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         xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
         xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>SGB RSS Feed</title><link>https://sgb.ch/</link><description>Beiträge des SGB</description><language>de-CH</language><copyright>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</copyright><pubDate>Wed, 04 Nov 2026 20:53:21 +0100</pubDate><lastBuildDate>Wed, 04 Nov 2026 20:53:21 +0100</lastBuildDate><atom:link href="https://www.uss.ch/publications/rss" rel="self" type="application/rss+xml" /><generator>Schweizerischer Gewerkschaftsbund</generator><item><guid isPermaLink="false">news-11912</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2026 15:29:37 +0100</pubDate><title>La nouvelle direction du secrétariat de l’USS est au complet</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-nouvelle-direction-du-secretariat-de-luss-est-au-complet</link><description>Élections au sein du Comité de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa séance de ce jour, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a élu David Gallusser et Jonas Eggmann responsables adjoints du secrétariat. Ils formeront la nouvelle équipe dirigeante aux côtés de Gabriela Medici, déjà élue à la tête du secrétariat. David Gallusser assumera également la fonction d’économiste en chef. La nouvelle direction entrera en fonction à l’issue du Congrès de l’USS des 13 et 14 novembre 2026.</p><p>David Gallusser est secrétaire central de l’USS depuis 2020, chargé des questions économiques, des salaires et de l’économie extérieure. En devenant économiste en chef et responsable adjoint du secrétariat, il assumera deux fonctions clés au sein de la faîtière syndicale.</p><p>Jonas Eggmann est secrétaire central de l’USS depuis 2025, chargé des assurances sociales et de la prévoyance vieillesse. Juriste et avocat, il est ainsi responsable d’un domaine important de la défense des intérêts des travailleuses et travailleurs, notamment en matière de politique des rentes.</p><p>Avec l’élection de David Gallusser et Jonas Eggmann, l’USS mise sur deux collaborateurs expérimentés, qui connaissent bien les dossiers politiques et le fonctionnement de la faîtière syndicale. Aux côtés de Gabriela Medici, ils assureront la continuité à la tête de l’USS.</p><p>Actuel coresponsable du secrétariat et économiste en chef, Daniel Lampart quittera ses fonctions à l’occasion du Congrès de l’USS. L’USS le remercie pour son travail déterminant au fil des années et son engagement sans relâche en faveur des intérêts des travailleuses et travailleurs.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/4/csm_Gallusser_Eggmann_3d49307102.webp" length="84518" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11910</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2026 12:55:05 +0100</pubDate><title>Le taux d’intérêt augmente enfin sensiblement et améliore les futures rentes du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-dinteret-augmente-enfin-sensiblement-et-ameliore-les-futures-rentes-du-2e-pilier</link><description>Le Conseil fédéral relève le taux d’intérêt minimal LPP de 1,25 % à 2 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les caisses de pensions disposent de réserves considérables. Ces dernières années, leurs placements ont généré des rendements élevés. Or, ces revenus appartiennent aux assuré-e-s. C’est donc à juste titre que le Conseil fédéral relève enfin sensiblement le taux d’intérêt minimal à 2 %. Cette augmentation améliorera les futures rentes du 2<sup>e</sup> pilier. Elle profitera particulièrement aux personnes affiliées à des caisses de pensions proches du secteur des assurances qui rémunéraient trop faiblement les avoirs des assuré-e-s.</p><p>Outre le taux de conversion, le taux d’intérêt minimal constitue l’une des principales garanties de prestations dans le régime obligatoire du 2<sup>e</sup> pilier. Il doit permettre aux travailleuses et travailleurs assurés de profiter eux aussi de la croissance économique. Ces dernières années, le taux d’intérêt minimal est toutefois resté inférieur à la progression des salaires et des prix. Il devrait par ailleurs correspondre au rendement d’un portefeuille de placements approprié d'une caisse de pension. Ces dernières années, le Conseil fédéral a pourtant beaucoup trop prêté l’oreille aux assureurs-vie et aux employeuses et employeurs, qui réclamaient un taux d’intérêt minimal faible.</p><p>La hausse de 0,75&nbsp;point de pourcentage, qui porte le taux à 2 %, était attendue de longue date compte tenu de l’excellente situation financière des caisses de pensions. Elle est également nécessaire afin de renforcer la confiance des assuré-e-s dans la capacité du 2<sup>e</sup> pilier à servir des prestations suffisantes.</p><p>Le relèvement du taux d’intérêt minimal profitera particulièrement aux personnes affiliées à des caisses de pension qui ont servi des intérêts trop faibles ces dernières années. Les assuré-e-s de Swiss Life ou de la caisse de pension Tellco, par exemple, ont perçu un tiers d’intérêts en moins par rapport à la moyenne. Cette différence se répercute directement sur leur rente au moment de la retraite. Car moins l’avoir de vieillesse est rémunéré, plus la rente est basse. Les conséquences financières sont loin d’être négligeables : la différence peut rapidement atteindre, voire dépasser 1000 francs par an.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11905</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2026 11:41:49 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur la TVA (LTVA) et de la loi fédérale sur les droits de timbre (LT) (renforcer la compétitivité de l’économie suisse)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-la-tva-ltva-et-de-la-loi-federale-sur-les-droits-de-timbre-lt-renforcer-la-competitivite-de-leconomie-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur la TVA (LTVA) et de la loi fédérale sur les droits de timbre (LT) (renforcer la compétitivité de l’économie suisse). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11904</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2026 11:37:26 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les liquidités (exigences relatives aux préparatifs pour l’obtention d’un soutien en liquidités auprès de banques centrales)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-liquidites-exigences-relatives-aux-preparatifs-pour-lobtention-dun-soutien-en-liquidites-aupres-de-banques-centrales</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de l’ordonnance sur les liquidités (exigences relatives aux préparatifs pour l’obtention d’un soutien en liquidités auprès de banques centrales). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11899</guid><pubDate>Mon, 26 Oct 2026 17:08:00 +0100</pubDate><title>Les salaires CCT perdent à nouveau du pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salaires-cct-perdent-a-nouveau-du-pouvoir-dachat</link><description>Nouvelle statistique des salaires CCT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salaires des travailleuses et travailleurs couverts par une convention collective de travail (CCT) ne suivent pas le renchérissement. En 2026, les salaires effectifs CCT n’augmentent en moyenne que de 0,5 %, alors que le renchérissement atteint actuellement environ 1 %. Le pouvoir d’achat recule donc une nouvelle fois. Pour le cycle de négociations salariales en cours, l’Union syndicale suisse (USS) revendique 2,5 % d’augmentation : toutes les travailleuses et tous les travailleurs doivent obtenir la pleine compensation du renchérissement et, enfin, davantage de pouvoir d’achat.</p><p>La statistique des salaires CCT publiée aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique montre à quel point les salaires progressent peu actuellement. Dans l’industrie, les salaires effectifs n’ont augmenté que de 0,3 %. L’évolution des salaires minimums CCT est elle aussi insuffisante : ils ont progressé en moyenne de 0,8 % et ne compensent donc pas non plus le renchérissement.</p><h3 class="heading--h5">Toujours plus d’augmentations individuelles</h3><p>Cette faible évolution des salaires est due aux employeurs, qui bloquent de meilleurs accords malgré la bonne marche des affaires. Autre motif d’inquiétude : les employeurs augmentent de plus en plus souvent les salaires de manière individuelle plutôt que générale. Sur l’augmentation moyenne de 0,5 %, 0,3 point de pourcentage provient d’augmentations individuelles. Toutes les salariées et tous les salariés ne bénéficient donc pas d’une hausse garantie. L’octroi d’une augmentation est laissé à la discrétion de l’employeur. Beaucoup repartent ainsi les mains vides. Il n’est pas rare non plus que les employeurs détournent l’enveloppe des augmentations individuelles pour engager du nouveau personnel.</p><h3 class="heading--h5">Les salaires doivent augmenter nettement</h3><p>En 2027, les salaires doivent progresser nettement. Une augmentation d’environ 1 % est nécessaire rien que pour compenser le renchérissement. Mais cela ne suffit pas : la hausse des primes d’assurance-maladie pèse elle aussi toujours plus lourdement sur les ménages. Dans le même temps, la productivité augmente chaque année en Suisse. Les travailleuses et travailleurs doivent à nouveau avoir leur juste part de la prospérité croissante. Le pouvoir d’achat des salaires doit augmenter nettement. C’est pourquoi l’USS revendique 2,5 % d’augmentation salariale pour 2027.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11891</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:25:44 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 sur l’asile relative au financement (OA 2) </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-lordonnance-2-sur-lasile-relative-au-financement-oa-2</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de l’ordonnance 2 sur l’asile relative au financement (OA 2) . La réponse de l'USS figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11890</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:21:16 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur l’examen des investissements étrangers (OEIEtr) </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-lexamen-des-investissements-etrangers-oeietr</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance sur l’examen des investissements étrangers (OEIEtr). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11889</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:19:00 +0200</pubDate><title>Projet « Transports &#039;45 » visant à répondre aux besoins de mobilité de manière intermodale </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vorlage-verkehr-45-zur-verkehrstraegeruebergreifenden-bewaeltigung-der-mobilitaetsbeduerfnisse</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le projet « Transports '45 » visant à répondre aux besoins de mobilité de manière intermodale . La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11888</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:16:33 +0200</pubDate><title>Modification 3b de la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh, volet 3b) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-3b-de-la-loi-sur-les-produits-therapeutiques-lpth-volet-3b</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification 3b de la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh, volet 3b). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11887</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:13:35 +0200</pubDate><title>Révision d’ordonnances visant à réglementer de manière uniforme l’accompagnement privé des convois exceptionnels</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-dordonnances-visant-a-reglementer-de-maniere-uniforme-laccompagnement-prive-des-convois-exceptionnels</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la révision d’ordonnances visant à réglementer de manière uniforme l’accompagnement privé des convois exceptionnels. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11886</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:10:02 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les écoles suisses à l’étranger </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/aenderung-des-schweizerschulengesetzes</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur les écoles suisses à l’étranger. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11882</guid><pubDate>Mon, 19 Oct 2026 16:42:05 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les langues </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-la-loi-sur-les-langues</link><description>Réponse de l&#039;USS sur la Iv. pa. 25.403 </description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) dans le cadre de la consultation sur la modification de la loi sur les langues. La prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11880</guid><pubDate>Mon, 19 Oct 2026 16:07:09 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur la poste (LPO) et révision partielle de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/teilrevision-postgesetz-pg-und-teilrevision-postorganisationsgesetz-pog</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation sur la révision partielle de la loi sur la poste (LPO) et révision partielle de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP) . La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11878</guid><pubDate>Mon, 19 Oct 2026 15:42:29 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur le travail au noir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-le-travail-au-noir</link><description>Prise de position de l’USS sur la modification de la loi fédérale concernant des mesures en matière de lutte contre le travail au noir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour l’Union syndicale suisse (USS), la lutte contre le travail au noir est primordiale. Le travail au noir entraîne de la sous-enchère salariale, des avantages concurrentiels illicites ainsi que des pertes de recettes pour les assurances sociales et les impôts. Il faut empêcher ces pratiques !</p><p>La lutte contre le travail au noir exige une collaboration systématique entre les autorités et les organes paritaires. Les employeurs qui agissent illégalement doivent être tenus pour responsables. Les travailleuses et travailleurs particulièrement vulnérables ne doivent pas être pris pour cible. Il faut au contraire prévoir des possibilités de régularisation simplifiées pour les personnes sans autorisation de séjour qui vivent et travaillent en Suisse depuis de nombreuses années.</p><p>L’USS soutient l’amélioration proposée de l’échange d’informations entre les autorités et les assurances sociales, ainsi que l’utilisation du registre de transparence, pour autant que les nouveaux droits d’accès soient clairement limités à leur finalité et proportionnés. L’USS salue également la possibilité donnée aux autorités de contrôle de vérifier l’identité des employeurs, car elle permet d’identifier de manière plus fiable les employeurs effectivement responsables.</p><p>En revanche, l’USS porte un regard critique sur l’accès direct au système d’information relatif à l’admission à la circulation (SIAC). Elle demande que cet accès serve exclusivement à identifier des employeurs, et qu’il ne soit possible que si leur identité ne peut pas être établie autrement au prix d’un effort raisonnable.</p><p>Les détails figurent dans la prise de position ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11876</guid><pubDate>Mon, 19 Oct 2026 11:20:08 +0200</pubDate><title>Expulsion des étrangers criminels. Pour une pesée des intérêts conforme au bon sens</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/expulsion-des-etrangers-criminels-pour-une-pesee-des-interets-conforme-au-bon-sens</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation à la Iv. pa. Addor «Expulsion des étrangers criminels. Pour une pesée des intérêts conforme au bon sens». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11875</guid><pubDate>Thu, 15 Oct 2026 21:01:33 +0200</pubDate><title>La hausse des prix s’accélère</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-hausse-des-prix-saccelere</link><description>Les prix de l’énergie attisent le renchérissement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le coût de la vie augmente. En septembre, les prix étaient en moyenne 1&nbsp;% plus élevés qu’un an plus tôt. Les prix de l’énergie demeurent le principal moteur du renchérissement, expliquant la hausse des prix à hauteur de 0,6&nbsp;point de pourcentage (voir graphique). Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a fait exploser les cours du pétrole brut. En raison tant du blocus dans le détroit d’Hormuz que des frappes menées contre les installations pétrolières, la région du Golfe continue en effet d’exporter moins de pétrole qu’avant le début de la guerre.</p><p>Rien ne devrait changer pour le moment. Les prévisions actuelles ne tablent pas sur une baisse du prix du pétrole avant le début de l’année prochaine. La hausse des prix de l’énergie érode d’ores et déjà le pouvoir d’achat. Les salarié-e-s possédant une voiture roulant au diesel sont particulièrement touché-e-s, payant&nbsp;environ 25 francs de plus par plein qu’en début d’année.</p><h3 class="heading--h5"><span><strong>Le pétrole n’est pas seul en cause</strong></span></h3><p>L’inflation ne provient toutefois pas uniquement du pétrole. Comme le montre le graphique, les loyers et les prix des services (banques, assurances, télécommunications, hôtellerie-restauration ou salons de coiffure) augmentent également. Heureusement, les denrées alimentaires et divers autres biens (vêtements et meubles notamment) ont vu leurs prix baisser, ce qui nous a épargné jusqu’ici une hausse plus forte de l’inflation.</p><p>Les choses ne vont cependant pas s’arrêter là, et la hausse des prix va se poursuivre. Les coûts pétroliers pesant sur les entreprises seront peu à peu répercutés sur les consommateurs. Le renchérissement pourrait ainsi atteindre 1,4&nbsp;% en début 2027. Par ailleurs, les primes d’assurance-maladie augmenteront en 2027 de 274&nbsp;francs en moyenne par adulte. Un ménage moyen verra ainsi son pouvoir d’achat diminuer à nouveau de 0,3&nbsp;%.</p><h3 class="heading--h5"><span><strong>Compensation du renchérissement</strong></span></h3><p>Pour que le pouvoir d’achat reste intact, les salaires doivent suivre l’évolution des prix. Cela implique aujourd’hui une hausse salariale de 1&nbsp;% par rapport à l’année précédente. Si la progression salariale reste inférieure, les salarié-e-s pourront se permettre moins de choses avec leur revenu, ce qui revient à dire que le patronat réduit les salaires réels. Les employeurs doivent cesser de remettre en cause la compensation du renchérissement. Elle doit être garantie à l’ensemble des travailleurs et travailleuses. Et il faut également des augmentations de salaire pour que le pouvoir d’achat progresse enfin, malgré la hausse des prix et celle des primes.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/graph/261016_Rencherissement.svg" length="83131" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11870</guid><pubDate>Tue, 13 Oct 2026 17:01:47 +0200</pubDate><title>Plus de travail dominical, des journées à rallonge et moins de temps de repos</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-travail-dominical-des-journees-a-rallonge-et-moins-de-temps-de-repos</link><description>La commission du Conseil des États poursuit ses attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil des États persiste à vouloir tripler le nombre de dimanches d’ouverture. Parallèlement, elle souhaite assouplir les prescriptions applicables en matière de temps de travail et de repos, au-delà d’un revenu annuel de 120 000 francs ou en cas de télétravail. L’Union syndicale suisse (USS) dénonce cette attaque en règle contre la protection des travailleuses et travailleurs et appelle le Conseil des États de stopper les détériorations prévues.</p><p>La commission s’entête à vouloir autoriser jusqu’à douze dimanches d’ouverture par an, contre quatre jusqu’à présent. Elle prend ainsi le contrepied de la décision du Conseil des États, qui avait rejeté en juin une telle extension du travail dominical. Ce sont les salarié-e-s du commerce de détail, qui subissent déjà au quotidien une forte pression au travail et des horaires difficiles à planifier, qui feront les frais de cette mesure. La commission n’est d’ailleurs pas à une contradiction près : alors qu’elle supprime du projet de loi sur le télétravail l’extension du travail dominical décidée par le Conseil national, elle la maintient dans le commerce de détail et souhaite même abolir complètement l’interdiction du travail dominical pour les salarié-e-s dont le revenu annuel dépasse 120 000 francs. S’il convient de se féliciter du retour en arrière sur le télétravail, ces revirements successifs montrent à quel point les assouplissements de la loi sur le travail sont peu réfléchis.</p><h3 class="heading--h5">Des journées de travail plus longues et moins de temps de repos</h3><p>En matière de temps de travail et de repos également, la commission poursuit sa politique de démantèlement. Elle entend supprimer d’importants garde-fous légaux relatifs à la durée du travail et au temps de repos obligatoire pour les salarié-e-s dont le revenu annuel est supérieur à 120 000 francs, comme si un revenu élevé protégeait contre la surcharge de travail, le stress et les problèmes de santé.</p><p>Quant au projet de loi sur le télétravail, il reste problématique malgré la suppression du travail dominical. Les assouplissements envisagés permettraient en effet des journées de travail s’étalant sur 17 heures. De plus, le temps de repos quotidien pourrait être écourté et interrompu. D’où des pressions accrues à travailler tôt le matin et tard le soir, et à rester joignable en permanence. Une telle évolution compromettrait la récupération et la conciliation entre vie professionnelle, vie familiale et vie privée.</p><h3 class="heading--h5">Durée du travail et repos dominical : vers un référendum</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à mettre le holà à l’extension du travail dominical et à l’assouplissement des horaires de travail et de repos. L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS a déjà adopté à l’unanimité, en décembre 2025, des lignes rouges et annoncé un référendum si le Parlement devait se prononcer pour des journées de travail à rallonge et une extension massive du travail dominical.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/9/csm_Frau-muede-Laptoptastatur_c-photocase-wishzones_daf1cfb1e5.webp" length="199626" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11868</guid><pubDate>Tue, 13 Oct 2026 14:54:02 +0200</pubDate><title>OUI à une AVS et des rentes sûres le 29 novembre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-une-avs-et-des-rentes-sures-le-29-novembre</link><description>Communiqué de presse de l’alliance « Oui au financement de la 13e rente AVS »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour garantir la stabilité de l’AVS et la sécurité des retraites, il faut assurer un financement solide de la 13e rente AVS. Une large alliance a présenté mardi à Berne ses arguments pour un « oui » au relèvement modéré de la TVA pour financer la 13e rente AVS. Sans financement, notre principal système de protection sociale sera en difficulté. De plus, la TVA ne sera pas augmentée sur les « biens de première nécessité », tels que les denrées alimentaires et les médicaments. Cela protège les revenus modestes et moyens.&nbsp;</p><p>« L’AVS est notre principal système de protection sociale : neuf personnes sur dix perçoivent plus d’AVS que ce qu’elles ont cotisé au cours de leur vie », rappelle Samira Marti, co-présidente du Groupe socialiste aux Chambres fédérales. Un financement solide de la 13e rente par un relèvement modéré de la TVA garantit donc la stabilité de l’AVS et la sécurité des retraites. « Un non à cette solution de financement mettra l’AVS — et les personnes qui la perçoivent — en danger », déclare le président du Centre Philipp Matthias Bregy. Après la large victoire populaire de la 13e rente AVS, le Parlement a choisi de financer cette augmentation des retraites par une hausse modérée de la TVA.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Chaque franc pour l’AVS est un franc social</h3><p>La stratégie de déstabilisation de l’UDC et du PLR est claire : ces partis veulent à tout prix empêcher le financement de la 13e rente AVS. « L’UDC et le PLR veulent plonger l’AVS dans les chiffres rouges et imposer une hausse de l’âge de la retraite pour toutes et tous. Un “oui” le 29 novembre permet de stabiliser l’AVS et d’empêcher cela », déclare Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse. « Les biens de première nécessité, par exemple les denrées alimentaires et les médicaments, ne sont pas concernés par la hausse de la TVA », rappelle Samira Marti. « Les revenus modestes et moyens sont donc protégés par cette exclusion[ST1.. »&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">La 13e rente en vaut la peine</h3><p>La 13e rente AVS sera versée pour la première fois en décembre. « Une personne disposant d’un revenu moyen paiera environ 85 francs de TVA [ST2.1]en plus par an et recevra, en contrepartie, une rente supplémentaire d’environ 2000 francs par an à l’âge de la retraite. Cela en vaut la peine », déclare Léonore Porchet, vice-présidente des Vert-es suisses et conseillère nationale. La proposition soumise aux urnes permet également un financement équitable, dans la mesure où les retraité-es y participeront également« Cette solution est équitable et renforce la solidarité entre les générations », conclut Marc Jost, conseiller national PEV.&nbsp;</p><p><a href="https://avs-sure.ch/" target="_blank" rel="noreferrer">www.avs-sure.ch</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/8/csm_Rentes_Sures_Financement_AVS_51c1ba5dc6.webp" length="90666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11860</guid><pubDate>Wed, 07 Oct 2026 12:46:20 +0200</pubDate><title>Plus de 100 000 signatures contre l’attaque sur les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/referendum-plus-de-100-000-signatures-contre-lattaque-sur-les-salaires-minimums</link><description>Référendum « Pas touche aux salaires minimums ! » déposé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une alliance réunissant syndicats et partis politiques a déposé aujourd’hui à la Chancellerie fédérale plus de 100 000 signatures en faveur du référendum contre l’attaque sur les salaires. Cet été, le Parlement a décidé que les salaires minimums cantonaux et communaux ne devraient plus à l’avenir s’appliquer à l’ensemble des salarié-e-s. Les cantons seraient ainsi privés de compétences que leur confère la Constitution. De plus, le projet de loi permettrait de contourner des décisions prises en votation populaire aux niveaux cantonal et communal. Grâce à l’aboutissement du référendum, le peuple aura le dernier mot.</p><p>Le comité référendaire «&nbsp;Pas touche aux salaires&nbsp;», qui réunit les deux grandes organisations faîtières syndicales, l’USS et Travail.Suisse, ainsi que le PS et les Vert-e-s, a déposé aujourd’hui à Berne plus de 100&nbsp;000 signatures en faveur du référendum contre la modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail (CCT).</p><h3 class="heading--h5" style="margin-left:0px;"><strong>Une attaque contre les salaires et l’égalité</strong></h3><p>Concrètement, l’attaque contre les salaires prévoit que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s des branches couvertes par une convention collective de travail déclarée de force obligatoire, et ce même lorsque les cantons ou les communes en ont expressément décidé autrement. Cette mesure toucherait avant tout les salarié-e-s des branches à bas salaires, notamment dans l’hôtellerie-restauration et le nettoyage. Mais les personnes à bas salaire travaillant dans les salons de coiffure, la location de services, les boulangeries ou les boucheries seraient elles aussi affectées. Lors de la remise des signatures, Vania Alleva, présidente d’Unia, a dénoncé une autre conséquence de cette attaque&nbsp;: «&nbsp;Deux tiers des personnes qui bénéficient des salaires minimums sont des femmes. Porter atteinte aux salaires minimums, c’est aussi porter atteinte à l’égalité.&nbsp;»</p><h3 class="heading--h5" style="margin-left:0px;"><strong>Décisions populaires et fédéralisme bafoués</strong></h3><p>À Genève et à Neuchâtel, le peuple a approuvé des salaires minimums applicables à l’ensemble des salarié-e-s. Il en va de même dans les villes de Zurich et de Winterthour. À Lucerne, il y a moins de deux semaines encore, le corps électoral a confirmé le salaire minimum légal, sans dérogation pour les CCT. Même le parlement à majorité bourgeoise du canton du Tessin a adopté un salaire minimum sans exception pour les CCT. «&nbsp;La majorité du Parlement n’a pas digéré les décisions démocratiques prises dans les cantons et les communes. Cette loi piétine la démocratie directe et bafoue un principe confirmé à plusieurs reprises par le Tribunal fédéral&nbsp;: les salaires minimums sont des instruments de politique sociale dont disposent les cantons et les communes&nbsp;», insiste Jacqueline Badran, vice-présidente du PS Suisse.</p><p>Une garantie des droits acquis est certes prévue, puisque les salaires minimums déjà en vigueur ne seraient pas immédiatement abaissés. Mais à l’avenir, ceux-ci ne pourraient plus être adaptés au renchérissement de la vie. Et là où il n’existe pas encore de salaire minimum cantonal ou communal, il ne serait plus possible d’en introduire un pour les salarié-e-s soumis à une CCT.</p><h3 class="heading--h5" style="margin-left:0px;"><strong>Un salaire doit suffire pour vivre</strong></h3><p>Les salaires minimums ont fait leurs preuves. Là où ils ont été introduits, les salaires de misère sont moins nombreux, sans que le chômage augmente. Ils contribuent en outre à stabiliser l’ensemble des salaires. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, met en garde&nbsp;: «&nbsp;L’attaque contre les salaires minimums remet en cause un principe fondamental : un salaire doit permettre de vivre. C’est totalement inacceptable.&nbsp;» Avec la remise de plus de 100&nbsp;000 signatures, l’aboutissement du référendum est assuré. Le peuple aura ainsi la possibilité de stopper cette attaque contre les salaires.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Mindestlohn-Einreichung-Depot-Referendum_MF90120_wqxga_976f68201c.webp" length="194476" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11855</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2026 10:36:26 +0200</pubDate><title>Le Conseil national maintient de justesse le triplement du travail dominical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-maintient-de-justesse-le-triplement-du-travail-dominical</link><description>Attaque contre le repos dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national maintient de justesse le triplement de l’ouverture des commerces le dimanche. Cette décision est un coup dur pour le personnel du commerce de détail et un sérieux recul pour la protection du repos dominical. La responsabilité revient désormais une nouvelle fois au Conseil des États. Celui-ci doit mettre définitivement fin à cette attaque. Une autre attaque contre la loi sur le travail a en revanche pu être repoussée aujourd’hui : le Conseil national a classé l’initiative parlementaire Dobler sur les start-up. Le compromis négocié par les partenaires sociaux s’impose ainsi.</p><p>Le Conseil national a accepté aujourd’hui une extension massive du travail dominical. À l’avenir, les commerces pourraient ouvrir jusqu’à douze dimanches par année sans autorisation, au risque que l'exception ne devienne toujours plus la règle. Ce sont les salarié-e-s du commerce de détail qui en feraient les frais. Leur dimanche de congé commun serait encore davantage menacé. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que le Conseil des États avait déjà rejeté le projet en juin. La balle est maintenant à nouveau dans le camp de la Chambre des cantons. L’USS attend d’elle qu’elle maintienne sa position et mette définitivement un terme à l’extension du travail dominical.</p><p>Car l’enjeu dépasse largement les horaires d’ouverture des magasins. Pour une grande partie de la population, le dimanche est le seul jour de repos commun. Il permet de récupérer, de passer du temps en famille et de participer à la vie sociale. En faire progressivement un jour ouvré comme les autres ne constitue pas une modernisation du droit du travail, mais un affaiblissement des protections existantes.</p><h3 class="heading--h5"><span>Le partenariat social plutôt que l’affaiblissement de la loi sur le travail</span></h3><p>La deuxième décision prise aujourd’hui montre qu’une autre voie est possible. Le Conseil national a classé l’initiative parlementaire Dobler, qui voulait libérer les employé-e-s de start-up détenant des participations dans leur entreprise de l’obligation de saisir leur temps de travail. Plutôt que d’introduire une dérogation dans la loi, les employeurs et les représentant-e-s du personnel ont élaboré ensemble une solution au niveau de l’ordonnance. Ce compromis tient compte des besoins particuliers des start-up sans remettre fondamentalement en cause la protection garantie par la loi sur le travail. Cette décision envoie un signal important : les problèmes concrets peuvent être résolus par une entente entre partenaires sociaux. Il n’est pas nécessaire de déréglementer le dispositif au détriment de la protection des travailleuses et travailleurs</p><h3 class="heading--h5">Les attaques contre la loi sur le travail se poursuivent</h3><p>Le débat autour de la loi sur le travail est toutefois loin d’être clos. D’autres interventions visent à assouplir les dispositions de protection en matière de télétravail et à soustraire les salarié-e-s gagnant au moins 120 000 francs par an à des règles centrales sur la durée du travail et du repos. L’USS combattra également ces attaques. Les nouvelles formes de travail appellent des solutions adaptées. Mais elles ne doivent pas servir de prétexte pour affaiblir les temps de repos, la saisie des heures de travail ou la protection de la santé.&nbsp;</p><p>La journée d’aujourd’hui rappelle qu’il est possible de stopper les attaques contre la protection des salarié-e-s. Mais cela nécessite une opposition politique. La prochaine décision portera sur le repos dominical. Le Conseil des États doit enterrer définitivement le triplement des ouvertures des commerces le dimanche. Face aux prochaines attaques contre la loi sur le travail, l’USS et ses fédérations défendront la protection des travailleuses et travailleurs avec la même détermination.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11851</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 15:05:41 +0200</pubDate><title>Bilatérales III : une étape importante pour la protection des salaires, une mauvaise décision concernant la taxe d’immigration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bilaterales-iii-une-etape-importante-pour-la-protection-des-salaires-une-mauvaise-decision-concernant-la-taxe-dimmigration</link><description>Session du Conseil des États sur le paquet de stabilisation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a repris aujourd’hui le paquet de 14 mesures en faveur de la protection des salaires élaboré conjointement par les syndicats, les employeurs et la Confédération. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il s’agit d’une étape importante et nécessaire. Ce paquet permet de garantir la protection des salaires en cas de reprise du droit européen par la Suisse dans le cadre des Bilatérales III.</p><p>Le Conseil des États a ainsi corrigé les décisions de la Commission de l’économie et des redevances (CER-E), qui voulait affaiblir le compromis conclu entre les partenaires sociaux. Les débats au Conseil des États ont toutefois montré que des malentendus subsistent concernant la protection des représentant-e-s du personnel contre les licenciements abusifs (« mesure 14 »). Cette mesure constitue un des piliers du dispositif de protection des salaires. Au sein des entreprises, les représentant-e-s du personnel veillent en effet au respect des salaires et des conditions de travail. Lorsqu’ils constatent des problèmes, ils doivent pouvoir intervenir. Une protection efficace contre les licenciements leur permet d’accomplir cette mission essentielle.</p><p>Les décisions concernant la taxe d’immigration sont en revanche décevantes. Plusieurs pays asiatiques connaissent ce type de taxe depuis longtemps. L’expérience y est négative : davantage de travail au noir, davantage d’emplois précaires et une pression accrue sur les salaires. Cette taxe est en outre souvent répercutée sur les travailleurs et travailleuses. Il n’y a aucune raison qu’il en aille autrement en Suisse. La forme concrète retenue favorise en outre un retour du statut de saisonnier, puisque la taxe n’est pas due pour les séjours de courte durée. Tout le monde devrait pourtant savoir aujourd’hui combien ce système a été néfaste, tant sur le plan social qu’économique.</p><p>Une évolution problématique se dessine également concernant la majorité des cantons. Cette règle a été introduite lors de la création de l’État fédéral afin de garantir aux cantons un droit de codécision particulier lorsque d’importantes compétences cantonales sont transférées à la Confédération. Or ce n’est pas le cas avec les Bilatérales III. Certains affirment que la majorité des cantons conférerait une légitimité démocratique accrue à une décision. C’est l’inverse : avec ce système, une voix à Glaris ou à Uri pèse environ 36 fois plus qu’une voix à Zurich.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11848</guid><pubDate>Tue, 29 Sep 2026 14:53:33 +0200</pubDate><title>Il est temps de stopper la hausse des primes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-est-temps-de-stopper-la-hausse-des-primes</link><description>Flambée des primes maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les primes de l’assurance-maladie de base vont connaître une nouvelle flambée. Pour de nombreux ménages, la limite du supportable est dépassée depuis longtemps. Il est urgent d’agir, et des solutions existent&nbsp;: une modification de la loi permettrait de freiner la hausse des primes. En effet, si le droit fédéral prévoit aujourd’hui que la hausse des coûts doit être financée presque exclusivement par les assurés-e-s, rien n’empêche de changer cette règle.</p><p>Les primes maladie vont à nouveau bondir l’année prochaine. La hausse annoncée pour 2027 est de 5&nbsp;%. Il y a dix ans déjà, une famille de quatre personnes consacrait près de 11&nbsp;000 francs par an en moyenne au paiement de ses primes maladie. L’année prochaine, la facture avoisinera les 15&nbsp;000 francs. Cette situation est néfaste en termes de santé publique, socialement insoutenable et absurde sur le plan économique. Lorsque de plus en plus d’assuré-e-s doivent se serrer la ceinture pour payer leurs primes, ce sont non seulement des millions de personnes qui en pâtissent, mais aussi l’ensemble de l’économie intérieure. Et lorsque de plus en plus d’assuré-e-s repoussent leur consultation médicale pour éviter une participation aux coûts exorbitante, la facture finale s’alourdit encore pour tout le monde.</p><p>Des soins de qualité accessibles à toutes et à tous ont évidemment un coût. Rien ne justifie toutefois que leur financement soit aussi injuste socialement, ni que l’on gaspille des centaines de millions de francs provenant des primes pour réaliser des bénéfices ou financer des procédures inefficaces. Surtout, rien n’oblige à aligner la hausse des primes sur celle des coûts de la santé. Le Parlement pourrait modifier les dispositions légales pour plafonner l’augmentation des primes à 3&nbsp;%, par exemple. C’est précisément ce que demandait une motion de notre président, Pierre-Yves Maillard, sur laquelle le Conseil des États se prononcera le 30 septembre. Toute hausse des coûts supérieure à ce plafond devrait alors être financée par des impôts liés au revenu, plutôt que par des primes par tête, foncièrement antisociales.</p><p>Les cantons doivent eux aussi prendre leurs responsabilités. Ils doivent désormais mettre en œuvre de manière cohérente le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes entré en vigueur au début de l’année. Celui-ci les oblige à inscrire dans leur législation un objectif social fixant la charge maximale que les primes peuvent représenter pour les ménages, et surtout à augmenter désormais les réductions de primes au même rythme que les coûts de la santé.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11833</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:51:38 +0200</pubDate><title>Modification partielle de l’ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV) – adaption de la redevance de radio-télévision pour les entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-partielle-de-l-ortv-redevance-de-radio-television-pour-les-entreprises</link><description>Réponse de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation à la modification partielle de l’ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV) – adaption de la redevance de radio-télévision pour les entreprises. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11832</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:49:33 +0200</pubDate><title>Ratification et la mise en œuvre de l’accord de protection de la haute mer</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ratification-et-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-de-protection-de-la-haute-mer</link><description>Réponse de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la ratification et la mise en œuvre de l’accord de protection de la haute mer. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11831</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:39:30 +0200</pubDate><title>Révision des mesures de gestion réglementée en cas de pénurie sévère de gaz </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-des-mesures-de-gestion-reglementee-en-cas-de-penurie-severe-de-gaz</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la révision des mesures de gestion réglementée en cas de pénurie sévère de gaz. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11828</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:23:58 +0200</pubDate><title>Révision partielle des ordonnances dans le domaine des télécommunications</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-des-ordonnances-dans-le-domaine-des-telecommunications</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la « révision partielle des ordonnances dans le domaine des télécommunications (protection des réseaux et cybersécurité) &nbsp;». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11825</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:44:45 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la réforme du Ministère public de la Confédération et de son Autorité de surveillance et sur les modifications de la juridiction fédérale </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federale-sur-la-reforme-du-ministere-public-de-la-confederation-et-de-son-autorite-de-surveillance-et-sur-les-modifications-de-la-juridiction-federale</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la « loi fédérale sur la réforme du Ministère public de la Confédération et de son Autorité de surveillance et sur les modifications de la juridiction fédérale &nbsp;». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11823</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:33:32 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’énergie (LEne) – obligation de réaliser une installation de base pour la recharge de véhicules électriques</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-lenergie-lene-obligation-de-realiser-une-installation-de-base-pour-la-recharge-de-vehicules-electriques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la modification de la loi sur l’énergie (LEne). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11821</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:25:38 +0200</pubDate><title>Consultation relative au taux d’intérêt minimal</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/consultation-relative-au-taux-dinteret-minimal</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation relative au taux d’intérêt minimal. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11819</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:12:13 +0200</pubDate><title>Accords en matière de concurrence sur les marchés du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accords-en-matiere-de-concurrence-sur-les-marches-du-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la note du Secrétariat de la COMCO sur les « accords en<br>matière de concurrence sur les marchés du travail ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11817</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:44:42 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le financement des frais d’exécution et des MMT </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-sur-le-financement-des-frais-dexecution-et-des-mmt</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation relative à la modification de l'ordonnance sur le financement des frais d’exécution et des MMT. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11815</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:26:18 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce (LETC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-les-entraves-techniques-au-commerce-letc</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation concernant la révision partielle de la « loi fédérale sur les entraves techniques au commerce (LETC) ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11813</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:11:16 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OLAA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents-olaa</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation sur la « modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OLAA) ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11811</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:00:35 +0200</pubDate><title>Accord sur le commerce numérique entre l’AELE et Singapour</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-sur-le-commerce-numerique-entre-laele-et-singapour</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation relative à « l’accord sur le commerce numérique entre l’AELE et Singapour ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11806</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 14:34:59 +0200</pubDate><title>Dossier no 170 : Évolution des effectifs des syndicats en 2025</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-170-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2025</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2025, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), qui est de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient 307 750 membres au total (-0,72 %). Leurs effectifs ont ainsi diminué pour la deuxième année consécutive, après une légère progression de 600 membres en 2023. La part des femmes syndiquées a atteint un nouveau record en s’inscrivant à 33,5 %.&nbsp;</p><p>La baisse actuelle de 2232 membres s’explique en partie par le recul des effectifs de syndicom et du SEV qui, compte tenu de la taille de ces deux fédérations, pèse sensiblement sur le résultat global. Les pertes de membres de l’Association suisse des employés de banque et de garaNTo ont eu un impact tout aussi important. À elles deux, ces fédérations de plus petite taille accusent une perte nette de près de 700 membres.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_Demo_Mitglieder_Fahnen_3ffac3b8ff.webp" length="657450" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11804</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 11:21:55 +0200</pubDate><title>Consultation sur l’avenir du statut S pour les personnes réfugiées d’Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/consultation-sur-lavenir-du-statut-s-pour-les-personnes-refugiees-dukraine</link><description>Aucune restriction de la protection pour les Ukrainiens astreints au service militaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l’avenir du statut de protection S pour les personnes réfugiées d’Ukraine. L’USS demande le maintien du statut S et du programme d’intégration aussi longtemps que la guerre en Ukraine perdurera, tout en facilitant la transition des personnes bien intégrées vers des autorisations de séjour ordinaires et en garantissant des investissements dans l’apprentissage des langues, l’intégration au marché du travail ainsi qu’une aide sociale suffisante. Parallèlement, elle s’oppose à toute restriction de la protection pour les Ukrainiens astreints au service militaire et exige, en cas de levée éventuelle du statut S, des procédures équitables, des délais de départ prolongés ainsi qu’un accompagnement juridique et administratif complet.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11803</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 11:16:07 +0200</pubDate><title>Des règles plus strictes pour le commerce en ligne afin de protéger le commerce de détail</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-regles-plus-strictes-pour-le-commerce-en-ligne-afin-de-proteger-le-commerce-de-detail</link><description>Révision partielle de la loi fédérale sur la sécurité des produits (LSPro)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient la révision partielle de la loi fédérale sur la sécurité des produits (LSPro). Le Conseil fédéral entend ainsi aligner le niveau de sécurité suisse sur celui de l’Union européenne et renforcer considérablement la surveillance des commerçants en ligne étrangers. Ces mesures permettront également d’alléger la pression qui pèse sur le commerce de détail suisse.</p><p><span lang="FR-CH">L’essor du commerce en ligne exerce une pression croissante sur le commerce de détail suisse. Les entreprises étrangères profitent souvent de salaires plus bas dans leurs centres logistiques et proposent régulièrement des produits qui ne respectent pas les standards suisses en matière de sécurité. Si la révision de la LSPro ne permettra ni de mettre fin au dumping salarial ni d’harmoniser les obligations en matière de reprise et de recyclage, elle contribuera néanmoins à créer des conditions de concurrence plus équitables en matière de sécurité des produits.</span></p><p><span lang="FR-CH">Les plateformes de vente en ligne et les prestataires de services d’exécution des commandes devront désormais assumer davantage de responsabilités. Les autorités de surveillance du marché disposeront également de nouveaux moyens pour détecter les produits dangereux. Elles pourront notamment effectuer des achats mystères, retenir les produits non conformes dès la frontière et faire appliquer plus efficacement les interdictions de vente et les rappels de produits dans le commerce en ligne. Pour financer ces contrôles supplémentaires, le projet prévoit une taxe de surveillance pouvant atteindre cinq francs par produit livré en Suisse directement depuis l’étranger. Cette taxe sera à la charge des commerçants en ligne concernés.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS salue tout particulièrement cette taxe ainsi que le renforcement des contrôles aux frontières. Ces mesures permettront de mieux protéger les consommatrices et les consommateurs, tout en faisant supporter les coûts des contrôles aux acteurs qui les occasionnent, plutôt qu’à la collectivité.</span><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11802</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 10:57:28 +0200</pubDate><title>L’USS porte un regard critique sur le nouveau régime de partenariat proposé</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-porte-un-regard-critique-sur-le-nouveau-regime-de-partenariat-propose</link><description>Pacte civil fédéral (PACS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient les modifications légales visant à renforcer la sécurité juridique des couples vivant en concubinage. Elle porte toutefois un regard critique sur le pacte civil fédéral proposé par la Commission des affaires juridiques du Conseil des États. Si ce nouveau régime prévoit des obligations réciproques d’entretien et d’assistance pendant la vie commune, il n’offre pratiquement aucune protection financière en cas de séparation.</p><p>Les personnes qui concluront un PACS et réduiront leur taux d’activité pour s’occuper des enfants ou accomplir un travail de care devront ainsi assumer seules les conséquences économiques à long terme de ce choix. Les femmes risquent d’être particulièrement touchées par les lacunes de prévoyance qui en découleront.</p><p>L’USS met donc en garde contre le risque que le PACS, moins contraignant que le mariage, devienne une alternative à celui-ci, même pour les couples présentant de fortes dépendances économiques. En cas de dissolution de tels partenariats, il serait essentiel de combler au moins les lacunes de prévoyance par un partage des avoirs de l’AVS et des caisses de pension.</p><p>Il faut garder à l’esprit que les couples vivant en concubinage sans être mariés ni liés par un PACS restent insuffisamment protégés sur le plan juridique. Il est donc nécessaire d’examiner comment mieux protéger ces couples, quelle que soit la forme de partenariat choisie.</p><p>Si le Parlement décide d’introduire le PACS, l’USS privilégiera la version avec conclusion auprès d’un office de l’état civil. Cette solution de service public est moins coûteuse, plus simple et plus accessible à la population qu’une procédure devant notaire.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11795</guid><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 14:47:31 +0200</pubDate><title>Le pouvoir d’achat doit repartir à la hausse : une hausse de 2,5 % des salaires est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-pouvoir-dachat-doit-repartir-a-la-hausse-une-hausse-de-25-des-salaires-est-necessaire</link><description>Revendications salariales de l’USS pour 2027</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>L’Union syndicale suisse (USS) revendique une augmentation générale des salaires de 2,5 % pour 2027. Ces hausses sont urgentes dans la mesure où les salaires n’ont que faiblement évolué ces dix dernières années. Alors que la conjoncture s’est améliorée, les salarié-e-s doivent désormais eux aussi en profiter. Des augmentations de salaire s’imposent pour préserver le pouvoir d’achat</strong>.</p><p>Les salaires ont peu progressé depuis 2016. En Suisse, la productivité a augmenté plus vite que les salaires sur la même période. Les salarié-e-s produisent donc toujours plus sans pour autant bénéficier des gains de prospérité auxquels ils contribuent. « Depuis des années, les salaires réels sont à la traîne par rapport à la productivité », résume Vania Alleva, présidente d’Unia. Si le salaire médian avait progressé au cours de la dernière décennie au même rythme que la productivité, comme cela était le cas auparavant, il serait supérieur de 500 francs par mois à son niveau actuel. Dans certains cas, les maigres revalorisations accordées n’ont pas même compensé le renchérissement. Dans plusieurs branches, comme la santé, l’hôtellerie-restauration et les transports, le pouvoir d’achat des salaires a reculé par rapport à 2016. Mattias Hartwich, président du SEV, ajoute : « Des hausses de salaire s’imposent également pour rattraper le renchérissement accumulé ces dernières années. »</p><p><strong>Le pouvoir d’achat reste sous pression</strong></p><p>Vivre en Suisse coûte toujours plus cher. Cette année encore, les prix devraient augmenter de 0,6 % en moyenne. À cela s’ajoute le fardeau croissant des primes d’assurance-maladie. La prime moyenne pour un adulte atteint déjà 5600 francs par an, ce qui représente plus qu’un mois de salaire pour plus de la moitié des salarié-e-s. Et les primes continuent pourtant d’augmenter inexorablement. Cette année, leur hausse a amputé en moyenne de 0,3 % le revenu disponible des ménages suisses. Une progression comparable est attendue l’an prochain. Les salaires doivent connaître la même évolution que le renchérissement et les primes afin de compenser la perte de pouvoir d’achat.</p><p><strong>Des salaires plus élevés pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs</strong></p><p>Mais il ne suffit pas de préserver le pouvoir d’achat, il faut aussi l’améliorer. Celui-ci doit progresser d’au moins 1 %, soit au même rythme que la productivité. Les augmentations doivent être accordées de manière générale. Avec les revalorisations individuelles, ce sont les supérieur-e-s qui décident, selon leur propre appréciation, qui en bénéficie. Il arrive aussi que les hausses octroyées soient détournées pour permettre de recruter de nouvelles personnes. Le cas échéant, de nombreux salarié-e-s n’obtiennent pas un centime de plus.</p><p><strong>Au moins 5000 francs après l’apprentissage</strong></p><p>Les bas salaires restent un problème, dans un pays aussi riche que la Suisse également. Environ 15 % des salarié-e-s gagnent moins de 4500 francs par mois, un revenu qui permet à peine de joindre les deux bouts. La situation est particulièrement préoccupante pour les titulaires d’un CFC : près d’un tiers touche moins de 5000 francs par mois. « Chez les femmes, cette proportion atteint même 40 % », rappelle Vania Alleva. Il est temps que cela change. Il ne doit plus y avoir de salaires inférieurs à 4500 francs. Un apprentissage doit garantir un salaire d’au moins 5000 francs.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_20260910_MK_Lohn_d804640d0a.webp" length="226740" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11790</guid><pubDate>Tue, 01 Sep 2026 07:24:15 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal : besoin de rattrapage toujours élevé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-besoin-de-rattrapage-toujours-eleve</link><description>La commission LPP recommande de porter le taux d&#039;intérêt minimal à 1,75 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié-e-s affiliés à une caisse de pensions peu performante perçoivent moins d’intérêts sur leur avoir de vieillesse, et obtiennent des rentes d’autant plus faibles. Le manque à gagner peut atteindre, voire dépasser 1000&nbsp;francs par an. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite donc de la recommandation de la Commission LPP visant à relever le taux d’intérêt minimal à 1,75&nbsp;%. Or même ainsi, le besoin de rattrapage reste bien réel, alors que les caisses nagent dans l’argent. L’USS réitère par conséquent sa revendication d’un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;%.<span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p>Le taux d’intérêt minimal poursuit deux objectifs. D’une part, il vise à garantir que chacune et chacun puisse vivre décemment de ses rentes AVS et du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, comme l’exige d’ailleurs la Constitution fédérale. Or ces dernières années, le taux d’intérêt minimal est resté inférieur à l’évolution des salaires et des prix. D’autre part, le taux d’intérêt minimal doit refléter le rendement d’un portefeuille de caisse de pensions correctement géré. Or si les caisses ont réalisé des rendements enviables ces dernières années, le taux d’intérêt minimal en vigueur est resté beaucoup trop bas, en raison des pressions massives des assureurs-vie et des employeurs.</p><p>L’USS souscrit donc à la recommandation de la commission LPP d’augmenter le taux d’intérêt minimal de 40&nbsp;%, le faisant passer de 1,25&nbsp;% à 1,75&nbsp;%. Cette mesure profitera en particulier aux salarié-e-s dont la caisse s’est montrée trop chiche ces dernières années. À titre d’exemple, les personnes assurées auprès de Swisslife ou de la caisse Tellco ont perçu près d’un tiers d’intérêts en moins que la moyenne. En fin de compte, cela se répercute directement sur la retraite. Une rémunération plus élevée se traduit en revanche par de meilleures rentes, tout en renforçant la confiance accordée au système du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p>L’assemblée des délégués de l’USS revendique un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;%. Car même avec le taux recommandé par la commission, le besoin de rattrapage reste important. Un taux d’intérêt minimal de 3&nbsp;% répond à une nécessité de politique sociale, tout en étant adéquat d’un point de vue économique&nbsp;: pour la grande majorité des caisses, un taux minimal de 3&nbsp;% suppose un rendement cible inférieur ou égal au rendement attendu ces dernières années.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/f/csm_Aeltere_Frau_schaut_traurig_aus_dem_Fenster_ist-Highwaystarz-Photography_071aae029a.webp" length="65916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11787</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 10:42:58 +0200</pubDate><title>Les écarts de salaire entre femmes et hommes sont loin d’être résorbés</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-ecarts-de-salaire-entre-femmes-et-hommes-sont-loin-detre-resorbes</link><description>Réaction à l&#039;analyse de l&#039;Office fédéral de la statistique sur les écarts de salaire entre hommes et femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les grandes disparités en matière d’écart salarial inexpliqué entre les différentes branches confirment la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Les analyses salariales doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et régulièrement répétées. Il faut instaurer rapidement des contrôles et des sanctions en cas de violation de la loi. L’USS demande également une revalorisation salariale des métiers majoritairement exercées par des femmes et des mesures efficaces pour favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.</p><p>Les rémunérations des femmes sont encore bien inférieures à celles des hommes en Suisse. Les nouveaux chiffres de l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2024) révèlent que les femmes gagnent en moyenne 1&nbsp;364 francs de moins par mois que les hommes, ce qui correspond à un écart salarial de 15,7&nbsp;%.</p><p>Environ 53&nbsp;% de l’écart salarial s’explique par le fait que les femmes travaillent dans des branches, des professions ou des fonctions hiérarchiques moins bien rémunérées. Cette part dite «&nbsp;explicable&nbsp;» est elle-même souvent discriminatoire&nbsp;: les branches et professions où travaillent de nombreuses femmes rémunèrent souvent moins bien, parce que le travail des femmes y est dévalorisé. Environ 47&nbsp;% de l’écart ne s’explique même pas par ces facteurs, ce qui représente un manque à gagner inexpliqué de 640&nbsp;francs par mois pour les femmes. Cela indique fortement une discrimination salariale directe et reste constant sur le long terme&nbsp;: il s’élevait déjà à 675&nbsp;francs en 2012.</p><p>Dans les petites entreprises comptant moins de 20 salarié-e-s, l’écart salarial est en outre nettement plus élevé. Cela confirme la nécessité de renforcer la Loi sur l’égalité. Il est inacceptable que des employeurs puissent continuer à verser aux femmes des salaires nettement inférieurs en toute impunité. Les analyses salariales instaurées en 2020 doivent devenir obligatoires pour toutes les entreprises et être régulièrement répétées. Elles doivent être assorties de contrôles et de sanctions en cas de non-respect.</p><p>L’USS appelle également des réformes structurelles. L’écart salarial inexpliqué nettement plus élevé chez les femmes mariées confirme que le mariage et la maternité freinent fortement la progression des salaires des femmes et creusent durablement l’écart salarial avec les hommes. En cause&nbsp;: la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Le travail non rémunéré repose encore essentiellement sur les femmes, l’offre d’accueil extrafamilial des enfants est trop restreinte et coûteuse et les conditions de travail sont souvent incompatibles avec les obligations familiales.</p><p>L’USS continuera de s’engager pour développer à long terme l’accueil extrafamilial en tant que véritable service public, financé par les impôts et gratuit pour tous les parents. À court terme, la mise en place des allocations de garde dans les cantons doit être subordonnée à de bonnes conditions de travail pour garantir des places d’accueil de qualité et en suffisance. Les salaires dans les métiers de la petite enfance comme dans la santé et le social et d’autres métiers à prédominance féminine doivent être augmentés. La dévalorisation des métiers majoritairement exercés par des femmes explique une bonne partie de l’écart salarial structurel entre les sexes. Même avec un apprentissage achevé, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000&nbsp;francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500&nbsp;francs. Des salaires d’au moins 5000&nbsp;francs après l’apprentissage, et d’au moins 4500&nbsp;francs pour tout le monde doivent devenir la norme.</p><p>De plus, il n’est pas question de laisser le Parlement saboter les salaires minimums introduits démocratiquement dans plusieurs cantons et villes. L’USS a lancé le référendum contre le projet de loi visant à ne plus appliquer ces salaires minimums à certaines branches, telles que l’hôtellerie-restauration, la coiffure et le nettoyage. Cette loi affecterait des dizaines de milliers de salarié-e-s qui travaillent déjà pour des bas salaires, dont deux tiers sont des femmes. L’attaque contre les salaires minimums est donc aussi une attaque contre l’égalité salariale, qui menace de creuser encore davantage l’écart salarial entre les sexes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11783</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2026 14:53:25 +0200</pubDate><title>Pour des salaires et des conditions de travail décents, contre le repli sur soi et l’exclusion</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/pour-des-salaires-et-des-conditions-de-travail-decents-contre-le-repli-sur-soi-et-lexclusion</link><description>La stratégie des syndicats en matière de politique migratoire </description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Ces dernières années, les syndicats se sont fermement opposés à toutes les initiatives visant à réguler l’immigration par des contingents, le statut de saisonnier ou d’autres restrictions administratives. Dernier exemple en date&nbsp;: la récente initiative de l’UDC sur la durabilité. Pourquoi une telle opposition&nbsp;? Parce que traiter moins favorablement les personnes immigrées finit par nuire à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. Aujourd’hui, Suisses et immigré-e-s travaillent souvent côte à côte. 37&nbsp;% des heures de travail sont effectuées par des personnes actives qui n’ont pas la nationalité suisse. Les syndicats se battent pour que l’ensemble des salarié-e-s bénéficient de salaires et de conditions de travail décents, refusant l’exclusion et le repli sur soi.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Il n’en a pas toujours été ainsi. À l’époque de l’initiative Schwarzenbach en 1970 et dans les années qui ont suivi, les appels à «&nbsp;lutter contre la surpopulation étrangère&nbsp;» et à «&nbsp;plafonner&nbsp;» l’immigration étaient courants jusque dans les directions syndicales. Syndicaliste et homme politique tessinois d’une nouvelle génération, Ezio Canonica (1922-1978) initia un changement de cap dans la politique syndicale et devint ainsi le principal adversaire de James Schwarzenbach. Dès les années 1960, on prit progressivement conscience que la migration n’était pas un phénomène temporaire, contrairement à ce qu’avaient pu laisser penser les crises récurrentes de l’entre-deux-guerres et les faibles niveaux d’immigration qui les avaient accompagnées. Dans une Suisse en pleine croissance et un monde de plus en plus internationalisé, la migration était devenue une réalité durable. En toute logique, les travailleuses et travailleurs immigrés commencèrent à s’organiser syndicalement. Dans sa grande majorité, l’immigration n’entrait pas en concurrence avec la main-d’œuvre locale. Le travail des personnes immigrées était au contraire complémentaire de celui des Suisses et permettait à ces derniers de gravir plus rapidement les échelons au sein des entreprises. Faute de contrôles suffisants, les pressions sur les salaires, les mauvaises conditions de travail et le travail au noir étaient monnaie courante sous l’ancien système des contingents. Ces abus résultaient avant tout des pratiques déloyales de certaines entreprises et du laisser-faire des autorités. Afin de lutter efficacement pour l’égalité des salaires et des droits, les syndicats misèrent dès lors toujours davantage sur la compréhension mutuelle et la solidarité, avec pour objectif de promouvoir une véritable politique d’intégration sociale et sociétale.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Dans les années 1990, un tournant décisif s’est opéré avec l’élaboration des accords bilatéraux et l’introduction de la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. Pour une économie ouverte comme celle de la Suisse, mais aussi afin de défendre les salaires et les emplois, un rapprochement avec l’Europe était indispensable. La libre circulation a permis à de nombreux travailleurs et travailleuses venus de l’UE de bénéficier de droits de séjour plus stables, en lieu et place de statuts précaires et du travail au noir. Dans le même temps, une chose était claire pour les syndicats&nbsp;: les salaires suisses devaient être protégés. L’ouverture devait profiter à l’ensemble des salarié-e-s, mais cela supposait une protection efficace des salaires. Celle-ci est ainsi devenue l’un des piliers des Bilatérales I. Elle constitue la meilleure clause de sauvegarde contre la sous-enchère salariale et empêche les employeurs de recruter de la main-d’œuvre à l’étranger au détriment des salarié-e-s qui travaillent déjà en Suisse.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Pour autant, la question de l’immigration reste un sujet sensible au sein des syndicats. Contrairement à ce qu’affirme Rico Bandle dans son article paru dans la NZZ le 12 juin, ceux-ci ne défendent nullement le principe selon lequel «&nbsp;plus il y a de migrant-e-s, mieux c’est&nbsp;». Faire respecter la protection des salaires n’est pas chose aisée tant que des cantons tels que Zurich renoncent à intervenir en cas de dumping salarial, voire le cautionnent par des décisions hautement contestables, comme dans le cas d’Air Baltic. Parallèlement, les faits montrent que ni notre ancien système de contingents ni les dispositifs bureaucratiques de pilotage mis en place à l’étranger, notamment dans le contexte du Brexit, n’ont produit les résultats escomptés. Ils freinent une croissance de qualité et favorisent le travail au noir ainsi que la dégradation des conditions de travail.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le non clair à l’initiative de l’UDC a permis d’éviter le pire pour les travailleuses et travailleurs. Mais aussi réjouissant soit-il, ce résultat ne suffit pas. Même avec la libre circulation des personnes, la Suisse conserve toute la latitude nécessaire pour améliorer la situation des salarié-e-s. Elle doit simplement veiller à ne pas instaurer de discrimination fondée sur la nationalité.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire. Toute personne ayant achevé un apprentissage doit pouvoir envisager de fonder une famille. C’est pourquoi les métiers exigeant un apprentissage doivent garantir un salaire d’au moins 5000 francs par mois.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">La situation des travailleuses et travailleurs âgé-e-s doit elle aussi s’améliorer. En cas de chômage, les ORP doivent leur apporter un soutien plus actif dans la recherche d’un nouvel emploi. Quant aux salarié-e-s âgés qui comptent de longues années de service, ils doivent bénéficier d’une meilleure protection contre le licenciement.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Les cantons doivent par ailleurs appliquer plus rigoureusement les mesures de protection des salaires. Dans le cadre des mesures d’accompagnement, le SECO exerce la haute surveillance et doit veiller à ce que les cantons s’acquittent effectivement de leurs obligations.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">La prochaine étape dans le dossier européen sera celle des Bilatérales III. Au terme d’âpres négociations avec l’UE, mais aussi avec la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux, une solution a pu être trouvée pour garantir la protection des salaires. Le dossier est désormais entre les mains du Parlement. Les syndicats attendent de lui qu’il reprenne intégralement le compromis négocié.&nbsp;</span>&nbsp;</p><p class="text-right"><br><sub>Cet article a d'abord été publié sous forme de commentaire invité dans le </sub><a href="https://www.nzz.ch/meinung/gute-loehne-und-arbeitsbedingungen-statt-abschottung-und-ausgrenzung-ld.10014244" target="_blank" rel="noreferrer"><sub>NZZ</sub></a><sub> (en allemand).</sub></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/a/csm_Migration_Frauen-lachen_juanmonino-iStock_2a77bcac4e.webp" length="299006" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11780</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2026 12:49:37 +0200</pubDate><title>Place à la 13e rente du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/place-a-la-13e-rente-du-2e-pilier</link><description>Assemblée extraordinaire des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réunie en assemblée extraordinaire, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS a tranché : oui à la TVA pour garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS, et une offensive claire pour de meilleures rentes des caisses de pension par une 13<sup>e</sup> rente LPP.</strong></p><p>Depuis 2015, les nouvelles rentes du 2<sup>e</sup> pilier ont chuté de 15 % en termes réels, alors que les caisses de pension disposent de plus de 14 milliards de francs de fonds libres inutilisés. Dans le même temps, la 13<sup>e</sup> rente AVS, soit la première hausse générale des rentes AVS depuis 1975, doit être financée durablement. Face à ce double enjeu, l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS, réunie ce jeudi en session extraordinaire à Berne, a adopté deux décisions majeures : elle recommande clairement le OUI à la votation du 29 novembre 2026 sur le financement de l’AVS par la TVA (81 votes en faveur, 19 contre, 3 abstentions). Elle lance par ailleurs une offensive syndicale pour revaloriser les rentes du 2<sup>e</sup> pilier.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Garantir la 13<sup>e</sup> rente AVS : oui à un financement solide</strong></h3><p>Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les rentes de vieillesse réelles vont, pour la première fois, de nouveau augmenter en Suisse. Les délégué-e-s de l’USS ont majoritairement dit oui au relèvement de la TVA à 8,5 %, afin que les finances de l’AVS restent équilibrées. Cette hausse, qui coûte entre 5 et 10 francs par mois selon les ménages, permet de financer une 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p>L’AVS est une assurance particulièrement sociale. Même le patron d’UBS, Sergio Ermotti, ne touche pas plus que la rente maximale. Grâce aux bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, les femmes ne sont pas désavantagées. Même lorsque l’AVS est financée par la TVA, il en résulte tout de même une redistribution du haut vers le bas.</p><p>La TVA est payée à 60 % par les consommatrices et consommateurs. Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que les propriétaires immobiliers, les banques et les assurances y contribuent eux aussi, car ils paient eux-mêmes la TVA sans pouvoir la répercuter directement. Environ 10 % sont en outre acquittés par les touristes étrangers séjournant en Suisse.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Le 2<sup>e</sup> pilier doit enfin profiter aux assuré-e-s</strong></h3><p>Les caisses de pension affichent une situation financière solide, une performance cumulée de près de 18 % entre 2020 et 2025, et ont pourtant réduit leurs prestations : le taux de conversion a été abaissé de 6,13 % à 5,26 % en dix ans, et les avoirs de vieillesse ont trop longtemps été sous-rémunérés. Ce déséquilibre doit cesser.</p><p>L’USS formule trois revendications concrètes :</p><ul><li>la revalorisation des rentes, via un relèvement des taux de conversion, ou l’introduction d’une <strong>13<sup>e</sup> rente dans la prévoyance professionnelle</strong> ;</li><li>une <strong>hausse substantielle du taux d’intérêt minimal LPP</strong>, que le Conseil fédéral doit fixer à 3 % pour 2027 (2 % de taux ordinaire, plus 1 % d’intérêt de rattrapage pour compenser le retard accumulé) ;</li><li>et <strong>une campagne d’information</strong>, menée avec PK-Netz, pour inciter les assuré-e-s des caisses les moins généreuses, dont Swiss Life et Tellco, à exiger un changement.</li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_IMG_5918_77ab169ddb.webp" length="405218" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11778</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 15:24:46 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore le coût des absences à la charge des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-ignore-le-cout-des-absences-a-la-charge-des-salarie-e-s</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les absences et les arrêts maladie au travail en réponse à un postulat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport du Conseil fédéral publié aujourd’hui met clairement en évidence le fait que les absences pour raisons de santé ont fortement augmenté et occasionnent des coûts de plusieurs milliards. Mais si le Conseil fédéral évalue les charges supportées par les entreprises, il passe sous silence celles qui incombent aux salarié-e-s. En 2022, elles représentaient pourtant en moyenne 1'100 francs par salarié-e. L’Union syndicale suisse (USS) exige que des mesures soient prises : au lieu de continuer à affaiblir la protection des travailleur-euse-s, il faut lutter plus efficacement contre les conditions de travail néfastes pour la santé.</p><p>En 2024, les absences pour raisons de santé ont atteint 407 millions d’heures, en hausse de plus d’un tiers par rapport à 2010. Le Conseil fédéral estime à 12,7 milliards de francs le coût des congés maladie payés en 2022, dont environ 62 % ont été assumés par les entreprises. Le rapport reste en revanche muet sur les coûts, pourtant considérables, supportés par les travailleuses et travailleurs. En 2022, ceux-ci sont estimés à 4,2 milliards de francs. Une grande partie de cette somme est financée par les salarié-e-s eux-mêmes au travers des primes d’assurance. À cela s’ajoutent des pertes de salaire individuelles. Ces charges financières viennent encore alourdir les conséquences de la maladie et des accidents sur la santé.</p><p>Le rapport souligne en outre les domaines dans lesquels il faut agir. Les contraintes physiques et les facteurs psychosociaux, comme le stress, sont associés à des taux d’absence plus élevés. L’absentéisme est particulièrement marqué dans les professions éprouvantes sur le plan physique. Pour enrayer cette évolution, il faut donc en priorité renforcer la protection de la santé au travail.</p><p>L’USS appelle les entreprises à assumer davantage leurs responsabilités. Elles doivent garantir des effectifs suffisants, prévoir des plans de service fiables, assurer le respect strict des durées de travail et de repos, ainsi que mettre en œuvre des mesures efficaces contre la pression excessive liée au temps et à la performance. Les risques psychosociaux et organisationnels pour la santé doivent être recensés systématiquement et combattus en collaboration avec les salarié-e-s.</p><p>L’État doit agir lui aussi. L’USS demande un renforcement significatif des mesures d’application et de prévention. Parallèlement, les attaques contre la protection des salarié-e-s doivent cesser. On ne peut pas, d’un côté, déplorer la hausse de l’absentéisme et, de l’autre, étendre le travail le dimanche et autoriser des journées de travail pouvant aller jusqu’à 17 heures.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11776</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2026 13:36:52 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral plie devant le lobby des assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-plie-devant-le-lobby-des-assurances</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur l’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral refuse de mieux protéger les salarié-e-s malades. Dans un rapport publié aujourd’hui en réponse à un postulat, il s’oppose à l’introduction d’une assurance perte de gain obligatoire en cas de maladie. L’Union syndicale suisse (USS) dénonce vivement cette décision. Les absences pour maladie durent de plus en plus longtemps, notamment en raison de l’augmentation du stress, de l’intensification du travail et de l’effacement croissant des frontières entre travail et vie privée. Toute personne qui ne peut pas travailler pour cause de maladie doit pouvoir compter sur un revenu de substitution garanti par la loi.</p><p>Les salarié-e-s absent-e-s quelques jours pour cause de maladie continuent en principe de percevoir leur salaire de la part de leur employeuse ou employeur. En cas d’incapacité de travail prolongée, la plupart touchent des indemnités journalières. Mais dans les deux cas, de graves lacunes subsistent, notamment lors d’un changement d’emploi, d’un licenciement, en cas de maladie de longue durée ou dans les formes d’emploi atypiques. La Suisse demeure l’un des rares pays d’Europe à ne pas connaître à ce jour d’assurance obligatoire d’indemnités journalières en cas de maladie.</p><p>Les premières victimes de ces lacunes sont les salarié-e-s, qui risquent de perdre non seulement leur revenu, mais aussi une partie de leur protection sociale. Les employeuses et employeurs qui occupent des femmes, des personnes atteintes de maladies chroniques ou ayant souffert par le passé d’une maladie grave peuvent en outre se voir refuser sans raison une couverture par les assureurs privés ou être confrontés à des primes exorbitantes. Pendant ce temps, les assurances privées réalisent de confortables bénéfices grâce à des primes excessives. Une couverture collective et obligatoire des risques coûte moins cher et protège mieux. La Suva en est l’illustration concrète.</p><p>Le rapport du Conseil fédéral cautionne ainsi la réalisation de bénéfices privés par le lobby des assurances sur le dos des salarié-e-s malades. De toute évidence, le Conseil fédéral a plié devant ce lobby. Comment expliquer autrement que le rapport passe sous silence l’importance sociale d’un revenu de substitution garanti en cas de maladie, précisément dans les situations où la protection est aujourd’hui lacunaire ? Le rapport repose en outre sur une étude dont les données sont insuffisantes et la portée limitée.</p><p>L’USS continuera de se battre pour l’introduction d’une assurance obligatoire légale d’indemnités journalières en cas de maladie. D’ici là, les conventions collectives de travail restent indispensables pour garantir une véritable protection sociale aux salarié-e-s malades.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Dirk_Vorderstrasse-flickr_medikamente_pillen_tabletten_krank_arbeitsunfaehig_arbeitsunfaehigkeitsbescheinigung_8f773be567.webp" length="71904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11774</guid><pubDate>Tue, 18 Aug 2026 18:35:53 +0200</pubDate><title>Ronja Jansen et Steven Tamburini : nouvelle direction de la communication de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ronja-jansen-et-steven-tamburini-nouvelle-direction-de-la-communication-de-luss</link><description>Changement au secrétariat de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse a une nouvelle direction de la communication : Ronja Jansen et Steven Tamburini dirigent désormais la communication et les campagnes de la plus grande organisation faitière de travailleuses et de travailleurs de Suisse. L’USS est heureuse d’avoir trouvé, pour ce poste, un binôme de direction composée de deux professionnel-le-s de la communication aux parcours et expériences différents, qui succèdent à Benoît Gaillard et Urban Hodel.</p><p>Ronja Jansen apporte une expérience variée en communication et en campagnes, acquise en dernier lieu au sein du syndicat SSP, et auparavant en tant que présidente de la JS Suisse et secrétaire du GSsA. Économiste et sociologue de formation agée de 31 ans, elle s’engage depuis longtemps pour les intérêts de la population active, notamment en tant que co-responsable de campagne lors de la votation sur l'initiative 99%.</p><p>Steven Tamburini dispose lui aussi d'une riche expérience en travail de campagne et de communication ; il a notamment participé à l'organisation de mouvements de masse comme la grève du climat, qu'il a accompagnée en tant que porte-parole médiatique. Âgé de 32 ans, il a récemment cofondé et dirigé le mouvement citoyen « Agissons! », dont il a été l’une des figures principales. Titulaire d'un bachelor en sciences humaines, il met désormais son talent de mobilisation au service du mouvement syndical.</p><p>La nouvelle co-direction se complète à plusieurs égards, tant en termes de région linguistique que de priorités thématiques et d’expériences.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/3/csm_jansen-tamburini_793cdbc271.webp" length="54630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11771</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 17:29:01 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États remet en cause la protection des salaires et les Bilatérales III</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-remet-en-cause-la-protection-des-salaires-et-les-bilaterales-iii</link><description>Le jeu dangereux de la CER-E au détriment des salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa dernière séance, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a pris des décisions qui remettent en cause la protection des salaires et sont contraires aux Bilatérales III. L’USS appelle le plénum du Conseil des États à rectifier ces décisions lors de la prochaine session.</p><p>Au terme de longues négociations, les syndicats, les employeurs et la Confédération ont élaboré un ensemble de mesures de protection salariale comprenant 14 dispositions qui garantissent la protection des salaires dans le cadre des Bilatérales III. La CER-E a rejeté cet ensemble de mesures de protection salariale de manière irréfléchie et a pris des décisions qui remettent en cause non seulement la protection des salaires, mais aussi les accords bilatéraux III eux-mêmes.</p><p>Les Bilatérales III prévoient que la Suisse pourra désormais exiger une caution uniquement des entreprises étrangères ayant déjà versé des salaires trop bas. Contrairement au texte des accords, la CER-E a décidé que les entreprises dont les salaires n’ont jamais fait l’objet de contestations devront également continuer à déposer une caution. Cette caution est une garantie financière que les entreprises étrangères doivent actuellement verser lorsqu’elles souhaitent exercer leurs activités en Suisse dans des secteurs exposés au risque de dumping. Elle a été mise en place car il est difficile de sanctionner des entreprises à l’étranger. Le train des 14 mesures de protection des salaires instaure en particulier une responsabilité renforcée des sous-traitants en remplacement du système actuel de caution. Cette mesure a également été supprimée par la CER-E.</p><p>La commission a par ailleurs biffé la protection des représentant-e-s du personnel contre les licenciements abusifs (« mesure 14 »), une mesure qui constitue pourtant l’un des piliers du dispositif de protection des salaires. Au sein des entreprises, les représentant-e-s du personnel veillent en notamment au respect des salaires et des conditions de travail. Une protection efficace de ces personnes contre les licenciements préserve cette fonction essentielle.</p><p>Les conséquences de cette contradiction avec les Bilatérales III ne sont pas encore tout à fait claires. S’agit-il d’une invitation adressée au Conseil fédéral à renégocier le paquet de mesures ? Ou la Suisse entend-elle délibérément ne pas respecter l’accord avant même son entrée en vigueur ? Dans ce dernier cas, la Commission européenne pourrait prononcer des sanctions à l’encontre de la Suisse dans le domaine de la protection des salaires. Celle-ci s’en trouverait affaiblie, au détriment des travailleuses et travailleurs en Suisse.&nbsp;<br>Il est probable que la majorité de la CER-E ne souhaite tout simplement pas les accords bilatéraux III. Le cas échéant, elle devrait clairement se prononcer en ce sens.</p><p>Les grandes économies que sont les États-Unis, l’UE et la Chine mènent des politiques nettement plus protectionnistes. Elles protègent leurs marchés ou, dans le cas de la Chine, subventionnent fortement leurs exportations. Ces politiques désavantagent les salaires et les emplois des petites économies ouvertes telles que la Suisse. Pour notre pays, il est important d’entretenir de bonnes relations stables et réglementées avec l’UE, sa voisine et son principal partenaire. Cela suppose toutefois que les partis bourgeois le souhaitent également.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11767</guid><pubDate>Wed, 15 Jul 2026 18:15:52 +0200</pubDate><title>Les employeurs doivent assumer leurs responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-employeurs-doivent-assumer-leurs-responsabilites</link><description>Le débat sur l’AI passe à côté de l’essentiel.</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Le nombre de nouvelles rentes AI est en hausse, en particulier chez les jeunes de 18 à 24 ans et les personnes de plus de 60 ans. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation des troubles psychiques. L’AI a donc besoin de ressources financières supplémentaires. Or, comme sa situation financière est déjà précaire, le Conseil fédéral accélère les travaux en vue de la prochaine réforme. La réforme d’intégration constituera déjà la neuvième révision de l’AI en moins de vingt ans. Autrement dit, la loi sur l’assurance-invalidité est révisée en moyenne presque tous les deux ans. Mais le débat politique passe à côté de l’essentiel. Il se focalise sur l’AI, tandis que la responsabilité des employeurs et les conditions de travail sont à peine abordées. C’est pourtant précisément dans ces domaines que se trouvent des causes déterminantes, mais aussi une partie des solutions.</span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">L’AI est une assurance sociale complexe. Elle doit permettre aux personnes atteintes dans leur santé de reprendre une activité lucrative ou de rester en emploi. Lorsque leur revenu ne suffit pas pour vivre, elle doit les soutenir financièrement.</span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Malheureusement, l’AI n’atteint aujourd’hui ses objectifs que partiellement. Ce sont les assuré-e-s qui en subissent les conséquences. Les personnes qui ne peuvent pas travailler pour des raisons de santé disposent souvent d’un revenu insuffisant et risquent de perdre durablement le contact avec le monde du travail.&nbsp; Au lieu de leur garantir une sécurité financière et sociale, cette situation accroît encore leur détresse psychique.</span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Le débat politique sur l’AI est trop souvent mené dans une perspective trop étroite. Le point de vue et les besoins des assuré-e-s n’y sont pratiquement jamais pris en considération. La responsabilité des employeurs est également largement occultée. Ceux-ci ont pourtant l’obligation de protéger la santé de leur personnel et de favoriser la réintégration professionnelle. Du point de vue de l’USS, quatre éléments sont particulièrement importants dans le débat actuel&nbsp;: </span><span lang="FR-CH"></span></p><ul><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">l’AI dispose déjà d’un très large éventail d’instruments de réinsertion, dont certains ne sont en vigueur que depuis quatre ans. Avant d’en créer de nouveaux, il faut évaluer en détail les mesures existantes et analyser rigoureusement l’augmentation du nombre de nouvelles rentes. À ce jour, les causes de la progression des troubles psychiques ne sont, par exemple, pas encore clairement établies sur le plan scientifique. De nombreuses hypothèses sont avancées, mais les données empiriques font encore défaut. </span><a href="https://www.nzz.ch/schweiz/kuehlt-sich-die-konjunktur-ab-melden-sich-bei-der-iv-mehr-leute-an-ld.10013817" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">Le directeur de l’AI l’a lui-même reconnu cette semaine dans la presse</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;(en allemand);</span></li><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">depuis des années, voire des décennies, les employeurs promettent d’engager des personnes atteintes dans leur santé. Pendant la réadaptation, l’AI va jusqu’à prendre en charge leur revenu sous la forme d’indemnités journalières. Malgré cela, les promesses des employeurs restent lettre morte. Et dès qu’il est question de quotas, ils s’y opposent avec la plus grande fermeté&nbsp;;</span></li><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">il faut également insister sur le fait que le travail ne doit pas rendre malade. La protection de la santé au travail relève de la responsabilité des employeurs. Or, dans la réalité, nombre d’entre eux font exactement l’inverse. Ils cherchent à détériorer les conditions de travail en s’attaquant politiquement aux salaires minimums adoptés démocratiquement, au dimanche sans travail et à la durée du travail (certains vont jusqu’à réclamer des journées de 17 heures). Les cantons doivent eux aussi prendre leurs responsabilités. La protection de la santé dans le monde du travail et durant l’apprentissage doit être renforcée et appliquée avec rigueur&nbsp;;</span></li><li><span style="font-family:Wingdings;font-size:8.0pt;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">enfin, toutes les évaluations confirment ce que les personnes concernées vivent au quotidien, à savoir que l’insuffisance de la prise en charge psychiatrique et psychothérapeutique entrave la réintégration. Il y a trop peu de thérapeutes, les délais d’attente sont longs, en particulier pour les jeunes, et les coûts restent élevés malgré les améliorations obtenues. Il est temps que cela change.</span></li></ul><p><span lang="FR-CH">Notre </span><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/260715_JE_AI_Informations-generales.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">document de référence</span></a><span lang="FR-CH"> rassemble les principaux chiffres, évaluations et études. Il propose également une analyse détaillée de la situation du point de vue des salarié-e-s.</span></p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/a/csm_Rollstuhl-am-Arbeitsplatz_ist-vadimguzhva_11ff768376.webp" length="62922" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11764</guid><pubDate>Wed, 15 Jul 2026 10:25:38 +0200</pubDate><title>Hausse des prix ? Hausse des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/hausse-des-prix-hausse-des-salaires</link><description>Le renchérissement poursuit sa progression</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">La décision des États-Unis d’attaquer l’Iran nous coûte cher. La guerre a endommagé des installations de production de pétrole et de gaz dans toute la région du Golfe. En réaction, l’Iran a surtout bloqué le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule Arabique. Alors qu’avant la guerre, près d’un cinquième du pétrole extrait dans le monde transitait par ce détroit, presque plus aucun pétrolier ne l’a franchi ces derniers mois. Résultat, le pétrole s’est raréfié et les prix se sont envolés. Ce mouvement s’est immédiatement fait sentir à la pompe. En Suisse, le prix du litre d’essence a bondi d’environ 1,60&nbsp;franc en février à près de 1,90&nbsp;franc en mai.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les prix augmentent</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Mais la hausse ne s’arrête pas au plein d’essence. Lorsque le pétrole renchérit, le transport et la fabrication de nombreux produits coûtent eux aussi plus cher. À cela s’ajoutent les loyers, qui continuent de grimper indépendamment de la guerre. Le renchérissement s’est donc sensiblement accéléré en Suisse. En mai, les mêmes biens et services coûtaient 0,6&nbsp;% de plus qu’un an auparavant. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines. Cet automne, le renchérissement devrait atteindre entre 1&nbsp;et 1,5&nbsp;% (voir graphique). Les négociations entre les États-Unis et l’Iran n’y changeront pas grand-chose. On ignore si l’Iran rouvrira entièrement le détroit d’Ormuz, et le cas échéant à quelles conditions. Même en cas de réouverture complète, il faudra plusieurs mois pour que les flux de pétrole retrouvent leur niveau habituel et que l’inflation ralentisse.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les salaires doivent suivre</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">En Suisse, les salaires ne dépassent que d’environ 1&nbsp;% leur niveau de l’an dernier. Si les prix augmentent encore cet automne, les salarié-e-s subiront donc une nouvelle perte de pouvoir d’achat. En progressant à un rythme effréné, les primes d’assurance-maladie aggravent le problème. Pour un ménage suisse moyen, la hausse des primes en 2026 représente une diminution de 0,3&nbsp;% du revenu disponible à la fin du mois. Afin de compenser la hausse des prix et le poids croissant des primes, il faut maintenant augmenter les salaires, au-delà toutefois de cette simple compensation. Car la productivité progresse elle aussi. Année après année, les salarié-e-s produisent en effet davantage. Il est grand temps qu’ils retrouvent enfin du pouvoir d’achat.</span></p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/2/csm_260715_Rencherissement_146aeb4cd3.webp" length="97816" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11758</guid><pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:02:09 +0200</pubDate><title>Dossier no 169 : L’écart salarial s’est à nouveau creusé au cours de la dernière décennie</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rapport-sur-la-repartition-2026</link><description>Rapport sur la répartition 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Depuis dix ans, la politique suisse en matière de revenus et de fiscalité favorise à nouveau davantage les personnes aisées. Les personnes à bas ou moyens revenus doivent aujourd’hui boucler leurs fins de mois avec un revenu disponible inférieur à celui de 2016, tandis que les salaires et les revenus des personnes les mieux rémunérées ont fortement progressé sur la même période. Il existe toujours un énorme fossé entre les sexes en matière de répartition des revenus.</span></p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11746</guid><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 10:00:00 +0200</pubDate><title>Défendons les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/defendons-les-salaires-minimums-referendum-lance</link><description>Référendum contre l’attaque visant les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À l’heure actuelle, des milliers de travailleuses et travailleurs occupés dans le secteur des services, dans le nettoyage, les salons de coiffure ou les boulangeries ont déjà du mal à s’en sortir avec leur salaire. Or il y a deux semaines, l’Assemblée fédérale a décidé que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliqueraient plus à leurs professions. Un comité composé de syndicats et de partis politiques lance donc un référendum pour dénoncer cette attaque contre les salaires minimums et les décisions populaires. Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_SGB_Lohn-Angriff_Referendum_FR_1000x680_8f525309c2.webp" length="64356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11740</guid><pubDate>Thu, 25 Jun 2026 14:13:22 +0200</pubDate><title>Les travailleuses et travailleurs ont besoin d’améliorations : il faut revaloriser les métiers en Suisse par des hausses de salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-revaloriser-les-metiers-en-suisse-par-des-hausses-de-salaires-rapport-observatoire-2026</link><description>Commentaire de l’USS sur le rapport de l’Observatoire de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>En rejetant clairement l’«&nbsp;initiative pour la durabilité&nbsp;» de l’UDC le 14 juin, le peuple a confirmé les accords bilatéraux, la libre circulation des personnes et les mesures d’accompagnement. La Suisse a besoin de relations solides et bien réglementées avec l’UE. Associée à une protection efficace des salaires, la libre circulation des personnes est préférable non seulement à l’ancien système de contingents, mais aussi aux systèmes à points appliqués dans d’autres pays.</p><p>Ce non ne signifie toutefois pas que la politique suisse puisse reprendre comme si de rien n’était, même si les problèmes actuels n’ont aucun lien avec la libre circulation des personnes. Celle-ci n'est pas non plus synonyme de laisser-faire. Au contraire, même avec la libre circulation des personnes, la Suisse peut prendre toutes les mesures nécessaires afin d’améliorer la situation des salarié-e-s. Elle ne doit simplement pas discriminer selon la nationalité.</p><p>Dans de nombreux métiers, le salaire suffit à peine pour vivre , voire ne suffit pas. C’est le cas en particulier dans l’hôtellerie-restauration, la vente, les crèches et même les pharmacies. Ces métiers doivent être revalorisés, avec un salaire d’au moins 5000&nbsp;francs pour les professions nécessitant un apprentissage et de 4500&nbsp;francs pour toutes et tous.</p><p>La situation des travailleuses et travailleurs âgés doit s’améliorer. Lorsqu’ils sont au chômage, ils doivent bénéficier d’un meilleur accompagnement dans leur recherche d’emploi. Les ORP doivent se consacrer avant tout au placement plutôt qu’au contrôle. Les travailleuses et travailleurs âgé-e-s comptant de longues années de service ont en outre besoin d’une meilleure protection contre le licenciement.</p><p>Les cantons doivent appliquer plus rigoureusement la protection des salaires. Le SECO exerce une fonction de haute surveillance dans le cadre des mesures d'accompagnement et doit veiller à ce que la protection des salaires soit mise en œuvre. Les salaires minimaux cantonaux et communaux doivent s’appliquer et être effectivement respectés. C’est pourquoi l’USS lance un référendum contre l’attaque du Parlement contre les salaires.&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/260626_Commentaire-USS-rapport-observatoire.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> &nbsp;Télécharger le commentaire complet</a></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11744</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2026 18:56:00 +0200</pubDate><title>Davantage d’ouvertures dominicales au détriment du personnel de vente</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/davantage-douvertures-dominicales-au-detriment-du-personnel-de-vente</link><description>La CER-N maintient douze ouvertures dominicales malgré le non du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) veut faire passer de quatre à douze par année le nombre d’ouvertures dominicales des commerces non soumises à autorisation. Elle poursuit ainsi un projet que le Conseil des États a pourtant clairement rejeté il y a seulement dix jours. Pour l’Union syndicale suisse (USS), l’extension du travail dominical va dans la mauvaise direction. Elle appelle le Conseil national à renoncer définitivement à ce projet.</p><p>Douze ouvertures dominicales des commerces par année reviendraient de fait à instaurer un dimanche d’ouverture par mois. Les salarié-e-s du commerce de détail en feraient les frais, puisqu’ils devraient travailler encore plus souvent le dimanche. Le personnel de vente est pourtant déjà soumis à une forte pression. Pénurie de personnel, horaires irréguliers et planification des interventions à très court terme rythment son quotidien. Au lieu d’améliorer les conditions de travail, la CER-N entend encore étendre cette prétendue flexibilisation, au détriment des salarié-e-s.</p><p>Par ailleurs, rien ne semble justifier des ouvertures dominicales supplémentaires. Aujourd’hui déjà, les cantons peuvent en autoriser jusqu’à quatre par année. Or nombre d’entre eux n’exploitent pas pleinement cette possibilité. La revendication de douze ouvertures dominicales n’est donc justifiée ni sur le plan économique ni sur le plan social.</p><p>Le fait que les questions centrales relatives à la protection des salarié-e-s restent sans réponse est particulièrement problématique. On ne sait toujours pas comment protéger la santé du personnel, ni garantir des temps de repos suffisants.</p><p>Le Conseil des États a récemment rejeté ce projet d’extension des ouvertures dominicales. Le Conseil national devrait suivre cette décision. Au lieu d’accentuer encore la pression sur le personnel de vente, il faut améliorer les conditions de travail et assurer une protection effective du repos dominical. L’USS appelle le Conseil national à rejeter définitivement l’extension du travail dominical.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Supermarkt_Einkaufskorb-Regal_tara-clark-unspl_72dea1ab20.webp" length="436662" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11752</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2026 15:59:00 +0200</pubDate><title>L’initiative sur les loyers a été déposée ! 140&#039;000 signatures contre les loyers abusifs</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/linitiative-sur-les-loyers-a-ete-deposee-140000-signatures-contre-les-loyers-abusifs</link><description>« Le logement est un droit fondamental, qui ne peut l’être que s’il est abordable »</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Depuis des années, les salaires réels stagnent tandis que les loyers ne cessent d’augmenter, absorbant ainsi une part croissante du budget des ménages. Les syndicats soutiennent l’initiative sur les loyers pour les raisons suivantes&nbsp;: elle doit faire en sorte que les loyers soient à nouveau contrôlés, et empêcher les rendements abusifs. Le nombre élevé de signatures récoltées souligne que les logements abordables constituent une préoccupation majeure pour une grande partie de la population. La pénurie de logements s’aggrave et les loyers sont hors de prix. Depuis des années, la politique reste pourtant inactive face à cette situation. Il est grand temps d’agir.</span></p><p><span lang="FR-CH">Lors du dépôt de l’initiative, Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, a pris la parole au nom des syndicats. Retrouvez ci-dessous son intervention.</span></p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/2/csm_260623_mv-einreichung-mietpreis-ini_0b193cfc0a.webp" length="107110" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11736</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2026 15:41:23 +0200</pubDate><title>L’AD de l’USS arrêtera le mot d’ordre sur le financement par la TVA</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lad-de-luss-arretera-le-mot-dordre-sur-le-financement-par-la-tva</link><description>Vote final sur le financement de la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsque la 13e rente AVS sera versée, les rentes connaîtront enfin une nouvelle hausse. Cela n’est pas du goût des employeurs ni d’une partie des partis bourgeois. Mais leur refus d’aujourd’hui de financer l’AVS est totalement inédit. L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la hausse des cotisations salariales ait été rejetée, alors même que les charges salariales annexes pour les employeurs diminuent. L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS définira vraisemblablement son mot d’ordre sur la hausse de la TVA à la fin de l’été.</p><p>Par le passé, l’USS a déjà soutenu des hausses de la TVA destinées à financer l’AVS. Les rentes AVS sont particulièrement équitables, car l’obligation de cotiser n’est pas plafonnée, tandis que les rentes, elles, sont limitées par un montant minimal et un montant maximal. Chaque franc versé à l’AVS a donc un effet redistributif très important du point de vue de la politique des revenus.</p><p>Les hauts revenus paient en outre nettement plus de TVA que les ménages à bas revenus. 10 %des recettes proviennent des banques et des assurances (c’est-à-dire de leur clientèle fortunée), parce qu’elles ne peuvent pas déduire l’impôt préalable grevant leurs prestations préalables soumises à la TVA. 10 % supplémentaires sont payés par les touristes étrangers.</p><p>En matière de financement de l’AVS, les employeurs et une partie des partis bourgeois mènent une politique totalement déconnectée de la population. Celle-ci ne veut pas d’un relèvement de l’âge de la retraite. Elle l’a exprimé plus que clairement dans les urnes en 2024. Des cotisations prélevées sur les salaires seraient parfaitement supportables. Ces dernières années, les charges salariales annexes ont diminué pour les employeurs, que ce soit dans l’assurance-chômage, avec le pour-cent de solidarité, dans l’assurance-accidents professionnels ou dans les caisses d’allocations familiales.</p><p>L’USS arrêtera son mot d’ordre sur la hausse de la TVA destinée à financer l’AVS lors d’une assemblée extraordinaire des délégué-e-s à la fin de l’été.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/b/csm_191115_dv-abstimmung_fcf1bb1ad7.webp" length="168428" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11734</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2026 10:36:48 +0200</pubDate><title>L’USS lance un référendum contre l’attaque visant les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-lance-un-referendum-contre-lattaque-visant-les-salaires-minimums</link><description>Pas touche aux salaires minimums !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Berne fédérale a décidé aujourd’hui de s’en prendre aux salaires minimums cantonaux et communaux. Le Parlement veut passer outre aux décisions populaires prises dans les cantons. Il vide les salaires minimums de leur substance et accepte qu’en Suisse, les salaires ne suffisent plus pour vivre. L’Union syndicale suisse (USS) lance un <a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" rel="noreferrer">référendum</a> contre cette attaque visant les salaires et les décisions populaires</p><p>Avec la décision prise aujourd’hui, les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliqueront plus à l’ensemble des salarié-e-s, même lorsque les cantons ou les communes ont explicitement décidé le contraire. Les travailleuses et travailleurs touchant de bas salaires de l’hôtellerie-restauration et du nettoyage verront leur revenu diminuer. La mesure affectera également les employé-e-s des salons de coiffure, de la location de services, des boulangeries, des boucheries et d’autres branches à bas revenus.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Une attaque contre les salaires et les décisions démocratiques</strong></h3><p>La décision du Conseil national bafoue les décisions démocratiques prises au niveau des cantons et des communes. À Genève et à Neuchâtel, mais aussi à Zurich et à Winterthour, le peuple a approuvé des salaires minimums applicables à l’ensemble des salarié-e-s. Au Tessin également, le parlement à majorité bourgeoise a décidé d’introduire un salaire minimum pour toutes et tous. Le projet qui vient d’être adopté fait fi de ces décisions. Là où des salaires minimums sont déjà en vigueur, comme à Genève, Neuchâtel et dans la ville de Lucerne, ils ne seront plus adaptés au renchérissement de manière généralisée. Ailleurs, il ne sera même plus possible d’introduire des rémunérations minimales pour les salarié-e-s de grandes branches à bas salaires telles que l’hôtellerie-restauration ou le nettoyage.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Une attaque contre le fédéralisme et la Constitution</strong></h3><p>Cette décision porte atteinte au fédéralisme. La politique sociale et les salaires minimums destinés à combattre les rémunérations de misère relèvent de la compétence des cantons et des communes. Ce sont eux qui assument les coûts de l’aide sociale. Or à l'avenir, ils ne seront plus autorisés à adopter des mesures efficaces pour prévenir le phénomène des travailleurs et travailleuses pauvres. Autrement dit&nbsp;: Berne dicte, les cantons passent à la caisse.</p><p>Cette attaque contre les salaires minimums envoie un signal dangereux. Les dispositions salariales issues de contrats privés – ce que restent les conventions collectives de travail, aussi importantes soient-elles pour les salarié-e-s – primeront désormais sur les lois adoptées démocratiquement. Ce passage en force porte atteinte à l’État de droit et à la Constitution.</p><p>Par cette attaque, la majorité bourgeoise du Parlement fait mentir tous ses grands discours sur le fédéralisme. Quand il s’agit de permettre aux restaurateurs et aux entreprises de nettoyage d’imposer des salaires de misère, ces nobles valeurs semblent soudain ne plus avoir cours.</p><h3 class="heading--h5"><a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>L’USS lance un référendum</strong></a></h3><p>Les salaires minimums sont un succès. Là où ils sont en vigueur, les rémunérations de misère disparaissent progressivement sans que le chômage n’augmente. En Suisse, les salaires doivent permettre de vivre. Et les décisions populaires doivent être respectées. C’est pourquoi l’USS lance un <a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">référendum</a> contre cette attaque frontale visant les salaires minimums. Le peuple stoppera cette offensive au plus tard dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_SGB-DV_MiLo-Foto_Webseite_472f98532a.webp" length="683886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11732</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:15:05 +0200</pubDate><title>Un signal important de la Banque nationale suisse contre la poursuite de l’appréciation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-signal-important-de-la-banque-nationale-suisse-contre-la-poursuite-de-lappreciation-du-franc</link><description>Commentaire de l’examen de la situation économique et monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Banque nationale suisse (BNS) a indiqué aujourd'hui qu’elle était prête à prendre des mesures plus résolues pour lutter contre l’appréciation du franc. C’est un pas dans la bonne direction. La surévaluation du franc grève lourdement l’industrie suisse d’exportation. La décision de maintenir les taux à zéro va également dans le bon sens. La hausse des taux dans la zone euro diminue l’attractivité du franc.</p><p>Le franc reste largement surévalué. Ce déséquilibre a fait perdre des parts de marché à l’industrie suisse d’exportation. Les entreprises suisses ont délocalisé de nombreux emplois ou en ont créé de nouveaux à l’étranger. Jusqu’ici, la BNS n’a pas suffisamment contré les pressions à la hausse du franc. L’examen de la situation publié aujourd’hui permet, pour la première fois depuis un certain temps, d’espérer que la BNS tiendra plus compte des problèmes de l’économie réelle. Elle indique qu’elle est davantage disposée à intervenir sur le marché des changes. Dans le même temps, le maintien des taux à zéro creuse l’écart avec les taux en euros, qui ont été relevés de 0,25 point de pourcentage. Les placements en francs deviennent ainsi moins attractifs.</p><p>L’USS attend de la BNS qu’elle poursuive sur cette voie. La surévaluation du franc doit cesser. Le franc est notre monnaie. Il doit soutenir l’économie suisse, non la pénaliser.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_ca1b7687a9.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11742</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 11:29:00 +0200</pubDate><title>L’USS s’oppose à tout recul dans la lutte contre la discrimination salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-soppose-a-tout-recul-dans-la-lutte-contre-la-discrimination-salariale</link><description>Motion relative à l’analyse de l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À quelques jours du 30<sup>e</sup> anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, le Conseil des États envoie un signal politique désastreux. Pour l’USS, il est clair que les instruments de contrôle de l’égalité salariale doivent être renforcés et non affaiblis.</p><p>L’USS critique vivement le manque de volonté politique de lutter efficacement contre les discriminations salariales. La décision du Conseil des États est inacceptable. Non seulement il refuse de pérenniser les analyses de l’égalité salariale au sein des entreprises, mais il choisit délibérément de les affaiblir.</p><p>Dorénavant, il suffira que les entreprises déterminent elles-mêmes, sur simple déclaration, si les indemnités de pénibilité qu’elles versent à leurs employé-e-s respectent le principe du «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;». Une telle approche ouvre la porte à l’arbitraire et représente un retour en arrière inadmissible. L’échec du dialogue sur l’égalité salariale entre 2009 et 2014 a clairement montré que miser sur les démarches volontaires des entreprises ne constitue pas un moyen efficace pour parvenir à l’égalité salariale. La lutte contre la discrimination salariale ne peut pas reposer sur l’auto-évaluation des employeurs&nbsp;; elle nécessite des instruments d’analyse et de contrôle objectifs et indépendants.</p><p>Aujourd’hui encore, les femmes en Suisse continuent de subir des inégalités salariales importantes. Une part significative de ces écarts demeure inexpliquée et constitue une discrimination illégale qu’il convient de combattre avec des moyens appropriés. Les analyses obligatoires de l’égalité salariale représentent déjà un compromis insuffisant. Elles ne concernent qu’une partie des entreprises et ne sont assorties d’aucun mécanisme de contrôle étatique. Au lieu d’améliorer ce dispositif, le Conseil des États ouvre une nouvelle brèche en permettant d’exclure certaines composantes du salaire des analyses.</p><p>L’Union syndicale suisse s’oppose fermement à des analyses de l’égalité salariale vidées de leur substance. Alors que les autres pays européens renforcent leurs instruments pour garantir la transparence et l’égalité des salaires, la Suisse ne peut pas se permettre de faire marche arrière. L’égalité salariale n’est pas une charge administrative dont il faut alléger les entreprises. Il s’agit d’un droit fondamental garanti par la Constitution. Toute tentative d’affaiblir les instruments de contrôle retarde sa réalisation et pénalise des centaines de milliers de travailleuses.</p><p>L’USS réclame une adaptation rapide de la loi sur l’égalité, comprenant les mesures suivantes&nbsp;:</p><ul><li>extension de l’obligation de procéder à des analyses salariales régulières à toutes les entreprises.</li><li>contrôles et sanctions contraignantes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires.</li><li>obligation de présenter des mesures de correction des inégalités salariales identifiées.</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11730</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 10:32:06 +0200</pubDate><title>De nombreux cantons n’appliquent pas correctement la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-nombreux-cantons-nappliquent-pas-correctement-la-protection-des-salaires</link><description>Rapport sur les mesures d’accompagnement 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouveau rapport sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (FlaM) montre qu’une protection forte des salaires est indispensable pour les salarié-e-s. Là où des contrôles sont effectués, des abus sont constatés. Pourtant, de nombreux cantons n’appliquent pas correctement la protection des salaires. Ils effectuent trop peu de contrôles et n’édictent pas de salaires minimums même en cas de sous-enchère salariale répétée. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc à tous les cantons de remplir leurs obligations et de mettre en œuvre la protection des salaires de manière systématique, pour que toutes les salarié-e-s touchent le salaire qui leur revient.</p><p>En 2025, les contrôleuses et contrôleurs ont vérifié près de 145 000 salaires auprès d’employeurs suisses et d’entreprises étrangères de détachement. Dans une entreprise contrôlée sur cinq, elles et ils ont constaté des salaires trop bas. Les salaires minimums en vigueur ne sont même pas respectés dans près d’une entreprise sur trois dans les branches couvertes par des conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire (CCT étendues) ou des contrats-types de travail (CTT). Dans les autres secteurs, les salaires usuels dans la localité et la branche doivent être respectés. Or certains cantons fixent des critères trop bas. Des employeurs pratiquant le dumping salarial peuvent ainsi passer entre les mailles des contrôles.</p><h3 class="heading--h5">Trop de cantons ménagent les employeurs qui pratiquent le dumping salarial</h3><p>Les contrôles sont insuffisants. Les cantons devraient en principe contrôler chaque année au moins 3 % des employeurs suisses qui ne sont pas soumis à une CCT. À ce rythme, une entreprise ne serait contrôlée qu’une fois tous les 33 ans. Pour plus de la moitié des cantons, même cette fréquence semble déjà trop élevée. Au rythme de Berne, Glaris, Zoug, des Grisons ou de Lucerne, il faudrait plus de 50 ans pour contrôler toutes les entreprises. Quant aux salaires minimums prévus par les CTT dans l’économie domestique, Zoug, Schaffhouse et Fribourg ne les ont même pas contrôlés l’an dernier. Cette absence de contrôle ouvre grand la porte au dumping salarial.</p><p>Dans leur grande majorité, les cantons ne prennent en outre aucune mesure lorsqu’ils constatent de la sous-enchère salariale. La loi prévoit pourtant que, dans les branches où des salaires abusivement bas sont constatés de manière répétée, les cantons édictent un CTT fixant des salaires minimums impératifs. Mais la plupart des cantons n’appliquent pas cette possibilité. Le canton de Zurich, par exemple, constate des abus depuis des années. Et pourtant, il continue de laisser faire les employeurs fautifs.</p><p>C’est à Genève et au Tessin que la protection des salaires fonctionne le mieux. Ces deux cantons ne réalisent pas seulement plus d’un tiers de l’ensemble des contrôles. Conformément à la loi, ils édictent aussi régulièrement des salaires minimums lorsqu’ils constatent de la sous-enchère salariale. À lui seul, le Tessin compte 10 des 22 CTT cantonaux prévoyant des salaires minimums.</p><h3 class="heading--h5">Les employeurs suisses fautifs refusent d’augmenter les salaires</h3><p>Lorsqu’une CCT étendue ou un CTT s’applique, les employeurs qui versent des salaires trop bas doivent payer une amende et s’acquitter rétroactivement des salaires dus. Dans les branches sans CCT étendue ni CTT, les employeurs qui pratiquent des salaires trop bas sont simplement invités, dans le cadre d’une procédure de conciliation, à adapter les salaires. Neuf entreprises de détachement sur dix qui versent des salaires trop bas agissent ainsi. Parmi les employeurs suisses, cependant, plus d'une entreprise sur trois refuse de verser des salaires corrects. Elles savent que le dumping salarial est toléré par les autorités. C’est inacceptable.</p><h3 class="heading--h5">Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées partout</h3><p>Le rapport rappelle l’importance des mesures d’accompagnement. Trop d'employeurs ne respectent pas les salaires en vigueur dans la région et la branche. Il appartient aux cantons d'agir plus résolument. Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées de manière contraignante. Cela signifie qu’il faut renforcer les contrôles. La définition des salaires usuels dans la localité et la branche ne doit plus s’appuyer sur des pratiques de dumping salarial. Et en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimaux doivent être fixés, comme la loi le prévoit.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/d/csm_Kontrolle_indoor-Baustelle_iSt-izusek_90023ebf5b.webp" length="115238" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11727</guid><pubDate>Sun, 14 Jun 2026 12:55:30 +0200</pubDate><title>Les salarié-e-s ont besoin de solutions concrètes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-ont-besoin-de-solutions-concretes</link><description>Non au repli sur soi, à la xénophobie et au statut de saisonnier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant l’initiative de l’UDC, la population suisse a dit non au repli sur soi et à la xénophobie. Ce non exprime le refus clair d’un retour en arrière vers des temps sombres, marqués par le statut de saisonnier et la privation de droits pour certaines personnes. Pour autant, la politique ne peut pas reprendre comme si de rien n’était. Les salarié-e-s en Suisse font face à de nombreux problèmes, notamment une progression insuffisante des salaires, un chômage élevé, la discrimination des travailleuses et travailleurs âgés ainsi qu’une pénurie de logements abordables. L’Union syndicale suisse (USS) demande des mesures adéquates.</p><p>La population suisse a rejeté l’initiative extrême de l’UDC parce qu’elle souhaite maintenir les accords bilatéraux, le regroupement familial et la protection des salaires. L’initiative n’apportait aucune solution aux problèmes de la population. Au contraire, elle aurait eu de graves répercussions politiques et économiques pour la Suisse. Les accords bilatéraux auraient dû être dénoncés et un nouveau statut de saisonnier aurait pu être réintroduit.</p><p>Le vote d’aujourd’hui ne résout pas les problèmes des travailleuses et travailleurs. Il est temps de trouver des solutions ! Il faut d’abord mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers. Les décisions prises jusqu’ici par le Parlement ne suffisent pas. L’USS exige une réduction tangible de la charge de travail et du temps de travail, pour que davantage de professionnel-le-s des soins restent dans le métier.</p><p>L’USS demande également un soutien accru en matière de recherche d’emploi et une meilleure protection contre les licenciements, en particulier en faveur des salarié-e-s âgé-e-s ayant de longues années de service. Elle demande au Conseil fédéral d'élaborer des améliorations concrètes en collaboration avec les employeurs. Concernant les Bilatérales III, l’USS attend du Parlement qu’il reprenne le paquet de protection des salaires issu du partenariat social. Sans ce paquet, la protection contre le dumping salarial reculera.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/4/csm_10Mio-Jubel_A_ddac71eb9c.webp" length="265996" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11722</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 12:43:23 +0200</pubDate><title>La Berne fédérale ne peut plus bafouer l’État de droit</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-berne-federale-ne-peut-plus-bafouer-letat-de-droit</link><description>Le Tribunal fédéral protège les salaires minimums à Zurich et à Winterthour</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Tribunal fédéral a tranché : les villes de Zurich et de Winterthour pourront introduire des salaires minimums. Pour la première fois, la plus haute instance judiciaire du pays confirme explicitement que nous seulement les cantons, mais aussi les communes peuvent instaurer des salaires minimums en tant que mesure de politique sociale contre la pauvreté malgré un emploi. Les recours des associations patronales ont été rejetés intégralement.</p><p>Pour les salarié-e-s de Zurich et de Winterthour, c’est une victoire attendue de longue date. En 2023 déjà, le corps électoral avait approuvé les salaires minimums par respectivement 70&nbsp;% et 66&nbsp;%. Depuis lors, les associations patronales tentaient d’en empêcher l’introduction par la voie judiciaire. C’est désormais terminé. Environ 20&nbsp;000 personnes verront leur salaire augmenter.</p><p>La décision rendue aujourd’hui a valeur de signal pour l’ensemble de la Suisse. Après son arrêt de principe sur les salaires minimums cantonaux, le Tribunal fédéral confirme pour la première fois la compétence des communes également. Son arrêt renforce le fédéralisme et l’autonomie communale. Le projet Ettlin, sur lequel le Parlement fédéral se prononcera définitivement dans neuf jours, paraît d’autant plus choquant. Alors que le Tribunal fédéral confirme les compétences des cantons et des communes, la majorité bourgeoise à Berne entend pourtant les remettre en cause et les vider de leur substance.</p><p>Le Parlement ne peut démanteler ce qui a été décidé dans les urnes et confirmé par le Tribunal fédéral. La décision d’aujourd’hui est un message clair adressé au Parlement. L’État de droit fonctionne. La situation juridique est clarifiée. Il incombe maintenant à la Berne fédérale de respecter la volonté populaire, le fédéralisme et l’autonomie des communes. L’USS mettra tout en œuvre pour faire échouer la proposition Ettlin lors du vote final du 19&nbsp;juin. Si, malgré tout, la majorité maintient son offensive contre les salaires minimums, un référendum est prêt à être lancé (<a href="https://salaires-minimums.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">plus d'informations</a>). Ainsi, les salaires minimums de Zurich et de Winterthour pourront entrer en vigueur et des milliers de salarié-e-s profiter de salaires plus élevés. Le peuple pourra en outre se prononcer au final sur cette attaque contre les salaires minimums, le fédéralisme et la démocratie directe.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_Bundesgericht-Lausanne_wikimedia-Norbert_Aepli_cc-by_259e0325f1.webp" length="405032" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11720</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 12:34:26 +0200</pubDate><title>Un compromis pour un financement avantageux de l’AVS est sur la table</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-compromis-pour-un-financement-avantageux-de-lavs-est-sur-la-table</link><description>Proposition de la conférence de conciliation sur la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Renoncer à financer la 13e rente AVS signifie relever l’âge de la retraite. L’Union syndicale suisse (USS) appelle donc le Conseil des États et le Conseil national à approuver la proposition de la conférence de conciliation sur le financement de la 13e rente AVS. Le financement mixte est durable, solide et socialement équilibré.</p><p>Pour les salarié-e-s, la légère hausse des cotisations sur les salaires est à peine perceptible. En contrepartie, elle permet la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25 ans. Pour la grande majorité de la population, à savoir celles et ceux qui vivent de revenus bas et moyens, ce projet est très avantageux.</p><p>Les employeurs aussi peuvent assumer sans difficulté une hausse des cotisations. Aujourd’hui, les entreprises versent moins de cotisations qu’il y a quinze ans. Depuis 2021, la part patronale a diminué de près de 0,3 point de pourcentage, soit plus du double de ce que coûte le financement mixte. Cette baisse s’explique par la diminution des accidents professionnels et des naissances.</p><p>Qui rejette la proposition de la conférence de conciliation refuse en réalité de financer la 13e rente AVS. L’objectif des opposants est clair : relever l’âge de la retraite. Or la population, et tous les cantons, ont clairement dit non à cette option, en même temps qu’ils ont largement accepté la 13e rente AVS. Le relèvement de l’âge de la retraite n’est pas une solution envisageable, même lorsque la mesure est présentée sous des formulations technocratiques telles que « mesures structurelles ». Si le financement échoue aujourd’hui, il coûtera plus cher demain.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11718</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2026 13:18:51 +0200</pubDate><title>Important succès d’étape contre l’extension des heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/important-succes-detape-contre-lextension-des-heures-douverture-des-magasins</link><description>Le Conseil des États rejette l’attaque contre le repos dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États de rejeter le projet d’extension des heures d’ouverture des magasins. Un premier pas décisif est ainsi franchi pour protéger les salarié-e-s du commerce de détail et préserver le dimanche chômé.</p><p>L’USS s’est dès le début opposée à l’allongement des heures d’ouverture. Celui-ci accroît en effet la pression sur le personnel, détériore la conciliation entre vie professionnelle, vie familiale et loisirs, sans apporter de bénéfice économique démontrable. Aujourd’hui déjà, beaucoup de salarié-e-s du commerce de détail sont pris-e-s dans une course aux délais et à la performance. Le secteur est confronté depuis des années à des horaires irréguliers et à une charge de travail élevée. Plutôt que d’étendre encore les plages de travail, il faut enfin améliorer les conditions de travail, gagner en prévisibilité et prendre des mesures contre l’épuisement croissant.</p><p>Le dimanche chômé est une conquête sociale majeure. Il protège la santé des salarié-e-s et permet de passer du temps en famille et avec les ami-e-s, ainsi que d’avoir une vie sociale. De nouveaux assouplissements des heures d’ouverture éroderaient progressivement cette protection. La décision du Conseil des États envoie donc un signal clair contre la commercialisation rampante du dimanche.</p><p>La bataille n’est toutefois pas terminée. L’USS s’engagera avec détermination pour que le Conseil national rejette à son tour ce projet et mette un terme à cette attaque contre les conditions de travail dans le commerce de détail. Cette décision est d’autant plus importante que le repos dominical est à nouveau sous pression sur un autre front. Par son intervention visant à étendre le télétravail le dimanche, le conseiller aux États Thierry Burkart veut encore affaiblir les dispositions de protection en vigueur. L’USS s’opposera résolument à ces tentatives. Les salarié-e-s ont besoin de da-vantage de protection et de meilleures conditions de travail, pas d’un grignotage insidieux de leur vie sociale par le travail.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11714</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2026 17:21:55 +0200</pubDate><title>Financement de la 13e rente AVS : compromis sur la table</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-de-la-13e-rente-avs-compromis-sur-la-table</link><description>Décision du Conseil des États concernant la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Le Conseil des États a fait aujourd’hui un nouveau pas en direction du Conseil national, en supprimant le mécanisme d’intervention et en ne relevant pas le taux réduit de TVA. La hausse modérée des cotisations salariales et de la TVA pour financer la 13e rente AVS est socialement équilibrée, durable et suffisante. Dès la procédure de consultation du projet, une majorité des cantons ainsi que des branches à bas salaires s’étaient prononcés en faveur d’un financement mixte. L’Union syndicale suisse (USS) demande aujourd’hui au Conseil national d’approuver le financement mixte et d’assumer ainsi la responsabilité d’un financement susceptible de rallier une majorité et socialement équilibré.</strong></p><p>Une hausse des cotisations salariales est socialement équitable et économiquement supportable : les salarié·e·s subiront une augmentation quasiment indolore de leurs cotisations salariales, en échange de la plus forte hausse des rentes AVS des 25 dernières années. Une telle mesure est tout à fait acceptable pour les employeurs également : comme l’USS l’a souligné à diverses reprises, les cotisations salariales à la charge des employeurs ont fortement baissé depuis 2021. Ils paient même moins de cotisations salariales aujourd’hui qu’il y a 15 ans.</p><p>Lors de la procédure de consultation, 21 cantons et les associations professionnelles des secteurs à bas salaires se sont prononcés en faveur d’un financement mixte. Ce plébiscite montre que le financement mixte offre un très bon rapport qualité-prix pour des pans entiers de l’économie, autrement dit pour les travailleuses et travailleurs comme pour les entreprises.</p><p>Au cas où l’Assemblée fédérale ne trouverait pas de solution sur cet objet, la Confédération devra intervenir en puisant dans ses ressources générales. Selon la Constitution, la Confédération peut couvrir jusqu’à la moitié des dépenses de l’AVS, dont elle assume près d’un cinquième à l’heure actuelle. L’USS invite par conséquent le Conseil national à prendre ses responsabilités afin de trouver une solution socialement équilibrée et susceptible de rallier une majorité, en approuvant à son tour un financement mixte.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11711</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 12:04:01 +0200</pubDate><title>Une femme active sur deux subit du harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-femme-active-sur-deux-subit-du-harcelement-au-travail</link><description>L’USS demande la ratification de la Convention n° 190 de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral propose la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’Organisation internationale du travail (OIT) contre la violence et le harcèlement, et en faveur d’un environnement de travail sûr et salubre. L’Union syndicale suisse (USS) salue cette étape et appelle le Parlement à décider rapidement d’une ratification attendue depuis longtemps.</p><p>La violence et le harcèlement font partie du quotidien professionnel de nombreuses personnes en Suisse. Des études montrent qu’une femme active sur deux subit du harcèlement sexuel sur son lieu de travail au cours de sa vie professionnelle. Les jeunes femmes, les apprenti-e-s et les personnes occupant des emplois précaires sont particulièrement touché-e-s. Beaucoup de victimes se taisent, par crainte de répercussions professionnelles. C’est pourquoi l’USS salue le message du Conseil fédéral proposant la ratification des conventions n° 190 et 191 de l’OIT. Par cette démarche, celui-ci reconnaît l’importance de la protection contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail et confirme que la Suisse satisfait aujourd’hui déjà aux exigences de ces conventions. La ratification ne nécessite aucune modification légale. La procédure de consultation a en outre montré que la ratification bénéficie d’un large soutien : cantons, syndicats et organisations patronales appuient les objectifs de la convention.</p><p>Avec la convention n° 190, l’OIT a, pour la première fois, fixé des normes internationales contraignantes contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. La convention reconnaît le droit de toute personne à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement. La convention n° 191 renforce le droit à un environnement de travail sûr et salubre en tant que droit fondamental du travail.</p><p>L’USS demande depuis des années la ratification de la convention n° 190. Pourtant, celle-ci a été retardée pendant longtemps. Or des études récentes montrent clairement qu’il y a urgence à agir. De nombreuses entreprises ne disposent pas encore de mesures de protection efficaces contre le harcèlement sexuel et la violence au travail. La ratification ne résoudra pas ces problèmes à elle seule. Mais elle constitue un signal politique fort : la violence et le harcèlement dans le monde du travail ne relèvent pas de la sphère privée et ne sont pas des actes anodins. Chaque travailleuse et chaque travailleur a droit à un lieu de travail exempt de violence, de harcèlement et de discrimination. La Suisse a soutenu cette convention, les conditions légales sont réunies et la ratification est largement appuyée. Il n’y a aucune raison de repousser plus longtemps cette étape. L’USS demande au Parlement de ratifier rapidement les conventions n° 190 et 191 de l’OIT.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11709</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 11:36:30 +0200</pubDate><title>L’USS décide à l’unanimité de lancer un référendum contre l’attaque contre les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/luss-decide-a-lunanimite-de-lancer-un-referendum-contre-lattaque-contre-les-salaires-minimums</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 5 juin 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) lancera un référendum si le Parlement décide que les salaires minimums cantonaux et communaux peuvent à l’avenir être contournés par des conventions collectives de travail (CCT). C’est ce qu’a décidé aujourd’hui à l’unanimité l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Face à la hausse du renchérissement, les délégué-e-s ont aussi adopté une résolution demandant une augmentation des salaires réels, ainsi qu’une offensive salariale. Enfin, pour améliorer la situation des apprenti-e-s, ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances durant l’apprentissage.</p><p>Plusieurs cantons et villes ont instauré des salaires minimums, qui doivent permettre aux salarié-e-s de subvenir à leurs besoins. Ces rémunérations sont le fruit d’initiatives populaires clairement acceptées par la population. Une partie du patronat et des partis bourgeois veut aujourd’hui les contourner par une décision de l’Assemblée fédérale. Leur idée est de détourner les CCT de leur but : dans les branches couvertes par des CCT étendues, il devrait être possible de fixer à l’avenir des salaires minimums inférieurs. Or les salarié-e-s à bas salaire de l’hôtellerie-restauration, des salons de coiffure, des boulangeries ou des boucheries peinent déjà à joindre les deux bouts. La révision leur laisserait encore moins de moyens pour vivre.</p><p>Cette décision serait inédite sur le plan démocratique et institutionnel : pour la première fois, des accords de droit privé primeraient sur des décisions populaires.</p><p>Même sans cette attaque politique contre les salaires, les rémunérations restent sous pression. À l’automne, l’inflation atteindra 1 à 1,5 %. Elle gommera ainsi les hausses obtenues lors des dernières négociations (environ 1 %). Pour beaucoup de salarié-e-s, il n’y a plus eu de progrès des salaires réels depuis 2016, alors même que l’économie s’est bien portée durant cette période. En vue des prochaines négociations, les délégué-e-s de l’USS exigent donc de véritables augmentations des salaires réels et appellent à mener une offensive salariale.</p><p>Par d’autres résolutions, les délégué-e-s de l’USS ont aussi demandé au Parlement d’améliorer la situation des salarié-e-s. Ils ont réaffirmé la revendication de huit semaines de vacances pendant l’apprentissage. Ils appellent également le Parlement à mettre en œuvre correctement l’initiative sur les soins infirmiers. Outre les mesures proposées par le Conseil fédéral (obligation de négocier une CCT, réduction de la durée maximale du travail, etc.), il faut des directives contraignantes pour garantir des effectifs adaptés aux besoins et un financement public substantiel.</p><h3 class="heading--h5">Résolutions et décisions</h3><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/040.02F_salaires_minimums_adapte_AD260605.pdf">Salaires minimums – référendum (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_1_pouvoir_d_achat_AD260605.pdf">Pouvoir d'achat (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_2_apprentissage_AD260605.pdf">Valeur d'apprentissage (pdf)</a><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2026/resolution_3_soins_adapte_AD260605.pdf">Mettre en œuvre de l’initiative sur les soins (pdf)</a></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_SGB-DV_MiLo-Foto_Webseite_472f98532a.webp" length="683886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11704</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2026 14:12:05 +0200</pubDate><title>Tendance alarmante dans le 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/tendance-alarmante-dans-le-2e-pilier</link><description>Commentaire de l’étude Swisscanto sur les caisses de pension 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On observe une évolution préoccupante dans le 2e pilier : la prévoyance professionnelle tend à s’éloigner du modèle d’assurance sociale pour se rapprocher d’une solution de type fonds de placement. Tel est l’un des principaux enseignements de l’étude sur les caisses de pension publiée aujourd’hui par la Banque cantonale de Zurich (BCZ). Pour la première fois, les personnes partant à la retraite ont été plus nombreuses à choisir le versement du capital. Les avoirs des personnes actives sont majoritairement bien rémunérés. En revanche, les rentes et les taux de conversion stagnent.</p><p>Le 2<sup>e</sup> pilier a pour but de permettre le maintien du niveau de vie antérieur grâce à une couverture collective. Les évolutions récentes ne répondent plus à cet objectif. Les rentes du 2<sup>e</sup> pilier doivent à nouveau être améliorées, par exemple au moyen d’une hausse des taux de conversion ou d’une revalorisation des rentes. Les assuré-e-s doivent recevoir des informations claires et standardisées concernant leurs prestations, les paramètres déterminants et les coûts. Le rapport prix-prestations doit lui aussi être amélioré. Des mesures s’imposent en particulier dans les institutions collectives et communes proposées par des prestataires commerciaux.</p><p>Une prévoyance vieillesse collective bien gérée offre de meilleures prestations qu’une couverture individuelle. La part élevée des retraits en capital constitue dès lors un signal d’alarme. Nous constatons que plusieurs banques et certain-e-s conseiller-ère-s en prévoyance recommandent aux assuré-e-s d’opter pour le versement en capital. La BCZ, une banque active auprès de la clientèle privée, affirme que les faibles taux de conversion ne jouent aucun rôle dans le choix du retrait en capital. Selon l’enquête pourtant, la majorité des assuré-e-s ne connaît même pas le taux de conversion.</p><p>Les hommes retirent en moyenne un capital de 200 000 francs environ, les femmes de 80 000 francs environ. Ces montants sont insuffisants pour couvrir les besoins à long terme. Sur le plan de la politique sociale, ils soulèvent des questions importantes.</p><p>Il existe une marge d’amélioration des prestations de la prévoyance professionnelle. Ainsi que le révèle l’étude, le rendement attendu est de 3 % alors que le rendement cible n’est que de 2 %.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Geldscheine_SNB_ef1b24f9d5.webp" length="290596" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11700</guid><pubDate>Mon, 01 Jun 2026 17:27:51 +0200</pubDate><title>Pas touche aux salaires minimums !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-aux-salaires-minimums-conseil-national</link><description>Le Conseil national cherche à affaiblir les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a décidé aujourd’hui de s’attaquer aux salaires minimums cantonaux et communaux. Son projet est d’affaiblir les salaires minimums et de priver ainsi de nombreux travailleurs et travailleuses de salaires permettant de vivre dignement de leur travail. Cela est inacceptable aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). L’assemblée des délégué-e-s de l’USS du 5 juin décidera des suites à y donner, si nécessaire jusqu’au lancement d’un référendum.</p><p>L’attaque décidée aujourd’hui par le Conseil national vise à ce que les salaires minimums cantonaux et communaux ne s’appliquent plus à tous les travailleurs et travailleuses – alors même que les cantons ou communes concernés ont expressément décidé le contraire. Le personnel soumis à une CCT déclarée de force obligatoire serait exclu de la protection des nouveaux salaires minimums. Les salaires minimums existants seraient affaiblis au passage. Cette décision touche en premier lieu la main-d’œuvre occupée dans des secteurs à bas salaires, comme l’hôtellerie-restauration et le nettoyage. Or bien des personnes perçoivent également un salaire de misère dans les salons de coiffure, dans la location de services, les boulangeries ou les boucheries.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Attaque contre des décisions démocratiques, contre la Constitution et le fédéralisme</strong></h3><p>La décision du Conseil national sape les décisions démocratiques prises dans les cantons et les communes. Dans les cantons de Genève et Neuchâtel, la population a voté en faveur de salaires minimums applicables à toute la main-d’œuvre couverte par une CCT. Il en va de même à Zurich et Winterthour, et au Tessin où le Parlement a adopté un salaire minimum sans dérogation liée aux CCT-DFO. Or le projet du Conseil national ne fait aucun cas de ces décisions. Là où des salaires minimums sont déjà en place, comme à Genève et Neuchâtel ou en ville de Lucerne, ils ne seront plus adaptés au renchérissement. Partout ailleurs, les personnes soumises à une CCT n’en verront jamais la couleur.</p><p>Cette décision est contraire à la Constitution et porte atteinte au fédéralisme. Car la politique sociale relève de la compétence des cantons et des communes. Ce sont eux qui supportent les coûts de l’aide sociale. Or, à l’avenir, il ne leur serait plus possible d’adopter des instruments efficaces pour réduire la pauvreté au travail. En bref&nbsp;: Berne dicte, les cantons passent à la caisse.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’assemblée des délégué-e-s décidera ce vendredi des suites à donner</strong></h3><p>Quiconque travaille en Suisse doit pouvoir vivre décemment de son salaire. Les salaires minimums y contribuent directement. Partout où ils ont été introduits, on compte moins de personnes touchant des salaires de misère, sans que le taux de chômage ait augmenté. Une telle attaque contre les salaires ne restera pas sans réponse. Son assemblée des délégué-e-s de vendredi 5&nbsp;juin&nbsp;2026 (dès 09&nbsp;h&nbsp;30, secrétariat central d’Unia, Weltpoststrasse&nbsp;20, Berne) décidera des suites à y donner.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11697</guid><pubDate>Fri, 22 May 2026 15:49:30 +0200</pubDate><title>OUI à la solidarité, NON au nouveau statut de saisonnier !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/oui-a-la-solidarite-non-au-nouveau-statut-de-saisonnier</link><description>Votation populaire du 14 juin 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La migration est une réalité qui fait partie de notre quotidien. Elle constitue également un moteur de la Suisse. Le fait que des personnes s’installent et travaillent ici ne relève pas d’une crise, mais d’une réalité suisse, au cœur de la réussite de notre pays. C’est précisément cette réalité vécue, ordinaire et utile, qui dérange l’UDC.</p><p><span lang="FR-CH">Sous couvert d’être une «&nbsp;initiative pour la durabilité&nbsp;», l’initiative de l’UDC «&nbsp;Pas de Suisse à 10&nbsp;millions&nbsp;» constitue dans les faits une attaque frontale contre les droits, la dignité et l’existence des travailleuses et travailleurs, en particulier des migrant-e-s. Elle cible celles et ceux qui construisent jour après jour notre pays et contribuent au modèle de réussite suisse. En cas d’acceptation, des mesures drastiques de limitation dans le domaine de l’asile et du regroupement familial devraient s’appliquer dès 9,5 millions d’habitant-e-s. Comme ces mesures concernent avant tout les séjours de plus de douze mois, des étranger-ère-s continueraient certes à immigrer en Suisse, mais sous un nouveau statut, rétrograde, de «&nbsp;saisonnier&nbsp;». Les personnes concernées vivraient dans une insécurité permanente, à la merci de leur employeur. Le risque d’exploitation, de dumping salarial et de discrimination sur le lieu de travail augmenterait dangereusement. De telles conséquences seraient néfastes pour l’ensemble de la population.</span></p><p><span lang="FR-CH">Cette initiative toucherait aussi de plein fouet les bases mêmes de la vie de famille. Comme 51&nbsp;% des migrant-e-s immigrent pour des raisons familiales, l’abolition annoncée du regroupement familial et la résiliation d’accords internationaux menaceraient directement le droit à la vie de famille. Une telle politique risque de déchirer des familles et rappelle les heures les plus sombres du statut de saisonnier, lorsque des enfants devaient être cachés pour rester auprès de leur père ou de leur mère, réduits au rang «&nbsp;d’enfants du placard&nbsp;», privés d’école et de vie sociale.</span></p><p><span lang="FR-CH">Pour les initiant-e-s, la migration est un bouc émissaire commode pour détourner l’attention de leurs propres échecs politiques. La pénurie de logements, la pression sur les salaires et les trains bondés ne sont pas la faute des personnes qui s’installent en Suisse. Ces problèmes résultent d’années de blocage des partis bourgeois, qui refusent d’investir dans des logements abordables, dans la protection des salaires et dans les infrastructures. En s’attaquant à la normalité de la migration, l’UDC cherche surtout à faire oublier ces problèmes structurels.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’initiative introduit une distinction entre les travailleuses et travailleurs et cherche à les diviser en fonction de leur origine. En fin de compte, elle fragilise la défense collective des intérêts et accentue la pression sur les salaires, les rentes et les emplois de toutes les personnes vivant en Suisse.</span></p><p><span lang="FR-CH">À cette logique d’exclusion et à la xénophobie, les syndicats opposent une vision claire&nbsp;: une politique migratoire et d’asile sociale, féministe et solidaire, qui garantit les droits fondamentaux quel que soit le titre de séjour et renforce la participation sociale, économique et politique.</span></p><p><span lang="FR-CH">Nous exigeons de vraies solutions, pas des messages de haine et de division. Il est temps d’investir dans des logements abordables, d’instaurer des contrôles systématiques contre le dumping salarial, de faire respecter les conventions collectives de travail et de garantir les mêmes droits et la même protection à toutes les travailleuses et tous les travailleurs.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Les membres des syndicats sont appelé-e-s à se mobiliser dans les entreprises, auprès de leurs ami-e-s, au sein des fédérations afin de s’opposer à toute discrimination et de convaincre de glisser dans l’urne un NON clair et solidaire le 14 juin prochain.</span><span lang="FR-CH"></span></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/4/csm_NEIN10Mio_7caa8cf543.webp" length="200712" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11695</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 18:56:07 +0200</pubDate><title>La Cour internationale de Justice confirme que le droit de grève fait partie de la liberté syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-cour-internationale-de-justice-confirme-que-le-droit-de-greve-fait-partie-de-la-liberte-syndicale</link><description>Le Tribunal fédéral doit désormais corriger les restrictions problématiques du droit de grève</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La Cour internationale de Justice (CIJ) a confirmé aujourd’hui, dans un avis consultatif, que le droit de grève fait partie intégrante de la liberté syndicale protégée par une convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT). L’Union syndicale suisse (USS) salue expressément cette décision. Celle-ci renforce les droits syndicaux sur le plan international et apporte une clarification juridique importante pour les travailleuses et travailleurs du monde entier.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Par son avis, la CIJ confirme la pratique de longue date des organes de contrôle de l’OIT, selon laquelle le droit de grève constitue un élément indissociable de la liberté syndicale et du droit d’organisation syndicale. L’avis rejette ainsi la tentative, menée depuis des années par les organisations patronales internationales, d’exclure le droit de grève du champ de protection de la Convention n° 87 de l’OIT. Du point de vue de l’USS, il est particulièrement problématique que la Suisse ait défendu la position contraire dans la procédure devant la CIJ. Les représentantes et représentants officiels de la Suisse ont fait valoir devant la Cour que la Convention n° 87 de l’OIT ne consacrait pas de droit de grève. Sur la scène internationale, la Suisse s’est ainsi retrouvée aux côtés d’une petite minorité d’États qui refusaient de reconnaître le droit de grève comme étant protégé par la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><h3 class="heading--h5"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Des conséquences claires pour la Suisse</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></h3><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La décision rendue aujourd’hui a aussi une portée directe pour la Suisse et pour la jurisprudence du Tribunal fédéral relative au droit de grève. Jusqu’ici, le Tribunal fédéral soumettait les grèves à un contrôle de proportionnalité problématique, plus concrètement à une interdiction dite «&nbsp;des mesures excessives&nbsp;». Selon cette approche, une grève ne devrait pas être plus «&nbsp;incisive&nbsp;» que nécessaire. Selon l’Union syndicale suisse (USS), cette jurisprudence n’est pas compatible avec le droit de grève garanti par la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Les conflits du travail ne peuvent remplir leur fonction que s’ils peuvent exercer une pression économique effective. Un droit de grève qui ne pourrait être appliqué que dans la mesure où des tribunaux estiment a posteriori qu’il était nécessaire perd une grande partie de son efficacité pratique. L’USS attend donc que la Suisse et le Tribunal fédéral tirent les conséquences de l’avis de la Cour internationale de Justice. Le Tribunal fédéral doit rompre avec sa pratique relative à l’interdiction des mesures excessives. La Suisse est tenue de garantir la liberté syndicale et le droit de grève en conformité avec les obligations internationales découlant de la Convention n° 87 de l’OIT.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L’avis rendu aujourd’hui constitue un succès important pour le mouvement syndical et, plus largement, pour l’ensemble des droits sociaux fondamentaux. Il renforce la sécurité juridique en droit international du travail et confirme que sans droit de grève effectif, il n’y a pas de véritable liberté syndicale.</span></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11693</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 13:43:57 +0200</pubDate><title>Les problèmes de santé se multiplient dans le monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-problemes-de-sante-se-multiplient-dans-le-monde-du-travail</link><description>Renforcer la protection de la santé au travail est plus que jamais nécessaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Les absences pour raisons de santé des salarié-e-s en Suisse restent à un niveau alarmant. Selon les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique, les salarié-e-s ont manqué le travail 8,2 jours en moyenne en raison d’une maladie ou d’un accident en 2025. En 2010, ce chiffre n’était en-core que de 6,3 jours. Les absences ont ainsi augmenté de près d’un tiers en quinze ans.</strong></p><p>Les absences sont particulièrement nombreuses dans les professions à bas salaires, où la charge physique ou organisationnelle est lourde. Mais la hausse ne concerne plus uniquement les métiers les plus pénibles. Ces dernières années, les absences ont aussi fortement progressé chez les technicien-ne-s, dans les professions de bureau et dans l’artisanat. Presque toutes les branches sont touchées. Cette tendance révèle un problème structurel des conditions de travail, qui s’étend à des pans toujours plus larges du monde du travail.</p><p>L’évolution selon l’âge est frappante. Si les absences sont élevées depuis longtemps chez les salarié-e-s plus âgé-e-s, on observe une augmentation marquée également chez les 15–24 ans depuis la pandémie de coronavirus. Les atteintes à la santé apparaissent ainsi de plus en plus tant en fin qu’en début de de carrière.</p><p>Les causes de l’augmentation des absences pour cause de maladie sont multiples. Il est toutefois indéniable que les conditions de travail sont au cœur du problème. Dans aucun pays de l’UE, les salarié-e-s à plein temps ne travaillent autant qu’en Suisse. Dans le même temps, l’intensification du travail et la pression à la flexibilité augmentent depuis des années. Flux de travail densifiés, sous-effectifs chroniques, forte pression des délais, horaires irréguliers, charges psychosociales et joignabilité permanente menacent toujours davantage la santé des salarié-e-s.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) appelle les employeurs à assumer pleinement leurs responsabilités. Ceux-ci doivent respecter strictement les temps de travail et de repos, garantir des plans de service fiables, assurer une planification du personnel suffisante et prendre des mesures efficaces contre la pression excessive des délais et de la performance. Au lieu de s’attaquer aux causes des atteintes à la santé, de nombreux employeurs répondent aujourd’hui en alourdissant la pression administrative sur les employé-e-s, par exemple via des mécanismes de contrôle renforcés ou l’exigence d’un certificat médical dès le premier jour de maladie. Ces mesures instaurent un climat de méfiance sans traiter les causes des problèmes de santé. Plus de pression administrative n’améliore pas la santé des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’augmentation des absences met aussi en lumière des lacunes dans la protection de la santé au travail. Si les prescriptions existent, elles s’avèrent insuffisantes lorsque leur mise en œuvre est défaillante. Dans de nombreux secteurs, il manque des contrôles systématiques, des normes d’exécution claires et une coordination efficace entre les instances compétentes. Certaines entreprises ne sont contrôlées que tous les vingt ans.</p><p>L’USS exige donc un net renforcement de l’exécution et de la prévention. Les risques pour la santé au travail, en particulier les charges psychosociales et organisationnelles, doivent être recensés systématiquement et combattus de manière efficace. En parallèle, il s’agit de stopper les attaques contre la protection des salarié-e-s, en particulier l’extension du travail du dimanche et l’allongement des journées de travail – lesquelles peuvent aller jusqu’à 17 heures.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11691</guid><pubDate>Wed, 20 May 2026 14:03:44 +0200</pubDate><title>Si la 13e rente AVS est financée, l’AVS n’a pas besoin de financement supplémentaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-la-13e-rente-avs-est-financee-lavs-na-pas-besoin-de-financement-supplementaire</link><description>La consultation sur la réforme AVS 2030 est ouverte</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les documents de consultation publiés aujourd’hui sur la réforme AVS 2030 confirment que l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de financement additionnel lorsque celui de la 13e rente AVS aura été décidé. Le financement mixte, combinant cotisations salariales et TVA, constitue un compromis qui garantit un financement solide et socialement équilibré de la 13e rente AVS. La réforme AVS 2030 doit s'attaquer au problème de l’augmentation des lacunes de cotisations. Celles-ci coûtent cher : une année de cotisations manquante se traduit par 700 francs de rente en moins par an.</strong></p><p><span lang="FR-CH">Celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie ont droit à une rente décente, sans avoir à prolonger leur activité. Ce principe ne doit pas être remis en cause. L’USS salue le fait que le Conseil fédéral renonce à relever l’âge de la retraite dans son avant-projet AVS&nbsp;2030. D’autant plus que la population avait clairement refusé (à 75&nbsp;%) cette augmentation en 2024, et ce dans tous les cantons. La focalisation d’AVS&nbsp;2030 sur le travail au-delà de l’âge de référence est malvenue. La réforme AVS21 avait déjà assoupli les conditions du départ à la retraite.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS rejette aussi fermement tout nouveau durcissement des retraites anticipées. Cela vaut en particulier pour les personnes ayant accompli de longues carrières dans des conditions de travail pénibles. Dans son avant-projet AVS&nbsp;2030, le Conseil fédéral relève l’âge minimal de la retraite anticipée à 63 ans dans la prévoyance professionnelle. Il prévoit des exceptions pour les retraites anticipées négociées par les partenaires sociaux, en cas de licenciement et dans le cadre du droit du personnel d’un employeur de droit public (p. ex. service du feu), mais en aucun cas avant 60 ans. Pour l’USS, cette dégradation est inacceptable.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS juge en revanche positif le fait que le projet cherche à résoudre le problème des lacunes de cotisations. Aujourd’hui, une personne sur cinq arrivant à la retraite accuse des lacunes dans son compte AVS. Le nombre de personnes concernées a presque doublé au cours des 15&nbsp;dernières années. Chaque année manquante entraîne une réduction de 2,3&nbsp;% de la rente AVS, soit environ 60 francs de moins par mois, à vie. Les lacunes résultent souvent de l’absence d’obligation de cotiser sur les indemnités journalières maladie et accident. Avec la hausse des absences de longue durée, il est crucial de soumettre toutes les indemnités journalières à l’obligation de cotiser à l’AVS. Par ailleurs, de nombreuses personnes sans activité lucrative présentent aussi des lacunes dans l’AVS. À l’instar de la procédure applicable aux indépendant-e-s, chez qui les lacunes sont nettement moins fréquentes, l’obligation prévue pour les autorités fiscales d’annoncer ces cas aux caisses de compensation constitue un début de réponse.</span></p><p><span lang="FR-CH">D’autres mesures sont nécessaires pour lutter contre le travail au noir. Lorsque les employeurs ne versent pas les cotisations, non seulement les travailleuses et travailleurs encourent des lacunes de cotisations et des baisses de rentes. L’AVS et les autres assurances sociales perdent également des recettes.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11679</guid><pubDate>Tue, 12 May 2026 08:19:45 +0200</pubDate><title>Les rendements des placements doivent revenir aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rendements-des-placements-doivent-revenir-aux-assure-e-s</link><description>Rapport de la CHS PP sur la situation financière des caisses de pension</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis 2015, le niveau moyen des nouvelles rentes versées par les caisses de pensions a reculé de 11 % pour atteindre un plus bas historique. À cela s’ajoute une perte de pouvoir d’achat de plus de 7 % due au renchérissement. Dès lors, le 2e pilier n’atteint plus l’objectif fixé par la Constitution, à savoir permettre de maintenir le niveau de vie habituel. Pour beaucoup, la rente ne suffit plus pour vivre. Pourtant, la situation financière du 2e pilier est bonne. Il faut donc des rémunérations décentes et des hausses de rentes.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Avec une performance nette de 6,1 %, 2025 a de nouveau été une bonne année pour les caisses de pension. Point positif, deux caisses sur cinq ont rémunéré les avoirs de prévoyance à 5 % ou davantage. Près de la moitié des caisses ont augmenté les rentes, et près de 10 % l’ont fait de manière durable, sous la forme d’une compensation du renchérissement ou d’une 13e rente. Mais, à l’inverse, les avoirs de vieillesse de nombreux salarié-e-s n’ont été relevés que de manière marginale. Cela illustre les injustices du système. Le taux d’intérêt minimal, par exemple, ne remplit pas sa fonction. Fixé à 1,25 %, il est beaucoup trop bas. Il permet ainsi à des caisses de ne pas faire participer suffisamment les assuré-e-s aux rendements, ou de ne pas exploiter leur potentiel de performance. Les caisses tablent sur des rendements de quelque 2,5 % en moyenne. Au vu des rendements cibles et des taux techniques faibles, c’est un indice supplémentaire qu’une partie des rendements n’est pas reversée aux assuré-e-s.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">La surveillance du 2e pilier doit contrôler l’utilisation conforme et appropriée de la fortune de prévoyance. Cela implique aussi d’évaluer le rapport prix-prestations. Or, dans la pratique, cet examen est beaucoup trop rare. La Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) devrait le relever et le dénoncer. Le cas de Tellco pk met en lumière ces dérives. L’évaluation de la réforme structurelle de la LPP confirme elle aussi les pratiques abusives des institutions collectives et communes, qui se font au détriment des assuré-e-s. Les directives publiées récemment par la CHS PP relatives aux actes juridiques passés avec des personnes proches vont néanmoins dans la bonne direction. Pour l’USS, une chose est certaine : une assurance sociale telle que le 2e pilier ne doit pas générer des bénéfices au détriment des assuré-e-s. Elle doit être organisée comme une structure à but non lucratif.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Dans son rapport, la CHS PP a de nouveau évalué la « redistribution entre assuré-e-s actif-ve-s et bénéficiaires de rentes ». Même si, ces dernières années, elle a toujours conclu à une « redistribution au détriment des bénéficiaires de rentes », cette estimation est contestable pour deux raisons. Premièrement, elle ne relève pas de ses tâches légales. Deuxièmement, toute prévoyance vieillesse institutionnalisée repose, économiquement parlant, sur un transfert de pouvoir d’achat des personnes actives vers les retraité-e-s. Le 2e pilier représente une épargne collective doublée d’une répartition collective des risques et des promesses de prestations constantes. En ce sens, les « redistributions » font partie intégrante du système et sont économiquement efficientes.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Arbeiter-50plus_Werkstatt_ist-Liderina_7cf720e3d9.webp" length="146878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11677</guid><pubDate>Fri, 08 May 2026 11:47:07 +0200</pubDate><title>Le travail à temps partiel n’est pas un « mode de vie »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-travail-a-temps-partiel-nest-pas-un-mode-de-vie</link><description>Les salarié-e-s réduisent leur taux d’occupation pour compenser l’augmentation de la charge de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon l’Union patronale suisse (UPS), le travail partiel chez les salarié-e-s âgé-e-s constitue en réalité un « mode de vie ». Or des études de la Confédération et d’instituts de recherche montrent que les salarié-e-s plus âgé-e-s optent avant tout pour le temps partiel parce qu’ils et elles sont épuisé-e-s par des décennies de travail et cherchent à compenser l’intensification du travail par une réduction de leur taux d’occupation.</p><p><span lang="FR-CH">Certaines semaines, une infirmière peut travailler 50 heures en service par équipe. Le travail est physiquement et émotionnellement éprouvant. La pénurie de personnel accentue encore la pression. Le personnel soignant doit souvent s’occuper de nombreux patient-e-s en même temps. On comprend aisément qu’après plus de 30 ans dans un métier aussi exigeant, les soignant-e-s finissent par dire&nbsp;: «&nbsp;Je ne peux plus travailler à 100&nbsp;%. Je réduis mon taux de travail pour tenir jusqu’à la retraite.&nbsp;»&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Le secteur des soins n’est pas le seul à souffrir d’une charge de travail élevée. Des enquêtes montrent que, pour beaucoup, le monde professionnel est devenu plus stressant. Lors de la dernière Enquête suisse sur la santé de l’Office fédéral de la statistique (OFS) en 2022, près d’un quart des travailleuses et travailleurs déclaraient être «&nbsp;toujours ou la plupart du temps&nbsp;» stressé-e-s au travail. Dix ans plus tôt, ce taux s’établissait à 17&nbsp;%</span><a href="/publications#_ftn1" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[1]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Le sentiment de devoir être joignable en permanence met beaucoup de salarié-e-s sous pression.&nbsp; Près de 40&nbsp;% disent que les exigences de joignabilité sont pesantes</span><a href="/publications#_ftn2" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[2]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Une large majorité souhaite une séparation claire entre travail et temps libre</span><a href="/publications#_ftn3" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[3]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Mais beaucoup n’arrivent pas à accomplir toutes leurs tâches pendant les horaires de travail normaux. Près de 30&nbsp;% – soit nettement plus que dans l’UE – déclarent devoir travailler pendant leur temps libre pour répondre aux exigences professionnelles</span><a href="/publications#_ftn4" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[4]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Et ce, alors qu’en Suisse, on travaille déjà beaucoup et longtemps. Dans presque aucun pays européen, la durée hebdomadaire moyenne d’un emploi à plein temps n’est plus élevée que chez nous. Au Danemark, les employé-e-s à plein temps effectuent près de cinq heures de moins par semaine</span><a href="/publications#_ftn5" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[5]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Pas étonnant dans ces conditions que l’indice de stress au travail de Promotion Santé Suisse grimpe d’année en année</span><a href="/publications#_ftn6" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[6]</sup></span></a><span lang="FR-CH">.</span></p><p><span lang="FR-CH">À l’inverse, il n’est pas surprenant non plus que celles et ceux qui peuvent se le permettre réduisent leur taux de travail, surtout après une longue carrière professionnelle. L’Union patronale suisse qualifie de «&nbsp;mode de vie&nbsp;» le travail à temps partiel des personnes, généralement âgées, qui déclarent renoncer au plein temps par manque d’intérêt</span><a href="/publications#_ftn7" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[7]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Mais quand quelqu’un réduit son taux d’occupation après des années de labeur parce qu’il ou elle ne veut ou ne peut plus supporter un plein temps stressant, on est loin d’un prétendu «&nbsp;mode de vie&nbsp;«&nbsp;.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">De plus, la part des salarié-e-s qui déclarent ne pas être intéressé-e-s par un plein temps ne représente qu’une minorité&nbsp;: seules 17&nbsp;% des femmes à temps partiel et 19&nbsp;% des hommes à temps partiel citent ce motif comme raison principale</span><a href="/publications#_ftn8" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[8]</sup></span></a><span lang="FR-CH">. Pour l’écrasante majorité des employé-e-s à temps partiel, d’autres raisons fondent leur décision&nbsp;: garde d’enfants, formation initiale et continue, autres obligations familiales ou encore maladie. Pourtant, il y a de fortes chances que ces raisons ne soient même pas évoquées dans le débat sur le travail à temps partiel présenté comme un «&nbsp;mode de vie&nbsp;».&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Il est au contraire préoccupant de savoir que tout le monde ne peut pas réduire son taux d’occupation pour alléger sa charge de travail. L’analyse de l’Union patronale montre que les salarié-e-s âgé-e-s bien rémunéré-e-s recourent plus souvent à cette possibilité. Celles et ceux qui ne peuvent pas – ou ne veulent pas – se permettre de réduire leur activité risquent à l’inverse davantage de problèmes de santé. Cela se traduit notamment par une hausse des absences</span><a href="/publications#_ftn9" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[9]</sup></span></a><span lang="FR-CH"> pour raisons de santé et par de nouveaux cas AI, surtout parmi les salarié-e-s âgé-e-s</span><a href="/publications#_ftn10" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"><sup>[10]</sup></span></a><span lang="FR-CH">.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’Union patronale suisse (UPS) déplore que le temps partiel prive l’État de recettes fiscales et de cotisations et favorise l’immigration. Pour résoudre le problème, elle prône une baisse des prélèvements et une réduction des «&nbsp;incitations négatives&nbsp;». Cette interprétation a de quoi surprendre dans la mesure où le niveau excessif des prélèvements ne figure quasiment jamais parmi les raisons principales qui poussent nombre de salarié-e-s âgé-e-s à travailler moins. À la place, il faut combattre le stress et la surcharge de travail. Les employeurs doivent mettre en place une protection de la santé plus efficace et les cantons appliquer les prescriptions de façon correcte. Et surtout&nbsp;: les contrôles doivent être nettement renforcés.&nbsp;</span></p><p>&nbsp;</p><hr><p><a href="/publications#_ftnref1" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[1]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/actualites/quoi-de-neuf.assetdetail.30305740.html" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/actualites/quoi-de-neuf.assetdetail.30305740.html</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref2" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[2]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://gesundheitsfoerderung.ch/sites/default/files/migration/documents/Faktenblatt_072_GFCH_2022-08_-_Job-Stress-Index_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://gesundheitsfoerderung.ch/sites/default/files/migration/documents/Faktenblatt_072_GFCH_2022-08_-_Job-Stress-Index_2022.pdf&nbsp;</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;</span></p><p><a href="/publications#_ftnref3" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[3]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.unilu.ch/fakultaeten/wf/institute-zentren-forschungsstellen/center-fuer-human-resource-management/forschung/schweizer-human-relations-barometer/ergebnisse/ausgaben/schweizer-hr-barometer-2020/"><span lang="FR-CH">https://www.unilu.ch/fakultaeten/wf/institute-zentren-forschungsstellen/center-fuer-human-resource-management/forschung/schweizer-human-relations-barometer/ergebnisse/ausgaben/schweizer-hr-barometer-2020/</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref4" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[4]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.eurofound.europa.eu/fr/surveys-and-data/surveys/european-working-conditions-survey/ewcs-2024"><span lang="FR-CH">https://www.eurofound.europa.eu/fr/surveys-and-data/surveys/european-working-conditions-survey/ewcs-2024</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref5" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[5]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tps00071/default/table"><span lang="FR-CH">https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tps00071/default/table</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref6" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[6]</span></a><a href="https://friendlyworkspace.ch/fr/themes/le-stress-lie-au-travail/etude-job-stress-index" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH"> https://friendlyworkspace.ch/fr/themes/le-stress-lie-au-travail/etude-job-stress-index</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref7" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[7]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.arbeitgeber.ch/fr/leconomie-en-clair/le-travail-a-temps-partiel-un-mode-de-vie-le-plus-grand-potentiel-se-situe-chez-les-plus-de-50-ans-pas-dans-la-generation-z/" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.arbeitgeber.ch/fr/leconomie-en-clair/le-travail-a-temps-partiel-un-mode-de-vie-le-plus-grand-potentiel-se-situe-chez-les-plus-de-50-ans-pas-dans-la-generation-z/</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref8" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[8]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/rm/home.assetdetail.36057608.html" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.bfs.admin.ch/bfs/rm/home.assetdetail.36057608.html</span></a></p><p><a href="/publications#_ftnref9" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[9]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/activite-professionnelle-temps-travail/heures-travail/absences.html" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/activite-professionnelle-temps-travail/heures-travail/absences.html</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;</span></p><p><a href="/publications#_ftnref10" title><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">[10]</span></a><span lang="FR-CH"></span><a href="https://www.bsv.admin.ch/fr/statistique-ai" target="_blank" rel="noreferrer"><span style="font-size:10.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">https://www.bsv.admin.ch/fr/statistique-ai</span></a><span lang="FR-CH">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_Pflegerin-am-Boden_iSt_s-m-karlsson_6be0cb95c9.webp" length="64244" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11674</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 21:57:30 +0200</pubDate><title>30 ans de Loi fédérale sur l’égalité </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/30-ans-de-loi-federale-sur-legalite</link><description>Au boulot, toutes et tous égaux? 
Le 1er juillet 2026 à 18h à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Le 1<sup>er</sup> juillet 2026 marquera le 30<sup>ème</sup> anniversaire de la Loi fédérale sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg). Pourtant, l’égalité au travail est encore loin d’être atteinte : les femmes gagnent en moyenne 1&nbsp;364 francs de moins que les hommes, les professions comptant une importante proportion de femmes continuent d’être moins bien payées, une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Nous profitons de l’anniversaire de la LEg pour faire le point&nbsp;: où en est l'égalité dans la vie professionnelle aujourd'hui&nbsp;? Où subsistent des lacunes&nbsp;? Et quels sont les leviers d’action&nbsp;?</span></p><p><strong>Mercredi le 1<sup>er</sup> juillet 2026, 17h45 – Kino Rex Bern, Schwanengasse 9, 3011 Berne&nbsp;</strong><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;"><strong>&nbsp;</strong></span></p><p><a href="https://events.bfh.ch/event-details.html?id=Gleichstellung_im_Erwerbsleben_-_eine_Momentaufnahme3696858416&amp;lang=fr" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;">Inscription…</span></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11673</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 18:43:45 +0200</pubDate><title>Merci, Benoît ! Danke, Urban !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/merci-benoit-danke-urban</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le 1<sup>er</sup> mai, Benoît Gaillard et Urban Hodel ont remis la codirection de la communication de l’USS. Par leur travail de communication et de mobilisation, ils ont contribué de manière décisive à la nette acceptation de la 13<sup>e</sup> rente AVS, au rejet de l’âge de la retraite à 67 ans et au refus de la réforme antisociale de la LPP.</span></p><p><span lang="FR-CH">Trois objets de politique sociale en votation en l’espace de six mois, trois victoires. Le plus grand succès reste, sans conteste, la 13<sup>e</sup> rente AVS. Une initiative populaire syndicale qui, avec plus de 58 % de oui, a franchi le cap de la double majorité du peuple et des cantons. Et cela face à un adversaire qui disposait d’un budget de campagne deux fois plus élevé et prétendait représenter de «&nbsp;larges milieux&nbsp;». Benoît et Urban ont grandement contribué à ce que cette amélioration des rentes, attendue depuis trop longtemps, réunisse une majorité. Le même dimanche de votation, l’initiative sur les rentes des Jeunes Libéraux-Radicaux était également balayée, avec plus de 74&nbsp;% de non.</span></p><p><span lang="FR-CH">Six mois plus tard à peine, la réforme de la LPP passait à son tour devant le peuple. Rien que le terme « déduction de coordination » suffit à plonger des salles de conférence entières dans un sommeil profond. Malgré cela, Benoît et Urban ont réussi à faire comprendre les enjeux essentiels de la révision&nbsp;: les assuré-e- s risquaient de payer plus pour moins de rentes. Qui sait expliquer la politique des caisses de pension de façon à se faire écouter et à susciter le non connaît son métier.</span></p><p><span lang="FR-CH">On se souvient aussi de la manifestation pour les rentes à Berne à l’automne 2021, de la campagne pour le pouvoir d’achat en 2023 ou des mobilisations féministes annuelles autour du 14 juin. À maintes reprises, la pression et l’écho médiatique sont venus de la rue.</span></p><p><span lang="FR-CH">Derrière ces succès, il y a également un travail de fond minutieux. Benoît et Urban ont développé de manière systématique les canaux en ligne et la présence de l’USS sur les réseaux sociaux. Ils ont su transformer une petite base d’adresses en un outil permettant des mobilisations rapides et de grande ampleur. Et ils ont accompli tout cela sans négliger le reste&nbsp;: le travail relationnel, la disponibilité, le coup de fil au bon moment, les luttes menées ensemble.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Avant leur départ, comme une sorte de travail de fin d’études, ils ont encore conçu la campagne syndicale du non contre l’initiative chaos de l’UDC, soumise au vote le 14&nbsp;juin prochain. Cette initiative menace la libre circulation des personnes et risque de provoquer le démantèlement des mesures d’accompagnement, avec des conséquences directes sur les salaires et les emplois. Le fait que la position de l’USS soit claire et visible sur ce dossier est aussi à mettre à leur crédit.</span></p><p>Tous deux poursuivent désormais leur engagement ailleurs. Benoît Gaillard a fait son entrée au Conseil national. Urban Hodel devient co-secrétaire général de l’Association suisse des locataires et participe à l’élaboration de l’initiative sur les loyers. Ils restent des alliés dans ce combat.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/9/csm_yess_8e34e8e63a.webp" length="60706" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11671</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 09:39:22 +0200</pubDate><title>L’initiative de l’UDC met en danger l’avenir des jeunes générations</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/linitiative-de-ludc-met-en-danger-lavenir-des-jeunes-generations</link><description>Alliance de jeunesse contre l’initiative des 10 millions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Une large alliance d’organisations et de partis de jeunesse s’engage contre l’initiative «&nbsp;Pas de Suisse à 10 millions&nbsp;». L’initiative de l’UDC n’apporte aucune réponse aux problèmes actuels&nbsp;: elle en crée de nouveaux. Elle menace la cohésion sociale, porte atteinte aux droits fondamentaux et compromet la capacité des jeunes générations à construire activement leur avenir.</span></p><p><strong><span lang="FR-CH"></span></strong></p><p><span lang="FR-CH">L’alliance de jeunesse, composée des Jeunes Vert’libéraux, des Jeunes du Centre, des Jeunes Vert·e·x·s, de la Jeunesse socialiste suisse (JS), des Jeunes PEV, de la CSAJ (Conseil suisse des activités de jeunesse), de l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) et de la Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS), s’oppose fermement à l’initiative «&nbsp;Pas de Suisse à 10 millions&nbsp;». Elle défend les droits humains et s’engage pour un avenir riche en opportunités pour les jeunes générations.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Cette initiative vise à restreindre des droits fondamentaux et à refermer la Suisse sur elle-même. L’histoire montre pourtant les conséquences de telles politiques. Sous le statut de saisonnier, les travailleuses et travailleurs étrangers ne pouvaient séjourner en Suisse que temporairement, souvent dans des conditions de vie et de travail précaires. Leurs familles n’avaient pas de droit de séjour, ce qui a conduit à des situations dramatiques&nbsp;: des enfants étaient cachés aux autorités et privés d’école. La période précédant l’introduction de la libre circulation des personnes a laissé une empreinte profonde dans l’histoire du pays.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Les jeunes générations n’ont pas connu cette réalité – et nous nous engageons à ce que de telles situations indignes ne se reproduisent jamais. Pour nous, il est clair&nbsp;: nous nous battons pour un avenir dans lequel chacune et chacun peut se déplacer librement et construire sa vie de manière autonome. Les jeunes doivent pouvoir étudier et travailler là où ils le souhaitent, dans des conditions équitables. La libre circulation des personnes, les programmes d’échange comme Erasmus et la reconnaissance mutuelle des diplômes rendent cela possible.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p>Un avenir porteur d’opportunités repose sur l’ouverture, les échanges et la diversité. Une Suisse qui se replie sur elle-même compromet son développement. C’est pourquoi nous nous engageons résolument pour une Suisse ouverte et connectée, qui crée des perspectives et permet aux jeunes générations de façonner leur avenir.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Jugendallianz_Photo-Manu-Friederich_903ed277de.webp" length="171098" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11666</guid><pubDate>Fri, 01 May 2026 12:00:00 +0200</pubDate><title>1er mai 2026 : des manifestations, des rassemblements et des festivités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2026-des-manifestations-des-rassemblements-et-des-festivites-dans-toute-la-suisse</link><description>Journée internationale du travail – des dizaines de milliers de personnes dans les rues</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>À l’occasion de la Fête du travail, des dizaines de milliers de personnes descendent aujourd’hui dans les rues de plus de 50&nbsp;villes ou communes de Suisse. Sous le slogan «&nbsp;Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi&nbsp;!&nbsp;», les travailleuses et travailleurs manifestent avec force contre l’initiative extrême de l’UDC pour le chaos, contraire aux intérêts de la population active et des personnes retraitées. En effet, un plafonnement strict de la population mettrait en péril tant les salaires que les retraites.</strong></p><p>L’initiative extrême de l’UDC, sur laquelle nous allons voter le 14&nbsp;juin&nbsp;2026, plongerait la Suisse dans le chaos. Elle menace les salaires, les retraites et les emplois de ce pays. C’est pourquoi les syndicats ont placé l’actuelle Fête du travail sous le signe de cet objet de vote radical. Il faut dire que l’initiative vise à dénoncer la libre circulation des personnes et, partant, tous les accords bilatéraux avec l’Union européenne. Elle entend limiter la population résidente, comme seul le régime autoritaire chinois l’avait tenté jusque-là. Avec l’augmentation du nombre de retraités qui s’annonce, le nombre de jeunes actifs devrait fatalement diminuer.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Non à la Suisse de l’UDC</strong></h3><p>L’initiative de l’UDC est une manœuvre typique de la droite populiste. Elle prétend remédier à la pénurie de logements, au chômage et à la pression sur les salaires. La vérité est hélas bien différente : en cas d’adoption, l’horizon s’assombrirait pour une Suisse toujours plus isolée. L’initiative de l’UDC conduirait non seulement à une rupture avec l’Europe, en obligeant la Suisse à mettre fin à la voie bilatérale. Elle nous obligerait également à dénoncer la Convention des droits de l’homme. Son message aux personnes dépourvues de passeport à croix blanche est le suivant : vous n’êtes pas les bienvenus ici. Des familles seraient ainsi déchirées, et beaucoup de personnes se verraient contraintes de travailler dans des conditions précaires.</p><p>La résistance face à la menace d’une Suisse à l’image de l’UDC était bien visible dans tout le pays. La principale manifestation, organisée à Zurich, a réuni plus de 15&nbsp;000&nbsp;participants. <strong>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, prend la parole lors de la manifestation du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai à Lausanne</strong>, dont voici une citation&nbsp;: «&nbsp;Nous combattons l’initiative de l’UDC, qui vise à limiter la population à 10&nbsp;millions de personnes. Nous ne voulons pas d’une Suisse où les travailleuses et travailleurs peuvent certes venir, mais au prix d’une séparation de leurs familles. Nous nous opposons à la suppression des contrôles salariaux, à la sous-enchère salariale et au travail au noir. Nous ne voulons pas d’une politique qui, à l’heure du vieillissement démographique, limite artificiellement le nombre de personnes actives.&nbsp;»</p><p><strong>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia, résume la situation dans son discours du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai à Aarau&nbsp;:</strong> «&nbsp;l’initiative ‘Pas de Suisse à 10&nbsp;millions’, sur laquelle nous voterons le 14 juin, menace les droits de tous les travailleurs. Cette initiative vise à supprimer la libre circulation des personnes avec l’UE et, du même coup, le droit de s’établir et de travailler sans subir de discrimination. Par un effet domino, les mesures d’accompagnement seraient abrogées et la protection salariale démantelée. L’initiative sonnerait le glas des accords bilatéraux qui nous lient à nos pays voisins. D’où un chaos économique et des pertes d’emplois massives dans l’industrie d’exportation. Voilà pourquoi cette année, la journée du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai est placée sous la devise <strong>«&nbsp;Défendre les salaires et les emplois – non au repli sur soi&nbsp;!&nbsp;»</strong>.</p><p>De nombreuses manifestations se poursuivent ou débuteront en cours de soirée. Un aperçu est disponible sur <a href="https://1er-mai.ch" target="_blank" rel="noopener"><u>www.1er-mai.ch</u></a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_Lausanne_BG_cbf9790486.webp" length="454168" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11664</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:09:40 +0200</pubDate><title>Changement à la tête du secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/changement-a-la-tete-du-secretariat-de-luss</link><description>Daniel Lampart assumera à partir de 2027 de nouvelles fonctions au sein du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Daniel Lampart quittera en fin d’année la direction du secrétariat de l’Union syndicale suisse (USS), qu’il occupe depuis de longues années, ainsi que son poste d’économiste en chef. À partir de 2027, il assumera une nouvelle fonction visant à donner davantage de poids aux intérêts des salarié·e·s au sein du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Le comité présidentiel de l’USS l’a en effet nominé pour la présidence du réseau PK-Netz dès 2027 et proposant que Gabriela Medici assure à l’avenir seule la direction du secrétariat. L’USS fait ainsi d’une pierre deux coups, opérant un changement générationnel à la tête de son secrétariat tout en mettant davantage l’accent sur la prévoyance professionnelle.</p><p>Daniel Lampart est depuis presque 20 ans économiste en chef de l’USS, dont il est également devenu premier secrétaire en 2011. Le secrétariat de l’USS est aujourd’hui codirigé par Daniel Lampart et Gabriela Medici. Après le congrès de novembre, Gabriela Medici en prendra seule les rênes. Quant à la question de la succession au poste d’économiste en chef de l’USS, elle sera réglée au départ de Daniel Lampart.</p><p><strong>Priorité supplémentaire : le 2<sup>e</sup> pilier</strong><br>Dans ses futures fonctions, Daniel Lampart veillera à renforcer la présence syndicale dans les caisses de pensions, s’engagera pour un meilleur rapport qualité/prix et mettra l’accent sur la participation des travailleuses et travailleurs. En parallèle, il déploiera à l’intention des syndicats une campagne de formation et d’information sur les questions économiques. En nominant Daniel Lampart à la tête du réseau PK-Netz, le comité présidentiel de l’USS souligne l’importance stratégique de la prévoyance professionnelle. Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier gère aujourd’hui plus de mille milliards de francs de capital des salarié·e·s. Et comme c’est là que se jouent toujours plus le niveau et la qualité des futures rentes, l’USS tient y à faire davantage entendre la voix des syndicats.</p><p>En tant que responsable du secrétariat de l’USS, Daniel Lampart a marqué de son empreinte la faîtière syndicale comme peu d’autres l’ont fait, pendant deux décennies. Il a été l’un des acteurs-clés de la politique salariale, de l’élaboration et de la défense des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, ainsi que de la prévoyance vieillesse. Daniel Lampart a également représenté les syndicats au sein d’institutions essentielles du partenariat social, comme vice-président du Conseil de la Suva depuis 2019, vice-président de la Commission de surveillance du fonds de compensation de l’assurance-chômage, ainsi que membre du Conseil de la Banque nationale suisse et de la Commission de la concurrence (COMCO). Il restera vice-président du Conseil de la Suva, où il continuera de représenter l’USS.</p><p>La présidence de l’USS remercie d’ores et déjà Daniel Lampart de son engagement hors du commun et des réalisations ayant marqué son mandat de responsable du secrétariat de l’USS, en se réjouissant qu’il souhaite continuer à s’engager pour une cause chère aux syndicats.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;grâce à ses analyses approfondies de la situation et à sa fermeté aux négociations, Daniel Lampart a donné du poids aux revendications des travailleuses et travailleurs, dans les milieux politiques comme au sein de la population et face aux employeurs. Le fait qu’il assume désormais des responsabilités dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier est un signal fort&nbsp;: de bonnes rentes s’y décident de plus en plus. Les travailleuses et travailleurs doivent y être représentés avec toute la force nécessaire.&nbsp;»<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_Lampart-Medici_web_f0aaffd0f3.webp" length="316076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11661</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 19:03:34 +0200</pubDate><title>Le Conseil national refuse de mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-refuse-de-mettre-en-oeuvre-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Pénurie de personnel soignant et volonté populaire ignorées 	</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national confirme les décisions de sa commission et vide presque entièrement de sa substance le projet de loi visant à mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers. En plus de constituer un déni choquant de la volonté populaire, ce refus constitue un véritable affront au personnel soignant soumis à une pression croissante.</p><p>À l’ouverture des débats, les organisations du secteur de la santé ont remis hier au Parlement un appel signé par 190&nbsp;000 personnes. Le message est clair : la situation ne peut plus durer. Dans les hôpitaux, les EMS et les services d’aide et de soins à domicile, le personnel est à bout. Beaucoup s’épuisent ou changent de métier. Ainsi la crise des soins s’exacerbe et la couverture sanitaire est menacée. Connus de longue date, ces constats suscitent une vive inquiétude dans la population. C’est pourquoi l’initiative sur les soins infirmiers a été acceptée massivement en votation populaire il y a déjà bien plus d’une législature. Lors de cette session extraordinaire, le Conseil national aurait donc dû, au minimum, accélérer sa mise en œuvre et la rendre effective. Au lieu de cela, il prépare délibérément un désastre&nbsp;: il a confirmé dans les grandes lignes le projet du Conseil fédéral, pourtant déjà largement insuffisant, puis encore édulcoré par la commission chargée de l’examen préalable.</p><p>Le Conseil national a rejeté des mesures essentielles comme la réduction de la durée maximale du travail, une compensation équitable des heures supplémentaires ou la mise en place de commissions cantonales tripartites, pourtant proposées par le Conseil fédéral. Les mesures indispensables pour garantir des effectifs adaptés aux besoins ainsi que, plus généralement, le financement de l’ensemble de ces mesures avaient déjà été écartées en amont. Seule l’obligation de négocier des conventions collectives de travail a été inscrite dans la loi.</p><p>La politique, c’est avant tout une question de responsabilité. Ignorer délibérément la nécessité, dictée par les enjeux démographiques et sanitaires, d’améliorer les conditions de travail dans le secteur des soins, c’est faire exactement l’inverse. Il appartient désormais au Conseil des États de rectifier le tir clairement et rapidement. Il n’y a pas d’autre solution.</p><p>Il est par ailleurs clair qu’aucune décision ne doit être prise, ces prochaines semaines, qui risquerait d’aggraver encore la pénurie de personnel soignant. Cela vaut en particulier pour la votation du 14 juin sur l’initiative du chaos. Son acceptation serait une catastrophe pour le système de santé en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_260427_Pflege-Aktion-BH_Foto-Manu-Friederich-fuer-Unia_93086_a714906127.webp" length="94008" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11654</guid><pubDate>Sat, 25 Apr 2026 15:40:23 +0200</pubDate><title>1er mai 2026 : Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi !</title><link>https://1er-mai.ch</link><description>Appel, matériel et le programme de 1er mai 2026 pour toute la Suisse sur 1er-mai.ch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_1.Mai26_Web_1600_fr_96191fa637.webp" length="37410" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11637</guid><pubDate>Sat, 25 Apr 2026 09:45:00 +0200</pubDate><title>Protection des jeunes travailleurs et travailleuses insuffisante : un nombre disproportionné d’accidents professionnels chez les apprenti-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/protection-des-jeunes-travailleurs-insuffisante</link><description>Des risques élevés pour la santé et la vie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Chaque année en Suisse, environ 23’000 jeunes se blessent pendant leur formation professionnelle. Cela correspond à près d’un-e apprenti-e sur neuf. Le risque d’accident est ainsi deux fois plus élevé que chez les travailleurs et travailleuses adultes. Trois quarts des formateurs et formatrices ne disposent d’aucun temps pour la formation et l’encadrement des apprenti-e-s. Malgré des bases légales claires, la protection de la santé et la sécurité des apprenti-e-s ne sont pas garanties.</p><p>Les jeunes entre 15 et 24 ans sont particulièrement touchés par les accidents professionnels. Outre le manque d’expérience et de routine, ils souffrent surtout d’un encadrement et d’une supervision insuffisants par des formateurs et formatrices qualifié-e-s disposant de ressources temporelles adéquates. Parallèlement, les apprenti-e-s sont soumis à une forte pression de performance.</p><p>Les accidents typiques surviennent lors de travaux avec des machines ou manuels, en trébuchant ou en chutant, ou encore à cause de corps étrangers, souvent aux yeux et aux mains.</p><p>Chaque année, deux à trois accidents du travail impliquant des apprentis sont mortels, notamment dans l’agriculture, la sylviculture et la construction. Beaucoup de ces accidents se produisent déjà durant la première année d’apprentissage, ce qui indique clairement des lacunes dans l’introduction, l’encadrement et la surveillance.</p><h3 class="heading--h4">De bonnes lois, une mise en œuvre insuffisante</h3><p>Les bases légales sont claires : les jeunes bénéficient d’une protection particulière et les employeurs ont envers eux un devoir de diligence accru. Les travaux dangereux sont en principe interdits et les exceptions strictement limitées.</p><p>Les activités dangereuses ne sont autorisées pour les apprenti-e-s qu’à titre exceptionnel, lorsqu’elles sont indispensables à la formation et qu’elles se déroulent dans des conditions de sécurité strictes. Le problème réside donc clairement dans l’application des règles, qui relève de la responsabilité des entreprises formatrices. Des études montrent que, dans la pratique, la sécurité au travail et la protection de la santé passent trop souvent au second plan en raison de la pression de productivité, d’un manque de qualification et de négligences.</p><h3 class="heading--h4">Un encadrement insuffisant et une mauvaise délégation des responsabilités</h3><p>Un problème central est le manque d’encadrement des apprenti-e-s dans de nombreuses entreprises. Des enquêtes représentatives révèlent une situation préoccupante : 76 % des formateurs et formatrices ne disposent d’aucune ressource en temps pour assurer la formation et le suivi des apprenti-e-s.</p><p>Parallèlement, on attend des apprenti-e-s qu’ils identifient eux-mêmes les risques et qu’ils disent proactivement STOP. Des campagnes comme « Apprentissage en toute sécurité » sont justes et importantes, mais de transférer la responsabilité aux apprenti-e-s, souvent mineurs, est hautement problématique. En raison de leur position hiérarchique, les apprenti-e-s ont un statut faible et peuvent difficilement s’opposer à des situations dangereuses. La sécurité au travail est clairement une tâche de direction et ne doit pas être déléguée aux apprenti-e-s.</p><h3 class="heading--h4">Une charge psychique en hausse</h3><p>Outre les risques physiques, les charges psychiques des apprenti-e-s augmentent également. Le stress et la pression temporelle ont un impact direct sur la sécurité au travail. Pourtant, les risques psychosociaux restent encore trop peu pris en compte ou sont minimisés dans la formation et dans les entreprises.</p><h3 class="heading--h4">Agir maintenant</h3><p>Renforcer la formation professionnelle implique de placer la protection des apprenti-e-s au centre. L’Union syndicale suisse (USS) exige la mise en œuvre conséquente de toutes les dispositions relatives à la protection des jeunes travailleurs et travailleuses, en particulier dans les domaines de la sécurité au travail, de la protection de la santé ainsi que des temps de travail et de repos.</p><p>Cela implique une prise de responsabilité claire des entreprises formatrices, une tolérance zéro face aux violations, ainsi que du temps et des ressources pour les formateurs et formatrices, y compris une formation initiale et continue obligatoire.</p><p>Il faut également des contrôles réguliers par les autorités de surveillance ainsi que, de manière générale, des conditions de travail sûres et favorables à la santé, avec des possibilités de récupération suffisantes, notamment sous forme de davantage de vacances.&nbsp;</p><p>Une formation ne doit ni rendre malade ni être dangereuse. La protection des apprenti-e-s est non négociable et constitue une condition minimale pour une formation professionnelle attractive.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_Auszubildende-Werkstatt-Qualitaetskontrolle-Kopftuch_fotografixx-iStock_461a408809.webp" length="139836" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11657</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2026 14:00:00 +0200</pubDate><title>Les retraité-e-s laissé-e-s pour compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-retraite-e-s-laisse-e-s-pour-compte</link><description>Compensation du renchérissement nécessaire dans le 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) refuse de rendre obligatoire la compensation du renchérissement dans les caisses de pension. Elle laisse ainsi les retraité-e-s sur le carreau. En termes réels pourtant, les rentes du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier ont reculé de plus de 4&nbsp;% ces dix dernières années et les caisses de pension affichent une situation financière très solide. L’Union syndicale suisse (USS) exige que le non clair à la réforme LPP de 2024 soit pris au sérieux et qu’une compensation du renchérissement soit enfin introduite pour les rentes du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p>Les rentes AVS sont régulièrement adaptées à l’évolution des salaires et des prix. Ce n’est pas le cas des rentes des caisses de pension. Or, dans le message relatif à l’introduction de la LPP, le Conseil fédéral soulignait déjà qu’une adaptation à l’évolution des prix était déterminante pour réaliser l’objectif constitutionnel du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Cette évidence reste pleinement valable aujourd’hui.</p><p>En rejetant la réforme LPP en 2024, la population a envoyé un message très clair : les caisses de pension doivent revoir leur politique. Au lieu de diminuer les rentes, elles doivent mieux rémunérer les avoirs de vieillesse et compenser le renchérissement sur les rentes. C’est d’autant plus urgent que les prévisions d’inflation ont été sensiblement revues à la hausse ces dernières semaines.</p><p>Dans les caisses de pension de droit privé, le taux de couverture avoisine actuellement 120&nbsp;%. Les rendements de placement sont élevés et les réserves bien constituées. Les finances des caisses de pension sont donc saines. De plus, la Constitution exige que le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier permette de maintenir le niveau de vie antérieur. Sans compensation du renchérissement sur les rentes, cet objectif est impossible à réaliser, comme le Conseil fédéral le relevait il y a cinquante ans déjà.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;" lang="FR-CH">C’est pourquoi l’USS demande au Parlement que les rentes LPP soient régulièrement adaptées au renchérissement. Elle s’engagera en outre pour que les membres des conseils de fondation accordent une telle compensation au sein de leur caisse respective.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11651</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2026 16:51:38 +0200</pubDate><title>Pas touche au dimanche de congé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-au-dimanche-de-conge</link><description>Le personnel de la vente a lui aussi droit au repos et aux loisirs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De nombreux vendeurs et vendeuses travaillent déjà lorsque les autres ont congé, notamment le soir et le week-end. Ils le font souvent pour des salaires qui, dans les villes et les agglomérations, permettent à peine de vivre. Et voilà que le Conseil fédéral cède à son tour aux intérêts unilatéraux des partisans de l’hyperconsommation du canton de Zurich et souhaite autoriser l’ouverture des commerces douze dimanches par année dans toute la Suisse. L’USS appelle le Conseil des États à faire preuve d’équité envers le personnel de vente et à refuser le triplement du travail du dimanche lors de la session de juin. L’USS soutient les organisations de branche qui s’engagent par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s. Elle rejette fermement tout affaiblissement de la loi sur le travail.</p><p>La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail, et doit le rester. Le quotidien dans le commerce du détail se caractérise par une forte pression, des horaires irréguliers et des bas salaires. Le personnel accomplit chaque jour un travail important et précieux. Pourtant, sa charge de travail ne cesse de s’alourdir. L’initiative du canton de Zurich prévoit de porter de quatre à douze le nombre de dimanches d’ouverture des commerces sans autorisation. Le projet prévoit un affaiblissement massif des dispositions de protection de la loi sur le travail, et ce au détriment du personnel de vente. Les syndicats rejettent donc catégoriquement la mise en œuvre de cette initiative cantonale, qu’ils considèrent comme un démantèlement de la loi sur le travail et de la protection des travailleuses et travailleurs. L’USS critique le Conseil fédéral, qui fait passer unilatéralement les intérêts des partisans de l’hyperconsommation avant la protection de la santé.</p><h3 class="heading--h5">Une large alliance contre l’extension du travail dominical</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à cesser les attaques contre la santé et les droits du travail des salariés. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir.</p><h3 class="heading--h5">Le travail dominical risque d’être triplé</h3><p>La population s’oppose à l’extension et à la généralisation du travail du dimanche. Un potentiel triplement du travail dominical va à l’encontre de la volonté exprimée par les votant-e-s de nombreux cantons et communes, qui ont systématiquement rejeté l’allongement des heures d’ouverture des magasins lors de plus des deux tiers des votations. De plus, la majorité des cantons n’utilisent même pas la possibilité d’ouvrir les commerces sans autorisation quatre dimanches par an. Le triplement des ouvertures dominicales à douze jours étend massivement le travail du dimanche et touche de nombreuses branches, y compris la logistique. Pire encore, le projet vise à supprimer les suppléments de salaire de 50 % versés pour un maximum de six dimanches.</p><h3 class="heading--h5">La politique doit protéger la santé des travailleuses et travailleurs</h3><p>L’USS appelle le Conseil des États à mettre fin, lors de la session de juin, aux attaques contre la santé et les droits du travail des salarié-e-s. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale. Elle menace également la santé des travailleuses et travailleurs. Il s’agit de prendre au sérieux la réalité de la population qui travaille afin de renforcer la protection de la santé des salarié-e-s, non pas de l’affaiblir. L’Union syndicale suisse critique ce projet, qui risque de détériorer encore les conditions de travail et la protection de la santé.</p><p>L’USS s’engagera par tous les moyens pour la protection de la santé des salarié-e-s et s’oppose fermement à tout affaiblissement de la loi sur le travail. La protection de la santé est l’objectif suprême de la loi sur le travail.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11648</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 17:02:01 +0200</pubDate><title>Hausse des salaires réels grâce au faible renchérissement. Dans certaines branches, l’évolution salariale demeure insuffisante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausse-des-salaires-reels-grace-au-faible-rencherissement-dans-certaines-branches-levolution-salariale-demeure-insuffisante</link><description>L’USS réagit au nouvel indice des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Grâce au faible renchérissement (+0,2 %), les salaires réels des travailleuses et travailleurs ont progressé de 1,6 % en 2025 par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle l’indice des salaires de l’OFS. L’USS se réjouit de la progression particulièrement marquée de la rémunération des femmes. L’évolution moyenne positive des salaires masque toutefois d’importants écarts entre les branches. Dans le secteur de la santé et de l’action sociale, les salaires réels n’ont par exemple augmenté que de 0,2 %.</p><p>Malgré la hausse enregistrée l’an dernier, un retard salarial considérable subsiste. Ainsi, les salaires réels ne dépassent que de justesse (+0,7 %) leur niveau de 2016. Or, ils devraient évoluer au même rythme que la productivité du travail, laquelle a progressé nettement plus vite depuis 2016, gagnant plus de 12 %.</p><p>Les écarts entre branches restent significatifs. Dans l’hôtellerie-restauration, les salaires ont certes gagné 1,5 %. Mais au vu du retard accumulé, c’est encore insuffisant. Les salaires réels demeurent en effet 2,6 % en dessous de leur niveau de 2016. La plus mauvaise évolution s’observe dans le secteur de la santé et de l’action sociale, où les salaires réels n’ont progressé que de 0,2 %.</p><p>C’est un nouvel avertissement clair adressé au monde politique : face à la pénurie actuelle, appelée à s’accentuer, de personnel qualifié dans ce secteur, il est urgent d’améliorer les salaires et les conditions de travail.</p><p>Pour l’année en cours, les signaux sont préoccupants. L’accélération du renchérissement et les augmentations salariales modestes font craindre une stagnation des salaires réels pour 2026.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Delta_News_Hub-Flickr_CC_BY_2.0_corona_handgriff_reinigung_dff021d5e8.webp" length="313654" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11628</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 15:40:00 +0200</pubDate><title>Les excédents pour les directions des finances, la facture pour la population </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-excedents-pour-les-directions-des-finances-la-facture-pour-la-population</link><description>Finances cantonales 2025 </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comme chaque année, les comptes cantonaux affichent un résultat bien meilleur que prévu. Mais ces excédents ne sont pas gratuits : la population en paie la facture, notamment à travers les paquets d’économies mis en œuvre par les cantons et des réductions de primes insuffisantes. Il est temps que ces pratiques cessent.</p><p>À la mi-avril, les résultats des comptes 2025 sont désormais disponibles pour l'ensemble des cantons. Comme toujours, ceux-ci bouclent sur un résultat nettement meilleur que budgété. En 2025, l’écart se révèle toutefois plus marqué que ces dernières années. Pour 2025, les cantons tablaient sur un déficit total de 1,12 milliard de francs dans leurs comptes de résultats. Au final, ils affichent un excédent de 2,81 milliards. Autrement dit, les cantons se sont trompés de près de 4 milliards de francs. Pour mémoire, en 2024 déjà, les cantons s’étaient déjà largement fourvoyés en 2024, mais l’écart entre budget et comptes n’atteignait « que » 2,41 milliards de francs.</p><h3 class="heading--h5">Excédents : rien d’étonnant</h3><p>Presque tous les cantons justifient ces écarts significatifs par des effets inattendus sur les recettes, sous forme de rentrées fiscales plus élevées et de distributions de bénéfices de la Banque nationale (BNS). S’agissant des impôts, on ne peut pas parler de surprise : ces recettes supplémentaires découlent d’une pratique récurrente, selon laquelle les cantons sous-estiment délibérément les recettes, alors qu’ils ne font pas preuve de la même prudence pour les dépenses. Quant aux bénéfices de la BNS, la distribution multipliée par trois n’était certes pas prévisible au moment de l’établissement des budgets. Mais là aussi, les cantons se sont manifestement montrés beaucoup trop prudents dans leurs budget (la moitié des cantons s'attendait à une absence de distribution, ou tout au plus à une distribution simple). Pour autant, l'effet BNS n’est pas décisif. Car même en le mettant de côté, l’écart entre les budgets et les comptes cantonaux atteint encore 2,61 milliards de francs, soit davantage que l’année précédente.</p><h3 class="heading--h5">La population paie la facture</h3><p>Le problème de l’excédent n’est pas l’excédent en soi, mais le fait qu’il ne puisse pas être utilisé. Dans presque tous les cantons, il atterrit dans le mécanisme du frein à l’endettement ou est mis en réserve. Pour en arriver là, il a bien fallu que quelqu’un paie la facture, au sens propre. Et cette facture, c'est la population qui la règle. L’an dernier encore, les ménages à bas et moyens revenus ont dû faire face à des coûts bien trop élevés, souvent en hausse, pour l’accueil extrafamilial des enfants. Ils ont aussi payé l'addition d’une politique du logement ratée, avec des loyers qui continuent de flamber. Et surtout, ils ont encaissé un nouveau coup de massue avec les primes d’assurance-maladie. Imaginez un instant que les cantons n’aient pas simplement mis une partie ces excédents de côté, mais les aient utilisés au bénéfice de la population (laquelle paie au final les impôts). Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour voir ce que cela changerait.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Réductions de primes : au bon vouloir des cantons</h3><p>Prenons l’exemple des réductions des primes d’assurance-maladie. Celles-ci grimpent massivement depuis des années. Autrement dit, les assuré-e-s doivent sans cesse participer à la progression des coûts de l’assurance de base de manière dynamique. Les cantons, eux, ne participent pas dynamiquement à cette hausse. Ils déterminent à leur guise les moyens consacrés aux réductions et bien souvent, ils renoncent à les augmenter. Parfois, ils les réduisent même – en dépit de la croissance de la population et de la progression des primes. Le minimum serait donc que les cantons affectent une partie de leurs excédents à un allègement des assuré-e-s.</p><h3 class="heading--h5">Réductions de primes : en faire plus pour la population, exemple chiffré</h3><p>En 2025, les primes ont augmenté en moyenne de 5,7 %. Si l’on tient aussi compte de la croissance démographique, la somme totale des primes a progressé de 2,60 milliards de francs par rapport à l’année précédente. Avec leurs excédents, qui atteignent 2,81 milliards de francs, les cantons auraient donc les moyens d’absorber entièrement cette hausse en 2025, tout en restant dans les chiffres noirs. Et s’ils se limitaient à prendre en charge l’augmentation des primes des assuré-e-s qui bénéficient déjà de réductions de primes (en moyenne 29,5 % des assuré-e-s), la facture ne serait que de 768 millions de francs. Il leur resterait alors encore 2,04 milliards de francs d’excédent.</p><p>Pour une famille de quatre personnes au bénéfice de réductions de primes, cela représenterait un allègement de 700 francs. En comparaison, ce montant est à lui seul sept fois supérieur à la prétendue « aide aux ménages » mise en avant au printemps dans la campagne autour de l’initiative SSR « 200 francs, ça suffit ! ».</p><h3 class="heading--h5">Conclusion</h3><p>Il est temps que les cantons soulagent réellement les finances de la population. Le moyen le plus simple et le plus rapide est d’augmenter les réductions de primes d’assurance-maladie. Mais avant toute chose, les cantons doivent renoncer aux paquets d’économies insensés que bon nombre d'entre eux s’apprêtent à lancer ou appliquent déjà. Continuer à économiser sur le dos de la population est non seulement indécent du point de vue des finances publiques, mais également totalement malvenu au regard de la conjoncture actuelle.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11640</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 11:07:23 +0200</pubDate><title>La LAMal a 30 ans : célébrons les acquis, corrigeons les défauts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-lamal-a-30-ans-celebrons-les-acquis-corrigeons-les-defauts</link><description>30e anniversaire de la loi sur l’assurance-maladie LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Née en 1996, la loi sur l'assurance-maladie (LAMal) célèbre ses 30 ans. Avec des primes qui écrasent les budgets, beaucoup n’ont sans doute pas le cœur à la fête. Il ne faut pourtant pas jeter le bébé avec l’eau du bain&nbsp;: la loi a apporté beaucoup de choses positives, en particulier un accès universel et non discriminatoire à des soins de qualité. Avant la LAMal, les caisses privées faisaient la pluie et le beau temps. Elles pouvaient refuser d’assurer, exclure des assuré-e-s ou varier les primes selon les personnes. Et aujourd’hui&nbsp;? Les primes sont presque trois fois plus élevées qu’à l’introduction de la LAMal. Autant dire qu’on préfère ne pas imaginer à quoi ressemblerait aujourd’hui un système sans règles, ni garde-fous comme celui qui régnait l’époque.</span></p><p><span lang="FR-CH">Cela dit, la LAMal reste un compromis politique. Du point de vue syndical, il était donc insuffisant dès le départ. Ruth Dreifuss, ancienne conseillère fédérale et ancienne secrétaire centrale de l’USS, résume la situation ainsi&nbsp;:</span></p><blockquote><p><span lang="FR-CH">«&nbsp;Le 30<sup>e</sup> anniversaire de la LAMal marque à la fois un succès et un nouveau départ.&nbsp;»</span></p></blockquote><p><span lang="FR-CH">Ce nouveau départ doit permettre de corriger deux défauts majeurs&nbsp;:</span></p><ul><li><span lang="FR-CH">le financement profondément antisocial du système. Les primes par tête sont un modèle totalement dépassé. Il est temps de l’abolir&nbsp;;</span></li><li><span lang="FR-CH">les reliquats du système des caisses. Bien qu’obligatoire et universelle, l’assurance de base continue d’être gérée par 40 entreprises privées. Résultat&nbsp;: les assuré-e-s subissent aujourd’hui encore l’arbitraire des caisses, par exemple lorsque le médecin-conseil d’une assurance refuse une garantie de prise en charge des frais.</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11639</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 10:37:44 +0200</pubDate><title>L’AVS a besoin d’un financement durable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lavs-a-besoin-dun-financement-durable</link><description>La CSSS-N n’est pas disposée à faire des compromis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une courte majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) entend financer la 13e rente AVS par une hausse de 0,5 point de la TVA. Limitée à 2033, cette solution ne garantit pas le financement de la 13e rente. Une forte minorité plaide au contraire pour un financement mixte socialement équilibré, durable et suffisant, combinant cotisations salariales et TVA. C’est aussi la position qui avait réuni une majorité lors de la consultation.</p><p>Acceptée par le peuple à une nette majorité en 2024, la 13e rente AVS a besoin d’un financement à long terme. L’Union syndicale suisse (USS) s’est toujours prononcée en faveur d’une solution reposant exclusivement sur les cotisations salariales : il s’agit de la variante la plus sociale et la plus respectueuse du pouvoir d’achat. Pour les travailleuses et travailleurs, une hausse à peine perceptible des cotisations se traduit par la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25 ans. Du côté des employeurs, une hausse des cotisations est tout aussi supportable. Ainsi que l’USS l’a démontré à plusieurs reprises, les cotisations patronales ont fortement reculé depuis 2021. Aujourd’hui, les employeurs versent même moins de cotisations qu’il y a 15 ans.</p><p>La décision de cette courte majorité de la CSSS-N est dès lors irresponsable, d’autant plus que le Conseil des États avait fait un grand pas en direction du Conseil national avec un projet fortement édulcoré. La forte minorité de la commission est même allée plus loin en biffant le mécanisme d’intervention. Malgré ces concessions, la majorité campe sur ses positions et crée des lacunes injustifiables dans les finances de l’AVS.</p><p>L’USS s’engagera pour que le Conseil national assume ses responsabilités et adopte un financement socialement équilibré, susceptible de réunir une majorité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11630</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2026 16:01:24 +0200</pubDate><title>Même la commission du Conseil national veut imposer des bas salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/meme-la-commission-du-conseil-national-veut-imposer-des-bas-salaires</link><description>Attaque contre les salaires minimums cantonaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) veut permettre de passer outre aux salaires minimums cantonaux. À l’instar du Conseil des États, elle veut que les salaires minimums cantonaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s soumis-e-s à une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire. Par sa décision, la CER-N prive des milliers de travailleuses et travailleurs d’un salaire qui permet de vivre. Elle piétine en outre sciemment la Constitution.</p><p>Le Conseil national avait déjà décidé l’été dernier que les salaires minimums cantonaux ne devaient plus s’appliquer aux salarié-e-s couvert-e-s par une CCT. Le Conseil des États s’était en dernier lieu prononcé pour une variante adaptée de ce diktat des bas salaires. La CER-N s’est désormais ralliée à la variante du Conseil des États. Les salarié-e-s couverts par une CCT qui touchent déjà aujourd’hui un salaire minimum cantonal ne devraient plus bénéficier à l’avenir d’aucune hausse du salaire minimum. Dans les cantons et les communes qui introduiront un salaire minimum, les salarié-e-s couverts par une CCT ne le percevront jamais.</p><h3 class="heading--h5">Attaque frontale contre les bas revenus</h3><p>Cette décision constitue une attaque frontale contre les bas revenus. Les personnes les plus touchées seront celles qui travaillent dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage ou les salons de coiffure. Il est pourtant prouvé que les salaires minimums améliorent les rémunérations les plus basses. Ils permettent aux travailleuses et travailleurs de vivre de leur salaire. Enfin, ils réduisent les inégalités salariales entre femmes et hommes, puisque de nombreuses femmes travaillent pour les salaires les plus bas. Par sa décision, la CER-N permet aux employeurs de réaliser des profits sur le dos des personnes au bas de l’échelle salariale. Et ce ne sont pas seulement les salarié-e-s qui en paieront le prix. Leurs familles, mais aussi la collectivité en supporteront également les coûts. Elles devront en effet venir en aide de celles et ceux dont le salaire, même à plein temps, ne suffit pas pour vivre.</p><h3 class="heading--h5">Délibérément contraire à la Constitution</h3><p>Ce diktat des bas salaires enfreint la Constitution et le fédéralisme. L’exception liée aux CCT va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit suisse et des décisions démocratiques prises par certains cantons et certaines communes. Le Conseil fédéral et les cantons ont déjà clairement mis en garde contre ce conflit. Malgré cela, la majorité du Conseil des États et désormais celle de la CER-N ont ignoré cet aspect afin de permettre aux employeurs, notamment dans l’hôtellerie-restauration, de continuer à verser des salaires de misère.</p><h3 class="heading--h5">Protection des droits acquis insuffisante</h3><p>La protection des droits acquis que la CER-N a désormais adoptée en opposition à la décision initiale du Conseil national, ne change pas grand-chose au caractère anticonstitutionnel de la mesure. Elle conduit elle aussi à une baisse des salaires, puisque les salaires minimums cantonaux à Genève et à Neuchâtel, ainsi que le salaire minimum communal à Lucerne, perdront progressivement de leur valeur réelle. Surtout, elle empêche les futurs salaires minimums de déployer pleinement leurs effets. La CER-N veut ainsi empêcher qu’à Zurich et Winterthour, des milliers de salarié-e-s à bas revenu puissent bénéficier du salaire minimum voulu par le peuple. Dans d’autres cantons et communes (Vaud, Valais, Tessin, Jura ainsi que les villes de Berne et Bienne), le Conseil des États réduit la marge de manœuvre d’initiatives en cours.</p><h3 class="heading--h5">Affaiblissement de la protection des salaires</h3><p>Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums cantonaux constituent un rempart essentiel contre le dumping salarial. Les employeurs et le Parlement affaiblissent la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. C’est jouer avec le feu et mettre en péril la politique d’ouverture de la Suisse à l’égard de l’UE. Accompagnée de mesures de protection sociale, celle-ci a pourtant fait ses preuves. L’USS s’opposera par tous les moyens à ces attaques contre les salaires minimums.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11616</guid><pubDate>Fri, 10 Apr 2026 15:31:04 +0200</pubDate><title>Enfin agir pour protéger les es assuré-e-s contre les pratiques abusives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/enfin-agir-pour-proteger-les-es-assure-e-s-contre-les-pratiques-abusives-tellco</link><description>Mise de la Fondation collective Tellco sous administration officielle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans, les syndicats et les médias dénoncent régulièrement les dysfonctionnements de la caisse de pension Tellco. En plaçant Tellco pk sous administration officielle, l’Autorité de surveillance des fondations de Suisse centrale franchit enfin un pas attendu de longue date. Mais celui-ci ne constitue qu’un début. Afin de garantir aux salarié-e-s la meilleure rente possible pour leurs cotisations, une surveillance nettement plus efficace s’impose. La participation des travailleuses et travailleurs telle que prévue par la loi doit être garantie. Notre prévoyance vieillesse ne doit pas servir à réaliser des profits.</p><p>La Tellco pk n’est malheureusement pas un cas isolé. Le 2<sup>e</sup> pilier est une assurance sociale. Comme beaucoup de domaines en Suisse, il est organisé de manière décentralisée, à travers quelque 1000 caisses de pension et fondations de prévoyance. Une assurance sociale ne doit pas générer des bénéfices au détriment des assuré-e-s. Elle doit être organisée comme une structure à but non lucratif. Dans l’AVS, cette organisation est globalement assurée. Dans le 2e pilier, en revanche, l’urgence d’agir est réelle et s’est même accentuée ces dernières années.</p><p>Aujourd’hui, près de trois salarié-e-s sur quatre ne sont plus affilié-e-s à une caisse de pension propre à leur entreprise, mais à une institution collective ou commune. Tellco pk fait partie des principaux prestataires en la matière, aux côtés des fondations des grands assureurs commerciaux Swiss Life, AXA ou Vita (Zurich). Il y a un peu plus de dix ans, seul-e un-e salarié-e sur deux était assuré-e auprès d’une telle institution.</p><p>Traditionnellement, les caisses d’entreprise constituent l’épine dorsale du 2<sup>e</sup> pilier. Un conseil de fondation composé de représentant-e-s élu-e-s des employeurs et des salarié-e-s veille au maintien d’un bon rapport qualité-prix. Ces caisses n’ont pas pour but de réaliser des bénéfices. Mais lorsque le conseil de fondation ne remplit pas son rôle, une partie de l’argent se perd inutilement, au profit par exemple de gestionnaires de fortune, de réassureurs ou d’autres intermédiaires. Dans les entreprises, les salarié-e-s peuvent toutefois contrôler le conseil de fondation et le remplacer si nécessaire.</p><p>Dans les fondations collectives comme Tellco pk, ce contrôle est souvent insuffisant, notamment parce que les membres des conseils de fondation n’ont généralement plus de lien direct avec les assuré-e-s. Un exemple l’illustre : avant l’intervention de l’autorité de surveillance, le président du conseil de fondation et représentant des salarié-e-s était Peter Hofmann. Selon son profil public, il exerce principalement comme administrateur de fondation et mène une activité indépendante à titre accessoire. Ni son profil ni le rapport de gestion ne permettent d’identifier un lien concret avec les salarié-e-s assuré-e-s.</p><p>Les lacunes de surveillance dans le 2<sup>e</sup> pilier relèvent d’un problème structurel. Un rapport établi sur mandat de l’Office fédéral des assurances sociales le confirme. Il conclut notamment que les frais administratifs sont sensiblement plus élevés dans les institutions collectives et communes. Dans certains domaines, comme la réassurance, des prestations sont externalisées auprès de prestataires qui ne représentent souvent pas les intérêts des assuré-e-s.</p><p>Le cas Tellco pk rappelle une fois de plus qu’une offensive résolue est nécessaire en matière de surveillance du 2<sup>e</sup> pilier. La prévoyance professionnelle est une assurance sociale. Notre prévoyance vieillesse ne doit pas servir à réaliser des profits. Les caisses de pension, au même titre que les institutions collectives et communes, doivent être surveillées par des personnes qui représentent les intérêts des assuré-e-s et disposent des compétences nécessaires. Dans plusieurs branches, comme l’hôtellerie-restauration, le second œuvre ou la coiffure, des solutions fondées sur le partenariat social existent et offrent un bon rapport prix-prestations. Elles sont gérées et contrôlées directement par les partenaires sociaux. Ce modèle doit servir de référence à d’autres secteurs.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11607</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:03:36 +0200</pubDate><title>Les salaires minimums renforcent la formation continue sans compromettre la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-salaires-minimums-renforcent-la-formation-continue-sans-compromettre-la-formation-professionnelle</link><description>Nouvelle étude</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une nouvelle étude met en lumière les effets positifs de l’introduction de salaires minimums sur la formation continue de l’ensemble des salarié-e-s&nbsp;: les salaires minimums cantonaux favorisent la formation continue financée par les employeurs sans nuire à celle des apprenti-e-s.</p><p>Une nouvelle étude du Swiss Leading House «&nbsp;Economics of Education&nbsp;» contredit un argument central des opposant-e-s aux salaires minimums : l’introduction de salaires minimums cantonaux ne nuit ni à la formation professionnelle ni à la formation des apprenti-e-s. Au contraire, elle incite les entreprises à investir davantage dans la formation continue formelle et générale, suivie pendant les heures de travail aux frais des employeurs.</p><h3 class="heading--h5">Les salaires minimums ne menacent pas la formation professionnelle</h3><p>En général, trois groupes de travailleuses et travailleurs sont exclus du champ d’application des salaires minimums cantonaux : les apprenti-e-s, les étudiant-e-s en stage ainsi que les personnes engagées dans des programmes d’insertion professionnelle.</p><p>Malgré cela, les opposant-e-s affirment régulièrement que les salaires minimums inciteraient les entreprises à offrir moins de places d’apprentissage, ou détourneraient les jeunes des apprentissages. Or selon l’étude, aucun élément ne permet d’étayer ces affirmations. Ni la part des entreprises formatrices ni la proportion de personnes peu qualifiées ou d’apprenti-e-s dans l’effectif total ne changent après l’introduction de salaires minimums cantonaux. L’étude écarte également l’hypothèse inverse, à savoir que les apprenti-e-s remplaceraient les travailleuses et travailleurs peu qualifié-e-s. Bien que les apprenti-e-s en soient exclus et gagnent nettement moins, les salaires minimums n’influencent pas la formation professionnelle initiale.</p><h3 class="heading--h5">Les salaires minimums favorisent sensiblement et durablement la formation continue</h3><p>L’étude a analysé les effets de l’introduction de salaires minimums cantonaux entre 2018 et 2022 dans cinq cantons (Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin, Bâle-Ville). Les résultats parlent d’eux-mêmes :</p><ul><li>la participation des travailleuses et travailleurs à une formation continue augmente d’environ 8&nbsp;%&nbsp;;</li><li>l’intensité de la formation continue – c’est-à-dire le temps consacré – progresse d’environ 14&nbsp;%&nbsp;;</li><li><p>les effets se manifestent dès l’année d’introduction et sont encore visibles aujourd’hui.</p><p>&nbsp;</p></li></ul><p>En d’autres termes, l’introduction de salaires minimums cantonaux accroît en moyenne de trois points de pourcentage la probabilité que les salarié-e-s participent à une formation continue, ainsi que l’intensité de la formation d’environ une demi-heure par mois.</p><p>Il est intéressant de noter que l’augmentation concerne principalement les formations continues formelles et générales, qui permettent l’acquisition de compétences valorisables aussi en dehors de l’entreprise actuelle. Par ailleurs, ces formations supplémentaires se déroulent majoritairement pendant les heures de travail et sont presque intégralement financées par les employeurs.</p><h3 class="heading--h5">Des effets positifs non seulement pour les bas salaires, mais pour l’ensemble des salarié-e-s</h3><p>Après l’introduction des salaires minimums, tous les employé-e-s, indépendamment de leur ancienneté, suivent davantage de formations continues, sur des durées plus longues. En outre, l’étude met en évidence des retombées favorables. En particulier, la formation continue n’augmente pas uniquement chez les personnes soumises au salaire minimum, mais également chez les salarié-e-s dont le revenu est largement supérieur. Les salaires minimums renforcent ainsi clairement les qualifications d’une part substantielle des travailleuses et travailleurs.</p><h3 class="heading--h5">Enseignement central</h3><p>Selon les auteur-e-s, ces résultats montrent que les entreprises réagissent à la hausse des coûts salariaux non pas en licenciant des employé-e-s, mais en cherchant, dans leur propre intérêt, à accroître la productivité de leur personnel grâce à davantage d’investissements dans la formation continue. Cela ne signifie toutefois pas qu’elles partagent systématiquement avec celui-ci les gains tirés des formations continues. Des études antérieures révèlent en effet que les travailleuses et travailleurs obtiennent généralement des hausses de salaire après une formation continue uniquement en changeant d’employeur.</p><h3 class="heading--h5">Conclusion du point de vue syndical</h3><p>Les résultats de l’étude sont très importants du point de vue de la politique du marché du travail et de la formation :</p><ul><li>les salaires minimums et la formation professionnelle ne sont pas antinomiques&nbsp;;</li><li>les salaires minimums accroissent les investissements dans la formation continue&nbsp;;</li><li>les travailleuses et travailleurs sont doublement gagnants, puisqu’ils améliorent à la fois leur salaire et leurs compétences.</li></ul><p>Pour l’Union syndicale suisse, ces enseignements soulignent le lien indissociable entre salaires équitables et qualification professionnelle. Les salaires minimums cantonaux ne sont pas seulement un instrument contre le dumping salarial. Ils constituent aussi un levier efficace pour développer la formation continue, accroître la productivité et améliorer les perspectives professionnelles des travailleuses et travailleurs.</p><p><br>Lien vers l’étude dans sa version originale&nbsp;:<br><a href="http://repec.business.uzh.ch/RePEc/iso/leadinghouse/0242_lhwpaper.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> «Minimum Wages and Provision of Training.» Swiss Leading House «Economics of Education» Working Paper No. 242, 2025. By Katarina Zigova and Thomas Zwick</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_Weiterbildung-Seminar_stockfour-ist_4ca45d50a8.webp" length="147800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11604</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2026 17:24:00 +0200</pubDate><title>Un rapport d’évaluation met en évidence les pratiques abusives des caisses de pension aux dépens des assurés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-rapport-devaluation-met-en-evidence-les-pratiques-abusives-des-caisses-de-pension-aux-depens-des-assures</link><description>Réforme structurelle de la prévoyance professionnelle </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La concurrence dans le 2<sup>e</sup> pilier ne sert pas les intérêts des assuré-e-s. C’est ce qui ressort des rapports d’évaluation publiés aujourd’hui sur la réforme structurelle de la prévoyance professionnelle. Des groupes à but lucratif s’enrichissent grâce à des frais excessifs. La parité est vidée de sa substance. Et la surveillance reste les bras croisés alors même que la fortune de prévoyance est utilisée à des fins contraires à sa destination. Des courtiers empochent les indemnités payées par les travailleuses et travailleurs et alimentent une concurrence nuisible. L’Union syndicale suisse (USS) exige que le 2<sup>e</sup> pilier redevienne enfin une assurance sociale et que la gestion paritaire soit renforcée.</p><p>Dans le domaine de la prévoyance professionnelle, la majorité des assuré-e-s est affiliée à des institutions collectives et communes intersectorielles qui opèrent dans un contexte de concurrence. Pourtant, la concurrence n’a pas sa place dans un système d’assurance sociale obligatoire. Le lien de la prévoyance professionnelle avec l’entreprise s’érode. Deux éléments démontrent l’incompatibilité entre la concurrence et les intérêts des assurés. D’une part, les rentes diminuent tandis que les cotisations et les frais de gestion de fortune prennent l’ascenseur.</p><p>D’autre part, les rapports d’évaluation publiés aujourd’hui concernant la réforme structurelle de la LPP de 2010 confirment pour la première fois ce que l’USS dénonce depuis longtemps&nbsp;: des sociétés de services à but lucratif détournent les structures de la LPP pour s’enrichir aux dépens des assuré-e-s en leur facturant des frais excessifs. En particulier, elles enfreignent les règles relatives à la transparence et à la prévention des conflits d’intérêts. Au lieu de prix conformes au marché, elles facturent des frais de gestion excessifs.</p><p>Selon la loi, l’objectif exclusif et impératif des caisses de pension est de fournir des prestations en espèces aussi avantageuses que possible. L’évaluation du projet «&nbsp;Gouvernance&nbsp;» montre que la concurrence ne remplit pas cet objectif et n’entraîne que des effets négatifs pour les assuré-e-s&nbsp;: dilution du taux de couverture, incitations à la croissance entraînant une hausse des frais, frais de courtage élevés et coûts de marketing importants. Il apparaît également que les assuré-e-s ne profitent ni d’économies d’échelle ni de primes de risque plus basses (liées à une diminution de la réassurance). Dans la pratique, la parité est affaiblie par des représentant-e-s des salarié-e-s «&nbsp;alibi&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_Broker-Statistiken-Dashboards_jakub-zerdzicki-unsplash_4daabe77bd.webp" length="89726" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11598</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 14:01:10 +0100</pubDate><title>Les analyses de l’égalité salariale une nouvelle fois affaiblies</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-analyses-de-legalite-salariale-une-nouvelle-fois-affaiblies</link><description>Décision de la CSEC-E</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États veut affaiblir les analyses de l’égalité salariale au lieu de les renforcer. Les règles juridiques en vigueur et les discriminations salariales persistantes sur le marché du travail sont complètement ignorées. Cette décision est irresponsable, critique l'Union syndicale suisse (USS). Elle appelle le Parlement à prendre plutôt des mesures efficaces contre la discrimination salariale.</p><p>La décision d’exclure des analyses de l'égalité salariale les indemnités pour travail en équipe et de piquet va à l’encontre du cadre légal et de la jurisprudence et représente un affront pour toutes les travailleuses qui se battent depuis longtemps contre les discriminations salariales persistantes dans le monde du travail.</p><p>L'ordonnance sur la vérification de l'analyse de l'égalité des salaires prévoit que tous les éléments de salaire doivent être englobés dans l'analyse que les entreprises de plus de 100 employé-e-s sont tenues de réaliser depuis 2020. Selon la doctrine et la jurisprudence relatives à la Constitution fédérale, à la Loi sur l’égalité et à d’autres domaines juridiques comme le droit des assurances sociales ou le droit fiscal, les indemnités pour travail en équipe et de piquet sont considérées comme des composantes du salaire.</p><p>Se moquant complètement de ce cadre légal, la commission du Conseil des États a adopté une motion qui vise à exclure à l’avenir ces indemnités des analyses salariales sur simple déclaration de l’employeur indiquant qu’elles sont conçues de manière non discriminatoire et accessible aux hommes comme aux femmes. La commission ouvre ainsi la porte à des analyses de l’égalité salariale affaiblies, aux résultats faussés qui ne permettront plus d’obtenir des renseignements fiables sur l’égalité salariale dans les entreprises. Certaines discriminations directes ou indirectes pourront en toute opacité persister.</p><p>En outre, la commission a rejeté de justesse deux initiatives parlementaires visant à assurer la répétition régulière des analyses salariales et à les pérenniser au-delà de leur date d’extinction fixée par la loi actuelle à 2032. Malgré un rapport d’évaluation intermédiaire accablant qui a récemment révélé que plus d’une entreprise sur deux viole la loi en ne menant pas correctement les analyses salariales prescrites, la commission du Conseil des États refuse de prendre des mesures pour rendre la loi plus efficace.</p><p>Pourtant, les inégalités salariales ont un coût élevé pour les femmes et l’économie et ne disparaîtront pas toutes seules. Pour rappel, selon l'enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) de 2022, les femmes gagnent en moyenne toujours 1354 francs de moins par mois que les hommes, ce qui représente un écart salarial de 16,2%. Près de la moitié de la différence de rémunération entre les sexes (48,2 %), secteurs privé et public confondus, ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. Cela représente un manque à gagner inexpliqué de 652 francs par mois dans le portemonnaie des femmes. Cet argent manque non seulement au revenu mensuel des femmes et à leur prévoyance vieillesse, mais également à l’État (imposition) et aux assurances sociales (cotisations AVS, AC, AI, etc.).</p><p>L’Union syndicale suisse appelle le Parlement à corriger les décisions irresponsables de la commission du Conseil des États et à prendre rapidement des mesures supplémentaires pour lutter efficacement contre les discriminations salariales au lieu de les tolérer.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/c/csm_250630_Lohngleichheits-Aktion-1-c-Unia_563dae5a4d.webp" length="153442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11596</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:45:00 +0100</pubDate><title>Dénoncer les bilatérales, affaiblir le pouvoir d’achat ? NON à l’initiative du chaos de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-de-l-udc-denoncer-les-bilaterales-affaiblir-le-pouvoir-dachat</link><description>Les syndicats et les partis de gauche lancent leur campagne en vue de la votation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative du chaos de l’UDC entraîne la dénonciation des accords bilatéraux avec l’UE. Le plan extrême de l’UDC s’appliquera dès que la Suisse atteindra 9,5&nbsp;millions d’habitant-e-s, ce qui correspond à une croissance démographique de 4&nbsp;% seulement. Ce plafonnement rigide de la population constitue une attaque massive contre le pouvoir d’achat des salarié-e-s. La récession qui menace entraînera des destructions d’emplois ainsi qu’une baisse des salaires et des rentes. Sans bilatérales, la protection des salaires tombera également. L’absence de contrôles ouvrira la voie au dumping salarial. L’initiative intervient à un moment particulièrement critique. Dans un monde marqué par l’incertitude et les guerres, il serait irresponsable de saper le partenariat le plus stable et le plus important de la Suisse. C’est pourquoi les syndicats et les partis de gauche se mobilisent contre cette initiative destructrice avec une <a href="https://chaos-non.ch" target="_blank" rel="noreferrer">campagne forte et visible</a>.</p><p>La Suisse a besoin de relations stables avec l’Europe et de droits solides pour les collègues de travail, les ami-e-s et les voisin-e-s tout particulièrement en cette période d’insécurité mondiale. En cas d’acceptation de l’initiative du chaos, les 1,5 million de citoyen-ne-s de l’UE qui vivent dans notre pays seront relégué-e-s au rang de personnes de seconde zone. Ils devront en permanence craindre que leurs enfants ou leurs partenaires soient expulsé-e-s. Leur propre statut de séjour deviendra plus précaire. Or, c’est grâce à leur travail que notre pays fonctionne, notamment dans les secteurs des soins, de la construction et de la restauration.</p><p>Lors de la conférence de presse de lancement de la campagne, <strong>Cédric Wemuth</strong>, co-président du PS, a insisté sur une chose&nbsp;: «&nbsp;L’initiative du chaos de l’UDC impose la résiliation des accords bilatéraux. Or, dans un monde où Trump est au pouvoir, la Suisse a plus que jamais besoin de relations stables avec l’Europe.&nbsp;» Pour l’économie suisse tournée vers l’exportation, une résiliation des bilatérales aura des conséquences dramatiques. Près de la moitié des exportations suisses est destinée à l’UE. Un accès restreint au marché européen freinera les investissements, poussera des entreprises à se délocaliser et détruira des emplois.</p><p>Les salarié-e-s seront durement touchés. La fin des accords bilatéraux mettra également en péril la protection des salaires. Les mesures d’accompagnement garantissent aujourd’hui les salaires et les conditions de travail. Sans cette protection, le dumping salarial menace, avec un retour à des conditions précaires. <strong>Vania Alleva</strong>, présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, affirme pour sa part&nbsp;: «&nbsp;Sans protection des salaires, ce ne sont pas seulement les salaires qui baissent, ce sont aussi les droits des travailleuses et travailleurs qui sont menacés.&nbsp;» <strong>Lisa Mazzone</strong>, présidente des Vert-e-s, précise&nbsp;: «&nbsp;Nous ne voulons pas retourner aux sombres années du statut de saisonnier, lorsque des migrant-e-s devaient vivre sans droits ni perspectives, séparé-e-s de leur famille.&nbsp;»</p><p>À cela s’ajoute une aggravation de la pénurie de personnel qualifié. Dans de nombreux secteurs, la Suisse dépend de la main d’œuvre venue de l’étranger. Sans la libre circulation des personnes, le manque de personnel s’aggravera fortement. La sécurité de l’approvisionnement, notamment le système de santé, sera compromise. <strong>Adrian Wüthrich</strong>, président de Travail.Suisse, met en garde&nbsp;: «&nbsp;Le personnel soignant est déjà à bout. Sans les professionnel-le-s des soins venu-e-s de l’étranger, une prise en charge de qualité ne pourra plus être garantie, que ce soit dans les hôpitaux, les EMS ou les soins à domicile. Le stress ne fera qu’augmenter.&nbsp;»</p><p>La prévoyance vieillesse sera elle aussi mise à mal. Car moins de personnes actives signifie moins de recettes pour l’AVS et les caisses de pension, tandis que les coûts, eux, augmentent. La pression sur les rentes s’intensifiera. Les primes d’assurance-maladie grimperont également, par maque d’assuré-e-s qui paient leurs primes. <strong>Daniel Lampart</strong>, économiste en chef de l’USS, fait les comptes&nbsp;: «&nbsp;Cette initiative coûtera très cher à la population, dans la mesure où elle provoquera une baisse des salaires et des retraites.&nbsp;»</p><p>Face à cette attaque, les syndicats, le PS et les Vert-e-s font front commun. Ils misent sur une vaste mobilisation dans toute la Suisse, avec un travail de terrain, des actions publiques et une présence sur les lieux de travail. En cas d’acceptation, cette initiative nuira gravement à la population active comme aux retraité-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_MoinsDeSalaireMoinsDeRente_m_2344b2a877.webp" length="172722" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11592</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2026 17:15:50 +0100</pubDate><title>La formation professionnelle est sous pression : L’heure est à des améliorations concrètes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-formation-professionnelle-est-sous-pression-lheure-est-a-des-ameliorations-concretes</link><description>Rapport sur l’éducation 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’édition 2026 du Rapport sur l’éducation en Suisse parue aujourd’hui montre clairement que la formation professionnelle initiale reste un pilier central et un atout de l’économie suisse. Ses faiblesses structurelles sont toutefois devenues criantes. Le mythe de la « formation professionnelle parfaite » correspond de moins en moins à la réalité. L’Union syndicale suisse (USS) exige des améliorations concrètes des conditions de formation et de travail des apprenti-e-s. Il faut en particulier leur accorder davantage de vacances et améliorer la protection de la santé. L’accent doit encore être mis sur l’encouragement de la certification professionnelle pour adultes.</p><p>Comme le montre le rapport sur l’éducation 2026, les crises économiques ont un impact direct sur l’offre de places d’apprentissage. Les entreprises réduisent ou abandonnent leur activité de formation. Or le marché des places d’apprentissage va au-devant de nouvelles tensions, sous l’effet de l’augmentation du nombre de jeunes en fin de scolarité. Une pénurie de places d’apprentissage est d’autant plus à craindre que les entreprises ne reconduisent pas automatiquement leurs activités de formation. D’ici 2033, une augmentation de 16 % du nombre d’apprenti-e-s est à prévoir (en particulier dans les domaines de l’informatique et des technologies de la communication, ainsi que de la santé et du social), tandis que de nombreux professionnels qualifiés partiront à la retraite. Le système est donc soumis à une double pression, entre la demande accrue de places d’apprentissage et les réticences des entreprises à former de la main-d’œuvre qualifiée.</p><p><strong>Déficits structurels en termes de qualité et d’attrait</strong></p><p>Près du quart des apprenti-e-s rompt prématurément son contrat d’apprentissage. Or seules 80 % de ces personnes reprennent une formation, les 20 % restants sortant complètement du système éducatif. On est en présence ici d’un problème de qualité majeur et non d’un phénomène marginal. Le rapport indique clairement que les taux de réussite médiocres sont liés à la qualité insuffisante de la formation en entreprise. Cette corrélation fait ressortir la responsabilité des entreprises formatrices, auxquelles les autorités cantonales de surveillance de l’apprentissage n’ont guère demandé des comptes jusqu’ici.</p><p><strong>Salaires trop bas après l’apprentissage</strong></p><p>Si l’obtention d’un diplôme d’apprentissage réduit fortement le risque de chômage, elle n’entraîne toutefois, selon le rapport sur la formation, qu’une augmentation de salaire d’environ 10 % en moyenne par rapport à la main-d’œuvre non qualifiée. Ainsi, comme l’a déjà démontré l’analyse des salaires de l’USS, une personne sur trois ayant terminé un apprentissage continue hélas de gagner moins de 5000 francs. C’est beaucoup trop peu, du point de vue syndical.</p><p><strong>Un système profitant surtout aux entreprises</strong></p><p>L’économie profite toujours plus de la formation des apprenti-e-s, qui génèrent un bénéfice net d’environ 800 millions de francs par an. Le profit net est en moyenne de 4500 francs par année d’apprentissage et par contrat d’apprentissage, soit environ 9600 francs pour un apprentissage de deux ans avec attestation de formation professionnelle, 14 000 francs pour un apprentissage de trois ans avec CFC, voire 17 500 francs de bénéfice net pour un apprentissage en quatre ans. Ces résultats montrent clairement que les entreprises pourraient payer davantage de vacances, afin de permettre à leurs apprenti-e-s de mieux se reposer.</p><p><strong>Inégalités sociales et absence de perspectives</strong></p><p>L’origine socio-économique des jeunes continue de déterminer fortement leur parcours scolaire et leurs choix professionnels. L’égalité des chances est loin d’être garantie. Les jeunes issus de l’immigration ont davantage de difficultés à trouver une place d’apprentissage et doivent envoyer nettement plus de candidatures que les jeunes Suisses. La perméabilité du système éducatif reste également limitée, ces personnes suivant rarement une formation tertiaire. Seuls 20 % des jeunes issus de l’immigration entament une formation professionnelle supérieure dans les huit ans suivant l’obtention de leur diplôme, et 15 % commencent des études dans une haute école spécialisée durant cette période. Ainsi, une toute petite partie des diplômé-e-s de l’apprentissage rebondissent au niveau tertiaire. Sans maturité professionnelle, leurs chances s’amenuisent encore. Or le nombre de maturités obtenues parallèlement à l’apprentissage (MP1) a chuté de 13 % entre 2014 et 2023.</p><p><strong>Besoins de certification professionnelle pour adultes négligés</strong></p><p>Toujours selon le rapport sur l’éducation, près de 530 000 adultes n’ont aucun diplôme du degré secondaire II, alors que 70 % d’entre eux exercent une activité professionnelle. En Suisse, pas moins de 14 % des personnes âgées de 25 à 64 ans n’ont pas suivi de formation post-obligatoire. Le potentiel en matière de diplômes professionnels pour les adultes est donc énorme, mais les entreprises, les associations professionnelles et les cantons n’en font clairement pas assez dans ce domaine. Malgré tous les discours alarmistes sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la volonté politique d’y remédier fait toujours défaut.<br>&nbsp;</p><p>Revendication syndicale : redonnons à l’apprentissage la place qui est la sienne ! Les résultats du rapport sur l’éducation 2026 ne doivent pas rester sans conséquences. L’USS appelle de ses vœux les améliorations concrètes suivantes :</p><p>• Les conditions de formation et de travail des apprenti-e-s doivent être améliorées. Il convient en particulier de leur accorder plus de vacances et d’améliorer la protection de la santé en place. De même, il faut encourager plus activement la certification professionnelle pour adultes.</p><p>• La qualité de la formation doit être dûment garantie. Il faut introduire des normes minimales contraignantes pour les entreprises formatrices, accroître le soutien aux formateurs et formatrices professionnels et pratiques, et augmenter les contrôles effectués.</p><p>• Les entreprises doivent être davantage responsabilisées. Entre autres mesures nécessaires pour garantir une offre suffisante de places d’apprentissage, il faudrait encourager le modèle des réseaux d’entreprises formatrices ainsi que les fonds de formation professionnelle.</p><p>• Revalorisation de l’apprentissage : la formation professionnelle doit porter ses fruits. L’USS exige qu’une personne sortant d’apprentissage ne touche pas de salaire inférieur à 5000 francs.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11588</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 12:28:46 +0100</pubDate><title>Financement de la 13e rente AVS : le Conseil des États assume sa responsabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-de-la-13e-rente-avs-le-conseil-des-etats-assume-sa-responsabilite</link><description>Décision du Conseil des État</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a suivi aujourd’hui l’avis de sa commission des affaires sociales en décidant, comme il l’avait fait la première fois, de financer durablement la 13<sup>e</sup> rente AVS selon une solution mixte reposant sur les cotisations salariales et la TVA. L’Union syndicale suisse (USS) soutient ce financement solide et socialement équilibré. En amont des délibérations du Conseil national, il est bien clair que les personnes qui s’opposent au financement durable de la 13<sup>e</sup> rente AVS cherchent en réalité à relever l’âge de la retraite.</p><p>La décision du Conseil des États témoigne d’un véritable sens des responsabilités sur le terrain de la politique sociale étatique&nbsp;: le «&nbsp;oui&nbsp;» clair du peuple suisse à la 13<sup>e</sup> rente AVS exigeait un financement social et durable. Or la décision du Conseil des États garantit un financement durable et socialement équilibré. L’USS s’engagera afin que cette solution de financement mixte à durée indéterminée recueille également une majorité au Conseil national. Plus le financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS est rapidement assuré, moins les coûts supplémentaires se feront sentir.</p><p>Dans le cas des salarié-e-s, la légère hausse des cotisations salariales est largement compensée par la plus forte augmentation des rentes AVS accordée depuis plus de 25&nbsp;ans. Pour les employeurs aussi, la majoration des cotisations salariales s’annonce tout à fait supportable&nbsp;: comme l’USS a tenu à le rappeler à diverses reprises, les cotisations salariales des employeurs ont fortement diminué depuis 2021. Ils paient même à l’heure actuelle moins de cotisations salariales qu’il y a quinze ans.</p><p>Avant les délibérations au Conseil national, une chose au moins est claire : celles et ceux qui ne veulent pas d’un financement durable de la 13<sup>e</sup> rente AVS cherchent en réalité à relever l’âge de la retraite. Or le peuple a balayé cette idée en&nbsp;2024.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11587</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:14:29 +0100</pubDate><title>L’heure est à une politique active de la BNS face à la surévaluation : le franc doit nous être utile, non nous porter préjudice</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lheure-est-a-une-politique-active-de-la-bns-face-a-la-surevaluation-le-franc-doit-nous-etre-utile-non-nous-porter-prejudice</link><description>Commentaire de l’USS sur l’examen de la situation économique et monétaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc s’est fortement apprécié ces derniers mois. Entre-temps, la valeur extérieure du franc en termes réels calculée par la Banque nationale suisse (BNS) a dépassé 120. Au cours des 50 dernières années, cela n’était arrivé qu’en été 2010, quand le cours du franc était hors de contrôle. Les incertitudes accrues liées à la guerre en Iran ont renforcé la pression à la hausse sur le franc. L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’elle mène une politique monétaire active contre la surévaluation du franc. L’annonce faite aujourd’hui selon laquelle la BNS interviendra pour contrer une «&nbsp;appréciation rapide et excessive&nbsp;» est insuffisante. En effet, cela signifie que la BNS tolérera une nouvelle appréciation du franc.</p><p>La situation toujours plus tendue, dans certains secteurs de l’industrie notamment, révèle à quel point le franc est surévalué. Ces derniers mois, les fermetures d’entreprises et les licenciements collectifs se sont succédé de manière inquiétante. Le franc suisse, notre devise, porte toujours plus préjudice à notre propre économie. Les entreprises exportatrices et industrielles ne cachent pas leur inquiétude. Les sondages montrent que la surévaluation du franc constitue un problème pour la plupart d’entre elles. Et ce, précisément dans une situation où de grands pays comme les États-Unis se replient sur eux ou, à l’instar de la Chine, procurent à leurs entreprises un avantage concurrentiel déloyal en les subventionnant à tour de bras.</p><p>Le franc, qui est notre propre monnaie, doit nous rendre service et non nous nuire. L’USS attend donc de la BNS qu’elle s’engage activement contre l’appréciation et la surévaluation du franc. En faisant tout d’abord clairement savoir que le franc est massivement surévalué et que cette situation est contraire à l’intérêt général du pays – ainsi qu’en annonçant qu’elle combattra par tous les moyens cette évolution défavorable du taux de change. Donc non seulement par des interventions sur le marché des changes mais aussi, si nécessaire, par des taux d’intérêt négatifs et par d’autres instruments encore. La BNS détient le monopole d’émission du franc. Ce qui présente l’avantage qu’une communication claire en la matière ne passe pas inaperçue. Dans le passé déjà, la BNS a su ainsi influencer les conditions-cadres de la politique monétaire.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11585</guid><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 16:19:50 +0100</pubDate><title>L’USS manifeste son soutien au personnel de Stadtbus Winterthur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/sgb-unterstuetzt-das-personal-beim-stadtbus-winterthur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conditions de travail se dégradent dans le secteur des transports publics. A Winterthur, les travailleur.euses ont cherché en vain durant plus d’un an une négociations sérieuse.</p><p>Elles et ils ont dû se résoudre à se mettre en grève le 3 mars.</p><p>L’Exécutif communal, à majorité Rose-Verte, doit entrer en matière sur des revendications légitimes :</p><ul><li>Meilleure compensation des heures de nuit et du dimanche qui doivent être comptabilisées dès 20 heures au lieu de 22 heures</li><li>Fin du service de replacement à trop brève échéance</li><li>Suppression des heures négatives<br>&nbsp;</li></ul><p>Der Stadtrat mit seiner rot-grünen Mehrheit muss auf die legitimen Forderungen eintreten:</p><ul><li>Bessere Entschädigung der Nacht- und Sonntagsstunden. Diese sind neu bereits ab 20 Uhr statt erst ab 22 Uhr anzurechnen.</li><li>Schluss mit kurzfristig angesetzten Einspringerdiensten.</li><li>Abschaffung der Minusstunden.<br>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_Stadtbusse_Winterthur_cc-by-sa-JoachimKohlerHB_3c3df63771.webp" length="243678" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11583</guid><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 14:26:03 +0100</pubDate><title>Attaque contre les bas salaires et la Constitution</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-les-bas-salaires-et-la-constitution</link><description>Le Conseil des États entend abaisser les salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le Conseil des États veut permettre de passer outre aux salaires minimaux cantonaux. Les travailleuses et travailleurs à bas salaires verront leur revenu encore reculer. Les personnes les plus touchées seront celles qui travaillent dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage ou les salons de coiffure. Les salaires assurant le minimum vital de milliers de salarié-e-s sont ainsi remis en question. Par sa décision, le Conseil des États enfreint sciemment la Constitution.</span></p><p><span lang="FR-CH">La majorité bourgeoise du Conseil des États s’est prononcée aujourd’hui pour que les salaires minimaux cantonaux ne s’appliquent plus aux salarié-e-s soumis-e-s à une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire. Les salarié-e-s couverts par une CCT qui touchent déjà aujourd’hui un salaire minimum cantonal ne bénéficieront plus d’aucune hausse du salaire minimum. Dans les cantons et les communes qui introduiront un salaire minimum, les salarié-e-s couverts par une CCT ne le percevront jamais.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Attaque frontale contre les bas salaires</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">La décision du Conseil des États constitue une attaque frontale contre les bas salaires. Il est pourtant prouvé que les salaires minimaux améliorent les rémunérations les plus basses. Ils permettent aux travailleuses et travailleurs de vivre de leur salaire. Enfin, ils réduisent les inégalités salariales entre femmes et hommes, puisque de nombreuses femmes travaillent pour les salaires les plus bas. Par sa décision, le Conseil des États permet aux employeurs de réaliser des profits sur le dos des personnes au bas de l’échelle salariale. Et ce ne sont pas seulement les salarié-e-s qui en paieront le prix. Leurs familles, mais aussi la collectivité – à travers l’aide sociale – en supporteront aussi les coûts. Elles devront en effet venir en aide de celles et ceux dont le salaire, même à plein temps, ne suffit pas pour vivre.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Délibérément anticonstitutionnel</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Par sa décision, le Conseil des États viole la Constitution et porte atteinte au fédéralisme, alors même que le Conseil fédéral et les cantons ont déjà clairement mis en garde contre un tel risque. L’exception liée aux CCT va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit suisse et des décisions démocratiques prises par certains cantons et certaines communes. Malgré cela, la majorité a ignoré cet aspect afin de permettre aux employeurs, notamment dans l’hôtellerie-restauration, de continuer à verser des salaires de misère.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Protection des droits acquis insuffisante</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Telle que décidée par le Conseil des États, la protection des droits acquis, ne change pas grand-chose au caractère anticonstitutionnel de la mesure. Elle conduit elle aussi à une baisse des salaires, puisque les salaires minimaux cantonaux à Genève et à Neuchâtel, ainsi que le salaire minimum communal à Lucerne, perdront progressivement de leur valeur réelle. Surtout, elle empêchera que de futurs salaires minimaux puissent déployer pleinement leurs effets. La majorité du Conseil des États empêche ainsi qu’à Zurich et Winterthour, des milliers de salarié-e-s à bas salaire puissent bénéficier du salaire minimum voulu par le corps électoral. Dans d’autres cantons et communes (Vaud, Valais, Tessin, Jura ainsi que les villes de Berne et Bienne), le Conseil des États réduit la marge de manœuvre d’initiatives en cours.</span></p><p><span lang="FR-CH"><strong>Affaiblissement de la protection des salaires</strong></span></p><p><span lang="FR-CH">Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimaux cantonaux constituent une barrière importante contre le dumping salarial. Les employeurs et le parlement affaiblissent la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. C’est jouer avec le feu et mettre en péril la politique d’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE. Accompagnée de mesures de protection sociale, celle-ci a pourtant déjà fait ses preuves. L’USS s’opposera par tous les moyens à ces attaques contre les salaires minimaux.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11577</guid><pubDate>Mon, 16 Mar 2026 09:15:00 +0100</pubDate><title>Non à l’initiative du chaos de l’UDC : défendons nos emplois et nos salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-defendons-nos-emplois-et-nos-salaires-discours-maillard</link><description>Intervention de Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS, à la conférence de presse du 16 mars 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p><i><sup>Seul la version orale fait foi.</sup></i></p><p class="lead">L’initiative extrême de l’UDC entraînera des conséquences dangereuses pour notre pays. Elle met en péril nos emplois, nos salaires et nos rentes. Pour freiner l’immigration, elle accepte le risque de récession. Parallèlement, elle menace de provoquer une hausse des primes maladie. L’initiative s’appliquera dès 9,5 millions d’habitant-e-s, ce qui correspond à une croissance démographique minimale de 4 % environ. Par ailleurs, le texte remet en question des acquis sociaux essentiels, en particulier les mesures d’accompagnement, qui protègent les salaires et les droits des salarié-e-s, et que l’UDC cherche à abolir depuis des années.</p><p><span lang="FR-CH">Cette initiative est synonyme de chaos. Son acceptation entraînera la&nbsp;résiliation des accords bilatéraux&nbsp;avec l’Union européenne. Or l’économie mondiale est déjà sous pression : les États-Unis se détournent de plus en plus du commerce multilatéral. La Chine cherche à stimuler son industrie à grands renforts de subventions et de dumping. Dans ce contexte, l’UDC voudrait que la Suisse se coupe sans raison de l’UE, son principal partenaire commercial. On peut débattre des problèmes liés à la croissance. Mais il ne faut surtout pas perdre de vue qu’au final, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui feront les frais de cette récession imposée.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’incertitude économique et les crises sont néfastes pour les salaires. Lorsque les entreprises investissent et exportent moins, les revenus fléchissent aussi. Et si dans le même temps, on affaiblit la protection des salaires, on ouvre grand la porte au dumping salarial. C’est précisément ce qui risque de se produire si les Bilatérales – et donc les mesures d’accompagnement – sont remises en cause.</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH">Le plafonnement démographique rigide menace nos rentes</span></h3><p><span lang="FR-CH">L’AVS fonctionne parce que de nombreuses personnes actives y cotisent. Or, une grande partie des personnes qui immigrent en Suisse sont jeunes et exercent une activité professionnelle. Leurs cotisations contribuent à stabiliser nos assurances sociales. Si leurs cotisations disparaissent, d’importantes lacunes de financement se formeront. La pression sur les rentes augmentera.</span></p><p><span lang="FR-CH">Les caisses de pension seront elles aussi touchées. Des analyses montrent que les rentes pourraient baisser d’un montant allant jusqu’à 2500 francs par an. En parallèle, la hausse des prix et l’incertitude économique affaibliront le pouvoir d’achat des retraité-e-s.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">Il y a d’ailleurs un élément qu’on oublie trop souvent dans le débat politique. La Suisse fait face à une réalité démographique, celle du vieillissement de la population. Sans immigration, il y aura toujours moins de jeunes qui travaillent, qui cotisent et qui font tourner l’économie. Aujourd’hui, sur 100 femmes en âge d’avoir des enfants, on ne compte qu’environ 65 filles à long terme. En d’autres termes, sans immigration, il y aura au minimum un tiers de naissances en moins dans notre pays. Notre population diminuera et vieillira. Le déclin économique guette.</span></p><p><span lang="FR-CH">Les auteurs de l’initiative du chaos prétendent qu’on pourrait simplement gérer la migration avec de nouveaux contingents. Mais l’histoire nous apprend autre chose. Dans les périodes de croissance, la migration a toujours été élevée, même avec un système de contingents. La différence, c’est qu’à l’époque, beaucoup de travailleuses et de travailleurs étaient privés de droits, mal payés, voire employés au noir.</span></p><p><span lang="FR-CH">La libre circulation des personnes a amélioré la condition de ces personnes. Elle permet de travailler légalement, d’avoir des droits sociaux, et de faire respecter des standards minimaux. Sans oublier qu’elle protège également les salaires des travailleuses et travailleurs en Suisse.</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH">Des conséquences désastreuses pour le service public et les primes d’assurance-maladie</span></h3><p><span lang="FR-CH">J’ajoute un point central&nbsp;: à l’heure actuelle, notre économie et notre service public fonctionnent grâce à une main d’œuvre qualifiée étrangère. Dans la santé, par exemple, environ la moitié des médecins viennent de l’étranger. Il en va de même d’une grande partie du personnel soignant. Si ces professionnel-le-s viennent à manquer, c’est l’accès aux soins qui se retrouve compromis. L’expérience britannique après le Brexit montre ce qui se passe alors&nbsp;: diminution du personnel, détérioration de la qualité des soins et augmentation des risques pour les patient-e-s.</span></p><p><span lang="FR-CH">Enfin, cette initiative aura aussi un impact sur les primes d’assurance-maladie. En moyenne, les personnes actives paient nettement plus de primes qu’elles ne perçoivent de prestations. Leurs cotisations aident à financer les coûts de santé de la population âgée. Si le nombre d’actifs diminue, cet argent manquera et les primes augmenteront pour tout le monde.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’initiative de l’UDC n’est pas dans l’intérêt des travailleuses et travailleurs.</span><br><span lang="FR-CH">Elle n’est pas dans l’intérêt des retraité-e-s.</span><br><span lang="FR-CH">Et elle n’est pas dans l’intérêt de notre pays.</span></p><p><span lang="FR-CH">Parce qu’elle met en danger des emplois, remet en cause la protection des salaires et affaiblit nos rentes. En cette période de troubles mondiaux et de conflits commerciaux croissants, où la Suisse peut elle aussi se retrouver prise entre deux feux, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de jouer aux apprentis sorciers.</span></p><p><span lang="FR-CH">C'est pourquoi l’Union syndicale suisse et ses syndicats mèneront une campagne visible et déterminée, et diront clairement non à cette initiative.</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/f/csm_260316_MK-ChaosIniNein_FSchuetz_2_7f20d6f9ed.webp" length="134750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11573</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 11:11:49 +0100</pubDate><title>Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/defendre-les-salaires-et-les-emplois-non-au-repli-sur-soi-appel-1er-mai</link><description>Appel pour le 1er mai 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Guerres, droits de douane et catastrophes : l’incertitude gagne du terrain dans le monde. Et c’est précisément maintenant que nous allons voter sur l’initiative populiste de l’UDC qui pourrait plonger la Suisse dans le chaos. Son acceptation entraînerait la résiliation des accords bilatéraux avec l’UE, notre principal partenaire commercial. Elle mettrait ainsi nos emplois en péril. Le niveau des salaires en Suisse est lui aussi menacé, puisque la fin de la libre circulation des personnes signifierait la fin de la protection des salaires. L’absence de contrôles ouvrirait la voie au dumping salarial.</p><p>C’est pourquoi les syndicats se mobiliseront le 1<sup>er</sup>&nbsp;mai&nbsp;2026 sous le mot d’ordre&nbsp;:</p><h3 class="heading--h5">Défendre les salaires et les emplois – Non au repli sur soi</h3><p><span lang="FR-CH">La Suisse et les pays de l’UE subissent une énorme pression politique et économique de la part des États-Unis de Donald Trump. En ces temps incertains, rompre avec nos voisins serait une grave erreur. Des études sur ce projet radical de l’UDC prédisent un ralentissement de l’activité économique, une diminution des investissements et une hausse des licenciements.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">La restriction du droit de séjour et du regroupement familial précariserait les conditions de travail. Parallèlement, les contrôles des salaires prévus par les mesures d’accompagnement seraient abolis. Le dumping salarial et le travail au noir prendraient une ampleur inquiétante. Les conséquences seraient dramatiques pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs&nbsp;!</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">De plus, l’initiative compromet nos rentes. Comme le nombre de personnes à la retraite augmente, le plafonnement de la population ferait reculer la part des personnes actives dans la l’ensemble de la population. Avec la fin de la libre circulation, l’AVS perdrait des centaines de milliers de cotisant-e-s et des milliards de recettes. Un nombre toujours plus limité de personnes actives devrait financer les retraites d’un nombre croissant de retraité-e-s. Dans le même temps, le repli économique ferait grimper les prix. Résultat : moins de moyens pour l’AVS et moins de pouvoir d’achat pour les retraité-e-s.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Le 1<sup>er</sup> mai, mobilisons-nous contre le repli sur soi. Défendons nos salaires et nos emplois&nbsp;!</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11570</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:00:00 +0100</pubDate><title>Après le choc des primes, un choc des franchises se profile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/apres-le-choc-des-primes-un-choc-des-franchises-se-profile</link><description>Le Parlement et le Conseil fédéral veulent encore alourdir la charge qui pèse sur la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral et le Parlement font depuis longtemps fausse route en matière de financement du système de santé. Ils font presque totalement fi de la préoccupation n° 1 de la population. Et maintenant, ils veulent encore relever la franchise minimale. La charge supplémentaire qui pèsera sur la population est inacceptable pour l’USS.</p><p>Les sondages sont unanimes : la charge des primes d’assurance-maladie, devenue presque insoutenable, arrive en tête des inquiétudes de la population. Qui plus est, les ménages sont déjà à bout avec les frais de santé qu’ils doivent payer de leur poche (franchise, quote-part, frais dentaires). En comparaison internationale, la Suisse se situe tout en haut du classement pour ces dépenses directes.</p><p>Comme si ces constats ne suffisaient pas à imposer enfin un soulagement réel pour la population, le Conseil fédéral et le Parlement préparent exactement l’inverse. Avec la révision de la LAMal mise aujourd’hui en consultation, la franchise minimale devrait être augmentée massivement. Elle serait d’abord adaptée « au niveau actuel des coûts », puis relevée périodiquement. Et ce alors même que les coûts de santé supportés directement par les assuré-e-s ont déjà augmenté en moyenne de 12 % ces cinq dernières années.</p><p>Ce projet est déconnecté de la réalité et profondément contraire au principe de solidarité. Une franchise minimale plus élevée frapperait en premier lieu les personnes âgées et les malades chroniques, qui n’ont aucune marge de manœuvre pour choisir une franchise plus élevée du fait de leur état de santé. Elle nuirait aussi à la santé publique en général. Car la participation aux coûts, déjà beaucoup trop élevée, pousse toujours plus de patient-e-s à renoncer à des prestations nécessaires, au péril de leur santé. Les conséquences sont connues : des souffrances humaines inutiles et, au final, des coûts plus élevés pour tout le monde.</p><p>L’USS s’est opposée à ce projet dès le début et poursuivra le combat. Au lieu de vouloir « adapter la franchise minimale aux conditions réelles » (titre de la motion à l’origine de ce projet), le Parlement devrait au contraire adapter de tout urgence le financement du système de santé aux conditions réelles. C’est-à-dire mettre davantage à contribution celles et ceux en ont les moyens, comme c’est le cas partout ailleurs en Europe.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11571</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:26:00 +0100</pubDate><title>L’USS dit oui au paquet européen – non à la libéralisation du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/luss-dit-oui-au-paquet-europeen-non-a-la-liberalisation-du-marche-de-lelectricite-message</link><description>Message du Conseil fédéral sur les Bilatérales III</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral confirme aujourd’hui l’ensemble du train de mesures visant à garantir la protection des salaires. Si le Parlement confirme ce compromis sans modification, l’USS pourra soutenir le paquet européen sur le fond. Elle rejette en revanche l’accord sur l’électricité et l’ouverture complète du marché de l’électricité qui en découle.</p><p>L’USS soutient le paquet européen pour autant que les salaires et le service public soient garantis. Au cœur de l’Europe, la Suisse a besoin de relations solides et dûment encadrées avec l’UE, précisément en cette période de bouleversements géopolitiques et d’incertitude croissante en matière de commerce mondial. En outre, la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement efficaces constitue une avancée pour les travailleuses et les travailleurs de notre pays. Il est dès lors essentiel que les quatorze mesures de protection des salaires prévues dans le paquet soient mises en œuvre intégralement. Elles constituent la condition pour que le paquet européen serve les intérêts des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’USS rejette en revanche l’accord prévu sur l’électricité. Celui-ci affaiblirait un service public de l’électricité qui a fait ses preuves, et mettrait en péril l’approvisionnement de base, pourtant fiable. Avec la guerre en Ukraine, on a récemment mesuré ce que de tels changements pouvaient impliquer. Les prix ont explosé sur les marchés libéralisés. Dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie au niveau mondial, la stabilité tarifaire et le contrôle public des marges sont plus importants que jamais. L’accord et l’ouverture complète du marché de l’électricité en Suisse compromettent un approvisionnement électrique stable, abordable et écologique. L’approvisionnement énergétique doit rester une tâche publique.</p><p>Indépendamment des Bilatérales III, il est essentiel pour l’USS de préserver les accords bilatéraux sur le fond. La priorité est donc aussi de faire barrage à l’initiative du chaos de l’UDC le 14 juin prochain. Un oui à cette initiative entraînerait la résiliation des Bilatérales I et II et isolerait la Suisse de ses partenaires européens. Une telle rupture serait préjudiciable à la Suisse dans son ensemble et en particulier aux travailleuses et travailleurs.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11609</guid><pubDate>Wed, 11 Mar 2026 12:23:00 +0100</pubDate><title>Crise du logement: la responsabilité est politique, pas migratoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/crise-du-logement-la-responsabilite-est-politique-pas-migratoire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, le logement d’utilité publique, c’est-à-dire à but non lucratif, s’appuie sur une longue tradition, notamment syndicale. Pourtant, la proportion de ce type d’habitat y reste marginale : moins de 4&nbsp;% des logements appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Face à la flambée des loyers et à la tension sur le marché locatif (voir graphique ci-dessous), il faut relancer d’urgence la construction de logements d’utilité publique. Alors que des instruments existent, la politique du logement est pourtant au point mort depuis des années, au niveau fédéral comme dans la plupart des cantons. Cette paralysie fait surtout le jeu des auteurs de l’initiative dite «&nbsp;du chaos&nbsp;». Partout, ils prétendent que l’immigration serait responsable de la pénurie de logements. C’est faux. Sous l’influence du lobby immobilier, ce sont les choix politiques de ces milieux, et d’autres, qui bloquent méthodiquement toute avancée en matière de logement.</p><p>La Constitution oblige la Confédération à encourager la construction de logements d’utilité publique. Une loi existe depuis près de 25&nbsp;ans, mais elle n’a été appliquée jusqu’ici que de manière très limitée. Il existe néanmoins deux instruments d’encouragement indirect. Par leur intermédiaire, la Confédération accorde des prêts à des conditions avantageuses ou se porte garante de capitaux à bas taux d’intérêt. Cela réduit les coûts de construction et, en fin de compte, les coûts du logement. Le problème, c’est que ces deux dispositifs sont à bout de souffle, littéralement pris d’assaut. Le rapport annuel le reconnaît noir sur blanc&nbsp;: [Nous enregistrons] «&nbsp;une demande exceptionnellement élevée de financements. [...] Il n’est donc malheureusement pas possible de satisfaire toutes les demandes de financement&nbsp;».</p><p>Il faut remédier au plus vite à cette sous-dotation en augmentant massivement le volume d’attribution de ces deux enveloppes. Au niveau fédéral, il n’existe pas de levier plus simple et plus rapide pour donner un véritable coup d’accélérateur au logement d’utilité publique. Une telle mesure ne coûterait rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagnerait même, simplement moins que ce que les banques empochent aujourd’hui grâce à des taux d’intérêt bien trop élevés.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/7/csm_Wohnungsprobleme-Mieter_iStock-skynesher_1434333253_e7ee32b551.webp" length="92420" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11567</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 15:40:32 +0100</pubDate><title>Combler les lacunes de l’assurance chômage pour les femmes enceintes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/combler-les-lacunes-de-lassurance-chomage-pour-les-femmes-enceintes</link><description>L’USS salue la décision du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) salue le vote clair de la chambre basse qui ouvre la porte aux travaux parlementaires pour réviser l’assurance chômage et combler deux injustices qui pénalisent actuellement les femmes enceintes. Premièrement, éviter que les chômeuses enceintes arrivent en fin de droits avant l'accouchement et perdent de ce fait leur droit à l’allocation de maternité et deuxièmement, augmenter le nombre d’indemnités journalières pouvant leur être versées en cas d'incapacité de travail.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le Conseil national se rallie à la décision prise par le Conseil des Etats en septembre dernier et adopte aujourd’hui une motion visant à combler les lacunes de protection des femmes enceintes dans l’assurance-chômage. Actuellement, environ 500 femmes arrivent en fin de droits de chômage chaque année et perdent par la même occasion leur droit à l’allocation de maternité. De plus, en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières consécutives, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années.</span></p><p><span lang="FR-CH">Eviter que les femmes enceintes qui se retrouvent au chômage n’arrivent en fin de droits avant l’accouchement engendrera des dépenses supplémentaires minimes: 0,12&nbsp;pour cent des dépenses de l'assurance-chômage, soit 8 millions de francs sur 7 milliards de dépenses. Avec un excédent de recettes de 1,4&nbsp;milliard en 2024, les coûts supplémentaires ne pèsent presque rien dans le budget de cette assurance, mais auront une grande importance pour les femmes concernées. Cela évitera de les plonger dans la précarité à un moment où elles doivent pouvoir préparer dignement l’arrivée de leur enfant.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">En outre, le Parlement entend octroyer aux chômeuses enceintes plus d'indemnités journalières en cas d'incapacité de travail. Actuellement, au-delà des 30 jours d’indemnités consécutives en cas d’incapacité de travail pour raisons de maladie, ces femmes se retrouvent sans prestations et sans salaire. Les 30 jours d’indemnités sont vite épuisés, car il est avéré qu’en moyenne, les femmes enceintes se retrouvent en arrêt de travail pendant une durée de 6 semaines durant leur grossesse.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’engagement de l’Union syndicale suisse et d’autres organisations a porté ses fruits pour convaincre le Parlement de remédier à ces injustices. Le dossier repart maintenant à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des État et il s’agira d’accompagner de près les travaux de mise en œuvre de ces réformes.</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11565</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:34:46 +0100</pubDate><title>Le Conseil national cède face au lobby immobilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-conseil-national-cede-face-au-lobby-immobilier</link><description>Encouragement à la construction de logements </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a rejeté aujourd’hui des mesures de lutte contre la pénurie de logements. Alors que les loyers explosent dans bien des régions, il est urgent de renforcer l’encouragement fédéral à la construction de logements d’utilité publique. La flambée des loyers de ces dernières années ampute sérieusement le pouvoir d’achat de la population active.</p><p>Le problème est patent et les solutions sont à portée de main. Une mesure efficace consisterait à renforcer sensiblement l’encouragement fédéral à la construction de logements d’utilité publique. Cette mesure présente un double avantage : elle crée des logements et garantit en même temps que ceux-ci restent abordables.</p><p>Si le logement d’utilité publique jouit d’une longue tradition en Suisse, son importance est aujourd’hui beaucoup trop faible. Moins de 4 % de l’ensemble des logements locatifs appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Compte tenu des tensions sur le marché du logement, ce rapport doit changer.</p><p>L’urgence est réelle. Certes, les cantons doivent jouer un rôle central. Mais la Confédération dispose d’instruments puissants pour encourager la construction de logements d’utilité publique. Concrètement, elle peut augmenter les moyens alloués aux des deux instruments de promotion que sont le Fonds de roulement et la Centrale d’émission pour les maîtres d’ouvrage d’utilité publique.</p><p>Le Conseil fédéral n’a toutefois proposé au Parlement que la prolongation des instruments existants à leur niveau actuel, bien trop bas. Les syndicats ont critiqué cette approche. Face à la pénurie de logements, il ne suffit plus de maintenir la construction de logements d’utilité publique à flot. Il faut désormais lui donner un véritable coup d’accélérateur.</p><p>Le Conseil national vient de rejeter un tel renforcement. Cette décision est incompréhensible. Car à l’heure actuelle, il n’existe guère de levier plus simple et plus rapide, au niveau fédéral, pour favoriser le logement d’utilité publique que d’augmenter les engagements conditionnels de la Centrale d’émission ainsi que le plafond de dépenses du Fonds de roulement.</p><p>Ces mesures ne coûtent rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagne même de l’argent, simplement un peu moins que si le financement passait entièrement par les banques. &nbsp;Le Conseil des États est maintenant appelé à agir. Il doit corriger la décision du Conseil national et enfin promouvoir efficacement la construction de logements d’utilité publique.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11561</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2026 12:27:00 +0100</pubDate><title>Ne pas affaiblir davantage la SSR !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ne-pas-affaiblir-davantage-la-ssr</link><description>Vote clair en faveur des médias de service public </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec le rejet net de l’initiative visant la SSR, la population réaffirme son attachement à une SSR forte, présente dans toutes les régions du pays et offrant une programmation complète. À l’heure des fake news et de la désinformation, les médias de service public sont plus indispensables que jamais. Il est donc essentiel que la SSR ne soit pas davantage affaiblie, ni par la nouvelle concession, ni par des accords avec les éditeurs. Quant aux programmes d’économies en cours, ils doivent être conduits avec la plus grande retenue, en particulier en matière de personnel.</p><p>Huit ans après le non cinglant de l la population à « No Billag » (visant à supprimer la redevance radio-TV), l’initiative « 200 francs, ça suffit ! », qui demandait de réduire de moitié la redevance en faveur de la SSR, a elle aussi clairement échoué dans les urnes. Cette décision populaire confirme une fois pour toutes l’attachement de la population suisse à SSR forte, ancrée dans tout le pays, et qui propose une offre large. Malheureusement, le Conseil fédéral est déjà allé beaucoup trop loin dans les concessions accordées, par excès de docilité. Il a en effet décidé, de manière antidémocratique, des coupes bien trop drastiques dans le budget de la SSR, qui devront être mises en œuvre ces prochaines années à travers divers programmes d’économies. L’USS veillera à ce que les réductions restent aussi limitées que possible et en particulier à ce que le personnel soit traité avec respect et équité.</p><p>Au-delà de ce résultat, le scrutin d’aujourd’hui signifie surtout qu’il ne faut pas toucher au mandat de base de la SSR. Les annonces du ministre en charge des médias, qui entend imposer de nouvelles coupes dans les contenus lors du prochain renouvellement de la concession, sont injustifiables et ne trouvent aucun fondement dans le verdict populaire. La concession couvre actuellement l’information, la culture, la formation, le divertissement et le sport, pour toutes les régions du pays et toutes les régions linguistiques. Cette couverture doit rester intacte. C’est la seule manière de garantir que, dans un petit pays comme la Suisse, l’ensemble des régions linguistiques et périphériques ait accès à des contenus de qualité, indépendants de tout intérêt financier et politique. L’USS estime en outre que la SSR n’a pas à se plier à l’accord conclu avec l’association des éditeurs. Cet accord restreint fortement le rayon d’action de la SSR à tous les niveaux. Il reposait surtout sur la promesse des éditeurs de combattre en retour l’initiative SSR avec détermination et fermeté. Or cette promesse n’a pas été tenue, loin de là.</p><p>L’USS regrette en revanche le rejet de l’initiative pour un fonds climat. La question de savoir comment la Suisse veut – et peut – mettre en œuvre la décision populaire en faveur du « zéro net » d’ici 2050 reste entière. Une chose est sûre : cet objectif exigera des investissements massifs pour transformer les systèmes liés à l’énergie et à la mobilité. L’USS continuera à s’engager pour que les investissements urgents et nécessaires soient financés par les pouvoirs publics. Pour autant, le secteur privé devra également contribuer à l’effort. Cela suppose des prescriptions légales et des incitations adéquates, à mettre en place notamment dans le cadre du projet de loi sur le CO₂ à partir de 2030. Pour les syndicats, une politique climatique ne peut réussir que si elle est socialement juste, renforce les droits des travailleuses et travailleurs déjà fortement affectés par le réchauffement climatique et crée des emplois sains, durables et bien rémunérés.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/2/csm_SRG_Regieraum-1_sm_863998a159.webp" length="165724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11559</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 14:41:55 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur l’imposition séparée des gains provenant de jeux d’argent au domicile fiscal au moment de la détermination du résultat </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-limposition-separee-des-gains-provenant-de-jeux-dargent-au-domicile-fiscal-au-moment-de-la-determination-du-resultat</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation sur la « loi fédérale sur l’imposition séparée des gains provenant de jeux d’argent au domicile fiscal au moment de la détermination du résultat ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11557</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 14:32:06 +0100</pubDate><title>Adaptation de la forme juridique de RUAG MRO Holding SA </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/adaptation-de-la-forme-juridique-de-ruag-mro-holding-sa</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation « Adaptation de la forme juridique de RUAG MRO Holding SA &nbsp;». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11555</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 11:07:24 +0100</pubDate><title>Arrêté fédéral concernant le soutien apporté aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2038</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/arrete-federal-concernant-le-soutien-apporte-aux-jeux-olympiques-et-paralympiques-dhiver-2038</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En ce qui concerne les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, l’Union syndicale suisse (USS) soutient une participation modeste de la Confédération, car le concept décentralisé utilise les infrastructures existantes et est plus durable que les projets précédents. Toutefois, l’USS émet des réserves concernant le cadre financier : le budget de l’association s’élève à 2,215 milliards de francs, la participation publique à 332 millions de francs ; les contributions de la Confédération ne devraient être versées qu’en cas de cofinancement simultané par les cantons.</p><p>Pour l’USS, il est essentiel de garantir des conditions de travail et des salaires équitables, qui ne sont pour l’instant pas mentionnés dans le décret fédéral. Cela doit être intégré dans le concept. L’USS demande également l’autorisation d’un référendum facultatif afin d’assurer l’acceptation des Jeux par la population. La réponse complète de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11553</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:24:51 +0100</pubDate><title>Loi sur la gestion des dégâts causés par les intempéries de 2024 et arrêté ouvrant le crédit</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-la-gestion-des-degats-causes-par-les-intemperies-de-2024-et-arrete-ouvrant-le-credit</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation « loi sur la gestion des dégâts causés par les intempéries de 2024 et arrêté ouvrant le crédit ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11550</guid><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 14:43:13 +0100</pubDate><title>Accord avec le Mercosur : favoriser des échanges commerciaux équitables et renforcer le droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-avec-le-mercosur-favoriser-des-echanges-commerciaux-equitables-et-renforcer-le-droit-du-travail</link><description>Message du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouvel accord peut favoriser les échanges et diminue la dépendance de la Suisse à l’égard des États-Unis en matière commerciale. L’USS attend une mise en œuvre rigoureuse des promesses ainsi que des projets annoncés dans le Mercosur. Pour l’USS, les accords de libre-échange doivent profiter aux travailleuses et travailleurs.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Le commerce doit profiter aux travailleuses et travailleurs</h3><p>Les accords de libre-échange tel que le texte négocié par le Conseil fédéral entre l’AELE et les États du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) peuvent favoriser le commerce. Ils réduisent également la dépendance de la Suisse à l’égard de certains marchés. Il faut toutefois garantir que les bénéfices des échanges profitent aussi aux travailleuses et travailleurs. Pour cela, il convient de développer les droits de ces derniers et renforcer les syndicats.</p><h3 class="heading--h5">Renforcer le droit du travail</h3><p>Le nouvel accord de libre-échange avec le Mercosur ne se contente pas d'abaisser les droits de douane et de faciliter les échanges. Dans le chapitre consacré au commerce et au développement durable, la Suisse et les autres États parties à l’accord s’engagent notamment à promouvoir les droits des travailleuses et travailleurs. L’USS attend une mise en œuvre rigoureuse de ces engagements et l'association des partenaires sociaux à l’ensemble du processus.&nbsp;</p><p>Dans son message, le Conseil fédéral annonce vouloir ratifier les deux conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la sécurité au travail et la protection de la santé que la Suisse n’a pas encore adoptées. Indispensable et urgente, cette ratification renforcera la prévention ainsi que les contrôles en matière de sécurité et de protection de la santé au travail. L’USS salue par ailleurs l’annonce de nouveaux projets de coopération visant à améliorer les conditions de travail au Brésil, de même que la volonté de développer, par un dialogue tripartite, la coopération avec ce pays sur les questions de travail et d’emploi. La Suisse peut ainsi contribuer concrètement à l'amélioration des conditions de travail dans le Mercosur.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Réduire la dépendance</h3><p>Du fait de la taille restreinte du marché intérieur suisse, les salaires et les conditions de travail dans notre pays dépendent étroitement du succès des entreprises locales sur les marchés étrangers. Cette réalité ne concerne pas seulement l’industrie d’exportation. Elle vaut pour l’ensemble de l’économie – du bâtiment au service public, en passant par les services à la personne. Les droits de douane imposés par Donald Trump montrent à quel point il peut être risqué de dépendre trop fortement d’un seul marché.&nbsp;</p><p>L’USS procédera à une évaluation finale de l’accord après les débats parlementaires. Pour l’USS, il est essentiel qu’il ait un effet positif pour les travailleuses et travailleurs, en Suisse comme dans les États du Mercosur.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_Handel_Container_Logistik-Arbeiterin_ist_gorodenkoff_35dcca7fce.webp" length="59238" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11546</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 19:04:30 +0100</pubDate><title>Solidarité avec l’Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidarite-avec-lukraine</link><description>Manifestation du 28 février et appel aux dons</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Cette semaine marque le quatrième anniversaire du début de la guerre d’agression contre l’Ukraine. Depuis le premier jour, les syndicats suisses sont solidaires de l’Ukraine, de la population ukrainienne et des syndicats nationaux. Le samedi 28 février, une manifestation de solidarité aura lieu à Berne, organisée par la Société ukrainienne en Suisse. L’USS s’associe à cet appel, tout comme de nombreuses autres organisations, partis et représentant-e-s de la société civile.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Programme du 28 février 2026</h3><p>14h00 – Rendez-vous à la Schützenmatte, Berne (départ du cortège)<br>15h00 – Rassemblement sur la Place fédérale</p><p>La manifestation sera animée par la Société ukrainienne de Suisse. De nombreuses organisations suisses engagées en faveur de l’Ukraine soutiennent la tenue de l’événement. Des personnalités diplomatiques sont également conviées. &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Campagne de dons de l’organisation d’entraide Solidar Suisse</h3><p>Solidar Suisse, l’organisation suisse de coopération au développement issue de l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), poursuit sa campagne de collecte de fonds pour soutenir la population en Ukraine, éprouvée par l’épuisement, le froid et les conséquences de la guerre d’agression. &nbsp;</p><p><a href="https://solidar.ch/fr/ukraine-4-ans-apres-lutter-contre-lusure/?utm_campaign=SGB-Webseite" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Vers la campagne de dons</a></p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11544</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 17:04:48 +0100</pubDate><title>Modification du Traité sur la Charte de l’énergie</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/aenderung-des-vertrags-ueber-die-energiecharta</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation « modification du Traité sur la Charte de l’énergie ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11542</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 16:47:40 +0100</pubDate><title>Établir les bases d’un mécanisme d’ajustement des émissions de carbone aux frontières</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/etablir-les-bases-dun-mecanisme-dajustement-des-emissions-de-carbone-aux-frontieres</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la consultation au mécanisme d’ajustement des émissions de carbone aux frontières (21.432). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11541</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 15:41:06 +0100</pubDate><title>La couverture CCT augmente, mais lentement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-couverture-cct-augmente-mais-lentement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conventions collectives de travail (CCT) régulent les conditions de travail. Parmi leurs principaux avantages, elles garantissent des salaires décents, définissent des horaires de travail et des droits aux vacances largement supérieurs au minimum légal et permettent des contrôles pour lutter contre le dumping salarial. Dans de nombreux métiers du bâtiment, les CCT instaurent en outre la possibilité de partir à la retraite de manière anticipée. En bref, les CCT garantissent les avancées obtenues par les syndicats. Il est donc réjouissant de constater que le nombre de travailleuses et travailleurs soumis à une CCT progresse. Ils étaient récemment environ 2,1 millions, soit plus de la moitié de l’ensemble des personnes salariées susceptibles d’être couvertes par une CCT (voir graphique).</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_260128_Couverture_CCT_0fb5869cb3.webp" length="73726" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11539</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:19:58 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur la taxe sur la valeur ajoutée </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur la taxe sur la valeur ajoutée. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11537</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:08:50 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les prestations complémentaires à l’AVS/AI </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-les-prestations-complementaires-a-lavs-ai</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de l’ordonnance sur les prestations complémentaires à l’AVS/AI : prestations d’aide et d’assistance à domicile. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11535</guid><pubDate>Fri, 20 Feb 2026 12:30:00 +0100</pubDate><title>Une décision responsable pour le financement de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-decision-responsable-pour-le-financement-de-la-13e-rente-avs</link><description>Délibérations de la Commission de la sécurité sociale du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale du Conseil des États a assumé ses responsabilités&nbsp;: elle s'est à nouveau prononcée en faveur d'un financement durable de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS par une combinaison de cotisations salariales et de TVA. L'Union syndicale suisse (USS) s'est toujours prononcée en faveur d'un financement exclusivement par les cotisations salariales, ce qui serait le plus social et le plus favorable au pouvoir d'achat. L'USS soutient toutefois le financement mixte, solide et socialement équilibré, pour toutes les générations. Une chose est désormais claire&nbsp;: ceux qui ne veulent pas financer durablement la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS visent en fait à relever l'âge de la retraite.</p><p>Comme l'année dernière, la commission du Conseil des États s'est prononcée en faveur d'un financement durable de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS par une combinaison de cotisations salariales et de TVA. Cette décision témoigne d'une responsabilité politique et sociale. Elle garantit un financement solide et socialement équilibré pour toutes les générations, ce que soutient l'USS. La légère augmentation des cotisations salariales est compensée par la plus forte augmentation des rentes AVS depuis plus de 25&nbsp;ans.</p><p>L'USS s'engagera pour que le financement mixte décidé par la commission trouve également une majorité au Conseil des États. En effet, plus le financement de la 13e rente AVS sera rapide, moins les coûts supplémentaires seront élevés. C'est ce qu'a également confirmé cette semaine Compenswiss (le fonds de compensation de l'AVS, de l'AI et des APG).</p><p>Une chose est désormais claire&nbsp;: ceux qui ne veulent pas financer durablement la 13e rente AVS souhaitent en fait relever l'âge de la retraite. Cela contredit toutefois diamétralement l'acceptation claire de la 13<sup>e</sup> rente AVS et le rejet très net par le peuple, le même jour, de l'initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_4a4b8379cf.webp" length="458888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11533</guid><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 16:12:05 +0100</pubDate><title>Indemnités maximales pour les membres des organes dirigeants des assureurs LAMal</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/indemnites-maximales-pour-les-membres-des-organes-dirigeants-des-assureurs-lamal</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur les indemnités maximales pour les membres des organes dirigeants des assureurs LAMal (iv. pa. 21.453). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11531</guid><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 16:03:57 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (2e volet de mesures visant à maîtriser les coûts – 1re tranche) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-2e-volet-de-mesures-visant-a-maitriser-les-couts-1re-tranche</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (2e volet de mesures visant à maîtriser les coûts – 1re tranche). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11524</guid><pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:44:08 +0100</pubDate><title>Attaque frontale contre les bas revenus et le dimanche chômé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-frontale-contre-les-bas-revenus-et-le-dimanche-chome</link><description>La CER-E contre la protection des travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission du Conseil des États veut permettre de passer outre aux salaires minimums cantonaux. Ainsi, les travailleuses et travailleurs à bas salaire verront leur revenu encore reculer. Les femmes actives dans l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail, la coiffure et le nettoyage seront particulièrement touchées. Des milliers de bénéficiaires du salaire minimum perdront de facto leur droit à un revenu couvrant les besoins vitaux. La Confédération indique pourtant clairement que de telles visées sont contraires à la Constitution.</p><p>La majorité des partis bourgeois veut permettre aux employeurs de verser des salaires à plein temps qui ne suffisent plus pour vivre. Pour les personnes concernées, il en résulte une lacune de revenu, laquelle doit être comblée par les communes au moyen de l’aide sociale, à la charge de collectivité. Pour les employeurs, les avantages sont évidents : moins de salaires pour plus de bénéfices.</p><p>Le mépris de la Constitution et du fédéralisme dont font preuve les prétendus représentant-e-s des cantons est particulièrement choquant. Par ses décisions, la majorité de la commission viole des principes fondamentaux de l’État de droit suisse, alors que Confédération et cantons ont mis en garde contre de telles violations du droit. Celles-ci sont sciemment tolérées afin de permettre aux employeurs de verser des salaires plus bas, qui ne suffisent pas pour vivre. Les acquis ont certes pu être préservés, mais ils ne compensent pas l’inflation.</p><p>Dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums cantonaux constituent une barrière importante contre le dumping salarial. Les employeurs et la majorité bourgeoise de la commission affaiblissent ainsi la protection des salaires à la veille des prochaines votations sur l’Europe. Ce faisant, ils jouent avec le feu et mettent en péril la politique d’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE. Une politique qui, grâce aux mesures sociales d’accompagnement, a pourtant fait ses preuves.</p><h3 class="heading--h5">Davantage de travail dominical pour moins de salaire</h3><p>La majorité de la commission veut démanteler la protection des salarié-e-s. À l’instigation du canton de Zurich, elle entend permettre le travail dominical sans autorisation dans le commerce de détail jusqu’à douze dimanches par an, contre quatre actuellement. Et ce, alors même que la majorité des cantons y renonce aujourd’hui délibérément et que les syndicats ont remporté deux tiers des votations sur l’extension des horaires d’ouverture des magasins.</p><p>Il faut rappeler que les conditions de travail dans le commerce de détail sont particulièrement difficiles : horaires irréguliers, journées fractionnées, faible prévisibilité, activités physiquement exigeantes et bas salaires. Une extension du travail dominical aggraverait encore ces conditions.</p><p>Les décisions de la commission vont encore plus loin. Les suppléments de salaire en vigueur pour le travail dominical sont remis en question. Aujourd’hui, une majoration de 50 % s’applique tant que le travail dominical reste exceptionnel et qu’il ne dépasse pas quatre dimanches. À l’avenir, quiconque travaillerait plus de six dimanches perdrait le droit à ce supplément pour l’ensemble des dimanches effectués. Le personnel de vente devrait travailler sensiblement plus de dimanches tout en perdant le droit aux suppléments. Une fois de plus, les travailleuses et travailleurs devraient supporter davantage de contraintes pour un salaire moindre.</p><p>Ce démantèlement est inacceptable. Qui travaille doit pouvoir vivre de son salaire et a droit à un dimanche libre. L’USS s’opposera résolument à ces attaques contre le droit du travail.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_25-jahre-mindestlohn_titelbi_031238346e.webp" length="50328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11522</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 17:06:05 +0100</pubDate><title>Nouvelle loi fédérale sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche (LPCom)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/nouvelle-loi-federale-sur-les-plateformes-de-communication-et-les-moteurs-de-recherche-lpcom</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la nouvelle loi fédérale sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche (LPCom). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11520</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 16:56:57 +0100</pubDate><title>Approbation et mise en œuvre de la Convention et du Protocole de La Haye de 2007 sur les ali-ments et loi fédérale sur l’amélioration du recouvrement national des créances d’entretien du droit de la famille </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/approbation-et-mise-en-oeuvre-de-la-convention-et-du-protocole-de-la-haye-de-2007-sur-les-ali-ments-et-loi-federale-sur-lamelioration-du-recouvrement-national-des-creances-dentretien-du-droit-de-la-famille</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'approbation et mise en œuvre de la Convention et du Protocole de La Haye de 2007 sur les ali-ments et loi fédérale sur l’amélioration du recouvrement national des créances d’entretien du droit de la famille. La réponse de l'USS figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11518</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 16:46:25 +0100</pubDate><title>Modification des ordonnances d’exécution relatives aux restrictions de voyage à l’étranger </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-des-ordonnances-dexecution-relatives-aux-restrictions-de-voyage-a-letranger</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification des ordonnances d’exécution relatives aux restrictions de voyage à l’étranger. La réponse de l'USS figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11515</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 16:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les étrangers et l’intégration </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-sur-les-etrangers-et-lintegration</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur les étrangers et l’intégration. La réponse de l'USS figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11513</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 15:35:39 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la transparence des personnes morales et l’identification des ayants droits éco-nomiques </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-la-transparence-des-personnes-morales-et-lidentification-des-ayants-droits-eco-nomiques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance sur la transparence des personnes morales et l’identification des ayants droits éco-nomiques. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11510</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 14:45:04 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les établissements financiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etablissements-financiers</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi fédérale sur les établissements financiers. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11506</guid><pubDate>Fri, 13 Feb 2026 15:45:00 +0100</pubDate><title>Respecter le mandat populaire : mise en œuvre immédiate de l&#039;initiative sur les soins infirmiers !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/respecter-le-mandat-populaire-mise-en-oeuvre-immediate-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Appel urgent et communiqué de presse commun de l&#039;Alliance du personnel de santé
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La coalition du personnel de santé lance aujourd'hui <a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" rel="noreferrer">un appel urgent</a> pour demander aux parlementaires de modifier en profondeur la loi fédérale sur les conditions de travail dans les soins (LCTSI) et de respecter ainsi le mandat populaire. L'exode dans le secteur de la santé se poursuit, la santé du personnel de santé et la qualité des soins prodigués à la population sont menacées. Mais cela ne semble pas préoccuper la majorité de droite au Parlement : alors que les votant-e-s ont approuvé à une large majorité l'initiative sur les soins infirmiers en 2021, les parlementaires refusent jusqu'à présent d'améliorer les conditions de travail dans les soins et de mettre ainsi en œuvre la volonté populaire. La commission du Conseil national a même encore aggravé la proposition insuffisante du Conseil fédéral !&nbsp;</p><p>La LCTSI sera bientôt débattue au Conseil national. Cependant, la proposition actuelle de la commission du Conseil national n’est qu’un tigre de papier, une loi sans substance. Les parlementaires doivent maintenant la corriger de toute urgence afin que cette loi ne se réduise pas à une politique symbolique. La coalition du personnel de santé a donc lancé aujourd'hui <a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" rel="noreferrer">un appel urgent</a> qui peut être signé par l'ensemble de la population. Nous sommes toutes et tous concernés, nous aurons toutes et tous besoin un jour de soins ou d'assistance.</p><p>Les signataires demandent aux parlementaires responsables :</p><ul><li>Indépendamment de leur parti, d'appliquer intégralement l'article 117b de la Constitution fédérale et, par conséquent, l'initiative sur les soins infirmiers et la volonté du peuple.</li><li>De modifier en profondeur la loi: réduction significative du temps de travail, ratio de personnel permettant de prodiguer des soins de qualité, amélioration des suppléments pour le travail de nuit, le week-end et les jours fériés, et obligation pour tous les employeurs de respecter au minimum les lois cantonales et les CCT en vigueur.</li><li>Financer ces mesures pour le secteur de la santé.</li></ul><h3 class="heading--h5">L'exode dans le secteur de la santé bat son plein</h3><p>Le Jobradar montre que des milliers de postes dans le domaine des soins sont vacants. Environ un tiers des soignants quittent la profession. Ils sont épuisés, ils n'en peuvent plus. La pénurie de personnel aggrave encore les problèmes : le personnel de santé donne chaque jour le meilleur de lui-même, mais il le fait dans des conditions de stress psychologique et physique extrêmement élevées. Si la santé des soignant-e-s est en danger, la qualité des soins prodigués à la population l'est aussi ! Aujourd'hui déjà, de nombreuses personnes ne reçoivent plus les soins et l'accompagnement dont elles ont besoin.</p><h3 class="heading--h5">La population du côté du personnel de santé</h3><p>Après les applaudissements pendant la pandémie, la population a également pris clairement position en faveur du personnel soignant sur le plan politique en 2021. Lors d'un vote historique, 2 161 272 personnes, soit 61 %, ont accepté l'initiative sur les soins infirmiers. Au cœur de cette initiative se trouve l'amélioration concrète des conditions de travail afin de réduire la charge de travail du personnel soignant et de mettre fin aux changements de carrière. C'est en effet la seule façon de garantir l'efficacité de l'offensive en matière de formation.</p><h3 class="heading--h5">La commission du Conseil national ignore la volonté du peuple</h3><p>Les parlementaires de la commission compétente du Conseil national ont toutefois décidé de passer outre la volonté du peuple et d'ignorer de facto les principales revendications de l'initiative sur les soins infirmiers. Au lieu de mettre en œuvre les dispositions constitutionnelles, ils ont encore affaibli la proposition de loi déjà insuffisante du Conseil fédéral, ne donnant ainsi pas suite aux principales revendications de l'initiative. La commission renonce par exemple à réduire la durée maximale du travail de 50 à 45 heures, comme c'est le cas pour les professions de bureau. Elle a pratiquement revu à la baisse toutes les augmentations des indemnités, a refusé de donner au Conseil fédéral la compétence d'adopter sans complication d'autres améliorations, si nécessaire, et n'a prévu aucune mesure pour des dotations en personnel adaptées aux besoins, élément central de l'initiative populaire.</p><h3 class="heading--h5">Le personnel de santé est indigné</h3><p>Le mandat donné par la population était clair : les conditions de travail dans le secteur des soins doivent être améliorées de manière significative et concrète. Non seulement la proposition actuelle passe à côté de cet objectif, mais la commission du Conseil national envoie un signal alarmant : les améliorations urgentes pour le personnel et la garantie durable de soins de qualité n'ont absolument aucune importance à ses yeux. Elle se moque également de la démocratie directe, ce qui est extrêmement dangereux et suscite à juste titre une grande indignation parmi les quelque 800 000 employé-e-s du domaine des soins, dont 87 % sont des femmes.<br>&nbsp;</p><p><a href="https://signer.appel-personnel-sante.ch/maintenant?utm_source=SGB-Webseite" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signer l'appel</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/2/csm_appel-soins_1a159748fc.webp" length="55076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11502</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 15:25:49 +0100</pubDate><title>Le financement additionnel de l’AI ne doit pas se faire au détriment de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-financement-additionnel-de-lai-ne-doit-pas-se-faire-au-detriment-de-lavs</link><description>Décision du Conseil fédéral relative à la révision de l’AI</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue le financement additionnel prévu par le Conseil fédéral pour couvrir les dépenses courantes de l’AI, si la situation financière l’exige. Dues à des choix politiques, les dettes de l’AI ne doivent toutefois pas être répercutées sur les salarié-e-s et sur le fonds de l’ AVS. Améliorer l’intégration des jeunes adultes est pertinent, mais risque de multiplier les démarches et procédures au sein de l’AI. Il est en outre essentiel de renforcer la protection de la santé au travail et d’en garantir l’application rigoureuse.</p><p>L’AI a pour but d’assurer les moyens d’existence des personnes durablement incapables de travailler. Or cet objectif est loin d’être atteint aujourd’hui : une personne sur deux au bénéfice d’une rente AI dépend de prestations complémentaires. De plus, le report de l’AI sur l’aide sociale est une réalité. L’USS salue dès lors la volonté du Conseil fédéral, exprimée dans les lignes directrices de la prochaine révision de l’AI, de combler une éventuelle lacune de financement de l’AI par une hausse modérée des cotisations salariales, plutôt que par une réduction des prestations.</p><p>En revanche, les dettes de l’AI et les intérêts dus à l’AVS ne doivent être reportés ni sur les salarié-e-s ni sur le fonds de l’AVS. Résultant de décisions de politique fédérale, ces dettes doivent donc être assumées par la Confédération ou par la Banque nationale suisse.</p><p>L’USS soutient tous les efforts visant à améliorer l’intégration sur le marché du travail, en particulier des jeunes adultes en début de parcours professionnel. Ces efforts comportent toutefois le risque de multiplier les démarches et procédures. Les mesures introduites en 2022 sont peu connues et n’ont pas encore été évaluées. Sans évaluation, de nouvelles mesures de réadaptation se traduiront par davantage de formalités et une pression accrue sur les assuré-e-s.</p><p>Les employeurs ont aussi leur part de responsabilité : les personnes annoncées à l’AI ont besoin de perspectives professionnelles et d’emplois, et non pas de promesses creuses. Les employeurs sont par ailleurs tenus d’assurer la protection de la santé au travail. La hausse des absences pour maladie et des annonces à l’AI souligne la nécessité de mieux protéger la santé des salarié-e-s et de faire respecter rigoureusement les mesures de prévention. Comme l’USS l’a révélé la semaine dernière, les employeurs ne sont aujourd’hui contrôlés par les cantons qu’une fois tous les 20 ans. À l’avenir, ces contrôles doivent avoir lieu au moins une fois tous les deux ans.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11499</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:50:43 +0100</pubDate><title>Train de mesures en faveur des salaires : la protection contre le licenciement est indispensable</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/train-de-mesures-en-faveur-des-salaires-la-protection-contre-le-licenciement-est-indispensable</link><description>Décision du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Par sa décision en matière de protection contre le licenciement des représentant-e-s du personnel (« mesure n°14 »), le Conseil fédéral a complété la partie du train de mesures de protection des salaires qui manquait encore. La mesure adoptée aujourd’hui est essentielle pour permettre le con-trôle et l’application des salaires suisses. L’Union syndicale suisse (USS) avait certes exigé des garanties contre le licenciement plus étendues. La décision du Conseil fédéral constitue une solution a minima. On peut néanmoins s’en réjouir dans la mesure où facilite le travail des représentant-e-s du personnel et renforce la protection des salaires ainsi que des conditions de travail.</p><p>À l’heure actuelle, les représentant-e-s élus des travailleuses et travailleurs ne sont guère protégé-e-s contre le licenciement en Suisse, alors qu’ils assument une grande responsabilité sociale dans les entreprises. Dans des secteurs comme l’industrie des machines, l’horlogerie, la chimie/pharma et les banques par exemple, beaucoup de choses sont réglées au niveau de l’entreprise, dont les salaires, les horaires de travail, la sécurité au travail et la protection de la santé.</p><p>Afin d’accomplir leur travail, les membres des commissions du personnel doivent pouvoir discuter et négocier d’égal à égal avec les employeurs au sein des entreprises. Ils doivent pouvoir assumer leur fonction même lors de négociations difficiles sans craindre un licenciement.</p><p>Sur la protection contre le licenciement, le Conseil fédéral a proposé une solution minimale. Celle-ci fait désormais partie intégrante des mesures n° 1 à 14 de protection des salaires. Pour garantir cette protection, l’ensemble des mesures est nécessaire. L’USS attend donc désormais du Parlement qu’il reprenne et adopte tel quel ce paquet, élaboré au terme d’un long travail.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/e/csm_lignerouge-unia-dubuis_6083b5dae9.webp" length="173620" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11497</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:10:10 +0100</pubDate><title>Non à l’initiative du chaos de l’UDC, le 14 juin 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-du-chaos-de-ludc-le-14-juin-2026</link><description>Résiliation des accords bilatéraux soumise aux urnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative UDC « pour la durabilité » est un projet extrême qui risque de plonger la Suisse dans le chaos. Elle vise à résilier la libre circulation des personnes et, partant, à mettre fin aux accords bilatéraux avec l’Union européenne. Elle met ainsi en danger les salaires, les emplois et le service public en Suisse. Alors que la politique des États-Unis bouleverse l’environnement géopolitique pour les petits pays comme la Suisse, tourner le dos à nos voisins et à l’Europe serait une grave erreur. Une telle rupture ferait peser une pression accrue sur les salaires et menacerait l’emploi. La fin de la libre circulation des personnes signifierait également la fin de la protection des salaires. L’absence de contrôles des salaires ouvrirait la voie au dumping salarial.</p><p>En cas d’acceptation, l’initiative du chaos de l’UDC entraînerait la résiliation de la libre circulation des personnes. En vertu de la clause guillotine, les accords bilatéraux avec l’UE tomberaient également. Près de 50 % des exportations suisses étant destinés à l’UE, la restriction de l’accès au marché nuirait à la prospérité de notre pays. Conséquences : l’activité économique ralentirait, les investissements diminueraient, et les délocalisations ainsi que les licenciements se multiplieraient. Au bout du compte, l’emploi reculerait.</p><p>Au moment où les États-Unis mettent l’Europe sous forte pression politique et économique, une telle politique hasardeuse mettrait nos emplois en danger. Dès lors, couper les ponts avec nos partenaires et nos voisins dans ce contexte d’incertitude ferait peser une menace sur les revenus de nombreux salarié-e-s.</p><h3 class="heading--h5">Niveau des salaires menacé</h3><p>Si la libre circulation des personnes disparaissait, les mesures d’accompagnement seraient à leur tour menacées, voire abolies. La protection des salaires disparaîtrait. L’absence de contrôles ouvrirait la voie au dumping salarial. Les migrant-e-s seraient à nouveau exploité-e-s, comme à l’époque du statut de saisonniers, avec des conditions de travail précaires et des droits sociaux insuffisants. Cela exercerait aussi une pression massive sur les salaires des travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>Dans le même temps, le repli économique accentuerait le renchérissement. Le Brexit l’illustre parfaitement : les barrières commerciales et la bureaucratie poussent les prix à la hausse. Combinée à un affaiblissement de la protection des salaires, la hausse des prix rognerait l’argent disponible au quotidien. L’initiative est dangereuse pour les salaires.</p><h3 class="heading--h5">Cette initiative extrême met en péril le bon fonctionnement du système de soins</h3><p>Encore une fois, le Brexit démontre ce qui se passe lorsque l’immigration est remplacée par des contingents rigides. Les hôpitaux recrutent à court terme dans des pays lointains, le personnel change plus fréquemment et la qualité des soins diminue. En Suisse, la moitié des médecins et plus d’un tiers du personnel infirmier diplômé ont été formés à l’étranger. Si la libre circulation des personnes était abolie, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’aggraverait dangereusement. La sécurité de la couverture sanitaire serait menacée.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats de l’USS combattront résolument l’initiative du chaos de l’UDC, en menant une campagne visible et en organisant des événements publics, des débats dans les entreprises ainsi qu’une présence dans la rue.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/9/csm_Visual-Vorkampagne_3x2_klein_fr_66fab323ce.webp" length="117586" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11496</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 12:12:59 +0100</pubDate><title>Signez maintenant : pour des loyers justes et abordables</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/signez-maintenant-pour-des-loyers-justes-et-abordables</link><description>Initiative populaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Depuis des années, les loyers augmentent plus vite que les salaires. Certains bailleurs résilient des baux pour rénover, puis relouer plus cher. Trop souvent, en particulier de groupes immobiliers axés sur le profit, ces augmentations s’appuient sur des pratiques abusives qui font exploser les prix. L’initiative sur les loyers veut précisément introduire des outils efficaces afin d’empêcher les loyers abusifs.</span></p><p class="lead"><span lang="FR-CH">L’objectif est d’éviter que toujours plus de personnes ne doivent quitter leur cadre de vie faute de pouvoir suivre la hausse des loyers. Se loger ne doit pas être un luxe&nbsp;!</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH"><strong>Le système actuel de contrôle ne fonctionne pas</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Aujourd’hui, le contrôle de la légalité des loyers repose sur les locataires. Ce système ne fonctionne pas. Une étude estime qu’en Suisse, rien qu’en 2023, plus de dix milliards de francs ont été encaissés sous forme de loyers abusifs.</span></p><p><span lang="FR-CH">La récolte de signatures est dans la dernière ligne droite&nbsp;: 108&nbsp;000 signatures ont déjà été réunies. Cela montre à quel point la situation est urgente.</span></p><p><span lang="FR-CH">Notre objectif est d’obtenir 130&nbsp;000 signatures, afin de déposer l’initiative avec une marge de sécurité. Il manque donc encore un peu plus de 20&nbsp;000 signatures.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR-CH"><strong>Un coup de main pour la dernière ligne droite</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Commandez des </span><a href="https://initiative-loyers.ch/signer/" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">feuilles de signatures</span></a><span lang="FR-CH"> sur le </span><a href="https://initiative-loyers.ch"><span style="color:windowtext;text-decoration:none;text-underline:none;" lang="FR-CH">site de l’Initiative sur les loyers</span></a><span lang="FR-CH">. Faites signer vos amis, vos proches et vos voisins, puis renvoyez les feuilles. Ensemble, envoyons un signal clair pour des loyers justes.</span></p><p><a href="https://initiative-loyers.ch/signer/" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span lang="FR-CH">Signer l'initiative</span></a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/f/csm_Mietpreisinitative_FR_cf8998e4c1.webp" length="55090" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11494</guid><pubDate>Tue, 10 Feb 2026 16:46:29 +0100</pubDate><title>La Commission de l’économie cède face au lobby immobilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-commission-de-leconomie-cede-face-au-lobby-immobilier</link><description>Encouragement à la construction de logements</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse manque cruellement de logements et les loyers flambent. Le Parlement aurait pu remédier à ce problème en augmentant massivement l’encouragement fédéral à la construction de logements à but non lucratif, avec en plus une garantie de rendement pour la Confédération. Aujourd’hui, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) s’est malheureusement pliée aux intérêts du lobby immobilier et a rejeté la proposition.</p><p>Soutenir le logement d’utilité publique, c’est-à-dire à but non lucratif, permet de faire d’une pierre deux coups : créer davantage de logements et garantir des loyers abordables. Si la Suisse dispose une longue tradition en la matière, le secteur reste beaucoup trop marginal, puisque moins de 4 % des logements locatifs appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Cette situation peut et doit changer.</p><p>Face à des loyers qui explosent et à un marché du logement sous tension, il est urgent de relancer la construction de logements d’utilité publique. Même si l’essentiel du travail doit être réalisé dans les cantons, la Confédération peut intervenir de manière efficace. Elle peut en effet augmenter massivement la dotation des deux instruments d’encouragement existants, le Fonds de roulement (FDR) et la Centrale d’émission pour la construction de logements d’utilité publique (CCL). Un tel renforcement améliorerait nettement les conditions-cadres. Au lieu de cela, le Conseil fédéral s’est contenté de proposer au Parlement une prolongation des dispositifs à leur niveau actuel, lequel est clairement insuffisant. Les syndicats ont déjà averti qu’il ne suffit pas de maintenir le patient sous perfusion, il faut le sortir de sa paralysie. Pour autant, la CER-N refuse aujourd’hui à son tour les augmentations demandées.</p><p>Cette décision est totalement incompréhensible. Car, au niveau fédéral, il n’existe pas de levier plus simple et plus rapide pour donner un véritable coup d’accélérateur au logement d’utilité publique que d’augmenter les engagements conditionnels de la CCL et le plafonds de dépenses du FDR. Une telle mesure ne coûterait rien aux contribuables. Au contraire, la Confédération y gagnerait même. Le Conseil national doit impérativement corriger le tir et revenir sur la décision de sa commission, manifestement sous l’influence du lobby immobilier.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/c/csm_Wohnungsbau-Baustelle_iStock-ilkercelik_0be46c3f9d.webp" length="308202" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11489</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:42:19 +0100</pubDate><title>Protocole de modification de l’accord entre la Confédération Suisse et l’Union européenne sur l’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales au niveau international</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/protocole-de-modification-de-laccord-entre-la-confederation-suisse-et-lunion-europeenne-sur-lechange-automatique-dinformations-relatives-aux-comptes-financiers-en-vue-dameliorer-le-respect-des-obligations-fiscales-au-niveau-international</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le protocole de modification de l’accord entre la Confédération Suisse et l’Union européenne sur l’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales au niveau international. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11483</guid><pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:15:00 +0100</pubDate><title>Le travail rend trop souvent malade</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-travail-rend-trop-souvent-malade</link><description>Conférence annuelle de presse 2026 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les absences pour maladie en entreprise augmentent de manière dramatique. La pression au travail s’est intensifiée. Dans le même temps, la politique salariale et la répartition inéquitable des fruits de la croissance freine l’économie. Les salaires sont sous pression et le pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses diminue. L’Union syndicale suisse (USS) exige une offensive de mise en œuvre de la part de la Confédération et des cantons afin de renforcer la protection de la santé au travail. Aujourd’hui, les employeurs ne sont contrôlés par les cantons que tous les 20 ans. Il faudrait au contraire un contrôle tous les deux ans. Par ailleurs, l’USS demande un arrêt immédiat de l’extension du travail du dimanche et de l’allongement de la journée de travail à 17 heures, décidée par le Conseil national.</p><p>Les absences pour maladie ont fortement augmenté et représentent désormais environ 80 millions d’heures de travail de plus qu’avant la pandémie – soit une hausse d’un tiers. L’augmentation des absences de longue durée est particulièrement préoccupante. Plus une incapacité de travail dure longtemps, plus le risque de licenciement, d’invalidité et de séquelles durables pour la santé est élevé. Pour la première fois depuis 20 ans, la probabilité de devenir invalide a de nouveau augmenté.</p><p>Les travailleurs et travailleuses des professions physiquement ou psychiquement exigeantes, comme la vente, la construction, le transport, la santé, le social ou de nombreux services, sont particulièrement concernés. Les douleurs dorsales et les troubles psychiques sont les causes les plus fréquentes. Beaucoup continuent de travailler malgré leurs problèmes de santé, souvent aussi en télétravail. Cela aggrave les maladies et engendre des coûts économiques élevés. S’y ajoutent des pertes salariales sensibles. L’indemnité en cas de maladie ne couvre généralement que 80 % du salaire, et dans de nombreux cas il faut d’abord attendre plusieurs jours de carence. Les risques financiers pèsent donc sur les travailleurs et travailleuses. En parallèle, ceux-ci rapportent des conditions de travail éprouvantes : pression du temps, manque de personnel, horaires irréguliers et disponibilité permanente. Les employé-e-s travaillent en conséquence sur leur temps libre pour répondre aux exigences. Au lieu de résoudre les problèmes structurels, de nombreux employeurs misent sur des mesures alibis comme des cours de gestion du stress. De plus, la loi sur le travail n’est pas appliquée et la protection légale est constamment affaiblie. Les employeurs ne sont contrôlés par les cantons que tous les 20 ans.</p><p>L’USS exige un changement de cap. Il faut du personnel en nombre suffisant, des horaires de travail et de repos fiables, ainsi qu’une application conséquente de la législation du travail pour protéger la santé des travailleurs et travailleuses. Désormais, les employeurs doivent être contrôlés au moins tous les deux ans. L’USS rejette catégoriquement toute nouvelle attaque contre les dispositifs existants. Gabriela Medici, co-secrétaire syndicale de l’USS, trace clairement les lignes rouges : « Une extension du travail dominical et une flexibilisation supplémentaire des horaires de travail ne sont pas envisageables. »</p><h3 class="heading--h5">Pouvoir d’achat sous pression</h3><p>Malgré une bonne conjoncture économique, les salaires réels stagnent depuis des années. Depuis 2020, l’écart entre les salaires réels et la productivité atteint environ 5 %. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, calcule : « Pour un couple avec un revenu moyen, cela représente environ 6 000 francs de moins par an. » Cet argent manque au quotidien. Les primes d’assurance-maladie et les loyers ont fortement augmenté, tout comme d’autres charges fixes. De nombreux ménages, y compris de la classe moyenne, sont de plus en plus sous pression. En conséquence, le moral des consommatrices et consommateurs est au plus bas et la consommation privée par habitant recule, si l’on exclut les dépenses de santé. L’ensemble de l’économie s’en trouve freinée.</p><p>Au lieu d’une augmentation des salaires, on constate celle des hauts revenus et des fortunes. Les impôts sur les bénéfices et les cotisations sociales ont été réduits, et plusieurs cantons prévoient de nouvelles baisses d’impôts. Cela aggrave les inégalités sociales et ne résout aucun problème réel de la population. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, souligne donc : « Alors que l’économie suisse continue de croître, les personnes aux revenus bas et moyens perdent du pouvoir d’achat, tandis que les revenus les plus élevés captent toujours plus de la richesse nationale. »</p><p>L’USS exige des augmentations salariales substantielles, en particulier pour les bas et moyens salaires. Toute personne ayant fait un apprentissage doit pouvoir vivre de son salaire et gagner au moins 5 000 francs par mois. De plus, il faut davantage de moyens publics pour les subventions aux primes, le logement abordable, les soins et l’accueil de jour des enfants. Une politique salariale et de répartition plus sociale n’est pas seulement une question de justice, mais aussi une nécessité économique.</p><h3 class="heading--h5">Interventions</h3><ul><li>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/260203_CP_lutte_des-classes_PYM_fr.pdf">« Du partenariat social à la lutte des classes ? » (PDF)</a></li><li>Daniel Lampart, coresponsable du secrétariat de l'USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/300106_DL_Unsoziale_Lohn-_und_Verteilungspolitik_bremst_die_Wirtschaft_FR.pdf">« Salaires et redistribution : rompre en 2026 avec cette politique antisociale qui freine l’économie » (PDF)</a></li><li>Gabriela Medici, coresponsable du secrétariat de l'USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260203_JMK/300106_GM_Arbeitsbedingungen_die_krank_machen_FR_def.pdf">« Des conditions de travail qui rendent malade : il est temps d’agir » (PDF)</a><br>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_260203_MK_DL-PYM-GM_foto-br_ab8c719a75.webp" length="229570" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11480</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 16:34:00 +0100</pubDate><title>Plus d’argent dans le porte-monnaie ? L’initiative « 200 francs, ça suffit » n’y changera rien</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/plus-dargent-dans-le-porte-monnaie-linitiative-200-francs-ca-suffit-ny-changera-rien</link><description>Informations et arguments sur la votation du 3 mars</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jamais on n’avait vu les partisans de l’initiative SSR se préoccuper autant du pouvoir d’achat de la population active que dans la campagne de votation actuelle. Aussi transparente que cynique, la stratégie de ces personnes ne doit pas nous faire perdre de vue l’enjeu réel&nbsp;: le démantèlement pur et simple du média public qu’est la SSR. Si le texte aboutit, le pouvoir économique dictera les opinions, et la désinformation deviendra la norme dans notre pays.</strong></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">En Suisse alémanique, les auteur-e-s de l’initiative «&nbsp;200 francs, ça suffit&nbsp;» font campagne avec le slogan «&nbsp;Mehr Geld für unsere Büezer&nbsp;» (c’est-à-dire «&nbsp;Plus d’argent pour nos travailleuses et travailleurs&nbsp;»). Difficile de faire plus grossier et plus éhonté. Car la recette pour faire économiser de l’argent aux salarié-e-s ou augmenter leur pouvoir d’achat est simple. Il suffit d’accorder des salaires et des rentes décents, ainsi que des loyers et des primes abordables. Si l’on obtient des améliorations tangibles dans ces quatre domaines, l’essentiel sera atteint.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Or nul besoin de grandes recherches pour savoir que les promoteurs de l’initiative SSR sont aussi les plus grands adversaires du pouvoir d’achat, et mènent actuellement une vaste offensive contre les salaires minimum légaux et pour l’extension du travail dominical et de nuit. En réalité, les travailleuses et travailleurs risquent de se retrouver avec moins d’argent dans leur porte-monnaie en fin de mois.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Même logique pour les rentes. Les partisans de l’initiative s’attaquent systématiquement à l’AVS, avec un objectif unique, celui de faire pression pour relever l’âge de la retraite et, partant, abaisser les rentes.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Quant aux primes maladie&nbsp;? Toute tentative d’augmenter les subsides, sans parler de l’introduction pourtant élémentaire de primes fixées en fonction du revenu, se heurte à un refus catégorique.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Restent les loyers. Sur ce terrain, Gregor Rutz, pourfendeur en chef de la SSR et figure de proue des propriétaires immobiliers en Suisse, s’emploie au quotidien à garantir que la population active et locataire ne bénéficie d’aucun allégement.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Le constat est sans appel. Un oui à l’initiative sur la SSR ne permettra certainement pas à «&nbsp;nos travailleuses et travailleurs&nbsp;» d’avoir plus d’argent dans leur porte-monnaie. Loin de là. Certes, les petites économies finissent par s’additionner. L’initiative ferait effectivement baisser la dépense annuelle par ménage d’environ 100 francs dans un premier temps. Mais ne nous y trompons pas. 100 francs par an représentent 27 centimes par jour, soit un café crème toutes les deux semaines… à partager avec toute la famille. L’effet de l’initiative sur le pouvoir d’achat est dérisoire pour les ménages. Pour les grandes entreprises en revanche, la situation est différente. Le texte mis en votation entend exonérer les personnes morales de la redevance RTV. Les initiants parlent évidemment moins volontiers de ce cadeau (financé en fin compte par la collectivité et taillé surtout pour les grands groupes). Il est vrai que dans une campagne, reconnaître qu’on se moque ouvertement des travailleuses et travailleurs n’est pas très vendeur.</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Si manifestement l’enjeu pour les auteurs n’est pas le pouvoir d’achat, quel est donc leur objectif&nbsp;? Ils prétendent que la réduction de moitié de la redevance obligerait la SSR à se concentrer sur son mandat de base. Sans même ouvrir le débat sur ce que pourrait être une telle mission, on constate une première chose&nbsp;: les initiants ont déjà, malheureusement, atteint ce but. Sous la pression de l’initiative, le Conseil fédéral a en effet fortement réduit la redevance RTV, poussant la SSR à une cure d’austérité (soit dit en passant, ce sont les salarié-e-s de la SSR qui en sont les premières victimes).&nbsp;</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Deuxième évidence&nbsp;: aucun mandat, même défini en des termes raisonnables, ne serait encore finançable en cas d’acceptation de l’initiative. La concession porte actuellement sur l’information, la culture, la formation, le divertissement et le sport, pour toutes les régions du pays et toutes les régions linguistiques. Les initiants le savent parfaitement. Car leur objectif n’est pas de recentrer la SSR, mais de la démanteler. Le conseiller national UDC Erich Hess affirmait récemment ceci&nbsp;: «&nbsp;cette initiative ne va pas assez loin. Il faudrait en réalité abolir cette redevance obligatoire. Elle constitue toutefois un pas dans la bonne direction&nbsp;.»</span></p><p class="text-justify"><span lang="FR-CH">Que l’initiative SSR ne vise ni à améliorer le pouvoir d’achat des salarié-e-s, ni à définir plus précisément la mission du média public, mais bel et bien à démanteler la SSR n’est pas une surprise. Il faudra cependant s’en souvenir au moment de remplir son bulletin de vote le 8&nbsp;mars. Car quelle que soit l’issue du scrutin, la bataille politique autour de la SSR reprendra dès le lendemain, dans un rapport de forces qui sera soit favorable, soit défavorable.</span></p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_SRG-Webseite-2-FR_6834725b93.webp" length="130948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11473</guid><pubDate>Mon, 26 Jan 2026 15:05:00 +0100</pubDate><title>Une large majorité contre des baisses de salaire imposées par la loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-large-majorite-contre-des-baisses-de-salaire-imposees-par-la-loi</link><description>Enquête de l’USS sur l’attaque du Parlement contre les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un sondage représentatif commandé par l’Union syndicale suisse (USS) est sans appel : la Suisse ne veut pas de baisses de salaires par voie législative. En effet, 63&nbsp;% des votant-e-s rejetteraient une loi qui permettrait de passer outre aux salaires minimums cantonaux ou communaux lorsqu’une convention collective de travail (CCT) prévoit des minimums inférieurs. Seuls 26&nbsp;% approuveraient un tel texte et 10&nbsp;% des personnes interrogées se disent indécises.&nbsp;</p><p>On le voit&nbsp;: la population soutient clairement les salaires minimums cantonaux adoptés démocratiquement. Les salarié-e-s des secteurs à bas salaires doivent rester protégés et les décisions prises dans les urnes respectées. Véritable attaque contre le fédéralisme, ce projet aurait très peu de chances en votation. L’USS a d’ailleurs averti l’été dernier qu’elle lancerait un référendum si le Parlement entendait revenir sur des décisions populaires cantonales.</p><p>Le rejet s’observe pratiquement dans tous les groupes de population. Dans les deux régions linguistiques, comme dans toutes les classes d’âge, tous les niveaux de formation et tous les camps politiques, le non l’emporte nettement. Sur le fond, la position de la population est tout aussi claire&nbsp;: ce qui dérange le plus, c’est l’impact négatif sur les bas salaires et le mépris des décisions démocratiques prises en votation. Beaucoup de personnes interrogées soulignent que les salaires minimums sont légitimés démocratiquement et ne doivent pas être contournés par une loi fédérale. Les réponses aux questions complémentaires vont dans le même sens : en cas de conflit entre salaires minimums cantonaux et dispositions d’une CCT, la majorité veut maintenir la protection offerte par les salaires minimums.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2026/GAV_Mindestlohn_Praesentation.pdf">Télécharger l’enquête au format PDF</a> (n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/graph/260126_Umfrage-Ergebnisse_fr.svg" length="53751" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11475</guid><pubDate>Thu, 22 Jan 2026 12:16:54 +0100</pubDate><title>Débrancher l&#039;information ? NON à l&#039;initiative SSR</title><link>https://www.uss.ch/initiative-ssr-non</link><description>Infos, arguments et matériel pour la votation sur l&#039;initiative radicale</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/2/csm_SRG-Webseite-1-FR_010e7dd153.webp" length="109576" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11469</guid><pubDate>Fri, 16 Jan 2026 15:04:15 +0100</pubDate><title>L’USS condamne la répression brutale contre les travailleuses et travailleurs en Iran</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-condamne-la-repression-brutale-contre-les-travailleuses-et-travailleurs-en-iran</link><description>Le Conseil fédéral et les Nations Unies doivent agir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) condamne avec la plus grande fermeté la répression violente contre les travailleuses et travailleurs, les syndicalistes et les mouvements sociaux en Iran. Depuis la fin 2025, les manifestations et les grèves se sont étendues à tout le pays, en réaction à une crise économique et sociale toujours plus grave. Les Nations Unies et le Conseil fédéral doivent agir de toute urgence.</p><p>L’effondrement économique de l’Iran frappe de plein fouet les travailleuses et travailleurs dans leur quotidien. Des millions de personnes tombent dans la pauvreté sous l’effet de l’explosion des prix des denrées alimentaires et d’autres biens de première nécessité, de la baisse des salaires réels et de la multiplication des emplois précaires.</p><p>Au lieu d’entamer un dialogue social ou de respecter les normes internationales du travail, le régime iranien persiste à qualifier systématiquement les protestations syndicales et les grèves de « menaces pour la sécurité nationale ». Cette instrumentalisation sert à criminaliser l’action syndicale, à museler la liberté d’expression, à réprimer le droit de réunion et à légitimer la violence, la surveillance de masse et les détentions arbitraires. De facto, les syndicats indépendants ont été interdits. Les travailleuses et travailleurs sont privés de leur droit de fonder librement des organisations de leur choix et d’y adhérer, en violation manifeste des Conventions n°87 et n°98 de l’Organisation internationale du Travail (OIT).</p><p>De nombreux rapports indiquent que, depuis la fin 2025, l’intensification des protestations s’est accompagnée d’un durcissement de la répression, jusqu’au recours à la force meurtrière, ce qui a entraîné des arrestations massives et des milliers de morts. Pour le simple fait d’avoir exercé leurs droits, les syndicalistes font l’objet de représailles ciblées, allant de longues peines de prison à la torture et, dans les cas les plus extrêmes, à des condamnations à mort. Les femmes paient un tribut particulièrement lourd. Depuis des années, elles subissent un contrôle quotidien, intolérable, de leur corps et de leur vie. Aujourd’hui encore, elles sont brutalement opprimées.</p><p>L’USS condamne sans réserve ces agissements. Elle exige l’arrêt immédiat des violences et des mises à mort par le régime, ainsi que le respect plein et entier des droits humains, des droits des femmes et des droits syndicaux. Nous appelons les Nations Unies, et tout particulièrement l’OIT, à renforcer leur surveillance et à exercer une pression durable pour garantir le respect des droits fondamentaux. Le Conseil fédéral doit lui aussi agir sans délai. La Suisse doit condamner les actes du régime et reprendre enfin intégralement les sanctions de l’Union européenne contre l’Iran.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/2/csm_csm_Iran_christopher-rose_flickr_8991b67ece.webp" length="169432" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11465</guid><pubDate>Tue, 13 Jan 2026 12:04:57 +0100</pubDate><title>OUI à l&#039;initiative pour un fonds climat</title><link>https://www.uss.ch/fondsclimat-ini</link><description>Investir pour la prospérité, l&#039;emploi et l&#039;environnement</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/6/csm_klimafondsini-kampagne_ohne_02_4fee6d0750.webp" length="250254" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11460</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2026 09:30:00 +0100</pubDate><title>Conférence des retraité-e-s de l’USS : ensemble pour des rentes solides et contre l’initiative dangereuse de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/conference-des-retraitees-ensemble-pour-des-rentes-solides-et-contre-linitiative-dangereuse-de-l-udc</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 27 mars 2026 aura lieu une nouvelle édition de la Conférence des retraité-e-s de l’USS, devenue un rendez-vous traditionnel. Au centre des discussions : le renforcement de la prévoyance vieillesse pour toutes et tous, ainsi que l’initiative de l’UDC dite «&nbsp;du chaos&nbsp;». Cette dernière menace non seulement les salaires et les emplois, mais risque également de plonger l’AVS et les soins dans le chaos.</p><p>Après l’acceptation historique de la 13<sup>e</sup> rente AVS et le double refus de l’arnaque de la LPP et du relèvement de l’âge de la retraite, d’autres décisions majeures en matière de prévoyance vieillesse sont attendues au Parlement : financement de la 13<sup>e</sup> rente, plafonnement des rentes pour les couples mariés, et avenir des rentes de veuve et de veuf. Gabriela Medici, co-responsable du secrétariat central de l’USS, proposera un tour d’horizon syndical des débats en cours pour des rentes solides.</p><p>Autre point central de la conférence : l’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions », dite «&nbsp;du chaos&nbsp;». Daniel Lampart, également co-responsable du secrétariat central, exposera les dangers concrets de ce texte radical. Celui-ci menace les salaires, les emplois, et risque de plonger l’AVS et les soins dans le chaos en aggravant la pénurie de personnel et de cotisant-e-s. Cette initiative dangereuse ferait grimper les coûts pour tout le monde et compromettrait le bon fonctionnement de la Suisse.</p><p>Enfin, la conférence discutera du réseautage et de la fidélisation des membres après la retraite. Comment les syndicats peuvent-ils valoriser l’expérience et les compétences des retraité-e-s ? Quels dispositifs existent déjà ? Qu’est-ce qui fonctionne ? Des échanges d’expériences entre fédérations et régions sont prévus.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2026/260327_Programme_FR.pdf" target="_blank" class="button" title="télécharger en format PDF" rel="noreferrer">Programme complet</a></p><p><a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?reset=1&amp;id=51" target="_blank" class="button" title="s&apos;inscrire maintenant" rel="noreferrer">Inscription</a></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/8/csm_aeltere-Seminar-Teilnehmerin-Workshop-Konferenz_vm-ist457758283_a86612e208.webp" length="127786" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11461</guid><pubDate>Fri, 09 Jan 2026 16:50:00 +0100</pubDate><title>La Commission du National ignore la volonté populaire et le personnel soignant se sent trahi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-national-ignore-la-volonte-populaire-et-le-personnel-soignant-se-sent-trahi</link><description>Mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers s’est fait trop longtemps attendre. Et les propositions du Conseil fédéral sont bien trop timorées. Or la Commission compétente du Conseil national a trouvé moyen de vider presque entièrement de sa substance le projet de loi actuel. En plus de contourner de manière choquante la volonté populaire, c’est un véritable affront au personnel soignant soumis à un stress croissant.</p><p>Le personnel des hôpitaux, des EMS et des services d’aide et de soins à domicile n’en peut plus. Il souffre d’épuisement, quand il ne change pas de métier. Ainsi la crise des soins s’exacerbe et la sécurité d’approvisionnement est menacée. Les faits sont connus de longue date et constituent un souci de préoccupation majeur au sein de la population. Sans surprise, l’initiative sur les soins infirmiers a été plébiscitée il y a quelques années. Il est d’autant plus scandaleux que les responsables politiques n’aient quasiment rien depuis lors.</p><p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national avait la possibilité d’agir. Elle aurait pu enfin faire bouger les choses lors de l’examen de la loi d’application de l’initiative. Car le projet présenté par le Conseil fédéral a beau être très insuffisant, le personnel de santé avait émis des propositions d’amélioration nécessaires, raisonnables et indispensables. Or la commission dominée par le camp bourgeois n’en a rien fait&nbsp;: elle a remanié la loi au point de la rendre méconnaissable, à quelques exceptions près comme l’introduction de l’obligation de négocier des conventions collectives de travail. Ainsi, la réduction de la durée maximale de la semaine de travail de 50&nbsp;heures, soit beaucoup trop pour une activité aussi pénible, est passée à la trappe. Idem pour un supplément correct en cas de travail du dimanche et des jours fériés, ou de changements de dernière minute dans les horaires de travail. Un financement supplémentaire du système et les règles pourtant nécessaires en vue d’une dotation en personnel adéquate n’ont guère eu plus de chance.</p><p>On se frotte les yeux pour y croire. Comment les responsables politiques du dossier peuvent-ils contourner ainsi le mandat confié par le peuple&nbsp;? Comment peut-on ignorer de manière aussi irresponsable les défis démographiques liés aux soins et faire preuve d’autant d’aveuglement face aux besoins urgents du personnel soignant&nbsp;? Pas plus tard qu’en novembre dernier, ce même personnel s’est mobilisé sur la Place fédérale par un froid glacial. Il ne s’agissait pas d’un événement symbolique, mais d’un appel à l’aide lancé par les travailleuses et travailleurs d’un secteur d’importance systémique au monde politique, afin qu’il agisse enfin. Cet appel s’adresse désormais au plénum du Conseil national, qui devrait examiner la loi à sa session de printemps&nbsp;: le projet doit être remanié en profondeur, il n’y a pas d’autre choix.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11456</guid><pubDate>Sun, 04 Jan 2026 17:10:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats condamnent une intervention contraire au droit international au Venezuela et exigent le retour à l&#039;État de droit et au dialogue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-syndicats-condamnent-une-intervention-contraire-au-droit-international-au-venezuela-et-exigent-le-retour-a-letat-de-droit-et-au-dialogue</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse est profondément préoccupée par les opérations militaires américaines au Venezuela. Les syndicats suisses condamnent fermement cette intervention qui viole la Charte des Nations Unies et demandent au Conseil fédéral de faire de même.&nbsp;</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L'Union syndicale suisse (USS) soutient les positions de la Confédération européenne des syndicats, de la Confédération internationale des syndicats et de la Confédération latino-américaine des syndicats. Nous soulignons ensemble que les travailleuses et travailleurs et la population ne doivent jamais payer le prix des escalades géopolitiques. L'avenir du Venezuela ne doit pas être décidé par le président Trump, mais par les Vénézuéliens eux-mêmes, par des moyens démocratiques et pacifiques, sans ingérence étrangère et en présence de syndicats libres et indépendants qui peuvent agir sans répression.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L'USS condamne toute tentative des puissances étrangères d'exercer un contrôle politique ou économique sur le Venezuela afin de s'assurer l'accès à ses ressources naturelles. De tels actes constituent une grave violation du droit international, de la Charte des Nations unies et du droit des peuples à l'autodétermination et conduisent, comme l'histoire l'a suffisamment prouvé, à une aggravation des injustices sociales, à davantage de répression et à des violations des droits des travailleurs. Les syndicats suisses sont solidaires des travailleuses et travailleurs du Venezuela et de leurs syndicats.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L'USS exige la protection immédiate de la population civile et de toutes les personnes détenues au Venezuela, dans le respect total des principes de l'État de droit et de la transparence. Elle appelle toutes les parties à revenir à la diplomatie et au dialogue. En outre, l'USS demande au Conseil fédéral de condamner cette intervention militaire américaine contraire au droit international, et d'utiliser tous les moyens diplomatiques à sa disposition pour garantir que tous les acteurs renouent le dialogue. En tant que pays neutre, la Suisse à un intérêt à un renforcement et non un affaiblissement du droit international et doit prendre position contre toutes les violations de ce droit, d'autant plus qu'elle préside cette année l'OSCE.</span></p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_cc-by-sa_absolutely-new_wikimedia-commons_ac8f3db45f.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11452</guid><pubDate>Wed, 17 Dec 2025 10:15:44 +0100</pubDate><title>Votations du 8 mars : Recommandations de vote de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss</link><description>Le 8 mars 2026, quatre objets seront soumis au vote sur le plan fédéral. Le Comité de l’USS a arrêté les mots d’ordre suivants :</description><content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss#c20277" target="_self" class="link--arrow">NON à l'initiative populaire « 200 francs, ça suffit ! (initiative SSR) »</a>&nbsp;</p><p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss#c20278" target="_self" class="link--arrow">OUI à l'initiative populaire « Pour une politique énergétique et climatique équitable : investir pour la prospérité, le travail et l’environnement (initiative pour un fonds climat) »</a></p><p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-du-8-mars-recommandations-de-vote-de-luss#c20279" target="_self" class="link--arrow">Liberté de vote sur la loi fédérale du 20 juin 2025 sur l’imposition individuelle</a></p><p>Pas de consigne de vote sur l'initiative populaire sur l’argent liquide.&nbsp;</p><h2 class="heading--h6"><br>Explications :</h2>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Communication et medias</category><category>Énergie et environnement</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11448</guid><pubDate>Mon, 15 Dec 2025 19:59:29 +0100</pubDate><title>Non à une initiative dangereuse pour les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-une-initiative-dangereuse-pour-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Le Conseil des États rejette nettement l’initiative extrême de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) salue le net rejet par le Conseil des États de l’initiative extrême de l’UDC. Cette décision ouvre la voie à une votation populaire en 2026. L’initiative menace la prospérité et la sécurité de la Suisse. Elle entraînerait la résiliation des accords bilatéraux et mettrait les salaires et les emplois sous pression. La protection des salaires et les contrôles salariaux disparaîtraient. L’initiative radicale de l’UDC veut limiter la population résidente. Dès que la Suisse atteindrait 9,5&nbsp;millions d’habitant-e-s environ, le plan de l’UDC deviendrait réalité, aggravant la pénurie de médecins et de personnel soignant. Les hôpitaux risqueraient de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Grande-Bretagne. Les personnes qui vivent de leur travail en seraient les premières victimes. Autres conséquences&nbsp;: l’AVS ferait face à des pertes de plusieurs milliards de francs, et les primes d’assurance-maladie prendraient encore l’ascenseur. </span><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif;font-size:12.0pt;letter-spacing:0pt;" lang="FR-CH"></span><strong>&nbsp;</strong></p><p><span lang="FR-CH">La résiliation des Accords bilatéraux I mettrait en danger les salaires, les emplois, les exportations, la recherche et la liberté de circulation de la population. L’accès au marché pour la moitié des exportations suisses vers l’UE deviendrait plus difficile, avec à la clé, un recul de la prospérité et des suppressions d’emplois. Sans les accords bilatéraux, les mesures d’accompagnement seraient elles aussi menacées. Les travailleuses et travailleurs migrant-e-s seraient engagé-e-s à des conditions précaires et verraient leurs droits reculer. Tous ces facteurs accentueraient la pression sur les salaires en Suisse et favoriseraient le dumping salarial.&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Un danger pour les soins et le système de santé<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">L’exemple de la Grande-Bretagne montre ce qui se passe lorsque des obstacles bureaucratiques limitent l’immigration. Les hôpitaux doivent recruter du personnel dans des pays éloignés, souvent pour des missions de courte durée. La qualité diminue, la rotation du personnel augmente, les risques pour les patientes et les patients s’accroissent.</span></p><p><span lang="FR-CH">En matière de santé, la Suisse dépend tout particulièrement du personnel qualifié venu de l’étranger. À l’heure actuelle, la moitié des médecins et plus d’un tiers du personnel infirmier diplômé ont été formés à l’étranger. Avec la résiliation de la libre circulation des personnes, il deviendrait encore plus difficile de trouver suffisamment de spécialistes. L’initiative aggraverait la pénurie et compromettrait l’accès aux soins. Les hôpitaux risqueraient de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Grande-Bretagne.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Chaos pour l’AVS et l’assurance-maladie<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">L’immigration stabilise l’AVS, car de nombreuses personnes immigrées sont jeunes et actives. Sans leurs cotisations, il manquerait des milliards de francs dans les caisses. Une limitation de la population résidente provoquerait, d’ici 2050, une pénurie d’environ 350&nbsp;000 personnes actives. Cela représenterait 10&nbsp;% de recettes en moins et créerait un trou d’environ huit milliards de francs. L’initiative ferait grimper les coûts pour tout le monde.</span></p><h3 class="heading--h5"><strong>Cette initiative extrême met en péril le bon fonctionnement de la Suisse<span lang="FR-CH"></span></strong></h3><p><span lang="FR-CH">Avec le vieillissement démographique, le nombre de personnes âgées augmente. Si, en parallèle, le nombre de personnes actives recule, la Suisse manquera de main-d’œuvre. Cela accentuera la pression sur l’âge de la retraite, provoquera des pertes économiques et dégradera les services publics. Le projet de l’UDC est déconnecté de la réalité et surtout impossible à mettre en œuvre.</span></p><p><span lang="FR-CH">C’est pourquoi l’USS mènera une campagne syndicale indépendante et s’opposera résolument à l’initiative radicale et dangereuse de l’UDC.</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_5cc6fd9d61.webp" length="326188" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11446</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2025 15:40:18 +0100</pubDate><title>Un État efficace a besoin de moyens suffisants</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-etat-efficace-a-besoin-de-moyens-suffisants</link><description>À propos de l&#039;étude sur les coûts administratifs réalisée par les associations économiques suisses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 24 novembre 2025, les quatre grandes faîtières économiques suisses – l’Union patronale suisse, l’Union suisse des arts et métiers, l’Union suisse des paysans et economiesuisse – ont présenté en grande pompe une étude sur les coûts de la bureaucratie en Suisse. Les estima-tions avancées quant aux économies potentielles dans l’administration publique sont « auda-cieuses », comme l’a relevé la NZZ elle-même. Hansueli Schöchli, journaliste économique à la NZZ, avait déjà souligné à l’époque plusieurs insuffisances.</p><p>En revanche, la question des données de base n’a suscité aucune discussion. L’étude s’appuie sur les données de l’indice « Doing Business » de la Banque mondiale, couvrant les années 2006 à 2020. Aucune donnée plus récente n’est disponible. Et pour cause : l’indice a été abandonné en 2021, après que de graves irrégularités et manipulations ont été mises au jour les années précédentes. On ignore dans quelle mesure ces manipulations ont pu fausser les résultats de l’étude. Mais le fait qu’elles ne n’ont été mentionnées nulle part ne peut qu’interpeller.</p><p>À supposer que l’indice conserve malgré tout une certaine valeur informative, il est intéressant de voir quels pays sont cités comme modèles d’efficacité bureaucratique par l’étude et les fé-dérations économiques. En l’occurrence, il s’agit de la Suède et du Danemark, deux États dont la quote-part fiscale est particulièrement élevée (ce taux mesure la somme des impôts, taxes et cotisations sociales publiques en proportion du produit intérieur brut). Autrement dit : il s’agit de pays dotés d’un secteur public relativement important.</p><p>Cela suggère que l’investissement dans l’appareil d’État est une condition essentielle à une administration efficace. Pour approfondir cette hypothèse, il vaut la peine d’examiner un autre indicateur de la Banque mondiale : le « Government Effectiveness Index ». Cet indice mesure la manière dont est perçue la qualité des services publics, de la fonction publique ainsi que de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques par le gouvernement. Pour les pays de l’OCDE et les 27 États membres de l’UE, on observe que ceux affichant une quote-part fiscale élevée tendent à offrir des prestations publiques de meilleure qualité que ceux dont l’État dis-pose de peu de moyens.<br>Il existe bien sûr des exceptions. La Grèce et l’Italie présentent une quote-part fiscale relative-ment élevée, mais un indice d’efficacité gouvernementale peu convaincant. Un État bien doté en ressources ne garantit donc pas automatiquement des services publics de qualité. Mais il en constitue très probablement une condition essentielle.&nbsp;</p><p>Seuls trois pays combinent une faible quote-part fiscale avec un indice d’efficacité gouverne-mentale élevé : l’Australie, l’Irlande et la Suisse. L’Irlande constitue un cas particulier. De nom-breuses multinationales y sont domiciliées à des fins fiscales, sans véritable activité produc-tive, ce qui gonfle artificiellement le PIB et fait mécaniquement baisser la quote-part fiscale. Pour mieux refléter la réalité économique, l’office irlandais de la statistique publie un indica-teur alternatif, le revenu national brut modifié, qui neutralise ces effets de la mondialisation. Si l’on calcule la quote-part fiscale sur la base de cet indicateur, le taux irlandais grimpe nette-ment, confirmant lui aussi le lien entre un secteur public développé et des prestations éta-tiques de qualité.</p><p>Même le cas particulier de la Suisse mérite d’être relativisé. La faible quote-part fiscale suisse s’explique en partie par le fait que, contrairement à d’autres pays, les primes d’assurance-maladie et les cotisations à la prévoyance professionnelle (2e pilier) ne sont pas incluses dans le calcul. Selon le Conseil fédéral, la quote-part fiscale aurait été supérieure de plus de 11 points en 2010 si ces deux éléments avaient été pris en compte.&nbsp;</p><p>Il apparaît donc qu’un État solide et correctement financé n’est pas une menace, mais bien une condition pour des services publics de qualité, dont l’économie elle-même profite large-ment. Réduire les dépenses publiques ne devrait dès lors pas être une fin en soi. C’est pour-quoi le programme d’allègement 2027, tout comme l’interprétation restrictive du frein à l’endettement, méritent d’être sérieusement réexaminés.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_230916_demo_schilder_foto-c-manu-friedrich_909aa88519.webp" length="176546" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11444</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2025 12:32:13 +0100</pubDate><title>La BNS rate une occasion d’atténuer la problématique du franc fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/snb-verpasst-chance-zur-entschaerfung-des-frankenproblems</link><description>Examen de la situation par la BNS : l’heure est à une politique plus expansionniste</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;" lang="FR-CH">La surévaluation du franc est le problème numéro&nbsp;1 pour l’industrie suisse des machines. Plusieurs licenciements collectifs survenus ces dernières semaines ont été justifiés par le franc fort. Le cours de change réel du franc est très élevé – aussi élevé qu’au moment de la suppression du cours plancher en janvier 2015. L’inflation est nulle ou proche de zéro, et cette situation devrait perdurer en 2026. Autrement dit, le renchérissement se situe tout en bas de la fourchette de stabilité des prix fixée par la Banque nationale suisse (BNS). Le chômage est en hausse. Le contexte conjoncturel s’est détérioré depuis la précédente évaluation de la situation. Dans ces conditions, il est bien clair qu’il incombe à la BNS de mener une politique plus expansionniste.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;"></span></p><p>Or l’examen de la situation d’aujourd’hui ne dit mot de ces réalités. L’USS attend de la BNS qu’elle mène une politique plus expansionniste. La priorité étant de donner des signaux clairs quant à la surévaluation du franc. La BNS devrait s’engager pour que le cours de change du franc redevienne équitable et adapter sa politique monétaire en conséquence. Alors que ces derniers mois le franc à eu tendance à perdre du terrain face à l’euro, la BNS serait bien inspirée de faire savoir aux acteurs du marché qu’elle approuve cette évolution et interviendra le cas échéant pour combattre toute nouvelle hausse du franc.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11438</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:59:56 +0100</pubDate><title>Stratégie multicanaux pour l’information, l’alerte et l’alarme</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strategie-multicanaux-pour-linformation-lalerte-et-lalarme</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la stratégie multicanaux pour l’information, l’alerte et l’alarme. La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11436</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:42:43 +0100</pubDate><title>« Des familles fortes grâce à des allocations adaptées »</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-familles-fortes-grace-a-des-allocations-adaptees</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'initiative parlementaire « des familles fortes grâce à des allocations adaptées ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11434</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 11:24:06 +0100</pubDate><title>Redevance liée à la prestation kilométrique des véhicules électriques / Impôt sur le courant de recharge pour les véhicules électriques</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/redevance-liee-a-la-prestation-kilometrique-des-vehicules-electriques-impot-sur-le-courant-de-recharge-pour-les-vehicules-electriques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la redevance liée à la prestation kilométrique des véhicules électriques / Impôt sur le courant de recharge pour les véhicules électriques. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11432</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:26:33 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les fonds propres</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-banques-et-de-lordonnance-sur-les-fonds-propres</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les fonds propres (couverture des participations étrangères au moyen de fonds propres de la banque mère des banques d’importance systémique). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11430</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:17:35 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur les machines (OMach)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-totale-de-lordonnance-sur-les-machines-omach</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la révision totale de l’ordonnance sur les machines (OMach). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11428</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 09:51:33 +0100</pubDate><title>Projet de loi fédérale relative à l’approvisionnement en gaz (LApGaz)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/projet-de-loi-federale-relative-a-lapprovisionnement-en-gaz-lapgaz</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le projet de loi fédérale relative à l’approvisionnement en gaz (LApGaz). La réponse de l'USS figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11426</guid><pubDate>Fri, 05 Dec 2025 13:51:19 +0100</pubDate><title>Pas touche au dimanche sans travail</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/pas-touche-au-dimanche-sans-travail</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS face aux attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) s’opposent fermement aux attaques contre les temps de repos et aux projets d’extension du travail dominical. L’USS lancera un référendum si le Parlement suit le Conseil national et adopte le travail dominical généralisé ainsi que des journées de travail à rallonge pouvant aller jusqu’à 17 heures. Les travailleuses et travailleurs sont déjà fortement sollicités. Après cinq années de stagnation salariale et de charges de travail toujours plus lourdes, il est urgent de fixer des limites claires et de renforcer la protection de la santé, plutôt que d’exiger une disponibilité accrue au profit des employeurs.</p><p>Le dimanche sans travail et les périodes de repos garanties sont soumis à une pression croissante. Les plannings changent à court terme, de nombreuses personnes travaillent jusqu’à tard le soir, et la disponibilité exigée durant le week-end ne cesse de croître. Conséquences : plus de troubles psychiques, les plus de problèmes physiques et beaucoup plus d’absences pour maladie. La situation est particulièrement tendue pour les parents actifs, dont les horaires deviennent quasiment impossibles à planifier.</p><p>Malgré ces signaux alarmants, les employeurs et le Parlement continuent de promouvoir des projets visant à étendre massivement la durée du travail. Dans le commerce de détail, les cantons pourraient désormais autoriser jusqu’à douze ouvertures dominicales, contre quatre jusqu’à présent. Plus grave encore, la révision de la loi sur le travail et du code des obligations adoptée par le Conseil national permettrait le travail dominical sans autorisation préalable dans les bureaux et la quasi-totalité des branches, tout en normalisant les journées de travail à rallonge. Sous couvert de télétravail, la protection des salarié-e-s serait considérablement affaiblie. Plus de 1,5 million de travailleuses et travailleurs seraient concernés. Le Conseil fédéral minimise les risques et se range du côté des employeurs.</p><p>Les délégué-e-s de l’USS ont désormais défini à l’unanimité des lignes rouges très précises : aucune extension du travail dominical, aucun assouplissement ou réduction des temps de repos, ni aucune prolongation de la durée quotidienne du travail. Ils exigent également des règles strictes pour empêcher que les employé-e-s ne soient contraints à travailler en dehors des horaires légaux. Si le Parlement adopte le projet dans la version approuvée par le Conseil national, l’USS lancera un référendum.</p><h3 class="heading--h5">Résolutions</h3><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/251205/Resolution_USS_AD251205.pdf">Travail du dimanche généralisé, journées de travail trop longues ? Pas touche à la loi sur le travail !</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/251205/Resolution_ssp_AD251205_.pdf">Soutien aux mobilisations contre les politiques d’austérité dans le canton de Vaud et à Genève, et respect des droits syndicaux par le Conseil d’Etat genevois</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/f/csm_SGB-DV25_0ed999b49e.webp" length="262670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11422</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 17:42:23 +0100</pubDate><title>Modifications d’ordonnances relevant du domaine de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-dordonnances-relevant-du-domaine-de-loffice-federal-de-lenergie-ofen</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur les modifications d’ordonnances relevant du domaine de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11420</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 16:06:11 +0100</pubDate><title>Entreprises fédérales en concurrence avec le secteur privé. Clarifier les règles du jeu</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/entreprises-federales-en-concurrence-avec-le-secteur-prive-clarifier-les-regles-du-jeu</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'initiative parlementaire "Entreprises fédérales en concurrence avec le secteur privé. Clarifier les règles du jeu". La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11418</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 15:55:03 +0100</pubDate><title>Ordonnance du Conseil des hautes écoles pour l&#039;accréditation dans le domaine des hautes écoles</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ordonnance-du-conseil-des-hautes-ecoles-pour-laccreditation-dans-le-domaine-des-hautes-ecoles</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance du Conseil des hautes écoles pour l'accréditation dans le domaine des hautes écoles. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11416</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 12:25:03 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur les mesures de lutte contre les maladies rares</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/loi-federale-sur-les-mesures-de-lutte-contre-les-maladies-rares</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la loi fédérale sur les mesures de lutte contre les maladies rares. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11414</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 12:17:23 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la motion 21.4516 «Consolider la hiérarchie du réseau routier à l’intérieur comme à l’extérieur des localités»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-de-la-motion-214516-consolider-la-hierarchie-du-reseau-routier-a-linterieur-comme-a-lexterieur-des-localites</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la motion 21.4516 «Consolider la hiérarchie du réseau routier à l’intérieur comme à l’extérieur des localités». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11412</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 12:06:50 +0100</pubDate><title>Ordonnance portant modification de diverses ordonnances dans la prévoyance professionnelle 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-portant-modification-de-diverses-ordonnances-dans-la-prevoyance-professionnelle-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;">Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance portant modification de diverses ordonnances dans la prévoyance professionnelle 2026. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11410</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 10:49:31 +0100</pubDate><title>Loyers excessifs, pénurie de logements</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loyers-excessifs-penurie-de-logements</link><description>Il est grand temps de relancer la construction de logements d’utilité publique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les locataires sont confrontés depuis longtemps déjà à des loyers excessifs et une pénurie de logements aiguë partout dans le pays. Malgré l’urgence politique, c’est pourtant l’immobilisme qui règne depuis des années tant au niveau fédéral que dans la plupart des cantons. Pas besoin d’être un expert pour savoir ce qu’il faut faire pour remédier à la fois à la rareté des logements et aux loyers trop élevés : s’engager beaucoup plus résolument en faveur de la construction de logements d’utilité publique à but non lucratif.</p><p>Au vu de la flambée des loyers et de la tension sur le marché locatif, il faut de toute urgence relancer la construction de logements d’utilité publique. À l’échelle suisse, ceux-ci représentent actuellement une part infime du marché. À peine 4 % des logements occupés appartiennent à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique (coopératives). Or selon l’article 108 de la Constitution fédérale, la Confédération doit encourager non seulement l’abaissement des coûts du logement, mais aussi la construction de logements d’utilité publique. Ce mandat constitutionnel a pris forme il y a plus de vingt ans avec l’adoption de la loi sur le logement (LOG).</p><p>Cette loi prévoit des instruments de soutien direct et indirect. Si les premiers n’ont toujours pas été mis en œuvre à ce jour, les seconds restent largement marginaux depuis leur introduction. Parmi eux figure notamment le Fonds de roulement (FdR), qui accorde aux maîtres d’ouvrage d’utilité publique des prêts à taux préférentiels au titre d’aide initiale pour la construction, la rénovation ou l’acquisition d’immeubles, ainsi que l’achat de terrains constructibles. Autre instrument, la Centrale d’émission pour la construction de logements (CCL) permet aux maîtres d’ouvrage de logements d’utilité publique d’accéder à des capitaux à long terme à des conditions avantageuses grâce à un système de cautionnements. Ce dispositif permet au bout du compte de proposer des loyers plus abordables.</p><p>Entre 2004 et 2024, le FdR a encouragé la réalisation de près de 30 000 logements. De son côté, la CCL soutenait, fin 2024, plus de 38 000 unités réparties dans un peu plus de 1000 ensembles immobiliers à travers toute la Suisse. À première vue, ces chiffres peuvent paraître considérables. Mais à l’échelle du parc immobilier suisse, qui compte près de cinq millions de logements, ils ne représentent guère plus qu’une goutte d’eau dans l’océan. Il faut aussi garder à l’esprit que la Confédération, les cantons et les communes ont drastiquement réduit leur soutien financier au logement d’utilité publique à partir de la seconde moitié des années 1990. La construction de logements abordables s’est brutalement effondrée, ce qui explique la pénurie actuelle. Au cours des quelque trente dernières années, si la construction de logements d’utilité publique avait été soutenue au même niveau que dans les années 1980 et la première moitié des années 1990, on compterait aujourd’hui environ 30 000 logements à loyer modéré supplémentaires sur le marché. Avec à peine 37 000 unités locatives vacantes, cet apport ferait une réelle différence.</p><p>Les erreurs du passé ont été partiellement corrigées ces dernières années. Les villes, en particulier Genève et Zurich, se sont remises à agir plus activement, comme le montrent les chiffres des statistiques financières. Au niveau fédéral également, on note quelques améliorations ponctuelles, par exemple l’assouplissement des conditions d’octroi des prêts du FdR pour l’année en cours. Un constat s’impose malgré tout : ces mesures ne suffisent clairement pas. Et les décisions nécessaires doivent maintenant être prises sans délai. Ainsi, le Conseil fédéral a décidé d’augmenter de 150 millions de francs la dotation du FdR pour les années 2030 à 2034, dans le cadre de ses mesures d’accompagnement de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ». Le Parlement doit maintenant en débattre sans attendre. Et surtout, il doit prévoir une hausse bien plus ambitieuse. Par ailleurs, les taux d’intérêt appliqués aux prêts du FdR doivent impérativement diminuer. Le conseiller fédéral Parmelin pourrait le faire dès demain, en usant de sa compétence d’édicter des ordonnances. Le crédit d’engagement actuel servant à cautionner les activités d’emprunt de la CCL expire à la fin de 2027. Mais selon la centrale, les moyens encore disponibles sont loin de suffire pour couvrir les besoins actuels. Il faut donc de toute urgence que le Conseil fédéral augmente significativement les moyens alloués à cet instrument.&nbsp;</p><p>Compte tenu du retard pris en matière de logements à loyers modérés, l’ensemble de ces mesures reste insuffisant pour enrayer la pénurie et faire baisser les loyers. En plus des outils de soutien indirects, il faut donc activer sans plus tarder la mise en œuvre d’instruments de promotion directs, tels que prêts fédéraux à taux zéro, cautionnements de la Confédération et participations au capital. Comme évoqué plus haut, ces instruments sont prévus de longue date dans la loi sur le logement, et donc prêts à être appliqués : il ne reste plus qu’à les mettre en œuvre ! Il est grand temps que le Parlement et le Conseil fédéral, de même que les cantons assument enfin leurs responsabilités. Souhaité par le lobby immobilier, l’attentisme n’est en réalité plus une option depuis longtemps.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/2/csm_Zuerich_Kraene_CC0_Lizenz_04c13f3d3a.webp" length="187832" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11407</guid><pubDate>Wed, 26 Nov 2025 15:14:41 +0100</pubDate><title>Le relèvement de l’âge de la retraite est écarté</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-relevement-de-lage-de-la-retraite-est-ecarte</link><description>Le Conseil fédéral présente la réforme AVS 2030</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision du Conseil fédéral de renoncer à relever l’âge de la retraite dans le cadre de la réforme AVS 2030. Ce choix témoigne de la reconnaissance par le gouvernement du rejet massif exprimé par la population. L’an dernier, le peuple s’était en effet opposé à 75 % à une telle mesure, envoyant ainsi un signal clair. La réforme doit maintenant se concentrer sur un enjeu central : les lacunes de cotisation AVS, qui provoquent de plus en plus souvent des réductions de rentes. Sur le plan financier, l’AVS se porte bien mieux que ce qui a été affirmé durant des décennies. La priorité est maintenant de garantir un financement solide socialement équitable de la 13e rente AVS.</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;"></span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Le projet AVS&nbsp;2030 doit être évalué à l’aune de sa capacité à améliorer les conditions de vie des travailleuses et travailleurs et des retraité-e-s à revenu faible ou moyen. Dans cette optique, il est positif que le Conseil fédéral prenne acte du rejet massif exprimé l’an dernier par la population, et renonce à relever l’âge de la retraite. Une telle mesure reviendrait, en réalité, à diminuer les rentes. La réforme met l’accent sur des incitations à poursuivre une activité professionnelle au-delà de l’âge de la retraite. Une orientation erronée sur les plans tant démocratique que social. La réforme AVS21 avait déjà permis une flexibilisation du départ à la retraite. L’USS rejette fermement toute tentative de retreindre davantage les possibilités de retraite anticipée, en particulier pour les personnes ayant de longues carrières ou exerçant des métiers pénibles.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Par ailleurs, le Conseil fédéral confirme aujourd’hui explicitement ce que l’USS a déjà affirmé&nbsp;: si la 13<sup>e</sup></span><span class="apple-converted-space" style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">&nbsp;</span><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">rente AVS bénéficie d’un financement durable (et non simplement temporaire), l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de moyens supplémentaires. Elle repose sur des bases financières solides.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">L’USS salue également la proposition visant à renforcer le financement de l’AVS en comblant les lacunes de cotisation, notamment en soumettant les indemnités journalières en cas de maladie et d’accident à l’obligation de cotiser. La volonté de mettre un terme aux abus liés aux versements de dividendes excessifs constitue un pas dans la bonne direction. Remplacer des salaires soumis à cotisations par des dividendes exonérés prive en effet l’AVS de recettes pouvant atteindre 182 millions de francs par an.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;">Pour l’USS, la prochaine réforme de l’AVS doit avant tout s’attaquer à un problème de plus en plus répandu : celui des lacunes de cotisation, qui touchent un nombre croissant de personnes. Une seule année manquante entraîne une baisse de rente pouvant aller jusqu’à 60 francs par mois à vie. Les pertes sont encore plus importantes lorsque plusieurs années font défaut. Le problème est d’autant plus grave lorsque ces lacunes ne sont pas imputables aux salarié-e-s, mais à des employeurs qui ne les ont pas correctement déclarés ou n’ont pas versé les cotisations dues, ou encore à des absences prolongées qui entraînent des interruptions de cotisations.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11403</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 16:40:29 +0100</pubDate><title>Stagnation des salaires réels : une politique patronale menée sur le dos des personnes qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/stagnation-des-salaires-reels-une-politique-patronale-menee-sur-le-dos-des-personnes-qui-travaillent</link><description>Enquête sur la structure des salaires 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les nouvelles données sur la structure des salaires montrent clairement que les salaires réels moyens stagnent depuis des années, tandis que les actionnaires et les cadres voient leurs revenus augmenter. Malgré une forte demande de main-d'œuvre, les augmentations salariales se font attendre, l'écart salarial se creuse à nouveau et de nombreux employé-e-s ont aujourd'hui moins d'argent dans leur porte-monnaie en termes réels. Lors de la conférence de presse officielle sur l'enquête sur la structure des salaires, Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, a appelé à revenir à une politique salariale plus favorable : les fruits des gains de productivité de ces dernières années doivent enfin profiter aux travailleuses et travailleurs.</p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L’évolution salariale des dernières années a été défavorable aux personnes qui vivent de leur salaire. Et cela, alors même que les employeurs à travers tout le pays dénoncent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les résultats de l’enquête sur la structure des salaires 2024 (ESS) le confirment désormais : les salaires moyens ont stagné au cours des huit dernières années (+0,1 %), rompant avec les années précédentes. De 2008 à 2016, les salaires réels avaient progressé en moyenne de 1,2 % par an. C’est la norme : la productivité du travail progresse d’environ 1 % par an — y compris ces dernières années. Les salaires réels devraient donc évoluer au même rythme.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Jamais les salaires n’avaient évolué aussi défavorablement que ces dernières années en Suisse. Par le passé, les salaires réels avaient presque toujours progressé, sauf durant la longue récession des années 1990, marquée par un chômage élevé. Ces dernières années pourtant, il y a pénurie de personnel. Les salaires réels, eux, ont reculé.</span></p><h3 class="heading--h5">Croissance annuelle des salaires réels par périodes de cinq ans</h3><p>(selon l’ISS, hors composante liée aux mutations structurelles, en pourcentage)&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11397</guid><pubDate>Sat, 22 Nov 2025 16:17:23 +0100</pubDate><title>Davantage de mesures pour réaliser l’égalité au travail</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/davantage-de-mesures-pour-realiser-legalite-au-travail-congres-feministe</link><description>Congrès féministe de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’égalité au travail est encore loin d’être réalisée : c’est le constat que dressent les délégué-e-s du Congrès féministe de l’USS. La revalorisation des salaires des femmes, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et la lutte contre le harcèlement sexuel figurent au cœur de l’agenda syndical pour les prochaines années. Les raisons de se mobiliser ne manquent pas. Les congressistes appellent les fédérations de USS à entamer dès à présent les préparatifs stratégiques pour une nouvelle grève féministe le 14 juin 2027.</p><p>Les échanges nourris et la grande variété de propositions et résolutions débattues durant deux jours au Congrès féministe de l’USS montrent combien le chemin à parcourir reste encore long pour réaliser l’égalité au travail. Que ce soit au niveau de la lutte contre les discriminations ou le harcèlement sexuel, l’égalité salariale, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale ou la protection de la santé sexuelle et reproductive : des lacunes importantes persistent et restent à combler.</p><p>Par ailleurs, Ruth Dreifuss a profité de l’occasion pour jeter un regard en arrière et rendre un hommage émouvant à l'œuvre de Christiane Brunner. Elle a ainsi démontré aux délégué-e-s à quel point il vaut la peine de s'engager pleinement, avec conviction et plaisir en faveur de l'égalité.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Augmenter les salaires</strong></h3><p>Les femmes et délégué-e-s de l’USS ont réaffirmé leur détermination à unir leurs forces pour arracher des avancées significatives dans ces domaines, ainsi que pour empêcher toute érosion des acquis et retours en arrière. Au niveau de l’égalité salariale, les priorités syndicales sont d’augmenter les salaires des femmes, notamment dans les branches typiquement féminines caractérisées par de bas salaires et d’empêcher à tout prix le Parlement d’adopter une loi visant à limiter la portée des salaires minimaux instaurés dans plusieurs cantons. Tout recul au niveau des rentes des femmes doit également être combattu avec force.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Conciliation entre vie professionnelle et vie familiale</strong></h3><p>Au niveau de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, l’année 2026 sera décisive pour fixer les jalons d’une politique familiale qui réponde enfin aux besoins des familles et aux aspirations des femmes. En effet, le Parlement arrivera au terme de ses délibérations concernant la manière de remplacer l’actuel programme fédéral d’impulsion à la création de places d’accueil extrafamilial par un soutien durable. Les délégué-e-s de l’USS ont déploré la faiblesse des mesures envisagées jusqu’ici par les deux chambres et exigé un changement de cap radical en vue d’instaurer un véritable service public de l’accueil de la petite enfance, financé par les impôts et gratuit pour les parents selon le modèle de l’école.</p><p>Les délégué-e-s demandent en outre le lancement d’une initiative pour un véritable congé parental, en plus des congés existants. Elles s’engageront ensemble contre tout recul en matière de congé maternité.</p><p>En outre, les syndicalistes ont affirmé leur volonté de s’opposer par tous les moyens aux attaques actuelles à la loi sur le travail qui généraliseraient le travail dominical et allongeraient excessivement les journées de travail. Une telle dégradation des conditions de travail serait non seulement extrêmement nuisible pour la santé des salarié-e-s, mais mettrait également encore davantage en péril le fragile équilibre entre vie professionnelle et vie privée.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Plus de protection</strong></h3><p>En matière de protection de la santé sexuelle et reproductive, il est impératif d’étendre les dispositions de protection en cas de grossesse et de maternité à toutes les branches, de garantir le maintien du salaire par les allocations pour perte de gain (APG) lorsqu’une interdiction de travailler a été prononcée et d’éviter qu’une femme enceinte arrive en fin de droit de chômage. La protection contre le licenciement doit également être étendue.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Grève féministe 2027</strong></h3><p>D’autres réformes importantes, notamment en matière de lutte contre le harcèlement sexuel ou les discriminations liées à l’âge, à l’identité de genre, au parcours migratoire ou au développement de l’intelligence artificielle doivent également être initiées ces prochaines années.<br>Pour dénoncer les lacunes en matière d’égalité dans tous ces domaines, les délégué-e-s du congrès féministe de l’USS ont appelé les fédérations de l’USS à entamer dès à présent les préparatifs stratégiques en vue d’une nouvelle grève féministe le 14 juin 2027.&nbsp;</p><p>Enfin, les participant-e-s ont adopté plusieurs résolutions réaffirmant leur solidarité avec le personnel mobilisé ou en grève dans le secteur public, ainsi qu’avec les populations de Gaza et de Palestine.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_251121_Feministischer_Kongress0200_b8d2c2fb60.webp" length="148500" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11395</guid><pubDate>Sat, 22 Nov 2025 08:29:34 +0100</pubDate><title>Violences sexistes et harcèlement sexuel au travail : tolérance zéro, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/violences-sexistes-et-harcelement-sexuel-au-travail-tolerance-zero-maintenant</link><description>Congrès féministe de l&#039;USS 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une importante partie des violences sexistes et sexuelles prennent place sur les lieux de travail. 60% des travailleuses ont déjà été confrontées à des comportements sexistes ou de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle. Les déléguées du Congrès féministe de l’USS demandent que toutes les entreprises se dotent de mesures de protection et que le respect de la loi soit enfin contrôlé systématiquement par les inspections du travail. Enfin, le harcèlement sexuel doit être reconnu comme cause de maladie professionnelle. Les participant-e-s au congrès ont souligné cette revendication lors d’une action collective et visuelle, sous le slogan «&nbsp;Du respect au travail&nbsp;».</strong></p><p>Les participant-e-s au congrès féministe de l’USS rappellent que, sur les lieux de travail, le harcèlement sexuel par les collègues, le patron, les client-e-s ou les patient-e-s reste très répandu. Peu de mesures efficaces ont été mises en place ces dernières années, et l’omerta règne toujours. Selon les derniers chiffres du SECO et du BFEG publiés l’année dernière, 60% des travailleuses ont déjà été confrontées à des comportements sexistes ou de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle.</p><p>Il est temps que le monde politique et les employeurs adoptent une politique de tolérance zéro avec des mesures efficaces&nbsp;! Sur le plan légal, la situation est plutôt claire&nbsp;: le harcèlement sexuel dans les rapports de travail constitue une atteinte à la personnalité et à la santé, ainsi qu'une forme particulière de discrimination «&nbsp;à raison du sexe&nbsp;» définie à l’article 4 de la Loi sur l’égalité. Les employeuses et employeurs ont donc la responsabilité de protéger leurs employé-e-s contre les discriminations, le harcèlement et la violence au travail.</p><p>Cependant, les mesures de prévention et d'intervention internes continuent à faire défaut dans une entreprise sur cinq. De nombreuses branches ne se sont pas dotées d’un plan de prévention institutionnel permettant d'anticiper les situations dangereuses habituelles. Des contrôles externes de la part des inspections du travail ou du service de la formation professionnelle manquent cruellement.</p><p>Face à cette réalité préoccupante, les délégué-e-s de l’USS exigent que chaque entreprise adopte de suite des règles et des mesures claires contre le harcèlement sexuel et les fasse appliquer rigoureusement, avec la participation active des salarié-e-s, de leurs commissions du personnel et des syndicats. Les contrôles pro-actifs de la part des inspections du travail doivent en parallèle être renforcés et la Confédération doit s’engager dans le subventionnement et la coordination de ces contrôles. &nbsp;Il est également temps que le harcèlement sexuel soit reconnu comme cause de maladie professionnelle et que la poursuite des infractions soit améliorée grâce à un allègement du fardeau de la preuve dans la loi sur l'égalité. Finalement les syndicalistes appellent le Parlement à ratifier la convention n° 190 de l'OIT pour l'élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/d/csm_251121_Aktion-FeministischerKongress_medium_b2bfc91d7e.webp" length="1203752" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11399</guid><pubDate>Fri, 21 Nov 2025 12:00:00 +0100</pubDate><title>Le poids des primes n&#039;est plus supportable pour les gens qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-poids-des-primes-nest-plus-supportable-pour-les-gens-qui-travaillent</link><description>Indice des primes d&#039;assurance-maladie (IPAM)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le dernier indice des primes d'assurance-maladie (IPAM) le confirme : l'augmentation des primes pèse de plus en plus lourdement sur le revenu disponible moyen. Pour les personnes aux revenus bas et moyens, cette charge est encore plus importante et dépasse depuis longtemps le seuil du supportable. Si, dans le même temps, les salaires continuent à stagner, la population active aura de moins en moins d'argent pour vivre. L'extension des réductions individuelles de primes (subsides) est nécessaire. Mais les employeurs doivent également participer à la hausse des coûts tant que les salaires réels ne progressent pas.</p><p>Avec la publication annuelle de l'indice des primes d'assurance-maladie, l'OFS confirme aujourd'hui ce que les ménages ressentent déjà dans leur porte-monnaie : la nouvelle forte hausse des primes en 2025 réduit considérablement les revenus disponibles. La perte de revenu par personne s'élève à 220 francs par an – en se basant sur des valeurs moyennes. Comme le rappelle régulièrement l'Union syndicale suisse (USS), des centaines de milliers de ménages gagnent nettement moins et ne bénéficient pourtant d'aucune réduction de primes ou de réductions beaucoup trop faibles.</p><p>Au total, les primes de l'assurance de base ont augmenté de 40 % en termes réels ces dernières années. À cela s'ajoute une hausse de 20 % en seulement sept ans des coûts assumés directement, en comptant la franchise, la quote-part et les frais dentaires. Et les primes continueront de grimper l'année prochaine. Après une hausse estimée à 5,7 % cette année, la prime moyenne devrait progresser de 4,4 % en 2026. Il faut rappeler que comme le montant de base est à chaque fois plus élevé, un point de pourcentage correspond à un montant en francs plus important chaque année.</p><p>Les subsides insuffisants sont également responsables de la baisse des revenus disponibles. Entre 2014 et 2024, la moitié des cantons ont même réduit les budgets alloués en termes réels, et ce malgré des excédents parfois importants dans les caisses cantonales. Cette situation est incompréhensible, antisociale et doit enfin être corrigée.</p><p>Outre un financement plus social des soins, des mesures urgentes sont nécessaires pour lutter contre les gaspillages et les profits excessifs dans le secteur de la santé. Cela permettrait d'économiser des milliards et de soulager non seulement les assuré-e-s, mais aussi le personnel soignant. Car celui-ci est également soumis à une surcharge de travail considérable dans son quotidien. C'est pourquoi le personnel de santé appelle demain à une manifestation nationale sur la Place fédérale à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11392</guid><pubDate>Thu, 20 Nov 2025 16:22:42 +0100</pubDate><title>Les apprenti-e-s laissés sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-apprenti-e-s-laisses-sur-le-carreau</link><description>Commentaire sur Sommet national de la formation professionnelle 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les problèmes rencontrés par les apprentis sont de notoriété publique. Tant le stress au travail que le nombre historiquement élevé de ruptures de contrat d’apprentissage montrent qu’il est nécessaire de revaloriser cette filière de formation. La présente édition du Sommet national de la formation professionnelle, présidée par le conseiller fédéral Parmelin, aurait été une occasion idéale pour adopter des mesures ciblées en faveur de l’apprentissage. À la place, on a de nouveau oublié le sort des apprenti-e-s. Les mesures proposées profitent unilatéralement aux employeurs, et les améliorations dont les jeunes ont grand besoin se font toujours attendre.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Droit au repos au lieu d’un stress permanent</strong></h3><p>La part des titres relevant de la formation professionnelle initiale aux diplômes de degré secondaire II est en recul, parmi les jeunes femmes notamment. Pour briser cette spirale, il est nécessaire de prendre au sérieux les personnes concernées, dont plus d’une sur deux souffre de stress et d’épuisement et une sur quatre ne terminera pas son apprentissage. Face à d’aussi fortes pressions, le soutien prévu et les contrôles effectués par les autorités cantonales de surveillance de l’apprentissage restent clairement insuffisants. Bien des apprenti-e-s font état d’une qualité de formation médiocre, d’un manque d’encadrement et d’une faible reconnaissance. Ils ou elles citent même le stress subi dans l’entreprise formatrice comme la principale cause de leurs problèmes psychologiques. Les responsables ne peuvent pas ignorer cette situation plus longtemps.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Des lacunes en matière de qualité de formation, d’encadrement et de protection de la santé</strong></h3><p>Les formatrices et formateurs manquent souvent de temps pour accompagner correctement les apprenti-e-s. Le stress, l’épuisement et les abandons prématurés sont leur lot quotidien. Les contraintes multiples entre lesquelles il leur faut jongler – travail dans l’entreprise formatrice, école professionnelle et cours interentreprises, exercices pendant les loisirs – ne font que s’alourdir. Et pourtant, le Sommet national de la formation professionnelle ne propose quasiment rien pour alléger le fardeau des apprenti-e-s, leur offrir un meilleur encadrement ou instaurer des normes de qualité obligatoires.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Parti pris patronal</strong></h3><p>Les propositions présentées visent presque exclusivement à inciter les entreprises à former des apprenti-e-s et à simplifier les processus administratifs. Or les vrais problèmes structurels ne sont pas résolus, alors qu’il faudrait améliorer les conditions de formation et de travail, mieux protéger la santé et accorder aux apprenti-e-s suffisamment de temps de repos.<br>L’Union syndicale suisse déplore que les préoccupations des travailleuses et travailleurs soient prises autant à la légère. Les remarques portant sur le stress des apprenti-s-e ou la qualité insuffisante de la formation ont parfois été rejetées dans la discussion comme autant d’atteintes à la réputation, au lieu d’être considérées comme une condition nécessaire à des améliorations concrètes. Or un partenariat qui ignore les voix critiques n’assume pas ses responsabilités envers les jeunes.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’USS exige des mesures concrètes en faveur d’un apprentissage fort</strong></h3><p>L’USS soutient la formation professionnelle duale, véritable pilier du système éducatif suisse. Mais l’apprentissage traverse une crise. Pour le revaloriser, il convient de prévoir de réelles améliorations pour les apprenti-e-s : vacances supplémentaires, respect strict des temps de repos et, plus généralement, de la protection des jeunes au travail, sans oublier une assurance-qualité renforcée, avec davantage de contrôles par les autorités de surveillance de l’apprentissage, des normes obligatoires pour les entreprises et des ressources en temps garanties aux formateurs et formatrices d’apprenti-e-s. L’heure est à une stratégie nationale qui permette d’assurer la qualité de la formation en entreprise.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/f/csm_Lernender-muede-gestresst_ist_fg-trade_c04aaa5416.webp" length="137708" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11384</guid><pubDate>Mon, 17 Nov 2025 13:30:30 +0100</pubDate><title>L’utilité des apprenti-e-s pour les entreprises augmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/betriebe-verdienen-immer-mehr-an-lernenden</link><description>Enquête sur le rapport coûts-bénéfices de la formation des apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation professionnelle duale reste une bonne affaire pour les entreprises. Il faut désormais que les apprenti-e-s en profitent également et que l'apprentissage soit revalorisé. La cinquième enquête coûts-bénéfices de l'Observatoire suisse de la formation professionnelle, publiée aujourd'hui, le confirme une nouvelle fois : la formation des apprenti-e-s génère un bénéfice financier pour les entreprises – et celui-ci est en augmentation.</p><p>La cinquième enquête sur le rapport coûts-bénéfices, présentée aujourd'hui aux médias par le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) en collaboration avec la Haute école fédérale en formation professionnelle, montre que les entreprises tirent profit de la formation des apprenti-e-s. Alors que 63 % des entreprises obtenaient un bénéfice net grâce à la formation d'apprenti-e-s lors de la dernière enquête, elles sont désormais 71 %. Le niveau de bénéfice a également augmenté de manière significative. Alors que c’étaient en moyenne un peu plus de 3 000 francs par année d'apprentissage et par contrat d'apprentissage pour l'année de formation 2016/2017, le bénéfice net pour l'année d'apprentissage 2022/2023 s'élève déjà à un peu plus de 4 500 francs. Pour les apprentissages AFP de deux ans, le bénéfice net moyen total est de 9 630 francs, pour les apprentissages CFC de trois ans, il est de 13 940 francs. Pour les apprentissages CFC de quatre ans, il s'élève à 17 510 francs, ce qui représente une nette augmentation par rapport à la dernière enquête.</p><p>Les résultats soulignent que les personnes en apprentissage apportent une contribution significative à la création de valeur, souvent dès la deuxième année d'apprentissage. L'enquête montre que les investissements des entreprises dans la formation sont non seulement amortis, mais souvent largement dépassés. Dans le même temps, plus de la moitié des apprenti-e-s souffrent de stress et d'épuisement. Une personne sur quatre abandonne son apprentissage. La pression exercée est forte, tandis que le soutien et les contrôles effectués par les autorités cantonales de surveillance de l'apprentissage restent clairement insuffisants. De nombreux apprenti-e-s font état d'une qualité de formation insuffisante, d'un manque d'encadrement et d'une faible reconnaissance. Deux tiers des jeunes en apprentissage citent la longueur des journées de travail et le manque de vacances comme l'une de leurs trois principales préoccupations et ont du mal à se motiver. Ils citent même le stress dans l'entreprise formatrice comme la principale cause de leurs problèmes psychologiques.</p><p>C'est pourquoi l'USS demande :</p><ul><li><strong>Revalorisation de l'apprentissage : plus de vacances pour les apprenti-e-s&nbsp;</strong><br>Si les entreprises profitent du travail des apprenti-e-s, elles doivent leur donner quelque chose en retour. Aujourd'hui, l'apprentissage est stressant. Les apprenti-e- ont nettement moins de temps de repos que les élèves. Une augmentation à huit semaines de vacances est plus que nécessaire.</li><li><strong>Investir dans la qualité de la formation plutôt que dans des campagnes d'image</strong><br>Les résultats positifs répétés de l'analyse coûts-bénéfices montrent clairement que les entreprises disposent d'une marge de manœuvre financière suffisante pour améliorer l'encadrement ainsi que les conditions de formation et de travail pour les personnes en apprentissage.</li></ul><p>Cette cinquième enquête livre un message clair : pour la grande majorité des entreprises, la formation en apprentissage en entreprise n'est pas un facteur de coût, mais un avantage financier. Les entreprises peuvent générer des avantages supplémentaires en embauchant les apprenti-e-s à l'issue de leur apprentissage. Elles économisent ainsi les frais de recherche et de formation des nouvelles collaboratrices et nouveaux collaborateurs, qui s'élèvent en moyenne à 13 490 francs par contrat d'apprentissage (2016/2017 : 10 700 francs). Là encore, les entreprises enregistrent une augmentation significative de leurs bénéfices. Si l'on veut vraiment améliorer l'attractivité de la formation professionnelle, il faut offrir aux apprenti-e-s une meilleure qualité de formation, un meilleur encadrement et plus de temps de repos. Les entreprises en ont les moyens, les données le montrent noir sur blanc.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Lernender_Werkstatt_AGeorgiev-ist_3b0a8f6ca2.webp" length="64254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11350</guid><pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:16:00 +0100</pubDate><title>Améliorer la formation pour endiguer les interruptions d’apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ameliorer-la-formation-pour-endiguer-les-interruptions-dapprentissage</link><description>Conditions de la formation professionnelle initiale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans la dernière édition de la revue La Vie économique, publiée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), Nicole Cornu, Secrétaire centrale responsable de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse à l’Union syndicale suisse (USS), analyse les causes des ruptures de contrat d’apprentissage et demande l’amélioration des conditions de formation dans la formation professionnelle initiale.</p><p>Environ un quart des contrats d’apprentissage en Suisse est résilié en cours de formation, souvent en raison d’un sentiment d’être débordé, d’un manque de soutien, d’une mauvaise ambiance de travail ou de harcèlement sexuel. Selon une étude récente de Workmed, près de 22 % des personnes en apprentissage envisagent d’interrompre leur formation. Sont particulièrement touchés les métiers dans lesquels les femmes sont fortement représentées, comme les soins ou la coiffure.</p><p>Les interruptions d’apprentissage ne sont donc pas des échecs individuels, mais le reflet de conditions de travail et de formation inadaptées. Dans les faits, 76 % des formatrices et formateurs ne disposent pas même du temps nécessaire pour assurer leur mission centrale, selon une étude de la Haute école fédérale en formation professionnelle (HEFP). Parallèlement, seuls 90 % des jeunes obtiennent un diplôme du degré secondaire II, ce qui signifie que, vingt ans après sa définition, l’objectif politique de 95 % n’est toujours pas atteint.</p><p>C’est pourquoi l’USS réclame :</p><ul><li>une amélioration de la qualité de la formation en entreprise selon des standard obligatoires ;</li><li>davantage de temps et de reconnaissance des formatrices et formateurs grâce à des taux d’occupation minimaux et des formations continues ;</li><li>un suivi efficace de l’apprentissage (définition de la charge maximale de travail, visites obligatoires en entreprise, contrôles inopinés et possibilités d’intervention), ainsi qu’un travail social en milieu scolaire au niveau national ;</li><li>un droit institutionnalisé d’être consulté et davantage de vacances pour les apprenti-e-s (minimum de huit semaines).</li></ul><p>Seul un apprentissage équitable et adapté aux jeunes permettra de réduire efficacement le taux de résiliation des contrats d’apprentissage et d’assurer ainsi la relève.</p><p><a href="https://dievolkswirtschaft.ch/fr/2025/10/ameliorer-la-formation-pour-endiguer-les-interruptions-dapprentissage/">L’intégralité de la prise de position de Nicole Cornu dans La Vie économique est disponible ici.</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11380</guid><pubDate>Fri, 14 Nov 2025 17:59:46 +0100</pubDate><title>Les conditions douanières pour les exportateurs suisses sont à nouveau les mêmes que pour les entreprises de l&#039;UE. Objectif : une mise en œuvre rapide</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-conditions-douanieres-pour-les-exportateurs-suisses-sont-a-nouveau-les-memes-que-pour-les-entreprises-de-lue-objectif-une-mise-en-oeuvre-rapide</link><description>Accord douanier avec les États-Unis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après une longue attente, la Suisse dispose enfin d'une déclaration d'intention visant à réduire les droits de douane américains à 15 %. Le moment où les entreprises exportatrices suisses bénéficieront à nouveau des mêmes conditions d'accès au marché américain que leurs concurrents de l'UE se rapproche donc. Pour les travailleuses et travailleurs des secteurs concernés, cet accord douanier est une lueur d'espoir importante. Mais beaucoup de questions restent en suspens, notamment la date de mise en œuvre concrète.</p><p>Se pose également la question des droits de douane supplémentaires de 50 % sur les métaux, que les États-Unis appliquent également aux produits provenant de l'UE. L'Union syndicale suisse (USS) espère que le travail de la délégation suisse chargée des négociations portera bientôt ses fruits et que l'accord sera pleinement mis en œuvre.<br>On peut supposer que les entreprises suisses pourront répercuter en grande partie les droits de douane de 15 % et les droits supplémentaires sur les métaux sur leur clientèle américaine. Le problème central, à savoir que les entreprises suisses sont désavantagées par rapport à leurs concurrentes de l'UE avec un taux de 39 %, serait ainsi résolu.</p><p>Mais le franc fort est encore plus important pour l'industrie. Le franc s'est nettement apprécié au cours de cette année. En termes réels, il est aujourd'hui revenu au niveau qui était le sien lors de la suppression du taux plancher en janvier 2015. L'USS demande à la Banque nationale de faire davantage pour que le franc retrouve une valeur adéquate et évolue de manière prévisible.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11375</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2025 15:32:29 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la compensation des risques dans l’assurance-maladie (OCor)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-la-compensation-des-risques-dans-lassurance-maladie-ocor</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance sur la compensation des risques dans l’assurance-maladie (OCor). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11373</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 17:11:32 +0100</pubDate><title>Initiative déposée par un canton « Assouplissement temporaire des heures d’ouverture des magasins » </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/initiative-deposee-par-un-canton-assouplissement-temporaire-des-heures-douverture-des-magasins</link><description>Position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position sur l’initiative déposée par un canton « Assouplissement temporaire des heures d’ouverture des magasins ».&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement le projet de mise en œuvre. Ce dernier ferait passer de quatre à douze le nombre de dimanches ouvrés sans autorisation dans le commerce de détail – de manière durable et non limitée dans le temps. Il affaiblit la protection des salarié-e-s, augmente le stress, les risques pour la santé et les contraintes sociales, en particulier pour les femmes et les personnes en emploi précaire. La suppression des suppléments ferait en outre peser un risque de baisse salariale. D’un point de vue économique, l’extension n’entraîne aucun gain de chiffre d’affaires, mais met en danger les petits commerces. Le dimanche sans travail reste essentiel pour le repos, la vie familiale et la cohésion sociale. Au lieu d’une nouvelle déréglementation, l’USS demande le renforcement de la protection de la santé et rejette donc clairement aussi la proposition de la minorité.</p><p>Les détails figurent dans la prise de position (voir lien ci-dessous).<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11371</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 16:51:53 +0100</pubDate><title>Taux spécial de TVA pour les prestations du secteur de l’hébergement </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/mehrwertsteuer-sondersatz-fuer-beherbergungsleistungen</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le taux spécial de TVA pour les prestations du secteur de l’hébergement . La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11368</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 15:47:34 +0100</pubDate><title>Procédure de consultation sur l’introduction de l’EAR avec d’autres États partenaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/procedure-de-consultation-sur-lintroduction-de-lear-avec-dautres-etats-partenaires</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur la procédure de consultation sur l’introduction de l’EAR avec d’autres États partenaires. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11367</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 13:58:19 +0100</pubDate><title>Baisse inquiétante du taux de fécondité : l’heure est à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/baisse-inquietante-du-taux-de-natalite-lheure-est-a-une-meilleure-conciliation-entre-vie-professionnelle-et-familiale</link><description>Nouvelle publication de l&#039;OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le taux de fécondité en Suisse se situe à un niveau historiquement bas. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), le nombre moyen d’enfants par femme n’est plus que de 1,29, du jamais vu. Depuis 2019, le nombre de naissances s’est contracté de 9,2 %. L’Union syndicale suisse (USS) tire la sonnette d’alarme : la Suisse est confrontée à un véritable défi sociétal. La principale cause de cette évolution tient aux difficultés de concilier vie professionnelle et famille. Tant les milieux patronaux que les responsables politiques ne doivent pas rester les bras croisés.</p><p>Le désir d’enfants a chuté parmi les 20 à 29 ans, qui sont trois fois plus nombreux qu’en 2013 encore à affirmer ne pas vouloir d’enfant. Les conditions de travail précaires, le manque de places d’accueil et la répartition inégale du travail non rémunéré entre les femmes et les hommes s’avèrent ici déterminants. En effet, le taux d’activité professionnelle des femmes a progressé au fil des décennies, passant de 68 % en 1991 à plus de 80 % en 2023. Or cette évolution n’a pas été accompagnée de mesures suffisantes pour faciliter la conciliation entre travail et famille. « Bien des jeunes veulent des enfants mais ne peuvent pas se le permettre, pour des raisons tant financières qu’organisationnelles », explique Cyrielle Huguenot, secrétaire centrale à l’USS.</p><p>La Suisse compte parmi les pays européens où les coûts des places d’accueil sont les plus élevés. En outre, de nombreux cantons n’ont pas une offre suffisante en la matière. Or au lieu de remédier à cette situation, la Berne fédérale parle d’assouplir la loi sur le travail, ouvrant la voie à des journées de 17 heures et au travail généralisé le dimanche. Quant au projet d’allocation pour l'accueil des enfants prévu par le Parlement, il risque de ne jamais voir le jour, la Confédération n’ayant pas réglé son financement. Il est dès lors à craindre que les cantons introduisent de nouvelles retenues salariales ou taillent dans les subventions en place – au détriment des salarié-e-s.</p><p>L’USS appelle de ses vœux un changement de cap. La conciliation entre profession et famille doit enfin constituer une priorité tant politique qu’économique. L’heure est à de meilleures conditions de travail et à une réduction du temps de travail sans perte de salaire, avec des horaires prévisibles et planifiables, dûment compatibles avec la vie familiale. De même, il faut instaurer un service public gratuit d'accueil d’enfants sur le modèle du système scolaire, afin que chaque enfant ait droit à une place.</p><p>« Si l’on veut vraiment que les jeunes aient à nouveau des enfants, alors il faut améliorer les conditions-cadres, au lieu d’augmenter la durée du travail », souligne la secrétaire centrale Cyrielle Huguenot. Seule une politique familiale digne de ce nom et des conditions de travail équitables permettront de garantir la conciliation entre travail et famille, et donc l’avenir de ce pays.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11365</guid><pubDate>Fri, 07 Nov 2025 15:35:08 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la mise en œuvre de mesures de solidarité visant à garantir l’approvisionnement en gaz lors d’une pénurie grave </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-la-mise-en-oeuvre-de-mesures-de-solidarite-visant-a-garantir-lapprovisionnement-en-gaz-lors-dune-penurie-grave</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'ordonnance sur la mise en œuvre de mesures de solidarité visant à garantir l’approvisionnement en gaz lors d’une pénurie grave. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11363</guid><pubDate>Fri, 07 Nov 2025 15:22:29 +0100</pubDate><title>Accord entre la Suisse et l’Ukraine sur la coopération dans le processus de reconstruction de l’Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/accord-entre-la-suisse-et-lukraine-sur-la-cooperation-dans-le-processus-de-reconstruction-de-lukraine</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'accord entre la Suisse et l’Ukraine sur la coopération dans le processus de reconstruction de l’Ukraine. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11356</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 13:34:15 +0100</pubDate><title>Pas de hausse du taux d’intérêt minimal, en dépit des rendements élevés affichés par les caisses de pensions et de l’inflation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-hausse-du-taux-dinteret-minimal-en-depit-des-rendements-eleves-affiches-par-les-caisses-de-pensions-et-de-linflation</link><description>Décision timorée du Conseil fédéral à propos du taux d’intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de maintenir à 1,25 % seulement le taux d’intérêt minimal LPP. L’Union syndicale suisse (USS) critique son manque de courage. Compte tenu des bons rendements générés par les placements et du niveau élevé des réserves des caisses de pensions, un taux d’intérêt minimal plus élevé serait nécessaire, car c’est l’unique moyen de garantir aux salariés une augmentation de leurs avoirs de vieillesse.</strong></p><p>Les caisses de pensions ont constitué des réserves historiquement élevées. Alors qu’elles avaient déjà réalisé l’année dernière des rendements moyens proches de 7 %, l’exercice en cours s’annonce lui aussi très profitable : beaucoup de caisses de pensions ont déjà obtenu jusqu’ici un rendement proche de 5 %. Cela signifie que le taux d'intérêt minimal est presque trois fois inférieur au rendement réalisé jusqu'à présent. Le Conseil fédéral reconnaît également les bons rendements des dernières années. Les institutions de prévoyance jouissent par conséquence d’une excellente situation financière. Or le Conseil fédéral n’a tenu aucun compte de cette évolution. La Commission LPP, chargée de l’examen préalable de cette question, lui avait pourtant déjà signalé il y a trois mois que de nombreux critères plaidaient en faveur d’un relèvement du taux d’intérêt minimal, et les rendements des placements se sont encore améliorés dans l’intervalle.</p><p>L’incompréhension est grande parmi les salariés. Car ces dernières années, le taux d’intérêt minimal est resté en moyenne inférieur au renchérissement, avec pour effet que même le maintien de la valeur du capital d’épargne n’est plus garanti. Ce taux ne suit pas non plus l’évolution des salaires. Avec une telle politique en matière de taux d’intérêt, le Conseil fédéral sape peu à peu la protection légale due aux travailleuses et travailleurs. C’est très préoccupant. L’USS veillera donc à ce que les conseils de fondation assument leurs responsabilités et s’engagent activement en faveur d’une rémunération plus élevée des avoirs de vieillesse, et donc de meilleures rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11353</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 10:12:24 +0100</pubDate><title>La co-direction de la communication de l&#039;USS quitte ses fonctions – nouveau responsable de la prévoyance vieillesse et des assurance sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-co-direction-de-la-communication-de-luss-quitte-ses-fonctions-nouveau-responsable-de-la-prevoyance-vieillesse-et-des-assurance-sociales</link><description>Changements au sein du secrétariat de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après plus de six ans, les co-responsables de la communication de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé de quitter leurs postes. Durant leur mandat, Benoît Gaillard et Urban Hodel ont notamment introduit de nouveaux instruments de communication et de mobilisation en ligne, renforçant ainsi de manière décisive la capacité de l’USS à mener des campagnes. Ils ont contribué de manière significative à ce que les thèmes centraux pour les travailleurs que sont le pouvoir d'achat et les conditions de travail figurent au cœur du débat public et médiatique.</p><p>Au nom de l'USS, son président Pierre-Yves Maillard les remercie pour leur excellent travail et leur grand engagement : «&nbsp;Le duo que formaient Benoît Gaillard et Urban Hodel a contribué de manière décisive aux récents succès et progrès sociaux, notamment grâce à des campagnes couronnées de succès, comme celle sur la 13<sup>e</sup> rente AVS ou le référendum sur la LPP.&nbsp;»</p><p>À partir d'avril 2026, Benoît Gaillard se concentrera sur son mandat au Conseil national. Urban Hodel se réorientera professionnellement à partir de mai 2026.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Bern_Schweizerischer_Gewerkschaftsbund_krol-wmc_b0a3e17ada.webp" length="501544" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11348</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 13:15:46 +0100</pubDate><title>Dossier no 168 : Les cantons s’estiment trop pauvres de 2,4 milliards </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-cantons-sestiment-trop-pauvres-de-24-milliards-luss-demande-larret-de-la-politique-dausterite</link><description>Étude sur les finances cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle étude de l’Union syndicale suisse (USS) sur les finances cantonales montre que les cantons sous-budgétisent systématiquement leurs recettes. Pour l’année 2024, ils tablaient ensemble sur un déficit de 1,3 milliard de francs, mais ils ont en fait réalisé un excédent de 1,1 milliard. Soit une différence de 2,4 milliards. En raison de ce schéma récurrent de sous-budgétisation, qui s’est perpétué ces dernières années, la situation financière présentée par les cantons est moins bonne qu’elle ne l’est en réalité. Ce n’est pas un hasard, mais une volonté politique. À l’instar de la Confédération, les cantons minimisent leur budget pour justifier des programmes de réduction et la suppression de prestations.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Politique d’austérité avec déficits artificiels</strong></h3><p>Selon l’analyse des finances cantonales, 18 cantons sur 26 ont à nouveau prévu un déficit pour l’exercice budgétaire 2026 – 858 millions de francs au total. Cette budgétisation pessimiste reprend le modèle des années précédentes, bien que les cantons affichent régulièrement des résultats nettement meilleurs. Si l’erreur budgétaire moyenne a légèrement baissé dernièrement, à 5,28 %, elle reste néanmoins élevée. En moyenne, les cantons sous-estiment leurs recettes de plusieurs pour cent.</p><p>L’USS y voit une stratégie politique claire : Confédération et cantons présentent délibérément leurs finances sous un jour moins favorable pour justifier des mesures d’austérité. La Confédération le fait actuellement avec son programme de stabilisation, qui prévoit des coupes massives dans le service public et le personnel fédéral. Le même principe a été appliqué pendant des décennies à l’AVS, toujours avec des prévisions trop pessimistes pour créer une pression d’austérité.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les finances publiques sont saines</strong></h3><p>En même temps, les finances publiques restent solides. Le ratio de fortune nette des cantons est stable, à environ 6 % de la performance économique. Néanmoins, de nombreux cantons prévoient de nouvelles baisses d’impôts pour les entreprises et les revenus élevés. Selon l’analyse de l’USS, la charge fiscale effective diminuera une fois de plus en 2026, de 13,25 % à 13,15 % pour les entreprises et de 28,57 % à 28,33 % pour les revenus élevés. Les recettes fiscales reculeront légèrement, à 7,58 % du PIB. Lucerne, Zoug, Schwyz, Nidwald et l’Argovie sont particulièrement actifs dans les baisses d’impôts prévues. Ainsi, la politique affaiblit systématiquement les recettes publiques et encourage la réduction des prestations publiques, tandis que les plus riches profitent à nouveau.</p><h3 class="heading--h5"><strong>L’USS exige des budgets honnêtes et la fin de la politique d’austérité</strong></h3><p>L’USS exige des sanctions claires de cette sous-budgétisation récurrente. Au lieu de créer des déficits artificiels, les cantons doivent budgétiser leurs recettes de manière honnête et réaliste. Les fonds publics doivent profiter aux travailleuses et travailleurs ainsi qu’à la population en général, pas aux plus riches. Au lieu d’autres cadeaux fiscaux pour les groupes de sociétés, il faut prendre des mesures pour renforcer le pouvoir d’achat, par exemple alléger les primes d’assurance-maladie, augmenter les bonifications pour tâches d’assistance et améliorer les prestations pour les familles. La politique d’austérité doit être stoppée. Les excédents appartiennent à la population active, pas aux plus riches.</p><p>Par ailleurs, la première partie du contre-projet à l’initiative sur les primes entrera en vigueur l’année prochaine. La Confédération et les cantons ont promis de consacrer davantage de moyens aux réductions de primes. Mais il s’avère d’ores et déjà que de nombreux cantons ne respectent pas encore les prescriptions et ne veulent pas non plus, contrairement à ce qui avait été annoncé lors de la campagne de votation, se fixer d’objectifs ambitieux. En réduisant systématiquement les recettes fiscales, ils posent au contraire les jalons d’un avenir où ils n’auront plus les moyens de soulager ni les travailleuses et travailleurs, ni la classe moyenne.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/168_d-f_Kantonsfinanzen2025.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">Télécharger l'étude complète (PDF)</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11347</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:27:40 +0100</pubDate><title>Paquet « stabilisation et développement des relations Suisse-UE » </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/paquet-stabilisation-et-developpement-des-relations-suisse-ue</link><description>Réponse de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le paquet « stabilisation et développement des relations Suisse-UE ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11344</guid><pubDate>Thu, 30 Oct 2025 14:03:14 +0100</pubDate><title>Valoriser le travail des femmes au lieu d’instaurer une nouvelle obligation de servir </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/valoriser-le-travail-des-femmes-au-lieu-dinstaurer-une-nouvelle-obligation-de-servir-service-citoyen</link><description>NON à l’initiative sur le service citoyen le 30 novembre 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) rejette catégoriquement une nouvelle obligation généralisée de servir. L’initiative service citoyen touche principalement les femmes, qui effectuent déjà aujourd'hui la majorité du travail non rémunéré et doivent vivre avec des salaires plus bas. Une obligation de servir généralisée aggraverait encore ces inégalités, au détriment des femmes. &nbsp;</p><p>Par ailleurs, les modalités de l’obligation de servir seraient élargies&nbsp;: à l’avenir, en plus de l’armée, du service civil et de la protection civile, d’autres formes d’engagement devraient être reconnues. Le texte de l’initiative reste cependant très vague à ce sujet. Le Conseil fédéral estime que des fonctions politiques, l’engagement dans les corps de sapeurs-pompiers volontaires ou encore les activités actuelles du service civil (soins, garde d’enfants, école, protection de la nature) pourraient également être reconnues comme service citoyen. &nbsp;</p><p>Le nombre de personnes astreintes passerait de 35&nbsp;000 à environ 70&nbsp;000. Une grande partie d’entre elles devrait être affectée à des domaines dans lesquels ce sont aujourd’hui majoritairement des femmes qui exercent un travail qualifié et rémunéré, notamment dans les structures d’accueil des enfants et les établissements de soins. Si des dizaines de milliers de personnes astreintes au service citoyen devaient soudainement être engagées dans ces secteurs, la qualité des prestations dans ces secteurs baisserait, car elles seraient fournies de manière moins professionnelle. En parallèle, la pression sur les salaires et les postes de travail augmenterait, par exemple dans les établissements médico-sociaux. &nbsp;</p><p>Les domaines de la santé et du social sont aujourd’hui confrontés à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Et sans les femmes, ils ne fonctionneraient pas. Les salaires modestes et la lourde charge de travail ont pour conséquence un taux de rotation du personnel élevé. Le taux de rotation s’aggraverait encore avec l’arrivée massive de personnes non qualifiées devant effectuer un service citoyen. Et il est à craindre qu’une partie du personnel qualifié régulier finisse par être remplacée par une main-d’œuvre non qualifiée, volatile et bon marché.</p><p>Au lieu d’investir des fonds publics pour former davantage de professionnel-le-s et améliorer les conditions de travail pour attirer du personnel qualifié en suffisance, l’initiative mènerait à retirer des femmes qualifiées et expérimentées de leurs postes clés pour leur demander d’effectuer un service citoyen ailleurs, où elles seraient à peine défrayées. Le comble serait que des femmes doivent s’absenter de leur travail rémunéré et essentiel dans les soins et l’accueil des enfants pour fournir un service citoyen non rémunéré dans ces mêmes secteurs&nbsp;! &nbsp;</p><p>La solidarité, l’engagement pour la collectivité et le bénévolat en faveur de meilleures conditions de vie font partie des valeurs fondamentales du mouvement syndical. Il est important d’améliorer les conditions-cadres de ces engagements, mais l’instauration d’un service obligatoire généralisé n’est pas la bonne approche. En assumant une part nettement plus importante du travail non rémunéré pour l’éducation des enfants ou l’accompagnement de personnes malades en dehors de leur activité professionnelle, les femmes effectuent déjà tous les jours un service citoyen&nbsp;! Il n’est pas question de leur demander de faire un effort supplémentaire pour la collectivité sans salaire décent. Outre une revalorisation des salaires dans les métiers majoritairement occupés par des femmes, il serait beaucoup plus pertinent de réduire les journées de travail pour permettre une meilleure répartition du travail non rémunéré entre les hommes et les femmes et une meilleure conciliation avec un engagement bénévole. Sans oublier de renforcer la protection contre le licenciement des personnes qui s’engagent pour les autres. &nbsp;</p><p>Pour conclure&nbsp;: l'initiative Service citoyen impose aux femmes encore plus de travail sous-payé et détériore les conditions de travail dans les professions dites féminines. C'est vraiment la dernière chose dont nous avons besoin&nbsp;!&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11340</guid><pubDate>Sat, 25 Oct 2025 12:59:00 +0200</pubDate><title>Nous sommes le véritable contre-poison.</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nous-les-syndicats-de-ce-pays-nous-sommes-le-veritable-contre-poison</link><description>Discours de Pierre-Yves Maillard au Congrès d&#039;Unia 2025 à Brigue</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chères et chers collègues,</p><p>J’aimerais d’abord vous remercier et vous féliciter d’avoir choisi le Valais pour ce Congrès d’Unia. Le Valais est une terre ouvrière et syndicale. D’abord, c’est une région syndicale Unia qui chaque année augmente le nombre de ses membres. Elle montre que c’est possible ! Tous les arguments qu’on entend sur l’individualisme grandissant, les nombreux projets politiques à mener, la baisse du nombre d’emplois dans nos secteurs classiques, tout cela existe aussi en Valais, mais cette région augmente ses effectifs et elle le fait alors qu’une forte concurrence des syndicats chrétiens existe. Cela doit nous inspirer partout en Suisse.&nbsp;</p><p>Ensuite le Valais a été une terre ouvrière par la construction des barrages, des ponts et tunnels qui ont marqué le développement économique de la Suisse. Ces grands chantiers ont été menés à bien parce que des ouvriers de notre pays, mais aussi et surtout des ouvriers venus chez nous pour travailler y ont sacrifié souvent leur santé, leur vie de famille et parfois leur vie. En cette année 2025, nous pensons aux 86 travailleurs et aux 2 travailleuses qui ont perdu la vie sur le chantier du barrage de Mattmark le 30 août 1965. Ont été ensevelis sous ces tonnes de glaces et de roches, 56 Italiens, 23 Suisses, 4 Espagnols, 2 Allemands, 2 Autrichiens et 1 apatride. Nous rendons hommages à ces victimes du travail, comme à celles du chantier de Malley dans le canton de Vaud de juillet 2024 et tous les trop nombreux morts au travail.</p><p>Ces événements montrent aussi à quel point nos infrastructures suisses existentielles ont été construites avec et grâce à l’immigration. A ceux qui perdent la mémoire, on devra rappeler cette histoire, lors de la prochaine votation sur l’initiative de l’UDC sur la Suisse à dix millions.&nbsp;</p><p>Depuis plus de cinquante ans, nous votons régulièrement sur cette question de l’immigration et de l’asile. Le principal parti de droite en Suisse en a fait son principal thème de campagne. Depuis des décennies, la politique suisse ou le peuple acceptent des mesures qui vont dans le sens de ce parti. Et qu’est-ce que cela change ? A part durcir la vie des personnes qui viennent chez nous, à peu près rien. La Suisse connaît depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, une longue phase d’expansion économique. Et cela entraîne de l’immigration. On peut le tourner dans tous les sens, l’immigration n’est rien d’autre que la conséquence de la croissance économique.&nbsp;</p><p>Celles et ceux qui veulent vraiment une baisse de l’immigration devraient donc voter pour une récession, soit plus de chômage, moins de recettes pour l’AVS et pour nos services publics, donc plus de pauvreté et d’austérité. C’est l’un des résultats possibles de cette initiative. Mais pour éviter cela, si cette initiative passe, les ultralibéraux de l’UDC feront venir les travailleurs étrangers illégalement pour mieux les exploiter ou ils créeront des permis de séjour au rabais, sur le mode des saisonniers. Que l’on remette en place des contingents, des statuts précaires, cela ne change qu’une chose : les travailleurs viennent chez nous tout aussi nombreux, mais ils ont moins de droits et sont donc davantage exploités, ce qui augmente encore la concurrence avec les travailleurs qui vivent déjà en Suisse.<br>Ce qu’il faut faire c’est donc limiter cette concurrence et mieux protéger les salaires. C’est la stratégie syndicale. C’est celle que nous avons appliquée dans les négociations avec l’Europe.</p><p>Chères et chers collègues, nous avons été et nous restons intransigeants dans cette négociation. Nous avons fait échec au premier projet d’accord cadre qui aurait fragilisé l’ensemble de notre dispositif de protection des salaires. Nous nous continuons à nous battre contre l’accord sur l’électricité qui nous entraine vers une libéralisation complète de ce secteur vital, alors que cette libéralisation a échoué partout.&nbsp;</p><p>Mais dans l’accord de stabilisation de la libre-circulation, contrairement à l’accord-cadre, la seconde négociation a apporté quelques améliorations. Le nouveau projet nous permet de décider nous-mêmes le nombre des contrôles des salaires et de continuer à opérer avec des commissions paritaires pour les contrôles et les sanctions. Par contre, le délai d’annonce est réduit et la caution est fortement affaiblie. C’est la raison pour laquelle, nous avons demandé des mesures de compensation. Nous avons obtenu du Conseil fédéral 14 mesures qui améliorent l’information et la mise en œuvre des contrôles et qui garantissent que les sanctions soient mieux appliquées. Et nous avons obtenu enfin une mesure, la 14ème, qui protège mieux les représentants du personnel contre le licenciement.</p><p>Je le dis ici avec clarté. Les partis et milieux économiques qui veulent ces accords doivent accepter ces 14 mesures. S’ils en affaiblissent une seule, alors c’est qu’ils démontrent que ces accords à leurs yeux n’ont pas beaucoup de valeur. Car aucune de ces mesures ne fait de mal aux entreprises qui fontcorrectement leur travail et respectent nos lois. Economiquement, elles ne coûtent presque rien. Donc les refuser ou les contester, c’est en fait refuser ces nouveaux accords avec l’Europe. Dans ces conditions, si même les employeurs signalent la faible valeur qu’ils accordent à ces accords, ils ne devront pas s’étonner si à notre tour nous nous y opposons en cas d’attaque contre l’une ou l’autre des mesures proposées par le Conseil fédéral.</p><p>Nous sommes prêts à nous engager pour une économie prospère en Suisse. Nous l’avons fait dans le passé, lors du développement des accords bilatéraux, contre l’initiative de rattrapage de l’UDC, pendant la période Covid et récemment lors de l’adoption des taxes douanières.&nbsp;</p><p>Mais nous voulons que cette prospérité profite à toutes et tous. Une économie qui fait travailler les gens avec toujours plus d’intensité et qui leur laisse moins d’argent sur leur compte à la fin de l’année, c’est une économie qui n’a pas d’avenir. Et c’est ce qui se passe chez nous en Suisse. La hausse des loyers, la hausse des primes d’assurance-maladie et la stagnation des salaires sont un poison lent qui détruit la confiance de la population dans notre modèle économique et démocratique.&nbsp;</p><p>Nous, les syndicats de ce pays, nous sommes le véritable contre-poison. Nous avons déjà apporté un remède concret avec la 13ème rente AVS qui sera versée pour la première fois en décembre 2026. Nous sommes le meilleur remède quand nous obtenons des améliorations dans la CCT Coop comme Unia vient de le faire. Les maçons qui luttent avec courage et exemplarité pour améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires sont la meilleure thérapie économique et démocratique qu’il faut à notre pays. Et c’est le cas de toutes vos luttes et négociations pour obtenir un peu plus de cette richesse que l’on crée.</p><p>Tous les Trump de ce temps, toutes les extrêmes droites autoritaires ne sont que des remèdes de charlatans. Ils ne servent qu’à préserver encore pour un temps les privilèges des milliardaires. D’ailleurs, ils sont tous soit milliardaires eux-mêmes, soit financés par les milliardaires. C’est la même soupe ultralibérale saupoudrée de xénophobie et de démagogie.&nbsp;</p><p>Nous sommes l’alternative, nous l’avons toujours été. Nous améliorons la vie de celles et ceux qui doivent travailler pour vivre.&nbsp;</p><p>Alors bon congrès à vous toutes et tous. Renforcez-vous, renforcez-nous, nous avons une grande responsabilité. Notre démocratie a besoin de notre force pour survivre et se développer.</p><p>Merci pour votre attention<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/5/csm_PYM-Unia-Kongress-2025_c_MFriederich_32ce65c202.webp" length="29706" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11338</guid><pubDate>Thu, 23 Oct 2025 11:56:41 +0200</pubDate><title>Retard salarial important : les salaires sont trop bas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/retard-salarial-important-les-salaires-sont-trop-bas</link><description>Écart entre productivité et salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié·e·s en Suisse deviennent de plus en plus performants. Ils fabriquent de plus en plus de produits et fournissent de plus en plus de services dans le même temps. En moyenne, leur productivité augmente d'environ 1 % par an. En fait, les salaires devraient aussi augmenter dans les mêmes proportions. Car quand la productivité augmente, c'est possible même sans réduire les bénéfices. Mais ces dix dernières années, les travailleuses et travailleurs ont trop peu profité de la prospérité: leur productivité a augmenté plus vite que les salaires. Plus grave encore : parfois, le pouvoir d'achat des salaires a baissé, car les prix ont augmenté plus vite que les salaires.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_ecart-salaires-productivite_FR_6840943cdc.webp" length="160114" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11336</guid><pubDate>Wed, 22 Oct 2025 14:23:45 +0200</pubDate><title>L’USS dit oui au paquet européen – non à la libéralisation du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-dit-oui-au-paquet-europeen-non-a-la-liberalisation-du-marche-de-lelectricite</link><description>Le Comité de l’USS adopte la réponse à la consultation sur le paquet européen</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’USS a adopté aujourd’hui la réponse à la consultation sur le paquet européen. Dans cette prise de position, l’USS confirme soutenir le paquet européen, à condition que le Parlement reprenne sans modification le paquet du Conseil fédéral en matière de protection des salaires. L’USS rejette en revanche l’accord sur l’électricité et l’ouverture complète du marché de l’électricité qui en découle.</p><p>L’USS soutient le paquet européen pour autant que les salaires et le service public soient garantis. Au cœur de l’Europe, la Suisse a besoin de bonnes relations dûment réglées avec l’UE. En outre, la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement efficaces constitue une avancée pour les travailleuses et les travailleurs de ce pays. Il est dès lors essentiel que les quatorze mesures de protection des salaires prévues dans le paquet soient mises en œuvre intégralement. Elles constituent la condition pour que le paquet européen serve les intérêts des travailleuses et travailleurs.</p><p>L’USS rejette en revanche l’accord prévu sur l’électricité. Celui-ci démantèlerait un service public de l’électricité éprouvé et mettrait fin à l’approvisionnement de base, pourtant fiable. Avec la guerre en Ukraine, on a récemment mesuré ce que de tels changements impliquent : envolée des prix pour les consommatrices et consommateurs ainsi que les entreprises, et en parallèle profits extraordinaires injustifiés pour les géants de l’électricité actifs dans le négoce. L’accord et l’ouverture complète du marché de l’électricité en Suisse compromettent un approvisionnement électrique stable, abordable et écologique. L’approvisionnement énergétique doit rester une tâche publique.</p><p>L’USS demande en outre que le paquet européen – à l’instar des accords bilatéraux précédents – soit soumis au référendum facultatif. Comme jusqu’ici, la population doit pouvoir décider de l’évolution des relations avec l’UE. Les bilatérales III ne constituent pas un nouveau traité international. À ce stade, elles ne sont donc pas soumises au référendum obligatoire. La majorité des cantons, clairement définie par la Constitution, ne saurait être instrumentalisée ni étendue.</p><p>La réponse complète de l’USS à la consultation est disponible ici : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2025/251022_Reponse-USS_Relations_Suisse-UE.pdf">télécharger le PDF</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11334</guid><pubDate>Mon, 20 Oct 2025 12:49:01 +0200</pubDate><title>Dossier no 167 : Évolution des effectifs des syndicats en 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-167-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2024</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2024, l'Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptait 309 982 membres (-1,84 %). Ainsi, le nombre de membres des syndicats affiliés à la USS a de nouveau diminué, après une légère hausse d’environ 600 membres l’année précédente. La proportion de femmes syndiquées a atteint un nouveau record de 33,2 %. La tendance observée depuis 1992, selon laquelle les syndicats de l'USS deviennent de plus en plus féminins, se poursuit : à la fin de l’année 2024, la part des femmes dans les syndicats de la USS atteignait ce nouveau record de 33,2 %, soit 102 899 membres féminines.</p><p>La plus petite organisation faîtière, Travail.Suisse, a gagné 1 435 membres au cours de l’année sous revue, ce qui correspond à une augmentation de 1,08 %. Les syndicats n’appartenant à aucune organisation faîtière ont, en 2024, perdu environ 0,6 % de leurs membres (-1 172) et représentaient ainsi, à la fin de l’année dernière, 204 630 travailleuses et travailleurs. Le taux de syndicalisation a reculé de 0,77 point de pourcentage, pour s’établir à 14,57 %.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Lohndemo-2024-Fahnen_6894393cf9.webp" length="202040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11326</guid><pubDate>Tue, 14 Oct 2025 15:57:27 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-du-printemps-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur le paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2026. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11322</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2025 21:06:47 +0200</pubDate><title>Quand le travail rend malade : stress, pression et absence de limites affectent la santé des travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quand-le-travail-rend-malade-stress-pression-et-absence-de-limites-affectent-la-sante-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Protéger la santé plutôt qu’imposer un stress permanent</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, la pression sur les salarié-e-s ne cesse de s’accentuer. Les journées de travail s’allongent, les exigences augmentent sans relâche. Nombre d’entre eux se sentent déjà épuisés avant même la fin de la semaine. Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) confirment ce que les syndicats dénoncent depuis longtemps : le stress au travail progresse, tout comme le nombre de personnes épuisées et les absences.</p><p>Pourtant, au lieu de renforcer la protection et de soulager les salarié-e-s, les employeurs et les partis bourgeois exigent toujours plus de flexibilité. Une fausse solution, car derrière ce mot se cache en réalité une exigence de disponibilité quasi permanente pour les travailleuses et travailleurs.</p><h3 class="heading--h4">Un quotidien sous tension, notamment dans les soins, la vente et le service public</h3><p>En sous-effectif chronique, le personnel de santé court d’un patient à l’autre, sans possibilité de faire de pauses. Beaucoup se plaignent de ne même pas avoir le temps de boire ou de reprendre leur souffle. Parallèlement, ils doivent accomplir un nombre croissant de tâches administratives, souvent après leurs heures, sans rémunération supplémentaire.</p><p>Dans le commerce de détail, la pression est également bien réelle. Les plannings changent à la dernière minute, les employé-e-s en sont informé-e-s via des groupes de discussion et doivent parfois remplacer des collègues au pied levé durant le week-end. Dans ces conditions, difficile d’organiser ses loisirs ou sa vie de famille.</p><p>Dans la fonction publique et les administrations, le tableau est tout aussi sombre. La charge de travail augmente, les postes vacants ne sont pas repourvus et les nouveaux outils numériques accélèrent certes les processus, mais aggravent surtout le stress. Le personnel a le sentiment de courir en permanence après le temps, sans plus avoir de prise sur sa charge de travail. Sans surprise, cette évolution se reflète dans les chiffres&nbsp;: près d’une personne active sur quatre se sent fréquemment stressée (<a href="https://www.bfs.admin.ch/asset/de/31866442" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">OFS</a>). Plus de la moitié des salarié-e-s déclarent être exposé-e-s sur leur lieu de travail à plusieurs risques physiques et psychosociaux en même temps (pression du temps, monotonie du travail, absence de pauses, bruit, mauvaises conditions ergonomiques, etc.). Les secteurs de la santé et du social sont particulièrement touchés. Une personne sur trois y subit régulièrement un stress intense. Beaucoup sont au bord du gouffre – l’épuisement émotionnel progresse, signal d’alerte évident d’un burn-out imminent.</p><h3 class="heading--h4">Flexibilité, mais pour qui&nbsp;?</h3><p>On entend souvent dire que le travail se flexibilise. Mais dans les faits, cette flexibilisation se traduit le plus souvent par davantage de contrôle hiérarchique et moins de prévisibilité pour les employé-e-s. Dans les branches aux horaires irréguliers, comme l’hôtellerie-restauration, les soins ou le commerce de détail, les plannings sont souvent modifiés à la dernière minute. Celles et ceux qui ont une famille ou dépendent de structures d’accueil subissent de ce fait une pression constante. L’Enquête suisse sur la population active (ESPA) révèle qu’environ un quart des salarié-e-s doivent adapter leur temps de travail à court terme au moins une fois par semaine sur ordre de l’employeur, et un autre quart au moins une fois par mois (<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr.assetdetail.16804544.html" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">OFS</a>). Dans le même temps, ce sont surtout les hommes avec un niveau de formation élevé qui bénéficient d’une vraie flexibilité horaire. Les personnes avec un haut niveau de formation ou occupant des postes à responsabilité peuvent en effet plus souvent aménager librement leur temps de travail. À l’inverse, les femmes, les jeunes et les personnes actives dans les services ont des marges de manœuvre nettement plus restreintes. Dans des secteurs comme les soins, l’hôtellerie-restauration ou le commerce de détail, les changements de dernière minute rendent la conciliation entre vie professionnelle et vie privée extrêmement difficile.</p><h3 class="heading--h4">Les absences augmentent parce que le travail rend malade</h3><p>Quand les salarié-e-s sont épuisé-e-s, à bout ou blessé-e-s, ils et elles finissent par manquer au travail. Les absences pour raisons de santé représentent de loin la cause principale d’absence en Suisse. En 2024, elles ont totalisé 330 millions d’heures, un chiffre en hausse de plus de 50&nbsp;% en quinze ans (<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/activite-professionnelle-temps-travail/heures-travail/absences.html" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">OFS</a>). En moyenne, les salarié-e-s s’absentent aujourd’hui environ neuf jours de travail par an, avec des pics bien plus élevés dans les métiers sous forte pression, comme les soins. Le stress lié au travail coûte environ 6,5 milliards de francs à l’économie. (<a href="https://friendlyworkspace.ch/system/files/documents/2022-12/Feuille_d_information_076_PSCH_2022-11_-_Job_Stress_Index_2020-2022.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">Santé suisse</a>).</p><h3 class="heading--h4">Protéger la santé plutôt qu’imposer un stress permanent</h3><p>Stress, épuisement et absences ne sont plus des phénomènes marginaux. Un nombre croissant de salarié-e-s atteignent leurs limites – non pas par manque de résistance, mais parce que conditions de travail, effectifs et repos ne sont plus alignés. Malgré cela, la protection légale de la santé reste souvent lettre morte. Dans de nombreux cantons, les inspections du travail manquent cruellement de personnel, si bien que les contrôles des horaires et des risques sanitaires ne sont effectués qu’au compte-goutte, voire uniquement sur plainte. Les risques psychosociaux – comme le stress, la pression temporelle ou le surmenage – sont rarement pris en compte ou systématiquement suivis. Autre problème&nbsp;: la Suisse ne compte qu’environ 130 médecins du travail, soit un pour 20&nbsp;000 travailleuses et travailleurs. En comparaison, ce rapport est d’un pour 10&nbsp;000 en Allemagne et d’un pour 6000 en France. Ce manque de ressources empêche la prévention à large échelle et l’évaluation indépendante des risques sanitaires liés au travail. Sans personnel spécialisé en nombre suffisant, la protection préventive de la santé reste illusoire.&nbsp;</p><p>Afin d’empoigner sérieusement la question de la santé des salarié-e-s, il conviendrait de renforcer les contrôles, de développer la médecine du travail et de faire appliquer systématiquement la protection sur le lieu de travail. Cela passe par des limites claires à la charge de travail, des horaires prévisibles, des périodes de repos suffisantes et le droit à la déconnexion. Ce n’est qu’à ce prix que le travail pourra rester productif, équitable – et digne.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/4/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_da09961c93.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11319</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2025 13:48:58 +0200</pubDate><title>Pénurie de personnel soignant : les soins sont en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/penurie-de-personnel-soignant-les-soins-sont-en-danger</link><description>Manifestation à Berne le 22 novembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le personnel des hôpitaux, des EMS et des services d’aide et de soins à domicile travaille à la limite de ses forces. Nombre de professionnel-le-s de la santé s’épuisent ou quittent la profession. La pénurie de personnel soignant s’aggrave, la sécurité des soins est menacée.&nbsp;L’initiative sur les soins infirmiers devait remédier à la situation. Quatre ans après son adoption claire par le peuple, elle n’est toujours pas mise en œuvre. L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’appel de la vaste alliance du personnel de santé pour des soins de santé sûrs et de bonnes conditions de travail, et appelle à manifester en masse pour les soins infirmiers le 22&nbsp;novembre sur la Place fédérale à Berne.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH">Soins sous tension</span></h3><p><span lang="FR-CH">Dans les soins psychiatriques, les EMS et les hôpitaux, la pénurie de personnel est chronique. Le personnel soignant témoigne de situations éthiquement inacceptables. Une prise en charge de qualité des patients demande du temps, en particulier auprès des personnes âgées ou atteintes de démence. Quand il faut soigner à la chaîne, le personnel soignant n’est plus en mesure de répondre aux besoins des patient-e-s. La situation est aussi précaire chez les médecins.&nbsp;Les journées à rallonge, le manque de formation continue et l’épuisement croissant sont devenus la norme. La santé du personnel en pâtit, tout comme la qualité des soins.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH">Une loi lacunaire</span></h3><p><span lang="FR-CH">En décembre, le Conseil national débattra de la deuxième étape de mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers, à savoir la nouvelle loi fédérale sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers (LCTSI). Mais le projet actuel du Conseil fédéral est insuffisant&nbsp;: il ne prévoit aucune prescription en matière de dotation en personnel et aucune solution de financement.&nbsp;Il passe ainsi à côté des objectifs essentiels de l’initiative populaire.</span></p><p><span lang="FR-CH">Sans de bonnes conditions de travail, il n’y a ni sécurité des soins ni soins dignes de ce nom.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH">Ensemble pour des soins de qualité</span></h3><p><span lang="FR-CH">C’est pourquoi l’alliance du personnel de santé appelle à une manifestation nationale le 22 novembre sur la Place fédérale à Berne, sous le mot d’ordre&nbsp;: </span><i><span lang="FR-CH"><strong>«&nbsp;Couverture en soins : la santé, c’est nous, pour vous&nbsp;».</strong></span></i><span lang="FR-CH">&nbsp;</span><br><span lang="FR-CH">L’alliance pour de bonnes conditions de travail, davantage de personnel, un financement sûr et la mise en œuvre cohérente de l’initiative sur les soins infirmiers est soutenue par le SSP, Unia, l’ASI, Syna, le SCIV, l’asmac et l’USS.</span></p><h3 class="heading--h4"><strong>Manifestation :</strong></h3><p class="lead"><span class="iconpack fas fa-calendar-day" aria-hidden="true"></span> &nbsp;Sam<span lang="FR-CH">edi 22 novembre 2025</span><br><span class="iconpack fas fa-clock" aria-hidden="true"></span> &nbsp;<span lang="FR-CH">14&nbsp;h&nbsp;15&nbsp;</span><br><span class="iconpack fas fa-location-dot" aria-hidden="true"></span> &nbsp;<span lang="FR-CH">Place fédérale, Berne</span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_Pflegerin-am-Boden_iSt_s-m-karlsson_8556a97eab.webp" length="51384" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11318</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:59:30 +0200</pubDate><title>Primes maladie : un fardeau qui ne cesse de s’alourdir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-un-fardeau-qui-ne-cesse-de-salourdir</link><description>Depuis dix ans, les primes maladie et les frais médicaux à la charge des assuré-e-s ne cessent d’augmenter. </description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Le phénomène de la hausse des primes maladie est peut-être devenu habituel, mais les travailleuses et travailleurs ne peuvent s’y résigner. En 2026, les primes grimperont à nouveau, avec une augmentation moyenne de 4,4 %. Une famille de quatre personnes, qui payait déjà la somme ahurissante de près de 10&nbsp;000 francs en 2016, devra s'acquitter de 14&nbsp;000 francs l'an prochain. Même les hausses de salaire les plus élevées ne permettent pas de suivre un tel rythme.</span></p><h3 class="heading--h4">Stratégie absurde du changement de caisse</h3><p>Le camp bourgeois prétend que les assuré-e-s pourraient freiner la hausse des primes en optant chaque année pour la caisse-maladie la moins chère. Mais cette stratégie de changement systématique est aussi absurde que coûteuse. Elle ne génère surtout globalement aucune économie, car pour l’ensemble des assurée-e-s, une règle reste valable&nbsp;: les primes reflètent les coûts. Par ailleurs, quatre assuré-e-s sur cinq ont déjà opté pour un modèle d’assurance alternatif (soins intégrés, médecin de famille, télémédecine, etc.). La marge d’optimisation individuelle est donc pratiquement épuisée.</p><h3 class="heading--h4">Des primes qui étranglent aussi l’économie</h3><p>Ce financement antisocial du système de santé ne se contente pas de pénaliser les travailleuses et les travailleurs. Il freine aussi la consommation intérieure. Ce que la population doit consacrer aux primes, elle ne peut plus le dépenser au restaurant ou pour un abonnement de fitness.</p><h3 class="heading--h4">Taxe pour les consultations aux urgences</h3><p>Malgré leur injustice, les primes par tête restent une vache sacrée. L’initiative d’allègement des primes, soutenue par les syndicats, a malheureusement été rejetée il y a plus d’un an. La mise en œuvre du contre-projet prévoit certes une hausse des subsides de primes dans certains cantons. Celle-ci reste toutefois très modeste et n’interviendra qu’en 2028. Dans le même temps, de nouvelles charges se profilent. Le Parlement veut introduire une taxe sur les consultations aux urgences et relever les franchises minimales. Ces projets sont inacceptables et doivent être combattus avec détermination. À l’inverse, les cantons doivent enfin prendre leurs responsabilités et investir davantage pour assurer un financement équitable du système de santé.</p><p class="text-right"><span style="font-size:0.7em;">Cet article est d’abord paru dans le </span><a href="https://www.workzeitung.ch/2025/10/krankenkassenpraemien-eine-zumutung-ohne-ende/" target="_blank" rel="noreferrer"><span style="font-size:0.7em;">journal work</span></a><span style="font-size:0.7em;">.</span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11307</guid><pubDate>Tue, 07 Oct 2025 11:14:00 +0200</pubDate><title>Colloque juridique le 3 novembre 2025</title><link>https://www.uss.ch/colloque-juridique</link><description>Cette année, le colloque traditionnel de l&#039;USS se focalise sur le droit du travail collectif du point de vue de la science et de la pratique.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_Bundesgericht-Lausanne_wikimedia-Norbert_Aepli_cc-by_259e0325f1.webp" length="405032" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11314</guid><pubDate>Thu, 02 Oct 2025 17:00:00 +0200</pubDate><title>Soutien aux syndicalistes et aux volontaires engagés sur la flottille humanitaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soutien-aux-syndicalistes-et-aux-volontaires-engages-sur-la-flottille-humanitaire</link><description>Lettre de l&#039;USS à Ignazio Cassis</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des syndicalistes et des représentants de la société civile s’engagent pour la justice et la paix en participant à la flottille à destination de Gaza visant à acheminer des provisions et du matériel médical. L’Union syndicale suisse (USS) a appris avec consternation l’interception de plusieurs embarcations et des personnes qui se trouvaient à bord par les autorités israéliennes.</p><p>Dans <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/251002_PYM_lettre_Gaza_F.pdf">un courrier</a>, l’USS s’adresse aujourd’hui au Conseiller fédéral et chef du département des affaires étrangères Ignazio Cassis pour lui demander d’intervenir pour garantir la sécurité et le retour des syndicalistes et des autres volontaires engagé-e-s, ainsi que pour permettre le passage de l’aide humanitaire.</p><p>L’USS observe l’aggravation de la situation à Gaza avec beaucoup d’inquiétude. Elle est en contact avec les différents syndicats européens ainsi que les organisations syndicales internationales et soutient les mouvements de solidarité, à l’image de la grève prévue le 3 octobre en Italie. L’USS demande l’arrêt des attaques répétées touchant la population civile. La famine et la souffrance provoquées par le gouvernement israélien doivent cesser.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_3cf2dc6c14.webp" length="72706" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11301</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 16:37:45 +0200</pubDate><title>Une étape importante pour le service public numérique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-etape-importante-pour-le-service-public-numerique</link><description>Oui à l&#039;e-ID étatique</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse se réjouit de l'adoption claire du projet d'e-ID. Après le rejet massif de la première version entièrement privatisée il y a quatre ans, l'e-ID publique permet enfin de faire progresser le service public numérique. Dans le domaine de la santé et des assurances sociales, par exemple, des projets importants dépendent de toute urgence de l'e-ID, notamment le nouveau registre des dons d'organes, qui peut enfin être mis en place.</p><p>La mise en œuvre prévue par le Conseil fédéral au niveau de l'ordonnance n'en est que plus importante : elle doit être aussi fiable et économe en données que possible. En outre, l'interdiction de tirer profit des données personnelles doit être mise en œuvre de façon stricte, et toute « suridentification » de la part des autorités publiques doit être empêchée.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11299</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 13:20:39 +0200</pubDate><title>Cadeau aux propriétaires : c&#039;est maintenant au tour des locataires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cadeau-aux-proprietaires-cest-maintenant-au-tour-des-locataires</link><description>Réaction au « OUI » à la suppression de la valeur locative</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) est déçue par l'acceptation de la suppression de la valeur locative. Celle-ci entraînera d'importantes pertes fiscales, fera encore grimper les prix de l'immobilier et favorisera le travail au noir. Les propriétaires immobiliers bénéficieront ainsi d'un allègement fiscal important, à une époque où les locataires souffrent de loyers très élevés et d'une pénurie de logements abordables.</p><p>Le problème le plus brûlant de la politique suisse du logement est le manque de logements dans les villes et les agglomérations. Des mesures efficaces sont nécessaires de toute urgence dans ce domaine.</p><p>À l'exception de quelques villes, les pouvoirs publics se sont largement retirés de la promotion de logements abordables. Au niveau fédéral, les mesures dans ce sens ont été fortement réduites dans le cadre des précédents programmes d'austérité. La pénurie actuelle de logements a donc des causes politiques évidentes.</p><p>L'USS demande que la Confédération, les cantons et les communes s'engagent à nouveau de manière beaucoup plus forte. La Confédération doit mettre à disposition des moyens financiers supplémentaires. En outre, les conditions doivent être adaptées au contexte actuel de taux d'intérêt bas.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11297</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2025 14:24:29 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-services-de-telecommunication-ost</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST). Le document de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11295</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2025 12:08:09 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les forces hydrauliques </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-les-forces-hydrauliques</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de la loi sur les forces hydrauliques. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11293</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 17:45:00 +0200</pubDate><title>La résiliation des accords bilatéraux plongerait la Suisse dans le chaos : salaires et emplois en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-resiliation-des-accords-bilateraux-plongerait-la-suisse-dans-le-chaos-salaires-et-emplois-en-danger</link><description>Le Conseil national rejette nettement l’initiative extrême de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue le net rejet par le Conseil national de l’initiative extrême de l’UDC. Ce texte reviendrait ni plus ni moins à dénoncer les accords bilatéraux avec l’Union européenne. Il provoquerait un bouleversement du cadre actuel, avec des conséquences néfastes pour l’ensemble de la population. Un oui à cette initiative plongerait le pays dans le chaos et mettrait en péril les salaires, les emplois, les soins et la prévoyance vieillesse.</p><p>Avec cette initiative, l’UDC pousse sa stratégie à l'extrême. Son objectif : imposer un changement de système radical, aux conséquences néfastes pour l’ensemble du pays. L’introduction d’un plafonnement de la population dans la Constitution mènerait inévitablement à la fin des accords bilatéraux avec l’UE. Pour les travailleuses et les travailleurs, l’impact serait particulièrement dévastateur. Les accords s’accompagnent en effet de mesures de protection des salaires et de prévention des abus. Leur disparition ouvrirait la voie à une sous-enchère salariale massive. Les employeurs pourraient imposer plus facilement des salaires plus bas, profitant de contrôles affaiblis. Les secteurs déjà sous forte pression seraient les plus durement touchés. Au lieu de garantir des droits, la Suisse risquerait de réintroduire des systèmes de contingents, voire l’ancien statut de saisonnier – un modèle précaire dans lequel travailleuses et travailleurs, privés de moyens de défense, seraient contraint-e-s d’accepter des conditions dégradées et des salaires bas.</p><p>Le système de santé serait une victime collatérale. Aujourd’hui déjà, la Suisse manque de dizaines de milliers de professionnel-le-s dans les soins, dont une grande partie provient de l’UE. Sans libre circulation des personnes, la pénurie de personnel soignant s’aggraverait de manière dramatique. Les patientes et patients devraient attendre plus longtemps et la qualité des soins en pâtirait. Des hôpitaux menaceraient de fermer.</p><p>La prévoyance vieillesse serait elle aussi fragilisée. Les travailleuses et travailleurs en provenance de l’UE renforcent l’AVS : ils paient des cotisations pendant des années mais ne perçoivent pas les rentes dans la même mesure. La disparition de ces contributions déséquilibrerait l’AVS. Avec comme corollaire logique une pression politique en faveur d’une baisse des rentes ou d’un nouveau relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Cette initiative constitue un projet extrême, dans une période déjà secouée par de nombreuses incertitudes. Dans la nouvelle ère Trump, marquée par des tensions internationales et une instabilité géopolitique croissante, la Suisse a besoin de relations fiables avec ses voisins. Plutôt que d’apporter stabilité et sécurité, l’initiative de l’UDC serait synonyme d’isolement, d’incertitude et d’affaiblissement économique.</p><p>L’USS s’engagera donc avec force et détermination dans la campagne afin de faire échouer cette initiative radicale dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_b19604b06a.webp" length="312302" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11289</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 10:57:49 +0200</pubDate><title>Le franc ne cesse de s’apprécier – la Banque nationale doit assurer sa stabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-ne-cesse-de-sapprecier-la-banque-nationale-doit-assurer-sa-stabilite</link><description>La politique monétaire passive de la Banque nationale cause du tort à l’industrie d’exportation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc s’est renforcé cette année. Il affiche même, en valeur réelle, un niveau plus élevé que durant les mois ayant suivi la suppression de son taux plancher en 2015. Cette évolution complique encore la vie des entreprises exportatrices, déjà frappées de plein fouet par les droits de douane américains. Selon la dernière enquête menée par Swissmem auprès de ses membres, le «&nbsp;franc fort&nbsp;» est aujourd’hui le problème n°&nbsp;1. En outre, le climat d'incertitude qui entoure l'économie mondiale et la politique menée par les États-Unis n’ont pas fini de faire grimper le franc.</p><p>Or malgré cette situation difficile, la Banque nationale ne dit rien de la cherté du franc, dans son examen de la situation d’aujourd’hui. On ignore par conséquent quels sont ses objectifs en matière de taux de change. Après l’abandon du taux plancher, la Banque nationale avait fait part de son intention de stabiliser la valeur extérieure réelle du franc. Sans que personne sache au juste ce que cela signifie, la valeur du franc étant déterminée par rapport à un panier de devises. Sa valeur extérieure réelle est d’ores et déjà 5&nbsp;% supérieure à sa valeur moyenne depuis 2015 – avec une tendance à la hausse.</p><p>Les incertitudes liées à la politique de change et la tendance à l’appréciation du franc constituent un cercle vicieux. Ces derniers mois, bien des investisseurs ont massivement réduit leur exposition aux variations de change. La dérive du dollar inquiète notamment les caisses de pensions, qui investissent encore davantage en francs. Or la demande accrue en francs ne fait qu’attiser les pressions haussières.</p><p>L’USS attend de la Banque nationale qu’elle s’assure de la stabilité et de la prévisibilité du cours du franc. L’économie exportatrice suisse se passerait bien de la politique anti-industrielle en place. Elle a déjà bien assez à faire avec la hausse des droits de douane américains et les problèmes de demande rencontrés à l’étranger.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/1/csm_SNB_Bern_Ank_Kumar_Infosys_Limited-ccbysa_fb0d8252d3.webp" length="219828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11287</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 17:27:58 +0200</pubDate><title>AVS : démantèlement des rentes de veuves et d’enfants au profit des couples mariés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-demantelement-des-rentes-de-veuves-et-denfants-au-profit-des-couples-maries</link><description>Décisions irresponsables du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">À une très courte majorité, le Conseil national a pris aujourd’hui des décisions irresponsables concernant l’AVS : coupes dans les rentes des veuves et des enfants, rentes supplémentaires non financées pour les couples mariés et création de nouveaux déficits. L’Union syndicale suisse (USS) critique fermement ces décisions. L’augmentation des rentes pour couples mariés ne doit en aucun cas se faire sur le dos des veuves et des enfants.</span></p><p><span lang="FR-CH">Le Conseil national a décidé aujourd’hui de supprimer les rentes pour enfants et de réduire les droits des veuves. En parallèle, il prévoit d’abolir le plafonnement des nouvelles rentes pour les couples mariés. Ces choix détériorent massivement les prestations des femmes et des enfants au profit de couples mariés à hauts revenus. Inéquitable du point de vue de la répartition, le paquet de mesure est également injustifiable puisqu’il engendrera en fin de compte des coûts supplémentaires d’environ un milliard de francs pour l’AVS – sans en prévoir le financement.</span></p><p><span lang="FR-CH">Ces décisions soulignent le fait que la </span><span lang="FR-CH">commission </span><span lang="FR-CH">n’a tiré aucune leçon de ses erreurs passées, ni des résultats nets des votations populaires de l’an dernier. Elle refuse d’assumer la responsabilité d’un projet susceptible de réunir une majorité. Au contraire, elle opte pour des coupes injustes dans les rentes de veuves et d’enfants et alourdit encore les déficits de l’AVS, pour ensuite pouvoir relever l’âge de la retraite. Il s’agit là d’une démarche irresponsable. L’Union syndicale suisse demande au Conseil des États de corriger ces décisions.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/f/csm_Aeltere_Frau_schaut_traurig_aus_dem_Fenster_ist-Highwaystarz-Photography_071aae029a.webp" length="65916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11285</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 14:22:54 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États accepte de combler les lacunes de l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-des-etats-accepte-de-combler-les-lacunes-de-lassurance-chomage</link><description>Victoire pour les femmes enceintes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’engagement de l’Union syndicale suisse et des associations faîtières féminines a porté ses fruits : Le Conseil des Etats a adopté aujourd’hui une motion visant à combler les lacunes de protection des femmes enceintes dans l’assurance-chômage.&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse salue aujourd’hui la décision du Conseil des Etats qui souhaite modifier l’assurance-chômage de sorte à éviter que des femmes enceintes ne se retrouvent en fin de droits et perdent de ce fait leur allocation de maternité.</p><p>Le Conseil des Etats répond à une revendication qui remonte à la grève féministe 2023 et que l’USS a portée avec le soutien des grandes associations faîtières féministes. Dorénavant, de l’avis de la Chambre haute, les femmes enceintes devraient pouvoir bénéficier d’indemnités chômage prolongées, comme c’est le cas actuellement pour les travailleuses et travailleurs âgés ou les personnes dont la rente d’invalidité a été réduite. Le Conseil des Etats entend ainsi corriger une injustice : les femmes enceintes qui se retrouvent au chômage sont clairementdésavantagées sur le marché de l’emploi, car il leur est difficile de convaincre un employeur de les engager peu avant l’accouchement.</p><p>Actuellement, environ 500 femmes arrivent en fin de droits de chômage chaque année et perdent par la même occasion leur droit à l’allocation de maternité. De plus, en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années.</p><p>Le Conseil des Etats soutient une modification de l’assurance chômage visant à corriger ces deux injustices. L’USS appelle maintenant le Conseil national à suivre l’avis du Conseil des Etats pour définitivement combler les lacunes de protection des femmes enceintes au chômage et éviter qu’elles ne tombent dans la précarité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11283</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 13:11:07 +0200</pubDate><title>Contre-projet direct à l’initiative populaire « Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/contre-projet-direct-a-linitiative-populaire-oui-a-la-securite-de-lapprovisionnement-medical</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS au contre-projet direct à l’initiative populaire « Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11281</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 15:22:02 +0200</pubDate><title>Le fardeau des primes devient insupportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-fardeau-des-primes-devient-insupportable</link><description>Annonce des primes maladie par le Conseil fédéral : nouveau coup de massue</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une fois de plus, les primes de l’assurance-maladie de base vont prendre l'ascenseur au début de l’année prochaine. Pour de nombreux ménages, la limite du supportable est franchie depuis longtemps. Une famille de quatre personnes déboursera plus de 14&nbsp;000 francs par an. Les cantons doivent maintenant mettre en œuvre rapidement et efficacement le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes. L’Union syndicale suisse (USS) exige un allègement effectif pour les bas et moyens revenus, ainsi que la fin du gaspillage des primes par les caisses-maladie. Face à une charge devenue intenable, il est temps de plafonner les millions dépensés en publicité et en salaires excessifs des dirigeant-e-s.</p><p>L’an prochain, les primes vont à nouveau grimper massivement. Une hausse de 4,4&nbsp;% vient d’être annoncée. Alors qu’il y a dix ans déjà, une famille devait, en moyenne suisse, consacrer près de 11&nbsp;000 francs par an aux primes, ce montant dépassera les 14&nbsp;000 francs en 2026. Au Tessin, une famille paie même aujourd’hui 5500 francs de plus qu’il y a dix ans. Cette évolution est pernicieuse pour la santé publique, socialement insoutenable et économiquement absurde. Si un nombre croissant de personnes doivent se priver pour payer leurs primes, ce ne sont pas seulement les personnes concernées qui en souffrent – c’est toute l’économie intérieure qui est mise à mal. Car lorsque des traitements sont repoussés à cause des coûts exorbitants à la charge des patient-e-s, tout le monde finit par en payer le prix fort.</p><p>Un système de santé de qualité et accessible à toutes et tous a un prix. Mais il n’est écrit nulle part que ce système doit être financé de manière aussi antisociale en Suisse, ni que des centaines de millions provenant des primes doivent être englouties dans des processus inefficaces. Les caisses-maladie affirment que leurs frais administratifs sont restés stables autour de 5&nbsp;% des primes. En clair, cela signifie qu’aujourd’hui, 500 millions de francs de plus qu’il y a dix ans restent dans les caisses. Cet argent a servi à financer les salaires toujours plus élevés des CEO, les campagnes publicitaires de plus en plus coûteuses et le courtage en assurances encore largement non régulé.</p><p>Les mesures capables de réduire les primes sont connues de longue date. Le dossier électronique du patient apporterait de la transparence et éviterait les traitements en double. Nuisibles, les incitations suscitées par les lucratives assurances complémentaires au détriment de l’assurance de base devraient être limitées. Les systèmes tarifaires devraient renforcer les soins de base, plutôt que de financer les salaires faramineux de certain-e-s spécialistes. Une politique du médicament cohérente permettrait d’obtenir des prix raisonnables et davantage de génériques. Enfin, une planification hospitalière coordonnée au niveau national et une prévention digne de ce nom sont également indispensables. Toutes ces solutions sont sur la table depuis des années, mais elles sont systématiquement bloquées au Parlement par les lobbys concernés.</p><p>À court terme, seule une solution de financement social permettra de soulager les assuré-e-s. Il revient désormais aux cantons de fixer un objectif social efficace en matière de charge maximale des primes, et d’en garantir le financement. Cette tâche leur incombera légalement à partir du 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026. Car c’est à cette date que prendront effet les nouvelles hausses de primes ainsi que le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes. La hausse des coûts devra alors être assumée en partie par les cantons, et non plus uniquement par les assuré-e-s. Il est impératif que ce financement se fasse de manière efficace. Les moyens sont là. Il faut maintenant agir.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11279</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 13:55:42 +0200</pubDate><title>Travail généralisé le dimanche et journées de 17 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-generalise-le-dimanche-et-journees-de-17-heures</link><description>Le Conseil national veut déréglementer drastiquement le temps de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a accepté aujourd’hui un grave affaiblissement de la loi sur le travail. Le dimanche chômé et la fin de journée de plus de deux millions de travailleuses et travailleurs sont en péril. Ceux-ci pourraient devoir travailler le dimanche et jusqu’à 17 heures par jour. L’Union syndicale suisse (USS) condamne fermement cette décision. Le projet menace le temps libre, la santé et la vie de famille des travailleuses et travailleurs, déjà sous pression croissante.</p><h3 class="heading--h5">Travail dominical et journées à rallonge</h3><p>La décision du Conseil national non seulement ouvre la voie à des journées de travail commençant à 6 heures du matin et se terminant à 23 heures, mais permet aussi aux employeurs d’obliger leurs employé-e-s à travailler le dimanche sans demander d’autorisation, que le travail s'effectue à la maison ou non. La durée minimale du repos quotidien serait en outre être réduite de 11 à 9 heures. Une limite qui ne serait plus absolue, puisque le repos quotidien pourrait être interrompu pour effectuer un « travail urgent ».</p><p>Le Conseil national camoufle cette attaque frontale contre les fondements du droit du travail derrière un discours prétendant améliorer la conciliation. Il affirme que seules les personnes « qui peuvent déterminer [elles]-mêmes une part significative de leurs horaires de travail » seraient concernées. Or le Conseil fédéral lui-même estime que près de deux millions de salarié-e-s seraient touché-e-s par cette révision. Et ce n’est sans doute qu’un début. Car il suffirait aux employeurs d’introduire un minimum de flexibilité dans les horaires et quelques tâches à effectuer hors de l’entreprise pour que la loi s’applique. Dans les faits, ce projet incite clairement les entreprises à réorganiser le travail.</p><h3 class="heading--h5">Incontrôlable et source de plus de bureaucratie</h3><p>La majorité du Conseil national prétend que ces changements ne se feraient qu’avec l’accord des employé-e-s. Mais elle a refusé de renforcer le droit à la déconnexion, pourtant déjà trop peu respecté aujourd’hui. En réalité, les employeurs pourraient imposer de tels accords, les modifier à tout moment, y compris oralement. Et leur respect ne pourrait pas être contrôlé. Rien n’empêcherait un employeur d’appeler à 22 h 30 en prétendant que cela a été convenu. Sans surprise, les autorités d’exécution et de nombreux cantons rejettent ce projet, notamment au motif qu’il entraînerait plus de bureaucratie et de contrôles, jusque dans les ménages privés, voire parce qu’il est tout simplement inapplicable.</p><h3 class="heading--h5">L’USS tire la sonnette d’alarme</h3><p>Ce projet constitue une attaque frontale contre le droit au dimanche chômé et au repos en fin de journée. L’USS se battra par tous les moyens pour que le Conseil des États l’enterre. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, met en garde : « Les dimanches et la vie de famille de millions de personnes sont menacés. Si ce projet passe, leurs journées de travail s’allongeront et leur temps libre diminuera encore. »</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Bueroarbeit-erschoepft_Ist-Hiraman_fd2b4af6d4.webp" length="23718" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11277</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 11:24:57 +0200</pubDate><title>Prorogation et modification de l’ordonnance sur le CCT économie domestique</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prorogation-et-modification-de-lordonnance-sur-le-cct-economie-domestique</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à la prorogation et modification de l’ordonnance sur le contrat type de travail pour les travailleurs de l’économie domestique (CCT économie domestique). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11275</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 11:06:14 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’intervention précoce intensive en cas de troubles du spectre de l’autisme (OIPIA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-relative-a-lintervention-precoce-intensive-en-cas-de-troubles-du-spectre-de-lautisme-oipia</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à l'ordonnance relative à l’intervention précoce intensive en cas de troubles du spectre de l’autisme (OIPIA). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11273</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 10:38:01 +0200</pubDate><title>Contre-projet à l&#039;initiative pour l&#039;inclusion</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/contre-projet-a-linitiative-pour-linclusion</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse au contre-projet à l'initiative populaire fédéral « Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion) ». La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11268</guid><pubDate>Fri, 19 Sep 2025 16:27:19 +0200</pubDate><title>Le programme d’allègement 2027 alourdit la charge pesant sur la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-programme-dallegement-2027-alourdit-la-charge-pesant-sur-la-population</link><description>La Confédération, les cantons et les communes accumulent des fortunes sur le dos de la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le programme d'allègement budgétaire 2027 de la Confédération est non seulement inutile, mais alourdit encore la charge pesant sur la population. Confédération, cantons et communes clôturent leurs comptes avec des excédents et accumulent des réserves publiques sur le dos de la population. Ces fonds doivent lui être rendus. De nombreuses mesures prévues dans ce programme sont contre-productives. En dépit des droits de douane imposés par les États-Unis, la Confédération prévoit de réduire son soutien à l’innovation et à la formation professionnelle. Au moment où l’industrie aurait besoin d’un appui, elle mène une politique à contre-courant des intérêts industriels.</p><p>Année après année, l’État suisse ponctionne la population en réalisant des excédents budgétaires, qu’il transforme en patrimoine public. Confédération, cantons et communes ne sont pas endettés. Bien au contraire, ils disposent d’une fortune dépassant les 150 milliards de francs, soit environ 20&nbsp;000 francs par habitant. Du côté de la Confédération, c’est le frein à l’endettement qui est en cause. Chaque année, plus d’un milliard de francs budgétés ne sont pas dépensés. Résultat&nbsp;: à la fin de l’exercice, la Confédération affiche un excédent largement supérieur à ce qu’impose le frein à l’endettement – plus d’un milliard en trop. Dans le même temps, la population subit toujours plus lourdement le fardeau des primes maladie, qui continuent d’augmenter alors que les subsides ne suivent pas.</p><p>Un véritable programme d’allègement consisterait à restituer à la population les réserves accumulées à ses dépens – par exemple en baissant les primes maladie ou en renforçant les subsides. Dans cette optique, le nom même de «&nbsp;programme d’allègement 2027&nbsp;» est trompeur.</p><p>Et c’est précisément maintenant, alors que certains secteurs de l’industrie sont fragilisés par les droits de douane américains, que la Confédération réduit son soutien à l’innovation et à la formation professionnelle. Si ces barrières commerciales devaient se maintenir, nombre d’entreprises auraient besoin d’un appui transitoire, le temps de développer de nouveaux produits ou de conquérir de nouveaux marchés.</p><p>Par ailleurs, la Confédération reprend de plus en plus de tâches des cantons. Ce transfert s’explique en partie par l’inaction de ces derniers, notamment en matière de financement des crèches ou de politique sociale. Cette évolution doit aussi se refléter dans les recettes fédérales – par exemple à travers une réduction de la part des cantons à l’impôt fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11264</guid><pubDate>Wed, 17 Sep 2025 16:34:21 +0200</pubDate><title>Les rentes LPP stagnent malgré des rendements élevés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-lpp-stagnent-malgre-des-rendements-eleves</link><description>Statistiques des caisses de pension de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2024, les caisses de pension ont réalisé un rendement de près de 7 % sur leurs placements. Cette forte progression ne s’est toutefois guère répercutée sur les prestations. La rente réelle moyenne n’a augmenté que de 0,5 % par rapport à l’année précédente. Les rentes LPP doivent impérativement augmenter : malgré la croissance économique et salariale, les rentes sont aujourd’hui inférieures de 10 % en termes réels par rapport à il y a dix ans.</p><p>Ces résultats soulignent la nécessité d’améliorer les performances du 2e pilier. Le rapport entre les coûts et les prestations varie en effet fortement selon les caisses. Efficaces, certaines dégagent de bons rendements avec des frais relativement faibles. D’autres en revanche sont plus coûteuses.</p><p>Phénomène préoccupant, on assiste par ailleurs à la multiplication de caisses de pension à but clairement lucratif. Il faut agir sans tarder. En principe, il appartient aux conseils de fondation – composés de manière paritaire – de veiller à ce que les caisses soient gérées dans l’intérêt des assuré-e-s. Or, certains de ces acteurs privés qui s’implantent sur le marché contournent ce principe en élisant de prétendues représentations des salarié-e-s dans leurs organes. De plus, les banques et les assurances réalisent des profits excessifs grâce à cette assurance sociale. Les rendements générés doivent bénéficier aux assuré-e-s, et non se perdre dans des structures financières opaques.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11262</guid><pubDate>Wed, 17 Sep 2025 14:09:24 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les cartels (réforme des autorités en matière de concurrence)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-cartels-reforme-des-autorites-en-matiere-de-concurrence</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de la loi sur les cartels (réforme des autorités en matière de concurrence). La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11251</guid><pubDate>Tue, 16 Sep 2025 11:21:44 +0200</pubDate><title>Arrêté fédéral portant approbation de la modification de la Convention d’établissement entre la Confédération suisse et l’Iran</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/arrete-federal-portant-approbation-de-la-modification-de-la-convention-detablissement-entre-la-confederation-suisse-et-liran</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) sur l'arrêté fédéral portant approbation de la modification de la Convention d’établissement entre la Confédération suisse et l’Iran. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11249</guid><pubDate>Tue, 16 Sep 2025 10:52:34 +0200</pubDate><title>Modification d’ordonnances en raison de la reprise du pacte de l’UE sur la migration et l’asile</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modifications-dordonnances-en-raison-de-la-reprise-du-pacte-de-lue-sur-la-migra-tion-et-lasile</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Prise de position de l’Union syndicale suisse (USS) à la modification d’ordonnances en raison de la reprise du pacte de l’UE sur la migration et l’asile. La réponse de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11245</guid><pubDate>Mon, 15 Sep 2025 08:45:08 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les fonds propres</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/stellungnahme-zur-aenderung-der-eigenmittelverordnung</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la modification de l’ordonnance sur les fonds propres. La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11243</guid><pubDate>Sat, 13 Sep 2025 17:23:49 +0200</pubDate><title>Protéger les salaires et les emplois : non à l’initiative radicale de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/proteger-les-salaires-et-les-emplois-non-a-linitiative-radicale-de-ludc</link><description>La Conférence sur la migration de l’USS adopte une résolution contre l’initiative de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de la Conférence sur la migration de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté aujourd’hui à Berne une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/20250913_resolution_conf_migr_USS.pdf">résolution contre l’initiative de l’UDC</a> « Pas de Suisse à 10 millions ». Cette initiative constitue une attaque contre les droits de toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Elle menace les salaires et les emplois et risque de provoquer une rupture avec l’Europe en cas de dénonciation des accords bilatéraux. Dans le contexte actuel, toute nouvelle perturbation pourrait compromettre davantage la sécurité des emplois. Or, nous avons besoin non pas d’un changement de système radical, mais de davantage de sécurité et de meilleurs salaires.</p><h3 class="heading--h5">Une attaque contre les salaires et les droits</h3><p>L’initiative ne résout aucun des problèmes auxquels font face les salarié-e-s. Au contraire, la remise en cause des accords bilatéraux mettrait en péril la protection des salaires. « Les dirigeants de l’UDC entendent diviser les salarié-e-s, démanteler leurs droits et favoriser le dumping social », dénonce le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard.</p><p>L’acceptation de l’initiative entraînerait des conséquences néfastes pour les travailleuses et les travailleurs. En prônant le repli et la division, en s’attaquant à la protection des salaires et en provoquant des pertes d’emploi, ainsi qu’un risque aigu de pénurie de personnel soignant, le programme de l’UDC fait le lit de l’insécurité, de l’instabilité et du chaos.</p><h3 class="heading--h5">Solidarité plutôt que la division</h3><p>Le mouvement syndical s’oppose résolument aux incitations à la haine et aux attaques de la droite contre les droits sociaux. « En tant que mouvement syndical, nous répondons à ces attaques avec ce qui fait notre force : la solidarité, l’organisation collective et la mobilisation, ainsi que la lutte pour une redistribution équitable des richesses. Nous n’accepterons jamais que les salarié-e-s soient divisés en fonction de leur origine, de leur nationalité ou de leur titre de séjour », souligne la résolution.</p><p>La Conférence sur la migration de l’USS, qui s’est tenue le 13 septembre 2025 avec une soixantaine de participant-e-s, a aussi permis de faire le point sur les campagnes actuelles autour des droits des migrant-e-s, aux niveaux local et national. Son objectif : mieux faire respecter ces droits et s’opposer à l’exclusion, ainsi qu’à la précarisation des salarié-e-s sur la base de leur origine ou de leur titre de séjour. Les syndicats de l’USS continueront à s’engager pour la solidarité et la participation.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/20250913_resolution_conf_migr_USS.pdf">Télécharger la résolution (PDF)</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/a/csm_SGB_Migrationskonferenz_2025_b3efec8beb.webp" length="520850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11238</guid><pubDate>Fri, 12 Sep 2025 10:51:27 +0200</pubDate><title>Avant-projet de modification de la loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-modification-de-la-loi-sur-lorganisation-du-gouvernement-et-de-ladministration</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à l'avant-projet de “modification de la loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration (LOGA) (protection des données concernant des personnes morales de la Confédération)”. La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11247</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 17:23:00 +0200</pubDate><title>Soutien à l’engagement pour l’aide humanitaire à Gaza</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soutien-a-lengagement-pour-laide-humanitaire-a-gaza</link><description>Flottille internationale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient les représentants de la société civile et les syndicalistes qui s’engagent pour la justice et la paix en participant à la flottille à destination de Gaza. L’USS appelle les autorités israéliennes à laisser acheminer l’aide humanitaire.</p><p>Une flottille internationale, issue d’une initiative de la société civile, doit partir aujourd’hui ou dans les prochains jours pour acheminer de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza. Des syndicalistes suisses sont également à bord de bateaux de cette flottille, et s’engagent sur leur temps personnel. L’USS soutient l’engagement non violent de en faveur d’une aide humanitaire à la population civile de Gaza, et se joint comme depuis le début du conflit aux demandes de levée du blocus israélien, de libération des otages détenus par le Hamas et des prisonniers illégaux détenus par l’Etat d’Israël, ainsi que la fin des massacres de civils.</p><p>L'USS réitère sa condamnation des actes terroristes inhumains perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023. Mais les attaques répétées touchant la population civile, la famine provoquée par le gouvernement israélien et ses actes génocidaires doivent cesser. Dans ce sens l’USS se joint aux autres syndicats européens dans sa solidarité avec les personnes qui s’engagent pour la paix, la justice et la fin de cette guerre.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_Frieden-Fahne-Flagge_jmimages-ist_9ce5c09f11.webp" length="87158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11233</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 14:45:17 +0200</pubDate><title>La maternité pèse lourdement sur les salaires des femmes </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-maternite-pese-lourdement-sur-les-salaires-des-femmes</link><description>Le rapport du Conseil fédéral confirme l&#039;existence d&#039;une discrimination salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le dernier rapport du Conseil fédéral sur les causes de l’écart salarial entre les hommes et les femmes révèle l’ampleur de la pénalité salariale liée à la maternité en Suisse. Le mariage et la maternité freinent fortement la progression des salaires des femmes et creusent durablement l’écart salarial avec les hommes. L’USS réclame des mesures pour favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et des contrôles dans les entreprises pour débusquer la discrimination salariale directe.</span></p><p><span lang="FR-CH">Sur la base des données de l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2022 et en réponse au Postulat Dobler (22.4500), le Conseil fédéral a récemment présenté un rapport analysant en détail les différences de salaires entre les femmes et les hommes. Plusieurs constats émergent de ce rapport&nbsp;:&nbsp;</span></p><ul><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Le salaire des femmes est généralement inférieur à celui des hommes, quelles que soient les caractéristiques explicatives considérées</span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Parmi les facteurs qui expliquent l’écart salarial médian entre les femmes et les hommes, l’état civil et la parentalité jouent un rôle prépondérant. Les femmes mariées gagnent en moyenne nettement moins que les hommes mariés et le manque à gagner se creuse encore davantage chez les femmes qui ont des enfants. Le salaire médian des femmes mariées avec enfant(s) est inférieur de 21% à celui des hommes dans la même situation. En comparaison, l’écart salarial entre les hommes et les femmes célibataires sans enfant(s) est de 1,9%.</span><span style="color:#EE0000;" lang="FR-CH"></span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Avec l’âge, l’écart salarial augmente, en particulier pour les personnes mariées: le niveau de salaire des femmes mariées stagne, tandis que celui des hommes mariés continue d’augmenter.</span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Plus les positions professionnelles sont élevées, plus l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes s’accroît.</span></li><li><span style="font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">L’âge et l’état civil sont les facteurs où les différences salariales inexpliquées sont les plus marquées. A caractéristiques observables comparables, parmi les personnes de plus de 50 ans, les femmes gagnent en moyenne 8,5% de moins que les hommes. Et parmi les personnes mariées, l’écart salarial non expliqué se monte même à 8,8%. En comparaison, l’écart salarial non expliqué atteint 2,8% chez les célibataires.&nbsp;</span></li></ul><p><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR-CH">Ces chiffres mettent en lumière l’ampleur de la pénalité salariale liée à la maternité en Suisse. L’USS salue l’intégration de ces nouveaux indicateurs dans le monitoring de l’écart salarial à l’avenir. Il est particulièrement important de continuer à documenter la pénalité salariale liée à la maternité. Le rapport du Conseil fédéral interpelle sur les éléments structurels qui la favorise, notamment la répartition inégale du travail non rémunéré qui repose encore essentiellement sur les femmes (tâches domestiques et pour s’occuper des enfants), les possibilités restreintes et coûteuses d’accueil extrafamilial des enfants et les conditions de travail incompatibles avec les obligations familiales.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS demande des investissements publics beaucoup plus importants dans l’accueil extrafamilial des enfants. Il est également impératif d’augmenter les salaires dans les professions majoritairement exercées par les femmes. Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500 francs. Pour l’USS, des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent devenir la norme. C’est dans des secteurs comme la prise en charge d’enfants, les soins aux personnes âgées ou le commerce de détail qu’une telle revalorisation est la plus urgente.</span></p><p><span lang="FR-CH">En outre, l’ampleur des différences salariales inexpliquées, particulièrement parmi les personnes mariées et de plus de 50 ans, doit conduire les autorités à instaurer des contrôles et des sanctions du respect de l’égalité salariale au sein des entreprises. La Loi sur l’égalité doit être renforcée dans ce sens.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11236</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 12:39:00 +0200</pubDate><title>Numérisation : un nouveau business autour de nos rentes ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/numerisation-un-nouveau-business-autour-de-nos-rentes</link><description>Il faut des avantages pour les assurés, pas pour les banques et les assurances</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On entend souvent que les gens ne comprennent pas le système de prévoyance vieillesse. Cet argument sert volontiers à justifier la demande de davantage de conseil financier – voire l’accès des banques à l’ensemble des données de prévoyance. Or le problème ne vient pas des assuré-e-s, mais bien des informations, trop complexes et disparates.</p><p>La numérisation offre ici un fort potentiel. Mais elle ne fonctionne actuellement pas dans l’intérêt des assuré-e-s. Aujourd’hui, d’importants moyens financiers et humains sont consacrés à une multitude de « pools informatiques » des caisses de compensation AVS. Cela entraîne des coûts élevés, sans bénéfice direct pour les assuré-e-s. Plutôt que de maintenir des systèmes parallèles, il serait plus judicieux de centraliser davantage la numérisation. Cela permettrait de réduire les coûts et de garantir un accès équivalent pour toutes et tous – quelle que soit leur caisse de compensation.</p><p>C’est précisément ce que propose le Conseil fédéral avec un projet qu’il transmettra, espérons-le, bientôt au Parlement. La loi sur les systèmes d’information des assurances sociales (LSIAS) jettera les bases d’une administration moderne, efficace et transparente du 1er pilier. Elle vise à simplifier les démarches, améliorer l’échange de données entre assuré-e-s, employeurs et caisses, et ainsi préparer l’AVS à l’ère numérique. L’USS soutient clairement cette orientation. Mais nous exigeons que la numérisation ne s’arrête pas à l’administration. Il faut également introduire une carte AVS numérique avec un système d’alerte précoce qui fournisse chaque année aux assuré-e-s un aperçu de leurs années de cotisation et signale suffisamment tôt les éventuelles lacunes. C’est la seule manière d’éviter les pertes de rentes et de renforcer la confiance dans l’AVS. Cet aspect est d’autant plus important qu’une personne sur cinq présente aujourd’hui des lacunes de cotisation.</p><h3 class="heading--h5">Accès des assureurs aux données de prévoyance ?&nbsp;</h3><p>Dans le 2e pilier, les risques sont en revanche considérables. Banques, assureurs et sociétés de conseil cherchent de plus en plus à obtenir un accès direct aux données de prévoyance. C’est précisément ce que demande <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=67062" target="_blank" title="Parlamentsseite öffnen" rel="noreferrer">l’intervention Ettlin</a>, qui sera débattue ces prochains jours au Conseil national. L’USS rejette fermement cette proposition. Il ne s’agit pas ici de transparence au bénéfice des assuré-e-s, mais de l’instauration d’un nouveau marché pour le secteur financier. Aujourd’hui déjà, de plus en plus de personnes assurées optent pour le retrait en capital plutôt que pour la rente, au risque de compromettre leur sécurité financière. Au lieu de garantir des rentes sûres, l’avoir de vieillesse est orienté vers des placements risqués. Résultat : les salarié-e-s sont incité-e-s à retirer leur capital, et à un assumer seuls les risques. Des sociétés de conseil comme VZ en tirent profit, tandis que la sécurité collective du 2e pilier est affaiblie, au risque de devoir accroître les dépenses pour les prestations complémentaires.</p><p>La solution ne réside donc pas dans un nouveau marché du conseil au profit de la finance, mais dans des documents clairs, compréhensibles et uniformes – tant pour l’AVS que pour le 2e pilier. La transparence crée de la sécurité sans générer de nouvelles dépendances envers les banques et les assureurs.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11232</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 18:47:07 +0200</pubDate><title>Le Conseil national joue avec les déficits de l&#039;AVS au lieu de financer sérieusement la 13e rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-joue-avec-les-deficits-de-lavs-au-lieu-de-financer-serieusement-la-13e-rente</link><description>L&#039;USS critique la décision du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) regrette la décision prise à une courte majorité par le Conseil national de proposer un financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS sur trois ans au maximum. L'AVS mérite un financement solide. Le relèvement de l'âge de la retraite n'est pas une alternative.</p><p>Au lieu de mettre en œuvre les résultats clairs des votations populaires de l'année dernière, une courte majorité du Conseil national suit aujourd'hui sa commission et mise à nouveau sur un jeu dangereux avec les déficits de l'AVS. Avec un financement limité à trois ans au maximum, elle continue en fait de miser sur l'augmentation l'âge de la retraite: le financement accordé aujourd'hui prendra fin précisément quand l'AVS sera en situation de déficit.</p><p>Hier encore, les partisans réclamaient des allègements administratifs en raison des droits de douane imposés par les Etats-unis. Aujourd'hui, ils veulent imposer aux entreprises, dans un délai très court, d'abord une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, puis une nouvelle baisse, ce qui, comme on le sait, entraîne des charges administratives non négligeables. Il apparaît clairement que les opposants à la la 13e rente AVS ne se sont toujours pas remis de leur défaite. Faudra-t-il qu'ils perdent encore quelques votes pour mieux accepter l'avis de la population? C'est du reste ce qui menace: la solution adoptée aujourd'hui menace d'échouer au cours du processus parlementaire, ou au plus tard devant le peuple.&nbsp;</p><p>L'USS continuera à s'engager en faveur d'un financement de la 13e rente AVS qui soit solide et favorable au pouvoir d'achat, comme le demandent également le Conseil des États et une forte minorité du Conseil national. Le financement mixte en plusieurs étapes, qui a été rejeté aujourd'hui de justesse, permet de prendre en compte progressivement les besoins financiers de l'AVS au cours de la prochaine décennie.</p><p>En revanche, la décision définitive de rejeter la réduction de la contribution fédérale à l'AVS proposée par le Conseil fédéral est positive. La Confédération ne peut donc plus se soustraire à ses responsabilités. C'est également une bonne nouvelle en matière de répartition des richesses: la participation fédérale garantit que les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent au financement de l'AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11231</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 18:35:30 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les règles de la circulation routière en ce qui concerne les dérogations à l’interdiction de circuler le dimanche et de nuit, les autorisations pour les transports spéciaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-regles-de-la-circulation-routiere-en-ce-qui-concerne-les-derogations-a-linterdiction-de-circuler-le-dimanche-et-de-nuit-les-autorisations-pour-les-transports-speciaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation relative à la “modification de l’ordonnance sur les règles de la circulation routière en ce qui concerne les dérogations à l’interdiction de circuler le dimanche et de nuit, les autorisations pour les transports spéciaux et les manifestations sportives automobiles”. La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11228</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 15:46:04 +0200</pubDate><title>La Suisse ne peut faire cavalier seul</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-suisse-ne-peut-faire-cavalier-seul</link><description>Droits de douane américains et franc fort</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a décidé à l’unanimité de prolonger la durée maximale d’indemnisation en cas de réduction de l’horaire de travail de 18 à 24 mois. Cette décision est importante pour les travailleuses et travailleurs des branches concernées. Les droits de douane imposés par l’administration Trump – 39 % pour les produits suisses, plus les surtaxes de 50 % sur les métaux – représentent un fardeau pour les entreprises suisses actives sur le marché américain. À cela s’ajoute l’appréciation du franc. Dans ce contexte, le recours au chômage partiel contribue de manière décisive au maintien des emplois.&nbsp;</p><p>Ces dernières semaines, les droits de douane imposés par Donald Trump ont dominé l’actualité économique. Sur le plan réel cependant, la plupart des entreprises suisses ne sont pas directement touchées. Près de 99 % de la population active travaillent dans des secteurs ou des métiers pas ou peu concernés par les droits de douane américains.</p><p>Les entreprises exportatrices ont pris différentes mesures pour réduire l’impact de ces droits de douane. Certaines ont constitué d’importants stocks aux États-Unis avant leur entrée en vigueur. D’autres adaptent leurs chaînes d’approvisionnement et optimisent leur création de valeur ou leur déclaration en douane. Si la Suisse parvient, ces prochaines semaines, à s’entendre avec les États-Unis sur une solution qui allège sensiblement la charge douanière, la situation pourrait s’apaiser. Des incertitudes subsistent toutefois – d’autant qu’il n’est pas clair si l’accord douanier conclu entre la Commission européenne et les États-Unis sera politiquement accepté au sein de l’UE. Ces questions modifieront la manière dont les pays européens traitent avec les États-Unis et auront également des répercussions sur la Suisse.</p><h3 class="heading--h5">Le franc fort, principal problème</h3><p>Le cours du franc suisse pose un problème plus grave. Ces derniers mois, il s’est nettement apprécié. Sa valeur extérieure réelle dépasse désormais le niveau atteint après l’abandon du taux plancher en 2015. La Banque nationale suisse minimise ce problème, comme l’a montré la récente interview de son président Martin Schlegel le 8 septembre. Depuis les erreurs récentes de sa direction générale, la BNS n’a plus le contrôle du cours du franc. L’USS attend d’elle qu’elle s’engage en faveur d’un taux de change soutenable et qu’elle recrée un environnement plus stable en faveur des entreprises confrontées à une situation difficile.</p><p>La politique fortement nationaliste menée par le gouvernement Trump soulève aussi des questions fondamentales en matière de sécurité de l’approvisionnement en Suisse et en Europe. Pour des produits-clés, dont les microprocesseurs et les principes actifs pharmaceutiques, l’Europe est fortement dépendante de la Chine et de l’Inde. Dans un monde dominé par les États-Unis, l’Europe s’était reposée sur l’idée que l’approvisionnement resterait dans une certaine mesure garanti, même en période de crise. Cette donne a changé.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">La Suisse doit agir</h3><p>Dans ces domaines, il est totalement illusoire de penser que la Suisse peut faire cavalier seul. Elle doit renforcer sa coopération avec l’Union européenne. Ces dernières années, l’UE s’est emparée de cette question, sous le concept « d’autonomie stratégique ». Mais de nombreux défis restent à relever. La Suisse doit s’engager de manière proactive. La question se pose aussi de savoir si elle ne devrait pas conclure avec l’UE un accord bilatéral qui inclurait une répartition des tâches et des garanties réciproques.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_ca1b7687a9.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11225</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 07:09:23 +0200</pubDate><title>L’introduction des compléments de titre « Professional Bachelor » et « Professional Master » ne suffit pas. De vraies améliorations s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/lintroduction-des-complements-de-titre-professional-bachelor-et-professional-master-ne-suffit-pas-de-vraies-ameliorations-simposent</link><description>Révision de la LFPr</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 8 Settembre, le Conseil des États a approuvé à l’unanimité le paquet de mesures 25.046 visant à renforcer la formation professionnelle supérieure. L’Union syndicale suisse (USS) soutient le renforcement de cette filière, mais critique le fait qu’avec l’introduction des nouveaux compléments de titres « Professional Bachelor » et « Professional Master », le projet passe à côté des véritables problèmes.</p><p>Certaines mesures font consensus, comme la protection de l’appellation « école supérieure », l’introduction de l’anglais comme langue d’examen supplémentaire possible ou encore la flexibilisation des études postdiplômes ES (EPD ES). En revanche, le nouvel article 44a LFPr a suscité des débats controversés au Conseil des États.</p><h3 class="heading--h5">Du marketing et du symbolisme à l’état pur</h3><p>Attribuer le titre de « Professional Bachelor » aux brevets fédéraux / examens professionnels et aux diplômes ES, ainsi que celui de « Professional Master » aux diplômes fédéraux / examens professionnels supérieurs, revient à plaquer des titres simplifiés (deux compléments de titres pour trois types de diplômes sur quatre niveaux différents) sur le système de la formation professionnelle supérieure extrêmement hétérogène.</p><p>Cette volonté de simplification en deux niveaux, censée faciliter la communication, risque au contraire de semer la confusion et de susciter de fausses attentes, au lieu de renforcer la lisibilité, la transparence et la valeur des diplômes. Il n’est donc guère surprenant que l’ATS et la SRF aient parlé, le jour même, de la création de nouveaux « titres ». On peut craindre qu’il s’agisse là d’une prophétie autoréalisatrice.</p><h3 class="heading--h5">Un manque de cohérence au niveau international</h3><p>Ce particularisme suisse compromet également la comparabilité : en Allemagne, le « Bachelor professional » n’existe qu’au niveau 6 ; en Suisse, il devrait être attribué dès le niveau 5, pour les examens professionnels.</p><p>Certaines filières critiques, notamment dans le domaine de la santé, sont particulièrement menacées : dans les soins, les titulaires d’un brevet et d’un diplôme ES porteraient tous deux le même complément « Professional Bachelor » – alors que les niveaux de formation sont très différents et que les diplômes sont successifs (ils s’inscrivent dans une progression). Un paradoxe, dans la mesure où le monde politique cherchait à renforcer la distinction entre les profils des différentes filières de formation.</p><h3 class="heading--h5">Revendications de l’USS : de vraies améliorations&nbsp;</h3><p>La formation professionnelle ne peut se contenter d’intitulés cosmétiques. Elle a besoin de réels progrès :</p><ul><li>l’introduction coordonnée et l’utilisation harmonisée des nouveaux compléments de titre avec les deux pays pionniers que sont l’Allemagne et l’Autriche, ainsi qu’un échange d’expériences sur l’utilité et l’efficacité desdits compléments ;</li><li>la structuration claire et compatible au niveau international des diplômes suisses, y compris des nouveaux compléments de titre, dans le cadre national / européen des certifications pour les diplômes de la formation professionnelle (CNC / CEC) ;</li><li>une coopération renforcée entre la formation professionnelle et les hautes écoles, afin d’améliorer la coordination, de mieux définir les profils respectifs et de garantir la reconnaissance mutuelle des formations et la perméabilité entre les filières ;</li><li>un allègement financier pour les personnes engagées dans la formation professionnelle supérieure, y compris une participation des employeurs aux coûts de formation continue. Les frais de cours et d’études doivent être compétitifs par rapport aux hautes écoles spécialisées ;</li><li>des améliorations matérielles des conditions de formation et de travail dans la formation professionnelle de base et l’apprentissage (notamment davantage de vacances).</li></ul><p>Le dossier est désormais entre les mains de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N). Il sera probablement inscrit à l’ordre du jour de la session d’hiver (du 1er au 19 décembre 2025) et le Conseil national le traitera en tant que second conseil.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11223</guid><pubDate>Tue, 09 Sep 2025 07:37:50 +0200</pubDate><title>Modification du Code des obligations (prolongation du congé pour les activités du jeunesse extrascolaire)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-du-code-des-obligations-prolongation-du-conge-pour-les-activites-du-jeunesse-extrascolaire</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation relative à la modification du code des obligations (prolongation du congé pour les activités du jeunesse extrascolaire).&nbsp;</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) figure ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11221</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 16:50:59 +0200</pubDate><title>Consultation publique sur le code de conduite pour la récolte de signatures à l&#039;appui des initiatives populaires et des demandes de référendum au niveau fédéral </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/consultation-publique-sur-le-code-de-conduite-pour-la-recolte-de-signatures-a-lappui-des-initiatives-populaires-et-des-demandes-de-referendum-au-niveau-federal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation publique sur le code de conduite pour la récolte de signatures à l'appui des initiatives populaires et des demandes de référendum au niveau fédéral.</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11219</guid><pubDate>Fri, 05 Sep 2025 14:07:14 +0200</pubDate><title>Un jugement erroné et inacceptable du canton de Zurich accentue la pression sur les salaires dans l’aviation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-jugement-errone-et-inacceptable-du-canton-de-zurich-accentue-la-pression-sur-les-salaires-dans-laviation</link><description>Dumping salarial de Swiss via des contrats de « wet lease » avec Air Baltic</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La décision rendue aujourd’hui par la Direction des affaires économiques du canton de Zurich concernant les salaires dans l’aviation suisse constitue une erreur manifeste. Elle nuit à la protection des salaires et porte atteinte aux salaires des employé-e-s d’Air Baltic, mais aussi de Swiss. Contrairement aux instances précédentes (le SECO et l’Office de l’économie du canton de Zurich), la Direction des affaires économiques n’a pas tenu compte de plusieurs facteurs déterminants. Les vols opérés par Air Baltic pour le compte de Swiss relèvent clairement d’un cas de détachement de personnel. Dès lors, les salaires suisses doivent prévaloir.&nbsp;</p><p>Ce nouveau revers infligé à la protection des salaires n'est pas une première : la Direction des affaires économiques zurichoise avait déjà refusé par le passé d’intervenir contre la pression sur les salaires et le dumping salarial, (par ex. dans le commerce de détail, l’industrie des machines ou la construction). Les syndicats s’opposent fermement à ce que Swiss externalise ses vols à des sous-traitants qui ne versent pas de salaires suisses. La pression sur les salaires est déjà énorme aujourd’hui. Swiss recrute de plus en plus à l’étranger, le revenu de nombreux travailleurs et travailleuses ne leur permettant plus de vivre à Zurich.</p><p>Le canton de Zurich prétend qu’en dehors de la maintenance au sol, le contrat de wet lease avec Air Baltic ne présente aucun rapport avec la Suisse qui justifie l’application de salaires suisses. &nbsp;Cette conclusion du département dirigé par la conseillère d’État Carmen Walker Späh est incompréhensible.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les employé·e·s d’Air Baltic exécutent donc une partie essentielle de leur travail en Suisse</strong></h3><p>Les équipages de cockpit et de cabine d’Air Baltic passent en réalité bien plus de temps à Zurich que ne le suggère la décision. Zurich est en effet le centre névralgique de leurs missions. Les équipes opèrent des vols Swiss au départ de l’aéroport de Zurich plusieurs jours d’affilée, voire plusieurs fois par jour. Elles exécutent donc une partie essentielle de leur travail en Suisse, tout comme leurs collègues directement employés par Swiss. Les plannings, les escales et les réservations d’hôtels à Zurich témoignent de leur intégration structurée dans les opérations aériennes suisses.</p><p>Pour le personnel de cockpit et de cabine, le rapport avec le marché du travail suisse est également avéré du point de vue fonctionnel : les rotations de vol (pairings) sont définies par Swiss, tout comme les instructions concrètes et les consignes de service à respecter. Le kérosène est commandé via le portail de Swiss, le personnel porte des badges Swiss, et les réservations d’hôtel sont effectuées par Swiss.</p><h3 class="heading--h5"><strong>La protection des salaires doit être assurée.</strong></h3><p>Aujourd’hui déjà, les salaires chez Swiss sont sous pression. Nombre d’employé-e-s de la compagnie nationale ne peuvent plus se permettre de vivre à Zurich. Si l’on autorise les entreprises suisses à employer du personnel à des salaires plus bas en recourant à des sous-traitants étrangers, la pression sur les salaires ne fera qu’augmenter. Cette seule réalité exige que le canton de Zurich impose l’application des salaires suisses chez Air Baltic.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_AirBaltic-Swiss_Aero-Icarus_CCBYNCSA_4c50d53d5e.webp" length="372982" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11215</guid><pubDate>Thu, 04 Sep 2025 06:40:37 +0200</pubDate><title>Besoin urgent de rattrapage salarial : 2 % à 2,5 % de salaire en plus pour toutes et tous</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/besoin-urgent-de-rattrapage-salarial-2-a-2-5-de-salaire-en-plus-revendications-salariales-2026</link><description>Revendications salariales de l’USS pour 2026</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations exigent des augmentations générales de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% pour 2026. L’économie suisse se porte bien dans de nombreux secteurs. 99&nbsp;% des salarié-e-s ne sont pas directement concernés par les droits de douane américains. Depuis des années pourtant, les salaires n’ont pas suivi l’évolution économique.</p><p>Ces dix dernières années, les travailleuses et travailleurs ont trop peu bénéficié de l’amélioration de la prospérité. Tandis que la productivité progressait de 11&nbsp;%, les salaires réels de nombreuses personnes ont stagné. Corrigés du pouvoir d’achat, ils ne sont guère plus élevés qu’en 2015 dans de nombreuses branches, voire inférieurs. Le besoin de rattrapage est donc considérable.</p><p>Des augmentations générales de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% s’imposent désormais. Les entreprises en ont les moyens, leur situation est globalement bonne. Dans certains secteurs, comme celui des banques (ASEB) ou des transports (SEV), les syndicats de l’USS exigent jusqu’à 3&nbsp;% afin de compenser l’inflation attendue, d’amortir socialement la hausse des primes d’assurance-maladie et de garantir une augmentation réelle des salaires.</p><p>Le pouvoir d’achat des salarié-e-s reste sous pression. L’inflation a certes reculé après plusieurs années de fortes pertes de pouvoir d’achat, mais les loyers continuent de grimper et les primes d’assurance-maladie grèvent lourdement le budget des ménages. Aujourd’hui, une famille paie en moyenne plus de 1100 francs par mois de primes, et la tendance s’aggrave. Les employeurs doivent assumer une plus grande part des coûts de la santé.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Trop de bas salaires, même parmi les professionnel-le-s titulaires d’un CFC</strong></h3><p>Il est préoccupant que près d’un tiers des professionnel-le-s ayant achevé un apprentissage gagne moins de 5000 francs par mois. De tels salaires dissuadent les jeunes de commencer une formation professionnelle ou de rester dans leur métier, ce qui aggrave la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Un apprentissage doit en valoir la peine.</p><p>Lors de la conférence de presse sur les salaires de l’USS, son président <strong>Pierre-Yves Maillard</strong> a déclaré&nbsp;: « L’USS demande des augmentations de salaire de 2&nbsp;% à 2,5&nbsp;% pour 2026. Il s’agit ainsi de garantir le pouvoir d’achat, de rétribuer l’évolution de la productivité et de rattraper le retard accumulé ces dernières années.&nbsp;»</p><p><strong>Vania Alleva</strong>, Présidente d’Unia, a souligné que «&nbsp;même un apprentissage n’est pas une garantie de bons salaires. Pourtant expérimenté-e-s, beaucoup de professionnel-le-s gagnent moins de 5000 francs. Les salarié-e-s titulaires d’un CFC doivent enfin toucher 5000 francs au minimum.&nbsp;»</p><p>Dans son analyse, <strong>David Gallusser</strong> a rappelé ceci&nbsp;: «&nbsp;Environ 99&nbsp;% de la population active ne sont pas concernés par les droits de douane américains, ou ne le sont guère. La plupart des entreprises se porte bien.&nbsp;»</p><p><strong>Esther Hess</strong>, de l’Association suisse des employés de banque (ASEB), a pour sa part exigé une évolution des salaires équitable dans le secteur bancaire&nbsp;: «&nbsp;Des augmentations générales de salaire, en particulier pour les bas et moyens revenus, sont nécessaires et supportables pour les employeurs. Nous exigeons une hausse de 2&nbsp;% à 3&nbsp;%.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_250904_MK_7af4cd4e86.webp" length="345282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11213</guid><pubDate>Wed, 03 Sep 2025 09:57:38 +0200</pubDate><title> Mattmark 1965 : lendemains d’une catastrophe</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mattmark-1965-lendemains-dune-catastrophe</link><description>Article rédigé par Vasco Pedrina, ancien coprésident du syndicat Unia</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a soixante ans, le 30 août 1965, le glacier de l’Allalin surplombant le chantier de construction du barrage de Mattmark, dans la vallée de Saas, s’effondrait sur les ateliers, bureaux, cantines et dortoirs des ouvriers, tuant 88 personnes. Crainte, voire même annoncée selon la recherche historique, cette catastrophe a été qualifiée d’imprévisible par les autorités politiques, judiciaires et même religieuses puisque Dieu a été appelé à la rescousse. L’imprévisibilité permettait d’évacuer toute responsabilité. Une page noire de l’histoire suisse.</p><p>Soixante ans après le drame le plus grave sur un lieu de travail, il faut se demander si le Valais et la Suisse en ont tiré les leçons. Dans trois domaines en tous cas, la catastrophe a laissé des traces positives et durables : la prévention des catastrophes naturelles, la prévention des accidents de travail et la politique migratoire.</p><p>Pour prendre la mesure des progrès de la prévention des catastrophes, il suffit de comparer Mattmark 1965 : 88 morts, dont la majorité des ouvriers saisonniers italiens, aucun système d’alarme, comportement déplorable de la direction des travaux et des autorités, et Blatten 2025 : 1 mort, système d’alarme et d’intervention exemplaires, sans besoin de recours ni à la Justice, ni à Dieu.</p><p>Sur la prévention des accidents et la politique migratoire, un rôle éminent a été joué par le syndicaliste et politicien tessinois Ezio Canonica. En 1965, il était secrétaire central de la Fédération des ouvriers du bâtiment (FOBB). Les ouvriers italiens du chantier et les familles des victimes disaient qu’il était « le seul Suisse à les avoir défendus ». Suite à son remarquable engagement, il est devenu en peu de temps une figure nationale de premier plan, comme président de son syndicat (1968), comme principal adversaire de James Schwarzenbach lors de la votation sur son initiative xénophobe (1970), comme Conseiller national (1971) et président de l’USS (1973), et enfin comme candidat au Conseil fédéral. C’est grâce à son interpellation parlementaire au Conseil fédéral de 1972, entre les procès de 1re et 2e instance, et à une pression syndicale constante, que les systèmes de contrôle et de prévention des accidents sur les chantiers, et plus généralement sur les lieux de travail, ont fait de rapides et importants progrès, à tel point qu’aujourd’hui la Suva est citée comme un exemple d’assurance-accidents en Europe.</p><p>Il a été plus difficile pour Ezio Canonica et ses successeurs d’amener les syndicats et la Suisse à se départir de la fermeture, à relent xénophobe, de la politique migratoire de l’après-guerre. Le Tessinois a été le premier dirigeant de poids qui, dès le début des années 1960, s’est rendu compte que les trois prémisses de cette politique étaient fausses.</p><p>Premièrement, l’immigration n’était pas un phénomène transitoire. Même une politique discriminatoire à l’instar du statut de saisonnier ne changerait rien au fait que les immigrés étaient là pour rester. Donc, s’il s’agissait déjà d’un phénomène structurel durable, il valait mieux ouvrir les syndicats aux immigrés et les intégrer socialement. La solidarité, telle qu’elle s’était manifestée à Mattmark, allait donner une nouvelle force au syndicalisme.</p><p>Deuxièmement, les immigrés n’étaient pas des concurrents des autochtones sur le marché du travail mais au contraire, ils rendaient souvent possible l’avancement de la carrière professionnelle des travailleurs suisses et la progression plus rapide de leur salaire. S’il existait des coupables pour les cas fréquents de dumping salarial, ce n’était pas les immigrés mais leurs employeurs. Il était plus judicieux de promouvoir l’unité entre travailleurs immigrés et suisses pour imposer ensemble la parité des salaires et des droits.</p><p>Troisièmement, au temps de la Guerre froide, Ezio Canonica s’est opposé à l’idée que les immigrés représentaient une menace sociale et politique, même si de nombreux Italiens et Espagnols votaient dans leur pays pour les partis communistes ou sympathisaient avec eux. Au contraire, le Tessinois voyait leur marginalisation comme la vraie source à terme d’instabilité. Canonica a tiré toutes les conséquences de cette analyse pour son propre syndicat, pour l’USS et pour son engagement politique. C’est une des raisons pour lesquelles 29 des 88 victimes étaient affiliés au syndicat du bâtiment. Il était hors de question de ne pas défendre leurs intérêts avec toute la détermination nécessaire, indépendamment de leur nationalité.</p><p>La catastrophe de Mattmark – comme cinq ans plus tard le vote de l’initiative Schwarzenbach – a représenté une première secousse qui a permis de repenser notre rapport à l’immigration. Mattmark 1965 est ainsi aux débuts d’un tournant vers l’ouverture de la politique syndicale qui a mis 20 ans à se réaliser. La Suisse officielle, quant à elle, a mis quinze ans de plus pour s’ouvrir aux Européens. La véritable percée a eu lieu entre 2002 et 2004, avec la fin du système des contingents et l’abolition du statut de saisonnier, suite aux Accords bilatéraux I, dont celui sur la libre circulation des personnes et les mesures de protection des salaires.<br>Cet héritage de Mattmark doit être préservé. Il faudra donc s’opposer à la nouvelle initiative anti-étrangers de l’UDC et s’engager pour que le Parlement et le peuple disent Oui au « paquet de stabilisation » des Bilatérales III et aux mesures internes de protection des salaires, telles qu’elles sont proposées par le Conseil fédéral.</p><p><i>Cet article a été publié le 30 août 2025 en français dans </i><a href="https://www.letemps.ch/opinions/mattmark-1965-lendemains-d-une-catastrophe?srsltid=AfmBOoosCuGAf0k5I8Zpd5CTGM_OzaBA8BriLDFVGoNnduSCGgCGTnW8" target="_blank" title="Vasco Pedrina in Le Temps" rel="noreferrer"><i>Le Temps</i></a><i>.</i></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Mattmark_5f0c4e13e9.webp" length="264176" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11207</guid><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 17:23:19 +0200</pubDate><title>Les veuves devront financer la hausse des rentes de couples mariés par des baisses de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-veuves-devront-financer-la-hausse-des-rentes-de-couples-maries-par-des-baisses-de-rente</link><description>Décisions antisociales et irresponsables de la commission</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À une très courte majorité, la Commission de la sécurité sociale du Conseil national a pris des décisions irresponsables en matière d’AVS : elle a donné son approbation à des baisses de rentes pour les veuves et les enfants ainsi qu’à des rentes supplémentaires, non financées, pour les couples mariés. Elle joue par ailleurs un jeu dangereux en créant de nouveaux déficits. L’Union syndicale suisse (USS) critique fermement cette décision. La 13e rente AVS doit être financée de manière solide et sociale. L’augmentation des rentes pour couples mariés ne doit en aucun cas se faire sur le dos des veuves.</p><p>Au lieu de mettre en œuvre les décisions populaires claires de l’an dernier, une majorité extrêmement serrée (13 voix contre 12) de la Commission de la sécurité sociale du Conseil national a imposé des décisions irréfléchies lors de l’examen des projets AVS. Concrètement, elle propose au plénum du Conseil national de relever la TVA en faveur de l’AVS de 0,7 point de pourcentage, mais uniquement jusqu’à fin 2030. Cela permettrait de financer la 13e rente AVS pendant deux à trois ans (selon que l’entrée en vigueur aura lieu en 2027 ou en 2028), alors même que l’AVS affichera une bonne santé financière durant ces années. Une fois les déficits creusés, ce financement serait abandonné. Car pour la suite, la commission mise sur une « prochaine réforme », qui inclurait une augmentation de l’âge de la retraite.</p><p>Parallèlement, la commission entend supprimer totalement le plafonnement des rentes pour les couples mariés qui arrivent à la retraite (nouveaux retraités) et, en contrepartie, abolir les rentes pour enfant, les suppléments pour personnes veuves ainsi que l’exemption de cotisations pour les conjoints sans activité lucrative. Malgré ces coupes drastiques dans les rentes de veuve et d’enfant, ce paquet indigeste coûterait au final environ un milliard de francs à l’AVS – sans en prévoir le financement.</p><p>Ces décisions soulignent le fait que la commission n’a tiré aucune leçon de ses erreurs passées, ni des résultats nets des votations populaires de l’an dernier. Elle refuse d’assumer la responsabilité d’un projet susceptible de rassembler une majorité. Au contraire, elle crée des déficits supplémentaires pour l’AVS, pour pouvoir par la suite relever l’âge de la retraite. Il s’agit là d’une démarche irresponsable ! Une large majorité de la commission continue de soutenir le modèle à deux niveaux du Conseil des États, qui combine une augmentation des cotisations salariales et de la TVA. Ce modèle prévoit non seulement le financement de la 13e rente AVS, mais aussi une solution de financement pour un contre-projet à l’initiative du Centre. L’Union syndicale suisse demande au Conseil national de suivre la minorité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11202</guid><pubDate>Tue, 26 Aug 2025 17:20:22 +0200</pubDate><title>Le taux d&#039;intérêt minimal maintenu à un bas niveau malgré la santé florissante des caisses de pension</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-dinteret-minimal-maintenu-a-un-bas-niveau-malgre-la-sante-florissante-des-caisses-de-pension</link><description>La Commission LPP manque de courage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une majorité de la Commission LPP s'est prononcée aujourd'hui en faveur du maintien du taux d'intérêt minimal actuel. Pourtant, elle reconnaît que la situation financière des caisses de pension est excellente, qu'elle s'est encore améliorée et que les caisses ont accumulé des réserves historiquement élevées. Elle admet également que le taux d'intérêt minimal n'a pas compensé l'inflation et ne suit pas l'évolution des salaires.&nbsp;</p><p>Cette décision méconnaît la fonction centrale du taux d'intérêt minimal. Les bénéfices élevés des caisses de pension ne profitent pas aux assuré-e-s. Le rapport entre les avoirs de vieillesse au sens de la LPP et le capital de prévoyance total n'a cessé de diminuer au cours de la dernière décennie. La différence entre le taux d’intérêt moyen et le taux d’intérêt minimal augmente. Ce dernier perd toujours plus donc sa valeur de référence, et assure toujours moins sa fonction de protection légale du capital des assuré-e-s. Les salariés des caisses de pension qui assurent le minimum LPP ou un peu plus sont particulièrement touchés par cette situation.&nbsp;</p><p>Le but de la loi est clair : le taux d'intérêt minimal doit garantir que les bénéfices des placements des caisses de pension soient crédités aux salariés. Mais depuis des années, cette règle n'est pas respectée. Au vu des évolutions décrites ci-dessus, il serait incompréhensible pour les assurés de renoncer à une augmentation du taux d'intérêt minimal LPP. En effet, outre le maintien du niveau des rentes, la préservation de la valeur du capital de prévoyance est également décisive pour préserver la confiance dans le deuxième pilier.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11200</guid><pubDate>Fri, 22 Aug 2025 13:21:04 +0200</pubDate><title>Oui au service public numérique, oui à la nouvelle e-ID !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-au-service-public-numerique-oui-a-la-nouvelle-e-id</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse accuse un sérieux retard sur le plan international : à l’heure actuelle, nous ne disposons toujours pas de carte d’identité numérique. Or, un tel outil est indispensable non seulement pour moderniser les procédures administratives, mais aussi pour une multitude de démarches et d’activités du quotidien. Le nouveau (second) projet de loi prévoit l’introduction d’une e-ID digne de confiance, facultatif, fiable et surtout non soumise à des intérêts commerciaux. Il mérite clairement notre soutien. Les syndicats disent résolument oui à la nouvelle e-ID.&nbsp;</p><p>Nous voterons prochainement sur la loi fédérale sur l’identité électronique et d’autres moyens de preuves électroniques. Il s’agit de la deuxième tentative du Conseil fédéral et du Parlement pour introduire enfin une identité électronique, devenue urgente. Le premier projet avait été rejeté par le peuple il y a plus de quatre ans – à juste titre et fort heureusement d’ailleurs. Les syndicats s’étaient eux aussi fermement opposés à une e-ID privatisée, laquelle aurait, dans le pire des cas, permis la livraison de nos données personnelles les plus sensibles à des multinationales. Le Conseil fédéral et le Parlement ont tiré les leçons de cet échec et élaboré une nouvelle version, aujourd’hui soumise au vote.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Combler le retard et renforcer la sécurité</h3><p>L’élément central de cette nouvelle loi, c’est que la Confédération sera la seule autorité habilitée à délivrer l’e-ID et à mettre à disposition « l’infrastructure de confiance » nécessaire. Selon le projet refusé, il aurait été explicitement interdit à la Confédération d’émettre sa propre e-ID. La nouvelle solution respecte des principes essentiels : minimisation des données, stockage décentralisé, et protection des données dès la conception (privacy by design). De plus, elle assure également la compatibilité avec les normes européennes en matière d’identification électronique.</p><p>Mais pourquoi a-t-on besoin d’une e-ID ? Aujourd’hui, nous faisons nos achats en ligne, nous effectuons des paiements, nous modifions nos contrats d’assurance-maladie. Nous interagissons aussi toujours plus électroniquement avec les autorités. Ces échanges impliquent en permanence le traitement et la sauvegarde de données personnelles sensibles. Dans le monde réel, nous devons nous identifier pour toute démarche : au guichet postal, dans le train, à la douane ou lors d’un contrôle de police. Mais dans le cyberespace, cette obligation d’identification connaît de grosses lacunes. Résultat : de nombreux processus ne sont pas sécurisés, voire ne sont pas proposés du tout en ligne, alors que rien ne l’empêcherait techniquement. Le plus souvent, nous devons scanner notre carte d’identité ou notre passeport et les envoyer par e-mail de manière non sécurisée. Une méthode archaïque et fastidieuse s’il en est.</p><h3 class="heading--h5">Mission publique et minimisation des données</h3><p>Permettre à la population de prouver son identité en ligne est une mission fondamentale de l’État. Il est plus que temps qu’il l’assume aussi dans l’espace numérique. Nous avons désormais un projet de service public numérique d’identification, au service de l’intérêt général et non du profit privé. Une e-ID publique, décentralisée et non traçable est une infrastructure indispensable pour nous permettre de garder le contrôle sur nos données personnelles. Au lieu d’envoyer les données sur des serveurs étrangers, le nouveau système les stocke de manière décentralisée dans une application sur smartphone fournie par la Confédération. Cette solution garantit également la liberté de choix : c’est toujours nous qui décidons quelles données nous souhaitons transmettre. Exemple concret : lors d’une commande de vin en ligne, il suffit de prouver sa majorité. Il n’est pas nécessaire d’envoyer sa date de naissance précise, ni son état civil. L’e-ID applique ainsi systématiquement le principe de minimisation des données transmises.</p><h3 class="heading--h5">Il ne s’agit pas de processus numériques, mais de notre vie réelle</h3><p>L’introduction de l’e-ID est une condition de base urgente pour faire avancer de nombreux projets de numérisation dans le domaine public. À titre d’exemple, le nouveau registre national des dons d’organes, adopté par la population il y a plus de trois ans, n’a toujours pas pu être mis en œuvre, faute d’e-ID. Il ne s’agit donc pas seulement d’améliorer quelques processus numériques : c’est bien la vie réelle des gens qui est concernée. C’est aussi le cas pour le dossier électronique du patient, attendu depuis longtemps, ou pour de nombreuses démarches dans le domaine de la prévoyance vieillesse, qui nécessitent une e-ID. Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre. Les syndicats recommandent donc clairement : Oui au service public numérique, oui à l’e-ID !</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/5/csm_Rechenzentrum_90311ea3da.webp" length="157010" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11198</guid><pubDate>Thu, 21 Aug 2025 13:00:00 +0200</pubDate><title>Huit semaines de vacances pour les apprenti‑e‑s : remise de 176 447 signatures</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/huit-semaines-de-vacances-pour-les-apprenti-e-s-remise-de-176-447-signatures</link><description>Dépôt de l’appel au Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La lettre ouverte demandant huit semaines de vacances pour les apprenti-e-s a recueilli 176&nbsp;447 signatures en deux mois seulement. Aujourd’hui, des apprenti-e-s, actuels et anciens, ainsi que des jeunes salarié-e-s ont remis l’appel au Conseil fédéral. Le succès remporté par cette pétition envoie un signal fort&nbsp;: l’apprentissage doit être valorisé et les jeunes soulagés. Les apprenti-e-s n’ont aucune voix en politique à l’heure actuelle. Il est temps que cela change. Cette pétition record n’est qu’un début.</p><p>Les apprenti-e-s s’investissent énormément, mais n’ont souvent pas le temps de récupérer. Alors que leurs contemporain-e-s au gymnase ou en école de culture générale bénéficient de treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines. Il s’agit d’une inégalité de traitement flagrante. À cela s’ajoute la surcharge de travail. Selon plusieurs enquêtes, deux tiers des apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques et une personne sur quatre abandonne son apprentissage. En cause principalement&nbsp;: des horaires trop longs, des vacances insuffisantes et un manque de soutien.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un signal fort des apprenti-e-s</strong></h3><p>Forts de ce constat, des apprenti-e-s de différents secteurs et professions se sont regroupés il y a deux mois pour lancer la pétition en faveur de huit semaines de vacances. Lors du dépôt devant la Chancellerie fédérale au Palais fédéral, Lea, en 3<sup>e</sup> année d’apprentissage de coiffure, a déclaré aux médias&nbsp;: «&nbsp;Nous ne lâcherons pas tant que les apprenti-e-s n’auront pas obtenu huit semaines de vacances&nbsp;». Et Félicia Fasel, présidente de la Commission de la jeunesse de l’USS, d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;176&nbsp;000 signatures – c’est un chiffre historique en faveur des apprenti-e-s. Ceux-ci ont besoin d’une voix en politique.&nbsp;» Vincent, planificateur-électricien fraîchement diplômé, a pour sa part souligné&nbsp;: «&nbsp;Avec huit semaines de vacances, nous réduisons la charge sans diminuer les exigences. Nous investissons au contraire dans la qualité, la sécurité et l’avenir de nos professionnel-le-s.&nbsp;»</p><p>Qui veut valoriser la formation professionnelle doit en accroître l’attractivité. La réglementation actuelle en matière de travail et de vacances décourage de nombreux jeunes. Avec plus de vacances, la formation professionnelle gagnerait en compétitivité face aux gymnases et écoles de culture générale. Il en va de son avenir.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un large soutien de la société et des milieux de la formation</strong></h3><p>La revendication des huit semaines de vacances bénéficie d’un large soutien, en particulier des apprenti-e-s, des organisations de la jeunesse, des enseignants, des spécialistes de la formation ainsi que de la population. De nombreux enseignant-e-s constatent par eux-mêmes la surcharge des apprenti-e-s. Les spécialistes de l’éducation demandent aussi plus de temps de récupération&nbsp;: c’est la seule opportunité pour les jeunes de se développer sur les plans scolaire et personnel, en marge du travail.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Un investissement dans l’avenir avec suffisamment de professionnel-le-s qualifiés</strong></h3><p>L’octroi de huit semaines de vacances constitue un investissement dans l’avenir&nbsp;: mieux reposés, les apprenti-e-s seront en meilleure santé, plus motivés et plus performants. L’augmentation du nombre de semaines de vacances réduira la pression, diminuera le stress et préviendra les abandons.</p><p>La Suisse a besoin de professionnel-e-s bien formés. Partant, la formation se doit d’être attractive et équitable. Loin de nuire à la qualité, l’allongement des vacances améliorera cette dernière. Si bien qu’au final, tout le monde en sortira gagnant&nbsp;: apprenti-e-s, entreprises et société en général.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Les apprenti-e-s ne sont pas représentés en politique&nbsp;: une lacune à combler</strong></h3><p>Jusqu’à présent, les apprenti-e-s n’ont guère été représentés en politique. Avec le dépôt de plus de 176 000 signatures, un processus s’engage pour combler cette lacune. L’événement d’aujourd’hui n’est pas l’aboutissement de la campagne, mais son commencement. Les apprenti-e-s et leurs soutiens continueront à exercer une pression sur le monde politique, jusqu’à ce que leurs revendications soient enfin entendues.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/0/csm_8Wochen-Einreichung-UH2_b60342e4c6.webp" length="509900" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11196</guid><pubDate>Wed, 20 Aug 2025 13:04:13 +0200</pubDate><title>Stabilité financière en vue pour l’AVS une fois la 13e rente financée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/finanziell-stabile-ahv-wenn-die-13-ahv-rente-finanziert-ist</link><description>Scénarios historiques de l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les scénarios AVS publiés aujourd’hui par la Confédération révèlent une réalité historique : l’AVS n’aura pratiquement plus besoin de financement additionnel une fois que celui de la 13e rente AVS aura été décidé. Ce constat résulte de deux facteurs :</p><ul><li>les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) atteindront prochainement l’âge de la retraite, en-suite de quoi le vieillissement démographique ralentira sensiblement. De plus, l’espérance de vie augmente plus lentement que prévu ;</li><li>l'AVS a reçu des financements supplémentaires ces dernières années, d’abord avec la réforme fiscale RFFA (cotisations salariales, TVA et part de la Confédération), puis avec la réforme AVS21 (notamment grâce à 0,4 point de TVA supplémentaire). Ces mesures ont fortement contribué à stabiliser les finances de l’AVS.</li></ul><p>Une fois de plus, la réalité s’avère moins sombre que les prévisions. Seule la 13e rente AVS néces-site encore un financement additionnel. L’USS demande que celui-ci soit assuré par une hausse de 0,8 point des cotisations salariales. Une telle augmentation permettrait de rétablir durablement l’équilibre financier de l’AVS et serait tout à fait supportable du point de vue économique. L’assurance-chômage enregistre en effet des excédents et pourra réduire ses cotisations dans les années à venir. De plus, les cotisations salariales à l’assurance-accidents ont déjà nettement baissé, à la faveur d’un recul du nombre d’accidents professionnels.&nbsp;</p><p>Les scénarios publiés aujourd’hui démontrent clairement que les appels à relever l’âge de la retraite ou à réduire les rentes ne sont plus d’actualité. L’AVS est financièrement stable. Selon les chiffres encore, plus la 13e rente AVS sera financée rapidement, plus le coût additionnel sera faible. L’USS appelle le Parlement à respecter et mettre en œuvre sans délai la volonté populaire clairement ex-primée en mars 2024.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_aelteres_paar_AHV__6fa8065f41.webp" length="65624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11193</guid><pubDate>Fri, 15 Aug 2025 12:04:28 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États refuse de protéger les femmes enceintes au chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/staenderatskommission-laesst-schwangere-im-stich</link><description>Pas de protection contre la fin du droit aux indemnités et la perte du droit à l’allocation de maternité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes enceintes au chômage risqueront toujours de perdre leur protection financière et leur droit aux indemnités chômage – même si cela signifie qu’elles perdent également leur droit à l’allocation de maternité. Ainsi en a décidé la commission du Conseil des États. Alors que les caisses de l’assurance-chômage sont pleines, la commission refuse d’accorder aux femmes enceintes sans emploi la même protection qu’à d’autres groupes vulnérables. Les femmes concernées risquent ainsi de se retrouver à l’aide sociale. L’USS appelle le Conseil des États à corriger cette décision sommaire et injuste prise par la majorité de la commission, et à faire un pas important vers davantage d’égalité.</p><p>À l’heure actuelle, les femmes enceintes au chômage ne sont pas protégées en Suisse : en cas d’incapacité de travail pour raisons médicales, l’assurance-chômage n’ouvre le droit qu’à 30 indemnités journalières, et ce même si les femmes concernées ont cotisé pendant des années. Plus grave encore, les femmes enceintes peuvent même arriver en fin de droits avant l’accouchement. Environ 500 femmes perdent ainsi chaque année leur droit à l’allocation de maternité. Car contrairement aux travailleuses et travailleurs âgés, aux parents ou à d’autres groupes vulnérables, les femmes enceintes ne bénéficient actuellement d’aucune indemnité supplémentaire de l’assurance-chômage, alors même qu’il est largement admis qu’elles rencontrent des difficultés spécifiques sur le marché du travail. Peu d’employeurs acceptent en effet d’engager une femme enceinte à l’approche de son congé maternité.</p><p>Selon les chiffres de l’administration, prolonger le droit aux indemnités journalières pour les femmes enceintes coûterait à peine 0,12 % des dépenses totales de l’assurance-chômage – une somme négligeable pour le budget de cette assurance sociale, mais décisive pour les femmes concernées. Malgré cela, la majorité de la commission, composée en grande partie d’hommes relativement âgés, refuse de corriger la donne. Un paradoxe choquant lorsque l’on sait que le monde politique exige régulièrement des femmes qu’elles fassent plus d’enfants et qu’elles participent davantage au marché du travail, mais leur refuse une protection minimale.</p><p>L’USS demande que le Conseil des États corrige cette décision irrespectueuse et fasse en sorte que les femmes enceintes soient enfin protégées dans l’assurance-chômage.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11190</guid><pubDate>Fri, 08 Aug 2025 07:25:51 +0200</pubDate><title>Poursuivre les négociations, préserver les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/poursuivre-les-negociations-preserver-les-emplois</link><description>Hausse des droits de douane américains</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un droit de douane de 39 % représente une charge importante pour les branches exportatrices concernées. Il n'y a toutefois pas lieu de céder à la panique ni de profiter pour formuler des revendications au détriment des travailleuses et travailleurs. On peut espérer que les négociations à venir avec les États-Unis aboutiront à une réduction des droits de douane pour la Suisse. En outre, les entreprises peuvent réduire la charge douanière par diverses mesures (« tariff engineering »). L’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil fédéral à poursuivre sa politique de négociation active avec les États-Unis afin de trouver une solution. La prolongation du chômage partiel à 24 mois contribue également à préserver les emplois. L’USS demande que la Confédération et les partenaires sociaux se réunissent la semaine prochaine afin de procéder à une évaluation commune de la situation et d'élaborer des mesures visant à garantir l'avenir des emplois et de l'industrie suisse.</p><p>Le Conseil fédéral n'est pas parvenu à éviter les droits de douane de 39 % du jour au lendemain. Il y a toutefois toujours lieu d'être confiant quant à l'issue des négociations à venir avec les États-Unis, en vue aboutir à une réduction des droits de douane pour la Suisse. L'USS invite le Conseil fédéral à poursuivre sa politique active afin de trouver une solution.</p><p>Le chômage partiel est un instrument important pour préserver les emplois dans l'industrie. La prolongation prévue de la durée du chômage partiel à 24 mois, proposée par les partenaires sociaux de l’industrie et déjà en traitement au Parlement, est nécessaire pour maintenir les emplois. Il faut désormais que le Conseil fédéral la soutienne. La Confédération et les cantons doivent traiter avec souplesse les demandes de chômage partiel des entreprises.</p><p>Les entreprises suisses ont des produits très bien positionnés sur le marché. Elles pourront répercuter une part considérable de la charge douanière. Même les entreprises chinoises ont réussi à le faire avec leurs produits de consommation bon marché lorsque la première administration Trump a introduit des droits de douane sur les produits industriels chinois.</p><p>Les entreprises peuvent également prendre des mesures pour réduire sensiblement la charge douanière (« tariff engineering »). Les prestations de services, les logiciels, les droits de licence et de marque, etc. ne sont par exemple en principe pas soumis à des droits de douane s'ils sont distincts des produits exportés. La chaîne d'approvisionnement offre d'autres possibilités d'optimisation. Les grandes entreprises disposent de services spécialisés qui peuvent faire appel à des consultants externes. Pour les petites entreprises, la Confédération devrait charger l’organisation Switzerland Global Entreprise de proposer des conseils adaptés.</p><p>Ce n’est en revanche pas le moment de détériorer les conditions de travail dans l'industrie suisse. Celle-ci avait déjà perdu de son attrait avant l'introduction des droits de douane, notamment en raison de la faible augmentation des salaires réels. Pour renforcer la compétitivité, il faut revaloriser les emplois industriels en investissant dans la formation initiale et continue et en offrant de bonnes conditions de travail.</p><p>En raison des droits de douane, le franc devrait se déprécier et le dollar s'apprécier, car les produits suisses deviennent plus chers pour les Américains. Malheureusement, ce n'est pas le cas, car les investisseurs ont tendance à se détourner du dollar. La Banque nationale devrait donc œuvrer pour que le franc soit évalué à sa juste valeur. Cela signifie qu'il devrait plutôt s'affaiblir par rapport au dollar et non se renforcer.</p><p>L'USS demande que la Confédération et les partenaires sociaux se réunissent la semaine prochaine afin de procéder à une évaluation commune de la situation et d'élaborer des mesures visant à garantir l'avenir des emplois et de l'industrie suisse.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11185</guid><pubDate>Mon, 14 Jul 2025 16:40:54 +0200</pubDate><title>Hausses d’impôts, pertes pour l’AVS et renchérissement des logements en propriété</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/hausses-dimpots-pertes-pour-lavs-et-rencherissement-des-logements-en-propriete</link><description>Argumentaire de l&#039;USS sur l&#039;abolition de la valeur locative</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’abolition de l’imposition de la valeur locative n’est rien d’autre qu’un allégement fiscal pour les personnes gagnant bien leur vie ou fortunées. Elle aboutirait à des inégalités fiscales massives, à des risques accrus de surchauffe immobilière et à davantage de travail au noir. En outre la Confédération, les cantons et les communes s’exposent à des pertes fiscales se chiffrant en milliards de francs. Il est donc à craindre que les ménages de locataires subissent des hausses d’impôts pour compenser ces déficits. Les pertes de l’AVS et des autres assurances sociales se chiffreraient en millions de francs aussi. L’Union syndicale suisse (USS) rejette par conséquent ce projet et recommande de voter « NON » lors du scrutin populaire du 28 septembre 2025.</p><h3 class="heading--h5">La propriété immobilière est aujourd’hui un bien de luxe</h3><p>Posséder sa propre maison ou son appartement est aujourd’hui un luxe. En raison des prix élevés du marché, 10 % seulement de la population peut encore s’offrir un bien immobilier. Dans bien des cas, les personnes ayant acheté un logement il y a 20 ans sont aujourd’hui millionnaires. Au cours de cette période, les prix des appartements ou maisons en propriété ont plus que doublé sur le plan suisse.</p><h3 class="heading--h5">Désavantage fiscal des locataires</h3><p>Quand des locataires cherchent à placer leur argent, ils paient des impôts sur le rendement réalisé. Il en va de même pour les propriétaires immobiliers, grâce à la valeur locative. Ils ont investi leur fortune dans la pierre et n’ont plus à payer de loyer. La valeur locative aboutit à ce que le rendement « naturel » des logements en propriété soit lui aussi imposé. Ce n’est que justice car sans l’imposition de la valeur locative, les locataires seraient discriminés fiscalement.</p><h3 class="heading--h5">Cadeau fiscal aux personnes aisées</h3><p>L’abolition de la valeur locative profiterait essentiellement aux personnes fortunées. Les propriétaires immobiliers ont manifestement davantage de fortune et des revenus plus élevés que la majorité des gens en Suisse. Les personnes à bas revenus habitent en grande partie dans des appartements loués.</p><h3 class="heading--h5">Prix immobiliers encore plus élevés</h3><p>Si la valeur locative était supprimée, les prix immobiliers s’en ressentiraient. Car la propriété immobilière deviendrait encore plus attrayante pour les personnes réalisant de hauts revenus ou fortunées. Ces gens seraient disposés à payer davantage encore pour des appartements ou des maisons. Selon une estimation de l’association des propriétaires fonciers de Winterthour, la hausse de prix serait d’environ 13 %. Le rêve de devenir propriétaire s’éloignerait encore plus pour les personnes réalisant un salaire normal.</p><h3 class="heading--h5">Pertes fiscales se chiffrant en milliards et hausses d’impôts pour les locataires</h3><p>L’abolition de la valeur locative conduirait à des pertes fiscales se chiffrant en milliards. La Confédération, les cantons et les communes estiment ces pertes à près de deux milliards de francs. Certains cantons ont déjà annoncé qu’ils subiraient ainsi de lourds déficits. Aux Grisons, le manque à gagner avoisinerait 90 millions de francs par an. Le canton de Zurich verrait lui échapper 300 millions de francs, ce qui l’obligerait à augmenter les impôts de 3 %. Autrement dit, ce serait aux locataires de financer par des hausses d’impôts les cadeaux fiscaux consentis aux riches propriétaires immobiliers.</p><h3 class="heading--h5">Augmentation du travail au noir</h3><p>Comme à l’avenir les frais d’entretien ne seraient plus déductibles, toujours plus de travaux de rénovation s’effectueraient au noir. Selon Friedrich Schneider, expert du travail au noir, il faut s’attendre à une croissance de l’économie souterraine de 450 à 650 millions de francs &nbsp;par an sur le plan suisse. Une telle évolution aurait des conséquences négatives pour les assurances sociales comme pour la prévoyance vieillesse des travailleuses et travailleurs. L’AVS et les autres assurances sociales subiraient des pertes de près de 50 millions de francs par an.<br><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_Miete-Schluesseluebergabe_ist-alla-petrenko_04b1c1f147.webp" length="87300" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11035</guid><pubDate>Mon, 14 Jul 2025 09:46:44 +0200</pubDate><title>Consultation relative à la fixation des plafonds OASA 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/consultation-relative-a-la-fixation-des-plafonds-oasa-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la « consultation relative à la fixation des plafonds OASA 2026 ».</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11030</guid><pubDate>Thu, 10 Jul 2025 16:00:00 +0200</pubDate><title>Un chatbot répond aux questions sur l&#039;apprentissage professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-chatbot-repond-aux-questions-sur-lapprentissage-professionnel-droits-des-apprenti-e-s</link><description>Les droits des apprenti-e-s en un clic</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Que faire lorsque le patron exige des heures supplémentaires ou que les frais ne sont pas payés&nbsp;? La jeunesse syndicale de l'USS soutient les apprenti-e-s avec une nouvelle offre numérique&nbsp;: sur la plateforme <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>, un chatbot répond désormais 24&nbsp;heures sur&nbsp;24 à toutes les questions sur les conditions de travail, les vacances, le salaire ou les heures supplémentaires&nbsp;; cela, gratuitement, anonymement et sans utiliser un jargon technique.</p><p><span lang="FR">Pour que les apprenti-e-s connaissent leurs droits et puissent les faire valoir, l'Union syndicale suisse (USS) a mis à disposition sous forme numérique «&nbsp;Je défends mes droits&nbsp;», le manuel destiné aux apprenti-e-s qui a fait ses preuves. Le nouveau chatbot s'appuie sur ce manuel, sur la longue expérience des syndicats en matière de conseil et sur d'autres sources vérifiées. Les apprenti-e-s peuvent saisir directement leurs questions et obtenir immédiatement des réponses claires, par exemple sur les droits aux vacances pendant la période scolaire ou sur la légalité des heures supplémentaires. Pour les cas plus complexes, le chatbot renvoie vers les services cantonaux compétents ou vers le service de conseil juridique des syndicats.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Soutien pour les apprenti-e-s</strong></span></h3><p><span lang="FR">Derrière cette offre, on trouve la jeunesse syndicale de l'USS, qui s'engage depuis des années en faveur de conditions de travail équitables pendant l'apprentissage. L'objectif de la plateforme est de soutenir les jeunes à un stade précoce, avant que des conflits ne surviennent, ou de leur offrir une première orientation en cas de problèmes. L'offre est déjà largement utilisée.</span></p><p><span lang="FR">En plus du chatbot, le manuel de référence numérique de A à Z est maintenu. Plus de 400 mots-clés clairement formulés et classés par ordre alphabétique (p. ex. A comme «&nbsp;Assurance-accidents&nbsp;», R comme «&nbsp;Racisme ou V comme «&nbsp;Vacances&nbsp;») fournissent des informations sur les questions juridiques et pratiques qui se posent dans le quotidien des apprenti-e-s.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Contraintes psychologiques&nbsp;: forte pression sur les apprenti-e-s</strong></span></h3><p><span lang="FR">Des études récentes confirment qu'il y a vraiment urgence&nbsp;: selon l'enquête de WorkMed (2025), 61&nbsp;% des apprenti-e-s disent souffrir de problèmes psychologiques, souvent déclenchés ou aggravés par leur formation. Un tiers d'entre eux se sentent limités dans leur apprentissage. Les principales raisons sont les longues heures de travail, le manque de vacances et la pression scolaire. Plus d'un cinquième envisagent d'abandonner leur apprentissage, en particulier lorsqu'ils rencontrent des problèmes avec leur formateur ou leur formatrice.</span></p><p><span lang="FR">L'enquête menée en 2024 par Unia auprès des apprenti-e-s révèle également des dysfonctionnements alarmants&nbsp;: de nombreux apprenti-e-s souffrent de stress, de surcharge de travail et de discrimination. Presque tous se sentent épuisés, plus de la moitié travaillent régulièrement plus de neuf heures par jour, souvent en violation de la loi.</span></p><p><span lang="FR">La plateforme </span><a href="http://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><span lang="FR">www.droits-des-apprentis.ch</span></a><span class="Auszeichnungfett"></span><span lang="FR">veut remédier à cette situation en proposant une offre aisément accessible qui informe, renforce et oriente. Le nouveau chatbot constitue une étape importante vers davabntage d'autonomie et de soutien pour les jeunes dans leur vie professionnelle.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Un grand écho témoin des besoins existants</strong></span></h3><p><span lang="FR">La forte demande montre que les apprenti-e-s ont besoin d'informations sur leurs droits qui soient simples et accessibles. Pendant les six premiers mois de 2025, la plateforme a déjà enregistré plus de 347&nbsp;000 visites. De plus, ces derniers mois, l'USS a créé une chaîne TikTok qui, avec plus de 60&nbsp;000 likes et de nombreuses interactions, montre à quel point le thème des «&nbsp;droits des apprenti-e-s&nbsp;» est important.</span></p><p><span lang="FR">Le large soutien apporté à la pétition «&nbsp;8 semaines de vacances pour les apprenti-e-s&nbsp;» », qui a recueilli 168&nbsp;000 signatures, souligne également l'importance du problème. Les apprenti-e-s veulent non seulement connaître leurs droits et pouvoir se défendre, mais aussi améliorer leurs conditions de travail et leurs droits.</span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Lernender_Werkstatt_AGeorgiev-ist_3b0a8f6ca2.webp" length="64254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10873</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 15:04:39 +0200</pubDate><title>Prolongation temporaire du mécanisme de sauvetage pour les entreprises électriques d’importance systémique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prolongation-temporaire-du-mecanisme-de-sauvetage-pour-les-entreprises-electriques-dimportance-systemique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation sur la « Prolongation temporaire du mécanisme de sauvetage pour les entreprises électriques d’importance systémique ».&nbsp;</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10871</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 13:14:32 +0200</pubDate><title>La violation des conditions de travail obligatoires constitutive de concurrence déloyale qualifiée doit être poursuivie pénalement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-violation-des-conditions-de-travail-obligatoires-constitutive-de-concurrence-deloyale-qualifiee-doit-etre-poursuivie-penalement</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire Roduit</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) soutient l'objectif central de l'initiative parlementaire « La violation des conditions de travail obligatoires constitutive de concurrence déloyale qualifiée doit être poursuivie pénalement », demande toutefois que les travailleurs soient expressément exclus de la punissabilité.&nbsp;</p><p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10869</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 10:48:42 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’imposition minimale des grands groupes d’entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/aenderung-der-verordnung-ueber-die-mindestbesteuerung-grosser-unternehmensgruppen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur la « modification de l’ordonnance sur l’imposition minimale des grands groupes d’entreprises » se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11026</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 08:03:00 +0200</pubDate><title>Cinq ans d’obligation d’analyser les salaires – un anniversaire au goût amer</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/cinq-ans-dobligation-danalyser-les-salaires-un-anniversaire-au-gout-amer</link><description>Action symbolique de la coalition contre la discrimination salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des syndicalistes, politiciennes, représentantes d’organisations professionnelles et de défense des droits des femmes se sont réunies le 30 juin 2025 autour d’une action symbolique à Berne pour marquer le 5<sup>ème</sup> anniversaire de l’entrée en vigueur des analyses de l’égalité salariale dans la Loi sur l’égalité (Leg). Ensemble, elles ont protesté contre la discrimination salariale persistante à l’égard des femmes, les grosses lacunes de la LEg et sa mise en œuvre largement insuffisante au sein des grandes entreprises en Suisse.</p><p>Pour rappel,&nbsp;les femmes gagnent toujours en moyenne 1&nbsp;364 francs par mois de moins que les hommes (secteurs privé et public confondus). Près de la moitié de cet écart salarial moyen (48,2&nbsp;%) ne s'explique pas par des facteurs dits «&nbsp;objectifs&nbsp;», tels que la branche, la formation, l'âge, etc. La part de cette différence non explicable a même augmenté ces dernières années, passant de 44&nbsp;% en 2012 à 48,2&nbsp;% en 2022. En chiffres absolus, cela représente un manque à gagner d’environ 8&nbsp;000 francs par année pour les femmes. Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5&nbsp;000 francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4&nbsp;500 francs.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Les analyses sans effet</strong></h3><p>La révision de la LEg entrée en vigueur en juillet 2020 devait contribuer à corriger l’écart salarial entre les femmes et les hommes, en obligeant toutes les entreprises comptant plus de 100 salarié-e-s à procéder à une analyse des salaires pour déceler d’éventuelles inégalités de traitement. Celles-ci doivent ensuite faire vérifier cette analyse par un organe indépendant agréé ou une représentation des travailleuses et travailleurs et en communiquer les résultats à leurs employé-e-s. Or ces dispositions légales ont une portée beaucoup trop limitée&nbsp;: d’une part, elles concernent seulement 0,84&nbsp;% de toutes les entreprises en Suisse, employant au total environ 45&nbsp;% des travailleuses et travailleurs du pays, et d’autre part, leur mise en œuvre dépend de la bonne volonté des employeuses et employeurs, car la loi ne prévoit ni contrôles ni sanctions si elles ne sont pas respectées.</p><p>Cette portée limitée a été confirmée par un bilan intermédiaire publié en mars 2025 par le Conseil fédéral, qui révèle que plus de la moitié des employeuses et employeurs concernés n’ont pas pleinement respecté les dispositions prévues dans la LEg. C’est l’obligation d’information qui a été la moins respectée et ceci, même dans le secteur public appelé à servir d’exemple. Et c’est dans l’hôtellerie et la restauration que les analyses ont été le plus rarement menées.</p><h3 class="heading--h4"><strong>L’union des forces avec la Coalition contre la discrimination salariale</strong></h3><p>Début mars 2025, 52 organisations, dont l’USS et diverses fédérations membres, ont adressé une lettre ouverte au Conseil fédéral lui demandant de réviser à nouveau la LEg pour en combler les nombreuses lacunes. C’est avec cette initiative qu’est née «&nbsp;la Coalition contre la discrimination salariale&nbsp;». Réunies à Berne autour d’un gâteau d’anniversaire dont chaque part représentait l’une des lacunes de la loi actuelle, des représentantes de cette coalition ont appelé le Parlement à adopter rapidement des mesures pour enfin rendre les analyses de l’égalité salariale plus efficaces et éradiquer la discrimination salariale persistante.</p><p>Parmi ces mesures figure l’introduction de contrôles pour vérifier que les entreprises concernées procèdent bel et bien aux analyses de leurs salaires ainsi que de sanctions dissuasives pour celles qui manquent à leurs obligations. En outre, la coalition réclame l’application de la loi aux entreprises dès 50 employé-e-s, la répétition régulière des analyses sans exception, une plus grande transparence dans la communication des résultats aux salarié-e-s et l’abolition de la clause qui prévoit la fin de l'obligation d'analyser les salaires en 2032.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour une revalorisation générale des salaires des femmes et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale</strong></h3><p>Tant que le Conseil fédéral et le Parlement refuseront obstinément de prendre des mesures, l’USS continuera à dénoncer l’inacceptable discrimination salariale des femmes et à s’engager pour une revalorisation des salaires des femmes. Nous demandons une revalorisation salariale générale dans les professions majoritairement exercées par des femmes. Des salaires d’au moins 5&nbsp;000 francs après l’apprentissage et d’au moins 4&nbsp;500 francs pour tout le monde doivent devenir la norme. C’est dans des secteurs comme la prise en charge d’enfants, les soins aux personnes âgées ou le commerce de détail qu’une telle revalorisation est la plus urgente.</p><p>L’amélioration des revenus des femmes passe aussi obligatoirement par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré au sein des couples. Il faut donc impérativement des investissements publics plus importants dans l’accueil extrafamilial des enfants, comme le demande par exemple l'<a href="https://creches-abordables.ch/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">initiative pour des crèches abordables</a> qui est soutenue par l’USS et a déjà été déposée à la Chancellerie fédérale.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/c/csm_250630_Lohngleichheits-Aktion-1-c-Unia_563dae5a4d.webp" length="153442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10863</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 19:49:06 +0200</pubDate><title>Révision de l&#039;ordonnance sur la poste (OPO)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-lordonnance-sur-la-poste-opo</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur la « Révision de l'ordonnance sur la poste (OPO) » se trouve ci-dessous (n’existe qu’en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10860</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 16:20:47 +0200</pubDate><title>Approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 191</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/approbation-de-la-convention-de-lorganisation-internationale-du-travail-n-191</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur l'approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 191 concernant les amendements aux normes corrélatifs à la reconnaissance d’un milieu de travail sûr et salubre comme principe fondamental se trouve ci-dessous (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10858</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 15:36:27 +0200</pubDate><title>Approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 190</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/approbation-de-la-convention-de-lorganisation-internationale-du-travail-n-191-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur l'approbation de la convention de l’Organisation internationale du Travail n° 190 concernant l’élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail (n'existe qu'en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11033</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 14:25:00 +0200</pubDate><title>Les effets des campagnes pour un salaire minimum</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-effets-des-campagnes-pour-un-salaire-minimum</link><description>Analyse à l&#039;occasion du 20e anniversaire d&#039;Unia</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas de salaire inférieur à 4 000 francs : tel était le slogan sous lequel Unia et d'autres syndicats de l'USS ont lutté à partir de 2010contre les salaires de misère. Jetons un regard en arrière à l'occasion du vingtième anniversaire d'Unia. Les campagnes pour un salaire minimum comptent parmi les plus grands succès remportés par Unia au cours de ses 20 ans d'existence. Cette revendication n'était en fait que partiellement nouvelle : à la fin des années 1990, les syndicats qui ont précédé à Unia revendiquaient qu’aucun salaire ne soit inférieur à 3 000 francs. La première campagne menée à l'époque a été un succès à plusieurs égards. Elle a permis de lutter efficacement contre les bas salaires et d'obtenir, après une longue période, d’importantes avancées salariales.&nbsp;</p><p><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR">L’élément nouveau de la deuxième campagne sur les salaires a été l'initiative populaire pour un salaire minimum national de 4&nbsp;000 francs. Bien qu’elle ait tristement échoué dans les urnes, cette initiative n’a pas été sans effet. Grâce à elle, le montant de 4&nbsp;000 francs s'est imposé dans l'opinion publique comme le seuil d'un salaire tout juste décent. Dans le sillage de l'initiative, les travailleurs et travailleuses ont pu imposer avec le soutien d'Unia des salaires plus élevés dans les conventions collectives de travail (CCT). Dans l'hôtellerie-restauration, un 13<sup>e</sup> mois de salaire a enfin pu être introduit et dans les secteurs du nettoyage et du commerce de détail, les bas salaires ont augmenté d'environ 10&nbsp;% entre 2010 et 2016. Dans la construction également, de nombreux salaires ont pu être relevés au-dessus du seuil des 4&nbsp;000 francs. Et dans la CCT de l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM), un salaire minimum a été fixé pour la première fois dans l'histoire.</span>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Ne pas s’endormir sur ses lauriers</strong>&nbsp;</h3><p><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:12.0pt;line-height:115%;" lang="FR">Le succès est appréciable. Grâce à la campagne, les bas salaires ont, entre 2010 et 2016, augmenté plus fortement que les salaires moyens et élevés (cf. graphique). Comme lors de la première campagne, il a été possible de faire reculer la propagation des bas salaires. Les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats ne peuvent malheureusement pas s’endormir sur leurs lauriers. Depuis la fin de la dernière campagne, l'évolution des salaires a été décevante. Aujourd'hui encore, trop de travailleurs et travailleuses sont trop peu payés. Les syndicats de l'USS se sont donc fixé un nouvel objectif&nbsp;: personne ne doit gagner moins de 5&nbsp;000 francs avec un apprentissage et moins de 4&nbsp;500 francs sans apprentissage. L’heure est venue de réécrire l'histoire.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/4/csm_4000er-Kampagne_9123261b8b.webp" length="104528" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10856</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 16:30:38 +0200</pubDate><title>Seuls les hauts revenus profitent des économies d&#039;impôt</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/seuls-les-hauts-revenus-profitent-des-economies-dimpot</link><description>Prise de position sur l&#039;introduction de possibilités de rachat ultérieur dans le pilier 3a</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réponse de l'USS à la consultation (n'existe qu'en allemand)</strong></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10854</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 14:41:40 +0200</pubDate><title>Changements au secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/changements-au-secretariat-de-luss</link><description>Communiqué de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir de septembre 2025, le dossier syndical clé « Droit du travail et protection de la santé » sera géré par Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS. Celle-ci reprend le dossier de Luca Cirigliano, qui quitte l'USS après 13 années. Le Comité de l’USS a également décidé à l'unanimité que le Secrétariat de l'USS serait désormais dirigé conjointement par Gabriela Medici et Daniel Lampart.</p><p>Luca Cirigliano, responsable du droit du travail, de la protection de la santé et des affaires internationales, quittera l'USS le 31 août 2025 après 13 années passées au service des intérêts des travailleurs et travailleuses. Le Comité de l’USS le remercie pour son engagement de longue date dans un environnement technique et politique exigeant et ses efforts inlassables. Il le remercie tout particulièrement pour son engagement dans des dossiers centraux tels que la protection contre le licenciement, la représentation de la Suisse à l'OIT et la protection des conditions de travail, par exemple pour la protection des travailleurs et travailleuses particulièrement vulnérables pendant la pandémie du Covid. Son engagement au sein de la Fondation pour l'indemnisation des victimes de l'amiante a également été marquant.</p><p>À partir de septembre 2025, Gabriela Medici reprendra les dossiers syndicaux clés du droit du travail et de la protection de la santé. Après plus de huit ans d'engagement fructueux en faveur de la prévoyance vieillesse, elle se consacrera ainsi à de nouveaux domaines qui, selon le Comité, gagneront encore à l'avenir en importance.</p><p>Le Comité de l'USS a en outre décidé à l'unanimité que le Secrétariat de l'USS serait désormais dirigé conjointement par Gabriela Medici et Daniel Lampart.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_logo_sgb_website_62eacdc125.webp" length="25674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-11028</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 08:46:00 +0200</pubDate><title>Non au dumping salarial : l&#039;USS soutient la pénalisation du non-respect des prescriptions en matière de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-au-dumping-salarial-luss-soutient-la-penalisation-du-non-respect-des-prescriptions-en-matiere-de-travail</link><description>Prise de position de l’USS sur l&#039;initiative parlementaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR">L'Union syndicale suisse (USS) s'engage résolument en faveur de conditions de travail équitables et de salaires justes. Dans sa prise de position sur l'initiative parlementaire contre le non-respect des conditions de travail obligatoires (21.470), elle soutient le renforcement prévu de la loi contre la concurrence déloyale (LCD), dans le but de pouvoir poursuivre pénalement les violations intentionnelles des dispositions impératives du droit du travail. Dans un même temps, l’USS demande en plus que les travailleurs et travailleuses soient expressément exemptés de toute responsabilité pénale et qu'une obligation d'information et de documentation soit introduite en cas d'infraction.</span></p><p><span lang="FR">Les entreprises tentent régulièrement de se procurer un avantage concurrentiel par le biais du dumping salarial et social, au détriment de leurs employé-e-s et de l'ensemble du secteur. Le versement des salaire minimums et des cotisations sociales n'est toutefois pas facultatif, tout comme le respect des normes minimales en matière de jours de congé, de temps de travail et de repos. Ce sont là des obligations légales&nbsp;!</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Les lacunes du droit en vigueur doivent être comblées</strong></span></h3><p><span lang="FR">Néanmoins, les infractions aux dispositions du droit du travail ne sont guère sanctionnées au civil, ce qui est une situation indéfendable. La LCD autorise certes des poursuites pénales en cas de publicité déloyale ou de violation de secrets d’affaires, mais pas en cas de dumping salarial ou de non-respect des normes minimales du droit du travail.</span></p><p><span lang="FR">Cette lacune nuit non seulement aux salarié-e-s concernés, mais aussi aux entreprises qui se comportent correctement. Celles-ci doivent en effet rivaliser avec des entreprises qui peuvent proposer des offres moins chères en contournant les dispositions légales. En conséquence, les conditions de travail d'autres employé-e-s du secteur concerné se retrouvent sous pression.</span></p><p><span lang="FR">Pour ces raisons, l’USS se félicite du fait qu'à l'avenir, les entreprises puissent être poursuivies pénalement si elles enfreignent délibérément les dispositions légales de protection et se positionnent ainsi de manière déloyale sur le marché.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR"><strong>Les salarié-e-s n’ont pas à être considérés comme des criminel-le-s.</strong></span></h3><p><span lang="FR">L'USS demande toutefois aussi que les salarié-e-s soient expressément exclus de toute punissabilité. Quiconque agit sur instruction de son employeur et se trouve dans une relation de dépendance hiérarchique ne peut être tenu responsable d'infractions qu'il ou elle n'a pas commises de son plein gré. Cette précision doit figurer clairement dans le texte de la loi.</span></p><p><span lang="FR">L'USS soutient également l'exigence selon laquelle les salarié-e-s concernés et les partenaires sociaux doivent être obligatoirement informés des infractions constatées. C'est la seule façon pour eux de préserver leurs droits et de prendre les mesures qui s'imposent. L'USS estime en outre nécessaire que la Confédération établisse des statistiques sur les infractions constatées, afin que les commissions tripartites cantonales et la Commission tripartite fédérale puissent réagir en cas d'abus répétés et demander, par exemple, la mise en place de contrats-types de travail prévoyant des salaires minimaux.</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10852</guid><pubDate>Tue, 01 Jul 2025 15:22:56 +0200</pubDate><title>Le dimanche de congé à nouveau pris pour cible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-dimanche-de-conge-a-nouveau-pris-pour-cible</link><description>Initiative cantonale sur le travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La CER-E a accepté aujourd’hui l’initiative 23.325 déposée par le canton de Zurich. Il y est prévu d’augmenter massivement le nombre d’heures d’ouverture non soumises à autorisation, et par là de normaliser le travail dominical dans le commerce de détail. L’USS condamne fermement l’adoption de cette intervention : elle met en péril la santé des travailleuses et travailleurs, contourne les décisions démocratiques et s’inscrit dans une tactique du salami absolument inacceptable, qui vise à assouplir systématiquement l’interdiction du travail du dimanche.</p><h3 class="heading--h5">La santé doit primer sur la quête du profit à court terme</h3><p>L’initiative déposée par le canton de Zurich préconise d’étendre les ouvertures dominicales autorisées, pour passer de quatre dimanches à douze par an. Ce qui reviendrait à multiplier par trois le travail dominical dans le commerce de détail, avec les graves conséquences qui s’ensuivent pour la main-d’œuvre de la branche. Elle n’a déjà pas la vie facile aujourd’hui, entre les bas salaires, les horaires irréguliers, les sous-effectifs chroniques et les fortes pressions au rendement. Une extension du travail dominical ne ferait qu’ajouter aux pressions subies et mettre davantage en péril la santé physique et psychique des travailleuses et travailleurs.</p><p>Ce n’est qu’un prétexte cousu de fil blanc de dire, comme le font l’initiative et la majorité de la commission, qu’une augmentation des ouvertures dominicales contribuerait à « venir à bout de la crise » du commerce de détail. Il n’existe aucune preuve que des horaires d’ouverture plus étendus renforcent l’économie – bien au contraire, ils aboutiraient à un simple déplacement de la consommation au seul profit des grandes surfaces.</p><p>Le dimanche chômé est essentiel pour la détente psychique et physique, pour la vie familiale et les contacts sociaux. Ce n’est donc pas un hasard si la loi sur le travail protège jalousement cet acquis social. Selon la loi, le travail du dimanche ne peut être autorisé qu’à titre exceptionnel et à des conditions strictes. Or les milieux bourgeois visent aujourd’hui à assouplir ce régime. Leur but est clair et consiste à prolonger les heures d’ouverture ainsi qu’à obliger le personnel à rester disponible plus longtemps, au détriment de sa santé et de sa vie sociale.</p><h3 class="heading--h5">Recours à la tactique du salami en vue de la normalisation du travail dominical</h3><p>L’USS dénonce la dangereuse tactique du salami à l’œuvre : avec des interventions comme l’initiative déposée par le canton de Zurich ou l’initiative parlementaire 16.484 « Assouplir les conditions encadrant le télétravail » du conseiller aux États Burkart, le camp bourgeois cherche insidieusement à vider de sa substance l’interdiction du travail dominical – dans le commerce de détail et dans d’autres branches encore. Sous le couvert fallacieux d’« assouplissements » ou de « gestion des crises », toujours plus professions seraient à l’avenir contraintes de travailler le dimanche – dans le commerce de détail ou en télétravail.</p><h3 class="heading--h5">Non-respect des décisions démocratiques</h3><p>Les auteurs de telles initiatives méconnaissent la réalité du terrain : bien des cantons ne font même pas usage des quatre ouvertures dominicales autorisées par la loi. Il n’y a donc pas de réel besoin – mais une course à la libéralisation pour des motifs purement idéologiques. Lors des scrutins cantonaux, la population s'est régulièrement opposée à l’extension des ouvertures dominicales. Même au Parlement fédéral, une intervention similaire glissée en 2021 dans la loi COVID-19 avait été balayée. Il s’ensuit qu’en plus d’être antisocial, le nouveau projet ne tient pas compte de la volonté populaire.</p><p>L’USS appelle aujourd’hui le Parlement à refuser en plénum l’initiative cantonale 23.325. Il ne faut pas sacrifier plus longtemps les préoccupations des travailleuses et travailleurs sur l’autel des intérêts économiques. Le dimanche doit rester un jour de congé, dans l’intérêt de la santé publique, des besoins de repos et d’une coexistence solidaire. L’USS et ses fédérations se battront de toutes leurs forces pour que le dimanche demeure un jour chômé.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10850</guid><pubDate>Tue, 01 Jul 2025 11:28:43 +0200</pubDate><title>Nombreuses expériences négatives liées au système de contingents</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nombreuses-experiences-negatives-liees-au-systeme-de-contingents</link><description>Rapport de l&#039;Observatoire : Commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative isolationniste de l’UDC (« Pas de Suisse à 10 millions ») a relancé la discussion sur la politique migratoire de la Suisse. Le niveau du débat est toutefois préoccupant. La libre circulation des personnes fait l’objet de critiques, en l’absence de toute discussion sérieuse sur une solution alternative viable. De même, la clause de sauvegarde du paquet Suisse-UE est célébrée comme un grand progrès, sans que personne sache comment elle serait mise en œuvre et ce qu’elle apporte au juste. Beaucoup de personnes parlent encore de contingents, alors que la Suisse a fait de mauvaises expériences en la matière.</p><p>L’histoire du système suisse de contingents est celle de plusieurs décennies de tentatives infructueuses et finalement abandonnées de réglementer l’immigration par des plafonds et d’autres exigences. « Les contingents étaient toujours adaptés à la demande du marché du travail et l’immigration n’était pas limitée » (Mario Gattiker, NZZaS, 14 août 2018) . Les conditions de travail et de séjour étaient parfois effrayantes, dans le cas des saisonniers notamment. Dans bien des cas, l’intégration sociale laissait gravement à désirer. Bien des travailleuses et travailleurs se retrouvaient à l’AI, et la productivité a souffert d’un tel régime.</p><p>Les systèmes d’admission permettent et imposent toutefois de gérer la « qualité » de la migration – notamment les conditions de travail, les droits de séjour et de sécurité sociale, ainsi que les qualifications. Or comparaison à l’appui, la libre circulation des personnes combinée à une protection efficace des salaires fait mieux sur ce plan que les systèmes de contingents ou à points.</p><p>Le niveau d’immigration découle de la situation économique, ainsi que de l’internationalisation de l’économie et de l’utilisation d’Internet lors des recherches d’emploi. Jusqu’en 2000, il fallait acheter la presse locale pour connaître les postes à repourvoir. Par la suite, le marché de l’emploi a misé sur Internet, et les postes vacants sont devenus visibles dans le monde entier. L’UE a introduit dès 1993 la libre circulation des personnes, et la Suisse ne l’a fait qu’en 2002/4. Il n’empêche qu’au cours des 20 dernières années, les Pays-Bas et le Danemark ont connu une plus forte immigration que la Suisse.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-4401</guid><pubDate>Fri, 27 Jun 2025 07:25:00 +0200</pubDate><title>Petits boulots d’été</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/petits-boulots-d-ete</link><description>Ce qu’il faut savoir sur les jobs de vacances</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, gymnasiens et étudiants, c'est aussi le temps des petits boulots qui permettront de se faire un peu d'argent de poche, d'en mettre de côté pour les prochaines vacances, de payer son permis de conduire et, très souvent, de financer les études. Lorsqu'on occupe ce genre d'emploi, on est un salarié ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié, dit dispositions du droit du travail, salaire décent et respect des règles de la sécurité au travail.</p><h3>À partir de quel âge et pour quelle durée?</h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n'importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l'autorise qu'à partir de 15 ans, 13 ans pour les travaux légers, voire moins de 13 ans pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d'une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l'assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail.</p><p>L'ordonnance 5 de la LTr (OLT 5) précise les règles qui s'appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l'interdiction d'employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, cirque et spectacle - art. 4 à 6 OLT 5). Le travail dominical n'est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d'animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d'été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d'une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).</p><p>La durée de travail des moins de 13 ans ne peut pas excéder trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n'ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu'à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6h00 et 18h00, avec une pause d'au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l'entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d'au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu'à 20h00, les 16 à 18 ans jusqu'à 22h00(art. 31 al. 2 LTr).</p><h3>En cas de danger, je dis STOP !</h3><p>Les petits boulots d'été sont souvent l'occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n'est pas exempt de dangers, qui n'apparaissent pas toujours au premier coup d'œil. Et le risque d'accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant les premiers jours.</p><p>Même si l'on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l'employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. Si malgré tout, je suis confronté à un danger, je dois oser dire STOP et demander l'aide d'un ou une collègue expérimenté. Les accidents, parfois, ne pardonnent pas.</p><h3>Bien assuré !</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d'un petit job de vacances peut coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l'assurance-accidents par leur employeur. S'ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels. En travaillant 8 heures par semaine et plus, tous les accidents sont couverts. En cas d'accident, l'employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n'y a pas d'obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG) ne sont obligatoires qu'à partir de l'année où l'on a ses 18 ans. Si l'employeur ne paie pas ses cotisations, il s'agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions.</p><h3>Salaires minimaux et salaires d'usage</h3><p>À ce jour, il n'existe pas de salaire minimum légal. L'employeur est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) et les contrats-type de travail (CTT). Pour les petits boulots de vacances sont notamment importantes les CCT de l'hôtellerie-restauration, du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros), celle pour le travail temporaire et les CTT cantonaux pour l'agriculture. La plupart des salaires minimums conventionnés sont accessibles sous <a href="http://www.service-cct.ch/" class="external-link-new-window">www.service-cct.ch</a>.</p><p>S'il n'existe pas de CCT ou CTT fixant des salaires minimums, les employeurs sont tenus de respecter les salaires d'usage de la branche et de la région. Les salaires d'usage peuvent être consultés sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/" class="external-link-new-window">www.salaire-uss.ch</a>.</p><p>L'USS recommande un salaire minimum de 22 francs de l'heure.</p><h3>Et les vacances ?</h3><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s'il occupe son emploi... pendant ses vacances. Si l'on est payé à l'heure, un supplément de salaire de 10,64 % pour les moins de 20 ans, de 8,33 % pour les plus de 20 ans doit être payé en sus du salaire. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel.</p><p><strong>Astuce :</strong> La Commission jeunesse de l'USS met à disposition des jeunes et de leurs proches une brochure contenant toutes les informations utiles sur le droit du travail. Celle-ci peut être commandée sur <a href="/services/brochures-livres/commander" class="link link--internal">notre site web</a>. Et elle existe aussi en version en ligne sur <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/e/csm_ferienjob-junge-frau-cafebar_iStock-highwaystarz-617895934_dc3eaa6489.webp" length="274312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10722</guid><pubDate>Mon, 23 Jun 2025 11:58:06 +0200</pubDate><title>Solidarité et participation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/conference-solidarite-et-participation</link><description>Conférence sur la migration de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réponses syndicales au populisme de droite et à la haine</p><p>Dans le monde entier, l'extrême droite travaille main dans la main avec les milliardaires, les libertariens et les milieux fondamentalistes contre les travailleurs et travailleuses. En attisant la haine à l’égard des migrant-e-s, elle occulte vrais problèmes. Les questions de redistribution des richesses de la société sont refoulées, la sécurité sociale et le droit du travail démantelés.</p><p>En Suisse aussi, une partie de l'élite économique mise sur le nationalisme et la xénophobie. Par exemple avec la dangereuse initiative de l'UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! », qui attaque frontalement la libre circulation des personnes et la protection des salaires.</p><p>Le mouvement social et syndical doit s'affirmer face à cette alliance entre l'extrême droite, les milliardaires de la technologie et les néoliberaux. Nos armes les plus puissantes sont notre cohésion et notre engagement en faveur du progrès social, de la prospérité équitablement répartie et de la solidarité.</p><p>Lors de la Conférence de l'USS sur la migration, nous voulons discuter du danger du populisme de droite et échanger sur les stratégies syndicales pour l'inclusion et la participation. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons repousser les attaques contre nos droits et lutter pour l'égalité.</p><p><strong>13 septembre 2025, 9h30 - 16h45, Berne, Unia (Weltpoststr. 20)</strong></p><p><a href="http://www.uss.ch/inscription-cm-25"><strong>Inscription à la conférence</strong></a></p><h3 class="heading--h5">Programme</h3><p>09h30 Arrivée et café<br>10h00 <strong>Ouverture</strong><br>10h15 <strong>Discours d'introduction</strong> de Pierre-Yves Maillard (USS)<br>10h30 <strong>Table ronde</strong> « Lutte contre le populismue de droite » avec Vania Alleva (Unia), Lisa Mazzone (les VERT-E-S), Alessandro Pelizzari (HETSL) und Damir Skenderovic (Université de Fribourg). Modération : Kaspar Surber (WOZ)<br>11h30 <strong>Questions</strong> de public<br>12h15 <strong>Action photo&nbsp;</strong><br>12h30 Pause de midi<br>14h00 <strong>Introduction aux groupes de travail</strong><br>14h15<br><strong>1.) Arguments &amp; stratégies contre l'initiative de l'UDC</strong> avec Urban Hodel (USS) et Marie Saulnier Bloch (Unia)<br><strong>2.) Initiative pour la démocratie</strong> avec Agnese Zucca et Tarek Naguib (Action Quatre Quarts)<br><strong>3.) Micro-combats</strong> avec Sophie Guignard (Solidarité sans frontières) et Itziar Marañón (Campax)<br>15h30 Pause café<br>15h45 <strong>Retour en plénière,</strong> compte-rendu des groupes de travail<br>16h00 <strong>Résolution &amp; propositions</strong><br>16h45 <strong>Clôture</strong></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/f/csm_190330_SGB-Miko_IMG_8815_79278cfc74.webp" length="206716" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10720</guid><pubDate>Thu, 19 Jun 2025 11:46:00 +0200</pubDate><title>La Banque nationale doit mener une politique monétaire plus active et accroître sa marge de manœuvre actuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-doit-mener-une-politique-monetaire-plus-active-et-accroitre-sa-marge-de-manoeuvre-actuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la décision de politique monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’abaissement du taux directeur décidé aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) s’avère indispensable, au vu tant de l’appréciation du franc que du renchérissement négatif. Il ne suffira toutefois pas à stopper la hausse du franc. Sans surprise, la BNS est sous pression. Elle le doit notamment à sa politique monétaire des dernières années. La politique monétaire de la Suisse aurait besoin d’une refonte en profondeur.</p><p>Le franc s’est à nouveau apprécié ces dernières semaines, au grand dam de l’économie suisse. Dans sa politique de taux d’intérêt, la BNS peut basculer dans le territoire négatif, afin d’assouplir encore un peu plus sa politique monétaire. Sa marge de manœuvre à la baisse est cependant limitée.</p><p>À sa conférence de presse d’aujourd’hui, la BNS n’a guère parlé de changement de cours. Il en allait différemment autrefois. La BNS signalait toujours plus ou moins clairement aux acteurs du marché des devises le cours du franc qu’elle visait à maintenir. Une telle communication aurait déjà eu un effet stabilisateur, sans même obliger la BNS à adapter ses taux d’intérêt.</p><p>La situation actuelle montre que la politique monétaire suisse doit accroître sa marge de manœuvre. La BNS devrait à nouveau se faire une idée plus précise du cours du franc souhaitable pour l’économie suisse. Et communiquer ce cours au moins de manière indirecte et implicite, comme elle l’avait fait lors de l’envol du franc ayant suivi la crise financière. En outre, la Suisse aurait à nouveau besoin d’un peu plus de renchérissement. Des taux d’intérêt nominaux plus élevés conféreraient à la BNS une plus grande marge de manœuvre dans des situations difficiles, sans l’obliger à instaurer d’emblée des taux négatifs. La définition de la stabilité des prix autorise d’ailleurs une hausse annuelle des prix à la consommation de 2 %.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10717</guid><pubDate>Tue, 17 Jun 2025 16:16:44 +0200</pubDate><title>Grande manifestation nationale: Solidarité avec Gaza - Le Conseil fédéral suisse doit enfin agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nationale-grossdemo-solidaritaet-mit-gaza-der-schweizer-bundesrat-muss-endlich-handeln</link><description>Appel à la manifestation le 21 juin, à 16h00, à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p>De plus en plus d’organisations, dont Amnesty International, affirment qu’Israël commet un génocide contre les palestinien.ne.s à Gaza. Les intentions de nettoyage ethnique ont été exprimées clairement par le gouvernement Israelien. Les crimes de guerre du 7 octobre 2023 du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens ne justifient en rien les actes génocidaires et crimes de guerre commis par Israël.</p><p>L’armée israélienne a tué plus de 54’000 personnes en un an et demi, dont au moins 15’000 enfants. Ce bilan ne prend pas en compte toutes les morts indirectes et les corps encore sous les décombres à ce jour. A cela s’ajoute l’usage délibéré de la famine comme arme de guerre sur plus de deux millions d’habitants de la bande de Gaza et la politique d’occupation et d’apartheid excercée de longue date par Israel dans les territoires occupés qui est clairement contraire au droit international.</p><p>En tant qu’Etat dépositaire des Conventions de Genève et siège du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la Suisse a une responsabilité particulière. L’inaction, en particulier du DFAE, est inacceptable et doit changer immédiatement.</p><p><strong>Nous demandons au Conseil fédéral de :</strong></p><ol><li>S’engager activement pour l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat, durable et contrôlé par la communauté internationale, ainsi que pour la levée sans délai du blocus de Gaza.</li><li>Condamner clairement les crimes de guerre documentés commis par Israël et soutenir toutes les initiatives visant à empêcher tout déplacement forcé ou expulsion illégale de la population de Gaza et de Cisjordanie.</li><li>Reprendre sans délai le financement de l’aide humanitaire d’urgence à Gaza via l’UNRWA en débloquant au minimum les fonds annuels versés jusqu’en 2023.</li><li>Mettre un terme sans délai à toute coopération militaire avec Israël ainsi qu’aux exportations liées à la sécurité.</li><li>Interdire aux entreprises suisses toute participation à l’occupation des territoires palestiniens – en particulier en matière d’armements, de technologies à double usage et de systèmes de surveillance.</li><li>Reconnaître sans réserve le droit du peuple palestinien à l’autodétermination collective et s’engager résolument pour sa mise en oeuvre concrète.</li><li>OEuvrer à la libération de tout.e.s les otages et les prisonniers détenus arbitrairement en Israël et dans le territoire palestinien occupé,<br>conformément au droit international.</li></ol><h3 class="heading--h5">Lieu et date</h3><p>Samedi le 21 juin, à 16h00, Schützenmatte, Berne&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Code de conduite</h3><p>Cet appel à manifester est porté par une coalition d’organisations et d’acteurs politiques oeuvrant pour un engagement plus courageux de la Suisse face à la situation et pour une mise en oeuvre des revendications adressées au Conseil Fédéral. Cette manifestation est autorisée et pacifique, ouverte et accessible à toute personne souhaitant adresser des revendications claires au Conseil fédéral. La propagande haineuse, le racisme, l’islamophobie ou l’antisémitisme ne seront pas tolérés.</p><h3 class="heading--h5">Soutien</h3><p>À la date du 12 juin 2025, les organisations suivantes soutiennent l’appel : Palestine solidarity Switzerland, Campax, PS Suisse, JVJP (Voix juive pour la démocratie et la justice en Israël/Palestine), Amnesty, Unia, Union syndicale suisse, jeunes vert·e·x·s, JS Suisse, Les vert·e·s, GSsA</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_250621_gazademofr-kl_1e2e7f7586.webp" length="100264" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10683</guid><pubDate>Tue, 17 Jun 2025 10:37:55 +0200</pubDate><title>L’USS dénonce l’attaque frontale menée contre les bas revenus et la démocratie directe</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-denonce-lattaque-frontale-menee-contre-les-bas-revenus-et-la-democratie-directe</link><description>Du jamais vu : le Parlement vise à réduire les salaires par une loi fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national a décidé aujourd’hui d’interdire les salaires minimums cantonaux, en adoptant la modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application des conventions collectives de travail (LECCT, 24.096). Pour la première fois de l’histoire, il est prévu de réduire les salaires par le biais d’une loi fédérale. Les travailleuses et travailleurs percevant de bas salaires gagneraient encore moins. Si le Conseil des États adopte à son tour le projet, des décisions populaires prises démocratiquement se verraient vidées de leur substance. En outre, la participation de la population au niveau cantonal, un des acquis du fédéralisme, serait gravement limitée. Des instruments de lutte contre la sous-enchère salariale dont l’efficacité n’est plus à démontrer deviendraient caducs, dans les régions frontalières notamment. En cherchant à affaiblir la protection des salaires avant les scrutins imminents sur l’Europe, les employeurs jouent avec le feu et mettent en péril la fructueuse politique d’ouverture à l’UE assortie de garde-fous sociaux. L’Union syndicale suisse appelle le Conseil des États à stopper cette loi de baisse des salaires.</p><h3 class="heading--h5">Attaque contre les bas salaires, au mépris de la volonté populaire</h3><p>Dans des cantons comme Genève et Neuchâtel ou des villes comme Zurich et Winterthour, les citoyennes et citoyens ont décidé démocratiquement d’instaurer des salaires minimums. Ces derniers protègent de la pauvreté et renforcent le pouvoir d’achat, sans mettre en péril les emplois. Or ce sont précisément ces succès que le Parlement veut aujourd’hui gâcher. Les femmes travaillant dans l’hôtellerie-restauration, dans le commerce de détail, dans les salons de coiffure ou le nettoyage seraient particulièrement touchées. À Genève, une coiffeuse qualifiée et possédant de l’expérience professionnelle perdrait jusqu’à 250 francs par mois. Personne ne serait épargné, car la loi interdirait d’instaurer de nouveaux salaires minimums cantonaux, et donc la population de tous les cantons verrait ce droit populaire lui échapper.</p><h3 class="heading--h5">Affaiblissement de la démocratie et de la protection des salaires</h3><p>L’attaque menée contre les salaires minimums légaux constitue un dangereux précédent, en annulant des décisions prises en démocratie directe. La Constitution et le fédéralisme sont bafoués – uniquement pour que les employeurs puissent verser des salaires plus bas. Une telle manière d’agir est aussi problématique pour la politique européenne, car les salaires minimums cantonaux sont un instrument important de lutte contre la sous-enchère salariale, dans le cadre de la libre circulation des personnes. Avec la présente modification de loi, un pilier majeur de la protection des salaires disparaîtrait.</p><h3 class="heading--h5">La collectivité passe à la caisse – les employeurs réalisent des économies</h3><p>En cas de mise en œuvre du projet, des milliers de personnes qui travaillent se retrouver à gagner moins de 4000 francs. Il leur faudrait se débrouiller avec plusieurs centaines de francs en moins par mois. Beaucoup devraient faire appel à l’aide sociale – ce serait à la collectivité d’en assumer les coûts, tandis que les employeurs maximiseraient leurs profits.</p><p>Dans une lettre adressée au Parlement, les gouvernements cantonaux dénoncent un empiètement sur l’autonomie des cantons et le non-respect des décisions prises par les citoyennes et citoyens à l’échelon cantonal. Selon la Constitution fédérale, les cantons ont la compétence d’intervenir sur le terrain de la politique sociale – et donc de fixer des salaires minimums pour lutter contre la pauvreté. Le Tribunal fédéral a clairement confirmé cette compétence. Or la modification prévue de la LECCT vise précisément à restreindre cette politique sociale cantonale. Le Conseil des États, chargé de représenter les cantons, est par conséquent appelé à stopper ce projet pendant qu’il en est temps.</p><p>L’USS se battra de toutes ses forces contre cette loi sur les baisses de salaire. Quiconque travaille doit pouvoir vivre de son salaire.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/2/csm_maillard-salaires-minimum_cbb43d8024.webp" length="48950" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10677</guid><pubDate>Mon, 16 Jun 2025 09:41:19 +0200</pubDate><title>Deux tiers des apprenti-e-s se plaignent de troubles psychiques dus aux pressions subies</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/deux-tiers-des-apprenti-e-s-se-plaignent-de-troubles-psychiques-dus-aux-pressions-subies</link><description>Résultats inquiétants de la vaste enquête menée auprès des apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une enquête représentative réalisée par le centre de compétences en psychiatrie WorkMed auprès de 49 000 apprenti-e-s de toute la Suisse confirme les résultats alarmants de l’enquête que le syndicat Unia avait consacrée en 2024 aux jeunes en formation : beaucoup d’apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques et manquent de soutien dans le système de formation professionnelle. L’Union syndicale suisse (USS) appelle à agir rapidement. La première grande étape consistant à rallonger les vacances pendant l’apprentissage – cinq semaines, c’est bien trop peu. Ce week-end, 95'000 apprenti-e-s et jeunes ont signé la pétition au Conseil fédéral « 8 semaines de vacances pendant l’apprentissage » (<a href="https://oui.8semaines.ch/signer">8-semaines.ch</a>). Leur souffrance est bien réelle, et la nécessité d’agir est évidente. Il faut revaloriser l’apprentissage – en reconnaissant davantage cette filière et en y introduisant plus de vacances.</p><h3 class="heading--h5">Près des deux tiers des apprenti-e-s souffrent de troubles psychiques</h3><p>61 % des participant-e-s à l’enquête ont indiqué avoir rencontré des problèmes psychiques pendant leur apprentissage. Concrètement, 60 % des apprenti-e-s interrogés relèvent que leurs conditions d’apprentissage ont déclenché ou aggravé leurs problèmes. La moitié de ces personnes – soit près de 30 % des apprenti-e-s interrogés – précisent que les problèmes subis les perturbent dans leur apprentissage. L’enquête est on ne peut plus claire : les souffrances psychiques constituent une raison essentielle des abandons en cours d’apprentissage.</p><h3 class="heading--h5">Deux soucis majeurs : les longues journées de travail et le manque de vacances</h3><p>63 % des apprenti-e-s signalent comme principaux soucis rencontrés leurs trop longues journées de travail, le manque de vacances et la peur du surmenage scolaire. Autre sujet de préoccupation, les entreprises formatrices se montrent peu compréhensives quand ils ou elles commettent des erreurs ou rencontrent des difficultés personnelles (60 %). Quant aux facteurs-clés de réussite de l’apprentissage ou aux bonnes raisons de recommander à d’autres jeunes leur entreprise formatrice, les apprenti-e-s citent fréquemment l’estime témoignée par une équipe prête à les soutenir (48 %) et une ambiance de travail agréable (25%).</p><h3 class="heading--h5">Un jeune sur cinq songe à interrompre son apprentissage</h3><p>Seuls 56 % des apprenti-e-s recommanderaient sans hésiter leur entreprise formatrice, 33 % ne le feraient que sous certaines conditions et une personne sur dix (11 %) ne veut pas en entendre parler. C’est dans les micro-entreprises que la proportion de jeunes tentés d’abandonner est la plus élevée. Les raisons les plus souvent invoquées en pareil cas comprennent des problèmes rencontrés avec leur formatrice ou formateur (63 %), l’impression d’être pris pour des incapables, le malaise ressenti dans l’équipe et l’absence d’émulation. Au total, plus d’un cinquième (22 %) des personnes interrogées envisageaient de résilier leur contrat d’apprentissage au moment de l’enquête.</p><h3 class="heading--h5">Manque de soutien dans le système de formation professionnelle</h3><p>Malgré le stress psychique rencontré, 78 % des apprenti-e-s concernés n’ont pas eu droit au moindre entretien ni dans leur entreprise formatrice, ni à l’école professionnelle. Seuls 8 % ont parlé soit à l’autorité de surveillance de l’apprentissage, soit à l’office cantonal de la formation professionnelle. De même, seuls 2 % des apprenti-e-s ont recouru aux offres de conseil de leur école professionnelle ou de leur entreprise formatrice. Dans ce contexte, les priorités aux yeux des jeunes sont la gratuité de l’offre (51 %), son caractère confidentiel (49 %) et la garantie de l’anonymat (41 %). Or les structures de soutien en mesure de satisfaire à ces exigences sont rarissimes en Suisse. Il serait d’autant plus important de faciliter l’accès des syndicats aux écoles professionnelles, afin qu’ils puissent aider les apprenti-e-s à faire valoir leurs droits et à tirer parti des possibilités existantes, mais aussi de développer rapidement l’activité de travail social dans les écoles professionnelles.</p><h3 class="heading--h5">Besoin urgent d’agir pour renforcer l’apprentissage</h3><p>L’apprentissage est un pilier central de l’économie suisse. Les apprenti-e-s d’aujourd’hui seront les spécialistes de demain. Un diplôme de formation professionnelle favorise la mobilité sociale et renforce l’économie suisse. Les investissements se concentrent toutefois jusqu’ici sur le marketing des métiers et sur l’image de l’apprentissage, plutôt que sur les jeunes en formation et sur des améliorations substantielles de leurs conditions de formation et de travail. Les fonds publics destinés à la formation professionnelle initiale sont modestes en comparaison des investissements réalisés dans les hautes écoles. Et pourtant la formation d’apprenti-e-s en vaut la peine pour les entreprises, qui réalisent un bénéfice net moyen supérieur à 3000 francs par contrat d’apprentissage et par année de formation.</p><p>Le constat de l’étude de WorkMed est clair : plus les apprenti-e-s obtiennent de soutien de la part de leurs maîtres d’apprentissage et du corps enseignant et plus l’ambiance est bonne au sein de l’entreprise et à l’école professionnelle, plus leurs problèmes psychiques se font rares –les progrès étant d’autant plus rapides et la productivité accrue.</p><p>Les milieux économiques, le monde politique et la société auraient donc tout intérêt à améliorer les conditions offertes aux jeunes apprenti-e-s.</p><h3 class="heading--h5">L’USS appelle à agir rapidement et à revaloriser l’apprentissage</h3><p>Cela implique aussi de donner des marques de reconnaissance et d’estime concrètes et tangibles aux apprenti-e-s, qui en font beaucoup et dont un grand nombre sont au bord de l’épuisement. 8 semaines de vacances constitueraient une première étape concrète pour renforcer l’apprentissage – afin qu’en Suisse, le modèle à succès de la formation professionnelle ait encore de beaux jours devant lui.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_keyvisual_4x3_FR_kl_276d994edd.webp" length="61214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10679</guid><pubDate>Sat, 14 Jun 2025 17:14:00 +0200</pubDate><title>Pas de retour en arrière : des dizaines de milliers de personnes dans la rue pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-de-retour-en-arriere-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-dans-la-rue-pour-legalite-greve-feministe</link><description>14. juin 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd'hui, dans plus de 25 villes et communes de Suisse, des dizaines de milliers de personnes manifestent pour l'égalité, contre la discrimination et pour la défense des droits des femmes. L'égalité est encore loin d'être atteinte en Suisse. L'Union syndicale suisse (USS) exige des progrès rapides en matière d'égalité salariale, de meilleurs salaires dans les branches où les femmes sont majoritaires et une meilleure protection contre le harcèlement au travail. L'appel à manifester ce 14 juin avait été lancé par des collectifs féministes, diverses organisations et les syndicats.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">L'égalité est encore loin d'être atteinte en Suisse.&nbsp;</h3><p>Les femmes gagnent en moyenne chaque mois 1'364 francs de moins que les hommes, soit une différence de salaire de 16,2 %. Parallèlement, les femmes effectuent nettement plus de travail non rémunéré. Dans les métiers à majorité de femmes, les salaires sont particulièrement bas : plus de la moitié des femmes gagnent moins de 4'200 francs par mois, un quart même moins de 2'500 francs. Même après un apprentissage, 40 % des femmes n'atteignent même pas 5'000 francs.</p><h3 class="heading--h4">Les obligations légales sont ignorées</h3><p>Malgré l'obligation légale, de nombreuses entreprises ne procèdent pas à des analyses sérieuses de l'égalité salariale. Une évaluation externe de mars 2025 le montre : plus de la moitié des entreprises ignorent l'obligation d'analyse ou fournissent des données insuffisantes. La loi sur l'égalité reste ainsi largement inefficace. C'est pourquoi l'USS demande des contrôles obligatoires, des sanctions en cas de non-respect et une obligation légale d'agir en cas d'inégalités salariales constatées.</p><h3 class="heading--h4">Assurer l'égalité aussi dans les entreprises actives au niveau mondial</h3><p>Les attaques politiques croissantes dans le monde entier contre l'égalité ont aussi des effets en Suisse. Des entreprises comme Roche, Novartis ou UBS ont réduit leurs programmes internes d'égalité. L'USS met en garde contre un démantèlement sous la pression de courants autoritaires et exige des signaux politiques et économiques clairs pour le maintien des objectifs de diversité et d'égalité.</p><h3 class="heading--h4">L'initiative sur les crèches est centrale pour l'égalité</h3><p>L'année prochaine, l'initiative sur les crèches sera soumise à votation. L'USS soutient la revendication d'un droit légal à une garde d'enfants abordable et de bonne qualité pour toutes et tous, jusqu'à la fin de l'école primaire. L'objectif est de plafonner à 10 % du revenu le cout de la garde des enfants, d'améliorer les conditions de travail dans le secteur et de permettre une vraie conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.</p><h3 class="heading--h4">Tolérance zéro pour le harcèlement sexuel</h3><p>Une étude représentative réalisée sur mandat du Seco montre que le harcèlement sexuel est une réalité. Une femme sur deux en victime sur son lieu de travail. La protection et la prévention sont insuffisantes. L'USS exige une politique de tolérance zéro dans toutes les entreprises ainsi que des mécanismes clairs de signalement et de sanction.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/d/csm_230419_FemStreik_Fondviolet_FR_48e6a2178e.webp" length="40076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10675</guid><pubDate>Fri, 13 Jun 2025 07:30:00 +0200</pubDate><title>Appel au Conseil fédéral : huit semaines de vacances pendant l’apprentissage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/appel-au-conseil-federal-8-semaines-de-vacances-pendant-lapprentissage</link><description>Les apprenti-e-s lancent une campagne de revalorisation de l’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les apprenti-e-s en font beaucoup et manquent souvent de temps pour se reposer. Le stress fait partie de leur quotidien, et un contrat d’apprentissage sur quatre est résilié prématurément. Alors que les jeunes de leur âge fréquentant un gymnase ou une école de culture générale bénéficient de treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines par an pendant leur formation professionnelle de base. Cette différence de traitement est injuste. Des apprenti-e-s issus de plus d’une quinzaine de professions <a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" rel="noreferrer">lancent un appel au Conseil fédéral</a>. Ils ou elles exigent que leur filière de formation soit reconnue à sa juste valeur, avec notamment l’octroi de huit semaines de vacances aux jeunes en apprentissage. Cette revendication bénéficie d’un large soutien : outre la présidente de l’association faîtière des enseignants alémaniques (LCH) Dagmar Rösler, un médaillé d’or aux championnats du monde des métiers, Yunus Ruff (automaticien CFC), a signé la lettre ouverte. L’apprentissage est un pilier central de la Suisse, qu’il est temps de revaloriser et de rendre plus attrayant à l’aide d’une mesure concrète.</p><p>Dans une lettre ouverte au Conseil fédéral, l’Alliance « 8 semaines de vacances pendant l’apprentissage » a lancé aujourd’hui une campagne nationale visant à renforcer la formation professionnelle. Des apprenti-e-s issus d’une bonne quinzaine de professions, mais aussi des organisations de jeunesse, des enseignant-e-s et des expert-e-s en formation réclament ensemble davantage de temps de repos et de reconnaissance, en l’occurrence huit semaines de vacances pour l’ensemble des apprenti-e-s. Peu avant les vacances d’été, les inégalités de traitement sont flagrantes : alors que les jeunes inscrits au gymnase ou à l’école de culture générale ont treize semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq. C’est bien trop peu – et c’est aussi une des raisons pour lesquelles toujours moins de jeunes optent pour un apprentissage.</p><p><a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signer l'appel</a><br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Crise de l’apprentissage</strong></h3><p>L’apprentissage est souvent qualifié de voie royale et notre système de formation dual est considéré comme le modèle à succès de la Suisse, la perméabilité, la mobilité sociale et le faible taux de chômage des jeunes faisant partie de ses atouts. L’apprentissage s’avère en outre particulièrement efficace. Les entreprises formatrices profitent elles aussi sur le plan financier de leurs apprenti-e-s, en réalisant un bénéfice annuel net de 3000 francs en moyenne par contrat d’apprentissage. De nombreuses branches et entreprises sont ainsi tributaires de leurs apprenti-e-s et des spécialistes qu’elles formeront par la suite.</p><p>Or comme le montre une récente enquête du syndicat Unia, plus de la moitié des apprenti-e-s souffrent de stress, et un contrat d’apprentissage sur quatre est résilié prématurément. L’apprentissage risque toujours plus d’entrer en crise. La Suisse a besoin de spécialistes bien formés – ce qui suppose une formation attrayante. Depuis des années, il est question de la revalorisation nécessaire de l’apprentissage. Or aucune mesure concrète, aux résultats tangibles n’a été prise à ce jour. Il est donc temps d’agir dans ce sens, en accordant huit semaines de vacances à l’ensemble des apprenti-e-s. La mise en place de trois semaines de vacances supplémentaire ne pose aucun problème organisationnel, tout en apportant aux jeunes qui en bénéficieraient un réel soulagement et une précieuse reconnaissance.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Lettre ouverte au Conseil fédéral, sous forme de pétition</strong></h3><p>La lettre ouverte a pour signataires des apprenti-e-s et des maîtres d’apprentissage, des enseignant-e-s, des organisations de la jeunesse et des expert-e-s en formation. Les hyperliens ci-dessous vous donneront accès à la liste complète des premiers signataires et à la Plateforme de l’Alliance, avec la lettre ouverte au Conseil fédéral : <a href="https://oui.8semaines.ch/lettre/?source=cp" target="_blank" rel="noreferrer">8semaines.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_keyvisual_4x3_FR_kl_276d994edd.webp" length="61214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10672</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2025 12:08:17 +0200</pubDate><title>Victoire d&#039;étape importante pour un financement solide de la 13e rente AVS </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/victoire-detape-importante-pour-un-financement-solide-de-la-13e-rente-avs</link><description>Le Conseil des Etats prend ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse salue les décisions claires du Conseil des Etats en faveur d'un financement solide et ménageant le pouvoir d'achat de la 13e rente AVS.</p><p>Avec les décisions prises aujourd'hui, le Conseil des Etats garantit le besoin de financement à moyen terme de l'AVS de manière solidaire et en ménageant le pouvoir d'achat. Il faut s'en féliciter. Affaiblir l'AVS peu à peu – et viser ainsi le relèvement de l'âge de la retraite que le peuple a clairement rejeté – n'est pas la solution. L'Union syndicale suisse (USS) s'engagera pour que la décision d'aujourd'hui soit suivie au Conseil national.&nbsp;</p><p>Au lieu de l'augmentation insuffisante et unilatérale de la TVA proposée par le Conseil fédéral, le Conseil des Etats se prononce pour un financement mixte solide, solidaire et ménageant le pouvoir d'achat, en plusieurs étapes. Le financement partiel par les cotisations salariales est justifié car il assure un équilibre social. L'augmentation des cotisations salariales ne sera guère perceptible pour la population.</p><p>La décision claire de rejeter la réduction de la contribution fédérale à l'AVS proposée par le Conseil fédéral revêt également une importance particulière. C'est aussi un signal clair adressé au Conseil fédéral, qui souhaite économiser sur l'AVS dans le cadre du paquet d'allègement budgétaire. La Confédération ne peut pas se soustraire à ses responsabilités. C'est également décisif du point de vue de la répartition des richesses. En effet, par le biais de la contribution fédérale, les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent au financement de l'AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10669</guid><pubDate>Wed, 11 Jun 2025 15:06:01 +0200</pubDate><title>Manifestations et rassemblements dans toute la Suisse le 14 juin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/manifestations-et-rassemblements-dans-toute-la-suisse-le-14-juin-2025</link><description>Ensemble pour l’égalité : Pas de retour en arrière !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce samedi 14 juin, des rassemblements et des manifestations sont prévus dans 25 villes et communes dans toute la Suisse. En effet, l’égalité est encore loin d’être atteinte : les femmes gagnent en moyenne 1’364 francs de moins que les hommes, les professions comptant une importante proportion de femmes continuent d’être moins bien payées et une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail. Au niveau international, un renouveau de la droite conservatrice conduit à des attaques frontales contre des droits acquis de haute lutte. Au lieu de progrès, ce sont des reculs massifs qui menacent.&nbsp;</p><p>C’est pourquoi diverses organisations et collectifs féministes se mobilisent à nouveau cette année le 14 juin. L'Union syndicale suisse appelle à participer aux manifestations et demande aux employeurs et aux responsables politiques de prendre des mesures efficaces pour que l'égalité soit enfin réalisée (<a href="https://www.14juin.ch/appel/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">lire l'appel complet</a>)</p><h3><strong>Les revendications centrale des syndicats</strong></h3><ul><li><strong>Lutte contre les discriminations salariales :</strong> les analyses de l'égalité salariale menées jusqu'à présent ayant échoué, il faut maintenant des contrôles obligatoires et des amendes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires ou qui pratiquent de la discrimination.</li><li><strong>Augmentation des bas salaires :</strong> il faut améliorer les salaires dans les professions à majorité de femmes, et un salaire mensuel d'au moins 5 000 francs pour les personnes ayant effectué un apprentissage.</li><li><strong>Stop à la régression au plan international :</strong> il faut mettre fin au démantèlement, suite à l’évolution politique aux États-Unis, des programmes pour l’égalité des chances appliqués par des entreprises actives au niveau mondial.</li><li><strong>Accueil des enfants :</strong> les crèches doivent, comme l'école, devenir un service public universel.</li><li><strong>Combattre le harcèlement sexuel au travail :</strong> il est urgent de mettre en œuvre une politique contraignante de tolérance zéro.</li></ul><h3><strong>Aperçu des manifestations prévues (sélection)</strong></h3><p>Nous vous présentons un aperçu des manifestations prévue avec tous les détails et les autres événements ainsi que l'appel complet à manifester sur <a href="https://www.14juin.ch/" target="_blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>&nbsp;<br>&nbsp;</p><p><a href="https://www.14juin.ch/#programme" target="_blank" class="button button--red" rel="noreferrer">Voir le programme complet de toute la Suisse</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_14juni-14juin-sgb_88981dafc1.webp" length="18066" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10666</guid><pubDate>Tue, 10 Jun 2025 13:06:59 +0200</pubDate><title>Rendre les logements enfin abordables </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/rendre-les-logements-enfin-abordables</link><description>Signez maintenant l&#039;initiative sur les loyers !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise du logement fait rage et les loyers ne sont plus guère abordables. Pourtant, il ne se passe rien sur le plan politique depuis des années. Une initiative sur les loyers a désormais été lancée. Les syndicats la soutiennent, car elle permettrait enfin de rendre à nouveau les loyers plus abordables. L'un des plus grands problèmes de pouvoir d'achat des travailleurs et travailleuses sera ainsi efficacement atténué.</p><p>Depuis des années, la hausse des loyers est la principale menace sur le pouvoir d'achat pour des millions de ménages. Alors que les un-es ploient sous la charge des loyers, les caisses des autres sont pleines à craquer. D’après une étude souvent citée, les locataires ont payé en tout 10 milliards de francs de loyer en trop pour la seule année 2023. Cela signifie que le lobby immobilier a empoché cette somme sous forme de rendements abusifs.</p><h3 class="heading--h1 heading--h5">Les groupes immobiliers ont le vent en poupe</h3><p>Alors qu'en 2000, 31 % des logements loués appartenaient à des groupes immobiliers, ce chiffre est passé à 45 % aujourd'hui. En conséquence, toujours plus de logements servent d'« objets de rendement ». Les loyers explosent ainsi de manière disproportionnée au plus tard lorsqu'un tel « objet » est rénové. Et avant cela, les logements sont souvent massivement vidés de leurs occupant-e-s. Les familles et les retraité-e-s aux budgets serrés sont expulsés et ne peuvent plus se permettre de louer un autre logement à un nouveau loyer onéreux, encore moins dans le même environnement.</p><p>Ces 20 dernières années, les loyers ont augmenté de près de 25 %, les salaires malheureusement beaucoup moins. Comme le logement est le poste de dépenses le plus important dans presque tous les budgets des ménages, cette hausse pèse particulièrement sur les salarié-e-s, qui sont dans leur très grande majorité des locataires. Ces coûts supplémentaires grèvent très fortement leur pouvoir d'achat. À la fin du mois, ils ont de moins en moins d’argent dans leur porte-monnaie et peuvent donc de moins en moins se permettre d’en dépenser. Finalement, c'est l'ensemble de l'économie qui souffre de la soif de profit des sociétés immobilières.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Que demande l’initiative sur les loyers ?</h3><p>Le droit du bail fixe aujourd'hui la manière dont les loyers doivent être calculés. Les frais effectifs induits doivent être couverts et un rendement raisonnable, c’est-à-dire plafonné, doit pouvoir être atteint. La jurisprudence du Tribunal fédéral indique aujourd'hui un rendement net maximal autorisé de 3,5 % (taux d'intérêt de référence plus 2 %). Mais dans la pratique, ce taux est de souvent et de manière générale dépassé. Dans la réalité, on exige aujourd'hui fréquemment un loyer aussi élevé que possible au lieu d'un loyer conforme à la loi. Les rendements abusifs sont monnaie courante. Cette situation concerne surtout les personnes qui doivent chercher un nouveau logement dans des villes où le parc de logements est limité. Toutefois, le problème se propage rapidement aussi en dehors des centres, surtout dans les agglomérations et les régions touristiques. Et pourquoi cela ? Parce que les loyers ne sont presque nulle part systématiquement contrôlés. Or c'est précisément ce que demande l'initiative sur les loyers.</p><p>Une chose est certaine : les loyers ne baisseront jamais d'eux-mêmes pour atteindre un niveau conforme à la loi. Par conséquent, il faut instaurer un contrôle légal obligatoire des loyers (avec possibilité d'adaptation par la suite). C'est exactement ce que veut l'initiative sur les loyers. Seul un contrôle automatique et régulier des loyers peut garantir que ces derniers soient fixés correctement. L'effet préventif de ces contrôles devrait à lui seul entraîner un mouvement positif.</p><p>En plus du contrôle des loyers qu'elle exige, l'initiative sur les loyers inscrira une fois pour toutes dans la Constitution que les loyers ne doivent pas dépasser un rendement équitable. L’initiative garantirait que les groupes immobiliers ne puissent plus se contenter d'invoquer des formulations légales élastiques ou des jugements de tribunaux qui les arrangent.</p><p><strong>C'est pourquoi, pour faire enfin baisser les loyers, il faut signer maintenant l'initiative populaire.</strong><br>[<a href="https://initiative-loyers.ch/">Commandes de feuilles de signatures sur la page de la campagne</a>]<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/f/csm_Mietpreisinitative_FR_cf8998e4c1.webp" length="55090" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10664</guid><pubDate>Tue, 10 Jun 2025 08:49:47 +0200</pubDate><title>L’ouverture du marché est dysfonctionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/louverture-du-marche-est-dysfonctionnelle</link><description>Accord sur l’électricité entre la Suisse et l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'accord prévu sur l'électricité contraindrait la Suisse à ouvrir intégralement son marché de l'électricité. Cela signifie que le système suisse actuel d'approvisionnement de base protégé devrait être démantelé et qu'il ne resterait plus qu'un modèle amputé. Cela ne voudrait rien dire de bon pour les ménages privés, pas plus que pour la transition énergétique.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">L'électricité : banale, mais absolument indispensable&nbsp;</h3><p>Le courant électrique est un produit aussi banal que vital. D'une part, il est totalement invisible, inodore et uniforme ; d'autre part, il est l'ingrédient de base indispensable à presque tous les aspects de la vie sociale et économique. Pour les ménages privés, il est donc essentiel que l'électricité soit toujours fiable et qu'ils soient alimentés en courant à des prix stables et équitables. Contrairement aux préférences des un-e-s et des autres en matière de chips ou de biscuits, la plupart des gens ne se soucient cependant pas de la couleur du logo de leur fournisseur d'énergie ou des modalités de connexion à son Espace client. Du point de vue des consommateurs et consommatrices, il n'y a par conséquent pas grand-chose à attendre du libre choix du fournisseur d'électricité : l'électricité reste de l'électricité et la nouvelle « expérience client » faite lors du changement de fournisseur d'électricité est donc des plus modestes. La fiabilité de l'approvisionnement en électricité et le prix de celle-ci restent vraiment les seuls éléments décisifs pour l’ensemble des ménages et des entreprises. Or, à moyen et long terme, ces deux facteurs ne peuvent pas être influencés par des décisions individuelles de consommation, mais résultent intégralement de l'architecture de l'approvisionnement en électricité. Le développement rapide des énergies renouvelables, soit le tournant énergétique, la stabilité et l'extension nécessaire des réseaux électriques, la numérisation de la distribution et, de ce fait, l'optimisation de la demande en fonction du temps, tels sont les facteurs qui détermineront à moyen et long terme le niveau des prix de l'électricité et la sécurité de l'approvisionnement de la population suisse ; non pas les bienfaits qui seraient à tirer du libre choix du fournisseur d'électricité.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Prix de l’électricité : en Suisse, pas de coup de massue du jour au lendemain&nbsp;</h3><p>Si le libre choix du fournisseur d'électricité prévu pour les petits client-e-s n'était qu'un gadget sans grande valeur ajoutée, on pourrait s'en accommoder. Mais l'ouverture du marché est liée à des inconvénients et des dangers considérables, tant du point de vue des consommateurs et consommatrices que de celui des producteurs. Tout d'abord, du côté de la consommation : là où le libre choix existe depuis des années, comme en Allemagne ou en Angleterre, les ménages sont totalement exposés aux aléas du marché. Ils en ont fait brutalement les frais lors de la crise du prix de l'électricité qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Dans certains pays, les tarifs moyens de l'électricité pour les ménages ont presque triplé du jour au lendemain. En Angleterre, alors que le prix du kilowattheure était de 10,5 centimes d'euro en mars 2021, il était passé en moyenne à 28,1 centimes d'euro une année plus tard et il existe des exemples encore plus extrêmes dans certains cas. Ce choc des prix a fait basculer des millions de ménages dans la pauvreté à travers l'Europe, ce qui a nécessité l'adoption de mesures de soutien sociopolitiques telles que le fameux « plafonnement des prix de l'électricité ». Dans l'approvisionnement de base suisse, les prix sont cependant restés stables dans un premier temps et n'ont été augmentés pour 2023 et 2024 qu'avec les modifications tarifaires autorisées une seule fois par an. Les augmentations de prix ont certes été substantielles en Suisse également, mais leur ampleur a été bien moindre, avec une hausse de 7,9 centimes/kilowattheure à 15,6 centimes/kilowattheure répartie et lissée sur deux ans ; et elles ont pu être anticipées longtemps à l'avance pour les clients finaux. &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Frustration des petits consommateurs et consommatrices de l'UE&nbsp;</h3><p>Sur le marché européen ouvert, les petits client-e-s ne sont cependant pas uniquement confrontés à des prix de l'électricité élevés et très fluctuants. Il n'est pas rare qu'ils doivent aussi faire face à la faillite soudaine du fournisseur qu'ils ont choisi. Sur le marché libre, l'électricité est un objet de spéculation. En conséquence, d'innombrables entreprises de commercialisation et de négoce s'y bousculent avec des stratégies agressives destinées à attirer les client-e-s ; cela, sans produire elles-mêmes un seul kilowattheure d'électricité. En cas de spéculations malheureuses, les ménages concernés se retrouvent soudainement sans fournisseur. Par conséquent, afin d'éviter les arnaques, les faillites et les coupures de courant, l'Union européenne (UE) a dû mettre en place un cadre réglementaire compliqué et administrativement lourd pour garantir la protection des consommateurs et consommatrices. Avec l'ouverture du marché, un tel cadre réglementaire devra également être créé en Suisse. C’est une absurdité, car, au lieu d'essayer dès le départ d'éliminer à grands frais les problèmes induits par l'ouverture du marché, on pourrait aussi tirer les leçons des mauvaises expériences qui ont été faites et renoncer à cette ouverture.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Le tournant énergétique risque d'être ralenti&nbsp;</h3><p>Concernant la production, la question décisive est incontestablement de savoir si l'ouverture du marché de l'électricité accélère le tournant énergétique, c'est-à-dire si elle accélère le développement massif et rapide des énergies renouvelables, ou si elle ne risque pas plutôt de le ralentir. Pourquoi de nombreux arguments plaident-ils en faveur de la seconde alternative ? Tout investisseur a besoin de sécurité en matière de planification. Pour l'infrastructure électrique, cela signifie que les entreprises d'approvisionnement en énergie doivent pouvoir prévoir dans une certaine mesure quelle quantité d'électricité elles pourront vendre pendant de nombreuses années et à quel prix. L'ouverture du marché a cependant l'effet inverse : les actuels gestionnaires de réseau de distribution y seront exposés à la concurrence et devront faire leurs preuves. Parallèlement, ils seraient toujours tenus par la loi de fournir l'approvisionnement de base résiduel optionnel, mais ne sauraient pas aujourd'hui combien de client-e-s souhaiteraient acheter de l'électricité demain, ni à quel prix. Une seule chose est claire : le nombre de client-e-s approvisionnés dans le cadre de l'approvisionnement de base et au-delà varierait alors beaucoup plus fortement. Et ce, de plus en plus rapidement, car selon l'accord négocié, à moyen terme, on ne pourra plus changer de fournisseur d'électricité tous les ans comme actuellement, mais bientôt en l’espace de 24 heures seulement ! Ce qui variera aussi fortement, c'est le prix de l'électricité, car les entreprises énergétiques doivent bien sûr acheter aux prix du marché l'électricité qu'elles ne produisent pas elles-mêmes. On couperait ainsi l’herbe sous les pieds des gestionnaires de réseau de distribution, ou on affaiblirait considérablement leur sécurité de planification et d'investissement, au moment même où l'on exige d'eux un engagement maximal pour investir dans l'avenir des énergies renouvelables. L'ouverture du marché risque donc clairement de freiner la transition énergétique. C’est pourquoi le CEO de Swisspower, l'association des services industriels suisses, s'est par exemple exprimé comme suit dans la NZZ au sujet de l'accord sur l'électricité : « Je crains toutefois que la libéralisation complète du marché de l'électricité qui en résulte ne retarde plutôt le développement de la production d'électricité renouvelable dans notre pays », des propos qu’il justifie par l'effet inhibiteur sur les investissements qu’aura la plus grande volatilité des prix sur un marché de l'électricité ouvert.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">EWZ vs EKZ : un exemple concret éloquent&nbsp;</h3><p>Pour terminer, voici un exemple zurichois concret : l'Elektrizitätswerk der Stadt Zürich (EWZ) fournit à la population de la ville de Zurich 100 % d'électricité renouvelable indigène provenant en majeure partie de ses propres centrales hydroélectriques dans les Alpes grisonnes ainsi que de participations à des centrales partenaires. Selon la loi, cette électricité doit aujourd'hui être fournie aux petits client-e-s aux coûts de production, ce qui représente, pour les habitant-e-s de la ville de Zurich, 7,7 centimes par kilowattheure (année en cours). Le tarif énergétique de la ville de Zurich est donc inférieur de 6 centimes à la valeur médiane suisse (13,7 ct./kWh). Au-delà des frontières de la ville, le fournisseur local d'énergie dans la plupart des communes zurichoises est l'Elektrizitätswerke des Kantons Zürich (EKZ). L'EKZ dispose certes d'une substantielle production propre renouvelable, mais elle ne peut couvrir que tout juste 31 % des besoins en électricité (exercice 2023/2024). Le reste de l'électricité doit être acheté en plus, ce qui, pendant ces dernières années de prix élevés sur le marché, a fortement influencé le prix final pour les petits client-e-s : pour l'année tarifaire en cours, le prix (net) de l'électricité d'EKZ s'élève à 15,7 centimes le kilowattheure, soit plus du double du tarif d'EWZ. Conclusion : les client-e-s d'EKZ ont été indirectement exposés au marché – donc aux prix de l'électricité très fluctuants et en principe très élevés de ces dernières années, et ils en ont littéralement payé le prix fort. Des prix plus bas et un approvisionnement sûr ne sont en revanche possibles qu'avec une production nationale aussi développée que possible grâce aux énergies renouvelables, comme le montre de manière impressionnante l'exemple d'EWZ.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10662</guid><pubDate>Fri, 06 Jun 2025 11:33:09 +0200</pubDate><title>Contrôle des salaires insuffisant dans de nombreux cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/controle-des-salaires-insuffisant-dans-de-nombreux-cantons</link><description>Rapport sur les mesures d&#039;accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une protection salariale forte est un enjeu important pour les travailleuses et travailleurs. C’est ce que montre le rapport publié aujourd’hui par le SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (Rapport FlaM). Partout où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes. La protection des salaires reste hélas lacunaire. En effet, de nombreux cantons ne mettent pas correctement en œuvre les mesures d’accompagnement prévues. Il incombe aux cantons d’effectuer davantage de contrôles et d’édicter des salaires minimums impératifs, en cas de sous-enchère répétée aux salaires usuels.</p><p>En 2024, les contrôleuses et contrôleurs ont vérifié près de 140 000 salaires pratiqués par des employeurs suisses ou par des entreprises étrangères détachant du personnel en Suisse. Des salaires trop bas ou une indépendance fictive ont été découverts dans près d’une entreprise sur cinq. Dans les branches possédant des conventions collectives de travail (CCT) avec des salaires minimums clairement définis, 31 % des entreprises contrôlées versent même des salaires insuffisants. En ce qui concerne les branches dépourvues de CCT déclarée de force obligatoire (CCT étendue) ou de contrat-type de travail (CTT), certains cantons ont fixé des critères trop bas pour les salaires usuels dans la localité ou la branche. Avec pour résultat que même des employeurs pratiquant la sous-enchère salariale passent au travers des contrôles.</p><h3 class="heading--h5">Les employeurs suisses fautifs refusent de verser des salaires corrects</h3><p>Dans les branches dotées d’une CCT étendue ou d’un CTT, les employeurs fautifs sont sanctionnés et le salaire manquant doit être versé rétroactivement. Dans les autres branches, les employeurs versant des salaires trop bas sont seulement invités lors de « procédures de conciliation » à adapter leurs rémunérations. Neuf entreprises de détachement sur dix ne payant pas assez ajustent leurs salaires. Cependant, seul un employeur suisse fautif sur deux le fait, l’autre moitié refusant de verser des salaires corrects.</p><h3 class="heading--h5">Les cantons n’en font pas assez dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</h3><p>La loi est claire : en cas de sous-enchère salariale répétée, un CTT prévoyant des salaires minimums doit être édicté ou il faut déclarer de force obligatoire la CCT en vigueur. Or il est rarissime que de telles mesures soient adoptées, alors même que des salaires trop bas sont découverts à de nombreuses reprises dans tous les cantons et que bien souvent, les procédures de conciliation menées avec les employeurs se soldent par des échecs.</p><p>Les principales exceptions à la règle sont le Tessin et Genève. En 2024 aussi, ces deux cantons ont consciencieusement mis en œuvre les mesures d’accompagnement. Des contrôles ont régulièrement lieu – tout employeur établi au Tessin et n’étant pas soumis à une CCT étendue ou à un CTT est contrôlé tous les quatre ans en moyenne, les contrôles ayant lieu à Genève tous les dix ans. Ces deux cantons édictent en outre des salaires minimums par voie de CTT, s’ils constatent des cas de sous-enchère salariale répétée. Sur les 25&nbsp;CTT en place prévoyant des salaires minimums, 19 proviennent du Tessin ou de Genève.</p><p>La plupart des cantons font beaucoup moins de contrôles. En moyenne, les employeurs suisses n’étant pas soumis à une CCT étendue ou à un CTT sont contrôlés tous les 26 ans. En plus, la plupart des autres cantons refusent d’édicter des salaires minimums, alors même qu’ils constatent régulièrement des cas de sous-enchère abusive et que les procédures de conciliation échouent fréquemment. Parmi les cantons dont l’activité de contrôle s’approche de la moyenne et qui, bien qu’ils constatent de nombreuses infractions, ne prennent guère de mesures, il convient de citer Zurich, les deux Bâle, l’Argovie ou Fribourg.</p><p>La situation est pire encore dans les cantons n’effectuant que peu de contrôles et dont les taux d’infraction étonnamment faibles montrent qu’ils se contentent de critères minimalistes en matière de sous-enchère salariale. À l’instar de Zoug, du Valais, de Berne, de Soleure et de la Thurgovie, où les employeurs suisses ne font l’objet de contrôles que tous les 158, 150, 60, 56 ou 45 ans.</p><h3 class="heading--h5">Les mesures d’accompagnement doivent être mises en œuvre partout</h3><p>Comme le montre le rapport, les mesures d’accompagnement revêtent une grande importance et tout affaiblissement de la protection des salaires serait fatal. Trop d’employeurs ne respectent pas les salaires usuels dans la localité et la branche. Les cantons ont le devoir d’en faire davantage. Les mesures d’accompagnement doivent faire l’objet d’une mise en œuvre systématique :</p><ul><li>Là où les contrôles sont rares, il faut en faire davantage.</li><li>Il faut en finir avec la sous-enchère dans la définition des salaires usuels dans la localité ou la branche.</li><li>En cas de sous-enchère salariale répétée, des salaires minimums doivent être édictés, comme le prévoit la loi.</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_7f25818a14.webp" length="178286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10660</guid><pubDate>Wed, 04 Jun 2025 11:39:02 +0200</pubDate><title>Les femmes assument toujours la majorité du travail non rémunéré</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/frauen-uebernehmen-immer-noch-die-mehrheit-der-unbezahlten-arbeit</link><description>Office fédéral de la statistique : Travail non rémunéré 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les données de l'enquête suisse sur la population active (ESPA) publiées aujourd'hui par l'Office fédéral de la statistique (OFS) montrent que les femmes continuent de consacrer 60 % de leur temps de travail total à des heures de travail non rémunérées. Conséquences pour elles : elles gagnent moins et s'exposent à un risque de pauvreté accru avec des rentes plus faibles une fois à la retraite.</p><p>En 2024, les femmes ont consacré plus d'heures par semaine à du travail rémunéré et non rémunéré que les hommes : 54,3 heures pour ceux-ci et 57,2 heures pour elles. Elles assument toutefois une part nettement plus importante du travail non rémunéré. En moyenne, elles consacrent 61 % de leur temps de travail à du travail non rémunéré, la part de ce dernier chez les hommes n’étant que de 42 %.</p><h3 class="heading--h5">Des conséquences négatives pour les femmes ayant des enfants</h3><p>Cette répartition inégale est particulièrement marquée dans les couples qui ont des enfants en bas âge. Au sein des couples qui ont au moins un enfant de moins de 7 ans, les femmes consacrent en moyenne 63,1 heures aux tâches domestiques et familiales, contre 39,8 heures pour les pères. Les femmes investissent donc plus des trois quarts de leurs heures de travail dans des tâches non rémunérées, alors que pour les hommes, celles-ci représentent la moitié de leur temps de travail hebdomadaire total.</p><p>Les dernières données de l'ESPA confirment ainsi les résultats d'autres études : à l'arrivée d'un enfant, beaucoup de femmes réduisent leur activité professionnelle pour se charger de la plus grande partie des tâches domestiques et familiales. Cette répartition des tâches pèse non seulement sur le revenu, mais aussi sur les perspectives de carrière des femmes. La difficulté de concilier vie professionnelle et vie familiale avec des enfants en bas âge, qui résulte également de l'insuffisance et du coût excessif des places d'accueil des enfants et d'horaires de travail peu favorables à la famille, conduit les jeunes mères à sortir du marché du travail ou à réduire considérablement leur taux d'activité.</p><p>Même si les hommes consacrent de plus en plus de temps à du travail non rémunéré à la maison et pour la famille au fil des années, la répartition inégale du temps de travail au sein des couples reste un important défi pour les femmes. À long terme, cela impacte leur progression professionnelle, renforce les différences de revenus entre hommes et femmes et expose ces dernières à un risque accru de pauvreté, avec de faibles rentes une fois à la retraite.</p><h3 class="heading--h5">Une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale est nécessaire</h3><p>Le travail non rémunéré (de care, soit de soins et d’assistance) est un pilier important de la société et de l'économie. L'USS demande des mesures efficaces pour favoriser sa répartition plus équitable entre les sexes. À cet effet, nous demandons une meilleure prévisibilité des horaires de travail et des plannings communiqués longtemps à l’avance, afin de mieux pouvoir concilier vie professionnelle et vie privée. À l'avenir, il n'y aura pas d'autre solution que de développer l'accueil des enfants en tant que service public. L'État doit veiller à ce qu'il y ait suffisamment de places de crèche et de services d'accueil extrafamilial dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10657</guid><pubDate>Tue, 03 Jun 2025 10:46:11 +0200</pubDate><title>Non aux faux indépendants – le Conseil national tranche en faveur de la protection des travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-aux-faux-independants-le-conseil-national-tranche-en-faveur-de-la-protection-des-travailleurs</link><description>Coup d’arrêt à l’ubérisation du marché du travail – l’heure est à de meilleures mesures de protection</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national s’est prononcé aujourd’hui : l’initiative parlementaire visant à contourner le droit des assurances sociales a échoué. La protection des travailleuses et travailleurs est donc maintenue – y compris contre la menace croissance due aux faux indépendant-e-s. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de cette décision. Non sans exiger des mesures supplémentaires destinées à renforcer la protection des travailleuses et travailleurs et à faire systématiquement respecter leurs droits.</p><p>L’initiative parlementaire enterrée aujourd’hui par le Conseil national aurait conduit à considérer comme indépendantes, sur la base d’accords à la formulation trompeuse, des personnes exerçant de fait une activité salariée. Ce dangereux précédent aurait abouti à une multiplication des faux indépendant-e-s privés de droits en matière de sécurité sociale et de conditions de travail réglementées, ouvrant toute grande la porte à l’exploitation et à la sous-enchère salariale. La décision finale du Conseil national sur cette intervention parlementaire est une victoire de la raison – et surtout une victoire des travailleuses et travailleurs.</p><h3 class="heading--h5">La sécurité juridique doit primer sur les astuces contractuelles</h3><p>L’USS s’était d’emblée opposée avec véhémence au projet, au sein d’une vaste alliance formée avec d’autres syndicats, les associations patronales, les cantons, les organes d’exécution et le Conseil fédéral. Car la pratique actuelle distinguant entre travail indépendant et activité salariée a fait ses preuves. Elle protège les travailleurs sur la base de critères objectifs, comme l’existence d’un lien de subordination, la dépendance économique et l’intégration dans une organisation de travail, plutôt que sur de simples partis pris formels d’un contrat. L’initiative rejetée aujourd’hui aurait sapé ces principes et permis aux employeurs de se soustraire à leur responsabilité sociale, aux dépens des travailleurs et des collectivités publiques.</p><h3 class="heading--h5">L’heure est au respect rigoureux ainsi qu’à l’extension de la protection des travailleurs</h3><p>La décision du Conseil national est une victoire d’étape certes importante, mais loin d’être suffisante. Le problème des faux indépendants gagne en effet du terrain, dans l’économie de plateforme comme dans les emplois précaires du secteur des services ou dans les chaînes de sous-traitance reposant sur la division du travail. Or quiconque travaille mérite d’être protégé, indépendamment du modèle d’affaires de son employeur. L’USS s’engagera dès lors pour le renforcement de la protection des travailleuses et travailleurs et exige des améliorations légales ciblées :</p><p>• <strong>Présomption d’activité salariée pour le travail de plateforme</strong> : quiconque exerce une activité salariée ne doit pas avoir à prouver l’existence de rapports de travail – ce doit être à l’entreprise d’apporter la preuve de sa prétendue indépendance.<br>• <strong>Exercice collectif du droit à une décision en constatation</strong> : les syndicats devraient être habilités à faire trancher de manière contraignante, pour des groupes entiers de travailleurs, la question de la relation de travail – par analogie à la pratique établie en droit des migrations.<br>• <strong>Responsabilité des sous-traitants</strong> : les grands donneurs d’ordre doivent porter la responsabilité du respect des droits sociaux et du droit du travail tout au long de la chaîne de sous-traitance – comme c’est déjà en partie le cas aujourd’hui dans la législation sur les travailleurs détachés.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10651</guid><pubDate>Wed, 28 May 2025 10:53:00 +0200</pubDate><title>Ouverture des commerces : les décisions populaires doivent être suivies d’effets</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ouverture-des-commerces-les-decisions-populaires-doivent-etre-suivies-deffets</link><description>L’USS s’oppose à l’extension du travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 18 mai, les citoyen-ne-s saint-gallois ont refusé pour la quatrième fois de prolonger les heures d'ouverture des commerces. Dans d'autres cantons également, ce forcing a échoué à plusieurs reprises dans les urnes. Malgré cela, le Parlement fédéral veut ouvrir la porte à davantage de travail le dimanche : selon lui, au lieu de quatre dimanches d'ouverture des commerces, les cantons devraient à l'avenir pouvoir en autoriser jusqu'à douze, ce qui serait problématique en particulier pour les travailleurs et travailleuses ayant une famille. L'USS s'oppose fermement à une nouvelle libéralisation des heures d'ouverture des commerces.</p><p>Aujourd'hui déjà, les commerces du canton de Saint-Gall peuvent rester ouverts de 6 à 19 heures. La majorité du Grand Conseil, proche des employeurs, a malgré tout décidé d’étendre massivement ces heures d’ouverture. À la suivre, il aurait été possible d'ouvrir de 5 à 22 heures, y compris le samedi. Mais près de deux tiers des votant-e-s ont dit non. C'est donc la quatrième fois que les citoyen-ne-s saint-gallois rejettent de prolonger les heures d'ouverture des commerces.</p><p>Pour le moment, le personnel de vente peut respirer : aujourd'hui déjà, il souffre des longues journées de travail, d’une flexibilité permanente, d’un sous-effectif, sans oublier les bas salaires. De plus, étendre les heures d'ouverture aurait aussi touché d'autres branches, comme le nettoyage, la sécurité et la logistique. Le résultat clair de la votation est donc un signal important pour nombre de travailleurs et travailleuses.&nbsp;</p><p>Mais la prochaine contrainte menace déjà : le Parlement fédéral prévoit actuellement de mettre en œuvre une initiative cantonale du canton de Zurich. Selon elle, il deviendrait possible d'ouvrir les commerces jusqu'à douze dimanches par an, ce qui serait particulièrement problématique pour les employé-e-s ayant une famille. En semaine, ils ne voient en effet guère leurs enfants en raison des longues journées de travail et il n'est pas rare que le dimanche soit le seul jour où il leur est possible de passer du temps ensemble.</p><p>L'USS s'oppose à l'extension du travail dominical parce qu'il nuit à la santé. Les médecins du travail mettent en garde : moins de temps de repos augmente le risque d’épuisement professionnel et de dépression. Les familles souffrent en outre de la suppression du dimanche passé en commun. Et la cohésion sociale aussi s'en trouve affaiblie : le dimanche appartient au repos, à la culture, aux loisirs, pas au travail.</p><p>Les citoyen-ne-s ont clairement exprimé leur volonté : lors des trois quarts des votations populaire sur l’extension des heures d'ouverture des commerces, celle-ci a été rejetée, ces dernières années. Beaucoup de cantons renoncent même aux quatre dimanches d’ouverture sans autorisation actuellement autorisés. Pourquoi donc exercer encore plus de pression et ajouter des contraintes ? Il n'est pas nécessaire de libéraliser davantage. Et il faut respecter les décisions du peuple ainsi que les personnes qui se tiennent derrière les caisses des magasins.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10648</guid><pubDate>Tue, 27 May 2025 09:30:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS s&#039;oppose à l&#039;attaque contre les bas salaires et la démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-soppose-a-lattaque-contre-les-bas-salaires-et-la-democratie-salaires-mimums</link><description>Sans précédent : le Parlement veut baisser les salaires par la loi (motion Ettlin)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la mise en œuvre de la motion Ettlin (24.096), le Parlement veut, pour la première fois dans l'histoire, réduire les salaires par voie législative, au détriment de milliers de travailleuses et travailleurs dans les branches à bas salaires. Ce projet non seulement mettrait fin aux salaires minimaux cantonaux décidés par voie de démocratie directe, mais affaiblirait également la protection salariale liée à la libre circulation des personnes avec l'UE. L'Union syndicale suisse (USS) combattra par tous les moyens cette loi de baisse des salaires si elle est acceptée par le Parlement.</p><h3 class="heading--h5">Une attaque frontale contre les bas revenus et la volonté populaire</h3><p>À Genève et à Neuchâtel, les électeurs ont introduit des salaires minimaux lors de votations populaires. Ceux-ci ont produit leurs effets : des milliers de travailleuses et travailleurs, en particulier des femmes, touchent depuis des salaires plus élevés, sans que le chômage n’ait augmenté. Des salaires minimaux ont également été adoptés à Zurich, Winterthour et Lucerne. Et les études scientifiques montrent clairement que les salaires minimaux protègent contre la pauvreté, renforcent le pouvoir d'achat et ne mettent pas en danger les emplois.</p><p>Mais ces acquis sont aujourd'hui menacés. À l'avenir, les conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires inférieurs aux salaires minimaux cantonaux permettraient de déroger à ces derniers. «&nbsp;Pour la première fois dans l'histoire de la Suisse, le Parlement, à la demande d’organisations patronales, envisage de réduire les revenus de milliers de salarié-e-s en Suisse par le biais d'une loi fédérale et de détériorer par là la protection des salaires&nbsp;», explique Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS.</p><p>Cela signifierait moins d’argent à la fin du mois, malgré le oui du peuple, notamment pour les employé-e-s de l'hôtellerie-restauration, du commerce de détail ou des salons de coiffure. Vania Alleva, vice-présidente de l'USS et présidente d'Unia, précise&nbsp;: «&nbsp;À Genève, une coiffeuse qualifiée avec trois ans ou plus d'expérience professionnelle perdrait jusqu'à 250 francs par mois. Une employée semi-qualifiée dans le nettoyage textile perdrait même plus de 350 francs. Et dans l'hôtellerie-restauration, une employée titulaire d'un certificat fédéral de capacité verrait son salaire baisser de plus de 200 francs. C'est scandaleux&nbsp;!&nbsp;»</p><h3 class="heading--h5">Attaque contre la démocratie directe et la protection des salaires</h3><p>L'USS condamne cette attaque contre la démocratie directe : les décisions populaires sont contournées a posteriori, ce qui crée un dangereux précédent. Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, constate&nbsp;: «&nbsp;Le fédéralisme, c'est laisser les décisions se prendre au niveau le plus proche des citoyen-ne-s. Cette loi bafouerait notre Constitution et ses principes fondamentaux. Et pour quoi faire&nbsp;? Pour réduire les salaires des coiffeuses ou des employé-e-s de la restauration.&nbsp;»</p><p>Le projet est tout aussi explosif au vu du contexte de la politique européenne&nbsp;: les salaires minimaux cantonaux sont un instrument important pour empêcher le dumping salarial dans le cadre de la libre circulation des personnes avec l'UE. Si cet instrument disparaît, la Suisse perdra une mesure de protection efficace.</p><h3 class="heading--h5">Conséquences désastreuses pour les personnes concernées</h3><p>En 2014, les opposants à un salaire minimum national ont fait valoir qu'il n'était pas possible de payer le même salaire minimum à Zurich qu'au Tessin. C'est précisément pour cette raison que les cantons ont élaboré leurs propres solutions, adaptées au coût de la vie local. Ces salaires minimaux cantonaux fonctionnent sans problème. Leur suppression serait une attaque frontale contre des modèles fédéralistes qui ont fait leurs preuves. Pour Matteo Antonini, président de syndicom, une chose est claire&nbsp;: «&nbsp;Cette modification de la loi priverait les électrices et électeurs des cantons de la possibilité de fixer des salaires minimaux adaptés aux conditions locales. Il faut empêcher ce dangereux précédent&nbsp;».</p><p>Si le Parlement adopte le projet de loi, des milliers de travailleuses et travailleurs au salaire minimum perdront un revenu leur permettant de subvenir à leurs besoins. Beaucoup dépendraient alors des prestations complémentaires ou de l'aide sociale&nbsp;– la collectivité paierait la note, tandis que les employeurs verseraient moins de salaires et réaliseraient des profits plus élevés.</p><p>L'USS combattra de toutes ses forces ce projet antisocial et antidémocratique. Les gens qui travaillent doivent pouvoir vivre de leur salaire.</p><p><span style="font-family:&quot;NimbusSanNovMed&quot;,serif;font-size:11.0pt;"></span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10652</guid><pubDate>Tue, 27 May 2025 09:29:00 +0200</pubDate><title>Non au mépris pour les gens qui se lèvent tôt</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-au-mepris-pour-les-gens-qui-se-levent-tot</link><description>Discours de Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS lors de la conférence de presse sur l&#039;attaque contre les salaires minimaux cantonaux</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_Pierre-Yves_Maillard_c-yoshikokusano-pour-luss_9a7da9e683.webp" length="63532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10646</guid><pubDate>Fri, 23 May 2025 17:38:17 +0200</pubDate><title>Coupes claires dans les rentes de veuves au lieu de mesures pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/coupes-claires-dans-les-rentes-de-veuves-au-lieu-de-mesures-pour-legalite</link><description>La Commission du Conseil national refuse toute modernisation et décide de réduire drastiquement les rentes AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission sociale du Conseil national a décidé en première lecture de réduire de manière problématique les rentes de veuves. Au lieu d'adapter les rentes de survivant-e-s de l'AVS à l'évolution de la société et des structures familiales, la majorité de la commission mise sur des mesures de démantèlement sévères : elle continue de refuser aux parents non mariés une protection minimale en cas de veuvage. Même les rentes en cours ne seront pas protégées, bien que la situation des bénéficiaires n'ait pas changé. Une suppression ou réduction des rentes en cours est inacceptable pour l’Union syndicale suisse (USS). Elles entraîneraient en effet une grande insécurité, juridique comme matérielle, pour les femmes concernées. La suppression des rentes en cours est également contraire à l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Les juges avaient explicitement stipulé que la Suisse ne pouvait pas se prévaloir de cet arrêt pour réduire ou supprimer les rentes des femmes concernées.</p><p>Une fois de plus, ce sont principalement les femmes qui assument la responsabilité principale de l'éducation et de la prise en charge des enfants et des proches qui font les frais des décisions actuelles. L'USS s'engagera avec détermination pour qu'elles soient corrigées. En effet, les parents avec des enfants ont besoin d'une protection sociale particulière en cas de veuvage. L'USS reste convaincue que les prestations dans ce type de cas doivent être indépendantes du sexe et de l'état civil et que des mesures plus généreuses sont nécessaires pour les personnes plus âgées et menacées de pauvreté.</p><p>L'USS s'engage fermement en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, y compris en matière de rentes de survivants. Ces prestationss sont particulièrement importantes pour les femmes : &nbsp;depuis 50 ans, la proportion de femmes veuves est constante, à 70 %. Une mesure d'économie ne peut et ne doit donc pas être présentée comme un progrès en matière d'égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10642</guid><pubDate>Wed, 21 May 2025 11:30:07 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre de l&#039;initiative sur les soins infirmiers : le message du Conseil fédéral est insuffisant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers-le-message-du-conseil-federal-est-insuffisant</link><description>Communiqué de presse commun de ASI, SSP, Unia, SCIV, Syna, USS et Travail.Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de trois ans et demi se sont écoulés depuis que l'initiative sur les soins infirmiers a été très clairement acceptée dans les urnes. Aujourd’hui, le Conseil fédéral présente enfin son message sur sa mise en œuvre. Les fédérations et les syndicats du personnel de santé saluent certes les objectifs visés, mais l'application concrète doit entièrement rester entre les mains du Conseil fédéral, qui ne prévoit pas un seul franc supplémentaire à cet effet ! Notre conclusion : insuffisant.</p><p>Cela fait des années que le personnel soignant des EMS, des hôpitaux et des soins à domicile est au bout du rouleau. Il est chroniquement surchargé et mal traité. Les temps de repos sont constamment interrompus, les tableaux de service sont constamment modifiés et les salaires restent trop bas. C’est pourquoi de nombreux employé-e-s continuent de quitter la profession après quelques années seulement. Or c’est précisément le contraire qui devrait se produire ! Car on sait qu'il existe pour les années à venir un besoin supplémentaire de dizaines de milliers de soignant-e-s. D'où le oui massif de la population à l'initiative sur les soins infirmiers et, par conséquent, l'urgence de mettre en œuvre cette initiative le plus rapidement et le plus largement possible.</p><p>Or, c'est le contraire qui s'est produit jusqu'à ce jour : la « 1ère étape » de la mise en œuvre est un mini-train de mesures qui, de plus – selon le canton – ne démarre que difficilement dans les bons cas et est complètement vidé de sa substance par les cantons eux-mêmes dans les mauvais cas. La « 2e étape », à savoir l'amélioration concrète de la situation à travers la nouvelle « loi fédérale sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers (LCTSI) », n’en est que plus importante. Le Conseil fédéral a enfin présenté son message sur cette loi. Malheureusement, celui-ci n'arrive pas seulement trop tard, il est également insuffisant et même contre-productif sur certains points.</p><p>Certes, les fédérations et les syndicats du personnel de la santé saluent évidemment l'objectif d'amélioration des conditions de travail dans les domaines concrets prévus, comme la réduction de la durée maximale et normale du travail, la compensation des heures supplémentaires, le travail de nuit et du dimanche, ainsi que les prescriptions plus strictes relatives aux tableaux de service. Le message est toutefois très problématique pour la mise en œuvre de ces objectifs. En effet, premièrement, la quasi-totalité des nouvelles directives doivent être mises en vigueur (ou non) par voie d'ordonnance, c'est-à-dire dans le cadre des compétences du Conseil fédéral et non du Parlement. Et deuxièmement, ce qui est encore plus grave, absolument aucun moyen financier supplémentaire n'est prévu dans ce but. Or il va de soi que « si l’on n’ajoute pas de la farine, on n’obtiendra pas un gâteau plus grand ». Pour l’actuel personnel soignant, une mise en œuvre « neutre en termes de coûts » de la LCTSI serait même très contre-productive. Au lieu d'une amélioration des conditions de travail, on assisterait à une nouvelle intensification du travail et à une augmentation du stress.</p><p>La nouvelle LCTSI pourrait en outre même entraîner une détérioration de la dotation en personnel dans les entreprises et les organisations de soins de santé et de soins de longue durée, car le Conseil fédéral entend renoncer à toute disposition dans ce domaine. Et ce, bien que l'introduction de prescriptions minimales en matière de dotation en personnel ait été l'une des principales revendications de l'initiative sur les soins infirmiers.</p><p>Alors qu’il renonce à des améliorations dans les domaines cités, le Conseil fédéral prévoit même délibérément une détérioration dans le domaine de la « hiérarchie des normes ». Avec la version de la LCTSI désormais adoptée, il serait en effet même possible à l'avenir, par le biais de conventions collectives de travail, de s'écarter vers le bas des prescriptions améliorées de la nouvelle loi fédérale. Ce mécanisme révèle un dédain à l’égard du personnel soignant : il serait en effet absurde de créer, dans le cadre d'une nouvelle loi, un mécanisme permettant de revenir immédiatement sur les améliorations justement visées par cette loi.</p><p>Il appartient désormais au Parlement de tenir compte des problèmes réels et du résultat de la votation, pour œuvrer de manière responsable à l'amélioration de la LCTSI. Pour le maintien de la qualité des soins, il faut notamment poser les bases d'un financement supplémentaire à long terme et fiable. Sinon, tous les débats sont pour la galerie et le non-respect de l'article constitutionnel 117b (initiative sur les soins infirmiers) perdurerait.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10640</guid><pubDate>Mon, 19 May 2025 13:28:30 +0200</pubDate><title>Participer maintenant pour rendre la formation professionnelle plus attrayante</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/participer-maintenant-pour-rendre-la-formation-professionnelle-plus-attrayante</link><description>Consultation sur l&#039;attractivité de la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation professionnelle est sous pression. Toujours moins de jeunes ont envie de faire un apprentissage professionnel. Jusqu'au 16 juin 2025, les personnes intéressées par cette question peuvent faire part à la Confédération de leurs critiques et de leurs propositions concernant la formation professionnelle en Suisse. L'USS appelle à une large participation.</p><p>Sur mandat du conseiller fédéral Guy Parmelin, le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) a lancé une vaste consultation sur l'attrayance de la formation professionnelle. Le but est de dresser, d'ici l'automne 2025, un état des lieux établissant quel besoin en actions concrètes existe dans ce domaine.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) salue expressément cette démarche et y participe avec sa propre prise de position. En tant que membre de la Conférence tripartite sur la formation professionnelle (CTFP), elle invite tous les syndicats, les organisations de salarié-e-s et les commissions du personnel, de même que les apprenti-e-s, les formateurs et formatrices (en entreprise) et les formateurs et formatrices pratiques, les enseignant-e-s des écoles professionnelles, les animateurs et animatrices socio-culturels jeunesse et les parents à déposer également une prise de position. L’heure est venue d'attirer l'attention sur les préoccupations des apprenti-e-s et de s'engager de manière critique et constructive pour de meilleures conditions de formation et de travail.</p><h3 class="heading--h5">Pourquoi participer ?</h3><p>De nombreux jeunes en apprentissage disent qu'ils ne vont pas bien et souffrent de problèmes psychiques. La raison la plus souvent invoquée est les charges qu’ils supportent dans l'entreprise formatrice. Beaucoup ont l'impression que leurs problèmes durant leur apprentissage ne sont pas pris en considération. Ils n'osent pas les aborder ouvertement, ni avec les formateurs et formatrices de leur entreprise, ni avec les enseignant-e-s de l'école professionnelle. Ils disent s'inquiéter du manque de compréhension pour les erreurs qu’ils commettent pendant leur formation et souffrent des longs horaires de travail et du peu de vacances. Alors que leurs camarades du degré secondaire II bénéficient de 13 semaines de vacances, eux, les apprenti-e-s doivent se contenter de cinq semaines seulement, malgré des horaires hebdomadaires chargés et la triple charge du travail en entreprise, de l'école et de l'apprentissage à la maison. Il ne faut donc pas s'étonner si la part de la formation professionnelle duale diminue par rapport aux écoles de formation générale du degré secondaire II. En outre, le nombre de résiliations de contrats d'apprentissage et les taux d'échec aux examens finaux restent importants.</p><p>Le document mis en consultation ne mentionne ouvertement qu'une partie de ces problèmes. C'est pourquoi il faut maintenant réagir clairement du point de vue des travailleurs et travailleuses. Ceux-ci ont échangé sur les problématiques précitées lors du Forum de dialogue OrTra employés du 21 mai. Et l'USS rédigera une prise de position type sur la base des réactions.</p><h3 class="heading--h5">Comment déposer une prise de position</h3><p>Dans le cadre de la consultation, le SEFRI met à disposition un formulaire à cet effet. Les prises de position peuvent être envoyées jusqu'au 16 juin 2025, soit en ligne via Microsoft Forms, soit via un formulaire Word.&nbsp;</p><p><a href="https://www.sbfi.admin.ch/sbfi/fr/home/formation/fpc/pilotage-et-politique-de-la-formation-professionnelle/projets-et-initiatives/attrait-de-la-formation-professionnelle.html" target="_blank" class="button" title="Konsultation Berufsbildung" rel="noreferrer">Toutes les informations sont disponibles ici.</a></p><h3 class="heading--h5">Notre position</h3><p>Dans sa prise de position, l'USS s'engagera pour de meilleures conditions de formation et de travail. Concrètement, cela signifie par exemple une augmentation de la qualité de la formation en entreprise, la généralisation dans les écoles professionnelles d’un travail social en milieu scolaire professionnel, un meilleur encadrement, un meilleur accompagnement et un meilleur soutien, davantage de contrôles par l'autorité cantonale de surveillance de l'apprentissage, une meilleure protection de la santé/des jeunes travailleurs et travailleuses et plus de vacances. La voix des apprenti-e-s et des salarié-e-s doit être entendue et incluse dans le développement de la formation professionnelle.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10637</guid><pubDate>Thu, 15 May 2025 12:08:15 +0200</pubDate><title>AVS 2030 : Le Conseil fédéral envisage une nouvelle attaque contre les rentes AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-2030-le-conseil-federal-envisage-une-nouvelle-attaque-contre-les-rentes-avs</link><description>Reconnaissance du refus catégorique de l&#039;augmentation de l&#039;âge de la retraite, mais aucune solution aux problèmes concrets</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">L’AVS reste le principal pilier de prévoyance pour une grande majorité de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, les rentes vont augmenter pour la première fois depuis des décennies. Or malgré cette avancée sociale, beaucoup de gens continuent de toucher une rente AVS inférieure à 2000&nbsp;francs par mois. Et dans le contexte actuel marqué par des taux d’intérêt bas et le risque de réintroduction de taux négatifs, les perspectives des rentes des caisses de pensions demeurent instables. En outre, le problème des lacunes de cotisations à l’AVS se fait toujours plus sentir, et peut représenter pour bon nombre de personens jusqu’à 200&nbsp;francs de rente AVS en moins par mois, et cela jusqu’à la fin de la vie.</span></p><p><span lang="FR-CH">Au vu de ce qui précède, les mandats d’examen donnés par le Conseil fédéral à l’administration en vue de la prochaine réforme de l’AVS sont insuffisants. Le Conseil fédéral a certes renoncé à examiner un relèvement général de l’âge de la retraite. Ce faisant, il reconnaît et respecte la volonté on ne peut plus claire des citoyennes et citoyens qui, l’an passé, ont refusé à 75&nbsp;% des voix une telle idée.&nbsp;Cette orientation était essentielle aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). Il est d’autant plus regrettable que le Conseil fédéral ne propose par ailleurs que des mesures allant dans le sens d’un allongement de la vie professionnelle. Les problèmes concrets des travailleuses et travailleurs sont purement et simplement ignorés&nbsp;: le Conseil fédéral renonce à introduire des augmentations de rentes pour les bas revenus, alors même qu’il y a un an encore le patronat et tous les partis bourgeois s’y étaient déclarés favorables. À la place, le Conseil fédéral parle même de suspendre la compensation du renchérissement dans l’AVS, et donc de réduire encore plus le pouvoir d’achat des personnes ne disposant à la retraite que d’une faible rente AVS. L’USS combattra résolument cette nouvelle attaque contre l’AVS.</span></p><p><span lang="FR-CH">L’USS en est convaincue&nbsp;: ce n’est qu’à condition d’élargir les travaux prévus au-delà de la pure question du financement qu’une révision de l’AVS porteuse d’avenir aboutira. Les travailleuses et travailleurs ont besoin de réponses aux rentes trop basses après une vie de travail. Il leur faut des mesures efficaces pour prévenir et combler les lacunes de cotisations. Enfin, l’heure est à une AVS au financement solide, qui n’accorde pas de privilèges aux bénéficiaires de dividendes alors que les personnes retraitées voient le revenu tiré de leurs rentes diminuer au fil des ans.</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10633</guid><pubDate>Wed, 14 May 2025 16:13:01 +0200</pubDate><title>La stabilité de l&#039;approvisionnement électrique sont menacés </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-stabilite-de-lapprovisionnement-electrique-sont-menaces</link><description>Décisions du Conseil fédéral concernant les accords avec l&#039;UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une bonne collaboration cadrée entre la Suisse et l'Union européenne (UE) est encore plus importante en raison de la politique impérialiste antidémocratique menée par des gouvernant-e-s à l'Ouest comme à l'Est. L'Union syndicale suisse (USS) est donc favorable à un accord avec l'UE si la protection des salaires et le service public sont garantis. Les mesures décidées par le Conseil fédéral en mars garantissent la protection des salaires. En revanche, pour l'électricité, le service public est menacé par l'accord sur l'électricité. L'USS rejette donc cet accord spécifique. Quant à la « clause de sauvegarde » présentée aujourd'hui par le Conseil fédéral, c'est en fait une fausse piste. S'ils le veulent, le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage avec des mesures efficaces et conformes à l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Le détour par le tribunal arbitral n'apporte rien et ne fait que perdre un temps précieux.</p><h4>Un approvisionnement en électricité stable et sans but lucratif menacé</h4><p>La connexion importante au réseau européen à haute tension est déjà garantie par des contrats. Un accord supplémentaire n'est pas nécessaire pour l'approvisionnement de la Suisse et des pays voisins, d'autant que les deux parties ont besoin d'une collaboration dans le domaine de la haute tension.Avec cet accord, la Suisse doit libéraliser l'approvisionnement en électricité. Cela représente un danger pour la stabilité des prix, la sécurité de l'approvisionnement et la reconversion écologique.</p><p>Les ménages et les PME suisses bénéficient aujourd’hui d'un approvisionnement sûr en électricité à des prix équitables et stables dans le cadre de l'approvisionnement de base. À moyen terme, ils ressentent certes aussi les fluctuations des prix de l'électricité, mais il ne faut pas que la loi les arnaque et, surtout, la grande quantité d’électricité produite ici doit être fournie au prix de production et ne pas s'aligner sur les prix du marché qui peuvent de fait être beaucoup plus élevés. Ce sont les fournisseurs d'énergie intégrés et les services industriels qui sont responsables d’un tel fonctionnement. Pour que ces derniers puissent planifier et optimiser leur activité, ils doivent pouvoir réunir la distribution, la production, la demande et l'offre d'un seul tenant.</p><p>L’accord sur l'électricité supprimerait de facto l'approvisionnement de base intégré à travers l'ouverture du marché. Les prix du marché remplaceraient les prix basés sur les coûts des fournisseurs publics à but non lucratif. Les prix réglementés seraient remplacés par les prix du marché et les plus grands fournisseurs intégrés devraient être scindés conformément au droit européen. Les prescriptions relatives à la part des énergies renouvelables dans le pays, également renforcées par la loi sur l'électricité, seraient «&nbsp;discriminatoires&nbsp;» et devraient être supprimées. Les conséquences concrètes de l'accord pour la centrale hydroélectrique suisse et les nouvelles concessions à venir ne sont pas encore claires ; une analyse des textes contractuels devra le montrer.</p><h4>La « clause de sauvegarde » ne sert à rien – le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage aujourd'hui</h4><p>Aujourd’hui, le Conseil fédéral et le Parlement peuvent déjà lutter contre le chômage et d'autres problèmes sociaux avec des mesures efficaces et conformes à l'ALCP s'ils le souhaitent. Le détour par le tribunal arbitral prévu dans la clause de sauvegarde n'apportera rien, mais fera perdre un temps précieux. C’est pourquoi l'USS se félicite que le Conseil fédéral ait décidé aujourd'hui d'examiner des mesures de politique intérieure conformes à l'ALCP (trains de mesures conjoncturelles, meilleur placement et formation des chômeurs et chômeuses, etc.) avant d'invoquer la clause de sauvegarde.</p><p>Avec la clause de sauvegarde, la Confédération s'inspire de l'ancien système des contingents qu'elle a enterré en 2002 parce qu'il ne fonctionnait qu'assez mal et posait de nombreux problèmes. Il était considéré comme bureaucratique, freinait l'innovation et favorisait le travail précaire. L'immigration en Suisse suit avant tout la conjoncture. Lorsque l'économie est en croissance et que le chômage est faible, les employeurs recrutent davantage de personnel à l'étranger. En cas de récession, l'immigration diminue. Pour que la Suisse puisse invoquer la clause de sauvegarde, il faut qu’elle connaisse de graves problèmes économiques ou sociaux. Il s'agit de phases durant lesquelles l'immigration diminue déjà à cause de la conjoncture.</p><p>Les expériences faites par le passé avec les contingents ont montré que les entreprises les évitent. Lorsque les séjours de longue durée sont limités, elles engagent plutôt des résident-e-s de courte durée ou des frontaliers et des frontalières. Ou alors, elles se tournent vers des agences de travail temporaire qui leur prêtent des travailleurs et des travailleuses étrangers pour une durée de 90&nbsp;jours. Ces séjours de 90 jours ne nécessitent pas d'autorisation, mais seulement une déclaration. Il n'est pas certain qu'ils puissent être limités.</p><p>Il faut beaucoup de temps pour que la clause de sauvegarde s'applique. Le Conseil fédéral devrait d’abord soumettre une proposition au comité mixte, qui a 60 jours pour approuver la demande. On peut s'attendre à ce que ce ne soit pas le cas la plupart du temps, car l'UE n'y a aucun intérêt. La demande est ensuite soumise au tribunal arbitral qui dispose à nouveau de six mois. Les obstacles face à ce dernier sont relativement élevés. La Suisse devrait prouver qu'elle a de graves problèmes. Si le tribunal arbitral donnait alors son accord, la Suisse pourrait passer à la mise en œuvre. Selon les cas, il faudrait encore un arrêté fédéral soumis au référendum.</p><p>Tout cela pourrait être beaucoup plus simple. Si la Suisse connaît un taux de chômage élevé en période de récession, l'immigration diminue de toute façon et n'est pas un sujet de préoccupation. Il faut alors des programmes conjoncturels pour stimuler la consommation ou la construction, afin que le pays sorte le plus rapidement possible de la récession. Même en période de haute conjoncture, il est préférable de refroidir directement l'économie. Par exemple en repoussant les commandes publiques à plus tard. Ou en augmentant les taux d'intérêt de la banque nationale. La clause de sauvegarde, en revanche, ne résoudra aucun problème. Au contraire, elle peut même les renforcer, en empêchant rapide en matière de politique conjoncturelle.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/4/csm_Stromleitung_Hochspannung_SchweizerLandschaft_ist-makasana_0dc8265922.webp" length="179754" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10631</guid><pubDate>Wed, 14 May 2025 15:24:16 +0200</pubDate><title>Ensemble pour l’égalité : pas de retour en arrière !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ensemble-pour-legalite-pas-de-retour-en-arriere</link><description>Appel des syndicats pour le 14 juin 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'égalité est loin d'être réalisée : les femmes gagnent en moyenne 1 364 francs de moins par mois que les hommes. L’approche par des analyses salariales internes dans les entreprises a échoué, et les salaires sont toujours plus bas dans les professions et les branches où les femmes sont majoritaires. A ceci s’ajoute qu’une femme sur deux subit du harcèlement sexuel sur son lieu de travail. C’est pourquoi, le <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" rel="noreferrer">14 juin 2025</a>, des manifestations et des actions pour plus d'égalité auront lieu dans toute la Suisse. Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) a décidé aujourd'hui d'appeler à participer aux manifestations du 14 juin 2025. L'USS exige des employeurs et des autorités qu'ils prennent des mesures pour éviter tout recul en matière d’égalité, et pour permettre au contraire enfin de véritables progrès.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Échec des analyses de l’égalité salariales</strong></h3><p>En Suisse, les différences de revenus entre hommes et femmes restent importantes. Les femmes fournissent nettement plus de travail non rémunéré et gagnent en moyenne 1 364 francs de moins par mois malgré l’existence d’un droit légal à l'égalité salariale. Plus de la moitié des entreprises suisses ne respectent pas l'obligation légale de procéder à des analyses de l'égalité salariale. Une évaluation externe de mars 2025 montre que les analyses salariales sont souvent lacunaires, voire inexistantes. La loi sur l'égalité reste largement inefficace. Des contrôles et des sanctions contraignants seraient nécessaires de toute urgence. Les femmes continuent de gagner en moyenne 16,2 % de moins que les hommes, près de la moitié de cette différence n'étant pas explicable.&nbsp;</p><p>L'USS demande des contrôles obligatoires ainsi que des sanctions pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires. Les analyses de salaires doivent avoir lieu régulièrement et être obligatoires pour toutes les entreprises. Et il faut une obligation légale claire qui contraigne les entreprises à agir si elles constatent des inégalités salariales lors des analyses.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Des salaires encore trop bas dans les « professions féminines »</strong></h3><p>Outre la discrimination salariale à travail égal, le salaire versé dans les professions historiquement féminines où à majorité de femmes reste scandaleusement bas. Plus de la moitié des femmes gagne moins de 4 200 francs par mois (sur 13 mois), un quart gagne même 2 500 francs ou moins. Ces bas salaires ne sont pas seulement imputables au travail à temps partiel, ils le sont aussi à des discriminations structurelles : les professions concernées sont généralement moins bien rémunérées et l'expérience professionnelle ainsi que l'ancienneté entraînent des hausses de salaire moindres chez les femmes que chez les hommes. Même titulaires d’un apprentissage, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5 000 francs par mois. De plus, les femmes reçoivent plus rarement un 13e mois de salaire, ce qui pèse encore plus sur leur situation financière. Les syndicats s'engagent avec le mouvement féministe pour une revalorisation générale des salaires dans les professions à prédominance féminine, pour une véritable égalité.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Backlash dans les entreprises internationales</strong></h3><p>Au cours de sa première semaine au pouvoir, le président Trump a émis une série de décrets (« executive orders ») visant les programmes de diversité, d'égalité et d’inclusion (DEI) dans les secteurs public et privé. Ces dispositions veulent réprimer et interdire les efforts légitimes de promotion de l'égalité des chances. Ainsi, les autorités fédérales américaines ne peuvent plus non seulement poursuivre elles-mêmes des objectifs DEI, mais aussi conclure des contrats avec des entreprises qui mettent en œuvre des programmes DEI. Cette mesure politique a conduit plusieurs groupes pharmaceutiques comme Roche et Novartis, mais aussi la grande banque UBS, à supprimer leurs objectifs de diversité dont le but était de promouvoir les minorités et les femmes dans les postes de direction. Les tentatives d'intimidation des entreprises européennes par des fonctionnaires américains ont en outre déjà eu des répercussions sur la Commission européenne, qui a récemment proposé de retirer la directive sur l'égalité de traitement. Il faut mettre fin au démantèlement des programmes pour l’égalité des chances appliqués par des entreprises actives au niveau mondial.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Le développement des crèches, essentiel pour l'égalité.</strong></h3><p>L'année prochaine, l'initiative sur les crèches, une étape importante pour l'égalité, passera en votation populaire. L'USS demande depuis des années une meilleure conciliation entre travail et famille. L'initiative, soutenue par l'USS, améliore l'accès à un accueil des enfants qui soit abordable et de qualité. À l'avenir, les parents devront consacrer au maximum 10 % de leur revenu aux frais de garde, indépendamment du nombre d'enfants accueillis. Et un droit légal à une place d'accueil jusqu'à la fin de l'école primaire facilitera considérablement la conciliation entre travail et famille. Parallèlement, l'initiative aborde la question des conditions de travail précaires dans le secteur de l’accueil des enfants, où le personnel est d’abord composé de femmes. De meilleurs salaires et conditions de travail, dont ce secteur a un besoin urgent, amélioreront la qualité de l’accueil et augmenteront l'attractivité de la profession. Dans l'ensemble, l'initiative sur les crèches contribuera de manière décisive à la suppression des discriminations structurelles et favorisera l'égalité effective dans la vie professionnelle.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Harcèlement sexuel au travail</strong></h3><p>En raison des féminicides inquiétants que nous connaissons actuellement en Suisse et dans la perspective du congrès féministe de fin 2025, les thèmes de la violence sexuelle et sexiste et du harcèlement sexuel sur le lieu de travail se trouvent davantage au centre du travail interne et des activités à l’intention du public. La violence sexuelle et sexiste et le harcèlement font partie du triste quotidien de nombreuses femmes sur leur lieu de travail. Selon une étude commandée par le SECO et le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes publiée fin 2024, la moitié des travailleuses ont déjà été victimes de harcèlement sexuel ou sexiste sur leur lieu de travail. Les femmes professionnellement actives ne sont pas suffisamment protégées au travail contre de telles agressions. Cela a des répercussions négatives directes sur leur santé psychique et physique. Il est urgent de mettre en œuvre une politique contraignante de tolérance zéro.</p><p><strong>L’USS appelle à participer aux actions prévues le 14 juin 2025.</strong> L'appel syndical complet est disponible sur le site <a href="https://www.14juin.ch/appel/" target="_blank" rel="noopener"><u>www.14juin.ch/appel</u></a>. Les actions et manifestations organisées dans toute la Suisse sont répertoriées et régulièrement mises à jour sur le site <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" rel="noopener"><u>14juin.ch</u></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/7/csm_FRESHFOCUS_1293979_593761c8eb.webp" length="129600" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10629</guid><pubDate>Tue, 13 May 2025 15:01:44 +0200</pubDate><title>Les caisses de pension vont bien – mais les intérêts des assuré-e-s ne sont pas garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-caisses-de-pension-vont-bien-mais-les-interets-des-assure-e-s-ne-sont-pas-garantis</link><description>Rapport de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP)</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Le rapport annuel sur la situation financière des caisses de pension ne pourrait être plus clair : les caisses de pension sont dans une situation financière solide et leurs réserves sont bien garnies. La redistribution des fonds des actives et actifs vers les retraité-e-s, présentée pendant des années comme le principal problème par l'autorité de surveillance, a disparu et n'est plus mentionnée que marginalement dans le rapport. Mais l'intérêt principal des salarié-e-s, à savoir la garantie de rentes aussi élevées que possible, n'est guère garanti.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">La haute autorité de surveillance souligne également qu'une partie du secteur abuse des institutions de prévoyance pour maximiser ses profits. La CHS PP montre ainsi que les employeurs affiliés à des fondations collectives continuent de se retirer du financement. Les salarié-e-s assument de plus en plus seuls le risque d'assainissement. C’est inacceptable, d'autant plus que les assuré-e-s ont déjà supporté l’effet des taux d'intérêt bas au cours de la dernière décennie.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">L'Union syndicale suisse (USS) s'engagera pour que les employeurs financent leur juste part. Et pour que la surveillance des caisses de pension ne se limite pas à évaluer leur stabilité financière. Elle doit vérifier que les caisses de pension fonctionnent efficacement, qu'elles ne permettent pas de transferts de bénéfices et qu'elles placent les intérêts des assuré-e-s au centre de leurs préoccupations. Les travaux annoncés sur la surveillance des caisses de pension sont à cet égard importants. Il est inacceptable que les assureurs à but lucratif s'enrichissent de plus en plus tandis que les personnes assurées supportent seules une part croissante des risques.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10621</guid><pubDate>Tue, 06 May 2025 14:36:29 +0200</pubDate><title>Un premier pas, mais encore de nombreuses lacunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-premier-pas-mais-encore-de-nombreuses-lacunes</link><description>Accueil extrafamilial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS salue la décision du Conseil national de maintenir un subventionnement fédéral des structures d’accueil institutionnel pour enfants ainsi que la création d’une allocation pour les parents. Les montants prévus sont cependant largement insuffisants, et la question des conditions de travail dans les structures d’accueil a été ignorée. Le projet doit encore être amélioré s’il doit apporter des progrès significatifs en matière de développement, de répartition des coûts et de qualité.<br>Le Conseil national a suivi aujourd’hui la recommandation de sa commission de l’éducation, de la science et de la culture (CSEC-N) et voté en faveur d’aides financières fédérales allouées aux cantons sur la base de Conventions-programmes visant le développement de l’accueil institutionnel pour enfants.&nbsp;</p><p>Dans le cadre de ses délibérations sur la Loi fédérale sur le soutien à l’accueil extrafamilial pour enfants, en tant que contre-projet indirect à l’initiative sur les crèches, le Conseil national a voté un crédit d’engagement fédéral de 200 millions de francs pour une durée de quatre ans L’Union syndicale suisse salue la décision du Conseil national de maintenir un crédit d’engagement fédéral, contrairement au refus du Conseil des Etats d’entrée en matière en décembre 2024. Cependant, dans le cadre de la procédure de consultation l’année passée, l’USS s’était prononcée en faveur d’un crédit de 750 millions pour les quatre premières années, soit presque quatre fois plus élevé.</p><p>L’investissement de la Suisse pour l'accueil et l'éducation des enfants de trois à cinq ans ne représente que 0,3% de son PIB par an, alors que les dépenses moyennes des autres pays de l'OCDE sont deux fois plus élevées. Un crédit fédéral de 200 millions de francs pour quatre ans est trop restreint pour pouvoir contribuer à améliorer significativement l'offre et la qualité de l'accueil extrafamilial et parascolaire.</p><p>L’USS regrette également que ces Conventions-programmes ne permettent pas de soutenir des mesures visant à améliorer les conditions de travail dans les structures d’ac¬cueil extrafamilial, alors que les mauvaises conditions de travail sont responsables d’un haut taux anormalement élevé de fluctuation du personnel dans ces structures et de l’abandon de la profession.&nbsp;</p><p>En outre, l’USS déplore que le Conseil national ne soit pas parvenu à un accord pour augmenter les montants de l’allocation de garde qui sera allouée aux parents actifs qui placent leurs enfants dans des structures d’accueil extrafamilial. Le montant prévu de 100 francs par mois par jour de garde est largement inférieur au coût moyen d’une place d’accueil, variant entre 42 et 128 francs par jour. Et il est regrettable que cette allocation ne puisse pas être versée au-delà de l’âge de 8 ans.&nbsp;</p><p>L’Union syndicale suisse s’engage de longue date pour un financement public des structures d’accueil extrafamilial d’enfants qui permette la création de places d’accueil en suffisance à coût abordable. La pénurie des places d’accueil et leur coût trop élevé pour les familles poussent encore bien trop de femmes à réduire, contre leur gré, leur taux d’activité ou même à quitter le marché de l’emploi pour s’occuper de leurs enfants en bas âge. Nous appelons le Conseil des Etats à se prononcer lors de la session d’été en faveur de mesures qui permettront d’améliorer significativement la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale par un subventionnement fédéral plus élevé.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10596</guid><pubDate>Fri, 02 May 2025 10:22:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 166 : La libre circulation des personnes à l’épreuve des faits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-166-la-libre-circulation-des-personnes-a-lepreuve-des-faits</link><description>Salaires, conditions de travail et chômage dans différents systèmes migratoires – comparaison</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que l’UDC a déposé sa nouvelle initiative de résiliation (initiative pour la durabilité), le débat sur la politique migratoire de la Suisse est plus que jamais d’actualité. Ce qui est nouveau, c’est que le président d’economiesuisse s’en mêle, en tenant des propos critiques sur l’immigration. Face à ces critiques, la vraie question est de savoir quelle serait l’alternative au système actuel, basé sur la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement. Un système à points ou de contingents améliorerait-il la situation des travailleuses et travailleurs ? Voire une « taxe sur l’immigration » serait-elle une option ?</p><p>Une comparaison des statistiques de l’immigration de différents pays montre que les divers systèmes d’admission n’entraînent pas de différence notable au niveau des chiffres. Mario Gattiker, l’ancien secrétaire d’État aux migrations, l’a confirmé en se basant sur l’histoire de l’immigration en Suisse. Avant la libre circulation des personnes, « les contingents étaient toujours adaptés à la demande du marché du travail et l’immigration n’était pas limitée » (NZZaS, 14 août 2018).&nbsp;</p><p>Les systèmes d’admission permettent et même imposent de gérer la « qualité » de la migration – notamment les conditions de travail, les droits de séjour et de sécurité sociale, ainsi que les qualifications. Or comparaison à l’appui, la libre circulation des personnes combinée à une protection efficace des salaires fait mieux sur ce plan que les systèmes de contingents ou à points. Le <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/166f_DL_systemes_migratoires.pdf">présent dossier de l'USS</a> compare et évalue les différents systèmes de migration et montre pourquoi la libre circulation des personnes, assortie de mesures d'accompagnement, obtient d'excellents résultats.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Bauarbeiter-Stahltraeger_vm-ist_f5f9ffb426.webp" length="82382" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10617</guid><pubDate>Thu, 01 May 2025 12:30:00 +0200</pubDate><title>1er mai 2025 : manifestations, rassemblements et festivités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2025-manifestations-rassemblements-et-festivites-dans-toute-la-suisse</link><description>Journée internationale des travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span class="no-hyphenation">Des dizaines de milliers de personnes descendent aujourd’hui dans la rue, dans plus de 50 villes ou communes de Suisse, à l’occasion de la journée des droits des travailleuses et des travailleurs. Sous le slogan « La solidarité plutôt que la haine – l’union fait la force », les travailleuses et travailleurs lancent cette année un signal clair contre la montée en puissance de l’extrême droite et des élites néolibérales qui dans le monde entier – en Suisse aussi – attaquent frontalement les principaux acquis sociaux des dernières décennies.</span></p><p>Une contre-révolution du grand capital met en péril l’égalité, les droits du travail et l’État social. Les discours de haine dirigés contre les personnes migrantes et les minorités visent avant tout à détourner l’attention du creusement des inégalités sociales. Car les élites économiques refusent toujours plus systématiquement d’accorder aux gens qui travaillent leur juste part des richesses créées – alors même que l’économie se porte bien. Le pouvoir d’achat diminue, les loyers prennent l’ascenseur, pendant que les riches s’enrichissent toujours plus.</p><p>En Suisse aussi, les formations nationalistes et xénophobes ont le vent en poupe. Les personnes migrantes sont des boucs émissaires tout trouvés, à l’heure où sous prétexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les employeurs réclament à cors et à cris l’allongement du temps de travail, le relèvement de l’âge de la retraite et le démantèlement du droit du travail. Le dangereux rapprochement entre l’UDC et l’élite libérale risque de dominer l’agenda politique – notamment avec l’initiative de l’UDC «&nbsp;Pas de Suisse à 10&nbsp;millions&nbsp;!&nbsp;», qui attaque frontalement la libre circulation des personnes et la protection des salaires en place.</p><p>Aujourd’hui, la résistance face à ce dénigrement se montre au grand jour dans tout le pays. La plus grande manifestation a réuni près de 14 000 participant-e-s à Zurich. Dans son discours d’ouverture, <strong>Vania Alleva</strong>, vice-présidente de l’USS, a rappelé que <i>«&nbsp;le 1<sup>er&nbsp;</sup>mai est depuis toujours l’expression d’une Suisse multiculturelle et ouverte. La solidarité plutôt que la haine&nbsp;! C’est ainsi que comme syndicat, nous luttons ensemble pour nos droits – indépendamment du pays d’origine.&nbsp;»</i></p><p><strong>Pierre-Yves Maillard</strong>, président de l’USS, s’est exprimé à la manifestation du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai organisée à la Vallée de Joux : <i>«&nbsp;L’extrême droite progresse avec la complicité des élites économiques. Or elle n’apporte aucune réponse aux problèmes d’un monde injuste, dans lequel les milliardaires s’enrichissent sans scrupules sur le dos de la population. Bien au contraire, elle vise à pérenniser ce système inéquitable et dangereux.&nbsp;»</i></p><p><strong>Daniel Lampart</strong>, premier secrétaire de l’USS, insiste à Münchenbuchsee sur la contribution actuelle du syndicalisme à la paix et à la cohésion sociale dans le monde. Une étroite collaboration avec les forces progressistes européennes s’avère centrale – afin notamment de garantir la protection des salaires. Son discours est aussi une mise en garde contre l’initiative de l’UDC : <i>«&nbsp;Un oui à l’initiative radicale contre la Suisse à 10&nbsp;millions d’habitants entraînerait la fin des accords bilatéraux. Au risque de renouer avec la politique migratoire de jadis, basée sur l’exclusion et qui a fait de nombreuses victimes dues aux mauvaises conditions de travail, tout en favorisant l’essor du travail au noir. Nous ne voulons pas revivre un tel régime dégradant et source de misère.&nbsp;»</i></p><p>Les travailleuses et travailleurs lancent aujourd’hui un signal clair contre les discours d’exclusion et de haine, en faveur de la solidarité. Au lieu de chercher à détourner l’attention des vrais problèmes en discriminant les personnes migrantes, l’heure est à des solutions sociales aux difficultés rencontrées au quotidien par la population.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_250501-mai-NE-thierry-porchet_04b9cdd44e.webp" length="248060" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10614</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 12:37:26 +0200</pubDate><title>Pas touche aux salaires minimums !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-touche-aux-salaires-minimums</link><description>Un salaire, ça doit permettre d’en vivre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au Conseil national, une attaque menace de gravement s'en prendre aux salaires minimums et au fédéralisme en vigueur en Suisse. Selon elle, les cantons seront privés de leurs pouvoirs, des décisions démocratiquement prises annulées et les travailleurs et travailleuses pauvres («&nbsp;working poor&nbsp;») devront à nouveau être pris en compte. Le Parlement doit mettre le holà à cette attaque anticonstitutionnelle.</p><p><span style="height:38px;margin-left:-371px;margin-top:75px;position:absolute;width:30px;z-index:251659264;"></span><span lang="FR">En prévoyant de mettre en œuvre la motion Ettlin, le Parlement a lancé une attaque particulièrement grave contre les salaires des travailleurs et travailleuses, et en même temps contre la Constitution fédérale, la souveraineté des cantons et le fédéralisme. Tout cela doit se faire dans le cadre de la révision de la loi permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">La Constitution fédérale autorise les cantons à introduire des salaires minimums pour des raisons de politique sociale, afin d'éviter les travailleurs et travailleuses pauvres, c'est-à-dire les personnes qui ne peuvent pas vivre de leur salaire malgré un travail à temps plein. Car sinon, l'État, le canton ou la commune doivent intervenir avec l'aide sociale et les prestations complémentaires. Non seulement cela porte atteinte à la dignité des personnes concernées, mais cela représente également un subventionnement inouï des entreprises dont le modèle économique repose sur des salaires trop bas. Un salaire doit suffire pour vivre - en particulier dans les régions où les prix sont élevés. Les contribuables ne doivent plus subventionner les entreprises qui paient des salaires de misère.</span></p><h3 class="heading--h5"><span lang="FR"><strong>Pas question que des décisions démocratiques et la Constitution fédérale soient bafouées</strong></span></h3><p><span lang="FR">Plusieurs cantons et villes (dont ceux de Neuchâtel, Genève ainsi que les villes de Zurich et de Winterthour) ont mis fin à cette situation inacceptable en introduisant des salaires minimums légitimés démocratiquement, confirmés par des votations populaires, des lois et le Tribunal fédéral.</span></p><p><span lang="FR">Déjà lors de la campagne de votation nationale de 2013 sur le salaire minimum, les opposant-e-s avaient promis que s'il n'existait pas de salaire minimum national, les cantons auraient au moins la compétence sociopolitique d'empêcher l’existence de travailleurs et travailleuses pauvres en édictant des salaires minimums cantonaux correspondants.</span></p><p><span lang="FR">Nous vivons maintenant au Palais fédéral le risque d'une violation ouverte de la Constitution&nbsp;: certains milieux veulent arracher aux cantons leur compétence, contre la volonté de la population concernée et le contenu de la Constitution fédérale. À travers une simple révision de la loi permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail, il serait possible de supprimer le fédéralisme prévu par la Constitution et la compétence des cantons en matière de salaires minimums socio-politiques. Des particuliers pourraient enfreindre le droit public cantonal contraignant en concluant une convention collective de travail déclarée de force obligatoire.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">La modification de la loi permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail sera soumise au vote du Conseil national en juin. Le Parlement doit revenir à la raison et stopper cette révision. Si la compétence des cantons d'introduire des salaires minimums obligatoires suffisants pour vivre est supprimée en violation de la Constitution, l'USS s'y opposera par tous les moyens nécessaires.</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_c8e044838c.webp" length="345914" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10612</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 10:44:06 +0200</pubDate><title>Coop : des salaires bas malgré un gros succès</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/coop-des-salaires-bas-malgre-un-gros-succes</link><description>Même avec des profits et une productivité en hausse, le géant du commerce continue de payer des salaires bas</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Coop se porte super bien. Le géant du commerce de détail est en pleine croissance et fait des profits importants. Rien qu'en 2024, il a enregistré un bénéfice net de 585 millions de francs. Une somme considérable qui permettrait à la coopérative d'accorder une augmentation de salaire de 10 % à tous ses employé-e-s. Coop doit son succès à sa capacité à s'adapter mieux que ses concurrents aux nouvelles habitudes d'achat. Aujourd'hui, les consommatrices et consommateurs font moins souvent leurs grosses courses hebdomadaires et achètent plutôt plusieurs fois par semaine de plus petites quantités. Ils se rendent pour cela dans des magasins de quartier ou sur le chemin du travail. Coop est la mieux placée pour profiter de cette tendance, car elle gère le réseau de magasins le plus dense, avec près de 1000 points de vente. Mais le géant orange réalise aussi un chiffre d'affaires important parce qu'il adapte bien ses prix à sa clientèle : il vend des produits bio et autres produits premium aux client-e-s aisés. Ceux qui doivent faire plus attention à leur budget sont attirés par la marque bon marché Prix Garantie.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_mediathek_coop_take_away_verkaeuferin_kaffee_f0fb0eec66.webp" length="183530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10607</guid><pubDate>Fri, 25 Apr 2025 09:30:00 +0200</pubDate><title>Plus de transparence pour de meilleurs salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/calculateur-de-salaire-transparence-meilleurs-salaires</link><description>Le nouveau calculateur de salaires est en ligne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) lance aujourd'hui son nouveau calculateur de salaire. Il s'agit d'une une plate-forme en ligne entièrement remaniée, qui permet de déterminer les salaires usuels dans les différentes branches et sur quinze marchés du travail régionaux. Les salaires minimums des conventions collectives de travail (CCT) y apparaissent, ainsi que des recommandations salariales affinées grâce à une méthode avancée d’analyse des données.</p><p>Le calculateur de salaire (<a href="https://calculateur-de-salaire.ch/?mtm_campaign=sgbhpfr" target="_blank" rel="noopener"><u>www.calculateur-de-salaire.ch</u></a>) permet aux travailleuses et travailleurs de contrôler anonymement – et gratuitement – à quel salaire ils et elles devraient avoir droit, compte tenu de leur profil (not. profession, branche d’activité, formation, âge, lieu de travail). Le calculateur indique non seulement le salaire médian usuel (la moitié des travailleuses et travailleurs gagnent plus, et l’autre moitié moins), mais aussi la fourchette des salaires des personnes ayant le même profil, soit le 1<sup>er</sup> et le 3<sup>e</sup>&nbsp;quartiles (un quart des salaires se situent au-dessous du 1<sup>er</sup>&nbsp;quartile et un quart des travailleurs gagnent plus que le 3<sup>e</sup>&nbsp;quartile).</p><p>Le calculateur de salaire repose sur les données représentatives de la dernière l’enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2022) de l’Office fédéral de la statistique (OFS), qui inclut 2,3&nbsp;millions de salaires versés par 35&nbsp;000 entreprises. L'évolution récente des salaires est aussi prise en compte, afin d’émettre des recommandations en phase avec la réalité. Et nous informons sur les CCT, qui définissent dans de nombreuses branches des salaires minimums selon les profils ou l'expérience. Ainsi, le calculateur de salaire ne se limite pas à faire la transparence utile aux entretiens individuels de négociation sur les rémunérations. Il indique encore à quoi chacune et chacun a droit, grâce aux négociations collectives.</p><p>Le calculateur de salaire se distingue des offres commerciales qui, bien souvent, s’en tiennent à des recommandations générales sans entrer dans les détails. Par exemple, on apprend sur ces sites commerciaux seulement combien une vendeuse gagne en moyenne, et non ce que touche d’ordinaire une vendeuse de 30&nbsp;ans avec CFC dans un supermarché saint-gallois. Les prestataires privés n’utilisent pas toujours des données représentatives et n’indiquent pas les salaires conventionnels. D’où des informations imprécises et lacunaires. Les offres commerciales ne peuvent par ailleurs pas revendiquer la même indépendance, beaucoup d’entre elles se finançant grâce aux offres d’emplois publiées par des employeurs.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Le nouvel outil en ligne franchit une nouvelle étape sur le terrain de la transparence des salaires.</strong></h3><p>L’USS a entièrement remanié son calculateur de salaire&nbsp;:</p><ul><li><strong>Nouvelle base de données&nbsp;:</strong> salaires de l’actuelle enquête sur la structure des salaires 2022 de l’OFS, renfermant les salaires réels de 2,3&nbsp;millions de personnes employées dans 35&nbsp;000 entreprises.</li><li><strong>Prévisions affinées&nbsp;:</strong> les données salariales sont plus précises que jamais, grâce à la méthode d’apprentissage automatique (méthode dite des « Quantile Random Forests »).</li><li><strong>Informations complémentaires&nbsp;:</strong> le calculateur indique désormais si un 13<sup>e</sup>&nbsp;salaire est prévu et quelle est la durée de la semaine de travail pour un emploi à plein temps dans la branche choisie.</li><li><strong>Convivialité&nbsp;:</strong> le site Internet entièrement remanié est plus facile à utiliser, plus rapide et plus lisible.</li></ul><h3 class="heading--h5"><strong>Contribution essentielle à la lutte contre la discrimination salariale</strong></h3><p>La transparence salariale constitue un levier essentiel de la lutte contre la discrimination salariale. En Suisse, les femmes continuent de gagner 16 % de moins que les hommes – une grande partie de cet écart n’ayant pas d’explication objective. Le calculateur de salaire permet des comparaisons avec les salaires usuels et aide notamment les femmes à savoir si elles sont sous-payées.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Avantage de connaissances des employeurs</strong></h3><p>Alors que les employeurs sont généralement bien informés des salaires, beaucoup de travailleuses et travailleurs sont mal renseignés sur les salaires usuels du marché. Les employeurs en profitent fréquemment pour les payer le moins possible. Le calculateur de salaire apporte aujourd’hui aux travailleuses et travailleurs les connaissances qui leur manquaient&nbsp;: pour des rémunérations équitables et des négociations étayées.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/c/csm_USS_Calculateur-de-salaire_SoMe_FR_1200x900_0311727662.webp" length="108974" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10602</guid><pubDate>Tue, 22 Apr 2025 11:49:31 +0200</pubDate><title>Enfin une augmentation des salaires réels. Mais le retard salarial persiste</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enfin-une-augmentation-des-salaires-reels-mais-le-retard-salarial-persiste</link><description>Réaction de l&#039;USS au nouvel indice des salaires de l&#039;Office fédéral de la statistique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Après trois années de contraction, les salaires réels sont enfin repartis à la hausse en 2024. Les travailleuses et travailleurs gagnent à nouveau davantage, après déduction du renchérissement. C’est ce que montre l’indice suisse des salaires de l’OFS, avec une hausse en termes réels de 0,7&nbsp;% en 2024. Autre fait réjouissant, les salaires féminins ont augmenté plus vigoureusement, réduisant au passage l’écart salarial aux dépens des femmes.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">Au cours des négociations salariales de l’année 2024, les syndicats ont obtenu des améliorations dans de nombreuses branches d’activité, comme le commerce de détail (Coop) ou l’hôtellerie-restauration. Ces résultats tirent les statistiques vers le haut. Dans les conventions collectives de travail (CCT), les salaires ont en effet augmenté plus vigoureusement que dans l’indice des salaires, affichant une hausse de 2,1&nbsp;%. Encore que les employeurs aient rompu les négociations dans le secteur de la construction. L’évolution salariale s’avère ainsi dramatique pour les maçons : les salaires sur les chantiers stagnent depuis dix ans.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;line-height:150%;">L’évolution des salaires au cours des dernières années reste insuffisante malgré la récente hausse. Les salaires réels n’ont que très faiblement augmenté depuis&nbsp;2015. Alors qu’en réalité, ils auraient dû progresser au rythme de la productivité du travail, qui augmente en Suisse d’environ&nbsp;1&nbsp;% par an. Un aussi mauvais bilan salarial ne s’était plus vu depuis la Deuxième Guerre. C’est d’autant plus paradoxal qu’au cours de cette période, les employeurs n’ont cessé de se plaindre de la pénurie de main-d’œuvre.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:11.5pt;">Outre l’hôtellerie-restauration, les branches du service public que constituent la poste et les transports en commun affichent un très mauvais résultat. En l’occurrence, de grands employeurs jouissant d’une position quasi monopolistique dans différentes professions en profitent aux dépens de leur personnel. Pour l’USS, il est bien clair que si les employeurs continuent de se montrer intraitables aux négociations, les syndicats devront adapter leur manière de négocier.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/c/csm_Meeting-Sitzung_Manu_Reyes_photocase_f184b71c10.webp" length="51658" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10600</guid><pubDate>Fri, 18 Apr 2025 12:32:52 +0200</pubDate><title>Disparition d&#039;une grande syndicaliste et militante pour l&#039;égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/disparition-dune-grande-syndicaliste-et-militante-pour-legalite</link><description>Décès de Christiane Brunner</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) est en deuil de Christiane Brunner. L'ancienne dirigeante syndicale, conseillère nationale et présidente du PS est décédée à l'âge de 78 ans. Elle était une personnalité éminente de la vie sociale et syndicale suisse – et une pionnière à plusieurs égards.</p><p>Christiane Brunner a présidé le SSP de 1982 à 1989,puis de 1992 à 2000, elle était la première femme à la tête du syndicat des travailleurs de la métallurgie (FTMH), une organisation qui a précédé l'actuelle Unia. De 1994 à 1998, elle a présidé l'USS avec Vasco Pedrina, devenant ainsi la première femme à la tête de l'organisation faîtière. Au cours de sa longue carrière politique et syndicale, elle a été en première ligne de tous les grands combats sociaux et politiques : pour l'égalité, pour de meilleures conditions de travail, pour une réduction du temps de travail et pour un développement de la sécurité sociale.</p><p>Membre fondatrice du Mouvement de libération des femmes, elle a joué un rôle déterminant dans l'introduction de l'assurance maternité, de l'article constitutionnel sur l'égalité et de la loi sur l'égalité. C'est également à son initiative – inspirée par l'horlogère Liliane Valceschini – que l'on doit l'idée de la grève des femmes. Elle a en outre joué un rôle moteur dans la fusion ultérieure de la FTMH et du SIB pour former l'actuelle Unia.</p><p>Christiane Brunner était une penseuse et une praticienne. Dans les commissions de la sécurité sociale et de la santé ainsi que de l'économie et des redevances du Conseil national, elle s'est engagée pour la justice sociale avec beaucoup d'énergie et de compétence. Sa persévérance et son courage en ont fait une personnalité incontournable.</p><p>Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard rend hommage à Christiane Brunner en ces termes : « J'ai pour Christiane Brunner un profond respect et une grande admiration - pour son engagement, sa lucidité et sa vision d'un syndicalisme combatif, mais toujours orienté vers les résultats. C'est elle qui m'a ouvert la voie vers la FTMH et le mouvement syndical il y a 25 ans. La nouvelle de son décès m'attriste profondément. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches».&nbsp;</p><p>L'USS exprime ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Christiane Brunner. Avec elle, la Suisse perd une militante marquante pour les droits sociaux et l'égalité – et les syndicats une figure centrale de leur histoire.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/8/csm_Web_Christiane-Brunner_Foto-Franziska-Scheidegger_zugeschnitten_ff0ed4e619.webp" length="170414" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10588</guid><pubDate>Tue, 08 Apr 2025 11:46:26 +0200</pubDate><title>Programme d’austérité de la Confédération : le plat principal peu ragoûtant d’un menu immangeable</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/programme-dausterite-de-la-confederation-le-plat-principal-peu-ragoutant-dun-menu-immangeable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral et le Parlement ont choisi depuis longtemps déjà la voie de l’austérité. Du point de vue de la politique financière, cette option est inutile, économiquement erronée et représente une impertinence pour la population et le personnel de la Confédération. C’est encore plus vrai pour le «&nbsp;Programme d’allègement budgétaire&nbsp;2027&nbsp;» présenté par le Conseil fédéral. Les syndicats vont s’y opposer avec détermination.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Marge d’interprétation de la droite</h3><p>Selon les critères de Maastricht, les pouvoir publics en Suisse présentent un taux d’endettement net de 25&nbsp;%, alors que ce dernier est de 65&nbsp;% en Allemagne. Le prochain gouvernement allemand à dominante bourgeoise a récemment décidé de créer préalablement, parallèlement au corset étroit du frein à l’endettement, un fonds spécial de 500&nbsp;milliards d’euros. Le gouvernement suisse indubitablement dominé lui aussi par la droite s’obstine à vouloir appliquer une politique d’austérité sévère et prévoit, avec son «&nbsp;Programme d’allègement budgétaire 2027&nbsp;», des économies annuelles (supplémentaires) de plus de 3&nbsp;milliards de francs. Pour comparaison, si l’on voulait investir en Suisse dans le futur avec les mêmes ambitions que l’Allemagne, cela représenterait, par rapport à la taille de l'économie, un montant d'environ 100&nbsp;milliards de francs. On pourrait faire beaucoup de choses avec cet argent&nbsp;: corriger les manquements de la transition énergétique par un programme d'investissement public substantiel&nbsp;; remédier à l'énorme manque de personnel indigène dans le secteur de la santé et des soins par une offensive en matière de formation et de salaires&nbsp;; donner à l'assurance obligatoire des soins en cas de maladie, financée de manière totalement antisociale, une base de financement solidaire&nbsp;; combler le retard flagrant en matière de numérisation, bien au-delà de l'administration publique, etc.</p><h3 class="heading--h4">L’austérité, une hypothèque pour les générations futures</h3><p>L’Allemagne pourra se permettre d’avoir son fonds spécial parce qu’il n’existe tout simplement aucune alternative pour une économie et une société qui fonctionnent. Il suffit de penser par exemple au retard en matière d’investissement dans l’infrastructure ferroviaire, que les générations passées ont laissé aux générations actuelles et futures (pour reprendre les termes des défenseur-e-s du frein à l’endettement). Si l’Allemagne le peut, la Suisse le pourrait bien sûr aussi (voir la comparaison «&nbsp;maastrichtienne&nbsp;» ci-dessus). Cependant, la Suisse pourrait, voire devrait renoncer d'urgence à la politique d'austérité qu'elle a adoptée. Car celle-ci est financièrement inutile, économiquement totalement erronée et représente une impertinence pour la population.&nbsp;</p><p>Les principaux problèmes de la politique financière suisse ne sont pas les dettes et les déficits, mais les excédents et l’augmentation de la fortune de l’État au détriment des ménages privés et des assurances sociales. Les revers de cette politique sont, d’une part, une baisse persistante du pouvoir d’achat de larges couches de la population et, de l’autre, un sous-financement (ou un financement inéquitable) des investissements et des services publics.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Un programme d’austérité inutile, ne serait-ce que sur le plan comptable</h3><p>Entre-temps, la Confédération, les cantons et les communes disposent de plus de120&nbsp;milliards de francs de capitaux propres C’est pourquoi, il faudrait en premier lieu adapter le frein à l'endettement conformément à la Constitution de sorte que la Confédération puisse à l'avenir dépenser autant qu'elle gagne au lieu de réaliser des excédents structurels qui seront finalement toujours improductivement «&nbsp;mis de côté&nbsp;». Ces excédents résultent de manière chronique, d’une part, de la sous-estimation des recettes et, de l’autre, du dépassement des dépenses. Ensemble, ces écarts se sont élevés à chaque fois à 2,1&nbsp;milliards de francs en moyenne entre 2005 et 2021, et même à 2,7 milliards de francs pour la dernière année comptable 2024 Le parallèle intéressant à faire avec ce chiffre est qu’il correspond exactement au volume d’économies supplémentaires prévu par le Conseil fédéral pour 2027. Cela signifie que, sur le long terme, les écarts budgétaires annuels rendront à eux seuls les mesures d'économie prévues déjà presque obsolètes.</p><h3 class="heading--h4">Une politique financière difficile à digérer depuis longtemps déjà</h3><p>Le programme d’austérité mis en consultation par le Conseil fédéral n’est pas du tout, comme déjà mentionné, le hors d’œuvre, mais quasiment le plat principal d’un menu peu ragoûtant que de nombreuses entrées immangeables ont déjà précédé, et dont voici quelques exemples seulement&nbsp;: pour 2024 et 2025, d’énormes «&nbsp;coupes transversales&nbsp;» ont et auront lieu, la participation financière de la Confédération à l’assurance-chômage a été réduite et le personnel de la Confédération ainsi que l’aide au développement en particulier doivent supporter des coupes radicales au profit d’une augmentation massive et dépourvue de toute stratégie des dépenses de l’armée. Et maintenant, le plat de résistance&nbsp;: économies dans l’AVS et les réductions des primes-maladie, augmentation du prix des billets des transports publics ainsi que des taxes d’études, érosion sous l’angle de la politique financière des objectifs climatiques, net affaiblissement de la formation et de la recherche, nouvelles coupes dans le personnel, etc. La liste exhaustive des 59&nbsp;mesures est bien trop longue.</p><h3 class="heading--h4">Des coupes perceptibles à court et à long terme</h3><p>Les dégâts causés par la politique d’austérité et ceux qui s’y ajouteraient si le programme d’austérité était adopté sont perceptibles à de nombreux niveaux. D’une part, de manière très directe et à court terme. Si la Confédération réduit par exemple ses contributions aux écoles polytechniques fédérales, aux universités et aux hautes écoles spécialisées, les taxes d'études seront tout simplement doublées (le Conseil fédéral lui-même part de ce principe). Conséquence directe&nbsp;: la sélection sociale dans l’enseignement supérieur continuera d’augmenter et de ce fait aussi, à long terme, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Indirectement et à long terme, ce sont surtout les effets des coupes prévues en dehors du budget de la Confédération qui se feront sentir, comme par exemples pour le fonds d'infrastructure ferroviaire. Si on réduit ces apports de 200&nbsp;millions de francs par an comme prévu, il ne se passera pas grand-chose aujourd’hui. Mais un jour ou l’autre, le réseau ferroviaire sera peut-être devenu vétuste et un train sur deux partira avec du retard. Les voyageurs et voyageuses allemands en Suisse - et cela nous ramène au point de départ de cet article - se rappelleraient alors avec étonnement l'état actuel des chemins de fer allemands. Ce serait faire preuve d’une stupidité absolue que de laisser les choses aller aussi loin.</p><p>C’est pourquoi les syndicats continueront à s’engager de toutes leurs forces contre cette politique d'austérité néfaste.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Bundeshaus-mit-Blitzen_unsp-micaelhintze_05499777b2.webp" length="222272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10582</guid><pubDate>Fri, 04 Apr 2025 17:43:17 +0200</pubDate><title>Premier pas réussi pour un financement solide de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/premier-pas-reussi-pour-un-financement-solide-de-la-13e-rente-avs</link><description>La commission du Conseil des États prend ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des décisions claires prises par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-CE) en faveur d’un financement solide de la 13e rente AVS. Il y a un an, le peuple suisse s’est clairement prononcé en faveur d’une AVS forte. D’où la nécessité d’un financement qui soit aussi solidaire que possible, tout en préservant le pouvoir d’achat. Tel est le cas avec les décisions d’aujourd’hui concernant la 13e rente AVS.</p><p>La proposition injuste du Conseil fédéral a été dûment corrigée : la commission n’a pas voulu entendre parler d’une coupe dans la contribution de la Confédération à l’AVS. Cette contribution est d’autant plus importante qu’ainsi, les actionnaires qui perçoivent des dividendes et le secteur financier participent au financement de l’AVS. En outre, au lieu d’une hausse unilatérale et d’ailleurs insuffisante de la TVA, la commission préconise un financement mixte à la fois solide et solidaire, divisé en plusieurs étapes et respectueux du pouvoir d’achat. Un financement partiel par les cotisations salariales a sa légitimité, en permettant un rééquilibrage social. Ce relèvement de cotisations sera d’ailleurs indolore pour la population.</p><p>Ce n’est pas tout : la CSSS-CE a pris ses responsabilités en veillant à couvrir les besoins financiers à moyen terme de l’AVS. C’est tout à son honneur d’avoir renoncé à la tactique du salami, qui aurait consisté à laisser l’AVS s’enfoncer dans les déficits pour revenir plus tard à la charge avec le relèvement de l’âge de la retraite, dont la population n’avait pas voulu dans les urnes. L’USS s’engagera pour que la décision d’aujourd’hui passe la rampe du plénum au Conseil des États.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10579</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2025 10:13:33 +0200</pubDate><title>Pas de panique : les entreprises suisses peuvent absorber les droits de douane - la BNS doit vise une dépréciation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-panique-les-entreprises-suisses-peuvent-absorber-les-droits-de-douane-la-snb-doit-vise-une-devaluation-du-franc</link><description>Droits de douane américains sur les produits suisses</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec l’annonce de l’imposition de droits de douane sur les produits européens, et également sur les produits suisses, le gouvernement Trump poursuit sa politique d’escalade. Les droits de douane sont certes gênants pour l’économie suisse d’exportation, mais il ne faut pas dramatiser la situation. L’Union syndicale suisse (USS) demande à la Suisse une stratégie commerciale extérieure intelligente et active qui protège les intérêts de la population suisse et des travailleuses et travailleurs. La Banque nationale suisse (SNB) doit mettre en œuvre de mesures en vue de laisser le franc se déprécier.</p><h3 class="heading--h5">Les entreprises suisses bien positionnées</h3><p>Plus de la moitié des exportations suisses vers les États-Unis proviennent du secteur pharmaceutique, qui est exclu du champ d'application. Dans les autres secteurs, les entreprises suisses sont bien positionnées. Les études montrent que dans des cas similaires – comme dans le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine en 2018 – les consommateurs américains ont supporté la majorité des droits de douane. Les entreprises suisses pourront également absorber la plupart des coûts supplémentaires.</p><h3 class="heading--h5">L’évolution monétaire comme un important facteur d’équilibrage</h3><p>Au vu des mesures annoncées, le franc devrait, en théorie, se déprécier par rapport au dollar pour compenser la charge des droits de douane, comme cela a été le cas avec la Chine en 2018. La Banque nationale suisse (BNS) doit soutenir cette évolution par une politique monétaire ciblée. Une dépréciation du franc atténuera les conséquences économiques négatives pour la Suisse. Il n’y a par ailleurs aucune menace d’inflation actuellement.</p><h3 class="heading--h5">Pas de guerre commerciale, mais une coopération</h3><p>La Suisse ne doit pas se laisser entraîner dans une spirale de représailles tarifaires. Si des mesures de rétorsion devaient être prises, les recettes des droits de douane devraient être redistribuées à la population et aux entreprises concernées afin de préserver le pouvoir d’achat.</p><h3 class="heading--h5">Renforcer la coopération internationale</h3><p>L’USS demande au Conseil fédéral de s’engager, avec l’UE, le Canada et d’autres pays démocratiques et progressistes en faveur d’une politique commerciale équitable, sans droits de douane. Au lieu de conflits commerciaux, il faut des alliances fondées sur la coopération plutôt que sur la confrontation.</p><h3 class="heading--h5">Négocier, oui, mais avec des limites claires</h3><p>La Suisse doit se positionner clairement dans les négociations avec les États-Unis qui se profilent, défendre ses intérêts de manière offensive, mais être prudente s’agissant d’éventuelles de concessions. L’objectif doit être une politique commerciale qui garantisse une croissance durable et de bonnes conditions de travail, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Luftfracht-Export_iSt-pierivb_d1b9802b0b.webp" length="136866" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10573</guid><pubDate>Tue, 01 Apr 2025 16:50:24 +0200</pubDate><title>Non à une loi qui baisse les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-une-loi-qui-baisse-les-salaires</link><description>La commission de l&#039;économie du National attaque les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nombre de travailleuses et de travailleurs ont du mal à joindre les deux bouts, même en travaillant à plein temps. C'est pourquoi, dans certains cantons, le peuple a introduit des salaires minimums légaux par votation. Car un salaire doit permettre de vivre. La Commission de l'économie du Conseil national veut imposer une révision législative qui attaque frontalement ces salaires minimums cantonaux. Elle entraînerait directement une baisse des salaires pour des milliers de travailleurs. De plus, dans de nombreux cantons, des votes à venir sur des initiatives demandant un salaire minimum seraient vidés de leur substance à l'avance. Le Conseil national doit stopper cette offensive contre les travailleuses et travailleurs des secteurs à bas salaires.</p><h4>Risque de réduction des salaires dans les secteurs à bas salaires</h4><p>Si le Parlement suit la Commission, des milliers de personnes dans plusieurs secteurs à bas salaires, comme la restauration ou la coiffure, risquent de subir des pertes de revenus considérables. Cela entraînerait une augmentation du nombre de "working poor" et des dépenses plus élevées pour l'aide sociale dans les cantons. En effet, les salaires minimums dans les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire ne peuvent garantir un niveau de vie correct sans recours aux prestations complémentaires, notamment dans des cantons où la vie est chère comme Genève.</p><h4>Attaque contre le fédéralisme et la démocratie directe</h4><p>Le projet de loi prévoit de placer les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire au-dessus du droit cantonal, interférant ainsi avec la compétence cantonale en matière de politique sociale qui comprend le droit à la fixation des salaires minimums. Une convention collective de travail déclarée de force obligatoire primerait ainsi les conventions cantonales, les lois cantonales et même les constitutions cantonales. Cela constituerait une ingérence dans le système fédéraliste et l'autonomie des cantons, et aurait pour effet d’annuler, de fait, les décisions populaires passées dans les cantons où des salaires minimums ont été adoptés par la population comme mesures de politique sociale. Mais cela viderait également de leur substance beaucoup de votations à venir, car dans de nombreux cantons, des initiatives sur les salaires minimums ont été déposées.</p><h4>Le Conseil national doit corriger le tir</h4><p>Les salaires minimums cantonaux, adoptés par la population lors de votations, seraient annulés de manière anticonstitutionnelle par la modification de la loi. Le plénum du Conseil national doit mettre fin à cette dangereuse manœuvre.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10569</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 11:38:55 +0200</pubDate><title>Lacunes de cotisations à l’AVS : un problème qui va s’aggravant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lacunes-de-cotisations-a-lavs-un-probleme-qui-va-saggravant</link><description>Les nouveaux chiffres montrent que toujours plus de personnes ont des lacunes de cotisations, avec d’énormes conséquences pour leurs rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, de nombreuses personnes ont des lacunes de cotisations à l’AVS. C’est problématique parce que chaque année de cotisation manquante réduit la rente de 2,3&nbsp;%, ce qui peut représenter jusqu’à 60&nbsp;francs de rente de moins par mois et ce, sur toute la vie. &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Pourquoi peut-il y avoir des lacunes de cotisations, comment cela peut-il se produire ?</h3><ul><li>Manque d’information&nbsp;: beaucoup ne se rendent pas compte qu'ils ont des années sans cotisation parce qu'ils ne vérifient pas régulièrement leur compte AVS.</li><li>Travail au noir&nbsp;: si un employeur ne paie pas de cotisations AVS, des lacunes de cotisations en découlent ; en Suisse c’est un problème plus important que beaucoup ne le pensent.</li><li>Accident ou maladie&nbsp;: les indemnités journalières en cas d’incapacité de travail de longue durée ne sont pas soumises à cotisation AVS. La période concernée ne compte alors pas pour le calcul de la rente.</li><li>Séjour à l’étranger&nbsp;: une personne qui a vécu à l’étranger pendant ses études ou pendant un certain temps peut se retrouver avec des lacunes de cotisations.</li></ul><h3 class="heading--h5">Comment le problème pourrait-il être résolu&nbsp;?</h3><p>L’Union syndicale suisse (USS) propose les mesures suivantes&nbsp;:</p><ol><li>Une meilleure information&nbsp;:&nbsp;<br>avec un certificat AVS délivré chaque année automatiquement à l’ensemble des assuré-e-s afin qu’ils puissent détecter d’éventuelles lacunes de cotisations&nbsp;;<br>en plus, des services de conseil gratuits pour comprendre les conséquences des lacunes de cotisations sur la rente.</li><li>Des possibilités de paiement rétroactifs plus flexibles&nbsp;:<br>la personne qui a des lacunes de cotisations dont sans en être responsable (p.&nbsp;ex. parce que l’employeur n’a pas déclaré correctement le travail) devrait pouvoir effectuer des paiements rétroactifs.</li><li>Nouvelles obligations de cotiser à l’AVS&nbsp;:<br>Les indemnités journalières en cas de maladie ou d’accident doivent être soumises à l’AVS afin que les périodes concernées soient prises en compte dans le calcul de la rente AVS.</li><li>Adaptations pour jeunes salarié-e-s&nbsp;:<br>Les apprenti-e-s et autres jeunes salarié-e-s doivent mieux pouvoir valoriser pour leur future retraite les cotisations qu’ils ont versées pendant l’apprentissage.</li></ol><h3 class="heading--h5">Pourquoi est-ce important&nbsp;?&nbsp;</h3><p>En Suisse, l’AVS est le pilier principal de la prévoyance vieillesse. Les personnes qui ont des lacunes de cotisations reçoit une rente plus basse&nbsp;; il s’agit précisément souvent des personnes qui ont déjà les revenus les plus faibles. C’est pourquoi l’USS demande des réformes afin que plus de personnes reçoivent une rente AVS complète.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10567</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 11:02:37 +0200</pubDate><title>Interdiction de l’utilisation publique de symboles nazis</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/interdiction-de-lutilisation-publique-de-symboles-nazis</link><description>Prise de position de l&#039;USS : Interdiction des symboles racistes et extrémistes – une nécessité !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Conféderation prévoit une loi visant à interdire les symboles racistes et extrémistes dans l’espace public. L’Union syndicale suisse (USS) soutient cette initiative, estimant que la législation actuelle présente des lacunes et ne protège pas suffisamment les minorités concernées.</p><p>Dans un premier pas, seuls les symboles du «&nbsp;Troisième Reich&nbsp;» seront interdits, avant une extension à d’autres signes extrémistes. L’USS demande une mise en œuvre rapide de cette seconde phase afin d’assurer une application uniforme de la loi. Les syndicats plaident également pour une définition précise des symboles interdits dans une ordonnance afin de garantir clarté et sécurité juridique. Ils appellent le Conseil fédéral et le Parlement à adopter rapidement cette loi pour envoyer un signal fort contre la haine et l’extrémisme.</p><p>Plus de détails se trouvent dans la réponse à la consultation (voir le liens ci-dessous).</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10563</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 10:01:00 +0200</pubDate><title>Solidarité plustôt que la haine – l&#039;union fait la force !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidarite-plustot-que-la-haine-lunion-fait-la-force-mai2025</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>L'appel de l'Unions syndicale suisse pour le </strong><a href="https://1er-mai.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>1<sup>er</sup> mai 2025</strong></a></p><p>Dans le monde entier, l'extrême droite travaille main dans la main avec les milliardaires, les libertariens et les fondamentalistes de tous bords contre les gens qui vivent de leur travail. Une contre-révolution du grand capital contre les progrès sociaux des dernières décennies est en cours. L'égalité des genres et d'autres droits acquis de haute lutte sont attaqués de front. La propagation d’un discours de haine contre les étrangers et les minorités permet de détourner l'attention des vrais problèmes et de refouler la question de la répartition des richesses, tandis que l'État et le droit du travail sont démantelés.</p><p>La prospérité croissante peut et doit profiter à tout le monde dans la société. Mais aujourd'hui, les employeurs et les détenteurs du capital refusent de plus en plus aux travailleuses et travailleurs leur juste part, alors que l'économie est florissante. Conséquence : le pouvoir d'achat des gens qui travaillent diminue, tandis que les actionnaires et les propriétaires fonciers s'enrichissent.</p><p>En Suisse aussi, une grande partie de l'élite économique mise de plus en plus sur le nationalisme et la xénophobie. Les migrant-e-s sont désignés comme boucs émissaires et la politique d'asile est instrumentalisée. Pendant ce temps, aucune solution n'est jamais proposée aux problèmes concrets de la population tels que la perte du pouvoir d'achat et la hausse des loyers.&nbsp; Au contraire : sous prétexte de pénurie de main-d'œuvre qualifiée, le patronat exige par exemple des horaires de travail plus longs et un âge de la retraite plus élevé, et veulent vider le droit du travail de sa substance.</p><p>L'extrême droite se retrouve en position de dicter toujours davantage l'agenda politique. Par exemple avec la dangereuse initiative de l'UDC contre une « Suisse à 10 millions », qui sera soumise au Parlement au printemps. Cette initiative isolationniste entraînerait une politique de l'asile encore plus restrictive et conduirait à la fin de la libre circulation des personnes et de la protection des salaires à travers les mesures d’accompagnement. Les élites politico-économiques ne s'opposent plus à cette évolution menaçante. Au lieu de cela, elles jettent de l'huile sur le feu, en se ralliant aux demandes de contrôles aux frontières, en faisant de la lutte contre l’immigration un but en soi à coup de clauses de sauvegardes et de quotas, et en demandant de fermer les portes aux personnes venues chercher refuge en Suisse.</p><p>Aujourd'hui plus que jamais, le mouvement social et syndical doit s'affirmer face à l'alliance de l'extrême droite, des multinationales et des élites néolibérales. Notre cohésion et notre engagement pour le progrès social, pour une prospérité équitablement répartie, pour la justice et l'égalité constituent l'arme la plus puissante contre leurs attaques. Nous le savons : avec une large mobilisation de l’immense majorité de la population qui dépend de son travail pour vivre, il est possible de repousser les menaces – et même d'obtenir des améliorations. C'est pourquoi les syndicats appellent à la résistance en cette journée internationale des droits des travailleuses et des travailleurs :</p><ul><li>Contre l'exclusion des personnes migrantes !</li><li>Contre la politique du bouc&nbsp;émissaire sur le dos des minorités !</li><li>Contre le démantèlement social et la concentration des richesses dans les mains de quelques-uns !</li></ul><p><a href="https://1er-mai.ch" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>La solidarité plutôt que la haine : l'union fait la force !</strong></a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/veranstaltungen/250501_1-Mai25-Socials-square-FR.svg" length="113111" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10571</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 16:08:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur le programme d’allégement budgétaire 2027</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-le-programme-dallegement-budgetaire-2027</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prise de position de l'Union syndicale suisse (USS) sur le «programme d'allègement budgétaire 2027» se trouve ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10558</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 11:44:51 +0100</pubDate><title>Ordonnance de la loi sur l’approvisionnement du pays (Gestion de l’offre d’énergie électrique lors d&#039;une pénurie)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-de-la-loi-sur-lapprovisionnement-du-pays-gestion-de-loffre-denergie-electrique-lors-dune-penurie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10556</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 11:37:33 +0100</pubDate><title>Mettre en oeuvre le rapport d’évaluation relatif aux expertises médicales dans l’Al</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mettre-en-oeuvre-le-rapport-devaluation-relatif-aux-expertises-medicales-dans-lal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;Iv.pa. 21.498 n (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10554</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 11:01:18 +0100</pubDate><title>Participation équitable de la SSR au marché de la production audiovisuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/participation-equitable-de-la-ssr-au-marche-de-la-production-audiovisuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;Iv. pa. 22.415 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10552</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 10:50:19 +0100</pubDate><title>Contre-projet indirect à l&#039;initiative « Stop au blackout »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/contre-projet-indirect-a-linitiative-stop-au-blackout</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10550</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 10:36:57 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (Objectifs en matière de coûts et de qualité)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-objectifs-en-matiere-de-couts-et-de-qualite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10548</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 10:22:41 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (Acquisition de moyens et appareils dans l’EEE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-acquisition-de-moyens-et-appareils-dans-leee</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10543</guid><pubDate>Wed, 26 Mar 2025 14:00:00 +0100</pubDate><title>Non à de nouvelles injustices fiscales, non à la suppression de la valeur locative </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-de-nouvelles-injustices-fiscales-non-a-la-suppression-de-la-valeur-locative</link><description>Recommandation de vote de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La suppression de l'imposition de la valeur locative mènerait à une inégalité fiscale massive, augmenterait la pression sur le marché du logement et inciterait davantage au travail au noir. En outre, la Confédération, les cantons et les communes risqueraient de perdre des milliards d'impôts. L'Union syndicale suisse&nbsp;(USS) rejette donc ce projet et recommande de voter «&nbsp;NON&nbsp;» lors de la votation populaire.&nbsp;</p><p>La suppression de l'imposition de la valeur locative passera en votation au second semestre&nbsp;2025. La loi fédérale sur le changement de système d'imposition de la propriété du logement est soumise au référendum obligatoire. Le vote aura probablement lieu en septembre ou novembre de cette année.&nbsp;</p><p>Voici les principaux arguments avancés par les salarié-e-s contre la suppression de cet instrument fiscal&nbsp;:&nbsp;</p><ul><li>Inégalité fiscale&nbsp;: 61&nbsp;% des ménages suisses sont locataires. Les locataires ne peuvent pas déduire leur loyer de leurs impôts, alors qu'ils doivent payer des impôts sur d'autres placements. L'imposition de la valeur locative permet donc une égalité de traitement fiscal. Sans cette règle, les propriétaires de logements seraient avantagés. </li><li>Conséquences pour le marché du logement&nbsp;: la pression sur le marché immobilier continuerait de s'accroître. La propriété du logement deviendrait plus attrayante et plus chère grâce à ces nouveaux avantages fiscaux. Dans le même temps, les propriétaires ne seraient plus encouragés à quitter des appartements trop grands. </li><li>Augmentation du travail au noir&nbsp;: avec la suppression de la déduction des frais d'entretien, on s'attend à davantage de rénovations effectuées de manière illégale. Cela aurait des conséquences négatives sur les assurances sociales et donc sur la prévoyance vieillesse des salarié-e-s. </li><li>Pertes fiscales&nbsp;: la Confédération, les cantons et les communes devraient s'attendre à une baisse des recettes d'environ 1,7&nbsp;milliard de francs.&nbsp;</li></ul><p>Le Comité de l'USS a donc décidé de recommander le rejet du projet. Durant la campagne de votation, l'USS informera spécifiquement sur les aspects du projet liés à la politique de redistribution et sur les vastes conséquences négatives de l'abolition de la valeur locative.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_Miete-Schluesseluebergabe_ist-alla-petrenko_04b1c1f147.webp" length="87300" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10542</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2025 08:28:32 +0100</pubDate><title>Marché de l&#039;électricité : L&#039;approvisionnement de base suisse fait ses preuves</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/marche-de-lelectricite-lapprovisionnement-de-base-suisse-fait-ses-preuves</link><description>Un bon service public est payant </description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">Souvenons-nous&nbsp;: lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les marchés de l'énergie ont connu de grandes turbulences. Dans la plupart des pays européens, les prix de l'électricité ont alors augmenté de façon spectaculaire, quasiment du jour au lendemain, parfois jusqu'à quintupler&nbsp;! En Suisse toutefois, les prix pour les petits clients et clientes sont restés stables dans un premier temps. Cela s'explique parce que nous avons toujours un approvisionnement de base protégé pour les ménages et les PME, avec des prix réglementés qui ne peuvent être ajustés qu'une fois par an.</span><span lang="FR">&nbsp;</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Niveau bas</strong></span><span lang="FR"><strong>&nbsp;</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Bien sûr, la Suisse n'est pas non plus à l'abri des fluctuations de prix sur les marchés internationaux : les ménages ont également dû souffrir des hausses de tarifs ces deux dernières années. Cependant, la hausse des prix a d'abord été lissée et non pas soudaine, et deuxièmement, le niveau des prix pour les petits consommateurs et consommatrices en Suisse est encore très bas aujourd'hui par rapport aux pays européens comparables, comme le montre le graphique. Seuls le Danemark et l'Autriche font mieux. Et ce, principalement parce que ces deux pays misent depuis des années beaucoup plus sur les énergies renouvelables&nbsp;: la construction d'éoliennes a certes un coût initial, mais le vent est ensuite gratuit.</span><span lang="FR">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/4/csm_Stromleitung_Hochspannung_SchweizerLandschaft_ist-makasana_0dc8265922.webp" length="179754" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10541</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2025 07:43:27 +0100</pubDate><title>Les caisses de pension, un marché juteux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-caisses-de-pension-un-marche-juteux</link><description>L&#039;USS demande des règles claires : les intérêts des assuré-e-s doivent être au centre des préoccupations !</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">La prévoyance professionnelle est un pilier central de la sécurité sociale en Suisse. Mais dans la pratique, il apparaît régulièrement que les intérêts des assuré-e-s ne sont pas suffisamment protégé-e-s. Trop souvent, les entreprises et les compagnies d'assurance à but lucratif utilisent les structures du 2<sup>e</sup> pilier pour servir leurs propres intérêts financiers, au détriment des assuré-e-s et de leurs retraites.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">L'Union syndicale suisse (USS) salue donc en principe le nouveau projet de directive de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP), qui définit des exigences minimales pour les actes juridiques entre les caisses de pension et les personnes qui leur sont proches. Ces règles constituent un pas important vers plus de transparence et une surveillance plus uniforme. En effet, seule la divulgation et la réglementation des conflits d'intérêts peuvent empêcher que les assuré-e-s soient lésé-e-s par des frais excessifs ou des constructions contractuelles défavorables.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">Cependant, la directive ne va pas assez loin. Il n'y a encore aucun contrôle concret de l'efficacité du 2<sup>e</sup> pilier. Les prestataires privés peuvent toujours imposer des primes de risque élevées, des frais administratifs excessifs ou des frais de gestion de fortune coûteux sans qu'une réglementation efficace ne les empêche de le faire. Il est urgent d'apporter des modifications législatives supplémentaires afin de garantir que le capital de prévoyance profite réellement aux assurée-e-s et pas principalement aux actionnaires des prestataires privés.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">En outre, l'USS souligne que les nouvelles exigences en matière de transparence ne doivent pas entraîner de charges administratives supplémentaires inutiles. Il serait en effet contre-productif d'obliger des institutions de prévoyance qui fonctionnent bien, sont efficaces et autonomes à s'affilier à des prestataires à but lucratif en raison d'une bureaucratie excessive. Il faut plutôt prendre des mesures adaptées à la taille et à la structure des institutions de prévoyance concernées.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">Une chose est sûre : la prévoyance professionnelle doit à nouveau s'orienter davantage vers son objectif initial, à savoir garantir les retraites des salarié-e-s. L'USS demande à la CHS PP de s'engager pour plus de transparence, mais aussi pour un véritable contrôle de l'efficacité du 2<sup>e</sup> pilier. Les assuré-e-s ne doivent plus être les victimes d'un système qui fait passer les intérêts financiers de tiers avant leur propre sécurité sociale.</span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"></span></p><p><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">Pour en savoir plus, consultez la prise de </span><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2025/250207_GM_OAK_Nahestehende.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH">position complète</span></a><span style="font-size:11.0pt;line-height:115%;" lang="FR-CH"> (PDF, qu'en allemand).</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10536</guid><pubDate>Fri, 21 Mar 2025 15:27:22 +0100</pubDate><title>Le train de mesures négocié garantit les salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-train-de-mesures-negocie-garantit-les-salaires-en-suisse</link><description>Reprise par le Conseil fédéral du résultat des entretiens de politique intérieure visant à garantir la protection des salaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières semaines, l’Union syndicale suisse (USS) s’est employée à corriger, lors des négociations de politique intérieure sur la protection des salaires, les détériorations introduites par l’accord avec l’UE. Le Conseil fédéral a repris aujourd’hui le résultat des négociations menées dans le cadre du partenariat social. Le train de mesures de politique intérieure visant à protéger les salaires prévient le démantèlement qui était à craindre. L’USS se félicite donc de l’approbation par le Conseil fédéral de ce compromis des partenaires sociaux. Les syndicats prendront leur décision finale à l’issue des délibérations parlementaires.</p><p>L’accord avec l’UE ne fait pas qu’affaiblir la protection des salaires, il facilite encore à des entreprises douteuses et se moquant des lois l’accès au marché helvétique, par exemple en supprimant la caution actuelle. La Suisse est un véritable eldorado au cœur de l’Europe. Sans protection des salaires, les entreprises auraient la possibilité de facturer des prix suisses tout en payant des salaires étrangers. En l’occurrence, à la différence du Danemark et d’autres pays, les entreprises d’Etats membres comptant 250 millions d’habitants seraient susceptibles de travailler en Suisse dans leur langue locale. À cela s’ajoute l’essor de la sous-traitance et d’autres développements qui tendent à fragiliser les conventions collectives de travail (CCT).</p><h4>Garantie des frais suisses et responsabilité de l’employeur contractant</h4><p>Les mesures négociées entre les partenaires sociaux renforceront la prévention, dans la mesure où à l’avenir les marchés seront bien plus souvent attribués à des entreprises correctes. Lors de l’attribution des commandes publiques, il faudra d’abord vérifier si les entreprises ont déjà enfreint les conditions de travail suisses. L’entrepreneur principal devra désormais régler les amendes pour ses sous-traitants, s’il n’a pas vérifié qu’ils versent des salaires corrects. Par ailleurs, des gains d’efficience dans la procédure d’annonce amélioreront la qualité des contrôles. Quant aux frais, une nouvelle disposition légale garantit expressément le règlement des frais en vigueur en Suisse.</p><h4>Étapes importantes dans la bonne direction</h4><p>Quant à l’extension des conventions collectives de travail à des branches entières (déclaration de force obligatoire), les exigences désuètes datant de 1956, époque où le marché de travail suisse était encore très fermé, seront adaptées. L’USS déplore toutefois que cette modernisation des quorums ne concerne que les CCT existantes. Car une telle mesure n’améliorera pas la situation dans des branches en plein essor et dont les conditions de travail laissent à désirer, comme le secteur des soins privés ou les crèches.</p><p>Les travailleuses et travailleurs qui s’engagent sur le terrain du partenariat social, dans leur entreprise ou dans le cadre de leur CCT, doivent être à l’abri d’un licenciement. La proposition adoptée aujourd’hui par le Conseil fédéral améliore certes la situation de certains groupes de personnes. Mais si ces avancées vont dans la bonne direction et sont importantes, elles sont loin de couvrir tous les travailleurs et travailleuses qui en auraient besoin.</p><p>Outre la protection des salaires, l’USS tient beaucoup au maintien du service public dans les secteurs de l’électricité et du rail.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10524</guid><pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:43:09 +0100</pubDate><title>Les analyses n&#039;atteignent pas leur but – il faut maintenant des contrôles, des amendes et une hausse des salaires des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-analyses-natteignent-pas-leur-but-il-faut-maintenant-des-controles-des-amendes-et-une-hausse-des-salaires-des-femmes</link><description>Egalité des sexes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus d’une entreprise sur deux se moque de ses obligations en matière d'égalité salariale et viole donc la Loi sur l’égalité. Cependant, les écarts salariaux entre les sexes restent très élevés. Les instruments introduits dans la Loi sur l'égalité ont donc échoué à atteindre leur but. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc des contrôles des salaires et des amendes pour les entreprises qui discriminent les femmes. Aujourd'hui, quatre femmes sur dix doivent vivre avec moins de 5000 francs par mois après un apprentissage, et un quart même avec moins de 4500 francs. C'est inacceptable. Les femmes, en Suisse, doivent pouvoir vivre correctement de leur travail sans aucune discrimination.</p><p>Le rapport d’évaluation externe de la révision de la loi sur l’égalité (LEg) mandaté par l’Office fédéral de la justice dresse un bilan intermédiaire effarant de la mise en œuvre des analyses de l’égalité salariale au sein des entreprises en Suisse. La majorité des employeurs concernés n’ont pas mené correctement ces analyses prescrites par la loi depuis 2020. Des violations flagrantes du droit en vigueur concernent chacune des trois étapes légalement contraignantes : l’analyse des salaires, le contrôle de l’analyse par un organe indépendant externe et la communication transparente des résultats au personnel. Ce sombre bilan confirme malheureusement ce que les syndicats ont martelé depuis le début des débats sur la révision de la LEg : les mesures non assorties de contrôles ni sanctions ne suffisent pas.</p><h4>Les inégalités salariales ne disparaîtront pas toute seules</h4><p>Pour rappel, les femmes gagnent en moyenne toujours 1354 francs de moins par mois que les hommes, soit 16,2% (valeur pour 2022). En outre, la part inexpliquée de ces différences ne cesse d’augmenter. Selon la dernière enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), près de la moitié de la différence de rémunération entre les sexes (48,2 %), secteurs privés et publics confondus, ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. Cette part inexpliquée n’a jamais été aussi haute depuis le début des analyses en 2012.</p><h4>Les employeurs doivent prendre leurs responsabilités et le monde politique doit se réveiller</h4><p>Les employeurs qui n’ont pas respecté la loi doivent maintenant impérativement la mettre en œuvre et procéder à l’analyse de leurs salaires, au contrôle de cette dernière par un organe indépendant et à la communication transparente des résultats à leurs employé-e-s. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent également agir rapidement pour corriger la situation. Pour l’Union syndicale suisse, il est incompréhensible que le Conseil fédéral ait décidé d’attendre l’évaluation finale de la LEg prévue pour fin 2027 avant de proposer des mesures pour atteindre l’égalité salariale. Le rapport d’évaluation intermédiaire publié aujourd’hui dresse un bilan bien assez clair pour justifier tout de suite des mesures plus contraignantes pour les entreprises.</p><p>L’USS réclame une adaptation rapide de la LEg fondée sur les mesures suivantes :</p><ul><li>contrôles et sanctions contraignantes pour les entreprises qui refusent de contrôler leurs salaires.</li><li>extension de l’obligation de procéder à des analyses salariales tous les quatre ans à toutes les entreprises : aujourd’hui, moins d’une entreprise sur cent est tenue d’effectuer ces analyses.</li><li>obligation de présenter des mesures de correction des inégalités salariales identifiées.</li></ul><p>Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, et une sur quatre doit même se contenter d’un salaire de moins de 4500 francs. C’est pourquoi les mesures de contrôle dans les entreprises doivent s’accompagner d’une offensive de revalorisation salariale générale dans les professions majoritairement exercées par les femmes. Pour l’USS, des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent devenir la norme. C’est dans des secteurs comme la prise en charge d’enfants, les soins aux personnes âgées ou le commerce de détail qu’une telle revalorisation est la plus urgente.</p><p>L’amélioration des revenus des femmes passe aussi obligatoirement par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes. Il faut donc impérativement des investissements publics plus importants dans l’accueil extrafamilial des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10528</guid><pubDate>Fri, 21 Feb 2025 15:36:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance 4 relative à la loi sur le travail (OLT 4)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-4-relative-a-la-loi-sur-le-travail-olt-4</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10515</guid><pubDate>Wed, 19 Feb 2025 14:52:49 +0100</pubDate><title>Un premier pas dans la bonne direction, mais d’autres mesures s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-premier-pas-dans-la-bonne-direction-mais-dautres-mesures-simposent</link><description>Décisions du Conseil fédéral sur les négociations sur la protection des salaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’ouverture de la Suisse par rapport à l’Union euro-péenne (UE) pour autant que les salaires et le service public soient préservés. La décision d’orientation prise aujourd’hui par le Conseil fédéral relativement aux négociations au plan national corrige certaines dégradations de la protection des salaires. A priori, c’est une bonne chose. Mais il reste beaucoup à faire. Concernant la mise en œuvre concrète, l’USS insistera pour que les mesures à prendre soient conçues de manière efficace et appli-cables sur le terrain.&nbsp;</p><p>L’accord affaiblit non seulement la protection des salaires, mais facilite aussi l’accès au marché d’entreprises au comportement douteux et semi-criminel, par exemple en raison de la suppres-sion du système de caution. La Suisse comme pays situé au cœur de l’Europe, est extrême-ment attrayant. En l’absence de protection des salaires, les entreprises peuvent demander des prix suisses et verser des salaires étrangers. À la différence de ce qui est le cas au Danemark et dans d’autres pays, les entreprises d’États membres de l’UE représentant 250 millions d’habitant-e-s peuvent travailler en Suisse dans leur langue nationale. S’y ajoutent des struc-tures de sous-traitance et des évolutions dans les branches qui sapent la base des conventions collectives de travail (CCT).&nbsp;</p><p>C’est pourquoi les mesures d’accompagnement doivent être renforcées, pas affaiblies. Il est es-sentiel que les conditions issues de l’année 1956 en matière de déclaration de force obligatoire des CCT soient adaptées aux réalités actuelles. Personne ne voudrait aujourd’hui aller en va-cances en prenant un avion de cette époque. La protection contre le licenciement devrait à tout le moins être conforme à ce que prévoit l’OIT.&nbsp;</p><p>L’Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 31 janvier 2025 a adopté des revendications. Les quotas pour la déclaration de force obligatoire des CCT devraient être globalement diminués. Le travail temporaire doit être limité. La Suisse devrait introduire une responsabilité du man-dant. Entre autres, la Confédération et les cantons devraient, en cas d’abus, être obligés d’introduire des contrats-types de travail, et pas seulement pouvoir le faire.&nbsp;</p><p>Les décisions du Conseil fédéral sont un premier pas important. La phase décisive avec la mise en œuvre concrète des mesures est encore à venir. Le résultat doit en être la garantie d’une protection autonome efficace des salaires et des conditions de travail, afin que les nouveaux accords profitent aux salarié-e-s de Suisse. &nbsp;</p><p>En plus de la protection des salaires, l’USS maintient que le service public en matière d’électricité et de chemin de fer doit être garanti.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10513</guid><pubDate>Tue, 18 Feb 2025 08:42:19 +0100</pubDate><title>Procédure de qualification uniforme au lieu d&#039;un examen final écrit</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/procedure-de-qualification-uniforme-au-lieu-dun-examen-final-ecrit</link><description>Réforme de l’enseignement de la culture générale dans la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats se sont toujours engagés à renforcer l’enseignement de la culture générale (ECG) dans la formation professionnelle afin que les apprenti-e-s, qu'ils soient jeunes ou adultes, puissent se développer le mieux possible sur le plan personnel, social et professionnel et réaliser leur potentiel. Non seulement dans leur rôle de salarié-e, mais aussi en tant qu'individu-e, citoyen-ne et membre de la société. Outre l'enseignement professionnel, l’ECG transmet des compétences fondamentales telles que la capacité à communiquer, l'éducation civique et la pensée critique, contribuant ainsi de manière significative à l'égalité des chances. L’ECG vise à soutenir au mieux les apprenti-e-s dans leurs ressources personnelles et leur autonomie. En ce qui concerne la mobilité sociale, l'ECG doit donc être conçu de manière aussi large et indépendante que possible, tout en étant axé sur la pratique et l'action.</p><p>Après presque vingt ans, l'ordonnance sur les prescriptions minimales pour ECG dans la formation professionnelle initiale doit être entièrement révisée. Lors de la consultation, l'USS s'est prononcée en faveur d'un renforcement de l'ECG sous la forme d'une uniformisation et d'un renforcement de son caractère obligatoire, et a demandé que la nouvelle ordonnance réglemente à l'avenir l'ECG de la même manière pour toutes les formations professionnelles initiales. L'USS a également demandé que la mise en œuvre dans les cantons et l'élaboration des programmes scolaires cantonaux soient aussi uniformes que possible.</p><p>Le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) avait mis en consultation une révision de l'ordonnance qui avait été élaborée en commun dans le cadre du partenariat et qui prévoyait une refonte de la procédure de qualification. L'examen final de l'ECG, jusque-là écrit, devait être remplacé par un mélange de note d'expérience et de travail final (comprenant une présentation et un entretien d'examen). L'USS a soutenu cette proposition et s'est prononcée en faveur d'une plus grande importance accordée à la note d'expérience dans le cadre de sa réponse à la consultation.</p><h4>Des normes uniformes au lieu de l'arbitraire cantonal</h4><p>Lors de sa réunion du 12 février, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) s'est soudainement prononcée en faveur du maintien de l'examen final écrit ou, du moins, en faveur de la liberté de mise en œuvre accordée aux cantons à cet égard. Cette décision va à l'encontre de la proposition élaborée en partenariat avec les associations professionnelles, qui visait à réorganiser la procédure de qualification en se basant sur les notes d'expérience et en revalorisant le travail final avec une présentation et un examen oral approfondi.</p><p>Cela signifierait que les différents règlements cantonaux pourraient continuer à exister. Cela reviendrait à renoncer à l'obligation de qualité à l'échelle nationale, l'un des principaux objectifs de la réforme. L'USS continue de soutenir l'objectif d'harmonisation de la culture générale à l'échelle nationale, défini au début du projet de réforme «Culture générale 2030», afin de garantir l'égalité des chances et l'égalité des droits pour tous les apprenti-e-s. Aujourd'hui déjà, il existe des différences considérables dans la mise en œuvre de l'enseignement de culture générale entre les cantons et les écoles professionnelles, ce qui rend la comparaison difficile. Une solution nationale augmenterait la mobilité des apprenti-e-s et garantirait l'équivalence des diplômes.</p><h4>Renforcer les compétences pratiques plutôt que des formes d'examen obsolètes</h4><p>Le projet de réforme «Formation générale 2030» mise sur le renforcement des compétences opérationnelles des apprenti-e-s. L'examen final actuel est un vestige d'une pédagogie révolue qui ne reflète plus les exigences actuelles en matière de culture générale. En revanche, un travail de fin d'études axé sur la pratique, avec une présentation orale suivie d'un entretien d'examen, favorise l'application durable des connaissances et des compétences dans des situations réelles et représente une opportunité pour de nombreux apprenti-e-s.</p><h4>Les syndicats réclament une mise en œuvre contraignante de la réforme</h4><p>L'USS demande au SEFRI et au Conseil fédéral de maintenir la révision prévue de l'ordonnance et d'ancrer le travail de fin de formation, y compris la présentation et l'entretien d'examen, comme nouvelle norme dans la procédure de qualification de la culture générale, en plus des notes d'expérience qui doivent être conservées. Une solution uniforme au niveau national est essentielle pour garantir la comparabilité et la perméabilité des diplômes. La formation professionnelle ne doit pas se transformer en un patchwork de modalités d'examen différentes d'un canton à l'autre.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10506</guid><pubDate>Fri, 14 Feb 2025 16:33:43 +0100</pubDate><title>Le statut d’indépendant pourrait être imposé par l’employeur</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-statut-dindependant-pourrait-etre-impose-par-lemployeur</link><description>La commission du Conseil national s’en prend à la sécurité sociale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission de la sécurité sociale du Conseil national vise à permettre dorénavant aux employeurs de fixer eux-mêmes par contrat si une personne a un statut indépendant ou salarié. Il s’agit d’une attaque frontale contre la sécurité sociale, ouvrant toute grande la porte aux abus et à la précarité. Malgré la pluie de critiques émanant tant des syndicats que d’associations patronales, des cantons et d’experts, la commission maintient son projet, au risque de créer une grave insécurité juridique et d’attiser la concurrence déloyale. L’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil national à stopper ce plan dangereux.</p><p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) persiste et signe dans son projet visant à permettre aux parties contractantes de « choisir elles-mêmes » dorénavant le statut d’indépendant ou de salarié. Il s’agit d’une attaque directe contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs, qui entraînerait de multiples abus, de la précarité et des retombées négatives pour tous les contribuables honnêtes. Lors de la procédure de consultation, outre les syndicats, une bonne partie des associations patronales, les autorités d’exécution et d’éminents spécialistes du droit des assurances sociales ont mis en garde contre de tels risques. Une écrasante majorité des cantons se sont également opposés au projet.</p><p>En Suisse comme presque partout au monde, des critères objectifs sont utilisés pour savoir si quelqu’un est indépendant ou salarié. L’enjeu est de savoir dans quelle mesure la personne dépend de son donneur d’ouvrage. Or il est question aujourd’hui d’assouplir cette règle nécessaire à la protection des travailleuses et travailleurs les plus vulnérables. Dorénavant, les employeurs pourraient imposer à quiconque travaille pour eux, par accord écrit, d’assumer l’ensemble des risques économiques en tant qu’indépendant. Ce n’est pas seulement contraire au principe fondamental de la sécurité sociale. Un tel projet accroîtrait massivement l’insécurité juridique, en droit des assurances sociales sinon dans tout le droit du travail, et même la pratique des autorités fiscales en pâtirait. En dernier lieu, le projet de la commission du Conseil national ouvrirait grande la porte à plus d’indépendance fictive venant de l’étranger et à une concurrence à bas prix s’exerçant aux dépens des entreprises locales. D’où inévitablement de la sous-enchère et du travail au noir. Les seuls gagnants seraient les entreprises de plateformes internationales comme Uber. Or de tels acteurs ne cherchent qu’à maximiser leurs bénéfices sans assumer la moindre responsabilité – laissant les autres payer les pots cassés.</p><p>Il est surprenant qu’en dépit de la pluie de critiques reçues, la majorité de la commission du Conseil national tienne mordicus à sa modification de loi. Elle choisit ainsi sans nécessité la confrontation directe avec tous les acteurs qui s’engagent pour des conditions de travail équitables et pour un marché du travail sain, en Suisse et dans toute l’Europe. L’USS combattra avec fermeté le projet et attend du Conseil national qu’il prenne ses responsabilités et mette fin à cette dérive.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10503</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 16:43:51 +0100</pubDate><title>Amendements au Règlement sanitaire international (2005)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/amendements-au-reglement-sanitaire-international-2005</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10493</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 09:20:24 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-chômage et de l’ordonnance sur l’indemnisation des caisses de chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-chomage-et-de-lordonnance-sur-lindemnisation-des-caisses-de-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10511</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 07:40:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire Marti Samina « La pauvreté n’est pas un crime. » (modification de la loi fédérale sur les étrangers et l&#039;intégration [LEI])</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/initiative-parlementaire-marti-samina-la-pauvrete-nest-pas-un-crime-modification-lei</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10508</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 07:31:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OAA) en matière d’événements majeurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents-oaa-en-matiere-devenements-majeurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10495</guid><pubDate>Wed, 12 Feb 2025 10:01:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance 2 relative à la loi sur le travail : dispositions spéciales pour l’assistance Live-In (Art. 17a - 17e OLT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-2-relative-a-la-loi-sur-le-travail-dispositions-speciales-pour-lassistance-live-in-art-17a-17e-olt-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10490</guid><pubDate>Wed, 12 Feb 2025 09:53:31 +0100</pubDate><title>Cette nomination à la Direction du travail est une provocation pour les travailleuses et travailleurs de Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cette-nomination-a-la-direction-du-travail-est-une-provocation-pour-les-travailleuses-et-travailleurs-de-suisse</link><description>Guy Parmelin choisit un idéologue libéral comme responsable de la Direction du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Direction du travail est le service le plus important de la Confédération pour les travailleuses et travailleurs. Elle est responsable de la protection des salaires dans le cadre des mesures d’accompagnement, de la loi sur le travail ainsi que de la réintégration et de la protection sociale des personnes au chômage. La nomination de Jérôme Cosandey à la tête de cette direction est un mauvais signal pour les gens qui travaillent.</p><p>Jérôme Cosandey était membre de la direction d'Avenir.Suisse lorsque cette organisation défendait des positions idéologiques radicales : abolition pure et simple de la protection des salaires, allongement de la durée du travail et démantèlement des règles minimales en matière de conditions de travail. L’entrée de cet agenda à la Direction du travail avec ce mauvais casting est un danger.</p><p>Par ailleurs, M. Cosandey n'a pas d’expérience de la politique du marché du travail, du partenariat social, de la politique d’insertion ou des caisses de chômage. Il n'a jamais eu la responsabilité de grands projets informatiques comme ceux dont il devra s'occuper au Seco. Il n'a pas non plus d'expérience en matière de direction de grandes équipes, de structures tripartites avec les partenaires sociaux et les cantons ou l'administration fédérale.</p><p>L'intégration de la Direction du travail (anciennement OFIAMT) au sein du Seco était déjà une erreur. La culture de partenariat social et d'intégration de la direction a été peu à peu remplacée par une approche de laissez-faire libéral. Sous la direction de Boris Züricher, qui venait également d'Avenir.Suisse, la direction a développé une tendance de plus en plus oppose aux intérêts des travailleuses et travailleurs. La protection des salaires a été freinée au lieu d’être développée. Les projets informatiques de l'assurance-chômage ont pris de plus en plus de retard et coûté de plus en plus cher.</p><p>L'USS demande que la Direction du travail soit détachée du Seco afin qu'elle puisse reprendre son ancienne méthode de travail partenariale. En raison de l'importance que revêt cette entité pour les travailleuses et travailleurs et pour le marché du travail, sa direction doit être nommée par le Conseil fédéral.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10501</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:26:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur le système de santé militaire (OSSMil)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-le-systeme-de-sante-militaire-ossmil</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10499</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:20:00 +0100</pubDate><title>Modification de la LAMal : Garantie du principe de la collecte unique des données</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-lamal-garantie-du-principe-de-la-collecte-unique-des-donnees</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10497</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:12:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre du contre-projet indirect à l&#039;initiative populaire « initiative d’allègement des primes »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-du-contre-projet-indirect-a-linitiative-populaire-initiative-dallegement-des-primes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10488</guid><pubDate>Fri, 07 Feb 2025 11:37:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la protection civile (ouvrages de protection)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-la-protection-civile-ouvrages-de-protection</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10486</guid><pubDate>Fri, 07 Feb 2025 11:26:00 +0100</pubDate><title>Projet de directives « Exigences minimales applicables aux actes juridiques passés par l’institution de prévoyance avec des personnes proches »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/projet-de-directives-exigences-minimales-applicables-aux-actes-juridiques-passes-par-linstitution-de-prevoyance-avec-des-personnes-proches</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10481</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2025 13:49:54 +0100</pubDate><title>Grippe, refroidissement, virus, bactéries : vos droits et devoirs au travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/grippe-refroidissement-virus-bacteries-vos-droits-et-devoirs-au-travail</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est la saison de la grippe. Actuellement, la première vague traverse la Suisse à partir de l’ouest. Gérer de manière sûre la maladie au travail est, précisément en ce moment, un thème central pour les salarié-e-s et les employeurs et employeuses. Pour pouvoir garantir un environnement au travail équitable et favorable à la santé, toutes les parties concernées doivent connaître leurs droits et leurs devoirs. Ci-après, vous trouverez ce qu’il faut &nbsp;savoir à ce sujet et pour quelles améliorations l’USS bat.</p><h4>Certificats médicaux seulement à partir du troisième jour</h4><p>Un ou une médecin vous établit un certificat médical d’arrêt maladie qui confirme que la personne concernée n’est pas en mesure, à cause d’une maladie, de fournir le travail contractuellement prévu. L’incapacité de travail se rapporte à votre activité concrète. Ainsi, un « simple » enrouement, peut suffire pour empêcher une employée d’un centre d’appels de faire son travail.&nbsp;</p><p>Le certificat indique le début et la durée probable de l’incapacité de travail. Le diagnostique reste, quant à lui, confidentiel, seule est faite la différence entre maladie et accident. Pour éviter une charge administrative inutile, il est judicieux de demander un certificat médical seulement à partir du troisième jour de maladie. Devoir le faire à partir du premier jour de maladie entraînerait une charge supplémentaire pour la personne malade et le système de santé. Les employeurs et employeuses devraient ainsi ne pas exiger de certificat médical à partir du premier jour de maladie.</p><h4>Nécessité d’une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie obligatoire dès le premier jour</h4><p>En Suisse, nous n’avons pas d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie obligatoire à partir du premier jour. Actuellement, le droit à la poursuite du versement du salaire dépend de la branche, de la convention collective de travail et de la durée des rapports de travail. Les jours de carence, pour lesquels les salarié-e-s ne reçoivent pas leur salaire en cas de maladie, sont non seulement antisociaux, mais représentent aussi un danger pour la santé. Ils mettent les salarié-e-s sous pression pour que, bien que malades, ils se rendent au travail afin de s’éviter des pertes de revenu. Cela repousse la guérison, accroît le risque de contagion pour les collègues de travail et occasionne à long terme des coûts de santé plus élevés. Une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie obligatoire à partir du premier jour serait une garantie financière pour tout le monde et empêcherait des pratiques dangereuses pour la santé.</p><h4>Le présentéisme, un problème sous-estimé</h4><p>Les employeurs et employeuses sont appelés à créer une culture d’entreprise qui donne la priorité à leurs employé-e-s, fixe des règles claires en matière de déclaration de maladie et fasse obstacle au présentéisme, c’est-à-dire à la présence au travail de personnes atteintes dans leur santé. Passer à du télétravail en cas de maladie est rarement une bonne idée. Certes, cela peut éviter des contagions, mais le travail en cas de maladie peut également freiner la guérison et, dans le pire des cas, avoir pour effet que l’on devient encore plus malade. Donc, celle ou celui qui est malade est malade et doit se rétablir.</p><p>L’employeur ou l’employeuse est tenu de protéger la santé de ses employé-e-s. C’est pourquoi verser un bonus aux personnes qui n’ont pas connu de jours de maladie est aussi une mauvaise idée. Cela entraîne du présentéisme avec les conséquences déjà mentionnées pour la santé et peut constituer une violation de ce devoir de protéger la santé de leurs employée-s-s qu’ont les employeurs et employeuses. De tels bonus sont aussi des plus problématique sous l’angle de la législation sur le travail et pourraient causer des problèmes juridiques pour les employeurs et employeuses concernés.</p><h4>Que puis-je faire si je suis en arrêt maladie ?</h4><p>Lorsque l’on est malade, rien ne doit être fait qui puisse mettre en danger la guérison. Les activités permises dépendent du type de maladie en question. En cas de stress psychique ou de certaines autres maladies, les promenades peuvent être bénéfiques, alors qu’en cas de grippe avec fièvre, un repos strict est indiqué. En cas de migraines, il est logique que l’on ne reste pas collé à un écran, alors qu’en cas de grippe intestinale, on peut aussi placer quelques posts sur les réseaux sociaux.&nbsp;</p><p><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">Si vous voulez en savoir plus, adressez-vous à </span><a href="/luss/federations-affiliees#c12334"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">votre syndicat</span></a><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR"> ou aux </span><a href="/luss/unions-cantonales#c12660"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">permanences juridiques des unions syndicales cantonales</span></a><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">.</span></p><h4><span lang="FR">Autres lectures complémentaires&nbsp;: &nbsp;</span></h4><ul><li><a href="https://www.rts.ch/audio-podcast/2025/audio/droit-du-travail-et-arret-maladie-28757577.html" target="_blank" rel="noreferrer">Contexte de la RTS</a> sur le droit du travail et la maladie sur le droit du travail et la maladie avec Juliette Ancelle, avocate, spécialiste FSA en droit du travail</li><li>Informations du <a href="https://www.seco.admin.ch/seco/fr/home/Arbeit/Personenfreizugigkeit_Arbeitsbeziehungen/Arbeitsrecht/merkblaetter--informationen.html" target="_blank" rel="noreferrer">SECO sur le maintien du salaire en cas de maladie</a> (voir <span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR">«&nbsp;</span>Versement du salaire en cas de maladie<span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;" lang="FR"> » </span>)</li><li><a href="https://www.weka.ch/themes/ressources-humaines/salaire-et-remuneration/poursuite-du-versement-du-salaire/article/poursuite-du-versement-du-salaire-des-regimes-confus/" target="_blank" rel="noreferrer">Informations complémentaires sur le maintien du salaire en cas de maladie</a></li><li>Contexte des <a href="https://www.weka.ch/themes/ressources-humaines/salaire-et-remuneration/poursuite-du-versement-du-salaire/article/maintien-du-salaire-en-cas-de-maladie-droits-et-obligations/" target="_blank" rel="noreferrer">droits et obligations en matière de maintien du salaire en cas de maladie</a></li><li><a href="https://www.weka.ch/themes/ressources-humaines/gestion-du-personnel/management-de-la-sante/article/presenteisme-travailler-lorsquon-est-malade/" target="_blank" rel="noreferrer">Pour en savoir plus sur le problème du présentéisme</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10478</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2025 16:43:04 +0100</pubDate><title>Il faut garantir les salaires et le service public</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/il-faut-garantir-les-salaires-et-le-service-public</link><description>Prise de position des syndicats sur le résultat des négociations avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>COMMUNIQUÉ DE PRESSE COMMUN DE L’USS ET DE TRAVAIL.SUISSE</p><p>Les délégué∙e∙s de l’Union syndicale suisse (USS) et le Comité de Travail.Suisse ont examiné aujourd’hui le résultat du nouvel accord négocié avec l’UE et adopté leur position commune en vue des négociations de politique intérieure à venir. L’accord conclu met en péril la protection des salaires. En raison notamment de la réduction du délai d’annonce, de la suppression de fait de la caution, de la remise en question de l’interdiction d’offrir des services en Suisse et de la reprise de la réglementation européenne des frais. En outre, l’accord facilite aux entreprises de l’UE l’accès au marché suisse. Afin de préserver la protection des salaires en vigueur, l’USS et Travail.Suisse demandent en particulier la garantie que les frais couverts soient conformes à la réglementation suisse, un régime de responsabilité des adjudicateurs et des entreprises générales, des plans d’action pour encourager les CCT, ainsi qu’une meilleure protection contre le licenciement des personnes s’engageant pour de bonnes conditions de travail dans leur entreprise.</p><p>Les deux faîtières syndicales ont examiné de près aujourd’hui, dans leurs organes décisionnels respectifs, le résultat des nouveaux accords Suisse-UE négociés.</p><p>La Suisse possède les salaires les plus élevés d’Europe, et il en va de même pour le coût de la vie. Afin de protéger les salaires, la Suisse a introduit il y a 20 ans déjà, suite aux pressions syndicales, les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Grâce aux CCT, aux contrôles effectués et aux amendes infligées, les salaires n’ont pas baissé dans les secteurs dûment protégés. Or l’accord nouvellement négocié fait passer à la trappe des pans entiers de ces mécanismes de protection. La pression à agir sur le terrain de la protection des salaires est donc plus grande que jamais.</p><h4>Décision des délégué-e-s de l’USS</h4><p>L’assemblée extraordinaire des délégués de l’USS a ainsi mené une discussion très critique sur les résultats obtenus à ce jour. Dans leur résolution (voir annexe), les délégué∙e∙s se réclament certes d’une Suisse sociale et ouverte et reconnaissent la réelle importance de l’UE pour un développement de l’Europe et une coopération interétatique placés sous le signe de la paix. L’USS soutient à ce titre l’ouverture de la Suisse à l’UE, pour autant qu’elle profite aux travailleuses et travailleurs et qu’elle ne leur nuise pas.</p><p>Mais les détériorations de la protection des salaires sont inacceptables pour les délégué∙e∙s.</p><p><strong>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS,</strong> a souligné dans son exposé que « l’accord affaiblit la protection des salaires. Il faudra y remédier et négocier ferme. Notre but étant de trouver une solution qui soit utile aux travailleuses et travailleurs, au lieu de leur nuire. »</p><p>Dans leur vote, les délégué∙e∙s de l’USS ont réclamé de nouvelles mesures propres à garantir la protection des salaires et le service public. Leurs revendications concrètes sont notamment les suivantes :</p><ul><li>responsabilité des maîtres d’ouvrage ainsi que des adjudicateurs, en cas d’infraction commise par leurs sous-traitants</li><li>raccourcissement du traitement des annonces par les cantons</li><li>renégociation de la réglementation des frais</li><li>augmentation du nombre de CCT déclarées de force obligatoire</li><li>meilleure protection contre le licenciement des travailleuses et travailleurs s’engageant pour de bonnes conditions de travail et la sécurité au travail</li><li>meilleur statut pour la main-d’œuvre temporaire</li><li>non à la libéralisation du marché de l’électricité</li><li>garantie, dans le secteur du transport ferroviaire international de voyageurs, d’une solution en mains suisses pour les conditions de travail comme pour le modèle de coopération, l’attribution des sillons et l’intégration tarifaire.</li></ul><p>La liste complète des revendications figure dans la <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2025/250131/AD250131F_DL_Resolution_Europe.pdf">résolution de l’USS.</a></p><h4>Décision du Comité de Travail.Suisse</h4><p>Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des salarié∙e∙s, a également adopté aujourd’hui une résolution sur le résultat des négociations avec l’UE, lors d’une séance extraordinaire de son Comité (voir annexe). L’accord aura pour effet un affaiblissement massif de la protection des salaires, dû notamment à la réduction du délai d’annonce, à la suppression de fait de la caution et à la remise en question de l’interdiction d’offrir des services en Suisse.</p><p>Pour que Travail.Suisse puisse soutenir l’accord négocié, il est par conséquent nécessaire, d’une part, de prévoir des mesures de compensation et, d’autre part, de moderniser la protection des salaires. <strong>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse,</strong> l’a clairement dit : « nous voulons bien mener des discussions constructives de politique intérieure et rechercher des solutions. Mais la protection des salaires a été affaiblie et sans mesures compensatoires fortes en matière de politique intérieure, Travail.Suisse n’acceptera en aucun cas le résultat négocié sur le terrain de la politique extérieure. »</p><p>Dans une optique de protection des salaires et des conditions de travail, le Comité de Travail.Suisse demande notamment ceci :</p><ul><li>Le principe « un salaire égal pour un travail égal au même endroit » doit également s’appliquer aux frais. Des garanties contraignantes s’imposent en vue de la non-application de la réglementation européenne.</li><li>Il faut mettre en place de nouveaux instruments efficaces qui garantissent le niveau actuel de protection des salaires.</li><li>Il est nécessaire d’adapter les quotas des employeurs requis pour les CCT étendues.</li><li>Dans les secteurs sans CCT, il faut instaurer une obligation légale d’édicter des contrats-types de travail, en cas de sous-enchère salariale abusive et répétée.</li><li>Les employeurs doivent s’engager clairement en faveur d’un partenariat social fort.</li></ul><p>Ce débat sur l’Europe a donné l’occasion à Esther Lynch, secrétaire générale de la Conférence européenne des syndicats (CES), d’exprimer aujourd’hui dans un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gjRslP63faI" target="https://www.youtube.com/watch?v=gjRslP63faI" title="Message de solidaité d&apos;Esther Lynch" rel="noreferrer">message de solidarité</a> son soutien à l’analyse critique de l’accord trouvé entre le Conseil fédéral et l’Union européenne. Selon ses propres mots, la CES partage l’inquiétude des syndicats suisses quant aux effets néfastes d’un tel accord sur les droits des travailleuses et travailleurs en Suisse. En effet, l’accord négocié affaiblit massivement les mécanismes de protection existants contre la sous-enchère salariale. Il introduit même de nouvelles règles rendant possible une concurrence déloyale au détriment de la main-d’œuvre locale ou étrangère occupée en Suisse. « La CES est donc pleinement aux côtés des syndicats suisses, aujourd’hui où il s’agit de défendre les droits des travailleurs et travailleuses et de maintenir un service public fort », a expliqué Esther Lynch.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_250131_DV_SGB527web_0787faad3e.webp" length="231912" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10474</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:32:09 +0100</pubDate><title>Des mesures inutiles et unilatérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-mesures-inutiles-et-unilaterales</link><description>Consultation sur le programme d’austérité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les coupes prévues pour un montant d’en tout 3,6 milliards de francs mises en consultation aujourd’hui par le Conseil fédéral sont énormes et disproportionnées. L’Union syndicale suisse critique fondamentalement ce programme d’austérité. Étant donné la situation dans l’ensemble très confortable des budgets publics en Suisse, ces mesures d’austérité sont totalement inutiles.&nbsp;</p><p>En ouvrant aujourd’hui la procédure de consultation à ce sujet, le Conseil fédéral confirme qu’il reprend dans leur grande majorité les propositions d’économies faites dans le rapport des expert-e-s mandatés par lui et, de ce fait, surtout le principe incompréhensible d’« assainissements » envisagés presque exclusivement sur le plan des dépenses. Or, il faudrait d’abord résoudre les problèmes structurels en matière de recettes. S’y ajoute que – comme chacun sait – le frein à l’endettement n’est pas appliqué conformément à la Constitution : au lieu d’induire des dépenses équilibrées, il produit des excédents, aux dépens de la population.</p><p>Il est également clair que la Confédération doit assumer toujours plus de tâches que les cantons ne remplissent pas suffisamment – par exemple avec les subsides aux primes-maladie. La Confédération doit pouvoir mettre les cantons cet argent pour ces tâches. C’est d’autant plus judicieux que les cantons réalisent d’importants excédents, privant ainsi constamment la population de prestations nécessaires.</p><p>Les coupes prévues d’environ 3,6 milliards de francs sont non seulement disproportionnées, elles nuiront aussi durablement à la qualité du service public suisse. En outre, le personnel de la Confédération doit inutilement supporter, en raison des économies dans son domaine, des coupes de plus de 300 millions de francs. Ces énormes coupes compromettront aussi à long terme la qualité des prestations publiques.</p><p>L’USS s’exprimera de manière détaillée sur les coupes prévues dans le cadre de la consultation et poursuivra en plus son engagement contre cette politique d’austérité inutile et dommageable, tant au niveau de la Confédération qu’à celui des cantons.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10472</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:09:23 +0100</pubDate><title>Il faut résoudre les problèmes de la population, pas s’acharner sur les ressortissant-e-s étrangers et les réfugié-e-s </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/il-faut-resoudre-les-problemes-de-la-population-pas-sacharner-sur-les-ressortissant-e-s-etrangers-et-les-refugie-e-s</link><description>Mesures d’accompagnement à l’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! »</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR">La situation de nombre de travailleuses et travailleurs est tendue. Les loyers et les primes-maladie pèsent toujours plus sur leurs budgets, alors que les salaires, une fois déduite l’inflation, stagnent. Il paraît souvent plus facile de gagner au loto que de trouver un logement abordable. Avec son initiative, l’UDC profite de cette situation pour s’acharner sur les étrangers et les étrangères.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Pendant ce temps, le patronat et les autorités laissent les gens sur le carreau. Comme le Conseil fédéral le fait aussi aujourd’hui. Au lieu de veiller à ce que tout le monde profite des fruits de la prospérité et de l’ouverture de la Suisse, il a adopté un train de mesures ridiculement faible. Tous les grands thèmes y figurent certes, du marché du travail au logement, mais seulement avec de propositions minimalistes, qui logiquement resteront sans grand effet. Les employeurs aussi s’acharnent contre les réfugié-e-s, au lieu d’augmenter les salaires, et le Conseil fédéral agit sans tenir compte des besoins de la population.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire&nbsp;: le Parlement doit donner maintenant des réponses aux problèmes de la population. Cela passe en priorité par une augmentation des allocations familiales, une protection contre le licenciement pour les employé-e-s de longue date ainsi qu’un programme d’incitation en faveur de la construction de logements d’utilité publique.</span></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10468</guid><pubDate>Tue, 21 Jan 2025 17:38:50 +0100</pubDate><title>Douze ouvertures dominicales par an sont une aberration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/douze-ouvertures-dominicales-par-an-sont-une-aberration</link><description>Feu vert de la Commission de l’économie à une initiative cantonale antisociale et dangereuse pour la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de multiplication par trois des ventes dominicales est dangereux pour la santé des travailleuses et travailleurs. Pire, il fait fi des décisions démocratiques des dernières années et constitue ainsi une attaque frontale contre les dimanches chômés. L’Union syndicale suisse (USS) appelle donc à refuser net ce projet antisocial.</p><p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a approuvé aujourd’hui une initiative du canton de Zurich. Cet objet vise à faire passer le nombre d’ouvertures dominicales de quatre aujourd’hui à douze, soit à autoriser jusqu’à un dimanche d’ouverture des magasins par mois – contre la volonté du peuple, qui refuse régulièrement dans les urnes les ouvertures dominicales. La loi comprend du reste déjà la possibilité d’employer du personnel dans les commerces quatre dimanches par an pour les achats de Noël, pendant la période de l’Avent. Aujourd’hui déjà, de nombreux cantons ne tirent pas pleinement parti de cette possibilité.</p><h4>Surcroît de pénibilité</h4><p>Une extension des ouvertures dominicales constituerait un nouveau coup de massue pour le personnel de vente. La branche du commerce de détail souffre déjà d’un bas niveau de salaires, d’horaires changeants, d’une pénurie de main-d’œuvre et de pressions élevées. Il n’existe pas non plus de CCT de branche. Une augmentation du travail du dimanche n’arrangerait rien. Les experts de la santé ne connaissent que trop bien l’impact négatif d’un travail dominical régulier sur le corps et le psychisme.</p><p>En 2021 encore, une proposition similaire glissée dans la loi COVID avait échoué devant les Chambres. Ni le Conseil national, ni le Conseil des États n’avaient voulu d’une telle libéralisation.</p><h4>Une tactique du salami aux conséquences funestes</h4><p>Le projet d’extension des ouvertures dominicales dans les magasins est un bel exemple de tactique du salami : il s’agit d’introduire insidieusement, par petites étapes, le travail dominical dans toutes les branches et professions – des salons de coiffure aux emplois de bureau, en passant par les assurances et les banques. Une telle attaque contre les dimanches chômés ne ferait que des perdants parmi les salarié-e-s. D’où l’importance de refuser net ce projet !</p><p>Les jours de congé communs, comme le dimanche, s’avèrent essentiels pour le repos, pour la vie de famille et les contacts sociaux. S’il fallait travailler davantage de tels jours, le personnel serait privé du temps libre dont il a déjà tant besoin et ne saurait plus comment concilier travail et vie privée.</p><h4>La santé doit primer sur le profit</h4><p>L’USS appelle à redonner enfin la priorité à la protection des travailleuses et travailleurs. En lieu et place de libéralisations aussi dommageables pour la santé que la multiplication des ouvertures dominicales, source de stress et d’épuisement professionnel, l’heure est à une meilleure protection de la santé ainsi qu’à l’adoption de conditions de travail gérables pour le personnel.</p><p>Il n’est pas question de sacrifier les intérêts des travailleuses et travailleurs sur l’autel du profit à court terme – le commerce de détail n’a pas besoin d’une « ruée de Noël » tout au long de l’année, mais bien d’améliorations durables pour son personnel.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Vater-mit-kleinem-Kind_Eva_Blanco_Fotografia_photocase_484a117b8a.webp" length="81926" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10463</guid><pubDate>Wed, 08 Jan 2025 16:18:28 +0100</pubDate><title>Cyrielle Huguenot reprend le dossier de l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/cyrielle-huguenot-reprend-le-dossier-de-legalite</link><description>Nouvelle secrétaire centrale à l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>A partir du début de l'année, Cyrielle Huguenot a pris en charge à l’Union syndicale suisse (USS) le dossier de l’égalité en tant que nouvelle secrétaire centrale. Au cours des dernières années, le mouvement syndical a joué un rôle moteur pour faire progresser l’égalité dans plusieurs domaines et éviter le démantèlement d’acquis importants. Il reste néanmoins de nombreux défis, en particulier en matière de discrimination salariale, de niveau des retraites, d’accueil de jour des enfants et de lutte contre le harcèlement sexuel. « Le monde du travail est central pour faire progresser l’égalité et les droits des femmes et je m’y engagerai pleinement. Les syndicats disposent d’une légitimité et d’une capacité d’action très importantes dans ce domaine », relève Cyrielle Huguenot. Âgée de 42 ans, elle est au bénéfice d’une importante expérience en matière d’égalité et a déjà organisé et dirigé des campagnes nationales couronnées de succès, comme celle liée à la réforme du droit pénal sexuel.&nbsp;</p><p>Cyrielle Huguenot prendra également en charge le dossier de la politique migratoire avec en ligne de mire les droits des travailleuses et travailleurs issus de la migration.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_cyrielle_huguenot_36b5a583ff.webp" length="172268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10530</guid><pubDate>Mon, 23 Dec 2024 15:47:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur la surveillance des marchés financiers et d’autres actes touchant au domaine de la coopération internationale</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-lfinma-et-dautres-actes-touchant-cooperation-internationale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10460</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2024 15:24:33 +0100</pubDate><title>Ce résultat est insuffisant</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ce-resultat-est-insuffisant</link><description>Avis de l’USS sur les négociations avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique l’accord avec l’UE auquel le Conseil fédéral a donné son feu vert. Selon les informations actuellement disponibles, la protection des salaires sera démantelée et le service public affaibli. L’USS examinera en détail le texte final de l’accord et décidera des suites à lui donner, lors d’une assemblée extraordinaire des délégués fixée au 31 janvier 2025. L’USS appelle le Conseil fédéral à faire toute la transparence sur le contenu de l’accord.</p><p>Avec un tel accord, il sera bien plus difficile de faire respecter les salaires suisses. Comme la Suisse a beaucoup de peine à percevoir les amendes (peines conventionnelles) en dehors de ses frontières, les entreprises de différentes branches doivent fournir aujourd’hui une garantie (dépôt d’une caution). Or cette dernière est absente de l’accord. La « caution en cas de récidive » prévue à la place est une farce et, pour toutes sortes de raisons, ses effets dans la pratique seront quasiment nuls. De même, l’« interdiction d’offrir des services » n’est plus garantie. Aujourd’hui, les cantons interdisent chaque année à quelque 600 à 1000 entreprises de travailler en Suisse, soit qu’elles refusent de coopérer avec les autorités, soit qu’elles aient versé des salaires beaucoup trop bas. Autre problème de taille, la Suisse s’engage avec l’accord à reprendre la réglementation européenne des frais. À l’avenir, les frais d’hébergement et de repas des personnes détachées par leur employeur ne seront plus pris en compte que sur la base des règles du pays d’origine. Alors même qu’en Suisse, le coût de la vie est l’un des plus élevés d’Europe. Enfin, la réduction du délai d’an¬nonce des travailleurs détachés de 8 à 4 jours compliquera l’activité de contrôle, comme le confirme un essai pilote mené à Bâle-Ville et Bâle-Campagne.</p><p>L’accord aura également des effets négatifs sur le service public, obligeant la Suisse à libéraliser son approvisionnement électrique qui fonctionne bien et remettant en question, dans le transport ferroviaire international de voyageurs, les coopérations ayant fait leurs preuves avec les compagnies de chemin de fer des pays voisins.</p><p>Le contenu de l’accord n’est connu que dans les grandes lignes. Pour répondre aux questions encore ouvertes, il faudrait en étudier les dispositions précises. L’USS a toujours soutenu l’ouverture de la Suisse vis-à-vis de l’UE, pour autant que les travailleuses et travailleurs en bénéficient et que les salaires soient garantis. Elle analysera en détail le texte de l’accord, afin que son assemblée des délégués prévue au 31 janvier 2025 puisse décider des suites à y donner en toute connaissance de cause. L’USS attend du Conseil fédéral qu’il mette à disposition les informations nécessaires.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10457</guid><pubDate>Tue, 17 Dec 2024 16:48:15 +0100</pubDate><title>8 semaines de vacances pour les apprenti-e-s : un investissement nécessaire pour renforcer les apprentissages</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/8-semaines-de-vacances-pour-les-apprenti-e-s-un-investissement-necessaire-pour-renforcer-les-apprentissages</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) demande que toutes et tous les apprenti-e-s de Suisse aient à l’avenir droit à 8 semaines de vacances. Cette revendication a été décidé le 29 novembre 2024 par l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS et présentée le 3 décembre 2024, à l’Intergroupe parlementaire Travail.&nbsp;</p><p>La formation professionnelle duale est la colonne vertébrale de l’économie suisse, mais la charge supportée par les apprenti-e-s est énorme. Alors que leurs contemporain-e-s des gymnases profitent de 13 semaines de vacances, les apprenti-e-s doivent se contenter de 5 semaines seulement ; cela, malgré un horaire hebdomadaire lourd et la triple charge du travail en entreprise, de l’école et de l’apprentissage à domicile.&nbsp;</p><p>Cette inégalité de traitement non seulement menace la santé des apprenti-e-s, mais réduit aussi l’attractivité de la formation professionnelle en général, explique la présidente de la Commission USS de la jeunesse, Félicia Fasel. « Avec 8 semaines de vacances, nous permettons aux jeunes de récupérer comme ils en ont besoin et renforçons en même temps la formation professionnelle initiale en tant que pilier important de notre économie. »</p><h4>Un besoin d’agir urgent</h4><p>Les défis auxquels est confronté le système de formation professionnelle duale sont manifestes :</p><ul><li>pénurie de candidat-e-s à l’apprentissage, </li><li>nombreuses résiliations de contrats d’apprentissage, </li><li>taux d’échec inquiétant lors des examens finaux,</li><li>baisse du nombre des apprenti-e-s titulaires d’une maturité professionnelle acquise durant l’apprentissage (appelée MP1).</li></ul><p>En outre, une enquête récente de la Jeunesse d’Unia montre que près de la moitié des apprenti-e-s souffre de stress et d’épuisement.</p><h4>Tout le monde y gagnera</h4><p>Des vacances en plus, cela n’améliorera pas seulement la santé des jeunes, mais rendra la formation professionnelle plus attrayante et représentera une contribution importante à la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Une meilleure récupération profitera à la santé ainsi qu’au développement personnel des jeunes, de même qu’à leur participation à la vie sociale.</p><h4>Notre revendication</h4><p>L’USS demande que 8 semaines de vacances figurent, pour l’ensemble des apprenti-e-s, dans la loi ou soient réglées dans le cadre des conventions collectives de travail (CCT). En renforçant les droits des apprenti-e-s, nous assurons l’avenir de notre société et de notre économie.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10452</guid><pubDate>Tue, 17 Dec 2024 07:33:24 +0100</pubDate><title>Hausse de franchise : coup de massue pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/hausse-de-franchise-coup-de-massue-pour-la-population</link><description>Le Parlement et le Conseil fédéral veulent adapter la franchise minimale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’augmentation prévue de la franchise minimale grèvera encore plus le budget des ménages, pourtant déjà confrontés à l’explosion des primes d’assurance-maladie. Alors qu’avec la réforme EFAS le lobby de la santé a su davantage ponctionner les payeuses et payeurs de primes, les assuré-e-s subiront encore une hausse conséquente de leur franchise minimale. Une telle décision est révélatrice des priorités d’un Parlement dominé par les partis bourgeois : au lieu de revoir la rémunération des prestataires privés, il préfère faire payer la facture aux plus faibles de la société. Ce cynique « cadeau de Noël » survient à deux semaines seulement de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2025, d’une brutale hausse de primes, la troisième d’affilée.<br>Après le Conseil fédéral et le Conseil des États, le Conseil national a approuvé à son tour le relèvement de la franchise minimale. Il est prévu de l’adapter, dans un premier temps, au « niveau actuel des coûts », puis périodiquement. En clair : après les primes, les franchises entreront à leur tour dans une spirale haussière.<br>Aujourd’hui déjà, tant les primes que la participation aux coûts dont doivent s’acquitter les personnes assurées sont en constante hausse. Entre 2005 et 2023, la charge moyenne due aux franchises et quotes-parts a bondi de 40 %. Pourquoi ? Parce que beaucoup de personnes sont dans l’obligation de choisir une franchise plus élevée afin d’économiser au moins un peu d’argent, à condition bien sûr de rester en bonne santé.<br>La hausse des franchises frappera de plein fouet les malades chroniques qui ne peuvent ni se rabattre sur un niveau de franchise plus élevé, ni renoncer aux traitements nécessaires. En outre, cette mesure nuit gravement à la santé publique. Car la participation aux coûts déjà bien trop élevée aujourd’hui contraint toujours plus de patient-e-s à renoncer, à leurs risques et périls, à des prestations nécessaires. D’où des souffrances humaines évitables et, en dernier lieu, une facture globale plus élevée pour tout le monde.<br>Au lieu d’« adapter la franchise minimale aux conditions réelles » – c'est le titre de la motion adoptée par la deuxième chambre – le Parlement devrait urgemment arranger le financement du système de santé conformént « aux conditions réelles ». Concrètement, les personnes pouvant se le permettre doivent payer davantage à l’assurance de base. C’est déjà le cas dans la plupart des pays européens.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10505</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 16:16:00 +0100</pubDate><title>Dossier no 165 : Évolution des effectifs des syndicats en 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-no-165-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2023</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2023, l'Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptait 315 790 membres (+0,19 %). Avec 600 nouvelles inscriptions, le nombre de membres des associations affiliées à l'USS a donc progressé pour la première fois en dix ans. La proportion des femmes syndiquées a atteint un nouveau record, à 32,8 %. L’arrivée de 1963 membres féminins (+1,93%) a ainsi compensé le départ de 1363 membres masculins (-0,64 %). La progression du nombre de membres s’explique également par l'adhésion de deux associations, HelvetiCA (contrôleurs aériens) et SPV (enseignants vaudois). Or même sans ces adhésions, la baisse du nombre de membres serait restée nettement inférieure à 1 % (-2284, soit -0,72 %), ce qui constitue le taux de perte le plus faible depuis 2016.</p><p>Plus petite, l’organisation faîtière Travail.Suisse a, pour sa part, perdu 2617 membres au cours de l'année sous revue, ce qui correspond à un recul de 1,77 %. En 2023, les associations qui n'appartiennent à aucune faîtière ont enregistré une baisse de 5287 membres, l’équivalent d’environ 2,5 %. En fin d’année, elles représentaient ainsi encore 205 802 travailleuses et travailleurs. Le taux de syndicalisation a reculé de 0,43 point pour s'établir à 15,34 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/6/csm_UNIA_LD23_MFR3958__c__Manu_Friederich_8417933f74.webp" length="519026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10449</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 13:12:34 +0100</pubDate><title>Procédure de consultation calamiteuse : maintenant il incombe au Parlement d’enterrer l’attaque anticonstitutionnelle contre les salaires minimums cantonaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/procedure-de-consultation-calamiteuse-maintenant-il-incombe-au-parlement-denterrer-lattaque-anticonstitutionnelle-contre-les-salaires-minimums-cantonaux</link><description>Non au retour des travailleuses et travailleurs pauvres : le Parlement ne doit pas bafouer la Constitution !
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec un cynisme rare, le conseiller aux États Erich Ettlin (Centre/OW) cherche à affaiblir les salaires minimums en Suisse, en compagnie de GastroSuisse et d’une courte majorité des Chambres fédérales. Dans tous les cantons où les citoyennes et citoyens, forts de la compétence souveraine que leur confère la Constitution fédérale, ont instauré des salaires minimums, cette majorité vise à les déclarer nuls et non avenus par une nouvelle base légale, dès lors qu’une convention collective nationale de travail déclarée de force obligatoire prévoit des salaires plus bas.</p><p>Un tel scénario aurait pour effet d’exacerber le problème des travailleuses et travailleurs pauvres (working poors), soit des personnes qui, à Genève ou Neuchâtel, doivent se contenter de très bas salaires. Dans des îlots de cherté comme Genève, de telles rémunérations ne permettraient plus à des salarié-e-s à 100 % de joindre les deux bouts sans devoir faire appel à l’aide sociale.</p><p>Et qui devrait subventionner de tels salaires ? Les contribuables de ces cantons ayant pourtant clairement opté pour des salaires minimums cantonaux, afin de ne plus avoir de working poors.</p><p>Le résultat de la consultation a été sans appel : tous les cantons sauf Obwald (canton d’origine d’Erich Ettlin), la Conférence des chefs des départements cantonaux de l’économie publique (CDEP), les communes, les spécialistes du droit constitutionnel, l’Office fédéral de la justice et le Conseil fédéral – tout le monde s’accorde à dire qu’un tel projet est incompatible avec la Constitution. Il bafoue la souveraineté des cantons, met le fédéralisme hors-jeu et contrevient au principe de subsidiarité.</p><p>Même les associations patronales romandes, le Centre Patronal et la FER, rejettent le projet du conseiller aux États Ettlin et de GastroSuisse, faisant valoir qu’il est anticonstitutionnel et contraire à la volonté populaire des cantons concernés, soit Neuchâtel et Genève. La FER appelle même au lancement d’un référendum, si le projet devait aboutir.</p><p>Il est évident que les cantons, le Conseil fédéral et les travailleuses et travailleurs ne veulent pas d’une paupérisation du salariat. Il n’est pas question non plus de chambouler l’ordre constitutionnel, de vider de sa substance le fédéralisme ou de jeter par-dessus bord le principe de subsidiarité – pour la simple raison que certains employeurs, dans les rangs de GastroSuisse notamment, souhaitent verser des très bas salaires et obliger la collectivité à payer la différence.</p><p>Le Parlement ne doit pas rester les bras croisés, mais être à l’écoute des cantons ainsi que des travailleuses et travailleurs, et respecter le fédéralisme et la volonté populaire locale. Après cette consultation calamiteuse, il ne reste qu’à enterrer ce projet contre les salaires minimaux cantonaux !</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10447</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2024 13:30:40 +0100</pubDate><title>Les femmes restent injustement privées d’une année de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-femmes-restent-injustement-privees-dune-annee-de-rente</link><description>Rejet du recours contre la votation sur AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue de l’arrêt rendu aujourd’hui par le Tribunal fédéral. Les juges fédéraux font primer la sécurité juridique sur les rentes beaucoup trop basses des femmes. Car bien qu’elles perçoivent des rentes plus basses, les femmes ont fait les frais de mesures d’économies unilatérales, avec l’augmentation de l’âge de la retraite. Et d’autres attaques sont déjà en préparation. Or après le verdict d’aujourd’hui, il incombe plus que jamais au monde politique d’entreprendre enfin quelque chose pour remédier aux rentes beaucoup trop basses des femmes. Elles ont besoin de rentes plus élevées – en lieu et place de nouvelles coupes des rentes de veuves opérées sous prétexte d’égalité.</p><p>En 2022, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes avait été accepté du bout des lèvres, avec un écart de 31 195 voix seulement. Or les prévisions de déficit dans l’AVS brandies durant la campagne de votation reposaient sur des erreurs de calcul de la Confédération. L’USS avait pourtant dénoncé à maintes reprises les prévisions officielles trop négatives.</p><p>Ces scénarios financiers incorrects ont largement influencé la campagne de votation sur le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. L’USS demeure convaincue que sans cette erreur de calcul, le processus de formation de l’opinion aurait pris une tournure différente. D’autant plus que sur une période de dix ans, l’impact des erreurs de calcul de l’OFAS correspond à peu près aux recettes supplémentaires que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes aurait générées.</p><p>La déception est donc bien réelle : les femmes concernées ont été injustement privées d’une année de rente. Alors même que les femmes étaient majoritairement opposées à la réforme AVS 21. Ces deux dernières années également, les rentes féminines trop basses sont apparues comme un enjeu brûlant dans les campagnes de votation portant sur la prévoyance professionnelle. Après le verdict rendu aujourd’hui par le Tribunal fédéral, il incombe plus que jamais au monde politique d’entreprendre enfin quelque chose pour remédier à ce problème. Les femmes ont besoin de rentes plus élevées – en lieu et place de nouvelles coupes des rentes de veuves opérées sous prétexte d’égalité.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/1/csm_241212_Reaktionen-Urteil_2bf2486266.webp" length="543458" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10443</guid><pubDate>Tue, 10 Dec 2024 13:41:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de l’initiative parlementaire « Assouplir les conditions encadrant le télétravail »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mise-en-oeuvre-de-linitiative-parlementaire-assouplir-les-conditions-encadrant-le-teletravail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10414</guid><pubDate>Wed, 04 Dec 2024 11:12:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-la-loi-sur-lencouragement-et-la-coordination-des-hautes-ecoles-lehe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10441</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2024 11:11:14 +0100</pubDate><title>Une personne sur deux subit du harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-personne-sur-deux-subit-du-harcelement-au-travail</link><description>Nouvelle étude du Seco et du Bureau de l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, une personne active sur deux a déjà été victime de harcèlement sexuel ou sexiste sur son lieu de travail. Les femmes sont particulièrement concernées : près de 60 % d'entre elles font état d'attouchements non désirés, de remarques suggestives, voire d'agressions. L'étude montre clairement que le harcèlement sexuel peut se produire partout : dans les bureaux, les ateliers, sur les chantiers et particulièrement souvent dans les branches où le contact avec la clientèle est important, comme la vente, la santé ou la restauration. Souvent, les travailleurs et travailleuses jeunes sont touchés déjà au début de leur vie professionnelle, même pendant leur formation. De nombreuses personnes concernées ne parlent pas de ce qui leur est arrivé, souvent parce qu'elles ont peur des conséquences négatives ou ne savent pas quels sont leurs droits. Pour un trop grand nombre d'entre elles, les conséquences sont graves, allant d'un sentiment de honte à un changement d'emploi. Pourtant, le harcèlement n'est pas seulement une forme de violence, mais un problème structurel (et non individuel), face auquel les employeurs ont la responsabilité de protéger leurs collaboratrices et collaborateurs.</p><p>Mais les employeurs n'assument pas cette responsabilité. En effet, 95% des employeurs interrogés affirment prendre le harcèlement sexuel au sérieux, mais plus de la moitié des entreprises indiquent que ce phénomène se produit chez elles. Les bonnes intentions de l’employeur ne servent pas à grand-chose pour les personnes concernées. En outre, le harcèlement sexuel n’a pas d’effet sur les personnes que de manière isolée. Si une collègue entend constamment des propos sexistes ou subit des attouchements indésirables, le climat de travail s’en trouve détériorié pour tout le monde.</p><p>L'USS exige des employeurs qu'ils prennent leur responsabilité au sérieux et adoptent des mesures claires. Les entreprises ne peuvent tout simplement pas se permettre d'ignorer le sujet. Une politique de tolérance zéro obligatoire en fait partie : chaque entreprise doit introduire des règles claires contre le harcèlement sexuel et les faire appliquer de manière conséquente. Les employeurs doivent proposer des formations régulières pour que les employé‑e‑s et les cadres sachent ce qu'est le harcèlement sexuel, comment le reconnaître, comment y réagir, et comment veiller de manière préventive à un climat de travail respectueux. Les travailleuses et travailleurs doivent savoir qu'ils peuvent signaler des plaintes sans craindre de conséquences. Pour cela, il peut être utile de s'adresser à un syndicat. En effet, dans la lutte contre le harcèlement sexuel comme ailleurs, des efforts collectifs peuvent porter leurs fruits.</p><p>Outre les mesures prises par les entreprises, l'USS demande également des adaptations légales. Les entreprises devraient être tenues de prouver qu'elles respectent leur devoir de diligence et être poursuivies plus sévèrement en cas d'infraction. Les employeurs ne doivent pas se décharger de leur responsabilité. Ceux qui n'agissent pas doivent en subir les conséquences.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_Belaestigung-Gewalt-Arbeitsplatz_heike-trautmann-unsplash_0833bce189.webp" length="80982" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10437</guid><pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:24:41 +0100</pubDate><title>Plus de liberté au lieu d’une disponibilité permanente</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/plus-de-liberte-au-lieu-dune-disponibilite-permanente</link><description>Les délégués de l’USS décident une offensive pour de meilleures conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La charge et le stress au travail ne cessent d'augmenter depuis des années. De plus en plus de travailleuses et travailleurs souffrent d’une pression trop forte ou ont des difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale. Au lieu de proposer des solutions, les employeurs prévoient de continuer à démanteler la protection existante : ils exigent davantage de travail le dimanche, des horaires de travail plus longs et la légalisation des situations de fausse indépendance. Les syndicats s'opposeront avec véhémence à ces attaques contre le droit du travail. Une meilleure protection est nécessaire pour permettre aux gens qui travaillent de mieux planifier leur vie et d’avoir davantage leur mot à dire dans la répartition entre temps de travail et temps libre. Plus de liberté au lieu d’une disponibilité permanente – c'est avec cet objectif que les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse ont décidé aujourd'hui de lancer une offensive en faveur de règles plus favorable aux travailleuses et travailleurs.</p><h4>Des conditions de travail à renforcer au lieu de les dégrader</h4><p>De nombreuses personnes actives sont soumises à une forte pression au travail. Les employeurs et les managers exercent une pression sur les coûts, réduisent les effectifs et confient le travail restant à un nombre toujours plus restreint de travailleuses et travailleurs. Le recours à du personnel temporaire augmente et le travail s’intensifie. Certains employeurs attendent même une disponibilité pendant la maladie ou les loisirs. Cela rend particulièrement difficile la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale pour les parents. Au lieu de remédier à cette situation, les employeurs portent des initiatives politiques visant à détériorer les règles en vigueur. Il s'agit notamment de l'extension du travail du dimanche, de l'affaiblissement du statut de salarié-e en légalisant les situations de fausse indépendance, et d'horaires de travail excessifs dans le cadre du télétravail qui ne tiendraient plus compte des temps de repos nécessaires.</p><p>Pour les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS), il est clair que les droits des travailleuses et travailleurs doivent au contraire être étendus. Au lieu d'être joignables en permanence, d'être exposés au burnout et au travail gratuit, il faut des horaires de travail compatibles avec la vie privée, plus de temps de repos et de meilleures mesures de protection. Dans une résolution, les délégué-e-s de l'USS demandent :</p><ul><li>&nbsp;des horaires de travail fournis au moins quatre semaines à l’avance pour des périodes de deux semaines ; des modifications seulement en cas d’urgence et avec supplément de salaire d’au moins 50 % ;</li><li>la suppression des horaires coupés ou des pauses de midi trop longues sans l’accord des salarié-e-s (p. ex. dans la restauration ou la vente) et l’introduction de mesures de protection en cas de conditions météorologiques extrêmes (p. ex. arrêt du travail dans la construction en cas de canicule, y c. adaptation des indemnités en cas d’intempéries ) ;</li><li>l’abolition des journées de travail de plus de 10 heures;</li><li>un supplément d’au moins 50 % en cas de travail du dimanche, de nuit ou du samedi ; au moins deux week-ends de congé par mois (samedi et dimanche) pour tout le monde ;</li><li>l’enregistrement et la rémunération intégraux et transparents de toute la durée du travail, y compris des temps de préparation et de rangement, des pauses, des durées de déplacement et du temps nécessaire pour se changer ;</li><li>la limitation des heures supplémentaires et l’introduction de vacances plus longues pour les apprenti-e-s, en adaptation à cette phase de leur vie ;</li><li>une meilleure protection pour toutes et tous dans la loi sur le travail, en particulier du personnel de l’aviation, de l’économie domestique, de l’agriculture, des enseignant-e-s, des travailleurs et travailleuses sociaux, des éducateurs et éducatrices ainsi que des surveillant-e-s, actuellement exclus du champ d’application, et une protection spécifique renforcée pour la maternité ;</li><li>la protection du personnel, en particulier dans le service public, la vente, la restauration, les hôpitaux, les transports publics routiers, lacustres, ferroviaires et aériens contre les agressions et les actes de violence.</li></ul><h4>Renforcement de l'apprentissage : 8 semaines de vacances pour les apprentis</h4><p>La formation professionnelle duale est un pilier de l'économie suisse. Mais bon nombre de jeunes subissent une forte pression durant l’apprentissage. Alors que les élèves du post-obligatoire ont 13 semaines de vacances, les apprentis doivent généralement se contenter de cinq semaines seulement .Ce déséquilibre met en danger la santé des apprenti-e-s. L'USS demande donc huit semaines de vacances pour toutes les personnes en apprentissage et s'engageront en faveur de cette réglementation dans la loi et dans les conventions collectives de travail.</p><h4>Contre les licenciements dans la sidérurgie</h4><p>Les délégués de l'USS ont exprimé par une résolution leur soutien aux travailleurs et travailleuses de Stahl Gerlafingen et Steeltec Emmenbrücke, qui luttent contre les licenciements massifs. Les suppressions d'emplois dans l'industrie sidérurgique sont irresponsables et doivent être empêchées.</p><h4>Etat des négociations avec l'UE</h4><p>Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard a réaffirmé la position syndicale lors de l'assemblée des délégués : la protection des salaires autonome et le service public doivent être garantis dans le résultat des négociations. Il a annoncé aux délégué-e-s qu'une assemblée extraordinaire sera convoquée lorsque le résultat des négociations sera sur la table.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10432</guid><pubDate>Tue, 26 Nov 2024 15:07:38 +0100</pubDate><title>Les femmes gagnent chaque mois 1364 francs de moins que les hommes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-femmes-gagnent-chaque-mois-1364-francs-de-moins-que-les-hommes</link><description>Les écarts de salaire entre femmes et hommes restent trop élevés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le monde du travail suisse est encore très loin d'une vraie égalité. Il ressort des chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS) que, si les écarts de salaire continuent de diminuer, ils s’élèvent toutefois encore à 16,2 %. La différence en francs est plus spectaculaire encore : les femmes gagnent en moyenne chaque mois 1364 francs de moins que les hommes. Et les nouveaux chiffres confirment que la discrimination salariale directe reste considérable. Près de la moitié de la différence de rémunération (44,9 %) ne s’explique pas par des facteurs objectifs, comme la branche, la formation, l’âge, etc. En outre, l’écart inexpliqué ne s’est hélas que peu résorbé (de 45,3 à 44,9 %). Il est vrai que les différences de salaire sont moindres parmi les salarié-e-s sans fonction hiérarchique. Le travail syndical accompli dans le cadre des conventions collectives de travail (CCT) et sur le terrain a donc visiblement porté ses fruits.</p><p>De très nombreuses femmes continuent d’avoir des salaires à peine suffisants pour vivre. Les professions où elles sont majoritaires sont moins bien rémunérées, bien qu’étant fréquemment exigeantes et lourdes en responsabilités. Même avec un CFC en poche, quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois, une fois leur salaire extrapolé à une activité professionnelle à plein temps avec 13e mois de salaire. La prise en charge d’enfants, l’accompagnement des personnes âgées ou le commerce de détail en sont de bons exemples. Ce n’est pas tout : l’expérience professionnelle et l’ancienneté se traduisent par des suppléments de salaire moins élevés que pour les hommes.<br>Or en définitive, une part importante des désavantages salariaux subis par les femmes tient à ce qu’elles s’occupent de leurs propres enfants. L’USS continuera donc de s’engager afin que la garde d’enfants soit organisée sous forme de service public, pour permettre une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes. Cela suppose des investissements publics plus conséquents, avec à la clé de meilleures conditions de travail dans les métiers de la petite enfance comme dans la santé et le social.</p><p>Il va de soi pour l’USS qu’il faut mettre les bouchées doubles en matière d’égalité. Des salaires d’au moins 5000 francs après l’apprentissage, et d’au moins 4500 francs pour tout le monde doivent être la norme. Toutes les CCT doivent fixer leurs salaires minimums en conséquence. L’égalité salariale et l’augmentation des salaires féminins figureront à l’ordre du jour de toutes les négociations entre partenaires sociaux. Partout où il n’y a pas de CCT (crèches, commerce de détail, etc.), il faut en introduire. Enfin, des mesures systématiques de lutte contre la discrimination salariale restent indispensables, telles que des analyses obligatoires de l’égalité des salaires dans les entreprises et des sanctions efficaces en cas de discrimination salariale.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10429</guid><pubDate>Sun, 24 Nov 2024 13:34:48 +0100</pubDate><title>Oui de justesse à EFAS : le problème des primes trop élevées reste entier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-de-justesse-a-efas-le-probleme-des-primes-trop-elevees-reste-entier</link><description>Réaction de l&#039;USS au résultat de la votation sur la modification de la loi sur l&#039;assurance-maladie (LAMal)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'acceptation de justesse de la réforme EFAS est une mauvaise nouvelle pour les assuré-e-s, les patient-e-s et les soignant-e-s.&nbsp;Elle risque d'entraîner une hausse des primes et une pression accrue sur la qualité des soins et le personnel.&nbsp;Les partisans et le Conseil fédéral ont fait de vastes promesses lors de la campagne de votation, promesses que la réforme EFAS à elle toute seule ne tiendra pas.&nbsp;Dans la perspective de l'inclusion des soins de longue durée, les assuré-e-s doivent donc être protégés d'une charge supplémentaire démesurée due à l'augmentation des primes et des coûts à leur charge.&nbsp;En outre, il est clair que lors de l'élaboration de la nouvelle structure tarifaire pour les EMS et les services de soins à domicile, la mise en œuvre de l'initiative sur les soins infirmiers et l'amélioration des conditions de travail doivent être prioritaires.&nbsp;Il est urgent de prendre des mesures rapides et décisives contre la hausse insupportable des primes et d'endiguer les profits des fournisseurs de prestations à but lucratif et les salaires excessifs des spécialistes.</p><p>Une part très importante de l'électorat a exprimé par un refus son inquiétude face à une nouvelle hausse des primes et à une menace sur la qualité des soins. La question des primes a été au centre de la campagne de votation. Il est apparu clairement qu'avec ou sans EFAS, le poids des primes par tête ne peut plus continuer à augmenter. Un financement socialement supportable du système de santé doit maintenant être rapidement mis en place à tous les niveaux. Et ce, tout d'abord, en améliorant sensiblement la mise en œuvre par les cantons du contre-projet à l'initiative sur l'allègement des primes, qui entrera bientôt en vigueur. De plus, les cantons doivent de leur côté fixer une part de financement nettement plus élevée que celle définie comme minimum légal dans EFAS.</p><p>Le oui serré à l'EFAS ne doit en aucun cas entraîner le report de mesures efficaces visant à endiguer les profits démesurés et les mauvais incitatifs dans le système de santé. Les prix des médicaments doivent être nettement réduits et une adaptation des systèmes tarifaires en faveur des soins de base et d'urgence est nécessaire. Il en va de même pour l'endiguement des mauvaises incitations via les assurances complémentaires qui poussent à une consommation chargeant également l’assurance de base. Les possibilités de pilotage public doivent être étendues – par exemple par une planification hospitalière suprarégionale et une limitation des possibilités pour les hôpitaux privés de ne choisir que les cas les plus lucratifs.</p><p>Pour l'intégration des soins de longue durée (EMS et soins à domicile) dans le financement uniforme, prévue dans un deuxième temps, il faut s'en tenir clairement aux conditions définies dans la loi : l'intégration ne peut avoir lieu que sur la base d’une transparence des données, le nouveau tarif doit impérativement couvrir les coûts (et pas sur la base du sous-financement actuel) et le personnel soignant doit être correctement représenté dans la nouvelle organisation tarifaire.</p><p>La mise en œuvre des nombreuses mesures nécessaires à la garantie de la qualité des soins et à l'amélioration des conditions de travail du personnel soignant reste une priorité absolue, indépendamment de EFAS – la mise en œuvre rapide des deux étapes de l'initiative sur les soins infirmiers étant naturellement au premier plan. Toute autre démarche reviendrait à ne pas respecter la décision du peuple concernant l'initiative sur les soins infirmiers, qui a d'ailleurs obtenu un taux d'approbation nettement plus élevé qu'EFAS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10428</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2024 17:05:08 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-limpot-anticipe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10426</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2024 12:09:31 +0100</pubDate><title>Finances cantonales 2025 : des perspectives favorables, mais pas pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-cantonales-2025-des-perspectives-favorables-mais-pas-pour-la-population</link><description>Analyse des finances cantonales budget 2025</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Vouloir économiser à tous crins au niveau de la Confédération est en fait un projet chimérique. La réalité est cependant que cette dernière doit sans cesse prendre à sa charge davantage de dépenses des cantons. Comme le montre l’analyse annuelle de l’Union syndicale suisse (USS), la situation financière des cantons est, dans sa grande majorité, très confortable. Tant pour l’année 2024 que pour 2025, il faut à nouveau s’attendre à de copieux excédents. Toutefois, si la façon de penser la politique financière ne change pas, les gens ne verront pas grand-chose de ces derniers.</p><h4>Bons comptes financiers, mais population ignorée</h4><p>Une fois tous les comptes 2023 des cantons clôturés, il est apparu au printemps 2024 que l’excédent cumulé des comptes de résultats s’élevait au total à 2,2 milliards de francs alors qu’un déficit cumulé de 1,6 milliard avait d’abord été budgétisé. Les cantons se sont donc trompés de 3,8 milliards en tout. Quant à l’année 2024, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour savoir à quoi s’en tenir. Pour l’année à venir, 18 cantons sur 26 budgétisent un déficit d’un montant cumulé de 510 millions au total. En comparaison avec l’année précédente, les attentes des cantons sont ainsi, plus positives dans l’ensemble pour 2024 : le déficit cumulé budgétisé pour 2024 se montait à 1 070 millions, c’est-à-dire deux fois plus. Si l’on compare les déficits budgétisés avec les comptes 2023, on peut alors à nouveau s’attendre, tant pour l’année en cours que, et encore plus, pour l’année à venir, à des copieux excédents. Le problème de ces derniers est qu’ils ne sont ni affectés aux investissements si urgents non réalisés à ce jour dans la formation ou les soins, par exemple, ni au renforcement du pouvoir d’achat des salarié-e-s (p. ex. via le développement absolument nécessaire des réductions des primes-maladie), sans parler d’une « compensation du renchérissement » digne de ce nom pour le personnel des cantons. Non, à cause des règles rigides des freins cantonaux à l’endettement, ces excédents « sont mis de côté », c’est-à-dire servent à poursuivre le développement improductif et absurde de la fortune.&nbsp;</p><h4>Budgets erronés et nouvelles idées</h4><p>Le taux de fortune nette (fortune nette par rapport à la performance économique) indiqué par les cantons, ou calculé par l’USS, va ainsi continuer à augmenter, selon les budgets 2025, de 5,93 % dans les budgets 2024 à 6,04 % dans les budgets 2025. L’« exactitude de la budgétisation » des cantons joue également à chaque fois un rôle dans l’accroissement de la fortune : les cantons budgétisent chroniquement – aussi par rapport à la Confédération – des dépenses trop élevées et des recettes trop basses. Pendant le dernier exercice comptable clôturé (2023), l’erreur de budgétisation était en moyenne de 6,09 %. Cela veut dire que le solde du compte de résultat était, par rapport aux recettes, proportionnellement aussi supérieur d’autant au résultat budgétisé. Ici aussi, l’excédent réalisé « disparaît » principalement dans les freins à l’endettement. Comme solution de rechange, plusieurs cantons (p. ex. Bâle, Argovie) discutent depuis peu de l’introduction de règles sur le remboursement de l’impôt : les excédents comptables supérieurs à un certain montant doivent automatiquement être redistribués à la population. Avec de telle mesures, plus d’argent reviendrait certes à cette dernière, mais, premièrement, leur mise en œuvre risque – en cas de distribution par tête ou même proportionnellement au revenu imposable – d’être antisociale et, deuxièmement, une règle aussi stricte serait clairement en contradiction avec la flexibilité nécessaire à une politique des dépenses prudente.</p><h4>Risque de baisses d’impôts… pour les mauvaises personnes</h4><p>La situation de la fortune et celle des revenus restera donc bonne dans la plupart des cantons l’année prochaine aussi et continuera même de s’améliorer dans de nombreux cantons. Cela a déjà été l’occasion de nouvelles baisses d’impôt surtout en faveur des ménages à haut revenu, mais, à nouveau, des entreprises aussi. S’y ajoute que dans les cantons importants par rapport à l’introduction de l’impôt minimal de l’OCDE (Bâle, Genève, Zoug, Lucerne, etc.), le relèvement à réaliser des impôts sur les entreprises est en majorité utilisé pour financer des programmes de subventions à grande échelle destinés à ces mêmes entreprises, ou à leur personnel spécialisé hautement rémunéré, et qu’il s’agit ainsi de revenir sur ce relèvement.&nbsp;</p><h4>Hôpitaux et écoles : le service public toujours sous pression</h4><p>Un contraste frappant avec la situation de la fortune des cantons décrite ci-dessus, ou comme revers de la même médaille, est observé en ce qui concerne la situation du service public dans les régions. Depuis des années, on économise sur le personnel de l’État et l’année prochaine, on risque un gel des salaires et parfois même une baisse des salaires nominaux. Les réductions des primes-maladie ne suivront certainement pas, dans la plupart des cantons, le rythme des nouvelles hausses des primes en 2025, ce qui amputera à nouveau le pouvoir d’achat de la population. Le sous-financement grave des hôpitaux prendra de l’ampleur, de même que la pénurie de personnel dans les soins. Et dans le domaine de la formation, on se trouve confronté à un important recul des investissements, alors que l’on connaît simultanément une pénurie de personnel. Tous ces chantiers nécessitent une nouvelle façon de penser et un vaste engagement syndical.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10424</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 13:12:46 +0100</pubDate><title>Avant-projet de révision partielle de la loi sur l’aide aux victimes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avant-projet-de-revision-partielle-de-la-loi-sur-laide-aux-victimes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10422</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 12:04:40 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur l’aviation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-laviation-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consulation</description><content:encoded><![CDATA[<p><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">Dans</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">leur</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">réponse</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">à</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">consultation,</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">l'Union</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">syndicale</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">suisse</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">et</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">ses</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">fédérations</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">membres</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">compétentes</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">en</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">matière,</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">Kapers</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">(syndicat</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">du</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">personnel</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">de</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">cabine),</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">Helvetica</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">(association</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">contrôleurs</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">aériens)</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">et</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">ESPA</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">(association</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">pilotes</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">d'Easyjet),</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">formulent</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">remarques</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">et</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">des</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">suggestions</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">importantes</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">sur</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">modification</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">prévue</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">de</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">la</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">loi</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">sur</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">l'aviation.</span><span class="--l --r sentence_highlight"></span><span class="--l sentence_highlight">La réponse de l'USS est disponible ci-dessous en format PDF.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight">L'USS y souligne notamment qu'une délégation accrue de compétences à des prestataires privés entraînerait des changements dans la gestion des aéroports ou d'autres infrastructures, où les décisions, les contrôles ou la surveillance sont effectués par des organisations non gouvernementales. Dans ce cas, il existe un risque de conséquences négatives sur les conditions de travail, le respect des droits du travail ou les normes de sécurité si les prestataires privés tentent de réduire les coûts. </span><span class="--l sentence_highlight">La même chose est à craindre si des services de navigation aérienne essentiels étaient externalisés à des prestataires étrangers.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight">Le relèvement proposé de l'âge de la retraite des pilotes d'hélicoptère est également critiqué, car il a des conséquences négatives sur la sécurité. </span><span class="--l sentence_highlight">Les syndicats renvoient en outre aux directives de l'agence européenne EASA, qui fixe la limite d'âge à 60 ans pour toutes les opérations en mono-pilote («&nbsp;single pilot&nbsp;»).</span></p><p><span class="--l sentence_highlight">Cependant, les syndicats considèrent comme positives les exceptions à la loi sur la transparence. La clarification apportée par le nouvel article 107d de la loi sur l'aviation signifie qu'à l'avenir, le public n'aura désormais accès plus qu'aux rapports finaux concernant les incidents. Les syndicats approuvent cette modification puisqu'il permettra aux personnes impliquées de ne plus faire de la rétention d'informations dans le but de se protéger. Cela améliorera la qualité et la sécurité des enquêtes sur les incidents.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">La mise en œuvre de la culture juste (« just culture ») contenue dans ce projet est globalement en général approuvée par les syndicats. Toutefois, un examen plus détaillé révèle des faiblesses marquantes et des formulations trop larges. Les explications spécifiques ainsi que les modifications proposées se trouvent dans les réponses détaillées des fédérations syndicales sectorielles affiliées à l'USS mentionnées plus haut.</span></p><p><span class="--l --r sentence_highlight">La réponse complète de l'USS à la consultation est disponible ci-dessous en format PDF.</span></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10420</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 11:56:20 +0100</pubDate><title>Cautionnements solidaires en faveur du chargement des automobiles (Iv</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/cautionnements-solidaires-en-faveur-du-chargement-des-automobiles-iv</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 23.477 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10418</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 11:49:26 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l&#039;exploitation des centrales électriques de réserve en cas de pénurie grave d&#039;électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-lexploitation-des-centrales-electriques-de-reserve-en-cas-de-penurie-grave-delectricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10416</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 11:39:47 +0100</pubDate><title>Urgences hospitalières. Taxe pour les cas bénins (Iv.pa. 17.480)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/urgences-hospitalieres-taxe-pour-les-cas-benins-ivpa-17480</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10411</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2024 15:00:48 +0100</pubDate><title>Dossier no 164 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-164-analyse-der-kantonsfinanzen</link><description>Budget 2025/PFN 2026-2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/164d_f_RW_Kantonsfinanzen.pdf">L'analyse annuelle de l'USS sur les finances cantonales</a> montre que les attentes des cantonsI sont plus positives que l'année précédente : pour l’année à venir (2025), pas moins de 18 cantons sur les 26 prévoient un déficit d’un montant cumulé de 510 millions. On assiste donc à une amélioration des attentes en comparaison de l’exercice en cours, pour lequel 17 cantons avaient budgétisé un déficit s’élevant à 1070 millions au total. Le taux de fortune nette indiqué par les cantons ou calculé par l’USS devrait légèrement s’accroître selon les budgets 2025 (et donc la fortune nette cumulée augmenter quelque peu), passant de 5,93 % dans les budgets 2024 à 6,04 % dans les budgets 2025.</p><p>Une fois tous les comptes 2023 clôturés, il est apparu au printemps 2024 que l’excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s’élevait au total à 2,2 milliards, alors qu’un déficit cumulé de 1,6 milliard avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 3,8 milliards au total. Quant à l’année 2024, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour en avoir la clarté des comptes. Dans le présent dossier, nous analysons aussi séparément l’exactitude de la budgétisation des cantons : l’erreur de budgétisation, qui avait fortement diminué en 2020, a sensiblement augmenté depuis – passant de 3,84 % (2020) à 7,89 % (2021). Dans le dernier exercice (2023), elle se situait encore à 6,09 %. Cela signifie qu’en 2022 les résultats totaux cumulés des comptes de résultats étaient supérieurs de 6,09 % à ceux des budgets.</p><p>Par rapport à la performance économique, les recettes fiscales des cantons (c’est-à-dire les re-cettes de l’imposition des personnes physiques et morales) resteraient pratiquement stables dans les budgets 2025, respectivement passeraient de 7,53 % à 7,59 % (budgets 2024). En considérant l’ensemble des cantons, la charge fiscale effective des entreprises devrait rester encore plutôt constante l’année prochaine, mais elle devrait diminuer pour les ménages à hauts revenus, passant de 29,3 % à 28,6 %.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10409</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2024 15:58:20 +0100</pubDate><title>Financement des EMS par les primes : un cauchemar pour les assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-des-ems-par-les-primes-un-cauchemar-pour-les-assure-e-s</link><description>Nouveaux chiffres de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres publiés aujourd'hui par l'OFS sur l'évolution des coûts des soins de longue durée (EMS et soins à domicile) confirment les pires craintes des opposants à EFAS : non seulement les coûts des EMS et des services de soins à domicile augmentent de manière disproportionnée, mais les besoins en soins par patient-e croissent également. De plus, le nombre d'acteurs à but lucratif dans le domaine des soins de longue durée prend l’ascenseur. Un financement des soins de longue durée par le biais des primes LAMal et sans plafonnement de la participation des patient-e-s aux coûts aurait des conséquences désastreuses pour les assuré-e-s, les patient-e-s et le personnel.</p><p>L'Office fédéral de la statistique a publié aujourd'hui les derniers chiffres concernant l'évolution des coûts des soins de longue durée. Il en ressort que l'augmentation des coûts dans les établissements médico-sociaux (EMS) et dans les soins à domicile en 2023 aura été la plus forte de la dernière décennie : les coûts des établissements médico-sociaux augmentent de 5 % et ceux des soins à domicile de 7 % par rapport à l'année précédente.</p><p>Ainsi, les prévisions à long terme totalement incertaines de l'OFSP et des partisans de EFAS concernant le bloc de coûts des soins de longue durée, supposé croître moins fortement que l’ambulatoire, sont déjà démenties par la réalité.</p><p>Le nombre moyen d'heures de soins a également augmenté de manière exceptionnellement forte. Les résident-e-s en EMS n'ont jamais eu besoin d'autant de soins qu'en 2023, ce qui contredit diamétralement l'autre affirmation des partisans d’EFAS selon laquelle, en raison de mauvais incitatifs, de plus en plus de patient-e-s nécessitant peu de soins seraient aujourd'hui poussés vers un établissement médico-social (et coûteraient donc plus cher au final) au lieu d'être pris en charge à domicile par les services d'aide et de soins à domicile.</p><p>Selon l'OFS, le nombre d'acteurs à but lucratif dans les soins de longue durée a également fortement augmenté. Cela montre d'autant plus clairement qu'il faut absolument éviter le nouveau système tarifaire prévu par EFAS dans les soins de longue durée, basé sur une logique de concurrence et de profit. Au contraire, il faut absolument mettre un frein à cette logique qui progresse aujourd'hui déjà. Car il est tout à fait clair que la seule manière de faire des bénéfices dans les soins aux personnes âgées passe est d'économiser au détriment du personnel et donc de la qualité des soins.</p><p>Les derniers chiffres confirment donc que le financement uniforme incluant les soins de longue durée, qui passe en votation le 24 novembre, serait un cauchemar tant pour les payeurs de primes que pour les patient-e-s et le personnel soignant. Il faut donc absolument rejeter la réforme EFAS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10403</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 14:20:36 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l’indemnisation des autorités cantonales pour leurs dépenses liées à la perception de la redevance sur le trafic des poids lourds</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-lindemnisation-des-autorites-cantonales-pour-leurs-depenses-liees-a-la-perception-de-la-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10401</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 14:13:22 +0100</pubDate><title>Approbation des arrêtés fédéraux relatifs à l’introduction de l’échange automatique international de renseignements relatifs aux crypto-actifs avec les États partenaires pertinents à partir de 2026</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/bundesbeschluesse-ueber-die-einfuehrung-des-internationalen-automatischen-informationsaustauschs-ueber-kryptowerte-mit-den-relevanten-partnerstaaten-ab-2026</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10399</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 14:02:59 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en œuvre de bases légales relatives au pacte de l’Union européenne sur la migration et l’asile</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-de-bases-legales-relatives-au-pacte-de-lunion-europeenne-sur-la-migration-et-lasile</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10397</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 13:47:06 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire Grossen Jürg. Accorder la qualité de personne exerçant une activité lucrative indépendante en tenant compte de la volonté des parties </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/initiative-parlementaire-grossen-juerg-accorder-la-qualite-de-personne-exercant-une-activite-lucrative-independante-en-tenant-compte-de-la-volonte-des-parties</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse met en garde contre l'attaque frontale contre la sécurité sociale des salarié-e-s que représente l'initiative parlementaire de Jürg Grossen <span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;"></span><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;">« </span>Accorder la qualité de personne exerçant une activité lucrative indépendante en tenant compte de la volonté des parties <span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;">». La distinction entre activité lucrative indépendante et activité salariée revêt une importance cruciale dans le droit des assurances sociales et, de manière générale, dans le droit public et le droit privé du travail ainsi que pour les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Sous prétexte d’encourager de nouveaux modèles d’affaires et de permettre le versement volontaire des cotisations aux assurances sociales à travers des plates-formes, elle limiterait drastiquement la protection des salarié-e-s. Les employeurs pourraient alors imposer au moyen d’accords écrits aux personnes qui travaillent pour eux d’assumer en tant qu’indépendant-e-s l’intégralité du risque économique. Ils pourraient ainsi, avec des contrats sciemment trompeurs, se décharger de leurs responsabilités. Vous trouverez de plus amples détails et des justifications détaillées dans la </span><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_GM_VL_PaIv_Grossen_Statut_d_independant.pdf"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;">réponse à la consultation</span></a><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif;font-size:11.0pt;line-height:107%;"> (PDF).</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10394</guid><pubDate>Wed, 23 Oct 2024 13:45:29 +0200</pubDate><title>Économiser sous prétexte d’égalité ? Ça doit cesser !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/economiser-sous-pretexte-degalite-ca-doit-cesser</link><description>Rente de veuve : la proposition du Conseil fédéral est insuffisante</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est fondamentalement ouverte à une adaptation des rentes de survivant-e-s à l’évolution de la société et aux nouvelles structures familiales. Les dispositions en vigueur sont en effet discriminatoires. L’USS partage l’avis du Conseil fédéral selon qui le parent survivant ayant des enfants est particulièrement touché en cas de veuvage et a besoin d’une protection sociale spécifique à travers l’AVS. Le fait que les rentes de survivants s’orientent prioritairement sur la période de prise en charge et d’éducation des enfants mérite donc d’être salué. Nous sommes également convaincus que cette prestation à l’intention des survivant-e-s soit à la fois indépendante du genre et de l’état civil et doive être octroyée jusqu’à ce que l’enfant le plus jeune atteigne les 25 ans. Le Conseil fédéral prévoit en outre une rente transitoire pour soutenir les survivant-e-s n’ayant plus d’enfant à charge et des mesures particulières pour les survivant-e-s âgés menacés de précarité. Ces deux instruments sont certes à saluer selon l’USS, mais leur conception concrète telle que proposée par le Conseil fédéral est insuffisante.</p><p>L’USS est fermement opposée à ce que la refonte des prestations destinées aux survivant-e-s aille de pair avec une baisse de la contribution de la Confédération. Or c’est précisément ce que prévoit le Conseil fédéral. Si l’on se base sur les chiffres de la statistique 2022 de l’AVS, il apparaît que le projet du Conseil fédéral représente une réduction radicale d’environ 50 % du budget global des rentes de survivant-e-s. Ce démantèlement frappera avant tout les femmes qui reçoivent aujourd’hui déjà une rente de veuve. L’USS juge inacceptable la baisse ou la suppression de rentes courantes. Elle sera synonyme d’une grande insécurité. La suppression de rentes en cours est aussi en contradiction l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme. Les juges européens y avaient à l’époque explicitement spécifié que la Suisse ne devait pas profiter de la mise en œuvre de leur décision pour réduire ou supprimer les rentes des femmes concernées.</p><p>L’USS s’engage avec détermination pour l’égalité entre femmes et hommes, aussi en ce qui concerne les rentes de survivant-e-s. Il reste à cet égard incontesté que la façon dont ces dernières sont conçues est précisément déterminante pour les femmes. Depuis 50 ans, les femmes représentent 70 % des personnes en veuvage. Il n’est pas question que l’on vende une mesure d’économie sur leur dos comme un progrès en matière d’égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10374</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 12:29:26 +0200</pubDate><title>Les travailleuses et travailleurs veulent organiser leur travail de manière autonome</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleuses-et-travailleurs-veulent-organiser-leur-travail-de-maniere-autonome</link><description>Étude Sotomo réalisée sur mandat des employeurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon une étude publiée aujourd’hui par l’institut de recherche sur l’opinion publique Sotomo, les travailleuses et travailleurs aspirent à une meilleure prise en compte de leurs souhaits et à moins de « flexibilité unilatérale ». La main-d’œuvre ne veut pas travailler davantage la nuit et le dimanche et désapprouve le travail du soir. Elle ne veut pas non plus de la déréglementation de la loi sur le travail.</p><h4>Plus d’autonomie dans la gestion du temps de travail</h4><p>L’étude Sotomo réalisée sur mandat de l’Union patronale suisse (UPS) et publiée aujourd’hui montre que les travailleuses et travailleurs demandent davantage d’autonomie pour l’aménagement de leurs horaires de travail et pour le choix du lieu de travail.</p><p>En ce qui concerne les différentes formes de flexibilité dans la gestion du temps de travail, la priorité absolue est de pouvoir déplacer le début ou la fin des journées de travail. Par exemple, les enquêté-e-s souhaitent pouvoir dormir plus longtemps ou avoir du temps pour s’entraîner le matin, ou alors quitter plus tôt le travail pour se consacrer à leurs hobbies ou à leurs tâches familiales. 83 % des employé-e-s au bénéfice d’horaires de travail flexibles jugent plutôt ou tout à fait souhaitable de pouvoir déplacer le début et la fin de leurs journées de travail. Beaucoup de personnes encore (73 %) aspirent à de longues coupures en milieu de journée, sans en avoir souvent la possibilité, à cause des prescriptions rigides d’employeurs, qui exigent de courtes pauses à midi avec joignabilité permanente, même pendant la pause de midi.</p><h4>Refus du travail du soir</h4><p>Par contre, seuls deux employé-e-s sur cinq concernés souhaitent pouvoir travailler tard le soir, par exemple en retravaillant à domicile après le souper. La majorité ne voit aucune nécessité d’agir dans ce sens. Les avis diffèrent à peine entre les groupes d’âge à propos des trois formes de flexibilité du temps de travail examinées. Une majorité des enquêté-e-s souhaitent avoir possibilité de déplacer le début et la fin des journées de travail ou faire de longues pauses, tandis que les avis sont neutres voire négatifs sur la possibilité de travailler tard le soir.</p><h4>La main-d’œuvre à temps partiel veut pouvoir choisir elle-même ses jours de travail</h4><p>Comme pour les horaires de travail, une part élevée des personnes professionnellement actives en Suisse aimeraient pouvoir davantage choisir leurs jours de travail. Un tiers des gens aspirent à plus de flexibilité de la part de l’employeur quant à leurs jours de présence, alors que deux tiers souhaitent que la situation actuelle reste inchangée.</p><h4>Aspiration à davantage de travail à domicile que ne le permet l’employeur</h4><p>De manière générale, les employé-e-s suisses souhaitent avoir encore plus de flexibilité qu’à l’heure actuelle en ce qui concerne leur lieu de travail. Alors qu’aujourd’hui 60 % des employé-e-s ont la possibilité de faire du télétravail, trois quarts des gens aimeraient avoir une telle option. Seul un quart des employé-e-s aimerait ne jamais travailler à domicile. Les trois quarts se répartissent de manière égale entre les personnes souhaitant accomplir moins de la moitié de leur temps de travail, la moitié ou davantage encore en télétravail.</p><h4>Bilan : l’étude patronale montre que bien souvent, la flexibilité demeure unilatérale.</h4><p>L’étude ne dit précisément pas ce que les employeurs espéraient sans doute – à savoir que les salarié-e-s approuvent la déréglementation de la loi sur le travail, la généralisation du travail de nuit et du dimanche ou l’introduction de la journée de travail de 17 heures.</p><p>Quelle question de demander si les travailleuses et travailleurs aimeraient choisir librement leurs modèles de temps de travail ! Car qui serait contre ? Bien sûr que les travailleuses et travailleurs veulent choisir (eux-mêmes !).</p><p>L’étude s’est prudemment abstenue d’interroger les travailleuses et travailleurs sur leur consentement à travailler le dimanche ou la nuit. En effet, la réponse aurait été un non catégorique.</p><p>Déjà le travail du soir après le souper (à domicile) essuie un refus étonnamment net. L’étude montre au fond que les travailleuses et travailleurs demandent des modèles de temps de travail flexibles quand cela leur paraît nécessaire ou souhaitable. L’Union syndicale suisse (USS) souscrit pleinement à cette façon de faire. Les employeurs doivent enfin accepter démocratiquement de tels souhaits d’aménagement des horaires de travail, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.</p><p>Les travailleuses et travailleurs ne veulent pas d’une déréglementation de la loi sur le travail. Ils attendent des employeurs qu’ils respectent la loi sur le travail tout en tenant compte de leurs souhaits dans les conditions-cadres libérales en place (flexibilité au profit des travailleurs » et non « flexibilité au profit des employeurs »).$</p><figure class="table"><table><tbody><tr><td><h4>À propos de l’étude :</h4><p>Il convient de signaler que l’étude n’est pas représentative. L’Union patronale s’est contentée d’un échantillon trop petit : 1670 personnes ont été interrogées, alors que la Suisse compte plus de cinq millions de travailleuses et travailleurs. Les auteurs de l’étude en conviennent : « Comme les participants à l’enquête se sont recrutés eux-mêmes, la composition de l’échantillon n’est pas représentative de l’ensemble de la population. » Il semblerait que l’UPS n’ait pas voulu assumer les coûts d’une étude statistiquement solide.</p><p>Non sans ironie, l’USS peut se rallier à la demande de modèles de temps de travail flexibles des employeurs. Mais cette flexibilité doit être dans l’intérêt des employé-e-s et non des employeurs. L’UPS ferait bien de débattre aujourd’hui à l’interne de sa revendication, car sa propre étude montre qu’en Suisse, les chefs ne tiennent hélas pas suffisamment compte des souhaits des travailleuses et travailleurs quant à leurs horaires et à leur lieu de travail. La flexibilité ne semble intéresser l’Union patronale que lorsqu’elle est à son propre avantage.</p><p>Depuis quelque temps, les employeurs peinent à recruter et garder leurs salarié-e-s. Il est question ici de « pénurie de personnel qualifié ». Ce retournement a du bon et la logique voudrait que les employeurs améliorent les conditions et le climat de travail. Or ils aimeraient revenir en arrière, parlant d’allonger les horaires de travail, d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires, d’affaiblir la protection des travailleurs – alors même que les salaires réels n’ont pas progressé ces dernières années. Il en résulterait davantage de stress et de cas d’épuisement professionnel (burnout) – ce qui ne rendrait certainement pas les emplois plus attrayants.</p></td></tr></tbody></table></figure><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10388</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 09:22:00 +0200</pubDate><title>Avant-projet de modification de la loi fédérale sur la radio et la télévision – initiatives parlementaires sur la distribution de la redevance attribuée aux radios locales et aux télévisions régionales et mesures d’aide en faveur des médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/avant-projet-de-modification-de-la-loi-federale-sur-la-radio-et-la-television-initiatives-parlementaires-sur-la-distribution-de-la-redevance-attribuee-aux-radios-locales-et-aux-televisions-regionales-et-mesures-daide-en-faveur-des-medias</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10384</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 08:58:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur le matériel de guerre (LMFG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-le-materiel-de-guerre-lmfg-paiv23403</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10392</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2024 09:34:00 +0200</pubDate><title>Crédit d’engagement pour l’indemnisation des prestations de transport régional de voyageurs (TRV) pour les années 2026 à 2028 </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-dengagement-pour-lindemnisation-des-prestations-de-transport-regional-de-voyageurs-trv-pour-les-annees-2026-a-2028</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10368</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2024 08:59:48 +0200</pubDate><title>EFAS : Le sondage ignore un argument central du référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/efas-le-sondage-ignore-un-argument-central-du-referendum</link><description>Premier sondage SSR sur la modification LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le premier sondage pour le compte de la SSR publié aujourd'hui à propos de la modification de la LAMal (EFAS) occulte un argument central du comité référendaire. Le fait qu'en cas de oui, le passage au nouveau système fera augmenter d'un coup les primes d'assurance maladie dans 17 cantons n'est pas mentionné. Et les hausses de primes qui menacent en raison de l'intégration des soins de longue durée ne sont pas non plus évoquées dans le sondage. Et ce, alors que même l'association faîtière des assureurs-maladie, SantéSuisse, mette elle aussi en garde contre les effets négatifs à long terme de la réforme pour les assuré-e-s !</p><p>Le sondage commandé par Tamedia, réalisé quelques jours plus tôt, fait apparaître une tout autre image. L'argument principal du comité référendaire y a été pris en compte. Ce sondage donnait ainsi le « non » et le « oui » à égalité.</p><p>Depuis le début de la campagne, il est clair que la campagne référendaire mise sur deux arguments principaux. Outre une dégradation de la qualité des soins, EFAS fait planer la menace d'une augmentation des primes, car les coûts des soins de longue durée augmenteront rapidement. Ce qu'occulte d'ailleurs l'administration fédérale, qui ne mentionne absolument pas dans son argumentation les effets de l'intégration des soins de longue durée.</p><p>Le comité référendaire en est convaincu : alors que la Suisse vit un nouveau choc des primes, une réforme qui fait encore augmenter le prix de l'assurance-maladie et la participation aux coûts des assuré-e-s, et qui donne plus de pouvoir aux caisses-maladie, n'est pas susceptible de recueillir une majorité. La question de l'effet sur les primes d'assurance-maladie jouera un rôle central dans la campagne de votation. Un rejet du projet est donc possible et nécessaire.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10390</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 09:28:00 +0200</pubDate><title>Modification du Code des obligations (CO) (transparence et durabilité) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-du-code-des-obligations-co-transparence-et-durabilite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10382</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:49:00 +0200</pubDate><title>12	Reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2024/1717 modifiant le règlement (UE) 2016/399 concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/12-reprise-et-mise-en-oeuvre-du-reglement-ue-2024-1717-modifiant-le-reglement-ue-2016-399-concernant-un-code-de-lunion-relatif-au-regime-de-franchissement-des-frontieres-par-les-personnes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10378</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:16:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les installations électriques (accélération de l’extension et de la transformation des réseaux électriques) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/5-modification-de-la-loi-sur-les-installations-electriques-acceleration-de-lextension-et-de-la-transformation-des-reseaux-electriques</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10376</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:07:00 +0200</pubDate><title>Dispositions d’exécution de la loi sur le CO2 pour la période postérieure à 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dispositions-d-execution-de-la-loi-sur-le-co2-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10364</guid><pubDate>Mon, 14 Oct 2024 13:25:40 +0200</pubDate><title>Business de la santé et assurances prêts à dépenser des millions pour une réforme à leur profit </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/business-de-la-sante-et-assurances-prets-a-depenser-des-millions-pour-une-reforme-a-leur-profit</link><description>Réforme de la LAMal</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le contrôle fédéral des finances a publié aujourd'hui les budgets prévisionnels de campagne pour la votation du 24 novembre. Les défenseurs de la réforme de la LAMal disposent de trois fois plus de moyens que le comité référendaire. Les dépenses énormes consenties par les organisations faîtières et patronales de la santé et les assurances démontrent clairement qui profitera de cette réforme. Elle ne fera que renforcer le pouvoir des caisses-maladie et la position des entreprises à but lucratif dans la santé. Le comité référendaire mettra tout en œuvre pour informer la population sur les véritables conséquences de ce projet dangereux.&nbsp;</p><p>Les chiffres publiés par le contrôle fédéral des finances font apparaître que les lobbies de la santé disposent d'un budget total de 1.5 millions pour leur campagne en faveur de la réforme de la LAMal (EFAS). Les organisations qui portent la campagne du « non » ne disposent que d'environ un tiers de ce montant. Il s’agit des budgets du comité référendaire, additionné des campagnes menées par le Syndicat des services publics (SSP) et le PS.</p><p>Les financements en faveur du « non » proviennent pour l’essentiel des cotisations syndicales individuelles ainsi que de petits dons. La campagne du « oui », en revanche, est payée exclusivement par différents prestataires de soins à but lucratifs ainsi que par les assurances et leurs lobbies. Les hôpitaux, les associations de médecins, l'association des pharmaciens et l'industrie pharmaceutique participent massivement à la campagne en faveur du « oui ». Leur motivation est claire : le projet va tout à fait dans leur sens et ils en espèrent des bénéfices. Et certainement pas une baisse du nombre de décomptes de prestations et de prescriptions de médicaments. L’idée fantaisiste selon laquelle EFAS serait un projet d'économie efficace dans le domaine de la santé se trouve définitivement démentie.</p><p>Malgré cette différence de buget, le comité référendaire mettra tout en œuvre pour informer la population. EFAS menace de faire massivement augmenter les primes, au moment du changement de système dans de nombreux cantons et à long terme en raison de l’intégration des EMS et soins à domicile. La réforme prévoit que 13 milliards d’argent public soient transférés directement aux caisses-maladie, à qui serait confié un pouvoir accru sur le système de santé. Or leur seul intérêt est de vendre des assurances complémentaires en rationnant au maximum les prestations de base. Il faut un « non » clair à cette réforme et au contraire oser enfin réduire les marges exorbitantes et les profits indûs de ceux qui font de la santé un business.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10362</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 13:20:52 +0200</pubDate><title>Reprise de la médiation comme première étape – l’urgence d’une meilleure protection des syndicalistes contre le licenciement se fait sentir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/reprise-de-la-mediation-comme-premiere-etape-lurgence-dune-meilleure-protection-des-syndicalistes-contre-le-licenciement-se-fait-sentir</link><description>Le Conseil fédéral donne suite à la demande de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En décembre 2023, sous pression des milieux patronaux, le Conseil fédéral avait suspendu unilatéralement la médiation tripartite sur la protection contre le licenciement, sans fournir la moindre explication à ce geste. L’Union syndicale suisse (USS) avait aussitôt exigé la reprise immédiate de la médiation ainsi que des mesures urgentes destinées à protéger efficacement les syndicalistes face aux licenciements abusifs. L’USS se félicite de la décision prise aujourd’hui de reprendre la médiation et s’engagera de toutes ses forces en vue d’une amélioration efficace de la protection contre le licenciement.</p><p>On sait depuis longtemps que la liberté de licencier inscrite dans le droit suisse du travail n’est pas conforme aux normes du droit international. Les travailleuses et travailleurs s’engageant pour les droits et les intérêts de leurs collègues ne sont pas à l’abri d’un licenciement arbitraire. L’Organisation internationale du travail (OIT), une agence des Nations Unies, a critiqué à maintes reprises cette lacune juridique. Un cas de licenciement discriminatoire de membres d’organisations syndicales est même en suspens devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Rien que l’année dernière, 21 cas de licenciements antisyndicaux ont été documentés en Suisse. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Le nombre effectif des licenciements abusifs, dont relèvent les licenciements antisyndicaux, devrait être bien plus élevé, la Suisse ne tenant pas de statistique sen la matière.</p><p>Le problème a beau être connu de longue date, le Conseil fédéral brille surtout par son inaction politique et par ses manœuvres dilatoires. Pas plus tard qu’en décembre 2023, il a suspendu la médiation qui, après de longues négociations entamées en 2019, aurait pu aboutir en bonne et due forme quelques semaines plus tard. Cette mesure avait logiquement conduit à une rétrogradation de la Suisse, dans le classement international portant sur la liberté syndicale et la protection des droits du travail, dans la catégorie des « violations répétées des droits ».</p><p>L’USS se félicite de la décision prise aujourd’hui de reprendre la médiation. Elle s’engagera de toutes ses forces en vue d’une amélioration efficace de la protection contre le licenciement. Car il est bien clair qu’il faut remédier sans attendre aux problèmes rencontrés par les travailleuses et travailleurs s’engageant pour de bonnes conditions de travail dans les entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/5/csm_Frau_buero_packt_sachen_entlassung_kuendigung_iStock-SeventyFour_f4b18e67fc.webp" length="161506" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10360</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:29:07 +0200</pubDate><title>Tromperie sur la marchandise : non à EFAS le 24 novembre 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/tromperie-sur-la-marchandise-non-a-efas-le-24-novembre-2024</link><description>Non aux détériorations pour les assuré-e-s, les patient-e-s et le personnel de santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">«&nbsp;Tout vient à point à qui sait attendre&nbsp;»&nbsp;: c’est dans cette logique que les partisans d’EFAS tentent de nous faire accepter leur projet. Comme le Parlement a travaillé d’arrache-pied à cette réforme pendant 15&nbsp;ans, on ne peut quand même pas tout gâcher en dernière minute par un référendum. Eh bien, non seulement c’est possible, mais c’est même indispensable&nbsp;! Car EFAS est un cadeau empoisonné ficelé par le Parlement, avec des risques démesurés et des effets secondaires gravissimes pour les </span><span lang="FR-CH">payeurs de primes comme pour les personnes très âgées et le personnel de santé</span><span lang="FR-CH">.</span></p><p><span lang="FR-CH"></span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Un financement social n’a jamais été le but du projet</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">EFAS a d’emblée été mal conçu&nbsp;: car au-delà du financement uniforme des prestations – qui en soi n’est pas une mauvaise idée –, il a toujours été question d’une clé de répartition «&nbsp;neutre en termes de coûts&nbsp;» pour sa mise en œuvre. Rien ne devait changer au financement profondément anti-social, qui repose essentiellement sur de très lourdes primes par tête et seulement dans une moindre mesure sur les impôts. Le Parlement a d’ailleurs rejeté au fil des ans toutes les propositions progressistes visant à augmenter fortement la contribution financière des cantons au profit des payeuses et payeurs de primes. Il est d’autant plus scandaleux que des politiciennes et politiciens bourgeois et des lobbyistes prétendent aujourd’hui qu’avec EFAS, nos factures de primes vont diminuer. Au contraire, l’écrasante charge des primes grevant les ménages ne fera qu’augmenter. Même le Conseil fédéral reconnaît qu’avec cette réforme, les primes s’alourdiront de 42&nbsp;% (!) d’ici 2030. Et encore ces prévisions pèchent par optimisme. Car l’étude en question est dépassée, datant d’avant le coup de massue des trois dernières années. Sans compter que les prévisions de primes sur une période aussi longue sont tout sauf fiables.</span></p><p><strong><span lang="FR-CH"></span></strong></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les payeuses et payeurs de primes passeront à nouveau à la caisse</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Quoi qu’il en soit, même le principe de neutralité dans la répartition des coûts a rapidement été jeté par-dessus bord et remplacé par un modèle encore plus défavorable aux payeuses et payeurs de primes. Car suite aux pressions incompréhensibles exercées par les cantons, le Parlement a décidé d’inclure également les soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile) dans la «&nbsp;formule&nbsp;» du financement uniforme. Or à l’heure actuelle, les soins de longue durée sont l’unique domaine de prestations où la loi plafonne le financement par les primes. Partout ailleurs, les primes croissent au rythme des coûts, soit des prix surfaits des médicaments ou des salaires éhontés des CEO de caisses-maladie et des médecins spécialistes. Et maintenant, il est prévu de supprimer purement et simplement de la loi le plafonnement de la part des primes dans le domaine des soins de longue durée. Concrètement, en cas de séjour en EMS,&nbsp;le financement des soins par les primes s’alourdirait avec EFAS de presque 600&nbsp;francs en moyenne – par mois&nbsp;! Et comme si cela ne suffisait pas, il est prévu de déplafonner aussi la participation aux coûts facturés par journée d’EMS ou dans l’aide et les soins à domicile. Alors même que nulle part ailleurs en Europe, la population n’est autant mise à contribution qu’en Suisse pour le financement des frais médicaux. C’est incroyable.</span></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Un véritable agenda, qui ne prend plus la peine de se cacher</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">La réforme va donc bien au-delà de la mise en place d’un «&nbsp;financement uniforme&nbsp;», aux dépens des assuré-e-s comme des patient-e-s et du personnel de santé. Les lobbyistes de cette réforme ont indiqué de manière étonnamment claire, durant la session d’automne du Conseil des Etats, que d’autres étapes suivront. Le jour même où la ministre de la santé était contrainte d’annoncer la prochaine hausse des primes, les sénatrices et sénateurs ont décidé, d’abord, que la franchise minimale pourrait être périodiquement majorée. Ensuite, que les caisses-maladie pourront désormais choisir librement les hôpitaux et les cabinets médicaux dont elles souhaitent régler les factures de traitement de leurs assuré-e-s. L’introduction de la pleine «&nbsp;liberté de contracter&nbsp;» est à l’ordre du jour. Or la levée de l’obligation de contracter éveille bien des convoitises dans le contexte du scrutin EFAS&nbsp;: si la réforme devait aboutir, ce serait à l’avenir aux caisses de répartir entre les médecins et les hôpitaux la totalité des ressources financières, et donc aussi les 13&nbsp;milliards de francs d’argent des contribuables dont, à l’heure actuelle, les cantons sont seuls à disposer et à surveiller le bon emploi. À l’avenir, comme le souligne une étude de la Confédération, les caisses-maladie «&nbsp;influeront plus fortement sur le parcours thérapeutique, par le biais des garanties de prise en charge des coûts&nbsp;». De telles perspectives ne sont pas faites pour rassurer.</span></p><p><strong><span lang="FR-CH"></span></strong></p><h3 class="heading--h4"><span lang="FR-CH"><strong>Les bonnes résolutions ne servent à rien, seul un non à EFAS stoppera le lobby</strong></span></h3><p><span lang="FR-CH">Les vrais partisans d’EFAS espèrent tout au plus que leur réforme apportera au système de santé des améliorations censées se faire sentir à long terme et encore seulement, comme le dit en substance une étude d’accompagnement du projet, pour autant que tous les acteurs changent vraiment de comportement. Bien d’autres acteurs poursuivent à travers EFAS leur agenda axé sur une maximisation des profits du système de santé, et donc sur une médecine à deux vitesses. Toutes ces personnes ont en commun d’approuver, par leur oui à EFAS, les détériorations explicitement inscrites dans la loi pour les assuré-e-s, les patient-e-s et le personnel de santé. Ce n’est pas acceptable, même s’il a fallu quinze ans pour en arriver là. Par conséquent, un non à EFAS s’impose le 24&nbsp;novembre.</span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_efasvisual-2_art_02_c9c124713a.webp" length="185518" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10358</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 09:36:41 +0200</pubDate><title>NON à la nouvelle attaque contre les locataires</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-la-nouvelle-attaque-contre-les-locataires</link><description>Le 24 novembre 2 x « non »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au lieu de se préoccuper une bonne fois de la pénurie de logements qui sévit actuellement et de veiller à ce que les loyers soient abordables, le Parlement cède face à l’appât du gain du lobby de l’immobilier et veut continuer à dégrader encore plus le droit du bail. Voilà où on va en arriver ! Le 24 novembre prochain, nous devons opposer un NON massif à cette attaque contre les locataires et, donc, les salarié-e-s.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><span><strong>Gâcher encore plus une soupe déjà immangeable&nbsp;</strong></span></h3><p>En 2022, les locataires de Suisse ont dépensé 13 % de plus pour leur loyer qu’il y a 15 ans (pour une inflation globale de 3,3 % pendant la même période). Pas étonnant que les loyers élevés soient aujourd’hui une des principales causes de la situation financière difficile dans laquelle se trouvent des centaines de milliers de ménages.&nbsp;</p><p>Alors que les uns souffrent, les caisses des autres débordent allègrement : selon une étude indépendante souvent citée, conformément à la législation en vigueur, les locataires ont payé, uniquement en 2023, 10 milliards de francs en trop pour leurs loyers. Cela signifie que le lobby de l’immobilier a empoché ce montant sous la forme de rendements locatifs abusifs. Au lieu de mettre une fois pour toutes fin à cette violation systématique de la loi, la majorité de droite du Parlement a même doublé la mise au bénéfice de HEV, Swiss Prime site et compagnie, et décidé de dégrader massivement le droit du bail.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><span><strong>Locataires à la porte, loyers à la hausse</strong></span></h3><p>Selon la loi en vigueur, la sous-location est un droit acquis aux locataires. Mais aujourd’hui déjà, ceux-ci ont toujours besoin de l’accord du bailleur ou de la bailleuse. Le projet de révision de la loi prévoit d’introduire une série de motifs arbitraires pour le refus unilatéral d’une sous-location. Désormais, les locataires pourraient même être licenciés en cas de légers « vices de forme » lors d’une sous-location ; et ce, quasiment sans préavis ! Voilà pour le premier coup de boutoir. La deuxième révision de la loi adoptée par le Parlement vise à restreindre la protection des locataires en cas de résiliation du bail pour cause de besoin personnel par le bailleur ou la bailleuse. Cela, bien que le besoin personnel soit, aujourd’hui déjà, souvent utilisé comme prétexte pour une résiliation. Le but est alors simplement de remettre ensuite le logement sur le marché à un prix plus élevé ! Avec la modification de la loi prévue, cela serait encore plus facile. Même des locataires âgés qui vivent depuis des années dans leur appartement pourraient être mis à la rue !</p><h3 class="heading--h4"><strong>Enfin un répit, pas de l’air encore plus irrespirable !</strong></h3><p>Le plan du lobby de l’immobilier est clair et précis : d’abord, on expulse plus facilement les locataires et ensuite, on augmente encore plus les loyers. Afin de bien réussir la seconde étape, deux autres modifications de la loi se trouvent déjà dans les « starting blocks ». Elles visent à rendre encore plus difficile la contestation d’un loyer abusif et à inscrire de facto dans la loi la logique des loyers du marché.</p><p>Toutes ces mesures auront pour effet que la spirale des prix des loyers continuera à s’accélérer et que le nombre de logements abordables continuera à diminuer. Cela semble assez surréaliste : comme si les loyers n’étaient pas déjà exorbitants depuis des lustres et si les logements libres et abordables étaient légion dans les grandes agglomérations ! Il est évident qu’au lieu de nouveaux reculs, il faut absolument faire des progrès substantiels dans le droit du bail et sur le marché du logement. Les propositions en ce sens sont sur la table depuis longtemps : les mesures les plus urgentes seraient la mise en œuvre immédiate d’un contrôle régulier du rendement locatif admissible ainsi que le développement rapide des instruments de promotion de la construction de logements prévue depuis une éternité dans la Constitution fédérale.</p><p>Mais d’abord, nous devons mettre ensemble le holà à la tactique du salami qui va dans le sens opposé, mise en œuvre par le lobby de l’immobilier. Et cela, avant même que ne commence le découpage du saucisson empoissonné. Le 24 novembre, un NON massif à ces deux dégradations du droit du bail s’impose.&nbsp;<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Umzug_Auszug_unfreiwillig_Kuendigung_fizkes-iSt_6293130d3d.webp" length="96178" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10355</guid><pubDate>Wed, 09 Oct 2024 12:54:07 +0200</pubDate><title>Les bénéfices résultant des placements appartiennent aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-benefices-resultant-des-placements-appartiennent-aux-assure-e-s</link><description>LPP : taux d’intérêt minimal trop bas</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que les rendements sont importants dans le 2<sup>e</sup> pilier et que les réserves des caisses de pensions atteignent un niveau historiquement élevé, le Conseil fédéral maintient le taux d’intérêt minimal LPP au bas niveau de 1,25&nbsp;%. Les importants bénéfices réalisés par les caisses de pensions sur leurs placements ne profitent toujours pas aux assuré-e-s. L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé une hausse du taux d’intérêt minimal LPP parce qu’il est urgent d’augmenter les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse.</p><p>La loi est d’ailleurs claire&nbsp;: le taux d’intérêt minimal doit garantir que les bénéfices des caisses de pensions réalisés sur leurs placements soient crédités aux salarié-e-s. Cela fait cependant des années que ce n’est pas le cas. L’an dernier, les caisses de pensions ont généré des rendements de 5&nbsp;%, alors que le taux d’intérêt minimal était de 1,25&nbsp;%. Cette année, les gains sur placements se montaient à plus de 7&nbsp;% à fin septembre déjà. Et ce n’est pas tout&nbsp;: environ la moitié des caisses de pensions ont entièrement rempli leurs réserves. En dépit de ce contexte, le Conseil fédéral en arrive aujourd’hui à la sèche conclusion qu’il n’est «&nbsp;pas nécessaire de procéder cette année à l’examen du taux d’intérêt&nbsp;». Venant juste après le verdict clair prononcé dans les urnes contre la réforme de la LPP par les citoyen-ne-s, cette décision est inacceptable, et continue à saper la confiance des salarié-e-s dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>L’USS et ses syndicats vont s’engager pour que les caisses de pensions versent leurs bénéfices aux assuré-e-s au lieu de continuer à accumuler des réserves.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10386</guid><pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:09:00 +0200</pubDate><title>16	Modification de la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) et de l’ordonnance sur la formation professionnelle (OFPr)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/16-modification-de-la-loi-federale-sur-la-formation-professionnelle-lfpr-et-de-lordonnance-sur-la-formation-professionnelle-ofpr</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur les mesures visant à renforcer la formation professionnelle (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10380</guid><pubDate>Thu, 03 Oct 2024 08:21:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’infrastructure des marchés financiers (LIMF)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-linfrastructure-des-marches-financiers-limf</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund (SGB) unterstützt die vorgeschlagenen Änderungen. Er begrüsst in seiner <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241003_DL_VL_FinfraG.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Vernehmlassungsantwort</a> insbesondere, dass die Regulierung von Finanzmarktinfrastrukturen nach internationalem Vorbild harmonisiert wird und damit rechtliche Lücken geschlossen werden. Der SGB setzt sich dafür ein, dass die Finanzwirtschaft verantwortungsvoll handelt und die Stabilität der Realwirtschaft nicht beeinträchtigt.&nbsp;</p><p>Details und eine ausführlichere Erläuterungen finden sich in der vollständigen Vernehmlassungsantwort, die unten als PDF verlinkt ist.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10276</guid><pubDate>Wed, 02 Oct 2024 08:53:00 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement abusif dans le droit suisse du travail : situation actuelle et perspectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/colloquejuridique2024</link><description>Colloque juridique de l’USS 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le manque de protection contre le licenciement abusif en Suisse a été un thème récurrent ces dernières années. Les tribunaux ont ouvert de nouvelles voies dans l’interprétation des lois en vigueur, par exemple en ce qui concerne les salarié·e·s âgés ou l’égalité. Et, sous l’influence de la jurisprudence et d’engagements internationaux, la discussion autour de la révision de lois, en particulier sur la protection des représentant·e·s des travailleurs et travailleuses et des lanceurs et lanceuses d’alerte, s’est enflammée.</p><p>Le colloque juridique de l’USS fera le point et présentera des perspectives relativement aux exigences et évolutions actuelles en matière de protection contre le licenciement abusif. Des expert-e-s de haut niveau venant des milieux scientifiques et de la pratique présenteront certains aspects d’actualité de la doctrine et de la jurisprudence et donneront des impulsions importantes pour la mise en œuvre juridique et pratique d’une protection moderne contre le licenciement. Le colloque juridique s'adresse aux spécialistes et aux personnes intéressées. Les frais de participation sont réduits pour les membres des syndicats et les étudiant·e·s.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2024/Colloque_juridique_USS_2024.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> Voir le programme complet</a></p><p><a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?reset=1&amp;id=39" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-pen" aria-hidden="true"></span> Inscrivez-vous au colloque</a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/f/csm_frau_alleine_verzweifelt_buerosituation_d0b0426b9a.webp" length="146864" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10348</guid><pubDate>Tue, 01 Oct 2024 10:45:00 +0200</pubDate><title>Primes plus élevées, soins de moindre qualité ? Non !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-plus-elevees-soins-de-moindre-qualite-non</link><description>Votation sur la modification de la LAMal (financement uniforme – EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 24 novembre prochain, une modification de la loi sur l’assurance-maladie, plus connue sous le sigle alémanique « EFAS », est soumise en votation. Sous prétexte de simplifier le régime de financement actuel, le projet introduit de graves détériorations pour la population. Avec l’intégration des soins de longue durée, secteur où les coûts sont en très forte hausse, la dynamique à la hausse des primes sera encore renforcée. De plus, suite à cette réforme, les cantons ne porteront plus la responsabilité des soins prodigués dans les EMS et à domicile. Leur rôle se limiterait désormais à verser 13 milliards de francs de nos impôts directement aux caisses-maladie. La qualité des soins risque ainsi de baisser pour les patient-e-s n’ayant pas de coûteuses assurances complémentaires. EFAS est un projet dangereux et qui fait fausse route.</p><p>Avec EFAS, les domaines des soins stationnaires (hôpitaux et EMS) et des soins ambulatoires (cabinets médicaux, traitements hospitaliers ambulatoires, aide et soins à domicile), dont le financement est actuellement réglé différemment, seraient à l’avenir financés selon une clé de répartition identique sur le plan suisse. « Avec EFAS, outre les 35 milliards de nos primes d’assurance-maladie actuelles, des caisses privées seraient amenées à gérer annuellement 13 milliards de francs d’argent des contribuables, sans légitimité démocratique ni transparence », explique Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS). À l’avenir, les payeuses et payeurs de primes devraient supporter trois quarts des coûts dans tous les domaines de soins. Christian Dandrès, président du Syndicat des services publics (SSP), ajoute à ce sujet : « EFAS permettrait aux caisses-maladie de prendre le contrôle de tout notre système de santé. »</p><p>Dans notre société vieillissante, les dépenses liées aux soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile) affichent une très forte croissance. Or ce sont précisément ces dépenses dont les payeuses et payeurs de primes devraient à l’avenir assumer une part plus élevée. Car le plafonnement actuel de la participation aux coûts disparaîtra de la loi. « Après une période transitoire de quatre ans, le Conseil fédéral pourra ainsi augmenter régulièrement les contributions à la charge des assuré-e-s, et cela dans les soins à domicile comme dans les EMS », souligne David Roth, vice-président du PS suisse. Au final, de nouvelles hausses de primes sont à craindre à long terme, ainsi qu’une augmentation des coûts que les patientes et patients auront à couvrir de leur propre poche.</p><h3 class="heading--h4"><span class="no-hyphenation"><strong>Prise de contrôle du système de santé et de soins par les caisses-maladie</strong></span></h3><p>Dans les soins de longue durée (EMS et aide et soins à domicile), la compétence des cantons actuellement définie par le législateur disparaîtrait purement et simplement de la loi, au profit d’un nouveau tarif uniforme restant à négocier avec les caisses-maladie. Personne ne sait comment il se présenterait. Il est par contre évident que les institutions publiques, déjà confrontées à de nombreuses charges supplémentaires, subiraient d’énormes pressions. Avec des conséquences immédiates selon Natascha Wey, secrétaire générale du SSP : « la qualité des soins baisserait fatalement. Les gens nécessitant des soins lourds ne bénéficieraient plus d’un aussi bon accompagnement qu’aujourd’hui. » Tant la patientèle que le corps soignant en feraient les frais. Car la réforme renforcerait encore les pressions exercées sur le personnel soignant, en flagrante contradiction avec l’initiative sur les soins infirmiers largement acceptée aux urnes mais dont la mise en œuvre se fait encore attendre. « Le démantèlement des mécanismes de financement en place redoublera les pressions subies aujourd’hui par le personnel. Avec pour effet une aggravation de l’exode de main-d’œuvre que connaît le secteur des soins de longue durée », prévient Véronique Polito, vice-présidente d’Unia.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Fatale course au profit</strong></h3><p>Cette réforme est l’œuvre du lobby des caisses-maladie, des cliniques privées et des organisations de soins à but lucratif. Les acteurs du secteur privé auraient en effet le champ libre, après le désengagement des cantons de leurs responsabilités de financer et d’organiser le secteur des EMS et de l’aide et des soins à domicile. Ils pourraient ainsi se réserver les patient-e-s les plus lucratifs. Par ailleurs, les caisses ont tout intérêt à un rationnement des soins de base pour mieux vendre leurs assurances complémentaires. Les assuré-e-s ordinaires seraient les perdants d’une telle situation. Katharina Prelicz-Huber, conseillère nationale Les Vert-e-s, résume ainsi : « cette révision aboutirait à un transfert massif de pouvoir au profit des caisses-maladie et serait désastreuse sur le plan du contrôle démocratique comme des décisions médicales et des besoins des patientes et patients. »</p><h3 class="heading--h4">Plus d'informations</h3><p>Plus d'informations sur la votation, arguments et matériel se trouvent sur <a href="https://augmenter-les-primes.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><u>www.augmenter-les-primes.ch</u></a>.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/f/csm_efasvisual-1_4-3_02_e7605d34cd.webp" length="81378" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10346</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2024 14:00:00 +0200</pubDate><title>La hausse des primes doit être stoppée et non renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-hausse-des-primes-doit-etre-stoppee-et-non-renforcee</link><description>Des mesures efficaces au lieu de l&#039;EFAS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une fois de plus, les primes de l’assurance-maladie de base vont fortement augmenter. La limite du tolérable est pourtant déjà dépassée depuis longtemps pour de nombreux ménages. De nouvelles détériorations sont néanmoins annoncées, avec la modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (financement uniforme – EFAS), projet concocté par le lobby des assureurs-maladie. C’est inacceptable et par conséquent, il faudra refuser net en novembre cette révision ratée. En outre, il est urgent de réduire le fardeau des primes via la réduction individuelle des primes – les cantons en ont les moyens financiers !</p><p>Une fois de plus, les primes d’assurance-maladie vont renchérir et comme d’habitude, le monde politique ne songe pas à s’attaquer à la racine du mal, afin de remédier rapidement à leur financement antisocial. Il aime mieux renvoyer, aujourd’hui encore, à des réformes structurelles. Pourtant le principal chantier actuel du secteur de la santé, la révision de la LAMal « financement uniforme », sur laquelle le peuple suisse est appelé à voter en novembre prochain, n’annonce pas un allègement mais bien un surcroît de charge financière ! Il faut dire que les cantons ont exercé un véritable chantage sur le monde politique, n’acceptant la réforme EFAS qu’à la condition expresse qu’à l’avenir les payeuses et payeurs de primes financent de leur poche, dans le domaine des soins de longue durée, une part bien plus élevée des dépenses que jusqu’ici.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Participation plus élevée des assurés aux coûts</strong></h3><p>En raison du vieillissement démographique, les coûts des EMS et de l’aide et des soins à domicile sont appelés à croître massivement dans un proche avenir, et donc les primes renchériront d’autant, en plus des facteurs de hausse déjà connus. Cette réforme est dès lors pour les payeuses et payeurs de primes une véritable bombe à retardement, que seul pourra désamorcer un non aux urnes le 24 novembre. Après les mesures d’économies portant sur les réductions de primes, il faut de toute urgence stopper cette nouvelle action éhontée des cantons. Il en va de même des idées absurdes du Conseil fédéral et du Parlement visant à accroître encore la participation des personnes assurés aux coûts (hausse des franchises minimales, introduction d’une taxe aux urgences, ou ici EFAS).</p><p>Les primes par tête, avec les participations aux coûts exorbitantes qui s’ensuivent, sont des « effets secondaires » de notre système de santé qui sont devenus insupportables pour les ménages à revenus faibles ou moyens. Le seul moyen d’y remédier rapidement est d’augmenter à nouveau les contributions à la réduction des primes, qui ont subi des coupes dans le passé. Le contre-projet indirect à l’initiative d’allègement des primes adopté à cet effet aurait certes ici son utilité, mais il est largement insuffisant et ne déploiera tous ses effets qu’en 2028 (!).</p><h3 class="heading--h4"><strong>La balle est dans le camp des cantons</strong></h3><p>Une fois de plus, la balle est dans le camp des cantons qui, en 2023 aussi, ont réalisé des excédents se chiffrant en milliards et qui devraient faire de même pour l’exercice 2024. Il serait donc tout à fait malvenu de leur part de ne pas affecter au moins une partie de ces ressources au système de réduction des primes, afin d’offrir une petite bouffée d’oxygène aux ménages à bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_RechnungenFrauSorgenvoll_iSt_MarkYes_f00c03fdd5.webp" length="132894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10344</guid><pubDate>Sun, 22 Sep 2024 12:30:00 +0200</pubDate><title>Net rejet de la baisse des rentes du 2e pilier : il faut un changement de cap dans la politique des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/net-rejet-de-la-baisse-des-rentes-du-2e-pilier-non-a-l-arnaque-lpp</link><description>Non à la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le résultat de la votation est un signal très clair adressé aux Parlement et au Conseil fédéral ainsi qu’aux caisses de pension.&nbsp;Une majorité des votants est clairement d'avis que le niveau des rentes en Suisse ne peut pas être abaissé, en particulier pour les revenus moyens.&nbsp;</span><span lang="FR">Car les rentes du 2<sup>e</sup> pilier sont déjà basses, avec un montant moyen de 1700 francs. Au lieu de continuer à abaisser le taux de conversion, il faut maintenant relever les intérêts sur les avoirs de vieillesse et introduire une compensation du renchérissement sur les rentes. La situation financière des caisses de pensions est très bonne. Celles-ci ont accumulé d’importantes réserves et provisions, et pris des mesures qui leur permettent de financer non seulement les rentes en cours, mais aussi les rentes futures. </span><span lang="FR-CH"></span></p><p><span lang="FR">Il faut en outre des mesures pour combler les lacunes de rentes des parents, et surtout des mères, avec un financement solidaire. La réforme de la LPP aurait au contraire alourdi la charge que représentent les cotisations au 2<sup>e</sup> pilier. Nombre de personnes concernées n’en ont pas voulu, parce qu’elles ont besoin de cet argent pour vivre. Les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance de l’AVS sont un modèle à suivre pour réduire l’écart en défaveur des femmes.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR">Le non du peuple résonne aussi comme une critique du business profitable qu’est devenu le 2<sup>e</sup> pilier pour la finance et les assurances privées, aux dépens des salarié-e-s. Les assurances sociales ne sont pas là pour générer des profits. L’USS s’engagera énergiquement pour que les caisses de pensions prennent des mesures efficaces contre leurs frais de gestion trop élevés, contre la concurrence à laquelle se livrent les courtiers, contre les primes de risque excessives ainsi que contre les bénéfices dont bénéficient les grandes assurances privées. La parité doit être concrètement renforcée dans la prévoyance professionnelle. Et elle doit être réalisée pour de bon dans les fondations collectives des assureurs à but lucratif. En contrepartie de leurs versements obligatoires dans le 2<sup>e</sup> pilier, les salarié-e-s ont non seulement besoin d’une garantie de rente claire, mais aussi d’une surveillance paritaire qui fonctionne et défende leurs intérêts.&nbsp;</span></p><p><span lang="FR-CH">La discussion sur le financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS se fait également à mille lieues des réalités de la population. Le Conseil fédéral et une partie de la droite parlementaire refusent de financer solidement la rente AVS supplémentaire. Leur objectif est faire faire des déficits à l'AVS pour augmenter la pression sur l'âge de la retraite. Pourtant, le 3 mars dernier, la population a massivement rejeté une initiative pour l’augmentation de l'âge de la retraite. La population demande une politique de la prévoyance vieillesse qui garantisse des rentes sûres et d’un niveau suffisant. Un financement solide et social de la 13<sup>e</sup> rente AVS en fait partie.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/1/csm_240922_Jubelbild_Foto-Unia_48d1ddc863.webp" length="179324" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10341</guid><pubDate>Sat, 21 Sep 2024 15:39:54 +0200</pubDate><title>15’000 réclament haut et fort de meilleurs salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/15000-reclament-haut-et-fort-de-meilleurs-salaires</link><description>Manifestation nationale le 21 septembre à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus que 15'000 travailleuses et travailleurs de toute la Suisse sont descendus aujourd’hui dans la rue à Berne sous la devise « Il est temps d’augmenter les salaires ». Ils et elles demandent aux employeurs des augmentations de salaire substantielles. Après plusieurs années de perte de salaire réel et compte tenu de l’augmentation des coûts, cette revendication est plus nécessaire que jamais. La revendication est claire : en vue des négociations salariales à venir, les salaires réels doivent à nouveau augmenter en 2025.</p><p>Des travailleuses et travailleurs de toutes les branches et de toutes les régions du pays ont manifesté aujourd’hui à Berne sur la Place fédérale pour des salaires plus élevés. La situation est préoccupante. Depuis 2021, les salaires réels baissent en Suisse. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. En même temps, tout augmente : les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, les loyers et les primes d’assurance maladie. Les salarié-e-s peuvent se permettre de moins en moins de choses avec leur salaire. Les personnes et les familles à bas et moyens revenus sont particulièrement touchées.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">La situation des salarié-e-s est préoccupante</h3><p>Le président de l’Union syndicale suisse Pierre-Yves Maillard fait le point sur la situation préoccupante des travailleuses et travailleurs en Suisse : « Tout est devenu plus cher. Et même si l’économie se porte bien, les salarié-e-s ont moins dans leur portemonnaie qu’il y a cinq ans. Sans une adaptation des salaires à l’inflation, la population va s’appauvrir. Cette politique n’a pas d’avenir. C’est pourquoi les salaires doivent enfin à nouveau augmenter. »</p><h3 class="heading--h4">De l’argent, il y en a assez</h3><p>Alors que les salaires bas et moyens baissent en termes réels, les actionnaires encaissent en même temps année après année des sommes toujours plus élevées, qui se chiffrent en milliards, sous forme de dividendes et de rachats d'actions. L’écart salarial s’est encore creusé. Il y a plus qu’assez d’argent dans les entreprises. Le refus des employeurs de compenser intégralement le renchérissement et d’augmenter les salaires de façon substantielle, qui a été annoncé publiquement, est un scandale. Vania Alleva, présidente d'Unia, est claire : « Nous ne nous laisserons pas faire ! Nous attendons des négociations salariales de cet automne des augmentations générales et substantielles. Nous ne nous contenterons pas de miettes ! Il est urgent et tout simplement vital pour beaucoup de gens que les salaires augmentent en termes réels. Pour cela, la pleine compensation du renchérissement des trois dernières années est nécessaire. C'est pourquoi Unia exige des augmentations de salaire de l’ordre de 5%. »&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Compensation du renchérissement et salaires minimums plus élevés</h3><p>Compenser le renchérissement est une évidence car sans cela, les travailleuses et les travailleurs ont toujours moins de salaire pour le même travail. La compensation du renchérissement fait donc partie de toutes les conventions collectives de travail. En même temps, il faut de bons salaires minimums. La présidente du syndicat Syna Yvonne Feri s’engage pour cela : « En Suisse, de nombreuses personnes travaillent dans des branches à bas salaires. Elles ne gagnent pas assez, même avec un bon apprentissage. Leur diplôme d’apprentissage ne garantit pas un salaire décent pour vivre. Nous devons lutter ensemble contre cela. Nous exigeons des salaires minimums décents pour le personnel formé, qui suffisent pour vivre. » C'est pourquoi les syndicats s’engagent pour qu’il n’y ait plus de salaires inférieurs à 4500 francs et pour que toutes les personnes au bénéfice d’un apprentissage gagnent au moins 5000 francs.</p><h3 class="heading--h4">Nécessité claire d’agir dans de nombreuses professions et branches</h3><p>Peintres ou employé-e-s de La Poste ou des chemins de fer, infirmières ou travailleurs de la construction : plusieurs exemples de professionnels de différents métiers et branches montrent la grande nécessité d’agir. « Nous sommes aujourd’hui ici pour à nouveau souligner que notre Service public a une importance systémique. Il y a un manque de reconnaissance à notre égard, c’est pourquoi de bonnes conditions de travail et des salaires en conséquence sont une nécessité absolue, précisément en période d’inflation effrénée et d’explosion des primes maladie », explique Beat Haldimann, livreur de colis à la Poste Suisse et syndicaliste Syndicom. Friederike Flückiger, infirmière aux soins intensifs depuis 30 ans et syndicaliste SSP, demande que les améliorations dans les soins réclamées dans l’initiative sur les soins soient réalisées rapidement. Car c’est tout particulièrement dans les métiers dits féminins que la situation salariale est insuffisante malgré une bonne formation : « Toutes les statistiques le montrent : travailler dans la santé, ce sont des conditions dures pour des salaires trop bas. Les infirmières et infirmiers diplômés gagnent bien moins que les autres professionnels de même niveau de formation ! »</p><p>En tant que représentant de la jeune génération, l’assistant clientèle CFF et représentant du syndicat SEV Jordi D’Alessandro attire l’attention sur la situation des jeunes et la nécessité d’augmentations salariales. Il appelle les jeunes à s’engager pour leurs droits et pour de meilleurs salaires : « Nous, jeunes travailleurs, devons prendre position. Ce ne sont pas seulement nos retraites qui sont en danger, ce sont aussi nos salaires et nos conditions de travail. On nous promet un avenir, mais on nous refuse un présent digne. On nous parle d’opportunités, mais on nous impose des sacrifices. »</p><h3 class="heading--h4">Les employeurs doivent agir : des hausses des salaires réels sont nécessaires</h3><p>Les salarié-e-s et les syndicats s’engagent ensemble pour de meilleurs salaires et demandent aux employeurs, pour l’automne salarial, des augmentations substantielles des salaires pour 2025.&nbsp;<br>Les syndicats de l’Union syndicale suisse et les associations de Travail.Suisse ont appelé à manifester.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/1/csm_SK_WSK24_MF98188_7ee0af22e1.webp" length="526330" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10339</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2024 15:46:05 +0200</pubDate><title>Une application correcte du frein à l’endettement et une répartition équitable des charges entre la Confédération et les cantons doivent primer sur l’adoption de mesures d’économies contre-productives</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-application-correcte-du-frein-a-lendettement-et-une-repartition-equitable-des-charges-entre-la-confederation-et-les-cantons-doivent-primer-sur-ladoption-de-mesures-deconomies-contre-productives</link><description>Programme d’économies de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il est irritant de voir le Conseil fédéral reprendre quasiment telles quelles les propositions d’économies du « groupe Gaillard ». Il devrait commencer par régler les problèmes structurels liés aux recettes encaissées. Car tout le monde sait que le frein à l’endettement n’est pas appliqué conformément à la Constitution. Au lieu d’assurer l’équilibre financier, il génère des excédents – aux dépens de la population. Autre évolution problématique, la Confédération doit se charger d’un nombre croissant de tâches dont les cantons ne veulent pas. À l’instar des programmes en faveur des crèches ou des contributions à la réduction des primes d’assurance-maladie. L’heure est donc à des propositions sur la manière dont la Confédération pourrait recevoir des cantons les ressources nécessaires à ces activités. Ce serait d’autant plus judicieux que les cantons affichent des excédents de revenus substantiels et continuent à imposer lourdement leur population, sans songer à faire quelque chose d’utile de cet argent.</p><p>Il est certes positif de voir que la Confédération a renoncé aux coupes proposées dans les prestations transitoires en faveur des chômeurs âgés et dans les aides à la construction de logements sociaux. Mais son désengagement partiel du financement de l’AVS et diverses autres coupes contre-productives continuent hélas à faire partie du programme d’économies actuel.</p><p>L’USS attend du Conseil fédéral qu’il commence par dresser un état des lieux de la situation financière. Moyennant une application correcte du frein à l’endettement et une répartition plus adéquate des recettes fiscales entre les collectivités publiques, la marge de manœuvre budgétaire de la Confédération bondirait de deux à quatre milliards de francs par an. Il est peu probable qu’un programme d’économies reste ensuite nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10324</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2024 09:30:41 +0200</pubDate><title>Une alliance de jeunes uni-e-s contre la réforme LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-alliance-de-jeunes-uni-e-s-contre-la-reforme-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Face à la réforme de la Loi sur la Prévoyance Professionnelle (LPP), une alliance de jeunes s'est reformée. Elle est soutenue par les jeunes syndicalistes de l'USS, la Jeunesse socialiste suisses, les Jeunes Vert-e-x-s, ainsi que les Jeunes POP et veut défendre les droits des travailleurs et travailleuses et des retraité-e-s en Suisse. Cette réforme, dénoncée comme une véritable arnaque, menace non seulement de réduire drastiquement les rentes tout en augmentant les cotisations, mais constitue également une attaque directe contre la justice sociale. Présentée de manière trompeuse comme nécessaire, elle risque d’aggraver les inégalités et de pénaliser les plus vulnérables sans véritablement améliorer les conditions de retraite.</p><p>Les femmes et les jeunes paient le prix fort de cette réforme !</p><p>Contrairement à ce que la Confédération avance, les femmes et les jeunes sont les principales perdant-e-s de cette réforme. Les femmes, déjà désavantagées sur le marché du travail, seront encore plus pénalisées par cette réforme qui ne prend pas en compte les réalités de leur carrière. Avec des interruptions fréquentes pour des raisons familiales, elles risquent de voir leurs droits à la retraite sérieusement réduits, malgré une année de travail supplémentaire. L'augmentation des cotisations toucherait également les jeunes générations : des milliards de cotisations supplémentaires leur seraient prélevés, sans garantie d'une retraite équitable à la retraite.</p><p>Une gestion défaillante des retraites : un double standard et des profits pour le secteur de la finance</p><p>Et comme si cela ne suffisait pas, le récent fiasco dans les calculs de l’AVS par le Département Fédéral de l’Intérieur jettent une ombre sur la crédibilité de la gestion des retraites. Des milliards pour le sauvetage du Crédit Suisse - mais pas d'accord équitable pour nos retraites ? Ce double standard est révoltant ! Cette réforme de la LPP n'est rien d'autre qu'un cadeau pour les assurances et le secteur financier, qui pourraient s'enrichir encore davantage. Tout cela au détriment des personnes qui travaillent, qui devraient payer plus pour recevoir moins. Une injustice sociale sans précédent que même la base de l'UDC ne peut ignorer.</p><p>Votons non à la réforme LPP le 22 septembre !</p><p>Face à ces injustices, l'alliance de jeunes appelle toutes les forces vives du pays à soutenir le référendum contre cette réforme injuste. Nous avons besoin d'un système de retraite équitable, indépendamment du genre, des origines ou de l’âge des personnes, et qui garantisse une sécurité pour les générations futures. La solidarité intergénérationnelle et l'égalité sont au cœur de nos revendications. L'Alliance appelle chacun et chacune à s'engager pour défendre un système de retraite juste, qui protège les acquis sociaux et garantit à tous et toutes une vie digne à la retraite. Ensemble, nous pouvons faire front face à cette arnaque et construire un avenir plus équitable.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/4/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Mann_RGB_1200x900_FR_3567b983dc.webp" length="122898" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10321</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2024 11:26:51 +0200</pubDate><title>Il est temps d’augmenter les salaires. </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-est-temps-daugmenter-les-salaires</link><description>Grande manifestation le 21 septembre à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats appellent à une grande manifestation samedi 21 septembre à Berne pour soutenir leurs revendications salariales.</p><p>L'évolution des salaires de ces dernières années est plus que décevante. Malgré la situation globalement bonne de l’économie, les salaires réels sont aujourd'hui inférieurs au niveau de 2019. Après déduction du renchérissement, les travailleurs et travailleuses ont un salaire inférieur à il y a 5 ans. Ce retard salarial doit maintenant être rattrapé. La conjoncture se présente bien et les marges des entreprises restent favorables.</p><p>C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5 %. Il n'est pas acceptable que les travailleurs et travailleuses gagnent toujours moins en termes réels alors que la productivité augmente. Il faut maintenant rattraper ce retard pour que la valeur du travail soit à nouveau suffisamment reconnue.</p><p>L'évolution des salaires en Suisse est alarmante. Les salarié-e-s dans des secteurs différentes se battent à chaque fin de mois avec des factures élevées, des loyers et des primes de l'assurance maladie en hausse et des salaires trop bas, qui leur permettent de moins en moins de vivre. Les augmentations de salaire substantielles sont maintenant impératives !</p><p>Cela vaut également pour le secteur public. De nombreux cantons et la Confédération sont en retard dans la compensation du renchérissement. Après des années de baisse des salaires réels, le besoin d’amélioration en matière de salaires est très grand.&nbsp;</p><p><strong>Il est donc temps d’augmenter les salaires. Nous demandons des augmentations de salaire allant jusqu'à 5 %.</strong><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_240921_il-est-temps__2-3_fr_eeaff9e2b9.webp" length="32606" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10316</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2024 14:17:55 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral choisit un financement antisocial : au Parlement de corriger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-choisit-un-financement-antisocial-au-parlement-de-corriger</link><description>Financement de la 13e rente AVS : participation réduite de la Confédération et hausse de TVA</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le oui clair à la 13<sup>e</sup> rente AVS montre bien que beaucoup de citoyennes et citoyens ayant des revenus bas ou moyens peinent à s’en sortir avec leur retraite ou leur salaire. Les hausses de primes d’assurance-maladie en 2025 et l’absence de compensation du renchérissement dans le 2<sup>e</sup> pilier ne vont pas arranger les choses. Ce oui aux urnes était un clair signal envoyé au Conseil fédéral et au Parlement, afin qu’ils prennent ces problèmes au sérieux et trouvent des solutions.</p><p>Le Conseil fédéral ne semble pas avoir compris le message. C’est du moins ce que montre sa décision d’aujourd’hui relative au financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS. En diminuant la contribution de la Confédération à l’AVS et en renonçant à augmenter les cotisations salariales, il a opté pour la variante de financement la plus injuste pour les revenus moyens et bas. En particulier, le Conseil fédéral a choisi d’ignorer les résultats de la procédure de consultation, où la majorité des participants s’étaient prononcés pour une variante plus sociale. Il incombe désormais au Parlement de corriger cette décision antisociale.</p><p>La manière de procéder est elle aussi difficile à comprendre. Les précédents scénarios financiers de la Confédération se sont avérés faux. Il existe apparemment de nouvelles prévisions. Mais comme elles n’ont pas été rendues publiques, il n’est pas possible d’en juger. En adoptant une proposition de financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS avant la publication de ces scénarios, le Conseil fédéral donne l’impression d’avoir encore de la peine à livrer des prévisions correctes.</p><p>La réduction de la participation fédérale n’est pas justifiée, cette dernière servant notamment à payer des prestations qui ne sont pas financées par les cotisations salariales. À l’instar des bonifications pour tâches éducatives, de celles pour tâches d’assistance ou de l’allocation pour impotent. Elle instaure par ailleurs une certaine solidarité, en amenant les entreprises, les actionnaires et le secteur financier à participer au financement de l’AVS. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a déjà obtenu du Conseil fédéral qu’il réduise la contribution fédérale versée à l’assurance-chômage.</p><p>Différentes raisons plaident pour un financement de la 13e rente AVS par les cotisations salariales. Elles ont eu tendance à baisser ces dernières années. En particulier, la suppression du pourcentage de solidarité dans l’assurance-chômage a diminué le fardeau des très hauts revenus. Une telle variante aboutirait à un certain rééquilibrage social, à l’heure du creusement des inégalités en Suisse. Si les très hauts revenus étaient davantage mis à contribution dans l’AVS, le fardeau des bas et moyens revenus diminuerait d’autant.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10314</guid><pubDate>Wed, 11 Sep 2024 07:00:00 +0200</pubDate><title>Majorité contre la baisse des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/majorite-contre-la-baisse-des-retraites</link><description>Deuxièmes sondages sur la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rejet de la réforme de la LPP par la population est clair. Après la grande différence, lors de la première série de sondages, entre les deux enquêtes disponibles, les deux résultats se rejoignent aujourd'hui avec une nette tendance au non. Chez Tamedia, la majorité opposée reste stable avec 59 %, tandis que la part de personnes prévoyant de soutenir la réforme a très fortement baissé dans le sondage SSR.</p><p>En clair : plus la population se penche sur les aspects concrets du projet, plus il devient clair que payer plus pour des retraites plus basses est une mauvaise affaire. La baisse prévue est erronée et inutile. Car les caisses de pension se trouvent dans une situation financière excellente, avec des réserves historiquement élevées. Il est maintenant temps d'améliorer la rémunération des avoirs et de compenser le renchérissement pour retraités, plutôt que de procéder à une nouvelle baisse des pensions versées.</p><p>Le comité référendaire est motivé par les résultats du sondage, mais seule une forte mobilisation permettra d'empêcher réellement la réforme. C'est pourquoi un engagement très fort en encore prévu dans le sprint final pour amener les électeurs à se rendre aux urnes.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10311</guid><pubDate>Fri, 06 Sep 2024 11:36:30 +0200</pubDate><title>L’USS condamne les mesures d’économies irresponsables dans le secteur de la formation et de la jeunesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/luss-condamne-les-mesures-deconomies-irresponsables-dans-le-secteur-de-la-formation-et-de-la-jeunesse</link><description>Les propositions du « rapport Gaillard » mettent en péril l’égalité des chances et la capacité de notre pays d’affronter l’avenir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est très inquiète et choquée par les propositions que le groupe d’experts Réexamen 2024 des tâches et des subventions vient de publier (rapport Gaillard). Elle dénonce notamment les coupes brutales prévues dans le secteur de la formation et de la jeunesse, qui mettent en péril l’égalité des chances et la capacité de notre pays d’affronter l’avenir.</p><h4>La formation professionnelle et continue est en danger</h4><p>Le rapport propose des coupes massives, par exemple dans les contributions forfaitaires allouées aux cantons pour la formation professionnelle ainsi que dans les contributions liées à des innovations et des projets pour la formation professionnelle et la formation continue. En proposant de supprimer la loi fédérale sur la loi continue, le groupe d’experts lance un signal clair contre l’apprentissage à vie. Or c’est une erreur fatale au vu des exigences croissantes du marché du travail, avec les obligations de formation continue qui s’ensuivent. Au lieu de renforcer les possibilités de formation continue, il est prévu de les réduire encore – une évolution que l’USS condamne fermement.</p><h4>Attaques contre la formation professionnelle et l’intégration des jeunes réfugié-e-s</h4><p>La réorientation de la politique d’intégration des requérant-e-s d’asile (jeunes et jeunes adultes) sur la formation professionnelle s’avère d’autant plus risquée qu’il est prévu de limiter à quatre ans l’obligation d’indemnisation financière de la Confédération, indépendamment de la réussite de l’intégration. Une telle mesure d’économies vise en premier lieu à mettre les cantons sous pression, mais fait au final des jeunes et des jeunes adultes les otages du bras de fer entre la Confédération et les cantons à propos des obligations de financement, mettant ainsi en péril l’intégration sur le marché du travail. En plus d’être injuste socialement, cette mesure est contreproductive, aujourd’hui où le besoin de main-d’œuvre bien formée tant suisse que d’origine étrangère se fait cruellement sentir.</p><h4>Taxes prohibitives pour les étudiant-e-s et les jeunes</h4><p>Le rapport propose notamment d’augmenter massivement les taxes d’études en vigueur dans les hautes écoles suisses (en parlant de manière alambiquée de « renforcement du financement par les utilisateurs »). Les taxes doubleraient pour les étudiant-e-s indigènes, voire quadrupleraient pour les étudiant-e-s étrangers. De telles mesures sont inacceptables car elles entravent l’accès aux études et aboutiraient à un système de formation à deux vitesses. La formation ne saurait être un bien de luxe – il s’agit d’un droit fondamental et elle doit rester accessible à tout le monde, indépendamment de sa situation financière. En outre, le rapport prévoit de réduire de 10 % le forfait fédéral alloué dans le domaine de la mobilité internationale, ce qui nuirait gravement aux chances des jeunes sur un marché du travail de plus en plus internationalisé.</p><h4>Affaiblissement du pôle de recherche suisse</h4><p>En outre, la suppression préconisée des contributions liées à des projets des hautes écoles cantonales signerait l’arrêt de mort d’importants projets portant sur l’égalité des chances (égalité, diversité et inclusion) ou sur l’encouragement de la relève scientifique. Or de telles activités sont nécessaires pour renforcer le pôle de recherche suisse, en cette période de crise et d’incertitudes.</p><p>L’USS refuse catégoriquement les propositions du « rapport Gaillard ». Les coupes prévues dans le secteur de la formation et de la jeunesse hypothèquent les chances d’avenir de la jeune génération et affaiblissent le pôle suisse de la formation et de la recherche. L’USS appelle donc le Conseil fédéral et le Parlement à renoncer à ces mesures d’épargne antisociales et dommageables pour l’avenir, et à investir plutôt dans une politique de formation forte, équitable et tournée vers l’avenir.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10308</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2024 14:35:37 +0200</pubDate><title>À mauvaise question, mauvaise réponse ! L’heure est à une politique budgétaire menée au profit de la population et non à son détriment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-mauvaise-question-mauvaise-reponse-lheure-est-a-une-politique-budgetaire-menee-au-profit-de-la-population-et-non-a-son-detriment</link><description>Rapport du groupe d’experts Réexamen des tâches et des subventions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">« À mauvaise question, mauvaise réponse ». Telle est la conclusion tirée par l’Union syndicale suisse (USS) à propos de la présentation faite aujourd’hui du rapport du groupe d’experts « Réexamen des tâches et des subventions ». Le vrai problème de la politique budgétaire de la Suisse ne vient pas de ses dettes ou déficits, mais des excédents et du colossal patrimoine amassé par l’État aux dépens des ménages privés et des assurances sociales. L’USS refuse donc clairement, en particulier, les coupes préconisées par le groupe d’experts dans le domaine de la sécurité sociale (AVS, prestations transitoires, réductions de primes). La Suisse a besoin d’une politique budgétaire qui soit menée au profit de la population et non à son détriment.</p><h3 class="heading--h4">Excédents des collectivités publiques aux dépens de la population, mauvais usage du frein à l’endettement</h3><p>L’État suisse n’a pas un problème de dette, loin de là. Les collectivités publiques, à commencer par les cantons, enregistrent régulièrement depuis des années des excédents élevés. L’État suisse a ainsi inutilement soutiré des milliards aux ménages privés, pour accumuler un riche patrimoine financier. Entre-temps la Confédération, les cantons et les communes ont amassé sans nécessité économique des fonds propres excédant 100 milliards de francs. Cette politique budgétaire n’est pas sans poser problème aux assurances sociales financées par capitalisation en Suisse. Car elles auraient besoin de pouvoir réaliser des placements sûrs et qui génèrent à long terme des taux d’intérêt suffisants.</p><p>Le frein à l’endettement de la Confédération n’est pas appliqué correctement. La Constitution exige que les recettes et les dépenses soient équilibrées sur la durée. En réalité, le frein à l’endettement génère des excédents compris entre 1 et 1,5 milliard de francs par an. Car il est mis en œuvre au niveau du budget, alors qu’il y a chaque année des dépenses budgétées qui ne peuvent être réalisées. La Confédération encaisse ainsi davantage d’argent qu’elle n’en dépense. À cela s’ajoute que les recettes sont régulièrement sous-estimées. Les déficits structurels de la Confédération sont par conséquent bien moins élevés que ne le prétend la conseillère fédérale Keller-Sutter.</p><p>Par ailleurs, la Confédération reprend toujours plus de tâches incombant aux cantons ou aux communes. Par exemple, la population est devenue plus mobile – le lieu de résidence et le lieu de travail se situant souvent dans deux cantons différents. De même, la numérisation (notamment l’apprentissage automatique) requiert des projets bien trop ambitieux pour les ressources des collectivités locales. Un tel transfert de tâches doit avoir son équivalent dans la politique budgétaire. Il faut ainsi que les cantons riches versent les ressources nécessaires à la Confédération.</p><h3 class="heading--h4">Non à toute détérioration de la sécurité sociale aux dépens de la population</h3><p>Le groupe d’experts s’attaque frontalement à la sécurité sociale en Suisse. En parlant de freiner la croissance des contributions de la Confédération à l’AVS, il vise en fait à accroître la « pression aux réformes » sur cette assurance sociale, afin que l’âge de la retraite et les cotisations soient revus à la hausse. C’est ignorer qu’à travers sa contribution, la Confédération paie des prestations qui ne sont pas financées par les cotisations salariales, comme les bonifications pour tâches éducatives et celles pour tâches d’assistance. Or quiconque commande des prestations doit en payer le juste prix. La contribution de la Confédération avait d’ailleurs été revue à la hausse pour que l’AVS ne doive pas seule combler les pertes dues à la deuxième réforme de l’imposition des entreprises (RIE II) et que les actionnaires en financent eux aussi une petite partie.</p><p>La suppression préconisée des prestations transitoires (Ptra) est inacceptable, alors que la situation des travailleuses et travailleurs âgés n’a fait qu’empirer. Il faudrait au contraire les améliorer, aujourd’hui où les conditions d’octroi sont bien trop restrictives.</p><h3 class="heading--h4">Potentiel fiscal en partie ignoré</h3><p>Un pays aussi riche que la Suisse offre un énorme potentiel fiscal. Le groupe de travail ne l’a toutefois pas analysé en détail. Il y aurait en effet d’autres options encore pour combler les niches fiscales. L’USS ne veut pas pour autant d’un modèle de TVA à taux unique, qui créerait des injustices sociales.</p><p>Le groupe d’experts propose encore d’intégrer plus rapidement les personnes réfugiées dans le marché du travail. Une telle proposition est en soi bonne. Encore faudrait-il renforcer les services publics de placement et prévoir des mesures supplémentaires (cours de langue, etc.). Or le rapport n’en dit mot ni n’articule de chiffre à ce sujet. Le Département fédéral des finances a plutôt agi à fin contraire, réduisant la contribution fédérale versée à l’assurance-chômage. Là encore, la conseillère fédérale Keller-Sutter semble avoir oublié l’adage populaire « qui commande paie ».</p><h3 class="heading--h4">Protéger le pouvoir d'achat, les médias et la culture</h3><p>L’USS s’oppose à la suppression de l’encouragement indirect à la presse. Car il n’y a pas de réelle démocratie sans un paysage médiatique diversifié, et donc il faut bien se garder de supprimer le très modeste instrument d’encouragement public des médias actuellement en place. L’encouragement indirect à la presse doit au contraire être renforcé, comme le demandent aujourd’hui les commissions parlementaires compétentes.</p><p>Quant aux coupes massives dans le domaine des transports publics proposées par le groupe d’experts (celles notamment dans le fonds d’infrastructure ferroviaire et dans l’indemnisation du transport régional de voyageurs), l’USS ne veut pas en entendre parler. Elles aboutiraient à moyen terme à une détérioration de l’offre, et provoqueraient à court terme un renchérissement massif du prix des titres de transport, grevant encore plus le budget des ménages. Il n’est pas non plus compréhensible de prévoir des coupes budgétaires dans la culture, secteur relativement mal soutenu en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10303</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2024 16:44:39 +0200</pubDate><title>Taux d&#039;intérêt minimal LPP trop bas : les rendements élevés doivent revenir aux personnes assurées !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-lpp-trop-bas-les-rendements-eleves-doivent-revenir-aux-personnes-assurees</link><description>La Commission LPP refuse que les bénéfices profitent à tout le monde</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré les rendements élevés et les réserves historiquement élevées des caisses de pension, la Commission LPP veut maintenir le taux d’intérêt minimal au faible niveau de 1,25 %. Les avoirs de vieillesse des travailleuses et travailleurs continueront ainsi de se déprécier. Autrement dit, les assuré-e-s ne profiteront pas des importants bénéfices réalisés par les caisses de pensions. L’Union syndicale suisse (USS) avait appelé de ses vœux une hausse du taux d’intérêt minimal, car les rendements sont élevés, et que la situation des caisses est suffisamment bonne pour permettre une rémunération plus élevée des avoirs d’épargne. L'année dernière, les caisses de pension ont généré un rendement de 5 %, alors que le taux d'intérêt minimal est de 1,25 %. Fin août 2024, les rendements s'élevaient déjà à 7 %. Malgré cela, les associations d’employeurs et d’assureurs voulaient même baisser le taux d'intérêt minimal, tandis que les représentants des caisses de pension trouvent toutes les excuses pour éviter une hausse. Tout ceci entame sérieusement la confiance des assuré-e-s dans le 2e pilier.</p><p>La loi est on ne peut plus claire : le taux d’intérêt minimal vise à garantir que les bénéfices des caisses de pensions soient crédités aux travailleuses et travailleurs. Or ce n’est plus le cas depuis longtemps. Ainsi l’année dernière, où les caisses de pensions ont obtenu des rendements de 5 %, le taux d’intérêt minimal se situait à 1,25 %. À la fin du mois d’août, les bénéfices réalisés atteignaient déjà 7 %. Et ce n’est pas tout : près de la moitié des caisses de pensions ont déjà des réserves complètement pleines. Malgré cela, une petite majorité de la Commission LPP propose au Conseil fédéral de maintenir le taux d’intérêt minimal à son niveau actuel. Il n’y a selon elle « aucune nécessité d’agir ». Les assuré-e-s s’exposent ainsi à voir leurs avoirs de vieillesse perdre de la valeur en 2025 aussi – et par la suite à toucher des rentes encore plus basses. C’est absolument inacceptable ! L’USS s’engagera pour que le Conseil fédéral annule cette décision et augmente le taux d’intérêt minimal. L’USS s’était prononcée dans ce cadre en faveur d’une augmentation du taux d’intérêt minimal.</p><p>Les partisanes et partisans de la réforme de la LPP au sein de la Commission LPP ont montré aujourd’hui leur vrai visage : les caisses de pensions ont beau se porter au mieux, employeurs et assureurs auraient voulu ramener le taux d’intérêt minimal à 0,75 %. Ces manœuvres montrent qu’en réalité, la réforme de la LPP vise à permettre aux caisses de pensions et aux assureurs de maximiser leurs bénéfices, en versant toujours moins de prestations aux assuré-e-s. Les garanties de rentes sont volontairement maintenues à un faible niveau. Or de telles pratiques minent la confiance accordée par les travailleuses et travailleurs à la prévoyance professionnelle. On le voit bien : un refus de la réforme de la LPP s’impose le 22 septembre, afin de protéger les rentes des personnes assurées.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10300</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2024 09:24:27 +0200</pubDate><title>Jusqu&#039;à 5 % d&#039;augmentation de salaire – en raison de l’inflation, du retard accumulé et de la bonne conjoncture économique</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jusqua-5-daugmentation-de-salaire-en-raison-de-linflation-du-retard-accumule-et-de-la-bonne-conjoncture-economique</link><description>Les revendications salariales des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'évolution des salaires de ces dernières années est plus que décevante. Malgré la situation globalement bonne de l’économie, les salaires réels, c’est-à-dire après déduction du renchérissement, sont aujourd'hui inférieurs au niveau de 2019. Les marges des entreprises restent cependant favorables. Elles ont augmenté leurs prix. Et ont pu vendre davantage grâce à la conjoncture positive. C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5%.</p><p>Les prochaines négociations salariales seront déterminantes pour la Suisse. Malgré la bonne conjoncture, les salaires réels sont aujourd'hui plus bas qu'en 2019. De nombreuses entreprises n'ont même pas accordé la compensation du renchérissement, ce qui allait autrefois de soi lorsque la situation le permettait. Ce retard salarial doit maintenant être rattrapé.</p><p>Les salaires devraient augmenter aussi fortement que la productivité du travail additionnée du renchérissement, afin que la répartition entre travail et capital ne change pas. Comme cela n'a pas été le cas ces dernières années, un retard salarial de plus de 5 % s’est accumulé. Daniel Lampart, économiste en chef de l'Union syndicale suisse (USS), souligne lors de la conférence de presse sur les salaires que « les bas et moyens salaires gagneraient aujourd’hui 300 à 500 francs de plus par mois si le potentiel de croissance salariale avait été exploité » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_DL_CP_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">Discours complet</a>). Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard a rappelé que l'économie se porte toujours bien : « Il n'est pas acceptable que les travailleurs et travailleuses gagnent toujours moins en termes réels alors que la productivité augmente. Il faut maintenant rattraper ce retard pour que la valeur du travail soit à nouveau suffisamment reconnue » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_PYM_CP_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Pour Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, il est grand temps d'augmenter les salaires : « L'évolution des salaires en Suisse est alarmante. Qu'il s'agisse du personnel de vente dans le commerce de détail, des ouvriers de l'industrie ou sur les chantiers ou encore des salarié-e-s de la restauration ou des soins aux personnes âgées : toutes ces personnes se battent à chaque fin de mois avec des factures élevées et des salaires trop bas, qui leur permettent de moins en moins de vivre. La forte augmentation du coût de la vie et la stagnation des revenus rendent impératives des augmentations de salaire substantielles pour combler l'écart salarial » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_Vania-Alleva_revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Natascha Wey, secrétaire générale du SSP, explique que les salaires dans le secteur public n'échappent pas à l'évolution négative des salaires réels. Au contraire, il existe un besoin de rattrapage considérable : « De nombreux cantons et la Confédération sont en retard dans la compensation du renchérissement. Ces dernières années, les salaires réels dans le secteur public ont parfois baissé plus fortement que dans le secteur privé » (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240902_Lohnforderungen_revendications-salariales/240902_SSP_Revendications_salariales.pdf" class="link--icon--external">discours complet</a>).</p><p>Après des années de baisse des salaires réels, le besoin d’amélioration en matière de salaires est très grand. C'est pourquoi les fédérations de l'USS demandent des augmentations de salaire allant jusqu'à 5 %.</p><ul><li><strong>Il est temps d’augmenter les salaires. </strong>21.09.2024: <a href="/luss/agenda#c19296">Grande manifestation pour les salaires</a></li><li><strong>Plus d'informations,</strong> notamment sur les trains spéciaux, sur <a href="https://unia.ch/fr/actualites/evenements/detail/a/20684" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer"><u>unia.ch</u></a></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/8/csm_240902_Lohn-MK2024-25_efa8d573dc.webp" length="331226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10295</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2024 16:59:56 +0200</pubDate><title>Les calculs officiels induisent en erreur : les pertes de rentes LPP seront bien plus élevées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-calculs-officiels-induisent-en-erreur-les-pertes-de-rentes-lpp-seront-bien-plus-elevees</link><description>Après les prévisions erronées sur l&#039;AVS, des calculs irréalistes sur la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après que l’Office fédéral des assurances sociales s’est trompé sur les perspectives financières de l’AVS, l’Union syndicale suisse (USS) constate, grâce à de nouveaux calculs, que les prévisions de cet office concernant la réforme du 2e pilier donnent une image incorrecte à la population. Ainsi, la baisse du taux de conversion entraîne en fait une baisse des rentes LPP pour les salaires à partir de 4000 francs. Contrairement à ce qui est affirmé, la réforme touche en outre aussi les retraités : en cas d’acceptation, de nombreux retraités devront attendre encore plus longtemps la compensation du renchérissement sur leurs rentes.</p><p>Les chiffres publiés par la Confédération enjolivent considérablement l'impact de la réforme sur les rentes de retraite. Et ce, alors que la Confédération avait déjà présenté des scénarios financiers erronés pour l'AVS lors de votations précédentes. Selon les chiffres de la Confédération, les personnes ayant des salaires à partir d'environ 5500 francs de revenu mensuel (x13) doivent s'attendre à des pertes de rentes LPP. En réalité, les conséquences sont bien plus graves.</p><h4>Des rentes LPP en baisse déjà pour les salaires supérieurs à 4 000 francs par mois</h4><p>La Confédération a présenté les effets de la réforme dans un tableau récapitulatif et renvoie à ces chiffres dans la brochure de votation. Il y est affirmé que les personnes actives avec un salaire annuel de plus de 70 000 francs sont pratiquement les seules à subir des baisses de rente. Et que les jeunes salarié-e-s dont le salaire se situe entre 25 000 et 40 000 francs par an recevraient plus de 300 francs de rente supplémentaire par mois. Mais ces calculs se basent sur des hypothèses totalement éloignées du monde réel. Ils partent du principe que les travailleuses et travailleurs gagnent exactement le même salaire tout au long de leur vie, comme si une personne qui commence sa vie professionnelle avec 40 000 de salaire annuel allait gagner ces mêmes 40 000 francs toute sa vie. C’est à rebours de la réalité du monde du travail. Les salaires augmentent au fil du temps parce que, au moins jusqu'à l'âge de 50 ans, l'expérience acquise progresse. Et aussi parce que l'économie devient plus productive.</p><p>Cette augmentation est encore un peu plus rapide en raison de l’acquisition de nouvelles compétences : les salaires des jeunes actifs augmentent d'environ 1 % supplémentaire par an. Si l'on tient compte d’une telle croissance salariale réaliste, les résultats de la réforme de la LPP sont nettement moins bons. Avec la réforme, les rentes LPP diminuent à partir de salaires mensuels d’un peu plus de 4000 francs (donc pour des salaires annuels de 54 000 francs).</p><h4>Bilan de la réforme de la LPP déjà négatif pour les salaires supérieurs à 3 300 francs</h4><p>Quant aux améliorations des rentes des bas et très bas revenus, elles sont très coûteuses. Pour un salaire mensuel de 3500 francs, la réforme entraîne une augmentation annuelle des cotisations LPP de 1500 à 2500 francs (selon l'âge) – pour une retraite améliorée d’à peine 2000 francs par an, soit moins de 200 francs par mois de rente LPP supplémentaire. Le bilan de la réforme de la LPP est donc déjà négatif pour des salaires mensuels de l'ordre de 3300 francs mensuels (x13). Les améliorations des rentes que promettent les partisans et la Confédération sont dans de nombreux cas un mirage. Elles n'existent que dans les tableaux de la Confédération, qui sont donc de nature à induire en erreur l’électorat. En réalité, la réforme entraînera une baisse des rentes LPP pour une grande partie des salarié-e-s.</p><h4>La réforme empêche les compensations du renchérissement à venir pour les retraité-e-s</h4><p>Les coûts des mesures de compensation ne seront pas seulement supportés par toutes les personnes actives, mais aussi par les retraité-e-s, bien que le Conseil fédéral affirme qu'ils ne sont pas concernés par la réforme. Comme les caisses de pension ont besoin de réserves pour financer ces compensations, l'argent ne sera plus disponible pour octroyer une compensation du renchérissement qui aurait été due cet automne. Si la réforme était acceptée, les rentes en cours seraient donc encore moins souvent adaptées au renchérissement que ce n'est déjà le cas aujourd'hui. En effet, les caisses de pension ne sont obligées d’accorder de telles adaptations que lorsque leurs réserves sont entièrement remplies. Aujourd'hui, environ la moitié des caisses de pension a dépassé ce seuil : elles devraient donc aussi accorder des compensations du renchérissement cet automne. Mais en cas d'acceptation de la réforme, les caisses de pension s'en garderont bien. Elles invoqueront d'abord la nécessité de créer de nouvelles provisions et réserves pour financer les compensations. Conséquence : les retraité-e-s devraient patienter des années supplémentaires avant que leur tour ne vienne. Alors que leurs rentes ne cessent de perdre de la valeur – rien qu'au cours des trois dernières années, la perte de pouvoir d'achat d'une rente du 2e pilier moyenne s'est élevée à l’équivalent d’environ 100 francs par mois.</p><p><strong>COMITÉ RÉFÉRENDAIRE CONTRE LA RÉFORME DE LA LPP</strong></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_FR_4801a27940.webp" length="130452" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10282</guid><pubDate>Fri, 16 Aug 2024 08:13:49 +0200</pubDate><title>Sondages contrastés sur la réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sondages-contrastes-sur-la-reforme-de-la-lpp</link><description>Premières enquêtes d&#039;opinion</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les premiers sondages sur la réforme de la LPP ont paru cette semaine. Les résultats en sont pour le moins contrastés. Alors que dans le sondage réalisé par l’institut LeeWas sur mandat de Tamedia le non l’emporte largement, celui réalisé par GFS pour la SSR suggère que les jeux ne sont pas encore faits (49 % de oui), en précisant que peu de gens se sont déjà forgé une opinion définitive.</p><p>Le sondage GFS a été réalisé du 29 juillet au 12 août (date médiane : 4 août). Le camp du oui n’y atteint pas la majorité absolue, piètre score en début de campagne pour un projet émanant des autorités. Selon GFS, le processus de formation de l’opinion est loin d’être achevé, en raison de la complexité du projet. Il est frappant de voir que dans les questions posées, le sondage GFS mentionne à peine les effets négatifs de la réforme : par exemple, les diminutions de rentes liées à l’abaissement du taux de conversion y sont passées sous silence. Une telle reprise du discours des partisans de la réforme peut fausser les avis recueillis.</p><p>Lors des deux dernières votations sur les rentes, les sondages GFS divergeaient déjà beaucoup du résultat final, contrairement au sondages menés pour le compte de Tamedia. Pour le scrutin de 2022 sur le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, GFS affichait 64 % de oui contre 54 % pour Tamedia lors de la première vague. Le résultat final s’est élevé à 50,5 % de oui. Pour la 13<sup>e</sup> rente AVS également, un écart important a été constaté entre le sondage GFS et le résultat final.</p><p>Quoi qu’il en soit, le comité référendaire fera tout son possible pour convaincre la population des répercussions négatives qu’aurait un tel projet. Il ne fait &nbsp;presque que des perdants. La population devrait payer plus pour des rentes de retraite moins élevées – un bien mauvais calcul. Il est faux et d’ailleurs inutile d’abaisser le taux de conversion. Les caisses de pensions affichent une excellente santé financière, et comme l’a indiqué la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, la prétendue redistribution en faveur des retraité-e-s n’existe plus. Par contre, un tel projet entraînerait un surcroît de bureaucratie et les frais administratifs des caisses de pensions s’alourdiraient encore. Même un comité bourgeois formé de huit associations économiques du secteur des arts et métiers et de la Chambre suisse des experts en caisses de pensions s’engage contre la présente réforme.</p><p>La campagne à 3,5 millions de francs menée par les employeurs, par les assureurs et economiesuisse cherche à dissimuler les baisses de rentes. Durant les semaines à venir, le comité référendaire mènera des actions ciblées, distribuera des tracts et organisera des séances d’information contre le projet. La campagne du non peut compter sur des dizaines de milliers de bénévoles qui se sont déjà engagés contre cette arnaque des rentes et qui poursuivront jusqu’au 22 septembre leur combat contre la baisse des rentes, indépendamment de tous les pronostics et sondages.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10278</guid><pubDate>Wed, 14 Aug 2024 15:20:00 +0200</pubDate><title>La proposition du Conseil fédéral n’est pas correcte – Au Parlement de corriger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-proposition-du-conseil-federal-nest-pas-correcte-au-parlement-de-corriger</link><description>Financement de la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le oui net à la 13<sup>e</sup> rente AVS signifiait que beaucoup de citoyen-ne-s à bas ou moyen revenu ont beaucoup de peine à joindre les deux bouts avec leur rente ou leur salaire. Ce oui était aussi un signal on ne peut plus clair adressé au Conseil fédéral et au Parlement pour qu’ils prennent ces problèmes au sérieux et leur trouvent des solutions.</p><p>La proposition de financement de la 13<sup>e</sup> rente AVS présentée aujourd’hui montre malheureusement que ce signal n’a pas été entendu par le Conseil fédéral. Au lieu de recourir aux cotisations salariales, celui-ci mise uniquement sur la TVA et une baisse de la participation de la Confédération au financement de l’AVS. Le Parlement doit corriger cette décision erronée parce qu’elle est antisociale.</p><p>La participation de la Confédération sert entre autres à garantir les prestations de l’AVS que ne financent pas les cotisations salariales comme, par exemple, les bonifications pour tâches d’assistance et éducatives ainsi que l’allocation pour impotent-e. Parallèlement, elle veille, à travers une certaine solidarité, à ce que les entreprises, les bénéficiaires de dividendes et le secteur financier participent aussi au financement de l’AVS. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, qui s’est fait surtout remarquer ces derniers temps par sa proximité avec la place financière, s’est une nouvelle fois imposée au Conseil fédéral, après avoir déjà réussi à faire baisser la contribution de la Confédération à l’assurance-chômage. Ce n’est pas un bon signal pour un pays si son gouvernement commande des prestations, mais n’entend en financer qu’une partie.</p><p>Les cotisations salariales seraient justifiées pour plusieurs raisons. Elles ont en effet été baissées ces dernières années. Ce sont en particulier les hauts revenus dont la charge s’est allégée, suite à l’abandon du pourcent de solidarité dans l’assurance-chômage. Augmenter les cotisations salariales permettrait aussi de compenser quelque peu les inégalités sociales. À cause du creusement de l’écart entre les salaires, la répartition des richesses en Suisse est devenue plus injuste. Si les hauts revenus doivent participer davantage au financement de l’AVS, cela allégera les bas et moyens salaires.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10274</guid><pubDate>Tue, 13 Aug 2024 11:51:00 +0200</pubDate><title>Le secteur financier et les employeurs prêts à débourser 3.45 millions pour une baisse des rentes du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-secteur-financier-et-les-employeurs-prets-a-debourser-345-millions-pour-une-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>Budgets de campagne pour la votation du 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié les budgets de campagne pour les votations du 22 septembre 2024. En tout, les assurances, les employeurs et les milieux économiques consacreront 3.45 millions de francs à la campagne pour la baisse des rentes du 2e pilier. Le comité référendaire et les autres organisations opposés à cette baisse ne disposeront que de la moitié environ.</p><p>Ces dernières semaines, grâce aux dons effectués par la population, le comité référendaire a pu récolter 200 000 francs pour la campagne. L’Union syndicale suisse et ses syndicats membres contribueront en tout pour 400 000 francs à la campagne du comité référendaire. Avec les autres dons possibles, le budget total de celle-ci se montera à environ 700 000 francs. S’y ajoutent les activités de campagne indépendantes d’autres acteurs du camp du non. Il s’agit du syndicat Unia, avec 96 000 francs, du PS Suisse, avec 700 000 francs, et de Travail.Suisse, avec 60 000 francs.</p><p>Mandatées par les banques et les assurances, les associations patronales et le comité pour le oui font campagne pour la réforme de la LPP, sans même mentionner la baisse des rentes qu’elle entraînera. Malgré un budget de campagne moindre, le comité référendaire mettra tout en œuvre pour expliquer à la population que la baisse du taux de conversion est une mesure erronée et inutile. Les caisses de pensions se portent bien. Au lieu de demander plus de cotisations pour moins de rentes, elles doivent améliorer les intérêts servis aux personnes actives grâce au niveau historiquement élevé de leurs réserves et enfin garantir une compensation du renchérissement qui n’a que trop tardé.<br>Composition détaillée du budget</p><h3 class="heading--h4">Le budget de campagne annoncé par le comité référendaire se compose comme suit :</h3><ul><li>dons individuels : à ce jour, les dons enregistrés se montent à un total de 200 000 francs. La valeur moyenne des dons est de 54 francs. D’autres appels suivront, c’est pourquoi le budget mentionne de possibles rentrées supplémentaires et prévoit donc un total de 300 000 francs de dons ;</li><li>contribution financière des syndicats de l’USS : pour la campagne de votation, les organisations membres de l’USS verseront une contribution proportionnelle à leurs effectifs respectifs, représentant un montant total de 270 000 francs ;</li><li>fonds propres de l’USS : ils se montent à 80 000 francs ;</li><li>frais de personnel : le recours à des collaborateurs et collaboratrices fixes est, d’une part, mentionné comme provenant de libéralités non monétaires, pour un montant de 47 000 francs. D’autre part, les frais de personnel des personnes engagées pour la campagne sont couverts par les contributions financières des fédérations de l’USS ;</li></ul><p>La somme totale des budgets de campagne du camp du non se monte à 1.9 millions, car d'autres organisations ont publié leurs propres budgets :</p><ul><li>le syndicat Unia, pour un montant de 96&nbsp;000 francs,</li><li>le PS Suisse, pour un montant de 700 000 francs,</li><li>Travail.Suisse, pour un montant de 60 000 francs.</li></ul><p>S'y ajoute la campagne « Non à la réforme manquée de la LPP» menée par des organisations d'employeurs du secteur des arts et métiers et qui annonce un budget de 350 000 francs.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10272</guid><pubDate>Fri, 09 Aug 2024 15:18:00 +0200</pubDate><title>Recours contre la votation sur AVS 21: soutien de l&#039;Union syndicale suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/recours-contre-la-votation-sur-avs-21-soutien-de-lunion-syndicale-suisse</link><description>Correction importante des perspectives financières de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En raison d'erreurs de calcul de l'Office fédérale des assurances sociales (OFAS), les perspectives financières de l'AVS ont été nettement trop pessimistes pendant des années. La campagne de votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes a été largement marquée par ces scénarios catastrophes pour l'avenir de l'AVS. Le corps électoral n'a ainsi pas pu se faire une opinion fondée – et les femmes ont été privées d'une année de rente. Il y aura de nombreux recours contre cette votation. L'Union syndicale suisse soutient les recours déposés par des femmes syndicalistes.&nbsp;</p><p>L'OFAS a admis mardi qu'il informe depuis des années les élu-e-s et la population <a href="/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-doit-etre-versee-des-decembre-2025-au-vu-des-nouvelles-realites-financieres-de-lavs">avec des scénarios financiers erronés sur l'AVS</a>. L'USS a plusieurs fois attiré l'attention sur le fait que les prévisions officielles étaient trop pessimistes. Et cette semaine, la Confédération l'a dit à son tour : l'AVS se porte beaucoup mieux que ce qui a été affirmé jusqu'ici.&nbsp;</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes a été accepté de justesse en 2022. Aujourd'hui, il est clair que les prévisions de déficit de l'AVS, qui ont joué un rôle central dans la campagne de votation, reposaient sur des erreurs de calcul de la Confédération. La population n'a pas été informée de manière objective ; le processus de formation de l'opinion se serait déroulé autrement sans les erreurs de calcul. Le résultat extrêmement serré de la votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes est donc remis en question.&nbsp;</p><p>Pour l'USS, il est clair qu'avec des scénarios financiers réalistes, le vote aurait été différent. La votation doit donc être annulée. De nombreux recours arrivant à cette conclusion sont déposés aujourd'hui, notamment par des syndicalistes. L'USS soutient ces recours en votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10270</guid><pubDate>Tue, 06 Aug 2024 09:53:47 +0200</pubDate><title>La 13e rente doit être versée dès décembre 2025 au vu des nouvelles réalités financières de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-doit-etre-versee-des-decembre-2025-au-vu-des-nouvelles-realites-financieres-de-lavs</link><description>Les chiffres de l&#039;AVS corrigés par la Confédération démentent les scénarios alarmistes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Office fédéral des assurances sociales a annoncé aujourd'hui que les modèles de prévision utilisés pour les perspectives financières de l'AVS étaient trop pessimistes et donc irréalistes. L'importante correction apportée aujourd'hui est préoccupante. Elle nuit à la confiance dans les informations officielles sur la prévoyance vieillesse. Avec ses scénarios alarmistes, la Confédération a influencé de manière déterminante la politique des retraites et a exercé une grande pression pour que les prestations soient réduites. Les travailleuses et travailleurs ainsi que les retraité-e-s ont été induits en erreur. L’erreur porte sur un montant correspondant presque au financement de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que le résultat extrêmement serré de la votation sur le relèvement de l'âge de la retraite des femmes se trouve remis en question. Il en va de même pour la compensation insuffisante du renchérissement dans l'AVS. L'USS formule une demande simple&nbsp;: l’argent de l’AVS doit profiter aux gens qui travaillent et qui cotisent ainsi qu’aux retraité-e-s. La 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS doit être versée dès 2025. Et les suppléments de rente pour les femmes qui sont particulièrement touchées par le relèvement de l'âge de la retraite doivent être adaptés au renchérissement.</p><p>C'est aujourd'hui la deuxième fois en deux ans que le Conseil fédéral corrige les scénarios financiers de l'AVS. C’est problématique et préoccupant. Une fois de plus, l'AVS se porte mieux que ce qui a été affirmé jusqu'à présent. Des scénarios erronés ont donc servi de base pour dépeindre une situation financière de l'AVS bien plus mauvaise qu'elle ne l'est en réalité – et ce, pendant plusieurs débats décisifs sur la réforme de l'AVS. L'USS a critiqué à plusieurs reprises les prévisions financières officielles lors des dernières campagnes contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes et pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, les jugeant trop pessimistes. Heureusement, l'électorat ne s'est pas laissé induire en erreur et a approuvé l'introduction d'une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. En revanche, le relèvement de l'âge de la retraite des femmes n'a été accepté qu'à une très faible majorité, avec 50,5&nbsp;% de voix favorables. Les erreurs révélées aujourd’hui remettent en question ce résultat.</p><p>Les scénarios de la Confédération avaient été rapprochés des modèles de prévision de l'USS en 2011 sous l’égide du conseiller fédéral Burkhalter. Ils s’étaient rapprochés des résultats réels. Mais ils restaient à chaque fois très conservateurs et sujets à des fluctuations – en particulier dans le domaine des recettes prévues. La correction importante publiée aujourd'hui affaiblit la confiance de la population dans la prévoyance vieillesse et dans les informations officielles de la Confédération.</p><p>Les discussions politiques sur le financement de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS et sur l'avenir de l'AVS se présentent sous un jour totalement nouveau. L'USS demande une suspension des travaux en cours, notamment des réductions prévues de la contribution fédérale à l’AVS et des rentes de survivants. Les erreurs de prévision doivent d'abord faire l'objet d'une enquête complète et transparente, et les partenaires sociaux doivent être impliqués dans le processus. Indépendamment des prévisions futures, les ressources financières de l'AVS désormais disponibles selon les scénarios actualisés doivent être utilisées pour améliorer les prestations : la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS doit être versée un an plus tôt, en 2025, et les femmes particulièrement touchées par le relèvement de l'âge de la retraite doivent recevoir au moins une compensation du renchérissement sur leur supplément de rente.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10263</guid><pubDate>Tue, 02 Jul 2024 08:16:56 +0200</pubDate><title>Pas question de payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Lancement de la campagne contre la réforme du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large alliance référendaire lance aujourd’hui la campagne contre la réforme du 2e pilier. Le comité met en garde contre des coupes dans les rentes et des prélèvements salariaux en hausse, et s’engage donc pour un non à la réforme de la LPP mise en votation le 22 septembre. Car les travailleuses et travailleurs versent déjà des cotisations toujours plus élevées à leur caisse de pensions, alors même que leurs rentes diminuent. Même les caisses de pensions admettent qu’elles se portent bien et possèdent des réserves substantielles. Pendant ce temps, toujours plus de milliards sont prélevés par l’industrie financière. La réforme proposée est infondée et doit être rejetée.</p><h3 class="heading--h4">Flou sur les conséquences du projet</h3><p>L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) n’est pas en mesure de chiffrer précisément les conséquences qu’aura la réforme et préfère renvoyer les citoyennes et citoyens aux caisses de pensions. Or les syndicats, qui siègent dans ces caisses, en connaissent les effets concrets, notamment dans les arts et métiers, dans l’hôtellerie-restauration, dans la construction et dans bien d’autres branches à salaires bas et moyens. Pour les boulangères comme pour les horticulteurs, pour les mécaniciennes automobiles ou les vendeurs de chaussures, le projet sera dévastateur. Par exemple, les cotisations salariales des coiffeuses et des esthéticiennes seraient réhaussées de 3 %. Et pourtant, 80 % des plus de 50 ans dans ces professions obtiendraient au final une rente plus basse que sans la réforme. Le compte n’y est pas, surtout dans la catégorie des bas revenus.</p><h3 class="heading--h4">Toujours moins de rente</h3><p>Les personnes qui partent aujourd’hui à la retraite reçoivent en moyenne de leur caisse de pensions une rente plus basse que celles ayant quitté la vie active il y a quinze ans. Alors même que les cotisations à la prévoyance professionnelle sont en hausse. En effet, les caisses de pensions ont déjà fortement abaissé leurs taux de conversion, et donc le même avoir en capital donne droit à des rentes toujours moins élevées. La phase des taux d’intérêt très bas est pourtant révolue, les caisses de pensions jouissent d’une excellente santé financière, leurs réserves sont bien dotées et selon les propres dires de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, la redistribution des actifs et actives vers les retraité-e-s a cessé il y a trois ans déjà.<br>Il faut par conséquent en finir avec les baisses des rentes du 2e pilier. Or la réforme de la LPP, au contraire, encourage cette évolution désastreuse, en réduisant encore le taux de conversion. Les baisses de rentes iront jusqu’à 3200 francs par an. En parallèle, la réforme revoit à la hausse les déductions salariales obligatoires. Il en coûtera jusqu’à 2400 francs de plus par an aux salarié-e-s. Autrement dit : les salaires nets baisseraient et les rentes diminueraient encore.</p><h3 class="heading--h4">Un emballage trompeur pour les femmes</h3><p>Cette réforme est contre-productive pour les femmes. Il leur faudra payer encore plus à l’avenir. Et l’écart de rente en leur défaveur dans le 2e pilier persistera, puisque la réforme ne prévoit aucune compensation des inconvénients liés aux interruptions de carrière, ni à la répartition inégale du travail rémunéré entre hommes et femmes.</p><h3 class="heading--h4">Les frais de gestion absorbent toujours plus d’argent</h3><p>Aujourd’hui déjà les banques, les gestionnaires et les expert-e-s facturent pour leurs services plus de sept milliards de francs par an aux caisses de pensions. À eux seuls, les frais de gestion de fortune ont doublé en dix ans. Le présent projet n’y change rien, loin de là : la mentalité de self-service de l’industrie financière pourra perdurer. La réforme bâclée du Parlement conduira aussi à un surcroît de bureaucratie et à des décisions arbitraires en matière de rentes, dont les caisses de pensions se plaignent déjà.</p><h3 class="heading--h4">L’heure est à la compensation du renchérissement</h3><p>Pour les personnes déjà à la retraite, en particulier celles issues des branches à bas salaires, cette réforme ne résout pas le problème le plus brûlant qu’est la compensation du renchérissement. Depuis des années, tous les prix augmentent tandis que le montant des retraites du 2e pilier reste inchangé. Les bénéficiaires de rentes doivent ainsi se serrer la ceinture : ces trois dernières années, les rentes LPP ont perdu plus de 5 % de leur pouvoir d’achat – soit près de 100 francs par mois pour une rente moyenne. Alors que le Parlement promet depuis des décennies de régler le problème, cette réforme n’y change rien, et donc les rentes en cours vont continuer de se déprécier.</p><p>Lors de la conférence de presse de lancement, Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, affirme que « cette réforme est malvenue, car les caisses de pension se portent très bien ». Pour la présidente d’Unia, la réforme serait une catastrophe pour les gens qui travaillent : « ce projet qui nous demande de payer plus pour recevoir moins est une arnaque ». Le co-président du PS Cédric Wermuth ajoute : « Ceux qui profitent le plus de la réforme, ce sont les banques, les courtiers et les assurances, qui prélèvent des milliards au passage ». Manuela Weichelt, conseillère nationale verte, souligne que « il y a tromperie sur le contenu de la réforme, qui ne tient pas ses promesses pour les femmes ». Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, rappelle que tout le monde est concerné, y compris dans la prévoyance professionnelle surobligatoire : « les caisses de pension auront encore plus de marge pour baisser leurs taux de conversion ». Enfin, Gabriela Medici, responsable des assurances sociales à l’USS, tire une conclusion sans appel : « Les mesures de compensation prévues par le Parlement auront des conséquences négatives pour les assuré-e-s : baisses de rentes, arbitraire et bureaucratie ».&nbsp;</p><p>Plus d'infos sur le site web de la campagne : <a href="https://arnaque-lpp.ch" target="_blank" rel="noreferrer">arnaque-lpp.ch</a><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_FR_4801a27940.webp" length="130452" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10259</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2024 13:19:30 +0200</pubDate><title>Avantages de la libre circulation avec protection des salaires – besoin d’amélioration</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avantages-de-la-libre-circulation-avec-protection-des-salaires-besoin-damelioration</link><description>Commentaire du rapport de l&#039;observatoire du 24.6.2024</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le débat sur la politique migratoire suisse est plus que jamais d’actualité, depuis le lancement par l’UDC de sa nouvelle initiative isolationniste (« initiative sur la durabilité »). Ce qui est nouveau, c’est que le président d’economiesuisse s’en mêle en tenant des propos critiques sur l’immigration. Face à ces critiques, la vraie question est de savoir quelle serait l’alternative au système actuel, basé sur la libre circulation des personnes assortie de mesures d’accompagnement. Un système à points ou de contingents serait-il réellement plus favorable aux travailleuses et travailleurs ?</p><p>D’autres pays comme le Canada, l’Australie ou le Royaume-Uni se servent de systèmes à points . Il n’est possible d’immigrer dans de tels pays qu’à condition de remplir les critères fixés par l’État. Il faut par exemple détenir un diplôme universitaire et bien maîtriser la langue nationale. Or beaucoup d’universitaires ayant émigré au Canada doivent se contenter d’emplois auxiliaires – par exemple dans l’hôtellerie-restauration ou en conduisant des taxis. Et comme la protection des salaires laisse à désirer, les études menées révèlent de fortes pressions sur les salaires. En Suisse par contre, il faut un contrat de travail pour immigrer dans le cadre de l’ALCP. Grâce à cette précaution et à la protection des salaires en place, la participation au marché du travail et la situation salariale sont meilleures en Suisse. Au Canada, seuls 44 % des universitaires récemment arrivés dans le pays occupent des postes nécessitant un diplôme de degré tertiaire. En Suisse, ce chiffre est bien plus élevé.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10257</guid><pubDate>Fri, 21 Jun 2024 16:13:27 +0200</pubDate><title>Attaque frontale contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/attaque-frontale-contre-la-securite-sociale-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Une commission du Conseil national déclare la sécurité sociale facultative</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a voté &nbsp;aujourd’hui pour que les parties contractantes puissent choisir elles-mêmes entre le statut d’indépendant ou de salarié. Il s’agit d’une attaque frontale contre la sécurité sociale des travailleuses et travailleurs. Dans le droit en vigueur, les rapports de dépendance concrets sont déterminants. Cette règle, absolument nécessaire pour protéger la main-d’œuvre en position de faiblesse, serait assouplie. La commission souhaite en effet qu’il soit possible d’exclure, dans un contrat écrit, la protection prévue en droit des assurances sociales par le statut de salarié-e.</p><p>Sous prétexte de promouvoir de nouveaux modèles d’affaires et de permettre aux plateformes de s’acquitter volontairement des cotisations sociales, la CSSS-N souhaite limiter drastiquement la protection accordée aux travailleuses et travailleurs. Les employeurs pourraient désormais obliger, dans le cadre d’accords écrits, quiconque travaille pour eux à assumer lui-même, à titre d’indépendant, la totalité des risques économiques. Outre qu’une telle logique va à l’encontre du principe fondamental de la sécurité sociale, le projet constituerait un dangereux facteur d’insécurité juridique, non seulement pour le droit des assurances sociales, mais pour l’ensemble du droit du travail, et même pour la pratique actuelle des autorités fiscales.</p><p>Enfin, la proposition de la CSSS-N créerait un appel d’air à l’étranger : toujours plus d’entreprises utiliseraient l’indépendance fictive pour casser les prix pratiqués par les entreprises suisses. L’USS s’opposera avec véhémence, dans le cadre de la procédure de consultation, à ce projet de révision de loi.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10255</guid><pubDate>Wed, 19 Jun 2024 15:20:53 +0200</pubDate><title>SSR : le Conseil fédéral se moque des réalités et des institutions</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/srg-bundesrat-ignoriert-realitaet-und-institutionen</link><description>Baisse de la redevance radio-télévision</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique vivement la baisse de la taxe radio-télévision par le Conseil fédéral. Cette mesure est en contradiction totale avec la concession en vigueur de la SSR, la majorité écrasante des réponses données lors de la consultation et, ce qui n’est pas le moindre, avec les décisions prises à l’unanimité par les commissions parlementaires concernées. Avant que l’initiative « 200 francs, ça suffit » ne soit traitée, le Conseil fédéral crée ainsi un fait accompli et affaiblit le service public du domaine médiatique. Cette attitude est imprudente et dangereuse.</p><p>En baissant à nouveau la redevance radio-télévision pour les ménages et les entreprises, le Conseil fédéral veut couper l’herbe sous les pieds à l’initiative « 200 francs, ça suffit ». La SSR se verrait ainsi privée de 200 millions de francs, ce qui lui serait dommageable, et tout ça à titre préventif. De fait, la conséquence inévitable du démantèlement ainsi causé en matière de qualité, de diversité et d’emplois serait tout simplement un affaiblissement encore plus prononcé, dans son ensemble, du secteur des médias et de la culture en Suisse. Et, en plus du personnel, les principales victimes en seraient en premier lieu les régions périphériques et les minorités linguistiques. Ce qui est en lieu et place nécessaire, c’est la préservation du service public du domaine médiatique, toutes régions du pays confondues, et d’une qualité supérieure ainsi que de bonnes conditions de travail.</p><p>La décision du Conseil fédéral est en totale contradiction aussi avec les pratiques démocratiques. Premièrement, en effet, les réponses données lors de la consultation sur la baisse de la redevance ont été, dans leur grande majorité, très négatives. Deuxièmement, les commissions des transports et des télécommunications des deux Chambres se sont prononcées à l’unanimité contre ce projet. Et, troisièmement, il est fondamentalement malhonnête que le Conseil fédéral – qui plus est, en contradiction sur le fond avec la concession de la SSR en vigueur – anticipe de son propre chef le débat démocratique sur l’initiative « 200 francs, ça suffit », ou sur un éventuel contreprojet. L’USS exige par conséquent du Conseil fédéral qu’il retire cette révision de la redevance radio-télévision.</p><p>L’USS se tient fermement aux côtés des salarié-e-s de la branche des médias. Ils sont confrontés jour après jour à de nouveaux messages alarmants leur annonçant des coupes claires dans les rédactions et les studios. Dans ce contexte précaire, la décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral est donc totalement irresponsable, non seulement pour les médias et du point de vue démocratique. En effet, la baisse de la redevance entraînerait en plus à moyen terme la suppression de 900 emplois à plein temps à la SSR et encore une fois autant d’emplois dans les entreprises tiers de la branche des médias. &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_SRG_Generaldirektion-Bern-2_sm_d2eb71cb92.webp" length="201696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10253</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2024 19:21:13 +0200</pubDate><title>L’engagement pour l’égalité est plus que jamais d’actualité !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lengagement-pour-legalite-est-plus-que-jamais-dactualite</link><description>Grève féministe 2024
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La journée du 14 juin lance un clair signal en faveur de l’égalité. Dans toute la Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont pris part à cette nouvelle édition de la grève féministe. Outre ces rassemblements et manifestations, les syndicats ont fixé trois priorités : les salaires dans les professions typiquement féminines, les difficultés rencontrées au travail par les femmes enceintes et les jeunes parents, et un non à l’arnaque de la LPP, qui sera mise aux urnes le 22 septembre prochain.</p><p>En 2024 aussi, l’égalité est loin d’être réalisée en Suisse ! C’est ce qui a conduit aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de personnes à descendre dans la rue pour manifester : pour plus de salaire, plus de temps libre et de respect. Car aujourd’hui encore, les femmes perçoivent des salaires plus bas et donc des rentes moins élevées. Or elles accomplissent la majeure partie du travail non rémunéré. Et elles sont confrontées au harcèlement et à la violence. Cette année, les syndicats ont choisi de dénoncer les salaires trop bas de nombreuses personnes titulaires d’un CFC. A fortiori quand elles travaillent dans une crèche-garderie, dans une pharmacie ou dans le commerce de détail. Il est urgent de prévoir des augmentations de salaire dans les professions typiquement féminines. Plusieurs fédérations affiliées à l’Union syndicale suisse (USS) ont insisté durant cette grève féministe sur des injustices spécifiques, à commencer par la discrimination des femmes enceintes et des jeunes mères au travail.</p><p>Le Conseil fédéral a fait preuve d’un certain cynisme en transmettant précisément un 14 juin son message contre l’initiative sur les crèches, sans lui opposer de contre-projet. Il s’est ainsi positionné contre l’égalité. Car il est bien connu que les femmes subissent avant tout des préjudices économiques quand elles ont des enfants. Il est donc essentiel de prévoir davantage de structures d’accueil de qualité et abordable pour les parents exerçant une activité professionnelle. L’USS s’engagera résolument afin que les choses changent et que la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle cesse d’être un casse-tête. Ce sont précisément les familles à bas revenus qui font les frais du manque de soutien financier pour l’accueil extra-familial des enfants.</p><p>Les conséquences des nombreuses heures de travail non rémunéré accomplies sont bien connues : les rentes des femmes sont beaucoup trop basses. D’où l’importance du scrutin de septembre prochain. L’USS est convaincue que la réforme des caisses de pensions adoptée par le Parlement n’est qu’une arnaque pour les femmes. Beaucoup d’entre elles subiront même une baisse de rente, tout en voyant leurs cotisations salariales augmenter. Après avoir subi une augmentation de l’âge de l’AVS, vont-elles donc une seconde fois passer à la caisse ? La seule réponse qui s’impose est un non le 22 septembre, qui ouvrirait la porte à une véritable réforme sans baisse de rente au profit des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_WhatsApp_Bild_2024-06-14_um_19.30.07_1aa1a975_8c744f5a34.webp" length="283826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10245</guid><pubDate>Wed, 12 Jun 2024 12:31:36 +0200</pubDate><title>La Suisse recule dans l’indice international de la liberté syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-recule-dans-lindice-international-de-la-liberte-syndicale</link><description>Absence de protection pour les représentant-e-s des salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération internationale des syndicats (CSI) publie aujourd’hui, dans le cadre de la Conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT) qui se tient à Genève, son nouvel indice des droits dans le monde et de la protection des droits des travailleurs et travailleuses. Le résultat de la Suisse est mauvais, sa note a baissé. La principale raison de cette baisse est la protection contre les licenciements abusifs et antisyndicaux insuffisante depuis des années dans notre pays. La Suisse ne respecte pas ses engagements internationaux et permet que des salarié-e-s qui s’engagent pour leurs collègues, soient arbitrairement punis et perdent leur emploi. Le Conseil fédéral doit rapidement agir sur cette question.</p><h4>Le recul de la Suisse, conséquence de la passivité du Conseil fédéral</h4><p>Durant la dernière période sous revue, 21 personnes ont été abusivement licenciées pour leurs activités syndicales et parce qu’elles s’étaient engagées pour des droits collectifs stipulés dans des conventions collectives de travail (CCT). Les cas de licenciements abusifs recensés, licenciements antisyndicaux compris, devraient toutefois être bien plus nombreux, car la Suisse ne tient aucune statistique à ce sujet.</p><p>La Suisse est mentionnée à plusieurs égards dans le rapport de la CSI et son recul particulièrement mis en exergue. C’est donc un jour triste pour la Suisse officielle et le Conseil fédéral qui n’avance pas dans la mise en œuvre de la recommandation de l’OIT concernant l’amélioration de la protection contre les licenciements abusifs et antisyndicaux.Dans le rapport de la CSI, la Suisse est mentionnée avec 12 autres pays dont la note s’est dégradée. Le rapport regrette explicitement que sa note soit passée à 3, ce qui correspond à des violations régulières des droits des travailleurs et travailleuses.</p><h4>La médiation doit reprendre sans délai !</h4><p>Que le Conseil fédéral ait suspendu sans explication en décembre dernier la médiation tripartie chargée de discuter d’une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux est particulièrement inquiétant. C’est cette mesure qui a contribué à la baisse de la note de la Suisse, comme le signale la CSI.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige par conséquent la reprise immédiate de la médiation ainsi que des mesures urgentes en vue d’améliorer la protection des droits des travailleurs et travailleuses et de renforcer la liberté syndicale via une protection effective contre les licenciements collectifs. Le Conseil fédéral doit agir une fois pour toutes sur cette question !</p><ul><li>Communiqué de la CSI : <a href="https://www.ituc-csi.org/ituc-global-rights-index-2024-fr?lang=fr">Les droits des travailleurs s’effritent : Indice CSI des droits dans le monde 2024</a></li></ul><h6><i>Qu’est-ce que l’Indice CSI des droits dans le monde ?</i></h6><p><i>L’Indice CSI des droits dans le monde montre quels sont les pays dont l’attitude à l’égard des travailleurs et travailleuses est la moins bonne. Il classe 139 pays sur une échelle allant de 1 à 5, en se basant sur le niveau de leur respect des droits des travailleurs et travailleuses. Les pays qui reçoivent la note 5 sont ceux où ces droits n’existent pas, alors que ceux qui obtiennent la note 1 ne connaissent que de façon irrégulière des violations. La Suisse est désormais passée à la note 3.</i></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10249</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2024 14:12:00 +0200</pubDate><title>Cantons trop passifs face au dumping salarial</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/cantons-trop-passifs-face-au-dumping-salarial</link><description>Rapport 2023 sur les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une protection des salaires efficace est importante pour les travailleuses et travailleurs. C'est ce que montre le rapport sur les mesures d'accompagnement publié aujourd'hui par le SECO. Partout où des contrôles sont effectués, des infractions sont détectées et des rattrapages salariaux sont versés a posteriori. Malheureusement, la protection des salaires reste lacunaire. De nombreux cantons n'en font pas assez. Les cantons doivent contrôler davantage et faire usage de leur droit à mettre en place des salaires minimaux en cas de dumping salarial répété.</p><p>L'année dernière, les contrôleurs ont vérifié environ 150 000 salaires auprès d'employeurs suisses et d'entreprises étrangères détachant des travailleuses et travailleurs en Suisse. Dans près d'une entreprise sur cinq, ils ont découvert des salaires trop bas ou des situations de pseudo-indépendant-e-s. Dans les branches avec conventions collectives de travail (CCT) déclarées de force obligatoire, où les salaires minimaux sont clairement définis, 27% des entreprises contrôlées paient trop peu. Dans les branches sans CCT déclarée de force obligatoire ni contrat-type de travail (CTT), certains cantons fixent des critères trop bas pour les salaires usuels selon le lieu et la branche. De ce fait, des employeurs pratiquant le dumping passent à travers les contrôles.</p><p>Dans les branches avec CCT étendue ou CTT, les employeurs fautifs sont sanctionnés et les salaires doivent être rectifiés a posteriori. Dans les branches sans CCT de force obligatoire ni CTT, les employeurs pratiquant des salaires trop bas sont simplement invités à adapter les salaires dans le cadre de procédures à l’amiable. Quatre entreprises de détachement sur cinq ayant des salaires trop bas aboutissent à un accord avec les autorités de contrôle. En revanche, ce n'est le cas que d'une entreprise sur deux parmi les employeurs suisses qui ont payé des salaires trop bas. Ce refus trop fréquent des employeurs suisses de verser des salaires corrects ne peut plus être toléré.</p><p>De nombreux cantons ont une activité de contrôle bien trop faible. Genève, Tessin, Zurich, Vaud et Neuchâtel effectuent deux tiers de tous les contrôles d'employeurs dans les branches où il n’y a ni CCT étendue ni CTT. Cela ne s'explique pas uniquement par la taille des marchés du travail : au Tessin, une entreprise suisse dans un secteur sans CCT de force obligatoire ni CTT est contrôlée en moyenne une fois tous les quatre ans. Dans le canton de Zoug, en revanche, les entreprises ne sont contrôlées qu'une fois tous les 140 ans. Même à Berne, Fribourg ou Saint-Gall, les entreprises qui trichent n'ont pas grand-chose à craindre : on n’y est contrôle en moyenne que tous les 90, 80 ou 40 ans.</p><p>Le rapport le montre : les mesures d'accompagnement sont plus nécessaires que jamais. Trop d'employeurs ne respectent pas les salaires usuels selon le lieu et la branche. Les cantons ont ici un devoir à remplir :</p><ul><li>Il faut cesser de définir les salaires d’usage à la baisse.</li><li>Là où les contrôles sont trop rares, il faut les intensifier.</li><li>En cas de dumping salarial répété, des salaires minimaux doivent être édictés - comme le prévoit la loi. Jusqu'à présent, seuls quelques cantons l'ont fait. Genève, le Tessin et le Valais sont les seuls cantons à imposer plus d'un CTT. Dans la plupart des cantons, rien ne se passe. C'est le cas par exemple du canton de Zurich, où des cas de dumping sont certes régulièrement constatés, mais où les employeurs fautifs se jouent du canton dans les procédures de conciliation et où aucun salaire minimum n'est malgré tout édicté.</li></ul><p>La situation actuelle ne peut pas perdurer : les mesures d'accompagnement doivent être appliquées de manière stricte. Les résultats du rapport montrent également qu'un affaiblissement du dispositif de protection des salaires serait fatal.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10247</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2024 13:57:00 +0200</pubDate><title>Manifeste contre l’arnaque de la LPP sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/manifeste-contre-larnaque-de-la-lpp-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Votation du 22 septembre sur les rentes de 2e pilier </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes ont toujours des rentes inférieures d'un tiers à celles des hommes. Des solutions concrètes, efficaces et rapides ont été promises contre cette lacune de rente, dans le cadre de l'augmentation de l'âge de la retraite. Mais la réforme de la LPP, qui sera soumise au vote en septembre, ne tient pas cette promesse : les femmes devraient payer plus et risqueraient en même temps de perdre jusqu'à 3200 francs de rente ! La réforme résout pas le problème des rentes trop basses des femmes. C'est ce qu'affirment aujourd'hui <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/arnaque-lpp/" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">plus de 60 signataires d’un manifeste</a> contre la baisse des rentes des caisses de pension. Le 14 juin déjà, l’opposition à cette arnaque sur les rentes des femmes sera au cœur des mobilisations.</p><p>Avant la votation sur l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans (AVS 21), tout le monde promettait des rentes plus élevées pour les femmes. Mais au lieu de tenir cette promesse, la réforme du 2<sup>e</sup> pilier sur laquelle nous voterons le 22 septembre prévoit de faire passer les femmes à la caisse, sans pour autant leur garantir des rentes plus élevées. Sous le couvert d'une réforme, il s'agit d'un grand projet de démantèlement. Pour chaque franc cotisé, à l'avenir, moins de rentes seraient garanties qu'aujourd'hui. En revanche, les cotisations salariales de nombreuses femmes augmenteraient immédiatement.</p><p>Par ailleurs, les femmes à faibles revenus continueraient à avoir besoin de solliciter les prestations complémentaires une fois à la retraite, car les rentes des caisses de pension resteraient insuffisantes pour vivre. En raison des cotisations LPP plus élevées, les femmes disposeraient toutefois de moins d'argent pendant leur vie active.</p><p>Et même avec cette réforme de la LPP, de nombreuses personnes qui cumulent les emplois, comme les accueillantes en milieu familial (mamans de jour) ou les femmes travaillant dans le nettoyage, ne seraient toujours pas affiliées à une caisse de pension. Les employeurs des branches à bas salaires continueraient à veiller à ce que les femmes n'obtiennent pas de contrats leur permettant d'accéder au 2<sup>e</sup> pilier. Cela favoriserait encore davantage les rapports de travail précaires. </p><p>Presque 90% des caisses ont déjà mis en œuvre aujourd’hui des modèles pour le personnel à temps partiel. Le déficit de rente des femmes reste malgré tout important – parce que le travail de soin fourni principalement par les femmes n'est pas pris en compte dans le 2<sup>e</sup> pilier. Cette réforme de la LPP ne fait rien pour tenir compte des conséquences des interruptions de travail liées à la famille. Elle répète l'erreur de ne pas reconnaître le travail de soins non rémunéré et ignore donc la cause principale de l’écart de rentes. Résultat : même avec cette réforme de la LPP, les mères actives assurant des tâches de soins et d'assistance ne seraient pas mieux loties à la retraite. </p><p>Le 14 juin, l’opposition à l’arnaque que constitue la réforme de la LPP sera présente au cœur des mobilisations. Aujourd’hui, plus de 60 femmes issues de la société civile et du monde politique ont signé <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/arnaque-lpp/" target="_blank" rel="noreferrer">un manifeste contre la baisse des rentes des caisses de pension</a>. Elles affirment : cette réforme ne résout pas les problèmes de rentes des femmes ! Au lieu baisser les rentes, il faut une vraie réforme qui profite aux femmes. Cela n'est possible qu'avec une reconnaissance du travail de soin et un financement équitable.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_PayerPlus-ToucherMoins-quer_58b056ce5e.webp" length="26380" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10241</guid><pubDate>Sun, 09 Jun 2024 15:03:36 +0200</pubDate><title>Le fardeau dû aux primes maladies exorbitantes va encore augmenter</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-fardeau-du-aux-primes-maladies-exorbitantes-va-encore-augmenter</link><description>Non à l’initiative d’allégement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le non à l’initiative d’allégement des primes ne règle rien au problème des primes d’assurance-maladie beaucoup trop élevées et en constante hausse, mettant en péril le pouvoir d’achat de la population. Il faut donc au plus vite réaliser avec rigueur le contre-projet. Dans tous les cantons où l’initiative a réuni une majorité de oui, les syndicats s’engageront en faveur d’un plafonnement des primes à 10 % des revenus.</p><p>Les primes d’assurance-maladie ont atteint un niveau insupportable pour les bas et moyens revenus. Une famille de quatre personnes doit consacrer plus de 1000 francs par mois à ce poste de dépenses– même en optant pour un modèle médecin de famille ou HMO. Le système injuste des primes par tête renforce encore les inégalités, d’autant plus que les salaires réels stagnent depuis des années et que les cantons n’ont pas adapté à l’évolution des coûts les montants qu’ils allouent à la réduction des primes. Il s’ensuit qu’aujourd’hui, après déduction de tous les prélèvements obligatoires, les ménages à revenus normaux et bas ont moins pour vivre qu’en 2016, tandis que les ménages aisés sont financièrement mieux lotis.</p><p>L’initiative d’allégement des primes aurait apporté une solution simple au problème, en plafonnant la charge des primes à 10 % du revenu disponible. Après le non aux urnes, il faut au plus vite mettre en œuvre le contre-projet : le Conseil fédéral doit rapidement adopter et mettre en vigueur l’ordonnance d’exécution ; les cantons ne respectant pas le nouveau taux minimum de la réduction des primes défini dans la loi devront au plus vite adapter en conséquence leurs règlements et budgets.</p><p>Dans les cantons où l’initiative a obtenu une majorité, les syndicats participeront aux efforts visant à mettre en place des mécanismes de plafonnement des primes. Les exemples vaudois et grison montrent que cela fonctionne. Concrètement, un tel système permettrait de protéger les travailleuses et travailleurs, les retraité-e-s et les familles, la prochaine fois que les primes prendront l’ascenseur.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10235</guid><pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:35:05 +0200</pubDate><title>Dossier N° 163 : Gelernte haben mehr verdient!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-163-gelernte-haben-mehr-verdient</link><description>Analyse zu den Löhnen der Berufsleute in der Schweiz Teil II. Avec une synthèse française</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les boulangeries, les garderies, les soins, la mécanique de précision, la maçonnerie ou l’infor-matique, rien ne serait possible en Suisse sans les nombreux titulaires de CFC. Ils fournissent un travail indispensable, sont bien formés grâce à leur apprentissage et apportent souvent une expé-rience de grande valeur. Pourtant, nombre d’entre elles et eux gagnent mal leur vie. Une personne sur trois ayant fait un apprentissage travaille pour un salaire inférieur à 5 000 fr (pour un temps plein). Les femmes sont encore plus touchées : Près d’une titulaire de CFC sur deux travaille pour un bas salaire. Les problèmes salariaux ne se limitent de loin pas aux jeunes femmes ayant terminé leur apprentissage. Pour de nombreuses personnes qualifiées, les salaires n’augmentent guère, même après des années d’expérience. Ainsi, peu avant la retraite, un quart de toutes les personnes qui ont fait un apprentissage gagnent encore un salaire inférieur à 5 000 francs.</p><p>Cette réalité salariale est en contraste avec tous les beaux discours sur la formation professionnelle suisse. La formation professionnelle duale garantit certes le renouvellement d’une main-d’oeuvre compétente. Mais la promesse d’un revenu sûr grâce à l’apprentissage sonne creux pour bon nombre de gens. En Suisse, vivre avec 5 000 francs implique de faire attention à toutes les dé-penses. Les professionnel-le-s méri-tent d’être mieux valorisés pour la contribution qu’ils apportent chaque jour.&nbsp;</p><p>Les bas salaires nuisent également à l’attractivité de la formation professionnelle. De nombreux jeunes ne sont plus disposés à gagner mal leur vie. Soit ils ne commencent pas d’apprentissage, soit ils quittent leur profession dès qu’ils ont terminé leur apprentissage. Il n’est donc pas étonnant que les spécialistes nécessaires fassent défaut dans de nombreux secteurs. Au lieu de se plaindre, les employeurs devraient enfin agir et payer des salaires décents. Les salaires inférieurs à 5 000 francs pour les titulaires de CFC doi-vent appartenir au passé. De même, l’expérience des employé-e-s ayant fait un apprentissage doit être mieux reflétée financièrement dans les salaires.</p><ul><li><a href="https://www.sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/163_Loehne_mit_Lehre.pdf" target="_blank" class="news-detail__related-links__link news-detail__related-links__link--file" title="Dossier 163: Gelernte haben mehr verdient!">Dossier 163: Gelernte haben mehr verdient! </a><span class="news-detail__related-links__description">Analyse zu den Löhnen der Berufsleute in der Schweiz Teil II. Avec une synthèse française</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10251</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 16:23:00 +0200</pubDate><title>Un cessez-le-feu, paix et une solution juste pour tous les habitants d’Israël et de Palestine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-cessez-le-feu-paix-et-une-solution-juste-pour-tous-les-habitants-disrael-et-de-palestine</link><description>Résolution de l&#039;assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er décembre 2023 déjà, l’Union syndicale suisse (USS) adoptait une résolution <a href="/themes/politique-syndicale/detail/appel-a-la-paix-a-gaza">« Pour la paix et la sécurité en Israël et en Palestine : cessez-le-feu à Gaza »</a>, et constate maintenant avec inquiétude la détérioration dramatique au niveau juridique et humanitaire.</p><p>L’USS est choquée par la spirale de la violence au Proche-Orient. En Israël plus de mille civils innocents ont été victimes de la terreur du Hamas le 7 octobre 2023. Elles/Ils ont été torturé-e-s, violé-e-s, enlevé-e-s et massacré-e-s. Depuis lors, l’armée israélienne a tué ou causé la mort de au moins 35’000 de civils y compris beaucoup d’enfants dans le cadre d’une campagne inacceptable et complètement disproportionnée de déplacement et de destruction dans la bande de Gaza. Le siège israélien de Gaza a bloqué l'entrée de produits de base tels que l'eau, la nourriture et le carburant, obligeant plus de deux millions d'habitants à lutter pour leur survie. La catastrophe humanitaire causée par 16 années de blocus illégal de la bande de Gaza occupée par Israël ne fera qu'empirer si les combats ne cessent pas immédiatement.</p><p>La guerre est toujours une mauvaise réponse et ne fait que causer des souffrances, mais dans ce cas, elle est rendue encore plus odieuse car les belligérants continuent de commettre de graves violations du droit international humanitaire et des crimes de guerre, mis en évidence par les rapports des Nations unies et des ONG. L’escalade de la violence entraîne aussi de plus en plus de souffrances et de victimes en Cisjordanie et dans la zone frontalière entre Israël et le Liban et lors d’attaques de roquettes à l’encontre d’Israël. La poursuite de la violence dans les territoires occupés illégalement par Israël en Cisjordanie constitue un autre facteur de risque d'escalade.</p><p>Nous rappelons que tous ces actes de violence sont régulièrement justifiés par des actes d’agression commis auparavant par la partie adverse. Mais cela ne change rien au fait que la terreur et les crimes de guerre et contre l’humanité commis des deux côtés n’ont aucune justification et que la violence génère toujours plus de violence.</p><p>C’est pourquoi nous demandons :</p><ul><li>Un cessez-le-feu immédiat, durable et sans conditions de toutes les parties au conflit. L’armée israélienne doit immédiatement stopper ses attaques, se retirer de Gaza, lever le blocus et permettre l’accès à l’aide humanitaire urgente à Gaza. Le groupe terroriste Hamas doit stopper ses tirs de roquettes sur Israël.&nbsp;</li><li>La libération immédiate des otages capturés par le Hamas en Israël.</li><li>La libérastion imméridate de tous les Palestiniens arrêtés de manière extrajudiciaire.</li></ul><p>Nous sommes solidaires avec les victimes, la population civile innocente en Palestine et en Israël. Les souffrances doivent cesser. Et nous exprimons tout particulièrement notre vive reconnaissance et notre entière solidarité aux personnes en Palestine et en Israël qui, malgré la détresse, l’épouvante et la souffrance s’opposent aux belligérants de tous côtés et continuent à s’engager pour une coexistence pacifique des populations au Proche-Orient indépendamment de la religion, de la nationalité et de l’origine : militant-e-s de partis de gauche et syndicats, ONG ainsi que pacifistes, démocrates et antiracistes.</p><p>Pour donner une chance à ces forces de la paix, il faut le soutien ferme de la communauté internationale pour une paix durable. Ce qui est notamment nécessaire :</p><ul><li>Le soutien ferme de l’aide humanitaire sur place, en particulier par l’UNRWA.</li><li>Le renoncement à la livraison à Israël d’armes et de biens à double usage qui pourraient être impliqués dans les actes de guerre et les violations de droits humains à Gaza et en Cisjordanie ; l’abandon de tout transfert de technologie et de savoir-faire en particulier d’institutions suisses qui pourraient conduire à des violations des droits humains à Gaza et en Cisjordanie.</li><li>Le soutien à l’enquête de la Cour pénale internationale et de la CIJ concernant des crimes des parties au conflit.&nbsp;</li><li>Le Hamas doit être désarmé durablement et dissout.</li><li>Des sanctions appropriées contre le gouvernement israélien jusqu’à ce qu’il mette fin à la colonisation illégale dans les territoires occupés. Des sanctions contre les pays qui ont soutenu et financé les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre.</li><li>La reconnaissance de la Palestine comme État souverain selon le droit international.</li><li>Sous surveillance internationale, la mise en œuvre et la garantie d’une solution à deux Etats qui assure une coexistence pacifique, la démocratie et les droits humains pour les habitant-e-s d’Israël et de Palestine.&nbsp;</li></ul><p>L’USS demande au Conseil fédéral, à reconnaître la Palestine comme État souverain et de s’engager dans toutes les instances (y c. auprès du Conseil de sécurité de l’ONU et de la CIJ) pour ces revendications, en apportant une contribution substantielle. Nous appelons également les autorités suisses et la direction des universités à respecter le droit à la liberté d'expression et à cesser les répressions contre les manifestant-e-s pacifiques.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_Frieden-Fahne-Flagge_jmimages-ist_9ce5c09f11.webp" length="87158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10230</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 14:00:00 +0200</pubDate><title>Les salaires doivent augmenter</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-salaires-doivent-augmenter</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de son Assemblée des délégué-e-s (AD), les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) ont débattu du retard croissant en matière de salaires. Les délégué-e-s considèrent que les salaires trop bas des personnes qualifiées constituent un problème majeur. C'est pourquoi une résolution a été adoptée en faveur d'une revalorisation des salaires après l'apprentissage et d'augmentations salariales substantielles pour tous. Toute personne ayant fait un apprentissage doit gagner au moins 5 000 francs par mois. Les délégués se sont en outre prononcés dans d'autres résolutions en faveur d'une amélioration des conditions de travail des acteurs culturels et se sont solidarisés avec les travailleurs de Vetropack à St-Prex (VD). Ils ont pris position dans deux résolutions sur les conflits en Ukraine et en Palestine.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Un tournant nécessaire dans la politique des salaires et des revenus</strong></h3><p>Les salaires réels ne sont pas beaucoup plus élevés aujourd'hui qu'en 2016. La raison principale est que de nombreux employeurs n'ont même pas voulu accorder à leurs employé-e-s la compensation du renchérissement – alors que la productivité ne cesse d'augmenter.</p><p>Il faut un tournant dans la politique suisse des salaires et des revenus. Les salaires réels des personnes à revenu normal et à faible revenu doivent augmenter de manière significative. Les personnes ayant fait un apprentissage doivent gagner au moins 5000 francs par mois. En général, les salaires doivent atteindre au moins 4500 francs. Ces augmentations de salaire sont possibles au vu de la situation des entreprises. Le rendement et les marges sont bons.</p><p>En matière de politique fiscale, l'impôt par tête sur les primes d'assurance maladie doit être réduit – par le biais de réductions de primes plus faibles. C'est ce que prévoit l'initiative pour l'allègement des primes. Personne ne devrait avoir à dépenser plus de 10 % de son revenu pour les primes.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Améliorer les conditions de travail des acteurs culturels au lieu de réduire les budgets</strong></h3><p>En Suisse, rares sont les actrices culturelles et acteurs culturels qui atteignent le salaire médian. Au contraire, la moitié des indépendant-e-s du secteur génèrent un revenu annuel de 25 000 francs grâce à leurs activités. A cela s'ajoutent des horaires de travail extrêmement flexibles, des trous dans les revenus et des conditions de travail souvent difficiles.</p><p>C'est pourquoi l'USS s'engage, avec ses fédérations actives dans la culture, pour que des salaires décents soient au cœur de la politique culturelle nationale et que la protection sociale des acteurs culturels soit améliorée. Le respect des salaires fixés dans les conventions collectives et des recommandations en matière de salaires et d'honoraires doit donc être garanti également dans le cadre de l'encouragement public de la culture.</p><p>Les coupes prévues par le Conseil fédéral dans l'encouragement public de la culture sont donc d'autant plus problématiques. L'USS demande d'y renoncer.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Soutien aux travailleurs et travailleuses de Vetropack à St-Prex (VD)</strong></h3><p>L'USS soutient les travailleuses et travailleurs du site historique de la verrerie de Vetropack à Saint-Prex dans leur lutte légitime et exemplaire pour sauver leurs emplois et, plus largement, pour défendre l'industrie dans leur région. Leur mobilisation ainsi que l'énergie qu'ils ont déployée ces dernières semaines pour démontrer la viabilité économique de leur site de production méritent le plus grand respect.</p><p>Les ouvriers du site de St-Prex travaillent dur, pour beaucoup d'entre eux depuis de nombreuses années. De véritables négociations sur un plan social digne de ce nom doivent s'entamer.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour un cessez-le-feu immédiat en Palestine</strong></h3><p>L'USS est choquée par la spirale de la violence au Proche-Orient. Plus d'un millier de civils innocents ont été victimes de la terreur du Hamas, torturés, violés et enlevés en Israël le 7 octobre 2023. Depuis lors, l'armée israélienne a tué ou poussé à la mort au moins 35 000 civils, dont de nombreux enfants, dans le cadre d'une campagne inacceptable et totalement disproportionnée à Gaza. Le siège israélien de la bande de Gaza a bloqué l'accès aux biens de base tels que l'eau, la nourriture et le carburant et a contraint plus de deux millions d'habitants à lutter pour leur survie. La catastrophe humanitaire causée par les 16 années de blocus illégal de la bande de Gaza occupée par Israël ne fera que s'aggraver si les combats ne cessent pas immédiatement.</p><p>C'est pourquoi l'USS exige un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et durable de toutes les parties au conflit. L'armée israélienne doit arrêter immédiatement son attaque, se retirer de Gaza, lever le blocus et ouvrir la voie à l'aide humanitaire dont Gaza a un urgent besoin. Le groupe terroriste Hamas doit cesser ses tirs de roquettes sur Israël. L'USS exige également la libération immédiate des otages enlevés par le Hamas en Israël et de tous les Palestiniens et Palestiniennes arrêtés extrajudiciairement. La Suisse doit renoncer à la livraison à Israël d'armes et de biens à double usage qui pourraient être impliqués dans les actes de guerre et les violations de droits humains à Gaza et en Cisjordanie et abandonner tout transfert de technologie et de savoir-faire d’institutions suisses qui pourraient conduire à des violations des droits humains à Gaza et en Cisjordanie. La Suisse doit également soutenir l'enquête de la Cour pénale internationale et de la Cour internationale de justice sur les crimes commis par les parties au conflit. L'USS demande également le désarmement permanent et la dissolution du Hamas, ainsi que des sanctions appropriées contre le gouvernement israélien jusqu'à ce qu'il mette fin à la colonisation illégale dans les territoires occupés, et contre les pays qui ont soutenu et financé les attaques barbares du groupe terroriste Hamas le 7 octobre. Enfin, la reconnaissance de la Palestine en tant qu'Etat souverain au sens du droit international, ainsi que l'application et la garantie d'une solution à deux Etats, sont des conditions qui assurent une cohabitation pacifique des habitants d'Israël et de la Palestine.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour une paix juste en Ukraine</strong></h3><p>La guerre d'agression russe contre l'Ukraine se poursuit sans relâche et avec une extrême brutalité, même après plus de deux ans. Les souffrances pour les personnes et pour la société sont incommensurables. L'USS s'engage pour une paix juste pour l'Ukraine, pour la souveraineté complète de l'Ukraine dans ses frontières de 2013 reconnues par le droit international et pour la reconnaissance de l'autodétermination ukrainienne, de la démocratie et de son chemin vers l'Europe.</p><p>L'USS demande au Conseil fédéral et au Parlement de débloquer au plus vite les 5 milliards de francs annoncés en faveur de l'Ukraine. Ils ne doivent en aucun cas être prélevés sur l'aide au développement ordinaire.</p><p>Dans sa stratégie pour l'Ukraine, la Suisse doit souligner l'importance de la justice et du partenariat social. Une partie des fonds suisses doit être utilisée pour renforcer le dialogue social, la formation professionnelle et continue, la protection de la santé et la sécurité au travail (notamment le traitement de l'amiante). En accord avec les syndicats ukrainiens, l'USS demande aux autorités ukrainiennes d'adopter une réforme du droit du travail qui respecte les normes fondamentales de l'OIT et les normes sociales de l'UE et qui donne aux syndicats une position forte. Sans cela, la reconstruction ne sera pas tournée vers un avenir juste.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10232</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 13:00:00 +0200</pubDate><title> Les personnes formées méritent mieux : au moins 5000 francs de salaire après un CFC</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-personnes-formees-meritent-mieux-au-moins-5000-francs-de-salaire-apres-un-cfc</link><description>Revaloriser l&#039;apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un-e titulaire de CFC sur trois travaille pour un salaire inférieur à 5000 francs (équivalent temps plein). Lors de l'assemblée des délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) qui s'est tenue aujourd'hui, les délégué-e-s ont donc décidé que les travailleuses et travailleurs ayant effectué un apprentissage doivent gagner au moins 5000 francs, pour préserver l'attractivité de cette voie de formation. De manière générale, aucun salaire ne devrait être en-dessous de 4500 francs : tout salaire doit permettre de vivre.</p><p>La formation professionnelle duale est souvent décrite comme une voie royale. Grâce à elle, la Suisse dispose d'une main-d'œuvre compétente. Mais la promesse d'obtenir un bon revenu après un apprentissage n'est plus tenue dans de nombreux cas. Une personne sur trois ayant fait un apprentissage travaille pour un salaire inférieur à 5000 francs (calculé sur la base d'un temps plein). Les salaires sont particulièrement bas dans les professions où les femmes sont plus nombreuses. Et enfin, pour de nombreux titulaires de CFC, le salaire n'augmente guère durant la carrière, même après des années d'expérience. Peu avant la retraite, un quart des professionnel-les avec CFC touchent toujours moins de 5000 francs. Vivre avec un tel salaire n'est possible qu'en se restreignant beaucoup. Une fois payés l'assurance maladie, les loyers et les besoins de base, il ne reste plus grand-chose. Et pour une famille, il n'est tout simplement pas possible de boucler les fins de mois sans inquiétudes financières.</p><p>Les bas salaires nuisent également à l'image de la formation professionnelle elle-même. Nombre de jeunes ne sont plus d'accord de gagner mal leur vie. Et le manifestent soit en ne commençant même pas d'apprentissage, soit en quittant leur profession dès le CFC obtenu. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit difficile de trouver des personnes bien formées dans de nombreuses branches. Au lieu de se plaindre, les employeurs devraient enfin agir et payer des salaires décents.</p><p>L'USS demande que les personnes gagnent au moins 5000 francs par mois après un apprentissage. De manière générale, les salaires doivent être d'au moins 4500 francs. Pour que l'évolution des salaires soit plus équilibrée et que l'écart salarial se réduise, il faut des augmentations générales de salaire au lieu de systèmes de bonus individuels.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10226</guid><pubDate>Wed, 29 May 2024 16:46:56 +0200</pubDate><title>La baisse effrénée des taux de conversion se poursuit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-baisse-effrenee-des-taux-de-conversion-se-poursuit</link><description>Étude de Swisscanto sur les caisses de pensions 2024 : les principales évolutions du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’étude de Swisscanto sur les caisses de pensions rendue publique aujourd’hui le confirme : les caisses de pensions roulent sur l’or, leurs réserves croissent, mais les prestations continuent de baisser. Les assuré-e-s reçoivent toujours moins pour leur argent. Les taux d’intérêt négatifs sont de l’histoire ancienne, les bénéfices résultant de placements sont d’un bon niveau. Néanmoins, les taux de conversion diminuent encore. Après une vie de travail, les assuré-e-s veulent pouvoir compter sur des rentes sûres et décentes, mais elles sont toujours moins garanties. Cette évolution problématique sera encore plus alimentée par la réforme de la LPP. Celle-ci entraînerait une nouvelle baisse des rentes et des coûts supplémentaires. Dans les circonstances actuelles, une nouvelle baisse des taux de conversion serait une mesure erronée et inacceptable.</p><p>Les résultats de l’étude de Swisscanto ne pourraient pas être plus clairs : les caisses de pensions se portent à merveille, leurs rendements sont supérieurs à la moyenne et les réserves pleines à ras bord. Elles se sont rarement portées aussi bien. Pour les assuré-e-s, c’est le contraire : pour le même capital épargné, les travailleurs et travailleuses reçoivent une rente toujours plus basse. Malgré le revirement des taux d’intérêt, les caisses de pensions veulent continuer à baisser leurs taux de conversion. Depuis 2016, ceux-ci ont baissé en moyenne, selon l’étude de Swisscanto, de 6,25 à aujourd’hui 5,31 %. Et, pour les prochaines années, les caisses de pensions planifient de nouvelles baisses.</p><p>Une amélioration des prestations serait aujourd’hui non seulement urgemment nécessaire, mais aussi finançable, en raison de la situation financière des caisses de pensions. Cependant, ces dernières s’y refusent. Elles déplacent toujours plus les risques sur les assuré-e-s et les employeurs se soustraient à leur responsabilité. Il faut maintenant que cela change ! Les taux de conversion trop fortement baissés peuvent être relevés et une compensation du renchérissement des rentes n’a que trop tardé. Toutefois, la branche des caisses de pensions s’y oppose. Or, à cause d’une inflation persistante, les rentes courantes continuent à perdre de la valeur. Seulement 14 % des caisses de pensions veulent compenser l’inflation en 2024.</p><p>Et la réforme de la LPP adoptée par le Parlement aggrave en plus ces problèmes des assuré-e-s. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que cette réforme doit être rejetée. Au lieu de veiller à ce que le renchérissement soit compensé et les prestations mieux garanties, elle menace les assuré-e-s, avec l’arnaque de la LPP du Parlement, de nouvelles baisses de leurs rentes pouvant aller jusqu’à 3 200 francs par année et de garanties de prestations encore plus faibles. Cette réforme entraînera encore plus de bureaucratie et des décisions arbitraires en matière de rentes. C’est pour cela que l’USS s’engage avec force contre cette arnaque de la LPP.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10216</guid><pubDate>Thu, 23 May 2024 10:31:26 +0200</pubDate><title>Augmentation du stress, du harcèlement et des maladies au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmentation-du-stress-du-harcelement-et-des-maladies-au-travail</link><description>Enquête suisse sur la santé : des résultats alarmants pour les travailleuses et travailleurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les résultats de l’enquête suisse sur la santé 2012-2022 révèlent une augmentation préoccupante du stress et de l’épuisement émotionnel au travail, parmi les femmes notamment et dans des branches d’activité spécifiques. L’USS appelle à des mesures complètes axées sur l’amélioration des conditions de travail, sur la prévention et la reconnaissance des maladies professionnelles d’origine psychosociale, ainsi qu’au renforcement de la lutte contre le harcèlement sexuel et à un soutien ciblé à la main-d’œuvre des professions fortement féminisées. Et le Parlement doit enfin abandonner ses projets actuels de démantèlement de la loi sur le travail.</p><h3 class="heading--h4">Augmentation du stress au travail, notamment dans la restauration et le secteur social</h3><p>La part des personnes se sentant stressées au travail est passée de 18 % en 2012 à 23 % en 2022. En outre, plus de la moitié des personnes stressées sont émotionnellement épuisées et présentent ainsi un risque accru de burnout. En 2022, 25 % des femmes et 21 % des hommes professionnellement actifs ont déclaré être la plupart du temps ou toujours stressés. La situation est particulièrement problématique dans l’hôtellerie-restauration ainsi que dans la santé et l’action sociale, où 29 % des salarié-e-s souffrent du stress. Et comme en Suisse, les journées de travail sont très longues par rapport aux autres pays en cas d’emploi à 100 %, beaucoup de personnes réagissent à l’augmentation du stress et des pressions subies en réduisant (malgré elles) leur taux d’occupation pour ne pas tomber malades au travail. C’est très fréquent dans l’action sociale et la santé ou dans l’enseignement, où le personnel est ainsi confronté à de lourdes pertes financières. C’est absolument inacceptable.</p><p>Il est donc urgent de prendre des mesures ciblées pour améliorer les conditions de travail : semaines de travail plus courtes, plannings moins chargés, respect des prescriptions sur la durée du repos et absence de modifications d’horaires de travail décidées en dernière minute.</p><h3 class="heading--h4">Augmentation du risque de burnout et de violences parmi les femmes</h3><p>La part des femmes épuisées émotionnellement dans leur travail est passée de 20 % en 2012 à 25 % en 2022. Or l’épuisement émotionnel et les cas de burnout qui s’ensuivent sont fréquemment dus au non-respect de la loi sur le travail. Ainsi, bien des employeurs ferment les yeux sur les pauses légales, ne respectent pas le repos nocturne et dominical et, tard le soir ou en fin de semaine, bombardent encore leurs employé-e-s de courriels ou de messages WhatsApp. Ce constat vaut aussi bien pour le travail à domicile que dans les professions des arts et métiers, où les plannings sont par exemple souvent modifiés en dernière minute par WhatsApp. Avec pour effet que le personnel ne peut jamais vraiment se déconnecter du travail.<br>Au total, 21 % des femmes et 16 % des hommes ont signalé en 2022 avoir été confrontés dans leur travail à des discriminations ou à des violences. Les femmes ont subi beaucoup plus souvent que les hommes des discriminations liées au sexe (8,4 % contre 1,5 %).<br>L’USS exige la mise en place de mesures de prévention efficaces et d’une politique de tolérance zéro face au harcèlement sexuel au travail. Les employeurs en font bien trop peu pour combattre le harcèlement sexuel. L’USS appelle en outre à la reconnaissance des maladies professionnelles résultant des risques psychosociaux au travail, comme le stress, le harcèlement et la violence sexuelle. À cet effet, il faudra régulièrement adapter la liste des maladies professionnelles.</p><h3 class="heading--h4">Non à toute nouvelle détérioration – il faut améliorer la législation</h3><p>Au vu des chiffres qui précèdent, il est choquant de voir le Parlement s’occuper de toute une série d’interventions qui réduiraient encore la protection de la santé au travail. En particulier, une intervention du conseiller national PLR saint-gallois Marcel Dobler aboutirait à priver de toute protection un grand nombre de travailleuses et travailleurs soumis à la loi sur le travail. De même, sous prétexte de faciliter le télétravail, une intervention du conseiller aux États argovien et président du PLR Thierry Burkart vise à introduire le travail de nuit et du dimanche dans les bureaux. D’autres interventions encore parlent d’étendre le travail du dimanche dans les commerces, au détriment du personnel de vente déjà très stressé et souvent harcelé. L’USS combattra résolument tous ces projets.</p><p>Bien au contraire, au lieu de nouvelles détériorations, l’heure est à une meilleure protection face aux risques psychosociaux sur les lieux de travail, de même qu’à une protection accrue des travailleuses enceintes et à l’introduction d’un régime général obligatoire d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie.<br><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Ueberstunden-erschoepft-Frau-abends-am-PC_Martinan-istock_d2830c2b60.webp" length="76768" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10214</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 15:50:57 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre rapide et sociale de la 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-rapide-et-sociale-de-la-13e-rente-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) accueille avec satisfaction la décision prise par le Conseil fédéral de mettre en œuvre rapidement la 13e rente AVS. Elle se prononce pour un financement à moyen terme de cette dernière via des cotisations salariales. La réduction de la contribution de la Confédération est par contre inacceptable. Qui commande doit aussi payer.</p><p>Le oui à la 13e rente AVS dit clairement que les retraité-e-s doivent recevoir une rente mensuelle supplémentaire. L’USS se réjouit de ce que le Conseil fédéral prenne rapidement en main cette mise en œuvre.</p><p>L’AVS réalise des milliards d’excédents et son fonds est bien rempli. À moyen terme, un financement additionnel est nécessaire. De manière constante, l’USS s’est montrée favorable à une hausse des cotisations salariales, la meilleure mesure sous l’angle social puisque que les revenus élevés contribuent davantage. Ce mode de financement est aussi efficace car les cotisations salariales peuvent être relevées par une modification de la loi sur l’AVS et qu’aucune votation populaire supplémentaire n’est alors nécessaire. La hausse des cotisations salariales ne sera pas sensible par la population, car les autres cotisations ont diminué ces derniers temps et vont probablement continuer à le faire. De ce fait, le financement additionnel destiné à la 13e rente AVS aura pour seul effet de compenser ces baisses.</p><p>Le fait que le Conseil fédéral ne veuille pas ajuster la contribution fédérale pour tenir compte du besoin de financement de la 13e rente AVS laisse l’USS très perplexe. Cette contribution a été entre autres introduite pour financer les prestations de l’AVS qui ne sont pas liées aux les cotisations salariales (bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, prestations pour survivant-e-s, etc.). Cette proposition porte la signature de la conseillère fédéral Karin Keller-Sutter. En agissant de la sorte, elle viole ainsi une deuxième fois déjà le principe selon lequel « Qui commande, paie ». Déjà dans l’assurance-chômage, la ministre des Finances ne veut pas financer certaines prestations publiques. L’USS propose en outre que les cantons contribuent au financement de la 13e rente AVS, car elle leur procurera des recettes supplémentaires. Cela pourrait alléger la charge de la Confédération.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10212</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 15:34:53 +0200</pubDate><title>Perfectionnement de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/perfectionnement-de-la-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds-liee-aux-prestations-rplp</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund begrüsst den generellen Ansatz der Novelle, vor allem auch die Integration elektrisch angetriebener Fahrzeuge. In seiner <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/240508_RW_VL_LSVA.pdf">Vernehmlassungsantwort</a> (PDF) äussert sich der SGB differenziert und macht auch kritische Anmerkungen. So bemängelt der Gewerkschaftsbund den Vorschlag, Strassengüterverkehr durch Zuschüsse zu subventionieren, weil dies die beabsichtigte Verlagerungswirkung von der Strasse auf die Schiene konterkariert. Die Erläuterungen dazu im Detail und weitere Hinweise finden sich in der vollständigen Vernehmlassungsantwort (siehe Link unten).</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10210</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 15:20:47 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les notifications d’actes le week-end et les jours fériés</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-les-notifications-dactes-le-week-end-et-les-jours-feries</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10208</guid><pubDate>Wed, 15 May 2024 11:08:31 +0200</pubDate><title>Payer plus pour toucher moins de rente ? NON.</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente-non</link><description>L’arnaque de la LPP sera mise en votation le 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En juin 2023, une vaste alliance a déposé le référendum contre la baisse des rentes des caisses de pensions. Outre les syndicats, le PS et les Vert-e-s, la presse politiquement indépendante et spécialisée dans la défense des consommatrices et consommateurs (« Bon à savoir ») a aussi participé à la récolte de signatures. Le projet mis en votation obligerait les assuré-e-s à payer davantage pour des rentes moins élevées. Un NON s’impose par conséquent. Car les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années et sont déjà trop basses pour beaucoup de travailleuses et travailleurs. Avec la réforme de la LPP adoptée par le Parlement, les assuré-e-s s’exposent à des baisses supplémentaires pouvant atteindre 3200 francs par an, tout en versant chaque année 2,1 milliards de francs supplémentaires dans les caisses de pensions. Pour les gens qui travaillent, cette réforme est une arnaque. Seule l’industrie financière ferait une bonne affaire, en continuant à prélever des milliards dans le système, alors qu’il resterait toujours moins pour les assuré-e-s.</p><p>Les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années. Avec le même capital, on en a toujours moins pour son argent. Et ce n’est pas fini. Car avec la baisse du taux de conversion adoptée par le Parlement, les rentes vont encore baisser, de 3200 francs par an parfois. Les plus de 50 ans et la classe moyenne seront les grands perdants. Mais les jeunes risquent aussi de devoir passer à la caisse. Et le problème de l’absence de compensation du renchérissement, qui n’est toujours pas résolu, frappe de plein fouet les personnes à la retraite. Ce n’est pas tout : les cotisations salariales obligatoires vont augmenter avec l’arnaque de la LPP. Les employé-e-s devront ainsi verser chaque année 2,1 milliards de francs de plus dans le 2e pilier. Le choc sera rude pour les personnes ayant de bas salaires. Les coûts par assuré bondiront de montants pouvant aller jusqu’à 2400 francs par an.</p><p>La réforme fait notamment passer les femmes à la caisse, sans leur garantir pour autant une rente de vieillesse plus élevée. Bien des personnes assumant, à côté de leur activité professionnelle, des tâches d’éducation des enfants ou d’assistance aux proches ne verront pas leur situation s’améliorer à la retraite. Rien n’est prévu ni en cas d’interruption d’activité pour raisons familiales, ni en cas de travail à temps partiel. Et de nombreuses personnes cumulant plusieurs emplois, comme les mamans de jour et les femmes de ménage, continueront de ne pas être affiliées à une caisse de pensions.</p><p>La réforme ferme les yeux sur le fait que les caisses de pensions accumulent toujours plus de réserves aux dépens des personnes assurées, une évolution qui se traduit par des rentes moins élevées à la retraite. Le problème de l’augmentation des frais de gestion n’est pas non plus résolu, et donc toujours moins d’argent parvient en fin de compte aux assuré-e-s. Au contraire, la réforme entraînera un surcroît de bureaucratie et donnera lieu à des décisions arbitraires en matière de rentes. Le lobby des caisses de pensions au Parlement a remanié de fond en comble la proposition d’origine du Conseil fédéral. Il n’est quasiment rien resté du compromis des partenaires sociaux. L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera donc avec véhémence, dans la campagne de votation, pour convaincre la population de voter NON à l’arnaque de la LPP.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_Logo_Gross_LPP_Non_FR_bf0d9f82c0.webp" length="39274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10206</guid><pubDate>Mon, 13 May 2024 15:14:48 +0200</pubDate><title>Comptes annuels 2023 : des cantons avec des caisses pleines à craquer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/comptes-annuels-2023-des-cantons-avec-des-caisses-pleines-a-craquer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que la Confédération accélère d’une manière économiquement et financièrement absurde – la mise en place à tous les niveaux de programmes d’austérité, les comptes annuels 2023 de la plupart des cantons font apparaître une grande marge de manœuvre. Cette dernière doit d’autant plus être exploitée dans l’intérêt de la population.</p><h4>Erreurs de budget sur les recettes et les dépenses</h4><p>Après la présentation des comptes annuels 2023 de tous les cantons, on constate un excédent cumulé des comptes de résultat de 2,2 milliards de francs, pour un déficit budgétisé de1,6 milliard. Les cantons justifient cette « erreur de calcul » de 3,8 milliards principalement par des recettes plus importantes que prévu, provenant avant tout du produit de l’imposition des entreprises, mais aussi de l’impôt sur le revenu ainsi que de placements financiers et – dans quelques rares cantons – des recettes de ventes d’électricité. Du côté des charges, beaucoup de cantons ont indiqué que les dépenses entraînées par les personnes en quête de protection provenant d’Ukraine ont été moins élevées que ce qui avait été budgétisé (cela, d’une part parce que le nombre des personnes ayant besoin de protection a été moins grand que prévu et, de l’autre, parce que la Confédération a pris en charge une part plus grande des coûts que ce qui avait été budgétisé). Également souvent signalées, les dépenses de personnel plus basses que prévues, ce qui, indépendamment du besoin général en personnel, est incompré-hensible parce que, pour l’an dernier, les adaptations de salaire budgétisées de presque tous les cantons étaient déjà restées très en deçà du renchérissement.&nbsp;</p><h4>Bénéfice de la BNS : une budgétisation bien trop optimiste</h4><p>L’absence totale de distributions du bénéfice de la Banque nationale suisse (BNS) l’an dernier est ressortie de manière négative dans de nombreux comptes. Si l’on cumule les montants en question ici, les cantons ont budgétisé des versements de la BNS de 1,6 milliard pour 2023 (en moyenne, cela correspondait à un peu plus d’une double distribution budgétisée). Et cela, même si l’on peut bien argumenter qu’au moment de l’établissement des budgets un renonce-ment nécessaire aux distributions du bénéfice de la BNS était déjà largement prévisible. Si l’on ajoute le poste BNS à la différence avérée entre budget et comptes, l’écart se monte en tout à 5,4 milliards de francs, une somme exorbitante.&nbsp;</p><h4>Imposition des entreprises : de graves disparités&nbsp;</h4><p>On trouve des cantons dont les comptes positifs attirent particulièrement l’attention. Ainsi, les comptes de résultat des cantons de Zurich et d’Argovie présentent un résultat meilleur, de 351 millions, respectivement 416 millions, que budgétisé (pour Zurich, malgré une distribution du bénéfice de la BNS budgétisée à 239 millions). La différence est cependant encore plus marquée pour les cantons de Bâle-Ville (421 millions), Zoug (213 millions) et, surtout, Genève, dont les comptes bouclent sur pas moins de 1,9 milliard de mieux que budgétisé. Et il s’agit précisément, avec ce trio – honni soit qui mal y pense – des trois cantons qui profiteront le plus de l’application par la Suisse de l’imposition minimale des entreprises selon l’OCDE. De fait, selon le projet de la Confédération adopté, les trois quarts des recettes supplémentaires de l’« impôt complémentaire », comme il est appelé, resteront dans les cantons. Genève, Zoug et Bâle-Ville en toucheront la part du lion. Cela, même si le produit de l’impôt sur les entreprises y est déjà extrêmement élevé et, justement l’an dernier – encore avant la mise en œuvre de l’impôt de l’OCDE –, a continué à augmenter dans une mesure exceptionnellement forte. Il est de ce fait déjà clair aujourd’hui que les cantons – surtout ceux qui sont financièrement solides – auront d’autant plus la responsabilité d’engager explicitement les milliards supplémentaires at-tendus pour le bien-être de la population locale.</p><h4>Réductions des primes-maladie</h4><p>Parmi les choses les plus graves, il y a sans aucun doute l’absence de volonté des cantons de réduire les primes-maladie (voir aussi d’anciennes analyses de l’USS). Depuis des années, une grande partie des cantons se désengagent de cette tâche qui leur est intégralement assignée, ce qu’ils n’ont malheureusement pas craint de faire l’an dernier : alors qu’en 2023, les primes moyennes ont augmenté dans toute la Suisse de pas moins de 5,4 % (et qu’en plus la popula-tion aussi), au moins sept cantons ont, selon les premiers chiffres des comptes, continué à di-minuer en termes nominaux les moyens qu’ils destinent aux réductions des primes. Ce n’est là rien d’autre qu’un affront fait à la population « normale », dont la charge, en plus du nouveau bond des primes auquel elle doit faire face, s’alourdit davantage. Au lieu de les réduire, les can-tons devraient au contraire substantiellement augmenter les moyens qu’ils allouent aux réduc-tions des primes. Et ils pourraient le faire sans aucun problème et immédiatement. En effet, comme pendant les deux dernières années, les excédents comptables cumulés des cantons (2,2 milliards de francs) auraient suffi pour doubler les moyens affectés aussi en 2023 par eux aux réductions des primes !<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10203</guid><pubDate>Tue, 07 May 2024 11:06:39 +0200</pubDate><title>Excellente situation financière des caisses de pension : la baisse du taux de conversion est inutile et erronée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/excellente-situation-financiere-des-caisses-de-pension-la-baisse-du-taux-de-conversion-est-inutile-et-erronee</link><description>Rapport de la commission de haute surveillance sur la situation financière du deuxième pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de haute surveillance du 2e pilier confirme l'excellente situation financière des caisses de pension. Les caisses de pension croulent sous les réserves, mais l'argent parvient de moins en moins aux assuré-e-s. Ce sont les salarié-e-s qui en paient la facture : leurs cotisations salariales sont 14% plus élevées, mais les nouvelles rentes sont en moyenne inférieures de 300 francs par mois à ce qu'elles étaient il y a 15 ans. La commission de surveillance en est consciente puisqu’elle demande aux caisses de pension de restaurer un équilibre et d'instaurer la confiance. Payer toujours plus pour une rente moins élevée : cette évolution doit cesser. Et pourtant, la réforme de la LPP qui sera prochainement soumise en votation menace de réduire les rentes de montants pouvant aller jusqu'à 3200 francs par an. Il est pourtant clair qu'au lieu de nouvelles détériorations des prestations, il faut augmenter les rentes du 2e pilier et compenser le renchérissement.</p><p>Les résultats du rapport de la commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) sont clairs : la situation financière des caisses de pension est très bonne. Elles sont plus stables que jamais. Au cours des douze dernières années, elles ont accumulé des réserves et pris des mesures qui leur ont permis non seulement de financer les pensions actuelles, mais aussi de pouvoir assurer les pensions futures. Les caisses de pension ont accumulé des réserves supplémentaires afin de compenser les évolutions incertaines des marchés financiers.&nbsp;</p><p>La commission passe en revanche sous silence le fait que cette évolution a été fatale pour les assurés. Leurs cotisations ont augmenté de 14 % au cours des 15 dernières années. Alors que les nouvelles rentes sont en moyenne inférieures de 300 francs par mois à ce qu'elles étaient il y a 15 ans. Même la CHS PP s'inquiète donc de la confiance des assurés dans le 2e pilier et appelle les caisses de pension à rééquilibrer la situation. Après avoir affirmé pendant des années que les retraités recevaient trop, elle exige maintenant des contre-mesures pour les retraités – car sinon une génération entière risque d’être victime pendant toute sa retraite de la période des taux bas.&nbsp;</p><p>Pour l'Union syndicale suisse, ce constat confirme que la réforme de la LPP qui sera bientôt soumise en votation va diamétralement dans la mauvaise direction. Au lieu de veiller à l'équilibre et à l'augmentation des garanties de prestations, les assurés risquent de subir des réductions de rentes supplémentaires allant jusqu'à 3200 francs par an avec la réforme de la LPP. La réforme ignore que les caisses de pension accumulent de plus en plus de réserves inutiles au détriment des assurés. Le problème de l'augmentation des frais de gestion n'est pas non plus résolu, ce qui fait que moins d'argent parvient aux assuré-e-s. Au contraire, la réforme entraîne une bureaucratie supplémentaire et donnera lieu à des décisions arbitraires en matière de rentes. L'USS s'engagera donc avec véhémence contre cette arnaque.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10197</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2024 15:39:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-federale-permettant-detendre-le-champ-dapplication-de-la-convention-collective-de-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10194</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2024 13:58:31 +0200</pubDate><title>Nombre de membres en hausse dans les syndicats de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nombre-de-membres-en-hausse-dans-les-syndicats-de-luss</link><description>Première augmentation d’effectifs depuis dix ans</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CH">L’USS, qui constitue de loin la plus grande organisation faîtière syndicale de Suisse, comptait à la fin de l’année dernière 315&nbsp;790&nbsp;membres (+0,19&nbsp;%). Les syndicats affiliés à l’USS affichent ainsi leur première hausse d’effectifs depuis dix ans, avec près de 600&nbsp;membres supplémentaires. En outre, la proportion de femmes atteint avec 32,8&nbsp;% un nouveau record. Alors qu’elle perdait 1363&nbsp;hommes (-0,64&nbsp;%), l’USS compte désormais dans ses rangs 1963&nbsp;femmes supplémentaires (+1,93&nbsp;%).</span></p><p><span lang="FR-CH">Cette croissance tient aussi à l’adhésion des deux fédérations HelvetiCA (contrôleuses et contrôleurs aériens) et SPV (corps enseignant vaudois). Or même sans ces adhésions, la diminution d’effectifs aurait été bien inférieure à 1&nbsp;% (-2284&nbsp;</span><span style="font-family:&quot;Cambria Math&quot;,serif;" lang="FR-CH">≙</span><span lang="FR-CH"> -0,72&nbsp;%), soit le plus faible taux de sorties enregistré depuis 2016. L’évolution des membres a été particulièrement réjouissante au syndicat du personnel de cabine kapers, en hausse de presque 20&nbsp;% (+462&nbsp;</span><span style="font-family:&quot;Cambria Math&quot;,serif;" lang="FR-CH">≙</span><span lang="FR-CH"> +19,41&nbsp;%). Quant aux fédérations en recul, leur dynamique baissière s’est fortement ralentie.</span></p><p>Effectifs 2023/22 des fédérations affiliées à l'USS</p><figure class="table" style="height:888px;width:962px;"><table><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td><strong>2023</strong></td><td><strong>2022</strong></td><td><strong>Femmes 2022</strong></td><td><strong>Part des femmes en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td>174’540</td><td>175’274</td><td style="height:13.5pt;width:72pt;">48’203</td><td style="height:13.5pt;width:80pt;">27.63</td></tr><tr><td>SEV</td><td>36’916</td><td>37’237</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">7’228</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">19.58</td></tr><tr><td>SSP</td><td>32’037</td><td>32’142</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">18’553</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">57.91</td></tr><tr><td>syndicom</td><td>29’034</td><td>29’181</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">9’255</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">31.88</td></tr><tr><td>SIT</td><td>9’165</td><td>9’258</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">4’925</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">53.74</td></tr><tr><td>APC</td><td>7’378</td><td>7’669</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">2’172</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">29.44</td></tr><tr><td>ASEB</td><td>5’691</td><td>6’306</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’926</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">33.84</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td>3’785</td><td>3’815</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">2’712</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">71.65</td></tr><tr><td>kapers</td><td>2’842</td><td>2’380</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’870</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">65.80</td></tr><tr><td>SSM</td><td>2’666</td><td>2’739</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’156</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">43.36</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td>2’614</td><td>2’719</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">409</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">15.65</td></tr><tr><td>SSPM</td><td>2’476</td><td>2’516</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">1’545</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">62.40</td></tr><tr><td>SPV</td><td>2’232</td><td>— <sup>1</sup></td><td style="border-top-style:none;height:15.75pt;">1’875</td><td style="border-top-style:none;height:15.75pt;">84.01</td></tr><tr><td>USDAM</td><td>1’687</td><td>1’719</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">710</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">42.09</td></tr><tr><td>ScèneSuisse</td><td>1’350</td><td>1’384</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">747</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">55.33</td></tr><tr><td>HelvetiCA</td><td>652</td><td>— <sup>1</sup></td><td style="border-top-style:none;height:14.25pt;">119</td><td style="border-top-style:none;height:14.25pt;">18.25</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td>530</td><td>561</td><td style="border-top-style:none;height:13.5pt;">14</td><td style="height:13.5pt;">2.64</td></tr><tr><td>ESPA</td><td>262</td><td>267</td><td style="height:15.75pt;">11</td><td style="height:15.75pt;">4.20</td></tr><tr><td>New Wood</td><td>23</td><td>23</td><td style="height:16.5pt;">12</td><td style="height:16.5pt;">52.17</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td><strong>315’790</strong></td><td><strong>315’190</strong></td><td><strong>101’479</strong></td><td style="border-top-style:none;height:20.1pt;"><strong>32.76</strong></td></tr></tbody></table></figure><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><sup>1</sup>Adhésion 2023</p><p>&nbsp;</p><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><figure class="table"><table><tbody><tr><td>Unia :</td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td>Syndicat du personnel des transports</td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td>Syndicat des médias et de la communication</td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td>Association professionnelle suisse du travail social</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td>Le syndicat compétent du personnel des douanes</td></tr><tr><td>SSPM :</td><td>Société suisse de pédagogie musicale</td></tr><tr><td>kapers:</td><td>Syndicat du personnel de cabine</td></tr><tr><td>SPV:</td><td>Société pédagogique vaudoise</td></tr><tr><td>USDAM :</td><td>Union suisse des artistes musiciens</td></tr><tr><td>ScèneSuisse&nbsp;:</td><td>Association des professionnels des arts de la scène</td></tr><tr><td>HelvetiCA:</td><td>Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens (HelvetiCA, Swiss Controllers Association)</td></tr><tr><td>Nautilus:</td><td>Syndicat du personnel de la navigation</td></tr><tr><td>ESPA:</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood:</td><td>Syndicat New Wood des Nations Unies</td></tr></tbody></table></figure><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_demostart160923_sgb-tf_f50d3619d6.webp" length="703180" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10190</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2024 10:01:00 +0200</pubDate><title>L’heure est à un changement de cap dans la politique des revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rapport-repartition-2024-changement-de-cap-dans-la-politique-des-revenus</link><description>Rapport sur la répartition 2024 de l’USS : les seuls gagnants sont les très hauts salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salaires réels bas et moyens stagnent ; la charge due aux primes d’assurance-maladie est devenue trop lourde à porter. La politique fiscale de la Suisse va clairement dans la mauvaise direction. Les revenus bas et moyens sont ponctionnés, tandis que les très hauts revenus et les personnes aisées tirent leur épingle du jeu. Les plus hauts salaires se sont même envolés. Les entreprises versent des dividendes en hausse. Et les cantons diminuent les impôts frappant les hauts revenus et la fortune. L’heure est à une refonte de la politique des salaires et des revenus. Pour que les personnes qui doivent travailler dur au quotidien s’en sortent financièrement.</p><p>Les salaires réels bas et moyens risquent de connaître une «&nbsp;décennie perdue&nbsp;». Aujourd’hui, les salaires ne sont pas beaucoup plus élevés qu’en 2016 en valeur réelle. En effet, de nombreux employeurs ont certes facturé des prix plus élevés à leur clientèle, mais sans juger bon d’accorder à leur personnel la compensation du renchérissement. Les cadres et les plus hauts revenus gagnent par contre aujourd’hui 3000&nbsp;francs de plus par mois (1&nbsp;% des salarié-e-s les mieux payés). Pour la première fois, plus de 4000&nbsp;personnes en Suisse perçoivent un salaire annuel égal ou supérieur à un million de francs. «&nbsp;L’individualisation de la politique salariale bénéficie de manière disproportionnée aux cadres et aux top managers. Pour que les travailleuses et travailleurs reçoivent leur part des richesses qu’ils produisent, il faut au contraire à nouveau davantage de hausses généralisées des salaires&nbsp;», affirme Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><h3 class="heading--h4">La politique fiscale actuelle renforce les inégalités</h3><p>La politique fiscale fait également le jeu des personnes aisées et de la classe supérieure. Les cantons se sont remis à réduire les impôts sur le revenu et la fortune, et de nouvelles baisses sont à l’ordre du jour. D’un autre côté, les primes d’assurance-maladie grèvent toujours plus le budget des revenus inférieurs ou moyens – d’autant plus que les cantons n’augmentent que faiblement leurs subsides au paiement des primes. Une famille de quatre personnes paie déjà aujourd’hui plus de 1000 francs par mois – même avec un modèle du médecin de famille ou de type HMO. « Au lieu de corriger la répartition inégale des revenus, la politique fiscale actuelle renforce les inégalités, en particulier parce que les primes-maladie, qui ne sont rien d’autre qu’un impôt par tête, augmentent sans cesse », constate Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Une fois les impôts et le loyer payés, les personnes à revenus normaux ou bas ont moins pour vivre aujourd’hui qu’en 2016. La situation financière des ménages les plus aisés s’est par contre améliorée. Leurs revenus bruts ont augmenté. Et comme la Suisse est le seul pays d’Europe à financer son système de santé avec un impôt par tête, ils sont moins sollicités qu’ailleurs pour couvrir l’évolution des coûts de la santé. La Suisse est dès lors le pays d’Europe qui corrige le moins les inégalités de répartition.</p><h3 class="heading--h4">Il faut des augmentations <span class="--l --r sentence_highlight hover:bg-[#B4DAE8] hover:dark:bg-blue-next-600">salariales</span> substantielles</h3><p>L’heure est à un tournant dans la politique des salaires et des revenus. Il est temps d’augmenter vigoureusement les salaires réels normaux ou bas. Quiconque a fait un apprentissage devrait gagner au moins 5000 francs par mois. Plus généralement, tous les salaires devraient se monter à 4500 francs au minimum. De telles augmentations de salaires sont économiquement possibles. Les affaires marchent bien et les entreprises réalisent des marges confortables. « Pour que le retard accumulé en matière de salaires soit compensé, il faut cet automne de substantielles augmentations, en particulier pour les revenus bas et moyens et dans les branches où travaille une majorité de femmes. Nous placerons la question salariale au centre cet automne, dans les entreprises et dans la rue », déclare Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia.</p><h3 class="heading--h4"><span class="--l --r sentence_highlight">Renforcer le pouvoir d'achat</span></h3><p>En matière de politique fiscale, il faut réduire les « impôts par tête » que constituent les primes d’assurance maladie – en augmentant les budgets consacrés à la réduction de primes. C’est précisément ce que prévoit l’initiative d’allègement des primes. Personne ne doit consacrer plus de 10 % de son revenu aux primes d’assurance-maladie. Les baisses prévues des impôts sur le revenu et la fortune vont par contre dans la mauvaise direction. Elles améliorent encore la situation de personnes qui n’en ont pas besoin.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10187</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:55:01 +0200</pubDate><title>Non à l’initiative « pour la liberté et l’intégrité physique »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-pour-la-liberte-et-lintegrite-physique</link><description>Position de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">L'USS rejette clairement l'initiative, car elle n'offre aucun avantage aux travailleurs et conduira au contraire à une insécurité juridique, notamment en ce qui concerne les mesures de protection prises par l'Etat sur le lieu de travail pendant les pandémies.</span></p><p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">L'initiative populaire intitulée "Pour la liberté et l'intégrité physique" demande que toute atteinte à l'intégrité physique ou mentale, notamment les vaccinations, soit soumise au consentement explicite des personnes. Elle souhaite limiter la portée de mesures qui seraient prescrites par l'Etat. Les initiants militent en particulier contre une obligation de vaccination qui n'existe pas et qui est purement théorique.</span></p><p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">L'initiative est toutefois formulée de manière très large ou peu claire et pourrait avoir une influence négative sur de nombreux domaines de l'action de santé publique.</span></p><p><span style="font-size:12.0pt;" lang="FR-CH">Ironiquement, l'initiative ne concerne pas les relations entre personnes privées, de sorte que les employeurs pourraient continuer à fixer des mesures telles que des prescriptions de vaccination dans le contrat de travail. En revanche, la protection de la santé par la loi serait limitée. C’est inacceptable, et il faut donc voter clairement non à cette initiative.</span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10185</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:44:01 +0200</pubDate><title>Les employeurs ont privé leur personnel d’augmentations de salaire méritées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-employeurs-ont-prive-leur-personnel-daugmentations-de-salaire-meritees</link><description>Les salaires réels se situent en dessous du niveau de 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’année dernière, les salaires ont à nouveau diminué de 0,4 %, une fois le renchérissement déduit. Alors même que l’économie se porte bien et que beaucoup d’entreprises ont affiché des bénéfices record. Et cette contraction salariale dure depuis trois ans. Une telle situation ne s’était jamais vue depuis le début des statistiques sur les salaires, après la Deuxième Guerre mondiale. Les salaires sont entre-temps plus bas qu’en 2015. La situation est particulièrement préoccupante dans la branche postale (-3,7 %), où il appartient de fait à la Confédération de réguler les rémunérations.</p><p>Les employeurs ont privé leur personnel d’augmentations méritées. Dans le passé, les salaires réels progressaient plus au moins au même rythme que la productivité. L’indice des salaires affiche ainsi, entre 2005 et 2015, une hausse proche de 0,9 % par an. Après 2015, les travailleuses et travailleurs ont continué à contribuer largement à la croissance économique. Les salaires devraient dès lors se situer aujourd’hui, en valeur réelle, près de 7 % au-dessus de leur niveau actuel. D’où un énorme besoin de rattrapage salarial.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10183</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:00:40 +0200</pubDate><title>Pour les assuré-e-s et le personnel de la santé : NON au frein aux coûts !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-les-assure-e-s-et-le-personnel-de-la-sante-non-au-frein-aux-couts</link><description>Les bonnes raisons pour un NON clair le 9 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative pour un frein aux coûts ni ne résout le problème du financement antisocial, ni n’économise là où il le faudrait. Si elle était acceptée, on devrait bien au contraire craindre que la médecine à deux vitesses et la politique d’austérité sur le dos du personnel ne continuent à se développer. C’est pourquoi un NON clair à cette dangereuse initiative s’impose le 9 juin prochain.</p><h3 class="heading--h4">Une logique erronée</h3><p>L’initiative pour un frein aux coûts veut qu’à l’avenir «&nbsp;les coûts évoluent conformément à l’économie nationale et aux salaires moyens&nbsp;». Si cela n’est pas le cas, les partenaires tarifaires dans un premier temps et ensuite la Confédération et les cantons devront prendre des mesures visant à faire baisser les coûts. L’initiative part de la logique selon laquelle il suffirait d’économiser suffisamment et de manière efficace pour que les primes-maladie baissent et que les problèmes de financement du système de santé suisse soient résolus. Cette approche est très dangereuse et ce, à plusieurs égards.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Affairisme et sur-approvisionnement en soins&nbsp;: un important potentiel d’économies</h3><p>Selon plusieurs rapports officiels, on pourrait économiser soi-disant facilement 20&nbsp;% des dépenses sans entraîner de limitation des soins ni de réduction de la qualité. De fait, le potentiel d’économies dans le système de santé est sans doute considérable et il est absolument nécessaire de juguler le gaspillage, le sur-approvisionnement et l’affairisme existants. Finalement, il s’agit ici d’un domaine essentiel du service public qui doit à juste titre, aussi dans tous les autres domaines, satisfaire à des exigences et à des contrôles budgétaires clairs. Qu’est-ce qui ne fonctionne pas&nbsp;? Prenons trois exemples&nbsp;: l’industrie pharmaceutique fait des affaires en or avec l’assurance de base&nbsp;: le prix des médicaments est bien trop élevé et le recours aux génériques bien trop rare. Les hôpitaux privés et, à travers les assurances complémentaires, les assureurs se jettent toujours sur les traitements rentables, opèrent trop souvent et chargent ainsi directement l’assurance de base. Et la numérisation n’existe encore nulle part dans le système de santé suisse, ce qui coûte toujours plus cher et doit enfin changer (on trouve désormais à l’étranger suffisamment d’exemples qui fonctionnent).&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Le financement antisocial et la charge des primes subsisteraient</h3><p>Mais potentiel d’économies ou pas, même si l’on pouvait économiser 20&nbsp;% avec des mesures «&nbsp;indolores&nbsp;», cela ne résoudrait en aucun cas le problème du financement antisocial à travers des primes individuelles (par tête). Nous retrouverions alors le niveau des primes de 2018. Or c’est précisément cette année qu’a été lancée l’initiative des 10&nbsp;%, parce que la charge des primes supportée par les ménages à bas ou moyen revenu avait déjà pris des proportions inacceptables.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Mise en œuvre dangereuse par un parlement sous la coupe d’un lobby</h3><p>Concernant les coûts, la réalité politique en matière de santé est à vrai dire beaucoup plus sombre. Une grande partie des mesures de maîtrise des coûts jugées judicieuses par les syndicats est bloquée depuis des années par un Parlement sous la coupe d’un lobby, ce qui concerne tout aussi bien le financement social de l’assurance-maladie. Parmi ces opposants, on trouve aussi une partie non négligeable du parti même qui a lancé l’initiative pour un frein aux coûts&nbsp;: Le Centre. Et c’est précisément ce Parlement qui devrait mettre un jour en œuvre cette dernière en cas d’acceptation. C’est pourquoi on devrait alors s’attendre à ce que des économies soient faites là où elles n’ont absolument pas lieu d’être faites, c’est-à-dire dans le personnel et la qualité des soins.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Pour le personnel,&nbsp;c’est l’inverse d’économies qui est de mise&nbsp;</h3><p>C’est connu, le personnel de la santé est à bout de souffle depuis des années et souffre chroniquement d’une pression aux économies qui continue à s’accroître. S’ajoute à cela la pénurie de personnel déjà existante, qui ne cesse de s’aggraver et qui augmentera encore plus ces prochaines années en raison de l’évolution démographique. C’est pour cela que ce dont on a besoin, c’est de la mise en œuvre sans délai de l’initiative sur les soins infirmiers acceptée par une grande majorité de la population. Et cette initiative est le contraire d’un frein aux coûts dans le domaine du personnel&nbsp;!</p><h3 class="heading--h4">Une armoire à poisons pour développer la médecine à deux vitesses</h3><p>Si l’on n’économisait pas dans le personnel, des coupes risqueraient alors d’être faites dans les soins ainsi que concernant leur accès. L’armoire à poisons pour ce faire de la droite est pleine à ras bord&nbsp;: «&nbsp;assurance-maladie light pour les personnes de condition modeste&nbsp;», compte épargne-santé, franchises allant jusqu’à 10&nbsp;000&nbsp;francs, coupes drastiques dans le catalogue des prestations, développement des assurances complémentaires, etc. Il est clair que tout cela économiserait des coûts dans l’assurance de base, mais à un prix sociétal et social inacceptable. La médecine à deux vitesses s’est déjà beaucoup trop développée dans notre système de santé. Cela, surtout à cause de l’importante participation des assuré-e-s aux coûts (en sus de la charge des primes) qui dissuade toujours plus de personnes à bas revenu de se rendre chez le médecin, même lorsqu’il est urgent de le faire.&nbsp;</p><h3 class="heading--h4">Contre-projet et initiative des 10&nbsp;%&nbsp;: des solutions bien meilleures pour freiner les coûts</h3><p>L’initiative pour un frein aux coûts est la clé de l’armoire à poisons de la majorité parlementaire sous la coupe d’un lobby. Elle entraînerait une désolidarisation encore plus prononcée dans le système de santé. C’est pourquoi il faut clairement la rejeter. Dans ce cas, c’est le contre-projet indirect adopté par le Parlement qui entrerait en vigueur. Celui-ci donne à la Confédération et aux cantons la compétence d’agir sur les tarifs, ce qui devrait avoir une incidence positive pour les payeurs et payeuses de primes. Mais il y a plus important encore&nbsp;: le OUI à l’initiative d’allègement des primes le 9 juin est non seulement le meilleur moyen de réduire la charge des primes, mais aussi de baisser les coûts. Cela, parce que la Confédération et les cantons auront enfin, avec le développement des réductions des primes qui en découlera, un grand et vrai intérêt commun de s’opposer à la puissance du lobby de la pharma, des assureurs complémentaires et des hôpitaux privés ainsi que de limiter efficacement la course aux profits qu’il mène au détriment des primes et des contribuables.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/8/csm_Gesundheitskosten-Arztin-rechnet_AndreyPopov-ist_dcf79ca767.webp" length="104826" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10179</guid><pubDate>Wed, 24 Apr 2024 15:53:58 +0200</pubDate><title>Pas d’économies dans la formation !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pas-deconomies-dans-la-formation</link><description>Commentaire de l&#039;USS sur le message FRI 2025 - 2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dès fin avril commence l’examen préalable dans les commissions compétentes du prochain Message FRI 2025-2028, qui définit les priorités et le cadre financier dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Pour l’Union syndicale suisse (USS), c’est le moment de se positionner clairement encore une fois contre les propositions d’économies de la Confédération.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Pour une priorisation du domaine FRI</strong></h3><p>Selon le Message FRI 2025-2028, le Conseil fédéral veut maintenir l’objectif « La Suisse reste leader dans la formation, la recherche et l’innovation ». En ce sens, la Suisse doit mieux exploiter son potentiel de main-d’œuvre et investir nettement plus dans la formation et la formation continue. Cela nécessite une offensive en matière de formation, y compris une priorisation politique des investissements liés.<br>Par le passé, les investissements dans le domaine FRI ont toujours été adaptés par la Confédération à la croissance attendue du nombre de personnes en formation et d’étudiant-e-s. Le Message FRI 2025-2028 marque une nette rupture. Il menace de détériorer les conditions d’encadrement, d’accroître la dépendance vis-à-vis des fonds de tiers, d’engendrer une perte de qualité de la formation, de restreindre les admissions et le nombre de places de formation, de réduire les prestations et d’augmenter les taxes d’études.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Cadre financier insuffisant</strong></h3><p>Selon le projet mis en consultation début juin 2023, le Conseil fédéral proposait pour le domaine FRI une enveloppe financière de 29,7 milliards de francs, ainsi qu’une augmentation des moyens nominaux de 2 %. Dans sa réponse à la consultation, l’Union syndicale suisse (USS) avait exigé un taux de croissance moyen réel d’au moins 2,5 %, ainsi que l’abandon du plafonnement. Le renchérissement prévu doit être compensé et les dépenses doivent adaptées à l’augmentation du nombre d’étudiant-e-s. Mais le Conseil fédéral veut désormais plafonner la croissance nominale des moyens non corrigée du renchérissement à seulement 1,6 %, et a encore réduit le projet d’un demi-milliard de francs à 29,2 milliards dans le cadre du plan financier de la législature, sans pour autant adapter les objectifs et les priorités d’encouragement. Compte tenu du renchérissement et de l’augmentation attendue du nombre de personnes en formation et d’étudiant-e-s, le Message FRI 2025-2028 proposé par le Conseil fédéral est de facto un projet d’économie, équivalant à un démantèlement de la formation et de la recherche.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Non à la cannibalisation des différents domaines de la formation</strong></h3><p>Les différents domaines de la formation (formation professionnelle, formation supérieure, formation continue) ne doivent pas être mis en concurrence. Malgré toute l’excellence prônée, la Suisse n’atteint pas son objectif de 95 % de jeunes de 25 ans titulaires d’un diplôme du sec. II ; et environ 300’000 actifs de 25 à 50 ans ne disposent d’aucun diplôme professionnel. À raison, la formation continue a été donc été définie comme priorité d’encouragement dans le Message FRI 2025-2028. C’est juste et important pour relever les défis urgents de la société. D’autant plus qu’au vu de l’évolution démographique, la Suisse doit mieux exploiter son potentiel de main-d’œuvre indigène en améliorant l’intégration des migrant-e-s, des femmes et des travailleuses et travailleurs seniors sur le marché du travail.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Contre les économies faciles dans la formation</strong></h3><p>À cause d’une interprétation stricte du frein à l’endettement, le Conseil fédéral veut maintenant faire des économies, malgré le faible niveau d’endettement de la Suisse en comparaison internationale. Car il ne prend en compte que le côté des dépenses. L’équilibre du budget fédéral pourrait également être atteint par des recettes supplémentaires, mais cela n’est guère discuté. À la place, des coupes transversales linéaires de 1,4 % sur toutes les dépenses faiblement liées s’imposent, qui touchent le Domaine FRI de manière disproportionnée. La politique fédérale considère la plupart des postes de dépenses du Domaine FRI comme des « dépenses faiblement liées ». Elles doivent être utilisées pour des corrections budgétaires à court terme pour assainir le budget. En bref, malgré toutes les assurances du contraire, c’est dans la formation qu’il faut désormais économiser.</p><h3 class="heading--h4">Le parlement doit corriger le tir</h3><p>Si le Conseil fédéral ne veut pas voir de marge de manœuvre pour des raisons de politique financière, le parlement doit maintenant agir. Une entreprise politiquement difficile, à une époque où l’argent est vite dépensé pour le sauvetage de banques ou l’armée. L’USS et ses fédérations membres s’engageront de toutes leurs forces pour que la Suisse fasse suivre la proclamation de son leadership en matière de formation, de recherche et d’innovation par des actes.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_ETH-Zuerich_Foto_josipivankovicunsplash_96d259b181.webp" length="381816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10171</guid><pubDate>Wed, 17 Apr 2024 14:46:51 +0200</pubDate><title>Plafonner enfin le pire des impôts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plafonner-enfin-le-pire-des-impots</link><description>Discours de Pierre-Yves Maillard lors de la conférence de presse sur l’initiative d’allègement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 9 juin, le peuple suisse aura une chance qui ne se représentera pas avant longtemps. Il pourra enfin régler un problème que la majorité politique ne veut pas traiter. Il pourra corriger une anomalie fiscale scandaleuse et donner une limite constitutionnelle au pire des impôts, en votant oui à l’initiative d’allègement des primes d’assurance-maladie.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Où sont les esprits libéraux&nbsp;?</strong></h3><p>Le monde politique et médiatique suisse est sans doute l’un de ceux qui compte la plus grande densité d’esprits qui se disent libéraux. Il y a des libéraux écolos, des libéraux conservateurs, des ultralibéraux, etc. Alors comment se fait-il que la Suisse ait inventé un impôt qui n’a pas de limite&nbsp;? La prime d’assurance-maladie doit être payée par tous, y compris par les enfants. D’autres assurances sont obligatoires, mais l’assurance-maladie s’impose à toute la population. On n’est pas obligé de posséder une voiture ou une maison et donc de s’assurer contre les risques qu’entraîne la possession de ces biens. Mais on est obligé de s’assurer contre les risques de maladie et accidents.</p><p>La prime d’assurance-maladie est donc techniquement un prélèvement obligatoire. Si on ne la compte pas dans la comparaison internationale des quote-part fiscales, c’est à cause d’une particularité unique&nbsp;: ce sont des entités privées qui la prélèvent. Ainsi, on peut croire que la Suisse a une quote-part fiscale inférieure aux autres pays de l’OCDE. Même Economiesuisse, dans un communiqué du 22 décembre 2014, trouve cela étrange et fait remarquer que si, comme tous les pays de l’OCDE, nous comptions l’assurance-maladie obligatoire dans la quote-part fiscale, celle-ci serait plus élevée que la moyenne en Suisse, à près de 40&nbsp;% du PIB.</p><p>La Suisse a donc inventé un impôt injuste, prélevé par tête, qui ne se voit pas dans les comparaisons internationales et qui n’est soumis à aucune limite. Des décisions privées, seulement validées par l’administration, en fixent le montant. Cet impôt inique peut donc augmenter chaque année sans l’aval d’aucun Parlement ou du peuple. Tous les autres impôts connaissent une limite dans la loi ou dans la Constitution, sauf la prime d’assurance-maladie. Or le consentement à l’impôt est un principe cardinal d’une démocratie dite «&nbsp;libérale&nbsp;». Mais les esprits libéraux en Suisse trouvent cette situation normale.</p><p>Cette anomalie s’explique par une raison simple : cet impôt sans limite ne fait mal ni aux riches, ni aux entreprises, mais aux gens qui travaillent et à la classe moyenne. C’est pourquoi c’est le seul qu’on laisse augmenter chaque année.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Ce n’est pas l’initiative qui génère les coûts</strong></h3><p>On entend les opposants à notre initiative dire que notre initiative entraînerait des coûts exorbitants. Des chiffres effrayants sont articulés. Les modèles déjà existants de plafonnement des primes aux Grisons et dans le canton de Vaud montrent que ces scenarios effrayants ne se réalisent pas dans la pratique. Dans le canton de Vaud, après l’introduction du plafonnement à 10% de la charge d’assurance-maladie, les autres impôts n’ont pas été augmentés. Ils ont au contraire baissé. Plutôt que de faire des théories, pour une fois, on peut observer les effets d’une idée dans la réalité. Et cela montre que notre idée est possible et finançable.</p><p>Mais surtout, il faut dire une chose. Ceux qui parlent des milliards de coût de notre initiative font semblant d’oublier que ces coûts ne sont pas générés par l’initiative. Notre initiative ne crée aucune prestation de santé supplémentaire. Elle remplace simplement par un plafonnement l’actuelle solution de facilité qui consiste à envoyer chaque année à la population une facture de prime plus haute. Au lieu de cela, à partir d’une certaine limite, la facture reviendrait à la collectivité, et alors la majorité politique devrait prendre ses responsabilités, et faire enfin les économies qui s’imposent. Le Centre et la droite disent qu’il y en a beaucoup de possibles. Ils devront enfin les mettre en œuvre.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Alors, on veut des aides ciblées pour la population active ou pas ?</strong></h3><p>Pendant la campagne sur la 13ème rente AVS, la droite, le centre et les milieux patronaux ont admis que notre population connaît un problème sérieux de baisse de son pouvoir d’achat. Mais ils ont combattu la 13ème rente parce que, selon eux, elle ne bénéficiera pas aux jeunes et qu’elle n’est pas ciblée. Notre initiative pour le plafonnement des primes répond à ces deux objections. Elle est ciblée sur les familles et les personnes à revenu moyen et elle intègre les actifs. Il y a autant d’actifs que de retraités qui souffrent de primes d’assurance-maladie qui pèsent 15 ou même 20% de leur revenu net.</p><p>Malgré cela, maintenant, le Centre, la droite et les milieux patronaux combattent quand même notre initiative d’allègement des primes. En fait, ils ne veulent rien faire, ni pour les actifs, ni pour les retraités. Ni des mesures générales, ni des mesures ciblées. La baisse du pouvoir d’achat de la population n’est pas leur problème. Ils n’ont rien à proposer. Rien.<br>&nbsp;</p><h3 class="heading--h4"><strong>Après juin, vient septembre</strong></h3><p>Après le 9 juin, il sera trop tard. Et dans les cinq prochaines années, le peuple suisse n’aura plus aucune occasion de se libérer du fardeau des primes. La machine infernale à augmenter le pire des impôts s’est emballée et les lobbyistes au Parlement empêchent les économies rapides et efficaces. Donc septembre 2024 viendra avec de nouvelles augmentations importantes de primes. Puis septembre 2025. Puis septembre 2026. Puis septembre 2027, et ainsi de suite. Le seul espoir est le 9 juin 2024. Après, il sera trop tard. Alors il faut voter un oui massif à l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_Pierre-Yves_Maillard_c-yoshikokusano-pour-luss_9a7da9e683.webp" length="63532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10166</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2024 10:44:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la protection du climat</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-la-protection-du-climat</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10164</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2024 10:35:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures de réduction de la consommation d’énergie électrique dans la radio communication mobile</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-les-mesures-de-reduction-de-la-consommation-denergie-electrique-dans-la-radio-communication-mobile</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10162</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2024 10:21:00 +0200</pubDate><title>Train d’ordonnances agricoles 2024 / Politique agricole à partir de 2022 (PA 22+)</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/train-dordonnances-agricoles-2024-politique-agricole-a-partir-de-2022-pa-22</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10158</guid><pubDate>Thu, 11 Apr 2024 12:16:28 +0200</pubDate><title>Baisser les primes, augmenter les salaires !</title><link>https://www.uss.ch/1mai</link><description>1er Mai 2024 : l&#039;appel et les infos et dates de toute las Suisse</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/9/csm_1mai2024_FR_1200x900_7db895e7ee.webp" length="19928" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10168</guid><pubDate>Mon, 08 Apr 2024 11:05:00 +0200</pubDate><title>Modifications du droit du bail : loyer initial et loyers usuels dans la localité ou le quartier </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-du-droit-du-bail-loyer-initial-et-loyers-usuels-dans-la-localite-ou-le-quartier</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10151</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2024 17:09:48 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS doit faire l’objet d’une introduction rapide et qui ménage le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-doit-faire-lobjet-dune-introduction-rapide-et-qui-menage-le-pouvoir-dachat</link><description>Mise en œuvre de l’initiative pour la 13e rente AVS
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision rapide prise par le Conseil fédéral s’agissant de la mise en œuvre de l’initiative pour la 13e rente AVS. Tant le résultat clair du scrutin que le texte constitutionnel adopté l’exigent. Le texte d’initiative est directement applicable et garantit à toutes les personnes à la retraite une 13e rente dès 2026.</p><p>L’USS salue la décision du Conseil fédéral de verser une fois par année la 13e rente AVS. Elle s’engage pour que celle-ci soit financée à travers une augmentation des cotisations salariales, comme elle l’a toujours souligné pendant la campagne de votation. Ce financement est en effet particulièrement social. En outre, il ne nécessite qu’une modification de la loi, ce qui permet une mise en œuvre rapide. Il s’agit de fait ici de la solution de financement de la 13e rente AVS qui ménage le plus le pouvoir d’achat, une solution qui ne devrait guère se faire sentir pour la population. Car les cotisations sociales ont baissé ces derniers temps. Et elles continueront probablement de le faire. Ainsi, le financement additionnel destiné à la 13e rente AVS ne fera que compenser ces baisses.</p><p>L’USS ne comprend par contre pas les coupes prévues dans la contribution de la Confédération à l’AVS sous le prétexte de l’introduction de la 13e rente AVS. Il n’est pas possible d’entamer la stabilité financière du fonds de compensation de l’AVS. Ni que la population doive accepter indirectement une hausse supplémentaire des cotisations en raison de la situation des finances fédérales. L’USS se prononce pour que le financement de la part de la Confédération à l’AVS se fasse à travers les recettes fiscales supplémentaires entraînées par la 13e rente AVS. Et une part cantonale au financement de l’AVS doit à nouveau être introduite, ainsi que l’a prévu jusqu’en 2008 l’article 103 de la LAVS.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_240303_abstimmungsanlass_ahvx13_a0d4b3ec4e.webp" length="298894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10149</guid><pubDate>Tue, 26 Mar 2024 16:20:49 +0100</pubDate><title>Oui le 9 juin 2024 à la loi sur l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-le-9-juin-2024-a-la-loi-sur-lelectricite</link><description>Assurer l&#039;approvisionnement et les emplois, renforcer le service public</description><content:encoded><![CDATA[<h4>Teneur</h4><p>Cette loi sur l’électricité (loi relative à un approvisionnement en électricité sûr reposant sur des énergies renouvelables) est une révision de la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl) ainsi que de la loi sur l’énergie (LEne). Elle est pour l’essentiel un projet relatif à la poursuite et au développement de divers instruments d’encouragement des énergies renouvelables et, ainsi, de la mise en œuvre rapide de la Stratégie énergétique 2050. Cette dernière prévoit l’abandon total des agents énergétiques fossiles et atomiques, raison pour laquelle – afin de remplacer le parc nucléaire et d’électrifier la mobilité et les systèmes de chauffage – les sources d’énergie renouvelable (soleil, vent, eau) doivent être massivement et rapidement développées. Si cela était laissé au bon vouloir du marché, un échec serait certain. Ci-après, quelques axes importants de la loi sur l’électricité :</p><ul><li>Les objectifs de développement et les instruments d’encouragement se focalisent clairement sur le développement du solaire à partir de l’infrastructure existante. Afin de renforcer la production pendant le semestre hivernal, s’y ajoute un développement limité des installations solaires dans les Alpes, des éoliennes et des centrales hydrauliques. Les trois quarts environ de ce développement se feront sur la base de l’infrastructure existante. La loi modifie aussi, en rapport avec le développement dans les surfaces libres, plusieurs dispositions de protection du paysage. La pesée des intérêts reste toutefois intacte.</li><li>La loi sur l’électricité ne prévoit pas uniquement le développement de la production d’énergie renouvelable, mais aussi la mise en œuvre de mesures d’efficacité. Jusqu’en 2035, il s’agira d’économiser 2 TWh par année à travers des efforts en matière d’efficacité. Désormais, les fournisseurs d’électricité seront contraints d’économiser à travers de telles mesures chez leurs client-e-s 2 % d’électricité par rapport à la même période de l’année précédente.</li><li>Les décisions du Parlement ont également modifié la base légale de calcul des tarifs de l’énergie. Désormais, la production propre indigène d’énergie renouvelable devra servir pour une part minimum à l’approvisionnement de base et y être facturée selon les coûts de production. L’électricité potentiellement achetée en plus devra en outre être acquise selon des stratégies qui « les (les gestionnaires de réseau) prémunissent le mieux possible contre les fluctuations de prix du marché ». La disposition sur les tarifs de l’approvisionnement de base diffère donc considérablement du « principe du prix axé sur le marché ». Cela permettra en particulier de mettre également enfin un terme aux « petits jeux » autorisés, grâce auxquels les entreprises énergétiques ont pu répercuter en partie légalement des coûts d’acquisition élevés payés pour les client-e-s libres sur les client-e-s bénéficiant de l’approvisionnement de base.</li><li>Important : l’ouverture intégrale du marché de l’électricité, actuellement à nouveau débattue dans le cadre des négociations avec l’Union européenne, faisait partie intégrante du projet du Conseil fédéral de loi sur l’électricité. Le Parlement a toutefois complètement biffé du projet de loi une libéralisation totale, et cela dès le début des délibérations.</li></ul><h4>Appréciation</h4><ul><li>La loi sur l’électricité s’intègre a priori bien dans l’approche syndicale de la « transition énergétique en tant que service public » et mérite de ce fait notre soutien. Avec la transformation accélérée du système énergétique, le besoin de main-d’œuvre croît aussi dans les secteurs concernés des branches de l’énergie et de la construction. Et fondamentalement, en renforçant la sécurité d’approvisionnement, on renforce simultanément la sécurité de l’emploi.</li><li>Les nouvelles règles concernant la fixation des tarifs énergétiques dans l’approvisionnement de base seront à long terme synonymes, pour les petits client-e-s, de prix équitables et stables, ce qui est très important sous l’angle du pouvoir d’achat. En outre, l’abandon des agents énergétiques fossiles et atomiques rendra la Suisse plus indépendante des livraisons d’énergie et de matières premières par l’étranger et donc moins sensible aux crises géopolitiques et aux flambées des prix sur les marchés mondiaux.</li><li>La loi sur l’électricité n’est pas parfaite. Par exemple, les mesures d’efficacité déjà mentionnées seront financées à travers une majoration, évaluée à 0,2 centime/KWh, du tarif d’utilisation du réseau. Cette mesure doit toutefois être considérée en relation avec la hausse du tarif de l’énergie d’en moyenne presque 5 centimes/kWh durant l’année écoulée. En outre, le supplément sur les coûts de transport reste plafonné par la volonté du législateur à 2,3 centimes/kWh, tandis que les coûts des renforcements du réseau de distribution seront désormais supportés de manière solidaire, à parts égales, par l’ensemble des consommateurs et consommatrices– à la campagne comme en ville.</li><li>Du point de vue syndical, il est de plus absolument déterminant que l’ouverture totale du marché de l’électricité initialement prévue dans le cadre de ce projet ait pu être une nouvelle fois empêchée. Les ménages privés demeurent ainsi des clients et clientes protégés pour l’approvisionnement de base, ce qui leur garantit à long terme des prix équitables et stables. De leur côté, les entreprises cantonales ou communales d’approvisionnement en énergie bénéficieront de la sécurité de planification nécessaire.</li></ul><h4>Principaux arguments syndicaux</h4><ol><li>Avec la loi sur l’électricité, le tournant énergétique devient enfin une réalité. La loi permet de produire davantage de courant à partir d’énergies renouvelables (eau, soleil, vent), d’améliorer l’efficacité énergétique et dès lors de sortir des énergies fossiles, ce qui s’impose pour faire face à l’urgence climatique.</li><li>La loi sur l’électricité renforce la sécurité d’approvisionnement et donc aussi la sécurité des emplois en Suisse. Le besoin de main-d’œuvre augmentera dans les branches de l’énergie et de la construction, et les syndicats veilleront à ce que les emplois verts créés soient aussi des emplois de qualité.</li><li>Grâce à la loi sur l’électricité, le tournant énergétique n’est pas laissé au bon vouloir du marché mais a pour principal acteur le service public suisse, qui a fait ses preuves. Les petits clients et clientes demeurent ainsi protégés pour l’approvisionnement de base et bénéficieront à long terme de prix de l’électricité équitables et stables.<br>&nbsp;</li></ol>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10146</guid><pubDate>Tue, 19 Mar 2024 12:21:59 +0100</pubDate><title>En 2024, un rattrapage salarial s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-2024-un-rattrapage-salarial-simpose</link><description>Enquête suisse sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires publiés aujourd’hui sont inquiétants. C’est une véritable une décennie perdue qui menace en matière de salaires : les salaires réels sont en effet à peine plus élevés qu’en 2016. La crise due au COVID-19 ne peut pas tenir lieu d’excuse. Elle a certes entraîné des difficultés passagères dans certains secteurs. Mais dans l’ensemble, la situation économique et les marges des entreprises étaient et demeurent bonnes, sinon excellentes. Un rattrapage salarial s’impose par conséquent dans les prochaines négociations salariales.</p><p>Dans le passé, les salaires réels augmentaient au même rythme que la productivité du travail, soit d’environ 1 % par an. Ce n’est hélas plus le cas. Le renchérissement n’est même plus compensé depuis la fin de l’année 2021, alors que jusque-là un tel mécanisme allait de soi dans le partenariat social suisse. Et comme les primes d’assurance-maladie sont en forte hausse, une part croissante des ménages n’arrivent plus à joindre les deux bouts.</p><p>Une analyse des branches d’activité révèle des évolutions préoccupantes. En 2022 par exemple, les salaires moyens du personnel (sans fonction de cadre) des services postaux et de courrier étaient plus bas en valeur nominale qu’en 2010. L’érosion des conditions de travail dans la branche est effrayante, et une bonne convention collective de travail (CCT) serait plus que jamais nécessaire. Dans l’industrie chimique, des équipements électriques et des métaux, les salaires réels (sans fonction de cadre) ont baissé de plus de 2 % entre 2018 et 2022.</p><p>Par contre, il est réjouissant de voir que les efforts visant à améliorer les salaires des femmes dans les entreprises et les CCT portent leurs fruits. Le retard des salaires féminins par rapport à ceux des hommes s’est encore réduit. Il est vrai que le salaire moyen des femmes demeure inférieur de plus de 5 % à celui des hommes – pour la main-d’œuvre sans fonction de cadre. Le vrai problème tient à ce que les rémunérations sont généralement plus basses dans les professions dites féminines. Des efforts particuliers s’imposent donc pour revaloriser ces métiers – par exemple via des CCT prévoyant de bons salaires minimums dans les crèches ou dans les soins de longue durée. Chez les cadres, les écarts sont non seulement plus marqués (env. 15 %) mais ils se résorbent moins vite. Ce n’est pas surprenant, les cadres n’ayant pas l’habitude de déployer des efforts collectifs pour améliorer leur situation personnelle.</p><p>La proportion d’emplois à bas salaires n’a pas changé depuis la dernière enquête, remontant à 2020. Certaines personnes diront que c’est positif. En réalité, la Suisse devrait se fixer des objectifs plus ambitieux. Mais ces dernières années, les employeurs ont hélas fait la sourde oreille à toute proposition d’amélioration dans ce sens. Il n’y a donc eu ni augmentation salariale ciblée, ni nouvelle CCT de grande envergure prévoyant de bons salaires minimums. Le vide conventionnel se fait par exemple sentir dans le commerce de détail. Las d’attendre, les citoyennes et citoyens<br>optent donc toujours plus pour des salaires minimums étatiques, afin que les salaires suffisent tant soit peu pour vivre correctement.</p><p>Près d’une personne sur trois touchant un bas salaire a terminé son apprentissage. C’est un vrai problème de société car on voit que dans bien des cas, l’apprentissage ne suffit plus pour vivre. Quatre femmes sur dix gagnent moins de 5000 francs par mois (en équivalent plein temps ; 13 salaires mensuels). Dans les années à venir, la Suisse devra donc bien réfléchir à la manière dont elle entend assurer l’avenir de l’apprentissage. D’un point de vue syndical, un salaire mensuel de 5000 francs à l’issue d’un apprentissage constitue un absolu minimum.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_25-jahre-mindestlohn_titelbi_031238346e.webp" length="50328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10143</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 14:33:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats ne peuvent pas s’associer à une détérioration de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-ne-peuvent-pas-sassocier-a-une-deterioration-de-la-protection-des-salaires</link><description>Le Conseil fédéral admet un affaiblissement des mécanismes anti-dumping dans le mandat de négociations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le mandat adopté aujourd'hui par le Conseil fédéral pour les négociations avec la Commission européenne admet et prépare une grave détérioration de la protection des salaires. Il supprime en grande partie le système des cautions. Il ouvre la possibilité pour les employeurs de ne plus devoir payer les nuitées et les repas en cas de travail à l'extérieur. Il affaiblit l'instrument de l’interdiction d’offrir ses services en Suisse en cas de dumping constaté et raccourcit le délai d'annonce, rendant ainsi plus difficile le contrôle des entreprises susceptibles de ne pas respecter les règles.</p><p>Au cours des derniers mois, les syndicats ont signalé leur volonté de participer à une évolution des mesures d'accompagnement, de sorte qu'un accord avec l'UE soit possible. Nous avons proposé de nombreuses solutions. Mais nous avons aussi toujours dit clairement que nous ne soutenions pas des négociations avec la Commission européenne dans lesquelles la protection des salaires ne serait pas garantie.</p><p>Aujourd'hui, nous devons constater que le Conseil fédéral donne à ses négociateurs la compétence d'abandonner des parties des mesures d'accompagnement dans les négociations, sans qu'il n'y ait d'assurances contraignantes sur la manière de combler les lacunes qui en résulteraient en matière de protection salariale ni sur celle de résoudre les problèmes existants. La voie choisie par le Conseil fédéral n'est pas admissible.</p><p>Jusqu'à présent, les syndicats ont soutenu les accords bilatéraux entre la Suisse et l'UE, à condition que les salaires et les conditions de travail soient protégés et que le service public soit garanti. Les accords bilatéraux doivent profiter aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Les mesures d'accompagnement jouent un rôle clé à cet égard, car le risque de sous-enchère salariale est particulièrement élevé en Suisse.</p><p>Lors de la votation populaire sur les Bilatérales I et la libre circulation des personnes en 2000, le Conseil fédéral avait promis que « les travailleuses et les travailleurs [seraient] protégés contre le dumping social et salarial ». La décision d'aujourd'hui est une rupture avec cet engagement.</p><p>En ce qui concerne l'électricité, l’Union syndicale suisse soutient les efforts visant à rester partie intégrante du réseau européen à haute tension. Elle s'oppose à l'ouverture du marché de l'électricité, car elle aura des répercussions négatives sur l'approvisionnement en électricité et sur les prix en Suisse. Pour nous, le « modèle de choix » n'est qu’une solution trompeuse. Quant au service public en matière de transports ferroviaires, il n’y a aucune raison de remettre en question son fonctionnement actuel.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10142</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 08:57:00 +0100</pubDate><title>L’égalité doit progresser concrètement</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/es-braucht-konkrete-fortschritte-um-bei-der-gleichberechtigung-endlich-vorwaerts-zu-kommen</link><description>Journée internationale des droits des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La journée internationale des droits des femmes est l’occasion de poursuivre le combat pour l’égalité et en particulier pour mettre fin aux différences de revenus entre femmes et hommes. Des actions sur le sujet ont lieu dans toute la Suisse.</p><p>Les statistiques le disent noir sur blanc : en moyenne, le revenu des femmes est toujours inférieur de 43 % à celui des hommes. Les inégalités de revenus générales liées au genre sont des plus flagrantes dans l’économie suisse. Il n’est pas question de continuer à repousser à plus tard la réduction de ces inégalités. Les femmes travaillent nettement plus souvent dans les branches à bas salaire que les hommes. En Suisse, la moitié d’entre elles gagne moins de 4 200 francs par mois. Les discriminations salariales doivent être systématiquement combattues. Les salaires des professions où sont actives les femmes en majorité comme le nettoyage, la prise en charge de tiers ou le commerce de détail doivent être relevés.</p><p>Conséquence des salaires plus bas, les rentes des femmes sont d’un tiers inférieures à celles des hommes. Les femmes sont beaucoup plus fréquemment touchées par la pauvreté qui frappe les personnes âgées. C’est pourquoi l’acceptation dans les urnes de la 13e rente AVS est un succès pour elles, car elle procurera en particulier aux personnes à bas revenus une amélioration importante de leur rente à des coûts acceptables. L’AVS reconnaît les périodes de prise en charge d’enfants ou de proches et atténue donc les effets négatifs du travail d’assistance non rémunéré, alors que c’est tout le contraire dans le 2e pilier.</p><p>Après la victoire de la 13e rente AVS, d’autres progrès concrets sont nécessaires afin de faire enfin avancer l’égalité des droits. Le fait que les femmes assument la responsabilité principale du travail d’assistance et de soins dans a toujours un impact très négatif sur leurs revenus. Or il s’agit là d’une tâche qui relève de la responsabilité de toute la société. Nous avons donc besoin de structures d’accueil des enfants dans tout le pays et à un prix abordable, organisées comme service public sur le modèle de l’école et financées par la fiscalité. Elles doivent aussi offrir des salaires équitables, de bonnes conditions de travail et une qualité suffisante. Les entreprises doivent garantir des horaires de travail planifiables et tenant compte des besoins des familles.</p><p>Enfin, il sera décisif pour les femmes de repousser, dans les urnes, la réforme de la LPP. Car elle signifierait pour de nombreuses personnes aux revenus bas une péjoration de leur situation. L’USS s’engagera dans ce sens, le 8 mars et au-delà.</p><p>Aujourd’hui, de nombreuses actions publiques ont lieu dans le pays, des stands sont organisés ainsi que des webinaires et des visites d’entreprises, afin de mettre en évidence les revendications portées par les syndicats pour l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10138</guid><pubDate>Sun, 03 Mar 2024 16:51:10 +0100</pubDate><title>Le Valais s’oppose à la prolongation des heures d’ouverture des magasins et lancent ainsi un clair signal à Berne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-valais-soppose-a-la-prolongation-des-heures-douverture-des-magasins-et-lancent-ainsi-un-clair-signal-a-berne</link><description>Ouvertures prolongées : un non cantonal aux retombées nationales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un scrutin était organisé aujourd’hui en Valais à propos de la loi concernant les heures d’ouverture des magasins (LOM). Les heures de fermeture ordinaires auraient été reportées de 18h30 à 19h00 pendant la semaine, la règlementation en place pour les samedis et les jours fériés restant inchangée. Quant aux ventes dominicales dans les zones touristiques, le Conseil d’État se serait vu retirer sa compétence de définir de telles zones au profit des communes qui auraient pu chacune règlementer la question, dans les limites du droit fédéral et cantonal.</p><p>Les citoyennes et citoyens ont rejeté cette déréglementation. Il s’agit d’un important signal lancé à Berne. Depuis des années en effet, le Conseil fédéral et le Parlement cherchent à étendre les horaires d’ouverture des magasins, contre la volonté de la population locale et du personnel de vente concerné, et notamment à banaliser les ouvertures dominicales. Les prétextes invoqués vont des « besoins touristiques dans les zones urbaines » aux « besoins des petits commerces ».</p><p>Une fois de plus, les citoyennes et citoyens ont lancé un signal clair aux apôtres de la dérégulation : la protection des travailleuses et travailleurs ainsi que le repos dominical priment à leurs yeux sur la soif de profit des propriétaires de magasins.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/2/csm_Supermarkt_Kuehlregal_eduardosoares-unspl_8ff16c8c1a.webp" length="190226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10136</guid><pubDate>Sun, 03 Mar 2024 15:23:06 +0100</pubDate><title>Un clair soutien à l’AVS : la population veut de bonnes rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-clair-soutien-a-lavs-la-population-veut-de-bonnes-rentes-13-rente-avs</link><description>Succès historique pour la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le oui à l’initiative pour une 13e rente AVS constitue un important progrès pour les retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain. La 13e rente AVS compensera leur perte de pouvoir d’achat et améliorera les retraites &nbsp;des femmes ou encore des ménages à bas revenus. L’Union syndicale suisse (USS) attend donc que cette mesure soit rapidement mise en œuvre. Le rejet clair de l’initiative sur les rentes donne un signal d’arrêt net aux velléités d’augmentation l’âge de la retraite.</p><p>Le résultat du scrutin montre clairement que le Conseil fédéral, une majorité du Parlement et les employeurs ont trop longtemps ignoré le problème des rentes. La population suisse a donc repris la main et augmenté le niveau des rentes AVS, afin de compenser la perte de pouvoir d’achat et d’augmenter les retraites des femmes et des ménages à faibles revenus.</p><p>La campagne très intense menée en faveur de la 13e rente aura tenu en haleine le pays. Le taux de participation a été supérieur à la moyenne. Le résultat sans équivoque a une importance historique. Le Conseil fédéral, les partis bourgeois et les milieux patronaux ne pourront pas fermer plus longtemps les yeux sur le niveau des rentes. Une personne qui a travaillé tout sa vie a droit à une retraite correcte.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Une mise en œuvre rapide</strong></h3><p>Après cette décision claire et nette, la 13e rente AVS devra être versée aux retraité-e-s dans les meilleurs délais. Les citoyennes et citoyens attendent une mise en œuvre rapide de l’initiative.</p><p>La 13e rente AVS ne résoudra toutefois pas à elle seule tous les problèmes de pouvoir d’achat. Il reste un important besoin de rattrapage en matière de salaires. Et la charge que les primes d’assurance-maladie font peser sur la classe moyenne dépasse désormais la limite du supportable.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Non à l'initiaitive sur les rentes</strong></h3><p>Le rejet très net de la hausse de l’âge de la retraite est un soulagement pour les travailleuses et travailleurs du pays. À la demande sans cesse répétée de faire travailler tout le monde plus longtemps, la réponse apportée aujourd’hui est très claire : c’est non.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_240303_abstimmungsanlass_ahvx13_a0d4b3ec4e.webp" length="298894" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10134</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2024 15:23:07 +0100</pubDate><title>Revenus insuffisants et protection sociale précaire des acteurs culturels : résoudre ces problèmes et non les aggraver !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revenus-insuffisants-et-protection-sociale-precaire-des-acteurs-culturels-resoudre-ces-problemes-et-non-les-aggraver</link><description>Message culture 2025-2028</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les acteurs culturels ont souvent des revenus très bas et de graves lacunes dans leur protection sociale. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage avec ses fédérations actives dans la culture pour que dans le cadre de la politique culturelle nationale, les rémunérations équitables soient encouragées et que les acteurs culturels bénéficient d’une protection sociale accrue – notamment dans l’AVS et l’assurance-chômage. Quant aux nouvelles offres de conseil et de services envisagées, elles n’atteindront les objectifs visés que si les associations culturelles sont d’emblée étroitement associées à leur mise en place.</p><p>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui d’ériger « la culture, un environnement professionnel » en champ d’action prioritaire de la politique culturelle nationale des quatre années à venir. L’USS approuve expressément cette décision. Durant la dernière décennie, outre que le nombre d’acteurs culturels a fortement augmenté, les emplois atypiques se sont multipliés dans le secteur. Les contrats de projet à durée déterminée, les emplois à temps partiel et les occupations multiples sont le pain quotidien des acteurs culturels. Ces personnes ont fréquemment des revenus très bas et une protection sociale réduite. En 2019, une étude a révélé que près de 60 % des acteurs culturels gagnaient moins de 3075 francs par mois (x13). Les chiffres de l’année dernière sont encore plus choquants : dans les arts de la scène, 86 % des intermittents professionnels ont indiqué ne pas pouvoir vivre de leur activité artistique. Sans surprise, les rentes de vieillesse sont extrêmement basses et la prévoyance professionnelle lacunaire. Les travailleurs culturels ne sont pas non plus correctement assurés contre les pertes de gain en cas d’accident, de maladie, de chômage voire de maternité.</p><p>Les associations de créateurs culturels s’avèrent essentielles pour garantir à leurs membres de bonnes conditions de travail, des revenus décents et l’accès à la sécurité sociale. Encore faut-il que leurs salaires conventionnels et leurs recommandations en matière de gages et d’honoraires soient dûment respectés. La promotion culturelle nationale doit prévoir ici les garanties nécessaires. Pour ce qui est de la sécurité sociale, l’USS approuve la proposition d’étendre les dispositions applicables aux acteurs culturels dans l’AVS ainsi que l’offre de conseil en place. Or il faut aussi trouver des solutions pour mieux couvrir dans l’assurance-chômage les acteurs culturels dont le taux d’occupation tend à diminuer au fil du temps. Ces personnes sont de fait exclues aujourd’hui de tout droit à des indemnités de chômage. Quant au centre de conseil et de services pour les acteurs culturels envisagé au niveau national, il faudrait concrétiser cette idée en collaboration avec les associations professionnelles. Elles disposent d’une expérience irremplaçable et de connaissances approfondies du secteur. Il faut donc se garder de court-circuiter les offres de conseil spécialisé en place au niveau régional et dans des branches spécifiques.</p><p>Par ailleurs, les syndicats critiquent avec véhémence les réductions que le plafond de dépenses initialement prévu pour la mise en œuvre du message culture a subies entre-temps à trois reprises : la coupe linéaire de 2 % du budget 2024 a été suivie d’une réduction du rythme de croissance des dépenses culturelles, et une troisième coupe s’annonce à hauteur de 1,4 % par rapport à ce qui figure dans l’avant-projet du message culture. Avec un tel plafond de dépenses, il est impensable de réaliser tous les projets concrets prévus afin d’atteindre les nombreux objectifs, parfois nouveaux, de politique culturelle fixés pour la prochaine période d’encouragement. Les syndicats demandent par conséquent de renoncer aux coupes prévues.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/9/csm_violinspieler-innen-orchester_iStock-Yori_Meirizan_6334e3047b.webp" length="119814" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10129</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:46:57 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS toujours majoritaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-toujours-majoritaire</link><description>Derniers sondages avant les votations</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le deuxième sondage Tamedia sur les votations du 3&nbsp;mars indique toujours un large soutien de 59&nbsp;% à l’<a href="https://www.avsx13.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS</a>. Le deuxième sondage SSR donne quant à lui 53&nbsp;% de OUI. Pour le comité d’initiative, il était d’emblée clair que le score serait serré.</p><p>Le taux de participation s’annonce élevé dans de nombreuses communes, beaucoup de gens ont déjà voté et, selon le sondage, les opinions sont largement faites. Il est donc clair qu’une acceptation populaire de la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS est possible. Et comme le fossé ville-campagne reste peu marqué, une majorité des cantons est aussi envisageable.</p><p>Cela confirme que l’initiative apporte la bonne réponse à un problème aigu&nbsp;: les retraité-e-s sont confrontés à des hausses de loyer, de leurs primes d’assurance-maladie, de leur facture d’électricité ou du prix des transports publics. Le renchérissement cumulé depuis 2021 représente déjà l’équivalent d’une rente mensuelle. Ce n’est pas tout&nbsp;: les rentes des caisses de pensions diminuent depuis des années. Les rentes suffisent toujours moins pour vivre, et donc ne respectent plus la promesse constitutionnelle de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur.</p><p>Ce constat vaut pour une écrasante majorité des retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain. Sans la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS, il n’y aura rien pour la classe moyenne. Le OUI clair des revenus bas et moyens à l’initiative n’a donc rien de surprenant.</p><p>La <a href="https://www.avsx13.ch/?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer">campagne pour la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS</a> est menée depuis des mois par plusieurs dizaines de milliers de bénévoles, qui commandent et distribuent du matériel, mobilisent leur entourage et contribuent par des dons. Cet engagement est spectaculaire et va se poursuivre. Les dernières journées jusqu’à la votation seront déterminantes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/b/csm_VoterMaintenant_AVSx13_09d53da1d0.webp" length="179276" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10125</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2024 15:49:56 +0100</pubDate><title>Dossier N° 161 : La 13e rente AVS – rapport qualité-prix imbattable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-161-la-13e-rente-avs-rapport-qualite-prix-imbattable</link><description>Comparaison entre prévoyance privée et AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le pouvoir d’achat des rentes de vieillesse est en baisse en Suisse. C’est problématique aussi bien pour les retraité-e-s que pour les personnes professionnellement actives qui prendront plus tard leur retraite. Les rentes des caisses de pensions ont ainsi chuté de 13 %, et le déclin va se poursuivre. D’où un revenu manquant en Suisse. Et les choses ne feront qu’empirer ces prochaines années. En particulier, les ménages de la classe moyenne sont confrontés à des défis financiers croissants à la retraite.</p><p>Les banques et les assurances exploitent le problème du revenu manquant à la retraite dans leur publicité pour leurs produits de prévoyance du 3<sup>e</sup> pilier. Elles mettent en garde contre les lacunes existant au niveau des rentes et encouragent les personnes professionnellement actives à investir dans leurs offres de prévoyance. Les syndicats proposent par contre, avec leur initiative pour la 13<sup>e</sup> rente AVS, d’augmenter les rentes AVS. En effet, le rapport qualité/prix offert par l’AVS est bien meilleur que dans la prévoyance privée individuelle, pour presque tous les travailleurs et travailleuses.</p><p>L’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/161_PLV_prev._viellesse.pdf">calculé en détail le rapport qualité/prix de la 13<sup>e</sup> rente AVS et du 3<sup>e</sup> pilier</a>. Les résultats sont éloquents : l’AVS est bien plus attrayante financièrement pour la majeure partie de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes professionnellement actives auront beaucoup plus d’argent pour vivre que s’il leur fallait combler le revenu manquant avec une solution privée. À condition bien sûr d’avoir l’argent pour le faire. Les différences de prix sont énormes. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes ayant un revenu moyen économiseront plus de 30 000 francs (personne seule), voire plus de 55 000 francs (couples mariés). Et le résultat restera plus avantageux pour la 13<sup>e</sup> rente AVS même si les taux d’intérêt devaient augmenter rapidement et de manière significative.</p><p>Un relèvement des cotisations salariales de 0,4 point de pourcentage tant pour les employé-e-s que pour les employeurs n’alourdirait pas significativement les prélèvements salariaux par rapport à ces dernières années. En effet, les cotisations sociales ont diminué et devraient continuer de le faire – notamment dans l’assurance-accidents et dans l’assurance-chômage, suite à la diminution du nombre d’accidents et de personnes au chômage.</p><p>L’AVS financée par les cotisations salariales est bien plus avantageuse, parce que les employeurs paient une partie des cotisations. Ou que des rentes sont prévues si l’on s’est occupé d’enfants ou de proches nécessitant des soins. Parce que l’AVS utilise une partie des cotisations versées par les très hauts revenus, comme Sergio Ermotti, afin de financer les basses et moyennes rentes. Et parce que les banques et les assurances ne gagnent aucune commission au passage. Les travailleuses et travailleurs reçoivent ainsi une bien meilleure rente dans l’AVS en échange des cotisations versées, ce qui permet de combler efficacement le revenu manquant.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10121</guid><pubDate>Tue, 13 Feb 2024 18:43:01 +0100</pubDate><title>Télétravail : non des conditions de travail dégradées et au travail dominical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/teletravail-non-des-conditions-de-travail-degradees-et-au-travail-dominical</link><description>Une intervention scandaleuse au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a exhumé une initia-tive parlementaire scandaleusement radicale de 2016, due au conseiller aux États Thierry Burkart (PLR, AG). Acceptée, cette initiative supprimerait pratiquement toute protection selon le droit du travail en matière de temps de travail et de télétravail. Et cela, à un moment où l’on assiste à l’explosion du nombre des victimes d’épuisement professionnel (« burnout ») à cause du stress et de la confusion entre temps de travail et temps libre.&nbsp;</p><p>Cette initiative vise certes en premier lieu les télétravailleurs et télétravailleuses, mais l’ensemble des salarié-e-s seraient touchés. Le conseiller aux États Thierry Burkart et la CER-N veulent dégrader de manière radicale les conditions de travail en Suisse :</p><ul><li>les travailleurs et travailleuses (manifestement par uniquement dans le télétravail) pourraient de-voir travailler jusqu’à 17 heures par jour ;&nbsp;</li><li>les dispositions légales concernant les pauses et les temps de repos n’auraient plus à être res-pectées ; l’employeur pourrait imposer à la dernière minute du travail de nuit et chambouler ainsi les horaires de travail des salarié-e-s avec des missions décidées au dernier moment ;&nbsp;</li><li>les employeurs pourraient désormais exiger des télétravailleurs et télétravailleuses qu’ils travail-lent le dimanche, sans autorisation ni contrôles de la part des autorités.&nbsp;</li></ul><p>Travail fourni gratuitement et épuisement professionnel en seraient les conséquences. C’est inac-ceptable ! L’Union syndicale suisse (USS) se battra contre une telle loi de la jungle. Au lieu de dé-manteler, il faut mieux protéger les télétravailleurs et télétravailleuses ainsi que tous les autres sala-rié-e-s. Cette protection doit englober la santé et les données personnelles, la question des res-ponsabilités et la reprise des frais de matériel.&nbsp;</p><p>L’USS se félicite du soutien apporté par certaines organisations comme la Société suisse de Mé-decine du Travail (SSMT), affiliée à la FMH, et l’Alliance pour le dimanche, au sein de laquelle les Églises nationales, entre autres, se battent pour un dimanche sans travail. L’USS demande au Par-lement d’enterrer définitivement l’initiative parlementaire Burkart.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/8/csm_Arbeiter-Werkbank-schwitzend_Ist-south-agency_3527a14406.webp" length="112254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10115</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2024 23:29:22 +0100</pubDate><title>13e rente : avantageuse, ciblé et réalisable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avantageuse-cible-et-realisable</link><description>Fact-checking AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, le pouvoir d’achat des retraites est en baisse. L’explosion des primes d’assurance-maladie, les augmentations de loyer et le renchérissement ont englouti l’équivalent d’une rente mensuelle. Cette évolution affecte les retraités actuels et futurs. Les rentes des caisses de pensions ont déjà chuté de 13 %, et les perspectives sont sombres. D’où un revenu manquant en Suisse, et les choses ne feront qu’empirer ces prochaines années. En particulier, les ménages de la classe moyenne sont confrontés à des défis financiers croissants à la retraite.</p><p>Les banques et les assurances exploitent le problème du revenu manquant à la retraite dans leur publicité pour leurs produits de prévoyance du 3<sup>e</sup> pilier. Elles mettent en garde contre les lacunes en matière de rentes et encouragent les personnes professionnellement actives à investir dans leurs offres de prévoyance (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_1_renten_gm-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">fact-check à ce sujet <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a>). Les syndicats proposent par contre, avec leur initiative pour la 13<sup>e</sup> rente AVS, d’augmenter les rentes AVS. En effet, le rapport qualité/prix offert par l’AVS est bien meilleur que dans la prévoyance privée individuelle, pour presque tous les travailleurs et travailleuses.</p><p>L’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_2_plv-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">calculé en détail <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a> le rapport prix/prestations de la 13<sup>e</sup> rente AVS et du 3<sup>e</sup> pilier. Les résultats sont éloquents : l’AVS est bien plus attrayante financièrement pour la majeure partie de la population. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes professionnellement actives auront beaucoup plus d’argent pour vivre que s’il leur fallait combler le revenu manquant avec une solution privée. À condition bien sûr d’avoir l’argent pour le faire. Les différences de prix sont énormes. Grâce à la 13<sup>e</sup> rente AVS, les personnes ayant un revenu moyen économiseront plus de 30 000 francs (personne seule), voire plus de 55 000 francs (couples mariés). Et le résultat resterait en faveur de la 13<sup>e</sup> rente AVS même si les taux d’intérêt devaient augmenter rapidement et de manière significative.</p><p>Même le relèvement à moyen terme des cotisations salariales de 0,4 point de pourcentage tant pour les employé-e-s que pour les employeurs n’alourdirait pas significativement les prélèvements salariaux par rapport au passé. En effet, les cotisations sociales tendent à diminuer et devraient continuer de le faire – notamment dans l’assurance-accidents et dans l’assurance-chômage, suite à la baisse du nombre d’accidents et de personnes au chômage. La 13<sup>e</sup> rente AVS peut être financée – sans effet majeur sur la charge des cotisations (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_3_ahv_finanzen-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">analyse détaillée <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a>).</p><p>L’AVS financée par les cotisations salariales est bien plus avantageuse, parce que les employeurs paient une partie des cotisations. Ou que des rentes sont prévues si l’on s’est occupé d’enfants ou de proches nécessitant des soins. Parce que l’AVS utilise une partie des cotisations versées par les très hauts revenus, comme Sergio Ermotti, afin de financer les basses et moyennes rentes. Et parce que les banques et les assurances ne gagnent rien au passage. Les travailleuses et travailleurs reçoivent ainsi une bien meilleure rente dans l’AVS en échange des cotisations versées, ce qui permet de combler efficacement le revenu manquant.</p><p>Entre-temps, beaucoup de nos adversaires ont reconnu l’existence d’un problème au niveau des rentes. D’autres solutions que la 13<sup>e</sup> rente AVS sont soudainement évoqués dans le débat public. L’USS <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240208_mk_faktencheck_AHV/faktencheck_4_Leere_Alternativversprechen-f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">a analysé <span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span></a> ces propositions. Le constat est sans appel. Sachant par exemple que neuf couples mariés sur dix perçoivent déjà la rente maximale possible, seule une augmentation générale des rentes AVS résoudrait le problème actuel.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_SGB_AHV13_4-3_f_4ec2ae4651.webp" length="98592" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10111</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2024 17:49:21 +0100</pubDate><title>Mandat de négociation avec l’UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mandat-de-negociation-avec-lue</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne pour le développement pacifique et la coopération sur le continent. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE. La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’USS soutient les négociations avec l’UE à propos des Bilatérales&nbsp;III, pour autant que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/240201_VL_Mandat_de_negociation_avec_UE.pdf">Télécharger la réponse complète</a></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10109</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2024 17:39:25 +0100</pubDate><title>Protéger les salaires suisses et garantir le service public dans les secteurs du transport et de l&#039;électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/proteger-les-salaires-suisses-et-garantir-le-service-public-dans-les-secteurs-du-transport-et-de-lelectricite</link><description>Mandat de négociation avec l’UE : prise de position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne pour le développement pacifique et la coopération sur le continent. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE. La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’USS soutient les négociations avec l’UE à propos des Bilatérales&nbsp;III, pour autant que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p>L'USS est&nbsp;d’avis, s’agissant de la protection des salaires, que les frais, l’interdiction d’offrir des services et la caution nécessitent des garanties allant au-delà des exceptions négociées jusqu’ici dans le document «&nbsp;common understanding&nbsp;». D’abord, il faut obtenir pour ces mesures d’accompagnement la reconnaissance d’exceptions non seulement au principe de la reprise dynamique du nouveau droit européen, mais aussi à la compétence de la Cour de justice de l’Union européenne. Ensuite, des améliorations s’imposent sur sol suisse, au niveau de la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail (CCT) comme de la réglementation du travail temporaire. Pour ce qui est de l’électricité et du transport ferroviaire international de voyageurs, l’USS demande des accords de coopération à la place d'accords d'accès au marché. Elle s'oppose à&nbsp;une libéralisation du marché de l'électricité et&nbsp;du transport ferroviaire international de voyageurs.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10106</guid><pubDate>Mon, 29 Jan 2024 16:40:27 +0100</pubDate><title>Les aides versées aux retraité-e-s à petits revenus sont en baisse !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-aides-versees-aux-retraite-e-s-a-petits-revenus-sont-en-baisse</link><description>Arguments peu crédibles contre la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis le mois de janvier 2024, des dizaines de milliers de retraité-e-s à petits revenus ont subi une baisse ou la suppression de leurs prestations complémentaires (PC). En d’autres termes, il leur faut se débrouiller avec moins d’argent, malgré la hausse des prix. La Confédération et les cantons économisent ainsi plus de 400 millions de francs sur le dos des retraité-e-s aux revenus les plus bas. On a d’autant plus de mal à croire les soudaines promesses selon lesquelles le Parlement s’empressera d’augmenter les rentes les plus basses après le scrutin sur la 13e rente AVS. Les mêmes qui critiquent une 13e rente pour tout le monde ont réduit les prestations pour les retraité-e-s à faibes revenus. L’unique moyen d’améliorer rapidement et concrètement la situation de ces derniers, c’est donc clairement de voter OUI à la 13e rente AVS. Ce n’est pas tout : la classe moyenne a elle aussi subi une perte de pouvoir d’achat due au renchérissement et à l’augmentation des primes d’assurance-maladie. Il est dès lors correct que tout le monde reçoive la 13e rente AVS.</p><p>Beaucoup de bénéficiaires de prestations complémentaires ont vu leur situation se détériorer en ce début d’année. Car ce n’est qu’aujourd’hui que les réductions des PC décidées par le Parlement déploient tous leurs effets. Les personnes qui en percevaient déjà avant 2021 auront bénéficié d’une période transitoire de trois ans. Quand la réforme entraînait une diminution des prestations, elles ont conservé pendant trois ans leurs droits acquis. Ce délai a pris fin en décembre 2023. La situation est d’autant plus inconfortable pour les personnes concernées que les prix tendent à augmenter. En outre, les coupes opérées par le Parlement dans les prestations complémentaires concernent deux postes de dépenses ayant fortement renchéri, à savoir les primes d’assurance-maladie et les loyers.</p><p>Au total, selon les estimations de la CSIAS, un tiers des bénéficiaires de PC reçoivent moins d’argent. Le manque à gagner peut atteindre 300 francs par mois. Bien des bénéficiaires de prestations complémentaires n’y ont plus droit depuis 2024. Car dans sa réforme des PC, en plus d’introduire des seuils d’entrée liés à la fortune, le Parlement a aussi modifié la prise en compte des primes d’assurance-maladie dans le calcul des PC. Par exemple, la contribution minimale servant à financer les primes a été abaissée : alors qu’elle correspondait jusque-là à la prime moyenne de la caisse-maladie, elle se limite désormais à 60 % de celle-ci.</p><p>La prise en compte du loyer a également subi quelques modifications. Il s’agit pour bien des gens du premier poste de dépenses mensuel. Or les loyers ne sont plus pris en compte dans le calcul des PC que jusqu’à une certaine limite, soit les loyers mensuels maximaux. Les montants correspondants ont certes été relevés lors de la réforme. Mais ces montants maximaux restent à la traîne des loyers réels, après les deux augmentations successives du taux d’intérêt de référence survenues en 2023, qui ont fait grimper le prix des loyers.</p><p>Les arguments du Conseil fédéral et des adversaires de la 13e rente AVS ne sont aucunement crédibles, quand ils disent qu’il vaudrait mieux apporter une aide ciblée aux retraité-e-s ayant de petits revenus. Pendant tout le processus parlementaire, le Conseil fédéral et l’Assemblée fédérale n’ont jamais lancé de contre-projet. Et à présent, ils passent sous silence la baisse des prestations complémentaires qu’ils ont eux-mêmes votée. On voit bien que seule la 13e rente AVS permet de compenser l’augmentation du coût de la vie de l’ensemble des personnes à la retraite – y compris dans la classe moyenne qui souffre également du renchérissement. L’AVS reste une assurance socialement juste : les 10 % de la population affichant les plus hauts revenus paient massivement plus que les prestations leur étant versées par la suite.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/e/csm_DSC_0324_bearbeitet-1_2544072787.webp" length="522936" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10098</guid><pubDate>Mon, 22 Jan 2024 16:59:06 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore la baisse des rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-ignore-la-baisse-des-rentes</link><description>Campagne unilatérale du Conseil fédéral contre la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral présente des arguments unilatéraux contre une 13e rente AVS sans dire qu’en Suisse, la situation en matière de retraites n’a cessé de se détériorer au fil des ans.</p><p>La situation financière de nombreuses personnes à la retraite ou sur le point de l’être s’est gravement détériorée ces dix dernières années. Les chiffres présentés par la conseillère fédérale Baume-Schneider montrent une réalité appartenant au passé. Ils reposent sur une étude utilisant des données de 2015. Or la situation s'est profondément modifiée depuis. À eux seuls, le renchérissement, l’explosion des primes d’assurance-maladie et les hausses des loyers depuis 2020 ont englouti l’équivalent d’une rente mensuelle. Les personnes seules ont près de 3500 francs de moins pour vivre. Pour les couples, le manque à gagner dépasse 6000 francs par an. Le Conseil fédéral n'a rien à dire ni à proposer à ce sujet.</p><p>À cela s’ajoutent les problèmes du 2e pilier. Les rentes diminuent en valeur réelle, bien que les cotisations ne cessent d’augmenter. Ce phénomène n'avait pas encore cette ampleur il y a dix ou quinze ans. Cette situation touche surtout les personnes ayant récemment pris leur retraite ou sur le point de le faire. Après correction du pouvoir d’achat, la rente moyenne des caisses de pensions est sensiblement plus basse aujourd’hui qu’en 2015. Alors même que les salaires et les revenus des personnes professionnellement actives ont augmenté dans l'intervalle.</p><p>L’engagement du Conseil fédéral contre la 13e rente AVS ignore la situation des rentes en Suisse et l’objectif constitutionnel de couverture par les rentes des besoins vitaux. Il se concentre exclusivement sur la situation financière de l’AVS au cours des dix ans à venir. En passant sous silence que l’AVS est l’unique forme de prévoyance permettant à une grande majorité de la population d’obtenir des rentes abordables.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/7/csm_SGB_AHV13_4-3_f_4ec2ae4651.webp" length="98592" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10095</guid><pubDate>Fri, 19 Jan 2024 17:59:00 +0100</pubDate><title>Les rentes pour enfants de l’AVS pourraient passer à la trappe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-pour-enfants-de-lavs-pourraient-passer-a-la-trappe</link><description>Projet de démantèlement inutile et scandaleux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quelques semaines avant le scrutin sur une 13e rente AVS, la commission de la sécurité sociale du Conseil national vient de montrer comment elle imagine l’avenir du premier pilier : elle a approuvé un nouveau projet de démantèlement qui va trop loin même pour le Conseil fédéral. La décision de supprimer les rentes pour enfants de l’AVS est absolument scandaleuse.</p><p>Le Parlement continue de démanteler l’AVS. Sa prochaine réforme dans ce sens est sur les rails, et de nouveaux projets de coupes voient le jour en parallèle dans le premier pilier. Outre les projets d’économies du Conseil fédéral concernant les rentes de veuves, la commission de la sécurité sociale du Conseil national a voté aujourd’hui la suppression des rentes pour enfants.</p><p>La suppression des rentes pour enfants serait un coup dur pour les personnes à la retraite ayant des obligations familiales. En effet, le revenu chute brutalement au moment de la retraite. Et les retraité-e-s n’ont en principe plus droit à des allocations familiales pour leurs enfants. Comme le Conseil fédéral l’a montré il y a quelques semaines, à partir d’études approfondies, la suppression des rentes pour enfants dans l’AVS ferait exploser le risque de pauvreté pour les enfants concernés. Une partie des jeunes adultes risqueraient de ne pas pouvoir achever leur formation initiale. Ce qui a amené le Conseil fédéral à dire que les rentes pour enfants contribuent substantiellement à soutenir les familles concernées. Les rentes revêtent une importance existentielle en pareil cas. En outre, les retraité-e-s concernés se trouvent le plus souvent en Suisse. Plus de 70 % des rentes pour enfants de l’AVS sont en effet versées à des parents vivant en Suisse.</p><p>Or la majorité de la commission de la sécurité sociale n’a rien voulu savoir, préférant renvoyer les personnes touchées aux prestations complémentaires. Il s’agit manifestement d’affaiblir l’AVS, indépendamment de tout besoin financier qu’elle pourrait avoir. La votation du 3 mars sur l’introduction de la 13e rente AVS permettra toutefois au peuple suisse de stopper net cette évolution et d’envoyer au Palais fédéral un clair signal en faveur d’une AVS forte.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10092</guid><pubDate>Wed, 17 Jan 2024 07:02:25 +0100</pubDate><title>Soutien massif : la 13e rente AVS tombe à point nommé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soutien-massif-la-13e-rente-avs-tombe-a-point-nomme</link><description>Premier sondage sur la votation du 3 mars 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le premier sondage de Tamedia en vue des votations du 3 mars 2024 indique un soutien massif de 71 % à l’introduction de la 13<sup>e</sup> rente AVS. Ce résultat confirme que l’initiative constitue une bonne réponse à un problème aigu : les retraité-e-s d’aujourd’hui et de demain constatent les hausses de loyer, de leurs primes d’assurance-maladie, de leur facture d’électricité, des transports publics et des prix alimentaires. Le renchérissement cumulé depuis 2021 représente déjà l’équivalent d’un mois de rente. Par conséquent, les rentes suffisent toujours moins pour vivre. <a href="https://www.avsx13.ch/src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer">La 13<sup>e</sup> rente AVS</a> compenserait cette perte de pouvoir d’achat. Une victoire semble possible, mais les jeux sont loin d’être faits. Car après ce sondage, le patronat et les banques injecteront beaucoup d’argent dans la campagne du NON.</p><p>Le comité d’initiative montrera clairement pendant la campagne pourquoi il est temps que les bénéficiaires présents et futurs de rentes reçoivent une 13<sup>e</sup> rente AVS. Les gens qui ont travaillé dur toute leur vie méritent une rente correcte – et pas qu’on leur fasse l’aumône. Les bénéficiaires de rentes qui n’ont pas droit aux prestations complémentaires ou à la réduction de primes subissent les hausses de prix comme tout le monde ! L’initiative a le mérite de compenser aussi leur perte de pouvoir d’achat avec la 13<sup>e</sup> rente AVS. Et elle le fait en misant sur le fonctionnement social éprouvé de l’AVS : les rentes sont plafonnées, ce qui a pour effet de davantage mettre à contribution les très hauts revenus.</p><p>La Suisse peut se permettre une telle solution, car l’AVS se porte bien : malgré le sombre avenir financier qu’on lui prédit depuis des décennies, l’AVS fera des excédents dans les années à venir. Sa fortune grimpera à 67 milliards de francs d’ici 2030. Soit près de 20 milliards de francs de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">NON ferme à l’initiative sur les rentes</h3><p>L’initiative sur les rentes vise à augmenter l’âge de la retraite pour tout le monde. Ce projet radical de démantèlement des rentes punirait les travailleuses et travailleurs : il leur faudrait prendre leur retraite plus tard, avec des rentes en baisse.</p><p>Le relèvement illimité de l’âge de la retraite séduit moins du tiers de la population. Ce n’est pas étonnant : l’initiative ignore la réalité vécue par les salarié-e-s en fin de carrière sur le marché du travail, qui n’ont déjà pas la tâche facile sur le marché du travail et ne trouvent quasiment plus rien : l’initiative ferait tomber toujours plus de gens dans le chômage de longue durée, dans l’aide sociale. En outre, elle menace les modèles de retraite anticipée mis en place pour les gens ayant des métiers pénibles. Or il est tout simplement impensable de faire travailler plus longtemps la main-d’œuvre dans les nombreuses professions physiquement astreignantes ou qui comportent du travail de nuit ou de fortes contraintes.</p><p>Malgré le rejet clair que semblent indiquer ces résultats du sondage relatif au relèvement de l’âge de la retraite, les syndicats marqueront fermement leur <a href="https://67-non.ch/?src=mm" target="_blank" rel="noreferrer">opposition à cette initiative</a> au cours des semaines à venir.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10090</guid><pubDate>Tue, 16 Jan 2024 12:31:11 +0100</pubDate><title>Travailler plus longtemps pour toucher moins de rentes ? NON à l’augmentation de l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/travailler-plus-longtemps-pour-toucher-moins-de-rentes-non-a-laugmentation-de-lage-de-la-retraite</link><description>Position sur la votation populaire du 3 mars concernant l&#039;initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) s'oppose clairement à l'augmentation de l'âge de la retraite. L' «&nbsp;initiative sur les rentes&nbsp;» des jeunes libéraux-radicaux veut porter l'âge de la retraite à 67 ans pour tous – une mesure qui représente un démantèlement radical des retraites, qui punit les salarié-e-s ordinaires. Ceux-ci devront donc travailler encore plus longtemps et s’en sortir avec des rentes encore plus basses.&nbsp;</p><p>Cette initiative radicale menace également les modèles de retraite anticipée dans des professions particulièrement exigeantes. Au lieu d'être destinée aux salarié-e-s exerçant des emplois physiquement très difficiles et souvent moins bien rémunérés, la retraite aniticpée deviendrait un privilège pour pour les hauts revenus. De plus, l'initiative entraîne incertitude financière et chômage, en particulier pour les personnes de plus de 55 ans qui ont déjà peu de chances sur le marché du travail. Et cela, alors qu'il n’y a pas besoin de couper dans les prestations, car l'AVS se porte bien. Malgré les tentatives des lobbyistes des banques et des assurances qui pour dénigrer l'AVS, elle est en réalité solidement et durablement financée.</p><p>Une large alliance de syndicats et de toutes les tendances politiques rejette l'initiative des jeunes libéraux-radicaux. Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, résume les raisons du NON : «&nbsp;L’initiative sur les rentes n’est pas une solution au problème de la prévoyance vieillesse. Tout renchérit, et les rentes, trop faibles, ne suffisent plus ! L’initiative aggravera au contraire ce problème.&nbsp;»</p><p><strong>Plus d'informations et arguments contre l'initiative sur les rentes et l'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans se trouve sur la page web de campagne &nbsp;</strong><a href="https://67-non.ch/?src=mm" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>www.67-non.ch</strong></a><strong>&nbsp;</strong></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/6/csm_gipser_r67_a31e098b23.webp" length="77798" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10082</guid><pubDate>Tue, 09 Jan 2024 10:34:00 +0100</pubDate><title>Notre rente ne suffit plus : une 13e rente AVS pour compenser la perte de pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs</link><description>Lancement de la campagne pour la 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Loyers, primes d’assurance-maladie, électricité ou transports publics : les hausses de prix ont fait perdre depuis 2021 l’équivalent d’un mois de rente en pouvoir d’achat aux personnes retraitées. Les rentes permettent de moins en moins de couvrir le coût de la vie. Une 13<sup>e</sup> rente AVS compenserait cette perte de pouvoir d’achat – pour les retraité-e-s actuels et futurs. C’est la solution la moins chère et la plus efficace pour améliorer les rentes. La classe moyenne, qui ne bénéficie pas d’autres aides, en profitera directement. Une large alliance formée de syndicats, de partis politiques et d’organisations de retraité-e-s lance aujourd’hui la campagne de votation pour la 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p>L’AVS est beaucoup trop basse&nbsp;: les rentes AVS moyennes oscillent autour de 1800&nbsp;francs par mois. Les revenus trop bas à la retraite sont un sujet d’inquiétude croissante, et la hausse du coût de la vie n’arrange rien. «&nbsp;Les gens qui ont vécu tout leur vie avec des revenus moyens, ne savent pas comment s’en sortir. Notre initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS apporte une réponse concrète aux retraité-e-s, et donc également aux retraité-e-s de la classe moyenne, qui sont aussi touchés par l’inflation&nbsp;», déclare Pierre-Yves Maillard, conseiller aux Etats et président de l’Union syndicale suisse.</p><p>Un renforcement de l’AVS serait une bonne affaire pour 90&nbsp;% des gens qui travaillent. C’est pourquoi une large alliance s’engage pour l’initiative populaire en faveur d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Car c’est la seule forme de prévoyance à laquelle tout le monde a droit, et toutes et tous &nbsp;– à commencer par les femmes – profiteraient de l’amélioration immédiate des rentes. Pour Mattea Meyer, conseillère nationale et co-présidente du PS suisse, «&nbsp;<span lang="FR">avec la 13<sup>ème</sup> rente AVS, nous pouvons compenser rapidement et efficacement la perte de pouvoir d’achat. Les personnes qui ont travaillé et cotisé toute leur vie à la prévoyance vieillesse méritent une rente décente&nbsp;». Vania Alleva, présidente d’Unia, souligne&nbsp;: «&nbsp;La 13<sup>e</sup> rente AVS vient en aide précisément à celles et ceux qui en ont le plus besoin&nbsp;:&nbsp; travailleurs et travailleuses à petit budget, dont beaucoup de femmes dans les branches à bas salaires, personnes travaillant à temps partiel et travailleurs et travailleuses exerçant des professions physiquement exigeantes.&nbsp;En effet, plus de 9 assuré-e-s sur 10 reçoivent plus de l'AVS à la retraite qu'ils n'ont cotisé.&nbsp;»</span></p><p>Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier n’offre aucune protection face à l’inflation, ni aucune garantie des prestations de rente en échange des cotisations salariales versées. Depuis des années, les assuré-e-s doivent s’acquitter de cotisations salariales toujours plus élevées auprès de leur caisse de pensions, tandis que leurs perspectives de rentes baissent. Et le Parlement veut encore abaisser le taux de conversion dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, alors même que les caisses de pensions jouissent d’une situation financière positive. Les assurances et les caisses de pensions continueraient à se servir dans l’avoir d’épargne des travailleuses et travailleurs, leurs frais de gestion s’élevant entre-temps à sept milliards de francs par an.</p><p>Il en va tout différemment pour l’AVS&nbsp;: le taux de cotisation y est stable et ses frais administratifs sont bas et n’augmentent pas. En plus d’être particulièrement sociale, l’AVS est donc aussi la forme de prévoyance vieillesse la plus efficace et la plus sûre. Léonore Porchet, conseillère nationale verte et vice-présidente de Travail.Suisse, souligne que «&nbsp;seul le premier pilier est solidaire et reconnaît le travail non rémunéré des femmes. Avec la 13<sup>e</sup> rente AVS, nous rendons possible&nbsp;une retraite digne à toutes et tous, adaptée au contexte économique actuel&nbsp;». Giorgio Fonio, conseiller national du Centre et secrétaire régional de l’OCST, ajoute&nbsp;: «&nbsp;La 13<sup>e</sup> rente apporte une solution claire à un problème objectif, pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui risquent autrement de prendre leur retraite dans des conditions précaires&nbsp;».</p><p>Les perspectives financières de l’AVS publiées par la Confédération le confirment&nbsp;: la situation financière de cette assurance sociale est stable. Elle enregistrera au cours des prochaines années un excédent de près de trois milliards de francs par an. Loin des scénarios catastrophe des dernières années, la fortune de l’AVS atteindra d’ici la fin de la décennie 67&nbsp;milliards de francs. Soit environ 20&nbsp;milliards de francs de plus qu’aujourd’hui.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/ahvx13-avsx13/avspouvoirachat.svg" length="86988" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10128</guid><pubDate>Fri, 29 Dec 2023 11:54:00 +0100</pubDate><title>Dossier no 160 : Les retraites : hier, aujourd’hui et  demain</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-no-160-les-retraites-hier-aujourdhui-et-demain</link><description>Faits et chiffres sur la situation économique et sociale des retraité-e-s en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2024, les citoyen-ne-s suisses se prononceront sur trois initiatives concernant la question des retraites. La situation économique des retraité-e-s en Suisse se trouvera ainsi en point de mire. L’image de retraité-e-s qui seraient aisés a fait son chemin lorsqu’il est question des bénéficiaires de rentes AVS. <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/160f_retraites_hier_aujourd_hui_et_demain.pdf">Or cette image est fausse</a>. Les revenus des retraité-e-s sont très inférieurs à ceux des salarié-e-s. Et les disparités entre ménages de retraité-e-s sont beaucoup plus importantes qu’entre salarié-e-s.&nbsp;</p><p>Dans les faits, les rentes sont basses, et elles ont fortement baissé ces vingt dernières années. Les assureurs et les banques se félicitent des affaires qu’ils réalisent avec la prévoyance vieillesse ainsi que de la crainte, justifiée, qu’ont les salarié-e-s de toucher de trop petites rentes. Avec l’actuelle nette hausse des prix et des primes-maladie, la perte subie avec ses rentes par la génération des aîné-e-s prend une nouvelle dimension. Une perte de pouvoir d’achat représentant une rente men-suelle entière a désormais déjà eu lieu. Impossible de la compenser sans une 13e rente AVS.</p><p>En règle générale, l’image des retraité-e-s riches est mise en avant pour empêcher des améliora-tions sociales. On nous explique ensuite que parmi les groupes de personnes menacées de pau-vreté, d’autres groupes sont encore plus durement touchés. Mais des mesures en faveur des fa-milles monoparentales, des familles à plusieurs enfants et des bénéficiaires de rentes AI ne sont quand même pas prises. Or c’est précisément pour eux qu’augmente le danger que, dans quelques décennies, leur rente de vieillesse ne soit encore plus faible. Un développement de l’AVS repré-sente leur unique espoir de recevoir des rentes finançables et garantissant le minimum vital une fois qu’ils seront à la retraite. Car toute personne qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_aelteres_paar_AHV__6fa8065f41.webp" length="65624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10078</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2023 11:45:19 +0100</pubDate><title>C’est inacceptable – l’USS exige la reprise immédiate de la médiation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/cest-inacceptable-luss-exige-la-reprise-immediate-de-la-mediation</link><description>Le conseiller fédéral Parmelin suspend la médiation visant à améliorer la protection contre le licenciement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La suspension de la médiation visant à améliorer la protection contre le licenciement, annoncée aujourd’hui par le conseiller fédéral Parmelin, est inacceptable. Pendant trois ans, l’Union syndicale suisse (USS) a œuvré avec les partenaires sociaux à une solution visant à remédier à la protection insuffisante contre le licenciement, afin que la Suisse puisse être retirée de la liste noire de l’Organisation internationale du travail de l’ONU (OIT). Aussi l’USS demande-t-elle la reprise immédiate de la médiation.</p><p>Le droit suisse en matière de licenciement ne satisfait pas aux normes du droit international. Les travailleuses et travailleurs qui défendent les droits et les intérêts de leurs collègues ne sont pas protégés contre les licenciements arbitraires. Cette situation a été critiquée à plusieurs reprises par l’OIT. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a même été saisie d’un cas de licenciement abusif de membres de syndicats.</p><p>En 2019, le Conseil fédéral avait donc mis en place une médiation sous la direction du médiateur Franz Steinegger, afin que la Suisse puisse être retirée de la liste noire de l’OIT. Il était initialement prévu que la médiation se termine en bonne et due forme en janvier 2024. Or peu avant, les employeurs se sont retirés de la médiation.</p><p>L’USS déplore que le conseiller fédéral Parmelin en ait profité pour suspendre de manière irréfléchie cette médiation. Les syndicats s’engageront à tous les niveaux, en particulier auprès de la CEDH, et prendront en main si nécessaire l’initiative populaire pour une meilleur protection contre le licenciement en Suisse adoptée au dernier congrès de l’USS.</p><p>L’USS a formulé à maintes reprises des propositions de solutions concrètes dans le cadre du droit du travail, les dernières en date portant sur la réglementation du temps de travail des spécialistes de certains secteurs des services comme l’activité fiduciaire, le conseil fiscal ou les technologies de l’information. Il est d’autant plus inacceptable que les employeurs refusent toute discussion. L’USS demande par conséquent la reprise immédiate de la médiation.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/f/csm_frau_alleine_verzweifelt_buerosituation_d0b0426b9a.webp" length="146864" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10076</guid><pubDate>Fri, 15 Dec 2023 15:03:50 +0100</pubDate><title>La protection des salaires et le service public doivent être garantis : le Conseil fédéral doit revoir son mandat de négociations</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis-le-conseil-federal-doit-revoir-son-mandat-de-negociations</link><description>Position de l’USS sur le mandat de négociations avec l’UE

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a soutenu l’ouverture vis-à-vis de l’UE tant qu’elle était favorable aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Dans l’optique des négociations à venir sur l’extension des accords bilatéraux, cela signifie concrètement que la protection des salaires et le service public ont besoin de solides garanties.</p><p>L’USS exige concrètement, en matière de protection des salaires, que la prise en compte des frais, l’interdiction d’offrir des services en cas de faute et la caution soient garanties. En outre, des améliorations s’imposent dans le droit suisse, concernant la déclaration de force obligatoire des CCT et la régulation du travail temporaire. Quant au marché de l’électricité et au transport ferroviaire international, l’USS demande des accords de coopération plutôt que d’accès au marché, afin que le service public soit dûment garanti. Dans le dossier de l’électricité, il faut une solution pour la très haute tension – et non l’intégration dans le marché intérieur libéralisé de l’UE. Le Conseil fédéral doit par conséquent revoir son mandat de négociations.</p><p>Lors des discussions exploratoires, l’administration fédérale a fait des concessions majeures qui mettent en péril tant la protection des salaires que le service public (électricité, rail). Par exemple, les mesures actuelles de protection que sont la caution et l’interdiction d’offrir des services seraient affaiblies, voire privées de toute efficacité. En outre, la Suisse devrait reprendre la réglementation européenne sur les frais (principe du pays d’origine), ce qui renforcerait encore les pressions salariales et conduirait à une concurrence déloyale. Par ailleurs, le service public est menacé en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. La concurrence et la libéralisation risquent dès lors de l’emporter sur un approvisionnement de base réglementé et sur la coopération. Le Conseil fédéral a toutefois donné un premier signal positif : il a l’intention d’aller au-delà du document commun (« common understanding ») conclu et de négocier au moins la question des frais pris en compte.</p><p>La protection des salaires en Suisse est depuis longtemps sous pression – indépendamment des négociations avec l’Union européenne. Le travail précaire et l’emploi temporaire ont augmenté. La mise en œuvre laisse à désirer dans les cantons – en Suisse alémanique surtout. La location de services est en plein essor, et la sous-enchère n’est pas suffisamment sanctionnée. Des chaînes de sous-traitance sont utilisées pour contourner les CCT. La protection des salaires en Suisse doit par conséquent être améliorée et non réduite. Or à ce jour, les employeurs ont toujours refusé d’aborder et de résoudre ces problèmes.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10073</guid><pubDate>Fri, 08 Dec 2023 14:07:57 +0100</pubDate><title>Une alliance de femmes issues de l’économie, de la culture, de la société civile et de la politique s’engage pour une 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-alliance-de-femmes-issues-de-leconomie-de-la-culture-de-la-societe-civile-et-de-la-politique-sengage-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Manifeste des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les femmes se consacrent au quotidien à leur famille, s’occupant des enfants comme des parents nécessitant des soins. Sans cette activité, la société serait à l’arrêt. Or leur travail mal payé, voire non rémunéré conduit à des rentes trop basses durant la vieillesse. Et le Conseil fédéral veut encore couper dans les rentes de veuves, à nouveau aux dépens des femmes. Il faut en finir avec ces injustices. Par conséquent, </strong><a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/manifeste?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer"><strong>une large alliance de femmes</strong></a><strong> comprenant des personnalités issues de l’économie, du monde culturel, de la société civile et de la politique s’engage pour un renforcement en lieu et place de coupes dans l’AVS, avec l’introduction d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS.</strong></p><p>Aujourd’hui, 60 femmes issues de l’économie, de la culture, de la société civile et de la politique réagissent au projet d’économies dans l’AVS adopté par le Conseil fédéral. Car à l’heure actuelle, les femmes reçoivent déjà des rentes particulièrement basses, souvent à peine suffisantes pour en vivre. Aussi cette alliance entend-elle donner un clair signal en faveur de l’introduction qui s’impose d’une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. En effet, l’AVS est la seule forme de prévoyance vieillesse qui prenne en compte le travail non rémunéré de soins et d’assistance, et ce faisant atténue l’impact des écarts de salaire durant la vie professionnelle. Seule une AVS forte peut garantir qu’une fois la retraite arrivée, le travail des femmes durant leur vie soit reconnu.</p><p>L’année dernière, il avait été promis aux femmes, lors du relèvement de l’âge de la retraite à 65&nbsp;ans, que leurs rentes augmenteraient. Or en guise d’améliorations, on leur propose des coupes dans les rentes de veuves et une mauvaise réforme de la LPP. En cas d’adoption de cette dernière, de nombreuses femmes subiraient des déductions salariales plus élevées, tout en obtenant des rentes plus basses. En outre, les hausses de prix et le renchérissement des primes des caisses-maladie frappent de plein fouet les personnes à la retraite, dont le pouvoir d’achat est en chute libre.</p><p>Une large alliance de femmes issues du monde économique, de la culture, de l’économie et de la politique le demande haut et fort&nbsp;: il faut en finir avec les rentes trop basses des femmes&nbsp;! Elles s’engagent ensemble pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS. Les signataires demandent que la société et le monde politique reconnaisse enfin à sa juste valeur – et donc sur le plan financier également – le travail accompli par les femmes. Seule la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS apportera l’amélioration de rente promise de longue date et dont l’urgence ne fait que croître.</p><h3 class="heading--h5"><strong>Signataires</strong></h3><p><i>Sarah Akanji, Vania Alleva, Jacqueline Badran, Peppina Beeli, Leandra Bias, Big Zis, Jeannine Borer, Michaela Bovolenta, Christiane Brunner, Bruna Campanello, Morena Diaz, Martine Docourt, Ruth Dreifuss, Yvonne Feri, Tamara Funiciello, Lina Gafner, Ellen Girod, Barbara Gysi, Greta Gysin, Bea Heim, Annette Hug, Simona Isler, Christiane Jaquet-Berger, Elisabeth Joris, Irene Kälin, Sandra Künzi, Sophie Ley, Rebekka Lindauer, Mascha Madörin, Isabel Martinez, Samira Marti, Gabriela Medici, Mattea Meyer, Patrizia Mordini, Fatima Moumouni, Sandrine Nikolic-Fuss, Anja Peter, Veronique Polito, Leonore Porchet, Katarina Prelicz-Huber, Marlen Reusser, Estelle Revaz, Yvonne Ribi, Marah Rikli, Anna Rosenwasser, Dagmar Rösler, Sara Satir, Yvonne Schärli, Sarah Schilliger, Franziska Schutzbach, Edith Siegenthaler, Aude Spang, Esther Waeber-Kalbermatten, Lucie Waser, Flavia Wasserfallen, Xenia Wassihun, Fanny de Weck, Manuela Weichelt, Natascha Wey, Melanie Winiger, Sarah Wyss</i></p><h3 class="heading--h5"><strong>Texte complet du manifeste des femmes</strong></h3><p><a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/manifeste/?src=usshp" target="_blank" rel="noreferrer"><u>www.rentes-des-femmes.ch/manifeste</u></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/0/csm_manifest-manifeste_2-3_3dfd9612c5.webp" length="320420" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10071</guid><pubDate>Wed, 06 Dec 2023 11:52:50 +0100</pubDate><title>Financement des soins de longue durée : flambée des primes en vue avec EFAS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-des-soins-de-longue-duree-flambee-des-primes-en-vue-avec-efas</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de politique de la santé visant au financement uniforme des prestations ambulatoires et hospitalières (EFAS) entrera dans sa phase finale durant la session parlementaire d’hiver. Alors que les pressions pour réformer le système en place se font toujours plus fortes, EFAS passe aujourd’hui dans les milieux professionnels pour être la panacée. Cet acronyme fait miroiter des économies se chiffrant en milliards– alors même qu’au départ, ses concepteurs n’avaient jamais cherché à réaliser des économies.</p><p>Le projet entrera en décembre dans sa cinquième (!) législature, ce qui ne plaide guère en sa faveur. EFAS a subi de multiples remaniements. Il a notamment été décidé d’intégrer les prestations de soins de longue durée (en EMS et à domicile) dans le financement uniforme. Une décision fatale, qui coûterait très cher aux payeurs de primes et au personnel soignant.</p><p>Le directeur d’ARTISET, fédération active dans la branche des soins de longue durée, a argumenté au nom d’autres acteurs du secteur que l’inclusion des soins dans le projet EFAS était indispensable car « dans le financement actuel des soins, les collectivités publiques supportent une part croissante des coûts, alors que la part à charge des assureurs-maladie diminue ». Encore heureux qu’il en aille ainsi ! Chaque fois que les coûts de la santé augmentent – en raison du remboursement de nouveaux médicaments hors de prix ou de l’augmentation du volume des prestations couvertes par les assurances complémentaires –, la hausse est aussitôt répercutée dans sa totalité sur les primes. Cet « impôt par tête » s’alourdit ainsi d’année en année et fera un bond de presque 9 % l’année prochaine. Or le renchérissement des primes ne fait pas la distinction entre l’avocate d’affaires et l’horticulteur-paysagiste. Pour la première cela ne change pas grand-chose, alors que le second subit une ponction insupportable sur son pouvoir d’achat.</p><p>À ce jour, le législateur n’a plafonné le financement par les primes que dans un seul secteur, à savoir les soins de longue durée. Et c’est précisément cet article de loi qu’EFAS ferait passer à la trappe ! À l’avenir, les cantons n’auraient plus à régler le « financement résiduel », et donc les payeurs de primes devraient en plus cofinancer la dynamique des coûts du secteur qui, pour des raisons démographiques, affiche la plus forte croissance annuelle. Ce n’est pas tout : comme la participation aux coûts à verser dans ce secteur – donc les coûts de soins que les gens doivent payer de leur propre poche – dépend aussi de la contribution fixée aujourd’hui à charge de l’assurance, ce plafonnement disparaîtrait également avec EFAS. Avec pour effet qu’à moyen terme, la participation aux coûts serait elle aussi en forte hausse.</p><p>La seule manière d’empêcher cette explosion des primes imputable à EFAS consisterait à fixer le nouveau tarif des soins de longue durée au plus bas niveau possible. Or un tarif à prix cassés reviendrait à faire des économies sur le dos du personnel soignant. Alors que ce dernier tend déjà à déserter la profession, victime d’épuisement. Plus de deux ans après l’acceptation massive de l’initiative sur les soins, il faudrait au contraire investir de manière ciblée en vue d’améliorer les conditions de travail, et par là garantir la qualité et la sécurité de l’offre d’approvisionnement en soins. Dans l’immédiat, il appartient au Parlement de refuser net le projet EFAS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/b/csm_Altenheim_iStock-wavebreakmedia-820254064_476e1e8228.webp" length="168328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10068</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 16:49:33 +0100</pubDate><title>Les salaires et les rentes doivent permettre de vivre correctement</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-salaires-et-les-rentes-doivent-permettre-de-vivre-correctement</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont tiré un bilan mitigé des négociations salariales. En se mobilisant, les syndicats ont su obtenir dans de nombreuses branches d’activité des avancées concrètes, avec la compensation du renchérissement et plus encore. Mais le retard salarial reste considérable pour beaucoup de salarié-e-s. Les retraité-e-s aussi ont toujours moins d’argent pour vivre, à cause des hausses de prix, de l’augmentation des loyers et de l’explosion des primes. La Suisse aura l’occasion de compenser rapidement la perte de pouvoir d’achat, lors du scrutin de mars 2024 sur la 13e rente AVS. Aussi les syndicats mèneront-ils une campagne engagée pour des rentes correctes. Par ailleurs, les délégué-e-s de l’USS ont réitéré leurs principales revendications envers le Conseil fédéral, pour les négociations avec l’UE : il faudra garantir tant la protection autonome des salaires que le service public en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. Enfin, les délégué-e-s ont approuvé l’adhésion de la Société pédagogique vaudoise à l’USS, qui compte désormais 19 fédérations membres.</p><p>Les loyers, la caisse-maladie, l’alimentation, les charges : tout devient plus cher. Et ce n’est malheureusement pas encore la fin. Les primes-maladie augmenteront de 8,7 % en 2024. S’y ajoutera une nouvelle hausse des loyers. Et la TVA sera relevée de 0,4 point de pourcentage au 1er janvier 2024.</p><p>Les effets sur les finances des salarié-e-s et des retraité-e-s sont violents. De 2020 à 2024, le coût de la vie des personnes vivant seules aura augmenté de plus de 3500 francs par an. Les couples avec enfant(s) ont besoin de plus de 7000 francs en plus.</p><p>Concernant les salaires, la tendance est désormais à nouveau à la hausse. Pendant les négociations en cours, nous sommes parvenus à négocier des hausses des salaires réels dans de nombreuses branches et entreprises. Mais malheureusement pas partout. Dans la construction ou à la Confédération, les employeurs, respectivement la conseillère fédérale Keller-Sutter, font preuve d’une dureté inhabituelle. Même la compensation du renchérissement, qui va vraiment de soi, n’est pas accordée. Au contraire, on accepte sciemment que la situation financière des salarié-e-s se dégrade.</p><p>Concernant les retraité-e-s, la situation s’aggrave. Ce sont surtout les rentes du 2e pilier qui font problème. Dans ce pilier, les rentes baissent depuis des années déjà parce que les caisses de pensions ont diminué leurs prestations dans le contexte des taux d’intérêt bas et parce qu’aucune compensation du renchérissement n’est prévue. L’AVS est certes indexée sur le renchérissement, bien que la hausse des primes-maladie ne soit pas prise en considération et que l’évolution des salaires ne soit que partiellement reprise. Le résultat est violent : le renchérissement et le choc des primes ont englouti une rente mensuelle entière. Pour les retraité-e-s, il faut une 13e rente AVS afin qu’au moins leurs pertes de pouvoir d’achat soient compensées. L’USS s’engagera de toutes ses forces pour un OUI à la 13e rente AVS.</p><p>Enfin, les apprenti-e-s et les stagiaires doivent obtenir la pleine compensation du renchérissement. Dans de nombreux métiers d’apprentissage, les salaires n’ont pas progressé depuis des années, voire des décennies. Le niveau salarial n’a jamais été adapté. Il est donc temps que les choses changent. En outre, il faut introduire un salaire minimum et un 13e salaire pour tous les apprenti-e-s.</p><h4>Politique européenne : les délégué-e-s en faveur de garanties pour la protection des salaires et le service public</h4><p>Dans l’optique de la consultation à venir sur le mandat de négociation avec l’UE, les délégué-e-s ont réaffirmé la position syndicale : ils approuvent certes l’ouverture de négociations sur l’extension des accords bilatéraux, mais à condition que la protection des salaires et le service public soient garantis.</p><p>Les entretiens exploratoires menés jusqu’à présent avec la Commission européenne n’ont toutefois pas abouti à un tel résultat. Les discussions auxquelles ont participé les partenaires sociaux ont certes permis de préciser certains points : en principe, l’UE accepte l’exécution au niveau des partenaires sociaux, et la Suisse pourra elle-même fixer le niveau de contrôle. Mais dans l’ensemble, le résultat est clairement insuffisant. Car dans d’autres domaines importants comme les frais professionnels, les cautions, le délai d’annonce ou le blocage des prestations de service, le risque de baisse du niveau de protection est bien réel. Le service public serait menacé en matière d’approvisionnement en électricité et de transport ferroviaire international. La concurrence et la libéralisation risquent dès lors de l’emporter sur l’approvisionnement de base régulé et sur la coopération.</p><p>Indépendamment des accords bilatéraux, la protection des salaires en Suisse est depuis longtemps sous pression. Les emplois précaires, à l’instar du travail temporaire, sont en hausse. La mise en œuvre des mesures d’accompagnement laisse à désirer dans les cantons – en Suisse alémanique notamment. La location de services est ainsi en plein essor, et la sous-enchère n’est pas suffisamment sanctionnée. Les chaînes de sous-traitance mettent en péril les conventions collectives de travail. D’où la nécessité d’améliorer la protection des salaires en Suisse et non de la démanteler. Or jusqu’à présent, les employeurs ont refusé d’aborder ces problèmes, ce qui explique également l’absence de progrès concrets.</p><h4>Appel à la paix à Gaza</h4><p>L’USS condamne fermement les attaques terroristes du 7 octobre menées par le Hamas, lors desquelles des Israéliens choisis au hasard ont été tués, blessés ou pris en otage. Ces attaques contre la population civile israélienne sont les plus brutales jamais commises depuis Gaza, et rien ne saurait les justifier. L’USS condamne tout aussi fermement la réaction disproportionnée de l’armée israélienne, qui multiplie depuis lors les frappes aériennes sur la bande de Gaza. La population civile palestinienne, qui vit depuis des années déjà sous la dictature brutale du régime du Hamas tout en subissant un blocus inacceptable exercé par Israël, est désormais exposée à des bombardements continus et, faute de soins médicaux, le bilan humain s’alourdit chaque jour. Il faut mettre un terme à cette crise.</p><p>L’USS s’engage résolument en faveur d’un monde où la paix et la démocratie reposent sur l’État de droit et la pleine application du droit international. Elle appelle à un cessez-le-feu et à la création immédiate de corridors humanitaires vers la bande de Gaza, afin d’y soulager la détresse des civils palestiniens. L’USS exige encore la libération inconditionnelle de tous les otages israéliens, le désarmement du Hamas sous l’égide de la communauté internationale et le transfert de la bande de Gaza sous un gouvernement palestinien démocratique et respectueux de l’État de droit. De son côté, le gouvernement israélien devra respecter ses obligations découlant du droit international et mettre en œuvre les décisions de l’ONU. Dans cet esprit, le Conseil fédéral s’engagera en faveur d’une paix durable dans la région et pour un rapide cessez-le-feu.</p><p>En outre, l’USS tient à exprimer sa solidarité avec les travailleuses et travailleurs qui poursuivent leur engagement inlassable afin de couvrir les besoins fondamentaux de la population et demande de veiller à ce que leur protection soit assurée.</p><h4>Nouvelle fédération membre pour l’USS</h4><p>L’Assemblée des délégué-e-s a approuvé aujourd’hui l’adhésion de la Société pédagogique vaudoise (SPV) à l’USS. La SPV est active dans le canton de Vaud et représente environ 2300 enseignantes et enseignants de l’école obligatoire. Elle s’engage pour un service public de l’enseignement doté de moyens suffisants pour réaliser ses missions. En adhérant à l’USS, la SPV démontre l’importance qu’elle accorde à l’unité et à la solidarité syndicales. Elle souhaite disposer d’une représentation dans les débats à l’échelon national sur les questions liées à l’enseignement et la formation, mais aussi en matière de retraite et de conditions de travail. L’USS, plus grande faîtière syndicale de Suisse, compte désormais 19 fédérations membres.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_c49873de4e.webp" length="384884" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10201</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 15:14:00 +0100</pubDate><title>Appel à la paix à Gaza</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/appel-a-la-paix-a-gaza</link><description>Position de l&#039;Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS condamne fermement les attaques terroristes du 7 octobre menées par le Hamas, lors desquelles des Israéliens choisis au hasard ont été tués, blessés ou pris en otage. Ces attaques contre la population civile israélienne sont les plus brutales jamais commises depuis Gaza, et rien ne saurait les justifier. L’USS condamne tout aussi fermement la réaction disproportionnée de l’armée israélienne, qui multiplie depuis lors les frappes aériennes sur la bande de Gaza. La population civile palestinienne, qui vit depuis des années déjà sous la dictature brutale du régime du Hamas tout en subissant un blocus inacceptable exercé par Israël, est désormais exposée à des bombardements continus et, faute de soins médicaux, le bilan humain s’alourdit chaque jour. Il faut mettre un terme à cette crise.</p><p>L’USS s’engage résolument en faveur d’un monde où la paix et la démocratie reposent sur l’État de droit et la pleine application du droit international. Elle appelle à un cessez-le-feu et à la création immédiate de corridors humanitaires vers la bande de Gaza, afin d’y soulager la détresse des civils palestiniens. L’USS exige encore la libération inconditionnelle de tous les otages israéliens, le désarmement du Hamas sous l’égide de la communauté internationale et le transfert de la bande de Gaza sous un gouvernement palestinien démocratique et respectueux de l’État de droit. De son côté, le gouvernement israélien devra respecter ses obligations découlant du droit international et mettre en œuvre les décisions de l’ONU. Dans cet esprit, le Conseil fédéral s’engagera en faveur d’une paix durable dans la région et pour un rapide cessez-le-feu.</p><p>En outre, l’USS tient à exprimer sa solidarité avec les travailleuses et travailleurs qui poursuivent leur engagement inlassable afin de couvrir les besoins fondamentaux de la population et demande de veiller à ce que leur protection soit assurée.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_DV_Benoit_a8607e43fd.webp" length="353264" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10066</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 09:52:50 +0100</pubDate><title>Les loyers augmentent à nouveau : le Conseil fédéral doit agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-loyers-augmentent-a-nouveau-le-conseil-federal-doit-agir</link><description>Nouvelle hausse du taux hypothécaire de référence</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les loyers pèsent toujours plus lourd sur le budget des ménages et atteignent un niveau difficilement supportable. Pour les salarié-e-s ordinaires et les retraité-e-s, il reste de moins en moins à la fin du mois. Au lieu de soulager la population, le Conseil fédéral préfère s’en tenir au principe du «&nbsp;laissez-faire&nbsp;» en matière de loyers. Le gagnant est à nouveau ici le secteur&nbsp;immobilier. Des millions de ménages sont touchés par les conséquences de la nouvelle hausse du taux hypothécaire de référence annoncée aujourd’hui, une situation qu’il aurait été possible d’éviter. Les mesures annoncées sont timides et insuffisantes. Conséquence&nbsp;: la crise du pouvoir d’achat va encore se renforcer.</p><p>Cela fait tout juste un mois que la dernière augmentation du taux d’intérêt hypothécaire de référence s’est fait sentir dans le portemonnaie de millions de ménages suisses. Et à présent, selon la communication du jour de l’office du logement, ce taux d’intérêt va de nouveau augmenter de 0,25&nbsp;point de pourcentage. Une spirale infernale s’amorce ainsi, sachant que les loyers pourront à nouveau être majorés de 3&nbsp;%, avec en plus une part visant à compenser le renchérissement et un forfait destiné à couvrir les augmentations de coûts. Il ne faut gère s’attendre à ce que les grandes régies immobilières – en dépit de leurs promesses réitérées et d’une communication lénifiante – hésitent à répercuter cette hausse sur les locataires. Il suffit de repenser aux augmentations généralisées de la dernière hausse&nbsp;: dans toute la Suisse, les locataires faisaient la queue devant les bureaux de poste pour y retirer les lettres recommandées de leurs gérances et propriétaires. Un moment pénible à passer compte tenu de la pression générale sur le pouvoir d’achat, avec l’explosion des primes des caisses-maladie et la baisse continue des rentes du deuxième pilier.</p><p>Il est donc bien clair que l’heure est à des mesures politiques rapides et efficaces dans le secteur des baux à loyer. Les modifications d’ordonnance présentées la semaine dernière par le Conseil fédéral vont certes dans la bonne direction, mais sont absolument insuffisantes. Pour commencer, il faudrait les introduire immédiatement – ce qui est dans une large mesure possible. Or à la place, il est prévu d’ouvrir une procédure de consultation en été 2024 (!). Cette lenteur est incompréhensible.</p><p>En particulier, il faut procéder sans attendre à la vérification et à la refonte annoncées du modèle de calcul des loyers en vigueur. En effet, ce modèle part toujours de l’idée que la part de financement externe des logements se situe à 60%, alors que plus de la moitié du parc immobilier suisse est entre les mains d’investisseurs institutionnels, qui ne font que très peu appel à des capitaux de tiers. Autrement dit, le droit actuel permet aux investisseurs institutionnels d’augmenter leurs loyers alors même que leurs coûts demeurent inchangés.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10063</guid><pubDate>Fri, 24 Nov 2023 11:46:32 +0100</pubDate><title>Le déclin des rentes des caisses de pensions se poursuit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-declin-des-rentes-des-caisses-de-pensions-se-poursuit</link><description>Statistique des nouvelles rentes 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes de la prévoyance professionnelle perçues par les hommes affichent un niveau historiquement bas. Depuis 2015, elles ont chuté de 9,5 %. Et encore ce chiffre ne tient pas compte du renchérissement. En effet, les rentes des caisses de pensions ne sont pas adaptées au renchérissement. D’où une dépréciation supplémentaire de presque 5 % depuis 2015. Personne ne semble se soucier du sort des retraité-e-s, qui ont aujourd’hui toujours moins d’argent pour vivre.</p><p>La statistique des nouvelles rentes publiée aujourd’hui confirme la préoccupante évolution à la baisse des rentes et la situation misérable des femmes dans la prévoyance professionnelle. Depuis 2015, les hommes ont vu le montant moyen de leurs rente LPP reculer de 9,5 %. Les lacunes dans les rentes des femmes demeurent également alarmantes. &nbsp;Près d’une femme sur trois ne reçoit toujours pas de rente LPP et dans la moitié des autres cas, les femmes ayant pris leur retraite en 2022 ont reçu de leur caisse de pensions une rente de moins de 1217 francs par mois.</p><p>Ce n’est pas tout : les rentes des caisses de pensions ne sont pas adaptées au renchérissement. Si l’on tient compte de ce paramètre, elles ont subi depuis 2015 une perte de valeur supplémentaire proche de 5 %. Autrement dit, les rentes corrigées du pouvoir d’achat ont chuté de 14 % en huit ans. Elles permettent ainsi toujours plus rarement de s’en sortir. Il est donc bien clair pour l’USS que le seul moyen de compenser ces baisses de rentes consiste à adopter l’initiative populaire pour une 13e rente AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10061</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 15:29:36 +0100</pubDate><title>Pas de renchérissement dans l’AVS, mais 500 millions d’optimisation fiscale pour les hauts revenus ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-rencherissement-dans-lavs-mais-500-millions-doptimisation-fiscale-pour-les-hauts-revenus</link><description>Privatisation rampante de la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral cherche à privilégier à nouveau, dans le cadre du 3e pilier, les personnes disposant de revenus élevés et dont la prévoyance vieillesse est déjà très confortable. Un tel geste constitue un affront à la population. Dernièrement encore, le Conseil fédéral et le Parlement ont refusé d’accorder la pleine compensation du renchérissement pour les rentes AVS, ce qui aurait quelque peu soulagé les nombreux seniors dont le pouvoir d’achat est sous pression. Les coûts étaient trop élevés à leurs yeux. Or peu après et en dépit d’autres mesures d’économies à l’ordre du jour, l’État aurait tout à coup assez d’argent pour réduire la charge fiscale des hauts ou très hauts revenus. Des allégements fiscaux d’un montant total de plus de 500 millions de francs sont ainsi prévus en faveur de la prévoyance privée. Soit une perte de recettes fiscales presque trois fois supérieure à ce qu’aurait coûté en 2023 la compensation du renchérissement dans l’AVS. Ce n’est rien d’autre qu’un subventionnement massif et une privatisation de la prévoyance vieillesse – au seul profit des très hauts revenus.</p><p>En effet, quiconque peut se permettre de verser le montant maximal de 7056 francs sur un compte du pilier 3a fait partie des privilégiés. Presque 90 % des ménages ne peuvent qu'en rêver. Pour les gros salaires, le 3e pilier est donc avant tout un outil d'optimisation fiscale bien commode. Si des déductions supplémentaires sont autorisées, ces gens paieront encore moins d’impôts. Et comme les barèmes de l’impôt sur le revenu sont progressifs, les économies réalisées peuvent avoisiner 30 % des montants concernés. Les avantages accordés à ces catégories de revenus sont inutiles dans une optique de politique sociale. Car en plus d’avoir une très bonne rente LPP, les managers et les cadres disposent déjà de possibilités presque illimitées d’optimisation fiscale dans le 2e pilier. Il n’y a donc certainement pas lieu de leur aménager des niches fiscales supplémentaires dans le 3e pilier.</p><p>L’USS se battra de toutes ses forces contre le projet d’extension du 3e pilier présenté aujourd’hui. En effet, ce sont principalement les ménages ayant un revenu net de 150 000 francs et plus qui effectuent dans le 3e pilier des versements donnant droit à une déduction fiscale. Les bas et moyens revenus, comme les facteurs ou le personnel de vente, n’ont guère les moyens de cotiser au 3e pilier, ayant besoin de leur argent pour vivre. Les gens aux revenus ordinaires ou faibles sont ainsi livrés à eux-mêmes face à l’explosion des primes des caisses-maladie, des loyers et des prix en général. Le 3 mars 2024, le peuple suisse aura la possibilité de corriger cette politique en matière de rentes hostile à la population, en acceptation l’initiative pour une 13e rente AVS.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10056</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:10:00 +0100</pubDate><title>Contre-projet direct à l’initiative populaire « L’argent liquide, c’est la liberté »</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/contre-projet-direct-a-linitiative-populaire-largent-liquide-cest-la-liberte</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10054</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:09:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur les forêts</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-les-forets</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 21.463 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10052</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:08:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 22.424 n Badertscher Étiquetage des denrées alimentaires. </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/flugtransporte-bei-lebensmitteln-deklarieren</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire « Indiquer si le transport a été effectué par avion » (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10050</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:07:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures visant à réduire la consommation d’énergie électrique dans le transport de voyageurs et le fret ferroviaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-les-mesures-visant-a-reduire-la-consommation-denergie-electrique-dans-le-transport-de-voyageurs-et-le-fret-ferroviaire</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10048</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:06:00 +0100</pubDate><title>Modifications d’ordonnances relevant de l’Office fédéral de l’énergie</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-dordonnances-relevant-de-loffice-federal-de-lenergie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10044</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:05:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-invalidité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-invalidite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10046</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:05:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur la transparence des personnes morales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-la-transparence-des-personnes-morales</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10042</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:04:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 20.406 n</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-parlementaire-20406-n</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10040</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:03:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur l’agriculture</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/modification-de-la-loi-sur-lagriculture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en œuvre de la motion 19.3445</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10036</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:02:00 +0100</pubDate><title>Révision des ordonnances 1 et 3 relatives à la loi sur le travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-des-ordonnances-1-et-3-relatives-a-la-loi-sur-le-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10034</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:01:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la 1ère étape de l’initiative sur les soins infirmiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-de-la-1ere-etape-de-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10032</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-accidents</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-accidents</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en œuvre de la motion 11.3811 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10058</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2023 17:20:43 +0100</pubDate><title>Accueil de jour des enfants : il faut une solution socialement juste – et surtout rapide !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/kita-gesetz-jetzt-braucht-es-eine-schnelle-und-sozial-gerechte-loesung</link><description>Nouveau modèle pour le financement de l’accueil de jour des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’une des principales revendications de la grève féministe du 14 juin 2023 – où près de 300 000 personnes sont descendues dans la rue – portait sur la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle. Celle-ci n’est possible qu’avec une offre d’accueil extrafamilial qui soit financièrement abordable. Il faut par conséquent consolider le financement en place pour atteindre enfin l’objectif de garantir à tous les enfants, sur l’ensemble du territoire helvétique, un accueil de qualité et accessible financièrement. En comparaison internationale, l’accueil extrafamilial est largement sous-financé à l’heure actuelle. Le manque de places d’accueil se fait cruellement sentir en Suisse. Le personnel est surmené, tandis que les familles doivent s’acquitter de coûts très élevés.</p><p>En début d’année, le Conseil national avait adopté un projet de loi sur les crèches qui représentait un compromis réaliste visant à pérenniser le financement des structures d’accueil. La loi prévoit un financement stable sur le long terme, avec à la fois une participation de la Confédération destinée à réduire les frais à la charge des parents et des investissements dans la création de places d’accueil et dans l’amélioration de la qualité des offres. La tentative de la CSEC-E de proposer aujourd’hui un autre modèle, basé sur des allocations pour frais de garde, risque de provoquer des retards inutiles, alors que l’accueil de jour des enfants et son accessibilité financière doivent s’améliorer rapidement.</p><p>L’USS demande pour sa part une offre d’accueil de qualité et qui couvre tout le territoire, la revalorisation de cette activité professionnelle par de bonnes conditions de travail et des salaires corrects, ainsi qu’un financement suffisant par les collectivités publiques, de façon à ce que les places d’accueil soient à la portée de toutes les familles. À l’instar de l’école obligatoire, le financement devra reposer sur une large base. Car ce n’est qu’avec un financement stable à long terme et moyennant la création d’une offre suffisante et abordable par la Confédération et les cantons que l’on pourra enfin aller de l’avant dans ce domaine. La question de savoir si un modèle d’allocations peut y contribuer utilement reste ouverte, les détails étant encore peu clairs.</p><p>Pour l’Union syndicale suisse, un modèle d’allocations pour la garde des enfants devrait dans tous les cas fonctionner de manière socialement juste. Pour une offre de qualité et suffisante avec de bonnes conditions de travail, l’accueil des enfants dans des structures telles que les garderies est la meilleure voie. L’USS s’engagera donc pour que tout nouveau modèle permette un subventionnement suffisant, stable et durable de cette forme d’accueil de jour. Le temps presse. Il ne faut donc pas retarder l’avancée du projet inutilement. Une amélioration du financement de l’accueil de jour est urgente.<br>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10038</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2023 09:17:35 +0100</pubDate><title>L’OFS confirme : la charge des primes augmente sans cesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lofs-confirme-la-charge-des-primes-augmente-sans-cesse</link><description>Derniers chiffres de l’indice des primes d’assurance-maladie (IPAM)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TiteldiverseCxSpLast lead">Les ménages sont toujours plus étranglés par les primes à payer. Dans son dernier indice des primes d’assurance-maladie, l’OFS confirme aujourd’hui cette hausse inexorable. La charge des primes n’est plus supportable pour les bas et moyens revenus. Dans de nombreuses branches, la hausse des loyers, des primes et des prix annule l’effet des augmentations salariales obtenues. La situation est particulièrement critique pour les retraité-e-s, qui ont toujours moins pour vivre.</p><p class="Text">L’OFS publie aujourd’hui son indice des primes d’assurance-maladie (IPAM), et confirme que les ménages suisses remarquent depuis le début de l’année dans leur portemonnaie et sur leur compte en banque&nbsp;: l’explosion des primes a fait reculer le revenu disponible moyen de 0.4 % entre 2022 et 2023.</p><p class="Text">Des centaines de milliers de ménages gagnent beaucoup moins que le revenu moyen – sans pour autant obtenir de subsides ou alors bien trop faibles. Les primes des caisses-maladie engloutissent jusqu’à 20&nbsp;% de leur revenu disponible. Une situation aussi absurde qu’injuste, due essentiellement aux primes par tête antisociales et aux mesures d’économies adoptées par les cantons en matière de réductions de primes.</p><p class="Text">Ce sera hélas encore pire en 2024, où l’augmentation moyenne des primes annuelles sera supérieure à un mois de prime de l’année en cours. Les gens devront donc s’acquitter l’année prochaine de l’équivalent d’une 13e prime mensuelle, ce que beaucoup d’entre eux n’ont tout simplement pas les moyens de faire. Les cantons ont encore aggravé les choses, comme le montre la dernière analyse consacrée par l’USS aux finances cantonales&nbsp;: dans presque tous les cantons (24 sur 26), le budget consacré aux subsides est en baisse en termes réels (c’est-à-dire corrigé de la hausse de la population et du montant des primes). Et certains vont même procéder à des coupes du montant nominal alloué&nbsp;! Il est temps de mettre fin à cette situation, et cela dès l’année prochaine, avec l’initiative d’allégement des primes qui veut plafonner leur poids à 10&nbsp;% du revenu pour tout le monde.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10027</guid><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:56:06 +0100</pubDate><title>Dossier no 159 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-no-159-analyse-des-finances-cantonales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext">Une fois tous les comptes 2022 clôturés, il est apparu au printemps 2023 que&nbsp;l'excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s'élevait au total à 3,3&nbsp;milliards, alors qu'un déficit cumulé de 1,2&nbsp;milliard avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 4,5&nbsp;milliards au total. L'écart aurait même été encore plus élevé si les cantons n'avaient pas déployé toutes sortes d'astuces comptables lors de la clôture de l'exercice 2022. Et pour l'année à venir, pas moins de 17&nbsp;cantons prévoient un déficit d'un montant cumulé de 1070&nbsp;millions. On assiste donc à une légère détérioration des attentes en comparaison de l'exercice en cours, pour lequel 13&nbsp;cantons avaient budgétisé un déficit s'élevant à 224&nbsp;millions au total.</p><p class="04Lauftext">En ce qui concerne les&nbsp;dépenses totales&nbsp;(compte de résultats) des cantons, une comparaison des comptes de 2022 avec ceux de l'année précédente présente un tableau contrasté. Globalement, les dépenses stagnent voire baissent de 0,1&nbsp;% ou 112&nbsp;millions (malgré la croissance économique et démographique).Si l'on considère les budgets 2024 et 2023, l'évolution s'annonce différente&nbsp;: tous les cantons sauf Appenzell Rhodes-Extérieures (-2&nbsp;%) prévoient une augmentation de leurs dépenses.</p><p class="04Lauftext">De même, un regard sur&nbsp;l'évolution des recettes fiscales cantonales est riche d'enseignements. Si l'on compare les résultats des cantons pour les comptes 2022 avec ceux de de l'année précédente, on peut constater une augmentation cumulée des recettes fiscales des personnes physiques et morales de 5,4&nbsp;% ou 2,8&nbsp;milliards (soit le double de la hausse affichée dans les comptes 2021).</p><p class="04Lauftext">Aucun des cantons concernés n'a encore intégré dans sa planification budgétaire la mise en œuvre de l'imposition minimale de l'OCDE, soit l'emploi des recettes du futur impôt complémentaire. Certaines hypothèses apparaissent toutefois dans les années du plan financier.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10025</guid><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:26:08 +0100</pubDate><title>Dossier no 158 : Évolution des effectifs  des syndicats en 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-158-zur-mitgliederentwicklung-der-gewerkschaften-im-jahr-2022</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext">Fin 2022, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient au total exactement 315&nbsp;190 membres. En comparaison annuelle, l’USS compte donc 6&nbsp;169 membres en moins. Cela représente une baisse de 1,92&nbsp;% de ses effectifs, soit nettement moins que l’année précédente (2,37&nbsp;%).</p><p class="04Lauftext">Ainsi, il a été possible de freiner le recul des effectifs après les difficiles années de la crise du coronavirus. Avec 1,95&nbsp;%, la baisse des effectifs masculins n’a été inférieure à celle des effectifs féminins que dans une mesure négligeable (1,85&nbsp;%). L’année précédente, cette différence avait en effet été bien plus nette, avec -2,62&nbsp;% pour les hommes et -1,82 % pour les femmes. La part des femmes syndiquées est restée constante en 2022&nbsp;: 32,2&nbsp;%.</p><p class="04Lauftext">Travail.Suisse a perdu&nbsp;2&nbsp;702&nbsp;membres au cours de l’année sous revue, ce qui équivaut à un recul de 1,96&nbsp;%. Les autes organisations ont en tout enregistré une hausse de 0,3&nbsp;% de leurs effectifs (+667). L’an dernier, elles comptaient ainsi 211&nbsp;422 membres. Le taux de syndicalisation a baissé de 0,27&nbsp;point de pourcentage par rapport à l’année précédente à 15,77 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_2022-03-25_Ubergabe_Ref-AHV21-_c_Lucas-Dubuis-Unia_7_51558c32a8.webp" length="453536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10015</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2023 15:15:24 +0100</pubDate><title>SSR : NON à un démantèlement en catimini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ssr-non-a-un-demantelement-en-catimini</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’initiative « 200 francs ça suffit ! »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Titeldiverse lead">L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit que le Conseil fédéral rejette l’initiative sur la SSR «&nbsp;200&nbsp;francs ça suffit&nbsp;». Cependant, la décision qu’il a aussi prise aujourd’hui de priver par voie d’ordonnance la SSR de moyens substantiels est inacceptable. Il faut au contraire garantir dans toutes les régions linguistiques du pays un service public médiatique de grande qualité et offrant de bonnes conditions de travail.</p><p class="Text">En diminuant à nouveau la redevance radio-TV des ménages et des entreprises, le Conseil fédéral entend couper l’herbe sous les pieds à l’initiative «&nbsp;200 francs ça suffit&nbsp;». La SSR se verrait alors privée de 150 à 200&nbsp;millions de francs par année. Arrivant précisément dans le contexte de mesures d’austérité draconiennes et de licenciements en masse dans le secteur des médias, cette décision en faveur d’une réduction des moyens du service public médiatique ne peut que rencontre une grande incompréhension.</p><p class="Text">Cette soi-disant contre-proposition ne va naturellement pas inciter les initiant-e-s à retirer leur projet radical et idéologiquement orienté. Il causera au contraire, à titre préventif, des dégâts énormes à la SSR. Un jour ou l’autre, le citron aura été complètement pressé et l’entreprise audiovisuel ne sera plus en mesure de remplir son mandat – pourtant maintenu par le Conseil fédéral – sous la forme actuelle. Que l’on démonte une roue du vélo, ou les deux, cela importe peu&nbsp;: il ne pourra plus rouler.</p><p class="Text">La conséquence plus large de ce démantèlement en matière de qualité, de diversité et d’emplois serait tout simplement un nouvel affaiblissement de la place médiatique et culturelle suisse dans son ensemble. Et les principales victimes en seraient en premier lieu, en plus du personnel, les régions périphériques et les minorités linguistiques.</p><p class="Text">L’USS demande que l’on dise la vérité à la population&nbsp;: dans le contexte actuel, toute réduction des moyens mis à disposition du service public médiatique est dangereuse et doit par conséquent être rejetée.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/7/csm_SRG_Regieraum-2_sm_75cd51e655.webp" length="248340" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10014</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2023 14:47:48 +0100</pubDate><title>Assurer la protection des salaires et le service public </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/assurer-la-protection-des-salaires-et-le-service-public</link><description>Mandat de négociation avec la Commission européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de la volonté du Conseil fédéral d’élaborer un mandat de négociation avec l’Union européenne (UE), sur la base des discussions exploratoires menées ces derniers mois. L’USS soutient la préparation d’un tel mandat à la condition que la protection des salaires et le service public soient garantis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p><p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">Au cours des discussions exploratoires, l’Administration fédérale a fait d’importantes concessions qui mettent en danger la protection des salaires et le service public dans les domaines de l’électricité et du rail. Le résultat des discussions exploratoires ne constitue par conséquent pas une base solide pour un résultat à l’issue de négociations. Le Conseil fédéral doit corriger ces erreurs et défendre les intérêts de la population suisse lors des négociations avec l’UE. Il doit, à cette occasion garantir la protection des salaires et le service public. Il est faux de prétendre, comme le fait aujourd’hui le Conseil fédéral dans sa communication, que le service public ne serait pas touché par le périmètre des négociations. Sur une telle base, ces négociations ne peuvent pas être un succès.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p><p class="Text"><span style="mso-ansi-language:FR;" lang="FR">La protection suisse des salaires – indépendamment de l’accord concerné – est déjà depuis longtemps sous pression. Le nombre des emplois précaires, comme avec le travail temporaire, a augmenté. La mise en œuvre des mesures d’accompagnement – notamment en Suisse alémanique –est insuffisante. Le travail temporaire est encouragé et la sous-enchère trop faiblement sanctionnée. Les longues chaînes de sous-traitance sont une menace pour les conventions collectives de travail. C’est pour cela que la protection des salaires en Suisse doit être améliorée, et non pas mise à mal. À ce jour, les employeurs ont refusé de s’attaquer à ces problèmes, ce qui explique en grande partie leur persistance.&nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;</span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10018</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2023 13:41:00 +0100</pubDate><title>Les retraitées et retraités demandent des rentes correctes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-retraitees-et-retraites-demandent-des-rentes-correctes</link><description>Plus de 150 retraité-e-s participent au grand sommet des retraité-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Sous le slogan «&nbsp;Travailler plus pour moins de rentes&nbsp;? Maintenant, c’est tout l’enjeu&nbsp;!&nbsp;», plus de 150&nbsp;retraité-e-s engagés se sont retrouvés au début de novembre à Berne. L’Union syndicale suisse avait invité au grand sommet des retraité-e-s, en collaboration avec Travail.Suisse, la Fédération des associations de retraité-e-s et de l’entraide en Suisse (FARES) et l’Association de défense et de détente des retraités (AVIVO Suisse).</span></p><p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Ce n’est pas un hasard si, pour la première fois depuis presque 20&nbsp;ans, les retraité-e-s des organisations de travailleurs et les deux grandes associations faîtières de seniors font à nouveau front commun. L’inflation, la hausse des loyers et les primes d’assurance-maladie élevées frappent de plein fouet les retraité-e-s. D’ici fin 2024, les seniors auront perdu en pouvoir d’achat l’équivalent d’un mois entier de rente. Seule la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS permettrait de combler cette lacune de rente toujours plus béante.</span></p><p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, a rappelé à quel point l’histoire de la Suisse est intimement liée à celle de l’AVS. Depuis 75&nbsp;ans le premier pilier, pièce maîtresse de la Suisse sociale, incarne la solidarité et la cohésion du pays et réduit les écarts entre riches et pauvres. Kurt Regotz, ex-président du syndicat Syna, a tiré son chapeau aux luttes communes menées sur le terrain de la prévoyance vieillesse et appelé à un engagement commun contre les plans de démantèlement scandaleux des banques, des employeurs et des jeunes libéraux-radicaux. En effet, ce n’est qu’une mobilisation collective qui permettra de remporter en 2024 les votations importantes sur les retraites. L’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss a rappelé la grande force de l’AVS. Les adaptations régulières de rentes dans l’AVS sont d’autant plus importantes pour les retraité-e-s qu’aucune compensation du renchérissement n’est prévue dans le deuxième pilier. Depuis longtemps déjà, les rentes AVS sont à la traîne de l’évolution des salaires. Seule une augmentation pourrait remédier à cette évolution. Paul Rechsteiner, ancien président de l’USS, a invité les personnes présentes à peser de tout leur poids sur les décisions à prendre en matière de retraites. L’anniversaire de l’AVS a également été dûment célébré. Depuis 75&nbsp;ans, les retraité-e-s peuvent compter sur l’AVS pour assurer une partie de leur revenu durant leur vieillesse et en cas de décès.</span></p><p class="contentpasted0"><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">À la fin de leur sommet, les retraité-e-s présents ont lancé un signal clair. Dans une résolution adoptée à l’unanimité, ils demandent une politique des rentes pour et non contre les intérêts de la population. Une bonne vie à la retraite présuppose aussi une vie agréable pour les plus jeunes. Une société qui fonctionne bien, solidaire et responsable, de bonnes conditions de travail, des salaires corrects et un équilibre social dans un environnement intact sont indispensables à tout âge. Concrètement, les participant-e-s ont émis les revendications suivantes&nbsp;:</span></p><ul><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;"></span><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">À moyen terme, plus aucun revenu tiré des rentes inférieur à 5000&nbsp;francs et dès à présent une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS pour tout le monde. Par conséquent&nbsp;: </span><i><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">OUI à l’initiative populaire «&nbsp;Mieux vivre à la retraite&nbsp;»&nbsp;!</span></i></p></li><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Développement ciblé de l’AVS, solidaire et financée selon le système avantageux de la répartition. Seul le pilier principal de la prévoyance vieillesse, à la fois performant et non bureaucratique, peut rapidement garantir à tout le monde des rentes plus élevées au financement sûr, indépendamment des aléas boursiers et de l’industrie financière.</span></p></li><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Halte à l’érosion constante des droits à la retraite dans les caisses de pensions. Donc&nbsp;: </span><i><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">NON à la coûteuse et antisociale révision de la LPP&nbsp;!</span></i></p></li><li><p class="contentpasted0"><span style="font-family:Symbol;mso-ansi-language:FR-CH;mso-bidi-font-family:Symbol;mso-fareast-font-family:Symbol;" lang="FR-CH"></span><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">Quiconque a travaillé toute sa vie mérite une bonne retraite. Les augmentations de l’âge de la retraite sont contre-productives et ne signifient rien d’autre qu’un nouveau démantèlement des rentes. Un refus net s’impose&nbsp;: </span><i><span style="mso-ansi-language:FR-CH;" lang="FR-CH">NON à l’initiative sur les rentes&nbsp;!</span></i></p></li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/d/csm_Sommet-retraites-USS-Lucas_Dubuis-5_3000px_17b0623cd7.webp" length="230240" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10020</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2023 16:18:00 +0100</pubDate><title>Fritz Leuthy : décès d’un éminent syndicaliste</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fritz-leuthy-deces-dun-eminent-syndicaliste</link><description>Hommage de Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">L’Union syndicale suisse a toujours su recruter des personnes d’exception. Fritz Leuthy en fait partie. Pendant des décennies, jusqu’à son départ à la retraite en 1991, il a marqué de son empreinte la politique des syndicats suisses. Sur le dossier phare des assurances sociales, mais aussi comme responsable du secrétariat de l’USS, où il a veillé d’une main ferme à la cohérence de la ligne politique. Et où il s’est efforcé de concilier les positions souvent divergentes des fédérations. Ce n’était pas une mince affaire alors, entre la FTMH, poids lourd aux idées plutôt conservatrices, et d’autres fédérations comme la VPOD (futur SSP), Typographia ou le SLP qui voulaient souvent foncer.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Fritz était employé de gare aux CFF de formation. Il est passé par l’École ouvrière durant les années où Max Weber, après avoir quitté le Conseil fédéral pour rejoindre le mouvement syndical, s’occupait d’éducation ouvrière. Dès 1960, Fritz Leuthy a lui-même travaillé à la Centrale suisse d’éducation ouvrière. Il a toujours excellé à rendre compréhensibles même les sujets les plus complexes. En 1970, il a été élu secrétaire de l’USS.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Dans les décennies suivantes on voit mal qui, professeurs compris, possédait une telle expertise des assurances sociales, de l’AVS notamment. Ce n’était pas un savoir académique mais un savoir concret, utile à l’élaboration et à la mise en œuvre de fructueuses stratégies syndicales. Et des outils pour la construction et le développement de l’Etat social, principal acquis national de la Suisse du 20e&nbsp;siècle. Les syndicats ont joué un rôle décisif sur ce plan.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Les mérites de Fritz Leuthy se sont surtout révélés dans la phase dynamique des années 1970. Notamment lors de la 8e&nbsp;révision de l’AVS. Les prestations de l’AVS ont alors largement doublé, moyennant une hausse substantielle des prélèvements salariaux. Ainsi seulement, l’AVS est devenue la base de la prévoyance professionnelle que nous connaissons aujourd’hui encore. C’est le conseiller fédéral Tschudi qui a enchaîné ces réformes politiques à un rythme rapide, devenu le «&nbsp;Tschudi-Tempo&nbsp;». Or Hans Peter Tschudi agissait toujours en étroite concertation avec l’USS, à laquelle il était très lié. En l’occurrence avec Fritz Leuthy, qui brillait par sa compétence et son intégrité.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">A sa façon, Fritz Leuthy a également marqué de son empreinte la 10e révision de l'AVS. Il a été, en quelque sorte, le père de l'importante&nbsp;revalorisation des revenus les plus bas dans le calcul de la rente. Des travaux préparatoires au message du Conseil fédéral, il avait d'abord semblé impossible de faire prévaloir son point de vue. Cependant, il est finalement parvenu durant le traitement parlementaire à faire adapter la formule de calcul. Ce changement, qui a rendu&nbsp;l'AVS plus sociale, porte d'ailleurs dans le jargon technique de l'AVS toujours son nom (en allemand "Leuthy-Knick").</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">À titre personnel, je n’ai fait plus ample connaissance avec Fritz Leuthy que dans les années 1990, à une époque où l’État social était en butte aux attaques de la droite et où la moindre avancée sociale donnait lieu à d’interminables bras de fer. Les échanges réguliers avec Fritz sur les développements importants et les questions stratégiques ont beaucoup compté à mes yeux, y compris durant mes années de présidence de l’USS. Il suivait de près les succès et les revers et maîtrisait parfaitement l’ensemble des enjeux.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;line-height:150%;">Fumeur de cigares, Fritz Leuthy ressemblait par son apparence extérieure aux syndicalistes traditionnels de sa génération. Dans sa modestie naturelle, il ne cherchait pas à se faire remarquer des médias, mais à obtenir des résultats sur le terrain. Il savait pourtant aussi faire preuve d’ironie, s’intéressait aux nouveaux développements et était à l’écoute des jeunes générations.</span></p><p><span style="color:#0C0C0C;font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif;font-size:10.5pt;mso-ansi-language:DE-CH;mso-bidi-language:AR-SA;mso-fareast-font-family:Calibri;mso-fareast-language:DE-CH;mso-fareast-theme-font:minor-latin;">Fritz Leuthy a contribué comme peu d’autres à son époque au développement d’une Suisse sociale. Son nom restera à tout jamais gravé dans l’histoire des syndicats suisses.</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/8/csm_Foto_Fritz_Leuthy_38767b4f0b.webp" length="409070" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10010</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2023 10:47:45 +0100</pubDate><title>Renforcer la protection des salaires et le service public au lieu de prévoir un programme de libéralisation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/renforcer-la-protection-des-salaires-et-le-service-public-au-lieu-de-prevoir-un-programme-de-liberalisation</link><description>Europe : position de l’USS et de Travail.Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse et Travail.Suisse sont très inquiets du déroulement des discussions avec la Commission européenne. Après l’ancien projet d’&nbsp;<br>« accord institutionnel », c’est désormais un programme de libéralisation qui émerge. L’administration fédérale, chargée de conduire des discussions exploratoires, a accepté dans les échanges qui ont eu lieu une réduction de la protection des salaires et un affaiblissement du service public : les travailleuses et travailleurs détachés vers la Suisse depuis l'étranger ne recevraient plus le remboursement de leurs frais au niveau prévu en Suisse. Les instruments de sanction que sont la caution et l'interdiction de prestation de service perdraient leur effet. La protection des salaires serait soumise au soupçon permanent de constituer une entrave à l'accès au marché. S'y ajoutent la libéralisation complète du marché de l'électricité ainsi qu'un accès au marché ferroviaire pour des prestataires comme Flixtrain dans le trafic international de voyageurs.</p><p>Le Conseil fédéral doit corriger ces erreurs. Il doit défendre les intérêts de la population dans les négociations avec l'UE, et garantir la protection des salaires et le service public.</p><p>La protection des salaires est sous pression depuis longtemps en Suisse. Les emplois précaires et le travail temporaire ont augmenté. La mise en œuvre dans les cantons est insuffisante, en particulier en Suisse alémanique. Le recours à l’intérim est aujourd’hui encouragé, et la sous-enchère est trop peu poursuivie. Les chaînes de sous-traitance mettent en péril les conventions collectives. Le dispositif suisse de protection doit être amélioré, et non dégradé. Les représentants des employeurs se refusent, eux, à toute discussion constructive en vue de régler ces problèmes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10007</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2023 12:29:54 +0100</pubDate><title>La valeur des avoirs de vieillesse des salarié-e-s continue à diminuer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-valeur-des-avoirs-de-vieillesse-des-salarie-e-s-continue-a-diminuer-taux-minimal-2024</link><description>Le Conseil fédéral arrête un taux d’intérêt minimal LPP trop bas.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a fixé à un petit 1,25 % le taux d’intérêt minimal LPP. Celui-ci se situe nettement au-dessous de l’actuelle inflation. Le capital vieillesse des assuré-e-s continue ainsi à perdre de la valeur et le revirement à la hausse des taux d’intérêt n’a aucun effet pour les salarié-e-s. Cela, alors qu’ils ont déjà payé le prix fort quand les taux d’intérêt étaient négatifs. En fin de compte : des rentes encore plus basses. L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé le relèvement à 2 % du taux d’intérêt minimal parce les taux d’intérêt ont augmenté, les rendements des caisses de pensions sont bons et permettent une telle hausse. Après 15 années de baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier à cause de taux d’intérêt bas et de coûts excessifs, il faut que cela s’arrête.</p><p>La loi est en fait claire : le taux d’intérêt minimal doit être fixé de sorte que les rendements des placements effectués par les caisses de pensions soient crédités aux assuré-e-s. Or ce taux est depuis des années largement à la traîne des rendements effectifs. Depuis une année environ, il est même inférieur au taux d’intérêt sans risque des obligations à 10 ans de la Confédération. Avec sa décision d’aujourd’hui, le Conseil fédéral explique que les choses doivent continuer ainsi. Pour les salarié-e-s, les conséquences sont fatales, surtout pour les plus de 50 ans. En plus d’une évolution des salaires insuffisante, leurs avoirs de vieillesse risquent, pour la deuxième fois consécutive déjà, de se dévaloriser.</p><p>Les intérêts versés sur les avoirs de vieillesse sont déterminants quant au niveau de la rente qui sera un jour versée. Pendant la dernière décennie, ils se sont montés à 2,34 %. Les avoirs de vieillesse devraient bénéficier de taux d’intérêt au moins aussi élevés que le renchérissement. En plus de pertes sur les salaires réels, les salarié-e-s sont aujourd’hui menacés, en 2024 aussi, par une perte de pouvoir d’achat sur des rentes du 2<sup>e</sup> pilier déjà fortement réduites. Et cela, alors que la situation financière des caisses de pensions s’est radicalement améliorée en raison du revirement des taux d’intérêt. Or, elles refusent d’en faire profiter les assuré-e-s. Pour ces derniers, c’est incompréhensible et va déstabiliser encore plus leur confiance dans le 2<sup>e</sup> pilier. Pendant ce temps, les assureurs continuent à augmenter joyeusement les bénéfices qu’ils engrangent avec la prévoyance professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-10001</guid><pubDate>Thu, 26 Oct 2023 09:49:16 +0200</pubDate><title>La 13e rente AVS arrive au bon moment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs-arrive-au-bon-moment</link><description>Votation en mars 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 3 mars 2024, les citoyen-ne-s pourront voter sur l’initiative qui demande une 13e rente AVS. Celle-ci arrive exactement au bon moment. À cause de l’inflation, de la hausse des loyers ainsi que des primes-maladie, les retraité-e-s perdent l'équivalent d'une rente mensuelle jusqu’à la fin 2024. La 13e rente AVS peut compenser cette perte de pouvoir d’achat. L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera de toutes ses forces pour cette importante amélioration des rentes.</p><h3 class="heading--h4">Renforcer l’AVS : le bon calcul</h3><p>Aujourd’hui, l'AVS n'est plus assez élevée : la rente mensuelle moyenne se monte à tout juste 1 800 francs. Elle remplit toujours moins son mandat constitutionnel de couvrir les besoins vitaux. La perte de valeur des rentes est inquiétante et l’augmentation du coût de la vie aggrave le problème. Pour 90 % des personnes professionnellement actives, le renforcement de l’AVS en vaut la peine. Car dans l’AVS, toutes les classes de revenu participent et tout le monde profite d'améliorations directes des rentes, surtout les femmes. Pour elles, l’AVS est particulièrement importante, car elle tient compte du travail non rémunéré pour la fixation du niveau des rentes. Dans le contexte actuel, son renforcement est donc d’autant plus important, car le 2e pilier ne connaît ni compensation du renchérissement, ni garantie du niveau de prestations en fonction des cotisations salariales payées. Mais le Parlement ignore totalement ces réalités et veut continuer à diminuer les prestations ainsi qu’à augmenter massivement les cotisations. Cela, malgré l’excellente situation financière des caisses de pensions ! Depuis des années, la seule chose qui augmente dans le 2e pilier sont les profits des caisses de pensions. Avec l’AVS, c’est tout le contraire : les frais administratifs restent stables à un niveau bas.</p><h3 class="heading--h4">L’AVS est en bonne santé</h3><p>Les perspectives financières de la Confédération confirment la bonne santé de l'AVS. Ces prochaines années, elle réalisera un excédent annuel d’environ 3 milliards de francs. Et, contrairement aux scénarios catastrophes répandus depuis des années, sa fortune augmentera à 67 milliards de francs d’ici la fin de la décennie. C’est environ 20 milliards de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">Non à la hausse de l'âge de la retraite</h3><p>L’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux est une attaque contre les gens qui travaillent. Le patronat et les banques attisent des peurs infondées sur la pérennité de l'AVS et sur la nécessité d'augmenter l'âge de la retraite. L’USS combattra fermement cette initiative. Le relèvement de l’âge de la retraite est un non-sens absolu compte tenu de la réalité du marché du travail. Le relèvement de l’âge de référence AVS ne changera rien ou presque pour les les cadres à hauts revenus qui peuvent se permettre, déjà aujourd'hui, une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers devront en revanche travailler jusqu’à 67 ans.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9998</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 11:28:53 +0200</pubDate><title>Stratégie de coopération internationale 2025-2028 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/strategie-de-cooperation-internationale-2025-2028</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9996</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 11:10:56 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la prolongation du délai de compensation des pertes </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/10-loi-federale-sur-la-prolongation-du-delai-de-compensation-des-pertes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9994</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:56:37 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la fixation et l’adaptation de structures tarifaires dans l’assurance-maladie (physiothérapie)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anpassung-der-tarifstruktur-fuer-die-ambulante-physiotherapie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9992</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:46:37 +0200</pubDate><title>Financement de l’exploitation et la maintenance de l’infrastructure ferroviaire pour les années 2025 à 2028</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/financement-de-lexploitation-et-la-maintenance-de-linfrastructure-ferroviaire-pour-les-annees-2025-a-2028</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9990</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:14:25 +0200</pubDate><title>Modifications de la loi sur l’approvisionnement en électricité (réserve d’électricité)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-de-la-loi-sur-lapprovisionnement-en-electricite-reserve-delectricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9988</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:02:43 +0200</pubDate><title>Révision complète de la loi fédérale sur le dossier électronique du patient (LDEP) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-complete-de-la-loi-federale-sur-le-dossier-electronique-du-patient-ldep</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9986</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:49:29 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI (LPC). Reconnaissance des logements protégés pour les bénéficiaires de PC à l’AVS </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/4-modification-de-la-loi-sur-les-prestations-complementaires-a-lavs-et-a-lai-lpc-reconnaissance-des-logements-proteges-pour-les-beneficiaires-de-pc-a-lavs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9984</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:31:21 +0200</pubDate><title>Aires de circulation destinées à la mobilité douce</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/aires-de-circulation-destinees-a-la-mobilite-douce</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9976</guid><pubDate>Wed, 04 Oct 2023 09:26:33 +0200</pubDate><title>Sommet des retraité·e·s : Travailler plus pour moins de rentes ? Maintenant, c&#039;est tout l&#039;enjeu !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sommet-des-retraitees-travailler-plus-pour-moins-de-rentes-maintenant-cest-tout-lenjeu</link><description>Discussion le 3 novembre, avec entre autres Pierre-Yves Maillard, Ruth Dreifuss, Kurt Regotz et Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sous le titre «&nbsp;Travailler plus pour moins de rentes&nbsp;? Maintenant, c'est tout l'enjeu&nbsp;!&nbsp;» l'Union syndicale suisse invite, en collaboration avec Travail.Suisse, la FARES et l'AVIVO, au Sommet des retraité-e-s.</p><p>Le renchérissement, la hausse des loyers et l’explosion des primes d’assurance-maladie touchent les retraité-e-s de plein fouet. Ils et elles vont perdre l’équivalent d’un mois entier de rente en pouvoir d’achat d’ici fin 2024. Mais au lieu de résoudre le problème, les employeurs, les banques et leurs lobbyistes au parlement veulent l’aggraver en réhaussant à 67 ans l’âge de la retraite et en baissant encore les rentes des caisses de pension ! Nous devons dans les urnes mettre un terme à cette politique qui nuit aux intérêts de la population.</p><p>La Constitution l’affirme clairement depuis plus de 50 ans&nbsp;: après une longue vie de travail, la retraite doit permettre de vivre correctement. Les mois à venir vont être décisifs&nbsp;: réussirons-nous à faire un premier pas, mais un pas important dans la bonne direction avec une 13<sup>e</sup> rente AVS&nbsp;? Ou les dangereuses attaques contre nos rentes vont-elles se concrétiser&nbsp;? <strong>Le 3 novembre 2023</strong>, nous les retraité-e-s donnerons un signal clair : en Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes, et pas seulement pour les hauts revenus. Nous avons besoin d’un système de retraite qui fonctionne pour toute la population, et non contre les intérêts de l’immense majorité.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2023/211103_Sommet_Retraite-e-s_Invitation.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">&nbsp;Programme complet&nbsp;<i>&nbsp;</i></a> &nbsp;<a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?reset=1&amp;id=31" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Inscription&nbsp;<i>&nbsp;</i></a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/8/csm_aeltere-Seminar-Teilnehmerin-Workshop-Konferenz_vm-ist457758283_a86612e208.webp" length="127786" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9971</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2023 15:03:30 +0200</pubDate><title>Il faut maintenant dire stop au lobby immobilier !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-faut-maintenant-dire-stop-au-lobby-immobilier</link><description>Référendums contre la révision du droit du bail </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Explosion des loyers, pénurie de logements, vague de résiliations&nbsp;: comme si la situation n’était pas déjà assez grave, le Parlement vient de céder à la pression des lobbys de l’immobilier et d’opter pour une dégradation drastique du droit du bail. Pour les syndicats, c’est tout simplement inadmissible. Il faut maintenant à tout prix dire stop dans les urnes aux différentes associations de propriétaires fonciers et immobiliers.</strong></p><p class="heading--h4"><strong>Attaques de tous bords contre les locataires</strong></p><p>Sur le fond, le droit du bail n’est pas mauvais. En effet, selon la loi, les bailleurs ne peuvent encaisser des revenus locatifs que pour couvrir les frais et obtenir un rendement limité. Ça, c’est la théorie.&nbsp;Dans la pratique, les locataires ont payé au total près de 80 milliards de francs de trop au cours des 15 dernières années en raison de rendements locatifs abusifs&nbsp;: c’est la principale conclusion d’une étude commandée en externe par l’Association suisse des locataires et souvent citée. Mais il y a pire&nbsp;: selon un jugement du Tribunal fédéral, le «&nbsp;rendement limité&nbsp;» mentionné dans la loi peut désormais être supérieur de 1,5&nbsp;% à ce qu’il était jusqu’à présent.</p><p>Nous assistons donc d’une part à une violation continuelle du droit et d’autre part, à une interprétation extrêmement favorable du droit de bail par le lobby immobilier. À cela s’ajoute maintenant une attaque politique en règle de ce même lobby contre les locataires&nbsp;: dans une stratégie bien orchestrée, pas moins de quatre initiatives parlementaires visent, d’une part, à affaiblir le droit de bail et, d’autre part, à poser les bases légales pour des loyers encore plus élevés. Le premier pas est un fait accompli&nbsp;: le Parlement a définitivement adopté l’affaiblissement du droit du bail lors de la session d’automne. Un double référendum, soutenu par les syndicats, a été immédiatement lancé contre cette décision.</p><p class="heading--h4"><strong>Mettre les gens à la porte&nbsp;: la solution de facilité</strong></p><p>Selon la loi en vigueur, la sous-location est un droit acquis aux locataires. Mais aujourd’hui déjà, ils ont chaque fois besoin de l’accord du bailleur. Le projet de révision de la loi prévoit d’introduire une série de motifs arbitraires pour le refus unilatéral d’une sous-location. Désormais, les locataires pourraient même être licenciés en cas de légers «&nbsp;vices de forme&nbsp;» lors d’une sous-location – et ce quasiment sans préavis&nbsp;! Voilà pour le premier coup de boutoir. La deuxième révision de la loi adoptée par le Parlement vise à restreindre la protection des locataires en cas de résiliation du bail pour cause de besoin personnel par le bailleur. À l’avenir, ce besoin personnel ne devra plus être «&nbsp;urgent&nbsp;», ce qui signifie que la pesée des intérêts qui se fait habituellement sera toujours en faveur du bailleur. Aujourd’hui déjà, le besoin personnel est souvent utilisé comme prétexte pour une résiliation. Le but est simplement de remettre ensuite le logement sur le marché à un prix plus élevé. Avec la modification de la loi prévue, cela serait encore plus facile. Même des locataires âgés qui vivent depuis des années dans leur appartement pourraient ainsi être mis à la rue sans qu’il y ait d’évaluation de cas de rigueur&nbsp;!</p><p class="heading--h4"><strong>Fini les régressions, place aux progrès&nbsp;!</strong></p><p>On se frotte les yeux à deux reprises lorsqu’on voit comment le lobby immobilier avance ses pions et ses intérêts sur le plan politique, sans aucune gêne, voire même avec insolence. Son plan est déterminé et limpide&nbsp;: d’abord, on expulse plus facilement les locataires et ensuite, on augmente encore plus les loyers. Afin de bien réussir la seconde étape, deux autres initiatives parlementaires se trouvent déjà dans les «&nbsp;starting blocks&nbsp;». Elles seront certainement lancées immédiatement après les élections. Ces propositions visent à rendre encore plus difficile la contestation d’un loyer abusif ou non usuel par rapport au quartier et à inscrire de facto dans la loi la logique des loyers du marché.</p><p>Toutes ces mesures ont en commun le fait que la spirale des prix des loyers va continuer à s’accélérer et que le nombre de logements abordables va continuer à diminuer. Cela semble assez surréaliste&nbsp;: comme si les loyers n’étaient pas déjà exorbitants depuis des lustres et si les logements libres et abordables étaient légion dans les grandes agglomérations&nbsp;! Il est évident qu’au lieu d’un nouveau recul, il faut absolument faire des progrès substantiels dans le droit du bail et sur le marché du logement. Les propositions en ce sens sont sur la table depuis longtemps&nbsp;: les mesures les plus urgentes seraient la mise en œuvre immédiate d’un contrôle régulier du rendement locatif admissible par l’introduction d’une obligation de révision ainsi que le développement rapide des instruments de promotion de la construction de logements d’utilité publique – instruments qui sont d’ailleurs inscrits dans la Constitution fédérale&nbsp;!</p><p class="text-justify heading--h4"><strong>Inertie totale du côté du ministre du logement Guy Parmelin</strong></p><p>Et pourtant&nbsp;: le conseiller fédéral Guy Parmelin pratique la politique de l’autruche depuis des années dans ce dossier. On en veut pour preuve le dernier «&nbsp;événement&nbsp;» en la matière&nbsp;: au printemps, il a été décidé lors d’une «&nbsp;table ronde&nbsp;» qu’un plan d’action serait éventuellement mis en place, à un moment donné, pour atténuer la pénurie de logements et de loyers. Bien entendu, cela ne se fera que lorsque cela conviendra au lobby immobilier, représenté en masse autour de ladite table ronde. Il ne reste donc plus qu’à espérer que le nouveau Parlement élu cet automne sera plus favorable aux locataires et mettra enfin le lobby immobilier au pas. Mais avant d’en arriver là, nous devons combattre les attaques en cours contre le droit du bail par tous les référendums nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/7/csm_Wohnungsprobleme-Mieter_iStock-skynesher_1434333253_e7ee32b551.webp" length="92420" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9967</guid><pubDate>Tue, 26 Sep 2023 14:03:25 +0200</pubDate><title>Nouveau coup de massue dans l’assurance-maladie : il faut maintenant soulager la population </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveau-coup-de-massue-dans-lassurance-maladie-il-faut-maintenant-soulager-la-population</link><description>Le Conseil fédéral annonce les primes-maladie pour 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="text-justify">Le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui une forte hausse des primes-maladie&nbsp;: +&nbsp;8,7&nbsp;% dès le début de l’an prochain. Pour les gens qui gagnent normalement leur vie, la charge devient tout simplement insupportable. Maintenant, il s’agit d’augmenter sans tarder les réductions de primes (subsides) pour soulager les revenus bas et moyens. Car avec la hausse des loyers, de l’électricité et des prix en général, les gens qui travaillent et les retraité-e-s ont toujours moins pour vivre.</p><p>On s’y attendait depuis un bon moment, c’est maintenant officiel&nbsp;: nous allons subir de plein fouet un nouveau choc en matière de primes-maladie. Avec une hausse de 8,7&nbsp;%, les primes de l’assurance de base augmentent comme jamais depuis 21 ans. Cette charge supplémentaire dépasse les limites du supportable pour de nombreux assuré-e-s&nbsp;: d’une part, parce que le pouvoir d’achat est déjà sérieusement mis à mal, et d’autre part, parce que le fardeau que représentent les primes-maladie est depuis longtemps déjà beaucoup trop lourd pour les ménages à bas et moyens revenus. Les cantons notamment portent une responsabilité importante pour cette situation&nbsp;: leurs budgets pour les subsides ne suivent pas l’augmentation des coûts, au contraire. Ainsi, entre 2012 et 2022, les moyens à disposition ont été réduits en termes réels dans 17 des 26 cantons&nbsp;!</p><p>Les chiffres choquants publiés il y a deux semaines par l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) sur le «&nbsp;renoncement aux prestations&nbsp;» illustrent également les conséquences délétères de cette charge trop élevée&nbsp;: parmi les ménages fortement défavorisés, près de la moitié (46&nbsp;%) renonce aujourd’hui pour des raisons financières à des consultations médicales ou à des médicaments.</p><p>Il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes&nbsp;: baisser les prix des médicaments, éliminer la surabondance de soins liée aux assurances complémentaires, mettre en place une planification coordonnée par-delà les frontières cantonales, accélérer le virage ambulatoire – autant d’outils de réduction des coûts qui seraient rapidement applicables et efficaces. Mais cela ne suffira pas pour que le système de santé repose enfin sur une base financière sociale. Pour y parvenir, il faut que le financement lui-même soit principalement basé sur les revenus – comme partout ailleurs en Europe.&nbsp;C’est précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes («&nbsp;initiative des 10&nbsp;%&nbsp;») du PS et de l’Union syndicale suisse (USS). Dominé par les partis bourgeois, le Parlement a, dans une décision incompréhensible, fait passer à la trappe un bon contre-projet. L’initiative d’allègement des primes reste donc le seul moyen de réduire rapidement et efficacement la charge des primes pour les ménages.</p><p>De plus, les écarts de primes entre les cantons ne sont plus non plus acceptables. De Boncourt à Poschiavo, les assuré-e-s ont droit exactement aux mêmes prestations pour leur argent. Et pourtant, leurs primes sont en moyenne presque deux fois plus élevées dans le canton de Bâle-Ville qu’en Appenzell Rhodes-Intérieures (+92&nbsp;%). Voilà une autre bonne raison de poursuivre cet objectif social&nbsp;: dans aucun canton et pour aucun ménage, la charge des primes ne doit dépasser 10&nbsp;% du revenu.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9965</guid><pubDate>Mon, 25 Sep 2023 18:05:34 +0200</pubDate><title>La ratification de la Convention 190 de l’OIT ne doit plus être reportée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-ratification-de-la-convention-190-de-loit-ne-doit-plus-etre-reportee</link><description>Lutte contre le harcèlement et la violence au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique vivement la décision du Conseil des États de reporter la ratification de la convention n° 190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail, qui est donc renvoyée au Conseil fédéral pour des clarifications et une nouvelle consultation. Ceci alors que le message du Conseil fédéral était parfaitement clair.</p><p>La Suisse remplit d’ores et déjà les conditions juridiques et les exigences de la convention. La ratification représente un signal important pour la communauté internationale et pour la Suisse en tant que place économique. Elle constitue en outre un engagement clair contre la violence sexiste et sexuelle envers les salarié-e-s et toutes personnes concernées.</p><p>Le harcèlement sexuel touche trop de salarié-e-s sur le marché du travail suisse. Avec souvent des conséquences terribles pour la santé des personnes concernées et pour la suite de leur carrière. Les syndicats revendiquent donc en premier lieu la tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel et une mise en œuvre efficace des mesures de protection existantes. La ratification de la Convention 190 de l’OIT devrait&nbsp;être une évidence. Elle constitue une étape symbolique importante dans l’amélioration de la protection des travailleurs et travailleuses contre la violence sexiste et sexuelle sur le lieu de travail.</p><p>Le signal ambivalent donné par le Conseil des Etats, alors que le Conseil national a voté en faveur du texte&nbsp;il y a&nbsp;longtemps, ne place pas la Suisse sous un jour favorable sur le plan international. L'USS regrette vivement cette manœuvre dilatoire.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9960</guid><pubDate>Thu, 21 Sep 2023 10:41:00 +0200</pubDate><title>Décision positive sur les taux d’intérêts, mais attention aux interventions sur les devises !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/decision-positive-sur-les-taux-dinterets-mais-attention-aux-interventions-sur-les-devises</link><description>Politique monétaire : la BNS renonce à une hausse des taux</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de ne pas relever davantage les taux d’intérêt. Elle est toutefois préoccupée par le fait que la BNS envisage de laisser le franc s’apprécier encore davantage à travers la vente de devises.</p><p>Le franc suisse est clairement surévalué. Un taux de change équitable devrait se situer entre 1.10 et 1.20 fr./euro. C’est ce que montrent non seulement la réalité dans de nombreuses entreprises industrielles en Suisse, mais aussi les comparaisons de prix internationales de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Pour les produits négociables, la parité est de cet ordre de grandeur. Le taux de change « réel » calculé par la BNS n’est pas approprié pour déterminer si le franc est surévalué ou sous-évalué. En effet, cette comparaison inclut de nombreux produits et services qui ne sont pas négociables.</p><p>L’inflation a baissé en Suisse. En 2024, une bonne partie du renchérissement aura des causes politiques ou réglementaires, à savoir l’augmentation des loyers, de la TVA ainsi que des prix de l’électricité et des transports publics. Tous ces facteurs réunis constitueront environ 1,5 % de taux d’inflation, soit une part qui ne pourra pas être réduite par des mesures de politique monétaire. Au contraire : une nouvelle hausse des taux d’intérêt pousserait à nouveau les loyers à la hausse. Parallèlement, la conjoncture à l’étranger s’est quelque peu affaiblie. Il est donc judicieux de ne pas augmenter davantage les taux d’intérêt.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9962</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 15:25:00 +0200</pubDate><title>Manifestation pour une bonne prévoyance vieillesse avec une 13e rente AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/manifestation-pour-une-bonne-prevoyance-vieillesse-avec-une-13e-rente-avs</link><description>Les seniors des syndicats célèbrent le 75e anniversaire de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’était il y a 75 ans&nbsp;: en 1948, la Suisse introduisait ce pilier central du système social qu’est l’assurance vieillesse et survivants (AVS). Les seniors du mouvement syndical veulent marquer par une manifestation cet anniversaire d’une institution qui a assuré pendant des décennies la solidarité et la cohésion dans notre société et entre les générations et qu’il faut à tout prix préserver et de renforcer.<br>&nbsp;</p><p class="heading--h4">En route pour la manifestation «&nbsp;75 ans de l'AVS&nbsp;», lundi 25 septembre 2023, de 15h à 16h, à la Waisenhausplatz à Berne&nbsp;!&nbsp;</p><p>Les thèmes de la manifestation seront, d’une part, les défis croissants auxquels nos systèmes de sécurité sociale sont confrontés, notamment la menace d’un relèvement de l’âge de la retraite et la possible réduction des prestations des caisses de pension et, d’autre part, la perte du pouvoir d’achat des retraité-e-s ainsi que plusieurs autres préoccupations sociales. Les revendications sont multiples&nbsp;:</p><ul><li>Les rentes doivent suffire pour vivre. L'objectif constitutionnel (art. 112) doit enfin être respecté&nbsp;! La 13e rente AVS est indispensable pour s'en approcher.</li><li>Non aux baisses dans le 2e pilier&nbsp;! La réforme de la LPP n'est qu'un vaste gâchis&nbsp;: il faudrait payer plus pour toucher enocre moins de rente&nbsp;? Non merci&nbsp;!</li><li>Les primes-maladie explosent et les subsides sont totalement insuffisants. Pour plus de solidarité&nbsp;: la caisse unique, maintenant&nbsp;!</li><li>Une politique de santé digne aussi pour les personnes âgées&nbsp;!</li><li>Mettre des priorités en matière de politique de vieillesse, de logement et de politique sociale.</li><li>Un sujet qui n'est presque jamais abordé&nbsp;: la violence envers les personnes âgées. La société dans son ensemble doit prendre ses responsabilités et agir avec détermination.</li></ul><p>Les organisatrices et organisateurs veulent s’engager ensemble pour la sécurité sociale de toutes les générations, mais aussi pour une politique qui respecte la dignité et les droits des générations plus âgées. Nous voulons donner un signal fort pour l’avenir de nos systèmes sociaux et lutter pour une société plus juste et plus solidaire.</p><p>Les personnalités suivantes, notamment, y prendront la parole&nbsp;: Barbara Gysi, Pierre-Yves Maillard, Katharina Prelicz-Huber, Hans Stöckli, Vania Alleva, Vasco Pedrina et Rita Schmid.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_200305_Initiative_13.AHV.Rente0448_aca7855a5d.webp" length="435540" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9958</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:40:00 +0200</pubDate><title>Pour un virage climatique syndical : Tout le monde à la manif pour le climat le 30 septembre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-un-virage-climatique-syndical-tout-le-monde-a-la-manif-pour-le-climat-le-30-septembre</link><description>Les syndicats appellent à une large participation à la manifestation nationale pour le climat du 30 septembre à Berne.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La planète brûle et la Suisse sommeille&nbsp;: voilà comment résumer à la fois l’état du climat mondial et la politique climatique de notre pays. Cette situation n’est pas tenable&nbsp;: il faut enfin prendre des mesures ambitieuses si nous voulons atteindre l’objectif «&nbsp;Zéro net d’ici à 2050&nbsp;», objectif que le peuple a décidé. Les travailleuses et les travailleurs sont concernés de façon existentielle. C’est pourquoi l’USS fait partie de l’Alliance climatique suisse et soutient la grande manifestation pour le climat qui aura lieu le 30 septembre à Berne.</p><p><strong>Le réchauffement climatique n’est pas un phénomène lointain, que ce soit dans l’espace ou dans le temps. Il a lieu ici et maintenant. </strong>Il est d’origine humaine et constitue une menace existentielle pour nous toutes et tous. La Suisse est l’un des plus grands pollueurs au monde&nbsp;: son empreinte de gaz à effet de serre par habitant-e est plus de deux fois supérieure à la moyenne internationale, et ce sans compter les émissions importées ou les émissions des entreprises suisses à l’étranger.</p><p>Au bout du compte, le réchauffement climatique est le <strong>produit d’un ordre économique mondial extrêmement inégalitaire. Aujourd’hui, les 10&nbsp;% les plus riches du monde sont responsables de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre.</strong> Et en même temps, le réchauffement climatique touche surtout les parties les plus pauvres de la population, y compris en Suisse. Les travailleuses et travailleurs qui sont exposés à des températures de plus en plus élevées et à des risques naturels toujours plus importants dans le cadre de leur travail sont généralement aussi les moins bien payés. Raison pour laquelle les collègues de ces branches sont également plus exposés en dehors du travail, par exemple, parce qu’ils ne peuvent s’offrir un logement abordable que dans des régions périphériques mal desservies ou le long d’axes de circulation bruyants et pollués dans les agglomérations. <strong>Il est donc évident que le virage climatique ne pourra jamais se faire sans un tournant social</strong>, même en Suisse. Toutes les tentatives visant à faire supporter les coûts de la protection du climat à l’ensemble de la population, tout en épargnant les plus fortuné-e-s, sont vouées à l’échec.</p><p>Le marché ne résoudra certainement pas non plus ce qui est LE problème mondial du siècle actuel&nbsp;: ainsi, <strong>les nombreux instruments de l’économie de marché pour lutter contre la crise climatique ont largement échoué depuis leur introduction.</strong> Le meilleur exemple en est le commerce des émissions, les mesures de compensation ainsi que toutes sortes d’«&nbsp;engagements volontaires de l’économie&nbsp;», très appréciés jusqu’ici dans la politique climatique suisse. Le point commun de toutes ces approches est, en fin de compte, la croyance erronée en une innovation technologique révolutionnaire qui se produirait à un moment donné et qui nous propulserait d’un coup dans un «&nbsp;avenir zéro net&nbsp;», sans que le fonctionnement de base de notre vie économique ne doive changer de quelque façon que ce soit.</p><p>Dans notre système économique, l’exploitation des salarié-e-s va de pair avec l’exploitation des ressources naturelles. <strong>Nous sommes toutefois convaincus que le progrès économique ne doit pas être simplement synonyme d’augmentation des dommages. Au contraire, une transition énergétique flanquée de mesures sociales permet également une évolution positive durable du marché du travail.</strong> Mais pour que la transformation écologique se fasse de manière solidaire, personne ne doit être laissé pour compte à cause des changements structurels qui s’imposeront. Il faut donc des investissements publics, non seulement pour les nouvelles infrastructures et technologies, mais aussi pour la formation, la reconversion et le soutien des salarié-e-s dans les secteurs concernés. L’objectif premier doit être la création d’emplois durables, sains et bien rémunérés&nbsp;: les «&nbsp;emplois verts&nbsp;» doivent impérativement être de «&nbsp;bons emplois&nbsp;». C’est aussi pour cette raison que les syndicats participent de façon conséquente à <strong>l’</strong><a href="/fondsclimat" target="_blank" class="link link--internal"><strong>initiative « Fonds climatique</strong></a><strong> pour une politique équitable en matière d’énergie et de climat&nbsp;».</strong></p><p>La transformation écologique est depuis de nombreuses années une préoccupation centrale des syndicats. Ensemble, nous avons lutté contre la libéralisation du marché de l’électricité et contribué au développement des énergies renouvelables et d’un service public respectueux du climat. Pour nous, une chose est sûre&nbsp;: <strong>le tournant climatique est le projet collectif de l’avenir qui ne peut être mis en œuvre que de manière collective et négociée démocratiquement. Le renforcement du service public en est le levier central.</strong> Des exemples historiques tels que le développement du réseau ferroviaire et la création des CFF ou la construction des centrales hydroélectriques et du réseau électrique le montrent&nbsp;: les programmes publics collectifs synonymes de progrès n’ont pas d’alternative. Et leur réussite est durable. De la même manière, la protection du climat et le tournant énergétique doivent enfin être pris à bras le corps. Pour que cela se fasse – et rapidement–, il faut faire pression à tous les niveaux&nbsp;: dans la politique, dans les branches économiques et dans la rue&nbsp;!</p><p><strong>C’est dans cet esprit que les syndicats appellent à une large participation à la manifestation nationale pour le climat du 30 septembre à Berne.</strong></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9954</guid><pubDate>Sat, 16 Sep 2023 16:15:21 +0200</pubDate><title>Augmenter les salaires et les rentes: quand, si ce n’est maintenant ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/manif-pour-le-pouvoir-d-achat-augmenter-les-salaires-et-les-rentes-quand-si-ce-nest-maintenant</link><description>Manifestation nationale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 20 000 personnes ont participé aujourd’hui à la manifestation pour le pouvoir d’achat à Berne et ont ainsi demandé une hausse des salaires et des rentes de retraites. La vie devient plus chère, les salaires et les rentes perdent de leur valeur. Les revenus réels des travailleuses et travailleurs de Suisse ont baissé en 2023 pour la troisième année d’affilée. Le coût de la vie devient difficile à supporter. S’y ajoutent des augmentations prévues ou déjà annoncées sur les loyers, les primes d’assurance-maladie ou l’électricité. Il faut donc que les revenus progressent aussi.</p><h3 class="heading--h4">Les employeurs doivent faire un pas</h3><p>La manifestation d’aujourd’hui donnait le départ des mobilisation syndicales de l’automne. Une perte réelle de valeur des salaires doit être évitée à tout prix. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a questionné sur la place fédérale&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Si la compensation du renchérissement ne peut pas être garantie maintenant, quand le sera-t-elle&nbsp;? Le chômage est au plus bas, les profits et dividendes sont au plus haut. Dans une telle situation, les salaires doivent s’adapter au niveau des prix. Il est temps que les salaires augmentent&nbsp;!&nbsp;»</p><h3 class="heading--h4">Hausses réelles</h3><p>Dans les négociations salariales, il faut des augmentations réelles, donc qui aillent au-delà des hausses des primes, des loyers, de l’électricité et de l’ensemble des prix. Les personnes titulaires d’un CFC doivent pouvoir gagner au moins 5000 francs par mois. Les salarié-e-s doivent recevoir leur part des gains de productivité. Il y a suffisamment d’argent pour permettre à tout le monde de vivre de son revenu.</p><h3 class="heading--h4">13<sup>e</sup> rente AVS nécessaire</h3><p>L’inflation et les augmentations des loyers et des primes feront perdre aux retraité-e-s l’équivalent d’une rente mensuelle complète d’ici fin 2024. La 13<sup>e</sup> rente AVS peut compenser cette perte et arrive donc juste au bon moment. Car les rentes LPP, elles, ne sont pas ajustées à l’inflation. Il faut donc augmenter les rentes AVS, ce qui es tune bonne affaire pour 90% des gens qui travaillent.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Santé</category><category>AVS</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/c/csm_230916_demo-manif_pym-buehne_foto-c-manu-friedrich_349207e733.webp" length="84510" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9951</guid><pubDate>Sat, 16 Sep 2023 15:15:00 +0200</pubDate><title>Près de 20 000 personnes affluent Berne pour exiger plus de salaires et de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-milliers-de-personnes-affluent-berne-pour-exiger-plus-de-salaires-et-de-meilleures-rentes</link><description>Manifestation nationale pour le pouvoir d’achat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 20 000 personnes se sont rendues à Berne aujourd’hui pour exiger des hausses de salaire et de rente, parce que la vie est toujours plus chère. Venant des quatre coins de la Suisse, les participant-e-s attendent aussi du monde politique qu’il prenne des mesures immédiates pour alléger le fardeau des primes-maladie et qu’il mette en place une protection efficace des locataires contre les abus et les rendements prohibitifs des propriétaires immobiliers. Pour les gens qui travaillent, les fins de mois sont de plus en plus serrées. La grande manifestation d’aujourd’hui envoie un signal clair et net&nbsp;: dans un pays riche comme la Suisse, il y a assez d’argent pour que tout le monde puisse vivre bien. L’appel à manifester émanait d’une large alliance en faveur du pouvoir d’achat, réunissant les syndicats de l’USS, les fédérations de Travail.Suisse, l’ASLOCA, le PS, les Vert-e-s. Cette mobilisation n’est qu’un début&nbsp;: les combats vont se poursuivre, tant dans les négociations salariales par branches que lors des prochaines campagnes de votation sur les primes-maladie et les rentes.</p><p>Soignant-e-s, menuisiers et menuisières, manœuvres, enseignant-e-s, collaboratrices et collaborateurs scientifiques, assistant-e-s sociaux, mécanicien-ne-s de locomotives, employé-e-s de la restauration, maçon-ne-s, employé-e-s de la Poste et de nombreuses autres&nbsp;personnes qui travaillent dur au quotidien sont venues de toutes les régions du pays pour faire entendre leur message&nbsp;: maintenant, les salaires doivent augmenter&nbsp;! La bonne conjoncture économique et les caisses bien garnies des entreprises permettent en effet des hausses substantielles. Pendant des années, ce sont surtout les actionnaires, les cadres et les patrons qui ont profité de rémunérations&nbsp;en hausse, de bonus et de dividendes. Maintenant, il faut que les salarié-e-s ordinaires reçoivent leur part de la bonne conjoncture.</p><h3 class="heading--h4">Des hausses générales de salaire</h3><p>Dans le cadre des négociations salariales en cours, il faudra des augmentations générales de salaire qui aillent au-delà des hausses des primes-maladie, des loyers, de l’électricité et des prix en général. Toute personne qui a fait un apprentissage doit gagner au moins 5000 francs par mois. Les travailleuses et les travailleurs doivent enfin avoir leur part des gains de productivité. Il y a assez d’argent pour que tout le monde puisse boucler les fins de mois avec ses revenus.</p><h3 class="heading--h4">Mettre fin à une politique de revenu qui favorise les gens aisés</h3><p>La charge des primes-maladie est devenue littéralement insupportable. Il faut substantiellement augmenter les réductions de primes (subsides) afin d’alléger ce fardeau pour les bas et moyens revenus, au lieu de baisser les impôts des gens fortunées et à hauts revenus. L’explosion des loyers doit également être stoppée par un plafonnement des marges d’augmentations. Enfin, sur le marché de l’électricité, il les&nbsp;grands groupes ne doivent plus pouvoir engranger des milliards de bénéfices tout en&nbsp;répercutant les risques sur les consommatrices et consommateurs par le biais de hausses de tarifs.</p><p>&nbsp;</p><p><sup>L'alliance « Manifestation pour le pouvoir d’achat&nbsp;»&nbsp;: Syndicats de l’USS, fédérations de Travail.suisse, ASLOCA, le PS, les Vert·e·s</sup></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_demostart160923_sgb-tf_f50d3619d6.webp" length="703180" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9943</guid><pubDate>Wed, 13 Sep 2023 18:46:30 +0200</pubDate><title>La décision du Conseil national alourdira la charge des primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-decision-du-conseil-national-alourdira-la-charge-des-primes-maladie</link><description>Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires (EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au lieu de faire en sorte que les payeurs et payeuses de primes-maladie voient enfin leur charge s’alléger et d’améliorer la régulation du système de santé, le Parlement se concentre sur une pseudo-réforme hypercomplexe qui n’aura pour seul effet certain que de renforcer les profits privés dans le secteur de la santé et se traduira de ce fait aussi par une charge supplémentaire sur le dos des assuré-e-s.</p><p>Avec l’EFAS, les caisses-maladie recevront et répartiront à l’avenir les milliards versés par les cantons pour les traitements hospitaliers. Les buts visés&nbsp;: encourager les traitements ambulatoires et éliminer les incitations perverses sont justes, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec l’EFAS. Car le fait est que, demain, la même facture soit payée par une autre instance n’a aucune incidence déterminante sur le choix du type de traitement. Et tant que les systèmes tarifaires ne seront pas touchés, les incitations perverses essentielles subsisteront. Il est à craindre qu’en lieu et place, la recherche du profit augmenterait, au détriment des assuré-e-s ainsi que des contribuables.</p><p>On ne comprend vraiment pas pourquoi le Conseil national a changé d’avis et, comme avant lui le Conseil des États, a inclus les soins de longue durée dans le projet. Concrètement, cela veut dire que précisément le secteur des soins qui connaît aujourd’hui la croissance la plus forte serait désormais aussi financé par les primes. En effet, l’actuel plafonnement du montant des primes pour les soins de longue durée serait tout bonnement supprimé de la loi. Tout aussi incompréhensible: le Conseil national maintient sa version qui prévoit pour les hôpitaux privés un cadeau supplémentaire de 30% de prise en charge en plus par l’argent des primes.&nbsp;C’est inacceptable comme tel et représente un affront pour les ménages à bas ou moyen revenu qui souffrent déjà – comme chacun sait- du poids bien trop lourd de primes qui continuent à augmenter.</p><p>L’EFAS ne menace pas uniquement les assuré-e-s d’une nouvelle explosion des primes, mais de la hausse de leur participation aux coûts augmenterait aussi. D’une part en effet, l’actuel plafonnement du montant versé par les patient-e-s en cas de soins de longue durée, comme le prévoit la loi, ne s’appliquera, selon le Conseil des États, que pour une durée explicitement précisée de cinq ans et, d’autre part, en cas de séjours hospitaliers stationnaires, les frais de traitement seraient désormais facturés dans leur totalité, avec la franchise et la quote-part (aujourd’hui, il ne s’agit que de tout juste la moitié).</p><p>Quatorze ans après le lancement du projet EFAS, une chose est claire&nbsp;: ce projet connaîtra sa cinquième (!) législature. Et dans ce cas, ce qui aura duré longtemps ne se sera définitivement pas amélioré, mais a plutôt dégénéré. Le nouveau Parlement ferait bien de rompre une bonne fois avec cet exercice et de se concentrer sur des projets de santé publique vraiment importants&nbsp;: un financement social et une régulation efficace.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9938</guid><pubDate>Tue, 12 Sep 2023 11:41:42 +0200</pubDate><title>Le Parlement refuse d’alléger les primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-refuse-dalleger-les-primes</link><description>Contre-projet mesquin à l’initiative populaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les travailleuses et travailleurs et les retraité-e-s doivent toujours plus se serrer la ceinture. L’explosion des primes des caisses-maladie a une large part de responsabilité dans cette baisse des revenus réels. Il est dès lors urgent d’alléger rapidement les charges des salarié-e-s ordinaires pour remédier à la crise du pouvoir d’achat. La solution la plus simple et la plus efficace consisterait à revoir à la hausse les réductions de primes (subsides). Il est incompréhensible pour l’Union syndicale suisse (USS) qu’après le coup de massue annoncé de l’augmentation des primes, le Parlement ne fasse rien pour la population.</p><p>Avec la hausse massive des primes de cette année et celle attendue pour 2024, une famille de quatre personnes recevra l’année prochaine des factures de primes de l’ordre de 15&nbsp;200&nbsp;francs au total, soit presque 2000&nbsp;francs de plus qu’en 2022. Comment cette famille s’y prendra-t-elle pour payer&nbsp;? Alors même que le coût des primes était déjà exorbitant et qu’entre-temps, tous les autres postes de dépenses ont renchéri&nbsp;: loyers et charges, denrées alimentaires, factures d’électricité, billets de transports publics ou tarifs postaux.</p><p>Dans ces conditions, l’initiative d’allégement des primes semble tomber à pic, avec son concept convaincant pour alléger enfin tant soit peu la charge excessive des primes pour la population normale, en augmentant les réductions des primes. Rien ne serait plus naturel, quand on pense que la part du financement de l’assurance de base provenant des réductions des primes a chuté de presque 40&nbsp;% au cours des 20&nbsp;dernières années. Et ce, pas uniquement en raison des fortes hausses de primes, mais aussi et surtout des coupes brutales opérées par une grande partie des cantons – qui soit dit en passant croulent sous les réserves financière à l’heure actuelle, dans bien des cas.</p><p>À la différence du Conseil des États, le Conseil national a reconnu le problème. Il a soutenu un contreprojet digne de ce nom à l’initiative dite «&nbsp;des 10&nbsp;%&nbsp;», avant de s’en distancer. Le Parlement ne propose donc plus rien pour remédier à la crise du pouvoir d’achat. Il appartient désormais au peuple de corriger cette erreur aux urnes. L’heure est à la mobilisation&nbsp;: outre l’explosion des primes des caisses-maladie, les hausses de loyer et des factures d’électricité sont devenues un casse-tête pour toujours plus de gens, et le monde politique refuse d’adopter la moindre mesure concrète. L’USS et une large alliance pour le pouvoir d’achat appellent dès lors à une <a href="/actuel/pouvoir-achat" class="link link--internal">grande manifestation</a> ce samedi 16&nbsp;septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9934</guid><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 15:32:31 +0200</pubDate><title>Un service public fort est plus que jamais nécessaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-service-public-fort-est-plus-que-jamais-necessaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des économies continuent à être réalisées dans le service public. Or il s’agit de le renforcer !</p><p>Les élections du Conseil national et du Conseil des États auront lieu cet automne, l’occasion pour les syndicats de poser de nouveaux jalons pour renforcer le service public. Un regard en arrière montre que la législature actuelle fait du sur place dans ce domaine, en positif comme en négatif : d’un côté, les syndicats ont gagné d’importantes batailles, notamment en empêchant la privatisation de PostFinance et l’ouverture complète du marché de l’électricité. D’un autre côté, d’importantes avancées ont échoué, telles que l’aide aux médias ou la promotion de logements abordables.</p><p class="heading--h4">Quatre offensives pour les années à venir</p><p>Les raisons ne manquent pas pour lancer une vaste offensive de renforcement de tous les domaines du service universel. L’expérience de la pandémie, les enseignements tirés de la crise de l’approvisionnement énergétique et le virage à effectuer face à l’urgence climatique le montrent : sans un service public performant sur tout le territoire, la Suisse aurait pu être à l’arrêt et risquerait même un arrêt à l’avenir. Les projets immédiats suivants sont prioritaires :</p><ul><li>Le mandat de base de La Poste doit être tourné vers l’avenir et être donc renforcé. Cela signifie maintenir le « groupe intégré Poste » et autoriser PostFinance à octroyer des crédits. Après la chute de Crédit Suisse, nous savons à quel point une « banque populaire » qui gère sérieusement ses affaires est importante pour les ménages et les PME en Suisse.</li><li>L’initiative demandant la diminution de moitié de la redevance SSR est une déclaration de guerre contre le service public des médias. C’est de tout le contraire dont nous avons besoin ! Une couverture médiatique diversifiée et solide est indispensable pour une démocratie qui fonctionne et ne peut être obtenue qu’avec une véritable aide aux médias.</li><li>En matière de service public numérique, la Suisse est à la traîne par rapport aux pays pionniers. En refusant la gestion par des entreprises privées d’une e-ID, la population suisse a toutefois été claire : sur Internet aussi, les services de base doivent être fournis publiquement et avec le minimum de données ; ils doivent être développés et gérés démocratiquement. D’autant que nous avons maintenant besoin d’une-ID étatique, d’un dossier électronique du patient et de solutions de mobilité connectées. Les entreprises d’État que sont La Poste, Swisscom et les CFF ont ici leur rôle à jouer.</li><li>Les objectifs climatiques exigent de continuer à développer les transports publics. En lieu et place, le Conseil fédéral veut économiser : il prévoit des coupes de plusieurs milliards dans le développement des infrastructures ainsi qu’une réduction des subventions du trafic régional voyageur. Le Parlement, qui sera réélu sous peu, doit ici corriger le tir et s’appuyer sur le succès de la politique des transports de ces dernières années.</li></ul><p>Ces améliorations sont à portée de main et réalisables à court terme. Pour cela, les syndicats doivent mettre la pression sans relâche, que ce soit en politique, au sein des branches ou dans la rue.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/e/csm_Daniel_Rihs-13_Photo_personal_service_public_bundeshaus_beschnitten_7416b4c4f7.webp" length="71458" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9932</guid><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 08:05:17 +0200</pubDate><title>Les difficultés s’accumulent pour les gens qui travaillent pendant que la situation s’améliore pour les classes supérieures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-difficultes-saccumulent-pour-les-gens-qui-travaillent-pendant-que-la-situation-sameliore-pour-les-classes-superieures</link><description>Négociations salariales décisives en 2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation, le choc des primes des caisses-maladie et l’augmentation des loyers plombent le budget des ménages. La pression que cela fait subir à la population active est sur toutes les lèvres – et il est urgent d’agir. Or alors même que la conjoncture reste favorable, les employeurs se montrent intraitables et ne veulent même pas compenser le renchérissement. Leurs marges à nouveau élevées servent à la place à augmenter encore les très hauts salaires et les bonus, ainsi qu’à verser des dividendes. Le Conseil fédéral et le Parlement font la sourde oreille à toute proposition d’allégement des charges subies par la population active et préfèrent la faire passer à la caisse. Il est bien clair pour l’USS que cela ne peut pas durer. L’heure est à un véritable tournant, avec des hausses des salaires réels et des mesures concrètes contre le coup de massue des hausses de loyer et l’explosion des primes des caisses-maladie. Alors que les négociations salariales ont débuté dans les branches, une vaste mobilisation se prépare pour éviter une quatrième année consécutive de baisse des salaires réels. La grande manifestation du 16&nbsp;septembre à Berne pour le pouvoir d’achat marquera le coup d’envoi.</p><p>Ces dernières années, les salaires ont évolué dans la mauvaise direction. Les ménages ayant des revenus bas ou moyens et pour qui chaque franc compte ont vu leurs salaires réels baisser. Même la compensation normale du renchérissement est refusée à la plupart des travailleuses et travailleurs. Les écarts salariaux continuent, eux, de se creuser&nbsp;: aujourd’hui déjà, on trouve nettement plus de 4000&nbsp;personnes touchant un salaire de plus d’un million. Soit près de trois fois plus qu’il y a 20&nbsp;ans encore.</p><p class="heading--h4">Une politique orientée sur les intérêts des classes supérieures</p><p>Le Conseil fédéral avait promis, lors de l’introduction la loi sur l’assurance-maladie, que personne n’aurait à consacrer plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable aux primes. En réalité, beaucoup de gens doivent débourser aujourd’hui près du double. Et la situation va encore empirer avec l’explosion des primes qui s’annonce cette année.</p><p>Les cantons ont les moyens de rendre le fardeau des primes plus supportable pour la population, avec les réductions de primes (subsides). Ils reçoivent à cet effet beaucoup d’argent de la Confédération, soit près de 300&nbsp;francs par habitant. Or les cantons mettent le pied sur le frein et versent même aujourd’hui moins d’argent que la Confédération. Ils préfèrent diminuer les impôts pour les contribuables fortunés et les entreprises. «&nbsp;La politique des revenus doit à présent s’intéresser aux petits et moyens revenus. Il faut augmenter le budget alloué aux réductions de primes au lieu d’accorder de nouvelles baisses d’impôts aux hauts revenus et aux grande fortunes&nbsp;», a expliqué Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p class="heading--h4">Risque de déclassement social pour les travailleuses et travailleurs</p><p>«&nbsp;En bref, tous les coûts supplémentaires sont pour les ménages, pendant que les revenus ne s’adaptent pas au renchérissement. Pendant quatre années d’affilée, les salaires réels ont diminué – on pourrait croire qu’on vit une crise économique, mais ce n’est pas le cas. L’argent est là, à ceci près qu’il est réparti de manière toujours plus inégalitaire&nbsp;», a déploré Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, a pris l’exemple du commerce de détail&nbsp;: «&nbsp;les vendeuses affrontent un quotidien difficile avec 4000&nbsp;francs pour vivre, même après avoir accumulé des années d’expérience professionnelle. Le renchérissement n’a pas été entièrement compensé.&nbsp;» Or la branche se porte bien&nbsp;: les hausses de prix ont été répercutées sur les consommatrices et consommateurs. «&nbsp;La productivité s’est fortement accrue, mais les salaires sont restés à la traîne. Les améliorations s’imposent de toute urgence.&nbsp;»</p><p>«&nbsp;L’inquiétude grandit face à l’augmentation des prix et du coût de la vie. Elle est palpable dans toutes les branches, dans toutes les entreprises et à tous les niveaux de revenus&nbsp;», constate Natascha Wey, vice-présidente de l’USS. D’où sa conclusion claire&nbsp;: «&nbsp;il faut prendre au sérieux ces inquiétudes, et les employeurs doivent revoir leur attitude&nbsp;».</p><p class="heading--h4">Des hausses des salaires réels sont nécessaires et possibles</p><p>L’heure est à des augmentations générales de l’ordre de 5&nbsp;% aux négociations salariales actuelles. Toute personne ayant terminé un apprentissage doit gagner au moins 5000&nbsp;francs par mois. La compensation du renchérissement doit redevenir la règle dans les CCT et dans tous les contrats de travail. Il y a suffisamment d’argent pour permettre aux travailleurs et travailleuses puissent boucler leurs fins de mois sans devoir s’inquiéter.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_IMG20230908101331_bearbeitet-1_980594bae4.webp" length="593974" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9930</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 10:56:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur des mesures d’allègement budgétaire à partir de 2025</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-federale-sur-des-mesures-dallegement-budgetaire-a-partir-de-2025</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Assurance-chômage</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9928</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 10:37:12 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’organisation du gouvernement et de l’administration fédérale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-lorganisation-du-gouvernement-et-de-ladministration-federale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9926</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 09:57:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers (OERE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-lordonnance-sur-lexecution-du-renvoi-et-de-lexpulsion-detrangers-oere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers (OERE), concernant la rétention et le soutien financier de la confédération aux cantons qui gèrent des centres de départ se trouve ci-dessous (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9914</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:45:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur la surveillance de l’assurance-maladie (LSAMal)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-sur-la-surveillance-de-lassurance-maladie-lsamal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9924</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:43:42 +0200</pubDate><title>Reconnaissance des qualifications professionnelles étrangères : Accord entre la Suisse et le Royaume-Uni</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reconnaissance-des-qualifications-professionnelles-etrangeres-accord-entre-la-suisse-et-le-royaume-uni</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9919</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:27:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur le droit d’auteur</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-le-droit-d-auteur</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9916</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:19:00 +0200</pubDate><title>Crédit d’engagement pour le programme d’encouragement de la recherche SWEETER</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/credit-dengagement-pour-le-programme-dencouragement-de-la-recherche-sweeter</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur le crédit d’engagement pour le programme d’encouragement de la recherche SWEETER (SWiss<br> research for the EnErgy Transition and Emissions Reduction) pour les années 2025 à 2036 se trouve ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9921</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2023 13:36:02 +0200</pubDate><title>Prix de l’électricité en 2024 : nouveau coup de massue pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prix-de-lelectricite-en-2024-nouveau-coup-de-massue-pour-la-population</link><description>Coup de pouce aux entreprises électriques, coup de massue pour les petits consommateurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors même que les tensions sur les marchés internationaux de l’énergie se sont depuis longtemps apaisées, les prix de l’électricité en Suisse s’apprêtent à augmenter en 2024 presque autant que lors de l’explosion des coûts de 2022. Une telle situation est absolument incompréhensible et il serait facile de l’éviter. Car contrairement à l’année dernière, cette hausse ne tient pas à une évolution «&nbsp;inéluctable&nbsp;» des prix sur les marchés internationaux, mais découle en bonne partie d’une succession de décisions politiques malheureuses prises en Suisse.</p><p>Les syndicats ont exigé il y a un an déjà que les mesures extraordinaires adoptées pour garantir la sécurité d’approvisionnement soient financées par des moyens financiers extraordinaires engagés par l’État, au lieu d’être répercutées sur la facture électrique des petits consommateurs. Or c’est précisément ce qui est en train de se passer.</p><p>Selon la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), le prix du courant renchérira notamment de 1,5&nbsp;centime par kilowattheure, sous l’effet conjugué de la nouvelle taxe destinée à la réserve d’électricité pour l’hiver et des coûts en hausse des «&nbsp;services-système&nbsp;» de Swissgrid. En outre, les ménages devront financer un cadeau offert par le ministre de l’énergie Rösti à la branche électrique à hauteur de 60&nbsp;millions de francs. Soit la hausse du «&nbsp;coût moyen pondéré du capital&nbsp;» que, par décision du DETEC, les fournisseurs énergétiques pourront refacturer à leurs clients finaux en raison de leurs risques d’investissement dans les réseaux. Un tel taux, qui atteint désormais 4,15&nbsp;%, est exagérément élevé, d’autant plus que les investissements peuvent être répercutés séparément sur le prix de l’électricité.</p><p>À cela s’ajoute – comme l’ElCom elle-même l’a publiquement déploré – que certains fournisseurs mènent les petits consommateurs par le bout du nez&nbsp;: pendant des années, ils leur ont facturé au prix fort l’essentiel de leur production propre de courant renouvelable, avant de se baser sur le prix du courant produit à l’étranger quand les prix de l’électricité se sont envolés au niveau international. Les ménages et les PME ont ainsi perdus sur tous les tableaux. Le Parlement doit stopper au plus vite, dans ses délibérations actuelles sur la loi sur l’approvisionnement en électricité, cette pratique aujourd’hui légale et améliorer de façon générale la méthode de fixation des prix au profit des petits consommateurs.</p><p>Bilan&nbsp;: il y a un an, les grandes entreprises électriques ont bénéficié du jour au lendemain d’un généreux mécanisme de sauvetage et la facture d’électricité des petits consommateurs a pris l’ascenseur. Aujourd’hui, les grands groupes énergétiques comme Axpo ou BKW réalisent des bénéfices se chiffrant en milliards (résultat semestriel d’Axpo&nbsp;: 2,2&nbsp;milliards de bénéfice) – et la facture électrique des petits clients devrait continuer d’augmenter&nbsp;? C’est absolument inacceptable et il faut empêcher une telle dérive.</p><p>Loyers et charges, primes d’assurance-maladie, denrées alimentaires – tout devient plus cher&nbsp;! Et maintenant, l’électricité renchérirait encore et attiserait la crise du pouvoir d’achat, alors qu’il aurait été facile d’éviter une telle situation. La population en a assez, et donc les syndicats appellent à une manifestation nationale pour le pouvoir d’achat, le 16&nbsp;septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9910</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2023 18:05:11 +0200</pubDate><title>La remontée des taux d’intérêt ne profite pas aux assuré-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-remontee-des-taux-dinteret-ne-profite-pas-aux-assures</link><description>La Commission LPP recommande un faible taux d’intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission LPP souhaite fixer le taux d’intérêt minimal à 1,25&nbsp;%. Soit nettement moins que le renchérissement actuel. Résultat&nbsp;: le capital de vieillesse des assuré-e-s continue à perdre de la valeur, et la remontée des taux d’intérêt à ne pas profiter aux personnes actives. Alors même qu’il leur a déjà fallu payer un lourd tribut à la phase des taux d’intérêt négatif, qui a conduit à des rentes encore plus basses. L’Union syndicale suisse invite le Conseil fédéral à porter le taux d’intérêt minimal à 2&nbsp;%. La situation financière des caisses de pensions est bonne, en raison de la hausse des taux d’intérêt, et les rendements sont positifs. Après quinze années de baisse des rentes du deuxième pilier, sous l’effet conjugué des faibles taux d’intérêt et des coûts excessifs facturés, il est temps que les choses changent.</p><p>Depuis des années, le taux de rémunération minimal des avoirs de vieillesse est à un niveau historiquement bas et dans le sillage des taux de conversion, les rentes des caisses de pensions ont chuté. La raison invoquée était toujours le faible niveau des taux d’intérêt. Alors même que pour la deuxième année les taux d’intérêt sont en nette hausse, la Commission LPP vise à maintenir le taux de rémunération minimal à un niveau historiquement bas. Au risque de provoquer une grave crise de confiance envers le système du deuxième pilier.</p><p>La loi est absolument claire&nbsp;: le taux d’intérêt minimal doit être fixé de façon à ce que le rendement des placements des caisses de pensions profite aux assuré-e-s. Dans les faits, le taux d’intérêt minimal est inférieur aux rendements réalisés depuis des années. Entre-temps, il est même inférieur au rendement des placements sans risque. La Commission LPP recommande au Conseil fédéral, dans sa décision d’aujourd’hui, de prolonger encore cette situation. Or elle a des conséquences dramatiques pour les travailleuses et travailleurs – notamment pour les plus de 50&nbsp;ans. Car non seulement les salaires stagnent, mais les salarié-e-s s’exposent à une dépréciation de leurs avoirs de vieillesse.</p><p>Et pendant ce temps, la remontée des taux d’intérêt met les caisses de pensions dans une situation confortable&nbsp;: même la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle a récemment confirmé que la situation financière du deuxième pilier est stable. Au premier semestre 2023, la plupart des institutions de prévoyance ont réalisé des rendements deux fois plus élevés que nécessaire. Et pourtant, elles refusent de répercuter sur les assuré-e-s les taux d’intérêt plus élevés. C’est incompréhensible pour les assuré-e-s. Pendant ce temps, les assureurs empochent des bénéfices toujours plus élevés avec la prévoyance professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9906</guid><pubDate>Fri, 01 Sep 2023 06:00:00 +0200</pubDate><title>À partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une rente de retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/equal-pension-day-2023</link><description>Equal Pension Day 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, nous y sommes&nbsp;: <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/230901_fr_analyse_equalpensionday_2023.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">jusqu’au 1er septembre, les hommes ont déjà perçu autant de rente que les femmes en percevront jusqu’à la fin de l’année. </a>Car en Suisse, les femmes touchent toujours un tiers de moins de rente que les hommes. Le déficit de rente moyen des femmes se monte exactement à 17&nbsp;293&nbsp;francs. À l’occasion de l’«&nbsp;Equal Pension Day&nbsp;», l’Union syndicale suisse (USS) tient à attirer l’attention sur la situation précaire des femmes en matière de retraite. La hausse des prix, des loyers et des primes-maladie aggrave encore plus l’écart déjà important entre les rentes des femmes et celles des hommes. Il devient toujours plus nécessaire d’agir. Aujourd’hui déjà, la pauvreté des personnes âgées est un problème qui touche avant tout les femmes en Suisse.&nbsp;</p><p>Dans l’ensemble, les femmes et les hommes fournissent certes à peu près la même quantité de travail, mais les unes et les autres n’assument pas les mêmes tâches. Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel et dans des branches où les salaires sont bas. Or des salaires trop bas signifient des rentes encore plus basses. Tant au plan professionnel que dans leur vie privée, les femmes se chargent de la majeure partie du travail d’assistance et de soins. Elles s’occupent des enfants, elles s’occupent des proches malades ou âgés, elles s’occupent du bien-être et de l’organisation de leurs supérieurs hiérarchiques.</p><p>Cette répartition des rôles dans la société devient particulièrement visible une fois qu’une famille a été fondée. Dans les couples avec enfants, les femmes assument presque deux tiers de travail domestique et familial non rémunéré en plus que leurs partenaires. Ces activités ne sont reconnues que dans l’AVS. Les tâches d’assistance et éducatives non rémunérées accomplies par les femmes font augmenter les rentes AVS. Le fait d’élever un enfant peut augmenter jusqu’à 350&nbsp;francs par mois la rente AVS. Cela explique pourquoi les rentes des femmes et celles des hommes sont presque égales. La rente du 2e pilier est par contre indissociable de l’exercice d’une activité lucrative et du salaire touché. Contrairement à l’AVS, il n’existe pas de mécanisme reconnaissant les activités éducatives et d’assistance.</p><h3 class="heading--h4">Le renchérissement engloutit des rentes mensuelles déjà faibles</h3><p>Aujourd’hui, la majorité des femmes touche des rentes largement inférieures à 3&nbsp;000&nbsp;francs par mois. Mais ce n’est pas tout&nbsp;: il y a une année de cela, on a promis aux femmes que le relèvement de leur âge de la retraite irait de pair avec une hausse de leurs rentes. Il apparaît maintenant que c’est le contraire qui a lieu&nbsp;: au lieu d’éliminer une bonne fois le déficit de rente des femmes, on prévoit déjà de nouvelles dégradations et coupes, par exemple en ce qui concerne les rentes de veuve. De plus, aujourd’hui déjà, plus de 11&nbsp;% des femmes font une demande de prestations complémentaires (PC) directement après leur départ à la retraite. La pauvreté des personnes âgées est un problème surtout féminin, et elle augmente même avec l’âge.</p><p>Maintenant, l’inflation, la hausse des loyers et des primes-maladie viennent s’ajouter&nbsp;; et les rentes, déjà basses, suffisent pour toujours moins de dépense. Les rentes du 2e pilier ne connaissent en effet pas de compensation du renchérissement. Et pour l’AVS, cette compensation n’aura à nouveau lieu qu’en 2025. Le résultat est que, pour de nombreux ménages de retraité-e-s, les pertes de pouvoir d’achat essuyées entre 2021 et 2024 seront si importantes qu’ils disposeront d’environ une rente mensuelle de moins.</p><p>La 13e rente AVS, sur laquelle nous voterons au printemps 2024, représente une opportunité pour rapidement améliorer les retraites précaires des femmes. Cette 13e rente équivaut en moyenne à une amélioration d’environ 150&nbsp;francs de la rente mensuelle&nbsp;pour toutes les retraitées, actuelles et futures. Comme elle reprend le système des bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, l’initiative renforce la prise en considération dans la prévoyance vieillesse du travail non rémunéré, sans faire inutilement grimper les coûts pour les femmes à bas revenu. C’est rendu possible par le fait que les personnes à très haut revenu participent directement à l’amélioration urgente et nécessaire des rentes. De fait, les salaires élevés paient pleinement l’AVS sur les millions qu’ils représentent.</p><p>Le renforcement de l’AVS à travers les urnes est d’autant plus important que le Conseil fédéral prend la direction opposée. En plus des mesures d’austérité planifiées avec les rentes de veuve, il a décidé mercredi dernier de ne même pas adapter au renchérissement les suppléments de rente pour les femmes les plus touchées par le relèvement de l’âge de la retraite, alors que cela se fait normalement partout dans l’AVS.&nbsp;</p><p>Parallèlement, nombre de caisses de pensions profitent du relèvement de l’âge de la retraite des femmes pour dégrader les prestations destinées à des dernières sous forme de rentes-ponts. Et avec la réforme de la LPP, c’est un nouveau grand projet de démantèlement qui passera en votation en 2024. Cette réforme n’apportera, elle non plus, rien aux femmes. Pire encore&nbsp;: pour beaucoup d’entre elles, elle entraînera même une baisse des rentes, alors que les prélèvements sur leurs salaires vont augmenter.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9903</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2023 09:17:56 +0200</pubDate><title>La charge pour les ménages dépasse largement la facture déjà salée des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-charge-pour-les-menages-depasse-largement-la-facture-deja-salee-des-primes</link><description>Participation aux coûts en matière de santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="text-justify lead">Les primes de l’assurance-maladie sont déjà exorbitantes et elles ne cessent d’augmenter. Il en va de même en ce qui concerne les dépenses directes des ménages pour des prestations de santé entrant ou n’entrant pas dans l’assurance de base. La charge globale supportée par les ménages est aujourd’hui si élevée dans notre système de santé que nous sommes –lentement mais sûrement – sur la voie d’une véritable médecine à deux vitesses.&nbsp;</p><p class="heading--h4">Forte hausse de la participation directe aux coûts dans l’assurance de base</p><p>Les primes-maladie vont une nouvelle fois fortement augmenter l’an prochain. Ainsi, après les bonds de 2023 et 2024, la facture des primes devrait s’élever en 2024 à 15&nbsp;200&nbsp;francs pour une famille de quatre personnes (avec un enfant âgé de plus de 19 ans et un autre de moins de 19 ans), soit encore près de 2000&nbsp;francs de plus que l’an dernier. Dans les cantons les plus chers, cette famille devra même dépenser plus de 19&nbsp;000&nbsp;francs pour ses primes&nbsp;; et cela, avant même d’avoir une seule fois bénéficié d’une prestation de santé ou pris un seul médicament. <strong>Et lorsqu’une maladie survient ne serait-ce qu’une seule fois, la facture s’alourdit immédiatement pour les assuré-e-s.</strong> De fait en Suisse, il n’y a pas que les primes qui coûtent cher&nbsp;: la participation financière exigée des ménages est aussi horriblement onéreuse.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9900</guid><pubDate>Tue, 29 Aug 2023 09:37:31 +0200</pubDate><title>Primes et réduction des primes : état des lieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-et-reduction-des-primes-etat-des-lieux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Hausses de primes en 2023/2024</p><p>L’année dernière, l’augmentation de la prime moyenne d’assurance-maladie a atteint 6,6&nbsp;% en moyenne suisse, et une forte hausse est également à prévoir pour l’année prochaine. Sur la base des chiffres et des informations actuellement disponibles, il faut s’attendre en 2024 à une augmentation des primes d’au moins (!) 7,5&nbsp;%. Les calculs détaillés à l’origine de ce chiffre <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/graph/Annexe_primes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">figurent en annexe</a>.</p><p>En raison des hausses de primes de 2023 et 2024, une famille de quatre personnes (un enfant âgé de plus de 19&nbsp;ans et un enfant de moins de 19&nbsp;ans) doit s’attendre à recevoir l’année prochaine des factures de primes à hauteur de 15&nbsp;200&nbsp;francs en tout, soit pratiquement 2000&nbsp;francs de plus que l’année dernière. Dans les cantons les plus chers, la même famille devra même consacrer plus de 19&nbsp;000&nbsp;francs à ses primes – et cela sans avoir sollicité le moindre soin de santé ni obtenu aucun médicament. En cas de besoin de traitement, il lui faudra encore payer les participations aux coûts (franchise, quote-part, taxe hospitalière) et les autres dépenses non remboursées (soins dentaires, nombreux médicaments, etc.).</p><p class="heading--h4">État des lieux de la réduction des primes</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9912</guid><pubDate>Mon, 28 Aug 2023 07:24:00 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-dans-la-prevoyance-professionnelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9897</guid><pubDate>Fri, 25 Aug 2023 09:29:38 +0200</pubDate><title>Finances fédérales : pas d’alarmisme déplacé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-federales-pas-dalarmisme-deplace</link><description>Extrapolation positive pour l’année 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La stratégie d’économies à tout crin du Conseil fédéral tend à se fissurer. Avec la publication de la première extrapolation pour l’année 2023, le lugubre tableau brossé par le Département fédéral des finances s’éclaircit sérieusement. Dans tous les cas, en plus d’être inutiles d’un point de vue budgétaire, les coupes prévues nuiraient surtout à la population.</p><p class="heading--h4">Coupes prévues à grande échelle</p><p>Le Conseil fédéral a adopté ces derniers mois d’importantes décisions de politique budgétaire. Avec les coupes transversales de 2&nbsp;% prévues dans le budget 2024, la baisse des taux de croissance cibles des «&nbsp;arrêtés financiers pluriannuels&nbsp;» (transports publics, culture, coopération au développement, etc.) ainsi que de larges coupes dans des dépenses fortement liées (assurance-chômage, AVS, prise en charge extrafamiliale, infrastructure ferroviaire), le Conseil fédéral mène une politique d’austérité rigoureuse et à grande échelle, qui serait à long terme désastreuse pour la population.</p><p>L’USS a déjà souligné en début d’année que cette nouvelle cure d’austérité est aberrante d’un point de vue macroéconomique et absolument inutile, au vu de l’état général des finances publiques. Car à l’heure actuelle, les collectivités publiques affichent une fortune nette dépassant 400&nbsp;milliards de francs, soit plus de la moitié de la performance économique totale du pays. En outre, la Confédération accumule au fil des ans dans ses comptes, en ne réalisant pas certaines dépenses, des actifs qui sont «&nbsp;parqués&nbsp;» de manière improductive dans le frein à l’endettement. Entre 2005 et 2021, les soldes de crédits ont avoisiné 2,6&nbsp;milliards de francs par an, soit quasiment le montant du volume d’économies visé par le Conseil fédéral qui s’élève à 2,7&nbsp;milliards par an. À elle seule, cette comparaison montre qu’en plus d’être dommageables à l’économie publique, les mesures d’économies n’ont plus de raison d’être sous l’angle budgétaire.</p><p class="heading--h4">La première extrapolation établie fait vaciller bien des certitudes</p><p>Au printemps déjà, le Conseil fédéral avait créé des faits accomplis (ou visait à le faire), en se fondant sur de sombres prévisions budgétaires. Entre-temps, la première extrapolation établie pour 2023 est venue lever l’alerte&nbsp;: car selon les chiffres actualisés publiés à la mi-août, le solde de financement négatif attendu pour 2023 n’est plus que de 1,5&nbsp;milliard de francs – contre 4,8&nbsp;milliards dans le budget. Il est vrai que la différence, qui tient surtout au mécanisme de sauvetage destiné au secteur de l’électricité, est de nature purement comptable. Mais cette extrapolation révèle aussi des améliorations concrètes&nbsp;: ainsi, l’impôt fédéral direct laisse prévoir des recettes supplémentaires de 900&nbsp;millions tandis que du côté des dépenses, les nouveaux soldes de crédits inutilisés et les moindres besoins escomptés au titre des personnes à protéger en provenance d’Ukraine entraînent une embellie d’un milliard de francs par rapport au budget.</p><p>Le tableau morose de la situation budgétaire sur lequel se fondait la politique d’austérité du Conseil fédéral s’est donc bien éclairci. Les coupes prévues dans les dépenses, d’abord aberrantes et ensuite toxiques pour la population, paraissent d’autant plus critiquables, compte tenu de l’actuelle crise du pouvoir d’achat. La résistance s’impose à tous les niveaux. En voici trois exemples particulièrement saisissants.</p><p class="heading--h4">Transports publics&nbsp;: politique tarifaire en contradiction avec la politique climatique et la politique d’investissement</p><p>La hausse du prix des billets de 3,7&nbsp;% en moyenne sur le plan suisse annoncée par la branche des transports publics à partir de décembre 2023 ne doit pas être mise en œuvre. Car il s’agit d’une conséquence directe de la décision du Conseil fédéral de procéder à des coupes budgétaires dans le trafic voyageurs régional. Le Parlement doit amener le Conseil fédéral à faire marche arrière au plus vite. Une hausse du prix des billets – de plus de 3,7&nbsp;% dans bien des cas – frapperait de plein fouet la population travailleuse, dont le pouvoir d’achat est déjà bien malmené en ce moment. En outre, des billets de transport plus coûteux donneraient un signal désastreux sur le terrain de la politique climatique&nbsp;: pour amener les gens à utiliser davantage les transports publics (ce qui est l’objectif déclaré du Conseil fédéral), il faut encourager ce transfert au lieu de l’entraver. Et si l’on investit depuis des années des milliards dans l’extension de l’infrastructure ferroviaire, c’est bien pour exploiter pleinement cette infrastructure&nbsp;!</p><p class="heading--h4">Culture&nbsp;: de bons plans, mais des moyens financiers en baisse</p><p>Les intentions du Conseil fédéral en matière de politique culturelle sont tout aussi contradictoires. Le message culture 2025-2028 mis en consultation avant la pause estivale souligne clairement l’importance de la culture pour le renforcement de la cohésion sociale et de la participation culturelle comme pour la promotion de la durabilité, et propose de nouveaux instruments d’encouragement ou axes d’action. Or il faudrait mener à bien toutes ces tâches avec des moyens non pas en hausse, mais en baisse. Outre les coupes de 2&nbsp;% prévues dès l’année prochaine, le budget des dépenses culturelles ne croîtra les années suivantes que de 1,2&nbsp;% (au lieu de 2,9&nbsp;% comme dans la période actuelle). Au vu du renchérissement et de la croissance démographique, une telle situation aboutira à une réduction brutale des dépenses courantes consacrées aux musées, aux beaux-arts, au cinéma, à la musique, à la littérature ou au théâtre. Et cela alors même que dans le secteur de la culture, les revenus des travailleuses et travailleurs sont déjà presque toujours bas, comme le montre un rapport récemment adopté par le Conseil fédéral. D’où l’urgence d’améliorer le message culture à l’issue de la consultation et de porter les moyens alloués, compte tenu de l’amélioration de la situation budgétaire, à un niveau permettant d’atteindre de manière réaliste les objectifs de soutien prévus.</p><p class="heading--h4">Coopération internationale&nbsp;: mise en concurrence des solidarités</p><p>Le message sur la coopération internationale 2025-2028 est lui aussi en consultation. Selon les orientations esquissées par le Conseil fédéral, les ressources destinées aux pays les plus pauvres de la planète seraient sous pression de trois manières à la fois&nbsp;: d’abord, les moyens prévus diminueront globalement de 2&nbsp;% dès l’année prochaine, puis leur rythme de croissance annuelle à partir de ce niveau plus bas sera plus lent, enfin il est prévu de biffer entièrement du budget de la coopération au développement les montants supplémentaires, afin de les réserver à la reconstruction de l’Ukraine. Le Conseil fédéral cherche ainsi délibérément à mettre en concurrence les solidarités&nbsp;: bien entendu, la Suisse doit s’engager massivement en faveur de l’Ukraine malmenée par la guerre d’agression de la Russie, mais ces moyens exceptionnels doivent être alloués en plus du budget courant. Si comme le prévoit le message, l’aide humanitaire ou de fructueux projets de développement menés dans les pays les plus pauvres de la planète se voyaient privés du jour au lendemain de 1,5&nbsp;milliard de francs, les conséquences seraient dramatiques pour la population locale. Et la Suisse ferait piètre figure dans les comparaisons internationales.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9894</guid><pubDate>Wed, 23 Aug 2023 14:41:04 +0200</pubDate><title>Assez tergiversé : l’heure est à l’égalité dans la vie professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/assez-tergiverse-lheure-est-a-legalite-dans-la-vie-professionnelle</link><description>La commission compétente du Conseil des États freine la loi sur les crèches</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 14&nbsp;juin, plus de 300&nbsp;000&nbsp;personnes ont défilé pour une plus grande égalité. L’heure est venue d’aller de l’avant. En renforçant par exemple l’accueil extrafamilial en Suisse et en améliorant au passage la conciliation entre famille et travail. L’USS déplore qu’avec ses décisions concernant la loi sur les crèches, la commission compétente du Conseil des États freine cet important projet. Or si rien n’est fait, la participation financière de la Confédération aux coûts des structures d’accueil collectif de jour disparaîtra purement et simplement en fin de l’année 2024.</p><p>La Suisse accuse un retard inquiétant en matière d’égalité professionnelle entre femmes et hommes. L’une de ses principales raisons tient aux coûts dissuasifs de l’accueil extrafamilial. En Suisse alémanique notamment, les frais de garde sont un problème majeur. Et les conditions de travail dans le secteur laissent à désirer. L’USS invite donc à prévoir une offre d’accueil suffisante et de qualité pour tous les enfants, à revaloriser le travail de prise en charge des enfants par de bonnes conditions de travail et de salaire, ainsi qu’à prévoir un financement suffisant par les pouvoirs publics, afin que les places disponibles soient abordables pour toutes les familles.</p><p>À ce jour, la Suisse ne possède toujours pas en comparaison européenne une offre d’accueil extrafamilial suffisante et abordable. Les conditions de travail pâtissent du sous-financement de ce secteur&nbsp;: le personnel des crèches est souvent surmené. Les bas salaires entraînent des fluctuations dans le personnel. En outre, tant l’offre que les coûts et la qualité diffèrent considérablement au niveau local. Or en cas de manque de places d’accueil ou si les familles ne peuvent se les offrir, ce sont en général les femmes qui réduisent leur activité professionnelle pour s’occuper bénévolement de leurs enfants. Sans surprise, les femmes réalisent des revenus moins élevés et auront plus tard du mal à obtenir une rente couvrant leurs besoins vitaux.</p><p>La conciliation entre travail et famille ne doit pas dépendre du budget. Il faudra donc inévitablement à l’avenir aménager l’accueil extrafamilial comme un service public pour que comme dans le cas de l’école enfantine, il aille de soi d’y inscrire ses enfants. En outre, il ne suffira pas de prendre en compte les besoins de l’économie. Des mesures s’imposent pour améliorer la qualité de la prise en charge et les conditions de travail du personnel.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9892</guid><pubDate>Tue, 22 Aug 2023 14:58:42 +0200</pubDate><title>Plus de la moitié des personnes actives en Suisse sont exposées au travail à des risques pour la santé ainsi qu’au stress</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-la-moitie-des-personnes-actives-en-suisse-sont-exposees-au-travail-a-des-risques-pour-la-sante-ainsi-quau-stress</link><description>Une étude européenne révèle des problèmes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une bonne moitié des travailleuses et travailleurs suisses sont exposés à des risques psychosociaux ou autres d’origine professionnelle.&nbsp;C’est ce que montre l’Enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS).</p><p>L'étude publiée aujourd'hui montre qu'en matière de&nbsp;stress lié au travail, les chiffres ont quasiment doublé depuis l’étude sur le stress du SECO datant de 2000&nbsp;: à l’époque, la part des personnes se sentant (très) souvent stressées n’était «&nbsp;que&nbsp;» de 27&nbsp;%. La situation avait déjà bien changé en 2010&nbsp;: un tiers de la population active suisse (34&nbsp;%) faisait alors état d’un stress fréquent ou très fréquent.</p><p>Une majorité des employé-e-s suisses ont signalé des contraintes exercées sur leur appareil locomoteur (55&nbsp;%) et un rythme de travail élevé (59&nbsp;%).&nbsp;La nouvelle étude publiée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST) constate qu’en Suisse, la protection de la santé au travail est faible. On y voit également que beaucoup de salarié-e-s se plaignent de problèmes de santé tels que maux de dos, douleurs musculaires et maux de tête. L’intensité élevée du travail et les contraintes subies par l’appareil locomoteur sont principalement en cause ici.</p><p>L’EWCS révèle encore qu’en Suisse, beaucoup de personnes doivent faire des heures supplémentaires pour satisfaire aux exigences de leur poste de travail. D’où un stress et un surmenage qui sont préjudiciables à la santé. Toujours selon l’EWCS, la protection de la santé au travail doit être améliorée en Suisse. Enfin, selon les différentes enquêtes consacrées à la prévention des risques et à la protection de la santé au travail, la Suisse affiche des résultats très moyens dans ces domaines.</p><h3 class="heading--h4">L’heure n’est pas à une nouvelle dégradation, mais à l’amélioration du droit en vigueur</h3><p>Au vu des chiffres qui précèdent, il est choquant de voir que le Parlement fédéral va se pencher sur toute une série d’interventions qui démantèleraient encore plus la protection de la santé au travail.</p><p>On peut penser ici aux interventions visant à démanteler dans la loi sur le travail la protection contre les risque psychosociaux (protection contre le stress), comme la motion du conseiller national Dobler qu’examinera la CER du Conseil national le 28&nbsp;août. Ou à celle du conseiller aux États Thierry Burkart, qui utilise le travail à domicile comme prétexte pour introduire le travail de nuit et du dimanche au bureau.</p><p>De telles incitations sont particulièrement perverses en Suisse où l’on travaille déjà très longtemps et où en dépit de gains de productivité substantiels, la durée du travail n’a pas diminué ces dernières années. Cette évolution, combinée à la faible protection de la santé, a entraîné une véritable épidémie de cas d’épuisement professionnel. Jusqu’en 1990, la durée normale du travail diminuait d’une à deux heures par décennie – pour un salaire inchangé. Depuis lors, les travailleuses et travailleurs doivent financer de leur propre poche les aménagements horaires rendus nécessaires par le stress ou par leur état de santé – une activité à temps partiel étant synonyme d’un moindre salaire. C’est particulièrement frappant dans les activités d’encadrement des personnes dépendantes ou encore dans les métiers de l’enseignement.</p><p>Les femmes enceintes sont elles aussi particulièrement mal protégées en Suisse&nbsp;: il leur faut souvent se mettre en congé de maladie, parce que leur employeur ne prévoit aucune mesure de protection pour elles. Plus généralement, les absences pour cause de maladie entraînent une grave perte de revenu pour tous les travailleurs et travailleuses n’ayant pas d’assurance d’indemnités journalières contre la maladie.</p><p>Au vu des chiffres alarmants de l’étude EWCS, l’USS appelle le Parlement à refuser toute détérioration de la loi sur le travail. Au contraire, l’heure est venue de se prononcer sur une meilleure protection face aux risques psychosociaux au travail, de renforcer la protection des travailleuses enceintes et d’introduire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie à la fois obligatoire et universelle.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_frau-gestresst-kopfschmerz_c-inkje-photocase_bf91282e5f.webp" length="72958" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9887</guid><pubDate>Wed, 16 Aug 2023 12:49:34 +0200</pubDate><title>L’USS désapprouve le refus de ratifier la convention n° 190 de l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/luss-desapprouve-le-refus-de-ratifier-la-convention-n-190-de-loit</link><description>Harcèlement au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) critique le refus par la Commission des affaires juridiques du Conseil des États (CAJ-CE) de ratifier la convention n°&nbsp;190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement au travail et, donc, de recommander au Conseil des États d’en faire autant.</p><p>Cette convention est la première convention internationale qui interdise expressément la violence et le harcèlement sur les lieux de travail. La décision de la CAJ est un recul pour les droits des travailleurs et travailleuses. De fait, la violence et le harcèlement dans le cadre du travail sont largement répandus et leurs conséquences sont désastreuses pour la santé et l’aptitude au travail des personnes touchées. Ratifier cette convention n°&nbsp;190 serait faire un pas important dans la lutte contre ces fléaux.</p><p>La décision de la CAJ-CE est en contraste criant avec la position du Conseil national, qui a clairement dit oui à une ratification. Elle est en totalement incompréhensible parce que la Suisse remplit toutes les conditions posées à une telle ratification ainsi que les exigences s’y rapportant. Une non-ratification serait un camouflet pour l’ONU, mais aussi pour tous les travailleurs et travailleuses, surtout pour les femmes victimes de violence et de harcèlement.</p><p>Ce refus de la CAJ-CE est d’autant plus absurde que l’Union patronale suisse aussi s’était prononcée en faveur de la ratification.</p><h3 class="heading--h4">La ratification de la convention serait un symbole important</h3><p>La convention n°&nbsp;190 a déjà été ratifiée par la plupart des plus importants partenaires commerciaux de la Suisse. C’est en effet le cas de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, et d’autres pays vont le faire sous peu. Tous les États membres de l’Union européenne ont entamé le processus de ratification et le Canada comme l’Australie ont déjà ratifié la convention.</p><p>Un refus de ratifier cette convention entacherait la réputation de la Suisse au plan international&nbsp;: elle serait le premier et unique pays à refuser explicitement une ratification. Pour l’économie et le site industriel ainsi que pour l’image de la Suisse, ce serait là aussi un mauvais signal.</p><p>Une ratification donnerait par contre un signal important à nos partenaires commerciaux, indiquant que notre pays s’engage pour le respect des normes de travail et les respecte aussi. Pour les travailleurs et travailleuses, elle montrerait également que les acteurs suisses les prennent au sérieux et s’engagent pour leurs droits sur les lieux de travail.</p><p>Cet objet figurera en septembre à l’ordre du jour du Conseil des États. L’USS demande à ce dernier qu’il ratifie la convention de l’OIT.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_a0052b1b44.webp" length="365836" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9879</guid><pubDate>Tue, 01 Aug 2023 08:00:00 +0200</pubDate><title>1848 et 1948: la Suisse devient démocratique, puis sociale.  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/discours-maillard-aout-2023</link><description>Discours du Président de l&#039;USS à l&#039;occasion du 1er août 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année 2023 marque l’anniversaire de deux événement qui ont fait notre pays.</p><p>En 1848, il y a 175 ans, la Suisse devenait la première démocratie d’Europe. Il avait fallu pour y arriver plusieurs révolutions cantonales et même une brève guerre civile, la fameuse guerre du Sonderbund.</p><p>Elle avait opposé les cantons catholiques conservateurs et les cantons protestants radicaux qui venaient de chasser du pouvoir les vieilles familles patriciennes des grandes villes et d’abolir leurs régimes de privilèges. Après la victoire des forces révolutionnaires, le suffrage n’était pas encore vraiment universel, puisqu’il n’était accordé qu’aux hommes, mais la rupture avec les privilèges de castes était faite.</p><p>En 1877, cette jeune démocratie radicale est la première à limiter la durée du travail dans les usines et à interdire le travail des enfants de moins de 14 ans, suite à une modification de la Constitution qui donne à l’Etat le droit de limiter la liberté économique pour le bien commun. Dans les décennies qui suivent 1848, la Suisse est considérée comme un modèle démocratique pour toute l’Europe. Karl Marx en fait l’éloge et le chancelier autrichien Metternich craint l’extension de ce modèle et le rôle de refuge que notre pays joue pour les activistes révolutionnaires.</p><p>L’accélération de l’industrie et du libre-échange produisent alors des richesses toujours plus importantes, mais toujours plus mal réparties. Le creusement des inégalités et l’insécurité économique accablent le monde ouvrier, qui se développe massivement. Il n’y a ni système de retraites, ni protection sociale contre le risque d’accident, de maladie ou de chômage. Quand il n’y a plus de travail dans une famille ouvrière, les enfants et les parents ont faim.</p><p>C’est pourquoi les syndicats se sont créés à la fin du 19eme siècle et se sont réunis dans l’Union syndicale suisse en 1880. Ils demandent une sécurité sociale pour le monde du travail. Sans force suffisante au Parlement, les syndicats soutiennent et organisent des grèves et vont en 1918 jusqu’à une grève générale, pour demander un système politique plus juste et des droits sociaux. Parmi les revendications principales: la création d’une assurance vieillesse.&nbsp;</p><p>La grève générale est rapidement réprimée par l’armée et n’aboutit pas immédiatement dans ses revendications. Mais le pouvoir radical est obligé d’admettre le suffrage proportionnel pour les élections au Conseil national, en 1919, les socialistes entrent en force au Parlement. Le principe d’une AVS, lui, est inscrit en 1925 dans la Constitution.</p><p>Après une première tentative infructueuse d’instaurer un projet ultra-minimaliste, ce n’est qu’en 1948 que l’AVS est enfin réalisée. C’était il y a 75 ans, 100 ans exactement après la création de la Suisse moderne et démocratique. 1948 est la deuxième date dont nous fêtons un anniversaire important cette année.</p><p>Lors du vote populaire qui a lieu an 1947, les opposants à l’AVS argumentent comme toujours avec la peur. Dans leur campagne, ils pronostiquent la faillite de cette assurance sociale pour la fin des années 60... Mais ils ne parviennent plus à faire peur et perdent massivement. Et à la fin des années 60, alors que le nombre de rentiers a pourtant déjà explosé, le Parlement ne constate aucune faillite de l’AVS. Au contraire, il estime que les rentes sont insuffisantes pour vivre et, en deux révisions, il les double! Auparavant, il a déjà baissé l’âge de la retraite des femmes de 3 ans.</p><p>Dans les premières décennies de l’histoire de l’AVS, la démographie évolue dans le même sens qu’aujourd’hui. L’espérance de vie augmente et le nombre de rentiers aussi. Mais on ne s’en formalise pas. Dans tous les partis, on admet qu’il faut des rentes suffisantes pour vivre et payer pour cela des cotisations suffisantes.&nbsp;</p><p>Au demeurant, la croissance du nombre de rentiers est compensée par l’arrivée toujours plus importantes des femmes dans le marché du travail rémunéré et par l’augmentation de la productivité. Dans les années 1950, à peine une femme sur quatre travaille pour un salaire et paie des cotisations. Ainsi il est abusif de dire, comme le fait le Conseil fédéral aujourd’hui, qu’il y avait, au moment de la création de l’AVS, 6 actifs pour 1 rentier et qu’il n’y en aurait que 3 aujourd’hui. Cette comparaison est trompeuse.</p><p>En 1948, il y avait en fait 6 personnes de 18 à 65 ans pour une personne de plus de 65 ans. Mais la moitié de ces personnes de 18 à 65 étaient des femmes. Or, à l’époque, l’écrasante majorité des femmes, tout en étant très actives, ne travaillaient pas pour un salaire et ne cotisaient donc pas à l’AVS. Elles étaient donc tout autant dépendantes que les rentiers. Si l’on veut être précis, on doit donc dire qu’au moment de la création de l’AVS, il y avait en fait, 3,6 actifs au sens AVS du terme, 2,4 femmes au foyer et 1 rentier.&nbsp;</p><p>Si l’on compte le nombre d’emplois rémunérés par rapport à l’ensemble de la population de la Suisse, on constate en fait une grande stabilité entre l’époque de la création de l’AVS et aujourd’hui, soit environ 50% d’emplois équivalents plein temps par rapport à l’ensemble de la population.&nbsp;</p><p>Avec le temps, les femmes se sont formées, ont pris un travail rémunéré et ont cotisé. Ainsi, la masse salariale a augmenté autant que le besoin de rentes et les finances de l’AVS sont restées saines et ont permis d’améliorer les rentes. Et si cela ne suffit pas, pour améliorer les rentes, on peut augmenter modérément les cotisations, ce qui revient à reporter le salaire à plus tard, vers le temps de la retraite et à répartir ainsi le revenu sur toute la vie.&nbsp;</p><p>Grâce à cette stratégie, encore aujourd’hui, l’AVS a des finances saines, puisqu’elle a fini l’année 2022 avec 1,7 milliards d’excédent de cotisations par rapport aux rentes, ainsi qu’avec une fortune de 47 milliards, la plus haute de son histoire. La situation s’améliorera encore ces prochaines années, puisqu’une hausse de la TVA apportera deux millards supplémentaires, sans parler des effets d’économies de la funeste hausse de l’âge de la retraite des femmes décidée de très peu en 2022. Aujourd’hui aussi donc, on a les moyens d’augmenter enfin à nouveau les rentes et d’accepter l’initiative de l’USS pour une 13eme rente AVS qui sera soumise au Peuple l’an prochain.</p><p>Mais, en cette fête nationale 2023, posons-nous la question: pourquoi la création de l’AVS a-t-elle été possible en 1948? Et pourquoi, pendant les décennies suivantes a-t-on trouvé dans le consensus les solutions de financement pour améliorer les rentes, même en présence d’une forte augmentation de l’espérance de vie ?&nbsp;</p><p>Ce n’est pas que la Suisse était plus riche qu’aujourd’hui. Au contraire, elle était beaucoup plus endettée et, au sortir de la guerre, connaissait un important chômage. Ce n’est pas non plus à cause de la croissance des « trente glorieuses », puisque justement, en 1948, on est avant cette période. On ne peut pas savoir qu’elle aura lieu. Ainsi, on ne peut pas dire que l’AVS et la sécurité sociale ont été créées à cause de la croissance des « trente glorieuses ». On peut probablement davantage dire le contraire: c’est la création et le développement de la sécurité sociale qui ont contribué à la croissance des décennies d’après-guerre, en réduisant les inégalités et en distribuant du pouvoir d’achat à celles et ceux qui n’en avaient jamais eu.</p><p>La bonne réponse, c’est que la Suisse et le monde venaient de vivre une expérience tragique qui avait menacé leur existence-même: une guerre mondiale effroyable, où toutes les démocraties d’Europe avaient failli disparaître.</p><p>La faim et la misère qui s’étaient propagées dans le monde pendant la crise du capitalisme des années 1930 ont vite été identifiées comme une cause de la crise des démocraties européennes au profit des régimes fascistes et nazis qui ont provoqué la guerre. Après cette expérience, de nombreuses forces politiques et même patronales ont enfin compris que le droit de vote et la liberté du commerce ne suffisent pas à nourrir une personne tout au long de sa vie. Et si les peuples vivent constamment dans la peur de manquer de l’essentiel, alors ils perdent confiance en la démocratie.</p><p>C’est de cette conviction qu’est née l’AVS. C’est pourquoi il est naturel de lier 1848 et 1948. La démocratie est liée à la sécurité sociale. La démocratie n’est sûre et durable que si tout le peuple obtient par elle une forme concrète de sécurité sociale, qui le protège contre les risques de la vie et de la conjoncture économique.</p><p>C’est cette leçon que nos anciens ont retenu de l’histoire. Et c’est cette leçon que de nombreuses élites économiques et politiques ont aujourd’hui oubliée.&nbsp;</p><p>Depuis deux ou trois décennies, au lieu de renforcer la sécurité sociale, et particulièrement l’AVS, ils la diffament et font tout pour l’affaiblir. Ce mouvement a lieu partout dans les démocraties occidentales. Depuis lors, partout dans ces démocraties, les forces d’extrême droite remontent, lentement, mais sûrement et les démocraties se fragilisent.</p><p>En nous battant pour la sécurité sociale, comme les anciens avant nous, nous nous battons pour la démocratie. C’est pourquoi nous fêtons aujourd’hui dignement ces deux dates fondatrices de notre pays: 1848 et 1948. Et c’est pour renforcer la confiance du peuple dans notre pays et dans notre démocratie que nous nous battrons l’an prochain pour renforcer enfin à nouveau l’AVS par cette 13eme rente et pour combattre la baisse des rentes LPP.&nbsp;</p><p>Le progrès d’un pays doit apporter régulièrement un peu plus de confiance en l’avenir à toutes celles et ceux qui y travaillent et à leurs enfants. C’est pourquoi il faut enfin retrouver le sens de notre histoire suisse, faite de liberté, de démocratie et de sécurité sociale.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_d9977a577b.webp" length="95262" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9881</guid><pubDate>Wed, 26 Jul 2023 15:14:00 +0200</pubDate><title>La 13e rente AVS arrive au bon moment</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-arrive-au-bon-moment</link><description>Sondage sur l’initiative populaire pour une 13e rente AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS bénéficie du large soutien des citoyen-ne-s. À cause de l’inflation ainsi que de la hausse des loyers et des primes-maladie, les retraité-e-s perdront, d’ici la fin 2024, l’équivalent d’une rente mensuelle entière. La 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS peut compenser cette perte de pouvoir d’achat, c’est pourquoi elle arrive au bon moment. Pas étonnant que 68&nbsp;% de la population soutiennent cette initiative&nbsp;!</p><h3 class="heading--h4">Renforcer l’AVS&nbsp;: le bon calcul</h3><p>Aujourd’hui, l’AVS ne suffit clairement pas, la rente mensuelle moyenne se montant à tout juste 1800 francs. La perte de valeur des rentes est toujours plus inquiétante et l’augmentation du coût de la vie rend ce problème encore plus grave. Pour 90&nbsp;% des personnes professionnellement actives, le renforcement de l’AVS en vaut la peine. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) défendra de toutes ses forces son initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS. Dans l’AVS, tout le monde participe et tout le monde profite des améliorations directes des rentes, et tout particulièrement les femmes.&nbsp;Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier ne connaît ni protection contre l’inflation, ni rentes garanties en fonction des cotisations salariales payées tout au long de sa vie professionnelle. Et le Parlement veut continuer à diminuer les prestations assurées dans ce pilier, malgré l’excellente situation financière des caisses de pensions&nbsp;! Or les assuré-e-s paient depuis des années toujours plus de cotisations salariales dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier alors que les rentes baissent. Les seules choses qui augmentent dans ce pilier sont les coûts et les gains des caisses de pensions. Avec l’AVS, c’est tout le contraire&nbsp;: le taux de cotisation est stable et les frais administratifs sont bas.</p><h3 class="heading--h4">L’AVS est en bonne santé</h3><p>Les perspectives de la Confédération de la semaine passée concernant l’AVS confirment la bonne santé financière de l’AVS. Ces prochaines années, celle-ci réalisera un excédent annuel d’environ 3&nbsp;milliards de francs. Contrairement aux scénarios catastrophes diffusés année après année, la fortune de l’AVS augmentera à 67&nbsp;milliards de francs d’ici la fin de la décennie. C’est environ 20&nbsp;milliards de plus qu’aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">La retraite à 67 ans&nbsp;?</h3><p>Bien que l’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux ne soit pour l’heure pas largement approuvée par la population selon le sondage de Tamedia, l’USS prend au sérieux cette nouvelle attaque contre les salarié-e-s ordinaires. Le patronat et les banques demandent avec insistance la retraite à 67&nbsp;ans et utilisent cet argument pour attiser la panique par rapport à l’AVS. Pour cette raison, l’USS combattra fermement l’initiative des Jeunes libéraux-radicaux. Le relèvement de l’âge de la retraite est un non-sens absolu compte tenu de la réalité du marché du travail. Celle ou celui qui peut se le permettre prend aujourd’hui déjà sa retraite avant l’heure. Et avec le relèvement de l’âge de référence AVS, seuls les cadres à hauts revenus ou les banquiers pourraient se permettre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers devront quant à eux travailler jusqu’à 67&nbsp;ans.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9877</guid><pubDate>Fri, 14 Jul 2023 11:47:45 +0200</pubDate><title>Les réserves continuent de croître : les finances de l’AVS sont saines</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-reserves-continuent-de-croitre-les-finances-de-lavs-sont-saines</link><description>Perspectives financières de la Confédération pour l’AVS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les toutes dernières perspectives financières de la Confédération pour l’AVS confirment que celle-ci se porte bien. L’AVS enregistrera des excédents annuels de quelque 3&nbsp;milliards de francs au cours des prochaines années. Contrairement à l’alarmisme propagé à grands cris pendant des années, la fortune de l’AVS devrait atteindre 67 milliards de francs d’ici la fin de la décennie, soit environ 20 milliards de plus qu’aujourd’hui. Et pourtant, avec des programmes d’économie et des scénarios catastrophes, on continue à vouloir détourner l’attention du vrai problème&nbsp;: les rentes AVS sont aujourd’hui trop basses. C’est ce que montrent les nouveaux chiffres de l’Office fédéral de la statistique sur la pauvreté des personnes âgées. L’écart des rentes devient de plus en plus préoccupant, l’augmentation du coût de la vie aggrave le problème.</p><p>Aujourd’hui déjà, une personne sur dix de plus de 65 ans n’a pas assez d’argent pour faire face à une dépense inattendue. Ce sont notamment les personnes vivant seules, celles qui n’ont qu’un diplôme de fin de scolarité obligatoire et les migrant-e-s qui sont souvent confrontés à la pauvreté parmi les personnes âgées. Pendant ce temps, l’AVS se porte très bien. Dans ses perspectives financières publiées aujourd’hui, même la Confédération table sur des excédents de plusieurs milliards d’ici 2030.</p><p>Par la suite, l’évolution des finances de l’AVS dépendra des augmentations de salaire, de la situation de l’emploi et des rendements des placements de l’AVS. Les économies que la Confédération prévoit de faire dans l’AVS pour les femmes sont d’autant plus incompréhensibles. Au lieu d’augmenter les rentes des femmes et d’assurer par des rentes décentes le travail d’assistance et d’éducation qu’elles fournissent, Berne veut réduire les rentes de veuves de 810 millions de francs.</p><p class="heading--h4">Déficit des rentes</p><p>Les rentes perdent massivement de leur valeur. Avec les hausses des loyers et des primes-maladie et une poussée de l’inflation la plus forte depuis des décennies, il reste de moins en moins d’argent dans le porte-monnaie des retraité-e-s. Les rentes du 2<sup>e</sup> pilier ayant baissé sans arrêt depuis des années, le renforcement de l’AVS par une 13e&nbsp;rente devient toujours plus important – et c’est finançable. La compensation du déficit de rente par l’AVS est ce qu’il y a de plus avantageux pour 90&nbsp;% des personnes actives.</p><p>Au Palais fédéral, on préfère faire fi de tout cela et ce, pour des raisons idéologiques. En effet, les employeurs, les banques et les hauts revenus font un lobbying intense pour se soustraire à leurs responsabilités. Ils ne souhaitent pas cofinancer des rentes garantissant le minimum vital pour les personnes gagnant un salaire normal. En juin encore, le Conseil national a passé des heures à se lamenter sur les «&nbsp;difficultés&nbsp;» de l’AVS au lieu de reconnaître enfin le problème réel des rentes. Et le Conseil fédéral est en train de bricoler les prochaines coupes dans les rentes de veuves.</p><p>Pour l’USS, il est évident que seul un Oui à l’initiative pour une 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS permettra à la population de forcer les politiques à regarder les vrais problèmes en face. L’initiative arrive à point nommé. En effet, le déficit des rentes va se creuser de manière terrible au cours des prochains mois&nbsp;: d’ici fin 2024, les retraité-e-s perdront un mois entier de rente en pouvoir d’achat en raison de l’évolution des prix, du choc des primes-maladie et de la hausse des loyers.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9890</guid><pubDate>Thu, 13 Jul 2023 11:47:00 +0200</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance sur l’instauration d’une réserve d’électricité pour l’hiver</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-linstauration-dune-reserve-delectricite-pour-lhiver</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9873</guid><pubDate>Fri, 07 Jul 2023 07:52:43 +0200</pubDate><title>Inflation, rattrapage, bonne conjoncture : il faut des hausses de salaires de 5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/inflation-rattrapage-bonne-conjoncture-il-faut-des-hausses-de-salaires-de-5</link><description>Conférence de presse de l’Union syndicale suisse sur les salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2023, pour la troisième année consécutive, les salaires ont baissé. L’heure est donc venue d’inverser la tendance. Les négociations salariales à venir seront cruciales. Il faut que les salaires augmentent de 5&nbsp;%. C’est absolument nécessaire étant donné que les prix et la productivité ont augmenté, alors que les salaires stagnent depuis trop longtemps. L’économie se porte bien et le chômage reste bas&nbsp;: les salarié-e-s doivent enfin obtenir leur juste part de la bonne conjoncture. Les employeurs se plaignent de la «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;», mais augmentent avant tout leurs profits et les salaires des cadres supérieurs. Aujourd’hui, les améliorations doivent s’appliquer à tout le monde&nbsp;!</p><p>En 2023, les salaires réels baissent pour la troisième année consécutive. C’est du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ils sont actuellement inférieurs de près de 3&nbsp;% à ceux de 2020. Pourtant l’économie se porte bien et le chômage est bas. Et les employeurs se plaignent de la «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;». Jusqu’ici, les salarié-e-s n’ont pratiquement rien vu de la bonne conjoncture.</p><p>Les entreprises en revanche en ont profité. Nombre d’entre elles ont relevé leurs prix et élargi leurs marges en raison des débouchés favorables et des pénuries d’approvisionnement. Certaines grandes entreprises suisses se montrent carrément euphoriques dans leurs derniers rapports trimestriels. Ce n’est que lorsque les négociations salariales approchent que les pronostics se font soudain plus pessimistes. Mais cette fois, plus question que les salarié-e-s se contentent des miettes. Maintenant, il faut des hausses de salaires. Si nécessaire, nous les obtiendrons avec des mesures de lutte. Pendant l’été, les revendications salariales et les négociations seront préparées au sein des branches et le 16 septembre, les syndicats de l’USS lanceront l’automne salarial avec une grande manif à Berne.</p><p>Les salaires accusent aujourd’hui un important retard. Si l’on veut que la répartition entre travail et capital reste la même, les salaires doivent augmenter autant que le renchérissement et la productivité du travail. Sinon, ce sont les employeurs qui gagneront plus, au détriment des salarié-e-s. C’est malheureusement ce qui s’est passé ces dernières années. Depuis 2015, les salaires nominaux ont augmenté d’environ 7,5&nbsp;%, tandis que le renchérissement et la productivité ont progressé – ensemble – de plus de 14&nbsp;%. Le tableau serait à peu près le même si l’on comparait la période de 2010 à 2023. Le retard salarial est de plus de 5&nbsp;%, la plupart du temps indépendamment de la période comparée.</p><p>Pendant ce temps, la situation financière de la population s’est sensiblement dégradée. La hausse des prix des produits de consommation courante ainsi que l’augmentation des loyers et des primes-maladie ont considérablement grevé le pouvoir d’achat. En 2024, les loyers et les primes d’assurance-maladie devraient à nouveau fortement augmenter. À cela vient s’ajouter une hausse de la TVA de 0,4 point de pourcentage. Sans augmentation de salaire, un couple avec deux enfants disposera de 3000 francs de moins l’année prochaine</p><p>Pour Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, une chose est sûre&nbsp;: «&nbsp;Une augmentation de salaire de 5&nbsp;% est nécessaire, car le besoin de rattrapage des dernières années est considérable. La croissance de la productivité et le contexte économique permettent une telle hausse salariale&nbsp;». Et le président de l’USS Pierre-Yves Maillard de souligner&nbsp;: «&nbsp;Les entreprises augmentent leurs prix. Mais dès qu’on parle des salaires, on nous dit que les caisses sont vides. On ne peut pas continuer comme cela&nbsp;: les salaires doivent maintenant augmenter. Voilà pourquoi les syndicats appellent à une grande manifestation nationale le16 septembre à Berne&nbsp;».</p><p>Véronique Polito, vice-présidente d’Unia, attire l’attention sur un autre aspect important&nbsp;: «&nbsp;Les salaires dans les branches où les femmes sont majoritaires ont connu une évolution inférieure à la moyenne, et les femmes ressentent donc encore plus la baisse des salaires réels des trois dernières années. Il faut que cela change. L’argent est là pour permettre enfin des améliorations&nbsp;: les entreprises se portent très bien et dans beaucoup de branches&nbsp;».</p><p>Christian Fankhauser, vice-président du SEV, met en garde&nbsp;: «&nbsp;Après une compensation partielle du renchérissement en 2022, nous n’accepterons pas une stagnation salariale en automne 2023 dans les entreprises de transport public&nbsp;». Président de syndicom, Matteo Antonini abonde dans le même sens&nbsp;: «&nbsp;Une partie de la branche logistique continue d’avoir des salaires très bas et des conditions de travail précaires. C’est pourquoi syndicom exigera la pleine compensation du renchérissement et s’engagera en outre pour que les salaires évoluent davantage afin de compenser la perte de salaire réel des dernières années&nbsp;». Pour Natascha Wey, secrétaire générale du SSP, la solution est évidente&nbsp;: «&nbsp;Les cantons aussi ont de l’argent&nbsp;: ils font des excédents mirobolants depuis des années. Toutes ces personnes qui font rouler les trains et les bus, forment les gens, s’occupent des enfants et soignent les personnes âgées méritent de voir enfin leurs revenus progresser&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/c/csm_web-P1010742_bearbeitet-1_f65aeb3145.webp" length="221252" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9859</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 16:23:08 +0200</pubDate><title>Un signal clair en faveur de structures d’accueil qui soient de qualité, abordables et conçues comme un service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-signal-clair-en-faveur-de-structures-daccueil-qui-soient-de-qualite-abordables-et-concues-comme-un-service-public</link><description>Dépôt de l’initiative sur les crèches</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a quelques semaines seulement, plus de 300&nbsp;000 personnes sont descendues dans la rue pour exiger plus d’égalité. Maintenant, il faut enfin aller de l’avant avec l’une des revendications les plus urgentes exprimée le 14 juin&nbsp;: la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Ce 5 juillet, l’<a href="https://creches-abordables.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">initiative sur les crèches</a> a été déposée avec succès par le PS et les syndicats. Elle prévoit le droit à une place d’accueil pour chaque enfant, une base constitutionnelle pour un accueil extrafamilial de qualité ainsi que de bons salaires et de bonnes conditions de travail pour le personnel. De plus, les parents ne devraient pas consacrer plus de 10&nbsp;% de leur revenu à la garde de leurs enfants.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Une offre abordable</strong></h3><p>L’égalité ne doit en aucun cas dépendre du l’épaisseur du portemonnaie. Aujourd’hui, de trop nombreuses familles ne trouvent pas de place d’accueil ou alors les places sont tout simplement trop chères. On sait pourtant à quel point l’accueil préscolaire est important pour le développement et l’intégration des enfants. Actuellement, l’offre en matière d’accueil extrafamilial est un véritable patchwork cantonal avec des offres et des coûts qui diffèrent énormément. L’accueil des enfants est très cher pour les familles en Suisse en comparaison avec ce qui existe dans d’autres pays européens.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Qualité de la prise en charge</strong></h3><p>L’USS s’engage pour que l’accueil des enfants soit organisé comme un service public. L’accueil des enfants concerne tout le monde, ce n’est pas une affaire privée&nbsp;! Actuellement, ce secteur est toutefois largement sous-financé. Cela se traduit par des salaires trop bas, une pénurie de personnel, une surcharge de travail pour les personnes en place et un important taux de rotation en raison de ces dysfonctionnements. C’est tout cela que l’initiative déposée le 5 juillet veut combattre. Elle vise donc aussi à améliorer la situation professionnelle dans le domaine de l’accueil des enfants.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Plus d’égalité</strong></h3><p>Il faut des places de crèche abordables sur l’ensemble du territoire pour enfin faire un pas en avant dans la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Trop souvent, ce sont les femmes qui réduisent leur activité professionnelle pour assumer le travail d’éducation non rémunéré, avec des conséquences délétères sur leur vie professionnelle, l’évolution de leur salaire et leur prévoyance vieillesse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_230705_KitaIniEingereicht_e1945759b8.webp" length="369748" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9858</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:42:41 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-lordonnance-relative-a-ladmission-au-sejour-et-a-lexercice-dune-activite-lucrative-oasa-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur les nombres maximums 2024 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9857</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:36:55 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-du-printemps-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9856</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:33:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la coordination des transports en vue de la maîtrise de situations exceptionnelles (OCTSE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/verordnung-ueber-die-koordination-des-verkehrs-zur-bewaeltigung-von-ausnahmesituationen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9855</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:29:28 +0200</pubDate><title>Droit de recours des organisations. David contre Goliath</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/droit-de-recours-des-organisations-david-contre-goliath</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 19.409 n Bregy (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9854</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:26:35 +0200</pubDate><title>Les primes-maladie deviennent une charge insupportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-primes-maladie-deviennent-une-charge-insupportable</link><description>La commission du Conseil national ignore la hausse des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À travers sa décision prise hier, concernant le contreprojet à l’initiative d’allègement des primes («&nbsp;Maximum 10&nbsp;% du revenu pour les primes d’assurance-maladie&nbsp;»), de se rallier à la version totalement insuffisante du Conseil des États, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national montre clairement qu’elle entend continuer à ignorer les problèmes de pouvoir d’achat de larges couches de la population. La charge que représentent les primes-maladie est devenue insupportable. Aujourd’hui déjà, une famille doit consacrer plus de 1&nbsp;000 francs par mois au paiement de ses primes et cet automne, ces dernières menacent à nouveau d’exploser. Le Parlement doit par conséquent absolument revenir sur cette décision en automne.</p><p>La crise du pouvoir d’achat est en train de culminer. L’alimentation, les loyers, l’électricité, le chauffage&nbsp;: tout a renchéri et continue à renchérir. À toutes ces hausses s’ajoute celles du fossoyeur du pouvoir d’achat numéro un&nbsp;: les primes-maladie de l’assurance obligatoire. Après une augmentation de 6,6&nbsp;% l’an dernier, on s’attend à une hausse d’un même ordre de grandeur cet automne, si ce n’est pas encore plus.</p><p>Par bonheur – pourrait-on dire – nous disposons, avec les réductions de primes, d’un instrument «&nbsp;prêt à l’emploi&nbsp;» qui, en ce qui concerne les primes, permet d’atténuer ce choc du pouvoir d’achat de manière efficace et ciblée. Et par bonheur aussi, le Conseil national a mis au point, dans le cadre du contreprojet à l’initiative d’allègement des primes, un projet de développement efficace et maniable de cet instrument. Mais au lieu de précisément s’y tenir, la CSSS a entièrement tourné casaque hier et basculé en faveur du modèle totalement insuffisant, voire scandaleux, du Conseil des États. Les dépenses supplémentaires de 356 millions prévues pour les réductions de primes ne correspondent même pas à un seul pourcent du volume total des primes.</p><p>La majorité de la CSSS fait ainsi malheureusement savoir qu’elle vit dans un monde parallèle et n’a aucune idée des soucis concrets qui sont ceux de la population suisse. Il ne se passe en effet pratiquement pas une semaine sans qu’un baromètre des préoccupations soit publié. Et presque à chaque fois, le prix (inabordable) de la santé figure de loin aux tous premiers rangs de celles-ci. Maintenant, le Parlement a, pour la dernière fois pendant sa session d’automne, la possibilité de revenir à la raison et de faire aboutir le bon contreprojet du Conseil national lors de ses dernières délibérations. Cela donnerait à tout le moins un peu de répit à la population.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9853</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:24:40 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance du DEFR sur le stockage obligatoire d’aliments et de fourrages</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-du-defr-sur-le-stockage-obligatoire-daliments-et-de-fourrages</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9852</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:48:37 +0200</pubDate><title>Modification d’ordonnances relevant de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-dordonnances-relevant-de-loffice-federal-de-lenergie-ofen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9851</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:45:52 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur l’état civil (OEC) et de l’ordonnance sur les émoluments en matière d’état civil (OEEC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-de-lordonnance-sur-letat-civil-oec-et-de-lordonnance-sur-les-emoluments-en-matiere-detat-civil-oeec</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9850</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:40:52 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 5 relative à la loi sur le travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-lordonnance-5-relative-a-la-loi-sur-le-travail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de l&#039;ordonnance sur la protection des jeunes travailleurs, OLT 5 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9849</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:37:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’imposition des véhicules automobiles (Oimpauto)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-limposition-des-vehicules-automobiles-oimpauto</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9848</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:34:23 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la régulation de l’activité des intermédiaires d’assurance </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-la-regulation-de-lactivite-des-intermediaires-dassurance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9847</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:30:47 +0200</pubDate><title>Modification du règlement sur l’assurance-vieillesse et survivants (RAVS), de l’ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2) et d’autres ordonnances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-du-reglement-sur-lassurance-vieillesse-et-survivants-ravs-de-lordonnance-sur-la-prevoyance-professionnelle-vieillesse-survivants-et-invalidite-opp-2-et-dautres-ordonnances</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9844</guid><pubDate>Tue, 04 Jul 2023 10:00:00 +0200</pubDate><title>Avantages et risques de l’accord sur la libre circulation des personnes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avantages-et-risques-de-laccord-sur-la-libre-circulation-des-personnes-rapport-observatoire</link><description>Commentaire et analyse de l&#039;USS sur le rapport de l’Observatoire de 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans son commentaire du rapport de l'Observatoire 2023 sur la libre circulation des personnes (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/230704__Commentaire_LampartDaniel_Rapport_Observatoire.pdf" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">voir le document complet</a>), l'Union syndicale suisse fournit des arguments fondés ainsi que des données factuelles. Elle montre les chances mais aussi les risques que comporte l'accord sur la libre circulation des personnes.</p><h3 class="heading--h4">Conclusions de l'USS</h3><p>La libre circulation des personnes assortie des mesures d’accompagnement a globalement amélioré la situation des travailleuses et travailleurs. La « qualité » de l’immigration a progressé. Il n’y a par contre guère de corrélation entre le nombre de personnes immigrant en Suisse et la libre circulation des personnes. Ce sont la situation économique et l’internationalisation de l’économie et de la société qui jouent ici un rôle moteur.</p><p>L’accord sur la libre circulation des personnes a hélas aussi facilité deux formes d’activité potentiellement précaires – le travail temporaire et le détachement de main-d’oeuvre. Le système suisse de protection suisse des salaires a certes permis à ce jour de combattre les plus graves abus. Mais il reste lacunaire : le personnel temporaire s’expose à avoir de moins bonnes conditions de travail que la main-d’oeuvre fixe, ce qui confère au travail temporaire un avantage injustifié sur le marché. En outre, la protection des salaires est incomplète. De nombreuses branches d’activité ou professions, comme le commerce de détail ou le secteur de la santé et du social (crèchesgarderies, EMS, etc.) ne bénéficient pas à ce jour de conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimums.</p><p>L’USS se bat afin que les accords bilatéraux et la libre circulation des personnes profitent aux travailleuses et travailleurs au lieu de leur nuire. Elle s’engage pour une protection efficace des salaires et refuse clairement toute dégradation en la matière. Il est par conséquent nécessaire d’améliorer les conditions d’engagement de la main-d’oeuvre temporaire ainsi que la protection offerte par les conventions collectives de travail.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9840</guid><pubDate>Wed, 28 Jun 2023 14:36:44 +0200</pubDate><title>Des économies au détriment des rentes des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-economies-au-detriment-des-rentes-des-femmes</link><description>Démantèlement de l’AVS par le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’est pas encore entré en vigueur, le Conseil fédéral démantèle encore plus les retraites des femmes. Cela, bien que les finances de l’AVS soient assurées pour la décennie à venir. Les principaux axes décidés aujourd’hui confirment de manière univoque la vision que le Conseil fédéral se fait de l’égalité des genres&nbsp;: au lieu d’augmenter les rentes des femmes et de reconnaître à travers des rentes décentes les prestations éducatives et de prise en charge de ces dernières, il entend diminuer les rentes de veuve de 810&nbsp;millions de francs.</p><p>On ne connaît qu’une partie des détails du projet en préparation. Mais il est clair que les femmes seront les premières touchées. En effet, en fonction des actuels coûts, elles reçoivent presque 90&nbsp;% des prestations de survivant-e-s. Et parce qu’une seule veuve sur dix perd son conjoint avant l’âge de la retraite, des retraitées seront aussi concernées. À ce sujet, le Conseil fédéral a adopté, l’an dernier seulement, un rapport explicite selon lequel, après le décès de leur conjoint, les femmes se trouvent, aujourd’hui déjà, plus souvent dans une situation financière difficile que les hommes. Pour toutes ces femmes, le Conseil fédéral prévoit désormais des périodes transitoires misérables, les mettant de ce fait, à partir de 50 ans déjà, sur la voie des services sociaux, ou des prestations complémentaires. Seule note positive&nbsp;: le Conseil fédéral entend quand même renoncer à des coupes dans les rentes pour enfant.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9836</guid><pubDate>Tue, 27 Jun 2023 09:09:26 +0200</pubDate><title>141 726 signatures contre la baisse des rentes du 2e pilier </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/141726-signatures-contre-la-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>L’alliance dépose le référendum contre la réforme du 2e pilier </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est presque trois fois plus que ce qui était requis&nbsp;: la large alliance contre la réforme prévue du 2<sup>e</sup> pilier (LPP&nbsp;21) a récolté pas moins de 141&nbsp;726 signatures et a déposé son référendum aujourd’hui à Berne, donnant ainsi un puissant signal. En plus des syndicats, du PS et des Vert-e-s, des magazines politiquement indépendants de défense des consommatrices et consommateurs ont eux aussi contribué à la récolte contre les baisses de rentes. Payer plus pour des rentes plus basses, ça ne vaut pas la peine pour les assuré-e-s. C’est pourquoi il est important de voter NON à LPP&nbsp;21.</p><p>La réforme aboutirait à de nouvelles baisses de rentes, pouvant atteindre 3240&nbsp;francs par an. Alors même qu’à l’heure actuelle, l’inflation engloutit déjà l’équivalent d’une rente mensuelle. Et qu’au cours des dix dernières années, le 2<sup>e</sup> pilier s’est dégradé de façon catastrophique pour les travailleuses et travailleurs. Les taux de conversion et les rentes ont beau diminuer depuis plusieurs années, la réforme adoptée par le Parlement ne tient aucun compte de ces développements. De même, elle ignore complétement le revirement des taux d’intérêt et l’inflation galopante.</p><p>Il est aberrant de continuer de réduire les rentes alors même que les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Or c’est précisément ce que le Parlement a décidé de faire, quitte à ce que les rentes diminuent encore de 15&nbsp;% dans certains cas. Après AVS&nbsp;21, cette réforme pénaliserait davantage encore les femmes. Car cette même génération obligée de travailler plus longtemps devrait en plus payer jusqu’à la fin de son activité professionnelle des cotisations plus élevées – donc toucher moins de salaire net – pour recevoir moins de rente, ou, au mieux, le même montant. Autrement dit&nbsp;: les femmes passeraient une deuxième fois à la caisse. Enfin, la réforme est un échec sur le plan technique, car elle rend le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier plus opaque, plus coûteux et finalement assez arbitraire. La confiance qu’inspire la prévoyance professionnelle risque bien de s’éroder encore un peu plus.</p><p>Au moment de la remise des signatures, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Le grand nombre de signatures montre que les gens en ont assez qu’on s’en prenne aux retraites. La réforme prévue entraînerait une importante baisse des rentes.&nbsp;» De son côté, la co-présidente du PS Mattea Meyer a souligné que «&nbsp;le compte n'y est pas. Ni pour les jeunes, ni pour les personnes âgées, et encore moins pour les femmes&nbsp;: payer plus pour des rentes plus basses est une mauvaise proposition, c’est pourquoi nous rejetons clairement cette réforme&nbsp;». Pour Vania Alleva, présidente d’Unia, il y a encore une autre injustice&nbsp;: «&nbsp;C’est précisément pour les bas salaires que les coûts augmenteraient le plus, parfois sans amélioration des rentes. Avec ce projet, l’argent de l’employée de la restauration ou de l’aide-soignante passera directement dans les poches des financiers qui se frotteront les mains face aux milliards de bénéfices qu’ils pourront réaliser dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier&nbsp;!&nbsp;». Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP et conseillère nationale Verte, a évoqué la question des coûts&nbsp;: «&nbsp;Cette réforme ne profitera qu’au monde de la finance. Aujourd’hui déjà, les banques et les assurances prélèvent chaque année 7 milliards de francs sur l’épargne des travailleuses et travailleurs.&nbsp;» Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, se montre optimiste&nbsp;: «&nbsp;Cette réforme coûteuse et déséquilibrée entraîne des baisses de salaires et de rentes. C’est pourquoi Travail.Suisse est confiant que la population n’acceptera pas ce nouveau démantèlement des retraites.&nbsp;»</p><p><strong>ALLIANCE RÉFÉRENDAIRE «&nbsp;NON AUX BAISSES DE RENTES LPP&nbsp;»</strong></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/a/csm_bvg-karten-boxen-bundeshaus_f2a6bd8705.webp" length="204018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9832</guid><pubDate>Thu, 22 Jun 2023 12:09:00 +0200</pubDate><title>Une décision risquée et incompréhensible</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-decision-risquee-et-incomprehensible</link><description>Politique monétaire : la BNS s’entête et augmente son taux directeur</description><content:encoded><![CDATA[<p>La conjoncture mondiale s’est dégradée ces derniers mois, notamment parce que les problèmes de pouvoir d’achat freinent la demande. En Suisse, le chômage est en légère hausse. Le renchérissement recule sensiblement. Le franc s’est encore apprécié par rapport au dollar et à l’euro, ce qui accroît encore la pression sur l’économie d’exportation suisse. La surévaluation du franc laisse depuis longtemps des traces cruelles sur l’économie. Les exportations de l’industrie des machines sont plus faibles qu’il y a 20 ans.</p><p>Dans ce contexte, la décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) est trop risquée et totalement incompréhensible, en particulier l’annonce de possibles nouvelles appréciations du franc suisse. «&nbsp;Dans le contexte actuel, il s’agit principalement de vente de devises&nbsp;», explique la BNS. Mais aussi du relèvement du taux directeur.</p><p>Presque tous les pronostics conjoncturels pour la Suisse tablent sur un renchérissement inférieur à 2&nbsp;% l’année prochaine. Les exigences de la Banque nationale en matière de stabilité des prix seraient donc atteintes et une nouvelle hausse des taux d’intérêt s’avère inutile. Seule la BNS s’attend à un renchérissement plus élevé. Les documents présentés aujourd’hui ne permettent pas de comprendre pourquoi les prévisions de la BNS divergent à ce point du consensus. La justification de la décision d’aujourd’hui reste pour le moins floue.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9830</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2023 17:21:21 +0200</pubDate><title>Mandat de négociation avec l’UE : La protection des salaires et le service public doivent être garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mandat-de-negociation-avec-lue-la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis</link><description>La position de l’USS sur les paramètres du mandat de négociation avec l’Union Européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’ouverture de la Suisse à l’Union européenne (UE) pour autant qu’elle serve et ne nuise pas aux salarié-e-s. Elle s’engage pour une Suisse offensive dans une Europe sociale. Les discussions sur l’accord-cadre n’ont à ce jour pas rempli ces exigences. Et l’évolution des discussions exploratoires s’est révélée inquiétante. La protection des salaires et le service ne sont en effet pas garantis. L’USS est fâchée de voir que le Conseil fédéral ne nomme pas publiquement ces problèmes non résolus.</p><p>Ayant les salaires les plus élevés d’Europe, la Suisse a besoin de les protéger le mieux possible. Très important pour la population, le service public doit être préservé et développé. Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: les entretiens avec l’UE ne peuvent déboucher sur un succès que sur cette base. Par conséquent, le mandat de négociation du Conseil fédéral doit contenir les éléments suivants&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>protection autonome des salaires</strong> doit être assurée. Il faut des garanties contraignantes pour que les CCT puissent continuer à être appliquées de façon paritaire. Et la Suisse doit pouvoir continuer à utiliser des instruments tels que le blocage des prestations de services, les interruptions de travail et la caution pour lutter efficacement contre la sous-enchère.</li><li>L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur les <strong>frais professionnels</strong>, selon laquelle les employé-e-s de l’UE en Suisse ne reçoivent plus le dédommagement des frais suisses.</li><li>En matière de protection des salaires, la Suisse doit <strong>renforcer la prévention</strong>&nbsp;: les mandats doivent être attribués aux entreprises qui versent des salaires corrects. Pour ce faire, les mandants devront utiliser les informations numériques issues des contrôles des salaires. De plus, la Suisse devrait introduire une responsabilité civile du maître d’ouvrage. Si la prévention est renforcée et qu’en même temps, la procédure d’annonce auprès de la Confédération est améliorée au niveau numérique, la Suisse pourrait également réduire progressivement le délai d’annonce préalable de 8 jours sans que la protection des salaires s’en trouve détériorée.</li><li>Il faut stopper l’érosion rampante de la protection des salaires. Les conditions pour l’<strong>extension des CCT</strong> doivent être adaptées à la réalité actuelle&nbsp;: le quorum des employeurs doit notamment être modifié. Les travailleurs et travailleuses temporaires doivent être engagés aux mêmes salaires que les employé-e-s fixes. La Suisse pourrait reprendre ici les directives de l’UE sur les salaires minimaux et le travail intérimaire.</li><li>L’USS soutient l’importante coopération de la Suisse avec l’UE dans le domaine de la haute tension électrique. Mais elle s’oppose à une ouverture totale du <strong>marché de l’électricité</strong>.</li><li>Les <strong>transports publics</strong> en Suisse ne doivent pas être affaiblis. L’USS s’oppose à une ouverture du marché dans ce domaine. Il en va de même pour le mécanisme d’examen des aides d’État qui affaiblirait les transports publics.</li><li>Les améliorations qui résulteraient de l’adoption de la <strong>directive européenne sur la citoyenneté</strong> constitueraient un progrès. Les ressortissant-e-s de l’UE bénéficieraient d’une meilleure protection sociale et de droits accrus en cas de difficultés économiques.</li><li>La conclusion d’un accord dans le domaine de la <strong>santé publique et de la gestion des crises</strong> serait positive pour la Suisse. En revanche, une réduction des subventions publiques dans le domaine de la santé, potentiellement imposée dans ce cadre par le droit des aides d’État, n’est pas négociable. Ces aides sont déjà trop faibles aujourd’hui.</li><li>L’USS soutient les <strong>contributions de cohésion</strong> versées à l’UE. Ces contributions pourraient aussi être augmentées. Elles représentent un instrument de solidarité important pour réduire les différences de revenu en Europe. La remise en route rapide des projets de coopération suspendus entre la Suisse et l’UE serait également une bonne nouvelle. La Suisse et l’UE ont un intérêt commun considérable à coopérer étroitement dans la recherche, la culture et la formation</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_Europa-Schweiz_Fahnen_ist-OleksiiLiskonih_01adcd55e2.webp" length="270970" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9828</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2023 17:02:46 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les banques (octroi par la Confédération de garanties du risque de défaillance pour les prêts d’aide sous forme de liquidités de la Banque nationale suisse à des banques d’importance systémique)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-banques-octroi-par-la-confederation-de-garanties-du-risque</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9825</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2023 15:34:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 3 sur l’asile et de l’ordonnance sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-lordonnance-3-sur-lasile-et-de-lordonnance-sur-lexecution-du-renvoi-et-de-lexpulsion-detrangers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;évaluation des supports de données électroniques des requérants d’asile (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9823</guid><pubDate>Sun, 18 Jun 2023 15:25:25 +0200</pubDate><title>Un signal clair : un salaire doit permettre de vivre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-signal-clair-un-salaire-doit-permettre-de-vivre</link><description>« Oui » à un salaire minimum à Zurich et Winterthour</description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Deux votes en faveur de&nbsp;salaires minimums en Suisse alémanique</p><p>Après les succès cantonaux en Suisse romande, les deux votes favorables de ce jour au compromis parlementaire pour un salaire minimum à Zurich et à une initiative populaire à Winterthour représentent un progrès concret pour des dizaines de milliers de personnes qui travaillent aujourd'hui encore à des salaires trop bas.&nbsp;Alors que les salaires réels baissent pour la troisième année consécutive, la pression en faveur d'une amélioration se fait évidemment plus forte. Concrètement, l'Union syndicale suisse demande: pas de salaire en-dessous de 5000 francs avec CFC et au moins 4500 francs pour tout le monde.</p><p>L'acceptation des salaires minimums dans les deux plus grandes villes du canton de Zurich montrent par ailleurs à quel point la motion Ettlin, votée par le Parlement, est contraire au fédéralisme et antidémocratique. Des salaires minimums dans les cantons ou les communes sont acceptables pour des raisons sociales, pour garantir la possibilité de vivre lorsqu'on travaille. Il ne doit donc pas être possible d'aller en-dessous de ces seuils comme le demande la motion. Les syndicats s'y opposeront.</p><p class="heading--h4">Les recettes du nouvel impôt minimum doivent profiter à la population</p><p>L’adoption de la réforme fiscale de l’OCDE entraîne l’introduction d’un impôt minimum pour les grandes entreprises internationales, ce que l’Union syndicale suisse (USS) a toujours soutenu. Pendant la campagne, de très nombreux citoyen-ne-s se sont toutefois offusqués de ce que les recettes fiscales supplémentaires soient destinées à être reversées aux multinationales et aux hauts revenus. Les personnes à revenu normal, qui souffrent déjà de la hausse des primes d’assurance-maladie et des loyers, n’en verraient pas la couleur. L’USS se battra, lors de la mise en œuvre de la réforme, pour que les milliards de recettes de cet impôt profitent à l’ensemble de la population.</p><p class="heading--h4">Soulagement après le « Oui » à la loi climat</p><p>L’USS salue vivement l’adoption de la loi sur la protection du climat. La Suisse fait ainsi enfin un pas en avant en matière de politique climatique et ancre ses objectifs climatiques dans la loi sans aucune ambiguïté. Avec l’offensive d’investissement qui vient d’être lancée pour la transformation énergétique des bâtiments et les innovations technologiques, le «&nbsp;virage climatique&nbsp;» en Suisse bénéficie enfin d’une impulsion sérieuse.</p><p>Mais d’autres mesures sont nécessaires – et vite&nbsp;! Raison pour laquelle les syndicats soutiennent également l’initiative pour un fonds climat. Celle-ci exige une politique climatique publique efficace et globale à travers un renforcement du service public et des investissements dans des emplois durables et bien rémunérés. Lors de la mise en œuvre de la loi sur la protection du climat, l’USS veillera en outre scrupuleusement à ce que les subventions accordées dans le secteur du bâtiment parviennent au portemonnaie des locataires et ne soient surtout pas détournées par les propriétaires d’immeubles pour augmenter encore les loyers.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9817</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2023 20:14:10 +0200</pubDate><title>Égalité : il faut des avancées concrètes, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-il-faut-des-avancees-concretes-maintenant</link><description>L’USS à propos de la grève féministe 14 juin 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un signal fort pour plus d’égalité&nbsp;: voilà comment on peut sans hésiter résumer cette journée du 14 juin. Dans toute la Suisse, plus de 300 000&nbsp;personnes ont participé à la journée de grève féministe. En plus des cortèges et des manifestations, les syndicats ont mis l’accent cette année sur des actions qui ont eu lieu au sein même de plusieurs entreprises. Car l’égalité n’est de loin pas encore réalité&nbsp;: le fait que les salaires et les retraites soient encore si bas est un scandale. La forte mobilisation d’aujourd’hui montre bien&nbsp;: on ne peut pas continuer comme ça. Il faut des avancées concrètes, maintenant&nbsp;!</p><p>Sous le slogan «&nbsp;Salaire, temps, respect – l’égalité maintenant&nbsp;!&nbsp;», les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS) ont organisé des actions dans des entreprises à travers toute la Suisse, après des mois de préparation. Dans certaines pharmacies vaudoises, des assistantes en pharmacie ont fait une pause prolongée pour souligner leur revendication d’une augmentation des salaires et de l’élaboration d’une CCT. À Zurich, des femmes du secteur des nettoyages ont interrompu leur travail pour exiger des améliorations dans leur CCT. Dans les universités et les écoles, des femmes ont réclamé plus de salaire et de temps pour enseigner ainsi que la reconnaissance de leur travail.</p><p>Pour l’USS, il est clair que cette journée doit être rapidement suivie d’actions concrètes, en particulier en ce qui concerne les salaires. Car c’est justement pour les femmes que les pertes de pouvoir d’achat dues au renchérissement et à l’explosion des primes-maladie ont des conséquences désastreuses. Lors des négociations salariales de cet automne, les employeurs sont donc mis au défi&nbsp;: les salaires réels doivent augmenter, surtout pour les femmes, notamment dans les professions «&nbsp;typiquement&nbsp;» féminines qui se distinguent par un faible niveau général de la rémunération. En effet, les salaires horaires y sont nettement plus bas, même après un apprentissage. Les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir de 13e&nbsp;salaire. Et dans les branches où les femmes sont majoritaires, l’expérience et les années de service n’apportent guère d’améliorations. Conséquence&nbsp;: les femmes touchent des retraites scandaleusement basses et la pauvreté des personnes âgées se décline essentiellement au féminin. Là aussi, il faut un changement de cap, et ce sera possible avec la 13e&nbsp;rente AVS. C’est la seule façon de mieux prendre en compte le travail non rémunéré d’éducation et d’assistance dans la prévoyance vieillesse et ce, sans augmenter inutilement les coûts pour les personnes à bas et moyens revenus.</p><p>Les possibilités de développement professionnel des femmes doivent être améliorées. Cela signifie notamment que la conciliation de la vie familiale et professionnelle doit devenir plus facile. Si l’on veut répartir plus équitablement le travail non rémunéré, il faut impérativement des structures de garde d’enfants abordables, financées par les pouvoirs publics et disponibles sur l’ensemble du territoire. Il faut aussi rendre les horaires de travail plus faciles à planifier et réduire le temps de travail pour le même salaire.</p><p>Le sexisme, en particulier sur le lieu de travail, doit être combattu avec la plus grande détermination. Cela implique entre autres une meilleure protection pendant la grossesse, la tolérance zéro en matière de harcèlement sexuel au travail ainsi que des mesures de prévention efficaces.</p><p>La forte mobilisation d’aujourd’hui montre que l’égalité des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit maintenant vraiment aller de l’avant, et elle le fera. Car un vaste mouvement s’est mis en place qui insiste sur l’égalité dans la politique, au travail et dans la société. Et il ne va pas disparaître. La mise en réseau entre les organisations de femmes et les syndicats s’est encore renforcée, et elle apporte une contribution importante en ce sens. La syndicalisation est décisive pour la défense et la promotion de l’égalité sur le lieu de travail. Les fédérations de l’USS utiliseront donc aussi la force du 14 juin pour étendre la syndicalisation des salarié-e-s dans les professions typiquement féminines, afin de lutter ensemble dans les entreprises pour des salaires équitables et pour l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_FRESHFOCUS_1293962_dd4b7defe4.webp" length="407338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9814</guid><pubDate>Tue, 13 Jun 2023 11:49:57 +0200</pubDate><title>La retraite à 67 ans : une attaque en règle contre les gens qui gagnent normalement leur vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-retraite-a-67-ans-une-attaque-en-regle-contre-les-gens-qui-gagnent-normalement-leur-vie</link><description>Revirement au Conseil national: rejet de justesse de l’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au terme d’un retournement de situation un peu chaotique au Conseil national, le résultat est là&nbsp;: l’initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux ira en votation populaire sans contre-projet. Le patronat et les banques utiliseront cette initiative pour mener une campagne de plusieurs millions contre l’AVS. L’USS combattra l’initiative avec véhémence. Le relèvement de l’âge de la retraite ne tient aucun compte de la réalité du marché du travail. Aujourd’hui déjà, les gens qui peuvent se le permettre partent plus tôt. Avec le relèvement de l’âge de référence de l’AVS, seuls les cadres ou les banquiers très bien rémunérés pourraient encore se permettre de prendre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers, eux, devront travailler jusqu’à 67 ans. Le vrai problème, c’est l’érosion du niveau des rentes. Avec l’explosion des primes-maladie et l’évolution des loyers et des prix, les retraité-e-s actuels perdront déjà un mois de rente d’ici fin 2024. C’est pourquoi une 13e&nbsp;rente AVS est plus que jamais d’actualité.</p><p>L’initiative sur les rentes des Jeunes libéraux-radicaux (JLR) s’inscrit dans la tradition des grandes banques et des compagnies d’assurance ainsi que de leurs représentant-e-s politiques qui, depuis l’introduction de l’AVS, rivalisent de prévisions catastrophistes – sans que celles-ci ne se soient jamais réalisées&nbsp;! Mais aujourd’hui, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière voient leur situation se dégrader considérablement. Un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans et plus aurait pour conséquence que les salarié-e-s à revenu moyen – par exemple une secrétaire dans une étude d’avocat ou un animateur de jeunesse – devront travailler jusqu’à l’épuisement, alors que les personnes à haut revenu pourront continuer à s’offrir une retraite anticipée. L’USS se battra avec force contre cette dégradation de l’AVS.</p><p>Mais le débat au Conseil national a aussi montré clairement que les parlementaires bourgeois, qui ont été battus de justesse, semblent avoir pour objectif principal de mener une campagne électorale à bon compte sur le dos des salarié-e-s – au lieu de s’attaquer aux problèmes réels des retraité-e-s actuels et futurs. Le véritable problème se situe au niveau de l’érosion des rentes. L’explosion des primes d’assurance-maladie, la hausse des loyers et le renchérissement général font qu’il manquera aux retraité-e-s, en termes réels, un mois entier de rente d’ici fin 2024. Une 13e&nbsp;rente AVS est donc plus importante que jamais. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des salarié-e-s, il vaut la peine d’avoir une AVS forte, seuls les 8&nbsp;% de personnes qui gagnent le plus cotisent davantage qu’elles ne reçoivent au bout du compte. Dans le contexte actuel, un développement de l’AVS devient inéluctable. C’est le seul moyen de maintenir le pouvoir d’achat des retraité-e-s actuels et futurs.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Arbeiter-50plus_Werkstatt_ist-Liderina_7cf720e3d9.webp" length="146878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9812</guid><pubDate>Tue, 13 Jun 2023 11:41:54 +0200</pubDate><title>Comment les patrons enjolivent les bas salaires des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/comment-les-patrons-enjolivent-les-bas-salaires-des-femme</link><description>Une étude mandatée par le patronat confirme une discrimination salariale de 3,3 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires sont clairs&nbsp;: les femmes ont toujours environ 43&nbsp;% de moins de revenu que les hommes. Et à la retraite, elles touchent un tiers de moins de rente. Même une étude de l’Université de Saint-Gall, mandatée par l’Union patronale suisse (UPS) et reposant sur l’auto-déclaration, confirme une discrimination salariale de 3,3&nbsp;%. Pour un salaire médian, cela représente 2500 francs par année.</p><p class="heading--h4">Manque de représentativité</p><p>Contrairement aux chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’étude commandée et présentée par l’Union patronale ne dépeint qu’une très petite partie de la réalité, puisqu’elle ne couvre qu’environ 10&nbsp;% des entreprises ayant effectué une analyse de l’égalité salariale. Elle n’est donc en aucun cas représentative et n’a qu’une signification très limitée pour l’économie suisse. L’étude se base sur les déclarations des entreprises. On peut donc supposer qu’elle couvre surtout des entreprises qui estiment qu’elles n’ont rien à cacher en matière de discrimination salariale.</p><p class="heading--h4">Besoin d’une nouvelle révision de la LEG, plus efficace</p><p>Après la dernière révision de la loi sur l’égalité (LEg), l’USS avait déjà signalé que la LEg révisée et les analyses salariales qui en découlent ne couvrent qu’une trop petite part des entreprises. Les discriminations dans les entreprises de moins de 100 employé-e-s ne sont pas recensées. Par conséquent, les analyses salariales ne sont effectuées que dans une fraction des entreprises. De plus, le seuil de tolérance statistique des analyses salariales est très élevé dans la LEg révisée. Il y a donc une forte probabilité que de nombreuses discriminations ne puissent pas être détectées.</p><p class="heading--h4">Conditions-cadre structurelles : un point décisif</p><p>Les analyses salariales dans les entreprises sont importantes. Mais pour faire vraiment progresser l’égalité dans le monde du travail, il faut s’attaquer aux causes structurelles des inégalités salariales. Il est donc primordial de revaloriser les salaires dans les secteurs à faible rémunération, où les femmes sont souvent surreprésentées, comme par exemple dans l’accueil des enfants, les soins, le nettoyage ou le commerce de détail. Il faut également des investissements publics suffisants pour assurer un accueil extrafamilial des enfants qui soit abordable dans tout le pays ainsi que des horaires de travail planifiables et favorables aux familles, afin de créer les conditions nécessaires pour que les femmes puissent participer à la vie professionnelle sur un pied d’égalité.</p><p class="heading--h4">Tolérance zéro envers la discrimination</p><p>Le fait que la collecte de données de l’étude commandée par l’UPS révèle une discrimination salariale de 3,3&nbsp;%, alors que très peu d’entreprises ont été examinées et que la majorité d’entre elles sont convaincues de ne pas pratiquer de discrimination, est en soi&nbsp;déjà un scandale. L’USS exige la tolérance zéro en matière de discrimination salariale, l’extension de la loi sur l’égalité aux entreprises de moins de 100 employé-e-s, la suppression du seuil de tolérance et des sanctions efficaces pour empêcher la discrimination.</p><p>Depuis des semaines, les employeurs s’en prennent vertement aux modèles de travail favorables à la famille et au temps partiel. Les femmes devraient être disponibles à 120&nbsp;% sur le marché du travail, ce qui est impossible sans une offre étendue de structures d’accueil pour les enfants. Rappelons que les femmes fournissent toujours 80&nbsp;% du travail de prise en charge non rémunéré dans ce pays. Ce n’est pas un hasard si cette étude est publiée la veille du 14 juin. Il s’agit ni plus ni moins de minimiser les inégalités de revenus. Les employeurs veulent ainsi bloquer tout progrès. Le 14 juin, de nombreuses personnes se mobiliseront pour des salaires équitables, des structures d’accueil abordables et généralisées ainsi que pour la tolérance zéro face au sexisme et à la discrimination. Voilà pourquoi la grève féministe est importante.Voilà pourquoi nous descendrons dans la rue le 14 juin et mènerons des actions dans les entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_Visual-1406-FR_75ad19ce78.webp" length="67822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9808</guid><pubDate>Fri, 09 Jun 2023 14:29:50 +0200</pubDate><title>Dossier no 157 : Les femmes et la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-157-frauen-in-der-altersvorsorge</link><description>Quelles sont les causes de l’important déficit de rente des femmes ? Pourquoi la pauvreté des personnes âgées est-elle surtout féminine ? Analyse.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le fait est désormais bien connu : le déficit de rente de retraite chez les femmes est considérable. Il s’agit d’une des conséquences de l’écart de revenu au détriment des femmes puisque la rente de vieillesse dépend en grande partie du salaire que l’on a touché. Raison pour laquelle les syndi-cats se battent pour de meilleurs salaires et contre la discrimination salariale.<br> Mais les bas salaires n’expliquent pas tout : les lois sur la prévoyance vieillesse jouent également un rôle, car elles peuvent compenser ou, à l’inverse, creuser encore davantage les écarts de reve-nu issus de la vie professionnelle. Le présent <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/157f__rentes_femmes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">dossier n<sup>o</sup> 157 : Les femmes et la prévoyance</a> vieillesse montre quelle est la situation actuelle des femmes en matière de prévoyance vieillesse. Il expose aussi les mécanismes de compensation que les lois connaissent et comment ils fonctionnent. Mais aussi quelles sont les pierres d’achoppement que les lois contiennent pour de nombreuses femmes et ce que les projets de réforme en cours pourraient changer à cet égard.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0127_39589b1171.webp" length="271296" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9810</guid><pubDate>Wed, 07 Jun 2023 16:03:00 +0200</pubDate><title>Des salaires plus élevés grâce aux comparaisons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-plus-eleves-grace-aux-comparaisons</link><description>Le « nouveau » calculateur de salaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Transparence des salaires dans 71 branches, avec 2&nbsp;millions de données provenant de 35&nbsp;000&nbsp;entreprises&nbsp;: grâce au calculateur de salaire www.salaire-uss.ch de l’Union syndicale suisse (USS), tout-e salarié-e peut calculer le salaire qui lui revient. Cela crée de la transparence et constitue un outil pour les négociations salariales. La plate-forme salariale de l’USS a été actualisée avec les données les plus récentes. Elle permet en outre de tenir désormais compte de la croissance des salaires à laquelle s’attendre depuis 2020. Le calculateur de salaire de l’USS à but non lucratif fournit ainsi des données actuelles et précises sur les salaires. Après trois années de baisse des salaires réels en raison de la hausse des prix et de hausses des salaires insuffisantes, et étant donné la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les chances de fortes augmentations des salaires ont été rarement aussi bonnes que cette année.</p><p class="heading--h4">Protection contre les pressions sur les salaires</p><p>En Suisse, le salaire médian (une moitié gagne plus, l’autre moins) touché par les personnes exerçant une activité professionnelle se monte à 6&nbsp;665&nbsp;francs. Pour protéger les salaires les plus élevés d’Europe de la sous-enchère salariale, il faut, en plus de contrôles efficaces, absolument savoir quels sont les salaires usuels dans la localité et la branche. C’est pour cela qu’à l’origine, le calculateur de salaire a été développé en tant qu’instrument servant à l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Selon la loi, les commissions tripartites cantonales sont tenues d’intervenir si, «&nbsp;au sein d’une branche économique ou d’une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l’objet d’une sous-enchère abusive et répétée&nbsp;» (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet, sur la base de données salariales fiables et à l’aide d’une méthode statistique reconnue, de calculer pour des profils individuels les salaires usuels dans la localité et la branche.</p><p class="heading--h4">De fortes hausses de salaire sont nécessaires</p><p>À cause de l’évolution des prix et de l’absence de compensation du renchérissement pour les salaires, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, les salaires réels ont baissé pendant trois années consécutives. Ils se trouvent ainsi, justement dans les branches à bas salaires, à nouveau au même niveau qu’il y a dix ans. La bonne situation des affaires que connaissent les entreprises et le faible chômage actuel mettent les salarié-e-s et les syndicats dans une position de négociation forte. Les chances d’obtenir d’importantes hausses des salaires ont rarement été aussi bonnes que cette année.</p><p class="heading--h4">Une méthode éprouvée avec des données actualisées</p><p>Désormais, le calculateur de salaire dispose des données de la toute dernière Enquête suisse sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique pour l’année 2020. Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires usuels dans en tout 71 branches. Une liste révisée des professions et des meilleures propositions concernant les branches en fonction de la profession choisie facilitent le calcul du salaire demandé.</p><p>Bien que dans une mesure moins importante que le renchérissement, les salaires ont finalement augmenté dans la plupart des branches. Le calculateur de salaire permet par conséquent de tenir désormais compte, concernant les salaires usuels, de la croissance salariale à laquelle s’attendre pour les années 2020 à 2023. Grâce à cela, les salarié-e-s peuvent obtenir une image actualisée de la situation des salaires sur le marché du travail.</p><p>Le calculateur de salaire se base sur les données représentatives de l’Enquête suisse sur la structure des salaires, qui porte sur environ 2 millions de salaires versés dans 35&nbsp;000&nbsp;entreprises. Ces données sont exploitées selon une procédure statistique éprouvée, afin de pouvoir calculer les salaires usuels dans la localité et la branche pour chaque profil professionnel.</p><p>Avec le calculateur, les salarié-e-s peuvent contrôler si leur salaire est raisonnable. Il les aide aussi à formuler des attentes lorsqu’ils négocient leur salaire. Un autre avantage qu’il présente est d’informer individuellement ses utilisateurs et utilisatrices des conventions collectives de travail qui les concernent ainsi que des salaires minimaux en vigueur.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Sharepix_wide-m_Lohnrechner_FR_2984e53e03.webp" length="16418" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9804</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2023 16:07:34 +0200</pubDate><title>La protection des salaires doit être renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-doit-etre-renforcee</link><description>Rapport du SECO sur les mesures d’accompagnement : réaction de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport annuel sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié aujourd’hui montre clairement l’importance cruciale que revêt une bonne protection des salaires pour les travailleurs et travailleuses. En effet, partout où les salaires sont contrôlés, des infractions sont découvertes et des salaires sont versés a posteriori aux personnes lésées. Une fois de plus, le rapport révèle qu’on ne fait toujours pas assez pour lutter contre la sous-enchère salariale dans les secteurs sans salaires minimaux fixés par des conventions collectives de travail (CCT).</p><p>L’année dernière, les contrôleurs et contrôleuses ont vérifié près de 165&nbsp;000 salaires dans des entreprises suisses ainsi que dans des entreprises étrangères détachant des salarié-e-s. Ces contrôles ont permis de débusquer des salaires trop bas ou des faux indépendant-e-s dans près d’une entreprise sur cinq. Dans les branches avec des salaires minimaux fixés dans les CCT, le taux d’infraction est un peu plus élevé (26&nbsp;%), car les salaires minimaux permettent justement d’identifier clairement des faits de sous-enchère. Dans les branches sans CCT ou contrat-type de travail (CTT), les cantons appliquent parfois des seuils trop bas pour les salaires usuels dans la localité et la branche. Une partie des entreprises passe ainsi les contrôles même avec des salaires qui relèvent clairement de la sous-enchère.</p><p>Dans les branches où des salaires minimaux obligatoires sont fixés par des CCT ou des CTT, les employeurs qui versent des salaires trop bas sont sanctionnés. En l’absence de CCT ou de CTT, les cantons demandent aux entreprises d’adapter les salaires aux salaires usuels dans la région et dans la branche («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Bonne nouvelle&nbsp;: dans près de 9 cas sur 10, une procédure de conciliation aboutit à une adaptation des salaires de la part des entreprises étrangères détachant des salarié-e-s. En revanche, le comportement des employeurs suisses fautifs n’est pas tolérable : ils n’adaptent leurs salaires que dans 6 cas sur 10.</p><p>Malgré la présence régulière de sous-enchère salariale et de nombreux employeurs suisses qui, même après une conciliation, ne respectent pas les salaires usuels dans la région et la branche, la Confédération et les cantons n’édictent pratiquement jamais de salaires minimaux, bien que la loi le prévoie. Les cantons de Genève et du Tessin montrent qu’il pourrait en être autrement. Non seulement ils contrôlent plus strictement, mais ils ont aussi édicté à plusieurs reprises des salaires minimaux au cours des dernières années.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9802</guid><pubDate>Mon, 05 Jun 2023 16:59:30 +0200</pubDate><title>La retraite à 67 ans : une attaque frontale contre les gens qui gagnent normalement leur vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-retraite-a-67-ans-une-attaque-frontale-contre-les-gens-qui-gagnent-normalement-leur-vie</link><description>Le Conseil national veut un contre-projet à l&#039;initiative sur les rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national se prononce en faveur d'un contre-projet à l'initiative sur les rente et ouvre donc la porte à la retraite à 67 ans et au-delà. L'ampleur du démantèlement de l'AVS est encore inconnue. Mais l'Union syndicale suisse (USS) affirme d'ores et déjà: augmenter l’âge de la retraite va tout simplement à l’encontre de la réalité du marché du travail. Aujourd’hui déjà, les personnes qui peuvent se le permettre prennent leur retraite avant l’heure. Si on augmente encore l’âge de référence dans l’AVS, il ne restera plus que les cadres très bien payés ou les banquiers qui pourront se permettre de prendre une retraite anticipée. Les caissières ou les boulangers, eux, devraient travailler jusqu’à 67 ans&nbsp;! Le vrai problème, c’est l’érosion du niveau des rentes. Avec la flambée des primes-maladie et l’évolution des loyers et des prix, les retraité-e-s actuels perdront déjà un mois entier de rente d’ici fin 2024. Raison de plus pour créer une 13e rente AVS.</p><p>L’initiative sur les retraites des Jeunes libéraux-radicaux (JLR), de même que le contre-projet désormais prévu, s’inscrivent dans la tradition des grandes banques et des compagnies d’assurance ainsi que de leurs représentant-e-s politiques qui, depuis l’introduction de l’AVS, rivalisent de prévisions catastrophistes pour ce pilier essentiel de nos assurances sociales. Aujourd’hui déjà, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière voient leur situation se dégrader considérablement. Un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans et plus aurait pour conséquence que les salarié-e-s à revenu moyen – par exemple une secrétaire dans une étude d’avocat ou un animateur de jeunesse – devront travailler jusqu’à l’épuisement, alors que les personnes à haut revenu pourront continuer à s’offrir une retraite anticipée. L’USS se battra avec véhémence contre cette dégradation de l’AVS.</p><p>Contrairement à la prévoyance privée, l’AVS est solide et fiable. Les milliards de déficit qu’on nous annonce depuis des décennies ne se sont jamais matérialisés. L’AVS a clôturé l’année dernière avec un résultat de répartition positif à hauteur d’environ 1,6 milliard de francs. Elle dispose actuellement d’une fortune de près de 50 milliards de francs, et celle-ci va encore croître au cours des cinq prochaines années.</p><p class="heading--h4">Faites ce que je dis…</p><p>Pour la majorité des salarié-e-s, l’âge de la retraite fixé par la loi est la base de calcul déterminante pour le montant de leur rente. Aujourd’hui déjà, celles et ceux qui peuvent se le permettre partent plus tôt à la retraite. Dans les branches où les salaires sont élevés, comme les banques et les assurances, le taux de départ anticipé est très élevé.</p><p>En même temps, on sait que plus le revenu est élevé, plus l’espérance de vie l’est aussi, en règle générale. Les personnes qui gagnent moins ou qui ont une moins bonne formation vivent sensiblement moins longtemps. Et leur santé est également moins bonne. Pendant les années qui leur restent, elles sont plus souvent malades. Si l’âge général de la retraite augmente, les personnes qui ont déjà connu des difficultés dans leur vie professionnelle verront le nombre d’années d'une retraite bien méritée se réduire comme peau de chagrin.</p><p class="heading--h4">Le bon calcul, c’est de renforcer l’AVS</p><p>Les JLR affirment que leur initiative va alléger le fardeau pour les jeunes. Pourtant c’est justement pour les jeunes que l’AVS fonctionne bien&nbsp;: s’il n’y avait pas d’AVS, les familles devraient débourser jusqu’à 400&nbsp;000 francs de plus pour se constituer une rente privée du même montant. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des salarié-e-s, il vaut la peine d’avoir une AVS forte, seuls les 8&nbsp;% de personnes qui gagnent le plus cotisent davantage qu’elles ne reçoivent au bout du compte. Dans le contexte actuel de hausse des prix, des loyers et des primes-maladie, un développement de l’AVS devient inéluctable. C’est le seul moyen de maintenir le pouvoir d’achat des retraité-e-s actuels et futurs. C’est pourquoi l’USS s’engage pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9800</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2023 15:03:12 +0200</pubDate><title>Avec HelvetiCA, un nouveau syndicat adhère à l’USS</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/avec-helvetica-un-nouveau-syndicat-adhere-a-luss</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de son Assemblée des délégué-e-s d’aujourd’hui, l’Union syndicale suisse (USS) a approuvé l’adhésion de l’Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens. HelvetiCA devient ainsi le 18e syndicat membre de l’USS. L’Assemblée des délégué-e-s (AD) s’est également penchée sur la situation préoccupante des revenus des travailleuses et travailleurs&nbsp;: en 2023, les salaires réels en Suisse baisseront pour la troisième fois consécutive, du jamais vu depuis 75 ans. Les primes-maladie, les loyers et les prix augmentent. Il manque ainsi plusieurs milliers de francs dans le porte-monnaie des gens qui travaillent. Pour lutter contre cette dégradation, une large offensive sur le pouvoir d’achat s’impose. Ainsi en ont décidé les délégué-e-s de l’USS&nbsp;: il faut des hausses de salaires qui dépassent le renchérissement, et les rentes de retraites doivent augmenter, et non baisser. Enfin, en matière de politique européenne, l’USS a fait un état des lieux et réaffirmé sa position&nbsp;: l’ouverture vers l’Union européenne (UE) doit profiter aux travailleuses et travailleurs en Suisse. Pour un mandat de négociation susceptible d’aboutir, il faut des engagements contraignants pour le maintien de la protection des salaires et des garanties contre le démantèlement du service public.</p><p>L’Association suisse des contrôleuses et contrôleurs aériens (HelvetiCA, Swiss Controllers Association) adhère à l’Union syndicale suisse (USS). Les délégué-e-s de l’USS ont accepté sa demande d’affiliation. Les quelque 600 membres d’HelvetiCA assurent la sécurité et l’ordre dans l’espace aérien suisse et travaillent pour la plupart dans les régions de Genève et de Zurich. Plus grande faîtière syndicale en Suisse, l’USS passe ainsi à 18 fédérations membres.</p><p class="heading--h4">Crise du pouvoir d’achat</p><p>Les revenus et le pouvoir d’achat des gens qui travaillent et des retraité-e-s se sont nettement dégradés ces dernières années. Tout renchérit, tout augmente, sauf les salaires réels. En 2023, ils ont connu une baisse pour la troisième année consécutive. Du jamais-vu depuis 75 ans. Et le pouvoir d’achat des retraité-e-s baisse aussi, parce que les rentes du 2e&nbsp;pilier ne sont pas adaptées à l’inflation. Et parce que la majorité du Parlement a refusé de compenser entièrement le renchérissement dans l’AVS. Qui plus est, les primes-maladie ont également augmenté, de 6,6&nbsp;% cette année. Et pas de détente en vue, car elles risquent d’enregistrer une nouvelle poussée l’an prochain. Enfin, les loyers augmenteront en octobre, et la TVA en 2024.</p><p>Afin que les salarié-e-s reçoivent leur part des bons résultats économiques et que le pouvoir d’achat reste garanti, les délégué-e-s de l’USS ont adopté une résolution pour une offensive sur le pouvoir d’achat. La grande priorité, ce sont les augmentations réelles de salaire qui permettront de combler le retard salarial des trois dernières années. Toute personne qui a fait un apprentissage doit gagner au moins 5000 francs par mois. Et personne ne doit toucher un salaire inférieur à 4500 francs. Tels sont les objectifs de la politique salariale des syndicats. Ce sont surtout les femmes qui profiteront de ces améliorations, car leurs salaires sont plus bas, en particulier dans les professions où elles sont majoritaires.</p><p>Pour réduire le déficit des retraites, il faut une 13e&nbsp;rente AVS. Et la baisse des rentes prévue dans le 2e&nbsp;pilier doit être combattue par référendum. Les plus de 120&nbsp;000 signatures récoltées après seulement 60 jours seront déposées à la Chancellerie fédérale fin juin. La votation populaire sur ces deux objets cruciaux aura lieu au printemps 2024.</p><p class="heading--h4">Position sur la politique européenne</p><p>La protection des salaires est la condition pour qu’une ouverture face à l’Union européenne (UE) serve aux travailleuses et travailleurs. Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est donc engagée pour trouver des solutions aux problèmes relatifs à la protection des salaires. Après des mois de discussions, force est de constater qu’aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations par rapport à la situation actuelle. Ni les employeurs, ni la Commission européenne n’ont ouvert la porte à des solutions qui garantiraient les salaires des travailleuses et travailleurs. Au contraire&nbsp;: les conditions de travail suisses et le service public sont menacés.</p><p>C’est pourquoi les délégué-e-s de l’USS ont détaillé et présenté dans une résolution ce qui doit être la base pour des discussions fructueuses avec l’UE et les partenaires sociaux. Une garantie contraignante de la protection autonome des salaires en fait partie. Les mesures d’accompagnement doivent être améliorées et non affaiblies. L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur le remboursement des frais professionnels, car cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Les délégué-e-s de l'USS s’opposent également à l’ouverture totale du marché de l’électricité et à une libéralisation dans les transports publics. La Confédération européenne des syndicats (CES) continue de soutenir l’USS dans son combat pour des mesures d’accompagnement fortes, afin que l’ouverture économique profite aussi aux travailleuses et travailleurs – pour une Suisse sociale et une Europe sociale.</p><p class="heading--h4">Protéger les apprenti-e-s et les stagiaires du harcèlement sexuel</p><p>Sur proposition de la Commission de la jeunesse de l’USS, l’Assemblée des délégué-e-s a adopté une résolution sur la protection contre le harcèlement sexuel dans l’apprentissage et la formation. Il faut davantage de contrôles pour que les employeurs respectent leur devoir d’assistance. Il serait également primordial de mettre en place des points de contact auprès desquels les personnes concernées par de la violence ou du harcèlement sexuels puisse s’adresser tout en sachant leur anonymat garanti. Face aux discriminations et à la violence sexiste et sexuelle, une «&nbsp;culture de la tolérance zéro&nbsp;» doit être instaurée, en particulier dans le domaine de la formation.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9796</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2023 10:36:44 +0200</pubDate><title>Menace sur la protection des salaires : l’ouverture doit profiter aux salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/menace-sur-la-protection-des-salaires-louverture-doit-profiter-aux-salarie-e-s</link><description>L’Assemblée des délégué-e-s se prononce sur l’état des négociations entre la Suisse et l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La protection des salaires est la condition pour qu’une ouverture face à l’Union européenne (UE) serve aux travailleuses et travailleurs. Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est donc engagée pour trouver des solutions aux problèmes relatifs à la protection des salaires. Après des mois de discussions, force est de constater qu’aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations par rapport à la situation actuelle. Ni les employeurs, ni la Commission européenne n’ont ouvert la porte à des solutions qui garantiraient les salaires des travailleuses et travailleurs. Au contraire : les conditions de travail suisses et le service public sont menacés. C’est pourquoi les délégué-e-s de l’USS ont détaillé et présenté dans une résolution ce qui doit être la base pour des discussions fructueuses avec l’UE et les partenaires sociaux. Une garantie contraignante de la protection autonome des salaires en fait partie. Les mesures d’accompagnement doivent être améliorées et non affaiblies. L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur le remboursement des frais professionnels, car cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Les délégué-e-s de l'USS s’opposent également à l’ouverture totale du marché de l’électricité et à une libéralisation dans les transports publics. La Confédération européenne des syndicats (CES) continue de soutenir l’USS dans son combat pour des mesures d’accompagnement fortes, afin que l’ouverture économique profite aussi aux travailleuses et travailleurs – pour une Suisse sociale et une Europe sociale.</p><p class="heading--h4">Voici la résolution telle qu’adoptée par l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS :</p><p>L’USS s’engage pour une Suisse sociale et ouverte et reconnaît toute l’importance de l’Union européenne (UE) pour le développement pacifique et la coopération en Europe. Elle soutient fondamentalement l’ouverture par rapport à l’UE.</p><p>La fin de l’indigne statut de saisonnier et l’introduction de la libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces ont constitué d’importants pas vers des salaires et des conditions de travail meilleurs, pour lesquels les syndicats se sont battus. L’accord-cadre de 2018 aurait au contraire dégradé la protection des salaires et le service public. C’est pourquoi l’USS s’est prononcé contre lui. Par la suite, le Conseil fédéral a décidé de redémarrer à zéro sur ce dossier et d’engager des discussions exploratoires avec l’UE. Il veut adopter à la fin juin les grandes lignes d’un mandat de négociation.</p><p>La manière dont ces discussions exploratoires ont évolué jusqu’ici est inquiétante. La protection des salaires et le service public ne sont pas garantis. C’est d’autant plus dangereux qu’il y a en Suisse des forces qui mésusent des discussions avec l’UE pour faire passer leurs programmes de libéralisations. Et parce que les représentant-e-s de la Commission européenne posent des exigences préjudiciables aux salarié-e-s détenteurs d’un passeport de l’UE ou suisse. La Confédération européenne des syndicats (CES) les a aussi vivement critiqués à ce sujet et se tient fermement aux côtés de l’USS.</p><p>En ce qui concerne la protection des salaires, tant l’application paritaire des CCT que des instruments importants comme le blocage des prestations de services et la caution ne sont pas préservés de manière contraignante dans les discussions avec l’UE. La Commission européenne exige même que les entreprises de l’UE n’aient pas à verser à leurs employé-e-s travaillant en Suisse des dédommagements pour frais professionnels correspondant aux coûts suisses, mais uniquement ce qui est prévu dans leur pays d’origine. Cette seule mesure peut représenter pour les salarié-e-s 1000 francs par mois de revenu en moins. Cette attitude hostile aux salarié-e-s de la part des représentant-e-s de la Commission européenne responsables du dossier suisse est d’autant moins compréhensible que des centaines de milliers de citoyen-ne-s de l’UE ne pourraient plus profiter de la protection suisse des salaires.</p><p>Lors d’entretiens avec le Conseil fédéral, les employeurs et l’Administration fédérale, l’USS s’est engagée pour que les problèmes relatifs à la protection des salaires trouvent une solution. Contrairement à ce que les médias suggèrent depuis des mois, aucun engagement ferme ne se trouve actuellement sur la table, mis à part des détériorations de la situation actuelle. Les employeurs suisses, qui s’engagent activement pour un accord-cadre, ne s’opposent pas à une dégradation de la protection des salaires et ne tendent pour l’heure pas la main pour des améliorations qui préserveraient les salaires des travailleurs et travailleuses.</p><p>La protection des salaires est devenue plus difficile ces dernières années avec la prolifération de la sous-traitance et du travail temporaire. La base des CCT suisses s’érode peu à peu. Les personnes travaillant de manière temporaire ont toujours moins de droits que les employé-e-s fixes.</p><p>En ce qui concerne le service public, le débat fait fausse route. On court le risque d’une ouverture complète du marché de l’électricité, alors que la libéralisation de ce marché dans l’UE a entraîné une puissante poussée des prix ces dernières années.</p><p>Dans le trafic ferroviaire aussi, on risque une ouverture du marché mal comprise, ainsi qu’une sous-enchère des salaires, mais aussi des prix. L’Office fédéral des transports (OFT) veut profiter des négociations avec l’UE pour réaliser son rêve d’introduire les « Flixtrains » en Suisse. L’OFT remet ainsi en question le système suisse de coopération qui a fait ses preuves et que nos voisins nous envient.</p><p>L’USS est par contre a priori favorable à une reprise de la directive sur la citoyenneté. Il s’agit d’une amélioration du statut juridique des salarié-e-s dans l’espace européen.</p><p>Sous la pression des syndicats et des forces sociales des pays, l’UE a décidé d’améliorer la protection des salaires et des travailleurs et travailleuses à travers la directive sur les salaires minimaux et la directive sur le travail intérimaire. En collaboration avec la CES, l’USS s'engage pour qu’un accord social entre l’UE et la Suisse puisse également voir le jour. La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe et a donc besoin de la meilleure protection. Le service public, très important pour la population, doit être maintenu et développé.</p><p>Pour l’USS, il est clair que les discussions avec l’UE ne peuvent aboutir que sur cette base. Un mandat de négociation du Conseil fédéral doit donc contenir les éléments suivants :</p><ul><li>La protection autonome des salaires doit être assurée. Il faut des garanties contraignantes pour que les CCT puissent continuer à être appliquées de façon paritaire. Et la Suisse doit pouvoir continuer à utiliser des instruments tels que le blocage des prestations de services, les interruptions de travail et la caution pour lutter efficacement contre la sous-enchère.</li><li>L’USS rejette la reprise de la réglementation européenne sur les frais professionnels, selon laquelle les employé-e-s de l’UE en Suisse ne reçoivent plus le dédommagement des frais suisses.</li><li>En matière de protection des salaires, la Suisse doit renforcer la prévention : les mandats et travaux devraient être attribués aux entreprises qui versent des salaires corrects. Pour ce faire, les mandants devront utiliser les informations numériques issues des contrôles des salaires. De plus, la Suisse devrait introduire une responsabilité civile du maître d’ouvrage. Si la prévention est renforcée et qu’en même temps, la procédure d’annonce auprès de la Confédération est améliorée au niveau numérique, la Suisse pourrait également réduire progressivement le délai d’annonce préalable de 8 jours sans que la protection des salaires s’en trouve détériorée.</li><li>Il faut stopper l’érosion rampante de la protection des salaires. Les conditions pour l’extension des CCT doivent être adaptées à la réalité actuelle : le quorum des employeurs doit notamment être modifié. Les travailleurs et travailleuses temporaires doivent être engagés aux mêmes salaires que les employé-e-s fixes. La Suisse pourrait reprendre ici les directives de l’UE sur les salaires minimaux et le travail intérimaire.</li><li>L’USS soutient l’importante coopération de la Suisse avec l’UE dans le domaine de la haute tension électrique. Mais elle s’oppose à une ouverture totale du marché de l’électricité.</li><li>Les transports publics en Suisse ne doivent pas être affaiblis. L’USS s’oppose à une ouverture du marché dans ce domaine. Il en va de même pour le mécanisme d’examen des aides d’État qui affaiblirait les transports publics.</li><li>Les améliorations qui résulteraient de l’adoption de la directive européenne sur la citoyenneté constitueraient un progrès. Les ressortissant-e-s de l’UE bénéficieraient d’une meilleure protection sociale et de droits accrus en cas de difficultés économiques.</li><li>La conclusion d’un accord dans le domaine de la santé publique et de la gestion des crises serait positive pour la Suisse. En revanche, une réduction des subventions publiques dans le domaine de la santé, potentiellement imposée dans ce cadre par le droit des aides d’État, n’est pas négociable. Ces aides sont déjà trop faibles aujourd’hui.</li><li>L’USS soutient les contributions de cohésion versées à l’UE. Ces contributions pourraient aussi être augmentées. Elles représentent un instrument de solidarité important pour réduire les différences de revenu en Europe. La remise en route rapide des projets de coopération suspendus entre la Suisse et l’UE serait également une bonne nouvelle. La Suisse et l’UE ont un intérêt commun considérable à coopérer étroitement dans la recherche, la culture et la formation</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ed61a69f92.webp" length="363668" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9793</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 17:38:56 +0200</pubDate><title>Une large alliance appelle à la Grève féministe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-large-alliance-appelle-a-la-greve-feministe</link><description>À deux semaines du 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nous sommes encore bien loin d’une vraie égalité. Les femmes ont toujours un revenu inférieur, assument la majorité du travail non rémunéré et sont confrontées à des discriminations ainsi qu’au harcèlement. Il faut qu’enfin des progrès concrets soient rapidement réalisés à tous les niveaux. C’est pourquoi les collectifs féministes régionaux, les syndicats ainsi que le PS, la Jeunesse socialiste, les Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s ont appelé aujourd’hui à la grande Grève féministe du 14&nbsp;juin. Aujourd’hui, deux semaines avant la grève, ils ont lancé la mobilisation finale. Des actions et des manifestations auront lieu dans tout le pays, et à trois moments symboliques de la journée, l’accent sera mis sur des inégalités particulièrement graves.</p><p>Dans toutes les régions du pays, des collectifs féministes travaillent d’arrache-pied à la préparation du 14&nbsp;juin pour lequel ils ont rédigé un appel national commun. Jacqueline Lavanchy, du collectif valaisan a expliqué aujourd’hui qu’«&nbsp;il y a de nombreuses raisons de faire grève le 14&nbsp;juin&nbsp;2023&nbsp;: le relèvement de l’âge de la retraite des femmes dans l’AVS, la baisse prévue des rentes du 2e pilier, la violence sexiste et sexuelle ainsi que domestique permanente, le fait que le revenu des femmes soit en tout inférieur de 43&nbsp;% à celui des hommes et les 18&nbsp;% de salaire en moins que touchent les femmes professionnellement actives, le financement lacunaire des structures d’accueil des enfants et les discriminations structurelles.&nbsp;» La représentante du collectif féministe soleurois, Madeleine Ducommun-Capponi, annonce quant à elle que, «&nbsp;le 14&nbsp;juin, la Suisse vivra au rythme de la Grève féministe. Pendant la journée, des actions auront lieu dans tout le pays. En fin d’après-midi, dans 20 villes, nous descendrons dans la rue et ferons entendre haut et fort nos revendications.&nbsp;»</p><p>Les syndicats se focaliseront sur la situation sur les lieux de travail où de nombreuses discriminations ont lieu aujourd’hui encore. Parce que les salaires des femmes sont inférieurs à ceux des hommes, parce qu’il manque des structures d’accueil et parce que le harcèlement fait partie du quotidien&nbsp;: «&nbsp;Pendant la pandémie, nous avons applaudi les travailleuses des secteurs des soins, de la vente et du nettoyage. Mais les salaires et les conditions de travail sont restés inchangés. Les femmes se battent toujours contre des salaires inférieurs à ceux des hommes, des rentes trop petites, la difficulté à concilier famille et profession ainsi que la violence et les discriminations&nbsp;», fait observer Aude Spang, coprésidente de la Commission féministe de l’USS. Pour Patrizia Mordini, également coprésidente de la Commission féministe de l’USS, il est clair «&nbsp;que nous avons besoin de meilleurs salaires et de rentes plus élevées, d’une durée de travail plus courte et d’un temps de travail plus prévisible, d’un vrai congé parental et enfin d’une tolérance zéro à l’égard des agressions sexuelles au travail. Sous le slogan «&nbsp;Du respect, du temps, de l’argent&nbsp;», les travailleuses de nombreuses entreprises, présenteront précisément ces revendications le 14 juin.&nbsp;»</p><p>Les partis de gauche – Jeunes Vert-e-s, Jeunesse socialiste, Vert-e-s et PS – soutiennent aussi la Grève féministe et appellent à la mobilisation. Pour Sibel Arslan, conseillère nationale Les Vert-e-s et co-coordinatrice du Réseau des Femmes vertes, il faut qu’en fin des mesures systématiques soient prises dans toute la suisse pour lutter contre la violence sexiste et sexuelle ainsi que domestique&nbsp;: «&nbsp;En 2017, la Suisse a ratifié la Convention d’Istanbul contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Il est enfin temps que ces objectifs soient réalisés. Sans tergiversations&nbsp;!&nbsp;» Tamara Funiciello, conseillère nationale socialiste et coprésidente des Femmes socialistes, a conclu en déclarant que «&nbsp;Nous sommes ici parce que la société est portée par le travail non rémunéré des femmes, dont la valeur est de 248&nbsp;milliards de francs par année Et malgré cela, elles sont plus pauvres une fois à la retraite.&nbsp;»</p><p>Le 14 juin, des actions auront lieu dans toutes les grandes villes et dans de nombreuses entreprises. À 10&nbsp;h&nbsp;46, on fera du bruit pour protester contre l’énorme écart existant entre les rentes des femmes et celles des hommes&nbsp;; à 13&nbsp;h&nbsp;33, on croisera les bras, à cause de la différence de revenu de 43,2&nbsp;% entre hommes et femmes et à partir de 15&nbsp;h&nbsp;24, s’arrêtera pour souligner et contester l'inégalité salariale. Des grandes manifestations sont prévues en soirée.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_tempdefairegreve2023_bdf6f84ba5.webp" length="228690" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9821</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 15:25:00 +0200</pubDate><title>Dossier no 156 : De meilleurs salaires pour les femmes. Maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-no-156-de-meilleurs-salaires-pour-les-femmes-maintenant</link><description>Une analyse des salaires des travailleuses et des travailleurs en Suisse. Première partie

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Tant que les femmes auront de bas salaires qui ne leur permettent pas de vivre, ou à peine, elles ne connaîtront pas non plus de réelle égalité en termes de droit et de place dans la société. Car sans un bon salaire, il n’est pas non plus possible de mener une vie autonome. En plus de procurer un moins bon salaire, le fait de travailler dans un métier historiquement exercé en majorité par des femmes réduit aussi sensiblement les perspectives d’une évolution salariale favorable. C’est ce que nous démontrons dans le présent dossier. Il constitue la première partie d’une analyse en deux temps portant sur les salaires des gens qui travaillent en Suisse.</p><p>Bien que la position sociale des femmes se soit améliorée dans notre pays, les salaires restent un problème tenace. Le travail des femmes est toujours sous-évalué dans notre société. Aujourd’hui encore, ce qui était autrefois la norme sociale est malheureusement encore bien présent, à savoir que le travail rémunéré des femmes n’est pas destiné à leur assurer une existence économique propre. Autrefois, les salaires des femmes étaient souvent considérés comme simple appoint au revenu familial. Aujourd’hui, c’est complètement différent. Les salaires doivent assurer une existence autonome pour les femmes, aussi lorsqu’elles seront à la retraite.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_170614_sabine_reber_sgb_frauen_aktion_lohnkontrolle_loehne_unter_die_lupe_9872cafd67.webp" length="596040" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9791</guid><pubDate>Wed, 31 May 2023 09:03:06 +0200</pubDate><title>Crise du pouvoir d’achat : le Conseil des États se moque de l’explosion des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/crise-du-pouvoir-dachat-le-conseil-des-etats-se-moque-de-lexplosion-des-primes</link><description>Initiative d’allègement des primes : le contre-projet est totalement insuffisant</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salarié-e-s et les retraité-e-s ont toujours moins pour vivre à la fin du mois, notamment parce que les primes individuelles de l’assurance-maladie augmentent de nouveau massivement. Logiquement, il faut prendre de toute urgence des mesures efficaces pour stabiliser le pouvoir d’achat. L’initiative pour l’allègement des primes – ou un contre-projet substantiel à celle-ci – permettrait de soulager efficacement les bas et moyens revenus. Mais le Conseil des États ne veut rien savoir et claque plutôt la porte au nez des gens.</p><p>La perte de pouvoir d’achat reste un problème majeur pour les revenus bas et moyens. Le renchérissement reste élevé et, avec l’augmentation prochaine du taux d’intérêt de référence, les loyers augmenteront sensiblement à partir d’octobre. On sait maintenant qu’il faut s’attendre à un nouveau choc des primes cet automne. Les ménages risquent alors de devoir faire face à des charges supplémentaires tout simplement insupportables, et donc de subir une nouvelle perte massive de pouvoir d’achat.</p><p>Raison de plus – pourrait-on penser – d’avoir avec cette initiative un concept convaincant pour atténuer enfin la charge intolérable des primes pour la population normale en augmentant les réductions de primes. C’est aussi évident que justifié, car depuis l’introduction de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), les primes par tête ont augmenté de 135&nbsp;% en termes réels, alors que les réductions individuelles de primes font bien pâle figure en comparaison (+35&nbsp;%).</p><p>Dans ce contexte, le Conseil des États a décidé de raboter encore davantage le contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative sur l’allègement des primes, alors que celui-ci était déjà totalement insuffisant. Il ne reste donc plus que 350 millions de francs – des miettes puisque cela ne correspond même pas à un seul pour cent de prime. Impossible de le dire autrement&nbsp;: le Conseil des États montre ainsi qu’il se moque complètement des préoccupations concrètes des gens. Si ce refus aveugle persiste, le Parlement devrait au moins annoncer la couleur et soumettre au plus vite l’initiative sur l’allègement des primes au vote populaire.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9789</guid><pubDate>Mon, 29 May 2023 14:20:23 +0200</pubDate><title>Aboutissement du référendum contre la réforme des caisses de pensions : signal fort contre les baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aboutissement-du-referendum-contre-la-reforme-des-caisses-de-pensions-signal-fort-contre-les-baisses-de-rentes</link><description>Plus de 120 000 signatures en 60 jours contre les baisses de rentes des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Deux mois auront suffi à la large alliance contre la réforme des caisses de pensions pour réunir plus de 120&nbsp;000 signatures. Outre les syndicats, le PS et les Verts, le magazine «&nbsp;Bon à savoir&nbsp;» soutient également la collecte des signatures contre les baisses de rentes. Les nombreux paraphes récoltés donnent un signal clair contre la réforme à venir des caisses de pensions. Les signatures seront remises à la Chancellerie fédérale à la fin du mois de juin, d’ici là il reste possible de collecter ou d’envoyer des signatures supplémentaires.</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, déclare&nbsp;: «&nbsp;l’afflux massif de signatures confirme que les gens sont inquiets pour leurs retraites. La colère gronde face au démantèlement des rentes&nbsp;». La réforme prévue est un pur programme d'économies et provoquerait des baisses de rentes à grande échelle. Au bout du compte, toute la classe moyenne y perdrait.</p><p>Le résultat en francs le montre&nbsp;: la réforme aboutira à de nouvelles pertes de rentes, pouvant atteindre 3240&nbsp;francs par an. Alors même qu’à l’heure actuelle, l’inflation engloutit l’équivalent d’une rente mensuelle. Et que du point de vue du deuxième pilier, la dernière décennie a déjà été catastrophique pour les travailleuses et travailleurs. Les taux de conversion et les rentes ont beau diminuer depuis plusieurs années, la réforme adoptée par le Parlement ne tient aucun compte de ces développements. De même, elle ignore complétement le revirement des taux d’intérêt et l’inflation galopante.</p><p>Il est aberrant de continuer de réduire les rentes alors même que les taux d’intérêt sont repartis à la hausse. Or c’est précisément ce que le Parlement a décidé de faire, quitte à ce que les rentes diminuent encore de 15&nbsp;% parfois. Après AVS&nbsp;21, ce projet pénaliserait davantage encore les femmes. Car cette même génération obligée de travailler plus longtemps devrait en plus payer jusqu’à la fin de son activité professionnelle des cotisations plus élevées, pour toucher la même chose sinon moins de rentes qu’aujourd’hui. Autrement dit, non seulement la promesse d’améliorer les rentes féminines n’est pas respectée, mais les femmes passeront une deuxième fois à la caisse. Enfin, la réforme est un échec sur le plan technique. Car elle rend le deuxième pilier plus opaque et plus coûteux. La confiance qu’inspire la prévoyance professionnelle risque bien de s’éroder encore un peu plus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_lores_LLP_Non_FR_8dd2bfdc17.webp" length="118586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9786</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 16:40:09 +0200</pubDate><title>Non à la mise en œuvre injuste de l’impôt minimal OCDE</title><link>https://www.uss.ch/ocde-non</link><description>Des billets plus chers, moins d’AVS et une moins bonne formation pour nos jeunes ?</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_230515_OCDE_OV2_8ffd1b2e86.webp" length="122326" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9783</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:56:00 +0200</pubDate><title>Modification du statut de l’admission à titre provisoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-du-statut-de-ladmission-a-titre-provisoire</link><description>Réponse à la consultation : Modification des ordonnances d’exécution relatives à les lois fédérales sur les étrangers et l’intégration et sur l’asile</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9781</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:48:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur la radioprotection (LRaP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-la-radioprotection-lrap</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9779</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:40:00 +0200</pubDate><title>Barèmes de salaires correspondant à l’invalidité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/baremes-de-salaires-correspondant-a-linvalidite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la modification du règlement sur l’assurance-invalidité (FAI) - n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9777</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 13:29:00 +0200</pubDate><title>Fondations patronales de bienfaisance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/fondations-patronales-de-bienfaisance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 19.456 n Schneeberger  (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9784</guid><pubDate>Tue, 16 May 2023 10:00:00 +0200</pubDate><title>Salaires horaires plus bas dans les métiers avec une majorité de femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaires-horaires-plus-bas-dans-les-metiers-avec-une-majorite-de-femmes</link><description>Une analyse de l’USS dévoile les salaires structurellement plus bas dans les branches où les femmes sont majoritaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans les professions qui affichent une forte proportion de femmes, les salaires horaires sont beaucoup plus bas comparés aux autres branches, et cela, même après un apprentissage. Les femmes ont nettement moins souvent un 13e&nbsp;salaire que les hommes. Et dans les branches où les femmes sont majoritaires, la progression salariale est plus faible. Ni l’expérience, ni l’ancienneté ne parviennent à apporter une amélioration tangible. Le déficit salarial des femmes ne vient donc pas uniquement du fait qu’elles sont nombreuses à travailler à temps partiel – souvent contre leur gré. C’est aussi une conséquence de la dévalorisation historique des métiers dits «&nbsp;de femmes&nbsp;». Le débat sur le temps partiel ferme les yeux sur cette inégalité structurelle et passe ainsi totalement à côté du problème réel. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc une revalorisation rapide des salaires trop bas dans les branches où les femmes traditionnellement occupées par une majorité de femmes.</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS, souligne d’emblée le problème&nbsp;: «&nbsp;Les salaires plus bas dans les branches dites «&nbsp;de femmes&nbsp;» le montrent clairement&nbsp;: le travail des femmes n’est aujourd’hui encore pas considéré à sa juste valeur. Bien que les femmes assument de grandes responsabilités, se forment et se perfectionnent&nbsp;».</p><p>En effet, même avec un apprentissage, quatre femmes sur dix ont un salaire inférieur à 5000 francs par mois. Et 25&nbsp;% gagnent même moins de 4500 francs, bien qu’elles aient un diplôme professionnel.</p><p>«&nbsp;Nous sommes le premier point de contact pour des conseils en matière de santé. Nous délivrons des médicaments et nous devons constamment être à jour en termes de connaissances, car une erreur peut avoir des conséquences fatales. Pourtant, un salaire initial d’un peu plus de 4000 francs seulement est monnaie courante après l’apprentissage&nbsp;!&nbsp;», déplore Fanny Hostettler, assistante en pharmacie.</p><p>En Suisse, le 13e&nbsp;salaire va désormais de soi pour la plupart des travailleuses et travailleurs&nbsp;: environ huit salarié-e-s sur dix touchent un salaire mensuel supplémentaire. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour de nombreuses femmes exerçant des métiers considérés comme «&nbsp;féminins&nbsp;» et percevant des bas salaires. Ce sont pourtant elles qui auraient le plus besoin d’un tel supplément de salaire. Seules 8&nbsp;% des coiffeuses et les esthéticiennes reçoivent un salaire mensuel supplémentaire à la fin de l’année. Dans les commerces de vêtements, elles ne sont encore que 50&nbsp;%.&nbsp; (<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/156f__salaires_femmes.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> L'analyse de l'USS</a>)</p><h3 class="heading--h4">L’expérience et l’ancienneté vaut moins chez les femmes</h3><p>Non seulement le niveau des salaires des femmes est en-deçà de la moyenne, leur évolution salariale est tout aussi insuffisante. Dans les branches à majorité féminine, les salaires des collaboratrices expérimentées et de longue date ayant suivi un apprentissage se distinguent moins des salaires du personnel nouvellement engagé que dans les branches à majorité masculine. Le secteur de l’hôtellerie-restauration en est un triste exemple&nbsp;: les travailleuses au début de la cinquantaine gagnent à peu de chose près le même salaire (médian) que les jeunes collègues début de la vingtaine. «&nbsp;Les employeurs savent très bien qu’il est important d’avoir des employées avec une longue expérience dans leurs équipes. Mais ils ne veulent tout simplement pas l’honorer en termes de salaire&nbsp;», constate Beatriz Gonçalves, employée de service dans la restauration.</p><p>Dans l’accueil des enfants aussi, les femmes ne parviennent qu’à une modeste progression salariale au cours de leur vie professionnelle, alors qu’elles s’occupent de ce que nous avons de plus précieux dans notre société&nbsp;: les enfants. Pour Alma Kaiser, assistante socio-éducative, le nombre important de personnes qui quittent la profession en sont la conséquence logique. «&nbsp;Tout le monde se lance dans ce métier avec beaucoup de motivation et de dévouement. Mais au fil des années, ils constatent que l’évolution salariale est insuffisante. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit difficile de garder les employées plus longtemps».</p><p>Natascha Wey, vice-présidente de l’USS, n’y va pas par quatre chemins&nbsp;: «&nbsp;Il faut en finir maintenant avec ces salaires plus bas dans les branches où les femmes sont majoritaires&nbsp;». Voilà pourquoi les syndicats de l’USS ont décidé de mettre l’accent sur des améliorations concrètes sur les lieux de travail lors de la grève féministe de cette année&nbsp;: «&nbsp;Seul un travail syndical dans les entreprises et les branches ainsi que de meilleures CCT nous permettront d’améliorer sensiblement et durablement la situation salariale des femmes&nbsp;».</p><p><strong>Voici les revendications de l’USS&nbsp;:</strong></p><ul><li>Au moins 5000 francs par mois pour toute personne qui a fait un apprentissage. Les conventions collectives de travail (CCT) doivent fixer des salaires minimums en conséquence. Là où il n’y a pas de CCT, par exemple pour les crèches ou dans le commerce de détail, il faut en introduire.</li><li>Personne ne devrait gagner moins de 4500 francs par mois. C’est le montant de référence de la politique salariale des syndicats. Dans l’immédiat, l’objectif – respectivement le minimum absolu – doit être un salaire de 4000 francs (x13).</li><li>Il faut un 13e salaire pour tout le monde.</li><li>Des mesures fermes et systématiques doivent être prises contre la discrimination salariale&nbsp;: des analyses salariales dans toutes les entreprises et des sanctions efficaces lorsque de telles discriminations sont constatées.</li><li>L’accueil des enfants doit être organisé en tant que service public afin de permettre une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré entre femmes et hommes.</li><li>Les investissements dans le service public doivent être augmentés – et aussi amener de meilleures conditions de travail dans l’accueil des enfants, la santé et l’action sociale.</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/9/csm_coiffeurin-bei-der-arbeit_ist-flamingoimages_4d272de241.webp" length="132158" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9770</guid><pubDate>Tue, 09 May 2023 11:25:35 +0200</pubDate><title>Avec le revirement des taux d’intérêts, les baisses de rentes doivent cesser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avec-le-revirement-des-taux-dinterets-les-baisses-de-rentes-doivent-cesser</link><description>Rapport de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle sur la situation financière des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les caisses de pensions se portent à merveille&nbsp;: c’est ce que confirme la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) dans son dernier rapport publié aujourd’hui. Malgré des résultats de placement négatifs l’année dernière, la plupart des caisses disposent encore de réserves et de provisions solides. Et leurs perspectives financières continuent de s’améliorer en raison de la hausse des taux d’intérêt. Dans ce contexte, le rejet du projet de baisse des rentes LPP adopté par le Parlement est extrêmement important. L’USS récolte actuellement des signatures pour le référendum. Au lieu de détériorer encore les garanties de prestations, il faut maintenant augmenter les rentes de retraite et compenser le renchérissement dans le 2e pilier. Sinon, la valeur des rentes sera en chute libre pour les retraité-e-s.</p><p>Le rapport de la haute surveillance montre que trop de caisses ont suivi les avis –toujours pessimistes – des expert-e-s et ont continué à abaisser les taux de conversion, qui ont une incidence directe sur les rentes. Dans le même temps pourtant, leurs perspectives en matière de rendement ont augmenté. Les conséquences d’un tel procédé sont limpides&nbsp;: ce sont les assuré-e-s qui supportent les risques des marchés financiers. Dans ce contexte, l’appel de la haute surveillance selon lequel les caisses de pension doivent «&nbsp;veiller à équilibre entre les générations&nbsp;» qui sont traitées différemment relève du plus pur cynisme.</p><p>La haute surveillance se montre également trop simpliste dans son analyse du thème principal. Le rapport fait tout simplement l’impasse sur l’importance du renchérissement pour apprécier la performance des caisses de pension. L’analyse de la contribution des revenus des placements aux rentes du 2e&nbsp;pilier est également trop courte. Une étude approfondie réalisée par l’USS sur l’évolution des revenus du capital démontre le contraire&nbsp;: depuis 2015, le «&nbsp;troisième cotisant&nbsp;» ne paie plus qu’un cinquième des cotisations. Jusqu’en 2000, cette contribution est restée constante à un tiers. La charge est devenue d’autant plus lourde pour les salarié-e-s et les employeurs. Ces deux dernières années également, les cotisations par assuré-e ont augmenté et les revenus du capital ont diminué. Mais cette évolution est loin d’être une fatalité. Les caisses bien gérées affichent aujourd’hui encore une contribution du produit des placements à la rente pouvant atteindre 40&nbsp;%.</p><p>Le problème réside aussi dans le fait que les assuré-e-s ne sont pas suffisamment protégés par la loi. En effet, le taux d’intérêt minimum garanti par la loi devrait en fait être fixé de manière à ce que les revenus des placements soient obligatoirement crédités aux assuré-e-s. Depuis des années pourtant, le taux d’intérêt minimum est très à la traîne par rapport aux rendements effectivement réalisés. Depuis environ un an, il est même plus bas que le taux d’intérêt sans risque d’une obligation de la Confédération à 10 ans&nbsp;! Ceux qui profitent le plus de cet écart entre les rendements réels et un taux garanti bas – à savoir les assureurs – ne sont même pas pris en compte dans l’analyse de la haute surveillance. Malgré la hausse des taux d’intérêt, ils n’accordent aux salarié-e-s affiliés qu’un taux d'intérêt scandaleusement bas.</p><p>Le rapport de la haute surveillance est donc clair comme de l’eau de roche&nbsp;: les caisses de pensions se portent bien. Les assuré-e-s ont souffert et vont continuer de souffrir. Dans ce contexte, le référendum contre la révision du 2e pilier adoptée par le Parlement s’impose&nbsp;: une nouvelle détérioration des garanties de prestations est tout bonnement inacceptable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9754</guid><pubDate>Wed, 03 May 2023 15:12:37 +0200</pubDate><title>Lutte contre l’usage frauduleux de la faillite (modification de l’ordonnance sur le registre du commerce et de l’ordonnance sur le casier judiciaire informatique VOSTRA) </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lutte-contre-lusage-frauduleux-de-la-faillite-modification-de-lordonnance-sur-le-registre-du-commerce-et-de-lordonnance-sur-le-casier-judiciaire-informatique-vostra</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9747</guid><pubDate>Mon, 01 May 2023 11:42:20 +0200</pubDate><title>1er mai 2023 : des milliers de personnes demandent des hausses de salaires et de rentes et l’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2023-des-milliers-de-personnes-demandent-des-hausses-de-salaires-et-de-rentes-et-legalite-maintenant</link><description>Plus de 50 manifestations dans toute la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans toute la Suisse, des milliers de travailleuses et travailleurs portent leurs revendications dans la rue, à l’occasion de plus de 50 manifestations, rassemblements et fêtes portées par les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS). Sous le slogan «&nbsp;De meilleurs salaires. De meilleures rentes. L’égalité maintenant&nbsp;!&nbsp;», la crise du pouvoir d’achat et les salaires trop bas des femmes figurent&nbsp;au centre des mobilisations.</p><p>La plus grande manifestation, à Zurich, réunit déjà&nbsp;environ 10&nbsp;000 personnes. «&nbsp;Le travail des femmes mérite mieux&nbsp;»&nbsp;: son&nbsp;thème permet de lancer la mobilisation pour la grève féministe du 14 juin, et d’appeler à un soutien pour les projets de salaires minimums communaux qui passent en votation le 18 juin.</p><p>Les prix, les primes d’assurance-maladie et les loyers augmentent –&nbsp;alors que les salaires sont à la traîne et que les rentes sont menacées par de nouvelles baisses. Sur le plan international également, la question sociale et la répartition des richesses se trouvent au premier plan, et poussent des millions de travailleuses et de travailleurs à manifester.</p><p><strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> président de l’USS, lance&nbsp;un avertissement dans ses discours à Interlaken et Yverdon-les-Bains&nbsp;: «&nbsp;Une crise majeure du pouvoir d’achat est en cours et menace de s’aggraver dans les prochains mois. Du côté patronal, les adaptations des salaires à l’inflation sont contestées. Au contraire, les élites économiques demandent une hausse du temps de travail et de nouvelles hausses de l’âge de la retraite.&nbsp;»</p><p>Dans ses discours à Bâle et à&nbsp;Liestal, la vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia <strong>Vania Alleva</strong> affirme&nbsp;: «&nbsp;Il n’y a de cadeaux que pour les super-riches et les grandes entreprises. Pour les gens qui font tourner le pays, pour les gens qui ont travaillé toute leur vie, les employeurs affirment encore et toujours que l’argent manque. Un âge de la retraite en hausse, des rentes en baisse, des salaires qui ne permettent pas de tourner&nbsp;: voici les réalités du monde du travail aujourd’hui.&nbsp;»</p><p>L’économiste en chef et premier secrétaire de l’USS <strong>Daniel Lampart</strong> évoque&nbsp;dans son discours à Thoune le référendum contre la réforme du 2e pilier&nbsp;: «&nbsp;Les employeurs veulent encore baisser les rentes. Mais ils veulent aussi que nous payions plus. Les banques et les assurances, par contre, sont laissées en paix, alors qu’elles gagnent des milliards sur le dos des caisses de pension.&nbsp;» Face à cette situation,&nbsp;la meilleure solution est un développement de l’AVS.</p><p>La vice-présidente de l’USS et secrétaire générale du SSP <strong>Natascha Wey</strong> souligne dans son discours à Schaffhouse&nbsp;: « Ce que nous voulons est clair&nbsp;: égalité des salaires, hausse des rémunérations dans les professions à majorité de femmes et amélioration des conditions-cadres pour la conciliation entre famille et travail. Ces revendications doivent être au cœur de nos offensives syndicales.&nbsp;»</p><p>Le 1er mai est cette année aussi l’occasion de lancer la mobilisation pour la Grève féministe du 14 juin. La question de l’égalité est centrale&nbsp;: sans égalité réelle, il n’y a pas de justice sociale. Les syndicats demandent donc&nbsp;: de meilleurs salaires&nbsp;! De meilleures rentes&nbsp;! L’égalité maintenant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_230501_Zuerich_PHOTO-2023-05-01-13-07-33_66a880aa55.webp" length="457996" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9745</guid><pubDate>Mon, 01 May 2023 09:51:55 +0200</pubDate><title>1er Mai 2023 : Pour de meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2023-pour-de-meilleurs-salaires-de-meilleures-retraites-legalite-maintenant</link><description>Fêtes ou manifestations dans 50 localités en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus de 50 fêtes ou manifestations du 1er Mai ont lieu aujourd’hui dans toute la Suisse à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Les salarié-e-s exigent de meilleurs salaires et de meilleures rentes de retraite. La crise du pouvoir d’achat ne cesse de s’aggraver et les gens ont de moins en moins pour vivre. Avec la hausse des prix en général, des loyers et la flambée des primes-maladie, travailleuses et travailleurs voient leurs salaires réels fondre. Du côté des employeurs, au lieu d’augmenter les salaires, on veut au contraire que les gens travaillent encore plus et soient joignables en tout temps&nbsp;! Voilà pourquoi ce 1er Mai 2023 est le début d’une contre-offensive pour de meilleurs salaires et de meilleures retraites. C’est également le prélude à la mobilisation pour la grève féministe du 14 juin. Car c’est chez les femmes que le besoin de rattrapage sur les salaires est le plus fort.</p><p>Les prix, les primes d’assurance-maladie et les loyers augmentent, alors que les salaires sont à la traîne et que les retraites vont subir de nouvelles baisses. Et pas seulement en Suisse&nbsp;: la question sociale et la lutte pour la répartition des richesses sont à nouveau au cœur des préoccupations sur le plan international. Dans toute l’Europe, le mouvement en faveur de meilleurs salaires et de bonnes retraites fait descendre des millions de travailleurs et travailleuses dans la rue. Depuis 133 ans, le 1er&nbsp;Mai symbolise les luttes pour le progrès social et le fait que cette bataille continue. &nbsp;</p><p>Les attaques lancées par les classes dirigeantes se poursuivent aussi, comme à l’accoutumée&nbsp;: leur part du gâteau n’est jamais assez grande à leur goût, en Suisse comme dans le reste du monde. Pour plein de gens qui travaillent, les salaires réels baissent actuellement parce que tout augmente. Et il paraît qu’il n’y a pas assez d’argent pour verser des salaires décents dans les métiers à majorité de femmes. Pour la place financière en revanche, des centaines de milliards sont subitement disponibles. Les grandes banques sont sauvées sans tergiverser&nbsp;–&nbsp;et sans même exiger de régulation bancaire ou de restitution des bonus versés aux managers. Ce soutien inconditionnel aux géants de la finance n’est rien d’autre qu’une injure faite à tous les salarié-e-s à qui l’on a refusé une augmentation l’année dernière, malgré la hausse du coût de la vie et des loyers, et qui ont toujours moins d’argent dans leur portemonnaie. L'échec du capitalisme de casino doit être suivi d’effets&nbsp;: la finance doit être au service des travailleuses et des travailleurs, pas l’inverse.</p><p>Cela vaut aussi pour les retraites&nbsp;: plutôt que de renforcer les profits des assurances et des banques dans les deuxième et troisième piliers, il faut une AVS forte et pas de nouvelles baisses des retraites. Avec l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS, nous pouvons faire un premier pas – modeste, mais important – dans cette direction, au lieu d’investir de nouveaux milliards dans une réforme des caisses de pensions qui impose aux actifs de payer plus… pour toucher moins. Le référendum contre la révision de la LPP doit permettre à la population d’empêcher par les urnes cette nouvelle baisse des rentes.</p><p>Un salaire doit suffire pour vivre. Les bas et moyens salaires doivent donc augmenter sensiblement. C’est dans ce but que des milliers de personnes syndiquées descendent dans la rue aujourd’hui. Avec des visions et des objectifs ambitieux, comme toujours&nbsp;: il faut de nouveaux progrès sociaux&nbsp;! Le 1er Mai symbolise les luttes nécessaires pour obtenir des avancées sociales concrètes. Les gens qui travaillent dur devraient recevoir une plus grosse part du gâteau, et non les plus riches. D’où le caractère absolument essentiel de l’offensive syndicale sur les salaires&nbsp;: pas de salaire inférieur à 5000 francs par mois pour les personnes qui ont fait un apprentissage, et au moins 4500 francs pour tout le monde.</p><p>Le besoin de rattrapage est le plus grand dans les branches où les femmes sont majoritaires. Fini le temps où les femmes se contentent de salaires trop bas et de temps partiels imposés. Au contraire, la rémunération des femmes doit être revalorisée. Le travail de garde et d’assistance est aussi un travail et doit être comptabilisé dans le montant de la future rente de retraite. Les syndicats s’investissent dans cette lutte pour l’égalité le 1er Mai, et ils se mobilisent aussi pour la grève féministe du 14 juin 2023. Car la question de l’égalité est centrale&nbsp;: sans égalité réelle, pas de justice. C’est pourquoi nous exigeons&nbsp;: De meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant&nbsp;! Tout le monde dans la rue le 1er Mai 2023&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/d/csm_SGB_1.Mai-23_FR_1600x1200px_WEB_187f84e517.webp" length="120948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9751</guid><pubDate>Fri, 28 Apr 2023 18:30:00 +0200</pubDate><title>Un cadeau incompréhensible aux hôpitaux privés et au lobby des assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-cadeau-incomprehensible-aux-hopitaux-prives-et-au-lobby-des-assurances</link><description>Financement uniforme ambulatoire/stationnaire (EFAS)


</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La révision «&nbsp;EFAS&nbsp;» de la LAMal – en suspens depuis des années – renforce considérablement les intérêts lucratifs dans le domaine de la santé. Les décisions que vient de prendre la commission de la santé du Conseil national sur cette réforme va exactement dans le même sens.</p><p>Depuis des années, les organisations faîtières des caisses-maladie se plaignent des incitations erronées et coûteuses dans le domaine de la santé. Elles omettent toutefois de dire qu’elles font elles-mêmes partie des plus grands bénéficiaires de nombreuses incitations erronées. En effet, celles-ci leur permettent de réaliser d’importants bénéfices dans leurs assurances complémentaires – là aussi aux dépens des payeuses et payeurs de primes. Mais comme ce modèle économique est menacé par la politique de transfert de la Confédération (moins de traitements stationnaires et donc moins de contrats d’assurance (semi-)privés), le lobby fait pression depuis des années pour le «&nbsp;financement uniforme ambulatoire/stationnaire&nbsp;» (EFAS). La commission de la santé du Conseil national a examiné EFAS lors d’un nouveau tour de table et a de nouveau cédé à cette pression.</p><p>Contre toute attente, la commission maintient sa décision de privilégier massivement, avec EFAS, les hôpitaux privés conventionnés. Bien qu’il s’agisse d’hôpitaux qui n’ont explicitement pas été inscrits sur la liste des hôpitaux par les cantons, 75&nbsp;% des frais de traitement pourront désormais y être pris en charge par l’assurance de base au lieu de 45&nbsp;% auparavant. Ce n’est rien d’autre qu’un cadeau de plusieurs milliards aux hôpitaux privés et au lobby des assurances, et cela, entièrement aux dépens des assuré-e-s&nbsp;!</p><p>La décision d’intégrer les soins de longue durée dans la réforme coûterait également cher aux payeuses et payeurs de primes. En effet, ils devraient à l’avenir participer de façon évolutive à la forte augmentation des coûts dans ce domaine (aujourd’hui, cette participation est plafonnée par la loi). Ceci n’est tout simplement pas acceptable et constitue une nouvelle gifle pour les ménages à revenus faibles et moyens, qui croulent déjà chroniquement sous les charges beaucoup trop élevées des primes-maladie. Lors de la deuxième lecture prévue pour cet objet, la commission devra donc revoir sérieusement sa copie.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9741</guid><pubDate>Fri, 28 Apr 2023 13:35:44 +0200</pubDate><title>La baisse des effectifs des syndicats de l’USS ralentit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-baisse-des-effectifs-des-syndicats-de-luss-ralentit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale suisse, comptait 315&nbsp;190 membres à la fin de l’année dernière (-1,92&nbsp;%). Le recul des effectifs a ainsi pu être freiné après les difficiles années Covid. La part des femmes syndiquées est restée stable à 32,2&nbsp;%.</p><p>En 2022, seules AvenirSocial (Association professionnelle du travail social) et l’Association des professionnels des arts de la scène ScèneSuisse ont enregistré une hausse de leurs effectifs. Dans les autres fédérations, le nombre de membres a certes un peu reculé, mais moins que ces dernières années. Cependant, le syndicat du personnel de cabine kapers, l’Association des employés de banque ASEB et le syndicat de la navigation Nautilus ont enregistré un net recul.</p><p>Dans ces trois cas, la cause se trouve dans les séquelles directes ou indirectes de la crise du Covid&nbsp;: chez kapers, les suppressions d’emplois pendant la crise ont été massives. Chez Nautilus, le retrait des pavillons des navires suisses de haute mer s’ajoute aux conséquences de la crise de la pandémie&nbsp;; aujourd’hui, environ un quart de navires en moins battent pavillon suisse qu’avant les années Covid. L’ASEB de son côté a dû constater qu’il était plus difficile de recruter de nouveaux membres pendant la période «&nbsp;calme&nbsp;» de la pandémie.</p><p class="heading--h4">Effectifs 2022/21 des fédérations affiliées à l'USS</p><table style="height:888px; width:962px"><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td class="text-center"><strong>2022</strong></td><td class="text-center"><strong>2021</strong></td><td class="text-center"><strong>Femmes 2022</strong></td><td class="text-center"><strong>Part des femmes en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td class="text-right">175’274</td><td class="text-right">177’805</td><td class="text-right">47’715</td><td class="text-center">27.22</td></tr><tr><td>SEV</td><td class="text-right">37’237</td><td class="text-right">37’681</td><td class="text-right">7’389</td><td class="text-center">19.84</td></tr><tr><td>SSP</td><td class="text-right">32’142</td><td class="text-right">32’952</td><td class="text-right">18’598</td><td class="text-center">57.86</td></tr><tr><td>syndicom</td><td class="text-right">29’181</td><td class="text-right">29’701</td><td class="text-right">9’284</td><td class="text-center">31.82</td></tr><tr><td>SIT</td><td class="text-right">9’258</td><td class="text-right">9’467</td><td class="text-right">4’902</td><td class="text-center">52.95</td></tr><tr><td>APC</td><td class="text-right">7’669</td><td class="text-right">8’006</td><td class="text-right">2’254</td><td class="text-center">29.39</td></tr><tr><td>ASEB</td><td class="text-right">6’306</td><td class="text-right">6’961</td><td class="text-right">2’158</td><td class="text-center">34.22</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td class="text-right">3’815</td><td class="text-right">3’775</td><td class="text-right">2’733</td><td class="text-center">71.64</td></tr><tr><td>SSM</td><td class="text-right">2’739</td><td class="text-right">2’843</td><td class="text-right">1’177</td><td class="text-center">42.97</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td class="text-right">2’719</td><td class="text-right">2’855</td><td class="text-right">421</td><td class="text-center">15.48</td></tr><tr><td>SSPM</td><td class="text-right">2’516</td><td class="text-right">2’609</td><td class="text-right">1’569</td><td class="text-center">62.36</td></tr><tr><td>kapers</td><td class="text-right">2’380</td><td class="text-right">2’708</td><td class="text-right">1’755</td><td class="text-center">73.74</td></tr><tr><td>USDAM</td><td class="text-right">1’719</td><td class="text-right">1’726</td><td class="text-right">717</td><td class="text-center">41.71</td></tr><tr><td>ScèneSuisse</td><td class="text-right">1’384</td><td class="text-right">1’364</td><td class="text-right">770</td><td class="text-center">55.64</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td class="text-right">561</td><td class="text-right">614</td><td class="text-right">15</td><td class="text-center">2.67</td></tr><tr><td>ESPA</td><td class="text-right">267</td><td class="text-right">269</td><td class="text-right">10</td><td class="text-center">3.75</td></tr><tr><td>New Wood</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">12</td><td class="text-center">52.17</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td class="text-right"><strong>315’190</strong></td><td class="text-right"><strong>321’359</strong></td><td class="text-right"><strong>101’479</strong></td><td class="text-center"><strong>32.20</strong></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><table><tbody><tr><td>Unia :</td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td>Syndicat du personnel des transports</td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td>Syndicat des médias et de la communication</td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td>Association professionnelle suisse du travail social</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td>Le syndicat compétent du personnel des douanes</td></tr><tr><td>SSPM :</td><td>Société suisse de pédagogie musicale</td></tr><tr><td>kapers :</td><td>Syndicat du personnel de cabine</td></tr><tr><td>USDAM :</td><td>Union suisse des artistes musiciens</td><td>&nbsp;</td></tr><tr><td>ScèneSuisse&nbsp;:</td><td>Association des professionnels des arts de la scène</td></tr><tr><td>Nautilus:</td><td>Syndicat du personnel de la navigation</td></tr><tr><td>ESPA:</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood:</td><td>Syndicat New Wood des Nations Unies</td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/c/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0529_711c65bab3.webp" length="282316" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9736</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 16:32:57 +0200</pubDate><title>Augmenter les salaires plutôt qu’assouplir encore les horaires de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmenter-les-salaires-plutot-quassouplir-encore-les-horaires-de-travail</link><description>L’USS réagit à la conférence de presse de l’Union patronale sur la « pénurie de main d’œuvre »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelque temps, les employeurs doivent se donner de la peine pour recruter du personnel. C’est une bonne chose. Ils appellent cela une «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;». La réponse la plus logique à apporter à cette «&nbsp;pénurie&nbsp;» serait d’améliorer les conditions et l’environnement de travail.</p><p>Mais les employeurs préfèrent appliquer des recettes dépassées, c’est-à-dire allonger les horaires de travail, augmenter les heures supplémentaires, réduire la protection des travailleurs – le tout sans qu’il y ait eu d’augmentation des salaires réels ces dernières années. Avec pour conséquences plus de stress et de burnouts, entre autres&nbsp;: pas très favorable pour l’attractivité des emplois.</p><p>Plus de 200&nbsp;000 sans emploi sont à la recherche d’un travail, mais n’en trouvent pas. De nombreux salarié-e-s se plaignent de procédures qui tournent en rond ou de stress inutile sur leur lieu de travail. Parallèlement, le nombre de cadres a presque doublé au cours des 20 dernières années.</p><p>Les gens qui peuvent se le permettre travaillent à temps partiel pour avoir du temps à consacrer à leur famille ou pour suivre une formation ou un perfectionnement qu’ils paient de leur poche. La proportion plus élevée de temps partiel est également la conséquence de l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail – ce qui est une bonne nouvelle. Pour les femmes, mais aussi les hommes qui assument à parts égales la prise en charge des enfants, seul un emploi à temps partiel permet en général concilier travail et famille.</p><p>La politique de l’emploi en Suisse doit être progressiste. Cela signifie qu’elle n’a un avenir que si travail et famille sont compatibles, si le travail ne rend pas malade et si tout le monde peut bien vivre de son emploi.</p><p>L’USS partage l’avis des employeurs lorsqu’ils estiment que les pouvoirs publics doivent assumer une plus grande responsabilité dans le domaine des crèches. Mais cela ne suffit pas&nbsp;: il faut des horaires de travail et des salaires adaptés à notre époque. Des hausses de salaires doivent enfin intervenir. Un apprentissage doit assurer de gagner au moins 5000 francs par mois. Enfin, les employeurs doivent améliorer l’organisation du travail dans leurs entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Mann-liest-Kind-vanda_lay_3f3ca4483f.webp" length="55018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9734</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 15:05:07 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire nettement insuffisantes – l’écart salarial se creuse encore pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-nettement-insuffisantes-lecart-salarial-se-creuse-encore-pour-les-femmes</link><description>Indice des salaires 2022 de l&#039;Office fédéral de la statistique

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le constat est inquiétant&nbsp;: en termes de salaires et de pouvoir d’achat, la situation des salarié-e-s en Suisse se dégrade. Beaucoup d’employeurs refusent même de compenser le renchérissement, alors que ce sont eux qui augmentent les prix, et qu’en plus, ils font des bénéfices.</p><p>L’indice suisse des salaires publié aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique confirme malheureusement ce tableau. Pour 2022, les salaires nominaux ont augmenté d’un modeste 0,9&nbsp;%, ce qui, avec un renchérissement de 2,8&nbsp;%, correspond à une baisse réelle de 1,9&nbsp;%. En comparaison sectorielle, ce sont précisément les branches dans lesquelles les salaires sont plutôt bas qui s’en sortent moins bien, comme l’hôtellerie-restauration, les services postaux, de messagerie et de livraison express, le commerce de détail ou la construction.</p><p>Du côté de l’inégalité salariale entre hommes et femmes, la tendance va également totalement dans la mauvaise direction&nbsp;: ainsi, les salaires des femmes ont moins augmenté (0,8&nbsp;%) que ceux des hommes (1,1&nbsp;%). Pourtant les femmes touchent toujours en moyenne 1500 francs de moins par mois (temps plein).</p><p>Les salaires doivent impérativement augmenter. Un premier pas dans cette direction a pu être obtenu avec la négociation d’augmentations salariales de près de 2,5&nbsp;% pour l’année 2023. Mais une politique salariale un tant soit peu équitable présuppose la compensation du renchérissement plus une participation aux gains de productivité. Le besoin de rattrapage en matière de salaires est donc important.</p><p>Et il est particulièrement élevé chez les femmes, qui ont souvent des emplois impliquant de grandes responsabilités pour des salaires dérisoires. Le 14 juin, dans le cadre de la <a href="https://www.14juin.ch?src=uss" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">grève féministe</a>, les femmes montreront clairement qu’il faut que les choses bougent sérieusement en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_906f23953c.webp" length="123934" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9730</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 18:25:12 +0200</pubDate><title>De meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/de-meilleurs-salaires-de-meilleures-retraites-legalite-maintenant</link><description>Appel de l&#039;USS pour le 1er Mai 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les revenus de l’immense majorité de la population ne font que de baisser. Pendant que les prix, les primes d'assurance-maladie et les loyers augmentent, les salaires sont à la traîne et les retraites diminuent encore. Et pas seulement en Suisse : la question sociale et la bataille pour la répartition des richesses sont à nouveau au cœur des préoccupations sur le plan international. Dans toute l’Europe, le mouvement en faveur de meilleurs salaires et de bonnes retraites fait descendre des millions de travailleurs et travailleuses dans la rue. Depuis 133 ans, le 1er Mai marque les luttes pour le progrès social et la justice. Il prend cette année une importance particulière.</p><p>Néanmoins, les attaques lancées par les classes supérieures se poursuivent, en Suisse comme dans le monde entier&nbsp;: leur part du gâteau n’est jamais assez grosse. Nombre de travailleurs et travailleuses sont actuellement confrontés à la baisse de leur salaire réel parce que tout augmente. Dans les métiers à majorité de femmes en particulier, on ne cesse de répéter qu’il n’y a pas assez d'argent pour pouvoir verser des salaires décents. En revanche, pour la place financière, les milliards ne manquent jamais. Les grandes banques sont sauvées sans hésitation –&nbsp;et sans même exiger de régulation bancaire ou de restitution des bonus versés aux managers. Ce soutien inconditionnel aux géants de la finance n'est rien d’autre qu’une injure faite à tous les travailleurs et travailleuses à qui l’on a refusé une augmentation l'année dernière, malgré la hausse du coût de la vie et des loyers, et qui voient donc leur niveau de vie se détériorer. L'échec du capitalisme de casino doit être suivi d'effets&nbsp;: la finance doit servir les travailleuses et les travailleurs. Pas l'inverse.&nbsp;</p><p>Cette règle vaut aussi pour les retraites&nbsp;: plutôt que de renforcer les profits des assurances et des banques dans les deuxième et troisième piliers, il faut une AVS forte et pas de nouvelles détériorations des rentes. Avec l'initiative populaire pour une 13e rente AVS, nous pouvons franchir une première étape importante dans cette direction, au lieu d'investir de nouveaux milliards dans une réforme des caisses de pension qui impose aux actifs de payer plus… pour toucher moins. Le référendum contre la révision de la LPP doit permettre à la population d’empêcher par les urnes cette nouvelle baisse des rentes.</p><p>Un salaire doit suffire pour vivre. Les bas et moyens salaires doivent donc augmenter nettement. C’est dans ce but que les syndicats appellent à descendre dans la rue. Avec des visions et des objectifs ambitieux&nbsp;: il faut relancer la machine du progrès social&nbsp;! Le 1er Mai symbolise et rappelle que les luttes sont nécessaires, et qu’elles ont, par le passé, porté leurs fruits. C’est aux gens qui travaillent dur de recevoir une plus grosse part du gâteau, et non aux plus riches. D’où le caractère absolument essentiel de l'offensive sur les salaires portée par les syndicats&nbsp;: aucun salaire inférieur à 5000 francs pour les personnes actives qui ont fait un apprentissage, et au moins 4500 francs pour tous. Le besoin de rattrapage est le plus grand dans les branches où les femmes sont très présentes. Les femmes n’accepteront plus des salaires trop bas et des temps partiels contraints. Au contraire, la rémunération des femmes doit être revalorisée et le travail de garde et d'accompagnement, qui constitue aussi du travail, doit être pris en compte dans le montant de la rente. Les syndicats s'investissent dans cette lutte pour l’égalité le 1er Mai, et ils se mobilisent aussi pour la grève féministe du 14 juin 2023. Car la question de l'égalité est essentielle&nbsp;: sans égalité réelle, pas de justice. C'est pourquoi nous demandons&nbsp;: <strong>De meilleurs salaires. De meilleures retraites. L’égalité maintenant&nbsp;! Tout le monde dans la rue le 1er Mai 2023&nbsp;!</strong></p><p><strong><a href="https://www.mai2023.ch/fr" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Toutes les informations et dates des manifestations sur www.mai2023.ch</a></strong></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/d/csm_SGB_1.Mai-23_FR_1600x1200px_WEB_187f84e517.webp" length="120948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9728</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 09:20:00 +0200</pubDate><title>Une politique climatique efficace en tant que mission de service public : OUI à la loi climat !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-politique-climatique-efficace-en-tant-que-mission-de-service-public-oui-a-la-loi-climat</link><description>Le réchauffement climatique frappe les salarié-e-s et les parties les plus pauvres de la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats soutiennent la loi sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l’innovation et sur le renforcement de la sécurité énergétique, c’est-à-dire la loi climat (LCI) sur laquelle nous voterons le 18 juin prochain. Enfin, la Suisse se fixe des objectifs contraignants en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et dégage des fonds pour les atteindre. C’est une bonne chose pour les travailleurs et les travailleuses qui subissent déjà et de plus en plus souvent les effets délétères du réchauffement climatique.</p><h3 class="heading--h4">La Suisse face à ses responsabilités</h3><p>Le réchauffement climatique n’est pas un phénomène temporellement ou géographiquement éloigné de nous, mais a lieu ici et maintenant, est un effet de l’action humaine et représente un danger existentiel pour nous tous et toutes. Pays parmi les plus riches de la planète ayant bâti son développement économique sur une consommation excessive des énergies fossiles, la Suisse est par conséquent tout particulièrement appelée à assumer ses responsabilités. Mais la crise climatique est avant tout aussi le résultat d’un ordre économique mondial des plus inéquitables. À l’heure actuelle, les 10&nbsp;% de la population les plus riches sont responsables de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Parallèlement, le réchauffement climatique frappe la partie la plus pauvre de la population&nbsp;; cela, en Suisse aussi. De fait, il concerne surtout la construction, l’agriculture, les transports, le tourisme et les soins. Et la plupart du temps, celles et ceux qui sont concernées sont des salarié-e-s plutôt mal rémunérés professionnellement exposés à des températures toujours plus élevées et des dangers naturels croissants.</p><p>Dans un tel contexte, la politique climatique doit une fois pour toutes être comprise pour ce qu’elle est réellement&nbsp;: une nécessité fondamentale et incontournable pour tout le monde. Le «&nbsp;changement climatique&nbsp;» relève précisément du service public, comme l’approvisionnement en énergie ou les transports publics. Il est le projet d’avenir collectif auquel nous aurions d’ailleurs dû nous attaquer ensemble il y a longtemps, au lieu de l’ignorer dans un premier temps pour l’abandonner ensuite au marché qui n’a fait qu’aggraver les problèmes en usant d’instruments inefficaces comme les programmes de compensation et les engagements volontaires. Ce dont nous avons par conséquent un besoin urgent, c’est d’un programme public d’amélioration de grande envergure et à cet égard, la LCI représente la pierre angulaire.</p><h3 class="heading--h4">Des objectifs clairs et des instruments efficaces</h3><p>Le principal objectif de la LCI est la réduction rapide et, comme le dit explicitement la loi, socialement acceptable des émissions de gaz à effet de serre&nbsp;: moins 75&nbsp;% jusqu’en 2040, zéro émission net jusqu’en 2050. Les autres objectifs de la nouvelle loi sont, premièrement, l’adaptation aux effets négatifs depuis longtemps apparus du réchauffement climatique ainsi que, secondement, l’orientation des flux financiers de manière à les rendre respectueux du climat, un domaine dans lequel la place financière suisse porte une responsabilité particulière.</p><p>En tant qu’à proprement parler mesure principale, la LCI prévoit des investissements publics d’au total 3,2&nbsp;milliards de francs. Cela, d’une part pour accélérer le remplacement des installations de chauffage au mazout, au gaz et électriques ainsi que pour des mesures dans le domaine de l’efficacité énergétique (2 milliards) et, d’autre part, pour encourager le recours à des «&nbsp;technologies et processus innovants&nbsp;» dans l’économie (1,2 milliard). Pour pouvoir profiter d’un encouragement au plan technologique, les entreprises devront cependant élaborer des «&nbsp;feuilles de route&nbsp;» ad hoc substantielles et également ramener de toute façon à zéro leurs émissions nettes jusqu’en 2050 au plus tard (objectif zéro net).</p><h3 class="heading--h4">Un mieux pour les locataires</h3><p>Environ 60&nbsp;% des chauffages fonctionnent toujours au mazout ou au gaz et environ 10&nbsp;% sont électriques. Et presque un chauffage fossile sur deux continue à être remplacé par un chauffage de même type. Concernant les bâtiments, le potentiel de réduction des émissions est de ce fait énorme, seules les transformations nécessaires progressent bien trop lentement. Les fonds destinés à encourager les changements à travers le programme d’impulsion prévu par la LCI représentent donc de l’argent investi de manière extrêmement efficace, surtout pour les locataires aussi. En effet, même si, par exemple, les pompes à chaleur sont plus avantageuses à l’usage que les chauffages fossiles, leur installation est plus onéreuse, ce qui se traduit souvent par une hausse des loyers, ou en sert de prétexte. Si la Confédération prend à sa charge une partie des frais d’assainissement, la marge de manœuvre pour d’éventuelles hausses des loyers s’en trouve substantiellement réduite. En plus d’une baisse des charges résultant de chauffages moins chers à l’usage, les locataires seront en fin de compte financièrement avantagés. De toute façon, il est clair que si les propriétaires, les bailleurs, reçoivent de l’argent de la Confédération pour remplacer un chauffage, les locataires doivent absolument en profiter&nbsp;!</p><h3 class="heading--h4">Un mieux pour les salarié-e-s</h3><p>Pour nous les syndicats, c’est-à-dire pour les salarié-e-s à bas ou moyen revenu et avec un coût de la vie toujours plus élevé, il est absolument déterminant que la LCI soit mise en œuvre, comme prévu, de manière totalement acceptable du point de vue social&nbsp;: si des employeurs reçoivent de l’argent pour des technologies nouvelles, ces dernières doivent être développées avec les salarié-e-s et non pas introduites contre eux. Les syndicats s’engageront pour qu’il en soit ainsi, tant au niveau de la Confédération que dans les entreprises. Notre but supérieur est ici la création d’emplois durables, sains et bien rémunérés. Les «&nbsp;emplois verts&nbsp;» doivent obligatoirement être aussi des «&nbsp;emplois de qualité&nbsp;». Et de tels emplois, il y en aura car, comme l’estime une étude de la ZHAW, à lui seul, le développement modéré des énergies renouvelables créera 50&nbsp;000 emplois supplémentaires déjà jusqu’en 2035.</p><h3 class="heading--h4">Il faut plus encore&nbsp;: un fonds climat&nbsp;!</h3><p>Les investissements déclenchés par la LCI sont très importants. Mais ils ne suffisent malheureusement de loin pas pour ramener à zéro jusqu’en 2050 – voire plus tôt comme ce serait en réalité nécessaire – le niveau des émissions de gaz à effet de serre en Suisse. C’est précisément pour cette raison que les syndicats soutiennent en plus l’<a href="/fondsclimat" class="link link--internal">initiative pour un fonds climat</a> qui demande qu’une offensive de financement à long terme et socialement équitable soit lancée en vue de mettre en œuvre la transition écologique. Ce fonds climat encore à créer devra permettre des investissements publics non seulement en faveur de nouvelles infrastructures et technologies, mais aussi de la formation ainsi que de la reconversion des salarié-e-s et des aides à apporter à ces derniers dans les branches concernées. C’est pourquoi, qui dit A et soutient la loi climat doit nécessairement aussi dire B et signer l’initiative pour un fonds climat.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/1/csm_Arbeiter-Solarpanel-Kontrolle-erneuerbareEnergie_dusanpetkovic-ist_75ec0bab5e.webp" length="74630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9721</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 09:00:00 +0200</pubDate><title>Remède de cheval à la Confédération, manne providentielle dans les cantons : une combinaison toxique pour la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/remede-de-cheval-a-la-confederation-manne-providentielle-dans-les-cantons-une-combinaison-toxique-pour-la-population</link><description>Alors que les cantons croulent sous les excédents, l’austérité annoncée est un non-sens total</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral prévoit un programme d’austérité brutal. L’augmentation des prix des transports publics n’est qu’un petit avant-goût de ce que ce programme pourrait signifier pour la population en général. En même temps, les cantons nagent dans l’opulence et en veulent encore plus avec l’imposition minimale de l’OCDE. Ensemble, nous devons arrêter cette absurdité.</p><h3 class="heading--h4">La meilleure situation au monde</h3><p>Autant le dire tout de suite&nbsp;: la politique d’austérité appliquée depuis peu par le Conseil fédéral est un non-sens économique et d’une inutilité totale vu l’état général des finances publiques. Souvenons-nous&nbsp;: après quelques difficultés de mise en route et sous la pression des syndicats, le Conseil fédéral a fait quelques bonnes choses pendant la pandémie de Covid. En garantissant les revenus, l’État a mis l’économie à l’abri d’un effondrement général. Cela a entraîné des dépenses supplémentaires extraordinaires, auxquelles l’État n’a eu aucun mal à faire face grâce à sa situation financière très confortable – surtout en comparaison internationale. Même après la pandémie, la valeur nette du patrimoine des pouvoirs publics dépasse les 400 milliards de francs, ce qui correspond à plus de la moitié de la performance économique annuelle.</p><h3 class="heading--h4">259 milliards pour les banques mais un remède de cheval pour la population</h3><p>Après la pandémie, sans doute dans un esprit d’autoflagellation collective, la majorité bourgeoise du Conseil fédéral avait dressé un portrait sombre de la situation financière future – dont l’on sait aujourd’hui qu’il forçait le trait –, exigeant «&nbsp;d’enfin se serrer la ceinture&nbsp;». Le ministre des finances d’alors annonça donc une nouvelle cure d’austérité, graduellement durcie et concrétisée par la nouvelle cheffe du Département fédéral des finances (DFF). C’est le résultat piètre et inattendu des comptes de 2022 qui aurait fait pencher la balance en faveur de la cure radicale qui est maintenant sur la table. Pourtant, ledit résultat découle surtout de restructurations comptables et d’effets ponctuels de la mise en œuvre de la RFFA (recettes de l’impôt anticipé). Il n’est en aucun cas le fruit de problèmes structurels.</p><p>Dans ce contexte, on peine à comprendre la radicalité des mesures d’économie annoncées. Car des coupes sont prévues à tous les niveaux&nbsp;: dans la culture (qui ne s’est pas encore relevée de la période Covid)&nbsp;; dans les transports publics (dont la conséquence directe est la hausse des prix des billets)&nbsp;; dans l’AVS (sérieusement&nbsp;?)&nbsp;; dans l’instruction publique (malgré l’augmentation du nombre d’élèves) et dans la coopération internationale (épargner aux dépens des plus pauvres ne fait pas mal en Suisse). Les syndicats feront tout ce qui est en leur pouvoir contre les mesures annoncées.</p><h3 class="heading--h4">Des cantons qui «&nbsp;s’étonnent&nbsp;» de vivre à nouveau dans l’abondance</h3><p>En matière de mesures d’austérité, les cantons font preuve d’une grande retenue en ce moment. Attention, la remarque n’a rien d’un éloge. Bien au contraire&nbsp;: la publication des comptes annuels 2022 de tous les cantons révèle un excédent cumulé de 3,3 milliards de francs alors que le déficit budgétisé était de 1,2 milliard. Ils expliquent tous cette «&nbsp;erreur de calcul&nbsp;» de 4,5 milliards notamment par des revenus plus élevés que prévu. Ceux-ci auraient leur origine dans les recettes des impôts sur les sociétés et dans les distributions des bénéfices de la Banque nationale. La première cause est évidente, car lorsque les budgets 2022 ont été établis, l’ampleur et la rapidité du redressement économique post-Covid n’étaient pas prévisibles. Pourtant, contrairement à ce qui fut le cas en 2021, la multiplication par six des bénéfices de la Banque nationale était totalement prévisible pour les budgets 2022. Elle ne peut donc pas être sérieusement avancée pour justifier les excédents élevés.</p><h3 class="heading--h4">Des excédents bien «&nbsp;planqués&nbsp;»</h3><p>Ces colossaux excédents cantonaux ne sont pas nouveaux. L’USS les pointe du doigt et les dénonce depuis des années déjà. Le principal problème ici est que du fait des règles budgétaires restrictives pratiquées dans presque tous les cantons, ces fonds ne sont pas affectés à des dépenses ou à des investissements productifs. Ils sont absorbés par la constitution insensée et continue du patrimoine (voir ci-dessus la mention de 400 milliards). Et ce chiffre serait encore plus élevé si les cantons n’avaient pas, en plus, copieusement pioché dans la boîte à malices comptable pour le bouclement 2022. Des centaines de millions ont ainsi été soit versés au capital propre avant la clôture de l’exercice comptable, soit parqués dans la «&nbsp;réserve politico-financière&nbsp;», ou encore utilisés pour le débit anticipé de futures tranches annuelles entières de contributions d’assainissement des caisses de pensions. Tout cela dans le seul but de ne pas faire paraître la situation trop réjouissante, afin de ne pas susciter des «&nbsp;convoitises&nbsp;». Si l’on additionne ces étranges transactions, plus d’un milliard additionnel vient s’ajouter aux 4,5 milliards susmentionnés.</p><h3 class="heading--h4">Une répartition déséquilibrée des tâches et dépenses</h3><p>Les formidables excédents des cantons ne résultent pas seulement des recettes. Ils proviennent aussi et surtout des économies réalisées sur les moyens octroyés aux tâches publiques essentielles comme les réductions de primes-maladie, les soins de longue durée ou le financement de la transition énergétique. Ces retombées négatives de la politique financière des cantons pèsent d’autant plus lourd face à la tentative actuelle de changement de cap de la Confédération en matière de politique des dépenses. Car il faut s’attendre à ce que cette dernière ne vienne plus sans autre pallier aux défaillances des cantons – comme cela s’était en quelque sorte «&nbsp;établi&nbsp;», au plus tard depuis le début de la pandémie. Qu’il s'agisse du parachute de secours d’Axpo, des Ukrainien-ne-s en quête de protection, de la transition énergétique ou du dossier électronique du patient&nbsp;: à plusieurs reprises, la Confédération a pris en charge une large part des dépenses, et cela même dans des domaines de compétence réservés aux cantons. Il convient de corriger enfin l’équivalence fiscale («&nbsp;Qui décide, paie&nbsp;»), qui est bancale depuis longtemps.</p><h3 class="heading--h4">L’imposition minimale de l’OCDE&nbsp;: le rejet crée un nouvel équilibre</h3><p>Cette correction ne doit pas provenir d’un paquet d’économies aberrant adopté par la Confédération, mais plutôt de l’usage productif des excédents astronomiques des cantons. Comme nous l’avons déjà mentionné, ceux-ci revêtent, à eux seuls, bien plus d’importance que le coût provisoire de 2,7&nbsp;milliards des plans d’économie concoctés par le Conseil fédéral. Il serait logique de conclure que les cantons n’ont qu’à verser cette somme à la Confédération – une idée moins extravagante qu’il n’y paraît. L’on pourrait aussi proposer une mise en œuvre judicieuse de l’imposition minimale de l’OCDE, qui permettrait à la Confédération de se procurer elle-même les ressources supplémentaires nécessaires. Elle a pourtant pris la décision inverse, contraire au bon sens, en laissant aux cantons la part du lion de ces recettes additionnelles. Voilà une raison suffisante pour rejeter franchement cet objet (mise en œuvre de l’imposition minimale de l’ODCE) lors de la votation de juin. Pour promouvoir ensuite une nouvelle mouture globalement équilibrée sur le plan de la politique financière, et claquer la porte du placard à poisons qui contient les plans d’austérité de Karin Keller-Sutter.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_6575ceb724.webp" length="85816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9726</guid><pubDate>Tue, 18 Apr 2023 17:06:29 +0200</pubDate><title>Le Parlement ferme les yeux sur l’explosion des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-ferme-les-yeux-sur-lexplosion-des-primes</link><description>Contre-projet insuffisant à l’initiative d’allégement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La hausse incessante des primes des caisses-maladie attise la crise du pouvoir d’achat. Les travailleuses et travailleurs ainsi que les personnes à la retraite ont toujours moins pour vivre. Face au renchérissement persistant et aux augmentations de loyers, il est nécessaire d’adopter des mesures concrètes visant à stabiliser le pouvoir d’achat. Alors que l’initiative d’allégement des primes permet de soulager les bas et moyens revenus, la Commission de la santé du Conseil des États a adopté aujourd’hui un contre-projet insuffisant. Le même Conseil des États qui avait avalisé la semaine dernière des crédits de sauvetage bancaire se chiffrant en milliards de francs cherche aujourd’hui à faire des économies sur le dos de la population.</p><p>La crise du pouvoir d’achat reste un problème lancinant pour les bas et moyens revenus. Le renchérissement demeure élevé et comme une nouvelle hausse du taux d’intérêt de référence ne saurait tarder, les loyers vont bientôt prendre l’ascenseur. Selon les premières prévisions en matière d’évolution des coûts de la santé, une mauvaise nouvelle sur les&nbsp;primes s’annonce&nbsp;pour cet automne. Les ménages verront ainsi leurs charges augmenter d’une manière insupportable.&nbsp;Sans mesures efficaces, une forte baisse de pouvoir d’achat sera inéluctable.</p><p>L’initiative d’allégement des primes est d’autant plus urgente qu’elle plafonnerait enfin la hausse intolérable de la charge que les primes font peser depuis longtemps sur le budget de la population. Il est absolument inacceptable que la charge pour les assuré-e-s augmente&nbsp;alors que les cantons, qui sont responsables de la politique de la santé, se désengagent les uns après les autres du financement des primes. En effet, au cours de la décennie écoulée,&nbsp;19&nbsp;cantons sur 26 ont&nbsp;réduit leur contribution à la réduction des primes en proportion de leur population.</p><p>Dans ce contexte alarmant, la commission compétente du Conseil des États vient de décider de raboter encore le contre-projet pourtant largement insuffisant du Conseil fédéral à l’initiative d’allégement des primes. Il ne reste ainsi que des miettes, avec les 350&nbsp;millions de francs prévus qui ne correspondent même pas à un pour-cent&nbsp;du montant total des primes payées en Suisse. La majorité de la commission montre une fois de plus qu’elle vit dans un monde parallèle&nbsp;et ignore&nbsp;les vrais problèmes qui préoccupent la population.</p><p>La balle dans le camp du Conseil des États&nbsp;: il faut absolument qu’il se rallie à la minorité de sa commission, qui lui recommande le contre-projet substantiel que le Conseil national a déjà adopté à une large majorité. S’il ne saisit pas cette chance, il devrait au moins contribuer activement à ce que l’initiative d’allégement des primes soit soumise à la population dans les meilleurs délais.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9694</guid><pubDate>Tue, 04 Apr 2023 15:42:18 +0200</pubDate><title>Message de félicitations à Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/message-de-felicitations-a-sophie-binet-nouvelle-secretaire-generale-de-la-cgt</link><description>Pour le président de l&#039;USS, son élection est un signe de force et de renouveau</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 53<sup>e</sup> Congrès de la Confédération générale du travail (CGT) française a élu le 31 mars Sophie Binet au poste de secrétaire générale. Elle succède à Philippe Martinez. Dans lemessage de félicitations qu'il lui a adressé, le président de l'USS Pierre-Yves Maillard estime qu'il s'agit d'un «&nbsp;signe de force et de renouveau&nbsp;» pour l'organisation et pour le syndicalisme en général.</p><p>Voici la lettre dans son intégralité :</p><p>Chère Sophie Binet, chère collègue,</p><p>Par la présente et au nom de l’Union syndicale suisse (USS), plus grande fédération de syndicats de notre pays, je vous transmets mes chaleureuses félicitations pour votre désignation à la fonction de secrétaire générale de la CGT. Votre élection est un signe de force et de renouveau pour votre organisation et pour le syndicalisme en général.</p><p>La situation est marquée par de nouvelles attaques violentes contre le travail et contre les systèmes sociaux. Les systèmes publics de retraites font, dans nos deux pays, l’objet de tentatives d’affaiblissement incessantes et inacceptables. Nous vous témoignons notre plein soutien dans votre lutte actuelle contre la réforme prévoyant une hausse de l’âge légal de départ.</p><p>Nous serons également rassemblés par le combat contre les velléités libérales de nos gouvernements et des instances européennes. Nous profitons de remercier la CGT pour le soutien qu’elle nous a toujours apporté, notamment au sein de la Confédération européenne des syndicats, face à un projet d’accord entre la Suisse et l’UE qui mettrait en cause nos salaires et notre service public.</p><p>Nous partageons pleinement votre appel à l’unité au sein des organisations de défense du monde du travail. Nous vous souhaitons du succès, dans la résistance et dans la conquête, pour les années à venir.</p><p>Avec mes salutations solidaires et collégiales,</p><p>UNION SYNDICALE SUISSE<br> Pierre-Yves Maillard<br> Président</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/c/csm_CGT_Sophie_Binet_CC_BY_3-0_326e009fc4.webp" length="18834" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9684</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2023 14:19:33 +0200</pubDate><title>Conseils et indemnisations pour les victimes de l’amiante et leurs proches</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/conseils-et-indemnisations-pour-les-victimes-de-lamiante-et-leurs-proches</link><description>Fondation Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (EFA)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année en Suisse, près de 200 personnes reçoivent un diagnostic de mésothéliome (tumeur maligne de la plèvre ou du péritoine). La grande majorité de ces tumeurs sont dues au contact avec l’amiante. Les fibres de cette dernière sont mille fois plus fines qu’un cheveu. Si elles atteignent les alvéoles pulmonaires les plus externes et la plèvre ou le péritoine voisins, elles peuvent – même après plusieurs dizaines d’années – être à l’origine d’une tumeur maligne, souvent mortelle. Les personnes les plus menacées sont celles qui ont travaillé sans mesures de protection avec des matériaux contenant de l’amiante. Mais le voisinage de ces entreprises ou chantiers ainsi que des enfants qui auraient joué dans la cour avec de tels matériaux sont également concernés, de même que les membres de leur famille qui ont par exemple lavé des vêtements contaminés par des fibres d’amiante. Beaucoup ignorent même à quel moment ou à quel endroit ils ont été en contact avec de l’amiante, jusqu’à ce que tombe le diagnsotic&nbsp;: mésothéliome.</p><p>Le diagnostic pousse nombre de personnes concernées et de proches à leurs limites. L’espérance de vie moyenne en cas de maladie due à un mésothéliome n’est en effet que d’environ 18&nbsp;mois. Il faut ajouter à cela que l’assurance-accident (LAA) n’offre une couverture que si la maladie a été causée par un contact professionnel avec l’amiante. De ce fait, pour les personnes que la LAA ne couvre pas, des problèmes financiers s’ajoutent encore aux charges physiques et psychiques.</p><p>C’est pour ces dernières qu’intervient la Fondation Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (EFA), fondée par les partenaires sociaux, dont l’USS. Elle se bat pour que ces personnes soient rapidement indemnisées de manière équitable, même si elles n’ont pas été en contact avec l’amiante dans le contexte d’une activité professionnelle. En plus, l’EFA conseille les personnes touchées par la maladie, les proches ainsi que l’opinion publique et fait de la sensibilisation au sujet des problèmes entraînés par la manipulation d’amiante. Elle conseille également toute personne intéressée par les questions en rapport avec une maladie éventuellement causée par l’amiante.</p><p>La Fondation EFA fournit également des informations sur le droit de s’annoncer en vue de se faire indemniser et la façon de procéder.</p><p><strong>Des conseils compétents</strong></p><p>Pour cette offre de conseils, la Fondation EFA recourt à la compétence de spécialistes expérimentés afin d’aider les victimes de l’amiante et leurs proches ainsi que les personnes intéressées en leur fournissant des informations fondées. À cet effet, elle a mis en place un care-service en français, allemand et italien. À Lausanne, Zurich et Lugano, des infirmiers et infirmières diplômés répondent à toutes les questions que peut soulever une maladie due à l’amiante. Lorsque les questions sont plus techniques, ils mettent les victimes (ou autres personnes demandeuses) en contact avec des spécialistes extérieurs, comme des médecins ou des assurances sociales. Ces services sont gratuits.</p><p><strong>Où trouver conseils et aide financière&nbsp;?</strong></p><p>Si vous avez contracté une tumeur maligne de la plèvre ou du péritoine (mésothéliome) après 1996 à la suite d’un contact avec l’amiante en Suisse, êtes un membre de la famille proche ou avez une procuration d’une personne concernée, vous pouvez solliciter une aide financière&nbsp;: <a href="https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/indemnisation" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/indemnisation</a>.</p><p>Le care-service de la Fondation EFA répond à vos premières questions&nbsp;: <a href="https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/conseil" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">https://www.stiftung-efa.ch/fr/nous-aidons/conseil</a></p><p>CARE-SERVICE français<br> +41 21 623 38 00<br><a href="#" data-mailto-token="thpsav1jhyl4zlycpjlGswck5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">care-service(at)lpvd.ch</a></p><p>CARE-SERVICE allemand<br> +41 44 268 20 00<br><a href="#" data-mailto-token="thpsav1jhyl4zlycpjlGsbunl4gblypjo5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">care-service(at)lunge-zuerich.ch</a></p><p>CARE-SERVICE italien<br> +41 91 973 22 80<br><a href="#" data-mailto-token="thpsav1jhyl4zlycpjlGslnhwvst5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">care-service(at)legapolm.ch</a></p><p>Fonds Fondations pour l’indemnisation des victimes de l’amiante (EFA)<br> c/o Union syndicale suisse<br> Monbijoustrasse 61<br> 3007 Berne</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/1/csm_asbestsanierung_bermau_iStock_5253d400a6.webp" length="318652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9681</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2023 08:35:44 +0200</pubDate><title>Réforme du 2e pilier : payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-du-2e-pilier-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Une large alliance lance la récolte de signatures contre la baisse des rentes du 2e pilier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La réforme de la prévoyance professionnelle (LPP&nbsp;21) adoptée par le Parlement entraîne des baisses de rentes pouvant atteindre 3240 francs par an. Pourtant, les rentes du 2e&nbsp;pilier ont déjà diminué drastiquement ces dernières années. Comble du cynisme&nbsp;: ce sont justement les salarié-e-s avec des salaires bas et moyens qui devront payer beaucoup plus avec la LPP&nbsp;21 – pour au final toucher encore moins de rentes. Et, après l'augmentation de l'âge de la retraite, les femmes seront pénalisées une deuxième fois&nbsp;: au lieu de voir leurs rentes s’améliorer, une majorité d'entre elles subiront même des baisses de rente. Ce calcul ne tient tout simplement pas la route&nbsp;! Pour toutes ces raisons, la large alliance contre la baisse des rentes LPP lance aujourd’hui la <a href="https://baisse-des-rentes.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">récolte de signatures</a> contre la réforme du 2e&nbsp;pilier.</p><p>Pour les salarié-e-s, les dix dernières années ont été désastreuses dans le 2e&nbsp;pilier. Les taux de conversion et les rentes n’ont cessé de baisser. Et la réforme adoptée par le Parlement ferme complètement les yeux sur ces évolutions. Le net revirement des taux d’intérêt et le fort renchérissement sont également complètement ignorés dans la réforme. Au lieu de continuer à baisser les rentes malgré des taux d’intérêt en hausse, il faudrait les augmenter pour compenser la perte de pouvoir d’achat. C’est pourtant tout le contraire que le Parlement a décidé&nbsp;: il mise sur une réforme qui entraîne des baisses de rente de jusqu’à 15&nbsp;%.</p><p>Après AVS&nbsp;21, cette réforme représente une nouvelle détérioration pour les femmes. Et c’est précisément la génération touchée par le relèvement de l’âge de la retraite qui devra payer plus de cotisations – et donc recevoir moins de salaire net pendant le reste de sa vie active – pour obtenir une rente plus basse ou égale. Non seulement les promesses ne sont pas tenues, mais les femmes paient une deuxième fois l’addition. D’un point de vue technique aussi, la réforme est un fiasco&nbsp;: elle rend le 2e&nbsp;pilier plus coûteux et encore plus difficile à comprendre. Et au final, il devient même arbitraire. La confiance dans la prévoyance professionnelle s’en trouvera encore plus ébranlée qu’elle ne l’est déjà.</p><p>Pour le président de l’USS <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> la réforme est dépassée&nbsp;: «&nbsp;L’abaissement du taux de conversion est une idée datant de l’époque des taux d’intérêt négatifs&nbsp;: en raison du revirement des taux et du renchérissement, les rentes doivent désormais être augmentées et non plus réduites.&nbsp;». <strong>Mattea Meyer,</strong> coprésidente du PS, estime que cette réforme de la LPP passe à côté de tous les objectifs qu’elle s’était fixés&nbsp;: «&nbsp;Elle entraîne une baisse des revenus et une diminution des rentes. Alors que les assuré-e-s paient ce projet coûteux, l’industrie financière peut continuer à faire des profits.&nbsp;».</p><p>Président de Travail.Suisse, <strong>Adrian Wüthrich,</strong> tient à faire une mise au point importante lors du lancement du référendum&nbsp;: «&nbsp;Contrairement à ce que beaucoup prétendent, tous les assuré-e-s ont un régime obligatoire LPP, et sont donc concernés par la baisse du taux de conversion minimum. Nous devons enfin mettre un terme aux baisses massives des rentes du 2e pilier et intervenir sur les coûts des caisses de pension.&nbsp;». Pour la présidente d’Unia <strong>Vania Alleva,</strong> la réforme du 2e&nbsp;pilier est tout simplement «&nbsp;un affront pour les femmes et pour tous les gens qui travaillent&nbsp;». Quant à <strong>Katharina Prelicz-Huber</strong>, présidente du SSP et conseillère nationale Les Vert-e-s, LPP&nbsp;21 signifie «&nbsp;pour la plupart des gens, même les jeunes&nbsp;: payer plus pour des rentes plus basses, même si celles-ci n’ont cessé de diminuer ces dernières années.&nbsp;»</p><p>Il y a un peu plus d’une semaine, une grande banque du pays a été sauvée à coup de milliards. Mais la réforme de la prévoyance professionnelle est également un cadeau faramineux offert au secteur de la finance, car il est le grand gagnant de la réforme et pourra continuer de s’emplir les poches. Aujourd’hui déjà, il prélève chaque année 7&nbsp;milliards de francs sur les avoirs de vieillesse des assuré-e-s. Pendant ce temps, les travailleuses et travailleurs assurés devraient se serrer la ceinture. Le mot d’ordre, c’est&nbsp;: en haut, on remplit les coffres, en bas, on vide les portemonnaies. Ce calcul ne tient pas la route&nbsp;! Avant même le vote final au Parlement, diverses branches des arts et métiers, l’Union suisse des paysans et plusieurs spécialistes du 2e pilier se sont exprimés publiquement en ce sens. Pour eux aussi, la réforme doit être rejetée.<br> &nbsp;</p><p class="text-center"><a href="https://baisse-des-rentes.ch/?src=usshp" target="_blank" class="button button--red" rel="noreferrer"><i aria-hidden="true" class="fa-pen fas"></i>&nbsp;Soutenir le référendum en ligne</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_lores_LLP_Non_FR_8dd2bfdc17.webp" length="118586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9711</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 17:23:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le financement de la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-le-financement-de-la-surveillance-de-la-correspondance-par-poste-et-telecommunication</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9709</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 17:12:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les tâches, l’organisation et le financement de l’Agence suisse pour la promotion des échanges et de la mobilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/loi-federale-sur-les-taches-lorganisation-et-le-financement-de-lagence-suisse-pour-la-promotion-des-echanges-et-de-la-mobilite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi sur Movetia (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9707</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 15:34:00 +0200</pubDate><title>Amélioration des effectifs de la protection civile</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/amelioration-des-effectifs-de-la-protection-civile</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9705</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 11:29:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la surveillance et la transparence des marchés de gros de l’énergie (LSTE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-la-surveillance-et-la-transparence-des-marches-de-gros-de-lenergie-lste</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9703</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 10:56:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’asile (sécurité et exploitation des centres de la Confédération)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-sur-lasile-securite-et-exploitation-des-centres-de-la-confederation</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9701</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 10:39:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie; Négociation des tarifs de la liste des analyses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-negociation-des-tarifs-de-la-liste-des-analyses</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9699</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:53:00 +0200</pubDate><title>Dossier électronique du patient (DEP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-electronique-du-patient-dep</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9697</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:06:00 +0200</pubDate><title>Loi fédéral sur la déduction fiscale des frais professionnels des personnes exerçant une activité lucrative dépendante</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federal-sur-la-deduction-fiscale-des-frais-professionnels-des-personnes-exercant-une-activite-lucrative-dependante</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9690</guid><pubDate>Wed, 29 Mar 2023 16:27:00 +0200</pubDate><title>La protection des salaires et le service public doivent être garantis</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-protection-des-salaires-et-le-service-public-doivent-etre-garantis</link><description>Politique européenne : les décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, le Conseil fédéral a arrêté la marche à suivre concernant les entretiens de la Suisse avec l’Union européenne (UE). Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que la protection des salaires et le service public doivent être garantis.</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Elle est ouverte comme aucun autre pays du continent. Par exemple, la moitié des entreprises de l’UE peut travailler en Suisse dans sa langue. C’est pourquoi la Suisse a besoin de la meilleure protection des salaires qui soit. Les entreprises de l’UE profitent aujourd’hui de cet accès au marché suisse. Elles réalisent un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards de francs par année dans notre pays.</p><p>Le service public aussi occupe en Suisse une position particulière qui doit continuer à être préservée. Par exemple, la Suisse n’a pas ouvert le marché de l’électricité pour les ménages&nbsp;; cela pour de bonnes raisons comme le montrent les importantes hausses des tarifs de l’électricité à l’étranger. Le trafic voyageurs et voyageuses sur rail est organisé sur une base coopérative. Le libéraliser comme c’est le cas dans l’UE n’aurait pas une incidence négative uniquement pour les salaires, mais ne serait pas réalisable en raison de la forte sollicitation du réseau ferroviaire suisse.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ba4c79bd26_66dff9f6ac.webp" length="479214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9677</guid><pubDate>Fri, 24 Mar 2023 14:52:45 +0100</pubDate><title>Avenant à la Convention entre la Suisse et la France en vue d&#039;éviter les doubles impositions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/avenant-a-la-convention-entre-la-suisse-et-la-france-en-vue-deviter-les-doubles-impositions</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9675</guid><pubDate>Thu, 23 Mar 2023 08:38:00 +0100</pubDate><title>Cours du franc suisse : la BNS joue avec le feu</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cours-du-franc-suisse-la-bns-joue-avec-le-feu</link><description>Politique monétaire : nouvelle hausse du taux directeur</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui s’est passé dans le secteur bancaire ces derniers jours est tout simplement effarant. En Suisse et aux États-Unis, des banques ont dû être sauvées afin d’éviter de potentielles catastrophes économiques. Et personne ne peut savoir à l’heure actuelle dans quelle mesure les dangers sont réellement écartés. Dans un tel contexte, le franc risque de s’apprécier fortement, bien qu’il soit déjà surévalué. La déclaration d’intention de la Banque nationale suisse (BNS) d’autoriser de nouvelles appréciations est un jeu risqué.</p><p>La BNS déclare aujourd’hui&nbsp;: «&nbsp;Afin de garantir des conditions monétaires appropriées, la Banque nationale reste en outre disposée à être active au besoin sur le marché des changes. Depuis quelques trimestres, il s’agit principalement de la vente de devises.&nbsp;» Par le passé, de telles remarques ont incité les spéculateurs sur les devises à miser sur une appréciation du franc.</p><p>L’USS est extrêmement préoccupée. Les exportations de divers produits industriels stagnent ou sont en recul. La compétitivité des prix de certaines branches d’exportation, comme l’industrie alimentaire et des boissons, s’est déjà détériorée en raison de l’appréciation de la monnaie nationale. Une nouvelle appréciation significative du franc mettrait en péril les salaires et les emplois dans plusieurs secteurs de l’économie d’exportation</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9669</guid><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 10:15:00 +0100</pubDate><title>Ce n’est pas aux travailleuses et travailleurs de payer pour les fautes des  managers de la banque et des autorités</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ce-nest-pas-aux-travailleuses-et-travailleurs-de-payer-pour-les-fautes-des-managers-de-la-banque-et-des-autorites</link><description>Credit Suisse : l’USS exige le maintien des emplois et des mesures de prévention
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les graves manquements des responsables de Credit Suisse (CS) et l’échec collectif de la réglementation ont conduit à une action de sauvetage historique de la deuxième grande banque de Suisse. Mais les employé-e-s de Credit Suisse ne doivent pas payer pour les erreurs commises par les managers et les autorités. Les collaboratrices et collaborateurs sont choqués par les conséquences qui les menacent directement. Les deux banques, Credit Suisse et UBS, ont le devoir d’éviter des coupes brutales dans les postes de travail. L’enjeu est colossal pour les 17&nbsp;000 employé-e-s de CS en Suisse. Directement ou indirectement, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont potentiellement menacés. L’USS soutient l’Association suisse des employés de banque (ASEB) dans son engagement pour le maintien des emplois et pour un bon plan social.</p><p>C’est horrible, mais hélas vrai&nbsp;: quinze ans à peine après le sauvetage d’UBS, c’est au tour de Credit Suisse (CS), la deuxième grande banque internationale de Suisse, d’avoir besoin d’une action de sauvetage étatique. En prenant des risque excessifs et faute de vraiment maîtriser leur métier, les responsables de CS ont acculé la banque à la faillite. Les responsables à la Confédération et à la Banque nationale ont, eux, jeté de la poudre aux yeux de la population. Ils ont prétendu avoir réduit les problèmes des banques «&nbsp;d’importance systémique&nbsp;» de telle sorte qu’il n’y aurait pas de nouvelle affaire UBS obligeant la Confédération à accorder une garantie pour réduire les risques de pertes bancaires. Mais les plans de liquidation compliqués se sont révélés inutiles en cas de crise. Les perdant-e-s sont la population et les employé-e-s de CS qui, jour après jour, accomplissent consciencieusement leur travail pour que le pays fonctionne, alors que les anciens responsables de CS ont déjà quitté le navire depuis longtemps, avec leurs salaires se chiffrant en millions de francs par an.</p><p>L’application du droit d’urgence par le Conseil fédéral ne doit pas être suivie d’une coupe à blanc dans le personnel. L’objectif principal est le maintien des emplois. Si des licenciements ont lieu, les employé-e-s concernés doivent pouvoir trouver un nouvel emploi le plus rapidement possible. Lors de la fusion à venir, les contrats de travail transférés doivent être assortis d’une protection contre le licenciement, en particulier pour les salarié-e-s de plus de 55 ans. Aucun licenciement ne doit avoir lieu avant l’intégration complète des deux entités.</p><p>Après l’effondrement de fait de la deuxième grande banque, il est absolument impératif de prendre enfin des mesures permettant d’éviter que de tels événements se reproduisent. Et surtout, une prévention efficace s’impose&nbsp;: les autorités doivent veiller à ce que les banques disposent de réserves suffisantes en liquidités et en fonds propres pour pouvoir supporter elles-mêmes les pertes dans tous les cas de figure. Elles doivent par ailleurs imposer des restrictions sur les risques que les banques peuvent prendre. Les systèmes de primes salariales et de bonus qui poussent à la prise de risque doivent maintenant disparaître. Et seules les personnes disposant des qualifications requises devraient pouvoir diriger une banque. La FINMA a en principe déjà des compétences en la matière. Il doit s’agir avant tout de prévenir les crises plutôt que de développer des mécanismes compliqués qui ne sont finalement pas applicables en cas de crise.</p><p>La Confédération a accordé une garantie de 9 milliards de francs à l’UBS, soit l’équivalent de 1000 francs par habitant-e de la Suisse. Face à la population, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter va devoir expliquer pourquoi d’une part, l’on soutient l’UBS et le Credit Suisse, alors que l’on veut d’autre part économiser sur les rentes AVS, que la Confédération baisse les rentes du 2e&nbsp;pilier et que les primes d’assurance maladie ne cessent de prendre l’ascenseur. Les impôts pour les entreprises ont été réduits dans la plupart des cantons. Les grandes banques et leurs dirigeants en ont également profité. Il faut que cela change. La Suisse doit développer une politique du pouvoir d’achat et une politique fiscale qui soient axées sur les gens qui travaillent et font tourner le pays.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/5/csm_CreditSuisse_Eingang_nurRed_iStock-MichaelDerrerFuchs_39144a745d.webp" length="211916" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9667</guid><pubDate>Sun, 19 Mar 2023 21:17:00 +0100</pubDate><title>Garantir les emplois, introduire des régulations sérieuses et éclaircir les manquements des banques et des autorités pour éviter que la population ne paie pour les banques</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/garantir-les-emplois-introduire-des-regulations-serieuses-et-eclaircir-les-manquements-des-banques-et-des-autorites</link><description>Nouveau sauvetage d&#039;une grande banque malgré les règles «too big to fail»</description><content:encoded><![CDATA[<p>15 ans après UBS, il aura été nécessaire également de sauver Credit Suisse aujourd'hui. Qu'on en soit arrivé là est insupportable. Les responsables du Credit Suisse ont conduit la banque à la catastrophe par des prises de risques excessives mais aussi par une incompétence caractérisée. Quant aux autorités fédérales et à la Banque nationale, ils ont fait croire à la population qu'ils avaient réduit les risques des banques dites d'« importance systémique » de telle sorte qu'un deuxième cas UBS ne serait plus possible.</p><p>Les salarié-e-s de Credit Suisse et plus largement la population du pays paient aujourd'hui les pots cassés, cependant que les cadres de la banque avec leurs salaires délirants&nbsp;n'assument aucune responsabilité.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) soutient l'engagement de l'Association des employés de banque en faveur des travailleuses et travailleurs&nbsp;concernés par la fusion. Il est urgent de&nbsp;mettre&nbsp;en place une task force pour préserver un maximum de places de travail et pour élaborer un plan social en cas de licenciements.&nbsp;</p><p>Pour l'USS, après ce qui constitue l'effondrement de la deuxième banque du pays, des mesures doivent être prises pour éviter ce genre d'événement à l'avenir. Ce d'autant plus que la Suisse ne comptera désormais plus qu'une seule grande banque, ce qui fera augmenter les risques. Les banques doivent disposer de réserves suffisantes pour assumer leurs pertes, et doivent faire l'objet de restrictions&nbsp;quant aux risques qu'elles peuvent prendre. Les systèmes de rémunération comprenant d'importants bonus doivent être abolis, et les qualifications des cadres dirigeants mieux vérifiées. Enfin, l'imposition des banques doit être revue à la hausse pour tenir compte des garanties publiques dont elles bénéficient de fait.</p><p>La gestion de l'affaire du Credit Suisse devra&nbsp;être examinée en détail. Il s'agira en particulier de préciser dans quel mesure le Département fédéral des finances, la Banque nationale et la Finma ont assumé ou non les tâches qui leur incombaient.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/9/csm_Paradeplatz-Creditsuisse_ccbync_WallyGobetz-flickr_aa5bf8a52d.webp" length="469948" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9664</guid><pubDate>Fri, 17 Mar 2023 10:58:08 +0100</pubDate><title>Révision de la LPP : il faudra payer plus pour toucher moins de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-lpp-il-faudra-payer-plus-pour-toucher-moins-de-rente</link><description>Le Parlement enterre la promesse de maintien des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La réforme de la LPP adoptée aujourd’hui par le Parlement entraîne des baisses de rentes pouvant atteindre 3240 francs par an. Pourtant, les rentes du 2e&nbsp;pilier n’ont cessé de diminuer depuis des années. Comble du cynisme&nbsp;: ce sont justement les bas salaires qui devront payer beaucoup plus avec la LPP&nbsp;21. Ce calcul ne tient tout simplement pas la route. Le seul gagnant de cette réforme, c’est le secteur de la finance qui pourra continuer de s’emplir les poches. Aujourd’hui déjà, les assurances et caisses de pensions prélèvent chaque année 7&nbsp;milliards de francs sur les avoirs de vieillesse des assuré-e-s.</p><p>Après l’échec de PV&nbsp;2020, les partenaires sociaux ont été chargés par le Conseil fédéral d’élaborer une proposition pour régler les problèmes les plus pressants dans le 2e&nbsp;pilier. C’était logique, dans la mesure où les partenaires sociaux sont responsables du financement et de l’aménagement du 2e&nbsp;pilier. Le Conseil fédéral a repris le projet de réforme trouvé après d’intenses négociations et l’a transmis au Parlement. Ce projet aurait modernisé la LPP, stabilisé les rentes et rapidement amélioré celles des personnes occupées à temps partiel ou qui ont des faibles revenus.</p><p>Le projet adopté aujourd’hui par le Parlement lors du vote final n’a plus rien à voir avec tout cela. Le Parlement en a fait un projet coûteux et arbitraire pour les travailleuses et travailleurs de toutes les générations. Les baisses de rentes de la dernière décennie vont se poursuivre avec l’abaissement du taux de conversion à 6&nbsp;%. Les baisses de rentes pourront atteindre 270&nbsp;francs par mois. À cela s’ajoutent des pertes de pouvoir d’achat du même ordre de grandeur en raison de la hausse constante des primes-maladie et de l’absence de compensation du renchérissement dans le 2e&nbsp;pilier. Ce, alors que la Constitution promet le contraire depuis 50 ans et que l’inflation en Suisse est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis des décennies. Les personnes proches de la retraite ne toucheront qu’un quart de la compensation intégrale des réductions de rentes. Et pour les personnes qui ne font plus partie de la génération de transition, ce sera&nbsp;: payer plus pour toucher des rentes plus basses. Même les très jeunes salarié-e-s auront droit, après quarante ans d’épargne, à des rentes encore plus basses que ce qu’on leur a promis jusqu’ici. Pourtant, les coûts de la réforme pour les salarié-e-s à bas et moyens revenus seront si élevés que des branches entières se sont déjà prononcées contre la réforme.</p><p>Techniquement parlant, la réforme actuelle est si mal conçue que, outre l’Office fédéral des assurances sociales, les expert-e-s en caisses de pensions ont émis de grandes réserves à son encontre. Elle risque de déstabiliser drastiquement la confiance – déjà bien entamée – des salarié-e-s assurés dans le 2e&nbsp;pilier. Ce résultat est un aveu de faiblesse. Il illustre à quel point la majorité bourgeoise a abandonné la promesse de garantir une retraite décente pour tous les salarié-e-s, allègrement soutenue en cela par les lobbyistes du secteur très gourmand de la finance, les assureurs et les associations patronales qui ne tiennent pas leur parole.</p><p>Le Congrès de l’USS a déjà pris la décision, fin novembre 2022, de combattre avec véhémence tout projet de baisse des rentes dans le 2e&nbsp;pilier. Dans deux semaines, le Comité de l’USS se penchera sur les décisions prises aujourd’hui par le Parlement et décidera du lancement définitif du référendum.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9661</guid><pubDate>Wed, 15 Mar 2023 12:21:13 +0100</pubDate><title>La 13e rente AVS toujours plus importante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-13e-rente-avs-toujours-plus-importante</link><description>Le Parlement refuse de voir que les rentes perdent de leur valeur</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes perdent énormément de leur valeur. À cause de la hausse des loyers et des primes-maladie ainsi que d’un renchérissement jamais atteint depuis des décennies, il reste toujours moins d’argent dans le porte-monnaie des retraité-e-s. Comme les rentes du 2e pilier baissent depuis des années déjà, il devient toujours plus important de renforcer l’AVS en créant une 13e rente. Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente.</p><p>La Suisse a un problème avec ses rentes. Toujours moins de salarié-e-s peuvent en vivre pendant leur retraite. Les femmes sont les premières concernées, mais les hommes dont les revenus sont bas ou moyens le sont aussi. Or, trois mois après le Conseil national, le Conseil des États balaie d’un simple revers l’initiative pour une 13e rente AVS, de même que tous les efforts déployés en faveur d’un contre-projet.</p><p>À travers ses décisions de la semaine en cours, le Parlement montre non seulement que le problème des rentes lui est clairement indifférent, mais qu’il se fait le complice actif d’un démantèlement constant de la prévoyance vieillesse solidaire que connaît la Suisse. Cela, au profit d’une prévoyance vieillesse privée que seuls les tout gros salaires peuvent se permettre et grâce à laquelle les banques et les assurances s’en mettent plein les poches. De fait, alors qu’il se prononce «&nbsp;pour des raisons financières&nbsp;» contre une augmentation des rentes AVS et met sur rail les travaux en vue d’un nouveau relèvement de l’âge de la retraite, il adopte une réforme du 2e&nbsp;pilier qui va coûter en tout, surtout aux personnes à bas revenu, près de 40 milliards de francs. Et sans aucune garantie quant aux rentes, car le 2e pilier ne contient pas de protection contre l’inflation. Le Parlement veut même qu’en cas de rachat dans le 2e pilier, la protection minimale prévue par la loi ne soit pas garantie aux salarié-e-s. Par contre, aucune limite n’est mise aux profits engrangés du secteur financier et la branche des caisses de pensions. Finalement, les actuels soubresauts enregistrés sur les marchés financiers font précisément apparaître une nouvelle fois que l’on ne peut pas faire confiance à ce 3e pilier tant mis en avant par les banques.</p><p>Les salarié-e-s doivent rester en point de mire des débats en cours sur la prévoyance vieillesse. Ils ont besoin de pouvoir encore s’acquitter des cotisations salariales destinées à leur prévoyance vieillesse et qu’elles soient placées de manière efficiente. Pour 90&nbsp;% d’entre eux, un renforcement de l’AVS en vaut la peine. C’est pour cela que l’USS se battra de toutes ses forces pour son initiative populaire en faveur d’une 13e rente AVS. Il n’y a qu’avec cette dernière que tout le monde participe, et profite d’améliorations directes de ses rentes, surtout les femmes.</p><p>Mais pour tous les retraité-e-s, cette initiative est plus importante que jamais, précisément dans le contexte actuel. Le pouvoir d’achat d’un ménage de retraité-e-s est en effet précaire. Sans contre-mesure incisive, il manquera, fin 2024, une rente mensuelle entière dans leur porte-monnaie. C’est pourquoi l’USS mettra tout en œuvre pour qu’une 13e rente AVS soit mise en place. Il est désormais enfin temps d’augmenter à nouveau les rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9659</guid><pubDate>Fri, 10 Mar 2023 16:18:27 +0100</pubDate><title>Dépenses de la Confédération : cet alarmisme est totalement déplacé !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/depenses-de-la-confederation-cet-alarmisme-est-totalement-deplace</link><description>Le Conseil fédéral publie les valeurs de référence pour les arrêtés financiers pluriannuels</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Chaque semaine ou presque, le Conseil fédéral prend actuellement des décisions importantes en matière de politique financière. C’était de nouveau le cas aujourd’hui avec l’adoption des «&nbsp;valeurs de référence des arrêtés financiers pluriannuels&nbsp;». En particulier dans les domaines de la formation, des transports publics, de la culture et de la coopération internationale, le Conseil fédéral a fixé des taux de croissance annuels parfois nettement inférieurs à ceux de la législature en cours (et c’est encore pire si l’on tient compte de l’inflation&nbsp;!).</p><p>Ces valeurs sont en contradiction totale avec les défis auxquels le pays doit faire face dans l’immédiat&nbsp;:</p><ul><li>Dans le domaine de la formation, la croissance du nombre d’élèves et d’étudiant-e-s exige à elle seule une augmentation substantielle des dépenses nominales.</li><li>Dans les transports publics, un des défis sera de faire face à l’augmentation de la population, et donc du nombre de passagers et passagères. D’autre part, la volonté, maintes fois réaffirmée par la Confédération et le Parlement, d’augmenter sensiblement la part des transports publics dans le volume total des transports nécessite un développement conséquent de l’offre.</li><li>Les dépenses pour la reconstruction de l’Ukraine ne sont pas chiffrables pour l’instant. Mais elles ne doivent en aucun cas se faire au détriment des dépenses pour la coopération internationale (comme le prévoit le Conseil fédéral). En effet, dans ce domaine, la Suisse n’a toujours pas atteint les valeurs cibles qu’elle s’était pourtant engagée à atteindre il y a longtemps face à la communauté internationale.</li></ul><p>L’USS reconnaît que le gouvernement s’efforce d’établir une planification financière saine, mais ne partage en aucun cas l’alarmisme dont il fait preuve depuis peu. Après avoir pris l’automne dernier de premières décisions préliminaires assez restrictives en matière de politique financière, le Conseil fédéral a présenté mi-février son programme de consolidation pour les prochaines années du budget et du plan financier. Dans ce contexte, les arrêtés financiers pluriannuels, dont nous connaissons désormais les valeurs de référence, représentent une grande partie des dépenses faiblement liées, pour lesquelles le Conseil fédéral prévoit des réductions linéaires de 2&nbsp;% dès le prochain exercice budgétaire.</p><p>Les coupes prévues ne sont pas seulement irresponsables du point de vue de la politique économique et sociale, elles sont également déplacées en termes de politique financière. Premièrement, les perspectives économiques s’améliorent et continuent de s’améliorer. Et deuxièmement, les finances publiques suisses sont en excellente santé en comparaison internationale&nbsp;: après presque deux décennies de sous-budgétisation chronique et massive, l’État dispose d’une fortune nette correspondant à plus de la moitié de la performance économique annuelle – et ce après la crise du Covid-19&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_floheinstein_flickr__zug_sbb_einfahrt_passagiere_bahnhof_gleise_5d5973db76.webp" length="114568" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9657</guid><pubDate>Fri, 10 Mar 2023 10:03:32 +0100</pubDate><title>EFAS : une pseudo-réforme qui risque de faire beaucoup de dégâts </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/efas-une-pseudo-reforme-qui-risque-de-faire-beaucoup-de-degats</link><description>Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires : rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’assurance de base</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une maturation longue ne garantit pas nécessairement un meilleur goût&nbsp;: c’est en tout cas ce que l’on peut dire de la révision «&nbsp;EFAS&nbsp;» de la LAMal qui remonte à une intervention déposée en… 2009. Près de 14 ans plus tard, cette révision est à nouveau traitée par la Commission de la santé du Conseil national. Elle doit impérativement être rejetée.</p><p>Le système de santé est aujourd’hui confronté à deux crises majeures en même temps&nbsp;: l’approvisionnement est en grande difficulté et le financement est aux soins intensifs depuis un bon moment déjà. D’un côté, nous avons une pénurie toujours plus criante de personnel et de médicaments. De l’autre côté, force est de constater que de larges couches de la population ne peuvent plus vraiment payer des primes individuelles et des coûts additionnels qui sont déjà trop élevés et ne cessent d’augmenter.</p><p>C’est dans ce contexte que le lobby des assurances présente aujourd’hui son projet de «&nbsp;financement uniforme des soins ambulatoires et stationnaires (EFAS)&nbsp;» comme le grand coup de balai qui s’attaquerait aux racines de nombreux dysfonctionnements du système de santé. Si seulement&nbsp;! Malheureusement, EFAS est avant tout une pseudo-réforme qui risque de faire des dégâts énormes.</p><p class="heading--h4">Plus d’argent ni de pilotage</p><p>En gros, EFAS n’est rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’assurance de base&nbsp;: avec ce projet, les quelque 11 milliards de francs d’impôts que les cantons dépensent actuellement pour les hôpitaux seraient simplement transférés aux assureurs. Ceux-ci devraient ensuite répartir les fonds dans tous les domaines des soins par le biais de l’«&nbsp;Institution commune LAMal&nbsp;» – déjà existante (dans laquelle les cantons pourraient siéger, mais seulement à titre consultatif) – selon une clé de répartition uniforme au niveau national. Le pouvoir de pilotage des caisses augmenterait donc fortement (qui paie commande&nbsp;!), au détriment des cantons qui en ont pourtant la légitimité démocratique. Pire encore&nbsp;: ceux-ci ne pourraient même pas formuler des mandats de prestations pour tous ces milliards (comme c’est normalement partout le cas dans le service public).</p><p class="heading--h4">Les principales incitations négatives demeurent</p><p>Bien sûr qu’il est absurde d’avoir un financement différent pour les traitements ambulatoires et les interventions stationnaires (les cantons participent à hauteur de 55&nbsp;% au domaine stationnaire et pas du tout à l’ambulatoire). Mais la simple suppression de cette différence ne changerait rien au fait que les systèmes tarifaires existants et inchangés continuent à produire des soins excédentaires coûteux (les interventions lucratives sont rentables) et des lacunes non moins coûteuses dans d’autres soins. Et ce qui nous coûte le plus cher à toutes et tous, c’est la surabondance de soins dans l’assurance complémentaire&nbsp;: c’est là que les affaires sont rentables, tant pour les caisses que pour les hôpitaux privés, car les bénéfices peuvent être conservés.</p><p>C’est pourquoi – et c’est prouvé – on y traite trop et on facture ensuite une grande partie à l’assurance de base. Un scandale permanent auquel EFAS ne changerait absolument rien. Au contraire&nbsp;: dans sa première version du Conseil national, EFAS ferait même un nouveau cadeau de plusieurs centaines de millions aux hôpitaux privés, puisqu’ils recevraient désormais une indemnisation majorée de 30&nbsp;%.</p><p class="heading--h4">Soins de longue durée&nbsp;: «&nbsp;far west&nbsp;» et primes encore plus élevées</p><p>Autre point totalement incompréhensible&nbsp;: contrairement au Conseil national, le Conseil des États a également intégré les soins de longue durée dans le financement uniforme. Concrètement, cela signifie que le domaine de soins qui connaît aujourd’hui la croissance la plus rapide – en raison du vieillissement de la société – serait désormais entièrement cofinancé par les primes. En effet, le plafonnement actuel de la contribution des primes aux soins de longue durée, qui constitue l’une des rares barrières efficaces contre la croissance galopante des primes, a été complètement supprimé de la loi par le Conseil des États. C’est inacceptable. C’est un affront pour les ménages à bas et moyens revenus pour lesquels la charge de primes est déjà chroniquement beaucoup trop élevée et ne cesse d’augmenter encore. Mais c’est aussi un affront pour le personnel de santé et les patient-e-s&nbsp;: aujourd’hui, la loi prévoit que les cantons sont responsables du «&nbsp;financement résiduel&nbsp;» des établissements médico-sociaux (EMS) et des services d’aide et de soins à domicile. Et là, les choses ne tournent pas rond. Il est avéré que les cantons paient constamment trop peu, ce que les EMS tentent de compenser par une pression croissante sur le personnel et par des participations élevées – parfois illégales – des patient-e-s aux frais.</p><p>Mais au lieu de remédier à ces dysfonctionnements et de veiller au respect de la loi, le Conseil des États veut purement et simplement supprimer les articles correspondants dans la loi. Le résultat serait une sorte de «&nbsp;far west&nbsp;» dans le financement des soins, et il ne faudrait pas chercher bien loin ceux qui en pâtiraient le plus&nbsp;: ce serait à nouveau les patient-e-s et le personnel. Ce qui est perfide dans cette affaire, c’est que les soins de longue durée ont été intégrés dans la réforme, notamment sous la pression des cantons. En effet, les cantons s’en sortiraient financièrement mieux à long terme – au détriment des gens qui paient les primes&nbsp;!</p><p class="heading--h4">Participation aux coûts en hausse, réductions de primes en baisse</p><p>Avec EFAS, les assuré-e-s ne risquent pas seulement de voir leurs primes augmenter, mais aussi leur participation aux coûts. En effet, d’une part, dans le domaine des soins de longue durée, le texte de loi prévoit explicitement que le plafonnement actuel de la contribution des patient-e-s ne s’appliquera plus que pendant cinq ans. D’autre part, en cas d’hospitalisation stationnaire, la totalité des frais de traitement serait désormais facturée en tenant compte de la franchise et de la quote-part (aujourd’hui, c’est à peine la moitié).</p><p>De plus, le cœur même d’EFAS, soit une «&nbsp;clé de financement uniforme au niveau national&nbsp;», signifie que chaque canton devrait adapter sa clé de financement actuelle à la moyenne suisse. Et cela devrait se faire soit par une hausse des primes (encore&nbsp;!), soit en augmentant les dépenses fiscales. Et une augmentation des dépenses fiscales pourrait rapidement entraîner à son tour une hausse des primes. En effet, l’un des premiers domaines où les cantons font généralement des économies en cas de dépenses supplémentaires est celui des réductions de primes pour les ménages dans le besoin – le passé l’a suffisamment montré.</p><p class="heading--h4">Les économies annoncées&nbsp;? Des promesses en l’air&nbsp;!</p><p>Pour ne pas avoir à entrer dans les détails des nombreuses aberrations – nous venons de les énumérer – de la réforme, de nombreux partisans d’EFAS se contentent souvent d’évoquer les «&nbsp;centaines de millions de francs&nbsp;» que leur projet permettrait d’économiser. Là aussi, il s’agit d’une affirmation totalement creuse, car il n’existe aucune étude et donc aucun chiffre étayé sur les économies possibles grâce à EFAS. Si l’on se penche sur les passages en petits caractères, on trouve un peu plus d’honnêteté. En effet, Santésuisse écrit textuellement ceci&nbsp;: «&nbsp;EFAS ne résout pas le problème fondamental de l’augmentation excessive des coûts de la santé&nbsp;».</p><p>Cette petite phrase en dit long et une chose est sûre&nbsp;: le Parlement doit stopper la réforme EFAS. Et à la place, la politique de santé devrait enfin se concentrer sur l’essentiel et le plus urgent&nbsp;: le renforcement de la couverture des soins (notamment par une amélioration du statut du personnel), des mesures efficaces de maîtrise des coûts (notamment par une baisse des prix des médicaments, une réforme des systèmes tarifaires et la fin de toute forme d’affairisme dans l’assurance complémentaire) ainsi qu’un financement social par des réductions de primes substantiellement plus étoffées.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9640</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:34:03 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États bétonne des baisses de rentes encore plus graves</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-des-etats-betonne-des-baisses-de-rentes-encore-plus-graves</link><description>LPP 21 : il faudra payer plus pour toucher encore moins de rente</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les décisions prises aujourd’hui par le Conseil des États entraînent des baisses de rentes encore plus douloureuses pour les personnes à revenu moyen. Avec la déduction de coordination décidée, ces baisses de rentes pourront atteindre 15&nbsp;%, soit jusqu’à 271&nbsp;francs par mois. Résultat&nbsp;: la garantie du niveau des rentes affirmée par le Conseil fédéral et tous les partis n’est plus respectée, même pour les personnes qui ont aujourd’hui 25 ans et des revenus moyens. Cela signifie pour toutes les générations&nbsp;: il faudra payer plus pour des retraites plus basses.</p><p>À partir du projet initial du Conseil fédéral (basé sur le compromis des partenaires sociaux), le Parlement a bricolé un projet de démantèlement pur et simple. Pire, cette réforme est aujourd’hui dépassée&nbsp;: en raison du revirement des taux d’intérêt et de la hausse de l’inflation, de nouveaux problèmes se posent dans le 2e&nbsp;pilier, à commencer par la perte de valeur des rentes des caisses de pensions due à l’inflation. Dans ce contexte, il faut augmenter les rentes et non les baisser. Le projet de réforme de la LPP date de l’époque des taux d’intérêt négatifs, qui est désormais révolue. La baisse du taux de conversion n’a désormais plus la même urgence. Le Parlement fait fi de cette nouvelle donne et maintient coûte que coûte les baisses de rentes. L’USS se battra avec véhémence contre les baisses de rentes prévues.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_17c2d58960.webp" length="408924" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9639</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:28:12 +0100</pubDate><title>Le Parlement laisse définitivement tomber les retraité-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-laisse-definitivement-tomber-les-retraite-e-s</link><description>Pas de compensation du renchérissement pour les rentes AVS : le Conseil des États se montre aussi impitoyable que le National</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis quelque temps déjà, les rentes AVS ne sont pas seulement à la traîne par rapport au renchérissement&nbsp;: l’écart entre les salaires et les rentes se creuse également d’année en année. Les prix des loyers et l’explosion des primes-maladie font que les retraites suffisent de moins en moins pour vivre. Malgré tout cela, le Parlement n’est même pas prêt à soutenir un tant soit peu le pouvoir d’achat des retraité-e-s avec l’adaptation minimale au renchérissement, laissant ainsi tomber des personnes qui ont travaillé toute leur vie. De plus, les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis des années et ne sont pas adaptées au renchérissement.</p><p>Avec la décision d’aujourd'hui, le Conseil des États se moque de la Constitution : en refusant même d’entrer en matière, il abandonne définitivement la pleine compensation du renchérissement pour les bénéficiaires de l’AVS et de l’AI ainsi que pour ceux des prestations complémentaires et transitoires. Cela, alors qu’il y a quelques semaines seulement, il avait demandé au Conseil fédéral de préparer un projet en ce sens. Et bien que la forte hausse des prix et des primes-maladie touchent très durement les retraité-e-s. Sans compensation, un ménage de retraité-e-s dans la moyenne risque de perdre environ 8&nbsp;% de son pouvoir d’achat d’ici fin 2024. Sur une année, cela représente un mois entier de rente en moins dans le porte-monnaie.</p><p>Pour l’USS, les choses sont claires&nbsp;: pour corriger le problème de la baisse constante des rentes, il ne reste à la population plus que la voie des urnes, en votant pour l’introduction d’une 13e&nbsp;rente AVS. Car les rentes AVS sont sérieusement à la traîne par rapport au renchérissement et l’écart entre les salaires et les rentes se creuse d’année en année. L’USS se battra donc de toutes ses forces pour cette initiative populaire, qui sera soumise au peuple dans moins d’un an.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9652</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 11:47:00 +0100</pubDate><title>Adaptation de l’ordonnance sur l’assurance-accidents</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/adaptation-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9650</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 11:19:00 +0100</pubDate><title> Initiative parlementaire 16.442 (employé-e-s de Start-ups)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/initiative-parlementaire-16442-employe-e-s-de-start-ups</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9636</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 10:24:04 +0100</pubDate><title>Le Conseil national rompt sa promesse et laisse les retraité-e-s sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-rompt-sa-promesse-et-laisse-les-retraite-e-s-sur-le-carreau</link><description>Adaptation des rentes AVS au renchérissement : le National tourne casaque</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national ne veut même plus débattre de la pleine compensation du renchérissement pour les rentiers et rentières AVS. Or, à cause de l’inflation et du choc des primes-maladie, leurs rentes perdent toujours plus de leur valeur. Le Conseil national n’est toutefois pas entré en matière sur leur adaptation au renchérissement, alors qu’il y a quelques semaines encore, il avait demandé au Conseil fédéral de s’en occuper. Et bien que la forte hausse enregistrée par les prix et les primes-maladie touchent très durement les retraité-e-s.</p><p>Ainsi, un ménage moyen de retraité-e-s risque de voir son pouvoir d’achat amputé d’environ 8&nbsp;% jusqu’à fin 2024. Et, calculé sur une année, il manquera à cette date une rente mensuelle entière dans son porte-monnaie.</p><p>La Constitution fédérale exige explicitement que les rentes AVS soient «&nbsp;adaptées au moins à l’évolution des prix&nbsp;». Ce n’est cependant plus le cas depuis deux ans déjà. En tout, l’inflation a été de 3,4&nbsp;% depuis la dernière adaptation des rentes, mais celles-ci n’ont été relevées que de 2,5&nbsp;% en janvier 2023. Pour tenir sa propre promesse, le Parlement devrait pas conséquent décider une augmentation extraordinaire des rentes AVS de 0,9&nbsp;%. Il appartient maintenant au Conseil des États de le rappeler au Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9634</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2023 14:58:00 +0100</pubDate><title>LPP 21 : le National bétonne les nouvelles baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-le-national-betonne-les-nouvelles-baisses-de-rentes</link><description>Payer 3 milliards de plus pour toucher encore moins à la retraite : l’USS combattra toute baisse des rentes !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de la décennie écoulée, l’évolution du 2e&nbsp;pilier a été catastrophique pour les salarié-e-s. Alors que leurs cotisations aux caisses de pensions ont augmenté, les prestations qu’ils touchent en retour ne cessent de diminuer. Ainsi, la nouvelle rente moyenne est actuellement déjà inférieure de 230 francs à celle de 2015. Cela n’a toutefois pas empêché le Conseil national de sceller aujourd’hui le sort d’une réforme qui n’est rien d’autre qu’un nouveau démantèlement. Il mise sur des réductions de rentes supplémentaires pouvant atteindre 200 francs par mois. Or, on sait qu’une personne à la retraite risque déjà de perdre 300 francs de pouvoir d’achat d’ici 2024 puisque le renchérissement et la hausse des primes d’assurance maladie grignotent déjà constamment la valeur des rentes du 2e pilier.</p><p>Les décisions prises aujourd’hui montrent clairement que la réforme du 2e pilier s’est transformée en projet de démantèlement pur et simple au Parlement. Les salarié-e-s assurés devront payer plus, mais recevront moins de rente. Le Conseil national n’a pas seulement balayé la solution des partenaires sociaux et du Conseil fédéral. Il refuse même de réagir à la baisse des rentes due au renchérissement ou de mettre en œuvre des instruments efficaces pour endiguer l’explosion des coûts et la captation des bénéfices dans le 2e pilier.</p><p>Les caisses de pensions et les assurances prélèvent déjà environ 7 milliards de francs par an sur cette assurance sociale. Avec la présente «&nbsp;réforme&nbsp;», ces coûts vont encore exploser. Parallèlement, une caissière, un boulanger ou une aide-soignante risquent de voir leurs retenues salariales augmenter pour, au final, toucher moins de retraite.</p><h3 class="heading--h4">Le Parlement a fait du compromis sur la LPP un coûteux projet de démantèlement</h3><p>Sur mandat du Conseil fédéral, l’USS avait élaboré, en collaboration avec les partenaires sociaux, un compromis sur la LPP qui fonctionnait sans réduire les rentes. Bien que le Conseil fédéral l’ait présenté tel quel au Parlement et recommandé son adoption, il a été littéralement passé à la moulinette, et un nouveau projet de démantèlement est maintenant sur le point d’aboutir.</p><p>Le Parlement refuse d’admettre que la situation des retraites s’est fortement dégradée dans ce pays, alors que les caisses des assurances et des caisses de pensions continuent de se remplir. Ce qui montre bien qu’une majorité du Parlement accorde plus d’importance aux intérêts des prestataires qu’à ceux des salarié-e-s assurés. C’est pourquoi l’USS combattra avec véhémence un tel projet de démantèlement de la LPP.</p><p>Au besoin, les gens qui travaillent pourront décider dans les urnes s’ils souhaitent vraiment verser 3 milliards de francs supplémentaires de cotisations salariales dans les caisses de pensions pour recevoir moins de rentes au final. Ou s’ils préfèrent financer une 13e&nbsp;rente AVS avec la même somme. Le calcul est simple&nbsp;: le renforcement de l’AVS est payant pour 90&nbsp;% de la population, et particulièrement pour les personnes à bas et moyens revenus et pour les femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9654</guid><pubDate>Thu, 23 Feb 2023 11:50:00 +0100</pubDate><title>Examen du niveau du seuil de tolérance de Logib</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ueberpruefung-der-hoehe-der-toleranzschwelle-von-logib</link><description>La position de l’USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l'occasion d'une audition du 13 février 2023 sur un examen du niveau du seuil de tolérance de l'outil d'analyse « Logib », l'Union syndicale suisse (USS) a fait part de <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230223_RB_VL_EGB_Logib_Toleranzschwelle.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">sa position</a> (PDF, en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9626</guid><pubDate>Tue, 14 Feb 2023 08:57:36 +0100</pubDate><title>14 juin 2023 : Une nouvelle grève – pour que l’égalité progresse enfin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2023-une-nouvelle-greve-pour-que-legalite-progresse-enfin</link><description>Du respect, du temps et de l&#039;argent !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes ont des moins bons salaires et des moins bonnes retraites, elles accomplissent davantage de travail non rémunéré et demeurent confrontées à des discriminations. La lutte pour la véritable égalité constitue une tâche centrale des syndicats. La grève féministe du 14&nbsp;juin 2023 se concentrera par conséquent sur le monde du travail. Car les principales inégalités ont leur origine sur le lieu de travail. Nos objectifs sont clairs&nbsp;: revalorisation des branches où les femmes sont majoritaires, nouvelles CCT et lutte contre le harcèlement et la discrimination. Seul un meilleur degré d’organisation collective au travail permettra des avancées concrètes sur le terrain de l’égalité.</p><p>Quatre ans après la grande grève de 2019, la situation financière et sociale des femmes ne s’est pour ainsi dire pas améliorée. Au contraire, l’âge de la retraite va augmenter et les écarts de revenus entre femmes et hommes ne diminuent pas. Ce déficit de revenu constitue un problème majeur&nbsp;: en 2020, la moitié des femmes gagnaient moins de 4470&nbsp;francs par mois. <strong>Vania Alleva</strong>, vice-présidente de l’USS, souligne l’urgence d’agir&nbsp;: «&nbsp;Au lieu de gagner du terrain, l’égalité régresse en ce moment : au niveau des salaires, des rentes et de la répartition du travail de « care ». Le revenu des femmes reste plus faible que celui des hommes de 43,2&nbsp;% en moyenne. Ça ne peut pas continuer comme ça.&nbsp;». Le revenu des femmes travaillant dans la vente ou dans d’autres professions des services, comme la restauration, est particulièrement bas. Les femmes y perçoivent un salaire de moins de 3100&nbsp;francs (salaire médian). Leur clientèle par contre gagne plus du double.</p><p>Les revenus globalement bas des femmes sont principalement dus à la faible rémunération des professions exercées en majorité par des femmes. Les éducatrices de la petite enfance, les vendeuses ou les coiffeuses gagnent après un apprentissage entre 3500 et 5000&nbsp;francs (à plein temps), soit nettement moins que les salaires des professions où les hommes sont majoritaires. Ce déficit de revenus explique directement l’écart béant des retraites des femmes, qui atteint 34,6&nbsp;%. Pour <strong>Natascha Wey</strong>, secrétaire générale du SSP et vice-présidente de l’USS, la leçon à tirer est évidente&nbsp;: «&nbsp;Les conditions de travail s’améliorent là où les syndicats sont forts, et moyennant une mobilisation collective. Le taux de couverture des CCT doit progresser dans les branches majoritairement féminines, et l’heure est à des augmentations massives des salaires&nbsp;». Par conséquent, les syndicats se donnent pour but de recruter des membres dans les branches majoritairement féminines afin d’accélérer les progrès en matière d’égalité.</p><p>Aujourd’hui, à l’occasion du lancement de la campagne pour le 14&nbsp;juin, sept travailleuses venues des quatre coins de la Suisse ont donné le coup d’envoi de la mobilisation. <strong>Pamela Silva Barrientos</strong>, assistante en pharmacie, constate&nbsp;: «&nbsp;Nous exécutons de très nombreuses tâches qui exigent un haut niveau de concentration. Nous devons constamment nous perfectionner. Tout ça pour finir dans le rouge à la fin du mois&nbsp;!&nbsp;». Les branches où les femmes sont majoritaires doivent être revalorisées&nbsp;: «&nbsp;Dans le commerce de détail, les salaires sont bas. Pourtant, le travail est physiquement éprouvant, on est constamment en contact avec la clientèle et on nous demande beaucoup de flexibilité. Où est la valorisation&nbsp;? Où est la possibilité de concilier vie professionnelle et vie privée&nbsp;?&nbsp;», interroge <strong>Kerstin Maurhofer-Späh</strong>, vendeuse. Selon <strong>Loreen Erras</strong>, infirmière, les conditions de travail doivent rapidement changer dans sa branche&nbsp;: «&nbsp;La pénurie de personnel ne fera qu’empirer avec de moins bonnes conditions de travail. Il faut mettre fin à ce cercle vicieux en proposant des conditions de travail appropriées&nbsp;!&nbsp;».</p><p><strong>Muriel Noble</strong>, musicienne d’orchestre, explique en quoi dans le monde de la culture, les carrières précaires constituent un terreau favorable aux abus et au harcèlement des femmes&nbsp;: «&nbsp;Quand on est une femme et qu’on n'a pas encore de poste fixe, il est plus difficile de se défendre si l’on est victime de discrimination. Il faut donc des CCT applicables à tout le monde, et dans l’immédiat, des chartes éthiques détaillées doivent être affichées dans tous les lieux culturels&nbsp;». En tant qu’employée dans le conseil à la clientèle et le contrôle des billets dans les transports publics, <strong>Sarah-Julia Mois</strong> a elle aussi des revendications précises&nbsp;: «&nbsp;L’employeur a un devoir fondamental de protection des employé-e-s contre le harcèlement au travail, de la part de collègues ou de client-e-s, qu’il est temps de prendre au sérieux et de respecter&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_Visual-1406-FR_75ad19ce78.webp" length="67822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9579</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2023 13:33:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 153 : De l’importance des syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-153-de-limportance-des-syndicats</link><description>Méta-analyse de l’influence des syndicats et des conventions collectives de travail sur les salaires, les conditions de travail et la productivité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus de 100 ans, les salarié-e-s se regroupent dans des syndicats afin d’améliorer leurs conditions de travail et leurs droits dans leur entreprise ou dans leur branche. Ils empêchent ainsi que l’on puisse les monter les un-e-s contre les autres. Les syndicats négocient des conventions collectives de travail (CCT) avec les employeurs et remplacent ainsi une politique salariale individuelle. Au sein des entreprises, ils luttent pour plus de participation. Enfin, ils exercent leur influence au niveau politique lorsqu’il s’agit de questions touchant au droit du travail ou de la sécurité sociale. Depuis la crise financière, le travail des syndicats jouit à nouveau d’un fort soutien dans la population de nombreux pays.</p><p>Ces 20 dernières années ont vu les économistes s’intéresser de près aux syndicats et à leur influence sur les salaires et l’emploi. Quel est leur impact et celui des conventions collectives de travail sur les salaires&nbsp;? Avec quelles répercussions sur l’emploi, la productivité et l’innovation dans les entreprises&nbsp;?</p><p>L’élément clé des recherches récentes est le constat que beaucoup d’employeurs disposent d’un pouvoir de marché («&nbsp;Théorie du monopsone&nbsp;», voir encadré ci-dessous). En effet, changer d’emploi peut coûter cher aux salarié-e-s, notamment parce que leurs connaissances spécifiques à l’entreprise ne leur serviront plus ou que les frais de déménagement sont élevés. Autre facteur qui peut expliquer ce pouvoir de marché&nbsp;: les entreprises n’ont que peu de concurrence sur leur marché du travail local. Un exemple emblématique seraient les CFF pour les pilotes de locomotive.</p><p>Les nouvelles études ont ébranlé des préjugés économiques qui régnaient jusque-là. Ces études montrent que les syndicats et les conventions collectives de travail constituent une sorte de contrepoids au pouvoir de l’employeur sur le marché. Ils peuvent s’opposer aux abus et empêcher les employeurs d’user de leur position au détriment des salarié-e-s. Et cela vaut la peine, surtout pour les employé-e-s à bas et moyens revenus. Ce sont leurs salaires qui profitent le plus d’une CCT ou d’un syndicat fort au sein de l’entreprise. Les inégalités salariales s’en trouvent réduites. Et, contrairement à ce que craignaient certain-e-s, le chômage n’augmente pas. Les répercussions sur l’emploi – s’il y en a, ce qui est hautement contesté – sont tout au plus minimes.</p><p><strong><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/153f_importance_des_syndicats.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Le présent dossier de l’USS</a></strong> passe au crible une centaine d’études portant sur les syndicats et les CCT ainsi que sur l’influence qu’ils ont sur le marché du travail. Il se penche en particulier sur la question des salaires, des conditions de travail et du chômage, mais aussi sur la productivité et les capacités d’innovation des entreprises. Le constat des chercheuses et chercheurs peut se résumer en quatre grandes thèses&nbsp;:</p><p><strong>Les syndicats et les CCT peuvent faire augmenter les salaires et réduire les inégalités.</strong> De nombreuses enquêtes montrent qu’une hausse du taux de syndicalisation entraîne des salaires globalement plus élevés. Cet effet est particulièrement marqué pour les revenus bas et moyens. En revanche, les salaires des managers augmentent moins fortement dans les branches et les entreprises bien organisées sur le plan syndical. Il semble que l’action des syndicats permette d’éviter que les revenus les plus élevés s’envolent et que les inégalités se creusent. Les CCT aussi ont pour effet de réduire les inégalités, et elles combattent notamment les inégalités salariales entre hommes et femmes.</p><p><strong>Une partie des hausses de salaires se fait au détriment des bénéfices.</strong> Un taux de syndicalisation plus élevé augmente la part des revenus du travail dans la richesse produite en commun et réduit ainsi la part du capital.</p><p><strong>Les CCT et les syndicats n’ont pratiquement aucune influence sur l’emploi et le taux de chômage.</strong> Selon les études récentes, des salaires plus élevés n’entraînent pas de hausse du chômage ou de baisse de l’emploi. Lorsque certaines études constatent un effet des salaires minimums plus élevés et des syndicats sur l’emploi, il est souvent minime.</p><p><strong>Les syndicats peuvent faire augmenter la productivité.</strong> Les auteur-e-s des études constatent régulièrement que les syndicats ont un impact positif sur la productivité, du moins dans certaines branches. L’existence d’une influence des syndicats sur les investissements et l’innovation est plus controversée.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/1/csm_201MWZ15286-Bearbeitet_SGB_alle_web_2932f18219.webp" length="441114" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9621</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2023 16:59:28 +0100</pubDate><title>Payer trois milliards de plus pour toucher moins de rente : l’USS combattra ce projet de réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-trois-milliards-de-plus-pour-toucher-moins-de-rente-luss-combattra-ce-projet-de-reforme-de-la-lpp</link><description>Réforme de la LPP : nouvelles baisses de rentes prévues en commission</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement a fait de la réforme du 2e pilier un projet de démantèlement pur et simple. Les salarié-e-s assurés seraient donc condamnés à payer plus pour toucher moins de rente. La CSSS-N a non seulement balayé du revers de main la solution élaborée par les partenaires sociaux et portée par le Conseil fédéral. Elle a également rejeté des mesures qui devaient amener une réelle égalité dans le 2e pilier. Elle refuse de réagir à la baisse des rentes due au renchérissement ou de mettre en œuvre des instruments efficaces pour endiguer l’explosion des coûts et la captation des bénéfices dans le 2e&nbsp;pilier. Aujourd’hui déjà, les caisses de pensions et les assurances soutirent chaque année environ 7 milliards de francs de ce qui est censé être une assurance sociale. Avec cette «&nbsp;réforme&nbsp;», les coûts vont continuer de monter en flèche. Et dans le même temps, une caissière, un boulanger ou une aide-soignante risquent de voir leurs déductions salariales augmenter pour, au final, toucher encore moins de retraite.</p><p>Si nécessaire, les gens qui travaillent décideront dans les urnes s’ils veulent verser 3&nbsp;milliards de francs supplémentaires dans les caisses de pensions pour obtenir, au final, une rente moins élevée, ou s’ils préfèrent financer une 13e&nbsp;rente AVS. Le calcul est très simple&nbsp;: le renforcement de l’AVS est rentable pour 90&nbsp;% de la population, en particulier pour les revenus bas et moyens et pour les femmes.</p><p class="heading--h4">Nouvelles baisses des rentes&nbsp;: la ligne rouge à ne pas franchir</p><p>Les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre depuis au moins une décennie. Après les faibles taux d’intérêt et les baisses extrêmes des taux de conversion, la situation s’aggrave encore à cause de l’absence de compensation du renchérissement dans les caisses de pension. Conséquence concrète&nbsp;: d’ici fin 2024, les gens qui partent à la retraite perdront une rente mensuelle complète&nbsp;! Dans un tel contexte, de nouvelles baisses de rentes constituent un tabou dans toute réforme de la LPP. Même une baisse du taux de conversion minimal n’est plus une option, avec le revirement des taux d’intérêt. Le calcul de la CSSS-N ne fonctionne que pour les prestataires. Les gens qui travaillent, eux, se font tout simplement arnaquer.</p><p>De plus, la décision de la commission est d’une arrogance crasse vis-à-vis des femmes. Malgré des grandes promesses faites publiquement, la CSSS-N n’a pas hésité à détériorer encore davantage la proposition – déjà insuffisante – du Conseil des États. Après avoir dû avaler le relèvement de leur âge de la retraite, les femmes devront attendre pendant des décennies encore les améliorations promises, alors que le besoin est urgent et immédiat. La baisse du taux de conversion ne sera entièrement compensée que pour moins de la moitié des femmes – et au total pour seulement un quart de tous les assuré-e-s. Il est pourtant évident que les femmes et les employé-e-s à temps partiel ont besoin immédiatement de retraites plus élevées, et que le prix doit en être abordable. La décision d’aujourd’hui prend une direction diamétralement opposée. Elle montre que l’amélioration des retraites ne peut être abordable et rapide que si elle est accompagnée d’une composante financée par répartition.</p><p class="heading--h4">Le Parlement a transformé le compromis LPP en un coûteux projet de démantèlement</p><p>À la demande du Conseil fédéral, l’USS avait élaboré et présenté, en collaboration avec les partenaires sociaux, un compromis sur la LPP qui ne comportait pas de réduction des rentes. Bien que le Conseil fédéral l’ait présenté tel quel et en ait recommandé l’adoption au Parlement, ce dernier a décidé de faire aboutir un projet bien différent qui démantèle les rentes.</p><p>Ce Parlement refuse obstinément de voir que la situation des retraites s’est fortement dégradée dans ce pays, alors que les caisses des assurances et des caisses de pension continuent de se remplir. La majorité accorde donc plus d’importance aux intérêts des prestataires qu’à ceux des salarié-e-s assurés. C’est pourquoi l’USS combattra avec véhémence un projet de démantèlement de la LPP, si nécessaire en lançant un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9615</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:25:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les résidences secondaires – Initiative parlementaire 20.456</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-residences-secondaires-initiative-parlementaire-20456</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9613</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:18:00 +0100</pubDate><title>Perfectionnement des conditions-cadres du transport de marchandises en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/perfectionnement-des-conditions-cadres-du-transport-de-marchandises-en-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund (SGB) nimmt dazu gerne <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_RW_VL_Gueterverkehr.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">ausführlich Stellung</a> (PDF) zu den Vorschlägen zur Weiterentwicklung der Rahmenbedingungen für den Schweizer Gütertransport. Mit knapp einem Drittel aller CO2-Emissionen ist der Verkehrssektor, darunter der Güterverkehr, der grösste inländische Emittent von Treibhausgasen. Der Gütertransport ist deshalb sehr gefordert, den diesem "Fussabdruck" entsprechenden massgeblichen Beitrag zum Erreichen der klimapolitischen Ziele der Schweiz zu leisten. Dazu verpflichtet ihn die Klimastrategie 2050 des Bundes, welche die Ratifizierung des Pariser Abkommens durch die Schweiz für die unterschiedlichen Wirtschaftsbereiche konkretisiert. Erreichen lässt sich dieses Vorhaben nur durch eine grösstmögliche Verlagerung des Gütertransports von der Strasse auf die Schiene, denn die durch Letztere verursachten Klimaschäden sind im Vergleich zu jenen Ersterer vernachlässigbar: So betrugen gemäss Bericht des ARE die externen Klimakosten auf der Strasse 342 Millionen Franken, während auf der Schiene lediglich 2 Millionen Franken, also 0.6 Prozent davon (!), anfielen. Die Tatsache, dass dem Strassengüterverkehr diese Kosten nur zu einem kleinen Bruchteil monetär belastet werden, ist die Hauptursache für den zu seinen Gunsten beobachteten "Modalsplit": Seit Jahren beläuft sich der Anteil des Strassengüterverkehrs an der gesamten Transportleistung auf ungefähr 60 Prozent. Betrachtet man nur den Binnenverkehr, sind es gar fast 80 Prozent. Nun könnte man darauf vertrauen, dass der Strassengüterverkehr bereits in kürzester Frist über die notwendigen technischen Lösungen für die Bereitstellung klimaneutraler Transportketten verfügt. Erstens mutet aber eine solche Erwartung äusserst futuristisch an: sie würde enorme – auf absehbare Zeit keineswegs verfügbaren – Mengen an Wasserstoff- beziehungsweise "Power-to-liquid"-Treibstoffen inklusive der entsprechenden Energie- und Verkehrsinfrastruktur benötigen. Und zweitens wäre diese Strategie in jedem Fall ein energiepolitischer Unsinn: so ist der Energieverbrauch für einen Tonnenkilometer auf der Strasse bereits heute zehnmal höher als auf der Schiene (dies einerseits aufgrund der Mengenbündelung auf der Schiene und andererseits aufgrund des verhältnismässig sehr tiefen Wirkungsgrads des Verbrennungsmotors) und würde sich mit dem flächendeckenden Einsatz des sehr energieintensiven Wasserstoffantriebs noch weiter potenzieren. Aus klima- und energiepolitischen Gründen gibt es daher keine Alternative zur substanziellen Erhöhung des Modalsplits zugunsten der Schiene. Doch dies bedingt entsprechende politische Massnahmen zur Förderung des Schienengüterverkehrs (solche könnte man auch einfach als die Korrektur der oben beschriebenen Marktverzerrungen bezeichnen).</p><p>Damit ist unsererseits bereits beantwortet, dass die in der vorliegenden Auslegeordnung präsentierte Variante 2 ("Punktuelle Optimierung des bestehenden Rechtsrahmens für den Güterverkehr" , das heisst annähernd ein "Weiter-wie-bisher") keine Option ist und wir uns daher im Folgenden lediglich zur Ausgestaltung der Variante 1 ("Stärkung des Güterverkehrs durch technische und organisatorische Modernisierung des schweizerischen Schienengüterverkehrs und der Rheinschifffahrt " ) äussern.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_RW_VL_Gueterverkehr.pdf" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Zur vollständigen Vernehmlassungsantwort (PDF)</a></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9611</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:11:00 +0100</pubDate><title>Financement durable des CFF – modification de la loi sur les Chemins de fer fédéraux</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/financement-durable-des-cff-modification-de-la-loi-sur-les-chemins-de-fer-federaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la LCFF (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9609</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:08:00 +0100</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales de l’automne 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-de-lautomne-2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9607</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 19:01:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la motion « Réduire de manière efficace le bruit excessif des moteurs »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-de-la-motion-reduire-de-maniere-efficace-le-bruit-excessif-des-moteurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la motion 20.4339 CEATE-N (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Unnötiger Verkehrslärm ist ein Ärgernis für die von den Lärmemissionen betroffenen Bevölkerung. Besonders unsinnig und verurteilenswert ist dabei nutzlos verursachter Motorenlärm, der durch Manipulationen an Fahrzeugen und stumpfsinniges Fahrverhalten bewusst verursacht wird. Die Eröffnung einer Vernehmlassung zu einem – insbesondere auch durch die überwiesene Motion 20.4339 der UREK-N geforderten – gesetzlichen Massnahmenpaket zur Reduktion von unnötigem Verkehrslärm wird daher von den Gewerkschaften sehr begrüsst.</p><p>In seiner <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_RW_VL_Verkehrslaerm.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">ausführlichen Vernehmlassungsantwort</a> (PDF) erläutert und begründet der Schweizerische Gewerkschaftsbund SGB seine Position</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9605</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:47:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le cinéma (OCin) ; nouvelle ordonnance sur le quota des films européens et investissements dans le cinéma suisse (OQICin)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-sur-le-cinema-ocin-nouvelle-ordonnance-sur-le-quota-des-films-europeens-et-investissements-dans-le-cinema-suisse-oqicin</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9603</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:21:00 +0100</pubDate><title>Garantir la pratique pour raisons personnelles majeures visée à l’article 50 LEI en cas de violence domestique </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/garantir-la-pratique-pour-raisons-personnelles-majeures-visee-a-larticle-50-lei-en-cas-de-violence-domestique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 21.504 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9601</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:14:00 +0100</pubDate><title>Mesures en vue d’une association à part entière de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/mesures-en-vue-dune-association-a-part-entiere-de-la-suisse-au-programme-de-recherche-horizon-europe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur les Initiatives cantonales 21.327 Bâle-Campagne et 21.328 Bâle Ville (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9599</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:10:00 +0100</pubDate><title>Numérisation dans le régime des allocations pour perte de gain </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/numerisation-dans-le-regime-des-allocations-pour-perte-de-gain</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9597</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:48:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-lassurance-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse les caisses privées, à commencer par les caisses syndicales, jouent un rôle majeur dans l’assurance-chômage. Pour les travailleuses et travailleurs comme pour le système dans<br> son ensemble, le libre choix qui s’ensuit de la caisse de chômage présente indiscutablement des avantages. L’assurance-chômage est d’autant plus innovante et « conviviale ».</p><p>L’indemnisation forfaitaire avait été introduite afin d’améliorer l’efficience et la capacité d’innovation de l’assurance-chômage. Cette approche du financement avait fait ses preuves. La motion Müller remet en question ces avantages et ces stratégies, en demandant d’abolir le système d’indemnisation forfaitaire et d’interdire l’existence des caisses actives au niveau cantonal. L’Union syndicale suisse (USS) est par conséquent clairement favorable à la variante 2, qui maintient la possibilité d’exploiter des caisses syndicales cantonales. Nous rejetons catégoriquement la variante 1 et son régime d’interdiction.</p><p>Dans sa <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_DL_VL_assurance-chomage.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">réponse détaillée à la consultation</a> (PDF), l'USS présente et explique sa position.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9595</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:34:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur l’imposition individuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-federale-sur-limposition-individuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS rejette la révision proposée, pour trois raisons : premièrement, cette révision allège très fortement la charge fiscale des hauts et très hauts revenus ; deuxièmement, elle entraîne des pertes fiscales d’environ 1 milliard de francs qui devront être compensées par des charges supplémentaires pour les bas et moyens revenus ; troisièmement, parce qu’en augmentant la déduction pour enfants de 6500 à 9000 francs par an, on réduit la charge fiscale des revenus élevés sans pour autant encourager l’activité professionnelle des femmes.</p><p>Au niveau fédéral, l’imposition individuelle proposée profitera aux ménages formés d’un couple dont le revenu est nettement supérieur à 100 000 francs par an. Et c’est surtout pour les ménages à deux revenus dans les classes de revenus les plus élevés que la charge fiscale diminuera massivement – dont de nombreux ménages sans enfant qui travaillent déjà à plein temps.</p><p>Dans sa <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230201_DL_VL_Imposition_individuelle.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">réponse détaillée à la consultation</a> (PDF), l'USS présente et explique sa position.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9593</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:29:00 +0100</pubDate><title>Modification du règlement sur l’assurance-vieillesse et survivants</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-du-reglement-sur-lassurance-vieillesse-et-survivants</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9617</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 14:11:48 +0100</pubDate><title>Initiative sur la BNS : interruption de la récolte des signatures</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-sur-la-bns-interruption-de-la-recolte-des-signatures</link><description>Le Comité de l’USS renonce à l&#039;initiative populaire « Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale (initiative sur la BNS) »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1<sup>er</sup> février, le Comité de l’USS a décidé d’interrompre la récolte des signatures en faveur de l’initiative populaire sur la BNS et, par conséquent, de renoncer à notre initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale (initiative sur la BNS)&nbsp;». Cette décision n’a été facile à prendre pour personne, surtout étant donné l’engagement déjà fourni. Mais à cause des pertes record enregistrées par la BNS en 2022, il est nettement plus difficile de faire passer le message de l’initiative. Le déficit de la BNS a clairement freiné la récolte de signatures.</p><p>En raison du rapide tournant pris par les taux d’intérêt, du nouveau contexte inflationniste et de l’offensive menée contre les rentes du 2<sup>e</sup> pilier, de nouvelles questions et de nouveaux défis se posent en matière de prévoyance vieillesse. De ce fait, les priorités et les ressources doivent être accordées aux projets centraux en cours comme la 13<sup>e</sup>&nbsp;rente AVS et le référendum qui menace le projet sur le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>Il reste qu’il est juste et important que les milliards de la BNS à disposition soient affectés à l’AVS, c’est-à-dire à bon escient, parce que tout le monde en profitera. La répartition juste des excédents réalisés par la BNS reviendra certainement à l’ordre du jour, mais on ne sait pas encore avec quelle rapidité la réserve pour distributions futures se reconstituera. L’USS continuera à s’occuper activement de ce thème.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_SNB_Initiative_breit_FR_1200x900_fe43924d29.webp" length="163840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9648</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 11:14:00 +0100</pubDate><title>Modification de la convention entre la Suisse et la République de Slovénie en vu d&#039;éviter les doubles impositions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-convention-entre-la-suisse-et-la-republique-de-slovenie-en-vu-deviter-les-doubles-impositions</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9646</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 10:30:00 +0100</pubDate><title>Modification de la convention entre la Suisse et Serbie et Monténégro en vu d&#039;éviter les doubles impositions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-convention-entre-la-suisse-et-serbie-et-montenegro-en-vu-deviter-les-doubles-impositions</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9590</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 12:13:49 +0100</pubDate><title>Dossier N° 155 : Participation, oui, précarité, non</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/dossier-n-155-participation-oui-precarite-non</link><description>Un dossier de la Commission des migrations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le dossier «&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/155f_migration_participation.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Participation, oui, précarité, non</a>&nbsp;» est né de la Conférence de la migration de l’USS du 4 septembre 2021. Plus de septante syndicalistes issus de la migration ont analysé à cette occasion les dangers spécifiques auxquels sont confrontés les travailleuses et travailleurs sans passeport suisse et ont discuté de stratégies de politique syndicale afin de permettre à ces personnes d’atteindre la sécurité sociale et la participation politique.</p><p>La structure du dossier est basée sur la comparaison entre la précarité et la participation. La première partie porte sur les conditions de vie précaires engendrées par le fait d’avoir quitté le pays d’origine. Les articles rassemblés ici montrent que cette insécurité ne s’arrête pas au franchissement des frontières. Beaucoup de migrant-e-s continuent de vivre dans la précarité en Suisse. Et ce, à double titre&nbsp;: sur le marché du travail, les personnes migrantes sont nettement plus nombreuses que la population de souche à être employées dans des secteurs à bas salaires, à occuper des postes à durée déterminée ou à travailler sur appel. Pour les migrant-e-s, une telle précarité n’est pas seulement un défi temporaire qu’il faut surmonter avec compétence et habileté. Le dossier démontre aussi que les détériorations de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI) au cours des dernières années ont conduit à ce que la pauvreté, même temporaire, peut devenir une menace existentielle pour les personnes migrantes&nbsp;: en cas de dépendance à l’aide sociale, elles risquent de perdre leur droit de séjour et d’être expulsées de Suisse.</p><p>La seconde partie du dossier développe des perspectives de participation. En tant que représentants des intérêts de l’ensemble des travailleuses et travailleurs, les syndicats s’engagent également pour les droits des migrant-e-s. L’adhésion à un syndicat n’est pas liée à une nationalité particulière. En tant que collègues, nous avons certes des origines différentes, mais des luttes et des intérêts communs. Le dumping salarial et social remet également en cause les salaires et les conditions de travail des groupes qui ne sont pas (encore) directement concernés. Les chapitres du dossier mettent donc en évidence la conviction que le progrès social ne peut être atteint qu’ensemble. Et celui-ci implique également la participation politique de toute personne en Suisse. Que serait une démocratie dans laquelle une grande partie de la population serait durablement exclue de la prospérité et de la participation&nbsp;?</p><p>Ce dossier est étroitement lié au travail de la Commission USS des migrations. Il souligne l’importance d’initiatives politiques telles que «&nbsp;La pauvreté n’est pas un crime&nbsp;!&nbsp;» et «&nbsp;Action Quatre Quart.&nbsp;» Et il apporte une contribution aux débats et aux interventions à venir lors du Congrès de l’USS 2022 et au-delà. En tant que mouvement syndical, nous nous battons pour la sécurité sociale et la participation politique de toute personne de ce pays, jusqu’à ce que nous ayons atteint cet objectif.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/1/csm_murales_migration_8c44a8e6c9.webp" length="122766" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9577</guid><pubDate>Tue, 10 Jan 2023 11:11:25 +0100</pubDate><title>Dossier N° 154 : Rapport sur la répartition 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-154-rapport-sur-la-repartition-2023</link><description>La répartition des salaires, des revenus et de la fortune ainsi que la charge des impôts et des taxes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse est l’un des pays les plus riches au monde. Elle a assez d’argent pour assurer une vie digne à toutes les personnes qui y vivent. Mais même dans cette riche Suisse, les problèmes de revenu sont légion.</p><p>L’évolution des salaires au cours des dernières années est préoccupante&nbsp;: entre 2016 et 2022, les salaires bas et moyens ont baissé en valeur réelle. Pour les hauts salaires en revanche, la tendance est à la hausse. La moitié des femmes touchent un salaire de 4470 francs ou moins par mois. On est encore bien loin de l’égalité entre les genres en Suisse.</p><p>La politique fiscale a même aggravé ces problèmes de salaires et de revenus au lieu de permettre une répartition plus sociale. Le problème le plus criant, c’est la forte augmentation des primes d’assurance-maladie. De nombreux ménages ont aujourd’hui moins d’argent pour vivre. Il faut que cela change au cours des prochaines années. Les revenus réels doivent être plus élevés pour les bas et moyens salaires. Et chez les femmes en particulier, il faut des augmentations significatives. Avec un apprentissage, tout le monde devrait gagner au moins 5000 francs par mois. Et de manière générale, les salaires ne devraient pas être inférieurs à 4500 francs.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock_916e817b22.webp" length="227042" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9574</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2023 08:04:53 +0100</pubDate><title>Offensives syndicales en 2023 pour des salaires plus élevés et pour plus d’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/offensives-syndicales-en-2023-pour-des-salaires-plus-eleves-et-pour-plus-degalite</link><description>Conférence de presse annuelle de l’Union syndicale suisse (USS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comme le montre le nouveau rapport sur la répartition publié par l’USS, les écarts de salaire et de revenu continuent à se creuser. Pour les syndicats, la priorité va donc à de nouvelles hausses de salaire, dans une optique de rattrapage salarial. En réponse au retour de l’inflation, l’USS appelle aussi à réintroduire la compensation automatique du renchérissement. Comme par ailleurs, les primes des caisses-maladies sont devenues trop chères pour bien des gens, il faut encore augmenter les réductions de primes. Enfin, une inversion de tendance s’impose au niveau du temps de travail&nbsp;: au lieu de réclamer constamment de nouvelles exceptions aux dispositions légales relatives à la durée du travail et du repos, les employeurs feraient bien de s’engager à nouveau sur le terrain de la réduction du temps de travail, afin d’améliorer la protection de la santé ainsi que la vie familiale des travailleuses et travailleurs.</p><p>Avec l’explosion des primes-maladie et le renchérissement persistant, la crise du pouvoir d’achat frappe de plein fouet nombre de travailleuses et travailleurs. Il leur reste toujours moins d’argent pour vivre. Les syndicats ont obtenu dans différentes branches d’activité que les salaires augmentent substantiellement en ce début d’année, grâce à une campagne salariale très engagée et en négociant à chaque fois d’arrache-pied. Mais des hausses des salaires réels ainsi que la réintroduction de la compensation automatique du renchérissement restent indispensables en 2023. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;Un salaire doit permettre de vivre. Concrètement, il ne doit pas y avoir de salaire inférieur à 5000&nbsp;francs pour les titulaires d’un CFC, et à 4500&nbsp;francs pour tout le monde.&nbsp;»</p><p>Le rapport sur la répartition, publié aujourd’hui par l’USS (voir l’étude complète annexée), confirme que les écarts salariaux ont recommencé à se creuser. Les salaires n’ont pas assez augmenté pour compenser le renchérissement et rattraper les retards en matière de rémunération. Ainsi, les personnes à bas ou moyens revenus gagnent actuellement moins qu’en 2016, en termes réels. Par contre, les 10&nbsp;% qui gagnent déjà le plus ont bénéficié de généreuses augmentations. À cela s’ajoute la hausse massive des primes des caisses-maladie (+6,6&nbsp;%), à nouveau bien supérieure aux hausses de salaire et à l’augmentation des réductions de primes. En 2023, un couple avec deux enfants devra pour la première fois payer plus de 1000&nbsp;francs par mois de primes-maladie.</p><h3 class="heading--h4">Des améliorations pour les travailleuses et les travailleurs, grâce au travail syndical</h3><p>Un peu partout dans le monde, de bonnes conventions collectives de travail (CCT) et des syndicats actifs veillent à une répartition plus équilibrée des salaires. Bien des cas de sous-enchère et de discriminations salariales peuvent ainsi être évités. De récentes recherches économiques prouvent encore que ces améliorations en matière de salaire ne font généralement pas grimper le chômage, comme le confirme une autre analyse publiée aujourd’hui par l’USS. En plus d’empêcher les brebis galeuses de gagner des parts de marché au détriment des employeurs corrects, les CCT prévoient souvent des offres de formation de base ou continue et d’autres avantages encore, et par là contribuent à la qualité du travail ainsi qu’aux gains de productivité. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, appelle donc à poursuivre dans cette voie&nbsp;: «&nbsp;Sans le travail accompli par les syndicats ici comme ailleurs, la seule réponse à l’inflation actuelle aurait été le tour de vis des banques centrales, qui alimente la récession. Or les travailleuses et travailleurs attendent à juste titre une autre réponse à cette situation, à savoir le renforcement de leur pouvoir d’achat.&nbsp;»</p><h3 class="heading--h4">Stress au travail</h3><p>Les employeurs réclament toujours plus d’exceptions aux dispositions légales relatives à la durée du travail et du repos – aux dépens des travailleuses et travailleurs, de leur santé et de leur vie familiale. À leurs yeux, la main-d’œuvre devrait être disponible à toute heure et coûter le moins cher possible. La protection de la santé ainsi que des horaires de travails adaptés à la vie de famille ne devraient toutefois pas être réservés à une minorité privilégiée. Il faut donc que les employeurs s’engagent à nouveau sur le terrain de la réduction du temps de travail. Aujourd’hui, les salarié-e-s doivent souvent réduire leur taux d’activité à leurs propres frais, et encore, à condition de pouvoir se le permettre financièrement.</p><p>Le travail à temps partiel s’impose souvent en raison des enfants et des autres obligations de prise en charge. Or ces 30&nbsp;dernières années, les employeurs ne se sont plus engagés sur le terrain de la réduction du temps de travail. Jusqu’en 1990, les horaires de travail habituels raccourcissaient d’une à deux heures par semaine par décennie environ – avec maintien du salaire. Depuis, les travailleuses et travailleurs ont dû financer de leur propre poche toute réduction du temps de travail, en optant pour un emploi à temps partiel et donc pour un salaire plus bas. Pour que l’égalité progresse enfin, il faut, pour la présidente d’Unia Vania Alleva, non seulement des horaires de travail compatibles avec la vie familiale et planifiables à l’avance, mais aussi «&nbsp;une revalorisation des métiers à majorité féminine, qui sont toujours moins bien payés. Donc de meilleurs salaires, plus de temps, et du respect&nbsp;». C’est pourquoi les syndicats appellent en 2023 à une grève féministe le 14 juin.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Égalité des sexes</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_230109_JMK_e25cc37aa0.webp" length="118460" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9553</guid><pubDate>Thu, 15 Dec 2022 11:53:00 +0100</pubDate><title>Convention contre les doubles impositions entre la Suisse et la République du Zimbabwe</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/convention-contre-les-doubles-impositions-entre-la-suisse-et-la-republique-du-zimbabwe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9547</guid><pubDate>Wed, 14 Dec 2022 16:42:52 +0100</pubDate><title>Sabotage du partenariat social On doit pouvoir vivre de son salaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sabotage-du-partenariat-social-on-doit-pouvoir-vivre-de-son-salaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On doit pouvoir vivre de son salaire. L’attaque contre les salaires minimums cantonaux que représente l’acceptation, aujourd’hui, par le Conseil national de la motion Ettlin viole clairement cet important principe. Pour des raisons de politique sociale, les salaires minimums cantonaux sont admissibles afin de garantir le minimum vital. Il est donc évident que les salaires prévus dans les conventions collectives de travail (CCT) ne doivent pas être inférieurs à ce seuil minimal. Le Parlement veut désormais jeter ce principe par-dessus bord. Les syndicats s’y opposeront.</p><p>La motion Ettlin se présente sous un intitulé séduisant&nbsp;: «&nbsp;Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables&nbsp;». Mais elle veut en réalité empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas. Selon elle, les salaires minimums cantonaux ne s’appliqueraient en effet plus dans toutes les branches où une CCT dont le champ d’application a été étendue, c’est-à-dire a été déclarée de force obligatoire, contient aussi des dispositions sur les salaires. La motion Ettlin ne vise ainsi rien d’autre qu’à produire des «&nbsp;working poors&nbsp;».</p><p>Or la Constitution fédérale donne aux cantons la compétence d’édicter des lois en matière de politique sociale. Ils peuvent donc aussi décider que les salaires doivent couvrir le minimum vital. De ce fait, pendant le débat sur un salaire minimum national, les adversaires de l’initiative populaire qui en demandait précisément un, n’avaient cessé de signaler qu’en cas de besoin, les cantons peuvent toujours introduire un salaire minimum. Et le Tribunal fédéral a lui aussi confirmé cette compétence cantonale.</p><p>L’abolition de facto de la souveraineté cantonale qu’induit la définition des salaires minimums donnée par la motion Ettlin reviendrait à violer l’ordre constitutionnel ainsi qu’à saboter le partenariat social. Les CCT pourraient en effet être dénaturées dans le but affaiblir encore plus un droit du travail déjà bien maigre et de torpiller la volonté du législateur. Au lieu de garantir aux salarié-e-s des conditions de travail meilleures que ce que prévoient les normes minimales légales, ces CCT permettraient de déroger à ces normes. Que les CCT puissent servir d’instruments pour tirer les salaires légaux vers le bas serait tout autant dangereux que scandaleux. Il deviendrait pratiquement impossible de conclure des CCT prévoyant des salaires minimums au plan national.</p><p>Il est inquiétant que cette attaque contre la souveraineté des cantons et les salaires des travailleurs et travailleuses des régions frontalières, en particulier les cantons de Neuchâtel et Genève, a lieu à un moment où se déroulent des discussions sur la protection des salaires et notre rapport avec l’Europe.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) combattra ce projet par tous les moyens qui s’imposent et défendra les salaires minimums cantonaux.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9545</guid><pubDate>Wed, 14 Dec 2022 16:24:19 +0100</pubDate><title>13e rente AVS : toujours plus importante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/13e-rente-avs-toujours-plus-importante</link><description>L’initiative pour une 13e rente AVS au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Celle ou celui qui a travaillé tout au long de sa vie mérite une bonne rente. Or la rente AVS moyenne se monte à tout juste &nbsp;1800 francs par mois. Aujourd’hui, personne ne peut vivre avec si peu. D’autant plus que, ces dernières années, les rentes du 2e pilier ont fortement baissé. À cause de la hausse des prix et des primes-maladie, les rentes perdent encore plus nettement de leur valeur, surtout parce que celles du 2e pilier ne sont en règle générale pas indexées sur le renchérissement. C’est pourquoi le renforcement de l’AVS à travers le versement d’une 13e rente gagne toujours plus en importance.</p><p>Les personnes concernées ici ne sont pas uniquement les retraité-e-s qui méritent une rente décente après une vie de travail épuisante. Les actuels salarié-e-s sont, eux aussi, spécialement concernés. Car les prélèvements effectués sur leurs salaires pour la prévoyance-vieillesse doivent être acceptables et investis de manière efficiente. Pour 90% des salarié-e-s, un renforcement de l’AVS en vaut la peine. L’USS se battra par conséquence vigoureusement pour son initiative populaire demandant une 13e rente AVS. L’AVS est la seule assurance au financement de laquelle tout le monde participe, et tout le monde en profite si ses rentes sont améliorées, surtout les femmes. Dans le 2e pilier, on ne trouve ni protection contre l’inflation, ni rentes garanties en fonction des cotisations salariales versées. Impossible non plus de se fier au 3e pilier tant vanté par les banques. Non seulement il comporte des risques élevés, mais les employeurs ne participent pas à son financement, d’où ses rentes très basses pour les salarié-e-s ordinaires.</p><p>L’initiative populaire pour une 13e rente AVS est, précisément dans le contexte actuel, plus importante que jamais, car aux fortes baisses des rentes du 2e pilier s’ajoutent aujourd’hui l’inflation et l’explosion des primes des caisses-maladie. Le pouvoir d’achat d’un ménage de retraité-e-s moyen s’en trouve fortement précarisé. Si aucune contre-mesure énergique n’est prise, il manquera une rente mensuelle entière dans le porte-monnaie jusqu’à la fin 2024.</p><p>Même les partisan-e-s d’AVS 21 avaient reconnu que, pour les femmes, mais aussi pour les hommes à bas revenus, les actuelles rentes ne suffisent souvent pas. Les décisions prises cette semaine par les deux Chambres montrent clairement que le Parlement ne veut rien y changer. Alors que ce dernier se prononce contre une hausse des rentes AVS «&nbsp;pour des raisons financières&nbsp;», il adopte une réforme de la LPP qui coûtera aux bas revenus 3 milliards de francs en tout.</p><p>Avant même l’acceptation de toute justesse d’AVS 21, la situation financière de l’AVS était nettement meilleure que selon les scénarios catastrophe sur la base desquels les banques tirent sur elle à boulets rouges depuis des décennies. Même si l’on se réfère aux scénarios prudents du Conseil fédéral, l’AVS enregistrera, jusqu’en 2030, un excédent de près de 20&nbsp;milliards de francs. Mais la majorité bourgeoise du Conseil national préfère s’appuyer sur des scénarios financiers à long terme allant jusqu’en 2050, des scénarios que le Conseil fédéral considère comme n’étant pas fiables, mais extrêmement unilatéraux parce qu’ils se focalisent uniquement sur le volet des coûts. Le Parlement ne se préoccupe pas de la situation financière effective de l’AVS, mais veut sans répit saper les bases de la plus importante assurance sociale de la Suisse au profit d’une prévoyance vieillesse privée que seuls les plus gros salaires peuvent se payer et avec laquelle les banques et les assureurs font des affaires en or. L’initiative pour une 13e rente AVS demande le contraire: à l’occasion des 75 ans de l’AVS et du 175e anniversaire de l’État fédéral moderne, il est temps d’augmenter enfin une nouvelle fois les rentes de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9543</guid><pubDate>Tue, 13 Dec 2022 12:59:45 +0100</pubDate><title>Payer plus pour toucher encore moins ? Pas question ! Il faut tout simplement des meilleures rentes pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-pour-toucher-encore-moins-pas-question-il-faut-tout-simplement-des-meilleures-rentes-pour-les-femmes</link><description>Pourquoi cette réforme n&#039;est pas acceptable</description><content:encoded><![CDATA[<p>On entend souvent dire que la LPP, c’est trop compliqué. Ce n’est pas faux&nbsp;: le système a de nombreuses subtilités. Mais il y a aussi des faits qui sont très faciles à comprendre. Par exemple&nbsp;: les femmes touchent un tiers de moins de rente que les hommes. Il faut donc que les rentes des femmes augmentent très vite, grâce à un financement qui doit rester abordable pour les assurées.</p><p>Avant la votation sur AVS&nbsp;21, le Parlement et sa majorité avaient multiplié les belles promesses. Les femmes devaient travailler plus longtemps jusqu’à la retraite, mais verraient en revanche leurs rentes du 2e&nbsp;pilier augmenter. À peine trois mois plus tard, c’est la désillusion. Ce que propose le Parlement n’apporte aucune amélioration. Pire, pour de nombreuses femmes, cette révision de la LPP entraîne même une baisse des rentes, alors les cotisations prélevées sur leur salaire va augmenter. Ainsi, une femme de 49 ans devrait à l’avenir payer 100 francs de plus chaque mois, mais recevrait environ 200 francs de moins de rente une fois arrivée à la retraite, car le taux de conversion va être abaissé. Le taux de conversion détermine le pourcentage de l’avoir de vieillesse que l’on reçoit chaque année sous forme de rente.</p><p>Mais quelque chose ne joue pas dans cette histoire. En effet, même sans réforme de la LPP, les rentes du 2e piliers n’ont cessé de fondre comme neige au soleil depuis plus de dix ans. Et cela, alors que les caisses de pension croulaient sous les bénéfices issus des marchés boursiers et immobiliers. Dans le 2e pilier, il est devenu habituel d’avoir une faible rémunération de l’épargne, des taux de conversion en baisse, des frais en hausse, mais de l’autre côté des bénéfices plus élevés pour les caisses de pensions et les assurances. Autrement dit, les caisses de pensions pompent toujours plus dans notre épargne – près de 6 milliards de francs par année. Avec autant d’argent, on pourrait facilement augmenter les rentes des femmes. Malheureusement, ce n’est pas ce qui se dessine. Et donc les vendeuses toucheront toujours des rentes dérisoires alors que les banques feront des bénéfices toujours importants. Et les rentes des femmes resteront trop basses pendant encore longtemps.</p><p>Pourquoi donc ce blocage de la part des conseillers aux États&nbsp;? Pourquoi les milliards ne peuvent-ils pas être utilisés pour améliorer les retraites plutôt que pour les bonus des banques et les bénéfices des assurances&nbsp;? Malheureusement, de nombreux parlementaires sont liés avec ce secteur d’activité par des mandats et des sièges dans les conseils d’administration. Mais nous ne devons pas être les victimes de ces lobbyistes, nous pouvons et devons maintenir la pression.</p><p>Dans tous les cas de figure, l’AVS fonctionne mieux pour les femmes que le 2e&nbsp;pilier. En effet, le travail d’éducation des enfants est pris en compte et mène à des rentes plus élevées. De plus, contrairement aux caisses de pension, personne ne fait de bénéfices sur nos retraites. Mais le point le plus important, c’est que les personnes avec les plus hauts salaires cotisent beaucoup plus que les personnes à revenu moyen, alors que leur rente AVS est plafonnée. L’AVS est donc une bonne affaire pour 90&nbsp;% de la population. C’est le principe génial de l’AVS&nbsp;: ce système permet d’assurer qu’une caissière, une vendeuse ou un boulanger touchent eux aussi une retraite décente. Nous devons absolument renforcer cette AVS. L’année passée, nous avons donc lancé l’initiative pour une 13e rente AVS. Cette mesure permettra de renforcer l’AVS en général et d’améliorer les rentes des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/d/csm_Mailing-AHV21_1080X7202_8fc9af62ea.webp" length="136272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9540</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 15:36:49 +0100</pubDate><title>Pour le Conseil des États, la crise du pouvoir d’achat n’existe pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-le-conseil-des-etats-la-crise-du-pouvoir-dachat-nexiste-pas</link><description>Primes-maladie : la population est laissée pour compte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le choc des primes-maladie et le fort renchérissement pèsent lourd sur le budget des ménages. Faute de mesures sérieuses, il leur restera toujours moins d’argent dans le portemonnaie. Les conséquences seront douloureuses pour les petits et moyens revenus et l’économie risque d’en payer le prix fort. Mais le Conseil des États fait la sourde oreille et ne tient aucun compte du fait que la population se trouve dans une situation toujours plus difficile. Il vient d’enterrer une mesure exceptionnelle d’allègement des primes décidée par le Conseil national pour l’année à venir.</p><p>En dépit de la très forte hausse des primes, le Conseil des États ne veut accorder aucune augmentation des subsides aux primes-maladie (réductions de primes) l’année prochaine. Cette décision est un affront pour tous les ménages à bas et moyens revenus qui souffrent depuis trop longtemps de la charge élevée des primes. Cette charge va donc subir un nouveau bond en avant avec une hausse moyenne des primes de 6,6% pour 2023. Sans compter le renchérissement de nombreux autres frais de la vie quotidienne (électricité et autres charges, alimentation, loyer, etc.). Dans le même temps, d’autres protagonistes se sont progressivement retirés du financement de l’assurance de base au cours des dernières années, notamment les cantons en réduisant leur apport aux réductions de primes. Une évolution qui – selon l’analyse de l’USS sur les budgets cantonaux 2023 – devrait malheureusement se poursuivre l’année prochaine dans la plupart des cantons.</p><p>La Suisse est presque le seul pays d’Europe à ne pas financer son assurance de base principalement par des recettes liées au salaire, ce qui fait peser sur les bas et moyens revenus une charge disproportionnée. Face à une crise du pouvoir d’achat qui empire, le Conseil national a su reconnaître les signes du temps et s’est prononcé, à titre de mesure immédiate, pour une augmentation des réductions de primes en 2023 (à hauteur d’environ 900 millions de francs). Malheureusement, la décision contraire du Conseil des États a porté un coup de grâce à ce projet.</p><p class="heading--h4">Maigre consolation&nbsp;: pleine compensation du renchérissement dans l’AVS</p><p>L’USS salue la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États d’adapter entièrement les rentes AVS au renchérissement. En effet, une adaptation habituelle des rentes selon l’indice mixte n’aurait conduit qu’à une augmentation des rentes de 2,5%, bien que le renchérissement depuis la dernière adaptation des rentes se soit élevé à 3,6%. Cette différence est loin d’être anecdotique&nbsp;: pour les couples mariés, cela représente jusqu’à 970 francs de plus par an. Au vu de la hausse des primes d’assurance-maladie et du risque élevé d’une perte de pouvoir d’achat avec les rentes du 2e&nbsp;pilier, la décision d’aujourd'hui constitue une petite lueur d’espoir. Au Conseil fédéral maintenant d’empoigner rapidement cette compensation du renchérissement. Il existe des possibilités de mise en œuvre assez simples sur le plan technique. Il y a plus de 30 ans déjà, les caisses de compensation le faisaient sans problème.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9539</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 15:30:03 +0100</pubDate><title>Payer davantage pour recevoir moins : l’USS refuse catégoriquement un tel projet de réforme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-davantage-pour-recevoir-moins-luss-refuse-categoriquement-un-tel-projet-de-reforme</link><description>Réforme de la LPP : l’USS réagit aux décisions du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans, les rentes versées par les caisses de pensions diminuent, alors même que les caisses ont réalisé de somptueux bénéfices sur les marchés boursiers et immobiliers. La situation actuelle dans le 2e pilier est problématique&nbsp;: les avoirs de vieillesse sont faiblement rémunérés et les taux de conversion en baisse constante, tandis que les coûts facturés et les bénéfices engrangés par les caisses de pensions et les assurances ont pris l’ascenseur. Le Parlement aurait eu l’occasion historique de reprendre le compromis négocié par les partenaires sociaux et soutenu par le Conseil fédéral qui comportait des améliorations de rentes rapides et financièrement abordables pour les femmes. À la place, les femmes devront patienter des décennies pour obtenir de meilleures rentes, tout en payant plus cher dès maintenant. Or avec la remontée des taux d’intérêt, il faut désormais se demander comment on pourrait compenser la dépréciation des rentes et des avoirs de prévoyance due au renchérissement, plutôt que de prévoir de nouvelles baisses.</p><p>Payer plus cher pour des rentes en baisse&nbsp;: voilà ce que propose le Conseil des États. Les diminutions pourraient atteindre 200&nbsp;francs par mois pour certains assuré-e-s. Et ce, alors que tous les acteurs impliqués ont promis de maintenir le niveau général des rentes et d’améliorer les rentes des femmes. Pendant ce temps, la situation financière des caisses de pensions s’améliore de jour en jour, avec la reprise des taux d’intérêt. Concrètement, le Conseil des États propose de réduire durablement le taux de conversion et de compenser cette mesure seulement pendant une période transitoire, et de surcroit, uniquement pour une minorité des personnes concernées. À la différence du compromis des partenaires sociaux, les employeurs et les hauts revenus ne participeraient guère aux coûts de la compensation. Ainsi, ce serait aux travailleuses et travailleurs âgés de compenser eux-mêmes la baisse de leurs rentes. Et les plus jeunes passeraient également à la caisse, en voyant leurs cotisations augmenter sans avoir pour autant droit à de meilleures rentes.</p><p>La décision adoptée est un véritable affront fait aux femmes. Après que l’âge de la retraite a été revu à la hausse, le Conseil des États veut les faire patienter quelques dizaines d’années avant d’obtenir les améliorations de rentes dont elles ont concrètement et urgemment besoin. Moins de la moitié des femmes – et au total un quart des assuré-e-s – obtiendraient la pleine compensation de la baisse du taux de conversion. Les veuves n’hériteraient même pas du supplément de leur conjoint. Tout le monde s’accorde pourtant à dire que les femmes et les personnes occupées à temps partiel ont un besoin urgent de meilleures rentes à un coût acceptable. Or la décision actuelle du Conseil des États a l’effet exactement l’inverse. Des améliorations de rentes abordables ne sont possibles qu’avec un mécanisme de répartition, comme le prévoyait le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9563</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 13:10:00 +0100</pubDate><title>Mesures de gestion réglementée en cas de pénurie d’électricité </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mesures-de-gestion-reglementee-en-cas-de-penurie-delectricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9535</guid><pubDate>Fri, 09 Dec 2022 11:18:45 +0100</pubDate><title>AVS 21 : le Conseil fédéral choisit l’option minimaliste, au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-le-conseil-federal-choisit-loption-minimaliste-au-detriment-des-femmes</link><description>Mise en œuvre d’AVS 21 : l’indexation passe à la trappe pour les compensations</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cet automne, les femmes se sont vu promettre à maintes reprises qu’elles toucheraient des rentes plus élevées avec la réforme AVS&nbsp;21. Et cela, notamment grâce aux suppléments de rentes prévus pour les femmes de la génération de transition les plus directement touchées par la hausse de l’âge de la retraite. Le Parlement a explicitement veillé à ce que les suppléments ne soient pas soumis à un plafonnement. Cette mesure devait permettre d’améliorer la situation des femmes, car sinon, beaucoup d’entre elles auraient tout au plus reçu la rente maximale régulière et n’auraient finalement eu droit à aucune compensation.</p><p>Mais voilà que le Conseil fédéral utilise – sans nécessité aucune – cette même clause au détriment des femmes de la génération de transition. En effet, il ne veut pas lier les suppléments à l’indice mixte. Conséquence&nbsp;: en cas d’inflation constante, les suppléments de rente auront perdu au moins la moitié de leur valeur d’ici 20 ans, lorsque ces femmes approcheront du terme de leur vie. Au cours de la campagne de votation, l’USS avait déjà souligné avec force que les mesures de compensation prévues dans la réforme étaient totalement insuffisantes. Avec la mise en œuvre proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral, elles deviennent carrément ridicules et représentent un véritable affront pour les femmes concernées. L’USS insiste donc auprès du Conseil fédéral pour qu’il utilise sa marge de manœuvre de manière à ce qu’au moins, les promesses faites lors de la campagne de votation soient tenues.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9532</guid><pubDate>Thu, 01 Dec 2022 11:28:00 +0100</pubDate><title>Assurance de base : pas de privatisation par la petite porte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assurance-de-base-pas-de-privatisation-par-la-petite-porte</link><description>Financement uniforme du stationnaire et de l&#039;ambulatoire (EFAS)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après avoir opposé hier une fin de non-recevoir à toutes les demandes des payeuses et payeurs de primes, le Conseil des États a fait aujourd’hui les quatre volontés du lobby des assureurs. Ce dernier vient de recevoir un cadeau de Noël anticipé&nbsp;: grâce à la révision EFAS de la LAMal, il pourra désormais disposer à sa guise de près de onze milliards de francs financés par les contribuables.</p><p>Le Conseil des États a suivi aujourd’hui sa commission préparatoire et adopté le projet EFAS (Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires), resté en souffrance depuis des années. EFAS revient à une privatisation partielle de l’assurance de base car en définitive, ce projet – censé éliminer les incitations inopportunes (personne ne sait comment) et faire des économies (nul ne sait combien) – ne fait qu’attribuer aux assureurs les quelque 11&nbsp;milliards d’argent des contribuables que les cantons dépensent aujourd’hui dans le domaine stationnaire à charge de l’assurance de base. Les assureurs distribueraient ensuite cet argent entre tous les domaines du système de soins selon une clé de répartition uniforme sur le plan suisse, via l’institution commune LAMal (où les cantons ne siégeraient plus désormais qu’à titre consultatif).</p><p>Autre décision franchement incompréhensible, et d’ailleurs contraire à la volonté du Conseil national, le Conseil des États a également inclus les soins de longue durée dans le financement uniforme. Concrètement, le secteur des soins qui affiche à l’heure actuelle – pour des raisons démographiques – la plus forte croissance serait désormais entièrement cofinancé par les primes. En effet, le Conseil des États a biffé de la loi le plafond en place pour le financement des soins de longue durée par les primes – une des rares dispositions légales efficaces contre le renchérissement des primes. C’est inadmissible et il s’agit d’un nouvel affront aux ménages à bas ou moyens revenus, qui pâtissent déjà du fardeau bien trop lourd des primes et qui va encore augmenter l’année prochaine.</p><p>Depuis des années, les associations faîtières des caisses-maladie déplorent les coûteuses incitations erronées en place dans le secteur de la santé. Or ce qu’elles se gardent bien de dire, c’est qu’elles en sont bien souvent elles-mêmes les principales bénéficiaires. Car ces fausses incitations entraînent des bénéfices élevés dans leurs assurances complémentaires – là encore aux dépens des payeuses et payeurs de primes. Mais comme ce modèle d’affaires est en péril (en raison de la politique de transfert du secteur stationnaire au secteur ambulatoire menée par la Confédération, avec pour conséquence moins de traitements stationnaires et donc moins de contrats d’assurance (semi-)privés), le lobby des assureurs fait pression depuis des années pour instaurer le «financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires». Le Conseil des États vient donc de céder dans un premier temps à cette pression, mais il reste de nombreuses divergences avec le Conseil national – et donc la possibilité que le Parlement se détrompe et qu’il abandonne rapidement cette dangereuse révision.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_Krankenhaus_Spita_Gang_Korridor_Betti_Pflegeperson_iStockk-sudok1_fc0347b8c2.webp" length="77338" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9528</guid><pubDate>Wed, 30 Nov 2022 12:03:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États laisse la population sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-des-etats-laisse-la-population-sur-le-carreau</link><description>Initiative sur les primes et contreprojet</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le choc des primes attendu va peser très lourd sur le budget des ménages. Pour une famille de salarié-e-s ordinaires avec deux enfants, les primes-maladie dépasseront pour la première fois les 1&nbsp;000&nbsp;francs par mois. En refusant d’entrer en matière sur le traitement de l’initiative pour l’allègement des primes, respectivement son contreprojet, le Conseil des États refuse de voir que l’énorme charge que les primes représentent pour les ménages à bas ou moyens revenus.</p><p>L’année prochaine, comme chacun-e sait, les primes-maladie vont fortement augmenter, en moyenne de 6,6&nbsp;%&nbsp;; cela, en plus du renchérissement général du coût de la vie (électricité, alimentation, loyer, autres frais etc.). À la hausse de ces dépenses s’ajoute depuis plusieurs années, pour de nombreux ménages, la charge désormais pratiquement insupportable des primes. Pour une famille de salarié-e-s ordinaires avec deux enfants, celle-ci représentent presque 14&nbsp;% de son revenu net. Et en 2023, cette famille payera pour la première fois même plus de 1&nbsp;000 francs de primes mensuelles.</p><p>Alors que les autres acteurs de l’assurance-maladie se sont toujours plus retirés du financement de l’assurance de base ces dernières années – en particulier les cantons qui ont diminué leurs réductions des primes – les ménages privés se sont toujours plus vus confrontés à des primes toujours plus chères. Selon les analyses de l’Union syndicale suisse (USS), cette évolution va malheureusement aussi se poursuivre l’année prochaine dans la plupart des cantons.</p><p>Dans ce contexte alarmant, le Conseil des États vient de décider de ne même pas discuter d’une révision du système de réduction des primes. C’est un peu comme si les pompiers renonçaient sciemment d’intervenir alors qu’un grand incendie fait rage. Incompréhensible et scandaleux&nbsp;!</p><p>L’argumentation de la majorité du Conseil des États, selon laquelle, avec son contreprojet à l’initiative pour l’allègement des primes, le Conseil fédéral contraindrait de manière injustifiée les cantons à augmenter leurs réductions des primes, est une argumentation absurde. En effet, ce sont les cantons eux-mêmes qui négligent depuis des années cette tâche que leur prescrit la loi. Les réductions de primes ne sont pas des aumônes que les cantons peuvent diminuer selon leur bon vouloir, mais font partie intégrante du financement de l’assurance de base prévu par la loi (LAMal).</p><p>Lors de sa session d’été, le Conseil national a reconnu les signes des temps et s’est prononcé en faveur d’un contreprojet substantiel à l’initiative sur l’allègement des primes allant bien au-delà de la proposition du Conseil fédéral. Et il doit absolument s’y tenir&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9525</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2022 14:44:57 +0100</pubDate><title>Les cantons gardent les cordons de la bourse serrés, au détriment de la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-cantons-gardent-les-cordons-de-la-bourse-serres-au-detriment-de-la-population</link><description>Budgets cantonaux 2023</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les cantons continuent d’afficher une santé financière solide, comme le démontre l’analyse annuelle de l’USS. Et pourtant&nbsp;: tout indique, dans leurs budgets 2023, qu’ils ne prennent toujours pas leurs responsabilités en vue de renforcer le pouvoir d’achat de la population.</p><p class="heading--h4">Des excédents généreux, des recettes constantes</p><p>Une fois que les comptes 2021 ont été clôturés, on a pu constater au printemps 2022 que les cantons se sont trompés de 5,7&nbsp;milliards de francs au total dans leurs prévisions budgétaires. Au lieu du déficit prévu de 2,9 milliards, les comptes de résultats de l’ensemble des cantons se soldent par un excédent cumulé de 2,8 milliards de francs. Avec un contexte économique qui s’est sensiblement assombri depuis, rien n’aurait été plus judicieux que d’utiliser ces excédents inattendus de manière constructive pour la population. Malheureusement, c’est tout le contraire qui s’est produit&nbsp;: les «&nbsp;freins à l’endettement&nbsp;» cantonaux, tous plus rigides les uns que les autres, ont accaparé cet argent de manière quasi automatique, ce qui fait qu’il a été mis de côté au profit de l’économie financière plutôt que d’être investi dans les domaines névralgiques de l’économie réelle.</p><p>Malgré le contexte économique difficile, la situation dans les administrations cantonales des finances devrait demeurer assez détendue l’année prochaine. Ainsi, tous les cantons s’attendent à une augmentation des recettes fiscales&nbsp;: +5,5&nbsp;% par rapport au budget 2022, soit une hausse cumulée de 2,6&nbsp;milliards. Les distributions de bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS) s’annoncent nettement moins bonnes pour l’année à venir, mais les cantons sont tout à fait en mesure de se passer d’une partie de ces ressources, voire, dans le pire des cas, de la totalité. En effet, rappelons-nous que cette année, ils ont pu encaisser une sextuple distribution, soit le maximum, sans que cela n’ait été prévu aucun budget.</p><p>Pour l’année prochaine, 13 cantons sur 26 ont prévu un déficit à leur budget, pour un montant cumulé de 224&nbsp;millions. Mais comme les directions des finances semblent «&nbsp;abonnées&nbsp;» aux erreurs massives de budgétisation (ou du moins d’estimation), on peut supposer sans crainte qu’avec de telles prévisions, les comptes 2023 seront au final «&nbsp;très noirs&nbsp;». On l’a bien vu plus haut&nbsp;: le déficit budgété pour 2021 était plus de dix fois supérieur à celui prévu pour 2023, et pourtant, il s’est finalement transformé en un excédent comptable énorme.</p><p class="heading--h4">Faire du surplace&nbsp;: un choix délétère</p><p>Du côté des charges, il est clair que les cantons se verront confrontés à un besoin de dépenses élevé. Ceci d’une part en raison de facteurs à long terme&nbsp;: le nombre d’élèves continue d’augmenter fortement dans les écoles, tout comme les besoins dans les soins de longue durée, liés à l’évolution démographique. D’autre part, les effets de la pandémie continuent de se faire sentir, tant sur le plan économique (par exemple dans les transports publics ou la culture) que sur le plan sanitaire (vaccination et tests). Enfin, la guerre en Ukraine a fait apparaître une série de nouveaux postes budgétaires, ou une augmentation des postes existants, tels les dépenses pour les personnes en quête de protection et la hausse des prix de l’énergie.</p><p>Des besoins élevés en matière de dépenses et une marge de manœuvre financière solide&nbsp;: l’équation serait parfaite. Mais les cantons se font grippe-sous. Certes, à l’exception du Jura, presque aucun canton n’a prévu de plan d’austérité important. Mais compte tenu de l’augmentation du coût de la vie et de l’importance des besoins en investissement, le simple fait de «&nbsp;faire du surplace&nbsp;» est synonyme d’une politique financière extrêmement conservatrice.</p><p class="heading--h4">Réductions de primes&nbsp;: aux cantons de prendre leurs responsabilités</p><p>L’exemple le plus flagrant est celui des réductions de primes-maladie&nbsp;: dans la plupart des cantons, les réductions de primes budgétées pour 2023 augmenteront beaucoup moins que ne le font les primes et la démographie. Cumulées, les dépenses des cantons pour ce poste budgétaire seront relevées de 4,2&nbsp;% seulement. Elles devraient toutefois augmenter d’au moins 7,4&nbsp;% pour ne serait-ce que maintenir leur part actuelle – déjà très modeste – au financement de l’assurance de base (ce taux correspondrait à une hausse des primes de 6,6&nbsp;% plus la croissance démographique de 0,8&nbsp;%). Et même là, ils n’auraient encore rien fait de plus pour atténuer enfin quelque peu la charge exorbitante que font peser les primes-maladie sur les ménages à bas et moyens revenus (ou alors pour alléger par ce biais les prix de l’énergie et les frais annexes qui ont eux aussi fortement augmenté).</p><p>Les cantons justifient cette posture conservatrice en matière de politique financière par une devise qui revient sans cesse, à tout le moins depuis la pandémie de coronavirus&nbsp;: la Confédération décide, elle doit donc payer – qu’il s'agisse du sauvetage d’Axpo, des dépenses pour les personnes en quête de protection venues d’Ukraine ou, justement, des réductions de primes. Mais cette attitude n’est compatible ni avec les compétences politiques ni avec le poids des cantons en matière de politique financière. C’est pourquoi il s’agit maintenant de tout mettre en œuvre – dans le cadre des discussions cantonales sur les budgets 2023 et au-delà – pour que la marge de manœuvre disponible soit enfin utilisée au bénéfice de la population et que les dépenses et investissements supplémentaires nécessaires de toute urgence soient effectués.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9523</guid><pubDate>Sat, 26 Nov 2022 13:41:00 +0100</pubDate><title>L’USS décide une Grève féministe pour le 14 juin 2023</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/luss-decide-une-greve-feministe-pour-le-14-juin-2023</link><description>Congrès de l’USS des 25 et 26 novembre à Interlaken</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont arrêté les priorités syndicales lors de leur 57e congrès, qui s’est tenu à Interlaken. Outre une offensive sur les salaires et les rentes, les syndicats de l’USS ont décidé d’organiser une grève féministe le 14 juin 2023. Malgré la mobilisation historique de 2019, les revenus des femmes, soit leurs salaires et rentes, ne s’améliorent guère. Une offensive en matière d’égalité des genres, principalement au travail, est donc devenue nécessaire. Cela, pour revaloriser le travail des femmes, augmenter leurs salaires, relever immédiatement leurs rentes et rendre famille et travail plus compatibles.</p><h3 class="heading--h4">Crise du pouvoir d’achat</h3><p>La Suisse est l’un des pays les plus riches de la planète. Mais, ces dernières années, nombre de salarié-e-s et de retraité-e-s n’en ont que peu profité. De fait, une fois les primes-maladie et les loyers payés, il leur reste même moins, en termes réels, qu’il y a quelques années. C’est pourquoi, concernant les revenus et la répartition des richesses, des mesures sont nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat.</p><p>Les principales revendications adoptées par le Congrès de l’USS sont les suivantes&nbsp;:</p><ul><li>des hausses générales de salaire&nbsp;: quiconque travaille dans ce pays mérite un salaire équitable. Calculé en fonction du coût de la vie, cela signifie qu’il ne faut pas de salaire inférieur à 4500&nbsp;francs et, avec un apprentissage, à 5000 francs. Un plus grand nombre de CCT et de salaires minimums doivent permettre d’atteindre cet objectif&nbsp;;</li><li>des améliorations de la protection des salaires&nbsp;: il est particulièrement important de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT, ainsi que de prendre des mesures fortes pour l’application de ces dernières. Les mesures d’accompagnement doivent donc être améliorées, pas dégradées.</li></ul><h3 class="heading--h4">Prévoyance vieillesse</h3><p>La privatisation rampante de la prévoyance vieillesse ne pourra être stoppée qu’en renforçant l’AVS. C’est pourquoi le combat pour de meilleures rentes à travers l’initiative de l’USS pour une 13e&nbsp;rente AVS est une priorité absolue. Pendante au Parlement, cette initiative arrive au bon moment. En effet, les rentes du 2e pilier ont baissé d’environ 20&nbsp;% ces dernières années et perdent aujourd’hui énormément de leur valeur à cause de l’inflation. Parallèlement, le 2e pilier est toujours plus ravalé au rang de modèle d’affaires pour les gestionnaires de fortune, les courtiers et les assureurs. Pour ces raisons, le Congrès de l’USS a adopté un texte d’orientation sur la prévoyance vieillesse&nbsp;: toute personne ayant travaillé toute sa vie mérite une bonne rente. Il y a assez d’argent en Suisse pour ça. Plus de 90&nbsp;% de la population de Suisse profiteront du développement de l’AVS grâce à un bon rapport prix-prestations pour les salarié-e-s.</p><h3 class="heading--h4">Réchauffement climatique</h3><p>Le réchauffement climatique, dû à l’activité humaine, est une menace existentielle pour tout le monde, aussi pour les travailleuses et travailleurs. C’est pourquoi l’USS s’engage pour une politique climatique efficace. Le tournant climatique, nécessaire et urgent, doit passer par un changement structurel qui soit socialement équitable. La décarbonisation modifiera profondément le travail et la vie des travailleurs et travailleuses dans le monde et en Suisse. Ce processus doit être aménagé avec le concours de toutes celles et tous ceux qui sont concernés. La transition écologique ne peut pas être confiée aux forces du marché, mais doit devenir un projet d’avenir collectif. Il ne pourra être mis en œuvre de manière efficace que s’il est décidé en commun et démocratiquement. Le renforcement du service public est à cet égard un levier central.</p><h3 class="heading--h4">Protection contre le licenciement</h3><p>Le Congrès de l’USS a aussi décidé de préparer le lancement d’une initiative populaire pour une meilleure protection contre le licenciement. La Suisse est clairement en retard sur cette question&nbsp;: la convention de l’OIT sur la protection des travailleurs et travailleuses engagés au plan syndical en vigueur n’est pas respectée dans notre pays. La médiation en cours à ce sujet doit déboucher sur des résultats concrets.</p><h3 class="heading--h4">Prix culturel</h3><p>Le Congrès de l’USS a décerné son Prix culturel à Sandra Künzi, artiste de spoken word. Ses interventions sont empreintes de mots d’esprit et de malice, et ont souvent aussi des côtés absurdes. Les thèmes qu’elle aborde vont de l’égalité salariale des genres à des faits de la vie quotidienne, en passant par la Grève générale. L’engagement pour l’égalité est central pour elle. Pendant la pandémie, elle a, dans le cadre de la taskforce Culture, endossé un rôle majeur dans la défense des intérêts des artistes de Suisse.</p><h3 class="heading--h4">Élection à la présidence</h3><p>Pierre-Yves Maillard a été réélu à l’unanimité président de l’USS pour une nouvelle période de quatre ans. Vania Alleva (sortante) et Natascha Wey (nouvelle) ont été élues, également à l’unanimité, vice-présidentes de l’USS. La composition du Comité présidentiel a été confirmée. Pour la première fois dans l’histoire de l’USS, une majorité de femmes y siège.</p><h3>Décisions</h3><p>Les textes d’orientation et les résolutions adoptés par le Congrès ainsi que la liste des personnes élues se trouvent ici&nbsp;:</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Texte-d-orientation_Prevoyance-vieillesse_adopte.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation « Prévoyance vieillesse&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Texte-d-orientation_Pouvoir-d-achat-et-repartition.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation « Pouvoir d’achat et répartition des richesses&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_texte-d-orientation_Climat_adopte.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Document d’orientation «&nbsp;Lignes directrices syndicales pour un tournant climatique réussi&nbsp;»</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Resolutions-adoptee.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Résolutions adoptées</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/congres/2022/fr/221126_Congres2022_Elections.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Listes des personnes élues</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/0/csm_01MWZ14637-Pano_SGB_web_e238ae08cc.webp" length="170104" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9521</guid><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 15:21:41 +0100</pubDate><title>La force syndicale : plus nécessaire que jamais</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-force-syndicale-plus-necessaire-que-jamais</link><description>57e Congrès de l&#039;Union syndicale suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 57e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) est placé sous le signe de la crise du pouvoir d’achat. Dans de nombreuses branches, les syndicats sont parvenus à obtenir a compensation du renchérissement. Mais le choc des primes et la baisse des rentes du 2e&nbsp;pilier risquent d’entraîner des pertes de revenu douloureuses. Seuls des syndicats unis et forts peuvent empêcher que la situation de la population laborieuse ne se dégrade. Les délégué-e-s du congrès de l’USS se prononcent clairement pour des hausses générales des salaires et des rentes.</p><p>Le congrès quadriannuel de l’USS est l’organe supérieur de la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Ses délégué-e-s présents à Interlaken – ils représentent plus de 320&nbsp;000 membres – fixent les priorités et le programme des syndicats pour les quatre prochaines années. En ouvrant le congrès, le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a souligné que «&nbsp;Les luttes sociales pour améliorer les salaires et les rentes ainsi que pour l’égalité seront notre tâche centrale pour ces quatre prochaines années.&nbsp;»</p><p>La première partie du congrès a été consacrée à la crise du pouvoir d’achat. Alors que les entreprises se portent très bien, la pression au travail s’accroît depuis des années et les travailleuses et travailleurs reçoivent toujours moins en retour. À cause du choc des primes-maladie, de l’explosion du prix de l’énergie et de la hausse des loyers, les salaires perdent en valeur réelle. Les délégué-e-s du congrès de l’USS ont donc arrêté leurs grandes priorités en matière de revenus et de répartition des richesses, et décidé des mesures nécessaires en urgence pour renforcer le pouvoir d’achat.</p><p><strong>Les revendications centrales sont&nbsp;:</strong></p><ul><li>des hausses générales des salaires&nbsp;: avec l’inflation qui augmente, la compensation du renchérissement prend une importance cruciale, mais il faut y ajouter une hausse des salaires réels parce que l’économie et la productivité enregistrent une croissance, et aussi parce que les hausses de salaire de ces dernières années ont été insuffisantes&nbsp;;</li><li>davantage de CCT prévoyant des salaires minimums&nbsp;: à peine la moitié des personnes professionnellement actives soit soumise à une CCT qui fixe des salaires minimums, ce qui est insuffisant&nbsp;; il faut aussi des CCT prévoyant des salaires minimums décents entre autres dans le commerce de détail, l’horticulture, la logistique et le journalisme en Suisse alémanique et au Tessin&nbsp;;</li><li>des améliorations de la protection des salaires&nbsp;: les mesures d’accompagnement doivent être améliorées, pas affaiblies, et il est en particulier important de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT ainsi que de prendre des mesures fortes pour leur application&nbsp;;</li><li>une nouvelle offensive sur les salaires minimums et les bas salaires&nbsp;: les salaires les plus bas doivent augmenter au lieu de baisser&nbsp;;</li><li>des progrès substantiels en matière d’égalité salariale, ainsi que la création de places abordables dans les structures d’accueil des enfants, comme le demande l’initiative populaire sur les crèches&nbsp;;</li><li>des mesures pour endiguer les excès salariaux et pour une fiscalité équitable&nbsp;;</li><li>une hausse substantielle des réductions des primes-maladie&nbsp;: l’USS s’engage pour que personne n’ait à dépenser plus de 10&nbsp;% de son revenu pour s’acquitter de ses primes-maladie et soutient donc l’initiative populaire demandant l’allègement de ces primes.</li></ul><p>Lors de cette première journée de congrès, des positions et des résolutions sur les thèmes-clés de la prévoyance vieillesse et de l’égalité des genres sont également à l’ordre du jour.</p><p>Le congrès a également accueilli comme hôte le conseiller fédéral Guy Parmelin, ministre de l’Économie, ainsi que des invité-e-s internationaux comme Wolfgang Katzian, le président de la confédération autrichienne des syndicats, et Daniela Modonesi, secrétaire syndicale à la FIL-CGI d’Italie. Lors du deuxième jour de congrès, samedi, un texte d’orientation sur la lutte contre le réchauffement climatique et d’autres résolutions seront traités par les délégué-e-s, qui procéderont aussi à l’élection de la présidence et du Comité présidentiel de l’USS.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_221125_Gruppenfoto_013605e219.webp" length="491658" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9519</guid><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 11:55:23 +0100</pubDate><title>Dossier N° 152: Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-152-analyse-des-finances-cantonales</link><description>Budget 2023 / PFN 2024-2026</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une fois que tous les comptes 2021 ont été clôturés, il est apparu au printemps 2022 que l’excédent cumulé des comptes de résultats de tous les cantons s’élevait au total à 2,8&nbsp;milliards, alors qu’un déficit cumulé de 2,9&nbsp;milliards avait été budgétisé précédemment. Les cantons se sont donc trompés de 5,7&nbsp;milliards au total. Quant à l’année 2022, il faudra attendre la présentation des comptes au printemps prochain pour en avoir le cœur net. Les projections publiées par un petit nombre de cantons laissent toutefois supposer que des erreurs massives de budgétisation ou d’importants excédents comptables persisteront. Pour l’année prochaine, 13&nbsp;cantons sur 26 prévoient un déficit d’un montant cumulé de 224&nbsp;millions au total. En comparaison avec l’année précédente (16&nbsp;cantons sur 26 avaient budgétisé un déficit s’élevant à 2,7&nbsp;milliards au total), les chiffres ne sauraient être plus noirs.</p><p>En ce qui concerne les dépenses totales (compte de résultat), une comparaison des comptes de 2021 avec ceux de l’année précédente montre que ces dépenses ont augmenté dans tous les cantons. En termes cumulés, les dépenses inscrites dans les comptes 2021 ont augmenté de 5,9&nbsp;%, respectivement de 5,8&nbsp;milliards, par rapport à l’année précédente. Si l’on considère les budgets 2023 et 2022, on constate une évolution similaire&nbsp;: tous les cantons prévoient une augmentation des dépenses. Celle-ci devrait cependant rester un peu plus modérée qu’auparavant, se montant au total à 4,5&nbsp;milliards de francs, soit 4,5&nbsp;% de l’ensemble.</p><p>De même, un regard sur l’évolution des recettes fiscales cantonales est riche d’enseignements. Si l’on compare les résultats des cantons pour l’exercice 2021 avec ceux de l’année précédente, on peut constater une augmentation cumulée des recettes fiscales des personnes physiques et morales de 1,4&nbsp;milliard. Les perspectives d’évolution des recettes fiscales sont également très positives, car tous les cantons prévoient une hausse des recettes fiscales pour 2023 - en termes cumulés, celles-ci devraient augmenter de 5,5&nbsp;% ou de 2,6&nbsp;milliards par rapport au budget 2022.</p><p>En raison de perspectives économiques qui restent favorables, tous les cantons envisagent, pour l’année prochaine, une hausse des recettes fiscales assortie, bien entendu, d’une baisse des recettes issues des bénéfices distribués par la BNS. Même si la situation est difficile à évaluer à l’heure actuelle, il faut s’attendre, dans le pire des cas, à une absence totale de distribution de bénéfices à la Confédération et aux cantons pour l’exercice en cours et, le cas échéant, pour le prochain exercice de la BNS.</p><p>Bien que la plupart des cantons - à l’exception du Tessin et du Jura - soient financièrement en mesure de faire face sans problème à la nécessité de dépenses supplémentaires dans le difficile contexte économique actuel, ils ne font globalement pas assez d’efforts. Bien que la plupart des cantons - à l’exception du Tessin et du Jura - soient financièrement en mesure de faire face sans problème à la nécessité de dépenses supplémentaires dans le difficile contexte économique actuel, ils ne font globalement pas assez d’efforts.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9517</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2022 11:45:52 +0100</pubDate><title>Salaires des femmes : les choses doivent avancer, une fois pour toutes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaires-des-femmes-les-choses-doivent-avancer-une-fois-pour-toutes-ess2022</link><description>Analyse de l’Enquête suisse sur la structure des salaires

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La discrimination des femmes dans le monde du travail est tenace. Les derniers chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique le confirment. En effet, selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), les salaires moyens des femmes sont toujours inférieurs de près d’un cinquième à ceux des hommes. Et près de la moitié de cette différence reste inexpliquée, ce qui indique l’existence d’une discrimination. En plus d’une application conséquente de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg), des améliorations durables sont aujourd’hui nécessaires concernant les salaires des femmes, de même que des progrès en matière de conciliation entre travail et famille.</p><p>Alors que l’écart salarial moyen entre femmes et hommes ne se résorbe que lentement, la discrimination salariale à l’encontre des femmes s’est même accrue entre 2018 et 2020&nbsp;: pour un même travail, les femmes gagnent 717 francs par mois de moins que les hommes&nbsp;; cela, uniquement parce qu’elles sont des femmes (2018&nbsp;: Fr. 686.-). C’est là presque la moitié de la différence de salaire globale. Que cette dernière ait diminué, quoique légèrement, entre 2018 et 2020, passant de 19 à 18&nbsp;%, est à mettre au crédit du secteur public. Celui-ci a pu réduire de 3&nbsp;% la différence salariale, alors que cette dernière stagnait à 19,5&nbsp;% ans le secteur public. Manifestement, la LEg révisée n’a pas eu l’effet souhaité pendant l’année de son entrée en vigueur (2020), c’est pourquoi sa mise en œuvre conséquente s’impose.</p><p>Il reste inquiétant que les femmes soient toujours surreprésentées dans le secteur des bas salaires (c’est-à-dire les emplois à moins de Fr.&nbsp;4&nbsp;000 francs par mois de salaire pour un plein temps), alors qu’elles sont une petite minorité dans le segment salarial supérieur. Afin d’éradiquer ces différences salariales persistantes, il faut par conséquent augmenter les salaires des professions où la part des femmes est importante, comme le nettoyage, l’assistance et les soins ainsi que le commerce de détail, dont l’importance systémique est désormais reconnue, qui attendent aujourd’hui encore une amélioration de leurs bas salaires et de leurs mauvaises conditions de travail.</p><p>Concernant la conciliation entre activités rémunérées et activités non rémunérées aussi, des progrès clairs doivent être accomplis afin que les femmes ne doivent plus choisir entre leur famille et un revenu suffisant. En effet, tant que la prise en charge d’enfants ou de proches sera conçue comme une affaire privée et qu’horaires de travail et heures d’ouverture des crèches ne seront pas compatibles, les femmes resteront surreprésentées parmi les bas salaires et sous-représentées parmi les hauts salaires.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9572</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:43:00 +0100</pubDate><title>Initiatives cantonales (ZG, BL, LU, BS) sur l’exercice d’un mandat politique en cas de maternité </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/initiatives-cantonales-zg-bl-lu-bs-sur-lexercice-dun-mandat-politique-en-cas-de-maternite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9570</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:40:00 +0100</pubDate><title>Modification d’ordonnances relevant de l’Office fédéral de l’énergie </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-dordonnances-relevant-de-loffice-federal-de-lenergie</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9568</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:31:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie: exécution de l&#039;obligation de payer les primes et les rabais maximaux. </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-execution-de-lobligation-de-payer-les-primes-et-les-rabais-maximaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9566</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:21:00 +0100</pubDate><title>Sécurité de l’approvisionnement en électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/securite-de-lapprovisionnement-en-electricite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;ordonnance sur mise à disposition de centrales de réserve pour l’hiver (n&#039;existe qu&#039;en alleemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9561</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 13:06:00 +0100</pubDate><title>Loi sur les biens utilisés pour la torture </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-sur-les-biens-utilises-pour-la-torture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9559</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:19:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 19.464 Barrile « Regroupement familial. Supprimer toute discrimination subie en raison du droit interne » </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/initiative-parlementaire-19464-barrile-regroupement-familial-supprimer-toute-discrimination-subie-en-raison-du-droit-interne</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9557</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:12:00 +0100</pubDate><title>Initiative parl. 19.415 Arslan « Donner la parole aux jeunes. Le droit de vote dès 16 ans est un premier pas dans la vie politique active » </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/initiative-parl-19415-arslan-donner-la-parole-aux-jeunes-le-droit-de-vote-des-16-ans-est-un-premier-pas-dans-la-vie-politique-active</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9555</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 11:59:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l&#039;imposition minimale des grands groupes d&#039;entreprises (ordonnance sur l&#039;imposition minimale) </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-limposition-minimale-des-grands-groupes-dentreprises-ordonnance-sur-limposition-minimale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;OIMin (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9512</guid><pubDate>Tue, 15 Nov 2022 09:50:00 +0100</pubDate><title>Un apprentissage doit assurer un salaire d’au moins 5000 francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-apprentissage-doit-assurer-un-salaire-dau-moins-5000-francs</link><description>Nouvelle analyse sur la répartition</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle analyse de la répartition menée par l’Union syndicale suisse montre que la crise du pouvoir d’achat s’exacerbe. Le renchérissement, le choc des primes et la stagnation des salaires font qu’il reste aux travailleuses et travailleurs toujours moins d’argent pour vivre. Les problèmes sont présents depuis longtemps, mais leur ampleur s’est aggravée. Quiconque travaille dans ce pays mérite un salaire correct. Concrètement, cela signifie qu’aucun salaire ne doit être inférieur à 4500&nbsp;francs et qu’après un apprentissage, chacune et chacun devrait gagner au moins 5000&nbsp;francs. Dans les négociations salariales en cours, les syndicats demandent la compensation du renchérissement et des améliorations des salaires réels, avec des résultats déjà obtenus dans quelques branches. Ailleurs, certains employeurs tentent cependant de se dérober à leurs responsabilités malgré la bonne marche de leurs affaires. C’est absolument inacceptable.</p><p>La situation financière des personnes à revenus bas ou moyens devient toujours plus tendue, en Suisse aussi. Le renchérissement grignote les salaires, les coûts de l’énergie sont en hausse et le choc des primes des caisses-maladie suivra en 2023. Selon l’enquête du SECO sur le moral des consommatrices et consommateurs, l’appréciation de la situation financière n’avait jamais été aussi mauvaise. La crise du pouvoir d’achat des familles à revenus normaux couvait depuis des années et le phénomène est en train de prendre des proportions alarmantes.</p><p>Dès les années 2000 et jusqu’à ce jour, la politique en matière de prélèvements obligatoires a favorisé les hauts revenus, par le biais de baisses d’impôts. Cependant, la hausse des primes a englouti une bonne partie des avancées salariales&nbsp;: la charge pour une famille avec deux enfants et des revenus standard avoisine aujourd’hui 14&nbsp;% du revenu net. Pour la première fois, une famille paiera en 2023 plus de 1000&nbsp;francs de primes par mois&nbsp;! Les très hauts revenus, qui pourraient plus facilement s’accommoder d’une hausse de primes de plusieurs centaines de francs, bénéficieront, eux, d’un allégement financier l’an prochain&nbsp;: &nbsp;comme le pourcentage dit de solidarité cessera d’être perçu dans l’assurance-chômage sur les salaires dépassant 148&nbsp;200&nbsp;francs, les personnes concernées paieront moins de cotisations sociales. Et elles verront leurs revenus progresser, car les écarts salariaux se creusent encore.</p><p>Les salaires trop bas dans plusieurs professions et branches constituent un sérieux problème. Un quart des personnes actives ayant effectué un apprentissage gagnent moins de 5000&nbsp;francs par mois (pour emploi à plein temps). On y trouve des boulangères et boulangers, du personnel de vente, mais aussi des dessinatrices et dessinateurs en bâtiment, etc. En valeur réelle, les salaires ont même diminué pour ces catégories entre 2016 et 2020. La situation s’est également détériorée parmi les bas salaires, qui tendent à se répandre dans une Suisse pourtant riche. La part des emplois à bas salaire est ainsi passée depuis 2014 de 10,2 à 10,5&nbsp;%. Concrètement, près de 500&nbsp;000 personnes professionnellement actives gagnent moins de 4500&nbsp;francs par mois (pour une activité à plein temps). Or près d’un tiers d’entre elles ont achevé un apprentissage. Autrement dit, même une formation de trois ou quatre ans ne protège plus face au risque d’un salaire trop bas.</p><p>Il est positif de noter qu’à ce jour, les syndicats ont atteint une bonne partie de leurs objectifs dans les négociations salariales 2022/23. La majorité des accords salariaux déjà signés incluent la compensation du renchérissement, voire une augmentation des salaires réels. Mais les négociations encore à venir s’annoncent difficiles. Par exemple, de nombreux cantons ne veulent pas accorder à leur personnel la compensation du renchérissement. Dans le commerce de détail non plus, les négociations ne se déroulent pas de manière satisfaisante.</p><p>Il faut résoudre les problèmes de salaire et de revenu des personnes exerçant une activité professionnelle en Suisse. <strong>L’USS formule à cet effet les revendications suivantes&nbsp;:</strong></p><ul><li>Quiconque a achevé un apprentissage devrait gagner au moins 5000&nbsp;francs par mois.</li><li>Personne ne devrait gagner un salaire inférieur à 4500&nbsp;francs, qui constituent la valeur de référence pour la politique salariale des syndicats. Un salaire de 4000&nbsp;francs (x13) représente le minimum absolu.</li><li>Dans les négociations salariales 2022/23, il faut prévoir la compensation du renchérissement et des hausses de salaires réels. La marche des affaires est bonne sinon excellente dans les entreprises. Et l’heure est venue d’augmenter les salaires des travailleuses et travailleurs.</li><li>Des hausses substantielles subsides aux primes d’assurance-maladie s’imposent, en réponse au choc d’augmentation annoncé. L’USS invite le Conseil des États à y affecter comme le veut le Conseil national un milliard de francs supplémentaires. Les cantons doivent au moins augmenter à hauteur de la croissance des primes les montants qu’ils consacrent à la réduction de primes dans l’assurance-maladie de base.</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Vater-Kind-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_4723cb5ecc.webp" length="239802" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9459</guid><pubDate>Fri, 04 Nov 2022 12:53:09 +0100</pubDate><title>De l’argent pour les assurances, mais rien pour les gens qui paient les primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/de-largent-pour-les-assurances-mais-rien-pour-les-gens-qui-paient-les-primes</link><description>Décisions inacceptables de la Commission du Conseil des États sur le financement uniforme et les réductions de primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Faisant fi de la situation actuelle, la Commission de la santé du Conseil des États (CSSS-E) a pris hier une série de décisions qui pèseront dans tous les sens du terme sur les assuré-e-s. Ce n'est pas acceptable. Le Parlement doit à tout prix corriger ces décisions lors de la session d’hiver.</p><p>Reconnaissant les signes du temps, le Conseil national s’est récemment prononcé à la fois pour des réductions de primes sensiblement plus élevées à long terme (dans le cadre de ses décisions relatives au contre-projet à l’initiative sur l’allègement des primes) et pour une mesure immédiate visant à augmenter les réductions de primes dès l’année 2023. Rien de tel à la CSSS-E&nbsp;: par ses décisions d’hier, la commission a jeté les deux projets au panier et ne s’est prononcée que pour le contre-projet ridicule et absolument insuffisant du Conseil fédéral à l’initiative sur l’allègement des primes. Ce faisant, la commission est donc tout sauf «&nbsp;proche des gens&nbsp;», car «&nbsp;les gens&nbsp;» devront supporter l’année prochaine une hausse des primes de 6,6&nbsp;% en moyenne, en plus de la charge des primes déjà exorbitante et de la hausse généralisée des prix et des coûts. Cela alors que parallèlement, d’autres acteurs du financement de l’assurance de base se sont progressivement retirés ces dernières années, notamment les cantons en diminuant les montants alloués aux réductions de primes. Si l’on se rappelle que la Suisse est presque le seul pays d’Europe à ne pas financer son assurance de base principalement par des moyens liés au revenu, on voit bien à quel point la décision de la CSSS-E est à des années-lumière de la réalité.</p><p>Comme si cela ne suffisait pas, la CSSS-E a également adopté hier le projet «&nbsp;EFAS&nbsp;» (financement uniforme ambulatoire/stationnaire), en attente depuis des années. EFAS n’est rien d’autre qu’une privatisation partielle de l’assurance de base. Ce projet – qui doit soi-disant simplement éliminer les mauvaises incitations (personne ne sait comment) et apporter des économies (personne ne sait combien) – on transfère finalement aux assureurs les 10 milliards de recettes fiscales que les cantons dépensent aujourd’hui dans le domaine stationnaire de l’assurance de base. La souveraineté démocratique en matière de gestion de l’assurance de base serait réduite à néant, et les caisses pourraient agir comme bon leur semble. Il est logique que le lobby des assurances tienne beaucoup à ce projet. Il est d’autant plus alarmant que la CSSS-E s’y rallie en grande majorité.</p><p>La quintessence de la séance d’hier est donc la suivante&nbsp;: de l’argent pour le lobby des assurances, oui volontiers&nbsp;; un soutien pour les payeuses et payeurs de primes, non merci. Ce sont des décisions préoccupantes, mais qui, espérons-le, ne tiendront pas longtemps. Le Parlement doit les corriger de toute urgence.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9457</guid><pubDate>Fri, 04 Nov 2022 10:43:30 +0100</pubDate><title>Relever le défi ensemble : il faut signer maintenant l’initiative pour un fonds climat</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/relever-le-defi-ensemble-il-faut-signer-maintenant-linitiative-pour-un-fonds-climat</link><description>Tournant climatique : faire du surplace n’est pas une option</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le réchauffement climatique a lieu ici et maintenant. Il est produit par l’être humain et représente pour nous toutes et tous une menace existentielle. Continuer «&nbsp;comme avant&nbsp;» dans la politique climatique n’est tout simplement plus possible. Au lieu de compter sur le marché, nous devons désormais enfin miser sur des solutions collectives. C’est précisément ce que veut l’initiative pour un fonds climat.</p><p><strong>Le marché ne fait pas le job</strong></p><p>Ce n’est définitivement pas le marché qui va résoudre le problème planétaire du réchauffement climatique. En effet, la plupart des instruments basés sur des mécanismes de marché pour lutter contre la crise climatique n’ont rien donné depuis leur introduction. Ou du moins, ils ont beaucoup trop peu contribué à la réduction rapide nécessaire des émissions de gaz à effet de serre. Le meilleur exemple en est le commerce des émissions ainsi que toutes sortes d’«&nbsp;engagements volontaires de l’économie&nbsp;», particulièrement appréciés dans la politique climatique en Suisse. Au cœur de toutes ces approches, on trouve le fameux mirage des innovations technologiques révolutionnaires qui se produiront un jour ou l’autre et qui nous propulseront en un clin d’œil dans un «&nbsp;avenir zéro net&nbsp;», sans que rien ne change dans le fonctionnement de base de notre vie économique.</p><p><strong>La politique climatique comme service public</strong></p><p>S’il y avait du temps à foison pour cela, on pourrait comprendre que les milieux économiques se lancent dans ce genre de loterie. Mais nous n’avons vraiment plus le temps de faire des essais et d’espérer que ça marche&nbsp;: le réchauffement climatique a lieu ici et maintenant, et la limitation du réchauffement mondial à 1,5 degré – pourtant absolument nécessaire – semble de plus en plus inatteignable, selon les expert-e-s.</p><p>Que faire alors&nbsp;? Certainement pas «&nbsp;continuer comme avant&nbsp;» ou «&nbsp;faire un peu plus de ce qu’on a fait jusqu’à présent&nbsp;». La politique climatique, ou plutôt son objectif, à savoir un environnement durablement sain et une économie qui profite à toutes et tous, doit enfin être comprise pour ce qu’elle est&nbsp;: un bien fondamental et indispensable, auquel tout le monde a droit. En ce sens, la «&nbsp;transformation climatique&nbsp;» fait partie du service public au même titre que l’approvisionnement énergétique ou les transports publics (qui sont eux-mêmes des leviers fondamentaux pour un climat sain). La transition climatique est LE projet d’avenir collectif et central, qui ne peut être mis en œuvre efficacement que si cela se fait de manière collective et négociée démocratiquement. Et pour cela, il faut un programme public progressiste à grande échelle, comme le demande l’initiative du fonds climatique.</p><p><strong>Un fonds climatique pour une approche globale</strong></p><p>L’initiative «&nbsp;Pour une politique énergétique et climatique équitable&nbsp;: investir dans la prospérité, le travail et l’environnement&nbsp;» a été lancée conjointement par le PS, Les Vert-e-s et les syndicats. La création d’un fonds climatique – doté de moyens à hauteur de 0,5 à 1&nbsp;% du produit intérieur brut – doit permettre de financer les mesures nécessaires pour faire face au tournant climatique de manière globale et avec succès. Cela implique non seulement la «&nbsp;décarbonation&nbsp;» de tous les secteurs de l’économie et de la vie (transports, bâtiments, industrie, agriculture, etc.), mais aussi l’accompagnement des changements structurels qui en découlent sur le marché du travail et dans la formation. Car pour que la transformation écologique se fasse de manière solidaire, personne ne doit être laissé pour compte en raison des changements. Des investissements publics sont donc nécessaires non seulement pour les nouvelles infrastructures et technologies, mais aussi pour la formation, la reconversion et le soutien des travailleuses et des travailleurs dans les secteurs concernés.</p><p>L’objectif suprême doit être la création d’emplois durables, sains et bien rémunérés&nbsp;: les «&nbsp;emplois verts&nbsp;» doivent impérativement être de «&nbsp;bons emplois&nbsp;». De plus, les travailleuses et les travailleurs ne sont pas seulement directement concernés par les changements structurels, ils en sont aussi les acteurs. Car en fin de compte, seuls les employé-e-s dans les entreprises disposent des connaissances et des capacités pratiques nécessaires au développement de nouvelles technologies et à la mise en œuvre de modèles d’affaires respectueux du climat.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-9464</guid><pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:21:00 +0100</pubDate><title>17	Placement de fonds du domaine du libre passage de l’institution supplétive</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/17-placement-de-fonds-du-domaine-du-libre-passage-de-linstitution-suppletive</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8466</guid><pubDate>Tue, 01 Nov 2022 13:53:07 +0100</pubDate><title>Dossier N° 150 : Solidarité vaut la peine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-150-solidarite-vaut-la-peine</link><description>Les avantages économiques des assurances sociales en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, toute personne qui a un travail et est victime d’un accident ou est renvoyée a droit à des indemnités durant la période pendant laquelle elle se rétablit ou recherche un emploi. La prévoyance vieillesse garantit quant à elle une rente, ce qui permet d'éviter la pauvreté des personnes âgées. C’est une évidence : les solidarités dans les assurances sociales ont amélioré les conditions de vie de nombreuses personnes.</p><p>Malheureusement, on prétend souvent que la sécurité sociale se fait au détriment de la prospérité économique, qu’il s’agit d’un poids pour l’économie et que les charges sont trop élevées. Ce dossier montre qu'à bien des égards, c'est même le contraire qui est vrai. Les assurances sociales obligatoires augmentent l'efficacité économique et profitent en fin de compte à tout le monde, pas seulement à celles et ceux qui en bénéficient, mais aussi à l’ensemble des assuré-e-s et à la prospérité économique.</p><p>Les effets économiques positifs des assurances sociales obligatoires vont bien au-delà de la stabilisation de la conjoncture, comme le montre ce dossier. Grâce aux assurances sociales, il est possible de réduire les coûts et d'obtenir un meilleur rendement des placements, les mesures de prévention permettent d'éviter les accidents et les maladies ou des mesures d’accompagnement permettent de réinsérer les travailleurs et travailleuses dans le marché du travail.</p><p>Nous avons traité des principales assurances sociales en Suisse pour lesquelles nous sommes assurés à travers notre employeur, soit l’AVS, la prévoyance professionnelle (2<sup>e</sup> piller), l’assurance invalidité (AI), l’assurance-chômage, l’assurance-accident (en particulier l’assurance centrale qu’est la SUVA).</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8461</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2022 16:30:18 +0200</pubDate><title>Initiative parlementaire 16.470 Regazzi « aligner l’intérêt moratoire appliqué par la Confédération sur les taux du marché » </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/initiative-parlementaire-16470-regazzi</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8457</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2022 13:27:47 +0200</pubDate><title>On doit pouvoir vivre de son salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/on-doit-pouvoir-vivre-de-son-salaire</link><description>Sabotage du partenariat social</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On doit pouvoir vivre de son salaire. La motion Ettlin viole clairement cet important principe. Or la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-CN) a décidé à une toute petite majorité, par 11 voix contre 10, de recommander son acceptation. Pour des raisons de politique sociale, les salaires minimums cantonaux sont admissibles afin de garantir le minimum vital. Il est donc évident que les salaires prévus dans les conventions collectives de travail (CCT) ne doivent pas être inférieurs à ce seuil minimal.</p><p>La motion Ettlin se présente avec un intitulé séduisant : « Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables ». Mais elle veut empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimums cantonaux ne s’appliqueraient en effet plus dans toutes les branches où une CCT, dont le champ d’application a été étendu (de force obligatoire), contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne vise ainsi rien d’autre que de produire des « working poor » (travailleurs et travailleuses pauvres).</p><p>Cependant, la Constitution fédéral stipule que les cantons ont la compétence d’édicter des lois en matière de politique sociale. Ils peuvent ainsi décider que les salaires doivent couvrir le minimum vital. De ce fait, pendant le débat sur un salaire minimum national, les opposant-e-s à l’initiative populaire qui en demandait un n’avaient cessé de dire que, si besoin est, les cantons peuvent toujours introduire un salaire minimum. Et le Tribunal fédéral aussi a confirmé cette compétence des cantons à édicter des salaires minimums.</p><p>La mise en œuvre de la motion Ettlin violerait la Constitution fédérale et saboterait le partenariat social. Les CCT pourraient en effet se trouver dénaturées dans le but d’affaiblir encore plus un droit du travail d’ores et déjà bien maigre et de torpiller la volonté du législateur. Au lieu de garantir aux salarié-e-s des conditions de travail meilleures que ce que prévoient les normes minimales légales, elles permettraient de déroger à ces dernières. Que les CCT puissent servir d’instruments pour tirer les salaires légaux vers le bas serait aussi bien dangereux que scandaleux.</p><p>Il est inquiétant que cette attaque contre la souveraineté des cantons et les salaires des travailleurs et travailleuses des régions frontalières, en particulier les cantons de Neuchâtel et Genève, ait lieu à un moment où se déroulent des discussions sur la protection des salaires et notre rapport avec l’Europe.</p><p>Espérons que le Conseil national suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats, à savoir rejettera la motion Ettlin, au lieu de saboter la paix sociale en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8463</guid><pubDate>Tue, 25 Oct 2022 18:53:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les fonds propres (Bâle III)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-fonds-propres-bale-iii</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8454</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 15:52:38 +0200</pubDate><title>Dossier N° 151 : Évolution des effectifs  des syndicats en 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-151-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2021</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2021, les fédérations membres de l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande faîtière syndicale du pays, comptaient au total exactement 321&nbsp;359 membres. En comparaison annuelle, l’USS compte donc 7&nbsp;790 membres en moins, soit une baisse de 2,37&nbsp;% de ses effectifs. C’est légèrement plus qu’en 2020, la première année de la crise du coronavirus (2,36&nbsp;%). Le nombre de membres a à nouveau diminué plus fortement chez les hommes (-2,62&nbsp;%) que chez les femmes (-1,82&nbsp;%). La deuxième organisation faitière, Travail.Suisse, a perdu 3,34 % des membres, les fédérations non affiliées à une faîtière 7,12 %.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/c/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0529_711c65bab3.webp" length="282316" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8451</guid><pubDate>Fri, 21 Oct 2022 16:59:32 +0200</pubDate><title>On paie déjà beaucoup pour des rentes trop basses – et ça n’est pas fini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/on-paie-deja-beaucoup-pour-des-rentes-trop-basses-et-ca-nest-pas-fini</link><description>13e rente AVS : avis négatif de la commission du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quiconque a travaillé toute sa vie mérite une bonne rente. Or la rente AVS moyenne avoisine 1 800&nbsp;francs par mois. Personne ne peut en vivre aujourd’hui. Il est donc bien clair pour l’USS que l’heure est venue d’apporter une réponse concrète au problème des rentes trop basses. Or bien que le Parlement soit tenu de respecter la Constitution fédérale, qui promet depuis 50&nbsp;ans des rentes AVS couvrant les besoins vitaux, la commission du Conseil national refuse d’assumer sa responsabilité sur ce dossier.</p><p>Il faut renforcer l’AVS, afin qu’après une vie professionnelle astreignante les travailleuses et travailleurs obtiennent une rente financièrement abordable et correcte. C’est précisément ce que demande l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS. Car l’AVS est le seul pilier de prévoyance auquel tout le monde cotise – et tout un chacun profite des améliorations directes apportées aux rentes – les femmes notamment. Ainsi, le 2e&nbsp;pilier n’offre aucune protection face à l’inflation et aucune garantie non plus des prestations de rente, en échange des cotisations salariales versées. En outre, de nombreuses personnes professionnellement actives ont subi cette année de lourdes pertes avec les fonds du 3e&nbsp;pilier tant vantés par les banques. L’initiative pour une 13e&nbsp;rente AVS est plus importante que jamais dans le contexte actuel. Les rentes déjà en chute libre des caisses de pensions sont encore grignotées par l’inflation et par l’explosion des primes des caisses-maladie. Les revenus de tous les bénéficiaires de rentes tant présents que futurs sont donc fortement sous pression. Les rapports publiés par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) font eux aussi état de ces pertes de pouvoir d’achat imminentes.</p><p>Même les partisan-e-s d’AVS&nbsp;21 l’avaient admis&nbsp;: pour les femmes en particulier, mais aussi pour les hommes percevant de bas revenus, les rentes sont bien souvent insuffisantes. Or la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) continue de se cacher derrière des scénarios financiers très noirs et de refuser l’initiative populaire, sans vouloir entendre parler d’un contre-projet. Elle a même balayé les mesures proposées en faveur des ménages de retraités les plus défavorisés. On a parfois l’impression que la commission n’a toujours pas compris que l’acceptation sur le fil d’AVS&nbsp;21 est une véritable aubaine pour l’AVS. Même avec les scénarios prudents du Conseil fédéral, le premier pilier réalisera d’ici 2030 quasiment 20&nbsp;milliards d’excédents.</p><p>Les scénarios financiers à long terme jusqu’en 2050 demandés par la commission sont peu fiables selon le Conseil fédéral et unilatéraux de surcroît, comme ils n’abordent que les coûts. La Confédération ne les juge donc guère utiles, faute de pertinence informative. Or le fait que la majorité de la commission veuille malgré tout discuter sur la base de ces chiffres amène à un autre constat. Les élu-e-s se soucient moins de la situation financière réelle de l’AVS que d’affaiblir la principale assurance sociale de Suisse – au profit d’une prévoyance vieillesse privatisée, que seuls les très hauts revenus pourront s’offrir et qui permettra aux banques et aux assureurs de s’enrichir.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8459</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 16:18:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le contrat-type de travail pour les travailleurs de l’économie domestique (CTT économie domestique)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-le-contrat-type-de-travail-pour-les-travailleurs-de-leconomie-domestique-ctt-economie-domestique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8449</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:23:41 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur la TVA et modification de l’ordonnance sur le numéro d’identification des entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-la-tva-et-modification-de-lordonnance-sur-le-numero-didentification-des-entreprises</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8447</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:20:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance régissant la taxe sur la valeur ajoutée (procédures électroniques)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-regissant-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee-procedures-electroniques</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8445</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:52:38 +0200</pubDate><title>Prescriptions applicables aux véhicules – révision partielle de quatre ordonnances relevant du droit de la circulation routière</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prescriptions-applicables-aux-vehicules-revision-partielle-de-quatre-ordonnances-relevant-du-droit-de-la-circulation-routiere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8443</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:27:41 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’identité électronique et les autres moyens de preuve électroniques</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-e-id-2022</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la LeID (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8438</guid><pubDate>Tue, 18 Oct 2022 09:27:39 +0200</pubDate><title>Exceptions à l&#039;obligation d&#039;avoir exercé pendant trois ans dans un établissement suisse reconnu prévue à l&#039;article 37 alinéa 1 LAMal en cas de pénurie avérée de médecins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ausnahmen-von-der-dreijaehrigen-taetigkeitspflicht-gemaess-art-37-abs-1-kvg-bei-nachgewiesener-unterversorgung</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8437</guid><pubDate>Tue, 18 Oct 2022 09:24:27 +0200</pubDate><title>16	Projet « Lever le statut S en mars 2023 et soumettre les personnes qui en bénéficient à la procédure d’asile normale » </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/projekt-aufhebung-schutzstatus-s-und-rueckkehr</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8434</guid><pubDate>Mon, 17 Oct 2022 11:10:53 +0200</pubDate><title>Dossier N° 149 : Pour un syndicalisme féministe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-149-pour-un-syndicalisme-feministe</link><description>14e Congrès des femmes de l’USS des 12 et 13 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS s’est tenu les 12 et 13 novembre 2021 sur la colline du Gurten près de Berne, avec pour slogan « Pour un syndicalisme féministe ». En raison de la pandémie du coronavirus, c’est une grande chance qu’il ait pu avoir lieu comme prévu. Étant donné l’augmentation du nombre de cas de Covid-19, il n’aurait en effet pratiquement plus été possible qu’il ait lieu quelques semaines plus tard dans le même cadre.</p><p>Sur le plan thématique, le Congrès des femmes de l’USS s’est focalisé sur les structures et le mode de fonctionnement des syndicats. La Grève des femmes » de 2019, mais aussi l’évolution du climat confrontent l’USS et ses fédérations à une nouvelle définition de la grève qui ne se rapporte plus uniquement à des arrêts de travail. Et les mouvements sociaux amènent avec eux de nouvelles formes de mobilisation sur lesquelles les syndicats doivent se pencher. Les déléguées et les hôtes du Congrès des femmes ont discuté sur comment réussir à collaborer de manière constructive avec ces mouvements, comment rendre les syndicats encore plus féministes et inclusifs et quelles sont les mesures à prendre pour qu’il en soit ainsi.</p><p>Cependant, le travail syndical n’a pas seulement besoin de formes et de structures, mais aussi de thèmes. La prévoyance vieillesse a été un thème central du programme de ce congrès. Les femmes des syndicats ont réaffirmé la nécessité d’une hausse des rentes des femmes et non de l’âge de la retraite, et mis cette revendication en évidence à travers une action toute en couleurs. Réparties dans quatre ateliers consacrés à deux blocs thématiques, les congressistes ont en outre traité de l’histoire des syndicats dans la perspective des femmes, des effets de la pandémie et de la numérisation sur les travailleuses, de la syndicalisation dans les professions dites d’importance systémique ainsi que des structures de pouvoir dans la société et le monde du travail.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/1/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_groupe_42cf9b76ce.webp" length="723374" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8431</guid><pubDate>Fri, 14 Oct 2022 17:35:19 +0200</pubDate><title>Incompréhensible : la commission ajourne ses décisions sur l’allégement des primes dans l’assurance-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/incomprehensible-la-commission-ajourne-ses-decisions-sur-lallegement-des-primes-dans-lassurance-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant sa séance de deux jours, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États s’est occupée d’importants objets liés au financement de l’assurance de base. Il était urgent de le faire car depuis bientôt un mois, on sait que les primes vont massivement augmenter en 2023. Cette hausse malmènera encore le pouvoir d’achat des ménages ayant un revenu bas ou moyen – pour qui le fardeau des primes n’était déjà guère supportable –, alors que le renchérissement se fait cruellement sentir.</p><p>L’heure est à une réduction des primes par tête, au profit de moyens financiers basés sur le revenu (allégements de primes). Le Conseil national a soutenu ces deux mesures, en adoptant deux objets à sa session d’automne. Premièrement, la Confédération est chargée de rehausser immédiatement, à titre temporaire, sa contribution à la réduction des primes, comme mesure urgente pour la protection du pouvoir d’achat. Deuxièmement, la Confédération et les cantons augmenteront durablement leur apport financier – dans le cadre d’un contre-projet à l’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS.</p><p>Or la CSSS-E vient d’ajourner le traitement de ces deux objets, niant ainsi l’urgence d’une compensation sociale pour les ménages concernés. L’explication avancée par la commission, qui préconise d’ajourner la mesure immédiate pour 2023 parce qu’il faudrait d’abord discuter en détail d’une solution à long terme, ne peut que susciter l’incompréhension. En réalité, il faut commencer par alléger avec effet immédiat la charge financière des ménages en 2023, avant d’adopter une solution efficace à plus long terme.</p><p>La commission devra absolument encore prendre les décisions nécessaires à sa séance de novembre, afin que ces objets puissent faire l’objet d’une décision à la session d’hiver.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8430</guid><pubDate>Fri, 14 Oct 2022 17:31:19 +0200</pubDate><title>Des réductions de rentes et des hausses de coûts massives – l’USS refuse catégoriquement un tel projet de réforme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-reductions-de-rentes-et-des-hausses-de-couts-massives-luss-refuse-categoriquement-un-tel-projet-de-reforme</link><description>LPP : réaction de l’USS aux décisions de la CSSS-E</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus de dix ans maintenant, les caisses de pensions et les assurances procèdent à des coupes dans les rentes du 2e&nbsp;pilier. Alors même qu’elles ont profité des énormes bénéfices générés par les marchés des actions, qu’elles ont reçu des assuré-e-s des cotisations en hausse constante et qu’elles encaissent toujours plus d’argent pour leur travail administratif et de gestion de fortune. Et à présent, la commission du Conseil des États présente dans la réforme de la LPP des décisions qui amèneront à devoir payer cher pour des rentes en baisse. De nouveaux problèmes sont pourtant déjà à prévoir, avec la remontée des taux dans le 2e&nbsp;pilier&nbsp;: au lieu de réduire encore les rentes, il faudrait plutôt examiner les possibilités de compenser la dépréciation des rentes et des avoirs de prévoyance due au renchérissement.</p><p class="heading--h4">Payer plus pour recevoir moins</p><p>Apparemment, la victoire sur le fil d’AVS&nbsp;21 n’a pas servi de leçon à la commission du Conseil des États, qui avait pourtant là une chance historique et qui aurait pu reprendre comme base de discussion le projet de réforme élaboré par les partenaires sociaux et approuvé par le Conseil fédéral. La commission reste même en deçà de ses propres décisions prises six mois plus tôt, en dépit des promesses claires données et d’une situation qui se dégrade à toute vitesse pour les caisses de pensions. Ainsi, la baisse permanente du taux de conversion ne serait plus compensée que pendant une période transitoire et à la différence du compromis des partenaires sociaux, ni les employeurs ni les hauts revenus ne participeraient aux coûts de la compensation prévue. Autrement dit, ce serait aux travailleuses et travailleurs à payer pour leur propre baisse de rentes et les plus jeunes passeraient aussi à la caisse – sans avoir droit à de meilleures rentes. Moins d’un quart des assurés obtiendraient la pleine compensation de la baisse du taux de conversion. Et plus de la moitié de la génération transitoire repartirait les mains vides, selon les décisions prises aujourd’hui.</p><p>Et les femmes&nbsp;? il leur faudra encore attendre des dizaines d’années les améliorations de rentes urgentes qui s’imposent – et payer nettement plus d’ici là. Les veuves n’hériteront même pas du supplément de leur conjoint. La commission reconnaît certes à juste titre que les femmes et les personnes occupées à temps partiel auraient besoin de rentes plus élevées. Encore faut-il qu’elles soient abordables, et ce n’est pas garanti&nbsp;: pour un salaire annuel de 25&nbsp;000&nbsp;francs, les cotisations à charge des assuré-e-s s’alourdiraient de près de 8&nbsp;%, soit une ponction de 160 à 250&nbsp;francs par mois – et cela pour obtenir au bout de 40&nbsp;ans une rente mensuelle inférieure à 500&nbsp;francs. Ce n’est pas un hasard si les partenaires sociaux et le Conseil fédéral préconisaient déjà d’améliorer sensiblement les rentes de ces personnes – grâce à une composante de répartition, elles auraient eu à payer à peine la moitié de ce que la commission leur demande aujourd’hui. Autrement dit, les femmes seraient encore sanctionnées pour leurs salaires moins élevés et pour tout le travail non rémunéré qu’elles accomplissent par des coûts en forte hausse dans le 2epilier. On voit bien aujourd’hui ce que l’USS signalait depuis longtemps déjà&nbsp;: seule une composante de répartition permettra de réaliser rapidement et à un coût abordable les améliorations de rentes dont l’urgence se fait sentir pour les femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8441</guid><pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:47:00 +0200</pubDate><title>Programmes d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire et la perspective « RAIL 2050 »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/programmes-damenagement-de-linfrastructure-ferroviaire-et-la-perspective-rail-2050</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8428</guid><pubDate>Tue, 11 Oct 2022 16:40:44 +0200</pubDate><title>Santé : d’abord un financement social, puis une juste maîtrise des coûts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sante-dabord-un-financement-social-puis-une-juste-maitrise-des-couts</link><description>La hausse des primes-maladie n’est pas une fatalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;Les primes augmentent parce que les coûts explosent&nbsp;»&nbsp;: cela fait des années que l’on leurre les gens avec cette prétendue loi de la nature. Une logique qui fait le beurre de l’industrie pharmaceutique et du lobby des assurances, au détriment des assuré-e-s et du personnel des soins.</p><p class="heading--h4">Hausse des primes 2023&nbsp;: pas une fatalité</p><p>Les primes d’assurance-maladie augmentent chaque année au même rythme que les dépenses de l’assurance de base. Lorsque ce n’est pas le cas, c’est-à-dire si l’augmentation des primes d’une année ne couvre pas, a posteriori, la hausse des coûts, les primes augmenteront d’autant plus fortement l’année suivante. C’est exactement ce qui se passe pour les primes 2023. Hausse des coûts = hausse des primes&nbsp;: un peu partout en Suisse, cette équation est assénée comme une sorte loi de la nature. Mais il n’en est rien. Il s’agit avant tout d’une conséquence de notre législation, qui a certes défini une assurance sociale avec la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), mais qui a conçu son financement de manière explicitement antisociale.</p><p>Il ne s’agit pas seulement d’une anomalie en tant que telle, mais également en comparaison avec les autres pays&nbsp;: alors que dans presque tous les pays occidentaux de l’OCDE, l’assurance-maladie est financée à environ 80&nbsp;% par des contributions liées au revenu (impôts ou cotisations salariales), cette part n’atteint que quelques maigres 30&nbsp;% ( !) en Suisse. L’essentiel des dépenses est financé par les primes, donc par un impôt par tête.</p><p class="heading--h4">Programme immédiat pour un financement plus social&nbsp;: maintenant plus que jamais&nbsp;!</p><p>La Suisse est un pays riche&nbsp;: elle peut s’offrir une excellente couverture en matière de santé – et c’est heureux&nbsp;! Comme sa population connaît un vieillissement prononcé, les dépenses dans les domaines de polymorbidités et des soins de longue durée augmentent – ce qui est tout à fait normal&nbsp;! À eux seuls, ces deux facteurs entraînent chaque année une hausse substantielle des dépenses de santé dans le pays. Raison de plus pour comprendre que la charge des primes des assuré-e-s ne pourra jamais être ramenée à un niveau acceptable pour les ménages à bas et moyens revenus par la seule mise en œuvre de «&nbsp;mesures de maîtrise des coûts&nbsp;» dont on parle depuis des années, aussi efficaces et performantes soient-elles.</p><p>Un financement social n’est possible que s’il y a des décisions politiques en ce sens. Et les projets pour y parvenir sont aujourd’hui sur la table, prêts à l’emploi&nbsp;: le Conseil national a ainsi adopté un contre-projet à l’initiative du PS et de l’USS sur l’allègement des primes-maladie (2,2 milliards de francs supplémentaires pour les réductions de primes). Il a aussi transmis une motion qui prévoit que la Confédération prendra une mesure d’urgence en allouant 900 millions de francs de plus aux réductions de primes pour l’année à venir. Au tour maintenant au Conseil des États d’adopter ces projets le plus rapidement possible – ce serait la moindre des choses&nbsp;! Et attention&nbsp;: les réductions de primes ne sont pas une aumône de l’État. Il s’agit tout simplement de moyens pour la santé publique financés en fonction du revenu, comme c’est le cas partout ailleurs en Europe.</p><p>Et comme les réductions de primes ne sont que partiellement financées par la Confédération, les cantons ont eux aussi une forte responsabilité&nbsp;: ils doivent désormais faire en sorte, dans leurs budgets 2023, que les dépenses pour les réductions de primes augmentent de manière substantielle (la plupart des cantons les ont drastiquement réduites pendant des années). Faute de quoi, c’est comme s’ils décidaient d’une hausse d’impôts de facto pour les revenus bas et moyens (s’il manque des subsides, les primes nettes sont beaucoup trop élevées).</p><p class="heading--h4">L’interdiction de bénéfices doit enfin s’imposer</p><p>Une fois que cette transformation, certes minimale, vers un financement plus social de l’assurance de base aura été décidée par la Confédération et les cantons – et rien ne s’y oppose aujourd’hui – on pourra, on devra même reparler de la maîtrise des coûts. Et notamment du fait qu’un peu partout, des bénéfices sont réalisés au détriment de l’assurance de base, bien que cela soit explicitement interdit par la loi&nbsp;: des hôpitaux privés s’enrichissent grâce à des interventions sélectives dans le cadre de forfaits par cas lucratifs, et les assurances complémentaires en profitent par la même occasion&nbsp;; des groupes pharmaceutiques bloquent les génériques et mettent sur le marché de nouveaux médicaments pour lesquels ils imposent, grâce à leur redoutable pouvoir de lobbying, des prix à cinq ou six chiffres, au détriment de l’assurance de base&nbsp;; enfin, les caisses d’assurance maladie – qui ferment souvent au minimum un œil – laissent passer des factures coûteuses en masse au lieu d’unir leurs forces et d’investir enfin de manière substantielle dans la prévention et les soins coordonnés. C’est de ces sujet, à savoir les «&nbsp;gros poissons&nbsp;», que nous devrions parler. Et certainement pas de l’introduction d’une taxe d’urgence ou la hausse des franchises.</p><p class="heading--h4">Mettre fin à l’exode du personnel de soins</p><p>Reste un autre chantier&nbsp;: l’amélioration de la qualité et des conditions de travail dans les soins. Dans ce domaine, les décisions sont même déjà prises depuis un moment&nbsp;: en novembre 2021, la population a massivement voté en faveur de l’initiative sur les soins infirmiers. Mais depuis, rien ne bouge&nbsp;! Sauf peut-être la situation dans les hôpitaux et les homes qui s’est encore dégradée. Actuellement, plus de 300 soignant-e-s quittent chaque mois la profession. Alors que le personnel soignant aurait enfin dû pouvoir souffler un peu après la pandémie, on continue de déverser toujours plus de travail sur toujours moins de personnes, ce qui aggrave sans arrêt la situation en matière de soins.</p><p>L’initiative sur les soins infirmiers doit enfin être mise en œuvre, et rapidement. À commencer par les <a href="https://www.sbk.ch/fr/news-single/exode-dans-les-soins-stopper-les-abandons-de-la-profession-cinq-mesures-durgence-a-mettre-en-oeuvre" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">cinq mesures immédiates</a> demandées par les organisations de personnel soignant. Sinon, le système de santé suisse sera certes toujours le plus cher d’Europe, mais il ne pourra plus jamais être le meilleur. En plus du personnel soignant, ce sont bientôt aussi les patients qui en feront les frais.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8420</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 14:48:41 +0200</pubDate><title>Nouveau choc pour le pouvoir d’achat des gens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveau-choc-pour-le-pouvoir-dachat-des-gens</link><description>Primes 2023 : l’assurance-maladie a besoin d’un financement durable et social</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’était dans l’air depuis quelque temps, et les tarifs annoncés officiellement aujourd’hui pour 2023 le confirment&nbsp;: nous allons vivre un véritable choc des primes-maladie. L’augmentation de 6,6&nbsp;% dans l’assurance de base est de loin la plus forte depuis belle lurette. Les assuré-e-s vont donc devoir casquer à eux seuls pour la forte croissance des dépenses de santé. Cette charge supplémentaire dépasse les limites du supportable, et pas seulement dans le contexte tendu que nous vivons actuellement (hausse des prix de l’énergie, etc.). Cela fait longtemps que les primes-maladie pèsent beaucoup trop lourd sur le budget des ménages à faibles ou moyens revenus. Pourquoi cela&nbsp;? Entre autres parce que depuis des années, d’autres contributeurs – en premier lieu les cantons – n’ont pas adapté leur participation aux hausses des coûts. Ainsi, au cours des dix dernières années, les subsides (réductions de primes) ont baissé en termes réels dans 19&nbsp;cantons sur 26&nbsp;!</p><p>Il est urgent de réagir. Des mesures efficaces de maîtrise des coûts (par exemple sur les prix des médicaments ou les assurances complémentaires) sont bien entendu nécessaires. Mais elles ne suffiront jamais à asseoir le système de santé suisse sur une base de financement durablement sociale. Le seul moyen, c’est d’enfin amener une part raisonnable de financement par le biais de ressources prélevées en fonction des revenus – comme c’est le cas partout en Europe&nbsp;! C’est d’ailleurs précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS ainsi que le contre-projet adopté par le Conseil national. Au Conseil des États maintenant d’avancer et de traiter rapidement ces objets importants. Espérons qu’il revienne à la raison après sa décision totalement incompréhensible d’hier de ne pas entrer en matière pour l’instant sur les réductions de primes que le Conseil national avait pourtant décidées. Le temps presse&nbsp;!</p><p>Enfin, nous tenons à souligner le jeu indigne auquel se livre le lobby des assureurs&nbsp;: après avoir agité sans arrêt le spectre d’une hausse des primes «&nbsp;à deux chiffres&nbsp;», ils veulent nous vendre maintenant les 6,6&nbsp;% comme une augmentation «&nbsp;modérée&nbsp;». Ce qu’elle n’est absolument pas&nbsp;! Dans les faits, cette atténuation a été possible grâce notamment à une réduction substantielle des réserves de primes, comme l’exige l’USS depuis des années. Cela s’est fait en catimini, car hier encore, le lobby des caisses-maladie affirmait qu’il n’y avait plus d’argent dans les réserves et que la réduction «&nbsp;disproportionnée&nbsp;» des réserves au cours des deux dernières années, sous la pression politique, était même une des raisons de la forte augmentation des primes 2023. On est loin du compte&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8418</guid><pubDate>Mon, 26 Sep 2022 17:55:59 +0200</pubDate><title>Il faut rapidement des actes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-rapidement-des-actes</link><description>Décisions du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>La forte inflation et les hausses de primes-maladie mettent les salarié-e-s et les retraité-e-s sous pression. Ces personnes risquent de subir des pertes massives de pouvoir d’achat si des contre-mesures ne sont pas prises. L’Union syndicale suisse (USS) est donc soulagée de voir que le Conseil des États a suivi le Conseil national et qu’il soutient la pleine compensation du renchérissement pour les rentes AVS. La décision était plus que nécessaire et elle aura également des répercussions positives pour les bénéficiaires de rentes AI, de prestations complémentaires et de prestations transitoires. C’est désormais au Conseil fédéral qu’il incombe de mettre en œuvre cette mesure sans tarder.</p><p>Il est en revanche totalement incompréhensible que le Conseil des États ait reporté la décision, pourtant urgente, d’augmenter temporairement de 30&nbsp;% la contribution fédérale aux réductions de primes en la renvoyant à la commission compétente. Et ce, nota bene, en sachant pertinemment que l’OFSP annoncera demain une hausse massive des primes pour l’année prochaine. Cette décision témoigne d’une méconnaissance totale de la réalité vécue par les gens. Il faut maintenant tout faire pour que la motion soit adoptée lors de la session d’hiver, puis mise en œuvre très rapidement.</p><p>Malgré cela, c’est une bonne nouvelle que, dans le contexte actuel, le Parlement prenne ses responsabilités au moins dans l’AVS et se montre capable d’agir correctement et rapidement. Au tour du Conseil fédéral maintenant de faire preuve de diligence&nbsp;: après ces décisions importantes, il doit rapidement préparer les adaptations et, lorsque nécessaire, les présenter au Parlement cette année encore, afin de permettre une entrée en vigueur en 2023.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8415</guid><pubDate>Sun, 25 Sep 2022 16:00:00 +0200</pubDate><title>Un résultat serré au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-resultat-au-detriment-les-femmes</link><description>Acceptation de justesse d’AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la réforme AVS&nbsp;21 ait été acceptée. Il s’agit d’un résultat contre les femmes concernées. Avec les baisses de prestations qu’elle entraîne, cette réforme aggrave encore davantage la situation des femmes qui est déjà problématique en termes de revenu et de retraite. Les partisan-e-s d’AVS&nbsp;21 ont promis aux femmes qu’ils allaient s’attaquer à ces problèmes. Il faut maintenant des mesures fortes pour que l’indépendance financière des femmes et l’égalité se concrétisent enfin. Leur déficit de rente doit être comblé au plus vite. Il faut aussi des places d’accueil abordables et en nombre suffisant pour les familles avec enfants. Enfin, les métiers typiquement féminins doivent de toute urgence obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail.</p><p>L’écart de rente n’est pas seulement un problème pour les femmes. Avec des rentes du 2e&nbsp;pilier en chute libre, la hausse de l’inflation et l’explosion des primes-maladie tombent au pire moment. Les revenus de tous les retraité-e-s et futurs retraité-e-s sont sous pression. Pour l’USS, il est donc évident qu’il faut s’attaquer sans délai et très concrètement au problème des rentes de vieillesse trop basses. La pleine compensation du renchérissement des rentes AVS représente un premier pas important en ce sens. Au Conseil des États maintenant de soutenir cette décision du Conseil national.</p><p>Les milieux économiques ont dépensé des millions pour défendre la hausse de l’âge de la retraite des femmes. En Suisse alémanique, les principaux médias ont mené une intense campagne pour attiser les peurs quant à la stabilité de l’AVS. Malgré cela, l’alliance référendaire a réussi à convaincre bien au-delà de sa propre base. L’argument principal du déficit de rente des femmes a été largement débattu et le problème enfin reconnu. Pendant toute la campagne, le patronat et les partis de droite et du centre ont obstinément refusé de parler d’une nouvelle hausse – pourtant prévue – de l’âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. L’Union syndicale suisse se battra sans concession contre toute nouvelle tentative de relever l’âge de la retraite. Le Non est clairement majoritaire&nbsp;en&nbsp;Suisse romande, au Tessin et, selon les sondages, également chez les femmes. De nouvelles détériorations des prestations qui toucheraient de plus larges pans de la population ne trouveront donc jamais une majorité en votation populaire.</p><p class="heading--h4">Bonne nouvelle&nbsp;: baisse d’impôt rejetée</p><p>Le Non à la suppression de l’impôt anticipé sur les obligations met, espérons-le, un terme définitif à la politique fiscale erronée pour les hauts revenus, les personnes très fortunées et les entreprises. Ce résultat envoie un message on ne peut plus clair au conseiller fédéral Ueli Maurer et à la majorité de droite au Conseil fédéral et au Parlement&nbsp;: il faut en finir avec les avantages accordés unilatéralement aux classes les plus aisées. Face à la forte hausse de l’inflation et la menace d’un choc des primes-maladie et des prix de l’énergie, l’heure est à des allègements concrets et rapides pour les salarié-e-s et les retraité-e-s.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_IMG-20220926-WA0005_0d99b61da1.webp" length="336704" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8413</guid><pubDate>Thu, 22 Sep 2022 13:22:08 +0200</pubDate><title>Politique monétaire risquée – des mesures plus ciblées contre l’inflation seraient plus efficaces</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/geldpolitischer-kurs-mit-risiken-gezieltere-massnahmen-gegen-teuerung-waeren-wirksamer</link><description>Hausse du taux directeur de la Banque nationale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec sa décision d’aujourd’hui sur le taux directeur, la Banque nationale suisse (BNS) suit l’évolution observée dans plusieurs autres pays. Le fait qu’elle révise sa position sur le cours du franc suisse par rapport à la dernière fois est une bonne nouvelle. La BNS avait à ce moment-là annoncé de façon offensive vouloir provoquer une appréciation du franc, ce qui comportait des risques importants. Le franc s’est alors renforcé et ce, dans un contexte déjà difficile avec notamment des problèmes de livraison pour les entreprises.</p><p>L’USS attend de la BNS qu’elle tienne compte de manière appropriée des risques conjoncturels dans sa politique monétaire. Les hausses de prix actuelles sont dues à l’augmentation des prix de l’énergie et à des difficultés de livraison. La situation économique n’est donc pas comparable à un contexte inflationniste classique, dans lequel le renchérissement est alimenté par des pénuries sur les marchés nationaux des biens et du travail.</p><p>Les hausses de taux d’intérêt et l’appréciation du franc sont des médicaments à large spectre contre l’inflation. Dans le contexte actuel, où le renchérissement est plutôt ponctuel et fortement tiré par les prix de l’énergie, la hausse des taux d’intérêt comporte des risques pour l’emploi et les salaires. Pour réduire le renchérissement d’un point de pourcentage, il faudrait une appréciation du franc de 10&nbsp;%, ce qui ferait assez mal à l’économie.</p><p>L’USS est donc favorable à des mesures plus ciblées contre le renchérissement. En Suisse, par exemple, l’approvisionnement de base en électricité est toujours réglementé grâce au référendum de 2002. Cela permet aux autorités et aux fournisseurs d’empêcher ou d’atténuer les hausses de prix de manière ciblée.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/4/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_cut_3ddc9b41bf.webp" length="222552" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8411</guid><pubDate>Wed, 21 Sep 2022 14:21:33 +0200</pubDate><title>Une étape importante pour stabiliser le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-etape-importante-pour-stabiliser-le-pouvoir-dachat</link><description>Les hausses de prix massives grèvent le budget des ménages</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation élevée et les hausses des primes des caisses-maladie grèvent le budget des ménages. Sans mesures visant à stabiliser le pouvoir d’achat et sans les hausses générales urgentes de salaires qui s’imposent, les familles s’exposent à voir leurs revenus réels chuter de près de 5000&nbsp;francs. Les retraité-e-s aussi risquent de subir d’ici 2024 une perte de pouvoir d’achat de l’ordre d’une rente mensuelle. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite par conséquent de la première étape franchie au Conseil national, qui a approuvé une adaptation immédiate des rentes AVS au renchérissement ainsi qu’une augmentation de la contribution fédérale à la réduction des primes. Il faut en effet préserver le pouvoir d’achat des personnes professionnellement actives ou à la retraite.</p><p>Selon son mandat constitutionnel, l’AVS doit expressément prévoir une compensation du renchérissement. Or le mécanisme de calcul en vigueur, basé sur l’indice mixte, reste en deçà de cet objectif. Pour que le pouvoir d’achat des bénéficiaires de rentes soit garanti, il faudrait donc pour 2023 une décision spéciale, dont le Conseil fédéral ne voulait pas entendre parler. L’USS approuve la décision du Conseil national portant sur la pleine adaptation des rentes AVS au renchérissement, et invite le Conseil des États à faire de même. Cette décision aura des effets positifs pour les bénéficiaires de rentes AI, de prestations complémentaires ainsi que de prestations transitoires. C’est absolument nécessaire car le pouvoir d’achat des bénéficiaires de rentes subit de fortes pressions, la plupart des caisses de pensions n’accordant pas de compensation du renchérissement. Entre 2021 et 2024, une perte de pouvoir d’achat de près de 100&nbsp;francs par mois est ainsi à craindre sur les rentes moyennes du deuxième pilier.</p><p>Le oui à la motion visant à amortir le choc de l’augmentation des primes d’assurance-maladie constitue une lueur d’espoir. Le relèvement de 30&nbsp;% de la contribution fédérale à la réduction individuelle des primes débloquera l’année prochaine 850&nbsp;millions de francs supplémentaires. Les cantons doivent ici assumer leurs responsabilités&nbsp;: ces dernières années, beaucoup d’entre eux ont réduit les moyens alloués à la réduction des primes, malgré les hausses de primes et la croissance démographique. Il faut désormais qu’ils rattrapent leur retard et comme la Confédération, qu’ils augmentent massivement leur participation à la réduction des primes (sinon comme le rappelle la motion, ils ne bénéficieront pas des ressources supplémentaires). Dans tous les cas, les 850&nbsp;millions de francs ne suffiront pas à compenser entièrement l’envol des primes annoncé. Car si conformément au scénario du pire les primes devaient bondir de 10&nbsp;%, cette somme ne couvrirait qu’un quart du volume supplémentaire des primes d’assurance-maladie. D’où l’importance que le Conseil des États – en plus d’accepter la motion du groupe socialiste – mette enfin les bouchées doubles dans l’examen de l’initiative d’allégement des primes du PS et des syndicats.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>AVS</category><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8384</guid><pubDate>Fri, 16 Sep 2022 10:24:09 +0200</pubDate><title>Approvisionnement énergétique : le marché nous a coûté cher</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/approvisionnement-energetique-le-marche-nous-a-coute-cher</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Empêcher la libéralisation complète du marché de l’électricité s’est révélé être, pour les petits clients en Suisse, la meilleure protection contre les flambées des prix de l’électricité. Il s’agit aujourd’hui de tirer les bonnes leçons de cette expérience. Bonne nouvelle&nbsp;: l’extinction des feux a déjà sonné chez les adeptes les plus fervents du marché libre.</p><p class="heading--h4">L’approvisionnement de base comme bouclier de protection</p><p>Il y a peu de temps encore, personne ne s’attendait à cette double tuile&nbsp;: peu avant le choc redouté des primes-maladie, les ménages en Suisse doivent aussi faire face à des hausses brutales du prix de l’électricité. Bien sûr, les coûts de l’électricité sont depuis longtemps un poste non négligeable au budget d’un ménage moyen. Mais ils restaient jusqu’ici presque insignifiants comparés aux primes d’assurance-maladie et aux loyers. Il y a essentiellement deux raisons à cela&nbsp;: premièrement, le fait d’avoir réussi à empêcher jusqu’à présent la libéralisation totale du marché de l’électricité a protégé les petits consommateurs des hausses de prix brutales sur les marchés internationaux de l’énergie. Et deuxièmement, dans l’approvisionnement de base, l’électricité renouvelable produite en Suisse (qui représente tout de même deux tiers du total) ne peut être facturée plus cher que le coût de production. L’année prochaine, cette «&nbsp;règle du prix de revient&nbsp;» profitera en particulier aux ménages qui habitent dans la zone de desserte d’un fournisseur d’énergie produisant lui-même une part élevée de son électricité.</p><p class="heading--h4">Production d’électricité&nbsp;: les mythes liés au marché</p><p>D’autres fournisseurs d’énergie, en revanche, doivent acheter beaucoup d’électricité sur les marchés internationaux et prévoient dès lors de répercuter des hausses de prix faramineuses sur leurs client-e-s finaux. Pourquoi cela&nbsp;? D’une part, contrairement à ce qui s’est passé pour l’approvisionnement de base, la large ouverture du marché n’a malheureusement pas pu être évitée dans le domaine de la production d’électricité. Les prix de l’électricité peuvent donc s’envoler à la bourse (avec les bénéfices astronomiques que cela implique pour de nombreux grands groupes énergétiques). Et ce sont la population ordinaire et les entreprises qui en paient le prix fort.</p><p>D’autre part, la Suisse a malheureusement raté l’occasion d’augmenter la part des nouvelles énergies renouvelables à un niveau substantiel à travers une offensive d’investissements publics et ce, principalement en raison de la politique d’obstruction menée par la droite pendant des années («&nbsp;la stratégie énergétique a échoué&nbsp;!&nbsp;»). Cela lui aurait aussi permis de se libérer dès aujourd'hui de la dépendance économique et géopolitique des énergies fossiles (tout en mettant en œuvre une politique climatique exemplaire). Pour les uns, c’était tout simplement inutile (ou alors ils misaient à nouveau sur l’énergie nucléaire, peu efficiente, dangereuse et beaucoup plus coûteuse pour les pouvoirs publics). Pour d’autres, il fallait aussi laisser au marché le soin de s’en occuper. Ce qui, en temps normal, ne l’intéresse aucunement.</p><p class="heading--h4">Se mettre à l’abri du marché&nbsp;: oui, mais…</p><p>Dans le domaine de l’approvisionnement en énergie, les errements dus à une foi aveugle dans le marché apparaissent au grand jour. Le meilleur exemple en est la revendication récente des partisans les plus fervents de l’ouverture partielle du marché de l’électricité (Union suisse des arts et métiers, entre autres)&nbsp;: ils demandent aujourd’hui que les gros consommateurs qui ont choisi de passer dans le marché libre puissent revenir à l’approvisionnement de base protégé. Maintenant que ça chauffe, ils préfèrent prendre leurs distances avec le marché libéralisé. Si l’on fait abstraction de la perte totale de crédibilité, c’est tout-à-fait compréhensible de leur part, et même absolument nécessaire pour les entreprises concernées. Car aucune société ne peut maintenir sa production si les dépenses en énergie représentent soudain 30&nbsp;% des coûts totaux au lieu de 3&nbsp;%. Mais une autre chose est sûre&nbsp;: celui qui a le droit de revenir dans l’approvisionnement de base pour sauver son entreprise devra aussi y rester par la suite (tout comme c’est le cas actuellement lors d’un passage au marché libre). Il ne doit certainement pas pouvoir le quitter à la première occasion possible, à savoir lorsque les prix de l’électricité baisseront à nouveau.</p><p class="heading--h4">Il faut des mesures concrètes tout de suite</p><p>S’éloigner du marché en développant les services de base et les investissements publics dans les énergies renouvelables&nbsp;: c’est ainsi que l’on pourrait mettre en place deux mesures déterminantes à moyen terme pour un approvisionnement énergétique abordable et climatiquement neutre. Des mesures qui semblent subitement susceptibles de réunir de larges majorités. Mais, pour revenir à ce qui a été dit en introduction, elles ne permettront pas de résoudre le grave problème de l’augmentation du prix de l’électricité auquel les ménages privés devront faire face dès l’année prochaine. Pour cela, il faut des mesures urgentes et efficaces rapidement. Voici celles qui s’imposent&nbsp;:</p><ul><li><strong>Plafonnement des taxes&nbsp;:</strong> Le prix de l’électricité se compose du tarif de l’énergie et de différentes taxes d’État. Il est donc relativement facile pour l’État de faire en sorte que ces dernières n’augmentent pas l’année prochaine. Mais pour cela, la réserve hydroélectrique prévue («&nbsp;un montant élevé qui se chiffre en centaines de millions&nbsp;») et les dépenses supplémentaires du gestionnaire du réseau de transport (également un montant à trois chiffres en millions) devraient absolument être financées par des fonds publics, et non – comme c’est prévu pour l’instant – par une augmentation du tarif d’utilisation du réseau.</li><li><strong>Contrôle des tarifs&nbsp;:</strong> L’ElCom, l’autorité de surveillance et d’approbation des tarifs, doit surveiller méticuleusement les entreprises d’approvisionnement en énergie. Il faut absolument éviter que les entreprises qui ne sont pas touchées par la hausse internationale des prix de l’électricité surfent sur la vague générale et tentent, par des tours de passe-passe, d’augmenter également les prix de l’électricité pour leurs clients finaux dans l’approvisionnement de base.</li><li><strong>Rôle des cantons et des communes&nbsp;:</strong> Presque toutes les entreprises d’approvisionnement en énergie sont détenues – majoritairement ou entièrement – par les cantons et les communes. Ces derniers sont donc particulièrement tenus de veiller à ce que l’augmentation des tarifs de l’énergie soit aussi modérée que possible. La réduction des réserves de l’entreprise, là où elles existent, doit être une condition préalable à une répercussion inchangée de l’augmentation des prix du marché sur les clients finaux.</li><li><strong>Plafonnement du tarif de l’électricité&nbsp;:</strong> Comme l’a fait la France pour 2022 (et vient de le prolonger pour 2023), le tarif de l’électricité de base pourrait être plafonné jusqu’à un certain quota de consommation. Les moyens pour y parvenir seraient disponibles, ou sont en train de s’accumuler grâce aux bénéfices élevés que font actuellement les grands groupes énergétiques.</li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8381</guid><pubDate>Wed, 14 Sep 2022 13:01:40 +0200</pubDate><title>Les femmes refusent net le démantèlement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-femmes-refusent-net-le-demantelement-de-lavs</link><description>Tendance au non à AVS 21 – la dernière ligne droite et la mobilisation décideront de l’issue du scrutin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le sondage GFS indique une tendance au non à AVS&nbsp;21. Le camp du NON&nbsp;a progressé de 5&nbsp;points de pourcentage. Le nouveau sondage Tamedia place toujours le NON&nbsp;à un niveau élevé 44&nbsp;%, le donne clairement&nbsp;majoritaire parmi les femmes comme en Suisse romande. Or ces deux sondages ont été réalisés avant que le principal argument des partisans du projet se parte en fumée&nbsp;: la décision du Conseil des États de repousser la réforme de la LPP après le scrutin sur l’AVS va encore massivement influencer l'opinion sur AVS&nbsp;21. Car on ignore désormais si et quand une réforme de la LPP interviendra, et si le niveau des&nbsp;rentes sera maintenu.&nbsp;Cette incertitude va&nbsp;renforcer encore&nbsp;la&nbsp;tendance au refus. Un non le 25&nbsp;septembre reste donc possible.</p><p>Les sondages d’aujourd’hui confirment le refus net d’AVS&nbsp;21 parmi les femmes, qui reçoivent déjà un tiers de rente en moins que les hommes. En effet, il est prévu de réaliser des économies sur leur dos. Les femmes perdraient ainsi une année de rente AVS – soit près de 26&nbsp;000&nbsp;francs de revenu chacune. Au cours des dix prochaines années, AVS&nbsp;21 vise à réduire les rentes des femmes de 7&nbsp;milliards de francs. Ces coupes unilatérales sont injustes.</p><p>La deuxième vague de sondages GFS montre une tendance au non. Il est frappant de voir que le camp du non s’est renforcé au détriment des partisan-e-s du oui et non des personnes indécises. Ce qui montre la campagne provoque des changements d'avis. Pour la première fois, les deux sondages indiquent un refus net du projet parmi les femmes. Contrairement à la première vague, le sondage GFS tient compte du principal argument du comité référendaire, soit l’écart de rente à leurs dépens – qui constitue désormais le principal argument contre le projet.</p><p class="heading--h4">Partialité des médias</p><p>Les médias alémaniques n'octroient que&nbsp;peu&nbsp;de place aux arguments du comité référendaire. Bien au contraire, au lieu de laisser les partis et le Conseil fédéral défendre le relèvement de l’âge de la retraite, les rédactions en chef des grands&nbsp;journaux&nbsp;sont elles aussi entrées en campagne. Ce faisant, elles&nbsp;attisent les peurs sur la pérennité de l’AVS, alors même que les faits sont tout à fait clairs&nbsp;: les réserves de l’AVS n’ont jamais été aussi élevées et depuis 2001, le niveau du fonds AVS a doublé pour avoisiner aujourd’hui 50&nbsp;milliards de francs.</p><p>Quant à&nbsp;la mauvaise situation des femmes en matière de rentes, elle est bien souvent évoquée&nbsp;par un renvoi&nbsp;à la réforme de la LPP. Or aujourd’hui, l'argument selon lequel une telle réforme permettra de résoudre les problèmes s’est révélé n’être qu’une vaine promesse&nbsp;: contrairement aux engagement pris par la majorité du Parlement, il n’y a rien de concret sur la table.</p><p class="heading--h4">Le comité référendaire poursuit sa campagne engagée</p><p>La large alliance&nbsp;contre AVS&nbsp;21 mène depuis des mois une campagne engagée, axée sur les femmes concernées. Il ressort des sondages actuels que cette forte présence porte ses fruits et a déjà su convaincre. Au cours des douze jours qui restent, le comité va continuer de tout faire pour amener un maximum de femmes et d’hommes à glisser aux urnes un NON&nbsp;à AVS&nbsp;21. Car avec une forte mobilisation, un rejet&nbsp;reste possible le 25&nbsp;septembre.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/e/csm_black_web_avs21_logo-fr_7f2f1ee430.webp" length="49312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8378</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 15:35:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral laisse tomber les retraités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-laisse-tomber-les-retraites</link><description>Pas de pleine compensation du renchérissement malgré l’explosion des prix</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les hausses de prix et le choc des primes des caisses-maladie frappent de plein fouet les personnes à la retraite. En moyenne, un couple de retraités s’expose à voir son pouvoir d’achat chuter de 8&nbsp;%, soit de 450 à 500&nbsp;francs par mois, jusqu’à la fin de 2024. Sur toute une année, il lui manquera alors pour vivre l’équivalent d’une rente mensuelle. Or le Conseil fédéral vient de rejeter toutes les motions en faveur d’une adaptation extraordinaire des rentes AVS au renchérissement, motions qui étaient pourtant susceptibles d'emporter une majorité au Parlement. L’Union syndicale suisse (USS) est inquiète de voir le Conseil fédéral fermer les yeux sur les difficultés bien réelles de la population. Le Parlement doit d’urgence agir, pour ne pas laisser tomber les retraité-e-s.</p><p>En juin, le Parlement a exigé dans plusieurs motions susceptibles de rallier une majorité une adaptation extraordinaire des rentes ordinaires de l’AVS au renchérissement. En effet, si le mécanisme normal fondé sur l’indice mixte devait s’appliquer, des pertes massives de pouvoir d’achat sont à craindre, dans un contexte de forte inflation. Or au lieu de procéder à la modification de loi urgente qui s’impose, le Conseil fédéral préfère rejeter en bloc les interventions. Et laisser les retraité-e-s sur le carreau. En effet, alors même que la LPP ne connaît pas la compensation du renchérissement – contrairement à ce que la Constitution promet depuis 50&nbsp;ans –, les rentes AVS s’exposent à leur tour à perdre de leur valeur réelle. Le Conseil fédéral n’est malheureusement pas en phase avec la réalité&nbsp;: dans le passé, les rentes étaient adaptées en cas de renchérissement massif – si nécessaire en procédure d’urgence. Il incombe donc au Parlement, sans plus attendre, de veiller à ce que les rentes AVS soient revalorisées en 2023.</p><p>Les rentes AVS sont adaptées tous les deux ans, sur la base de l’indice mixte. Ce dernier tient compte à la fois du renchérissement et de l’indice des salaires. Or si ce mécanisme normal était appliqué cette année, la rente AVS moyenne perdrait de sa valeur réelle. En effet, l’évolution des salaires reste à la traîne du renchérissement, et tire le résultat vers le bas. Le renchérissement serait donc au mieux compensé pour moitié. Compte tenu de l’absence de compensation du renchérissement dans les rentes du 2e&nbsp;pilier et de l’explosion des coûts dans les primes des caisses-maladie, une perte de pouvoir d’achat de 450 à 500&nbsp;francs par mois serait à craindre (en additionnant l’AVS et la LPP) pour un couple moyen de retraité-e-s.</p><p>Au début du mois de mai, l’USS avait déjà attiré l’attention du Conseil fédéral sur ce problème. En effet, l’art.&nbsp;112, al.&nbsp;2, let.&nbsp;d, de la Constitution prévoit que les rentes AVS sont adaptées au moins à l’évolution des prix. Le Parlement avait demandé en juin, dans plusieurs interventions largement soutenues, la compensation intégrale du renchérissement pour 2023, si nécessaire au moyen d'une modification urgente de la loi.</p><p>Dans des situations antérieures de&nbsp;forte inflation, les rentes avaient déjà été adaptées en urgence. En 1990 par exemple, la loi avait été modifiée en décembre et en avril suivant, à l’expiration du délai référendaire, tous les retraité-e-s avaient eu droit à une allocation de renchérissement. Cet exemple le montre&nbsp;: une compensation intégrale est non seulement possible, mais nécessaire.</p><p>Le Conseil fédéral n’a hélas formulé aucune proposition au cours de l’été. Il refuse d’accorder la compensation intégrale du renchérissement, alors même que l’inflation a poursuivi son accélération en août. «&nbsp;Les retraité-e-s craignent pour leur budget en 2023. La compensation du renchérissement n’est pas prévue dans le 2e&nbsp;pilier. Il est incompréhensible que le Conseil fédéral refuse d’adapter les rentes AVS&nbsp;», déplore Gabriela Medici. C’est donc au Parlement&nbsp;de&nbsp;prendre le taureau par les cornes à sa prochaine session.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8389</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 14:51:00 +0200</pubDate><title>Arrêté fédéral allouant un crédit additionnel en vue du financement de projets de renouvellement de l’infrastructure routière destinée au chargement des automobiles </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/arrete-federal-allouant-un-credit-additionnel-en-vue-du-financement-de-projets-de-renouvellement-de-linfrastructure-routiere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8376</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 13:30:00 +0200</pubDate><title>Les améliorations de rentes des femmes n’étaient que des promesses en l’air</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-ameliorations-de-rentes-des-femmes-netaient-que-des-promesses-en-lair</link><description>Le Conseil des États reporte la réforme de la LPP après le scrutin sur l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes perçoivent en moyenne des rentes de vieillesse 34&nbsp;% plus basses, comme le Conseil fédéral l’a confirmé dans un nouveau rapport publié hier, et les écarts de rente se sont même creusés. Les partisans d’AVS&nbsp;21 font essentiellement valoir, pour justifier les baisses de rentes de l’ordre de 26&nbsp;000&nbsp;francs qui attendent chacune femme, que leur situation scandaleuse dans le 2e&nbsp;pilier va rapidement s’améliorer. Or cet argument des partisans du relèvement de l’âge de la retraite se révèle n’être qu’une promesse en l’air, avec les décisions prises aujourd’hui en commission. Il est par conséquent impossible de savoir avant le scrutin sur l’AVS si et quand aura lieu une réforme de la LPP, et quel en sera le contenu. Les citoyennes et citoyens sont ainsi priés de voter les yeux fermés. Cette tactique d’enfumage de la commission du Conseil des États est absolument inacceptable.</p><p>Alors même que chacun sait que seule une augmentation des rentes AVS résoudrait le problème des rentes trop basses, les employeurs et le camp bourgeois promettent à la place depuis des mois des solutions rapides dans le 2e&nbsp;pilier. Or ce château de cartes s’est effondré avec la décision de la commission du Conseil des États. Le message aux femmes est scandaleux : vous n’avez qu’à attendre et espérer&nbsp;! Et d’abord, à accepter un démantèlement des rentes AVS.</p><p>Toutes les propositions discutées à ce jour au Parlement pour le 2e&nbsp;pilier sont moins bonnes que le compromis élaboré par l’Union patronale et les syndicats. Le Conseil fédéral prévoyait notamment au départ que les futurs retraité-e-s recevraient tous un supplément de rente forfaitaire mensuel plafonné à 200&nbsp;francs, financé par un prélèvement salarial de 0,5&nbsp;%. Or seuls le PS et les Verts ont soutenu cette solution.</p><p>Selon l’USS, la décision de la commission du Conseil des États montre clairement que seul un non à AVS&nbsp;21 le 25&nbsp;septembre créera la pression politique nécessaire pour améliorer les rentes actuellement insuffisantes des femmes. La stabilité financière de l’AVS est garantie pour les prochaines années. Il reste ainsi suffisamment de temps pour concevoir une réforme de la prévoyance vieillesse qui prenne en compte les intérêts de l’ensemble de la population.</p><p>La Suisse connaît depuis 50&nbsp;ans un système de prévoyance professionnelle qui ne fonctionne pas pour les parents professionnellement actifs. Le rapport publié hier par le Conseil fédéral sur les écarts de rente l’a encore confirmé. Alors même que les familles contribuent à assurer la santé financière de l’AVS, elles doivent s’attendre avec AVS&nbsp;21 à des baisses de leurs rentes déjà modestes.</p><p>Une Suisse prospère peut et doit s’offrir une bonne prévoyance vieillesse, au financement solide. Il ne s’agit pas seulement d’un mandat constitutionnel de longue date. Une retraite dans la dignité est également une question de respect pour les travailleuses et travailleurs concernés.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8407</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:52:00 +0200</pubDate><title>Crédits d’engagements alloués à partir de 2024 pour les contributions aux mesures prises dans le cadre du programme en faveur du trafic d’agglomération</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credits-dengagements-alloues-a-partir-de-2024-pour-les-contributions-aux-mesures-prises-dans-le-cadre-du-programme-en-faveur-du-trafic-dagglomeration</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;arrêté fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8405</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:46:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur la politique régionale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-la-politique-regionale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8403</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:42:00 +0200</pubDate><title>Crédit additionnel en vue du financement de projets de renouvellement de l’infrastructure routière destinée au chargement des automobiles</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-additionnel-en-vue-du-financement-de-projets-de-renouvellement-de-linfrastructure-routiere-destinee-au-chargement-des-automobiles</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;arrêté fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8401</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:34:00 +0200</pubDate><title>Prise en charge dans des cas particuliers et les mesures visant à freiner la hausse des coûts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prise-en-charge-dans-des-cas-particuliers-et-les-mesures-visant-a-freiner-la-hausse-des-couts</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8399</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:28:00 +0200</pubDate><title>Loi sur l’infrastructure des marchés financiers. Sanctions en cas d’indications fausses ou incomplètes dans les offres publiques d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-sur-linfrastructure-des-marches-financiers-sanctions-en-cas-dindications-fausses-ou-incompletes-dans-les-offres-publiques-dachat</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;Initiative parlementaire 18.489 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8397</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:19:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’assurance-chômage (Indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail pour les formateurs) </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/indemnite-en-cas-de-reduction-de-lhoraire-de-travail-pour-les-formateurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8395</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 06:12:00 +0200</pubDate><title>Accord bilatéral entre la Suisse et l’Indonésie concernant la promotion et la protection réciproque des investissements</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-bilateral-entre-la-suisse-et-lindonesie-concernant-la-promotion-et-la-protection-reciproque-des-investissements</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultaton (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8391</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 05:43:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’examen des investissements étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-lexamen-des-investissements-etrangers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8374</guid><pubDate>Wed, 07 Sep 2022 15:57:18 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral confirme l’inégalité de rentes au détriment des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-confirme-linegalite-de-rentes-au-detriment-des-femmes</link><description>Égalité : d’énormes différences et aucun progrès en vue !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport publié aujourd’hui sur l’écart global de revenus du travail entre femmes et hommes fait l’effet d’une douche froide. Ces dernières huit années, les différences de revenu entre femmes et hommes n’ont pas diminué. Trois ans après la grande Grève des femmes*, le bilan se révèle pitoyable&nbsp;: les revenus des femmes restent inférieurs à ceux des hommes. Selon le rapport, la différence entre leurs rentes et celles des hommes s’est même accrue depuis 2014 et représente plus d’un tiers. Aucune solution crédible n’est en vue. Au contraire&nbsp;: au lieu de bénéficier d’une amélioration nécessaire et urgente de leurs rentes, les femmes verraient même ces dernières réduites de 26&nbsp;000 francs à cause de AVS 21. Seul un NON à AVS 21 le 25 septembre prochain peut créer la pression politique nécessaire pour améliorer les rentes actuellement insuffisantes des femmes.</p><p class="heading--h4">Des revenus toujours inférieurs</p><p>Le revenu des femmes en âge d’exercer une activité lucrative est inférieur de plus de 43,2&nbsp;% à celui des hommes, alors même que le nombre d’heures de travail effectué est le même en moyenne. Mais les femmes effectuent beaucoup plus de travail non rémunéré que les hommes, par exemple avec la garde des enfants et la prise en charge de proches dépendants de soins ou encore le ménage. En outre, leurs salaires sont toujours inférieurs à ceux des hommes, d’une part à cause de discriminations salariales qui perdurent, mais, de l’autre, aussi en raison de choix de professions, de formations et de carrières professionnelles différents.</p><p>Pour remédier à cette discrimination de salaire et de revenu, il faut prendre des mesures qui aillent plus loin que la nouvelle loi sur l’égalité. En plus de mesures plus ambitieuses contre la discrimination salariale, il faut créer des conditions-cadres afin d’éviter que le travail non rémunéré ne retombe uniquement sur le dos des mères. Sans offres collectives pour alléger la charge des mères, comme des crèches et garderies, des écoles à horaire continu et des places de prise en charge des adultes dépendants, les différences de revenu au détriment des femmes ne disparaîtront pas.</p><p class="heading--h4">L’écart entre les rentes se maintient&nbsp;: 8 nouvelles années de statu quo, c’est inacceptable&nbsp;!</p><p>L’écart de rente de retraite entre hommes et femmes est la triste conséquence des salaires plus bas de ces dernières. Car les mères sont les premières à interrompre leur activité professionnelle et à travailler à temps partiel, avant tout pour assumer le travail domestique et familial. Et même s’il est désormais bien connu que la prévoyance vieillesse suisse ne fonctionne pas bien pour les parents professionnellement actifs, la réforme AVS 21 entraînerait des coupes durables dans les rentes des femmes et des couples qui ont élevé ensemble des enfants, tout en exerçant en plus une activité lucrative. Même les femmes proches de la retraite ne sont quasiment pas protégées malgré les soi-disant compensations.</p><p>Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: en plus du NON à AVS 21, il faut non seulement avancer avec détermination vers une vraie égalité dans la vie professionnelle, mais aussi des améliorations substantielles des retraites. C’est pourquoi elle s’engage pour un renforcement de l’AVS à travers une 13e rente ainsi qu’une modernisation du deuxième pilier via le compromis des partenaires sociaux. Il n’est pas trop tard pour mettre enfin en œuvre ce compromis. Car à ce jour, en matière de deuxième pilier, le Parlement n’a encore fait absolument aucun pas concret en direction d’une réforme utile.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/3/csm_150307_Frauendemo0143_67d965df5c.webp" length="450462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8370</guid><pubDate>Tue, 06 Sep 2022 15:25:39 +0200</pubDate><title>Des mesures d’accompagnement s’imposent également au niveau de l’approvisionnement de base !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/des-mesures-daccompagnement-simposent-egalement-au-niveau-de-lapprovisionnement-de-base</link><description>Prix de l’électricité en 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La hausse du prix de l’électricité est moins brutale en Suisse qu’ailleurs, grâce aux garde-fous prévus dans l’approvisionnement de base. Les ménages à petits revenus risquent néanmoins de voir leurs factures d’électricité s’alourdir de plusieurs centaines de francs et plomber leur budget. L’heure est à des mesures d’accompagnement rapides et efficaces.</p><p>Le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des hausses de prix de l’électricité que vient d’annoncer la Commission fédérale de l’électricité (Elcom) n’était pas une surprise. Les bouleversements et pénuries des marchés internationaux de l’énergie frappent de plein fouet les petits consommateurs. Mais il faut tout d’abord reconnaître que la Suisse s’en sort mieux que bien d’autres pays européens. En Grande-Bretagne par exemple, les prix de l’électricité ont triplé. Cette différence tient essentiellement à ce que la Suisse a par chance renoncé jusqu’ici – sous la pression massive des syndicats – à une libéralisation totale de son marché de l’électricité&nbsp;: les petits consommateurs sont ainsi protégés dans le cadre de l’approvisionnement de base et profitent de la réglementation voulant que l’électricité renouvelable produite dans le pays puisse être revendue au maximum au prix de revient.</p><p>On comprend bien que même les plus fervents participants de la libéralisation complète du marché veuillent en revenir au modèle à succès adopté pour l’approvisionnement de base. Ainsi l’Union suisse des arts et métiers (USAM) exige-t-elle depuis peu que les gros consommateurs puissent en revenir à un système régulé, avouant on ne peut plus clairement que l’idéologie ultralibérale a échoué sur toute la ligne. Il n’y a rien à redire à une telle demande – à une condition toutefois&nbsp;: quiconque en revient à l’approvisionnement de base devra rester dans le marché régulé. Comme jusqu’ici les entreprises ayant opté pour le marché libre ne pouvaient faire machine arrière.</p><p>Malgré tout, le prix de l’électricité va lui aussi augmenter massivement dans le cadre de l’approvisionnement de base en Suisse. Car les activités de production et de distribution subissent de plein fouet les turbulences du marché. La clientèle des entreprises d’approvisionnement en énergie qui ne produisent pas elles-mêmes la majeure partie de leur courant sera la plus touchée.</p><p>À long terme, la Suisse ne parviendra à s’affranchir de cette situation qu’en accélérant l’expansion de sa production indigène d’énergie renouvelable, avec le soutien des collectivités publiques. Les développements actuels ont fait ressortir l’absence d’alternative à une telle stratégie, donnant tort non seulement aux turbos de la libéralisation du marché, mais aussi aux indécrottables partisans des énergies fossiles (voir les livraisons de gaz de Poutine) et aux adeptes du nucléaire (voir l’état du parc nucléaire français).</p><p>À court terme, il faudra toutefois aussi prévoir dans l’approvisionnement de base des mesures d’accompagnement rapides et efficaces en faveur des petits clients. Dans le contexte actuel de baisse du pouvoir d’achat, de nombreux ménages à petits revenus ne sont pas en mesure de supporter une hausse de plusieurs centaines de francs de leur facture d’électricité – que suivront sous peu le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des primes et le «&nbsp;coup de massue&nbsp;» des charges locatives.</p><p>Les syndicats exigent par conséquent en premier lieu que l’augmentation des taxes sur l’électricité projetée (tarif d’utilisation du réseau, redevances locales/cantonales) soit annulée et que les mesures correspondantes (charges de Swissgrid, réserve hydroélectrique, etc.) soient financées par des fonds publics – c’est la moindre des choses&nbsp;!</p><p>En outre, l’autorité de surveillance et d’approbation des tarifs ElCom devra continuer à surveiller de près les entreprises d’approvisionnement en énergie. Il faut éviter par tous les moyens que celles qui ne sont pas concernées par la hausse des prix de l’électricité au niveau international ne profitent de l’occasion pour tenter d’augmenter elles aussi, par des tours de passe-passe, les prix facturés aux clients finaux. Les éventuels abus découverts devront être aussitôt sanctionnés.</p><p>Troisièmement, les cantons et les communes, qui sont presque partout propriétaires (exclusifs) des entreprises d’approvisionnement en énergie, doivent aussi assumer leur rôle. À ce titre, il leur incombe de tirer pleinement parti de leur marge de manœuvre entrepreneuriale (par exemple en puisant dans leurs réserves) pour atténuer efficacement la hausse de leurs tarifs.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/4/csm_Strompreis_vchal-iSt_29cd1adfc9.webp" length="55772" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8363</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 09:34:22 +0200</pubDate><title>Les syndicats revendiquent une augmentation générale de salaire de 4 à 5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-revendiquent-une-augmentation-generale-de-salaire-de-4-a-5</link><description>Retour de l’inflation après des années de stagnation des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les négociations salariales de cette année seront essentielles pour les salarié-e-s. Après trois décennies, l’inflation a fait un retour fracassant et a grimpé à 3,5&nbsp;%. Les prix de l’énergie tout comme les primes des caisses-maladie vont s’envoler. Or la situation économique reste excellente, et donc des hausses des salaires réels sont possibles et nécessaires. Les syndicats de l’USS revendiquent par conséquent des augmentations générales de salaire de 4 à 5&nbsp;%, afin de compenser le renchérissement et d’en finir avec la stagnation des dernières années.</p><p>L’économie suisse s’est étonnamment vite remise de la crise due au coronavirus. La marche des affaires est bonne dans la grande majorité des entreprises. Les nouvelles positives l’emportent désormais jusque dans les branches d’activité malmenées par la crise, comme l’hôtellerie-restauration ou le secteur aérien. La situation de l’emploi s’est sensiblement améliorée, dans le sillage de cette rapide reprise. De nombreuses branches se plaignent d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée y compris, pour la première fois depuis longtemps, l’hôtellerie-restauration. Aussi les salaires et les conditions de travail jouent-ils un rôle clé un peu partout.</p><p class="heading--h4">Retour de l’inflation après une longue stagnation des salaires</p><p>L’évolution salariale des dernières années a été insuffisante. Les écarts se sont à nouveau creusés. En 2022, les travailleuses et travailleurs à revenus bas et moyens ont moins gagné qu’en 2016, après déduction du renchérissement. L’absence d’inflation voire le renchérissement négatif ont conduit à une individualisation des rémunérations, qui a eu pour effet de creuser les écarts. La part des augmentations générales de salaire a chuté à environ 30&nbsp;%.</p><p>Une longue phase marquée par un très faible renchérissement s’est achevée en automne 2021. Le renchérissement annuel devrait avoisiner 3&nbsp;% en 2022. Un taux d’environ 3,5&nbsp;% est à prévoir durant les mois où ont lieu les négociations. Par ailleurs, les primes des caisses-maladie augmenteront en 2023 de 5 à 10&nbsp;%. «&nbsp;Les négociations salariales 2022/23 marquent un tournant décisif dans la politique salariale. Sous l’effet du renchérissement, les augmentations générales sont redevenues un enjeu central. Sans de telles hausses, beaucoup de salarié-e-s subiront une baisse de pouvoir d’achat&nbsp;», a expliqué Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p class="heading--h4">Les fédérations de l’USS revendiquent des augmentations de 4 à 5&nbsp;%</p><p>Les fédérations de l’USS revendiquent des hausses de salaire de 4 à 5&nbsp;%. Leur revendication salariale s’articule en trois volets. Premièrement, il faut une compensation du renchérissement de 3 à 3,5&nbsp;%. Deuxièmement, les salaires réels doivent progresser d’env.&nbsp;1&nbsp;% par an, sur la base des gains de productivité. Troisièmement, un besoin de rattrapage se fait sentir, à cause de l’évolution salariale insuffisante des dernières années. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, est formel&nbsp;: «&nbsp;Si au vu de tels chiffres on n’adapte pas les salaires à la réalité de la hausse du coût de la vie, quand va-t-on le faire&nbsp;?&nbsp;»</p><p>«&nbsp;La main-d’œuvre du secteur du trafic aérien s’est serré la ceinture pendant ces années de crise&nbsp;», relève Sandrine Nikolic-Fuss, du syndicat du personnel de cabine. «&nbsp;Il incombe désormais aux entreprises de tenir leurs promesses aux négociations salariales et d’augmenter les rémunérations. Et de ne plus verser de salaires inférieurs à 4000&nbsp;francs.&nbsp;»</p><p>Vania Alleva, présidente d’Unia, a fait remarquer que de nombreux secteurs comme la construction, les arts et métiers ou le commerce de détail ont le vent en poupe. Même l’industrie a d’excellentes perspectives. «&nbsp;Le moment est donc venu pour des augmentations de salaire réelles et tangibles. L’économie peut se le permettre&nbsp;», a-t-elle encore souligné.</p><p>Le besoin d’augmentations de salaire se fait également sentir dans la branche logistique, soumise à de fortes pressions. «&nbsp;La crise du coronavirus a fait exploser le commerce en ligne. Le personnel de la logistique a été reconnu comme d’importance systémique. Il a besoin aujourd’hui de meilleurs salaires. Il faut en priorité adapter le salaire minimum scandaleusement bas fixé par la PostCom&nbsp;», a exigé Matteo Antonini, responsable du secteur logistique de syndicom.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_220902_lohn-mk_443ced3fc0.webp" length="361788" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8361</guid><pubDate>Wed, 31 Aug 2022 12:04:24 +0200</pubDate><title>AVS 21 vacille !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-vacille</link><description>Tendance vers le NON</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le dernier sondage de Tamedia, la tendance est au NON à AVS&nbsp;21. Le nombre des indécis-es restant très faible, cette évolution montre que, plus ils regardent de près ce projet bancal, plus les citoyen-ne-s sont gagnés par le scepticisme. L’évolution encore plus importante concernant le vote sur la TVA fait en outre apparaître que les gens comprennent encore moins qu’un impôt soit augmenté pour financer un projet de démantèlement. Cela n’a rien d’étonnant : en raison de la hausse de l’inflation et du choc des primes-maladie prévu, les perspectives en matière de pouvoir d’achat se dégradent. AVS&nbsp;21 est une mauvaise idée au mauvais moment. Un NON est possible et nécessaire.</p><p>Selon le deuxième sondage Tamedia, le camp des NON prend de l’ampleur, alors que la part des OUI s’érode. Avec 47&nbsp;% de NON et 52 % de OUI, la course est très ouverte. Ces résultats montrent que la campagne et les arguments ont aussi leurs effets lorsque les opinions sont déjà bien formées. Plus les citoyen-ne-s se penchent sur cet objet, plus il leur apparaît clairement qu’un démantèlement des retraites sur le dos des femmes et des couples est inacceptable.</p><p>Concernant le vote sur la TVA, le mouvement est encore plus net. À une période où les prix de l’énergie, de l’alimentation ainsi que les loyers et bien plus encore augmentent, on ne comprend pas pourquoi relever en plus la TVA. Benoît Gaillard, responsable de la campagne, estime que «&nbsp;les retraité-e-s et les salarié-e-s subissent maintenant déjà une baisse de leur pouvoir d’achat. Ce n’est donc pas le bon moment pour augmenter la TVA et renchérir encore plus les marchandises et les services.&nbsp;»</p><p>La mobilisation des femmes, qui restent beaucoup plus opposées à AVS&nbsp;21, sera déterminante. La tendance concernant le vote sur la TVA fait également apparaître que toujours plus d’hommes ne veulent pas d’une hausse des impôts pour financer un projet de démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_210315_Appell-UEbergabe_c-YoshikoKusano_f25b70f4c0.webp" length="227080" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8357</guid><pubDate>Mon, 29 Aug 2022 11:05:43 +0200</pubDate><title>À partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une rente de retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-partir-daujourdhui-seuls-les-hommes-touchent-une-rente-de-retraite</link><description>Equal Pension Day 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Nous y sommes déjà&nbsp;: le 29&nbsp;août correspond au moment de l’année 2022 où les hommes ont perçu autant de rente de retraite que les femmes sur douze mois. Car en Suisse, les femmes touchent au moins un tiers de rente en moins que les hommes. Mais au lieu de régler ce problème, la population doit voter dans quelques jours sur une nouvelle détérioration des rentes des femmes.</p><p>Le Gender Pension Gap (c’est-à-dire l’écart entre femmes et hommes en matière de rente de retraite) est la conséquence des inégalités des chances professionnelles des mères. Car les femmes interrompent plus souvent leur activité lucrative et sont plus nombreuses à travailler à temps partiel, dans les deux cas essentiellement afin d’assumer des tâches domestiques et familiales. Conséquence directe&nbsp;: elles risquent de toucher des rentes beaucoup trop basses. On sait depuis longtemps que la prévoyance vieillesse en Suisse ne fonctionne pas pour les parents qui mènent aussi une vie professionnelle. Mais cette année, l’«&nbsp;Equal Pension Day&nbsp;» tombe quelques jours seulement avant une votation décisive sur AVS&nbsp;21. Cette réforme fait peser la menace de baisses de rentes permanentes sur les femmes et les couples qui ont élevé ensemble des enfants tout en continuant d’exercer une activité professionnelle. Même les femmes qui sont proches de la retraite ne sont pas épargnées, malgré soi-disantes mesures de compensation.</p><p>L’USS montre à l’aide de nouveaux exemples ce que la réforme signifierait concrètement pour les femmes de la génération de transition. Elle appelle les citoyen-ne-s à rejeter toute détérioration de la situation – déjà mauvaise – des femmes en matière de rentes et à renvoyer ce projet de démantèlement de l’AVS à ses expéditeurs. Mais cela ne suffira pas. Il faut de toute urgence prendre des mesures pour améliorer les retraites des femmes. Pour cela, il faut, outre l’égalité dans la vie professionnelle, des avancées conséquentes dans la réforme des retraites. Voilà pourquoi l’USS se bat pour un renforcement de l’AVS à travers la 13e rente AVS ainsi que pour une modernisation de la LPP avec le compromis obtenu entre les partenaires sociaux sur ce sujet. Il est encore temps pour le Parlement de mettre en œuvre ce projet. C’est le seul moyen de procurer aux femmes de meilleures rentes du 2e pilier, sans délai et de façon abordable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8355</guid><pubDate>Fri, 26 Aug 2022 09:12:29 +0200</pubDate><title>Large mobilisation dans la rue contre AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/large-mobilisation-dans-la-rue-contre-avs-21</link><description>Début de la mobilisation contre le démantèlement de l&#039;AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'action du syndicat SEV à la gare de Berne ce matin donne le coup d'envoi de la mobilisation en vue de la votation du 25 septembre. La grande journée d'action se tiendra demain dans toute la Suisse : une bonne centaine de stands et d'actions diverses se tiendront dans&nbsp;plus de 60 villes et communes, à l'initiative de la large alliance contre AVS 21. Ces actions permettront d'échanger directement avec la population et de l'informer sur le démantèlement prévu de l'AVS. Tout au long de la semaine déjà, les syndicats se sont mobilisés au sein des entreprises et dans la rue, avec des stands et autres actions. De plus, des dépliants contre AVS 21 seront envoyés aujourd'hui à 550 000 ménages.</p><p>Le camp du Oui essaie de minimiser la portée de cette réforme, de cacher la situation catastrophique des femmes à la retraite et de dissimuler les baisses de rentes qu’entraînera AVS 21 pour les femmes et les couples mariés. Cependant, la hausse généralisée des prix et l’augmentation des primes-maladie qui s’annonce placent la question du niveau des retraites au centre des débats. Au vu de la baisse continue des rentes LPP ces dernières années, une réduction des rentes dans l’AVS est particulièrement déplacée dans un contexte d’inflation.</p><p>Par ailleurs, la volonté explicite du Conseil fédéral d’augmenter l’âge de la retraite pour toutes et tous au-delà de 65 ans signifie que les coupes dans l’AVS qui suivront en cas de oui concerneront tout le monde. Sans parler de la hausse généralisée de la TVA, qui s’ajoutera au renchérissement déjà sensible. Après que le premier sondage Tamedia a montré un refus très net de la réforme chez les femmes, le comité référendaire est bien décidé à parvenir à convaincre l’ensemble de la population que seul un NON empêchera le démantèlement prévu de l’AVS.</p><p>À Berne aujourd’hui, le coup d’envoi de la mobilisation a rappelé pourquoi cette votation concerne en réalité tout le monde: « Augmenter l’âge de la retraite, c’est baisser les rentes. Il n’y a qu’avec un NON à AVS 21 que cette attaque peut être stoppée net », a déclaré à Berne Giorgio Tuti, président du SEV.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/1/csm_DSC01669_r_5d2d7e3646.webp" length="100208" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8350</guid><pubDate>Thu, 25 Aug 2022 13:00:13 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-minimal-de-la-prevoyance-professionnelle2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8348</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2022 16:42:55 +0200</pubDate><title>Une 13e rente AVS est plus importante que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-13e-rente-avs-est-plus-importante-que-jamais</link><description>La commission du National entame le débat sur l&#039;initiative AVSx13</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative traitée aujourd’hui par la commission du Conseil national est simple, mais elle fait mouche&nbsp;: elle demande, chaque année, un 13e versement de la rente de vieillesse que l’on touche dans l’AVS. C’est l’équivalent d’une augmentation de 8,33&nbsp;%. Grâce au caractère compensatoire de l’AVS, ce sont les revenus bas et moyens qui en bénéficient le plus. Une famille, disons celle d’un conducteur de tram et d’une vendeuse à temps partiel avec un enfant, verrait sa future rente AVS augmenter d’environ 300 francs par mois. L’initiative prévoit en outre que les bénéficiaires de prestations complémentaires auront aussi droit à la 13e rente. Il s’agit de faire en sorte que cette hausse fasse une réelle différence pour les retraité-e-s les plus pauvres, et non de leur donner un peu plus d’AVS et un peu moins de PC.</p><p>Il faut de toute urgence une augmentation des rentes AVS. En effet, la rente AVS moyenne s’élève à peine à 1800 francs par mois.&nbsp;: impossible de vivre avec cela en Suisse&nbsp;! Pourtant la Constitution promet depuis 50 ans des rentes AVS garantissant le minimum vital. Les rentes ne sont pas seulement basses, elles sont aussi de plus en plus sous pression. Aujourd’hui, la rente AVS moyenne ne représente plus que 21&nbsp;% du salaire moyen. Autrefois, elle dépassait les 26&nbsp;%. Aujourd’hui, cela représenterait près de 500 francs de rente AVS en plus par mois. Sans une augmentation des rentes AVS, ce problème ne fera que s’aggraver. Sans compter que les rentes des caisses de pension diminuent elles aussi&nbsp;: une personne qui a pris sa retraite en 2020 reçoit 200 francs de moins par mois de la caisse de pension que son collègue parti cinq ans plus tôt. Et voilà qu’à ce contexte déjà difficile s’ajoutent des baisses de rentes réelles importantes dues au renchérissement et à l’augmentation des primes d’assurance-maladie.</p><p>Dans son message sur cette initiative, le Conseil fédéral se doit d’expliquer comment il entend résoudre le problème des rentes insuffisantes pour vivre. L’USS appelle la commission compétente de changer cette situation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_210528_13.AHV0020_klein_9965611a22.webp" length="265696" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8346</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2022 15:07:59 +0200</pubDate><title>Le sondage SSR ignore l’argument principal du référendum contre AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-sondage-ssr-ignore-largument-principal-du-referendum-contre-avs-21</link><description>Sondage déséquilibré – les résultats ne donnent pas un tableau objectif</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le sondage GFS mandaté par la SSR ne tient tout simplement pas compte de l’argument principal des opposant-e-s à la réforme AVS&nbsp;21&nbsp;: à savoir que les femmes touchent actuellement déjà un tiers de moins de rente que les hommes. Cet état de fait n’est même pas mentionné dans le sondage publié aujourd’hui. Les résultats de cette enquête ne peuvent donc pas être pris au sérieux. L’écart de rente des femmes est une réalité objective et aucun camp ne la remet en question. Le comité référendaire appelle donc les mandataires à adapter le sondage en conséquence. Une enquête réalisée pour Tamedia pendant la même période tenait compte de cet argument primordial. Elle donne un tableau bien différent.</p><p>Les femmes touchent aujourd’hui un tiers de moins de rente de retraite. Avec AVS&nbsp;21, elles perdront en plus 26&nbsp;000 francs de rente AVS en moyenne. Cet argument est depuis le début au cœur de la campagne référendaire. Avant l’été, le comité du référendum contre AVS&nbsp;21 avait transmis par écrit les principaux arguments à l’institut GFS. Nous ne comprenons pas que l’écart de rente des femmes ne soit pas mentionné une seule fois dans ce sondage. Cette omission donne une image trompeuse et porte préjudice à la formation des opinions au sein de la population.</p><p>Les deux sondages mentionnés ont été menés à seulement quatre jours d’intervalle. Les résultats sont extrêmement différents. D’une part, la différence des intentions de vote selon le genre reste la même&nbsp;: les femmes se défendent plus vigoureusement contre une détérioration de leurs retraites et le démantèlement de l’AVS, car elles savent d’expérience que ce sera difficile de joindre les deux bouts lorsqu’elles seront à la retraite. On peut s’attendre à une mobilisation encore plus forte des femmes, ce qui laisse présager un résultat très serré.</p><p>Un autre facteur va certainement aussi jouer un rôle&nbsp;: «&nbsp;Dans un contexte d’inflation en hausse et du choc attendu des primes-maladie, la hausse de la TVA pour un projet de démantèlement des rentes va gagner en importance et pourrait conduire à un rejet&nbsp;», estime Benoît Gaillard, coresponsable de la campagne de votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_67-de-ls_ea776ab28a.webp" length="85736" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8339</guid><pubDate>Wed, 03 Aug 2022 11:34:32 +0200</pubDate><title>Le renchérissement élevé pèse sur le pouvoir d’achat des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-rencherissement-eleve-pese-sur-le-pouvoir-dachat-des-salariees</link><description>L&#039;inflation reste aiguë : Il faut préserver le pouvoir d’achat des retraité-e-s et des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec 3,4 %, l’inflation se maintient à un niveau élevé et grève ainsi de plus en plus le pouvoir d'achat des personnes actives et des retraité-e-s. Si le renchérissement n’est pas compensé, les familles risquent de voir leurs revenus réels amputés de plusieurs milliers de francs. Il faut préserver le pouvoir d’achat : outre les hausses de salaire générales nécessaires de toute urgence, les mesures demandées par l’Union syndicale suisse, que sont la hausse des réductions de primes et la compensation rapide du renchérissement pour les rentes AVS, doivent absolument être prises lors de la session d’automne du Parlement. En effet, les hausses attendues des primes de l’assurance-maladie constituent une charge supplémentaire pour les ménages.</p><p>Les salaires réels et le pouvoir d’achat menacent de couler en Suisse. Car pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation se sont remis à augmenter. En juillet, l’inflation demeure importante puisqu’elle campe à 3,4 %. La situation requiert des augmentations de salaire générales et des réductions de primes plus importantes. Les salaires faibles et moyens ont déjà trop peu progressé ces dernières années. Dans les conditions actuelles, les ménages au salaire moyen sans compensation du renchérissement s’apprêtent à perdre plusieurs milliers de francs par an en termes réels. De plus, le choc des primes de caisse-maladie qui s'annonce peut atteindre 10 %. Il faut que le Parlement mette en œuvre les allègements demandés par l'Union syndicale suisse pour les personnes qui exercent une activité lucrative et les retraité-e-s. Durant la session d’automne, les Chambres doivent garantir au minimum la hausse des réductions de primes et la compensation rapide du renchérissement pour les rentes AVS.</p><p>Normalement, la compensation du renchérissement fonctionne pour les rentes AVS. Pour la première fois en 2023 toutefois, les retraité-e-s « moyens » risquent de subir des pertes de rente réelles de l’ordre de 1000 francs. D’une part parce que les caisses de pensions n’augmentent pas les rentes pour compenser le renchérissement. D'autre part parce que « l'indice mixte AVS », sur la base duquel les rentes sont augmentées, repose pour moitié sur l’évolution des salaires. De sorte que la hausse des rentes est doublement à la traîne de l’inflation actuelle. Les rentes AVS ont progressé pour la dernière fois au 1er janvier 2021. La prochaine augmentation est exigible au 1er janvier 2023 et s'avère absolument nécessaire.&nbsp;</p><p>Les rentes AVS se montent en moyenne à 1800 francs par mois, et les rentes des caisses de pensions à 1700 francs par mois. Le renchérissement accumulé entraîne une perte du pouvoir d'achat de la rente de la caisse de pensions équivalant à environ 675 francs par an. Pour la rente AVS, le repli réel dû à l'indice mixte n'est pas aussi important, mais il avoisine tout de même les 370 francs annuels. Si l'on fait le total, cela représente plus de 1000 francs.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8337</guid><pubDate>Mon, 01 Aug 2022 13:44:34 +0200</pubDate><title>L’AVS comme source de la réussite de la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/lavs-comme-source-de-la-reussite-de-la-suisse</link><description>L’USS à l’occasion du 1er Août</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son discours à l’occasion des célébrations du 1er Août, le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, présente l’AVS comme la source de la réussite de la Suisse.</p><p>À Chevroux, Maillard prévient que l'abandon de la solidarité constitue la plus grande menace pour un pays : « Un pays doit être un espace de liberté et de sécurité pour penser, entreprendre, travailler. Mais si l’ambition collective de s’entraider et d’entreprendre en commun n’existe plus, alors le pays se délite. C’est cela que nous enseigne notre histoire et c’est cela que nous enseigne l’histoire de l’AVS si liée à l’histoire récente de la Suisse. Durant les temps troublés et risqués que nous vivons, c’est le message que je souhaitais vous apporter. Rien ne sera possible sans volonté collective et sans solidarité nationale, qu’il s’agisse des défis économiques, sociaux ou énergétiques et environnementaux. La Suisse, c’est une volonté collective et une solidarité, comme l’AVS. »</p><p><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/220801_Discours-PYM_1er-aout-22.pdf" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span> Discours entier de Pierre-Yves Maillard</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_Pierre-Yves_Maillard_Bundeshaus_d9977a577b.webp" length="95262" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8409</guid><pubDate>Thu, 14 Jul 2022 07:32:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les banques (Insolvabilité, garantie des dépôts, ségrégation et « resolvability ») </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-banques-insolvabilite-garantie-des-depots-segregation-et-resolvability</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8393</guid><pubDate>Thu, 14 Jul 2022 05:54:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur le traitement des données relatives aux passagers aériens pour la lutte contre les infractions terroristes et autres infractions graves</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bundesgesetz-ueber-die-bearbeitung-von-flugpassagierdaten-zur-bekaempfung-von-terroristischen-und-anderen-schweren-straftaten</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi sur les données relatives aux passagers aériens, LDPa (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8332</guid><pubDate>Thu, 07 Jul 2022 10:00:00 +0200</pubDate><title>Les mesures d’accompagnement servent à lutter contre la pression sur les salaires et le travail précaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-daccompagnement-servent-a-lutter-contre-la-pression-sur-les-salaires-et-le-travail-precaire</link><description>20 ans de libre circulation des personnes : commentaire de l’USS sur le rapport de l’Observatoire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 20 ans, la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE) entrait en vigueur. Un nouveau chapitre de la politique migratoire suisse s’ouvrait. Les travailleuses et travailleurs titulaires d’une autorisation de séjour de longue durée obtenaient alors davantage de droits, ce qui améliorait leur protection contre les abus. Mais parallèlement, la Suisse facilitait aussi des formes de travail précaire, susceptibles de menacer nos salaires et nos conditions de travail. Des entreprises de pays membres de l’UE, où les salaires sont très inférieurs aux nôtres, ont ainsi eu le droit, à partir de 2004, de fournir librement leurs services en Suisse pendant au maximum 90 jours (détachements de main-d’œuvre). Et les agences de travail temporaire ont eu le droit de placer en Suisse des travailleuses et travailleurs pour des engagements de courte ou très courte durée, ainsi que des frontaliers et des frontalières de l’UE. C’est pourquoi les syndicats prirent alors une position claire&nbsp;: ils étaient d’accord avec l’introduction de la libre circulation des personnes seulement si les salaires étaient protégés. Les mesures d’accompagnement furent alors mises en place et le Conseil fédéral promit, lors de la votation populaire, que «&nbsp;Les travailleuses et les travailleurs [seraient] protégés contre le dumping social et salarial&nbsp;».</p><p>La libre circulation des personnes et les mesures d’accompagnement ont globalement fait leurs preuves pour les travailleuses et des travailleurs. Grâce aux contrôles des salaires, aux amendes et à d’autres mesures d’exécution, les salaires suisses ne se sont jamais trouvés sous pression à grande échelle. La sous-enchère salariale reste certes une réalité sur les lieux de travail&nbsp;: un employeur sur cinq se fait attraper avec des salaires trop bas en cas de contrôle. Mais les mesures d’accompagnement et leur effet préventif font obstacle à une pression générale sur les salaires. Les instruments dont nous disposons aujourd’hui constituent donc une base importante pour que la libre circulation des personnes soit bien acceptée dans notre pays.</p><p>Malgré les contrôles, les formes de travail précaire que sont le détachement de main-d’œuvre, le travail temporaire et les séjours de très courte durée ont fortement augmenté depuis l’introduction de la libre circulation des personnes. Cet aspect de la libre circulation est souvent ignoré. Les détachements de main-d’œuvre sont en fait une «&nbsp;libre circulation des services&nbsp;» qui ne dit pas son nom, davantage qu’une composante de la libre circulation des personnes. Dans ce cadre, les salarié-e-s arrivent en Suisse via leur entreprise et ne sont pas embauchés dans notre pays. Ils sont recrutés sur les marchés du travail allemand ou polonais et touchent de ce fait des salaires plus bas qu’en Suisse. Les syndicats ne peuvent pas les organiser parce qu’ils ne travaillent que momentanément chez nous. Le potentiel de sous-enchère n’en est que plus important.</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Et, du point de vue de la langue, nous sommes ouverts comme aucun autre pays européen. C’est pour cela que nous avons besoin du meilleur niveau de protection des salaires. Et c’est aussi pour cela que nous devons le défendre. Or les mesures d’accompagnement ont toujours des lacunes sensibles. Il n’existe par exemple pas dans le commerce de détail ou l’horticulture de CCT valable partout et prévoyant des salaires minimums, alors que des cas de sous-enchère salariale sont régulièrement constatés dans ces branches.</p><p><i><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/220707_Commentaire_LampartDaniel_Rapport_Observatoire.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Commentaire de Daniel Lampart sur le rapport de l’Observatoire (version complète, PDF)</a></i></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Arbeiter-Baustelle-schwitzend_iStock-Tempura_4b95ff7362.webp" length="143762" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8325</guid><pubDate>Wed, 06 Jul 2022 10:43:21 +0200</pubDate><title>Accueil extra-familial : Remplacer le financement de départ par une solution adaptée aux réalités actuelles</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/accueil-extra-familial-remplacer-le-financement-de-depart-par-une-solution-adaptee-aux-realites-actuelles</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 21.403 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8328</guid><pubDate>Wed, 06 Jul 2022 10:30:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA) - nombres maximums 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/oasa-nombres-maximums-2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8327</guid><pubDate>Wed, 06 Jul 2022 10:30:00 +0200</pubDate><title>Approbation de la Convention de La Haye du 30 juin 2015 sur les accords d’élection de for</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/approbation-de-la-convention-de-la-haye-du-30-juin-2015-sur-les-accords-delection-de-for</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8319</guid><pubDate>Fri, 01 Jul 2022 09:25:10 +0200</pubDate><title>AVS 21 coûtera 26 000 francs à chaque femme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-coutera-26-000-francs-a-chaque-femme</link><description>Lancement de la campagne de votation contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une vaste alliance a lancé le référendum contre AVS&nbsp;21, parce que ce projet de révision ne vise qu’à faire des économies sur le dos des femmes. Alors même qu’elles reçoivent des rentes de vieillesse un tiers moins élevées que les hommes, ces rentes subiraient dans les dix années à venir des coupes à hauteur de sept milliards de francs. Chaque femme perdrait ainsi en moyenne 26&nbsp;000&nbsp;francs de revenu. Et ce n’est qu’un début&nbsp;: le relèvement de l’âge de la retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde est déjà programmé. À l’heure où les prix s’envolent et où un choc des primes-maladie est annoncé, le comité référendaire se bat encore contre le relèvement de TVA prévu dans cette révision et dit clairement 2x NON le 25&nbsp;septembre au démantèlement de l’AVS.</p><p>Une fois de plus, les scénarios catastrophe échafaudés pour l’AVS étaient erronés&nbsp;: il y a quelques semaines, le Conseil fédéral a dû revoir à la hausse ses prévisions. Le projet de démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes est d’autant moins acceptable. Le Conseil fédéral et le Parlement ferment les yeux sur la situation déjà peu enviable des femmes&nbsp;: elles touchent un tiers en moins de rentes que les hommes et ne peuvent pratiquement compter que sur l’AVS. Cet écart en matière de rentes reflète la répartition inégale des chances d’emploi. Les femmes assument majoritairement des activités professionnelles astreignantes – mais moins bien payées – par ex. dans les nettoyages, la vente, le travail de «&nbsp;care&nbsp;», la santé et les soins. Et ce sont le plus souvent les femmes qui s’occupent des enfants, des petits-enfants, des (beaux-)parents âgés ou des proches malades. Elles ont dès lors fréquemment un emploi à temps partiel – quatre femmes avec enfants sur cinq n’ont pas de poste à plein temps – et des revenus plus bas. Globalement, les femmes gagnent 33&nbsp;% de moins que les hommes. Pourtant, si l’on fait le total du travail non rémunéré et du travail payé, elles effectuent autant d’heures de travail. Le travail de nombreuses femmes aboutit ainsi à des rentes scandaleusement basses. Et pourtant, ce seraient bien elles qui feraient les frais d’AVS&nbsp;21&nbsp;! Les femmes perdraient à l’avenir l’équivalent d’une année de rente AVS – soit près de 26&nbsp;000&nbsp;francs (sur la base du revenu médian). Et la réforme n’épargnerait pas les couples – alors même que leurs rentes sont déjà plafonnées aujourd’hui.</p><h3 class="heading--h4">Non à la retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde</h3><p>En cas de Oui aux urnes le 25 septembre, la prochaine étape sera pour 2026 au plus tard. Le Parlement a décidé que le Conseil fédéral doit lui soumettre d’ici là une réforme portant sur les questions «&nbsp;structurelles&nbsp;». En d’autres termes, il s’agit de relever l’âge de la retraite pour tout le monde. Le Parlement devra également s’occuper de l’initiative sur les rentes. En plus d’exiger le retardement général de l’âge de la retraite, elle lie ce dernier à l’espérance de vie – autrement dit l’âge de la retraite passerait à 67&nbsp;ans et augmenterait encore par la suite. Des coupes rases sont également à craindre dans la réforme de la LPP, où il faudrait payer plus pour une rente moindre. AVS&nbsp;21 joue donc le rôle de premier violon dans le démantèlement bien orchestré des rentes. Seul un NON peut mettre le holà à cette évolution.</p><h3 class="heading--h4">Réalité du monde du travail</h3><p>Aujourd’hui, les 60 à 64&nbsp;ans constituent le groupe d’âge affichant le taux de chômage le plus élevé, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et le chômage baisse plus lentement parmi la main-d’œuvre en fin de carrière, dont les perspectives sur le marché du travail sont mauvaises. Rares sont les employeurs qui lui accordent une chance. Les sexagénaires ont plus de mal à retrouver du travail une fois tombés au chômage, indépendamment de leurs qualifications et de leurs prétentions salariales. Dans l’hôtellerie-restauration, dans le secteur de la santé et du social comme dans le commerce de détail, toujours plus de femmes en fin de carrière sont au chômage, alors même que les employeurs se plaignent souvent d’une pénurie de personnel. La Suisse risque ainsi de connaître une évolution similaire à celle observée à l’étranger&nbsp;: l’augmentation de l’âge de la retraite ne ferait que grimper le chômage de longue durée et le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale.</p><h3 class="heading--h4">Payer plus pour toucher moins de rente&nbsp;?</h3><p>Les revenus réels et le pouvoir d’achat sont sous pression en Suisse. Pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation sont repartis à la hausse. Le taux d’inflation attendu pour cette année s’élève à 2,7&nbsp;%. En outre, la prochaine hausse des primes-maladie pourrait atteindre 10&nbsp;%, un véritable choc&nbsp;! Dans un tel contexte, les personnes réalisant un salaire moyen subiraient, en l’absence de compensation du renchérissement, une baisse de revenu réel de 1600&nbsp;francs par an. Les couples à deux salaires avec enfants s’exposent même à voir leur revenu réel se contracter de 2200&nbsp;francs. Et c’est dans ce contexte déjà tendu que le Parlement songe à augmenter la TVA dans le cadre du projet AVS&nbsp;21.</p><p>L’alliance référendaire a réuni en peu de temps le triple des signatures nécessaires – un exploit. Il y a trois semaines, le 14&nbsp;juin, plus de 50&nbsp;000&nbsp;personnes ont manifesté contre le démantèlement des retraites sur le dos des femmes. La campagne se poursuivra sur la lancée de cette mobilisation réussie. Les coupes inacceptables prévues dans l’AVS seront au cœur de la campagne de votation.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/5/csm_26000-fr_84d5ea15d8.webp" length="124652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8313</guid><pubDate>Wed, 22 Jun 2022 14:24:00 +0200</pubDate><title>Cette initiative dévoile un agenda contre les salarié-e-s : retraite à 67 ans et plus pour tout le monde</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cette-initiative-devoile-un-agenda-contre-les-salarie-e-s-retraite-a-67-ans-et-plus-pour-tout-le-monde</link><description>Message du Conseil fédéral concernant l’« Initiative sur les rentes »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le nouveau projet de démantèlement de l’AVS se trouve déjà au Parlement&nbsp;: sous prétexte d’évolution démographique, l’«&nbsp;Initiative sur les rentes&nbsp;» entend affaiblir notre prévoyance vieillesse basée sur un financement solidaire. Depuis l’introduction de l’AVS, les grandes banques et les assurances ainsi que leurs relais politiques mettent en garde en avançant des prévisions des plus pessimistes pour l’AVS. L’«&nbsp;Initiative&nbsp;» sur les rentes relève de cette tradition. Aujourd’hui déjà, la situation des travailleurs et travailleuses âgés s’est considérablement dégradée. Relever à 67 ans et plus l’âge de la retraite ferait que les personnes à moyen revenu – comme une secrétaire juridique ou un animateur jeunesse – &nbsp;devraient travailler jusqu’à l’éreintement. Et pendant ce temps, les gros salaires pourraient toujours se permettre une retraite anticipée. L’Union syndicale suisse (USS) se battra énergiquement contre ce torpillage de l’AVS.</p><p>Contrairement à la prévoyance privée, l’AVS est solide et fiable. Les milliards de déficit annoncés depuis des décennies pour l’AVS ne se sont pour l’heure pas réalisés. Les comptes de l’AVS pendant les deux difficiles années de crise sanitaire, 2020 et 2021, bouclent sur un plus d’environ 2,5&nbsp;milliards de francs. La fortune de l’AVS se monte désormais à près de 50 milliards de francs et elle va encore augmenter ces cinq prochaines années.</p><p class="heading--h4">Fais ce que je dis, pas ce que je fais</p><p>Pour la majorité des salarié-e-s, l’âge de la retraite fixé dans la loi est la base déterminante sur laquelle se calcule le montant de la rente. Aujourd’hui déjà, la réalité est que la personne qui peut se le permettre prend sa retraite plus tôt. Dans les branches où les salaires sont élevés, comme les banques et les assurances, le taux de retraite anticipée est très important.</p><p>En même temps, il est clair que plus le revenu est élevé, plus l’espérance de vie l’est en principe aussi. Les personnes qui gagnent moins ou dont la formation est moins bonne vivent de toute évidence moins longtemps. Mais il y a pire encore&nbsp;: elles sont en moins bonne santé. Pendant les années qu’elles vivent une fois à la retraite, elles tombent plus souvent malades. Si l’âge de la retraite augmente de manière générale, les personnes qui ont déjà eu une vie professionnelle difficile vivront une retraite méritée toujours plus courte.</p><p>Au lieu de soi-disant alléger la charge des jeunes, cette initiative des jeunes libéraux-radicaux dévoile leur agenda en matière de prévoyance vieillesse, un agenda au détriment des salarié-e-s. Le but de cette initiative n’est rien d’autre de permettre au banquier de prendre sa retraite à 60 ans avec une rente importante et de vivre ainsi encore longtemps, alors que la caissière, l’infirmière ou le magasinier devront travailler jusqu’à 67 ans et ne pourront jouir que durant peu d’années de leur retraite.</p><p class="heading--h4">Calculer, c’est renforcer l’AVS</p><p>L’AVS, c’est précisément pour les jeunes que ça marche. Sans elle, les familles devraient payer 400&nbsp;000 francs de plus pour pouvoir se constituer dans le privé une retraite du même niveau que l’AVS. Le calcul est simple&nbsp;: pour 92&nbsp;% des travailleurs et travailleuses, une AVS forte est payante&nbsp;; seuls 8&nbsp;% des gros salaires paient plus que ce qu’ils reçoivent. Malgré l’important vieillissement de la population ces dernières décennies, le financement de l’AVS est toujours resté solide parce que la productivité a augmenté. Aujourd’hui, un-e salarié-e-est en moyenne trois fois plus productif par heure qu’en 1948. L’AVS en profite aussi.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8312</guid><pubDate>Wed, 22 Jun 2022 12:54:00 +0200</pubDate><title>Les partenaires sociaux ne soutiennent pas la recommandation du CDF</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-partenaires-sociaux-ne-soutiennent-pas-la-recommandation-du-cdf</link><description>Rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les représentant-e-s patronaux et des salarié-e-s de la commission tripartite de la Confédération avaient la possibilité de prendre position au sujet du rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF)&nbsp;: «&nbsp;Mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes – Audit de la surveillance du SECO&nbsp;». Cette position est la suivante&nbsp;:</p><p>Dans son appréciation des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, le CDF accorde trop peu d’importance au fait que le législateur a sciemment conçu ces dernières et leurs instruments sous leur forme actuelle. Plusieurs constatations et recommandations concernent de ce fait la totalité du dispositif d’application de ces mesures ainsi que leurs bases juridiques. Le législateur a sciemment choisi pour les mesures d’accompagnement une application décentralisée et duale qui tient le mieux compte des réalités régionales et spécifiques aux branches.</p><p>Avant la mise en place de la libre circulation des personnes et des mesures d’accompagnement, les salaires et les conditions de travail de la main-d’œuvre étrangère étaient contrôlés à l’avance (ex ante) et systématiquement. Ce qui était annoncé n’était pas contrôlé après coup. De ce fait, il n’y avait aucune garantie que les salaires et les conditions de travail suisses étaient réellement respectés. Avec les mesures d’accompagnement, les contrôles des salaires et des conditions de travail ont lieu (ex post) sur la base des risques ainsi que d’une observation du marché du travail globale et fondée sur des données probantes. Des contrôles doivent être effectués là où le risque de sous-enchère ou d’infraction aux salaires et aux conditions de travail suisses est le plus grand. Les fournisseurs de prestations soumis à l’obligation d’annonce viennent de marchés du travail où les salaires sont inférieurs aux salaires suisses, ce qui augmente substantiellement déjà le risque de sous-enchère. En outre, le fait que les employeurs suisses fassent l’objet de contrôles beaucoup plus poussés (p. ex. rétroactivement sur plusieurs années), est un élément important. Ces employeurs sont en plus soumis à d’autres contrôles comme, par exemple, relativement au travail au noir, à la santé et à la sécurité. Étant donné l’appréciation qui nous est présentée, l’Union patronale suisse, l’Union syndicale suisse, l’Union suisse des arts et métiers et Travail.Suisse ne peuvent pas comprendre, et donc pas soutenir, la majorité des recommandations du CDF. Cette appréciation concerne en particulier aussi la recommandation de réduire les contrôles des entreprises de détachement.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_csm_180905_USS-action-ligne-rouge_ba4c79bd26_66dff9f6ac.webp" length="479214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8305</guid><pubDate>Fri, 17 Jun 2022 11:13:45 +0200</pubDate><title>Une directive sur les salaires minimaux en Europe grâce à l’action concertée des syndicats européens – la Suisse doit suivre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-directive-sur-les-salaires-minimaux-en-europe-grace-a-laction-concertee-des-syndicats-europeens-la-suisse-doit-suivre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les gouvernements&nbsp;de l’UE ont&nbsp;approuvé une «&nbsp;directive relative à des salaires minimaux adéquats&nbsp;». Ce document pionnier astreint les États membres à combler les lacunes en matière de salaires minimaux. Il s’agit d’un important succès pour le mouvement syndical européen, dont les syndicats suisses font partie. La Confédération européenne des syndicats (CES) s’engage depuis plus de quinze ans pour davantage de conventions collectives de travail et des salaires minimaux en Europe. La Suisse devra reprendre le contenu de cette nouvelle directive.</p><p class="heading--h4">De meilleurs salaires pour 24&nbsp;millions d’actifs</p><p>La décision d’aujourd’hui des gouvernements&nbsp;de l’UE est probablement venue à bout du dernier obstacle sur le chemin de la directive. L’UE a désormais une valeur de référence pour tous les pays disposant de salaires minimaux légaux&nbsp;: il leur faudra les porter à 60&nbsp;% du salaire médian. Et ils doivent s’appliquer à toutes les branches d’activité. En cas de mise en œuvre rapide, 24&nbsp;millions de salarié-e-s bénéficieraient d’augmentations substantielles. Dont près de cinq millions rien qu’en Roumanie et quatre millions en Italie&nbsp;!</p><p>La directive vise encore à favoriser les conventions collectives de travail (CCT), qui devront être négociées avec des syndicats et non de pseudo-représentations. En outre, les syndicalistes ne devront subir aucune discrimination en raison de leurs activités. Et il faudra veiller au respect des CCT, ce qui suppose des contrôles et des sanctions dissuasives.</p><p>Dans les pays où moins de 80&nbsp;% des salariés sont soumis à une CCT, il faudra mettre en place des plans d’action pour encourager les CCT. Par exemple lors de l’attribution de marchés publics ou de concessions.</p><p class="heading--h4">Une étape du mouvement syndical européen – pour la Suisse aussi</p><p>La directive relative à des salaires minimaux adéquats est l’aboutissement d’une offensive syndicale pour plus de CCT et de salaires minimaux dans l’UE, qui remonte au milieu des années 2000. Les syndicats suisses y ont activement participé. Ils ont revendiqué avec les syndicats d’Allemagne et de France une politique européenne en la matière et ont contribué aux autres avancées obtenues. C’est grâce aux syndicats européens notamment qu’au-delà des salaires minimaux nationaux, la directive encourage encore les CCT.</p><p class="heading--h4">Suisse&nbsp;: garantir les mesures d’accompagnement, reprendre la directive relative à des salaires minimaux adéquats</p><p>La Suisse doit reprendre cette directive. Grâce aux mesures d’accompagnement, elle dispose certes des instruments les plus efficaces de toute l’Europe pour faire respecter les salaires minimaux inscrits dans les CCT. Or seule la moitié des personnes professionnellement actives dans ce pays sont protégées par une CCT. La Suisse a donc besoin de davantage de CCT afin que les salaires et les conditions de travail en place s’améliorent – dans le commerce de détail comme dans la logistique, dans le journalisme ou encore dans l’agriculture.</p><p>L’USS continuera de s’engager systématiquement, aux côtés de ses homologues européens, pour que les mesures d’accompagnement restent garanties dans les négociations portant sur les questions institutionnelles. Et elle s’engage aux côtés des syndicats européens pour faire respecter concrètement les salaires minimaux partout où ils s’appliquent.</p><p class="heading--h4">Autres lacunes réglementaires à combler</p><p>Le 25&nbsp;février, le Conseil fédéral a annoncé son intention de stabiliser les relations bilatérales avec l’UE en réduisant les «&nbsp;différences de réglementation&nbsp;».</p><p>Cette approche fait sens. Elle suppose de combler au plus vite certaines lacunes réglementaires discutées dans le rapport de février. Cela vaut notamment pour les dispositions fondamentales de la directive sur la citoyenneté (droit au regroupement familial et à l’aide sociale), pour l’égalité de traitement entre tous les citoyen-ne-s de l’UE lors de la délivrance des autorisations d’établissement, ou encore pour assurer un meilleur accès à l’enseignement et à la formation des travailleurs frontaliers et des membres de leur famille, et plus généralement une meilleure reconnaissance des qualifications professionnelles.</p><p>On ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral exclurait des travaux en cours les «&nbsp;différences de réglementation&nbsp;» liées à la législation sur le travail. Car la reprise des normes européennes en matière de droit du travail non seulement contribuerait à l’intégration dans le marché intérieur, mais renforcerait encore les droits des travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>Les syndicats ont par conséquent à nouveau invité le Conseil fédéral à s’atteler à la reprise des dispositions essentielles des directives concernant le détachement des travailleurs (Equal pay lors de la location de services), la sécurité et la santé au travail ainsi que la participation dans les entreprises, mais aussi à obtenir l’admission de la Suisse dans l’Autorité européenne du travail (ELA) et dans la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound). En outre, ils ont attiré son attention sur d’autres directives européennes socialement progressistes en cours d’élaboration, qui visent notamment à combattre l’indépendance fictive dans les plateformes de travail numériques, à surmonter les différences de salaire entre femmes et hommes (gender pay gap), ainsi qu’à durcir la responsabilité des entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8307</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2022 11:21:00 +0200</pubDate><title>Un tour de vis sans nécessité qui fait planer des risques sur la conjoncture</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-tour-de-vis-sans-necessite-qui-fait-planer-des-risques-sur-la-conjoncture</link><description>Onde de choc provoquée par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Contre toute attente, la Banque nationale suisse (BNS) a relevé aujourd’hui ses taux, faisant bondir le franc et créant un climat d’incertitude. Alors même que le risque dû au renchérissement est faible et que les hausses de prix tiennent essentiellement à la guerre en Ukraine et aux mesures adoptées contre le COVID-19, la BNS sort l’artillerie lourde contre l’inflation. En fermant les yeux sur les risques conjoncturels et sur les risques en matière de taux de change.</p><p>La décision de relèvement de taux signifie indirectement aussi que la BNS tolérera une nouvelle appréciation du franc, alors même qu’il est déjà surévalué. La BNS s’est bien gardée de dire où elle compte mener la Suisse et la monnaie nationale. Il reste à espérer que la forte hausse de taux (+0,5&nbsp;%) ne sera pas interprétée sur les marchés des devises comme une volonté de la BNS de voir le franc s’apprécier encore. En 2010 ou en 2015 déjà, la BNS avait déstabilisé le marché des changes par des mesures précipitées, qui avaient fait bondir le cours.</p><p>Du point de vue des travailleuses et des travailleurs, cela signifie que les emplois et les salaires sont menacés, dans le tourisme par exemple, qui reprenait lentement des couleurs après deux exercices plombés par la pandémie.</p><p>L’USS estime que la BNS a pris aujourd’hui une mauvaise décision. C’est avec beaucoup d’inquiétude qu’elle attend la suite des événements, en appelant la BNS à fixer ses taux de façon à mieux tenir compte des risques pour la conjoncture et le cours du franc.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8302</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2022 10:04:10 +0200</pubDate><title>Primes et pouvoir d’achat : le Conseil national fait enfin un grand pas en avant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-et-pouvoir-dachat-le-conseil-national-fait-enfin-un-grand-pas-en-avant</link><description>Contre-projet à l’initiative des 10 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le pire des cas, la croissance des primes sera à deux chiffres cet automne. Dans ces conditions, la décision prise aujourd’hui par le Conseil national de soutenir un contre-projet substantiel à l’initiative d’allégement des primes est la bienvenue. Encore faut-il que le Conseil des États lui emboîte le pas sans tarder.</p><p>L’initiative d’allégement des primes du PS et de l’USS vise à ce que les primes de l’assurance-maladie à la charge des assurés s’élèvent au maximum à 10&nbsp;% du revenu disponible. Le Conseil fédéral a élaboré un contre-projet à l’initiative qui n’aurait permis que de légères améliorations dans un petit nombre de cantons, et donc qui est tout à fait insuffisant. Le Conseil national l’a amélioré et a adopté à une large majorité le contre-projet bien plus efficace de sa Commission de la sécurité sociale et de la santé publique.</p><p>La décision d’aujourd’hui libérera 2,2&nbsp;milliards de francs supplémentaires pour la réduction des primes d’assurance, au profit des ménages à bas et moyens revenus. Il s’agit d’un montant important, qui rendra enfin nettement plus social le mode de financement de l’assurance de base. Il est tout à fait logique d’y consacrer davantage d’argent des contribuables. Car à l’heure actuelle, il n’y a aucun pays d’Europe où le financement de l’assurance de base repose dans une aussi faible mesure qu’en Suisse sur le revenu des ménages.</p><p>Le Conseil national n’a certes pas tardé à adopter ce projet. Mais le choc des primes redouté retentira après l’été déjà. Le Conseil des États doit par conséquent mettre sous toit au plus vite ce compromis bénéficiant d’un large soutien. De plus, l’heure est à des mesures d’urgence immédiates aux effets ciblés sur le pouvoir d’achat des ménages.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8299</guid><pubDate>Wed, 15 Jun 2022 14:40:38 +0200</pubDate><title>Échec de la manœuvre du camp bourgeois pour soutenir AVS 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/echec-de-la-manoeuvre-du-camp-bourgeois-pour-soutenir-avs-21</link><description>La LPP mérite mieux que les démarches chaotiques du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le débat mené aujourd’hui par le Conseil des États sur la réforme de la LPP l’a bien montré&nbsp;: les discussions dominées par le camp bourgeois mènent au chaos. Un brutal démantèlement des rentes reste à craindre dans la réforme du 2e&nbsp;pilier. Et la réalité apparaît: on&nbsp;a promis, dans les médias, monts et merveilles aux femmes. Mais&nbsp;dès qu’on en vient aux choses concrètes, même les améliorations de prestations que la Commission avait proposées il y a un mois encore vont trop loin ! Le renvoi du projet en commission a donné le coup de grâce à une manœuvre tactique un peu grosse. Le projet du camp bourgeois d’adopter juste avant le scrutin sur AVS&nbsp;21 une pseudo-solution en faveur des femmes dans la LPP tout en gardant l'option de faire machine arrière ensuite a échoué. Les femmes restent les mains vides sur la question des rentes.</p><p>Les partenaires sociaux sont responsables du 2e&nbsp;pilier et il leur incombe de veiller à son financement. À la demande du Conseil fédéral, ils avaient proposé une révision de la LPP répondant aux problèmes urgents. Le Conseil fédéral a repris cette proposition qui modernise la LPP, qui stabilise les rentes et qui aurait amélioré avec effet immédiat la situation des personnes occupées à temps partiel et celle des bas revenus.</p><p>La majorité bourgeoise du Conseil national n’avait déjà rien voulu savoir des propositions des partenaires sociaux et du Conseil fédéral, leur préférant un modèle avec des baisses de rentes de 12&nbsp;% parfois et des hausses de coûts massives pour les personnes ayant des revenus bas ou moyens. Les femmes auraient dû prendre leur mal en patience pendant des décennies. Six mois plus tard, le Conseil des États demande de remettre l’ouvrage sur le métier, ce qui ne laisse rien présager de bon pour la réforme. Il va de soi que l’USS ne soutiendra pas une&nbsp;réforme de la LPP qui aboutirait&nbsp;à un démantèlement des rentes. La voie à suivre est celle d'améliorations, qui soient financièrement abordables pour les femmes. Toute nouvelle proposition sera jugée à l'aune de ce que permettait d'atteindre le&nbsp;compromis des partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_DSC_7979_63723ae457.webp" length="678364" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8297</guid><pubDate>Tue, 14 Jun 2022 20:09:21 +0200</pubDate><title>L’heure est à une vraie égalité. Non aux économies sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lheure-est-a-une-vraie-egalite-non-aux-economies-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Mobilisations pour le 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p>En cette journée du 14&nbsp;juin, environ 50 000&nbsp;femmes et hommes solidaires sont descendus dans la rue dans toute la Suisse. Trois ans après la grande grève des femmes*, les choses n’ont pas assez bougé en direction de l’égalité. Pire encore&nbsp;: une révision de l’AVS sur le dos des femmes menace. Aussi le refus d’AVS&nbsp;21 était-il au cœur de la plupart des manifestations, avec le slogan «&nbsp;augmenter les salaire, pas l’âge de la retraite&nbsp;». Les femmes lutteront contre toute réduction de leurs rentes, qui sont déjà inférieures d’un tiers aujourd’hui à celles des hommes&nbsp;!</p><p><strong>Écarts de salaire, discrimination systématique, répartition inéquitable du travail non rémunéré entre les sexes&nbsp;: les avancées véritables se font encore attendre en matière d’égalité. Il est d’autant plus choquant que le Parlement projette de réduire les rentes AVS des femmes. La résistance contre les coupes imminentes était au cœur des manifestations du jour. Les signaux lancés ne sauraient être plus clairs&nbsp;: il est inacceptable de démanteler aujourd’hui l’AVS sur le dos des femmes, alors qu’il leur faut déjà s’accommoder de rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes.</strong></p><p>Environ 50 000&nbsp;personnes ont participé aux plus de 30 actions, manifestations et rassemblements organisés aujourd’hui dans toute la Suisse. Ces femmes et de nombreux hommes solidaires ont souligné qu’il est grand temps d’améliorer les salaires et les rentes des femmes. L’heure est également à une répartition équitable du travail non payé, pour laquelle il manque à ce jour les conditions-cadres nécessaires. Enfin, il faut combattre toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_2021-9-18-DEMO-AVS21-NON-Lucas-Dubuis19_xlarge.2x.1632216459_5b1e40869c.webp" length="359848" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8294</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 15:23:52 +0200</pubDate><title>14 juin 2022 : des mobilisations dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2022-des-mobilisations-dans-toute-la-suisse</link><description>Les femmes veulent des hausses de salaire, pas de l&#039;âge de la retraite </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’égalité fait du surplace. L’écart salarial entre les hommes et les femmes ne se réduit pas et le déficit de rente des femmes est lui aussi scandaleux. Discrimination et inégalité demeurent la règle, au travail comme dans l’ensemble de la société. Pour toutes ces raisons, les femmes descendront à nouveau dans la rue le 14 juin, à travers toute la Suisse.</p><p>Dans plus de 30 communes, de multiples actions, rassemblements et autres manifestations sont organisées. Les collectifs féministes, les syndicats ainsi que diverses organisations et partis politiques se mobiliseront à cette occasion contre la réforme de l’AVS au détriment des femmes. Autres thèmes et revendications au cœur de cette journée du 14 juin&nbsp;: la reconnaissance et la répartition plus équitable du travail non rémunéré ainsi que la lutte contre les violences sexuelles.</p><p>Vous trouverez des informations sur les différents événements organisés le 14 juin dans toute la Suisse sur:<a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> www.14juin.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_14juni-14juin-map_e055242b77.webp" length="78630" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8291</guid><pubDate>Thu, 09 Jun 2022 14:19:28 +0200</pubDate><title>La protection des salaires est primordiale – l’exécution doit être renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-primordiale-lexecution-doit-etre-renforcee</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse a les plus hauts salaires en Europe et en même temps, son marché du travail est l’un des plus ouverts. Une protection des salaires efficace est donc extrêmement importante pour les travailleuses et travailleurs en Suisse. Le dernier rapport du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) sur les mesures d’accompagnement montre bien à quel point cette protection est nécessaire&nbsp;: là où il y a des contrôles, on constate aussi des infractions.</p><p>﻿Au cours de l’année passée, quelque 140&nbsp;000 salaires ont été examinés par les inspections du travail. Dans pratiquement une entreprise sur cinq, elles ont découvert des salaires trop bas ou des faux indépendant-e-s. Le taux d’infraction (env. 30&nbsp;%) est un peu plus élevé dans les branches avec des salaires minimums de CCT, puisque le constat de sous-enchère est plus facile à établir avec un minimum clairement défini. Dans les autres branches, les cantons autorisent parfois des écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, de sorte qu’une partie des entreprises pratiquant des salaires trop bas échappe aux inspections. Le taux d’infraction s’élève à 14&nbsp;% (entreprises étrangères détachant des employé-e-s) et à 10&nbsp;% (entreprises suisses).</p><p>Dans les branches avec des salaires minimums obligatoires fixés dans des CCT ou des contrats-types de travail (CTT), les employeurs qui versent des salaires trop bas sont sanctionnés. En l’absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d’adapter les rémunérations aux salaires usuels dans la région et dans la branche («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Il est réjouissant de constater que la grande majorité des entreprises étrangères donne suite à cette demande. En revanche, le comportement des entreprises suisses en la matière est inacceptable&nbsp;: alors que dans plus de 700 cas, elles payaient des salaires trop bas, elles ne sont que 300 environ à avoir corrigé le tir à la demande des cantons. Malgré cela, et même si la loi le prévoit, la Confédération et les cantons n’édictent pratiquement jamais de salaires minimums.</p><p>La densité des contrôles reste malheureusement très variable selon les cantons. Dans ce contexte, il faut saluer les efforts des cantons du Tessin et de Genève, qui contrôlent de nombreux employeurs helvétiques. C’est tout le contraire dans d’autres parties de la Suisse, où certains cantons (BE, FR, VS ou ZG) n’inspectent qu’1&nbsp;% des entreprises, voire moins. À ce rythme, une entreprise en Suisse n’est contrôlée qu’une fois tous les 100 ans en moyenne. Ce problème perdure depuis des années.</p><p>Les mesures d’accompagnement sont donc absolument indispensables pour protéger les salaires en Suisse. Et là où il y a des contrôles, on découvre souvent des infractions. Il reste toutefois de nombreuses lacunes dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement. Notamment le fait que seule la moitié des travailleuses et travailleurs est protégée par des salaires minimums dans les CCT. Certains cantons ne font pas assez de contrôles et se montrent trop tolérants face à la sous-enchère. Ces manquements dans la protection des salaires doivent être comblés.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/9/csm_Lohnkontrolle_Unia-sw_811a7dfd2f.webp" length="90724" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8286</guid><pubDate>Wed, 08 Jun 2022 19:21:24 +0200</pubDate><title>Recul réjouissant du chômage, mais d’importants problèmes pour les plus de 60 ans</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/recul-rejouissant-du-chomage-mais-dimportants-problemes-pour-les-plus-de-60-ans</link><description>Chômage en mai 2022 : les chiffres du SECO</description><content:encoded><![CDATA[<p>En mai dernier, le nombre de personnes au chômage a enregistré un nouveau recul. Pour la première fois depuis l’automne 2019, moins de 100&nbsp;000 personnes doivent timbrer au chômage et chercher un emploi. Pour les salarié-e-s du pays, cette évolution est positive. Elle reflète aussi l’actuelle bonne situation conjoncturelle.</p><p>Malheureusement cependant, les personnes entre 60 et 64 ans ont pour l’heure peu profité de cette relance. Ce groupe d’âge connaît désormais le taux de chômage le plus élevé. Et le nombre de personnes au chômage reste encore bien plus important qu’avant la crise du coronavirus.</p><p>Les offices régionaux de placement (ORP) doivent redoubler d’efforts concernant l’intégration des chômeurs et chômeuses âgés dans le monde du travail. La Confédération met à leur disposition, à travers le «&nbsp;Programme d’impulsion&nbsp;» de 2019, plus de 60 millions de francs pour la réinsertion de ces derniers. En mai dernier, on a compté à nouveau davantage de postes vacants – +70&nbsp;000 – annoncés aux ORP, soit une hausse de plus de 70&nbsp;000. Cela représente un grand potentiel de placement.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/2/csm_AElterer-Zimmermann_Peruphotoart-photocase_5840ee691f.webp" length="110492" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8280</guid><pubDate>Wed, 01 Jun 2022 15:21:05 +0200</pubDate><title>Crise du Covid : les femmes ont été plus durement touchées</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/crise-du-covid-les-femmes-ont-ete-plus-durement-touchees</link><description>Une étude de la CFQF abonde dans le sens de la politique d’égalité de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsqu’une crise vient se greffer sur des inégalités existantes, celles-ci se renforcent&nbsp;: c’est là la conclusion d’une <a href="https://www.ekf.admin.ch/ekf/fr/home/documentation/etudes-et-recommandations.html" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">étude du bureau BASS</a> et publiée par la Commission fédérale pour les questions féminines (CFQF) après deux années de pandémie.</p><p>Cette analyse genrée se concentre sur les effets des mesures étatiques de lutte contre le coronavirus et de soutien aux branches économiques et aux personnes frappées par cette crise. Le constat est amer&nbsp;: celles qui en ont le moins bénéficié sont les personnes – des femmes pour la plupart – travaillant dans les métiers dits essentiels. Elles ont pourtant apporté une contribution cruciale au bon fonctionnement de la société au cours de ces mois de crise, trop souvent dans de mauvaises conditions de travail et avec des salaires dérisoires. Grâce à cette étude, la CFQF comble toutefois une lacune importante dans l’analyse de la lutte publique contre la pandémie. De plus, ses recommandations vont dans le sens de la politique d’égalité de l’USS et lui apportent de ce fait un soutien précieux.</p><p>Globalement, l’emploi a diminué pendant la pandémie en raison des mesures gouvernementales et des fermetures d’entreprises, mais les différents groupes de travailleuses et travailleurs ont été touchés à des degrés très divers. Le volume de travail qui a été le plus fortement réduit est celui des salarié-e-s occupant de très faibles pourcentages, donc en majorité des femmes. Bien sûr, la perte de revenu a été compensée par l’indemnité de chômage partiel, mais en partie seulement (80&nbsp;%). Ce n’est qu’à partir de décembre 2020 que les plus bas salaires ont eu droit à une indemnisation à 100&nbsp;%. Conséquence&nbsp;: les ménages à faible revenu comme les familles monoparentales par exemple ont subi des pertes de revenus particulièrement douloureuses.</p><p>Les autorités n’ont pas eu le réflexe de relever le genre des bénéficiaires de l’indemnité de chômage partiel. Il n’est dès lors pas possible de se prononcer sur la répartition entre hommes et femmes. Mais on sait que les entreprises de services comme les salons de coiffure ou d’esthétique – où travaillent beaucoup de femmes – ont touché moins d’indemnités de chômage partiel et d’aides financières.</p><p>Et les employé-e-s dans les ménages privés (88&nbsp;% de femmes) étaient même complètement exclues des aides Covid. L’explication de la Confédération est pour le moins cynique&nbsp;: rien ne les empêchait de continuer à travailler. En réalité, bon nombre de ces employées qui ne bénéficient pas de la protection de la loi sur le travail ont perdu leur emploi, n’ont pas pu se défendre et étaient souvent dans l’impossibilité de retourner dans leur pays d’origine en raison des restrictions sanitaires.</p><p>Pour ce qui est du télétravail, environ la moitié des personnes en emploi l’ont pratiqué au moins partiellement pendant la pandémie. Alors que cette possibilité était offerte à quelque 60&nbsp;% des employé-e-s des classes salariales supérieures, seuls 28&nbsp;% des salaires les plus bas ont pu en profiter. Logiquement, ce sont donc davantage les hommes qui ont pu poursuivre leur activité professionnelle depuis la maison. Malgré tout, les femmes en télétravail se sont retrouvées nettement plus souvent confrontées à des difficultés de concilier travail et famille, surtout dans les familles avec des enfants d’âge scolaire. Comme trop souvent, ce sont majoritairement les mères qui ont renoncé à leur travail rémunéré pour s’occuper des enfants.</p><p>Grâce à l’insistance de l’USS, des allocations pour perte de gain ont été mises en place peu après le début de la pandémie pour de telles situations. Mais en raison d’une communication déficiente de la part de la Confédération, de nombreux parents n’étaient pas conscients qu’ils y avaient également droit lorsqu’ils travaillaient à domicile. Heureusement, les fermetures d’écoles n’ont duré que peu de temps en Suisse, ce qui a permis d’éviter des conséquences plus graves sur l’égalité.</p><p>Sur la base de cette étude, la commission fédérale a émis une série de recommandations afin de renforcer la capacité de résilience de l’économie et de la société à travers davantage d’égalité. Du point de vue syndical, les recommandations suivantes nous semblent particulièrement importantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>Recommandation 1&nbsp;: Il faut développer l’accueil extrafamilial et périscolaire des enfants ainsi que son financement par les pouvoirs publics et assurer sa continuité durant les crises.</strong> Avec la pandémie, l’USS a encore renforcé son engagement dans ce domaine. Pour la même raison, la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a mis en consultation au printemps 2022 un projet de loi pour un engagement accru et pérenne de la Confédération dans le domaine de l’accueil des enfants. L’initiative sur les crèches, dont l’USS est une des organisations porteuses, va un peu plus loin&nbsp;: elle prévoit un droit légal à une place d’accueil, une part de financement plus importante par les pouvoirs publics ainsi qu’une amélioration de la qualité et des conditions de travail.</li><li><strong>Recommandation 2&nbsp;: Il faut définir les conditions-cadres pour le télétravail et partager égalitairement le travail de «&nbsp;care&nbsp;».</strong> L’USS a toujours souligné que le télétravail n’est pas la panacée pour régler la question de la conciliation et qu’en l’absence de réglementation, il comporte des risques sanitaires et sociaux pour les travailleuses et travailleurs. Même après la pandémie, il s’agit de veiller à ce que les arrangements concernant le travail à domicile bénéficient aux employé-e-s et non pas en premier lieu aux employeurs.</li><li><strong>Recommandation 3&nbsp;: Il faut renforcer l’intégration professionnelle des femmes et instaurer pour les parents un droit à réduire leur taux d’occupation après la naissance d’un enfant, assorti d’un droit à revenir à leur taux d’occupation initial.</strong> &nbsp;Pour que le travail rémunéré et non rémunéré soit réparti équitablement entre femmes et hommes et que le travail de «&nbsp;care&nbsp;» ne représente plus un risque de pauvreté pour les femmes, il faut des conditions-cadres appropriées. Un temps partiel transitoire en fait partie. Il s’agit également de développer les congés de maternité et de paternité ainsi qu’un congé parental selon le modèle européen. L’objectif à long terme de l’USS est la réduction du temps de travail sans perte de salaire pour les groupes à bas revenus.</li><li><strong>Recommandation 4b&nbsp;: Il faut revaloriser le travail à bas salaire et garantir une meilleure protection salariale en cas de crise.</strong> Les femmes sont surreprésentées dans les branches à bas salaires. La précarité de ces emplois n’est pas seulement problématique en cas de crise&nbsp;: elle est aussi une des raisons importantes du fait que les femmes ont des revenus plus faibles pendant leur vie active. L’USS continue donc de se battre pour des salaires minimums et la revalorisation des professions à forte proportion de femmes.</li><li><strong>Recommandation 6&nbsp;: Il faut prévoir un soutien spécifique pour les personnes employées dans des ménages privés.</strong> Le travail dans les ménages privés doit être soumis sans condition à la loi sur le travail, comme le demande l’USS depuis longtemps. Les mesures publiques en cas de crise doivent être conçues de manière à ce que les employé-e-s sans papiers et en situation d’emploi précaire ne passent pas entre les mailles du filet.</li></ul><p>Une analyse de la pandémie de Covid sous l’angle de l’égalité des genres était attendue depuis longtemps. L’étude publiée par la CFQF comble partiellement cette lacune et apporte ainsi une contribution importante à la gestion des crises à venir. Les recommandations de la commission correspondent à la politique d’égalité menée jusqu’ici par l’USS et servent d’arguments en faveur de mesures politiques.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8278</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 15:10:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur le transport international de voyageurs et de marchandises par route</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-le-transport-international-de-voyageurs-et-de-marchandises-par-route</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8266</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 10:22:52 +0200</pubDate><title>Du respect pour les femmes : augmenter les salaires, pas l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/du-respect-pour-les-femmes-augmenter-les-salaires-pas-lage-de-la-retraite-14juin22</link><description>Appel à la mobilisation pour le 14 juin 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La mobilisation pour la journée de Grève féministe du 14&nbsp;juin 2022 a commencé. Sur la Place fédérale, quatre femmes présentent un appel à la mobilisation et leurs revendications d’une véritable égalité ainsi que d’un plus grand respect pour leur travail. En ce début de session parlementaire, les femmes syndicalistes rappellent qu’il n’y a quasiment eu aucun progrès depuis la Grève des femmes* de 2019. Au contraire, la discrimination salariale entre hommes et femmes persiste et l’écart de rente des femmes reste choquant. Des actions et des manifestations sont par conséquent prévues le 14&nbsp;juin 2022 dans toute la Suisse.</p><p>Le droit de vote des femmes a 50&nbsp;ans en Suisse. À l’époque, promesse leur avait été faite qu’elles pourraient vivre de l’AVS à l’âge de la retraite – engagement qui n’est toujours pas tenu. Le Conseil fédéral et le Parlement ferment les yeux sur ce problème. Aussi, quatre femmes syndicalistes expriment-elles aujourd’hui leur frustration directement devant le Palais fédéral.</p><p><strong>Ursula Mattmann, retraitée</strong>, est formelle&nbsp;: « Nous, les femmes, recevons en moyenne un tiers de rente en moins. Je me demande de quoi il nous faudra bien vivre. Ça ne peut pas continuer ainsi&nbsp;: il faut non pas diminuer les rentes, mais les augmenter&nbsp;!&nbsp;». Se trouvant, elle, au début de son parcours professionnel, <strong>Elena Marti, éducatrice de l’enfance</strong>, est également déçue&nbsp;: « Les femmes continuent de gagner trop peu et d’avoir de médiocres conditions de travail. On est encore bien loin de l’égalité effective. Il est temps de témoigner davantage de respect à notre travail.&nbsp;»</p><p><strong>Marie-Odile Heim, infirmière</strong>, dénonce ses horaires de travail irréguliers et la pénibilité physique de sa profession. «&nbsp;À cela s’ajoute la majeure partie du travail de soins non rémunéré&nbsp;: de nombreuses femmes sont déjà épuisées à 60&nbsp;ans. Il est impossible de continuer jusqu’à 65&nbsp;ans, voire 66 ou 67&nbsp;ans.&nbsp;» La seule pensée des projets de démantèlement social en discussion au Parlement fait s’étrangler de rage <strong>Clotilde Pinto, vendeuse</strong>&nbsp;: « Nos rentes sont déjà trop basses aujourd’hui&nbsp;! La retraite anticipée est un luxe que nous ne pouvons pas nous offrir comme nos chefs. Les réductions de rentes prévues sont un véritable affront fait aux femmes.&nbsp;»</p><p>Les femmes concernées exigent davantage de respect pour leur travail. Il faut augmenter les salaires, pas l’âge de la retraite. Le 14&nbsp;juin, les femmes demanderont des rentes suffisantes pour vivre, en lieu et place du relèvement de l’âge de la retraite des femmes. L’heure est à une véritable égalité, au niveau des salaires et du travail non rémunéré.</p><p>Un aperçu des actions organisées et des précisions sur la journée du 14&nbsp;juin sont publiés sous&nbsp;: <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_220530_mk-cp2_44a86b5ae9.webp" length="143850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8258</guid><pubDate>Wed, 25 May 2022 14:56:58 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral refuse de voir le problème des rentes qui baissent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-refuse-de-voir-le-probleme-des-rentes-qui-baissent</link><description>Initiative populaire pour une 13e rente AVS : la balle est dans le camp du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes AVS sont trop basses et celles du 2e pilier s’effondrent. En même temps, les prix augmentent et un choc des primes-maladie menace. Il reste toujours moins d’argent pour vivre. La différence entre les rentes des femmes et celles des hommes est très grande. En rejetant l’initiative pour une 13e rente AVS, le Conseil fédéral refuse de voir le problème du niveau trop bas des rentes de vieillesse. Au contraire, il abandonne sa promesse de rentes AVS couvrant les besoins vitaux et s’empêtre dans des prétextes sur le risque de déficit que courrait l’AVS. Mais il oublie de mentionner que les scénarios financiers pour la période allant jusqu’en 2030 publiés aujourd’hui concernant l’AVS annoncent des résultats substantiellement supérieurs à ce qui était prédit il y a quatre mois encore. Une chose est claire&nbsp;: il appartient maintenant au Parlement de corriger les erreurs du Conseil fédéral. Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite de toucher une bonne rente.</p><p>Le peuple suisse a décidé que les rentes AVS devaient couvrir les besoins vitaux et l’a inscrit dans la Constitution. Aujourd’hui, cette décision n’est pas mise en pratique. Au contraire&nbsp;: 50 ans après sa promesse, le Conseil fédéral renonce toujours plus clairement à ce mandat. Il renvoie en quelques mots les travailleurs et travailleuses qui ont connu une vie professionnelle éprouvante aux prestations complémentaires au lieu de concrétiser leur droit à une rente de vieillesse décente. Cela, alors que l’évolution des rentes est dramatique. Celles du 2e pilier sont en effet en chute libre et celles des femmes scandaleusement basses. De plus les rentes AVS ne suivent pas le rythme des salaires. La rente AVS moyenne est aujourd’hui de tout juste 1800 francs, soit 21&nbsp;% du salaire moyen. Autrefois, il s’agissait de 26&nbsp;%, ce qui correspondrait à une rente AVS de presque 2&nbsp;300&nbsp;francs. Cette année, les rentes AVS risquent même de ne pas suivre l’inflation.</p><p>Au lieu de s’attaquer à ce problème, le Conseil fédéral se cache derrière la menace selon laquelle il n’est financièrement pas possible de développer l’AVS. Il ne mentionne même pas dans une petite phrase avoir substantiellement adapté ses scénarios financiers par rapport au mois de janvier. En peignant systématiquement le diable sur la muraille pour effrayer la population, il se soustrait à sa responsabilité à l’égard de cette dernière. Il oublie intentionnellement que, pour 90&nbsp;% de la population, l’AVS est la prévoyance vieillesse la moins chère et qu’elle le restera. Or la développer représenterait un grand allégement, surtout pour les jeunes.</p><p>Seule l’initiative pour une 13e rente AVS pose la question du niveau des rentes et, non seulement, s’oppose au moment opportun aux projets de démantèlement de l’AVS, mais sonne aussi la contre-offensive qui s’impose plus que jamais. L’initiative est simple. Elle demande la mise en place du versement d’une rente AVS supplémentaire à laquelle chacun-e a droit, de même que presque tout le monde reçoit un 13e salaire. Calculé sur un versement mensuel, cela représente une hausse de 8,33 % des rentes AVS. En raison du caractère compensatoire de cette dernière, ce sont les personnes à bas et moyen revenu qui en profiteront donc le plus. En Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes, et pas seulement pour les hauts revenus. Il revient désormais au Parlement de se pencher sérieusement sur la question des prestations de vieillesse.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/c/csm_210528-13AHV0061_xlarge.1624621701_93487577e6.webp" length="237612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8255</guid><pubDate>Tue, 24 May 2022 10:00:00 +0200</pubDate><title>Renforcer l’AVS au lieu d’augmenter l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/renforcer-lavs-au-lieu-daugmenter-lage-de-la-retraite</link><description>Lancement de l’initiative populaire « Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale »
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui démarre la récolte de signatures pour l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale (initiative sur la BNS)&nbsp;». La Banque nationale suisse (BNS) a amassé des milliards de francs avec les taux d’intérêts négatifs et les bénéfices réalisés. Cet argent doit revenir à la population. L’initiative sur la BNS prévoit qu’une partie de ces bénéfices soit versée à l’AVS. Elle fait la démonstration qu’il est possible d’avoir une AVS aux reins solides sans relever l’âge de la retraite. Elle offre donc une alternative crédible aux attaques en règle du Parlement contre les retraites. On peut d’ores et déjà laisser tomber le projet de démantèlement AVS&nbsp;21, car il repose sur des prévisions beaucoup trop pessimistes jusqu’en 2032. En revanche, les rentes de vieillesse sont déjà sous pression&nbsp;: les prestations de l’AVS ne suivent pas le coût de la vie et les rentes LPP sont en chute libre, notamment en raison de la politique des faibles taux d’intérêts des dernières années. Beaucoup de retraité-e-s n’ont tout simplement plus assez d’argent pour vivre. Voilà pourquoi il faut renforcer l’AVS avec les bénéfices issus des taux d’intérêt négatifs de la BNS. Tout le monde en profitera.</p><p>Le peuple suisse a décidé que la rente AVS devait garantir le minimum vital et a inscrit cette exigence dans la Constitution. Aujourd’hui, cette décision n’est toujours pas mise en œuvre. Au contraire, la rente AVS moyenne atteint à peine 1800 francs actuellement, soit 21&nbsp;% du salaire moyen. Avant, ce taux était de plus de 26&nbsp;%. Il faut donc de toute urgence augmenter les rentes AVS, et non pas les diminuer comme c’est prévu actuellement. Et pourtant, le Conseil fédéral et le Parlement ne trouvent rien de mieux à faire que de décider de nouvelles détériorations, à commencer par un relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Conséquence&nbsp;: leurs rentes seront encore plus basses qu’elles ne le sont déjà. Les gens qui partent à la retraite ou sont sur le point de le faire vont déjà toucher nettement moins que les générations précédentes, et ce, depuis un bon moment. Les retraité-e-s se retrouvent donc avec toujours moins pour vivre.</p><h3 class="heading--h5">Un financement supplémentaire équitable pour l’AVS</h3><p>Dans le passé déjà, lorsque la BNS a réalisé des bénéfices particulièrement élevés, l’AVS en avait bénéficié. C’était le cas en 2007 par exemple, lorsqu’elle a touché 7 milliards de francs issus de la vente des réserves d’or excédentaires de l’institution. Une distribution à l’AVS se justifie aussi par le fait que les taux négatifs de la BNS affectent la prévoyance vieillesse. Ainsi, le Conseil national s’est par exemple prononcé pour que les revenus de la BNS issus des taux d’intérêt négatifs soient versés à l’AVS. Entre 2015 et 2021, les taux négatifs ont rapporté pas moins de 11,3 milliards de francs à la BNS.</p><p>Si ces revenus des taux négatifs sont versés à l’AVS, la fortune de celle-ci en 2032 ne serait pas moindre qu’aujourd’hui et ce, en dépit du vieillissement démographique. Le financement de l’AVS serait donc assuré pour les 10 prochaines années&nbsp;: c’est ce que démontre un calcul fait à partir des scénarios du SECO et de l’Administration des finances. Compte tenu du potentiel de distribution de la BNS, un versement supplémentaire de 2 milliards par an à l’AVS serait réaliste.</p><h3 class="heading--h5">L’indépendance de la BNS et la part des cantons restent intactes</h3><p>Le texte de l’initiative ne porte aucune atteinte à l’indépendance de la politique monétaire de la Banque nationale. La totalité des revenus des taux négatifs seront transférés par un versement unique au Fonds AVS. Pour la BNS, il n’y aura aucune contrainte ou restriction de sa politique de placement ou de constitution de provisions. La distribution des bénéfices à l’AVS n’aura lieu que si les réserves de la Banque nationale sont particulièrement élevées. Dans le même sens, la part actuelle des cantons aux distributions est garantie dans le texte de l’initiative.</p><h3 class="heading--h5">Les bénéfices de la Banque nationale appartiennent à la population</h3><p>Ces dernières années, la BNS a amassé des milliards de bénéfices. Sa réserve pour distributions futures demeure à un niveau historique. Cet argent doit de toute façon bénéficier à la population. Verser une part des bénéfices de la BNS à l’AVS renforce la prévoyance vieillesse sans puiser encore davantage dans le porte-monnaie des gens qui travaillent. Avec l’AVS, tout le monde en profite. Pour toutes ces raisons, les syndicats – conjointement avec le PS et d’autres partenaires – lancent l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS grâce aux bénéfices de la Banque nationale&nbsp;».</p><p>Pour plus d’informations et des argumentaires&nbsp;: <strong><a href="https://initiative-bns.ch/?src=ussmm" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">www.initiative-bns.ch</a></strong></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_SNB_Initiative_breit_FR_1200x900_fe43924d29.webp" length="163840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8252</guid><pubDate>Fri, 20 May 2022 15:12:57 +0200</pubDate><title>Allègement des primes-maladie : une percée importante au Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/allegement-des-primes-maladie-une-percee-importante-au-conseil-national</link><description>Contre-projet efficace à l’initiative « 10 % »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec la flambée attendue des primes-maladie cet automne, le pouvoir d’achat des ménages en Suisse risque de subir un nouveau choc. Dans ce contexte, on ne peut que saluer vivement la décision prise aujourd’hui par la commission compétente du Conseil national de proposer un contre-projet consistant à l’initiative d’allègement des primes-maladie. Ce compromis a réuni un large soutien. Il faut désormais que le Parlement l’adopte sans tarder.</p><p>L’initiative d’allègement des primes du PS et de l’USS vise à plafonner la charge des primes d’assurance-maladie à 10&nbsp;% du revenu des ménages. Le Conseil fédéral a opposé à l’initiative un contre-projet clairement insuffisant&nbsp;: il n’aurait apporté que des améliorations marginales et dans quelques cantons seulement. Il fallait donc que la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) apporte des améliorations substantielles au projet. Après une première tentative, elle a enfin pris ses responsabilités et adopté à une large majorité un contre-projet efficace.</p><p>Avec cette décision de la commission, les réductions de primes pour les ménages aux revenus bas et moyens se voient dotés de 2,2 milliards de francs supplémentaires. Il s’agit là d’un montant conséquent qui donnera enfin une forme plus sociale au financement de l’assurance de base. C’est absolument nécessaire, non seulement en raison des problèmes actuels de pouvoir d’achat, mais aussi parce qu’il s’agit depuis des années d’une des préoccupations les plus urgentes pour les gens qui gagnent normalement leur vie, comme le montrent régulièrement tous les baromètres des préoccupations.</p><p>Bien sûr, le chemin est encore long jusqu’à l’adoption définitive de ce contre-projet. Le choc des primes, lui, sera là dans quelques mois déjà. Les Chambres fédérales doivent donc se dépêcher de mettre sous toit ce compromis largement soutenu. Mais il faudra aussi, en plus, des mesures immédiates et ciblées pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages à bas revenus.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8272</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 16:43:00 +0200</pubDate><title>Ordonnances d’exécution de la loi sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnances-dexecution-de-la-loi-sur-la-surveillance-de-la-correspondance-par-poste-et-telecommunication-lscpt</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8270</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 16:34:00 +0200</pubDate><title>Octroyer le congé de maternité au père en cas de décès de la mère</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/mutterschaftsurlaub-fuer-hinterbliebene-vaeter</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parelementaire (Kessler) Weibel 15.434 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8268</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 16:23:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’énergie (accélérer les procédures de planification, photovoltaïque)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-lenergie-accelerer-les-procedures-de-planification-photovoltaique</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8264</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 10:05:00 +0200</pubDate><title>Garantie de l&#039;approvisionnement en sang et gratuité du don de sang</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassung-zur-16504-pa-iv-giezendanner</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 16.504 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8262</guid><pubDate>Wed, 18 May 2022 09:46:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie</link><description>Réponse à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie concernant la transmission de données des assureurs dans l’assurance obligatoire des soins et la deuxième partie des mesures visant à freiner la hausse des coûts du volet 1a se trouve ci-dessous en format PDF.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8249</guid><pubDate>Tue, 17 May 2022 16:50:41 +0200</pubDate><title>Le projet de privatisation passe à la trappe</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-projet-de-privatisation-passe-a-la-trappe</link><description>Bonne nouvelle pour PostFinance</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil des États (CTT-E) a décidé hier de ne pas entrer en matière sur la révision de la loi sur l’organisation de la Poste. Élément-clé du projet, la privatisation complète de PostFinance n’est donc plus d’actualité – à juste titre&nbsp;!</p><p>La privatisation complète de PostFinance proposée par la révision de la loi sur l’organisation de la Poste aurait porté atteinte au mandat de service universel dans le domaine du trafic des paiements, mais pas seulement&nbsp;: elle représentait surtout une attaque en règle contre le service public en général. En effet, la Poste ne fonctionne aujourd’hui que grâce à son modèle d’entreprise propre, qui repose notamment sur les effets de synergie du réseau postal. Détacher PostFinance du groupe Poste entraînerait un fractionnement de l’ensemble du groupe, ce qui est totalement inacceptable.</p><p>Publié il y a quelques semaines, le rapport d’experts sur l’avenir du service postal universel a formulé des propositions – pour la plupart totalement inutilisables – sur la manière dont ce problème pouvait éventuellement être résolu (par exemple par l’abolition du courrier A, pourtant très apprécié et rentable). Il est donc logique que la CTT-E enterre définitivement ce projet de privatisation qui tenait davantage de l’idéologie que du pragmatisme. C’est d’ailleurs ce que les syndicats exigeaient depuis le début. Ils ont été en cela soutenus récemment par des co-rapports des commissions des finances et de l’économie et des redevances du Conseil des États.</p><p>Il reste qu’en raison de l’évolution rapide et des lacunes réglementaires dans les domaines des paiements et du trafic postal, la nécessité d’agir est toujours là. PostFinance est considérée par la FINMA comme une banque à part entière et soumise à des conditions. Dans ce contexte, l’exigence d’une levée de l’interdiction – obsolète et malhonnête – qui lui est faite d’octroyer des crédits reste d’actualité et doit faire l’objet d’un processus distinct. Comme il s’agit d’un processus de longue haleine, l’introduction d’une garantie de capitalisation temporaire par la Confédération, telle que proposée par le Conseil fédéral, est d’autant plus urgente. La Commission des finances du Conseil des États a déjà approuvé le crédit d’engagement proposé par le Conseil fédéral à cet effet. Le Parlement doit maintenant donner suite rapidement.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8246</guid><pubDate>Tue, 17 May 2022 10:40:20 +0200</pubDate><title>Halte à la chute libre des rentes LPP : les assuré-e-s ont besoin de garanties </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/halte-a-la-chute-libre-des-rentes-lpp-les-assure-e-s-ont-besoin-de-garanties</link><description>Rapport annuel de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport annuel de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) confirme l’excellente santé financière des caisses de pensions. Ce n’est pas le cas des assuré-e-s&nbsp;: au cours des dix dernières années, les avoirs de vieillesse dans le 2e pilier ont été rémunérés à un niveau historiquement bas, les taux de conversion ont été drastiquement réduits et maintenant, l’inflation croissante grignote la valeur des rentes du 2e pilier, déjà en chute libre depuis des années. Les personnes les plus touchées sont les salarié-e-s de plus de 55 ans et les nouveaux retraité-e-s. Pour elles, le 2e&nbsp;pilier se caractérise aujourd’hui non pas comme une assurance sociale, mais avant tout comme une source d’insécurité sociale. Concrètement, nous risquons d’avoir une génération sacrifiée dans le 2e&nbsp;pilier si les caisses de pensions ne prennent pas immédiatement des mesures correctives. Les jeunes salarié-e-s seront moins touchés, car ils n’ont pas encore accumulé beaucoup de capital. En outre, ils bénéficieront de la reprise des taux d’intérêt ainsi que des solides réserves des caisses de pensions.</p><p>Aujourd’hui, la CHS reconnaît cette situation. Elle admet enfin, à juste titre, que la tendance à l’individualisation et à des rentes variables constitue un problème. Le contexte de taux bas a certes placé les caisses de pensions dans une situation compliquée. Mais c’est surtout le débat sur les transferts des actifs vers les retraité-e-s, fortement encouragé par la CHS et aujourd’hui considéré comme clos, qui a largement contribué à ce que les assuré-e-s paient un prix élevé, même s’il diffère en fonction de leur âge. Il serait souhaitable que la CHS s’intéresse de plus près aux prestataires à but lucratif, à peine mentionnés dans le rapport, qui considèrent le 2e&nbsp;pilier comme une simple source de bénéfices. En effet, plusieurs milliards continuent d’affluer chaque année des poches des assuré-e-s vers ces prestataires.</p><p>Depuis le début de l’année, les taux d’intérêt ont augmenté plus rapidement que pratiquement jamais auparavant. Cela entraîne à court terme des pertes comptables, mais à moyen terme, c’est plutôt synonyme de stabilisation du 2e&nbsp;pilier. Les caisses de pensions sont mieux loties que jamais pour supporter ces pertes. Il est temps que les assuré-e-s puissent à nouveau compter sur leur rente du 2e pilier et que les caisses assument les risques des marchés financiers. Dans ce contexte, l’USS exige ce qui suit&nbsp;:</p><ul><li>Pas de nouvelles baisses des garanties de prestations&nbsp;; les baisses des taux de conversion et des taux d’intérêt techniques décidées à titre préventif doivent être stoppées, voire annulées.</li><li>Une meilleure rémunération des avoirs pour les personnes en emploi et des hausses de rentes, respectivement des compensations du renchérissement pour les (nouveaux/nouvelles) retraité-e-s&nbsp;; ces hausses doivent tenir compte du fait que les assuré-e-s sont pénalisés en raison de leur âge.</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8221</guid><pubDate>Fri, 06 May 2022 13:17:35 +0200</pubDate><title>Garantir le pouvoir d’achat : les salaires, les rentes et les réductions de primes doivent augmenter</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/garantir-le-pouvoir-dachat-les-salaires-les-rentes-et-les-reductions-de-primes-doivent-augmenter</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réunis en assemblée à Berne, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté plusieurs revendications en faveur de mesures destinées à contrer la perte du pouvoir d’achat qui menace. Pour la première fois depuis 2008, les prix à la consommation sont en hausse. Il faut donc des augmentations générales des salaires. Les retraites aussi perdent de leur valeur réelle. Les rentes de l’AVS et du 2e pilier doivent être adaptées au renchérissement. Enfin, pour faire face à la flambée annoncée des primes-maladie, il faut augmenter sans tarder les subsides aux primes.</p><p>En raison de l’actualité, la politique des revenus s’est naturellement invitée au menu de cette 304e Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Avec le retour de l’inflation et la menace d’une hausse brutale des primes d’assurance-maladie, les salarié-e-s – mais aussi les retraité-e-s – risquent de subir de plein fouet une baisse sensible de leurs revenus. Pourtant dans les entreprises, les affaires marchent bien. Les employeurs disposent donc clairement d’une marge de manœuvre pour augmenter les salaires. Ces hausses devraient à la fois compenser le renchérissement et améliorer les salaires réels, car ceux-ci étaient déjà à la traîne de la conjoncture avant même que la crise n’éclate. Les retraites aussi doivent s’améliorer&nbsp;: dans l’AVS, l’USS appelle le Conseil fédéral à adapter rapidement les rentes au renchérissement. Et le 2e pilier doit lui aussi faire l’objet d’une compensation du renchérissement.</p><p class="heading--h4">Système de santé&nbsp;: renforcer le service public universel avec un financement social</p><p>La pandémie de coronavirus a mis en évidence comme jamais auparavant la valeur inestimable d’un système de santé de grande qualité et disponible sur l’ensemble du territoire. Mais elle a aussi révélé au grand jour les nombreuses lacunes du système suisse de santé et des soins de longue durée, qui au fil des ans ont été «&nbsp;drillés&nbsp;» sans arrêt pour être concurrentiels et répondre aux lois du marché. Conséquence&nbsp;: des réserves de capacités ont été supprimées alors qu’elles auraient été plus que nécessaires pendant la pandémie que nous venons de traverser. De plus, notre système de santé a le financement le moins solidaire de toute l’Europe. En plus d’une hausse des subsides aux primes-maladie, l’USS exige un modèle de financement global qui permet tant la création de réserves de capacités que la mise en œuvre correcte et complète de l’initiative sur les soins.</p><p class="heading--h4">Guerre en Ukraine</p><p>La situation en Ukraine, victime d’une guerre d’agression de la part de la Russie, a également retenu toute l’attention de l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS. Comme toujours, ce sont les travailleuses et travailleurs ordinaires et, bien sûr, les plus faibles et les plus pauvres qui paient le plus lourd tribut à la guerre. Au cours de l’assemblée, une syndicaliste ukrainienne a fait un récit très impressionnant de la situation dans une usine de métallurgie sur place. L’USS se rallie à la revendication du mouvement syndical international pour un cessez-le-feu immédiat de la part de la Russie et le retrait immédiat de tous les soldats russes du territoire ukrainien. L’USS s’engage en outre pour un soutien financier et humanitaire, tant sur place en Ukraine que pour les personnes qui ont trouvé refuge en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8206</guid><pubDate>Mon, 02 May 2022 17:15:00 +0200</pubDate><title>L’indépendance financière des femmes a besoin de conditions-cadres pour l&#039;accueil des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lindependance-financiere-des-femmes-a-besoin-de-conditions-cadres-pour-laccueil-des-enfants</link><description>La nouvelle loi proposée par la CSEC-N constitue un pas important vers la mise en place de conditions-cadres. Mais cela ne suffit pas.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon un nouvel arrêt du Tribunal fédéral (TF), les mères n’ont plus automatiquement droit à une contribution d’entretien après un divorce. Pour les femmes, cette pratique accentue la pression à rester financièrement indépendantes pendant le mariage. Mais pour que cela soit possible, il faut qu’il y ait une offre abordable et accessible de structures d’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants. La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) entend aider à la réalisation de cet objectif au moyen de davantage de subventions fédérales et de conventions-programmes conclues entre la Confédération et les cantons. C’est là un bon début, mais, avec l’initiative sur les crèches, l’Union syndicale suisse (USS) propose des mesures plus durables.</p><p>Le 29 avril dernier, la CSES-N a décidé par 18 voix contre 7 qu’à l’avenir, la Confédération prendrait à sa charge jusqu’à un cinquième des frais d’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants afin de faire baisser les coûts assumés par les parents. En tant que financement axé sur la personne, la contribution de la Confédération sera versée directement aux familles. En outre, la Confédération participera au développement futur de l’accueil extrafamilial des enfants ainsi que de l’encouragement précoce via des conventions-programmes.</p><p>À travers ces décisions, la commission veut mettre en œuvre l’initiative parlementaire 21.403 «&nbsp;Remplacer le financement de départ par une solution adaptée aux réalités actuelles&nbsp;» déposée par elle il y a bien une année grâce à la ténacité de l’USS. Ce faisant, elle met fin à la tactique du salami qui avait régné jusque-là en matière d’aides financières de la Confédération dans ce domaine. Depuis 2003, le Parlement n’avait en effet accordé et prolongé à chaque fois ces aides que pour quelques années. Désormais, la contribution de la Confédération à la réduction des coûts des parents doit devenir pérenne et pour les conventions-programmes aussi des bases légales permanentes seront créées.</p><p>Le projet de loi de la CSES-N constitue un changement de paradigme. Jusque-là, la Confédération et les politicien-ne-s de droite avaient estimé que le financement de l’accueil extrafamilial et parascolaire était l’affaire des cantons. Avec la nouvelle loi, cette compétence passe en partie au plan national. Et c’est là quelque chose de toute urgence nécessaire afin de remplacer par des normes uniformes l’actuelle mosaïque que constituent, d’un canton à l’autre, les différents barèmes parentaux, la densité de l’offre et la qualité de la prise en charge.</p><p>Dans les cantons qui connaissent une offre quantitativement et qualitativement insuffisante ou pratiquent des barèmes élevés, toujours trop de familles sont encore contraintes d’organiser l’accueil de leurs enfants au plan privé. Si personne dans la parenté ne peut ou ne veut intervenir, cela veut dire, dans la majorité des cas, que la mère réduit son activité professionnelle ou y renonce dans son intégralité pour se consacrer au travail familial. Les femmes prennent ainsi un grand risque financier&nbsp;: leur revenu est ou sera inférieur de presque 40&nbsp;% à celui des hommes, aussi bien pendant qu’elles exercent une activité lucrative qu’une fois à la retraite.</p><p>Ce printemps, un arrêt du TF a remis en question la contribution d’entretien versée aux mères après un divorce, renforçant très fortement de ce fait le risque pour elles de basculer dans la pauvreté. Après un divorce, la personne qui a renoncé pendant son mariage à une carrière professionnelle pour s’occuper du travail ménager et familial ne peut plus forcément espérer toucher une contribution d’entretien. Avec cet arrêt, le TF se base sur une situation idéale, dans laquelle le travail rémunéré et le travail non rémunéré sont équitablement répartis en deux moitiés égales, mais pas sur la réalité. Ainsi, l’accord conclu par un couple, selon lequel lui est responsable du revenu de la famille alors qu’elle s’occupe de manière non rémunérée des enfants et du ménage, ne serait tout à coup plus valable après un divorce. Pour la femme, cela signifie qu’en plus du travail familial non rémunéré – qui continue, elle devra reprendre du jour au lendemain une activité rémunérée alors que ses chances sur le marché de l’emploi sont sérieusement diminuées.</p><p>Cet arrêt du TF devrait faire clairement voir aux conservateurs incurables que l’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants n’est pas une affaire privée, mais une tâche qui incombe à toute la société. Car, pour réduire le risque de tomber dans la pauvreté après un divorce, il ne suffit pas de trouver un emploi aussi rapidement que possible. Les femmes doivent bien au contraire rester financièrement indépendantes déjà pendant le mariage. Pour que cela soit possible, il faut certaines conditions-cadres, dont celle, impérative, de l’existence de structures d’accueil de qualité&nbsp;; et cela, sous la forme d’un service public abordable, adapté aux besoins et mis à la disposition de toutes les familles.</p><p>La nouvelle loi proposée par la CSEC-N constitue une contribution importante à la mise en place de ces conditions-cadres. Mais cela ne suffit pas&nbsp;: malgré la contribution de la Confédération, la part payée par les parents en Suisse continuera à faire partie des plus élevées d’Europe. Et la commission rate, avec son projet, l’occasion d’améliorer durablement la qualité des conditions de travail et des salaires dans les structures d’accueil. En effet, si les contributions de la Confédération (financement axé sur la personne) vont directement aux parents et pas aux cantons, elles ne peuvent pas vraiment être liées à des critères qui entraîneraient des améliorations en matière de conditions de travail.</p><p>Pour réaliser cette amélioration durable de l’offre de structures d’accueil dans toute la Suisse, l’USS a lancé, avec le Parti socialiste et d’autres partenaires, l’initiative sur les crèches (initiative «&nbsp;Pour un accueil extrafamilial des enfants qui soit de qualité et abordable pour tous&nbsp;») lors de la Journée internationale des femmes. Cette initiative ancre dans la Constitution fédérale un droit pour tous les enfants à une place d’accueil, également pour ceux qui ont un important besoin d’assistance, par exemple en raison d’un handicap. Si la Confédération devra supporter deux tiers des coûts, les parents devront par contre consacrer au maximum 10&nbsp;% du revenu de la famille à l’accueil de leurs enfants. Et surtout, l’initiative prévoit des conditions de travail et des salaires qui correspondent à la valeur et la responsabilité que représente cette activité. La loi proposée par la CSEC-N est le début d’une politique familiale nationale moderne. Avec l<a href="https://creches-abordables.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">’initiative sur les crèches</a>, les choses doivent avancer.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8199</guid><pubDate>Sun, 01 May 2022 16:25:00 +0200</pubDate><title>Premier Mai 2022 : Paix, Liberté, Solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/premier-mai-2022-paix-liberte-solidarite</link><description>Des dizaines de milliers de personnes dans la rue à l’occasion du 1er mai</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après deux ans de pause forcée à cause de la pandémie, des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs ont pu à nouveau descendre dans la rue pour porter haut et fort leurs revendications à l’occasion de la Fête du travail. À l’initiative des syndicats de l’USS, des manifestations et fêtes du 1er&nbsp;Mai ont eu lieu à 50 endroits à travers toute la Suisse. Le slogan «&nbsp;Paix, Liberté, Solidarité&nbsp;» a bien évidemment placé la guerre en Ukraine au cœur de l’élan exprimé lors des rassemblements. Sans toutefois laisser de côté l’actualité brûlante des autres thèmes et revendications typiquement syndicales, comme les hausses des rentes et des salaires, l’égalité réelle pour toutes et tous et de meilleurs droits dans le monde du travail.</p><p>La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich avec 12 000 participant-e-s. Orateur principal dans la capitale économique de la Suisse, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a martelé&nbsp;: «&nbsp;Il faut maintenant améliorer le pouvoir d’achat de la population active et des retraité-e-s au lieu de baisser toujours plus les impôts des plus riches.&nbsp;» Avec le retour de l’inflation et la menace d’une hausse brutale des primes-maladie, une action rapide s’impose. Avant la pandémie déjà, les salaires et les rentes stagnaient, alors qu’il est de plus en plus facile pour les riches de gagner encore plus d’argent avec ce qu’ils ont déjà. Devant la foule à Langenthal (BE), l’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart a précisé les mesures à prendre&nbsp;: «&nbsp;Des augmentations générales de salaire et de meilleures réductions de primes sont absolument indispensables&nbsp;! Sinon, les gens auront toujours moins pour vivre.&nbsp;»</p><p class="heading--h4">Engagement total contre la guerre et pour les populations touchées</p><p>Ayant la guerre en Ukraine à l’esprit, beaucoup d’oratrices et d’orateurs ont souligné que la paix est une condition pour pouvoir vivre dans la dignité. La liberté des peuples à décider de leur organisation et de leur destin est le fondement de l’exercice et de la défense des droits sociaux. Et toute véritable solidarité entre les travailleuses et travailleurs s’exerce au-delà des frontières et indépendamment des nationalités. Les militant-e-s syndicaux ont appelé à ce que les réfugié-e-s de guerre trouvent en Suisse une terre d’accueil et que notre pays fasse son maximum pour soutenir la population civile en Ukraine. L’horreur absolue que la guerre inflige à des millions de femmes, d’hommes et d’enfants exige un engagement sans réserve, en Suisse et sur le plan international.</p><p class="heading--h4">Halte aux attaques contre les retraites</p><p>En ce qui concerne la prévoyance vieillesse, il s’agit avant tout de stopper les attaques de la droite et du centre contre les rentes, que ce soit dans l’AVS (AVS&nbsp;21) ou dans le 2e pilier (révision de la LPP). Les projets de la majorité au Parlement sont clairs&nbsp;: elle veut démanteler les rentes basées sur un financement solidaire pour que les banques et les assurances puissent vendre toujours plus de «&nbsp;produits&nbsp;» de prévoyance privée. Les syndicats entendent bien s’opposer à cette privatisation rampante, à commencer par la campagne contre AVS&nbsp;21.</p><p>Présente à Granges (SO), la première secrétaire adjointe de l’USS Gabriela Medici a exposé la voie à suivre&nbsp;: «&nbsp;Pour résoudre le problème des rentes trop basses, il faut au contraire développer l’AVS (13e&nbsp;rente AVS), cesser immédiatement toutes les baisses de rentes dans le 2e pilier et apporter au plus vite de nouvelles améliorations, en particulier pour les femmes, dont les rentes sont toujours inférieures d’un tiers à celles des hommes.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_220501_1erMai_2c540f6972.webp" length="178560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8204</guid><pubDate>Fri, 29 Apr 2022 16:57:00 +0200</pubDate><title>Propositions visant à instaurer un trust suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/propositions-visant-a-instaurer-un-trust-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur une nouvelle institution juridique dans le code des obligations (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8196</guid><pubDate>Wed, 27 Apr 2022 13:05:20 +0200</pubDate><title>LPP 21 : payer plus pour des rentes moindres n’est pas une option</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-payer-plus-pour-des-rentes-moindres-nest-pas-une-option</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Après que le Conseil national eut déjà décidé en décembre dernier de démanteler les rentes, aujourd’hui, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) se base également, avec ses propositions de révision de la LPP, sur la réforme sèchement rejetée dans les urnes en 2010. Le Parlement ne veut par contre pas voir les vrais problèmes du 2e pilier, ni les propositions de compromis défendu ensemble par les partenaires sociaux.</p><p>Concrètement, les décisions de la commission entraîneront d’énormes coûts supplémentaires pour les personnes à bas revenu. Dans l’ensemble, elles signifient qu’il faudra payer plus pour une rente moindre. La baisse durable du taux de conversion ne sera compensée que pendant une période transitoire et, à la différence du compromis des partenaires sociaux, ni les employeurs et employeuses, ni les personnes à haut revenu ne participeront aux coûts engendrés par la compensation. Les salarié-e-s âgés paieront ainsi la réduction de leur propre rente et les jeunes participeront avec une contribution sur leurs avoirs de vieillesse, mais n’auront eux-mêmes pas droit à des augmentations de leurs rentes.</p><p>La commission reconnaît certes, à juste titre, que les femmes et les personnes travaillant à temps partiel ont besoin de rentes plus élevées. Encore faut-il que celles-ci puissent être payées. Ce n’est pas garanti&nbsp;: pour un salaire annuel de 25&nbsp;000 francs, les coûts pour les assuré-e-s augmenteront de presque 8&nbsp;% du salaire, pour passer à 160-250 francs par mois&nbsp;; cela, pour recevoir dans 40 ans une rente mensuelle de tout juste 500 francs. Ce n’est pas un hasard si les partenaires sociaux et le Conseil fédéral voulaient certes aussi augmenter fortement les rentes de ces personnes. Avec la composante de répartition, elles n’auraient cependant payé que tout juste la moitié moins que ce que demande maintenant la commission. Il s’agissait en effet d’épargner leur porte-monnaie pendant leur vie professionnelle. Mais aussi pour les personnes à haut revenu, les décisions de la commission ne convainquent pas&nbsp;: globalement, elles aboutissent, par rapport au compromis des partenaires sociaux, à des rentes inférieures pour toutes les personnes qui auront été assurées durant toute leur vie professionnelle selon le «&nbsp;nouveau&nbsp;» modèle et gagné plus de 55&nbsp;000&nbsp;francs par année. Par rapport à aujourd’hui, toutes les personnes à revenu moyen risquent de voir leurs rentes baisser.</p><p>Étant donné cette évolution en matière de caisses de pensions, les décisions de la commission ne sont pas acceptables aux yeux de l’USS&nbsp;: les caisses de pensions nagent dans l’argent et les prestataires (caisses de pensions, banques et assurances) mésusent du 2e pilier comme magasin en libre-service. La majorité parlementaire a même protégé les flux d’argent dont profitent les courtiers sous forme de commissions et que la branche critique comme faussant la concurrence et illicites. Et elle a empêché l’introduction dans le 2e pilier d’une composante de répartition financée sur une base solidaire. Avec le tournant enregistré concernant les taux d’intérêt, de nouveaux problèmes se posent de toute façon au 2e pilier. Au lieu de continuer de baisser les rentes, il faut se demander comment compenser la perte de rente due au renchérissement.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8193</guid><pubDate>Wed, 27 Apr 2022 10:27:00 +0200</pubDate><title>Recul des effectifs au cours de la deuxième année de pandémie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/recul-des-effectifs-au-cours-de-la-deuxieme-annee-de-pandemie</link><description>Évolution des effectifs en 2021 : l’USS compte 321 359 membres</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus grande faîtière syndicale de Suisse, l’USS comptait à la fin de l’année 2021 – deuxième année de pandémie – très exactement 321&nbsp;359 membres (-2,37&nbsp;%). La part de femmes parmi les personnes syndiquées a poursuivi sa croissance pour atteindre 32,2&nbsp;%.</p><p>Au cours de l’année écoulée, les syndicats ScèneSuisse (issu de la fusion du SBKV avec l’association tessinoise TASI), AvenirSocial et l’USDAM ont enregistré une hausse de leurs effectifs. À Genève, le SIT a pratiquement réussi à maintenir ses effectifs. Dans les autres fédérations, les effectifs ont diminué. Le recul est particulièrement prononcé dans le secteur de l’aviation, brutalement durement touché par la crise sanitaire (Kapers, ESPA).</p><p>D’une manière générale, le recrutement de membres dans les entreprises a été plus difficile en raison des mesures liées à la pandémie, même si beaucoup de travailleuses et travailleurs étaient fortement impactés par la crise. Ce facteur touche le syndicat Unia (construction, industrie des machines, services) mais aussi syndicom et le SEV.</p><p class="heading--h4">Effectifs 2021/20 des fédérations affiliées à l'USS</p><table style="height:888px; width:962px"><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td class="text-center"><strong>2021</strong></td><td class="text-center"><strong>2020</strong></td><td class="text-center"><strong>Femmes 2021</strong></td><td class="text-center"><strong>Part des femmes en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td class="text-right">177&nbsp;805</td><td class="text-right">182 716</td><td class="text-right">48&nbsp;235</td><td class="text-center">27,1</td></tr><tr><td>SEV</td><td class="text-right">37&nbsp;681</td><td class="text-right">38 082</td><td class="text-right">7 610</td><td class="text-center">20,2</td></tr><tr><td>SSP</td><td class="text-right">32&nbsp;952</td><td class="text-right">33 874</td><td class="text-right">18&nbsp;946</td><td class="text-center">57,5</td></tr><tr><td>syndicom</td><td class="text-right">29&nbsp;701</td><td class="text-right">30 181</td><td class="text-right">9 367</td><td class="text-center">31,5</td></tr><tr><td>SIT</td><td class="text-right">9 467</td><td class="text-right">9 518</td><td class="text-right">5 026</td><td class="text-center">53,1</td></tr><tr><td>APC</td><td class="text-right">8 006</td><td class="text-right">8 248</td><td class="text-right">2 324</td><td class="text-center">29</td></tr><tr><td>ASEB</td><td class="text-right">6 961</td><td class="text-right">7 341</td><td class="text-right">2 414</td><td class="text-center">34,7</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td class="text-right">3 775</td><td class="text-right">3 754</td><td class="text-right">2 692</td><td class="text-center">71,3</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td class="text-right">2 855</td><td class="text-right">2 971</td><td class="text-right">432</td><td class="text-center">15,1</td></tr><tr><td>SSM</td><td class="text-right">2 843</td><td class="text-right">2 872</td><td class="text-right">1 225</td><td class="text-center">43,1</td></tr><tr><td>Kapers</td><td class="text-right">2 708</td><td class="text-right">2 995</td><td class="text-right">1 967</td><td class="text-center">72,6</td></tr><tr><td>SSPM</td><td class="text-right">2 609</td><td class="text-right">2 683</td><td class="text-right">1 623</td><td class="text-center">62,2</td></tr><tr><td>USDAM</td><td class="text-right">1 726</td><td class="text-right">1 713</td><td class="text-right">722</td><td class="text-center">41,8</td></tr><tr><td>ScèneSuisse</td><td class="text-right">1 364</td><td class="text-right">1 236</td><td class="text-right">771</td><td class="text-center">56,5</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td class="text-right">614</td><td class="text-right">649</td><td class="text-right">15</td><td class="text-center">2,4</td></tr><tr><td>ESPA</td><td class="text-right">269</td><td class="text-right">293</td><td class="text-right">10</td><td class="text-center">3,7</td></tr><tr><td>New Wood</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">12</td><td class="text-center">52,2</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td class="text-right"><strong>321&nbsp;359</strong></td><td class="text-right"><strong>329 149</strong></td><td class="text-right"><strong>103 391</strong></td><td class="text-center"><strong>32,2</strong></td></tr></tbody></table><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><table><tbody><tr><td><p>Unia :</p></td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td><p>Syndicat du personnel des transports</p></td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td><p>Syndicat des médias et de la communication</p></td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td><p>Association professionnelle suisse du travail social</p></td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td>Le syndicat compétent du personnel des douanes</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>Kapers :</td><td><p>Syndicat du personnel de cabine</p></td></tr><tr><td>SSPM :</td><td><p>Société suisse de pédagogie musicale</p></td></tr><tr><td>USDAM :</td><td>Union suisse des artistes musiciens</td></tr><tr><td>ScèneSuisse :</td><td>Association des professionnels des arts de la scène</td></tr><tr><td>Nautilus :</td><td><p>Syndicat du personnel de la navigation</p></td></tr><tr><td>ESPA :</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood :</td><td>Syndicat New Wood des Nations Unies</td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_mitglieder_2020_eric_roset_1a4c3f0e39.webp" length="80888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8191</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2022 10:16:43 +0200</pubDate><title>Oui à la loi sur le cinéma !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-la-loi-sur-le-cinema</link><description>Votations du 15 mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Berne, le 20 avril 2022, Reto Wyss</p><p class="lead"><br> Qui pâture un champ entier doit aussi parfois planter quelques semis : Netflix, Disney &amp;Co. réalisent des centaines de millions de profits en Suisse. Une petite part de ces recettes doit-elle être investie dans la production de films suisses ? Telle est la question qui sera posé<span class="no-hyphenation"></span>e le 15 mai. Les syndicats disent OUI à la révision de la loi sur le cinéma.</p><h3>Netflix ne se prononce pas sur « sa » lex</h3><p>Avec la révision de la loi sur le cinéma, les plateformes de streaming comme Netflix, Amazon Prime, Sky, Apple TV ou Disney+ seront contraintes d'investir chaque année quatre pour cent de leurs recettes engrangées en Suisse dans la création cinématographique de notre pays. Ceux qui ne satisferont pas à cette obligation dans un délai de quatre ans devront payer une taxe de remplacement.</p><p>À ce jour, on n’a guère entendu les plateformes concernées dans la campagne de votation. Pour trois raisons simples sans doute : premièrement, les dispositions de ce type n'ont rien de nouveau pour les services de streaming puisqu’ils doivent se conformer depuis des années à des règles beaucoup plus strictes chez nos voisins européens– avec une obligation d'investir de 20 % en Italie et même de 25 % en France. Deuxièmement, ces entreprises savent parfaitement que la fiscalité punitive dont parlent les partisan-e-s du référendum relève du pur mensonge. Une obligation d'investissement n’a rien à voir avec cela, au contraire : le bénéfice qui résultera de ces investissements restera en intégralité aux mains des plateformes. Et troisièmement, Netflix &amp; Co. peinent certainement à croire qu’avec leurs chiffres d'affaires de plusieurs centaines de milliers de francs, une obligation d'investir pour un volume de même pas 20 millions de francs puisse donner lieu aux débats grotesques auxquels nous assistons en ce moment.</p><h3>Encaisser en Suisse, transférer à l’étranger</h3><p>Mais que se passe-t-il concrètement aujourd'hui dans les coulisses ? Tout comme Zalando, par exemple, qui importe en Suisse des vêtements et des chaussures en masse sans créer un centime de valeur ajoutée au niveau local, les plateformes de streaming inondent le marché suisse avec des (grandes) productions presque exclusivement étrangères. Elles encaissent ainsi en Suisse, pays au fort pouvoir d’achat, de grosses sommes d'argent qui partent ensuite entièrement à l’étranger. Quant aux chaînes de télévision privées nationales, elles sont tenues de verser depuis plusieurs décennies 4 % de leur chiffre d’affaires à la production cinématographique suisse. Cet apport constitue une contribution importante au développement de la création cinématographique nationale. Il serait donc tout à fait naturel que les services de streaming internationaux (mais aussi les chaînes de télévision étrangères qui diffusent des fenêtres publicitaires suisses) soient, eux aussi, enfin obligés d’apporter leur écot. En fait, il est incompréhensible que ce ne soit pas encore le cas. Les petites entreprises de télévision suisses qui ne diffusent quasiment pas de films ou dont le chiffre d’affaires minimum n’atteint pas 2,5 millions de francs sont d’ailleurs - contrairement à ce qu’affirment les opposant-e-s à la loi - toujours dispensées de l’obligation d’investir (lorsque leur chiffre d’affaires dépasse ce montant minimum, elles peuvent même déduire jusqu’à un demi-million de francs de prestations publicitaires de l’obligation d’investir).</p><h3>La révision garantit des emplois - les prix des abonnements restent inchangés</h3><p>La nouvelle obligation d’investissement favorise l’emploi de cinéastes suisses et contribuera à améliorer leurs conditions de travail. Et cela sans devoir investir un seul franc du contribuable. De plus, les branches en amont et en aval de l’industrie du cinéma profiteraient aussi de la révision de la loi. Si en revanche l’on renonçait à ce projet, l’intégralité des recettes des services de streaming et des chaînes internationales continuerait à disparaître à l’étranger. Et cette somme continue de progresser fortement chaque année. D’ailleurs, l’affirmation que l’obligation d’investir se répercutera sur le prix des abonnements est encore une affabulation des partisan-e-s du référendum. Car même dans les pays où cette obligation est substantielle, les prix demeurent beaucoup plus faibles qu’en Suisse (et en France, ils n'ont pas non plus augmenté après l’introduction de cette obligation). Si la place de cinéma coûte plus cher en Suisse, c'est principalement parce que les groupes étrangers profitent du pouvoir d’achat plus élevé de la population suisse. Réinvestir une petite part au moins de ces sommes permettrait de ne pas perdre totalement cette surtaxe au profit de l’étranger… Comment s’y opposer&nbsp;?</p><h3>Ne plus laisser les géants du web faire comme bon leur semble</h3><p>Si certes les 18 millions de francs que la révision de la loi sur le cinéma pourrait rapporter ne sont qu’une modique somme (qui correspond à 15 % du budget du dernier James Bond, frais publicitaires exclus !), c'est une question de principe : les entreprises de plateforme étrangères (qu’elles s’appellent Facebook, Zalando, Netflix ou Smood) doivent-elles pouvoir générer et retirer des profits de manière débridée, ou voulons-nous établir de nouvelles règles, lorsque cela s'avère nécessaire, afin d’intégrer ces entreprises dans l’économie réelle et de les faire partager la responsabilité de garantir des emplois sûrs et de bonnes conditions de travail ? Nous, les syndicats, sommes en faveur de cette dernière solution – c'est pourquoi nous disons OUI à la révision de la loi sur le cinéma le 15 mai.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_Locarno-Filmest-Piazza-Grande_ccbysa-pardofestival-wikimedia_024f887c48.webp" length="134044" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8185</guid><pubDate>Wed, 20 Apr 2022 13:37:03 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre de l&#039;imposition minimale fixée par l&#039;OCDE et le G20 </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/mise-en-oeuvre-de-limposition-minimale-fixee-par-locde-et-le-g20</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8182</guid><pubDate>Wed, 20 Apr 2022 10:30:00 +0200</pubDate><title>Le pouvoir d’achat risque de baisser de plus de 3000 francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-pouvoir-dachat-risque-de-baisser-de-plus-de-3000-francs</link><description>L’USS exige des contre-mesures à la baisse du pouvoir d’achat</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inflation aujourd’hui supérieure à 2% et le choc des primes des caisses-maladie menacent le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs. Sans compensation du renchérissement, les familles s’exposent à voir leurs revenus réels amputés de 2200&nbsp;francs et à subir en plus une perte de pouvoir d’achat de 1000&nbsp;francs, due au renchérissement des primes des caisses-maladie. L’Union syndicale suisse revendique par conséquent des augmentations générales, afin que les salarié-e-s aient leur juste part de l’évolution économique favorable à laquelle ils ont contribué. Il est urgent par ailleurs de prendre des contre-mesures à l’explosion qui s’annonce des primes des caisses-maladie.</p><p>Le retour de l’inflation, après plus de dix ans d’absence, crée une situation inédite. Le renchérissement annuel dépassera 2% en 2022. Dans ces conditions, des augmentations générales de salaire sont indispensables afin d’éviter une douloureuse érosion des revenus réels. Sans compensation du renchérissement, les gens qui travaillent subiraient avec un salaire moyen une perte réelle de revenu de 1600&nbsp;francs par an. Pour les familles avec enfants dont les deux parents travaillent, la diminution avoisinera même 2200&nbsp;francs.</p><p>Le choc des primes d’assurance-maladie qui s’annonce et qui pourrait avoisiner +10 % sera dur à encaisser pour les revenus moyens. Ils n’ont guère droit aux réductions de primes et versent souvent plus de 10% de leur revenu à leur caisse-maladie. Le choc des primes pour une famille de quatre personnes avec deux enfants pourrait amener une famille à devoir débourser près de 1100&nbsp;francs de plus pour les primes.</p><h3 class="heading--h4">Besoin de rattrapage salarial</h3><p>Les groupes à revenus supérieurs et les managers se sont accordé des augmentations de salaire substantielles, comme si le débat sur les rémunérations abusives n’avait pas eu lieu. D’un autre côté, bien des travailleuses et travailleurs doivent se contenter de bas salaires. Cette situation préoccupante exige des mesures ciblées, afin que le pouvoir d’achat des salaires bas ou normaux augmente au lieu de se contracter. Sans contre-mesures, les familles s’exposent à une perte de pouvoir d’achat de près de 3500&nbsp;francs. «Les revenus réels doivent progresser, afin que l’inflation ne constitue pas un sérieux danger pour la population active», explique Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS.</p><p>Or depuis quelque temps déjà, les salaires normaux ont augmenté bien trop lentement. «Les gains de productivité n’ont pas été redistribués aux travailleuses et travailleurs. Le besoin de rattrapage est donc bien réel parmi les bas et moyens revenus», constate Vania Alleva, présidente d’Unia. La conjoncture générale reste bonne. Bien des branches ont entre-temps complètement récupéré de la crise et sont en plein essor. D’où une réelle marge de manœuvre pour l’octroi d’augmentations salariales.</p><p>À cela s’ajoute l’excellente santé financière des cantons, qui ont parfois même profité des mesures prises par la Confédération contre le COVID-19. Les cantons ont bouclé ces deux années placées sous le signe du coronavirus avec des excédents de plus d’un&nbsp;milliard de francs (2020), voire 2,7&nbsp;milliards de francs (2021).</p><p>Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, résume ainsi la situation: «nous vivons un choc comme on n’en avait plus connu depuis longtemps. Les travailleuses et travailleurs ont besoin que des améliorations salariales substantielles interviennent sans tarder et que des mesures soient prises contre le fardeau des primes des caisses-maladie.»</p><h3 class="heading--h4">Revendications de l’USS</h3><p>Alors qu’une perte de pouvoir d’achat est imminente, l’USS appelle à prendre les mesures suivantes:</p><ul><li>Des augmentations générales de salaire s’imposent, avec la compensation du renchérissement et une hausse des rémunérations réelles afin que les salarié-e-s aient leur juste part de l’évolution économique favorable.</li><li>Toute personne occupée à plein temps doit percevoir un salaire d’au moins 4000&nbsp;francs x 13.</li><li>L’heure est à des hausses des réductions de primes dans l’assurance-maladie. Personne ne doit consacrer plus de 10% de son revenu à sa caisse-maladie. Alors qu’un choc des primes est imminent, le Conseil fédéral devrait faire une proposition dans ce sens.</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/4/csm_Paar-Rechnungen-besorgt_iSt-Geber86_557cffb209.webp" length="108516" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8176</guid><pubDate>Tue, 12 Apr 2022 13:26:04 +0200</pubDate><title>Encore des surplus : il faut enfin faire quelque chose pour la population ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/encore-des-surplus-il-faut-enfin-faire-quelque-chose-pour-la-population</link><description>Publication des comptes cantonaux 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des excédents record malgré la pandémie et des pistes complètement fausses pour les utiliser&nbsp;: voilà comment se présentent les finances cantonales après la publication des comptes 2021. Il faut que ça change&nbsp;!</p><p class="heading--h4">5,2 milliards de plus dans les caisses que prévu</p><p>Après la présentation de la quasi-totalité des comptes des cantons pour l’année écoulée, le constat est simple&nbsp;: les cantons roulent sur l’or. En effet, ils ont réalisé un excédent cumulé de 2,7 milliards dans leurs comptes de résultats, alors même qu’ils tablaient dans leurs budgets sur un déficit de 2,5 milliards. Les ministres cantonaux des finances se sont donc trompés de pas moins de 5,2 milliards&nbsp;! À l’exception de trois cantons, tous les bilans sont nettement positifs, alors que les budgets étaient dans le rouge presque partout. Admettons&nbsp;: au moment de l’élaboration des budgets 2021 (automne 2020), il n’était pas évident de prévoir de manière fiable comment la conjoncture allait évoluer tellement les incertitudes liées à la pandémie étaient élevées. À cela s’est ajouté le fait que la Banque nationale a décidé, avec la Confédération, de verser une plus grande part de ses bénéfices aux cantons pendant l’exercice comptable. Tout de même&nbsp;: l’erreur de budgétisation est si grande que ces deux facteurs ne suffisent de loin pas à l’expliquer.</p><p>Il y a en effet deux autres éléments sur lesquels il est tout à fait possible d’influer et qui jouent un rôle décisif&nbsp;: premièrement, même en période de pandémie, les directeurs et directrices des finances ont gardé la vieille habitude – assez peu sérieuse, il faut le dire – de faire des budgets massivement à côté de la cible et ce, de manière prévisible. Ces erreurs de budgétisation étaient même devenues une «&nbsp;coutume&nbsp;» récurrente dans la plupart des cantons ces dernières années, comme l’a démontré l’USS à de multiples reprises dans ses analyses des finances cantonales. Et il n’est pas rare que les écarts dépassaient largement les dix pour cent. Deuxièmement, les cantons ont très bien réussi à refiler presque exclusivement à la Confédération les charges financières supplémentaires liées aux mesures de soutien prises en raison de la pandémie («&nbsp;C’est toi qui as ordonné les fermetures, donc c’est toi qui paies la facture&nbsp;»)&nbsp;: selon les calculs, jusqu’à 90&nbsp;% de ces charges ont été imputés à la caisse fédérale.</p><p class="heading--h4">Le problème, ce ne sont pas les surplus, c’est ce qu’on en fait&nbsp;!</p><p>Au bout du compte, les caisses cantonales n’ont donc pas subi de préjudice. Elles ont même presque profité des répercussions de la pandémie sur la politique financière. Et il n’y aurait rien à y redire si les cantons savaient aussi utiliser cet avantage de manière judicieuse et productive pour la population et l’économie. Ce n’est malheureusement pas le cas, bien au contraire. En effet, dans la plupart des cantons, une grande partie des excédents qui dépassent les prévisions est immédiatement versée dans les caisses destinées aux freins à l’endettement. Ceux-ci sont encore bien plus draconiens dans la plupart des cantons qu’au niveau fédéral. Ainsi, au lieu d’être utilisés à bon escient et de manière ciblée, les fonds sont simplement amassés et accroissent le patrimoine, sans autre objectif. Et pourtant, ce ne sont pas les besoins en investissement qui manquent. Il suffit de penser à la nécessaire transformation de la production d’énergie, extrêmement urgente du point de vue de la politique climatique et d’approvisionnement énergétique&nbsp;; à la pénurie de personnel dans le domaine des soins, de plus en plus aiguë depuis la pandémie&nbsp;; ou encore au financement du système de santé (voir plus loin).</p><p>Au lieu de s’attaquer à ces projets d’avenir, avec toute la créativité et les moyens nécessaires, les cantons – au-delà du frein à l’endettement – ne font souvent que miser encore une fois sur la stratégie éculée des baisses d’impôts. Dans plus de la moitié des cantons, les taux et coefficients d’imposition des personnes morales et/ou physiques ont été réduits dans le cadre des derniers débats budgétaires, ou de telles décisions sont sur le point d’être prises. Et là où les gouvernements ont renoncé à de tels projets, ce sont les parlements qui les ont imposés (dans le canton de Zurich, par exemple). Cette situation est vraiment paradoxale, puisque tous les responsables sont bien conscients que l’introduction d’un taux d’imposition minimal de 15&nbsp;% sur les bénéfices des entreprises, exigée par l’OCDE, est imminente et qu’elle entraînera une augmentation des impôts dans la plupart des cantons. Dans certains cantons, les baisses d’impôts qui viennent d’être décidées deviendront ainsi caduques avant même d’avoir pu être mises en œuvre. Et c’est très bien comme ça.</p><p class="heading--h4">Mettre fin au sous-financement des réductions de primes-maladie</p><p>Les cantons devraient au contraire réfléchir enfin sérieusement à la raison pour laquelle ils continuent à réaliser des excédents (et ce même pendant ou après une pandémie) en dépit de taux d’imposition historiquement bas. La réponse est toute simple&nbsp;: parce qu’ils ne dépensent pas assez. Le système de santé en est un exemple éclatant&nbsp;: nulle part ailleurs en Europe il y a aussi peu d’argent public alloué aux soins de base que dans notre pays. Les ménages doivent au contraire assumer une charge de plus en plus insupportable avec les primes individuelles et la participation directe aux coûts. Rien qu’au cours des dix dernières années, la part des réductions de primes (subsides) dans le financement de l’assurance de base – seul élément financé par l’impôt avec le financement des hôpitaux par les cantons – a même été divisée par deux. Les cantons en sont presque les seuls responsables. Et ils devront encore plus en répondre cet automne, lorsque les primes-maladie vont selon toute vraisemblance augmenter massivement. Il ne peut y avoir aucune autre priorité (ou&nbsp;: la seule et unique priorité serait de) que de décider, enfin, d’une augmentation substantielle des moyens alloués aux réductions de primes, tant au niveau fédéral que cantonal.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8174</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:51:13 +0200</pubDate><title>Adaptations du règlement Covid-19 Certificats aux conditions-cadres de l&#039;UE</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/adaptations-du-reglement-covid-19-certificats-aux-conditions-cadres-de-lue</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Die Covid-19-Verordnung Zertifikate soll in der Folge an die Regelungen der EU angepasst werden. Entsprechend unterbreitet das EDI den Kantonen hiermit einen Entwurf zur Anpassung der Covid-19-Verordnung Zertifikate. Der SGB unterstützt den Vorschlag. Diese dienen nämlich der Reisefreiheit sowie der Förderung der Tourismus- und Flugindustrie und sind arbeitsmarktrelevant.</p><p>Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8172</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:45:39 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la réduction des risques liés à l’utilisation de substances, de préparations et d’objets particulièrement dangereux (Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques, ORRChim)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-la-reduction-des-risques-lies-a-lutilisation-de-substances-de-preparations-et-dobjets-particulierement-dangereux-ordonnance-sur-la-reduction-des-risques-lies-aux-produits-chimiques-orrchim</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Revision der Verordnung zur Reduktion von Risiken beim Umgang mit bestimmten besonders gefährlichen Stoffen, Zubereitungen und Gegenständen (Chemikalien-Risikoreduktions-Verordnung, ChemRRV)" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8170</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:26:31 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la transparence du financement de la vie politique (OFipo) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ordonnance-sur-la-transparence-du-financement-de-la-vie-politique-ofipo</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Die Änderung des Bundesgesetzes über die politischen Rechte (BPR) vom 18. Juni 2021 (Transparenz bei der Politikfinanzierung; Art. 76b-k nBPR) und der vorliegende Verordnungsentwurf mit einer neuen Offenlegungspflicht tragen dazu bei, die bedeutendsten Finanzflüsse im Hinblick insbesondere auf eidgenössische Abstimmungen transparent zu machen. Dies begrüsst der SGB als direkt betroffene Organisation, die regelmässig Abstimmungskampagnen führt. Diese Transparenz ist ein elementarer Bestandteil einer gut funktionierenden Demokratie. Gerade in einer direkten Demokratie stellt die Kenntnis zumindest der wichtigsten Finanzierungsquellen politischer Akteure für die Stimmbevölkerung und deren Meinungsbildung eine relevante Information dar.</p><p>Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8168</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:20:51 +0200</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur les langues </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-partielle-de-lordonnance-sur-les-langues</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Teilrevision der Verordnung über die Landessprachen und die Verständigung zwischen den Sprachgemeinschaften (Sprachenverordnung, SpV)" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8166</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:07:53 +0200</pubDate><title>Obligation de signaler les cyberattaques contre les infrastructures critiques </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/einfuehrung-einer-meldepflicht-von-betreiberinnen-kritischer-infrastrukturen-fuer-cyberangriffe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Einführung einer Meldepflicht von BetreiberInnen kritischer Infrastrukturen für Cyberangriffe" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8164</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 14:00:54 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre du volet technique du 4e paquet ferroviaire de l’UE – 2e étape</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-du-volet-technique-du-4e-paquet-ferroviaire-de-lue-2e-etape</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Rollenden Landstrasse – Änderung GVVG und Zahlungsrahmen 2024-2029" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8162</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:51:49 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur le CO2 </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/4-revision-de-la-loi-sur-le-co2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der SGB begrüsst die Tatsache, dass der Bundesrat nach der verlorenen Volksabstimmung nun bereits eine neue Vorlage in die Vernehmlassung geschickt hat. Leider wurden aber aus dem Resultat der Volksabstimmung dahingehend die falschen Schlüsse gezogen, dass die umstrittene CO2-Abgabe zwar nicht erhöht werden soll (was unter Umständen dennoch ein gangbarer Weg wäre), jedoch deren Rückerstattungsanteil deutlich reduziert werden soll. Der SGB hat sich hingegen immer für eine komplette Rückerstattung dieser Lenkungsabgabe eingesetzt (ganz im Sinne ihrer Bezeichnung) und kann diese Anpassung daher keineswegs unterstützen. Letztere ist sowohl bezüglich ihrer finanziellen Wirkung als auch als Signal für die sozialen Verteilungswirkungen der künftigen Klimapolitik völlig unangebracht. Im Bereich des öffentlichen Verkehrs begrüssen wir die vorgeschlagenen Fördermassnahmen, betrachten sie allerdings klar als unzureichend, um eine – klima- und verkehrspolitisch absolut unabdingbare – substanzielle und nachhaltige Erhöhung des "Modalsplits" zu Gunsten des öV zu erreichen.</p><p>Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8160</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:45:34 +0200</pubDate><title>Chaussée roulante : modification de la loi sur le transfert du transport de marchandises (LTTM) et enveloppe financière 2024-2029</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/chaussee-roulante-modification-de-la-loi-sur-le-transfert-du-transport-de-marchandises-lttm-et-enveloppe-financiere-2024-2029</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Rollenden Landstrasse – Änderung GVVG und Zahlungsrahmen 2024-2029" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8158</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:33:14 +0200</pubDate><title>Plafond de dépenses pour les routes nationales sur la période 2024 à 2027, étape d’aménagement 2023, crédit d’engagement sur le réseau des routes nationale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/plafond-de-depenses-pour-les-routes-nationales-sur-la-periode-2024-a-2027-etape-damenagement-2023-credit-dengagement-sur-le-reseau-des-routes-nationale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Vorlage zum Zahlungsrahmen Nationalstrassen 2024–2027, zum Ausbauschritt 2023 für die Nationalstrassen, zum Verpflichtungskredit und zur Anpassung des Bundesbeschlusses über das Nationalstrassennetz" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8156</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:20:31 +0200</pubDate><title>Loi fédérale concernant l’infrastructure de données sur la mobilité (MODI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/gesetz-ueber-die-mobilitaetsdateninfrastruktur-modig</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zum "Gesetz über die Mobilitätsdateninfrastruktur MODIG" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8154</guid><pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:56:15 +0200</pubDate><title>Face à la hausse des primes, l’inaction n’est pas une option</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/face-a-la-hausse-des-primes-linaction-nest-pas-une-option</link><description>Contre-projet à l’initiative d’allègement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs de Suisse est sous pression&nbsp;: les salaires progressent trop peu, tandis que le coût de la vie augmente. Cet automne, c’est un véritable choc des primes-maladie qui menace, alors qu’elles pèsent déjà très lourd dans le budget des ménages. Dans ce contexte, la décision de la commission compétente du Conseil national de s’en tenir au contre-projet minimaliste et largement insuffisant du Conseil fédéral est plus que décevante. Il reste une chance de corriger le tir lors d’une deuxième lecture&nbsp;: elle doit impérativement être saisie.</p><p>L’initiative d’allègement des primes, que l’USS soutient, demande de limiter à 10&nbsp;% du revenu des ménages le poids des primes payées à l’assurance-maladie. Le Conseil fédéral lui a opposé un contre-projet qui n’aurait que des effets marginaux dans quelques cantons. Cette proposition est nettement insuffisante alors que le poids des primes dans le budget des ménages ne cesse d’augmenter, et que les moyens consacrés aux allègements de primes diminuent constamment. Pendant ce temps, les caisses-maladie ont accumulé des réserves faramineuses qu’elles refusent obstinément de restituer aux assuré-e-s.</p><p>Aujourd’hui, l’augmentation des prix met sous pression le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs du pays. Les hausses de salaire ont été insuffisantes, conduisant à des pertes en termes réels. La progression massive attendue du côté des primes-maladie cet automne fait peser une menace de plus sur les budgets des ménages.</p><p>Malheureusement, la commission n’a pas su transformer le contre-projet du Conseil fédéral en une proposition vraiment efficace. Pourtant, à voir ses projets en matière fiscale, la majorité de droite du Conseil fédéral et du Parlement semble estimer que la Suisse dispose de marges de manœuvre financières importantes. On ne comprend dès lors pas pourquoi les ménages à faible ou moyen revenu devraient rester écrasés par le poids de primes-maladie exorbitantes. Est-il nécessaire de rappeler ici que nous venons de traverser une pandémie historique qui a démontré de manière éclatante la valeur inestimable d’un système de santé de qualité, facilement accessible pour toute la population&nbsp;?</p><p>La commission serait bien avisée de procéder à une amélioration de son projet lors de la deuxième lecture qu’elle a prévue en mai. Il y a urgence.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8150</guid><pubDate>Tue, 05 Apr 2022 10:47:02 +0200</pubDate><title>NON à la suppression de l’impôt anticipé : le référendum est déposé !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-la-suppression-de-limpot-anticipe-le-referendum-est-depose</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le référendum contre la suppression sans contrepartie de l’impôt anticipé sur les obligations a abouti&nbsp;: une large alliance référendaire a déposé aujourd’hui les près de 60&nbsp;000 signatures authentifiées auprès de la Chancellerie fédérale à Berne. L’Union syndicale suisse (USS) combattra cette baisse d’impôts injuste.</p><p>L’impôt anticipé est un «&nbsp;impôt de garantie&nbsp;» prévu pour que les investisseurs déclarent correctement leurs revenus de placements. S’ils ne le font pas, 35&nbsp;% de ces gains vont quand même dans les caisses de l’État. Supprimer cet impôt anticipé – comme l’a décidé le Parlement à la demande du lobby des banques et des grands groupes – revient donc à donner carte blanche à la fraude fiscale pour les riches de Suisse et de l’étranger, au détriment de la collectivité. Mais le projet contient aussi une inégalité de traitement crasse, car les gens qui ont un compte d’épargne ordinaire resteront soumis à l’impôt anticipé.</p><p>On veut donc alléger la facture pour les fraudeurs et les gros investisseurs alors que les salarié-e-s sont de plus en plus écrasés sous le poids des hausses des primes-maladie et des loyers. «&nbsp;La droite ne cesse de creuser cette inégalité&nbsp;», souligne Pierre-Yves Maillard, président de l’USS et conseiller national socialiste. «&nbsp;Et ce sont précisément les gens qui continueront de payer l’impôt anticipé sur leur compte d’épargne qui sentiront aussi le manque d’argent des pouvoirs publics pour des tâches importantes, à cause des énormes pertes fiscales engendrées par cette réforme.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_PYM_Verrechnungssteuer_Referendum_UEbergabe_1309874d44.webp" length="529734" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8148</guid><pubDate>Mon, 04 Apr 2022 11:10:35 +0200</pubDate><title>10 000 personnes défilent à Berne pour la paix en Ukraine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/10-000-personnes-defilent-a-berne-pour-la-paix-en-ukraine</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le samedi 2 avril, 10'000 personnes ont manifesté à Berne en faveur de la paix en Ukraine. Elles ont exigé un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes ainsi qu'une enquête internationale sur les crimes de guerre et les violations des droits humains commis. Les participant-es à la manifestation ont également demandé un soutien humanitaire pour les réfugié-es ainsi qu'un accueil généreux et non discriminatoire des réfugié-es en Suisse. La situation des femmes a été particulièrement soulignée, car la guerre et les déplacements qui en découlent augmentent le risque de violences sexuelles. Des sanctions sévères contre le régime de Poutine ont également été demandées, ainsi qu'une réduction rapide de la dépendance au pétrole et au gaz russes. En politique étrangère, il faut des interventions humanitaires et une politique de paix active dans le cadre de l'OSCE et de la Charte des Nations Unies.</p><p>Par un temps hivernal, les 10'000&nbsp;participant-es ont marché de la Schützenmatte à la Place fédérale en passant par la vieille ville de Berne. Elles et ils y ont été accueilli-es par la musique de Nadin Branitskaya et Victor Solomin. Les deux musiciens professionnels ont fui après le début de la guerre et vivent désormais en Suisse avec leur fille. Les sons du luth domra ukrainien et le chant de Nadin Branitskaya ont ému les personnes présentes.</p><p>Sur la Place fédérale, le rassemblement final a tout d’abord été l’occasion d’une prise de parole en direct depuis l’Ukraine d’<strong>Olesia Briazgunova,</strong> représentante de la Confédération des syndicats de l’Ukraine (FVPU). Sa description de la situation sur place était saisissante&nbsp;: « je parle au nom des travailleuses et travailleurs qui doivent continuer à travailler durant les bombardements ou qui sont contraints de se rendre dans les abris souterrains pour se protéger. Au nom du personnel médical qui sauve des vies de civil-es et de militaires. Au nom des syndicalistes, qui apportent de l’aide humanitaire et évacuent des habitant-es des zones de combat.&nbsp;»</p><p><strong>Alexandra Karle,</strong> directrice d’Amnesty International Suisse, a plaidé pour un accueil généreux et facilité des personnes déplacées en Suisse. Elle a critiqué les agissements guerriers russes&nbsp;: « la Russie attaque de manière ciblée des installations civiles et transforme les voies de fuite en pièges mortels. Le siège de Marioupol rappelle douloureusement celui d’Alep, en Syrie. La population doit se tapir dans les sous-sols sans électricité, sans eau, sans nourriture ni soins médicaux. Des bombes sont déversées au hasard et frappent les hôpitaux, les quartiers résidentiels, les écoles. »</p><p><strong>Hanna Perekhoda,</strong>&nbsp;représentante des comités de soutien au peuple ukrainien de Suisse romande, a appelé à faire cesser les flux d’argent qui financent la guerre&nbsp;: « d’immenses fortunes d’oligarques suisses se trouvent dans des coffres suisses. Les sanctions décidées doivent être appliquées, et les fonds doivent être bloqués. »</p><p><strong>Rita Famos,</strong> présidente de l’Église évangélique-réformée, s’exprimant au nom du Conseil suisse des religions, a lancé avec insistance un appel à la paix&nbsp;: « tous les êtres humains désirent la paix. La paix dans le monde est un objectif qui réunit toutes les religions. Mais la paix ne tombe pas du ciel. Elle doit être obtenue, préservée et défendue chaque jour, par toutes et tous.&nbsp;»</p><p>La réalisatrice&nbsp;<strong>Anjelika Smirnova Oberholzer</strong>&nbsp;et la journaliste&nbsp;<strong>Ekaterina Glikman</strong>&nbsp;ont évoqué, elles, la situation des Russes critiques face au régime, en particulier résidant à l’étranger. La première a ainsi décrit son sentiment au début de l’attaque&nbsp;:&nbsp;« nous, Russes critiques du régime de Poutine, étions comme paralysé-es. Ce pouvoir a provoqué le pire cauchemar. Mais nous, nous n’avons pas voulu cette guerre. Nous voulons que la guerre en Ukraine s’arrête.&nbsp;» Ekaterina Glikman, collaboratrice du journal indépendant&nbsp;Novaja Gazeta&nbsp;qui a été forcé de suspendre son activité en raison des lois de censure votées en Russie, a poursuivi&nbsp;: « il faut un courage immense aujourd’hui en Russie pour dire la vérité. Le faire, c’est prendre un très grand risque. La&nbsp;Novaja Gazeta&nbsp;a payé au prix fort le prix Nobel de la paix attribué l’an passé au rédacteur en chef Dimitri Murativ. Six journalistes de la rédaction ont déjà été tués.&nbsp;» Et de conclure par un appel qui n’aurait pas pu être prononcé en Russie, mais qui a été immédiatement partagé par la foule&nbsp;: «Нет войне! Non à la guerre&nbsp;!&nbsp;»</p><p>Les prises de parole étaient modérées par <strong>Benoît Gaillard</strong> de l'Union syndicale suisse (USS). Elles se sont terminées par une minute de silence à la mémoire des victimes de la guerre.</p><p>La manifestation était soutenue par les organisations suivantes :</p><ul><li><strong>Syndicats&nbsp;:</strong> USS, SEV-syndicat du personnel des transports, SSP, SSP-ONG, syndicom, Unia, Travail.Suisse, APC</li><li><strong>Communautés&nbsp;religieuses&nbsp;: </strong>Eglise évangélique réformée de Suisse, Conférence des Evêques Suisses, Eglise catholique-chrétienne de la Suisse, Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) (un appel n'est pas possible à cause du shabbat), Plateforme des Juifs Libéraux de Suisse (PJLS), Fédérations des Organisations islamiques de Suisse (FOIS), Conseil suisse des religions</li><li><strong>Partis&nbsp;:</strong> PEV, Femmes du PEV et *jpev Suisse, PLR.Les Libéraux-Radicaux et Jeunes Libéraux-Radicaux, LES VERT-E-S, Réseau femmes Vertes et Jeunes Vert·e·s Suisse, Vert'libéraux, Femmes vert'libérales et Jeunes vert’libéraux Suisse, Le Centre, Le Centre Femmes et Jeunes du Centre, PS Suisse, Femmes socialistes&nbsp;et JS Suisse</li><li><strong>Société&nbsp;civile&nbsp;:</strong> Société Ukrainienne, Amnesty International Suisse, Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière, Solidar, Solifonds, SWISSAID, EPER, alliance F, GSsA, Jungwacht Blauring Schweiz (Jubla), Femmes de Paix Autour du Monde (PWAG), Coordination post Beijing des ONG Suisses, WILPF Suisse, Bürger:Innen-Komitee Frontex NEIN, WeCollect, cfd, Femmes protestantes en Suisse, Feministisches Kollektiv Winterthur, Feministisches Streikkollektiv Zürich,&nbsp;droitsfondamentaux.ch,&nbsp;männer.ch, Pink Cross, Forum für Friedenskultur Ilanz, Femmes* pour la Paix, Frauenzentrale Zürich, MIR Suisse, Réseau Suisse-Transcarpathie/Ukraine, Journal Neue Wege, Religiös-sozialistische Vereinigung (RESOS), Conseil Suisse pour la Paix, Denknetz, LOS - Organisation suisse des lesbiennes, WOZ, Campax, Comités de soutien avec le peuple ukrainien et les opposant-e-s russes à la guerre Genève, Vaud, Fribourg, Comitato ticino contro la guerra in Ucraina e di solidarità con la popolazione dell'Ucraina e con chi si oppone in Russia alla guerra di Putin, Secondas Zürich, Mouvement européen Suisse, Ensemble à Gauche Genève, Basisgruppen-Bewegung Schweiz, ATE, ethik22 (Institut für Sozialethik), KAB, Libereco, Theologische Bewegung für Solidarität und Befreiung, Association suisse pour les droits des femmes, Mouvement Scout de Suisse, CSAJ, Ligue suisse des femmes catholiques, Milchjugend, RAZAM (Dialogue Suisse-Bélarus),&nbsp;Pro Natura</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_DSC_0094_b8a8186135.webp" length="624816" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8144</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2022 17:17:12 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) : restriction des prestations d’aide sociale octroyées aux ressortissant-e-s d’États tiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/aenderung-des-auslaender-und-integrationsgesetzes-aig-einschraenkung-der-sozialhilfeleistungen-fuer-auslaenderinnen-und-auslaender-aus-drittstaaten</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>Die Änderung des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) sieht drei Neuerungen vor: die Einschränkung der Sozialhilfeleistungen für Drittstaatsangehörige, die Förderung und Unterstützung der Integration von Familienangehörigen als Integrationskriterium sowie die Präzisierung der Integrationsvoraussetzungen für die Erteilung von Aufenthaltsbewilligungen an vorläufig Aufgenommene in Härtefällen, dabei insbesondere die Gleichsetzung des Erwerbs von (Berufs-) Bildung mit der Aufnahme einer Erwerbstätigkeit.</p><p>Der SGB lehnt die beiden ersten Punkte der Vorlage entschieden ab: Mit der Kürzung von Sozialhilfeleistungen für Drittstaatsangehörige bezweckt die Neuerung Sparmassnahmen auf Kosten der Ärmsten und verletzt die in der Verfassung verankerte Rechtsgleichheit aller Menschen (Art. 8 Abs. 1) sowie das Recht auf Hilfe in Notlagen (Art. 12). Das Kriterium der Integration von Kindern, Ehe- oder eingetragenen Partner:innen ist schwer überprüfbar ohne das Recht auf Privatsphäre zu verletzen, ausserdem kommt es einer Sippenhaftung gleich und verletzt das Prinzip der Selbstverantwortung.</p><p>Einzig der dritten Neuerung, insbesondere der Sicherstellung der Gleichstellung einer Teilnahme am Erwerb von Bildung mit der Aufnahme einer Erwerbstätigkeit als Integrationskriterium, stimmt der SGB zu.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8142</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2022 17:10:47 +0200</pubDate><title>Entente en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles avec le  Québec</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/vereinbarung-mit-quebec-ueber-die-gegenseitige-anerkennung-von-berufsqualifikationen-und-fuenf-absprachen-ueber-die-gegenseitige-anerkennung-von-berufsqualifikationen</link><description> Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zur "Vereinbarung mit Quebec über die gegenseitige Anerkennung von Berufsqualifikationen und fünf Absprachen über die gegenseitige Anerkennung von Berufsqualifikationen" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8140</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2022 16:54:51 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance COVID-19 culture</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/covid-19-aenderung-der-kulturverordnung</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund hat im Rahmen der Vernehmlassung zu "Covid-19: Änderung der Kulturverordnung" Stellung genommen. Die Stellungnahme findet sich unten als PDF verlinkt.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8135</guid><pubDate>Mon, 28 Mar 2022 13:51:28 +0200</pubDate><title>Des hausses générales pour combattre les bas salaires et les écarts salariaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-generales-pour-combattre-les-bas-salaires-et-les-ecarts-salariaux</link><description>Enquête sur la structure des salaires 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré quelques aspects positifs, notamment la réduction du déficit salarial des femmes, les résultats publiés aujourd’hui de l’Enquête sur la structure des salaires 2020 sont préoccupants&nbsp;: l’écart entre hauts et bas salaires s’est à nouveau creusé et les emplois mal rémunérés se multiplient. Avec un renchérissement de plus de 2&nbsp;%, des hausses générales de salaires sont désormais indispensables pour maintenir le pouvoir d’achat. Ce n’est qu’ainsi que les personnes à bas salaires pourront de nouveau voir un peu de lumière au bout du tunnel.</p><p>Depuis la crise financière de 2008, les crises économiques se sont succédées à un rythme inquiétant&nbsp;: envol du franc en 2010, suppression du taux plancher en 2015, crise du Covid en 2020. Et aujourd’hui, nous avons une guerre au cœur de l’Europe. Dans un tel contexte, il est plutôt positif d’avoir pu négocier des augmentations des salaires réels. Mais d’autres constats restent préoccupants&nbsp;: après l’abandon du taux plancher, les écarts de salaire se sont à nouveau creusés depuis 2016. Les hauts salaires ont bondi de 4&nbsp;% en valeur réelle, alors que les bas salaires n’ont affiché qu’une maigre hausse de 0,5&nbsp;% en valeur réelle. De plus, le nombre d’emplois à bas salaire est reparti à la hausse.</p><p>Par ailleurs, les efforts déployés en faveur de l’égalité salariale entre femmes et hommes portent leurs fruits&nbsp;: chez les femmes sans fonction de cadre, souvent bien organisées syndicalement, le retard salarial a diminué de près de la moitié (salaires médians). Les femmes restent toutefois surreprésentées dans les emplois à bas salaires.</p><p>L’enquête de 2020 donne aussi une idée plus précise des répercussions de la crise du coronavirus sur les salaires. Sans surprise, les salaires réels ont chuté entre 2018 et 2020 dans le secteur de la culture, des divertissements et des loisirs (-3,3&nbsp;%). Il est regrettable également que la hausse des salaires réels n’ait été que de 0,2&nbsp;% au cours de cette période.</p><p>En 2022, le contexte de la politique salariale s’annonce sous un jour très différent. Pour la première fois depuis longtemps, le renchérissement dépasse les 2&nbsp;%. Des hausses générales de salaire sont donc à nouveau la priorité pour les prochaines négociations, sans quoi on va vers une forte baisse du pouvoir d’achat. L’accent sur les augmentations générales profitera notamment au personnel de longue date et aux personnes ayant des salaires plutôt bas, surtout si les hausses consistent en montants fixes.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_csm_lohn-gelduebergabe_beschnitten_8f0e5252fd_459322afeb.webp" length="34536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8132</guid><pubDate>Fri, 25 Mar 2022 13:00:00 +0100</pubDate><title>151 782 signatures : le signal est fort contre le démantèlement de l’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/151-782-signatures-le-signal-est-fort-contre-le-demantelement-de-lavs</link><description>Une large alliance dépose les signatures contre la hausse de l’âge de la retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’alliance référendaire a remis aujourd’hui à la Chancellerie fédérale plus de 150&nbsp;000 signatures contre la réforme AVS&nbsp;21. Grâce à une formidable mobilisation, elle est parvenue à récolter trois fois plus de signatures que nécessaire et ce, avant même la fin du délai&nbsp;! Cette large alliance peut donc lancer un signal fort contre un projet de démantèlement qui cherche à économiser quelque 10 milliards de francs sur le dos des femmes. Celles-ci accusent pourtant toujours un déficit de rente d’à peu près un tiers par rapport aux hommes. Détériorer encore davantage leur situation à la retraite n’est tout simplement pas acceptable.</p><p>Mais il n’y a pas que cela&nbsp;: AVS&nbsp;21 est la première étape d’un plan de longue haleine visant à démanteler la prévoyance vieillesse. Au programme&nbsp;: faire passer l’âge de la retraite à 66 ans pour tout le monde, voire davantage. Dans le 2e pilier aussi, un projet de baisse des prestations est sur la table. Il servira surtout les intérêts des gens qui gagnent le plus ainsi que ceux des banques et des assurances.</p><p>En d’autres mots&nbsp;: il faudra travailler plus et toucher moins de rente. Les banques et les assurances veulent affaiblir l’AVS, parce qu’elles n’ont rien à y gagner, et développer la prévoyance privée, tellement plus lucrative. Mais l’immense majorité des gens qui travaillent ne profitent pas du 3e&nbsp;pilier, trop coûteux, mais bien d’une AVS forte. Raison de plus pour stopper maintenant ces projets avec un NON clair et net à AVS&nbsp;21.</p><p>Lors de la remise des signatures devant la Chancellerie fédérale, la présidente d’Unia, <strong>Vania Alleva</strong>, a martelé&nbsp;: « Les femmes en Suisse ont besoin de rentes plus élevées, pas d’un âge de la retraite plus élevé ! » <strong>Pierre-Yves Maillard</strong>, président de l’Union syndicale suisse (USS), estime pour sa part qu’il y a d’autres solutions que des baisses de rentes et le relèvement de l’âge de la retraite&nbsp;: «&nbsp;Avec les bénéfices exceptionnels et les taux d’intérêt négatifs de la Banque nationale, nous pouvons renforcer l’AVS au lieu de faire des économies sur le dos des femmes.&nbsp;»</p><p>La conseillère nationale verte et présidente du SSP <strong>Katharina Prelicz-Huber</strong> a rappelé la situation actuelle des femmes en matière de retraite&nbsp;: «&nbsp;Les femmes touchent globalement au moins un tiers de moins de rente de vieillesse que les hommes&nbsp;: une femme sur quatre ne vit que de l’AVS et donc sous le minimum vital.&nbsp;» Coprésidente du PS Suisse, <strong>Mattea Meyer</strong> a donné des chiffres concrets pour illustrer la réalité que vivent la plupart des femmes à la retraite dans notre pays&nbsp;: «&nbsp;Une femme sur deux touche moins de 3000 francs par mois de rente, y compris avec le 2e pilier.&nbsp;»</p><p>Pour <strong>Adrian Wüthrich</strong>, président de Travail.Suisse, un projet de réforme sur le dos des femmes est inacceptable&nbsp;: «&nbsp;Au lieu d’obtenir l’égalité salariale, les femmes écopent de la retraite à 65 ans. Elles devront travailler plus longtemps, alors que la Banque nationale aurait assez d’argent pour un financement équitable de l’AVS.&nbsp;»</p><p>Aux côtés des syndicats, organisations et partis politiques, les collectifs de la grève féministe s’engagent également pour le référendum. Au nom de ces collectifs, <strong>Marie Jolliet</strong> a souligné&nbsp;: «&nbsp;Nous voulons une réforme qui assure une retraite digne à chaque personne. Il faut augmenter les rentes, pas l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_2022-03-25_Ubergabe_Ref-AHV21-_c_Lucas-Dubuis-Unia_3_37ad221057.webp" length="464652" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8130</guid><pubDate>Thu, 24 Mar 2022 14:36:36 +0100</pubDate><title>Pour la paix </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-la-paix</link><description>Manifestation nationale le 2 avril 2022 à Berne
#PourLaPaix</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis un mois, l'Ukraine est en guerre. Dans le monde entier et en Suisse également, les gens sont révoltés et touchés par la violence des attaques et la détresse de la population. Une large alliance interpartis organise le 2 avril à Berne une manifestation nationale pour la paix à laquelle toute la population est conviée.&nbsp;</p><p>La manifestation pour la paix bénéficie d'un large soutien. Elle appelle à la paix, demande de l'aide pour les personnes touchées et des sanctions contre le régime de Poutine. Les revendications principales de la manifestation pour la paix sont les suivantes :</p><ul><li><strong>La paix maintenant :</strong> la Suisse doit s'engager activement en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et du retrait complet des troupes russes. Il faut une enquête internationale sur les crimes de guerre et les violations des droits humains qui ont été commis.</li><li><strong>Aide aux personnes concernées :</strong> soutien humanitaire pour les réfugiées sur place et dans les pays voisins, accueil ouvert et non discriminatoire en Suisse de toutes les personnes réfugiées touchées par la guerre en Ukraine. Les femmes ont besoin d'un soutien renforcé, car la guerre et les déplacements qui en résultent augmentent fortement le risque de violences sexuelles.</li><li><strong>Pas d'argent pour le régime de Poutine :</strong> sanctions sévères contre le régime de Poutine, réduction rapide de la dépendance au pétrole et au gaz russes.</li><li><strong>Promotion de la paix à l'avenir :</strong> les interventions humanitaires et une politique de paix active dans le cadre de l'OSCE et de la Charte des Nations unies sont au cœur de nos préoccupations.</li></ul><h3 class="heading--h4">Manifestation nationale pour la paix le samedi 2 avril 2022</h3><p><strong>Rassemblement </strong>: 13h30, Schützenmatte, Berne (près de la gare,&nbsp;<a href="https://goo.gl/maps/ukcXowT7ktfWLJZ1A" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">&nbsp;<span class="iconpack fas fa-map-location fa-map-marked" aria-hidden="true"></span> Google Maps</a> ), suivi d'un <strong>cortège</strong> et d'une <strong>manifestation finale</strong> avec discours et musique (autorisation déposée).</p><p><strong>Liste des organisations</strong> soutenant la manifestation (au 30 mars 2022) :&nbsp;</p><ul><li>Syndicats&nbsp;: USS, SEV-syndicat du personnel des transports, SSP, SSP-ONG, syndicom, Unia, APC, Travail.Suisse</li><li>Communautés religieuses&nbsp;: Église évangélique réformée de Suisse, Conférence des Evêques Suisses, Église catholique-chrétienne de la Suisse, Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) (un appel n'est pas possible à cause du shabbat), Plateforme des Juifs Libéraux de Suisse (PJLS), Fédérations des Organisations islamiques de Suisse (FOIS), Conseil suisse des religions</li><li>Partis&nbsp;: PEV, Femmes du PEV et *jpev Suisse, PLR.Les Libéraux-Radicaux et Jeunes Libéraux-Radicaux, LES VERT-E-S, Réseau femmes Vertes et Jeunes Vert·e·s Suisse, Vert'libéraux, Femmes vert'libérales et Jeunes vert’libéraux Suisse, Le Centre, Le Centre Femmes et Jeunes du Centre, PS Suisse, Femmes socialistes et JS Suisse</li><li>Société civile&nbsp;: Société Ukrainienne, Amnesty International Suisse, Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière, Solidar, Solifonds, SWISSAID, EPER, alliance F, GSsA, Jungwacht Blauring Schweiz (Jubla), Femmes de Paix Autour du Monde (PWAG), Coordination post Beijing des ONG Suisses, WILPF Suisse, Bürger:Innen-Komitee Frontex NEIN, WeCollect, cfd, Femmes protestantes en Suisse, Feministisches Kollektiv Winterthur, Feministisches Streikkollektiv Zürich, droitsfondamentaux.ch, männer.ch, Pink Cross, Forum für Friedenskultur Ilanz, Femmes* pour la Paix, Frauenzentrale Zürich, MIR Suisse, Réseau Suisse-Transcarpathie/Ukraine, Journal Neue Wege, Religiös-sozialistische Vereinigung (RESOS), Conseil Suisse pour la Paix, Denknetz, LOS - Organisation suisse des lesbiennes, WOZ, Campax, Comités de soutien avec le peuple ukrainien et les opposant-e-s russes à la guerre Genève, Vaud, Fribourg, Comitato ticino contro la guerra in Ucraina e di solidarità con la popolazione dell'Ucraina e con chi si oppone in Russia alla guerra di Putin, Secondas Zürich, Mouvement européen Suisse, Ensemble à Gauche Genève, Basisgruppen-Bewegung Schweiz, ATE, ethik22 (Institut für Sozialethik), KAB, Libereco, Theologische Bewegung für Entwicklung und Befreiung, Association suisse pour les droits des femmes, Mouvement Scout de Suisse, CSAJ, Ligue suisse des femmes catholiques, Milchjugend, RAZAM (Dialogue Suisse-Bélarus)<br><i>Des demandes auprès d'autres organisations sont en suspens, la liste est actualisée en permanence.</i>&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/6/csm_FdF-FB-Sujet-FR_5993be65c6.webp" length="44914" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8125</guid><pubDate>Tue, 15 Mar 2022 11:36:49 +0100</pubDate><title>Paix, liberté, solidarité !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/paix-liberte-solidarite-appel1ermai</link><description>Appel de l&#039;USS pour le 1er Mai 2022</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/7/csm_220501_1erMai_2c540f6972.webp" length="178560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8122</guid><pubDate>Mon, 14 Mar 2022 14:58:10 +0100</pubDate><title>Il faut des mesures pour le pouvoir d&#039;achat et contre le chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-des-mesures-pour-le-pouvoir-dachat-et-contre-le-chomage</link><description>Guerre en Ukraine : répercussions sur l’économie suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les premiers effets économiques de l’invasion de l’Ukraine se font déjà sentir en Suisse. L’inflation est en nette hausse. Dans les branches comme le tourisme ou le transport aérien, la reprise est freinée. L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’engagement du Conseil fédéral en faveur de la fin de cette terrible guerre. Parallèlement, l’USS demande au Conseil fédéral de prendre rapidement des mesures efficaces au plan national pour éviter les pertes de salaire et le chômage. Elle demande aussi que les règles simplifiées en matière de chômage partiel soient prolongées et que les recettes de l’augmentation de la taxe sur le CO2 soient restituées le plus rapidement possible à la population. Les ménages suisses disposeraient ainsi d’environ 200 millions de francs de pouvoir d’achat supplémentaire.</p><p>La hausse des prix de l’énergie due à la guerre a contribué à faire grimper encore davantage l’inflation. La semaine dernière, les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté. Le prix du mazout s’est envolé à près de 190&nbsp;francs pour 100&nbsp;litres, ce qui constitue un record historique. Entre-temps, la situation s’est quelque peu calmée. Les prix actuels se situent aux alentours de 140&nbsp;Fr/100l – avec une légère tendance à la baisse. La flambée des prix a déclenché des demandes de baisse des taxes sur les carburants et combustibles fossiles. Au vu de la volatilité des prix et compte tenu des objectifs de politique climatique, cette demande est toutefois prématurée.</p><p>D’autant plus que nous disposons d’un moyen d’alléger plus rapidement les budgets des ménages, sans remettre en question les objectifs environnementaux et climatiques. Début 2022, la taxe CO2 sur le mazout et le gaz a été augmentée&nbsp;: elle est passée de 96 Fr/t à 120 Fr/t de CO2. Les recettes de cette taxe doivent être restituées à la population. Mais ce n’est que partiellement le cas pour le moment. Pendant l’année en cours, la population ne récupère que les recettes de la taxe de 96 Fr/t. Les montants provenant de la taxe augmentée à 120 Fr/t ne seront vraisemblablement versés qu’en 2023.</p><p>Avec la hausse de la taxe de ce début d’année, le prix de 100l de mazout a augmenté d’environ 6&nbsp;francs. Pour le gaz, c’est environ 0,5&nbsp;ct/kWh. Conséquence&nbsp;: des recettes additionnelles de près de 300 millions de francs pour la Confédération. Il n’y a aucune raison pour que la Confédération ne redistribue pas immédiatement cet argent à la population, et ce, d’autant plus avec la flambée actuelle des prix du pétrole et du gaz. Deux tiers des recettes sont destinés à la population et aux entreprises. Cela représente donc environ 200 millions de francs de pouvoir d’achat en plus. Un tiers est utilisé pour des subventions aux propriétaires de logements («&nbsp;Programme Bâtiments&nbsp;»). Si les recettes supplémentaires de la taxe sur le CO2 sont rapidement reversées à la population, chaque personne recevra un peu plus de 20 francs. Pour une famille de quatre personnes, cela représente tout de même près de 100 francs.</p><h4>Chômage partiel&nbsp;: prolonger les procédures simplifiées</h4><p>Des secteurs économiques comme le tourisme et le transport aérien, qui ressentent encore les effets de la pandémie, voient la perspective d‘une normalisation de l'état des affaires s'éloigner, car les clients venant d’Asie ou d’Amérique auront tendance à rester à l’écart de l’Europe. Dans les branches industrielles, la hausse des prix des matériaux entraîne des baisses de commandes et des annulations. L’industrie d’exportation ressentira le ralentissement de la conjoncture mondiale. Le chômage et les pertes de salaire menacent. Pour éviter cela, l’USS demande que les procédures simplifiées en matière de chômage partiel soient prolongées, alors qu’il est prévu qu’elles disparaissent dès la fin mars.</p><p>La situation est caractérisée par une grande incertitude. La hausse des primes d’assurance maladie devrait venir s’ajouter au renchérissement. Le cas échéant, d’autres mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat pourraient se révéler nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8114</guid><pubDate>Tue, 08 Mar 2022 13:07:30 +0100</pubDate><title>Dans toute la Suisse, les femmes exigent plus d’égalité et de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dans-toute-la-suisse-les-femmes-exigent-plus-degalite-et-de-meilleures-rentes</link><description>Journée internationale des femmes 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes continuent de faire face à de nombreux désavantages dans le monde du travail, puis à la retraite&nbsp;: salaires inéquitables, manque de places d'accueil des enfants et déficit massif des rentes de vieillesse. À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2022, l’Union syndicale suisse (USS) s’engage concrètement pour l’égalité et contre toute détérioration au détriment des femmes. Le lancement de<a href="https://creches-abordables.ch/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> l’initiative pour des places d’accueil abordables et de qualité</a> pose une base essentielle pour l’égalité des chances dans le monde du travail. Parallèlement, les syndicats combattent le projet de démantèlement de l’AVS et s’engagent pour que les rentes des femmes augmentent enfin&nbsp;!</p><p>Elles ne cessent de le répéter&nbsp;: il faut augmenter les rentes des femmes, pas l’âge de la retraite&nbsp;! En Suisse, les femmes fournissent plus souvent que les hommes du travail non rémunéré, et leurs salaires professionnels ne correspondent souvent pas aux responsabilités et charges importantes de leurs professions. Conséquences&nbsp;: les rentes des femmes sont en moyenne inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes, et près de 11&nbsp;% des femmes dépendent des prestations complémentaires dès leur départ à la retraite. Malgré cela, le Parlement ne se gêne pas de leur servir un projet de baisse de rentes après l’autre. Voilà pourquoi l’USS a lancé – avec beaucoup de succès&nbsp;! – le référendum contre AVS&nbsp;21. Elle combattra également avec force les détériorations dans le 2e&nbsp;pilier.</p><p>Pour réduire l’écart de revenu et donc le déficit de rente des femmes, les syndicats de l’USS participent activement à l’initiative pour les crèches, lancée en cette journée du 8 mars par un large réseau d’organisations. Avec cette initiative, la responsabilité de la garde des enfants ne reposera plus principalement sur les familles et tous les enfants auront droit à une place d’accueil abordable et adaptée à leurs besoins. Pour l’USS, un élément essentiel est que l’initiative améliore également les salaires et les conditions de travail du personnel des structures d’accueil et contribue ainsi activement à lutter contre la sous-rémunération des professions à forte majorité féminine. Comme l’a souligné la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber lors de la conférence de presse de lancement de l’initiative&nbsp;: «&nbsp;Avec l’initiative pour les crèches, nous revalorisons les professions de la prise en charge des enfants, à travail des formations adéquates, des salaires et des conditions de travail appropriés. Pour beaucoup de femmes qui travaillent dans ce secteur, c’est là une étape nécessaire et attendue depuis trop longtemps déjà.&nbsp;»</p><p>Les syndicats de l’USS tiennent aujourd’hui des stands pour récolter des signatures pour l’initiative pour les crèches et sensibiliser à la nécessité de rentes décentes pour les femmes. Ils se joignent aussi aux manifestations décentralisées qui ont lieu entre autres à Lausanne, Neuchâtel, Berne et Winterthour. Ces manifestations évoqueront aussi la situation des personnes directement touchées par la guerre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/6/csm_Frauen_Aktivistinnen_Protestieren_JacobLund-NounProject_3df964627c.webp" length="12488" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8118</guid><pubDate>Thu, 03 Mar 2022 15:27:00 +0100</pubDate><title>Transfert dans la LIMF de la mesure visant a proteger l&#039;infrastructure boursiere suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/transfert-dans-la-limf-de-la-mesure-visant-a-proteger-linfrastructure-boursiere-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8110</guid><pubDate>Thu, 03 Mar 2022 12:18:18 +0100</pubDate><title>Appel à manifester contre la guerre en Ukraine et pour la paix</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/appel-a-manifester-contre-la-guerre-en-ukraine-et-pour-la-paix</link><description>LA PAIX MAINTENANT ! 
SAMEDI 5 MARS À GENÈVE</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Rassemblement : 14h30 Place Neuve, Genève</strong></p><p class="lead">L’USS soutient les manifestations locales et internationales de solidarité avec la population ukrainienne et pour la paix. Elle se joint à ses organisations sœurs du mouvement syndical européen et international pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</p><p>La guerre en Ukraine provoque des souffrances sans précédent. La situation de la population sur place est grave. Ce week-end, des manifestations ont lieu à Genève et à Zurich contre cette attaque brutale et pour la paix. Le mouvement syndical s'est toujours engagé pour la paix et la solidarité. L'USS soutient donc ces manifestations.</p><p>À Genève, le <strong>«&nbsp;Rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien&nbsp;»</strong> se tiendra le <strong>samedi 5 mars de 14h30 à 18h00</strong>. <strong>Rassemblement et départ&nbsp;: Place Neuve – parcours jusqu’à la Place des Nations</strong>.</p><p class="heading--h4"><strong>L'appel porte les revendications suivantes :</strong></p><ul class="lead"><li>Retrait immédiat des troupes russes de tout le territoire ukrainien</li><li>Soutien à la résistance ukrainienne. Pour la défense d’une Ukraine indépendante et démocratique</li><li>Pour un accueil sans discrimination des réfugié-e-s</li><li>Pour un désarmement nucléaire global&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_Appel_horizontal_FR_7b82772d63.webp" length="83088" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8105</guid><pubDate>Fri, 25 Feb 2022 13:04:57 +0100</pubDate><title>Conflit en Ukraine : les syndicats exigent la fin des actes de guerre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/conflit-en-ukraine-les-syndicats-exigent-la-fin-des-actes-de-guerre</link><description>L’USS se joint à ses consœurs internationales  pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se joint à l’appel de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la Confédération européenne des syndicats (CES) pour exiger l’arrêt immédiat des actes de guerre en Ukraine.</p><p>L’USS soutient les manifestations locales et internationales de solidarité avec la population ukrainienne et pour la paix. Secrétaire générale de la CIS, Sharan Burrow fait un constat alarmant&nbsp;: «&nbsp;De nombreuses personnes ont perdu la vie, et les gens souffrent depuis sept ans, parce que les accords de Minsk n’ont pas été mis en œuvre. Ces dernières semaines, il y a eu des nouvelles violations du cessez-le-feu par centaines et le conflit a été artificiellement attisé. Au lieu de construire des ponts pour la paix, des sommes colossales ont été dépensées pour l’armement et les forces armées, et la rhétorique agressive a fait monter l’instabilité. Le conflit persistant a des conséquences dramatiques sur l’économie, tant en Russie qu’en Ukraine et dans d’autres parties de l’Europe. Le risque d’une escalade du conflit, avec des conséquences désastreuses, est réel et persistera tant qu’un dialogue sérieux ne sera pas engagé pour traiter les causes mêmes du conflit.&nbsp;»</p><p>Luca Visentini, secrétaire général de la CES et du Conseil régional paneuropéen (PERC) lance l’appel suivant&nbsp;: «&nbsp;Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen ainsi que le Haut Représentant de l’UE et le Secrétaire général de l’ONU se sont fermement prononcés en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et des accords de Minsk. Tous les dirigeant-e-s politiques doivent avoir le courage d’éviter la guerre, de rechercher des compromis et de respecter les accords, et ils doivent avoir la sagesse de construire des économies durables qui fonctionnent pour les populations et qui constituent la base essentielle de la sécurité commune. L’effondrement des mesures de sécurité communes telles que le traité INF et le traité «&nbsp;Ciel ouvert&nbsp;», qui offraient des canaux de vérification et de dialogue, s’est accompagné d’un affaiblissement généralisé des dispositions des accords d’Helsinki qui ont contribué à garantir la paix depuis près de 50 ans. Il existe désormais un risque réel que ce cadre fondamental explose et que la militarisation en Europe, qui a déjà commencé, connaisse une escalade. Nous demandons instamment que des mesures soient prises de toute urgence pour réunir tous les dirigeant-e-s politiques concernés afin de créer un cadre de sécurité commun, comme celui qui avait été initié à Helsinki. Le monde a besoin d’un nouveau contrat de société, pas de davantage de conflits. Nous avons besoin d’investir dans les gens et les emplois, dans la paix et la stabilité.&nbsp;»</p><p>Président de l’USS, Pierre-Yves Maillard joint sa voix à l’appel de ses collègues européens et internationaux et souligne&nbsp;: «&nbsp;Nous condamnons l’agression russe en Ukraine. Cette invasion belliqueuse n’a aucune justification. Elle mènera à une terrible vague de souffrance humaine. L’Ukraine en tant que pays indépendant et démocratique est menacée de disparition. Mais la population de Russie et de l’ensemble du continent européen ressentira également, à des degrés divers, les effets dévastateurs de cette guerre. Dans de telles situations de crise et de violence, les familles les plus pauvres et le monde du travail subissent des dommages terribles.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/3/csm_DEF_SGB_Non_a___la_guerre_21b3de3d9d.webp" length="10084" type="application/pdf"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8102</guid><pubDate>Thu, 24 Feb 2022 15:44:58 +0100</pubDate><title>Avenir du service postal universel : un rapport d’experts plein de contradictions</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/avenir-du-service-postal-universel-un-rapport-dexperts-plein-de-contradictions</link><description>L’analogique ne va pas simplement disparaître en 2030 !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le développement futur du service postal universel en Suisse a fait l’objet d’un rapport d’expert-e-s présenté aujourd’hui à Berne. Les conclusions sont toutefois bien moins axées sur l’avenir qu’il n’y paraît à prime abord. Et il contient trop de propositions qui vont dans le sens d’un démantèlement du service public, à commencer par l’exigence – complètement insensée – de supprimer le courrier A.</p><p>Bien sûr que les choses ont beaucoup évolué dans le secteur postal, tant au niveau technique que des besoins des client-e-s. Les volumes de courrier sont en baisse, tout comme les opérations de paiement aux guichets. À l’inverse, les transactions par «&nbsp;e-banking&nbsp;» et le volume des colis notamment sont en forte croissance. Le fait que les recettes de la Poste soient en baisse n’est toutefois pas la conséquence logique de cette évolution (du marché). C’est plutôt lié aux dispositions réglementaires&nbsp;: en effet, celles-ci entraînent soit une augmentation des coûts (comme les critères d’accessibilité que le monde politique a définis à juste titre), soit une baisse des recettes (par exemple à travers l’interdiction pour PostFinance d’octroyer des crédits, maintenue jusqu’ici également par le monde politique).</p><p>Ce sont donc logiquement les dispositions réglementaires qui doivent être au cœur du développement du service postal universel. Il est clair, comme le reconnaît d’ailleurs le groupe d’expert-e-s, que le service postal universel est un élément indispensable d’un service public qui couvre efficacement l’ensemble du territoire suisse. Et que cela a un coût (tout comme les liaisons ferroviaires régionales ou les réseaux de fibre optique, par exemple). Le fait que la Poste soit aujourd’hui encore en mesure de fournir ce service public de manière autonome financièrement est une véritable réussite, surtout en comparaison avec les pays environnants.</p><p>Les propositions de la commission d’expert-e-s visant à mettre en place une infrastructure postale numérique de base («&nbsp;secret postal numérique&nbsp;») sont à saluer et ce projet doit enfin aller de l’avant au niveau politique. Mais la numérisation croissante ne signifie en aucun cas que le monde analogique disparaîtra à la même vitesse et que, par conséquent, la distribution quotidienne de journaux par voie postale «&nbsp;ne se justifiera plus&nbsp;» à partir de 2030, par exemple (commission d’expert-e-s).</p><p>La plus grande erreur serait de démanteler le «&nbsp;système intégré&nbsp;» de la Poste, avec son réseau de points d’accès couvrant l’ensemble du territoire et reconnu par la commission d’expert-e-s, en détachant et en privatisant PostFinance. Il faudrait alors, pour stabiliser les coûts, procéder à des coupes sévères dans le service postal universel. Ou aller quémander des subventions pour maintenir le niveau de ce service. Et cela, indépendamment de la mesure dans laquelle la future desserte postale sera assurée par voie numérique ou analogique. Enfin, il est certain qu’un appel d’offres pour le «&nbsp;mandat de service universel en matière de trafic des paiements&nbsp;» (c’est ce que propose la commission dans son rapport) coûterait beaucoup plus cher.</p><p>Même après la publication de ce rapport, il n’y a qu’une seule conclusion possible pour la révision de la loi sur l’organisation de la Poste, et elle n’est pas nouvelle&nbsp;: il faut lever au plus vite l’interdiction pour PostFinance d’octroyer des crédits, qui est une entrave réglementaire absurde. Une banque à part entière qui ne peut pas accorder des crédits, c’est comme une boulangerie sans farine&nbsp;: impossible.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8100</guid><pubDate>Thu, 24 Feb 2022 09:28:41 +0100</pubDate><title>Service public : l’approvisionnement de base ne doit pas être dans un carcan</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/service-public-lapprovisionnement-de-base-ne-doit-pas-etre-dans-un-carcan</link><description>Session de printemps : deux motions veulent brider les entreprises publiques</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Envoyer son chien dehors sous la pluie, puis s’étonner qu’il revienne mouillé&nbsp;: voilà en gros la logique d’un nouveau groupe parlementaire, qui s’irrite de la modernisation en cours dans les anciennes régies fédérales. Son nom&nbsp;? «&nbsp;Fair ist anders!&nbsp;». En français, ce serait quelque chose comme&nbsp;: «&nbsp;L’équité, c’est autre chose&nbsp;!&nbsp;» ou «&nbsp;L’équité, ce n’est pas ça&nbsp;!&nbsp;» Tout un programme, en effet.</p><p>Depuis quelque temps déjà, les entreprises de la Confédération se retrouvent sous le feu roulant des critiques, tant de la part des milieux politiques que des médias. La Poste est particulièrement visée&nbsp;: profitant d’une position de monopole garantie par l’État, elle provoquerait, selon eux, une distorsion du marché avec la multiplication de ses acquisitions de sociétés. Et elle éliminerait des entreprises concurrentes de manière ciblée. Swisscom aussi est attaquée&nbsp;: elle profiterait de sa position dominante dans le domaine de l’accès au réseau pour évincer les autres opérateurs de télécommunications par des méthodes déloyales. Enfin les CFF sont accusés d’être inertes et lents. L’avenir du rail passe par davantage de concurrence, que ce soit en Suisse ou au niveau international, estiment les voix critiques.</p><h4>Décision de principe lors de la session de printemps</h4><p>Mais on n’en restera pas à une simple pluie de reproches. Les milieux politiques veulent prendre les choses en main le plus vite possible et «&nbsp;serrer la bride aux entreprises d’État&nbsp;». C’est précisément ce que veulent deux motions des conseillers aux États Beat Rieder et Andrea Caroni qui doivent être traitées au Conseil national lors de la session de printemps. Elles demandent au Conseil fédéral d’élaborer des modifications de loi afin d’«&nbsp;endiguer les distorsions de concurrence provoquées par les entreprises publiques&nbsp;». Ce que cela veut dire, en clair&nbsp;? Que la Poste renonce à toutes ses activités en dehors du monopole des lettres&nbsp;; que les hautes écoles spécialisées cessent immédiatement d’acquérir des fonds de tiers&nbsp;; que les hôpitaux publics se voient privés de presque tous leurs moyens et que les banques cantonales ferment leurs portes. La liste pourrait s’allonger indéfiniment.</p><p>Au Conseil des États, ces deux motions ont déjà trouvé une majorité, et le lobbying est intense en ce moment au Conseil national, notamment avec la création d’un nouveau groupe parlementaire intitulé «&nbsp;Fair ist anders!&nbsp;». Ce groupe déplore que les entreprises publiques soient devenues des concurrentes directes de sociétés de droit privé et d’entreprises artisanales. Il exige que ces dernières puissent se battre à armes égales.</p><p>Les membres de ce groupe semblent avoir la mémoire courte&nbsp;: avant le passage au 21e siècle, les PTT ont été démantelés (donnant naissance à deux sociétés anonymes, la Poste et Swisscom) et les CFF ont également été transformés en SA. Il s’agissait là d’évolutions liées à l’euphorie de la concurrence qui régnait alors en Europe. Le mot d’ordre était alors que les entreprises publiques étaient trop lourdes et qu’elles devaient désormais s’adapter à la concurrence. Ce changement les forcerait à innover et à se concentrer davantage sur les prestations de services, ce qui bénéficierait finalement à l’ensemble de la population avec plus de qualité et des prix inférieurs. Or, ces libéralisations ont été exigées et mises en œuvre en premier lieu par les mêmes milieux qui se plaignent aujourd’hui que les entreprises qu’ils ont poussées à la concurrence se comportent désormais effectivement comme des concurrents – c’est quand même un comble&nbsp;! C’est un peu comme si vous envoyiez votre chien dehors alors qu’il pleut et que vous vous étonniez ensuite qu’il revienne mouillé…</p><p>Au lieu de critiquer le fait que la Poste investisse dans le changement numérique – notamment en rachetant des entreprises spécialisées déjà bien plus avancées en la matière – ces personnes devraient au contraire se féliciter que le «&nbsp;géant jaune&nbsp;» ne se contente pas de cultiver son petit pré carré du monopole des lettres – en déclin – et reste figé dans la «&nbsp;correspondance papier d’hier&nbsp;». Mais que bien au contraire, elle aille de l’avant avec cette transformation indispensable et réalise même régulièrement des succès. Il faudrait plutôt veiller à ce que le personnel ne soit pas oublié dans cette transformation et que tous les employé-e-s soient parties prenantes.</p><h4>L’approvisionnement de base a un coût</h4><p>Il y a un autre élément qui fait que ces attaques contre la Poste, Swisscom et compagnie sont totalement déplacées&nbsp;: dans le cadre de la garantie du service public sur l’ensemble du territoire, les entreprises fédérales sont tenues de remplir un mandat de service universel. Ce mandat constitue la plupart du temps une activité largement déficitaire (les coûts nets du service universel postal s’élevaient par exemple à 230 millions de francs en 2020). Si elles ne veulent pas dépendre de subventions pour assurer ce mandat, elles n’ont d’autre choix que de réaliser des modestes recettes «&nbsp;sur le marché&nbsp;». Et elles ne peuvent le faire que dans un cadre très restreint, précisément pour prévenir de potentielles «&nbsp;distorsions du marché&nbsp;». Ainsi, Postfinance n’a actuellement toujours pas le droit d’octroyer elle-même des crédits, sans intermédiaire, alors qu’elle est obligée par ailleurs de satisfaire aux même exigences - coûteuses – en matière de capital que toutes les autres grandes banques. Le groupe parlementaire mentionné plus haut veut que les règles du jeu soient les mêmes pour tout le monde&nbsp;? D’accord&nbsp;: donnons enfin à Postfinance le droit d’octroyer des crédits. Mais les motions de Beat Rieder et Andrea Caroni sont extrêmement contradictoires et hautement dangereuses. Elles doivent être fermement rejetées.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/6/csm_Logistik_Foto-Schweizerische-Post-AG_fec61868d9.webp" length="533178" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8072</guid><pubDate>Wed, 16 Feb 2022 10:47:24 +0100</pubDate><title>Solidarité avec la plate-forme luxembourgeoise de la Grève des femmes* JIF</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidarite-avec-la-plate-forme-luxembourgeoise-de-la-greve-des-femmes-jif</link><description>L’USS soutient la revendication d’une manifestation le 8 mars au cœur de la Ville de Luxembourg</description><content:encoded><![CDATA[<p>La bourgmestre de Luxembourg, Lydie Polfer, veut que la manifestation traditionnellement organisée le 8 mars par la plate-forme luxembourgeoise de la Grève des femmes* «&nbsp;Journée internationale des femmes (JIF)&nbsp;», à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ait lieu dans la périphérie de la capitale. Dans un message de solidarité signé par le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, et Regula Bühlmann secrétaire de l’USS responsable de l’égalité, l’USS déclare soutenir la revendication de la plate-forme JIF de pouvoir manifester cette année aussi au centre de Luxembourg. L’USS demande au «&nbsp;gouvernement luxembourgeois, à la bourgmestre Lydie Polfer et à la police luxembourgeoise de respecter le principe de proportionnalité et d’autoriser le déroulement au centre-ville de Luxembourg de la manifestation traditionnelle et pacifique organisée le 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_manif_femmes_9b9ae7af0b.webp" length="190028" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8068</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 08:32:52 +0100</pubDate><title>Plus de 100 000 signatures en seulement 50 jours !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-de-100-000-signatures-en-seulement-50-jours</link><description>Le référendum contre AVS 21 mobilise massivement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La large alliance contre le démantèlement de l’AVS a réussi à récolter plus de 100 000 signatures en moins de 50 jours, soit plus du double des signatures requises après seulement la moitié du délai de récolte ! Malgré le froid hivernal, malgré les restrictions sanitaires, le référendum contre le relèvement de l’âge de la retraite des femmes connaît un succès fulgurant en ce début d’année.</p><p>Cette hausse à 65 ans prévue dans AVS&nbsp;21 vise à économiser environ 10 milliards de francs sur le dos des femmes. Pour elles, cela signifie une baisse de rente de 1200 francs chaque année, alors même qu’elles touchent déjà un tiers de moins de rente que les hommes. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’une nouvelle dégradation de la situation des femmes à la retraite suscite une telle résistance.</p><p>Au lieu d’enfin honorer la promesse constitutionnelle de fournir des rentes suffisantes pour vivre, le Parlement tente une nouvelle fois d’affaiblir l’AVS. Et AVS&nbsp;21 n’est qu’un début&nbsp;: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre ce pilier central de notre sécurité sociale. Au menu&nbsp;: la retraite à 67 ans pour tout le monde et de nouvelles baisses dans le 2e&nbsp;pilier. Raison de plus pour s’opposer clairement à ces projets de démantèlement.</p><p>Le référendum contre AVS&nbsp;21 a été lancé par les syndicats, des partis politiques, des associations et des collectifs féministes. La récolte de signatures se poursuit&nbsp;: le dernier délai pour retourner les feuilles de signatures est fixé au 20 mars 2022. Pour plus d’informations sur le référendum&nbsp;: <a href="https://www.avs21-non.ch/?src=uss100" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.avs21-non.ch</a>.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/7/csm_210918_Haende_weg_von_unseren_Renten1080_143cb488d6.webp" length="245832" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8070</guid><pubDate>Mon, 14 Feb 2022 11:19:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la présentation des comptes de compenswiss</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-la-presentation-des-comptes-de-compenswiss</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8063</guid><pubDate>Sun, 13 Feb 2022 14:37:22 +0100</pubDate><title>Le NON au paquet d’aide aux médias est regrettable – conséquences et prochaines étapes</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-non-au-paquet-daide-aux-medias-est-regrettable-consequences-et-prochaines-etapes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS), le SSM et syndicom déplorent le NON au Paquet d’aide aux médias. Ils restent convaincus qu’un soutien public aux médias est important pour le fonctionnement de la démocratie et pour un service public fort. Les médias et le journalisme indépendant ne doivent pas être abandonnés aux forces du marché. La tendance à la monopolisation et à l’uniformisation des médias suisses va sinon se poursuivre. Des régions entières perdront leur couverture journalistique, et la suppression rampante d’emplois progressera. Pour mettre un terme à cette situation, les syndicats exigent des solutions cantonales intermédiaires ainsi qu’une révision du projet visant à promouvoir les médias.</p><p>Malgré le Non dans les urnes, il demeure incontesté que les petites et grandes entreprises médiatiques sont indispensables à la couverture médiatique dans les régions et que beaucoup d’entre elles peinent à adopter un nouveau modèle commercial, qui perdure dans un monde de plus en plus numérisé. Une solution politique (avec une limite supérieure de tirage et des restrictions sur les dividendes) s’impose de toute urgence.</p><p class="heading--h4">Pas sur le dos des travailleuses et travailleurs</p><p>Le refus du scrutin ne doit pas conduire à une dégradation des conditions de travail du personnel ni à une précarisation accrue de la branche des médias. Par ailleurs, les nouveaux médias en ligne qui sont indépendants des grands groupes de presse ont besoin de toute urgence d’un soutien public, car ils contribuent dans une large mesure à la diversité des médias et des opinions en Suisse. Malgré le Non d’aujourd’hui aux urnes, il convient que le personnel de la distribution matinale encore sans CCT bénéficie d’une convention. syndicom continuera de s’engager pour la couverture collective du personnel dans cette branche.</p><p class="heading--h4">Promotion cantonale des médias – maintenant plus que jamais!</p><p>Une majorité de «oui» domine dans certains cantons. Comme une solution n’existe toutefois pas au niveau fédéral, les syndicats exigent que les cantons ayant accepté le paquet d’aide aux médias promeuvent les médias sur leur territoire. La population reste intéressée à des médias régionaux et locaux qui sont indépendants et variés. Et s’il n’y a encore aucun soutien supplémentaire au niveau fédéral, ce sont les cantons qui doivent s’engouffrer dans la brèche dans un premier temps.</p><p class="heading--h4">Pour un meilleur paquet d’aide aux médias maintenant!</p><p>Même si le projet était relativement avantageux sur le plan financier, les électeurs et les électrices l’ont sans doute trouvé trop complexe et trop chargé. Il est donc grand temps de redimensionner l’aide aux médias! En premier lieu, les parties du paquet d’aide aux médias n’ayant pas été contestées doivent être maintenues en tant que mesures individuelles visant à soutenir le conseil de la presse, les prestations d’agence ainsi que la formation et les solutions informatiques numériques. Ces mesures peuvent être rapidement mises en œuvre, et servent la branche et les utilisateurs dans leur ensemble. Les finances à cet effet sont disponibles avec la redevance des ménages et les réserves existantes. Par ailleurs, au vu de la diversité des médias, il est essentiel de continuer à promouvoir les médias en ligne en les orientant vers l’avenir et les jeunes utilisateurs et utilisatrices.</p><p>En parallèle, il s’agit de s’attaquer aux prochains thèmes fondamentaux de la politique des médias:</p><ul><li>Les géants des technologies numériques tels que Facebook, Amazon &amp; Cie doivent être imposés en fonction du chiffre d’affaires qu’ils réalisent dans les pays respectifs. Une partie au moins de cet impôt doit être affecté au financement de l’aide aux médias (à développer).</li><li>Il faut une taxe publicitaire sur tous les supports et vecteurs publicitaires, qui s’applique aussi aux géants globaux de la tech, afin de financer le journalisme indépendant. Les recettes doivent alimenter un fonds administré par une fondation, qui évalue les demandes de financement.</li><li>En vue de la création d’un service public médiatique de base, il convient aussi d’aborder le projet politique d’un soutien direct à tous les types de médias.</li><li>Il s’agit de mettre en place, hors de l’administration, une autorité de surveillance et de contrôle forte, qui analyse la couverture médiatique dans toutes les régions du pays et qui propose des mesures au Conseil fédéral en cas de risque de sous-couverture. L’analyse devrait aussi englober le contrôle des conditions de travail et de la qualité des offres médiatiques. L’ElCom sur le marché de l’énergie pourrait servir de modèle.</li><li>Par ailleurs syndicom, le SSM et l’USS réitèrent leur revendication d’instaurer une CCT pour les médias. Seules les maisons de presse qui mènent des négociations CCT avec les syndicats devraient obtenir des financements publics.</li></ul>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8061</guid><pubDate>Sun, 13 Feb 2022 14:16:12 +0100</pubDate><title>Il faut maintenant alléger les charges des gens qui travaillent</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-maintenant-alleger-les-charges-des-gens-qui-travaillent</link><description>La suppression du droit de timbre a pu être empêchée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La population a clairement rejeté une nouvelle baisse des impôts pour les entreprises. L’Union syndicale suisse s’était engagée contre la suppression du droit de timbre d’émission parce qu’un changement de cap s’impose dans la politique fiscale. La priorité numéro un doit aller à l’allègement des charges pour les travailleuses et les travailleurs ainsi qu’à l’amélioration de leur pouvoir d’achat. Il faudra en particulier s’attaquer au fardeau toujours plus intolérable que représentent les primes d’assurance maladie. Lors du débat sur l’initiative d’allègement des primes, le Parlement doit absolument saisir l’opportunité de prendre enfin une décision qui serve les intérêts des travailleuses et travailleurs du pays.</p><p>Dans le contexte actuel d’augmentation des charges et des loyers, le non sec et sonnant prononcé par les électrices et les électeurs à la suppression du droit de timbre d’émission n’a rien de surprenant. Ils ont ainsi empêché la tentative d’exonérer encore davantage les entreprises et leurs propriétaires de leur participation aux charges collectives. Les entreprises utilisent les services et les infrastructures publiques indépendamment du fait qu’elles font des bénéfices ou non. Sans le droit de timbre d’émission, certaines sociétés n’auraient plus du tout contribué au financement des services publics.</p><p>Au vu des problèmes de pouvoir d’achat des ménages, ce projet était de toute évidence inapproprié. Malgré la reprise économique, les revenus nets de nombreux ménages à revenu normal ont baissé. Et la hausse des primes maladies a englouti bien davantage que les modestes augmentations de salaire de ces dernières années. Les gens qui gagnent normalement leur vie ont de plus en plus de difficulté à s’en sortir financièrement.</p><p>Après la RIE III et les déductions pour enfants forfaitaires et injustes, c’est la troisième fois qu’un projet fiscal déséquilibré, ficelé par le Parlement, échoue en votation populaire. Il serait donc grand temps que ce même Parlement prête attention au signal clair qui lui est envoyé&nbsp;: après des années d’allègements fiscaux pour les entreprises, les personnes fortunées et les gros revenus, il faut maintenant des décisions politiques qui vont renforcer le pouvoir d’achat des gens ordinaires.</p><p>Il faut s’attaquer en premier lieu à la charge insupportable que représentent les primes d’assurance maladie, qui ont un effet dégressif en termes de politique des revenus. Il faut davantage de réductions de primes, afin que personne ne doive consacrer plus de 10&nbsp;% de son revenu aux primes. Le traitement de l’initiative sur l’allègement des primes par le Parlement offre la possibilité de mener enfin à bien, avant la fin de la législature, un projet de politique fiscale qui profitera à l’ensemble de la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_stempel_f_520e80f5ee.webp" length="71088" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8057</guid><pubDate>Fri, 11 Feb 2022 15:55:03 +0100</pubDate><title>Les bénéfices de la BNS pour une AVS forte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-benefices-de-la-bns-pour-une-avs-forte</link><description>Les délégué-e-s de l’USS décident de lancer l’initiative sur la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) lance l’initiative populaire «&nbsp;Renforcer l’AVS avec les bénéfices de la Banque nationale&nbsp;». Les délégué-e-s en ont décidé ainsi aujourd’hui lors d’une assemblée extraordinaire. Les bénéfices exceptionnels et les taux d’intérêt négatifs ont fortement accru les capacités de distribution de la Banque nationale suisse (BNS). Cet argent appartient à la population. Le verser à l’AVS profiterait à tout le monde. Avec cette initiative, l’USS propose une alternative aux attaques en règle menées par le Parlement contre les retraites, à savoir le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse des rentes du 2e pilier. Et dès l’été 2022, le débat parlementaire se portera même sur la question d’une hausse générale de l’âge de la retraite. Or, aujourd’hui déjà, les rentes AVS ne suivent de loin pas la hausse du coût de la vie et les rentes du 2e pilier sont en chute libre. C’est inacceptable, car il y a assez d’argent dans notre pays pour fournir des retraites décentes.</p><p>La prévoyance vieillesse est à la croisée des chemins. Les rentes de la prévoyance vieillesse baissent parce que les caisses de pensions sont moins performantes et que les rentes AVS ne suivent pas l’évolution des salaires. C’est pourquoi une augmentation des rentes est nécessaire, par exemple à travers la 13e rente AVS demandée par l’USS. Au lieu de résoudre le problème, les employeurs et les milieux de droite et du centre veulent augmenter l’âge de la retraite et réduire encore davantage les prestations. Mais il y a assez d’argent en Suisse pour des hausses de rentes. Notamment à la Banque nationale suisse (BNS), qui possède aujourd’hui plus de mille milliards de francs sous forme d’actions, d’obligations et d’or. Ses réserves pour distributions futures sont dotées de plus 100 milliards de francs, après les provisions et les généreuses distributions de 6 milliards de francs à la Confédération et aux cantons. Avec une telle accumulation de bénéfices exceptionnels, une redistribution s’impose.</p><p>Il est important qu’une partie de cette fortune alimente l’AVS. Lorsque la BNS a réalisé des bénéfices particulièrement importants par le passé, l’AVS en a déjà été bénéficiaire. Il en est allé ainsi en 2007 par exemple, lorsque 7 milliards de francs provenant de la vente des réserves en or excédentaires lui ont été versés. Une distribution en faveur de l’AVS se justifie en outre parce que les taux d’intérêt négatifs de la BNS ont également eu des effets négatifs pour la prévoyance vieillesse dans le deuxième pilier.</p><p>L’USS a opté pour un texte d’initiative qui continue de garantir l’indépendance de la Banque nationale en matière de politique monétaire. L’initiative demande uniquement que la répartition des distributions soit adaptée. Elle ne vise aucunement de revoir fondamentalement la réglementation des distributions, ni ne restreint la BNS dans ses placements, par exemple pour qu’elle obtienne un certain rendement. La distribution des bénéfices à l’AVS n’aura lieu que si les réserves de la BNS sont particulièrement élevées. En outre, la totalité des recettes provenant des intérêts négatifs devra être versée en une fois au fonds AVS. Le texte de l’initiative ne touchera ni à la politique de provisionnement de la BNS, ni aux importantes distributions de bénéfices aux cantons.</p><p>La récolte de signatures démarrera dès ce printemps. Ainsi, la population pourra voter rapidement sur cet objet qui bénéficie d’ores et déjà d’un large soutien. Et l’AVS en sortira renforcée.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8043</guid><pubDate>Tue, 08 Feb 2022 13:54:53 +0100</pubDate><title>Faire des économies sur le dos des pauvres : un scandale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/faire-des-economies-sur-le-dos-des-pauvres-un-scandale</link><description>Nouveau durcissement annoncé de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après avoir durci sans arrêt la législation sur les étrangers et les étrangères en pénalisant les bénéficiaires de l’aide sociale, le Conseil fédéral veut aujourd’hui carrément raboter l’aide sociale pour tous les ressortissant-e-s d’États tiers. Avec cette mesure, il vide de sa substance le droit constitutionnel à une aide en situation de détresse et crée une société à deux vitesses indigne. L’Union syndicale suisse (USS) combattra ce projet.</p><p>Les ressortissant-e-s d’États tiers n’auront droit qu’à une aide sociale réduite pendant les trois années suivant l’obtention d’une autorisation de séjour&nbsp;: c’est la modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) que le Conseil fédéral a mise en consultation en janvier. Ce durcissement est vanté comme étant une mesure d’économie et un moyen de réduire l’attractivité de la Suisse en tant que pays d’immigration. En outre, cette réduction de l’aide sociale devrait inciter les immigré-e-s à s’intégrer dans le monde du travail. Quel cynisme&nbsp;! L’intégration professionnelle n’est pas qu’une simple question de bonne volonté des personnes concernées. Elle suppose avant tout l’existence d’un marché de l’emploi accessible aux personnes qui n’ont pas de passeport suisse. Avec sa proposition, le Conseil fédéral s’accommode de la violation de deux principes constitutionnels&nbsp;: l’article 8, alinéa 1 stipule l’égalité devant la loi de «&nbsp;tous les êtres humains&nbsp;» et l’article 12, le droit d’obtenir de l’aide dans des situations de détresse.</p><p>Le projet de modification mis en consultation atteint un nouveau palier dans une voie vers toujours plus de discriminations envers les personnes touchées par la pauvreté. La révision de la loi sur les étrangers (LEtr) et la LEI ont déjà rendu plus précaire la vie dans notre pays des personnes dépourvues d’un passeport suisse. Auparavant, une autorisation d’établissement ne pouvait être retirée que dans des cas exceptionnels et ne le pouvait plus du tout après 15 années de séjour. Aujourd’hui, le recours à l’aide sociale peut conduire à une expulsion de la Suisse ou à un déclassement de l’autorisation d’établissement, indépendamment de la durée globale du séjour. Bien sûr, il faut en général que la personne à l’aide sociale en porte la «&nbsp;responsabilité personnelle&nbsp;» pour qu’elle puisse faire l’objet d’une sanction. Mais le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) en laisse l’exécution aux cantons. Et ceux-ci interprètent différemment – et parfois très librement – le critère de la responsabilité personnelle. De plus, depuis 2021, la prolongation des autorisations de séjour des personnes à l’aide sociale nécessite l’accord du SEM. La pauvreté est toujours plus criminalisée. Ces durcissements de la législation ont pour conséquence que bon nombre de personnes touchées par la pauvreté et qui n’ont pas de passeport suisse renoncent à l’aide sociale afin de ne pas mettre en péril le droit à séjourner ou à s’établir en Suisse.</p><p>La pandémie du coronavirus a clairement mis en lumière les conséquences de cette politique inhumaine. En effet, de nombreux migrant-e-s travaillent dans des branches particulièrement touchées par les fermetures dues à la pandémie. Et les indemnités de chômage partiel, qui couvraient seulement 80&nbsp;% du salaire jusqu’à la fin 2020 encore, ne permettaient pas aux petits revenus de vivre décemment. Par peur de mettre en danger la sécurité de leur séjour en plus de leur sécurité financière, beaucoup de ces personnes ont renoncé à faire valoir leur droit à une aide.</p><p>Le fait que le Conseil fédéral mette en consultation de nouvelles mesures visant à restreindre le droit à l’aide sociale pour les ressortissant-e-s de pays tiers est une véritable gifle pour des personnes qui ont été les plus durement frappées par la pandémie&nbsp;: tous ces gens qui n’ont pas eu le loisir de faire du télétravail avec un emploi sûr pendant ces deux dernières années, mais qui étaient en première ligne dans le commerce de détail, la secteur de la santé ou des nettoyages pour contribuer à surmonter cette crise&nbsp;; toutes ces personnes qui ont d’abord été touchées par des fermetures d’entreprises avant d’être les premières à retourner au travail pour satisfaire les besoins d’autrui dans les restaurants ou les salons de coiffure. L’USS s'opposera résolument à cette mesure et à d’autres visant à criminaliser les pauvres et à créer une société à deux vitesses&nbsp;: le droit à l’égalité des droits et à l’aide de l’État dans les situations de détresse ne doit pas être bafoué par la législation sur les étrangers et les étrangères.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/6/csm_junge_frau_verzweifelt_rechnungen_taschenrechner_lores_21d1017115.webp" length="53840" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8097</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:25:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire Badran (16.498) : «Soumettre les infrastructures stratégiques du secteur énergétique à la lex Koller»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-parlementaire-badran-16498-soumettre-les-infrastructures-strategiques-du-secteur-energetique-a-la-lex-koller</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8095</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:19:00 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur les contributions d&#039;Innosuisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-totale-de-lordonnance-sur-les-contributions-dinnosuisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Énergie et environnement</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8093</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:14:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration : Admission facilitée pour les étrangers titulaires d&#039;un diplôme d&#039;une haute école suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-lintegration-admission-facilitee-pour-les-etrangers-titulaires-dun-diplome-dune-haute-ecole-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8091</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:10:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-accidents</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8089</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 17:05:00 +0100</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur les services de télécommunication (adaptation des dispositions du service universel) </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-lordonnance-sur-les-services-de-telecommunication-adaptation-des-dispositions-du-service-universel</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8087</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:58:00 +0100</pubDate><title>Bases de la planification du réseau électrique 2030/2040 </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bases-de-la-planification-du-reseau-electrique-2030-2040</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8085</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:53:00 +0100</pubDate><title>Modification de la LAMal concernant l’échange de données et la compensation des risques</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-lamal-concernant-lechange-de-donnees-et-la-compensation-des-risques</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8083</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:50:00 +0100</pubDate><title>les modifications de l’ordonnance sur la signalisation routière et de l’ordonnance du DETEC</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-modifications-de-lordonnance-sur-la-signalisation-routiere-et-de-lordonnance-du-detec</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8081</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:45:00 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 20.433 «Développer l&#039;économie circulaire en Suisse»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-parlementaire-20433-developper-leconomie-circulaire-en-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8079</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:42:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur les cartels (LCart)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-les-cartels-lcart</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8077</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:37:00 +0100</pubDate><title>Introduction de l&#039;échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers (EAR) avec douze États et territoires supplémentaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/introduction-de-lechange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-ear-avec-douze-etats-et-territoires-supplementaires</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8075</guid><pubDate>Mon, 07 Feb 2022 16:31:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale encourageant l’innovation, la coopération et la professionnalisation dans le domaine du tourisme (Innotour)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-encourageant-linnovation-la-cooperation-et-la-professionnalisation-dans-le-domaine-du-tourisme-innotour</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8041</guid><pubDate>Fri, 04 Feb 2022 15:58:47 +0100</pubDate><title>OUI à l’aide aux médias, c’est aussi dire NON à l’avidité du camp opposé</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-laide-aux-medias-cest-aussi-dire-non-a-lavidite-du-camp-oppose</link><description>Votation du 13 février sur le paquet d’aides aux médias</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ils se battent pour la démocratie, l’indépendance et la crédibilité&nbsp;: c’est du moins ce que clament à corps et à cri les pontes du camp opposé à l’aide aux médias. Mais dans le fond, c’est surtout d’argent qu’il s’agit pour bon nombre d’entre eux. Le leur.</p><p>Mais d’où viennent donc les millions injectés dans la publicité contre les soi-disant «&nbsp;milliards d’impôts&nbsp;» (sic&nbsp;!) pour les «&nbsp;millionnaires des médias (zurichois)&nbsp;», respectivement pour un non au paquet d’aides aux médias&nbsp;? Impossible de le savoir réellement, puisque la transparence fait encore cruellement défaut en Suisse sur le financement des campagnes de votations et d’élections. Il est toutefois évident que les milieux qui ont déboursé autant pour la campagne du non savent très bien qu’il s’agit là d’un «&nbsp;investissement&nbsp;» qui, à long terme, leur sera directement profitable. En effet, en cas de non au paquet d’aides aux médias, on n’en restera pas simplement au statu quo. La concentration du paysage médiatique poursuivra inexorablement son cours. Et les victimes en seront les citoyen-ne-s (appauvrissement du contenu informatif, indispensable à la démocratie), les journalistes (toujours plus de suppressions d’emplois et de diminutions des salaires) et la population rurale (là où il y a peu d’habitant-e-s, cela vaut encore moins la peine d’avoir une couverture journalistique). Ceux qui profitent de cette évolution sont les protagonistes qui parviennent à se tailler une part toujours plus grande d’un gâteau publicitaire qui ne cesse de fondre (de plus en plus d’argent de la publicité part vers Google et Facebook). Un exemple emblématique est celui de l’empire opaque de la presse gratuite de l’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher&nbsp;: bien positionné du côté des recettes (position idéale sur le marché publicitaire) et en totale maîtrise du côté des dépenses (faibles coûts en raison des contributions modestes de la part des rédactions).</p><p>Mais ces quelques protagonistes de la branche des médias ne seraient de loin pas les seuls à bénéficier d’un refus du paquet d’aides aux médias. Ce n’est pas un hasard si les médias sont aussi appelés le «&nbsp;quatrième pouvoir&nbsp;»&nbsp;: ils ne se contentent pas de relater les événements, mais ont une fonction de contrôle démocratique indispensable. Les escapades de Pierre Maudet à Genève, les remous autour de la fondation Bührle à Zurich, les détails de la connivence avec l’industrie pharmaceutique à Bâle ou le cartel de la construction dans le canton des Grisons&nbsp;: toutes ces situations et péripéties ne seraient peut-être jamais parvenues au grand jour sans un travail journalistique sérieux et fondé. Autrement dit&nbsp;: là où les médias (locaux) sont moins présents pour les tenir à l’œil, les gens de pouvoir ont beaucoup plus de marge de manœuvre pour agir à leur guise. Et, s’il le faut, même au détriment des gens ordinaires&nbsp;: les contribuables, les consommatrices et consommateurs, les salarié-e-s.</p><p>En ce sens, le camp du non au paquet d’aide aux médias a raison lorsqu’il dit qu’il s’agit, le 13 février, d’une question de principe&nbsp;: voulons-nous abandonner définitivement la couverture en informations à la loi du marché et nous contenter d’une simple «&nbsp;soupe&nbsp;» qui génère des clics ou des tirages, et donc des recettes publicitaires&nbsp;? Ou sommes-nous prêt-e-s à reconnaître comme il se doit la fonction sociale et démocratique irremplaçable de l’information journalistique et à définir par conséquent un service public (au moins minimal) dans ce domaine&nbsp;? Les syndicats s’engagent avec détermination pour ce deuxième principe et appellent à voter OUI au paquet d’aide aux médias.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8038</guid><pubDate>Fri, 04 Feb 2022 13:48:57 +0100</pubDate><title>Attaque frontale contre la santé des salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/frontalangriff-auf-die-gesundheit-der-arbeitnehmenden</link><description>La loi sur le travail est sérieusement menacée d&#039;érosion</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour des pans entiers de l’économie, la protection qu’offre la loi sur le travail ne devrait plus s’appliquer&nbsp;: la Commission de l’économie du Conseil des États (CER-E) a lancé cette attaque incroyable contre la santé des travailleuses et travailleurs. Lors de l’examen de l’initiative parlementaire Graber, déjà dangereuse, elle a accepté, dans un revirement-surprise, la proposition du conseiller aux États Ruedi Noser qui va encore bien plus loin dans les dégradations de la protection de la santé.</p><p>Alors que, sur mandat du conseiller fédéral Guy Parmelin, les partenaires sociaux discutent déjà d’éventuelles adaptations des horaires de travail pour certains employé-e-s, la CER-E s’attaque ainsi non seulement à la santé de milliers de travailleuses et travailleurs, mais aussi au partenariat social et au Conseil fédéral.</p><p>Si la version de la CER-E était adoptée, cela constituerait un précédent pour l’affaiblissement de la loi sur le travail. En effet, la proposition du conseiller aux États Noser ne vise rien d’autre que de réduire le plus possible le champ de protection de la loi sur le travail, notamment en ce qui concerne les dispositions relatives à la durée du travail et du repos, et donc tout particulièrement l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. La protection disparaîtrait pour les employé-e-s exerçant une «&nbsp;fonction dirigeante&nbsp;» et les «&nbsp;spécialistes&nbsp;» avec un diplôme d’études supérieures – une formulation pour le moins élastique. Le même sort serait réservé aux employé-e-s gagnant plus de 120&nbsp;000 francs par année et travaillant dans les secteurs des services, du «&nbsp;conseil&nbsp;», de l’informatique, des audits et de la fiducie. Seule condition&nbsp;: déclarer être «&nbsp;autonome dans les horaires de travail&nbsp;» ainsi que le simple accord écrit de l’employé-e.</p><p>Les définitions de branches sont volontairement floues, en particulier celle de la «&nbsp;branche du conseil&nbsp;», et élargissent ainsi le champ d’application de la nouvelle disposition de manière insoupçonnée. Avec les conséquences désastreuses que cela implique pour la santé psychique&nbsp;: burn-out, auto-exploitation et perte importante des contacts sociaux.</p><p>Cette attaque est très grave, car elle vise à extraire du champ de protection de la loi sur le travail des catégories entières de travailleuses et travailleurs. Et ce n’est apparemment qu’un début&nbsp;: après les conseillers et conseillères, les informaticien-ne-s et autres «&nbsp;spécialistes&nbsp;», l’offensive contre tous les autres salarié-e-s est sans doute imminente, jusqu’à ce que le plus grand nombre possible puissent aussi être employés le dimanche et la nuit, selon le bon vouloir de leur entreprise.</p><p>Et cela a bel et bien lieu en Suisse, où l’on travaille déjà beaucoup et longtemps. L’USS ne tolérera pas cette attaque contre la santé et la qualité de vie des salarié-e-s et la combattra avec tous les moyens nécessaires au sein d’une large coalition.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_d75e88c55f.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8022</guid><pubDate>Tue, 18 Jan 2022 17:03:46 +0100</pubDate><title>Retraites : la chute libre se poursuit inexorablement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/retraites-la-chute-libre-se-poursuit-inexorablement</link><description>Statistique des nouvelles rentes </description><content:encoded><![CDATA[<p>La statistique publiée aujourd’hui le confirme&nbsp;: les rentes baissent inexorablement et la situation des femmes à la retraite est tout simplement déplorable. Depuis 2015, la rente médiane du 2e pilier a reculé de 135 francs par mois, soit une baisse de 7,5 points de pourcentage. À tel point qu’aujourd’hui, la rente médiane de l’AVS dépasse d’environ 100 francs celle du 2e pilier&nbsp;! Et ce, alors que les caisses de pensions se portent mieux que jamais et qu’en 2021, elles ont à nouveau pu atteindre des rendements de plus de 8&nbsp;% en moyenne.</p><p>Le déficit de rente des femmes dans le 2e pilier est extrêmement préoccupant. En effet, près d’un tiers des femmes ne perçoivent toujours aucune rente du 2e&nbsp;pilier. Et si elles en ont une, leur rente médiane de la caisse de pensions est inférieure de moitié à celle des hommes. La moitié des femmes qui ont pris leur retraite en 2020 reçoivent une rente du 2e&nbsp;pilier inférieure à 1167 francs par mois. Les retraits en capital sont même jusqu’à 2,5 fois moins élevés chez les femmes que chez les hommes. Les nouvelles baisses de prestations décidées au Parlement sont un affront pour les personnes concernées. De plus en plus souvent, les rentes ne suffisent tout simplement plus pour vivre.</p><p>50 ans exactement après l’introduction du modèle des trois piliers, la prévoyance vieillesse se trouve à un carrefour. Les chiffres publiés aujourd’hui sont sans équivoque&nbsp;: pour les femmes et les hommes aux revenus faibles et moyens – et donc aux avoirs de 2e piliers plus bas –, la seule perspective est de travailler jusqu’à l’âge légal de la retraite pour autant que cela soit possible, puis d’essayer ensuite de s’en sortir avec des rentes insuffisantes.</p><p>Ironiquement, les personnes qui prennent une retraite anticipée touchent des rentes nettement plus élevées. En gros, celles et ceux qui peuvent se le permettre partent plus tôt. Un relèvement de l’âge légal ne fera qu’accroître cette inégalité. La réforme de la LPP telle que votée par le Conseil national ne tient aucunement compte de cette évolution. Pour l’USS, une chose est sûre&nbsp;: elle se battra pour de meilleures rentes – dans l’AVS, avec une 13e rente, comme dans le 2e pilier, en défendant le compromis des partenaires sociaux. Et elle s’engagera fermement contre AVS 21 qui prévoit un démantèlement des prestations sur le dos des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_210918_HaendeWeg-Demo-Manif-PasTouche_eceaef1f3d.webp" length="536346" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8020</guid><pubDate>Mon, 17 Jan 2022 09:52:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-la-lutte-contre-le-blanchiment-dargent-et-le-financement-du-terrorisme</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8026</guid><pubDate>Wed, 12 Jan 2022 19:16:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les liquiditës (dispositions particuliëres applicables aux banques d’importance systëmique – «Too-big-to-fail»)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-liquidites-dispositions-particulieres-applicables-aux-banques-dimportance-systemique-too-big-to-fail</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8013</guid><pubDate>Tue, 11 Jan 2022 10:30:00 +0100</pubDate><title> Les 3 milliards de cadeaux fiscaux doivent plutôt servir aux réductions de primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-3-milliards-de-cadeaux-fiscaux-doivent-plutot-servir-aux-reductions-de-primes-maladie</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pendant la crise du coronavirus, la perte de pouvoir d’achat a presque exclusivement touché les ménages à revenus faibles et moyens. La crise a donc surtout frappé celles et ceux dont les revenus stagnaient déjà avant la pandémie. Dans cette situation tendue, il faudrait impérativement soulager les gens qui travaillent. Mais le Conseil fédéral et le Parlement préfèrent préparer des baisses d’impôts pour les grandes fortunes et les hauts revenus, à hauteur de quelque trois milliards de francs. Et dans le même temps, ils prévoient des réductions dans l’AVS et des baisses de rentes dans le 2e pilier. En cette année clé en matière de politique sociale et de revenu, l’Union syndicale suisse (USS) se battra pour un changement de cap en faveur des travailleuses et des travailleurs. Elle le fera à travers plusieurs référendums et initiatives populaires ainsi que des luttes syndicales sur le terrain. Objectif premier&nbsp;: la reprise doit profiter à toute la population, et les salaires et les rentes doivent enfin repartir à la hausse.</p><p>Ces deux dernières années, la crise du coronavirus a fondamentalement modifié la donne pour de nombreux salarié-e-s. Grâce au chômage partiel et aux autres garanties salariales (APG), une catastrophe a pu être évitée. Et depuis quelques mois, le chômage est à nouveau en recul. Toutefois, il reste de nombreuses traces douloureuses et des vulnérabilités, surtout chez les salarié-e-s à bas revenu ainsi que chez les jeunes et les personnes en fin de carrière. Pour les plus de 60&nbsp;ans, la reprise n’est pas du tout perceptible. Leur taux de chômage demeure plus élevé qu’avant la crise. D’un autre côté, les personnes de 15 à 24 ans sont pratiquement 25&nbsp;000 en moins à exercer une activité lucrative qu’avant le début de la pandémie. La reprise s’est malheureusement accompagnée de l’apparition de nombreux emplois peu sûrs. Ainsi, le nombre d’employé-e-s temporaires, par exemple, a augmenté de plus de 10&nbsp;% en 2021.</p><p>Pour beaucoup de gens, il est de plus en plus difficile de nouer les deux bouts. La charge que représentent les primes des caisses-maladie est devenue insupportable. Les salaires n’ont augmenté que de 0,2&nbsp;% en termes réels entre 2016 et 2022 et sont à la traîne de l’évolution économique.</p><p>Au lieu de s’attaquer à ces problèmes, le Conseil fédéral et le Parlement prennent la direction diamétralement opposée. Ils préparent des baisses d’impôt de près de 3 milliards de francs par an en faveur des personnes fortunées, des gros salaires et des entreprises. Par contre, le fardeau toujours plus insupportable des primes-maladie n’est nullement allégé.</p><p class="heading--h4">Il faut plus d’AVS, pas moins</p><p>En 2022, le modèle suisse des trois piliers de la prévoyance vieillesse fête ses 50 ans d’existence. Lors de son introduction, ce système comprenait non seulement une rente AVS assurant le minimum vital, mais également des caisses de pensions avec des garanties de prestations clairement définies et une compensation du renchérissement. La rente de la caisse de pensions doit permettre de maintenir le niveau de vie antérieur. Mais nous nous éloignons toujours plus de cet objectif constitutionnel. L’AVS n’assure plus le minimum vital et les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser. Les futurs retraité-e-s auront donc toujours moins pour vivre.</p><p>La prévoyance vieillesse s’est muée en un champ d’activité économique en plein essor. En ce sens, les attaques contre l’AVS – où les prestataires comme les caisses de pensions, les banques ou les assurances ne gagnent rien – ne sont pas nouvelles ni surprenantes. Ce qui est nouveau, c’est la virulence. La première attaque concrète vient de la réforme AVS&nbsp;21&nbsp;: il ne s’agit ni plus ni moins d’un démantèlement de l’AVS au détriment des femmes. Tout comme la réforme du 2e pilier voulue par les banques et les assurances, qui implique des baisses de rentes massives. Ce n’est pas tout&nbsp;: les employeurs et les partis de la droite et du centre veulent relever l’âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. Mais en réalité, c’est «&nbsp;faites ce je dis, pas ce je fais&nbsp;»&nbsp;: car les personnes qui peuvent se le permettre prennent, elles, leur retraite plus tôt. En effet, il est piquant de constater que la branche du crédit et des assurances affiche un taux de retraite anticipée de 50&nbsp;% plus élevé que la moyenne générale en Suisse. L’USS entend bien combattre toutes ces détériorations. Avec des rentes du 2e pilier en baisse, il faut plus d’AVS, et non pas moins.</p><p class="heading--h4">Améliorer les revenus des gens ordinaires et diminuer le chômage</p><p>D’un point de vue de politique économique, l’USS estime que les mesures suivantes doivent être prioritaires en 2022&nbsp;:</p><ul><li>En matière de politique des revenus et de politique fiscale, des améliorations sont nécessaires pour les ménages à bas ou moyen revenu, et non des baisses d’impôt pour les plus riches. Les presque 3 milliards de francs de baisses d’impôts prévus doivent plutôt être affectés aux réductions des primes-maladie.</li><li>Il faut combattre plus systématiquement la surévaluation du franc. En effet, à cause du franc trop cher, le taux de chômage au sens du BIT (personnes en recherche d’emploi, mais pas forcément inscrites auprès d’un ORP) se situe à 5&nbsp;% en Suisse, soit nettement plus qu’en Allemagne (3,3&nbsp;%). Si la Banque centrale européenne (BCE) venait à normaliser sa politique monétaire, la BNS peut attendre avant de remonter ses propres taux d’intérêts.</li><li>Les plus de 60 ans doivent être mieux aidés dans leur recherche d’emploi via les ORP, comme c’était prévu dans le programme d’impulsion de l’initiative de limitation (initiative «&nbsp;Pour une immigration modérée&nbsp;»).</li><li>Il faut une augmentation générale des salaires et enfin un 13e salaire pour tout le monde.</li><li>Des conventions collectives de travail (CCT) qui fixent des salaires minimums décents et des conditions de travail de qualité sont nécessaires dans toutes les branches. Il faudra se pencher en particulier sur les branches en plein essor, dont les conditions de travail sont problématiques, comme c’est le cas pour les services de coursier.</li><li>Compte tenu de la propagation actuelle du variant Omicron, le Conseil fédéral doit prolonger sans interruption les garanties de salaire dans le chômage partiel. Si le système de tests et de traçage venait à être surchargé, la priorité doit être placée sur les personnes vulnérables.</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_210107_JMK-Totale_77fa7b87ab.webp" length="70286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8011</guid><pubDate>Fri, 07 Jan 2022 11:08:35 +0100</pubDate><title>Bénéfices record de la BNS : une part doit revenir à l&#039;AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/benefices-record-de-la-bns-une-part-doit-revenir-a-lavs</link><description>Bilan 2021 de la Banque nationale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>À eux seuls, les 26 milliards de bénéfices engrangés par la Banque nationale suisse (BNS) en 2021 permettraient de couvrir les besoins supplémentaires de l’AVS des dix prochaines années. Sans parler des réserves de la BNS, qui sont encore bien plus importantes&nbsp;: plus de 100 milliards de francs dorment dans les réserves pour distributions futures, soit après déductions des provisions et des versements – déjà plus élevés qu’auparavant – de six milliards de francs à la Confédération et aux cantons.</p><p>Les retraites représentent un des problèmes les plus préoccupants pour la population dans notre pays. En effet, les rentes du 2e pilier baissent constamment en raison des taux d’intérêt très faibles. Et les rentes de l’AVS sont sous pression. Les femmes sont les grandes perdantes avec l’augmentation prévue de l’âge de la retraite, alors même qu’elles touchent déjà beaucoup moins que les hommes. Enfin, les rentes AVS sont clairement à la traîne par rapport aux salaires et à la hausse des primes-maladie.</p><p>Les rentes AVS doivent augmenter, et non baisser. La Suisse a assez d’argent pour cela. L’Union syndicale suisse (USS) propose de transférer à l’AVS une partie des bénéfices de la BNS. Elle prépare une initiative populaire en ce sens. Le texte sera présenté aux délégué-e-s de l’USS en février. Ce transfert permettrait par exemple de financer la 13e rente AVS, dont le besoin est impératif.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8007</guid><pubDate>Tue, 04 Jan 2022 11:15:00 +0100</pubDate><title>AVS 21 n’est qu’un début – augmenter l’âge de la retraite, c’est baisser les rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-nest-quun-debut-augmenter-lage-de-la-retraite-cest-baisser-les-rentes</link><description>Une large alliance lance le référendum contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de relèvement de l’âge de la retraite vise à faire près de 10&nbsp;milliards d’économies sur le dos des femmes. Leurs rentes diminueraient en moyenne de 1200&nbsp;francs par an. Alors même qu’aujourd’hui encore, les femmes perçoivent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Toute détérioration de la situation est par conséquent inacceptable. Au lieu de tenir enfin la promesse de rentes qui suffisent pour vivre, le Parlement cherche de nouveau à affaiblir l’AVS. Car il est bien clair qu’AVS&nbsp;21 n’est qu’un début&nbsp;: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre la pièce maîtresse des assurances sociales suisses. La retraite à 67&nbsp;ans pour tout le monde figure déjà à l’ordre du jour et d’autres baisses de rentes sont prévues dans les caisses de pensions. Voilà pourquoi une large alliance formée de syndicats, de partis politiques, d’associations professionnelles et de collectifs féministes lancer aujourd’hui<a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/referendum/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> le référendum contre la première étape d’un démantèlement des rentes</a>, soit AVS&nbsp;21.</p><p>La large alliance référendaire contre AVS&nbsp;21 lance aujourd’hui le référendum, lors d’une conférence de presse commune. Ce projet de démantèlement de l’AVS est un marché de dupes. Les femmes seraient seules à subir une réduction unilatérale de prestations dans la réforme prévue, avec le relèvement de l’âge de la retraite. Selon <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> président de l’Union syndicale suisse (USS), il est scandaleux que le Parlement ferme les yeux sur la situation de la population retraitée, à commencer par les femmes. Son constat est clair&nbsp;: «&nbsp;La moitié des femmes parties à la retraite en 2019 ont dû se contenter de moins de 1770&nbsp;francs d’AVS par mois. Ces rentes sont trop basses et de nouvelles détériorations sont tout simplement intolérables&nbsp;». Pour <strong>Vania Alleva,</strong> présidente d’Unia, AVS&nbsp;21 ne tient pas compte des problèmes actuels des femmes à la retraite et n’en résout aucun. Au contraire, «&nbsp;cette réforme entièrement réalisée sur le dos des femmes est inacceptable. Nous combattrons de toutes nos forces le relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;».</p><p><strong>Léonore Porchet,</strong> conseillère nationale Les Vert-e-s et vice-présidente de Travail.Suisse, souligne que l’AVS perd chaque année 825&nbsp;millions de francs à cause de la discrimination salariale subie par les femmes. Il est honteux de vouloir faire payer la facture de ce «&nbsp;paquet de réformes&nbsp;» aux femmes. «&nbsp;Les femmes sont déjà massivement discriminées aujourd’hui, à la retraite comme sur le marché du travail, et devraient encore faire les frais de cette réforme. C’est inacceptable.&nbsp;» <strong>Adrian Wüthrich,</strong> président de Travail.Suisse, ajoute que la retraite à 66 ou 67&nbsp;ans est déjà prévue, et que la lutte contre AVS&nbsp;21 n’est donc qu’un début&nbsp;: «&nbsp;Le relèvement de l’âge de la retraite n’est pas la bonne solution, pas plus pour les femmes que pour les hommes, et les syndicats s’y opposeront&nbsp;». <strong>Marina Carobbio,</strong> conseillère aux États socialiste, souligne que les compensations prévues pour les femmes de la génération transitoire sont totalement insuffisantes&nbsp;: «&nbsp;Les femmes de la génération transitoire devraient se contenter de miettes.&nbsp;»</p><p>Les collectifs de la grève féministe s’engagent aussi pour le référendum. En leur nom, <strong>Anna-Béatrice Schmaltz</strong> souligne que «&nbsp;tant que les retraites des femmes seront inférieures d’un tiers à celles des hommes, il est absurde et absolument injustifié de relever l’âge de la retraite des femmes&nbsp;». <strong>Michela Bovolenta,</strong> secrétaire centrale au SSP et représentante des collectifs romands de la grève féministe, résume bien la colère des femmes&nbsp;: «&nbsp;Le Parlement ne nous a hélas pas écoutées. Il doit veiller à renforcer l’égalité à la retraite, au lieu de prévoir un démantèlement sur le dos des femmes. C’est le montant des rentes des femmes qu’il faut augmenter, pas l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;»</p><p>Deux ans après que plus de 500&nbsp;000&nbsp;femmes sont descendues dans la rue pour réclamer plus de temps, de respect et d’argent, les revendications majeures du mouvement de la Grève des femmes* continuent d’être ignorées. Le bilan est misérable&nbsp;: les bas salaires, la discrimination salariale, le travail à temps partiel ou non rémunéré restent le lot de beaucoup de femmes. Avec pour résultat qu’à la retraite, leur situation est scandaleusement délétère. Avec AVS&nbsp;21, les choses ne feront qu’empirer. Même les femmes proches de l’âge de la retraite s’exposent à une détérioration concrète de leurs conditions.</p><p>Dans la réforme du 2e&nbsp;pilier non plus (LPP&nbsp;21), les femmes n’ont pas été ménagées et le niveau des prestations a été brutalement revu à la baisse. La large alliance constituée s’opposera par conséquent farouchement à la hausse de l’âge de la retraite des femmes, le référendum contre AVS&nbsp;21 n’étant que le début de son engagement. Il faut améliorer la situation des femmes à la retraite, au lieu de la détériorer. Les femmes ont entendu assez des belles paroles, leur patience est à bout.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/7/csm_AHV21-FR_Visual_0f9e5d859a.webp" length="59536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8030</guid><pubDate>Wed, 22 Dec 2021 11:09:00 +0100</pubDate><title>Règlement (UE) 2019/1896 relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reglement-ue-2019-1896-relatif-au-corps-europeen-de-garde-frontieres-et-de-garde-cotes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la reprise et sur la mise en oeuvre de ce règlement de l&#039;UE (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-8004</guid><pubDate>Tue, 21 Dec 2021 10:00:21 +0100</pubDate><title>Oui à la diversité et à la qualité – Oui au paquet d’aide aux médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ja-zur-vielfalt-und-qualitaet-ja-zum-medienpaket</link><description>Les syndicats disent OUI au paquet d’aide aux médias</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le cadre des votations du 13 février 2022, les syndicats des médias syndicom et SSM (syndicat suisse des mass médias) ainsi que l’Union syndicale suisse (USS) s’engagent clairement pour un Oui au «train de mesures en faveur des médias». Le paquet permet de réaliser des investissements aussi bien dans le journalisme que dans les rédactions locales, et de promouvoir les médias en ligne ainsi que les radios locales et les télévisions régionales. Il renforce donc le service public médiatique et les conditions de travail dans l’étendue requise. Un Non à ce projet de loi bloquerait des années durant la politique nationale des médias et accentuerait la désertification du paysage médiatique.</p><p>Les recettes publicitaires chutent, les revenus des médias diminuent. Et en Suisse aussi, on observe une concentration accrue, voire par endroits une monopolisation du paysage médiatique. Cela conduit à une perte de diversité et à un appauvrissement, en particulier pour les médias locaux et régionaux. Il faut un soutien public aux médias pour que cette tendance puisse être enrayée. C’est la seule façon de renforcer l’indépendance économique des médias et d’assurer la survie des journaux régionaux, des médias en ligne et des chaînes privées. Et c’est la seule manière de garantir sur l’ensemble du territoire le service public médiatique absolument indispensable à une société de l’information démocratique.</p><p class="heading--h4">Garantir la qualité des médias</p><p>Assurer un journalisme de qualité protège des fake news. En ce sens, il est essentiel de promouvoir la formation et le perfectionnement professionnel des journalistes ainsi que le service de base de l’ATS et le travail éthique des médias dont le Conseil de la presse se porte garant. Pour que le projet de loi soit efficace, les employeurs doivent également s’impliquer. Les syndicats les appellent à investir en priorité dans leur personnel et à veiller, en collaboration avec les syndicats des médias, à des conditions de travail équitables. Le paquet d’aide aux médias fournit une base visant à augmenter les budgets pour les indépendant-e-s, afin qu’ils puissent apporter leur contribution importante à la diversité des médias.</p><p class="heading--h4">Améliorer les conditions de travail dans la distribution matinale</p><p>Des salaires bas et peu réglementés ainsi que des conditions de travail difficiles prévalent dans la distribution matinale. Cette situation devrait enfin s’améliorer, car le paquet d’aide aux médias comporte une obligation de négocier une convention collective de travail. Elle constitue la meilleure protection pour le personnel. Ici syndicom a pu franchir une étape importante déjà avant la votation: des négociations CCT ont été entamées dans la branche de la distribution. Le paquet contribuerait toutefois aussi à maintenir la pression sur les employeurs dans cette branche. Par ailleurs, il permet de garantir le volume de la distribution matinale et quotidienne, et apporte une contribution à la garantie des emplois.</p><p class="heading--h4">Renforcer la démocratie</p><p>Sans de bonnes conditions-cadres pour le journalisme, seul l’argent décide des contenus qui parviennent aux lecteurs. Si des questions désagréables ne sont plus posées et si des enquêtes approfondies ne sont plus menées, la porte est grande ouverte aux fake news et à la propagande. Le paquet d’aide aux médias veille à ce que les tout-puissants et les nantis soient eux aussi pointés du doigt.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/f/csm_Logo_Medienpaket_2_FR_8bc9da0b07.webp" length="45332" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8002</guid><pubDate>Mon, 20 Dec 2021 14:24:18 +0100</pubDate><title>Publireportages et vidéos de chats ne suffisent pas : il faut une information de qualité et des conditions de travail correctes. OUI au paquet médias !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/qualitaetsinformation-und-anstaendige-arbeitsbedingungen-statt-publireportagen-und-katzenvideos-ja-zum-medienpaket</link><description>Votation populaire du 13 février 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les conditions de travail des journalistes se dégradent depuis des années, en même temps que la diversité des médias s’appauvrit. Facebook et Google en profitent financièrement, tout comme Tamedia, Ringier et consorts. L’heure est à un changement de cap, et il commence par <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/Abstimmungen/220213/2112_Argumentaire_Aide_medias_RW.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">un OUI au paquet médias</a>.</p><p>Pourquoi les médias recevraient-ils des fonds publics&nbsp;? Après tout, les journaux et les émissions de télévision privées sont des produits comme tous les autres, vendus aux consommatrices et consommateurs intéressés. Or c’est faux&nbsp;: un paysage médiatique qui fonctionne n’est pas comme un millefeuille ou un abonnement à Netflix, et son financement ne saurait être entièrement garanti par les recettes générées sur le marché. Il en va depuis longtemps ainsi, et aujourd’hui plus que jamais. Pourquoi&nbsp;?</p><p>Premièrement, les comptes rendus basés sur les faits jouent un rôle majeur dans une société de l’information démocratique&nbsp;: nos médias sont un pilier du processus de formation de l’opinion publique, sans lequel il n’y aurait jamais de débat démocratique approfondi. Deuxièmement, et comme corollaire de ce qui précède, les médias sont un élément indispensable du service public. Or ce dernier ne peut être financé par le marché, ou du moins pas entièrement. Si les CFF devaient financer aujourd’hui leur réseau public au maillage subtil par le seul prix des billets, plus personne ne prendrait le train. C’est bien pourquoi les chemins de fer sont subventionnés – à juste titre.</p><p class="heading--h4">Halte à une évolution dommageable</p><p>L’offre médiatique de base bénéficie depuis longtemps d’un soutien public, sous forme par exemple de tarifs préférentiels d’acheminement des journaux à faible tirage. Or ce modèle minimal de service public dans le domaine des médias n’est plus compatible avec les nouvelles réalités de la branche des médias&nbsp;: à l’heure de l’érosion des recettes d’abonnement et de l’effondrement de la manne publicitaire, les problèmes des médias suisses sont énormes. En particulier les journaux, les magazines, les chaînes radio ou TV à petit budget informant au niveau local n’arrivent plus guère à se maintenir à flot. Par conséquent, non seulement l’offre médiatique subit un déclin quantitatif et qualitatif, mais des emplois disparaissent ou les conditions de travail se dégradent au quotidien. Le mouvement de concentration, s’accroît au même rythme, et avec lui le pouvoir des grands groupes Tamedia, Ringier et consorts dont les propriétaires sont déjà richissimes.</p><p>Une autre évolution est observable en parallèle&nbsp;: une part croissante des contributions médiatiques ne sont plus ni imprimées ni diffusées sur les ondes, mais paraissent en ligne. Même si ce n’est pas un problème en soi, cela montre à quel point le processus de concentration dans Internet est avancé. Il n’est dès lors plus possible de générer en ligne, avec les seules recettes réalisées auprès du public, un financement suffisant pour une solide offre de médias qui ne se spécialise ni dans les fausses nouvelles, ni dans les vidéos de chats. Car en Suisse aussi, le pouvoir des géants d’Internet est incomparablement plus grand que celui des grands éditeurs. Avec leurs recettes publicitaires déjà supérieures à deux milliards de francs, Facebook, Google et consorts privent le journalisme d’information d’une précieuse manne financière.</p><p class="heading--h4">Des mesures raisonnables, pour le service public dans les médias</p><p>Si le monde politique reste les bras croisés, l’évolution décrite ci-dessus va encore s’accélérer. C’est précisément pourquoi il faut le paquet médias&nbsp;: il donnera un peu d’oxygène à la branche des médias et à ses plus de 11&nbsp;000 journalistes engagés, et permettra d’adapter et de compléter l’offre existante des médias. Avec une brochette de mesures limitées à sept années – allant de réductions à grande échelle pour la distribution des médias au soutien des petits médias en ligne, en passant par le soutien à la formation. D’importantes mesures structurelles en font aussi partie, à l’instar de l’obligation de négocier des CCT dans la distribution matinale.</p><p>Du côté syndical, un OUI au paquet médias s’impose&nbsp;: ce train de mesures permettra d’encourager, indépendamment des choix technologiques effectués, le journalisme d’information sur l’ensemble du territoire suisse. Grâce au modèle dégressif de subventions, les petits médias – à commencer par les nouveaux sites d’information, les journaux locaux des régions périphériques ou encore des revues thématiques s’adressant à la population migrante – recevront une large part des aides prévues. Cette solution renforcera l’accès de toutes les parties du pays et de tous les groupes de la population à une information de qualité et financièrement à la portée du plus grand nombre.</p><p>En cas d’échec du paquet médias, tout continuera comme jusqu’ici&nbsp;: Facebook et Google accapareront une part croissante des recettes publicitaires (pour des prestations nulles sur le plan de l’information&nbsp;!), les médias locaux ou régionaux continueront de mourir les uns après les autres et les rares formats restants des grands groupes de médias se rempliront encore davantage de publireportages et de fenêtres de diffusion payantes. Or c’est précisément cette évolution qui limite toujours plus aujourd’hui l’indépendance et la diversité des médias. Pour inverser la tendance, le 13&nbsp;février, il faudra voter OUI au paquet médias&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/f/csm_Logo_Medienpaket_2_FR_8bc9da0b07.webp" length="45332" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7983</guid><pubDate>Wed, 15 Dec 2021 11:34:04 +0100</pubDate><title>Un démantèlement inacceptable des retraites sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-inacceptable-des-retraites-sur-le-dos-des-femmes</link><description>L’USS lance le référendum contre AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’écart scandaleux entre les rentes des femmes celles des hommes est d’environ un tiers. Or au lieu d’améliorer une fois pour toutes cette situation, le Parlement veut faire payer aux femmes le prix du projet démantèlement de l’AVS (AVS 21) en réduisant leurs rentes de 1&nbsp;200 francs par année. L’Union syndicale suisse (USS) va, dans le cadre d’une vaste alliance, saisir le référendum contre ce marché de dupes. Il est aussi clair qu’AVS 21 n’est qu’un début. Les syndicats combattront fermement tant le démantèlement des rentes du 2e pilier, avec lequel le Conseil national entend également laisser en plan les femmes, que tout relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Le Parlement refuse de voir quelle est la situation en ce qui concerne les rentes des femmes. La moitié de ces dernières qui ont pris leur retraite en 2019 doit s’en sortir avec moins de 1&nbsp;770&nbsp;francs de rente AVS par mois. Près d’un tiers des actuelles retraitées n’a aucune rente du 2e pilier. Et si elles en reçoivent une, celle-ci est en moyenne d’un montant inférieur de moitié environ à celle des hommes. Dans les branches typiquement féminines, il est courant que les rentes du 2e pilier se situent entre 500 et 800&nbsp;francs par mois. De telles rentes sont trop basses, c’est pourquoi il est inacceptable qu’elles baissent encore plus.</p><p>Malgré un tel contexte, les femmes seraient confrontées à un démantèlement de leurs rentes AVS. Le Parlement veut en effet relever leur âge de la retraite, ce qui signifierait, pour la rente AVS médiane, une <strong>réduction de rente de 1&nbsp;200&nbsp;francs par an.</strong> Ainsi, ce sont précisément celles dont les prestations de retraite sont d’ores et déjà insuffisantes qui devraient subir des réductions de rentes radicales et pérennes. Le projet AVS 21 ne contient aucune des améliorations dont les femmes ont besoin de tout urgence, alors qu’il n’y a que dans l’AVS qu’il est possible de renforcer leurs retraites en atteignant tout le monde. Et même l’aménagement des mesures décidées pour la génération de transition des femmes est un marché de dupes, car les rentes de plus de la moitié de celle-ci diminueraient directement.</p><p>Contrairement à ce que le Conseil fédéral proposait, le Parlement ne veut en outre autoriser l’anticipation de l’AVS qu’à partir de 63 ans&nbsp;; cela, alors que la proposition du Conseil fédéral jouissait d’un large soutien et qu’elle n’avait aucune incidence financière pour l’AVS. Par sa décision, le Parlement punit doublement les femmes&nbsp;: non seulement leur âge de la retraite est relevé, mais elles ne pourront plus prendre cette dernière déjà à partir de 62 ans. Pour les hommes, rien ne change à cet égard par rapport au statu quo. Mais eux aussi seront touchés par des réductions de leur rente à travers lesquelles le Parlement veut encourager les personnes touchant une retraite anticipée à travailler plus longtemps.</p><p>Alors que la crise du coronavirus domine à nouveau l’actualité, le Parlement en profite pour accélérer le démantèlement des retraites. De fait, outre le projet sur l’AVS, le modèle des banques et des assurances s’est imposé au Conseil national dans le cadre de la réforme de la LPP. Au lieu d’améliorations pour les femmes, c’est d’une hausse des coûts et d’une baisse des rentes du 2e pilier qu’il s’agirait avec ce modèle. Le but de la droite est évident&nbsp;: faire travailler tout le monde plus longtemps, avec moins d’argent pour vivre à la retraite. D’abord pour les femmes, ensuite, pour tout le monde.</p><p>Cette politique passe à côté de la réalité. En début d’année, plus de 300&nbsp;000 femmes et hommes ont signé l’appel contre AVS 21 en l’espace de cinq jours seulement. À la mi-septembre, plus de 15&nbsp;000 manifestant-e-s ont scandé «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;» devant le Palais fédéral. Sur la base de cette opposition claire au démantèlement des retraites et d’un engagement déterminé pour une AVS forte, l’USS va, avec une vaste alliance, saisir le référendum contre AVS 21.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_210918_SEV_Rd21_MFR8189-c-Manu-Friedrich_0b22dc8b3a.webp" length="227312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7979</guid><pubDate>Fri, 10 Dec 2021 16:57:10 +0100</pubDate><title>Assurer les revenus en cas de baisse de l&#039;activité</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/assurer-les-revenus-en-cas-de-baisse-de-lactivite</link><description>Position de l&#039;USS sur les nouvelles propositions de mesures du Conseil fédéral pour juguler la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie de coronavirus frappe de nouveau les branches de la culture et de la restauration. Heureusement que le Parlement a déjà pris la décision – contre l’avis du Conseil fédéral – de prolonger les garanties de salaire assurées par le chômage partiel. Maintenant, le Conseil fédéral doit livrer la marchandise&nbsp;: il doit mettre en œuvre au plus vite ces prolongations, afin que les entreprises concernées puissent y avoir recours au début de l'année prochaine et que les salaires et les emplois restent sûrs.</p><p>Le besoin d’agir est urgent aussi en ce qui concerne les allocations pour perte de gain des travailleuses et travailleurs de la culture. Certains cantons refusent de verser les indemnités. La Confédération doit clarifier la situation et veiller à ce que ces indemnités de subsistance soient versées.</p><p>Le chômage a heureusement sensiblement baissé ces derniers mois. Mais chez les plus de 60 ans, les choses n’ont pas beaucoup bougé. Ces personnes restent plus nombreuses à être au chômage qu’avant la crise et risquent plus souvent d’arriver en fin de droit. Il faut donc à nouveau réfléchir à des périodes d’indemnisation et des délais-cadres plus longs, comme lors de la première vague de la pandémie. Dans le programme d’impulsion lié à l’initiative de limitation, l’USS a proposé, en collaboration avec les employeurs, des postes d’ORP supplémentaires pour améliorer le placement des personnes au chômage. Les ORP doivent en faire davantage usage. En outre, le seuil élevé pour l’accès à la rente transitoire doit être adapté.</p><h4>Prévenir les risques liés au télétravail</h4><p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie et protéger la santé des travailleuses et des travailleurs. L’expérience de la pandémie montre aussi qu’il ne faut pas ignorer les inconvénients liés au télétravail et que les employeurs ne peuvent se soustraire de leurs obligations. Pour protéger les employé-e-s, il est essentiel de tenir compte et de prévenir les dangers liés à la surveillance par l’employeur, au mélange entre vie privée et vie professionnelle ainsi qu’aux autres risques psychosociaux. Le droit au retour est une condition essentielle pour prévenir le côté négatif du télétravail.</p><p>Si le télétravail est ordonné pour des raisons épidémiologiques, les coûts et frais dus en vertu de la loi sur le travail et du code des obligations doivent être entièrement pris en charge par l’employeur, tout comme la protection de la santé (en particulier l’ergonomie). Dans ces circonstances, les coûts du télétravail ne sauraient être supportés par les employé-e-s. Par ailleurs, les contrôles et les conseils opérés sur les lieux de travail par les inspections et la SUVA doivent enfin être massivement augmentés après avoir inexplicablement diminué.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7975</guid><pubDate>Wed, 08 Dec 2021 17:56:55 +0100</pubDate><title>Payer plus et toucher moins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/payer-plus-et-toucher-moins</link><description>Réforme de la LPP dans l’impasse : une loterie au lieu de rentes stables</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national biffe les améliorations des rentes scandaleusement basses des femmes. En lieu et place, il reprend le projet bancal de la commission, créant ainsi de l’arbitraire et des inégalités de traitement. En fin de compte, les coûts de cette réforme resteront des plus élevés, pour des rentes qui baissent. Seuls les revenus les plus élevés profiteront, grâce à une nouvelle optimisation fiscale avec le 2e pilier, du modèle des banques et des assurances.</p><p>Les rentes du 2e pilier ont baissé en termes réels de 8&nbsp;% depuis 2005 et les assuré-e-s n’ont encore jamais autant payé qu’aujourd’hui pour ce pilier. Cela devrait faire non seulement faire réfléchir les caisses de pensions, mais notamment aussi le Parlement. Cependant, au lieu de s’occuper de ce qu’est la réalité en matière de retraites, le Conseil national se cache derrière sa commission et n’entend ni stabiliser la LPP, ni garantir les rentes. Il adopte au contraire un modèle qui se traduira par des pertes allant jusqu’à 12&nbsp;% des rentes. Cela, alors que le maintien du niveau des prestations a été reconnu par tous les partis comme étant le but à atteindre. Le Conseil national refuse en outre d’améliorer les rentes du 2e pilier aujourd’hui scandaleusement basses des femmes. Ces dernières – qui attendent déjà depuis 40 ans des solutions dans le 2e pilier – devront encore une fois «&nbsp;patienter&nbsp;» pendant 15 ans. Sans garantie aucune qu’ensuite leurs rentes seront alors améliorées, elles devront payer jusque-là plus cher pour les gestionnaires des caisses de pensions et les assureurs.</p><p>Pour compensation, le Conseil national mise sur la différenciation arbitraire entre domaine obligatoire et domaine surobligatoire du 2e pilier. À cet égard, il est clair que la majorité des gens n’y gagnera rien. En effet, les caisses n’ont cessé d’assouplir, ces dernières années, la protection prévue par la loi. Avec sa décision, le Conseil national crée aussi de nouvelles inégalités de traitement si bien que, pour des salaires à peu près aussi bas, les employé-e-s des centres logistiques ou les livreuses et livreurs de la Poste ne toucheront aucune compensation. Mais ils devraient financer le maintien des prestations des employé-e-s de la branche automobile. Ou même contribuer au supplément de rente d’ingénieur-e-s et d’architectes assurés, malgré un revenu plus élevé, dans une caisse LPP minimale. Les personnes de la génération de transition qui sont victimes d’un accident et/ou qui deviennent invalides ne recevront rien. Aucune compensation n’est prévue pour elles. De même, les personnes qui ont travaillé à l’étranger pendant les dix années précédant leur départ à la retraite ne bénéficieront d’aucun maintien des prestations, même sur la partie légale de leur rente. Le Conseil national n’a remis, à juste titre, à sa place sa commission sociale que sur un point&nbsp;: l’Union syndicale suisse (USS) salue ainsi la décision prise aujourd’hui de ne pas développer le 3e pilier.</p><p>Dans l’ensemble, le modèle décidé par le Conseil national sera plus cher pour les personnes dont le revenu est inférieur à 86 040 francs que la proposition faite par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux. Parallèlement, les personnes et à haut revenu les employeurs es branches où les salaires sont élevés se voient déchargés de la responsabilité de participer financièrement à la réforme de la LPP. Pour les personnes à bas revenu et/ou celles qui occupent simultanément plusieurs emplois, cette évolution sera particulièrement chère. Ainsi, par exemple, une employée qui gagne 15&nbsp;000 francs par année devra désormais cotiser à la caisse de pensions. Ce qui lui procurera une rente mensuelle d’à peine 60 francs au terme d’une carrière professionnelle complète. Cela signifie qu’avec son tout petit salaire, elle paierait avant tout les actionnaires des assurances et les salaires des directeurs des caisses de pensions. Pas sa propre rente.</p><p>Le Conseil national ne veut donc pas voir la réalité historique en matière de retraites avec laquelle les travailleurs et travailleuses sont confrontés depuis plus d’une décennie. Et il montre aussi on ne peut plus clairement qu’il n’est pas à la hauteur de sa tâche, à savoir de donner forme à un projet de LPP qui fonctionne techniquement et soit en mesure de trouver une majorité. L’USS s’engagera de toutes ses forces pour que le Conseil des États revienne au compromis des partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7977</guid><pubDate>Wed, 08 Dec 2021 08:28:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de l&#039;ordonnance sur la radio et la télévision</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-lordonnance-sur-la-radio-et-la-television</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7971</guid><pubDate>Tue, 07 Dec 2021 12:33:05 +0100</pubDate><title>Le Conseil national concrétise la baisse des rentes pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-concretise-la-baisse-des-rentes-pour-les-femmes</link><description>Décisions sur le projet AVS 21 au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’âge de la retraite va être augmenté pour les femmes. Conséquence&nbsp;: elles perdront chaque année environ 1200 francs de rentes de vieillesse. Alors que leurs rentes actuelles sont déjà d’un tiers inférieures à celles des hommes, elles subiront de plein fouet le démantèlement prévu dans l’AVS. Pour l’Union syndicale suisse (USS), les discussions en cours sur l’aménagement des mesures en faveur de la génération de transition n’ont finalement même plus vraiment d’importance&nbsp;: au lieu de s’attaquer au grave problème des rentes des femmes, elles conduisent bien plus à une dégradation durable de leur situation en matière de rentes.</p><p>Les décisions prises aujourd’hui au Parlement confirment que le Conseil national veut – de toute façon et par principe – faire payer les femmes. En effet, pour un coût global presque égal, il adopte un modèle qui entraînera des baisses de rentes pour toutes les femmes de la génération de transition. C’est même moins que ce que demandait le Conseil des États. Selon la volonté du Conseil national, plus de la moitié des femmes de la génération de transition subiront une perte directe de leur rente. En d’autres mots&nbsp;: travailler plus longtemps et avoir moins pour vivre. D’abord pour les femmes, puis pour tout le monde. C’est le message que le Conseil national envoie à la population.</p><p>Seul point positif&nbsp;: le Conseil national continue à s’engager en faveur d’un financement supplémentaire par le biais des fonds de la Banque nationale. L’USS salue expressément cette décision&nbsp;: elle montre que le financement de rentes décentes serait possible sans démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7969</guid><pubDate>Tue, 07 Dec 2021 08:49:28 +0100</pubDate><title>Proposition complètement bancale : une loterie plutôt que des rentes stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/proposition-completement-bancale-une-loterie-plutot-que-des-rentes-stables</link><description>La réforme du 2e pilier est dans l’impasse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de réforme de la LPP issu du compromis des partenaires sociaux était déjà sérieusement vidé de sa substance. Et voilà que la majorité de la commission du Conseil national a bricolé en vitesse une proposition qui ne tient pas debout&nbsp;: elle ajoute de l’arbitraire et des inégalités dans l’attribution des prestations et des coûts supplémentaires pour les cotisations. La question de savoir qui va bénéficier des mesures d’atténuation de la baisse du taux de conversion se rapproche désormais plus d’une loterie que d’une assurance sociale. Le modèle proposé, dicté par les banques et les assurances, continue de faire grimper de manière éhontée les coûts ainsi que les bénéfices juteux. Cette mouture de la réforme du 2e pilier est tout simplement aberrante et arbitraire&nbsp;: les gens qui gagnent des salaires bas et moyens devront payer beaucoup plus cher pour, au final, toucher encore moins de rente. L’USS la combattra avec vigueur.</p><p>En 2010 déjà, une réduction des rentes dans la LPP avait été massivement rejetée par les urnes (72,2&nbsp;%). Malgré cela, les caisses de pensions et les assurances ont entre-temps réduit drastiquement les taux de conversion et les taux d’intérêt dans le régime surobligatoire. Huit personnes actives sur dix sont touchées par cette baisse des rentes sans précédent. Pendant ce temps, les coûts du 2e pilier et les bénéfices des prestataires n’ont cessé d’augmenter. Résultat&nbsp;: la confiance dans les caisses de pensions est au plus bas. En effet, les rentes du 2e pilier ont baissé – en termes réels – de 8&nbsp;% depuis 2005 alors que les assuré-e-s n’ont jamais autant cotisé qu’aujourd’hui. Parallèlement, le déficit de rente des femmes est considérable&nbsp;: elles touchent des rentes deux fois moins élevées que celles des hommes – pour autant qu’elles aient droit à des prestations LPP.</p><p>Avec la réforme de la LPP, le Parlement devrait stabiliser le système de manière à ce que les prestations soient maintenues, que les assuré-e-s soient protégés et que les rentes des femmes augmentent. Pour atteindre ces objectifs, l’USS – en collaboration avec Travail.Suisse et l’Union patronale suisse – avait présenté en juin 2019 une solution commune sous la forme d’un compromis, après plus d’un an de négociations et à la demande du Conseil fédéral. Le modèle soumis aujourd’hui au Conseil national n’a plus rien à voir avec ce compromis et ne remplit plus aucun des objectifs cités plus haut. Au Parlement maintenant de choisir entre revenir au projet des partenaires sociaux et du Conseil fédéral pour stabiliser les rentes et s’attaquer ainsi aux problèmes urgents. Ou bien suivre les intérêts particuliers des assureurs et des banques et ainsi abuser de la réforme de la LPP pour faire de nouveaux cadeaux fiscaux aux hauts revenus, tout en continuant à faire baisser les rentes et les salaires des personnes à bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7966</guid><pubDate>Fri, 03 Dec 2021 15:53:50 +0100</pubDate><title>Assurer les emplois et garantir les salaires</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/assurer-les-emplois-et-garantir-les-salaires</link><description>Position de l’USS sur les décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>En raison de la situation liée au coronavirus, la situation économique s’est à nouveau assombrie dans les branches de services exposées. Les repas de Noël et les manifestations sont annulés, les voyages aussi. Même sans fermetures directes, la situation s’aggrave pour les travailleurs et travailleuses de ces branches&nbsp;: la menace d’une plus grande insécurité, du chômage partiel ou même de la perte de leur emploi plane. Beaucoup d’entre eux ont un bas salaire et ont du mal à joindre les deux bouts, indépendamment de la crise du coronavirus.</p><p>Pour garantir les salaires et les emplois, les mesures de protection économique en matière de chômage partiel ou d’allocations pour perte de gain liées au coronavirus sont décisives. Cette semaine, le parlement a corrigé la mauvaise décision du Conseil fédéral de laisser ces mesures arriver à échéance à la fin de l’année. L’application sans faille doit maintenant rester garantie.</p><p class="heading--h4">Assurer des capacités hospitalières suffisantes</p><p>Au lieu de décider de mesures d'économie les budgets 2022 des cantons doivent tous prévoir des financements non liés à l’activité qui sont nécessaires pour gérer les pics d’activité sans épuiser les équipes. Quand l’activité baissera, le personnel devra pouvoir récupérer du temps et se reposer tout en étant payé normalement. Sans effort de formation et soutien budgétaire adapté, en hiver 2022, la Suisse se retrouvera avec encore moins de lits de soins intensifs qu’aujourd’hui et encore des risques de mesures limitant l’activité sociale et économique.</p><p>Parallèlement, l’USS demande que les contrôles de protection de la santé sur les lieux de travail soient à nouveau renforcés. L’activité de contrôle des cantons a diminué.</p><p>Jusqu’ici, la Suisse s’est relativement bien tirée de la crise du coronavirus sur le plan économique. L’augmentation du chômage chez les travailleurs et travailleuses âgés et la nouvelle hausse des personnes en fin de droits sont préoccupantes. Les personnes concernées ont besoin d’une meilleure protection.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Teambesprechung-Corona-Masken_iStock-Pixelfit_c5d978e710.webp" length="343116" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7957</guid><pubDate>Sun, 28 Nov 2021 14:11:00 +0100</pubDate><title>Succès pour les revendications syndicales !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/succes-pour-les-revendications-syndicales</link><description>Votations populaires du 28 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le OUI à l’initiative sur les soins infirmiers est une excellente nouvelle pour le personnel de santé et pour la qualité des soins en Suisse. Le texte adopté doit être rapidement mis en œuvre. Outre la nécessaire offensive de formation, il faut agir en particulier sur les rémunérations, les effectifs et les conditions de travail. Et renoncer aux renforcements de la logique de profit dans le système de santé.</p><p>L’acceptation de l’initiative sur les soins infirmiers est une excellente nouvelle&nbsp;! Le soutien très net du peuple et des cantons à l’amélioration des conditions de formation et de travail dans une branche professionnelle n’a pas de précédent récent. La pandémie n’a fait que mettre en évidence ce que les syndicats dénonçaient depuis des années&nbsp;: la pression massive sur le personnel des soins conduit à une situation d’instabilité problématique pour le système de santé et à une pénibilité inacceptable. Le soutien apporté au personnel de santé est un signal important pour l’ensemble des gens qui travaillent et pour les demandes des syndicats.</p><p>La décision d’aujourd’hui trace la feuille de route pour des progrès attendus et nécessaires. Le renforcement de la formation nécessite une coopération intense des cantons, à laquelle la Confédération devra veiller. Les bases légales permettant de concrétiser les autres aspects de l’initiative – et en particulier les améliorations des conditions de travail – doivent rapidement faire l’objet d’une consultation des syndicats puis de décisions de la Confédération. Des augmentations d’effectifs et de salaires doivent intervenir rapidement pour les soignant-e-s diplômés visés par l’initiative. Toutefois, une détente efficace et réelle de la situation n’est possible que si l’ensemble des professions des soins bénéficient de revalorisation. C’est là également une réponse nécessaire aux mobilisations collectives dans ce secteur qui ont eu lieu dans de nombreuses institutions de soins du pays.</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), le OUI très net est aussi un signal contre les projets de privatisation et de renforcement du pouvoir des caisses d’assurance-maladie dans le pilotage du système. Un service public de la santé ne peut pas uniquement dépendre de rémunérations à l’acte. La pandémie a démontré la nécessité au contraire de conserver des marges de manœuvre et des réserves de capacité, ce qui signifie aussi une baisse de la pression au travail pour les travailleuses et travailleurs des soins. Ainsi, le projet de financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires tel qu’il est actuellement discuté au Parlement n’est simplement pas compatible avec une mise en œuvre sérieuse de l’initiative sur les soins infirmiers.</p><p class="heading--h4">Loi COVID-19&nbsp;: prolonger des aides qui ont fait leurs preuves</p><p>L’USS salue le OUI à la loi COVID-19. Alors que l’évolution de la pandémie reste très imprévisible, le maintien de la base légale pour les soutiens financiers aux travailleuses et travailleurs dont le travail ou les revenus sont menacés est essentiel. Pour les syndicats, la garantie des emplois et des salaires doit continuer à aller de pair avec toutes les actions nécessaires visant à endiguer la progression de la pandémie. De la même manière, la protection de la santé sur les lieux de travail doit être maintenue – et surtout mise en œuvre et contrôlée sérieusement. Les travailleuses et travailleurs vulnérables doivent pouvoir bénéficier de mesures spécifiques, en particulier tant que l’accès à la dose de rappel n’est pas garanti ou qu’il suppose une période d’attente.</p><p>L’accès facilité au chômage partiel, les allocations pertes de gains pour les indépendant-e-s et en cas de quarantaine ainsi que les aides spécifiques par exemple pour les acteurs culturels, doivent impérativement être prolongés. Les décisions prises le 19 novembre par les commissions parlementaires montrent la voie. La meilleure façon de prévenir les conséquences économiques négatives de l’incertitude actuelle, tant pour les travailleuses et travailleurs que pour l’économie dans son ensemble, est de maintenir les mesures de stabilisation et de protection.</p><p class="heading--h4">Horaires d’ouverture des magasins: dégradation pour le personnel évitée</p><p>La population genevoise a rejeté aujourd’hui un élargissement des horaires d’ouverture des magasins, de même que la poursuite des ouvertures dominicales sans obligation de négocier une convention collective. Les études montrent que les horaires prolongés et les ouvertures dominicales n’apportent pas de chiffre d’affaires supplémentaire, mais au contraire ne font qu’augmenter la pression sur le personnel. Le «&nbsp;non&nbsp;» genevois succès à de nombreux résultats analogues dans d’autres cantons au cours des derniers mois et des dernières années. L’élargissement des horaires des magasins au détriment de la santé et de la vie de famille du personnel n’est simplement pas souhaité.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_pflegeini-sujet-fr_2098d830d0.webp" length="98184" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7963</guid><pubDate>Fri, 26 Nov 2021 19:04:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les finances (Réduction de l&#039;endettement lié au coronavirus)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-finances-reduction-de-lendettement-lie-au-coronavirus</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7953</guid><pubDate>Wed, 24 Nov 2021 14:41:34 +0100</pubDate><title>Le gouvernement refuse de voir la réalité en matière de retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-gouvernement-refuse-de-voir-la-realite-en-matiere-de-retraites</link><description>Le Conseil fédéral s’oppose à une 13e rente AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant l’initiative pour une 13e rente AVS, le Conseil fédéral montre qu’il refuse de voir la réalité que vit la population en matière de retraites. En effet, les rentes ne sont pas suffisantes pour vivre parce que celles du 2e pilier baissent et ne tiennent pas compte de la garde des enfants assurée par les femmes. Pour une majorité écrasante des personnes actives, l’AVS est bien plus avantageuse qu’un financement privé des lacunes existant au niveau des rentes. L’Union syndicale suisse (USS) se battra pour son initiative, au Parlement comme dans les urnes. Celle ou celui qui a travaillé durant toute sa vie mérite de recevoir une rente décente.</p><p>Aujourd’hui, la moitié des nouveaux retraité-e-s touche une rente mensuelle inférieure à 3&nbsp;439&nbsp;francs (AVS + LPP). Les femmes sont encore plus concernées, car un tiers d’entre elles touche des rentes inférieures à celles des hommes. Beaucoup risquent ainsi de basculer dans la pauvreté qui frappe les personnes âgées. Et la situation s’aggrave puisque les rentes du 2e&nbsp;pilier baissent depuis plus d’une décennie à cause du bas niveau des taux d’intérêt. Après déduction des primes-maladie et des loyers, beaucoup n’ont ainsi vraiment plus grand-chose pour vivre avec ce qui reste de leurs rentes.</p><p>Cinquante ans après la promesse faite par le Conseil fédéral sur le modèle des trois piliers, il apparaît toujours plus clairement que la garantie des prestations prévue par la Constitution s’applique désormais à toujours moins de personnes dans ce pays. Les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre et les rentes des femmes scandaleusement basses. De plus, les rentes AVS sont à la traîne des salaires. Malgré les lacunes toujours plus béantes en matière de rentes, les majorités politiques de la Berne fédérale veulent uniquement développer la prévoyance privée. Ils forgent des projets de démantèlement tant pour l’AVS que pour le 2e&nbsp;pilier. Or aujourd’hui déjà, seuls les 10&nbsp;% des salaires les plus élevés sont en mesure de verser carrément 6&nbsp;800 francs dans un 3e pilier. Pour tous les autres, l’AVS est la meilleure solution. Uniquement pour peindre le diable sur la muraille à propos de l’AVS, le cœur même de la sécurité sociale et de la cohésion dans notre pays, beaucoup oublient à quel point celle-ci est efficace et supérieure aux autres solutions. Si elle n’existait pas, mais qu’il n’y avait que des solutions de prévoyance privée, les familles à moyen revenu devraient payer environ 400&nbsp;000 francs de plus obtenir pour la même rente, et pour les personnes vivant seules, entre 200 et 250&nbsp;000 francs de plus.</p><p>Seule l’initiative pour une 13e rente AVS pose la question du niveau des rentes. Elle s’oppose aux projets de démantèlement, et trace une perspective d’amélioration. Elle demande simplement la mise en place du versement supplémentaire d’une rente AVS, sur le principe du 13e salaire. Cela représente une hausse de 8,33&nbsp;% des rentes AVS. En raison du caractère socialement juste de l’AVS, les principaux bénéficiaires seront donc les salarié-e-s à bas ou moyen revenu. Il y a assez d’argent en Suisse pour garantir des rentes décentes, pas seulement pour les tout gros salaires.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_210528_13.AHV0027_klein_59b0a9357c.webp" length="347282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7951</guid><pubDate>Mon, 22 Nov 2021 16:20:06 +0100</pubDate><title>Halte aux accumulations de fortune indécentes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/halte-aux-accumulations-de-fortune-indecentes</link><description>Dossier No 148 : Analyse des finances cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les cantons ont traversé la crise de la pandémie sans réelles difficultés financières&nbsp;: c’est ce que démontre l’analyse annuelle que l’USS fait des finances cantonales. Ils disposent donc d’autant plus de marge de manœuvre pour pratiquer une politique de dépenses active. Les erreurs répétées tant de fois par le passé doivent enfin cesser.</p><p class="heading--h4">Une situation financière très confortable</p><p>Avec la crise sanitaire, de nombreux cantons ont décidé en 2020 de procéder à des dépenses supplémentaires pour financer des mesures de soutien. Ils les ont par la suite intégrées formellement dans les budgets 2021. Les dépenses globales cumulées prévues ont ainsi grimpé de 2,1 milliards de francs. Mais, pour les comptes de l’exercice 2021, il faut s’attendre à des dépenses effectives nettement inférieures. Cela s’explique, d’une part, par l’évolution étonnamment bonne de l’économie et, de l’autre, par le fait que, finalement, ce ne sont pas les cantons, mais la Confédération qui a financé la majeure partie des mesures de crise. Si l’on considère les dépenses totales inscrites aux budgets 2022 des cantons, on constate une certaine normalisation&nbsp;: les dépenses augmentent cumulativement de 1,9&nbsp;%, soit de 2,2 milliards, par rapport au budget 2021 (en guise de comparaison&nbsp;: l’augmentation des dépenses dans le budget 2020 a été de 2,5&nbsp;%, soit 3 milliards). Seuls quatre cantons prévoient une baisse de leurs dépenses, dont celui de Saint-Gall qui sort du lot – dans le mauvais sens du terme – avec un programme d’austérité totalement absurde de 100 millions.</p><p>Si la situation des cantons est très bonne en matière de dépenses, elle l’est également en ce qui concerne les recettes. Même pendant l’«&nbsp;année de la pandémie&nbsp;» 2020, leurs recettes fiscales ont été dans l’ensemble plus élevées – étonnamment – que l’année d’avant-crise 2019. Et pour l’année budgétaire suivante, presque tous tablent sur une hausse de leurs recettes. En moyenne, celles-ci devraient augmenter de 4&nbsp;%, soit de 1,6 milliards (recettes cantonales cumulées). Si l’on compare les recettes fiscales budgétées pour 2022 avec le budget 2019, les recettes fiscales des cantons augmentent de 3&nbsp;%, ou 800 millions, et dépassent ainsi clairement leur niveau d’avant la crise.</p><p class="heading--h4">Erreur de budgétisation et accumulation de la fortune</p><p>Depuis des années, la plupart des cantons dressent des budgets trop pessimistes, c’est-à-dire que leurs comptes bouclent systématiquement sur des résultats bien meilleurs que ce qui avait été budgété. L’année prochaine, cette «&nbsp;erreur de budgétisation&nbsp;» augmentera même de façon spectaculaire, ne serait-ce qu’en raison de la distribution des bénéfices de la Banque nationale (BNS). Avec l’évolution économique actuelle et la situation de la BNS, on peut à nouveau tabler sur une distribution maximale – c’est-à-dire sextuple – des bénéfices de la BNS en 2022. Or à peine la moitié des cantons l’ont budgétée ainsi. Si l’on additionne les distributions sciemment non budgétées par les cantons, on obtient un montant total de près d’un milliard. Au lieu d’être affecté à des dépenses utiles – et les besoins sont plus que suffisants, ne serait-ce que pour les réductions de primes-maladie –, cet argent servira presque partout, fin 2022, à une nouvelle accumulation de la fortune, superflue et onéreuse (taux d’intérêt négatifs&nbsp;!).</p><p class="heading--h4">Baisses d’impôt&nbsp;: combien de temps encore&nbsp;?</p><p>Dans le domaine de la politique fiscale, entre baisses d’impôts importantes et grands bouleversements des dernières années (mise en œuvre de la RFFA dans les cantons), on aurait pu s’attendre pour un temps à une certaine stabilité. Mais il n’en est rien&nbsp;: près de la moitié des cantons prévoit de nouvelles baisses d’impôt pour 2022 ou au plus tard 2023, que ce soit pour les entreprises ou les ménages aisés, voire les deux. Ce nouvel épisode de compétition fiscale est totalement aberrant et, au bout du compte, préjudiciable à tout le monde. En effet, les cantons ne sont plus en concurrence avec des sites économiques étrangers (où la charge fiscale est presque toujours plus lourde), ils ne font que se cannibaliser entre eux. Cela devrait toutefois changer très prochainement avec l’introduction de l’impôt minimal sur le bénéfice de 15&nbsp;% décidé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Une grande partie des cantons suisses seront touchés. Raison pour laquelle il vaudrait mieux, dès maintenant, «&nbsp;se coordonner vers le haut&nbsp;» plutôt que de pratiquer une absurde «&nbsp;concurrence vers le bas&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7949</guid><pubDate>Fri, 19 Nov 2021 17:21:37 +0100</pubDate><title>L’USS salue le prolongement des mesures de soutien</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/luss-salue-le-prolongement-des-mesures-de-soutien</link><description>La CSSS-N se montre conséquente sur la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la commission de politique sociale du Conseil national de prolonger l’ensemble des mécanismes de soutien financier dans la loi COVID-19. Ce faisant, la commission s’oppose au Conseil fédéral et tient compte de l’incertitude qui continue à marquer l’évolution de la pandémie. Les restrictions existantes et celles qui viendraient s’y ajouter doivent être compensées par des mesures sociales. L’USS salue donc la prolongations des simplifications en matière d’indemnisation du chômage et des indemnités journalières pour les travailleuses et travailleurs en quarantaine, pour les parents empêchés de travailler en raison d’obligations de garde et pour les indépendant-e-s. Ce filet de sécurité restera central cet hiver pour préserver les emplois et les revenus.</p><p class="heading--h4">Obstination incompréhensible contre les rentes des femmes</p><p>Alors même que les délégué-e-s de l’USS prenaient position contre toute péjoration des retraites, le Parlement poursuivait son attaque contre les rentes des femmes. La moitié des nouvelles retraitées doit déjà survivre avec une rente mensuelle de moins de 2934 francs. Pourtant, la commission du National veut encore les baisser de 1200 francs par an. Son projet ne contient aucune des améliorations qui seraient pourtant nécessaires, quand bien même la lacune de rente des femmes est aujourd’hui un problème incontesté. Quant aux mesures pour la génération de transition communiquées aujourd’hui, elles sont scandaleuses : même les personnes concernées ne sont pas protégées des baisses de prestations. Pour plus de la moitié d’entre elles, la mise en œuvre d’AVS 21 telle que décidée par la commission signifierait une réduction de leur rente espérée par rapport au statu quo !</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7946</guid><pubDate>Fri, 19 Nov 2021 14:17:30 +0100</pubDate><title>Soulager les salarié-e-s au lieu de faire de nouveaux cadeaux aux privilégiés</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/soulager-les-salarie-e-s-au-lieu-de-faire-de-nouveaux-cadeaux-aux-privilegies</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Alors que la conjoncture économique est en plein essor, les revenus des ménages font du surplace en Suisse. Les primes d’assurance maladie et les dépenses incompressibles pèsent toujours plus lourd sur les ménages. Face à ce constat, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé aujourd’hui de lancer une offensive pour des hausses de salaires, de meilleures rentes et davantage de subsides pour les primes-maladie. Par ailleurs, les syndicats combattront fermement les cadeaux fiscaux inacceptables destinés aux gros revenus et aux gens fortunés.</p><p>De plus en plus de travailleurs et travailleuses ont du mal à joindre les deux bouts avec leur revenu disponible&nbsp;: la charge des primes d’assurance-maladie est devenue de plus en plus insupportable et les salaires sont à la traîne de la conjoncture économique. Pire encore&nbsp;: un-e salarié-e sur six n’a même pas de 13e salaire et les retraites sont en baisse, car les rentes des caisses de pension sont sous pression. Et voilà que le Conseil fédéral et le Parlement prévoient des baisses d’impôts d’environ 3&nbsp;milliards de francs par an pour les personnes fortunées, les hauts revenus et les entreprises ainsi que des dégradations dans la prévoyance vieillesse&nbsp;!</p><p>Une telle politique est tout simplement inacceptable pour l’USS. La situation des travailleuses et travailleurs doit s’améliorer et non se dégrader. Il faut pour cela davantage de réductions de primes dans l’assurance-maladie, afin que personne ne doive dépenser plus de 10&nbsp;% de son revenu pour les primes. C’est ce que demande l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Le problème des rentes doit être résolu. L’USS demande une 13e rente AVS. Elle combattra toute détérioration des rentes (relèvement de l’âge de la retraite des femmes et baisses des rentes) ainsi que de nouveaux privilèges fiscaux pour le 3e pilier. Les salaires doivent augmenter. Il faut plus de CCT et un 13e salaire pour tout le monde. L’USS et ses fédérations passent à l’offensive sur la politique salariale. Les allégements fiscaux prévus par le Conseil fédéral et le Parlement en matière de droit de timbre, d’impôt anticipé et d’impôt fédéral direct ne sont pas acceptables. L’USS les rejette clairement et les combattra.</p><h3 class="heading--h4">Le moment est venu de développer le service public</h3><p>Avec la pandémie, nous avons pu voir à nouveau et de façon impressionnante à quel point le service public est important pour la société et l’économie. La raison principale de la grande stabilité de notre service public réside dans le fait qu’il soit resté en mains publiques dans la plupart des domaines, ou du moins fortement réglementé par les pouvoirs publics. Et ce, en dépit de tentatives répétées de démantèlement. Cet état de fait a beaucoup à voir avec la combativité des syndicats. Mais comme si aucune leçon n’avait été tirée des crises passées et actuelles, le service public doit faire face à de nouvelles attaques. La privatisation de PostFinance va de l’avant alors même qu’elle entraînera l’effondrement de tout le modèle d’affaires de la Poste. Avec le projet «&nbsp;Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires&nbsp;» (abrégé EFAS en allemand), le Conseil fédéral et le Conseil national entendent laisser le pilotage du financement de la santé dans les mains de l’économie privée – se conformant ainsi aux souhaits du lobby des assurances. Et le Conseil fédéral propose à nouveau de libéraliser entièrement le marché de l’électricité. Pourtant, l’approvisionnement de base garanti pour les petits clients est aujourd’hui le meilleur garant contre les hausses vertigineuses des prix de l’énergie ainsi qu’une condition première pour réaliser une transformation de notre approvisionnement énergétique qui tende vers la neutralité climatique.</p><p>Les syndicats continueront à s’opposer avec véhémence à tous ces projets de démantèlement. Au lieu d’affaiblir le service public, il est impératif de reconnaître enfin les signes du temps, et, au contraire, de le développer et de le moderniser. Dans cette perspective, un OUI clair à l’initiative enverrait un signal puissant pour le renforcement d’un système de santé financé de manière solidaire, ainsi que pour une amélioration des conditions de travail dans toutes les professions qui sont essentielles pour l’approvisionnement de base.</p><p>Le lancement prévu d’une initiative populaire pour l’accueil des enfants vise une couverture adéquate sur l’ensemble du territoire en matière d’accueil extra-familial des enfants. Car ce service fait incontestablement partie des prestations de base qui doivent être garanties et financées en grande partie par les pouvoirs publics. L’USS soutiendra une initiative qui va dans ce sens.</p><h3 class="heading--h4">Solidarité avec le personnel de Smood et les retraité-e-s de La Poste</h3><p>Les délégué-e-s de l’USS ont également exprimé par une résolution leur soutien plein et entier au personnel de Smood en grève dans de nombreuses villes de Suisse romande. Les heures de travail et les frais doivent enfin être payés correctement. Et il est temps que des négociations s’engagent pour de meilleures conditions de travail.</p><p>L’Assemblée des délégué-e-s a également protesté contre la suppression par La Poste des bons d’achats pour les retraité-e-s. Cette baisse de prestation annuelle de 200 francs n’est pas acceptable et doit être annulée.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Services Publics</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7932</guid><pubDate>Mon, 15 Nov 2021 16:17:15 +0100</pubDate><title>Il ne faut pas laisser tomber les employé-e-s en fin de carrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-ne-faut-pas-laisser-tomber-les-employe-e-s-en-fin-de-carriere</link><description>Incompréhensible : le Conseil fédéral met fin à la « Conférence nationale sur les travailleurs âgés » </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les difficultés s’aggravent sur le marché du travail pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. La pandémie est passée par là et leur situation s’est encore dégradée&nbsp;: pour les plus de 55 ans, il est nettement plus difficile de retrouver un emploi. Pendant ce temps, le Conseil fédéral se prononce en faveur d’un relèvement de l’âge de la retraite. Il semblerait même que le président de la Confédération Guy Parmelin soutienne l’initiative des jeunes PLR en faveur de la retraite à 66/67 ans. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse (USS) ne comprend absolument pas la décision prise aujourd’hui unilatéralement de mettre fin à la «&nbsp;Conférence nationale sur les travailleurs âgés&nbsp;». C’est un affront fait à toutes les personnes en fin de carrière et qui se retrouvent en difficulté sur le marché du travail. Initiée par l’USS, la Conférence nationale est à l’origine de la prise de conscience – enfin&nbsp;! – par la Confédération du problème de ces travailleurs et travailleuses. Et de la création d’une rente-pont comme première étape concrète pour s’attaquer au problème. L’USS exige donc qu’on apporte des améliorations à la situation des salarié-e-s en fin de carrière, et non pas des dégradations. Pour cela, la conférence tripartite doit se poursuivre.</p><p>Le problème du chômage a augmenté ces dernières années. Depuis la pandémie, l’évolution est même particulièrement alarmante. Le chômage est d’abord monté en flèche pour ensuite ne reculer que faiblement. En termes de politique sociale, le chômage chez les professionnel-le-s qui ont passé un certain âge est préoccupant, car ces personnes ont nettement plus de difficultés à retrouver un emploi que des plus jeunes, indépendamment de leurs qualifications ou de leurs prétentions salariales. Une grande partie des chômeuses et chômeurs âgés sont sans emploi depuis plus d’un an (chômage de longue durée). La part des travailleuses et travailleurs de plus de 55 ans sur l’ensemble des chômeurs de longue durée a considérablement augmenté ces derniers temps. Le chômage de longue durée est un problème grandissant, qui touche particulièrement les salarié-e-s en fin de carrière.</p><p>Parmi ces personnes, beaucoup arrivent en fin de droit après avoir cherché en vain un emploi pendant de longs mois. Lorsqu’elles n’ont plus d’argent, elles doivent recourir à l’aide sociale. En outre, en raison de la pratique plus restrictive de l’AI, les travailleuses et travailleurs en fin de carrière obtiennent aujourd’hui moins souvent une nouvelle rente AI que par le passé. Le taux d’aide sociale chez les 50-64 ans est ainsi passé de 1,9 à 3,0&nbsp;% depuis 2005, soit une croissance beaucoup plus prononcée que dans les autres groupes d’âge.</p><p>Avec la pression accrue sur les salarié-e-s de plus de 55 ans, les contrats précaires se multiplient. Ainsi, les 55 à 64 ans occupent de plus en plus souvent des emplois temporaires. Dans la plupart des cas, ces situations ne sont pas choisies étant donné le manque de sécurité, les faibles cotisations à la prévoyance professionnelle (lors d’engagements de courte durée), la charge psychique et le risque accru d’accidents qu’elles entraînent.</p><p>Passé un certain âge, c’est difficile pour les demandeuses et demandeurs d’emploi&nbsp;: même en faisant d’innombrables postulations, ils reçoivent trop souvent des réponses négatives. Et parfois avec des explications assez fumeuses. Si une personne a, en plus, des problèmes de santé ou des lacunes dans sa formation, elle devra être très chanceuse pour décrocher un nouvel emploi. En même temps, il est aujourd’hui nettement plus difficile de se sortir d’une telle situation par le biais d’une retraite anticipée ou d’une rente d’invalidité.</p><p>L’introduction de la prestation transitoire (rente-pont) a certes amélioré la situation de certaines personnes en grandes difficultés socio-économiques, mais la mise en œuvre de cette mesure peine à avancer. La poursuite du dialogue entre partenaires sociaux aurait justement été un outil important pour veiller à son application. Autre petite avancée&nbsp;: la possibilité pour les personnes au chômage de rester dans leur caisse de pensions. Reste toutefois à résoudre plusieurs autres problèmes. C’est d’ailleurs aussi dans l’intérêt public&nbsp;: lorsque les employeurs n’assument pas leurs responsabilités à l’égard des employé-e-s en fin de carrière, ce ne sont pas seulement ces personnes qui en souffrent, mais aussi la collectivité, qui doit pallier financièrement. Par conséquent, l’USS demande que le dialogue avec la Confédération et les partenaires sociaux soit poursuivi afin que les travailleurs âgés ne soient pas abandonnés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7930</guid><pubDate>Sat, 13 Nov 2021 14:01:25 +0100</pubDate><title>Imposer l’égalité dans le monde du travail !</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/imposer-legalite-dans-le-monde-du-travail</link><description>Congrès des femmes de l’USS : pour un syndicalisme féministe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;Pour un syndicalisme féministe&nbsp;»&nbsp;: c’est sous cette devise que les 220 déléguées au 14e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS) ont formulé les 12 et 13 novembre les priorités et les objectifs en matière d’égalité pour les années à venir. Les syndicalistes ont aussi adopté une charte qui s’inscrit dans le retour en force du mouvement féministe et vise à continuer de faire évoluer les organisations syndicales et leurs luttes. Pour les congressistes, de nombreux problèmes structurels liés à l’égalité doivent être résolus dans le monde du travail&nbsp;: il faut ainsi améliorer les salaires et les conditions de travail, augmenter les rentes, revaloriser les métiers à forte proportion de femmes et répartir de façon plus égalitaire le travail de soins et d’assistance («&nbsp;care&nbsp;»). La transformation vers une société réellement égalitaire passe également par une vraie protection contre la discrimination et toute forme de violence sexiste, une réduction du temps de travail ainsi qu’un système d’accueil des enfants organisé comme service public.</p><p>Quelque 220 déléguées syndicales et invitées se sont réunies sur la colline du Gurten, près de Berne, pour le 14e Congrès des femmes de l’USS. Sous le slogan «&nbsp;Pour un syndicalisme féministe&nbsp;», elles ont débattu et cherché des solutions pour arriver – enfin – à plus d’égalité et moins de discrimination dans la société en général et dans le monde du travail en particulier. Les syndicalistes ont réaffirmé leurs revendications pour une réduction du temps de travail, de meilleurs salaires et plus de reconnaissance et de valorisation des professions où travaillent majoritairement des femmes. <a href="https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/reduire-le-deficit-des-rentes-des-femmes-surtout-pas-le-creuser-davantage" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Elles ont aussi redit clairement qu’il faut une hausse des rentes pour les femmes, et non une hausse de l’âge de la retraite</a>.</p><p>Les femmes de l’USS ont pu faire le point sur une période de congrès mouvementée&nbsp;: c’est lors du 13e Congrès des femmes de l’USS que l’idée d’une nouvelle grève des femmes* avait été lancée, dans un enthousiasme qui n’a jamais faibli jusqu’à l’immense succès du 14 juin 2019. Le mouvement de la grève féministe a pris une ampleur historique et démontré que femmes et personnes LGBTIQ+ sont une force de mobilisation avec laquelle il faut compter. Après la Grève des femmes*, la pandémie de coronavirus a crûment mis en lumière le fait que le travail des femmes est certes indispensable, mais largement sous-estimé et sous-payé. Cette expérience doit être prise en compte dans le travail syndical au cours de la prochaine période de congrès. Elle doit aussi donner au syndicalisme un élan féministe dans la lutte pour l’égalité et l’inclusion. Pour avancer sur cette voie, les femmes de l’USS veulent poursuivre leur coopération avec les militantes des collectifs féministes et développer avec elles de nouvelles formes de mobilisation syndicale. Avec, en 2022, la lutte contre AVS&nbsp;21 et pour de meilleures rentes de retraites en ligne de mire. Les déléguées ont également exprimé leur volonté et leur détermination à préparer une nouvelle grève féministe de grande ampleur pour 2023.</p><h4>Une égalité digne de ce nom</h4><p>Outre l’amélioration des retraites des femmes, une des revendications principales de ce 14e Congrès des femmes de l’USS est la meilleure organisation du travail rémunéré et non rémunéré de soins et d’assistance («&nbsp;travail de care&nbsp;»). Ainsi, les congressistes ont décidé, dans une résolution, de se joindre à l’initiative sur l’accueil des enfants que les femmes* socialistes veulent lancer, pour autant que le texte vise son organisation comme un service public et l’amélioration des conditions de travail et les salaires. Les femmes de l’USS demandent également un congé parental digne de ce nom qui ne péjore pas le congé maternité existant. Elles veulent par ailleurs continuer à se battre pour une réduction significative du temps de travail, sans perte de salaire, afin que les femmes et les hommes puissent partager équitablement le travail rémunéré et non rémunéré et que les femmes puissent rattraper leur retard salarial. Dans une résolution, les déléguées au congrès exigent encore que la Suisse ratifie la convention n°&nbsp;190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour que toute forme de violence et harcèlement sexuels soient enfin combattus avec toute la détermination nécessaire – en particulier sur le lieu de travail.</p><h4>Des invitées de haut rang</h4><p>Le 14e Congrès des femmes de l’USS a présenté un programme dense et intéressant. Et il a eu le plaisir d’accueillir des conférencières prestigieuses&nbsp;: après une plongée dans l’histoire mouvementée des femmes de l’USS avec l’historienne Dore Heim, la présidente d’Unia Vania Alleva et la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber ont échangé avec Nora Back, présidente de la Confédération syndicale luxembourgeoise OGB-L, au sujet du pouvoir de la mobilisation des femmes. Samedi, la sociologue Pauline Delage, la syndicaliste française Tiziri Kandi et des représentantes du personnel de la santé qui ont mené à bien des mobilisations en 2020 et 2021 ont fait état de la sous-valorisation du travail essentiel des femmes et des luttes syndicales des femmes. Quatre thématiques ont pu être approfondies vendredi après-midi au cours de divers ateliers&nbsp;: grève et mobilisations, travail des femmes d’importance systémique, répartition du pouvoir et solidarité internationale ainsi que digitalisation et ubérisation.</p><p>En conclusion du Congrès, les déléguées ont adopté une charte. Ce texte établit les lignes directrices d’une organisation et d’une action syndicales féministes. Les coprésidentes de la commission des femmes de l’USS l’ont remise solennellement au président de l’USS Pierre-Yves Maillard, dans la perspective du congrès ordinaire qui se tiendra dans une année.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_groupe_96d52b726c.webp" length="723374" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7927</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 17:38:24 +0100</pubDate><title>Réduire le déficit des rentes des femmes, surtout pas le creuser davantage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/reduire-le-deficit-des-rentes-des-femmes-surtout-pas-le-creuser-davantage</link><description>Au Congrès des femmes de l&#039;USS, les déléguées de toute la Suisse ont réaffirmé que les rentes des femmes doivent augmenter, et non baisser. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, les femmes touchent toujours des rentes inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes. Conséquence&nbsp;: les inégalités sont encore plus prononcées à l’âge de la retraite qu’elles ne le sont – déjà – tout au long de la vie professionnelle. Réunies pour le 14e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS), les déléguées venant de tous les coins de la Suisse ont réaffirmé avec force que les rentes des femmes doivent augmenter, et non baisser. Les syndicalistes s'opposeront fermement à toute détérioration des rentes de vieillesse, à commencer par le projet AVS&nbsp;21 et la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes qu’il prévoit. Les congressistes ont fait la démonstration de leur combativité à travers une action collective et visuelle en marge du congrès.</p><p>En 2022, des décisions cruciales seront prises en matière de prévoyance vieillesse. Une réforme de la prévoyance est l’occasion d’enfin d’améliorer l’égalité économique entre les femmes et les hommes. Pour l’USS, une chose est sûre&nbsp;: les rentes des femmes doivent être augmentées et cela doit se faire par un financement solidaire. Ce dernier point est important, en particulier pour les femmes qui travaillent à temps partiel et celles qui touchent des petits salaires.</p><p>Les messages envoyés par les femmes ne pourraient pas être plus clairs&nbsp;: fin janvier, plus de 300&nbsp;000 femmes ont signé l’appel contre les discriminations qu’elles subissent en matière de prévoyance vieillesse. Et à la mi-septembre, 15&nbsp;000 personnes ont manifesté sur la Place fédérale contre des projets de démantèlement des rentes. Mais le Parlement refuse d’entendre les femmes et de réduire l’écart entre leurs rentes et celles des hommes. Il a au contraire adopté un projet de démantèlement sur le dos des femmes en relevant leur âge de la retraite dans l’AVS. Dans le 2e&nbsp;pilier aussi, le Parlement menace de renforcer les injustices&nbsp;: avec les dernières décisions de la commission compétente, ce sont précisément les personnes travaillant à temps partiel et celles qui ont des petits salaires qui paieront plus… pour toucher des rentes encore plus basses.</p><p>Dans ce contexte, les déléguées du Congrès des femmes de l’USS ont adopté aujourd’hui à l’unanimité une résolution qui réaffirme les revendications suivantes&nbsp;: les rentes des femmes doivent être augmentées au moyen d’un financement solidaire, dans le 1er comme dans le 2e pilier. Avec la 13e&nbsp;rente AVS et le compromis des partenaires sociaux sur la réforme du 2e&nbsp;pilier, nous avons des propositions concrètes sur la table. En revanche, les syndicats combattront avec détermination les projets de réforme qui entraînent des baisses de rente. Première étape&nbsp;: le référendum contre AVS&nbsp;21&nbsp;: la diminution de prestations et la hausse de l’âge de la retraite prévues pour les femmes sont inacceptables.</p><p>Afin d’illustrer leur détermination, plus de 200 participantes au congrès ont réaffirmé, dans une action collective, le message sans équivoque&nbsp;: «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_211112_Frauenkongress-CongresDesFemmes_AHV21-AVS21-NON_cc4023c531.webp" length="209898" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7925</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 15:04:19 +0100</pubDate><title>OUI à la loi COVID-19 !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/oui-a-la-loi-covid-19</link><description>Votations du 28 novembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les modifications décidées par le Parlement concernent plusieurs domaines. Elles sont très importantes notamment pour les travailleurs et travailleuses. Il est donc primordial que la loi COVID-19 ne soit pas rejetée en référendum&nbsp;: un OUI dans l’urne s’impose.</p><p>Pourquoi votons-nous à nouveau sur la loi COVID-19&nbsp;? Le 19 mars, le Parlement a adopté des modifications à la loi COVID et les a déclarées urgentes en vertu de la Constitution. La loi est donc déjà entrée en vigueur, mais pour l’heure seulement pour une durée limitée à un an, soit jusqu’au 18 mars 2022. Nous voterons à nouveau le 28 novembre sur ce sujet parce que le référendum a été lancé contre la loi. À l’origine de ce référendum&nbsp;: des groupements issus de l’UDC, l’association des «&nbsp;Amis de la Constitution&nbsp;» ainsi que le groupe d’action des cantons primitifs, le mouvement de jeunes et d’étudiant-e-s «&nbsp;Mass-Voll&nbsp;» («&nbsp;la coupe est pleine&nbsp;») ainsi que les opposant-e-s aux vaccins du «&nbsp;Réseau Choix Vaccinal&nbsp;».</p><h4>Des aides financières sont en jeu</h4><p>On fait souvent croire que nous ne votons que sur le certificat Covid le 28 novembre. Mais de nombreuses autres mesures sont en jeu, dont des mesures de soutien financier destinées à celles et ceux qui sont touchés économiquement par la pandémie&nbsp;: personnes, entreprises ou branches entières. Il s’agit là de l’extension des aides aux entreprises dans les cas de rigueur, de l’APG pour les travailleuses et travailleurs indépendants, mais aussi des indemnités journalières supplémentaires pour les personnes au chômage. Les garanties pour les manifestations devant public («&nbsp;parapluie de protection&nbsp;») et le droit à des aides financières pour les intermittent-e-s de la culture ont également été décidés en mars. Les syndicats se sont battus pour ces aides&nbsp;!</p><p>Outre ces importantes mesures d’aide économique, la loi permet d’exempter les personnes vaccinées de l’obligation de quarantaine et autorise le Conseil fédéral à se procurer et à fabriquer des médicaments contre le Covid. Elle simplifie le processus d’authentification des signatures récoltées pour les initiatives populaires et oblige le Conseil fédéral à accroître la participation des partenaires sociaux ainsi que des gouvernements cantonaux aux processus décisionnels concernant la pandémie. Enfin, la loi exige la mise en place d’un système national de traçage des contacts et crée les bases légales pour l’établissement et l’utilisation du certificat Covid. Un certificat qui doit être élaboré et émis sur une base volontaire et personnelle. Il doit aussi être infalsifiable et conforme au droit sur la protection des données.</p><p>On le voit bien&nbsp;: la loi ne fait pas que régler des détails concernant le certificat Covid. Celui-ci trouve d’ailleurs déjà sa légitimation dans la loi sur les épidémies (LEp), tout comme de nombreuses autres mesures de lutte contre la pandémie, comme par exemple l’obligation du port du masque. Par contre, un rejet de la loi Covid engendrerait une grande insécurité juridique, en particulier chez les travailleuses et travailleurs et dans le monde économique&nbsp;: en cas de NON, les dispositions concernant les aides économiques, l’exemption de quarantaine et le certificat ne resteraient en vigueur que jusqu’au 18 mars 2022.</p><h4>Pourquoi l’USS soutient-elle la loi&nbsp;?</h4><p>Parce qu’elle garantit que les personnes frappées par la pandémie, en particulier les salarié-e-s et celles travaillant dans la culture touchent des aides si elles se retrouvent en difficulté économique. Parce qu’elle a créé une base démocratique pour lutter contre la pandémie et fixe des garde-fous clairs pour le Conseil fédéral. Parce qu’elle impose que les syndicats soient entendus. La loi Covid est donc un bon instrument de lutte contre les pandémies et doit être préférée au droit d’urgence ou aux ordonnances fondées directement sur la loi sur les épidémies.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_Corona_Mitarbeiter_Gastro_Reinigung_iSt-Antonio_Diaz_548bdbb45f.webp" length="129674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7923</guid><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 14:21:20 +0100</pubDate><title>La sécurité sociale doit rester garantie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-securite-sociale-doit-rester-garantie</link><description>La commission des États donne des signaux importants pour les employé-e-s de plateformes et face aux conséquences économiques de la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue les décisions prises aujourd’hui par la commission sociale du Conseil des États (CSSS-E) concernant la loi COVID-19. Elles permettront de prolonger les allégements demandés par l’USS en matière de droit des assurances sociales. Pendant la crise sanitaire, de nombreux emplois et salaires ont pu être garantis grâce à des soutiens rapides et simples à mettre en place. Certaines de ces mesures ont joué un rôle crucial&nbsp;: les allègements dans le domaine de l’assurance-chômage et la création de l’APG Covid pour les salarié-e-s en quarantaine, pour les parents avec des obligations familiales ainsi que pour les travailleuses et travailleurs indépendants. Avec les restrictions toujours en vigueur et l’incertitude qui règne, ces mesures gardent toute leur importance cet hiver.</p><h3>Les employé-e-s de plateformes doivent être mieux protégés</h3><p>L’USS salue également les décisions claires prises par la commission au sujet de l’économie de plateforme&nbsp;: elle veut empêcher que ce type de travail ouvre les vannes d’une plus grande précarisation et d’une détérioration des conditions de travail. Concrètement, la CSSS-E soutient la position de l’USS&nbsp;: il ne peut y avoir de liberté de décider si l’on travaille comme indépendant-e ou comme employé-e et si l’on bénéficie des règles de sécurité, de diligence et d’assurance. La protection des employé-e-s doit continuer de primer et les lois en vigueur sont suffisantes pour la réglementer. L’USS exige toutefois que l’exécution de ces règles s’améliore de toute urgence, à travers une application systématique des lois en vigueur. Ce qui n’est pas le cas actuellement.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_703ef7e8ba.webp" length="410098" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7921</guid><pubDate>Wed, 10 Nov 2021 14:15:57 +0100</pubDate><title>Mieux reconnaître le travail des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/mieux-reconnaitre-le-travail-des-femmes-congres2021</link><description>Congrès des femmes de l’USS, les 12 et 13 novembre 2021 à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux ans après la grande grève de 2019, lancée par le dernier congrès des femmes de l’USS, plus de 200 syndicalistes de tout le pays se retrouvent à Berne pour préparer les batailles à venir. Au cœur des débats&nbsp;: la reconnaissance de la valeur du travail des femmes.</p><p>Malgré l’attention portée à la question de l’égalité, les progrès se font attendre, avec des salaires trop bas, des rentes encore plus basses, et des coûts trop élevés pour l’accueil de jour des enfants. Les professions majoritairement exercées par des femmes sont toujours désavantagées et la protection contre la discrimination et le harcèlement au travail demeure insuffisante. Dans ce contexte l’action syndicale est incontournable pour obtenir de vraies améliorations, mais aussi pour initier des changements structurels comme une répartition plus juste des activités de soin et d’assistance (care) et une réduction du temps de travail salarié</p><p>Les déléguées des fédérations de l’USS définiront, durant deux jours de débats, les priorités syndicales en matière d’égalité pour les années à venir. Le Congrès des femmes aura lieu au Gurten à Wabern / Berne – vendredi de 10h à 17h45 et samedi de 9h à 13h30.<br><br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_180119_SGB_Frauenkongress0305_d2f8edcfe6.webp" length="185544" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7914</guid><pubDate>Tue, 02 Nov 2021 10:08:55 +0100</pubDate><title>Comparaison prix-prestations pour les jeunes actifs : l&#039;AVS l&#039;emporte haut la main sur la prévoyance privée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/comparaison-prix-prestations-pour-les-jeunes-actifs-lavs-lemporte-haut-la-main-sur-la-prevoyance-privee</link><description>Prévoyance vieillesse : l&#039;USS publie une étude comparative prix-prestations (Dossier N° 147)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec son rapport prix-prestations, l’AVS est – de loin – plus performante que la prévoyance privée. La modélisation de l’USS montre clairement que la prévoyance privée coûte trop cher. Grâce à l’AVS, une nette majorité des personnes qui travaillent paie nettement moins que si elle devait épargner pour la même rente dans le cadre de la prévoyance privée. Pour 90&nbsp;% des familles, l’AVS est moins chère que le 3e pilier. Avec l’AVS, un vendeur économise plus de 250&nbsp;000 francs jusqu’à sa retraite. Une 13e rente AVS est donc la meilleure solution pour combler les perspectives de rentes insuffisantes des actives et actifs d’aujourd’hui.</p><p>L’avenir s’annonce sombre dans la prévoyance vieillesse. Les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser et l’AVS ne suffit pas pour vivre. Les perspectives en matière de rentes s’assombrissent sans cesse. Il s’agit d’un problème socio-économique majeur pour les gens qui travaillent et il doit impérativement être résolu. L’USS a donc procédé à une vaste étude comparative du rapport prix-prestations en matière de prévoyance vieillesse. Les cotisations totales d’une personne à l’AVS ont été comparées aux montants qu’elle devrait verser dans le cadre de la prévoyance privée pour toucher la même rente que dans l’AVS. Les résultats sont éloquents&nbsp;: l’immense majorité de la population aura plus d’argent pour vivre grâce à l’AVS qu’avec une prévoyance privée.</p><p>La différence de coûts est particulièrement impressionnante si on regarde des situations familiales de plus près. Si l’AVS n’existait pas et qu’ils devaient épargner pour la même rente à titre privé aux conditions usuelles, les couples mariés à revenus moyens devraient assumer une charge mensuelle supplémentaire de 790 francs. Sur l’ensemble de leur vie professionnelle, cela représente environ 400&nbsp;000 francs. Les femmes seules avec un revenu médian économisent plus de 270&nbsp;000 francs grâce à l’AVS. Pour 90&nbsp;% de la population, un franc de rente coûte moins cher dans l’AVS que dans le 3e pilier.</p><p>Si l’AVS parvient à fournir ces prestations avantageuses, c’est parce qu’elle est financée sur une base solidaire et qu’elle est redevable uniquement à ses assuré-e-s, sans trop de bureaucratie. Les salarié-e-s à hauts revenus versent des cotisations illimitées à l’AVS – et donc bien plus qu’ils n’en recevront un jour. En outre, des contributions publiques, financées par des taxes et des redevances, renforcent encore le caractère social du financement de l’AVS.</p><p>Enfin, les risques et les coûts bénéficient d’une couverture collective dans l’AVS, alors qu’ils s’additionnent pour chaque personne individuellement dans la prévoyance privée. L’expansion du 3e pilier prônée par les banques et les compagnies d’assurance est donc une erreur d’un point de vue de politique sociale et économique. Son coût est inabordable pour beaucoup de personnes et il n’offre donc aucune sécurité de revenu pendant la vieillesse. Avec l’initiative pour une 13e rente AVS, les syndicats proposent donc plutôt une augmentation réelle de l’AVS comme solution.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/147f_SM-KS-DL-GM_extrait_prix-prestations_pv.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>Télécharger la comparaison prix-prestations – extrait du dossier en français </a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7895</guid><pubDate>Mon, 01 Nov 2021 12:22:00 +0100</pubDate><title>OUI à l&#039;initiative sur les soins infirmiers</title><link>https://www.uss.ch/actuel/campagnes/oui-a-linitiative-sur-les-soins-infirmiers</link><description>De bonnes conditions de travail pour des soins de qualité</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_inisoinsinfirmiers-sujet-hp3-4_7542011263.webp" length="118560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7912</guid><pubDate>Fri, 29 Oct 2021 16:00:00 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil national laisse tomber les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-laisse-tomber-les-femmes</link><description>LPP 21 : il faudra payer plus cher pour toucher encore moins de rente</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des baisses de rentes de jusqu’à 12&nbsp;% pour les gens qui travaillent et les femmes encore une fois abandonnées à leur sort&nbsp;: voilà ce que la commission du Conseil national (CSSS-N) vient de décider, cette fois pour la révision du 2e pilier. Pire encore&nbsp;: au même moment, elle adopte des allègements fiscaux d’environ un demi-milliard pour les gros revenus. L’USS est déterminée à combattre ce projet de démantèlement des rentes.</p><p>Les conditions étaient pourtant réunies pour parvenir à une révision du 2e pilier qui tient la route. Les partenaires sociaux, qui portent ensemble la responsabilité de la prévoyance professionnelle et en assument le financement à travers les caisses de pensions, s’étaient entendus sur un modèle de réforme. Dépassant les lignes partisanes, ils étaient tous d’accord qu’il fallait non seulement maintenir le niveau des rentes, mais aussi améliorer sans attendre la situation scandaleuse, en matière de rentes, des femmes et des personnes travaillant à temps partiel. Avec la décision de ce jour, tout cela devient illusoire.</p><p>Au final, le modèle voulu par la commission est synonyme de coûts supplémentaires exorbitants pour les travailleuses et travailleurs ayant des salaires bas ou moyens. Et cela, après 15 ans de baisses massives des rentes et de cotisations aux caisses de pensions qui n’ont cessé d’augmenter. Au lieu de reconnaître la dure réalité des assuré-e-s, la majorité de droite de la commission préfère suivre les aspirations des assureurs et des banques.</p><p>Les décisions d’aujourd’hui sont particulièrement lourdes de conséquences pour les femmes. En effet, l’écart de rentes qu’elles vivent est incontestablement un des plus gros problèmes que les réformes doivent résoudre. De nombreux parlementaires de droite ont prétendu qu’ils allaient s’y attaquer dans la révision de la LPP. Mais deux ans après la Grève des femmes*, ils laissent doublement tomber les femmes&nbsp;: d’abord en proposant le relèvement de leur âge de la retraite à 65 ans dans AVS&nbsp;21, et maintenant aussi avec cette réforme du 2e pilier.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7941</guid><pubDate>Fri, 29 Oct 2021 14:22:00 +0200</pubDate><title>Reprise du règlement de l&#039;UE établissant l&#039;instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (développement de l&#039;acquis de Schengen)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-du-reglement-de-lue-etablissant-linstrument-de-soutien-financier-a-la-gestion-des-frontieres-et-a-la-politique-des-visas-developpement-de-lacquis-de-schengen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7907</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 17:49:45 +0200</pubDate><title>Les travailleurs et travailleuses de plateforme doivent être mieux protégés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleurs-et-travailleuses-de-plateforme-doivent-etre-mieux-proteges</link><description>Le Conseil fédéral adopte un état des lieux sur la sécurité sociale des travailleurs et travailleuses de plateformes.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) salue l’état des lieux sur les nouvelles formes de travail et la sécurité sociale adopté par le Conseil fédéral. Ce rapport fait clairement apparaître que la question de savoir si une personne est engagée ou indépendante ne peut pas être décidée «&nbsp;librement&nbsp;» ou dans le cadre d’une «&nbsp;déclaration concordante des parties&nbsp;». Car la protection des employé-e-s est prioritaire.</p><p>L’USS rejette énergiquement la mise en place d’une telle «&nbsp;liberté de choix&nbsp;» ou «&nbsp;déclaration concordante des parties&nbsp;» comme certains le demandent, de même que la création d’un troisième statut d’activité lucrative pour les travailleurs et travailleuses des plateformes. Ces trois options aboutissent à une protection des travailleurs et travailleuses concernés substantiellement moindre au plan des assurances sociales, à un transfert du risque et des coûts au détriment des salarié-e-s et à une privatisation des assurances sociales.</p><p>Le système en vigueur tient aussi compte des nouvelles formes de travail. Les autorités en place et les décisions des tribunaux sur la question (p. ex. contre le service de taxi de Uber ou le service de livraison notime) confirment que les bases légales existantes peuvent et doivent aussi s’appliquer aux nouveaux rapports de travail engendrés par la numérisation. Cependant, il faut à ce jour qu’à chaque fois, une personne fasse valoir juridiquement ses droits, sinon beaucoup d’employeurs de plateformes pratiquent a priori le «&nbsp;travail au noir numérisé&nbsp;».</p><p>C’est pourquoi l’USS demande que les règles figurant dans les lois existantes soient systématiquement appliquées. Au lieu d’affaiblir la protection juridique, l’USS estime qu’il faudrait bien au contraire introduire une présomption juridique selon laquelle le revenu du travail sur plateforme est reconnu comme un revenu provenant d’une activité lucrative dépendante. Cela renforcerait la couverture sociale des employé-e-s des plateformes et créerait une sécurité juridique.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7939</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 13:58:00 +0200</pubDate><title>Modifications de l’ordonnance sur l’aménagement du territoire, de l’ordonnance sur les exigences relatives à l’efficacité énergétique et de l’ordonnance sur les installations à basse tension</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modifications-de-lordonnance-sur-lamenagement-du-territoire-de-lordonnance-sur-les-exigences-relatives-a-lefficacite-energetique-et-de-lordonnance-sur-les-installations-a-basse-tension</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7905</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 13:13:53 +0200</pubDate><title>Loi Covid 19 : La prorogation des mesures de soutien reste nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/loi-covid-19-la-prorogation-des-mesures-de-soutien-reste-necessaire</link><description>Il doit rester possible d’agir rapidement. Les personnes concernées continuent à avoir besoin d’une aide.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’évolution de la situation épidémiologique reste incertaine. La Confédération et les cantons restreignent toujours l’activité économique dans plusieurs branches. En outre, le passé nous a montré que des surprises sont malheureusement toujours possibles. Pour préserver les salaires et les emplois dans cette situation difficile, il faut proroger les allègements relevant du droit des assurances sociales concernant l’assurance-chômage. Les nouveaux mécanismes de soutien mis en place à travers l’allocation pour perte de gain due au coronavirus doivent aussi être maintenus et prolongés ainsi que les aides supplémentaires destinées aux branches concernées comme, en particulier, la culture. Le financement et l’organisation des contrôles liés au coronavirus que les cantons et la SUVA effectuent sur les lieux de travail doivent également être maintenus en tant qu’une protection de la santé qui sera à développer ultérieurement.</p><h3 class="heading--h4">Il doit rester possible d’agir rapidement</h3><p>Dans de nombreux secteurs, comme la culture et la restauration, la sortie de la crise sanitaire s’avère toujours cahoteuse. Le nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi en Suisse reste plus élevé qu’avant la crise&nbsp;; cela, aussi en raison des mesures épidémiologiques prises par les autorités. Dans ce contexte, il est irresponsable de renoncer sans nécessité aux bases légales qui permettraient au Conseil fédéral d’intervenir. La participation systématique des partenaires sociaux elle aussi restera déterminante ces prochains mois.</p><h3 class="heading--h4">Les personnes concernées continuent à avoir besoin d’une aide</h3><p>Sur le fond, l’Union syndicale suisse (USS) demande en particulier la prorogation de la base légale en vigueur sur les allègements en matière d’assurance-chômage, mais il reste également important que les pertes de chiffre d’affaires des indépendant-e-s «&nbsp;indirectement touchés&nbsp;» soient compensées. Cet instrument est capital précisément dans le secteur de la culture, où l’on compte beaucoup d’indépendant-e-s. Tant que toutes les restrictions ne seront pas levées, il faudra continuer à atténuer collectivement les pertes de chiffres d’affaires des entreprises et des indépendant-e-s concernés.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7937</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:30:00 +0200</pubDate><title>Transfert de tâches publiques du domaine Énergie de l’Approvisionnement économique du pays (AEP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/transfert-de-taches-publiques-du-domaine-energie-de-lapprovisionnement-economique-du-pays-aep</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7909</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:23:00 +0200</pubDate><title>30 octobre 2021 :  Journée d’action des syndicats pour plus de salaire et de meilleures conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/30-octobre-2021</link><description>Mobilisations à Berne, Genève, Olten, Zurich et Bellinzone</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les salaires des travailleurs et travailleuses font depuis des années du surplace. C’est pourquoi les problèmes de pouvoir d’achat s’étaient aggravés déjà avant la crise du coronavirus. Pendant cette dernière, les travailleurs et travailleuses ont fourni des prestations extraordinaires dans de nombreuses branches. Les carnets de commandes de beaucoup entreprises sont pleins, mais celles-ci menacent de geler à nouveau les salaires dans tout le pays, alors que les prix augmentent pour les salarié-e-s ordinaires.</p><p>Et les politiques ne font rien pour améliorer les revenus des salarié-e-s. Avec les baisses d’impôts pour les entreprises et les couches supérieures de la société qu’ils ont déjà décidées ou qu’ils prévoient, le Conseil fédéral et le Parlement prennent la direction inverse. Après la crise financière, l’appel à corriger la répartition inégale des revenus et de la fortune s’est fait toujours plus pressant dans le monde entier. Mais les politiques prennent la direction opposée.</p><p>Quelques employeurs et employeuses attaquent même toujours plus les conventions collectives de travail et les syndicats au plan politique pour que les travailleurs et travailleuses reçoivent à l’avenir une part du gâteau encore plus petite.</p><p>Pas d’accord, disent clairement et sans équivoque aucune les syndicats&nbsp;! C’est pour cela qu’ils mobilisent et descendront dans la rue pour demander plus de salaire et des meilleures conditions de travail&nbsp;: le 30 octobre, dans toute la Suisse et pour toutes les professions, à Genève, Olten, Zurich et Bellinzone, ainsi qu’à Berne, spécialement pour le personnel de la santé&nbsp;:</p><p><strong>Genève, </strong>rassemblement à 13 h, Place des Vingt-Deux-Cantons, départ&nbsp;: 13h30<br><a href="https://geneve.unia.ch/manifestations-du-30-octobre" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d'Unia sur la manif à Genève</a></p><p><strong>Berne, </strong>manifestation pour le personnel de la santé : rassemblement à 13 h, Schützenmatte, départ : 13h30.<br><a href="https://ssp-vpod.ch/campagnes/santeenlutte/" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos et formulaire d’inscription du SSP sur la manif à Berne</a></p><p><strong>Olten, </strong>rassemblement à 13 h, Bifangstrasse, départ : 13h30.<br><a href="https://biel-solothurn.unia.ch/demo-30-oktober" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d'Unia sur la manif à Olten </a></p><p><strong>Zurich, </strong>rassemblement à 13 h, Helvetiaplatz, départ : 13h30 Uhr<br><a href="https://zuerich-schaffhausen.unia.ch/demo-30-oktober" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d'Unia sur la manif à Zurich</a></p><p><strong>Bellinzone: </strong>rassemblement à 13h, Piazzale Stazione, départ : 13h30.<br><a href="https://ticino.unia.ch/attualita/manifestazione-30-ottobre" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Infos d’Unia sur la manif à Bellinzone</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/f/csm_Demo-Megafon_iStock-andyworks_59cde85faa.webp" length="166356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7935</guid><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 12:20:00 +0200</pubDate><title>Révision de la loi et de l&#039;ordonnance relatives à une redevance sur le trafic des poids lourds</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-la-loi-et-de-lordonnance-relatives-a-une-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7899</guid><pubDate>Thu, 21 Oct 2021 10:10:31 +0200</pubDate><title>Égalité des genres et discrimination fondée sur le genre dans le monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-genres-et-discrimination-fondee-sur-le-genre-dans-le-monde-du-travail</link><description>Colloque juridique de l’USS le 25 novembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>La loi sur l’égalité (LEg) a été révisée en 2020 et cette année, l’USS a publié le commentaire à son sujet. La thématique de la discrimination dans le monde du travail n’a rien perdu de son actualité : année après année, les statistiques relèvent des différences de salaire considérables entre les hommes et les femmes. Alors qu’une bonne moitié de cet écart peut s’expliquer par des critères objectifs comme la formation, l’expérience et la branche, le reste est de la discrimination salariale pure et simple.</p><p>Mais la discrimination fondée sur le genre va au-delà de cette question : dans un arrêt, le Tribunal fédéral constate que les discriminations sur le lieu de travail en raison de l’orientation sexuelle ne tombent pas sous la LEg&nbsp;! Dans un tel contexte, comment traiter les discriminations à l’égard des femmes et des personnes LGBTQIA+&nbsp;?</p><p>Des intervenant-e-s de haut niveau issus des milieux scientifiques et de la pratique feront le point sur la doctrine juridique ainsi que sur les besoins éventuels d’action.</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/agenda/2021/Flyer-USS-ColloqueJurid-21_web.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>&nbsp; Télécharger le programme complet</a><br><a href="https://uss.sgb.ch/civicrm/event/register?id=18&amp;reset=1" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-pencil fa-pencil-alt" aria-hidden="true"></span>&nbsp;Inscription en ligne</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_CollJuridique21_3db93fc732.webp" length="197832" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7897</guid><pubDate>Wed, 20 Oct 2021 16:06:50 +0200</pubDate><title>Résister est la seule et unique réponse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/resister-est-la-seule-et-unique-reponse</link><description>Après l’agression de l’extrême droite contre la CGIL : grande manif et message de solidarité de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des centaines de milliers de membres des syndicats ont manifesté le 16 octobre dernier à Rome sous le slogan «&nbsp;Fini le fascisme&nbsp;: pour l’emploi, la participation et la démocratie&nbsp;». Telle est leur réponse à l’attaque du siège principal de la Confédération syndicale italienne CGIL. Ce dernier avait été pris d’assaut et mis à sac le 9 octobre, à la suite des débordements qui avaient accompagné une manifestation à Rome d’opposant-e-s à la vaccination. Plusieurs membres de la direction du parti fasciste Forza Nuova y avaient activement participé.</p><p>Dans un message de solidarité, le président de l’Union syndicale suisse (USS), Pierre-Yves Maillard, et le secrétaire de l’USS responsable des questions internationales, Luca Cirigliano, soulignent que «&nbsp;Les intimidations et les destructions n’empêcheront pas les syndicats démocratiques de lutter pour améliorer le sort des gens qui travaillent.&nbsp;»</p><p>On a pu notamment le voir à travers la puissante réponse donnée par le mouvement syndical italien, une semaine à peine après. Lors de cette grande manifestation de centaines de milliers de personnes, des membres des syndicats, côte à côte avec une population troublée par cette évolution et issue de la gauche jusqu’au centre droit, ont demandé que la violence politique prenne fin et que les partis néofascistes soient interdits «&nbsp;sans délai&nbsp;», comme l’a précisé le président de la CGIL, Maurizio Landini.</p><p>L’Italie discute actuellement d’une interdiction des organisations fascistes résurgentes. Sous le fascisme, le mouvement syndical italien avait dû déplorer d’innombrables victimes. Après la Deuxième Guerre mondiale aussi, il a régulièrement été exposé à des attaques de l’extrême droite. En 1955 et 1964 par exemple, des bombes ont explosé au siège principal de la CGIL.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/e/csm_211016_cgil_demo_maipiufascismi_rom_fronttransparent_7250cfd721.webp" length="301782" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7893</guid><pubDate>Tue, 19 Oct 2021 10:37:06 +0200</pubDate><title>Oui à l’initiative sur les soins infirmiers : évidemment !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-linitiative-sur-les-soins-infirmiers-evidemment</link><description>Pour des soins de qualité et de bonnes conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis bientôt deux ans, les concerts d’applaudissements pour le personnel soignant sont accompagnés d’un complet déni de réalité de la part du monde politique. La population peut enfin y changer quelque chose le 28 novembre&nbsp;: avec un oui à l’initiative sur les soins infirmiers, les très anciens dysfonctionnements dans le domaine des soins seraient enfin abordés, dans l’intérêt du personnel et de nous toutes et tous.</p><p>«&nbsp;Qui choisit la profession soignante ne le fait pas pour le salaire mais plutôt par idéal&nbsp;», selon le président de l’association zurichoise des hôpitaux, cité dans les médias pendant la première phase de la pandémie de coronavirus. Difficile à battre en termes de mépris pour le personnel infirmier, cette déclaration peut induire la réponse suivante&nbsp;: l’idéal est devenu aussi problématique que le salaire.</p><p>Bien avant la pandémie, l’expérience du quotidien professionnel dans les soins était déjà loin d’être idéale&nbsp;: dans une enquête réalisée en 2019 auprès du personnel soignant, près d’un tiers des personnes interrogées a déclaré avoir été en congé maladie pour des raisons professionnelles une ou plusieurs fois pendant un mois ou plus. De même, un-e soignant-e sur trois a enfreint plus de cinq fois par mois la période de repos légale de onze heures entre deux périodes de travail. Presque toutes les personnes interrogées ont aussi déclaré se sentir épuisées. Et elles sont unanimes à affirmer que la pénurie chronique de personnel et la pression aux économies a déjà un impact sur la qualité des soins.</p><h3 class="heading--h4">Courte longévité professionnelle, forte dépendance envers l’étranger</h3><p>Tout cela a des conséquences tangibles&nbsp;: celles et ceux qui n’en peuvent plus, partent. La durée moyenne de maintien dans la profession du personnel soignant qualifié est de 15 ans seulement, ce qui est très peu par rapport aux autres groupes professionnels. Particulièrement préoccupant et coûteux&nbsp;: un-e soignant-e sur trois quittant prématurément la profession a moins de 35 ans.</p><p>On assiste donc à un exode continu dans le domaine de la santé et des soins de longue durée, qui ne peut être compensé que par l’engagement de personnel soignant venu de l’étranger&nbsp;: la Suisse est le pays occidental qui emploie le plus d’infirmiers et infirmières formés à l’étranger&nbsp;; un tiers de l’ensemble de notre personnel soignant est d’origine étrangère. Et nous le savons tous&nbsp;: sans ces personnes, les EMS et hôpitaux seraient paralysés. Que se serait-il passé au plus fort de la pandémie, si la France et l’Italie avaient fermé leurs frontières non seulement aux vacanciers mais aussi aux milliers de frontaliers et frontalières&nbsp;? Nos voisins ont urgemment besoin de leur propre personnel soignant formé à grands frais, indépendamment de la pandémie. On le remarquera bientôt en Suisse, car les conditions de travail du personnel soignant sont en train de s’améliorer dans tous les pays européens.</p><h3 class="heading--h4">L’offre ne correspond pas à la demande&nbsp;: augmentez les salaires&nbsp;!</h3><p>Alors qu’en Suisse «&nbsp;l’offre&nbsp;» en personnel soignant baisse, la «&nbsp;demande&nbsp;» pour ce même personnel va beaucoup augmenter ces prochaines décennies, ne serait-ce qu’en raison du vieillissement de la population. Aujourd’hui déjà, 11 000 (!) postes de soignant-e-s sont vacants et d’ici 2029, il faudra au total 70’000 infirmières et infirmiers supplémentaires. Il est donc clair que la Suisse a besoin immédiatement d’une offensive massive en matière de formation, comme le demande l’initiative sur les soins infirmiers. Il est tout aussi clair que les professions soignantes ne vont pas devenir plus attractives, sans amélioration des conditions de travail et des perspectives de carrière. Et cela inclut bien entendu les salaires&nbsp;: par rapport au salaire moyen de l’ensemble de l’économie, le personnel soignant de tous les pays européens de l’OCDE gagne plus qu’en Suisse (à l’exception de la Lettonie et de la Lituanie). Chez nous, la moitié des aides-soignant-e-s doivent se contenter d’un salaire de moins de 4000 francs à plein temps. Si l’offre et la demande ne correspondent pas, il est logique de d’augmenter les salaires dans le cas des soins. C’est précisément ce qu’exige l’initiative sur les soins infirmiers, en plus d’une offensive de formation, une rémunération appropriée des prestations de soins, des conditions de travail conformes aux revendications et des possibilités de développement professionnel.</p><h3 class="heading--h4">Remplissez enfin votre devoir&nbsp;!</h3><p>Un oui à l’initiative sur les soins infirmiers est une évidence. C’est une claire invitation aux politiciens et politiciennes à remplir enfin leur devoir et garantir un bon accès aux soins dans toute la Suisse et à long terme. Ni plus ni moins.</p><p>Concernant les coûts que les opposants brandissent pour critiquer l’initiative, c’est un peu comme pour le climat&nbsp;: à long terme, les coûts de l’inaction sont encore plus élevés. Mais contrairement à ce qui se passe dans la politique climatique, en matière de soins nous ne pouvons absolument pas compter sur les autres pour payer à notre place.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_pflegeini-sujet-fr_2098d830d0.webp" length="98184" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-8066</guid><pubDate>Fri, 15 Oct 2021 10:49:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 146 : Évolution des effectifs des syndicats en 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-146-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2020</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2020, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 329 149 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 7965 personnes en moins, soit une baisse de 2,36 % des effectifs. C’est certes plus que l’année d’avant (-1,95 %) mais moins que ce que l’on pouvait craindre pour cette première année de pandémie. Le nombre de membres a à nouveau diminué plus fortement chez les hommes (-3,11 %) que chez les femmes (-0,74 %).</p><p>Fin 2020, le nombre de personnes syndiquées en Suisse était de 684 557. Au total, ces organisations ont donc perdu 13 432 membres en 2020, ce qui représente un recul de 1,92 %. Ça représente un taux de syndicalisation de 17,1 % . Ainsi, le taux de syndicalisation de cette première année de pandémie a légèrement baissé de 0,4 % par rapport l’année précédente.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_mitglieder_2020_eric_roset_1a4c3f0e39.webp" length="80888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7769</guid><pubDate>Thu, 14 Oct 2021 14:03:49 +0200</pubDate><title>Révision de l&#039;ordonnance sur la protection des données (OLPD)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-lordonnance-sur-la-protection-des-donnees-olpd</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7903</guid><pubDate>Wed, 13 Oct 2021 09:01:06 +0200</pubDate><title>Connaître et faire appliquer ses droits</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/connaitre-et-faire-appliquer-ses-droits</link><description>Nouvel aide-mémoire en ligne pour les apprenti-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus de 400 entrées détaillant les droits et les règles qui encadrent l’apprentissage et protègent les personnes en formation professionnelle: c’est ce que propose depuis aujourd’hui le nouveau guide en ligne de l’Union syndicale suisse (USS) «Je connais mes droits» (<a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>). Rédigés dans un langage clair et compréhensible, les textes explicatifs ont été vérifiés par des juristes spécialisés et sont assortis de renvois vers des sites web utiles ainsi que les lois et ordonnances applicables. Temps de travail, vacances ou mobbing: en connaissant leurs droits, les personnes en formation professionnelle peuvent mieux les faire appliquer et ainsi améliorer la qualité de leur apprentissage.</p><p>Plus de 75 000 personnes ont démarré cette année une formation professionnelle de base. Ils ont souvent moins de 18 ans et ne connaissent pas encore le monde du travail. S’ils peuvent compter sur leur employeur pour leur rappeler leurs devoirs, ils et elles n’ont pas toujours une information suffisante à propos de leurs droits. Pourtant, une série de protection particulière valent pour les personnes en situation d’apprentissage.</p><p class="heading--h4">Se défendre en cas de conflit</p><p>Quelle est la durée maximale de travail? Quelles règles s’appliquent au travail de nuit et du dimanche? Comment réagir face à des cas de mobbing ou de harcèlement sexuel? A qui s’adresser pour obtenir de l’aide? L’aide-mémoire complet de la commission jeunesse de l’USS propose des réponses adaptées au contexte de la formation professionnelle, avec des références officielles et des renvois vers les textes légaux applicables.</p><p>Cet outil s’adresse tout particulièrement aux personnes en apprentissage, mais est également une source d’information précieuse pour tou-te-s les jeunes en formation et pour tous les acteurs de la formation professionnelle. Une attention particulière a été apportée au niveau de langue, pour que les textes soient aisément compréhensibles pour un public large. L’ensemble des informations a été vérifié par des juristes spécialisés dans le droit du travail et de la formation.</p><p class="heading--h4">Accessible en ligne gratuitement</p><p>L’aide-mémoire de l’USS est disponible dès aujourd’hui en ligne à l’adresse <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>. Le site offre une fonction de recherche par mot-clé ainsi qu’un index alphabétique. L’aide-mémoire peut également être <a href="/services/brochures-livres/commander" class="link link--internal">commandé sous la forme d’un livret</a> au prix unitaire de CHF 5.-. Imprimé en Suisse, il comprend un peu plus de 250 pages et se présente dans un format compact et facilement transportable.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7771</guid><pubDate>Tue, 12 Oct 2021 14:21:00 +0200</pubDate><title>Nouveau système de financement de l’asile ; attestations des compétences linguistiques axées sur le contexte suisse dans le cadre des procédures relevant du droit des étrangers et du droit de la nationalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/nouveau-systeme-de-financement-de-lasile-attestations-des-competences-linguistiques-axees-sur-le-contexte-suisse-dans-le-cadre-des-procedures-relevant-du-droit-des-etrangers-et-du-droit-de-la-nationalite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7761</guid><pubDate>Tue, 05 Oct 2021 11:03:26 +0200</pubDate><title>« Non à la suppression du droit de timbre » </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/70000-fois-non-a-la-suppression-du-droit-de-timbre</link><description>Près de 70 000 signatures du référendum sont déposées !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 70 000 signatures contre la suppression du droit de timbre ont été officiellement remises aujourd’hui à la Chancellerie fédérale. Cette arnaque coûterait au moins 250 millions de francs par an. Et ce n’est pas tout&nbsp;: de nouveaux privilèges d'une valeur de plus de deux milliards de francs sont prévus pour les entreprises. Enfin, seules 55 grandes entreprises environ bénéficieraient de ces nouveaux privilèges.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS), ainsi que le PS et les Vert·e·s, avaient lancé un référendum après que le Parlement a décidé de supprimer le droit d’émission sur le capital propre. Ce nouveau privilège fiscal est inacceptable : seules les entreprises très profitables et les hauts revenus y gagnent – pas un sou pour les gens qui travaillent.</p><p>L'arnaque de la suppression du droit de timbre coûterait environ 250 millions de francs par an, et de nouveaux privilèges d'une valeur de plus de 2 milliards de francs sont prévus pour les entreprises. « Accorder des avantages fiscaux aux riches investisseurs et aux hauts revenus est particulièrement scandaleux dans le contexte actuel. Le pouvoir d'achat des travailleurs et travailleuses à bas et moyens revenus est soumis à une forte pression. La suppression du droit de timbre ne leur apportera rien, mais ils et elles ressentiront douloureusement les conséquences de la diminution des rentrées fiscales, par exemple lors des réductions de primes », déclare Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Sans droit de timbre, les pertes fiscales se monteraient à plusieurs centaines de millions de francs. Résultat : les services publics se retrouveront sous la pression de plans d’économies. Pour financer ces cadeaux fiscaux pour les riches, c’est toute la société qui devra faire des sacrifices.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/d/csm_211005_PYM-stempelsteuer-droitdetimbre_b44567c557.webp" length="198602" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7757</guid><pubDate>Tue, 28 Sep 2021 16:34:12 +0200</pubDate><title>La stagnation des primes n’efface pas la nécessité de réformer le financement de la LAMal</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-stagnation-des-primes-nefface-pas-la-necessite-de-reformer-le-financement-de-la-lamal</link><description>Primes-maladie 2022</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas de hausse de primes d’assurance-maladie pour 2022&nbsp;: la prime moyenne va «&nbsp;même&nbsp;» baisser de 0,2&nbsp;%. Mais cette annonce de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ne doit pas dissimuler une réalité plus fondamentale&nbsp;: la charge des primes-maladie sur les ménages est déjà beaucoup trop élevée et elle continue d’augmenter, en particulier dans le contexte de baisses de revenus que vivent certaines personnes actuellement. Les réserves des caisses-maladie, elles, ne cessent de croître.</p><p>À première vue, on pourrait croire à une bonne nouvelle&nbsp;: l’OFSP annonce aujourd’hui que les primes moyennes d’assurance-maladie baisseront légèrement l’an prochain. En réalité, ce n’est qu’une toute petite éclaircie. En effet, pour de nombreux ménages, la charge des primes atteint depuis des années déjà 20&nbsp;% du revenu disponible, voire davantage. Elle est donc depuis longtemps financièrement insupportable. Et en 2022, la charge relative que représentent les primes-maladie sur un budget continuera d’augmenter, en tout cas pour les nombreux ménages qui doivent faire face à des pertes de revenus en raison de la crise économique.</p><p>Dans ce contexte, il est d’autant plus préoccupant de voir que tous les efforts visant à améliorer structurellement le système de financement de l’assurance de base sont systématiquement freinés ou renvoyés aux calendes grecques. On le voit bien avec les hausses des subsides pour les primes-maladie ainsi que la question de la réduction des réserves des caisses.</p><p>Alors que le contre-projet indirect à l’initiative sur l’allègement des primes, mis en consultation, était déjà totalement insuffisant, le Conseil fédéral l’a encore tronqué dans son message&nbsp;: la Confédération ne veut pas dépenser un centime de plus pour les réductions de primes et au Conseil des États, les cantons vont se défendre bec et ongles contre les nouvelles conditions, pourtant extrêmement modestes. Il suffit de regarder un peu dans le rétroviseur&nbsp;: au cours des dix dernières années, 20 des 26 cantons ont réduit leurs subsides pour les primes-maladie, parfois massivement.</p><p>La modification de l’ordonnance présentée par le Conseil fédéral concernant la réduction volontaire des réserves par les caisses-maladie est désormais en vigueur. Conséquence (symbolique)&nbsp;: les caisses ont annoncé qu’elles allaient réduire leurs réserves d’environ 380 millions de francs l’année prochaine, c’est-à-dire restituer ce montant aux assuré-e-s. L’année précédente, c’était déjà près de 200 millions. Malheureusement, ce n’est pas assez, et de loin. Ces 380 millions représentent à peine un peu plus de 1&nbsp;% du volume global des primes, et seulement 3&nbsp;% environ de l’ensemble des réserves. Neuf assureurs sur dix ne procèdent à aucune réduction des réserves, et parmi eux, certains ont des taux de solvabilité de plus 500&nbsp;% (l’objectif légal est de 100&nbsp;%&nbsp;!). D’ailleurs globalement, les réserves ne diminuent même pas, au contraire&nbsp;: elles continuent de croître massivement, ne serait-ce que grâce aux gains en bourse. Cet argent appartient aux assuré-e-s et doit enfin leur être restitué, de manière substantielle et dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Gesundheit_Kosten_Stethoskop_Frankenscheine_iStock-Scharvik_web_4861d83f52.webp" length="68850" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7752</guid><pubDate>Sun, 26 Sep 2021 10:22:44 +0200</pubDate><title>Continuer à défendre une politique fiscale juste et équilibrée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/continuer-a-defendre-une-politique-fiscale-juste-et-equilibree</link><description>Rejet de l’initiative « 99% »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale Suisse (USS) salue le large oui au mariage pour les couples de même sexe. Il s’agit d’un pas important vers l’égalité aussi dans le monde du travail, qui contribue à réduire le danger de discrimination en emploi. Les couples homosexuels pourront aussi désormais bénéficier d’avantages pour les personnes mariées prévus dans les conventions collectives ou dans certaines entreprises.</p><p>L’USS regrette en revanche le rejet de l’initiative «&nbsp;99%&nbsp;», qui aurait généré des ressources pour des améliorations de prestations publiques nécessaires. Pour de nombreuses personnes aux salaires bas et moyens, les primes d’assurance-maladie sont devenues une charge insupportable et il est urgent de les soulager. Pourtant, au cours des dernières décennies, ce sont les revenus les plus élevés qui ont profité du plus d’allègements fiscaux. Dividendes et intérêts jouissent en Suisse d’une imposition particulièrement avantageuse, à laquelle s’ajoute l’absence d’un impôt fédéral sur la fortune ou de la moindre taxation des gains en capitaux.</p><p>L’amélioration du pouvoir d’achat reste une priorité de l’USS. Il faut renforcer les subsides aux primes d’assurance-maladie. Et il faudra parallèlement bloquer les projets de démantèlement de différents prélèvements touchant les actionnaires et les couches supérieures. Cela passe en premier lieu par le référendum contre la suppression du droit de timbre d’émission.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7747</guid><pubDate>Sat, 18 Sep 2021 15:20:00 +0200</pubDate><title>15 000 personnes défilent à Berne contre les baisses de rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/15-000-personnes-defilent-a-berne-contre-les-baisses-de-rentes</link><description>Un message clair pour le Parlement : Pas touche à nos rentes !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas moins de 15 000 personnes se sont rassemblées sur la Place fédérale aujourd’hui à Berne pour protester contre les attaques sur les retraites. Le signal envoyé au Parlement est sans équivoque : une révision de l’AVS sur le dos des femmes se heurtera à une résistance farouche. Au lieu de baisser les rentes, il est grand temps de les améliorer. L’écart de rente pour les femmes est d’un tiers et c’est là le vrai scandale. Une large alliance formée de syndicats, de collectifs féministes et de partis politiques avait appelé à cette grande manifestation.</p><p>Aujourd’hui, la rente AVS ne suffit plus pour vivre. Et les prestations du 2e pilier sont en chute libre depuis des années. Pour les femmes, les inégalités sont encore plus criantes à l’âge de la retraite que pendant leur vie de professionnelle. Il faut trouver des solutions à ces problèmes, et vite. Mais la majorité au Parlement continue de faire comme s’ils n’existaient pas. Au contraire&nbsp;: elle prépare plutôt un démantèlement de la prévoyance vieillesse ainsi que des baisses de rentes.</p><p>Il fallait attirer l’attention sur ce scandale. C’est pourquoi une large alliance formée de syndicats, de collectifs féministes et de partis politiques avait appelé à une grande manifestation nationale. Malgré les difficultés liées à la pandémie, 15 000 personnes se sont rassemblées à Berne cet après-midi, pour demander que les rentes soient augmentées, pas baissées&nbsp;: «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;!&nbsp;». Tous les projets de démantèlement – AVS&nbsp;21 en tête – se heurteront à une résistance déterminée.</p><p>Sur la Place fédérale, plusieurs travailleuses de diverses branches professionnelles et venant de toute la Suisse ont témoigné. Elles ont expliqué à quelles difficultés concrètes elles seront confrontées si l’âge de la retraite des femmes est relevé et que l’AVS est affaiblie. Travailler un an de plus, ce n’est souvent tout simplement pas possible après des longues années dans un métier pénible et à assumer le travail non rémunéré de garde et d’assistance. Et ce, alors qu’aujourd’hui déjà, les perspectives en termes de rentes sont sombres en raison des interruptions de carrière, du travail à temps partiel et de la discrimination salariale. Raison de plus donc pour, au contraire, relever le niveau des rentes afin que chacune et chacun puisse bénéficier d’une bonne rente. Par exemple avec une 13e rente AVS.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_210918_SEV_Rd21_MFR8189-c-Manu-Friedrich_0b22dc8b3a.webp" length="227312" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7745</guid><pubDate>Fri, 17 Sep 2021 11:45:52 +0200</pubDate><title>Initiative d&#039;allègement des primes :  un contre-projet inutile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-dallegement-des-primes-un-contre-projet-inutile</link><description>Le financement de la LAMal reste très antisocial</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le message présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes maladie (ou initiative 10&nbsp;%) n’apporte strictement aucun soulagement pour les assuré-e-s. Au contraire&nbsp;: la charge des primes-maladie devrait encore s’accroître tout bientôt, alors que depuis des années déjà, de nombreux ménages n’ont plus les moyens d’y faire face.</p><p>Même si la conjoncture économique se remet assez rapidement sur les rails, les personnes à revenus faibles ou moyens ont dû – ou doivent encore – faire face à des pertes de revenu conséquentes dans le sillage de la crise sanitaire. Pour ces gens, la charge des primes-maladie a donc continué d’augmenter substantiellement, malgré les hausses nominales exceptionnellement faibles au cours des trois dernières années.</p><p>En Suisse, une vendeuse de chaussures paie toujours la même prime qu’un avocat d’affaires. Pour elle, c’est trop, pour lui, ce sont des cacahuètes. De nombreux ménages consacrent aujourd’hui plus de 20&nbsp;% de leur revenu disponible pour les primes individuelles. C’est bien sûr de l’argent qui leur manque cruellement ailleurs. Et à l’économie aussi.</p><p>Si cette charge prend de telles proportions, c’est parce que les primes ont presque triplé (!) depuis l’introduction de la LAMal en 1996 et parce que les cantons réduisent depuis des années le seul mécanisme correcteur, à savoir les réductions de primes. Il faut que cette tendance s’arrête, et c’est ce que demande l’initiative d’allègement des primes.</p><p>Au milieu des années 1990, le Conseil fédéral stipulait que les primes de l’assurance-maladie ne devraient pas dépasser 8&nbsp;% du revenu imposable des ménages. Aujourd’hui, cette charge atteint souvent le triple pour de nombreux ménages. Malgré cela, le Conseil fédéral rejette l’objectif social – pourtant nettement moins ambitieux que celui qu’il avait fixé lui-même – visé par l’initiative pour l’allègement des primes-maladie. Avec son contre-projet, il vise simplement à ce que les cantons où la charge est la plus élevée et la participation cantonale la plus faible versent un peu plus de réductions de primes. Cette proposition est absolument insuffisante (la Confédération elle-même ne veut pas payer un centime de plus) et pourtant, elle est déjà vouée à l’échec au Conseil des États.</p><p>Au Parlement maintenant de faire mieux et de faire enfin reposer le financement de l’assurance de base sur des bases viables socialement et économiquement. Sur la base du projet présenté par le Conseil fédéral, les parlementaires devront élaborer un contre-projet qui tienne la route et qui ait de la substance. Mais s’il n’y a pas de volonté politique pour le faire, alors l’initiative d’allègement des primes-maladie doit être soumise le plus rapidement possible en votation populaire.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7737</guid><pubDate>Wed, 15 Sep 2021 17:01:28 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19) dans le domaine du transport international de voyageurs</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/ordonnance-sur-les-mesures-destinees-a-lutter-contre-le-coronavirus-covid-19-dans-le-domaine-du-transport-international-de-voyageurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7734</guid><pubDate>Tue, 14 Sep 2021 18:43:02 +0200</pubDate><title>Une réforme de l&#039;AVS qui pénalise les femmes ? Maintenant, ça suffit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-reforme-de-lavs-qui-penalise-les-femmes-maintenant-ca-suffit</link><description>Le Conseil des États reste sourd face aux problèmes sociaux </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À la retraite, les femmes touchent environ un tiers de rente de moins que les hommes. Cet écart scandaleux n’empêche pas le Parlement de vouloir économiser 10 milliards supplémentaires dans l’AVS, au détriment des femmes, et de réduire leurs rentes AVS de plus de 5 %. Au lieu de s’attaquer de toute urgence à cet écart qui pénalise les femmes, la majorité de droite au Parlement s’en prend, avec AVS 21, directement au pilier le plus important de notre prévoyance. Les décisions sont sans ambiguïté : d’abord les femmes, puis tout le monde. Mais ce projet est voué à l’échec. C’est pour cela que les syndicats – dans une large alliance avec les collectifs féministes et des partis politiques – appellent la mobilisation pour une grande manifestation nationale devant le Palais fédéral, en pleine session, le 18 septembre.</p><p>Fin janvier, plus de 300 000 femmes ont signé l’appel contre la discrimination qu’elles vivent en matière de rentes. En Suisse, les femmes touchent des rentes inférieures d’au moins un tiers à celles des hommes. Mais au lieu de veiller à ce que cet écart soit comblé le plus rapidement possible, les responsables politiques décident de faire exactement le contraire.</p><p>Le Parlement décide de réduire les rentes au détriment des femmes pour un montant de plus de 1,2 milliard par année. Aujourd’hui encore, le Conseil des États a clairement démontré que cette démarche n’est pas destinée à assurer la stabilité financière de l’AVS : il ne veut rien savoir du financement supplémentaire voulu par le Conseil national par le biais du produit des intérêts négatifs de la Banque nationale. Pourtant, ces fonds supplémentaires auraient apporté à l’AVS pratiquement autant d’argent que ce qui devrait être économisé via le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Même les mesures compensatoires proposées aujourd’hui pour les femmes de la génération transitoire ne peuvent dissimuler le fait qu’AVS 21 n’est finalement pas une réforme mais une simple réduction du droit à la retraite sans aucune consolidation financière du système de sécurité sociale.</p><p>Pour l’USS, une chose est sûre : nous n’accepterons pas ces réductions – ni d’ailleurs toutes les autres baisses annoncées des rentes de vieillesse. Une large alliance appelle donc à une <a href="https://www.rentes-des-femmes.ch/#toutesaberne" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">manifestation devant le Parlement fédéral</a>. Sous le slogan « Touche pas à nos rentes ! », un signal fort sera lancé : les détériorations des retraites, que ce soit dans l’AVS ou dans le 2e pilier, se heurteront à une résistance déterminée.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_4a4b8379cf.webp" length="458888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7731</guid><pubDate>Fri, 10 Sep 2021 14:19:37 +0200</pubDate><title>Les vieilles recettes de plans d’économies ont toujours aussi mauvais goût</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-vieilles-recettes-de-plans-deconomies-ont-toujours-aussi-mauvais-gout</link><description>Session parlementaire d’automne : nouvelles attaques de la droite sur le service public</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie de coronavirus montre bien l’importance de renforcer et même de développer le service public. Et pourtant&nbsp;: lors de la prochaine session parlementaire d’automne, l’approvisionnement de base du pays se trouvera dans plusieurs domaines sous le feu des attaques.</p><p>Le service public suisse, avec son efficacité et sa couverture sur l’ensemble du pays, a été absolument indispensable pour faire face correctement à la crise que nous traversons depuis un an et demi maintenant. Après la première vague de la pandémie déjà, l’USS a publié un <a href="https://www.uss.ch/corona-virus/detail/dossier-n-139-simplement-essentiel-le-service-public-dans-la-crise" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Dossier </a>consistant qui met en évidence de manière détaillée le rôle-clé des divers domaines d’approvisionnement de base. En effet, il ne s’agissait pas uniquement de la bonne performance du système public de santé, mais également de la fiabilité des transports publics, du tour de force logistique de la Poste, de la couverture médiatique posée de la SSR ainsi que de nombreux autres domaines du service public et de leur main d’œuvre qui étaient au cœur de «&nbsp;la Suisse qui fonctionne&nbsp;» - et le sont encore.</p><p class="heading--h4">Des attaques sur tous les fronts</p><p>Pourtant, cet approvisionnement de base si indispensable se retrouve aujourd’hui sous le feu de plusieurs attaques féroces de la part des protagonistes de la droite néolibérale et conservatrice&nbsp;:</p><ul><li>Ils veulent <a href="https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-bundesrat-immer-mehr-auf-abwegen" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">brader complètement Postfinance</a> et semblent prêts à regarder s’écrouler tout le modèle d’affaires de la Poste (et avec lui l’approvisionnement postal de base).</li><li>Ils veulent <a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-la-privatisation-de-l-assurance-de-base" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">largement privatiser le secteur stationnaire des soins</a> en obligeant les cantons à verser chaque année plus de 10 milliards de francs – jusqu’ici destinés aux hôpitaux – directement aux caisses maladie privées.</li><li>Ils veulent <a href="https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-ny-aura-pas-de-tournant-energetique-avec-un-marche-de-lelectricite-liberalise" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">libéraliser le marché de l’électricité</a> et pourront ensuite assister à l’agonie et la disparition des fournisseurs locaux d’énergie. La transition énergétique s’en trouve elle aussi menacée.</li><li>Ils veulent «&nbsp;adapter l’offre à la demande&nbsp;» dans les transports publics, qui n’ont pas encore retrouvé leur taux d’occupation d’avant la crise sanitaire, plutôt que de miser sur leur développement, indispensable en termes de politique climatique.</li><li>Enfin, cerise sur le gâteau, ils veulent aussi dérouler le tapis rouge aux Blochers et Tettamantis du secteur des médias au lieu de consolider un minimum de service public médiatique au moyen du train de mesures adopté au Parlement.</li></ul><p class="heading--h4">Une offensive venant de cantons alpins</p><p>Mais au-delà de ces attaques sur certains secteurs de l’approvisionnement public de base, le Parlement aura à se prononcer au cours de la session d’automne sur d’autres interventions qui remettent fondamentalement en question le service public. Ainsi les conseillers aux États Beat Rieder (PDC/VS) et Andrea Caroni (FDP/AR) demandent au Conseil fédéral dans des motions identiques de modifier la loi pour «&nbsp;endiguer les distorsions de concurrence provoquées par les entreprises publiques&nbsp;».</p><p>Ce que cela veut dire concrètement&nbsp;? Que la Poste renonce à toutes ses activités hors du monopole pour le courrier. Que les hautes écoles spécialisées renoncent à toute forme de financement externe, les hôpitaux font faillite (disparition des «&nbsp;prestations d’intérêt général&nbsp;») et les banques cantonales ferment leurs portes. On se demande bien à quoi ces deux messieurs ont pensé en déposant ces motions.</p><p>Il est toutefois particulièrement irritant que les représentants des régions périphériques se comportent comme les principaux détracteurs des entreprises fédérales. Après tout, ce sont précisément leurs cantons d’origine qui bénéficient le plus – et à tous égards – des services de base qui existent à l’échelle nationale. Ce n’est pas le conseiller aux États Beat Rieder qui peut dire le contraire, lui qui, lorsqu’il s’agit de son propre pré carré, se bat bec et ongle pour le maintien d’une succursale postale locale, une bonne correspondance de bus ou de généreuses subventions pour l’énergie hydroélectrique.</p><p class="heading--h4">Un service public au service du virage climatique</p><p>Les syndicats se battront avec véhémence contre les projets de coupes et de démantèlement. Pour l’USS, il est clair que le service public ne doit en aucun cas être affaibli, mais doit au contraire être développé et étendu. Ce d’autant plus au vu de ce qui est probablement le plus grand défi actuel, le tournant climatique&nbsp;: c’est LE projet collectif pour l’avenir et il ne peut être mis en œuvre efficacement que par des négociations collectives et démocratiques. Avec un service public fort comme levier central.</p><p>Au fil de l’histoire, des exemples emblématiques tels que l’expansion du réseau ferroviaire et la création des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ou la construction de centrales hydroélectriques et du réseau électrique le démontrent&nbsp;: les programmes collectifs publics qui vont dans le sens du progrès ne connaissent pas d’alternative. Et leur succès est durable. De la même manière, nous devons maintenant prendre en main la transition énergétique. Si nous laissions cette tâche aux investisseurs privés, elle serait vouée à l’échec, car au lieu de tendre vers le bien commun, ils ne viseraient que le profit.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7743</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 19:15:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (OLT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-2-relative-a-la-loi-sur-le-travail-olt-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en œuvre de l&#039;initiative parlementaire Graber (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7741</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 19:08:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le stockage obligatoire des semences</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-le-stockage-obligatoire-des-semences</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7739</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 19:03:00 +0200</pubDate><title>Deuxième étape de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/deuxieme-etape-de-la-revision-de-la-loi-sur-lamenagement-du-territoire-lat-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7728</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2021 16:19:49 +0200</pubDate><title>Emplois en danger en raison de l’expiration des règles sur le chômage partiel et signaux contradictoires sur le certificat Covid au travail</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/emplois-en-danger-en-raison-de-lexpiration-des-regles-sur-le-chomage-partiel-et-signaux-contradictoires-sur-le-certificat-covid-au-travail</link><description>Dernières décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les mesures arrêtées aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant l’obligation de présenter un certificat Covid souffrent de lacunes et doivent de toute urgence être complétées. Sinon, les salaires et les emplois seront en danger&nbsp;; cela, précisément en pleine phase finale de la pandémie.</p><p>Les expériences faites dans d’autres pays montrent que l’obligation de présenter un certificat peut entraîner, dans l’hôtellerie-restauration ou d’autres branches, des pertes de chiffre d’affaires. Il est donc d’autant plus important que les entreprises concernées puissent continuer à recourir au chômage partiel. Or, des dispositions très importantes expireront début octobre, comme par exemple la procédure simplifiée pour le préavis de réduction de l’horaire de travail. Que le Conseil fédéral n’ait pas prolongé ces mesures parallèlement à sa décision sur le certificat est incompréhensible aux yeux de l’Union syndicale suisse (USS). Pour que les salaires et les emplois ne soient pas menacés, elle attend du gouvernement qu’il procède sans délai aux corrections nécessaires.</p><p>L’introduction du certificat Covid au travail a manifestement été à l’origine de malentendus et de faux espoirs chez certains employeurs. Certains pensent en effet à tort qu’ils peuvent désormais renoncer aux mesures d’hygiène et de protection de la santé. Ce n’est pas le cas. Et si la décision d’introduire ou non un certificat au travail et la manière précise de le faire seront abandonnées à l’employeur, les travailleurs et travailleuses devront être préalablement consultés comme le demandait l’USS. La décision devra faire l’objet d’une communication par écrit dans le cadre des mesures sanitaires en vigueur dans l’entreprise.</p><p>Cela aurait néanmoins plutôt été le rôle des autorités de réglementer de manière précise l’utilisation du certificat au travail, afin d’assurer que les normes respectent la proportionnalité et valent pour tout le monde. Il s’agit désormais de veiller à ce que la protection des données reste garantie sur les lieux de travail et qu’aucune discrimination ne se fasse jour. Les inspectorats du travail devront aussi renforcer leurs contrôles en matière de protection contre le COVID et de protection de la santé sur les lieux de travail. En outre, les travailleurs et travailleuses vulnérables devront toujours bénéficier d’une protection particulière, c’est-à-dire d’un droit au télétravail ou à des allocations pour perte de gain si aucun travail équivalent ne peut leur être proposé.</p><p>L’USS soutient la campagne de vaccination des autorités comme principal instrument de lutte contre la pandémie. Mais beaucoup reste à entreprendre pour que les travailleurs et les travailleuses soient informés de manière facilement compréhensible et que des possibilités simples de se faire vacciner leur soient proposées. Celles et ceux pour qui s’inscrire à une vaccination est difficile ou pour qui ou les heures d’ouverture constituent un obstacle doivent faire l’objet d’efforts particuliers. S’y ajoute que les employé-e-s qui veulent se faire vacciner doivent enfin être systématiquement libérés pendant des heures de travail payées ce que beaucoup d’employeurs ont refusé au début et refusent toujours de faire.</p><p class="text-right"><br> FAQ pour les travailleurs et travailleuses</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_Corona_Mitarbeiter_Gastro_Reinigung_iSt-Antonio_Diaz_548bdbb45f.webp" length="129674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7725</guid><pubDate>Tue, 07 Sep 2021 09:30:00 +0200</pubDate><title>Les salaires doivent augmenter de 2 % ou 100 francs par mois</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-salaires-doivent-augmenter-de-2-ou-100-francs-par-mois</link><description>Reprise, inflation et rattrapage : des hausses tangibles s&#039;imposent</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’économie a retrouvé ou dépassé son niveau d’avant-crise dans la majorité des branches. L’inflation reprend&nbsp;: pendant les mois de négociations salariales, elle sera de 1&nbsp;%. Et avant la crise déjà, les salaires avaient stagné durant plusieurs années. Des augmentations de salaires de 2&nbsp;% ou 100 francs par mois au moins sont donc nécessaires, pour les syndicats de l'Union syndicale suisse (USS). Après avoir fourni des efforts importants durant la crise, les travailleuses et travailleurs doivent profiter du retour à une conjoncture favorable.</p><p>La grande majorité des branches en Suisse est revenue à une situation conjoncturelle favorable. L’activité a repris, et les entreprises font à nouveau des bénéfices. Parallèlement, une augmentation du renchérissement se profile. L’inflation a atteint 0,9&nbsp;% en août et sera de 1&nbsp;% ou plus durant les mois de négociation salariale. Enfin, les années précédant la pandémie avaient été marquées par une stagnation salariale générant un besoin important de rattrapage.</p><p>Les syndicats de l’USS demandent donc une hausse des salaires de 2&nbsp;% ou d’au moins 100 francs par mois. Cette revendication se justifie pour moitié par la compensation du renchérissement et pour moitié par la nécessité de refléter l’amélioration de la productivité dans les salaires réels.</p><p>Les travailleuses et travailleurs de Suisse ont fourni, durant la pandémie, des efforts hors du commun, tout en faisant face à de multiples insécurités. Cet engagement doit être pris en compte et honoré au moment des négociations pour 2022. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, résume&nbsp;: «&nbsp;Les travailleuses et travailleurs ont été au front pendant cette crise, mais l’immense majorité n’a pas encore pas vu la couleur d’une reconnaissance salariale pour ces efforts. Des hausses tangibles sont donc nécessaires.&nbsp;»</p><h3>Revaloriser les bas salaires et les professions à majorité féminine</h3><p>Avec la croissance prévue pour le deuxième semestre 2021 et pour 2022, les marges de manœuvre pour des hausses de salaires existent dans de nombreuses branches. «&nbsp;Au vu de la nette reprise de l’économie, des augmentations salariales sont indispensables&nbsp;», souligne Vania Alleva, présidente d’Unia, en pointant les secteurs de la construction, du second œuvre ou encore du commerce de détail.</p><p>Le besoin est particulièrement important pour les salaires les plus bas. Ces dernières années, les salaires minimums inscrits dans les CCT ont connu une croissance inférieure aux salaires moyens. Pour que la protection contre la sous-enchère salariale reste efficace, les salaires minimums doivent donc être revalorisés, pour atteindre 4000 francs par mois au moins.</p><p>Les professions majoritairement exercées par des femmes doivent être, enfin, sérieusement revalorisées. C’est notamment le cas dans le secteur de la santé, qui connaissent un niveau de rémunération très insuffisant. Secrétaire centrale en charge du secteur de la santé au Syndicats des services publics (SSP), Beatriz Rosende alerte&nbsp;: «&nbsp;Dans les professions qualifiées, le salaire n’est plus suffisant et ne compense pas les sacrifices énormes consentis au quotidien. Pour les personnes pas ou peu qualifiées, même le salaire à 100&nbsp;% frôle le minimum vital&nbsp;!&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7723</guid><pubDate>Sat, 04 Sep 2021 16:37:59 +0200</pubDate><title>Participation, oui, précarité, non : droits fondamentaux et sécurité pour toutes et tous !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/participation-oui-precarite-non-droits-fondamentaux-et-securite-pour-toutes-et-tous</link><description>Conférence de la migration de l&#039;USS 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit tout faire pour que les personnes migrantes ne soient plus exclues d’une participation active à la vie politique, sociale et économique&nbsp;: c’est sur ce message que s’est terminée le 4 septembre la Conférence de la migration de l’Union syndicale suisse (USS) après une journée de débats et d’ateliers. Les quelque 60 participant-e-s exigent que la population issue de la migration bénéficie de plus de participation et de respect des droits fondamentaux, plutôt que de subir la précarité et l’exclusion.</p><p>La crise du coronavirus a montré que les migrant-e-s ont une importance systémique dans notre pays et restent pourtant beaucoup trop souvent exclus de la pleine participation à la communauté. Pire&nbsp;: ces personnes sont punies lorsqu’elles demandent de l’aide à l’État, par exemple l’aide sociale.</p><p>Même hors période de crise, les chances et les droits ne sont pas répartis équitablement sur l’ensemble de la population. La pandémie a agi un peu comme une loupe&nbsp;: elle a mis en évidence une précarisation permanente et croissante. Lorsqu’en raison de leur origine, des personnes sont exclues de la participation politique, économique, sociale et culturelle, c’est dommageable pour la société et la démocratie. Les syndicats s’engagent pour l’égalité des chances, les droits participatifs et la sécurité de séjour de leurs membres sans passeport suisse. Ils le font au niveau politique, dans le monde du travail et au sein de la société.</p><p>Avec la Conférence de la migration 2021, la Commission des migrations de l’USS a relancé le débat&nbsp;: 60 travailleuses et travailleurs solidaires, avec et sans passeport suisse, ont élaboré ensemble de nouvelles visions de ce que la Suisse pourrait faire pour devenir un exemple en matière de participation et de prospérité pour toutes et tous. Au cours de la matinée, trois exposés d’introduction ont donné des pistes pour les échanges approfondis au sein des groupes de travail&nbsp;: la juriste Marie Moeschler a présenté les effets néfastes du durcissement de la législation sur les étrangers, le journaliste Mattia Lento a évoqué les conséquences de la crise sanitaire sur les migrant-e-s et la conseillère communale bernoise Franziska Teuscher a exposé comment les villes s’efforcent de mener une politique migratoire solidaire malgré les restrictions cantonales et nationales.</p><p>L’après-midi a été consacré à une discussion avec les député-e-s au Conseil des États Paul Rechsteiner et Lisa Mazzone. Au menu de cet échange&nbsp;: le droit de cité suisse ne doit pas se «&nbsp;gagner&nbsp;» par une assimilation, mais bien permettre aux personnes qui vivent ici et qui font partie intégrante de la population d’avoir accès à la participation démocratique. En guise de conclusion, les participant-e-s à la conférence ont réaffirmé les revendications de sécurité économique et de participation pour toutes et tous – indépendamment de l’origine et de la nationalité – en en adoptant deux résolutions&nbsp;: «&nbsp;La pauvreté n'est pas un crime&nbsp;» et «&nbsp;Remédier au déficit démocratique&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/6/csm_SGB_MiK_MFR6842_Foto-ManuFriederich_a59c542302.webp" length="255764" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7720</guid><pubDate>Fri, 03 Sep 2021 10:00:00 +0200</pubDate><title>Vol des rentes : maintenant ça suffit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vol-des-rentes-maintenant-ca-suffit</link><description>Les syndicats mobilisent contre les réformes des retraites</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes perçoivent aujourd’hui des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. En dépit de cette lacune financière béante, il est question de réaliser 10&nbsp;milliards d’économies supplémentaires dans l’AVS sur leur dos. Les femmes ne sont guère mieux loties dans le deuxième pilier, où l’érosion insidieuse des rentes LPP touche tout le monde, tandis que les cotisations salariales ne cessent d’augmenter. Là encore, le Parlement s’apprête à accentuer encore les inégalités&nbsp;: selon les récentes décisions de la commission compétente, un très grand nombre de vendeuses, d’infirmières et d’enseignantes paieraient davantage –&nbsp;tout en recevant moins. Les femmes occupées à temps partiel, qui ont la plus grave lacune de prévoyance, seraient durement touchées. Au lieu d’empoigner le problème urgent du niveau insuffisant des rentes, la majorité bourgeoise du Parlement préfère s’attaquer frontalement à d’importants piliers de la sécurité sociale. Maintenant ça suffit&nbsp;! Les syndicats appellent à une manifestation nationale devant le Palais fédéral, en pleine session, le 18&nbsp;septembre.</p><p>À la fin de janvier plus de 300&nbsp;000 femmes ont signé l’appel contre la détérioration de leurs rentes. Car en Suisse, les femmes obtiennent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Or au lieu de veiller à combler au plus vite cette lacune, le monde politique fait tout le contraire – en décidant d’amputer les rentes des femmes de plus de 1,2&nbsp;milliard de francs par an. Aude Spang, secrétaire à l’égalité d’Unia, résume ainsi la situation&nbsp;: «&nbsp;le projet AVS 21 ne fait que démanteler les rentes&nbsp;: les femmes devraient en effet travailler une année de plus et continuer à payer des cotisations AVS durant cette année, mais elles recevraient leurs rentes pendant une année de moins. C’est un affront&nbsp;!» Pas plus tard que cette semaine, le Parlement a démontré qu’il ne ne s’intéresse en réalité pas à la stabilité financière de l’AVS en agissant de la sorte, puisque la commission des États a rejeté le financement additionnel décidé par le Conseil national, qui souhaitait affecter au premier pilier le bénéfice issu des intérêts négatifs pratiqués par la Banque nationale suisse. Cet apport aurait valu à l’AVS des recettes supplémentaires presque équivalentes aux économies générées par le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, résume&nbsp;: «&nbsp;Les femmes se voient offrir ce qu'elles ne veulent pas (un âge de la retraite plus élevé) et refuser ce dont elles ont besoin (des salaires égaux et de bonnes rentes)&nbsp;».</p><h3 class="heading--h4">Dans le deuxième pilier aussi, la réforme s’annonce problématique</h3><p>Les rentes du deuxième pilier ne cessent de diminuer depuis quinze ans, alors que les cotisations sont en hausse. En réponse à cette évolution, il est urgent de stabiliser les rentes. Là encore, il faut améliorer la situation des femmes à la retraite.</p><p>Or des dérapages sont également à craindre dans la réforme de la LPP – alors même que durant le débat parlementaire sur l’AVS, les femmes avaient été priées de patienter en vue d’une compensation dans le deuxième pilier. En effet, la commission songe à un modèle résolument antisocial, qui grèverait lourdement les salaires moyens tout en ménageant les plus hauts revenus. Gabriela Medici en indique les conséquences concrètes&nbsp;: «&nbsp;les décisions portant sur la réforme de la LPP entraîneraient des baisses de rentes allant jusqu’à 12&nbsp;%. Pour une femme âgée de 48&nbsp;ans, cela représenterait une perte de rente de presque 200&nbsp;francs par mois&nbsp;!&nbsp;» La proposition soumise par le conseiller national de Courten est indécente vis-à-vis des vendeuses, des infirmières ou des enseignantes. Car les plans de prévoyance en vigueur dans le commerce de détail, la couverture LPP dont bénéficient les infirmières, les postières et les enseignantes les excluent de la compensation proposée. Ce n’est pas tout. Au lieu de prévoir des mesures pour combler la lacune actuelle de prévoyance de ces femmes, on cherche à leur ponctionner encore de l’argent. Elles n’auraient droit qu’à titre exceptionnel au «&nbsp;nouveau&nbsp;» supplément de rente. Une vendeuse de Coop s’expose par contre à des coûts supplémentaires pouvant atteindre 2000&nbsp;francs par an, destinés à financer le supplément de rente d’autres personnes. Même une factrice de la Poste occupée à temps partiel et gagnant un modeste salaire de moins de 3000&nbsp;francs par mois risque d’être mise à contribution à hauteur de 1200&nbsp;francs. Et cela pendant que la participation des plus hauts revenus serait plafonnée à moins de 4400&nbsp;francs.</p><h3 class="heading--h4">Levée de boucliers contre le démantèlement des rentes</h3><p>Maintenant ça suffit&nbsp;! Les syndicats n’accepteront pas de nouvelle coupe dans les rentes. «&nbsp;Nous combattrons les coups de boutoir que l’industrie financière porte contre notre système de retraites&nbsp;», résume Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS). Une large alliance appelle à une manifestation massive devant le Palais fédéral. Il s’agit de donner un signal clair, sous la devise «&nbsp;Pas touche à nos rentes&nbsp;»&nbsp;: les détériorations de rentes, qu’il s’agisse de l’AVS ou de la LPP, se heurteront à une résistance acharnée.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Rentnerin-leeresPortemonneeiSt-Ellena_c2494437ca.webp" length="148732" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7718</guid><pubDate>Tue, 31 Aug 2021 09:26:00 +0200</pubDate><title>Conséquences du COVID-19 : deuxième paquet de mesures pour les transports publics</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consequences-du-covid-19-deuxieme-paquet-de-mesures-pour-les-transports-publics</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7713</guid><pubDate>Fri, 27 Aug 2021 10:46:00 +0200</pubDate><title>Modifications de l’ordonnance covid-19 – évolution de la situation dans les hôpitaux et autres procédures</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modifications-de-lordonnance-covid-19-evolution-de-la-situation-dans-les-hopitaux-et-autres-procedures</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7709</guid><pubDate>Tue, 24 Aug 2021 10:35:00 +0200</pubDate><title>Des taux d&#039;intérêts trop bas dans le 2e pilier!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-taux-dinterets-trop-bas-dans-le-2e-pilier</link><description>Pas de majorité pour relever le taux minimum LPP, malgré tous les signes encourageants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis des années, les rendements des caisses de pensions dépassent largement la rémunération par les intérêts. Les caisses de pensions ont ainsi pu amasser des réserves bien garnies et atteindre des taux de couverture élevés – alors que les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser et les cotisations des assuré-e-s d’augmenter. Comme les rendements se maintiennent à un niveau élevé, il faut absolument opérer un changement de cap et relever le taux de rémunération des avoirs de vieillesse. L’Union syndicale suisse (USS) s’est battue pour une hausse du taux minimum au sein de la Commission fédérale LPP, dans le but de stabiliser les rentes en chute libre et rétablir une certaine confiance dans le 2e&nbsp;pilier – sans succès.</p><p>Tous les indicateurs et toutes les tendances le prouvent&nbsp;: les réserves des caisses de pensions sont pleines à craquer et leurs rendements de placements sont considérables. Malgré la pandémie, la performance financière a atteint 4,09&nbsp;% (hors charges) au cours de l’année boursière 2020, selon l’indice des caisses de pensions de l’UBS. À 4,72&nbsp;%, le rendement moyen des cinq dernières années fait lui aussi bonne figure. Depuis le début des mesures en 2006, la performance financière atteint 74,61&nbsp;%. L’examen de tous les grands indices confirme également la bonne situation des marchés financiers pour l’année en cours. Les institutions de prévoyance quant à elles sont dans une bonne situation financière. Ainsi, la haute surveillance de la prévoyance professionnelle a récemment confirmé que le taux de couverture moyen – 119,9&nbsp;% à la fin du mois de juin 2021 – n’a jamais été aussi élevé. De même, un tiers des institutions de prévoyance ont entièrement constitué leurs réserves de fluctuation de valeur des placements. Cependant, malgré ces signaux clairs et contre la revendication de l’USS, une majorité de la Commission fédérale LPP s’est opposée à une augmentation - même modeste - du taux d’intérêt minimum LPP.</p><p>Pour l’USS, cette décision est incompréhensible. Comment expliquer aux assuré-e-s que le taux minimum LPP n’augmente pas si l’on regarde l’évolution décrites ci-dessus&nbsp;? En effet, outre le maintien du niveau des rentes, c’est aussi la constitution et l’alimentation du capital de prévoyance qui sont essentielles pour que la confiance dans le 2e&nbsp;pilier ne s’érode pas encore davantage.</p><p>Par ses décisions, la Commission LPP fait fi de la mission légale du taux d’intérêt minimal, soit de garantir que les rendements des placements soient crédités aux assuré-e-s. Un regard sur la pratique confirme qu’une augmentation du taux d’intérêt minimal serait réalisable pour les caisses de pensions&nbsp;: l’année dernière, le taux d’intérêt moyen sur les avoirs de vieillesse de toutes les caisses était supérieur à 2&nbsp;% (Swisscanto 2021). Mais au lieu de se baser sur la réalité d’une institution «&nbsp;moyenne&nbsp;» – ce qui est la seule façon de remplir la fonction de référence légale –, une majorité de la Commission LPP suit les schémas des assureurs pour fixer le taux d’intérêt minimum. Les assureurs sont toutefois bien plus préoccupés par leurs bénéfices que par les rentes de vieillesse des travailleuses et travailleurs. Pas étonnant dès lors que deux tiers des assuré-e-s ont le sentiment qu’on leur vole leurs rentes lorsqu’ils les voient baisser sans arrêt. La Commission aurait pu faire quelque chose pour inverser la vapeur. Au Conseil fédéral maintenant de prendre cette responsabilité.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7701</guid><pubDate>Mon, 23 Aug 2021 11:15:35 +0200</pubDate><title>Augmenter les subsides aux primes maladies au lieu de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/augmenter-les-subsides-aux-primes-maladies-au-lieu-de-faire-des-cadeaux-fiscaux-aux-plus-riches</link><description>Votations du 26 septembre : l’USS soutient l’initiative 99 %</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que feriez-vous si vous aviez 26 millions de francs&nbsp;? Pour la plupart des gens, avoir autant d’argent est presque inimaginable. Mais pour les 50&nbsp;000 personnes les plus riches en Suisse, c’est juste «&nbsp;normal&nbsp;». Ce 1&nbsp;% de la population de notre pays possède 43&nbsp;% de la fortune totale&nbsp;! Ces personnes sont propriétaires d’entreprises, d’immeubles d’habitations, de forêts et de terres agricoles, et elles en font leurs affaires. Les dividendes et les revenus des loyers rapportent beaucoup d’argent&nbsp;: ça peut vite atteindre un million de francs par année.</p><p>Avec la flambée du marché des actions et de l’immobilier, les très riches sont devenus encore plus riches. L’écart des fortunes et des revenus n’a cessé de se creuser depuis les années 1990&nbsp;: à l’époque, le pourcent le plus riche de la population possédait 33&nbsp;% de la fortune totale. Depuis, ils ont non seulement profité du boom des marchés financiers, mais aussi de la politique fiscale. En effet, de nombreux cantons ont sensiblement baissé les impôts sur le revenu, l’impôt sur la fortune a été divisé par deux à bien des endroits et l’impôt sur les successions a été aboli pour les descendant-e-s directs.</p><p>Pour nous, personnes à petits et moyens revenus, la situation n’est pas du tout la même&nbsp;: les salaires ont certes augmenté petit à petit – grâce aux campagnes syndicales en faveur des salaires minimaux et de meilleurs salaires en général. Mais la politique n’a pas du tout été de notre côté&nbsp;: la Confédération et les cantons ont préféré baisser les impôts pour les nanti-e-s plutôt que d’augmenter les subsides pour les primes d’assurance-maladie. Résultat&nbsp;: de plus en plus de ménages n’arrivent plus à faire face aux coûts que représentent les primes maladie, qui engloutissent souvent bien plus de 10&nbsp;% du revenu des ménages. À cela s’ajoutent les loyers qui ne cessent d’augmenter et la pénurie de logements dans les centres. Pour de nombreuses familles et ménages, il est de plus en plus difficile de boucler les fins de mois avec leur salaire ou leur rente.</p><p>Pourtant, les représentant-e-s des classes aisées et de l’économie aux Chambres fédérales ne l’ont toujours pas compris. Au contraire&nbsp;: ces élu-e-s préparent de nouvelles baisses d’impôts pour les actionnaires et les investisseurs. Les titulaires d’obligations ne devraient plus payer d’impôt anticipé et l’émission d’actions serait exemptée d’impôt (suppression du droit de timbre d’émission). En plus, les rentes de la prévoyance vieillesse devraient baisser encore pour que les gros revenus puissent payer moins de cotisations&nbsp;! L’USS combat ces projets par voie de référendum.</p><p>L’initiative 99&nbsp;% va plus loin&nbsp;: elle exige un changement de cap en faveur de la population ordinaire. Elle prévoit d’imposer davantage les plus hauts revenus et de faire bénéficier la population des recettes fiscales que cela engendrerait. Par exemple en augmentant enfin les subsides pour les primes d’assurance-maladie et en relevant les rentes AVS. C’est pourquoi l’USS soutient cette initiative.</p><p class="text-center"><br><a href="/actuel/campagnes/combattre-les-inegalites-imposer-plus-justement-les-revenus-du-capital" class="button">Site web de la campagne de l'USS</a></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/7/csm_darktable.0C7N80_4023ca8720.webp" length="272316" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7755</guid><pubDate>Mon, 23 Aug 2021 10:37:00 +0200</pubDate><title>Combattre les inégalités : Imposer plus justement les revenus du capital</title><link>https://www.uss.ch/actuel/campagnes/combattre-les-inegalites-imposer-plus-justement-les-revenus-du-capital</link><description>OUI à l’initiative 99 % le 26 septembre 2021 !</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/0/csm_99parc_grafik_25150572c8.webp" length="26188" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7698</guid><pubDate>Fri, 20 Aug 2021 17:28:29 +0200</pubDate><title>Réforme LPP 21: les salarié-e-s devront payer plus pour toucher moins </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-lpp-21-les-salarie-e-s-devront-payer-plus-pour-toucher-moins</link><description>Le compromis des partenaires sociaux sur la LPP est laminé en commission
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission compétente du Conseil national (CSSS-N) torpille le projet équilibré de réforme de la LPP, élaboré par les partenaires sociaux. Elle décide plutôt de baisser encore les rentes du 2e pilier de jusqu’à 12&nbsp;% pour les travailleuses et travailleurs et d’introduire des allègements importants pour les gros revenus. Elle balaie ainsi toute possibilité de réduire quelque peu l’écart de rente des femmes, fermant les yeux sur une réalité pourtant criante. Au bout du compte, le «&nbsp;modèle de Courten&nbsp;» est synonyme de coûts supplémentaires énormes pour les assuré-e-s ayant des salaires faibles à moyens. Cela fait 15 ans que les rentes du 2e pilier sont en chute libre et que les cotisations ne cessent d’augmenter&nbsp;: cette réforme de la LPP est donc vouée à l’échec si la commission ne revient pas à la décision initiale.</p><p>Pour les vendeuses ou les infirmières par exemple, cette proposition de la commission est désastreuse. Elles seront les premières à passer à la caisse avec leurs petits salaires. Non seulement elles ne toucheront pas de supplément de rente, mais elles devront, en plus, payer les suppléments des autres personnes qui sont assurées seulement dans la LPP obligatoire. Pour un salaire modeste de 45&nbsp;000 francs par an, cela représente à peu près 2000 francs sur 15 ans. Ces femmes auraient pourtant besoin de toute urgence d’une hausse des rentes, comme le proposent les partenaires sociaux et le Conseil fédéral. Mais non&nbsp;: ce sont bien au contraire les hauts revenus qui verraient leurs charges s’alléger, car le plafond LPP est désormais le facteur décisif. Et parce qu’ils bénéficieraient d’importants allégements fiscaux dans le cadre des 2e et 3e piliers.</p><p>Les assurances et les banques ont donc réussi à s’imposer sur toute la ligne auprès de la commission. Au lieu de contribuer à stabiliser les rentes LPP et de réduire résolument l’écart de rente des femmes, elles misent sur le développement de la prévoyance privée. Avec leurs visées purement lucratives, elles mettent en péril un compromis historique entre les partenaires sociaux qui apporterait à la LPP la modernisation dont elle a un urgent besoin ainsi que des améliorations rapides de la situation que connaissent les femmes en termes de rentes de vieillesse.</p><p>Après 15 ans d’érosion dans le 2e pilier, il est primordial de stabiliser les rentes. Les assuré-e-s ne vont pas rester les bras croisés et continuer de payer plus pour toucher moins de rente. Aujourd’hui déjà, de moins en moins de gens touchent assez pour vivre. Mais au lieu de regarder cette réalité en face, la commission propose une nouvelle baisse des rentes allant jusqu’à 12&nbsp;% et met les bâtons dans les roues à toute velléité de solidarité. Et ce, avec un coût global encore plus élevé.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7705</guid><pubDate>Fri, 20 Aug 2021 12:36:00 +0200</pubDate><title>Procédure de consultation sur le taux d’intérêt minimal LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/procedure-de-consultation-sur-le-taux-dinteret-minimal-lpp2022</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Der Schweizerische Gewerkschaftsbund spricht sich in seiner Vernehmlassungsantwort (siehe Link unten) für eine Erhöhung des Mindestzinsatzes in der Beruflichen Vorsorge aus und begründet dies ausführlich.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7703</guid><pubDate>Fri, 20 Aug 2021 12:32:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les épidémies – vaccination pour les frontaliers </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-sur-les-epidemies-vaccination-pour-les-frontaliers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7707</guid><pubDate>Tue, 17 Aug 2021 12:41:00 +0200</pubDate><title>Adaptation de la stratégie nationale en matière de tests (COVID-19)</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/adaptation-de-la-strategie-nationale-en-matiere-de-tests-covid-19</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7693</guid><pubDate>Mon, 09 Aug 2021 15:42:55 +0200</pubDate><title>Le OUI au mariage pour toutes et tous est aussi important pour les salarié-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-oui-au-mariage-pour-toutes-et-tous-est-aussi-important-pour-les-salarie-e-s</link><description>Votation du 26 septembre 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’inégalité au plan juridique favorise les discriminations. Les salarié-e-s LGBTIQ ne le savent que trop bien. C’est pourquoi l’introduction, depuis trop longtemps en souffrance, du mariage pour toutes et tous en Suisse constitue un pas important vers plus de justice précisément aussi dans le monde du travail. Les syndicats s’engagent de toutes leurs forces pour un OUI le 26 septembre&nbsp;!</p><p>En matière d’égalité juridique des personnes LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, trans, personnes intersexes et queer), la Suisse est depuis 20 ans à la traîne de ses voisins européens. Si, à la suite de l’extension de la protection contre la discrimination dans le code pénal, ce retard s’est récemment à nouveau réduit, une grave lacune subsiste néanmoins concernant l’accès au mariage civil. Après plusieurs essais au niveau parlementaire, une votation populaire va avoir lieu le 26 septembre prochain sur le «&nbsp;mariage pour tous&nbsp;» en raison du référendum saisi avec succès par les milieux de la droite conservatrice contre le projet adopté par une large majorité du Parlement.</p><p class="heading--h4">Des améliorations concrètes dans le monde du travail</p><p>La révision adoptée du Code civil accorde aux couples du même sexe non seulement le droit au mariage, mais aussi la naturalisation facilitée de la ou du partenaire ainsi que l’adoption conjointe et – pour les couples mariés de femmes – l’accès au don de sperme en Suisse. Jusqu’à ce jour, les couples homosexuels étaient privés de tous ces droits qui vont de soi pour les couples hétérosexuels&nbsp;; cela, malgré l’introduction en 2007 du «&nbsp;partenariat enregistré&nbsp;».</p><p>La nouvelle loi faciliterait également beaucoup les choses lorsqu’il s’agit d’indiquer son état civil.&nbsp; La Suisse ne connaît actuellement pas de «&nbsp;mariage civil light&nbsp;» ouvert indifféremment à tout le monde, comme par exemple le PACS français que les couples hétérosexuels peuvent aussi choisir. En conséquence, la spécification de l’état civil («&nbsp;en partenariat enregistré&nbsp;»), demandée en particulier lors d’une candidature à un emploi, implique aujourd’hui toujours qu’il y ait automatiquement outing. Et à l’heure actuelle, ce dernier a encore, dans un monde du travail de loin pas encore libéré de préjugés et de discriminations, des conséquences par trop souvent pénalisantes pour les personnes concernées, que ce soit déjà par le refus d’une embauche ou, par après, à travers une exclusion sociale sur le lieu de travail ou des moqueries lors de l’excursion de l’entreprise.</p><p>Mais au-delà, il est important pour le monde du travail que, par exemple, beaucoup de grandes firmes (et aussi quelques conventions collectives de travail) prévoient des réglementations en faveur des couples travaillant dans la même entreprise, comme le droit à prendre des vacances en même temps. De telles dispositions ne s’appliquent pas encore partout, aussi pour les partenariats enregistrés. Ici, le mariage pour toutes et tous offrirait une solution.</p><p class="heading--h4">Il restera encore beaucoup à faire, même après</p><p>Le mariage pour toutes et tous n’est pas uniquement un signal attendu depuis trop longtemps à l’intention de la société mais également un message clair adressé aux employeurs et employeuses et selon lequel, les personnes LGBTIQ sont désormais placées sur un pied pratiquement d’égalité au plan juridique (à tout le moins les lesbiennes et les gays) avec les hétérosexuel-le-s et cette égalité doit aussi être systématiquement appliquée dans le monde du travail.</p><p>Pour les syndicats, le combat contre les discriminations dans le monde du travail se poursuivra aussi après le 26 septembre. Car les mêmes droits, tant face au bureau d’état civil que devant l’autel, n’empêcheront pas, par exemple, les licenciements abusifs des personnes trans pendant la transition ou la double discrimination des travailleuses lesbiennes. Or, après un OUI au «&nbsp;mariage pour tous&nbsp;» le 26 septembre, on pourra d’autant mieux se focaliser précisément sur ces abus concrets. Un «&nbsp;non&nbsp;» ramènerait par contre la Suisse de nombreuses années en arrière en matière de politique de l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_Frau-Regenbogenfahne_Eva-Blanco-Fotografia_photocase_5f23c0d979.webp" length="140922" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7669</guid><pubDate>Wed, 21 Jul 2021 15:22:35 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA) - nombres maximums 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ordonnance-relative-a-ladmission-au-sejour-et-a-lexercice-dune-activite-lucrative-oasa-nombres-maximums-2022</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7662</guid><pubDate>Thu, 15 Jul 2021 10:10:41 +0200</pubDate><title>Conférence de la migration de l’USS 2021</title><link></link><description>«Participation, oui, précarisation, non : droits fondamentaux et sécurité pour toutes et tous»
Samedi 4 septembre 2021 à Berne.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/b/csm_miko-illustration_48f8fbcce0.webp" length="133998" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7685</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 17:20:00 +0200</pubDate><title>Dispositions qui prévoient la mise en place d’un frein à la réglementation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dispositions-qui-prevoient-la-mise-en-place-dun-frein-a-la-reglementation-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7683</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 17:15:00 +0200</pubDate><title>Loi sur l’allégement des coûts de la réglementation pour les entreprises (LACRE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-sur-lallegement-des-couts-de-la-reglementation-pour-les-entreprises-lacre</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7673</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:58:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance réglant l’admission à la circulation routière et de l’ordonnance sur le contrôle de la circulation routière</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-lordonnance-reglant-ladmission-a-la-circulation-routiere-et-de-lordonnance-sur-le-controle-de-la-circulation-routiere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7672</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:56:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’Etat hôte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-letat-hote</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7671</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:50:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnances 1 relative à la loi sur le travail (OLT 1) et l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (OLT 2)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-l-olt1-et-l-olt2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7670</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:48:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la géoinformation (LGéo)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-la-geoinformation-lgeo</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7668</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:15:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les devoirs de diligence et de transparence dans les domaines des minerais et métaux provenant de zones de conflit et du travail des enfants (ODiTr)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-les-devoirs-de-diligence-et-de-transparence-dans-les-domaines-des-minerais-et-metaux-provenant-de-zones-de-conflit-et-du-travail-des-enfants-oditr</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7667</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:13:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration: test de dépistage du COVID-19 en cas de renvoi ou d’expulsion</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-lintegration-test-de-depistage-du-covid-19-en-cas-de-renvoi-ou-dexpulsion</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7666</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:10:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur les produits chimiques (OChim)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-les-produits-chimiques-ochim</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7665</guid><pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:07:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la procédure de déclaration au sein du groupe en matière d&#039;impôt anticipé (PDF, 662 kB)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-sur-la-procedure-de-declaration-au-sein-du-groupe-en-matiere-dimpot-anticipe-pdf-662-kb</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7657</guid><pubDate>Thu, 01 Jul 2021 18:40:39 +0200</pubDate><title>Prolongation de la protection douanière minimale pour le sucre</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/prolongation-de-la-protection-douaniere-minimale-pour-le-sucre</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7695</guid><pubDate>Wed, 30 Jun 2021 09:16:00 +0200</pubDate><title>Postfinance : le Conseil fédéral fait fausse route</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-bundesrat-immer-mehr-auf-abwegen</link><description>Une privatisation complète irréfléchie et erronée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui son message sur la révision partielle de la loi sur la révision de la Poste (LOP). Il opte ainsi pour la privatisation complète de Postfinance, en déconnection totale avec les questions qui se posent sur l’avenir de l’approvisionnement postal de base. Les syndicats combattront ce projet.</p><p>Lors de la dernière consultation sur la révision de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP), la privatisation partielle de Postfinance envisagée par le Conseil fédéral a été rejetée à une large majorité. Mais au lieu d’abandonner ce projet, le Conseil fédéral est allé encore plus loin et a pris en janvier une décision de fond en faveur de la privatisation complète de la banque postale. À peu près au même moment, le gouvernement a mis en place un groupe d’expert-e-s chargé d’élaborer un rapport sur le développement de l’approvisionnement de base. Il était donc prévu de s’atteler aux «&nbsp;modifications correspondantes de la législation postale&nbsp;» sur la base de ce rapport. On pouvait donc légitimement s’attendre à ce que le Conseil fédéral adopte un éventuel message sur la privatisation de Postfinance après avoir pris connaissance des conclusions du groupe d’expert-e-s. Il est donc totalement incompréhensible et irresponsable que le Conseil fédéral, une fois de plus, fonce tête baissée et brûle ainsi les étapes.</p><p>Cette décision du Conseil fédéral ne constitue pas seulement une atteinte au mandat de prestations de base dans le domaine du trafic des paiements. Il s’agit avant tout d’une attaque en règle contre le service public en général. En effet, la Poste ne fonctionne aujourd’hui qu'à travers son modèle d’affaires autonome, qui repose surtout sur les effets de synergie du réseau postal. Une défection de Postfinance conduirait donc à une scission de l’ensemble du groupe postal suisse et est donc totalement inacceptable.</p><p>Postfinance doit se conformer aux exigences de la FINMA pour les grandes banques, mais dans le domaine des prêts, elle n’a pas le champ d’action d’une grande banque. Cette situation, défendue par le lobby financier depuis des années, est totalement absurde. Puisque Postfinance appartient à la Confédération, celle-ci devrait tout simplement lui délivrer une garantie de capital (à l’instar de ce que les cantons font pour leurs banques cantonales) et enfin l’autoriser à accorder des prêts. Le Conseil fédéral propose aussi ces deux points dans son message (le premier, toutefois, uniquement à titre de mesure temporaire) et les deux sont corrects. Mais certainement pas la combinaison de ces deux changements avec une privatisation, dans le cadre de laquelle tous les revenus antérieurs et supplémentaires seraient versés exclusivement à des investisseurs privés - au lieu de profiter au grand public.</p><p>En outre, le débat tout à fait utile et nécessaire sur le développement futur du service postal de base pourra être mené dès l’automne, après la publication du rapport d’expertise susmentionné. Mais dans le calme, de manière fondée et orientée vers l’avenir.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7655</guid><pubDate>Tue, 29 Jun 2021 09:59:57 +0200</pubDate><title>Non à la suppression du droit de timbre</title><link>https://www.uss.ch/actuel/campagnes/non-a-la-suppression-du-droit-de-timbre</link><description>Le Parlement a décidé de supprimer le droit d’émission sur le capital propre. Ce nouveau privilège fiscal est inacceptable.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_DroitDeTimbre-4-3_dd1b66870b.webp" length="68260" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7652</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2021 16:49:38 +0200</pubDate><title>La Commission du Conseil national suit les partenaires sociaux dans la réforme de la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-suit-les-partenaires-sociaux-dans-la-reforme-de-la-lpp</link><description>Travail.Suisse, UPS et USS se félicitent, mais certains des amendements proposés diminuent inutilement les chances du projet de rallier une majorité.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Peu avant la pause estivale, la commission ad hoc du Conseil national a entamé ses délibérations sur la réforme de la prévoyance professionnelle. Le projet mis sur la table par le Conseil fédéral est basé sur le compromis des partenaires sociaux, que les associations d'employeurs et de travailleurs ont élaboré conjointement. Les partenaires auteurs du compromis se félicitent de la volonté de la Commission de suivre le projet dans une large mesure. Toutefois, certains des amendements proposés diminuent inutilement les chances du projet de rallier une majorité.</p><p>Les membres de la Commission de politique sociale du Conseil national ont dû avoir la tête qui tourne – comme le savent bien les partenaires sociaux, pour l’avoir expérimenté. Lors d'âpres négociations en 2018/2019, ceux-ci ont élaboré un projet de réforme du deuxième pilier intitulé «&nbsp;Compromis des partenaires sociaux&nbsp;». Le Conseil fédéral a adopté le compromis fin 2020, pour ensuite le soumettre aux Chambres sous le nom de "LPP 21". Voilà que la Commission de politique sociale a commencé cette semaine à traiter ce dossier.</p><p>Sur le plan du contenu, le projet réduit à 6,0 pour cent le taux de conversion minimal de la LPP, actuellement de 6,8 pour cent, et entend adapter le deuxième pilier aux réalités du marché du travail. Le principal objectif est de renforcer la prévoyance vieillesse en faveur des salariés à temps partiel et des travailleurs à bas salaires par des mesures qui profiteront notamment à de nombreuses femmes. La véritable pièce maîtresse du projet issu du compromis est un supplément de rente qui maintient le niveau des prestations malgré la réduction du taux de conversion et diminue en même temps certaines lacunes actuelles en matière de rentes.</p><p>Comme elle l’a annoncé, la commission entend – à l’instar du Conseil fédéral - suivre dans une large mesure le projet des partenaires sociaux. Elle a pris dans ce sens une option fondamentale, même si les délibérations se poursuivront après la pause estivale. Les partenaires sociaux se félicitent de ce choix et y voient la confirmation du bien-fondé de leurs travaux préalables. Alors que les autres modèles proposés ne garantissent qu’en partie le maintien des prestations et seulement dans le cadre du régime obligatoire de la LPP, le compromis des partenaires sociaux apporte une réponse globale aux défis actuels du deuxième pilier.</p><p>Les partenaires sociaux, en revanche, sont critiques à l'égard de certains changements proposés par la Commission : par exemple, le processus d'épargne, qui s’étend actuellement de 25 à 64/65 ans, devrait commencer selon elle à l'âge de 21 ans. Or, un pareil changement n’est pas seulement contraire à un modèle de prestations cohérent&nbsp;; il alourdit aussi considérablement la facture, notamment pour les PME, ce qui s'explique par le fait que les entreprises industrielles et commerciales, en particulier, ont souvent une main-d'œuvre relativement jeune. La proposition de la Commission augmenterait la charge financière de manière disproportionnée pour les employés comme pour les employeurs, alors que les avantages ne seraient pas perceptibles avant au moins 40 ans.</p><p>Selon sa communication, la Commission souhaite aussi autoriser des possibilités d’achats et de déductions fiscales plus larges pour la prévoyance vieillesse - ce qui entraînerait des pertes fiscales plus importantes. Sur ces deux points, la Commission s'engage donc sur une corde raide mettant inutilement en péril la capacité du projet de loi à rallier une majorité. Les partenaires sociaux appellent donc la Commission recentrer ses efforts sur le même objectif commun qu'eux : une réforme dépouillée du 2ème pilier ayant l’assise la plus large possible et qui soit capable d'obtenir un soutien majoritaire.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7650</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2021 10:35:39 +0200</pubDate><title>La situation des salarié-e-s s’améliore, mais des pas supplémentaires sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-situation-des-salarie-e-s-sameliore-mais-des-pas-supplementaires-sont-necessaires</link><description>Libre circulation des personnes avec des mesures d’accompagnement efficaces: un système progressiste. Commentaire de l’USS sur le rapport observatoire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre d’immigrant-e-s est principalement déterminé par la situation économique et le besoin des entreprises en main-d’oeuvre. C’est ce que montre l’histoire de la politique migratoire suisse, ou encore la comparaison de la Suisse avec des pays dont les politiques d’immigration sont basées sur des systèmes dits à points, parfois liés à des contingents (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande).</p><p>Ce qui peut et doit être piloté, c'est la « qualité » de la migration. À savoir les conditions de travail, les droits en matière de séjour et de sécurité sociale ainsi que les qualifications. À cet égard, l’actuel système de libre circulation des personnes avec des mesures d'accompagnement est bien meilleur que les autres systèmes. Toute personne souhaitant immigrer en Suisse dans le cadre de la libre circulation a besoin d’un emploi ou d’un contrat de travail. Les mesures d’accompagnement veillent à la protection des salaires. Et de meilleurs droits de séjour et de sécurité sociale permettent aux migrant-e-s de mieux se défendre contre les abus.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7641</guid><pubDate>Mon, 21 Jun 2021 12:39:11 +0200</pubDate><title>Des mesures plus ambitieuses sont nécessaires pour combattre la discrimination salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-mesures-plus-ambitieuses-sont-necessaires-pour-combattre-la-discrimination-salariale</link><description>Analyse de l&#039;écart salarial entre femmes et hommes : rapport final de l&#039;OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La différence de salaire entre les femmes et les hommes s’est encore creusée ces dernières années&nbsp;: elle atteint désormais 19&nbsp;%, dont quasiment la moitié relève de la discrimination pure et simple. C’est le constat affligeant que l’on peut lire dans une analyse de l’augmentation de l’écart salarial pour les femmes effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et publiée récemment. Pour lutter fermement contre ce phénomène, l’Union syndicale suisse (USS) exige la mise en œuvre systématique et déterminée – dans le cadre du partenariat social – de la révision de la loi sur l’égalité (LEg). D’autres mesures sont impératives et tout aussi importantes&nbsp;: de meilleurs salaires dans les branches dites féminines, une répartition équitable entre les mères et les pères du travail familial non rémunéré ainsi qu’un nombre suffisant de structures d’accueil financées par l’État, telles que les crèches et l’accueil extrascolaire.</p><p>Le dernier rapport de l’OFS sur l’écart salarial entre les femmes et les hommes atteste noir sur blanc que celui-ci a augmenté entre 2014 et 2018&nbsp;: bien que les femmes aient progressé dans la formation et même dépassé les hommes, cela ne se traduit pas par de meilleurs salaires. Au contraire, les femmes gagnent 19&nbsp;% de moins que les hommes. Cette différence s’explique notamment par le fait que les femmes sont massivement surreprésentées dans les emplois aux salaires nets inférieurs à 5000 francs. Les primes et versements exceptionnels jouent également un rôle important&nbsp;: ils sont nettement plus élevés pour les hommes que pour les femmes (415 contre 155 francs) si l’on prend la moyenne sur l’ensemble de l’économie.</p><p>La pandémie actuelle a très clairement montré que les salaires versés aux femmes, majoritaires dans les emplois de nettoyage, du commerce de détail, des professions de santé ou de la garde d’enfants ne rendent pas justice à l’énorme responsabilité et à la charge que représente ce travail. Il est donc urgent de procéder à une revalorisation monétaire de ces professions.</p><p>Même si une partie de l’écart salarial peut s’expliquer par des différences dans les choix professionnels, la formation et le déroulement de la vie professionnelle, ces facteurs ne déterminent que la moitié, à peine, de l’écart salarial. Selon les auteur-e-s du rapport, certains facteurs non étudiés, comme le travail à temps partiel, pourraient expliquer en partie la différence salariale «&nbsp;inexpliquée&nbsp;». Mais l’USS estime tout de même qu’une grande partie de ces 8&nbsp;% est due à de la discrimination. Le fait que l’écart salarial inexpliqué pour les employées à temps plein est encore plus élevé (9&nbsp;%) que pour les employées à temps partiel (environ 7&nbsp;%) confirme cette estimation. Cela signifie que même une charge de travail à temps plein ne protège donc pas les femmes d’un écart salarial.</p><p>Il faut maintenant des mesures efficaces pour combattre cette discrimination salariale, des dispositions qui vont plus loin que celles prévues dans la révision de la loi sur l’égalité. Le 13 juin, la population du canton du Jura a prouvé que de telles mesures peuvent obtenir un soutien majoritaire&nbsp;: elle a en effet adopté – avec 88&nbsp;% de OUI&nbsp;! – des dispositions plus ambitieuses contre la discrimination salariale.</p><p>Le rapport de l’OFS souligne aussi les phénomènes bien connus que sont la «&nbsp;pénalité de maternité&nbsp;» et la «&nbsp;prime de paternité&nbsp;»&nbsp;: ainsi, les différences salariales expliquées et inexpliquées sont plus importantes entre les femmes et les hommes mariés qu’entre célibataires. Lorsque les femmes deviennent mères, l’évolution de leur salaire tend à s’aplatir, tandis que la paternité entraîne en général plutôt une hausse du revenu. C’est d’une part lié au fait que les femmes (doivent) mettent souvent de côté leurs aspirations en matière de carrière et de revenus au profit du travail familial non rémunéré. D’autre part, les stéréotypes sociaux jouent également un rôle important&nbsp;: on présuppose que les femmes mariées sont moins flexibles et moins axées sur la performance, tandis que les hommes mariés sont toujours considérés comme les soutiens de famille.</p><p>Afin de se détacher vraiment de cette répartition traditionnelle des rôles et de permettre aussi aux mères d’être économiquement indépendantes, il est urgent de mettre en place des conditions-cadres permettant une répartition plus équitable du travail familial non rémunéré entre les femmes et les hommes. Il faut aussi des structures publiques à l’échelle nationale, telles que des crèches, des écoles de jour et des places de soins ambulatoires et stationnaires pour les adultes nécessitant soins et assistance.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7634</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 14:59:39 +0200</pubDate><title>Il n’y aura pas de tournant énergétique avec un marché de l’électricité libéralisé</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-ny-aura-pas-de-tournant-energetique-avec-un-marche-de-lelectricite-liberalise</link><description>Le Conseil fédéral s’égare</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral semble n’avoir rien appris des dernières semaines&nbsp;: malgré l’échec de l’accord-cadre et de la loi sur le CO2, il veut maintenant faire passer la libéralisation totale du marché de l’électricité avec un projet de loi complètement surchargé. C’est une stratégie irresponsable, qui nuira finalement aussi au tournant énergétique.</p><p>C’est avec incompréhension que l’USS prend acte du message présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur l’«&nbsp;acte modificateur unique pour un approvisionnement en électricité sûr&nbsp;». Les syndicats se sont toujours opposés à l’ouverture du marché de l’électricité aux petits consommateurs, pour de bonnes raisons. Les promesses de ce projet - des prix plus bas, une meilleure qualité&nbsp;! - ne sont pas réalistes. D’une part, la Suisse dispose déjà d’un approvisionnement en électricité de qualité et d’une stabilité du réseau, d’autre part, les prix réels de l’électricité pour les clients finaux privés sont ici plus bas que dans le reste de l’Europe. Si le marché était entièrement libéralisé, quelque 700 entreprises d’approvisionnement en énergie se retrouveraient en concurrence pour attirer les clients finaux dans tout le pays - avec des campagnes de marketing coûteuses financées par les prix de l’électricité. Les distributeurs d’énergie y perdraient la prévisibilité et la sécurité des investissements, soit la base de la stabilité du réseau et du passage à un approvisionnement décentralisé en énergies renouvelables.</p><p>Après l’échec de l’accord-cadre en particulier, il est totalement incompréhensible que le Conseil fédéral s’en tienne à l’ouverture du marché de l’électricité. Après tout, elle a toujours été décrite essentiellement comme une condition nécessaire à la conclusion d’un accord sur le marché de l’électricité avec l’UE, qui fait désormais partie des perspectives lointaines. Seules les grandes entreprises électriques FMB, Axpo et Alpiq, au service desquelles le Conseil fédéral semble maintenant vouloir se mettre, ont un intérêt matériel à l’ouverture du seul marché domestique de l’électricité. Conscient de cette situation partiellement compliquée, le Conseil fédéral a emballé l’ouverture du marché de l’électricité dans l’«&nbsp;acte modificateur unique&nbsp;» présenté aujourd’hui en la liant à la révision de la loi sur l’énergie pour promouvoir les énergies renouvelables incluses dans le paquet. Qu’un paquet aussi chargé n’a aucune chance réelle en votation populaire aurait dû paraître clair au Conseil fédéral, au plus tard après le dernier dimanche de votation.</p><p>Heureusement, au cours de la session d’été qui vient de s’achever, le parlement a posé les jalons pour que le tournant énergétique ne subisse pas bientôt le même naufrage que celui de la protection du climat. La mise en œuvre de l’initiative parlementaire «&nbsp;Promotion les énergies renouvelables de manière uniforme&nbsp;», qui vient aussi d’être adoptée par le Conseil national, anticipe de nombreux éléments importants de la révision de la loi sur l’énergie, et ce sans ouverture dommageable du marché de l’électricité. Le Conseil des États doit maintenant faire avancer au plus vite les travaux de cette révision et développer davantage la promotion des énergies renouvelables (notamment le photovoltaïque) et de l’efficacité énergétique.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7632</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 11:44:00 +0200</pubDate><title>Covid-19: cinquième étape d’assouplissement</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/covid-19-cinquieme-etape-dassouplissement</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7630</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 11:07:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/ordonnance-covid-19-mesures-dans-le-domaine-du-transport-international-de-voyageurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Aero_Icarus-flickr_airbus_swiss_efb23db3a4.webp" length="262646" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7628</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 11:02:25 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur un système d’alerte COVID-19 pour les manifestations (OSAM)</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/ordonnance-sur-un-systeme-dalerte-covid-19-pour-les-manifestations-osam</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/5/csm_Desinfektion-haende-spruehnebel_iStock-zsv3207_5d6cc34e7e.webp" length="374376" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7626</guid><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 10:58:05 +0200</pubDate><title>Guide commun pour les marchés publics TRIAS</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/guide-commun-pour-les-marches-publics-trias</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7620</guid><pubDate>Tue, 15 Jun 2021 14:37:04 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-assurance-chomage-2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_NIAID-flickr_corona_virus_sars_cv2_covid19_modell_print_3d_CC_BY_2.0_86e29e412d.webp" length="117678" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7619</guid><pubDate>Tue, 15 Jun 2021 13:40:13 +0200</pubDate><title>Protection des salarié-e-s : Guy Parmelin devra tenir ses engagements </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/guy-parmelin-veut-ameliorer-la-protection-des-salarie-e-s-en-suisse</link><description>Conférence annuelle de l’OIT : coronavirus et protection contre le licenciement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le président de la Confédération Guy Parmelin a inauguré le 7 juin à Genève la 109e Conférence internationale du Travail 2021, plus haute instance de l’Organisation internationale du Travail (OIT), l’agence de l’ONU qui traite des questions relatives au travail dans le monde. Lors de son allocution, le conseiller fédéral s’est engagé à améliorer la protection des travailleurs et travailleuses en Suisse.</p><p>Nous prenons au mot Monsieur Parmelin&nbsp;: la Suisse n’a en effet toujours pas mis en œuvre les recommandations de l’OIT concernant l’amélioration de la protection contre les licenciements contraires aux droits fondamentaux. La médiation mise en route en 2019 sur mandat du Conseil fédéral et sous la présidence de Franz Steinegger n’a donné encore aucun résultat.</p><p>Le Conseil fédéral s’est engagé vis-à-vis des partenaires sociaux et de l’OIT à proposer, au plus tard en 2022, une révision de la loi conforme aux exigences du droit international (conventions de l’OIT, CEDH). La pression est forte sur le gouvernement suisse&nbsp;: si rien ne se passe, la Suisse se retrouvera à nouveau dans le viseur de la commission de l’application des normes de l’OIT (la plus haute juridiction du travail de l’ONU).</p><p>Autre sujet abordé lors de la grande réunion annuelle&nbsp;: la protection de la santé comme faisant partie intégrante de la protection des salarié-e-s. En Suisse, les gens travaillent beaucoup trop, trop longtemps et de manière trop irrégulière. La réglementation du temps de travail y est unilatéralement favorable aux employeurs, et le droit du travail suisse n’est plus – et depuis fort longtemps – un modèle en matière de protection contre l’épuisement professionnel ou contre l’effacement des limites entre temps libre et temps de travail. De plus, nous faisons face actuellement à des phénomènes tels que la multiplication du télétravail, mais aussi à des initiatives parlementaires extrêmes qui veulent de fait supprimer la protection de la santé au travail. Dans ce contexte, nous prenons de nouveau Monsieur Parmelin et le Conseil fédéral au mot&nbsp;: la Suisse a besoin de plus de protection de la santé au travail, pas de moins.</p><p class="heading--h4">COVID-19 au cœur des débats&nbsp;: plus de protection, moins de précarité</p><p>La crise du coronavirus a mis en lumière les défaillances criantes dans le monde du travail en matière de sécurité au travail et de protection de la santé. Les rapports de l’OIT sur ce sujet en témoignent clairement.</p><p>Pour de nombreuses personnes, le lieu de travail est l’endroit où elles ont été infectées par le virus. Souvent, la protection la plus élémentaire faisait et fait toujours défaut, aussi en Suisse, comme l’ont constaté de nombreux salarié-e-s. Et ça coince encore trop souvent dans l’application de la protection de la santé en Suisse&nbsp;: le nombre d’inspecteurs et d’inspectrices, et donc la densité des inspections, est trop faible pour garantir efficacement le respect des dispositions de la loi sur le travail.</p><p>La Suisse n’a pas encore signé la Convention n° 155 de l’OIT sur la protection de la santé. De plus, la loi sur le travail ne vaut même pas pour tous les salarié-e-s&nbsp;: l’agriculture ou le travail domestique par exemple en sont exclus. Il est donc impératif que la conférence de l’OIT de l’année prochaine désigne la sécurité et la santé au travail comme des droits fondamentaux sur le lieu de travail. Il est tout aussi urgent que la Suisse augmente la fréquence des inspections dans le domaine de la protection de la santé ainsi que leur financement.</p><p>La pandémie a mis au jour la «&nbsp;brutalité insupportable des inégalités multiples et grandissantes dans nos sociétés, qui trouvent souvent leur origine dans le monde du travail&nbsp;», a souligné à cette occasion le directeur général de l’OIT Guy Ryder. Pour lutter contre ce phénomène, il faut des emplois sûrs avec des salaires équitables et une sécurité sociale complète. La crise du COVID-19 doit servir d’opportunité pour créer un monde du travail avec une bonne protection de la santé, avec de l’égalité et sans conditions de travail précaires. La Suisse a encore beaucoup à faire pour y parvenir.</p><p class="heading--h4">Les femmes et les migrant-e-s sont les plus durement touchés</p><p>Au début de la crise sanitaire, la précarité et la pauvreté en Suisse sont devenues visibles pour tout le monde. On a vu se former de longues files d’attente pour la distribution de colis alimentaires dans des villes riches comme Genève et Zurich, une vision complètement inusitée. L’État a alors pris rapidement des mesures pour contenir les pires conséquences de la lutte contre pandémie. Il a mis en place des structures tripartites pour gérer au mieux cette crise et a toujours consulté au préalable les partenaires sociaux, en particulier les syndicats. Cet effort a été reconnu lors de la conférence de l’OIT.</p><p>Malgré ces mesures importantes, de nombreuses personnes sont passées entre les mailles du filet social. Les «&nbsp;travailleurs et travailleuses pauvres&nbsp;», c’est-à-dire les personnes qui n’ont pas eu droit au chômage partiel ou à un salaire, comme le personnel de nettoyage sur appel dans les ménages privés, ont été contraints de se rendre aux distributions de nourriture.</p><p>Aujourd’hui encore, on y voit des migrant-e-s sans permis de séjour&nbsp;; ou avec un permis, mais sans aucun droit à l’assurance chômage ou à l’aide sociale&nbsp;; ou encore des personnes qui n’osent pas demander l’aide sociale de peur de perdre leur droit de résidence. Le droit à l’assistance en cas de besoin est un droit fondamental en Suisse. Mais les migrant-e-s qui font usage de ce droit peuvent perdre leur permis de séjour pour cette raison. C’est inacceptable.</p><p>Les femmes, et surtout les femmes migrantes, sont les plus durement touchées, comme en témoignent les rapports de l’OIT. Pourtant, leur travail est d’une valeur inestimable, en particulier dans les professions essentielles, comme par exemple celles des soins. Elles assurent l’approvisionnement de base de la société et le fonctionnement du système de santé. Et leur travail ne s’arrête pas là&nbsp;: arrivées à la maison, beaucoup d’entre elles doivent encore s’occuper des enfants et même assumer des tâches scolaires lorsque les écoles et les jardins d’enfants sont fermés. Il s’agit d’une charge énorme, en particulier pour les femmes migrantes, qui ne sont souvent pas en mesure d’aider leurs enfants parce qu’elles ne maîtrisent pas la langue scolaire ou ne disposent pas de connaissances numériques suffisantes.</p><p>La Conférence de l’OIT l’a bien montré&nbsp;: des améliorations s’imposent dans tous ces domaines. Aussi – surtout&nbsp;! – dans ce pays riche qu’est la Suisse, où les différences salariales sont particulièrement choquantes et les outils de contrôles trop faibles.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/8/csm_ilo_logo_beschnitten_68849d67f7.webp" length="17530" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7616</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 19:51:19 +0200</pubDate><title>Grève des femmes*: un signal qui traduit l’impatience des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/greve-des-femmes-un-signal-qui-traduit-limpatience-des-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 100&nbsp;000 femmes et hommes solidaires étaient dans les rues aujourd’hui à l’occasion du 14 juin. Les participant-e-s à plus de 40 actions et manifestions à l'appel des syndicats et des collectifs régionaux dans tout le pays ont envoyé un message clair: il faut maintenant des progrès en matière d’égalité. Et tout recul est inacceptable, comme avec le projet de baisse des prestations AVS 21 en discussion au Parlement. La mobilisation démontre que le mouvement pour l’égalité reste fort et maintient ses ambitions: du respect! Avec de meilleurs salaires et de meilleures rentes.</p><p>Ecarts salariaux en progression, discriminations persistantes, rentes trop basses pour les femmes: les raisons de manifester, en ce 14 juin 2021, étaient nombreuses. Deux ans après la grève des femmes de 2019, la vraie égalité est encore loin. Et avec AVS 21, c’est même une régression que le Parlement prévoit, puisque cette réforme signifie une économie d’un milliard par an sur le dos des femmes. L’opposition à ce projet scandaleux a été au cœur de nombreuses mobilisations aujourd’hui, et il continuera à se heurter à la résistance déterminée des femmes et des syndicats.</p><p>Dans toute la Suisse, des manifestations et des actions ont réuni près de 100 000 personnes. Cette mobilisation démontre démontré que l’engagement pour l’égalité n’a rien perdu de sa vigueur. Femmes et hommes solidaires ont demandé de véritables progrès vers l’égalité salariale, alors que la situation s’est aggravée au cours des dernières années. Il est également temps pour une meilleure reconnaissance et rémunération des activités exercées majoritairement par des femmes, qu’elles soient salariées ou non. Enfin, le Parlement doit renoncer à démanteler l’AVS et s’attaquer au contraire enfin au problème grave des rentes des femmes qui ne permettent pas de vivre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/4/csm_2021-06-14-geneve-1EB85A12-ABC5-4331-A07C-01FEEBAEDCD0-2642-00000165EAB37A7C_3629ac6005.webp" length="350586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7612</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 17:57:00 +0200</pubDate><title>14 juin 2021 : Du respect ! De meilleurs salaires, de meilleures rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2021-du-respect-de-meilleurs-salaires-de-meilleures-rentes</link><description>Grève féministe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des écarts salariaux grandissant entre hommes et femmes, des discriminations persistantes et de scandaleuses lacunes dans les rentes de femmes&nbsp;: deux ans après la grève historique des femmes*, nous sommes encore loin d’une vraie égalité. Avec AVS 21, le parlement planifie même une régression sur le dos des femmes. C’est pourquoi les les syndicalistes seront nombreuses à descendre à nouveau dans la rue le 14 juin. Par plus de 40 actions de protestations, mobilisations et manifestations, les femmes demandent&nbsp;: du respect&nbsp;! avec de meilleurs salaires et de meilleures rentes.</p><h3 class="heading--h4">Lacunes dans les rentes de femmes&nbsp;</h3><p>Les salaires inférieurs, les emplois à temps partiel et le travail non rémunéré sont à l’origine des rentes scandaleusement basses des femmes, en moyenne d’un tiers inférieures à celles des hommes. Au rythme actuel, cet écart n’aura disparu que dans 80 ans. Les lacunes au niveau des rentes reflètent la répartition inégale des opportunités professionnelles pour les femmes. Et tant que le fonctionnement de la prévoyance professionnelle ne change pas, la carrière professionnelle typique des femmes continuera à conduire à des rentes indignement basses.</p><p>De nombreuses femmes ne parviennent pas à l’indépendance financière à la retraite, leurs maigres rentes ne suffisant pas pour vivre. Et pourtant, la réforme des retraites AVS 21 est orientée contre les femmes, raison pour laquelle l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes rencontrera une farouche opposition. «&nbsp;AVS 21&nbsp;: pas question&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;: la lutte contre cette réforme des retraites sur le dos des femmes est au cœur de nombreuses mobilisations en ce 14 juin.</p><h3 class="heading--h4">Salaires inférieurs et discrimination</h3><p>C’est dans les branches et professions où la proportion de femmes est élevée que les salaires sont les plus bas&nbsp;: les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de devoir se contenter d’un bas salaire. La pandémie de coronavirus a très clairement montré que le travail des femmes n’est ni reconnu à sa juste valeur ni correctement rémunéré. De nombreuses femmes ne sont pas ou que peu&nbsp;payées pour leur travail&nbsp;: elles renoncent à des revenus professionnels pour s’occuper d’enfants ou de proches malades. Et celles qui exercent ce travail comme salariées dans les crèches, hôpitaux ou maisons de retraite subissent de bas salaires et des conditions de travail difficiles.</p><p>Il est donc d’autant plus intolérable que la discrimination salariale envers les femmes ait augmenté entre 2014 et 2018, alors qu’elles ont continué à rattraper leur retard en matière de formation pendant cette période. Cet abus grandissant sera mis en évidence par des actions syndicales à 15h19 en de nombreux endroits. À partir de cette heure, les femmes ne sont plus payées, 5 minutes plus tôt qu’en 2019.</p><p>La lutte contre les inégalités est donc plus que jamais d’actualité. Avec plus de 40 actions décentralisées, mobilisations et manifestations dans tout le pays, les femmes exigent des mesures concrètes et rapides pour plus d’égalité. Aperçu des actions prévues sur <a href="https://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_14Juin21-SoMe_544c574d4f.webp" length="61338" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7614</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2021 17:09:20 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance réglant l’admission des chauffeurs (OACP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-reglant-ladmission-des-chauffeurs-oacp</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7610</guid><pubDate>Sun, 13 Jun 2021 15:38:31 +0200</pubDate><title>De bonnes nouvelles pour les salarié-e-s, mais pas pour le climat</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/de-bonnes-nouvelles-pour-les-salaries-mais-pas-pour-le-climat</link><description>Votation populaire du 13 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rejet de la loi sur le CO2 signifie pour la Suisse qu’elle restera en retard dans la lutte pour le changement climatique. Ce résultat ne change rien à la nécessité d’agir, et il faudra veiller également à l’avenir à la dimension sociale des mesures prises pour réduire les émissions. De l’autre côté, le fort soutien à la loi Covid-19 et deux décisions dans les cantons apportent de bonnes nouvelles pour les salarié-e-s du pays. Les instruments efficaces de lutte contre les conséquences économiques de la pandémie sont maintenus. A Bâle-Ville, le premier salaire minimum de Suisse alémanique est introduit. Et enfin, le Jura montre la voie en matière de lutte contre les inégalités salariales entre femmes et hommes en adoptant une loi pionnière.</p><h3 class="heading--h4">Loi Covid-19&nbsp;: instruments efficaces préservés</h3><p>L’Union syndicale suisse salue la large approbation de la loi Covid-19. La loi fournit la base légale aux instruments et mesures de soutien introduits souvent sous la pression des syndicats, et qui ont fait leurs preuves pendant la crise. Ce résultat protège de nombreux travailleurs et travailleuses notamment d’un arrêt brutal des mesures prises en matière de chômage partiel, avec la couverture améliorée du salaire pour les revenus les plus bas. Le «&nbsp;oui&nbsp;» très clair permet d’envisager avec davantage de sérénité la sortie des turbulences économiques provoquées par la pandémie et qui continuent de secouer certains secteurs. Cette majorité claire est aussi un signal pour le Conseil fédéral que le soutien financier actuel ne doit pas cesser trop tôt.</p><h3 class="heading--h4">Loi sur le CO2&nbsp;: un revers qui met en lumière la dimension sociale</h3><p>L’Union syndicale suisse regrette le refus de la loi sur le CO2, qui fait prendre un retard considérable à la Suisse en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le résultat négatif ne change rien à l’urgence d’agir&nbsp;: le réchauffement climatique est là, et ses conséquences, par exemple à travers les événements météorologiques extrêmes, frapperont avant tout les personnes à bas et moyens revenus, ainsi que de nombreuses travailleuses et travailleurs dans le cadre de leur activité.</p><p>La campagne de votation a démontré le rôle central de la question sociale. Elle devra être, y compris dans le cadre d’une éventuelle nouvelle loi, traitée de manière plus sérieuse, de sorte que le coût de la transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement tienne mieux compte encore du pouvoir d’achat. Toute taxe incitative doit ainsi être autant que possible redistribuée. Quant aux investissements nécessaires pour réduire massivement les émissions, ils incombent aux collectivités publiques qui sont largement en capacité de le faire au vu de leur situation financière. Enfin, le renforcement des services publics, notamment dans les transports et la logistique, est l’une des meilleures manières de réduire les émissions et d’augmenter simultanément la qualité de vie.</p><p>La protection du climat est une tâche collective qui ne doit pas faire reposer la responsabilité uniquement sur les individus et leurs choix personnels. L’USS continuera à s’engager pour une action rapide et socialement juste contre le changement climatique.</p><h3 class="heading--h4">Loi MPT&nbsp;: une regrettable extension des pouvoirs de la police</h3><p>L’USS regrette l’adoption de la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). La loi contient trop d’éléments disproportionnés et outrepasse l’objectif déclaré. Il faut maintenant veiller à ce que les autorités envisagent une mise en œuvre très restrictive respectant la liberté des dissident-e-s. L’USS collaborera avec d’autres représentant-e-s de la société civile pour veiller à ce que les libertés civiles ne soient pas excessivement restreintes, notamment dans le domaine de l’action syndicale.</p><h3 class="heading--h4">Bâle introduit le premier salaire minimum de Suisse alémanique</h3><p>En adoptant le contre-projet à l’initiative pour un salaire minimum, Bâle-Ville est le premier canton à introduire un salaire minimum en Suisse alémanique. Cette décision est un pas important pour une meilleure protection des salaires en Suisse et la lutte contre la sous-enchère. Il est regrettable que le salaire horaire qui a été validé soit trop faible, et qu’il soit possible d’y déroger dans de trop nombreux cas. Cependant, il s’agit d’un résultat à valeur de signal pour le reste du pays.</p><h3 class="heading--h4">Le Jura montre la voie en matière d’égalité</h3><p>Dans le Jura, les électeurs et électrices ont approuvé à une large / écrasante / solide majorité une initiative du syndicat Unia demandant des mesures concrètes contre la discrimination salariale des femmes. Avec les mesures de mise en œuvre prévues par le gouvernement, le canton joue un rôle de pionnier en Suisse, qui même avec la loi révisée sur l’égalité ne dispose que de faibles mesures en matière d'égalité salariale. Dans le Jura, les entreprises de 50 employés ou plus devront par exemple analyser leurs salaires pour y déceler toute discrimination, tandis que les plus petites entreprises pourront effectuer des analyses volontaires et les faire certifier par le canton. Pour les marchés publics, des certificats d’égalité de rémunération et des contrôles aléatoires sont désormais prévus.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Énergie et environnement</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Abstimmung-Infobroschuere-claudio-schwarz-unsplash_36cb16ffaf.webp" length="46024" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7607</guid><pubDate>Fri, 11 Jun 2021 12:00:00 +0200</pubDate><title>De meilleurs salaires grâce à davantage de transparence</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-meilleurs-salaires-grace-a-davantage-de-transparence</link><description>Le nouveau calculateur de salaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Transparence des salaires dans 72 branches avec deux millions de données salariales actuelles provenant de 36 000 entreprises : le calculateur de salaire (www.salaire-uss.ch) de l’Union syndicale suisse (USS) permet aux salarié-e-s de calculer individuellement le salaire auquel elles et ils ont droit. Non seulement cela crée de la transparence et facilite les négociations salariales, mais cela garantit aussi de meilleurs salaires et davantage d’égalité salariale entre hommes et femmes. Ces données salariales servent également de base aux contrôles des salaires pour éviter le dumping salarial. La plateforme salariale de l’USS a été mise à jour avec les dernières données et rendue plus conviviale.</p><h3 class="heading--h4">Protection contre la pression salariale</h3><p>Le salaire médian des personnes actives occupées en Suisse est de 6538 francs (2018). Pour pouvoir lutter efficacement contre le dumping salarial sur les salaires les plus élevés d’Europe, la connaissance des salaires usuels dans la branche et dans la localité est indispensable, aux côtés de contrôles efficaces. À l’origine, le calculateur de salaire a été développé comme instrument de mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. La loi oblige les commissions tripartites cantonales à intervenir « si, au sein d’une branche économique ou d’une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l’objet d’une sous-enchère abusive et répétée&nbsp;» (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires en usage dans la localité et la profession pour des profils individuels sur la base de données salariales fiables et selon une méthode statique reconnue.</p><h3 class="heading--h4">Méthodologie éprouvée avec données actualisées</h3><p>Les données salariales de la dernière enquête sur la structure des salaires menée par l’Office fédéral de la statistique en 2018 sont désormais à disposition du calculateur. Grâce à une interface optimisée et un design minimaliste, le calculateur de salaires est encore plus facile à utiliser. D’autres branches ont pu être évaluées&nbsp;: le calculateur de salaire permet maintenant de calculer les salaires usuels dans 72 branches et une liste révisée des professions facilite la recherche des salaires.</p><p>Le calculateur de salaire utilise des données représentatives de l’enquête sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique, dans laquelle sont enregistrés environ deux millions de salaires provenant de 36 000 entreprises. Les données sont analysées pour le calculateur de salaire selon une procédure statistique éprouvée, pour pouvoir calculer les salaires usuels locaux et de la branche pour les différents profils d’emploi.</p><p>Les employé-e-s peuvent utiliser le calculateur de salaire pour vérifier si leur salaire est approprié. Il les aide également à formuler des prétentions salariales en vue des négociations salariales. Autre avantage du calculateur de salaire : il informe individuellement les utilisateurs et utilisatrices sur les conventions collectives (CCT) en vigueur et les salaires minimums.</p><h3 class="heading--h4">Rendre les différences salariales visibles</h3><p>Connaître les salaires usuels est indispensable pour faire augmenter les salaires. Et ces progrès sont nécessaires. Car comme le montre le dernier rapport de l’USS sur la répartition des revenus, les bas et moyens salaires ont certes considérablement augmenté ces 30 dernières années, grâce aux campagnes sur le salaire minimum et aux progrès des conventions collectives de travail. Mais l’écart salarial s’est encore creusé parce que les plus hauts salaires ont augmenté bien plus vite que les autres.</p><p>L’évolution des salaires depuis 2014 est inquiétante&nbsp;: la plupart des salaires ont à peine augmenté. Dans certains cas, les salaires ont même diminué en termes réels. L’inégalité salariale entre les sexes reste élevée&nbsp;; les femmes travaillant (et souvent devant travailler) à temps partiel beaucoup plus fréquemment, leurs salaires effectifs sont toujours nettement inférieurs. La moitié des femmes actives ont un salaire mensuel inférieur à 4330 francs.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Sharepix_wide-m_Lohnrechner_FR_2984e53e03.webp" length="16418" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7604</guid><pubDate>Wed, 09 Jun 2021 19:50:01 +0200</pubDate><title>Pas question de mener une réforme des retraites sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-mener-une-reforme-des-retraites-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Position de l’Union syndicale suisse sur AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes touchent des rentes inférieures d’un tiers à celles des hommes. Or malgré ces écarts de rentes scandaleux, le Conseil national a adopté à son tour une réforme de l’AVS sur leur dos. Il est bien clair pour l’Union syndicale suisse (USS) que le relèvement de l’âge de la retraite à 65&nbsp;ans, avec le démantèlement des rentes qui s’ensuit pour les femmes, ne saurait être accepté. Le financement additionnel par les taux d’intérêt négatifs de la BNS offre une lueur d’espoir. Le Conseil national prouve au passage qu’une AVS sûre avec de meilleures rentes est possible, à condition que la volonté politique soit là.</p><p>Quiconque a travaillé sa vie durant mérite une bonne retraite. C’est d’ailleurs ce que prévoit la Constitution fédérale depuis près de 50&nbsp;ans. Or la réalité est hélas bien différente. Les femmes en particulier perçoivent des rentes qui ne suffisent guère pour vivre. Aujourd’hui, la moitié des femmes partant à la retraite doivent s’en sortir avec moins de 2934&nbsp;francs de rente par mois. C’est beaucoup trop peu&nbsp;! Le Parlement exige néanmoins que leur rente soit rabotée de 1200&nbsp;francs par an. Aucune amélioration n’est à l’ordre du jour.</p><p>Les mesures adoptées pour la génération transitoire sont elles aussi scandaleuses&nbsp;: avec la réduction de la période de transition de neuf ans à six, même les femmes proches de la retraite subiront de plein fouet les baisses de rentes. C’est un nouveau coup dur pour les femmes professionnellement actives âgées de 55&nbsp;ans aujourd’hui, qui font les frais depuis plus de dix ans, dans le 2e&nbsp;pilier, des taux d’intérêt en chute libre et des baisses de rentes. La génération transitoire n’est pas épargnée&nbsp;: pour plus de la moitié des femmes concernées, AVS&nbsp;21 implique une baisse de rente par rapport au statu quo. Les femmes qui ont un emploi sont particulièrement touchées. Même la possibilité – pourtant neutre en termes de coûts – de prendre une préretraite à 62&nbsp;ans passerait à la trappe. Sans la moindre explication, à moins bien sûr qu’il ne s’agisse de préparer le terrain à un relèvement général de l’âge de la retraite.</p><p>Le oui au financement additionnel de l’AVS par les intérêts négatifs de la BNS montre toutefois qu’une AVS sûre, offrant de meilleures rentes, et donc une réforme sans démantèlement des prestations aux dépens des femmes est possible – à condition que la volonté politique soit là.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7598</guid><pubDate>Mon, 07 Jun 2021 09:47:58 +0200</pubDate><title>Encore 80 ans d’inégalités à la retraite ? Pas question !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/encore-80-ans-dinegalites-a-la-retraite-pas-question</link><description>Une semaine avant le 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les revendications essentielles de la Grève des femmes* restent toujours lettre morte, deux ans plus tard. Deux jours avant le débat au Conseil national sur l’AVS, le bilan est misérable&nbsp;: les femmes professionnellement actives continuent à subir le manque de temps, d’argent et de respect. Les salaires plus bas, le travail à temps partiel et l’activité non rémunérée sont à l’origine de la situation scandaleuse des rentes pour les femmes – et on ne voit pas le bout du tunnel. De récents calculs de l’Union syndicale suisse (USS) le montrent&nbsp;: si les choses poursuivent leur cours actuel, cette lacune n’aura disparu que dans 80&nbsp;ans&nbsp;! Et ce n’est pas tout&nbsp;: le projet AVS&nbsp;21 est une réforme sur le dos des femmes. Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes sera par conséquent farouchement combattu, dans les urnes comme dans la rue. Les femmes en ont assez des belles promesses. Leur patience est à bout.</p><p>La discrimination subie par les femmes pendant leur vie professionnelle, du fait de salaires plus bas ou d’une activité exercée à temps partiel, s’accentue encore à la retraite. L’écart des rentes est indéniable. Les femmes parties à la retraite en 2019 ont perçu de leur caisse de pensions une rente moyenne de 1160&nbsp;francs par mois, contre 2144&nbsp;francs pour les hommes. Seule l’AVS permet une répartition plus équitable, dans la mesure où les tâches éducatives ou d’assistance donnent lieu à des bonifications. Mais l’écart des rentes reste globalement d’un tiers.</p><p>Dans les faits, de nombreuses femmes dépendent donc encore des hommes à la retraite. Leurs faibles rentes ne suffisent pas pour vivre. L’égalité dans la prévoyance vieillesse piétine&nbsp;: au rythme actuel, l’écart des rentes ne se résorbera qu’en 2100. Dans 80&nbsp;ans&nbsp;! Et avec AVS&nbsp;21, la situation des rentes des femmes va encore se dégrader.</p><p>L’AVS est l’acquis social par excellence du 20e&nbsp;siècle. Elle a libéré les individus du risque de pauvreté à la retraite. L’AVS doit par conséquent rester au 21e&nbsp;siècle un moteur pour l’égalité. Car elle seule prend en compte, pour le calcul des rentes, le travail de soins et d’assistance non rémunéré dont les femmes accomplissent la plus grande partie. Il faut par conséquent renforcer l’AVS, et l’initiative populaire pour une 13e&nbsp;rente AVS constitue un grand pas dans la bonne direction.</p><p>À la conférence de presse organisée aujourd’hui, des femmes syndicalistes et des représentantes de la CSSS-CN ont tiré un bilan, deux jours avant le débat décisif du Conseil national sur AVS&nbsp;21 et une semaine avant le 14&nbsp;juin. Les intervenantes ont signalé où des avancées s’imposent en matière d’égalité, elles ont rappelé que l’écart des rentes aux dépens des femmes n’est plus tolérable et expliqué pourquoi elles mobilisent en faveur d’actions le 14&nbsp;juin 2021&nbsp;:</p><p><strong>Vania Alleva, </strong>présidente d’Unia, a été on ne peut plus claire&nbsp;: «&nbsp;alors que beaucoup de femmes ont déjà des rentes misérables, il est question aujourd’hui d’un relèvement de l’âge de la retraite des femmes, qui reviendrait à réduire encore de telles rentes. AVS&nbsp;21 ferme les yeux sur les problèmes existants, et n’en résout aucun. Au contraire, toute la réforme est prévue sur le dos des femmes et s’avère inacceptable. Nous allons donc combattre tout relèvement de l’âge de la retraite des femmes.&nbsp;»</p><p><strong>Mattea Meyer,</strong> conseillère nationale et coprésidente du PS Suisse, s’est montrée déçue&nbsp;: «&nbsp;au lieu d’introduire enfin des améliorations, la majorité bourgeoise du Parlement ne trouve rien de mieux à faire que d’imposer un démantèlement des rentes. C’est un vrai scandale, deux ans après la grève des femmes&nbsp;!&nbsp;»</p><p><strong>Léonore Porchet,</strong> conseillère nationale verte et vice-présidente de Travail.Suisse, a rappelé qu’«&nbsp;à lui seul, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes fera économiser à l’AVS 10&nbsp;milliards de francs entre 2022 et 2031. Or les femmes accomplissent une part au moins aussi élevée, sinon davantage, du travail rémunéré ou bénévole que les hommes, et subissent des discriminations tout au long de leur carrière professionnelle.&nbsp;»</p><p><strong>Katharina Prelicz-Huber, </strong>conseillère nationale verte et présidente du SSP, a pris un exemple édifiant&nbsp;: «&nbsp;une éducatrice de la petite enfance gagne en début de carrière entre 4000 et 4200&nbsp;francs, et après dix ans d’expérience entre 4500 et 4700&nbsp;francs par mois. La seule raison de ces bas salaires tient à ce qu’un tel travail est accompli par des femmes. Par contre, un gestionnaire de risque de crédit gagne en début de carrière 8750&nbsp;francs. Si l’éducatrice de la petite enfance a encore ses propres enfants et ne travaille qu’à temps partiel, il lui faudra se contenter d’une retraite de misère, alors que le manager aura une rente confortable. Une telle situation est scandaleuse&nbsp;: il est urgent de revaloriser les professions de soins et d’assistance&nbsp;!&nbsp;»</p><p><strong>Gabriela Medici,</strong> première secrétaire adjointe de l’USS, a rappelé que «&nbsp;l’écart de rente actuel reflète les moins bonnes perspectives de carrière des femmes d’hier. Or tant que nous ne réformons pas la prévoyance vieillesse, les carrières typiquement féminines aboutiront à des rentes misérables. Concrètement, les femmes continuent à dépendre des hommes, sans qui leurs faibles rentes ne leur permettent pas de vivre.&nbsp;»</p><p><strong>Patrizia Mordini,</strong> coprésidente de la commission des femmes de l’USS, a souligné qu’«&nbsp;au vu du creusement des inégalités salariales, il est irrespectueux, indigne et cynique de la part du Parlement d’augmenter l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! Notre colère, la colère des femmes lésées est bien réelle&nbsp;! Nous allons donner libre cours à cette colère le 14&nbsp;juin, lors d’actions bruyantes menées à 15h19 – moment symbolique de la journée à partir duquel les femmes travaillent gratuitement&nbsp;! En 2019, ce moment symbolique avait eu lieu à 15h24.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/5/csm_web_Logo-AHV21_FR_4c72e09282.webp" length="66758" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7600</guid><pubDate>Sun, 06 Jun 2021 10:54:00 +0200</pubDate><title>Plus de protection et un engagement syndical fort pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-protection-et-un-engagement-syndical-fort-pour-une-europe-sociale</link><description>Résolution de la 301e Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS du 28 mai 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le début des négociations sur l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE), les syndicats ont clairement défendu la position suivante : la protection des salaires doit être garantie (« ligne rouge »).Ce principe devrait d’ailleurs aller de soi. Mais au fil des négociations, il est devenu de plus en plus évident que des représentant-e-s de l’UE, mais aussi les employeurs et des conseillers fédéraux PLR en Suisse voulaient affaiblir considérablement la protection des salaires. Dans ce contexte, il n’y avait pas d’autre issue que de mettre un terme aux négociations sur l’accord-cadre. Pour les travailleurs et travailleuses en Suisse, le prix à payer pour cet accord aurait été tout simplement trop élevé. L’accord aurait menacé la protection des salaires et le service public. Pour les syndicats, c’était inacceptable.</p><p>La protection des salarié-e-s doit être renforcée, et non affaiblie. Et ce renforcement doit avoir lieu en Suisse comme dans l’Union européenne. Une position que partagent d’ailleurs les homologues de l’USS dans les pays européens ainsi que la faîtière syndicale européenne CES. L’USS va – avec les syndicats européens – poursuivre son engagement pour qu’il y ait des progrès sur cette question. Il faut plus de conventions collectives de travail (CCT) avec une protection efficace des salaires. Il faut aussi des salaires minimaux édictés par l’État pour les branches et les professions sans CCT. Dans aucun pays européen, les contraintes ne sont aussi importantes qu’en Suisse pourqu’une CCT soit déclarée de force obligatoire («quorum des employeurs»). Certaines évolutions récentes sont préoccupantes, comme le développement du commerce en ligne international dominé par des entreprises à très bas salaires telles qu’Amazon et Zalando, eté troitement lié aux entreprises de logistique et à leurs chaînes de soustraitance. Le travail syndical transfrontalier doit se renforcer si l’on veut mettre le holà à ces voies royales de la précarisation.</p><p>Au cours des dernières semaines, les milieux patronaux suisses ont exigé un affaiblissement de la protection des salarié-e-s, prétextant la rupture des négociations sur l’accord-cadre (programmes dits de renforcement de la compétitivité). L’USS s’opposera fermement à de telles tentatives.</p><p>L’introduction de la libre circulation des personnes – avec les mesures d’accompagnement – a constitué un progrès social, car elle a accordé plus de droits aux travailleurs et travailleuses ayant un passeport européen. Mais de nouvelles améliorations sont nécessaires, surtout s’agissant du chômage, du droit au séjour, de l’accès à la sécurité sociale et du droit au regroupement familial pour les citoyen-ne-s de l’UE.</p><p>Les accords bilatéraux sont importants pour les salarié-e-s. Une escalade entre la Commission européenne et la Suisse n’est pas souhaitable. Même si les points de vue diffèrent concernant l’accord-cadre, les contrats existants doivent être respectés. La Suisse doit donc débloquer au plus vite le milliard de cohésion qui contribue à réduire l’écart de richesse en Europe et à renforcer les structures démocratiques. En face, l’UE s’est engagée dans les accords bilatéraux à la reconnaissance mutuelle de produits, à la coopération dans le domaine de la recherche, etc.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7595</guid><pubDate>Fri, 04 Jun 2021 14:58:42 +0200</pubDate><title>La Suisse doit contribuer à une Europe sociale </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-doit-contribuer-a-une-europe-sociale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse se trouve au cœur de l'Europe. Notre avenir est étroitement lié à celui de nos pays voisins. C'est en étroite collaboration avec nos partenaires que nous pouvons le mieux contribuer à relever les grands défis du XXIe siècle : l'accroissement des inégalités sociales et de la précarité, l'urgence climatique et la perte de biodiversité, ainsi que l'autoritarisme et les guerres.</p><p>Après l'échec de l'accord-cadre, il faut une nouvelle approche qui mette au premier plan les intérêts communs de l'ensemble de la population : le développement de la coopération, la mise en place de mécanismes de péréquation financière et le renforcement des droits de tous les salarié-e-s, quelle que soit leur origine, permettront d'atteindre un équilibre social ou un nivellement par le haut des niveaux de vie. La Suisse peut et doit participer à cette nouvelle approche de l'intégration européenne.</p><p class="heading--h4">Changement de paradigme nécessaire</p><p>Nous nous sommes opposés au projet actuel l'accord-cadre parce qu'il donnait la priorité à l'accès au marché pour les entreprises plutôt qu'à la protection des salaires et des conditions de travail. Sa mise en œuvre aurait mis en péril les "mesures d'accompagnement" et affaibli le service public. Les forces sociales en Europe - de la Confédération européenne des syndicats aux groupes progressistes du Parlement européen - ont soutenu notre souci de garantir le maintien de mesures efficaces contre le dumping salarial. En effet, l'affaiblissement de la protection salariale aurait été préjudiciable aux employé-e-s en Suisse, quelle que soit leur origine. Et la lutte contre le dumping salarial au sein de l'UE reste la préoccupation de toutes les forces progressistes.</p><p>En même temps, nous avons repoussé l'attaque des conservateurs nationaux contre la libre circulation des personnes - en première ligne contre l’initiative xénophobe de limitation lancée par l’UDC. Maintenant, la voie est libre pour une véritable contribution de la Suisse à une Europe sociale.</p><p>Pour cela, il faut un changement de paradigme politique : la Suisse doit construire une relation stable avec l'UE sur la base des intérêts communs de l'ensemble de la population : sur la sécurité et la justice sociale, ainsi que sur une liberté de mouvement associée à des droits forts pour les salarié-e-s. C’est pour cela que nous nous engageons&nbsp;:</p><p class="heading--h4">Premièrement : renforcer le pilier social de la coopération</p><p>En 2017, l'UE a adopté les principes d'un "pilier européen des droits sociaux" et, depuis, des lois-cadres prospectives (directives) fondées sur ces principes. Si les États membres de l'UE leur donnent corps dans leur mise en œuvre et si les organes de l'UE les reconnaissent comme référence dans les litiges juridiques, ils peuvent façonner l'avenir du projet européen. La Suisse, pour sa part, doit adhérer aux mêmes normes de droit du travail et protéger les travailleurs et travailleuses en conséquence.</p><p>Nous exigeons donc que la Suisse s'engage à respecter ces principes et qu'elle adopte les dispositions les plus importantes des directives européennes existantes et en cours d'élaboration, qui mettent en œuvre ces principes&nbsp;: amélioration des standards minimaux en matière de contrats de travail, mise en application de l'égalité salariale, congé parental, promotion de la couverture CCT et obligation de respecter les CCT, droit de codécision dans les entreprises, protection ou égalité de traitement des rapports de travail atypiques (travail temporaire, etc.), renforcement du devoir de diligence entrepreneurial.&nbsp;</p><p>Les modalités du rapprochement de la Suisse aux normes européennes – que ce soit dans le cadre d’un traité ou sous forme de paquets Swisslex comme ce fut le cas dans les années 1990 – sont secondaires par rapport à leur contenu : elles doivent contribuer à améliorer les droits des salarié-e-s et leurs conditions de vie.</p><p class="heading--h4">Deuxièmement&nbsp;: renforcer les contributions de solidarité de la Suisse avec les pays de l’Union européenne</p><p>La pauvreté et les travailleuses et travailleurs pauvres existent aussi en Suisse. C'est l'expression d'une inégalité sociale croissante, contre laquelle nous luttons avec véhémence. Mais dans l'ensemble, la Suisse est un pays prospère. Il n'y a nulle part ailleurs plus de super-riches qu'ici. Cela étant, la Suisse peut et doit contribuer au rattrapage d’écart de richesse entre les différentes régions d’Europe. C’est juste en regard de notre niveau global de prospérité et c’est lucide si l’on veut que les zones à bas coûts de production en Europe puissent se développer sans devoir compter sur leur avantage concurrentiel lié à un bas coût du travail.</p><p>Nous demandons donc que la Suisse augmente significativement sa contribution au Fonds de cohésion pour les pays d'Europe de l'Est. Elle doit développer également des projets de coopération dans le cadre du "plan de relance de l'UE" pour le redressement après Corona et reprendre les initiatives prometteuses de l’UE, comme la « garantie pour la jeunesse&nbsp;» européenne, qui veut veiller à ce que tous les jeunes de moins de trente ans bénéficient d’un emploi, d’une formation continue, d’un apprentissage ou d'un stage.</p><p>Dans le domaine de la formation et de la recherche également, la Suisse doit se montrer généreuse et contribuer davantage que ce qu’elle reçoit aux projets communs européens. Le développement de bourses d’échange, facilitant l’accueil de jeunes en formation chez nous ou les séjours de jeunes de Suisse en Europe doivent être renforcés</p><p class="heading--h4">Troisièmement : égalité des droits sociaux pour les citoyens de l'UE travaillant et vivant en Suisse</p><p>L'introduction de la libre circulation des personnes combinée à des droits du travail et à une protection des salaires solides en 2002 a représenté un progrès historique. Nous voulons poursuivre cette success story en renforçant la sécurité de séjour, la sécurité sociale et le droit au regroupement familial des citoyen-ne-s de l'UE en Suisse, notamment en cas de chômage. La Suisse devrait adopter ces éléments importants de la directive sur la libre circulation des personnes sans affaiblir la protection des salaires. En outre, les citoyens européens des nouveaux et des anciens États membres de l'UE ne doivent plus être traités de manière inégale en ce qui concerne les permis d'établissement.</p><p>Les révisions récentes des législations concernant les étranger-ère-s et donc aussi des personnes en provenance de l’UE ont introduit des discriminations inacceptables dans l’accès à l’aide sociale par exemple. Nous défendons le fait que le travail donne des droits égaux à celles et ceux qui vivent en Suisse quelle que soit leur nationalité. Il faut revoir la législation sociale suisse et la modifier dans ce sens. Les restrictions d’accès à la naturalisation liée au fait d’avoir été au bénéfice de prestations sociales doivent aussi être levées.</p><p class="heading--h4">Quatrièmement : coopération pour une plus grande justice fiscale</p><p>La sécurité sociale ne peut être financée durablement que si les personnes et les entreprises sont effectivement imposées selon leur capacité économique. Quelques cantons suisses pratiquent depuis des décennies une concurrence fiscale avec des impôts toujours plus bas pour les entreprises, et apparaissent comme un paradis fiscal pour les évadés fiscaux et les sociétés «&nbsp;boîtes aux lettres&nbsp;». Cela doit enfin cesser.</p><p>La Suisse doit faire un grand pas vers l'UE de sa propre initiative et rechercher un accord étroit sur les normes fiscales. Nous demandons au Conseil fédéral de s'engager en faveur d'un taux d'imposition minimal substantiel pour l'imposition des entreprises rentables. Il faut que la Suisse se prépare à reprendre une norme correspondante adoptée par l’UE et à préconiser l’imposition des multinationales là où elles génèrent leurs bénéfices. En outre, la Suisse doit s'engager à coopérer dans la lutte contre la fraude fiscale, l'évasion fiscale, le blanchiment d'argent et la criminalité économique et négocier un plan d'action correspondant.</p><p class="heading--h4">La mise en œuvre de la protection salariale doit être adaptée à la situation sur place tout en faisant l’objet de coopération internationale</p><p>De plus, chaque Etat doit conserver, d'une part, le droit de fixer des normes minimales plus exigeantes en matière de conditions de travail et de salaires applicables à tous les travailleurs et travailleuses, quelle que soit leur origine. Et d’autre part de mettre en place des dispositifs de contrôle efficaces adaptés à la situation réelle sur place pour les faire respecter. A ces conditions seulement, l’on pourra éviter un nivellement par le bas de la protection salariale et des salaires.</p><p>Mais la Suisse peut aussi approfondir sa collaboration avec l’UE dans ce domaine. En demandant formellement son adhésion à l’ « Autorité européenne du travail&nbsp;» (ELA) et à la tripartite « Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail » (Eurofound), la Suisse peut apporter une contribution concrète à la garantie des conditions de travail au-delà des frontières et empêcher la sous-enchère.</p><p class="text-right"><strong>Pierre-Yves Maillard, </strong>président de l'USS</p><p class="text-right"><strong>Adrain Wühtrich, </strong>président de Travail.Suisse</p><p class="text-right"><strong>Vania Alleva, </strong>vice-présidente de l' USS et présidente d'Unia</p><p class="text-right"><strong>Arno Kerst, </strong>vice-président de Travail.Suisse et président de Syna</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7590</guid><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 11:21:17 +0200</pubDate><title>En finir avec un approvisionnement de base à courte vue</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/en-finir-avec-un-approvisionnement-de-base-a-courte-vue</link><description>L’approvisionnement des biens essentiels doit faire partie intégrante du service public</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral veut réinstaurer le stockage obligatoire d’éthanol. Mais admettre que sa suppression était une grave erreur ne suffit pas. Cette leçon doit se manifester de façon beaucoup plus large dans les orientations futures du service public.</p><p>Nous nageons dedans aujourd’hui, mais tout le monde s’en souvient&nbsp;: lorsque la pandémie a éclaté au printemps dernier, nous nous sommes retrouvés littéralement «&nbsp;à sec&nbsp;». Le désinfectant est subitement devenu une denrée rare. Bien sûr, des distilleries et des brasseries se sont rapidement lancées dans la production d’éthanol (de moindre qualité). Mais cette pénurie n’était pas sans conséquence, et le personnel de santé dans les hôpitaux et les homes en ont fait la cruelle expérience.</p><p><strong>Du café, mais pas de produit désinfectant</strong></p><p>Pour éviter la pénurie de tels biens essentiels en cas de crise, il existe en Suisse un système de stockage obligatoire. La liste comprend des produits tels que le riz, le mazout ou les antidouleurs, et même le café&nbsp;! Mais l’éthanol, nécessaire à la production de désinfectants, fait malheureusement défaut depuis quelques années. En effet, le stock obligatoire d’éthanol a été supprimé dans le cadre de la privatisation de l’ancien «&nbsp;Alcosuisse&nbsp;». Une mauvaise décision, fatalement.</p><p><strong>Produire en flux tendu ne suffit pas en cas de crise</strong></p><p>Au moins, le Conseil fédéral a réagi relativement vite et sur cette question en ouvrant, il y a quelques semaines de cela, une procédure de consultation sur le rétablissement du stockage obligatoire d’éthanol. Ce geste est bien sûr à saluer. Mais avec cette (seule) proposition, notre gouvernement s’arrête malheureusement à mi-chemin, car la pénurie de désinfectants n’est pas juste la conséquence d’une mauvaise décision isolée concernant la levée de l’obligation de stockage. Elle dénote plutôt une conception fondamentalement erronée du service universel, respectivement du service public dans nombre de ses domaines. La pandémie a en effet clairement montré qu’il peut y avoir des conséquences gravissimes à soumettre des secteurs économiques et de soins essentiels à une «&nbsp;gestion en flux tendu&nbsp;» ou à la logique du profit en vigueur sur le marché.</p><p>Or c’est malheureusement ce qui a aussi eu lieu à grande échelle dans le secteur de la santé lorsque, avec l’introduction du nouveau financement hospitalier il y a bientôt dix ans, les hôpitaux ont été «&nbsp;drillés&nbsp;» au principe de la concurrence. Conséquence&nbsp;: une réduction progressive des «&nbsp;prestations de réserve&nbsp;» qui sont en général inemployées et ne génèrent donc aucun profit. Ainsi, des lits de réserve ont été supprimés, des stocks de masques éliminés, l’effectif en personnel comprimé à l’extrême et d’importants investissements reportés. Longtemps, cela a marché – à l’importante exception que les soignant-e-s souffrent depuis des années déjà du manque de personnel qui en découle. Jusqu’à l’arrivée de la pandémie, qui a entraîné brusquement des situations de pénurie un peu partout&nbsp;: les unités de soins intensifs manquaient de lits, les masques étaient une denrée rare et les hôpitaux de la protection civile se sont rapidement avérés vétustes et inutilisables. Certes, la riche Suisse est parvenue, là aussi relativement vite, à pallier à ces carences et, par un tour de force général, à augmenter le nombre de lits de soins intensifs ainsi qu’à fournir suffisamment de respirateurs artificiels. Mais quelques mois plus tard, alors que démarrait la deuxième vague du virus, le nombre de lits était à nouveau fortement réduit et le «&nbsp;jeu&nbsp;» reprenait à zéro. Un jeu qui, en fin de compte, a non seulement été onéreux, mais a malheureusement aussi eu son prix en vies humaines.</p><p><strong>Si ça coûte, ça doit fonctionner</strong></p><p>Une des leçons fondamentales à tirer de cette pandémie est que les domaines essentiels des soins ne doivent pas être soumis à la «&nbsp;logique pour périodes de vaches grasses&nbsp;» du marché, mais être partie intégrante du service universel, c’est-à-dire de l’infrastructure publique. Ou ils doivent le redevenir. C’est la seule manière de garantir que nous pourrons maintenir le «&nbsp;stockage obligatoire&nbsp;» partout où nous en avons besoin en cas de crise. Que cela soit cher n’est, premièrement, pas un argument et, deuxièmement, s’avère tout simplement faux. Car le vrai scandale de la pandémie est le suivant&nbsp;: d’une part le système suisse de la santé, trop axé sur la concurrence, est extrêmement cher en comparaison internationale – parmi les pays de l’OCDE, seule la population des États-Unis dépense plus pour sa santé. D’autre part , notre pays a connu nettement plus de décès dus au coronavirus que de nombreux autres pays européens comparables, où les dépenses de santé sont bien inférieures aux nôtres (parmi eux, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et les pays scandinaves).</p><p>Mais revenons à l’éthanol&nbsp;: là aussi, le Conseil fédéral n’entend faire qu’un timide pas en avant. En effet, la réintroduction du stockage obligatoire sous l’égide de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays, qui fonctionne pratiquement comme un «&nbsp;partenariat public-privé&nbsp;», est compliquée et sujette à des pannes (comme en témoignent de nombreux exemples passés). Il s’agit par exemple de mettre en place et de contrôler un système complexe et coûteux, avec des quotas de stockage obligatoires pour des dizaines d’entreprises privées. Il serait beaucoup plus simple de faire revivre Alcosuisse et de lui confier la gestion centralisée d’un stock obligatoire d’éthanol.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/5/csm_Desinfektion-haende-spruehnebel_iStock-zsv3207_5d6cc34e7e.webp" length="374376" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7589</guid><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 11:12:56 +0200</pubDate><title>La protection des salaires est cruciale: une application plus stricte s&#039;impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-cruciale-une-application-plus-stricte-simpose</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe et, parallèlement, un des marchés de l’emploi les plus ouverts. Dans notre pays, les salarié-e-s dépendent par conséquent tout particulièrement d’une protection efficace des salaires. Le rapport sur les mesures d’accompagnement montre que c’est nécessaire, car là où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes.</p><p>L’an dernier, les contrôleurs et contrôleuses ont examiné plus de 130&nbsp;000 salaires. Cela leur a permis de trouver presque 18&nbsp;% de salaires trop bas ou de cas d’indépendance fictive. Dans les branches qui connaissent une convention collective de travail (CCT) prévoyant des salaires minimaux, les taux d’infraction sont un peu plus élevés (env. 25&nbsp;%), parce que ces salaires minimaux définissent clairement ce qu’est une sous-enchère. Dans les autres branches, les cantons autorisent certains écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, si bien qu’une partie des entreprises à bas salaires échappe aux contrôleurs et contrôleuses. Les taux d’infraction se montent à 15&nbsp;% (entreprises de détachement étrangères), respectivement à 12&nbsp;% (entreprises suisses).</p><p>Dans les branches avec salaires minimaux obligatoires prévus dans une CCT ou un contrat-type de travail, les employeurs et employeuses qui versent des salaires trop bas sont amendés. En l’absence de salaires minimaux, les cantons demandent aux entreprises d’adapter leurs salaires aux salaires usuels dans la branche et la localité («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). Que la majorité écrasante des entreprises étrangères donne suite à cette injonction est un point positif. Mais on ne saurait tolérer le comportement des entreprises suisses qui, dans presque 1&nbsp;200&nbsp;cas, ont versé des salaires trop bas. Or, seuls tout juste 300 d’entre elles ont suivi les cantons qui leur avaient enjoint de corriger leurs salaires. La Confédération et les cantons n’édictent cependant guère de salaires minimaux, alors que la loi le prévoit.</p><p>Les contrôles sont malheureusement toujours très différents d’un canton à l’autre. L’engagement dont font preuve les cantons du Tessin et de Genève, qui contrôlent un grand nombre d’employeurs et d’employeuses suisses, est une bonne chose. La réalité est tout autre dans quelques régions de Suisse alémanique où certains cantons, comme ceux de Saint-Gall, de Thurgovie ou de Zoug, ne contrôlent qu’environ 2&nbsp;%, voire moins encore, des entreprises. En moyenne, une entreprise suisse n’est contrôlée qu’environ tous les 50 ans. Une anomalie qui existe depuis des années déjà.</p><p>Les mesures d’accompagnement sont indispensables à la protection des salaires suisses. Lorsque des contrôles sont effectués, des infractions sont souvent trouvées. Mais les mesures d’accompagnement ont toujours d’importantes lacunes. Par exemple, seule la moitié des personnes professionnellement actives sont protégées par des salaires minimaux inscrits dans des CCT. Plusieurs cantons contrôlent trop peu et sont trop tolérants face à la sous-enchère. Il faut que ces lacunes de la protection des salaires disparaissent.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7587</guid><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 09:43:17 +0200</pubDate><title>Il faut en finir avec les listes noires et les primes individuelles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-en-finir-avec-les-listes-noires-et-les-primes-individuelles</link><description>Session d&#039;été : des décisions importantes concernant le financement du système de santé et l&#039;accès aux soins</description><content:encoded><![CDATA[<h3 class="heading--h4">Des restrictions anticonstitutionnelles</h3><p>Selon la Constitution fédérale, toute personne en Suisse doit pouvoir recevoir «&nbsp;les soins nécessaires à sa santé&nbsp;». Cependant, depuis l'introduction des «&nbsp;listes noires&nbsp;» en 2010, ce principe a été gravement violé. Avec ces listes, les cantons peuvent recenser les «&nbsp;mauvais payeurs de primes&nbsp;» et restreindre leur accès aux services de santé, leur laissant uniquement le droit aux traitements d’urgence qui ne sont pas définis plus précisément.</p><p>On a vu à plusieurs reprises que les conséquences pouvaient être dramatiques&nbsp;: en 2018 par exemple, un patient séropositif du canton des Grisons s’est vu refuser le financement de ses médicaments par sa caisse maladie parce qu’il était en retard dans le paiement de ses primes. L’homme est ensuite décédé de maladies concomitantes du sida. Son arrêt de mort n’était pas signé par le virus VIH, mais par la liste noire de son canton.</p><p>Lorsque ces listes ont été introduites, leurs défenseurs partaient de l’idée – aberrante – que les assuré-e-s concernés ne voulaient pas régler leurs factures et qu’on parviendrait ainsi à les y obliger. Mais le problème, ce n’est pas la volonté de payer&nbsp;: c’est plutôt le fait que de plus en plus d’assuré-e-s n’arrivent tout simplement plus à payer leurs primes-maladie. Ainsi en 2019, à l’échelle nationale, 421&nbsp;000 assurés ont été mis aux poursuites en raison de primes impayées. Cause directe de cette situation qui s’aggrave chaque année&nbsp;: le financement antisocial du système de santé suisse, qui, dans l’assurance de base, est couvert à 80&nbsp;% par les primes individuelles et pour 22&nbsp;milliards de francs supplémentaires à travers la participation directe de la population aux coûts. Avec ce système, on fait tout pour que les ménages aux revenus modestes ou moyens soient poussés vers l’insolvabilité en matière d’assurance maladie. Et ce n’est pas tout&nbsp;: ils sont aussi victimes du jeu malsain que jouent les caisses maladie en faisant de ces encaissements un véritable «&nbsp;business&nbsp;». Elles envoient par exemple chaque facture de prime séparément aux poursuites et perçoivent ainsi chaque fois des frais de traitement bien juteux.</p><p>La Commission de la santé du Conseil des États souhaite certes mettre un terme à certaines de ces pratiques, mais elle a fait volte-face sur le point le plus important. Dans le projet de loi qu’elle a mis en consultation, elle voulait également abolir les listes noires, mais il y a quelques semaines, elle a soudainement changé son fusil d’épaule. Cette décision totalement incompréhensible doit absolument être corrigée au Conseil des États&nbsp;!</p><h3>Seule solution durable&nbsp;: un financement social</h3><p>À long terme, un autre aspect s’avère encore plus important&nbsp;: les partis de droite et du centre doivent enfin admettre que le financement antisocial du système de santé suisse a des conséquences graves et dommageables pour la santé publique. En faisant ce pas, ils permettraient d’attaquer les problèmes à la racine. La mesure la plus efficace dans l’immédiat serait de limiter la charge des primes à un maximum de 10&nbsp;% du revenu disponible d’un ménage.</p><p>C’est précisément ce que demande l’initiative d’allègement des primes soutenue par l’USS, qui sera bientôt abordée au Parlement. Mais avant cela, le Parlement aura déjà l’occasion de poser des jalons importants lors de sa prochaine session. Il peut par exemple enfin progresser dans la réduction des réserves excédentaires de l’assurance-maladie en acceptant les initiatives déposées en ce sens par les cantons du Tessin, de Genève, du Jura, de Fribourg et de Neuchâtel qui sont actuellement en discussion. Après une pandémie, rien ne peut justifier le fait que les caisses-maladie restent assises sur une montagne de plus de 12&nbsp;milliards de francs de réserves, des réserves qui ne cessent de croître, d’ailleurs. Cet argent appartient aux assuré-e-s et la moitié au moins doit leur être remboursée sans plus tarder.</p><h3>Non à la taxe sur les urgences</h3><p>En outre, il est impératif que le Conseil des États, lors de la session d’été, maintienne son refus d’introduire une «&nbsp;taxe pour les cas bénins aux urgences hospitalières&nbsp;» demandée par le Conseil national dans le cadre d’une initiative parlementaire. Il est absolument inadmissible de puiser encore davantage dans les poches des gens malgré leur participation aux coûts déjà affreusement élevée. Comme si on partait du principe qu’ils se rendent aux urgences – coûteuses – de l’hôpital «&nbsp;pour le fun&nbsp;» ou parce qu’ils n’ont aucune conscience des coûts réels que cela engendre dans les cas inutiles. Partout, on manque de médecins de famille, et celles et ceux qui pratiquent ne sont plus forcément disponibles 24 heures sur 24, comme c’était peut-être le cas autrefois. Et à raison. Il est donc logique que de temps à autre, un cas bénin atterrisse aux urgences d’un hôpital. Et cela reste nettement moins cher que d’empêcher l’admission de vraies urgences à cause de cette nouvelle taxe. Car c’est précisément ce qui risque d’arriver&nbsp;: aujourd’hui déjà, un-e assuré-e sur cinq renonce pour des raisons financières à des prestations médicales pourtant nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7582</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 16:00:00 +0200</pubDate><title>Le moment est venu pour la 13e rente AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-moment-est-venu-pour-la-13e-rente-avs</link><description>Dépôt de l&#039;initiative « Mieux vivre à la retraite »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les 137&nbsp;550 signatures en faveur de l’initiative pour une 13e&nbsp;rente AVS ont été remises cet après-midi à la Chancellerie fédérale par la large alliance qui soutient ce projet. L’initiative populaire «&nbsp;Mieux vivre à la retraite&nbsp;» devient ainsi la première initiative fédérale qui a réuni les signatures nécessaires en pleine période de pandémie. Et cela, environ six mois avant l’expiration du délai de récolte, ce qui montre bien à quel point ce projet est urgent. En effet, les rentes AVS ne suffisent pas pour vivre et perdent constamment de la valeur. Dans le même temps, les rentes du 2e&nbsp;pilier sont en chute libre. Et pourtant, le Parlement n’hésite pas à présenter, avec AVS&nbsp;21, un véritable projet de démantèlement. Notre initiative va rendre l’AVS plus forte et permettra d’améliorer le niveau des rentes de manière sociale et avantageuse.</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Notre Constitution le dit d’ailleurs expressément depuis presque 50&nbsp;ans. Mais la réalité est malheureusement toute autre. Dans les faits, la moitié des personnes parvenant aujourd’hui à la retraite doivent s’en sortir avec une rente mensuelle inférieure à 3439&nbsp;francs. Les femmes sont encore plus durement touchées&nbsp;: leurs rentes sont inférieures de plus d’un tiers à celles des hommes. Pour beaucoup d’entre elles, la pauvreté durant la vieillesse est un risque bien réel. Et la situation ne fait qu’empirer&nbsp;: en raison des faibles taux d’intérêt, les rentes des caisses de pensions sont en constante baisse depuis plus de dix ans. Une fois réglés le loyer et les primes maladie, beaucoup de gens n’ont plus grand-chose pour vivre.</p><p>Les personnes qui ont pris leur retraite en 2019 touchent 6,8&nbsp;% de moins que leurs collègues partis deux ans plus tôt, soit en 2017 (valeur médiane). Alors même que les salaires et les revenus ont augmenté durant la même période et que jamais les assuré-e-s n’ont versé pour le 2e&nbsp;pilier des cotisations aussi élevées qu’aujourd’hui. Cette initiative tombe à pic, car la prévoyance professionnelle est de toute évidence à la croisée des chemins.</p><p>L’initiative est simple, mais elle fait mouche&nbsp;: elle demande l’introduction d’un versement supplémentaire, chaque année, d’une rente mensuelle de l’AVS. À l’instar du 13e salaire que presque tout le monde touche aujourd’hui. Calculé sur une base mensuelle, cela correspond à une augmentation de 8,33&nbsp;% de la rente AVS. Le caractère compensatoire de l’AVS fait que ce sont les personnes à bas et moyen revenus qui en bénéficieront le plus. Les personnes qui touchent des prestations complémentaires ne seront pas pénalisées, au contraire&nbsp;: elles doivent aussi pouvoir profiter de la 13e rente AVS.</p><p>L’AVS a le meilleur rapport cotisation/prestation et offre pour la grande majorité de la population la possibilité la plus avantageuse d’améliorer les rentes. En revanche, le développement du 3e&nbsp;pilier prôné par les banques et les assurances n’est pas une option pour assurer la prévoyance vieillesse. Dans l’AVS, les employeurs et les hauts revenus participent au financement pour toutes et tous, contrairement au 3e pilier. Par ailleurs, l’USS exige que l’AVS bénéficie d’une contribution financière tirée des bénéfices de la Banque nationale.</p><p>Au moment de la remise des signatures, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard a exprimé sa reconnaissance pour l’énorme engagement du comité d’initiative et de toutes les personnes et organisations qui l’ont soutenu et qui sont parvenues à récolter autant de signatures malgré des conditions compliquées par la pandémie&nbsp;: «&nbsp;Les conditions externes étaient difficiles. L’engagement n’en a été que plus grand. Merci de tout cœur&nbsp;!&nbsp;».</p><p>Marina Carobbio, conseillère aux États socialiste, a tenu à souligner que «&nbsp;l’AVS est notre moteur social pour l’égalité des rentes, en particulier pour les femmes&nbsp;».</p><p>Président du SEV, Giorgio Tuti a rappelé les problèmes du 2e&nbsp;pilier, souvent occultés&nbsp;: «&nbsp;Avec cette initiative, nous apportons une réponse aux rentes en chute libre dans le 2&nbsp;&nbsp;pilier et nous assurons le maintien du pouvoir d’achat&nbsp;».</p><p>Dagmar Rösler, présidente de la faîtière des enseignant‑e‑s LCH, a souligné la question de l’écart des rentes des femmes&nbsp;: «&nbsp;Seul le renforcement de l’AVS nous permettra de progresser vers l’égalité des retraites&nbsp;».</p><p>Köbi Hauri, de la Commission des retraité‑e‑s d’Unia, résume le cœur du problème actuel&nbsp;: «&nbsp;Les retraité‑e‑s ont tout simplement besoin d’une augmentation de l’AVS, car beaucoup d’entre eux arrivent à peine à joindre les deux bouts&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_210528_13.AHV0027_klein_59b0a9357c.webp" length="347282" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7579</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 15:00:00 +0200</pubDate><title>La prévoyance vieillesse a besoin d’un changement de cap</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/la-prevoyance-vieillesse-a-besoin-dun-changement-de-cap</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 28 mai 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Stopper la baisse vertigineuse des rentes de vieillesse en renforçant l’AVS et les retraites par répartition&nbsp;: telles sont les priorités décidées aujourd’hui par l’Assemblée des délégué‑e‑s de l’Union syndicale suisse (USS). Socialement, il est urgent d’augmenter le niveau des retraites, en particulier pour les femmes, notamment en introduisant une 13e rente AVS comme le demande l’initiative qui vient d’aboutir. À l’inverse, si le Parlement s’entête à vouloir démanteler le 1er pilier avec AVS&nbsp;21, l’USS combattra la réforme par référendum. L’Assemblée des délégué‑e‑s a également débattu de politique européenne&nbsp;: après avoir défendu la ligne rouge de la protection des salaires, il s’agit désormais de s’engager pour une Europe et une Suisse plus sociales, aux côtés des autres syndicats européens. Enfin, les délégué-e-s appellent à tirer les leçons de la crise du coronavirus en renforçant la protection de la santé au travail, et à agir rapidement en faveur du pouvoir d’achat après plus d’une une année de grande fragilisation pour les salarié‑e‑s.</p><p>Les rentes de retraite figureront au cœur de l’agenda syndical ces prochains mois. Pas uniquement en raison du calendrier politique, mais surtout parce la situation dans ce domaine se détériore à une vitesse sans précédent. Les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis plus de dix ans&nbsp;: les personnes qui ont pris leur retraite en 2019 touchent 6,8&nbsp;% de moins que leurs collègues partis deux ans plus tôt, alors que les cotisations ne cessent d’augmenter. Les femmes sont les plus touchées, puisque leurs rentes de retraite sont en moyenne d’un tiers inférieures à celles des hommes.</p><p>Toute réforme de la prévoyance vieillesse doit permettre de rehausser le niveau des rentes pour le plus grand nombre. Il faut donc renforcer le 1er pilier et les retraites par répartition. Le dépôt de l’initiative pour une 13e rente AVS est à la fois un signal et une proposition très concrète dans ce sens. En revanche, face à la réforme AVS&nbsp;21 qui se profile nettement comme un démantèlement des prestations sur le dos des femmes, l’USS se prépare au lancement d’un référendum.</p><h3 class="heading--h4">Pour une Europe sociale</h3><p>C’est grâce aux positions nettes, fermes et constantes des syndicats que la protection des salaires autonome obtenue de haute lutte n’a pas été remise en question&nbsp;: ce constat a été le point de départ de la discussion sur la politique européenne lors de l’Assemblée des délégué‑e‑s. La mise en danger des mécanismes de contrôle et de sanction ainsi que la fragilisation du service public qui auraient découlé de la signature de cet accord aurait fait payer un prix bien trop élevé au travailleuses et travailleurs. L’engagement syndical pour de bonnes relations avec l’Union européenne se fonde sur le principe suivant : &nbsp;les accords conclus doivent apporter des améliorations concrètes, et surtout pas des détériorations, aux gens qui travaillent en Suisse. Les syndicats poursuivront sur cette voie.</p><p>Dans ce sens, la résolution adoptée par les délégué‑e‑s donne une direction claire&nbsp;: les droits sociaux, les salaires et les conditions de travail doivent s’améliorer en Suisse et en Europe, et non pas se péjorer. La mise en concurrence des salarié‑e‑s entre eux ne peut conduire qu’à des détériorations. Il faut, au contraire, agir contre les nouvelles formes de travail précaire et en faveur de conventions collectives plus nombreuses, en renforçant notamment le travail syndical par-delà les frontières. L’USS continuera à s’engager dans cette direction avec l’ensemble du mouvement syndical européen.</p><h3 class="heading--h4">Sortir de la pandémie en soutenant l’emploi, la santé et le pouvoir d’achat</h3><p>La crise du coronavirus a pesé lourd sur les travailleuses et travailleurs. Dans plusieurs secteurs, la lutte contre la pandémie a exigé des efforts colossaux, encore insuffisamment reconnus. Dans d’autres, elle a eu pour conséquence une augmentation du chômage et des pertes importantes de revenus. Le travail des syndicats et la solidité des assurances sociales ont permis de limiter les dégâts. Il reste cependant beaucoup à faire&nbsp;: il n’est pas acceptable que la pandémie se traduise par un accroissement de la précarité et par un creusement des inégalités. En plus de soutenir la loi COVID‑19 qui contient la base légale de l’ensemble des aides allouées jusqu’ici, l’USS demande donc des mesures rapides de soutien au pouvoir d’achat, avec notamment la redistribution des réserves excédentaires des caisses-maladie et une meilleure indemnisation du chômage partiel pour les bas salaires.</p><p>Il est également temps de tirer les leçons de la pandémie en renforçant la protection de la santé au travail. La crise sanitaire n’a fait que mettre en lumière les manquements dénoncés de longue date par les syndicats&nbsp;: la densité des contrôles doit être augmentée durablement, et de nouveaux organes comme la SUVA ou les commissions paritaires doivent pouvoir appuyer les inspections cantonales dans leur tâche. Les insuffisances chroniques de la Suisse en matière de santé au travail doivent enfin être corrigées.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/3/csm_210528_SGB-DV_USS-AD_GM_74696e86b0.webp" length="120632" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7581</guid><pubDate>Fri, 28 May 2021 11:50:49 +0200</pubDate><title>Loi sur le CO2 : la campagne du Non est hypocrite et mensongère</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-le-co2-la-campagne-du-non-est-hypocrite-et-mensongere</link><description>Votations du 13 juin : les syndicats disent résolument OUI à la loi sur le CO2</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Cela fait des semaines que l’UDC – telle une marionnette des riches lobbys pétroliers – crie au loup contre la loi sur le CO2 en propageant de façon éhontée des affirmations clairement fausses. Pour les syndicats, impossible de faire autre chose que de secouer la tête face à ces inepties et, surtout, d’appeler à une puissante mobilisation en faveur de la loi sur le CO2&nbsp;!</p><h4>Mentir ne coûte rien</h4><p>Les opposant-e-s à la loi sur le CO2 mènent depuis des semaines une campagne truffée de mensonges comme jamais. Pour la plupart, ils ne nient pas (ou&nbsp;: ne nient plus&nbsp;!) le réchauffement climatique d’origine humaine - dans un pays comme la Suisse, touché depuis longtemps et plus que la moyenne par le changement climatique, ce serait un peu fort de café. Non, ils mentent ouvertement sur les effets de répartition financière des mesures proposées. «&nbsp;1000 francs de charges supplémentaires pour une famille de quatre personnes&nbsp;»&nbsp;: le slogan de campagne de l’UDC occulte complètement le fait que la plupart des taxes supplémentaires seront reversées directement aux ménages sous forme de remboursements par habitant-e. Ce qui veut dire que dans bien des cas, les familles à faibles revenus auront plus – et non pas moins – d’argent dans leur porte-monnaie à la fin du mois. Si l’on suit la logique de l’UDC, on pourrait tout aussi bien affirmer que les retraité-e-s souffrent financièrement des prélèvements de la TVA destinés à l’AVS, ou que les agriculteurs et agricultrices sont pénalisés par les impôts nécessaires au financement des paiements directs agricoles.</p><h4>Le lobby de l’immobilier qui se mue en défenseur des locataires…</h4><p>Mais il y a plus choquant encore&nbsp;: l’UDC se la joue soudainement grande représentante des locataires de ce pays. Et ce, alors qu’aucun autre parti – à l’exception du PLR – ne s’est engagé aussi systématiquement en faveur des intérêts du lobby immobilier et contre ceux des locataires. Un exemple&nbsp;: à la quasi-unanimité (334 voix contre 2), le parti a décidé de voter contre l’initiative populaire pour plus de logements abordables.</p><p>Bien sûr, la loi sur le CO2 entraînera des coûts supplémentaires dans le domaine des bâtiments. Le chauffage au mazout deviendra légèrement plus cher en raison de l’augmentation de la taxe sur le CO2 et l’installation de systèmes de chauffage respectueux du climat a un certain coût initial. Cependant, sur la durée de vie totale d’une installation de chauffage, les pompes à chaleur et autres systèmes similaires sont d’ores et déjà souvent moins chers que le chauffage au mazout. C’est d’autant plus vrai si, en même temps, on isole mieux le bâtiment et que l’on réduit ainsi les besoins en chauffage. Ces rénovations continueront à être fortement subventionnées par le biais du fonds climatique et des programmes énergétiques cantonaux.</p><p>Il n’y a donc aucune raison factuelle qui permette d’expliquer pourquoi il y aurait une charge supplémentaire pour les locataires avec les nouvelles taxes et exigences de la loi sur le CO2. Il existe pourtant bel et bien une menace, mais pas à cause de la loi sur le CO2. Avec la nouvelle érosion de la protection des locataires voulue par la droite, c’est la prochaine révision du droit du bail qui risque de coûter cher aux locataires. Là, l’UDC est bien sûr de la partie.</p><h4>Des multinationales étrangères en renfort</h4><p>Lors de la votation sur les avions de chasse l’an dernier, les entreprises internationales d’armement ont pris grand soin d’éviter d’apparaître comme des actrices ou des mécènes de la campagne du Oui. Cela aurait été perçu – à juste titre – comme une ingérence inacceptable dans le processus démocratique en Suisse.</p><p>Dans le cas de la votation sur la loi CO2 en revanche, il n’y a pas eu de tollé sur le fait que l’association pétrolière («&nbsp;Avenergy&nbsp;»), dominée par de grandes entreprises étrangères (Shell, BP, Total, Eni), non seulement soutienne la contre-campagne en arrière-plan, mais qu’elle la cofinance et la codirige aussi dans une large mesure, de la collecte des signatures jusqu’au jour de la votation. Ainsi, lorsqu’il s'agit de mettre des bâtons dans les roues de la politique climatique dans la «&nbsp;Suisse souveraine&nbsp;», l’UDC n’est que trop heureuse de pouvoir compter sur un solide soutien de l’étranger.</p><h4>L’alternative au OUI ? De la science-fiction&nbsp;!</h4><p>Inventive, l’UDC a présenté sa propre «&nbsp;solution&nbsp;» pour lutter contre le changement climatique&nbsp;: recourir à l’hydrogène. Une stratégie qui relève toutefois largement de la science-fiction.&nbsp;: en effet, pour convertir ne serait-ce que les transports privés motorisés à l’hydrogène, il faudrait multiplier par cinq la quantité d’électricité produite et importée en Suisse, ce qui est absolument irréaliste.</p><p>Au lieu de produire de l’hydrogène, on pourrait utiliser les capacités électriques supplémentaires directement comme technologie de propulsion pour l’électromobilité, qui est depuis longtemps «&nbsp;prête pour le marché&nbsp;», comme le prévoit d’ailleurs la loi sur le CO2. Et éviter ainsi les énormes pertes de conversion énergétique occasionnées par la production d’hydrogène. Mais on peut chercher tant qu’on veut dans le plan «&nbsp;Plan Imark&nbsp;»&nbsp;: pas de trace de cette réflexion. Cela se comprend&nbsp;: ce plan n’est pas censé contenir du sérieux, mais doit plutôt faire illusion, au moins jusqu’à la votation. Cependant, tout cela ne rend pas plus vrais les mensonges sur la redistribution financière de la loi sur le CO2.</p><h4>Le OUI est nécessaire, aussi – surtout&nbsp;! – pour les travailleurs et travailleuses</h4><p>Du point de vue syndical, on ne peut que dire et redire&nbsp;: non, la loi sur le CO2 n’est pas parfaite, en particulier parce qu’elle ne suffira pas à la réalisation absolument indispensable des objectifs climatiques suisses (zéro émission d’ici 2050). Elle est néanmoins bien équilibrée et conçue de telle sorte que ni les travailleurs et travailleuses, ni la population rurale ne seront pénalisés, mais surtout les riches qui polluent le plus. Dire OUI à la loi, c’est donc avant tout dire OUI au fait de commencer – enfin – à mettre en œuvre une politique climatique efficace. Et personne ne peut avoir un plus grand intérêt à cela que les travailleurs et travailleuses. Car ce sont eux qui souffriront en premier et le plus durement des bouleversements causés par le réchauffement climatique.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7576</guid><pubDate>Wed, 26 May 2021 16:49:19 +0200</pubDate><title>Le danger pour la protection des salaires est écarté</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-danger-pour-la-protection-des-salaires-est-ecarte</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision que le Conseil fédéral a prise aujourd’hui, qui&nbsp;garantit une protection autonome des salaires. L’USS défend les relations stables de la Suisse&nbsp;avec l’Union européenne (UE), mais le prix à payer pour conclure les négociations sur cet accord-cadre aurait été trop élevé pour les travailleuses et travailleurs de Suisse. Le déroulement des négociations a montré que l’accord aurait substantiellement affaibli la protection des salaires et mis en danger les services publics – ce qui aurait été inacceptable pour les syndicats.</p><p>La protection des gens qui travaillent&nbsp;doit être améliorée, pas dégradée, que ce soit en Suisse ou dans l’UE. L’USS continuera à s’engager avec ses homologues européens&nbsp;des progrès&nbsp;dans ce domaine et pour que les droits sociaux soient renforcés, en Suisse comme dans l’UE. Il faut davantage de conventions collectives de travail (CCT) qui protègent efficacement les salaires ainsi que des salaires minimums étatiques dans les branches et les professions sans CCT.</p><p>Les Accords bilatéraux sont importants pour les salarié-e-s. Il n’est pas souhaitable que la situation s’aggrave à cause de la Suisse ou de la Commission européenne. Malgré les différends concernant&nbsp;l’accord-cadre, les accords existants doivent être maintenus. C’est pourquoi la Suisse doit libérer aussi rapidement que possible le milliard de cohésion. À l’inverse, l’UE s’est engagée à travers les Accords bilatéraux à une reconnaissance mutuelle des normes applicables aux produits.</p><p>Ces dernières semaines, les milieux patronaux suisses ont demandé, utilisant le prétexte de la fin&nbsp;des négociations sur l'accord-cadre, que la protection des travailleurs et travailleuses soit détériorée. L’USS s’opposera résolument à de telles tentatives.</p><p>L’USS participera aux entretiens prévus entre la Confédération, les partenaires sociaux et les cantons.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7568</guid><pubDate>Sat, 22 May 2021 15:44:00 +0200</pubDate><title>Du respect! De meilleurs salaires, de meilleures rentes.</title><link>https://www.14juin.ch/</link><description>Nous sommes encore loin de l’égalité. C’est pourquoi nous nous mobilisons à nouveau le 14 juin.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/3/csm_4_femmes_transparent_7a33a62ce2.webp" length="183704" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7525</guid><pubDate>Sat, 22 May 2021 15:21:00 +0200</pubDate><title>Oui à la loi sur le CO2 !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-la-loi-sur-le-co2</link><description>Enfin une politique climatique pour la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À l’unanimité, le Comité de l’Union syndicale suisse a décidé de recommander le OUI à la loi sur le CO2 (votation du 13 juin). Cette loi représente en effet la base qui permettra à la Suisse d’enfin progresser dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les travailleurs et travailleuses en ont précisément bien besoin.</p><h3 class="heading--h4">Il était plus que temps</h3><p>Après de nombreuses années pendant lesquelles la majorité de droite du Parlement fédéral a choisi une attitude qui revenait pratiquement à nier politiquement l’existence du réchauffement climatique, le Conseil national et le Conseil des États se sont enfin mis d’accord, lors de la dernière session d’automne, sur un compromis a minima de politique climatique et adopté la révision de la loi sur le CO2. Celle-ci représente la base pour atteindre les buts auxquels la Suisse a souscrit depuis longtemps au plan international en matière de climat («&nbsp;objectif zéro net&nbsp;» d’émissions jusqu’en 2050). Ces objectifs devraient certes, premièrement, être encore plus ambitieux et, deuxièmement, ne seront, selon les expert-e-s, pas non plus réalisés avec cette seule loi sur le CO2. Néanmoins, la révision de cette dernière revêt une importance inestimable. En effet, elle signe même l’entrée de la Suisse dans une politique climatique digne de ce nom. Ainsi, si notre pays ne va pas de ce fait recoller, sur le plan international, au peloton de tête des nations exemplaires – auquel elle appartiendrait en fait en raison de sa prospérité et des fautes climatiques commises dans le passé qui vont de pair –, toujours est-il qu’elle ne tombe pas encore plus bas.</p><p class="heading--h4">Le changement climatique a bien lieu</p><p>Le changement climatique n’est pas un phénomène éloigné dans le temps ou l’espace, mais a lieu depuis longtemps. Cela, avant tout ici et maintenant&nbsp;: en Suisse les températures augmentent deux fois plus que la moyenne mondiale. C’est non seulement très onéreux (p. ex. en ce qui concerne l’entretien et la protection des infrastructures), mais cela préoccupe beaucoup la population, et surtout celles et ceux qui sont «&nbsp;professionnellement occupés&nbsp;». Car il fait plus chaud avant tout aussi au travail, que ce soit sur les chantiers, dans les transports, le tourisme ou encore les soins. La santé des personnes concernées en souffre toujours plus et cela, à un double égard&nbsp;: les personnes les plus exposées à la chaleur et aux intempéries sont pour la plupart des travailleurs et travailleuses qui touchent des bas salaires. En plus, ils ont bien moins la possibilité de profiter des oasis vertes des centres-villes que, par exemple, de se retrouver dans des petits appartements loués au bord de voies d’accès bruyantes, avec d’importantes émissions polluantes.</p><p class="heading--h4">Socialement tout à fait supportable</p><p>Une politique climatique efficace est dont non seulement absolument incontournable, elle est on ne peut plus clairement aussi dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses. Ici, les mesures de réduction des gaz à effet de serre doivent être littéralement prises «&nbsp;à la source&nbsp;» et faire en sorte que la plus grande partie des réserves d’énergie fossile encore dans le sol (pétrole, gaz naturel) ne soit même pas captée. La loi sur le CO2 choisit cette voie en introduisant des valeurs limites plus strictes concernant les chauffages au mazout et les nouveaux véhicules à moteur à combustion. En outre, les taxes d’incitation sont un outil important pour augmenter l’attractivité de la mobilité sans CO2 ainsi que des systèmes de chauffage sans émission polluante. De telles taxes supplémentaires doivent cependant être largement remboursées à la population et empêcher par là que la charge financière des ménages à bas ou moyens revenus ne s’alourdisse encore plus. Car ceux-ci, premièrement, souffrent aujourd’hui déjà de loyers trop chers et de primes-maladie bien trop élevées et, deuxièmement, sont de toute façon à l’origine de beaucoup moins d’émissions que les ménages riches qui possèdent une résidence secondaire et trois autos. La loi sur le CO2 tient compte de ce droit à être remboursé, car, tant le produit de la taxe (augmentée) sur le CO2 prélevée sur les combustibles que celui de la nouvelle taxe sur les billets d’avions et les vols privés seront, pour la plus grande part, redistribués à la population sur une base individuelle. Ainsi, les ménages à faible revenu (et en conséquence à l’origine de peu d’émissions) recevront finalement à moyen terme plus d’argent que ce qu’ils auront payé et, dans certains cas, verront à long terme leur charge augmenter tout au plus dans une faible mesure</p><p class="heading--h4">Une pierre angulaire pour de nouveaux emplois</p><p>La loi sur le CO2 ne représente pas uniquement la pierre angulaire d’une politique climatique sérieuse, mais constitue aussi la base pour de nouveaux programmes d’investissement nécessaires. En plus d’une grande somme destinée à l’assainissement des bâtiments, cette loi alloue des fonds, par exemple pour le développement des liaisons ferroviaires nocturnes et de technologies alternatives de propulsion dans l’aviation. Ces programmes d’investissement en faveur de la transition écologique devront être fortement financièrement augmentés et développés, une fois la loi sur le CO2 acceptée&nbsp;; cela, avec les ressources fiscales générales. On trouve ici au centre la transition énergétique vers un approvisionnement complet à l’aide d’énergies renouvelables. L’énorme développement de l’énergie solaire nécessaire à cet effet aura non seulement pour effet que la Suisse pourra réellement atteindre les objectifs climatiques qui figurent dans la nouvelle loi sur le CO2 – et même, espérons-le, les dépasser –, mais créera aussi des milliers de nouveaux emplois durables dans tout le pays.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7572</guid><pubDate>Fri, 21 May 2021 12:00:47 +0200</pubDate><title>Stratégie COVID-19 : mise en consultation du modèle des trois phases</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/strategie-covid-19-mise-en-consultation-du-modele-des-trois-phases</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7571</guid><pubDate>Thu, 20 May 2021 15:03:53 +0200</pubDate><title>La pauvreté n’est pas un crime</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/la-pauvrete-nest-pas-un-crime</link><description>Par peur de perdre leur permis de séjour, beaucoup de migrant-e-s renoncent à l&#039;aide sociale.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les personnes migrantes sont souvent très durement touchées par la pandémie de coronavirus. Même en situation de détresse, beaucoup d’entre elles n’osent pas frapper à la porte de l’aide sociale de peur de voir leur statut de séjour mis en danger. Le 27 mai, la Commission des institutions politiques du Conseil national discutera d’une initiative parlementaire visant à atténuer cette injustice.</p><p>Perte d’emploi, chômage partiel, accident ou maladie&nbsp;: ces événements peuvent facilement faire basculer une vie et engendrer des situations dramatiques. Bien sûr, la Suisse dispose en principe d’un filet de sécurité pour de telles situations&nbsp;: le droit fondamental à l’assistance aux personnes dans le besoin. Mais même si ce droit – inscrit dans la Constitution – s’applique à toutes les personnes résidant en Suisse, les migrant-e-s en sont de fait exclus, même s’ils ont une résidence légale en Suisse. En effet, le recours à l’aide sociale peut entraîner la perte de leur droit de séjour.</p><p>Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI) en janvier 2019, même les personnes qui sont nées en Suisse et y ont grandi ou y ont le cœur de leur vie courent ce risque. Les migrant-e-s qui disposent d’un permis de séjour régulier et qui auraient droit à l’aide sociale craignent les conséquences d’une telle demande et s’abstiennent tout simplement, pour ne pas devoir quitter ce qui est désormais devenu leur pays&nbsp;: la Suisse.</p><h4>Incompatible avec un État social</h4><p>Cette situation s’est exacerbée avec la pandémie de coronavirus&nbsp;: de nombreux migrant-e-s travaillent dans des secteurs à bas salaires qui ont été particulièrement touchés par les fermetures. Même les baisses de revenus dues au chômage partiel les touchent cruellement, et une perte d’emploi peut littéralement menacer leur existence. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a bien émis une directive selon laquelle une demande d’aide sociale en raison de la pandémie ne doit pas être pénalisée par la LEI. Mais l’interprétation de la directive est du ressort des cantons, et bon nombre des personnes concernées craignent que la marge de manœuvre ne soit pas utilisée en leur faveur. Contrairement aux ressortissant-e-s suisses dans la même situation, elles s’abstiennent donc de faire usage de leur droit fondamental à ce soutien.</p><p>Tout comme les personnes avec un passeport suisse, les personnes migrantes contribuent au bon fonctionnement de la société. Elles sont plus nombreuses que la moyenne à travailler dans les professions dites essentielles. Elles paient leurs impôts et s’impliquent dans des associations ou font du bénévolat. Mais lorsqu’elles ont besoin de l’aide de l’état, la LEI les punit en rétrogradant ou en annulant leur autorisation de séjour. Cette discrimination d’une partie de la population n’est tout simplement pas compatible avec le principe de solidarité qui constitue la base d’un État social.</p><p>Le 27 mai, la Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) peut corriger cette inégalité de traitement&nbsp;: l’initiative parlementaire «&nbsp;La pauvreté n’est pas un crime&nbsp;» propose en effet de modifier la LEI afin de redonner aux migrant-e-s un peu plus de sécurité en matière d’autorisation de séjour. Avec cette modification, les personnes sans passeport suisse ne devraient plus perdre leur permis de séjour à cause d’un recours à l’aide sociale si elles résident en Suisse depuis au moins dix ans d’affilée et conformément aux règles. L’adoption de cette initiative parlementaire serait un signal important envers les milieux qui veulent restreindre encore davantage les droits fondamentaux des personnes sans passeport suisse et durcir la loi sur les étrangers et l’intégration.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/6/csm_Arbeitsintegration_B_7cb35aa781.webp" length="490518" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7570</guid><pubDate>Thu, 20 May 2021 12:46:04 +0200</pubDate><title>Des forums de dialogue pour mieux impliquer les groupes concernés</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/des-forums-de-dialogue-pour-mieux-impliquer-les-groupes-concernes</link><description>Du nouveau dans la gouvernance de la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation professionnelle est une tâche qui relève de la Confédération, des cantons et des organisations du monde du travail (OrTra). Ces trois partenaires associent leurs efforts en faveur d'une formation professionnelle de qualité. Les employé-e-s et leurs intérêts sont représentés à tous les niveaux. Des «&nbsp;forums de dialogue&nbsp;» ont été créés pour améliorer la participation des différents protagonistes. Le premier «&nbsp;Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s&nbsp;» aura lieu le 23 juin 2021, sous la présidence de l’Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse.</p><p>La <a href="https://tbbk-ctfp.ch/fr/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Conférence tripartite de la formation professionnelle (CTFP)</a> existe depuis le 1er janvier 2021. Elle sert d’interface entre les différents organes (niveau opérationnel) et le Sommet national (niveau politique). Du point de vue stratégique, elle pilote la formation professionnelle sur la base du partenariat et assure son développement. Les salarié-e-s sont représentés au sein de la CTFP par leurs deux organisations faîtières, l’Union syndicale suisse et Travail.Suisse.</p><p>Les <a href="https://tbbk-ctfp.ch/fr/organisation/forums-de-dialogue" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">forums de dialogue</a> revêtent une importance particulière dans la nouvelle structure des organes de la formation professionnelle. Ils assurent une large implication et un échange direct des parties prenantes entre elles et avec les autres membres de la CTFP. Il existe quatre forums de dialogue au total, en fonction des groupes cibles. Pour les salarié-e-s, c’est le Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s qui est le plus à même de se pencher sur leurs problématiques. Ce forum est organisé et présidé par l’USS et Travail.Suisse.</p><p>Les deux thèmes suivants - en lien avec des groupes cibles -&nbsp;seront abordés lors du premier <strong>Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s</strong>&nbsp;:</p><ul><li>Personnes issues de la migration&nbsp;: quels sont leurs besoins et préoccupations dans le cadre de la formation professionnelle&nbsp;? (coordination&nbsp;: Union syndicale suisse (USS), contact&nbsp;: Nicole Cornu, secrétaire centrale de l’USS en charge de la politique de formation, <a href="#" data-mailto-token="thpsav1upjvsl5jvyubGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">nicole.cornu(at)sgb.ch</a>)</li><li>Personnes en situation de handicap&nbsp;: quels sont leurs besoins et préoccupations dans le cadre de la formation professionnelle&nbsp;?<br> 	(coordination&nbsp;: Travail.Suisse, contact&nbsp;: Bruno Weber-Gobet, responsable de la politique de formation, <a href="#" data-mailto-token="thpsav1dlilyGayhchpszbpzzl5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">weber(at)travailsuisse.ch</a>)</li></ul><p>Le Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s aura lieu en ligne le <strong>mercredi 23 juin de 09h15 à 12h15</strong>. Sont invités à participer&nbsp;: des représentant-e-s des deux organisations faîtières de salarié-e-s, de leurs fédérations membres, de leurs membres associés, des membres avec statut d’observateur et d’autres organisations des groupes-cibles. Le forum se tiendra en ligne par vidéoconférence. La participation est limitée à 40 personnes.</p><p>Le Forum de dialogue OrTra-Employé-e-s offre une plateforme permettant de recueillir le point de vue des salarié-e-s en matière de formation professionnelle et de prendre ainsi le pouls de la situation. Il est aussi l’occasion de discuter de certaines problématiques et d’échanger de bonnes pratiques. Le forum de dialogue prend la forme d’un séminaire et vise à produire des résultats concrets (par exemple, des propositions à soumettre à la CTFP). Ainsi, il contribue à influencer la manière de traiter les différentes thématiques.</p><p>Les personnes intéressées à participer sont priées de s’annoncer auprès des contacts indiqués ci-dessus.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/f/csm_organisation_f_911bbc9e7f.webp" length="51878" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7564</guid><pubDate>Tue, 18 May 2021 10:53:43 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le registre du commerce </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/aenderung-der-handelsregisterverordnung</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7563</guid><pubDate>Tue, 18 May 2021 10:46:10 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la taxe au tonnage applicable aux navires de mer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/bundesgesetz-ueber-die-tonnagesteuer-auf-seeschiffen</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7559</guid><pubDate>Wed, 12 May 2021 15:04:29 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur le stockage obligatoire d’éthanol</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/verordnung-ueber-die-pflichtlagerhaltung-von-ethanol</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7557</guid><pubDate>Wed, 12 May 2021 14:50:32 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les projets pilotes de tarification de la mobilité </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bundesgesetz-ueber-pilotprojekte-zu-mobility-pricing</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7553</guid><pubDate>Tue, 11 May 2021 13:37:51 +0200</pubDate><title>On risque d’assister à la criminalisation arbitraire de syndicalistes engagés !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/on-risque-dassister-a-la-criminalisation-arbitraire-de-syndicalistes-engages</link><description>Votations du 13 juin : l’USS dit NON à la loi sur les mesures policières MPT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Imposer à des personnes «&nbsp;potentiellement dangereuses&nbsp;» des mesures répressives en dehors du cadre de toute procédure pénale&nbsp;: voilà ce que veut la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). De telles mesures porteraient gravement atteinte aux droits des personnes concernées, parmi lesquelles on pourrait d’ailleurs voir un jour aussi apparaître des syndicalistes dérangeants ou des militant-e-s pour le climat qui sortent des clous. Ces mesures sont un péril pour les principes de base de l’État de droit. Voilà pourquoi l’USS rejette la loi et soutient le référendum.</p><p>Le problème de cette loi, c’est que les termes clé sont définis de manière tellement large et vague qu’ils en deviennent dangereux en eux-mêmes&nbsp;: ce ne seraient pas seulement des terroristes («&nbsp;potentiels&nbsp;») qui se retrouveraient dans le collimateur de policiers zélés, mais peut-être un jour aussi des personnes engagées et pacifiques, comme des syndicalistes.</p><ul><li>Avec cette nouvelle définition de l’«&nbsp;activité terroriste&nbsp;», toute tentative d’influencer ou de transformer l’ordre public pourraient tomber sous le coup de la loi si elle se fait ou est encouragée – aux yeux de la police – par la «&nbsp;propagation de la crainte&nbsp;». On veut donc fonder l’application de mesures répressives sur de pures suppositions.</li><li>La simple estimation qu’une personne «&nbsp;propage la crainte&nbsp;» suffirait. Une telle définition de l’activité terroriste est beaucoup trop vague et peut facilement mener à des abus, puisqu’elle est extrêmement subjective.</li><li>La loi autorise une conception très extensive de la notion de «&nbsp;dangerosité&nbsp;», qui pourrait à l’avenir s’appliquer aussi à des citoyen-ne-s irréprochables. Parler de la dangerosité d’une personne ou de son comportement futur relève toujours de la spéculation. Et celle-ci sera toujours liée à des convictions. Il y a donc un risque élevé que ce soient les orientations politiques des autorités judiciaires qui déterminent qui sera considéré comme «&nbsp;potentiellement dangereux&nbsp;». Mais aussi, que les mesures soient appliquées de manière discriminatoire et qu’elles limitent ainsi le droit à la liberté d’expression ou à la lutte syndicale</li></ul><p>Cerise sur le gâteau&nbsp;: la loi soumise à la votation prévoit que presque toutes les mesures (surveillance, obligation de se présenter et interdictions de contacts) peuvent être ordonnées par la police fédérale (fedpol) et non par un tribunal. Seule l’interdiction de quitter un périmètre doit être prononcée par la justice. Quant à l’examen a postériori par le Tribunal administratif fédéral, son efficacité risque bien d’être faible.</p><p>L’interdiction quitter un périmètre n’est rien d’autre qu’une assignation à résidence. Elle permet d’enfermer quelqu’un chez lui jusqu’à neuf mois, sans preuve et sur la base de simples soupçons (!). Seule la vague supposition que cette personne pourrait être «&nbsp;dangereuse&nbsp;» suffit. Cette mesure pourrait toucher de nombreuses personnes, engagées politiquement, qui n’ont rien à voir avec le terrorisme. Et pourquoi pas aussi des syndicalistes dans le cadre d’une lutte collective.</p><p>Conclusion&nbsp;: pour l’USS, cette loi est incompatible avec les droits fondamentaux. Elle est donc indéfendable dans un État de droit. Nous recommandons de rejeter la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT), car si elle était acceptée, elle permettrait de s’en prendre à toute personne qui dérange un peu trop&nbsp;: syndicalistes, personnalités politiques, journalistes, mais aussi à des personnes qui critiquent l’État ou à certains militant-e-s pour le climat.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7551</guid><pubDate>Mon, 10 May 2021 15:27:40 +0200</pubDate><title>Voter oui à la loi COVID-19 pour maintenir le filet social et économique</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/voter-la-loi-covid-19-pour-maintenir-le-filet-social-et-economique</link><description>Votations du 13 juin : l’USS dit OUI à la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise du coronavirus met tout le pays à rude épreuve. Mais grâce à plusieurs mesures exceptionnelles de garantie des revenus, telles que le chômage partiel élargi et les indemnités de perte de gains, la Suisse s’en sort un peu mieux que d’autres pays. Une bonne partie de ces mesures de protection sociale et de soutien ont leur base légale dans la loi COVID-19, sur laquelle nous votons le 13 juin. En cas de refus, elles seraient supprimées rapidement et les salarié-e-s en feraient les frais. Le Comité de l’USS recommande donc à l’unanimité de voter OUI à la loi COVID-19.</p><p>La loi est déjà en vigueur depuis septembre 2020, car elle avait été déclarée urgente par le Parlement. Mais le référendum a été lancé et a abouti. Si la loi COVID-19 est rejetée le 13 juin, une grande partie des mesures de soutien sera remise en question. Et les salarié-e-s en seront les premières victimes, car il y aura plus de chômage et plus de pression sur les salaires.</p><p class="heading--h4">Les enjeux sont énormes</p><p>Sans loi COVID-19, toutes les mesures qui ont permis d’ajuster les indemnités de chômage partiel (RHT) à cette situation particulière de pandémie disparaîtront. Concrètement, les salarié-e-s les moins bien payés verront leurs indemnités de chômage partiel (RHT) baisser. Actuellement, les salaires jusqu’à 4340&nbsp;francs sont compensés au-delà des 80&nbsp;% habituels. Les employé-e-s sur appel et les employé-e-s temporaires n’auront plus aucun droit aux indemnités de chômage partiel. Pour les entreprises, le recours au chômage partiel redeviendra beaucoup plus bureaucratique, alors même qu’elles se retrouvent souvent en grande difficulté en raison de la crise économique. Tout cela met en péril de nombreux emplois.</p><p>Mais il n’y a pas que le chômage partiel&nbsp;: une foule d’autres mesures et d’aides financières tomberont à l’eau. Dans les domaines des arts et de la culture mais aussi ceux du sport et des médias, de nombreuses personnes seront obligées de se tourner vers l’aide sociale. Les aides d’urgence et les aides cantonales destinées à leur permettre de traverser la période d’activités réduites disparaîtront.</p><p>Enfin, la protection particulière pour les employé-e-s vulnérables et le versement du salaire pendant une quarantaine seront aussi remis en question. Lorsque le travail en entreprise n’est pas possible en toute sécurité, les personnes vulnérables n’auront plus droit aux indemnités pour perte de salaire (APG) via la Confédération. Et la base légale pour le certificat COVID fera subitement défaut.</p><p class="heading--h4">Les syndicats peuvent peser sur les décisions</p><p>Même si le référendum passe, le Conseil fédéral pourra toujours interdire des événements et fermer des magasins. Et il sera toujours possible d’émettre des autorisations sous conditions, par exemple pour les personnes vaccinées ou avec un test négatif. Car c’est la loi sur les épidémies (LEp) qui fournit la base légale pour de telles décisions. Et nous ne votons pas sur cette loi le 13 juin.</p><p>Il semble que cette pandémie soit bientôt surmontée. C’est ce que nous espérons toutes et tous, bien sûr. Mais nous n’en avons aucune certitude. Or, avec la loi COVID-19, les syndicats ont la garantie qu’ils seront systématiquement consultés lorsque le Conseil fédéral adoptera des mesures ayant un impact sur le monde du travail.</p><p>Cette disposition de la loi est primordiale du point de vue de l’USS. Car c’est justement grâce à l’implication précoce et au travail acharné des syndicats que des majorités ont pu être trouvées ces derniers mois pour d’importantes revendications syndicales – parfois même contre la résistance du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) et du SECO. C’est ça qui a fait que la Suisse traverse cette pandémie avec moins de casse que de nombreux autres pays. Et c’est pour cela qu’il faut voter OUI le 13 juin à la loi COVID-19.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7546</guid><pubDate>Sat, 01 May 2021 14:32:11 +0200</pubDate><title>La peur a eu son temps. Maintenant, il faut de l’espoir, de la présence et de la lutte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/die-zeit-der-angst-ist-vorbei-jetzt-ist-die-zeit-der-hoffnung-der-praesenz-und-des-kampfes-gekommen</link><description>L&#039;allocution du 1er mai de Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Chéres et chers collègues,</p><p>Quel plaisir de vous revoir&nbsp;! Quelle joie de retrouver nos places et nos rues et de montrer l’existence concrète et vivante du mouvement ouvrier suisse&nbsp;!</p><p>Nous sortons lentement et difficilement d’une triste période. Il y a eu les malades et les décès. Il y a eu la pression sur les homes, les hôpitaux et toute la première ligne de soins. Il y a eu le chômage, la destruction d’emplois et la baisse des revenus. Aujourd’hui encore, entre le chômage technique et le chômage, 560 mille personnes dépendent de l’assurance chômage pour vivre. Avant la crise c’était 5 fois moins&nbsp;! Depuis des mois, dans nos aéroports, dans la gastronomie ou le tourisme, des centaines de milliers de familles doivent vivre avec 20% de revenu en moins.</p><p>Quels dégâts cette crise va-t-elle laisser derrière elle&nbsp;? Comment les jeunes vont-ils retrouver le goût et la possibilité de se rencontrer et de vivre dans le monde réel et pas virtuel&nbsp;? Comment vont-ils trouver leur chemin dans le monde du travail&nbsp;? Comment nos travailleurs âgés mis récemment au chômage vont-ils pouvoir retrouver un emploi&nbsp;?</p><p>Les doutes et les craintes pour l’avenir s’accumulent. Il y avait la crise climatique, il y a maintenant cette crise sanitaire dont la fin n’est pas clairement visible et qui pourrait revenir. Et il y a les risques géopolitiques qui s’accumulent.</p><p>La question est&nbsp;: comment agir dans ce contexte de peurs et de doutes&nbsp;?</p><p>A cette question, il n’y a pas de réponse facile. Mais une chose au moins est certaine. Pendant les pandémies, la lutte pour les intérêts ne s’arrête pas. Ceux qui ont des intérêts et des profits à défendre ne se mettent pas en quarantaine. Et la médecine ne propose pas de vaccin contre l’injustice sociale qui se développe. C’est nous, le mouvement syndical, les forces du progrès social qui sommes le vaccin. Et si nous nous arrêtons de lutter, si nous ne bougeons et n’agissons plus, l’injustice, les inégalités vont exploser&nbsp;!</p><p>Selon l’OIT, plus de 255 millions d’emplois ont été supprimés en 2020 dans le monde. Des centaines de millions d’enfants ne vont plus à l’école, la scolarisation des filles a subi un recul massif, ce qui fait perdre des décennies de lutte contre les mariages précoces et forcés. Les inégalités de revenu explosent, dans le monde et en Suisse. L’épargne de tant de petits indépendants ou de salariés a été détruite, mais les profits, les gains boursiers, la spéculation, les bonus et l’orgie de dividendes n’ont pas fait de pause.</p><p>Pour guérir le monde de ces maux qui ont explosé, il faudra de l’action syndicale et politique. Ce premier mai où nous nous montrons, dans la prudence raisonnable, est indispensable à cette action.</p><p>Pendant la crise, l’USS a agi avec le plus d’engagement possible auprès des autorités pour limiter la casse sociale que cette crise a provoquée. Dans les milieux patronaux, dans l’administration et au Conseil fédéral, on croyait au début de cette crise que les stabilisateurs sociaux classiques suffiraient. Il était question de leur ajouter quelques dizaines de millions disponibles dans le budget 2020 du département de l’économie.</p><p>Nous avons dit que cela ne suffirait pas&nbsp;! Nous avons proposé un plan, qui a été suivi dans les grandes lignes et qui prévoyait l’extension et l’assouplissement des règles du chômage technique et la création d’une nouvelle assurance perte de gains pour les indépendant. Ainsi, les personnes avec contrat de travail temporaire ou à durée déterminée ont pu être aidés. Et après des mois de tentatives infructueuses, nous avons enfin pu en décembre obtenir une petite amélioration de l’indemnisation RHT pour les bas revenus.</p><p>Nous nous sommes battus pour que la solution dite des «&nbsp;cas de rigueur&nbsp;» évolue vers une logique d’indemnisation des entreprises et des personnes interdites de travail. Les moyens prévus par le Conseil fédéral ont ainsi pu être décuplés. Nous avons travaillé, avec les acteurs concernés, à améliorer les aides dans le domaine de la culture.</p><p>Nos syndicats qui représentent les salariées et salariés dans les écoles, les crèches et le secteur de la santé ont eu le sens des responsabilités pour revendiquer les protections et les moyens d’action nécessaires. Mais ils ont compris la nécessité d’assurer la continuité du service public pour le bien des enfants et des patients. On peut être fiers de cette attitude et de cette action syndicale.</p><p>Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour réduire les dommages et aider notre pays à traverser cette épreuve. Mais aujourd’hui, il faut constater que cette action d’influence auprès des autorités ne suffit plus. Aujourd’hui, il faut que l’Etat comprenne qu’il doit enclencher la réparation des dégâts de cette crise. Sa responsabilité va plus loin que la seule lutte contre la circulation d’un virus et de ses variants. On parle de perte de pouvoir d’achat, mais ce concept est réducteur. Le pouvoir d’achat, c’est, pour le plus grand nombre, simplement, le pouvoir de vivre normalement et d’offrir à ses enfants un minimum de sécurité et de loisirs. C’est la bonne vie, avec sa part de joie et de légèreté.</p><p>Ce sont les moyens nécessaires à cette bonne vie qu’il faut donner à la population. Ils existent. Il y a cinq à six milliards d’argent en trop dans les caisses des caisses maladie. La pandémie a encore augmenté cet excédent. Donc il faut le rendre aux gens, simplement et rapidement. Cette mesure permettrait, sans endetter aucune collectivité publique de redonner 2000 francs d’un coup à une famille de 4 personnes, par exemple. On peut trouver que c’est peu, mais pour une famille ouvrière, ce serait une aide appréciée et bienvenue.</p><p>Il faut donner à nos jeunes des garanties qu’on ne les laissera pas tomber. Après les sacrifices qu’ils ont acceptés, il faut leur donner la sécurité de trouver une première formation ou un premier emploi. C’est possible si la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux se mobilisent et dépassent quelques dogmes.</p><p>Nous avons obtenu que les chômeuses et chômeurs âgés en fin de droit aient droit dès 60 ans à une rente-pont. Dès juillet, cette nouvelle assurance sociale va entrer en vigueur. Il faudra s’assurer que les droits soient vite reconnus, sans bureaucratie et avec les moyens nécessaires. Et il faudra obtenir que les limites d’accès excessives fixées par la Parlement et le Conseil fédéral soient vite corrigées.</p><p>Il sera indispensable de relancer les secteurs sinistrés et de développer les stratégies durables pour les secteurs du tourisme, de la gastronomie, de la culture et du trafic aérien notamment.</p><p>Et nous devrons enfin obtenir les moyens de renforcer notre première ligne de soins. La logique du profit et de la concurrence dans le secteur de la santé est ruineuse et nous laisse démunis quand une crise sanitaire survient. A ce moment, on constate que tout fonctionne en flux tendu, qu’il n’y a pas de réserve de capacité. Les équipes déjà fatiguées et exposées doivent en faire encore plus. D’un autre côté, certains actes médicaux électifs, certains équipements techniques continuent de générer des profits et des rémunérations excessives. La première ligne de soins doit être renforcée, revalorisée, dans les salaires et conditions de travail, les effectifs et les infrastructures.</p><p>Voilà quelques exemples de ce que l’Etat, sur le plan national et cantonal, doit entreprendre dans les mois qui viennent. Le tournant social est la condition pour une sortie de crise durable et vivable pour toutes et tous. C’est le tournant social qui est d’actualité. C’est son heure dans l’histoire. Même les élites américaines l’ont compris. On ne peut précariser indéfiniment celles et ceux qui travaillent et produisent. On ne peut pas pousser la concurrence de tous contre tous sans limite. On ne peut pas laisser se creuser les inégalités jusqu’à l’obscénité&nbsp;!</p><p>Nous ne céderons pas un pouce de terrain à une énième prolongation da la logique libérale qui cherche encore et toujours à affaiblir notre modeste protection des salaires et nos services publics. Aux néolibéraux de tous les pays et de tous les partis nous disons ceci&nbsp;: entre une cure néolibérale imposée de l’extérieur ou imposée de l’intérieur, nous n’avons pas de préférence. Nous les combattrons l’une et l’autre. Et nous aurons la population qui travaille et qui produit avec nous&nbsp;!</p><p>Et nous combattrons avec la plus grande énergie la provocation faite à la grève des femmes, le plus grand mouvement social de notre pays depuis un siècle. Cette provocation inacceptable, c’est le relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! Nous ne voulons pas de ce recul. Dans un pays dont la Banque nationale fait 38 milliards de profits en trois mois, on peut renoncer à creuser encore les inégalités de rentes entre femmes et hommes. Et on peut financer une 13ème rente AVS&nbsp;!</p><p>Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est le tournant social. Mais pour l’obtenir, nous devrons nous battre et nous mobiliser.</p><p>La peur a eu son temps. Maintenant, il faut de l’espoir, de la présence et de la lutte&nbsp;!</p><p>Nous allons essayer d’ouvrir cette période avec vous.</p><p>Alors merci d’être là, merci d’avoir gardé l’esprit syndical de solidarité et de combativité. Cet esprit est notre principale ressource, c’est notre force. Elle fera la différence entre un monde invivable et un monde juste et durable&nbsp;!</p><p>Merci d’être mobilisés aujourd’hui, merci pour votre attention et vive le 1er mai&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/c/csm_Pierre-Yves_Maillard_c-yoshikokusano-pour-luss_9a7da9e683.webp" length="63532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7544</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2021 17:23:10 +0200</pubDate><title>1er Mai : actions syndicales, manifestations dans les villes et une émission spéciale en direct</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-actions-syndicales-manifestations-dans-les-villes-et-une-emission-speciale-en-direct</link><description>Journée internationale des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse vivra aujourd’hui – malgré les restrictions – au rythme des mobilisations corona-compatibles à l’occasion du 1er&nbsp;Mai. Les syndicats et les salarié-e-s seront visibles et bien audibles dans plus de 40 manifestations et actions syndicales pour exiger un nouveau départ social.</p><p>Avec la crise du coronavirus, l’écart des revenus s’est creusé plus que jamais. Alors que l’argent coule à flots dans les villas de luxe grâce aux gains boursiers, les personnes à faibles revenus sont celles qui ont le plus souffert. Des centaines de milliers de personnes ont été – et sont encore – frappées par les licenciements ou le chômage partiel, avec des baisses de revenus énormes, ou doivent craindre pour leur emploi.</p><p>En même temps, les rapports de travail se sont précarisés. Les normes minimales durement acquises en matière de salaires et de conditions de travail ne doivent pas être perdues dans cette crise. Au contraire&nbsp;: il faut une vraie reprise pour les travailleuses et travailleurs, avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. C’est pourquoi les syndicats appellent à un nouveau départ social à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Avec des événements, des manifestations et des actions syndicales ainsi qu’une émission spéciale en direct sur Internet.</p><p>En ce 1er Mai, le président de l’USS Pierre-Yves Maillard dresse un tableau assez sombre de la situation des salarié-e-s. La pandémie a accru les inégalités. Le monde du travail a payé un lourd tribut&nbsp;: baisse des revenus, chômage massif et insécurité économique généralisée. Mais pour lui, il faut désormais regarder vers l’avenir. «&nbsp;Après la lutte contre le virus, il est grand temps de reprendre le combat social, pour de meilleurs salaires, des emplois dignes et sûrs et de bonnes retraites.&nbsp;»</p><p>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, rappelle que la situation dans les secteurs à bas salaires s’est détériorée pendant la crise sanitaire. Les horaires de travail excessivement flexibles, les mini-temps partiels et le travail sur appel se multiplient&nbsp;: «&nbsp;La lutte pour des salaires décents et des conditions de travail sûres devient de plus en plus importante&nbsp;», estime la responsable syndicale.</p><p>Quant à Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), s’exprimant depuis Bruxelles, il souligne que les femmes et les jeunes sont, en matière de salaires et de travail, les plus durement touchés par la crise sanitaire. Il affirme l’importance de s’écarter des vieilles recettes d’austérité budgétaire et d’assurer une reprise durable pour toutes et tous, «&nbsp;garantissant de meilleures conditions de travail et de vie pour tout le monde&nbsp;».</p><p>Dès 13h00, l’émission centrale et en direct de l’USS peut être suivie sur (<a href="https://youtu.be/XA4F6jT5_OM" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">https://youtu.be/XA4F6jT5_OM</a>). La liste des actions et manifestations dans tout le pays ainsi que le programme complet de l’émission en direct et en streaming se trouvent sur notre site du 1er Mai <a href="http://www.mai2021.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_csm_Montage_affiche_1er_mai_d21f5f0a46_f3acec7765.webp" length="19488" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7542</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2021 16:22:32 +0200</pubDate><title>Les rentes des femmes sont déjà trop basses : pas question de les réduire encore !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-des-femmes-sont-deja-trop-basses-pas-question-de-les-reduire-encore</link><description>Avec AVS 21, le Parlement est en dehors de la réalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En adoptant le relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes, la Commission compétente du Conseil national (CSSS-N) décide d’une réforme de l’AVS qui se fera sur le dos des femmes&nbsp;: elles devront de facto accepter une baisse de leur rente de vieillesse. Aujourd’hui, les femmes touchent en moyenne environ un tiers de moins de rente que les hommes. Cette situation scandaleuse doit changer pour le mieux, et non pas empirer. L’Union syndicale suisse (USS) rejette donc fermement ce projet.</p><p>Au lieu de se pencher sur la vraie question urgente, à savoir avec quelles rentes les femmes vivront pendant leur vieillesse, la CSSS-N ne se gêne pas de décider allègrement – et au pas de charge – de nouvelles réductions des rentes de vieillesse aux dépens des femmes. Même si celles-ci touchent toujours grosso modo un tiers de moins que les hommes à la retraite. Pourtant nous sommes sûrs que chaque membre de la Commission connaît dans son entourage personnel au moins une femme qui subit cette situation scandaleuse. En effet, près d’un tiers des femmes ne reçoivent toujours aucune pension du 2e pilier. Dans les secteurs «&nbsp;typiquement féminins&nbsp;», des rentes de 500 à 800 francs par mois sont monnaie courante. Évidemment, c’est trop peu, même pour survivre. Il est donc d’autant plus important que les femmes puissent compter sur l’AVS.</p><p>De plus, les mesures proposées pour la génération de transition sont tout simplement un affront&nbsp;: en raccourcissant les dispositions transitoires à six ans, la baisse intégrale des rentes touchera même des femmes qui sont proches de l’âge de la retraite. Elle aura également pour effet d’aggraver encore la situation des femmes actives qui ont aujourd’hui 55&nbsp;ans et qui, avec les taux d’intérêt en chute libre depuis plus de dix ans, voient leurs rentes du 2e pilier fondre comme neige au soleil. Même les femmes qui font partie de la génération de transition ne sont pas vraiment à l’abri&nbsp;: pour plus de la moitié d’entre elles, la réforme AVS&nbsp;21 est synonyme d’une réduction de la rente par rapport au statu quo. Les femmes qui travaillent sont particulièrement touchées.</p><p class="heading--h4">La Commission ne corrige pas les erreurs du Conseil des États</p><p>D’autres erreurs du Conseil des États n’ont pas non plus été corrigées&nbsp;: ainsi, la flexibilisation de la retraite ne reste possible qu’à partir de 63 ans et le financement supplémentaire accordé ne suffira que pour cinq ans environ. La commission a certes admis que la franchise pour les retraité-e-s actifs doit être fixée de manière à ce que les personnes qui gagnent peu puissent elles aussi améliorer leurs revenus. Cependant, le fait que cette possibilité ne soit accessible que sur une base volontaire est non seulement naïf et difficilement réalisable, mais aussi fondamentalement contradictoire avec le fonctionnement de l’AVS.</p><p>L’USS n’en démord pas&nbsp;: toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Et on ne peut pas réformer l’AVS sans tenir compte des vrais problèmes. Il semblerait que le Parlement doit se faire rappeler ces deux principes… par un vote dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7538</guid><pubDate>Wed, 28 Apr 2021 16:13:31 +0200</pubDate><title>Une déclaration d’intention timorée et un incroyable affront</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-declaration-dintention-timoree-et-un-incroyable-affront</link><description>Stratégie Égalité 2030 du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux ans après la grève des femmes*, le Conseil fédéral souhaite lui aussi aller de l’avant sur le terrain de l’égalité entre femmes et hommes. À cet effet, il a conçu et publié la stratégie Égalité 2030. L’Union syndicale suisse se félicite que le Conseil fédéral s’engage en faveur de l’égalité entre les sexes, tout en déplorant qu’il reste timoré et vague – sans formuler d’idées pionnières pour plus d’égalité entre le travail rémunéré et non rémunéré. À la place, le Conseil fédéral se permet un incroyable affront, en inscrivant dans sa stratégie le relèvement de l’âge de la retraite.</p><p>Le Conseil fédéral présente dans sa stratégie ses idées sur la manière de promouvoir d’ici 2030 l’égalité entre femmes et hommes. Il s’agit là d’un aveu important: deux ans après la mémorable grève des femmes* de 2019, il reste beaucoup à faire et le Conseil fédéral veut contribuer à la mise en place d’une solution. La stratégie campe hélas sur une conception étriquée de l’égalité: le Conseil fédéral concentre ses mesures sur les femmes suisse de la classe moyenne, passant comme chat sur braises sur la situation des femmes issues de la migration ou occupées dans des professions à bas salaires, ainsi que sur les personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas se reconnaître dans la représentation binaire masculin-féminin.</p><p>À la place, la stratégie énumère des objectifs et des mesures pour la plupart déjà en voie de réalisation: lutte contre la discrimination salariale au moyen de l’outil Logib et contrôles en la matière dans le cadre des marchés publics, encouragement des projets d’entreprises pour une meilleure conciliation entre travail et famille, augmentation de la représentation des femmes dans les fonctions dirigeantes au sein de l’administration fédérale, etc. L’USS approuve bien sûr l’intention de la Confédération de poursuivre sur sa lancée et l’invite à mettre systématiquement en œuvre les mesures évoquées. Autre aspect positif, il est encore prévu d’améliorer dans les statistiques et études de la Confédération les données par sexe.</p><p>Si toutefois le Conseil fédéral souhaite réellement promouvoir l’égalité d’ici 2030 avec sa stratégie, il lui faut se donner des objectifs plus ambitieux et contraignants et prévoir des mesures novatrices, allant au-delà du programme de travail actuel des bureaux de l’égalité: outre la meilleure intégration professionnelle visée des femmes, il faut des mesures axées sur l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations dans les secteurs à bas salaires et dans les emplois précaires. L’heure est à des améliorations dans la prévoyance vieillesse, afin que les femmes puissent subvenir à leurs propres besoins à la retraite – il est parfaitement scandaleux qu’à la place, le Conseil fédéral prévoie dans sa stratégie un relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Il faut une politique familiale cohérente au niveau suisse, qui décharge les travailleuses et travailleurs ayant des obligations familiales en mettant à leur disposition des structures d’accueil extrafamilial à prix abordable, aisément accessibles et de bonne qualité. Et il faut des mesures énergiques contre le sexisme et le harcèlement sexuel au travail: l’examen de l’«éventuelle ratification» par le Conseil fédéral de la Convention OIT n° 190 ne saurait suffire, la Suisse doit sans faute ratifier cette convention.</p><p>Ce n’est qu’à condition que la stratégie Égalité ne reste pas une vague promesse et que la Confédération se fixe des objectifs contraignants, avec des mesures efficaces, que des améliorations seront réellement possibles jusqu’en 2030.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7535</guid><pubDate>Fri, 23 Apr 2021 15:58:27 +0200</pubDate><title>La protection des salaires doit rester intacte dans l&#039;accord-cadre avec l&#039;UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-doit-rester-intacte-dans-laccord-cadre-avec-lue</link><description>Pour des accords avec l&#039;Europe qui profitent aux salarié-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La rencontre d’aujourd’hui entre le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a pas permis de résoudre la question de la protection suisse des salaires dans l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Pour l’Union syndicale suisse (USS), la position reste inchangée&nbsp;: le Conseil fédéral doit imposer la protection autonome des salaires dans l’accord-cadre.</p><p>Grâce aux mesures d’accompagnement, la Suisse a pu éviter que les salaires ne subissent trop de pressions à la baisse dues à la libre circulation des personnes et à l’accès facilité au marché pour les entreprises étrangères.</p><p>Sans ces mesures d’accompagnement dans leur forme actuelle, les salaires et les conditions de travail dans notre pays risquent de subir une pression maximale. Pas seulement sur les salaires des Suisses, mais aussi sur ceux des employé-e-s issus de l’UE travaillant en Suisse. Car l’accord sur la libre circulation des personnes exige que la Suisse garantisse aussi les salaires des ressortissant-e-s de l’UE.</p><p>Mais pour certains représentants des États membres de l’UE, la seule préoccupation semble être l’accès au marché pour leurs entreprises, au détriment des travailleurs et travailleuses. Les récentes déclarations de l’ambassadeur d’Allemagne en Suisse sont d’une clarté glaçante&nbsp;: «&nbsp;Les mesures d’accompagnement sont une nuisance pour les entreprises allemandes, françaises, italiennes ou autrichiennes&nbsp;» (NZZ du 22 mars 2021). Il est même allé jusqu'à affirmer, à tort, que les mesures d’accompagnement étaient «&nbsp;contraires au traité&nbsp;».</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. En même temps, il n’y a aucun autre pays en Europe où autant d’entreprises étrangères offrent leurs services qu’en Suisse. L’accès au marché est donc garanti. Cela s’explique d’une part par le fait que la Suisse est économiquement très attrayante pour les prestataires de services étrangers. D’autre part, il y a l’avantage du peu de barrières linguistiques&nbsp;: Les entreprises allemandes, autrichiennes, françaises et italiennes peuvent proposer leurs services et communiquer avec les clients suisses dans leur langue maternelle.</p><p>Les accords bilatéraux doivent profiter aux salarié-e-s – en Suisse comme dans toute l’Europe. Cela nécessite une protection salariale efficace et un service public garanti. L’USS continuera à travailler avec ses homologues européennes afin d’améliorer la protection des salaires dans toute l’Europe et pour que le service public ne soit pas sacrifié sur l’autel de la logique du marché.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7533</guid><pubDate>Fri, 23 Apr 2021 13:00:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2021 : « Pour un nouveau départ social ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2021-pour-un-nouveau-depart-social</link><description>Actions, manifestations et émission en direct </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La pandémie a bouleversé le monde du travail. L’insécurité règne dans de nombreuses branches et l’écart des revenus s’est creusé plus que jamais. Pour le 1er Mai 2021, les syndicats organisent une mobilisation dans toutes les régions avec des actions syndicales, manifestations et autres événements qui se tiendront bien sûr dans le respect des mesures sanitaires. Notre émission en direct sur Internet fera le tour de ces événements et recevra des invité-e-s de marque de Suisse et d’ailleurs. Mot d’ordre de la journée&nbsp;: «&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;».</p><p>Des centaines de milliers de salarié-e-s ont été et sont encore frappés par des licenciements ou doivent craindre pour leur emploi. Les personnes les moins bien payées sont celles qui souffrent le plus des conséquences la crise du coronavirus. Cette année, la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses est donc placée sous le signe de cette nouvelle réalité&nbsp;: les conditions de travail et la sécurité du revenu ont désormais encore plus d’importance.</p><p>La pandémie a mis en lumière et accru les inégalités. Avec le chômage partiel et le chômage tout court, les baisses de revenu ont été cruelles. Les salarié-e-s aux plus hauts salaires ont par contre pu accroître leur fortune. Les syndicats exigent donc une reprise pour les travailleuses et travailleurs – avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. Comme le dit le slogan du 1er Mai 2021, le moment est venu <strong>«&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;»</strong>.</p><p>Dans toute la Suisse, des dizaines d’actions syndicales auront lieu dans des secteurs particulièrement touchés par la crise. Les syndicats se mobilisent également pour organiser une quarantaine de manifestations ou d’événements dans toutes les régions, avec des plans de protection et dans le respect des restrictions sanitaires d’usage. Quant aux festivités traditionnelles, elles ont été annulées dans la plupart des cantons.</p><p>En direct de son studio de Zurich, l’Union syndicale suisse (USS) diffusera en streaming une émission à l’occasion 1er mai 2021 à partir de 13h00, avec des passages auprès des actions devant les entreprises ou dans d’autres lieux centraux, des rassemblements dans les régions et avec des invité-e-s de marque de Suisse et d’ailleurs. Parmi les intervenant-e-s&nbsp;: la conseillère fédérale <strong>Simonetta&nbsp;Sommaruga</strong>, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats <strong>Luca&nbsp;Visentini</strong>, la présidente d’Unia <strong>Vania&nbsp;Alleva</strong>, la coprésidente du PS Suisse <strong>Mattea&nbsp;Meyer</strong> et l’auteure et journaliste <strong>Julia Friedrichs</strong>.</p><p>La liste des actions et manifestations dans tout le pays ainsi que le programme complet de l’émission en direct et en streaming se trouvent sur notre site du 1er Mai <a href="https://www.mai2021.ch/fr/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/e/csm_Montage_affiche_1er_mai_4e227bb4fe.webp" length="29312" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7531</guid><pubDate>Tue, 20 Apr 2021 12:00:00 +0200</pubDate><title>L’écart de revenus se creuse et les emplois précaires se multiplient</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/lecart-de-revenus-se-creuse-et-les-emplois-precaires-se-multiplient</link><description>La situation des salarié-e-s en pleine crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour de nombreux salarié-e-s, la crise du coronavirus a eu des effets délétères. Le chômage et le sous-emploi grimpent. Les fermetures et autres restrictions ont fait exploser les emplois précaires et les écarts de revenus se sont creusés. Les normes minimales en matière de salaires et de conditions de travail sont souvent contournées – à la baisse bien sûr&nbsp;! Mais c’est seulement avec de meilleurs salaires, de bonnes conditions de travail et des conventions collectives de branche équitables que nous pouvons envisager l’avenir.</p><p>La crise liée au coronavirus a entraîné dans son sillage une hausse du chômage, des emplois précaires et un écart croissant entre les revenus. Les perspectives pour les mois à venir sont préoccupantes. Aucune reprise notable n’est en vue sur le marché du travail. Même après la deuxième vague de la pandémie, un nombre extrêmement élevé de personnes ayant un emploi sont toujours sans travail. Les salarié-e-s les plus jeunes et les plus âgés sont plus touchés que la moyenne. De nombreux actifs et actives de 15 à 24 ans ont disparu du marché du travail et leur taux d’activité a chuté. Pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière, la situation est tout aussi inquiétante&nbsp;: le chômage est en nette hausse chez les 60 ans et plus, alors qu’il est particulièrement difficile pour ces personnes de trouver un emploi en pleine période de crise.</p><h3 class="heading--h4"><strong>Baisses des revenus et hausse des emplois précaires</strong></h3><p>Comme souvent, ce sont les travailleuses et travailleurs à faibles revenus qui sont les plus touchés par les effets de la pandémie. Avec le chômage partiel et le chômage tout court, les baisses de revenus se font cruellement sentir. Les mieux payés par contre ont pu accroître leur fortune&nbsp;: ces personnes dépensent moins et gagnent à peu près la même chose qu’avant. Selon une estimation de l’USS, les personnes dans les classes de revenus les plus basses (jusqu’à 4000&nbsp;francs bruts par mois) disposent d’environ 300&nbsp;francs par mois de revenus en moins. Dans les classes de salaire supérieures à 10&nbsp;000 francs par contre, ce sont 300 à 400 francs de plus qui sont disponibles chaque mois.</p><p>Parallèlement, les fermetures partielles de l’économie ont favorisé la prolifération des emplois précaires. Avec le boom des livraisons à domicile par des services de coursiers et coursières, les normes minimales en matière de conditions de travail sont trop souvent contournées. «&nbsp;Ces nouveaux emplois sont créés dans des secteurs non réglementés&nbsp;: il s’agit d’employé-e-s temporaires, de sous-traitant-e-s, de faux indépendant-e-s&nbsp;», constate Daniel Münger, président du syndicat syndicom. «&nbsp;Seules des CCT de force obligatoire dans les branches offrent une protection efficace contre la précarisation», martèle Daniel Münger.</p><p>Le syndicat Unia est aussi d’avis qu’il faut tout faire pour combattre le fossé social qui se creuse, car la pandémie n’a pas seulement affecté les revenus&nbsp;: «&nbsp;Les personnes qui ont pu continuer de travailler malgré le semi-confinement ont souvent dû accepter d’autres types de dégradation de leurs conditions&nbsp;», par exemple dans la vente, pour le traitement des commandes en ligne, souligne Vania Alleva, présidente d’Unia. «&nbsp;La pression est énorme pour que les salarié-e-s acceptent cet effritement sans rien dire. Car au final, les personnes au chômage partiel sont encore moins bien loties. C’est pourquoi il faut que le chômage partiel soit indemnisé à 100&nbsp;% pour les salaires jusqu’à 5000 francs et que les CCT s’étendent», ajoute-elle.</p><p>Et Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS), de conclure: «&nbsp;Après avoir lutté contre la pandémie, nous devons nous battre pour plus de sécurité sociale. Pour que les travailleuses et les travailleurs qui ont le plus souffert de la crise ne soient pas laissés pour compte.&nbsp;» Et contre le chômage, la précarité et les inégalités croissantes, il n’y a pas trente-six solutions&nbsp;: il faut de meilleurs salaires et des mesures efficaces en faveur du pouvoir d’achat.</p><h3 class="heading--h4"><strong>C’est pourquoi l’USS exige&nbsp;:</strong></h3><ul><li>Un salaire minimum de 22&nbsp;francs de l’heure, des conditions de travail réglementées et des conventions collectives de travail (CCT) de force obligatoire aussi pour les nouveaux emplois qui se sont créés dans les services de coursiers et coursières et dans le commerce en ligne.</li><li>La restitution à la population des quelque cinq milliards de francs de réserves excédentaires issues des primes-maladie afin de renforcer le pouvoir d’achat et de stimuler l’économie nationale.</li><li>Le renoncement à tout programme d’austérité, surtout au niveau fédéral, afin que le chômage n’augmente pas encore davantage.</li><li>Des garanties d’emploi dans les entreprises ainsi qu’un soutien aux jeunes en fin de formation dans leur recherche d’un futur emploi.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/7/csm_Lieferdienst_Bringdienst_Maske_iSt-ArtMarie_538237698a.webp" length="103210" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7529</guid><pubDate>Mon, 19 Apr 2021 09:47:19 +0200</pubDate><title>Situation dramatique du secteur de l’aviation : l’heure est aux mesures d’aide</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/situation-dramatique-du-secteur-de-laviation-lheure-est-aux-mesures-daide</link><description>Initiative &quot;Back in the Air&quot;</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’aviation compte parmi les branches d’activité les plus sinistrées. Le trafic aérien s’est effondré en Suisse, sous l’effet des restrictions épidémiologiques. Le nombre de mouvements à l’aéroport de Zurich n’atteint même pas le quart de son niveau d’avant la crise du COVID-19.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_swiss_flugzeug_5d97b36539.webp" length="94586" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7523</guid><pubDate>Mon, 12 Apr 2021 09:43:00 +0200</pubDate><title>Pour un nouveau départ social !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-un-nouveau-depart-social</link><description>Appel de l&#039;USS pour le 1er Mai 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pandémie bouleverse le monde et le marché du travail. Cette crise historique laissera des traces profondes et douloureuses au niveau social et économique. Des centaines de milliers de personnes ont été – et sont encore – frappées par des licenciements ou doivent craindre pour leur emploi. Nos collègues des secteurs de la vente, des services ou du tourisme se sont vu raboter une partie de leurs revenus pendant des mois.</p><p>Les personnes à faibles revenus sont celles qui souffrent le plus, alors qu’au même moment, l’argent afflue sans discontinuer dans les villas de luxe grâce aux gains boursiers. Les rapports de travail deviennent de plus en plus précaires. Et les travailleuses et travailleurs de la vente en ligne, en plein essor lui, doivent encaisser plus de stress, des heures de travail non payées et des contrats temporaires.</p><p>Nous voulons maintenant que ce printemps soit synonyme d'espoir&nbsp;: l’espoir que les choses vont s’améliorer et qu’un nouveau départ social est possible&nbsp;! Des modèles que l’on croyait immuables ont été complètement renversés par la crise. Cette crise réveille aussi la volonté des mouvements sociaux d’œuvrer pour enfin revaloriser les professions mal payées et introduire de nouvelles formes de sécurité sociale.</p><p>Ainsi, nous pourrons nous attaquer de front à l’injustice de la répartition actuelle des revenus. Les coûts de la pandémie ne doivent pas être portés par les travailleuses et travailleurs. La sortie de crise ne peut se faire qu’avec des perspectives d’avenir et une sécurité financière pour toutes et tous.</p><p>La solidarité a regagné toute son importance, et avec elle, la lutte pour un changement fondamental après des décennies de domination néolibérale. Ce qu’il faut, c’est une reprise pour les travailleuses et travailleurs – avec le plein emploi, de meilleurs salaires et des retraites plus sociales. <strong>Le moment est venu «&nbsp;Pour un nouveau départ social&nbsp;!&nbsp;»</strong></p><p class="text-right"><strong><a href="https://www.mai2021.ch/fr/" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">www.mai2021.ch</a></strong></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_1er-mai-fr_3d8d659ab5.webp" length="30896" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7520</guid><pubDate>Wed, 07 Apr 2021 09:56:19 +0200</pubDate><title>Recrutement syndical plus difficile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/recrutement-syndical-plus-difficile</link><description>329 149 membres : l’évolution des effectifs de l’USS en 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Fin 2020, année du coronavirus, l’Union syndicale suisse (USS) comptait 329&nbsp;149 membres (-2,36&nbsp;%). Pour la faîtière syndicale la plus importante du pays, l’évolution des effectifs féminins demeure réjouissant. Le nombre des femmes syndiquées à l’USS a augmenté tant en chiffres absolus que proportionnellement, pour atteindre le chiffre de 105&nbsp;312, soit 32&nbsp;%.</p><p>L’an dernier, les syndicats New Wood, SBKV, AvenirSocial, USDAM, Kapers et SIT ont enregistré une hausse de leurs effectifs. Nouvel arrivé au sein de l’USS, l’easyJet Switzerland Pilots Association (ESPA) compte 293 membres. Les effectifs des autres fédérations affiliées à l’USS sont restés stables ou ont légèrement reculé.</p><p>Bien que nombre de salarié-e-s soient directement touchés par la crise du coronavirus, le recrutement dans les entreprises ou dans la rue a été rendu très difficile par toutes les restrictions liées à la pandémie. Et avec le changement structurel persistant que connaissent la quasi-totalité des secteurs de syndicalisation traditionnels, le recul des effectifs syndicaux se poursuit. En plus d’Unia (construction, industrie des machines, prestations de service), les syndicats syndicom et SEV notamment affichent des effectifs en baisse. Au SEV, le nombre des décès parmi les retraité-e-s dépasse l’arrivée de nouveaux membres professionnellement actifs.</p><p>Par contre, dans les branches mises à très rude épreuve par la pandémie, Unia (plus grand syndicat suisse) a nettement augmenté ses effectifs (professions de la santé&nbsp;: +6,3&nbsp;%, nettoyage&nbsp;: +4&nbsp;%, économie domestique&nbsp;: +2,2&nbsp;%, hôtellerie-restauration&nbsp;: +1,7&nbsp;%). Et le SSP aussi a pu stabiliser le nombre de ses membres.</p><p class="heading--h4">Effectifs 2020/19 des fédérations affiliées à l'USS</p><table style="height:888px; width:962px"><tbody><tr><td><strong>Fédération</strong></td><td class="text-center"><strong>2020</strong></td><td class="text-center"><strong>2019</strong></td><td class="text-center"><strong>Femmes 2020</strong></td><td class="text-center"><strong>Part des femmes au total, en %</strong></td></tr><tr><td>Unia</td><td class="text-right">182 716</td><td class="text-right">188 259</td><td class="text-right">49 049</td><td class="text-center">26.8</td></tr><tr><td>SEV</td><td class="text-right">38 082</td><td class="text-right">39 225</td><td class="text-right">7 757</td><td class="text-center">20.4</td></tr><tr><td>SSP</td><td class="text-right">33 874</td><td class="text-right">33 911</td><td class="text-right">19 391</td><td class="text-center">57.1</td></tr><tr><td>syndicom</td><td class="text-right">30 181</td><td class="text-right">30 911</td><td class="text-right">9 496</td><td class="text-center">31.5</td></tr><tr><td>SIT</td><td class="text-right">9 518</td><td class="text-right">9 511</td><td class="text-right">4 980</td><td class="text-center">52.3</td></tr><tr><td>APC</td><td class="text-right">8 248</td><td class="text-right">8 436</td><td class="text-right">2 372</td><td class="text-center">28.8</td></tr><tr><td>ASEB</td><td class="text-right">7 341</td><td class="text-right">7 768</td><td class="text-right">2 558</td><td class="text-center">34.9</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td class="text-right">3 754</td><td class="text-right">3 668</td><td class="text-right">2 714</td><td class="text-center">72.3</td></tr><tr><td>SSPM</td><td class="text-right">2 683</td><td class="text-right">2 821</td><td class="text-right">1 660</td><td class="text-center">61.9</td></tr><tr><td>GaraNto</td><td class="text-right">2 971</td><td class="text-right">3 112</td><td class="text-right">427</td><td class="text-center">14.4</td></tr><tr><td>SSM</td><td class="text-right">2 872</td><td class="text-right">2 954</td><td class="text-right">1 259</td><td class="text-center">43.8</td></tr><tr><td>Kapers</td><td class="text-right">2 995</td><td class="text-right">2 981</td><td class="text-right">2 203</td><td class="text-center">73.6</td></tr><tr><td>USDAM</td><td class="text-right">1 713</td><td class="text-right">1 680</td><td class="text-right">698</td><td class="text-center">40.8</td></tr><tr><td>SBKV</td><td class="text-right">1 236</td><td class="text-right">1 195</td><td class="text-right">704</td><td class="text-center">57</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td class="text-right">649</td><td class="text-right">665</td><td class="text-right">19</td><td class="text-center">2.9</td></tr><tr><td>ESPA</td><td class="text-right">293</td><td class="text-right">–</td><td class="text-right">13</td><td class="text-center">4.4</td></tr><tr><td>New Wood</td><td class="text-right">23</td><td class="text-right">17</td><td class="text-right">12</td><td class="text-center">52.2</td></tr><tr><td><strong>Total</strong></td><td class="text-right"><strong>329 149</strong></td><td class="text-right"><strong>337 114</strong></td><td class="text-right"><strong>105 312</strong></td><td class="text-center"><strong>32</strong></td></tr></tbody></table><p>Abbréviations (voir tableau) :</p><table><tbody><tr><td><p>Unia :</p></td><td>Le syndicat</td></tr><tr><td>SEV :</td><td><p>Syndicat du personnel des transports</p></td></tr><tr><td>SSP :</td><td>Syndicat des Services publics</td></tr><tr><td>syndicom :</td><td><p>Syndicat des médias et de la communication</p></td></tr><tr><td>ASEB :</td><td>Association suisse des employés de banque</td></tr><tr><td>APC :</td><td>Association du personnel de la Confédération</td></tr><tr><td>SIT :</td><td>Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs</td></tr><tr><td>GaraNto :</td><td><p>Le syndicat compétent du personnel des douanes</p></td></tr><tr><td>AvenirSocial :</td><td>Professionnels du travail social Suisse</td></tr><tr><td>SSM :</td><td>Syndicat suisse des mass media</td></tr><tr><td>USDAM :</td><td><p>Union suisse des artistes musiciens</p></td></tr><tr><td>SMPV :</td><td><p>Société suisse de pédagogie musicale</p></td></tr><tr><td>Kapers :</td><td>Association du personnel de cabine</td></tr><tr><td>SBKV :</td><td>Association suisse des artistes de théâtre, cinéma et télévision</td></tr><tr><td>Nautilus :</td><td><p>Syndicat du personnel de la navigation</p></td></tr><tr><td>ESPA :</td><td>easyJet Switzerland Pilots Association</td></tr><tr><td>New Wood :</td><td>Syndicat du personnel de l’ONU à Genève</td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_445175716_6989198552_o_690d75509b.webp" length="105074" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7518</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 14:31:00 +0200</pubDate><title>Projet de la loi fédérale portant révision du droit pénal en matière sexuelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/projet-de-la-loi-federale-portant-revision-du-droit-penal-en-matiere-sexuelle</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7514</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 14:12:00 +0200</pubDate><title>Révision totale de la loi fédérale concernant l&#039;allocation de subventions à l&#039;École cantonale de langue française de Berne</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-totale-de-la-loi-federale-concernant-lallocation-de-subventions-a-lecole-cantonale-de-langue-francaise-de-berne</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7512</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 14:02:00 +0200</pubDate><title>Accord temporaire entre la Suisse et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&#039;Irlande du Nord sur la mobilité des fournisseurs de services</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/accord-temporaire-uk-du-sur-la-mobilite-des-fournisseurs-de-services</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7516</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 12:21:00 +0200</pubDate><title>Crédit d&#039;engagement «Financement d&#039;un approvisionnement en électricité sûr des émetteurs de la Confédération»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-dengagement-financement-dun-approvisionnement-en-electricite-sur-des-emetteurs-de-la-confederation</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7510</guid><pubDate>Tue, 30 Mar 2021 09:30:50 +0200</pubDate><title>Saisir l’opportunité d’une politique familiale tournée vers l&#039;avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/saisir-lopportunite-dune-politique-familiale-tournee-vers-lavenir</link><description>La CSEC-E renforce l’engagement financier de la Confédération en faveur de l’accueil extra-familial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N), la commission sœur du Conseil des États (CSEC-E) veut aussi renforcer l’engagement financier de la Confédération en faveur de l’accueil extra-familial des enfants. L’USS salue le soutien de la CSEC-E à l’initiative parlementaire pour la pérennisation des aides financières fédérales pour les structures d’accueil, et exige que l’engagement de la Confédération soit aussi lié à des critères de qualité et de conditions de travail.</p><p>En Suisse, la garde d’enfants est généralement considérée comme une affaire privée&nbsp;: les listes d’attente pour une place dans une structure d’accueil extra-familial sont longues, les subventions de l’État sont faibles et les coûts supportés par les familles sont d’autant plus élevés. Il n’est donc pas étonnant que pour de nombreuses personnes actives, la conciliation entre la famille et le travail repose sur le travail gratuit de la génération des grands-parents.</p><p>Cette politique familiale a montré ses faiblesses lors de la première vague de coronavirus&nbsp;: sans le soutien financier aux institutions d’accueil de la petite enfance décidé par le Parlement, les faillites et les fermetures auraient fait reculer l’égalité en Suisse de plusieurs années.</p><p>Il s’agit maintenant de préparer l’accueil extra-familial d’enfants à l’avenir en le rendant résistant aux crises&nbsp;: il faut suffisamment de places de qualité pour tous les enfants, de bonnes conditions de travail et de salaire pour revaloriser le travail d’accueil des enfants, et, enfin, un financement public suffisant pour que les places soient abordables pour toutes les familles. Avec l’adoption de l’initiative parlementaire 21.403 «&nbsp;Remplacer le financement de départ part une solution adaptée aux réalités actuelles&nbsp;», la CSEC-E a ouvert la porte à la discussion de ces mesures. Dans cette discussion, l’USS s’engagera pour une politique familiale nationale progressiste, qui lie des contributions fédérales adéquates et suffisantes à des critères de qualité et de conditions de travail.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7507</guid><pubDate>Fri, 26 Mar 2021 08:48:27 +0100</pubDate><title>Un pont pour la rente-pont : moins de personnes passeront entre les mailles du filet</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-pont-pour-la-rente-pont-moins-de-personnes-passeront-entre-les-mailles-du-filet</link><description>Des améliorations pour la prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Décidée il y a moins d’une année, la prestation transitoire pour personnes qui arrivent en fin de droit après 60 ans est rien de moins que la plus jeune assurance sociale en Suisse. Depuis, l’Union syndicale suisse (USS) n’a eu de cesse de faire en sorte que ces prestations entrent en vigueur le plus vite possible. D’autant plus que la situation des chômeurs et chômeuses, passé un certain âge, est devenue encore plus préoccupante avec la crise du coronavirus.</p><p>L’automne dernier, le Parlement n’était pas encore prêt à voir la réalité en face. Mais peu avant Noël, sur pression de l’USS, il a finalement émis une disposition qui donne la possibilité à toute personne de faire une demande de prestation transitoire en juillet, pour autant qu’elle ait épuisé ses prestations de chômage après le 1er janvier 2021 et qu’elle remplisse toutes les autres conditions – très strictes – pour avoir droit à cette prestation. Ce n’était qu’une demi-solution, car elle aidait uniquement les personnes qui avaient les moyens de tenir financièrement jusqu’en juillet. Il y a trois mois, il semblait impossible d’obtenir davantage.</p><p>Mais aujourd’hui, on voit que l’obstination de l’USS sur ce sujet a payé&nbsp;: lors de la session de printemps, les majorités requises ont pu être trouvées au Parlement pour améliorer la situation. Désormais, toutes les personnes au chômage qui atteignent l’âge de 60 ans jusqu’au 1er&nbsp;juillet et qui ont cotisé au moins 20 ans à l’AVS ne pourront pas être mises en fin de droit avant l’entrée en vigueur de la prestation transitoire.</p><p>Même cette nouvelle solution ne résoudra pas tous les problèmes des personnes qui sont au chômage alors qu’elles sont en fin de carrière. Et les personnes directement concernées par cette décision devront se soumettre, dès le mois de juillet, à un processus d’inscription très exigeant. Au terme duquel elles pourraient découvrir, dans certains cas, qu’elles n’ont finalement pas droit à la prestation transitoire pour maintenir correctement et dignement leur avoir de prévoyance vieillesse. Le SECO estime tout de même que quelque 930 personnes bénéficieront de cette nouvelle mesure. Conclusion&nbsp;: avec de la persévérance, on peut trouver les majorités qu’il faut pour atténuer les effets catastrophiques du chômage pour les personnes en fin de carrière.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7506</guid><pubDate>Wed, 24 Mar 2021 19:10:17 +0100</pubDate><title>Chômage en hausse et baisses de revenus : il faut en faire plus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/chomage-en-hausse-et-baisses-de-revenus-il-faut-en-faire-plus</link><description>Rencontre des partenaires sociaux avec Guy Parmelin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les partenaires sociaux étaient invités le 24 mars par le président de la Confédération Guy Parmelin à une rencontre de haut niveau sur la crise liée au coronavirus. L’Union syndicale suisse (USS) y a souligné la dégradation de la situation du marché du travail avec la pandémie qui se prolonge. L’USS a présenté les mesures qui devraient être prises pour éviter que les salaires et les emplois ne soient encore plus menacés qu’ils le sont déjà.</p><p>Le nombre de personnes au chômage a grimpé à nouveau ces dernières semaines&nbsp;: il atteint près de 160&nbsp;000 (désaisonnalisé). C’est 50&nbsp;000 de plus qu’avant le début de la crise à la fin de l’hiver 2020. À ce nombre s’ajoutent les très nombreuses personnes mises au chômage partiel, surtout dans les branches des services qui sont (partiellement) fermées. Le sous-emploi se situe à plus de 10&nbsp;% (équivalents plein temps), selon des estimations de l’USS.</p><p>Ce sont toujours les travailleuses et travailleurs avec des faibles revenus qui sont les plus touchés, que ce soit par le chômage partiel ou par le chômage tout court. Ces personnes travaillent surtout dans l’hôtellerie-restauration, dans le secteur culturel ou dans d’autres branches de services (salle de sport, etc.). Elles subissent des baisses de revenus qui peuvent être cruelles. Selon le dernier sondage SRF/Sotomo, les personnes à bas salaires n’ont aujourd’hui plus que 78&nbsp;% de leur revenu d’avant la crise. En cas de chômage partiel, elles arrivent à 80&nbsp;%, ce qui prouve bien que l’augmentation des indemnités de chômage partiel décidée au Parlement n’est pas assez efficace.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7503</guid><pubDate>Fri, 19 Mar 2021 17:58:00 +0100</pubDate><title>Dispositions d’exécution concernant la modification de la loi fédérale sur l’assurance-invalidité (Développement continu de l’AI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dispositions-dexecution-concernant-la-modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-invalidite-developpement-continu-de-lai</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7497</guid><pubDate>Thu, 18 Mar 2021 18:40:38 +0100</pubDate><title>De bonnes mesures dont la mise en œuvre rapide sera décisive</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/de-bonnes-mesures-dont-la-mise-en-oeuvre-rapide-sera-decisive</link><description>Accompagnement social et économique de la crise du coronaviurs</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La loi COVID-19 qui sera soumise au vote final réalise des avancées importantes demandées de longue date par les syndicats. Le chômage partiel est étendu, de même que la couverture complète des bas revenus. L’indemnisation des personnes au chômages tiendra compte de la crise. Enfin, les mesures pour les personnes travaillant dans la culture et les indépendant-e-s ont été améliorées. Au cours des prochaines semaines, la mise en œuvre rapide et non bureaucratique de ces mesures sera décisive pour éviter des destructions d’emploi et limiter les dégâts en matière de pouvoir d’achat. Ceci vaut également pour l’indemnisation des entreprises&nbsp;: ce n’est que si l’argent est rapidement versé et que tous les ayants-droits ont réellement accès aux prestations que les effets dévastateurs de la crise pourront être limités.</p><p>Dès le mois de mars 2020, l’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour une politique globale de garantie des emplois et des salaires. La loi adoptée issue de la conférence de conciliation et soumise au vote final des deux chambres du Parlement répond à de nombreuses demandes formulées les syndicats. De plus, la tentative de s’attaquer au repos dominical sous couvert de pandémie a pu être stoppée net.</p><h3 class="heading--h4">Éviter les pertes d’emploi et de pouvoir d’achat</h3><p>Introduite à l’occasion de la deuxième vague de la pandémie, la couverture à 100&nbsp;% des plus bas salaires en cas de chômage partiel est une mesure essentielle pour protéger les revenus des personnes les moins bien payées, qui sont d’ailleurs surreprésentées dans les branches directement touchées par les fermetures sanitaires. La prolongation jusqu’à l’été de ce régime est largement justifiée, puisque de toute évidence, les réouvertures n’auront lieu que de façon échelonnée. Les dégâts sur le pouvoir d’achat d’un grand nombre de travailleuses et travailleurs, en particulier avec des salaires bas et moyens, restent très importants et appelleront d’autres mesures.</p><p>Par ailleurs, l’extension des indemnités chômage, une mesure déjà prise lors de la première vague, est à nouveau actée par le Parlement. Dans de nombreuses branches, il est en effet aujourd’hui illusoire de penser retrouver rapidement un emploi.</p><p>L’augmentation du nombre maximal de mois d’indemnisation du chômage partiel est également une mesure bienvenue, alors que les premières restrictions liées à la pandémie datent désormais de plus d’une année. Cette mesure améliore la sécurité de planification et contribuer à préserver des emplois. L’augmentation de l’enveloppe du soutien aux entreprises touchées par les pertes de chiffres d’affaire et l’ancrage d’une logique d’indemnisation correspond également aux revendications formulées par l’USS en début d’année.</p><p>Dans les semaines et les mois à venir, la qualité de la mise en œuvre sera la clé. Ce n’est que si les demandes sont traitées de manière rapide et que l’argent est versé dans des délais utiles qu’il sera possible de sauver des emplois.</p><h3 class="heading--h4">Des réponses spécifiques pour la culture</h3><p>Quant aux travailleuses et travailleurs culturels, leur existence est toujours profondément affectée par la crise. Et plus la pandémie dure, plus leur situation devient difficile. Beaucoup signalent qu’aucun événement culturel n’étant prévu pour l’instant, ils ne peuvent donc pas être annulés. En même temps, le système de mesures d’aide mis en place jusqu’ici est complexe et difficile d’accès pour beaucoup.</p><p>L’USS a donc demandé de meilleures prestations ainsi qu’un accès le plus rapide et le moins bureaucratique possible à ces prestations. Le Parlement et le Conseil fédéral ont suivi de nombreuses propositions des syndicats. Ainsi, les travailleuses et travailleurs culturels indépendants et intermittents peuvent désormais demander des allocations pour perte de gain – avec effet rétroactif au 1er novembre 2020. En outre, la modification de l’ordonnance COVID dans le secteur de la culture simplifie considérablement les critères d’éligibilité des professionnel-le-s de la culture à l’aide d’urgence via Suisseculture Sociale. Compte tenu des interdictions prolongées des événements culturels, les travailleuses et travailleurs culturels seront de plus en plus dépendants de ce soutien dans les mois à venir.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/f/csm_Frau_mit_Maske_Industrie_2_aa3ad9c04b.webp" length="284628" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7501</guid><pubDate>Thu, 18 Mar 2021 17:45:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance COVID-19 culture</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-culture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6413</guid><pubDate>Tue, 16 Mar 2021 07:00:00 +0100</pubDate><title>Coronavirus</title><link>https://www.uss.ch/actuel/coronavirus</link><description>Toutes les informations utiles, réponses aux questions fréquentes et positions concernant la pandémie sur notre page spéciale et dans notre FAQ
</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7495</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2021 23:19:00 +0100</pubDate><title>Une réforme de l’AVS sur le dos des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs21-une-reforme-sur-le-dos-des-femmes</link><description>Le Conseil des Etats n’assume pas ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La révision de l’AVS décidée par le Conseil des Etats est irrespectueuse. L’Union syndicale suisse (USS) a démontré que, pour les femmes, la hausse de l’âge de la retraite prévue dans le projet AVS 21 signifie une baisse de prestations de 1200 francs par année. Et ce, alors que les rentes des femmes sont, aujourd’hui déjà, d’un tiers plus basses que celles des hommes. En un peu plus d’une semaine, 300 000 personnes avaient signé un appel contre cette réforme, appel qui a été transmis au Conseil des Etats. Et pourtant, ce dernier continue à ignorer la réalité de la situation des femmes à la retraite.</p><p>Le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui de réduire encore l’enveloppe des compensations pour les générations de transition de 712 à 430 millions par an. Cette nouvelle diminution est un signe d'ignorance.&nbsp;Les&nbsp;suppléments de rente&nbsp;proposés&nbsp;sont&nbsp;très&nbsp;loin de couvrir&nbsp;les lacunes de rentes pour les générations concernées.</p><h3 class="heading--h4">Flexibilisation&nbsp;: double peine pour les femmes</h3><p>La flexibilisation de l’âge de départ en retraite a elle aussi été coupée par le Conseil des Etats. Le départ anticipé est maintenant&nbsp;fixé à 63 ans, là où le Conseil fédéral proposait 62 ans –&nbsp;proposition bénéficiant&nbsp;d’un large soutien et ayant un effet financier neutre sur le long terme. Là aussi, les femmes font les frais de cette décision : alors qu’une flexibilisation à partir de 63 ans seulement ne change rien pour les hommes, elle signifie pour les femmes la perte d’une année d’anticipation possible.</p><h3 class="heading--h4">Les rentes de retraite doivent permettre de vivre</h3><p>Pour l’USS, avoir travaillé toute sa vie doit donner droit à une bonne rente de retraite. Toute révision de l’AVS doit donc prendre en compte et résoudre les problèmes qui se posent aujourd’hui. La solution est simple&nbsp;: renforcer l’AVS au lieu de l’affaiblir. Il s’agirait d’une contribution déterminante à la réduction des inégalités en défaveur des femmes.</p><p>Avec son traitement express de cette nouvelle révision de l’AVS, le Conseil des Etats fait fi de ses responsabilités. Il prend la voie d’une réforme contre les femmes, qui ne bénéficera donc pas de leur soutien. L’USS s’engagera pour que le Conseil national corrige drastiquement le projet.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7492</guid><pubDate>Mon, 15 Mar 2021 12:15:00 +0100</pubDate><title>314 187 fois « Pas touche aux rentes des femmes ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/314187-fois-pas-touche-aux-rentes-des-femmes</link><description>Remise officielle de l&#039;appel urgent au Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Juste avant son débat sur la réforme AVS&nbsp;21, le Conseil des États s’est vu remettre aujourd’hui les signatures de 314&nbsp;187 personnes qui disent NON à un projet qui se ferait – encore une fois – au détriment des femmes. La diminution prévue des retraites des femmes a suscité un véritable sursaut d’indignation dans la population&nbsp;: jamais autant de soutiens n’avaient été récoltés en ligne en aussi peu de temps en Suisse. Le message est sans équivoque&nbsp;: une révision de l’AVS qui ignore les problèmes réels des femmes n’a aucune chance de passer. Les rentes de retraite des femmes sont aujourd’hui encore d’un tiers plus basses que celles des hommes. Il est temps qu’elles augmentent. Pas qu’elles diminuent.</p><p>Les rentes AVS doivent couvrir le minimum vital&nbsp;: pour bon nombre de femmes, cette promesse ne tient toujours pas. Les inégalités en matière de retraites étaient d’ailleurs aussi au cœur de la Grève féministe de 2019. Mais au lieu de veiller à ce que l’objectif soit enfin atteint, le projet AVS&nbsp;21 produirait l’effet inverse&nbsp;: il s’agit d’un démantèlement pur et simple sur le dos des femmes.</p><p>Or, la situation des femmes à la retraite est aujourd’hui extrêmement problématique.<br> Dans la lettre ouverte remise ce jour, les centaines de milliers de signataires demandent au Conseil des États de renoncer aux péjorations prévues dans AVS&nbsp;21. Elles et ils exigent au contraire une amélioration des rentes du premier pilier pour qu’elles couvrent enfin le minimum vital. La révision de l’AVS doit donc adapter le montant des retraites à la hausse, et pas uniquement pour les couples mariés. Car la Constitution promet depuis 50 ans aux femmes une AVS qui couvre les besoins de base.</p><p>Lors de la remise des signatures au Conseil des États, <strong>Vania Alleva</strong>, présidente du syndicat Unia, a martelé&nbsp;: «&nbsp;Avoir travaillé toute sa vie doit donner droit à une rente qui permette de vivre. Ceci vaut aussi pour les femmes, mais ce n’est pas encore la réalité&nbsp;». Pour la co-présidente du PS <strong>Mattea Meyer</strong>, «&nbsp;le risque de pauvreté frappe davantage les femmes âgées. Il faut donc que les rentes AVS augmentent, et non qu’elles diminuent&nbsp;».</p><p><strong>Michela Bovolenta</strong>, secrétaire centrale du SSP, résume la colère des femmes&nbsp;: «&nbsp;Le Parlement doit enfin nous écouter et assurer l’égalité à la retraite aussi, au lieu de réduire les prestations au détriment des femmes. Il faut une hausse des rentes des femmes, pas de l’âge de la retraite&nbsp;!&nbsp;». <strong>Lisa Mazzone</strong>, conseillère aux États verte, conclut&nbsp;: «&nbsp;Les revendications des femmes ont été largement ignorées jusqu’à maintenant au Parlement. Avec ce signal clair, cela doit changer&nbsp;».</p><p>Lien vers l'appel : <a href="http://www.rentes-des-femmes.ch" target="_blank" class="link--icon--external" rel="noreferrer">www.rentes-des-femmes.ch</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_210315_Appell-UEbergabe_c-YoshikoKusano_f25b70f4c0.webp" length="227080" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7489</guid><pubDate>Tue, 09 Mar 2021 17:53:19 +0100</pubDate><title>Travail dominical : pas de déréglementation sous prétexte de la pandémie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/travail-dominical-pas-de-dereglementation-sous-pretexte-de-la-pandemie</link><description>Aussi le Conseil National s’oppose d’étendre le travail dominical dans la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les commissions de l’économie du Conseil des États et du Conseil National voulaient prendre prétexte de la pandémie pour étendre le travail du dimanche. Heureusement, après le Conseil des États, le Conseil National a lui aussi refusé cette modification opportuniste de la loi Covid-19, renonçant donc à cette attaque éhontée contre les conditions de travail du personnel de la vente. Il faut régler les problèmes auxquels sont confrontés les travailleuses et les travailleurs aujourd’hui, non pas les aggraver.</p><p>Après le non clair du Conseil des États, c’est le Conseil National qui a rejeté par 96 voix contre 93 une extension du travail du dimanche. À travers une modification de dernière minute de la loi COVID-19, les commissions (CER) avaient proposés de tripler, jusqu’à fin 2022, le nombre de dimanches avec ouverture des magasins. Un vote favorable aurait été une gifle pour le personnel de la vente, qui sort d’une année particulièrement difficile sur le plan des conditions de travail ainsi que du pouvoir d’achat, en raison du chômage partiel.</p><p>Lors des débats, il a été rappelé qu’augmenter les ouvertures n’apporte pas de hausse de chiffre d’affaire, comme le montrent plusieurs études. Au contraire&nbsp;: elles entraînent des pertes, en particulier pour les petits commerces. De plus, le personnel de la vente s’est toujours prononcé clairement contre le travail du dimanche, lors de sondages sur ce sujet.</p><p>Enfin, des parlementaires ont pointé du doigt – à raison – le procédé inacceptable au plan de l’État de droit&nbsp;: la loi COVID-19 ne peut être utilisée et dévoyée pour aller vers une dégradation de la protection de la santé des travailleuses et travailleurs. Bien au contraire&nbsp;: les salarié-e-s ont droit à davantage de protection compte tenu des nombreux sacrifices consentis au cours de la pandémie.</p><p>Les scrutins du week-end ont de tout évidence pesé sur la décision. En effet, la population du canton&nbsp;de Berne a rejeté le 7 mars le projet de doubler le nombre d’ouvertures&nbsp;dominicales par année. Et le même jour, dans le canton de Zoug, la prolongation des horaires d’ouverture des magasins a été refusée.</p><p>L’USS refuse fermement que le travail dominical soit étendu. Il est prouvé que les ventes dominicales augmentent les risques psychosociaux pour le personnel de la vente qui, pendant la pandémie, a déjà fortement souffert de stress dans les commerces à grandes surfaces de vente ainsi que de la peur d’être infecté et de violentes pertes de salaire à cause du chômage partiel. Que les commissions veuillent faire passer en plus cette libéralisation aussi inutile que nuisible comme mesure prise dans le cadre de la protection des salarié-e-s, témoigne, à l’égard des personnes concernées, d’un manque de respect encore jamais vu.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7487</guid><pubDate>Mon, 08 Mar 2021 07:59:05 +0100</pubDate><title>Lutter pour l’égalité : maintenant plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/journee-internationale-des-femmes-2021</link><description>Le 8 mars 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce 8 mars 2021, la Journée internationale des femmes* a une allure particulière : avec les restrictions sur les réunions de personnes, impossible de penser à une mobilisation de masse. Malgré cela, et même après une année de pandémie, l’esprit de combat des femmes syndicalistes est plus vivant que jamais. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) et l’institut de formation des syndicats Movendo ont décidé de réinventer la manifestation et proposent cette fois une semaine de cours féministes. Pour cultiver cet esprit de combat et… pour être prêtes quand nous pourrons à nouveau nous mobiliser dans la rue !</p><p>Il y a un an jour pour jour, le 8 mars 2020, les femmes pouvaient encore se réunir dans l’espace public pour célébrer la Journée internationale des femmes*. Une semaine plus tard, elles se débattaient entre télétravail et garde des enfants, le tout à domicile : pas une sinécure. Ou alors elles étaient en train de littéralement faire tourner la société en travaillant – sans protection adéquate – dans des emplois souvent mal payés, au péril de leur propre santé et de celle de leurs proches : vendeuses, éducatrices, soignantes, etc. Les crèches ont dû rester ouvertes, mais dans un premier temps sans aucun soutien financier supplémentaire, alors que les conditions étaient plus que difficiles pour les structures d’accueil. Ce n’est que bien plus tard et sous la pression de la Coalition pour l’accueil des enfants, créée par l’USS, que les milieux politiques ont accordé ce soutien.</p><p>La pandémie a clairement démontré que la droite politique dans notre pays a beaucoup de mal à reconnaître le travail indispensable – payé ou non – effectué par les femmes. Au lieu de voir leurs salaires enfin augmenter, les femmes travaillant dans les métiers essentiels ont eu droit à des applaudissements au balcon (parfois aussi à un stylo !) en guise de remerciement pour leur engagement dans la lutte contre la pandémie. Les femmes veulent des salaires à la hauteur des responsabilités et de la charge que représente leur travail. Elles veulent des conditions de travail équitables et des conditions-cadres qui permettent de concilier travail professionnel et familial sans que cela se fasse au détriment de leur santé. C’est pour tout cela que les syndicats se battent le 8 mars, et tous les autres jours de l’année.</p><p>Dans les circonstances actuelles, ce combat ne peut pas être mené dans la rue. L’USS et l’institut de formation des syndicats Movendo proposent aux femmes* dès le 8 mars une semaine de cours féministes : dans cet espace virtuel, elles pourront échanger sur des sujets comme la préparation de la retraite, le travail, l’impact du COVID-19 sur les femmes*, la violence et le harcèlement sexuels, ou encore l’histoire des pionnières dans les syndicats. Elles pourront par la suite porter ces thématiques dans l’espace public lorsque les grandes mobilisations seront de nouveau possibles.</p><p><a href="https://www.movendo-digital.ch/frauen?lang=fr" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">la semaine de formations féministes de Movendo</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_semaine-formationsfeministes_5fdfb43d34.webp" length="41784" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7485</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2021 16:23:54 +0100</pubDate><title>Pas de péjorations des conditions de travail dans la vente</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-pejorations-des-conditions-de-travail-dans-la-vente</link><description>Prolongations d’horaires : deux refus réjouissants</description><content:encoded><![CDATA[<p>La population du canton&nbsp;de Berne a rejeté aujourd’hui le projet de doubler le nombre d’ouvertures&nbsp;dominicales par année. Ce refus met un coup d’arrêt à une nouvelle tentative&nbsp;d’extension du travail du dimanche, en l’occurrence sur le dos des&nbsp;travailleuses et travailleurs de la branche. Dans le canton de Zoug également, la prolongation des horaires d’ouverture des magasins a été refusée.<br><br> Il est démontré que les&nbsp;ouvertures dominicales ou les prolongations d'horaires n’apportent pas de chiffre d’affaires supplémentaire.&nbsp;Elles ne font qu’alourdir la charge de travail sur le personnel de vente. Alors&nbsp;que le Conseil national doit encore traiter la proposition opportuniste&nbsp;d’intégrer des ouvertures dominicales dans la loi Covid-19, le signal donné est&nbsp;très clair : il n’y a pas de&nbsp;majorité dans les urnes pour plus de travail&nbsp;du dimanche.</p><h3 class="heading--h4">Accord de libre-échange avec l’Indonésie accepté</h3><p>L’accord de libre-échange avec l’Indonésie a trouvé&nbsp;une majorité dans les urnes. La présence de standards de protection contre&nbsp;l’exploitation des travailleuses et des travailleurs&nbsp;et de durabilité a de tout&nbsp;évidence joué un rôle déterminant. Après ce résultat, il appartient à la&nbsp;Confédération de tenir ses promesses en garantissant une mise en œuvre sérieuse&nbsp;de ces dispositions.<br><br> Désormais, tout accord futur devra suivre ce chemin et&nbsp;intégrer des règles contraignantes en matière de protection des employé-e-s et&nbsp;de durabilité encore plus strictes et élargies&nbsp;à tous les produits et services.&nbsp;Les syndicats s’engageront pour que le respect du droit social et du travail&nbsp;bénéficie à l’avenir de protections encore meilleures.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Kantone_der_Schweiz_wenigerbunt-01_e63e6191d5.webp" length="103638" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7482</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2021 13:08:05 +0100</pubDate><title>Il est temps de poser les bases du service public de l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/e-id-il-est-temps-de-poser-les-bases-du-service-public-de-lavenir</link><description>Privatisation de l’e-ID refusée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le refus de la loi sur les services d’identification électronique préserve la Suisse d’une nouvelle privatisation malvenue. Ce résultat donne par ailleurs un signal clair&nbsp;: le démantèlement des services publics ne trouvera pas de majorité en votation populaire. Il s’agit dorénavant de prévoir le développement de nouvelles prestations dans le cadre d’un service public moderne et adapté aux défis et technologies contemporaines. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour un agenda ambitieux afin de garantir à tout le monde des services de base de qualité, notamment dans le monde numérique.</p><p>Avec le projet de loi soumis en votation, l’État se serait défait de l’une de ses tâches centrales – celle d’identifier ses propres citoyens – au profit d’acteurs privés. Sous couvert de modernité, elle aurait eu pour conséquence la création d’un monopole ou d’un oligopole privé tirant profit des données fournies par l’administration fédérale. Le refus bienvenu exprimé aujourd’hui en votation permet d’éviter la mise en place d’une société à plusieurs vitesses sur Internet et la captation d’informations officielles à des fins de profilage. La population n’a pas apprécié de se voir proposer une loi sur l’identité électronique taillée sur mesure pour favoriser un consortium d’entreprises privées, voire même en partie élaborée par ce consortium. C’est à l’État, et non aux banques et aux assurances, d’attester l’identité des citoyens&nbsp;: le message de la population est parfaitement clair là-dessus.</p><p>Pour l’USS, <a href="/themes/services-publics/detail/privatiser-le-passeport-electronique-serait-une-erreur-fatale">comme elle l’a d’ailleurs déjà affirmé pendant la campagne</a>, il n’est pas question de faire de l’obstruction à la modernité et à la numérisation, bien au contraire. Il faut rapidement mettre en place une identification électronique officielle publique, transparente et au service de l’intérêt public. La création d’une telle infrastructure de base, accessible pour tout le monde, est une étape importante pour une numérisation équitable et profitera également au tissu économique du pays. Enfin, avec le certificat numérique de vaccination, un projet très concret et urgent a besoin rapidement d’une mise en œuvre dans un cadre de service public fiable, comme le souhaite de toute évidence la population.</p><p>Le résultat sonne également comme un avertissement face aux autres projets de privatisation et de libéralisation actuellement en discussion. La destruction par démantèlement progressif du modèle suisse de service public ne trouve pas de majorité lorsqu’elle est soumise au vote populaire. Les velléités de <a href="/themes/services-publics/detail/postfinance-pas-question-de-privatisation">vendre Postfinance</a> ou encore la <a href="/themes/services-publics/detail/electricite-non-a-une-liberalisation-a-haut-risque">libéralisation complète du marché de l’électricité</a>, qui s’inscrivent dans la même perspective de démantèlement, doivent donc être revus. Tout commel’application implacable et aberrante de logiques de marché et de concurrence dans le monde des soins. L’USS s’engagera sur ces fronts pour combattre de nouveaux projets de privatisation et de libéralisation.</p><p>Plus globalement, l’USS attend dorénavant du Conseil fédéral qu’il revoie fondamentalement sa stratégie en matière de service public. La campagne sur l’identité électronique l’a montré&nbsp;: de nouveaux besoins émergent en la matière, par exemple en raison de la numérisation croissante ou de la volonté d'optimiser les services administratifs. Il est temps, dès lors, de planifier et de déployer un programme de développement de nouveaux services publics, fondé sur des infrastructures et des prestations publiques efficaces. Il s’agit là de l’un des préalables à une prospérité économique qui profite réellement à toutes et tous.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_web_Privatiser-le-passeport-suisse-NON_ebd5776ba3.webp" length="110822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7479</guid><pubDate>Thu, 04 Mar 2021 12:57:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États renonce à l’utilisation opportuniste de la loi COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-renonce-a-lutilisation-opportuniste-de-la-loi-covid-19</link><description>Pas de déréglementation du travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de l’économie du Conseil des États voulait prendre prétexte de la pandémie pour étendre le travail du dimanche. Heureusement, le plénum a pris une décision raisonnable en renonçant à cette modification opportuniste, évitant ainsi une attaque éhontée contre les conditions de travail du personnel de la vente. Il faut régler les problèmes auxquels sont confrontés les travailleuses et les travailleurs aujourd’hui, non pas les renforcer.</p><p>Le vote est clair&nbsp;: le Conseil des État a rejeté par 23 voix contre 18 une extension du travail du dimanche. À travers une modification de dernière minute de la loi COVID-19, la commission (CER-E) avait proposé de tripler, jusqu’à fin 2022, le nombre de dimanches avec ouverture des magasins. Un vote favorable aurait été une gifle pour le personnel de la vente, qui sort d’une année particulièrement difficile sur le plan des conditions de travail ainsi que du pouvoir d’achat, en raison du chômage partiel.</p><p>En plénum, la Chambre des cantons a balayé cette modification. Lors des débats, il a été rappelé qu’augmenter les ouvertures n’apporte pas de hausse de chiffre d’affaire, comme le montrent plusieurs études. Au contraire&nbsp;: elles entraînent des pertes, en particulier pour les petits commerces. De plus, le personnel de la vente s’est toujours prononcé clairement contre le travail du dimanche, lors de sondages sur ce sujet.</p><p>Enfin, des sénatrices et sénateurs ont pointé du doigt – à raison – le procédé inacceptable au plan de l’État de droit&nbsp;: la loi COVID-19 ne peut être utilisée et dévoyée pour aller vers une dégradation de la protection de la santé des travailleuses et travailleurs. Bien au contraire&nbsp;: les salarié-e-s ont droit à davantage de protection compte tenu des nombreux sacrifices consentis au cours de la pandémie.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_32f32a2f8e.webp" length="407886" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7477</guid><pubDate>Tue, 02 Mar 2021 10:25:00 +0100</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance COVID-19 assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-assurance-chomage-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS à la consultation sur la modification de l'ordonnance sur les mesures dans le domaine de l’assurance-chômage en lien avec le coronavirus (COVID-19) se trouve sur le lien ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7474</guid><pubDate>Thu, 25 Feb 2021 15:14:53 +0100</pubDate><title>Semaine de cours féministes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/semaine-de-cours-feministes</link><description>Journée internationale des Droits des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 mars est la Journée internationale des Droits des femmes - nous la célébrons généralement ensemble à l'extérieur. Cette année, les choses sont différentes : bien que la pandémie de Corona ait clairement montré combien le travail des femmes* est indispensable et sous-estimé, nous n'avons pas le droit de nous réunir physiquement ce 8 mars.</p><p>Mais nous nous rencontrerons quand même dans le cadre d'une semaine de cours féministes – organisée par l'USS et Movendo, l'institut de formation des syndicat. Apprenez-en plus sur <a href="https://movendo-digital.ch/frauen/?lang=fr" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">movendo-digital.ch</a> à partir du 3 mars sur des sujets tels que la planification de la retraite par et pour les femmes, l'histoire des syndicats dans une perspective féministe, la violence et le harcèlement sexuels sur le lieu de travail et ce que tu peux faire à ce sujet, l'impact du Covid-19 sur les femmes et la répartition inégale du travail rémunéré et non rémunéré entre les femmes et les hommes.</p><p>Ensuite, pendant la semaine du 8 mars, tu pourras discuter en ligne avec les oratrices et les autres personnes intéressées, en clarifiant les questions et en faisant des projets sur la manière dont nous allons avancer sur notre parcours féministe. Ainsi, lorsqu’on nous permettra de nous mobiliser à nouveau à l'extérieur - par exemple le 14 juin - nous serons prêtes !</p><p><a href="https://movendo-digital.ch/frauen/?lang=fr#services" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Vers l’aperçu des cours</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/f/csm_jungeFrau-Headset-Homeoffice-Videokonferenz_fizkes-istock_a4a95c86d4.webp" length="73598" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7471</guid><pubDate>Wed, 24 Feb 2021 12:54:26 +0100</pubDate><title>Le repos dominical victime du COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-repos-dominical-victime-du-covid-19</link><description>Une commission du Conseil des États décide d’étendre le travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Au mépris total du personnel de la vente et des cantons, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a décidé de faire passer par la bande de quatre à douze par année le nombre d’ouvertures dominicales des magasins. L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement cette libéralisation du travail du dimanche. Le Parlement fédéral doit revenir sur cette attaque dirigée, à travers la loi COVID-19, contre la loi sur le travail (LTr).</p><p>L’USS refuse fermement que le travail dominical soit étendu. Le passage à 12 ouvertures dominicales des commerces par année via la loi COVID-19 est douteux du point de vue constitutionnel et antidémocratique parce qu’il revient à fouler aux pieds la volonté des citoyen-ne-s qui se sont régulièrement prononcés, lors de nombreux scrutins cantonaux, contre la libéralisation des heures d’ouverture des magasins.</p><p>Il est prouvé que les ventes dominicales augmentent les risques psychosociaux pour le personnel de la vente qui, pendant la pandémie, a déjà fortement souffert de stress dans les commerces à grandes surfaces de vente ainsi que de la peur d’être infecté et de violentes pertes de salaire à cause du chômage partiel. Qu’aujourd’hui, la CER-E veuille faire passer en plus cette libéralisation aussi inutile que nuisible comme mesure prise dans le cadre de la protection des salarié-e-s, témoigne, à l’égard des personnes concernées, d’un manque de respect encore jamais vu.</p><p>Il a déjà été moult fois prouvé que les ventes du dimanche n’entraînent pas une hausse du chiffre d’affaires, mais uniquement son étalement. Et seules les chaînes de distribution ayant une grande surface commerciale pourraient se le permettre, les magasins de plus petite taille ainsi que les boutiques y perdant au contraire. La conséquence serait la «&nbsp;mort des petits commerces&nbsp;». Or précisément le personnel de ces derniers a de toute façon déjà dû payer un très lourd tribut à la pandémie à travers d’énormes pertes de revenu sur des salaires de fait trop bas.</p><p>Le Parlement doit rejeter cette déréglementation nuisible et cynique. La loi COVID-19 ne doit pas servir de tremplin à des attaques contre la LTr et la protection de la santé des travailleurs et travailleuses.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_mediathek_coop_supermarkt_13_5435cba10f.webp" length="318272" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7468</guid><pubDate>Mon, 22 Feb 2021 11:54:57 +0100</pubDate><title>Les écarts salariaux se creusent, la discrimination augmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-ecarts-salariaux-se-creusent-la-discrimination-augmente</link><description>Structure des salaires et égalité femmes-hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'écart entre les salaires des femmes et des hommes s’est encore creusé entre 2014 et 2018, comme le constate la dernière Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). Pire&nbsp;: c’est surtout la part clairement discriminatoire de cet écart qui a augmenté. Il faut que ça cesse. Comment&nbsp;? Avec une mise en œuvre rapide et déterminée de la loi sur l’égalité révisée et une nouvelle répartition plus équitable du travail de garde et d’assistance rémunéré et non rémunéré.</p><p>Le principe de l’égalité salariale est inscrit dans la Constitution depuis 40 ans et son application figure concrètement depuis 25 ans dans la loi sur l’égalité. Et pourtant&nbsp;: l’évolution des dernières années montre bien que sa réalisation est loin d’être en bonne voie. Entre 2014 et 2018, l’écart salarial global entre femmes et hommes a augmenté de près d’un point de pourcentage pour atteindre 19&nbsp;%. Et sur cette différence, la part non expliquée – et donc essentiellement discriminatoire – a même augmenté de 3 points de pourcentage pour s’élever à 45,4&nbsp;%&nbsp;! En d’autres mots, les femmes gagnent en Suisse 8,6&nbsp;% de moins que les hommes pour un travail équivalent. En argent sonnant et trébuchant, cela veut dire 686.45 francs de différence («&nbsp;non expliquée&nbsp;») chaque mois&nbsp;! Globalement, les femmes gagnent en moyenne 1512 francs de moins par mois que les hommes.</p><p>À noter que la différence salariale qui s’explique par le degré de formation, l’expérience professionnelle et la position hiérarchique est restée stable à environ 10&nbsp;% au cours des années sous étude. Mais la discrimination, elle, a pris l’ascenseur. La révision de la loi sur l’égalité (LEg), entrée en vigueur l’été dernier, est donc effectivement arrivée trop tard. Elle doit dès lors être mise en œuvre de façon d’autant plus proactive et systématique. L’Union syndicale suisse (USS) attend des entreprises qu’elles prennent leurs responsabilités&nbsp;: elles doivent maintenant procéder sans tarder aux analyses des salaires, en concertation avec les partenaires sociaux, et corriger au plus vite toute discrimination salariale.</p><p>D’ailleurs, même la part «&nbsp;explicable&nbsp;» de l’écart salarial est bien trop élevée (10&nbsp;%), car elle repose elle aussi sur des structures discriminatoires dans le monde du travail et dans la société en général. Les femmes travaillent plus souvent dans des professions qui ne sont pas rémunérées correctement selon leur valeur. Et trop souvent encore, elles se heurtent au fameux «&nbsp;plafond de verre&nbsp;». Au plus tard après avoir fondé une famille, elles assument de plus la majeure partie du travail non rémunéré qui va avec, ce qui, à son tour, se répercute par un salaire plus bas pour le travail rémunéré (possibilités et rémunération du travail à temps partiel).</p><p>En plus de la lutte contre la discrimination salariale, l’USS exige donc des mesures pour que les femmes ne soient plus exposées aux pertes salariales parce qu’elles s’occupent de leurs enfants et de leurs proches. Il faut pour cela des structures d’accueil en nombre suffisant, financées par les pouvoirs publics, et une organisation facilitant la répartition équitable du travail non rémunéré entre hommes et femmes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7466</guid><pubDate>Fri, 19 Feb 2021 20:29:05 +0100</pubDate><title>Il est grand temps d’accorder plus de financements fédéraux à l’accueil des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-est-grand-temps-daccorder-plus-de-financements-federaux-a-laccueil-des-enfants</link><description>Initiative parlementaire de la CSEC-N</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce que l’Union syndicale suisse (USS) réclame depuis longtemps pourrait être mis en œuvre&nbsp;: la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) demande davantage de fonds de la Confédération pour l’accueil extrafamilial des enfants. Car jusqu’ici en Suisse, les subventions sont parmi les plus faibles en comparaison internationale, et la contribution des parents parmi les plus élevée. Cette tâche sociale a été trop longtemps reléguée dans la sphère privée.</p><p>La CSEC-N veut rendre permanente l’aide financière de la Confédération à l’accueil extrafamilial pour enfants via une initiative parlementaire&nbsp;; c’est une victoire de l’USS et de la coalition pour l’accueil de jour qu’elle a initiée et qui s’engage pour des améliorations depuis la première vague de coronavirus.</p><p>L’accueil extrafamilial pour enfants est une clé pour davantage d’égalité dans la vie professionnelle&nbsp;: bien trop souvent, les familles organisent la garde d’enfants de manière privée, à l’aide du travail gratuit des grands-parents ou des mères, qui renoncent pour cela à tout ou partie de leurs revenus. La raison de ces arrangements est le manque de places d’accueil pour enfants et le prix excessif que les parents doivent débourser pour faire garder leurs enfants dans ce pays.</p><p>L’USS demande donc depuis longtemps le financement de l’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants par les pouvoirs publics. Tout comme l’éducation des enfants, leur prise en charge doit être organisée comme un service public et accessible à toutes les familles. Il est nécessaire de mettre en place une politique familiale cohérente au niveau national, prévoyant des conditions-cadres uniformes pour le subventionnement, la qualité et les conditions de travail de l’accueil extrafamilial et parascolaire pour enfants. La CSEC a décidé de demander la pérennisation et l’adaptation des aides financière fédérales, par laquelle la Confédération soutient les cantons dans la création de nouvelles places et la réduction des tarifs aux parents. Cela constitue un premier pas important&nbsp;: la loi doit être pérennisée et les fonds pour la réduction des tarifs payés par les parents doivent être versés sur la durée et non de manière dégressive comme c’est actuellement le cas.</p><p>L’USS s’engage pour que l’aide financière soit liée à des critères de tarifs, de taux d’encadrement (sans inclure les stagiaires), de salaires minimaux et d’heures de travail. L’objectif est d’obtenir de bonnes conditions pour les parents, les enfants et le personnel de garde. Enfin, les contributions fédérales doivent pouvoir également bénéficier aux structures parascolaires.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7463</guid><pubDate>Thu, 18 Feb 2021 15:12:14 +0100</pubDate><title>Ordonnance en lien avec la nouvelle loi fédérale sur les prestations transitoires pour les chômeurs âgés (LPtra)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-en-lien-avec-la-nouvelle-loi-federale-sur-les-prestations-transitoires-pour-les-chomeurs-ages-lptra</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7460</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 18:34:21 +0100</pubDate><title>Accueil des enfants : la Confédération peut déjà – et doit – en faire plus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/accueil-des-enfants-la-confederation-peut-deja-et-doit-en-faire-plus</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’objectif de l’USS est de faire de l’accueil extra-familial des enfants un service public. Il faut pour cela une modification de la Constitution. Mais celle-ci donne aujourd’hui déjà beaucoup plus de marge de manœuvre à la Confédération que le Conseil fédéral ne veut bien l’admettre. Une récente expertise juridique montre que Berne pourrait se montrer bien plus active que maintenant en faveur d’une politique familiale cohérente au niveau national. Celle-ci est donc possible… et absolument nécessaire&nbsp;! Les familles et le personnel des structures d’accueil doivent bénéficier des mêmes conditions-cadres de qualité à travers tout le pays.</p><p>Pour l’USS, l’accueil extra-familial des enfants doit être organisé comme un service public et financé par les pouvoirs publics, comme l’enseignement à l’école obligatoire. Il devrait aller de soi que tous les enfants bénéficient d’une structure d’accueil publique, tout comme il est naturel qu’ils et elles aillent à l’école publique. Mais cela requiert une modification de la Constitution, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain, bien entendu</p><p>Actuellement, l’accueil extra-familial des enfants en Suisse relève du fédéralisme pur et dur&nbsp;: les contributions que versent les parents se situent, selon les cantons, quelque part entre 36 et 70&nbsp;% des coûts réels. Les conditions de travail dans les structures d’accueil sont réglées différemment dans chaque canton. Il y a parfois une CCT (Genève et Vaud), la plupart du temps pas. Dans quelques villes, les enfants ont droit à une place de crèche, mais autrement, les parents doivent parfois inscrire leurs enfants à la crèche avant même leur conception s’ils veulent avoir seulement une chance d’en obtenir une&nbsp;! Il n’y a même pas de statistique nationale en la matière qui donnerait une idée plus précise de l’offre et de la demande&nbsp;: la Suisse n’a jusqu’ici pas jugé nécessaire de s’en doter.</p><p>Pour défendre l’absence de politique nationale de l’accueil des enfants et sa maigre contribution financière (50 millions de francs par année), le Conseil fédéral invoque la Constitution&nbsp;: celle-ci laisse en effet aux cantons la compétence en matière de politique familiale, et la Confédération n’y intervient que subsidiairement (art. 116 al. 1). Le gouvernement a réitéré cette position dans le rapport sur la politique de la petite enfance, publié en février&nbsp;: le Conseil fédéral y déplore en effet des lacunes dans la politique de la petite enfance, en particulier en matière d’accueil extra-familial. Il se dit prêt à étudier l’opportunité de réaliser une statistique nationale de l’accueil. Mais guère plus&nbsp;: c’est à peu près tout ce qu’il propose pour combler les lacunes constatées.</p><p>Et pourtant&nbsp;: la Confédération pourrait se permettre de faire bien davantage si elle considérait l’accueil des enfants pas uniquement sous l’angle de la politique familiale, mais également comme faisant partie de la politique de l’égalité et du marché du travail. Une expertise juridique, elle aussi publiée en février, s’est penchée sur les compétences de la Confédération dans le domaine de l’accueil extra-scolaire et extra-familial (Pascal Mahon et Batsheba Huruy, 2021). Cette expertise fait la démonstration que la Constitution, avec l’art. 8. al. 3 (égalité) et l’art. 10 al.1 (protection des travailleurs et travailleuses) permet au Conseil fédéral de s’engager bien davantage.</p><p>La Confédération peut donc – et doit – mettre en place des conditions-cadres pour une politique familiale cohérente au plan national, sans même changer la Constitution. Elle devra organiser le financement des structures de façon à ce que la famille López à Zurich ne paie pas beaucoup plus que la famille Vuillemier à Lausanne pour la garde des enfants&nbsp;; elle devra aussi édicter des prescriptions concernant la qualité et les conditions de travail, avec, pour toute la Suisse, un taux d’encadrement adéquat au niveau pédagogique et qui ne compte pas les stagiaires dans l’encadrement professionnel, ainsi que des salaires correspondant aux exigences et responsabilités de ce travail. La Confédération doit aussi soutenir les cantons et les communes dans cette tâche avec un financement approprié. Enfin, elle ne devrait pas seulement étudier la possibilité de faire une statistique nationale, mais la réaliser. Et doter l’Office fédéral de la statistique de ressources adéquates pour le faire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7458</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 17:02:15 +0100</pubDate><title>Protection des revenus et des emplois toujours insuffisante</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/protection-des-revenus-et-des-emplois-toujours-insuffisante</link><description>Décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En même temps que les étapes d’assouplissement qu’il envisage, le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui l’extension de certaines mesures de soutien pour limiter les pertes d’emplois et de pouvoir d’achat. Ces améliorations sont à saluer. Toutefois, alors qu’il prévoit que de nombreuses restrictions seront maintenues au cours des mois à venir, le Conseil fédéral ne propose ni la prolongation de la couverture à 100 % du salaire en cas de chômage partiel pour les bas revenus, ni des mesures permettant d’améliorer le rythme de versement et l’accessibilité des aides. Cette inaction est incompréhensible. La stratégie dessinée aujourd’hui doit donc encore être impérativement complétée par des dispositions efficaces et durables de soutien aux revenus et de protection des places de travail. Dans le domaine de la culture, il est indispensable que dès le mois de mars, les aides soient simplifiées et renforcées. La stratégie doit également être assortie d’un renforcement des dispositions de protection de la santé au travail et de leur application concrète.</p><p>La crise du coronavirus produit des effets douloureux dans le monde du travail. Le sous-emploi se situe à un niveau historiquement élevé, tandis que nombre de travailleuses et travailleurs craignent pour leur santé et pour leur emploi. L’Union syndicale suisse (USS) demande que les mesures de stabilisation économiques et sociales soient synchronisées avec les restrictions liées à la pandémie, ce que les annonces faites par le Conseil fédéral ne garantissent qu’insuffisamment.</p><h4>Soutien aux salarié-e-s insuffisant</h4><p>A ce jour, il est prévu que l’activité reste fortement réduite dans de nombreuses branches telles que la restauration, l’événementiel ou la culture. En revanche, le Conseil fédéral n’a pas jugé utile de proposer une prolongation de la couverture complète&nbsp;des salaires les plus bas en cas de chômage partiel. Et ce alors que les bas salaires sont particulièrement fréquents dans ces secteurs, et qu’ils sont déjà disproportionnellement touchés par le chômage partiel. Cette absence de volonté est problématique et ajoute une incertitude économique supplémentaire pour des personnes qui ont déjà subi d’importantes pertes de revenu au cours des douze derniers mois.<br> La poursuite des mesures de lutte contre la pandémie doit s’accompagner au minimum d’une prolongation de l’indemnisation à 100&nbsp;% des salaires les plus bas en cas de chômage partiel. Cette protection devrait même être améliorée puisqu’elle ne concerne aujourd’hui que très peu de salarié-e-s tout en bas de l’échelle. Par ailleurs, dans tous les secteurs concernés, le rythme du versement des aides doit être substantiellement accéléré et l’accès aux dispositifs facilité. Dans le cas contraire, les conséquences en matière de pouvoir d’achat des salarié-e-s et de pertes d’emplois seront dramatiques.</p><h4>Des renforcements nécessaires enfin précisés</h4><p>Le Conseil fédéral reprend toutefois d’autres demandes importantes de l’USS concernant l’assurance-chômage. L’augmentation du nombre d’indemnités journalières destinée à empêcher de nouvelles arrivées en fin de droit et la prolongation de la durée maximale du versement des indemnités pour réduction de l’horaire de travail atténueront les effets de la crise sanitaire sur les salarié-e-s. L’introduction d’un droit rétroactif à une indemnisation des pertes financières des acteurs et actrices culturels est également à saluer. Cette mesure devrait cependant être étendue aussi aux indépendant-e-s de ce secteur. Les acteurs et actrices culturels ont plus que jamais besoin de prestations de soutien qui fonctionnent et soient facilement accessibles. Cela suppose des simplifications au niveau administratif.</p><h4>Stratégie de sortie&nbsp;: à saluer, mais encore incomplète</h4><p>L’USS se réjouit du fait que le&nbsp;Conseil fédéral trace une perspective d’avenir et pose les premiers éléments d’une stratégie de sortie de crise. Sa réalisation implique une mise en œuvre efficace des mesures de protection de la santé sur les lieux de travail, en particulier pour préserver les travailleurs et travailleuses particulièrement&nbsp;vulnérables.&nbsp;Il faut, pour s’en assurer,&nbsp;renforcer les contrôles sur les lieux de travail, et non pas supprimer les règles en vigueur comme l’ont demandé certaines associations patronales. Sur ce plan, la Confédération doit prescrire, pour les contrôles relatifs au COVID sur les lieux de travail, des quotas qui soient obligatoires. Si nécessaire, la SUVA doit participer à ces activités ainsi que soutenir les cantons. Il faut que toutes les entreprises disposent désormais de plans de protection, y compris celles qui ne sont pas en contact avec de la clientèle, comme la construction. Il faut aussi se poser la question, dans le cadre de la stratégie de sortie de crise, de la certification des plans de protection par des spécialistes, surtout pour les nouveaux plans de protection.</p><p>De plus, des mesures doivent enfin être prises pour permettre le respect des quarantaines principalement dans les institutions de santé&nbsp;; cela, en finançant les renforts temporaires nécessaires.&nbsp;Dans le système de soins en général, l’USS attend que les capacités nouvelles créées au cours des derniers mois en particulier dans les soins intensifs soient maintenues et que de nouvelles&nbsp;soient durablement créées afin de prévenir, à l’avenir, les risques de surcharge.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7456</guid><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 09:35:40 +0100</pubDate><title>Analyse : Les rentes des femmes sont trop basses !</title><link>https://www.uss.ch/actuel/themes/politique-social/rentes-des-femmes</link><description>L&#039;analyse de l&#039;USS montre : Les femmes touchent un tiers de moins de rentes que les hommes et dans le 2e pilier, ce montant n&#039;est que de 50 %.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/c/csm_00_DE_SGB_Chart_Rentenrueckstand_some_fb40714ed4.webp" length="16834" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7454</guid><pubDate>Tue, 16 Feb 2021 16:45:40 +0100</pubDate><title>Carte d’identité électronique : un monopole privé déjà à l’affut</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/carte-didentite-electronique-un-monopole-prive-deja-a-laffut</link><description>Votation populaire sur la loi sur l’identité électronique (e-ID)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le géant Swiss Sign Group est fin prêt à dominer le marché des cartes d’identité ou passeports électroniques (e-ID). Les 20 grandes entreprises réunies dans ce consortium représentent près de 30&nbsp;% de l’économie suisse. Voulons-nous vraiment confier l’émission de l’identité électronique, donc de nos données les plus sensibles, à ce monopole&nbsp;? La réponse ne peut être que non.</p><h4>La population se montre sceptique</h4><p>Les signes semblent indiquer un rejet le 7 mars&nbsp;: selon les derniers sondages, la loi fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE) a du mal à s’imposer auprès de la population suisse. Ce n’est guère surprenant&nbsp;: en 2019 déjà, un sondage représentatif de Demoscope indiquait que 87&nbsp;% des habitantes et habitants souhaitent obtenir leur passeport numérique (e-ID) exclusivement auprès de l’État, ce qu’exclut malheureusement la loi soumise à votation dans moins de trois semaines. Bien que la Conseillère fédérale responsable ne cesse de promouvoir l’e-ID en affirmant effrontément le contraire (comme d’ailleurs lors de la récente campagne de votation sur l’initiative entreprises responsables), si la loi est adoptée, nous devrons dans les faits acheter le passeport numérique au guichet de l’UBS ou à la succursale de la CSS (à un prix encore inconnu, la loi ne dit rien à ce sujet).</p><h4>«&nbsp;Conditions générales&nbsp;» dans l’ordonnance</h4><p>Même si l’Office fédéral de la police (au fait, pourquoi cet office&nbsp;?) doit d’abord vérifier les identités personnelles avant de les transmettre aux fournisseurs d’identité privés, la loi interdirait à l’État de proposer sa propre e-ID. Il ne pourrait le faire qu’à titre subsidiaire et dans des conditions parfaitement improbables, à savoir si aucune entreprise privée ne fournit une solution d’identification «&nbsp;sûre et interopérable&nbsp;».</p><p>La définition de la «&nbsp;sécurité des données personnelles&nbsp;» et de l’«&nbsp;interopérabilité de l’e-ID&nbsp;» n’est pas connue, car ces questions (cruciales) ne seront définies que dans l’ordonnance sur ce sujet. En vue de la votation, cette ordonnance aurait dû être disponible depuis longtemps. C’est du moins la procédure transparente habituelle, également promise par le Conseil fédéral.</p><p>La seule chose que nous savons de l’ordonnance, grâce aux recherches des journalistes, est que le groupe chargé de sa rédaction comprend précisément des représentant-e-s des entreprises prêtes à offrir une e-ID privée. Ces personnes rédigent donc elles-mêmes les conditions générales de leurs futurs produits et services légitimées par l’État&nbsp;!</p><p>Cela fait peur et nourrit pas la confiance, loin s’en faut. Pourtant, cette confiance est fondamentale pour une large acceptation de la nouvelle identité électronique, qui – nous ne le nions pas – est nécessaire et urgente. Après tout, nous sommes censés l’utiliser désormais pour remplir nos déclarations d’impôts, accéder au dossier électronique des patients ou (ce qui n’est pas souhaitable pour d’autres raisons) participer à des votations et élections.</p><h4>Schaffhouse montre la voie</h4><p>Si la LSIE est acceptée, une entreprise est déjà dans les startingblocks pour sa mise en œuvre pratique&nbsp;: «&nbsp;Swiss Sign Group&nbsp;», un consortium de 20 grandes entreprises suisses représentant au total près de 30&nbsp;% de la production économique suisse. Voulons-nous vraiment confier l’émission de notre identité électronique, et donc de nos données les plus sensibles, à ce monopole privé&nbsp;? Il faut espérer que non. En tout cas, nous ne pourrions pas éviter ce consortium (ne serait-ce qu’en raison de l’«&nbsp;interopérabilité&nbsp;» légale entre les fournisseurs d’e-ID).</p><p>Et même si d’autres fournisseurs s’installaient, il s’agirait probablement de grands groupes étrangers avec de gros moyens, voire des «&nbsp;pieuvres avides de données&nbsp;» comme Facebook ou Google. L’exemple de Schaffhouse resterait l’exception&nbsp;: pionnier, ce canton a déjà annoncé qu’en cas d’acceptation de la loi, il demanderait l’accréditation de son e-ID cantonale. L’e-ID de Schaffhouse est un modèle conceptuel réussi, indiquant comment une identité électronique sûre et fiable doit être construite&nbsp;: sous la souveraineté de l’État, légitimée démocratiquement et mise à disposition comme un service public.</p><p>Personne n’attend d’un service étatique qu’il développe lui-même l’e-ID entièrement (ou même partiellement)&nbsp;; la Confédération ne construit pas non plus les autoroutes elle-même. Pour cela, il existe un système de marchés publics, des procédures d’appel d’offres et des entreprises spécialisées, comme l’exemple de Schaffhouse l’a bien démontré.</p><p>Faisons donc confiance aux personnes qui ne veulent pas confier au secteur privé cette tâche régalienne essentielle, et rejetons vigoureusement la LSIE le 7 mars. C’est la seule façon d’introduire une e-ID sûre et fiable en tant que partie du service public numérique.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/2/csm_web_Privatiser-le-passeport-suisse-NON_ebd5776ba3.webp" length="110822" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7449</guid><pubDate>Wed, 10 Feb 2021 13:54:27 +0100</pubDate><title>Nouvelle responsable de la politique de la formation et nouvelle première secrétaire adjointe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nouvelle-responsable-de-la-politique-de-la-formation-et-nouvelle-premiere-secretaire-adjointe</link><description>Changements au sein du Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir de cette semaine, Nicole Cornu a pris en charge à l’USS les dossiers de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse. Elle succède dans ces fonctions à Laura Perret Ducommun, nouvelle responsable nationale du secteur Formation de l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. Le poste de première secrétaire adjointe de l’USS est, quant à lui, repris par Gabriela Medici, secrétaire centrale et responsable des assurances sociales à l’USS depuis 2018.</p><p><strong>Nicole Cornu </strong>reprend les dossiers de la formation et de la jeunesse en des temps troublés. Dans beaucoup de branches, la situation des apprenti-e-s est tendue et les perspectives pour celles et ceux qui terminent une formation sont problématiques. Nombre de jeunes craignent de ne pas trouver de place d’apprentissage cette année et des jeunes en formation, ou qui viennent d’en terminer une, sont inquiets pour leur avenir. L’Union syndicale suisse (USS) participe activement aux travaux de la Task Force «&nbsp;Perspectives Apprentissage&nbsp;», dans le but de garantir à ces jeunes une formation et un diplôme professionnel. Nicole Cornu&nbsp;: «&nbsp;En tant que secrétaire centrale responsable de la politique de la formation, je m’investirai à fond pour que cette jeune génération ait des perspectives d’avenir.&nbsp;» Nicole Cornu (38 ans), politologue bernoise, a été élue à l’unanimité le 25 novembre 2020 par le Comité de l’USS secrétaire centrale responsable des dossiers de la politique de la formation et de la politique de la jeunesse. Elle a pris ses fonctions le 8 février 2021. Nicole Cornu est une experte éprouvée en matière de formation, en particulier de formation professionnelle.</p><p><strong>Gabriela Medici</strong> (35 ans), juriste zurichoise, a été élue à l’unanimité le 25 novembre 2021 par le Comité de l’USS première secrétaire adjointe de l’USS. Elle est depuis 2018, en tant secrétaire centrale de l’USS, responsable du dossier des assurances sociales.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_logo_sgb_website_62eacdc125.webp" length="25674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7444</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2021 14:32:01 +0100</pubDate><title>Les rentes des femmes doivent augmenter !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-des-femmes-doivent-augmenter</link><description>Appel urgent : Pas touche aux rentes des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En une semaine seulement, près de 300’000 personnes ont signé l’appel urgent contre l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes et la réduction des rentes AVS des femmes, qui est liée. C’est la première fois en Suisse qu’autant de signatures sont recueillies en si peu de temps. Cet impressionnant cri du cœur montre qu’une réforme de l’AVS qui ignore les réalités de vie des femmes n’a aucune chance.</p><p>Ce dimanche, la Suisse fête les 50 ans du suffrage féminin, presque autant que la promesse politique que les femmes âgées aussi pourront vivre de l’AVS. Mais au lieu de veiller à la réalisation de cet objectif, la réforme en cours prévoit exactement le contraire. Il s’agit d’un projet de démantèlement sur le dos des femmes.</p><p>Après l’énorme mobilisation de la grève des femmes* en 2019, il serait grand temps d’enfin effectuer des progrès concrets. L’un des problèmes les plus urgents est l’écart des rentes des femmes, les différences étant importantes en particulier dans le 2e pilier, où les femmes touchent toujours environ un tiers de moins que les hommes. Bien que les femmes aussi travaillent toute leur vie, contre rémunération ou non, elles reçoivent souvent des rentes beaucoup trop basses.</p><p class="heading--h4">Une chaîne humaine de Davos à Genève</p><p>Si les 291'061 signataires de l’appel se donnaient la main, cela formerait une chaîne humaine plus longue que la distance de Davos à Genève&nbsp;! Ce cri du cœur qui traverse la Suisse donne donc un mandat clair&nbsp;: il est temps d’améliorer la sécurité des rentes de vieillesse et d’augmenter celles des femmes. Les réformes de la prévoyance vieillesse n’ont une chance de réussir que si elles s’attaquent à cet épineux problème. Le Parlement ne peut pas continuer à ignorer ce signal fort.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_appel_rentes_f9f4322848.webp" length="67848" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7442</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2021 18:16:43 +0100</pubDate><title>Stratégie pour le développement durable 2030</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strategie-pour-le-developpement-durable-2030</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7438</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2021 17:43:55 +0100</pubDate><title>Contre-projet indirect à l’initiative d’allègement des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/contre-projet-indirect-a-linitiative-dallegement-des-primes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7440</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2021 15:05:00 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la révision LAMal (admission des fournisseurs de prestations)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mise-en-oeuvre-de-la-revision-lamal-admission-des-fournisseurs-de-prestations</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7436</guid><pubDate>Mon, 01 Feb 2021 19:24:39 +0100</pubDate><title>Privatiser le passeport électronique serait une erreur fatale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/privatiser-le-passeport-electronique-serait-une-erreur-fatale</link><description>Non à une société à plusieurs vitesses sur Internet</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La privatisation pure et simple d’une tâche publique&nbsp;: c’est ce que prévoit la loi sur l’e-ID sou­mise en votation le 7 mars prochain. La nécessité de disposer d’une identification sécurisée et fiable en ligne est avérée. Mais confier cette tâche à des entreprises orientés vers le profit n’est pas acceptable s’agissant de données officielles et sensibles. Cela ouvre la voie à la formation d’un oligopole, voire d’un monopole privé –&nbsp;et surtout, à une identification électro­nique à plusieurs vitesses, sans aucun contrôle, notamment, sur les prix pour les utilisateurs. Ce mauvais projet doit être refusé&nbsp;: la Confédération ne peut pas brader ainsi ses tâches les plus importantes. Il faut au contraire développer, enfin, un vrai service public numérique, trans­parent, sûr et accessible à tout le monde sans discrimination.</p><p>Le service public est l’un des ingrédients du succès suisse. Grâce notamment aux syndicats, il n’a pas été privatisé, contrairement à ce qui s’est passé dans presque tous les pays européens. La même logique doit prévaloir dans le monde numérique&nbsp;: il en va de l’égalité d’accès aux prestations fondamentales, comme le fait de pouvoir prouver son identité officielle vis-à-vis de tiers. «&nbsp;Tout le monde admet désormais la pénétration marchande de nos intimités par des géants commerciaux, qui accumulent et commercialisent nos données, ouvre des dangers inédits. Ce danger touche désormais la base même de nos démocraties. Dans ce contexte, privatiser notre identité numérique est une folie&nbsp;», affirme Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Les données personnelles dont dispose l’Etat ont une immense valeur, en raison précisément de leur caractère officiel et vérifié. Confier leur utilisation et l’émission de l’équivalent du passeport en ligne à des entreprises sape la confiance nécessaire dans un tel système, et menace très concrè­tement l’égalité d’accès, puisque le prix des différents niveaux de sécurité n’est par exemple aucu­nement encadré par la loi. «&nbsp;L’Etat ne doit pas déléguer la numérisation aux privés. Au contraire, il doit la prendre en main lui-même, au service de l’intérêt général et non de profits privés&nbsp;», affirme Natascha Wey, secrétaire générale adjointe du SSP.</p><p>C’est particulièrement vrai dans le domaine de la santé, où le développement du dossier électro­nique du patient est en cours. Or, SwissSign Group, consortium prêt à exploiter un service d’e-ID privé en cas d’acceptation de la loi, compte en son sein plusieurs assureurs-maladie. Pour Natas­cha Wey, « Confier l’exploitation des identités électroniques aux assureurs-maladie accroît le risque d’abus pour des données hautement sensibles et donne un signal catastrophique. La numérisation du dossier du patient doit reposer sur des solutions d’intérêt public et sans but lucratif. Sinon, elle ne bénéficiera pas de la confiance nécessaire&nbsp;».</p><p>La votation du 7 mars est d’importance stratégique. Laisser le développement des infrastructures fondamentales sur Internet au secteur privé serait une grave erreur, qui aurait pour conséquence de renforcer les inégalités d’accès au numérique et d’ouvrir de nouvelles brèches dans la protec­tion des données. Daniel Münger, président de syndicom, estime qu’«&nbsp;au contraire, il faut saisir l’opportunité de mettre en œuvre un service public identité numérique, qui réponde aux besoins d’aujourd’hui et de demain. Et ainsi garder le contrôle sur une tâche fondamentale de l’Etat au lieu de la brader à des acteurs intéressés par le profit&nbsp;».</p><p>De très nombreux services sont aujourd’hui déjà accessibles en ligne, la preuve que confédération, cantons et communes sont parfaitement capables d’assurer la numérisation. La Suisse peut deve­nir une pionnière du service public numérique. Elle dispose des moyens et des compétences né­cessaires. Pour suivre ce chemin raisonnable, il faut d’abord opposer un non net et clair à la priva­tisation prévue.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_Facebook_FR_55b6e56f99.webp" length="127342" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7433</guid><pubDate>Fri, 29 Jan 2021 12:25:28 +0100</pubDate><title>Les gens ont besoin de hausses des rentes, la commis-sion propose un bouquet de baisses surréalistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-gens-ont-besoin-de-hausses-des-rentes-la-commis-sion-propose-un-bouquet-de-baisses-surrealistes</link><description>Décision scandaleuse de la commission du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si le sujet n’était pas si grave, on pourrait parler d’une farce&nbsp;: les modifications à l’AVS décidée par la commission du Conseil des États sont tout simplement surréalistes. L’Union syndicale suisse (USS) a clairement démontré que les femmes perdraient quelque 1200 francs par année si l’âge de la retraite est relevé à 65 ans avec le projet AVS&nbsp;21. Et maintenant, ce sont les compensations prévues pour les femmes touchées dans l’immédiat par ce changement qui sont ratiboisées&nbsp;! Et ce, même si les femmes touchent actuellement déjà un tiers de moins de rente de vieillesse que les hommes.</p><p>Ces décisions de la commission compétente du Conseil des États sont tout simplement indécentes. Une semaine avant que la Suisse célèbre les 50 ans du droit de vote des femmes, ces messieurs du Conseil des États montrent leur vrai visage&nbsp;: non contents d’avoir demandé la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes, ils veulent encore sabrer dans les compensations que le Conseil fédéral a proposées pour les femmes les plus touchées.</p><p>Ces compensations telles que le Conseil fédéral les envisageait étaient pourtant déjà honteusement faibles compte tenu de l’écart important des rentes des femmes. L’USS est effarée de voir que la droite en veut encore moins et ne propose littéralement que des miettes aux femmes concernées&nbsp;: il s’agit là d’un véritable aveu de mépris en matière de politique d’égalité.</p><p>Jamais les femmes ne se sont vu proposer aussi peu pour compenser une hausse de l’âge de la retraite. Même les femmes qui partiront à la retraite au cours de la mini-phase de transition de six ans pourraient subir des baisses de rentes bien réelles. Et même les 12&nbsp;% de femmes aux revenus les plus faibles ne seront pas épargnées par les baisses de rentes.</p><p class="heading--h4">Flexibilisation&nbsp;? La double peine pour les femmes</p><p>Pour la commission, la flexibilisation du départ à la retraite doit passer à la trappe, même si cette mesure est largement soutenue et qu’elle n’engendre pas de coûts supplémentaires à moyen terme. Là aussi, ce sera surtout aux femmes de passer à la caisse&nbsp;: car, si la flexibilisation n’est introduite qu’à partir de 63 ans, il n’y aura aucun changement pour les hommes. Tandis que les femmes seront doublement pénalisées&nbsp;: non seulement leur âge de référence augmente, mais l’âge à partir duquel elle pourront anticiper leur rente AVS aussi.</p><p class="heading--h4">Déni de réalité</p><p>Le seul point sur lequel la commission&nbsp;tient compte des difficultés réelles, c’est avec la hausse du plafonnement des rentes de couples mariés. Car même la rente AVS maximale plafonnée ne suffit plus pour faire face au coûts de la vie en hausse constante. Pour rappel&nbsp;: la moitié des personnes qui sont parties à la retraite en 2018 doit s’en sortir avec moins de 3450 francs par mois. Augmenter le plafond à 155&nbsp;% de la rente individuelle maximale&nbsp; constitue un pas vers une amélioration des rentes qui devient absolument nécessaire. Mais cette mesure ne bénéficie qu’à une partie des couples mariés. Les personnes seules et les couples mariés ayant des revenus bas ou moyens doivent faire face aux mêmes difficultés. Pour ces personnes, la commission ne prévoit aucune amélioration.</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Président de l’USS, Pierre-Yves Maillard insiste&nbsp;: «&nbsp;Les responsables de la réforme de la prévoyance vieillesse doivent être centrés sur les problèmes réels. Et la solution est simple&nbsp;: nous avons besoin de renforcer l’AVS, pas de la démanteler. Précisément pour éliminer l’écart de rentes des femmes.&nbsp;» Avec les décisions d’hier, la commission du Conseil des États a révélé sont véritable objectif. La suivre reviendrait à aller droit dans le mur avec la réforme de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7432</guid><pubDate>Wed, 27 Jan 2021 15:20:00 +0100</pubDate><title>Des mesures qui se sont trop fait attendre pour prévenir de graves problèmes sociaux</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-mesures-qui-se-sont-trop-fait-attendre-pour-prevenir-de-graves-problemes-sociaux</link><description>Il faut garantir les salaires et protéger les emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des décisions prises aujourd’hui par le Conseil fédéral pour prévenir les arrivées en fin de droit dans l’assurance-chômage et garantir les salaires ainsi que protéger les emplois. La hausse du nombre des demandeurs et demandeuses d’emploi et la situation tendue dans laquelle se trouvent de nombreuses entreprises nécessitaient de nouvelles mesures. Mais une fois de plus, il s’est écoulé trop de temps entre le moment de décider des fermetures pour des raisons épidémiologiques et celui de prendre des mesures économiques destinées à garantir les salaires et protéger les emplois. Malheureusement, le Conseil fédéral considère dans cette deuxième vague que les décisions économiques doivent être prises par le Parlement, ce qui signifie que des milliers de chômeurs et chômeuses toucheront leurs dernières indemnités de l’assurance-chômage et se retrouveront ainsi en fin de droit avant qu’une décision ne tombe en mars. Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche a raté l’occasion de s’attaquer en temps voulu à ce problème, alors que l’USS l’avait déjà signalé en décembre dernier en proposant une prolongation du versement des indemnités journalières.&nbsp;</p><p>L’augmentation des montants destinés aux cas de rigueur est à saluer. Pour l’USS, les moyens mis à disposition à ce jour seront relativement vite épuisés à cause de l’arrêt partiel des activités économiques. Toutefois, le problème de la lenteur de l’application des mesures n’a toujours pas été résolu. Beaucoup d’entreprises constatent que les procédures appliquées aux cas de rigueur sont très complexes et fastidieuses., L’an passé, l’USS a proposé qu’il soit possible, via le chômage partiel, d’acheminer rapidement et sans complications bureaucratiques des fonds au moins aux entreprises fermées par les autorités (p. ex. sous forme de supplément automatique aux indemnités de chômage partiel). La priorité doit être donnée maintenant à une forte accélération par les cantons du traitement des cas. Étant donné l’urgence de la situation, la Confédération devrait réexaminer s’il ne vaudrait pas mieux distribuer les fonds aux entreprises fermées directement, en se basant sur les demandes de RHT.</p><p>Enfin, l’USS salue l’introduction avec effet rétroactif des indemnités pour pertes financières versées aux acteurs et actrices culturels. Toutefois, il existe là aussi un problème d’application. Les acteurs et actrices culturels concernés se plaignent de ce que l’argent ne leur est pas versé ou qu’il ne l’est que beaucoup trop lentement.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7428</guid><pubDate>Wed, 27 Jan 2021 08:46:40 +0100</pubDate><title>LPP 21 : garantir les rentes et moderniser la LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-21-garantir-les-rentes-et-moderniser-la-lpp</link><description>Prévoyance professionnelle : compromis des partenaires sociaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le processus parlementaire sur la réforme de la LPP débute la semaine prochaine. Le compromis entre partenaires sociaux constitue la base de discussion. Elaboré par les organisations faîtières des partenaires sociaux nationaux, il a été repris tel quel par le Conseil fédéral. D’une part, il garantit les rentes, et de l’autre, il modernise intelligemment la LPP avec un bon rapport prix-prestations. Les partenaires sociaux continuent à collaborer pour ce compromis qu’ils estiment apte à réunir une majorité, et en ont présenté les principaux enjeux lors d’une réunion avec les médias.</p><p>Ces quinze dernières années, tous les efforts de réforme du 2e pilier ont échoué. En 2010, la réduction du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,4 % sans compensation a été rejetée en votation populaire par 73 %. En 2017, la réduction du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,0 % avec compensation dans l’AVS a été refusée. Le Conseil fédéral a, ensuite, invité les partenaires sociaux comme garants et exécutants du 2e pilier à élaborer une proposition commune de réforme pour les problèmes les plus urgents de la LPP.</p><p>Après d’intenses négociations, les partenaires sociaux ont donc soumis au Conseil fédéral une proposition commune qu’ils vont continuer à soutenir et à défendre au Parlement. Le compromis des partenaires sociaux atteint l’objectif principal : malgré la réduction du taux de conversion minimal, le niveau actuel des prestations est globalement maintenu. Il garantit le niveau rentes, modernise la LPP et tient ainsi compte de l’évolution du monde du travail. En outre, les personnes touchant des bas salaires et celles qui travaillent à temps partiel - en particulier les femmes - recevront une rente plus élevée. Ceci grâce à un abaissement de la déduction de coordination, à la fixation de deux taux de contributions seulement, et à un supplément de rente financé de manière solidaire qui garantit en même temps le niveau de prestation de la génération de transition.</p><p>Pour illustrer la solution de compromis, les partenaires sociaux nationaux ont édité une brochure d’information :</p><p><span class="iconpack fas fa-circle-info fa-info-circle" aria-hidden="true"></span>Toutes les informations en détail <span class="iconpack fas fa-chart-line" aria-hidden="true"></span> &nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/brochures/LPP21_brochure.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>Voir la brochure</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/bvg21/3-Elements.svg" length="88327" type="image/svg+xml"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7423</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 17:36:11 +0100</pubDate><title>Le chômage partiel au secours de la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-chomage-partiel-au-secours-de-la-formation-professionnelle</link><description>Formation des apprenti-e-s : un soutien bienvenu aux entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé le 20 janvier d’étendre le chômage partiel aux apprenti-e-s. Le gouvernement veut ainsi soutenir financièrement les entreprises formatrices touchées par les mesures contre la pandémie de coronavirus pour éviter qu’elles ne doivent licencier des apprenti-e-s. Avec cette mesure, elles pourront au contraire continuer de les former. C’est d’ailleurs la condition pour obtenir ces indemnités de réduction d’horaire de travail (RHT), et c’est logique.</p><p>L’USS salue ce soutien financier aux entreprises&nbsp;: il prévoit une garantie pour les apprenti-e-s de poursuivre leur formation, mais pas qu’elles ou ils soient simplement libérés de l’obligation de travailler. Une formation professionnelle n’a pas pour but principal de permettre aux apprenti-e-s de gagner leur vie pendant leur formation, mais d’apprendre leur métier et de se préparer au mieux à leur vie professionnelle.</p><p>En revanche, si une entreprise doit mettre la clé sous la porte à cause de la pandémie, la formation des apprenti-e-s est compromise malgré les RHT. La Confédération est donc appelée, avec les cantons et les organisations du monde du travail (OrTra), à trouver d’autres solutions pour que les jeunes puissent, dans une telle situation, poursuivre leur formation dans une autre entreprise ou sous une autre forme. L’USS fait partie de la Task Force «&nbsp;Perspectives Apprentissage&nbsp;», mise en place par le Conseil fédéral et qui finance et fait la promotion de tels projets.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Teambesprechung-Corona-Masken_iStock-Pixelfit_c5d978e710.webp" length="343116" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7421</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 15:43:29 +0100</pubDate><title>Enfin les premiers pas du Seco et du Conseil fédéral pour une meilleure protection de la santé contre le COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/enfin-les-premiers-pas-du-seco-et-du-conseil-federal-pour-une-meilleure-protection-de-la-sante-contre-le-covid-19</link><description>Mais il reste encore tant à faire !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Et pourtant, il bouge encore&nbsp;!</p><p>Il aura fallu attendre que la deuxième vague de la pandémie atteigne son apogée ainsi que d’innombrable démarches des syndicats pour qu’enfin le Conseil fédéral décide, le 13 janvier dernier, des mesures destinées à améliorer la protection au travail contre la contamination au COVID-19. Ces nouvelles mesures sont entrées en vigueur le 18 janvier. Les principales d’entre elles sont les suivantes&nbsp;:</p><ul><li>obligation du travail à domicile,</li><li>précisions concernant l’obligation du port du masque,</li><li>protection des salarié-e-s vulnérables, avec un droit aux allocations pour perte de gain (APG) COVID.</li></ul><p>Le SECO propose aussi une ligne téléphonique pour le monde du travail&nbsp;: tél.: +41 58 462 00 66.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) avait demandé en novembre 2020 déjà que ces mesures soient prises pour les salarié-e-s vulnérables et s’était prononcée en faveur du télétravail lorsque cela est indiqué en raison de la pandémie. Mais malheureusement, rien n’eut lieu. Cela, alors que de nombreux employeurs encore ne sont même pas obligés de produire un plan de protection&nbsp;!</p><p>Suite au lobbyisme tenace des syndicats, le Conseil fédéral a enfin pris des mesures pour protéger les salarié-e-s du COVID-19. L’USS attend maintenant du SECO qu’il avance sur ce dossier, entre autres avec du matériel d’information et des directives sur le contrôle ainsi que des conseils.</p><p class="heading--h4">Le télétravail doit être supportable aux plans de la santé et financier</p><p>L’obligation de télétravail est à saluer. Mais l’USS est critique concernant la suppression de l’indemnisation des frais induits. Celle-ci doit en effet être comprise de manière extrêmement restrictive. Or l’employeur doit supporter les frais en soi et ceux d’ergonomie, lorsqu’il y en a et qu’ils sont nécessaires. En outre, toutes les places de travail convenant potentiellement au télétravail doivent être immédiatement transférées au domicile des employé-e-s. Et les inspectorats du travail doivent&nbsp;&nbsp; y effectuer des contrôles stricts. Si des employeurs ne respectent pas les dispositions, ils se rendent punissables. Les abus doivent aussi être annoncés aux syndicats, en plus des inspectorats.</p><p class="heading--h4">Il faut plus de mesures</p><p>Malheureusement, ces mesures sont insuffisantes. Les améliorations suivantes sont nécessaires&nbsp;:</p><ul><li>des plans de protection pour toutes les entreprises&nbsp;: chaque entreprise doit enfin disposer d’un plan de protection&nbsp;! Il n’est pas acceptable que des employeurs «&nbsp;sans contact avec le public&nbsp;» aient le droit de naviguer à l’aveuglette.</li><li>Davantage de contrôles et de conseils&nbsp;: le nombre de contrôles sur les lieux de travail est bien trop faible. On a besoin de plus de contrôles surtout lorsque le télétravail n’est pas possible (logistique, construction, commerce de détail, etc.). Les entreprises qui ne peuvent pas respecter les mesures de protection ou ne le veulent pas doivent être rapidement sanctifiée. Si une entreprise ou une partie d’entreprise doit fermer, c’est à la Confédération de prendre en charge les coûts salariaux.</li></ul><p class="heading--h4">Les personnes vulnérables peuvent enfin à nouveau rester à la maison&nbsp;!</p><p>Depuis le début de la deuxième vague, l’USS a demandé qu’une protection supplémentaire soit mise en place pour les employé-e-s particulièrement menacés par le virus. Cette demande a maintenant été satisfaite.</p><p>Les employé-e-s vulnérables incluent aussi, en plus des personnes classiquement vulnérables, les femmes enceintes. Celles-ci jouissent désormais de la double protection de l’ordonnance sur la protection de la maternité ainsi que, parallèlement, de celle que leur offre l’ordonnance 3 COVID-19. Cette dernière protection est, grâce à une application rapide (télétravail ou dispense de l’obligation de travail à travers une simple attestation médicale) ainsi que la solution des APG, plus intéressante que la protection garantie par l’ordonnance sur la protection de la maternité.</p><p>La protection en cascade à suivre ici correspond au modèle qui a fait ses preuves au printemps 2020 et a été en vigueur jusqu’au mois de mai.</p><p>Pendant une interdiction de travailler, un délai en matière de licenciement est appliqué aux personnes vulnérables, comme pour la protection de la maternité, suivant l’article 336c du CO (pas de cas de licenciement abusif selon l’art. 336a CO).</p><p class="heading--h4">La protection en cascade à suivre ici correspond au modèle suivant&nbsp;:</p><ol><li>L’employeur permet à ses employé-e-s vulnérables de s’acquitter de leurs obligations professionnelles depuis leur domicile. À cet effet, il prend les mesures organisationnelles et techniques appropriées. Les employé-e-s n’ont pas droit au remboursement des frais nécessaires pour remplir depuis leur domicile l’obligation de travailler qui leur est ordonnée en vertu de cette disposition (art. 10 al. 3 ordonnance COVID-19 situation particulière.</li><li>S’il n’est pas possible de remplir depuis son domicile les obligations professionnelles habituelles, l’employeur attribue par dérogation au contrat de travail à l’employé-e concerné un travail de remplacement équivalent avec la même rémunération pouvant être exécuté depuis le domicile.</li><li>Si pour des raisons tenant à l’entreprise, la présence d’employé-e-s vulnérables est totalement ou partiellement nécessaire sur place, ceux-ci ont le droit d’être occupés dans leurs activités habituelles si les conditions suivantes sont remplies&nbsp;:</li></ol><ul><li>le poste de travail est aménagé de sorte que tout contact étroit avec d’autres personnes est exclu, à savoir est mis à disposition dans une pièce individuelle ou dans une zone clairement délimitée&nbsp;;</li><li>dans le cas où un contact étroit ne peut pas être évité en tout temps, d’autres mesures de protection sont prises selon le principe STOP (substitution, mesures techniques, mesures organisationnelles, équipement de protection individuelle).</li></ul><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 4. L’employé-e concerné peut refuser un travail qui lui est attribué si l’employeur ne remplit pas les conditions stipulées aux chiffres 1 à 3 ou s’il/elle estime que, malgré les mesures prises par l’employeur, le risque d’être infecté par le coronavirus est trop élevé pour lui/elle. L’employeur peut alors demander un certificat médical.</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 5. S’il n’est pas possible d’occuper l’employé-selon les chiffres 1 à 4 ou si ce celui-ci/celle-.ci refuse le travail qui lui est attribué au sens du chiffre 2, alors l’employeur le ou la libère de son obligation de travail et continue à lui verser son salaire.</p><p>Pour faire valoir son droit à l’APG COVID, c’est l’article 2 alinéa 3quater de l’ordonnance sur les pertes de gain COVID-19 du 20 mars 2020 qui s’applique. L’Office fédéral des assurances sociales n’a pas encore publié de nouvelles informations sur la façon dont la procédure d’annonce sera aménagée.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7419</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 14:30:24 +0100</pubDate><title>PostFinance : pas question de privatiser !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-pas-question-de-privatisation</link><description>Le projet du Conseil fédéral voué à l’échec</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La privatisation totale de PostFinance proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral est totalement inacceptable. Cette décision non seulement sape la mission de service universel dans le domaine du trafic des paiements, mais est une attaque frontale dirigée contre le service public en général. Les syndicats combattront fermement ce projet.</p><p>PostFinance est une <strong>banque populaire qui compte presque 3 millions de client-e-s</strong> et appartient – car faisant partie du groupe La Poste – à la collectivité. Dans le domaine du trafic des paiements, elle a une mission de service universel, qu’elle assume avec succès depuis des années. La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral en faveur d’une privatisation totale de PostFinance ne revient cependant pas seulement à <strong>saper les fondements de ce mandat de service universel,</strong> mais provoquerait de facto un éclatement de l’ensemble du groupe La Poste. La Poste ne fonctionne aujourd’hui qu’avec un modèle commercial homogène comportant de nombreuses interdépendances internes et financières et, en particulier, les effets de synergie du réseau postal. Si la Confédération, ou la Poste, devait totalement se retirer de PostFinance, le service universel devrait, pour le trafic des paiements, être garanti à travers l’octroi d’une concession. <strong>Tant la rentabilité que la qualité de l’approvisionnement en souffriraient énormément, et notamment aussi les conditions de travail du personnel de La Poste.</strong></p><p>Mais la privatisation totale de PostFinance proposée, c’est plus que cela. Il s’agit en effet d’une <strong>attaque frontale éhontée contre le service public</strong> en Suisse. La crise du coronavirus a justement montré à quel point les prestatairespublics du service universel sont essentiels au bon fonctionnement de l’ensemble de l’économie. On voit de manière impressionnante, par exemple à travers le record du nombre des colis traités par la Poste suisse, à quel point cette mission est accomplie comme il se doit&nbsp;: pendant l’année 2020, en tout 183&nbsp;milliards de paquets ont été livrés dans toutes les villes, villages et vallées du pays&nbsp;! Un record historique, presque un quart de plus que l’année précédente. Mais cette mission n’a pu être accomplie que grâce à une grande aptitude à s’adapter au plan organisationnel et à l’énorme engagement dont a fait preuve le personnel. Pour pouvoir venir à bout à long terme de telles exigences, il faut toutefois bien plutôt un solide développement du service public, c’est-à-dire, dans ce cas, de l’acheminement des colis.</p><p>Depuis la crise financière, PostFinance doit respecter les directives de la FINMA qui s’appliquent à toutes les grandes banques d’importance systémique («&nbsp;too big to fail&nbsp;»)&nbsp;; mais cela, sans avoir, en matière de crédits, la marge de manœuvre commerciale d’une grande banque. Cette situation défendue depuis des années par le lobby financier est totalement absurde. Comme PostFinance appartient à la Confédération, celle-ci aurait dû tout simplement lui <strong>octroyer une garantie,</strong> comme le font les cantons avec leurs banques cantonales. Mais au-delà, il faut aussi que soit levée l’interdiction faite depuis des années à PostFinance d’octroyer des crédits hypothécaires. <strong>Mais surtout pas en combinant cela avec une privatisation, suite à laquelle, tant les anciens revenus que les nouveaux qui auront été générés tomberaient exclusivement dans la poche d’investisseurs privés,</strong> et non de la collectivité. Cela reviendrait à sauver quelqu’un qui est tombé dans un torrent, pour le jeter ensuite du haut des rochers.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_postfinance1_1ade932860.webp" length="101762" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7415</guid><pubDate>Tue, 19 Jan 2021 15:24:28 +0100</pubDate><title>La carte d’identité numérique délivrée par une banque ? Pas question !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-carte-didentite-numerique-delivree-par-une-banque-pas-question</link><description>Votation populaire sur la loi sur l’identité électronique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’identité électronique (e-ID) est sans aucun doute devenue indispensable. Mais la solution choisie par le Parlement et le Conseil fédéral est tout simplement dangereuse. Du point de vue démocratique, il est inacceptable que la carte d’identité soit ainsi privatisée. Et les risques en matière de données sont énormes. Il faut donc voter NON le 7 mars à la loi sur fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE).</p><p class="heading--h4">Un besoin incontesté</p><p>Aujourd’hui, Internet ne sert pas uniquement à faire des achats, des paiements ou à adapter sa police d’assurance-maladie. Les relations avec les autorités aussi se font de plus en plus par voie électronique. Des données personnelles et sensibles sont donc continuellement traitées et stockées. Partout où cela a lieu dans le monde réel, nous devons nous identifier&nbsp;: au guichet de la poste, dans le train, à la frontière, dans les services de l’administration. Sur Internet, cette obligation de s’identifier n’est pas possible sans qu’il y ait de grosses lacunes. Ainsi, de nombreux processus ne sont pas sécurisés et d’autres ne sont pas du tout proposés en mode numérique, alors que cela ne représenterait pas de problème sur le plan technique. Le besoin d’une identification électronique (e-ID) facile d’utilisation et fiable est donc clair. Une e-ID en ligne remplit la même fonction qu’une pièce d’identité présentée pour pouvoir réceptionner un courrier recommandé, pour conclure un contrat de téléphonie mobile ou pour acquérir un extrait du registre des poursuites. L’e-ID est ainsi l’équivalent numérique de la carte d’identité et contient en conséquence les mêmes données personnelles (sensibles).</p><p class="heading--h4">À la banque ou au supermarché&nbsp;?</p><p>Dommage, donc, que le projet d’e-ID mis au point par le Conseil fédéral et le Parlement ne soit pas à la hauteur de son nom. Si le «&nbsp;e&nbsp;» est bien correct, ce n’est malheureusement pas le cas du «&nbsp;ID&nbsp;». En tout cas pas en ce qui concerne les exigences strictes en matière de confiance auxquelles doit répondre en général – et à juste titre – une pièce d’identité officielle. La production d’un passeport est une tâche éminemment régalienne. Elle doit relever de l’État, ou d’autorités légitimées démocratiquement et ne doit pas être confiée aux lois du marché. Or c’est précisément ce que prévoit la LSIE. Selon elle, l’e-ID sera fournie par des entreprises privées. Ce sont elles qui émettront le «&nbsp;passeport&nbsp;», le commercialiseront, entretiendront l’infrastructure nécessaire et apparaîtront comme les interlocuteurs directs des citoyen-ne-s. Le service des passeports pourrait ainsi être installé dans la filiale d’une banque ou dans un supermarché. La Confédération n’apparaîtrait à aucun moment directement&nbsp;: selon la loi, elle n’aura le droit de proposer elle-même aucune e-ID «&nbsp;sur le marché&nbsp;» et même pas d’acquérir une participation à une entreprise qui fournit de telles e-ID. Du point de vue démocratique, c’est inacceptable, comme le pense aussi la majorité écrasante de la population. En effet, selon un sondage représentatif de Demoscope, 87&nbsp;% des habitant-e-s veulent obtenir leur e-ID de l’État, contre seulement 2&nbsp;% qui le souhaitent d’une entreprise privée. Ce qui n’est pas surprenant&nbsp;: qui aimerait retirer son passeport à un guichet d’UBS, à une caisse de la Migros ou dans une agence locale de la CSS&nbsp;?</p><p class="heading--h4">Monopole en embuscade</p><p>Actuellement, les défenseurs de l’e-ID axent leur publicité d’une part sur le libre choix&nbsp;: chaque citoyen-ne pourra choisir par quel fournisseur privé il ou elle aimerait se voir délivrer sa carte d’identité numérique. Un choix qui n’offre d’ailleurs aucun attrait&nbsp;: en effet, qu’une carte d’identité ou un support électronique soit «&nbsp;rouge La Mobilière&nbsp;» ou «&nbsp;vert Vaudoise assurances&nbsp;», elle devra assumer exactement les mêmes, et finalement banales, fonctions. Mais on n’aurait même pas ce libre choix, car, sur le «&nbsp;marché des e-ID&nbsp;», tout va être axé sur la constitution d’un monopole, c’est-à-dire un fournisseur unique. Et cela fait d’ailleurs longtemps que ce dernier se prépare, en coulisses, sous le nom de «&nbsp;SwissSign Group&nbsp;». Une fois la LSIE acceptée, ce consortium – porté par une vaste alliance d’entreprises, composée en majorité de banques, d’assurances et de caisses-maladie – occuperont rapidement une position dominante sur le marché pour devenir l’unique fournisseur d’e-ID. S’il devait y avoir quand même des concurrents, il s’agira très probablement de puissants géants des technologies étrangers, comme Apple, Amazon ou Google, autant de noms qui n’inspirent pas particulièrement la confiance dans le traitement de données personnelles sensibles.</p><p class="heading--h4">Abus&nbsp;: les bonnes intentions ne suffisent pas</p><p>Et la LSIE pose justement problème en ce qui concerne les données personnelles. Avec des fournisseurs privés d’identité, les données personnelles des utilisateurs et utilisatrices sont fournies lors de chaque connexion à un compte («&nbsp;login&nbsp;»), des données qui peuvent être stockées jusqu’à six mois selon la loi. Une fois «&nbsp;entré&nbsp;», chaque utilisateur d’e-ID peut être suivi à la trace. Certes, ces données ne doivent pas être utilisées commercialement, c’est-à-dire vendues à des tiers, mais SwissSign Group est porté par tellement d’entreprises que ce ne devrait même plus être nécessaire. Et de manière très générale, plus il y a de recoupement, plus grand est le potentiel d’abus concernant les données personnelles&nbsp;; cela, même avec de bons articles de loi et de bonnes intentions.</p><p class="heading--h4">Pack de base ou «&nbsp;passeport première classe&nbsp;»</p><p>Avec une identité électronique privatisée, les citoyen-ne-s seraient réduits à l’état de consommatrices et consommateurs et devraient acquérir leur carte d’identité électronique «&nbsp;sur le marché&nbsp;». La loi ne dit absolument rien sur un plafonnement des prix. L’expérience montre malheureusement qu’en cas de monopole, ceux-ci sont en général trop élevés. Les «&nbsp;e-citoyen-ne-s&nbsp;» auront certes une marge de manœuvre quant au type d’identité électronique, puisque la loi prévoit trois variantes selon le degré de sécurité ou les possibilités d’utilisation. Les personnes qui ne doivent pas regarder au prix pourront s’offrir un «&nbsp;passeport de première classe&nbsp;», les autres se contenteront du «&nbsp;pack de base&nbsp;». Indépendamment du prix, il faut en plus s’attendre à ce que les fournisseurs d’identité électronique feront tout pour capter le plus de client-e-s possible. Avec l’e-ID, la population pourra être toujours plus poussée, même contre son gré, vers les canaux numériques, par exemple, si certains processus ou services deviennent disponibles en ligne seulement et plus du tout sur papier (changement de caisse-maladie, ouverture d’un compte bancaire, etc.). Ce qui représenterait un problème pour toute une partie de la population, notamment les personnes âgées.</p><p class="heading--h4">Conclusion&nbsp;:</p><p>Oui, il faut absolument une carte d’identité numérique. Mais certainement pas sous la forme d’une e-ID à la sauce Credit Suisse, AXA ou SwissLife (tous membres de SwissSign Group). Une pièce d’identité électronique doit être fournie par l’État&nbsp;: c’est la condition pour qu’elle obtienne la confiance de la population. Bien sûr, cette identité électronique ne doit pas forcément être développée de A à Z par la Confédération elle-même (même si l’EPFL ou l’EPFZ seraient tout à fait en mesure de le faire). Berne ne construit pas non plus elle-même les routes nationales&nbsp;! Nous appelons à voter NON le 7 mars à cette loi sur l’identité électronique. Puis à dire Oui sans tarder à l’introduction d’une carte d’identité électronique émise par l’État et dans laquelle on peut avoir confiance. La preuve que c’est possible sans problème&nbsp;? Schaffhouse utilise depuis plusieurs années et avec succès une e-ID émise par le canton.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/e/csm_E-ID-Plakatwand-DE-FR-v1_a1110dc391.webp" length="166036" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7411</guid><pubDate>Wed, 13 Jan 2021 16:02:17 +0100</pubDate><title>Le renforcement des mesures doit être socialement accompagné</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-renforcement-des-mesures-doit-etre-socialement-accompagne</link><description>Décisions du Conseil fédéral sur la pandémie : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de nettement renforcer les mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus. Afin d’éviter des suppressions massives d’emplois et des conséquences drastiques pour les salarié-e-s, il est cependant nécessaire que des mesures économiques de soutien soient prises en conséquence. L’accès facilité aux solutions pour les cas de rigueur, ainsi que l’avait demandé avec insistance l’Union syndicale suisse (USS), représente à cet égard un pas important qu’il y a lieu de saluer. Pour empêcher des arrivées en fin de droit, il faut également prolonger la durée de perception des allocations et les délais-cadre de l’assurance-chômage, comme cela avait été le cas lors de la première vague. En ce qui concerne les salarié-e-s vulnérables, les mesures demandées par l’USS sont enfin mises en place. On comprend par contre difficilement pourquoi le Conseil fédéral n’a pas profité de l’occasion pour édicter des prescriptions plus strictes à l’intention des EMS où les cas de décès ont été nombreux.</p><p class="heading--h4">Les branches fermées doivent être rapidement aidées</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de l’assouplissement des dispositions pour cas de rigueur désormais décidé. Les branches dont les activités ont été directement stoppées sont considérées en tant que telles comme des cas de rigueur et bénéficient d’un soutien. On peut cependant se demander si le fonds pour les cas de rigueur permettra de faire parvenir assez tôt aux entreprises les moyens dont elles ont besoin&nbsp;: le rythme suivi par les cantons va être déterminant ici pour empêcher une vague de licenciements.</p><p>L’arrêt partiel de l’activité économique a rendu encore plus difficile la recherche d’un emploi par les personnes au chômage. Les arrivées en fin de droit risquent de se multiplier. Les principaux concernés sont les chômeurs et chômeuses âgés, dont le taux de chômage a continué à augmenter. C’est pourquoi, il est urgent que le nombre des indemnités journalières de chômage soit augmenté ainsi que les délais-cadre de l’assurance-chômage&nbsp;; cela, jusqu’au printemps, afin d’éviter des arrivées en fin de droit. Toutes les restrictions décidées doivent être accompagnées de mesures économiques de soutien afin que les emplois puissent être préservés et les salaires garantis.</p><p class="heading--h4">Protection de la santé sur le lieu de travail enfin améliorée</p><p>Comme le demandait l’USS, le Conseil fédéral a décidé de prendre enfin des mesures afin de protéger les travailleurs et travailleuses vulnérables. Ainsi, il sera possible d’offrir une protection spécifique à ces personnes sans les discriminer. À cet effet, comme au printemps 2020, on mettra donc en place pour les salarié-e-s vulnérables un droit au télétravail ou une protection équivalente au travail, ou une solution via les allocations pour perte de gain. Cette catégorie de travailleurs et travailleuses pourra désormais être dispensée de travail au moyen d’une attestation médicale lorsque les mesures sanitaires ne pourront pas être respectées concrètement. En outre, les salarié-e-s vulnérables devront être explicitement protégés contre le licenciement.</p><p>L’USS s’est toujours montrée ouverte au télétravail dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Mais il est incompréhensible que le Conseil fédéral ait précisé, dans le cadre de l’obligation générale désormais introduite, que certaines dépenses ne devront pas être remboursées aux travailleurs et travailleuses.</p><p class="heading--h4">EMS&nbsp;: une situation inacceptable</p><p>L’USS est extrêmement préoccupée par la situation dans de nombreux EMS où vivent des personnes vulnérables et où l’on assiste à de nombreuses contaminations et surtout à beaucoup de décès. Les salarié-e-s infectés par le COVID-19 ou qui devraient se trouver en quarantaine sont pour certains contraints par leurs employeurs ou les autorités cantonales responsables de travailler. C’est inacceptable et met en danger leur vie. Pourtant, le Conseil fédéral a, à tort, renoncé à édicter de nouvelles prescriptions juridiques. L’USS demande que les plans de protection soient adaptés au nouveau danger et appliqués de manière plus systématique, et que le personnel soit indemnisé de manière équitable jusqu’à ce que les personnes concernées aient été vaccinées. En l’absence d’une amélioration rapide des conditions de travail, des salaires ainsi que de la formation initiale et continue, la pénurie de personnel soignant risque de continuer à s’aggraver.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7394</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 11:00:00 +0100</pubDate><title>Un agenda social pour 2021 : salaires et rentes décents, et emplois sûrs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cp-annuelle-2021</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS – Situation difficile des travailleurs et travailleuses
</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise&nbsp;provoquée&nbsp;par la pandémie de coronavirus a des conséquences dévastatrices sur le monde du travail. Les pertes de revenus et de places de travail&nbsp;sont inquiétantes, et touchent beaucoup plus&nbsp;les personnes aux revenus les plus bas parce qu’elles étaient déjà confrontées à des salaires en stagnation et des rentes de&nbsp;retraite&nbsp;en baisse. Pour ouvrir à nouveau une&nbsp;perspective&nbsp;d’avenir pour les&nbsp;travailleuses&nbsp;et travailleurs, le pays a donc besoin d’un paquet de mesures coordonnées. Cela, à&nbsp;court terme,&nbsp;pour&nbsp;préserver l’emploi, protéger les personnes au chômage et soutenir le pouvoir d’achat&nbsp;; notamment en redistribuant à chaque assuré-e 500 francs issus des réserves excédentaires des caisses-maladie. De plus, des décisions stratégiques seront prises pour rendre le système de retraites durablement plus juste et plus efficace en introduisant la composante de répartition dans la LPP et en renforçant l’AVS grâce à l’initiative pour une 13e rente AVS. Renforcer la solidarité est la seule manière de sortir renforcés de la crise.</p><h3 class="heading--h4">Le sous-emploi atteint un niveau record</h3><p>La situation sur le marché du travail est sombre en ce début d’année 2021. Le taux de sous-emploi, obtenu en additionnant le chômage, la sous-occupation et le chômage partiel, atteint un record de 10&nbsp;%. Dans de très nombreuses branches, il est tout simplement illusoire de retrouver un emploi à brève échéance en raison des très importantes restrictions en vigueur. Les pertes de revenu et le chômage frappent bien davantage les travailleurs et travailleuses dont les revenus sont déjà les plus bas. Ce sont donc précisément les ménages qui doivent vivre des salaires les plus bas qui abordent 2021 en ayant épuisé leurs réserves, et avec une capacité encore réduite de faire face à d’éventuelles dépenses imprévues. &nbsp;Maintenir les emplois, élargir l’indemnisation du chômage et soutenir le pouvoir d’achat sont de ce fait des nécessités immédiates. La crise sanitaire ne doit pas se transformer en crise économique de longue durée.</p><h3 class="heading--h4">Les salarié-e-s touchés dans une phase difficile</h3><p>Avant la pandémie, la Suisse se trouvait déjà dans une situation délicate. Les salaires n’augmentaient que faiblement, alors que de nombreux coûts fixes et contributions obligatoires prenaient l’ascenseur. La forte dépendance face aux marchés financiers se paie en outre très cher, avec une baisse continue et importante des rentes du 2e pilier. Conséquence: un recul, avant la crise déjà, du pouvoir d’achat réel des travailleurs et travailleuses ainsi que des retraité-e-s. Un retour à une évolution dynamique des salaires et une hausse des rentes sont donc indispensables.</p><p>Plus globalement, les exportations suisses souffrent depuis des années de la surévaluation du franc. Les exportations de machines ont par exemple été divisées par deux depuis 2008. Par ailleurs, les investissements porteurs d’avenir dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans la recherche et le développement évoluent moins favorablement que dans la zone euro. L’exposition de la Suisse aux variations du taux de change est particulièrement élevée et requiert une action bien plus déterminée de la Banque nationale.</p><h3 class="heading--h4">Investir pour une Suisse plus sociale</h3><p>Les priorités pour l’année 2021 sont claires. Il s’agit, tout d’abord, de garantir les emplois et de compenser au moins en partie les pertes de pouvoir d’achat survenues durant l’année 2020. La prévoyance vieillesse a besoin de mesures pour améliorer ses performances. Renforcer la solidarité est une absolue nécessité, pas une option.</p><h3 class="heading--h4">L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera par conséquent pour&nbsp;:</h3><ul><li>faire redistribuer à hauteur de 500 francs par personne les réserves excédentaires des caisses d’assurance-maladie, à titre de soutien rapide au pouvoir d'achat&nbsp;;</li><li>prolonger l’indemnisation du chômage afin d’empêcher les arrivées en fin de droit et pour que des mesures supplémentaires de protection soient prise afin de prévenir les faillites&nbsp;;</li><li>renforcer le financement du secteur de la santé publique, faire verser au personnel une prime après les efforts extraordinaires accomplis par lui, et améliorer durablement les conditions de travail dans ce secteur&nbsp;;</li><li>une politique monétaire plus ferme contre la surévaluation du franc suisse&nbsp;;</li><li>un système de retraites juste et durable avec de meilleures rentes via le renforcement de la composante de répartition dans la LPP et l’augmentation des rentes AVS.</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_210107_JMK-Totale_77fa7b87ab.webp" length="70286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7407</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 09:20:00 +0100</pubDate><title>Assurer les salaires, les rentes et les emplois, aujourd’hui et demain</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/assurer-les-salaires-les-rentes-et-les-emplois-aujourdhui-et-demain</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="heading--h4">Le sous-emploi atteint des niveaux record</p><p>Le monde du travail a beaucoup souffert et reste marqué par la crise du coronavirus. Fin 2020, le sous-emploi dans le pays se situait autour des 10&nbsp;% (calculé en équivalents plein temps), un ordre de grandeur qui n’a plus rien à voir avec d’autres récessions, comme par exemple celle qui a suivi la crise financière de 2008. Et la situation aurait été encore bien pire sans les mesures de stabilisation socio-politiques (chômage partiel, APG, etc.) qui ont été prises. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder ce qui se passe aux États-Unis où le chômage a grimpé de façon vertigineuse.</p><p>Ce sont en général les personnes qui n’ont pas de rapports de travail stables qui subissent de plein fouet les effets d’une crise économique. Donc&nbsp;: les jeunes, les employé-e-s avec des contrats à durée déterminée ainsi que d’autres formes précaires de contrat de travail, comme le travail sur appel entre autres. Pendant la crise sanitaire, la participation des 15-24 ans au marché du travail a fortement diminué. Cette tendance est préoccupante, non seulement pour l’avenir des personnes concernées, mais aussi pour celui de l’économie de notre pays.</p><p>Parallèlement, il est encore plus difficile pour les personnes au chômage de retrouver un emploi en raison de l’arrêt partiel des activités économiques. Le nombre d’arrivées en fin de droit risque d’augmenter. Les personnes de plus de 55 ans sont les plus touchées&nbsp;: dans cette catégorie, le taux de chômage a augmenté jusqu’en novembre.</p><p class="heading--h4">Les problèmes de pouvoir d’achat s’aggravent en particulier pour les faibles revenus</p><p>Les personnes à faible revenu sont elles aussi durement touchées. En effet, les mesures sanitaires concernent avant tout l’hôtellerie-restauration, le tourisme et la culture, autant de domaines où l’on trouve davantage de personnes qui gagnent relativement peu. Elles sont aussi plus souvent au chômage et surreprésentées parmi les personnes au chômage partiel (réduction de l’horaire de travail, RHT). L’augmentation des indemnités RHT décidée tout récemment par le Parlement va certes atténuer leurs problèmes, ce qui est une bonne chose, mais n’en profiteront que les salarié-e-s dont le salaire est très bas.&nbsp;</p><p>S’y ajoute le fait que les salaires en général n’augmentent guère, alors que la charge que représentent les primes-maladie demeure élevée. Les problèmes de pouvoir d’achat et de revenu, déjà présents avant la crise du coronavirus, n’ont donc pas été résolus, ils se sont au contraire encore aggravés. La consommation privée s’en trouve affectée et, de ce fait, également l’évolution conjoncturelle.</p><p class="heading--h4">La crise frappe la Suisse à un moment difficile</p><p>La crise du coronavirus frappe l’économie suisse à un moment difficile. La forte surévaluation du franc n’a pas seulement freiné le secteur exportateur, mais aussi les activités d’investissement. Les exportations suisses de machines industrielles ont été divisées par deux depuis 2008 et sont retombées cette année au niveau de 1988. La croissance des investissements – surtout dans les catégories d’avenir des TIC, de la R&amp;D et des logiciels – a même été inférieure à celle enregistrée dans la zone euro pourtant frappée par la crise.</p><p>Des années 1990 à la crise financière de 2008, l’économie suisse a profité de l’évolution sur les marchés financiers. Le fort mouvement à la hausse sur ces derniers a permis de financer confortablement les caisses de pensions. La place financière en a également bénéficié et le cours du franc a été favorable à l’économie réelle. Depuis la crise financière, les choses ont cependant pris la direction inverse&nbsp;: d’une part, l’économie réelle souffre beaucoup de l’appréciation du franc et, de l’autre, le financement du 2e pilier devient plus compliqué. Ainsi, le montant des nouvelles rentes diminue, alors que les cotisations sont toujours plus élevées.</p><p>Peu de pays dépendent autant des marchés financiers que la Suisse avec son importante place financière et les fonds massifs des caisses de pensions. De plus, l’économie est fortement exposée aux variations de taux de change, car la Suisse dépend fortement des exportations et a sa propre monnaie dont le cours varie. Évaluations et dévaluations ont donc un impact plus important sur le PIB que dans la plupart des autres pays.</p><p>Cette évolution défavorable depuis la crise financière peut encore se renforcer. En effet, en raison de la baisse des revenus des placements financiers, les acteurs financiers tendent à augmenter le capital investi pour atteindre leurs objectifs de rentrées, ce qui réduit à nouveau le potentiel de rendement sur les marchés. Ce cycle ne concerne pas que les caisses de pension, dont le capital augmente par la hausse des cotisations, mais par exemple aussi les avoirs de l’assurance-accidents. En outre, la baisse des rentes du 2e pilier auront pour effet qu’un plus grand nombre de personnes ouvrira un compte de prévoyance dans le 3e pilier.</p><p class="heading--h4">Conclusions en matière de politique économique et revendications</p><p>L’année 2021 sera exigeante sur le plan économique et social. L’objectif immédiat reste la préservation des emplois et des salaires pendant la crise du coronavirus. Dès que celle-ci sera sous contrôle (vaccins et immunité des personnes guéries, entre autres), tout devra être entrepris pour relancer la conjoncture et réduire l’important taux de sous-emploi. Pour que la Suisse puisse faire face aux défis de l’avenir, il faut absolument reconsidérer notre dépendance à l’égard des marchés financiers. Le rapport prix-prestation de la prévoyance vieillesse peut être amélioré par un renforcement du système de répartition. La politique monétaire doit faire plus d’efforts pour contrer l’appréciation toxique du franc, qui compromet l’évolution de domaines d’investissement importants pour l’avenir et celle de l’économie réelle. La transition écologique aussi a besoin d’une économie réelle intacte. Il en découle les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>distribuer les réserves excédentaires des primes-maladie à hauteur de 5 milliards de francs, ce qui permettra, à un moment difficile, de fournir une impulsion de plus de 500 francs par personne pour le pouvoir d’achat. Il faut en plus augmenter les subsides pour les réductions des primes-maladie&nbsp;;</li><li>augmenter le nombre des indemnités journalières de l’assurance-chômage et prolonger les délais-cadres dans l’assurance-chômage jusqu’au printemps, comme lors de la première vague de la pandémie. Les chômeurs et chômeuses âgés ou qui se trouvent dans des branches et des professions totalement ou partiellement fermées ont particulièrement besoin de ces mesures&nbsp;;</li><li>prendre d’autres mesures de soutien pour les branches fermées afin d’éviter faillites et licenciements, par exemple en versant plus de fonds via l’outil du chômage partiel. L’efficacité des solutions prévues pour les cas de rigueur n’est que partielle et les aides sont trop lentes à arriver à destination&nbsp;;</li><li>fournir des garanties financières au secteur de la santé, fortement mis à contribution, qui en a pour mettre en place les ressources nécessaires. Soumis à de lourdes contraintes, le personnel a plus que mérité une hausse de salaire&nbsp;;</li><li>renforcer le système de répartition dans la prévoyance vieillesse, via des composantes de répartition dans le compromis trouvé par les partenaires sociaux sur la révision de la LPP et via une 13e&nbsp;rente AVS. Les demandes de nouveaux allégements fiscaux concernant le 3e pilier sont complètement aberrantes. Enfin, une partie des bénéfices de la BNS doit être allouée à l’AVS&nbsp;;</li><li>lutter systématiquement contre l’appréciation du franc&nbsp;; il y a encore du potentiel d’amélioration en la matière si la BNS communique plus clairement et se donne des objectifs conséquents[2].</li></ul><p>&nbsp;</p><p>[1] &nbsp;&nbsp;&nbsp; Estimation réalisée avec un modèle VAR pour la période 1994-2019. Variables&nbsp;: indice du cours de change réel selon la BRI et PIB réels.</p><p>[2] &nbsp;&nbsp;&nbsp; Cf. à ce sujet blog de Daniel Lampart (en allemand)&nbsp;: <a href="https://www.sgb.ch/themen/wirtschaft/detail/schweizer-maschinenexporte-auf-dem-niveau-von-1988-bekaempfung-der-frankenueberbewertung-ist-ueberfaellig-und-moeglich" target="_blank">www.sgb.ch/themen/wirtschaft/detail/schweizer-maschinenexporte-auf-dem-niveau-von-1988-bekaempfung-der-frankenueberbewertung-ist-ueberfaellig-und-moeglich</a>.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/0/csm_sous_emploi_085d1005a7.webp" length="18830" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7404</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 09:08:00 +0100</pubDate><title>Le niveau des prestations est en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-niveau-des-prestations-est-en-danger</link><description>Prévoyance vieille : décisions stratégiques en 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse comme au plan international, la crise du coronavirus démontre de manière éclatante à quel point des assurances sociales fortes sont importantes. C’est tout particulièrement le cas pour ce qui est du chômage partiel. Mais une prévoyance vieillesse préservée est aussi synonyme de stabilité et de sécurité. Les États-Unis sont à cet égard un exemple négatif&nbsp;: à cause d’une sécurité des rentes insuffisante et individualisée, de nombreux Américain-e-s sont contraints, pour des raisons financières, de continuer à travailler même une fois à la retraite. Il apparaît désormais que les régions où le taux de pauvreté des personnes âgées est plus élevé sont souvent aussi des régions à fort taux d'infection. En effet, de nombreux Américain-e-s de plus de 65 ans doivent, pour des raisons financières, continuer à travailler après leur retraite et ces personnes âgées sont moins susceptibles de pouvoir faire du télétravail, car elles occupent souvent des emplois dits essentiels dans la logistique ou dans la prise en charge de tiers. C’est pourquoi des chercheurs et des chercheuses recommandent au législateur américain, pour lutter contre la pandémie, de tenir davantage compte des frais de subsistance des personnes âgées lors de l’élaboration des mesures de relance économique et des réformes des retraites. Il s’agit d’empêcher par tous les moyens que la situation ne devienne à ce point précaire aussi en Suisse. Mais chez nous aussi, les rentes permettent toujours moins de vivre et la pression qui s’exerce sur elles continue à s’accentuer.</p><p>En 2021, parallèlement à la gestion de la crise du coronavirus, la prévoyance vieillesse sera un des thèmes prioritaires de l’Union syndicale suisse (USS). Car c’est au cours de cette année que les jalons seront posés pour assurer matériellement les rentes actuelles et futures. Les jeunes comme les moins jeunes sont concerné-e-s dans une même mesure. Les personnes qui risquent le plus avec les réformes en cours sont celles qui touchent des salaires trop bas ou moyens. Les plus concernées sont les femmes. D’une part, le compromis des partenaires sociaux LPP 21 permettra d’améliorer sensiblement et rapidement les rentes scandaleusement basses des femmes, mais, de l’autre, le Parlement prépare un projet de démantèlement de l’AVS qui impliquera des pertes annuelles sur les rentes pouvant aller jusqu’à 1200 francs en ce qui concerne les femmes.</p><p class="heading--h4">Pour les bénéficiaires de rentes moyennes, aller chez le coiffeur est un luxe</p><p>Il y a tout juste trois semaines, le Parlement a décidé – avec seulement deux voix contre – d’augmenter les indemnités de chômage partiel pour les très petits salaires. Ainsi, depuis quelques jours, la loi COVID-19 garantit intégralement les salaires jusqu’à 3&nbsp;470 francs par mois. Le Parlement a donc reconnu que le coût de la vie en Suisse est tel que les personnes qui ont un bas salaire ne peuvent se passer d’un cinquième de leur revenu sans se retrouver en grande difficulté.</p><p>Mais les problèmes de pouvoir d’achat dont il s’agit de protéger les personnes à très bas revenu dans le cadre de la lutte contre la pandémie sont déjà une réalité pour la moitié des retraitée-e-s, car la rente médiane des personnes parties à la retraite en 2018 s’élève à 3&nbsp;449 francs par mois (AVS + 2e pilier).</p><p>Si l’on compare ce montant avec ce que les statistiques indiquent comme dépenses usuelles pour une personne seule de plus de 65 ans, on voit bien qu’il ne reste plus grand-chose pour vivre une fois payés les impôts, les primes d’assurance-maladie et le loyer. Aller au restaurant ou chez le coiffeur devient un luxe que beaucoup de retraité-e-s ne peuvent que rarement s’offrir. Même si ces personnes ont travaillé toute leur vie.</p><p><strong>Rente médiane AVS et LPP en 2018 :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3&nbsp;449</strong></p><p>Impôts :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 266<br> Loyer et charges :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1&nbsp;035<br> Primes de caisse-maladie :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 408<br> Taxes et émoluments :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25</p><p><strong>Revenu disponible :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1&nbsp;715</strong></p><p>Produits alimentaires/boissons et tabac : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 422<br> Vêtements/chaussures : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 59<br> Dépenses de santé : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 216<br> Assurances : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 268<br> Ameublement/entretien : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 96<br> Autres dépenses ménagères : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 85<br> Téléphone/Internet/courrier, etc. : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 89<br> Ordinateur, appareils radio/TV : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 45<br> Journaux/livres/abonnements, etc. : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 42<br> Transports : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 172<br> Soins corporels, etc. : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 65</p><p><strong>Revenu disponible restant :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 156</strong></p><p>Restaurant/hôtel : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 133<br> Loisirs/bien-être/culture : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; 212<br> Cadeaux/dons :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 40</p><p>Sources&nbsp;: OFS Statistique des nouvelles rentes, EBM 2015-2017.</p><p>Et pour de nombreuses femmes, même cette rente de 3&nbsp;449 francs reste hors de portée. Actuellement, la rente médiane des femmes qui touchent l’AVS et une rente du 2e pilier est inférieure à 3&nbsp;000 francs par mois. Et si l’on considère l’ensemble des femmes, cette rente médiane tombe même bien plus bas, puisque près d’un tiers des femmes ne touche même aucune rente du 2e pilier.</p><p class="heading--h4">Le niveau des rentes doit être la pierre angulaire de toute réforme</p><p>Selon la Constitution, les prestations du 1er pilier (AVS et AI) doivent couvrir les besoins vitaux, alors que celles du 2e pilier (prévoyance professionnelle) doivent, sur cette base, permettre de maintenir le niveau de vie de manière appropriée.</p><p>Mais ces objectifs constitutionnels très clairs offrent un contraste terrible avec les rentes effectivement versées. Même si une personne remplit toutes les conditions et qu’elle a versé les cotisations exigées par la loi sans interruption pendant toute sa vie professionnelle, elle doit s’attendre à une petite rente. En effet, les prestations AVS et LPP maximales possibles protégées par la loi correspondent à un montant de 4&nbsp;370 francs par mois pour un homme seul en 2021.</p><p>Pendant de nombreuses années, les prestations surobligatoires du 2e pilier ont fait illusion et ont masqué le fait que la concrétisation de la prévoyance vieillesse telle qu’exigée par la Constitution est restée en plan à mi-chemin. Les rentes moyennes du 2e pilier sont désormais en baisse depuis des années déjà. En cause&nbsp;: d’une part, le taux de conversion en baisse dans la partie surobligatoire et, d’autre part, en raison du rendement nettement moindre (intérêts) des avoirs de prévoyance. Elles ne sont donc plus en mesure de pallier le manque de protection par la loi.</p><p>Le Conseil fédéral ferme les yeux sur cette réalité, même s’il ne cesse d’affirmer qu’il est pour le maintien du niveau des prestations dans la prévoyance vieillesse. Ses propositions de réforme de l’AVS vont même dans le sens contraire&nbsp;:</p><p>Si l’on se base sur la rente AVS médiane, le relèvement de l’âge de la retraite de 64 à 65 ans pour les femmes est synonyme d’une baisse de prestation d’environ 1&nbsp;200 francs par année pour les femmes concernées. Cela, pour autant qu’elles puissent travailler et cotiser jusqu’à 64 ans, car les perspectives sur le marché du travail sont encore moins bonnes pour les travailleuses âgées, que pour leurs collègues masculins.</p><p>Même si la rente AVS minimale a augmenté de 10 francs par mois au début de l’année, le système de l’AVS est tel que les rentes couvrent une part toujours plus ténue du dernier salaire des nouveaux retraité-e-s parce qu’avec l’indice mixte, elles ne sont adaptées que tous les deux ans, pour une moitié aux salaire et pour l’autre au renchérissement. Le Conseil fédéral estime que l’indice du taux de remplacement passera des 100&nbsp;% initiaux (1980) à 86&nbsp;% en 2030, c’est-à-dire bien 14&nbsp;% de moins. Seule l’initiative pour une 13e rente AVS permettra de &nbsp;contrer cette tendance.</p><p class="heading--h4">Pertes de rentes dans le 2e pilier</p><p>Il y a cinq ans, l’USS publiait pour la première fois un aperçu des taux de conversion en baisse et du déclin des rentes du 2e pilier. Aujourd’hui, les banques et les assurances parlent pratiquement tous les mois de la chute vertigineuse des rentes des caisses de pensions.</p><p>Depuis maintenant plus de dix ans, les assuré-e-s paient ainsi toujours plus pour leur 2e pilier pour, toucher quand même des rentes toujours moindres. En 2019, les cotisations ont certes légèrement reculé, mais cela s’explique par une hausse plus forte des salaires soumis à cotisation. Si cette hausse avait été comparable à celle de l’année précédente, les cotisations auraient aussi augmenté.</p><p>En 2021, la pression sur les rentes du 2e pilier devrait donc continuer à s’accentuer. De nombreuses caisses de pensions ont d’ailleurs déjà décidé de nouvelles baisses des taux techniques et des taux de conversion. Les actuels faibles taux d’intérêt en sont la raison. Ces faibles taux d’intérêt sont particulièrement problématiques pour cette forme de prévoyance financée selon un système par capitalisation. La part du rendement sur le capital aux revenus du 2e pilier a déjà baissé drastiquement. Alors qu’en 1987, avec 32,6&nbsp;%, elle correspondait encore au fameux «&nbsp;troisième cotisant&nbsp;», cette part est tombée à 19,9&nbsp;% en 2018. Pendant ce temps, les cotisations des assuré-e-s à la caisse de pension n’ont cessé d’augmenter dans la même mesure. En 1987, le rendement du capital était d’environ 2&nbsp;300 francs par assuré-e (l’équivalent de 3&nbsp;400 francs aux prix de 2018). L’assuré-e cotisait alors en moyenne pour 4&nbsp;800 (7 000) francs, part de l’employeur incluse. En 2018, le rendement était de 4&nbsp;333 francs et les cotisations se montaient à 13&nbsp;400 francs. Cette évolution est d’autant plus frappante que le capital global du 2e pilier a énormément augmenté au cours de cette période&nbsp;: de 158 milliards de francs en 1987, il est passé à 865 milliards en 2018. La part du rendement du capital au capital a donc baissé de plus de 6&nbsp;% dans les années 1990 à moins de 1,9&nbsp;% en 2018.</p><p>En comparaison européenne, les coûts globaux de la sécurité sociale en Suisse se situent dans le peloton du milieu des pays d’Europe de l’Ouest et du Nord, avec environ un quart du PIB. Mais si l’on prend les dépenses par habitant-e corrigées du pouvoir d’achat, la Suisse est le deuxième pays européen le plus cher[1]. C’est d’autant plus préoccupant que le taux de remplacement de la prévoyance vieillesse en Suisse est très à la traîne par rapport à celui des autres pays. Concrètement, nous payons énormément plus pour des prestations nettement inférieures. En témoignent les comparaisons avec des pays de l’OCDE ainsi que des études internationales sur la prévoyance vieillesse[2].</p><p class="heading--h4">Conclusions et revendications</p><p>Toute personne mérite une bonne rente après une vie de travail. Même si la Constitution le stipule depuis près de 50 ans, nous ne cessons de nous éloigner de cet objectif. L’USS est convaincue que, plus que jamais, nous avons besoin d’un engagement fort pour de bonnes rentes.</p><p>Il y a plusieurs moyens pour atteindre les objectifs constitutionnels en termes de prestations de vieillesse&nbsp;: en renforçant l’AVS, en améliorant les prestations du 2e pilier ou en combinant les deux approches. Cela dépend de plusieurs facteurs&nbsp;: d’une part, il y a la question de la performance intrinsèque du système par capitalisation du 2e pilier et de celle du système de répartition de l’AVS. D’autre part, les effets de redistribution des deux systèmes sont différents. Dans ce contexte, l’USS considère que les conséquences et les revendications suivantes s’imposent&nbsp;:</p><ul><li>Il faut renforcer l’AVS pour que les rentes, et en particulier les rentes des femmes, soient suffisantes pour vivre. Pour aller dans ce sens, l’USS a lancé, avec une large alliance d’organisations de salarié-e-s, de partis politiques et d’organisations de retraité-e-s, l’initiative populaire «&nbsp;pour une 13e rente AVS&nbsp;». Elle sera déposée cette année.</li><li>Les projets de réforme en cours devront être évalués à l’aune du niveau des rentes. Les projets qui entraîneront une baisse des rentes sont condamnés à échouer dans les urnes.</li><li>Les objectifs de prestation prévus dans la Constitution devraient être atteints au meilleur prix possible. Le droit à des rentes aussi élevées que possible doit dès lors pouvoir s’acquérir par des cotisations les plus basses possible. Pour l’écrasante majorité des personnes professionnellement actives, le système de répartition génère les prestations de loin les plus importantes par franc de cotisation. C’est pourquoi il faut donc renforcer ce système dans la prévoyance vieillesse en introduisant la composante de répartition prévue dans le compromis des partenaires sociaux sur la réforme de la LPP, et à travers une 13e rente AVS.</li><li>Afin de couvrir de manière solidaire les besoins financiers supplémentaires nécessaires dans la prévoyance vieillesse, il faut en outre prévoir pour les rentes AVS une contribution provenant des bénéfices de la Banque nationale.</li><li>Les projets de réforme en cours devront être évalués à l’aune du niveau des rentes de vieillesse qu’ils proposent. Toute réforme qui entraînerait des baisses de rentes est vouée à l’échec en votation populaire.</li><li>Le renforcement du 3e pilier tellement vanté par les banques et les assurances ne représente pas une option valable pour assurer sa prévoyance vieillesse. Pour l’écrasante majorité de la population, le 3e pilier n’offre pas une sécurité de revenu.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>[1] &nbsp;&nbsp;&nbsp; Voir OFS, Protection sociale&nbsp;: Panorama 2020, mars 2020, p. 3.</p><p>[2] &nbsp;&nbsp;&nbsp; OCDE, Taux de remplacement nets des pensions, Hommes, % des gains de pré-retraite&nbsp;; <a href="https://data.oecd.org/fr/pension/taux-de-remplacement-nets-des-pensions.htm" target="_blank" rel="noreferrer">data.oecd.org/fr/pension/taux-de-remplacement-nets-des-pensions.htm</a>.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_rentes_en_baisse_cbbe96ce8b.webp" length="22294" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7402</guid><pubDate>Thu, 07 Jan 2021 09:02:00 +0100</pubDate><title>Protéger le monde du travail des effets de la crise et rétablir une perspective d’avenir : la nécessité d’un agenda salarial et social ambitieux en 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/proteger-le-monde-du-travail-des-effets-de-la-crise-et-retablir-une-perspective-davenir-la-necessite-dun-agenda-salarial-et-social-ambitieux-en-2021</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le tableau en ce début d’année sur le front du travail est sombre. De très nombreux ménages ont subi, en 2020, des pertes de revenus très importantes, et abordent donc 2021 dans une situation moins bonne que 2020. La sous-occupation atteint des sommets : en fait, le manque d’activité, en additionnant chômage, sous-emploi et chômage partiel, atteint un record de 10&nbsp;%. Et les perspectives économiques restent incertaines, nourrissant une peur justifiée de la précarité pour de nombreuses catégories, des plus jeunes qui entrent sur le marché du travail aux travailleurs et travailleuses en fin de carrière.</p><p>Nous devons constater que la lutte des autorités fédérales et cantonales contre la pandémie a eu des conséquences extrêmement injustes. Quand la situation se dégrade, l’État interdit des activités et laisse ainsi supporter seulement à une partie de la population le coût économique de mesures prises au nom de la santé de tous. Or ces personnes n’ont commis aucune faute. Au contraire, elles se sont souvent conformées de manière très disciplinée à de multiples injonctions sur les mesures de protection à prendre. Mais à chaque étape, et cela s’aggrave lors de cette dite «&nbsp;deuxième vague&nbsp;», l’État ne prévoit rien d’efficace pour remplacer les revenus de celles et ceux à qui il interdit de travailler. Les épidémiologistes qui multiplient les appels aux restrictions, les autorités sanitaires et les exécutifs qui les décident n’ont jamais préparé eux-mêmes en même temps les mesures de soutien économiques et sociales adéquates.</p><p>L’affirmation «&nbsp;nous ne laisserons personne au bord du chemin&nbsp;» prononcée au nom du Conseil fédéral par la présidente de la Confédération n’est ainsi pas vérifiée sur le terrain.</p><p>Et si nous avons évité le pire, c’est par ce qui a été conquis de haute lutte par les syndicats et quelques organisations économiques auprès du Conseil fédéral ou souvent directement au Parlement. Il a fallu notre engagement sans relâche, par exemple, pour que le chômage partiel soit étendu aux contrats de travail à durée limitée et atypiques. Pour que des allocations soient introduites en faveur des parents empêchés de travailler par une fermeture d’école ou une quarantaine dans une classe. Et pour que les revenus le plus modestes soient compensés à 100% par le chômage partiel, évidemment. Rien de tout cela n’a été prévu d’emblée comme accompagnement des mesures prises.</p><p>Aujourd’hui, ce sont des centaines de milliers de personnes qui doivent se débrouiller dans les affres de la bureaucratie suisse, renvoyées d’un service à l’autre, sans prise en compte de la spécificité de leur situation. Quant aux systèmes d’aide que le Parlement a pu à grand peine mettre sur pied, ils ont des effets de seuil injustes, par exemple avec la limite trop élevée et arbitraire de 40&nbsp;% de perte de chiffre d’affaires, et manquent donc souvent leur cible.</p><p>Enfin, les hommes et les femmes qui travaillent dans le système de santé, et qui ont payé de leur personne pour assurer les soins essentiels, attendent toujours une rémunération correcte de leur effort hors du commun. L’organisation du système de santé comme un marché et l’incitation aux prestataires de rechercher la rentabilité maximale a démontré son inadaptation pour faire face à des événements extraordinaires : il faudra retenir cette leçon pour les évolutions à venir du financement des soins. Mais dans l’immédiat, c’est le personnel qui a fait les frais de ces insuffisances, et une reconnaissance de cet engagement s’impose. Le fait que les quarantaines ne soient pas toujours possibles pour le personnel des EMS est à ce titre inacceptable. Il faut des renforts en personnel en EMS et dans les hôpitaux pour cette année 2021. Le Conseil fédéral et les cantons doivent les ordonner et les financer. Ces renforts sont justes pour soulager les équipes et efficaces pour donner une meilleure capacité de résistance à notre système de santé, ce qui peut permettre d’éviter de prendre dans la précipitation des mesures excessives, car trop peu concertées et évaluées.</p><p class="text-center"><strong>***</strong></p><p>Nous entamons donc l’année dans une situation désastreuse du point de vue de la cohésion nationale. Les secteurs sacrifiés dans cette crise, les travailleuses et travailleurs, salariés ou indépendants, qui s’y engagent, ainsi que leurs familles ont de quoi se sentir abandonnés par le pays et ses autorités. Il s’agit des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie-restauration, de la culture, des loisirs, du sport, du voyage, de l’événementiel, notamment. Ce sont des centaines de milliers de personnes qui travaillent. Avec leur famille, leur nombre dépasse sans doute le million de personnes, précarisées. Et de l’autre côté, ceux que l’on a découverts essentiels doivent se contenter, pour le moment, de travailler encore plus dur sans vraies perspectives d’améliorations salariales durables.</p><p>Mais cette situation est également une catastrophe pour notre cohésion sociale. La crise aura eu pour conséquence de renforcer massivement les inégalités. Les professions touchées par les destructions d’emplois et le chômage partiel sont celles qui sont les moins rémunérées. À l’inverse, les salaires les plus élevés ont été nettement moins touchés. Quant aux marchés des capitaux et aux revenus qu’ils génèrent, ils se portent mieux que jamais. Nous ne pouvons pas tolérer qu’une pandémie débouche, à la fin, sur un renforcement des écarts de salaire et de fortune.</p><p>Pour éviter que ce sentiment d’abandon et de trahison ne se fige pour longtemps, il est possible d’agir, à la condition que cette fois, le Conseil fédéral ne laisse aucun espace à la bureaucratie et soit capable de faire arriver rapidement chez les personnes concernées une indemnisation concrète. La mise en œuvre des aides dites pour «&nbsp;cas de rigueur&nbsp;» doit avoir lieu dans les prochaines semaines, et le Conseil fédéral doit faire usage de toutes les marges de manœuvre légales pour les rendre le plus accessibles possible. Limiter autant que possible la destruction de places de travail est un effort qui mérite qu’on y consacre toutes les ressources à disposition en ce début d’année, pour éviter des catastrophes sociales chez les jeunes et les travailleurs et travailleuses en fin de carrière, mais aussi pour accélérer la reprise une fois la pandémie maîtrisée.</p><p>De la même manière, nous attendons que la garantie à 100&nbsp;% des salaires en cas de chômage partiel soit effective au moment du versement des indemnités de janvier. Et que les aides prévues pour le secteur de la culture et de l’événementiel parviennent enfin à leurs destinataires, dans tous les cantons. Une fois cette première aide délivrée, il faudra que le Conseil fédéral donne une perspective sérieuse et stable de reprise d’activité au secteur culturel.</p><p>Enfin, quoi qu’on fasse, largement plus d’un million de salarié-e-s ont perdu cette année 20&nbsp;% de leur revenu pendant un mois ou davantage. Ce sont essentiellement des salarié-e-s situés dans les bas niveaux de salaire. Des estimations ont été faites cet été sur l’impact moyen de ces pertes pour l’ensemble des habitant-e-s de notre pays. Nous savons donc, si l’on sort de la vision moyenne pour se concentrer sur celles et ceux qui ont été réellement touchés, que les pertes se montent à plusieurs milliers de francs par ménage concerné. Ces pertes conduisent les ménages concernés à être encore davantage exposés au risque de ne pas pouvoir faire face à une dépense imprévue, notamment au sujet de leur santé.</p><p>D’un autre côté, chaque ménage suisse de quatre personnes dispose d’un carnet d’épargne d’environ 2000 francs stocké pour lui par son assureur-maladie. Les réserves excédentaires LAMal se montent en effet à 5&nbsp;milliards environ, ce qui représente largement 500 francs par personne.</p><p>Il n’y a pas de meilleur moment pour redistribuer cet argent aux assuré-e-s. D’une part, cela permettrait de combler une partie des pertes de pouvoir d’achat des ménages touchés par la crise. D’autre part, nous savons désormais que l’un des buts de ces réserves (financer le système de santé en cas de pandémie) n’a pas lieu d’être. La pandémie, nous l’avons eue et tout indique qu’elle n’aura pas nécessité le prélèvement massif sur les réserves craint par les assureurs.</p><p>Cette redistribution est donc possible et nécessaire. Pour qu’elle se fasse dans des conditions équitables et sûres, il n’y a qu’un moyen&nbsp;: une redistribution à tous les habitant-e-s de ce pays, adultes et enfants, de la même somme en francs. C’est le seul moyen d’être équitable et d’éviter les effets d’aubaine ou les injustices qu’une redistribution en fonction de la situation de chaque assureur ne manquerait pas de provoquer. Nous avons proposé un dispositif légal complet lors du premier examen de la loi COVID-19 au printemps. Cette proposition reste sur la table.</p><p class="text-center"><strong>***</strong></p><p>Comme je l’ai dit, la crise a frappé très injustement le monde du travail. Les plus bas revenus, les salarié-e-s les plus précaires, les personnes les plus vulnérables ont payé un lourd tribut. Non seulement il faut éviter que cette injustice ne s’aggrave encore cette année, mais il faut aussi inverser la tendance sur le long terme.</p><p>Cela nous renforce dans les combats que nous mènerons, en 2021, et qui vont au-delà des conséquences de la pandémie. Ainsi, le dossier de la prévoyance vieillesse est à un carrefour. Le Parlement menace de dégrader les prestations de l’AVS, en particulier pour les femmes. Les rentes du deuxième pilier s’érodent dans un environnement de taux durablement bas&nbsp;: notre système souffre de sa dépendance aux marchés financiers. Et la droite parlementaire veut renforcer avec le 3e pilier une prévoyance privée qui ne s’adresse qu’aux plus hauts revenus.</p><p>Face à cela, nous serons à l’offensive. Nous ferons aboutir dans les mois qui viennent notre initiative pour une 13e rente AVS. Et nous défendrons le compromis des partenaires sociaux sur la LPP, qui contribue à résoudre les plus importants problèmes du 2e pilier.</p><p>Plus largement, nous voulons que le pays sorte de cette épreuve en renforçant la solidarité, et qu’il préserve la confiance en l’avenir pour nos jeunes. Nous continuerons à demander aux autorités de tenir leurs nombreux engagements dans ce sens, et de faire preuve d’équilibre et de justice dans leurs décisions. Mais aussi, et dès que la situation pandémique le permettra, nous retournerons dans la rue avec toute la force nécessaire, pour l’emploi et pour les salaires. Car il n’est pas question d’accepter que le monde du travail paie pour une crise dont il n’est aucunement responsable.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/2/csm_210107_JMK-PYM_f984e42690.webp" length="41532" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7391</guid><pubDate>Thu, 17 Dec 2020 14:03:00 +0100</pubDate><title>Loi définissant les tâches d’exécution de l’OFDF, Loi sur les droits de douane</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-definissant-les-taches-dexecution-de-lofdf-loi-sur-les-droits-de-douane</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS sur la modification de la loi fédérale fixant le cadre général de la perception des redevances et concernant le contrôle de la circulation transfrontalière des marchandises et des personnes par l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (Loi définissant les tâches d’exécution de l’OFDF, LE-OFDF) et la révision totale de la loi fédérale sur l’assujettissement aux droits de douane et la détermination des droits de douane (Loi sur les droits de douane, LDD) est liée ci-dessous (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7386</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2020 15:41:18 +0100</pubDate><title>Les requérant-e-s déboutés devraient pouvoir terminer leur apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/les-requerant-e-s-deboutes-devraient-pouvoir-terminer-leur-apprentissage</link><description>Le Conseil national fait des pas en avant dans le domaine de l’asile</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est un pas vers la fin d’une pratique inhumaine&nbsp;: les requérant-e-s d’asile qui sont intégré-e-s au marché du travail et qui effectuent un apprentissage devraient pouvoir rester en Suisse le temps de terminer leur formation, même si leur demande d’asile est refusée entretemps. Le Conseil national a approuvé une motion en ce sens. Si le Conseil des États lui emboîte le pas, on en aurait fini avec la pratique aberrante de renvoyer des jeunes personnes sans formation dans un pays qu’elles ont quitté justement par manque de perspectives d’avenir.</p><p>La décision est on ne peut plus claire&nbsp;: plus de deux tiers des élu-e-s du Conseil national (129 contre 54) ont dit oui à la motion 20.2925 «&nbsp;Pas d'interruption d’un apprentissage en cours à l’échéance d'une longue procédure d’asile. Permettre aux demandeurs d’asile déboutés de terminer leur formation en cours&nbsp;», déposée par la commission des institutions politiques (CIP-N). Jusqu’ici, les personnes déboutées devaient interrompre leur apprentissage et quitter la Suisse sans pouvoir terminer leur formation, ce qui était problématique aussi pour leur employeur. Mais surtout, cela voulait dire que leurs chances d’intégrer le marché du travail – même dans leur pays d’origine – se trouvaient sérieusement mises à mal. Il est tout simplement inhumain de compromettre ainsi l’avenir de ces jeunes.</p><p>Et pourtant, le Conseil fédéral et une minorité de la CIP-N voulaient maintenir cette pratique. Leur argument&nbsp;: elle fait partie d’un arsenal de mesures visant à empêcher les appels d’air et à décourager les gens de venir en Suisse dans l’espoir d’un avenir meilleur. Heureusement, le Conseil national ne l’a pas entendu de cette oreille et a mandaté le Conseil fédéral d’adapter les bases légales de telle sorte que les requérant-e-s d’asile au bénéfice d’un contrat d’apprentissage ou de formation en bonne et due forme puissent terminer leur formation professionnelle initiale (CFC) même en cas de décision négative et ce, grâce à une prolongation du délai de départ.</p><p>Par ailleurs, le Conseil national n’est même pas entré en matière sur une proposition de modifier la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI)&nbsp;: la modification prévoyait de restreindre gravement la liberté de mouvement des requérant-e-s d’asile, des personnes admises à titre provisoire et des personnes à protéger en leur interdisant de voyager à l’étranger. Même le fait qu’elle permettait aux personnes concernées de changer plus facilement de canton ne pouvait pas compenser ce durcissement sévère.</p><p>Reste à espérer que la Chambre des cantons suive le Conseil national lors de la session de printemps et qu’elle contribue ainsi à ce que la Suisse devienne un peu plus accueillante pour les personnes sans passeport helvétique, au lieu de nuire à leurs perspectives professionnelles et de restreindre leur liberté de mouvement.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7382</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2020 11:52:25 +0100</pubDate><title>En ces temps difficiles, enfin une solution pour les personnes à faibles revenus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/en-ces-temps-difficiles-enfin-une-solution-pour-les-personnes-a-faibles-revenus</link><description>Augmentation des indemnités de chômage partiel pour les bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’augmentation de l'indemnisation des bas salaires en cas de chômage partiel est un progrès très important. Depuis longtemps, l’Union syndicale suisse tire la sonnette d’alarme et demande&nbsp;une solution à la douloureuse perte de revenus des employé-e-s à bas salaires en raison du coronavirus. Le Parlement a enfin agi : les salaires sont désormais garantis jusqu’à 3470 francs, et les&nbsp;salaires jusqu’à 4340 francs seront mieux indemnisés que les 80% actuels.</p><p>Le Conseil national et le Conseil des États ont finalement trouvé une solution pour les employé-e-s à faibles revenus en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). Les salaires jusqu’à 3470 francs (plein temps) sont désormais intégralement indemnisés, et les personnes dont les salaires sont compris entre 3470 et 4340 francs (plein temps) touchent davantage d’indemnités en cas de RHT que les 80% actuels. Les personnes à faibles revenus étant particulièrement touchées par la crise du coronavirus, c’est un grand soulagement pour les personnes concernées.</p><p>Elles travaillent dans la restauration, dans le secteur de la culture, dans l’aviation ou dans d’autres branches directement ou indirectement affectées par les mesures contre le coronavirus et les changements de comportement de la population. Malheureusement dans ces branches, les salaires inférieurs à 4000 francs sont encore une réalité largement répandue. S’il ne reste que 80% du salaire pour vivre en cas de chômage partiel, la situation déjà difficile en temps normal devient encore plus dure, voire impossible. La décision du parlement d’augmenter l’indemnisation du chômage partiel est très importante. Il importe désormais que ces fonds soient versés le plus rapidement possible.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_Koch_Restaurant_geschlossen_keineGaeste_ClarkandCompany-iStock_0abc5e019a.webp" length="100526" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7366</guid><pubDate>Fri, 11 Dec 2020 15:39:29 +0100</pubDate><title>Mesures du Conseil fédéral : une meilleure compensation sociale s&#039;impose</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/mesures-du-conseil-federal-une-meilleure-compensation-sociale-simpose</link><description>Augmenter les moyens pour les cas de rigueur ne suffit pas </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sur le front de l’emploi, la situation s’est encore dégradée ces dernières semaines. Il faut s’attendre à de nouvelles vagues de licenciements et à des pertes de revenu. Les gens qui gagnent le moins sont malheureusement aussi les plus durement touchés. Pour l’Union syndicale suisse (USS), l’augmentation des moyens pour les cas de rigueur annoncée aujourd’hui ne suffit pas. Il faut prendre des mesures économiques et sociales supplémentaires pour garantir les salaires et les emplois.</p><p>Les mesures prises aujourd’hui par le Conseil fédéral sont donc insuffisantes&nbsp;: pour empêcher l’économie de glisser dans une spirale négative, il faut des aides rapides et sans bureaucratie pour les personnes concernées, en particulier pour les salarié-e-s des branches qui subissent les restrictions les plus fortes.</p><p>L’USS exige d’abord que le chômage partiel (RHT) soit indemnisé à 100&nbsp;% pour les personnes à faibles revenus. D’autre part, il faut introduire des compensations pour les pertes de chiffres d’affaires dans les branches qui subissent des restrictions d’ordre sanitaire, pour qu’elles puissent couvrir les frais fixes et maintenir les emplois. L’USS attend du Parlement qu’il améliore la proposition du Conseil fédéral et qu’il insère dans la loi COVID-19 une disposition qui mandate le Conseil fédéral en ce sens. L’USS salue en revanche le fait que les personnes travaillant dans la culture puissent à nouveau demander des soutiens financiers pour compenser l’absence de revenus.</p><p>Enfin, la situation des personnes qui sont au chômage à quelques années de la retraite est grave&nbsp;: le taux de chômage dans cette tranche d’âge a atteint des sommets en novembre. La plupart de ces personnes ont peu de chance de trouver un nouvel emploi en cette période de crise. Les arrivées en fin de droit risquent de se multiplier. C’est pourquoi il faut prolonger les délais-cadres et les indemnités journalières, comme cela avait été fait lors de la première vague de la pandémie au printemps.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7363</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2020 14:50:42 +0100</pubDate><title>Tout faire pour maintenir les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/tout-faire-pour-maintenir-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Compensation économique des mesures contre la pandémie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral s’apprête à durcir les règles pour lutter contre la propagation du coronavirus en Suisse. Mais il doit aussi prendre des mesures efficaces pour protéger les emplois et les salaires compte tenu de l’état critique du marché du travail. Et il doit le faire en même temps que les mesures sanitaires pour qu’elles puissent s’appliquer au plus vite. De plus, la protection de la santé au travail doit enfin être prise au sérieux et appliquée sans faille.</p><p>La situation est plus qu’inquiétante&nbsp;: les licenciements ont fortement augmenté ces dernières semaines et les statistiques de décembre montrent d’ores et déjà que le nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi était en hausse même avant l’annonce du Conseil fédéral de mardi. De plus, des centaines de milliers de salarié-e-s ont été au chômage partiel pendant une partie de l’année 2020 et n’ont donc pas toucher leur plein salaire.</p><p>Dans ce contexte, de nouvelles restrictions de l’activité économique, sociale et culturelle ne sont pas tolérables sans prendre les mesures nécessaires pour atténuer ce nouveau choc. Les instruments existants ne suffisent pas, ou alors ils ne sont pas encore prêts, comme par exemple les aides pour cas de rigueur dans de nombreux cantons. Il faudra en outre rendre obligatoire les plans de protection sur les lieux de travail et procéder à davantage de contrôles pour que la protection de la santé au travail soit enfin réelle.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a adressé une lettre au Conseil fédéral pour l’appeler à introduire les mesures suivantes, parallèlement au renforcement des mesures de lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Prolonger des délais-cadres et les indemnités journalières pour les personnes au chômage</li><li>Augmenter les indemnités de chômage partiel (RHT) à 100&nbsp;% pour les personnes à faibles revenus</li><li>Introduire un mécanisme de compensation des pertes de chiffre d’affaires pour les branches frappées par des restrictions ou des interdictions</li><li>Accorder des garanties financières pour le secteur de la santé ainsi que des augmentations pour le personnel de ce secteur</li><li>Étendre les indemnités de perte de gains à toutes les personnes touchées dans les domaines de la culture et de la formation culturelle</li><li>Distribuer les réserves excessives des caisses-maladie.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/f/csm_Frau_mit_Maske_Industrie_2_aa3ad9c04b.webp" length="284628" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7362</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2020 09:57:04 +0100</pubDate><title>La pression syndicale a payé : droit à la rente-pont dès janvier 2021</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-pression-syndicale-a-paye-droit-a-la-rente-pont-des-janvier-2021</link><description>Le Parlement a suivi la revendication de l’USS et a accepté d’avancer de six mois le droit à la nouvelle rente-pont.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est une victoire pour les syndicats et surtout un grand soulagement pour les personnes concernées&nbsp;: le Parlement a suivi la revendication de l’USS et a accepté d’avancer de six mois le droit à la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses qui arrivent en fin de droit peu de temps avant l’âge de la retraite. Cette mesure permettra d’atténuer un tout petit peu les effets dévastateurs de la crise qui frappent de plein fouet ces personnes en particulier.</p><p><strong>Sombres perspectives</strong></p><p>Pour les personnes qui sont au chômage à plus de 55 ou 60 ans, la situation est de plus en plus inquiétante. Alors que la situation s’est un peu améliorée chez les jeunes au cours de l’été, le taux de chômage chez les personnes en fin de carrière continue de grimper. Le groupe des 60-64 ans est le plus durement touché&nbsp;: le nombre de chômeurs et chômeuses dans cette tranche d’âge a atteint en octobre un sommet historique avec 11&nbsp;397 personnes. Et la part du chômage de longue durée sur l’ensemble des chômeurs et chômeuses est à son plus haut niveau depuis la dernière révision de loi sur l’assurance-chômage (LACI) en 2011.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7361</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2020 15:00:06 +0100</pubDate><title>Avec Logib 2, plus d’excuses pour les PME de moins de 50 employé-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avec-logib-2-plus-dexcuses-pour-les-pme-de-moins-de-50-employe-e-s</link><description>Analyse de l’égalité salariale : un nouvel outil bientôt à disposition</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Désormais, les petites entreprises peuvent aussi analyser leurs salaires sous l’angle de la discrimination. C’est en effet chose possible grâce au Module 2 de Logib que la Confédération met à disposition en «&nbsp;accès anticipé&nbsp;» depuis le 3 décembre 2020 (en français: mi-janvier). Plus ancien, le Module &nbsp;1 de Logib ne peut être utilisé que par les entreprises d’au moins 50 employé-e-s.</p><p>Bien que l’égalité salariale entre femmes et hommes figure depuis des décennies dans la Constitution fédérale et la loi sur l’égalité, les petites et moyennes entreprises de moins de 50 employé-e-s (PME) n’avaient à ce jour pas la possibilité de contrôler elles-mêmes si elles respectaient l’égalité salariale. Logib, le modèle d’analyse standard de la Confédération qui continuera à être utilisé, repose sur une méthode statistique dont les résultats ne sont fiables qu’à partir d’une cinquantaine de dossiers. C’est pour cela que les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandaient depuis longtemps une méthode qui fonctionne aussi pour les entreprises de plus petite taille. Une premier projet pilote a eu lieu en 2011 déjà, mais l’introduction définitive de la nouvelle méthode a été retardée de plusieurs années, malgré la pression exercée par l’USS.</p><p>Ce n’est que presque dix années après le projet pilote que la Confédération met enfin le Module&nbsp;2 de Logib à disposition. Contrairement au Module 1, le Module 2 se base sur l’évaluation analytique du travail. Avec cette méthode, l’entreprise définit les exigences et les charges liées à un travail et calcule une valeur fonctionnelle. L’instrument contrôle ensuite si la même rémunération est versée pour deux postes de travail de même valeur fonctionnelle, ce qui permet de faire apparaître d’éventuelles discriminations salariales.</p><p>Ce nouvel instrument d’analyse ne sera certes lancé, officiellement et accompagné de cours de formation ainsi que d’une assistance technique, qu’à partir du mois de mai. Mais les entreprises intéressées peuvent maintenant déjà s’annoncer pour accéder de manière anticipée à cet outil. En allemand dans un premier temps, mais les versions française et italienne seront prêtes vers la mi-janvier. Cela veut dire qu’aucune entreprise – même de petite taille – ne pourra plus prétendre respecter l’égalité salariale, mais ne pas être en mesure de le prouver, faute d’instrument de contrôle.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/4/csm_Schnecke-Crackingart-Locarno_Foto-SGB-TF_fa2ca1201d.webp" length="514068" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7359</guid><pubDate>Tue, 08 Dec 2020 15:10:49 +0100</pubDate><title>Fin de droit : il faut agir de toute urgence !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/fins-de-droit-il-faut-agir-de-toute-urgence</link><description>Le chômage ne cesse d&#039;augmenter chez les personnes en fin de carrière</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise du coronavirus a fait exploser les chiffres du chômage. Alors que la situation s’est légèrement améliorée chez les jeunes jusqu’en novembre, le taux de chômage chez les personnes en fin de carrière continue de grimper. Le groupe des 60-64 ans est le plus durement touché&nbsp;: le nombre de chômeurs et chômeuses dans cette tranche d’âge a atteint en octobre un sommet historique avec 11&nbsp;397 personnes.</p><p>Les perspectives sont mauvaises, car le chômage a connu la plus forte hausse dans les branches qui rencontrent les plus grandes difficultés économiques, notamment l’industrie des machines, l’hôtellerie-restauration ou la branche des voyages. Dans le canton de Zurich par exemple, il y avait 17 emplois à pourvoir dans l’hôtellerie et 145 dans la restauration, alors que 3204 personnes de la branche étaient inscrites au chômage. La recherche d’emploi est de plus en plus souvent vouée à l’échec pour les chômeurs et chômeuses qui ont passé un certain âge. Le risque d’arriver en fin de droit se fait de plus en plus menaçant.</p><p>Au cours de la première vague de la pandémie, le Conseil fédéral a augmenté le nombre d’indemnités journalières et les délais-cadres, ce qui a permis d’éviter de nombreuses arrivées en fin de droit. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas&nbsp;: en novembre, 1700 personnes sont arrivées au bout de leurs indemnités. Et ce nombre ne manquera pas d’augmenter davantage puisque la part du chômage de longue durée sur l’ensemble des chômeurs et chômeuses est à son plus haut niveau depuis la dernière révision de loi sur l’assurance-chômage (LACI) en 2011.</p><p>L’USS demande une hausse du nombre d’indemnités journalières et des délais cadre pour que le moins de personnes possible arrivent en fin de droit, surtout chez les plus âgé-e-s. De plus, il faut avancer au 1er janvier&nbsp;2021 l’entrée en vigueur de la prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses âgés, afin d’inclure les personnes qui arriveront au terme de leurs indemnités dans le cercle de bénéficiaires. Cette prestation transitoire est indispensable, en particulier dans cette période.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Prestation transitoire</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7356</guid><pubDate>Tue, 08 Dec 2020 11:10:33 +0100</pubDate><title>Dossier N° 145 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-145-analyse-des-finances-cantonales</link><description>Budget 2021 / PFN 2022-2024</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour éviter que la crise actuelle ne se transforme en récession durable, il est indispensable que l’État ne lésine pas sur les mesures de soutien à l’économie, en priorisant la garantie des salaires et le maintien des emplois. Cela concerne la Confédération, mais aussi les cantons&nbsp;: ils ont des capacités financières très importantes, comme le montre une analyse détaillée de leurs budgets 2021 présentée par l’Union syndicale suisse (USS). Les cantons disposaient ainsi avant la crise d’une fortune nette de 40 milliards. Économiser dans les dépenses ou baisser la fiscalité des entreprises sont des erreurs dans le contexte actuel. Au contraire, les cantons doivent renforcer leur action et jouer pleinement leur rôle de stabilisateurs&nbsp;: la situation extraordinaire appelle une réaction extraordinaire de leur part.</p><p>La haute conjoncture de ces dernières années a pris brutalement fin avec l’irruption de la pandémie de coronavirus. Cela a déjà eu des effets immédiats sur les finances des cantons, comme le montre l’analyse détaillée des finances cantonales que publie l’USS aujourd’hui.</p><p class="heading--h4">La crise expose au grand jour des politiques fiscales inadaptées</p><p>La baisse des recettes fiscales budgétisée par les cantons pour 2021 s’élève à 1,67 milliard de francs. Mais elle n’est pas uniquement le fait de la crise sanitaire&nbsp;: elle s’explique aussi par des décisions de politique fiscale. Ainsi, de nombreuses révisions de la fiscalité cantonale des entreprises entrent en vigueur l’an prochain. Malheureusement, ces révisons ont souvent été l’occasion d’engager une nouvelle course à la baisse de l’impôt sur le bénéfice. Le canton de Nidwald – qui connaît déjà depuis longtemps les impôts sur les entreprises les plus bas de Suisse, voire du monde – a récemment réduit encore plus le taux de son impôt sur le bénéfice. Et le canton de Zoug, dont la fiscalité est également déjà faible, a aussi décidé, à titre de mesure conjoncturelle, une baisse temporaire de son coefficient d’impôt. Cette désastreuse concurrence fiscale entre les cantons est encore plus contre-productive dans le contexte actuel de crise.</p><p class="heading--h4">La situation extraordinaire appelle des réactions extraordinaires</p><p>Dans cette situation économique extraordinaire, les cantons doivent réagir d’une manière tout aussi extraordinaire au plan financier. La mise en œuvre d’une politique financière et conjoncturelle active est désormais partout nécessaire afin que tout le monde puisse passer le mieux possible au travers de la pandémie. À cet effet, il faut que les cantons agissent rapidement en faveur des branches fragilisées. Alors que la mise en vigueur des dispositions pour les cas de rigueur a pu être accélérée au niveau fédéral, notamment suite aux pressions syndicales, il faut que les cantons décident et octroient des contributions qui répondent réellement aux besoins, en augmentant les sommes allouées par rapport aux planifications existantes. Des mesures de soutien au pouvoir d’achat et de préservation des emplois sont également nécessaires.</p><p>S’agissant des investissements publics, la seule politique raisonnable est le maintien ou le développement d’un niveau élevé de dépenses. Or, une dizaine de cantons prévoient pour l’an prochain des investissements nets parfois considérablement inférieurs par rapport à 2020. Cette approche à courte vue peut avoir des conséquences désastreuses. Un tel report des investissements pèse bien davantage sur les générations futures que d’éventuelles nouvelles dettes –&nbsp;surtout avec les taux d’intérêt actuels. La même approche vaut sur le plan fédéral.</p><h4>Des politiques encore insuffisantes</h4><p>Si quelques cantons isolés ont annoncé des intentions ambitieuses pour faire face à la crise, la tendance générale n’est absolument pas satisfaisante. Les cantons représentent 40&nbsp;% des dépenses publiques en Suisse. Pour l’USS, ils doivent donc prendre leurs responsabilités et apporter leur part en maintenant les investissements, en soutenant les emplois et en contribuant à la garantie des salaires. La décision du canton de Vaud de compléter une partie des indemnités de chômage partiel pour les branches touchées par les restrictions est un exemple à suivre.</p><p>L’attentisme et la frilosité sont, dans la situation actuelle, des attitudes économiquement dangereuses. Garantir les salaires et les emplois doit rester la priorité absolue pour que les travailleurs et travailleuses ne fassent pas les frais de la crise. La Confédération doit renforcer son engagement, mais les cantons doivent et peuvent également faire leur part.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7354</guid><pubDate>Fri, 04 Dec 2020 17:30:04 +0100</pubDate><title>Toujours pas de mesures efficaces pour protéger la santé sur les lieux de travail </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/toujours-pas-de-mesures-efficaces-pour-proteger-la-sante-sur-les-lieux-de-travail</link><description>Décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a à nouveau renoncé à renforcer des règles plus strictes pour la protection de la santé au travail. Pourtant, dans les entreprises aussi, il faut des règles claires qui soient réellement mises en œuvre. Pour cela, elles doivent être contrôlées. De plus, des mesures de soutien doivent être prévues quand la protection de la santé entraîne une perte de revenu, comme par exemple pour les personnes vulnérables.</p><p>Assurer une protection suffisante de la santé sur les lieux de travail est un devoir légal des employeurs, qui se renforce encore en période de pandémie. Les nombreux problèmes relevés sur le terrain appellent l’introduction d’une obligation de se doter d’un plan de protection dans toutes les branches et toutes les entreprises. Le Seco doit également proposer des listes de mesures et des outils pour la protection de la santé. Ne miser que sur la supposée responsabilité des employeurs ne suffit de toute évidence pas. La passivité du Conseil fédéral est donc incompréhensible.</p><p>La mise en œuvre des dispositifs existants de protection de la santé au travail reste aussi insuffisante. Les activités de conseil et de contrôles doivent être massivement renforcées. La Confédération doit faire usage de sa faculté de prescrire aux organismes d’exécution le nombre d’inspections à conduire et veiller à ce que ces organismes utilisent au maximum les moyens financiers qui leur sont mis à disposition. D’autres structures comme les commissions paritaires peuvent aussi être chargées des contrôles. Les constats de négligence ou de non-respect volontaire des règles en vigueur doivent être suivis de sanctions réellement dissuasives.</p><p>Pour les travailleuses et travailleurs particulièrement vulnérables, le télétravail ou l’indemnisation par les allocations perte de gain doivent se généraliser lorsqu’il est impossible d’assurer la protection de leur santé. La loi Covid prévoit la possibilité de telles mesures –&nbsp;il est temps de les prendre.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7351</guid><pubDate>Sun, 29 Nov 2020 15:24:02 +0100</pubDate><title>Les brochures sur papier glacé ne suffiront pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-brochures-sur-papier-glace-ne-suffiront-pas</link><description>Rejet de l’initiative pour des multinationales responsables</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette l’échec l’initiative pour des multinationales responsables faute de majorité des cantons. Durant la campagne, les adversaires du texte ont affirmé soutenir les objectifs de l’initiative et ont principalement critiqué le moyen de les atteindre. Il faudra les prendre au mot et vérifier que les promesses faites soient tenues.</p><p>L’USS insistera donc pour une mise en œuvre conséquente du contre-projet, avec les contrôles nécessaires. Elle s’engagera aussi pour que le soutien populaire large se reflète dans la rédaction de l’ordonnance, afin que les violations des droits humains, du droit élémentaire du travail ainsi que des standards environnementaux ne puissent plus être dissimulées.</p><p>L’USS poursuit son engagement au sein des réseaux syndicaux européen et mondiaux pour une économie plus juste. Le travail des enfants, l’exploitations des ouvrières et ouvriers du textile, la pollution incontrôlée ou la violence contre les syndicalistes doivent être évités. Il demeure prioritaire d’améliorer le sort des gens qui travaillent, ici et ailleurs, et d’agir en faveur de relations commerciales plus justes.</p><p class="heading--h4">Initiative contre le commerce de guerre</p><p>L’USS regrette le rejet de l’initiative «&nbsp;Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre&nbsp;». Pour les institutions concernées, l’exclusion des investissements dans le matériel de guerre aurait pu se faire sans trop de coûts supplémentaires et sans grandes pertes de rendement. À défaut, il faudra désormais utiliser les leviers existants pour des placements plus éthiques. De nombreux conseils de fondation des caisses de pensions ayant une représentation paritaire des assuré-e-s se sont déjà engagés dans une politique de placements compatibles avec une position sociale et écologique. Cette voie doit se poursuivre et s’étendre encore davantage. Car beaucoup d’employé-e-s ne veulent pas que leurs avoirs de vieillesse servent à soutenir des investissements contraires à l’éthique.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/2/csm_f_csm_KoVi-f_e3c752609f_bc649c2a6e.webp" length="102710" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7374</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 12:17:00 +0100</pubDate><title>Iv. Pa. Bourgeois : Stop au bradage ruineux du sucre! </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/iv-pa-bourgeois-stop-au-bradage-ruineux-du-sucre</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlemantaire 15.479 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7372</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 12:11:00 +0100</pubDate><title>Iv.Pa. Elévation du seuil du chiffre d’affaires permettant aux associations sportives et culturelles de ne pas être assujetties à la TVA</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ivpa-elevation-du-seuil-du-chiffre-daffaires-permettant-aux-associations-sportives-et-culturelles-de-ne-pas-etre-assujetties-a-la-tva</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlementaire 17.448 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7347</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 11:10:02 +0100</pubDate><title>Quand les enfants doivent rester à la maison : que faire?</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/quand-les-enfants-doivent-rester-a-la-maison-que-faire</link><description>Allocations perte de gain (APG) pour les parents</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’école ou la crèche ferme ses portes parce qu’elle manque d’enseignant-e-s ou de personnel socio-éducatif à cause de la pandémie&nbsp;? Les enfants sont mis en quarantaine&nbsp;? Un vrai casse-tête pour les parents&nbsp;! Beaucoup d’entre eux ignorent que dans ce cas de figure, ils ont droit à des allocations pour perte de gains (APG). Il leur suffit de les demander auprès de la caisse de compensation AVS.</p><p>Pour les parents, le calme relatif de l’été appartient définitivement au passé&nbsp;: aujourd’hui, les nouvelles infections au coronavirus se chiffrent chaque jour par milliers. Même si les écoles et les crèches restent ouvertes, il y a de plus en plus de cas où les enfants doivent rester chez eux&nbsp;: lorsque des membres du personnel sont en quarantaine ou ont contracté le coronavirus, il n’est parfois plus possible de maintenir la garde des enfants ou l’activité scolaire. Ou alors ce sont les enfants eux-mêmes qui doivent se mettre en quarantaine parce qu’ils ont eu un contact étroit avec une personne infectée.</p><p>Si les solutions de garde des enfants disparaissent ainsi, les parents ont non seulement le droit de s’occuper de leurs enfants, c’est même leur devoir légal. Les employeurs doivent les libérer à cette fin, même en cas de télétravail lorsque celui-ci n’est pas conciliable avec la garde des enfants. Mais il n’est pas clair s’ils doivent verser le salaire de l’employé-e pendant ce laps de temps.</p><p>Depuis le début de la pandémie, l’Union syndicale suisse (USS) s’est battue pour que les salarié-e-s soient aidés financièrement lorsqu’ils ou elles doivent, dans la situation actuelle de pandémie, rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants. Avec succès&nbsp;: les parents ont droit dans ces cas aux APG. Ainsi, le problème de garde ne se transforme pas, en plus, en problème financier.</p><p>Malheureusement, cette solution est encore trop peu connue du grand public. Trop de personnes encore ne savent pas qu’elle existe ou renoncent à faire valoir leur droit par peur des tracasseries administratives. Pourtant la démarche n’est pas si compliquée&nbsp;: si vous devez vous occuper vous-même de votre enfant à cause de la pandémie, le plus simple est de demander à votre employeur de faire la demande d’allocations auprès de la caisse de compensation AVS compétente. Sinon, vous pouvez déposer directement une telle demande auprès de la caisse de compensation AVS de votre canton&nbsp;:<a href="https://www.ahv-iv.ch/fr/Corona-perte-de-gain" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer"> www.ahv-iv.ch/fr/Corona-perte-de-gain</a>.</p><p>Même si l’on n’est pas touché soi-même, on peut soutenir les parents qui travaillent en diffusant ces renseignements le plus possible autour de soi. Nous ne pouvons pas accepter qu’une solution existe, mais quelle n’est pas utilisée faute d’en avoir connaissance.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7346</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 11:01:12 +0100</pubDate><title>La Suisse, championne de la conciliation travail-famille, vraiment ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-suisse-championne-de-la-conciliation-travail-famille-vraiment</link><description>Enquête suisse sur la population active ESPA</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse ne peut pas se vanter d’avoir une politique familiale particulièrement progressiste. La plupart des statistiques que l’OFS publie périodiquement sur ce sujet, et en particulier sur la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, en témoignent. Mais aujourd’hui, cette donne a quelque peu changé&nbsp;: selon la dernière Enquête suisse sur la population active (ESPA 2018), la Suisse fait partie des premières de classe en Europe en ce qui concerne la conciliation travail-famille.</p><p>Lorsqu’on regarde de plus près les chiffres de l’ESPA, on constate que ce sont surtout les employé-e-s les mieux payés et les cadres qui bénéficient d’une certaine flexibilité dans leurs horaires de travail. Près de 70&nbsp;% des salarié-e-s (mais plus d’hommes que de femmes) peuvent au pied levé décaler d’une heure le début ou la fin de leur journée de travail, en général pour des raisons familiales. Et une bonne moitié des employé-e-s peuvent prendre un jour de congé sans devoir le déduire de leurs vacances. Pour l’Office fédéral de la statistique (OFS), cette flexibilité peut effectivement simplifier la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, par exemple lorsqu’il y a collision entre les horaires de crèches et ceux d’un-e pendulaire. Mais cela ne suffit de loin pas pour faire de la Suisse un pays exemplaire en la matière, ne serait-ce que parce que les personnes les moins bien payées peuvent encore trop rarement bénéficier de tels aménagements.</p><p>D’autres données de l’ESPA 2018 rappellent que la Suisse est restée un pays en voie de développement en ce qui concerne la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle&nbsp;: même si la situation s’est quelque peu améliorée depuis 2010, la Suisse est toujours en tête des pays dans lesquels les femmes réduisent leur activité professionnelle – ou l’arrêtent complètement – pour s’occuper de leurs enfants. Et ce n’est pas tout&nbsp;: en plus de réduire leur temps de travail, ce qui entraîne des baisses de revenu et une plus grande dépendance financière, elles se tournent souvent, après la naissance de leurs enfants, vers des activités professionnelles impliquant moins de responsabilités ou d’exigences. Les femmes (et quelques hommes) privilégient souvent la garde de leurs enfants au détriment de leur indépendance financière et d’un travail passionnant. Dans ce contexte, les conclusions que tire l’OFS, à savoir que le temps partiel favoriserait la conciliation travail-famille, paraissent plutôt cyniques.</p><p>Car concilier travail et famille ne veut justement pas dire renoncer à une partie de son revenu et à des défis professionnels pour assurer la garde des enfants ou la prise en charge d’un-e proche. Cela ne veut pas dire que les mamans doivent faire des pauses prolongées dans leur activité professionnelle. Et ça ne veut pas dire non plus que les parents doivent commencer le travail plus tard ou partir plus tôt parce que les horaires de travail habituels sont beaucoup trop longs et que les heures d’ouverture des crèches sont trop restreintes. Le fait que les personnes avec des obligations familiales doivent recourir à ce gymkhana pour y arriver montre bien, une fois de plus, qu’une réelle conciliation travail-famille n’existe pas en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7341</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 17:33:33 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral suit le compromis LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-suit-le-compromis-lpp</link><description>Les partenaires sociaux et la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral adopte les valeurs de référence des partenaires sociaux pour une réforme de la LPP. La consultation a aussi montré que le compromis est le seul moyen de garantir le niveau des rentes dans la LPP et répond à l'exigence centrale du Conseil fédéral. La collaboration des trois partenaires sociaux se voit ainsi confirmée.</p><p>En tant que piliers de la prévoyance professionnelle, les trois organisations faîtières nationales des partenaires sociaux saluent, dans une communication de presse conjointe, le fait que le Conseil fédéral soutienne une réforme du deuxième pilier apte à recueillir une majorité sur la base de leur modèle de compromis négocié intensivement. Le processus de consultation a montré que les trois objectifs du projet - maintien des prestations, améliorations pour les femmes et modernisation du deuxième pilier - bénéficient d'un soutien majoritaire. Le modèle choisi par le Conseil fédéral permet d'atteindre ces objectifs par une combinaison de mesures du côté des contributions et des prestations. La proposition garantit un bon rapport coûts-prestations et est donc également attrayante pour les PME. Elle contribue immédiatement à une meilleure situation de rente &nbsp;pour les travailleurs et travailleuses à faible revenu et à temps partiel. Les coûts supplémentaires qui en résultent sont proportionnés. Les partenaires sociaux sont confiants que les partis politiques, après avoir pesé toutes les options, considéreront également que la proposition est équilibrée et capable d'obtenir une majorité.</p><p><strong>Valentin Vogt</strong> souligne : <i>«&nbsp;Le compromis corrige les déficits structurels les plus marquants de la prévoyance professionnelle&nbsp;».</i> Le président de l'Union patronale suisse est convaincu que le niveau de la rente peut être maintenu malgré une réduction immédiate du taux de conversion minimal à 6 pourcent.</p><p>Le président de l’USS, <strong>Pierre-Yves Maillard,</strong> déclare : <i>«&nbsp;Ce projet est le premier à s'attaquer au grave problème des rentes des caisses de pension, qui sont en baisse depuis plus de dix ans. Le deuxième pilier de la sécurité sociale, qui repose sur le partenariat social, sera renforcé par ce projet de loi&nbsp;».</i></p><p>Selon <strong>Adrian Wüthrich,</strong> président de Travail.Suisse, le compromis aidera les salarié-e-s à faible revenu et à temps partiel à obtenir de bien meilleures rentes et il ajoute <i>«&nbsp;Cela améliorera enfin la situation des femmes en matière de rente. En outre, les cotisations des salarié-e-s plus âgé-e-s vont diminuer, ce qui améliorera leurs possibilités d'emploi sans pour autant détériorer leur retraite.&nbsp;»</i></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7339</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 15:52:51 +0100</pubDate><title>Les pilotes d’Easyjet rejoignent l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-pilotes-deasyjet-rejoignent-luss</link><description>Les délégué-e-s de l&#039;USS acceptent à l&#039;unanimité l&#039;adhésion par voie de circulaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat des pilotes d’Easyjet (Easyjet Switzerland Pilots’ Association, ESPA) a formulé à l’été 2020 une demande d’adhésion à l’Union syndicale suisse (USS). L’ESPA représente environ 90% des pilotes d’easyjet en Suisse. Conformément aux statuts de l’USS, la décision d’admettre une nouvelle organisation revient à l’assemblée des délégués. Etant donné les restrictions en vigueur, celle-ci a statué par voie circulaire, et s’est prononcée à l’unanimité en faveur de l’admission de cette nouvelle organisation. Il s’agit du premier syndicat de pilotes à rejoindre l’USS, qui comprend par ailleurs plusieurs fédérations actives dans le domaine du trafic aérien et des activités liées.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_ESPA_logo_fef0640bc4.webp" length="25536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7338</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 15:22:19 +0100</pubDate><title>Pour protéger les salarié-e-s, il faut des mesures de plus grande ampleur</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pour-proteger-les-salarie-e-s-il-faut-des-mesures-de-plus-grande-ampleur</link><description>Protection de la santé et des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation sur le marché du travail est tendue. Le nombre de personnes en recherche d’emploi augmente et les revenus déjà les plus faibles diminuent considérablement à cause du chômage partiel. La mise en œuvre de la protection de la santé sur les lieux de travail et son contrôle restent insuffisants. Il est temps de prendre des mesures de plus grande ampleur pour éviter que les salarié-e-s ne soient les premiers à supporter l’essentiel des frais entraînés par la crise du coronavirus. La Confédération a, sans doute aucun, les moyens financiers nécessaires pour maintenir les emplois et garantir les salaires pendant cette crise. Telle est la conclusion du Comité de l’Union syndicale suisse (USS) qui siégeait aujourd’hui en lieu et place de l’Assemblée des déléguées, reportée en raison des restrictions liées à la pandémie.</p><p>En lieu et place donc d’une assemblée des délégué-e-s que les mesures liées au COVID-19 n’ont pas permis de se tenir, le Comité de l’USS a traité aujourd’hui, lors d’une réunion extraordinaire, les problèmes les plus urgents qui se posent aux salarié-e-s en raison de l’actuelle crise sanitaire. Il constate que, pour gérer les conséquences de la deuxième vague, il faut a priori réintroduire les mesures destinées à atténuer les effets de la crise et à protéger les salarié-e-s grâce auxquelles la Suisse a mieux traversé que d’autres pays cette dernière, le printemps dernier. Pour ces raisons, l’USS a demandé que le chômage partiel soit réintroduit pour les emplois temporaires, comme le propose désormais aussi le Conseil fédéral. Il y a également lieu de se réjouir que la mise en place du fonds pour les cas de rigueur ait été anticipée au 1er décembre et que celui-ci soit doté de 1 milliard et non de 400 millions de francs seulement.</p><p class="heading--h4">Empêcher le glissement vers la précarité</p><p>La prolongation de la situation de crise appelle une action plus décidée et plus rapide. Beaucoup de salarié-e-s ont dû essuyer des pertes de revenus douloureuses en raison des mois pendant lesquels ils se sont trouvés au chômage partiel. Pour nombre d’entre eux, cela signifie en fait la suppression du 13e, voire du 12e salaire annuel –&nbsp;et un glissement dans la précarité financière. Cette évolution est d’autant plus insupportable qu’elle frappe disproportionnellement les personnes aux revenus les plus bas&nbsp;: selon l’étude de Sotomo réalisée pour la SSR, les ménages qui vivent avec moins de 4&nbsp;000 francs par mois ont perdu jusqu’ici 19&nbsp;% de leur revenu.</p><p>Il faut trouver une solution efficace et rapide pour toutes et tous&nbsp;: l’USS demande la couverture à 100&nbsp;% des petits salaires par l’assurance-chômage en cas de réduction de l’horaire de travail. La passivité du Conseil fédéral n’est simplement plus tenable, parce qu’elle fait basculer toujours plus de personnes dans la précarité.</p><p class="heading--h4">Empêcher la hausse du chômage</p><p>La situation est en train de s’aggraver&nbsp;: actuellement, près de 3&nbsp;% des personnes actives (équivalents plein temps) sont au chômage partiel et le taux des demandeurs et demandeuses d’emploi a augmenté d’environ 1,5 point de pourcentage depuis le début de la crise (passage de 4 à presque&nbsp;5,5&nbsp;%). Pour éviter que la situation ne se détériore encore plus, il faut réactiver l’accès au chômage partiel pour les contrats temporaires. Mais surtout, il s’agit de freiner la tendance à une augmentation des arrivées en fin de droits, qui touchent surtout les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. À cet effet, il s’agit de prolonger les droits aux indemnités journalières et les délais-cadres d’indemnisation. Et la mise en vigueur de la prestation transitoire doit être anticipée&nbsp;: la date prévue du 1er juillet 2021 est trop tardive et a pour conséquence que de nombreuses personnes au chômage ne profiteront pas d’une prestation pensée précisément pour cette situation. Finalement, pour maintenir le pouvoir d’achat, les réserves excédentaires des caisses-maladie doivent être rapidement distribuées à la population.</p><p class="heading--h4">Protéger la santé sur les lieux de travail</p><p>Garantir la protection de la santé au travail et venir rapidement à bout de la deuxième vague, cela implique également de réduire les risques de contagion sur les lieux de travail. Là non plus, on ne peut pas comprendre les hésitations du Conseil fédéral et l’absence de réelles mesures de sa part. L’USS demande que toutes les entreprises soient obligées de se doter de plans de protection. Mais surtout, le conseil et les contrôles doivent être massivement renforcés. La Confédération doit, en la matière, faire usage de son pouvoir d’établir des directives sur le nombre de contrôles et s’assurer que les organes d’exécution mobilisent les moyens mis à leur disposition.</p><p>Le recul du nombre des contaminations ne devrait pas tromper sur la tension qui prévaut toujours dans le monde du travail. Il faut maintenant, en garantissant les revenus et en sécurisant les personnes au chômage ou menacées de l’être, poser les bases d’une sortie de crise socialement acceptable.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7383</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 12:59:00 +0100</pubDate><title>Initiative populaire pour les glaciers et le contre-projet direct</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-populaire-pour-les-glaciers-et-le-contre-projet-direct</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7380</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 12:54:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la surveillance de l’assurance – La réduction volontaire des réserves et la compensation des primes encaissées en trop</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-la-surveillance-de-lassurance-la-reduction-volontaire-des-reserves-et-la-compensation-des-primes-encaissees-en-trop</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7378</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 12:44:00 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale sur la circulation routière, de la loi sur les amendes d’ordre et de huit ordonnances</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-la-circulation-routiere-de-la-loi-sur-les-amendes-dordre-et-de-huit-ordonnances</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7376</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2020 11:24:00 +0100</pubDate><title>Crédit d’engagement pour l’indemnisation des prestations de transport régional de voyageurs (TRV) pour les années 2022 à 2025</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/credit-dengagement-pour-lindemnisation-des-prestations-de-transport-regional-de-voyageurs-trv-pour-les-annees-2022-a-2025</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7335</guid><pubDate>Tue, 24 Nov 2020 16:28:36 +0100</pubDate><title>Dossier N° 144 : Horizons durée du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-144-horizons-duree-du-travail</link><description>Enregistrement de la durée du travail, responsabilité en matière de stress et planification des horaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les questions relatives à la durée du travail sont de la plus haute actualité, pas seulement depuis la pandémie de coronavirus et pas uniquement sous l’angle de la politique juridique. En effet, des interventions parlementaires demandent que des dispositions en matière de durée du travail et de durée du repos soient fondamentalement modifiées. Dans la pratique juridique aussi, ces questions sont toujours d’une très grande importance&nbsp;: les travailleurs et travailleuses âgés, les personnes élevant seules leurs enfants ou celles qui ont des tâches familiales de soins et d’assistance se plaignent d’horaires de travail toujours plus irréguliers, du travail sur appel, d’un service de piquet exténuant et mal payé.</p><p>La protection de la santé au travail, le respect des temps de repos prévus par la loi sont des points cruciaux. Les maladies liées au stress au travail augmentent. Des questions se posent toujours plus souvent sur la responsabilité de l’employeur/employeuse en matière de stress. Les questions relatives à la durée du travail jouent à nouveau un rôle plus important depuis l’abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher franc/euro. De fait, nombre d’employeurs/employeuses prolongent unilatéralement la durée hebdomadaire du travail sans prévoir de compensation pour leur personnel.</p><p>Et depuis le début de la crise sanitaire, de nouveaux domaines de tension sont arrivés au premier plan, par exemple autour du télétravail, de la garde des enfants ou de la quarantaine. Pour toutes ces situations, les questions de la réglementation du temps de travail et de repos, de la protection de la santé et du stress joueront un rôle primordial.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/f/csm_erschoepfte_frau_uhr_stress_zeitdruck_arbeitszeit_beschnitten_dabac1ce9b.webp" length="10818" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7327</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2020 15:28:05 +0100</pubDate><title>Bonne orientation prise par le Conseil fédéral, mais d’autres mesures sont de toute urgence nécessaires pour garantir les revenus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/bonne-orientation-prise-par-le-conseil-federal-mais-dautres-mesures-sont-de-toute-urgence-necessaires-pour-garantir-les-revenus</link><description>Mesures du Conseil fédéral liées à la crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) accueille favorablement la décision du Conseil fédéral d’autoriser à nouveau la mise en chômage partiel des personnes titulaires d’un contrat de durée déterminée et d’augmenter la dotation du fonds pour les cas de rigueur. La situation de nombreuses personnes professionnellement actives en Suisse est inquiétante. Le chômage augmente, surtout chez les salarié-e-s âgés. Dans les branches en crise, comme par exemple l’hôtellerie d’affaires ou l’industrie des machines, il n’y a actuellement pratiquement aucune chance de retrouver un emploi. Celle ou celui qui se trouve au chômage partiel ne touche que 80&nbsp;% de son salaire. Ce sont avant tout les personnes à revenu modeste qui ont toujours plus de difficultés à boucler leurs fins de mois. Très souvent, ils gagnent nettement moins de 3&nbsp;000 francs par mois. Impossible d’en vivre&nbsp;!</p><p>Pour résoudre ces problèmes, il faut que des mesures supplémentaires soient prises. L’USS demande que les personnes à revenu modeste qui se trouvent au chômage partiel touchent la totalité de leur salaire. Afin d’empêcher l’arrivée en fin de droit, il faut réintroduire les mesures prises lors de la première vague du coronavirus. À l’époque, la prolongation de la durée de perception des indemnités journalières de chômage et des délais-cadres a permis à des milliers de chômeurs et chômeuses de ne pas se retrouver en fin de droit. En outre, la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses âgés en fin de droit doit être mise en vigueur aussi rapidement que possible. Elle représente plus que jamais un besoin urgent.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7316</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2020 16:03:01 +0100</pubDate><title>Pertes de revenu et baisse de l’activité : prendre des mesures de toute urgence</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pertes-de-revenu-et-baisse-de-lactivite-prendre-des-mesures-de-toute-urgence</link><description>Table ronde des partenaires sociaux - revendications de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise du coronavirus a fait mal à l’économie suisse et les traces qu’elle laisse sont déjà importantes&nbsp;: le taux de sous-emploi a grimpé d’environ 4&nbsp;% et les personnes gagnant moins de 4000 francs subissent les plus grosses pertes de revenu. Ce sont aussi elles qui risquent le plus de perdre leur emploi. Il faut de toute urgence prendre des mesures de stabilisation pour empêcher de nouveaux licenciements. Les personnes les moins bien payées doivent toucher une compensation de 100&nbsp;% en cas de chômage partiel. Et il faut améliorer la protection de la santé sur les lieux de travail à travers des plans de protection obligatoires et davantage de contrôles.</p><p class="heading--h3">Sous-emploi et pertes de revenu</p><p>La deuxième vague de la pandémie de coronavirus a déjà laissé ses traces sur notre économie. Le sous-emploi directement dû à la crise sanitaire a déjà atteint environ 4 points de pourcentage. 1,5 points correspondent aux demandeurs et demandeuses d’emploi supplémentaires et 2,5 à 3 points représentent le volume de réduction d’heures de travail (chômage partiel). En tout, cela correspond à quelque 150&nbsp;000 à 200&nbsp;000 emplois à plein temps.</p><p>Les personnes les moins bien payée sont surreprésentées&nbsp;: elles sont plus souvent au chômage partiel et plus souvent aussi au chômage tout court. Pour les ménages disposant d’un revenu inférieur à 4000 francs, la perte de revenu dans cette crise est de 19&nbsp;% en moyenne&nbsp;!</p><p class="heading--h3">Préserver les revenus et le pouvoir d’achat</p><p>De telles pertes entraînent rapidement de graves difficultés financières pour les personnes à bas revenu, qui se répercutent en outre directement sur la consommation. Ceci ne fait qu’aggraver la situation des branches déjà frappées de plein fouet par la crise.</p><p>Pour cette raison, l’USS appelle à augmenter à 100&nbsp;% du salaire les indemnités de chômage partiel pour les bas salaires. Cette mesure permettrait d’une part de résoudre les difficultés des personnes concernées, mais aussi de redonner un élan à la conjoncture.</p><p>Par ailleurs, il est plus que temps de procéder à la redistribution des quelque 5 milliards de francs de réserve excédentaires des caisses-maladie. Ces réserves devront de toute façon tôt ou tard être redistribuées. Il n’y a pas de meilleure occasion de le faire alors que nous traversons une récession.</p><p class="heading--h3">Garantir les emplois</p><p>Cette deuxième vague de la pandémie met même en péril les entreprises en bonne santé. Le risque d’une nouvelle forte hausse du taux de chômage est important.</p><p>La possibilité de recourir au chômage partiel doit être de toute urgence étendue aux contrats à durée déterminée. C’est crucial notamment pour le secteur de la culture ainsi que pour la branche de l’hôtellerie-restauration. Parallèlement, il faut accélérer et étendre aussi les mesures prévues pour les cas de rigueur. Pour cela, il faut au moins un milliard de francs et l’élaboration et la mise en œuvre rapide de lois dans ce sens dans les cantons où elles n’existent pas encore. Enfin, l’État doit trouver une solution pour les loyers commerciaux. Pour nombreuses entreprises, les loyers représentent, avec les frais de personnel, un des postes les plus importants au budget. Sans une solution pour les loyers, elles feront faillite malgré le chômage partiel.</p><p>Pour éviter aux chômeurs et chômeuses d’arriver en fin de droit, les périodes d’indemnisations et les délais-cadres doivent être prolongés. Il est actuellement très difficile de trouver un emploi dans certaines branches. Par ailleurs, le chômage augmente de manière préoccupante chez les travailleuses et travailleurs plus âgés.</p><p class="heading--h3">Améliorer la protection de la santé au lieu de travail</p><p>Lorsqu’ils sont bien conçus et bien mis en œuvre, les plans de protection permettent de limiter de façon significative les contaminations au lieu de travail. Ces plans peuvent aussi contribuer à relancer la vie sociale en permettant aux gens d’aller sans crainte au restaurant, au théâtre, mais aussi au travail. C’est pourquoi l’USS demande que le plan de protection soit obligatoire pour toute entreprise&nbsp;: ces plans devraient être élaborés par chaque entreprise ou association de branche en collaboration avec les organes d’exécution. De plus, l’activité de conseil et de contrôle doit être nettement intensifiée. Les moyens au sens de la loi Covid-19 existent et peuvent être sollicités auprès de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST).</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7313</guid><pubDate>Thu, 12 Nov 2020 15:56:00 +0100</pubDate><title>L’argent n’est pas ce qui manque pour faire face à la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/largent-nest-pas-ce-qui-manque-pour-faire-face-a-la-crise</link><description>Analyse de la situation financière des cantons

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour éviter que la crise actuelle ne se transforme en récession durable, il est indispensable que l’État ne lésine pas sur les mesures de soutien à l’économie, en priorisant la garantie des salaires et le maintien des emplois. Cela concerne la Confédération, mais aussi les cantons&nbsp;: ils ont des capacités financières très importantes, comme le montre une analyse détaillée de leurs budgets 2021 présentée par l’Union syndicale suisse (USS). Les cantons disposaient ainsi avant la crise d’une fortune nette de 40 milliards. Économiser dans les dépenses ou baisser la fiscalité des entreprises sont des erreurs dans le contexte actuel. Au contraire, les cantons doivent renforcer leur action et jouer pleinement leur rôle de stabilisateurs&nbsp;: la situation extraordinaire appelle une réaction extraordinaire de leur part.</p><p>La haute conjoncture de ces dernières années a pris brutalement fin avec l’irruption de la pandémie de coronavirus. Cela a déjà eu des effets immédiats sur les finances des cantons, comme le montre l’analyse détaillée des finances cantonales que publie l’USS aujourd’hui.</p><p><strong>La crise expose au grand jour des politiques fiscales inadaptées</strong><br> La baisse des recettes fiscales budgétisée par les cantons pour 2021 s’élève à 1,67 milliard de francs. Mais elle n’est pas uniquement le fait de la crise sanitaire&nbsp;: elle s’explique aussi par des décisions de politique fiscale. Ainsi, de nombreuses révisions de la fiscalité cantonale des entreprises entrent en vigueur l’an prochain. Malheureusement, ces révisons ont souvent été l’occasion d’engager une nouvelle course à la baisse de l’impôt sur le bénéfice. Le canton de Nidwald – qui connaît déjà depuis longtemps les impôts sur les entreprises les plus bas de Suisse, voire du monde – a récemment réduit encore plus le taux de son impôt sur le bénéfice. Et le canton de Zoug, dont la fiscalité est également déjà faible, a aussi décidé, à titre de mesure conjoncturelle, une baisse temporaire de son coefficient d’impôt. Cette désastreuse concurrence fiscale entre les cantons est encore plus contre-productive dans le contexte actuel de crise.</p><p><strong>La situation extraordinaire appelle des réactions extraordinaires</strong><br> Dans cette situation économique extraordinaire, les cantons doivent réagir d’une manière tout aussi extraordinaire au plan financier. La mise en œuvre d’une politique financière et conjoncturelle active est désormais partout nécessaire afin que tout le monde puisse passer le mieux possible au travers de la pandémie. À cet effet, il faut que les cantons agissent rapidement en faveur des branches fragilisées. Alors que la mise en vigueur des dispositions pour les cas de rigueur a pu être accélérée au niveau fédéral, notamment suite aux pressions syndicales, il faut que les cantons décident et octroient des contributions qui répondent réellement aux besoins, en augmentant les sommes allouées par rapport aux planifications existantes. Des mesures de soutien au pouvoir d’achat et de préservation des emplois sont également nécessaires.</p><p>S’agissant des investissements publics, la seule politique raisonnable est le maintien ou le développement d’un niveau élevé de dépenses. Or, une dizaine de cantons prévoient pour l’an prochain des investissements nets parfois considérablement inférieurs par rapport à 2020. Cette approche à courte vue peut avoir des conséquences désastreuses. Un tel report des investissements pèse bien davantage sur les générations futures que d’éventuelles nouvelles dettes –&nbsp;surtout avec les taux d’intérêt actuels. La même approche vaut sur le plan fédéral.</p><p><strong>Des politiques encore insuffisantes</strong><br> Si quelques cantons isolés ont annoncé des intentions ambitieuses pour faire face à la crise, la tendance générale n’est absolument pas satisfaisante. Les cantons représentent 40&nbsp;% des dépenses publiques en Suisse. Pour l’USS, ils doivent donc prendre leurs responsabilités et apporter leur part en maintenant les investissements, en soutenant les emplois et en contribuant à la garantie des salaires. La décision du canton de Vaud de compléter une partie des indemnités de chômage partiel pour les branches touchées par les restrictions est un exemple à suivre.</p><p>L’attentisme et la frilosité sont, dans la situation actuelle, des attitudes économiquement dangereuses. Garantir les salaires et les emplois doit rester la priorité absolue pour que les travailleurs et travailleuses ne fassent pas les frais de la crise. La Confédération doit renforcer son engagement, mais les cantons doivent et peuvent également faire leur part.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7311</guid><pubDate>Tue, 10 Nov 2020 10:00:00 +0100</pubDate><title>Les rentes de retraites sont trop faibles : il faut stopper toute nouvelle baisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-rentes-de-retraites-sont-trop-faibles-il-faut-stopper-toute-nouvelle-baisse</link><description>La prévoyance vieillesse à la croisée des chemins</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’augmentation de l’âge de la retraite des femmes qui se prépare au Parlement n’est rien d’autre qu’une baisse des prestations. Avec AVS 21, les femmes perdent 1200 francs de rentes par an. Et ce, alors qu’elles touchent déjà des rentes un tiers plus basses que les hommes une fois à la retraite. Parallèlement, le 2e pilier poursuit sa chute libre. La prévoyance vieillesse est donc à la croisée des chemins : pour l’Union syndicale suisse (USS), il faut stopper les baisses et développer l’AVS.</p><p><strong>AVS 21&nbsp;: baisses de rentes de 1200 francs par an</strong></p><p>Malgré le fait que les rentes des femmes sont déjà basses, la commission compétente du Conseil des États s’est prononcée en faveur d’une augmentation de l’âge de la retraite des femmes. Cela ne signifie rien d’autre qu’une baisse de la rente médiane de 1200 francs par an (à âge de départ constant). Ce sont donc les femmes, dont les rentes sont déjà insuffisantes, qui devraient accepter des baisses de prestations. De l’autre côté, le projet AVS&nbsp;21 ne contient aucune des améliorations nécessaires pour les femmes. Ce n’est pas acceptable, comme le souligne Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS&nbsp;: «&nbsp;Une réforme de l’AVS ne peut réussir que si elle résout les problèmes de niveau des rentes qui se posent aux femmes&nbsp;».</p><p><strong>Crise historique dans le 2e&nbsp;pilier</strong></p><p>Les rentes des caisses de pensions sont en chute libre depuis une décennie. Le pouvoir d’achat souffre gravement des baisses de prestation du 2e&nbsp;pilier. Aldo Ferrari, vice-président du syndicat Unia, avertit&nbsp;: «&nbsp;Si nous ne changeons pas de cap, les retraites continueront à baisser&nbsp;». Dans les professions typiquement féminines, la situation est pire encore, et des rentes du 2e&nbsp;pilier de 500 à 800 francs sont monnaie courante. «&nbsp;Ces rentes ne permettent pas de vivre&nbsp;», dénonce Sandrine Nikolic-Fuss, présidente de kapers, le syndicat du personnel de cabine.</p><p><strong>Austérité ou prospérité</strong></p><p>Depuis longtemps déjà, les syndicats tirent la sonnette d’alarme à propos de la baisse des rentes des caisses de pensions. Aujourd’hui, le problème est connu et reconnu&nbsp;: la majorité des salarié-e-s risque une retraite sans revenus suffisants. Pourtant, le Parlement ferme les yeux sur cette réalité et poursuit dans sa logique de baisse des prestations au lieu de chercher de nouvelles solutions. Ce n’est pas seulement un affront aux personnes concernées, mais aussi un non-sens économique. Comme le souligne le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard,&nbsp;«&nbsp;nous devons ouvrir, dans la prévoyance vieillesse, une perspective d’amélioration et d’espoir pour tout le monde&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rentnerin_aeltereFrau_Rechnungen_iStock-and-one_cut_c9ca7043f3.webp" length="133254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7305</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2020 15:54:26 +0100</pubDate><title>Il faut plus pour éviter que les besoins existentiels de la population ne soient menacés</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/il-faut-plus-pour-eviter-que-les-besoins-existentiels-de-la-population-ne-soient-menaces</link><description>Mesures économiques du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que le Conseil fédéral ait anticipé la mise en place du fonds pour les cas de rigueur. La situation allant s’aggravant, d’autres mesures sont cependant nécessaires pour empêcher que le chômage ne s’étende et que les besoins existentiels de la population ne soient menacés. La priorité doit être donnée à l’extension du chômage partiel aux emplois à durée déterminée ainsi qu’à l’augmentation des indemnités de chômage partiel pour les personnes à revenus modestes.</p><p>La deuxième vague du coronavirus a atteint la Suisse alors qu’elle connaissait déjà une situation tendue. L’emploi s’est certes quelque peu amélioré durant l’été, mais de nombreuses personnes sont toujours au chômage total ou partiel. À cause des fermetures d’entreprises et d’institutions dans quelques cantons et du changement de comportement de la population, la situation s’est cependant à nouveau aggravée. Les inscriptions au chômage partiel et le nombre des demandeurs et demandeuses d’emploi augmentent à nouveau.</p><p>Pendant la première vague, grâce aux «&nbsp;garanties de salaire&nbsp;» offertes par le chômage partiel et aux allocations pour perte de gain ainsi qu’aux autres mesures prises, la Suisse a évité que les choses ne se dégradent encore plus, comme aux États-Unis. Cela doit aussi être le cas pendant la deuxième vague. La Confédération et les cantons doivent être prêts à tout entreprendre pour maintenir les emplois et les salaires. La crise touche surtout des personnes à bas revenu. Si des contremesures ne sont pas prises, on risque d’être confronté à court et moyen terme à de graves problèmes sociaux.</p><p>L’USS demande que les actuelles mesures sociales continuent à être systématiquement appliquées. D’ici début décembre, les cantons doivent préparer leurs fonds pour les cas de rigueur. Il faut en outre augmenter l’indemnité de chômage partiel pour les personnes à revenu modeste ainsi qu’étendre le chômage partiel aux contrats à durée déterminée&nbsp;; cela, notamment aussi dans la perspective de fermetures possibles d’entreprises et d’institutions pendant l’hiver.</p><p>L’USS s’engage pour que toutes les entreprises aient des plans de protection efficaces afin d’empêcher la propagation du virus. Mais, concernant les autorités, il faut désormais qu’elles agissent plus rapidement. Les cantons doivent effectuer plus de contrôles et davantage conseiller les entreprises. La Confédération doit mettre des listes de contrôle à disposition à cet effet.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/3/csm_ferme_iStock-brightstars_30de959177.webp" length="113800" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7300</guid><pubDate>Wed, 28 Oct 2020 16:15:00 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires, les emplois, et la santé de la population </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-les-emplois-et-la-sante-de-la-population</link><description>Mesures du Conseil fédéral pour endiguer la pandémie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La charge croissante qui pèse sur le système de santé exige des mesures supplémentaires contre la pandémie. La plupart des contaminations a lieu hors du cadre professionnel. Il est cependant aussi important que les contrôles soient renforcés auprès des employeurs qui ne jouent pas le jeu, de sorte que toutes les entreprises disposent de plans de protection efficaces. Pour préserver revenus et places de travail, l’Union syndicale suisse demande que les salaires soient garantis dans les branches qui subissent la crise, ainsi que la distribution aux assurés des réserves excédentaires des caisses-maladie.</p><p>Il faut des mesures supplémentaires pour endiguer la pandémie pour ne pas surcharger le système de santé. Si la contagion a principalement lieu en-dehors du monde du travail, c’est en raison notamment de l’efficacité des plans de protection introduits par les entreprises –&nbsp;entre autres sur pression des syndicats. Des mesures se rapprochant d’un confinement peuvent donc être évitées, mais davantage de contrôles sont nécessaires pour améliorer le respect des règles sur tous les lieux de travail, en prêtant une attention supplémentaire aux salles de pause et à la restauration.</p><p><strong>Éviter les vagues de licenciements</strong><br> Les nouvelles mesures du Conseil fédéral vont encore aggraver la situation économique déjà tendue dans les branches concernées. Lors de la première vague, le Conseil fédéral a rapidement introduit des instruments pour garantir les salaires (chômage partiel, APG). De nombreux emplois ont pu ainsi être protégés, évitant à bon nombre de travailleurs et travailleuses une chute dans la pauvreté. La vague de licenciements redoutée a pu être évitée. Cela doit rester l’objectif du point de vue de l’USS&nbsp;: les mesures de lutte contre la pandémie de la deuxième vague doivent être accompagnées par une sécurisation des salaires et des emplois.</p><p>Pour les branches particulièrement touchées, l’instrument prévu pour les cas de rigueur doit rapidement être mis en œuvre, et il faut que les moyens prévus soient dépensés en priorisant la sauvegarde des emplois. Les cantons portent une part importante de la responsabilité&nbsp;: ils doivent dès maintenant créer les bases pour pouvoir attribuer les subventions prévues par la loi et des éventuelles contributions transitoires jusqu’à l’entrée en vigueur de la base légale fédérale.</p><p><strong>Stabilisation du pouvoir d’achat – en particulier des bas salaires</strong><br> La «&nbsp;première vague&nbsp;» a déjà montré que les personnes à faibles revenus sont doublement pénalisées. Avant la crise, les salaires dans des branches comme la gastronomie, le commerce de détail ou l’événementiel et la culture étaient déjà trop bas. Et c’est précisément dans ces branches que la crise a entraîné un fort chômage partiel. Les personnes concernées ne peuvent pas supporter plus longtemps la baisse de revenus que signifie le chômage partiel. L’Union syndicale suisse demande donc pour elles un remplacement complet du salaire. Parallèlement, l’économie et le pouvoir d’achat ont besoin d’être soutenus&nbsp;: &nbsp;une distribution rapide des réserves excédentaires des primes d’assurance maladie à hauteur de 5 milliards de francs s’impose.</p><p><strong>Tenir compte des risques pycho-sociaux du télétravail</strong><br> Le télétravail est largement accepté comme instrument de lutte contre la pandémie et de protection de la santé. Cependant, il peut aussi donner lieu à des phénomènes de surveillance, de mélange entre vie professionnelle et vie privée, ainsi qu’à d’autres risques psycho-sociaux. Le droit au retour à la place de travail physique et le respect de règles claires pour protéger les salarié-e-s sont donc deux conditions impératives à respecter. Le télétravail ne doit pas conduire à une détérioration des conditions de travail, ni à une négligence par les employeurs de leurs devoirs vis-à-vis des travailleurs et travailleuses.</p><p><strong>Renforcer le système de santé</strong><br> Le système de santé et en particulier hospitalier joue un rôle central pour combattre la pandémie. Pour pouvoir mettre à disposition des capacités de soins suffisantes, les hôpitaux doivent pouvoir compter sur des garanties de déficit. Il faut par ailleurs une augmentation des places disponibles en soins intensifs, qui passe en cas de besoin par le report d’interventions électives.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Arbeiten-Corona-Maske-Fabrik_iStock_martin-dm_25ea65e89c.webp" length="147876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7285</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Risques et avantages: éclairages sur le télétravail</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/risques-et-avantages-eclairages-sur-le-teletravail</link><description>Analyse et revendications de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie, ainsi que pour assurer la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Lorsqu’il est volontaire et bien encadré, le télétravail est souvent très bien accepté. Cependant, il existe des risques réels de surveillance accrue par l’employeur, de flou dans les limites entre vie privée et professionnelle, et d’autres atteintes à la santé physique et psychique. Le droit au retour à un mode de travail classique est une condition centrale pour prévenir les inconvénients du télétravail. La convention illégale proposée par l’Union patronale suisse démontre par ailleurs que des intérêts différents sont en jeu. Pour l’Union syndicale suisse, le télétravail ne doit pas contribuer à affaiblir les droits des salarié-e-s.</p><p>Comme mesure de lutte contre le coronavirus, le télétravail a fait ses preuves. Il réduit le risque d’infection sur le lieu de travail ainsi que dans les transports. Pour bon nombre de salarié-e-s, c’est de manière générale et hors du contexte pandémique une modalité complémentaire bienvenue, lorsqu’elle est volontaire et que les conditions-cadres sont de qualité.</p><p>Le télétravail ne doit pas signifier une détérioration des conditions de travail. Il ne doit pas davantage conduire à ce que les employeurs négligent leurs obligations légales et leurs responsabilités vis-à-vis de leurs employé-e-s. Pour cela, il faut des règles claires.</p><p>Car les risques de dommages à la santé et d’isolation sociale sont connus et largement démontrés. Les entreprises peuvent aussi être tentées d’user du télétravail comme moyen de réduire les coûts, que ce soit en diminuant le nombre de places de travail physiques disponibles ou en reportant sur les employés le coûts de dépenses nécessaires pour l’accomplissement de leurs tâches.<br> &nbsp;</p><h4>Des intérêts divergents</h4><p>Avec la convention de télétravail qu’elle propose, l’Union patronale suisse ne fait rien d’autre que de recommander à ses membres de faire signer à leurs employé-e-s un document contraire au droit en vigueur. Les obligations impératives des employeurs en matière d’ergonomie ou de protection contre les risques psycho-sociaux, découlant pourtant de la législation, sont ignorées. Si l’on suit cette convention, même lorsqu’il n’y a pas ou plus de place de travail physique à disposition ou que le télétravail devient obligatoire en raison de la pandémie, l’employeur n’aurait pas à prendre en charge les coûts de matériel (ordinateur, impressions, matériel de bureau, etc.). Cela n’est rien d’autre qu’un report de coûts et du risque entrepreneurial sur les employé-e-s.</p><p>Une telle convention est donc nuisible aux travailleurs et travailleuses, et serait d’ailleurs déclarée nulle par un tribunal en cas de conflit. L’inscription de dispositions claires, conformes à la loi et applicable à l’ensemble des salarié-e-s est à privilégier.<br> &nbsp;</p><h4>Caractère volontaire et droit au retour</h4><p>Le caractère volontaire du télétravail est central pour que celui-ci soit à l’avantage des employé-e-s, de même que le droit à un retour à la place de travail. L’inscription de ces principes dans une convention collective de travail est la meilleure manière de les rendre clairs et applicables pour tous. De plus, il faut veiller à ce que le télétravail ne donne pas lieu à du travail non rémunéré, ni ne conduise à des phénomènes d’isolation qui peuvent avoir des effets négatifs sur les perspectives de carrière. La possibilité d’échanges formels et informels doit être maintenue ainsi l’égalité de traitement entre employé-e-s en télétravail et employé-e-s présents physiquement.<br> &nbsp;</p><h4>Appliquer le droit en vigueur</h4><p>Les obligations légales des employeurs s’appliquent indépendamment du lieu de travail. Ils doivent notamment veiller dans tous les cas à garantir&nbsp;:</p><ul><li>L’ergonomie de la place de travail, qui doit être organisée de façon à préserver la santé des employé-e-s</li><li>La définition claire des horaires et la saisie du temps de travail</li><li>L’interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que le respect des temps de pause et des amplitudes maximales de travail</li><li>L’absence de surveillance des activités des employés allant au-delà de ce qui concerne strictement le travail</li></ul><p>Les obligations suivantes incombent de plus aux employeurs en cas de télétravail imposé, par exemple dans le cadre de la lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Mise à disposition de matériel ou indemnisation pour l’utilisation de matériel privé</li><li>Remboursement des frais directement liés à l’activité et participation aux coûts d’énergie, de télécommunication, etc.</li></ul><p class="heading--h3">Une analyse approfondie</p><p>Afin que les salarié-e-s puissent faire valoir leurs droits, l’Union syndicale suisse publie aujourd’hui une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/143f_LC_Homeoffice.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">analyse complète du télétravail</a> ainsi qu’un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/f143_LC_Annexe_contrat_type_teletravail_f.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">contrat type</a> régissant ce dernier.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7284</guid><pubDate>Fri, 23 Oct 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 143 : L’ambivalence du télétravail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-143-lambivalence-du-teletravail</link><description>Analyses, bonnes pratiques, revendications et conventions-type
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le télétravail est un instrument efficace pour lutter contre la pandémie, ainsi que pour assurer la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Lorsqu’il est volontaire et bien encadré, le télétravail est souvent très bien accepté. Cependant, il existe des risques réels de surveillance accrue par l’employeur, de flou dans les limites entre vie privée et professionnelle, et d’autres atteintes à la santé physique et psychique. Le droit au retour à un mode de travail classique est une condition centrale pour prévenir les inconvénients du télétravail. La convention illégale proposée par l’Union patronale suisse démontre par ailleurs que des intérêts différents sont en jeu. Pour l’Union syndicale suisse, le télétravail ne doit pas contribuer à affaiblir les droits des salarié-e-s.</p><p>Comme mesure de lutte contre le coronavirus, le télétravail a fait ses preuves. Il réduit le risque d’infection sur le lieu de travail ainsi que dans les transports. Pour bon nombre de salarié-e-s, c’est de manière générale et hors du contexte pandémique une modalité complémentaire bienvenue, lorsqu’elle est volontaire et que les conditions-cadres sont de qualité.</p><p>Le télétravail ne doit pas signifier une détérioration des conditions de travail. Il ne doit pas davantage conduire à ce que les employeurs négligent leurs obligations légales et leurs responsabilités vis-à-vis de leurs employé-e-s. Pour cela, il faut des règles claires.</p><p>Car les risques de dommages à la santé et d’isolation sociale sont connus et largement démontrés. Les entreprises peuvent aussi être tentées d’user du télétravail comme moyen de réduire les coûts, que ce soit en diminuant le nombre de places de travail physiques disponibles ou en reportant sur les employés le coûts de dépenses nécessaires pour l’accomplissement de leurs tâches.</p><p class="heading--h3">Des intérêts divergents</p><p>Avec la convention de télétravail qu’elle propose, l’Union patronale suisse ne fait rien d’autre que de recommander à ses membres de faire signer à leurs employé-e-s un document contraire au droit en vigueur. Les obligations impératives des employeurs en matière d’ergonomie ou de protection contre les risques psycho-sociaux, découlant pourtant de la législation, sont ignorées. Si l’on suit cette convention, même lorsqu’il n’y a pas ou plus de place de travail physique à disposition ou que le télétravail devient obligatoire en raison de la pandémie, l’employeur n’aurait pas à prendre en charge les coûts de matériel (ordinateur, impressions, matériel de bureau, etc.). Cela n’est rien d’autre qu’un report de coûts et du risque entrepreneurial sur les employé-e-s.</p><p>Une telle convention est donc nuisible aux travailleurs et travailleuses, et serait d’ailleurs déclarée nulle par un tribunal en cas de conflit. L’inscription de dispositions claires, conformes à la loi et applicable à l’ensemble des salarié-e-s est à privilégier.</p><p class="heading--h3">Caractère volontaire et droit au retour</p><p>Le caractère volontaire du télétravail est central pour que celui-ci soit à l’avantage des employé-e-s, de même que le droit à un retour à la place de travail. L’inscription de ces principes dans une convention collective de travail est la meilleure manière de les rendre clairs et applicables pour tous. De plus, il faut veiller à ce que le télétravail ne donne pas lieu à du travail non rémunéré, ni ne conduise à des phénomènes d’isolation qui peuvent avoir des effets négatifs sur les perspectives de carrière. La possibilité d’échanges formels et informels doit être maintenue ainsi l’égalité de traitement entre employé-e-s en télétravail et employé-e-s présents physiquement.</p><p class="heading--h3">Appliquer le droit en vigueur</p><p>Les obligations légales des employeurs s’appliquent indépendamment du lieu de travail. Ils doivent notamment veiller dans tous les cas à garantir&nbsp;:</p><ul><li>L’ergonomie de la place de travail, qui doit être organisée de façon à préserver la santé des employé-e-s</li><li>La définition claire des horaires et la saisie du temps de travail</li><li>L’interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que le respect des temps de pause et des amplitudes maximales de travail</li><li>L’absence de surveillance des activités des employés allant au-delà de ce qui concerne strictement le travail</li></ul><p>Les obligations suivantes incombent de plus aux employeurs en cas de télétravail imposé, par exemple dans le cadre de la lutte contre la pandémie&nbsp;:</p><ul><li>Mise à disposition de matériel ou indemnisation pour l’utilisation de matériel privé</li><li>Remboursement des frais directement liés à l’activité et participation aux coûts d’énergie, de télécommunication, etc.</li></ul><p class="heading--h3">Une analyse approfondie</p><p>Afin que les salarié-e-s puissent faire valoir leurs droits, l’Union syndicale suisse publie une analyse complète du télétravail ainsi qu’un contrat type régissant ce dernier.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7297</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:41:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (Mesures visant à freiner la hausse des coûts – 2e volet)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-mesures-visant-a-freiner-la-hausse-des-couts-2e-volet</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7295</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:32:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (OLT 2): dispositions spéciales pour les entreprises de construction et d’entretien intervenant sur les routes nationales</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/aenderung-der-verordnung-2-zum-arbeitsgesetz-argv-2-sr-822112</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7293</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:24:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/modification-de-lordonnance-covid-19-assurance-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7291</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 13:17:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-chômage et ordonnance sur les systèmes d’information AC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-chomage-et-ordonnance-sur-les-systemes-dinformation-ac</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7276</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:34:48 +0200</pubDate><title>Coronavirus : empêcher une vague de licenciements</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/coronavirus-empecher-une-vague-de-licenciements</link><description>Réunion de crise : les revendications de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Toutes les mesures prises pour lutter contre la pandémie doivent s’accompagner de mesures pour préserver les salaires et les emplois. Sinon, les salarié-e-s qui sont déjà en difficulté aujourd’hui verront leur situation s’aggraver encore. De telles mesures sont une condition pour que les dispositions anti-pandémie trouvent un large soutien. Le taux de demandeurs et demandeuses d’emploi est déjà passé de 4 à presque 5,5 %. Sur les lieux de travail, la situation n’est plus la même qu’en mars dernier. Dans de nombreuses entreprises, on trouve désormais – grâce aussi à la pression des syndicats – des règles claires et des plans de protection efficaces. Malheureusement, tous les employeurs n’ont pas encore compris la gravité de la situation, et il faut donc renforcer les contrôles. Lorsqu’ils sont adéquats et bien mis en œuvre, les plans de protection permettent de mieux protéger la santé des employé-e-s. Ils contribuent aussi grandement à ce que l’on puisse éviter un nouveau semi-confinement (fermetures de commerces et d’entreprises) et, par conséquent, une vague de licenciements.<br> &nbsp;</p><h3 class="heading--h5">Garantir les salaires et les emplois</h3><p>Lors de la première vague au printemps, les mesures prises rapidement pour garantir les salaires et les emplois ont permis de limiter les dommages économiques. La participation des partenaires sociaux a payé. Aujourd’hui aussi, les nouvelles mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus doivent être accompagnées d’une protection efficace des places de travail et des salaires pour les employé-e-s concernés.</p><p>La situation est déjà tendue sur le marché du travail. Malgré les assouplissements des restrictions pendant l’été, le taux de demandeurs et demandeuses d’emploi a grimpé de 4 % à près de 5,5 %. Dans le même temps, de nombreuses entreprises ont épuisé leurs réserves lors de la première phase de crise aiguë au printemps. Afin d’éviter que la deuxième vague n’entraîne une série de licenciements sans précédent, il est essentiel de prendre rapidement des mesures de stabilisation économique. Lors de la première vague déjà, les personnes à faibles et moyens revenus ont été les plus touchées par la perte de salaire due au chômage partiel, et cette inégalité va perdurer. L’Union syndicale suisse (USS) demande donc une garantie salariale intégrale pour les bas salaires et le maintien du chômage partiel pour le plus grand nombre d’emplois possible. La distribution rapide à la population des milliards de réserves excédentaires des caisses-maladie pourrait également soutenir le pouvoir d’achat et empêcher une nouvelle chute de la consommation.</p><p>Afin de ne pas perdre la confiance et le soutien aux mesures de lutte contre la pandémie, il faut tout faire pour que les salarié-e-s n’en fassent pas les frais. La Suisse dispose encore de ressources suffisantes pour remplir cette promesse.&nbsp;</p><h3 class="heading--h5">La protection de la santé vaut pour tout le monde</h3><p>Grâce à l’engagement des syndicats, des règles claires ont été établies pour le monde du travail pendant la pandémie. La situation n’est donc pas comparable à celle de mars 2020. L’obligation pour les employeurs de mettre en place un plan de protection, des mesures concrètes en ce sens ainsi que les responsabilités en matière d’application sont désormais définies. Toutefois, pour maintenir ou rendre plus sûrs les emplois, les contrôles de la Suva et des inspections cantonales du travail doivent être intensifiés et du personnel supplémentaire doit être affecté à ces tâches. Cela relève de la responsabilité de la Confédération et des cantons. En outre, les syndicats doivent bénéficier d’un droit d’accès garanti aux lieux de travail afin qu’ils puissent transmettre les éventuels problèmes aux employeurs concernés et aux organismes chargés de faire appliquer les mesures de protection. Une approche différenciée des plans de protection peut aider à prévenir de nouvelles fermetures.</p><p>Les mesures intervenant dans la vie privée doivent être cohérentes avec la réalité du lieu de travail, tout comme d’ailleurs la protection des personnes vulnérables. Les employé-e-s qui ne peuvent pas faire du télétravail ont tout autant droit à une protection de la santé adéquate. Dans les cas où celle-ci est impossible, la compensation pour perte de gain prévue par la loi doit être activée.</p><h3 class="heading--h5">Un système de santé solide</h3><p>La Suisse dispose fondamentalement d’un système de santé fort construit comme un service public. La plupart des hôpitaux avec un mandat de service public se sont dotés de plan d’urgence pour faire face à la pandémie. Ils ont besoin désormais de garanties de déficit suffisantes pour être en mesure d’adapter rapidement leurs capacités aux circonstances. Il faut également mettre davantage de moyens à disposition des maisons de retraite, EMS et homes médicalisés. Enfin, le personnel de tout ce secteur doit être mieux rémunéré pour son dur travail. L’alliance syndicale Ensemble avec le personnel de santé organise ces prochains jours une semaine d’action en ce sens. Les syndicats exigent une prime corona et de meilleures conditions de travail.</p><p>L’USS présentera ces réflexions et revendications ce cet après-midi lors d’une réunion de crise des partenaires sociaux avec le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7277</guid><pubDate>Wed, 21 Oct 2020 10:14:00 +0200</pubDate><title>Pas de bénéfices avec l’argent des primes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-benefices-avec-largent-des-primes</link><description>Il faut stopper le lobby des caisses-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les choses s’étaient, brièvement, quelque peu calmées avec lui, le lobby des caisses-maladie s’est à nouveau fait remarquer de manière impressionnante en menant un «&nbsp;raid surprise&nbsp;» à la Commission fédérale de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS). Cette dernière a en effet accepté lors de sa dernière réunion une proposition du PLR autorisant légalement les caisses-maladie à réaliser des bénéfices dans l’assurance de base, c’est-à-dire à empocher de l’argent provenant des primes.</p><p>Concrètement, l’article de loi adopté signifie que les assureurs qui conviendront avec les fournisseurs de prestations (hôpitaux, cabinets médicaux, etc.) de prix inférieurs aux tarifs officiellement négociés disposeraient librement de 25&nbsp;% des économies réalisées par ce biais. Totalement inacceptable&nbsp;! De fait, il n’est, comme cela va de soi, pas permis de faire des bénéfices dans les assurances sociales. La loi en vigueur le dit de manière claire et nette. Comment s’imaginer, par exemple, qu’une partie de la rente AVS soit retenue parce que le prix du pain aurait baissé et qu’ainsi, par exemple, l’on octroierait de généreuses hausses de salaires aux cadres mêmes de cette dernière&nbsp;?! Et oui, cela fait vraiment tiré par les cheveux.</p><p>Il faut donc absolument stopper cette attaque contre l’interdiction de réaliser des bénéfices que prévoit la loi sur l’assurance-maladie&nbsp;; et cela, déjà au niveau du Parlement, lors de sa prochaine session d’hiver. Qu’année après année, des bénéfices exorbitants soient engrangés avec les assurances complémentaires est déjà suffisamment scandaleux. Car il ne s’agit pas non plus là tout simplement d’une règle de la liberté économique. Chaque franc de bénéfice engendré par les assurances complémentaires doit aussi être en partie payé avec de l’argent provenant des primes de l’assurance de base. Cela, parce que la majorité des frais médicaux d’une personne assurée au plan privé est prise en charge par l’assurance de base. Il faut aussi que cela s’arrête&nbsp;!</p><p>Restent encore 75&nbsp;% des économies réalisées comme décrit plus haut&nbsp;: ceux-ci devraient, selon la proposition du PLR, servir par exemple à augmenter les réserves. Comme par hasard&nbsp;! On a appris il y a quelques semaines que, malgré la pandémie, les caisses-maladie étaient assises sur une montagne de réserves de plus de 11 milliards de francs. Cet argent, ce n’est rien d’autre que les primes individuelles trop élevées des années passées&nbsp;! Or la charge que représentent les primes pour les ménages de Suisse devient toujours plus insupportable et, en conséquence, les problèmes de pouvoir d’achat gagnent en importance, précisément en cette période de crise économique. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) demande qu’au moins la moitié de ces 11 milliards de francs soit immédiatement rétrocédée à la population. Une chose est tout à fait certaine, c’est qu’il n’y a pas lieu d’accumuler encore plus de réserves, comme le PLR l’a demandé à la CSSS.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7273</guid><pubDate>Thu, 15 Oct 2020 10:02:39 +0200</pubDate><title>Pour de meilleures conditions de travail et plus de reconnaissance : les professions de la santé doivent enfin être revalorisées !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/les-metiers-des-soins-doivent-enfin-etre-revalorises</link><description>Du 26 au 31 octobre : semaine de protestation de l’ « Alliance des professions de la santé »</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pandémie de coronavirus a soudain mis les professionnel-le-s des soins au centre de toutes les attentions. Ces métiers étaient pourtant déjà essentiels depuis longtemps, que ce soit dans les hôpitaux de soins aigus, dans les maisons de naissance, dans les homes ou les soins à domicile. Mis à part des concerts d’applaudissements, la crise sanitaire a surtout procuré au personnel soignant une énorme surcharge&nbsp;: plus de travail, plus d’insécurité et surtout plus de risques pour leur santé et celle de leurs proches. Et le monde politique en a rajouté une couche en suspendant temporairement, dans les unités COVID-19 des hôpitaux, les dispositions du droit du travail concernant les heures de travail et de repos. Lorsque la première vague s’est calmée, plusieurs employeurs du secteur ont même tenté de forcer le personnel de rattraper des heures négatives dans les hôpitaux ou les sections qui avaient dû fermer leurs portes pendant la période d’urgence sanitaire, ce qui est totalement illicite.</p><p>L’été et le répit qu’il a apporté aurait pu être l’occasion de revoir les choses sur le fond et de donner enfin au personnel de la santé ce qu’il méritait déjà bien avant la crise sanitaire&nbsp;: des horaires de travail mieux réglementés et plus de temps passé auprès des patient-e-s&nbsp;; des salaires qui rendent à peu près justice au caractère essentiel des métiers des soins&nbsp;; et tout simplement plus de personnel. Revaloriser ainsi les professions de la branche n’est pas seulement urgent pour les salarié-e-s eux-mêmes&nbsp;: c’est également une condition sine qua non pour faire face à l’évolution démographique. D’ici 2030, nous aurons besoin en Suisse d’environ 600&nbsp;000 soignant-e-s supplémentaires. Les trouver sera aussi une question d’offre et de demande, une réalité qui devrait d’ailleurs interpeller particulièrement les partis de droite au Parlement&nbsp;: si l’offre n’est pas bonne, c’est-à-dire les conditions de travail et les salaires, les demandeurs et demandeuses d’emplois dans les soins seront trop peu nombreux pour combler les besoins croissants. Pire encore&nbsp;: de nombreuses personnes travaillant dans les soins quitteront le métier prématurément parce qu’elles n’en pourront plus.</p><p>L’USS soutient l’«&nbsp;Alliance des professions de la santé&nbsp;», formée par des syndicats et des associations professionnelles de la branche des soins (dont des fédérations membres de l’USS comme le SSP et Unia ainsi que l’ASI avec statut d’observatrice).</p><p class="heading--h4">L’Alliance exige une revalorisation des métiers de la santé à travers trois revendications concrètes&nbsp;:</p><ul><li><strong>«&nbsp;Une prime corona, sous forme d’au moins un salaire mensuel supplémentaire pour les charges exceptionnelles&nbsp;». </strong><br> 	Certains cantons et hôpitaux l’ont déjà fait, les autres doivent maintenant aussi s’y mettre.</li><li><strong>«&nbsp;Davantage de droits sur le lieu de travail – un droit de participation plus étendu et une meilleure protection&nbsp;».</strong><br> 	Le personnel de soins doit enfin être entendu, dans les hôpitaux et les homes comme dans le monde politique.</li><li><strong>«&nbsp;De meilleures conditions de travail – contre le minutage des soins et pour l’application de la loi sur le travail&nbsp;».</strong><br> 	Le minutage excessif des processus de travail au détriment des bénéficiaires et du personnel, les horaires de travail trop longs et souvent changeants, les salaires trop bas&nbsp;: ça suffit&nbsp;!</li></ul><p>L’ « Alliance des professions de la santé » veut faire entendre ces revendications avec des actions dans toute la Suisse au cours de la dernière semaine d’octobre. Participez vous aussi&nbsp;!<br> &nbsp;</p><p><strong><sup>Les membres de l'Alliance :</sup></strong><br><sup>SSP-VPOD, ASI-SBK, Syna, Unia, USS, Travail.Suisse, FSSF - Fédération suisse des sages-femmes, FSAF - Fédération suisse des associations professionnelles du domaine de la santé, ASE - Association suisse des ergothérapeutes, sa'ges - Association suisse pour le travail social dans le domaine de la santé, SCIV - Syndicats chrétiens du Valais, OCST - Sindacato dell'Organizzazione Cristiano Sociale, SIT - Sindacati Indipendenti Ticinesi, LABMED - Association professionnelle suisse des techniciennes et techniciens en analyses biomédicales et ASMTT - Association suisse des professions médico-techniques et médico thérapeutiques de la santé</sup></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/1/csm_Klatschen-am-Fenster_iSt-mediamasmedia_nurredaktionell_108d1ce4c6.webp" length="333824" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7272</guid><pubDate>Wed, 14 Oct 2020 17:02:52 +0200</pubDate><title>Des places d’apprentissage en suffisance grâce à la task force des partenaires sociaux</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-places-dapprentissage-en-suffisance-grace-a-la-task-force-des-partenaires-sociaux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le marché du travail a été secoué par la pandémie du coronavirus. Ce qui a aussi touché les places d’apprentissage. Au printemps dernier, des craintes sont par conséquent apparues, selon lesquelles, cette année, les jeunes terminant leur scolarité obligatoire ne devaient que difficilement trouver une place d’apprentissage. Grâce à la task force nationale «&nbsp;Perspectives Apprentissage 2020&nbsp;», au sein de laquelle collabore aussi l’USS, il a été possible de faire en sorte que ce scénario ne devienne pas réalité&nbsp;: 76&nbsp;500 contrats d’apprentissage ont ainsi été signés, ce qui a même permis qu’en septembre 2020, davantage de jeunes ont pu entamer un apprentissage qu’en 2019. Et le chômage de celles et ceux qui ont terminé un apprentissage n’a pas été plus grave, à cause de la pandémie, que les autres années.</p><p>La task force «&nbsp;Perspectives Apprentissage 2020&nbsp;» a connu ces succès grâce à trois projets&nbsp;:</p><ul><li>communication et mise en évidence des mesures existantes et de nouvelles mesures&nbsp;;</li><li>monitorage du marché des places d’apprentissage et du marché de l’emploi pour les jeunes diplômé-e-s- ainsi que</li><li>soutien à des projets d’encouragement des places d’apprentissage.</li></ul><p>Il faut rester vigilant, même si la situation dans laquelle se trouvent actuellement celles et ceux qui ont terminé leur scolarité obligatoire ou un apprentissage est redevenue plus calme. Le mandat de la task force «&nbsp;Perspectives Apprentissage 2020&nbsp;» court jusqu’à fin 2020. En 2021, la task force suivra de près, aussi sous l’angle du processus relatif au choix d’une profession, la situation des jeunes en fin de scolarité obligatoire. Et l’Union syndicale suisse (USS) continuera à observer le marché des places d’apprentissage ainsi que l’évolution du chômage des jeunes pour demander, si nécessaire, que d’autres mesures soient prises.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7270</guid><pubDate>Thu, 08 Oct 2020 14:47:53 +0200</pubDate><title>La loi sur la rente-pont doit rapidement entrer en vigueur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-loi-sur-la-rente-pont-doit-rapidement-entrer-en-vigueur</link><description>Échec du référendum contre la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le comité référendaire proche de l’UDC a échoué dans son offensive contre la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses âgés. Une bonne nouvelle&nbsp;! Cette nouvelle prestation est en effet de toute urgence nécessaire. Après avoir été décidée au pas de charge par le Parlement, elle doit maintenant entrer en vigueur dès le début 2021. Dans le contexte difficile de la crise du coronavirus, il s’agit de garantir aux personnes qui se retrouvent au chômage en fin de carrière professionnelle au moins un droit légal à la nouvelle rente-pont.</p><p>Le référendum contre la prestation transitoire pour les chômeurs et chômeuses âgés a officiellement échoué. Cette attaque menée par un comité proche de l’UDC n’a pas trouvé le moindre soutien auprès de la population, ni avant ni après la défaite dans les urnes de l’initiative de résiliation.</p><p>En décidant la création de cette prestation transitoire, le Parlement avait choisi d’offrir une alternative à l’aide sociale à des personnes qui ont travaillé durant toute leur vie et se retrouvent sans emploi juste avant la retraite. Le modèle initialement proposé à cet effet a été élaboré par les partenaires sociaux et le Conseil fédéral. La crise du coronavirus a prouvé si besoin était que les salarié-e-s de plus de 50 ans sont souvent les victimes de licenciements économiques. De fait, les derniers chiffres publiés aujourd’hui par le SECO montrent que le nombre de personnes de plus de 60&nbsp;ans au chômage a augmenté de 41&nbsp;% par rapport à l’année dernière, une hausse qui est même de 45&nbsp;% pour les plus de 55 ans&nbsp;!</p><p>La nouvelle prestation transitoire est dès lors une urgence pour les personnes concernées. Et c’est maintenant qu’elles en ont besoin&nbsp;! Il faut donc que le Conseil fédéral fasse tout ce qui est en son pouvoir pour que la rente-pont devienne réalité dès le 1er&nbsp;janvier 2021. Le gouvernement, l’Administration et le Parlement ont élaboré la loi nécessaire au pas de charge. Elle ne doit pas rester lettre morte durant des mois. Il est évident qu’il faut du temps pour une mise en œuvre concrète et une ordonnance sérieuse, néanmoins, l’entrée en vigueur du droit légal à la rente-pont doit et peut être fixée au 1er janvier 2021.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Frau-ue55-nachdenklich-Fenster_photocase-gu.ju._471161b42a.webp" length="53674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7266</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2020 14:19:27 +0200</pubDate><title>L’attaque des employeurs du Sud de l&#039;Allemagne contre la protection des salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lattaque-des-employeurs-du-sud-de-lallemagne-contre-la-protection-des-salaires-en-suisse</link><description>Une brochure d&#039;Unia, ecrite par Joël Bühler, Andreas Rieger et Michael Stötzel</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’un des principaux points de divergence entre la Suisse et l’UE est la protection des salaires telle que pratiquée par la Suisse avec les mesures dites d’accompagnement. Selon la volonté de la Commission de l’UE, ces mesures doivent être démantelées au nom des libertés du marché intérieur. Au centre du débat : les prestations de service transfrontalières par le biais du détachement de personnel. Selon des représentant-e-s de la Commission de Bruxelles, les mesures d’accompagnement suisses lors de détachements entraînent une limita-tion disproportionnée de la liberté de prestations de services des employeurs. Derrière l’attaque contre la protection suisse des salaires se cache d’une part un fort dogmatisme des hauts fonctionnaires bruxellois en matière de marché intérieur.</p><p>Les intérêts économiques concrets des employeurs du Sud de l'Allemagne détachant du personnel sont cependant devenus pertinents au plan politique. Depuis que la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE est en vigueur et que les salarié-e-s de l’étranger peuvent être détachés en Suisse, les employeurs du Sud de l'Allemagne ont développé une forte présence sur le marché suisse, notamment dans les cantons frontaliers de Suisse orientale où ils ont « conquis » jusqu’à un quart des parts de marché dans certaines branches.</p><p>Dans leur brochure, les auteurs présentent le modèle de détachement, analysent les mesures de protection des salaires et révèlent comment les employeurs d'Allemagne du Sud font pression contre ce modèle.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/2/csm_unia-broschuerentitel-fr_a397303ed8.webp" length="223694" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7260</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 13:43:55 +0200</pubDate><title>Primes-maladie 2021 : 0,5 % d’augmentation, c’est encore trop !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-2021-05-daugmentation-cest-encore-trop</link><description>Il faut réduire la montagne de réserves excédentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La prime moyenne de l’assurance maladie augmentera globalement de 0,5&nbsp;% en 2021, avec des variations selon les cantons. C’est moins que depuis bien des années, mais pour les gens qui doivent payer les primes en cette période de crise économique due à la pandémie, c’est encore trop.</p><p>Pour le système de santé en Suisse, cette année a représenté un véritable défi. Au printemps, la pandémie du coronavirus a exigé un effort colossal de la part du personnel hospitalier. Il a fallu augmenter les ressources dans l’urgence et les financer. Mais cette question financière n’est justement pas très claire&nbsp;: la réponse à la pandémie a certes engendré des coûts, mais d’un autre côté, les hôpitaux et cabinets médicaux ont dû renoncer pendant près de deux mois à toutes les interventions non urgentes. Celles-ci n’ont pas toutes été rattrapées depuis. Les coûts, et donc les recettes correspondantes, ne se sont pas produits, comme le confirment – ou le déplorent –&nbsp; les hôpitaux et les médecins.</p><p class="heading--h3">Les primes ne cessent d’augmenter, mais les réserves aussi</p><p>Les caisses-maladie contestent une baisse des coûts, sans toutefois produire des chiffres concrets. Et c’est notamment pour cela qu’elles veulent augmenter les primes pour l’année à venir. En même temps, elles soulignent que la hausse serait plus forte si elles ne pouvaient pas puiser dans les réserves constituées par le passé. Ce raisonnement ne tient absolument pas la route&nbsp;: en effet, les primes de l’assurance de base augmentent à moyen terme au même rythme que les coûts bruts. Comme elles doivent être fixées à l’avance, il peut y avoir chaque année des décalages plus ou moins importants. Lorsque la même année, les coûts bruts augmentent plus fortement que les primes, les caisses peuvent puiser dans les réserves pour compenser.</p><p>Mais que s’est-il passé en 2019, par exemple&nbsp;? La prime moyenne a augmenté de 1&nbsp;%, les coûts bruts de leur côté ont grimpé de 4,9&nbsp;%. On aurait donc pu s’attendre à une baisse des réserves. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit&nbsp;: les réserves ont grossi de… 21&nbsp;%&nbsp;! L’administration évoque des gains en bourse, mais même avant le crash financier de 2008, la manne n’a jamais été aussi généreuse, loin s’en faut. Cette histoire pourrait se répéter l’année 2020&nbsp;: la prime moyenne a augmenté de 0,2&nbsp;%et les coûts devraient, selon les dires des caisses, grimper de plusieurs points de pourcentage. Pourtant nous savons déjà que les réserves ne vont pas baisser pour autant, elles grossiront de nouveau substantiellement, cette fois de 13&nbsp;%&nbsp;!</p><p class="heading--h3">Les réserves appartiennent aux assuré-e-s</p><p>Pourquoi est-ce un problème? Eh bien parce que les réserves ne sont rien d’autre qu’une accumulation d’argent provenant des primes et que, par conséquent, elles appartiennent aux assuré-e-s. Les réserves sont constituées en prévision des éventuelles périodes de crise sanitaire. C’est exactement ce que nous vivons avec la pandémie du coronavirus. Pourtant, au lieu de baisser, les réserves continuent d’augmenter. Ce que l’USS exige depuis des années devient une évidence&nbsp;: la montagne de réserves (plus de 11 milliards&nbsp;!) doit baisser tout de suite, au moins de moitié.</p><p>La crise du coronavirus est bien la preuve que les caisses-maladie n’ont pas besoin de tout cet argent amassé, alors que la population, elle, aura bien besoin de chaque franc dans son portemonnaie pendant la période difficile que nous traversons. En termes de politique économique, on ne peut pas faire pire que de prendre de l’argent aux gens ordinaires en pleine crise pour le placer de manière non productive.</p><p class="heading--h3">Le fardeau des primes augmente de bien plus que 0,5&nbsp;%</p><p>Même avec une hausse modérée des primes, la charge relative qu’elles représentent dans le budget des ménages va prendre l’ascenseur, car de nombreux salarié-e-s doivent faire face à des baisses drastiques de leurs revenus. Perte d’emploi, chômage partiel avec seulement 80&nbsp;% d’un salaire déjà modeste&nbsp;: dans tous ces cas, la charge des primes-maladie devient tout simplement insupportable. Si en plus, ces personnes tombent malades, elles doivent encore une fois mettre la main à la poche. Nulle part ailleurs en Europe, la participation directe aux coûts de la santé n’est plus élevée qu’en Suisse (franchise, quote-part, soins dentaires, etc.).</p><p>À cela s’ajoute le fait que les personnes à la santé plus fragile paient souvent des primes plus élevées, et que ces mêmes primes augmentent davantage que la «&nbsp;prime moyenne&nbsp;» définie depuis peu par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui correspond à une valeur moyenne, franchises et modèles d’assurance confondus.</p><p class="heading--h3">Initiative d’allègement des primes&nbsp;: ça urge&nbsp;!</p><p>Il faut donc réduire les réserves sans tarder et les restituer aux assuré-e-s. Mais ça ne suffit pas&nbsp;: depuis des années, la plupart des cantons diminuent fortement les moyens mis à disposition pour les réductions individuelles de primes (subsides). C’est pourtant le seul et unique instrument qui permet d’atténuer la charge que représentent les primes exorbitantes pour les ménages à revenu faible ou moyen. L’USS et le PS ont déposé il y a plusieurs mois déjà l’initiative d’allègement des primes-maladie qui prévoit que les ménages ne consacrent pas plus de 10&nbsp;% du revenu disponible aux primes-maladie. Il faut maintenant que le Conseil fédéral et le Parlement mettent les gaz et traitent rapidement cette initiative. Soit il y aura un bon contre-projet, soit nous aurons enfin une votation populaire sur un financement équitable du système de santé.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7282</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 12:10:49 +0200</pubDate><title>Deux semaines de congé paternité ne sont que le début</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/deux-semaines-de-conge-paternite-ne-sont-que-le-debut</link><description>Un Oui clair et net au congé paternité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Oui très clair au congé paternité de deux semaines montre que les citoyennes et citoyens sont pour l’égalité et souhaitent rattraper le retard de la Suisse en matière de politique familiale. Les pouvoirs publics doivent enfin développer sérieusement l’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants pour garantir la conciliation travail-famille même après les premiers mois de vie du bébé. Par ailleurs, un congé parental doit être la prochaine étape.</p><p>Le très large Oui au congé paternité de deux semaines montre bien que les citoyennes et citoyens souhaitent rattraper enfin le retard de la Suisse en matière d’égalité et ne veulent plus être la lanterne rouge européenne. Ce congé paternité doit être le premier pas vers une politique familiale qui permet aux hommes et aux femmes d’assumer de façon égalitaire leur famille et les revenus de l’activité professionnelle.</p><p>Pour cela, il faut en priorité un renforcement en matière de prise en charge des enfants&nbsp;: la Suisse doit développer les structures d’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants et les organiser comme un service public gratuit. Après la Grève des femmes* de 2019, l’USS a intensifié son engagement en faveur de structures d’accueil à grande échelle et comme service public. Elle se voit confortée dans son engagement par ce vote qui plébiscite le congé paternité.</p><p>Dans la mise en œuvre au niveau des branches et des entreprises l’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations se battront pour que le nouveau congé paternité légal vienne s’ajouter aux acquis déjà existants dans les conventions collectives de travail (CCT). Les journées de congé paternité figurant dans les CCT doivent être additionnées aux deux semaines que la Suisse a plébiscitées aujourd’hui. Car dix jours, ce n’est qu’un minimum absolu. Il faudra encore le développer.</p><p>L’USS continuera de s’engager aux côtés d’autres organisations pour un congé parental d’une durée suffisante. De nombreuses études démontrent que le congé parental n’est pas seulement bénéfique pour les enfants et les parents mais également pour l’économie et la société. Il aide les mères et les pères à se répartir équitablement les tâches professionnelles et familiales sans retomber dans les vieux schémas de répartition des rôles&nbsp;: un congé parental de longue durée favorise l’implication des pères dans la prise en charge des enfants et l’intégration professionnelle des mères.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7287</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 12:05:57 +0200</pubDate><title>Opération de self-service fiscal stoppée net</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/operation-de-self-service-fiscal-stoppee-net</link><description>Déductions fiscales pour enfants : un avertissement sans ambiguïté à la majorité du Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les électrices et électeurs suisses ont rejeté aujourd’hui une baisse d’impôt pour les hauts revenus qui était déguisée en soutien aux familles. 70&nbsp;% de la baisse d’impôt pour 20&nbsp;% des familles les mieux loties&nbsp;: cette mesure était totalement inadéquate face aux problèmes concrets de pouvoir d’achat rencontrés par les ménages en Suisse. Les projets socialement injustes sont condamnés à échouer devant le peuple. Le Parlement devra en tenir compte pour les réformes à venir.</p><p>Le rejet d’un projet fiscal totalement déséquilibré est une excellente nouvelle pour l’Union syndicale suisse (USS). Le mécanisme choisi avait pour effet de réserver l’impact favorable aux familles ayant les plus hauts revenus. Dans le contexte actuel de crise, alors que de nombreuses familles avec des revenus bas ou moyens font face à d’importantes difficultés pour boucler les fins de mois, l’absurdité de ce projet est apparue plus clairement encore.</p><p>Pour favoriser l’activité des femmes et la répartition égalitaire des tâches entre les parents, l’augmentation de la déduction pour frais de garde –&nbsp;qui n’était pas contestée par le référendum –&nbsp;ne peut apporter qu’une contribution marginale. Au contraire, il faut s’atteler à résoudre les problèmes structurels de l’accueil de jour des enfants en Suisse. Cela passe par la création de places d’accueil à un rythme soutenu ainsi que par un abaissement de la participation demandée aux parents. L’USS poursuivra son engagement pour que l’accueil de jour soit conçu comme un véritable service public.</p><p>De plus, pour l’USS, soutenir le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs aux salaires bas et moyens reste une priorité absolue. Il s’agit autant d’éviter aux personnes concernées par le chômage partiel ou une perte d’emploi de chuter dans la précarité que de lutter contre une spirale économique vers le bas. Le Non sorti des urnes aujourd’hui ouvre le champ pour des mesures efficaces et rapides qui profitent à tous, comme la réduction des primes d’assurance-maladie par la baisse des réserves des assurances.</p><p>«&nbsp;Dans une situation sociale et économique aussi tendue, soutenir le pouvoir d’achat des familles est une nécessité absolue&nbsp;: ce constat semble largement partagé. Mais nous avons besoin d’un mécanisme qui atteigne réellement sa cible&nbsp;», relève Pierre-Yves Maillard, président de l’USS. «&nbsp;Le refus opposé à cette baisse pour les plus hauts revenus le démontre&nbsp;: les projets socialement injustes ne peuvent qu’échouer en votation populaire&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_200927_Abstimmungsparty_e96f1d3316.webp" length="342494" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7256</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 11:33:36 +0200</pubDate><title>Les pilotes d’Easyjet en voie d’intégrer l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-pilotes-deasyjet-en-voie-dintegrer-luss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat des pilotes d’easyjet Suisse a demandé son affiliation à l’Union syndicale suisse à l’été 2020. Ce syndicat, qui représente environ 90% des pilotes d’Easyjet, serait la première organisation de pilotes à rejoindre la faîtière en Suisse. Pour le comité de l'ESPA, « le rattachement à l’USS nous renforce dans la perspective des discussions et négociations à venir sur la restructuration de l’entreprise&nbsp;».&nbsp;</p><p>La situation est aujourd’hui difficile dans le secteur aérien comme dans bon nombre d’autres secteurs économiques en raison des restrictions liées à la lutte contre la pandémie. Il est plus que jamais nécessaire de défendre les emplois et les conditions de travail de l’ensemble des salariés de toutes les professions concernées, et de faire entendre leur voix. Bon nombre de salarié-e-s de l’aviation sont déjà organisés au sein des fédérations de l’USS, principalement à Kapers et au SSP pour ce qui est du personnel de cabine. « &nbsp;En adhérant à notre faîtière, les pilotes d'easyjet donnent un signal important en faveur la défense commune et solidaire des intérêts des salariés des compagnies aériennes », se réjouit Pierre-Yves Maillard, président de l’USS.</p><p>Conformément aux statuts, la demande d’adhésion a été approuvée par le comité de l’USS en septembre 2020. La décision définitive d’acceptation de l’adhésion revient à l’assemblée des délégué-e-s du&nbsp;20 novembre.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Transports</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/8/csm_ESPA_logo_quadratisch_2cb79b076d.webp" length="25536" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7261</guid><pubDate>Tue, 29 Sep 2020 16:15:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur l’aviation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-la-loi-sur-laviation</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7254</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 13:11:20 +0200</pubDate><title>Un Oui clair aux bilatérales avec des mesures d’accompagnement fortes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-oui-clair-aux-bilaterales-avec-des-mesures-daccompagnement-fortes</link><description>L&#039;USS se réjouit du rejet clair et net de l&#039;initiative de résiliation de l&#039;UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rejet sans équivoque de l’initiative de résiliation est un Oui résolu à une voie bilatérale qui a fait ses preuves. Concrètement, c’est aussi un Oui à la libre circulation des personnes avec une bonne protection des salaires. Ce résultat est déterminant pour l’avenir des relations bilatérales avec l’Union européenne (UE). La Suisse soutient les bilatérales. Mais elle ne veut pas d’un démantèlement de la protection des salaires ni des détériorations que ce démantèlement entraînerait pour la population.</p><p>Aujourd'hui, le peuple suisse a confirmé son attachement à la voie bilatérale ainsi qu’à la libre circulation des personnes combinée à des mesures d'accompagnement fortes – contrairement au Royaume-Uni, qui a décidé de quitter l'UE il y a quatre ans. Ce résultat positif montre qu'une bonne coopération avec l'UE est la bienvenue si elle est porteuse de progrès social et si les préoccupations concrètes des citoyennes et citoyens sont également prises en compte. Les mesures d'accompagnement constituent une condition essentielle à cet égard. La Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe, c'est pourquoi elle a besoin d'une protection salariale appropriée.</p><p>L’engagement sans précédent des syndicats dans cette campagne a par ailleurs donné au Conseil fédéral, aux partenaires sociaux et à beaucoup d’autres protagonistes politiques l’occasion de se prononcer clairement en faveur des mesures d’accompagnement, des mesures qui ont renforcé de façon significative la confiance dans la voie bilatérale. Dans ce débat, la large coalition du Non a fait face ouvertement aux questions et inquiétudes légitimes de la population. Pas besoin de peindre le diable sur la muraille ni d’enjoliver les choses&nbsp;: il faut simplement des solutions concrètes pour les gens qui travaillent. Et les syndicats ont réussi à les exposer de manière crédible. L’USS se sent renforcée dans cette position et continuera de la défendre, car elle constitue le socle sur lequel la voie bilatérale reposera aussi à l’avenir.</p><p>Sous couvert d’une limitation de l’immigration, les initiant-e-s voulaient en réalité réintroduire des statuts de séjour précaires, supprimer tous les instruments de lutte contre la sous-enchère des conditions de travail et des salaires et attaquer le large consensus qui sous-tend le marché du travail suisse&nbsp;: des partenaires sociaux forts et le développement des conventions collectives de travail. Le vote d’aujourd’hui stoppe net ces velléités.</p><p>Un résultat réjouissant pour le président de l’USS Pierre-Yves Maillard&nbsp;: «&nbsp;La protection des salaires et, d’une manière générale, les mesures d’accompagnement sortent renforcées de cette votation&nbsp;». Quant à la question de l’accord-cadre avec l’UE, il ne laisse la place à aucune ambiguïté&nbsp;: «&nbsp;L’USS rejette un accord-cadre qui menace la protection salariale autonome et le service public. L’accord sous sa forme actuelle doit être renégocié&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7250</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 13:00:00 +0200</pubDate><title>Droits égaux et protection des salaires efficace sont la meilleure solution pour tous les travailleurs, européens et suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/droits-egaux-et-protection-des-salaires-efficace-sont-la-meilleure-solution-pour-tous-les-travailleurs-europeens-et-suisses</link><description>Déclaration de la Confédération européenne des syndicats (CES) sur le refus en Suisse de l’initiative dite « de limitation »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative populaire dite « de limitation » attaquait frontalement le modèle suisse associant libre-circulation des personnes et contrôle des salaires et des conditions de travail. Son acceptation aurait signifié la fin de la libre-circulation des personnes entre l’Union européenne et la Suisse, ainsi qu’une remise en question des mesures d’accompagnement.</p><p>La Confédération européenne des syndicats (CES) se félicite de son rejet clair en votation populaire aujourd’hui, le 27 septembre. Les mesures d’accompagnement obtenues et mises en œuvre par les syndicats suisses sont un exemple et un modèle non-discriminatoire pour le renforcement des droits des travailleuses et des travailleurs, pour la mobilité équitable et pour une Europe sociale. Elles garantissent que les retombées de l’ouverture économique se traduisent par des emplois correctement rémunérés, sans pression sur les salaires.</p><p>La CES s’engage dans toute l’Europe et auprès des instances de l’Union européenne pour des mesures efficaces contre le dumping salarial et la dégradation des conditions de travail. Laisser faire la sous-enchère salariale et la concurrence sauvage ne provoque que la défiance envers les institutions à tous les niveaux. Au contraire, seule une Europe qui assure une protection juste et efficace aux gens qui travaillent a de l’avenir. Plusieurs pays membres et les instances de l'UE changent actuellement d’approche sur ces questions, sous la pression syndicale. Il faut poursuivre le mouvement dans ce sens – et non affaiblir les protections en place.</p><p>Le refus clair de l’initiative populaire qui voulait revenir au système des contingents discriminatoire contre les travailleurs venant de l’UE et affaiblir les règles sur le marché du travail est une victoire d’étape. Avec les syndicats suisses, la CES continuera à s’engager pour défendre les mesures d’accompagnements et la protection des salaires autonome en Suisse, d’où que viennent les attaques. Ces mesures montrent la voie à suivre : l’Europe a besoin de plus de droits pour les travailleuses et travailleurs, de plus de protection des salaires et de plus de contrôles.</p><p>C’est pourquoi la CES soutient la position des syndicats de Suisse à propos du projet d'accord-cadre avec l’UE. Ce nouvel accord ne doit en aucun cas servir de moyen pour démanteler les mesures d’accompagnement qui visent à protéger tous les travailleurs, établis en Suisse comme détachés, du dumping social et du nivellement des salaires par le bas.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_ETUC_56c14105a9.webp" length="27036" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7252</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 12:36:35 +0200</pubDate><title>La Suisse sociale sort renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-suisse-sociale-sort-renforcee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La population refuse des cadeaux aux familles les plus aisées et plébiscite le congé paternité. Ces résultats sont des signaux clairs en faveur d’une politique progressiste en Suisse et doivent ouvrir la voie à des solutions plus justes aux problèmes concrets. À Genève, l’introduction d’un salaire minimum légal fait monter à quatre le nombre des cantons dotés d’une telle protection pour les secteurs sans CCT.</p><h4>Opération de self-service fiscal stoppée net</h4><p>Les électrices et électeurs suisses ont rejeté aujourd’hui une baisse d’impôt pour les hauts revenus qui était déguisée en soutien aux familles. 70&nbsp;% de la baisse d’impôt pour 20&nbsp;% des familles les mieux loties&nbsp;: cette mesure était totalement inadéquate face aux problèmes concrets de pouvoir d’achat rencontrés par les ménages en Suisse. Dans le contexte actuel de crise, alors que de nombreuses familles avec des revenus bas ou moyens font face à d’importantes difficultés pour boucler les fins de mois, l’absurdité de ce projet est apparue plus clairement encore.</p><p>Il faut maintenant s’atteler à résoudre les problèmes structurels de l’accueil de jour des enfants en Suisse. Cela passe par la création de places d’accueil à un rythme soutenu ainsi que par un abaissement de la participation demandée aux parents. L’USS poursuivra son engagement pour que l’accueil de jour soit conçu comme un véritable service public.</p><p>De plus, pour l’USS, soutenir le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs aux salaires bas et moyens reste une priorité absolue. Il s’agit autant d’éviter aux personnes concernées par le chômage partiel ou une perte d’emploi de chuter dans la précarité que de lutter contre une spirale économique vers le bas. Le Non sorti des urnes aujourd’hui ouvre le champ pour des mesures efficaces et rapides qui profitent à toutes et tous, comme la réduction des primes d’assurance-maladie par la baisse des réserves des assurances.</p><p>«&nbsp;Dans une situation sociale et économique aussi tendue, soutenir le pouvoir d’achat des familles est une nécessité absolue&nbsp;: ce constat semble largement partagé. Mais nous avons besoin d’un mécanisme qui atteigne réellement sa cible&nbsp;», relève Pierre-Yves Maillard, président de l’USS. «&nbsp;Le refus opposé à cette baisse pour les plus hauts revenus le démontre&nbsp;: les projets socialement injustes ne peuvent qu’échouer en votation populaire&nbsp;».</p><h4>Deux semaines de congé paternité ne sont que le début</h4><p>Le très large Oui au congé paternité de deux semaines montre que les citoyennes et citoyens souhaitent rattraper enfin le retard de la Suisse en matière d’égalité. Ce congé paternité doit être le premier pas vers une politique familiale qui permet aux hommes et aux femmes d’assumer de façon égalitaire leur famille et les revenus de l’activité professionnelle. Pour cela, il faut en priorité un renforcement en matière de prise en charge des enfants&nbsp;: la Suisse doit développer les structures d’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants et les organiser comme un service public gratuit.</p><p>Il s’agit également d’introduire un véritable congé parental pour lequel l’USS s’engage aux côtés de plusieurs autres organisations. Dans la mise en œuvre au niveau des branches et des entreprises du nouveau congé paternité, celui-ci devra du reste s’additionner aux jours de congé auxquels les jeunes pères ont déjà droit selon de nombreuses CCT, et non pas les remplacer.</p><p>De&nbsp;nombreuses études démontrent que le congé parental n’est pas seulement bénéfique&nbsp;pour les enfants et les parents&nbsp;mais également pour l’économie et la société.&nbsp;Il aide les mères et les pères à se répartir équitablement les tâches&nbsp;professionnelles et familiales sans retomber dans les vieux schémas de&nbsp;répartition des rôles&nbsp;: un congé parental de&nbsp;longue durée favorise&nbsp;l’implication des pères dans la prise en charge des enfants et l’intégration&nbsp;professionnelle des&nbsp;mères.</p><h4>Salaire minimum à Genève&nbsp;: une victoire importante</h4><p>La population genevoise a voté très largement en faveur de l’introduction d’un salaire minimum de 23 francs de l’heure. L’USS se&nbsp;réjouit de cette victoire très nette en faveur de la protection des salaires&nbsp;: trop de travailleuses et de travailleurs ne sont pas&nbsp;couverts par des conventions collectives de travail (CCT) et touchent donc des salaires insuffisants pour vivre. Il est grand temps&nbsp;que le travail paie suffisamment.</p><p>Les salaires insuffisants sont concentrés dans les branches où il n’existe pas CCT – que ce soit parce que les employeurs ne&nbsp;souhaitent pas en conclure ou parce qu’ils ne disposent pas d’associations représentatives. L’introduction d’un salaire minimum y&nbsp;sera particulièrement bienvenue pour renforcer le pouvoir d’achat des salarié-e-s et réduire la concurrence déloyale entre employeurs.</p><p>Des salaires minimaux légaux ont donc désormais été introduits dans quatre cantons de Suisse. En plus, à Bâle-Ville, une initiative&nbsp;populaire est en attente de traitement, tandis que dans le canton de Zurich, trois initiatives communales ont été lancées à Zurich,&nbsp;Winterthur et Kloten. Le résultat genevois ouvre une perspective favorable.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/3/csm_200927_Abstimmungsparty_e96f1d3316.webp" length="342494" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7303</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2020 13:24:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 142 : Évolution des effectifs des  syndicats en 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-142-zur-mitgliederentwicklung-der-gewerkschaften-im-jahr-2019</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2019, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 337&nbsp;114 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 6692 personnes en moins, soit une baisse de 1,95&nbsp;% des effectifs. Cette baisse est toutefois nettement moins prononcée que lors de la dernière comparaison (2,67&nbsp;%). Le nombre de membres a diminué chez les hommes (&nbsp;-3,15&nbsp;%). Il a en revanche augmenté chez les femmes (&nbsp;+0,77&nbsp;%).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/a/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_AWU9370_82438c2f0a.webp" length="322384" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7247</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2020 14:11:41 +0200</pubDate><title>Primes-maladie : le fardeau doit diminuer maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-le-fardeau-doit-diminuer-maintenant</link><description>Primes-maladie 2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les chiffres sont désormais officiels&nbsp;: ces dernières années, les caisses-maladie ont amassé quelque 11 milliards de francs dans leurs réserves, des francs qui proviennent des primes-maladie des assuré-e-s. Avec tout cet argent, elles pourraient immédiatement baisser les primes. Ces milliards excédentaires doivent être restitués sans délai aux ménages. D’autant plus en cette période où nous entrons en récession et où le pouvoir d’achat des ménages s’érode dans l’ensemble du pays.</p><p>Au cours des dernières années, les primes-maladie sont devenues une charge que les ménages ne peuvent plus assumer. Parallèlement, les cantons ne cessent de réduire les budgets alloués aux subsides pour les primes individuelles. Aujourd’hui, avec la crise économique due à la pandémie de COVID-19, de nombreux ménages doivent faire face à une chute drastique de leurs revenus, soit après une perte d’emploi, soit parce que le chômage partiel ne compense que 80&nbsp;% des salaires, même les plus bas. L’annonce aujourd’hui d’une hausse très «&nbsp;modérée&nbsp;» des primes-maladie ne suffit donc pas à soulager ces ménages.</p><h4>Hausse des subsides indispensable</h4><p>Aucun autre pays de l’OCDE ne demande à ses résident-e-s de participer autant de leur propre poche à leurs frais de santé. De plus, le financement passe également par un système non solidaire de primes individuelles. Depuis des années, l’Union syndicale suisse (USS) appelle à une remise en question de ce système en renforçant le financement basé sur les revenus. L'initiative d'allégement des primes de l’USS et du PS, par exemple, va dans cette direction. Elle exige qu'un ménage ne dépense pas plus de 10&nbsp;% de son revenu disponible en primes d'assurance maladie.</p><h4>Les milliards de réserves ne sont plus défendables</h4><p>Les milliards de réserves ont été constitués spécialement en prévision d’une crise sanitaire. Et nous sommes en plein dedans. Mais les caisses-maladie n’ont même pas eu besoin de puiser dans ces réserves pour gérer les coûts de la crise. La totalité des réserves atteint aujourd’hui le double de ce qu’elle devrait selon la loi. La hausse annoncée de «&nbsp;seulement&nbsp;» 0,5&nbsp;% des primes pour 2021 n’est de loin pas suffisante comme mesure pour alléger le fardeau des ménages. Même problème pour la «&nbsp;réduction volontaire&nbsp;» des réserves annoncée mardi passé&nbsp;: si les caisses-maladie ne jouent pas le jeu, ce ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. L’annonce d’aujourd’hui à ce sujet en est la preuve&nbsp;: la réduction des réserves sera bien maigrichonne, avec seulement 211 millions de francs. Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’un engagement politique clair&nbsp;: la montagne de réserves doit être réduite rapidement et les assuré-e-s doivent se voir rembourser ce qui leur revient. C’est maintenant, plus que jamais, qu’elles et ils en ont besoin&nbsp;: le fardeau des primes doit diminuer maintenant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7245</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2020 15:33:56 +0200</pubDate><title>Les réserves excessives doivent être restituées aux ménages </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-reserves-excessives-doivent-etre-restituees-aux-menages</link><description>Réserves excédentaires des caisses-maladie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Face aux milliards de réserves excédentaires des caisses-maladie, le Conseil fédéral admet que quelque chose doit de toute urgence être fait. La pression des primes-maladie représente une charge de moins en moins supportable pour les familles et les personnes à bas revenu. Et la crise du COVID-19 a encore aggravé les problèmes de pouvoir d’achat. Pendant ce temps, les assurances-maladie sont assises sur des milliards de francs de réserves qui dépassent de loin les minimas prescrits par la loi. L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait qu’en adaptant aujourd’hui les dispositions concernant ces réserves, le Conseil fédéral montre qu’il veut réduire cette énorme montagne d’argent accumulée au fil des ans.</p><p>Pour le Conseil fédéral, il faut donc sans tarder diminuer ces réserves excessives et les redistribuer à la population en cette période économiquement très difficile. Mais la mesure décidée aujourd’hui n’est encore qu’une goutte d’eau dans l’océan. En effet, les caisses-maladie peuvent désormais restituer les réserves excédentaires à leurs assuré-e-s déjà à partir d’un «&nbsp;taux de solvabilité&nbsp;» de 100&nbsp;% (contre 150&nbsp;% auparavant), mais ces remboursements demeurent facultatifs. Jusqu’ici, presque toutes les caisses auraient déjà pu procéder sur une base volontaire à de telles restitutions, car le taux moyen de solvabilité dépasse les 200&nbsp;%. Et même un taux de solvabilité de 100&nbsp;% repose, dans la définition actuelle de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), sur des hypothèses très prudentes, voire conservatrices&nbsp;: même dans le cas de la pandémie actuelle, de telles réserves ne se sont pas avérées nécessaires, loin s’en faut. En outre, on ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral ne décide pas l’entrée en vigueur sans délai, mais seulement pour les primes de 2022, de cette modification de l’ordonnance. Car personne ne conteste qu’il faut de toute urgence agir.</p><p>Compte tenu de la situation économique tendue et de l’évolution défavorable du pouvoir d’achat des ménages, l’USS exige des mesures plus ambitieuses. Il faut que les caisses-maladie soient obligées de réduire leurs réserves excessives pour garantir que ces milliards reviennent au plus vite dans les portemonnaies des ménages.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_krankenkassen_logos_kvg_visana_swica_assura_helsana_css_concordia_format_neue_website_ee26b1b042.webp" length="14928" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7170</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2020 12:49:00 +0200</pubDate><title>La libre circulation des personnes combinée aux mesures d’accompagnement : un régime migratoire à l’épreuve</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/la-libre-circulation-des-personnes-combinee-aux-mesures-daccompagnement-un-regime-migratoire-a-lepreuve</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comparée à d’autres systèmes d’immigration, la solution suisse de libre circulation des personnes combinée à des mesures d’accompagnement efficaces fait bonne figure&nbsp;: moins de sous-enchère salariale et de travail au noir, et une forte participation des personnes immigrantes au monde du travail.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/KI/La_libre_circulation_des_personnes_combine__e_aux_mesures_daccompagnement_-_un_re__gime_migratoire_a___le__preuve.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Une analyse en sept point de Daniel Lamprt, économiste en chef de l'USS</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/6/csm_schnitt_broschure_baracken_d_rz_2010_image_b9968083f6.webp" length="213574" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7224</guid><pubDate>Mon, 14 Sep 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Des augmentations de salaires sont possibles et nécessaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-augmentations-de-salaires-sont-possibles-et-necessaires</link><description>Revendications salariales des syndicats pour 2020-2021</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les effets de la crise sur l’économie sont variables&nbsp;: dans certains secteurs, les affaires se portent bien ou même très bien. Étant donné la faible progression des salaires au cours des dernières années, les fédérations de l’Union syndicale suisse (USS) demandent des augmentations jusqu’à 100 francs par mois ou jusqu’à 2&nbsp;% dans les branches et les entreprises qui en ont les moyens.</p><p>Nombre de salarié-e-s ont dû fournir un effort particulier durant la crise. On pense aux hôpitaux, mais aussi à la logistique ou à certaines parties de l’administration publique. Parallèlement, certaines branches se portent bien. Des augmentations de salaires substantielles y sont possibles.</p><p>Au cours des dernières années, les salaires ont stagné malgré l’essor économique. Ce n’est qu’en 2019 que les salaires réels ont à nouveau progressé, d’environ 0,5&nbsp;%, après deux mauvaises années. Une hausse clairement insuffisante au vu du développement favorable des affaires et d’une croissance de 5,9&nbsp;% du PIB de 2017 à 2019. Il est donc nécessaire d’augmenter les salaires.</p><h4>Les revendications</h4><p>Depuis la crise financière, il y a plus de dix ans, les employeurs arguent sans cesse des turbulences du moment pour refuser des hausses salariales. Pourtant, souvent, la situation économique est meilleure que ce qu’ils essaient de faire croire. La crise ne peut pas servir d’argument partout et pour tout le monde&nbsp;: lorsque la marche des affaires est bonne, il faut améliorer la situation des travailleuses et travailleurs.</p><p>Les fédérations de l’USS demandent en conséquence des augmentations allant jusqu’à 100 francs par mois, ou 2&nbsp;% de hausse dans les branches et entreprises qui peuvent se le permettre. De plus, le 13e salaire devrait être payé entièrement même si l’entreprise a été en chômage partiel durant l’année. Enfin, là où le chômage partiel a encore cours, l’USS demande aux employeurs de verser 100&nbsp;% du salaire pour les rémunérations les plus basses, comme le font déjà plusieurs entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_200914_MK-Lohnrunde2020-2021_sgb-mp_9d99bf0960.webp" length="214610" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7221</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2020 14:44:46 +0200</pubDate><title>« Génération stagiaire » : stop aux abus et à la sous-enchère !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/generation-stagiaire-stop-aux-abus-et-a-la-sous-enchere</link><description>Motions cantonales pour mieux protéger les stagiaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De plus en plus souvent, les jeunes entrent sur le marché du travail avec des contrats de stage. Résultat&nbsp;: les mauvaises conditions de travail et la sous-enchère salariale se multiplient. Pour le Conseil fédéral, cette question relève de la responsabilité des cantons. Afin d’accentuer la pression, l’Union syndicale suisse (USS) et sa Commission de la jeunesse lancent une vague de motions dans les cantons.</p><p>À l’occasion de la rentrée 2020, des motions concernant la situation des stagiaires ont été déposées ou l’avaient déjà été dans plus de 15 cantons. De nombreux étudiant-e-s, mais aussi des personnes qui veulent entamer un apprentissage ou une formation dans une haute école sont contraints d’effectuer un stage préalable. Le Conseil fédéral estime qu’il n’y a pas besoin d’agir au niveau national et laisse aux cantons la responsabilité de réglementer cette pratique scandaleuse des stages. L’USS veut donc pousser les cantons à prendre leurs responsabilités&nbsp;: les stages doivent être réglementés et, au besoin, interdits.</p><p>Dans sa réponse à la motion 18.3489 qui demandait une réglementation des stages au plan fédéral, le Conseil fédéral arguait que la surveillance du marché du travail était exécutée par les cantons. Ceux-ci disposent donc des outils nécessaires pour intervenir contre les abus en matière de stages. Mais dans les faits, rares sont les cantons qui ont vraiment des réglementations efficaces en la matière. Et pourtant, le nombre de stagiaires ne cesse d’augmenter depuis 2010. En Suisse, environ 10&nbsp;% des employé-e-s de 15 à 24 ans ont des contrats de stage.</p><p>La situation est particulièrement difficile dans les domaines de la santé et de la garde d’enfants, où les jeunes doivent parfois effectuer des stages de très longue durée avant même de commencer un apprentissage. Autre domaine où la précarité est grande&nbsp;: les personnes qui, après la fin de leurs études, ne trouvent que des places de stage pendant plusieurs années. Souvent aussi, les stagiaires voient leur contrat de stage reconduit à plusieurs reprises, sous prétexte qu’il y aura un contrat fixe la prochaine fois. Ces cas-là relèvent clairement de la sous-enchère salariale. Avec des contrats de stage, les jeunes doivent accepter des salaires très bas et les conséquences sont doublement néfastes&nbsp;: ils ne gagnent pas assez pour vivre et ils occupent la place d’employé-e-s permanents mieux payés, qui pourraient en vivre décemment.</p><p>En principe, les stages ne devraient être requis que dans des circonstances très spécifiques, comme par exemple lors d’une intégration au marché du travail. Et ils devraient impérativement avoir une composante formatrice. L’USS exige par ailleurs que les stages de préapprentissage, en particulier dans les soins et la garde des enfants, soient interdits. La durée des autres types de stages doit être limitée à six mois et les stagiaires doivent bénéficier d’un accompagnement adéquat pendant cette période de formation.</p><p>Dans les motions déposées, les cantons sont appelés à contrôler les conditions des stages, à les documenter et à intervenir en cas d’infraction ou d’abus. Il s’agira en particulier de vérifier si des stages sans composante formatrice ne sont pas utilisés pour contourner les salaires et les conditions de travail usuels dans la région. Ces contrôles peuvent se faire à travers les instruments habituels des partenaires sociaux (commissions tripartites) ou par une autre instance appropriée.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_jungeFrauInWerkstatt_aerogondo-iStock_39047413ba.webp" length="139750" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7241</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 19:47:00 +0200</pubDate><title>Accord entre la Suisse et l’Allemagne concernant la constatation mutuelle de l’équivalence des diplômes professionnels</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/accord-entre-la-suisse-et-lallemagne-concernant-la-constatation-mutuelle-de-lequivalence-des-diplomes-professionnels</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS salue l’objectif de l’accord qui consiste à permettre aux titulaires de diplômes professionnels d’un pays d’accéder plus facilement à la formation continue dans l’autre pays ainsi qu’au marché du travail pour y exercer leur profession et à encourager ainsi la mobilité trans-frontalière des professionnels qualifiés de manière générale. L’USS estime nécessaire l’actualisation d’un accord datant de 1937 qui était de surcroît limité aux professions artisanales. Notres commentaires et remarques se trouvent dans la réponse complète (voir ci-dessous).</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7237</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:53:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la réglementation de l’activité des intermédiaires d’assurance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/loi-federale-sur-la-reglementation-de-lactivite-des-intermediaires-dassurance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7235</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:44:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les voies cyclables</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-les-voies-cyclables</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7233</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:38:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’organisation de la Poste (LOP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-lorganisation-de-la-poste-lop</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7231</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:31:00 +0200</pubDate><title>Admission des podologues comme fournisseurs de prestations dans le cadre de l’assurance obligatoire des soins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/zulassung-der-podologinnen-als-leistungserbringer-aenderungen-der-kvv-und-kvl</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7229</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:18:00 +0200</pubDate><title>«Pour des routes plus sûres, des mesures maintenant!» – Iv. ct. 17.304</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-des-routes-plus-sures-des-mesures-maintenant-iv-ct-17304</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7226</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 16:05:00 +0200</pubDate><title>Exécution de l’obligation de payer les primes – Iv.ct. TG 16.312</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/execution-de-lobligation-de-payer-les-primes-ivct-tg-16312</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7213</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 15:33:10 +0200</pubDate><title>Dossier N° 141 : Enquête 2020 sur les médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dossier-n-141-enquete-2020-sur-les-medias</link><description>Analyse des conditions de travail et des salaires de plus de 1000 journalistes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis des années, la branche des médias vit un profond changement structurel dont les effets se font directement sentir sur les conditions et les méthodes de travail ainsi que le revenu des professionnel-le-s des médias[1]. Des journaux ont disparu, des émissions ont été retirées des programmes, des rédactions fusionnées et des milliers d’emplois supprimés. La branche n’est que partiellement couverte par des conventions collectives de travail (CCT) qui, en cas de crise, stabilisent les rapports de travail. Les éditeurs de la presse écrite et en ligne, organisés au sein de l’association Schweizer Medien (VSM), refusent depuis maintenant 15 ans une nouvelle CCT pour la Suisse alémanique et le Tessin.</p><p>Aujourd’hui, le marché suisse des médias est dominé par quatre entreprises, qui produisent les imprimés, les publications en ligne et les émissions de radio et de télévision. Cela fait des années qu’en Suisse, les entreprises de médias privées perdent des recettes publicitaires, qui profitent désormais aux plates-formes des «&nbsp;GAFA&nbsp;», comme on les appelle (Google, Amazon, Facebook, Apple). La SSR, qui perd aussi des recettes publicitaires, applique depuis des années des mesures d’économies. Elle a l’intention de centraliser les rédactions responsables des informations, remettant ainsi elle-même en question sa politique de localisation fédéraliste. Malgré des mesures de démantèlement, elle reste la plus grande employeuse dans le secteur des médias. Si elles garantissent une certaine diversité, les publications en ligne indépendantes ne sont cependant pas en mesure de compenser la diminution du nombre des emplois dans la presse écrite régionale.</p><p>Le dernier sondage sur le salaire et le revenu des journalistes avait eu lieu en 2006, à l’initiative des organisations actives dans la branche des médias&nbsp;: syndicom (qui s’appelait alors Comedia), le Syndicat suisse des mass media (SSM), Impressum et l’Association suisse des journalistes spécialisés (AJS)[2]. Une actualisation s’imposant désormais en raison de la dynamique de cette branche, les organisations concernées ont décidé de sonder une nouvelle fois les journalistes. Dans la mesure du possible, il s’agissait de faire des comparaisons avec l’enquête de 2006.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/3/csm_journalisten_fotografen_medien_2017_flickr-re-doppelpunkt-publica-jan_michalko_CC_BY-SA_2.0_14b2cecb07.webp" length="368382" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7219</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 14:53:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la sécurité et la protection de la santé des travailleurs dans les travaux de construction </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-sur-la-securite-et-la-protection-de-la-sante-des-travailleurs-dans-les-travaux-de-construction</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7217</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 14:49:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les allocations familiales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-sur-les-allocations-familiales</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7211</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 11:08:01 +0200</pubDate><title>AVS21 : pas de démantèlement sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs21-pas-de-demantelement-sur-le-dos-des-femmes</link><description>La commission des États fait fausse route : le Parlement doit se centrer sur le niveau des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) rejette fermement le projet de réforme AVS21 tel que la Commission de la santé et des affaires sociales du Conseil des États le conçoit. Au lieu de s’attaquer au problème bien réel des rentes de vieillesse trop basses, la CSSS-E s’entête à vouloir miser sur la hausse de l’âge de la retraite pour les femmes. Celles-ci sont pourtant déjà nettement désavantagées en matière de prévoyance vieillesse. Pour l’USS, un démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes n’est tout simplement pas admissible.</p><p>Seule une réforme de l'AVS centrée sur le niveau des rentes est susceptible de réunir une majorité des citoyen-ne-s et de réussir. Depuis plus de 40 ans, il n’y a eu aucune hausse des rentes AVS. Les ajustements basés sur l'indice mixte ne suivent que de très loin l'évolution des salaires. Les rentes AVS valent donc de moins en moins, alors que les coûts de la santé et les loyers explosent. Dans le même temps, les rentes du 2e pilier sont en chute libre depuis des années et risquent de diminuer encore. Il reste donc toujours moins d’argent pour vivre à la retraite.</p><p>Les femmes sont particulièrement désavantagées en termes de rentes&nbsp;: au début de cette semaine, les hommes ont déjà perçu autant de rentes de vieillesse que les femmes pour toute l'année 2020&nbsp;! Mais la majorité de droite de la commission compétente du Conseil des États préfère fermer les yeux sur cette réalité. Au contraire, elle veut aggraver encore la situation déjà déplorable des femmes en matière de retraite&nbsp;: avec l’augmentation prévue de l'âge de la retraite pour les femmes, celles-ci perdront 8,8 milliards de francs de prestations d'ici la fin de la décennie. Il est inacceptable que ce soient les plus mal loties qui doivent payer cette réforme. L’USS fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que le Parlement continue sur cette voie.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/4/csm_Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig_957cadb161.webp" length="201670" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7196</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2020 10:35:03 +0200</pubDate><title>Equal Pension Day : à partir d’aujourd’hui, seuls les hommes touchent une retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/equal-pension-day-a-partir-daujourdhui-seuls-les-hommes-touchent-une-retraite</link><description>Rentes des femmes trop basses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 31 août, les hommes retraités ont déjà touché le montant de rente que les femmes obtiendront en toute une année. Celles-ci ont en moyenne des rentes moins élevées d’un tiers. L’Equal Pension Day lancé par l’Union syndicale suisse (USS) attire l’attention sur cette inégalité et rappelle l’urgence d’agir pour la corriger.</p><p>L’écart d’aujourd’hui entre femmes et hommes en matière de retraites est le reflet des inégalités professionnelles et salariales d’hier. Les femmes interrompent plus souvent leur activité et travaillent plus souvent à temps partiel, la plupart du temps afin d’assumer davantage de tâches au sein de la famille et du foyer. Le travail des femmes aboutit donc à des rentes scandaleusement basses.</p><p>La prévoyance professionnelle ne représente qu’un maigre complément pour de nombreuses femmes. Un tiers d’entre elles ne perçoit aucune rente du deuxième pilier. Et lorsque c’est le cas,la prestation est en moyenne de moitié inférieure à celle des hommes. Une femme sur deux qui a pris sa retraite en 2018 reçoit une rente LPP de moins de 1165 francs par mois&nbsp;: «&nbsp;Dans les professions typiquement féminines, des rentes de la prévoyance professionnelle de 500 à 800 francs par mois sont courantes&nbsp;; cela ne permet pas de vivre&nbsp;!&nbsp;» affirme Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS.</p><p>Les femmes peuvent, certes, compter sur l’AVS&nbsp;: après la première grève des femmes, des mesures décisives pour favoriser l’égalité ont été introduites. Elles réduisent les effets des différences salariales et tirent à la hausse le montant des rentes. En conséquence, les rentes AVS des femmes et des hommes sont aujourd’hui à un niveau à peu près identique. Mais la rente AVS mensuelle maximum est de 2370 francs par mois –&nbsp;là aussi, un montant insuffisant pour assumer toutes les dépenses courantes. «&nbsp;Réduire les rentes sur le dos des femmes comme le prévoit le Parlement est une insulte une année après la grande grève des femmes de 2019. Les retraites des femmes doivent augmenter, pas diminuer&nbsp;!&nbsp;» demande la conseillère nationale PS Mattea Meyer.</p><p>Presque 11 pour-cent des femmes doivent, à peine arrivées à la retraite, demander des prestations complémentaires pour boucler les fins de mois&nbsp;: c’est la triste réalisé. Ceci, alors qu’elles ont pris soin d’enfants et de proches, été actives professionnelles, et subi un sous-emploi plus important que les hommes. A la retraite, elles continuent d’ailleurs à assumer la plus grande partie du travail de prise en charge des petits-enfants. En 2019, 140 000 femmes bénéficiaient de prestations complémentaires –&nbsp;contre la moitié seulement d’hommes. Les femmes divorcées et veuves sont particulièrement touchées. «&nbsp;Nous ne pouvons plus balayer d’un revers de main les inégalités en matière de retraite. C’est aussi pour les réduire qu’il faut une 13e rente AVS&nbsp;»&nbsp;: voilà ce qu’affirme la conseillère nationale verte Léonore Porchet à l’occasion de l’Equal Pension Day.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/f/csm_equalPensionDay_39042bd9ba.webp" length="23364" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7195</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2020 16:28:08 +0200</pubDate><title>Analyse de l&#039;égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/analyse-de-legalite-salariale</link><description>Offre de formation continue sur la Loi sur l’égalité révisée</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le premier juillet, la révision de la Loi sur l’égalité est entrée en vigueur: jusqu’au 30 juin 2021, les entreprises comptant de plus de 100 salarié-e-s doivent vérifier s’il existe en leur sein une discrimination salariale au détriment des femmes. L’analyse doit au moins être contrôlée par l’organe de révision. Dans l’idéal, cependant, l’analyse est réalisée en intégrant les représentants syndicaux, ce qui contribue à la transparence et à la confiance dans le processus.</p><p>Les syndicats disposent de compétences et d’une longue expérience dans la lutte contre la discrimination salariale liée au genre. Pour que les représentants des salarié-e-s (membres d’une commission du personnel et secrétaires syndicaux) puissent participer sur un pied d’égalité aux analyses, il est cependant utile qu’ils et elles se forment à cet effet. Sur mandat de l’USS, Movendo propose aux membres des fédérations syndicales affiliées des cours d’un jour consacrés aux les analyses salariales. En plus d’une présentation des bases légales et scientifiques de l’analyse de l’égalité salariale, le cours comprend une partie pratique. Au cours de celle-ci, les participants pourront développer des arguments en faveur d’une participation des représentants des employés, apprendre à connaître les outils utilisé pour les analyses, et se préparer au processus concret avec des check-lists des étapes à suivre.</p><p><a href="https://www.movendo.ch/fr/ereignis/analyse-de-legalite-salariale-219641" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Les dates et le formulaire d’inscription se trouvent sur la nouvelle page d’accueil de Movendo.</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/0/csm_Kalender-eintragen_pra-chid_iStock_cbae4847b9.webp" length="104254" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7188</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 15:13:43 +0200</pubDate><title>Loi COVID-19 sur les loyers commerciaux</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/loi-covid-19-sur-les-loyers-commerciaux</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7186</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 15:07:26 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’imposition des rentes viagères et des formes de prévoyance similaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-limposition-des-rentes-viageres-et-des-formes-de-prevoyance-similaires</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7183</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 14:50:00 +0200</pubDate><title>OUI au congé paternité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/oui-au-conge-paternite</link><description>Objectif : congé parental !  Le congé paternité n’est qu’un début !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 27 septembre, la Suisse a l’occasion de rattraper un peu de son retard en matière d’égalité. Aujourd’hui, les pères n’ont droit qu’à un seul jour de congé lors de la naissance d’un enfant – c’est moins que pour un déménagement ! En disant Oui à un congé paternité de deux semaines, nous donnerons un signal pour que les hommes prennent leur part dans les tâches liées aux enfants. Sur cette question, la Suisse est encore à l’âge de pierre : la plupart des pays européens ont, en plus d’un congé maternité, un congé paternité digne de ce nom et un congé parental de plusieurs mois.</p><p class="lead"><strong>→ Le congé paternité doit devenir un droit pour tous les salariés</strong><br> Certaines entreprises offrent déjà aux hommes plus que la journée de congé prévue par la loi lors de la naissance d’un enfant. Mais ce droit ne devrait pas dépendre de l’employeur : il devrait s’appliquer à tout le monde, comme une assurance sociale.</p><p class="lead"><strong>→ Un petit pas vers plus d’égalité</strong><br> De plus en plus de pères jouent un rôle actif dans leur famille. Mais bien souvent, le schéma classique s’applique : l’homme assure le revenu, la femme porte l’essentiel de la responsabilité des enfants. Les mères consacrent en moyenne près de deux fois plus de temps aux travaux ménagers que les pères, et une fois et demie de plus à la prise en charge des enfants. Si nous voulons une répartition des tâches plus équilibrée, les pères doivent pouvoir s’impliquer dès le début et à égalité dans la vie familiale.</p><p class="lead">Un congé paternité de deux semaines ne résoudra évidemment pas tous les problèmes d’égalité femmes-hommes. Il faudra d’autres mesures pour avancer vraiment dans ce domaine. La Suisse ne pourra pas faire l’économie d’un congé parental de plusieurs mois. Et l’accueil extrafamilial pré- et parascolaire des enfants doit être massivement développé pour répondre réellement aux besoins.</p><p class="lead">Cependant, le congé paternité est un progrès concret pour une meilleure répartition des tâches au sein des famille. Un Oui net et clair à cette première étape est donc nécessaire.</p><p class="lead">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_congeparental_7889251117.webp" length="65458" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7182</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 12:13:38 +0200</pubDate><title>NON le 27 septembre à l&#039;anarque fiscale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-lanarque-fiscale</link><description>Les plus riches profitent, la classe moyenne paie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Augmenter les déductions fiscales pour enfants : la proposition est en apparence séduisante. Mais c’est en fait une arnaque. La prétendue aide aux familles soumise en votation n’est rien d’autre qu’une baisse d’impôt pour les plus hauts revenus. Ce sont les classes moyennes qui paieraient l’addition. Il faut empêcher cela !</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/9/csm_nonalarnarquefiscale_e82ad45d3e.webp" length="55438" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7180</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Contre la baisse des salaires et les inégalités, il faut davantage de conventions collectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/enquete-sur-les-medias</link><description>L&#039;USS présente les résultats de l&#039;enquête 2020 auprès des journalistes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le changement structurel qui touche les médias depuis des années a des conséquences très directes sur les conditions de travail et les salaires des professionnel-le-s des médias. Une étude représentative publiée ce jour montre que les salaires des journalistes stagnent depuis 14 ans et qu’ils sont donc très en retard par rapport à l’évolution générale des revenus en Suisse. Les <span class="no-hyphenation">indépendant-e-s</span> ont même vu leur rémunération baisser. La branche des médias n’est par ailleurs pas épargnée par la discrimination salariale liée au sexe, en particulier aux échelons mieux payés. L’étude démontre que c’est l’existence d’une convention collective de travail (CCT) qui protège le mieux contre la baisse des salaires et les inégalités. Il faut donc plus de CCT dans les médias, et de vrais investissements dans la qualité.</p><p>L’USS a conduit avec syndicom, le Syndicat suisse des mass média (SSM) et l’Association des journalistes spécialisés (AJS) une enquête sur les conditions de travail des journalistes, avec l’expert des questions salariales Roman Graf. La précédente datait de 2006. Avec plus de 1600 réponses reçues, le sondage peut être considéré comme représentatif. Les résultats dépeignent donc avec clarté la situation actuelle pour les <span class="no-hyphenation">professionnel-le-s</span> des médias.</p><p><strong>Salaires à la baisse</strong><br> Le rapport indique que le salaire des journalistes stagne. Chez les indépendant-e-s, le salaire médian a même diminué de 1000 francs. Des problèmes se font jour quant aux conditions de travail également : la pression des délais augmente, et très souvent, il est inévitable de travailler aussi dans son temps libre. Enfin, la situation de bon nombre de journalistes se distingue par une forte insécurité&nbsp;: 60% des indépendant-e-s et un quart des salarié-e-s sont inquiets de ne pas avoir suffisamment de mandats, respectivement craignent de perdre leur emploi. Une large majorité – toutes catégories confondues – estime difficile à très difficile de retrouver une activité équivalente en cas de perte de travail.</p><p>Sur tous les paramètres, la présence d’une CCT fait la différence. Lorsqu’une convention collective de travail s’applique, les salaires sont meilleurs, les temps de travail sont mieux définis, et les inégalités salariales liées au sexe sont moins nombreuses. Pour Stephanie Vonarburg, vice-présidente de syndicom et responsable du secteur médias, «&nbsp;il n’y a qu’une bonne CCT qui garantisse des salaires corrects, en particulier au bas de l’échelle des rémunérations et pour les femmes. Cela vaut tant pour les <span class="no-hyphenation">salarié-e-s</span> que pour les <span class="no-hyphenation">indépendant-e-s</span>.&nbsp;»</p><p><strong>Préserver la qualité et l’attractivité du journalisme</strong><br> La crise du coronavirus a démontré plus clairement encore l’importance d’une offre médiatique de qualité pour la cohésion sociale et la démocratie. Pour l’assurer, il faut que les médias continuent à intéresser des personnes bien formées et motivées à faire carrière dans le journalisme en leur offrant une perspective de long terme dans le secteur. Les acteurs médiatiques doivent donc investir dans les conditions de travail pour assurer l’attractivité du journalisme. C’est aussi vrai pour les journalistes spécialisés, dont la situation est, par comparaison, assez bonne&nbsp;: «&nbsp;Bonnes conditions de travail et formation continue permanente sont la clé&nbsp;», affirme Pete Mijnssen, président de l’AJS. «&nbsp;Ce sont les bases incontournables d’un journalisme spécialisé solide et fondé.&nbsp;»</p><p>Que le soutien aux médias figure à l’agenda politique est réjouissant. «&nbsp;Il doit cependant aller de pair avec de vraies améliorations pour les professionnel-le-s qui font les médias au quotidien, avec un renforcement du partenariat social, et avec une meilleure couverture par des CCT&nbsp;», relève Melanie Berner, secrétaire spécialisée au SSM. «&nbsp;Un soutien financier public ne doit être possible que si ces conditions sont respectées&nbsp;». Par ailleurs, les fédérations et associations représentées s’expriment clairement pour l’extension des mesures de soutien fédérales aux plates-formes médatiques en ligne.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/3/csm_journalisten_fotografen_medien_2017_flickr-re-doppelpunkt-publica-jan_michalko_CC_BY-SA_2.0_14b2cecb07.webp" length="368382" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7175</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2020 17:13:50 +0200</pubDate><title>Taux d&#039;intérêt LPP: les rentes continuent de fondre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-dinteret-lpp-les-rentes-continuent-de-fondre</link><description>Non à la baisse du taux d&#039;intérêt minimal</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission LPP recommande de baisser le taux d’intérêt minimal LPP pour le fixer à 0,75%. C’est du jamais vu. Les rentes du 2e pilier vont donc continuer leur chute libre. Il faut maintenant que le Conseil fédéral corrige cette erreur pour stabiliser les rentes et mettre fin au torpillage de la confiance dans la prévoyance professionnelle.</p><p>L’USS s’oppose à une baisse du taux d’intérêt minimal dans le 2e pilier. Lors de son audition, elle avait demandé le maintien du taux minimal de 1%. Aujourd’hui, la Commission LPP a toutefois décidé, à une courte majorité, de recommander au Conseil fédéral de baisser encore ce taux minimal de 1% à 0,75%. Elle déstabilise ainsi sans raison la confiance déjà très précaire des assuré-e-s dans le 2e pilier. Depuis des années, les taux de conversion et les rentes des caisses de pensions sont en baisse constante, tandis que les assurés paient des cotisations plus élevées que jamais.</p><p>Une réduction quasiment préventive du taux d’intérêt minimal ne correspond pas à la volonté de la loi. Celle-ci prévoit que le taux minimal doit être fixé de telle sorte que les revenus des placements soient crédités aux assuré-e-s. Sur plusieurs années, il devrait donc correspondre approximativement aux rendements obtenus par un portefeuille de fonds de pension raisonnable. Ce n'est plus le cas si le taux d'intérêt est réduit. C'est pourquoi une nette majorité des partenaires sociaux consultés s'y sont opposés.</p><p><strong>Situation solide et bonnes réserves</strong></p><p>Les institutions de prévoyance ont entamé l'année 2020 sur des bases très solides, et 2019 est considérée par plusieurs indicateurs comme l'année ayant enregistré la meilleure performance jamais mesurée. Et la performance annuelle moyenne au cours des dix dernières années se situait, selon les sources, à près de 5%. Par ailleurs, les réserves de fluctuation des caisses de pensions sont bien garnies et leur situation financière est considérée comme stable tant par l'autorité de surveillance de la prévoyance professionnelle que par l'étude de Swisscanto sur les caisses de pension, publiée il y a quelques jours.&nbsp;</p><p>Bien que les distorsions du marché et les chutes des cours aient été nombreuses au cours du 1er trimestre 2020, la situation sur les marchés financiers s'est désormais stabilisée, et les baisses ont déjà été en bonne partie compensées. Tous les grands indicateurs le confirment. Les taux de couverture à la fin juin étaient en moyenne de 107.9%, soit plus élevés qu'à la fin 2018.</p><p>Dans ce contexte, le fait de proposer une nouvelle réduction du taux minimal fait fi de toute perspective de long terme, qui devrait pourtant être la force du deuxième pilier, comme le soulignent d’ailleurs de nombreux acteurs. L'USS demande au Conseil fédéral de corriger cette erreur, de maintenir le taux d'intérêt minimal à 1% et de ne pas suivre la décision d’une petite majorité de la Commission LPP. Il faut à tout prix mettre un terme à la chute libre des rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_9833d4c1c3.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7191</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2020 18:55:00 +0200</pubDate><title>Congé paternité et égalité des sexes : il est temps de sortir de l’âge de pierre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conge-paternite-et-egalite-des-sexes-il-est-temps-de-sortir-de-lage-de-pierre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 septembre, la Suisse aura l’occasion de réduire quelque peu le retard pris par elle en matière d’égalité des sexes. En effet, en disant OUI à un congé paternité de deux semaines, elle fera comprendre que les enfants ne sont uniquement l’affaire des femmes, mais aussi celle des hommes. Rejeter ce projet reviendrait à nous maintenir dans l’âge de pierre en matière d’égalité.</p><p>Alors que la plupart des pays européens connaissent, en plus de l’assurance-maternité, un congé paternité digne de ce nom, un congé parental de plusieurs mois, voire les deux cumulés, nos incorrigibles conservateurs et conservatrices combattent le projet d’un congé paternité de deux semaines avec un référendum sur lequel nous nous prononcerons le 27 septembre.</p><p>Petit rappel&nbsp;: pour avoir un impact durable en matière d’égalité, la Commission fédérale pour les questions familiales (COFF) estime qu’en plus du congé maternité et du congé paternité, un congé parental d’au moins 24 semaines est nécessaire. L’initiative populaire à l’origine de l’actuel projet avait pour un but, afin de convaincre une majorité, un congé paternité de quatre petites semaines. Elle a été retirée au profit d’un compromis encore plus modeste&nbsp; trouvé par le Parlement, soit deux semaines. Et notre voisine l’Europe de secouer la tête, en voyant qu’en 2020, la riche Suisse va voter pour dire si elle veut se permettre un congé paternité aussi ridiculement court.</p><p><strong>Un important message à faire passer</strong></p><p>Mais avec ce minimum, nous pouvons quand même faire passer un message important, à savoir que les enfants sont aussi une «&nbsp;affaire&nbsp;» d’hommes, et que les pères ont un rôle important à jouer dans la famille à cet égard. C’est plus que nécessaire, car en Suisse, les femmes continuent à assumer la responsabilité principale dans ce domaine. Dans quatre familles sur cinq, la mère reste à la maison lorsque l’enfant est malade. En moyenne, les mères investissent presque deux fois plus de temps dans les travaux ménagers que les pères et une fois et demie de plus dans la garde des enfants. &nbsp;</p><p>Et ce n’est pas sans conséquences&nbsp;: les mères réduisent leur taux d’occupation ou renoncent totalement à leurs activités professionnelles pour pouvoir faire face à cette responsabilité. Les salaires qu’elles touchent pour leurs activités professionnelles sont inférieurs à ceux des hommes parce qu’elles se retrouvent dans des emplois moins bien rémunérés ou tout simplement parce qu’elles font l’objet de discriminations salariales. Et une fois à la retraite, elles recevront des rentes plus basses, qui ne leur permettront guère de subvenir à leurs besoins. Mais les pères aussi souffrent&nbsp;: ils sont en effet sous pression, car ils doivent nourrir leur famille et sont moins pris au sérieux comme personnes de référence pour leurs enfants.&nbsp;</p><p>Le contexte du coronavirus a en outre clairement fait apparaître que les situations dans lesquelles la responsabilité des enfants est principalement assumée par un seul sexe présentent une moins bonne résistance aux crises&nbsp;: non seulement les femmes travaillent dans leur famille sans recevoir de rémunération, mais on les trouve également plus souvent que les hommes dans des professions (sous-)payées qui sont indispensables au fonctionnement de la société et ne peuvent guère être exercée à partir du domicile. C’est ainsi que d’innombrables vendeuses, de femmes s’occupant de la garde d’enfants, de femmes médecins et d’infirmières ont été en grande difficulté, le printemps dernier, pour concilier la garde de leurs enfants avec leur activité professionnelle.</p><p><strong>Le but reste le même&nbsp;: un vrai congé parental</strong></p><p>À lui seul, un congé paternité de deux semaines ne résoudra pas ces problèmes d’égalité entre les sexes et ne rendra pas la société résistante aux crises. Nous devons prendre des mesures supplémentaires, qui sont d’ailleurs depuis longtemps déjà la norme dans d’autres pays. Nous devons avoir pour but un congé parental de plusieurs mois pour que les femmes et les hommes puissent négocier et organiser sur un pied d’égalité les responsabilités concernant le revenu familial et la garde de l’enfant, même après les premières semaines. Les femmes ne doivent plus être discriminées au plan salarial pour qu’il n’apparaisse plus économiquement judicieux qu’elles – et non les pères – réduisent leur taux d’occupation afin de pouvoir s’occuper des enfants. Et l’accueil extrafamilial de ces derniers doit être conçu comme un service public et financé par les pouvoirs publics pour que les parents voient leur charge diminuer. Avoir des enfants ne soit plus synonyme pour les femmes de risquer basculer dans la pauvreté.</p><p>Un OUI à ce congé paternité de deux (petites) semaines est quand même nécessaire pour avoir une base sur laquelle nous pourrons construire la suite. Ce OUI de notre part à ce premier pas est le seul moyen qui nous permettra de nous attaquer aux étapes suivantes qui nous mèneront à une société moderne et égalitaire, une société dans laquelle les parents se répartissent équitablement la responsabilité du revenu familial et de l’éducation des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7171</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2020 09:30:00 +0200</pubDate><title>Attention, danger au travail :  protection des salaires menacée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attention-danger-au-travail-protection-des-salaires-menacee</link><description>Campagne contre l&#039;initiative de résiliation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse lance aujourd’hui une campagne d’envergure contre l’initiative de résiliation. Un journal de campagne sera envoyé à près de deux millions de ménages. Il s’agit de donner l’alerte quant aux risques que fait peser l’initiative sur le cœur des intérêts des travailleuses et travailleurs&nbsp;: les emplois et les salaires.</p><p>La campagne autonome des syndicats avertir du danger que représente l’initiative et révèle les vraies intentions de l’UDC. Le journal de campagne présente et rappelle aussi les progrès obtenus avec les mesures d’accompagnement. La Suisse peut être fière de son système de protection des salaires, car c’est le meilleur d’Europe&nbsp;: cette réalité est encore trop méconnue. Les mesures d’accompagnement ont également permis d’étendre les conventions collectives de travail (CCT). Aujourd’hui, près de deux millions de salarié-e-s sont soumis à une CCT –&nbsp;un chiffre record –&nbsp;et bénéficient donc d’avantages concrets&nbsp;: de meilleurs salaires, des progressions salariales garanties et plus de vacances d’une part, des contrôles, des amendes pour les employeurs qui trichent et des rattrapages des salaires dus d’autre part. Il faut développer encore les conventions collectives, et non pas les saboter comme le veulent les initiants.</p><p>Ces acquis sont en effet menacés aujourd’hui par une attaque sans précédent. Démonter les mesures d’accompagnement et abattre la protection des salaires est le vrai objectif de l’initiative de résiliation. Moins de contrôles conduiraient simplement à des conditions de travail dégradées, au retour de statuts précaires et de conditions de vie indécentes pour la main-d’œuvre étrangère, ou à des structures opaques favorisant la sous-enchère salariale comme dans l’industrie allemande de la viande. Le journal de campagne de l’USS prend ainsi l’entreprise Tönnies en contre-exemple absolu. Enfin, Pierre-Yves Maillard précise dans son interview que les syndicats sont «décidés à combattre les attaques contre les salaires suisses, d’où qu’elles viennent».</p><p><a href="https://www.salaires-emplois.ch?pk_campaign=sgbhp" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Le nouveau site web www.salaires-emplois.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/9/csm_Homepagebildfr_c91efe9789.webp" length="168286" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7185</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 16:38:00 +0200</pubDate><title>Grossesse : l’employeur a des responsabilités !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/grossesse-lemployeur-a-des-responsabilites</link><description>L’employeur doit protéger du coronavirus ses employées enceintes, sinon il doit continuer de verser leur salaire même si elles ne travaillent pas !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les femmes enceintes sont considérées comme des personnes vulnérables. Telle est la conclusion à laquelle est arrivée l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) le 5 août dernier après l’évaluation, avec la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique (SSGO), membre de la FMH, des derniers résultats scientifiques concernant le COVID-19. Cette conclusion a des conséquences importantes pour les personnes concernées. Elles doivent être dûment protégées. Si ce n’est pas le cas, une «&nbsp;interdiction d’affectation&nbsp;» peut être prononcée et le salaire devra être versé. Plus de précisions dans la présente contribution et dans la notice en annexe.</p><h4>Obligations de l'employeur</h4><p>Selon l’article 6 de la loi sur le travail et l’article 10 de l’ordonnance sur les mesures destinées à lutter contre l’épidémie de COVID-19 en situation particulière (ordonnance COVID-19 situation particulière), l’employeur est tenu de garantir la protection de la santé de ses employé-e-s sur leur lieu de travail et l’application des mesures de prévention contre le COVID-19. Il doit donc prendre toutes les mesures qui protègent ses employé-e-s vulnérables, comme les femmes enceintes.</p><p>Les employeurs doivent garantir que leurs employé-e-s peuvent respecter les recommandations de l’OFSP en matière d’hygiène et de distanciation sociale. À cet effet, il s’agit de prévoir des mesures ad hoc et de les mettre en œuvre. Si la distance recommandée entre les personnes ne peut pas être observée, des mesures doivent être prises selon le Principe STOP (substitution, technique, organisation, protection individuelle). Les employeurs et les responsables des entreprises sont responsables du choix et de la mise en œuvre de ces mesures. Les frais induits sont à leur charge.</p><p>L’ordonnance sur la protection de la maternité demande qu’en cas d’exposition au SARS-CoV-2, le risque sanitaire pour la mère et l’enfant soit évalué en fonction des activités, du statut immunitaire de la salariée et des mesures de protection prises. Il faut établir qu’une telle exposition n’entraîne pas d’atteinte à la santé de la mère et de l’enfant. La façon dont une femme enceinte doit être protégée sur son lieu de travail dépend des conditions de travail dans ce lieu. Une analyse de risque est nécessaire si une telle exposition ne peut pas être exclue. Le trajet pour se rendre au travail en fait partie. L’analyse de risque, qui sera réalisée par une personne compétente indépendante, est à la charge de l’employeur. Elle peut être demandée par le médecin traitant de la femme enceinte (voir ci-dessous).</p><p>Attention&nbsp;: il revient à l’employeur de prouver qu’il n’existe pas d’exposition au virus sur le lieu de travail&nbsp;!</p><p>Si la protection ne peut pas être garantie, une autre activité, sans danger, doit être proposée à la femme enceinte ou le télétravail rendu possible.</p><h4>Drois des femmes</h4><p>Si une salariée constate qu’elle est enceinte, elle doit en parler à son médecin traitant. Celui-ci est responsable de l’évaluation de l’état de santé et de l’efficacité des mesures de protection. Il peut exiger une analyse de risque.</p><p>Si aucune mesure n’est possible ou si l’employeur ne fait pas procéder à une analyse de risque, ou encore s’il n’applique pas les instructions du médecin traitant, la femme enceinte a le droit et le médecin le devoir d’en tirer les conséquences&nbsp;: <strong>le médecin est habilité à formuler des adaptations des conditions de travail ou à prononcer une interdiction d’affectation, via un certificat médical</strong>.</p><p>S’il existe un tel certificat ou si l’employeur ne peut pas proposer une activité de remplacement équivalente et sans danger (p. ex. télétravail), <strong>celui-ci doit continuer à verser 80&nbsp;% du salaire sans que l’employée ait à fournir un travail</strong>.</p><h4>Pendant la grossesse, les femmes sont protégées contre le licenciement</h4><p>Pendant la grossesse, une protection contre le licenciement est appliquée&nbsp;: les salariées n’ont pas le droit d’être licenciées pendant la totalité de la grossesse et pendant les 16 semaines qui suivent la naissance (art. 336c Code des obligations). La protection contre le licenciement commence dès le début de la grossesse, même si la salariée licenciée n’apprend qu’après coup qu’elle était déjà enceinte au moment de son licenciement. Un licenciement prononcé pendant le délai de protection est nul, c’est-à-dire qu’il reste sans effet aussi une fois échu le délai de protection.</p><p>Un employeur ne peut donc pas résilier le contrat d’une femme enceinte parce que celle-ci a obtenu une interdiction d’affectation.</p><h4>Comment agir en cas de problème ?</h4><ul><li><strong>Consulter en cas de grossesse le médecin traitant (gynécologue ou autre) et éventuellement exiger à travers lui une analyse de risque s’il n’en existe pas ou s’il y a un doute à ce sujet.</strong> Pour en savoir plus : <a href="https://www.sggg.ch/fr/pour-les-femmes/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Gynécologie Suisse SSG</a>.</li><li>Chercher le dialogue avec <strong>l’employeur</strong></li><li>En cas de <strong>problèmes</strong>, prendre contact avec le <a href="https://www.uss.ch/luss/federations-affiliees" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">syndicat de la branche</a>, l’<a href="https://www.iva-ch.ch/fr/a-propos/inspections-du-travail-de-suisse-et-du-liechtenstein" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">inspectorat cantonal du travail</a> concerné ou le SECO (<a href="#" data-mailto-token="thpsav1jvyvuhcpybzGzljv5hktpu5jo" data-mailto-vector="7" class="link link--mail">coronavirus(at)seco.admin.ch</a> et tél. +41 58 462 00 66)</li></ul><p>En cas de licenciement contraire à la loi et nul, il faudrait immédiatement chercher à emprunter la voie judiciaire. Pour cela, on peut avoir recours à l’aide des <a href="https://www.uss.ch/luss/federations-affiliees" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">services juridiques des syndicats</a> ou des <a href="https://www.ch.ch/fr/conflits-travail-contacts/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">offices juridiques cantonaux compétents en cas de conflit du travail</a>.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/b/csm_Schwangerschaft_Arzt_Gynaekologe_iStock-BluePlanetStudio_3c0755d52c.webp" length="66094" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7167</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 16:26:02 +0200</pubDate><title>Un syndicaliste et politicien hors du commun s’en est allé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gewerkschafter-und-politiker-von-format</link><description>Décès de Helmut Hubacher</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec le décès de Helmut Hubacher, la Suisse perd non seulement un homme politique exceptionnel mais aussi un syndicaliste très engagé. «&nbsp;La carrière exemplaire de Helmut Hubacher met en évidence le rôle des syndicats pour permettre à des personnes issues de toutes les classes sociales d’accéder à des fonctions politiques de très haut niveau et d’ainsi influencer les destinées du pays&nbsp;», souligne Pierre-Yves Maillard. Le président de l’Union syndicale suisse (USS) fait part, au nom de l’USS, de ses plus sincères condoléances aux proches de M.&nbsp;Hubacher.</p><p>Pour la plupart des gens, Helmut Hubacher a été un président au long cours du PS Suisse, qui a conduit la social-démocratie à travers des années 1970 et 1980 bien mouvementées. Son engagement syndical par contre est un peu moins connu&nbsp;: outre la politique et le journalisme, c’était pourtant le troisième pilier de son activité. Apprenti aux CFF, il adhère en 1944, à l’âge de 18 ans, à la Fédération suisse des cheminots (aujourd’hui SEV). Dans les années 1950, il a fait de son engagement syndical son métier&nbsp;: il est alors secrétaire syndical, d’abord au SEV puis au Syndicat des services publics (SSP) de Bâle. À partir de 1972, il œuvre comme secrétaire de l’Union syndicale bâloise parallèlement à ses fonctions de président du PS Suisse.</p><p>Et dans ce double rôle, au sein du parti et dans les syndicats, il a souvent été un bâtisseur de pont entre jeunes et moins jeunes, progressistes et conservateurs, pragmatiques et idéologues, travailleurs et travailleurs d’un côté et intellectuel-le-s de l’autre. Helmut a toujours été un défenseur infatigable des salarié-e-s. L’USS gardera de lui un souvenir ému et reconnaissant.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Helmut_Hubacher_Walter_Rutishauser-_Bibliothek_am_Guisanplatz__Sammlung_Rutishauser_f9e0398d44.webp" length="64368" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7166</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2020 15:49:48 +0200</pubDate><title>80 % du salaire : pas assez pour vivre</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/80-du-salaire-pas-assez-pour-vivre</link><description>Coronavirus : appel pour une sortie de crise solidaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Près d’un million de personnes sont au chômage partiel et ne reçoivent que 80% de leur salaire habituel. Mais pour de nombreux employé-e-s, une perte de salaire de 20% est difficilement supportable. Avec 20% de salaire en moins, beaucoup peinent à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Bien que la Confédération garantisse aux entreprises 60&nbsp;milliards de francs d’aides dans la crise du coronavirus, les chiffres du chômage augmentent. Ce n’est pas acceptable&nbsp;! C’est pourquoi Unia a lancé, conjointement avec les fédérations de l’USS, un appel qui a été remis aujourd’hui au Conseil fédéral, muni de 20&nbsp;153&nbsp;signatures.</p><p>«&nbsp;Les entreprises reçoivent un soutien colossal pour éviter une catastrophe sociale et économique. Ce soutien doit permettre de garantir les salaires et maintenir les emplois. Et il faut que ça continue&nbsp;! La prolongation du chômage partiel vise à empêcher les licenciements. Mettre les gens à la rue, malgré la possibilité de recourir au chômage partiel pour le personnel, est inacceptable.&nbsp;», martèle le président de l’USS Pierre-Yves Maillard lors de la remise de l’appel.</p><p><strong>Bas salaires particulièrement concernés</strong></p><p>Les personnes au chômage ou au chômage partiel touchent la plupart du temps 70 ou 80&nbsp;% de leur salaire. Et les plus durement touchés sont celles qui travaillent dans des branches à bas salaires. Une perte de salaire pèse lourd, surtout lorsque le revenu est déjà bas en temps normal. Ces petits salarié-e-s devraient donc recevoir leur salaire intégral en cas de chômage partiel. Sinon, ce sont de nouveau les moins bien lotis qui paient le prix fort. C’est précisément ce que doivent empêcher les millions de la Confédération.</p><p>Les salarié-e-e de l’hôtellerie-restauration par ex. gagnent en moyenne environ 4100 francs par mois (à plein temps). Avec une baisse de 20&nbsp;%, il reste un salaire d’environ 3300 francs&nbsp;! Dans les branches qui offrent les salaires les plus élevés en revanche, il n’y a pratiquement pas de chômage partiel et donc pas de pertes de salaire.</p><p>On peut se disputer à propos des mesures de lutte contre la pandémie&nbsp;: pour certain-e-s, elles vont trop loin, pour d’autres pas assez. Mais une chose est sûre&nbsp;: nous devrons continuer encore longtemps de faire face à cette crise globale.</p><p>Raison de plus pour que tout le monde fasse partie de la solution et que personne ne reste sur le carreau. Tant pour les personnes concernées que pour la santé de l’économie. Car seul le maintien du pouvoir d’achat peut empêcher une spirale inexorable vers le bas. Mais aussi par solidarité et par respect&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/e/csm_200820_unia-unterschriftenuebergabe-appell_413cc6752a.webp" length="147576" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7161</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2020 17:01:22 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral debout sur les freins</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-conseil-federal-debout-sur-les-freins</link><description>Il manque des mesures de stabilisation des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral renonce à proposer, dans la loi COVID-19, des mesures de stabilisation du pouvoir d’achat pour les bas et les moyens revenus. Au Parlement de corriger cette erreur. Pour atténuer les problèmes financiers des personnes à faibles revenus et des familles ainsi que pour stabiliser la conjoncture.</p><p>Pour empêcher que l’économie ne plonge dans une spirale descendante, il faut empêcher que les salarié-e-s n’essuient encore plus de pertes de revenus. Aujourd’hui, les personnes au chômage et celles qui sont au chômage partiel ne reçoivent, dans la plupart des cas, que 70 à 80&nbsp;% de leur salaire. Et les travailleuses et travailleurs dont les salaires sont les plus bas sont les plus touchés alors qu’en temps normal déjà, ils ont de la peine à nouer les deux bouts. L’Union syndicale suisse (USS) propose que les caisses-maladie distribuent aux assuré-e-s leurs réserves excédentaires, qui s’élèvent à plus de 4 milliards de francs. Les revenus les plus bas doivent par ailleurs être compensés à 100% en cas de chômage partiel. L’accès aux prestations pour perte de gain versées en cas d’interruption de l’activité à cause du coronavirus doivent en plus être prolongées pour toutes les personnes concernées.</p><p>Puisque le Conseil fédéral ignore ces problèmes sociaux et économiques, c’est au Parlement qu’il appartient de mettre en place les mesures qui s’imposent. Il faut en outre que la possibilité, déjà décidée par le Parlement, de rester assuré dans la prévoyance professionnelle à partir de 58 ans, en cas de perte de son emploi, soit mise sans délai en œuvre. Dans la période que nous vivons actuellement, elle est plus nécessaire que jamais.</p><p><strong><span class="no-hyphenation">Réglementer la protection de la santé au travail et ancrer le partenariat social</span></strong><br> L’USS se félicite de la décision enfin prise par le Conseil fédéral de réglementer explicitement, dans un article de la loi, la protection de la santé sur le lieu de travail en rapport avec la pandémie. Mais on ne comprend pas pourquoi cela ne concernera que les salarié-e-s vulnérables. Il faut en effet que tous et toutes les salarié-e-s en profitent. Cela permettrait d’éviter des situations d’insécurité.</p><p><strong>La participation des partenaires sociaux a fait ses preuves&nbsp;: sa réglementation au plan légal est judicieuse</strong><br> La participation des partenaires sociaux n’est pas ancrée dans le texte légal. Cette omission est regrettable. L’étroite collaboration entre partenaires sociaux a fait ses preuves pendant la crise du coronavirus. Elle a notamment permis de prendre des mesures pratiques pour lutter contre les problèmes économiques et pour endiguer la pandémie. Que le Conseil fédéral ne prévoie pas explicitement leur participation est par conséquent difficilement compréhensible.</p><p>Les organes responsables de l’exécution en matière de protection de la santé doivent quant à eux enfin recevoir suffisamment d’argent et être dotés d’assez de personnel. La crise du coronavirus a révélé, à cet égard, de vraies carences.</p><p><strong>Les acteurs et actrices culturels menacés dans leur existence</strong><br> L’USS salue le maintien de l’aide destinée aux acteurs et actrices culturels ainsi qu’au secteur des médias. Mais les mesures prises et les montants promis afin de garantir le minimum vital tiennent insuffisamment compte de la situation dramatique dans laquelle ces personnes se trouvent. Le maintien des interdictions et les insécurités concernant leur situation menacent l’existence de nombre d’entre elles. La Suisse a besoin d’une politique culturelle active.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7184</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2020 15:49:00 +0200</pubDate><title>Primes impayées : les listes noires doivent disparaître !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-impayees-les-listes-noires-doivent-disparaitre</link><description>Consultation de la commission de la santé : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Toute personne bénéficie des soins nécessaires à sa santé&nbsp;»&nbsp;: dans son article 41, la Constitution fédérale stipule que la Confédération et les cantons s’engagent à remplir cette mission. Mais en modifiant en 2010 la réglementation relative aux primes-maladie impayées, la Confédération a créé la condition d’une grave violation de cet article constitutionnel, qui perdure aujourd’hui encore. En effet, les cantons sont habilités à dresser la liste des assuré-e-s qui ne paient pas leurs primes-maladie et à limiter leur accès aux prestations de santé à des «&nbsp;prestations relevant de la médecine d’urgence&nbsp;», celles-ci n’étant pas définies plus précisément. Les effets très concrets de cette nouvelle réglementation ont parfois défrayé la chronique, comme par exemple avec le cas de ce patient grisonnais séropositif de cinquante ans, à qui sa caisse-maladie avait refusé de financer en 2018 les médicaments dont il avait besoin parce qu’il était en retard avec le paiement de ses primes. La caisse-maladie a estimé qu’il ne s’agissait pas là d’une situation d’urgence. Cette personne est ensuite décédée de maladies concomitantes au sida. Son arrêt de mort n’avait pas été prononcé par le VIH, mais bien par la liste noire.</p><p><strong>Pas un refus, mais une incapacité de payer&nbsp;!</strong></p><p>Lors de la mise en place des listes noires, on est parti de l’idée erronée que les assuré-e-s concernés ne voulaient pas payer leurs primes-maladie et que ces listes pourraient les inciter à s’en acquitter. Aujourd’hui, tout le monde devrait avoir compris que le problème n’est pas le refus de payer ses primes, mais bien plutôt l’incapacité de le faire. Et que cette incapacité continue à être largement répandue parmi les assuré-e-s. En 2019 en effet, 421&nbsp;000&nbsp;assuré-e-s ont été mis en poursuite en Suisse à cause d’arriérés de paiements des primes de l’assurance obligatoire des soins. Et selon une étude des président-e-s de communes zurichois, un tiers (!) de la totalité des poursuites concerne les primes des caisses-maladie.</p><p>Le système de santé suisse fait fausse route et son financement est socialement injuste. Alors que chez nos voisins européens, l’assurance de base est principalement financée à travers des cotisations basées sur les revenus, les primes individuelles suisses et la participation des assuré-e-s aux coûts représentent de loin la majeure partie du financement. Et c’est justement ce système qui conduit les ménages à bas ou moyens revenus à l’insolvabilité, malgré la possibilité d’avoir recours à des réductions de primes. De fait, celles-ci ont été réduites depuis des années dans presque tous les cantons. En outre, toujours plus d’argent est prélevé sur les postes budgétaires concernés pour financer précisément des arriérés de paiements, ce qui est totalement contradictoire. Si un canton diminue les réductions de primes pour financer, avec de l’argent pris sur l’ensemble du poste budgétaire inchangé, la hausse des dépenses dues aux arriérés de paiements (comme c’est arrivé à plusieurs reprises), il crée alors tout simplement les conditions pour encore plus d’arriérés de paiements. On attise ainsi un cercle vicieux dont les assuré-e-s concernés sont les premiers à pâtir.</p><p><strong>Un objectif social au lieu des listes noires&nbsp;!</strong></p><p>Il est affligeant de constater qu’il a fallu qu’on prenne connaissance aux Chambres fédérales du grave cas précité pour que la façon de voir les choses se modifie quelque peu. Résultat&nbsp;: une procédure de consultation sur l’abolition des listes noires. Il s’agit aussi, dans le cadre de cette révision, de réfréner l’appétit des caisses-maladie&nbsp;: il est inacceptable que certaines d’entre elles gagnent même de l’argent avec les assuré-e-s confrontés à des difficultés de paiement. Or c’est ce qu’elles font aujourd’hui en facturant des «&nbsp;frais administratifs&nbsp;» exorbitants pour retards de paiement, des frais qu’elles perçoivent de surcroît sur chaque facture de prime. Sans compter que les cantons leur remboursent actuellement au moins 85&nbsp;% des arriérés de paiement.</p><p>À plus long terme et au-delà de la présente révision, il faudrait que la droite reconnaisse une bonne fois pour toutes les conséquences graves et, en fin de compte, préjudiciables à la santé publique, du financement antisocial du secteur suisse de la santé et qu’elle se montre prête à s’attaquer aux racines du mal. La mesure la plus efficace dans l’immédiat consisterait à limiter le poids des primes à un maximum de 10&nbsp;% du revenu disponible des ménages. C’est précisément ce que demande l’initiative qui veut alléger le poids des primes-maladie, une initiative que soutient l’Union syndicale suisse et qui sera prochainement débattue au Parlement fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7156</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2020 15:29:09 +0200</pubDate><title>Pas question de démanteler l’AVS sur le dos des femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-demanteler-lavs-sur-le-dos-des-femmes</link><description>L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Aujourd’hui, les rentes des femmes sont déjà nettement inférieures à celles des hommes. Cela n’a pas empêché les partis de droite de préparer une réforme qui constitue un démantèlement de l’AVS sur le dos des femmes. L’Union syndicale suisse (USS) rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et est prête à combattre cette offensive dirigée contre l’AVS.</p><p>Le pacte scellé par la droite en faveur d’un projet de démantèlement de l’AVS au détriment des femmes est une insulte. Parce qu’une année après la Grève des femmes, ces dernières ne sont pas les seules à savoir qu’actuellement, elles sont lésées. Qu’en 2020, leurs rentes soient encore nettement inférieures à celles des hommes est un scandale. Les parcours de vie des femmes se caractérisent par des interruptions de l’activité professionnelle, davantage de travail à temps partiel et des salaires inférieurs à ceux des hommes. L’égalité en matière de rentes ne sera possible qu’à travers le renforcement de l’AVS, pas en suivant la fausse piste d’un projet de démantèlement. Les syndicats s’opposeront à cette alliance qui vise à démanteler l’AVS et ne toléreront aucune dégradation des rentes d’ores et déjà trop basses des femmes.</p><p>C’est pourquoi, comme le souligne Pierre-Yves Maillard, président de l’USS : « Nous combattrons cette attaque contre l’AVS. Nous avons besoin d’un renforcement de l’AVS, pas d’un démantèlement. Précisément pour éliminer le retard pris par les rentes des femmes. » Car qui a travaillé durant toute sa vie mérite une rente décente. Or les rentes de l’AVS sont aujourd’hui déjà trop basses et celles du 2e pilier s’effondrent. Pendant ce temps, les loyers et les primes des caisses-maladie augmentent. Il reste toujours moins pour vivre. C’est pourquoi une réduction des rentes, qui serait la conséquence des plans dressés par la droite, est une approche totalement erronée.</p><p>Pour répondre aux problème des rentes trop faibles des femmes, les mesurettes proposées par le Conseil fédéral étaient déjà scandaleusement insuffisantes. Que la droite fasse de la sous-enchère avec son projet et veuille tout au plus distribuer quelques aumônes est une insulte à l’objectif de l’égalité entre les sexes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/a/csm_aeltere-Frau-in-Sorge_iStock-shirosov_0a995b5dc9.webp" length="99612" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7045</guid><pubDate>Fri, 10 Jul 2020 12:14:46 +0200</pubDate><title>Priorité à la santé, au pouvoir d&#039;achat et au partenariat social  </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/priorite-a-la-sante-au-pouvoir-dachat-et-au-partenariat-social</link><description>Procédure de consultation sur la loi COVID-19</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de loi COVID-19 donne une base légale à plusieurs mesures importantes prises pendant la période extraordinaire&nbsp;: allocations pour perte de gain, chômage partiel, indemnisation des chômeurs et chômeuses ainsi que le soutien spécifique à certains secteurs. Cependant, l’Union syndicale suisse (USS) demande l’ajout dans le projet de loi de dispositions urgentes pour soutenir le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs. La protection de la santé sur le lieu de travail doit aussi y être intégrée. Sur tous ces aspects, l’association des partenaires sociaux aux décisions importantes, qui a joué un rôle décisif au cours des mois écoulés, doit être formellement prévue.</p><p>Le maintien du pouvoir d’achat doit rester au cœur de l’action politique même après la sortie de la phase aiguë de la pandémie. Éviter des baisses de revenu est et reste l’un des meilleurs moyens de prévenir une spirale économique vers le bas. La loi Covid-19 doit donc être complétée par des dispositions plus ambitieuses dans ce sens. Le chômage partiel doit donner lieu à une indemnisation correspondant à 100&nbsp;% du salaire jusqu’à 5000 francs bruts. Les allocations pour perte de gain versées lorsque l’interruption du travail est due au coronavirus doivent être prolongées pour toutes les personnes concernées. Enfin, les réserves excédentaires des assurances-maladie (plus de 4 milliards&nbsp;!) doivent être mobilisées pour un allègement ponctuel des primes.</p><p>Par ailleurs, la possibilité de rester assuré auprès de son institution de prévoyance professionnelle en cas de perte d’emploi après 58 ans, déjà décidée par le Parlement, doit être mise en œuvre immédiatement. Elle est plus nécessaire que jamais dans la période actuelle.</p><p class="heading--h3">Le partenariat social doit rester au cœur de la gestion de la pandémie</p><p>Le projet de loi ne prévoit pas de consultation systématique des partenaires sociaux. L’échange régulier avec les associations faîtières a pourtant été reconnu comme très utile pour gérer les mesures de lutte contre la diffusion du virus. Il doit donc au contraire se poursuivre lorsqu’il s’agira, le cas échéant, de prendre de nouvelles mesures.</p><p class="heading--h3">Protection de la santé pas explicitée</p><p>Par ailleurs, la protection de la santé sur les lieux de travail dans le contexte de la pandémie doit faire l’objet de règles claires ancrées dans la loi, afin d’éviter les incertitudes sur la manière d’appliquer les prescriptions dans les entreprises. Les partenaires sociaux doivent être formellement entendus lors de l’établissement des plans de protection. Enfin, les compétences et responsabilités pour l’exécution et le contrôle des normes doivent être clairement définies.</p><p class="heading--h3">Agir plus fermement pour les secteurs particulièrement touchés</p><p>La poursuite du soutien aux acteurs de la culture ainsi qu’au secteur des médias est à saluer. Les mesures prévues ne doivent cependant être ni facultatives ni conditionnées au respect d’une enveloppe financière stricte, mais au contraire s’orienter en fonction des besoins réels, puisque le rythme de reprise après la pandémie est encore incertain.</p><p>L’USS demande également que la loi prévoie une indemnisation complète des pertes subies pendant la crise par les entreprises de transports publics. Le maintien de l’offre a été ordonné par les autorités alors que la demande baissait parfois jusqu’à 90&nbsp;%&nbsp;: il serait inacceptable que cette situation fragilise les entreprises de transport et les emplois. Enfin, le soutien aux structures d’accueil pour enfants doit être assuré de manière durable par un ancrage législatif, de même que le financement des pertes liées à la crise.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7146</guid><pubDate>Fri, 10 Jul 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les travailleurs détachés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-sur-les-travailleurs-detaches</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Grâce aux mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, la protection des salaires et des conditions de travail s’est fortement améliorée en Suisse. Mais le dispositif de protection continue à présenter des lacunes. En effet, il n’est pas possible d’imposer les salaires minimums cantonaux aux entreprises étrangères de détachement.</p><p>L’Union syndicale suisse se déclare par conséquent très favorable à l’adaptation de la loi que vous proposez. À travers elle, les cantons auront la possibilité de soumettre également les prestataires de services de l’Union européenne à leurs salaires minimums et d’imposer ces derniers en cas de sous-enchère. Afin d’éviter des conflits lors de l’application de cette mesure entre les salaires minimums (plus élevés) des conventions collectives de travail et les salaires minimums cantonaux, il faudrait cependant au moins qu’il soit aussi stipulé clairement dans les décrets des cantons que c’est toujours le salaire minimum plus élevé qui s’applique.</p><p>Nous pouvons également soutenir la nouvelle réglementation que vous proposez lorsque les tâches d’exécution sont imparfaitement réalisées ou ne le sont pas. Lorsqu’un organe de contrôle n’accomplit pas ses tâches d’exécution, les subventions accordées doivent être restituées. Cependant, les tâches exécution doivent être définies de manière encore plus concrète. Les doubles contrôles par exemple, qui sont mentionnés dans le rapport explicatif, peuvent s’avérer utiles lorsque les entreprises arrivent avec de nouveaux employé-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7043</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2020 17:59:09 +0200</pubDate><title>Une attaque contre les salarié-e-s en fin de carrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-attaque-contre-les-salarie-e-s-en-fin-de-carriere</link><description>Référendum contre la rente-pont</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la prestation transitoire pour les chômeuses et chômeurs en fin de carrière, le Parlement avait décidé de proposer aux personnes ayant travaillé toute leur vie et qui se retrouvent sans emploi une autre perspective que l’aide sociale. L’Union syndicale suisse a soutenu cette nouvelle sécurité sociale. Au cours des derniers mois, il est en effet apparu que les travailleuses et travailleurs de plus de 50 ans font malheureusement souvent les frais des licenciements économiques – et ce, que les frontières soient ouvertes ou fermées.</p><p>Un groupe composé de membres de l’UDC, qui s’engagent supposément à titre individuel, a annoncé aujourd’hui un référendum. La manœuvre est transparente et ne vise qu’à diluer la responsabilité de s’attaquer à une avancée sans précédent pour les travailleuses et travailleurs licenciés en fin de carrière.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) reconnaît naturellement le droit à chacune et à chacun de faire usage de ses droits politiques et de vouloir soumettre toute nouvelle loi à un vote populaire. L’USS défendra la prestation transitoire avec conviction quoiqu’il arrive. On peut cependant relever avec étonnement que la mise en cause de cette prestation prévue pour des&nbsp;salarié-e-s&nbsp;sans ressource ayant souvent travaillé plus de 40 ans, provient des mêmes qui acceptent&nbsp;qu’un ancien Conseiller fédéral milliardaire reçoive 2.7 millions de francs de rente rétroactive. La décence commune n’est pour eux plus qu’un lointain souvenir.</p><p>L’initiative de résiliation de l’UDC est une menace pour les gens qui travaillent en Suisse. Le référendum contre la prestation transitoire y ajouter une attaque contre les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. Les syndicats s’engageront avec détermination pour les combattre.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7136</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 14:15:00 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur l’énergie - mesures à partir de 2023</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-des-energiegesetzes-foerdermassnahmen-ab-2023</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7148</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:57:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur l’impôt anticipé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-limpot-anticipe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7150</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:05:00 +0200</pubDate><title>Loi fédéral urgente sur le soutien des transports publics durant la crise de la COVID-19</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federal-urgente-sur-le-soutien-des-transports-publics-durant-la-crise-de-la-covid-19</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7144</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA) - nombres maximums</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ordonnance-relative-a-ladmission-au-sejour-et-a-lexercice-dune-activite-lucrative-oasa-nombres-maximums</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7142</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 11:45:00 +0200</pubDate><title>Loi sur les cautionnements solidaires liés au Covid-19</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/loi-sur-les-cautionnements-solidaires-lies-au-covid-19</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi fédérale sur les crédits garantis par un cautionnement solidaire à la suite du (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7140</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 11:40:00 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/paquet-dordonnances-environnementales-du-printemps-2021</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7138</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 11:30:00 +0200</pubDate><title>Financement supplémentaire de l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/financement-supplementaire-de-lassurance-chomage</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7152</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 08:00:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’Ordonnance d’accréditation LEHE</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-lordonnance-daccreditation-lehe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les ajustements prévus sont basés sur l’expérience accumulée lors des 14 procédures d’accréditation achevées et de la douzaine d’autres procédures ouvertes depuis 2015. L’USS est favorable à une amélioration de la qualité et une clarification des procédures d’accréditation. Et salue notamment la sortie du cercle vicieux qui empêchait l’accréditation tant qu’aucune cohorte n’avait terminé et empêchait en même temps toute cohorte de terminer tant que l’accréditation n’était octroyée (art. 4, al. 1, let. g). L’USS soutient également l’assouplissement prévu (ne pas exiger qu’une cohorte ait terminé le programme) pour l’accréditation de programmes de filières pour des professions réglementées en vertu de lois spéciales comme la médecine, la pharmacie ou la chiropratique (art. 5, al 3). L’USS est favorable à la clarification de la procédure de contrôle de la réalisation des conditions d’accréditation (art. 15a) et la modification de l’article 18 qui en découle.</p><p>S’agissant de la reformulation de la phrase «attester de manière crédible au moyen de documents appropriés» de l’art. 4, al. 1, il conviendrait de clarifier le terme «crédible» afin d’éviter des interprétations arbitraires. S’agissant de l’article 9 alinéa 7, l’USS privilégie les langues officielles par rapport à l’anglais. S’il est raisonnable d’accepter une documentation antérieure à la procédure d’accréditation qui serait déjà rédigée en anglais, l’USS aimerait préciser que les documents qui sont élaborés dans le cadre de la procédure et pendant cette procédure d’accréditation doivent l’être dans la langue officielle de la procédure d’accréditation.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7041</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:55:19 +0200</pubDate><title>Dossier N° 140 : Rapport sur la répartition 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-140-rapport-sur-la-repartition-2020</link><description>La répartition des salaires, revenus et de la fortune et la charge d&#039;impôts et de taxes en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, la répartition des revenus s’est nettement détériorée depuis le début du millénaire. Grâce à une politique active en faveur de conventions collectives de travail et de salaires minimaux de la part des syndicats, les salaires bas et moyens ont certes augmenté dans l’ensemble. Mais pendant ce temps, beaucoup de directeurs et cadres s’occupaient essentiellement de leurs intérêts. Les salaires les plus élevés ont grimpé en flèche surtout jusqu’à la crise financière, de sorte que les écarts salariaux sont maintenant énormes. Désormais les travailleurs et travailleuses à bas salaires doivent travailler pendant près d’un an pour gagner un mois de salaire d’une des 50’000 personnes dont les rémunérations sont les plus élevées.</p><p>La politique menée en matière d’impôts et de taxes a encore accentué ce problème. Les primes d’assurance maladie qui ont pris l’ascenseur constituent le principal problème. La Confédération et les cantons devraient alléger la charge des primes pour les personnes à faibles et moyens revenus en réduisant les primes, mais ils ne remplissent pas suffisamment cette obligation. Aujourd'hui, de nombreux ménages à faibles revenus doivent consacrer plus de 10 % de leurs revenus aux primes d’assurance maladie, soit un doublement de la charge depuis le tournant du millénaire. Au lieu d’augmenter les réductions de primes, les partis bourgeois ont réduit les impôts dans les cantons pour les hauts et plus hauts salaires. Le résultat de cette politique erronée est alarmant&nbsp;: les faibles revenus ont stagné en termes réels ces 20 dernières années. Or, ce sont précisément ces ménages qui ont le plus besoin d’argent supplémentaire. En revanche, les personnes aux plus hauts salaires disposent de beaucoup plus d’argent.</p><p>La crise du coronavirus a engendré des difficultés financières supplémentaires pour de nombreuses personnes dont les salaires sont bas. En effet, nombre d’entre elles travaillent dans les branches les plus touchées, comme l’hôtellerie-restauration ou la culture. En cas de chômage partiel, elles ne touchent que 80 % d’une rémunération déjà faible en temps normal. Ou pire encore, elles ont perdu leur emploi et dépendent maintenant des indemnités de chômage.</p><p>Ces prochaines années, la situation doit fondamentalement changer. La plupart des projets politiques en ce sens sont déjà sur les rails. L’initiative populaire pour des réductions plus importantes des primes est déposée et sera bientôt discutée au parlement. L’initiative populaire pour une 13e rente AVS est au stade de la collecte de signatures et devrait être déposée prochainement. De plus, l’USS fait pression pour que les caisses maladie reversent rapidement les réserves excédentaires et pour que les revenus les plus faibles reçoivent une compensation salariale complète en cas de chômage partiel. Concernant les salaires bas et moyens, la tendance doit repartir à la hausse dans le cadre des négociations salariales et sur les CCT - en particulier pour les salaires des femmes.</p><p>Des revendications comme de plus grandes déductions pour l’épargne privée dans le 3e pilier ou pour les enfants profitent principalement aux personnes qui en ont déjà bénéficié ces vingt dernières années. Les cantons doivent plutôt corriger les cadeaux fiscaux accordés aux personnes à hauts revenus et fortunées.</p><p>La Suisse est l’un des pays les plus riches du monde. L’argent est là pour que chaque personne puisse avec ses revenus joindre les deux bouts sans trop de problèmes. Il appartient maintenant aux autorités publiques d’agir.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7039</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:21:53 +0200</pubDate><title>Stabiliser la conjoncture et renforcer le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/stabiliser-la-conjoncture-et-renforcer-le-pouvoir-dachat</link><description>Rapport sur la répartition 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse traverse une grave récession. Les travailleuses et travailleurs qui reçoivent les plus bas salaires sont les plus touchés, alors que leurs revenus stagnaient déjà depuis plusieurs années comme le montre le nouveau rapport sur la répartition de l’USS. Il faut maintenant agir pour renforcer le pouvoir d’achat et stabiliser la conjoncture. Et pour éviter une catastrophe sociale. Une baisse immédiate de la facture d’assurance-maladie par la distribution des milliards de réserves excédentaires accumulées s’impose. Cette mesure pourrait déjà être mise en œuvre dans la loi COVID-19.</p><p>La crise du coronavirus touche tout particulièrement les personnes et ménages à faibles et moyens revenus. En effet, les branches où les salaires sont les plus bas connaissent des taux plus élevés de chômage partiel, avec pour conséquence une réduction du salaire pour bon nombre de travailleuses et travailleurs. Avec les licenciements qui menacent de s’accumuler, on risque d’assister à un cercle vicieux&nbsp;: moins de consommation, donc encore plus de suppressions d’emplois. Des signes indiquent d’ailleurs déjà que la consommation privée a tendance à s’essouffler, après une brève reprise lors de la réouverture des magasins en mai, en particulier pour les biens de consommation durables. Il faut éviter à tout prix cette spirale&nbsp;: «&nbsp;nous avons pu éviter la catastrophe sociale jusqu’ici, mais il faut maintenant que les perspectives s’améliorent pour tout le monde&nbsp;», affirme ainsi Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS auteur du rapport sur la répartition.</p><p>Mais la croissance des salaires au bas de l’échelle était déjà insuffisante avant la crise. Dans certaines branches à bas salaires, les rémunérations ont même baissé. Les salaires réels, eux, ont stagné. Parallèlement, les primes d’assurance maladie dévorent une part de plus en plus importante du revenu des ménages&nbsp;: les réductions de primes n’ont pas suivi la forte augmentation des primes. C’est ce que montre le nouveau rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune, publié aujourd’hui. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, demande donc «&nbsp;une redistribution à tous les habitants des primes accumulées en trop. Cette mesure peut être réalisée dans la loi COVID-19 déjà.&nbsp;»</p><p>Les mesures prises pendant la crise ont permis d’éviter, à court terme, le pire. La prolongation récente de plusieurs instruments pour garantir les salaires est une bonne nouvelle. Toutefois, il faut maintenant agir pour éviter une hausse massive du chômage et la catastrophe sociale qui s’ensuivrait. La présidente d’Unia Vania Alleva s’engage donc pour une sortie de crise solidaire&nbsp;: «&nbsp;les salarié-e-s ordinaires ne peuvent que difficilement supporter une baisse de leur revenu. C’est pourquoi les salaires jusqu’à 5000 francs devraient être versés à 100% en cas de chômage partiel.&nbsp;»</p><p>L’USS demande donc, pour stabiliser la conjoncture et soutenir le pouvoir d’achat&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>distribution des réserves excédentaires des assurances maladie (plus de 4 milliards)</strong> à la population par des réductions de primes.</li><li>Une <strong>augmentation à 100 % au lieu de 80% de l’indemnisation de chômage partiel</strong> pour les personnes à bas salaires.</li><li>Le <strong>maintien de l’assurance en cas de perte d’emploi dans la caisse de pension</strong> actuelle pour les personnes âgées de 58 ans et plus – décision déjà prise qui doit être rapidement mise en vigueur par le Conseil fédéral.</li><li>La <strong>renonciation aux mesures d’économie</strong> des collectivités publiques, qui doivent au contraire avancer tous les investissements qui peuvent l’être, notamment dans la construction</li><li>Des <strong>fonds supplémentaires de la Confédération pour les structures d’accueil pour enfant</strong>, afin que ces structures soient maintenues et que les coûts pour les familles baissent.</li><li>La <strong>revitalisation des activités culturelles</strong> par la Confédération, les cantons et les communes.</li><li>La prévention d’une arrivée massive de chômeurs en fin de droit en <strong>prolongeant la période d’indemnisation.</strong></li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7036</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2020 17:18:15 +0200</pubDate><title>L’importante prolongation du chômage partiel préservera des emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/limportante-prolongation-du-chomage-partiel-preservera-des-emplois</link><description>Décisions du Conseil fédéral : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) appprend avec satisfaction la prolongation de 12 à 18 mois du chômage partiel. Cette mesure permettra de maintenir des emplois. Il s’agit d’éviter à tout prix d’autres licenciements à cause de la crise du coronavirus. La part du chômage partiel et du chômage est la plus élevée dans les branches à bas salaires. Les pertes de salaire de 20 à 30&nbsp;% induites sont difficilement supportables pour les personnes touchées. Les prestations servies en cas de chômage partiel et celles de l’assurance-chômage ne sont pas suffisantes. Il faut que 100&nbsp;% du salaire soient versés.</p><p class="heading--h3">Garantie de revenu pour les indépendant-e-s</p><p>En prolongeant et étendant l’allocation Corona-perte de gain pour les indépendant-e-s actifs dans le domaine de l’événementiel, le Conseil fédéral a enfin clarifié la situation. Les personnes actives dans la branche de la culture dépendent en particulier de toute urgence de cette garantie parce que cette branche reste très limitée dans ses activités et le restera probablement encore longtemps. À travers ses décisions, le Conseil fédéral reconnaît également que des efforts supplémentaires sont encore nécessaires afin que les cas de rigueur soient reconnus dans le cadre de la crise du coronavirus et puissent être allégés.</p><p class="heading--h3">Garantie des avoirs de libre passage dans l’Institution supplétive LPP</p><p>L’USS salue aussi l’introduction à la Confédération d’un compte sans intérêt pour la Fondation Institution supplétive LPP. Avec les partenaires sociaux, elle demande maintenant au Parlement de mettre rapidement en vigueur ce projet de loi. La fondation assume en effet des tâches importantes en matière de prévoyance professionnelle qui revêtent une grande importance, précisément à une époque où le chômage croît de manière fulgurante. Elle constitue une structure nationale servant à collecter l’argent des caisses de pensions de tous les salarié-e-s ayant perdu leur emploi. En adoptant le message à l’intention du Parlement, le Conseil fédéral reconnaît la tâche difficile dévolue à l’institution supplétive et la responsabilité de contribuer à la stabilité de cette dernière revenant à la Confédération.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7034</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2020 11:10:47 +0200</pubDate><title>Pour une juste rémunération des femmes – les analyses de salaires sont un premier pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-une-juste-remuneration-des-femmes-les-analyses-de-salaires-sont-un-premier-pas</link><description>Commentaire sur l&#039;entrée en vigueur de la loi révisée sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour que la loi sur l’égalité soit améliorée et qu’elle permette de combattre les discriminations salariales de manière plus efficace. La loi révisée entre en vigueur ce mercredi, 1er juillet. Les analyses salariales qu’elle prévoit apporteront un peu plus de transparence. Mais l’absence de sanctions pour les employeurs et employeuses qui discriminent les femmes reste le gros point faible.</p><p>Dès demain premier juillet, les entreprises de 100 salarié-e-s ou plus auront un an pour procéder à une analyse des salaires afin de vérifier s’il y a discrimination envers les femmes. Les employeurs qui le souhaitent peuvent conduire ces analyses en collaboration entre les partenaires sociaux. Dans le cas contraire, elles doivent faire examiner leurs analyses d’ici 2022 par un organe externe de révision, puis elles disposent encore d’un an pour en communiquer les résultats à leurs employé-e-s.</p><p>Après l’échec du dialogue entre partenaires sociaux sur l’égalité salariale, l’USS s’est battue avec force en faveur de l’introduction de mesures contraignantes pour lutter contre les discriminations salariales. Conséquence&nbsp;: le Conseil fédéral a lancé une révision de la loi sur l’égalité qui oblige les entreprises à procéder à des analyses de leur système salarial.</p><p>Les entreprises n’ont cependant pas à assumer de responsabilité en cas de discrimination avérée, ce qui est et demeure un scandale. La possibilité de sanctionner de tels écarts avait été écartée dès la procédure de consultation. Puis le Parlement a affaibli encore davantage le projet de révision en imposant les analyses salariales aux entreprises de 100 employé-e-s et plus seulement, au lieu du seuil de 50 et plus prévus initialement, et en limitant ces mesures à une durée de douze ans.</p><p>L’USS salue le fait que les entreprises soient enfin tenues de prendre des responsabilités pour le respect de l’égalité salariale alors que jusqu’ici, les femmes discriminées n’avaient que la voie de la plainte pénale pour se défendre. Mais elle trouve totalement incompréhensible que la révision ne prévoie ni sanctions, ni obligation d’impliquer les syndicats ou les commissions de personnel dans la procédure d’analyse. Les syndicats se préparent donc à suivre de très près la mise en œuvre de cette révision et s’engageront dans leurs branches pour que les analyses de salaires se fassent avec les partenaires sociaux. Les fédérations de l’USS ont lancé dans ce cadre une offensive de formation pour les représentant-e-s du personnel, afin de leur permettre de contrôler la mise en œuvre de la loi.</p><p>Il faudra d’autres mesures pour améliorer les salaires dans les professions majoritairement féminines puisque, même sans discrimination explicite, les femmes gagnent en général moins que les hommes. Pas parce que leur travail vaut moins – la crise du coronavirus a bien démontré le contraire –, mais parce l’économie et la société en général n’investissent pas assez dans les métiers de l’approvisionnement, des soins et de l’assistance. La Suisse est au défi d’améliorer sans délai les salaires des femmes. La loi révisée sur l’égalité est un petit pas dans cette direction.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/a/csm_Mann-Frau-Fabrik_iStock-SolStock_c4d53866d8.webp" length="178666" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7032</guid><pubDate>Mon, 29 Jun 2020 12:25:06 +0200</pubDate><title>Renforcer la protection des salaires est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/renforcer-la-protection-des-salaires-est-necessaire</link><description>Prise de position sur le 16e rapport de l’observatoire de la libre-circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la publication du 16e&nbsp;rapport de l’observatoire de la libre-circulation des personnes, l’USS publie son commentaire. Les syndicats soulignent l’importance centrale des mesures d’accompagnement. Grâce à elle, les salaires bas et moyens connaissent une évolution plus favorable en Suisse que dans plusieurs pays européens, où les protections sont moindres&nbsp;: au cours des 20 dernières années, ils ont davantage progressé en Suisse qu’en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.</p><p>La publication du rapport de l’observatoire permet de mettre en lumière la densité des contrôles effectués en Suisse. Alors que 55'000 entreprises sont contrôlées annuellement en Allemagne quant aux conditions de travail et de rémunération, ce nombre se monte à 41'000 en Suisse –&nbsp;pour un marché du travail environ dix fois plus petit. Le développement d’un secteur d’activité à très bas salaire a ainsi été évité en Suisse.</p><p>La protection des salaires doit être développée –&nbsp;et non remise en question. La mise en œuvre peut encore être améliorée, par un renforcement des contrôles dans les cantons principalement. En revanche, l’initiative soumise en votation le 27 septembre et visant la résiliation de la libre-circulation des personnes ne résout aucun problème&nbsp;: elle n’aura pas d’influence sur le nombre des personnes venant travailler en Suisse, mais en revanche elle affaiblira des règles qui ont fait leurs preuves sur le marché du travail. Un système de contingents, comme le démontre l’expérience historique, n’aurait pour effet que d’augmenter la pression sur tous les salaires et de provoquer du travail au noir. La libre-circulation des personnes et des mesures d’accompagnement dynamiques, capables de s’adapter et de s’améliorer, restent la meilleure formule pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs de Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6997</guid><pubDate>Fri, 26 Jun 2020 15:03:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la partie générale du droit des assurances sociales (OPGA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-la-partie-generale-du-droit-des-assurances-sociales-opga</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réponse de l'USS à la consultation sur les dispositions d’exécution concernant la révision de la LPGA.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7029</guid><pubDate>Mon, 22 Jun 2020 11:30:00 +0200</pubDate><title>Défendre les emplois et les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/defendre-les-emplois-et-les-salaires</link><description>L&#039;USS relance la campagne contre l&#039;initiative de résiliation – conférence de presse commune du Conseil fédéral et des partenaires sociaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation des travailleuses et travailleurs en Suisse est extrêmement tendue. Dans ce contexte, l’initiative de résiliation de l’UDC ne ferait que nuire à toutes les personnes qui travaillent en Suisse, et mettre en danger des protections qui ont fait leurs preuves : c’est ce que l’USS a souligné aujourd’hui, lors d’une conférence de presse aux côtés de la Conseillère fédérale Karin Keller-Suter. Dans les périodes de crise plus encore que d’ordinaire, il s’agit des résoudre concrètement et rapidement les problèmes qui apparaissent. La capacité du Conseil fédéral et des partenaires sociaux à agir dans ce sens a été démontrée durant la pandémie de coronavirus. Elle a été encore renforcée par l’introduction de la prestation transitoire pour les travailleuses et travailleurs en fin de carrière. L’USS mènera une campagne forte et autonome contre l’initiative de résiliation pour défendre les emplois et les salaires.</p><p>﻿Aujourd’hui, la Suisse a le système de protection des salaires le plus efficace d’Europe. Un salaire suisse pour rémunérer tout travail effectué en Suisse : ce principe est plus important que jamais, car la crise du coronavirus met sous pression les conditions de travail. L’initiative de l’UDC remet en question les droits des travailleuses et des travailleurs, et créerait de l’insécurité en matière de conditions de travail et de séjour. Le président de l’USS, Pierre-Yves Maillard, a souligné lors de la conférence de presse que « l’initiative de résiliation a pour unique but d’affaiblir les droits des gens qui travaillent. Son acceptation ne ferait que compliquer la sortie de la crise économique, mettrait sous pression tous les salaires et menacerait un dispositif de protection et de contrôle pourtant éprouvé ».</p><p><strong>Plus de protection, pas moins</strong></p><p>Chaque année, les salaires et les conditions de travail de presque 170 000 personnes professionnellement actives en Suisse sont contrôlées. Des rectifications de salaire à la hausse ont lieu. Mettre en danger ces mécanismes n’est pas acceptable. Grâce aux mesures d’accompagnement, les syndicats ont obtenu des conventions collectives de travail et des salaires minimums obligatoires aussi dans les branches et les professions où les bas salaires et le travail précaire ont trop longtemps été la règle.</p><p>Autrefois, les saisonniers n’avaient guère de droits. Cela ouvrait tout grand la porte au travail au noir et donc à plus de pression sur les salaires. Les employeurs pouvaient ainsi exploiter une main-d’œuvre bon marché afin d’augmenter leurs profits. C’est à cela que veut revenir l’initiative de résiliation.</p><p><strong>Défendre le travail plutôt que de renforcer la crise</strong><br> Avant la pandémie déjà, les syndicats accordaient une grande importance à la votation sur l’initiative de résiliation de l’UDC. Cette importance n’a fait que se renforcer alors que le pays connaît une crise économique sans précédent qui menace des dizaines de milliers de places de travail. Le 27 septembre, il faut un non clair et décidé : l’USS et ses fédérations s’engageront dans ce sens avec une campagne forte et autonome.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200622_CP-Discours-Pierre-Yves-Maillard_def.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Discours de Pierre-Yves Maillard (PDF)</a></li><li>Site web de la campagne : <a href="https://www.salaires-emplois.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.salaires-emplois.ch</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_sgb_flyer_sept_FR_querformat_ohnetext_979f3c5c72.webp" length="85798" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7025</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2020 19:07:15 +0200</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard nouveau président de l’Institut de formation Movendo</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pierre-yves-maillard-nouveau-president-de-linstitut-de-formation-movendo</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le président de l’Union syndicale suisse, également conseiller national vaudois, a été élu président de Movendo, l’Institut de formation des syndicats, lors de l’Assemblée des délégué-e-s fin mai. Il succède à Corinne Schärer.</p><p>Pour Maillard, la formation et la formation continue constituent la base centrale pour représenter les intérêts des collègues de travail dans les entreprises et les différentes branches. Que ce soit les formations sur le contrôle effectif de l'égalité des salaires entre femmes et hommes, la formation continue des membres d'une commission du personnel, les formations visant une participation accrue aux des salarié-e-s aux régimes de retraite ou celles ciblant les aptitudes en communication personnelle dans le travail et la vie quotidienne : « Pour négocier à hauteur d’yeux avec les employeurs, nous devons disposer des connaissances nécessaires ». L'Institut de formation est un pilier central d'un mouvement syndical de base et offre de grands avantages aux membres. De plus, la formation a une importance sociale importante. Movendo apporte ainsi une contribution à la « démocratisation du savoir », a déclaré Maillard à l’occasion de sa prise de fonction.</p><p>L'Institut de formation est soutenu par différentes fédérations de l’USS et propose chaque année quelque 250 cours sur des sujets liés au monde du travail. Les offres sont ouvertes à toute personne intéressée. Les syndicats prennent en charge au moins un cours par an pour leurs membres.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/7/csm_IMG_4011_a4dd4ca788.webp" length="88522" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7023</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2020 18:30:57 +0200</pubDate><title>Reconnaître l’urgence, mais apporter des solutions plus ciblées et plus justes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reconnaitre-lurgence-mais-apporter-des-solutions-plus-ciblees-et-plus-justes</link><description>Pouvoir d’achat des familles : Non à l’arnaque fiscale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les mesures de lutte contre la pandémie que nous avons, espérons-le, traversée, et la situation de crise économique que nous traverserons encore malheureusement pendant quelques temps, sont à l’origine de problèmes très aigus pour tout le monde en Suisse. Les familles ne sont pas épargnées&nbsp;: pour nombre d’entre elles, qui ne passaient les fins de mois qu’à grand-peine, chômage partiel ou indemnités pour indépendants signifiaient certes une aide bienvenue, mais aussi le début d’un casse-tête&nbsp;: comment faire avec 10, 20, 30% de revenu en moins&nbsp;? D’autant plus que le chômage partiel, par exemple, a concerné 50% des employés dans les branches les moins bien rémunérées, mais seulement un cinquième des salariés les mieux payés[1]. Et c’est sans compter le chômage tout court, puisque 55'000 personnes de plus se sont ajoutées au nombre des demandeurs d’emplois depuis février (chiffre corrigé des variations saisonnières).</p><p>Le problème immédiat que rencontrent des centaines de milliers de ménages dans notre pays est celui du pouvoir d’achat. Comme les partisans du projet fiscal, nous reconnaissons, plus encore dans ce nouveau contexte, la nécessité d’un effort de la Confédération pour le pouvoir d’achat des familles, mais nous contestons la méthode utilisée, qui ne profite pas à celles et ceux qui en ont le plus urgent besoin.&nbsp;Car de ces 370 millions de dépenses fiscales, plus de 70% profiteront au cinquième des familles dont les revenus sont les plus élevés. Et pourtant, si l’on est prêt à consacrer plus d’un tiers de milliard, par an, à soulager les familles de ce pays, il y&nbsp;aurait des idées efficaces&nbsp;et simples à mettre en œuvre&nbsp;pour atteindre vraiment le but et les besoins des gens. Ainsi, les primes payées pour tous les enfants de Suisse représentent 1.812 milliards[2]. Et il s’agit aussi d’un impôt. Dès lors, tant qu’à baisser un impôt, autant viser celui qui fait le plus mal.&nbsp;En tenant compte des réductions de primes déjà versées, avec 370 millions de francs, on peut financer pour le même tarif un rabais généralisé de 25% sur toutes les primes de tous les enfants de moins de 18 ans de Suisse à charge des familles.</p><p>Concrètement, cela signifie&nbsp;:</p><ul><li>Pour une famille avec deux enfants et un revenu d’environ 110'000 francs brut (donc un peu plus de 90'000 nets)&nbsp;:</li></ul><ol><li>Le projet de loi n’a aucun effet lorsque les deux parents travaillent</li><li>Si un seul des parents travaille, il fait baisser la facture fiscale d’environ 210 francs par an[3]</li><li>Au contraire, une baisse des primes de 25% permettrait d’alléger leur facture de 300 francs par enfant[4], 600 francs en tout, soit près de 3 fois plus&nbsp;!</li></ol><ul><li>Pour toutes les familles dont le revenu brut annuel se situe au-dessous, l’équation est plus simple&nbsp;: le projet ne leur apporte rien. Un allègement des primes leur offre les mêmes 600 francs.</li><li>Et même pour la classe moyenne supérieure, le calcul est vite fait&nbsp;: jusqu’à 190'000 francs annuels, grosso modo, l’allègement pour les primes de deux enfants apporterait plus que la baisse fiscale&nbsp;!</li></ul><p>Alléger les charges obligatoires qui pèsent sur les familles n’est pas seulement réaliser une priorité de tous les programmes&nbsp;politiques.&nbsp;C’est répondre à une nécessité absolue face à la situation sociale et économique que nous connaissons.&nbsp;Mais nous avons besoin d’un projet qui atteigne vraiment sa cible. Celui-ci ne le fait pas.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/a/csm_Referendum-Kinderabzug_U-Karte_sgb_franz_v4-1_6c5bdcd96a.webp" length="390160" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7021</guid><pubDate>Sat, 13 Jun 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>Un an après la Grève des femmes* : Des revendications de loin pas encore concrétisées</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-an-apres-la-greve-des-femmes-des-revendications-de-loin-pas-encore-concretisees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dimanche matin 14 juin, ce sera le premier anniversaire de l’historique Grève des femmes* de 2019. Il y a une année en effet que plus de 500&nbsp;000 femmes* sont descendues dans la rue pour revendiquer du respect, du temps et de l’argent. Mais les femmes continuent à toucher des salaires et des rentes inférieurs à ceux des hommes, et elles assument davantage de travail de prise en charge. Il est urgent de corriger cela. Pendant la semaine violette, les syndicats de l’USS l’ont souligné et, le jour anniversaire de la grève, les comités de la Grève des femmes* reviendront à la charge avec des activités.</p><p>Les femmes gagnent presque un cinquième de moins que les hommes. Plus de la moitié de celles qui exercent une activité lucrative ne gagnent même pas 4&nbsp;000 francs par mois, ce qui n’est le cas que de 16&nbsp;% seulement des hommes. Même si une partie de ces différences peut s’expliquer par des facteurs comme le choix de la profession, la durée de la formation ou le taux d’occupation, la réalité, c’est que le travail des femmes est énormément sous-évalué par rapport à celui des hommes. Après un apprentissage de trois ans, celles qui commencent une activité dans une profession féminine comme celle de coiffeuse ou de professionnelle de la petite enfance gagnent entre 3&nbsp;900 et 4&nbsp;500 francs, alors que le jeune couvreur ou le jeune maçon gagne 1&nbsp;000 francs de plus grâce à la convention collective de travail. → Analyse approfondie de la situation des salaires féminins</p><p class="heading--h3">Rentes des femmes&nbsp;: une situation dramatique</p><p>Le travail des femmes qui s’est avéré essentiel au fonctionnement de la société pendant la crise sanitaire, est non seulement mal rémunéré, mais a aussi pour effet des rentes de vieillesse indignes, en moyenne inférieures d’un tiers à celles des hommes. L’AVS est la seule à tenir compte, dans le calcul de ses rentes, du travail non rémunéré de soins et d’assistance. Une hausse des rentes AVS est par conséquent le moyen le plus efficace pour améliorer la situation des femmes en matière de rentes et combler les lacunes existantes. L’Union syndicale suisse (USS) part à l’offensive avec son initiative pour une 13e rente AVS. Concernant le 2e pilier, il y a toujours un tiers des femmes qui ne reçoit aucune rente. Et parmi celles qui en reçoivent une, celle-ci ne représente en moyenne que la moitié de celle touchée par les hommes. Avec les partenaires sociaux, l’USS a mis au point, à la demande du Conseil fédéral, une réforme de la LPP qui améliorera sensiblement et rapidement les rentes des femmes. Cette réforme doit être rapidement mise en œuvre. → Analyse détaillée de la situation des rentes des femmes</p><p class="heading--h3">La pris en charge de tiers en tant que service public&nbsp;: un fondement de l’égalité</p><p>L’inégalité en matière de salaires et de rentes ne résulte pas uniquement pas de facteurs discriminatoires et soi-disant explicables (mais absolument pas justifiés pour autant). La prise en charge de tiers est un fondement central pour faire avancer l’égalité des sexes&nbsp;: les crèches et les structures scolaires ouvertes toute la journée sont trop chères et l’offre n’est pas en mesure de couvrir la demande. Que cela puisse être différent, l’Europe nous le montre.</p><p>Pendant la semaine violette qui a mené au 14 juin, les syndicats de l’USS ont dénoncé les abus à travers multiples actions. Ils vont rester sur la brèche et se battre pour des salaires féminins équitables, une hausse des rentes de vieillesse ainsi que l’organisation et le financement solidaire du travail de prise en charge en tant que service public.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_webbild_rgb_3000_ohne_6e036510e8.webp" length="53360" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7017</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2020 12:30:00 +0200</pubDate><title>Une protection des salaires a priori efficace, mais une mise en œuvre plus stricte est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-protection-des-salaires-a-priori-efficace-mais-une-mise-en-oeuvre-plus-stricte-est-necessaire</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié aujourd’hui montre que celles-ci sont plus importantes que jamais&nbsp;! Là où des contrôles ont lieu, des infractions sont découvertes. Cela, surtout dans des entreprises qui occupent des titulaires de permis de courte ou très courte durée, ou de la main-d’œuvre temporaire.</p><p>L’an dernier, les contrôleurs et contrôleuses ont vérifié 166&nbsp;000 salaires. Ce qui a permis de découvrir plus de 15&nbsp;% de salaires trop bas ou d’indépendant-e-s fictifs. Dans les branches dont les salaires minimums sont fixés dans les conventions collectives de travail (CCT), les taux d’infraction sont plus élevés (20&nbsp;%) parce que la sous-enchère salariale est clairement définie à travers ces salaires minimums. Dans les autres branches, les cantons se permettent des écarts par rapport aux salaires usuels, si bien qu’une partie des entreprises dont les salaires sont trop bas échappent aux contrôleurs. Les taux d’infraction se montent à 15&nbsp;% (entreprises de détachement), respectivement de 11&nbsp;% (employeurs suisses).</p><p>Dans les branches avec des salaires minimums obligatoires fixés dans des CCT ou des contrats-type de travail, les employeurs qui versent des salaires trop bas sont frappés d’une amende. En l’absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d’ajuster leurs salaires sur les salaires usuels dans la branche et la localité («&nbsp;procédure de conciliation&nbsp;»). C’est un point positif que l’écrasante majorité des entreprises étrangères donne suite à cette injonction. Le comportement des employeurs et employeuses suisses est cependant intolérable. Dans environ 1&nbsp;100 cas, ils ont versé des salaires trop bas. Or seulement 445 ont suivi l’injonction faite par leur canton de corriger leurs salaires. Toutefois, la Confédération et les cantons n’ont guère édicté de salaires minimums alors que la loi le prévoit.</p><p>Les contrôles continuent malheureusement à être très différents d’un canton à l’autre. L’engagement dont font preuve les cantons du Tessin et de Genève, qui ont contrôlé un grand nombre d’employeurs et employeuses suisses est une très bonne chose. La réalité est totalement différente dans certaines parties de la Suisse alémanique où certains cantons n’ont contrôlé qu’environ 2&nbsp;% des entreprises. Un-e employeur/employeuses suisse n’est en moyenne contrôlé que tous les 50 ans environ. Il faut maintenant que cela change rapidement.</p><p>Les mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires suisses sont indispensables. Les contrôles effectués font souvent apparaître des infractions. Si la Suisse devait réduire leur nombre ou limiter les instruments (caution, annonce préalable des missions, entre autres) à cause de l’accord-cadre avec l’Union européenne, cela aurait de graves conséquences. C’est pourquoi les syndicats exigent que les mesures d’accompagnement soient étoffées et non pas démantelées.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7015</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 18:02:19 +0200</pubDate><title>Dossier N° 139 : Simplement essentiel : le service public dans la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/dossier-n-139-simplement-essentiel-le-service-public-dans-la-crise</link><description>Bilan et perspectives</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dossier se penche sur les divers secteurs du service public pendant et après la crise du coronavirus, avec analyse et bilan à l'appui.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7013</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 17:36:58 +0200</pubDate><title>Dossier N° 138 : Congrès de l’USS du 30.11.-1.12.2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-138-congres-de-luss-du-3011-1122018</link><description>Textes d’orientation et résolutions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 56e Congrès de l’Union syndicale suisse a eu lieu les 30 novembre et 1er décembre 2018 au Kursaal à Berne, avec la participation de quelque 400 personnes. Ce Congrès a constitué un jalon important dans l’histoire du mouvement syndical suisse&nbsp;: Paul Rechsteiner s’est retiré après avoir œuvré pendant 20 ans à la présidence de l’USS et Pierre-Yves Maillard lui a succédé à ce poste, remportant l’élection face à Barbara Gysi.</p><p>Au plan thématique, le combat pour l’égalité entre femmes et hommes était au premier plan, ainsi que plusieurs textes d’orientation et résolutions visant à renforcer le pouvoir d’achat des personnes vivant de revenus bas et moyens, ou de rentes. Les délégué-e-s ont décidé à l’unanimité de soutenir activement la Grève des femmes* du 14 juin et 2019, et de faire ainsi de l’égalité un des points forts dans les priorités syndicales pour la période à venir. Les quelque 200 délégué-e-s ont par ailleurs chargé les organes de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Enfin, le Congrès a décidé de soutenir activement l’initiative pour l’allègement des primes d’assurance-maladie.</p><p>Au total, les délégué-e-s ont voté sur trois textes d’orientation, adopté 13 résolutions et traité 44 propositions. Le présent dossier contient les textes d’orientation et les résolutions tels qu’adoptés par le Congrès. Il rend compte également des discours de bilan et d’adieu de Paul Rechsteiner ainsi que de l’allocution inaugurale de Pierre-Yves Maillard.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_DSC_0469_bearbeitet-2_58396f2bc3.webp" length="130012" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7011</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 15:46:13 +0200</pubDate><title>Un progrès concret</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-progres-concret</link><description>L’USS salue l’acceptation de la rente transitoire par le Parlement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se bat depuis plusieurs années pour que les personnes qui ont travaillé toute leur vie durant ne passent pas à l’aide sociale si elles perdent leur emploi avant d’être à la retraite. L’introduction de la prestation transitoire est donc à saluer, même si le Parlement en a réduit le montant. Cette nouvelle mesure de correction sociale en faveur des personnes en fin de droit ne résout certes pas tous les problèmes des personnes concernées, mais elle représente un vrai progrès et confirme que le Parlement est prêt à soutenir des compromis orientés sur une solution trouvés par les partenaires sociaux.</p><p>Pour les chômeurs et chômeuses âgés qui, malgré d’innombrables recherches, n’ont pas trouvé d’emploi, une fois en fin de droit, c’est financièrement le plongeon. À un moment ou à un autre, impossible pour eux d’éviter l’aide sociale. Mais il se peut alors que, pour recevoir une aide financière, ils doivent d’abord épuiser leurs avoirs de vieillesse. Et cela, après avoir déjà dû utiliser presque toute leur fortune. Le recours aux prestations complémentaires pendant la retraite est ainsi programmé. C’est inacceptable.</p><p class="heading--h3">Développer la protection, maintenant plus que jamais</p><p>La crise du coronavirus a durement touché le marché du travail. Le nombre des plus de 55 ans au chômage a augmenté de près de 50&nbsp;% en mars et avril. L’Union syndicale suisse (USS) s’engage fermement aussi avec les partenaires sociaux pour que toutes les mesures soient mises en œuvre pour maintenir autant d’emplois que possible. Chaque licenciement à cause du virus est un licenciement de trop. Surtout pour les employé-e-s âgés de longue date dans leur entreprise. Sur cette question, les employeurs et employeuses doivent aussi assumer leur responsabilité.</p><p>Une fois à la retraite, celle ou celui qui a travaillé durant toute sa vie a besoin d’une couverture sociale meilleure, décente. Et c’est précisément pour cela que les partenaires sociaux et le Conseil fédéral ont mis en route la prestation transitoire. Celle-ci n’est toutefois qu’un premier pas concret en avant. C’est pourquoi il est d’autant plus important que le Conseil fédéral mette désormais rapidement en vigueur cette mesure.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7008</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 17:32:00 +0200</pubDate><title>50 ans de l’initiative Schwarzenbach: plus jamais ça!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/50-ans-de-linitiative-schwarzenbach-plus-jamais-ca</link><description>Pour le 50e anniversaire du refus de l&#039;initiative Schwarzenbach, Vasco Pedrina revient sur l&#039;évolution de la politique migratoire syndicale.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 juin 1970, il y a exactement 50 ans, a eu lieu la mémorable votation populaire sur l’initiative Schwarzenbach, la deuxième d’une série interminable d’initiatives xénophobes ayant occupé notre pays jusqu’à l’« initiative de limitation » de l’UDC à venir. Conseiller national pour l’« Action nationale contre la surpopulation étrangère » en 1967, James Schwarzenbach voulait avec son initiative limiter la proportion de ressortissants étrangers à 10% de la population totale. Selon les estimations, plus de 300’000 étrangères et étrangers auraient dû quitter la Suisse si elle avait été acceptée. Un passage du texte de l’initiative disposait que la Confédération aurait dû veiller à ce qu’aucun citoyen suisse ne puisse être licencié pour quelque raison que ce soit tant que des étrangers et étrangères étaient employés dans la même entreprise et dans la même catégorie professionnelle. Fort de tabac !</p><p><strong>Participation hors du commun</strong></p><p>La campagne de votation très émotionnelle (à l’époque, les méchants étrangers étaient surtout des Italiens, aujourd’hui cités en exemple) a conduit à l’un des taux de participation les plus élevés jamais enregistrés (74 %). Heureusement, l’initiative a été rejetée, mais avec un modeste score de 54% de non. Elle a obtenu ses meilleurs résultats dans les cantons agricoles catholiques et dans le triangle industriel de Bâle, Berne, Zurich, en particulier dans les quartiers ouvriers de ces villes. Pour notre pays, cette votation a marqué une césure à plusieurs égards. Avec les mesures de limitation prises avant la votation et l’introduction du « plafonnement global » par la suite, elle a fortement influencé le cours de la politique migratoire de la Confédération pendant des décennies. Elle a été accompagnée d’un durcissement des statuts de séjour discriminatoires. Durant la crise économique de 1975/1977, le chômage a, de fait, été exporté, de sorte que les souhaits de Schwarzenbach ont été temporairement réalisés du point de vue quantitatif.</p><p>Comme jamais auparavant, cette votation a été une épreuve pour les syndicats. Certaines sections de différents syndicats n’ont pas suivi la recommandation de voter « non » émise par l’USS. Des commissions d’entreprises ont fait dissidence. Il y a eu des démissions de membres et même des scissions, comme dans l’industrie du papier quelques années plus tard. Selon les sondages, 55% des membres des associations de l’USS ont voté pour. Le choc a été profond dans nos rangs, mais avec le temps, il a conduit à une réflexion et à une remise en question positive. Mais pas dans le sens des souhaits des idéologues en chef de l’UDC actuelle. Une raison essentielle de la division réussie – du point de vue de Schwarzenbach – des travailleuses et travailleurs à cette époque réside malheureusement dans l’attitude des syndicats envers la politique des étrangers depuis les années 1950. En 1956, une résolution de l’USS disait déjà : « La politique du marché du travail doit viser en premier lieu à maintenir le plein-emploi et à protéger les places de travail de nos travailleurs autochtones ». Les syndicalistes ont été parmi les premiers à exiger du Conseil fédéral un arrêt net de l’immigration et même des mesures de démantèlement, en le répétant plusieurs fois durant les années 1960 (comme dans une lettre au Conseil fédéral sur l’accord d'immigration avec l’Italie en 1964).&nbsp;</p><p><strong>Changement d'attitude syndical</strong></p><p>Longtemps convaincus que l’immigration n’était qu’un phénomène temporaire, ils ont par leur attitude contribué à préparer le terrain à la propagation d’idées xénophobes. En 1960, le programme de travail de l’USS stipulait par contre déjà : « La main-d’œuvre étrangère ne peut être employée qu’aux mêmes conditions de travail et de vie que les travailleurs autochtones ». Cette idée que le dumping salarial nuit finalement à tous les salariés et salariées a ouvert la porte à une politique de solidarité faisant des intérêts communs des salariés autochtones et étrangers une priorité. La leçon que les syndicats ont lentement mais sûrement tirée de la votation de l’époque est qu’une attitude défensive envers la main-d’œuvre étrangère mène finalement à une impasse, tout comme la conception de l’immigration comme une simple ressource de réserve. Avec la syndicalisation croissante des migrant-e-s, la situation a changé assez radicalement. Leur intégration dans les syndicats a accéléré leur acceptation dans la société comme partie intégrante de notre pays. Mais il a fallu plus de dix ans et notamment l’initiative « être solidaires en faveur d'une nouvelle politique à l'égard des étrangers » (en allemand « Mitenand-Initiative » pour que tous les syndicats se prononcent clairement en faveur de l’abolition du statut inhumain de saisonnier. Puis, encore deux décennies ont passé avant que la révolution copernicienne de la politique migratoire des syndicats se traduise dans la réalité sociale avec l'entrée en vigueur des accords bilatéraux avec l’UE en 2002 : l’introduction de la libre circulation des personnes sur la base de l’égalité des droits et d’une forte protection pour tous. Les mesures d’accompagnement ont constitué une avancée sans précédent dans la réglementation du marché du travail et la protection des salaires. Ce programme exactement contraire à celui de l’initiative Schwarzenbach est une réussite tardive mais réelle.&nbsp;</p><p><strong>Non au retour de la politique de Schwarzenbach</strong><br> Lors de la votation populaire du 27 septembre sur l’ « initiative de limitation » de l’UDC, il s’agit d’empêcher la réintroduction de la politique de Schwarzenbach, qui a déjà échoué une fois. Un coup d’œil sur l’histoire montre que les instruments du contingentement et des statuts discriminatoires ont échoué sur toute la ligne : non seulement ils n’ont pas permis de réduire l’immigration qui dépend avant tout des fluctuations économiques, mais ce système a longtemps maintenu à un faible niveau la productivité dans des branches importantes (construction, agriculture, hôtellerie-restauration), au détriment de l’ensemble de l’économie. L’exploitation des travailleurs étrangers est inhumaine - non seulement pour les travailleurs concernés, mais aussi pour leur famille entière et leurs enfants. Enfin, l’ancienne politique migratoire de la Suisse encourageait la pression salariale pour tous sur le marché du travail. Plus jamais ça !</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/d/csm_auslaenderausweis_c_niederlassungsbewilligung_beschnitten_b78569be81.webp" length="48998" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7007</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 17:25:43 +0200</pubDate><title>Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre-titre</link><description>Un an après la grève des femmes: Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 14 juin 2019 a eu lieu en Suisse la plus grande mobilisation politique depuis la grève nationale&nbsp;: plus d’un demi-million de femmes sont descendues dans la rue ce jour-là pour l’égalité. Nous voulons maintenant des actes. Les syndicats s’engagent daans le cadre d'une semaine violette pour la valorisation des professions féminines et réclament des salaires enfin plus élevés pour les femmes&nbsp;: actions dans les entreprises, déclarations des branches et débats en ligne. Sous le slogan&nbsp;: Du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais&nbsp;! Car la crise du coronavirus a clairement mis en évidence que le travail des femmes est indispensable. Pourtant, il continue à être sous-estimé et sous-payé.</strong></p><p>La grève des femmes* de 2019 a donné un signal fort. Mais les progrès en matière d’égalité sont encore beaucoup trop lents. Il y a bien eu quelques succès, comme la décision parlementaire sur le congé paternité ou&nbsp;la féminisation du Parlement&nbsp;en automne 2019 ainsi que des progrès ponctuels dans certaines branches et conventions collectives de travail, mais la situation ne s’est pas suffisamment améliorée.&nbsp;</p><p>Les applaudissements au balcon et une prime pour coronavirus ne suffisent pas. Il est grand temps que les salaires des professions mal rémunérées, typiquement assumées par des femmes*, augmentent de façon durable. L’examen rigoureux des salaires sous l’angle de la discrimination, comme le prescrit dès le 1er juillet la loi révisée sur l’égalité, offre de ce point de vue des opportunités.</p><p>Les syndicats poursuivron résolument&nbsp;sur cette voie. Il faut continuer à mobiliser l’opinion publique : après trois ans d’apprentissage, les éducatrices de la petite enfance et le personnel d’aide et soins à domicile par exemple gagnent entre 4’000 et 4'500 francs, alors que les peintres, couvreurs et maçons gagnent environ 1'000 francs de plus après un apprentissage de même durée. Le salaire médian des vendeuses s’élève à seulement 3’067 francs par mois, alors que les salaires de leurs client-e-s sont probablement deux fois plus élevés.&nbsp;</p><p>C’est la raison pour laquelle les associations de l’USS se mobilisent dès le 8 juin, au moyen de débats en ligne avec les branches, d’actions dans les entreprises et auprès du public. Pour donner du poids aux revendications de la grève des femmes* et attirer l’attention sur les conditions de travail des femmes*. Pendant la semaine violette, l’USS publie sur la plateforme&nbsp;<a href="http://www.14juin.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>&nbsp;des déclarations de femmes contribuant par leur travail à la gestion de la crise, ou issues de branches qui au contraire&nbsp;versent enfin des salaires équitables. Des vendeuses, des gardes d’enfants et des infirmières, ainsi que des postières et des contrôleuses de train, évoquent leur vie professionnelle quotidienne des derniers mois. Toutes n’ont pas pu travailler depuis leur domicile et sont confrontées à des conditions de travail difficiles et à des bas salaires dans leur profession. Par ailleurs, l’USS publiera&nbsp;de nouvelles analyses sur la situation des femmes en matière de rentes et de revenus.</p><p>Il est grand temps que les revendications de la grève des femmes* soient enfin satisfaites : il faut du respect, du temps, de l’argent. Plus que jamais !</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/0/csm_webbild_rgb_3000_ohne_6e036510e8.webp" length="53360" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7004</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 15:43:27 +0200</pubDate><title>PostFinance : Se libérer de l’interdiction d’octroyer des crédits, sans tomber dans le piège de la privatisation partielle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-se-liberer-de-linterdiction-doctroyer-des-credits-sans-tomber-dans-le-piege-de-la-privatisation-partielle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>PostFinance est un établissement financier d’importance systémique. Ses services de paiement sont indispensables à la population, mais surtout à l’économie. Ce qui a bien fonctionné pendant des années devient problématique en raison de la persistance de taux d'intérêt bas&nbsp;: l’interdiction d’octroyer des crédits et des hypothèques menace l’existence de PostFinance de manière prévisible. Le résultat annuel se détériore rapidement, ce qui déstabilise à moyen terme l’ensemble du groupe de La Poste. Le Conseil fédéral tente maintenant un coup décisif, en levant l’interdiction. L’USS salue cette décision, avec quelques doutes sur la capacité de PostFinance à dégager une marge bénéficiaire en tant que «&nbsp;retardataire&nbsp;» sur le marché très concurrentiel des hypothèques et crédits. Presque toutes les banques ont désormais des concepts écologiques, même si elles ne sont pas toutes aussi crédibles.</p><p>Mais il vaut la peine d’essayer de libérer PostFinance, car son mandat de prestations de base est trop précieux pour que la politique se contente de regarder l’établissement financier continuer à s’affaiblir. Un grand nombre d’emplois dépendent directement et indirectement de la capacité de PostFinance à bien se repositionner.</p><p>Par contre, l’USS est fermement convaincue que la privatisation partielle prévue par l’ouverture de l’actionnariat n’est pas judicieuse. Alors que le Conseil fédéral espère que cette décision entraîne un afflux de capitaux comme base de fonds propres et une marge de manœuvre généreuse, l’USS craint que la pression pour optimiser les bénéfices augmente massivement et que le mandat de service universel soit menacé. Les deux impliquent une charge supplémentaire pour PostFinance sur sa nouvelle voie, sans nullement la renforcer.</p><p>Les temps sont très durs, et l’objectif est une reprise rapide et durable de l’économie. Prendre maintenant le risque d’affaiblir le service public de l’établissement financier d’importance systémique serait de la pure négligence.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-7002</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 11:38:19 +0200</pubDate><title>Renforcer le service public : une condition de la reprise économique </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/renforcer-le-service-public-une-condition-de-la-reprise-economique</link><description>Le sortie de crise</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le service public joue un rôle central durant la période extraordinaire que nous vivons. Sans lui, la situation aurait été nettement pire et la Suisse n’aurait pas pu faire face de la même manière à la pandémie. Pourtant, de nombreux secteurs ressortent affaiblis de cette période, du point de vue de leurs finances, de leur organisation ou de la situation des travailleuses et travailleurs. Or, renforcer le service public en cette période de sortie des restrictions n’est pas une option, mais une nécessité fondamentale pour soutenir la reprise économique – et pouvoir faire face à la prochaine crise.</p><p>Alors que la Suisse faisait face à une pandémie sans précédent, et qui a nécessité des mesures d’une ampleur inattendue, le service public a tenu bon. Il a même constitué l’une des bases principales de la confiance continue de la population dans les dispositions prises pour lutter contre le coronavirus. Le service public joue donc un rôle de stabilisateur systémique qui était jusqu’ici insuffisamment reconnu. Dans un dossier publié aujourd’hui, l’Union syndicale suisse tire un premier bilan et formule des leçons pour l’avenir.</p><p>Le service public a démontré ses forces précisément là où ses adversaires croyaient voir ses faiblesses. Face à l’urgence et à la situation exceptionnelle, seule une organisation qui ne repose pas sur la concurrence, mais sur la coordination, est à même de réagir dans le sens de l’intérêt public. Cesser abruptement et de manière disparate certaines activités pour s’adapter à la demande à court terme aurait au contraire enclenché une spirale infernale. Planifier l’offre et les prestations en fonction des besoins de la population et disposer pour ce faire de ressources stables est donc particulièrement important en temps de crise.</p><p>Dans les transports publics ou dans la logistique, c’est ainsi bien l’association des différents acteurs et l’existence de mandats clairs de desserte de toutes les régions qui ont permis tant le maintien de prestations durant le semi-confinement que leur redémarrage très rapide une fois les restrictions levées. Dans l’accueil de jour ou la santé, les acteurs du service public ont assuré une offre jugée par tous absolument essentielle –&nbsp;heureusement sans se préoccuper, dans un premier temps, de sa rentabilité économique. Il a fallu engager des dépenses importantes et compter sur l’engagement sans faille d’un personnel auquel on parlait jusqu’ici principalement d’optimisation des coûts.</p><p>D’autres branches, comme les médias, ont du subir la situation pénible de voir leur mission renforcée dans son importance et être largement reconnue comme relevant du service public, mais dans le même temps leurs recettes s’effondrer –&nbsp;après des années de baisse continue. Quant au domaine culturel, le rythme auquel il pourra se relever est encore incertain. Il n’est plus possible d’ignorer, désormais, que la précarité de l’immense majorité des professionnel-le-s de la culture n’est pas seulement un problème social pour eux, mais qu’elle fragilise également l’ensemble du secteur lorsqu’arrive un événement imprévu.</p><p>Le service public a démontré dans la crise qu’il était essentiel, et il a fait preuve de robustesse et d’agilité. Le service public est une ressource, et non un coût. Il est donc urgent de renforcer les ressources financières dont il dispose, de permettre aux organisations et aux personnes qui le composent de sortir très rapidement de la situation de crise, et de revaloriser les professions qui se trouvent au front –&nbsp;depuis de longues années déjà.</p><p>L’Union syndicale suisse formule donc les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>La priorité au développement du service public et le renoncement à toute forme de programme d’économie ou d’austérité.</strong> La crise a montré qu’il était important de disposer de réserves de capacité. L’approvisionnement de base de la population pourrait se retrouver en péril si une nouvelle crise survenait. Il faut donc plus de service public et moins de libéralisations. Les dépenses supplémentaires ou pertes de recettes dues à la pandémie ne doivent conduire à aucun plan de coupes dans les prestations ou les salaires.</li><li><strong>Une compensation rapide et complète des pertes et difficultés engendrées par la période de crise pour favoriser la reprise économique. </strong>Transports, soins, accueil des enfants, culture&nbsp;: il n’est pas acceptable, ni favorable à la reprise économique, que les acteurs du service public soient handicapés par des problèmes financiers durant les mois et les années à venir. Tout licenciement doit être empêché dans les entreprises subventionnées ou soutenues par les pouvoirs publics.</li><li><strong>La revalorisation des professionnel-le-s.</strong> Les salarié-e-s de la santé ou de l’accueil des enfants doivent voir leurs compétences mieux reconnues, au-delà des applaudissements. La sécurité sociale et de l’emploi des indépendant-e-s actifs dans de nombreux domaines du service public doit être améliorée.</li><li><strong>Renforcement de la coopération plutôt que de la concurrence et des mécanismes de financement stables.</strong> Mettre en place des lits de soins intensifs et accueillir des patients atteints par le coronavirus est moins rentable que bien d’autres actes médicaux. Produire une information de qualité est indispensable en temps de crise mais les recettes diminuent justement à ce moment. Il faut donc désormais miser sur de meilleurs incitatifs et garantir le financement des tâches essentielles pour rendre le service public plus résistant encore –&nbsp;par exemple en vue d’une prochaine crise.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6991</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 12:41:10 +0200</pubDate><title>Chômage et coronavirus : la prestation transitoire plus nécessaire que jamais</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/chomage-et-coronavirus-la-prestation-transitoire-plus-necessaire-que-jamais</link><description>Au Parlement de décider pendant la session d’été</description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant les trois mois de la crise du coronavirus, de mars à mai, le chômage a véritablement explosé en Suisse, passant d’environ 105&nbsp;000 personnes à plus de 160&nbsp;000 (données corrigées des variations saisonnières). Du jamais vu&nbsp;! Seules les garanties de salaire proposées sous la forme du chômage partiel et de l’allocation pour perte de gain liée au coronavirus versée aux parents, ont permis d’éviter le pire comme ce qui est arrivé aux États-Unis. Dans ce pays en effet, 20 millions de personnes ont perdu leur emploi pendant le seul mois d’avril. Mais le danger n’est pas encore écarté en Suisse, les perspectives conjoncturelles restant moroses.</p><p class="heading--h3">La crise a durement frappé les plus de 55 ans</p><p>La hausse du chômage a été particulièrement forte chez les jeunes. Parce que les entreprises ont freiné leurs recrutements, la recherche d’un emploi pour ce groupe de personnes, qui venaient de terminer leur formation, sortaient de l’école de recrues ou revenaient d’un séjour à l’étranger, s’est avérée particulièrement difficile. Certes un peu moins visibles que les jeunes, les actifs et actives plus âgés ont cependant aussi fortement souffert de la crise. En principe, les plus de 55 ans sont beaucoup moins souvent à la recherche d’un emploi que leurs jeunes collègues, et pourtant le nombre de nouveaux chômeurs et chômeuses parmi eux a augmenté de près de 50&nbsp;% en mars et avril. C’est très inquiétant.</p><p>Beaucoup de personnes concernées, avec qui nous avons été en contact dans notre travail syndical quotidien, nous ont dit avoir enfin trouvé un emploi après de longues recherches pendant ces deux dernières années. Mais à peine la crise du coronavirus a-t-elle éclaté qu’elles ont été licenciées. Le chômage augmentant, les chances de trouver un travail diminuent. De plus, il leur manque souvent les années de cotisations à l’assurance-chômage nécessaires pour toucher à nouveau suffisamment d’indemnités journalières. Que personne n’est abandonné pendant la crise est donc une affirmation qui sonne creux à leurs oreilles.</p><p class="heading--h3">Il faut stopper la dégringolade sociale</p><p>La situation financière des chômeurs et chômeuses âgés sans emploi malgré d’innombrables recherches se dégrade fortement une fois qu’ils se trouvent en fin de droit au chômage. À un moment ou à un autre, impossible pour eux d’éviter l’aide sociale. Mais il se peut alors que, pour recevoir une aide financière, ils doivent d’abord puiser dans leurs avoirs de vieillesse. Et cela, alors même qu’ils ont déjà dû utiliser presque toute leur fortune. Le recours aux prestations complémentaires pendant la retraite est ainsi programmé, avec la hausse des coûts induite pour les assurances sociales. La personne qui a travaillé durant toute sa vie doit bénéficier à la fin de son parcours professionnel d’une couverture sociale meilleure, décente. Et c’est précisément pour cela que les partenaires sociaux et le Conseil fédéral ont mis en route la prestation transitoire. Celle-ci n’est toutefois qu’un petit pas en avant. C’est pourquoi il est d’autant plus important que le Parlement tranche définitivement à ce sujet au mois de juin et que le Conseil fédéral mette ensuite rapidement en vigueur cette mesure.</p><p class="heading--h3">La prestation transitoire, une solution minimale et finançable</p><p>Avant la crise du coronavirus encore, certains ont critiqué le fait que cette nouvelle mesure sociale destinée aux travailleurs et travailleuses âgés avait été élaborée et discutée trop rapidement, alors que l’USS demandait depuis des années déjà un tel instrument social. Au vu des prises de décisions du Parlement et du Conseil fédéral désormais connues sur les mesures d’aide liées à la crise du coronavirus, le rythme pris avec la prestation transitoire semble cependant tout à coup largement modéré. C’est d’ailleurs d’autant plus vrai en ce qui concerne les coûts budgétisés pour la prestation transitoire. Ils correspondent à ce que coûterait le non remboursement de 0,4&nbsp;% des crédits aux entreprises liés au coronavirus (pour comparaison, le conseiller fédéral Ueli Maurer table sur un taux de défaut de 10&nbsp;%, et un taux encore plus élevé est très probable).</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique sociale</category><category>Prestation transitoire</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6990</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 11:39:01 +0200</pubDate><title>Soins : après les concerts d’applaudissements, il faut enfin des actes !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/soins-apres-les-concerts-dapplaudissements-il-faut-enfin-des-actes</link><description>Le Parlement doit renforcer la couverture de base</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est tout simple&nbsp;: aux concerts d’applaudissements auxquels on a pu assister durant la crise du coronavirus doivent maintenant succéder des actes concrets afin d’améliorer les conditions de travail dans le domaine des soins. Il y a longtemps que le besoin existe. Espérons que «&nbsp;grâce&nbsp;» à la pandémie, les derniers parlementaires qui en doutaient encore ont aussi fini par le comprendre.</p><p>Dans une enquête sur les soins de longue durée effectuée auprès du personnel soignant par le syndicat Unia en 2019 – soit longtemps avant l’arrivée du coronavirus –, 28&nbsp;% des personnes questionnées ont répondu avoir été une ou plusieurs fois pendant un mois ou plus en arrêt maladie pour des raisons professionnelles. Pour 30&nbsp;% du personnel soignant, la durée du repos légal de onze heures entre deux équipes est interrompue plus de cinq fois par mois. Et 59&nbsp;% des aides-soignantes déclarent toucher un salaire inférieur à 4&nbsp;000 francs pour un plein temps.</p><p class="heading--h3">En finir avec le refus de la réalité</p><p>«&nbsp;La personne qui choisit une profession dans les soins ne pense pas d’abord à son salaire, mais plutôt à un idéal&nbsp;». C’est là tout ce que trouve à dire Monsieur Christian Schär, président de l’Association des hôpitaux zurichois, sur la situation dans les soins (NZZ, 8.4.2020). On constate le même genre de «&nbsp;perspicacité&nbsp;» dans les propos du conseiller en santé tant écouté, Willy Oggier, pour qui, «&nbsp;si l’on augmente maintenant leur salaire [des infirmiers et infirmières] de manière forfaitaire, il y a le risque que beaucoup réduisent leur temps de travail&nbsp;» (Bund, 25.5.2020). Réduire son temps de travail parce que l’on est trop bien payé&nbsp;! Ce serait ce que les soignant-e-s ont à l’esprit…</p><p>Espérons que depuis la crise du coronavirus, pareils propos sur la situation du personnel soignant, à ce point éloignés de la réalité et carrément dégradants, appartiennent définitivement au passé. Car la chose est claire&nbsp;: en Suisse, nous aurons besoin de 65&nbsp;000 soignant-e-s de plus jusqu’en 2030. Et aujourd’hui déjà, aucun pays occidental n’occupe plus de personnel soignant formé à l’étranger que la Suisse. Parallèlement, la durée moyenne de l’exercice professionnel dans cette branche n’est justement que de 15 ans, ce qui n’étonne pas au vu des résultats de l’enquête précitée sur le stress et les salaires. La thérapie est donc aussi claire que le diagnostic&nbsp;: la Suisse doit former énormément plus de personnel soignant (surtout des infirmiers et infirmières) et, en même temps, améliorer fortement les conditions de travail dans ce secteur. Et les travailleuses et travailleurs peuvent compter, sur ce point, sur le soutien de la population. La pétition de soutien aux soignantes et soignants, lancée par le SSP en pleine crise, a ainsi atteint les 80 000 signatures en un rien de temps.</p><p class="heading--h3">Il faut appliquer maintenant l’initiative sur les soins infirmiers</p><p>Ce sont là deux revendications centrales de l’initiative sur les soins infirmiers de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), soutenue par l’USS, qui sont depuis longtemps déjà en discussion au Parlement. Fin 2019, le Conseil national a adopté un contre-projet indirect à cette initiative qui, s’il va nettement moins loin que les revendications indispensables de cette dernière, offre toutefois une base de qualité et susceptible d’être développée. La commission préparatoire du Conseil des États a cependant raté cette occasion et, en lieu et place, a continué à tailler dans ce contre-projet, tout en le rendant favorable aux caisses-maladie. Les concerts d’applaudissements ont donc désormais à nouveau cédé la place au déni de réalité. Mais le Conseil des États aura la possibilité, lors de la session d’été, de revenir sur ces décisions et de faire en sorte que les conditions de travail soient enfin améliorées de manière substantielle dans le domaine des soins. Car, pour revenir aux leçons de la crise du coronavirus, qui sait si, lors de la prochaine pandémie, la France et l’Italie ne vont pas fermer uniquement leurs frontières pour les touristes, mais aussi pour leurs milliers de frontaliers et frontalières qui, pendant la crise du coronavirus, ont infatigablement continué à travailler dans nos hôpitaux (et cela, surtout dans les cantons les plus durement touchés, ceux du Tessin et de Genève)&nbsp;? On n’ose pas imaginer quelles débordements la vague d’infections entraînerait alors dans le système de santé de notre pays.</p><p class="heading--h3">Beaucoup de questions d’approvisionnement en soins en marge du personnel</p><p>Mais au-delà du besoin en personnel, la crise du coronavirus a désormais aussi mis au centre de l’attention l’urgence des questions d’approvisionnement en soins. Ainsi, on a parfois gravement manqué, au début, de matériel de protection, ce qu’il aurait été facile d’éviter et qui, espérons-le, le sera à l’avenir. Mais les choses sont plus complexes en ce qui concerne la disponibilité de remèdes d’une importance vitale. Certes, par exemple, 70&nbsp;% du marché des génériques sont couverts en Suisse par deux entreprises nationales, mais celles-ci reçoivent les principes actifs nécessaires à leur production presque exclusivement de quelques rares fabriques qui se trouvent en Chine. On savait déjà, avant que l’interruption des chaînes d’approvisionnement mondiales suite à l’éclatement de la pandémie nous le montre, qu’une dépendance aussi unilatérale à l’égard de l’étranger, parallèlement à une concentration sur peu de partenaires commerciaux, pouvait s’avérer problématique. Par le passé, des goulets d’étranglement toujours plus fréquents étaient en effet déjà apparus concernant la disponibilité d’antibiotiques et de vaccins. Il faut par conséquent sérieusement envisager de reprendre en Suisse la production de médicaments d’importance vitale, ainsi que de renforcer durablement la pharmacie de l’armée et d’investir à long terme de manière ciblée dans la recherche sur les maladies transmissibles. Le Parlement traitera à juste titre aussi de ces questions lors de la session d’été.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/b/csm_Altenheim_iStock-wavebreakmedia-820254064_476e1e8228.webp" length="168328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6989</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 11:33:57 +0200</pubDate><title>Un conte de fées </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/un-conte-de-fees</link><description>Télétravail sans CCT : risques et effets secondaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Beaucoup y voyaient un remède miracle&nbsp;: on travaille à la maison et, à côté, on cuisine, on fait les nettoyages et on joue avec les enfants. Plus besoin de sortir de chez soi pour se rendre au travail ni de son pyjama pour travailler – sauf peut-être quand il s’agit de se montrer dans de fastidieuses visioconférences. Même si beaucoup de personnes concernées par le télétravail l’ont momentanément bien accepté pendant la crise du coronavirus et ont fait preuve d’un grand sens de l’improvisation, tout n’est pas si simple. Si le télétravail devient permanent, des règles claires sont alors nécessaires pour empêcher que l’on ne se retrouve en pleine jungle et pour garantir que les travailleurs et travailleuses soient protégés.</p><p>Ce n’est pas seulement depuis qu’il a fallu se retrancher chez soi pour des raisons médicales que l’on connaît les risques et les effets secondaires du télétravail&nbsp;: manque de place, enfants bruyants, mobilier et ordinateur inconfortables, liaison Internet trop lente, mélange entre travail et temps libre, isolement social. Ce genre de situation peut constituer une charge pour celles et ceux qui la vivent, surtout si elle s’installe dans la durée.</p><p>Toujours plus d’études ainsi que de décisions de tribunaux font apparaître au grand jour les côtés sombres du télétravail, tel qu’il est actuellement vécu. Aujourd’hui, des employeurs ne remplissent souvent pas leurs obligations légales à son sujet. Or la loi sur le travail (LTr) s’applique aussi à lui dans son intégralité, qu’il soit ordonné par l’employeur ou souhaité par l’employé-e-. En d’autres termes, l’employeur est contraint par la loi de garantir un aménagement du poste de travail et un matériel ergonomiques (meubles, écran, clavier, mais aussi éclairage, etc.) ainsi que le respect de la protection contre l’épuisement professionnel ou l’excès de travail (pauses, droit à ne pas être joignable). L’employeur doit en outre respecter la protection des données de son employé-e et éviter de le surveiller.</p><p class="heading--h3">Le télétravail ne doit pas servir à économiser</p><p>À la différence du remboursement des frais relatifs aux instruments de travail et au matériel utilisé, le remboursement des frais prévu à l’article 327a du Code des obligations est obligatoire (CO) pour l’employeur, qui ne peut pas y renoncer à travers un accord conclu avec son employé-e. Cela signifie que celui-ci a droit à ce que son employeur lui rembourse la totalité des frais imposés par l’exécution du travail. Seule condition&nbsp;: les frais doivent être vraiment nécessaires à l’activité professionnelle. En font partie l’électricité, Internet, le papier les réparations, etc. S’il n’y avait pas de répartition stricte des frais, l’employeur pourrait économiser le loyer, le mobilier et l’infrastructure sur le dos de son personnel.</p><p class="heading--h3">Pas de CCT, donc pas de protection contre les abus</p><p>Les règles sont claires&nbsp;: la LTr, le CO et la loi sur la protection des données s’appliquent tous trois au télétravail. Les tribunaux ont d’ailleurs développé une pratique dans ce domaine. Ces bases légales offrent à proprement parler une bonne protection aux salarié-e-s&nbsp;:</p><ul><li>L’employeur doit, en fonction de chaque cas, faire en sorte que le poste de télétravail soit ergonomique (chaise, bureau, écran, etc.) et peut devoir rendre des comptes à ce sujet à l’inspectorat du travail.</li><li>Les frais courants et ceux entraînés par les appareils utilisés doivent être supportés par l’employeur et même, selon les cas, le loyer.</li><li>Dans le télétravail, l’employeur doit respecter les pauses ainsi que le repos nocturne et dominical&nbsp;; il existe un droit et une obligation à ne pas être joignable (débranchement du serveur, désactivation des appareils à certains moments, etc.).</li></ul><p>Malheureusement, ces règles et la jurisprudence des tribunaux restent souvent lettre morte. Car, à cause d’une protection contre le licenciement insuffisante en Suisse, les salarié-e-s qui se défendent individuellement dans ces situations risquent tout simplement d’être sèchement renvoyés. De plus les inspectorats du travail sont fréquemment sous-dotés en personnel et financièrement, et en conséquence ils ne s’occupent pas du télétravail.</p><p>Il est alors d’autant plus important de suivre ici une logique collective et de sortir le télétravail de sa jungle pour l’encadrer et le réguler. Mais on ne peut pas faire porter la responsabilité de cela aux salarié-e-s individuellement, qui, à cause de la protection lacunaire contre le licenciement, ne sont pas en mesure de se défendre sans avoir à craindre de représailles. C’est bien au contraire là qu’intervient le rôle de représentant collectif des intérêts des salarié-e-s qui est celui des syndicats&nbsp;: au moyen de conventions collectives de travail (CCT), il s’agit de garantir que toutes les dispositions légales en question soient vraiment observées, aussi dans le télétravail. Cela concerne&nbsp;:</p><ul><li>l’aménagement ergonomique du poste de télétravail et la responsabilité de l’employeur à cet égard,</li><li>l’indemnisation de tous les frais découlant du télétravail, y compris un éventuel loyer</li><li>le droit de débrancher les appareils, le respect des temps de repos et des pauses,</li><li>la protection des données, l’absence de surveillance du comportement en ligne ou du mode de télétravail,</li><li>le choix uniquement volontaire du télétravail, le droit à au moins un jour de travail au bureau, contre l’isolement social.</li><li>l’adaptation des objectifs en cas de garde simultanée d’enfants ou de prise en charge de proches,</li><li>la définition, via des CCT, de mesures sanitaires et de contrôles dans le télétravail, après consultation de spécialistes de la protection de la santé (pool MSST).</li></ul><p>S’il n’était pas possible d’imposer des CCT dans ce domaine, il faudrait alors résoudre la question de l’inspection du télétravail ainsi que demander éventuellement que soient fixées, dans une ordonnance ou la loi, des règles claires en matière de frais et spécifiques concernant la protection des données.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6988</guid><pubDate>Thu, 28 May 2020 11:22:08 +0200</pubDate><title>Accueil des enfants : Le soutien gratuit à l’économie et à la société chancèle </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/accueil-des-enfants-le-soutien-gratuit-a-leconomie-et-a-la-societe-chancele</link><description>Nouveaux chiffres de l’OFS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sans structures d’accueil extrafamilial des enfants, l’économie et la société suisses seraient à peine en mesure de fonctionner. Selon les chiffres les plus récents de l’OFS, presque deux tiers des enfants de moins de 13 ans sont pris en charge par des structures d’accueil extrafamilial. Mais la part de prise en charge de l’accueil par les grands-parents est égale à celle des crèches et structures d’accueil extra-scolaire confondus. La crise due à la pandémie a démontré clairement que ce fonctionnement est aussi un vecteur d’instabilité.</p><p>L’augmentation de l’offre de l’accueil des enfants dans des structures institutionnelles est nécessaire pour couvrir un réel besoin&nbsp;: actuellement, pour 7% des enfants gardés dans la sphère privée (par les parents ou des membres de la famille), il faudrait une place d’accueil en structure. Et pour 11% des enfants accueillis dans des crèches ou des structures d’accueil extrafamilial, les parents souhaiteraient pouvoir augmenter la prise en charge. Les coûts élevés (en moyenne, 4% du revenu brut de la famille) et la pénurie de places sont les deux obstacles principaux.</p><p>Pour ces raisons, les grands-parents sont devenus un pilier très important de la politique familiale en prenant en charge annuellement 160 millions d’heures de garde des enfants, couvrant ainsi un tiers du besoin d’accueil. Avant l’âge de la scolarité obligatoire, cette part est particulièrement élevée et se monte à 40%. Pour les familles sans passé migratoire, les grands-parents sont la solution de garde de loin la plus habituelle (49%). L’économie et la société profitent massivement de ce travail gratuit d’une valeur de 8 milliards de francs, selon l’estimation de l’OFS, correspondant au montant épargné par les parents et les pouvoirs publics.</p><p>L’accueil par les grands-parents est plus répandu dans les régions rurales, au Tessin et en Suisse alémanique qu’en Suisse romande. En Suisse occidentale et dans les régions urbaines, non seulement les enfants sont plus pris en charge en-dehors de la famille, mais les familles misent aussi davantage sur les institutions d’accueil (crèches et garderies). Il y a ainsi dans les villes de ces régions une offre de places d’accueil extrafamilial dans des institutions pour l’âge préscolaire tendanciellement plus élevée&nbsp;: pour 1000 enfants en âge préscolaire, Zurich offre 600 places, Lausanne presque 500. A titre de comparaison, dans des villes les plus petites de la Suisse alémanique et le Tessin, on a 200 places pour 1000 enfants à Bülach, un peu moins de 150 à Illnau-Effretikon, et près de 300 à Lugano.</p><p>L’après-pandémie ne permettra plus de se reposer sur les grands-parents seulement pour assurer la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle. Ce système s’est révélé trop fragile. L’importance des grands-parents dans la vie des petits-enfants est incontestable. Cependant ce n’est pas leurs devoir de décharger les parents pour permettre à ces derniers de travailler. Il en résultera une augmentation du besoin de places d’accueil pour au moins un tiers des enfants en Suisse.</p><p>En Suisse, le renforcement des structures d’accueil extrafamilial des enfants pour l’âge préscolaire et scolaire, après la période de pandémie que nous venons de connaître, sera incontournable. Il sera nécessaire d’agir en particulier dans les régions rurales, surtout en Suisse alémanique et au Tessin. La Confédération et les cantons doivent rapidement mettre en place une stratégie à l’échelle de tout le pays, qui engage aussi les cantons ruraux. La société ne doit plus compter sur le travail gratuit des grands-parents. L’accueil des enfants sert toute la société et par conséquent son organisation doit être portée par elle et son financement doit être solidaire. Il est du devoir des autorités d’enfin assumer leurs responsabilités pour mettre en place un service public financé par les pouvoirs publics pour des structures d’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants. Laissons aux grands-parents le rôle d’offrir du répit aux parents en leur permettant une sortie de temps à autre, d’accueillir leur petits-enfants un weekend et de dépanner parfois lors d’une urgence. Mais ne les forçons pas à être un pilier bénévole mais irremplaçable de la politique familiale de la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6984</guid><pubDate>Mon, 25 May 2020 14:15:15 +0200</pubDate><title>Crise du coronavirus : de nombreux problèmes à résoudre pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/crise-du-coronavirus-de-nombreux-problemes-a-resoudre-pour-les-salarie-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation des travailleuses et travailleurs reste tendue même dans le contexte d’un redémarrage des activités économiques. L’Union syndicale suisse (USS) considère qu’il y a de nombreux problèmes à aborder. De manière générale, il faut à tout prix éviter les licenciements et maintenir le pouvoir d’achat. Enfin, les mesures d’économie dans la dépense publique doivent être évitées à tout prix, car elles ne feraient qu’accroître encore le chômage et freiner la reprise. La hausse du chômage chez les salarié-e-s en fin de carrière est inquiétante, et doit être rapidement contrecarrée.</p><p class="heading--h3">Problèmes économiques persistants, même après la levée des restrictions à l’activité</p><p>L’économie mondiale et le tourisme international restent sévèrement affaiblis, ce qui a des conséquences douloureuses dans un pays tourné vers l’exportation comme la Suisse. La garantie des salaires mise en place par le Conseil fédéral, en particulier l’extension rapide du chômage partiel, a évité une catastrophe à l’américaine sur le marché du travail. Pourtant, le chômage augmente en Suisse dans une proportion inédite. En mars et avril, la hausse a été de 40&nbsp;% (corrigée des variations saisonnières). Il est également inquiétant de constater que le chômage des 55-64 ans augmente plus fortement que la moyenne. Or, ces personnes risquent d’avoir nettement plus de difficulté à retrouver un emploi.</p><p class="heading--h3">La question du pouvoir d’achat se pose avec une acuité croissante</p><p>La crise touche davantage les faibles revenus. Ce sont en effet les branches avec les salaires les plus bas, comme l’hôtellerie-restauration ou la culture, qui ont connu le plus de chômage partiel et de chômage tout court. Les pertes de revenus de 20 à 30&nbsp;% qui en résultent pour les personnes concernées sont difficilement supportables. Les prestations de l’assurance-chômage sont insuffisantes dans ces cas de figure.</p><p class="heading--h3">Le frein à l’endettement, cause potentielle de chômage de masse</p><p>La politique financière expansive de la Confédération a stabilisé l’économie pendant la crise. Mais aujourd’hui, l’austérité qui menace au niveau fédéral et cantonal, ce qui ferait augmenter le chômage. Un amortissement des dettes liées à la pandémie sur 6 ans comme l’exige le frein à l’endettement conduirait la Suisse dans une récession de longue durée. Le pays dispose des marges de manœuvre financières nécessaires pour combattre la crise sans austérité.</p><p>L’USS formule les demandes suivantes&nbsp;:</p><ul><li><strong>Maintenir le pouvoir d’achat, en particulier pour les revenus bas et moyens&nbsp;:</strong> L’assurance-chômage, mais aussi les entreprises qui en ont les moyens, doivent payer les salaires à 100&nbsp;% en cas de chômage partiel. De plus, la charge des primes de l’assurance-maladie peut être réduite, soit par des subsides supplémentaires, soit par une diminution des réserves des caisses.</li><li><strong>Pas de mesures d’économie&nbsp;:</strong> Les dépenses extraordinaires de la Confédération dans le contexte de la pandémie ne doivent pas avoir pour conséquence des mesures d’économie, car celles-ci ne conduisent qu’à une hausse du chômage et à un ralentissement de la reprise. Il doit aussi être considéré comme normal qu’il puisse y avoir des déficits budgétaires en période de crise. Ils ne peuvent donc pas servir de prétexte pour réduire les dépenses.</li><li><strong>Pas de charges supplémentaires pour les salarié-e-s :</strong> L’assurance-chômage a encore besoin de moyens supplémentaires de la Confédération. Recourir à l’inverse à des augmentations de cotisations pèserait sur le pouvoir d’achat et aggraverait la crise. Nous espérons donc une mise en œuvre rapide des bonnes décisions prises le 20 mai. De plus, la contribution de solidarité pour l’assurance-chômage devrait être augmentée à 2,2&nbsp;%, soit au niveau du taux normal de cotisation.</li><li><strong>Plus de sécurité pour planifier l’avenir&nbsp;:</strong> La durée de versement des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail (chômage partiel) doit être aussi vite que possible prolongée à 18 mois. Un allongement de la durée d’indemnisation du chômage est nécessaire pour donner plus de sécurité aux jeunes et aux salarié-e-s en fin de carrière qui sont les plus touchés.</li><li><strong>Plus de sécurité pour les personnes les plustouchées&nbsp;:</strong> Le chômage augmente, en particulier chez les jeunes et chez les salarié-e-s en fin de carrière. L’allongement de la durée d’indemnisation du chômage est nécessaire pour leur donner plus de sécurité. Une réduction hâtive des prestations serait en revanche lourde de conséquences. Enfin, la prestation transitoire («&nbsp;rente-pont&nbsp;») est plus nécessaire que jamais dans la période actuelle.</li><li><strong>Mesures conjoncturelles supplémentaires&nbsp;:</strong> il faut des mesures additionnelles de soutien à la conjoncture pour prévenir une grave récession. Les partenaires sociaux doivent être associés à leur élaboration dans un groupe de travail.</li></ul><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200524_Crise_coronavirus_acte3.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Ici </a>se trouvent l’analyse et les revendications présentées hier à la rencontre des partenaires sociaux avec le Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6866</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 16:55:00 +0200</pubDate><title>Iv.pa. Principe de la transparence dans l’administration</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ivpa-principe-de-la-transparence-dans-ladministration</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La éponse de l'USS à la consultation sur l'initiative parlamentaire «Principe de la transparence dans l’administration. Faire prévaloir la gratuité de l’accès aux documents officiels» n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6513</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 15:26:06 +0200</pubDate><title>Empêcher le chômage de masse, sauver les crèches et garderies</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/empecher-le-chomage-de-masse-sauver-les-creches-et-garderies</link><description>Coronavirus : décisions du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS salue la décision du Conseil fédéral d’allouer un financement fédéral supplémentaire à l’assurance-chômage (AC). Cela permettra d’éviter une charge supplémentaire pour les salarié-e-s ordinaires et de maintenir le versement des indemnités en remplacement du salaire. Mais la perte de pouvoir d’achat reste un problème pressant pour les ménages à revenu faible ou moyens. Quant à l’accueil extrafamilial des enfants, il joue un rôle crucial dans la maîtrise de cette crise. Il doit donc être maintenu à tout prix au cours de cette période critique pour que l’on puisse le développer par la suite. Le fait que le Conseil fédéral confirme son soutien représente un premier pas en ce sens. La revendication pour une démarche coordonnée dans ce domaine reste toutefois un point en suspens.<br> &nbsp;</p><p class="heading--h4">Éviter de charger les salarié-e-s ordinaires</p><p>L’extension à grande échelle du chômage partiel a eu un effet préventif sur le chômage de masse et d’éviter une catastrophe comme celle qui se déroule aux États-Unis. L’Union syndicale suisse (USS) a demandé un financement supplémentaire de l’assurance-chômage par la Confédération. Les 14 milliards de francs supplémentaires affectés à l’assurance-chômage représentent un pas important que l’USS salue. Mais il faudra encore d’autres mesures pour que le fardeau des gens qui travaillent n’augmente pas.</p><p>En revanche, les ménages avec des revenus bas ou moyens sont frappés de plein fouet par le chômage partiel et les cruelles baisses de salaire. Ces pertes de revenus dans tout le pays représentent une catastrophe pour le pouvoir d’achat, tant au niveau de l’économie de la Suisse qu’au plan individuel. L’USS demande donc une garantie de salaire à 100&nbsp;% pour les faibles revenus ainsi qu’une prolongation des indemnités de chômage partiel afin d’éviter un glissement vers le chômage de masse et de préserver le pouvoir d’achat des revenus bas et moyens.</p><p class="heading--h4">Décision frileuse pour l’accueil des enfants</p><p>En ce qui concerne l’accueil extrafamilial des enfants, l’ordonnance d’urgence adoptée aujourd’hui par le gouvernement pour apporter un soutien financier à ce secteur pendant la crise sanitaire ne va pas assez loin. Si le Conseil fédéral suit le Parlement et prévoit des aides à hauteur de 65 millions de francs, la mise en œuvre reste aux mains des cantons. On est loin de la démarche coordonnée demandée par l’USS avec plus de 40 autres organisations.</p><p>La pandémie de COVID-19 a bien montré qu’il est très difficile de surmonter de telles crises sans disposer de structures d’accueil des enfants de qualité et en nombre suffisant. Le Conseil fédéral a donc obligé les cantons à maintenir une certaine activité des structures d’accueil pendant cette période extraordinaire. Mais il a laissé la question du financement dans les mains des cantons, des communes, des structures elles-mêmes et des parents. Le Parlement a corrigé le tir au cours de sa session spéciale et le Conseil fédéral a concrétisé cette décision dans l’ordonnance d’aujourd’hui.</p><p>L’USS est soulagée que la Confédération investisse enfin des moyens financiers pour le maintien des structures d’accueil, et qu’elle oblige les cantons à prendre des mesures de soutien. Elle rappelle toutefois qu’il faudra davantage de fonds pour bien surmonter cette crise ainsi qu’une démarche uniforme à l’échelle du pays. On voit ici que le fédéralisme atteint ses limites. Il s’agit maintenant de faire des efforts de coordination au niveau national pour que l’accueil des enfants ne sorte pas affaibli de la crise. Nous attendons de la Confédération qu’elle mette en route les travaux en ce sens avec l’ensemble des cantons et en collaboration avec les partenaires sociaux et les organisations professionnelles. Il faut aussi mettre en place un plan pour une éventuelle deuxième vague de la pandémie. Avec le soutien de la Coalition accueil des enfants, forte de plus de 40 organisations, l’USS a transmis ces revendications au Conseil fédéral et attend une mise en œuvre rapide.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6511</guid><pubDate>Wed, 20 May 2020 14:36:11 +0200</pubDate><title>Un contre-projet qui n’apporte aucune solution</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-contre-projet-qui-napporte-aucune-solution</link><description>Décision du Conseil fédéral sur l’initiative pour l’allègement des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="lead">Le Conseil fédéral a décidé d’opposer à l’initiative pour l’allègement des primes-maladie un contre-projet qui ne résout rien. Et ce alors que les ménages aux revenus bas et moyens sont ceux qui perdent le plus de pouvoir d’achat dans la crise actuelle et auraient donc un besoin urgent de subsides plus élevés. La volonté du Conseil fédéral de combattre une initiative devenue plus importante encore par un contre-projet qui va à peine au-delà du droit en vigueur n’est qu’un subterfuge. Il appartiendra au Parlement de corriger le tir.</p><p>Au milieu des années 1990, le Conseil fédéral stipulait que les primes de l’assurance-maladie ne devraient pas dépasser 8&nbsp;% du revenu imposable des ménages. Aujourd’hui, cette charge atteint souvent le triple pour les ménages avec des revenus bas ou moyens. Malgré cela, le Conseil fédéral rejette l’objectif social – pourtant nettement moins ambitieux que celui qu’il avait fixé lui-même – visé par l’initiative pour l’allègement des primes-maladie.</p><p class="heading--h3">Des économies sur le dos des faibles revenus</p><p>Depuis l’an 2000, soit en 20 ans, la charge que représentent les primes-maladie pour les ménages a connu une augmentation réelle de 75&nbsp;% (après subsides&nbsp;!). La hausse des primes (+120&nbsp;%) n’est pas seule en cause&nbsp;: pendant la même période, les réductions de primes (ou subsides) n’ont cessé de fondre, passant de 12&nbsp;% des coûts de la santé en 2000 à moins de 6&nbsp;% aujourd’hui. Les cantons sont les principaux responsables de cette diminution constante&nbsp;: avec leurs nombreux trains de mesures d’économies, ils ont même parfois enfreint les dispositions minimales fixées dans la loi. C’est arrivé par exemple dans le canton de Lucerne, comme le Tribunal fédéral l’a confirmé dans un arrêt il y a un peu plus d’un an.</p><p>Il est impératif d’augmenter les subsides surtout au vu de la crise économique que nous vivons, avec des pertes salariales qui font mal, en particulier pour les ménages à bas et moyens revenus qui ne parviennent presque plus à joindre les deux bouts en raison du chômage partiel. Ces subsides permettent de renforcer directement le pouvoir d’achat des ménages à faible revenu. Pour l’USS, la crise liée au coronavirus a encore accentué l’urgence d’assurer un financement plus social au système de santé. Au Parlement maintenant de faire mieux et de se prononcer en faveur de l’initiative d’allègement des primes.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6976</guid><pubDate>Fri, 15 May 2020 19:01:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur la réduction des risques liés à l’utilisation de pesticides</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federale-sur-la-reduction-des-risques-lies-a-lutilisation-de-pesticides-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parl. 19.475 (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6505</guid><pubDate>Thu, 14 May 2020 16:07:48 +0200</pubDate><title>Pour les syndicats, la protection du climat ne doit pas attendre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-les-syndicats-la-protection-du-climat-ne-doit-pas-attendre</link><description>Déclaration à l’occasion du 15 mai 2020.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Notre population et les travailleurs et travailleuses doivent faire face&nbsp;à des défis sans précédent pour surmonter la pandémie sur le plan médical,&nbsp;social et économique. La crise a frappé l’ensemble de la&nbsp;planète de plein fouet.</p><p>En ce qui concerne la crise climatique, la situation est tout&nbsp;autre : annoncée depuis des décennies, elle se rapproche de plus en plus&nbsp;et son caractère urgent se fait toujours plus sentir. Cette crise aussi&nbsp;est&nbsp;globale et représente une menace existentielle. Mais ni les aides publiques, ni&nbsp;les comportements individuels, ni les innovations techniques ne pourront nous&nbsp;sauver demain si nous n’agissons pas&nbsp;aujourd’hui. La surexploitation conduit au&nbsp;déséquilibre des écosystèmes et c’est là que la crise climatique et les&nbsp;pandémies trouvent leur origine. Les catastrophes vont continuer de se&nbsp;multiplier si nous&nbsp;ne renversons pas la vapeur maintenant.</p><p>La pandémie a mis de nombreuses branches quasiment à l’arrêt : le&nbsp;trafic aérien est cloué au sol, le prix du pétrole en chute libre, le tourisme&nbsp;paralysé ; l’agriculture est en péril et la production et le&nbsp;transfert de&nbsp;biens au niveau mondial sont interrompus pour plusieurs mois. Le trafic&nbsp;pendulaire s’est presque éteint et celui lié aux achats transfrontaliers n’est&nbsp;plus possible. La qualité de l’air est&nbsp;meilleure, l’eau plus propre et les&nbsp;émissions ont chuté d’un seul coup. En revanche, le commerce en ligne a pris le&nbsp;dessus et les gens ont tendance à éviter les transports publics. On ne peut&nbsp;donc pas&nbsp;parler d’une évolution favorable à la protection durable du&nbsp;climat !</p><p>Les conséquences de la pandémie pèsent sur les salarié-e-s, et tout&nbsp;particulièrement sur les plus mal payés et les moins bien protégés. Elles pèsent&nbsp;aussi sur les familles, les personnes âgées et les plus&nbsp;faibles dans notre&nbsp;société. Des emplois sont supprimés, des indépendant-e-s perdent des commandes.&nbsp;Les conséquences d’un bouleversement climatique seront tout aussi&nbsp;dévastatrices. Mais nous&nbsp;pouvons aussi décider d’associer la sortie de la crise&nbsp;actuelle avec davantage de protection du climat.</p><p>Il faut préserver les emplois et en créer de nouveaux. La protection de&nbsp;la santé au travail doit être assurée et les coûts de la crise doivent être&nbsp;portés de manière solidaire. En tant que syndicats, nous&nbsp;nous engageons pour&nbsp;renforcer cette tendance et présenter des perspectives à long terme.</p><p>Ce qu’il faut maintenant, ce sont des investissements dans la protection&nbsp;de la santé des gens qui travaillent, dans les transports publics, dans la&nbsp;recherche et l’innovation technologique, dans la transition&nbsp;énergétique, dans&nbsp;les reconversions et la formation continue des travailleurs et travailleuses&nbsp;des branches en difficulté. De plus, il faut améliorer substantiellement les&nbsp;conditions de travail dans les&nbsp;domaines des soins, de la garde&nbsp;des enfants&nbsp;et de&nbsp;l’assistance.&nbsp;Toutes ces&nbsp;mesures apportent une meilleure&nbsp;stabilité au monde du travail. Notre société en&nbsp;sera renforcée pour faire face aux défis à venir. Et ce sera bénéfique pour le&nbsp;climat.</p><p>Nous nous engageons pour le climat, et à poursuivre la collaboration entre&nbsp;syndicats et collectifs régionaux pour le climat.<br><br><i>Une déclaration de l'Union syndicale suisse USS et des syndicats Unia, SSP, SEV et syndicom.</i></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_welt-klima-schuetzen_iStock-nito100_63d2fe3f36.webp" length="111318" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6490</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:31:00 +0200</pubDate><title>Pour des structures d’accueil qui puissent résister aux crises</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pour-des-structures-daccueil-qui-puissent-resister-aux-crises</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La session spéciale du Parlement a débouché sur un léger plus en faveur de l’accueil extrafamilial des enfants&nbsp;: la Confédération va participer avec un montant de 65 millions de francs au soutien des structures d’accueil méchamment malmenées par la crise. Il en faudra toutefois nettement plus si nous voulons pouvoir compter à l’avenir sur un réseau de structures d’accueil qui puisse résister aux crises. Objectif&nbsp;: l’organisation de l’accueil des enfants doit être conçue comme un service public. C’est ce que demande d’ailleurs une initiative parlementaire issue des rangs de l’USS.</p><p>La Suisse est en train sortir tout doucement de la crise sanitaire liée au coronavirus et de tenter d’apprivoiser cette nouvelle «&nbsp;normalité&nbsp;» – à distance. Restaurants, magasins et écoles rouvriront dans quelques jours et de nombreux salarié-e-s pourront de nouveau se concentrer sur leur travail – en télétravail ou sur place – plutôt que sur le soutien aux enfants pour l’enseignement à distance. Et nombreux sont celles et ceux qui attendent les prochaines vacances pour pouvoir vraiment récupérer de ces mois de double charge. Cette crise a démontré une chose&nbsp;: le télétravail n’est pas une solution à long terme pour mettre sous le même toit activité professionnelle et garde des enfants.</p><p>Mais en réalité, les difficultés pour la garde des enfants risquent bien de persister pendant et après la sortie de cette crise&nbsp;: la participation des grands-parents restera incertaine encore un bon moment et les structures d’accueil extrascolaires et extrafamiliales devront continuer d’appliquer des mesures accrues de protection de la santé. Pour faire face à cette nouvelle donne, il faut suffisamment de personnel et de places ainsi que de l’espace&nbsp;: du personnel non vulnérable pour s’occuper des enfants par petits groupes avec une dotation adaptée&nbsp;; des places pour accueillir aussi les enfants qui ne peuvent plus être gardés par leurs grands-parents&nbsp;; enfin assez d’espace pour pouvoir appliquer les mesures de protection de la santé.</p><p>Avec de telles exigences, impossible pour les structures d’accueil d’assumer leur activité avec leurs propres moyens. En Suisse, l’accueil extrafamilial a été laissé trop longtemps aux mains du marché, censé réguler l’offre et la demande, pour qu’elles aient aujourd’hui des réserves financières suffisantes. C’est pourquoi ce secteur a moins bien résisté à la crise que d’autres parties du service public&nbsp;: avec les restrictions actuelles, 70&nbsp;% des crèches et garderies pourraient survivre trois mois au maximum sans financement additionnel, selon des calculs de kibesuisse. Des structures développées pendant des années, parfois avec des aides financières de la Confédération, pourraient disparaître rapidement. Et qui en paierait le prix&nbsp;? Outre les exploitant-e-s et les employé-e-s des crèches et garderies, ce seraient surtout les parents, et principalement les mamans qui réduiraient leur activité professionnelle ou l’abandonneraient tout simplement. Il va sans dire que ce serait une énorme régression en termes d’égalité&nbsp;! Malgré cela, le Conseil fédéral a refusé de recourir au droit d’urgence pour décider du financement additionnel nécessaire, comme il l’avait pourtant fait en mars pour maintenir ouvertes les structures d’accueil.</p><p>En session spéciale, le Parlement a voulu corriger le tir et a décidé d’allouer 65 millions de francs à cette fin. Espérons que ce montant, plutôt modeste, incitera les cantons à y ajouter leurs propres contributions financières pour garantir le maintien des places d’accueil. Mais ce n’est pas assez&nbsp;: plus que le maintenir, il faut développer le nombre de places d’accueil pour les enfants pour parvenir à répondre à la demande croissante. La Confédération et les cantons doivent lancer ce développement, le coordonner et le financer. Et il faudra le faire sur la base d’un concept solide et viable, comme le demandent 40 organisations réunies dans la <a href="https://www.uss.ch/corona-virus/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">coalition pour l’accueil des enfants</a> dans un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200428_Appel_Coalition_accueil_de_jour_F.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">appel</a>. Objectif&nbsp;: organiser l’accueil extrafamilial et extrascolaire des enfants comme un service public, selon le modèle de la formation scolaire. Dans la foulée de la Grève des femmes* de l’année passée, l’USS a décidé de soutenir ce changement de paradigme en lançant un projet en ce sens. Présidente du SSP, Katharina Prelicz-Huber a fait un premier pas au plan politique&nbsp;: lors de la session spéciale du Parlement cette semaine, elle a déposé, avec le président de l’USS Pierre-Yves Maillard, l’initiative parlementaire <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20200413" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">«Familien- und Schulergänzende Kinderbetreuung als Teil des Service Public»</a> (pour l’instant seulement en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6491</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:25:00 +0200</pubDate><title>Face au coronavirus, tout le monde n’est pas égal financièrement</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/face-au-coronavirus-tout-le-monde-nest-pas-egal-financierement</link><description>La crise du coronavirus le prouve : la santé publique nécessite un financement public</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation d’urgence sanitaire actuelle le démontre sans aucune équivoque&nbsp;: la santé n’est pas une affaire privée. Il faut maintenant que cela s’applique aussi globalement au financement du secteur suisse de la santé.</p><p>La pandémie liée au coronavirus ne va peut-être pas avoir une grande incidence sur les prochaines primes-maladie. En effet, la presque totalité des coûts supplémentaires induits par le COVID-19 concerne le domaine hospitalier stationnaire cofinancé par les cantons et qu’en même temps, les traitements en ambulatoire, domaine entièrement financé par les primes, se sont limités pendant des semaines aux cas urgents. Toutefois, si des coûts supplémentaires devaient en découler pour les caisses-maladie, ce n’est, selon leurs propres dires, pas un problème, car ils auraient de fait déjà constitué précisément à cet effet les réserves bien garnies qui dépassent largement le minimum légal.</p><p>Et nous nous retrouvons ainsi au cœur du problème&nbsp;: les réserves sont elles aussi intégralement financées par les primes-maladie. Si elles sont exagérément dissoutes, cela veut tout simplement dire qu’un vendeur de chaussures devra participer financièrement dans une mesure plus grande à la gestion de la crise du coronavirus qu’une avocate d’affaires. Et, face au virus, nous serions- une nouvelle fois – pas tous égaux.</p><h4>Un nouveau mode de financement</h4><p>La situation actuelle montre bien que le financement de notre système de santé est non seulement antisocial, mais qu’il est même préjudiciable pour la santé publique. Lorsqu’une personne qui présente des symptômes du COVID-19 ne se fait pas tester parce qu’elle ne veut ou ne peut pas payer elle-même ce test (par exemple en cas de franchise élevée), cela coûtera très vite bien plus cher à l’ensemble de la société, car le virus aura le temps de se propager bien davantage.</p><p>À court terme, la première solution s’impose d’elle-même&nbsp;: il faut que les traitements liés au COVID-19 soient pris en charge par les fonds publics et qu’ils soient surtout exemptés de la participation directe aux coûts par les assuré-e-s (quote-part). Mais ça ne suffira pas&nbsp;: le problème financier dans le système suisse de santé ne s’appelle pas COVID-19. C’est surtout le fait que les assuré-e-s doivent d’une part s’acquitter d’un impôt individuel (la prime) et d’autre part payer encore de leur propre poche plus que dans tout autre pays de l’OCDE (franchise, quote-part, médicaments et traitements exclus du catalogue de prestations). La crise sanitaire actuelle devrait nous ouvrir enfin les yeux et nous inciter à transformer de fond en comble le financement de notre système de santé. L’initiative pour l’allègement des primes-maladie déposée en janvier par le PS Suisse et l’USS est la prochaine occasion de mettre en route cette transformation. Son objectif&nbsp;: aucun ménage ne devrait consacrer plus de 10&nbsp;% de son revenu disponible aux primes-maladie. Le Conseil fédéral doit soutenir cet «&nbsp;objectif 10&nbsp;%&nbsp;» et recommander rapidement le oui à l’initiative.</p><h4>Repenser l’indemnisation des coûts</h4><p>Une fois que les moyens sont prélevés – soit actuellement environ 80 milliards de francs par année –, on pourrait s’attendre à ce qu’ils soient utilisés à bon escient. Ce n’est pourtant pas le cas&nbsp;: le système actuel d’indemnisation des coûts (points Tarmed pour l’ambulatoire et forfaits par cas SwissDRG pou le domaine hospitalier) entraîne toute une série d’incitations négatives qui, à leur tour, conduisent à la fois à des pénuries et à une surabondance de l’offre. L’offre excédentaire coûte cher, parce qu’elle entraîne des interventions inutiles et donc des frais qui pourraient être évités. La pénurie aussi coûte cher&nbsp;: des interventions nécessaires n’ont pas lieu, avec pour conséquence des frais ultérieurs potentiellement encore bien plus élevés.</p><p>Là aussi, la crise liée au coronavirus nous apprend beaucoup, tout particulièrement en ce qui concerne la pénurie de l’offre. Ainsi, le plan pandémie influenza – souvent cité mais malheureusement peu pris en compte avant cette crise – exposait en 2018 déjà dans le détail où il fallait quelles réserves de matériel de protection, de médicaments et de places de traitement en cas de situation grave. Mais le système actuel d’indemnisation n’est pas fait pour de telles mesures de prévention&nbsp;: les caisses-maladie n’ont aucun intérêt à porter les coûts supplémentaires que cela engendrerait (elles devraient augmenter les primes et perdraient des assuré-e-s) et les hôpitaux ne sont pas en mesure de les assumer, car ils ne sont pas inclus dans les forfaits par cas. Conclusion&nbsp;: il faut non seulement un financement public du système de santé, mais également un système d’indemnisation public, c’est-à-dire centralisé, assorti d’une définition des prestations qu’il s’agit d’indemniser. Ce qui voudrait dire, par exemple&nbsp;: plus de stocks de masques de protection et moins de prothèses de hanches.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6492</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:20:00 +0200</pubDate><title>Allocations pour les parents et sortie du semi-confinement</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/allocations-pour-les-parents-et-sortie-du-semi-confiment</link><description>Qu&#039;est-ce qui fonctionne et qu&#039;est-ce qui doit encore être amélioré ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En cette période de crise sanitaire, les allocations pour perte de gain (APG) ont été élargies aux parents d’enfants de moins de 12 ans qui ont une activité professionnelle&nbsp;: elle doit leur permettre de ne pas perdre leur salaire s’ils ne peuvent plus travailler, ou pas autant que d’habitude, parce que la garde de leurs enfants par des tiers n’est momentanément pas possible.</p><p>Après un démarrage un peu timide, le nombre d’indemnités journalières de perte de gain versées aux parents a plus que doublé ces deux dernières semaines. C’est bon signe, car un premier bilan intermédiaire de l’USS indiquait que ces APG pour parents peinaient à se faire connaître. Pourtant la charge supportée par les parents travaillant tout en s’occupant de leurs enfants à domicile ne faisait que croître.</p><p>Plusieurs employeurs et employeuses ont fait des efforts depuis pour renseigner leurs employé-e-s sur cette possibilité. Sur pression de l’USS, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a précisé que les salarié-e-s en télétravail n’étaient pas exclus de ces APG et il a actualisé son aide-mémoire sur le sujet. Au début mai, près de 2600 parents avaient touché ces allocations. Le Conseil fédéral s’attendait à 60&nbsp;000 demandes. D’où vient cet écart énorme&nbsp;? Les syndicats reçoivent pourtant continuellement des questions de la part de parents débordés et désécurisés. Et même la presse de droite commence à parler de la pression croissante que vivent les familles et en particulier les femmes (https://www.nzz.ch/zuerich/coronavirus-in-zuerich-lockdown-veraendert-den-alltag-von-muettern-ld.1553723).</p><h4>Et après le 11 mai&nbsp;?</h4><p>Nous entrons le 11 mai dans une nouvelle phase de cette crise sanitaire et l’incertitude autour de la garde des enfants prendra alors une tournure différente. Avec la réouverture de nombreuses entreprises (commerce de détail, hôtellerie-restauration, p. ex.), beaucoup d’autres parents devront à nouveau se rendre au travail alors que la garde de leurs enfants est loin de fonctionner de nouveau comme avant. Il est vrai que les écoles reprendront le même jour, mais la charge pour les parents n’en sera que partiellement allégée. Dans de nombreux cantons, il y aura une période de transition avec une reprise progressive de l’enseignement dans les salles de classe. Les accueils extrascolaires auront pour leur part un calendrier de transition différent. Un exemple&nbsp;: dans le canton de Zurich, on maintient la recommandation de garder ses enfants autant que possible à la maison ou en milieu privé. Les communes zurichoises continuent donc de limiter l’offre des accueils extrascolaires. Et la garde par les grands-parents est toujours exclue, sans que l’on sache jusqu’à quand. Dans ce contexte, on se contente de demander aux parents – et aux employeurs et employeuses – de se montrer compréhensifs et flexibles. Au lieu de leur expliquer que même après le 11 mai, le recours aux APG pour parents reste une possibilité tant que la garde des enfants par des tiers n’est pas possible en raison de la crise sanitaire.</p><p>Pourtant l’ordonnance d’urgence est claire sur cette question&nbsp;: si les enfants ne peuvent pas, ou seulement partiellement, aller à l’école ou à l’accueil de jour en raison des restrictions cantonales (p. ex. demi-classes), ou si les personnes qui les gardent ne peuvent le faire parce qu’elles font partie des groupes à risque, le droit aux APG pour parents demeure. Ce droit ne s’éteint que si une solution de garde a pu être trouvée, si l’enfant atteint ses douze ans ou en cas de levée de toutes les restrictions. Comme toutes les ordonnances d’urgence, cela vaut jusqu’à nouvel ordre ou jusqu’à ce que la disposition expire le 16 septembre.</p><h4>Séparer garde des enfants et activité professionnelle</h4><p>Si l’on veut réussir la sortie de cette période de restrictions et de fermetures, les parents qui travaillent aussi professionnellement doivent savoir s’ils auront droit et accès – ou non – à des places dans les structures d’accueil, et si oui, à quel prix. Car tant que la garde des enfants n’est pas assurée, ils ont l’obligation légale de s’occuper de leurs enfants. Personne ne doit perdre son emploi à cause de cela ou être contraint d’y consacrer ses jours de vacances. Ce point est particulièrement important pour les parents qui ne peuvent effectuer leur travail depuis la maison.</p><h4>Pas de double charge avec le télétravail</h4><p>Même pour les parents forcés de faire du télétravail pour des raisons de santé, l’activité professionnelle et la garde des enfants doivent impérativement être séparées. Après huit semaines de semi-confinement, les employeurs et employeuses ont eu suffisamment de temps pour trouver des solutions pour que les temps de travail et de repos puissent s’appliquer correctement aussi dans le télétravail. Si ce n’est pas possible, ils peuvent recourir aux APG pour leurs employé-e-s parents. En effet, même en télétravail et indépendamment des éventuelles obligations familiales, le travail de nuit entre 23h et 6h du matin reste interdit et le temps de repos quotidien d’au moins onze heures consécutives reste une obligation à respecter. Les parents en télétravail (et surtout eux&nbsp;!) ont le droit de dormir, de récupérer et d’être protégés contre l’épuisement (burnout).</p><p>Pour conclure, voici une petite suggestion de leçon de calcul avec vos enfants à la maison&nbsp;: partons du principe (c’est plus simple) que la période de repos s’étend de 20h à 7h du matin. C’est vrai&nbsp;: pour le travail après 20h, l’employeur ou l’employeuse doit déjà obtenir la participation du personnel, selon la loi. Partons aussi du principe que les enfants sont capables de s’occuper seuls pendant deux heures le matin et deux heures l’après-midi, au maximum. Pour des enfants de 12 ans, cette limite supérieure est même assez optimiste. Combien de personnes faut-il pour s’occuper d’eux en dehors de ces heures pour que les parents puissent faire leurs heures de travail régulières&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Politique sociale</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6493</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 17:10:00 +0200</pubDate><title>Crise du coronavirus : les cantons aussi doivent prendre leurs responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/crise-du-coronavirus-les-cantons-aussi-doivent-prendre-leurs-responsabilites</link><description>À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’importance économique des cantons n’est pas négligeable. Ils doivent maintenant mettre tout leur poids dans la balance pour limiter autant que possible les dégâts de la crise économique majeure qui se dessine. Et le temps presse.</p><p>Dès le 20 mars, la Confédération a commencé à mettre en place des plans de sauvetages conséquents avec des mesures pour atténuer les effets de la crise du coronavirus sur l’économie. D’abord largement insuffisantes, ces mesures ont été continuellement étendues et les moyens mis à disposition ont augmenté en conséquence. Pourtant, force est de constater que les milliards d’aide décidés par le Conseil fédéral ne suffisent pas. C’est surtout le cas dans les branches et les secteurs de la société qui font face à des pertes importantes et qui n’ont tout simplement rien reçu jusqu’ici. Mais c’est aussi le lot de tous les salarié-e-s ayant des salaires bas ou moyens, qui sont au chômage partiel et doivent se débrouiller avec 20&nbsp;% de moins de revenu.</p><p>Aujourd’hui, nombreux sont celles et ceux – les syndicats en font partie – qui demandent à la Confédération de continuer d’améliorer la réponse et de combler au plus vite les lacunes du «&nbsp;parapluie de protection&nbsp;» mis en place. Le temps presse. Mais les cantons aussi doivent prendre leurs responsabilités. En effet, en temps normal et dans notre pays fédéraliste, ce sont eux qui pourvoient pour plus de 40&nbsp;% aux dépenses publiques, soit bien plus que la Confédération. Jusqu’ici, beaucoup d’entre eux ont toutefois fait la sourde oreille et renvoient à la Confédération&nbsp;: celle-ci devrait prendre en charge la totalité des pertes de revenus puisque c’est elle qui a édicté les ordonnances d’urgence à l’origine de ces pertes.</p><h4>Le fédéralisme n’existe pas que par beau temps</h4><p>Tout d’abord, nous pouvons nous estimer chanceuses et chanceux que la Confédération ait su assez rapidement faire en sorte qu’il y ait des règles et des mesures uniformes à l’échelle du pays. Surtout si l’on se rappelle la confusion du début avec des mesures et dispositions cantonales prises en ordre très dispersé et l’impact négatif que cela a pu avoir. Mais il est tout aussi clair que les cantons gardent leurs responsabilités en ce qui concerne leurs missions essentielles, et ce, d’autant plus en période de crise&nbsp;: la formation, la santé, les soins et l’assistance.</p><p>Ils en ont non seulement la responsabilité, ils ont aussi les moyens nécessaires et la possibilité de mettre en place des mesures de soutien. Comme l’USS le démontrait déjà dans sa dernière <a href="https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-136-analyse-des-finances-cantonales-2019-2020" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Analyse des finances cantonales</a>, les 26 cantons disposaient, ensemble, d’une fortune nette cumulée de 35 milliards de francs. Avec l’évolution favorable de l’économie, cette fortune a continué d’augmenter au cours de l’année passée, selon un premier aperçu&nbsp;: la totalité (!) des comptes d’État cantonaux ont bouclé sur des résultats meilleurs que ce qui était au budget, souvent avec des écarts énormes. Les excédents de bénéfice cumulés atteignent 3,3 milliards (contre 510 millions prévus aux budgets). Il manque toutefois encore les comptes du canton du Tessin. En 2019, les cantons ont donc pu mettre des fonds supplémentaires de côté qui sont aujourd’hui à disposition pour amortir, par des mesures concrètes, les effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie. De nombreux cantons ont déjà commencé à utiliser ces moyens&nbsp;: ainsi, Vaud a mis de côté rétroactivement plus de 400 millions dans les comptes 2019 pour les affecter à des mesures de soutien à l’économie. Le canton de Bâle-Ville accorde des crédits transitoires supplémentaires à hauteur de 50 millions et une aide supplémentaire pour les indépendant-e-s (+20 millions). Enfin le canton de Zurich prend en charge 80&nbsp;% des pertes de revenu des crèches et garderies, pour ne citer que quelques exemples.</p><h4>Réduire les excédents, faire de nouvelles dettes</h4><p>La liste des mesures cantonales est longue et très variée (l’USS a compilé une <a href="https://www.uss.ch/corona-virus/detail/suivi-des-mesures-cantonales" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">vue d’ensemble</a> régulièrement mise à jour de toutes ces mesures). Mais compte tenu des défis économiques auxquels nous allons faire face – on s’attend en 2020 à la plus grande crise économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale –, la plupart de ces mesures paraissent déjà presque «&nbsp;c cosmétiques&nbsp;». Grâce à leur poids économique, les cantons doivent dès lors contribuer à ce que le «&nbsp;choc de la demande&nbsp;» reste autant que possible contenu, après un «&nbsp;choc de l’offre&nbsp;» dû à la fermeture temporaire de pans entiers de l’économie. Il s’agira d’éviter autant que faire se peut les pertes de revenu et les pertes d’emplois, sinon les comptes cantonaux s’en ressentiront, eux aussi, d’autant plus.</p><p>Pour éviter cet effondrement ou le contenir, les cantons ne pourront pas juste se contenter de puiser dans les excédents juteux accumulés ces dernières années. Ils devront au contraire mobiliser davantage de moyens et s’endetter tout simplement, comme le fait la Confédération. Avec les taux d’intérêts négatifs – qui semblent être là pour rester un moment encore –, on peut partir du principe que les cantons gagneraient même à faire des emprunts&nbsp;! De plus, le taux d’endettement en Suisse est très largement en deçà des règles de l’Union européenne en la matière, soit les critères de Maastricht (la dette publique ne doit pas dépasser 60&nbsp;% de la performance économique), qui sont eux-mêmes lettre morte depuis belle lurette. Aux cantons maintenant de prendre leurs responsabilités et d’agir sans tarder.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6496</guid><pubDate>Fri, 08 May 2020 16:15:00 +0200</pubDate><title>Même sans manifestation, on peut montrer la réalité du monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/meme-sans-manifestations-on-peut-montrer-la-realite-du-monde-du-travail</link><description>1er Mai numérique : une première !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les travailleurs et travailleuses sont frappés de plein fouet par la crise liée au coronavirus&nbsp;: beaucoup d’entre eux gagnent moins d’argent et ont du mal à joindre les deux bouts. Des emplois disparaissent. En plus, il y a la double charge du télétravail (ou de la peur pour sa santé sur le lieu de travail) et de la garde des enfants à la maison. Pour nous, il était donc d’autant plus important cette année de mettre en lumière à l’occasion du 1er Mai les réalités du monde du travail, sous la devise&nbsp;: «&nbsp;Solidarité, plus que jamais&nbsp;!&nbsp;». Pas une mince affaire&nbsp;: c’était en effet la première fois en 130 ans que le 1er Mai ne pouvait pas être célébré avec des manifestations et des cortèges.</p><p>Au cœur du dispositif «&nbsp;alternatif&nbsp;»&nbsp;: une émission en direct sur Internet. On a pu y voir et entendre notamment le président de l’USS Pierre-Yves Maillard, la vice-présidente du PS Suisse Ada Marra, le secrétaire syndical Giangiorgio Gargantini (Unia Tessin) et Vanessa Monney, secrétaire syndicale au SSP. D’une même voix, les intervenant-e-s ont souligné l’importance de la solidarité, surtout en période de crise comme aujourd’hui. Pour Pierre-Yves Maillard, il s’agira de convaincre les gens du bien-fondé d’un projet solidaire et du modèle social. L’USS a d’ailleurs lancé le même jour l’<a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">appel « Pour une sortie de crise solidaire »</a>. Cet appel exige que les personnes à salaires bas ou moyens touchent l’intégralité de leur rémunération en cas de chômage partiel. Il demande aussi une interdiction des dividendes dans les entreprises qui ont perçu des aides publiques ou ont eu recours au chômage partiel. Et surtout&nbsp;: pas de licenciements dus au coronavirus&nbsp;!</p><p>En plus de cette grande manifestation numérique, nous avons pu bénéficier de nombreuses contributions venant des unions syndicales cantonales ou régionales ainsi que des fédérations&nbsp;: des dizaines de vidéos provenant des quatre coins de la Suisse et de nombreux ateliers et discussions via vidéo. Le mouvement syndical a fait preuve avec brio de sa force et de sa capacité d’innovation. Dans plusieurs cantons, cette mobilisation a été complétée par des actions réelles, soit aux fenêtres et aux balcons, soit par petits groupes de personnes arborant des banderoles dans la rue ou sur les places.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/2/csm_hinterdenkulissen_o_f196df04fc.webp" length="326632" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6495</guid><pubDate>Thu, 07 May 2020 13:11:42 +0200</pubDate><title>Les apprenti-e-s ne doivent pas faire les frais du COVID-19 !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/les-apprenti-e-s-ne-doivent-pas-faire-les-frais-du-covid-19</link><description>Des mesures et des idées pour que personne ne reste sur le carreau</description><content:encoded><![CDATA[<h3 class="heading--h4">Priorité n° 1 : recevoir un titre reconnu en été 2020</h3><p>Quelque 75&nbsp;000 apprenti-e-s de dernière année devaient passer leur examen de fin d’apprentissage cet été. Et voilà que le coronavirus est venu tout chambouler, pour ces jeunes comme pour le reste de la société. Dès le lendemain de l’annonce du Conseil fédéral que la Suisse passait en situation extraordinaire au sens de la loi sur les épidémies, l’USS s’est associée aux partenaires sociaux et aux autorités fédérales et cantonales pour travailler d’arrache-pied afin de trouver des solutions permettant à ces jeunes d’obtenir leur titre cet été.</p><p>Le Sommet national de la formation professionnelle du 9 avril, présidé par le Conseiller fédéral Guy Parmelin, a approuvé le compromis durement négocié par les partenaires sociaux pour permettre à chaque profession de choisir la variante la plus appropriée pour organiser les examens pratiques, tout en respectant les prescriptions de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour protéger les apprenti-e-s, les formateurs et formatrices en entreprise et les expert-e-s. Les cantons pouvaient ensuite demander une exception motivée par la situation particulière due au COVID-19. Les examens scolaires ont, quant à eux, été annulés et les notes acquises seront utilisées pour la moyenne finale. Parallèlement à ces travaux, une multitude de questions sont apparues, par exemple l’emploi des apprenti-e-s dans la situation extraordinaire, le chômage partiel des apprenti-e-s, les répétant-e-s, les pondérations, le calculs des notes, etc. Enfin, s’agissant des examens de maturité professionnelle, ils ont été annulés dans toute la Suisse et remplacés par les notes d’école.</p><h3>Priorité n° 2&nbsp;: obtenir une place d’apprentissage pour la rentrée 2020</h3><p>Une fois la solution pour les examens de fin d’apprentissage sous toit, l’USS et les partenaires sociaux se sont attelés à la situation des futurs apprenti-e-s. Tout d’abord, il faut assurer que les jeunes qui terminent leur scolarité obligatoire trouvent une place d’apprentissage pour la rentrée alors qu’il n’y a quasiment pas de stages de découverte ni d’entretiens d’embauches depuis mi-mars. Le nombre de places d’apprentissage risque de diminuer dans certaines branches et cantons particulièrement touchés par la crise.</p><p>L’USS a proposé des mesures concrètes pour pallier ce problème, notamment de financer 100&nbsp;% des salaires aux entreprises bénéficiant de la réduction de l’horaire de travail (chômage partiel) si elles recrutent des apprenti-e-s. Une autre proposition consiste à réduire les prêts contractés par les entreprises de 1000 francs par apprenti-e engagé, voire de 2000 francs pour les entreprises qui accueilleront en septembre les jeunes qui n'ont pas trouvé de place d'apprentissage en été. Les cantons romands ont, quant à eux, proposé de créer un «&nbsp;bonus apprenti&nbsp;» sous forme de financement du salaire de l’apprenti-e pendant une certaine période. Sans oublier le coaching des jeunes durant cette période particulière. Ces propositions seront discutées dans une Task force sur les perspectives de l’apprentissage 2020 qui a été instituée par le ministre de l’Économie cette semaine.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6488</guid><pubDate>Thu, 07 May 2020 10:53:53 +0200</pubDate><title>Avec les mesures de soutien, les licenciements liés au coronavirus sont inadmissibles</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/avec-les-mesures-de-soutien-les-licenciements-lies-au-coronavirus-sont-inadmis-sibles</link><description>Appel de l&#039;USS face à la hausse effarante du taux de chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le taux de chômage explose&nbsp;: en seulement quelques semaines, il a augmenté de 40&nbsp;%&nbsp;! Une telle hausse est tout simplement sans précédent. Mais alors que la Confédération fait des efforts considérables pour soutenir les entreprises, celles-ci suppriment massivement des emplois&nbsp;: 50&nbsp;000 licenciements dus au coronavirus, c’est trop. Les employeurs et employeuses doivent faire preuve de solidarité et maintenir les emplois. C’est ce que demande l’Union syndicale suisse (USS) dans un <a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">Appel</a>.</p><p>Les chiffres du chômage publiés aujourd’hui montrent à quel point la crise liée au coronavirus est dure pour bon nombre de salarié-e-s. En moins de deux mois, le nombre de personnes au chômage a grimpé de plus de 40&nbsp;%, soit près de 50&nbsp;000 (chiffres corrigés des valeurs saisonnières). Cela n’était encore jamais arrivé.</p><p>Le Conseil fédéral a pourtant pris des mesures considérables pour justement éviter cela. Il a facilité au maximum l’accès au chômage partiel et introduit des allocations perte de gain (APG) pour les salarié-e-s ayant des obligations familiales. Il a par ailleurs décidé de plusieurs autres mesures d’aide ainsi que des garanties de crédit. Il n’est donc pas acceptable que les entreprises licencient à tour de bras.</p><p>Nous trouvons particulièrement choquant de voir que le chômage augmente beaucoup aussi dans des branches qui n’ont pas été touchées par les fermetures obligatoires. C’est le cas par exemple dans l’industrie des machines et de l’horlogerie, dans la construction et dans les banques.</p><p>Dans cette crise sanitaire, la solidarité est le mot d’ordre. La Confédération soutient les entreprises à coup de milliards. Les entreprises ont des responsabilités&nbsp;: elles doivent maintenir les emplois. Il ne doit y avoir aucun licenciement pendant la crise que nous traversons. «&nbsp;Pour une sortie de crise solidaire&nbsp;»&nbsp;: c’est l’appel que lance l’Union syndicale suisse (USS) pour que la sortie de cette crise soit socialement acceptable. L’appel exige aussi que les salaires bas et moyens soient compensés à 100&nbsp;% pendant la durée du chômage partiel. Car&nbsp;: préserver le pouvoir d’achat est primordial pour les salarié-e-s concernés, mais aussi pour que l’ensemble de l’économie suisse puisse se remettre de cette crise.</p><p>Pour signer cet Appel : <a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch/" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.sortie-de-crise-solidaire.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Schlechte-Nachrichten_AntonioGuillem-iStock_klein_3346f05eb1.webp" length="94870" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6485</guid><pubDate>Wed, 06 May 2020 11:12:46 +0200</pubDate><title>Le Parlement corrige la copie du Conseil fédéral, mais il en faudra plus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/creches-le-parlement-corrige-mais-il-en-faudra-plus</link><description>Financement des crèches et garderies</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement a&nbsp;attribué 65 millions aux crèches et garderies menacées financièrement par la situation actuelle, là où le Conseil fédéral ne souhaitait pas agir. Ce soutien est urgent pour que la crise liée à la lutte contre la pandémie ne soit pas suivie d’une crise de l’accueil de jour des enfants. Toutefois, il en faudra plus pour une sortie réussie aux yeux de l’Union&nbsp;syndicale suisse (USS).</p><p>65 millions de francs: telle est la somme votée par les deux chambres du Parlement pour soutenir les institutions d’accueil de jour durant la pandémie. L’USS se réjouit de cette correction apportée par le Parlement à l’inaction du Conseil fédéral, qui voulait la laisser entièrement aux cantons. Il faut cependant regretter que la version du Conseil des Etats avec un montant plus faible l’ait emporté et non celle de la commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national, qui proposait une enveloppe de 100 millions. Malgré tout, la somme décidée aura aussi l'effet, il faut l’espérer, d’inciter les cantons à financer suffisamment les places d’accueil de jour pour assurer leur maintien.</p><p>Pour réussir la sortie de crise sans mettre en danger l’accueil de jour des enfants, d’autres mesures restent indispensables. Les places existantes doivent être maintenues, mais il s’agit également d’en créer de nouvelles. Car les parents qui travaillent ne pourront plus recourir aussi facilement que par le passé aux grands-parents pour assumer la garde. La lacune qui en découle correspond selon de premières estimations à environ 50’000 places. Si elle n’est pas comblée, il y a fort à craindre que ce soient les mères qui en paient le prix en réduisant leur taux de travail ou même en abandonnant l’activité professionnelle. L’Union syndicale suisse met tout en œuvre pour prévenir la réalisation de ce scénario en s’engageant au sein d'<a href="/themes/travail/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie">une coalition de 40 organisations</a> qui demandent à la Confédération et aux cantons de mettre en place une organisation de l’accueil de jour à même de faire face aux défis à venir.</p><p>La crise nous montre que l’accueil de jour des enfants joue un rôle fondamental pour le fonctionnement de la société, et non une prestation de luxe dont la fourniture pourrait être laissée au marché. Le Parlement a corrigé la copie du Conseil fédéral et accordé une première contribution au maintien des structures existantes. Il faut maintenant rapidement engager des étapes supplémentaires pour développer l’accueil de jour des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6482</guid><pubDate>Fri, 01 May 2020 18:07:36 +0200</pubDate><title>Pour une sortie de crise solidaire !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pour-une-sortie-de-crise-solidaire</link><description>Appel pour une garantie des salaires et pas de licenciements liés au coronavirus !

</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Confédération garantit aux entreprises 60 milliards de francs d’aides dans la crise du coronavirus, et pourtant les chiffres du chômage augmentent massivement. C’est inacceptable. Les entreprises reçoivent ce soutien pour sauvegarder les emplois et continuer à payer les salaires, pas pour verser des dividendes à leurs propriétaires. Il ne peut donc pas y avoir de licenciements liés au coronavirus !</p><p>Plus d’un million et demi de personnes sont au chômage partiel et ne reçoivent que 80% de leur salaire habituel. Beaucoup de salarié-e-s ont de la peine à s’en sortir et à subvenir aux besoins de leur famille. Nous demandons que les salaires jusqu’à 5000 francs net soient entièrement compensés.</p><p>Pour beaucoup, une perte de salaire de 20% est difficilement supportable, surtout quand il est déjà bas en temps normal. Les personnes actives dans l’hôtellerie-restauration gagnent en moyenne 4100 francs par mois (pour un emploi à plein temps). Après cette baisse de 20%, cela laisse un salaire d’environ 3300 francs ! Près de la moitié des gens au chômage partiel travaille dans des branches à bas salaires. En revanche, dans celles aux salaires les plus élevés, il n’y a pratiquement pas de chômage partiel, et donc pas de perte de salaire.</p><p>Maintenir le pouvoir d’achat est désormais d’une importance capitale. C’est vrai en premier lieu pour les salarié-e-s à faibles et moyens revenus, qui ont déjà suffisamment de soucis avec la garde des enfants, l’insécurité de l’emploi et la santé de leurs proches. Mais c’est aussi vrai pour la conjoncture économique en Suisse. C’est pourquoi nous demandons que les actifs qui touchent jusqu’à un revenu moyen reçoivent la pleine compensation de leur salaire en cas de chômage partiel, et qu’avec les milliards de la Confédération, les entreprises garantissent les emplois.</p><p><a href="https://www.sortie-de-crise-solidaire.ch" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Signez l'appel</a></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/e/csm_SGB_Solodarisch_Logo_FR_mitweissraum_c7e1617962.webp" length="24828" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6480</guid><pubDate>Fri, 01 May 2020 17:13:00 +0200</pubDate><title>Premier mai 2020: solidarité, plus que jamais!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/premier-mai-2020-solidarite-plus-que-jamais</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Un premier mai sans précédent bat son plein aujourd’hui. Il se déroule principalement en ligne, mais la mobilisation n’en est pas moins forte. Le monde du travail a fait entendre ses réalités et ses problèmes concrets, car sur le terrain, la situation est extrêmement tendue: nombre de salarié-e-s touchent moins de salaire que d’habitude et peinent à joindre les deux bouts, tandis que de nombreuses places de travail disparaissent. Un appel lancé aujourd’hui demande donc un remplacement à 100% du salaire pour les revenus les plus bas, et une cessation immédiate des licenciements.</p><p>Depuis 130 ans, le 1er mai est la journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Cette année, pour la toute première fois dans l’histoire du pays, elle n’a pas pu être célébrée dans des rassemblements. Cette année, la solidarité la plus efficace s’exprime en effet par le maintien des distances. Mais si la dimension sociale du 1er mai, dans les manifestations et sur les places, a dû être mise de côté, le monde du travail a néanmoins été au centre de l’attention. Sous le slogan solidarité, plus que jamais&nbsp;!, les syndicats ont donné leurs priorités dans la crise que nous affrontons.</p><p>Par plusieurs dizaines de contributions vidéo venues de toutes la Suisse, par des ateliers et tables rondes en direct tenues toutes la journées relayées sur les réseaux sociaux, en racontant le quotidien au travail et en discutant des perspectives d’avenir, tous les acteurs engagés en faveur du progrès social ont fait entendre leur voix. Dans de nombreux cantons, de nombreuses actions physiques réalisées depuis les fenêtres et les balcons sont venus compléter la mobilisation. Enfin, le programme en direct en français, diffusé sur la page <a href="https://www.mai2020.ch/fr" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">mai2020.ch</a> et sur tous les canaux des fédérations membres de l’USS, vient de s’achever. Elle a rassemblé les interventions de Pierre-Yves Maillard (président de l’USS), Ada Marra (vice-présidente du PS suisse), Vanessa Monney (secrétaire syndicale au SSP Vaud), Giangiorgio Gargantini (secrétaire régional pour le Tessin à Unia) et Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT), pour un tour d’horizon des problématiques soulevées par la situation actuelle – dans notre pays, mais aussi au-delà de ses frontières.</p><p>Egalement présente dans le programme en direct en allemand, la présidente d’Unia, Vania Alleva, a souligné que «&nbsp;la sécurité sociale est ce qui nous rend forts, la solidarité est ce qui nous permet d’avancer&nbsp;: la crise que nous traversons le démontre une nouvelle fois&nbsp;». Pour Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, la mobilisation du monde du travail en ce premier mai est plus nécessaire que jamais&nbsp;: «&nbsp;la seule sortie de crise possible est celle qui se fonde sur la justice sociale&nbsp;».</p><p>Dans la crise que nous traversons actuellement, la situation de nombreuses personnes qui travaillent est extrêmement sérieuse. Des centaines de milliers de salarié-e-s viennent de traverser le mois d’avril avec un revenu réduit de 20% – alors que, parfois, le salaire habituel permet tout juste de joindre les deux bouts. Dans le même temps, des entreprises licencient – et d’autres versent des dividendes à leurs actionnaires, alors qu’elles bénéficient d’un dispositif de chômage partiel extraordinaire et financé par l’argent public. C’est pourquoi les syndicats lancent aujourd’hui l’appel&nbsp;Pour une sortie de crise solidaire, qui demande un remplacement à 100% des salaires jusqu’à 5000 francs nets et la garantie des emplois dans les entreprises qui perçoivent des indemnités de chômage partiel.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/3/csm_Screenshot-streaminglive_586a16a2e3.webp" length="90458" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6472</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2020 18:52:00 +0200</pubDate><title>Personnes vulnérables : les employeurs doivent respecter la loi !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/personnes-vulnerables-les-employeurs-doivent-respecter-la-loi</link><description>Grâce à la pression des syndicats, les employé-e-s vulnérables sont à nouveau protégés</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après un mois de peur et d’incertitude pour les travailleurs et travailleuses vulnérables, le Conseil fédéral a enfin revu sa copie – sous la pression des syndicats&nbsp;: les personnes vulnérables ne peuvent plus être contraintes de se rendre sur le lieu de travail. Reste à faire entendre ce message aux employeurs et employeuses*.</p><p>En édictant une interdiction de travail pour les employé-e-s vulnérables le 16 mars, le Conseil fédéral avait trouvé une bonne solution, facile à comprendre&nbsp;: les employé-e-s des groupes à risque (ou «&nbsp;employé-e-s vulnérables&nbsp;») devaient soit faire du télétravail, soit rester chez eux sans travailler – sur présentation d’une attestation médicale – tout en touchant leur salaire. Mais quelques jours plus tard seulement, le 20 mars, le Conseil fédéral cédait à la pression de certains employeurs et supprimait de facto cette protection.</p><p>Depuis cette date, les syndicats se sont démenés pour que le gouvernement fasse marche arrière. Et ça a payé&nbsp;: le 17 avril, cette protection a été rétablie. Mais l’ordonnance ainsi révisée est un peu plus complexe et fastidieuse que la version initiale sur ce point. Conséquence&nbsp;: l’incertitude persiste chez les salarié-e-s. Et certains patron-ne-s ne se gênent pas de continuer de forcer des personnes vulnérables à se rendre au travail, au mépris du droit et de leur devoir de diligence. C’est inadmissible&nbsp;: les employeurs doivent respecter le droit en vigueur depuis le 17 avril&nbsp;!</p><h4>En principe&nbsp;: seulement sur une base volontaire</h4><p>Le nouvel article 10c de l’ordonnance 2 COVID-19 prévoit une sorte d’hiérarchisation des dispositions par palier&nbsp;: la première solution, c’est le télétravail. À l’autre bout de la chaîne, il y a le droit, pour l’employé-e, de continuer de toucher son salaire sans devoir travailler s’il ou elle reste à la maison (pour des raisons motivées). Cette disposition correspond à une interdiction de travail, comme elle existe par exemple pour les femmes enceintes.</p><p>Dans le détail, l’enchaînement des dispositions se présente ainsi&nbsp;: lorsque le travail ne peut absolument pas être effectué depuis la maison (ni d’ailleurs une éventuelle activité de remplacement), l’employeur peut proposer à l’employé-e de venir travailler sur place, moyennant des conditions très strictes (deuxième palier)&nbsp;:</p><ul><li>L’employé-e travaillera sur le lieu de travail seulement si (et aussi longtemps que) c’est nécessaire pour des raisons d’exploitation de l’entreprise.</li><li>La place de travail doit être aménagée de telle sorte que «&nbsp;tout contact étroit avec dʼautres personnes soit exclu, notamment en mettant à disposition un bureau individuel ou une zone clairement délimitée où la distance minimale de deux mètres est respectée&nbsp;».</li><li>Dans les cas où «&nbsp;un contact étroit sʼavère parfois inévitable, des mesures de protection appropriées sont prises, selon le principe STOP (substitution, mesures techniques, mesures organisationnelles, équipement de protection individuelle)&nbsp;».</li><li>Par ailleurs, l’alinéa 5 prévoit que l’employeur doit toujours consulter l’employé-e concerné avant de prendre les mesures prévues (tâches de substitution à effectuer à la maison ou dans l’entreprise, mise en œuvre des normes de sécurité).</li></ul><p>On voit bien à quel point les exigences de protection de la santé sont élevées – et c’est tout à fait justifié.</p><p>Enfin, même si l’employeur remplit toutes les conditions, l’employé-e vulnérable peut refuser de se rendre sur le lieu de travail (troisième et dernier palier) si&nbsp;:</p><ul><li>l’employeur ne remplit pas les conditions précitées</li><li>ou si, «&nbsp;pour des raisons particulières&nbsp;», l’employé-e «&nbsp;estime que le risque d’infection au coronavirus est trop élevé malgré les mesures prises par l’employeur…&nbsp;».</li></ul><p>Ces raisons peuvent être multiples&nbsp;:</p><ul><li>méfiance envers les mesures prises par l’employeur,</li><li>anxiété personnelle,</li><li>risques sur le chemin du travail, par exemple lorsqu’il faut utiliser les transports publics.</li></ul><p>Les motifs pour un refus d’accomplir une tâche sont laissés à une interprétation assez ouverte. L’employé-e peut faire valoir sa vulnérabilité par une déclaration personnelle. Il peut la faire confirmer par une attestation médicale si l’employeur l’exige. Il est bien entendu exclu de faire figurer un diagnostic sur l’attestation (protection des données).</p><p>D’un point de vue juridique, on peut même se poser la question si les personnes à risque qui sont particulièrement anxieuses ou sensibles ne devraient pas bénéficier d’un certificat médical d’incapacité de travail pour maladie. En effet, ces personnes sont «&nbsp;dans l’incapacité de travailler sur le lieu de travail&nbsp;» pour des raisons psychiques pendant cette pandémie. Il s’agirait alors d’une incapacité de travail au sens de l’art. 324a du Code des obligations et l’employeur, respectivement l’assurance d’indemnité journalière, serait tenu de fournir les prestations en conséquence (salaire ou indemnités).</p><p>Même sans être en arrêt maladie, l’employé-e vulnérable a le droit de toucher intégralement son salaire. Il peut aussi donner son accord pour que l’employeur demande les indemnités de chômage partiel pour lui.</p><h4>Protection contre le licenciement jusqu’à la fin de la pandémie</h4><p>Concrètement, l’article 10c de l’ordonnance contient une interdiction de travail. Et dans les cas d’interdiction de travail, il y a des délais de protection contre le licenciement comme c’est le cas par exemple pour les femmes enceintes et en période d’allaitement. Par analogie, le même délai de protection vaut pour l’interdiction de travail basée sur l’ordonnance sur le COVID-19. C’est d’ailleurs ce qui correspond à la volonté du législateur&nbsp;: personne ne doit être licencié lorsqu’elle ou il n’a aucune chance de retrouver un emploi. En effet, aucun employeur ne voudra embaucher une personne en sachant que celle-ci ne sera pas en mesure de venir travailler en raison de son facteur de risque.</p><p>Le but de l’ordonnance 2 Covid-19 est de protéger la population au plan épidémiologique. Il faut que le moins de personnes possible soient infectées par le coronavirus. Pour que l’article de l’ordonnance qui concerne les employé-e-s vulnérables ait la plus haute efficacité possible, il serait utile que les employé-e-s vulnérables puissent informer leur employeur de leur situation de personne à risque. Mais la plupart ne le feront que si cela ne met pas en péril leur place de travail. Voilà pourquoi, du point de vue de l’USS, les employé-e-s vulnérables bénéficient d’un délai de protection contre le licenciement tant que la pandémie n’est pas finie.</p><p><sup>* Dans la suite de l'article, le mot «&nbsp;employeur&nbsp;» sera utilisé comme terme générique à la place d’«&nbsp;employeur et employeuse&nbsp;», afin de ne pas alourdir la lecture du texte.</sup></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6475</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2020 12:00:00 +0200</pubDate><title>L’accueil de jour des enfants au cœur de la stratégie de sortie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/laccueil-de-jour-des-enfants-au-coeur-de-la-strategie-de-sortie</link><description>Une vaste coalition pour l’accueil de jour des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’accueil extrafamilial des enfants ne doit pas être affaibli par le coronavirus, mais au contraire doit sortir renforcé de la crise. C’est ce que demande une large coalition de 37 groupes d’intérêts et organisations politiques. Pour maintenir et développer les places d’accueil et protéger le bien-être des enfants, Confédération et des cantons doivent agir.</p><p>La question de la garde d’enfants joue un rôle central dans la situation actuelle, caractérisée par la lutte contre le coronavirus. Le corps enseignant et le personnel de garde, les élèves, les parents, les cantons et les communes font un gros effort pour maîtriser cette situation extraordinaire grâce au travail à domicile, à l’école à distance, et à la réorganisation en plus petits groupes d’enfants Mais des améliorations et une action coordonnée sur le plan Suisse restent nécessaires pour éviter que la crise actuelle ne soit suivie d’une crise des crèches et garderies.</p><p>Le Conseil fédéral a reconnu l’importance de l’accueil des enfants et a estimé qu’il devait être maintenu même pendant la durée des mesures de restriction. Mais il s’est abstenu de réglementer le fonctionnement ou le financement des structures d’accueil dans cette situation exceptionnelle. Conséquences : des réglementations cantonales différentes relatives au financement et aux critères d’admission se côtoient, ce qui est source de confusion et de frustration. Les parents sont priés de s’occuper de leurs enfants à la maison, mais ils restent partiellement obligés de payer les frais de garde. Dans les cantons où les crèches et garderies sont ouvertes, la question de savoir si les parents ont le droit de bénéficier de l’allocation perte de gain pour parents à cause du coronavirus n’est pas claire. Quant aux salarié-e-s en télétravail, ils essaient de concilier au mieux et non sans peine activité rémunérée et garde des enfants. Enfin, les structures de garde ignorent combien de temps elles pourront assumer financièrement le travail en petits groupes et verser les salaires de leurs employé-e-s.</p><p>L’ouverture de nombreux services supplémentaires depuis le 27 avril complique encore la situation, car de nombreux parents doivent à nouveau se présenter sur leur lieu de travail. Et lorsque les écoles, jardins d’enfants et halte-garderies pourront reprendre leurs activités en mai, il y aura des défis supplémentaires à relever, pour garantir un bon fonctionnement et la protection de la santé des enfants, du personnel et des parents. Enfin, les grands-parents seront probablement indisponibles à long terme pour garder les enfants, et devront donc être remplacés.</p><p>La garde d’enfants doit donc être au centre de toute stratégie de sortie de crise. Si les autorités devaient renoncer à agir, ce serait au détriment des enfants et des parents, du personnel d’accueil et du corps enseignant, des personnes vulnérables et des grands-parents, et donc de l’égalité, de l’économie et de l’ensemble de la société. Il faut à tout prix l’éviter.</p><p>Une large coalition de 37 organisations de salarié-e-s, de femmes, des droits de l’enfant, des familles et de retraité-e-s, des partis politiques et d’autres groupes d’intérêt demandent donc à la Confédération et aux cantons de développer rapidement un plan d’action tourné vers l’avenir pour l’accueil de jour des enfants dans la sortie de la crise provoquée par la lutte contre le coronavirus. Il devrait être élaboré avec une attention particulière portée au bien-être des enfants et en impliquant les organisations spécialisées et les partenaires sociaux. L’activité rémunérée et la garde d’enfants doivent être à nouveau dissociées, ce qui nécessite non seulement le maintien des structures actuelles d’accueil extra-familial, mais aussi leur développement.</p><p><sub>Les organisations suivantes soutiennent cet appel : Alliance F, Anyworking Mom, Avivo, Business and Professional Women, Femmes PDC, Eidg. Kommission dini Mueter, Commission fédérale pour les questions féminines, Elternkomitee Kinderbetreuung, Femmes protestantes en Suisse, Centre de contact spécialisé pour les groupes de jeu du Canton de Berne, Les Verts, Protection de l’enfance Suisse, Dachverband Lehrerinnen und Lehrer Schweiz, Manifestgruppe der Grossmütterrevolution, männer.ch, Réseau d’acueil extrafamilial, Pro Enfance, Pro Familia, Pro Juventute, Association suisse des infirmiers et infirmières, Syndicat des enseignants romands, SEV, Union syndicale suisse, PS Suisse, Femmes socialistes, Fédération suisse des familles monoparentales, syndicom, Travail Suisse, Trotzphase, Unia, Unicef, Fédération des associations de retraités et de l’entraide en Suisse, Verband Schweizer Spielgruppenleiterinnen, Association suisse pour l’accueil parascolaire, VEV, ssp, Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique, WIDE</sub></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/0/csm_Kindergarten_Kinder_essen_iStock-Andrey-Kuzmin_9333f0feb2.webp" length="128446" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6473</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2020 19:01:28 +0200</pubDate><title>1er Mai 2020 : Solidarité, plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2020-solidarite-plus-que-jamais</link><description>Appel pour le 1er Mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 130 ans, nous célébrons le premier mai la journée des travailleuses et travailleurs, au nom du progrès social, de la justice et des droits humains. Pour la première fois dans l’histoire, il n’y aura cette année en Suisse ni manifestations ni rassemblements à cette occasion. Malgré tout, nous sommes uni-e-s, et sous le slogan « Solidarité, plus que jamais&nbsp;! », nous marquerons cette journée –&nbsp;principalement de manière numérique&nbsp;–&nbsp; avec des débats et une émission en ligne.</p><p>Il y aurait de très nombreuses raisons de se faire entendre dans les rues en ce 1<sup>er</sup> Mai. La crise actuelle révèle la précarité dans laquelle se trouvent nombre de travailleuses et de travailleurs. Une fois de plus, les moins bien payé-e-s sont aussi les plus touchés. Plus d’un million et demi de personnes sont au chômage partiel et voient leur revenu réduit de 20 %, en très grande partie dans les secteurs insuffisamment payés. Boucler les fins de mois devient difficile&nbsp;: il faut donc des indemnités qui remplacent 100 % du salaire. Et face aux employeurs qui, malgré 60 milliards d’aides publiques, suppriment des places de travail, nous avons besoin d’une protection contre le licenciement et d’une interdiction de verser des dividendes.</p><p>Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui maintiennent le pays en vie&nbsp;: voilà qui apparaît clairement lorsque bon nombre d’entre eux doivent cesser leur activité. Dans le même temps, il faut reconnaître l’importance de ce que font celles et ceux qui continuent à œuvrer, dans l’ombre ou au front, durant la crise. Le service public comme fondement de la vie en société, mais aussi la logistique, la vente, et tant d’autres ont fait la preuve de leur caractère central –&nbsp;et pourtant, les salarié-e-s n’y reçoivent bien souvent ni la rémunération suffisante, ni le respect nécessaire. Il faut du changement&nbsp;: nous sommes toutes et tous indispensables, nous méritons de meilleurs salaires et de meilleurs droits.</p><p>La demande de justice sociale s’impose, pour ce 1<sup>er</sup> Mai extraordinaire, comme rarement au cours des dernières décennies. Hormis un ciel un peu plus clair et moins de pollution, ce virus ne sème en tant que tel ni vertu, ni bienfaits. Il ne transformera pas tout seul le capitalisme dans le sens que nous souhaitons. Pour l’instant, les conséquences de cette pandémie affaiblissent les faibles et nous privent des moyens et occasions de nous rencontrer. Comme toujours au cours de notre histoire, les possibilités de changer les choses vers le progrès ne résident ni dans les catastrophes, ni dans les maladies, ni dans les guerres, mais dans l’accumulation de nos forces militantes et dans nos capacités d’analyse, de propositions et d’action. En ce premier mai plus que jamais, il faut donc que nous disions ce qu’il faut à notre pays et à nos sociétés pour qu’elles restent humaines. Dans des circonstances compliquées, organisons-nous, resserrons nos rangs, renforçons nos liens avec nos ami-e-s, nos collègues, utilisons tous les moyens disponibles pour renforcer notre mouvement. Mobilisé, le mouvement ouvrier est le meilleur vaccin pour protéger notre société et ses membres de l’inégalité et de la dislocation. Solidarité, plus que jamais !</p><p class="text-right"><a href="https://www.mai2020.ch/fr" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">mai2020.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/0/csm_1ermai2020-4-3_cc920cf84b.webp" length="49382" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6508</guid><pubDate>Thu, 23 Apr 2020 17:00:00 +0200</pubDate><title>09.503 Iv.pa. Supprimer les droits de timbre par étapes et créer des emplois (Loi fédérale sur les droits de timbre)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/09503-ivpa-supprimer-les-droits-de-timbre-par-etapes-et-creer-des-emplois</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6468</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2020 17:51:00 +0200</pubDate><title>Modification de la convention contre les doubles impositions entre la Suisse et le Liechenstein</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-convention-contre-les-doubles-impositions-entre-la-suisse-et-le-liechenstein</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6466</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2020 10:15:05 +0200</pubDate><title>Une augmentation générale des salaires et davantage de conventions collectives de travail avec de bons salaires minimaux sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-augmentation-generale-des-salaires-et-davantage-de-conventions-collectives-de-travail-avec-de-bons-salaires-minimaux-sont-necessaires</link><description>Résultats préoccupants de l’Enquête sur la structure des salaires 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’évolution des salaires entre 2016 et 2018 est insuffisante. Les salaires réels ont baissé de 0,8 % – notamment chez les employé-e-s sans fonction de cadre (-1 %). L’examen par branche met négativement en avant la branche de la sécurité seulement partiellement protégée par des salaires minimaux ( -6 % réels) ainsi que les services postaux et de paquets (-3 % réels). Il est réjouissant de constater que le retard des salaires féminins s’est de nouveau un peu réduit, passant de 12 à 11,5 %. C’est ce que montrent les résultats de l’enquête sur la structure des salaires (ESS) 2018 publiés aujourd’hui.</p><p>La période de 2016 à 2018 a été difficile au niveau de la politique salariale, c’est connu. L’enquête sur la structure des salaires confirme maintenant que ce sont dans les branches sans convention collective fixant un salaire minimum que les plus graves problèmes se posent. Dans les branches avec CCT classiques comme l'hôtellerie-restauration ou le second œuvre, les salaires réels ont augmenté. Dans le commerce de détail aussi, le résultat a été positif malgré un environnement difficile. À l’inverse, les craintes des syndicats se sont confirmées dans la branche de la sécurité où le dumping fait rage (pas de CCT pour les petites entreprises) ou dans la logistique (services postaux et de courrier), dont les salaires ont été mis sous pression.</p><p>Pour la première fois depuis dix ans, la situation dans le secteur des bas salaires s’est également détériorée. Le nombre d’emplois à bas salaire a augmenté à 353’000 (2016&nbsp;: 329’000). Les salaires des 10 % inférieurs ont même baissé en termes réels de 1,7 %, alors que les 10 % supérieurs ont continué à augmenter de 1 %.</p><p>Il est réjouissant de constater que la différence salariale entre les sexes s’est légèrement réduite depuis 2016. Cette réduction peut aussi être attribuée à l’engagement syndical contre la discrimination faite aux femmes dans le monde du travail. Les femmes sont surreprésentées parmi les bas salaires de moins de 4’500 CHF, alors qu’elles sont clairement sous-représentées pour les salaires mensuels supérieurs à 16’000 CHF avec 17,6 %. Les chiffres de l’ESS 2018 publiés aujourd’hui ne disent rien de la discrimination salariale liée au sexe. Elle sera calculée ultérieurement sur la base des différences de salaire moyen pour un travail de valeur égale.</p><p>Pour résoudre les problèmes salariaux, l’USS a lancé une offensive sur le pouvoir d’achat. Des CCT avec de bons salaires minimaux sont nécessaires dans toutes les branches, et en priorité dans la sécurité et la logistique. Les problèmes de pouvoir d’achat se sont aggravés avec la crise provoquée par les mesures de lutte contre le coronavirus, raison pour laquelle l’USS demande en cas de chômage partiel le versement de 100 % du salaire pour les employé-e-s aux plus bas revenus.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6464</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2020 18:29:15 +0200</pubDate><title>Soutien aux crèches et garderies : un peu d&#039;air, mais  ça ne suffira pas </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/kommission-korrigiert-bundesraetliche-fehlentscheide-ein-bisschen</link><description>La crise liée au coronavirus risque bien d’être suivie d’une crise de la prise en charge des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le&nbsp;Conseil fédéral s'est montré trop timide en matière de soutien aux structures d'accueil de jour des&nbsp;enfants. Les&nbsp;Commissions de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) et du Conseil des États (CSEC-E) veulent, au contraire, agir: l’Union syndicale suisse (USS) salue leur décision de soutenir financièrement les crèches et garderies. Cependant, l'USS&nbsp;regrette que la CSEC-E n’ait pas suivi les propositions plus ambitieuses de la commission&nbsp;du National.</p><p>La crise liée aux mesures de lutte contre le coronavirus risque bien d’être suivie d’une crise de l'accueil de jour&nbsp;des enfants&nbsp;: les grands-parents ne pourront pas reprendre pleinement leur rôle avant belle lurette et le télétravail avec les enfants à la maison fonctionne tout au plus lorsque les enfants sont grands. De plus, de nombreuses structures&nbsp;pourraient ne pas survivre financièrement à cette crise&nbsp;alors que les&nbsp;contributions des parents font défaut et que le&nbsp;fonctionnement en plus petits groupes entraîne des coûts plus élevés. Le Conseil fédéral a décidé, en vertu du droit d’urgence, que les structures d’accueil devaient rester ouvertes parce qu’indispensables, mais il s’est refusé à régler à travers le même droit d’urgence la question du financement de leur activité.</p><p>Les deux commissions de la science, de l’éducation et de la culture ont donc pris les choses en main&nbsp;: elles ont décidé que la Confédération devait&nbsp;compenser un tiers des coûts engagés par les cantons pour soutenir les crèches et garderies. Cette aide financière est plus que nécessaire, mais elle ne suffira pas pour éviter la crise qui s’annonce dans ce domaine&nbsp;: en effet, les cantons restent libres d’apporter, ou non, une aide aux structures d’accueil. La CSEC-N, elle, voulait aller plus loin&nbsp;avec son&nbsp;initiative parlementaire faisant&nbsp;porter la&nbsp;charge à parts égales sur&nbsp;la Confédération et les cantons, par l'entremise d'un&nbsp;arrêté urgent. L'USS déplore que la commission des Etats ne l'ait pas suivie dans cette voie.</p><p>Les pouvoirs publics doivent à tout prix éviter que des places d’accueil de jour des&nbsp;enfants ne disparaissent à cause de cette crise sanitaire. Pour beaucoup de femmes, cela singifierait&nbsp;un&nbsp;retrait de la vie professionnelle. Au contraire, il faudrait augmenter le nombre de places, notamment pour compenser le vide laissé par les grands-parents. De plus, la Confédération doit de toute urgence unifier la réglementation en matière de prise en charge des enfants pendant cette situation extraordinaire et édicter&nbsp;des prescriptions claires concernant l’activité en petits groupes. La mosaïque de solutions cantonales qui règne en ce moment cause&nbsp;de l’insécurité chez les parents et auprès du personnel des crèches et garderies.</p><p>De nombreux parents – et surtout les mères – doivent déjà batailler avec la double charge du télétravail et de la prise en charge des enfants. Ce problème va encore s’accentuer lorsque plusieurs acitivités du domaine des services&nbsp;pourront reprendre dès&nbsp;le 27 avril. Les employé-e-s auront besoin de structures d’accueil&nbsp;!</p><p>Nous attendons du Parlement qu’il prenne rapidement les décisions qui s’imposent lors de la session spéciale du mois de mai, pour éviter d'ajouter aux difficultés actuelles une crise de l'accueil de jour des enfants.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Égalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6460</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2020 19:50:00 +0200</pubDate><title>La pression pour soutenir les médias reste élevée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-pression-pour-soutenir-les-medias-reste-elevee</link><description>Réaction de l&#039;USS à la décision du Conseil fédéral de modifier l’ordonnance sur la redevance radio-TV </description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme on pouvait s’y attendre, la redevance de radio-télévision générale et indépendante des appareils a rapporté plus que le système «&nbsp;Billag&nbsp;» des années précédentes. Le Conseil fédéral a donc décidé de relever de 50 millions de francs le plafonnement du financement de la SSR et de doubler son soutien à l’agence Keystone-ATS, le portant ainsi à quatre millions par année. Ces hausses sont plus que bienvenues dans le contexte actuel de crise. Elles représentent aussi un signal clair en faveur du service public pour lequel œuvre la SSR, mais aussi Keystone-ATS avec ses prestations pour les médias régionaux et locaux.</p><p>Pour l’USS, il était toutefois complètement inutile de décider par la même occasion d’introduire des tarifs différenciés de redevance pour les entreprises, avec pour conséquence de faire baisser les recettes de 53 millions de francs environ. D’autant plus qu’il s’agit là d’une estimation qui ne tient même pas compte des pertes économiques provoquées par la pandémie de coronavirus dans à peu près toutes les branches.</p><p>Avec la baisse de 30 francs de la redevance pour les ménages, le Conseil fédéral tente de tenir une promesse faite lors de l’introduction de la redevance indépendante des appareils. Si les efforts du Conseil fédéral de faire profiter les entreprises et les ménages des modifications de la redevance sont compréhensibles, ils sont peut-être un peu prématurés. Car la crise des médias existait déjà avant la pandémie actuelle, même si celle-ci l’a encore aggravée&nbsp;: les recettes publicitaires fondent comme neige au soleil et une inversion de cette tendance est improbable. En ce moment pourtant, on voit plus que jamais à quel point des médias de service public assurés sur l’ensemble du territoire sont indispensables. Mais sans un soutien financier accru des pouvoirs publics, ces médias ne pourront pas survivre. Toutes celles et ceux qui s’opposent à un soutien étatique des médias doivent en être conscients.</p><p>L’USS salue le relèvement du plafond des revenus de la SSR de 50 millions de francs, mais elle sait que cette mesure ne donnera qu’un répit passager à la pression sur les coûts. Les emplois restent menacés dans la plus grande entreprise de médias du service public. Et pour l’ensemble des médias, les perspectives sont extrêmement précaires pour les années à venir&nbsp;: une action des pouvoirs publics restera nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/7/csm_mediendings_2a7dccba8a.webp" length="53454" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6461</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2020 15:59:25 +0200</pubDate><title>Sécuriser les revenus et protéger les salarié-e-s vulnérables sont deux fondements d’une sortie réussie</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/securiser-les-revenus-et-proteger-les-salarie-e-s-vulnerables-sont-deux-fondements-dune-sortie-reussie</link><description>Le Conseil fédéral trace une perspective et améliore la protection des travailleuses et travailleurs.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral étend substantiellement le filet de sécurité pour les indépendant-e-s et améliore la protection des salarié-e-s vulnérables : il répond ainsi à des demandes importantes formulées par l’USS. La meilleure stratégie de sortie est celle qui préserve le pouvoir d’achat et les emplois. Les salaires bas et moyens doivent être remplacés à 100% et les entreprises qui profitent des aides fédérales ne doivent pas pouvoir licencier.</p><h4>Un progrès important pour la protection des salarié-e-s vulnérables</h4><p>La situation juridique devient plus claire et plus juste : en principe, les salarié-e-s vulnérables ne devraient faire que du télétravail. Lorsque ce n’est pas possible, les travailleuses et travailleurs concernés auront le choix de continuer ou non à exercer leur activité. En effet, l’employeur doit adapter le travail autant que possible à la santé de l’employé-e. Si la personne concernée ne se sent pas en sécurité au travail ou au cours des déplacements pour s’y rendre, elle peut, avec une attestation médicale, rester à la maison. Les employeurs peuvent alors solliciter des indemnités pour réduction de l’horaire de travail : il n’y a donc aucune justification ni aucune nécessité économique de licencier.</p><p>L’USS est soulagée que les salarié-e-s vulnérables ne puissent plus être forcés à aller au travail. La situation de pandémie est déjà une épreuve suffisamment difficile pour eux. Il était plus qu’indispensable de leur permettre de se protéger contre la contagion conformément aux normes de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).</p><h4>Un filet de sécurité pour les indépendant-e-s</h4><p>La crise entraînée par les mesures de lutte contre la pandémie a fait mis en lumière un problème connu de longue date : l’intégration insuffisante des indépendant-e-s dans les dispositifs de sécurité sociale. L’USS salue donc l’extension du filet de sécurité à celles et ceux qui sont indirectement très touchés par les effets de la crise. Cet élargissement du cercle des bénéficiaires d’allocations pour perte de gain constitue une aide rapide aux personnes concernées et les préserve des effets d’une chute brutale de leurs revenus.</p><h4>Sortie par étape : tenir compte des réalités du monde du travail&nbsp;</h4><p>L’USS se réjouit que le Conseil fédéral ait donné une perspective quant à la levée progressive des mesures extraordinaires prises pour contenir la pandémie en Suisse. Le rythme des étapes à partir du 27 avril sera adapté selon l’évolution épidémiologique. Les préoccupations de santé publique et les réalités sur les lieux de travail doivent figurer au cœur des réflexions et des décisions. Il est par ailleurs souhaitable que le Conseil fédéral continue à indiquer de manière transparente sur quelles informations il fonde ses décisions.</p><p>Les salarié-e-s ressentent aujourd’hui déjà les effets de la crise. La meilleure stratégie est donc celle qui préserve le pouvoir d’achat, avec un remplacement du salaire à 100 % pour les revenus modestes et moyens et aucun licenciement dans les entreprises qui profitent du soutien de la Confédération. Enfin, les structures d’accueil de jour pour les enfants doivent à tout prix recevoir des garanties financières pour que leur pérennité soit assurée, car c’est également une condition de la bonne reprise du travail.</p><p>La protection des travailleuses et travailleurs dans les activités économiques qui reprendront progressivement doit être traitée au même niveau de priorité que les mesures concernant la vie sociale et privée. L’USS souhaite que les partenaires sociaux soient associés au pilotage de la transition. Elle continuera à formuler des propositions pour limiter les conséquences, déjà palpables, sur le marché du travail.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/8/csm_Handwerker-Mundschutz-Pause_iStock-sam_thomas_c5c3cb6511.webp" length="303102" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6454</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2020 13:00:00 +0200</pubDate><title>La préservation du pouvoir d’achat et des emplois est le meilleur programme conjoncturel </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-preservation-du-pouvoir-dachat-et-des-emplois-est-le-meilleur-programme-conjoncturel</link><description>Situation dans le monde du travail et conditions pour la sortie de crise du point de vue syndical</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise due aux mesures de lutte contre la pandémie touche la Suisse avec une force sans précédent. Pour éviter des problèmes sociaux et des dégâts économiques trop importants, les salaires doivent être garantis et les licenciements évités. La préservation des places de travail et du pouvoir d’achat constitue aussi la condition nécessaire pour toute stratégie de sortie. L’USS demande par ailleurs au Conseil fédéral de présenter enfin une solution pour les travailleuses et travailleurs particulièrement vulnérables, pour les indépendant-e-s et pour le financement de l’accueil de jour des enfants.</p><h3>Garantir les salaires, éviter les licenciements</h3><p>La crise engendrée par les mesures de lutte contre la pandémie touche tout particulièrement les revenus faibles et moyens. Le chômage partiel peut signifier une perte de salaire allant jusqu’à 20 pour-cent. Les personnes licenciées ont de la peine à trouver un nouvel emploi, en particulier si elles sont plutôt en fin de carrière, car les entreprises font preuve d’une grande réserve quant aux embauches. L’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart constate avec inquiétude qu’« entre fin mars et le 9 avril, 10'000 personnes de plus se sont retrouvées au chômage. Lors de récessions précédentes, nous avions connu des hausses de 4000 personnes au chômage par mois ».</p><p>Pour les salarié-e-s aux revenus faibles et moyens, il faut donc de nouvelles mesures telles qu’une garantie du paiement du salaire à 100% et une réduction sur les primes d’assurance maladie financée par la Confédération. Simultanément, les entreprises qui recourent au chômage partiel doivent s’abstenir de licencier ou de payer des dividendes. Quant aux travailleuses et travailleurs plus proches de l’âge de la retraite, ils doivent bénéficier d’une protection accrue contre le licenciement. Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, affirme donc que « la préservation du pouvoir d’achat pour les revenus bas et moyens doit être la première priorité dans la lutte contre la crise ». La présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva, ajoute : « il faut à la fois contrôler la pandémie et lutter contre les injustices sociales. Aujourd’hui, les filets de sécurité ne protègent pas encore tout le monde&nbsp;».</p><h3>Prévenir une crise de l’accueil de jour des enfants</h3><p>Les hésitations du Conseil fédéral concernant le sauvetage financier de l’accueil de jour des enfants sont incompréhensibles en particulier au regard des défis posés par la sortie progressive de la situation extraordinaire actuelle. En effet, de nombreuses structures sont menacées dans leur existence, et avec elles, c’est tout un système patiemment construit qui l’est aussi. Et quand bien même la situation se normaliserait sans perte en même temps que les écoles rouvriraient, un problème persisterait&nbsp;: les grands-parents, en tant que personnes à risques, pourraient bien ne pas pouvoir assumer des tâches de garde pendant encore un certain temps. On estime qu’il ne faudrait pas moins de 50'000 nouvelles places pour compenser cette absence.</p><p>Giorgio Tuti, président du SEV et vice-président de l’USS, rappelle les défis auxquels sont actuellement confrontés les salarié-e-s du service public, dont la crise achève de démontrer l’importance. Il souligne qu’un soutien suffisant aux structures d’accueil de jour des enfants est impératif pour envisager avec sérénité la levée progressive des mesures.</p><h3>Une solution rapide pour les travailleuses et travailleurs vulnérables</h3><p>En vue d’une levée progressive des mesures, il s’agit aussi de trouver rapidement une solution pour les salarié-e-s particulièrement vulnérables, pour lesquels le virus continuera à constituer une menace très sérieuse. Alors que l’Office fédéral de la santé publique les invite à rester à la maison à tout prix, ces personnes sont contraintes de continuer à travailler. Le Conseil fédéral doit enfin prendre une décision à la hauteur de l’enjeu. L’USS est ouverte à une définition plus précise des critères de vulnérabilité. Tout laisse à penser que le coronavirus continuera à être une menace pendant un certain temps. Il n’est pas acceptable, dans ce contexte, que les mesures de lutte contre la contagion et de protection de la santé ne soient appliquées qu’insuffisamment sur les lieux de travail. C’est du reste un obstacle pour la reprise à plein de l’activité économique. Il faut corriger les manquements, et vite&nbsp;: les syndicats en sont convaincus, et ils sont prêts à y contribuer.</p><p>A lui seul, le virus ne rendra pas le monde meilleur. Toutefois, face à lui, d’innombrables manifestations de solidarité se sont produites, à tous les niveaux, et malgré des perspectives économiques menaçantes. Si la pandémie nous demande de mettre entre nous une distance physique, face à elle, nous avons tenu bon ensemble. La solidarité doit donc être également le maître-mot de la sortie de crise, aujourd’hui plus que jamais.</p><h3>Revendications de l’USS</h3><p>Pour améliorer la situation des travailleuses et travailleurs dans la période difficile que nous traversons, l’USS formule les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>Les travailleuses et travailleurs vulnérables doivent enfin pouvoir rester à la maison et voir leur salaire garanti, ou être protégés, au travail, par des équipements et des mesures bien définies et réellement efficaces. Il appartient au Conseil fédéral d’apporter une solution en ce sens.</li><li>Pas de faillites ni de licenciements dans les entreprises&nbsp;: les entreprises qui font usage des soutiens proposés par la Confédération ne doivent pas pouvoir licencier leurs employé-e-s, ni distribuer des dividendes. Les salarié-e-s en fin de carrière qui ont une certaine ancienneté doivent être mieux protégés contre le licenciement.</li><li>Le maintien du pouvoir d’achat est d’une importance capitale&nbsp;: les revenus bas et moyens doivent être garantis à 100&nbsp;% et une réduction sur les primes d’assurance-maladie financée par la Confédération doit être consentie.</li><li>Protéger le système d’accueil de jour des enfants&nbsp;: les collectivités publiques doivent à tout prix préserver les structures de tout problème financier pour que la garde des enfants puisse être assurée. Parallèlement, l’absence durable des personnes âgées pour assurer ces tâches doit être compensée par la création de places et la poursuite de l’allocation perte de gain pour parents.</li><li>Faire respecter concrètement et complètement, y compris par des contrôles, les normes de protection de la santé sur les lieux de travail.</li><li>Accorder à l’assurance-chômage des moyens financiers supplémentaires, puisque les 6&nbsp;milliards initialement prévus seront probablement épuisés dans le courant du mois d’avril.</li><li>Mise en place d’un fonds pour les cas de rigueur parmi les indépendant-e-s, par la Confédération seule ou avec les cantons, ainsi que d’une aide spécifie à Swiss et aux entreprises du secteur aérien pour surmonter la crise.</li><li>Participation de la Suisse à la coordination internationale pour la stabilisation de la conjoncture.</li><li>Maintien des droits des travailleurs étrangers (reprise de l’octroi, pour l’instant suspendu, des permis de travail.</li></ul>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/5/csm_Corona-junge-Fenster-Regenbogen_iStock-onFokus_af3f31dcfd.webp" length="113228" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6449</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2020 13:00:00 +0200</pubDate><title>L’État doit sauver les crèches pour éviter une crise ultérieure</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/letat-doit-sauver-les-creches-pour-eviter-une-crise-ulterieure</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fallait-il une crise comme celle que nous vivons pour le réaliser enfin&nbsp;? Personne ne peut désormais plus ignorer que les crèches et autres structures d’accueil pour les enfants sont essentielles au fonctionnement de notre société. Il faut donc absolument qu’elles puissent traverser cette période sans subir de dégâts. En mars, le Conseil fédéral a ordonné le maintien des structures d’accueil en vertu du droit d’urgence. Il est toutefois resté muet sur le financement de cette activité. Depuis, cantons, communes et institutions elles-mêmes se démènent pour trouver des solutions alors que certains parents continuent de payer des places en crèche qu’ils n’utilisent plus, ou n’ont plus le droit d’utiliser.</p><h4>Situation déficitaire et risquée</h4><p>Pour les crèches comme pour les parents, la situation actuelle est très compliquée&nbsp;: on demande aux parents de renoncer à utiliser les structures d’accueil et de garder leurs enfants à la maison. Ou on leur en refuse carrément l’accès s’ils exercent un métier non essentiel. Ils doivent pourtant souvent continuer de payer la place de leur enfant, sauf si une autre réglementation est prévue soit dans le contrat avec la crèche, soit par la commune ou le canton.</p><p>Les crèches et garderies sont tenues de maintenir leur activité par petits groupes d’enfants. Mais ce service est déficitaire&nbsp;: selon des calculs dans les cantons, ces baisses de recettes atteignent facilement des dizaines de milliers de francs par mois. Si cette perte ne peut être compensée, de nombreuses structures d’accueil pourraient voir leur survie menacée. Le chômage partiel n’est souvent pas une option, car l’accueil en petit groupe nécessite autant de personnel. Ou il n’est tout simplement pas possible d’y avoir recours puisque les crèches restent ouvertes. Et comme les crèches ne sont pas des entreprises à but lucratif, elles ne seront pas non plus en mesure de rembourser des emprunts éventuels. Sans l’aide des pouvoirs publics, il faut donc s’attendre à ce que des milliers de places en crèches manquent après cette crise sanitaire. Surtout si les grands-parents manquent toujours à l’appel, pour des questions de risque sanitaire. Après la crise du coronavirus, nous risquons donc de vivre une crise de l’accueil des enfants&nbsp;!</p><h4>Attentes déçues</h4><p>Les attentes étaient grandes, le 3 avril, que le Conseil fédéral présente un plan de sauvetage pour les crèches et garderies&nbsp;: les cantons attendaient une décision fédérale sur le financement de l’activité en petits groupes&nbsp;; les crèches espéraient un soutien pour leur situation financière précaire. Mais rien de tout cela&nbsp;: lors de sa conférence de presse ce jour-là, le Conseil fédéral n’a tout simplement rien dit sur les possibilités de financement des crèches en cette période d’épidémie.</p><p>Par son silence, le gouvernement fait durer une situation des plus contradictoires&nbsp;: d’une part, en décidant que l’accueil des enfants doit être maintenu, il reconnaît qu’il s’agit d’un service essentiel et ordonne par droit d’urgence quelque chose qui relève normalement de la compétence des cantons. D’autre part, il refuse d’utiliser ce même droit d’urgence pour réglementer l’organisation et le financement de cette activité qui se fait dans des conditions difficiles. Il se défausse sur les cantons, les communes et les institutions d’accueil pour trouver des solutions.</p><h4>Différences entre les cantons</h4><p>De nombreux cantons romands avaient déjà pris les devants avant cette crise sanitaire&nbsp;: les crèches y bénéficient souvent d’une garantie de déficit si elles sont affiliées à un réseau qui prévoit cela. Cela représente un avantage indéniable dans la situation actuelle. Par contre, les cantons et les communes alémaniques réagissent en ordre très dispersé au mutisme du Conseil fédéral&nbsp;: anticipant l’ordonnance du Conseil fédéral, le canton de Bâle-Ville et la ville de Zurich ont décidé avant le 3 avril déjà de soutenir financièrement les crèches et de décharger les parents. Ailleurs, certains cantons font des pieds et des mains pour trouver leurs propres solutions&nbsp;: Soleure puise 500&nbsp;000 francs dans la collecte du Jeûne fédéral et dans les héritages non réclamés et demande une contribution de solidarité aux communes&nbsp;; Zoug a voté un crédit d’urgence de 2,8 millions de francs&nbsp;; Bâle-Campagne paie 80&nbsp;% des pertes et Saint-Gall accorde des crédits sans intérêts qui ne devront être remboursés que dans certaines circonstances. D’autres cantons attendent toujours des réponses de la Berne fédérale et plusieurs ne s’expriment pas publiquement sur la question du financement.</p><h4>L’État doit prendre en charge les déficits</h4><p>Mais on ne peut plus se permettre d’attendre&nbsp;: la Confédération, les cantons et les communes doivent de toute urgence prendre ce problème à bras le corps et sauver les places dans les crèches et les autres structures d’accueil. Il s’agit de rien de moins que d’éviter une crise de l’accueil des enfants&nbsp;! Les pouvoirs publics doivent assumer cette responsabilité&nbsp;: ce n’est ni aux parents, qui doivent renoncer aux prestations, ni aux crèches de subir les conséquences et de porter les déficits entraînés par la crise actuelle. L’État doit aussi prendre en charge les frais supplémentaires des parents qui travaillent dans des domaines essentiels (p. ex. la santé) et qui ont besoin de plus de journées de crèche en raison de cette épidémie. La Suisse a besoin de crèches, pendant la crise sanitaire et après. Elle se doit de les soutenir.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_Kindergarten_Marcobir-iStock_62ff0a353b.webp" length="212186" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6450</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2020 09:32:33 +0200</pubDate><title>Un titre de qualité pour les apprenti-e-s grâce à une solution équilibrée </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/un-titre-de-qualite-pour-les-apprenti-e-s-grace-a-une-solution-equilibree</link><description>Des certificats d&#039;apprentissage malgré la crise du coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Permettre aux apprenti-e-s d’obtenir leur certificat dans les meilleures conditions possibles : cet objectif est atteint grâce à la solution trouvée entre partenaires sociaux. Prévoyant le passage des examens pratiques dans le respect des normes sanitaires, il garantit la qualité des titres octroyés cette année. Il s’agit maintenant de garantir le bon recrutement des apprenti-e-s pour l’an prochain, notamment en envisageant un soutien accru pour les entreprises formatrices.&nbsp;</p><p>Le 9 avril 2020, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur les modalités permettant aux 75&nbsp;000 apprenti-e-s de dernière année d’obtenir leur titre jusqu’à l’été. Les mesures de l’OFSP seront respectées pour protéger les apprenti-e-s, mais aussi les expert-e-s et les formateurs et formatrices en entreprise. Si les examens scolaires de culture générale et de connaissances professionnelles n’auront pas lieu, les examens pratiques pourront être réalisés. Chaque branche pourra choisir parmi trois variantes pour le travail pratique. Cela permettra de tenir compte des situations particulières des branches et des cantons. Les apprenti-e-s pourront donc obtenir des diplômes de qualité et reconnus sur le marché du travail pour leur avenir professionnel.</p><p>L’USS a participé activement à la construction de ce compromis et salue son adoption, le 9 avril, par le Sommet national de la formation professionnelle sous la conduite du Ministre de l’économie, le conseiller fédéral Guy Parmelin.</p><p>L’USS attend des autorités cantonales et des associations professionnelles qu’elles veillent à une mise en œuvre des examens pratiques conforme aux prescriptions sanitaires et que la surveillance des examens soit intensifiée cette année afin d’assurer des conditions d’examens et d’évaluation équitables et justes pour les apprenti-e-s. Pour les branches très sollicitées comme la santé ou le commerce de détail, l’USS demande une attention particulière pour les examens pratiques.</p><p>Si un premier pas important concernant les examens de fin d’apprentissage a ainsi été franchi, il reste néanmoins plusieurs questions importantes à traiter. À commencer par le recrutement des apprenti-e-s pour la prochaine année. En effet, actuellement il n’est pas possible aux candidat-e-s d’effectuer des stages de découverte et les procédures de recrutement sont entravées. Il faut absolument inciter les entreprises à poursuivre l’engagement des apprenti-e-s afin d’éviter que trop de jeunes se retrouvent sur le carreau à la rentrée. L’USS demande à la Confédération et aux cantons d’intégrer cet aspect dans toutes les réflexions et mesures concernant l’économie, par exemple une réduction de l’horaire de travail ou un cautionnement plus favorables pour les entreprises qui recrutent des apprenti-e-s.</p><p>Il faudra également se préoccuper des apprenti-e-s des autres années qui n’auront pas pu suivre leur formation scolaire et pratique complète durant cette période et qui auront des lacunes à rattraper. Ces lacunes seront d’autant plus grandes pour des apprenti-e-s ayant des difficultés scolaires ainsi que celles et ceux d’origine migratoire qui rencontrent parfois des difficultés linguistiques et d’utilisation des outils numériques. Il est indispensable de développer des mesures adéquates pour permettre à ces jeunes de poursuivre leur formation dans les meilleures conditions.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/2/csm_Ausbildung_Lehrlinge-im-Gespraech-mit-Meister_iStock-SolStock_kl_85714e9ee5.webp" length="201844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6446</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2020 18:36:00 +0200</pubDate><title>Il reste beaucoup à faire pour combattre les effets de la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/il-reste-beaucoup-a-faire-pour-combattre-les-effets-de-la-crise</link><description>Chaque licenciement lié au coronavirus est un licenciement de trop ! </description><content:encoded><![CDATA[<p>Par sa décision d’étendre l’accès au chômage partiel aux travailleuses et travailleurs sur appel, le Conseil fédéral apporte une amélioration supplémentaire au dispositif de protection des salarié-e-s contre les conséquences de la crise. Les syndicats se réjouissent de cette décision qu’ils avaient appelée de leurs vœux. Le traitement rapide des demandes de chômage partiel a bien fonctionné jusqu’ici.</p><p>Par contre, il est regrettable que les nouvelles allocations pour perte de gain destinées aux parents concernés par la fermeture des écoles et des garderies soient peu communiquées et en conséquence encore insuffisamment utilisées, avec pour conséquence une très forte pression sur nombre des salarié-e-s forcés de cumuler travail et garde des enfants.</p><p>Mais surtout, au vu des moyens extraordinaires déployés pour aider les employeurs à payer les salaires, les licenciements doivent cesser immédiatement. Les entreprises bénéficient de soutiens sans précédents pour préserver les places de travail&nbsp;: chaque licenciement lié au coronavirus est un licenciement de trop&nbsp;!&nbsp;</p><p>De nombreux problèmes restent par ailleurs posés bientôt quatre semaines après les décisions drastiques prises pour combattre la pandémie. Le Conseil fédéral semble désormais bloqué&nbsp;: il n’apporte ainsi aucune réponse à la question de la protection des travailleurs vulnérables, qui est pourtant aussi importante aujourd’hui que pour préparer l’avenir. L’USS a fait d’importants efforts dans le dialogue entre partenaires sociaux et avec les offices concernés afin de présenter des solutions concrètes et praticables. En l’absence de progrès sur ce tableau, les risques courus par les personnes concernées restent très élevés, et engagent clairement la responsabilité du Conseil fédéral.</p><p>Les syndicats, qui continuent d’être sollicités par de très nombreux salarié-e-s insécurisés, s’étonnent aussi du silence des milieux spécialisés à propos de ce sujet fondamental qu’est la protection des personnes vulnérables. Plus largement, ils constatent que les contrôles du respect des normes sanitaires restent largement insatisfaisants toutes branches confondues, et que cette situation fait aussi peser des risques préoccupants non seulement sur de nombreux salarié-e-s, mais aussi sur le contrôle de la pandémie. Il est grand temps que les réalités du monde du travail soient traitées à égalité et donc avec la même rigueur et la même clarté que tous les autres domaines de la vie.</p><p>Pendant ce temps, des dispositions importantes de la loi sur le travail restent suspendues dans les hôpitaux, une mesure incompréhensible prise sans aucune consultation des partenaires sociaux. Et le Conseil fédéral a renoncé à agir contre les risques financiers pesant sur tout le système d’accueil de jour des enfants, dont la nécessité est pourtant reconnue par tous. Prendre le risque de voir des structures d’accueil de jour disparaître, c’est fragiliser l’une des conditions nécessaires d’une reprise du travail le moment venu.</p><p>L’Union syndicale suisse est préoccupée de cette inaction. Elle ne permet pas d’envisager avec sérénité la suite de la période extraordinaire que nous connaissons, ni celle qui suivra. Des mesures d’urgence historiques ont été prises pour sauvegarder les salaires et les emplois, et la protection du pouvoir d’achat constitue à l’heure actuelle le meilleur programme de relance possible. Si le Conseil fédéral ne comble pas les lacunes du dispositif et que les entreprises versent des dividendes et pratiquent des licenciements, le risque que de nombreux salarié-e-s fassent les frais des mesures de lutte contre la pandémie est réel.&nbsp;Pour l’éviter, les syndicats continueront à formuler des propositions concrètes dans le cadre du partenariat social et auprès du Conseil fédéral.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6448</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2020 17:00:00 +0200</pubDate><title>Même en temps de pandémie, la garde des enfants ne doit pas être pas une affaire privée !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/meme-en-temps-de-pandemie-la-garde-des-enfants-ne-doit-pas-etre-pas-une-affaire-privee</link><description>Bilan intermédiaire mitigé : les allocations perte de gain pour les parents ne sont qu’une partie de la solution</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Environ un quart des travailleuses et travailleurs a des enfants âgés de moins de 15 ans. Ils sont, depuis un mois, directement touchés par les fermetures d’écoles et de garderies, mais aussi par l’impossibilité pour les grands-parents d’assumer des tâches de garde. Ces derniers apportent en effet une contribution substantielle en la matière&nbsp;: l’Office fédéral de la statistique évalue leurs prestations à 160 millions d’heures par an.</p><p>La conciliation entre travail et vie familiale pendant la crise actuelle place les parents dans une situation difficile. Seule une petite partie des salarié-e-s en activité peut réellement déléguer la garde des enfants. En fonction de l’âge et de l’autonomie des enfants, de nombreuses familles sont mises à rude épreuve depuis des semaines et il est à craindre que la charge retombe largement sur les femmes.</p><p>L’obligation de maintenir le versement du salaire pour les employeurs lorsque l’employé-e est partiellement ou entièrement empêché de travailler en raison d’une obligation de garde est controversée sur le plan juridique. De premiers exemples montrent que les manières de faire varient fortement. L’USS s’est donc engagée très tôt pour une garantie fédérale des salaires en cas d’absences dues à la garde des enfants. Le 20 mars, c’est-à-dire une semaine après la fermeture des écoles, le Conseil fédéral a entendu cette demande et introduit une allocation pour perte de gain destinée aux parents.</p><h4>Allocation perte de gain pour parents&nbsp;: une solution partielle</h4><p>L’allocation perte de gain introduite protège les parents contre une baisse de salaire lorsqu’ils ne peuvent pas effectuer leur travail comme de coutume en raison de l’absence de solution de garde pour les enfants. Elle est payée sous la forme d’indemnités journalières, comme c’est toujours le cas pour les allocations perte de gain, à partir du quatrième jour d’absence totale ou partielle pour cause de garde, et au plus tôt à partir du jeudi 16 mars 2020. Le droit aux prestations dure jusqu’au moment où les parents peuvent à nouveau travailler (ou travailler à leur taux usuel) parce que les mesures prises par les autorités sont levées ou que la garde peut être assurée autrement. Vous trouverez des renseignements détaillés dans la notice d'information de l'USS à ce sujet (voir ci-dessous).</p><p>Le Conseil fédéral a prévu que l’allocation doit être demandée par chaque parent séparément auprès d’une caisse de compensation AVS. Il faut, pour cela, une liste des jours d’absence pour cause de garde des enfants, une attestation émise par l’employeur de la perte de salaire, les fiches de salaire des trois derniers mois et, pour les parents d’enfants en âge préscolaire, une confirmation écrite de la fermeture de la garderie. Si l’employeur continue à payer le salaire pendant cette période, il peut demander le paiement des indemnités directement à la caisse, comme c’est souvent le cas pour le congé maternité.</p><p>Grâce à cette allocation pour parents, ceux-ci reçoivent 80&nbsp;% de leur salaire brut (au maximum 196 francs par jour). Lorsque les deux parents travaillent, ils peuvent se répartir les jours de garde comme ils l’entendent, mais pour chaque jour, seul un parent peut bénéficier de l’allocation.</p><p>L'indemnité n'est pas versée automatiquement. Les salarié-e-s doivent en faire la demande auprès de la caisse de compensation AVS compétente. Les formulaires se trouvent en ligne sur la <a href="https://www.ahv-iv.ch/fr/Contacts" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">page d'accueil des caisses de compensation</a>. Si c'est l'employeur qui fait la demande, il peut télécharger les documents au même endroit. Les personnes qui ont plusieurs employeurs, eux-mêmes affiliés à différentes caisses de compensation AVS, ne doivent déposer leur demande qu'auprès d'une seul de ces caisses. Mais celle-ci doit comprendre les fiches de salaire de tous les employeurs. Celles et ceux qui sont à la fois employé-e-s et indépendant-e-s doivent faire la demande auprès de la caisse de compensation à laquelle ils cotisent comme indépendant-e. Lorsque les deux parents ont droit à l'allocation, une seule caisse est compétente, à savoir celle du premier des deux qui a fait la demande.</p><p>Environ un tiers des travailleuses et travailleurs effectuent l’ensemble de leurs tâches en télétravail depuis mi-mars et 20&nbsp;% le font au moins en partie, selon un <a href="https://sotomo.ch/site/wp-content/uploads/2020/04/SRG_sotomo_Monitoring_Coronakrise_W2.pdf" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">sondage de Sotomo</a> pour la chaîne alémanique SRF (disponible en allemand seulement). Même s’ils télétravaillent, les parents qui doivent garder leurs enfants ne peuvent bien souvent assurer qu’une partie des prestations habituelles. Si cela conduit à une réduction du salaire, l’allocation perte de gain pour parents peut être sollicitée. Il est donc important de bien discuter avec l’employeur du travail qui peut réellement être fait depuis le domicile.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200331_Notice_informations_Coronavirus_APG_pour_parents.pdf" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Autres questions et réponses : Notice d'information de l'USS sur les APG pour parents</a></p><h4>Trop peu connue</h4><p>Les demandes d’allocations peuvent être déposées depuis trois semaines et les premiers versements ont lieu depuis Pâques. Il n’est techniquement pas possible, à ce jour, d’évaluer combien de parents ont fait valoir leurs droits pour compenser des absences au travail dues à la garde des enfants. Un premier bilan intermédiaire sur la base des expériences des fédérations de l’USS montre que les employeurs communiquent de manière très variable la façon dont les parents salarié-e-s doivent gérer la charge conjuguée du travail et de la garde. L’allocation pour parents n’est que rarement évoquée, et très peu de personnes concernées en ont connaissance. Certains employeurs progressistes reconnaissent le temps consacré à la garde comme du temps de travail. À l’inverse, nombreux sont ceux qui demandent aux parents de puiser dans leurs jours de vacances pour compenser. Dans d’autres cas, certains employeurs qui ont un besoin impératif de leur personnel (en particulier dans le secteur de la santé) exigent une présence ininterrompue et demandent la mise en place d’offres de garde d’urgence. Enfin certains employeurs menacent de licenciement les parents qui ne pourraient pas se présenter en raison de problèmes de garde –&nbsp;et dans quelques cas malheureusement, la menace a été mise à exécution.</p><p>Ceci conduit à la situation paradoxale que les parents se sentent surchargés en cette période, quand bien même une partie de la solution existe bel et bien. Il n’est pas surprenant que l’étude de Sotomo de début avril arrive à la conclusion que la pression due à l’école à domicile et à la garde des enfants s’est accrue au cours des deux dernières semaines. Cette situation est aussi problématique du point de vue de la politique d'égalité. Pour l’USS, la question de la garde des enfants n’est pas une affaire privée. Elle s’est donc engagée pour la solution simple de l’allocation pour parents. Il appartient maintenant aux employeurs d’en faire usage au lieu d’accroître le stress pesant sur les parents qui travaillent.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Services Publics</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/e/csm_Kind-malt_Miss_X_photocase_fc7b11af40.webp" length="84252" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6444</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2020 18:45:00 +0200</pubDate><title>Pandémie : la loi sur le travail doit rester applicable dans les hôpitaux </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pandemie-la-loi-sur-le-travail-doit-rester-applicable-dans-les-hopitaux</link><description>Dans les services hospitaliers concernés par le COVID-19, les prescriptions légales sur les temps de travail et de repos sont suspendues.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large coalition d'organisation d'employé-e-s demande aujourd'hui au Conseil fédéral de revenir sur sa décision, et formule une contre-proposition.</p><p>Dans les services hospitaliers concernés par le COVID-19, les prescriptions légales sur les temps de travail et de repos sont suspendues. Une large coalition d'organisation d'employé-e-s demande aujourd'hui au Conseil fédéral de revenir sur sa décision, et formule une contre-proposition.</p><p>Le 21 mars, le Conseil fédéral a notamment décidé que dans les services de hôpitaux confrontés à une augmentation massive du nombre de cas de maladies due au COVID-19, les dispositions de la loi sur le travail concernant les temps de travail et de repos étaient suspendues, et il l'a fait sans consulter, ni même informer au préalable les salarié-e-s travaillant dans le système de santé.</p><p>Les organisations signataires du présent texte ne peuvent pas accepter la suspension brutale des règles concernant les temps de travail et de repos. Les situations où la charge augmente de façon extraordinaire requièrent justement une protection conséquente du personnel de santé, dont dépend la capacité de gérer et surmonter la crise. Les temps de travail et de repos prévus par la loi sont déjà, et de longue date, insuffisamment respectés. Légitimer cette pratique dans la situation actuelle, c’est de la part du Conseil fédéral envoyer un très mauvais signal. Et alors que de nombreux employeurs continuent à respecter la loi sur le travail, de premiers hôpitaux ont saisi l’opportunité de l’ordonnance du Conseil fédéral pour supprimer les règles sur le temps de travail et de repos.</p><p>Le personnel de soins est applaudi depuis tous les balcons de Suisse. Il s’engage jour et nuit sans compter pour protéger et sauver des vies humaines. Que la situation actuelle conduise dans la pratique à des écarts par rapport à la loi sur le travail relève de l’évidence. Cependant, de tels écarts ne doivent en aucun cas être justifiés en bloc et sans conditions. Au contraire, ils doivent être négociés, limités et réglés de manière unitaire sur le plan suisse, en partenariat avec le personnel de soins, dans le cadre d’une commission tripartite nationale chargée d’établir des positions consensuelles entre tous les acteurs. Les organisations signataires demandent donc au Conseil fédéral d’adapter dans ce sens l’ordonnance 2 COVID-19 le plus rapidement possible.</p><p>&nbsp;</p><p><sup><sub>Communiqué de presse commun des organisations et associations suivantes : Union syndicale suisse (USS), Syndicat des services publics (SSP), Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique (asmac), Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Travail.Suisse et le syndicat Syna</sub></sup></p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_Frau_Aerztin_abends_muede_am-PC_istock_klein_e5620b86b1.webp" length="109862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6442</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2020 14:53:00 +0200</pubDate><title>Les licenciements sont inacceptables </title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/les-licenciements-sont-inacceptables</link><description>Croissance inquiétante du chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre des personnes en recherche d'emploi a connu en mars sa plus forte croissance jamais enregistrée depuis qu'une statistique nationale existe. D'après les inscriptions sur le portail travail.swiss, ce développement effrayant s'est probablement poursuivi en avril. Sur cette plate-forme, 8000 chômeuses et chômeurs se sont en effet ajoutés depuis fin mars, donc en l'espace d'une semaine seulement.</p><p>Les licenciements vont bon train, alors que le Conseil fédéral a, sur demande des partenaires sociaux, étendu le chômage partiel à pratiquement toutes les branches et à tous les types de contrat. Il a également pris d'autres mesures pour protéger les salaires et les emplois. La statistique des chômeuses et chômeurs montre que des entreprises qui ne sont pas concernées directement par les restrictions d'activité licencient aussi, par exemple dans l'industrie, les transport et le secteur financier.</p><p>Ce comportement des employeurs n'est pas acceptable. L'USS attend des entreprises qui connaissent des difficultés qu'elles recourent au chômage partiel ou aux nouvelles allocations perte de gains pour les parents qui doivent garder leurs enfants. Les licenciements liés au coronavirus doivent cesser.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Schlechte-Nachrichten_AntonioGuillem-iStock_klein_3346f05eb1.webp" length="94870" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6438</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2020 15:43:02 +0200</pubDate><title>Libéraliser maintenant le marché de l&#039;électricité ? Surtout pas !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/liberaliser-maintenant-le-marche-de-lelectricite-surtout-pas</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral veut l’ouverture totale du marché de l’électricité. Il agrémente cette libéralisation d’une obligation de fournir du courant provenant à 100&nbsp;% d’énergies renouvelables pour les ménages et les petites entreprises industrielles qui voudraient rester chez leur gestionnaire de réseau de distribution (GRD). Mais combien seront-ils&nbsp;? Avec l’ouverture complète du marché, la planification sera beaucoup plus difficile pour les entreprises électriques et les incitations à investir dans la production écologique pourraient faiblir. Aujourd’hui déjà, de nombreux GRD proposent du courant d’origine 100&nbsp;% renouvelable comme produit standard à leurs petits clients, et c’est un succès. Cette part de la clientèle sera réduite après la libéralisation.</p><p>Une ouverture complète ne profiterait ni à l’industrie, ni à la population, ni à la branche elle-même. L’organisation actuelle du marché, avec la liberté d’achat pour les gros consommateurs et l’approvisionnement des petits consommateurs par les entreprises électriques locales, a fait ses preuves à tout point de vue&nbsp;: depuis plus de dix ans, la Suisse affiche des prix modérés et stables pour l’électricité, dispose du réseau d’approvisionnement le plus fiable de toute l’Europe et d’une production de courant toujours plus écologique. Les services industriels urbains font preuve d’une grande capacité d’innovation, le réseau – très dense – est bien entretenu et résistant. Les nombreux gestionnaires de réseaux de distribution connaissent au mieux les contextes régionaux et locaux et peuvent assurer un débit continu. À contrario, les ménages allemands ont subi une hausse des prix vertigineuse depuis la libéralisation dans ce pays. En France, le géant Électricité de France (EDF) continue de dominer le marché malgré la libéralisation. Et EDF mise encore à fond sur l’énergie nucléaire.</p><p>L’épidémie de COVID-19 a aussi des répercussions majeures sur la branche de l’électricité&nbsp;: avec une économie fortement ralentie et des transports publics réduits, la demande en électricité a chuté abruptement. Les fournisseurs d’électricité ont fort à faire avec cette situation complètement inédite de forte baisse de la consommation qui devrait durer encore plusieurs semaines. Annoncer maintenant une ouverture du marché est une erreur et une provocation. Le Conseil fédéral serait bien mieux avisé de chercher comment aider la branche de l’électricité à traverser cette crise et comment utiliser la reprise qui suivra comme un tremplin pour une transition plus rapide vers une production d’énergie exempte de CO2.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’ouverture complète de ce marché. L’approvisionnement en électricité fait partie du service public indispensable et ne doit en aucun cas être déstabilisé&nbsp;! La Suisse a besoin d’une branche de l’électricité qui puisse résister aux crises et qui dispose de suffisamment de professionnels à même de faire avancer la transition énergétique. La politique énergétique du Conseil fédéral doit être guidée par l’objectif suivant&nbsp;: disposer d’une production et d’un approvisionnement en électricité qui soit de haute qualité, fiable et faible en émissions de CO2. Ce n’est ni le bon moment, ni le bon secteur pour procéder à des expérimentations fondées sur la logique du marché&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6436</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2020 15:37:48 +0200</pubDate><title>Le temps presse et toujours pas de solution pour les salarié-e-s vulnérables !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/le-temps-presse-et-toujours-pas-de-solution-pour-les-salarie-e-s-vulnerables</link><description>Coronavirus et obligation de travailler</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour les salarié-e-s particulièrement à risque face au coronavirus, la situation actuelle est intolérable&nbsp;: elles et ils peuvent être, selon les circonstances, contraints d’aller travailler. Et cela, alors que le Conseil fédéral ordonne par ailleurs un auto-confinement absolu pour ces mêmes personnes vulnérables. Ainsi, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), elles ne doivent ni aller faire des courses, ni voir leurs petits-enfants, familles et ami-e-s, mais elles devraient soudain de nouveau aller travailler&nbsp;! Avec cette disposition contradictoire inscrite dans l’ordonnance le 20 mars dernier, le Conseil fédéral sape toute sa stratégie pour endiguer la pandémie de COVID-19.</p><p>D’un côté, on donne des amendes à des jeunes de 15 ans qui jouent au foot dans un parc à plus de quatre, dans le but de contenir la propagation du coronavirus et ainsi assurer la protection des personnes vulnérables. De l’autre, le Conseil fédéral édicte une règle qui peut contraindre des salarié-e-s de 60 ans qui ont par exemple un cancer ou une maladie cardio-vasculaire à retourner au travail sans aucun contrôle des conditions sur place. Cette situation dépasse l’entendement.</p><p>La conséquence est logique&nbsp;: peurs et incertitudes juridiques sur le lieu de travail, et pas uniquement pour les employé-e-s. Les employeurs et employeuses qui font travailler des personnes vulnérables pourraient dans certains cas se rendre punissables pénalement, notamment pour mise en danger de la vie d’autrui.</p><p>Au cours des dernières semaines, l’USS a travaillé sans relâche pour trouver des solutions et proposer des compromis, et les a soumis aux départements compétents. Elle regrette que le Conseil fédéral n’ait toujours pas traité ce problème urgent lors de sa séance d’aujourd’hui, et exprime sa grande préoccupation. La responsabilité est désormais dans le camp du Gouvernement. Les personnes concernées sont en danger, le temps presse&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6440</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2020 16:45:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance du Conseil des hautes écoles sur l’admission aux hautes écoles spécialisées</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ordonnance-du-conseil-des-hautes-ecoles-sur-ladmission-aux-hautes-ecoles-specialisees</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS constate que ce projet d’ordonnance reprend les disposions existantes sans modification matérielle des voies d’admission existantes.</p><p>L’USS salue les dispositions de l’article 8 qui stipulent une collaboration avec les associations professionnelles s’agissant de l’exigence d’expérience du monde du travail pour l’admission aux études en HES.</p><p>L’USS prend acte du mandat confié à swissuniversities de présenter jusqu’à mi-mai 2020 une proposition de nouvelles conditions d’admission pour le domaine de la santé qui tiennent compte des besoins spécifiques du domaine de la santé tout en étant conformes à l’exigence de la LEHE d’une année d’expérience du monde du travail avant l’admission aux études. La réglementation actuelle ne respecte pas complètement cette exigence dans la mesure où l’expérience du monde du travail peut intervenir avant ou pendant la formation. L’USS accepte que les dispositions actuelles transitoires de la LEHE continuent à s’appliquer jusqu’à la réalisation du mandat et la définition de nouvelles modalités conformes.</p><p>L’USS a suivi l’expérience pilote d’admission aux filières MINT HES sans expérience préalable du monde du travail en raison de la pénurie de personnel dans le domaine. Il est raisonnable d’attendre les résultats de l’évaluation des filières pilotes 2015 à 2019 avant de décider de la poursuite<br> ou non de cette modalité d’admission. Dans l’intervalle, les dispositions actuelles du DEFR continuent à s’appliquer. En temps venu, l’USS souhaite qu’une analyse approfondie soit menée sur cette question dans la mesure où cette pratique est contraire au principe de base de l’admission à une HES avec une maturité professionnelle et une expérience professionnelle du monde du travail. Les profils des hautes écoles ainsi que des étudiants qui y accèdent ont un impact non négligeable sur la cohérence et la perméabilité du système de formation qu’il est difficile de garantir avec des exceptions durables.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6456</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2020 16:00:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-sur-lassurance-maladie-oamal</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6425</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2020 16:10:00 +0200</pubDate><title>Télétravail : petit guide et règles en vigueur</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/teletravail-petit-guide-et-regles-en-vigueur</link><description>Travailler depuis son domicile : à quoi faut-il faire attention ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En cette période de pandémie de coronavirus, nous sommes toutes et tous est appelés à prendre des mesures spéciales et à faire preuve d’une bonne dose de créativité et de flexibilité, aussi dans l’organisation du travail. Le télétravail gagne en importance. Mais quelles sont les règles applicables au télétravail&nbsp;? À quoi devez-vous veiller lorsque vous travaillez depuis la maison&nbsp;? Et comment éviter de se sentir peu à peu seul face à cette crise sanitaire&nbsp;?</p><p>Le Conseil fédéral et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommandent vivement d’introduire le télétravail chaque fois que c’est possible sur le plan technique et organisationnel, pour favoriser la distance sociale nécessaire. Cela peut éviter les déplacements et l’utilisation des transports publics, et donc un risque élevé de contagion par le coronavirus avec propagation de l’épidémie. En même temps, moins de personnes sont au travail, ce qui minimise les contacts interpersonnels et donc le risque d’infection sur le lieu de travail. L’isolement dans les grands bureaux ouverts devient possible.</p><p>Pour les personnes particulièrement vulnérables au coronavirus, le télétravail est même obligatoire. S’il n’est pas possible, l’employé-e doit quand même rester à la maison et l’employeur est tenu de lui verser l’intégralité de son salaire, conformément à l'art. 10c Ordonnance 2 COVID-19. Bien que le Conseil fédéral ait entre-temps assoupli cette protection absolue, les syndicats feront tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’il revienne en arrière.</p><h4>Horaires précis et ergonomie</h4><p>Le principe le plus important pour le télétravail est le suivant&nbsp;: si vous devez travailler depuis votre domicile, vous restez soumis à la loi sur le travail. Cela signifie que toutes ses dispositions (interdiction de travailler la nuit et le dimanche, périodes de repos, pauses) doivent être pleinement respectées. Votre employeur doit vous en informer, de préférence par une fiche d’information écrite. Il est aussi important de fixer des heures de travail précises, y compris les heures de disponibilité et les heures où vous n’êtes pas atteignable (et que les appareils électroniques sont éteints). Parce que les heures de travail et les heures de loisirs doivent être clairement séparées.</p><p>Si vous devez vous occuper d’enfants parallèlement au télétravail, parce que les crèches ou les écoles sont fermées en raison de l’épidémie, votre employeur doit adapter les objectifs en conséquence, afin que vous puissiez concilier vos responsabilités professionnelles et privées.</p><p>Les règles de pauses en entreprise sont à transposer si possible sans changement dans votre télétravail. Les échanges par courriel ou les «&nbsp;pauses-café virtuelles&nbsp;» via des applications de communication peuvent aider à éviter la perte d’interaction sociale avec les collègues. Certes, ce n’est pas pareil, mais un échange avec des collègues sur les expériences de télétravail est particulièrement bénéfique pour vous et votre entreprise, surtout si cette forme de travail n’est pas usuelle et donc nouvelle pour les personnes concernées.</p><p>Il existe aussi des règles claires concernant les infrastructures&nbsp;: l’ergonomie de la place de travail doit être reproduite dans le télétravail. Mieux la place de travail est aménagée, plus le risque de douleurs physiques est faible. Idéalement, un poste de travail bien aménagé dispose aussi d’une surface de travail suffisante (dans l’idéal, au moins 160&nbsp;x&nbsp;80&nbsp;cm) et d’une chaise réglable en hauteur, de sorte que les pieds reposent fermement sur le sol et que le clavier puisse être utilisé avec les épaules détendues. Il est également important d’avoir suffisamment d’espace pour se déplacer autour de la surface de travail, un bon éclairage du poste de travail pour éviter l’éblouissement direct ou indirect, une vue ou une fenêtre sur l’extérieur, et enfin un environnement sûr sans risque de trébucher ou de tomber.</p><h4>Dépenses et accident de travail</h4><p>Il est clair qu’en période de coronavirus et de bureaux à domicile aménagés à la hâte, les exigences doivent être adaptées selon le principe de proportionnalité. Mais il faut respecter des normes minimales. Le principe général est que tous les frais ou dépenses engagés dans le télétravail doivent être pris en charge par l’employeur. L’employeur doit également vous fournir l’équipement et le matériel dont vous avez besoin pour votre travail.</p><p>Si vous suivez ces conseils, vous pouvez être sûr d’accomplir votre télétravail en toute sécurité sans nuire à votre santé. Et si quelque chose devait arriver, les mêmes couvertures légales en cas d’accident, de maladie professionnelle et de maladie s’appliquent que pour le travail habituel. Par exemple, un accident pendant les heures de télétravail est considéré comme un accident professionnel.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Homeoffice_photocase_3438236_42bacce9da.webp" length="55054" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6427</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2020 17:57:04 +0100</pubDate><title>La protection des salarié-e-s particulièrement exposés doit être assurée</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-protection-des-salarie-e-s-particulierement-exposes-doit-etre-assuree</link><description>Développements préoccupants sur le marché du travail, nouvelles marges de manœuvre pour les cantons</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a apporté des clarification utiles quant à la possibilité pour les cantons de prendre des mesures supplémentaires contre la pandémie. Il y a maintenant lieu d’intensifier urgemment la mise en œuvre des mesures de protection de la santé et contre la contagion sur le lieu de travail. Les cantons ont donc une responsabilité bien définie, de même que les organisations patronales. En revanche, la décision récente contraignant les travailleuses et travailleurs vulnérables à revenir au travail &nbsp;reste incompréhensible. Pour les salarié-e-s, la crise est de plus en plus palpable: 656'000 d’entre eux sont déjà concernés par le chômage partiel.</p><p>Le Conseil fédéral admet désormais que certains cantons doivent prendre des mesures pour tenir compte de leur situation particulière. L’USS se réjouit de cette nouvelle possibilité, qui place cependant les cantons devant une véritable responsabilité: il leur appartient de recenser les problèmes apparaissant dans les branches et de mettre en place rapidement de vraies structures permettant des contrôles. L’implication des partenaires sociaux que le Conseil fédéral rend obligatoire rappelle la responsabilité des employeurs de prendre leur part dans le combat contre la pandémie. Là où les mesures de protection ne peuvent pas être appliquées, l’activité doit cesser. Lorsqu’il est impératif que le travail continue comme dans la santé, le commerce, et de nombreux autres domaines indispensables, les salarié-e-s doivent être protégés efficacement, contre la contagion comme contre la surcharge. Dans plusieurs cantons, des démarches ont été initiées dans ce sens par les partenaires sociaux avec l’Etat. En revanche, l’USS ne comprend pas le critère de manque de personnel frontalier pour déclencher des mesures particulières, car il n’a pas de lien avec la sécurité et la santé.</p><p>La réintroduction vendredi passé de l’obligation de travailler pour les salarié-e-s particulièrement vulnérables (art. 10c al. 2 Ordonnance 2 COVID-19) reste, elle, une volte-face étonnante du Conseil fédéral. Les employeurs peuvent désormais exiger de ces travailleuses et travailleurs de reprendre l’activité –&nbsp;dans l’entreprise, pour des interventions à l’extérieur, et pour effectuer des tâches impliquant des contacts avec la clientèle. Or, les personnes concernées ont peur pour leur santé. L’USS s’étonne que le Conseil fédéral maintienne cette disposition, qui mine la confiance dans les mesures prises contre la propagation du virus.</p><p>Par ailleurs, le déplafonnement du nombre d’heures de travail dans des branches comme la santé et la logistique décidé il y a une semaine par le Conseil fédéral continue à préoccuper l’USS. Elle maintient sa demande de rétablir le cadre usuel et les droits des salarié-e-s concerné-e-s.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Delta_News_Hub-Flickr_CC_BY_2.0_corona_handgriff_reinigung_dff021d5e8.webp" length="313654" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6431</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2020 16:10:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale relative à l’exécution des conventions internationales dans le domaine fiscal (LECF)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/bundesgesetz-ueber-die-durchfuehrung-von-internationalen-abkommen-im-steuerbereich-stadg</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6426</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2020 18:16:00 +0100</pubDate><title>Pas question d&#039;exposer à nouveau les travailleuses et travailleurs vulnérables !</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/pas-question-dexposer-a-nouveau-les-travailleuses-et-travailleurs-vulnerables</link><description>Assouplissement des mesures de protection : le Conseil fédéral doit faire marche arrière</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À peine introduite, la protection du personnel vulnérable a été fortement réduite par le Conseil fédéral et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cette décision prise un peu en catimini met en danger la santé et la vie de milliers de personnes. Les conséquences en sont la peur et l’insécurité au travail.</p><p>Le message était clair et net&nbsp;: le 16 mars, le Conseil fédéral a complété l’ordonnance 2 sur les mesures de lutte contre le coronavirus (ordonnance 2 COVID-19) par une section sur la protection des personnes particulièrement vulnérables. Elles «&nbsp;doivent rester chez elles et éviter les regroupements de personnes&nbsp;» (art. 10b). Et elles travaillent «&nbsp;depuis leur domicile. Si cela n’est pas possible, l’employeur leur accorde un congé avec maintien du paiement de leur salaire&nbsp;» (article 10c).</p><p>La progression de la pandémie liée au coronavirus oblige le Conseil fédéral à adapter en permanence l’ordonnance à la situation actuelle. La dernière grande mise à jour a eu lieu le 20 mars avec l’interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes, et des mesures pour amortir la perte de revenus.</p><p>Le communiqué de presse du Conseil fédéral taisait en revanche un autre changement, et non le moindre&nbsp;: l’article 10c al. 2 dispose dorénavant que les personnes vulnérables ne pouvant pas effectuer leur travail à domicile mais seulement au lieu de travail habituel doivent exercer leur activité si l’employeur garantit les «&nbsp;mesures organisationnelles et techniques à même de garantir le respect des recommandations de la Confédération en matière d’hygiène et d’éloignement social&nbsp;». Ce n’est qu’en cas d’impossibilité qu’elles se verront accorder un congé avec maintien du paiement du salaire. Avec ce revirement après seulement quatre jours, le Conseil fédéral et l’OFSP mettent en danger la santé et la vie de milliers d’employé-e-s vulnérables dans toutes les branches.</p><h4>Porte ouverte aux abus</h4><p>L’alinéa en question ne précise pas quelles «&nbsp;mesures&nbsp;» doivent être prises et en quoi elles diffèrent des mesures habituelles. Pour rappel, il existe recommandation d’éviter les transports publics pour les personnes vulnérables, et l’OFSP les enjoint à ne pas quitter leur domicile, sauf pour des activités vitales comme la visite chez le médecin ou l’achat de nourriture. Et tout d’un coup, elles et ils sont censés retourner travailler au bureau, sur le chantier ou à la caisse de la Migros&nbsp;?</p><p>Dans la pratique, le nouvel alinéa 2 ouvre la porte aux abus&nbsp;: les employeurs utiliseront des mesures alibi pour obliger les employé-e-s vulnérables à travailler sur place (construction, commerce de détail, bureaux) ou même à l’extérieur (soins à domiciles, nettoyage). Des litiges et une grande incertitude en résulteront. Mais surtout, il existe un risque que des employé-e-s vulnérables soient infectés par le coronavirus sur leur lieu de travail ou sur le chemin du travail, parce qu’ils ont été obligés de venir travailler au lieu de rester devant leur ordinateur à domicile ou d’être mis en congé pour raisons médicales.</p><p>La nouvelle disposition a été introduite à la demande des employeurs sans aucune consultation des professionnel-le-s de la santé au travail ou des syndicats. Elle doit être supprimée immédiatement. En fin de compte, elle met en péril la confiance fondamentale dans les mesures de la Confédération pour le monde du travail. L’USS appelle les conseillers fédéraux responsables, Alain Berset et Guy Parmelin, à agir immédiatement et à revenir à la formulation initiale. Pour les employé-e-s particulièrement exposés, les seules options sont le travail depuis le domicile ou la mise en congé. En outre, des décisions aussi graves dans le domaine de la protection de la santé ne peuvent plus être prises sans consultation préalable des syndicats.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6424</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2020 16:29:07 +0100</pubDate><title>La garde des enfants en pleine période de coronavirus</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/la-garde-des-enfants-en-pleine-periode-de-coronavirus</link><description>La crise sanitaire actuelle met en évidence le rôle essentiel des structures d&#039;accueil.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au quotidien, nous considérons certaines choses comme allant de soi&nbsp;: le matin, amener les petits à la garderie ou chez les grands-parents avant de se rendre au travail&nbsp;; demander à la grand-mère si elle peut, au pied levé, garder le petit qui est tombé malade&nbsp;; pendant les vacances scolaires, envoyer l’aînée au zoo avec son grand-père… Et puis soudain, du jour au lendemain, tout cela n’est plus possible. Soudain l’on se rend compte à quel point la contribution – gratuite&nbsp;! – des grands-parents, mais aussi d’innombrables employé-e-s de garderies – dont le salaire est modeste malgré les pénibles conditions de travail –, à quel point en temps normal leur contribution au fonctionnement de la société est immense.</p><p>Aujourd’hui, le soutien des grands-parents pour la prise en charge des enfants fait totalement défaut – et il pourrait s’écouler un certain temps avant que leurs petits enfants ne puissent les approcher sans représenter une menace pour leur santé, voire pour leur vie. Les écoles aussi sont fermées. Certes, le Conseil fédéral a ordonné aux cantons d’organiser un service d’accueil minimum pour la garde scolaire (jusqu’en 6e primaire ou 8H) et préscolaire pour les parents qui, dans cette situation extraordinaire, n’ont pas de solution de garde. Parallèlement, les institutions de garde d’enfants doivent prendre les mesures de sécurité nécessaires pour protéger leur personnel et stopper la propagation du coronavirus. Pourtant, en matière de garde d’enfants, cela n’est guère possible : Comment consoler à deux mètres de distance&nbsp;? Et langer…&nbsp;? De plus, contrairement au personnel de santé, les employé-e-s de garderie ne disposent ni de vêtements protecteurs, ni de masques.</p><h4>Inégalités entre les familles</h4><p>La Confédération ne dit pas comment résoudre ces problèmes – car le fédéralisme helvétique confie cette tâche aux cantons. Et ceux-ci s’exécutent, mais de manières très différentes. Certains cantons appellent les parents à garder leurs enfants à la maison, mais leur laissent le soin de décider s’ils sont raisonnablement en mesure de le faire – ainsi, dans plusieurs cantons, les employé-e-s en télétravail peuvent faire garder leurs enfants pour pouvoir être un tant soit peu productifs. D’autres cantons réservent leur offre de garde d’enfants aux parents dont la profession est d’importance systémique.</p><p>Toutefois, même la définition des professions «&nbsp;d’importance systémique&nbsp;» diverge sensiblement d’un canton à l’autre. Si les professions de la santé y sont toujours incluses, quelques cantons ont exclu des bénéficiaires de cette prestation les vendeuses de denrées alimentaires, pourtant si précieuses à l’heure actuelle. Cette prolifération d’approches différentes est une source d’insécurité pour les garderies, elle provoque la résistance légitime des professionnels de l’accueil des enfants et entraîne de profondes inégalités entre les familles du pays. Il y a lieu de définir des critères applicables dans toute la Suisse afin de réglementer l’accès à la garde professionnelle des enfants et de préciser la procédure à suivre dans les cas de grande difficulté.</p><h4>Comme un véritable service public</h4><p>Dans la situation exceptionnelle que nous vivons, il apparaît de façon douloureuse à quel point l’organisation et le financement de la garde des enfants comme un véritable service public universel seraient importants. Tandis que les écoles publiques, fermées pour cause de pandémie, peuvent investir leur énergie et leurs ressources dans l’organisation de l’école à distance et de l’accueil d’urgence, les garderies se retrouvent confrontées à des problèmes qui peuvent remettre en question leur existence même&nbsp;: selon les cantons, l’on demande aux familles de renoncer aux prestations des garderies, ou on leur en refuse carrément l’accès, et pourtant les structures d’accueil sont tributaires des contributions des parents pour survivre financièrement. Dans bien des cas, le chômage partiel n’est pas une solution, car pour pouvoir assurer le fonctionnement par petits groupes, ces structures ont besoin de leurs employé-e-s.</p><p>Afin de ne pas risquer de perdre une large part des indispensables places en garderie à cause du coronavirus, il est impératif de prendre pour l’ensemble du pays des mesures telles que celles décidées par le canton de Bâle-Ville&nbsp;: les parents ne doivent payer leur contribution que s’ils sollicitent la garde, et c’est le canton qui paie pour compenser les pertes (déduction faite des indemnisations de tiers, par ex. pour la réduction de l’horaire de travail, et de la diminution des dépenses pour frais de matériel), jusqu’au retour à la normale.</p><p>Lorsque la situation se sera normalisée, nous devrons trouver des réponses aux questions telles que celles-ci&nbsp;: quel travail est vraiment d’importance systémique et nécessaire au fonctionnement de la société&nbsp;? Comment voulons-nous l’organiser, et surtout le financer&nbsp;? Il est grand temps d’accorder une plus juste reconnaissance à celles est ceux qui ont la responsabilité de la santé et du bien-être d’autrui, de valoriser leurs salaires et d’améliorer leurs conditions de travail.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/1/csm_Kinder_zuhause_davidpereiras-photocase_412aaa4754.webp" length="72550" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6470</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2020 16:16:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur la réduction des risques liés à l’utilisation de pesticides</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federale-sur-la-reduction-des-risques-lies-a-lutilisation-de-pesticides</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6422</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2020 17:31:18 +0100</pubDate><title>Des améliorations à saluer, mais de nombreuses questions restent ouvertes.</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/des-ameliorations-a-saluer-mais-de-nombreuses-questions-restent-ouvertes</link><description>Coronavirus : conséquences de la pandémie dans le monde du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise due aux mesures de lutte contre le coronavirus frappe les travailleuses et travailleurs dans des proportions sans précédent. Des centaines de milliers d’entre elles et eux voient leurs revenus se réduire ou leur activité professionnelle s’arrêter, et cette tendance se poursuit.</p><p>L’USS a salué la mise en œuvre de mesures rapides et souples de maintien des salaires ainsi que l’implication sérieuse des partenaires sociaux dans cette période particulièrement difficile. Aujourd’hui, elle se réjouit des décisions prises concernant l’indemnisation des personnes au chômage et l’assouplissement des exigences de recherche d’emploi.</p><p>Il reste nécessaire de donner aux cantons la latitude de prendre des mesures plus soutenues&nbsp;de lutte contre la pandémie, notamment dans les entreprises. Il reste également des problèmes à régler concernant la protection des personnes vulnérables et des travailleuses et travailleurs pour lesquels le Conseil fédéral a suspendu une partie du droit du travail. Face à une insécurité croissante dans le monde du travail, l’USS attend des décisions concertées et continuera à formuler des propositions pour limiter les effets de la crise sur les salarié-e-s en Suisse.</p><p class="heading--h3">Nouvelles mesures pour limiter les effets économiques de la crise</p><p>Le maintien des revenus pour le plus de personnes possible est, et demeure, l’objectif central de l’Union syndicale dans cette période de crise, ceci afin d’éviter à la fois des pertes de pouvoir d’achat et la déstabilisation complète de l’économie. C’est pourquoi l’USS salue la décision prise ce jour concernant les chômeuses et chômeurs&nbsp;: &nbsp;prolonger les délais de perception des indemnités de l’assurance-chômage d’autant de jours que courront les mesures restrictives et les interdictions d’activités touchant plusieurs branches en lien avec l’épidémie. On ne peut en effet que tenir compte du caractère extraordinaire, du point de vue du marché du travail, des semaines que nous vivons.</p><p>La suspension des sanctions financières en cas de non-respect des exigences de recherches d’emploi est elle aussi logique et doit être saluée. Les demandeuses et demandeurs d’emplois n’ont pas non plus à faire les frais de la période actuelle.</p><p>Enfin, l’USS se réjouit des précisions apportées par le Conseil fédéral pour les crédits aux entreprises que la Confédération garantira. Cette contribution au maintien de places de travail est encadrée par des règles claires, avec notamment une fixation des taux d’intérêts applicables.</p><p class="heading--h3">Préserver les personnes à risque et le personnel de santé</p><p>L’USS maintient en revanche son opposition aux dispositions prises par le Conseil fédéral concernant les personnes qui sont, en raison de leur état de santé, particulièrement vulnérables. Selon la dernière modification de l’ordonnance sur les mesures contre la pandémie, celles-ci peuvent à nouveau être appelées au travail si l’employeur prend un certain nombre de mesures de protection, au demeurant mal définies.</p><p>Pour les syndicats, il est fondamental que les mesures applicables aux salarié-e-s soient cohérentes avec celles qui ont été décrétées pour l’ensemble de la vie sociale et publique. Avec la possibilité de rappeler les personnes à risque au travail, on va à l’encontre des instructions données à la population depuis plusieurs semaines. Et ce, sans parler du risque concret que les travailleuses et travailleurs concernés courent, d’autant que les mesures à prendre ne sont pas détaillées clairement. Cette disposition doit être révisée rapidement&nbsp;: il en va de la confiance dans la stratégie de lutte contre la contagion.</p><p>Enfin, l’USS reste préoccupée par la suspension des horaires maximaux de travail décidée abruptement par le Conseil fédéral en fin de semaine passée pour certaines branches. De telles semaines de travail peuvent avoir des effets délétères sur la santé du personnel, déjà soumis à une importante pression en ce moment. Une telle mesure n’est donc pas bienvenue et les syndicats s’engageront pour que ce cadre soit rétabli en faveur des droits des salarié-e-s concernés.</p><p class="heading--h3">Marges de manœuvre pour les cantons particulièrement concernés</p><p>Dans un certain nombre de cantons, la pression monte pour que des mesures allant plus loin que celles de la Confédération puissent être prises, notamment concernant l’activité dans les entreprises. Et elle va continuer à monter. Les autorités cantonales doivent pouvoir répondre aux demandes qui émanent bien souvent de syndicats en ordonnant des mesures adéquates et, le cas échéant, l’arrêt de l’activité. L’accès au chômage partiel doit être garanti dans tous les cas. L’USS souhaite qu’une solution flexible soit trouvée avec les partenaires sociaux pour garantir la protection des travailleuses et des travailleurs.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique syndicale</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/0/csm_Corona-Wirtschaft_iStock-ffikretow_b013833479.webp" length="34396" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6420</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2020 15:42:53 +0100</pubDate><title>Suivi des mesures cantonales</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/suivi-des-mesures-cantonales</link><description>Coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>En complément des mesures prises par la Confédération, la plupart des cantons mettent en œuvre des mesures supplémentaires pour atténuer les conséquences économiques. L'USS suit l'évolution de ces mesures en continu et met à disposition une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/Crise_Corona_economie_cantons.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">vue d'ensemble</a> mise à jour régulièrement.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/d/csm_Kantone_der_Schweiz_wenigerbunt-01_e63e6191d5.webp" length="103638" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6458</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2020 15:00:00 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2019/1896</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-du-reglement-ue-2019-1896</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6418</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2020 09:36:35 +0100</pubDate><title>Annulation des manifestations du 1er Mai en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/absage-der-1-mai-kundgebungen-in-der-schweiz</link><description>Coronavirus : impossible de planifier rassemblements et événements</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans la situation actuelle, il est évidemment impossible de planifier une manifestation. C’est pourquoi tous les rassemblements et événements prévus à l’occasion du 1er Mai 2020 – soit plus de 50 sur l’ensemble du pays – doivent être annulés. Cette décision sans précédent fait mal, mais elle est inévitable au vu de la pandémie qui sévit actuellement.</p><p>En ce moment, la protection de la santé de toutes et tous prime toute autre préoccupation. De plus, les syndicats doivent en premier lieu se concentrer sur le combat pour la garantie des emplois et des salaires tout au long de cette crise sanitaire, et après. On voit déjà qu’une fois de plus, ce sont les personnes avec des emplois précaires et à durée déterminée, et d’une manière générale les travailleuses et travailleurs les moins bien payés, qui sont le plus durement touchées dans l’immédiat par les conséquences de cette crise. Pourtant, beaucoup de ces métiers et emplois se révèlent essentiels pour que notre société fonctionne en ce moment. Bien plus que les banques et d’autres grands groupes, avec leurs méga salaires&nbsp;!</p><p>Mais l’annulation des manifestations et grands rassemblement ne veut pas du tout dire que le mouvement syndical renonce à célébrer dignement la Journée internationale des travailleuses et travailleurs. Au cours des prochaines semaines, les unions cantonales, entités organisatrices des manifestations du 1er Mai, et d’autres organisations impliquées étudieront des idées d’alternatives pour bien marquer cette journée de lutte en faveur de meilleures conditions de vie.</p><p>À ce propos, un comité local du 1er Mai a écrit&nbsp;: «&nbsp; Avec son histoire plus que centenaire, le 1er Mai survivra bien à une pause d’une année.&nbsp;». Tout est dit&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/5/csm_USS_1Mai-FR-A4-RVB_4882fb55f2.webp" length="22292" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6429</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2020 16:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’impôt anticipé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-lordonnance-sur-limpot-anticipe</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6416</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2020 15:52:04 +0100</pubDate><title>Un pas important, mais la situation reste tendue pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/un-pas-important-mais-la-situation-reste-tendue-pour-les-salarie-e-s</link><description>Coronavirus : mesures d’urgence pour les salaires et les emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour la Suisse aussi, la crise du coronavirus est une épreuve terrible. Les décisions prises aujourd’hui répondent à des revendications importantes de l’Union syndicale suisse (USS)&nbsp;: mesures de facilitation du chômage partiel et introduction d’une garantie des salaires pour les parents qui doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants. Avec ces garanties, de nombreux travailleurs et travailleuses voient leur revenu assuré. Les entreprises de leur côté reçoivent ainsi des liquidités. Dans les jours à venir, il s’agira de mettre en œuvre ces décisions le plus rapidement possible et sans trop de bureaucratie pour que l’argent parvienne à temps chez les personnes qui en ont besoin.</p><p>L’extension du chômage partiel aux salarié-e-s avec des contrats à durée déterminée et aux personnes payées à l’heure représente un progrès important, car les personnes les plus durement touchées par les mesures contre la propagation du coronavirus sont souvent des employé-e-s à bas salaires dans les branches de l’hôtellerie et la restauration, dans la culture ou l’événementiel. Afin de limiter les dégâts sur le pouvoir d’achat, et donc les effets de la crise, un remplacement à 100&nbsp;% des salaires doit rester l’objectif dans un maximum de cas. Le Conseil fédéral a également pris une série d’engagements spécifiques pour les professionnels de la culture.</p><p>Mais chaque jour, de nouveaux problèmes apparaissent dans les différentes branches économiques. Les préoccupations sanitaires et les craintes au niveau économique risquent d’induire des conflits, alors que le contexte est déjà pesant. Dans la construction, c’est la Suva qui va désormais contrôler l’application des directives de l’OFSP. La publication par la Confédération d’aide-mémoires et de listes de contrôle pour les entreprises est un point positif. Malheureusement, la plupart des branches ne disposent pas d’organes d’exécution efficaces. Il s’agira de corriger cela dans les jours qui viennent.</p><p>Dans une telle situation, le partenariat social est incontournable si l’on veut relever les défis énormes qui nous attendent. Plusieurs cantons ont mis à l’œuvre des organisations tripartites de crise, composées de représentant-e-s du gouvernement et des partenaires sociaux. À plusieurs reprises, l’USS a insisté, avec l’Union patronale, auprès du conseiller fédéral Guy Parmelin pour qu’il mettre sur pied des structures analogues. Malheureusement sans succès à ce jour. Pourtant, il paraît évident que ce serait lourd de conséquences si le Conseil fédéral faisait cavalier seul dans les questions fondamentales de la politique du marché du travail.</p><p>Dans les différentes branches, la situation varie. Dans le commerce de détail et les structures d’accueil pour enfants, des organisations existent, mais les employeurs et employeuses n’ont jusqu’ici pas voulu engager le dialogue, ce qui est très inquiétant.</p><p>L’USS reste préoccupée par l’évolution de la situation pour le monde du travail en Suisse. Elle est prête à faire tout ce qui est humainement possible pour que les salaires, les emplois et les conditions de travail soient garantis.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/9/csm_Homeoffice_Frau-daheim-PC_photocase_simsonne_79c980044b.webp" length="207296" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6412</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2020 17:30:00 +0100</pubDate><title>Lettre ouverte à l’attention du Conseil fédéral suisse</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/lettre-ouverte-a-lattention-du-conseil-federal-corona</link><description>Garantir les salaires et assurer la protection de la santé ou, si la protection n’est pas possible, arrêter le travail et passer au chômage partiel</description><content:encoded><![CDATA[<p>Madame la Présidente de la Confédération,<br> Madame la Conseillère fédérale,<br> Monsieur le Conseiller fédéral,</p><p>L’épidémie liée au coronavirus suscite une vive inquiétude auprès de la grande majorité des salarié-e-s en Suisse&nbsp;: elles et ils ont peur pour leur santé, mais aussi pour leurs salaires et leurs emplois. Malheureusement, la situation s’est encore aggravée ces derniers jours. Bon nombre d’entreprises voient leurs recettes fondre ou disparaître, et manquent donc d’argent pour payer les salaires des employé-e-s. De plus, nous recevons de nombreux messages de travailleuses et travailleurs qui nous signalent une application défaillante des mesures de protection par les employeurs et employeuses et qui font état d’une grande insécurité.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral se soit exprimé en faveur d’une garantie des salaires et qu’il ait émis des recommandations spécifiques pour la protection de la santé dans le monde du travail. Il faut maintenant que ces directives soient appliquées de manière très stricte, en particulier sur les chantiers, dans les magasins, dans le système de santé (surtout concernant les mesures de protection) et dans les autres branches.</p><p class="heading--h3">Réduire les obstacles</p><p>L’USS appelle le Conseil fédéral à diminuer au maximum les obstacles pour l’obtention des indemnités de chômage partiel pour éviter que des entreprises se retrouvent en manque de liquidités et pour faire en sorte que les salaires puissent être versés quoi qu’il arrive. Pour les cas où le chômage partiel ne s’applique pas ou ne suffit pas, il faut prévoir sans délai d’autres mesures pour assurer les salaires&nbsp;: il s’agit là notamment des contrats à durée déterminée, des absences pour obligations familiales ainsi que des personnes travaillant dans le domaine culturel et des (faux) indépendant-e-s. Enfin, l’USS demande que l’assurance-chômage renonce à exiger les preuves de recherche d’emploi requises en temps normal.</p><p class="heading--h3">Appliquer les mesures sanitaires sur le lieu de travail</p><p>Du point de vue épidémiologique, la mise en œuvre généralisée des recommandations du Conseil fédéral et de l’OFSP est décisive pour la suite de l’évolution de la pandémie. Et pourtant, elles ne sont pas appliquées sur de nombreux lieux de travail. L’appel du Conseil fédéral était clair&nbsp;: garder de la distance, se laver les mains et éviter les rassemblements. Mais la réalité est tout autre pour beaucoup de salarié-e-s&nbsp;: certain-e-s sont serrés dans des véhicules pour aller au travail, d’autres travaillent dans des locaux exigus, doivent se tenir dans des salles de pause ou des surfaces de ventes surpeuplées, ou ne peuvent pas garder la distance nécessaire dans les contacts avec les client-e-s.</p><p>Il est donc impératif que les autorités émettent des signaux clairs et disposent d’instruments d’exécution pour faire en sorte que la protection de la santé soit prise au sérieux et que les recommandations de l’OFSP soient appliquées. Lorsque les entreprises ne respectent pas l’ordonnance du Conseil fédéral et les recommandations de l’OFSP, elles doivent arrêter le travail tout en versant les salaires à 100&nbsp;%. Les autorités doivent annoncer clairement que toutes les entreprises qui ne sont pas en mesure d’appliquer les prescriptions sanitaires auront droit aux indemnités de chômage partiel. L’extension annoncée du champ d’application de ces indemnités doit être mise en œuvre immédiatement.</p><p class="heading--h3">Groupes de travail tripartites pour trouver rapidement des solutions</p><p>Nous vous prions d’élaborer et de publier au plus vite des solutions et des instructions en ce sens pour les travailleuses et travailleurs en Suisse. Pour ce faire, nous vous demandons instamment de mettre en place un groupe de travail tripartite au niveau national.</p><p>En ce qui concerne la protection de la santé en particulier, il faut des mesures spécifiques pour les différentes branches ou groupes de professions. Nous demandons donc d’être impliqué-e-s directement dans les échanges et la préparation des étapes de la mise en œuvre. Nous souhaitons aussi des informations claires à l’attention des PME et de la population dans la gestion de cette crise sanitaire. Nous sommes disposés en tout temps à participer et apporter notre contribution à ces groupes de travail tripartites.</p><p>Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente de la Confédération, Madame la Conseillère fédérale, Monsieur le Conseiller fédéral, nos salutations distinguées.</p><p>Pierre-Yves Maillard<br><sup>Président de l'USS</sup></p><p>Daniel Lampart<br><sup>Premier secrétaire et économiste en chef</sup></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/a/csm_Bundeshaus_Curia-Confoederationis-Helveticae_iStock-RomanBabakin_ebcb62b137.webp" length="503472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6410</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2020 16:16:36 +0100</pubDate><title>L’USS prend acte et combattra en temps voulu une initiative dangereuse pour les salarié-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-prend-acte-et-combattra-en-temps-voulu-une-initiative-dangereuse-pour-les-salarie-e-s</link><description>Report de la votation du 17 mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu de l’ampleur de la crise, le Conseil fédéral a décidé de reporter la votation prévue le 17 mai prochain. L’USS prend acte de cette décision. La priorité va évidemment au combat contre la pandémie et contre les conséquences de la situation actuelle pour les travailleuses et travailleurs en Suisse.</p><p>L’USS s’était engagée dans une campagne contre l’initiative demandant la résiliation des accords bilatéraux, et en avait déjà présenté les lignes directrices. Aussitôt que la Suisse sera sortie de la crise et que les conditions pour une véritable formation de l’opinion seront à nouveau données, l’USS sera prête à s’engager pour défendre les intérêts des salarié-e-s contre la remise en question de leurs droits et de leurs protections.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6408</guid><pubDate>Mon, 16 Mar 2020 17:58:41 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires, maintenir les emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-maintenir-les-emplois</link><description>Mesures du Conseil fédéral concernant le coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les restrictions temporaires de la vie publique créent de nouveaux problèmes et beaucoup d’incertitude chez les travailleuses et travailleurs. Il faut que des mesures soient prises pour y faire face : les salaires doivent être garantis pour toutes et tous, et les emplois maintenus sur la durée. Cela vaut aussi pour les personnes auxquelles le chômage partiel ne s’applique pas. Il est dans l’intérêt de l’économie dans son ensemble que de protéger les salaires et les emplois. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) formules les demandes suivantes:</p><ul><li><strong>Pas de licenciement par le biais du chômage partiel : </strong>Les entreprises ne doivent en aucun cas licencier du personnel dans cette situation difficile, mais plutôt faire appel au chômage partiel. Avec cet instrument, la Confédération dispose d’un moyen extrêmement fort pour que les salaires continuent d’être versés lorsqu’une entreprise voit son chiffre d’affaires s’effondrer et pour protéger ainsi en bonne partie les liquidités des entreprises.</li><li><strong>Étendre l’application du chômage partiel : </strong>Le Conseil fédéral doit combler au plus vite – avant qu’il ne soit trop tard – les lacunes qui touchent les personnes avec des contrats à durée déterminée ainsi que celles qui sont payées à l’heure.</li><li><strong>Salaires garantis même en cas d’absence pour obligations familiales :</strong> Lorsque des parents doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants, l’employeur est tenu, en principe, de continuer de verser le salaire. Pour que les salaires soient assurés dans tous les cas de figure, l’USS exige que indemnités couvrant les éventuelles pertes de salaire soient introduites pour les parents ayant des obligations familiales. Il faut pour cela faire usage du système existant des allocations pour perte de gains (APG).</li></ul><p>L’USS salue le fait qu’une bonne partie des entreprises se soient montrées flexibles envers les parents depuis la fermeture des écoles. Mais attention : devoir rester à la maison pour s’occuper de ses enfants ne veut pas dire qu’on est automatiquement disponible pour du télétravail !</p><p>Dans de nombreuses d’entreprises, le travail de bureau est désormais organisé pour pouvoir être effectué à distance. Pour beaucoup, cette solution temporaire est tout à fait acceptable. Mais elle soulève de nouvelles questions, notamment en termes d’exigences (attentes de l’employeur adaptées à des conditions plus compliquées p.ex.) ou d’aménagement des places de travail (outils de travail ou ergonomie). Les syndicats et les partenaires sociaux dans les différentes branches élaboreront au plus vite des recommandations sur ce sujet.</p><p>La protection de la santé de tous les salarié-e-s doit être une priorité absolue. Les employeurs ont une responsabilité très importante : celle de prendre toutes les mesures de protection nécessaires. Et cela vaut en particulier pour les travaux impliquant un risque de contagion accru (soin et santé, commerce de détail, guichets, montage).</p><p>Le fait que de nombreux cantons et communes aient déjà, avec souplesse, mis sur pieds de nouvelles structures d’accueil, est aussi à saluer. Les employé-e-s du secteur de la santé en particulier doivent pourvoir compter sur des structures d’accueil efficaces : cet aspect est fondamental pour l’approvisionnement en soins pour toute la population.</p><p>Seule une mise en œuvre rapide de l’ensemble de ces mesures permettra de donner aux travailleuses et travailleurs la sécurité nécessaire et une certaine stabilité en cette période d’urgence généralisée. C’est ainsi aussi que nous parviendrons à nous concentrer sur la solidarité indispensable et à surmonter, ensemble, rapidement et avec le moins de dommages possibles, cette épreuve sans précédent tant au plan sociétal qu’économique.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/b/csm_Menschen-in-Bewegung_photocase_rclassen_9315e44618.webp" length="54846" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6406</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2020 15:46:57 +0100</pubDate><title>Garantir les salaires : une priorité absolue dans la crise</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/garantir-les-salaires-une-priorite-absolue-dans-la-crise</link><description>Nouvelles mesures du Conseil fédéral pour endiguer l’épidémie de coronavirus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral décide de fermer les écoles sans qu’il y ait des solutions satisfaisantes immédiatement disponibles pour les parents qui travaillent. L’USS exige du Conseil fédéral qu’il présente d’ici la fermeture des écoles lundi des mesures qui permettent de garantir les salaires et d’assurer la prise en charge des enfants dans tous les cantons. Cette situation de crise inédite appelle des mesures rapides. La réduction des obstacles pour le chômage partiel est un pas important dans la bonne direction.</p><p>Si les parents doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants, l’employeur est tenu, en principe, de continuer de verser les salaires. Mais l’État aussi a une responsabilité, puisque les écoles vont être fermées sur son ordre. L’Union syndicale suisse (USS) propose que des indemnités couvrant les éventuelles pertes de salaire soient introduites pour les parents ayant des obligations familiales. Il faut pour cela faire usage de structures existantes, comme les allocations pour perte de gains (APG). De plus, tous les cantons doivent mettre sur pied des structures d’accueil des enfants.</p><p>De nombreuses personnes ont d’ores et déjà perdu leur emploi&nbsp;: il s’agit essentiellement d’employé-e-s avec des bas salaires et des contrats précaires dans les branches particulièrement frappées par cette crise que sont la restauration et l’hôtellerie, la culture ou l’événementiel. L’USS salue le fait que le Conseil fédéral ait approuvé un soutien ciblé pour ces branches.</p><p>Les mesures draconiennes prises par le Conseil fédéral pour ralentir la propagation du coronavirus sont totalement justifiées. Mais si les salaires ne sont pas garantis parallèlement, nous risquons de faire face à une grave récession avec des conséquences désastreuses pour les personnes qui travaillent. C’est pourquoi la garantie des salaires est actuellement la priorité absolue pour l’USS.</p><p>Mais ce n’est pas tout&nbsp;: il faut également préparer des programmes conjoncturels. L’accent devra être mis sur les branches tournées vers le marché intérieur, c’est-à-dire celles qui vendent leurs produits et services principalement en Suisse. Des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat sont nécessaires ainsi que des programmes d’investissements pour éviter que la crise ne s’étende au secteur de la construction. Il est primordial aussi que les entreprises s’entraident en cas de pénuries. La Banque nationale, elle, doit surtout protéger l’économie d’exportation de dégâts encore plus importants&nbsp;: elle doit combattre la surévaluation du franc et veiller à ce qu’il se maintienne à un niveau correct.</p><p class="heading--h3">Situation juridique</p><p>Le risque d’une épidémie fait partie des risques d’exploitation d’une entreprise. Les employeur-e-s sont en principe tenus de verser les salaires même si l’entreprise doit s’arrêter ou que des salarié-e-s ne peuvent se rendre au lieu de travail en raison de mesures administratives conformes à la loi sur les épidémies et qui les touchent directement. Concrètement, cela signifie que l’employé-e a le droit de toucher son salaire s’il est par exemple mis en quarantaine ou qu’il est touché personnellement par une autre mesure administrative et qu’il ne peut plus se rendre au travail. Mais même lorsque les mesures officielles conduisent par exemple à la fermeture des écoles ou des crèches et que le ou la salarié-e doit s’occuper de ses enfants, il y a obligation de verser le salaire&nbsp;: en effet, les parents sont tenus par la loi de s’occuper de leurs enfants et d’assurer leur bien-être.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Santé</category><category>Économie</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/9/csm_Mann-liest-Kind-vanda_lay_3f3ca4483f.webp" length="55018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6401</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2020 13:15:00 +0100</pubDate><title>Journée internationale des droits des femmes : mobilisation malgré le virus</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/journee-internationale-des-droits-des-femmes-mobilisation-malgre-le-virus</link><description>Les femmes sont toujours confrontées à la discrimination salariale et au sexisme.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la situation sanitaire particulière liée au coronavirus, les femmes de Suisses se mobilisent à l’occasion du 8 mars pour plus d’égalité et moins de discrimination. Les revendications de la grève du 14 juin 2019 n’ont rien perdu de leur actualité : au travail, les femmes sont toujours confrontées avec la discrimination salariale et le sexisme, avec les plafonds de verre et la précarité. Et de nombreuses femmes renoncent toujours à une part de leur revenu pour s’occuper des enfants ou de proches sans être rémunérées. Elles en paient le prix par des revenus plus faibles et par des rentes de vieillesse qui ne permettent pas de vivre.</p><p>C’est à améliorer la situation des femmes à la retraite que vise notamment l’initiative pour une 13e rente AVS. Car des trois piliers de la prévoyance, c’est bien le premier qui tient compte le plus justement des parcours des femmes, et du travail de garde et de soins non rémunéré. <a href="https://www.avsx13.ch/rentes-des-femmes/?src=usshp" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">En renforçant l’AVS, on renforce les femmes</a>.</p><p>Pour autant, il faut aussi prendre le problème à la racine : aussi longtemps que les femmes sont principalement en charge du travail de garde et de soins, cela nuira&nbsp;à leur condition économique. Et pourtant, ces tâches sont vitales pour la société dans son ensemble. Pour cette raison, les offres de garde et de soins des enfants comme des adultes doivent être organisées comme un service public, financé solidairement. Et ceci avec des conditions de travail décentes, des salaires corrects et une qualité des prestations élevées. L’Union syndicale suisse s’engage dans ce sens et continuera à le faire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/5/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_cut_bc731ae1b7.webp" length="175002" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6398</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 20:01:18 +0100</pubDate><title>La CSSS-E ne prend pas au sérieux les problèmes des chômeurs et chômeuses âgés </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-csss-e-ne-prend-pas-au-serieux-les-problemes-des-chomeurs-et-chomeuses-ages</link><description>Coupes inacceptables dans la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La commission de la sécurité sociale du Conseil des États (CSSS-E) veut couper drastiquement dans le modèle de rente-pont du Conseil national. Sa décision a pour effet de réduire de moitié le nombre de personnes qui pourraient en bénéficier. Les montants sont également revus à la baisse. En l’état, le projet n’est pas acceptable.</p><p>Les problèmes rencontrés par les personnes en fin de carrière sur le marché du travail augmentent depuis des années, et il manque un filet de sécurité pour la période entre une perte d’emploi et l’âge de la retraite lorsqu’une réinsertion se révèle difficile. Cet état de fait est largement reconnu, comme en témoigne la décision très claire du Conseil national, hier 4 mars, sur l’introduction d’une rente-pont (ou «&nbsp;prestation transitoire&nbsp;»). Le modèle avalisé par la chambre basse est équilibré, parce qu’il vise avant tout les cas les plus à risque de tomber dans la précarité d’une part et qu’il évite des effets de seuil trop brutaux d’autre part. Il maintient par ailleurs les coûts dans des limites raisonnables, avec un montant total qui ne dépasse pas 10% de l’excédent de recettes de la Confédération en 2019.</p><p>La commission de la sécurité sociale du Conseil des États prend, elle, le risque de déconstruire ce compromis du Conseil national. En effet, elle valide des conditions d’accès aux prestations plus strictes, mais simultanément, elle relève la limite d’âge et plafonne les montants à un niveau beaucoup trop bas. Ainsi, les salarié-e-s qui ont perdu leur droit aux indemnités de chômage avant d’atteindre l’âge de 60 ans – même si ce n’est que pour un mois –&nbsp;n’auront aucun droit à la nouvelle prestation. Et ceci, même si elles ont un revenu très faible et ont versé des cotisations sociales durant des années. Quant aux personnes qui auront malgré tout accès à la nouvelle rente-pont, elles ne se verront garantir qu’un niveau de vie encore inférieur à celui défini pour les prestations complémentaires.</p><p>La commission n’a de toute évidence pas pris la mesure des problèmes rencontrés par des travailleuses et travailleurs plus âgés sur le marché du travail. Selon la décision de la commission des États, si par exemple une entreprise industrielle effectuait un licenciement massif concernant notamment des plus de 55 ans, la moitié d’entre eux aurait accès, en cas d’impossibilité de retrouver du travail et après la fin du droit aux indemnités de chômage, à une rente-pont, même faible, alors que l’autre moitié risquerait fortement de sombrer dans la pauvreté. Tel ne peut pas être l’objectif de cette nouvelle prestation.</p><p>Il revient au plénum du Conseil des États, la semaine prochaine, de retrouver le sens de la mesure et de corriger les décisions de sa commission dans le sens du compromis du Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6394</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 15:29:40 +0100</pubDate><title>Protection des lanceurs d&#039;alerte : la voie est enfin libre pour un nouveau départ</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-lanceurs-dalerte-la-voie-est-enfin-libre-pour-un-nouveau-depart</link><description>Le Conseil national rejette la révision de la loi qui portait le nom trompeur de « protection en cas de signalement d’irrégularités ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet du Conseil fédéral n’aurait pas protégé les travailleuses et travailleurs en cas de signalement d’irrégularités («&nbsp;Whistleblowing&nbsp;»)&nbsp;: au contraire, elle les aurait obligés à suivre des règles chicanières et peu compréhensibles, sans aucunement améliorer leur protection contre un licenciement éventuel. L’insécurité juridique aurait augmenté en particulier dans les PME, puisque ni les salarié-e-s, ni les employeurs et employeuses n’auraient pu interpréter avec exactitude les nouvelles règles sans faire appel à des juristes spécialisés. C’est donc à raison que le Conseil national, à une large majorité et comme le proposait sa commission des affaires juridiques, a jugé le projet inadéquat et estimé qu’il valait mieux repartir de zéro.</p><p>L’USS rappelle que la Suisse, en raison de ses engagements internationaux, est tenue de protéger les lanceurs et lanceuses d’alerte (Conventions de l’OIT et prescriptions du Conseil de l'Europe). Elle doit en particulier améliorer la protection contre le licenciement.</p><p>Il est temps que le Conseil fédéral et le Parlement mettent en œuvre les revendications formulées par les syndicats ainsi que par des lanceurs et lanceuses d’alerte. Maintenant que le premier projet - &nbsp;mal conçu a - été rejeté, il y a lieu d’en élaborer un nouveau sur les bases suivantes&nbsp;:</p><ul><li>protection efficace contre le licenciement abusif de lanceurs et lanceuses d’alerte, incluant la possibilité d’une réintégration&nbsp;;</li><li>meilleure protection contre le harcèlement sur le lieu de travail («&nbsp;mobbing&nbsp;»), y compris dans le droit pénal applicable aux entreprises&nbsp;;</li><li>inscrire la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte dans une législation-cadre spécifique ou dans la partie du code des obligations consacrée à la protection contre le licenciement, conformément aux recommandation du Conseil de l’Europe et de l’OCDE&nbsp;;</li><li>harmonisation des règles pour le personnel des secteurs privé et public avec garantie d’accès à des offices indépendants et étatiques.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6390</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 11:00:00 +0100</pubDate><title>Initiative pour une 13e rente AVS : « Notre travail mérite des bonnes rentes »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Une vaste alliance lance l’initiative populaire pour mieux vivre à la retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les rentes de l’AVS ne permettent pas d’en vivre et elles ne cessent de perdre de la valeur. Parallèlement, celles du 2e pilier baissent toujours plus rapidement. Et cela, alors que les cotisations versées au 2e pilier par les salarié-e-s ont atteint un niveau record. La rente de celle ou celui qui prend sa retraite aujourd’hui ou demain est inférieure à celle touchée par les générations précédentes. L’écart existant entre les rentes au détriment des femmes est particulièrement problématique&nbsp;; l’égalité entre les sexes est loin d’être une réalité. Pour ces raisons, une vaste alliance constituée de syndicats, de partis politiques, d’associations et d’organisations de retraité-e-s ainsi que féminines lance, dans le contexte de la Journée internationale pour les droits des femmes (8 mars), l’initiative pour une 13e rente AVS.</p><p>Qu’en 2020, les rentes des femmes soient toujours nettement inférieures à celles des hommes est scandaleux. Plus d’un tiers des retraitées ne reçoivent même aucune rente du 2e pilier. Et même lorsqu’elles ont un 2e pilier, leurs rentes ne représentent en moyenne que la moitié de celles des hommes. Cela, parce que leurs parcours de vie se caractérisent par des interruptions professionnelles, le travail à temps partiel et des salaires inférieurs. Dans l’AVS par contre, les rentes des hommes et des femmes sont similaires, parce que la garde des enfants et l’assistance apportée aux proches y sont prises en compte et augmentent les rentes. Seule l’AVS concrétise cette égalité. C’est pourquoi Vania Alleva, présidente d’Unia, demande que l’on fasse «&nbsp;ce pas vers plus de sécurité sociale et d’égalité entre les sexes&nbsp;». &nbsp;</p><p>Au moyen de cette initiative, Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS), veut «&nbsp;empêcher la privatisation rampante de la prévoyance vieillesse&nbsp;». Il souligne que les banques et les assurances dénigrent l’AVS afin de vendre le plus possible de produits du 3e pilier, ajoutant qu’en Suisse, il y a assez d’argent pour des rentes décentes. Par exemple, grâce à un financement additionnel de l’AVS via les excédents exorbitants qu’enregistre la Banque nationale. En outre, la 13e rente servira à compenser l’effondrement déjà en cours des rentes du 2e pilier, précise Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV).</p><p>Pour Barbara Gysi, vice-présidente du Parti socialiste, dans l’AVS, la solidarité n’est pas seulement unique entre les bas et hauts revenus, mais aussi entre les sexes. De fait, l’AVS est la seule assurance pour laquelle le travail familial et de soins soit constitutif de rentes. La conseillère nationale Verte Léonore Porchet demande aussi des améliorations concrètes après la Grève des femmes*. Pour elle, renforcer l’AVS, c’est renforcer l’égalité entre femmes et hommes.</p><p>La vaste alliance derrière l’initiative commencera ce jeudi 5 mars 2020 à midi la récolte des signatures. En raison des incertitudes concernant l’évolution de la crise due au coronavirus, les initiant-e-s signalent l’existence du site Internet <a href="https://www.AVSx13.ch?src=uss" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.AVSx13.ch</a>, où il est possible de s’informer sur l’initiative et de la signer, et de soutenir ainsi même depuis la maison la récolte des signatures.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_AVS13_F_Logo_Horizontal_auf_Hell-avecplusdespace_7957e83c79.webp" length="43810" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6396</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2020 10:28:00 +0100</pubDate><title>Coronavirus : priorité à la garantie des salaires et des emplois</title><link>https://www.uss.ch/corona-virus/detail/coronavirus-priorite-a-la-garantie-des-salaires-et-des-emplois</link><description>Il faut des mesures pour stabiliser l&#039;économie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour l’heure, l’économie suisse n’est impactée que de manière sectorielle par les conséquences du coronavirus. Une partie de ces effets négatifs provient de l’étranger, notamment de Chine. En Suisse, ce sont surtout les mesures prises par les autorités qui occasionnent des baisses de chiffre d’affaires. L’État porte donc une responsabilité importante. La Confédération doit éviter les récessions, et non les déclencher. C’est pourquoi il faut, en plus des mesures de santé publiques, que la Confédération fasse aussi un effort pour aider à la stabilisation de l’économie.</p><p>Le point essentiel actuellement est que les salaires continuent d’être versés. Les pouvoirs publics doivent soutenir financièrement les entreprises lorsque celles-ci subissent une chute de leur chiffre d’affaires liée aux décisions administratives (Loi sur les épidémies). Des interdictions (préventives) de travailler ne doivent pas être prononcées sans que la question des salaires ne soit réglée au préalable.</p><p>Dans l’immédiat, d’autres mesures sont nécessaires, comme par exemple&nbsp;: des autorisations rapides et non bureaucratique du chômage partiel, ramener à un jour le délai d’attente en cas de chômage partiel, une politique monétaire proactive de la BNS contre la surévaluation du franc et pour le faire baisser, une coordination entre organisations faîtières et Confédération afin d’éviter les pénuries dans l’approvisionnement des produits de base et des matières premières, le maintien des liquidités dans les entreprises et dans le système financier, l’optimisation des services de santé, la protection du personnel contre la contamination.</p><p>Vous trouverez une analyse détaillée ainsi que les propositions de mesures et les revendications de l’USS dans une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/communiques/200305_Position_USS_coronavirus_sommet_Parmelin.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">prise de position sur le sommet</a> qui a eu lieu aujourd’hui sur ce sujet avec le conseiller fédéral Guy Parmelin.</p>]]></content:encoded><category>Coronavirus</category><category>Économie</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/8/csm_Krank-am-Arbeitsplatz_torwai-iStock_kleiner_1a6f8d00d4.webp" length="111630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6385</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2020 14:55:31 +0100</pubDate><title>Déductions pour les riches au lieu de solutions pour les retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/deductions-pour-les-riches-au-lieu-de-solutions-pour-les-retraites</link><description>La motion Ettlin joue avec les peurs autour des rentes de vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une motion du sénateur démocrate-chrétien Erich Ettlin promet aux femmes une meilleure prévoyance vieillesse. Mais dans les faits, ce texte n’apporte que des déductions fiscales pour les riches.</p><p>Le Conseil national se penchera au cours de la session de printemps sur une motion du conseiller aux États Erich Ettlin (PDC, OW), qui demande la possibilité de faire des rachats supplémentaires et déductibles dans le 3<sup>e</sup> pilier a. Avec cette proposition, Erich Ettlin entend s’attaquer au problème de la baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier, réduire l’écart de rentes des femmes, qui n’ont souvent qu’une petite rente LPP en raison des tâches familiales, et renforcer la prévoyance vieillesse pour la classe moyenne. Ce sont là des objectifs louables, mais la mesure proposée n’est pas la bonne. Elle profitera surtout aux personnes ayant de très bons revenus, au détriment de la collectivité.</p><p>En effet, le 3<sup>e</sup> pilier est avant tout un instrument d’épargne fiscale et n’apporte pratiquement aucune couverture financière à la retraite. Raison pour laquelle très peu de gens ont des avoirs dans un 3<sup>e</sup> pilier, ou alors des avoirs minimes. Les prestations des comptes de 3<sup>e</sup> pilier sont par conséquent assez faibles. En 2017, la prestation moyenne pour les femmes était d’environ 41&nbsp;000 francs, pour les hommes de 49&nbsp;000 francs. Pas de quoi vivre bien longtemps.</p><p>En même temps, seuls soit 13&nbsp;% de l’ensemble des contribuables peuvent se permettre de verser le maximum déductible de 6826 francs par année sur un compte de 3<sup>e</sup> pilier a. Selon une étude de l’Administration fédérale des finances, ce sont les ménages disposant d’un revenu net de 150&nbsp;000 et plus qui font le plus usage de la déduction fiscale pour le 3<sup>e</sup> pilier. Les personnes avec des revenus bas ou moyens, comme un facteur ou une vendeuse, n’ont pas les moyens de verser grand-chose sur un compte de 3<sup>e</sup> pilier&nbsp;: elles ont besoin de leur argent pour vivre.</p><p class="heading--h4">Versements dans le 3<sup>e</sup> pilier a, selon classe de revenu</p><table style="height:151px; width:994px"><tbody><tr><td>&nbsp;</td><td>0-50 000</td><td>50 000-100 000</td><td>100 000-150 000</td><td>150 000-200 000</td><td>200 000-250 000</td><td>250 000+</td></tr><tr><td>Zoug</td><td>216</td><td>1588</td><td>3542</td><td>5883</td><td>6863</td><td>6322</td></tr><tr><td>Berne</td><td>221</td><td>1411</td><td>3880</td><td>6422</td><td>7952</td><td>8171</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Source&nbsp;: Peters (2011)<sup>1</sup></p><p>Même Erich Ettlin le reconnaît. C’est pourquoi il ne veut pas d’une hausse des montants maximaux, mais plutôt créer des possibilités de rachats. Concrètement, il demande dans sa motion que l’on puisse verser tous les cinq ans un montant supplémentaire maximal d’environ 35&nbsp;000 francs dans un 3e pilier a. À condition d’avoir un emploi rémunéré et de n’avoir pas toujours versé le maximum déductible par le passé. Mais cette possibilité de rachat reste elle aussi hors de portée pour les gens qui ne gagnent pas des salaires élevés. Et ce sont ces mêmes revenus élevés qui peuvent déjà se payer des rachats – déductibles à 100&nbsp;% – dans leur caisse de pensions et combler ainsi d’éventuelles lacunes dans leur prévoyance. Les personnes qui gagnent de plus en plus en avançant dans la vie ne doivent pas pouvoir, en plus, bénéficier de déductions d’impôts. Ces personnes ont déjà la possibilité d’alimenter leur prévoyance vieillesse. Malgré cela, les commissions compétentes des deux Chambres fédérales ont adopté cette motion, contre la recommandation du Conseil fédéral et sans analyse approfondie des répercussions qu’elle aurait.</p><h4 class="heading--h4">Privatisation rampante de la prévoyance vieillesse</h4><p>Les pertes fiscales dues au 3<sup>e</sup> pilier n’ont plus été chiffrées depuis des années. En 2005, elles ont été estimées à 450 millions de francs pour le seul niveau fédéral.<sup>2</sup> Et depuis, les versements dans des comptes de 3<sup>e</sup> pilier ont beaucoup augmenté. Actuellement, on parle d’environ dix milliards de francs par année, ce qui correspond grosso modo à un tiers des cotisations annuelles à l’AVS. On peut donc partir du principe que les pertes fiscales ont augmenté en conséquence. Avec un taux marginal d’imposition présumé de 25&nbsp;%, cela équivaut à quelque 2,5 milliards de francs. En déduisant l’imposition ultérieure, au moment du retrait, au taux (fictif, mais réaliste) de 5&nbsp;%, on arrive tout de même à des pertes de l’ordre de 2 milliards. Impossible de voir actuellement à combien s’élèveraient les pertes fiscales supplémentaires liées à la motion Ettlin. Ce qui paraît évident en revanche, c’est que l’évolution vers une privatisation rampante de la prévoyance vieillesse s’accélère. Car le développement du 3<sup>e</sup> pilier se fait auprès des banques et des assurances, qui en tirent des bénéfices.</p><h4 class="heading--h4">La seule solution&nbsp;: renforcer l’AVS</h4><p>Pour l’USS, il est évident qu’on ne peut pas s’attaquer aux problèmes réels des rentes avec cette motion. Les allègements fiscaux dans la prévoyance vieillesse profitent surtout aux hauts, voire très hauts revenus. Les possibilités de rachat exigées dans la motion ne feraient qu’accroître les économies d’impôts des personnes qui gagnent beaucoup. Pour toutes les autres classes de revenu, le renforcement de l’AVS est la meilleure solution. Raison pour laquelle l’USS lance le 5 mars 2020 l’initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS.</p><p><sup>1</sup> Peters, R. (2011): Steuerabzüge, wer profitiert? (en allemand seulement, avec résumé en français) <a href="https://www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2011/Steuerabz%C3%BCge%20Wer%20profitiert.pdf.download.pdf/2011_Steuerabzuege.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2011/Steuerabz%C3%BCge%20Wer%20profitiert.pdf.download.pdf/2011_Steuerabzuege.pdf</a></p><p><sup>2 </sup>Peters, R. (2009) : Les cotisations au 3<sup>e</sup> pilier a<br><a href="https://www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2009/Les%20cotisations%20au%20pilier%203a.pdf.download.pdf/2009_Pilier3a_f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">www.estv.admin.ch/dam/estv/de/dokumente/allgemein/Dokumentation/Zahlen_fakten/berichte/2009/Les%20cotisations%20au%20pilier%203a.pdf.download.pdf/2009_Pilier3a_f.pdf</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6383</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2020 14:50:04 +0100</pubDate><title>Prestation transitoire : un progrès social à portée de main</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-transitoire-un-progres-social-a-portee-de-main</link><description>La prestation transitoire au menu de la session de printemps</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les difficultés que rencontrent les salarié-e-s âgés sur le marché du travail sont connus et de plus en plus graves. Lors de la session de printemps, le Parlement aura la possibilité, avec la prestation transitoire, de prendre enfin une mesure concrète.</p><p>L’OCDE l’affirme depuis des années, le SECO le confirme depuis un certain temps et les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) peuvent l’observer quotidiennement «&nbsp;sur le terrain&nbsp;»&nbsp;: la Suisse a un problème de discrimination des plus âgé-e-s sur le marché du travail. Trop souvent, les personnes qui cherchent un emploi après 50 ans, ou au plus tard après 55 ans, font face à des réticences plus fortes et des critères plus sévères de la part des employeurs et employeuses. Cette réalité est d’ailleurs reconnue depuis longtemps comme un problème puisque les travailleuses et travailleurs âgés ont déjà droit pendant plus longtemps à des indemnités journalières de l’assurance-chômage. Mais cette durée de perception plus longue ne compense de loin plus tous les problèmes qui se posent à eux lorsqu’ils cherchent un emploi. La part des personnes de plus de 50 ans parmi les chômeurs et chômeuses de longue durée a augmenté de 50&nbsp;% pendant les dix dernières années. Et désormais, un chômeur ou une chômeuse de plus de 60 ans sur deux se retrouve en fin de droit. Même si l’on parle partout dans le pays de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, c’est une bien piètre consolation pour les personnes concernées&nbsp;: leurs connaissances et leur longue expérience professionnelles ne semblent pas compter. Elles sont en quelque sorte poussées sur une voie de garage.</p><p>La prestation transitoire présentée par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux s’attaque – enfin&nbsp;! – très concrètement aux problèmes des travailleurs et travailleuses âgés. Et cela, à travers une couverture sociale convenable pour la période financièrement très difficile qui s’écoule entre le moment où la personne arrive en fin de droit et celui où elle atteint l’âge ordinaire de la retraite. La prestation transitoire est la pointe d’un «&nbsp;iceberg&nbsp;» de mesures (projets pilotes, programmes d’impulsion, analyse des potentiels, etc.) qui misent à juste titre sur la réinsertion des salarié-e-s âgés dans le marché du travail. Mais elle revêt d’autant plus d’importance qu’elle représente une planche de salut décente pour toute personne qui reste sans emploi même après 200 ou 300 offres de candidatures.</p><h4>Un compromis efficace</h4><p>Pourtant, lors de la dernière session parlementaire, le Conseil des États a sabré dans le projet de prestation transitoire au point de le rendre méconnaissable&nbsp;; cela, tant en ce qui concerne la durée de la prestation que son montant. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a substantiellement corrigé ce faux pas lors de sa dernière séance et décidé, en acceptant un ensemble de propositions, plusieurs nouveautés judicieuses. Ainsi, toutes les personnes de 60 ans et plus en fin de droit devront pouvoir toucher une prestation transitoire. Autrement dit, l’arrivée en fin de droit ne devra pas avoir explicitement lieu après le 60e anniversaire. Ceci empêche le couperet, problématique et finalement arbitraire, de la limite d’âge et les «&nbsp;effets de seuil&nbsp;» se trouvent de ce fait lissés. Parallèlement, l’introduction d’une durée minimale d’assurance de cinq ans après l’âge de 50 ans garantira que la prestation transitoire reste spécifiquement destinée aux salarié-e-s- âgés en fin de droit. La CSSS-N a décidé, à juste titre, que les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance pourront aussi être prises en compte pour la durée minimale d’assurance. Cette réglementation s’avère particulièrement importante pour les femmes. De plus, l’actuelle génération des ayants droit pourra déjà profiter de la prestation transitoire.</p><h4>Alignement sur les prestations complémentaires</h4><p>Le modèle adopté en commission contient toutefois aussi des coupes. La suppression des cotisations d’épargne LPP comme faisant partie des dépenses reconnues fait particulièrement mal. Au moins la reprise très importante des cotisations de risque LPP garantira-t-elle la poursuite de l’assurabilité dans le 2e pilier, qui vient d’être décidée dans le cadre de la réforme des prestations complémentaires (PC). Autre coupe douloureuse&nbsp;: la réduction du seuil de la fortune à la moitié de celui des PC. Il sera par conséquent de 50&nbsp;000&nbsp;francs pour les personnes seules et de 100&nbsp;000 francs pour les couples. Ainsi, les personnes en fin de droit devront davantage puiser dans leur fortune avant de pouvoir toucher une prestation transitoire, ce qui augmentera à long terme pour elles le risque d’avoir besoin de prestations complémentaires.</p><p>Fondamentalement, le modèle adopté par la CSSS-N s’appuie beaucoup plus sur le système éprouvé des PC, comme le Conseil des États l’avait d’ailleurs aussi demandé. Toutes les conditions sont donc réunies pour que les deux Chambres fédérales mènent à terme le débat sur cet important objet de politique sociale lors de la session de printemps et puissent ainsi répondre enfin concrètement aux problèmes auxquels font face les travailleurs et travailleuse âgés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6382</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2020 14:44:21 +0100</pubDate><title>Responsabilité des multinationales : il est temps d’annoncer la couleur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/responsabilite-des-multinationales-il-est-temps-dannoncer-la-couleur</link><description>Le Parlement doit trancher rapidement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative sur la responsabilité des entreprises veut mettre fin à un modèle d’affaires hypocrite&nbsp;: celui qui consiste à profiter de bonnes conditions cadre dans notre pays tout en foulant aux pieds les droits humains dans le reste du monde. Si le Parlement ne parvient pas à s’entendre sur un contre-projet efficace, le peuple votera bientôt sur l’initiative.</p><p>L’initiative «&nbsp;Entreprises responsables – pour protéger l’être humain et l’environnement&nbsp;» (ou «&nbsp;Initiative pour des multinationales responsables&nbsp;») a été déposée à la Chancellerie fédérale le 10 octobre 2016. Et cela fait bientôt trois ans et demi que le Conseil fédéral et le Parlement bataillent pour définir leur position face à cette importante initiative populaire qui bénéficie d’un soutien des plus larges. On pourrait aussi dire qu’ils bataillent avec eux-mêmes&nbsp;: dans un premier temps, le Conseil fédéral a reconnu le besoin de régulation décrit par l’initiative pour la quasi-totalité des domaines d’action, avant – bizarrement – de recommander son rejet au Parlement… Depuis lors, les Chambres fédérales ont débattu pendant d’innombrables séances de commissions et en plénum de toutes sortes de contreprojets potentiels. Ce qui l’automne dernier semble avoir remis en appétit le Conseil fédéral dans sa nouvelle composition&nbsp;: celui-ci a opéré un virage à 180 degrés pour quand même présenter un contreprojet au Parlement. Un projet qui ne vaut toutefois même pas le papier sur lequel il est écrit.</p><h4>Trois variantes lors de la session de printemps</h4><p>C’est donc une bonne chose qu’en raison des délais légaux, le Parlement doive impérativement prendre une décision définitive concernant l’initiative pour des multinationales responsables et un éventuel contreprojet au cours de la session de printemps. Trois variantes sont possibles&nbsp;: soit le Conseil des États adopte le contreprojet défendu par le Conseil national, ce qui, malgré des coupes douloureuses dans le contenu de l’initiative, garantirait une rapide mise en œuvre de réglementations légales efficaces et, par conséquent, le retrait de l’initiative. Soit, au contraire, les Chambres n’arrivent pas à s’accorder, ce qui ferait obstacle à un contreprojet, sous quelque forme que ce soit, et conduirait alors rapidement à une votation populaire sur l’initiative. Même conséquence bien sûr pour la troisième possibilité, soit l’adoption par le Parlement du contreprojet édulcoré du Conseil fédéral.</p><h4>Menace pour la réputation et les emplois</h4><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil des États de passer maintenant à l’acte et d’adopter le contreprojet facilement applicable présenté par le Conseil national. Il ne s’agit absolument pas ici (pas plus qu’avec l’initiative) de faire cavalier seul, comme cela a été insinué&nbsp;: de nombreux pays européens – dont la France et les Pays-Bas – connaissent aujourd’hui des règles contraignantes sur la responsabilité des multinationales dans le monde, qui vont clairement plus loin que les idées du Conseil national. Et beaucoup d’autres États membres de l’Union européenne (UE), tout comme l’UE elle-même, sont sur le point d’introduire de telles règles. Si la Suisse se ferme à cette évolution, sa réputation en souffrira à moyen terme. À plus long terme, elle sera confrontée à la pression internationale – rappelez-vous le secret bancaire et les régimes fiscaux. Un pays comme le nôtre, dont le taux d’exportation s’élève à 70&nbsp;%, ne peut pas se le permettre. On doit bel et bien affirmer que dire non à tout en matière de responsabilité des multinationales, c’est mettre à moyen terme en danger des emplois dans le secteur des exportations.</p><p>Nous, les syndicats, sommes un mouvement international. Pour l’USS, il est évident que les multinationales qui ont leur siège principal en Suisse ne doivent pas recevoir de nos autorités une carte blanche sur le respect – ou, justement, le non-respect – de conditions de travail décentes dans d’autres parties du monde. L’entreprise dont le siège est en Suisse et qui profite des bonnes conditions offertes par cette dernière doit respecter à l’étranger les droits humains, dont font notamment partie, dans le monde du travail, les huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Et elle doit obligatoirement contrôler que c’est le cas. Il faut que d’éventuelles infractions, sciemment commises ou évitables, puissent avoir des conséquences. Car quiconque cause un dommage doit en rendre compte. Tout simplement.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie extérieure</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/9/csm_KoVi-f_c60767eda2.webp" length="79692" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6379</guid><pubDate>Mon, 24 Feb 2020 11:00:00 +0100</pubDate><title>Défendre les salaires et les emplois ! Non à l’initiative de résiliation de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gute-jobs-und-loehne-verteidigen-nein-zur-svp-kuendigungsinitiative</link><description>Comité syndical contre l’initiative de résiliation de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative de résiliation de l’UDC veut démanteler la protection des salaires, aggraver les conditions de travail et isoler la Suisse. Les organisations représentant les travailleuses et travailleurs s’engageront pour un NON clair dans les urnes. Ils déploieront une campagne importante pour faire apparaître au grand jour les dangers que recèle le texte pour les salarié-e-s.</p><p>L’initiative de résiliation qui sera soumise en votation le 17 mai est nuisible pour les intérêts des gens qui travaillent dans notre pays. En effet, elle veut remettre en cause la protection des salaires, précariser le statut des travailleuses et travailleurs étrangers et les conditions de travail, et isoler la Suisse en faisant tomber les accords bilatéraux. Bien loin d’apporter la moindre solution réelle aux problèmes de pouvoir d’achat et de conditions de travail qui se posent au quotidien, elle ne ferait au contraire que les aggraver. Pour l’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse, un non à l’initiative de l’UDC s’impose, dans l’intérêt de l’ensemble des salarié-e-s.</p><p>L’entrée en vigueur des accords bilatéraux a été l’occasion de progrès substantiels. Depuis l’introduction des mesures d’accompagnement, les salaires et les conditions de travail sont contrôlés de manière systématique, dans les entreprises suisses comme étrangères, par les partenaires sociaux. Les abus peuvent ainsi être détectés et sanctionnés, et les salaires insuffisants sont corrigés à la hausse. Des salaires minimaux peuvent être introduits dans les branches où les salaires se retrouvent sous pression. Et les conventions collectives de travail sont plus nombreuses, ce qui améliore la protection contre la sous-enchère et les abus.</p><p>C’est l’ensemble de ces acquis que l’initiative de résiliation de l’UDC met en danger. Son acceptation mettrait en danger le dispositif de protection des salaires dont nous disposons – le plus important et efficace de toute l’Europe. Elle mettrait également fin à nos relations bilatérales avec notre plus important partenaire, des relations qui assurent pourtant des débouchés à nos produits et services de haute qualité. Il en serait fini de notre intégration dans d’importants programmes internationaux, par exemple dans la formation et la recherche.</p><p>Pour le président de l’USS Pierre-Yves Maillard, l’objectif de la campagne est clair : « Nous nous emploierons à bien faire comprendre que l’attaque est dirigée contre tous les gens qui travaillent et qu’elle vise à substituer aux conventions collectives et au contrôle des salaires une concurrence acharnée de tous contre tous. C’est pourquoi nous voulons le rejet le plus clair possible de cette initiative afin de défendre la régulation du marché du travail obtenue de haute lutte. »</p><p>Présidente d’Unia, Vania Alleva met en garde : « En cas d’adoption de l’initiative, les conventions collectives de travail et les salaires minimums ne pourront plus être contrôlés et imposés comme jusqu’ici. Cela signerait l’arrêt de mort du principe « des salaires suisses pour tout travail réalisé en Suisse ».</p><p>Le président de Syna, Arno Kerst, l’affirme également : « Que nous le voulions ou non, l’économie suisse ne fonctionne pas en vase clos. Et cela profite aussi aux salarié-e-s. Avec des conventions collectives fortes et des mesures d’accompagnement efficaces, nous pouvons protéger les salaires et les conditions de travail. »</p><p>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, cite plusieurs défis concrets : « Du point de vue des salarié-e-s, les mesures pour mieux concilier vie professionnelle et privée, promouvoir la formation et la formation continue ainsi qu’une prestation transitoire pour les chômeuses et chômeurs âgés représentent les meilleures réponses pour que la libre circulation des personnes profite à toute la population. »</p><p>Et Katharina Prelicz-Huber, présidente du Syndicat des services publics (SSP), de compléter : « On veut retirer des droits aux travailleurs et travailleuses étrangers afin de pouvoir les exploiter plus facilement. Mais au bout du compte, cela nuirait à l’ensemble des gens qui travaillent en Suisse. La libre circulation des personnes, accompagnée de mesures sociales, constitue la longue route de la Suisse pour sortir de l’isolement. Nous voulons poursuivre sur cette route et nous engageons contre l’initiative de résiliation hostile aux travailleurs et travailleuses. »</p><p>&nbsp;</p><p><br><a href="https://www.salaires-emplois.ch/" target="_blank" class="link--arrow" rel="noreferrer">Page web de la campagne : www.salaires-emplois.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/e/csm_SGB-NoKI-Logo_FR3000_db1a4d9738.webp" length="33882" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6375</guid><pubDate>Fri, 21 Feb 2020 15:39:51 +0100</pubDate><title>Prestation transitoire : des décisions qui vont dans le bon sens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-transitoire-des-decisions-qui-vont-dans-le-bon-sens</link><description>Une avancée sociale pour les personnes en fin de droit</description><content:encoded><![CDATA[<p>La commission compétente du Conseil national vient de prendre des décisions importantes concernant la prestation transitoire pour les personnes en fin de droit après 60 ans. Elle contrecarre clairement les coupes drastiques infligées par le Conseil des État au modèle proposé par le Conseil fédéral.</p><p>Les problèmes que rencontrent les salarié-e-s passé un certain âge s’aggravent de plus en plus. Les syndicats de l’USS ne sont pas les seuls à le voir au quotidien&nbsp;: l’OCDE et même le SECO partagent ce constat. Le nombre de personnes de plus de 55 ans qui arrivent en fin de droit et qui dépendent de l’aide sociale augmente continuellement. Raison pour laquelle l’USS demande depuis des années une meilleure couverture sociale pour cette génération de salarié-e-s. C’est précisément l’objectif que poursuit la prestation transitoire (Ptra) proposée par le Conseil fédéral et les partenaires sociaux.</p><p>Fin 2019, le Conseil des États a toutefois sabré dans le projet au point de le rendre méconnaissable. Aujourd’hui, la commission sociale du Conseil national (CSSS-N) a en bonne partie corrigé cette situation en adoptant un large ensemble de propositions, ajoutant même de nouveaux éléments importants au projet&nbsp;: la prestation transitoire ne sera pas versée uniquement aux personnes qui arrivent en fin de droit après leur 60e anniversaire, mais à toutes les personnes en fin de droit âgées de 60 ans (indépendamment du moment de l’arrivée en fin de droit). On enlève ainsi un effet de seuil assez problématique. En même temps, l’introduction d’une durée minimale d’assurance de cinq ans après l’âge de 50 ans garantit que la prestation transitoire reste une prestation spécifique destinée aux personnes plutôt âgées et en fin de droit. Par ailleurs, la CSSS-N a décidé, à raison, que les bonifications pour tâches éducatives et d’assistance devaient, elles aussi, être prises en compte dans la durée minimale d’assurance, ce qui représente une disposition très importante pour les femmes. Enfin, la génération actuelle des ayants droit doit déjà pouvoir bénéficier de la prestation transitoire.</p><p>Mais le modèle décidé aujourd’hui contient aussi des pertes&nbsp;: la suppression des cotisations d’épargne LPP dans les dépenses reconnues fait particulièrement mal. Au moins, le maintien de l’assurabilité dans le 2e pilier est garanti grâce à la prise en charge – très importante – des cotisations de risque LPP. Autre coupure douloureuse décidée par la commission&nbsp;: la réduction du seuil de fortune à la moitié de celui prévu pour les prestations complémentaires. Les futurs bénéficiaires de la prestation transitoire devront donc puiser davantage dans leur fortune, ce qui, à long terme, se traduira par davantage de demandes de prestations complémentaires.</p><p>Le Parlement a désormais l’opportunité de mener rapidement à terme les débats sur cet objet lors de la session de printemps. Il permettrait ainsi de s’attaquer enfin concrètement aux problèmes des salarié-e-s âgés.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6370</guid><pubDate>Tue, 18 Feb 2020 08:16:53 +0100</pubDate><title>Solutions aux problèmes les plus urgents du 2e pilier </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/solutions-aux-problemes-les-plus-urgents-du-2e-pilier</link><description>Le compromis des partenaires sociaux apporte une modernisation de la prévoyance professionnelle et garantit les prestations</description><content:encoded><![CDATA[<p>La prévoyance professionnelle est une assurance sociale gérée de manière paritaire. Le fait que les partenaires sociaux s’entendent sur une solution définissant les paramètres légaux minimaux constitue donc un signal important. L’USS se réjouit que le Conseil fédéral reconnaisse ce signal et qu’il ait repris ce compromis pour le projet de réforme. Nous y voyons une opportunité de mettre fin à un blocage qui dure depuis des années. L’USS prie donc le Conseil fédéral de soumettre le projet au Parlement au terme de la procédure de consultation. L’élément-clé du projet est l’introduction durable d’une composante de répartition, et, par conséquent, d’un peu plus de solidarité dans le 2e pilier. Ce n’est que sous cette forme que l’USS est prête à assumer, avec ses partenaires, la responsabilité socio-politique de la prévoyance vieillesse. Si ce compromis devait être rouvert et modifié, l’USS se verrait obligée de remettre en question son soutien au modèle de réforme.</p><p>Plus d'informations dans <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2020/200205_VL-f_Consultation_Reforme_LPP.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">la réponse complète à la consultation</a>.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6367</guid><pubDate>Fri, 14 Feb 2020 13:05:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (OLT 1)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-lordonnance-1-relative-a-la-loi-sur-le-travail-olt-1</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez trouver ci-dessous la réponse à la consultation.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6351</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2020 15:55:00 +0100</pubDate><title>Une victoire claire pour la tolérance</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-victoire-claire-pour-la-tolerance</link><description>Interdire la discrimination basée sur l’orientation sexuelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>En acceptant très largement la norme pénale contre l’homophobie, les électrices et électeurs de Suisse ont donné un signal clair en faveur de la tolérance et du respect. Par sa netteté, ce résultat indique la volonté claire d’empêcher que l’orientation sexuelle fonde quelque discrimination que ce soit. Il s’agit d’un pas important vers une véritable égalité des droits, auxquels d’autres devront encore succéder, notamment dans le monde du travail.</p><p>La discrimination se produit là où les gens passent du temps, et donc malheureusement trop souvent aussi sur le lieu de travail. Les personnes LGBTI en sont tout particulièrement la cible&nbsp;: moqueries, remarques obscènes et exclusion sociale sont monnaie courante. Parfois, la discrimination va même plus loin, jusqu’au licenciement ou au refus d’embaucher. C’est là que la norme pénale désormais élargie permettra d’intervenir et de fournir enfin une base légale pour se défendre contre de telles pratiques intolérables.</p><p>Mais il est bien évident que cet article de la norme pénale ne fournira pas non plus un arsenal juridique permettant de s’attaquer à la discrimination quotidienne basée sur l’homophobie, la transphobie et l’interphobie dans le monde du travail. Et cet arsenal juridique ne serait pas non plus la panacée&nbsp;: il faut plutôt un travail systématique de sensibilisation et un engagement constant pour défendre les intérêts de ces personnes, comme les syndicats le font depuis des années pour les salarié-e-s LGBTI. Il est temps d’imposer enfin quelques revendications très concrètes à l’échelle du pays&nbsp;: par exemple, les salarié-e-s qui sont en partenariat enregistré doivent avoir exactement les mêmes droits dans les CCT que les couples mariés hétérosexuels, comme c’est déjà le cas pour les couples vivant en concubinage (p. ex. absences pour raisons familiales, versement d’arriérés de salaire en cas de décès, droits aux avoirs de caisses de pensions).</p><p>Les personnes transgenres n’ont pas été prises en considération dans la norme pénale élargie, à leur grande déception, et à la nôtre. Elles sont pourtant souvent touchées par la discrimination au travail et ont, elles aussi, besoin d’une protection particulière. Nous demandons prioritairement une protection contre le licenciement après un «&nbsp;coming-out&nbsp;» ainsi que des congés en cas de transition.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/d/csm_Frau-Regenbogenfahne_Eva-Blanco-Fotografia_photocase_5f23c0d979.webp" length="140922" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6353</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2020 14:04:00 +0100</pubDate><title>Une occasion manquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-occasion-manquee</link><description>Initiative « Davantage de logements abordables »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette le rejet de l’initiative de l’Association suisse des locataires (ASLOCA) pour davantage de construction de logements par des coopératives ou des institutions d’utilité publique. Les adversaires de l’initiative ont mené une campagne de la peur&nbsp;: ils ont agité le spectre de l’étatisation du marché du logement et de l’anéantissement des avoirs des caisses de pensions. En tirant littéralement au canon sur des moineaux, ils ont malheureusement atteint leur but. Malgré ce matraquage alarmiste, le «&nbsp;oui&nbsp;» a atteint des proportions plus qu’honorables, ce qui montre bien à quel point la question des loyers élevés reste brûlante pour beaucoup de gens.</p><p>Fournir à la population suffisamment de logements abordables reste un défi à relever de toute urgence. Ce problème va bien au-delà des régions urbaines. Dans tous les cantons, les revenus du travail ou des rentes sont grevés par des loyers trop chers. Il faut surtout baisser les prix des loyers pour rétablir le pouvoir d’achat des salarié-e-s, des jeunes en formation ou des retraité-e-s et mettre un frein à cette redistribution de plusieurs milliards de francs vers le haut, aux plus fortuné-e-s.</p><p>Le Parlement doit désormais faire du fonds de roulement un instrument plus efficace. Les 250 millions de francs prévus par le contre-projet indirect sont tout simplement insuffisants. Il en faut bien plus si l’on veut donner une chance à la construction de logements d’utilité publique. L’USS va poursuivre son engagement dans ce sens. La Confédération, les cantons et les communes doivent passer à l’action, car les prix des terrains recommencent à flamber&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/c/csm_Wohnungsbau-Baustelle_iStock-ilkercelik_0be46c3f9d.webp" length="308202" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6365</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:20:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration portant mise en œuvre du plan d’action «Gestion intégrée des frontières» ainsi que le soutien financier aux cantons qui gèrent des centres de départ à la frontière</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-lintegration-portant-mise-en-oeuvre-du-plan-daction-gestion-integree-des-frontieres-etc</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez trouver ci-dessous la réponse à la consultation (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6363</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:15:00 +0100</pubDate><title>Loi sur l’approvisionnement en gaz</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-lapprovisionnement-en-gaz</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez trouver ci-dessous la réponse à la consultation (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6361</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:10:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. «Entreprises fédérales et entreprises liées à la Confédération. Pour des rétributions appropriées et pour la fin des salaires excessifs»</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/iv-pa-entreprises-federales-et-entreprises-liees-a-la-confederation-pour-des-retributions-appropriees-et-pour-la-fin-des-salaires-excessifs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6359</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:05:00 +0100</pubDate><title>Modifications des ordonnances dans le cadre de la prévoyance professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modifications-des-ordonnances-dans-le-cadre-de-la-prevoyance-professionnelle</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6357</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2020 15:00:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (rémunération du matériel de soins)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-lassurance-maladie-remuneration-du-materiel-de-soins</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6345</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2020 16:40:00 +0100</pubDate><title>Quand les spéculateurs immobiliers font dans l’affabulation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/quand-les-speculateurs-immobiliers-font-dans-laffabulation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec leur campagne intensive de désinformation, les opposant-e-s à l’initiative pour des logements abordables semblent faire mouche. Si l’on en croit le dernier sondage SSR, le résultat s’annonce serré. Ainsi, l’appât du gain de quelques personnes ou sociétés suffit pour s’attaquer à une tentative raisonnable de répondre à un besoin fondamental de toute personne en Suisse, à savoir trouver un logement correct et abordable. Et celles-ci ne reculent devant aucun argument fallacieux.</p><p>Un des reproches fait à l’initiative, c’est qu’elle intervient dans le marché libre – un péché capital au plan idéologique aux yeux de certain-e-s. Mais cet argument ne fait pas long feu&nbsp;: toute personne qui cherche un logement abordable en Suisse sait pertinemment que le marché libre ne fonctionne pas, en tout cas pas pour répondre aux besoins de la population.</p><p>La fable devient carrément perfide lorsque les mêmes spéculateurs utilisent abusivement l’argument lié aux caisses de pensions&nbsp;: ils affirment que celles-ci perdraient de l’argent si les rendements baissaient sur le marché de l’immobilier. Alors qu’en réalité, c’est exactement le contraire qui se produirait&nbsp;: les investisseurs institutionnels (coopératives, mais aussi caisses de pensions) qui ont des stratégies à long terme n’ont pratiquement aucune chance dans un marché surchauffé par la spéculation effrénée&nbsp;: en effet, il est difficile de concurrencer les lois de la spéculation si l’on vise le long terme et la stabilité plutôt que le profit maximum à court terme. Celles et ceux qui pratiquent la spéculation sont d’ailleurs les seuls qui profiteraient d’un rejet de l’initiative.</p><h4>Une affaire rentable</h4><p>Avec l’initiative, les cantons et les communes disposeraient d’un levier pour acheter des terrains pour la construction d’habitat d’intérêt public lorsqu’ils le souhaitent. Que ce soit à, Genève, Zurich ou Berne, à Vevey, Coire, Uster ou Liestal, ou même dans des hauts lieux touristiques comme Zermatt, Ascona, Engelberg ou Adelboden&nbsp;: il y a partout aussi des travailleurs et travailleuses et des retraité-e-s qui doivent consacrer une trop grande part de leur revenu à des loyers exorbitants.</p><p>Cette initiative offre une meilleure perspective pour la construction d’habitat d’intérêt public. Les coopératives proposent de bons logements à des prix abordables. De plus, la promotion de logements abordables n’est même pas une opération à perte&nbsp;: le Fonds de roulement qui permet à la Confédération d’accorder des prêts avantageux à des coopératives a rapporté depuis 10 ans quelque 26 millions de francs de bénéfices dans les caisses fédérales.</p><p>Conclusion&nbsp;: les affabulations des spéculateurs avides ne tiennent pas la route&nbsp;! L’initiative est aussi séduisante que modeste, et elle ne coûtera même pas un centime aux contribuables. Le marché du logement en Suisse a besoin d’un OUI fort le 9 février à l’initiative pour davantage de logements abordables.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6346</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2020 15:30:00 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : la commission veut améliorer la loi… un tout petit peu</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-la-commission-veut-ameliorer-la-loi-un-tout-petit-peu</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) veut instaurer plus de transparence dans la lutte contre les discriminations salariales. Il est certes réjouissant de voir que la majorité de cette commission voit qu’il est nécessaire d’améliorer après coup la loi sur l’égalité (LEg), qui vient d’être révisée. Mais cette dernière n’en demeure pas moins très lacunaire, notamment parce que la CSEC-N n’a pas le courage de procéder à des améliorations substantielles.</p><p>À l’été 2020, la Suisse aura une LEg révisée afin de mieux pouvoir agir contre les discriminations salariales. Mais cette loi est faible, très faible même, entre autres parce que la majorité parlementaire de droite a fait des pieds et des mains lors de la dernière législature pour empêcher qu’elle ne soit améliorée. Ainsi, selon la LEg révisée, seules les entreprises occupant 100 personnes et plus sont tenues d’analyser leurs salaires sous l’angle de la discrimination. Et c’est en vain que l’on chercherait des sanctions dans cette loi. Sans parler de la date de péremption de juin 2032 dont celle-ci a été flanquée&nbsp;!</p><p>La CESC-N de la nouvelle législature fait au moins preuve d’un peu plus d’ouverture. Elle a certes rejeté en bloc trois initiatives parlementaires et une initiative cantonale qui demandaient d’autres améliorations (les dernières élections n’ont pas réussi à débarrasser totalement le Parlement de sa coloration patriarcale)&nbsp;: la CSEC-N ne veut ni abaisser à 50 employé-e-s le seuil obligeant une entreprise à analyser ses salaires, ni prévoir des sanctions ou une liste noire des entreprises en défaut. La CSEC-N ne veut pas non plus accorder plus de compétences aux cantons dans la mise en œuvre de l’égalité salariale. Mais elle a au moins déposé elle-même une initiative parlementaire demandant que les discriminations salariales soient un peu plus vigoureusement combattues que ce que prévoit la loi actuellement&nbsp;: afin qu’il y ait plus de transparence, les résultats des analyses des salaires devront être présentées à la Confédération. Cette dernière pourra ainsi mieux évaluer l’efficacité de la LEg et, le cas échéant, l’adapter.</p><p>Il y a lieu de se réjouir que la CSEC-N admette que la LEg révisée est insuffisante et propose une amélioration. Mais cela ne va pas suffire pour donner plus de mordant à un tigre de papier. Renoncer à des sanctions et à une meilleure participation des syndicats constitue une lacune fondamentale dans la mise en œuvre réelle de l’égalité salariale. L’USS demande au Parlement qu’en plus de l’initiative parlementaire de la CSEC-N, il accepte aussi les interventions rejetées par celle-ci afin de donner avec la LEg révisée une vraie chance à l’égalité salariale.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/4/csm_Nationalratssaal_der_Schweiz-Superikonoskop-Wikimediacommons-ccbysa_70a97c0706.webp" length="269290" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6341</guid><pubDate>Thu, 23 Jan 2020 14:30:00 +0100</pubDate><title>Une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-bonne-nouvelle-pour-le-pouvoir-dachat</link><description>Dépôt de l’initiative d’allègement des primes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’aboutissement de l’initiative populaire d’allègement des primes d’assurance-maladie. La rapidité avec laquelle les signatures ont pu être récoltées – avec le soutien des syndicats – démontre l’acuité du problème pour les ménages du pays. Un débat nécessaire va pouvoir s’ouvrir&nbsp;: est-il normal que la prime payée soit la même pour la mère célibataire qui travaille comme vendeuse que pour le cadre supérieur&nbsp;? Au cours des dernières années, de nombreux cantons ont bloqué ou même réduit leurs subsides. Dans le même temps, le montant des primes augmentait sans commune mesure avec la progression des salaires. Résultat&nbsp;: le pouvoir d’achat des ménages stagne. Et le poids total des dépenses obligatoires, en incluant les impôts et les primes d’assurance-maladie, se répartit en réalité de manière dégressive, c’est-à-dire que les revenus modestes sont proportionnellement davantage mis à contribution que les revenus supérieurs.</p><p>Le plafonnement des primes à 10&nbsp;% du revenu disponible est une contribution concrète à l’amélioration du pouvoir d’achat. Il s’inscrit dans le plan en dix points <a href="/themes/politique-sociale/detail/dix-mesures-pour-davantage-de-pouvoir-dachat-et-une-suisse-plus-sociale">présenté en novembre dernier</a> par l’USS. Ce n’est que la mise en œuvre de tels instruments qui peut redonner aux personnes qui travaillent des perspectives de progression de leurs conditions de vie, pour que les hausses de salaires ne soient pas absorbées entièrement par l’augmentation des charges obligatoires.</p><p>La santé ne peut pas être un produit de luxe. Or, l’accès aux prestations est déjà restreint, car aux primes par tête s’ajoute le fait qu’en Suisse, la participation directe aux coûts est la plus élevée de tous les pays de l’OCDE. En conséquence, la Suisse détient déjà le triste record du renoncement aux soins, avec les risques pour la santé et les coûts de long terme que cela peut provoquer. La solution réside dans la mise en place d’un financement solidaire, et surtout pas d’une médecine à deux vitesses selon l’épaisseur du porte-monnaie. L’initiative déposée aujourd’hui est un pas important dans cette direction.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/6/csm_200123_Einreichung-PEI_Gysi-Carobbio-PYM_b4806c8699.webp" length="369844" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6333</guid><pubDate>Thu, 16 Jan 2020 16:42:53 +0100</pubDate><title>Réforme LPP : une partie du patronat  se défile de ses responsabilités </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-lpp-une-partie-du-patronat-se-defile-de-ses-responsabilites</link><description>Le modèle de réforme LPP des banques et des entrepreneurs est une attaque frontale contre les employé-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le modèle de réforme de la LPP proposé aujourd’hui par les banques et leurs acolytes de la Société Suisse des entrepreneurs et de Swiss Retail est une attaque frontale contre les rentes des employé-e-s. Et il constitue un coup de poignard dans le dos des partenaires sociaux qui ont trouvé, après de longues négociations, un compromis viable. Le projet aurait pour conséquence une baisse des rentes, en particulier dans les caisses de pensions qui ne disposent pas de réserves importantes. Les auteur-e-s ont également déclaré à maintes reprises leur opposition à une modernisation du 2<sup>e</sup> pilier qui apporterait des nettes améliorations pour les rentes des femmes qui sont scandaleusement basses.</p><p>La motivation est évidente&nbsp;: les employeurs du secteur bancaire veulent échapper à leur responsabilité sociale et éviter d’apporter la moindre contribution à une réforme de la LPP permettant à tous les assuré-e-s, dans toutes les caisses, de préserver le niveau des rentes. Ils rejettent la composante de répartition dans le compromis des partenaires sociaux. Et pourtant, c’est précisément celle-ci qui conduit à améliorer le rapport prix-prestations pour les revenus bas et moyens, par exemple dans le secteur de la construction. Il est dès lors frappant que la SSE se prononce de manière offensive contre un compromis pourtant réaliste et favorable à ses propres employé-e-s. Pour Aldo Ferrari, vice-président d’Unia, «&nbsp;la Société Suisse des entrepreneurs combat un modèle qui apporte des avantages à ses membres et renforce la participation des salaires les plus élevés. C’est se moquer des employés qui travaillent dur dans le secteur de la construction&nbsp;».</p><p>Avec le modèle présenté aujourd’hui, les cotisations dans le 2<sup>e</sup> pilier augmenteront et les rentes seront quand même plus basses. Impossible de réussir une réforme sur de tels fondements. «&nbsp;Ce modèle n’offre aucune réponse aux problèmes importants des rentes des femmes qui partiront à la retraite au cours des prochaines années », souligne par ailleurs Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS.</p><p>Le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier est d’ores et déjà en difficulté et les rentes diminuent depuis plus de dix ans même si les salarié-e-s sont toujours plus mis à contribution. Il faut trouver des solutions communes pour rétablir la confiance envers le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. Le Conseil fédéral partage cet avis. Seul le compromis des organisations faîtières des partenaires sociaux offre l’opportunité de moderniser le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier et d’apporter un correctif aux rentes trop basses des personnes à revenus bas et moyens, ainsi que des employé-e-s à temps partiel. Il reste la seule base valable pour une solution viable.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6327</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 16:00:00 +0100</pubDate><title>Arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des règlements (UE) 2019/817 et 2019/818 sur l’interopérabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/arrete-federal-portant-approbation-et-mise-en-oeuvre-des-reglements-ue-2019-817-et-2019-818-sur-linteroperabilite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6325</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 11:15:00 +0100</pubDate><title>Seule une économie qui sert toute la population a de l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/nur-eine-wirtschaft-die-der-ganzen-bevoelkerung-nuetzt-hat-zukunft</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS : priorités syndicales pour 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’orientation économiquement toujours plus libérale de la politique sociale et économique de ces 30 dernières années a entraîné une désolidarisation en Suisse. Tel est le résultat de l’analyse publiée aujourd’hui par l’Union syndicale suisse (USS). Grâce aux offensives menées par les syndicats sur les conventions collectives de travail et les salaires minimaux, mais grâce aussi aux luttes défensives conduites avec succès dans la prévoyance vieillesse, contrairement à d’autres pays, il a été possible d’éviter le pire dans la nôtre.</p><p>Il y a une trentaine d’année, le ou la concierge, le personnel de nettoyage ou les agent-e-s de sécurité étaient présents au repas de Noël d’une grande société. Aujourd’hui, ce n’est plus guère le cas parce que les entreprises ont confié nombre d’activités à des sous-traitants. Conséquences : le creusement des écarts salariaux et le renforcement du cloisonnement de la société. Désormais, en raison de « l’économie de plate-forme », le risque de glisser dans l’indépendance fictive est toujours plus grand. Dans la prévoyance vieillesse aussi, la solidarité s’érode. La baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier est censée être compensée dans le 3<sup>e</sup> pilier, via une prévoyance individuelle privée Cette évolution aboutit à une privatisation partielle rampante de la prévoyance vieillesse, dont les banques et les assurances sont les principaux bénéficiaires. Pour les personnes professionnellement actives, à bas ou moyen salaire, le compte n’est pas bon. De plus, les prestations sociales en cas de chômage ou d’invalidité se sont dégradées. La politique fiscale et en matière de dépenses obligatoires s’est mise au service de la classe supérieure : cadeaux fiscaux pour les hauts revenus et réductions insuffisantes des primes-maladie pour le reste de la population.</p><p>En 2020, les syndicats passent à l’offensive pour renforcer l’AVS, en lançant au mois de mars une initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS et en menant à l’automne une campagne nationale sur les salaires touchant toutes les branches. L’USS s’engage en outre, à travers le compromis trouvé sur la LPP par les partenaires sociaux, pour une amélioration des rentes des femmes, des personnes travaillant à temps partiel et des bas revenus. Sur la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses de plus de 60 ans, elle s’engagera pour que la proposition du Conseil fédéral ne soit pas édulcorée. Ce progrès social aiderait non seulement les personnes concernées, mais stopperait également la tendance à la dégradation de la couverture sociale garantie en cas de chômage.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_31c59f24f6.webp" length="118904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6372</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2020 11:15:00 +0100</pubDate><title>Dossier n° 137 : Des traces de désolidarisation : analyse et mesures requises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-137-des-traces-de-desolidarisation-analyse-et-mesures-requises</link><description>Ce dossier se penche sur le recul de la solidarité économique et sociale en Suisse et propose des pistes (en allemand, avec une synthèse en français).</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’orientation économiquement toujours plus libérale de la politique sociale et économique de ces 30 dernières années a entraîné une désolidarisation en Suisse. Tel est le résultat de l’analyse publiée aujourd’hui par l’Union syndicale suisse (USS). Grâce aux offensives menées par les syndicats sur les conventions collectives de travail et les salaires minimaux, mais grâce aussi aux luttes défensives conduites avec succès dans la prévoyance vieillesse, contrairement à d’autres pays, il a été possible d’éviter le pire dans la nôtre.</p><p>Il y a une trentaine d’année, le ou la concierge, le personnel de nettoyage ou les agent-e-s de sécurité étaient présents au repas de Noël d’une grande société. Aujourd’hui, ce n’est plus guère le cas parce que les entreprises ont confié nombre d’activités à des sous-traitants. Conséquences : le creusement des écarts salariaux et le renforcement du cloisonnement de la société. Désormais, en raison de « l’économie de plate-forme », le risque de glisser dans l’indépendance fictive est toujours plus grand. Dans la prévoyance vieillesse aussi, la solidarité s’érode. La baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier est censée être compensée dans le 3<sup>e</sup> pilier, via une prévoyance individuelle privée Cette évolution aboutit à une privatisation partielle rampante de la prévoyance vieillesse, dont les banques et les assurances sont les principaux bénéficiaires. Pour les personnes professionnellement actives, à bas ou moyen salaire, le compte n’est pas bon. De plus, les prestations sociales en cas de chômage ou d’invalidité se sont dégradées. La politique fiscale et en matière de dépenses obligatoires s’est mise au service de la classe supérieure : cadeaux fiscaux pour les hauts revenus et réductions insuffisantes des primes-maladie pour le reste de la population.</p><p>En 2020, les syndicats passent à l’offensive pour renforcer l’AVS, en lançant au mois de mars une initiative pour une 13<sup>e</sup> rente AVS et en menant à l’automne une campagne nationale sur les salaires touchant toutes les branches. L’USS s’engage en outre, à travers le compromis trouvé sur la LPP par les partenaires sociaux, pour une amélioration des rentes des femmes, des personnes travaillant à temps partiel et des bas revenus. Sur la prestation transitoire destinée aux chômeurs et chômeuses de plus de 60 ans, elle s’engagera pour que la proposition du Conseil fédéral ne soit pas édulcorée. Ce progrès social aiderait non seulement les personnes concernées, mais stopperait également la tendance à la dégradation de la couverture sociale garantie en cas de chômage.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/6/csm_Wirtschaft-Ungleichheit-Miniaturmenschen_hyejin_kang-iStock_31c59f24f6.webp" length="118904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6316</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2019 12:11:24 +0100</pubDate><title>Au travail, dans la rue, partout : Oui à la protection contre la haine !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/au-travail-dans-la-rue-partout-oui-a-la-protection-contre-la-haine</link><description>Le 9 février, OUI à l&#039;extension de la norme pénale antiracisme</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un homme aime un homme, une femme aime une femme : en Suisse comme ailleurs en Europe, c’est tout naturel aujourd’hui. Ce qui est moins répandu par contre, c’est la protection légale ainsi que l’acceptation sociale des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bi-, trans- et intersexuel-le-s) : la Suisse n’est qu’au 27e rang dans le classement européen en la matière ! Pour les lesbiennes et les gays, les insultes personnelles, le refus de certains services voire même des agressions n’appartiennent malheureusement toujours pas au passé.</p><p>À l’initiative du syndicaliste Matthias Reynard, le Parlement a donc inscrit dans la loi la protection des lesbiennes, des gays et des bisexuel-le-s contre la haine et la discrimination. Pour être précis, il a été décidé d’étendre l’article de la norme pénale contre le racisme au critère de l’orientation sexuelle. Ainsi, on pourra à l’avenir poursuivre pénalement les personnes ou organisations qui appellent à la haine contre les lesbiennes, les gays et les bisexuel-le-s. Mais cela ne plaît pas aux bigot-e-s et aux réactionnaires dans ce pays. Raison pour laquelle nous voterons le 9 février sur cette modification de la loi.</p><p>La discrimination se produit là où ou les gens passent du temps, et donc trop souvent aussi sur le lieu de travail. Les personnes LGBTI sont particulièrement touchées : moqueries, remarques obscènes et exclusion sociale sont monnaie courante dans le monde du travail. Parfois, la discrimination va même plus loin, p.ex. jusqu’au licenciement ou au refus d’embaucher. C’est là que la norme pénale élargie permettra d’intervenir et de fournir enfin une base légale pour se défendre contre de telles pratiques abusives. Qualifier ce changement de la loi d’« atteinte à la liberté d’expression », comme le font les opposant-e-s, est tout simplement pitoyable.</p><p>En tant que syndicats, nous nous battons depuis longtemps pour une société et un monde du travail où chaque personne est traitée équitablement et appréciée à sa juste valeur, indépendamment de la couleur du passeport, de l’âge, de la religion, du genre ou, justement, de l’orientation et de l’identité sexuelles. L’égalité à tous les niveaux devrait aller de soi et est un principe constitutionnel. Pourtant même dans le monde du travail, elle doit être défendue – et parfois (re)conquise – tous les jours. Les syndicats s’engagent dans cette lutte, dans les entreprises comme dans la politique.</p><p>Conclusion : la votation du 9 février a une portée symbolique importante. Voulons-nous d’une Suisse où chacun et chacune a sa place et se sent en sécurité et apprécié ? Ou voulons-nous continuer de laisser quelques individus attaquer les minorités pour diviser la société ? Notre réponse est claire : Oui à la protection contre les discriminations !</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_queere-eier-diskrimierung-lgbt_galitskaya-iStock_d5d1365f59.webp" length="191472" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6317</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2019 11:44:19 +0100</pubDate><title>Le « Commentaire du contrat de travail » fait peau neuve</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/neuer-commentaire-du-contrat-de-travail-erschienen</link><description>Ouvrage de référence dans sa 4e mouture</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ouvrage de référence complet et accessible, le Commentaire du contrat de travail vient de paraître dans sa 4e mouture aux Éditions Réalités sociales, sur mandat de l’Union syndicale suisse (USS).</p><p>Édité pour la première fois il y a trente ans, le Commentaire du contrat de travail&nbsp; a été entièrement revu, actualisé et complété par les avocats spécialisés en droit du travail Christian Bruchez (Genève) et Patrick Mangold (Lausanne) ainsi que l’ancien conseiller national et docteur en droit Jean Christophe Schwaab (Riex). Ces trois éminents spécialistes en la matière sont déjà auteurs de nombreux ouvrages et publications scientifiques.</p><h4>Pas réservé aux juristes</h4><p>Cet ouvrage traite de tous les aspects du contrat de travail, mais aussi des questions de procédure. Il aborde tous les développements récents, comme la nouvelle obligation de négocier un plan social en cas de licenciement collectif dans les grandes entreprises ou la problématique des stages.</p><p>Grâce à un index détaillé, il permet à chacun et chacune de trouver rapidement une réponse à toute question juridique liée à la relation de travail. Il sera donc apprécié tant des juristes chevronnés que des praticiens du droit du travail au quotidien tels que les syndicalistes, responsables du personnel ou travailleuses et travailleurs sociaux. Il constitue également une base de documentation très utile pour les étudiant-e-s.</p><h4>Dans les pas de Christiane Brunner</h4><p>Le premier Commentaire, rédigé notamment par Christiane Brunner en 1989, était le premier ouvrage francophone de droit suisse sur le contrat de travail. Écrit dans un langage très clair et apprécié pour sa lisibilité, il s’est rapidement établi comme un outil largement utilisé et un ouvrage de référence bien connu en Suisse romande.</p><p>Le prix de 78 francs est particulièrement modéré pour un ouvrage juridique. Il favorise un large accès à la connaissance du droit dans ce domaine essentiel.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/c/csm_tim_reckmann-flickr_CC_BY_2.0_justitia_figur_waage_schwert_augenbinde_449f9ab4e3.webp" length="84668" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6312</guid><pubDate>Mon, 16 Dec 2019 14:32:19 +0100</pubDate><title>Apporter des solutions aux problèmes plutôt qu’exploiter des inquiétudes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/apporter-des-solutions-aux-problemes-plutot-quexploiter-des-inquietudes</link><description>Retraite, sécurité sociale, Europe : sans les syndicats, pas de solution</description><content:encoded><![CDATA[<p>La semaine a été marquée par une série d’importantes décisions sur la scène politique fédérale. Il y a&nbsp;celle du Conseil fédéral annoncée aujourd’hui concernant le deuxième pilier : la mise&nbsp;en œuvre du compromis des partenaires sociaux apporte la preuve que les acteurs économiques du pays sont capables de trouver des solutions à l’un des plus sérieux&nbsp;problèmes actuels&nbsp;pour le pouvoir d’achat, celui de la baisse continue des rentes.&nbsp;Les employeurs comme les employés prennent leurs&nbsp;responsabilités, notamment en augmentant leurs contributions.&nbsp;De plus,&nbsp;grâce à la&nbsp;création d’un supplément de rente financé solidairement par répartition, la réforme ne fait pas que stabiliser le niveau général des rentes, mais améliore aussi le niveau&nbsp;aujourd’hui insuffisant&nbsp;des&nbsp;prestations du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier pour les bas et moyens salaires et notamment pour les femmes.<br><br> Quant au&nbsp;vote du Conseil des Etats sur&nbsp;la prestation transitoire (rente-pont) pour les salarié-e-s en fin de carrière, il faut se réjouir que notre revendication soit enfin reconnue sur le principe,&nbsp;tout en regrettant l’improvisation et la mesquinerie des modifications apportées à une courte majorité par le Conseil des Etats.&nbsp;Mais nous pouvons espérer que le Conseil national corrige&nbsp;ces points et qu’une&nbsp;majorité se dessine enfin pour ce renforcement indispensable de notre sécurité sociale.</p><p><br> En nous engageant pour ce projet, nous démontrons, encore une fois, que nous préférons un traitement sérieux des problèmes que rencontrent les gens dans le pays, à l’agitation&nbsp;<br> &nbsp;</p><p class="heading--h4">Défendre et&nbsp;renforcer le dispositif actuel de protection des salaires</p><p><br> Dans les deux cas, nous trouvons sur notre route&nbsp;des milieux qui s’opposent aux solutions pragmatiques, mais ne prennent même pas la peine d’en apporter d’autres. Cet état de fait n’est&nbsp;cependant pas le fruit du hasard : pour l’UDC, la recette la plus efficace est de laisser se développer les problèmes et se dégrader la situation des gens dans le pays. Ceci dans le but,&nbsp;ensuite, de récolter les fruits électoraux de la frustration.<br><br> Ce cynisme se concrétise avec l’initiative UDC de résiliation de la libre circulation des personnes. La fin de la libre circulation impliquerait la rupture brutale des accords bilatéraux avec&nbsp;l’UE et l’entrée dans une période de l’histoire de notre pays où les néolibéraux de l’UDC donneraient le ton. La mise en pièces dans la foulée des mesures de protection des salaires et de&nbsp;soutien aux CCT étendues serait programmée. Elles donneraient&nbsp;tout le pouvoir aux employeurs, libres&nbsp;d’engager des travailleurs et travailleuses précaires et sans droit et d’organiser ainsi une&nbsp;concurrence délétère sur le marché du travail.<br><br> C’est pourquoi&nbsp;la campagne contre l’initiative de résiliation et pour une meilleure sécurité sociale&nbsp;constituera l’un des combats majeurs du début de l’année 2020.&nbsp;Nous défendrons avec&nbsp;force l’égalité des droits pour celles et ceux qui travaillent chez nous. Toutes celles et ceux qui travaillent en Suisse doivent recevoir des salaires suisses.</p><p class="heading--h4">Respect des principes et pragmatisme font notre force</p><p>Par cette lutte contre l’initiative de l’UDC, nous renforcerons notre position sur l’avenir des relations de notre pays avec l’Union européenne : une ouverture régulée, fondée sur un&nbsp;dispositif de protection des salaires autonome fort,&nbsp;qu’il&nbsp;faut&nbsp;continuer à développer.&nbsp;Nous continuerons à défendre&nbsp;des règles et des mécanismes&nbsp;dont la nécessité n’est plus à démontrer,&nbsp;tout en faisant preuve de pragmatisme, comme nous l’avons toujours fait, lorsque des questions se posent dans l’application des règles. Malgré les pressions&nbsp;et les désirs médiatiques que nous changions d’avis, notre position reste la même :&nbsp;il n’y a aucune raison d’affaiblir les règles légales obtenues, ni de nous priver du droit de les renforcer de manière autonome. Si des problèmes légitimes quant à leur mise en œuvre&nbsp;apparaissent, les syndicats ont toujours été ouverts à des solutions pragmatiques et nous continuerons à l’être.&nbsp;</p><p>Nous nous battrons donc avec détermination pour de bons emplois et une protection des salaires forte, contre une initiative de résiliation hostile aux travailleuses et travailleurs!</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/d/csm_DSC_0721_bearbeitet-1_0da1f53e6f.webp" length="47478" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6324</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2019 12:46:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur des allégements administratifs et des mesures destinées à soulager les finances fédérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-des-allegements-administratifs-et-des-mesures-destinees-a-soulager-les-finances-federales</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6309</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2019 12:39:00 +0100</pubDate><title>Une occasion historique pour la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-occasion-historique-pour-la-prevoyance-vieillesse</link><description>Ouverture de la consultation sur le réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En juillet 2019, l’Union syndicale suisse a présenté avec l’Union patronale suisse et Travail.Suisse un modèle réalisable de réforme du 2<sup>e</sup> pilier. Le Conseil fédéral a repris ce compromis entre partenaires sociaux et lance aujourd’hui le processus législatif régulier en mettant ce projet de réforme en consultation.</p><p>Le gouvernement saisit ainsi – à raison – l’opportunité de dénouer un blocage de cette réforme qui dure depuis des années et de moderniser la prévoyance vieillesse. Il reconnaît que ce projet apporte les progrès nécessaires face au scandale des rentes du 2<sup>e</sup> pilier trop basses pour les femmes et qu’il maintient le niveau des prestations LPP dans sa globalité. Et ce, malgré une baisse immédiate du taux de conversion minimal de 6,8&nbsp;% à 6,0&nbsp;%. Ce maintien du niveau de prestation est rendu possible d’un côté par l’introduction dans la LPP d’un supplément de rente durable, financé de manière solidaire, supplément qui sera versé individuellement à tous les futurs rentiers et rentières du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier. D’autre part, les salarié-e-s et les employeurs et employeuses sont prêts à cotiser ensemble davantage dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>Il est primordial de stabiliser la LPP, car les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser depuis plus de dix ans. Avec une solution équilibrée, alliant des mesures liées aux cotisations et des mesures liées aux prestations, le compromis des partenaires sociaux fournit un bon rapport coûts-prestations. L’USS est convaincue que c’est seulement sur cette base qu’une réforme de la prévoyance vieillesse est susceptible de rallier une majorité et peut aboutir. L’USS va donc s’engager en faveur du modèle élaboré par les partenaires sociaux. Et tous les acteurs sont bien conscients qu’il n’y a pas de marge de manœuvre pour rouvrir ce compromis.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6306</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2019 16:05:00 +0100</pubDate><title>Salarié-e-s en fin de carrière : le Conseil des États ne prend pas le problème au sérieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/salarie-e-s-en-fin-de-carriere-le-conseil-des-etats-ne-prend-pas-le-probleme-au-serieux</link><description>Décision sur la prestation transitoire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États s’est prononcé en principe en faveur de la prestation transitoire destinée aux salarié-e-s en fin de carrière. Mais il a sérieusement sabré dans le projet présenté par le gouvernement et les partenaires sociaux. Pour les personnes concernées, c’est une grande déception. Le nouveau Conseil national est appelé à corriger le tir.</p><p>Les problèmes des salarié-e-s en fin de carrière se sont accrus. L’Union syndicale suisse (USS) n’est pas la seule à le voir au quotidien&nbsp;: l’OCDE et même le SECO partagent ce constat. La discrimination s’exprime à travers, d’une part, plus de rapports de travail précaires et, de l’autre, davantage de chômage chez les plus de 55 ans. Par conséquent, le nombre de personnes en fin de droit et de celles qui dépendent de l’aide sociale augmente continuellement. Raison pour laquelle l’USS demande depuis des années une meilleure couverture sociale pour la génération des salarié-e-s plus âgés. Sont concernées ici des personnes qui, malgré d’intenses recherches, n’ont pas trouvé d’emploi et sont découragées, ce qui ne fait qu’aggraver le problème. Celle ou celui qui se trouve en fin de droit plonge aussi financièrement. Et, un jour ou l’autre, le chemin vers l’aide sociale, et par la suite vers les prestations complémentaires, devient inévitable. La prestation transitoire permettrait d’aider ces personnes dans le besoin. Elle évite le glissement indigne, après une carrière bien remplie, vers le niveau de l’aide sociale pendant quelques années. Mais pas seulement&nbsp;: elle garantit aussi qu’au cours de ces quelques années ne se prépare pas inéluctablement le terrain d’une retraite dans la pauvreté.</p><p>Avec la décision d’aujourd’hui, c’est-à-dire en acceptant les deux propositions Noser, le Conseil des États met dangereusement en péril ces deux effets bien réels de la prestation. D’une part, il veut désormais que la prestation transitoire ne puisse être perçue que jusqu’à l’âge de la retraite anticipée, et non jusqu’à l’âge ordinaire. Et d’autre part, elle sera plafonnée au double seulement du minimum d’existence des prestations complémentaires (au lieu du triple). Compte tenu des coûts élevés de la santé et du logement, les montants de cette prestation ne seraient guère différents de celui de l’aide sociale pour de nombreux bénéficiaires. Et dès l’âge de 62 ans, ceux-ci devront, comme aujourd’hui, essayer de vivre avec des rentes sensiblement réduites, tant dans le 1<sup>er</sup> que le 2<sup>e</sup> pilier. Bon nombre de bénéficiaires de la prestation transitoire rejoindront les rangs des personnes âgées pauvres et seront tributaires à long terme des prestations complémentaires.</p><p>Le Conseil des États a montré aujourd’hui qu’il reconnaît une nécessité d’agir dans ce domaine. Tout de même&nbsp;: avec la prestation transitoire, une nouvelle prestation sociale ciblée est déjà traitée au Parlement, quelques mois seulement après sa proposition initiale par les partenaires sociaux. Mais en acceptant inutilement les deux propositions Noser, la Chambre des cantons affaiblit énormément les effets de cette mesure. Au Conseil national maintenant de prendre ses responsabilités et de corriger le projet en conséquence.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6294</guid><pubDate>Tue, 10 Dec 2019 18:33:00 +0100</pubDate><title>Solidarité avec les syndicats français</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidaritaet-mit-den-franzoesischen-gewerkschaften</link><description>Message de l&#039;USS à propos de la lutte contre la réforme des retraites en France</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'USS exprime toute sa solidarité envers les travailleurs et travailleuses en France ainsi qu'avec leurs syndicats dans leur mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Dans leur message de solidarité, le président de l'USS Pierre-Yves Maillard et le secrétaire central Luca Cirigliano qualifient le projet d' « inacceptable&nbsp;» et soulignent qu'il ne peut que « saper la confiance des travailleuses et travailleurs dans la stabilité des pensions&nbsp;». Ils assurent les manifestant-e-s et les syndicats de soutien dans ce combat et leur souhaitent « courage, détermination, et succès&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/8/csm_Jeanne_Menjoulet-flickr_CC_BY_2.0_191205_frankreich_paris_rentenreform_demo_transparent_macronie_bientot_fini_26eb3f6e81.webp" length="136674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6999</guid><pubDate>Mon, 02 Dec 2019 14:16:00 +0100</pubDate><title>« Je défends mes droits » – Les droits des apprentis et apprenties</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/je-defends-mes-droits-les-droits-des-apprentis-et-apprenties</link><description>Un guide pour les jeunes et les apprenti·e·s – en ligne et sous forme de brochure</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que de choses nouvelles, lorsque l'on est en formation ou que l'on a son premier boulot ! Dès le départ, on est confronté à un grand nombre de règles et de questions ainsi qu'à beaucoup d'insécurité avec lesquelles on n'avait jamais eu à faire avant. C'est pour cela que la Jeunesse syndicale de l'Union syndicale suisse (USS) a créé une nouvelle offre en ligne. Le guide de référence, « Je défends mes droits » aide les jeunes qui sont en formation ou viennent d'en acquérir une, les jeunes travailleurs et travailleuses, à connaître leurs droits et à les faire valoir. Le site web <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a>, s'adresse de fait aux apprenti(e)s et aux jeunes travailleurs et travailleuses, de même qu'aux jeunes qui sont sans emploi ou dans une année de transition.</p><h3>Quelles sont mes droites comme apprenti ?</h3><p>En Suisse, plus de 400 000 jeunes suivent actuellement une formation professionnelle, et près de la moitié d'entre eux selon le modèle dual, c'est-à-dire en entreprise et à l'école. Ce qui représente beaucoup de défis et de questions. Par exemple :</p><ul><li>À combien de jours de congé de formation ai-je droit ?</li><li>Quelles sont les activités professionnelles autorisées et celles qui sont interdites ?</li><li>Quelles sont les règles appliquées pour l'utilisation d'Internet dans l'entreprise ?</li></ul><p>Le guide en ligne de la Jeunesse syndicale permet de trouver les bonnes réponses à ces questions. Dans cette brochure de référence, toutes les informations importantes et précieuses se répartissent dans près de 400 mots-clés, d'Absences à Visite d'entreprise, en passant par Heures supplémentaires. Une fonction de recherche facile à manier permet en outre aux jeunes de s'y retrouver facilement.</p><p>Il est naturellement aussi possible de charger le site web <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch" target="_blank" class="link link--external-blank" rel="noreferrer">www.droits-des-apprentis.ch</a> sur son smartphone. Mais si l'on préfère la verson papier, <a href="/services/brochures-livres/commander" class="link link--internal">on peut commander le guide sous forme de brochure</a> petit format auprès de l'Union syndicale suisse.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/9/csm_lehrlingsbroschuere_titel_dreisprachig_beschnitten_7b94f12696.webp" length="35228" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6271</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 18:30:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national peut et doit renforcer le domaine des soins </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-peut-et-doit-renforcer-le-domaine-des-soins</link><description>La pénurie de personnel et la dégradation de la qualité des soins guettent </description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon l'OCDE, aucun pays occidental n'emploie autant de personnel infirmier formé à l'étranger que la Suisse : un quart de notre personnel infirmier possède un diplôme étranger, et plus du tiers est d'origine étrangère. La formation du personnel soignant en Suisse est donc largement financée par des pays étrangers et (plus pauvres), et notre pays contribue ainsi à la pénurie de personnel soignant en dehors de ses frontières. Ce qui n'a pas empêché l'aggravation de la pénurie de personnel de soins aussi chez nous. À terme, la demande en personnel infirmier formé ne cessera d'augmenter, en raison de l'évolution démographique.</p><h3>Stress élevé, salaires trop bas</h3><p>Dans ce contexte, le quotidien actuel des soins est préoccupant : depuis des années, la concurrence entre les hôpitaux et les homes déclenchée par le nouveau financement hospitalier et des soins s'exerce sur le dos du personnel. En même temps, la complexité des cas ne cesse de croître, ce qui contribue à une augmentation de l'intensité du travail. Résultat : stress, problèmes de qualité et une durée moyenne d'exercice de la profession faible, soit à peine 15 ans. Il suffit d'examiner les salaires dans le secteur des soins pour trouver une explication suffisante : par rapport au salaire moyen dans l'OCDE, seules la Lituanie et la Lettonie paient moins leur personnel soignant que la Suisse !</p><p>Il est donc urgent de renforcer sensiblement les conditions de travail et ainsi l'attractivité des professions de soins. Cela doit passer par une rémunération adéquate, des horaires de travail raisonnables et par le développement des compétences professionnelles. L'initiative sur les soins infirmiers de l'ASI - membre de l'USS avec statut d'observatrice - aborde toutes ces questions et exige un paquet complet de mesures pour renforcer la qualité et la quantité des soins. Certes les modifications de loi et décisions présentées dans le cadre d'un contre-projet indirect représentent des progrès évidents dans le domaine de la création de nouvelles places de formation et du renforcement des compétences, mais elles ne contiennent aucune mesure d'amélioration des conditions de travail ou de promotion de la qualité. De plus, les fonds que la Confédération doit fournir conformément au contre-projet dépendent fortement de la participation des cantons. Si certains d'entre eux ne bougent pas, la nouvelle loi restera sans effet. La plus grande faiblesse de la révision est que la prestation indépendante du personnel soignant devra être liée aux " accords avec les assurances ". Cette nouvelle tentative du lobby des assureurs maladie de saper, par des voies détournées, l'obligation contractuelle envers les prestataires de services est tout à fait inacceptable. C'est précisément ce genre de tentative qui a déclenché le lancement de l'initiative sur les soins !</p><h3>Contre-projet : des améliorations nécessaires</h3><p>Pour l'USS, il est donc clair que le nouveau Conseil national doit retirer l'" article de lobbying " du projet le plus vite possible lors de la session d'hiver, et ensuite améliorer ce contre-projet en vue d'un éventuel retrait de l'initiative. Il faut des mesures contraignantes pour l'amélioration des conditions de travail (obligation de CCT), des directives claires en matière de cofinancement par les cantons et des obligations légales d'amélioration de la qualité des soins. Enfin et surtout, les modifications de loi ne doivent pas être limitées à une durée de huit ans, comme proposé par le Conseil fédéral. Ce serait malhonnête parce que la " pénurie de personnel infirmier " n'aura pas disparu d'ici là. De plus, d'un point de vue démocratique, la mode actuelle consistant à produire des lois avec dates d'expiration est fondamentalement discutable.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/b/csm_Altenheim_iStock-wavebreakmedia-820254064_476e1e8228.webp" length="168328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6277</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 17:00:00 +0100</pubDate><title>Non au sabotage du partenariat social ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-au-sabotage-du-partenariat-social</link><description>Le Conseil des États doit rejeter la motion Baumann </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a récemment lancé une attaque frontale contre le partenariat social et la protection cantonale des salaires dans les cantons frontaliers que sont Neuchâtel, le Jura, et le Tessin. Aujourd'hui, la balle est dans le camp du Conseil des États : la motion Baumann, qui a lancé le pavé dans la mare, doit être rejetée, et ce, peu avant la votation au printemps sur l'initiative catastrophique contre la voie bilatérale (initiative " de limitation ").</p><p>Le texte (motion 18.3934) porte le joli nom de « Renforcer le partenariat social dans le cadre de conventions collectives nationales de travail ». Ceci est plutôt cynique, car cette motion veut en fait empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimaux cantonaux ne s'appliqueraient plus dans les secteurs où une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne veut rien de plus que de produire des travailleurs et travailleuses pauvres.</p><p>Pourtant, selon la Constitution fédérale, les cantons sont compétents pour légiférer en matière de politique sociale. Ils peuvent donc également déterminer que les salaires doivent couvrir le minimum vital. C'est pourquoi, lors du débat sur un salaire minimum national, les opposants à l'initiative ont toujours bien souligné que les cantons pouvaient introduire un salaire minimum si nécessaire. Et le Tribunal fédéral a confirmé cette compétence.</p><h3>Des exceptions à la baisse</h3><p>Une mise en œuvre de la motion Baumann constituerait une violation flagrante de la Constitution et un sabotage du partenariat social. Les CCT pourraient être dévoyées dans le but d'affaiblir encore davantage un droit du travail déjà bien fluet et de contourner la volonté du législateur. Au lieu de garantir de meilleures conditions que les normes minimales légales pour les salarié-e-s, elles permettraient au contraire de faire des exceptions, à la baisse. Il serait aussi dangereux que scandaleux que les CCT puissent servir d'instrument pour faire baisser les salaires légaux.</p><p>Il est inquiétant que cette atteinte à la souveraineté des cantons vienne précisément de la part du Conseil des États. La motion s'attaque en effet aux salaires des employé-e-s dans les régions frontalières des cantons de Neuchâtel et du Jura, mais aussi au Tessin et à Bâle, où une loi cantonale sur le salaire minimum fait actuellement l'objet d'un débat. Il faut espérer que la nouvelle Chambre des États suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats et rejettera la motion Baumann au lieu de torpiller la paix sociale en Suisse.</p><p>Les intentions et les méthodes du motionnaire sont particulièrement dangereuses en cette période précédant la votation sur l'initiative de l'UDC. Les cantons frontaliers avaient introduit des salaires minimaux cantonaux comme une des mesures pour lutter contre la pression sur les salaires dans le cadre de la libre circulation des personnes. Ces cantons se verraient désormais privés de cet outil par le Parlement : du pain béni pour l'initiative " de limitation " !</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6275</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 16:00:00 +0100</pubDate><title>Une prestation transitoire pour une meilleure protection sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-prestation-transitoire-pour-une-meilleure-protection-sociale</link><description>Salarié-e-s de 55+ : le Conseil des États a les cartes en mains </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse a un problème sur le marché du travail: la discrimination fondée sur l'âge. Bien que la pénurie de main-d'œuvre qualifiée fasse parler d'elle depuis des années, les plus de 55 ans n'en ressentent que peu les effets.</p><p>Entre 2014 et 2018, le chômage a comme prévu diminué dans tous les groupes d'âge, mais chez les plus de 55 ans, il a augmenté, malgré une belle période de prospérité économique. De plus, la proportion de contrats de travail précaires augmente chez les travailleurs et travailleuses plus âgés : depuis des années, le travail temporaire et les activités accessoires augmentent à un rythme supérieur à la moyenne chez les plus de 55 ans.</p><p>C'est pourquoi l'OCDE demande depuis longtemps à la Suisse de légiférer contre la discrimination fondée sur l'âge, la dernière fois dans son rapport sur la Suisse publié récemment. Concrètement, cela signifie qu'il faut enfin introduire chez nous une protection renforcée contre le licenciement pour le personnel de longue durée. Il s'agit d'une norme éprouvée dans les pays européens voisins, ainsi que dans certaines CCT de branches en Suisse. La nouvelle composition du parlement redonne espoir : à en croire les réponses&nbsp;« smartvote »des nouveaux élu-e-s, une meilleure protection contre le licenciement a de bonnes chances d'être mise en œuvre au Parlement.</p><h3>Prévenir durablement la pauvreté liée à l'âge</h3><p>De plus, l'amélioration de la protection sociale pour les chômeurs et chômeuses plus âgés en fin de droit reste une préoccupation urgente. Car une fois au chômage, les personnes plus âgées courent un risque très élevé d'arriver en fin de droit. L'Office de l'économie et des impôts du canton de Zurich déclare qu'aujourd'hui, une personne au chômage sur deux (!) âgée de plus de 60 ans finit par se retrouver en fin de droit. Et souvent, voici ce qui suit : les personnes concernées doivent vivre de leur fortune (souvent avec le capital LPP) avant de pouvoir bénéficier de l'aide sociale. En même temps, cela jette les bases de la pauvreté et de la dépendance envers les prestations complémentaires (PC). Les personnes concernées se voient privées de toute dignité : elles ont&nbsp;« trimé&nbsp;» toute leur vie et ont cotisé aux assurances sociales. Au zénith de leur expérience professionnelle, on les laisse tomber et elles atterrissent dans un néant professionnel et financier.</p><p>La prestation transitoire (PT) proposée par le Conseil fédéral remédie à cette situation: elle doit garantir aux personnes de plus de 60 ans un niveau de vie équivalent aux PC jusqu'à ce qu'elles atteignent l'âge ordinaire de la retraite, et en même temps assurer leur rente ensuite. Ainsi, la PT comble le fossé entre l'arrivée en fin de droit et la rente, et prévient la pauvreté chez les personnes âgées. Les dépenses sont tout à fait gérables : comme la Confédération et les cantons économiseront sur les PC ordinaires ainsi que sur l'aide sociale, les coûts nets de la PT ne dépasseront pas 200 millions de francs par an.</p><h3>Décision lors de la session d'hiver</h3><p>Lors de la session d'hiver, le Conseil des États doit tout mettre en œuvre pour adopter rapidement la nécessaire révision législative, avec quelques améliorations importantes : tout d'abord, la PT doit prendre effet pour les chômeurs âgés de plus de 55 ans (ou des personnes en fin de droit de plus de 57 ans), parce que tous les indicateurs du marché du travail indiquent que les problèmes mentionnés augmentent rapidement dès cette tranche d'âge. Limiter les PT aux personnes en fin de droit seulement dès 62 ans, comme l'exigent les employeurs et le PLR, serait une marque de mépris envers les personnes concernées. Même un geste purement symbolique serait mieux reçu !</p><p>Le Conseil des États doit également améliorer le plafond des prestations transitoires proposé par le Conseil fédéral. Ce dernier implique que de nombreuses personnes concernées dans les cantons où les loyers et les primes sont élevés n'auraient même pas droit au niveau de vie des PC. Et là aussi, la demande alternative de la droite - abaisser encore le plafond - est tout à fait incompréhensible : il ne s'agirait ni plus ni moins que d'une&nbsp;« aide sociale par la porte de derrière&nbsp;» et tromperait ainsi également les personnes concernées.</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Frau-ue55-nachdenklich-Fenster_photocase-gu.ju._471161b42a.webp" length="53674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6304</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 15:02:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. 17.412 «Egalité des chances dès la naissance»</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ivpa-17412-egalite-des-chances-des-la-naissance</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6302</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 14:58:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. 16.419 «Dispositifs médicaux figurant sur la liste des moyens et appareils. Instaurer la concurrence sur les prix»</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ivpa-16419-dispositifs-medicaux-figurant-sur-la-liste-des-moyens-et-appareils-instaurer-la-concurrence-sur-les-prix</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6299</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 13:11:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les identifiants uniques et les dispositifs antieffraction sur les emballages de médicaments à usage humain</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-les-identifiants-uniques-et-les-dispositifs-antieffraction-sur-les-emballages-de-medicaments-a-usage-humain</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6297</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2019 13:02:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation LERI</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/loi-federale-sur-lencouragement-de-la-recherche-et-de-linnovation-leri</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de la LERI</description><content:encoded><![CDATA[<p>Veuillez télécharger notre réponse à partir du PDF ci-dessous.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6335</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2019 18:30:00 +0100</pubDate><title>Dossier n° 136 : Analyse des finances cantonales 2019 / 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-136-analyse-des-finances-cantonales-2019-2020</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce dossier, l'USS analyse les finances des cantons et compare les chiffres des recettes fiscales et des dépenses sur la base d'indicateurs choisis. Pour la première fois, il contient également un «&nbsp;classement&nbsp;» des cantons dans les différents domaines.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6284</guid><pubDate>Tue, 19 Nov 2019 09:51:00 +0100</pubDate><title>Les cantons ouvrent grand la porte à la sous-enchère</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cantons-ouvrent-grand-la-porte-a-la-sous-enchere</link><description>Marchés publics : une décision irresponsable</description><content:encoded><![CDATA[<p>En décidant le 15 novembre de maintenir le principe du lieu d'origine des entreprises de détachement de main d'oeuvre dans l'accord intercantonal sur les marchés publics (AIMP), les cantons ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités. Ils ouvrent littéralement grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale.</p><p>Cette décision est d'autant plus incompréhensible que la Confédération a elle-même récemment révisé sa loi sur les marchés publics (LMP) et que les syndicats sont parvenus à empêcher des détériorations, en particulier le passage au principe du lieu d'origine. Le Parlement a finalement décidé de garder le principe du lieu d'exécution, qui a fait ses preuves.</p><p>D'une manière générale, avec la loi révisée sur les marchés publics, le changement de paradigme attendu depuis longtemps peut enfin avoir lieu : la qualité et les aspects sociaux retrouvent une certaine importance, ce n'est plus le prix qui détermine tout. Le message aux cantons était clair. Pourtant, ceux-ci n'ont pas saisi l'occasion de suivre cette direction.</p><p>Le refus des cantons de passer enfin au principe du lieu de prestation, dans le contexte des nouvelles dispositions de la LMP, laisse perplexe : lors du débat parlementaire, il a été souligné explicitement que l'inscription de ce principe constituait une incitation directe à l'harmonisation de l'AIMP.</p><p>Nous trouvons très inquiétant du point de vue de la politique juridique que les cantons ignorent sciemment la volonté du législateur dans un domaine aussi important, malgré le mandat très clair d'aller vers une harmonisation. C'est aussi un affront fait aux travailleurs et travailleuses des branches les plus touchées, ainsi qu'aux entreprises des cantons " à hauts salaires " qui se retrouvent désavantagées par rapport aux soumissionnaires venant de cantons " à bas salaires ". Si elles veulent rester dans la course, les premières devront tendre vers une détérioration des conditions de travail et des salaires. En maintenant le principe du lieu d'origine, les cantons ont lancé une spirale descendante. Les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse, ainsi que les syndicats les plus concernés Syna et Unia, condamnent cette décision avec la plus grande vigueur.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Strassenbau-Baustelle_Juan-Enrique-iStock_727d4cc409.webp" length="459124" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6242</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 14:30:00 +0100</pubDate><title>Égalité, rentes, climat : les revendications de l&#039;USS sont claires </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/egalite-rentes-climat-les-revendications-de-luss-sont-claires</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réunis en assemblée ce vendredi, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont pris plusieurs décisions importantes visant à renforcer durablement l’AVS, faire progresser l’égalité pour les femmes, soutenir la grève pour le climat et exiger des mesures contre le changement climatique qui soient socialement équilibrées.</p><h3>Une 13e rente AVS</h3><p>Après un débat intense sur le projet d’initiative populaire pour une 13e rente AVS, les quelque 100 syndicalistes ont décidé à une large majorité de lancer cette initiative au printemps 2020. « Avec cette initiative, nous faisons une proposition concrète et facile à mettre en œuvre afin de contrer les baisses de rentes du 2e pilier. Nous n’exigeons rien d’autre que de se rapprocher de l’objectif constitutionnel selon lequel l’AVS doit assurer les besoins de base », a expliqué le président de l’USS Pierre-Yves Maillard devant les délégué-e-s. Pour ces derniers, il ne fait pas de doute que cette revendication ralliera derrière elle une majorité d’électrices et électeurs, surtout en cette année de la Grève des femmes*. En effet, « une amélioration de l’AVS est d’une importance existentielle spécialement pour les femmes, qui, trop souvent, ne peuvent compter sur une caisse de pensions », a exposé la secrétaire centrale de l’USS Gabriela Medici dans son intervention. Si l’on ne renforce pas le 1er pilier, « nous assisterons à une privatisation rampante de la prévoyance vieillesse à travers l’expansion du 3e pilier », a souligné pour sa part Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS. « Seules les personnes bien payées en profiteront, ainsi que les banques et les assurances grâce à des frais élevés ».</p><h3>Égalité des chances</h3><p>La Grève des femmes* a fait l’objet d’autres discussions lors de l’assemblée. Les délégué-e-s de l’USS ont clairement adopté la proposition d’élaborer un programme d’action pour améliorer la situation dans les domaines de la garde d’enfants, des soins et de l’assistance. Une véritable égalité des chances pour les femmes dans le monde du travail n’est possible que lorsque « les services de garde de qualité, dans le cadre du service public, sont accessibles à tout le monde à un prix raisonnable », peut-on lire dans le texte adopté.&nbsp; De plus, la responsabilité de la prise en charge des enfants et des adultes qui en ont besoin doit être répartie à parts égales entres hommes et femmes. Pour l’USS, il est par ailleurs indispensable que le travail de garde, de soins et d’assistance soit globalement revalorisé. Il faut entre autres que les conditions de travail et les salaires s’améliorent dans les professions concernées.</p><h3>Protection du climat</h3><p>Les délégué-e-s de l’USS ont conclu l’assemblée par un débat sur le changement climatique. Ils ont adopté une résolution dans laquelle ils expriment clairement leur soutien au mouvement pour le climat. Techniquement et économiquement, une Suisse climatiquement neutre est réalisable et offre aussi de grandes opportunités. Les délégué-e-s soulignent dans ce texte que des mesures socialement tolérables sont nécessaires. Compte tenu de la hausse des coûts de la santé et du logement, les taxes supplémentaires devront être intégralement redistribuées. Et la Confédération devra financer les éventuels programmes d’encouragement avec ses ressources générales. Pour l’Union syndicale, le tournant énergétique et la protection du climat doivent surtout aller de pair avec un accroissement des investissements, notamment dans la production d’électricité ou les transports publics. Et avec un service public fort.<br><br> Les syndicats s’emploieront à nouer ou poursuivre des contacts au niveau local avec les collectifs engagés pour le climat afin de discuter des possibilités de mobilisation commune, fondées également sur des revendications pour le monde du travail. Les fédérations membres sont appelées à envisager une heure de grève ou d’action durant le temps de travail. L’USS poursuivra son engagement constant en faveur d’une reconversion écologique rapide de l’économie suisse qui profite à l’ensembles des travailleurs et à toute la population.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/b/csm_191115_dv-abstimmung_fcf1bb1ad7.webp" length="168428" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6279</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 12:21:00 +0100</pubDate><title>Attaque contre les conventions collectives de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-les-conventions-collectives-de-travail</link><description>Sabotage du partenariat social sur le dos des « working poors » </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a décidé par 9 voix contre 3 et une abstention de recommander la motion Baumann pour adoption. Le texte porte le joli nom de " Renforcer le partenariat social dans le cadre de conventions collectives nationales de travail ". Ceci est plutôt cynique, car cette motion veut en fait empêcher les cantons de prendre des mesures contre les salaires trop bas : les salaires minimaux cantonaux ne s'appliqueraient plus dans les secteurs où une convention collective de travail (CCT) déclarée de force obligatoire contient également des dispositions sur les salaires. La motion ne veut rien de plus que de produire des travailleurs et travailleuses pauvres</p><p>Pourtant, selon la Constitution fédérale, les cantons sont compétents pour légiférer en matière de politique sociale. Ils peuvent donc également déterminer que les salaires doivent couvrir le minimum vital. C'est pourquoi, lors du débat sur un salaire minimum national, les opposants à l'initiative ont toujours bien souligné que les cantons pouvaient introduire un salaire minimum si nécessaire. Et le Tribunal fédéral a confirmé cette compétence.</p><h3>Exceptions à la baisse</h3><p>Une mise en œuvre de la motion Baumann constituerait une violation flagrante de la Constitution et un sabotage du partenariat social. Les CCT pourraient être dévoyées dans le but d'affaiblir encore davantage un droit du travail déjà bien fluet et de contourner la volonté du législateur. Au lieu de garantir de meilleures conditions que les normes minimales légales pour les salarié-e-s, elles permettraient au contraire de faire des exceptions, à la baisse. Il serait aussi dangereux que scandaleux que les CCT puissent servir d'instrument pour faire baisser les salaires légaux.</p><p>Il est inquiétant que cette atteinte à la souveraineté des cantons vienne précisément de la part du Conseil des États. La motion s'attaque en effet aux salaires des employé-e-s dans les régions frontalières des cantons de Neuchâtel et du Jura, mais aussi au Tessin et à Bâle, où une loi cantonale sur le salaire minimum fait actuellement l'objet d'un débat. Il faut espérer que la nouvelle Chambre des États suivra la proposition du Conseil fédéral, des cantons et des syndicats et rejettera la motion Baumann au lieu de torpiller la paix sociale en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6269</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2019 11:55:00 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse : cap sur l’initiative pour une 13e rente AVS ! </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/prevoyance-vieillesse-cap-sur-linitiative-pour-une-13e-rente-avs</link><description>Décision de l&#039;Assemblée des délégué-e-s de l&#039;USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de leur Assemblée ce vendredi, les délégué-e-s de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé de passer à l'offensive dans la prévoyance vieillesse en choisissant de lancer une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Le Comité de l'USS fixera le début de la récolte des signatures.</p><p>Cette initiative est la réponse des syndicats au problème des rentes qui devient toujours plus évident :</p><ul><li>Les rentes du 2e pilier baissent depuis des années, même si les salarié-e-s cotisent toujours plus dans leur caisse de pensions.</li><li>La situation des rentes est particulièrement problématique pour les femmes : pour autant qu'elles touchent une rente du 2e pilier, celle-ci est en moyenne moitié moins élevée que celle des hommes.</li><li>Les rentes sont déjà terriblement basses : la moitié des personnes qui sont parties à la retraite en 2017 doivent s'en sortir avec moins de 3600 francs par mois (rentes AVS et LPP).</li></ul><p>Une 13e rente AVS devient nécessaire, tout comme l'est le 13e salaire perçu par une bonne partie des salarié-e-s. L'initiative est une première étape vers des rentes qui garantissent le niveau d'existence. Une personne qui a travaillé toute sa vie doit pouvoir vivre de sa rente : c'est ce que stipule la Constitution fédérale depuis près de 50 ans. Les femmes sont tout particulièrement tributaires d'une AVS performante. C'est d'ailleurs la seule assurance sociale qui prend en compte, dans le calcul de la rente, le travail de soins et d'assistance non rémunéré, principalement effectué par les femmes.</p><p>Cette initiative est simple, mais elle fait mouche : elle demande le versement d'une rente de vieillesse supplémentaire, du même montant que la rente AVS perçue chaque mois. Cela correspond à une augmentation de la rente de 8,33 %. En raison du caractère compensatoire de l'AVS, ce sont les bas et moyens revenus qui en profitent le plus. En guise d'exemple, une famille composée d'un conducteur de tram, d'une vendeuse à la Coop à temps partiel et d'un enfant toucherait grâce à l'initiative 300 francs de plus par mois en rente AVS. L'initiative prévoit en outre que les bénéficiaires de prestations complémentaires profitent également de la 13e rente.</p><p>Les délégué-e-s de l'USS ont par ailleurs décidé que les bénéfices de la Banque nationale suisse doivent être mis à contribution pour financer l'AVS. Il s'agira d'œuvrer au Parlement afin de rallier des majorités en faveur de cette idée. Si la voie parlementaire devait échouer, l'USS examinera le lancement éventuel d'une initiative sur ce sujet.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/5/csm_191115_Medici-DV_e3efa162ab.webp" length="100624" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6274</guid><pubDate>Thu, 14 Nov 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title> Dix mesures pour davantage de pouvoir d’achat et une Suisse plus sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dix-mesures-pour-davantage-de-pouvoir-dachat-et-une-suisse-plus-sociale</link><description>Problèmes de pouvoir d’achat et politique fiscale antisociale </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a un problème de pouvoir d’achat. Les salaires réels font du surplace, les rentes du 2e pilier baissent bien que les cotisations ne cessent d’augmenter, et le fardeau qui pèse sur les revenus bas et moyens à cause des primes d’assurance-maladie atteint souvent des niveaux intolérables. À cause de ces primes-maladie par personne, les impôts et les redevances ont même globalement commencé à avoir un effet dégressif, malgré les réductions de primes. De plus en plus de ménages de Suisse ont des difficultés à payer leurs factures. Si l’on exclut les dépenses de santé, la consommation par habitant-e est en baisse.</p><p>Pour résoudre ces problèmes, l’Union syndicale suisse (USS) a proposé, lors de la conférence de presse de ce jour, un <strong>train de mesures en dix points </strong>pour davantage de pouvoir d’achat et une Suisse plus sociale :</p><ul><li>&nbsp;&nbsp; hausses substantielles de salaire ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; lutte sans délai contre la discrimination salariale des femmes, avec la participation des syndicats ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; 13e salaire pour tout le monde dans les CCT et les entreprises (coiffure, centres d’appels, etc.) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; amélioration substantielle de la situation professionnelle des femmes (entre autres en développant les offres de structures d’accueil des enfants comme service public et financées en tant que tel ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; davantage de CCT fixant des salaires minimaux et une meilleure protection des salarié-e-s ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; renforcement de l’AVS via une 13e rente mensuelle (décision lors de l’Assemblée des délégué-e-s de l’USS du 15.11) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; amélioration du rapport prix/prestations dans le 2e pilier, entre autres à travers une composante de redistribution, comme prévu dans le compromis des partenaires sociaux ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; limitation de la charge représentée par les primes-maladie à 10 % du revenu disponible, comme prévu dans l’initiative populaire du Parti socialiste (hausses des réductions de prime) ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; distribution d’une partie des bénéfices de la BNS en faveur de l’AVS ;</li><li>&nbsp;&nbsp;&nbsp; augmentation des allocations familiales.</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Politique sociale</category><category>Économie</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/f/csm_191114_Medici-Maillard-Lampart_29ebbbdbbf.webp" length="193962" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6246</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Message de solidarité envers les syndicats chiliens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidaritaet-mit-den-chilenischen-gewerkschaften</link><description>L&#039;USS exige la fin des violences d&#039;État au Chili </description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu de la contestation qui perdure au Chili, l'Union syndicale suisse (USS) a envoyé un message de solidarité avec les manifestant-e-s et en faveur des revendications des syndicats, dans une lettre adressée à la confédération syndicale Bloque Sindical de Unidad Social.</p><p>Le président chilien et son gouvernement doivent cesser les violences envers les protestataires et leurs attaques contre les droits démocratiques, écrivent Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, et Luca Cirigliano, secrétaire central en charge de l'international, dans leur message de solidarité. La politique d'austérité pousse la population au désespoir et doit être stoppée immédiatement. La population et les syndicats appellent de leurs vœux des salaires minimaux, un service public de qualité et des rentes qui permettent de vivre dans la dignité. Ils doivent être entendus.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/e/csm_diego_correa-flickr_chile_demo_protest_2019_topf_schlagen_CC_BY_2.0_7aa5afb747.webp" length="155356" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6238</guid><pubDate>Fri, 08 Nov 2019 14:03:00 +0100</pubDate><title>Finances cantonales 2020 : grosses fortunes, peu d’investissements </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-cantonales-2020-grosses-fortunes-peu-dinvestissements</link><description>Le vent tourne dans la situation financière des cantons </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les cantons ont désormais tous publié leur budget et leur planification financière et l'USS peut à nouveau présenter son analyse détaillée de l'état des finances cantonales. En plus des indicateurs généraux, nous avons examiné de plus près les domaines de dépenses qui sont en augmentation, comme la formation et les soins de longue durée.</p><p>La haute conjoncture économique des dernières années s'est aussi ressentie dans les caisses cantonales. Ainsi en 2018, les recettes fiscales des cantons ont augmenté globalement de 3,6 % par rapport à 2017, soit nettement plus que la croissance de la création de valeur. Pour 2020, la majorité des cantons continue de tabler sur une croissance des recettes fiscales, mais elle s'annonce nettement plus faible. Ce ralentissement s'explique en partie par des perspectives économiques un peu moins roses, mais il est aussi un signe avant-coureur de la mise en œuvre de la réforme fiscale RFFA dans les cantons (dans la plupart des cantons, les premières révisions des lois fiscales cantonales entreront en vigueur dès le 1.1.2020). Ainsi, sept cantons au total s'attendent même à une baisse des rentrées fiscales, malgré une économie en croissance. À Bâle-Ville, la baisse devrait être de près de 5 %. C'était pourtant l'un des cantons pour lesquels la réforme nationale semblait taillée sur mesure pour permettre une mise en œuvre sans incidence sur les revenus.</p><h3>Baisse des excédents malgré le peu d'investissements</h3><p>En 2020, les excédents budgétaires structurels (c.-à-d. le résultat du compte financier corrigé des fluctuations de la conjoncture et des fluctuations exceptionnelles) devraient diminuer dans 15 cantons sur 26. Logiquement, cela devrait découler d'une augmentation des dépenses d'investissements. En effet, d'une part, de nombreux domaines ont besoin d'investissements de taille (en particulier dans la formation et les soins de longue durée) et, d'autre part, le contexte persistant des taux d'intérêt bas ou négatifs ainsi que le ralentissement de l'économie appellent une politique active d'investissements. Pourtant, c'est tout le contraire qui se passe dans de nombreux cantons : selon les budgets présentés, les dépenses d'investissements devraient diminuer dans 12 cantons sur 26 en 2020. La détérioration des résultats structurels du compte financier ne s'explique donc pas par une politique active d'investissements, mais elle découle bien souvent des mises en œuvre cantonales de la RFFA. Cette évolution est préoccupante : la transformation des systèmes cantonaux de l'imposition des entreprises ne devrait pas être dévoyée dans le but de raviver la concurrence fiscale intercantonale à un niveau encore plus bas.</p><h3>Grosse erreur budgétaire, grosse fortune</h3><p>Dans ses publications antérieures sur les finances cantonales, l'USS avait déjà constaté que l'exactitude de la budgétisation laissait à désirer dans presque tous les cantons. Ceux-ci se montrent en effet presque toujours trop pessimistes dans leurs budgets et se retrouvent systématiquement avec de meilleurs résultats. Ces erreurs budgétaires ont même empiré dans l'exercice financier 2018 et atteignent 5,5 % en moyenne suisse (c.-à-d. que les comptes des cantons sont, concernant les recettes globales, de 5,5 % supérieurs aux résultats budgétisés). L'USS constate également de façon répétée que les cantons noircissent systématiquement le tableau, non seulement en établissant leur budget, mais aussi lorsqu'ils font état de leur fortune. Souvent, l'endettement est grossi parce que la fortune n'est pas prise en compte en lien avec la dette brute ou, à tout le moins, pas dûment comptabilisée. Correctement déclarée, la fortune nette consolidée des cantons (fortune moins dettes brutes) se montait à presque 32 milliards de francs en 2017. Elle a continué d'augmenter de 10 % entre 2017 et 2018 pour atteindre près de 35 milliards de francs (!).</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6245</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2019 15:15:00 +0100</pubDate><title>Il faut s’attaquer aux problèmes du 2e pilier et les rentes doivent être améliorées </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-sattaquer-aux-problemes-du-2e-pilier-et-les-rentes-doivent-etre-ameliorees</link><description>Réaction à la décision du Conseil fédéral sur le taux d&#039;intérêt minimal </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, les caisses de pensions ont réalisé des rendements record d’en moyenne presque 9 %. Or les intérêts servis sur le capital-vieillesse stagnent depuis des années et les taux de conversion baissent toujours plus. C’est pourquoi les rentes du 2e pilier promises s’effondrent et la crise des caisses de pensions se fait toujours plus évidente.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) estime positif que le Conseil fédéral suive la recommandation de la Commission LPP et ne baisse pas le taux d’intérêt minimal appliqué dans la prévoyance professionnelle obligatoire au-dessous de sa valeur actuelle de 1 %, comme l’ont demandé les assurances et le patronat. L’USS est toutefois persuadée que le niveau historiquement bas du taux d’intérêt minimal aggrave encore plus le problème des rentes. L’effet des intérêts composés prévu pour la capitalisation n’a pas lieu et l’efficacité du 2e pilier s’en trouve remise en question. Le but donné par la Constitution fédérale aux prestations de la prévoyance vieillesse s’éloigne ainsi encore plus.</p><p>Alors que les bénéfices des entreprises et des assurances, comme ceux de la Banque nationale et de la Confédération continuent de croître, les salarié-e-s doivent renoncer à des rentes qui couvrent leurs besoins vitaux et accepter qu’elles baissent. Il faut mettre un terme à cette spirale descendante. C’est pourquoi nous avons besoin que les rentes basses de l’AVS soient enfin augmentées et que le 2e pilier soit stabilisé grâce au compromis sur la LPP trouvé par les partenaires sociaux.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6293</guid><pubDate>Thu, 31 Oct 2019 13:21:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l’organisation de l’infrastructure ferroviaire (ordonnance OBI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-lorganisation-de-linfrastructure-ferroviaire-ordonnance-obi</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6244</guid><pubDate>Wed, 30 Oct 2019 18:00:00 +0100</pubDate><title>Travailleurs et travailleuses âgés : enfin un pas en avant </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/travailleurs-et-travailleuses-ages-enfin-un-pas-en-avant</link><description>Message du Conseil fédéral sur une prestation transitoire </description><content:encoded><![CDATA[<p>La lutte pour résoudre les problèmes des travailleurs et travailleuses âgés connaît enfin un premier succès ! Cinq ans après la naissance de la " Conférence nationale sur le thème des travailleurs âgés ", due à un postulat du président de l'USS de l'époque, le Parlement peut enfin décider d'une avancée concrète en la matière : une rente-pont pour les travailleurs et travailleuses âgés qui ne retrouvent plus d'emploi et arrivent en fin de droit.</p><p>Ces derniers doivent en effet se battre contre d'importantes discriminations sur le marché suisse du travail. On le voit surtout à travers l'augmentation du nombre des rapports de travail précaires ainsi que du chômage des plus de 55 ans. Mais c'est principalement le nombre des personnes en fin de droit et de celles dépendant de l'aide sociale qui connaît une forte hausse. Raison pour laquelle l'Union syndicale suisse (USS) demande depuis des années que la couverture sociale soit améliorée lorsque la vie professionnelle commence à toucher à sa fin. Il s'agit à la fois d'éviter aux gens de se retrouver à l'aide sociale et de subir une baisse de leurs rentes. La rente-pont proposée aujourd'hui s'attaque précisément à ce problème et permettra d'atténuer ce qui est un grave problème de politique sociale.</p><p>L'USS souligne cependant également que la proposition du Conseil fédéral doit être améliorée sur d'autres points encore. Ainsi, tous les indicateurs montrent que, comme c'est prouvé, les problèmes de la génération des plus âgé-e-s ne commencent pas seulement à partir de 60 ans, mais déjà dès 55 ans au plus tard. La rente-pont doit par conséquent déjà pouvoir être perçue par les chômeurs et chômeuses à partir de 55 ans, respectivement 57 ans pour les personnes en fin de droit. L'USS n'est de plus pas d'accord que la rente-pont soit plafonnée, comme le propose le gouvernement, proportionnellement à la couverture des besoins vitaux dans les prestations complémentaires. Dans les cantons où les primes-maladie et les loyers sont élevés, cela aurait pour conséquence des réductions des prestations injustifiées (et finalement contraires à la loi). Le Parlement a désormais la possibilité d'améliorer le projet du Conseil fédéral sur ces deux points.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>Assurance-chômage</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/2/csm_Frau-ue55-mitRegenschirm-draussen_photocase-kemai_1a66e1892a.webp" length="216214" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6235</guid><pubDate>Thu, 24 Oct 2019 15:46:06 +0200</pubDate><title>Une grande victoire pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-grande-victoire-pour-les-femmes</link><description>Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP, membre du Comité présidentiel de l’USS et nouvelle conseillère nationale zurichoise, s’exprime à propos de cette élection 2019 historique pour les femmes et pour le climat 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques mois, nous disions : le 14 juin n’est que le début ! Avec une mobilisation historique de plus de 500 000 femmes, nous avons prouvé qu’en tant que syndicats, nous sommes la force motrice du progrès social. Et la journée électorale de dimanche nous a donné raison : cinq mois seulement après la Grève des femmes*, les élections fédérales se sont transformées en élections des femmes. Nous avons conquis 20 sièges de plus au Parlement et la part des femmes sous la coupole est passée de 32 % à 42 %.</p><p>Globalement, les forces progressistes et de gauche se sont nettement étoffées. La voix des salarié-e-s au Parlement fédéral s’en trouve renforcée. Pour moi qui suis une syndicaliste verte, cela signifie qu’il faut aller de l’avant non seulement sur la question du climat, mais également sur tout ce qui est urgent dans le domaine social. Comme par exemple les rentes des femmes dans le 2e pilier et dans l’AVS qui, dans leur globalité sont scandaleusement basses. Nous avons besoin d’une réforme sociale de la prévoyance-vieillesse qui bénéficierait tout particulièrement aux femmes. Nous avons besoin rapidement de solutions pour la conciliation famille-travail, la revalorisation des métiers « féminins » et pour remédier aux salaires des femmes qui demeurent trop bas. Il est temps d’amorcer la transformation socio-écologique de notre économie et de notre société, comme les syndicats l’exigent d’ailleurs depuis longtemps.</p><p>Les victoires donnent des responsabilités. Le 14 juin n’était que le début, le 20 octobre la confirmation. À nous maintenant de nous mettre au travail, ensemble. Au Parlement comme dans les entreprises et dans la rue.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/d/csm_kph_383dfb3018.webp" length="30232" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6234</guid><pubDate>Thu, 24 Oct 2019 15:10:36 +0200</pubDate><title>« Les perspectives s’améliorent nettement pour le monde du travail »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-perspectives-s-ameliorent-nettement-pour-le-monde-du-travail</link><description>Pierre-Yves Maillard, président de l&#039;USS commente les éléctions fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les élections du 20 octobre 2019 ont réellement changé la donne. Pour Pierre-Yves Maillard, président de l’USS et nouvellement élu au Conseil national, la voie est ouverte pour des projets réellement progressistes au Parlement. La vigueur des mobilisations sociales – pour l’égalité et pour le climat – qui s’est traduite dans les urnes démontre que la population attend des changements concrets.</p><p>« Ces élections modifient tous les rapports de force politiques pour la législature à venir », estime Pierre-Yves Maillard. « Nous avions un bloc bourgeois composé du PLR et de l’UDC qui pouvait tout bloquer au Conseil national. Dorénavant, des compromis sociaux incluant les partis du centre peuvent disposer d’une majorité ». Le président de l’USS y voit déjà une situation nettement plus favorable pour les solutions négociées récemment avec les employeurs, comme l’accord sur la prévoyance professionnelle, ou avec le Conseil fédéral, comme la rente-pont pour les travailleurs et travailleuses âgés. « Pouvoir réussir au Parlement déjà, sans devoir passer par des initiatives populaires ou des référendums, est une chance – mais aussi une grande responsabilité – pour les forces de progrès. »<br><br> D’importants combats se dessinent aussi en-dehors du Parlement. Il s’agit, d’abord, de poursuivre l’extraordinaire dynamique de la Grève des femmes*, qui n’a pas joué un rôle négligeable dans l’arrivée de nombreuses nouvelles parlementaires. « Avec le mouvement pour l’égalité et les grèves des jeunes pour le climat, la Suisse atteint un niveau de mobilisation politique qu’elle n’a plus connu depuis des décennies. Les syndicats devront contribuer à traduire cette mobilisation en avancées. »<br><br> La défense des conditions de travail sera aussi à l’agenda début 2020 avec la votation populaire sur l’initiative de l’UDC contre la libre-circulation des personnes. « Face à cette initiative, nous défendrons la voie bilatérale, la libre-circulation et les mesures d’accompagnement comme un tout, parce que ce tout profite aux salarié-e-s. » Et de poursuivre : « Après plus d’une année de discussions sur ces sujets, la population a compris l’importance de la protection des salaires. Et nous dirons la vérité sur les intentions de l’UDC : détruire le système des conventions collectives, réduire les droits des employé-e-s et faire pression sur le niveau des salaires suisses. » Pierre-Yves Maillard rappelle que les syndicats « défendent une harmonisation par le haut sur le plan européen, et que l’ensemble des syndicats soutiennent cette position ! »<br><br> La nouvelle composition du Parlement doit justement permettre de trouver des réponses politiques efficaces aux questions liées aux salaires, au pouvoir d’achat ou à la prévoyance. « Ce n’est que par des compromis susceptibles de convaincre une majorité et apportant des améliorations concrètes dans le quotidien qu’on évitera une instrumentalisation xénophobe de la question européenne. »<br><br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/1/csm_PierreYvesMaillard_YoshikoKusani_cut_2bcdc3b84e.webp" length="104120" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6231</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2019 17:15:00 +0200</pubDate><title>Un large front contre l’allongement du temps de travail, au besoin avec un référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-large-front-contre-l-allongement-du-temps-de-travail-au-besoin-avec-un-referendum</link><description>Communiqué de l’Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Semaine de 67 heures, travail de nuit et du dimanche obligatoires : voilà ce qui pourrait pendre au nez des personnes qui ont le malheur d’être considérées comme étant des « travailleurs et travailleuses qui exercent une fonction dirigeante » ou des « spécialistes ». C’est ce que veut l’initiative parlementaire du conseiller aux États PDC Konrad Graber. L’Alliance contre le stress et le travail gratis s’y oppose, si nécessaire en saisissant le référendum.</p><p>Si cette initiative parlementaire « Introduire un régime de flexibilité partielle dans la loi sur le travail et maintenir des modèles de temps de travail éprouvés » était acceptée, le droit suisse du travail deviendrait ni plus ni moins qu’une coquille vide. Les définitions floues de ces catégories de salarié-e-s ouvriraient tout grand la porte aux abus – et notre élu PDC le sait bien. Le plus grand nombre de salarié-e-s possible se retrouverait dans ces catégories et par conséquent, être utilisé, en cas de surplus de travai,l au bon vouloir du patronat. Et ce, jusqu’à 67 heures par semaine, dimanche compris !</p><p>Jeudi et vendredi 17 et 18 octobre, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) se prononcera sur cette initiative, et rarement la situation aura été aussi claire. Ce projet a été mis en pièces de tous côtés. Les inspectorats cantonaux s’y opposent, tout comme les Églises nationales et d’autres membres de l’Alliance pour le dimanche. Les médecins en général, ainsi que celles et ceux du travail mettent en garde contre les conséquences catastrophiques d’une telle déréglementation.</p><p>Toutes ces voix auraient dû être entendues puisque la CER-E avait annoncé des auditions dans un premier temps, pour purement et simplement les annuler<br> ensuite. Apparemment, elle a pris simplement peur en voyant les nombreuses critiques émises par des organisations allant de la Société Suisse de Médecine du Travail de la FMH à l’Alliance pour le Dimanche. Mais manifestement, elle a quand même eu le courage d’essayer de faire subrepticement passer cet objet quelques jours avant les élections fédérales.</p><p>L’Alliance contre le stress et le travail gratis a d’ores et déjà annoncé le lancement d’un référendum si ce projet cynique devait quand même passer la rampe au Parlement. Les médecins, le Conseil fédéral, les Églises, les syndicats, les inspectorats cantonaux du travail ainsi que le Conseil fédéral disent tous clairement NON à cette déréglementation. Finalement, selon l’OCDE, le droit suisse du travail est déjà l’un des plus souples et des plus favorable aux employeurs et employeuses. En comparaison internationale, la durée du travail est déjà beaucoup trop longue dans notre pays. Tant qu’à faire, il faudrait plutôt raccourcir la durée hebdomadaire du travail, comme le revendiquait d’ailleurs tout récemment haut et fort la Grève des femmes*. Ce sont de fait précisément les femmes et les familles qui pâtiraient le plus de la mise en œuvre des idées de M. Graber.</p><p>Compte tenu de cette levée de boucliers de tous bords contre cette initiative, l’Alliance contre le stress et le travail gratis s’attend donc à ce que la CER-E classe cette initiative parlementaire innommable et qu’elle l’enterre définitivement, comme la Chambre des cantons l’a d’ailleurs fait récemment avec une initiative similaire de l’ancienne conseillère aux États et actuelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter.</p><p>&nbsp;</p><h5>L’Alliance contre le stress et le travail gratis</h5><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/3/csm_frau-gestresst-kopfschmerz_c-inkje-photocase_bf91282e5f.webp" length="72958" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6330</guid><pubDate>Wed, 16 Oct 2019 17:35:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 135 : Évolution des effectifs des syndicats en 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-135-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2018</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2018, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 343 806 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 9440 personnes en moins, soit une baisse de 2,67 % des effectifs. Le nombre de membres a diminué chez les hommes ( -3,97 %). Il a en revanche légèrement augmenté chez les femmes ( +0,41 %).</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/f/csm_delegiertenversammlung2018-abstimmung_Foto-SGB-TF_fbddb64d07.webp" length="204908" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6226</guid><pubDate>Mon, 30 Sep 2019 08:45:29 +0200</pubDate><title>Primes-maladie 2020 : pas que des bonnes nouvelles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-2020-pas-que-des-bonnes-nouvelles</link><description>Derrière les hausses modérée de primes se cachent encore trop d&#039;inégalités, comme le montre l&#039;analyse de l&#039;USS.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Comme on s'y attendait la hausse des primes-maladie pour l'année prochaine s'avère, selon les cantons, de modérée à faible. Enfin une bonne nouvelle, surtout pour les assuré-e-s. En effet, les hausses souvent massives des dernières années étaient en contradiction avec toute une série de mesures efficaces prises pour maîtriser les coûts. Mais cette annonce cache des choses moins réjouissantes : les inégalités restent criantes et le principe de solidarité est mis à mal.</p><p>Les caisses maladie ont enfin réagi et commencé à réduire les excédents de réserves pharamineux qu'elles avaient réussi à accumuler grâce aux primes. Et à les redistribuer aux assuré-e-s. Mais presque tout le monde s'accorde pour dire que ces primes 2020 sont bien plus une sorte d'accalmie passagère que l'annonce du début d'une tendance durable. Les prévisions des coûts pour les prochaines années sont en effet déjà reparties à la hausse (<a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/sante/article/details/primes-2020-juste-une-accalmie-passagere/" class="external-link-new-window">lire l'article à ce sujet</a>).</p><h3>Prime standard vs. prime moyenne</h3><p>En y regardant de plus près, même l'annonce de cette semaine cache des choses moins réjouissantes : ainsi, la hausse moyenne de 0,3 % (adultes) publiée par l'OFSP se base pour la deuxième année consécutive sur la " prime moyenne ". Comme celle-ci résulte de la moyenne de tous les modèles d'assurance et de franchises à option, elle ne tient pas compte des désavantages que ces modèles comportent pour les assuré-e-s, en particulier une plus forte participation aux coûts qui peut vite, en cas de maladie, engloutir plusieurs fois la somme économisée par une faible hausse des primes. Si l'on prend, comme c'était le cas jusqu'en 2017, la prime standard (modèle de base, franchise de 300 francs), la hausse des primes pour 2020 se révèle nettement plus importante : +0,8 %. Aujourd'hui, près de 20 % des habitant-e-s sont encore assurés selon un modèle standard, et ce sont souvent des personnes qui ne peuvent pas se permettre, en raison de leur état de santé, de choisir des options comme une franchise élevée par exemple.</p><h3>Le principe de solidarité déjà écorné</h3><p>Même si les primes augmentent plus fortement précisément pour ces assuré-e-s, un " lobby d'experts " n'a pas pu s'empêcher, dès l'annonce des primes 2020, de réclamer à nouveau à grand bruit des rabais de primes plus importants en fonction des franchises à options. Et ils l'ont fait en ressortant un vieil argument déjà maintes fois ressassé : les " jeunes et les personnes en bonne santé " paient aujourd'hui beaucoup trop pour les " vieux et les malades ". Tout d'abord, cette affirmation est complètement fausse si l'on considère le problème dans son ensemble : aujourd'hui, une personne de 95 ans ne doit pas seulement assumer des primes qui sont en moyenne de 43 % plus élevées. Elle paie aussi en franchise et en participation aux coûts quelque 195 % de plus qu'une personne de 25 ans (sans parler des frais supplémentaires pour le home ou les soins à domicile, les taxes hospitalières, les médicaments, etc.).</p><p>Deuxièmement, c'est tout simplement la caractéristique de base d'une assurance que les personnes en bonne santé (respectivement les " malades potentiels ") contribuent au financement des personnes malades. Dans chaque assurance, il y aura toujours - ce n'est pas un scoop ! - un groupe de personnes qui paie davantage ou qui perçoit moins de prestations qu'un autre. Et c'est le cas tout particulièrement dans l'assurance de base LAMal. Mais c'était précisément la volonté politique que de fournir un approvisionnement de base en soins de santé pour tout le monde, sans discrimination. Troisièmement, il faut rappeler que les rabais de primes accordés actuellement pour les franchises à option sont de toute manière trop élevés au niveau actuariel, selon des calculs de l'OFSP. Autrement dit : ils permettent d'ores et déjà aux assuré-e-s en bonne santé de se soustraire en partie au principe de la solidarité financière dans l'assurance de base (" pool de risques uniforme ").</p><h3>Différences frappantes entre les cantons</h3><p>En plus des différences entre les groupes d'assuré-e-s, l'annonce des primes 2020 comprend aussi des écarts importants entre les cantons. Ainsi, les primes baissent de 1,5 % dans le canton de Lucerne, mais elles grimpent de 2,9 % à Neuchâtel ! Cette forte disparité est l'expression d'une organisation boiteuse de l'assurance de base, qui est mise en œuvre par le biais de plus de 50 caisses privées dans un total de 42 régions de primes. Cette fragmentation entraîne régulièrement des distorsions financières auxquelles les assuré-e-s se trouvent livrés de façon arbitraire et sans aucune alternative (sans même parler des changements de caisse, qui sont souvent des démarches fastidieuses et sans grands effets). Dans le canton de Neuchâtel par exemple, la principale raison de cette hausse de primes massive se trouve dans le fait que près de la moitié de la population de ce canton est assurée auprès de la caisse bon marché Assura. Celle-ci a calculé trop chichement ses réserves au cours des dernières années, contrairement à presque toutes les autres caisses. Elle se rattrape aujourd'hui par des hausses de primes.</p><p>L'exemple de Neuchâtel est on ne peut plus clair : avant que certains cantons ne se retrouvent otages de quelques rares caisses, voire d'une seule, ils devraient, si la population le souhaite, avoir la possibilité de créer eux-mêmes une caisse maladie cantonale. C'est précisément ce que le gouvernement vaudois a demandé récemment (une initiative cantonale est à prévoir aux Chambres fédérales). Cela permettrait d'en finir avec les variations des réserves. Mais surtout, on pourrait enfin investir efficacement dans la prévention et faire des économies dans les frais administratifs.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/7/csm_Arztgespraech-Formular_istockphoto-Cameravit_834c1bcf75.webp" length="37538" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6223</guid><pubDate>Fri, 27 Sep 2019 15:01:39 +0200</pubDate><title>Électricité : NON à une libéralisation à haut risque !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/electricite-non-a-une-liberalisation-a-haut-risque</link><description>Elle met en danger l&#039;approvisionnement. Et l’électricité ne deviendra pas moins chère ! </description><content:encoded><![CDATA[<p>L'ouverture du marché de l'électricité proposée aujourd'hui par le Conseil fédéral ne nous rapproche pas d'un centimètre de la transition énergétique et elle met en danger la sécurité d'approvisionnement. Le gouvernement tente peut-être d'envoyer un signal à la Commission européenne avec cette libéralisation du marché de l'électricité. Mais pour l'approvisionnement en Suisse, le risque est grand ! L'Union syndicale suisse (USS) rejette l'ouverture complète du marché de l'électricité, sur la base des réflexions suivantes :</p><p>L'électricité est un bien indispensable pour la population et l'économie. Elle doit être disponible en tout temps, personne ne peut s'en passer. Il faut donc une coopération extrêmement fiable dans la branche et on doit pouvoir planifier à long terme la demande et l'offre, mais certainement pas faire de l'expérimentation sur les marchés ! La Suisse dispose aujourd'hui non seulement d'un approvisionnement très stable en électricité, mais également de prix modérés et stables. Les ménages paient depuis des années 21 centimes par kilowattheure en moyenne, soit moins que dans les pays voisins qui ont complètement libéralisé leur marché.</p><p>Le prix de l'électricité est composé des coûts du courant, des coûts du réseau et de taxes. Le prix du courant lui-même ne représente même pas 40 %, c'est-à-dire 8 centimes par kilowattheure. Ce n'est qu'à cette part du prix de l'électricité que le " libre marché " s'appliquerait, le reste demeurant soumis à régulation. Et à cause de ces 8 centimes, les ménages devraient choisir leur fournisseur d'électricité parmi 600 gestionnaires de réseaux de distribution et autres prestataires !</p><p>Cela ne fera ni avancer la transition énergétique ni renforcer la protection du climat. Et l'électricité n'en deviendra certainement pas moins chère, bien au contraire ! Tous les fournisseurs se mettront alors à dépenser des sommes énormes en marketing et en administration, de l'argent qui seraient bien plus utile ailleurs. La priorité aujourd'hui doit aller à la transition rapide vers une production d'électricité de sources renouvelables. Tout particulièrement en Suisse, que la topographie rend très vulnérable aux effets du réchauffement climatique. Des communautés d'énergie sont déjà possibles aujourd'hui. La structure actuelle du marché suisse de l'électricité a plus que fait ses preuves en termes de résistance aux crises. Il n'y a aucune raison de mettre cela en jeu !</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/b/csm_Stromleitung_flickr-pixelteufel_cc-by_e69834080a.webp" length="327442" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6214</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2019 11:00:00 +0200</pubDate><title>Le SSP à Strasbourg pour défendre le droit de grève en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-ssp-a-strasbourg-pour-defendre-le-droit-de-greve-en-suisse</link><description>Avec son arrêt dans le cas de la grève à l’hôpital de La Providence à Neuchâtel, le Tribunal fédéral remet gravement en question le droit de grève en Suisse. Le SSP a donc décidé d’aller devant la Cour européenne des droits de l’homme afin de défendre ce droit fondamental.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces personnes étaient descendues dans la rue, car elles ne voyaient plus d'autre moyen de défendre leurs conditions de travail. En devenant le nouveau propriétaire de l'hôpital de La Providence à Neuchâtel en 2012, le groupe de cliniques privées Genolier avait résilié la convention collective de travail afin de pouvoir réduire les salaires et les allocations et allonger la durée du travail. Mais pas seulement : il avait également refusé de discuter avec les salarié-e-s de cet hôpital privé.</p><p>C'est peut-être pour cette raison que la grève a été largement soutenue par la population locale. Mais après un long bras-de-fer, le groupe Genolier a tout simplement licencié les grévistes. Aux yeux de ces derniers et de leur syndicat SSP, une chose est sûre : en procédant ainsi, le groupe s'est mis en marge de la loi. Il est vrai que la Suisse ne connaît toujours pas - et ce n'est pas glorieux - de protection contre le licenciement digne de ce nom pour les militant-e-s syndicaux. Mais en même temps, elle garantit le droit de grève à l'article 28 de sa Constitution.</p><h3>Décision scandaleuse</h3><p>Plus de sept ans se sont écoulés depuis cette grève. Entretemps, le cas est allé jusqu'au Tribunal fédéral (TF), qui a rendu cette année son arrêt, une décision scandaleuse aux yeux des syndicats : la défense des conditions de travail existantes, garanties par une CCT cantonale largement ancrée, était "disproportionnée", et la grève par conséquent illicite.</p><p>Jusqu'alors, la jurisprudence était claire. Une grève est licite lorsqu'elle remplit les conditions formelles suivantes : a) les revendications portent sur les relations de travail ; b) elle est soutenue par un syndicat ; c) une résolution du conflit a été tentée par voie de négociations et a échoué, d) elle ne met pas en danger l'existence même de l'entreprise. Dans son arrêt sur les grévistes de La Providence, le Tribunal fédéral s'écarte de cette ligne et va beaucoup plus loin : désormais, même des grèves purement défensives pourraient être déclarées illicites si les juges estiment qu'une dégradation des conditions de travail est tolérable. Ce qui, de facto, signerait l'arrêt de mort du droit de grève.</p><h3>Néfaste pour le système de santé</h3><p>Les syndicats ne peuvent et ne veulent pas accepter cela. C'est pourquoi le Syndicat des services publics (SSP) a décidé de faire recours contre ce jugement auprès de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. L'USS soutient cette démarche. "La concurrence déloyale sur le dos des salarié-e-s ruine le système de santé suisse", a martelé le président de l'USS Pierre-Yves Maillard lors de la conférence de presse du SSP sur ce sujet. Et l'ancien ministre vaudois de la santé d'ajouter : "Aucune lutte démocratique contre ce phénomène n'est 'disproportionnée'". La Suisse se doit de respecter, enfin, les droits fondamentaux du travail, tels qu'ils sont garantis par l'Organisation internationale du travail (OIT).</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/7/csm_European_Court_of_Human_Rights_cc-by-sa_Cherryx-Wikimediacommons_2a7997dd48.webp" length="426796" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6213</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2019 17:26:00 +0200</pubDate><title>Pour une meilleure protection sociale des chômeurs et chômeuses plus âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-une-meilleure-protection-sociale-des-chomeurs-et-chomeuses-plus-ages</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Jamais il n'y a eu autant de personnes de 55 à 64 ans sur le marché du travail qu'aujourd'hui. Pourtant, les personnes de cette tranche d'âge au sein de la population active n'ont de loin pas toutes un emploi sûr, bien au contraire. Deux facteurs expliquent cette situation : d'une part, la pression toujours plus forte qui s'exerce depuis quelques années sur les travailleurs et travailleuses plus âgés a entraîné une hausse du nombre d'engagements précaires. D'autre part, le chômage des travailleurs et travailleuses plus âgés n'a cessé d'augmenter.</p><p>Sur le plan de la politique sociale, cela se manifeste tout d'abord par une durée de perception moyenne des indemnités journalières de chômage nettement plus longue chez les travailleurs et travailleuses plus âgés (chômage de longue durée). Cette durée a pris des proportions telles que cela fait belle lurette qu'elle n'est plus compensée par la durée maximale d'indemnisation prévue par la loi sur l'assurance-chômage (LACI), durée qui a été prolongée pour les assuré-e-s plus âgés ou de longue date ; raison pour laquelle, le risque de se trouver en fin de droit a nettement augmenté pour ces derniers.</p><p>La possibilité de réussir à retourner sur le marché du travail après s'être trouvé en fin de droit est donc malheureusement très faible passé un certain âge, ce qui représente pour toutes les personnes concernées une expérience douloureuse, tant au niveau psychique que financier. Financièrement, ce n'est pas seulement la couverture des années jusqu'à la retraite qui représente un problème, mais bien les options actuellement à disposition pour traverser ces années. Dans la plupart des cas, ces options auront pour conséquence, jusqu'à nouvel ordre, que les problèmes de revenus perdureront aussi après l'âge ordinaire de la retraite. En effet, un arrêt prématuré de la vie active entraîne inévitablement des pertes ultérieures en matière de rentes.</p><h3>Un pas dans la bonne direction, mais des améliorations s'imposent</h3><p>L'USS exige depuis longtemps un vaste train de mesures destinées à améliorer la situation des salarié-e-s plus âgés. Il faut d'une part des mesures préventives, comme une protection contre le licenciement pour les salarié-e-s plus âgés et de longue date, une protection concrète contre la discrimination liée à l'âge, des offres efficaces de formation continue en cours d'emploi ainsi qu'une orientation plus spécifique des services publics de placement sur les besoins des chômeurs et chômeuses plus âgés. Mais parallèlement, il est indispensable que les lacunes existant dans la sécurité sociale pour les années précédant la retraite soient enfin comblées. C'est pourquoi, l'USS salue vivement l'introduction, proposée par le Conseil fédéral, d'une prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses plus âgés.</p><p>La prestation transitoire proposée résout un problème socio-politique aigu à l'échelle du pays pour la somme raisonnable de moins de 300 millions de francs (coûts bruts) par année. En plus, ces coûts bruts peuvent être relativisés par des économies importantes prévisibles dans les prestations complémentaires ordinaires (PC) ainsi que dans l'aide sociale. Mais ces coûts relativement bas s'expliquent aussi, et pour une bonne part, par la définition plutôt restrictive du cercle des ayants droit.</p><h3>Conditions trop restrictives</h3><p>L'USS est toutefois d'avis que les conditions d'octroi prévues pour la prestation transitoire sont nettement trop restrictives et qu'elles excluent trop de chômeurs et chômeuses plus âgés du droit à la prestation. En effet, cela fait un bon moment que tous les indicateurs montrent que les difficultés des salarié-e-s plus âgés augmentent nettement dès l'âge de 55 ans, et non à 60 ans. La prestation transitoire doit donc intervenir au plus tard pour ce premier groupe d'âge.</p><p>En revanche, l'affirmation répétée de la droite que ce nouveau filet social incitera les employeurs et employeuses à licencier davantage les employé-e-s plus âgés puisque ces derniers seront mieux protégés est une vue de l'esprit. Il suffit de jeter un coup d'œil vers le canton de Vaud qui connaît une rente-pont semblable depuis 2011 pour s'apercevoir que cet argument ne tient pas debout. L'expérience s'est avérée très positive et aucun effet "d'incitation négative" n'a été observé. Ce que confirment d'ailleurs les employeurs et employeuses de la place. Évidemment, car aucune entreprise n'a intérêt à se passer à la légère de l'expérience de ses employé-e-s de longue date.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/5/csm_Frau-ue55-nachdenklich-Fenster_photocase-gu.ju._471161b42a.webp" length="53674" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6217</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2019 16:41:02 +0200</pubDate><title>Primes 2020 : juste une accalmie passagère</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-2020-juste-une-accalmie-passagere</link><description>Malgré la hausse modérée des primes prévue pour 2020, le problème principal reste le même : un mode de financement extrêmement antisocial (primes par personne) et une participation aux coûts exorbitante pour les assuré-e-s. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La semaine prochaine, jeudi plus précisément, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) annoncera les nouvelles primes d'assurance maladie pour l'année 2020, avec cette fois des augmentations assez modérées. Et on devrait assister à une vague d'autocongratulation : la Confédération se félicitera d'avoir pris des mesures efficaces pour maîtriser la hausse des coûts (en particulier l'intervention tarifaire Tarmed) ; les médecins souligneront leur sens des responsabilités (et écarteront du revers de la main la nécessité d'introduire le budget global) ; enfin, les caisses maladie se feront passer pour "prévenantes" puisqu'elles auront réussi à éviter aux assuré-e-s le choc d'une forte hausse des primes.</p><p>Personne n'ignore qu'il s'agira là, au mieux, d'une demi-vérité. Tout d'abord, la hausse (momentanément) modérée des coûts de la santé fait d'ores et déjà partie du passé : après une augmentation des coûts de 2,6 % en 2017 et de 2,8 % en 2018, le Centre de recherches conjoncturelles de l'EPFZ KOF prévoit des hausses de 3,7 % pour 2019 et de 3,6 % pour 2020. Et ces hausses se répercuteront inévitablement sur les primes, avec le décalage temporel habituel.</p><p>Mais avant d'en arriver là, les caisses doivent enfin faire le ménage dans leurs comptes. Aujourd'hui, elles nagent littéralement dans l'argent à force d'avoir fixé des primes trop élevées par le passé : fin 2018, les réserves accumulées correspondent pratiquement au double de ce qui est prescrit par la loi. Cet argent appartient aux assuré-e-s. Il doit leur être restitué sous forme de primes plus basses. Et les caisses pourront bien s'éviter de coûteuses campagnes de pseudo-autocongratulation.</p><h3>Alléger les primes : indispensable initiative</h3><p>Autre point qui n'incite pas à l'optimisme : malgré une année 2020 qui s'annonce pas trop terrible en termes de primes, le problème central et aigu de l'approvisionnement en soins de santé en Suisse demeure le même : un mode de financement extrêmement antisocial (primes par personne) et une participation aux coûts exorbitante pour les assuré-e-s. Et même si les prévisions du KOF ne se réalisent pas et que d'autres mesures de maîtrise des coûts devaient déployer leurs effets : la charge des primes est aujourd'hui déjà beaucoup trop élevée, notamment pour les familles (monoparentales) et les retraité-e-s.</p><p><a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/sante/article/details/la-sante-doit-etre-abordable-pour-tout-le-monde-oui-a-linitiative-dallegement-des-primes-maladie/" class="external-link-new-window">L'initiative d'allègement des primes du PS Suisse et de l'USS</a> est donc indispensable : elle vise l'introduction d'un plafonnement des primes à 10 % du revenu disponible. Dès que cette initiative aboutira, elle devra être traitée en priorité au Parlement. Un autre projet de réforme doit en revanche être enterré au plus vite : le <a href="https://www.uss.ch/actuel/page-daccueil/details/le-financement-uniforme-va-couter-cher-aux-payeurs-et-payeuses-de-primes/" class="external-link-new-window">"financement uniforme"</a>. Cette révision de la LaMal veut une extension sans précédent du pouvoir des caisses sur le financement et la gouvernance du système de santé. Pas besoin de faire un dessin pour démontrer que les caisses maladie sont tout sauf recommandables pour remplir ce rôle : il suffit de voir leur politique d'affaires actuelle, notamment l'accumulation de réserves indécentes et les salaires faramineux des cadres supérieurs.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/d/csm_Krankenhaus-Operation_Santiago-Nunez_photocase_011c844ab8.webp" length="199932" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6211</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2019 11:00:11 +0200</pubDate><title>Abdiquer face à la place financière nuit à la politique monétaire et aux rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/abdiquer-face-a-la-place-financiere-nuit-a-la-politique-monetaire-et-aux-rentes</link><description>La BNS doit se montrer plus ferme contre la cherté du franc suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc suisse reste nettement surévalué. La situation conjoncturelle s'est assombrie, surtout dans le secteur des exportations. Dans ce contexte, il est d'autant plus important que la Banque nationale suisse (BNS) se batte énergiquement pour un cours du franc approprié. En pratiquant les taux d'intérêts négatifs et en intervenant sur le marché des devises, la BNS utilise des moyens dont les effets vont dans la bonne direction. Malheureusement, elle n'a pas su exposer clairement quels objectifs elle poursuit exactement. À plusieurs reprises, elle a même autorisé des périodes de revalorisation du franc.</p><p>En décidant aujourd'hui d'assouplir le taux négatif pour les banques, la BNS fait à nouveau preuve de faiblesse. Elle montre ainsi qu'elle est prête à dévier de son cap en matière de politique monétaire lorsque la pression de la place financière se fait plus forte.</p><p>L'efficacité du taux négatif s'en trouve affaiblie. Contrairement à l'AVS et aux caisses de pension, les banques et les investisseurs privés sont plus mobiles dans le placement de devises. Le taux négatif devrait s'appliquer surtout dans ce domaine. En revanche, l'AVS et les caisses de pension devraient bénéficier d'exemptions plus larges. Elles sont tenues, à raison, de verser des prestations en francs. Elles doivent donc placer une grande partie de leurs actifs en francs.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu'elle agisse avec plus de fermeté contre la surévaluation du franc suisse. De plus, il faut enfin trouver des solutions à la problématique des taux négatifs dans l'AVS et les caisses de pension. Le fonds de compensation AVS (Compenswiss) doit être complètement exempté des taux d'intérêts négatifs et les recettes des taux négatifs devraient être versées aux institutions de prévoyance, afin de freiner la diminution des rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_Schweizerische_Nationalbank_Bundesplatz_Baikonour-wikimediacommons-ccbysa_afb8560e1f.webp" length="463876" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6209</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2019 14:33:59 +0200</pubDate><title>Succès de la résistance contre l’allongement du temps de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/succes-de-la-resistance-contre-l-allongement-du-temps-de-travail</link><description>Communiqué de presse de l’Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p>La résistance manifestée par l'Alliance contre le stress et le travail gratis porte enfin ses fruits : la loi sur le travail (LTr) ne sera pas vidée de sa substance. Le Conseil des États a en effet renoncé à supprimer pour une grande part des salarié-e-s l'obligation d'enregistrer le temps de travail. Un outil central, qui protège ces derniers du travail gratis et des durées de travail excessives, est donc maintenu.</p><p>En décidant d'enterrer une initiative de l'ancienne conseillère aux États Karin Keller-Sutter, la Chambre des cantons reconnaît que les projets de déréglementation de grande ampleur de la LTr sont inappropriés et se heurtent à une vaste résistance de la part des syndicats, des médecins du travail ainsi que des cantons. En abolissant l'obligation d'enregistrer sa durée du travail, la mise en œuvre de l'initiative Keller-Sutter aurait détruit l'outil qui permet avant tout de vérifier les durées maximales de travail et le volume de travail supplémentaire. Selon l'Enquête suisse sur la population active (ESPA), au moins 26 % des salarié-e-s auraient été touchés.</p><p>Mais ce premier pas ne suffit toutefois de loin pas aux yeux de l'Alliance des syndicats, des médecins du travail et des médecins assistant-e-s. Maintenant, le Conseil des États et la Commission de l'économie et des redevances devront aussi abandonner les projets de prolongation de la durée hebdomadaire du travail et d'assouplissement encore plus poussé de l'interdiction du travail dominical. Raison pour laquelle l'initiative parlementaire du conseiller aux États Konrad Graber doit elle aussi être enterrée. À l'heure où des études constatent une hausse constante du stress dans le monde du travail et où toujours plus de personnes sont victimes d'épuisement professionnel, il s'agit d'accroître la protection des travailleurs et travailleuses, et non de la diminuer. Le Conseil des États serait bien inspiré de prendre au sérieux l'opposition manifestée par les syndicats, les médecins du travail, les Églises et les cantons, et de renoncer aussi à ce projet. Mais si le Parlement devait maintenir ce dernier, l'Alliance le combattrait par tous les moyens.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Brigitta Danuser, professeure, Société suisse de médecine du travail/FMH, 076 339 84 46</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail, 076 335 61 97</li><li>Marcel Marti, responsable Politique et communication de l'ASMAC, 031 350 44 82</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 598 67 70</li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07</li><li>Daniel Münger, président de syndicom, 058 817 18 11</li><li>Denise Chervet, directrice de l'ASEB, 079 40 892 40</li><li>Claudia Galli, présidente de la fsas, 078 746 76 50</li></ul><h3>L'alliance contre le stress et le travail gratis :</h3><p>Union syndicale suisse (USS); Travail.Suisse ; Société suisse de médecine du travail (SSMT) ; Association suisse des employés de banque (ASEB) ; Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS) ; Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC) ; ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_Frau_Aerztin_abends_muede_am-PC_istock_klein_e5620b86b1.webp" length="109862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6207</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2019 16:12:01 +0200</pubDate><title>Prestations transitoires pour les chômeurs et chômeuses âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-transitoires-pour-les-chomeurs-et-chomeuses-ages</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi fédérale sur les prestations transitoires pour les chômeurs et chômeuses âgés (LPTC)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, il n’y a jamais eu autant de personnes de 55 à 64 ans sur le marché du travail. De fait, le taux d’activité de ce groupe d’âge est passé de 66&nbsp;% en 1999 à 76&nbsp;% en 2019. Mais les personnes de 55 à 64 ans qui font partie de la population active n’ont de loin pas toutes un emploi sûr, au contraire. Premièrement, la pression toujours plus forte qui s’est exercée ces dernières années sur les travailleurs et travailleuses plus âgés a entraîné une hausse du nombre des engagements précaires. Deuxièmement, le chômage des travailleurs et travailleuses plus âgés n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Et une fois tombés au chômage, les travailleurs et travailleuses plus âgés ont nettement plus de difficultés que les jeunes à retrouver un emploi. Alors que le taux d’aide sociale a augmenté globalement d’environ 10&nbsp;% entre 2001 et 2017, cette hausse a été de 32&nbsp;% pour les plus de 55&nbsp;ans. Les demandeurs et demandeuses d’emploi ont la vie dure passé un certain âge. Ils font beaucoup de postulations et essuient pourtant des refus, parfois sous des prétextes fallacieux. On peut constater que les travailleurs et travailleuses plus âgés courent un risque nettement plus élevé de se trouver en fin de droit, tout en ayant clairement moins de chances de réintégrer le marché du travail.</p><p>Parallèlement à des mesures préventives, par exemple une meilleure protection contre le licenciement, une protection réelle contre la discrimination liée à l’âge et des offres efficaces de formation continue, il est absolument indispensable que les lacunes existant dans la sécurité sociale pour les années précédant la retraite soient enfin comblées.&nbsp; Dans ce contexte, l’introduction proposée par le Conseil fédéral d’une prestation transitoire pour chômeurs et chômeuses plus âgés constitue un pas extrêmement important. L’USS le salue vivement.</p><p>&nbsp;</p><p>Pour plus d'information et lire la réponse complète de l'USS : voir ci-dessous</p>]]></content:encoded><category>Prestation transitoire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6185</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2019 11:16:00 +0200</pubDate><title>Protection des données : un projet de loi déficient !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-donnees-un-projet-de-loi-deficient</link><description>Le Conseil national doit de toute urgence revoir la copie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle loi sur la protection des données (LPD) a quatre gros défauts : elle n'est pas efficace, elle est contraire aux droits fondamentaux, elle empire la situation actuelle et elle est incompatible avec l'Union européenne (UE). Si le Conseil national ne l'améliore pas substantiellement, elle doit être rejetée.</p><p>Même la NZZ a rapporté cette mise en garde du préposé fédéral à la protection des données : le projet pour une nouvelle loi sur la protection des données est insuffisant. S'il n'est pas corrigé, l'Union européenne (UE) pourrait même lui refuser l'équivalence européenne.</p><p>Que s'est-il passé ? Le parlement était chargé de renforcer la protection des données et de l'adapter à la transformation numérique. Mais il a fait à peu près le contraire. On ne peut en aucun cas parler ici d'un renforcement, contrairement à ce qu'a fait l'UE avec sa nouvelle législation sur la protection des données.</p><h3>Violation du droit international</h3><p>Une des choses les plus choquantes pour des salarié-e-s, c'est que la majorité au Parlement n'a même pas prévu, dans l'article 4, de protéger le traitement de données ultrasensibles telles les affiliations syndicales. Cette lacune représente une violation ouverte du droit international pourtant ratifié par la Suisse, notamment de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) ainsi que des conventions de l'OIT sur ce sujet.</p><p>L'UE est en train d'examiner le niveau de protection des données des pays tiers, dont celui de la Suisse. L'Office fédéral de la justice a dû répondre à des questions relatives à la situation légale actuelle, à l'état de la révision en cours de la loi ainsi qu'à la nature de la mission et des moyens concrets qui sont à la disposition du préposé fédéral à la protection des données.</p><p>Le résultat de cet examen devrait être disponible au printemps 2020. La Commission pourra ainsi prendre une décision au plus tard à la fin mai, comme le prescrit le règlement général de l'UE sur la protection des données. Si rien ne change dans le projet suisse de révision, Bruxelles devra vraisemblablement refuser l'équivalence à la Suisse.</p><h3>Faire ses devoirs</h3><p>Avec un projet de nouvelle loi sur la protection des données tel qu'il se présente actuellement, il n'y a qu'une chose à faire : le renvoyer à la commission avec le mandat d'élaborer un projet qui réponde au minimum aux exigences suivantes :</p><ul><li>être compatible avec la convention STE 108 (Conseil de l'Europe) ainsi qu'avec le droit de l'OIT;</li><li>garantir la reconnaissance de l'équivalence avec le règlement (UE) 2016/679</li><li>être compatible avec les accords de Schengen ;</li><li>avoir au moins le même degré de protection que ne le garantit la LPD actuellement en vigueur.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Datenschutz_Schloss-Tastatur_Jonathan_Schoeps_photocase_58b4d8116d.webp" length="46694" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6203</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 15:06:24 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal) et de l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-l-assurance-maladie-oamal-et-de-l-ordonnance-sur-les-prestations-de-l-assurance-des-soins-opas</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6201</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 14:45:09 +0200</pubDate><title>Message concernant l’encouragement de la culture pour la période 2021 à 2024 (Message culture)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/message-concernant-l-encouragement-de-la-culture-pour-la-periode-2021-a-2024-message-culture</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6199</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 14:07:00 +0200</pubDate><title>Révision du Code civil (Transmission d’entreprises par succession)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-du-code-civil-transmission-d-entreprises-par-succession</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6197</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 13:50:51 +0200</pubDate><title>Accord commercial entre la Suisse et le Royaume-Uni</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/accord-commercial-entre-la-suisse-et-le-royaume-uni</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6195</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 13:30:21 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la déduction des frais professionnels des personnes exerçant une activité lucrative dépendante en matière d’impôt fédéral direct</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-deduction-des-frais-professionnels-des-personnes-exercant-une-activite-lucrative-dependante-en-matiere-d-impot-federal-direct</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6193</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 12:37:57 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur les procédures électroniques en matière d’impôts</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-les-procedures-electroniques-en-matiere-d-impots</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6191</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 12:26:47 +0200</pubDate><title>Limitation de la responsabilité en navigation intérieure et sa mise en œuvre et modification de la Convention relative à la collecte, au dépôt et à la réception des déchets survenant en navigation rhénane et intérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/limitation-de-la-responsabilite-en-navigation-interieure-et-sa-mise-en-oeuvre-et-modification-de-la-convention-relative-a-la-collecte-au-depot-et-a-la-reception-des-dechets-survenant-en-navigation-rhenane-et-interieure</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6189</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2019 12:19:34 +0200</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur la garantie de l’approvisionnement en eau potable en temps de crise (OAEC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-la-garantie-de-l-approvisionnement-en-eau-potable-en-temps-de-crise-oaec</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6187</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2019 00:00:00 +0200</pubDate><title>Rapport sur la vision, la stratégie et le concept du cadastre des conduites Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/rapport-sur-la-vision-la-strategie-et-le-concept-du-cadastre-des-conduites-suisse</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6179</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 10:20:00 +0200</pubDate><title>Améliorations en vue pour les parents et les proches d’adultes dépendants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ameliorations-en-vue-pour-les-parents-et-les-proches-d-adultes-dependants</link><description>Aide aux proches et congé paternité : deux sujets importants au Conseil national cet automne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national se penchera lors de sa session d'automne sur le congé de paternité ainsi que sur des aides aux personnes qui s'occupent de proches requérant des soins (" proches dépendants "). Les élu-e-s doivent saisir cette occasion d'apporter enfin des améliorations sensibles pour les personnes qui s'occupent des autres en plus de leur activité professionnelle.</p><p>Lorsqu'on s'occupe de proches ou d'enfants, on n'a qu'à se débrouiller soi-même : voici à peu près la devise des chantres du libéralisme économique en Suisse. Toujours selon les mêmes préceptes, ce type de travail est non rémunéré et pris sur les temps libres, souvent au détriment du revenu d'activité et de la prévoyance vieillesse. Plus de quelques jours de congé pour les nouveaux papas ? Un congé parental pour permettre aux familles de s'organiser ? Des périodes de congé pour s'occuper d'un proche malade ? Une sécurité financière pour les personnes qui s'occupent de leurs proches malades et qui déchargent ainsi le système de santé ? Rien de tout cela ! La Suisse est un pays en voie de développement en ce qui concerne les allègements et les aides pour les personnes qui assument des responsabilités pour leurs proches. Cette fois, le Conseil national a la possibilité d'atténuer quelque peu ces carences par le biais de plusieurs propositions.</p><p>Le 11 septembre, il débattra de l'initiative pour un congé paternité de quatre semaines et du contre-projet indirect du Conseil des États, qui propose deux semaines. Ce n'est pas beaucoup, mais tout de même... Une recommandation du National en faveur de l'initiative représenterait un signe important que l'on va vers une politique familiale progressiste.</p><p>Le 23 septembre, ce sont les aides aux personnes s'occupant de proches dépendants qui seront à l'ordre du jour. Selon le Conseil fédéral, les salarié-e-s auraient le droit de prendre jusqu'à trois jours de congé payés pour s'occuper de proches malades, comme c'est déjà le cas pour les parents d'enfants malades. Par ailleurs, le projet prévoit l'extension des bonifications pour tâches d'assistance dans l'AVS aux proches de personnes ayant seulement une légère impotence.</p><h3>Congés d'assistance de longue durée</h3><p>Mais le Conseil fédéral a raté l'occasion de présenter au Parlement l'option d'accorder des congés de plus longue durée pour des proches d'adultes malades ou accidentés. Le monde politique devra trouver des solutions pour ces personnes, car ce genre de responsabilités les obligent souvent - et majoritairement des femmes - à réduire leur taux d'activité rémunérée ou à l'abandonner complètement, avec les conséquences dramatiques pour leur sécurité financière, particulièrement à la retraite. Il faudrait donc introduire des congés d'assistance de longue durée, mais aussi la possibilité de réduire temporairement le taux d'activité rémunérée tout en gardant le droit de l'augmenter à nouveau par la suite.</p><p>Des améliorations tangibles seront apportées pour les parents qui ont des enfants gravement malades ou blessés : ils pourront prendre jusqu'à 14 semaines de congé réparties sur une période de 18 mois, pour avoir le temps pour les soins et l'assistance. Ces congés pourront être pris en journées ou en semaines. Cette avancée est à saluer, mais dans certains cas, il faudrait des congés nettement plus longs. Lorsqu'un enfant a un cancer par exemple, il a besoin de soins et d'assistance pendant 64 semaines en moyenne, selon le rapport du Conseil fédéral. Il revient donc aux politiques de combler la lacune de 50 semaines qui demeure avec la réglementation proposée.</p><p>Cet automne, le Conseil national a les cartes en mains pour améliorer la situation de personnes qui portent la responsabilité d'enfants ou d'adultes proches. Les propositions sont sur la table. Le Conseil national doit maintenant les adopter et les améliorer. Après la Grève des femmes* du 14 juin, c'est le moins qu'il puisse faire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/a/csm_Vater-mit-kleinem-Kind_Eva_Blanco_Fotografia_photocase_484a117b8a.webp" length="81926" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6180</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 10:20:00 +0200</pubDate><title>Soutien au climat et à la jeunesse pour le climat</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/soutien-au-climat-et-a-la-jeunesse-pour-le-climat</link><description>Climat : les syndicats seront de la partie le 28 septembre !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le changement climatique connaît une accélération fulgurante. Pour les syndicats du monde entier, la question d'un engagement pour des mesures efficaces est cruciale. En tant que pays enclavé, la Suisse est fortement touchée par le réchauffement climatique : l'énergie hydraulique, pilier de notre approvisionnement en électricité, est menacée, des villages entiers sont emportés par des glissements de terrain, des routes et des voies ferrées sont ensevelies. Les coûts sociaux et économiques s'annoncent exorbitants si le monde politique n'agit pas rapidement.</p><p>Ce sont les plus faibles qui seront les plus frappés par les conséquences négatives du réchauffement climatique, c'est-à-dire les personnes avec des faibles revenus, que ce soit chez nous ou au niveau mondial. C'est pourquoi nous, syndicalistes, nous engageons pour que le changement climatique puisse être freiné, mais aussi pour que les mesures contre le changement climatique soient socialement acceptables. Le mouvement syndical se trouve dans une position-clé en termes de lutte pour la protection climatique : nous nous engageons pour une politique durable au-delà des intérêts partisans. L'économie et le marché du travail suisses ne peuvent être assurés qu'avec de bonnes conditions de travail et une transition énergétique financée de manière solidaire !</p><p>La jeunesse pour le climat demande un soutien visible. Et elle en a besoin afin que le monde politique bouge enfin ! C'est pourquoi la <a href="https://www.klimademo.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">mobilisation pour le climat le 28 septembre</a> doit être vraiment très importante. Rendez-vous à 13h30 à la Schützenmatte à Berne, ou à 14h00 sur la Place fédérale.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/8/csm_Climatestrike_manuellopez-wikimedia_cc-by-sa_4b58a47c5a.webp" length="945976" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6178</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 10:10:00 +0200</pubDate><title>Loi sur la poste : les cantons se montrent étonnamment tenaces</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-sur-la-poste-les-cantons-se-montrent-etonnamment-tenaces</link><description>La résistance ne faiblit pas contre les fermetures d&#039;offices de poste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être bien que la Poste et le Conseil fédéral ont sous-estimé la situation et ne s'attendaient pas à une telle ténacité de la part des cantons et des communes dans leur mobilisation contre le démantèlement du réseau des offices de poste. Le 16 septembre, ce sera au tour des initiatives parlementaires des cantons de Genève, Bâle-Ville et Soleure d'être traitées au Conseil des États.</p><p>La commission compétente CTT-E propose le rejet de ces initiatives, mais uniquement parce qu'elle veut d'ores et déjà élaborer un projet de loi sur la base d'une initiative parlementaire identique déposée par le canton du Jura. Le projet de loi devrait être prêt dans un an.</p><p>Mais d'ici-là, si on n'arrive pas à freiner la Poste, il n'y aura plus que 750 offices de poste sur les 1000 qui restent encore à l'heure actuelle. Il y a bien le postulat de la CTT-N (19.3532) qui appelle le Conseil fédéral à exiger de la Poste une planification à plus long terme de l'approvisionnement postal de base. Ce postulat sera traité au Conseil national le 12 septembre, mais il ne parviendra pas à empêcher la poursuite du démantèlement. Le Conseil fédéral, lui, n'a pas de problème accepter le postulat.</p><p>En revanche, la motion Berberat (19.3749) pourrait bien représenter le " frein à main " nécessaire. Elle passera déjà le 10 septembre au Conseil des États et demande tout simplement un moratoire sur les nouvelles fermetures d'offices de poste jusqu'à ce que le projet de loi de la CTT-E soit prêt. Bien sûr, le Conseil fédéral rejette l'idée et renvoie à l'ordonnance révisée sur la poste, en vigueur depuis janvier 2019. Dans cette ordonnance, les critères d'accessibilité ont été adaptés et s'appliquent désormais au niveau des cantons et des agglomérations.</p><p>Mais, et c'est le hic, ces critères concernent aussi les agences postales. Ce qui fait qu'ils ne peuvent pas empêcher ne serait-ce qu'une seule nouvelle fermeture d'office de poste ! Impossible en tout cas de reconstruire ainsi un approvisionnement de base complètement lézardé. Les agences postales, c'est bien connu, ne sont pas en mesure d'offrir un service complet. C'est particulièrement vrai pour le trafic des paiements, puisqu'elles ne pourront jamais répondre aux normes de sécurité. Il faut donc absolument que la motion Berberat soit adoptée le 10 septembre !</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/9/csm_Mike_Knell-Flickr_CC_BY-SA_2.0_post_postauto_poststelle_appenzell_teufen_postfinance_1564a12e64.webp" length="229328" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6177</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2019 09:35:00 +0200</pubDate><title>Le « financement uniforme » va coûter cher aux payeurs et payeuses de primes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-financement-uniforme-va-couter-cher-aux-payeurs-et-payeuses-de-primes</link><description>À la session d&#039;automne, le Conseil national peut mettre le holà au lobby des caisses-maladie.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après la récente prise de position du Conseil fédéral sur le projet de réforme du lobby des assurances, le Parlement va maintenant aborder ce " financement uniforme ". En cas d'acceptation du projet, de nouvelles sources de bénéfices s'ouvriront aux caisses-maladie et aux hôpitaux privés. Aux dépens des payeurs et payeuses de primes, bien sûr !</p><p>Cela fait des années que les faîtières des caisses-maladie se plaignent de fausses incitations onéreuses qu'il s'agirait d'enfin éliminer. Elles se gardent bien de dire qu'elles font elles-mêmes partie des principaux acteurs à en tirer parti. Par exemple, elles font en sorte, lors des négociations sur les tarifs stationnaires, que leurs assurances complémentaires lucratives soient favorisées partout où cela est possible, ce qui occasionne souvent des coûts supplémentaires pour les cantons. Toutefois, le modèle commercial des caisses-maladie et des hôpitaux privés est depuis longtemps sous pression. En effet, le Conseil fédéral et les cantons misent à juste titre sur davantage d'interventions peu compliquées en ambulatoire (c.-à-d. sans nuit à l'hôpital). Cela ne plaît absolument pas aux hôpitaux privés qui se sont largement dotés en appareils, installations et pavillons coûteux (voir <a href="https://www.medinside.ch/de/post/hirslanden-so-schnell-verpuffen-800-millionen-franken" class="external-link-new-window">"Hirslanden: So schnell verpuffen 800 Millionen Franken"</a>, en allemand). Et les caisses-maladie ne sont pas non plus contentes de cela, car elles gagnent aujourd'hui de l'argent surtout avec les assurances complémentaires dans le domaine stationnaire, désormais en recul.</p><p>Face à cette évolution, elles ne sont bien sûr pas restées sans rien faire. D'un côté elles remanient depuis des années leur modèle d'affaires et deviennent petit à petit non seulement des assureurs, mais également des fournisseurs de prestations. Ainsi l'assurance maladie Swica par exemple, avec sa chaîne de cabinets de groupe Medgate (en collaboration avec... la Migros !). D'un autre côté, elles se montrent de plus en plus agressives dans leur prise d'influence, au plan politique, sur la régulation de l'assurance de base. Elles sont en première ligne avec les membres rémunérés de leurs conseils d'administration et de divers autres organes qui siègent aussi à la commission de la politique de santé publique du Conseil national : Raymond Clottu (UDC/Groupe Mutuel), Ulrich Giezendanner (UDC/KPT), Sebastian Frehner (UDC/Groupe Mutuel), Heinz Brand (UDC/Santésuisse), Lorenz Hess (PBD/Visana), Ruth Humbel (PDC/Concordia) und Bruno Pezzatti (PLR/Groupe Mutuel).</p><h3>Préserver l'accès non discriminatoire</h3><p>Le " financement uniforme " est le projet phare du lobby des caisses-maladie. Selon ce modèle, les cantons devraient participer à parts égales et sans surcoût au financement des soins ambulatoires et stationnaires (actuellement, les cantons ne financent que les traitements stationnaires, à hauteur de 55 %). L'idée est bonne, en principe. Mais elle devient problématique dans la mesure où elle prévoit de prendre la somme aujourd'hui fournie par les cantons (soit environ huit milliards de francs) pour la refiler littéralement aux caisses-maladie. Celles-ci pourraient alors distribuer ces fonds selon leur bon vouloir aux prestataires de soins. Et qui en profiteraient le plus ? Les cliniques privées notamment (même celles qui ne figurent pas sur les listes des cantons !) et par conséquent, les modèles d'assurances complémentaires des caisses-maladie.</p><p>Le système de santé est un élément du service public : il fait partie de l'approvisionnement public de base. Personne ne choisit s'il ou elle tombe malade ni quelles " prestations " il ou elle aimerait avoir. La santé, ce n'est pas du Coca Cola. Il est donc impératif de mettre le holà à la mainmise éhontée des protagonistes privés sur la gouvernance dans le système de santé. Le mieux, ce serait que le Conseil national le fasse déjà lors de la session d'automne qui commence sous peu. La régulation et la planification de l'approvisionnement en santé publique doit rester intégralement la mission des pouvoirs publics. Ce n'est qu'ainsi qu'un accès non discriminatoire aux prestations peut être garanti pour toutes les couches de la population.</p><p>Cet accès est d'ailleurs sous pression depuis longtemps, en raison d'un mode de financement antisocial. Mais même avec le " financement uniforme ", les payeurs et payeuses de primes ne gagneraient rien du tout, au contraire : le mécanisme de financement proposé conduirait même à ce que la participation aux coûts pour les assuré-e-s, déjà exorbitante à l'heure actuelle, augmente encore davantage. Et si la revendication alternative des cantons devait être entendue, à savoir que les soins de longue durée soient intégrés au " financement uniforme ", elle résulterait inévitablement en une poussée supplémentaire et prolongée des primes. Car avec l'évolution démographique, il n'y a aujourd'hui pratiquement pas un poste de dépense qui augmente plus rapidement que les soins de longue durée. Ceux-ci font tout autant partie de l'approvisionnement public de base que les soins médicaux et doivent dès lors aussi être financés principalement par des fonds publics, c'est-à-dire par des recettes fiscales prélevées en fonction du revenu. Un nouveau transfert sur les primes par personne serait absolument intolérable pour une bonne partie de la population.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/8/csm_pleite_kein_geld_leere_hosentaschen_ccc8760275.webp" length="50076" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6174</guid><pubDate>Fri, 06 Sep 2019 10:15:00 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire de 2 % et un rattrapage tangible pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-de-2-et-un-rattrapage-tangible-pour-les-femmes</link><description>Négociations salariales 2019/2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'économie suisse a connu une nette croissance au cours des trois dernières années. Pourtant, même si la charge de travail a augmenté, les salaires réels ont reculé de 0,6 % ! Ceci est injuste et met de plus en plus en péril le développement économique dans notre pays. Depuis 2015, la consommation par habitant-e (hors dépenses de santé) affiche une baisse réelle d'environ 0,7 %. Sans une hausse tangible des salaires, cette tendance va aller en s'aggravant. Voilà pourquoi les fédérations de l'Union syndicale suisse (USS) exigent des augmentations générales de salaires de 2 % pour les négociations salariales 2019/2020. Les salaires des femmes ont tout particulièrement besoin d'une hausse significative.</p><p>La marge de manœuvre est là : la conjoncture économique suisse se porte mieux que ce que beaucoup affirment ces derniers temps. Les entreprises recherchent plus de main-d'œuvre que jamais au cours des dix dernières années. Les affaires sont bonnes dans presque toutes les branches. Et elles restent globalement positives même dans l'industrie, où le ralentissement de la conjoncture internationale se fait pourtant sentir. Les entreprises s'attendent à une légère hausse des exportations pour les prochains mois.</p><p>De toute évidence, il est temps d'agir, et pas seulement dans la perspective de l'évolution de l'économie intérieure. Du point de vue des salarié-e-s, des augmentations de salaire sont nécessaires aussi pour compenser le renchérissement de près de 0,5 % pour l'année en cours ainsi que pour financer les hausses continuelles des primes-maladie. Sans oublier que la productivité ne cesse d'augmenter, de 1 % par année en valeur réelle.</p><p>Mais c'est pour les femmes que la nécessité de faire quelque chose est particulièrement prononcée. Le 14 juin, plus de 500 000 femmes et hommes solidaires sont descendu-e-s dans la rue pour réclamer des progrès en matière d'égalité, et plus particulièrement l'égalité salariale. Maintenant, il faut des avancées concrètes pour les salaires des femmes. Le retard salarial des femmes doit être corrigé par des hausses tangibles de salaire pour les femmes. Dans les branches qui relèvent du syndicat Unia, les femmes devront toucher, en plus de l'augmentation salariale de 2 %, au moins 50 francs supplémentaires.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/b/csm_190906_lohn_mk_maillard_lampart_alleva_muenger_zugeschnitten_c07563d82a.webp" length="26058" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6167</guid><pubDate>Fri, 30 Aug 2019 17:03:04 +0200</pubDate><title>Victoire d’étape des syndicats contre l’allongement du temps de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victoire-d-etape-des-syndicats-contre-l-allongement-du-temps-de-travail</link><description>Un frein aux attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La résistance des syndicats et des médecins du travail contre l’allongement du temps de travail porte enfin concrètement ses fruits : la Commission de l’économie du Conseil des États (CER-E) a recommandé vendredi le classement de l’initiative parlementaire de l’ancienne conseillère aux États Karin Keller-Sutter. En faisant cela, la commission admet que ses projets d’une dérégulation de grande ampleur de la loi sur le travail sont inappropriés. L’initiative exigeait l’abandon, dans une large mesure, de l’enregistrement du temps de travail. Selon l’Enquête suisse sur la population active (ESPA), au moins 26 % des salarié-e-s auraient été touchés. On les aurait tout simplement privés de l’outil qui permet de vérifier si les durées maximales de travail sont respectées et si des heures supplémentaires sont effectuées. Il est grand temps que le Conseil des États suive la commission et enterre ce démantèlement de la protection des salarié-e-s.</p><p>Mais l’étape d’aujourd’hui ne suffit pas, loin s’en faut. La commission doit encore abandonner le projet d’augmenter la durée hebdomadaire maximale de travail et de continuer d’affaiblir l’interdiction du travail du dimanche. Ces mesures envisagées proviennent d’une initiative du conseiller aux États Konrad Graber. Alors que des études démontrent l’augmentation constante du stress au travail et que les personnes en burnout sont de plus en plus nombreuses, il faut viser plus de protection des salarié-e-s, et non moins comme semble toujours l’envisager la CER. Le Conseil des États serait bien avisé de tenir enfin compte de l’opposition des syndicats, des médecins du travail, des Églises et des cantons et de rejeter également ce projet de loi. Si le Parlement devait maintenir le projet, les syndicats le combattraient par tous les moyens.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/0/csm_Bauarbeiter-in-Halle-Protesthaltung_AntonioRecena-photocase_5346d7d044.webp" length="339942" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6165</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2019 18:13:31 +0200</pubDate><title>Renforcer la diversité journalistique, mais pas faire des cadeaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/renforcer-la-diversite-journalistique-mais-pas-faire-des-cadeaux</link><description>Encouragement des médias</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’intention du Conseil fédéral de renforcer le soutien accordé aux médias du pays. Mais les mesures à cet effet doivent aider à préserver la diversité journalistique en ne pas être un cadeau pour les entreprises de médias générant d’importants chiffres d’affaires comme tamedia, Ringier et NZZ-CH Media !</p><p>Pour l’USS, il est clair que seules doivent bénéficier d’un encouragement pour leurs offres les entreprises de médias soumises à une CCT qui garantit l’indépendance de leur rédaction et des bonnes conditions de travail aux personnes actives dans ce secteur. Désormais, les entreprises qui veulent être soutenues devront prouver qu’elles s’engagent pour la diversité journalistique et une couverture médiatique de grande qualité. Un transfert des bénéfices à des privés, dans les secteurs encouragés, doit être interdit.</p><p>Aujourd’hui, le marché des médias est contrôlé en Suisse par encore quatre entreprises de médias. Et toutes misent sur la même stratégie : rédactions centrales, suppressions d’emplois et pages communes. La diversité journalistique est en train de rapidement disparaitre, une évolution qui menace le système de la démocratie directe de la Suisse.</p><p>L’USS est soulagée de voir que le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), placé sous la direction de la conseillère fédérale Simonetta Somaruga, propose maintenant des mesures pragmatiques et rapidement réalisables, et renonce à une nouvelle loi sur les médias. En raison de la chute des recettes publicitaires de la TV, il est juste de ne pas plafonner la redevance versée pour la SSR. La plus importante entreprise de médias de service public fournit de fait une contribution indispensable à la fourniture d’informations et de contenus culturels à la population et ne doit précisément pas être affaiblie aujourd’hui.</p><p>L’augmentation de 20 millions de francs envisagée par la conseillère fédérale du rabais sur la distribution postale ne suffira cependant pas pour réellement alléger la charge des petits journaux indépendants. Et si le plafonnement du tirage actuellement en vigueur devrait être levé pour les grands journaux et les têtières, la diversité journalistique ne s’en trouvera pas soutenue.</p><p>L’aide financière des offres en ligne est nécessaire et urgente, et l’USS s’en félicite, car ce canal est devenu essentiel pour le journalisme d’information. Mais ici aussi, les conventions collectives de travail existantes, la qualité de la couverture médiatique et l’indépendance rédactionnelle sont les critères sur lesquels l’encouragement doit s’orienter. Et pas la question de l’existence d’un « paywall » (péage de lecture numérique).</p><p>Les entreprises de médias sont désormais invitées à investir dans la qualité journalistique et à arrêter de supprimer des emplois dans les rédactions. Cela s’applique précisément aux quatre entreprises qui contrôlent actuellement le marché suisse des médias. L’USS espère que la Suisse alémanique et le Tessin auront enfin à nouveau une convention collective de travail (CCT) garantissant des salaires et des honoraires. Il est plus que temps que les éditeurs reconnaissent le partenariat social !</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/8/csm_Zeitungen-Onlinemedien_iSt-seb_ra_klein_ec4a5317c9.webp" length="366828" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6163</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2019 11:21:00 +0200</pubDate><title>Le Parlement doit se focaliser sur le montant des rentes – L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-doit-se-focaliser-sur-le-montant-des-rentes-l-uss-rejette-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Réforme AVS 21 : le message du Conseil fédéral est insuffisant</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) estime que le message du Conseil fédéral sur la réforme AVS 21 n’est pas convaincant. Au futur nouveau Parlement de le retravailler. D’une part, une réforme de l’AVS n’a de chance de trouver une majorité des citoyen-ne-s que si elle prend le montant des rentes pour point de départ. Le compromis proposé par les partenaires sociaux pour la prévoyance professionnelle est certes en mesure de stabiliser les rentes en baisse du 2e pilier, mais l’AVS a, elle aussi, un besoin urgent que des mesures soient prises. Il n’y a de fait plus eu aucune hausse des rentes AVS depuis plus de 40 ans. Les adaptations faites sur la base de l’indice mixte ne tiennent qu’insuffisamment compte de l’évolution des salaires. C’est pourquoi les rentes AVS perdent toujours plus de leur valeur ; et cela, alors que les coûts de la santé augmentent massivement. C’est pour cela que l’USS a décidé de lancer une initiative pour une 13e rente AVS, car c’est la seule manière pour que l’AVS remplisse sa fonction : garantir une vieillesse dans la dignité.</p><p>D’un autre côté, l’USS rejette clairement le relèvement prévu de l’âge de la retraite des femmes. Car la stabilité financière de l’AVS est aussi une de ses revendications. Qu’en plus, ce relèvement doive se faire principalement sur le dos des femmes n’est pas convaincant. La situation sur le marché de l’emploi des travailleuses âgées est toujours insatisfaisante : plus de la moitié des femmes interrompent leurs activités professionnelles avant d’être arrivées à l’âge ordinaire de la retraite ; nombre des salarié-e-s âgées ont des faibles taux d’occupation, alors qu’elles aimeraient bien travailler plus. Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les femmes souffrent trois fois et demie plus du sous-emploi que les hommes. Les rentes des femmes aussi sont, dans une mesure inacceptable, beaucoup plus basses que celles des hommes : selon la statistique 2017 des nouvelles rentes, les hommes qui ont pris leur retraite en 2017 ont reçu des prestations du 2e pilier presque deux fois plus élevées que les femmes pendant la même année. Les rentes des femmes sont souvent si basses qu’elles ne leur permettent pas de vivre décemment une fois à la retraite. C’est pourquoi on a besoin que de vrais progrès soient accomplis en matière d’égalité des sexes, et pas d’un égalitarisme de façade concernant l’âge de la retraite. La grande mobilisation lors de la Grève des femmes* de cette année le souligne aussi.</p><p>L’USS est persuadée que la Suisse, toujours plus riche, peut et doit se permettre une prévoyance vieillesse solidaire, reposant sur un financement solide. C’est ce que prescrit la Constitution fédérale et c’est également là une question de respect pour les travailleurs et travailleuses concernés qui ont contribué de manière déterminante aux performances de l’économie et à ce qui est l’aménagement actuel d’une AVS sociale.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6160</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2019 12:48:18 +0200</pubDate><title>Le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle obligatoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-d-interet-minimal-dans-la-prevoyance-professionnelle-obligatoire</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6156</guid><pubDate>Thu, 22 Aug 2019 16:02:35 +0200</pubDate><title>Développement continu de l’AI : premières rectifications par la commission du Conseil des États</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/developpement-continu-de-l-ai-premieres-rectifications-par-la-commission-du-conseil-des-etats</link><description>Plusieurs décisions défavorables aux bénéficiares AI ont été corrigées. Mais d&#039;autres améliorations sont indispensables.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès la rentrée après la pause estivale, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) s'est penchée sur l'assurance-invalidité (AI). Après plusieurs coupes sur le dos des bénéficiaires de rentes AI, la révision actuelle du Conseil fédéral (" Développement continu de l'AI ") vise un soutien accru à l'intégration professionnelle, au conseil et au suivi, ainsi qu'à une meilleure coordination au sein même de l'AI.</p><p>Le besoin de poursuivre de toute urgence ces objectifs est évident. L'USS s'est engagée en faveur de la révision - qui porte bien son titre - lors de la consultation et au cours des débats ce printemps au Conseil national. Mais le Conseil national a saisi l'occasion pour procéder à de nouvelles coupes budgétaires : il a ainsi décidé de réduire les rentes pour enfants et d'introduire un système linéaire de rentes qui entraînerait des baisses de prestations conséquentes, particulièrement pour les personnes avec un taux d'invalidité élevé (entre 60 % et 69 %). Actuellement, ces personnes touchent une rente de trois-quarts (75 %). Avec les rentes linéaires, elles ne recevraient qu'une rente correspondant à leur taux d'invalidité. Et ce, bien que ces mêmes personnes n'ont pratiquement aucune chance de trouver un emploi à temps partiel complémentaire. Ce changement de système est inacceptable pour les personnes concernées, il est complexe et coûteux.</p><p>Autre point qui ne convainc pas dans cette décision : concrètement, les diminutions de rentes ainsi induites vont probablement déplacer les coûts vers les prestations complémentaires. Ainsi, l'AI parviendra de moins en moins à remplir sa mission d'assurer le minimum vital même pour les taux d'invalidité élevés. Or, près de la moitié des bénéficiaires de l'AI ont déjà besoin des prestations complémentaires pour assurer leur existence.</p><h3>Renforcer l'intégration professionnelle</h3><p>La commission d'examen du Conseil des États a corrigé une partie de ces décisions, ce qui est à saluer. Elle a surtout rejeté unanimement la diminution des rentes pour enfants. Mais elle a approuvé le nouveau système de rentes, avec les effets négatifs que nous avons décrits pour les bénéficiaires de l'AI. Au moins, les personnes de 55 ans ou plus ne seront pas soumises aux réductions de rentes entraînées par ce nouveau système. Nous saluons aussi le fait que, comme aujourd'hui, il ne faudra pas un taux d'invalidité de 80 % pour avoir droit à une rente complète. La commission a suivi dans ce cas le Conseil national, contre l'avis de l'Union patronale.</p><p>Au cours des prochains débats parlementaires, l'USS s'engagera tout spécialement pour que les mesures d'intégration professionnelle soient renforcées. Car, malgré des objectifs en ce sens lors des dernières révisions, la participation au marché du travail des personnes en situation de handicap continue de stagner. Il serait donc grand temps pour des mesures plus contraignantes. La dernière décision du Conseil national en la matière représente la limite inférieure.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/4/csm_Staenderat_Schweiz_WikimediaCommons-Superikonoskop-ccbysa_920e7f8cea.webp" length="403300" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6155</guid><pubDate>Thu, 22 Aug 2019 15:33:15 +0200</pubDate><title>La Poste doit absolument maintenir un service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-poste-doit-absolument-maintenir-un-service-public</link><description>Fermeture des offices postaux : ça suffit ! Signez la pétition !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat syndicom en a marre et il a raison : avec le Comité de Muotathal, il a lancé une pétition pour le sauvetage des offices postaux. Ce comité avait en effet lutté contre la fermeture du dernier office postal dans ce village schwytzois, en vain. L'Union syndicale suisse partage ce combat : le démantèlement des offices postaux doit cesser maintenant, sinon toutes les dispositions légales pour sauvegarder le réseau postal arriveront trop tard ! Signez la pétition sur <a href="http://www.monofficepostal.ch" class="external-link-new-window">www.monofficepostal.ch.</a></p><p>Personne ne conteste le fait que La Poste opère dans un contexte difficile. Le volume du courrier diminue et La Poste a la mission pernicieuse de devoir atteindre pour Postmail une croissance rentable et un rendement comparable à celui de la branche, comme le lui dicte le Conseil fédéral dans les objectifs stratégiques. Ce qu'elle a d'ailleurs à nouveau réussi en 2018, avec un résultat d'exploitation de 338 millions de francs. Pour les syndicats, la population et les arts et métiers, cela constitue un bas de laine suffisant pour investir dans le service public.</p><p>Mais la direction de La Poste ne le voit pas du tout de cet œil. Elle poursuit son chemin du démantèlement et fait tout ce qu'elle peut pour externaliser le mandat de service public à d'autres organismes, qui peuvent le remplir pour moins cher, mais pas mieux. Comment un gérant de kiosque peut-il s'occuper d'un envoi en nombre s'il n'arrive pratiquement plus à se déplacer au milieu de tous ses articles ? Comment faire s'il n'y a pas de place de parc devant le magasin ou la pharmacie ? Comment aider les clients si les agences ne peuvent accepter des versements en liquide et ne peuvent verser des montants dépassant 500 francs ?</p><h3>Les cantons bougent</h3><p>Au vu du fort mécontentement exprimé envers La Poste, le Conseil fédéral a procédé l'année passée à quelques modifications dans l'ordonnance sur la poste. Mais le renforcement des critères d'accessibilité ne parvient pas à freiner le démantèlement des offices postaux, puisqu'une agence y est considérée comme équivalente à un office. En d'autres mots, c'est : retour à la case départ.</p><p>Mais depuis deux ans, plusieurs cantons (Jura, Tessin, Valais et Genève) ont déposé des initiatives parlementaires pour la sauvegarde de la desserte postale de base. Et actuellement, la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États (CTT-E) planche sur un projet de loi basé sur l'initiative jurassienne (17.314).</p><p>Jusqu'à présent, le Conseil fédéral n'a pas bougé d'un iota sur les objectifs de rentabilité pour La Poste. Les dividendes semblent plus importants que le service à la population. Mais cela pourrait changer complètement : d'une part, le DETEC a une nouvelle patronne, donc l'objectif déclaré est d'avoir un service public de qualité. D'autre part, la présidence de PostCom, l'autorité de régulation postale, va changer elle aussi. PostCom ne s'était jusque-là pas vraiment distinguée par sa mission de surveillance, bien au contraire. Alors qu'elle devait veiller à ce que le niveau des conditions de travail reste comparable chez les différents prestataires du marché postal, c'est elle qui a fixé l'an dernier un salaire horaire minimum de 18,27 francs et la semaine de travail usuelle pour la branche à 44 heures ! Deux décisions que ne font qu'encourager les conditions de travail précaires dans de nombreuses entreprises de logistique au lieu d'améliorer les conditions générales.</p><p>Avec le soutien de l'USS, syndicom veut maintenant faire pression, par le biais d'une pétition, pour que la loi sur la poste soit modifiée en faveur d'un meilleur service public. Le temps presse si nous voulons maintenir le réseau encore existant d'offices postaux. www.monofficepostal.ch</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/1/csm_meinepoststelle_7213ca457c.webp" length="84616" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6154</guid><pubDate>Thu, 22 Aug 2019 14:31:21 +0200</pubDate><title>Responsabilité des entreprises : maintenant plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/responsabilite-des-entreprises-maintenant-plus-que-jamais</link><description>Le Conseil fédéral se prend pour l’organe de lobbying des multinationales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le bras de fer autour de l'initiative pour des multinationales responsables connaît un nouveau chapitre pas très glorieux. La tactique dilatoire ne peut plus continuer : il faut adopter des règles efficaces afin d'assurer un comportement responsable des multinationales suisses à l'étranger.
</p><p>En septembre 2017 déjà, le Conseil fédéral avait recommandé le rejet de l'initiative pour des multinationales responsables. Pourtant, il reconnaissait " les buts de l'initiative sur le fond " et estimait " qu'il est nécessaire d'agir en faveur des droits humains et de la protection de l'environnement dans le domaine de l'économie ". Comme trop souvent cependant, ces objectifs doivent être atteints uniquement par le biais de " l'engagement volontaire de l'économie ", un engagement que le Conseil fédéral juge déjà existant. Cette vision du gouvernement suisse est assez illusoire, comme le prouvent, malheureusement, les trop nombreuses nouvelles sur des sociétés suisses à l'étranger qui ne se comportent justement pas volontairement de manière très louable : au Pérou, des agriculteurs et agricultrices indigènes sont chassés de leurs terres, en Colombie, l'eau potable est polluée et en République démocratique du Congo, les employé-e-s dans les mines travaillent dans des conditions intolérables.
</p><p>Le postulat de l'initiative pour des multinationales responsables est aussi limpide que logique : les entreprises ayant un siège en Suisse doivent veiller à ce que leurs activités commerciales respectent les droits humains et syndicaux ainsi que les normes environnementales reconnues au plan international. Elles doivent rendre des comptes sur ce sujet. Des violations de ces devoirs devraient avoir des conséquences et les entreprises devraient être tenues responsables si l'on veut que le respect de ces droits s'impose dans toutes les branches.
</p><h3>Des règles claires</h3><p>L'initiative a du succès et atteint dans des sondages plus de 70 % d'avis favorables, un courant de sympathie qui fait trembler de nombreuses personnalités politiques de droite. C'est pourquoi l'éventualité d'assister à l'adoption d'un contre-projet fort n'est toujours pas exclue, même après les débats parlementaires interminables qui ont déjà eu lieu. C'est précisément ce que le Conseil fédéral veut éviter à tout prix. Dans une démarche tout à fait habituelle, il a donc statué à nouveau sur l'initiative : il a tout simplement repris son apologie de l'engagement volontaire des entreprises pour la transformer en contre-projet indirect. Les raisons de ce geste sont évidentes et maladroites en même temps : faire miroiter une volonté d'agir, mais surtout faire en sorte que tout reste comme avant.
</p><p>Au lieu de se prendre pour le groupe de lobbying des multinationales, le Conseil fédéral serait bien avisé d'admettre enfin qu'il faut des règles claires pour mettre fin à des agissements irresponsables avérés à l'étranger. C'est du moins aussi ce que semble penser la Commission compétente du Conseil des États, qui a décidé récemment de poursuivre les délibérations sur un contre-projet. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6151</guid><pubDate>Tue, 20 Aug 2019 09:50:04 +0200</pubDate><title>Le stress au travail augmente : le Conseil des États va-t-il enfin entendre raison ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-stress-au-travail-augmente-le-conseil-des-etats-va-t-il-enfin-entendre-raison</link><description>La révision prévue de la loi sur le travail ne ferait qu’accentuer cette tendance : il faut tirer les conséquences de l&#039;enquête suisse sur la santé 2017 et enterrer cette réforme.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le stress au travail a augmenté ces dernières années. C'est ce qui ressort de l'enquête suisse sur la santé 2017, publiée aujourd'hui par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Au lieu de s'attaquer à ce problème, les politiciennes et politiciens de droite veulent aggraver la situation avec la révision de la loi sur le travail. Elles et ils souhaitent notamment faire en sorte que nombre de salarié-e-s se voient contraints de travailler plus longtemps, et même le dimanche. Le Conseil des États débattra de cette révision à la session d'automne : il doit enfin entendre raison et enterrer ce projet.</p><p>L'enquête suisse sur la santé 2017 est on ne peut plus claire : en 2017, 21 % de la population active interrogée par l'OFS subissait très souvent du stress au travail. En 2012, ce taux était de 18 %. La moitié de ces personnes se sentent émotionnellement épuisées au travail et sont ainsi exposées à un risque plus élevé de subir un burnout. Au lieu de reconnaître les pathologies liées au stress comme des maladies professionnelles et de diminuer les horaires hebdomadaires de travail, comme l'exigent la médecine du travail et les syndicats, les majorités des commissions de l'économie des chambres fédérales veulent plutôt empirer la situation en suivant les propositions du conseiller aux États Conrad Graber et de son ancienne collègue Karin Keller-Sutter, aujourd'hui conseillère fédérale. Le temps de travail hebdomadaire maximal grimperait à 67,5 heures et le nombre d'heures supplémentaires maximal par jour serait lui aussi augmenté. Même l'interdiction du travail du dimanche serait assouplie. Parallèlement, l'obligation pour les employeuses et employeurs de saisir le temps de travail des salarié-e-s serait en grande partie supprimée.</p><p>Au vu du résultat de l'enquête suisse sur la santé, il est inacceptable que les commissions de l'économie et des redevances (CER) s'obstinent à vouloir imposer ces mesures cyniques de déréglementation. Les pseudo-corrections décidées avant la pause estivale par la CER-E n'y changent rien. Elles sont de nature purement cosmétiques et le stress augmenterait quand même pour de nombreux salarié-e-s. Cette obstination est également incompréhensible : la révision de la loi sur le travail a échoué lors de la consultation. Elle a fait l'objet de critiques sévères de la part, notamment, des inspectorats cantonaux du travail, de la médecine du travail, des Églises avec l'Alliance pour le dimanche ainsi que des syndicats. Du plus, la commission ne tient aucun compte d'un rapport du Conseil fédéral qui souligne que le droit suisse du travail est déjà très souple. Si les Chambres ne mettent toujours pas le holà à cette charge contre la santé des salarié-e-s, les syndicats lanceront un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_ueberarbeitet_burnout_ist-thodonal_d75e88c55f.webp" length="161862" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6139</guid><pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:56:31 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à la déduction fiscale pour autofinancement des personnes morales et ordonnances relatives à l’imputation d’impôts étrangers prélevés à la source</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnance-relative-a-la-deduction-fiscale-pour-autofinancement-des-personnes-morales-et-ordonnances-relatives-a-l-imputation-d-impots-etrangers-preleves-a-la-source</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6137</guid><pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:48:05 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les fonds propres et la répartition des risques des banques et des négociants en valeurs mobilières</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-fonds-propres-et-la-repartition-des-risques-des-banques-et-des-negociants-en-valeurs-mobilieres</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6135</guid><pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:40:40 +0200</pubDate><title>Nouvelle ordonnance d’application de la loi sur la surveillance des marchés financiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/nouvelle-ordonnance-d-application-de-la-loi-sur-la-surveillance-des-marches-financiers</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6132</guid><pubDate>Fri, 12 Jul 2019 13:00:00 +0200</pubDate><title>Loi relative au changement de système d’imposition de la propriété du logement</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-relative-au-changement-de-systeme-d-imposition-de-la-propriete-du-logement</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6131</guid><pubDate>Fri, 12 Jul 2019 12:07:00 +0200</pubDate><title>Iv.pa. 19.401 «Pour un renforcement des soins infirmiers, une sécurité des patients accrue et une meilleure qualité des soins»</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/iv-pa-19-401-pour-un-renforcement-des-soins-infirmiers-une-securite-des-patients-accrue-et-une-meilleure-qualite-des-soins</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6129</guid><pubDate>Fri, 12 Jul 2019 08:37:25 +0200</pubDate><title>Rapport explicatif sur la coopération internationale 2021–2024</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/rapport-explicatif-sur-la-cooperation-internationale-2021-2024</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6127</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 20:06:38 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité (OPC-AVS/AI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-prestations-complementaires-a-l-assurance-vieillesse-survivants-et-invalidite-opc-avs-ai</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039; existe qu&#039; en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6125</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 20:02:29 +0200</pubDate><title>Modifications des ordonnances d’exécution des normes procédurales et systèmes d’information</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modifications-des-ordonnances-d-execution-des-normes-procedurales-et-systemes-d-information</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6121</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 19:28:00 +0200</pubDate><title>Réforme du transport régional de voyageurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/reforme-du-transport-regional-de-voyageurs</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la loi sur le transport de voyageurs (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6119</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 19:22:00 +0200</pubDate><title>Nouvelle loi fédérale relative à l’indemnité forfaitaire octroyée pour la taxe sur la valeur ajoutée perçue sur la redevance de réception de radio et de télévision</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/nouvelle-loi-federale-relative-a-l-indemnite-forfaitaire-octroyee-pour-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee-percue-sur-la-redevance-de-reception-de-radio-et-de-television</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6117</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 19:16:00 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur le transport souterrain de marchandises</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/loi-federale-sur-le-transport-souterrain-de-marchandises</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consulation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6115</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 18:03:58 +0200</pubDate><title>Le Parlement a pris ses responsabilités, au tour des cantons de le faire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-a-pris-ses-responsabilites-au-tour-des-cantons-de-le-faire</link><description>Révision de la loi sur les marchés publics (LMP)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la révision totale de la loi sur les marchés publics, les syndicats sont parvenus à empêcher un certain nombre de détériorations. C'est au tour des cantons désormais de prendre leurs responsabilités.</p><p>La loi fédérale sur les marchés publics (LMP) est un objet crucial pour les salarié-e-s en Suisse. Si la révision avait mal tourné, elle aurait ouvert grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale. Il est d'autant plus réjouissant que les syndicats aient réussi à empêcher des détériorations lors de cette révision de la loi sur les marchés publics. La proposition d'abandonner le principe du lieu d'exécution était particulièrement préoccupante : elle aurait entraîné une forte augmentation de la sous-enchère. Avec la nouvelle LMP, les Chambres fédérales se sont éloignées de la spirale infernale et ruineuse des prix pour aller vers davantage de de qualité sociale et durable : une belle victoire pour les syndicats ! L'USS se réjouit aussi du fait que la caisse de pension publique Publica ne sera pas soumise à la LMP.
</p><p>Il reste toutefois encore beaucoup à faire, et c'est maintenant aux cantons d'agir : ils doivent introduire de nouvelles mesures permettant de mieux lutter contre les abus et la précarisation, comme les chaînes de sous-traitants interminables, les faillites abusives et le travail temporaire.
</p><h3>Le principe du lieu d'exécution protège les salarié-e-s suisses de la sous-enchère</h3><p>Le Parlement a décidé de maintenir le principe du lieu d'exécution, qui a fait ses preuves. Ce qui veut dire qu'une entreprise qui brigue l'obtention d'un mandat public doit respecter les salaires et les conditions de travail du lieu où la prestation sera fournie. Exemple : une entreprise tessinoise qui soumet une offre pour la construction d'une grande halle à Zurich devra verser des salaires zurichois à ses employés. Si, comme cela se dessinait au début des débats, le Parlement avait adopté le principe du lieu de provenance, les conditions à appliquer seraient celles du lieu où l'entreprise a son siège ou est établie. L'entreprise tessinoise pourrait donc soumettre son offre avec des salaires tessinois. Mais avec un tel changement de paradigme, les soumissionnaires issus de cantons connaissant de bonnes conditions de travail seraient désavantagés par rapport à ceux de cantons " à bas salaires ". Pour rester concurrentiels, ils devraient procéder à une détérioration des conditions de travail dans leur propre entreprise. Conclusion : le principe du lieu de provenance de l'entreprise enclencherait une spirale vers le bas.
</p><p>Le principe du lieu d'exécution est donc crucial pour qui tient à protéger les salaires et les conditions de travail usuels dans la localité et la branche. Le Parlement a décidé de privilégier le principe du lieu d'exécution. Les cantons doivent maintenant adapter leur concordat intercantonal sur les marchés publics afin d'y réintroduire le principe du lieu d'exécution.
</p><h3>Limiter les chaînes de sous-traitants</h3><p>Plusieurs autres volets de la protection des salarié-e-s dans les marchés publics sont de la compétence cantonale. Les gouvernements et parlements cantonaux doivent maintenant prendre l'initiative et adapter les lois cantonales en conséquence.Ainsi, la chaîne de sous-traitants doit être limitée à un seul niveau. Aujourd'hui, dans la construction surtout, il n'est pas rare que les maîtres d'ouvrage ne savent même plus qui fait quel travail sur quel chantier et à quelles conditions, tellement ils ont de sous-traitants. Souvent, la Confédération, les cantons et les communes ne savent pas non plus qui, au final, fait quel travail. Cela crée un terrain extrêmement propice aux scandales puisque la probabilité de sous-enchères salariale et sociale, respectivement de travail au noir, augmente de façon exponentielle à chaque niveau supplémentaire de sous-traitance. Raison de plus pour mettre le holà à cette pratique néfaste, à tout le moins dans le domaine des marchés publics.
</p><h3>Attester de la conformité à la CCT, limiter le travail temporaire</h3><p>Dans les cantons, la loi doit aussi prévoir que des documents réellement fiables soient fournis pour attester de la conformité à la convention collective de travail (CCT) avant qu'un mandat ne soit octroyé à une entreprise d'une branche soumise à une CCT.
</p><p>Il est important aussi que les cantons limitent le recours au travail temporaire dans les marchés publics. Genève montre l'exemple en la matière : des discussions sont actuellement en cours pour inscrire dans la loi l'ancien règlement cantonal qui prévoyait de limiter à 20 % le taux d'employé-e-s temporaires sur les marchés publics.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6113</guid><pubDate>Thu, 11 Jul 2019 16:43:11 +0200</pubDate><title>Maintien du niveau des rentes et supplément de rente financé solidairement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/maintien-du-niveau-des-rentes-et-supplement-de-rente-finance-solidairement</link><description>Compromis des partenaires sociaux pour la réforme de la LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Même si la Suisse est toujours plus prospère, les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser depuis dix ans. Nombreuses sont les personnes qui constatent, révoltées, que les rentes promises autrefois ne correspondent plus du tout à la réalité. Et tout cela, parce que la crise financière a fait chuter les taux d'intérêt et que les banques et compagnies d'assurances font de gros bénéfices sur le dos des assuré-e-s.</p><p>C'est dans ce contexte que l'USS a négocié les bases d'une réforme du 2e pilier avec les partenaires sociaux. La semaine passée, la proposition des partenaires sociaux a pu être transmise au conseiller fédéral Alain Berset, puis rendue publique. Et cette semaine, le Comité de l'USS a reconnu que cette proposition représente un résultat acceptable, avec des concessions de la part de tous les partenaires sociaux. Il a dès lors approuvé à son tour ce modèle de réforme.</p><p>Au cœur du compromis : l'introduction dans la LPP d'un supplément de rente durable et solidaire, qui permettra de maintenir le niveau actuel des prestations malgré une baisse directe du taux de conversion minimal de 6,8 % à 6 %. Ce supplément rente sera financé par le biais d'une cotisation de 0,5 % sur tous les salaires jusqu'à concurrence d'environ 850 000 francs par année. Il sera versé individuellement à toutes les personnes touchant à l'avenir une rente du 2e pilier. Première conséquence de ce modèle : les personnes à faible revenu ou travaillant à temps partiel, qui sont aujourd'hui cruellement désavantagées dans le 2e pilier, toucheront immédiatement une rente LPP plus élevée. Les personnes à revenu plus élevé contribuent pour environ un tiers à cette hausse des rentes. Ainsi, avec un salaire annuel de 50 000 francs, l'assuré-e versera environ 250 francs de plus de cotisation par année pour toucher après la retraite quelque 1200 à 1500 francs de plus par année en rente LPP, indépendamment du capital vieillesse accumulé. Cette formule renforce la solidarité dans le 2e pilier et améliore par ailleurs le rapport coût-prestation de la LPP, un aspect particulièrement important dans le contexte actuel de taux d'intérêts très bas.</p><p>La proposition prévoit en outre des changements du côté des cotisations des salarié-e-s au 2e pilier : d'une part, la déduction de coordination est divisée par deux, ce qui, à long terme, entraîne une amélioration des rentes pour les temps partiels. Ce point revêt une importance primordiale pour les femmes. Il est toutefois lié à une augmentation des prélèvements salariaux. D'autre part, le modèle introduit un lissage des taux de cotisation salariale entre les jeunes et les moins jeunes salarié-e-s : à partir de 45 ans, les cotisations n'augmenteront plus. Cette approche prend en compte les inquiétudes liées au fait que les cotisations plus élevées réduisent les perspectives professionnelles des salarié-e-s plus âgés.</p><h3>Aperçu du résultat des négociations</h3><p>&nbsp;</p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width:361.25pt"><tbody><tr><td style="border-color:windowtext; border-image:initial; border-left-style:solid; border-right-style:solid; border-top-style:solid; border-width:1pt; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:1pt solid windowtext; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><strong><i>Régime en vigueur</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:1pt solid windowtext; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><strong><i>Compromis des partenaires sociaux</i></strong></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Seuil d’entrée</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>21&nbsp;330</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>21&nbsp;330</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Déduction de coordination</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>24&nbsp;885</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>12&nbsp;443</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Taux de conversion minimal</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>6,8&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>6,0&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Bonifications de vieillesse</i></strong></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 21-24</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>-</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 25-34</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>7&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>9&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 35-44</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>10&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>9&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 45-54</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>15&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>14&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp; 55-âge de </i><i>référence</i><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>18&nbsp;%</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>14&nbsp;%</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><strong><i>Supplément de rente</i></strong><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>&nbsp;</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>1<sup>e</sup>-5<sup>e</sup> année de la génération de transition</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>200 </i><i>francs / mois</i><i></i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>6<sup>e</sup>-10<sup>e</sup> année</i><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>150 francs / mois</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>11<sup>e</sup>-15<sup>e</sup> année</i><i></i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>100 francs / mois</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>à partir de la 16<sup>e</sup> année</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>Montant par année civile fixé par le Conseil fédéral</i></p></td></tr><tr><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-image:initial; border-left:1pt solid windowtext; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:134.45pt"><p><i>Financement</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:63.75pt"><p><i>-</i></p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left:none; border-right:1pt solid windowtext; border-top:none; vertical-align:top; width:163.05pt"><p><i>0,5&nbsp;% (du revenu soumis à l’AVS)</i></p></td></tr></tbody></table><p>L'USS a examiné les effets du modèle élaboré sur le montant des rentes et sur les cotisations pour chaque classe de salaire dans le régime LPP obligatoire. Ces calculs confirment que le niveau des prestations sera maintenu. Ils ne sont en revanche pas vraiment appropriés pour établir des prévisions individuelles des rentes, car ils ne prennent pas en compte les évolutions individuelles des salaires. De plus, les postulats conservateurs utilisés dans les simulations LPP concernant l'évolution des salaires et des taux d'intérêts entraînent en général une sous-estimation considérable des rentes.</p><p>De nombreuses personnes assurées dans la prévoyance professionnelle ont en outre des solutions surobligatoires (env. 85 % des assuré-e-s ont des parts d'assurance surobligatoire). On trouve ainsi actuellement des employé-e-s du commerce de détail ou des assistant-e-s en soins et santé communautaire dans le régime surobligatoire, qui n'ont pas de déduction de coordination, ou alors une déduction plus basse. Mais en même temps, il y a dans ces mêmes métiers beaucoup de salarié-e-s qui n'ont que la couverture LPP obligatoire. Dans le cas du surobligatoire, les répercussions du modèle proposé sont plus difficiles à évaluer. Mais les personnes travaillant à temps partiel en particulier verront leur part obligatoire du 2e pilier augmenter. Elles seront ainsi mieux protégées par le nouveau cadre légal.</p><h3>Et maintenant ?</h3><p>La Constitution fixe des objectifs clairs en matière de prévoyance et l'USS fonde sa position sur ces mêmes objectifs : les rentes de l'AVS et du 2e pilier doivent permettre de " maintenir leur niveau de vie de manière appropriée ". L'USS a toujours souligné qu'il n'y a aucune marge de manœuvre pour une baisse des rentes et que le système de répartition doit jouer un rôle plus important. C'est sur la base de ces convictions que l'USS s'engagera en faveur du compromis trouvé avec les partenaires sociaux pour la LPP. La prévoyance professionnelle est une assurance sociale paritaire. Le fait que les partenaires sociaux puissent s'entendre sur une solution pour les paramètres légaux minimaux représente un message fort. Le Conseil fédéral a laissé entendre qu'il voulait lancer le processus législatif en reprenant le résultat des négociations comme proposition de réforme. Les premières réactions des partis, mais aussi de la branche du 2e pilier, semblent indiquer que le compromis est considéré comme susceptible de trouver une majorité. Mais le projet n'est pas à l'abri de violentes attaques, et pas uniquement de la part de l'usam et de l'UDC. La composante de répartition est particulièrement dans la ligne de mire des opposant-e-s. Si le compromis devait être détricoté, l'USS devrait également remettre en question son soutien au modèle.</p><p>Par ailleurs, le résultat de ces négociations ne doit pas cacher le fait que le 2e pilier subit des sorties de capitaux de l'ordre de milliards de francs au bénéfice des compagnies, gestionnaires de fortune et courtiers. L'USS va donc continuer de se battre pour des restrictions de gains plus sévères, des primes de risques appropriées, de la transparence sur les frais administratifs ainsi que pour des certificats d'assurance LPP uniformes et compréhensibles. Et elle poursuivra bien entendu son objectif de renforcer l'AVS, la réalisation sociale la plus importante en Suisse et l'une des plus grandes conquêtes du mouvement syndical.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/d/csm_Mann-Frau-50plus_Beratungsgespraech-freundlich_iStock-AlexRaths_9d81410ef3.webp" length="142246" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6111</guid><pubDate>Tue, 09 Jul 2019 08:56:10 +0200</pubDate><title>Grève des femmes* du 14 juin : ce n’était que le début</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/greve-des-femmes-du-14-juin-ce-n-etait-que-le-debut</link><description>Salaire. Temps. Respect !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* du 14 juin 2019 a été la plus grande mobilisation politique en Suisse depuis la Grève générale de 1918. Forts de cette expérience extraordinaire, les syndicats vont mettre toute leur énergie pour introduire les revendications de cette grève dans les négociations salariales et de CCT à venir : Salaire. Temps. Respect ! Cela veut dire, par exemple : de meilleurs salaires pour les femmes ; des congés pour les mères et les pères ; des mesures contre le harcèlement sexuel et la discrimination sur le lieu de travail.</p><p>Plus d'un demi-million de femmes*et d'hommes* solidaires sont descendus dans la rue le 14 juin pour lancer un message clair, haut en couleurs et puissant à l'ensemble du monde politique et de la société : la Suisse doit enfin avancer à grands pas en matière d'égalité. Deux semaines de congé paternité et des seuils pour la représentation des genres sont un début, mais cela ne suffit de loin pas. Le Parlement doit prendre d'autres nouvelles mesures et elles devront être efficaces.</p><p>Les employeurs et employeuses doivent aussi faire leur part : les syndicats de l'USS, qui ont joué un rôle important dans l'organisation de la Grève des femmes*, entendent désormais bien imposer les revendications de cette grève dans les négociations salariales et de CCT. Outre des salaires minimaux de 4000 francs par mois (fois 13), Unia va exiger cet automne des salaires équitables d'une manière générale pour les branches à forte proportion féminine. " Le scandale de la discrimination salariale des femmes appelle des mesures supplémentaires sous forme d'augmentations de salaires ", déclare Vania Alleva, présidente d'Unia. Et la présidente du SSP Katharina Prelicz-Huber de souligner que, dans le domaine de la santé justement, il faut des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail. Comme par exemple la mise en œuvre de la consigne : " Revêtir les habits de travail fait partie du temps de travail " ; ou la possibilité de prendre une retraite anticipée dès 60 ans avec une rente complète ; ou encore une CCT dans le domaine des soins privés.</p><p>Les syndicats exigeront aussi plus de temps et de respect, par exemple pour le personnel des transports. Selon sa vice-présidente Barbara Spalinger, le SEV revendiquera " 18 semaines de congé maternité et entre 10 et 20 jours de congé paternité, comme cela a été convenu avec les CFF, pour toutes les entreprises de transports publics ".</p><p>Effectué avant la Grève des femmes*, une enquête du syndicat syndicom dans la branche des technologies de l'information et de la communication (TIC) montre que près de 60 % des femmes ont déjà subi ou été témoin au moins une fois de harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Patrizia Mordini, membre du Comité directeur de syndicom et co-présidente de la Commission féminine de l'USS, veut se battre pour l'introduction de règlements d'entreprise et de lignes de conduite pour prévenir le harcèlement sexuel, ainsi que pour des formations dans ce domaine : " L'enquête montre qu'un service de médiation à lui seul ne suffit pas. Il faut d'autres mesures concrètes. "</p><p>La Grève des femmes* a apporté la preuve que les discriminations et le sexisme ne sont plus tolérés et qu'il faut un changement de mentalité. Les syndicats y apporteront leur contribution.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/6/csm_Frauenstreik-Bern_FS-MonikaFlueckiger-freshfocus_d4c0fe28d8.webp" length="121610" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6109</guid><pubDate>Mon, 08 Jul 2019 14:59:11 +0200</pubDate><title>Soutien pour Mickaël Béday après un licenciement antisyndical</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/soutien-pour-mickael-beday-apres-un-licenciement-antisyndical</link><description>Plus de 100 manifestant-e-s exigent la réintégration du délégué syndical</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus de cent personnes ont manifesté ce lundi midi devant le siège de l'entreprise de composants d'horlogerie Dubois Dépraz au Lieu, dans la vallée de Joux (VD). Elles réclament la réintégration à son poste de Mickaël Béday, délégué syndical licencié il y a deux semaines sur la base de motifs douteux.
</p><p>Président de l'USS, Pierre-Yves Maillard s'est rendu sur place pour prendre part à cette manifestation de soutien. "Tout le monde prône le partenariat social", a-t-il déclaré devant les manifestant-e-s. "Mais sans une vraie réelle participation des salarié-e-s, ou si ceux-ci doivent craindre un licenciement lorsqu'ils et elles s'engagent, le partenariat social perd tout son sens."
</p><p>Le 24 juin, Mickaël Béday s'est vu signifier son licenciement pour des prétendues négligences. Auparavant, il avait subi de manière répétée des critiques de la part de l'entreprise en raison de son engagement syndical. Pour le syndicat Unia et pour les manifestant-e-s, il est évident que Dubois Dépraz cherchait un prétexte pour se débarrasser d'un représentant du personnel qui " dérangeait ". Ils exigent dès lors que M. Béday puisse réintégrer son poste dans l'entreprise et poursuivre son activité de délégué syndical.
</p><p>Ce nouveau cas démontre une fois de plus à quel point il serait important d'avoir une protection efficace contre le licenciement pour les représentant-e-s du personnel et les personnes engagées au plan syndical. Et à quel point la Suisse est malheureusement déficiente en la matière. Quelques semaines avant la Conférence annuelle de l'Organisation internationale du Travail (OIT), la Suisse a même atterri sur la liste noire des pays qui violent les conventions de l'OIT. Et ce, précisément l'année du centenaire de l'organisation onusienne et alors que la conférence allait être présidée, en juin, par l'ambassadeur suisse Jean-Jacques Elmiger.
</p><p>Au moins, cette liste noire a produit son effet : le conseiller fédéral Guy Parmelin a montré sa volonté d'améliorer, enfin, la protection contre les licenciements abusifs de salarié-e-s engagés au plan syndical. Il a proposé une médiation entre syndicats et patronat, accompagnée par des experts de l'OIT. Ce revirement a incité l'USS à approuver le retrait de la Suisse de la fameuse liste noire. Les parties ont désormais douze mois pour élaborer et présenter des propositions de solutions afin que la protection contre le licenciement en Suisse atteigne enfin le niveau des conventions de l'OIT. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6107</guid><pubDate>Fri, 05 Jul 2019 15:04:46 +0200</pubDate><title>Coopération internationale : il faut renforcer la dimension sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/cooperation-internationale-il-faut-renforcer-la-dimension-sociale</link><description>L’abandon prévu d’objectifs ayant fait leurs preuves est dangereux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Dans le cadre de la collaboration internationale, la Suisse, non seulement ne satisfait pas à ses obligations générales, mais ne remplit clairement pas non plus le mandat de sa propre Constitution, qui prévoit qu'elle " contribue notamment à soulager les populations dans le besoin et à lutter contre la pauvreté ". La définition des objectifs et des priorités revêt ici aussi, étant donné les fonds substantiels engagés - environ 3 milliards de francs par an -, une grande importance.</p><p>La stratégie de coopération internationale entre 2021 et 2024 mise en consultation par le conseiller fédéral I. Cassis a été largement débattue dans les médias. Les priorités fixées dans cette stratégie pour une meilleure gestion de la migration et le nouveau critère des intérêts de la Suisse ont en particulier soulevé de grosses vagues.
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) aussi a vertement critiqué ce changement de paradigme. Selon elle, la coopération internationale doit continuer à se baser sur la référence aux valeurs de solidarité et d'universalité, et pas sur un mot d'ordre tape-à-l'œil du genre " La Suisse d'abord ! ". Le but à court terme de la réduction de la migration n'a vraiment pas sa place ici. S'il est vrai qu'une coopération au développement intelligente peut dans les faits créer des alternatives à l'émigration, cela ne se fait toutefois que dans l'optique du long terme, et aucunement sans tenir compte d'autres influences comme par exemple l'importance croissante du changement climatique comme cause de fuite hors de son pays.
</p><p>Cela, indépendamment du fait que force est de constater avec lucidité que, pour les personnes concernées, la migration ne constitue pas une opportunité moins intéressante - à tout le moins sous l'angle financier - que la lutte efficace contre ses causes : sur toute la planète, les migrants envoient en effet chaque année dans leurs pays d'origine pour plus de 400 milliards de dollars. C'est plus du triple de tous les montants publics consacrés à l'aide au développement et cela représente ainsi une part importante des recettes des pays en développement. 
</p><h3>Un travail décent</h3><p>Dans l'esprit de l'Agenda 2030 de l'ONU pour le développement durable, à la conception duquel elle a contribué de manière déterminante, la Suisse demande que la dimension sociale de la coopération internationale soit nettement renforcée. Pour les travailleurs et travailleuses, l'objectif numéro 8 du développement durable de cet Agenda est absolument central. Il demande qu'un travail décent soit garanti à toutes les femmes et à tous les hommes et satisfasse à des critères clairs.
</p><p>Dans son dernier rapport annuel 2019 sur les développements futurs, l'Organisation internationale du Travail (OIT) arrive cependant à la conclusion décevante qu'au " rythme actuel des progrès effectués, l'objectif du travail décent pour tous [...] semble impossible à atteindre dans de nombreux pays " d'ici 2030. Il est donc d'autant plus important que la collaboration internationale aussi s'oriente davantage sur cet objectif. La stratégie Coopération internationale (CI) 2021-2024 présentée se situe cependant, avec son engagement pour " la création de marchés et [...] la création d'emplois ", largement en deçà de la revendication du " travail décent ", car il fait l'impasse sur les dimensions centrales que sont la qualité la durabilité des emplois.
</p><h3>Ne pas affaiblir l'égalité</h3><p>Les syndicats critiquent en outre le fait que l'égalité des genres va sensiblement perdre en importance dans le nouveau message. Dans le message 2017-2010, elle était à juste titre définie comme étant l'un des deux seuls thèmes transversaux (" L'élimination des discriminations fondées sur le sexe est à la fois un objectif et une condition du développement. "). Mais désormais, elle ne va apparaître dans les objectifs que comme un élément de l'état de droit. C'est incompréhensible, par exemple si l'on sait que, dans le monde, les femmes assument encore, selon l'ONU, trois fois plus de travail domestique et de soins non rémunérés que les hommes. Ou qu'aujourd'hui dans le monde, une fille entre 15 et 19 ans sur cinq subit des violences sexuelles, pour ne donner que deux chiffres.
</p><h3>Être enfin politiquement cohérent</h3><p>Les effets de la coopération internationale ne doivent jamais être considérés pour eux seuls. Car, en fin de compte, on n'a rien gagné si la coopération internationale doit en même temps juguler péniblement des effets négatifs qu'elle a même provoqués elle-même dans les pays producteurs, à travers des politiques commerciale, fiscale, environnementale et agricole non durables.
</p><p>Mais c'est parfois précisément comme ça : la Suisse se classe par exemple au 21e rang sur les 27 pays industrialisés prix en compte par l'indice, généralement reconnu, de l'engagement des États en matière de développement (" Commitment to Development Index "). La politique environnementale (forte exportation de pollution de l'environnement et de l'air dans les pays en développement), la politique agricole (droits de douane élevés sur les produits agricoles) ou politique financière (maintien des niches fiscales existantes et secret bancaire), par exemple, contribuent à ce mauvais classement. C'est pourquoi l'OCDE a demandé à plusieurs reprises à notre pays de mener une politique plus cohérente en faveur du développement durable, ainsi que d'identifier les incidences négatives de sa politique intérieure sur les pays en développement et de les éliminer systématiquement. Or cette optique fait également largement défaut dans la stratégie qui nous est présentée. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6102</guid><pubDate>Wed, 03 Jul 2019 15:20:18 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral met inutilement en danger la réforme AVS 21 – l’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-met-inutilement-en-danger-la-reforme-avs-21-l-uss-rejette-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Grands axes de la réforme AVS 21</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il n'y a même pas deux mois, en acceptant la RFFA (réforme fiscale et financement de l'AVS), les citoyen-ne-s ont montré toute l'importance qu'ils accordent à l'AVS. La stabilité financière de cette dernière s'en trouve désormais garantie pour ces prochaines années. Il n'y a même pas un mois, les femmes de ce pays ont ensuite donné avec la Grève des femmes - le plus grand événement politique de notre histoire récente - un signal clair : nous devons faire de vrais progrès en matière d'égalité des sexes, et non pas pratiquer un pseudo-égalitarisme avec l'âge de la retraite.</p><p>Les grands axes de la réforme AVS 21 décidés aujourd'hui par le Conseil fédéral montrent que ce dernier refuse de voir ces réalités. Au lieu de s'attaquer à la vraie problématique des rentes insuffisantes, il continue à miser sur un relèvement de l'âge de la retraite des femmes. L'Union syndicale suisse (USS) estime que, sur ces deux points, cette attitude est inacceptable et menace inutilement les travaux de réforme. Les délégué-e-s de l'USS l'ont répété, lors de leur dernière assemblée de fin mai, et se sont clairement prononcés contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes.</p><p>Les mesures compensatoires proposées en contrepartie de ce dernier ne représentent pas une compensation des vrais problèmes des femmes. Non seulement elles ne compenseront qu'un tiers de la contribution des femmes à la réforme via le relèvement de leur âge de la retraite, mais il faut aussi rappeler ici qu'à cause des rentes du 2e pilier, le niveau de leurs rentes est globalement très inférieur à celui des hommes dans la prévoyance vieillesse.</p><p>La Confédération vient récemment de confirmer que les prestations du 2e pilier touchées par les hommes qui ont pris leur retraite en 2017 ont été environ deux fois plus élevées que celles des femmes pendant la même année. La rente des femmes est souvent si basse qu'elle ne permet pas de vivre décemment, une fois à la retraite. Le compromis présenté mardi dernier par les partenaires sociaux au sujet de la LPP corrigerait certes à l'avenir cette situation, mais le niveau des rentes des femmes restera sans doute encore longtemps largement inférieur à celui des hommes. Par conséquent, le Parlement doit en tirer les bonnes conséquences pour le projet de réforme de l'AVS.</p><p>Il est clair aux yeux de l'USS que, premièrement, il reste suffisamment de temps pour réaliser une réforme de l'AVS qui soit dans l'intérêt de l'ensemble de la population. Deuxièmement, la Suisse, qui devient toujours plus riche, peut et doit se permettre une prévoyance vieillesse de qualité et dotée d'un financement solide. Non seulement c'est là un mandat qui figure dans la Constitution fédérale, mais vivre décemment sa retraite est aussi une question de respect pour les travailleurs et travailleuses concernés.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique sociale, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6100</guid><pubDate>Tue, 02 Jul 2019 10:10:05 +0200</pubDate><title>Le compromis des partenaires sociaux apporte une modernisation de la prévoyance professionnelle et garantit les prestations </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-compromis-des-partenaires-sociaux-apporte-une-modernisation-de-la-prevoyance-professionnelle-et-garantit-les-prestations</link><description>Réforme de la LPP – Résultats des négociations entre partenaires sociaux </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les trois organisations faîtières nationales syndicales et patronales soumettent aujourd’hui au conseiller fédéral Alain Berset leur proposition pour moderniser la prévoyance professionnelle (LPP). Malgré la baisse du taux de conversion minimal, le niveau actuel des prestations peut être globalement maintenu. Grâce à des mesures portant sur les cotisations et d’autres sur les prestations, les salarié-e-s à temps partiel et les personnes à revenus plus faibles – en particulier les femmes – percevront à l’avenir même des rentes supérieures. Ceci est possible grâce à une combinaison de plus que deux taux de bonifications vieillesse, d’une déduction de coordination plus basse et d’un supplément de rente financé de manière solidaire, qui assure en même temps le niveau actuel des rentes pour la génération transitoire.</p><p><br> Il y a plus d’un an, Alain Berset, alors président de la Confédération, a chargé les organisations faîtières nationales des partenaires sociaux d’élaborer une proposition de solution pour résoudre les problèmes les plus pressants du 2e pilier. Au terme d’intenses négociations, l’Union patronale suisse (UPS), Travail.Suisse et l’Union syndicale suisse (USS) soumettent aujourd’hui leur projet pour une réforme de la prévoyance professionnelle (LPP).</p><h3>Le compromis des partenaires sociaux comprend les mesures suivantes :</h3><ul><li>Le taux de conversion minimal utilisé pour le calcul de la rente est abaissé en une seule fois à 6,0 % au moment de l’entrée en vigueur de la révision.</li><li>La déduction de coordination, qui détermine le salaire assuré, est divisée par deux. Cette baisse entraîne immédiatement une augmentation du gain assuré. À long terme, les salarié-e-s à temps partiel notamment seront mieux assurés dans la LPP.</li><li>Les bonifications de vieillesse (cotisations salariales) pour le 2e pilier sont adaptées : elles s’élèveront à 9 % du salaire soumis à la LPP pour les personnes de 25 à 44 ans ; dès l’âge de 45 ans, la bonification est de 14 %. Ainsi, les bonifications des salarié-e-s plus âgés en particulier se trouvent sensiblement baissées.</li><li>Les subsides pour les employeurs avec des structures d’âge défavorables seront supprimés. Ces subsides ne sont plus nécessaires en raison de la correction significative des bonifications vieillesse pour les assuré-e-s dès 45 ans.</li><li>Les futurs bénéficiaires de rentes du 2e pilier toucheront un supplément de rente (montant fixe par personne) financé solidairement. Ce supplément de rente sera financé par une cotisation salariale de 0,5 % sur le salaire soumis à l’AVS jusqu’à concurrence d’un revenu annuel de 853 200 francs.</li><li>Cette composante de répartition durable et dédiée permet de maintenir le niveau des rentes pour la génération de transition et d’améliorer immédiatement les rentes pour les revenus faibles ainsi que pour les salarié-e-s à temps partiel.</li><li>Une génération de transition (quinze cohortes de nouveaux retraité-e-s à partir de l’entrée en vigueur de la révision) touchera un supplément de rente dont le montant sera garanti. Dès la 16e année après l’entrée en vigueur de la révision, le Conseil fédéral fixera chaque année le montant du supplément de rente selon les moyens disponibles.</li><li>Avec l’introduction d’une nouvelle prime, les provisions nécessaires pour garantir le niveau de prestations pourront être calculées et publiées de manière transparente.</li><li>Le Conseil fédéral, en concertation avec les partenaires sociaux, rédigera un rapport au moins tous les cinq ans. Il y indiquera les bases pour la fixation du taux de conversion minimal et du montant du supplément de rente.</li></ul><p>En choisissant d’associer des mesures portant sur les cotisations et d’autres liées aux prestations, les coûts supplémentaires de ce compromis restent globalement proportionnés. La proposition offre un bon rapport coûts-prestations et est ainsi abordable pour les PME. Contrairement à des tentatives antérieures de réforme pour la génération transitoire, le modèle proposé ici permet non seulement une baisse immédiate du taux de conversion minimal, mais également d’éviter la tenue d’un « double compte témoin » pour les institutions de prévoyance. De plus, ce modèle est simple, rapide et économique à mettre en œuvre.<br><br> La prévoyance professionnelle gérée de manière paritaire constitue une partie importante du partenariat social. L’UPS, l’USS et Travail.Suisse ont donc soigneusement élaboré un compromis adéquat et viable. Cette solution permet de moderniser la LPP et prend en compte de façon équilibrée les intérêts multiples. Elle est donc susceptible de rallier une majorité.<br> Les trois organisations faîtières invitent le Conseil fédéral à élaborer un projet dans ce sens et à lancer le processus législatif, afin que le compromis des partenaires sociaux puisse entrer en vigueur en 2021, au plus tard en 2022.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/0/csm_190702_c-Keystone-PeterSchneider_MK-Sozialpartner_541687adfe.webp" length="238930" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6098</guid><pubDate>Mon, 01 Jul 2019 09:07:14 +0200</pubDate><title>Le rôle-clé des mesures d’accompagnement indépendantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-role-cle-des-mesures-d-accompagnement-independantes</link><description>Commentaire de l’USS sur le Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation</description><content:encoded><![CDATA[<p>La globalisation de la société et de l’économie a entraîné dans la plupart des pays une augmentation de l’immigration, et ce, indépendamment de l’introduction de la libre circulation des personnes. De plus, les annonces d’offres d’emplois sont aujourd’hui visibles depuis quasiment le monde entier, alors qu’avant l’an 2000, un employeur ou une employeuse devait publier une annonce dans un journal étranger s’il voulait trouver de la main-d’œuvre en dehors de la Suisse.</p><p>La libre circulation des personnes combinée aux mesures d’accompagnement a permis d’atténuer la problématique de la sous-enchère lors de l’embauche de travailleuses et travailleurs étrangers en Suisse. Ainsi, les personnes avec un permis de séjour de courte durée touchent aujourd’hui souvent les mêmes salaires, à travail égal, que les salarié-e-s suisses ou les étrangères et étrangers établis. Avec l’ancien système de contingents par contre, ils étaient nettement moins bien lotis. Ce qui comportait des risques pour l’ensemble de la structure des salaires.</p><p>Parallèlement, la libre circulation des personnes a facilité l’accès aux marchés pour deux formes de travail potentiellement précaires : les prestations de services par des entreprises étrangères (détachement de main-d’œuvre, indépendant-e-s) et le travail temporaire (location de personnel avec des permis de courte durée, entre autres). Les entreprises étrangères offrent des contrats de travail avec des salaires nettement inférieurs, ce qui entraîne un risque important de sous-enchère. Aujourd’hui, dans certaines régions, ces entreprises détiennent déjà une part de marché de 10 % ou plus ; dans certaines branches (construction en bois, construction métallique), cette part grimpe même à 30 %.</p><p>Les mesures d’accompagnement jouent un rôle-clé pour prévenir les effets négatifs de la libre circulation des personnes. Elles doivent donc être renforcées et non affaiblies. C’est pourquoi une protection des salaires indépendantes doit être garantie dans l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Une reprise du droit européen et la compétence de la Cour de justice de l’UE comportent des risques beaucoup trop importants. Afin d’empêcher les abus dans le travail temporaire, les employé-e-s temporaires doivent avant tout être engagés aux mêmes conditions que les employé-e-s permanents d’une entreprise. Enfin, le Non à l’initiative « de limitation » de l’UDC est capital, car celle-ci remet en question l’ensemble de la voie bilatérale.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6104</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2019 12:00:00 +0200</pubDate><title>Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/paquet-d-ordonnances-environnementales-du-printemps-2020</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6097</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2019 11:12:19 +0200</pubDate><title>Dossier 133 : Le travail temporaire en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-133-le-travail-temporaire-en-suisse</link><description>Importance, abus et revendications syndicales</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le travail temporaire est potentiellement une forme de travail précaire. Les employé-e-s sont inscrits dans une agence de travail temporaire et sont loués par celle-ci à une entreprise de mission, la plupart du temps pour une durée limitée. La majorité de ces personnes sont en réalité à la recherche d'un emploi durable. Ce n'est pas de leur plein gré qu'elles travaillent de manière temporaire, mais parce que les perspectives d'avenir sont toujours plus incertaines, les débouchés professionnels moins bons et parce qu'il y a encore et toujours des abus.</p><p>Afin d'éviter ces situations peu souhaitables, les syndicats et swissstaffing, l'association patronale des agences de travail temporaire, ont conclu une CCT en 2011, entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Cette CCT contient des dispositions sur le salaire minimum et des mesures en matière de formation initiale et continue ainsi qu'une meilleure couverture sociale. Du point de vue des salarié-e-s, il s'agit là clairement d'un progrès par rapport à avant. En plus de la CCT, les partenaires sociaux et les autorités ont déployé des efforts qui ont porté leurs fruits en matière de réduction des risques d'accident courus par les employé-e-s temporaires.</p><p>Le travail temporaire a toutefois continué de se multiplier, en dépit de ces améliorations. Aujourd'hui, il atteint son plus haut niveau historique. Les contrôles des salaires et des conditions de travail continuent à faire apparaître de nombreuses infractions. Ainsi, des salaires trop bas ont été constatés dans 35 % des agences de travail temporaire en 2017.</p><p>C'est pourquoi, du point de vue syndical, de nouvelles avancées sont nécessaires. Le travail temporaire doit être limité et les abus combattus. Les expériences faites dans d'autres pays montrent quelles mesures sont efficaces. Le principe de l'égalité de traitement est particulièrement important ici : le personnel temporaire doit être engagé aux mêmes conditions (salaire, durée du travail, entre autres) que le personnel fixe. Il faut en outre prévoir des restrictions quantitatives, davantage de contrôles et une application systématique des lois.</p><p>La CCT a certes représenté un pas important vers l'abolition de la discrimination à l'encontre des employé-e-s temporaires, mais le temps est maintenant venu pour de nouvelles améliorations. Le travail temporaire doit être l'exception sur le marché suisse du travail.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_dossier133-fr_38faf269af.webp" length="60616" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6095</guid><pubDate>Thu, 20 Jun 2019 14:00:50 +0200</pubDate><title>L’OIT pose des jalons importants dans la lutte contre la violence et le harcèlement au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/loit-pose-des-jalons-importants-dans-la-lutte-contre-la-violence-et-le-harcelement-au-travail</link><description>Conférence annuelle de l’Organisation internationale du Travail (OIT)</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'USS se réjouit beaucoup de l'adoption, par l'Organisation internationale du Travail (OIT), d'une convention et d'une recommandation sur la violence dans le monde du travail. Dans une période marquée par MeToo, la Grève des femmes* et d'énormes mobilisations à travers le monde en faveur des droits des femmes, l'OIT pose un signal fort en cette année du centenaire de son existence. Il s'agit là d'un jalon d'une importance historique dans la lutte mondiale pour l'égalité des femmes. L'USS attend désormais de la Suisse qu'elle ratifie rapidement cette convention et affiche ainsi tout aussi clairement la couleur.</p><p>Près de dix ans se sont écoulés depuis que l'OIT a adopté pour la dernière fois un outil international de protection des salarié-e-s, avec la convention 189 concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques. Comme d'autres conventions de l'OIT, cette dernière avait rendu visible l'invisible. Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que les employé-e-s domestiques sont considérés comme des salarié-e-s ayant des droits.</p><p>La nouvelle convention contre la violence et le harcèlement au travail s'attaque à un sujet que l'on préfère souvent occulter ou taire. En outre, il n'existe actuellement pas de définition admise universellement des termes " harcèlement " ou " violence " dans le monde du travail, ni de normes universelles.</p><h3>Des négociations ardues</h3><p>Les négociations ont duré plus de deux ans et ont été ardues. La Commission normative, composée de plus de 500 représentant-e-s de gouvernements ainsi que d'organisations syndicales et patronales, avait la mission compliquée de trouver un équilibre entre un projet de convention détaillé, mais difficile à ratifier, et un texte plus générique, mais avec moins de force de frappe contre les violations des droits humains.</p><p>C'est donc sous les applaudissements que les dernières adaptations à la recommandation connexe ont été adoptées hier. Les gouvernements et les organisations syndicales et patronales des pays membres se sont ainsi accordés sur un texte fort dans la convention et la recommandation. Ces documents incluent tous les salarié-e-s, même celles et ceux de l'économie informelle. Ils couvrent aussi la violence domestique, qui a des répercussions au travail. Les catégories de personnes plus vulnérables sont particulièrement protégées.</p><p>Les conventions de l'OIT ne sont toutefois contraignantes que lorsqu'elles ont été ratifiées par les États membres. L'USS, ses fédérations et les travailleurs et travailleuses attendent maintenant de la Suisse qu'elle ratifie cette convention rapidement et sans réserve. Et ce, d'autant plus après la Grève des femmes* qui a mis la lutte contre la violence et le harcèlement (sexuel) au cœur de ses revendications.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/6/csm_metoo_mego-studio_photocase_04bfe1016b.webp" length="26888" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6092</guid><pubDate>Sun, 16 Jun 2019 11:55:00 +0200</pubDate><title>Un signal fort pour une avancée rapide vers l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-signal-fort-pour-une-avancee-rapide-vers-l-egalite</link><description>Bilan de l&#039;USS sur la Grève des femmes* 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* 2019 a dépassé les attentes les plus folles : avec une participation de bien plus de 500 000 personnes à cette journée de grève et d'actions pour l'égalité, la mobilisation a été encore plus forte que lors de la grève des femmes de 1991. Le 14 juin 2019 entre ainsi dans l'histoire de la Suisse comme la plus grande action politique depuis la grève générale de 1918. C'est ce qui ressort du bilan de l'Union syndicale suisse (USS) basé sur les chiffres définitifs des manifestations dans les grandes villes, des chiffres qui n'ont pu être établis qu'en soirée vendredi dans certains cas.</p><p>La promesse d'une très forte participation était déjà perceptible vendredi matin : quelque 100 000 personnes ont pris part avant midi aux premières actions dans la rue ou dans les entreprises et institutions. À Berne par exemple, un cortège de 5000 poussettes a parcouru les rues du centre-ville. Le présent bilan n'inclut pas les innombrables femmes qui, indépendamment de leur participation à l'une ou l'autre action, ont affiché leur soutien aux revendications de la Grève des femmes* en portant un badge, un foulard ou des vêtements violets. Il ne contient pas non plus toutes les femmes qui ont signifié leur volonté d'égalité en faisant quelque chose dans leur vie privée.</p><p>La participation aux manifestations de fin de journée a atteint une ampleur jamais vue en Suisse. Avec 160 000 personnes dans la rue, Zurich a vécu la plus grosse manifestation politique de son histoire. Et à Lausanne (env. 60'000), Bâle (40'000) et Berne (40'000), les foules ont paralysé les centres-villes. À Genève, elles étaient 20 000. Enfin dans les plus petites villes, les manifestations ont aussi pris des dimensions historiques : Fribourg (12 000), Sion (12 000), Bellinzone (10 000), Neuchâtel (10 000), Winterthour (env. 10 000).</p><h3>Maintenir la pression</h3><p>Cette mobilisation massive, qui rassemblé des femmes de toutes les parties de la société, montre bien que l'égalité de traitement des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit avancer, et va avancer. Pour les salaires, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure. Les négociations salariales de cet automne seront l'occasion de mettre à contribution les employeurs et employeuses : il faudra qu'ils offrent enfin des hausses du salaire réel pour tout le monde, afin de rattraper le retard pris au cours des maigres dernières années. Les femmes en particulier doivent pouvoir en bénéficier, surtout dans les professions " typiquement " féminines qui se caractérisent trop souvent par un niveau salarial très bas. Enfin, le principe de " salaire égal pour un travail équivalent " doit être mis en œuvre sans plus tarder. Il n'est pas acceptable que, dès le début de leur carrière, les femmes soient désavantagées en termes de salaire par rapport à leurs collègues masculins.</p><p>Pour y remédier : des analyses salariales avec des contrôles et des sanctions. Il faut également améliorer les possibilités pour les femmes d'évoluer professionnellement. Ce qui veut dire notamment qu'il faudra faire progresser la conciliation entre famille et travail. Des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d'assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin permettront de décharger les femmes. Le sexisme doit être combattu avec la plus grande détermination, aussi dans le monde du travail. Cela nécessite, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins apportés à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</p><p>Les milieux économique et politique ne peuvent plus fermer les yeux face à cette démonstration de force des femmes. Les longs mois de préparatifs de la Grève des femmes* 2019 ont renforcé encore davantage les liens entre organisations de femmes et syndicats : la pression sur les responsables des décisions restera forte pour faire avancer résolument l'égalité en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/b/csm_2019_Lausanne_Greve_des_Femmes_Mercedes_Riedy1920_06eaff4812.webp" length="239938" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6090</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 19:26:50 +0200</pubDate><title>La plus grande manifestation politique de l’histoire récente :  un signal clair pour une marche rapide vers l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-plus-grande-manifestation-politique-de-l-histoire-recente-un-signal-clair-pour-une-marche-rapide-vers-l-egalite</link><description>Grève des femmes* 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 Juni 2019 entre dans l'histoire récente de la Suisse comme la plus grande manifestation politique. En considérant l'ensemble de la journée, plusieurs centaines de milliers de femmes ont pris part aux actions, grèves et débrayages de la Grève des femmes*. Dans les plus grandes villes, les manifestations étaient encore bien plus grandes que lors de la grève des femmes de 1991. Le nombre impressionnant de jeunes femmes est à souligner particulièrement. Tout cela montre bien que l'égalité de traitement des femmes dans la vie professionnelle et dans la société doit, et va, avancer.</p><p>Le principe de " salaire égal pour un travail équivalent " doit être mis en œuvre sans plus tarder. Il n'est pas acceptable que, dès le début de leur carrière, les femmes soient désavantagées en termes de salaire par rapport à leurs collègues masculins. Pour y remédier : des analyses salariales avec des contrôles et des sanctions. Il faut également améliorer les possibilités pour les femmes d'évoluer professionnellement. Ce qui veut dire notamment qu'il faudra faire progresser la conciliation entre famille et travail. Des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d'assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin permettront de décharger les femmes. Les professions " typiquement " féminines doivent être revalorisées. Pour cela, il faut un salaire minimum de 4000 francs par mois et des CCT qui couvrent les branches à forte proportion féminine. Le sexisme doit être combattu avec la plus grande détermination, aussi dans le monde du travail. Cela nécessite, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins apportés à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</p><p>Dans un premier bilan, les responsables de l'Union syndicale suisse (USS) sont extrêmement satisfaits du déroulement de la Grève des femmes*. Dès la matinée, environ 100 000 femmes se sont rendues à des brunchs de grève, des cafés, des pique-niques de grève, ou alors elles ont participé à des grèves en entreprise, des débrayages, des pauses prolongées ou des actions similaires. Dans une entreprise de nettoyage à Lucerne, la grève a eu un succès immédiat : l'employeur a assuré qu'il allait indemniser désormais le pré- et post-travail ainsi que les temps de trajets. La multiplicité des formes d'actions était tout simplement époustouflante, allant d'une radio spéciale Grève des femmes* dans une bonne partie de la Suisse à une course de déambulateurs en passant par une manif de poussettes. C'est la démonstration éclatante de la force de ce mouvement. Au cours des longs mois de préparatifs, de nouveaux réseaux se sont créés. La Grève des femmes* 2019 marque ainsi le début d'un mouvement pour l'égalité, mieux interconnecté et donc plus fort.</p><p>L'ampleur des manifestations dans la plupart des grandes villes de Suisse est impressionnante : avec Zurich (70 000), Bâle (40 000), Berne (40 000), Lausanne (au moins 60 000) et Genève (au moins 20 000), les manifestations du début de soirée dépassent déjà 230 000 personnes. De plus, dans les plus petites villes comme Fribourg, Neuchâtel, Sion ou Lucerne, des participations d'une dimension " historique " sont aussi constatées (Sion : 12 000 !).</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/a/csm_Frauenstreik-Sion-FS-AnjaWurm-freshfocus_AWU9370_82438c2f0a.webp" length="322384" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6087</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 17:50:42 +0200</pubDate><title>Des centaines de milliers de femmes exigent des progrès rapides pour l’égalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-centaines-de-milliers-de-femmes-exigent-des-progres-rapides-pour-l-egalite</link><description>La Grève des femmes* déplace des foules en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève des femmes* déplace des foules. Avant même le début des grandes manifestations du début de soirée, il est évident que des centaines des milliers de femmes prennent part à la Grève des femmes* 2019. Les actions menées jusqu'à la mi-journée à travers le pays avaient déjà mobilisé quelque 100 000 personnes dans la rue ou dans les entreprises. Et depuis 15h24, elles seront de plus en plus nombreuses : partout en Suisse, les femmes quittent leur travail, car c'est à partir de ce moment-là qu'elles travaillent gratuitement à cause de la discrimination salariale. Les femmes le disent haut et fort : l'économie et la politique doivent faire davantage pour faire avancer l'égalité entre les femmes et les hommes. On le comprend bien : la Grève des femmes* n'est pas la fin d'une mobilisation préparée depuis des mois, mais bien le début d'un mouvement pour l'égalité encore plus large, mieux interconnecté et donc plus fort.</p><p>Dès le matin, il y a eu un peu partout en Suisse des grèves, des pauses prolongées et des débrayages momentanés : dans l'industrie horlogère, dans le secteur des nettoyages, dans les hôpitaux, les écoles ou le commerce de détail. Au Centre hospitalier universitaire de Lausanne (CHUV), environ 500 employées ont cessé momentanément de travailler à 11h00. À Berne, toujours à 11h00, 500 vendeuses ont également débrayé et exigé, à l'aide d'une immense banderole, plus de reconnaissance pour leur travail, plus de salaire et des horaires d'ouverture des magasins qui permettent de concilier travail et famille. Au Locle et au Sentier, des centaines d'ouvrières en horlogerie ont prolongé leur pause de midi. Dans le canton de Vaud, plus de 2000 enseignant-e-s ont débrayé. Des dizaines d'écoles de tous les niveaux ont connu des mouvements de grève. Et dans une douzaine d'école, la grève a été totale. À Lucerne, les collaboratrices d'une entreprise de nettoyages ont prouvé que cela vaut la peine de faire la grève : au terme d'un débrayage de trois heures, leur employeur a cédé et va payer dorénavant le pré- et post-travail ainsi que les temps de trajets.</p><p>Parallèlement aux grèves dans les entreprises et institutions, des dizaines de milliers de femmes sont descendues dans la rue dès le matin et jusqu'en début d'après-midi. La diversité des formes d'actions était immense. Pensez : 5000 personnes ont participé à la manif des poussettes à Berne. À Zurich, il y a eu une course de déambulateurs pour revendiquer une meilleure reconnaissance du travail de soins et d'assistance. Partout, on a vu des brunchs de grève, des pique-niques ou des cafés de grève. La nuit passée à Zurich, des militantes ont donné le coup d'envoi de la Grève des femmes* avec un cortège de klaxons à la Langstrasse. Et à Bâle, le logo de la Grève des femmes* illuminait la tour Roche. À Lausanne, la cathédrale était éclairée en violet et à Genève, une immense banderole ornait la tour de la RTS.</p><p>Ce dynamisme extraordinaire et la mobilisation massive montrent que la revendication d'une véritable égalité est très largement soutenue et qu'il faut maintenant aller de l'avant. Sérieusement.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/c/csm_Kinderwagendemo5000-be-RB_f39b2ed2cc.webp" length="199794" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6085</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2019 11:42:31 +0200</pubDate><title>Des points d’exclamation pour l’égalité : des dizaines d’écoles et de crèches en grève !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-points-d-exclamation-pour-l-egalite-des-dizaines-d-ecoles-et-de-creches-en-greve</link><description>« Salaire. Temps. Respect. »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Partout en Suisse, les femmes ont lancé la Grève des femmes* 2019 en posant les premiers « points d’exclamation » pour l’égalité entre femmes et hommes. En Suisse romande, des dizaines d’écoles et de crèches sont en grève. Dans plusieurs dizaines d’entreprises, des cafés-grève ont eu lieu pour marquer le début de cette journée de grève et d’action. Et à Lucerne, des collaboratrices d’une entreprise de nettoyage ont fait la grève pendant trois heures, avec succès ! Elles protestaient contre le travail gratuit, les temps de trajet non payés et exigeaient une meilleure ambiance de travail. Leur employeur leur a assuré que dès maintenant, les heures de pré- et post-travail seraient payées, tout comme le temps de trajet.<br><br> Toutes ces personnes s’engagent pour plus d’égalité dans le monde du travail, sous le slogan : « Salaire. Temps. Respect. ». Elles exigent entre autres un salaire minimum de 4000 francs par mois dans toute la Suisse et une couverture par des CCT dans les branches avec une forte proportion féminine dans les effectifs. Ces mesures doivent améliorer la situation des femmes qui se trouvent au bas de la structure des salaires et qui sont dans des métiers dits « typiquement féminins », donc souvent mal payés. Les femmes exigent aussi des investissements dans les crèches, les écoles en horaire continu, les soins à domicile et les offres de soins et d’assistance pour les personnes adultes qui en ont besoin, afin de décharger les femmes de ce travail de soutien et d’améliorer leurs perspectives sur le marché du travail, aussi bien sûr pour les postes à haute qualification.<br><br> L’inégalité salariale persistante doit enfin être éliminée, et ce, grâce à des analyses des salaires avec des contrôles et des sanctions. Et sur le lieu de travail, le sexisme n’est pas tolérable. Pour cela, il faut notamment une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité et de soins aux proches ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.<br><br> La Grève des femmes* et la question de l’égalité sont aussi omniprésentes ce vendredi à la Conférence de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève. Cela s’est manifesté d’abord en couleur auprès des délégué-e-s, mais aussi dans les thématiques. Avec la lutte contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail ainsi que contre les inégalités, deux thèmes principaux de la Grève des femmes* en Suisse sont aussi au cœur des débats de cette organisation onusienne. Son directeur général Guy Ryder a marqué d’un geste fort le début de cette journée de grève en invitant vendredi matin Marilia Agostino Mendes et Anja Dräger, deux femmes de la délégation syndicale suisse à la Conférence de l’OIT, à venir parler de la Grève des femmes*.<br><br> À 11h00, les cloches des églises ont retenti dans toute la Suisse. Au même moment, des milliers de femmes étaient à pied d’œuvre pour réaliser sur leur lieu de travail des actions pour attirer l’attention sur les revendications de la Grève des femmes*.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/1/csm_frauengruppe-3er-breit_151fd5e169.webp" length="81902" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6083</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2019 15:36:07 +0200</pubDate><title>Proches-aidants : les trop timides propositions du Conseil fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/proches-aidants-les-trop-timides-propositions-du-conseil-federal</link><description>Le parlement devra encore améliorer le projet de loi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Souvent, ce sont des proches qui s'occupent des personnes âgées ou dépendantes de soins. Cette responsabilité est difficilement conciliable avec une activité professionnelle. Récemment, le Conseil fédéral a adressé au Parlement des propositions à ce sujet. Les mesures présentées vont dans la bonne direction, mais les parlementaires doivent encore les améliorer.</p><p>Avec sa loi fédérale sur l'amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches, le Conseil fédéral propose des améliorations dont le besoin se faisait cruellement sentir. De fait, ce sont souvent des proches, dans la majorité des cas des femmes, qui prennent en charge des membres de la famille dépendants de soins et/ou âgés. La revendication de l'Union syndicale suisse (USS), selon laquelle les services de soins et de prise en charge en cas de besoin doivent être abordables pour tout le monde et de qualité, n'est de loin pas encore devenue réalité. Dans ce domaine, les pouvoirs publics doivent assumer une bien plus grande responsabilité. Souvent, ce sont des belles-filles, des compagnes, des sœurs qui viennent à la rescousse lorsque qu'un-e de leurs proches a besoin de soins ou d'être pris en charge ; et cela, trop souvent au détriment de leurs propres revenus professionnels. Ces personnes ont de toute urgence besoin d'être aidées afin que leur engagement ne porte pas atteinte à leur santé et n'entraîne pas, pour elles-mêmes, des conséquences financières fâcheuses.</p><p>Le Conseil fédéral a transmis au Parlement le projet de loi, qui est accueilli favorablement par la majorité des participants à la consultation. Concrètement, il propose que non seulement les parents d'enfants mineurs, mais aussi tous les travailleurs et travailleuses aient le droit, si un-e proche est malade, de quitter rapidement leur travail sans devoir renoncer à leur salaire. Mais les trois jours par cas prévus par le Conseil fédéral ne sont pas suffisants. Et la limite maximale de dix jours par an est l'expression d'une soumission inutile face aux organisations patronales qui avaient refusé le projet lors de la consultation.</p><h3>Pas pour la prise en charge d'adultes</h3><p>Le Conseil fédéral veut aussi que les parents d'enfants gravement malades ou accidentés puissent prendre un congé payé de 14 semaines au plus. Cette mesure soulagera grandement la situation des familles concernées, même si 14 semaines ne suffiront pas dans de nombreux cas. L'USS salue aussi le fait que ce congé pourra être pris sous forme de jours séparés, comme suggéré lors de la consultation. Cette manière souple de procéder permettra aux parents de mieux répartir les jours de congé sur le délai-cadre - trop court - de 18 mois. En revanche, il est choquant que la protection contre le licenciement ne dure que 6 mois, et non les 18 mois du délai-cadre. Il est urgent de corriger cela. En outre, le Conseil fédéral renonce malheureusement à prévoir des congés de longue durée pour la prise en charge de proches adultes. Ainsi, des travailleurs et travailleuses en fin de carrière continueront de se voir poussés à quitter plus tôt la vie professionnelle parce qu'ils doivent assumer la responsabilité de leurs parents âgés.</p><p>La troisième amélioration sur laquelle le Parlement va se prononcer concerne les bonifications pour tâches d'assistances de l'AVS. À l'avenir, une personne qui s'occupe de proches au bénéfice d'une allocation pour impotence faible (avant : moyenne) y aura également droit. Ce droit sera étendu aux concubins, le critère de conjoint ou de parenté n'étant plus appliqué. Il s'agit là d'un pas important vers une diminution du risque de pauvreté de proches aidants. On ne comprend par contre pas pourquoi le Conseil fédéral n'a pas repris les améliorations proposées par l'USS lors de la consultation : renoncer à mettre sur pied d'égalité le partenariat enregistré et le mariage est sans rapport avec la réalité sociale ; ce point doit absolument être corrigé. Et la définition du partenariat de vie en tant que ménage commun existant depuis au moins cinq ans est par trop rigide. L'USS est d'avis que deux années et/ou un enfant en commun suffisent largement pour attester de l'existence d'un partenariat de vie.</p><p>L'USS appelle les Chambres fédérales à rapidement adopter ces améliorations importantes et à procéder aux corrections du projet du Conseil fédéral qui s'imposent. Les personnes qui prennent en charge le bien-être d'autrui méritent que l'État et la société assument aussi la responsabilité de leur bien-être. Il appartient aux politiques de mettre cela en œuvre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6081</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2019 14:55:00 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement : des progrès sont indispensables, sinon la pression des syndicats restera forte à l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-le-licenciement-des-progres-sont-indispensables-sinon-la-pression-des-syndicats-restera-forte-a-l-oit</link><description>La Suisse retirée de la liste noire de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Guy Parmelin, en charge de l'économie, a montré sa volonté d'enfin améliorer la protection contre les licenciements abusifs pour les salarié-e-s engagés au plan syndical. Il entend maintenant mener une médiation entre patronat et syndicats en impliquant les experts de l'Organisation internationale du travail (OIT). Objectif : élaborer d'ici douze mois des propositions de solutions qui permettraient d'élever le niveau de protection contre le licenciement pour le rendre conforme aux conventions de l'OIT. Sur la base de cette proposition de M. Parmelin, l'Union syndicale suisse (USS) a approuvé aujourd'hui le retrait de la Suisse de la liste noire des pays accusés de violations de la liberté syndicale.
</p><p>Peu avant la conférence de l'OIT, qui, à l'occasion du 100e anniversaire de son existence, est présidée par l'ambassadeur suisse Jean-Jacques Elmiger, la Suisse a été placée sur une liste noire de pays qui violent les conventions de l'organisation en la matière, conventions qu'elle a pourtant ratifiées. Mardi, le Comité de la liberté syndicale de l'OIT a décidé, sur proposition de la délégation suisse, de retirer la Suisse de cette liste.
</p><p>L'USS a approuvé cette décision, car elle y voit une vraie opportunité d'adapter enfin le droit suisse en cas de licenciement aux normes internationales. En 2003 déjà, l'USS avait déposé une plainte contre la Suisse pour non-respect des conventions ratifiées. Depuis, la Suisse s'est vue régulièrement réprimandée par l'OIT. Mais le Conseil fédéral a refusé de mettre en œuvre les recommandations de l'OIT. Il a toujours suivi les milieux patronaux suisses qui rejettent catégoriquement une meilleure protection contre le licenciement pour les membres des commissions de personnel, des Conseils de fondations de caisses de pension ainsi que des autres salarié-e-s engagés au plan syndical. Aujourd'hui, le conseiller fédéral Guy Parmelin s'est engagé à mettre en place d'ici peu une médiation externe qui aidera le patronat et les syndicats à élaborer des propositions de solutions pour une meilleure protection des salarié-e-s. Si cette démarche n'apporte aucune amélioration concrète, l'USS remettra la pression sur la Suisse par le bais de l'OIT. Les syndicats ont recensé récemment de nombreux cas de licenciements abusifs antisyndicaux.
</p><p>"Un travail important a déjà été effectué dans ce domaine. Il y a des expertises, et des discussions ont déjà eu lieu par le passé. Le changement de cap de M. Parmelin est une bonne nouvelle, tout comme le sont les signes que le patronat veut trouver des solutions à ce problème, sans œillères et en toute bonne foi. Ce genre de licenciements abusifs a déjà détruit de nombreuses carrières et vies de salarié-e-s. Il est inadmissible que la Suisse ne tienne pas ses engagements de droit international. Nous veillerons de près à ce que le Conseil fédéral respecte ses obligations en matière de droit international", déclare Pierre-Yves Maillard, président de l'USS.
</p><p>L'année prochaine, la Suisse rendra à l'OIT un rapport sur les résultats de la médiation. Par ailleurs, elle se soumettra volontairement à un examen extraordinaire par l'OIT en ce qui concerne le respect de la liberté syndicale. L'USS accompagnera ce processus. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6078</guid><pubDate>Fri, 07 Jun 2019 15:50:36 +0200</pubDate><title>Un choix important dans la politique européenne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-choix-important-dans-la-politique-europeenne</link><description>L&#039;USS salue les décisions du Conseil fédéral sur la relation Suisse-UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue les décisions prises aujourd'hui par le Conseil fédéral sur sa politique européenne. En choisissant de s'occuper d'abord en priorité de la lutte contre l'initiative " de limitation " de l'UDC, le Conseil fédéral prend un cap important, car l'initiative de l'UDC remet fondamentalement en question les accords bilatéraux. Le rejet de cette initiative constitue donc le prérequis pour toutes les démarches futures dans les relations bilatérales avec l'Union européenne (UE). L'USS mènera une campagne active pour combattre cette initiative. Dans ce sens, les dernières décisions du Conseil fédéral pour une amélioration de la situation des salarié-e-s plus âgés s'avèrent utiles et montrent que le Conseil fédéral est prêt à prendre au sérieux les craintes et les difficultés des personnes concernées.</p><p>Selon certains médias de ce jour, le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) aurait mis en question, dans sa prise de position, la nécessité de la libre circulation des personnes. Si tel était vraiment le cas, cela témoignerait d'une irresponsabilité effarante. La libre circulation des personnes est essentielle pour les travailleurs et travailleuses en Suisse, mais une protection efficace des salaires l'est tout autant. Avec l'accord-cadre sur la table actuellement, cette protection aurait été de facto supprimée.</p><p>Dans ce contexte, il est positif que le Conseil fédéral prenne également au sérieux les profondes réserves des syndicats envers l'accord-cadre tel qu'il se présente actuellement et qu'il considère ce projet d'accord comme insuffisant. Les accords bilatéraux doivent être utiles aux personnes qui travaillent en Suisse. Un accord-cadre qui met en péril la protection des salaires n'est pas acceptable.</p><p>En Suisse, on doit verser des salaires suisses et respecter les droits des salarié-e-s en vigueur en Suisse. C'est aussi ce qu'avait promis le Conseil fédéral dans le cadre des votations populaires sur les bilatérales et la libre circulation des personnes. La " ligne rouge " des mesures d'accompagnement définie dans le mandat de négociation pour l'accord-cadre doit être maintenue.</p><p>Les mesures d'accompagnement ne sont pas négociables. La Suisse doit pouvoir décider elle-même comment elle entend protéger ses salaires, les plus élevés d'Europe, et, par conséquent, comment elle protège aussi tous les salarié-e-s, indépendamment de leur origine.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/1/csm_180905_USS-action-ligne-rouge_e2151b1016.webp" length="468026" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6068</guid><pubDate>Tue, 04 Jun 2019 18:02:00 +0200</pubDate><title>Marchés publics : protéger les salarié-e-s et éviter un nouveau conflit avec l’UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/marches-publics-proteger-les-salarie-e-s-et-eviter-un-nouveau-conflit-avec-l-ue</link><description>Le Conseil des États doit prendre ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Parlement procède actuellement à une révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics (LMP). Cet objet est crucial pour les salarié-e-s en Suisse, car si elle tourne mal, cette révision ouvrirait grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale et pourrait créer de nouveaux conflits avec l'Union européenne (UE). La proposition d'abandonner le principe du lieu d'exécution est particulièrement inquiétante : elle entraînerait forcément une forte augmentation de la sous-enchère. Le Conseil des États doit enfin prendre les choses en mains.</p><h3>Le principe du lieu d'exécution protège les salarié-e-s suisses de la sous-enchère</h3><p>Les deux principes (lieu d'exécution et lieu de provenance) définissent quelles conditions de travail une entreprise doit respecter lorsqu'elle brigue l'obtention d'un mandat public. Avec le principe du lieu de provenance, ce sont les conditions du lieu où l'entreprise soumissionnaire a son siège ou est établie qui s'appliquent. Le principe du lieu d'exécution exige le respect des conditions du lieu où la prestation est fournie. Exemple : une entreprise tessinoise qui soumet une offre pour la construction d'une grande halle à Zurich devra, avec le principe du lieu d'exécution, verser des salaires zurichois ; avec le principe du lieu de provenance, elle peut soumettre ses offres avec des salaires tessinois. Avec le principe du lieu de provenance, les soumissionnaires de cantons connaissant de bonnes conditions de travail seraient désavantagés par rapport à ceux de cantons " à bas salaires ". Pour rester concurrents, ils devraient viser une détérioration des conditions de travail dans leur propre entreprise. Conclusion : le principe du lieu de provenance de l'entreprise enclencherait une spirale vers le bas.</p><p>Le principe du lieu d'exécution est donc crucial pour qui tient à protéger les salaires et les conditions de travail usuels dans la localité et la branche. Il est aussi un élément central des mesures d'accompagnement : il est sensé empêcher par exemple qu'une entreprise polonaise exécute un mandat à Bâle en versant des salaires valables en Pologne. La proposition du Conseil fédéral de miser désormais sur le principe du lieu de provenance constitue une rupture avec la philosophie des mesures d'accompagnement. Dans un revirement incompréhensible, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a subitement tourné sa veste et, par la voix prépondérante de son président, a tranché en faveur du principe du lieu de provenance, contrairement à ses décisions antérieures. La chambre des cantons doit désormais rectifier le tir.</p><p>Dans l'économie privée, les conditions de travail usuelles du lieu resteraient valables alors qu'elles ne le seraient plus pour les marchés publics. Ceci est incompréhensible. Ce qui l'est encore davantage, c'est que le Conseil fédéral s'obstine dans son message à vouloir introduire le principe du lieu de provenance. Pourtant de nombreuses organisations des arts et métiers, des organisations patronales et syndicales ainsi que les cantons ont rejeté ce changement de principe lors de la consultation.</p><h3>Limiter les chaînes de sous-traitants</h3><p>Plusieurs autres volets de la protection des salarié-e-s doivent être pris en compte dans cette révision. Ainsi, la chaîne de sous-traitants doit être limitée à un seul niveau. Aujourd'hui, dans la construction surtout, il n'est pas rare que les maîtres d'ouvrage ne savent même plus qui fait quel travail sur un chantier et à quelles conditions, tellement ils ont de sous-traitants. Souvent, la Confédération, les cantons et les communes ne savent pas non plus qui, au final, fait quel travail. Cela crée un terrain extrêmement propice aux scandales, puisque la probabilité de sous-enchères salariale et sociale, respectivement de travail au noir augmente de façon exponentielle à chaque niveau supplémentaire de sous-traitance. Raison de plus pour mettre le holà à cette pratique néfaste, à tout le moins dans le domaine des marchés publics.</p><h3>Attester la conformité à la CCT</h3><p>La révision devrait aussi prévoir que des documents réellement fiables devront être fournis pour attester de la conformité à la convention collective de travail (CCT) avant qu'un mandat soit octroyé à une entreprise d'une branche soumise à une CCT.</p><h3>Non à la subordination inutile et inappropriée de la caisse Publica à la LMP</h3><p>L'USS estime que les institutions de prévoyance professionnelle de droit public ne devraient pas être soumises à la loi sur les marchés publics. Ce serait en contradiction fondamentale avec la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP), en particulier avec le principe de la gestion paritaire des caisses de pensions. La définition des rapports des institutions de prévoyance professionnelle de droit public avec les employeurs affiliés est une des attributions inaliénables, ne pouvant pas non plus être déléguée, de l'organe suprême de l'institution de prévoyance (art. 51a, al. 2, let. p LPP).</p><p>Les avoirs de prévoyance gérés appartiennent aux assuré-e-s, pas aux pouvoirs publics. Les institutions de prévoyance de droit public des cantons et des communes ne relèvent pas non plus du champ d'application subjectif du droit des marchés publics selon l'annexe I/appendice 2 de l'accord de l'OMC sur les marchés publics (AMP) encore en vigueur (cf. aussi l'arrêt 2C_6/2016 du 18 juillet 2016, consid. 3.5).</p><h3>Les entreprises contrôlées par la Confédération (ex. Swisscom) doivent être soumises à la loi</h3><p>Aujourd'hui, la situation dans le domaine des télécommunications et des techniques de l'information et de la communication (TIC) est paradoxale. Les investissements réalisés dans les réseaux de télécommunications (fibre optique, câble de cuivre, technologies sans fil) continuent à être élevés, mais des mandats sont désormais aussi attribués à des entreprises qui ne sont pas soumises à la CCT de la branche. Il est par ailleurs inquiétant de voir que de nombreux acteurs du marché appartiennent désormais à des grands groupes étrangers et obtiennent, pour certains, des mandats très importants. Comme ces entreprises ne sont pas soumises à la CCT de la branche, il est pratiquement impossible d'en contrôler les conditions de travail.</p><p>Soumettre à la LMP des entreprises comme Swisscom (Suisse) SA ou d'autres sociétés sous contrôle de la Confédération est le seul moyen de s'assurer que les mandats soient à l'avenir attribués uniquement à des entreprises qui respectent les conditions salariales et de travail usuelles dans la localité et la branche.</p><p>D'entente avec syndicom, le syndicat des médias et de la communication, l'USS exige donc que Swisscom et les autres entreprises sous contrôle de la Confédération soient soumises à la LMP.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6067</guid><pubDate>Tue, 04 Jun 2019 12:40:00 +0200</pubDate><title>Congé paternité : quatre semaines minimum !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conge-paternite-quatre-semaines-minimum</link><description>Le Conseil des États ne doit pas rater le train de la politique familiale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quatre semaines de congé paternité ou seulement deux ? La question est aux mains du Conseil des États. Une chose est sûre : si la Suisse ne veut pas voir passer sous son nez le train de la politique familiale, elle doit enfin faire en sorte que les enfants ne soient plus seulement l'affaire des femmes, mais celle des parents.</p><p>Aujourd'hui, les enfants sont encore avant tout une affaire de femmes. S'ils tombent malades, c'est la maman qui reste à la maison. Lorsque la baby-sitter ne peut pas venir ou que le père doit tout d'un coup renoncer à sa " journée papa ", c'est encore la maman qui organise une solution de remplacement. Et dans la plupart des familles, les pères travaillent à plein temps et les mères à temps partiel, quand ce n'est pas carrément sans rémunération.</p><p>Conséquences : le marché du travail ne compte pas assez de mères parmi les professionnelles. Et lorsque les mères travaillent, elles gagnent moins parce qu'elles obtiennent des postes moins bien rémunérés. Après la retraite, les rentes sont totalement insuffisantes. Dans une telle configuration, même un divorce représente un risque de pauvreté. Et les pères courent le danger de passer du statut de papa du soir à papa d'un week-end sur deux ou d'une semaine sur deux. Pourtant, les enfants pourraient aussi devenir une affaire d'hommes si on laissait les pères prendre des responsabilités dès le début.</p><p>En Suisse, on n'a pas vraiment l'air de vouloir cela. Dans l'Union européenne (UE) et dans presque tous les pays de l'OCDE, les pères ont dès le début la possibilité de s'impliquer activement dans la prise en charge des enfants. Congé paternité et congé parental leur permettent de construire dès la naissance une relation étroite et autonome avec leurs enfants. En Suisse par contre, on ne connaît ni le congé paternité inscrit dans la loi, ni le congé parental. Il y a un grand rattrapage à faire pour que les enfants ne restent pas encore et toujours une affaire de femmes. L'initiative pour le congé paternité, qui doit être traitée au Conseil des États lors de la session d'été, en est une bonne occasion.</p><h3>Mettre les priorités au bon endroit</h3><p>Bien sûr, des règlements d'entreprise ou de CCT existent qui accordent aux pères plus d'une journée, journée qui ne suffit d'ailleurs souvent même pas pour être présent pour toute la durée de l'accouchement. Mais le droit de passer un temps approprié avec l'enfant nouveau-né doit revenir à tous les pères, et pas seulement à ceux qui ont la chance de travailler dans une entreprise favorable à la famille.</p><p>Même le Conseil fédéral admet que le besoin existe. Mais il veut privilégier des mesures liées à la garde des enfants et rejette un congé paternité prévu par la loi. Pourtant la question n'est pas soit l'un, soit l'autre : il faut un congé paternité et une meilleure offre d'accueil extrafamilial qui permette aux pères comme aux mères de concilier vie de famille et vie professionnelle.</p><p>La question des coûts a toujours été l'argument principal contre une meilleure politique familiale. Mais nous devons établir des priorités. Les dépenses publiques pour l'accueil préscolaire des enfants sont difficiles à estimer puisque le Suisse ne dispose pas de tels calculs. Mais l'OCDE part du principe que les pouvoirs publics suisses versent dans ce domaine moins de 0,2 % du produit intérieur brut par année, soit à peine 1,3 milliard de francs. Ce n'est qu'un quart environ de ce que la Confédération dépense chaque année pour la défense nationale. De même, les dépenses hypothétiques de congé paternité pour les indemnités de perte de gain de l'APG ne représenteraient que la moitié de celles versées pour les indemnités de service.</p><h3>Pour la société et pour l'économie</h3><p>Pour le Conseil des États, il s'agit de faire les bons choix : faire des économies dans la politique familiale n'est pas une stratégie d'avenir. De nombreuses études montrent que la politique familiale est une priorité judicieuse au niveau sociétal et avantageuse aussi au plan économique. C'est pourquoi l'USS exige depuis longtemps des solutions qui vont au-delà du minimum légal de 14 semaines de congé maternité payé à 80 %. Et il faut un congé paternité. Nous considérons qu'un minimum de huit semaines serait approprié pour une bonne récupération après l'accouchement et un démarrage réussi de la vie de famille. À la suite des congés liés à la naissance, un congé parental inspiré du modèle européen s'avérerait utile afin de soulager les parents dans l'organisation du quotidien familial.</p><p>Mais pour cette session d'été, concentrons-nous d'abord sur la solution minimale : la Suisse doit enfin avoir un congé paternité. Il doit durer quatre semaines pleines, comme le stipule l'initiative, et non pas seulement les deux prévues dans le contre-projet de la commission du Conseil des États. Pour que tous les pères puissent faire partie intégrante de la famille, assumer la responsabilité des enfants et décharger les mères, et ce, indépendamment de leur employeur. Pour que les enfants ne soient plus l'affaire des femmes, mais celle des parents.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Vater-stillt-Kleinkind_O_Lypa-iStock_6e3671e848.webp" length="142504" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6071</guid><pubDate>Tue, 04 Jun 2019 11:00:16 +0200</pubDate><title>Lanceurs d&#039;alerte : plutôt pas de révision qu’une pseudo-solution hypercomplexe !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lanceurs-dalerte-plutot-pas-de-revision-qu-une-pseudo-solution-hypercomplexe</link><description>L’USS et le rejet par le National du projet de loi sur les lanceurs d’alerte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Pour la deuxième fois déjà, le Conseil national a rejeté, lundi dernier, un projet de protection des lanceurs et lanceuses d'alerte. À juste titre, estime l'USS. En effet, " les meilleures intentions ne suffisent pas toujours ", comme l'a si bien dit la conseillère nationale socialiste zurichoise Min Li Marti, mais pas sans préciser aussi qu'il valait mieux enterrer décemment ce projet que l'accepter. </p><p>Un examen plus attentif montre en effet pourquoi ce dernier n'est pas parvenu à rassembler une majorité derrière lui et n'a pas non plus été approuvé par les syndicats. La révision avait pour mandat les deux objectifs suivants : </p><ul><li>améliorer la protection des lanceurs et lanceuses d'alerte, </li><li>augmenter la sécurité juridique. </li></ul><p>Deux objectifs qui n'ont pas été atteints, le contraire s'étant même produit. 
</p><p>La révision proposée n'aurait pas protégé les lanceurs et lanceuses d'alerte et cela, pour une raison fondamentale, que les actuelles majorités au sein du Parlement ne permettent pas de corriger. On aurait pu réglementer cette protection de manière concise et systématique, par exemple via la protection contre le licenciement du Code des obligations (art. 336 CO) ou dans une loi particulière (p. ex. comme législation-cadre ou à travers la révision du droit de la société anonyme, afin de différencier en fonction de la personne morale). Mais au lieu de cela, on nous a présenté une " solution " qui intègre la " protection " des lanceurs et lanceuses d'alerte dans les devoirs de diligence ou de fidélité des travailleurs et travailleuses (art. 321a CO) ! Ainsi, cette protection se voit transformée en son contraire : le devoir, pour les travailleurs et travailleuses, de se soumettre, en cas de signalement d'un dysfonctionnement, à une procédure incroyablement complexe. 
</p><p>En même temps, toute la question centrale de la protection contre le licenciement a été tout simplement ignorée. Même si un lanceur ou une lanceuse d'alerte avait fait tout juste, un tribunal n'aurait pu octroyer qu'une indemnité représentant au maximum six mois de salaire ; cela, alors que, comme le montre une étude, cette indemnité se monte en réalité plutôt à 2 ou 3 mois de salaire. 
</p><p>Et on aurait quand même perdu son boulot. Comment appeler ça une protection ? L'Organisation internationale du Travail (OIT) parle le même langage. Elle a mis la Suisse sur une liste noire à cause de l'absence de protection contre les licenciements abusifs. 
</p><p>Restait encore la question de la sécurité juridique. Formellement, le projet était trop compliqué et trop technique. La formulation d'en tout et pour tout sept articles comportant de nombreux alinéas et lettres est totalement atypique pour le CO. Cette loi devrait être écrite dans un langage clair et simple de manière à ce que chacun et chacune puisse la comprendre. Cela n'a pas été le cas ici. Même si l'on se donne de la peine de lire plusieurs fois le texte, on ne le comprend pas. Des juristes aussi ont du mal à la comprendre. Un-e profane, qu'il s'agisse d'une employeuse ou d'un travailleur, n'aurait pas pu s'y retrouver sans l'aide onéreuse d'une avocate ou d'un juriste. Même l'Administration fédérale a dû recourir à un graphique pour représenter et faire comprendre le système proposé à la Commission des affaires juridiques du Conseil national ! 
</p><p>Ce projet aurait découragé les travailleurs et travailleuses. Ils n'auraient pratiquement plus eu le droit de s'adresser aux autorités, sans parler des médias ou d'autres " tiers ". Le projet de " protection " des lanceurs et lanceuses d'alerte serait ainsi devenu une muselière pour ces derniers et il aurait protégé les employeurs et employeuses en lieu et place des travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Les auditions et les entretiens avec des avocat-e-s spécialisés sur ces questions, l'Université de Saint-Gall, l'OIT et les syndicats ont montré que cette réforme ne satisfaisait personne et que tous et toutes la considéraient même comme un recul par rapport au statu quo. Moins de sécurité juridique, plus de conflits au travail et devant les tribunaux, moins de solutions adaptées à chaque cas particulier. On doit lui préférer le statu quo avec la jurisprudence établie. Pour toutes ces raisons, la décision de rejeter ce projet inadapté était la bonne. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6066</guid><pubDate>Mon, 03 Jun 2019 18:00:00 +0200</pubDate><title>Session d&#039;été : SSR, personnel de la Confédération, droit du bail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/session-dete-ssr-personnel-de-la-confederation-droit-du-bail</link><description>Le Parlement doit soutenir le service public et les locataires </description><content:encoded><![CDATA[<h3>La SSR doit revenir à une production décentralisée des programmes :<br> le 5 juin au Conseil des États</h3><p>Le soir-même de la votation réussie contre l'initiative " No Billag ", la direction de la SSR a suscité l'irritation auprès de ses collaborateurs et collaboratrices : au lieu de les remercier pour leur engagement sans faille, elle a préféré annoncer un plan d'économies à hauteur de 100 millions de francs. Les économies devaient se faire grâce à une hausse du rendement et par des réinvestissements, déclarait alors Gilles Marchand, directeur général de la SSR. Il fallait donc économiser dans l'immobilier et non dans l'offre de programmes.</p><p>Entretemps, les décisions du Conseil d'administration de la SSR se sont précisées et ne manquent pas de surprendre : la majeure partie des émissions d'information de la rédaction radio de la SRF sont transférées vers le site du Leutschenbach, en périphérie de Zurich. Seule la rédaction du Palais fédéral reste à Berne. La société de production TPC est réintégrée au sein de la SSR et logée elle aussi au Leutschenbach, dans ce qui était jusqu'ici un garage sous-terrain. La SSR investit environ 200 millions de francs pour la transformation du garage et pour la nouvelle rédaction (" Newsroom ") au Leutschenbach. La Suisse romande aussi est concernée par ces efforts de " concentration " : à Lausanne, la construction prévue du Campus RTS sur le site de l'EPFL coûtera au bas mot 110 millions de francs. Apparemment, le plan d'économies passe surtout par des investissements colossaux dans le parc immobilier de la SSR.</p><p>Conseiller aux États fribourgeois, le PDC Beat Vonlanthen a donc déposé une initiative parlementaire pour " La diversité à la place de la concentration. Garantir une production de programmes par la SSR qui soit décentralisée " (18.449). Celle-ci sera traitée lors de la session d'été, plus exactement le 5 juin, par le Conseil des États. À noter que cette initiative parlementaire a lourdement échoué devant la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États (CTT-E). Ses membres sont convaincus que les décisions de la SSR sont la voie de l'avenir. Mais pourquoi, en fait ? L'USS plaide clairement pour l'adoption de l'initiative parlementaire.</p><h3>Encore un carcan pour le personnel de la Confédération ?<br> Le 13 juin au Conseil des États</h3><p>Les parlementaires qui veulent faire des économies sur le personnel de la Confédération se lancent dans une nouvelle tentative avec la motion de la Commission des finances du Conseil national (18.4090). Il s'agit cette fois d'un plafonnement des dépenses de personnel de l'administration fédérale de façon à ce qu'elles ne dépassent pas le montant inscrit au budget 2019. Concrètement, cela signifie qu'à l'avenir, ni une augmentation des postes, ni même une compensation du renchérissement ne seront possibles. Pas de problème, estiment les auteur-e-s de la motion : la numérisation rend tout plus efficace, on pourra donc supprimer des postes à certains endroits et en créer des nouveaux ailleurs. Le texte, très succinct, de la motion ne laisse pas franchement transparaître des connaissances poussées des auteur-e-s en la matière. On ignore s'ils savent réellement quel est l'impact des nouveautés technologiques dans l'administration fédérale. Mais une majorité au Conseil national s'est laissée persuader par ce scénario. Une fois de plus, ce discours annonce des économies sur le personnel, et cela semble toujours la chose à faire. Le Conseil des États doit maintenant rejeter clairement cette motion. Une gestion moderne du personnel ne se fait pas ainsi.</p><h3>Droit du bail : le National peut dénouer le blocage le 20 juin</h3><p>Le droit du bail fait l'unanimité : il ne plaît à personne. Mais les raisons de ce rejet sont des plus diverses. La Commission des affaires juridiques du Conseil des États (CAJ-E) a déposé une motion en vue de la révision des règles applicables à la fixation des loyers, motion qui se concentre surtout sur le rendement net, le loyer usuel dans la localité et le quartier, et la possibilité de contester un loyer initial (18.4101). Le Conseil fédéral est prié de faire des propositions qui seraient aussi équitables pour les locataires que pour les propriétaires. Cette motion a l'appui du Conseil des États et de la Commission des affaires juridiques du Conseil national (CAJ-N). Mais cette dernière diverge sur un point important : contrairement au Conseil des États, elle ne veut pas laisser de côté les autres interventions parlementaires, qui défendent de façon très partiale les intérêts des lobbys de l'immobilier : elle souhaite les voir toutes traitées en même temps. Il s'agit de trois initiatives parlementaires déposées par les conseillers nationaux Olivier Feller et Philippe Nantermod (PLR). La première prévoit que le rendement locatif admissible pourra dépasser le taux hypothécaire de référence de jusqu'à deux pourcents (17.491). Avec la deuxième (17.514), les loyers ne peuvent être considérés comme abusifs et donc contestés qu'en cas de pénurie de logement. Et même dans ce cas, uniquement s'il y a une situation personnelle difficile et que le loyer a été considérablement augmenté par rapport à la location précédente (17.515). Tout cela représente une provocation, une attaque éhontée contre les droits des locataires.</p><p>Les trois motions ont été transmises par la CAJ-N, mais de justesse, à une voix près (12 à 11). Nous espérons maintenant que le Conseil national prenne, comme la chambre des cantons, la sage décision d'accepter la motion du Conseil des États et de rejeter les trois autres interventions, afin que le Conseil fédéral puisse faire son travail.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6075</guid><pubDate>Wed, 29 May 2019 11:00:00 +0200</pubDate><title>Accord entre la Suisse et le Royaume-Uni</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/accord-entre-la-suisse-et-le-royaume-uni</link><description>Réponse à la consultation sur l&#039;accord entre la Suisse et le Royaume-Uni relatif aux droits des citoyens à la suite du retrait du Royaume-Uni de l’UE et de la fin de l’applicabilité de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6147</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Obtenir l’égalité aussi après la retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/obtenir-l-egalite-aussi-apres-la-retraite</link><description>Au lieu de s’en prendre à l’âge de la retraite des femmes, il faut enfin augmenter les rentes AVS. Et nous ferons grève pour cela aussi le 14 juin !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les femmes ont de nombreuses raisons de faire la grève. L’une d’entre elles, c’est que même à l’âge de la retraite, l’égalité pour les femmes n’est pas garantie. Plus de 40 ans après l’introduction du principe des trois piliers pour assurer un niveau de vie correct après la retraite, les femmes touchent toujours de rentes nettement plus basses que celles des hommes.
</p><p>Nombreuses sont les femmes qui quittent la vie professionnelle avant d’atteindre l’âge de la retraite de 64 ans. Six ans avant cet âge, trois femmes sur quatre sont encore dans la vie professionnelle ou en recherche d’emploi. À 63 ans, elles ne sont plus que 46,2&nbsp;%. Et à temps partiel pour l’immense majorité. Pourquoi&nbsp;? Parce que beaucoup d’entre elles n’ont plus la santé pour continuer de travailler. Des conditions de travail difficiles physiquement et psychologiquement peuvent être usantes à la longue.
</p><p>Mais les femmes de plus de 55 ou 60 ans ne quittent pas seulement le marché du travail à cause de leur propre santé&nbsp;: souvent, elles sont appelées à s’occuper de proches malades ou ayant besoin d’assistance. Lorsque les parents, les beaux-parents ou le partenaire de vie ont besoin de soins et d’assistance, de nombreuses femmes trouvent normal de cesser ou de réduire leur activité lucrative pour assumer ces tâches non rémunérées.
</p><p>De plus, beaucoup de grand-mères s’occupent de leurs petits-enfants et apportent ainsi une contribution importante pour la conciliation travail-famille pour les femmes plus jeunes. En 2012, une femme de 55 à 64 ans sur six s’occupait régulièrement d’enfants ne vivant pas sous le même toit. Les grands-mères comblent les lacunes dans l’offre de garde d’enfants extrafamiliale et peuvent être d’une grande aide pour des parents qui ont des horaires de travail irréguliers ou lorsqu’il faut remplacer au pied levé une gardienne absente, par exemple lors de maladie.
</p><p>Notre système de prévoyance vieillesse ne reconnaît pas à sa juste valeur cette implication des femmes dans le travail domestique, d’éducation, de soins et d’assistance, car les trois piliers de la prévoyance vieillesse ne garantissent une couverture suffisante que si l’on a contribué suffisamment et sans discontinuer aux cotisations sociales.
</p><p>Aujourd’hui encore, la plupart des femmes doivent compter avant tout sur la rente AVS&nbsp;. La quasi-totalité des femmes touchent une rente AVS. Grâce aux bonifications pour tâches éducatives et d’assistance, au «&nbsp;splitting&nbsp;» entre époux ainsi qu’à la formule de rente, les femmes perçoivent à peu près les mêmes montants que les hommes. L’AVS est donc la seule assurance sociale à apporter une vraie compensation pour la répartition inégale du travail non rémunéré de soins et d’assistance entre les femmes et les hommes. Mais le problème, c’est qu’avec les taux actuels des rentes AVS, celles-ci ne suffisent pas à elles seules à assurer le minimum existentiel après l’âge de la retraite.
</p><p>Pour la majorité des femmes, la prévoyance professionnelle ne permet pas forcément de mieux s’en sortir&nbsp;: un tiers des femmes retraitées ne touche aucune rente ou capital du 2<sup>e</sup> pilier. Et celles qui sont affiliées à une caisse de pension ne touchent que des rentes équivalentes à la moitié de celles des hommes. En 2017, une nouvelle rente médiane LPP s’élevait à 1221 francs pour les femmes contre 2301 francs pour les hommes.
</p><p>Pour les femmes, l’AVS joue donc un rôle beaucoup plus important dans  l’assurance vieillesse. C’est pourquoi nous disons haut et fort&nbsp;:<b>  au lieu de s’en prendre à l’âge de la retraite des femmes, il faut  enfin augmenter les rentes AVS. Et nous ferons grève pour cela aussi le  14 juin&nbsp;!</b></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6054</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 10:00:00 +0200</pubDate><title>Les syndicats suisses s’engagent ensemble pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-suisses-s-engagent-ensemble-pour-une-europe-sociale</link><description>Congrès de la Confédération européenne des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14e Congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) s’est déroulé du 21 au 24 mai à Vienne. Les deux organisations faîtières suisses USS et Travail.Suisse y ont pris part et se sont engagées activement pour une Europe plus sociale. Preuve en est qu’à la demande des syndicats suisses et des confédérations autrichienne et tchèque, la CES a intégré dans son programme une meilleure protection de la main d’œuvre détachée contre la sous-enchère salariale et sociale. Les instruments en vigueur jusqu’ici se sont avérés insuffisants, notamment au vu de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant la proportionnalité des mesures nationales contre la sous-enchère.<br> &nbsp;<br> La conception d’une Union européenne (UE) sociale était au cœur du Congrès de la CES, une confédération qui représente pas moins de 45 millions de membres syndiqués dans 39 pays européens. À la veille des élections au Parlement européen, il est de plus en plus évident que le projet européen doit opérer un véritable virage social et bénéficier aux travailleurs et travailleuses s’il veut survivre après le Brexit et les divers succès électoraux populistes. L’UE en prend d’ailleurs le chemin, comme le montre la décision de rendre obligatoire d’ici deux ans un congé paternité d’au moins deux semaines et de deux mois de congé parental pour chacun des deux parents dans tous les États membres de l’UE.<br> &nbsp;<br> Le nouveau président de l’Union syndicale suisse (USS) Pierre-Yves Maillard et Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national, ont représenté les travailleurs et travailleuses suisses au Congrès de la CES. Tous deux ont été élus au Comité de la CES. Dans son intervention devant le Congrès, Pierre-Yves Maillard a remercié la CES et les divers syndicats européens de leur soutien dans la lutte pour le maintien des mesures d’accompagnement suisses. «&nbsp;Nous nous engageons pour les personnes qui travaillent en Suisse, quel que soit leur passeport ou leur domicile. De concert avec les syndicats européens, nous affirmons que rien ne saurait justifier une baisse de salaire. Nous protégeons les salaires et pas les frontières&nbsp;», a-t-il déclaré.<br> &nbsp;<br> Adrian Wüthrich a abondé dans le même sens&nbsp;: «&nbsp;Les mesures d’accompagnement telles qu’elles ont été élaborées en Suisse doivent servir de modèle pour l’UE&nbsp;: une protection active des salaires est souhaitable pour toute l’Europe. La collaboration transfrontalière pour contrôler les salaires en fait partie. C’est pourquoi la Suisse doit rester ferme sur les la protection des salaires dans l’accord-cadre et participer dès le début à l’Autorité européenne du travail.&nbsp;»<br> &nbsp;<br> La CES aussi estime que la réglementation de l’Union européenne doit se développer dans le sens des mesures d’accompagnement suisses et pas l’inverse.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6057</guid><pubDate>Fri, 24 May 2019 09:59:57 +0200</pubDate><title>Les délégué-e-s de l’USS veulent une Suisse sociale dans une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-de-l-uss-veulent-une-suisse-sociale-dans-une-europe-sociale</link><description>Assemblée des délégué-e-s de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) s'engage pour une Suisse sociale au sein d'une Europe sociale. Dans une résolution, les délégué-e-s réunis vendredi à Berne ont exigé que la votation sur l'initiative dite " de limitation " de l'UDC ait lieu rapidement, afin de consolider la voie bilatérale. Ils ont rappelé que cette initiative mènerait droit dans le mur une voie bilatérale qui s'est avérée globalement positive pour la Suisse. Il ne faut en aucun cas en arriver là. Les accords bilatéraux, combinés à des mesures d'accompagnement pour la protection des salaires et des droits des employé-e-s introduites sous la pression des syndicats, ont permis pour les salarié-e-s des avancées sociales et économiques et mis fin au système inhumain du contingentement par le statut de saisonniers. Les délégué-e-s de l'USS ont salué la décision du Conseil fédéral de mettre en œuvre les propositions des partenaires sociaux pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses plus âgés et de faire en sorte que les personnes de 58 ans ou plus qui perdent leur emploi et arrivent en fin de droit ne soient plus poussées à l'aide sociale et ne doivent pas, en plus, puiser prématurément dans leur capital du 2e pilier. Les délégué-e-s ont également confirmé clairement qu'ils rejettent l'accord-cadre avec l'Union européenne tel qu'il est proposé actuellement, et que les mesures de protection des salaires ne sont pas négociables. L'USS défendra les mesures d'accompagnement, par voie de référendum si nécessaire.</p><p>L'USS s'engage aussi pour une Suisse sociale dans le domaine de la prévoyance vieillesse. Les délégué-e-s ont opposé un refus net aux projets d'augmenter l'âge de la retraite pour les femmes ainsi que l'âge de la retraite en général. À une époque où les salarié-e-s ont de la difficulté à se maintenir sur le marché du travail jusqu'à l'âge actuel de la retraite, une hausse de cet âge n'entraînerait que des problèmes supplémentaires. Les délégué-e-s exigent surtout que le niveau actuel des rentes, trop souvent insuffisant, soit placé au cœur du débat sur la prévoyance vieillesse. Avec la baisse continuelle des nouvelles rentes du 2e pilier, un développement de l'AVS s'impose, sous la forme d'une 13e rente AVS.</p><p>À trois semaines jour pour jour de la Grève des femmes*, les délégué-e-s ont réaffirmé leur plein soutien à cette grande journée d'action et de grève du 14 juin, un soutien déjà entériné lors du dernier Congrès de l'USS. Les fédérations de l'USS participent en première ligne pour faire en sorte que cette journée marque le début d'une période d'avancées rapides en matière d'égalité entre femmes et hommes. Du point de vue syndical, l'amélioration des revenus des femmes est un point crucial.</p><p>Dans une autre résolution, les délégué-e-s revendiquent une meilleure protection contre les licenciements abusifs de lanceurs et lanceuses d'alerte, mais aussi de salarié-e-s engagés syndicalement, de membres des commissions de personnel et d'employé-e-s membres de conseils de fondation des caisses de pension. La Suisse doit, dans ce domaine, respecter enfin les normes de l'Organisation internationale du travail (OIT). Il faudra pour cela adapter le Code des obligations.</p><p>Enfin, l'Assemblée des délégué-e-s a été l'occasion d'une remise de diplômes: sous les applaudissements nourris, dix personnes se sont vues remettre le brevet fédéral de secrétaire syndical et sandicale. La distinction du travail de diplôme le plus original est allée à&nbsp;Adriano Troiano pour son travail sur la numérisation dans la logistique.</p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/0/csm_190525_dv_vorstandstisch_8fe7c2403b.webp" length="122016" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6053</guid><pubDate>Thu, 23 May 2019 18:29:00 +0200</pubDate><title>Sous-enchère salariale : dès qu’il y a des contrôles, des infractions sont découvertes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sous-enchere-salariale-des-qu-il-y-a-des-controles-des-infractions-sont-decouvertes</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnemen</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du SECO sur les mesures d'accompagnement rendu public aujourd'hui montre que les mesures d'accompagnement sont plus importantes que jamais ! Là où des contrôles ont lieu, des infractions en matière de salaire sont découvertes. Surtout dans des entreprises qui emploient des résident-e-s de courte ou très courte durée, ou des travailleurs et travailleuses temporaires. Les contrôleurs et contrôleuses de l'application des conventions collectives de travail (CCT) trouvent des infractions dans une entreprise suisse sur quatre et dans une entreprise de détachement sur cinq.
</p><h3>Environ 6500 entreprises versent des salaires trop bas</h3><p>L'an dernier, les contrôleurs et contrôleuses se sont penchés sur plus de 40 000 entreprises. Dans environ 16 % des cas, soit dans 6500 entreprises, ils ont découvert des salaires trop bas ou de l'indépendance fictive. Les taux d'infraction sont un peu plus élevés (plus de 20 %) dans les branches couvertes par des CCT prévoyant des salaires minimums, parce que les cas de sous-enchère y sont clairement définis grâce, justement, à ces salaires minimums. Dans les autres branches, les cantons permettent parfois des écarts vers le bas par rapport aux salaires usuels, si bien qu'une partie des entreprises dont les salaires sont trop bas passent à travers les mailles des contrôles. Dans ces cas, les taux d'infraction se montent à 15 % (entreprises de détachement), respectivement 12 % (entreprises suisses).
</p><h3>La moitié des employeurs et employeuses suisses refusent de corriger leurs salaires</h3><p>Dans les branches où des CCT ou des contrats-type de travail fixent des salaires minimums obligatoires, les employeurs et employeuses qui versent des salaires trop bas se voient infliger des amendes. En l'absence de salaires minimums, les cantons demandent aux entreprises d'adapter leurs salaires à ce qui doit être considéré comme usuel. Point positif : 83 % des entreprises étrangères donnent suite à cette demande. Mais on ne peut tolérer le comportement des employeurs et employeuses suisses, dont 51 % seulement adaptent leurs salaires. On est toujours frappé de voir que quelques cantons continuent à contrôler un nombre très faible d'entreprises suisses (p. ex. Fribourg, Saint-Gall ou Zoug) et que seuls quelques-uns ordonnent des suspensions des travaux.
</p><h3>Des mesures d'accompagnement plus importantes que jamais</h3><p>Les mesures d'accompagnement destinées à protéger les salaires suisses revêtent une très grande importance. Le nombre de détachements de main-d'œuvre est élevé. Là où des contrôles sont effectués, des infractions sont souvent trouvées. Si la Suisse devait, à cause de l'accord-cadre, réduire le nombre de ses contrôles ou limiter l'usage des instruments à cet effet (caution, annonce préalable des détachements, entre autres), cela aurait de graves conséquences. C'est pour cela que les syndicats demandent le développement et non le démantèlement des mesures d'accompagnement </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6047</guid><pubDate>Wed, 22 May 2019 12:00:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur le CO2</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-le-co2</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6046</guid><pubDate>Tue, 21 May 2019 12:11:50 +0200</pubDate><title>Priorité au niveau des rentes, non à une hausse de l’âge de la retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/priorite-au-niveau-des-rentes-non-a-une-hausse-de-l-age-de-la-retraite</link><description>Réforme de l’AVS : s’attaquer aux problèmes et non faire de l’alarmisme</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) rejette les revendications de l'Union patronale suisse à savoir la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes et, dans un deuxième temps, une hausse générale de l'âge de la retraite. En proposant ces hausses, l'Union patronale passe à côté du véritable problème de la prévoyance vieillesse : la baisse du niveau des rentes. Il continue d'ignorer le fait qu'une réforme de l'AVS ne peut réussir que si le débat se concentre sur le niveau insuffisant des rentes comme point de départ.</p><p>Pour de larges pans de la population, le défi de vivre leur retraite avec une rente insuffisante est déjà une réalité. Le taux de nouveaux retraité-e-s qui doivent avoir recours aux prestations complémentaires pour s'en sortir est passé de 7,6 % à 9,6 % entre 2005 et 2017. Parallèlement, le niveau des futures rentes du 2e pilier ne cesse de diminuer. Cette baisse a été particulièrement forte ces dernières années, à savoir -11 % entre 2015 et 2018. En cause : le modèle de financement du 2e pilier, un modèle qui ne parvient plus à être équilibré avec la longue période de taux d'intérêts très bas. On le voit de plus en plus clairement : pour garantir des rentes décentes, le système de répartition de l'AVS est meilleur que le système de capitalisation.</p><p>Personne ne conteste le fait que l'AVS a besoin actuellement d'argent supplémentaire en raison de l'augmentation exceptionnelle du nombre de retraité-e-s. Mais d'affirmer qu'elle est au bord de la faillite à cause de cela, c'est de la pure démagogie. Un financement supplémentaire solide permettra de couvrir les besoins financiers temporaires liés à la génération des " baby-boomers ". Le oui à la RFFA est un premier pas vers une consolidation du financement de l'AVS. Il en faudra d'autres. Grâce à la RFFA, la Suisse a désormais plus de temps pour résoudre les véritables problèmes de la prévoyance vieillesse. Et d'arriver à ce qui est inscrit dans la Constitution : les rentes AVS et le 2e pilier doivent, ensemble, permettre aux retraité-e-s de " maintenir leur niveau de vie de manière appropriée ". Seule l'AVS avec son système de répartition peut assurer des rentes stables, voire en hausse, pour que le troisième âge puisse être vécu dans la dignité. Elle doit donc être développée, comme l'exige l'USS dans son initiative populaire pour une 13e rente AVS qui sera lancée cet automne.</p><p>L'USS rejette aussi catégoriquement la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes, exigée par l'Union patronale. Selon les derniers chiffres disponibles (ESPA 2018), seules 46,2 % des femmes exercent encore un travail rémunéré une année avant l'âge ordinaire de la retraite. Tant que les salarié-e-s de plus de 50 ou 55 ans ont des difficultés croissantes à se maintenir sur le marché du travail jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite, le débat sur une hausse de cet âge est vain. Une telle hausse engendrerait surtout des problèmes sociaux qui devraient ensuite être combattus par des mesures comme l'aide sociale. Les sondages montrent que plus de deux tiers des citoyen-ne-s partagent cet avis.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_Seniorin-am-PC_style-photographs-photocase_bf090fe6d6.webp" length="52462" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6041</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:52:08 +0200</pubDate><title>Audition sur l’Ordonnance du Conseil des hautes écoles relative à la coordination de l’enseignement des hautes écoles suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-l-ordonnance-du-conseil-des-hautes-ecoles-relative-a-la-coordination-de-l-enseignement-des-hautes-ecoles-suisses</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6042</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:46:01 +0200</pubDate><title>Consultation sur la Loi fédérale sur la coopération et la mobilité internationales en matière de formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-la-loi-federale-sur-la-cooperation-et-la-mobilite-internationales-en-matiere-de-formation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6037</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:37:45 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur le registre du commerce et de l’ordonnance sur les émoluments en matière de registre du commerce</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-le-registre-du-commerce-et-de-l-ordonnance-sur-les-emoluments-en-matiere-de-registre-du-commerce</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6036</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:32:10 +0200</pubDate><title>Ordonnance du DETEC concernant le programme en faveur du trafic d’agglomération (OPTA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-du-detec-concernant-le-programme-en-faveur-du-trafic-d-agglomeration-opta</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6035</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:26:44 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur les exigences relatives à l’efficacité énergétique (OEEE), de l’ordonnance sur l’encouragement de la production d’électricité issue d’énergies renouvelables (OEneR) et de l’ordonnance sur l’énergie (OE</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-l-ordonnance-sur-les-exigences-relatives-a-l-efficacite-energetique-oeee-de-l-ordonnance-sur-l-encouragement-de-la-production-d-electricite-issue-d-energies-renouvelables-oener-et-de-l-ordonnance-sur-l-energie-oe</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6034</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:13:13 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale et de l’ordonnance sur l’échange international automatique de renseignements en matière fiscale</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-et-de-l-ordonnance-sur-l-echange-international-automatique-de-renseignements-en-matiere-fiscale</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6049</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Reprise et la mise en œuvre des réformes relatives au Système d’information Schengen SIS et al.</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-la-mise-en-oeuvre-des-reformes-relatives-au-systeme-d-information-schengen-sis-et-al</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la reprise et la mise en œuvre des réformes relatives au Système d’information Schengen SIS «Développement de l’acquis de Schengen» et inscription des expulsions pénales dans le SYMIC et établissement d’une statistique étendue sur les décisions de retour  (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6050</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages et modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/systeme-europeen-d-information-et-d-autorisation-concernant-les-voyages-et-modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-et-l-integration</link><description>Réponse à la consultation sur la reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2018/1240 portant création d’un système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS) (développements de l’acquis de Schengen) et modification de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6032</guid><pubDate>Mon, 20 May 2019 07:45:39 +0200</pubDate><title>Salaire, temps, respect : la Grève des femmes* pour combattre les écarts de revenu</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/salaire-temps-respect-la-greve-des-femmes-pour-combattre-les-ecarts-de-revenu</link><description>Revendications de l’USS à l’occasion de la Grève des femmes*</description><content:encoded><![CDATA[<p>Près de 40 ans après l’inscription de l’article sur l’égalité dans la Constitution fédérale, la Suisse n’a toujours pas fait ses devoirs en ce qui concerne l’égalité entre les femmes et les hommes. Malgré certains progrès dans le monde professionnel, les écarts inacceptables qui subsistent sont légion, surtout en termes de revenu. Les syndicats membres de l’Union syndicale suisse (USS) s’engagent à fond pour la Grève des femmes*, sous le slogan : « Salaire. Temps. Respect. ». Ils veulent ainsi donner un coup d’accélérateur pour que l’égalité progresse enfin à vitesse grand V.</p><p>L’inégalité de traitement des femmes dans le monde professionnel prend des formes multiples. Les salaires des femmes restent de près de 20 % inférieurs à ceux des hommes. Les causes sont nombreuses : les femmes et leur travail sont souvent moins valorisés que le travail des hommes. Les salaires nettement plus bas dans les métiers de prise en charge des enfants ou des personnes ayant besoin de soins et d’assistance en sont une illustration incontestable. En outre, les possibilités d’avancement ou de carrière restent clairement plus limitées pour les femmes, notamment en raison de la maternité. Et celle-ci est encore trop souvent un motif de licenciement et pousse les femmes hors du monde professionnel ou vers des emplois moins bien payés ou à temps partiel. Une réalité qui vaut également pour toutes les femmes qui s’occupent d’un proche adulte, sans être rémunérée.<br> Enfin, 43 % de l’écart salarial total ne peut être expliqué statistiquement et est donc purement discriminatoire.</p><p><br> Pour toutes ces raisons, <strong>les syndicats de l’USS revendiquent :</strong></p><ul><li>un salaire minimum de 4000 francs par mois pour tout le monde et des CCT qui couvrent les branches à forte proportion féminine. Cela permet d’améliorer la situation des femmes qui sont en bas de la structure des salaires, mais aussi, grâce aux CCT, celle des professions « typiquement féminines » et sous-payées (p. ex. dans les crèches) ;</li><li>des investissements dans les crèches, les écoles à horaire continu, les soins à domicile et la prise en charge d’adultes ayant besoin de soins et d’assistance, afin de décharger les femmes (et aussi les hommes) du travail non rémunéré de soins et d’assistance et d’améliorer leurs perspectives sur le marché du travail, également pour des postes à haute qualification ;</li><li>des analyses de salaires avec des contrôles et des sanctions pour pouvoir éliminer complètement la discrimination salariale. La loi révisée sur l’égalité doit être mise en œuvre au plus vite et ses effets évalués, ce qui permettra d’y apporter de nouvelles améliorations ;</li><li>du respect au lieu du sexisme sur le lieu de travail. Il faut donc, entre autres, une meilleure protection contre le licenciement en cas de maternité ou de soins à des proches, ainsi que des mesures efficaces contre le harcèlement sexuel au travail.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Le 14 juin, les syndicats de l’USS seront présents partout en Suisse et, avec l’ensemble des collectifs et organisations impliquées, mettront tout en œuvre pour que la mobilisation populaire soit la plus large. Pour une vue d’ensemble des actions prévues ce jour-là, vous pouvez consultez le site <a href="https://www.14juin.ch/14-juin/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juin.ch/14-juin</a>.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/a/1/csm_frauengruppe-3er-breit_3f70771965.webp" length="80808" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6028</guid><pubDate>Sun, 19 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Un pas vers un financement durable de l’AVS – la lutte contre des paquets fiscaux démesurés continue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-pas-vers-un-financement-durable-de-l-avs-la-lutte-contre-des-paquets-fiscaux-demesures-continue</link><description>Commentaire de l&#039;USS sur les votations</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse prend acte de l'acceptation par les électeurs et électrices du projet AVS et fiscalité. Ce " oui " apporte un certain répit pour l'AVS et du temps pour procéder à une réforme qui soit dans l'intérêt de la population en général. Il s'agira alors de mettre l'accent sur les recettes.
</p><p>L'USS rejette une augmentation générale de l'âge de la retraite ainsi que l'augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes, dont les milieux économiques et les partis de droite se font les chantres. Dans une période où les salarié-e-s de plus de 50 ou 55 ans ont de plus en plus de difficulté à rester sur le marché du travail jusqu'à l'âge régulier de la retraite, de telles augmentations entraîneront surtout des problèmes sociaux qu'il faudra ensuite combattre avec des moyens comme l'aide sociale.
</p><p>Il est incontestable que l'AVS a besoin actuellement de plus d'argent en raison de la hausse supérieure à la moyenne du nombre de personnes qui atteignent l'âge de la retraite. Mais affirmer qu'elle est sur le point de s'effondrer revient à faire de l'alarmisme facile. Il faut au contraire rappeler que les effets du " baby-boom " sont un phénomène passager qui peut être surmonté grâce à un bon financement supplémentaire.
</p><p>Mais ce n'est pas tout : les milieux politiques doivent aussi s'attaquer au principal problème de la prévoyance vieillesse, à savoir un niveau de rente insuffisant pour de larges pans de la population. En effet, le niveau des futures rentes du 2e pilier ne cesse de diminuer. Depuis 2015, il a chuté déjà de 11 %. En cause : le modèle de financement du 2e pilier qui dysfonctionne en raison des taux d'intérêts trop bas. Seule l'AVS peut assurer des rentes stables, voire en hausse, pour que les gens puissent vivre le troisième âge dans la dignité. C'est donc l'AVS qu'il s'agit de renforcer maintenant, comme le revendique l'USS dans son initiative populaire pour une 13e rente AVS qui sera lancée cet automne.
</p><p>Le volet fiscal de cet objet de votation était controversé à l'USS, car les cantons, en prévision de la RFFA, ont commencé à baisser globalement l'imposition des entreprises dans une mesure qui ne se justifie pas pour la plupart d'entre eux. La majorité des cantons ne comptent que peu d'entreprises qui devront payer davantage d'impôts avec la disparition des privilèges fiscaux. L'USS se félicite donc que les Soleurois aient coulé une baisse disproportionnée de l'impôt sur les gains des entreprises, comme l'ont déjà fait les Bernois en automne passé. L'USS va continuer de soutenir les unions cantonales et ses fédérations dans leur lutte contre de mauvaises réformes fiscales. Ces fortes baisses de l'impôt sur le bénéfice occasionneront des énormes pertes fiscales qui ne pourront être compensées que par un démantèlement des services publics ou des hausses d'impôts pour les personnes physiques.
</p><p>L'USS salue par ailleurs le Oui au léger renforcement de la loi sur les armes. Il apportera davantage de sécurité et préserve la Suisse de nouvelles difficultés dans ses relations avec l'Union européenne.
</p><p>Différents résultats de votations cantonales nous montrent que les électeurs souhaitent une société plus sociale et solidaire. Ainsi les Bâloises et les Bâlois souhaitent que les hauts revenus payent davantage d'impôts qu'aujourd'hui, les Bernois ont refusé de réduire l'aide sociale et de punir ainsi les plus démunis et les Genevois ont opté pour davantage de subsides pour les primes d'assurance maladie. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6029</guid><pubDate>Fri, 17 May 2019 10:44:41 +0200</pubDate><title>Protection contre le licenciement : mauvaise élève, la Suisse est sur la liste noire de l’ONU</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-le-licenciement-mauvaise-eleve-la-suisse-est-sur-la-liste-noire-de-l-onu</link><description>L&#039;Organisation internationale du travail OIT tance la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Juste avant les célébrations du centenaire de l'Organisation internationale du travail (OIT), la Suisse est épinglée et pressée d'agir plus fermement contre les licenciements abusifs de salarié-e-s actifs au plan syndical, de membres de commissions du personnel ou de salarié-e-s membres de conseils de fondation dans les caisses de pension. L'organisation spécialisée des Nations unies a placé la Suisse sur une liste noire, aux côtés des 40 cas les plus graves en termes de violations des conventions de l'OIT. L'Union syndicale suisse (USS) appelle le Conseil fédéral et le Parlement à remédier au plus vite à cette situation.
</p><p> Concrètement, il est reproché à la Suisse de violer, dans le domaine de la protection contre le licenciement, les droits humains des salarié-e-s actifs au niveau syndical. Ces droits sont pourtant garantis par la convention n° 98 de l'OIT, que la Suisse a ratifiée. En 2004, l'OIT avait déjà signalé au Conseil fédéral que l'indemnisation maximale de six mois de salaire, prévue dans le Code des obligations (art. 336a al. 2) en cas de licenciement abusif, n'était pas assez dissuasive. Au contraire : on peut ainsi licencier des employé-e-s afin de les faire taire. Les études sur ce sujet montrent que les employeuses et employeurs fautifs sont dans la plupart des cas condamnés à verser seulement deux ou trois mois de salaire. Ils s'en tirent donc à bon compte.
</p><h3>Une facture salée</h3><p>À l'époque déjà, l'OIT demandait à la Suisse de fixer l'indemnité maximale à au moins 12 mois de salaire ainsi qu'à prévoir le réengagement de la personne licenciée dans les cas les plus graves. Depuis, il ne s'est rien passé. En Suisse, les employé-e-s qui, en exerçant leurs droits légaux et constitutionnels, gênent leurs supérieur-e-s sont toujours licenciés sans que cela fasse du bruit. Le projet du Conseil fédéral sur les lanceurs et lanceuses d'alerte n'aurait aucunement amélioré cette situation, il l'aurait au contraire encore aggravée, selon une représentante de l'OIT qui s'exprimait lors d'une audition devant la Commission juridique du Conseil national. Heureusement, la commission a pris cet avis au sérieux et veut faire couler le projet.
</p><p>Mais il faut quand même que quelque chose bouge : ce n'est pas acceptable que la Suisse ignore pendant des décennies des droits humains et des recommandations de l'OIT qu'elle a elle-même ratifiés. Elle reçoit maintenant la facture, et celle-ci est salée. Elle tombe précisément l'année où l'OIT fête à Genève les cent ans de sa création et où la Suisse présidera en juin la Conférence du centenaire de l'OIT.
</p><p>C'est une honte que la Suisse soit sur cette liste noire. Notre pays s'y retrouve au même titre que des États tels que la Sierra Leone, le Tadjikistan ou la Biélorussie. Il est grand temps que le Conseil fédéral et le Parlement revoient leur copie et fassent quelque chose. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6020</guid><pubDate>Thu, 16 May 2019 14:23:00 +0200</pubDate><title>Le Tribunal fédéral bétonne la discrimination des salarié-e-s LGBTI</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-tribunal-federal-betonne-la-discrimination-des-salarie-e-s-lgbti</link><description>Une réalité sociale purement et simplement niée au plan juridique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans un arrêt publié récemment, le Tribunal fédéral (TF) a rejeté le recours d'un employé de l'armée homosexuel. Pour l'USS, cette interprétation beaucoup trop restrictive de la loi sur l'égalité est déplorable. Une action politique doit intervenir d'urgence.</p><p>En 2015, un employé de l'armée s'est vu refuser la prolongation de son contrat à durée déterminée. Cet homme a fait valoir que ce refus avait été décidé en raison de son homosexualité. Il a donc déposé un recours auprès du Tribunal fédéral en se basant sur l'interdiction de la discrimination inscrite dans la loi sur l'égalité (art. 3 LEg). La cour a rejeté ce recours dans son arrêt du 5 avril 2019 (8C_594/2018), communiqué le 30 avril. Dans son argumentation, le TF explique que les personnes homosexuelles " ne peuvent invoquer le fait d'avoir été victime d'une discrimination directe au sens de la LEg ". Au mépris de la situation juridique, le tribunal interprète la loi sur l'égalité d'une manière excessivement étroite et exclut ainsi de son champ d'application une population particulièrement vulnérable, les LGBTI. Ceci est contraire, par exemple, à ce qui figure dans le Commentaire de la loi sur l'égalité, de Claudia Kaufmann et Sabine Steiger-Sackmann (2009).</p><p>Pour de nombreuses personnes LGBTI en Suisse, la discrimination en milieu professionnel reste une réalité vécue au quotidien. Selon des sondages récents, 70 % des salarié-e-s homosexuels ont vécu au cours des trois dernières années des discriminations sur la base de leur orientation sexuelle. Pour les personnes trans, les discriminations, voire les licenciements basés sur l'identité sexuelle sont encore plus fréquents.</p><h3>La Suisse à la traîne</h3><p>Dans ce contexte, le refus du Tribunal fédéral de garantir pour les salarié-e-s LGBTI la protection juridique que leur procurerait la loi sur l'égalité est grave. Apparemment, il faut désormais passer par des démarches politiques pour parvenir à une interdiction explicite, dans le monde du travail, de la discrimination basée sur l'orientation sexuelle (LGB), l'identité de genre (T) et les caractéristiques sexuelles (I). Une telle interdiction s'intégrerait dans l'élargissement, déjà adopté au Parlement dans le cadre du Code pénal, de l'interdiction de discriminer sur le critère de l'orientation sexuelle (l'identité de genre et les caractéristiques sexuelles restent malheureusement exclus de cet élargissement).</p><p>L'arrêt du TF montre à quel point en Suisse, la législation comme la jurisprudence restent très à la traîne par rapport à l'évolution de la société et aux besoins des personnes LGBTI. Dans le dernier classement européen de l'organisation faîtière LGBTI sur la situation juridique et sociale des personnes LGBTI, la Suisse demeure au 22e rang ( !), loin derrière les pays voisins comme la France, l'Allemagne et l'Autriche. Il reste donc vraiment beaucoup à faire !</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/9/csm_Bundesgericht-Lausanne_wikimedia-Norbert_Aepli_cc-by_259e0325f1.webp" length="405032" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6023</guid><pubDate>Thu, 16 May 2019 09:45:00 +0200</pubDate><title>Finances cantonales : il ne faut pas économiser, mais investir !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finances-cantonales-il-ne-faut-pas-economiser-mais-investir</link><description>Par exemple dans les réductions des primes-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération n'est pas la seule à enregistrer des excédents records, les cantons nagent aussi dans les millions. Rien ne serait plus préjudiciable que d'accentuer à nouveau par là la concurrence fiscale.</p><p>Qu'Ueli Maurer, notre ministre des Finances, se trompe traditionnellement dans ses calculs n'est pas nouveau. Alors qu'il a déjà bouclé les comptes de 2017 sur un excédent de 2,8 milliards de francs, les comptes de 2018 présentent même un excédent de recettes de 2,9 milliards. Et à chaque fois, le budget annonçait des pertes substantielles. La tactique est transparente : contraindre l'Administration et les services publics à suivre, en matière des dépenses, une discipline qui permette d'affecter ensuite au désendettement d'étonnantes (peut-être pas tant que ça...) rentrées supplémentaires. En des temps où, d'une part, la dette atteint déjà un bas niveau encore jamais vu et, de l'autre, les intérêts négatifs nous permettraient en fait de réaliser des bénéfices avec l'endettement, cette tactique est cependant particulièrement incompréhensible ! C'est ainsi que le FMI a invité pour une xième fois la Suisse, dans son <a href="https://www.imf.org/en/News/Articles/2019/04/01/mcs-040119-switzerland-staff-concluding-statement-of-2019-article-iv-mission" class="external-link-new-window">rapport </a>à son sujet, à assouplir son frein à l'endettement financièrement très restrictif afin de dépasser non seulement le ralentissement économique momentané en procédant à des dépenses supplémentaires, mais aussi de rattraper le retard accumulé avec le temps au plan des investissements.</p><p>Il est moins traditionnel que le tableau des comptes annuels soit absolument le même pour les cantons. Les excédents cumulés présentés pour l'année 2018 se sont montés à plus de 2,3 milliards de francs, alors que, dans l'ensemble, on avait aussi budgétisé des pertes. Penser que les cantons ont été plus habiles dans leurs planifications financières - par exemple parce qu'ils sont plus petits et mieux gérables - c'était se tromper. Mais, rien de nouveau ici : dans ses analyses (pour la dernière, voir <a href="https://www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/131D-F_RW_Kantonsfinanzen.pdf" target="_blank">www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/131D-F_RW_Kantonsfinanzen.pdf</a> ], l'USS a montré à plusieurs reprises que les cantons peignaient systématiquement le diable sur la muraille lorsqu'ils établissaient leurs budgets et sous-estimaient en outre leurs fortunes nettes. Ici, ce n'était toutefois la plupart du temps pas en premier lieu un bon prétexte pour refuser des "envies" de dépenses. On voulait au contraire pouvoir tirer le plus possible de munitions lors de chaque nouvelle bataille de la concurrence fiscale à laquelle se livrent les cantons. Conséquence : un programme d'austérité chassait l'autre.</p><p>Cette politique d'austérité agressive a laissé des traces : dans les dépenses sociales et de santé (alors que le nombre des cas de maladie et la quantité de soins prodigués augmente en réalité à cause de la démographie !), dans la formation (alors que le nombre d'élèves ne cesse d'augmenter !), dans les infrastructures publiques (alors que la population croît toujours dans l'ensemble !) et dans les administrations publiques (alors que le personnel de l'État a dû avaler un gel des salaires des années durant !). Il est depuis longtemps évident que cela ne peut plus continuer, et pas seulement pour les syndicats et la gauche. Dans le canton d'Obwald, la droite unie se bat pour des hausses d'impôts après avoir pratiquement fait tomber en faillite ce canton avec sa stratégie agressive de baisses d'impôt. Mais elle a été freinée par la péréquation financière nationale (PFN) : le canton d'Obwald est passé de canton receveur à canton contributeur et a dû ainsi commencer à verser une partie de ses recettes fiscales dans le cadre de la PFN, des recettes fiscales dont il ne disposait pas du tout et qu'il a donc dû à nouveau générer. Cela, en corrigeant les anciennes baisses radicales d'impôt.</p><h3>Possibilités économiques différentes</h3><p>Indépendamment du préjudice causé en principe par la concurrence fiscale entre les cantons, la Suisse se prête mal à ces pratiques en raison de ses structures à la fois de petite taille et variées. Nos unités territoriales ne sont pas au nombre de 26 régions économiques géographiquement délimitées, mais au contraire des cantons de pendulaires, des cantons montagnards, des centres économiques, des centres névralgiques d'innovation, des centres d'attraction touristique, etc. En conséquence, les conditions et les possibilités économiques sont différentes. S'il est question, dans le fédéralisme allemand, de concurrence entre les places économiques ou fiscales - pour prendre un contre-exemple -, on est tout compte fait en présence d'unités en concurrence au niveau des länder allemands qui, pour une part, sont plus étendus que la Suisse et comptent un plus grand nombre d'habitant-e-s que notre pays. Le Bade-Wurtemberg (11 millions d'habitant-e-s), la Bavière (13 millions) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (18 millions) sont à n'en pas douter des régions économiques et d'approvisionnement autonomes qui ne dépendent ni d'un hôpital ni d'un opéra sis dans le land voisin ou devraient en planifier l'existence ensemble.</p><p>Revenons en Suisse. Avec leurs 2,3 milliards de francs, les cantons ne manquent actuellement pas d'argent. Ce qui est déterminant, c'est que cet argent ne serve pas pour une nouvelle ronde de concurrence fiscale. Or, sous le prétexte d'une "mise en œuvre du projet fiscal national", beaucoup de cantons ne préparent rien d'autre. C'est pourquoi l'USS a déjà annoncé l'automne dernier qu'elle soutiendrait tous les référendums saisis contre de tels projets cantonaux. À Berne, cela a marché, malheureusement pas à Bâle. Et nombre de décisions importantes doivent encore suivre.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6024</guid><pubDate>Wed, 15 May 2019 16:43:52 +0200</pubDate><title>Des progrès importants pour les travailleurs et travailleuses âgés – Non à l’accord-cadre extrêmement dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-progres-importants-pour-les-travailleurs-et-travailleuses-ages-non-a-l-accord-cadre-extremement-dangereux</link><description>Ensemble de mesures du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que le Conseil fédéral prenne enfin des mesures pour résoudre les problèmes des travailleurs et travailleuses ainsi que des chômeurs et chômeuses âgés. La rente-pont, surtout, offrira à nouveau une certaine sécurité financière aux chômeurs et chômeuses âgés en fin de droit. Elle évitera aux personnes concernées de tomber à l'aide sociale et leur permet de ne pas devoir recourir à leurs avoirs de vieillesse avant l'âge ordinaire de la retraite. Ce sont là aussi les raisons pour lesquelles l'USS demande depuis longtemps à la Confédération de mettre en place une telle solution transitoire, à savoir la rente-pont. L'USS regrette toutefois que cette mesure ne s'applique pas déjà à partir de 58 ans et que le Conseil fédéral ne propose pas d'amélioration de la protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés.</p><p>En politique européenne, l'USS persiste à défendre ses positions. Concernant l'accord-cadre, la " ligne rouge " des mesures d'accompagnement doit continuer à être appliquée. Ces dernières ne sont pas négociables. La Suisse doit pouvoir définir elle-même sa manière de protéger aujourd'hui et demain ses salaires, de loin les plus élevés d'Europe, et, par là tous et toutes les travailleurs et travailleuses, indépendamment de leur provenance.</p><p>En ce moment, la priorité politique est la lutte contre l'initiative de limitation de l'UDC, car elle remet fondamentalement en cause la voie bilatérale. Cette initiative doit être énergiquement combattue par toutes les forces qui veulent que l'on continue à passer par cette voie. L'USS attend en outre du Conseil fédéral qu'en ce qui concerne l'accord-cadre du conseiller fédéral I. Cassis, extrêmement dangereux pour les salaires suisses, il clarifie rapidement les choses. Cela, en communiquant à la Commission européenne qu'en l'état, cet accord-cadre n'est pas acceptable.</p><p class="TitreRenseignements">&nbsp;</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Pierre-Yves Maillard, président de l'USS, 079 743 42 37</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p class="Agencementdutexte">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6145</guid><pubDate>Tue, 14 May 2019 15:00:00 +0200</pubDate><title>Un salaire moindre pour un travail équivalent</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-salaire-moindre-pour-un-travail-equivalent</link><description>Les partis de droite et les organisations patronales se défendent bec et ongles contre les mesures contraignantes en faveur de l’égalité salariale.</description><content:encoded><![CDATA[<div class="elementor-element elementor-element-28a7e9fb elementor-widget elementor-widget-theme-post-content"><div class="elementor-widget-container"><p>Les femmes ont de nombreuses raisons de faire la grève. L’une d’entre  elles est que plus de 20 ans après l’entrée en vigueur de la loi sur  l’égalité, à travail équivalent, les femmes gagnent toujours, sans  «&nbsp;raison apparente&nbsp;», 8,4&nbsp;% de moins que les hommes&nbsp;: cet écart salarial  ne s’explique pas, il est donc fondé uniquement sur la discrimination.  Cela contrevient non seulement à la loi sur l’égalité, mais aussi à la Constitution fédérale, qui dit clairement: «&nbsp;L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;».
</p><p>Mais les partis de droite&nbsp;et les organisations patronales se défendent bec et ongles contre les mesures contraignantes en faveur de l’égalité salariale. Ils se soustraient à leur responsabilité et justifient la discrimination salariale persistante en prétendant que les femmes tendent à travailler à temps partiel et à avoir moins d’expérience professionnelle que les hommes. De plus, si elles sont mères, elles seraient moins prêtes à se «&nbsp;donner&nbsp;» dans leur travail. Mais ces explications sont fausses.  
</p><p>Dès leur plus jeune âge, les filles reçoivent moins d’<a href="https://static.halifax.co.uk/assets/pdf/media-centre/press-releases/2016-06-03-childrens-pocket-money-press-release.pdf">argent de poche</a>  que les garçons. L’argent de poche n’a rien à voir avec les  prestations, mais les filles en reçoivent 12&nbsp;% de moins. Peut-être parce  qu’elles sont plus réservées, moins exigeantes, ou tout simplement  parce qu’elles sont des filles. 
</p><p>Les jeunes femmes aussi sont moins rémunérées lors de l’entrée dans la vie active. En moyenne, leur <a href="http://www.nfp60.ch/SiteCollectionDocuments/nfp60_marti_zusammenfassung_projektergebnisse_lang.pdf">salaire est de 8&nbsp;% inférieur</a>  à celui du premier emploi de leurs homologues masculins. La plus grande  partie de cette différence ne peut pas être expliquée par des facteurs  objectifs. Lors de l’entrée sur le marché du travail, les femmes et les  hommes ont la même expérience professionnelle. L’expérience ne peut donc  pas être invoquée pour expliquer cet écart salarial.
</p><p>Les attentes stéréotypées à l’égard des femmes et des hommes et de  leur travail en sont plus probablement la cause. De nombreuses <a href="https://boris.unibe.ch/69439/1/lohngerecht.pdf">études </a>ont  en effet montré que le genre de la personne devant nous influence la  manière dont nous la jugeons&nbsp;: les sujets femmes admettent toucher un  salaire plus bas que les hommes dans des situations fictives identiques.  Il ne s’agit pas d’une pénalité de maternité due au travail à temps  partiel et aux obstacles à la carrière, mais bien d’une pénalité  féminine pour exactement la même prestation. Il en va de même de la  pénalité de 7&nbsp;% lors de l’entrée des femmes sur le marché du travail, et  de l’écart salarial inexpliqué de 8,4&nbsp;% pour l’ensemble de l’économie  révélé par l’enquête sur la structure des salaires.
</p><p>Nous voulons donc que la loi sur l’égalité révisée soit rapidement appliquée et que les entreprises suisses doivent analyser leurs salaires sous l’angle des discriminations. Mais cela ne suffit pas. La Confédération doit effectuer des contrôles dans les entreprises et pouvoir sanctionner les employeuses et employeurs qui discriminent les femmes au niveau salarial. C’est la raison pour laquelle nous ferons grève le 14 juin. 
</p><p>&nbsp;</p></div></div>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6018</guid><pubDate>Tue, 14 May 2019 12:29:31 +0200</pubDate><title>Deuxième pilier : le système de capitalisation est en crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/deuxieme-pilier-le-systeme-de-capitalisation-est-en-crise</link><description>Rapport annuel de la Commission de haute surveillance sur la situation financière des institutions de prévoyance</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son rapport annuel, la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) confirme le constat de l'Union syndicale suisse (USS) en mettant en lumière à quel point le 2e pilier se trouve dans une situation difficile : de plus en plus d'assuré-e-s doivent verser des cotisations toujours plus élevées alors que les futures rentes diminuent. Au cours des quatre dernières années, le niveau des futures rentes a baissé de 11 % en moyenne, selon la CHS PP. À l'origine de ces baisses constantes des rentes du 2e pilier : les taux d'intérêts très bas sur les marchés des capitaux mettent le système de capitalisation en difficulté. Le capital-vieillesse en subit les effets négatifs et les nouvelles rentes sont revues à la baisse. Les travailleurs et travailleuses assurés paient très cher les effets tardifs de la crise financière.</p><p>Autre constat très frappant : le nombre d'institutions de prévoyance en sous-couverture a flambé, passant du simple au triple en 2018 par rapport à l'année précédente. La sous-couverture concerne non seulement quelque 10 % du total des avoirs de prévoyance dans le 2e pilier, mais également - et surtout - environ 15 % des assuré-e-s. Des assuré-e-s qui devraient éventuellement passer de nouveau à la caisse en cas de mesures d'assainissement.</p><p>La Constitution pose des objectifs très clairs en termes de prévoyance. Le monde politique suisse doit s'y tenir : les rentes AVS et celles du 2e pilier doivent, ensemble, permettre aux retraité-e-s de "maintenir leur niveau de vie de manière appropriée". Pour l'USS, une chose est sûre : si la tendance actuelle ne s'inverse pas et que les rentes des futurs retraité-e-s continuent de baisser à cause de la situation délicate du 2e pilier, on se trouve face à une bombe à retardement en termes de politique sociale.</p><h3>Manque de transparence</h3><p>La Suisse est toujours plus riche et peut se permettre, elle se doit même d'avoir un bon système de prévoyance vieillesse reposant sur un financement solide. L'actuelle période de taux d'intérêts extrêmement bas ne doit pas avoir pour conséquence que le niveau des rentes déjà modeste pour une majorité de retraité-e-s baisse encore. C'est pourquoi un renforcement de l'AVS s'impose. De plus, les bénéfices des intérêts négatifs de la Banque nationale doivent être reversés à la prévoyance vieillesse.</p><p>Mais les problèmes du 2e pilier ne proviennent pas uniquement des taux d'intérêts bas. La Commission de haute surveillance constate aussi que les structures complexes des fondations collectives, de plus en plus nombreuses, comportent des risques pour les assuré-e-s. Dans beaucoup de ces fondations collectives, les normes de transparence et de gouvernance ne correspondent pas aux exigences requises. De plus, elles ne sont pas suffisamment surveillées. La prévoyance vieillesse est donc plus que jamais à la merci d'une concurrence incontrôlée ainsi que de versements aux compagnies d'assurance, gestionnaires de fortune et autres courtiers qui se chiffrent en milliards. Que ces protagonistes fassent des bénéfices sur l'argent des assuré-e-s est contraire au système. Et particulièrement choquant lorsque les rentes baissent au même moment. Il est donc indispensable d'élargir les restrictions sur les bénéfices et les compétences des autorités de surveillance, mais aussi d'augmenter la transparence sur les coûts administratifs. Il faudrait par ailleurs renforcer la composante de répartition dans la LPP afin d'améliorer le rapport prix-prestation. Ce n'est qu'ainsi que des réformes du 2e pilier peuvent trouver une certaine acceptation.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/b/csm_aeltererMann-nachdenklich-am-Fenster_nadofotos-iStock_5669f08aa7.webp" length="115056" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-6016</guid><pubDate>Mon, 13 May 2019 09:30:00 +0200</pubDate><title>Il faut des mesures plus fortes pour limiter le travail temporaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-des-mesures-plus-fortes-pour-limiter-le-travail-temporaire</link><description>Travail temporaire en plein essor</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le travail temporaire en Suisse a pris des proportions inquiétantes : depuis 1995, la part de ce type de travail potentiellement précaire par rapport au volume global du travail a plus que quintuplé pour atteindre 2,6 %. Même si en 2012, une convention collective de travail (CCT) pour les employé-e-s temporaires a permis d'apporter des progrès substantiels, l'évolution à la hausse de ce type d'emploi est préoccupante. Les employé-e-s temporaires restent défavorisés par rapport à leurs collègues avec des emplois permanents. Ils gagnent moins, courent un risque plus élevé d'accident et leurs perspectives d'évolution professionnelle sont moins bonnes que dans un emploi stable. Pas étonnant donc que la majorité des employé-e-s temporaires recherchent plutôt un emploi fixe. Le Dossier sur le travail temporaire, publié aujourd'hui par l'USS, illustre bien la situation.
</p><p>"Qu'ils ou elles soient issus de l'immigration, qu'ils ou elles travaillent pour Uber ou pour une entreprise temporaire, une personne qui travaille doit être au bénéfice des mêmes droits sociaux que les autres et doit recevoir un salaire identique pour un travail identique au même endroit", a déclaré Pierre-Yves Maillard, président de l'USS. C'est pourquoi le travail temporaire, qui met sous pression les salaires et les conditions de travail, doit être restreint.
</p><p>L'USS a étudié les réglementations de nombreux pays en matière de travail temporaire. Cette analyse montre que la situation peut s'améliorer avec des prescriptions plus strictes sur les conditions de travail (principe d'égalité de traitement) ainsi que lorsque des limites quantitatives sont posées.
</p><p>L'USS exige notamment ce qui suit :</p><ul><li>Les employé-e-s temporaires doivent avoir les mêmes conditions de travail que les personnes avec un contrat de travail régulier. Le principe de l'égalité de traitement doit être réalisé dans la CCT et inscrit dans la loi.</li><li>La Confédération et les cantons fixent des plafonds pour la part d'employé-e-s temporaires travaillant dans le domaine des marchés publics.</li><li>La Confédération et les cantons contrôlent systématiquement les autorisations des agences de travail temporaire. Si les conditions d'autorisation ne sont plus remplies, l'autorisation est retirée.</li><li>Dans les domaines de la sécurité au travail et la protection de la santé, il faut mettre en place de meilleures mesures de prévention. Et, en particulier, le passeport de sécurité personnel pour les employé-e-s temporaires devient obligatoire. </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6015</guid><pubDate>Sun, 12 May 2019 17:00:00 +0200</pubDate><title>Résistance sans faille contre la hausse de l’âge de la retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/resistance-sans-faille-contre-la-hausse-de-l-age-de-la-retraite</link><description>Augmenter l’âge de la retraite alors que les personnes de plus de 55 ans peinent à (re)trouver du travail revient surtout à créer plus de souffrance et de précarité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) a pris note avec un grand étonnement du plaidoyer d'Employés Suisse en faveur d'une hausse générale de l'âge de la retraite. Le fait que cette organisation faîtière s'exprime pour une augmentation de l'âge de la retraite n'est pas nouveau : les représentants de cette petite fédération l'ont fait à plusieurs reprises au cours des dernières années. Ce qui surprend, c'est que cette nouvelle attaque sur l'âge de la retraite survient dans une période où les personnes de plus de 50 rencontrent de plus en plus de difficultés sur le marché du travail, et que cette problématique est de mieux en mieux connue. Pour ces personnes, il est toujours plus difficile de rester sur le marché du travail et surtout, de retrouver un emploi après en avoir perdu un. Au vu de ce problème, augmenter l'âge de la retraite revient surtout à créer plus de souffrance et de précarité.
</p><p>L'AVS repose sur des bases solides. L'arrivée à la retraite de la génération des " baby boomers " va engendrer temporairement une forte augmentation du nombre de bénéficiaires de rentes et il faudra des mesures pour que l'institution sociale la plus importante de Suisse ne se retrouve pas en difficultés. Il faudra pour cela de nouvelles ressources, et non une hausse de l'âge de la retraite. Et le plus sensé serait de trouver ces ressources par le bais de cotisations salariales plus élevées. C'est la manière la plus sociale de fournir des moyens supplémentaires à l'AVS puisque tout le monde paie des cotisations sur la totalité du salaire, mais que les rentes, elles, sont plafonnées. Ainsi, toutes et tous les hauts revenus participent au financement des rentes de celles et ceux qui ont des bas salaires ou des revenus normaux. Ce financement via des cotisations salariales plus élevées est d'autant plus indiqué que le taux de celles-ci n'a pas augmenté depuis 40 ans.
</p><p>Pour l'USS, qui, avec 360 000 membres, est la plus grande faîtière syndicale en Suisse, la position sur ce sujet est claire : elle combattra toute hausse de l'âge de la retraite et refuse également une augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes. L'AVS doit être renforcée par un financement supplémentaire adéquat. En plus, il faut tenir compte du niveau global des rentes qui ne cesse de baisser actuellement pour les futurs retraité-e-s en raison de la situation difficile du 2e pilier. Cette tendance doit s'inverser, sinon on se trouvera face à une bombe à retardement en termes de politique sociale. La Suisse est toujours plus riche et peut se permettre, elle se doit même d'avoir un bon système de prévoyance vieillesse reposant sur un financement solide. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6010</guid><pubDate>Fri, 03 May 2019 15:37:33 +0200</pubDate><title>La Commission des États met enfin la pédale douce</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-des-etats-met-enfin-la-pedale-douce</link><description>Attaques contre la loi sur le travail – Communiqué de l&#039;Alliance contre le stress et le travail gratis</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) lève enfin un peu le pied sur le démantèlement de la protection des salarié-e-s qu'elle avait projeté. Après la levée de bouclier des inspectorats cantonaux du travail, des médecins du travail, des Églises ainsi que des syndicats et d'autres organisations de salarié-e-s, la CER-E a désormais aussi suspendu l'introduction, prévue dans la révision de la loi sur le travail, du travail du dimanche et de la semaine de 80 heures et fait machine arrière. Elle avait déjà dans un premier temps suspendu le projet d'abolir la saisie du temps de travail pour au moins 30 pourcent des travailleurs et travailleuses.
</p><p>La commission va enfin procéder à des auditions et attendre le résultats d'études. La CER-E aurait dû le faire bien avant. Elle aurait alors pris conscience que son projet allait rencontrer de très fortes résistances de la part des syndicats, des cantons, des médecins et des Églises et qu'il était voué à l'échec.
</p><p>La commission doit maintenant surtout examiner ce que coûteraient en termes de frais de santé la suppression effective de la durée maximale du travail hebdomadaire ainsi que la suppression de la saisie du temps de travail. Une chose est sûre : le nombre de cas d'épuisement professionnel exploserait et avec eux, la souffrance humaine et les coûts. Des coûts qui seraient à la charge de la collectivité par le biais de l'assurance-maladie puisque l'épuisement professionnel ("burnout") n'est malheureusement toujours pas reconnu comme maladie professionnelle en Suisse, contrairement à d'autres pays comme l'Italie, la France ou le Japon. L'Alliance contre le stress et le travail gratis est convaincue qu'au terme des auditions, la CER-E admettra elle aussi qu'il faut renoncer à toutes les mesures envisagées qui détériorent la protection des salarié-e-s.
</p><p>Les modifications cosmétiques introduites apparemment à la va-vite par la commission n'y changent rien : le travail du dimanche est élargi, on ne doit travailler "plus que" 67 heures par semaine. Et "seuls" les salarié-e-s gagnant 120 000 francs ou plus pourront être pressés comme des citrons.
</p><h5>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h5><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant-e-s et chef-fe-s de clinique (ASMAC)</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Brigitta Danuser, professeure, Société suisse de médecine du travail (SSMT)/FMH, 076 339 84 46</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Marcel Marti, directeur adjoint / responsable politique et communication (ASMAC), 031 350 44 82</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 59 67 70 </li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07</li><li>Daniel Münger, président de syndicom, 058 817 18 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6008</guid><pubDate>Fri, 03 May 2019 14:56:06 +0200</pubDate><title>Salarié-e-s plus âgés : il faut une meilleure protection contre le licenciement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salarie-e-s-plus-ages-il-faut-une-meilleure-protection-contre-le-licenciement</link><description>Conférence nationale sur les salarié-e-s plus âgés </description><content:encoded><![CDATA[<p> La situation des salarié-e-s plus âgés se détériore en Suisse. Il leur est toujours plus difficile de retrouver un emploi quand ils ont perdu le leur. Même en faisant d'innombrables postulations, ils reçoivent trop souvent des réponses négatives. Et parfois avec des explications assez fumeuses. Si une personne a, en plus, des problèmes de santé ou des lacunes dans sa formation, elle devra être très chanceuse pour décrocher un nouvel emploi. En même temps, il est aujourd'hui nettement plus difficile de se sortir d'une telle situation par le biais d'une retraite anticipée ou d'une rente d'invalidité.
</p><p>Les causes principales de cette dégradation sont à chercher du côté des préjugés grandissants envers les travailleuses et travailleurs plus âgés, ainsi que du fait que certaines entreprises ont de moins en moins de scrupules à les licencier. La détérioration des prestations des caisses de pension (hausse de l'âge de la retraite et moins d'argent pour les retraites anticipées) et une pratique plus restrictive de l'octroi des rentes AI viennent encore noircir ce tableau. Pour les salarié-e-s, ces " sorties de secours " en cas de problème d'emploi sont devenues de moins en moins accessibles. Le nombre d'hommes prenant une retraite anticipée, par exemple, a sensiblement diminué ces dernières années, alors que la courbe du chômage montait. Conséquence : beaucoup plus de chômage de longue durée. Si elles ne trouvent pas de nouvel emploi, ces personnes finissent de plus en plus souvent par s'annoncer à l'aide sociale.
</p><p>Il faut améliorer la situation des salarié-e-s plus âgés. L'USS exige donc les mesures suivantes :</p><ul><li>Dans le Code des obligations, les employé-e-s de longue date qui ont plus de 50 ans doivent être protégés spécifiquement contre le licenciement. Les expériences faites avec ce genre de dispositions dans les conventions collectives de travail (CCT) sont positives. Une telle protection contre le licenciement inciterait aussi les employeuses et employeurs à mieux prendre soin de son personnel (formation et perfectionnement, protection de la santé).</li><li>Il faut trouver davantage de solutions par branche, avec des retraites anticipées, comme dans le secteur de la construction.</li><li>Les personnes plus âgées au chômage doivent avoir de meilleures perspectives de retrouver un emploi. Les ORP doivent davantage utiliser la nouvelle obligation d'annoncer les postes vacants pour placer des personnes.</li><li>Les salarié-e-s (et les personnes au chômage) doivent pouvoir bénéficier d'un bilan de situation professionnelle, respectivement d'une orientation de carrière (p. ex. dès l'âge de 45 ans). Ils devraient pouvoir compter sur un plus grand soutien pour la formation et la formation continue, par exemple via des offres supplémentaires et des campagnes d'informations dans les branches avec des CCT. La Confédération et les cantons doivent faciliter l'accès aux CFC (validation des acquis).</li><li>La protection contre les discriminations doit être améliorée, par exemple par une interdiction de discriminer telle que proposée par l'OCDE.</li><li>Les salarié-e-s plus âgés doivent bénéficier d'une meilleure protection sociale lors d'une perte d'emploi. La Confédération doit introduire une rente-pont pour les personnes en fin de droit. La rente-pont du canton de Vaud a eu des effets très positifs.</li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6005</guid><pubDate>Wed, 01 May 2019 17:00:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2019 : PLUS POUR VIVRE et Grève des femmes*</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2019-plus-pour-vivre-et-greve-des-femmes-1</link><description>60 manifestations et fêtes du 1er Mai en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>" PLUS POUR VIVRE ! ", revendiquent, ce 1er Mai, l'Union syndicale suisse (USS) et les syndicats qui lui sont affiliés, persuadés que les travailleurs et travailleuses pourront beaucoup obtenir s'ils sont solidaires et défendent ensemble leurs intérêts. Soit par des grèves, comme l'an dernier à l'agence télégraphique suisse (ats) ou dans la construction, soit à travers des campagnes pour une amélioration des salaires, des rentes et des conditions de travail.</p><p>Les syndicats de l'USS participent en tout à une soixantaine de manifestations et fêtes du 1er Mai dans l'ensemble de la Suisse, des événements lors desquels des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, en particulier des femmes, descendent dans la rue et adressent leurs revendications aux acteurs politiques et économiques du pays. La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich, où elle a réuni 16 000 personnes.</p><p>PLUS, ont expliqué les orateurs et oratrices de cette journée, cela veut dire, dans la perspective de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne, plus de protection des salaires, au lieu d'un démantèlement des mesures d'accompagnement. Cela veut aussi dire, en raison du mauvais résultat des négociations salariales de 2018, plus de salaire, tout particulièrement pour les femmes qui, malgré le mandat constitutionnel et légal, non seulement gagnent toujours nettement moins que les hommes, mais assument également la majeure partie du travail ménager, de prise en charge et de soins, et sont exposées aux violences sexuelles et sexistes. Elles ont demandé plus de salaire, de temps et de respect, et le feront à nouveau clairement entendre le 14 juin avec la Grève des femmes*.</p><p>PLUS, si l'on regarde les discours prononcés aujourd'hui, cela signifie aussi plus de rentes, c'est-à-dire un premier pilier plus fort et plus de réductions des primes-maladie, comme le demande l'initiative populaire pour l'allègement des primes que soutient l'USS. Mais cela signifie aussi plus de protection et de sécurité au travail, au lieu des attaques dont font l'objet la loi sur le travail ainsi que les temps de travail et de repos. Bref, plus de temps pour nous.</p><h3>Citations de discours du 1<sup>er</sup> Mai</h3><p>À Sion Pierre-Yves Maillard, qui apparaîtra en public pour la première fois aujourd'hui en tant que nouveau président de l'USS, a fait de trois urgences&nbsp;: climatique, sociale et de justice, «&nbsp;trois raisons de s’engager encore et davantage pour la justice sociale et une civilisation durable&nbsp;». Il s’est aussi dit impressionné par cette jeunesse qui a retrouvé le «&nbsp;chemin de la mobilisation&nbsp;». Selon lui, il s’agit maintenant de les gagner aussi aux causes syndicales. Car «&nbsp;Ces deux combats (contre le changement climatique et pour plus de justice sociale) sont liés et ne peuvent être séparés.&nbsp;» Pierre-Yves Maillard a par contre fait de «&nbsp;L’injustice que subissent les femmes&nbsp;» l’injustice «&nbsp;la plus ancienne et la plus grave de l’histoire. Elle doit s’éteindre grâce à notre lutte à toutes et tous. C’est pourquoi il faudra l’engagement des femmes et la solidarité des hommes le 14 juin pour la Grève des femmes.&nbsp;»</p><p>À Winterthour, Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, a posé «&nbsp;la question de ce que doit être une "vie de qualité"&nbsp;». Selon elle, les syndicats doivent aussi être aujourd’hui des organisations visionnaires. «&nbsp;Nous exigeons que le travail soit globalement organisé dans l’intérêt des gens, que ses fruits soient répartis équitablement. Il s’agit de compensation des disparités sociales, d’égalité des droits et de démocratie ainsi que de la sauvegarde de nos ressources naturelles.&nbsp;»</p><h3>Problèmes de pouvoir d'achat</h3><p>En plus de la lutte pour la protection des salaires et des salaires équitables dans toute l’Europe, Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, a placé les problèmes de pouvoir d’achat dans une riche Suisse au centre du discours qu’il a prononcé à Bienne&nbsp;: «&nbsp;Lors des négociations salariales, nous sommes confrontés à une nouvelle dureté de la part des patrons. Le peintre ou l’enseignante ne comprennent pas cela. Leurs salaires stagnent pratiquement, alors que les primes des caisses-maladie n’arrêtent pas d’augmenter. Beaucoup, surtout des femmes, se demandent désormais, désespérés, comment ils pourront encore payer leurs factures&nbsp;». Ainsi, «&nbsp;la Grève des femmes vient à point nommé. La situation des femmes doit rapidement s’améliorer.&nbsp;»</p><p>À Langenthal, le président du Syndicat des cheminots (SEV), Giorgio Tuti, a réaffirmé qu’étant donné que les rentes du deuxième pilier baissent alors que les cotisations augmentent, il faut augmenter le revenu sous forme de rentes «&nbsp;en introduisant une 13<sup>e</sup> rente AVS, comme l’a décidé le congrès de l’USS.&nbsp;» En tant que président de la Fédération européenne des travailleurs des transports, il a demandé «&nbsp;une desserte de base de grande qualité, sûre et abordable&nbsp;», et non une sous-enchère en matière de formation, de sécurité et de salaires.</p><h3>Reconversion écosociale et politique industrielle</h3><p>Corrado Pardini, membre du comité directeur d’Unia, a mis en évidence à Thoune l’existence d’un grand danger pour nos sociétés&nbsp;: «&nbsp;Deux tiers des gens n’ont plus la possibilité de définir eux-mêmes leur vie. Les grands groupes nous volent notre avenir et celui de nos enfants.&nbsp;» Selon lui, il s’agit maintenant de «&nbsp;réaliser deux réformes historiques&nbsp;: la reconversion écosociale assortie d’une politique industrielle forte et la préservation des institutions sociales.&nbsp;»</p><p>Que les syndicats en soient capables, Daniel Münger, président de Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, s’en est dit persuadé dans le discours qu’il a prononcé dans la Rheinfelden allemande, car «&nbsp;la justice, l’égalité des droits, la sécurité sociale et la liberté font partie de notre ADN. Nous pouvons donner des réponses créatives et insuffler une dynamique innovatrice, parce que les professionnel-le-s compétents se trouvent dans nos rangs.&nbsp;»</p><h3>Femmes et jeunes comme "moteur de changement"</h3><p>Selon Veronique Polito, membre du comité présidentiel d’Unia, les syndicats, surtout les femmes des syndicats et les jeunes, sont «&nbsp;le moteur du changement&nbsp;». À ses yeux, une grève n’est «&nbsp;ni un tabou ni un crime&nbsp;». «&nbsp;Si des jeunes filles de 13 ans ont le courage de faire grève et de descendre dans la rue pour sauver la planète, pourquoi nous, les femmes, devrions-nous plier les genoux et subir le dictat de ceux qui croient être au-dessus des lois ?&nbsp;», a-t-elle demandée à Bienne dans son discours.</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, SGB Kommunikation, 079 656 55 36</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6003</guid><pubDate>Wed, 01 May 2019 11:30:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2019 : PLUS POUR VIVRE et grève des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2019-plus-pour-vivre-et-greve-des-femmes</link><description>60 manifestations et fêtes du 1er Mai en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p> " PLUS POUR VIVRE ! ", revendiquent, ce 1er Mai, l'Union syndicale suisse (USS) et les syndicats qui lui sont affiliés, persuadés que les travailleurs et travailleuses pourront beaucoup obtenir s'ils sont solidaires et défendent ensemble leurs intérêts. Soit par des grèves, comme l'an dernier à l'agence télégraphique suisse (ats) ou dans la construction, soit à travers des campagnes pour une amélioration des salaires, des rentes et des conditions de travail.
</p><p>Les syndicats de l'USS participent en tout à une soixantaine de manifestations et fêtes du 1er Mai dans l'ensemble de la Suisse, des événements lors desquels des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, en particulier des femmes, descendent dans la rue et adressent leurs revendications aux acteurs politiques et économiques du pays. La plus grande manifestation a eu lieu à Zurich, où elle a réuni 16 000 personnes. C'est avec une grande impatience que l'on attend les discours que Pierre-Yves Maillard, qui apparaîtra en public pour la première fois aujourd'hui en tant que nouveau président de l'USS, prononcera à Olten et Sion.
</p><p>PLUS, ont expliqué les orateurs et oratrices de cette journée, cela veut dire, dans la perspective de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne, plus de protection des salaires, au lieu d'un démantèlement des mesures d'accompagnement. Cela veut aussi dire, en raison du mauvais résultat des négociations salariales de 2018, plus de salaire, tout particulièrement pour les femmes qui, malgré le mandat constitutionnel et légal, non seulement gagnent toujours nettement moins que les hommes, mais assument également la majeure partie du travail ménager, de prise en charge et de soins, et sont exposées aux violences sexuelles et sexistes. Elles ont demandé plus de salaire, de temps et de respect, et le feront à nouveau clairement entendre le 14 juin avec la Grève des femmes*.
</p><p>PLUS, si l'on regarde les discours prononcés aujourd'hui, cela signifie aussi plus de rentes, c'est-à-dire un premier pilier plus fort et plus de réductions des primes-maladie, comme le demande l'initiative populaire pour l'allègement des primes que soutient l'USS. Mais cela signifie aussi plus de protection et de sécurité au travail, au lieu des attaques dont font l'objet la loi sur le travail ainsi que les temps de travail et de repos. Bref, plus de temps pour nous. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, communication d l'USS, 079 656 55 36</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6143</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2019 13:03:00 +0200</pubDate><title>Un écart salarial de vingt pour cent</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-ecart-salarial-de-vingt-pour-cent</link><description>Les femmes ont des perspectives professionnelles et de carrière moins bonnes et des salaires moins élevés parce qu’elles sont régulièrement confrontées à des discriminations.</description><content:encoded><![CDATA[<div class="elementor-element elementor-element-28a7e9fb elementor-widget elementor-widget-theme-post-content"><div class="elementor-widget-container"><p>Les femmes ont plein de raisons de faire la grève. L’une d’entre elles est qu’elles gagnent en moyenne pratiquement 20&nbsp;% de moins que les hommes pour leur travail rémunéré. Près de la moitié de cet écart est purement discriminatoire (vous trouverez plus de détails à ce sujet dans notre prochaine édition). Mais la discrimination salariale n’est que la pointe de l’iceberg, car même la différence de salaire que l’on dit «&nbsp;explicable&nbsp;» cache des discriminations dont on n’entend pratiquement pas parler dans le débat public. Ainsi, il est compréhensible qu’un responsable de département gagne plus, par exemple, qu’une cheffe d’équipe dans son département. Il ne s’agit pas là, en effet, d’une discrimination SALARIALE.
</p><p>Mais on peut tout de même se demander pourquoi lui est devenu responsable de département, alors qu’elle est restée cheffe d’équipe. Est-ce que les deux ont postulé&nbsp;? A-t-il plus d’expérience et est-il plus qualifié qu’elle&nbsp;? A-t-elle choisi, après sa scolarité obligatoire, une formation «&nbsp;typiquement féminine&nbsp;»&nbsp;? L’employeur a-t-il octroyé à son collègue davantage de formation continue&nbsp;? Si tous deux ont les mêmes qualifications, est-ce que l’homme est allé peut-être boire deux ou trois bières avec le chef alors que sa collègue allait chercher ses enfants à la crèche&nbsp;? Ou encore, le chef pense-t-il tout simplement que l’homme sera plus à la hauteur qu’elle, bien que leurs qualifications soient les mêmes&nbsp;? «&nbsp;Instinctivement&nbsp;» en quelque sorte&nbsp;? Peut-être n’a-t-elle pas postulé pour la direction du département parce qu’elle n’était pas intéressée ou ne se croyait pas capable d’occuper ce poste&nbsp;? Peut-être aussi parce qu’elle s’occupe régulièrement de sa mère qui a besoin de soins et n’a plus assez de disponibilité&nbsp;?  
</p><p>Les femmes ont des perspectives professionnelles et de carrière moins bonnes et des salaires moins élevés parce qu’elles sont régulièrement confrontées à des discriminations qui les freinent&nbsp;: non-recrutement et non-promotion des femmes dites «&nbsp;en âge de procréer&nbsp;»&nbsp;; licenciements de 10&nbsp;% des travailleuses lorsqu’elles deviennent mères&nbsp;; réticence des employeurs et employeuses ainsi que des politicien-ne-s de droite de créer des conditions de travail qui laissent aux salarié-e-s assez d’énergie et de temps pour les tâches non rémunérées d’assistance et de soins. Enfin, il est également question ici des remarques stupides et du harcèlement sexuel qui rabaissent les femmes et les mettent au pied du mur. 
</p><p>Ces discriminations ont pour effet que les femmes sont extrêmement surreprésentées dans le secteur des bas salaires, mais tout autant sous-représentées dans celui des hauts salaires&nbsp;: 63&nbsp;% des emplois pour lesquels le salaire est inférieur à 4000 francs sont occupés par des femmes. Dans les emplois où les salaires sont supérieurs à 16&nbsp;000 francs, les femmes ne sont que 18&nbsp;% (<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/actualites/quoi-de-neuf.assetdetail.7206414.html">Enquête suisse sur la structure des salaires 2016, Office fédéral de la statistique</a>).
</p><p>Pour ces raisons, nous voulons que la loi sur l’égalité entre femmes et hommes soit appliquée sans concession et que les discriminations dans le monde du travail rémunéré ne soient plus tolérées. Nous voulons que les conventions collectives de travail (CCT) des branches où la part des femmes est élevée garantissent des conditions de travail équitables. C’est pour cela que nous faisons grève le 14 juin&nbsp;!</p></div></div>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5981</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2019 12:50:00 +0200</pubDate><title>Évolution très inquiétante des salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-tres-inquietante-des-salaires-en-suisse</link><description>Évolution des salaires en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'évolution des salaires en Suisse est plus qu'inquiétante. Malgré une économie en plein essor, les salaires ont connu une baisse effective de 0,4 % en moyenne en 2018. Les employeurs et employeuses privent ainsi les salarié-e-s des effets de la croissance. D'autant plus que les budgets des ménages sont déjà bien plombés par les loyers et les primes-maladie en hausse constante. Ces résultats sont particulièrement choquants dans la construction, par exemple : malgré des années de haute conjoncture, la perte réelle est aussi de 0,4 % dans ce secteur.
</p><p>Dans les négociations salariales, la nouvelle intransigeance des employeuses et employeurs est inacceptable. Il faut maintenant des hausses substantielles de salaires. La croissance doit aussi profiter aux salarié-e-s.
</p><p> L'évolution des salaires négociés dans le cadre de conventions collectives de travail (CCT) est un peu meilleure, mais toujours pas suffisante. Ces salaires-là ont augmenté de 0,9 % en valeur nominale. Si l'on déduit le renchérissement de 0,9 %, cela revient à zéro augmentation réelle. Dans les faits, seul 0,3 % de l'augmentation nominale a été accordé de manière générale et 0,6 % individuellement. Et lorsque les salaires sont augmentés de manière individuelle, ce sont en général les hauts revenus qui en bénéficient.
</p><p>Aucune bonne nouvelle non plus du côté de l'égalité salariale : contrairement aux années précédentes, les femmes n'ont même pas continué de rattraper. L'écart salarial entre femmes et hommes s'est figé. Raison de plus pour faire grève le 14 juin pour des plus hauts salaires pour les femmes, pour plus de temps et du respect. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5965</guid><pubDate>Thu, 18 Apr 2019 11:10:00 +0200</pubDate><title>Risques de maladie liés à une longue semaine de travail : les femmes sont doublement exposées !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/risques-de-maladie-lies-a-une-longue-semaine-de-travail-les-femmes-sont-doublement-exposees</link><description>Les études sont claires: travailler plus de 40 heures par semaine est néfaste pour la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On tombe plus rapidement malade si l'on travaille régulièrement plus que 40 heures par semaine. Et cette réalité est encore plus prononcée pour les femmes. Le Parlement veut désormais introduire la semaine de 80 heures et abolir la saisie du temps de travail, ce qui pourrait s'avérer désastreux pour la santé de nombreux salarié-e-s. L'" Alliance contre le stress et le travail gratuit " combat ce projet dangereux !</p><p>Deux études publiées récemment <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0927537118300502?via%3Dihub" class="external-link-new-window">[1]</a>&nbsp;<a href="https://drc.bmj.com/content/6/1/e000496" class="external-link-new-window">[2]</a> montrent que chaque heure travaillée au-delà d'un volume de travail de 40 heures nuit à la santé. Et c'est particulièrement vrai pour les femmes cumulant les charges comme le travail de soins et d'assistance (" care ") !
</p><p>Pour ces enquêtes, 7065 Canadiennes et Canadiens ont été suivis pendant douze ans. Le résultat est effrayant : le risque de développer un diabète était de 63% chez les participantes travaillant régulièrement 45 heures par semaine ou plus ! Ces femmes ont été comparées à des volontaires travaillant entre 35 et 40 heures : celles-ci ne présentaient pas un tel risque.
</p><p>Même une légère augmentation du temps de travail a un effet sur la santé, selon l'étude : en ajoutant une heure au temps de travail hebdomadaire, le nombre de visites chez le médecin a augmenté de 13 %. Et la perception de son propre état de santé s'est détérioré de 2 % à cause de l'augmentation du temps de travail.
</p><h3>Double stress</h3><p>Les chercheurs et chercheuses ont démontré que le " facteur fatal " est à chercher du côté des heures (supplémentaires) de travail. D'autres facteurs nuisibles pour la santé ont été vérifiés : le résultat n'a pas changé de manière significative lorsque des facteurs comme le tabagisme, la consommation d'alcool, le manque de mouvement ou un indice de masse corporelle accru ont été ajoutés !
</p><p>L'étude montre que toute forme de travail au-delà de 40 heures par semaine tend à être néfaste. Mais pour les femmes, ce risque est encore plus élevé. Trop souvent, elles assument, outre un travail rémunéré, la plus grande partie du travail non rémunéré, que l'on appelle le travail de " care , comme par exemple s'occuper d'enfants ou de proches. Cela implique un double stress pour les femmes, avec les effets en conséquence sur leur santé.
</p><p>L'inégalité salariale entre femmes et hommes (écart salarial genré) vient s'ajouter aux facteurs mentionnés ci-dessus : les femmes gagnent moins, en général, pour le même travail, mais aussi parce qu'elles ont plus souvent des emplois mal rémunérés. Tout cela entraîne un stress supplémentaire, avec là aussi des répercussions négatives sur la santé.
</p><h3>Non à la semaine de 80 heures !</h3><p>Malgré ces constats limpides et basés sur des faits, les partis de droite en Suisse veulent supprimer pour une grande partie des employé-e-s toutes les dispositions de protection contre le stress et l'épuisement professionnel (" burnout ") prévues dans droit du travail. La révision en cours impliquerait pour de nombreux employé-e-s que la semaine de 80 heures, et même le travail dominical, deviendraient obligatoires sur demande de l'employeur. La saisie du temps de travail pourra aussi être complètement abolie : Adieu, le contrôle du temps de travail !
</p><p>Avec ses partenaires de l'" Alliance contre le stress et le travail gratuit ", l'USS se défendra contre ces propositions scandaleuses, par voie de référendum si nécessaire !
</p><p>&nbsp;</p><h3><b>Alliance contre le stress et le travail gratuit :</b></h3><p>Union syndicale suisse (USS), Travail.Suisse, Société suisse de médecine du travail (SSMT), Association suisse des employés de banque (ASEB), Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS), Association suisse des médecins-assistant-e-s et chef-fe-s de clinique (ASMAC), ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6141</guid><pubDate>Wed, 17 Apr 2019 14:45:00 +0200</pubDate><title>Faire la grève dans le cadre de la Grève des femmes*, qu’est-ce que cela signifie ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/faire-la-greve-dans-le-cadre-de-la-greve-des-femmes-qu-est-ce-que-cela-signifie</link><description>La Grève des femmes* du 14 juin 2019 s’adresse aux employeurs et employeuses, mais aussi à l’État et la société toute entière. </description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1991, l’Office fédéral de l’industrie, des arts et métiers et du  travail (OFIAMT) considérait que la Grève des femmes ne comptait pas  comme «&nbsp;conflit de travail&nbsp;», raison pour laquelle l’OFIAMT ne fit pas  de statistiques sur la participation à cette grève. Le Dictionnaire  historique de la Suisse écrit au sujet de «&nbsp;<a href="http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16528.php">Grèves&nbsp;</a>»  : « On entend par grève la cessation collective du travail par des  salariés sous contrat, dans le but d’obtenir des avantages  professionnels ». L’auteur de l’article parvient à ne faire aucune  mention de la Grève des femmes de 1991, pas même dans le paragraphe  qu’il dédie à la catégorie des grèves «&nbsp;politiques&nbsp;». Pourtant, si nous  nous tenons à la définition donnée plus haut, le 14 juin 1991, il y a  bien eu des cessations collectives du travail par des salariés – pardon,  salariées – sous contrat. Ces deux exemples nous montrent que la Grève  des femmes de 1991 dépassait à bien des égards le cadre de ce qui est  entendu traditionnellement sous le terme de grève. Revenir sur la  question de ce que signifie une grève féministe nous est utile pour  envisager les multiples modes de grève possibles et nécessaires le 14  juin 2019.
</p><p>La Grève des femmes* du 14 juin 2019 s’adresse aux employeurs et employeuses, mais aussi à l’État et la société toute entière. Nous luttons pour que l’égalité inscrite dans la Constitution soit enfin réalisée, dans toutes les sphères de nos vies, dont celle du travail. Nous revendiquons du temps, de l’argent et du respect, pour tout le travail que nous effectuons au quotidien, qui continue à être dévalorisé et rendu invisible. Un des premiers éléments qui sort du cadre de la notion traditionnelle de grève, c’est la manière par laquelle nous définissons le travail. Au-delà du travail salarié, nos revendications touchent aussi le travail non rémunéré. Les tâches domestiques, c’est du travail. Cuisiner, laver, nettoyer, c’est du travail. S’occuper du bien-être physique et psychique de ses proches, c’est du travail. Pour atteindre l’égalité véritable, la prise en compte et la réorganisation de ce travail non rémunéré sont donc essentielles. 
</p><p>Nos revendications, étroitement liées à cette définition du travail, dépassent la notion de grève telle que définie par et pour des hommes. Elles portent certes sur les salaires, la durée du temps de travail, les conventions collectives, nos droits syndicaux, comme notre droit de faire la grève. Mais nous réclamons plus que ça. Nous exigeons la fin du harcèlement sexuel, l’abolition des barrières à notre liberté reproductive<a href="https://www.14juin.ch/2019/04/16/faire-la-greve-dans-le-cadre-de-la-greve-des-femmes-quest-ce-que-cela-signifie/#_ftn1">[1]</a> et le respect. Pour le travail salarié et pour le travail non rémunéré.
</p><p>Que pouvons-nous retenir de tout cela en vue du 14 juin 2019&nbsp;? Que pour faire entendre nos revendications, nous ferons grève. En faisant valoir notre définition du travail et nos revendications, nous nous approprions ce moyen de lutte et nous franchissons les barrières d’une conception restrictive de la grève qui n’est pas à la hauteur de nos combats. Nous refuserons d’accomplir nos tâches habituelles, qu’elles soient rémunérées ou pas. En nous organisant avec nos amies, voisines et connaissances, nous briserons l’isolement du travail domestique. Nous ferons la grève de la consommation et ne fixerons aucun rendez-vous pour ce jour-là. Avec nos collègues et l’aide des syndicats, nous nous organisons sur nos lieux de travail pour mener des actions collectives. Les formes de grève et nos actions seront multiples. Nous pouvons, par exemple, ne pas nous présenter à notre poste, faire une pause prolongée à 11h du matin, tenir des piquets de grève, faire la grève du zèle, porter du violet, des badges ou des foulards, chanter une chanson de grève, quitter nos lieux de travail à 15h30… et bien plus encore. Solidaires les unes des autres, à chacune le mode d’action le plus approprié à sa situation. Toutes ensemble, nous irons manifester et occuperons l’espace public.
</p><p>Et qui sait…&nbsp;? Peut-être que 2019 sera l’année où nos chers damoiseaux les statisticiens et historiens cesseront de nous effacer de leurs calculs et de leurs récits. Sinon, nous avons d’excellentes statisticiennes et historiennes qui sauront mesurer l’ampleur de cette grève et écrire notre histoire.
</p><p>&nbsp;</p><hr class="wp-block-separator"><p><a href="https://www.14juin.ch/2019/04/16/faire-la-greve-dans-le-cadre-de-la-greve-des-femmes-quest-ce-que-cela-signifie/#_ftnref1">[1]</a>  Bien qu’interdite, la question «&nbsp;Souhaitez-vous avoir des enfants&nbsp;?&nbsp;»  continue de nous être posée lors de nombreux entretiens d’embauche. Ce  n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres de comment, dans le monde du  travail, on essaye de contrôler nos choix reproductifs.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5966</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2019 18:09:00 +0200</pubDate><title>Il faut miser sur un premier pilier solide !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-miser-sur-un-premier-pilier-solide</link><description>Les débats sur le financement de l’AVS s’enveniment</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières semaines, le financement de l'AVS a de plus en plus souvent été au centre du débat public sur la prévoyance vieillesse. Après le mauvais résultat des placements l'an dernier, c'est au tour du résultat global négatif de l'AVS en 2018 d'être annoncé. Le débat est également alimenté par le vote sur la réforme fiscale et le financement de l'AVS (RFFA) le 19 mai. Il est donc temps de faire le point sur la situation.</p><p> Pour le conseiller fédéral Alain Berset, la prochaine réforme de l'AVS presse et une augmentation de l'âge de la retraite des femmes est inévitable, indépendamment de l'issue de la votation de mai. L'USS est d'accord sur un seul point avec le Conseil fédéral : l'AVS a besoin de davantage d'argent, donc une réforme est nécessaire. Mais le Conseil fédéral oublie que l'élévation de l'âge de la retraite des femmes a été l'une des causes principales de l'échec de la dernière réforme de la prévoyance vieillesse. L'USS refuse l'égalisation de l'âge de la retraite, parce que la situation des femmes n'est pas comparable à celle des hommes sur le marché du travail. Vouloir discuter d'une hausse de l'âge de la retraite est de toute manière vain tant que retrouver un emploi après l'avoir perdu reste difficile pour les salarié-e-s de 50 à 60 ans. Et pour les femmes en particulier, le marché du travail n'est aucunement parvenu à permettre à un maximum de personnes de travailler jusqu'à ce qu'elles atteignent l'âge ordinaire de la retraite.
</p><h3>Un Non sans appel à l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes</h3><p>Outre l'USS, tous les partis de gauche ainsi que l'ensemble des associations féminines et plusieurs cantons romands ont clairement signalé lors de la consultation qu'ils refusent l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes. Et tous les sondages récents sur le sujet le confirment : l'élévation de l'âge de la retraite des femmes ne recueille pas la majorité (cf. baromètre des préoccupations du CS de décembre 2018; sondage gfs.bern de l'été 2018). Le Conseil fédéral devrait bien réfléchir avant de plomber la prochaine réforme avec une augmentation de l'âge de la retraite des femmes. Tous les commentaires en ce sens, dans le contexte de la votation RFFA, semblent particulièrement polémiques.
</p><h3>Financement solide de l'AVS</h3><p>L'AVS est un bienfait pour la Suisse. Pour la grande majorité de la population, l'AVS est la principale composante du revenu à la retraite. Contrairement aux rentes de la caisse de pension qui baissent pour les nouveaux retraité-e-s, les rentes AVS versées continuent d'être régulièrement ajustées à l'évolution des salaires et à l'inflation. Bien que l'AVS soit fondamentalement saine, elle aura temporairement besoin d'argent supplémentaire cette prochaine décennie, car la génération dite du baby-boom fait actuellement augmenter le nombre de retraité-e-s plus vite que la moyenne. L'an dernier, l'AVS a perdu un total de 2,2 milliards de francs. Ces dix prochaines années, les résultats d'exploitation négatifs devraient se maintenir.
</p><p>Les citoyens et citoyennes trancheront sur une source de financement possible le 19 mai 2019 : avec la RFFA le Parlement souhaite apporter deux milliards de francs supplémentaires par an à l'AVS, en augmentant légèrement la cotisation sur les salaires et par une hausse du financement fédéral. Cela correspond à la logique du financement de l'AVS, un modèle qui a fait ses preuves et qui est très social. Les contributions de la Confédération et l'augmentation des cotisations salariales conduiraient les entreprises et les hauts revenus à participer plus fortement au financement de l'AVS que par le biais d'une augmentation, prévue dans la révision de l'AVS, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Les 800 millions de francs issus des caisses fédérales proviendraient en grande partie de recettes fiscales. Et les prélèvements salariaux ne sont pas seulement positifs pour la contribution de l'employeur : les 10% des salaires les plus élevés paient près d'un tiers des cotisations AVS. Mais les rentes AVS, elles, sont plafonnées. Résultat : 92 % des assuré-e-s reçoivent plus de l'AVS qu'ils ne lui versent.
</p><p>En cas d'acceptation du projet RFFA, le pour cent démographique de la TVA introduit en 1999 serait enfin versé intégralement à l'AVS et ainsi, une revendication syndicale de longue date serait honorée. Actuellement, seul 0,83 % va à l'AVS. Les recettes supplémentaires prévues avec la RFFA couvriront les besoins financiers supplémentaires de l'AVS jusqu'au milieu des années 2020. Cela nous donne du temps et facilite notre lutte contre des détériorations de la prévoyance vieillesse. Malheureusement le financement supplémentaire de l'AVS est lié à la réforme fiscale contestée en raison des pertes qu'elle entraînera dans les cantons et les communes. 
</p><p>Indépendamment du résultat du vote du 19 mai, l'USS se préoccupe du bon financement de la principale œuvre sociale de la Suisse lors de l'arrivée à la retraite des baby-boomers, et de la répartition solidaire des besoins de financement du 1er pilier entre toutes les tranches d'âge et tous les revenus. Aujourd'hui déjà, le patronat et le Conseil fédéral font pression pour réduire les prestations AVS, que ce soit par un âge de la retraite plus élevé ou en attaquant la compensation du renchérissement (indice mixte). Cette situation est intenable pour de larges couches de la population compte tenu du niveau déjà modeste de leurs rentes. D'autant plus que les rentes des caisses de pension des nouveaux retraité-e-s baissent, et que les rentes AVS sont de plus en plus à la traîne par rapport à l'évolution des salaires, malgré des augmentations régulières.
</p><p>Conclusion : il est urgent d'augmenter les rentes AVS pour assurer un niveau de rente décent aux futurs retraité-e-s. Sinon, la pauvreté des personnes âgées risque de s'étendre à nouveau. L'USS élabore actuellement une initiative pour une 13ème rente AVS. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5967</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2019 15:20:00 +0200</pubDate><title>Pour un droit des armes moderne et plus sûr et une appartenance forte à l’espace Schengen</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-un-droit-des-armes-moderne-et-plus-sur-et-une-appartenance-forte-a-l-espace-schengen</link><description>Sécurité : OUI à la révision partielle de la loi sur les armes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières années, la violence armée est montée en puissance et peut nous toucher au quotidien : pensons aux attentats perpétrés à " Charlie Hebdo " à Paris ou dans les mosquées de Christchurch. De nombreux États y ont réagi en modernisant leur législation sur les armes, afin de rendre plus difficile l'acquisition de certaines armes particulièrement dangereuses par des terroristes et des criminels potentiels.</p><p>Ainsi l'Union européenne (UE) entend-elle, avec sa nouvelle directive sur les armes, instaurer l'obligation de marquage, d'enregistrement et donc de traçabilité des éléments essentiels des armes semi-automatiques. La Suisse veut transposer cette directive dans sa législation nationale, car actuellement, les armes automatiques et semi-automatiques ne sont enregistrées que de manière très lacunaire dans les registres des armes cantonaux.
</p><p>Le Conseil fédéral et le Parlement prônent une solution sur mesure pour notre pays, qui tient compte de la tradition suisse du tir et du tir sportif tout en améliorant notre sécurité à toutes et tous. Cette révision de la loi doit aussi être conçue de façon à permettre à la Suisse de rester dans l'espace de sécurité Schengen de l'UE, qui revêt une importance capitale pour notre pays, notamment dans le tourisme et l'économie. Le peuple votera le 19 mai sur cette révision partielle de la législation sur les armes.
</p><h3>De quoi s'agit-il exactement ?</h3><p>La plupart des adaptations sont minimes et de nature technique. Seule véritable innovation : la création d'un registre cantonal des armes semi-automatiques. Désormais, si l'on veut posséder une arme, il faudra être membre d'une société de tir ou prouver que l'on a suivi des cours pour apprendre à se servir d'une arme semi-automatique. Concrètement, la loi suisse sur les armes réglementera les points suivants :</p><ul><li>Comme à l'heure actuelle, il restera possible de garder son fusil d'assaut après le service militaire pour autant que la fonction entièrement automatique soit désactivée.</li><li>Dans le cadre du tir sportif, les armes semi-automatiques munies d'un chargeur de grande capacité demeureront autorisées, comme par ex. le fusil d'assaut militaire.</li><li>Comme maintenant, aucun test médical ni psychologique ne sera requis pour pouvoir posséder ou acheter une arme semi-automatique.</li><li>Il n'existera pas de registre national des armes, mais uniquement des registres cantonaux.</li><li>Les chasseuses et les chasseurs pourront continuer d'utiliser leurs armes.</li></ul><p>Quiconque possède déjà une arme semi-automatique devra l'annoncer dans un délai de trois ans au bureau cantonal des armes (si elle n'est pas déjà enregistrée). En cas d'acquisition d'un telle arme, il faudra attester après cinq ans et après dix ans l'usage régulier de l'arme ou l'affiliation à une société de tir. À l'avenir, les collectionneurs et collectionneuses devront prouver que ces armes sont stockées en toute sécurité et qu'ils tiennent une liste de leurs armes à feu.
</p><h3>Plus de sécurité à peu de frais</h3><p>Des adaptations modestes en somme, et sans grands frais (s'il y en a). Elles garantiront que ces armes dangereuses ne tombent pas entre de mauvaises mains, pour la plus grande sécurité de nous toutes et tous. La sécurité en sera renforcée aussi sur certains lieux de travail où, ces dernières années, la peur des armes à feu s'est accrue, à juste titre : fonctionnaires, agent-e-s de police ou personnel de vente par exemple. La police sera mieux à même de prévenir, ou du moins d'élucider, le commerce et le trafic ainsi que les crimes commis avec ce type d'armes.
</p><p>Enfin, un OUI le 19 mai renforcera notre appartenance à l'espace Schengen. L'échange électronique d'informations entre les autorités suisses et européennes pourra se poursuivre comme maintenant. L'économie et le tourisme suisses continueront à bénéficier de la circulation transfrontalière sûre et facilitée. Dans les aéroports européens, les voyageurs et voyageuses suisses profiteront des avantages de la liberté de voyager et ne devront pas recommencer à faire la queue pendant des heures dans les files réservées aux pays tiers.
</p><p>Qui donc choisirait de renoncer à plus de sécurité et de prospérité dans son propre pays, et à plus de liberté en voyage, uniquement parce que la loi sur les armes connaît quelques ajustements ponctuels ? Voilà pourquoi le 19 mai, les syndicats diront OUI à la modernisation de la loi sur les armes. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5970</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2019 11:19:20 +0200</pubDate><title>Un guide pratique et fiable pour les employé-e-s et les personnes en recherche d’emploi en Suisse : le calculateur de salaire de l’USS fait peau neuve</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-guide-pratique-et-fiable-pour-les-employe-e-s-et-les-personnes-en-recherche-d-emploi-en-suisse-le-calculateur-de-salaire-de-l-uss-fait-peau-neuve</link><description>www.salaire-uss.ch</description><content:encoded><![CDATA[<p> Est-ce que mon salaire est correct ? Combien pourrais-je gagner si je travaillais à Zurich ? Ou encore : combien puis-je demander lors de l’entretien d’embauche ? Régulièrement, les salarié-e-s se trouvent confrontés à de tels questionnements, notamment lors d’une recherche d’emploi, mais aussi quand ils ont un travail fixe. C’est que le système des salaires en Suisse est extrêmement complexe. Depuis quatorze ans, le calculateur de salaire de l’Union syndicale suisse (USS) fournit des bonnes réponses et des indications fiables. Avec quelque 2000 visites par jour, il est utilisé assidûment par des travailleurs et travailleuses, des services du personnel et des syndicats. Cet outil proposé par l’USS vient d’être remanié de fond en comble.
</p><p>Le site <a href="https://www.salaire-uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.salaire-uss.ch</a> remodelé se base sur les dernières données disponibles de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2016 de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Il apporte aussi de nouvelles fonctionnalités bien pratiques, un plus grand confort de manipulation et une accessibilité universelle. Par ailleurs, il se présente sous une forme plus moderne et son utilisation a été rendue plus aisée. Par exemple : en quelques clics, on peut trouver un salaire de référence. Il suffit de sélectionner la profession, la branche, la formation, l’âge et l’expérience et le calculateur de l’USS calcule en quelques secondes les salaires usuels d’une région à partir de dizaines de milliers de données salariales. Autre nouveauté importante : l’intégration des conventions collectives de travail (CCT) qui fixent dans de nombreuses branches des salaires minimaux obligatoires et d’autres normes minimales.
</p><p>Le calculateur de salaire de l’USS fonctionne dès aujourd’hui dans sa nouvelle version sur <a href="https://www.salaire-uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.salaire-uss.ch</a>. L’Union syndicale suisse met cet outil gratuitement à disposition de toute personne intéressée. L’USS assure l’anonymat et les meilleures normes en termes de protection des données.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Contexte </h5><p>Le calculateur de salaire de l’USS a déjà une longue histoire derrière lui : créé en 2004, il a été développé au départ comme outil de soutien pour l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. La loi sur les travailleurs détachés oblige les commissions tripartites cantonales à intervenir si « au sein d'une branche économique ou d'une profession, les salaires usuels dans la localité, la branche ou la profession font l'objet d'une sous-enchère abusive et répétée » (art. 360a CO). Le calculateur de salaire permet de calculer les salaires usuels dans la branche et la région à l’aide de données statistiques et d’une méthode de calcul bien reconnue. Ce programme offre ainsi un outil important pour la lutte contre la sous-enchère salariale. Mais il est aussi souvent utilisé par des travailleurs et travailleuses, des services du personnel et des syndicats.
</p><p>Le calculateur de salaire de l’USS procède aux calculs des salaires usuels dans la branche et la région en utilisant la <a href="https://www.salaire-uss.ch/home/method/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">méthode dite « d’équation salariale</a> ». Celle-ci a été développée pour le canton de Genève par le professeur Yves Flückiger et son équipe à l’Université de Genève, en collaboration avec l’Observatoire genevois du marché du travail (OGMT). <a href="https://www.roman-graf.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Roman Graf</a> a adapté cette méthode à l’échelle de la Suisse. Elle est largement reconnue et admise par les autorités, les tribunaux et les partenaires sociaux comme un outil fiable et objectif pour le calcul des salaires usuels.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6061</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2019 15:05:00 +0200</pubDate><title>Les femmes subissent un manque à gagner de plus de 100 milliards</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-femmes-subissent-un-manque-a-gagner-de-plus-de-100-milliards</link><description>C’est le travail gratuit fourni par les femmes qui joue un rôle encore plus important.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, les femmes ont une foule de raisons de faire la grève.  L’une d’entre elles étant qu’à la fin du mois, leur salaire est  inférieur de 41,5 % en moyenne à celui des hommes  <a href="http://www.denknetz.ch/wp-content/uploads/2019/03/Einkommens_GGAU_Madoerin.pdf">L’économiste Mascha Madörin</a>  a calculé que dans notre pays, les femmes étaient privées de plus de  100 milliards de francs par an à cause de cet écart de revenu. C’est  trois fois plus que ce que l’État dépense pour l’éducation, et un tiers  des dépenses de consommation des ménages privés.
</p><p>Bien sûr, cet écart global des revenus du travail est en partie dû au  fait que le salaire horaire moyen des femmes est plus faible que celui  des hommes. Mais c’est  le travail gratuit fourni par les femmes qui joue un rôle encore plus  important. Le travail de« care », c’est-à-dire la prise en charge des  enfants, les soins aux malades, le ménage et l’accompagnement des  personnes âgées, est encore et toujours considéré comme une affaire de  femmes. Beaucoup d’hommes ne se sentent, tout simplement, pas concernés.  Ou bien leurs supérieur-e-s ne les autorisent pas à travailler à temps  partiel pour pouvoir prendre soin de leurs proches et du ménage. Donc  les femmes s’en occupent : une partie d’entre elles au titre de  migrantes du « care » et de garde-malades 24 heures sur 24 sous contrat  précaire et mal rémunéré, et les autres gracieusement, en qualité de  compagnes, d’épouses ou de belles-filles. Mais dans les deux cas, c’est  au détriment de leur sécurité financière et de leur indépendance  économique. Ce « travail gratuit » constitue en réalité un impôt payé  majoritairement par les femmes, sans qu’elles puissent en espérer une  quelconque contrepartie : en 2016, selon <a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/travail-non-remunere/compte-satellite-production-menages.assetdetail.4622498.html">l’Office fédéral de la statistique</a>,   les femmes ont accompli du travail non rémunéré pour une valeur de 250  milliards de franc (contre 160 milliards pour les hommes), une somme de  travail sans laquelle notre société ne fonctionnerait pas, voire ne  survivrait pas !  
</p><p>En effet, comment une société survivrait-elle sans enfants ? Des  enfants qui par ailleurs sont le catalyseur de l’inégalité des revenus  entre les sexes : une  <a href="https://www.henrikkleven.com/uploads/3/7/3/1/37310663/kleven-landais-sogaard_gender_feb2017.pdf">équipe de recherche autour d’Henrik Kleven</a>  a montré qu’au Danemark, les femmes paient littéralement l’arrivée du  premier enfant par une « peine de maternité » correspondant à un bon  cinquième de leur salaire, alors que jusque-là, elles gagnaient presque  autant que les hommes (contrairement à ce qui se passe en Suisse). Les  deux tiers de cette « peine de maternité » s’expliquent par le fait  qu’elles travaillent moins et donc gagnent moins, voire qu’elles  renoncent totalement à exercer une activité lucrative. Ce constat ne  surprend guère et s’applique aussi à la Suisse, comme le montre   <a href="https://www.republik.ch/2018/12/17/die-mutterschaftsstrafe">Lukas Tschan</a>  dans son travail de séminaire. Mais cela ne justifie pas pour autant  que les femmes doivent subir la totalité des pertes de revenus pour se  charger du travail familial, ni que l’âge venu, elles touchent des  retraites largement inférieures. Tandis que les pères sont plus nombreux  à voir leur travail rémunéré et qu’ils gagnent mieux leur vie que les  hommes sans enfants. 
</p><p>Par conséquent, nous exigeons que les pouvoirs publics investissent dans des structures de «&nbsp;care&nbsp;» abordables, de bonne qualité, offrant des conditions de travail et de salaire équitables, afin de réduire la charge du travail gratuit imposée aux femmes. Nous exigeons&nbsp;un congé de paternité, un congé parental et des congés pour motifs familiaux pour que les hommes puissent mieux assumer leurs responsabilités envers le travail de «&nbsp;care&nbsp;». Et nous exigeons pour toutes et tous la diminution du temps à consacrer à l’activité lucrative afin d’avoir plus de temps pour nous-mêmes et pour nos proches. C’est pour cela que nous ferons la grève le 14 juin&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5968</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2019 11:54:59 +0200</pubDate><title>Soutien solidaire à l’AVS – La sécurité des rentes au lieu du diktat des caisses vides</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soutien-solidaire-a-l-avs-la-securite-des-rentes-au-lieu-du-diktat-des-caisses-vides</link><description>Résultat global négatif de l’AVS en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'AVS est fondamentalement stable, mais le résultat global de l'AVS publié aujourd'hui explique que l'AVS est entrée dans une phase où elle nécessite un financement supplémentaire temporaire, en raison du départ à la retraite de la génération du baby-boom.
</p><p>Pour l'USS, il n'y a pas de raison de s'alarmer. Au lieu de saper la plus importante œuvre sociale de la Suisse par un diktat des caisses vides, il s'agit de garantir à la fois l'équilibre financier de l'AVS et les prestations versées. Cette sécurité des rentes, nous la devons aux retraités actuels et futurs, n'en déplaise aux employeurs et aux citoyens, qui luttent contre le renforcement de l'AVS depuis son introduction. Les mesures d'austérité qu'ils souhaitent mettre en œuvre en cas d'augmentation des déficits sont connues : âge de la retraite à 67 ans pour tout le monde. Ils considèrent que la solidarité entre riches et pauvres est trop forte dans l'AVS, que les gens doivent subvenir seuls à leurs besoins, en confiant leur argent aux banques et aux compagnies d'assurances. C'est ainsi que croissent les profits du secteur financier.
</p><p>Un financement solide et solidaire de l'AVS est donc indispensable. Les citoyens et citoyennes voteront le 19 mai 2019 déjà sur une source de financement possible. Dans le cadre de la réforme fiscale et du financement de l'AVS (RFFA), le parlement veut accorder 2 milliards de francs par an de plus à l'AVS. Le mode de financement est le plus social : une légère augmentation des pour-cent du salaire. Mais ce financement de l'AVS est lié à une réforme fiscale controversée.
</p><p>L'USS attend que la Confédération prenne aussi ses responsabilités. Les futurs retraité(e)s ne doivent pas être seuls à passer à la caisse, tant que la Confédération ne contribue pas à la stabilisation financière de l'AVS, notamment grâce à de gros excédents de recettes. Enfin, l'USS renouvelle sa demande d'exonérer le fonds de compensation AVS des taux d'intérêt négatifs de la Banque nationale.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS responsable des assurances sociales, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5959</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2019 13:22:00 +0200</pubDate><title>Toutes les fêtes du 1er Mai 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/toutes-les-fetes-du-1er-mai-2019</link><description>PLUS POUR VIVRE !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR"></span></p><p>Vous trouvez ici l'ensemble des manifestations, événements et autres fêtes organisés dans toute la Suisse à l'occasion du 1er Mai 2019. Cette année aussi, plus de cinquante fêtes du 1er Mai auront lieu dans tout le pays. Elles seront centrées sur la revendication de mettre le curseur sur une nouvelle direction. Car le moment est venu pour PLUS de salaire, PLUS de rente, PLUS de justice salariale, PLUS d'égalité, PLUS de réduction des primes, PLUS de protection des salaires et PLUS de temps pour soi-même. Bref, nous revendiquons PLUS POUR VIVRE. Et cela, aussi lors de la Grève des femmes du 14 juin (vers l'appel...)
</p><p><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1FoD3ZMlw0c332lWgojAOJjISBN6j2T4n2anhHsn6TJQ/edit?usp=sharing" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Toutes les manifestations sous forme de liste</a>. La carte ci-dessous et la liste sont régulièrement mises à jour et complétées. Merci dee communiquer vos corrections et les manifestations manquantes à : <a href="#" data-mailto-token="thpsav1thaaophz5wylpzzlyGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">matthias.preisser(at)sgb.ch</a>. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5950</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2019 12:16:46 +0200</pubDate><title>Attaque incompréhensible de la CER-E contre les salaires et les conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-incomprehensible-de-la-cer-e-contre-les-salaires-et-les-conditions-de-travail</link><description>Modification de la loi fédérale sur les marchés publics (LPM)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) veut, pour des raisons incompréhensibles, enclencher une spirale à la baisse en matière de salaires et de conditions de travail dans les marchés publics. Lors de ses délibérations sur la LMP, elle a en effet confirmé la décision du Conseil des États de renoncer au principe éprouvé du lieu d’exécution de la prestation au profit du principe du lieu de provenance de l’entreprise. 
</p><p>Lors de mandats publics, les entreprises établies en Suisse n’auront donc plus à respecter les salaires et les conditions de travail considérés comme usuels dans la localité et la branche où elles fournissent le travail demandé. S’il en va selon la CER-E, elles pourront verser les salaires en vigueur dans la région où elles sont établies ou ont leur siège. Concrètement, une entreprise du Tessin candidates à un mandat public dans le canton de Genève ou Zurich pourrait proposer des salaires tessinois et faire ainsi, de manière déloyale, de la sous-enchère par rapport aux soumissionnaires locaux, genevois ou zurichois. 
</p><p>Le principe du lieu de provenance de l’entreprise enclencherait une spirale à la baisse. Les soumissionnaires (locaux) des cantons, qui offrent des conditions de travail de qualité, se trouveraient défavorisés face aux soumissionnaires de « cantons à bas salaires » et pourraient ainsi justifier la dégradation de leurs propres conditions de travail. Le changement visé par le Conseil des États et sa commission serait aussi préjudiciable au partenariat social. La Suisse a en effet de nombreuses conventions collectives de travail (CCT) locales et régionales qui prévoient des conditions de travail et des salaires supérieurs à ceux d’autres régions. Le principe du lieu de provenance de l’entreprise torpillerait ces CCT. 
</p><p>S’obstiner dans la position du Conseil des États, comme le fait la CER-E, est d’autant plus incompréhensible que la procédure de consultation et les auditions des commissions parlementaires ont montré qu’une majorité des participant(e)s, de l’artisanat, des organisations patronales et syndicales ainsi que des cantons, est opposée à la suppression du principe éprouvé du lieu d’exécution de la prestation. Le Conseil des États ferait bien de prendre une fois pour toutes au sérieux ces voix et de se rallier à la position du Conseil national.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5948</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2019 10:05:00 +0200</pubDate><title>PLUS POUR VIVRE !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plus-pour-vivre</link><description>Appel de l’USS pour le 1er Mai 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p> Si nous, les travailleurs et travailleuses, sommes solidaires et défendons ensemble nos intérêts, nous pouvons obtenir beaucoup. Au sein de l'entreprise par exemple : grâce à une grève, la rédaction de l'Agence télégraphique suisse (ATS) a contraint la direction à annuler le licenciement de tous les rédacteurs et rédactrices de plus de 60 ans.
</p><p>La solidarité et l'unité, ça paie aussi au niveau de toute une branche : grâce à une mobilisation exemplaire et à des grèves d'avertissement, les travailleurs et travailleuses du bâtiment ont non seulement pu sauver et assurer le maintien de leur retraite à 60 ans, ils ont en même temps arraché de haute lutte une hausse de salaire méritée depuis longtemps.
</p><p>En politique aussi, nous pouvons, nous, les travailleurs et travailleuses, faire bouger beaucoup de choses si nous nous engageons solidairement pour défendre nos intérêts : ce n'est que parce que les syndicats sont intervenus avec fermeté que le débat sur l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE) s'est enfin focalisé sur la préservation de la protection des salaires et des mesures d'accompagnement.
</p><h3>Attaques contre la protection des salaires</h3><p>Bien sûr, nous savons que la protection des salaires est une épine dans le pied de beaucoup de monde dans les milieux patronaux, économiques et politiques. Aujourd'hui, ces mêmes personnes se placent du côté des arts et métiers du Sud de l'Allemagne et des idéologues de la Commission européenne qui veulent démanteler notre protection des salaires et imposer les règles peu contraignantes de l'UE. Nous, les syndicats, sommes favorables à la libre circulation des personnes : elle constitue une réussite et protège les travailleurs et travailleuses de la discrimination, quelle que soit leur provenance. Mais elle peut le faire uniquement si elle va de pair avec une protection des salaires forte. Nous voulons protéger les salaires, pas les frontières ! Ceci dit, la protection des salaires doit être améliorée : les contrôles montrent en effet un taux d'infraction élevé. Nombre d'entreprises ne versent pas des salaires suisses ou trichent d'une autre manière. Il faut donc clairement PLUS, et non moins, de protection des salaires. Ce n'est qu'ensemble que nous pouvons repousser l'offensive contre notre protection des salaires lancée par le conseiller fédéral Ignazio Cassis, soutenu par de grandes sociétés.
</p><p>Être solidaires et lutter ensemble a un effet très concret et direct sur les salaires : ces dernières 20 années, nous, les syndicats, sommes parvenus à relever substantiellement les salaires les plus bas. Le fruit de nos campagnes réussies contre les bas salaires et pour un salaire minimum de 4000 francs récolte même les louanges de certains tenants du libéralisme économique lorsqu'ils soulignent qu'en Suisse, les écarts entre les bas et les hauts salaires sont moindres qu'ailleurs.
</p><p>Mais beaucoup de choses vont encore très mal sur le front des salaires. Alors que les rémunérations des grands managers atteignent à nouveau des hauteurs astronomiques, comme avant l'éclatement de la crise financière, les salaires réels des salarié-e-s ordinaires stagnent depuis deux ans. Souvent, la compensation du renchérissement n'a même pas été versée. Manifestement, les employeurs et employeuses n'ont que trop volontiers oublié et jeté par-dessus bord ce principe de la compensation pendant les années d'inflation zéro. L'heure est clairement venue pour PLUS de salaire.
</p><h3> L'heure de la Grève des femmes est venue</h3><p>C'est surtout vrai pour les femmes, car leurs salaires sont toujours à la traîne par rapport à ceux des hommes. Bien que l'égalité entre femmes et hommes figure depuis 1981 dans la Constitution et, depuis 1996, dans la loi, la situation laisse à désirer à de nombreux égards, et pas seulement en matière salariale. La majeure partie du travail fait à la maison est fournie par les femmes. Mais ce n'est ni reconnu comme travail, ni valorisé. Conséquence : des salaires de misère et des petites rentes. Des économies sont faites dans l'offre de structures d'accueil des enfants et dans celle des soins. Sur le dos des femmes, qui comblent les lacunes. Et la violence sexuelle et sexiste reste répandue. De toute évidence, il faut PLUS de salaire, plus de temps et du respect. C'est pourquoi l'heure de la Grève des femmes* du 14 juin est venue.
</p><p>Nous devons aussi être solidaires et nous battre ensemble contre la baisse de notre pouvoir d'achat. Une baisse causée, entre autres, par la hausse continuelle des primes-maladie. Le Conseil fédéral avait promis que ces dernières ne devaient pas dépasser 8 % du budget des ménages. Or aujourd'hui, nous payons souvent bien plus. Les cantons ont économisé et mis un frein aux réductions de primes. Quelques-uns les ont même carrément diminuées. Il est clair qu'il faut, au contraire, PLUS de réductions des primes. Première étape pour y parvenir : la charge que les primes représentent doit baisser à 10 % du budget des ménages, comme le veut l'initiative pour l'allègement des primes soutenue par l'USS.
</p><p>Le pouvoir d'achat des futurs retraité-e-s est aussi soumis à forte pression : ces dernières années, les nouvelles rentes du 2e pilier n'ont cessé de baisser. Pourtant, à part l'USS et ses alliés, les acteurs politiques ne veulent pas voir la bombe sociale à retardement que représente cette situation. Au lieu de se pencher sur le montant des rentes, ils préfèrent parler démographie et relèvement de l'âge de la retraite pour tout le monde. Il est clairement temps pour PLUS de rente. Pour cela, il faut augmenter les rentes AVS afin que la prochaine génération de retraité-e-s touche elle aussi des rentes décentes.
</p><h3>Mettre le curseur vers une nouvelle direction</h3><p>Être solidaire, lutter ensemble, il faut aussi le faire face aux attaques contre nos règles fondamentales sur la protection des travailleurs et travailleuses. Devant les journalistes étrangers, l'Union patronale aime se targuer du fait que le droit suisse du travail est extrêmement flexible et libéral. Les mêmes milieux veulent pourtant aujourd'hui s'en prendre à l'obligation d'enregistrer la durée du travail, aux temps de repos et aux durées maximales de travail. Au contraire : il faut clairement PLUS de temps pour vivre, et non moins. Nous, les syndicats, nous combattons énergiquement ces attaques et revendiquons ce qui n'a que trop attendu : cinq semaines de vacances pour tout le monde.
</p><p>Il faut mettre le curseur vers une nouvelle direction : le moment est venu pour PLUS de salaire, PLUS de rente, PLUS de justice salariale, PLUS d'égalité, PLUS de réduction des primes, PLUS de protection des salaires et PLUS de temps pour soi-même. Bref, nous revendiquons PLUS POUR VIVRE. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5923</guid><pubDate>Tue, 02 Apr 2019 18:11:00 +0200</pubDate><title>Introduction de rentes variables : un projet d’initiative irresponsable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/introduction-de-rentes-variables-un-projet-d-initiative-irresponsable</link><description>Un signal trompeur envers les assuré-e-s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'USS s'oppose vivement au projet d'initiative pour l'introduction de rentes variables dans le 2e pilier, qui vient d'être lancée sous l'appellation trompeuse d'initiative " pour une prévoyance vieillesse respectueuse de l'équité intergénérationnelle ".</p><p>Le principe même d'une rente, c'est d'assurer un revenu fiable et régulier. Si ce n'était plus le cas, les salarié-e-s perdraient toute confiance dans le 2e pilier. Le Tribunal fédéral avait déjà statué en ce sens fin 2017 : les rentes en cours bénéficient d'une " protection absolue " en terme de montant et cela doit rester ainsi. Le fondement même d'une caisse de pension, et son principal atout, c'est de faire porter collectivement sur de longue périodes les variations des marchés de capitaux et de protéger ainsi les salarié-e-s du risque d'un départ à la retraite juste après une mauvaise année en termes de placements.</p><p>S'attaquer à ce principe en proposant des rentes variables remet en question le bien-fondé du 2e pilier. Avec l'introduction de rentes variables, les risques liés aux placements seraient répercutés encore plus lourdement sur les assuré-e-s. Et ce n'est pas tout : les employeurs et employeuses se verraient libérés de leur obligation d'assainir les caisses de pension. Les rentes variables représentent donc avant tout une mesure d'optimisation des coûts pour les entreprises.</p><p>Mais l'introduction de rentes variables est aussi tout simplement contraire à la Constitution : aujourd'hui déjà, pour de nombreuses personnes, les rentes du 2e pilier additionnées à celles de l'AVS ne suffisent pratiquement plus à vivre décemment après la retraite, comme le prescrit pourtant les Constitution. En 2016, la rente LPP versée s'élevait en moyenne à 2358 francs par mois. Avec une rente AVS moyenne, cela donne un revenu mensuel de retraité-e d'un peu plus de 4000 francs. Depuis 2005, les rentes du 2e pilier ont diminué de près de 9 %. Avec l'évolution négative des taux d'intérêts, il faut s'attendre à de nouvelles baisses, même si l'économie est en pleine croissance et que les salaires augmentent. La majorité des retraité-e-s doit donc pouvoir compter sur une rente sûre et stable. De plus, les frais liés à la santé augmentent avec l'âge et laissent de moins en moins de moyens à disposition pour vivre. Sans parler de l'absence de compensation de l'inflation qui, année après année, fait d'ores et déjà fondre les rentes du 2e pilier.</p><p>Les partisans des rentes variables (en passant, il s'agit d'anciens dirigeants de caisse de pension de PwC) font preuve d'une méconnaissance de ces réalités qui est non seulement irresponsable, mais carrément cynique. De tels régimes de rentes ne feront que pousser davantage de personnes vers les prestations complémentaires. Ce n'est pas tolérable. En clamant que " les jeunes paient pour les vieux ", on promeut la fin de la solidarité entre les générations. La réponse juste au problème des bas taux d'intérêt, qui plombe déjà les rentes LPP, c'est un renforcement de la prévoyance professionnelle avec des éléments de financement par répartition.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5917</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 14:15:00 +0100</pubDate><title>Prestation complémentaires : une révision tout juste tolérable, mais la pilule est amère</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestation-complementaires-une-revision-tout-juste-tolerable-mais-la-pilule-est-amere</link><description>L&#039;Alliance prestations complémentaires (PC) réagit à la révision qui vient d&#039;être adoptée</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Alliance PC prend acte avec un sentiment mitigé de la révision des prestations complémentaires qui vient d'être adoptée au Parlement. La hausse, attendue depuis si longtemps, des montants maximaux pour le loyer est la raison principale d'accepter cette révision, en dépit des réductions qu'elle apporte.</p><p>Composée d'organisations de séniors et de personnes en situation de handicap, de syndicats, d'organisations de femmes ainsi que de l'Association des locataires, l'Alliance prestation complémentaires (Alliance PC) a suivi de près les délibérations de la révision PC qui vient de se terminer. Elle s'est engagée avec ténacité pour défendre les droits et les besoins des personnes concernées, en se basant tout particulièrement sur le mandat constitutionnel du 1er pilier d'assurer le minimum social d'existence : les prestations complémentaires doivent permettre une vie décente. Elles ne constituent pas une œuvre de " bienfaisance " de l'État social, mais bien une obligation constitutionnelle et sociétale.</p><p>La majorité de droite a malheureusement introduit une série des mesures d'économie douloureuses dans la révision PC : outre la baisse vraiment inutile des franchises sur la fortune, il y a aussi la réduction des prestations pour enfants ainsi que la diminution du montant minimal des prestations complémentaires. En revanche, les montants pour le loyer qui n'avaient pas été adaptés à l'évolution des prix du logement depuis 2001 ont enfin été augmentés de façon significative. Cette mesure, attendue depuis belle lurette, représente un allègement conséquent pour une grande partie des bénéficiaires. Autre progrès en termes de politique sociale : l'introduction de la possibilité, pour les salarié-e-s d'un certain âge qui perdent leur emploi, de rester dans leur caisse de pension. Enfin, la nouvelle prise en compte des coûts nets pour l'accueil extrafamilial des enfants constitue également un point positif.</p><p>Le couplage de la révision PC avec la hausse des loyers maximaux, qui était à l'origine un objet distinct, n'est pas une bonne chose. Mais la pression de l'Alliance PC a néanmoins permis d'empêcher toute une série d'autres mesures d'économie qui étaient exigées par la majorité de droite au Conseil national. Ainsi, le retrait du capital LPP ne sera pas sanctionné et le remboursement complet des primes-maladie est maintenu. L'Alliance PC a combattu avec vigueur ces propositions de coupures tout en disant très clairement qu'en cas d'adoption, elles mèneraient directement au référendum.</p><p>Cette révision PC doit désormais entrer en vigueur rapidement, surtout étant donné que la hausse décidée des loyers maximaux est plus que nécessaire. Mais la mise en œuvre de la loi révisée sur le plan de l'ordonnance sera également déterminante. Il s'agira de rendre au mieux justice au caractère de " prestation d'assurances " des PC (p.ex. dans les règlementations sur l'utilisation de la fortune). Les organisations de l'Alliance PC prendront une part active à la consultation attendue sur ce sujet. Mais il est également primordial que le Conseil fédéral reprenne enfin en main la compétence d'ordonnance qu'il a toujours eue afin d'adapter les loyers maximaux à l'évolution des prix du marché. Toute autre manière de procéder serait incompréhensible après la décision de fond du Parlement sur cette hausse.</p><h5>parmi les Membres DE L'ALLIANCE</h5><p><strong>Organisations de personnes avec handicap</strong>, entre autres : Agile.ch / Insos Suisse / Inclusion Handicap / Procap / Pro Infirmis<br><strong>Organisations de séniors </strong>: Avivo / PS60+ / Conseil suisse des aînés / Association suisse des aînés / Fédération des Associations des retraités et de l'entraide en Suisse</p><p><strong>Organisations de femmes</strong> : Femmes protestantes en Suisse / GrossmütterRevolution / Union suisse des paysannes et des femmes rurales<br><strong>Organisations de défense des salarié-e-s</strong> : USS (Unia, SSP, Avenir Social, Commission des retraité-e-s) / Travail.Suisse<br><strong>Autres </strong>: Fédération suisse des sages-femmes / Asloca / Réseau bien vieillir</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5915</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Franchises de l&#039;assurance-maladie : restons-en là ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/franchises-de-lassurance-maladie-restons-en-la</link><description>À la dernière minute, le Parlement dégomme la hausse des franchises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La menace d'un référendum a eu son effet. La majorité des parlementaires a refusé lors du vote final que les franchises augmentent automatiquement avec les coûts de la santé. Mais cette posture devra aussi être maintenue après les élections !</p><p>Après la gifle reçue par l'UDC avec son projet de faire augmenter à toute vitesse par les Chambres fédérales les franchises de l'assurance de base, l'UDC s'est rappelée au dernier moment que 2019 était une année électorale ! Elle a ainsi fait volte-face et, dans sa majorité - c'est-à-dire sans ses lobbyistes des assurances-maladie -, rejeté le projet, rejoignant ainsi les partis de gauche. Pour les asssurée-e-s, c'est pour l'insatant une très bonne nouvelle. Alors que la charge financière représentée par les primes individuelles ne sont plus guère supportables pour nombre de ménages, c'est d'autant plus vrai de la participation aux coûts en cas de maladie. Une hausse constante des franchises aurait non seulement été de ce fait des plus antisociales, mais aurait aussi menacé la santé des gens.</p><p>La question d'une hausse de la participation aux coûts n'est néanmoins de loin pas encore liquidée. En effet, d'une part, d'autres interventions parlementaires sont en cours de traitement (p. ex. pour l'introduction d'une taxe de consultation et d'un paiement pour les urgences), d'autre part, des parlementaires de droite ont déjà annoncé qu'ils remettraient la hausse des franchises à l'ordre du jour juste après les élections. Parce qu'il est difficile de moins prendre les gens pour des imbéciles, ils se justifient en parlant d'une " symétrie des sacrifices " qui devra s'appliquer à l'avenir. Par-là, la droite veut dire que non seulement les assuré-e-s, mais aussi les fournisseurs de prestations doivent contribuer à la maîtrise des coûts. Comment être plus stupide ?! Premièrement, une hausse des franchises - combinée ou non avec autre chose - ne diminuera tout au plus que marginalement les coûts et, deuxièmement, une symétrie des sacrifices, cela signifiera pour ces personnes qu'à une extrémité, les primes augmenteront et qu'à l'autre, les prestations baisseront.</p><p>Mais indépendamment de cela, le débat sur la maîtrise des coûts dure depuis longtemps et certes, à juste titre. Compte tenu de la charge financière existante, les assuré-e-s ne comprennent pas pourquoi les génériques coûtent en Suisse toujours 140 % de plus que dans les pays européens comparables. Ils n'acceptent pas que, dans l'assurance de base, on trouve encore presque 60 caisses-maladie qui, d'une part, pour une " offre " identique, dépensent beaucoup d'argent pour les séduire avec leur publicité et, de l'autre, contrôlent souvent de manière lacunaire les factures des médecins et des hôpitaux. Et ils ne comprennent pas non plus que dans la petite Suisse, chaque canton continue à largement mitonner sa soupe dans son coin, avec pour conséquence de grandes différences de primes.</p><p>Notre conclusion est claire : ce qui est dit avant les élections doit rester valable après. L'USS s'engagera de toute façon contre une hausse de la participation des assuré-e-s aux coûts et pour une diminution de la charge des primes</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/e/csm_Dirk_Vorderstrasse-flickr_medikamente_pillen_tabletten_krank_arbeitsunfaehig_arbeitsunfaehigkeitsbescheinigung_8f773be567.webp" length="71904" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5914</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 12:20:00 +0100</pubDate><title>« Un accord-cadre doit profiter aux travailleurs et travailleuses »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-accord-cadre-doit-profiter-aux-travailleurs-et-travailleuses</link><description>Interview avec Daniel Lampart, économiste en chef de l&#039;USS : « Les syndicats veulent une Europe sociale »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Oui à une Europe sociale, non aux dégradations de la protection des salaires et des mesures d'accompagnement. Pour le premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, un point est particulièrement important concernant notre position par rapport à l'Union européenne (UE) : la politique européenne doit profiter aux travailleurs et travailleuses.</p><header><p>Interview par Matthias Preisser et Thomas Zimmermann</p></header><p><b>Daniel Lampart, certains à gauche reprochent à l'USS qu'elle va dans le mur avec l'accord-cadre et, par-là, de menacer les Accords bilatéraux. Les syndicats sont-ils désormais contre l'UE ?</b></p><p><b>Daniel Lampart</b> : Un pays plutôt petit comme la Suisse, situé au centre de l'Europe, a besoin d'entretenir des relations de qualité et stables avec l'UE. Cela explique pourquoi nous nous sommes toujours engagés en faveur d'une ouverture à l'Europe et la libre circulation des personnes. Mais nous avons aussi toujours dit que les travailleurs et travailleuses devaient en profiter. C'est grâce à nous qu'une protection des salaires et des mesures d'accompagnement ont été mises en place. Et nous sommes fiers que les mesures d'accompagnement suisses fassent partie des meilleures d'Europe. Aujourd'hui, le conseiller fédéral Ignazio Cassis suit pour la première fois une politique européenne qui vise à retourner l'intégration européenne contre les travailleurs et travailleuses. C'est là emprunter une voie totalement erronée. La politique européenne doit profiter aux travailleurs et travailleuses et la protection des salaires doit être améliorée, certainement pas dégradée.
</p><p><b>Pourquoi vous préoccupez-vous du salaire touché par un travailleur ou une travailleuses détaché si les règles en vigueur dans son pays sont respectées et s'il y retourne une fois terminée sa mission en Suisse ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Ce point est important. La libre circulation des personnes a entraîné d'importants progrès, comme par exemple l'abolition du statut de saisonnier. La disparition de cette forme précaire de travail a été une amélioration pour tout le monde. Mais le détachement de main-d'œuvre a créé une nouvelle forme de travail précaire. Des entreprises étrangères de l'artisanat, du secteur de la sécurité ou de l'informatique ont pu venir beaucoup plus facilement en Suisse pour y fournir leurs services. Dans l'artisanat allemand, le salaire moyen est d'environ 3 700 francs, il est même de 900 francs en Pologne. Nous avons par contre les salaires les plus élevés d'Europe, avec un salaire moyen de 5 000 à 6 000 francs dans l'artisanat. Chez nous, les mesures d'accompagnement sont donc déterminantes : si on en arrive à ce que les salaires allemands ou polonais deviennent la norme dans l'artisanat, nos salaires se trouveront alors a priori sous pression, le chômage augmentera et les entreprises qui se comportent correctement perdront des parts de marché. Nos peintres ou menuisiers qualifiés devraient tout à coup recourir à l'aide sociale, toute la formation professionnelle se détériorerait. Ce serait catastrophique !
</p><p><b>L'UE a fait des progrès dans la protection des salaires et reconnaît le principe du salaire usuel local. Pourquoi ses directives en la matière ne suffisent-elles pas selon vous ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous luttons pour une Europe sociale, pour des salaires équitables, afin que les employeurs et employeuses ne puissent pas monter les salarié-e-s les uns contre les autres. De nombreux syndicats européens, nos organisations sœurs et la Confédération européenne des syndicats nous exhortent à ne pas céder. Les conventions collectives de travail (CCT) suisses n'ont pas à avoir honte face à celles des autres pays européens, mais nous devons les imposer. Nous procédons au plus grand nombre de contrôles de tout le continent ; cela, aussi parce que nous avons les salaires les plus élevés. Avec ses commissions paritaires, notre système de contrôle est unique en Europe. Cependant, la pression exercée par les entreprises de l'artisanat allemand et la Commission européenne pour que nous effectuions moins de contrôles et infligions moins d'amendes est forte. De notre point de vue, M. Cassis a répandu sciemment des informations trompeuses en colportant qu'il n'était question que du délai d'annonce de huit jours avant un détachement. Mais il s'agit de bien davantage : voulons-nous, en Suisse, mettre en péril nos CCT, y compris les contrôles et les amendes, en laissant la Cour de justice de l'UE décider des mesures d'accompagnement et en donnant voix au chapitre à la Commission européenne, deux organisations qui se mettent souvent du côté des entreprises ? Pour elles, l'accès au marché est plus important que la protection des salaires. Cela profiterait à celles et ceux qui n'ont jamais voulu des mesures d'accompagnement : Christoph Blocher et sa fille, Avenir Suisse, Economiesuisse.
</p><p><b>Mais aujourd'hui, on voit par exemple des syndicalistes apparaître à côté de Christoph Blocher dans l'émission " Arena ". N'est-ce pas dangereux de s'allier de facto avec une UDC isolationniste ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Sur ce sujet, les divergences entre l'aile économique de l'UDC et nous sont grandes. L'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher est un antisyndicaliste. Lui et sa fille ont violemment attaqué les mesures d'accompagnement, car ils ne veulent pas de protection des salaires. Ils représentent la ligne dure du patronat, avec qui nous n'avons rien en commun. Mais nous ne sommes pas un parti : dans nos rangs, nous avons des membres de l'UDC avec lesxquels la collaboration est très bonne.
</p><p><b>Comment faire sentir cela aussi dans les médias plutôt que rester un peu ans l'ombre de l'UDC ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous ne sommes pas dans l'ombre de l'UDC. Les syndicats ont déclaré que la protection des salaires est essentielle pour l'Europe, et les médias en ont parlé. Mais même nos éditeurs zurichois riches qui roulent sur l'or, comme Ringier et la famille Coninx, veulent casser les salaires : Ils ne veulent même pas d'une CCT. Et aujourd'hui, ils nous dénigrent dans leurs colonnes. Heureusement qu'il y a la presse syndicale !
</p><p><b>L'été dernier, les syndicats ont dit : on ne négocie pas. Cela a été interprété par beaucoup comme un refus de discuter. Comment sortir de cette impasse ?</b></p><p><b>D. Lampart </b>: Ce n'est pas une impasse. Messieurs Cassis et Schneider-Ammann ont franchi la ligne rouge fixée par le Conseil fédéral, qui stipulait qu'on ne négocierait pas sur les mesures d'accompagnement. Nous parlons volontiers avec tout le monde, mais nous ne discuterons pas du démantèlement des mesures d'accompagnement. Nous défendons des personnes qui ont déjà du mal à tourner avec leur salaire. À de nombreuses reprises, des gens m'ont assuré de leur soutien et m'ont dit : surtout, ne lâchez pas, restez fermes ! C'était parfois très émouvant.
</p><p><b>Sans accord-cadre, l'UE menace de prendre des mesures de rétorsion. Est-ce que ce ne sera pas difficile à tenir ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous avons montré que nous sommes capables de résister à la pression. La pression la plus forte est d'ailleurs venue de notre propre pays, des deux conseillers fédéraux PLR, du secrétaire d'État M. Balzaretti, du PLR, de tous les opposants aux mesures d'accompagnement. Nous avons tenu bon et la base a conforté notre position. Peut-être qu'il y aura maintenant encore de la pression de la part de la Commission européenne à propos de l'équivalence boursière ou de l'accès au marché pour la technique médicale. Mais ces problèmes peuvent être résolus. Ils ne peuvent en tout cas pas justifier que nous cédions sur les mesures d'accompagnement.
</p><p><b>Les syndicats veulent une Europe sociale, une Suisse ouverte. Ne devraient-ils pas bouger maintenant et chercher un compromis ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Nous nous battons pour des bons salaires, des emplois sûrs, une couverture sociale de très grande qualité. En Suisse comme en Europe. C'est pour cela que nous avons soutenu des accords bilatéraux assortis de mesures d'accompagnement. Mais si les objectifs de politique européenne portent préjudice aux salarié-e-s ou entraînent des détériorations, nous disons non.
</p><p><b>Maintenant que les auditions ont eu lieu, que doit faire le Conseil fédéral ?</b></p><p><b>D. Lampart</b> : Il doit maintenir son mandat de négociation, c'est-à-dire pas de négociations sur la protection des salaires. Nous ne pouvons plus accepter que MM. Cassis et Balzaretti soient nos négociateurs. Le Conseil fédéral doit dire à l'UE qu'un accord-cadre " à la Cassis ", ça ne marche pas. Et il doit se demander comment et avec qui continuer de travailler sur ce dossier. Il veut traiter en même temps l'initiative dite " de limitation " (de l'immigration) de l'UDC. Nous rejetons clairement cette initiative, car elle nuit aux salarié-e-s et menace la voie bilatérale. Le Conseil fédéral doit donner maintenant la priorité à la lutte contre cette initiative. On verra ensuite où on en est l'accord-cadre. Nous ne sacrifierons de toute façon pas la protection des salaires. En fin de compte, un accord-cadre doit profiter aux travailleurs et travailleuses. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5916</guid><pubDate>Fri, 29 Mar 2019 11:30:00 +0100</pubDate><title>La protection des salaires est une affaire européenne : OUI à une Europe sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-salaires-est-une-affaire-europeenne-oui-a-une-europe-sociale</link><description>Résolution du Parlement européen sur l’accord-cadre Suisse-UE : réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) prend acte de la résolution du Parlement européen en faveur de la conclusion rapide d'un accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE). L'USS regrette que ce texte contienne une évaluation négative des mesures d'accompagnement et maintient que celles-ci ne sont ni discriminatoires, ni contraires à la libre circulation des personnes.
</p><p>Au contraire : ces mesures correspondent à l'exigence fondamentale de l'accord sur la libre circulation avec l'UE, qui enjoint la Suisse d'accorder aux salarié-e-s venant de l'UE les mêmes " conditions de vie, d'emploi et de travail " que celles accordées aux nationaux (art.1d de l'accord). La Suisse est donc tenue de protéger la main-d'œuvre venant de l'UE de la sous-enchère salariale. À noter qu'un tiers des heures de travail effectuées en Suisse le sont par des personnes n'ayant pas le passeport helvétique. En bref : les mesures d'accompagnement garantissent que l'on verse les " mêmes salaires pour le même travail au même endroit ". Elles protègent ainsi travailleurs et travailleuses de l'UE comme ceux de la Suisse.
</p><p>Depuis quelque temps, l'UE accorde elle aussi une plus grande importance à l'objectif du " même salaire pour le même travail au même endroit ". Cet objectif a été inscrit dans la directive sur le détachement des travailleurs et la directive de mise en œuvre. Mais l'UE n'a pas encore le même niveau de protection que la Suisse. Les idéologues de la Commission européenne, la droite et les partis conservateurs ainsi que les représentant-e-s du patronat ont réussi à faire obstacle aux mesures plus strictes de protection des salaires exigées par les syndicats européens et par les partis progressistes.
</p><p>Il fallait donc s'attendre à ce que les mêmes cercles s'imposent dans le débat parlementaire et qu'ils exigent dans la résolution le démantèlement de la protection suisse des salaires. Pourtant, comme la Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe, les salarié-e-s doivent être d'autant plus protégés.
</p><p>Ce qui est inadmissible, c'est que ces milieux aient trouvé des complices en la personne d'Ignazio Cassis, auprès du PLR, des Vert'Libéraux et d'une partie de l'économie suisse pour accomplir leur entreprise de démantèlement de la protection des salaires en Suisse, via l'accord-cadre tel que présenté maintenant. L'USS combattra ces tentatives avec fermeté, au besoin en passant par un référendum
</p><p> L'USS se réjouit de constater qu'au cours des débats au Parlement européen, la très forte minorité de représentant-e-s syndicaux, de forces de gauche et progressistes s'est engagée pour que la Suisse puisse maintenir son niveau de protection des salaires. C'est par un vote très serré (330 voix contre 303) que le paragraphe critiquant les mesures d'accompagnement a été maintenu dans la résolution. L'USS se battra à son tour aux côtés de ces forces progressistes pour une Europe sociale, c'est-à-dire une Union européenne disposant d'une meilleure protection des salaires et des droits des salarié-e-s. Elle enverra une délégation pour participer à la manifestation pour une Europe sociale le 26 avril à Bruxelles. L'USS a également lancé l'appel <a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" class="external-link-new-window">"Protégeons les salaires, pas les frontières"</a>, qui reçoit de plus en plus de soutien des rangs des forces progressistes en Europe. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5933</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2019 12:20:00 +0100</pubDate><title>Loi sur la Haute école fédérale en formation professionnelle (Loi sur la HEFP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/loi-sur-la-haute-ecole-federale-en-formation-professionnelle-loi-sur-la-hefp</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5935</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale relative à l’approbation des accords de libre-échange</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-relative-a-l-approbation-des-accords-de-libre-echange</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5937</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Remplacement des titres de séjour sur support papier par des titres au format carte de crédit</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/remplacement-des-titres-de-sejour-sur-support-papier-par-des-titres-au-format-carte-de-credit</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5953</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur les mesures pour garantir la sécurité des minorités nécessitant une protection particulière</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ordonnance-sur-les-mesures-pour-garantir-la-securite-des-minorites-necessitant-une-protection-particuliere</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5957</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title>Regroupement familial. Même régime pour les personnes à protéger et les personnes admises à titre provisoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/regroupement-familial-meme-regime-pour-les-personnes-a-proteger-et-les-personnes-admises-a-titre-provisoire</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5912</guid><pubDate>Thu, 21 Mar 2019 15:18:37 +0100</pubDate><title>Prestations de mobilité multimodale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/prestations-de-mobilite-multimodale</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5910</guid><pubDate>Thu, 21 Mar 2019 12:03:00 +0100</pubDate><title>La BNS doit combattre la cherté du franc suisse et verser les recettes des taux négatifs à la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-combattre-la-cherte-du-franc-suisse-et-verser-les-recettes-des-taux-negatifs-a-la-prevoyance-vieillesse</link><description>Commentaire de l’USS sur l&#039;évaluation de la situation par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de maintenir les taux d'intérêt bas et inchangés. Elle salue aussi le fait que la BNS soit prête à intervenir sur le marché des devises. La situation économique à l'étranger s'est quelque peu assombrie et dans ce contexte, une appréciation du franc suisse aurait des répercussions encore plus négatives sur le secteur suisse de l'exportation. L'USS attend de la BNS qu'elle agisse plus fermement contre la surévaluation du franc suisse, tant au niveau de la communication qu'au plan monétaire. Elle doit viser à ce que le cours du franc soit ramené au plus vite à un niveau qui n'est pas préjudiciable pour la Suisse. La BNS doit se fixer des objectifs plus clairs et les mettre en œuvre, particulièrement en ce qui concerne le taux de change.</p><p>Les taux d'intérêts très bas ont continué de péjorer la situation financière de la prévoyance vieillesse en Suisse, tout particulièrement dans le 2e pilier. Selon le rapport de gestion de la BNS publié aujourd'hui, les intérêts négatifs lui ont rapporté deux milliards de francs l'année passée. Ces recettes devraient être versées aux institutions de prévoyance. L'intérêt négatif doit être considéré comme une taxe incitative et non comme une source de revenu supplémentaire pour la BNS, respectivement pour la Confédération et les cantons. L'USS exige en outre que le compte du fonds de compensation AVS (Compenswiss) soit complètement exempté des taux d'intérêts négatifs.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/2/csm_Geldscheine_SNB_ef1b24f9d5.webp" length="290596" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5908</guid><pubDate>Tue, 19 Mar 2019 16:36:26 +0100</pubDate><title>Introduction de l’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec d’autres États partenaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/introduction-de-l-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-d-autres-etats-partenaires</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5905</guid><pubDate>Mon, 18 Mar 2019 11:22:00 +0100</pubDate><title>Il faut arrêter de plumer les assuré-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-arreter-de-plumer-les-assure-e-s</link><description>Le référendum contre l’explosion des franchises est inévitable</description><content:encoded><![CDATA[<p>Nulle part ailleurs en Europe, la participation des assuré-e-s aux coûts de la santé est plus élevée qu'en Suisse. Ce seul fait met en évidence à quel point la hausse continuelle des franchises, et donc un nouveau report des coûts sur les assuré-e-s, est une mesure antisociale. Le Comité présidentiel de l'USS propose par conséquent au Comité de l'USS de soutenir le référendum contre l'adaptation automatique des franchises à l'évolution des coûts de la santé.</p><p>Pour de nombreux salarié-e-s, le fardeau des primes-maladie est déjà trop lourd. Mais ce n'est pas tout : lorsque l'on tombe malade, il faut encore sortir le portemonnaie pour financer les traitements nécessaires. En plus des primes, il faut payer la franchise, la quote-part et les taxes hospitalières et de soins. Et comme si cela ne suffisait pas, le Parlement à majorité de droite, sous la pression du lobby des assureurs-maladie, vient d'adopter définitivement une augmentation automatique des franchises. La charge pour les assuré-e-s ne serait même plus plafonnée. Contrairement, par exemple, à la charge fiscale des gros actionnaires, riches héritières ou héritiers ou des super riches au bénéfice d'un forfait fiscal, pour rappeler une réalité bien différente !</p><p>La décision du Parlement constitue une attaque contre tous les assuré-e-s, mais plus particulièrement envers les retraité-e-s et les malades chroniques : ces personnes ont déjà du mal à assumer les frais de santé et peuvent encore moins se permettre de renoncer à un traitement. Elles le font pourtant de plus en plus souvent, avec les risques que cela implique pour leur santé et des coûts qui au final reviennent souvent encore plus cher !</p><h3>Des affirmations absurdes</h3><p>Mais la population ne se laissera pas berner par les arguments des partis de droite et du lobby des caisses-maladie. Ceux-ci ont en effet affirmé que plus d'un million d'assuré-e-s pourraient diminuer leurs primes de "40 % ou plus" en changeant de caisse, de franchise et de modèle d'assurance. C'est tout simplement scandaleux ! Primo, un changement de caisse entraîne l'année d'après une hausse de la prime d'autant plus juteuse. Et secundo : toutes les personnes qui ont besoin d'un traitement ne peuvent pas simplement augmenter leur franchise pour économiser sur les primes. Cela leur coûtera beaucoup plus cher puisqu'elles devront ensuite chaque fois payer de leur poche le montant total de la franchise plus élevée !</p><p>Au lieu de culpabiliser les assuré-e-s, la majorité de droite au Parlement ferait bien de revoir sa copie et de décider enfin de mesures efficaces pour maîtriser les coûts, de manière à ne pas charger davantage les personnes ni à nuire à la qualité des soins : en agissant par exemple sur les prix des médicaments, les assurances complémentaires et la transparence des données ! Mais pour cela, il faudrait d'abord se libérer de l'influence des lobbys des assurances et de l'industrie pharmaceutique et renoncer à l'un ou l'autre siège dans un conseil d'administration.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5903</guid><pubDate>Fri, 15 Mar 2019 11:58:59 +0100</pubDate><title>Oui à une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/oui-a-une-europe-sociale</link><description>Non à la version actuelle de l’accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Quelque 140 personnalités de Suisse et de l'étranger ont lancé aujourd'hui un appel public pour une Europe sociale avec la libre circulation des personnes et des droits forts pour tous les salarié-e-s, et contre la version actuelle de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Cet appel publié sous forme d'annonce dans plusieurs quotidiens et sur le site <a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch</a> montre clairement que la libre circulation des personnes va de pair avec des droits forts pour l'ensemble des salarié-e-s. Les deux sont indissociables.</p><p>Il y a trois semaines, des représentant-e-s du monde syndical, politique et scientifique de Suisse et de l'étranger ont participé à la Journée d'Olten du 23 février pour débattre de l'Europe et des relations entre la Suisse et l'UE. De l'avis unanime des participant-e-s, l'Europe ne surmontera les défis actuels que si l'UE et les autres États européens accordent davantage de poids aux droits des salarié-e-s que jusqu'à présent. Au regard du débat sur l'accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l'UE, l'idée est venue de lancer un appel contre le démantèlement de la protection des salaires et pour une Europe sociale, pour la libre circulation des personnes et pour des droits forts pour tous les salarié-e-s.
</p><p>L'appel montre clairement que la libre circulation des personnes est indissociable de solides droits pour les salarié-e-s. Des mesures d'accompagnement efficaces évitent aux travailleuses et travailleurs de différents pays d'être mis en concurrence les uns contre les autres. De tels garde-fous sont indispensables pour empêcher les salarié-e-s originaires de pays à bas salaires de se faire exploiter. Par ailleurs, il est primordial que chaque pays d'Europe fasse respecter le principe d'" un salaire égal pour un travail égal au même endroit " par des contrôles salariaux efficaces. Faute de quoi la structure des salaires risque de s'effriter. Tous les pays doivent être habilités à se doter, en fonction de leur situation concrète, d'un dispositif non discriminatoire de protection des salaires.
</p><p> Parmi les premiers signataires de l'appel, on compte des personnalités politiques de renom comme Micheline Calmy-Rey, ancienne conseillère fédérale, Christiane Brunner, ex-conseillère aux États qui fut aussi présidente de la FTMH et coprésidente de l'USS, ou Peter Bodenmann et Ueli Leuenberger, ex-présidents respectivement du PSS et des Verts. Un nombre important de personnalités issues du monde académique ont également signé l'appel, tels que le Prix Nobel Jacques Dubochet, les professeurs Sandro Cattacin (Université de Genève), René Knüsel (Université de Lausanne), Matthieu Leimgruber (Université de Zurich), Oliver Nachtwey (Université de Bâle) et Philipp Sarasin (Université de Zurich), ou au-delà des frontières, les professeur-e-s renommés Donatella Della Porta (Université de Florence), Colin Crouch (University of Warwick), Richard Hyman (London School of Economics) et Martin Seeleib-Kaiser (Université de Tübingen).
</p><p>Parmi les 140 premiers signataires figurent encore des représentant-e-s de la culture, comme les écrivains Alex Capus et Nicolas Verdan ou les cinéastes Samir et Cyril Schäublin, ainsi que d'importants syndicalistes européens, à l'instar de Rudy de Leeuw et Luca Visentini (respectivement président et secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats CES), de Wolfgang Katzian, président de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB) ou de Miranda Ulens, secrétaire générale de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB).
</p><h3><a href="https://protegeons-les-salaires-pas-les-frontieres.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Comité : Protégeons les salaires, pas les frontières, case postale 272, 3000 Berne 15</a></h3><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Vania Alleva, vice-présidente de l'USS, 079 620 11 14</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5900</guid><pubDate>Wed, 13 Mar 2019 14:00:00 +0100</pubDate><title>Pas d’accord-cadre au détriment de la protection suisse des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-d-accord-cadre-au-detriment-de-la-protection-suisse-des-salaires</link><description>L’USS confirme dans un document sa position sur l’accord-cadre avec l&#039;UE ainsi que sur la protection des salaires et des conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la consultation de ce jour sur l’accord-cadre et la protection des salaires, l’Union syndicale suisse (USS) a à nouveau expliqué oralement&nbsp;<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-uss-ti/images/news/Cineforum_USS/Eventi_sito.png" class="download">et dans un documen</a>t que les mesures d’accompagnement et la protection des salaires n’étaient pas négociables. La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. Il nous appartient donc de les protéger systématiquement et en toute indépendance. 
</p><p>Les Accords bilatéraux et la libre circulation des personnes ont entraîné de nombreux progrès pour les travailleurs et travailleuses de ce pays ; par exemple, à travers l’abolition du statut de saisonnier. Parallèlement cependant, l’accès de fournisseurs étrangers de prestations au marché suisse pour une durée pouvant aller jusqu’à 90 jours (détachements) a été grandement facilité. Or, ces détachements de main-d’œuvre sont a priori une forme de travail dotée d’un très grand potentiel de sous-enchère. 
</p><p>Afin d’empêcher cette dernière, les syndicats ont fait passer des mesures d’accompagnement. En Suisse, des salaires suisses doivent être versés. Les mesures d’accompagnement sont efficaces. Grâce aux contrôles, des cas de sous-enchère ont été découverts dans environ un quart des entreprises. Ces dernières doivent payer des amendes et sont mises sous pression pour qu’elles versent aux travailleurs et travailleuses les arriérés de salaire dus. 
</p><p>L’accord-cadre du conseiller fédéral I. Cassis met tout cela en danger. Selon lui, la Suisse devrait reprendre les règles de l’Union européenne (UE) en matière de protection des salaires et accepter la Cour de justice de l’UE comme instance d’arbitrage. Par le passé, cette dernière a prononcé de nombreux arrêts contre les mesures d’accompagnement d’États membres de l’UE. Elle se considère comme le moteur du marché intérieur européen et place l’accès des entreprises au marché au-dessus de la protection des salaires. Cet accord mettrait rapidement la Suisse sous pression pour qu’elle démantèle substantiellement sa protection des salaires. En ce qui concerne non seulement les cautions et l’annonce préalable des missions, mais aussi le nombre des contrôles et les amendes.
</p><p>Les syndicats européens critiquent durement l’attitude des autorités de l’UE en matière de protection des salaires. Une analyse des mesures d’accompagnement allemandes considère celles-ci comme insuffisantes et se pose même la question d’interdire les détachements de main-d’œuvre.
</p><p>L’USS rejette en l’état le résultat des négociations sur l’accord-cadre. Si nécessaire, elle saisira le référendum pour le combattre. L’initiative dite « de limitation » de l’UDC est un projet politique qui remet en cause fondamentalement les Accords bilatéraux. La votation populaire à son sujet devrait avoir lieu l’an prochain. La lutte contre ce projet, à savoir pour confirmer la voie bilatérale, doit désormais devenir prioritaire.<br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5898</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2019 09:37:59 +0100</pubDate><title>Pour plus de temps, plus d&#039;argent et du respect : Grève des femmes* 2019 ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-plus-de-temps-plus-dargent-et-du-respect-greve-des-femmes-2019</link><description>Journée internationale des femmes : sous le signe de la Grève des femmes*</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Journée internationale des femmes est célébrée aujourd'hui sous le signe de la Grève des femmes du 14 juin. Dans toute la Suisse, la mobilisation se fera sentir lors de manifestations ainsi que dans les entreprises. L'USS est elle aussi au rendez-vous ce 8 mars avec le lancement de son tout nouveau site de campagne dédié à la Grève des femmes*. Sur <a href="http://www.14juin.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juin.ch</a>, <a href="https://www.14juni.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14juni.ch</a> et bientôt sur&nbsp;<a href="https://www.14giugno.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.14giugno.ch</a>, on trouve toutes les informations utiles sur la grève, des visuels à télécharger, des contacts et le matériel nécessaires pour faire en sorte que la mobilisation soit forte et que cette grève soit une réussite.
</p><p>Pourquoi les femmes vont-elles de nouveau faire la grève, 28 ans après la première Grève des femmes de 1991 ? Les bonnes raisons ne manquent pas : depuis 1981, la Constitution fédérale prévoit que " L'homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l'égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail. L'homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. ". Pourtant, près de 40 ans plus tard, les femmes gagnent toujours environ 20 % de moins que les hommes. Ce qui n'a pas empêché la majorité de droite au Parlement de diluer la révision de la loi sur l'égalité au point de lui retirer presque toute substance. Avec ce rétropédalage en matière d'égalité, le débat sur la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes et le sexisme au quotidien, la colère de nombreuses femmes va grandissant.
</p><p>En janvier 2018, le Congrès des femmes de l'USS a décidé de transmettre au Congrès de l'USS de décembre 2018 la proposition de soutenir la Grève des femmes* 2019 et d'y prendre une part active. Dès le mois de juin, des militantes romandes ont entrepris la préparation concrète. Et à la fin 2018, le Congrès de l'USS a décidé d'appeler à la Grève des femmes* 2019. Le Manifeste des collectifs romands, publié en janvier, est très clair : il faut des changements fondamentaux pour que l'égalité 
</p><p>L'USS a repris les exigences exprimées dans le manifeste pour les formuler en revendications concrètes concernant le monde du travail. Sous le slogan " Femmes* en grève le 14 juin 2019 : pour plus de temps, plus d'argent et du respect ! ", ces revendications se concentrent sur trois axes : une revalorisation financière et sociétale du travail des femmes, plus de temps et d'argent pour le travail de soin et d'assistance et enfin, du respect au travail au lieu du sexisme. Sur cette base, les syndicats exigent des améliorations concrètes pour le travail rémunéré mais aussi le travail non rémunéré. Aujourd'hui, les femmes syndicalistes vont s'employer à attirer déjà l'attention sur la Grève des femmes* du 14 juin par des actions, des manifestations, des stands d'informations et toutes sortes d'autres événements. Elles apporteront aussi les revendications au sein des entreprises, en particulier dans les secteurs de la vente, la coiffure, les hôpitaux, le service public et l'hôtellerie-restauration, mais aussi dans l'industrie.
</p><p>Dans deux jours, le 10 mars, se tiennent à Bienne les Assises féministes nationales (<a href="https://frauenstreik2019.files.wordpress.com/2019/02/assises-nationales.pdf" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">voir le programme</a>) sur la Grève des femmes*. Des collectifs, organisations et personnes individuelles s'y réuniront pour lancer officiellement la campagne pour la grève, mais aussi pour échanger idées et expériences.
</p><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5896</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2019 14:40:00 +0100</pubDate><title>Augmenter les franchises ? Surtout pas maintenant !	</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/augmenter-les-franchises-surtout-pas-maintenant</link><description>Après le jugement récent du Tribunal fédéral, le Conseil des États doit revoir sa copie.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans un <a href="https://www.bger.ch/files/live/sites/bger/files/pdf/fr/8C_228_2018_yyyy_mm_dd_T_f_08_41_38.pdf" class="external-link-new-window">arrêt du 22 janvier sur les réductions de primes-maladie</a>, le Tribunal fédéral a de nouveau démontré que le financement du système de santé suisse n'est plus viable tel qu'il est aujourd'hui : dans 25 cantons sur 26, les réductions de primes ne respectent pas les prescriptions fédérales. Depuis des années et dans tout le pays, des assuré-e-s paient des primes nettes trop élevées, en particulier les familles à revenus bas et moyens. Et chaque année, on en rajoute. Les cantons doivent maintenant changer de cap et relever les réductions de primes au moins à un niveau conforme à la loi. De nombreux cantons ont d'ores et déjà annoncé qu'ils étaient en train de le faire (Valais, Neuchâtel, Saint-Gall, Lucerne). D'autres suivront bientôt, sinon de nouvelles plaintes devront être déposées.
</p><p>Mais il y a autre chose d'essentiel à retenir de ce jugement : la charge globale qui pèse sur les assuré-e-s à revenus bas ou moyens a pris des proportions intolérables. On le voit bien si l'on se rappelle qu'en l'an 2000, les primes versées représentaient encore 8 % du budget des ménages, alors qu'elles atteignent aujourd'hui presque le double, soit 14 %. Et ce n'est pas tout : la participation aux coûts (franchise, quote-part, taxe hospitalière et de soins, certains médicaments etc.) a pour sa part plus que doublé depuis l'introduction de la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal).
</p><h3>Donner d'un côté, reprendre de l'autre</h3><p>La pression pour agir sur les primes est forte : il y a non seulement ce jugement du Tribunal fédéral, mais il y aura aussi le dépôt de l'initiative « d'allègement des primes » qui vient d'être lancée par le PS et l'USS. Ayant probablement conscience de cela, la majorité de droite au Parlement oriente désormais ses ambitions sur une hausse de la participation aux coûts. Elle veut ainsi introduire une taxe de soins d'urgence et une taxe de consultation par la même occasion, rien de moins. Surtout, elle veut augmenter fortement les franchises : la commission compétente du Conseil des États a suivi le National en acceptant le projet d'adaptation automatique des franchises à l'évolution des coûts (cf le <a href="https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/sante/article/details/des-franchises-plus-elevees-ne-sont-pas-supportables/" class="external-link-new-window">commentaire de l'USS</a> à ce sujet.
</p><p>Le message n'est que trop limpide : ce que l'on mettra dans la poche des assuré-e-s d'un côté (avec, peut-être, des réductions de primes plus substantielles) sera aussi vite soutiré de l'autre côté (hausse de la participation aux coûts). La majorité de droite au parlement prend apparemment les assuré-e-s pour des idiot-e-s !
</p><p>Rien n'est encore décidé : le Conseil des États peut encore tirer le frein à main lors de la session de printemps. Toute autre décision serait complètement incompréhensible, surtout après l'arrêt du Tribunal fédéral sur les réductions de primes. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5891</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2019 15:22:00 +0100</pubDate><title>Logements abordables : l’initiative est prise en otage</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/logements-abordables-l-initiative-est-prise-en-otage</link><description>L’initiative de l’ASLOCA est liée à la réalimentation du fonds de roulement</description><content:encoded><![CDATA[<p>En principe, on ne devrait pas s'en prendre à celles et ceux qui sont partis. Mais il est difficile de dire que Johann Schneider-Ammann a fait bouger quoi que ce soit en termes de politique du logement pendant son mandat de plus de huit ans au Conseil fédéral. Sa seule action a été celle de s'efforcer de rétrograder l'office fédéral compétent sur ce sujet. Autrement, il a toujours minimisé le sujet et a fermé les yeux bien fort. Et pourtant, pendant toute la durée de son mandat, l'offre de logements abordables a fondu comme neige au soleil dans presque toute la Suisse. Aujourd'hui encore, le marché est équilibré uniquement dans le segment des loyers élevés et dans les régions périphériques sans une bonne desserte en transports publics.</p><p>L'initiative de l'Association suisse des locataires (ASLOCA) et des Coopératives d'habitation Suisse veut soutenir la construction de logements d'utilité publique, dont la part stagne actuellement à moins de 5 % du marché global du logement. Dans les grandes villes de Suisse alémanique, cette part est beaucoup plus élevée et les bailleurs de logements d'utilité publique y sont les garants de la mixité sociale. Mais la demande est si forte qu'obtenir un tel logement, c'est presque comme gagner le gros lot à la loterie. Et il arrive effectivement que les logements soient attribués par tirage au sort. La pression ne va pas baisser et les terrains abordables se font de plus en plus rares. Sauf si l'initiative est acceptée : elle prévoit en effet un droit de préemption pour la construction de logements d'utilité publique, y compris pour les terrains appartenant aux entreprises proches de la Confédération.</p><p>Avec le soutien de l'ensemble du Conseil fédéral, notre ancien ministre du logement a déniché un stratagème finaud pour donner le coup de grâce à l'initiative : lui présenter un contre-projet indirect prévoyant la réalimentation du fonds de roulement. Ce fonds est géré par les deux organisations faîtières de la construction de logements d'utilité publique. Son crédit-cadre actuel est épuisé. Il doit être réalimenté par un nouveau crédit-cadre de 250 millions de francs, mais seulement si l'initiative est retirée ou rejetée. L'ASLOCA et les bailleurs de logements d'utilité publique se retrouvent dos au mur.</p><p>Le Conseil national a soutenu (est-ce surprenant ?) ce procédé lors de la session d'hiver, mais il a refusé une augmentation du fonds. La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a suivi le National et la chambre des cantons tranchera lors de la session de printemps. Le Conseil des États pourrait mettre fin à ce chantage en séparant la réalimentation du fonds du sort de l'initiative. Et il pourrait ainsi prouver qu'il veille toujours à ce que la culture politique étatique et démocratique soit respectée.</p><p>Les syndicats soutiennent l'initiative et approuvent aussi une dotation plus élevée du fond de roulement, à 375 millions de francs. La Confédération et les cantons doivent unir leurs efforts pour améliorer l'offre aujourd'hui insuffisante des logements abordables. Les jeunes petits salarié-e-s, les familles et les retraité-e-s ont besoin de ces logements abordables.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/8/csm_patrik_tschudin-flickr-CC_BY_2.0_baustelle_basel_erlenmatt_wohnungsbau_2_61dec98428.webp" length="642014" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5893</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2019 12:25:51 +0100</pubDate><title>Semaine de 70 heures, burnout, travail gratuit: non, non et non!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/semaine-de-70-heures-burnout-travail-gratuit-non-non-et-non</link><description>Session parlementaire de printemps : le Conseil des États doit stopper les attaques contre la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 mars, le Conseil des États aura la possibilité de mettre le holà aux attaques ignobles qui visent la loi sur le travail. Les représentant-e-s des cantons devraient écouter les critiques accablantes émises à ce sujet par les milieux qui sont en première ligne sur ces questions : inspectorats cantonaux du travail, médecins du travail, Églises et syndicats, entre autres.
</p><p>Depuis les dernières élections fédérales, la droite du pays s'attaque frontalement aux travailleurs et travailleuses, à leur santé comme à leur porte-monnaie et à leur vie sociale. Deux initiatives parlementaires (Keller-Sutter et Graber) veulent supprimer des pans importants de la loi sur le travail pour plus de 30 % des salarié-e-s " exerçant une fonction dirigeante " ou considérés comme des " spécialistes " (paragraphes dits " élastique ") : il s'agit des règles en vigueur contre le travail gratuit et pour la protection contre l'épuisement professionnel. La réglementation "anti-burnout" du temps de travail dispparaîtrait pour ces personnes, sans compensation et bien sûr&nbsp;contre leur gré.
</p><p>La définition de leur temps de travail disparaîtrait ainsi de la loi et cela, contre leur gré bien sûr. Aucune durée hebdomadaire maximale du travail ne s'appliquerait plus : la semaine de 70 heures et plus deviendrait la norme. Enfin, le travail de nuit et du dimanche deviendrait " normal " pour les professions de bureau et bien d'autres encore : de la comptable au laborantin, en passant par la physiothérapeute. L'objectif de ces attaques ? Travailler pour moins cher aux détriment de la santé des salarié-e-s.
</p><p>Les résultats de la procédure de consultation sur ces questions viennent d'être publiés par la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) : ils sont accablants ! Le communiqué lénifiant et enjolivant de la Commission n'y change rien : tous les milieux directement concernés comme la Société suisse de médecine du travail, les inspectorats cantonaux du travail, l'Alliance pour le Dimanche avec les Églises nationales ainsi que nombre de gouvernements cantonaux ne veulent pas des réformes demandées par les deux initiatives parlementaires précitées. Ce qui n'empêche par la CER-E de louvoyer. Une partie des modifications a ainsi été mise momentanément entre parenthèses, l'autre allant au Conseil fédéral.
</p><p>Il serait pourtant grand temps de saisir l'opportunité de stopper une fois pour toutes cet exercice de démantèlement radical de la loi sur le travail ! Au Conseil des États d'en décider. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5866</guid><pubDate>Thu, 28 Feb 2019 13:00:00 +0100</pubDate><title>L’Europe a besoin d’un Parlement plus social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-europe-a-besoin-d-un-parlement-plus-social</link><description>Pourquoi les élections européennes sont importantes aussi en Suisse et comment voter si l&#039;on est citoyenne ou citoyen européen</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les citoyen-ne-s de l'Union européenne (UE) éliront leurs député-e-s au Parlement européen entre le 23 et le 26 mai. Cette échéance a aussi son importance dans un pays non membre de l'UE comme la Suisse, car les citoyen-ne-s de l'UE qui vivent dans notre pays ont la possibilité de participer à ces élections ! Voici comment ils doivent s'y prendre.</p><h3>Pourquoi ces élections sont-elles importantes ?</h3><p>Le Parlement européen joue un rôle déterminant pour la législation de l'UE. Dans les faits, toutes les prescriptions importantes de l'UE doivent être acceptées par cette chambre. Si le Parlement rejette un projet, celui-ci n'entre pas en vigueur. Les député-e-s européens décident aussi des finances et de la composition du gouvernement de l'UE, c'est-à-dire de la Commission européenne. Quelle direction l'UE va-t-elle prendre ces cinq prochaines années ? La réponse à cette question sera tranchée dans les urnes, avec les élections au Parlement européen.</p><h3>En quoi la Suisse est-elle concernée ?</h3><p>En raison des divers accords bilatéraux qu'elle a conclus avec l'UE, la Suisse est obligée, dans certains domaines, de reprendre le droit européen. C'est pourquoi il est très important de savoir qui fera les lois de l'UE ces cinq prochaines années et ce, non seulement pour tous les citoyen-ne-s européens, mais aussi pour les Suissesses et les Suisses.</p><h3>Une évolution inquiétante</h3><p>L'évolution politique actuelle donne malheureusement matière à inquiétude. Partout dans l'UE, les mouvements radicaux montent en puissance. Pour eux, les acquis sociaux comme la sécurité sociale et les droits des travailleurs et travailleuses représentent une menace. Ces mouvements attisent en outre les peurs face aux migrant-e-s et plaident pour une politique nationaliste et égoïste. Ils considèrent par exemple que l'égalité des sexes remet en cause les " valeurs traditionnelles ". Pour ces raisons, il est important d'élire des personnes qui s'engagent vraiment pour les droits des minorités et des plus faibles, des personnes qui luttent pour les droits des travailleurs et des travailleuses ainsi que pour une Europe sociale.</p><h3>Aller voter pour une Europe plus sociale</h3><p>Les élections européennes auront lieu du 23 au 26 mai, chaque État déterminant le jour précis du scrutin sur son sol. Les citoyen-ne-s de l'UE domiciliés en Suisse ont aussi la possibilité de donner leur voix à une Europe plus sociale. Mais pour cela, ils et elles doivent s'assurer d'être inscrits sur une liste électorale. Chaque pays a sa propre procédure.</p><h3>Plus d'informations sur:</h3><p><a href="https://www.elections-europeennes-2019.eu/" class="external-link-new-window">www.elections-europeennes-2019.eu</a></p><p>En choisissant la langue de votre pays d'origine sur cette page, vous trouverez les renseignements pertinents.</p>]]></content:encoded><category>International</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/a/csm_EUParl_wikimedia_Diliff-ccbysa_67efbcb029.webp" length="433340" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5874</guid><pubDate>Thu, 28 Feb 2019 09:20:00 +0100</pubDate><title>Révision de l’AI : développer et non démanteler</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-l-ai-developper-et-non-demanteler</link><description>La révision de l&#039;assurance-invalidité ne doit pas se transformer en un nouvel exercice d’économies.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral n'a pas tout à fait tort en décrivant la révision en cours de l'assurance invalidité (AI) comme un " développement de l'AI ", plutôt que de l'appeler simplement " 7e révision ", dans la lignée des révisions précédentes qui étaient surtout des exercices d'économies. Ce projet apporte effectivement des éléments qualitatifs importants en mettant l'accent sur la réinsertion, le conseil et l'accompagnement ainsi que sur la coordination. Mais le premier tour de délibérations au sein de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national a révélé que la route est encore longue avant que ces points ne soient davantage renforcés et surtout que l'on rejette au Parlement une nouvelle série de mesures d'économies faites sur le dos des assuré-e-s.
</p><h3>Les mesures d'économie évitées et celles qui pendent au nez</h3><p>En commission, certaines attaques aberrantes de la droite ont été pour l'instant rejetées (ex. : " Pas de rente AI avant l'âge de 30 ans ! "). Mais la commission a aussi décidé d'une série de nouvelles mesures d'économie. Ainsi, la majorité de la commission veut supprimer le versement, pendant une formation professionnelle, des indemnités journalières lors de pertes de gains liées à une invalidité. Par ailleurs, les rentes pour enfants seraient réduites de 25 %. Mais il y a plus grave encore : la décision de principe d'introduire un système de rentes linéaire, décision que le Conseil fédéral a lui aussi déjà prise.
</p><p>Mis à part le fait que le système proposé ne serait absolument pas linéaire et qu'il créerait de fausses incitations, il entraînerait aussi des diminutions de rentes douloureuses, précisément pour les personnes qui ont les moins bonnes perspectives de trouver un emploi à temps partiel (taux d'invalidité de 60 % à 69 %). Ce nouveau système, combiné avec la diminution des rentes pour enfants, signifierait pour de nombreuses familles des pertes de revenus conséquentes (dans le pire des cas : suppression d'un quart des prestations). Cette situation entraînerait inévitablement un transfert des coûts vers les prestations complémentaires, comme on a pu souvent l'observer par le passé. Le Conseil national doit donc renoncer à ces deux mesures, et ce, même s'il tient compte uniquement des coûts. Heureusement, le seuil de 80 % de degré d'invalidité pour l'obtention d'une rente complète, exigée avec acharnement par l'Union patronale, a été définitivement balayée.
</p><h3>Une réinsertion contraignante</h3><p>Depuis 2017, l'AI enregistre des excédents et pourra vraisemblablement rembourser sa dette résiduelle auprès du Fonds AVS d'ici 2030, malgré une croissance démographique constante. Cette évolution financière n'est pas tellement due à une politique de réinsertion réussie dans le passé. Elle doit plutôt être reliée aux coupes induites par les révisions 4, 5 et 6 de l'AI. On a de plus en plus restreint l'accès à l'AI et les prestations des ayants droit ont été réduites à plusieurs reprises (notamment à la charge des prestations complémentaires). La pression sur une politique de réinsertion réussie est aujourd'hui très forte à cause justement des révisions du passé. Tout comme le besoin accru d'emplois pour des personnes avec une rente partielle. Aujourd'hui, les personnes avec une invalidité rencontrent toujours de grandes difficultés à reprendre leur emploi, ou même à entrer sur le marché du travail. Les promesses faites jadis par les employeurs peinent malheureusement à se concrétiser. L'USS soutient dès lors les conventions de collaboration entre partenaires sociaux, prévues dans le cadre de la présente révision de l'AI. Ces conventions visent l'insertion et la réinsertion dans le marché du travail primaire. Mais elles ne suffisent pas : il faut des dispositions légales contraignantes pour pouvoir enfin réaliser des progrès tangibles et durables. C'est pourquoi une minorité au sein de la commission exige que les entreprises de plus de 250 salarié-e-s soient obligées de compter dans leurs effectifs au moins 1 % de personnes touchées ou menacées par une invalidité. Ce taux d'un pour cent est vraiment un minimum. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5939</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 12:49:00 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur la surveil-lance des assurances, LSA</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-la-surveil-lance-des-assurances-lsa</link><description>Réponse de l&#039;USS à la procédure de consultation.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5941</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Politique agricole à partir de 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/politique-agricole-a-partir-de-2022</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5943</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 12:00:00 +0100</pubDate><title>Iv.pa. 16.411 «Surveillance de l’assurance-maladie. Garantir la protection de la personnalité» </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/iv-pa-16-411-surveillance-de-l-assurance-maladie-garantir-la-protection-de-la-personnalite</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5886</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2019 10:50:05 +0100</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion (OFDG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-l-ordonnance-sur-le-fonds-de-desaffectation-et-sur-le-fonds-de-gestion-ofdg</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5878</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2019 17:45:00 +0100</pubDate><title>Salaire minimum : aucune conséquence négative à Neuchâtel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaire-minimum-aucune-consequence-negative-a-neuchatel</link><description>Le salaire minimum a démontré deux effets principaux : une hausse des plus basses rémunérations et la transformation de &quot;mini-jobs&quot; précaires en emplois réguliers.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Frayeur et alarmisme ont beaucoup agité les milieux économiques neuchâtelois avant l'introduction du salaire minimum cantonal plébiscité par le peuple en 2011. Les opposants sont allés jusqu'au Tribunal fédéral, mais celui-ci a balayé leur recours. En août 2017, Neuchâtel devint ainsi le premier canton en Suisse à appliquer un salaire minimum de 19,70 francs de l'heure. Du côté du patronat, on propageait abondamment l'idée que le canton allait subir des licenciements et des délocalisations, et que la situation du chômage, déjà tendue, allait s'aggraver.</p><p>Un an et demi après, ces mêmes milieux n'en croient probablement pas leurs yeux : entre août 2017 et décembre 2018, le taux de chômage dans le canton est passé du niveau assez élevé de 5,3 % à 4,1 %. Dans le même laps de temps, le canton voisin de Fribourg (sans salaire minimum) a connu une hausse du taux de chômage, de 2,8 % à 3,1 %. Même dans les autres cantons voisins de Vaud et de Berne, le nombre de personnes au chômage a moins reculé qu'à Neuchâtel (cf. graphique ci-dessus). Pendant cette année et demie depuis l'introduction du salaire minimum, Neuchâtel s'en sort mieux aussi en termes d'évolution de l'emploi que la grande région Espace Mittelland, qui englobe, outre le canton de Neuchâtel, ceux de Berne, Fribourg, Soleure et du Jura.</p><p>Cette évolution n'est pas très surprenante pour les économistes spécialistes du marché du travail, ni pour les lectrices et lecteurs réguliers de cette rubrique. Cette histoire neuchâteloise en rappelle une autre : les milieux économiques allemands avaient eux-aussi crié à la catastrophe avant l'introduction en 2015 du salaire minimum allemand (cf. Wirtschaftslektion, nov. 2017, dans le magazine alémanique VPOD). Quatre ans plus tard, l'Allemagne affiche le taux de sans-emploi le plus bas depuis la réunification du pays. Les études scientifiques ne relèvent aucune conséquence négative, ou seulement des effets infimes, du salaire minimum sur l'emploi.</p><p>Il a au contraire entraîné une hausse des salaires les plus bas et la transformation de " mini-jobs " précaires en emplois réguliers. Les entreprises étaient visiblement en mesure de compenser ces rémunérations plus élevées en réduisant leurs marges, en augmentant les prix ou en améliorant la productivité. L'augmentation du pouvoir d'achat des bas revenus devrait par ailleurs avoir eu des effets positifs supplémentaires sur l'emploi. Ces exemples de Neuchâtel et de l'Allemagne confirment les recherches scientifiques récentes : les salaires minimaux ne conduisent que rarement à des pertes d'emplois. Ils améliorent plutôt et surtout la situation des personnes faiblement rémunérées.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5879</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2019 17:18:00 +0100</pubDate><title>Pour plus de temps, plus d’argent et du respect : Femmes* en grève le 14 juin 2019 !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-plus-de-temps-plus-d-argent-et-du-respect-femmes-en-greve-le-14-juin-2019</link><description>Les préparatifs de la Grève des femmes* du 14 juin 2019 battent leur plein.</description><content:encoded><![CDATA[<p>À moins de quatre mois de la Grève des femmes*, les préparatifs tournent à plein régime : dans toute la Suisse, des collectifs régionaux sont à l'œuvre. Sous le slogan : " Femmes* en grève le 14 juin 2019 : pour plus de temps, plus d'argent et du respect ! ", l'USS et ses fédérations ont récemment adopté une série de revendications qui devront faire avancer sérieusement l'égalité dans le monde du travail.
</p><p>Il y a longtemps que l'idée d'une journée de lutte des femmes était dans l'air. À l'été 2017, le Conseil fédéral soumet au Parlement une révision de la loi sur l'égalité. Enfin ! Cela faisait trois ans déjà que le même Conseil fédéral avait reconnu officiellement qu'il fallait agir sur le plan législatif pour l'égalité salariale. Les organisations féminines et les syndicats ont dû exercer une forte pression pour que la ministre de la justice Simonetta Sommaruga puisse proposer des mesures concrètes en dépit des fortes résistances lors de la consultation. Le projet était plutôt dilué : il ne prévoyait ni l'obligation de contrôle pour toutes les entreprises, ni sanctions. Et il fallait s'attendre à ce que la majorité de droite l'affaiblisse encore, ou le fasse carrément capoter.
</p><p>Toute cette lenteur et ce rétropédalage en matière d'égalité salariale, ainsi que la bataille sur la hausse de l'âge de la retraite pour les femmes n'ont fait qu'attiser la colère de nombreuses femmes. À mesure que la parole grondait de plus en plus fort contre le sexisme au quotidien, les premières voix exigeant une nouvelle Grève des femmes* se firent entendre. Surtout en Suisse romande.
</p><h3>Un mouvement bien vivant</h3><p>Dès le début 2018, les choses se sont enchaînées coup sur coup : des dizaines de milliers de femmes ont manifesté en janvier lors des Marches des femmes à Genève et Zurich pour protester contre le sexisme et exiger l'égalité réelle. Ces femmes ont prouvé qu'en Suisse aussi, le mouvement des femmes est très vivant. En janvier, le Congrès des femmes de l'USS a décidé de transmettre au Congrès de l'USS de décembre 2018 la proposition de soutenir la Grève des femmes* 2019 et d'y prendre une part active.
</p><p>Dès le mois de juin, des militantes romandes ont entrepris la préparation concrète, avec parmi elles de nombreuses syndicalistes, mais aussi des femmes jusque-là non politisées. Et dès l'été, des rencontres ont eu lieu en Suisse alémanique et au Tessin. La grande manifestation pour l'égalité salariale (#ENOUGH ), qui a rassemblé pas moins de 20 000 personnes au centre de Berne en septembre, a été l'occasion pour le mouvement pour la Grève de femmes* d'attirer haut et fort l'attention sur les projets du 14 juin 2019. L'emballement pour la grève des femmes* 2019 s'est emparé de toute la Suisse.
</p><h3>Manifeste des collectifs romands</h3><p>Au début de cette année, les Collectifs romands ont publié un Manifeste en dix-neuf points qu'ils avaient élaboré ensemble. Les nombreuses raisons et revendications de la grève que l'on peut lire dans ce manifeste ne laissent pas de place au doute : il faut des changements fondamentaux pour permettre à l'égalité de s'imposer dans toutes les sphères de notre société.
</p><p>En ce qui concerne le monde du travail, le Comité de l'USS a adopté les objectifs qu'il entend poursuivre dans le cadre de la Grève des femmes*. L'USS a décliné en revendications concrètes les revendications du manifeste des Collectifs romands concernant le monde du travail.
</p><h3>Éliminer le sexisme au travail</h3><p>Sous le terme " plus d'argent ", l'USS revendique la revalorisation financière et sociétale du travail des femmes. Pour y parvenir, il faut des analyses des salaires dans les entreprises avec contrôles et sanctions, des conventions collectives de travail dans les branches où la proportion de femmes est importante, un salaire minimum de 4000 francs, des réglementations dans la loi sur le travail pour le travail rémunéré dans les ménages privés et des rentes AVS décentes, sans relèvement de l'âge de la retraite.
</p><p>Le slogan du dernier Congrès des femmes de l'USS était : " Notre temps vaut plus que ça ! ". L'USS reprend cette revendication et exige plus de temps et d'argent pour le travail de soin et d'assistance. Elle demande aussi la suppression du travail sur appel et de l'obligation d'être constamment joignable, ainsi qu'un pensum à plein temps réduit à 30 heures hebdomadaires. Il faut par ailleurs un droit à une réduction provisoire de son taux d'occupation assorti du droit de retrouver son emploi, un congé de maternité de 24 semaines et au moins 8 semaines de congé de paternité, ainsi qu'un congé parental d'au moins 24 semaines, réparties de façon paritaire. Les femmes et les hommes qui s'occupent de leurs proches doivent avoir droit à des congés suffisants et les pouvoirs publics doivent investir substantiellement dans les soins et l'assistance (" care ").
</p><h3>Violences sexistes : tolérance zéro</h3><p>" Last but not least ", l'USS exige le respect au travail et l'élimination du sexisme. La protection contre le licenciement doit être renforcée en cas de maternité et de soins prodigués à des proches. L'USS exige aussi la tolérance zéro face à la violence sexiste et veut une prévention efficace contre le harcèlement sexuel au travail, ainsi que des dispositions légales adaptées. Le fardeau de la preuve doit être allégé. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5882</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2019 10:00:00 +0100</pubDate><title>La santé doit être abordable pour tout le monde: OUI à l’initiative d’allègement des primes-maladie!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-sante-doit-etre-abordable-pour-tout-le-monde-oui-a-l-initiative-d-allegement-des-primes-maladie</link><description>La santé n’est pas un produit de luxe :
signez l’initiative &quot;d’allègement des primes&quot; !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque mois, une enveloppe avec la facture des primes-maladie se glisse dans la boîte aux lettres. Ou plutôt : elle tombe littéralement comme un gros pavé dans la maison. Car cette facture pèse bientôt le triple de ce qu’elle était il y a 20 ans. Pas seulement pour les personnes qui peuvent sans autres assumer une telle dépense, mais pour tout le monde. La prime d’un avocat d’affaires est exactement la même que celle d’une vendeuse de chaussures ou d’un ouvrier de la construction. Il y a bien des réductions de primes, mais de moins en moins de ménages y ont accès et le montant de la réduction est de plus en plus bas. La plupart des cantons ont gelé, voire baissé, les moyens à disposition pour ces réductions, et ce, afin d’accorder des baisses d’impôts aux super riches.</p><p>Parallèlement, les salaires des travailleurs et travailleuses et les rentes pour les personnes âgées ont beaucoup moins augmenté que les primes-maladie.</p><p>Ça ne peut plus continuer ainsi :<strong> la santé n’est pas un produit de luxe </strong>auquel on peut aussi renoncer de temps en temps. Il s’agit tout simplement d’une condition essentielle pour bien vivre. Il est donc indiscutable que la santé doit redevenir abordable pour tout le monde. C’est exactement le but de l’initiative d’allègement des primes.</p><p>L’initiative demande qu’<strong>aucun ménage en Suisse ne doive dépenser plus de 10 % de son revenu pour les primes</strong> d’assurance-maladie. Ni les familles, ni les parents célibataires ou les personnes seules, ni les retraité-e-s. Aujourd’hui, de nombreux ménages doivent allouer plus de 20 % du revenu pour les primes. Avec cette initiative populaire, ce serait fini : les réductions de primes augmenteraient en conséquence. Les cantons ne pourraient plus couper continuellement dans les montants des réductions ni multiplier les chicanes administratives pour écarter le plus possible les ayants droit.</p><p><strong>L’initiative d’allègement des primes mettra fin aussi à l’évolution déjà en cours vers une médecine à deux vitesses.</strong> Aujourd’hui, beaucoup de personnes à bas ou moyen revenu réfléchissent à deux ou trois fois avant d’aller consulter leur médecin, même si leurs maux de ventre ou de tête sont bien trop forts depuis un moment. Ce n’est pas juste désagréable : ça peut même devenir très risqué et coûteux. L’initiative fera baisser les primes et tout le monde pourra se permettre la prime avec une franchise peu élevée. L’accès pour toutes et tous à des soins médicaux de base serait renforcer.</p><p>Bien sûr, il faut aussi faire des économies dans le domaine de la santé : en agissant sur le prix des médicaments, sur l’offre excédentaire et sur les salaires mirobolants. Mais certainement pas en restreignant sévèrement l’accès aux traitements pour les assuré-e-s par des barrières financières.</p><h3>Engagez-vous pour un système de santé solidaire et abordable :</h3><h3><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kampagnen/Praemien-Entlastung/primes-Ini_cartesignatur_uss-fr.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer">Signez l’initiative d’allègement des primes !</a></h3>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/e/csm_10pourcent-assez_a2156fe521.webp" length="29074" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5880</guid><pubDate>Mon, 25 Feb 2019 16:46:33 +0100</pubDate><title>Critique de la modification de la loi sur les EPF</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/critique-de-la-modification-de-la-loi-sur-les-epf</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p> Pour l'USS, le projet de la loi sur les EPF représente une détérioration dans de nombreux domaines, comme par exemple les conditions d’engagement des professeur-e-s assistant-e-s, l'âge de la retraite, les salaires des doctorant-e-s ou les contrats de durée déterminée.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5871</guid><pubDate>Mon, 25 Feb 2019 10:38:00 +0100</pubDate><title>Réforme des prestations complémentaires : il faut absolument encore apporter des corrections !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reforme-des-prestations-complementaires-il-faut-absolument-encore-apporter-des-corrections</link><description>Les sanctions lors du retrait de capital sont aberrantes et préjudiciables</description><content:encoded><![CDATA[<p>La révision des prestations complémentaires (PC) arrive dans la dernière ligne droite au Parlement. Une chose est d'ores et déjà claire : les chambres n'ont malheureusement pas suivi l'objectif du Conseil fédéral de maintenir le niveau des prestations. Ainsi, les dernières décisions de la Commission sociale du Conseil national visent à réduire les prestations de 697 millions de francs, ce qui ne serait tout simplement pas vivable pour les personnes concernées. Le Conseil des États veut lui aussi faire des économies : 598 millions de francs au total. Cette différence de 100 millions a toute son importance, car elle est attribuable en grande partie à la volonté de la commission (CSSS-N) de sanctionner le retrait de capital. Selon cette exigence, tous les cas de retrait de capital du 2e pilier devraient être punis par une réduction de 10 % des prestations complémentaires annuelles.</p><p>En 2015, plus de la moitié des nouveaux retraité-e-s avaient retiré une partie de leur avoirs vieillesse, selon le Contrôle fédéral des finances (CFF). Dans plus d'un tiers des cas, le montant retiré était inférieur à celui, alors en vigueur, de la fortune librement disponible dans le domaine des PC. Ces chiffres montrent deux choses : premièrement, le retrait de capital est très répandu ; et deuxièmement, les montants retirés ne se prêtent pas du tout à une dilapidation de la fortune. En plus, la révision des PC prévoit de toute manière des règles très strictes en matière d'utilisation de la fortune. Si les bénéficiaires de PC ne se tiennent pas à ces règles, elles et ils pourront également être sanctionnés. Malgré cela, la Commission du National a maintenu sa volonté de sanctionner toutes les formes de retrait de capital par une réduction de 10 % des PC. Ce qui peut représenter une perte de 500 francs (à la maison), mais tout aussi bien de 5000 francs (en EMS). Lors du débat final de la révision, le Conseil national devra enfin remettre les pieds sur terre et supprimer ces mesures injustes.</p><p>Il reste une autre divergence entre les deux chambres fédérales : elle porte sur les montants de la fortune librement disponibles. Ceux-ci représentent une sorte de " bas de laine " qui a toute son importance, en particulier pour les personnes allant en EMS, alors que le financement des soins à domicile laisse encore beaucoup à désirer. Le Conseil national veut réduire cette franchise de 30 %. Cette mesure est irresponsable et conduirait à de nouveaux cas d'aide sociale, ce qui est et reste explicitement interdit par la loi sur les PC.</p><h3>Augmenter les loyers PC maximaux : une mesure nécessaire</h3><p>Au final, même avec les correctifs que le National doit encore y apporter, cette réforme est acceptable uniquement parce qu'elle augmente enfin, et pour la première fois depuis 2001, la limite maximale des montants pour les loyers PC. Ce point est terriblement important pour les bénéficiaires de prestations complémentaires. Mais aux yeux de l'USS, il est indispensable que le Conseil fédéral use à l'avenir de sa compétence pour adapter les loyers maximaux par voie d'ordonnance, exactement comme il le fait pour le minimum vital ou les rentes AVS.</p><p>Il est inacceptable que, dans notre société, les personnes les plus démunies financièrement restent prisonnières du renchérissement alors que les hauts salarié-e-s continuent de voir leurs revenus augmenter grâce à ce même renchérissement.</p><p>On ne le rappelle jamais assez : les bénéficiaires de prestations complémentaires, en grande majorité des femmes, ont dans la plupart des cas versé des cotisations sociales pendant des décennies. La Constitution leur garantit le droit à un minimum social d'existence. Le Conseil national devra lui aussi reconnaître ce droit lors de son dernier débat sur la révision des PC.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/a/csm_Bundeshaus-waehrend-Session_1e7fa2a8e8.webp" length="509274" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5876</guid><pubDate>Mon, 25 Feb 2019 10:32:53 +0100</pubDate><title>Deux semaines de congé de paternité, ça ne suffit pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/deux-semaines-de-conge-de-paternite-ca-ne-suffit-pas</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur l&#039;initiative parlamentaire 18.441 « Contre-projet indirect à l’initiative pour un congé de paternité » 
(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5872</guid><pubDate>Thu, 21 Feb 2019 18:11:38 +0100</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur les armes portant mise en œuvre de la directive (UE) 2017/853 modifiant la directive de l’UE sur les armes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-les-armes-portant-mise-en-oeuvre-de-la-directive-ue-2017-853-modifiant-la-directive-de-l-ue-sur-les-armes</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5869</guid><pubDate>Wed, 20 Feb 2019 19:39:45 +0100</pubDate><title>Assurance-chômage: adaptations visant à réduire les charges administratives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assurance-chomage-adaptations-visant-a-reduire-les-charges-administratives</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5867</guid><pubDate>Wed, 20 Feb 2019 19:24:06 +0100</pubDate><title>Développement de la production d’électricité d’origine hydraulique. Revoir la situation de référence des études d’impact</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/developpement-de-la-production-d-electricite-d-origine-hydraulique-revoir-la-situation-de-reference-des-etudes-d-impact</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ca réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5863</guid><pubDate>Wed, 20 Feb 2019 12:48:54 +0100</pubDate><title>AVS 21 : Le gouvernement doit tirer les bonnes leçons de la consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-21-le-gouvernement-doit-tirer-les-bonnes-lecons-de-la-consultation</link><description>Message sur AVS 21 seulement après la votation populaire sur le projet fiscal contesté

</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral élaborera et présentera son message sur AVS 21 seulement après la votation populaire sur le projet fiscal, concernant également le financement de l'AVS, contesté. De fait, de l'issue du scrutin du 19 mai dépendront le versement chaque année à l'AVS de 2 milliards de francs supplémentaires et la possibilité de stabiliser rapidement cette dernière ; cela, selon le mode de financement le plus social qui soit, soit à travers un léger relèvement des pourcents prélevés sur les salaires et une hausse de la contribution de la Confédération.
</p><p>Le résultat de la consultation fédérale sur le projet AVS 21 montre, ce qui est peu surprenant, que les mesures proposées sont extrêmement contestées. Comme, par exemple, le relèvement de l'âge de la retraite des femmes, fermement rejeté par l'USS, ou le niveau du financement additionnel nécessaire. Dans sa position, le Conseil fédéral passe sous silence un point important : ensemble, les rentes de l'AVS et du 2e pilier permettent toujours moins de remplir le mandat fixé par la Constitution fédérale, c'est-à-dire de " maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur ". En effet, les rentes du 2e pilier des nouveaux retraité-e-s n'ont cessé de baisser ces dernières années. Et elles continuent de le faire. Il faut par conséquent augmenter les rentes AVS. Dans cette période de taux d'intérêt bas, le système de répartition de l'AVS est largement supérieur à celui de la capitalisation du 2e pilier. Et 1 franc de cotisation versé à l'AVS entraîne une rente plus élevée, parce que le rapport cotisation-prestation de l'AVS est, pour la grande majorité de la population, d'une qualité imbattable en comparaison avec celui de toutes les autres formes de prévoyance. C'est cela que l'USS prépare en ce moment une initiative populaire pour une 13e rente AVS.
</p><p>Le Conseil fédéral fera bien de s'attaquer dans son message sur AVS 21 au problème du niveau des rentes et de proposer une solution.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5861</guid><pubDate>Tue, 19 Feb 2019 16:00:00 +0100</pubDate><title>Pour l’UE, l’accord-cadre doit esquinter la protection des salaires en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-l-ue-l-accord-cadre-doit-esquinter-la-protection-des-salaires-en-suisse</link><description>Réaction de l’USS au rapport des ministres de l’UE sur la Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union européenne démonte complètement le discours enjolivant d’Ignazio Cassis sur l’accord-cadre avec l’UE. Les ministres de l’UE sont on ne peut plus clairs : dans leurs <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/02/19/council-conclusions-on-eu-relations-with-the-swiss-confederation/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">« Conclusions du Conseil sur les relations de l’UE avec la Suisse »</a>, ils exigent que la protection des salaires en Suisse soit réduite. Selon eux, la Suisse doit supprimer les mesures d’accompagnement, ou les adapter de façon à ce qu’elles soient conformes « aux principes de l'UE en matière de proportionnalité et de non-discrimination ».
</p><p>C’est donc confirmé : si l’accord-cadre du conseiller fédéral Ignazio Cassis est accepté, la protection des salaires en Suisse serait fortement menacée. L’accord-cadre prévoit en effet la reprise des bases juridiques de l’UE et la soumission des mesures d’accompagnement à la jurisprudence de la Cour de justice de l’UE (CJUE). Avec de telles dispositions, la Suisse se verrait contrainte d’abandonner une partie des mesures d’accompagnement. Mais ce n’est pas tout : les sociétés ou les autorités européennes pourraient désormais aussi attaquer en justice les mesures d’accompagnement et obtenir gain de cause. C’est tout le dispositif helvétique de contrôle et de sanctions qui serait mis en péril.
</p><p>Cette vérité toute crue est en contradiction évidente avec le discours enjolivant et fallacieux du département de M. Cassis et du SECO, qui tentaient de faire passer les risques de démantèlement des mesures d’accompagnement pour « un niveau de protection équivalent ». Les déclarations des ministres de l’UE contredisent également l’analyse de l’Union patronale suisse qui affirme qu’il suffit de « quelques précisions » sur les mesures d’accompagnement pour parvenir à une solution acceptable concernant l’accord-cadre.
</p><p>Les critiques des ministres européens envers les mesures d’accompagnement sont dénuées de tout fondement. L’accès au marché pour les entreprises de l’UE est entièrement garanti. Aucun autre pays en Europe ne compte autant de travailleuses et travailleurs détachés par rapport à sa population résidente. De plus, l’accord de libre-circulation empêche toute discrimination des citoyens de l’UE (« mêmes conditions de vie, d’embauche et de travail que pour les nationaux » ; art. 1d). Mais cette non-discrimination n’est possible que grâce à une bonne protection des salaires.
</p><p>Les syndicats combattront toute tentative de démantèlement des mesures d’accompagnement. En Suisse, on doit verser des salaires suisses. Les mesures d’accompagnement doivent rester la ligne rouge à ne pas franchir lors des négociations de l’accord-cadre.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5859</guid><pubDate>Fri, 15 Feb 2019 14:40:00 +0100</pubDate><title>Protection de la santé des salarié-e-s : halte au démantèlement, tout de suite!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-de-la-sante-des-salarie-e-s-halte-au-demantelement-tout-de-suite</link><description>Loi sur le travail : Commission des États fait fi des nombreuses critiques</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le bilan négatif de la procédure de consultation, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) n'en démord pas : elle maintient envers et contre tout son attaque frontale contre la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. Cette position est incompréhensible et irresponsable. Il serait plutôt temps d'arrêter cet exercice visant à allonger la durée du travail et à réduire la saisie du temps de travail.
</p><p>Pour rappel : les initiatives parlementaires respectives de Karin Keller-Sutter et Konrad Graber sont à l'origine de cette révision de la loi sur le travail. Avec ce projet, la Commission des États veut supprimer la durée maximale du travail hebdomadaire, le maximum journalier de temps supplémentaire et, pour une grande partie des salarié-e-s, l'obligation de saisie du temps de travail. Parallèlement, elle veut émousser l'interdiction du travail du dimanche et introduire ce dernier pour les cadres et pour les spécialistes.
</p><p>D'après les dernières décisions de la CER-E, les travaux portant sur la saisie du temps de travail sont suspendus. Mais ils peuvent reprendre à tout moment. Cette décision n'est rien d'autre qu'une tactique dilatoire et de dissimulation. En maintenant les autres projets de déréglementation, la CER-E montre qu'elle ne prend pas du tout au sérieux les critiques sévères et l'opposition très large exprimées lors de la consultation. C'est inadmissible, car une majorité des cantons, les syndicats et d'autres organisations de salarié-e-s, des associations professionnelles du domaine de la santé ainsi que les Églises se sont prononcés très nettement contre ce projet.
</p><p>Des études le démontrent clairement : de plus en plus de personnes souffrent de stress au travail et de ses conséquences sur leur santé. L'Alliance contre le stress et le travail gratis combattra ce projet avec la plus grande vigueur. Les organisations membres de l'alliance savent que la majorité de la population est de leur côté : en effet, la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5857</guid><pubDate>Thu, 14 Feb 2019 16:52:00 +0100</pubDate><title>L’AVS mérite un financement solide : la Confédération doit prendre  ses responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-merite-un-financement-solide-la-confederation-doit-prendre-ses-responsabilites</link><description>En 2018, le Fonds de compensation AVS Compenswiss a subi des pertes sur ses placements. L’AVS fait donc les frais d’une mauvaise année boursière.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2018, le Fonds de compensation AVS Compenswiss a subi des pertes sur ses placements. L’AVS est donc elle aussi victime d’une mauvaise année boursière. Après la bonne performance de 2017, il s’agit de la pire perte sur les placements depuis la crise financière d’il y a dix ans. Conséquence : une partie des cotisations laborieusement accumulées par les assuré-e-s et les employeurs et employeuses sont perdues, et cela fait mal.
</p><p>Contrairement aux rentes de la prévoyance professionnelle, la santé financière de l’AVS dépend surtout de la masse salariale gagnée en Suisse. Pour les rentes du 2e pilier, la situation est bien plus grave, car elles subissent de plein fouet les effets des taux d’intérêts extrêmement bas. Ainsi, les rentes LPP ont connu une baisse moyenne de près de 9 % depuis 2005. L’AVS, elle, évolue de manière foncièrement stable, même s’il faut s’attendre à une augmentation des besoins financiers au cours de la décennie à venir avec la génération des « Baby Boomers ». Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est sûre : il faut renforcer l’AVS si nous voulons garantir aux futurs retraité-e-s des rentes décentes. L’USS prépare actuellement une initiative pour une 13e rente AVS, car pour toutes les personnes avec des revenus bas et moyens, l’AVS affiche le meilleur rapport prix-prestation de toute la prévoyance vieillesse en Suisse. En effet, les personnes les mieux payées cotisent sur la totalité de leur revenu, mais ne touchent pas plus de rente que celles avec des revenus normaux.
</p><p>Dans un premier temps, la Suisse doit assurer la couverture des besoins financiers qui vont augmenter temporairement dans le 1er pilier. Pour l’USS, il est primordial que cette augmentation se répartisse solidairement sur toutes les tranches d’âge et niveaux de revenus. Une des sources potentielles de financement sera soumise au vote populaire le 19 mai 2019 : dans le cadre de la réforme fiscale et du financement de l’AVS (RFFA), le parlement veut attribuer chaque année deux milliards de francs supplémentaires à l’AVS. Et cela, de la manière la plus sociale qui soit : par une légère hausse des cotisations et une augmentation des ressources de la Confédération. Ce financement de l’AVS est toutefois couplé à la nouvelle mouture, controversée, de la réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III).
</p><p>La Confédération a annoncé récemment de nouveaux excédents considérables : l’USS attend donc d’autant plus qu’elle prenne ses responsabilités afin de soutenir la plus importante réalisation sociale de la Suisse. Enfin, l’USS réitère sa revendication de libérer le Fonds de compensation AVS des taux d’intérêts négatifs de la banque nationale. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5854</guid><pubDate>Tue, 12 Feb 2019 08:54:26 +0100</pubDate><title>Ordonnances sur les services financiers, sur les établissements financiers et sur les organismes de surveillance, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ordonnances-sur-les-services-financiers-sur-les-etablissements-financiers-et-sur-les-organismes-de-surveillance-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5851</guid><pubDate>Fri, 08 Feb 2019 16:17:03 +0100</pubDate><title>Modification loi fédérale sur l’AVS (Utilisation systématique du numéro AVS par les autorités), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-loi-federale-sur-l-avs-utilisation-systematique-du-numero-avs-par-les-autorites-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5842</guid><pubDate>Tue, 05 Feb 2019 16:20:00 +0100</pubDate><title>Un acte de solidarité envers les membres les plus fragiles de la société</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-acte-de-solidarite-envers-les-membres-les-plus-fragiles-de-la-societe</link><description>Le point de vue de Vasco Pedrina et Daniel Lampart sur la deuxième contribution suisse à certains pays de l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le parlement débat en ce moment-même de la deuxième contribution au développement pour certains pays de l'Union européenne (UE)*. En 2006, peu après l'élargissement de l'UE aux pays de l'Est, les citoyennes et les citoyens suisses ont accepté d'investir un milliard de francs sur dix ans afin de réduire les disparités sociales entre l'Europe de l'Est et l'Europe de l'Ouest. La Suisse doit poursuivre cet engagement.</p><p>L'UDC et la gauche radicale s'y opposent. Égoïste, l'UDC s'oppose par principe à toute coopération au développement, à plus forte raison si elle est destinée aux pays de l'UE. La gauche radicale justifie son refus surtout par les développements politiques dans les pays de l'Est. Elle trouve inadmissible que la Suisse apporte un large soutien financier à des gouvernements de plus en plus autoritaires, violant les droits humains et les principes démocratiques, comme c'est le cas en Pologne, en Hongrie et dans d'autres pays.</p><p>Les syndicats sont eux aussi très préoccupés par les développements politiques en Europe centrale et orientale. Mais cette deuxième contribution de la Suisse vise à soutenir la société civile et les couches défavorisées de la population dans ces pays, et non leurs gouvernements douteux. Si la Suisse suivait la logique de la gauche radicale, elle serait contrainte de réduire de trois quarts sa coopération au développement dans le monde, qui parvient en grande partie dans des pays où la démocratie est imparfaite !</p><p>Notre position est claire : grâce aux accords bilatéraux, la Suisse accède au marché intérieur de l'UE et profite des avantages qui en découlent. Elle doit donc poursuivre sa contribution à la réduction des disparités économiques régionales dans l'UE. Les expériences de la première contribution à l'élargissement ont été globalement positives. Selon l'USS, les enseignements tirés de ces expériences doivent servir à mieux cibler la deuxième contribution tant au niveau thématique que géographique. Les projets doivent toujours contribuer à réduire les disparités sociales. Ils visent à renforcer la société civile et les partenaires sociaux, mais en aucun cas l'autoritarisme dans des pays comme la Hongrie, la Pologne, la République tchèque ou la Slovaquie. Les deux nouvelles priorités, la migration et la formation professionnelle, peuvent apporter un soutien efficace dans l'atteinte de ces objectifs. L'USS salue le fait que des États comme la Grèce, particulièrement touchés par la migration, bénéficient d'une aide de 200 millions de francs, soit un sixième du montant total. Mais cette contribution doit être utilisée exclusivement pour la protection et l'intégration des personnes accueillies.</p><p>Le développement économique et social des pays d'Europe centrale et du Sud-Est progresse à des rythmes différents. Des pays comme la Pologne ou la Hongrie toucheront donc nettement moins de la deuxième contribution. Une part beaucoup plus importante est accordée aux pays économiquement moins développés comme la Roumanie et la Bulgarie. Mais même en Pologne ou en Hongrie, de nombreuses personnes vivent encore en dessous du minimum vital et n'ont pas ou peu accès aux services publics. Cela concerne en particulier les minorités (par ex. les Roms en Hongrie), mais aussi les personnes âgées, les personnes handicapées, les migrant-e-s et d'autres groupes socialement défavorisés. Nous saluons donc le fait que dans ces grands pays, la Suisse veuille affecter au moins la moitié des fonds aux régions éloignées et moins développées. Ces montants seront utilisés pour les services de base (par ex. raccordement aux canalisations et approvisionnement en eau potable) et le domaine social (soins aux personnes âgées et handicapées, intégration des minorités dans les jardins d'enfants et les écoles). En Hongrie et en Pologne notamment, la société civile et l'indépendance de la justice sont particulièrement menacées. La Suisse souhaite créer un fonds pour la société civile dans les pays partenaires afin de renforcer le rôle et la responsabilité de cette société civile face à un secteur public qui doit rendre des comptes.</p><p>Dans les pays d'Europe centrale et du Sud-Est, les migrant-e-s sont insuffisamment intégrés à la société et à l'économie. La question des réfugié-e-s est utilisée dans le discours populiste à des fins très discutables. Mais la Suisse n'a pas tort de poursuivre son dialogue avec ces pays sur une politique humaine en matière d'asile et de réfugié-e-s. De plus, des pays comme la Pologne ou la République tchèque ont la possibilité de mieux intégrer socialement et économiquement le grand nombre de travailleurs et travailleuses migrants (venant notamment des régions ukrainiennes en guerre), par des mesures spécifiques d'intégration. Même si la rhétorique actuelle au niveau national est choquante, le besoin de soutien au niveau local est très important (par ex. soutien aux villes polonaises dans la mise en œuvre de leurs politiques d'intégration).</p><p>Une autre question controversée dans ce contexte est de savoir si la Suisse doit lier son engagement pour une deuxième contribution à l'attitude de l'UE quant à l'évolution de l'accord-cadre institutionnel négocié entre la Suisse et l'UE. Si la Suisse, comme l'exigent les syndicats, refuse l'accord-cadre sous sa forme actuelle et insiste pour poursuivre les négociations, il est d'autant plus important d'envoyer des signaux positifs à l'UE. Avec un oui à la deuxième contribution, un non au référendum sur la loi sur les armes en mai et un non à l'initiative dite " de limitation " de l'UDC, l'an prochain ou dans deux ans.</p><p>&nbsp;</p><p>______________________</p><p>* Pour une bonne vue d'ensemble au sujet de la deuxième contribution : <a href="https://dievolkswirtschaft.ch/fr/2018/11/bruggmann-messerli-12-2018fr/" class="external-link-new-window">" Réduire les disparités au sein de l'UE ", par Hugo Bruggmann et Siroco Messerli, dans La vie économique 12/2018</a></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5844</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2019 17:37:36 +0100</pubDate><title>Marchés publics : des conditions de travail équitables doivent être la norme</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/marches-publics-des-conditions-de-travail-equitables-doivent-etre-la-norme</link><description>Les pouvoirs publics jouent un rôle important dans l’économie suisse et le marché du travail.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les pouvoirs publics, soit la Confédération, les cantons et les communes, jouent un rôle important dans l’économie suisse. Près de 8 % du produit intérieur brut, le PIB, proviennent de leurs acquisitions et de leurs mandats. Plus de 300 000 emplois dépendent des marchés publics. La puissance détenue par la Confédération, les cantons et les communes est de ce fait essentielle pour le marché suisse du travail. Elles n’en sont donc que plus importantes, ces règles qui veillent à ce que, lors de marchés publics, les travailleurs et travailleuses soient correctement rémunérés par les producteurs et les fournisseurs de marchandises et de services et leurs conditions de travail décentes. Et il est tout aussi important que les réglementations arrêtées par les partenaires sociaux soient respectées.</p><p>Avec le message sur la révision totale des marchés publics de la Confédération dont va s’occuper le Conseil national, c’est toutefois absolument l’inverse qui nous est proposé. L’Union syndicale suisse (USS) n’est pas d’accord, tout comme Travail.Suisse et les syndicats Unia et Syna.
</p><p>Du point de vue des travailleurs et travailleuses, les principales revendications sont le maintien du principe du lieu d’exécution de la prestation, la limitation des chaînes de sous-traitants, le respect des conventions collectives de travail (CCT) et l’implication des entreprises publiques.
</p><h3>Un « salaire égal pour un travail égal au même endroit »</h3><p>Si la volonté du Conseil des États devait s’imposer, il y aurait plus de sous-enchère salariale en Suisse demain. Ici, les mots-clés sont : principe du lieu d’exécution de la prestation ou principe du lieu de provenance de l’entreprise. Donc, ou bien c’est l’application uniforme du niveau salarial du lieu où la prestation est fournie qui prévaut, ou bien ce sont les différents niveaux de salaire selon les lieux de provenance des soumissionnaires qui servent de référence. Bref, il s’agit de savoir s’il existe une concurrence loyale entre les entreprises, avec les mêmes conditions ou si l’on en arrive à une concurrence dommageable aux employé-e-s entraînant finalement une spirale à la baisse. Pour l’USS et les syndicats, il est clair qu’il faut en rester au principe équitable du lieu d’exécution de la prestation.&nbsp; 
</p><h3>Non aux chaînes de sous-traitance</h3><p>On ne doit pas tout faire soi-même. De nombreuses bonnes expériences ont été faites, précisément dans la construction, avec des entreprises générales. Celles-ci coordonnent les travaux et assument la responsabilité en ce qui concerne le respect des cadres fixés en matière de coûts et de durée, mais ne fournissent pas elles-mêmes l’ensemble des prestations. Elles transmettent par exemple le gros œuvre à une autre entreprise, les travaux de couverture à une deuxième et l’installation sanitaire à une troisième. A priori, rien à redire à une telle réglementation avec des sous-traitants. Mais il est par contre absurde que les pouvoirs publics autorisent une chaîne sans fin de sous-traitants, avec laquelle le carreleur mandate un sous-traitant qui, à son tour, en mandate un autre…
</p><p>On perd alors toute vue d’ensemble quant à l’observation des conditions de travail et salariales. Plus la chaîne de sous-traitants est longue, plus il est probable qu’il y aura des cas de sous-enchère salariale et sociale. Ces derniers temps, on a toujours plus souvent assisté, avec ce genre de structures, à des faillites abusives ou frauduleuses et à des fraudes aux assurances sociales. Pour ces raisons, il faut que le Parlement décide qu’il ne doit y avoir qu’un seul niveau de sous-traitance pour la même prestation, ainsi que la Commission des redevances et de l’économie du Conseil des États aussi l’a prévu. Impossible sinon de limiter les abus et les fraudes.
</p><h3>Les règles des CCT doivent être appliquées et leur application contrôlée </h3><p>En outre, les maîtres d’ouvrage publics doivent faire contrôler la conformité des entreprises soumissionnaires aux CCT. Et sur la base des contrôles qui auront effectivement eu lieu, les organes paritaires d’exécution de la CCT pourront simplement confirmer que les entreprises soumissionnaires et, éventuellement, les sous-traitants ont été contrôlés quant au respect par eux des conditions de travail et salariales et qu’aucune infraction de leur part n’a été constatée. Une formulation à ce sujet a déjà été développée dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés. Elle est donc praticable et garantit à la fois transparence et sécurité.
</p><h3>Les mêmes règles pour les entreprises publiques</h3><p>Qu’un service public soit proposé par une institution publique ou sous la forme juridique d’une entreprise contrôlée par les autorités publiques ne doit pas entraîner de différence de qualité concernant les normes appliquées. Ce n’est qu’en soumettant des entreprises comme Swisscom aux règles en vigueur pour les marchés publics que l’on peut assurer qu’à l’avenir, les mandats ne seront confiés qu’à des entreprises qui respectent les conditions de travail et salariales usuelles dans la région et la branche. 
</p><h3>Synthèse</h3><p>Si les pouvoirs publics doivent procéder à des achats, il faut que des conditions de travail équitables soient la norme. La révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics prévue devra créer la base permettant d’empêcher que l’argent public ne mette en danger les normes sociales, mais au contraire les garantisse. Les syndicats en appellent par conséquent au Conseil national pour qu’il s’engage en faveur de telles réglementations. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5840</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2019 10:50:00 +0100</pubDate><title>Aucun progrès dans l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/aucun-progres-dans-l-egalite-salariale</link><description>Enquête sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les écarts salariaux entre femmes et hommes ont la peau dure. Même si les femmes ont désormais dépassé les hommes en termes de niveau de formation, elles gagnent toujours à peu près un cinquième de moins : c'est scandaleux ! Il est grand temps de prendre des mesures énergiques contre la discrimination des femmes dans le monde professionnel. L'Union syndicale suisse (USS) appelle donc, avec de nombreuses autres organisations et collectifs, à participer à la Grève des femmes* le 14 juin.
</p><p>En 2016, les femmes travaillant dans le secteur privé ont gagné 19,6 % de moins que les hommes, démontre l'Enquête sur la structure des salaires publiée jeudi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). L'écart de rémunération lié au genre stagne à un niveau élevé. Il est inadmissible que les femmes restent surreprésentées dans les professions à bas salaires, et ce, malgré une bonne formation. Elles optent souvent pour des emplois à temps partiel et des activités précaires afin de dégager du temps pour le travail, non rémunéré, d'assistance et de soins aux proches, alors que les hommes poursuivent leur carrière et gravissent les échelons au niveau salarial. L'urgence est à la mise en place de salaires minimums assurant une existence pour toutes les femmes qui se situent dans le domaine des bas revenus. Et pour que ce ne soient plus les femmes qui assument la majeure partie du travail non rémunéré, il faut également réduire la durée du travail d'une manière générale et investir davantage dans le service public.
</p><p> Autre constat alarmant dans l'enquête de l'OFS : la part discriminatoire de l'écart salarial n'a même pas stagné, il a augmenté : en 2016, 42,9 % de cet écart ne pouvait être expliquée par le niveau de formation, de responsabilité ou par l'âge, contre 39,1 % en 2014. Même les jeunes professionnelles doivent s'attendre à un " malus " considérable, juste parce qu'elles sont des femmes : en effet, plus les salariées sont jeunes, plus haute est la part discriminatoire de l'écart salarial.
</p><p>Mais les femmes n'acceptent plus ce " malus ". Le 14 juin, les femmes syndicalistes et beaucoup d'autres femmes* feront la grève pour plus de salaire, plus de temps et du respect. La Suisse doit avancer dans l'égalité et vivre enfin au 21e siècle ! </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5839</guid><pubDate>Mon, 28 Jan 2019 10:59:02 +0100</pubDate><title>L&#039;USS rejette l&#039;ouverture du marché de l&#039;électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/luss-rejette-louverture-du-marche-de-lelectricite</link><description>Réponse à la consultation sur le projet d&#039;ouverture complète du marché de l&#039;électricité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'approvisionnement en électricité fait partie intégrante du service public et joue un rôle capital pour l'économie du pays. Pour l'USS, les priorités dans ce domaine sont la sécurité de l'approvisionnement, une production d'électricité la plus respectueuse possible de l'environnement ainsi que des prix modérés.
</p><p>Dans les pays européens voisins qui ont introduit une libéralisation complète, les tarifs pour les ménages n'ont pas baissé, au contraire : ils ont plutôt augmenté. D'une part, la baisse des prix du produit n'a pas été répercutée sur les petits consommateurs. D'autre part, les frais de réseau et les taxes ont augmenté. Avec un tarif moyen de quelque 22 ct./kWh par ménage, la Suisse se situe depuis des années en milieu de tableau. La clientèle dite « prisonnière » ne paie donc pas les prix les plus élevés.
</p><p>Le futur approvisionnement de base tel qu'il est envisagé, avec un courant 100 % indigène, garantirait aux gros producteurs un marché auprès des petits consommateurs. Il s'agirait d'un mix entre énergie hydraulique et atomique. Contrairement à la situation actuelle, les ménages qui resteraient dans l'approvisionnement de base n'auraient plus de choix.
</p><p>Un approvisionnement de remplacement doit garantir à tous les consommateurs d'électricité, les gros comme les petits, qu'ils soient fournis en tout temps et sans interruption. Cette garantie d'approvisionnement s'applique aussi dans les cas où un (gros) utilisateur a omis de mandater à temps un nouveau fournisseur. La responsabilité de l'approvisionnement revient dans tous les cas au gestionnaire de réseau de la zone de desserte concernée. Cette organisation démontre bien à quel point le terme de « marché » est un non-sens dans l'approvisionnement électrique : l'électricité est un bien qui doit être disponible en tout temps et qui ne peut que partiellement être stocké. Le flux du courant doit être constant. Pour assurer cet équilibre permanent malgré le « marché », il faudra une multitude de réglementations législatives, normes et organes de contrôle.
</p><p>Le marché de l'électricité est un domaine extrêmement réglementé. L'« ouverture » préconisée par le Conseil fédéral ne réduirait pas cette densité réglementaire, elle nécessiterait plutôt davantage de réglementations. L'USS rejette l'ouverture complète du marché de l'électricité.
</p><p>Vous trouvez l'argumentaire complet dans la <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2026/260916_DG_technische_Handelshemmnisse.pdf" class="download">réponse de&nbsp;l'USS&nbsp; à la consultation sur le projet d'ouverture complète du marché de l'électricité</a>.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5834</guid><pubDate>Mon, 21 Jan 2019 09:27:32 +0100</pubDate><title>Dossier 132 : Évolution des effectifs des  syndicats en 2017</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-132-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2017</link><description>Fin 2017 les fédérations membres de l’USS comptaient exactement 353 246 membres</description><content:encoded><![CDATA[<p class="04Lauftext"><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) est la plus grande faîtière syndicale de Suisse. Fin 2017, les fédérations membres de l’USS comptaient au total exactement 353&nbsp;246 membres. En comparaison annuelle, l’USS représente ainsi 4325 personnes en moins, soit une baisse de 1,2&nbsp;% des effectifs. Le nombre de membres a diminué chez les femmes (- 972) comme chez les hommes (- 3353).</span></p><p class="04Lauftext"><span lang="FR">Le nombre des organisations affiliées à l’USS est resté le même qu’en 2016, soit 16. Parmi ces 16 fédérations, trois ont vu leurs effectifs augmenter par rapport à l’année précédente, duex</span><span lang="FR"></span>ont maintenu leurs effectifs et les onze autres syndicats ont perdu des membres.</p><p class="05TitelUnterkapitel"><a name="_Toc532811577"></a><a name="_Toc460921492"></a><a name="_Toc270602320"></a></p><p class="04Lauftext"><span lang="FR"><span lang="FR">Fin 2017, l’USS comptait 104&nbsp;856 femmes. Cela représente une baisse de 972 membres (0,92&nbsp;%) par rapport à l’année précédente.</span> En 2009, les fédérations affiliées à l’USS avaient pour la première fois franchi la barre des 100&nbsp;000&nbsp;femmes. <br></span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5832</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 15:59:55 +0100</pubDate><title>Un peu plus d’AVS et des orientations importantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-peu-plus-d-avs-et-des-orientations-importantes</link><description>Assurances sociales : les nouveautés en 2019</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En ce début d'année, les retraité-e-s AVS touchent enfin un petit peu plus de rente. Mais ce petit supplément ne suffira pas à compenser la hausse constante des coûts de la santé. Il faut donc de toute urgence augmenter les rentes AVS de façon substantielle. Pour ce faire, le financement additionnel sur lequel nous voterons en mai en même temps que la réforme fiscale pourrait constituer une base.</p><p>Pour la première fois depuis quatre ans, les rentes AVS connaissent une hausse. Mais il s'agit d'une hausse minime : dix francs de plus pour la rente minimale, qui passe à 1185 francs, alors que la rente maximale monte de 20 francs pour atteindre 2370 francs. Les prestations complémentaires et l'allocation pour impotent sont elles aussi légèrement revues à la hausse. Du côté des cotisations, le minimum passe à 482 francs (+4 fr.) et la cotisation volontaire AVS/AI à 922 francs (+8 fr.).</p><p>La prévoyance professionnelle obligatoire ne connaît pas de changement majeur cette année. Le taux d'intérêt minimum se maintient pour la quatrième année consécutive à son niveau historiquement bas de 1 %. La Commission LPP a même souhaité l'abaisser à 0,75 %. Même si le Conseil fédéral n'a pas suivi cette recommandation, les avoirs-vieillesse continuent de subir des rendements inférieurs à la moyenne. Conséquence : des pertes significatives sur les futures rentes.</p><h3>Un 2e pilier en difficulté</h3><p>Autres légères hausses en 2019 : dans le 2e pilier, le montant de coordination passe à 24 885 francs et le seuil d'accès à 21 330 francs. Pour la prévoyance individuelle 3a, la déduction maximale sera de 6826 francs. Les cotisations LPP pour les chômeurs, elles, baissent fortement de 1,5 % à 0,25 % en raison d'un taux de couverture élevé et d'un niveau de chômage relativement bas. Enfin, les rentes de survivant-e-s et d'invalidité octroyées depuis 2015 seront augmentées cette année de 1,5 % dans le 2e pilier.</p><p>Les problèmes du 2e pilier sont considérables : depuis plusieurs années, les rentes moyennes des caisses de pension diminuent. En cause : les taux d'intérêts et les taux de conversion en baisse constante, surtout dans le domaine surobligatoire. Et alors que les salarié-e-s cotisent toujours davantage, les assurances, les banques et autres consultants continuent d'encaisser des milliards en frais d'administration et honoraires. Il faut combattre vigoureusement cette tendance : avec cette baisse continue du niveau des rentes, on perd complètement de vue l'objectif constitutionnel selon lequel le 1er et le 2e pilier doivent, ensemble, permettre de " maintenir le niveau de vie de manière appropriée ". Les rentes doivent augmenter et non baisser. C'est pourquoi il est urgent d'élever les rentes AVS.</p><h3>Deux milliards pour l'AVS ?</h3><p>La hausse continuelle des primes-maladie pèse aussi sur le budget des ménages. La prime standard de l'assurance obligatoire des soins augmente cette année de 2,7 % pour un adulte de plus de 25 ans, alors qu'elle baisse de 13,5 % pour les jeunes adultes (&lt; 25 ans). Si l'Office fédéral de la santé publique (OFAS) évoque une hausse de 1,2 % seulement, c'est qu'il présente pour la première fois l'évolution des primes basée sur la prime moyenne prévue, et non plus sur la prime standard (avec franchise de 300.- et libre-choix du médecin). Actuellement, une majorité d'assuré-e-s renoncent déjà au libre-choix du médecin et optent pour une franchise plus élevée. Les primes peuvent ainsi se maintenir à un niveau modéré, mais en cas de maladie, la participation aux coûts s'avère nettement plus salée.</p><p>Un certain nombre de mesures ont été prises ou sont en cours d'élaboration afin de freiner la hausse des coûts de la santé : en décembre 2018, le prix de plusieurs centaines de médicaments et autres produits ont dû baisser. Et dès 2019, certaines prestations jusqu'ici stationnaires ne seront prises en charge que si elles sont fournies en mode ambulatoire (p.ex. opération des varices, des hémorroïdes et des hernies, ou encore arthroscopies du genou).</p><p>Le 19 mai, les citoyennes et citoyens voteront sur la réforme fiscale et le financement de l'AVS (RFFA). Ce projet permettrait d'injecter deux milliards de francs supplémentaires par année dans l'AVS. Le mode de financement serait on ne peut plus social : une légère hausse des cotisations salariales. Ce financement supplémentaire de l'AVS est couplé à la nouvelle mouture, controversée, de la Réforme de l'imposition des entreprises III.</p><h3>Coupes redoutées dans l'AI</h3><p>La révision des prestations complémentaires, elle, se trouve encore en plein processus parlementaire. Les différends retournent au Conseil national et, le cas échéant, en conférence de conciliation. Nous avons réussi à faire passer une augmentation moyenne de 19 % des montants maximaux pour le loyer ainsi que la disposition prévoyant que les personnes plus âgées au chômage puissent laisser leur avoir LPP dans l'institution de prévoyance et plus tard toucher une rente. Malgré cela, les prestations complémentaires sont menacées de nouvelles coupes budgétaires et les conditions d'octroi pourraient se voir restreintes.</p><p>Des coupes sont à craindre aussi dans la révision de l'AI. Pour le Conseil fédéral, cette révision devait être sans effet sur les coûts, mais la Commission du Conseil national a opté pour des mesures d'économie. La réduction de 25 % des rentes pour les enfants des bénéficiaires AI est particulièrement choquante. Et l'introduction du système de rentes linéaire cache des réductions de rentes. Point positif à relever : les mesures pour une meilleure insertion professionnelle des jeunes ayant des problèmes psychiques.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/4/csm_senior-abrechnungen-iStock-milkos_2bc3297f72.webp" length="144268" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5831</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 15:55:03 +0100</pubDate><title>Victimes de l’amiante : 1,4 million pour les survivant-e-s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victimes-de-l-amiante-1-4-million-pour-les-survivant-e-s</link><description>Le Fonds d’indemnisation s’étend à de nouveaux ayants droit</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Fin 2018, la Fondation Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fondation EFA) a autorisé le versement d'1,4 million de francs à 23 survivant-e-s de victimes de l'amiante. La fondation a également élargi le cercle des ayants droit : désormais, les personnes dont le cancer dû à l'amiante (mésothéliome malin) a été reconnu comme maladie professionnelle peuvent toucher des indemnisations.</p><p>Le rôle premier de la Fondation EFA est de dédommager les personnes dont le mésothéliome n'est pas reconnu comme une maladie professionnelle. Il s'agit en particulier de proches qui ont par exemple lavé des vêtements contaminés et n'ont ainsi pas eu un contact professionnel avec l'amiante. Les bricoleurs de loisir aussi entrent dans cette catégorie. Dès maintenant, les personnes ayant eu un contact d'ordre professionnel avec l'amiante peuvent aussi être indemnisés par le Fonds. Les montants seront toutefois inférieurs à ceux versés aux personnes sans assurance LAA.
</p><p>Ces 23 nouveaux cas portent à 56 le nombre total de personnes qui ont perçu des indemnités du Fonds EFA, pour une somme globale de 5,8 millions de francs. Quinze nouvelles requêtes sont à l'étude. Les demandes étant moins nombreuses que prévu, la Fondation EFA a lancé une campagne de communication. Mais avec des demandes en hausse, le Fonds doit pouvoir compter sur toujours plus de ressources financières. La fondation appelle donc " instamment " le monde de l'économie et de l'industrie à faire davantage de dons. Jusqu'à l'échéance prévue en 2025, la fondation aura besoin de 100 millions de francs pour remplir sa mission.
</p><p>Aujourd'hui encore, quelque 120 personnes se voient diagnostiquer un mésothéliome mortel. Le Conseil de la Fondation EFA est composé de représentant-e-s d'associations et d'entreprises qui financent le Fonds, ainsi que de victimes de l'amiante et de syndicats. Le victimes souffrant de mésothéliome et leurs proches peuvent consulter le site à <a href="http://www.stiftung-efa.ch/fr/" class="external-link-new-window">www.stiftung-efa.ch</a> pour des renseignements sur la fondation ou s'adresser directement au Service Center Assistance (041 418 89 79, <a href="#" data-mailto-token="thpsav1nlzbjolGzapmabun4lmh5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">gesuche(at)stiftung-efa.ch</a>). </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5830</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 15:47:52 +0100</pubDate><title>Des franchises plus élevées ne sont pas supportables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-franchises-plus-elevees-ne-sont-pas-supportables</link><description>Adaptation des franchises aux coûts de la santé : une décision incompréhensible de la commission des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil national, la commission compétente du Conseil des États veut à son tour adapter à l'avenir les franchises de l'assurance de base à l'évolution des coûts de la santé. Cette décision est hors de la réalité : elle ne correspond en rien à la situation des assuré-e-s en Suisse et ne tient pas la comparaison avec les autres pays.
</p><p>En effet, nulle part ailleurs en Europe occidentale les assuré-e-s paient autant de leur poche qu'en Suisse pour les soins de santé, sans compter les primes par habitant qui viennent s'additionner à cette charge. La franchise à option n'est pas vraiment un libre choix, ni la visite chez le médecin d'ailleurs. Contrairement à une opinion répandue, la population ne " court pas chez le médecin à chaque bobo ". Selon l'OCDE, les habitant-e-s de notre pays consultent bien moins souvent que tous nos voisins (en Allemagne, on compte en moyenne annuelle dix visites médicales par personne, contre seulement quatre en Suisse).
</p><p>Il est donc complètement aberrant de vouloir, par un nouvel automatisme législatif, augmenter continuellement la participation déjà exorbitante des assuré-e-s aux coûts de la santé. Les retraité-e-s avec des revenus bas et moyens seraient parmi les plus touchés par cette mesure. Ces personnes, qui consacrent déjà plus de 7 % de leur revenu à la participation financière dans la santé, ne pourraient certainement pas se passer de leurs traitements.
</p><p>Il est par ailleurs faux d'affirmer " en vrac " qu'avec une hausse des franchises, les primes augmenteront moins. L'expérience des dernières hausses de franchises ne permet pas une telle conclusion.
</p><p>Il revient désormais au Conseil des États de tenir compte de cet état de faits et de corriger la décision de la commission.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5828</guid><pubDate>Wed, 16 Jan 2019 09:11:59 +0100</pubDate><title>Consultation sur la modification de l’ordonnance sur les fondations de placement (OFP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/consultation-sur-la-modification-de-l-ordonnance-sur-les-fondations-de-placement-ofp</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.
</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/260910_Lohnrunde_27/20260910_Lohn_MK_SEV_DE.pdf" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">» Réponse de l'USS (en allemand)</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5826</guid><pubDate>Tue, 15 Jan 2019 10:00:00 +0100</pubDate><title>Pouvoir d’achat et niveau des rentes : il faut vite s’attaquer au problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pouvoir-d-achat-et-niveau-des-rentes-il-faut-vite-s-attaquer-au-probleme</link><description>Conférence de presse annuelle 2019 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse fait face à un problème de pouvoir d’achat et de niveau des rentes. En dépit de la reprise économique, les salaires réels font du surplace. En même temps, les primes-maladie et les cotisations en hausse au 2e pilier absorbent une part toujours plus importante du salaire, de sorte que le revenu réellement disponible a même baissé. De plus, les personnes qui partent à la retraite touchent toujours moins de rente de leur caisse de pension. Tous ces constats ressortent de diverses études menées par l’Union syndicale suisse (USS) et présentées lors de sa conférence de presse annuelle.</p><p>L’économie suisse a connu une croissance vigoureuse ces deux dernières années. Et pourtant, les salaires réels stagnent. Même l’Allemagne, qui a longtemps pratiqué une « modération salariale » préjudiciable, connaît aujourd’hui une hausse des salaires plus prononcée. En Suisse, les personnes les plus touchées sont les employé-e-s de longue date, avec vingt ans ou plus d’ancienneté dans l’entreprise : depuis 2010, leur rémunération n’a pratiquement pas augmenté. Parallèlement à cette stagnation des salaires, les dépenses pour les caisses-maladie ne cessent d’augmenter et minent le pouvoir d’achat.</p><p>Sans compter que les cotisations au 2e pilier prennent elles aussi l’ascenseur. Depuis la crise financière, le taux de cotisation réglementaire moyen est passé progressivement de 18 % à bientôt 19,5 %. Mais les futurs retraité-e-s ne toucheront pas davantage de rente, bien au contraire. Depuis 2005, les rentes moyennes du 2e pilier ont baissé de 9 %. Et la situation ne fait qu’empirer : la dernière enquête de l’USS auprès de 42 caisses de pension avec 750 000 assuré-e-s montre que le taux de conversion moyen passera de 5,8 % à 5,6 % en 2019, alors qu’il se situait encore à 6,4 % en 2013. Ainsi, les futurs retraité-e-s auront non seulement versé nettement plus que les générations précédentes, mais ils toucheront de surcroît des rentes bien plus basses.</p><p><strong>L’USS exige les mesures suivantes pour s’attaquer au problème de pouvoir d’achat en Suisse :</strong></p><ul><li>Les salaires doivent augmenter substantiellement, en particulier pour les collaborateurs et collaboratrices de longue date, ainsi que pour les femmes. Pour améliorer la situation salariale des femmes, il s’agira de mettre en œuvre rapidement et systématiquement les contrôles des salaires prescrits par la nouvelle loi sur l’égalité.</li><li>Prévoyance vieillesse : l’AVS, avec son excellent rapport coût-prestations, doit être renforcée. L’USS prépare actuellement un texte d’initiative pour une treizième rente AVS.</li><li>Dans le 2e pilier, les bénéfices sur le dos des assuré-e-s doivent être bannis. Pour cela, il faut poser des restrictions de gains pour les assureurs actifs dans le 2e pilier, mettre en place la transparence sur les frais administratifs et introduire des certificats de prévoyance uniformes et compréhensibles. Les composantes de répartition dans la LPP doivent en outre être renforcées afin d’améliorer le rapport coût-prestations. La Banque nationale suisse (BNS) ne doit pas imposer un taux d’intérêt négatif au Fonds de compensation AVS (compenswiss). De plus, les recettes de la BNS issues des taux négatifs devraient être reversées au 2e pilier (répartition via le Fonds de garantie).</li><li>Les réductions de primes-maladie doivent être plus importantes afin de décharger financièrement les ménages à revenus bas ou moyens. L’USS soutient l’initiative populaire qui stipule que personne ne devrait dépenser plus que 10 % du revenu disponible du ménage pour les primes d’assurance-maladie.</li><li>La politique monétaire doit activement contribuer à ce que la valeur du franc reste équitable. Une hausse isolée des taux d’intérêts par la Banque nationale suisse (BNS), telle que certains milieux bancaires l’exigent, s’avèrerait en revanche catastrophique.</li></ul><p>L’USS a en outre procédé à une analyse de la situation dans le domaine de la formation professionnelle. La proportion de personnes avec une formation de base de degré secondaire II reste insuffisante. Il faudra dans ce domaine réduire les inégalités et les obstacles financiers ainsi que développer des mesures de soutien spécifiques pour les personnes concernées.</p><p>Dans le cas de l’accord-cadre avec l’Union européenne, l’USS a clairement souligné que les lignes rouges fixées par le Conseil fédéral en 2013 doivent rester les mêmes. Les mesures d’accompagnement ne doivent en aucun cas être affaiblies. Au contraire : il faut davantage de protection et de contrats collectifs, avec de bons salaires minimaux.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>AVS</category><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5820</guid><pubDate>Mon, 07 Jan 2019 10:21:49 +0100</pubDate><title>Consultation sur la modification de l’OPGA – dispositions d’exécution relatives à l’observation des assurés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/consultation-sur-la-modification-de-l-opga-dispositions-d-execution-relatives-a-l-observation-des-assures</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5818</guid><pubDate>Fri, 14 Dec 2018 11:41:14 +0100</pubDate><title>Pas d’accord-cadre au détriment de nos salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-d-accord-cadre-au-detriment-de-nos-salaires</link><description>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, sur les attaques contre les mesures d&#039;accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">A cause des attaques contre les mesures d’accompagnement, de nombreuses personnes ont pris conscience ces derniers mois de l’importance de la protection salariale en Suisse et de l’importance de repousser ces attaques. Pas seulement en Suisse: Ces derniers mois, l’Union syndicale suisse a reçu beaucoup de lettres des principaux syndicats européens, lui demandant de ne pas céder sur les mesures d’accompagnement. Pour que la protection salariale en Europe progresse et non régresse. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">La plupart des adversaires des mesures d’accompagnement vivent dans notre pays: l’aile économique de l’UDC avec la conseillère nationale Magdalena Martullo-Blocher, le think tank des grandes entreprises „Avenir Suisse“, mais aussi une partie de l’entourage des conseils fédéraux PLR. A l’étranger, la Commission européenne y est particulièrement opposée. Les artisans allemands sont divisés, nombre d’entre eux s’étant accommodés des mesures d’accompagnement suisses. Eux-mêmes veulent davantage de protection salariale pour éviter la concurrence du dumping. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les mesures d’accompagnement ont été introduites dans le cadre des accords bilatéraux I, après le non du peuple à l’EEE. Les accords bilatéraux n’ont une chance en votation populaire que s’ils profitent à l’ensemble de la population. Et avec la garantie qu’en Suisse seront versés des salaires suisses. La Suisse a les salaires les plus élevés en Europe, et nécessite donc la meilleure protection. En Allemagne, les artisans qualifiés gagnent 3‘200 francs, en Pologne seulement 850 francs, alors que le salaire versé en Suisse est d’un peu plus de 5‘849 francs. Sans protection salariale, même nos spécialistes qualifiés sont menacés de finir à l’aide sociale! </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les entreprises européennes ont un très bon accès au marché, malgré la protection salariale. Par rapport à la population résidente, la Suisse est le pays d’Europe qui compte le plus d’entreprises étrangères actives dans la construction, la sécurité ou l’informatique. Elles réalisent chez nous un chiffre d’affaires annuel d’environ 2,5 milliards de francs.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">La publication de l’accord-cadre confirme les pires craintes. Les mesures d’accompagnement sont attaquées dans leur substance. La Suisse doit reprendre le droit européen, faible sur la protection salariale. La Cour de justice européenne et la Commission européenne, qui ont attaqué la protection salariale dans plusieurs pays de l’UE, ont désormais aussi leur mot à dire sur nos mesures d’accompagnement. Elles peuvent nous mettre sous pression pour que nous contrôlions beaucoup moins d’entreprises étrangères. Pire encore: elles peuvent attaquer le cœur des conventions collectives de travail suisses. Une partie des autorités de l’UE s’est toujours opposée à ce que les CCT soient appliquées par des commissions paritaires formées d’employeurs et de syndicats. La CJUE pourrait décider qu’il s’agit d’une discrimination de principe envers les entreprises européennes. Il est également regrettable que les instruments d’annonce préalable, de caution et le test de faux travail indépendant soient supprimés. De plus, la Suisse ne pourrait quasiment plus introduire de nouvelles mesures de protection salariale. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">En Suisse doivent être versés des salaires suisses. Cette promesse doit rester valable. Le présent accord-cadre n’offre aucune garantie. Les syndicats le rejettent et le combattront par référendum si nécessaire. </span></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5816</guid><pubDate>Fri, 14 Dec 2018 10:27:38 +0100</pubDate><title>Avancée importante en direction de l’égalité salariale – d’autres avancées restent nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avancee-importante-en-direction-de-l-egalite-salariale-d-autres-avancees-restent-necessaires</link><description>La révision de la loi sur l’égalité passe les votations finales</description><content:encoded><![CDATA[<p> Lors des votations finales, le parlement a donné un signe en faveur de l'égalité salariale en adoptant la révision de la loi sur l'égalité, grâce notamment à l'engagement tenace des syndicats. L'Union syndicale suisse (USS) salue le fait que la révision législative fixe enfin des mesures contraignantes contre la discrimination salariale permanente, mais considère que les améliorations décidées sont trop modestes. La grève des femmes* du 14 juin 2019 fera pression pour une mise en œuvre sans compromis.
</p><p>Adoptées par le parlement le 14 décembre, les mesures pour combattre la discrimination salariale ont fait l'objet d'une longue lutte. L'USS trouve scandaleux que la majorité bourgeoise ait affaibli par tous les moyens imaginables le projet du Conseil fédéral. Elle a ainsi évité aux employeurs d'être enfin tenus pour pleinement responsables, comme l'exige la Constitution. Des contrôles et des sanctions seraient nécessaires. Et il est erroné de supprimer les nouvelles dispositions 12 ans après les avoir introduites dans la loi. Mais contre une résistance véhémente, les syndicats et les femmes ont obtenu une avancée. Pendant des décennies, ils et elles ont lutté sans relâche pour améliorer l'égalité salariale, la dernière fois lors de la manifestation #Enough18 le 22 septembre. Après plusieurs tentatives infructueuses de combattre la discrimination salariale par des approches volontaires, le Conseil fédéral et le parlement ont décidé maintenant de mesures plus contraignantes grâce à eux et elles.
</p><p>L'USS attend que la loi révisée entre rapidement en vigueur et que son impact soit évalué. En effet, la discrimination salariale de plus de 7% - qui fait perdre en moyenne 303'000 francs à chaque femme active en Suisse au cours de sa vie professionnelle - est une violation permanente de la Constitution. Après la beaucoup trop longue attente de la justice salariale, la loi révisée doit maintenant être mise en œuvre à la lettre. Lors de la grève nationale du 14 juin 2019, les femmes* remettront l'accent sur leurs revendications.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale pour l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 7</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5813</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2018 12:39:37 +0100</pubDate><title>La BNS doit mener une politique monétaire active – le franc continue à être fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-mener-une-politique-monetaire-active-le-franc-continue-a-etre-fortement-surevalue</link><description>Commentaire de l’USS sur l’évaluation de la situation par la BNS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières semaines, la Banque nationale suisse a été soumise à des pressions croissantes pour relever les taux d’intérêt. Mais une telle mesure serait fatale, parce que le franc est toujours nette-ment surévalué. Une hausse des taux d’intérêt renforcerait la pression à la hausse déjà existante, avec des conséquences négatives sur les salaires et l’emploi.</p><p>L’USS salue donc le maintien par la BNS de taux d’intérêt à un niveau bas, et sa disponibilité à in-tervenir sur le marché des changes. Mais l’USS attend de la BNS qu’elle prenne des mesures plus fortes contre la surévaluation du franc suisse. L’occasion a notamment été ratée de stabiliser la va-leur de 1,20 franc/euro par diverses mesures (de communication et monétaires). Désormais, l’objectif doit être de ramener le plus rapidement possible le taux de change du franc à un niveau non préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se fixer des objectifs plus clairs et les mettre en œuvre, notamment concernant le taux de change.<br> &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/1/e/csm_Schweizerische-Nationalbank-Gebaeude_Foto-SNB-noncommercial_8cc9062cad.webp" length="117688" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5812</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2018 08:48:00 +0100</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard reprend la présidence de l’USS le 6 mai 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pierre-yves-maillard-reprend-la-presidence-de-l-uss-le-6-mai-2019</link><description>Il entrera en fonction comme président de l’USS, une fois sa succession au gouvernement vaudois réglée. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 1er décembre, les délégué-e-s du Congrès de l’USS ont élu Pierre-Yves Maillard comme nouveau président. Pierre-Yves Maillard étant encore Conseiller d’Etat du canton de Vaud, il entrera en fonction comme président de l’USS le 6 mai 2019, une fois sa succession au gouvernement vaudois réglée. Jusque-là, la vice-présidente Vania Alleva et le vice-président Giorgio Tuti dirigent l’Union syndicale suisse (USS). Les journalistes peuvent poser leurs questions au secrétariat de l’USS.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5810</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2018 19:24:42 +0100</pubDate><title>L’USS combattra systématiquement tout démantèlement de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-combattra-systematiquement-tout-demantelement-de-la-protection-des-salaires</link><description>Accord-cadre Suisse - Union européenne: les pires craintes viennent d&#039;être confirmées</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les éléments de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE) présentés par le Conseil fédéral confirme les pires craintes de l'Union syndicale suisse (USS). Cet accord entraînerait ainsi un démantèlement substantiel des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes et, de ce fait, de la protection suisse des salaires. Il interdira à la Suisse de protéger ses salaires comme elle l'estime nécessaire. Il empêchera toute amélioration des mesures d'accompagnement. Et c'est finalement la Cour de justice de l'Union européenne qui trancherait sur la protection des salaires en Suisse. Or celle-ci a prouvé à une nouvelle reprise il y a quelques semaines, dans un arrêt prononcé contre les dispositions autrichiennes de protection des salaires, qu'elle place les intérêts des employeurs et employeuses, c'est-à-dire l'accès au marché intérieur, au-dessus de ceux des travailleurs et travailleuses.</p><p>La ligne rouge de la protection des salaires fixée par le Conseil fédéral et confirmée plusieurs fois par lui a été ainsi franchie par la délégation de négociation. Pareil accord-cadre n'a politiquement aucune chance. C'est pourquoi l'USS rejette énergiquement un tel accord-cadre et elle le combattra systématiquement, si nécessaire par un référendum. Cette position a été confirmée dans une résolution adoptée à l'unanimité par les délégué(e)s du congrès de l'USS qui s'est tenu la semaine dernière.</p><p>Ces derniers mois, l'ensemble des syndicats importants du continent ont demandé à l'USS de ne pas céder sur les mesures d'accompagnement. La protection des salaires doit être améliorée dans toutes l'Europe. Avec les syndicats affiliés à la Confédération européenne des syndicats, l'USS se bat au niveau européen pour des améliorations substantielles dans ce domaine.</p><p>Renseignements:</p><p>Daniel Lampart, premier secrétaire central de l'USS, 079 205 69 11</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/4/3/csm_CH-EU_stadtratte-iStock_1c80e1aed8.webp" length="64464" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5805</guid><pubDate>Thu, 06 Dec 2018 12:06:55 +0100</pubDate><title>Le monitoring montre qu’il est plus qu’urgent d’agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-monitoring-montre-qu-il-est-plus-qu-urgent-d-agir</link><description>La charge des primes supportée par les assuré(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats du nouveau monitoring de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) <a href="https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/versicherungen/krankenversicherung/krankenversicherung-versicherte-mit-wohnsitz-in-der-schweiz/praemienverbilligung/monitoringpraemienverbilligung.html" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">qui vient d’être rendu public</a> confirment ce que l’Union syndicale suisse (USS)a déjà constaté récemment dans son <a href="/themes/economie/detail/la-reprise-doit-servir-maintenant-a-mieux-repartir-les-revenus">rapport sur la répartition</a> des revenus et de la fortune, à savoir que la charge financière nette représentée par les primes-maladie a énormément augmenté dans tous les cantons ces dix dernières années pour l’ensemble des ménages à bas ou moyen revenu. En moyenne suisse, cette charge est passée de 9&nbsp;% du revenu disponible en 2007 à 14&nbsp;% en 2017, la hausse étant nettement plus marquée pour certains ménages. 
</p><p>Certes, cette évolution relève bien sûr quelque peu aussi de la croissance des coûts dans l’assurance de base. Des mesures de maîtrise des coûts, par exemple pour freiner l’offre excédentaire de soins et pour baisser les prix des médicaments s’imposent donc. Mais cela ne doit pas nous détourner du problème principal qui est celui du financement antisocial de l’assurance-maladie.
</p><p>Le monitoring n’analyse en effet explicitement pas les coûts, respectivement la hausse des primes, mais l’efficacité du système de réduction des primes. Les résultats du monitoring s’expliquent par le fait qu’à cause de programmes d’austérité, les réductions ont très fortement diminué dans presque tous les cantons. Ainsi, 11 cantons ont en tout consacré moins d’argent à la réduction des primes en 2017 qu’il y a dix ans&nbsp;; cela, malgré la hausse massive de celles-ci et la forte croissance démographique. 
</p><p>Cela doit changer. C’est pourquoi l’USS a <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/arbeit/Supermarkt_Einkaufskorb-Regal_tara-clark-unspl.jpg" class="download">décidé à l’unanimité</a>, lors de son dernier congrès, de soutenir l’initiative lancée le même week-end par le Parti socialiste. Cette initiative fixe la norme pour un système de réduction des primes qui soit efficace. Un tel système profitera non seulement aux assuré(e)s à bas ou moyen revenu, il corrigera également l’absurdité économique selon laquelle ces personnes sont contraintes de consacrer une part toujours plus grande de leur revenu au paiement de leurs primes-maladie.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5803</guid><pubDate>Sat, 01 Dec 2018 16:40:51 +0100</pubDate><title>L’USS veut renforcer le pouvoir d’achat – Élection d’un nouveau président</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-veut-renforcer-le-pouvoir-d-achat-election-d-un-nouveau-president</link><description>Bilan du 56e congrès de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Lors de leur 56e Congrès, les délégué-e-s de l’Union syndicale suisse (USS) ont élu samedi 1er décembre le conseiller d’État vaudois Pierre-Yves Maillard au poste de président de l’USS. Le socialiste succède à Paul Rechsteiner, qui a quitté ses fonctions après 20 ans à la présidence. Les délégué-e-s ont honoré leur président sortant d’une longue ovation. Par ailleurs, le congrès de deux jours a traité des thèmes centraux suivants : la lutte pour l’égalité entre femmes et hommes ainsi que plusieurs textes d’orientation et résolutions visant à renforcer le pouvoir d’achat des personnes avec des revenus ou des rentes basses ou moyennes.<br></p><p>En soutenant activement la grève des femmes du 14 juin 2019, les délégué-e-s ont décidé à l’unanimité de faire du thème de l’égalité un point fort de l’actualité syndicale des prochains mois. Le Congrès a par ailleurs décidé, dans une résolution, d’élaborer un important paquet de mesures contre les discriminations, notamment salariales, et de le soumettre lors d’une assemblée de délégué-e-s.<br></p><p>La lutte pour des rentes décentes constitue aussi l’un des éléments essentiels de l’action syndicale. Les délégué-e-s ont chargé les instances de l’USS de préparer le lancement d’une initiative populaire pour une 13e rente AVS. Augmenter les rentes AVS est le seul moyen sensé de compenser les baisses constantes des rentes du 2e pilier pour les futurs retraité-e-s. L’AVS présente en effet le meilleur rapport prix-prestations de la prévoyance vieillesse suisse. Pour plus de trois quarts des assuré-e-s, la rente touchée est supérieure au montant des cotisations qu’ils ont dû verser. Seule une hausse des rentes AVS permet de remplir le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre ensemble de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur.<br></p><p>En outre, le Congrès a décidé de soutenir activement l’initiative populaire en préparation sur la réduction des primes-maladie. Ces dernières, qui ne cessent d’augmenter, absorbent en effet toujours plus le pouvoir d’achat de la population. La coupe est pleine. 
</p><p>Les délégué-e-s de l’USS ont aussi clairement fait savoir qu’ils combattront énergiquement les attaques contre la protection des salaires et des conditions de travail ainsi que les durées du travail. Ils ont adressé un message clair au Conseil fédéral : il n’est pas question de renoncer à la ligne rouge de la protection des salaires dans les négociations sur l’accord-cadre avec l’Union européenne. Si nécessaire, les syndicats combattront le démantèlement de la protection des salaires également au moyen d’un référendum. Ils feront aussi passer devant le peuple la révision prévue de la loi sur le travail si cette attaque contre les durées du travail passe le cap des délibérations parlementaires.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5801</guid><pubDate>Sat, 01 Dec 2018 13:11:58 +0100</pubDate><title>Pierre-Yves Maillard est le nouveau président de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pierre-yves-maillard-est-le-nouveau-president-de-luss</link><description>Elu au premier tour avec 115 voix</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision est tombée&nbsp;: à la majorité absolue, les délégué-e-s du 56e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) ont choisi au premier tour Pierre-Yves Maillard (50 ans) pour nouveau président. Ces quatre prochaines années, il dirigera la plus grande organisation de travailleurs et travailleuses de Suisse. Pierre-Yves Maillard succède à Paul Rechsteiner dont le départ, après 20 années à la présidence de l’USS, a été solennellement fêté. 212 délégué-e-s ont participé à cette élection, 82 ont donné leur voix à Barbara Gysi et 115 à Pierre-Yves Maillard, avec 15 abstentions.
</p><p><span lang="FR">Dans son discours de candidature, Pierre-Yves Maillard a plaidé pour un mouvement syndical fort. Ce dernier se caractérise par sa diversité, mais aussi par son unité. Il a en outre rappelé que le Conseil fédéral devait respecter sa parole en ce qui concerne les mesures d’accompagnement «&nbsp;et ne pas jouer la concurrence sur les salaires à l’échelle européenne&nbsp;».</span></p><p><span lang="FR">Depuis 2004, Pierre-Yves Maillard est conseiller d’État socialiste dans le canton de Vaud où il dirige le département de la santé et de l’action social. Il a étudié à l’Université de Lausanne et enseigné au niveau secondaire avant de devenir secrétaire régional du syndicat FTMH (Fédération suisse des travailleurs de la métallurgie et de l'horlogerie). Pierre-Yves Maillard va renoncer à son mandat de conseiller d’État et prendre ses fonctions de président de l‘USS entre mai et juin 2019. D’ici là, Vania Alleva et Giorgio Tuti, vice-présidente et vice-président de l’USS, assureront l’intérim. </span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5799</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2018 19:18:51 +0100</pubDate><title>L’USS combattra toutes les attaques contre la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-combattra-toutes-les-attaques-contre-la-protection-des-salaires</link><description>Action symbolique des délégué-e-s de l&#039;USS et soutien d&#039; Alain Berset.</description><content:encoded><![CDATA[<p> En Suisse, il faut verser des salaires suisses et appliquer des conditions de travail suisses. Tel est le but des mesures d’accompagnement introduites sous la pression des syndicats. Que deux conseillers fédéraux PLR s’attaquent à ces mesures en dépit des décisions du Conseil fédéral est sans précédent. On entend même désormais que le Conseil fédéral serait prêt à céder sur la ligne rouge de la protection des salaires. L’Union syndicale suisse (USS) condamne ces attaques avec la plus grande vigueur. Elle combattra fermement toute tentative de détériorer la protection des salaires en Suisse, au besoin par un référendum. Les mesures de protection des salaires sont la clé des Accords bilatéraux, et non le problème. Les délégué-e-s réunis pour le 56e Congrès de l’USS ont voulu illustrer cette position par une action symbolique : elles et ils se sont rendus à la mi-journée sur le Kornhausbrücke à Berne pour former une ligne rouge que le Conseil fédéral ne doit pas franchir.
</p><p>Dans une résolution, les délégué-e-s de l’USS ont exigé un élargissement de la protection salariale, et non une réduction. Car la protection des salaires a stagné ces dernières années en Suisse. Cela, bien que de nombreux problèmes subsistent, notamment l’augmentation constante des emplois temporaires et menacés de sous-enchère, l’application insuffisante des amendes envers les entreprises fautives ou les difficultés des salarié-e-s plus âgés sur le marché du travail.<br></p><p>Les délégué-e-s ont par ailleurs réaffirmé que l’engagement en faveur des mesures d’accompagnement constitue aussi un combat pour une Europe sociale, combat mené par le mouvement syndical européen. Car la sous-enchère salariale est un problème dans toute l’Europe. Un problème qui ne peut être résolu que si l’on applique le principe suivant : dans chaque pays, on doit verser les salaires du pays. L’USS peut compter sur le soutien du président de la Confédération Alain Berset. Dans son allocution devant le Congrès vendredi, il a confirmé : « En Suisse, on doit verser des salaires suisses ».<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5797</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2018 13:51:00 +0100</pubDate><title>Une 13e rente AVS s’impose : projet d’initiative de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-13e-rente-avs-s-impose-projet-d-initiative-de-l-uss</link><description>Les délégué-e-s réunis au du 56e Congrès ont donné le mandat aux instances de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS.</description><content:encoded><![CDATA[<p> La prévoyance vieillesse est en difficulté : les rentes baissent alors que les cotisations augmentent. Les personnes qui partent maintenant ou bientôt à la retraite toucheront une rente inférieure à celles de la génération précédente. Augmenter les rentes AVS est la solution la meilleure et la plus sensée financièrement pour assurer un niveau de décent des rentes. C’est particulièrement important pour les femmes, qui sont souvent défavorisées en matière de retraite. C’est pourquoi les délégué-e-s réunis au du 56e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS) ont donné le mandat aux instances de l’USS de préparer une initiative populaire pour une 13e rente AVS.
</p><p>Les rentes du 2e pilier diminuent d’année en année. Pourtant, la Suisse est de plus en plus riche et les gens qui exercent une activité professionnelle versent des sommes plus importantes chaque année dans leur caisse de pension. En cause : des taux d’intérêts bas et les bénéfices que les banques et les compagnies d’assurance tirent du 2e pilier.
</p><p>Les rentes AVS, elles, augmentent, car elles sont adaptées au renchérissement et partiellement à l’évolution des salaires, ce qui est positif. Mais elles sont toujours à la traîne par rapport aux salaires. En outre, les primes maladie absorbent une part toujours plus importante des rentes. De plus en plus de rentières et rentiers AVS dépendent dès lors des prestations complémentaires. 
</p><p>En raison de la baisse des rentes du 2e pilier, couplée avec l’augmentation du coût de la vie, la Suisse s’éloigne de plus en plus de l’objectif constitutionnel qui stipule que la caisse de pension et l’AVS ensemble doivent permettre de « maintenir de manière appropriée [le] niveau de vie antérieur ».
</p><p>Dans la situation actuelle, seul un renforcement de l’AVS peut assurer un niveau décent des rentes pour les retraité-e-s. Nous voulons donc une 13e rente AVS, au même titre que le 13e salaire dont bénéficie la majorité des salarié-e-s. Cela a un coût. Mais pour les revenus faibles et moyens, l’AVS demeure la prévoyance vieillesse présentant le meilleur rapport prix-prestation, grâce aussi à son caractère éminemment social. Elle permet à 92 % des salarié-e-s de toucher plus de rente que ce qu’ils ou elles ont cotisé.
</p><p>Un renforcement de l’AVS est tout particulièrement avantageux pour les femmes, car elles n’ont souvent qu’une petite rente LPP, voire aucune. Mais aussi parce que le travail non rémunéré d’éducation et de soins, contrairement au 2e pilier, contribue à faire augmenter les rentes AVS. Au premier jour du Congrès, les délégué-e-s de l’USS ont donné au Comité le mandat d’élaborer dans le détail un texte d’initiative populaire pour une 13e rente AVS, qui sera soumis à l'assemblée des délégué-e-s. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5795</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2018 10:15:00 +0100</pubDate><title>Le peuple dira non au travail gratis et à l’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-dira-non-au-travail-gratis-et-a-l-epuisement-professionnel</link><description>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit faire face aujourd’hui à une violente attaque contre la protection qu’elle garantit aux travailleurs et travailleuses : les règles sur les durées maximales de travail et la saisie de sa durée pourraient changer pour jusqu’à 1,4 million de salarié-e-s. La porte serait ainsi grande ouverte au travail gratis et à l’épuisement professionnel (« burnout »). Si le Parlement approuve ce démantèlement de la loi sur le travail, un référendum trouverait un large soutien.</p><p>La procédure de consultation sur la révision de la loi sur le travail (LTr) prendra fin mardi prochain. Cette révision veut que les « spécialistes » et les cadres soient désormais exclus des dispositions sur le temps de travail. La protection contre l’épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié-e-s, soit 1,4 million de personnes. Le nombre important de personnes concernées s’explique par le flou qui entoure la description des catégories de salarié-e-s en question. Les « spécialistes qui disposent d’un pouvoir de décision important » et d’une « grande autonomie dans leur travail » ainsi que les cadres ne sont pas des catégories juridiques. L’employeur ou l’employeuse disposera par conséquent d’une grande marge de manœuvre pour définir les profils d’emploi en fonction de ses besoins. S’ajoute à cela un problème d’exécution : sans enregistrement de la durée du travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection légales concernant le repos nocturne, l’interdiction de travailler le dimanche et les pauses sont respectées. Et les travailleurs et travailleuses n’auront plus la possibilité de prouver l’existence d’infractions. 
</p><p>Leur santé serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et de la quantité maximale de temps supplémentaire par jour, ainsi que par la levée de l’interdiction du travail dominical. Toutes ces « flexibilisations », selon les employeurs et employeuses, auraient pour résultat que nombre de salarié-e-s devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 15 heures et la semaine de 73,5 heures deviendraient la norme. Et la vie familiale et sociale de larges pans de la population serait en plus perturbée par la suppression de l’interdiction du travail du dimanche.
</p><h3>Des problèmes de santé avérés</h3><p>Les études effectuées pas la médecine du travail montrent clairement que les longues durées de travail augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques comme l’épuisement professionnel. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que pour la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et la situation des femmes professionnellement actives se dégraderait (p. ex. en cas de travail à temps partiel : hausse de la pression pour travailler davantage, resp. plus grande difficulté pour concilier travail et obligations familiales). L’exemple des professions de la santé montre justement que l’existence d’une charge de travail excessive ne touche pas uniquement les travailleurs et travailleuses, mais aussi d’autres parties de la société, par exemple lorsque la sécurité des patient-e-s diminue. 
</p><p>Avec toutes ces conséquences négatives, il est évident que les organisations signataires rejettent cette révision et qu’elles prendront toutes les mesures nécessaires pour protéger les salarié-e-s. Elles sont convaincues d’avoir la majorité de la population de leur côté, parce que la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures, le travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes.<br><br></p><h3>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h3><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><p><br><br></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5807</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2018 10:15:00 +0100</pubDate><title>Le peuple dira non au travail gratis et à l’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-dira-non-au-travail-gratis-et-a-l-epuisement-professionnel</link><description>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse doit faire face aujourd’hui à une violente attaque contre la protection qu’elle garantit aux travailleurs et travailleuses : les règles sur les durées maximales de travail et la saisie de sa durée pourraient changer pour jusqu’à 1,4 million de salarié-e-s. La porte serait ainsi grande ouverte au travail gratis et à l’épuisement professionnel (« burnout »). Si le Parlement approuve ce démantèlement de la loi sur le travail, un référendum trouverait un large soutien.</p><p>La procédure de consultation sur la révision de la loi sur le travail (LTr) prendra fin mardi prochain. Cette révision veut que les « spécialistes » et les cadres soient désormais exclus des dispositions sur le temps de travail. La protection contre l’épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié-e-s, soit 1,4 million de personnes. Le nombre important de personnes concernées s’explique par le flou qui entoure la description des catégories de salarié-e-s en question. Les « spécialistes qui disposent d’un pouvoir de décision important » et d’une « grande autonomie dans leur travail » ainsi que les cadres ne sont pas des catégories juridiques. L’employeur ou l’employeuse disposera par conséquent d’une grande marge de manœuvre pour définir les profils d’emploi en fonction de ses besoins. S’ajoute à cela un problème d’exécution : sans enregistrement de la durée du travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection légales concernant le repos nocturne, l’interdiction de travailler le dimanche et les pauses sont respectées. Et les travailleurs et travailleuses n’auront plus la possibilité de prouver l’existence d’infractions. 
</p><p>Leur santé serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et de la quantité maximale de temps supplémentaire par jour, ainsi que par la levée de l’interdiction du travail dominical. Toutes ces « flexibilisations », selon les employeurs et employeuses, auraient pour résultat que nombre de salarié-e-s devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 15 heures et la semaine de 73,5 heures deviendraient la norme. Et la vie familiale et sociale de larges pans de la population serait en plus perturbée par la suppression de l’interdiction du travail du dimanche.
</p><h3>Des problèmes de santé avérés</h3><p>Les études effectuées pas la médecine du travail montrent clairement que les longues durées de travail augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques comme l’épuisement professionnel. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que pour la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et la situation des femmes professionnellement actives se dégraderait (p. ex. en cas de travail à temps partiel : hausse de la pression pour travailler davantage, resp. plus grande difficulté pour concilier travail et obligations familiales). L’exemple des professions de la santé montre justement que l’existence d’une charge de travail excessive ne touche pas uniquement les travailleurs et travailleuses, mais aussi d’autres parties de la société, par exemple lorsque la sécurité des patient-e-s diminue. 
</p><p>Avec toutes ces conséquences négatives, il est évident que les organisations signataires rejettent cette révision et qu’elles prendront toutes les mesures nécessaires pour protéger les salarié-e-s. Elles sont convaincues d’avoir la majorité de la population de leur côté, parce que la journée de travail de 15 heures, la semaine de 73,5 heures, le travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé ne trouveront pas de majorité dans les urnes.<br><br></p><h3>ALLIANCE CONTRE LE STRESS ET LE TRAVAIL GRATIS :</h3><ul><li>Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>Société suisse de médecine du travail (SSMT)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>Association suisse des employés de banque (ASEB)</li><li>Fédération Suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS)</li><li>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)&nbsp;&nbsp; &nbsp;</li><li>ainsi que les syndicats Syna, syndicom, Unia et SSP</li></ul><p><br><br></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5793</guid><pubDate>Tue, 27 Nov 2018 10:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 131 : Analyse des finances cantonales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-131-analyse-des-finances-cantonales</link><description>L’USS examine les budgets et plans financiers des cantons </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse connaît actuellement une période de croissance économique. Cette conjoncture favorable se répercute aussi, avec un certain décalage dans le temps, sur la situation financière des cantons. En 2017, 19 cantons sur 26 ont ainsi pu présenter des comptes positifs (calculés en/sur la base de soldes structurels), contre 16 en 2016. Pourtant, de nombreux cantons continuent de mener une politique d’austérité drastique et n’envisagent pas d’en déroger pour les années à venir. Les motifs avancés, tels que «&nbsp;des déficits insoutenables&nbsp;» ou la nécessité de diminuer la dette, ne tiennent plus aujourd’hui. Depuis, 2016, le résultat financier agrégé des cantons est repassé clairement dans le vert, selon les statistiques de l’Administration fédérale des finances (AFF). De plus, le refinancement de la dette ne revêt plus un caractère absolument prioritaire dans une période où les taux d’intérêt se tiennent durablement au plus bas.
</p><p>Aujourd’hui, une autre raison est souvent avancée pour la mise en place de nouvelles mesures d’économies&nbsp;: condamnés au plan international, les privilèges fiscaux accordés aux entreprises dites «&nbsp;à statut spécial&nbsp;» devraient être supprimés, comme le prévoyait d’abord la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), qui a échoué, puis désormais le Projet fiscal 17 / RFFA. De nombreux cantons veulent compenser la perte de ces privilèges pour les entreprises par une baisse générale de l’impôt sur les sociétés. Mais celle-ci dépasserait largement le cercle restreint des entreprises directement touchées et entraînerait des pertes par millions pour les caisses cantonales. C’est dans cette perspective que certains cantons préparent d’ores et déjà de nouveaux trains de mesures d’économies.
</p><p>L’USS a procédé à trois reprises déjà à une analyse des finances cantonales. Ces dossiers périodiques ont permis de faire les constats suivants&nbsp;:</p><ul><li>Les cantons établissent systématiquement des budgets trop pessimistes. Les comptes sont pratiquement chaque fois meilleurs que prévus.</li><li>La dette cantonale est systématiquement surestimée, la fortune qui contrebalance l’endettement est négligée.</li><li>Les déficits ne sont pas assez reliés à l’évolution de la conjoncture et sont considérés comme structurels.</li><li>Les cantons qui ont par le passé fortement baissé leurs impôts se trouvent aujourd’hui face à de grandes difficultés budgétaires&nbsp;; avec quelques rares exceptions, explicables, pour certains petits cantons.</li></ul><p>La situation économique a changé ces dernières années. La Suisse vit une période de croissance depuis quelque temps déjà. Les constats mentionnés ci-dessus sont pourtant toujours d’actualité. Un exemple&nbsp;: pour l’année 2017, 23 cantons sur 26 bouclent sur des comptes meilleurs que ce qui était prévu au budget.
</p><p>Ce dossier donne une vue d’ensemble des principales données financières concernant les cantons, comme le taux de fortune nette ou le solde structurel. Contrairement aux précédents dossiers sur ce sujet, ces paramètres sont cette fois-ci pris en compte pour l’année 2017 et une prévision pour 2018 et 2019 y est incluse. Pour ce faire, l’analyse des années les plus récentes ne se base plus sur les rapports financiers harmonisés de l’AFF, qui sont publiés beaucoup plus tard, mais directement sur les résultats des cantons. Ces chiffres peuvent aujourd’hui beaucoup plus facilement être comparés et s’harmoniser depuis le passage quasi généralisé au modèle comptable harmonisé HCM2.
</p><p>La structure très fédéraliste de la Suisse permet de faire des comparaisons entre cantons non seulement quant à leur taux d’imposition, mais aussi sur le plan de leur situation financière. C’est pourquoi, dans une seconde partie, nous allons comparer entre elles les dépenses par personne (resp. les coûts par cas) dans différents domaines dévolus à l’État, tout en tenant compte du fait que les tâches transversales (cantons-Confédération) jouent un rôle important, le cas échéant, pour la part cantonale du financement. Deux domaines font l’objet d’une attention particulière&nbsp;: d’une part les soins de longue durée, qui vont gagner en importance au cours des décennies pour des raisons démographiques et, d’autre part, l’enseignement qui doit s’attendre ces prochaines années à une augmentation massive du nombre d’élèves à presque tous les degrés scolaires et dans la grande majorité des cantons.
</p><p>La présente analyse des finances cantonales n’est plus organisée par thème, mais par canton. Cette présentation permet d’avoir un aperçu rapide sur l’évolution dans chaque canton.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5791</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2018 12:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 130 : rapport sur la répartition des salaires, des revenus et de la fortune</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-130-rapport-de-repartion-2018</link><description>La reprise doit servir maintenant à mieux répartir les revenus !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la deuxième partie des années 1990, la politique salariale des syndicats a remporté maintes victoires. Grâce aux campagnes pour le salaire minimum et aux progrès réalisés dans les conventions collectives de travail (CCT), les bas salaires ont nettement augmenté, contrairement à ce qui a été le cas dans de nombreux pays d’Europe. Et malgré la crise financière et la surévaluation du franc, les salaires ont globalement progressé. Les syndicats sont parvenus à empêcher les baisses de salaire dont menaçaient les patrons. En revanche, on peut regretter la revalorisation bien plus marquée des salaires élevés et très élevés. En Suisse aussi, l’écart entre les salaires s’est creusé. Aujourd’hui, dans notre pays, environ 14&nbsp;000 personnes empochent un salaire d’un demi-million de francs et plus, contre environ 3&nbsp;000 au milieu des années 1990.</p><p>Par contre, durant les années de crise, les salarié-e-s justifiant d’une longue ancienneté ont bénéficié de hausses salariales beaucoup moins généreuses. Il est d’ailleurs apparu lors d’entretiens avec des commissions du personnel de branche comme l’industrie des machines qu’à l’heure actuelle, dans bien des entreprises, la structure des salaires est complètement perturbée. Au détriment des retraites du deuxième pilier, et surtout pour les personnes de plus de 55 ans. Lorsque les salaires font du surplace, les cotisations stagnent aussi. À cela s’ajoutent les intérêts moindres dont ont bénéficié les avoirs de vieillesse ces dernières années. À l’âge de la retraite, les plus de 55 ans seront donc les plus grands perdants des baisses dramatiques du taux de conversion.</p><p>Ces dernières années, les salaires des femmes se sont légèrement rapprochés de ceux des hommes. Grâce aussi à la pression exercée par les syndicats dans les branches, les entreprises, et auprès de la Confédération, qui les a poussées à prendre des mesures appropriées. Toutefois, avec environ 17&nbsp;%, l’écart de salaire demeure considérable.</p><p>Sur le plan de la politique salariale, la reprise économique de 2016 peut être qualifiée de départ raté. Malgré des bénéfices en hausse et une pénurie croissante de main-d’œuvre, certains patrons ont fait preuve d’entêtement. Des très modestes hausses du salaire nominal concédées, le renchérissement n’a fait qu’une bouchée. Les salaires réels baissent facilement.</p><p>Durant les quinze à vingt années écoulées, la politique suisse en matière d’impôts et de dépenses obligatoires a été conçue en faveur des classes privilégiées alors que les ménages aux revenus bas et moyens étaient taxés beaucoup plus lourdement. Cette politique antisociale a quasiment anéanti les vrais progrès accomplis en termes de salaires.</p><p>Dans presque tous les cantons, les revenus les plus élevés surtout ont bénéficié des baisses d’impôts. Quant aux autres ménages, ils pâtissent toujours davantage des primes de caisse-maladie, qui ont plus que doublé depuis 1997. D’autant plus que les réductions de primes, sensées alléger le fardeau financier que celles-ci représentent, n’ont progressé que d’un tiers environ. Depuis l’an 2000, la charge des primes portée par bon nombre de ménages aux revenus bas et moyens est au moins deux fois plus lourde&nbsp;! Cette évolution a largement faussé la progressivité du système suisse d’imposition et de taxation. En effet, le poids des impôts et des dépenses obligatoires qui pèse sur une personne seule devient toujours plus proportionnel et toujours moins progressif.</p><p>Un tournant dans la politique des salaires, des revenus et des redevances est désormais indispensable. Des hausses salariales sensibles, pour tous, sont nécessaires, des mesures efficaces pour de meilleurs salaires féminins sont nécessaires, ainsi qu’un plus grand nombre de bonnes CCT prévoyant des salaires minimums. Les cantons doivent corriger les baisses d’impôts pour les hauts revenus. La Confédération et les cantons doivent accroître les réductions des primes de caisse-maladie. Afin que personne ne doive sacrifier plus de 10&nbsp;% de ses revenus pour l’assurance-maladie.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5788</guid><pubDate>Sun, 25 Nov 2018 15:31:00 +0100</pubDate><title>Coup de semonce pour tous ceux qui démantèlent les impôts sur les entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/coup-de-semonce-pour-tous-ceux-qui-demantelent-les-impots-sur-les-entreprises</link><description>Votations cantonales : les commentaires de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit fortement du rejet dans les urnes de la loi bernoise sur les impôts. C’est là un coup de semonce pour tous ceux qui, voulant démanteler les impôts, planifient actuellement dans les cantons d’importantes baisses d’impôts sur les entreprises.<br><br>L’USS attend des projets fiscaux des cantons qu’ils suivent l’exemple de la Confédération. Le Par-lement a en effet tiré, dans le cadre du Projet fiscal de cette dernière, la leçon du rejet dans les urnes du projet de troisième réforme de l’imposition des entreprises. De fait, avec le nouveau Projet fiscal fédéral, les actionnaires devront payer plus d’impôt et les salarié(e)s ordinaires seront bé-gagnants parce qu’en particulier, les entreprises et les hauts revenus devront payer des cotisations plus élevées à l’AVS. L’USS aidera aussi ses unions à faire échouer dans d’autres cantons des pro-jets de baisses d’impôt aux dépens de la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5786</guid><pubDate>Sun, 25 Nov 2018 13:59:00 +0100</pubDate><title>Un jour faste pour les droits humains et la démocratie en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-jour-faste-pour-les-droits-humains-et-la-democratie-en-suisse</link><description>Votations fédérales : les commentaires de l’USS 
</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’Union syndicale suisse (USS) est soulagée par le très net rejet de l’initiative soi-disant pour « ‘l’autodétermination ». Son acceptation aurait en effet affaibli les tribunaux suisses et rendu plus difficile l’application des droits humains. Les travailleurs et travailleuses en particulier en auraient souffert. Des droits humains se seraient retrouvés tôt ou tard remis en question. Ce non exprime le clair refus d’une politique de l’isolement nuisible à la protection des salaires et des travailleurs et travailleuses.<br><br>L’USS est déçue d’apprendre que l’article sur la surveillance des assuré(e)s a été accepté. Ainsi, les bénéficiaires de prestations sociales feront désormais l’objet d’une suspicion générale et les assurances privées profiteront de compétences très étendues pour lutter contre les abus. Il appartient désormais au Conseil fédéral de faire en sorte que la sphère privée des assuré(e)s soit préservée et que les espions des assurances ne puissent pas – comme promis – procéder à des observations à l’intérieur des habitations. L’USS attend en outre de la SUVA, qu’elle ait désormais une rôle d’exemple et soit un leader sur ces questions afin que la loi ne soit pas appliquée au détriment des travailleurs et travailleuses.<br><br>L’USS se réjouit aussi du rejet, dans le canton de Bâle-Ville, de la révision de la loi sur les heures d’ouverture des magasins. Une fois de plus, les citoyen(ne)s ont refusé d’étendre les heures d’ouverture des magasins dans un canton. Concrètement, il se serait agi ici de prolonger ces dernières de 18 à 20 heures le samedi. La majorité de la population estime que ce n’est pas nécessaire. Cela, aussi parce qu’elle sait que de tels prolongements pèsent sur le personnel concerné et sont synonyme de moins de temps avec la famille.<br>&nbsp;<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5784</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2018 16:05:43 +0100</pubDate><title>Contre la sous-enchère et pour une numérisation qui sert aux salarié-e-s au lieu de leur nuire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/contre-la-sous-enchere-et-pour-une-numerisation-qui-sert-aux-salarie-e-s-au-lieu-de-leur-nuire</link><description>Le salaire minimum de la PostCom est beaucoup trop bas !</description><content:encoded><![CDATA[<p>En fixant un salaire minimum de 18,27 francs dans la branche de la logistique, Hans Hollenstein, responsable de l'autorité de régulation postale de la Commission fédérale de la poste (PostCom), ouvre tout grand la porte à la sous-enchère salariale. Ce salaire minimum beaucoup trop bas sapera les efforts déployés par les syndicats pour faire obstacle à la concurrence sauvage en Suisse dans les secteurs de la logistique et du transport routier des marchandises. Il est également en totale contradiction avec la politique que l'État mène en matière de salaire minimum et se basant sur le principe selon lequel on doit pouvoir vivre de son salaire.</p><p>La politique syndicale sur le salaire minimum a permis de relever substantiellement les basses rémunérations dans de nombreuses branches, ce qui s'est traduit par une amélioration sensible de la situation des salarié-e-s. La décision favorable du Tribunal fédéral (TF) sur le projet de salaire minimum de 20 francs de l'heure dans le canton de Neuchâtel a relancé la lutte contre les bas salaires. Dans son argumentation, s'il relève que 20 francs représentent bel et bien un bas salaire, le TF s'aligne sur les prestations complémentaires de l'AVS et de l'AI. Et il ajoute qu'une personne qui a un travail rémunéré ne devrait pas devoir recourir à l'aide sociale. Ce salaire minimum s'applique aussi à la branche de la logistique.</p><p>En raison du commerce en ligne, la logistique a pris une importance beaucoup plus grande. Avec un salaire minimum national de seulement 18,27 francs, on risque de voir s'installer une pression sur les salaires dans cette branche en pleine croissance ainsi que, indirectement, dans le commerce de détail aussi. Car la sous-enchère salariale dans la logistique rend le commerce en ligne encore plus attrayant. Aujourd'hui déjà, ce dernier ressent la concurrence à travers des bas salaires à laquelle se livrent Amazon et Zalando. La numérisation risque ainsi de se faire au détriment des travailleurs et travailleuses.</p><p>L'Allemagne et la France ont montré où nous mènent ce type de rapports de travail. Dans ces deux pays, les géants de la logistique misent de plus en plus souvent sur des sous-traitants qui, eux, versent des salaires bien plus bas et offrent de moins bonnes conditions de travail. C'est pourquoi les syndicats exigent de la PostCom qu'elle corrige immédiatement cette décision scandaleuse avant qu'elle ne cause des dégâts. Le but des syndicats est un salaire minimum de 22 francs. Dans une première étape, la PostCom doit à tout le moins s'orienter sur les critères développés par le TF dans le cas de Neuchâtel (salaire minimum de 20 francs de l'heure, ainsi que salaires minimums plus élevés en fonction de la formation et des qualifications).</p><p>UNION SYNDICALE SUISSE + FAIRLOG</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV), 079 221 45 64</li><li>Daniel Münger, président Syndicom l079 215 49 33</li></ul><p>FAIRLOG est l'alliance pour le transport routier des marchandises et la logistique, qui regroupe le Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicom, le syndicat des médias et de la communication et Unia.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category><category>Salaires et CCT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/6/csm_Logistik_Foto-Schweizerische-Post-AG_fec61868d9.webp" length="533178" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5781</guid><pubDate>Thu, 22 Nov 2018 19:06:00 +0100</pubDate><title>Consultation sur la modification de l’ordonnance 2 sur l’asile et de l’ordonnance sur l’intégration des étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/consultation-sur-la-modification-de-l-ordonnance-2-sur-l-asile-et-de-l-ordonnance-sur-l-integration-des-etrangers</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5774</guid><pubDate>Tue, 20 Nov 2018 13:25:27 +0100</pubDate><title>Ignazio Cassis, un danger pour la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ignazio-cassis-un-danger-pour-la-suisse</link><description>La protection efficace des salaires en Suisse n’est pas un obstacle à la poursuite de la voie bilatérale, mais bien une condition.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs jours, nous assistons à nouveau au spectacle désolant d’un chef de la diplomatie suisse, Ignazio Cassis, qui saisit chaque occasion pour appeler à sacrifier la protection des salaires en Suisse face à la Commission européenne. Ses propos dans une interview au magazine numérique « Republik » (<a href="https://www.republik.ch/2018/11/09/an-der-bar-mit-ignazio-cassis" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">lien</a>, en allemand) sont particulièrement extrêmes. De toute évidence, le conseiller fédéral PLR a complètement disjoncté. 
</p><p>Rappelez-vous : pendant cinq ans, depuis le début des négociations sur un accord-cadre avec l’Union européenne (UE), la Suisse a toujours qualifié la protection des salaires comme une ligne rouge à ne pas franchir. À la mi-juin de cette année, M. Cassis a commencé à s’en prendre à la protection des salaires, de concert avec son négociateur en chef Roberto Balzaretti et le ministre de l’économie Johann Schneider-Ammann. Et ils sont revenus à la charge de manière répétée. La protection des salaires en Suisse n’est pas négociable.
</p><p>A chaque occasion, les deux conseillers fédéraux PLR et leurs subordonnés politiques prétendent malgré tout que la protection européenne des salaires est comparable à celle de la Suisse. Si c’était vraiment le cas, si cette protection était aussi bonne dans l’UE qu’en Suisse, pourquoi alors voudraient-ils supprimer des pans entiers de notre système de protection qui a fait ses preuves, dans le but avoué de faciliter l’accès au marché pour les entreprises européennes ? Aucun des « bradeurs » de la protection des salaires n’a pu donner une réponse à cette question toute simple.
</p><p>Si malgré l’évidence, quelqu’un était tenté d’accorder encore quelque crédit à ces affirmations, il ou elle a dû enterrer ses dernières illusions mardi dernier au plus tard : la Cour de justice de l’Union européenne (à ne pas confondre avec la Cour européenne des droits de l’homme) a en effet déclaré non valable une bonne partie de la protection des salaires en Autriche. Une fois de plus, la Cour a fait passer la liberté commerciale d’une entreprise de construction pratiquant la sous-enchère salariale avant la protection sociale des travailleurs et travailleuses. À noter que le système autrichien de protection est beaucoup moins strict que celui de la Suisse !
</p><p>Maintenant, ou M. Cassis et son négociateur en chef M. Balzaretti comprennent enfin que la ligne rouge décrétée par le Conseil fédéral pour la protection des salaires a de très bonnes raisons d’être, même en matière de contenu. Et ils défendent à nouveau la position de la Suisse au lieu de dénigrer la protection salariale. Ou alors ils se transforment véritablement en un danger majeur pour la Suisse. Peut-on encore s’étonner de ce que la Commission européenne se montre intraitable avec la Suisse sur cette question si notre ministre des affaires étrangères lui-même et les secrétaires d’État en charge du dossier se positionnent de plus en plus ouvertement du côté de Bruxelles ? Alors qu’ils devraient défendre la ligne du Conseil fédéral…
</p><p>La protection efficace des salaires en Suisse, élaborée de manière indépendante et non discriminante, n’est pas un obstacle à la poursuite de la voie bilatérale, mais bien une condition. C’était le cas dans le passé. Et ça ne changera pas à l’avenir. Les égarements de notre ministre des affaires étrangères n’y changeront rien.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5778</guid><pubDate>Tue, 20 Nov 2018 10:00:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 128 : Congrès des femmes 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-128-congres-des-femmes-2018</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 13<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS a eu lieu les 19 et 20 janvier 2018 au siège de l’Union postale universelle à Berne. Sous la devise «&nbsp;Notre travail vaut plus que ça&nbsp;», les 260 déléguées et invitées se sont penchées sur les défis et les pistes de solution dans le domaine du travail d’assistance et de soins, de la durée du travail et de la valeur donnée au travail des femmes.
</p><p>Le matin du premier jour, la sociologue Sarah Schilliger a évoqué les enjeux du travail d’assistance et de soins&nbsp;: les personnes concernées doivent souvent jongler entre les besoins du marché du travail et de la famille afin de pouvoir fournir, respectivement bénéficier de ce type de prestations. Mme Schilliger a illustré cette situation au moyen de plusieurs exemples de solutions «&nbsp;clé en mains&nbsp;» dans ce domaine. Une chose est sûre&nbsp;: ce sont encore les femmes qui assument la plupart du temps la responsabilité de ce type de travail. La route vers un véritable partage des tâches est encore longue.
</p><p>Après cette première présentation, la syndicaliste suédoise Elinor Odeberg a exposé des projets réalisés dans son pays pour réduire la durée du travail. Elle a souligné qu’il ne s’agissait pas de travail à temps partiel, mais bien de permettre d’effectuer un plein-temps sur moins d’heures. Cette solution n’est pas non plus la panacée, a souligné la spécialiste&nbsp;: il faut absolument trouver des mesures pour améliorer les conditions de travail, et en particulier les salaires des femmes, afin qu’une réduction généralisée de la durée du travail contribue à davantage d’égalité. Au cours de l’après-midi, les participantes ont pu approfondir les thèmes du congrès dans le cadre de cinq ateliers.
</p><p>&nbsp;</p><p>Cette première journée s’est terminée de manière un peu plus spectaculaire par une manifestation pour l’égalité salariale sur la Place du théâtre, au cœur de la vieille ville de Berne. Les participantes au congrès ainsi que plusieurs autres femmes ont salué à cette occasion la décision de la Commission du Conseil des États, tombée le jour-même, d’entrer en matière sur la révision de la loi sur l’égalité et d’étudier des mesures pour lutter contre la discrimination salariale.
</p><p>La seconde journée a été consacrée à une discussion sur le document de congrès, ainsi que sur diverses propositions et résolutions. Tous les documents se trouvent dans ce dossier. Le 13e Congrès des femmes a mis en évidence qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à une véritable égalité. Il a surtout montré que les femmes sont prêtes à poursuivre cette route avec beaucoup d’énergie et d’engagement.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5768</guid><pubDate>Thu, 15 Nov 2018 07:45:00 +0100</pubDate><title>Pour la retraite anticipée et des conditions de travail dignes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-la-retraite-anticipee-et-des-conditions-de-travail-dignes</link><description>Construction: la plus grande mobilisation depuis des décennies
</description><content:encoded><![CDATA[<p> 3 000 personnes au Tessin, 2 500 à Genève, 1500 à Fribourg, à Neuchâtel, dans le Jura et en Valais, 1 000 à Berne, plus de 4 000 à Lausanne, et dernièrement plus de 4 000 à Zurich. Ces deux dernières semaines, plus de 16 000 travailleurs et travailleuses de la construction ont délaissé leur travail en signe de protestation et sont descendus dans la rue. La raison de ce qui représente la plus grande mobilisation dans le secteur de la construction depuis la grande journée de grève réussie en bloquant le tunnel du Baregg il y a 15 ans est l’attaque des entrepreneurs contre l’acquis pour lequel les travailleurs et travailleuses de la construction s’étaient battus à l’époque : la retraite anticipée à 60 ans.
</p><p>Les entrepreneurs voulaient d’abord repousser l’âge de la retraite de deux ans ou diminuer la rente d’un tiers. Réaction: 18 000 travailleurs et travailleuses de la construction sont descendus dans la rue en juin. La Société suisse des entrepreneurs a donc cédé et offert de garantir financièrement la retraite à 60 ans et d’augmenter les salaires qui avaient été gelés pendant quatre années.<br>Un chantage a alors suivi : soudain les entrepreneurs n’étaient prêts à financer la retraite à 60 ans qu’à condition de pouvoir imposer une détérioration massive des horaires et conditions de travail. En clair : travail sur appel avec des journées de 12 heures, voie ouverte au dumping salarial avec des réductions salariales en cas de changement de poste, et suppression de la protection en cas de mauvais temps.
</p><p>Les travailleurs de la construction ont désormais clairement et fermement démontré qu’ils sont prêts à se battre pour la retraite à 60 ans et une convention collective nationale de travail prévoyant des conditions de travail correctes et des dispositions protégeant leur santé. Les entrepreneurs ont dû être impressionnés. Quoi qu’il en soit, les négociations ont repris et leur dénouement est ouvert. L’USS est elle aussi impressionnée par le courage manifesté par les&nbsp; travailleurs et travailleuses de la construction qu’elle soutient dans leur lutte pour la retraite anticipée et des conditions de travail dignes. Les délégué-e-s de l’USS l’ont récemment exprimé dans une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/blogs/lampart/medianlohn.png" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">résolution adoptée le 28 septembre</a> dernier.
</p><p>Dans le canton de Genève, les maçons ont pour leur part décidé de suspendre leurs mesures de lutte jusqu’en janvier 2019 afin de permettre le déroulement des négociations collectives avec le patronat. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5767</guid><pubDate>Thu, 15 Nov 2018 07:30:00 +0100</pubDate><title>Le cours de l’histoire ne peut pas être inversé </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-cours-de-l-histoire-ne-peut-pas-etre-inverse</link><description>Ambiance digne de commémoration des 100 ans de la grève générale à Olten</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le silence s'installe lorsque Antonio raconte ce qui s'est passé il y a 15 ans : " Nous voulions une retraite anticipée, nous nous sommes battus et avons atteint cet objectif. Maintenant, je suis heureux d'être à la retraite anticipée et de pouvoir profiter de la vie ". Un tonnerre d'applaudissements accueille la fin de cette séquence vidéo. C'était l'époque de la grande mobilisation, de la journée nationale de grève pour la retraite à 60 ans dans la construction. Aujourd'hui, nous sommes le 10 novembre 2018, un froid samedi d'automne. La grève est le sujet qui a réuni plus de 1 400 personnes dans les anciens ateliers des CFF à Olten.</p><p>Le lieu de la réunion n'a pas été choisi au hasard : il y a longtemps, une grève y a eu lieu ici et Olten a joué un rôle central. Le Comité d'action d'Olten, qui avait appelé il y a exactement 100 ans à une grève générale nationale le 12 novembre 1918, s'est réuni ici après l'occupation militaire de Zurich et Berne. Plus de 250 000 travailleuses et travailleurs se mirent en grève jusqu'au 14 novembre 1918. Contre leur exploitation. Pour une Suisse plus sociale. Et pour davantage de participation politique. Ils exigeaient notamment la journée de huit heures, le système électoral proportionnel, le droit de vote des femmes et l'assurance vieillesse et invalidité.</p><p>Par leur manifestation, l'Union syndicale suisse (USS), le Parti socialiste et la Société Robert Grimm voulaient non pas une fête, mais une commémoration. Hommage au courage et à la détermination des grévistes et de leur famille, compte tenu de la présence militaire et du manque d'approvisionnement alimentaire de l'époque. Hommage aux trois jeunes travailleurs abattus le matin du dernier jour de grève, par-derrière à Granges, l'un d'eux ayant mêmes les mains dans les poches de son pantalon, après l'annonce de la fin de la grève, par des soldats. Hommage à l'importance de cette grève générale unique dans l'histoire de la Suisse, qui au début du 20e siècle a posé les jalons décisifs menant à une Suisse moderne, plus sociale et plus juste. " La gauche est au cœur de la Suisse moderne ", a déclaré Christian Levrat, président du Parti socialiste. " Et elle est forte lorsqu'elle est unie. "</p><p>Car si la grève a été interrompue sans que ses revendications aient été satisfaites, elle a été suivie de progrès en termes de conditions de travail, de politique sociale et de participation politique. " Ce qui était au départ une défaite s'est transformé en un énorme succès avec le temps ", a déclaré le président de l'USS Paul Rechsteiner dans son discours. " Un succès retentissant à l'image de ce formidable mouvement. Il a changé la Suisse. Les travailleuses et travailleurs s'étaient battus pour leur reconnaissance et leur respect ".</p><p>" La grève générale a écrit le programme du progrès pour la Suisse au 20e siècle ", a-t-il poursuivi. La journée de huit heures a été introduite peu après la grève générale. De plus en plus de conventions collectives de travail ont garanti des salaires et conditions de travail décents. Il a fallu attendre un peu plus longtemps, trente ans, pour que l'AVS soit créée. Et les femmes ont même dû attendre près de 60 ans avant d'enfin obtenir le droit de vote. - " Imaginons que la Suisse ait introduit le droit de vote des femmes en 1918 ! Comme les grévistes l'avaient exigé ", s'est exclamé Paul Rechsteiner sous les applaudissements des nombreuses femmes présentes. Dans son discours, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a aussi souligné l'importance des femmes et la nécessité de lutter contre la discrimination et pour l'égalité.</p><p>Avant le début de la cérémonie commémorative, de nombreuses femmes avaient dénoncé haut et fort l'inégalité salariale persistante et attiré l'attention sur l'un des temps forts de l'année politique à venir : la deuxième grève générale des femmes. Devant, sur le grand écran qui domine la manifestation, l'une des icônes du mouvement féministe et syndical raconte l'histoire d'il y a plus de 25 ans, Christiane Brunner, ancienne présidente de la FTMH, coprésidente de l'USS, conseillère nationale et conseillère aux États socialiste, que la droite a empêchée de devenir conseillère fédérale, mais surtout un des moteurs de la grève des femmes du 14 juin 1991. Elle raconte que l'organisation de cette grève n'a pas seulement été une activité politique difficile, mais qu'elle a aussi donné lieu à de nombreux moments de plaisir et de surprise qui contribuèrent à la qualité particulière de cet événement.</p><p>Le plaisir, la fête, l'ambiance ne doivent pas être négligés même aujourd'hui. C'est ce qu'ont souligné les roulements de tambour du groupe de percussions P-Train, les rythmes entraînants de l'ensemble de cuivres des CFF, ainsi que les chants et sons tantôt combatifs, tantôt méditatifs du chœur Linksdrall. Tous, ils ont traversé une manifestation divertissante pleine d'ambiance et de dignité.</p><p>Une manifestation qui ne veut pas seulement regarder en arrière, mais aussi questionner le passé, en observant les enseignements à en tirer sur la voie d'une société plus sociale, plus ouverte et plus juste. Des représentants et représentantes des mouvements de grève de ces dernières années ont fait part de leurs expériences à travers des enregistrements vidéo. Annick, fière d'avoir participé à la première grève dans les hôpitaux fribourgeois. Ivan, pour qui la grève des ateliers CFF à Bellinzone a été une démonstration de fierté, de force et de dignité. Larissa qui se rappelle tous les jours, en regardant son sifflet de la grève de l'ATS, qu'il est possible de se défendre et de faire bouger les choses. Gianluca des compagnies de navigation du Lac Majeur, pour qui le courage et la dignité de ses collègues se sont exprimés lors de la grève. Vincent, encore impressionné par la fierté lisible dans les yeux des grévistes des transports publics genevois. Tous soulignent que rien n'aurait été possible sans la cohésion, la détermination et la participation de tout le monde.</p><p>Ouvrier du bâtiment à la retraite anticipée, Antonio aussi en a conscience. Tout comme sa responsable syndicale, Vania Alleva. La présidente d'Unia rappelle dans son discours qu'a lieu actuellement la plus grande mobilisation de travailleurs et travailleuses depuis des décennies, toujours dans la construction. Les entrepreneurs menacent de repousser l'âge de la retraite dans la construction au-delà de 60 ans, s'ils ne sont pas en mesure d'imposer leurs coupes claires dans la convention collective nationale de travail. Mais ils ont montré une chose à Olten, pendant une bonne heure et demie : on ne peut pas inverser le cours de l'histoire. La lutte pour le progrès se poursuit et peut aboutir si nous sommes unis et luttons ensemble. Avec persévérance et engagement. Et avec la conscience des générations précédentes qui nous ont ouvert la voie.</p>]]></content:encoded><category>La Grève générale</category><category>Suisse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/5/csm_DSCF1004_ebe0544f62.webp" length="116534" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5776</guid><pubDate>Wed, 14 Nov 2018 13:23:00 +0100</pubDate><title>L&#039;USS refuse les votes inutiles</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-refuse-les-votes-inutiles</link><description>Consultation : Référendum obligatoire pour les traités internationaux ayant un caractère constitutionnel. Modification de la Constitution fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5764</guid><pubDate>Tue, 13 Nov 2018 16:13:30 +0100</pubDate><title>Un syndicaliste qui a marqué toute une génération</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-syndicaliste-qui-a-marque-toute-une-generation</link><description>À la mémoire de Fritz Reimann (1924 - 2018)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Fritz Reimann est décédé le 7 novembre à Thoune, à l'âge de 94 ans. Ancien président de l'USS et de la FTMH, il était l'une des figures de proue du mouvement syndical suisse des années 1970 à 1990.</p><p>Né le 22 septembre 1924 à Oberdorf dans le Fricktal, fils d'un petit paysan et forestier, il était le cadet d'une famille de sept enfants. À la fin de sa scolarité, il a eu la chance - ce sont ses mots - de faire un apprentissage d'outilleur et de découvrir ainsi un monde nouveau. Travailleur qualifié, il exerce son métier pendant six ans, dont une année et demie en France. À 21 ans, le jeune Fritz adhère à la Fédération suisse des ouvriers sur métaux et horlogers (FOMH, devenue FTMH en 1972) et se retrouve rapidement président d'une commission d'entreprise.
</p><p>Il devient syndicaliste professionnel à la FOMH en 1951 et travaille pendant huit ans comme permanent à Aarau, puis dès 1959 comme secrétaire syndical à Thoune, où le personnel militaire constitue la majorité des effectifs. Élu secrétaire central de la FTMH en 1973, il est responsable de l'artisanat du métal et du personnel militaire, jouant aussi un rôle central dans la branche de l'industrie des machines. Fritz Reimann devient président de la FTMH de 1980 à 1988. À peu près à la même période, il préside l'Union syndicale suisse (USS ; 1982 - 1990), une fonction qu'il n'a pas vraiment cherchée, mais qu'il a acceptée par loyauté envers son syndicat qui voulait voir assurée sa propre ligne au sein de la direction de l'USS.
</p><p>Parallèlement, il mène au sein du PS une carrière politique qui le conduit du législatif de Thoune (1962-1976) au Grand Conseil bernois (1974-1978), puis au Conseil national (1979-1991). Peut-être même aurait-il pu, lui, l'homme des négociations et du partenariat social, aller encore plus loin : la droite veut en effet faire de lui le successeur de Willi Ritschard au Conseil fédéral. Mais Fritz Reimann refuse catégoriquement toutes les sollicitations en ce sens. Il estime que son rôle est et reste celui du syndicaliste de terrain.
</p><p>Fritz Reimann incarne ainsi une génération entière de syndicalistes suisses qui, pendant les années dorées de la croissance économique, croyaient à la politique contractuelle et au partenariat social, ainsi qu'à l'amélioration constante de la situation matérielle de la classe ouvrière. Il se considérait comme un " réaliste progressiste ", qui se basait toujours sur le principe du contrat. Pour beaucoup de jeunes, surtout après 1968, cette position était trop consensuelle. Fritz Reimann s'est d'ailleurs souvent bagarré avec eux. Ironie du sort, après l'ère Thatcher, les mêmes (un peu moins) jeunes ont souvent dû se battre pour un partenariat social désormais délaissé par le patronat...
</p><p>Pendant ses loisirs, Fritz Reimann aimait faire de la montagne. Pas avec un piolet et des cordes, comme il l'expliquait un jour : il préférait des sommets plus sûrs qu'il gravissait avec endurance et détermination. En politique aussi, il a atteint tous les sommets qu'il visait, déclarait à l'occasion de son départ de la présidence de l'USS son successeur Walter Renschler. Fritz Reimann était " un homme de l'équilibre, mais pas du faux compromis ", poursuivait Walter Renschler dans son hommage. Il ne cherchait pas la confrontation pure et dure, mais n'en avait pas peur. Il doit le succès de sa double carrière, syndicale et politique, à ses qualités personnelles : il était un homme sur qui on pouvait compter, très engagé sur le plan syndical et socio-démocrate et de caractère conciliant. L'USS gardera toujours de lui un souvenir ému et plein de respect. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5760</guid><pubDate>Sat, 10 Nov 2018 16:23:42 +0100</pubDate><title>Quelque 1400 personnes commémorent à Olten la Grève générale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/quelque-1400-personnes-commemorent-a-olten-la-greve-generale</link><description>Événement dans les ateliers CFF qui étaient en grève il y a 100 ans</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 100 ans jour pour jour, le 10 novembre 1918, le Comité d'Olten appelait à une grève générale à l'échelle de la Suisse. Jusqu'au 14 novembre, le pays était à l'arrêt. Plus de 250'000 travailleurs et travailleuses se mirent en grève. Contre l'exploitation. Pour une Suisse plus sociale. Et pour davantage de participation politique. Cent ans plus tard, l'Union syndicale suisse (USS), le PS suisse et la Société Robert Grimm ont commémoré cette Grève générale samedi à Olten. Quelque 1400 personnes se sont rassemblées pour une grande manifestation festive dans les ateliers historiques des CFF, qui avaient aussi été le théâtre de la grève à l'époque. L'occasion de rappeler ces événements qui ont marqué le tournant vers une Suisse plus sociale et plus juste.</p><p>Dans leurs allocutions, le président de l'USS Paul Rechsteiner, le président du PS Christian Levrat, la présidente d'Unia Vania Alleva et la conseillère fédérale socialiste Simonetta Sommaruga ont souligné que le courage et la détermination des grévistes ont permis rapidement d'obtenir des premiers résultats positifs, et ce malgré l'interruption de la grève au bout de trois jours. Ainsi, la journée de travail de huit heures a été introduite dans les deux ans qui ont suivi la Grève générale, une revendication que les employeurs et les partis de droite avaient refusée avec virulence jusqu'alors. Autre succès : l'introduction de la proportionnelle pour les élections. La Grève générale a aussi posé les bases pour la création de l'AVS et l'introduction du droit de vote des femmes. Même s'il a fallu attendre beaucoup plus longtemps avant que ces deux acquis socio-politiques fondamentaux deviennent réalité, la Grève générale a mis ces sujets sur la table et il n'était plus possible de les oublier.</p><p>Responsables de l'animation musicale, le groupe de perscussion P-train, l'ensemble de cuivres du Live Band des CFF et le chœur Linksdrall ont apporté une touche artistique et très chaleureuse à l'événement. Les organisatrices et organisateurs ont rappelé que le combat pour le progrès continue, mais aussi que s'unir et lutter ensemble, que la persévérance et l'engagement paient. Les personnes présentes ont rendu hommage aux trois ouvriers abattus à Granges (SO) par des soldats le matin du dernier jour de grève. Et ont lancé un avertissement : l'armée ne doit plus jamais être déployée pour combattre son propre peuple.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Michael Sorg, co-secrétaire général du PS, 079 785 86 08</li></ul>]]></content:encoded><category>La Grève générale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/3/9/csm_DSCF1199_4702d83741.webp" length="65728" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5756</guid><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 18:25:00 +0100</pubDate><title>Fritz Reimann nous a quittés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fritz-reimann-nous-a-quittes</link><description>Le décès d’un syndicaliste qui a marqué sa génération</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ancien président de l’Union syndicale suisse (USS), Fritz Reimann est décédé aujourd’hui à Thoune à l’âge de 94 ans. L’USS perd ainsi un des syndicalistes les plus marquants des années 1970 à 1990. Né en 1924 à Oberhof dans le Fricktal, il travailla après un apprentissage en tant qu’outilleur et adhéra à la Fédération des travailleurs de la métallurgie et de l’horlogerie (FTMH). Il devient syndicaliste professionnel en 1951, secrétaire central de la FTMH à partir de 1973 et président de ce syndicat entre 1980 et 1988. Pendant les années 1982 à 1990, il occupa aussi la fonction de président de l’USS. Politiquement, Fritz Reimann était membre du Parti socialiste, un parti qu’il a représenté au Conseil national de 1979 à 1991.
</p><p>Fritz Reimann incarne toute une génération de syndicalistes qui se sont engagés, pendant les « années dorées » de l’histoire du mouvement syndical suisse pour la confiance placée dans la politique contractuelle, le partenariat social et la garantie d’un progrès matériel constant pour les travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Profondément émue par le décès de Fritz Reimann, l’USS fait part de ses sincères condoléances à sa famille.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5754</guid><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 12:01:00 +0100</pubDate><title>Les problèmes demeurent dans le 2e pilier : les rentes doivent être améliorées </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-problemes-demeurent-dans-le-2e-pilier-les-rentes-doivent-etre-ameliorees</link><description> Taux d’intérêt minimal LPP </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse salue le fait que le Conseil fédéral maintienne à 1 % le taux minimal de la prévoyance professionnelle obligatoire. C’est moins que le taux de 1,25 % exigé par les syndicats, mais le gouvernement a su résister aux pressions de l’Association Suisse d’Assurances et des employeurs en faveur d’une nouvelle baisse.<br><br>Néanmoins, les problèmes du 2e piliers demeurent importants : les rentes LPP moyennes diminuent depuis plusieurs années et ce, en dépit du fait que la Suisse est de plus en plus riche et que l’économie est en pleine croissance. Les personnes qui prendront leur retraite ces prochaines années percevront dans certains cas jusqu’à un tiers de rente en moins en raison de la baisse constante de la rémunération des avoirs de prévoyance et de la diminution des taux de conversion. Parallèlement, les salarié-e-s cotisent toujours davantage. Et pendant ce temps, les assureurs-vie, les banques et les conseillers encaissent des milliards en frais administratifs et émoluments dans le 2e pilier.<br><br>Il faut combattre résolument cette évolution au sein de la prévoyance vieillesse. La baisse du niveau des rentes repousse aux calendes grecques l’objectif de prestation fixé dans la Constitution, selon lequel après la retraite, le 1er et le 2e pilier doivent couvrir ensemble le maintien, dans une mesure convenable, du niveau de vie. Il faut augmenter les rentes, et non les baisser. L’AVS doit donc aussi être augmentée. La performance du 2e pilier, qui repose sur le principe de la capitalisation, n’a fait que baisser avec l’évolution des dernières années. Ce principe est moins performant que le système de redistribution appliqué à l’AVS, plus équitable socialement.<br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5752</guid><pubDate>Fri, 02 Nov 2018 14:55:00 +0100</pubDate><title>La tradition suisse en matière de droits fondamentaux demande un  NON à l’initiative anti-droits humains de l’UDC </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-tradition-suisse-en-matiere-de-droits-fondamentaux-demande-un-non-a-l-initiative-anti-droits-humains-de-l-udc</link><description>Réflexions jurisiques sur l&#039;initiative de l&#039;UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En comparaison avec les autres pays, les tribunaux suisses et en particulier le Tribunal fédéral (TF) ont fait preuve depuis très longtemps d'ouverture à l'égard du droit international et des droits humains. Depuis décembre 2017, le droit de l'Organisation internationale du Travail (OIT) occupe aussi une place centrale dans la jurisprudence de nos tribunaux lorsqu'il est question de protection des droits humains, notamment des travailleurs et travailleuses ainsi que des syndicalistes. </p><h3>Droit international et Constitution fédérale main dans la main </h3><p>Comme le font apparaître plusieurs études, le droit international, surtout la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), joue un rôle très important dans la jurisprudence de notre Cour suprême, le TF. On peut notamment l'expliquer par le fait que l'absence de juridiction constitutionnelle pour les lois fédérales a donné à ce dernier, après la ratification de la CEDH, la possibilité de mettre en place une protection des droits fondamentaux permettant une interprétation de notre constitution conforme à ces derniers. La protection des droits humains est ainsi considérée comme plus importante que les lois fédérales. 
</p><p>Depuis 1959, la Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH), respectivement l'organisation qui l'a précédée, n'a cessé de trancher en faveur des travailleurs et travailleuses et pris en compte les normes de l'OIT. Tout(e) Suisse peut porter plainte devant la CrEDH s'il estime que ses droits sont violés. 
</p><h3>En Suisse, une protection qui passe traditionnellement par les droits humains </h3><p>En Suisse, les droits humains ont été codifiés très tôt déjà, comparativement à nos voisins, et surtout appliqués dans une jurisprudence constante. Chez nos voisins par contre, l'échec de la Révolution française a entraîné un retour aux temps anciens, lorsque la protection des droits humains n'existaient pas encore. 
</p><p>La première constitution fédérale de 1848 a représenté une avancée fondamentale. Elle contient un catalogue des droits humains tirés de ceux de la Révolution française. Désormais, en cas de violation de ces libertés individuelles garanties par la constitution fédérale et les constitutions cantonales, tout(e) un(e) chacun(e) pouvait adresser un recours de droit public, à l'époque encore au Conseil fédéral ou, en dernière instance, à l'Assemblée fédérale. 
</p><p>Très tôt, ces libertés ne furent plus uniquement des principes, c'est-à-dire des directives adressées au législateur, mais des droits individuels subjectifs permettant aux individus de se défendre contre un État (tout puissant). En cas de violations de ces libertés, par exemple par la police ou une instance administrative, le citoyen ou la citoyenne pouvait faire valoir ses droits fondamentaux à travers une plainte individuelle. Sur cette question, la Suisse était en avance par rapport aux autres pays. 
</p><p>Les droits constitutionnels ont été complétés et renforcés lors des révisions de 1866, 1974, 1969 et 1971 de la constitution. Cela, surtout sous la pression de la CEDH, des normes de l'OIT et d'autres règles du droit international. 
</p><p>À partir de 1874, le législateur fédéral transféra toujours plus la jurisprudence au TF sur les droits constitutionnels, et le TF devint pratiquement seul compétent pour ces questions après 1911. Avec la création de l'OIT, puis des Pactes de l'ONU relatifs aux droits humains, respectivement de la CEDH, le droit international gagna toujours plus en importance pour les tribunaux suisses et servit à mieux concrétiser et mettre en valeur notre propre constitution.
</p><h3>Utilité du droit international : l'exemple des droits des syndicats à accéder aux lieux de travail et à y informer le personnel </h3><p>Récemment, le TF a à nouveau saisi l'occasion de renforcer les droits humains garantis par le droit international et la constitution fédérale (arrêt de principe 144 I 50 du 6.9.2017). Se basant sur la liberté syndicale garantie par l'article 28 de cette dernière et en application de l'article 11 de la CEDH ainsi que des normes y relatives de l'OIT, le TF déduisit pour les syndicats un droit à accéder aux lieux de travail et à y informer le personnel. 
</p><p>Il s'agissait ici de trancher, suite à un recours du Syndicat suisse des services publics (SSP) contre une décision du gouvernement tessinois. Ce dernier, en tant qu'employeur, soumettait l'accès à ses locaux et l'exercice d'activités syndicales à l'intérieur de ceux-ci à certaines conditions très restrictives. La réglementation contestée prévoyait qu'en principe les syndicats n'avaient pas droit à accéder aux lieux de travail s'ils n'avaient pas reçu au préalable une autorisation en ce sens de la Chancellerie cantonale. La distribution de tracts et la mise à disposition de périodiques ne pouvaient pas non plus avoir lieu sans autre, mais devaient, toujours selon la décision du gouvernement tessinois, être demandées aux administrateurs locaux des bâtiments concernés. 
</p><p>Au vu de ces circonstances, le TF devait décider si, sur la base des articles précités de la constitution fédérale et de la CEDH ainsi que des articles 22 du Pacte II de l'ONU et 8 du Pacte I de l'ONU, les syndicats ont le droit d'accéder aux lieux de travail et à y informer le personnel. 
</p><p>La réponse fut oui. Selon la constitution fédérale, la CEDH et les conventions nos 87 et 98 de l'OIT, un droit d'accéder aux bâtiments de l'employeur doit, selon le TF, être a priori accordé aux syndicats pour, dans le cas présent, le secteur public. Ce n'est en effet que par là que les syndicats se voient garantir la possibilité réelle d'exercer toutes les activités préservant la capacité de fonctionner de leur organisation et du partenariat social et de poursuivre leurs buts statutaires.
</p><h3> Pas question de renoncer à la protection des droits humains </h3><p>Ce sont précisément ces garanties juridiques que l'UDC veut supprimer le 25 novembre avec son initiative anti-droits humains. En modifiant l'article 190 de la constitution fédérale, celle-ci veut que pour le TF (et toutes les autres autorités qui appliquent le droit), ne soient à l'avenir applicables que les accords de droit international soumis à référendum. L'initiative toucherait ainsi non seulement la CEDH, mais aussi 43 conventions de l'OIT ratifiées par la Suisse dans le but de protéger les travailleurs et travailleuses ! 
</p><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège contre des lois fédérales qui violeraient des libertés garanties par les droits fondamentaux. C'est pour cela que l'article 190 de la constitution fédérale prévoit ici une sécurité, à savoir que le droit international, comme la CEDH ou le droit de l'OIT, font aussi foi. Le droit international ratifié par notre pays assume donc cette fonction, car il garantit largement, via la CEDH et les conventions de l'OIT, les mêmes droits fondamentaux et humains que notre constitution. 
</p><p>En même temps, ce droit international est souvent plus détaillé et fixe des prescriptions plus précises quant à la manière d'aménager les droits. En plus de l'exemple susmentionné soit l'obtention de haute lutte par les syndicats du droit d'accéder aux lieux de travail et d'y informer le personnel, l'application du droit international a entraîné d'autres succès pour les travailleurs et travailleuses de Suisse. Ainsi, grâce aux plaintes déposées par l'USS et le SSP auprès de l'OIT, il a été établi que la Suisse devait réformer le droit du licenciement trop peu favorable aux travailleurs et travailleuses contenu dans son Code des obligations. En outre, la CrEDH a par exemple constaté récemment que les règles appliquées en Suisse en matière de prescription aux victimes de l'amiante sont arbitraires et que les personnes concernées ont été lésées. Toutes ces victoires des travailleurs et travailleuses de Suisse auraient été inimaginables sans la protection des droits fondamentaux garantie par le droit international. 
</p><p>Pour maintenir cette protection, il faut voter NON le 25 novembre prochain à l'initiative anti-droits humains de l'UDC. </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5750</guid><pubDate>Fri, 02 Nov 2018 12:34:43 +0100</pubDate><title>Protection salariale et droits humains</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/protection-salariale-et-droits-humains</link><description>Paul Rechsteiner, Président de l’USS au sujet de l’initiative anti-droits humains de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'UDC fait sa propagande pour l'initiative anti-droits humains ("initiative pour l'autodétermination") comme si la protection des salaires suisses lui tenait soudainement à cœur. Et elle abuse d'une citation de l'ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey en la sortant complètement de son contexte pour prétendre à tort que l'initiative de l'UDC peut défendre la protection salariale.
</p><p>C'est non seulement faux, c'est aussi hypocrite.
</p><p>Depuis le début, l'UDC a toujours combattu les mesures d'accompagnement pour protéger les salaires suisses. L'acceptation de l'initiative de l'UDC n'apporterait absolument rien à la protection salariale.
</p><p>La plus grande menace pesant actuellement sur la protection des salaires n'émane pas de l'UE, mais des milieux helvétiques qui aimeraient volontiers l'abaisser au niveau européen, à commencer par les conseillers fédéraux radicaux.
</p><p>En politique intérieure, les syndicats se sont battus pour les mesures de protection des salaires. A l'avenir aussi, c'est la politique interne qui continuera à être déterminante pour la protection salariale en Suisse.
</p><p>L'initiative de l'UDC menace les droits humains. Les droits élémentaires des travailleurs et travailleuses et des syndicats font aussi partie des droits humains. La liberté d'association est un droit humain. La liberté de s'associer syndicalement est un droit humain. Les droits humains se caractérisent par le fait qu'ils ne s'arrêtent pas aux frontières d'un pays. Il s'agit du plus grand acquis de notre civilisation.
</p><p>La Suisse est un Etat de droit. Mais dans de nombreux pays, les droits de l'homme - dont en particulier les droits des travailleurs et travailleuses et des syndicats - ne sont pas garantis. Fixer des règles nationales primant sur les droits humains, comme l'a fait Poutine, serait un signal fatal pour la Suisse. L'UDC ne fait rien d'autre : son initiative cible un arrêt du Tribunal fédéral fondé sur les droits de l'homme. Il s'agit donc d'une initiative contre nos propres juges.
</p><p>Les droits humains, en particulier les droits garantis par la Convention européenne des droits de l'homme, ont apporté d'innombrables avancées aux citoyen-ne-s suisses.
</p><p>La Convention des droits de l'homme a joué un rôle décisif dans l'octroi du droit de vote aux femmes en 1971 (les citoyennes d'Appenzell Rhodes-Intérieures ont attendu jusqu'en 1991). Mais les droits humains ont aussi été déterminants dans de nombreux cas individuels. Ce n'est qu'à la suite d'un jugement rendu à Strasbourg que la veuve d'Hans Moor, installateur de turbines chez ABB décédé d'une grave maladie pulmonaire liée à l'amiante, a pu faire valoir ses droits. Auparavant, un délai de prescription avait toujours été invoqué, malgré la cause avérée de la maladie.
</p><p>Les droits humains sont un acquis décisif pour les citoyen-ne-s suisses. Les affaiblir nuit justement aussi aux salarié-e-s.
</p><p>Mais c'est en Suisse que la bataille pour la protection salariale doit être gagnée. C'était ainsi dans le passé, et cela doit rester comme cela à l'avenir. </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5743</guid><pubDate>Thu, 01 Nov 2018 14:45:36 +0100</pubDate><title>Les travailleuses et travailleurs ayant des tâches relevant des technologies de l’information et de la communication</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleuses-et-travailleurs-ayant-des-taches-relevant-des-technologies-de-l-information-et-de-la-communication</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail – Dispositions spéciales pour les travailleuses et travailleurs ayant des tâches relevant des technologies de l’information et de la communication (art. 32a OLT 2) – n’existe qu’en allemand </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ca réponse n’existe qu’en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5745</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>Interventions et tâches des entreprises de transport dans des situations particulières ou extraordinaires </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/interventions-et-taches-des-entreprises-de-transport-dans-des-situations-particulieres-ou-extraordinaires</link><description>Réponse de l&#039;USS sur la révision totale de l’ordonnance sur les interventions et les tâches des entreprises de transport titulaires d’une concession dans des situations particulières ou extraordinaires (n&#039;existe qu&#039; en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse de l'USS n'existe qu' en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5735</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2018 09:30:00 +0200</pubDate><title>La reprise doit servir maintenant à mieux répartir les revenus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-reprise-doit-servir-maintenant-a-mieux-repartir-les-revenus</link><description>Rapport 2018 de l’USS sur la répartition des revenus</description><content:encoded><![CDATA[<p>La politique syndicale peut faire valoir de nombreux succès depuis la deuxième moitié des années 1990. Grâce aux campagnes sur les salaires minimums et aux progrès obtenus avec les conventions collectives de travail, les bas salaires ont clairement augmenté, contrairement à ce qui a été le cas dans de nombreux pays européens. Et malgré la crise financière et la surévaluation du franc, les salaires ont globalement augmenté. Concernant la répartition des revenus, l’évolution s’est fortement fourvoyée, les salaires élevés et très élevés progressant beaucoup plus que les autres. L’écart entre les salaires s’est aussi creusé dans notre pays. Aujourd’hui, la Suisse compte environ 14 000 personnes gagnant un demi-million de francs et plus, contre 3 000 au milieu des années 1990.</p><p>L’écart entre les personnes touchant des salaires très élevés et les autres s’est creusé à cause de la politique antisociale menée en matière d’impôts et de dépenses obligatoires. Alors que les baisses d’impôts ont surtout allégé la charge des revenus les plus élevés, les bas et moyens revenus pâtissent plus que la moyenne de l’explosion des primes des caisses-maladie. Les réductions des primes n’ont en effet pas suivi cette explosion. Pour nombre de ménages à bas ou moyens revenus, la charge des primes a ainsi plus que doublé. Et son poids n’est de ce fait pas supportable pour beaucoup de personnes à revenus modestes, mais aussi de familles avec enfants.</p><p>Cette politique antisociale en matière d’impôts et de dépenses obligatoires a par conséquent réduit à néant une partie considérable des progrès accomplis avec les salaires. Cette évolution est particulièrement grave pour les travailleurs et travailleuses justifiant d’une longue ancienneté, car leurs salaires ont nettement moins augmenté que dans l’ensemble pendant les années de crise. Ce qui se répercutera plus tard également sur leurs rentes du 2e pilier, surtout pour les plus de 55 ans.</p><p><strong>Pour que les revenus des salarié(e)s ordinaires s’améliorent et que la politique des redevances exerce à nouveau sa fonction de rééquilibrage social, les mesures suivantes sont en particulier requises : </strong></p><ul><li>Faire progresser les salaires de 2 ou 2,5 % lors des négociations salariales en cours. La primeur doit être accordée aux collaborateurs/collaboratrices de longue date et aux femmes.</li><li>Agir (en prenant des mesures) pour éliminer les discriminations envers les femmes (contrôles, sanctions) et pour améliorer le statut professionnel des femmes.</li><li>Conclure davantage de CCT prévoyant de bons salaires minimums. En priorité : la CCT du journalisme pour la Suisse alémanique et le Tessin, et l’extension aux petites entreprises de la CCT de la branche Sécurité, bloquée surtout par le département de M. Schneider-Ammann.</li><li>Supprimer les gros obstacles juridiques à l’extension du champ d’application des CCT (notamment le quorum patronal). Et introduire par exemple le « quorum coulissant » proposé par les patrons romands.</li><li>Limiter le nombre de travailleurs/travailleuses temporaires (surtout pour les mandats publics) et instaurer l’obligation de les payer comme les travailleurs fixes (« equal pay »).</li><li>Instaurer le 13e salaire pour tous et toutes. Dans la branche des services à la personne (esthétique, coiffure), par exemple, de nombreux salarié-e-s ne touchent toujours pas de 13e salaire.á &nbsp;</li><li>Garantir des salaires minimums prescrits par l’État assez élevés, comme les 23 francs proposés dans le canton de Genève. Augmenter le salaire minimum « de sous-enchère » édicté par le régulateur postal Hollenstein de 18,27 francs pour l’établir à plus de 22 francs, afin que le commerce en ligne n’entraîne pas de pressions sur les salaires.</li><li>Plafonner les salaires dans les entreprises publiques à 500 000 francs par an.</li><li>Augmenter les réductions des primes de caisse-maladie afin qu’aucun ménage ne doive sacrifier plus de 10 % de son revenu ces primes.</li><li>Corriger les baisses d’impôts cantonales accordées aux revenus élevés</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/b/csm_Geldscheine-Taschenrechner_iStock-disqis_925475424_4176b275e8.webp" length="271664" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5747</guid><pubDate>Wed, 24 Oct 2018 14:55:00 +0200</pubDate><title>Prestations de l’assurance des soins (OPAS) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-de-l-assurance-des-soins-opas</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la modification de l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS) (neutralité des coûts, évaluation des soins requis) - n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ca réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5731</guid><pubDate>Thu, 18 Oct 2018 11:56:40 +0200</pubDate><title>Le travail n’est pas une marchandise : seul le tripartisme mène vers l’avenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-n-est-pas-marchandise</link><description> Déclaration tripartite sur le futur du travail et du partenariat social
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Sans l’inclusion des syndicats, il n’est pas possible de maîtriser avec succès les défis&nbsp; survenant dans les domaines du travail, de la numérisation et des oeuvres sociales. Une Déclaration tripartite sur le futur du travail et du partenariat social en Suisse à l’ère de la numérisation de l’économie, signée aujourd’hui à Berne par les partenaires sociaux, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman et le Directeur général du Bureau international du travail Guy Rider, vient le confirmer.<br><br>La Déclaration affirme qu’un dialogue constructif d’égal à égal contribue durablement à la prospérité, à un monde du travail décent et à l’essor de la Suisse. Selon la Déclaration, un partenariat social vivant inclut le système des conventions collectives de travail, les solutions paritaires pour la sécurité au travail et la protection de la santé, la formation et la formation continue ainsi que la prévoyance vieillesse.<br><br>Pour pouvoir relever les défis existants, il est indispensable « que notre partenariat social fonctionne efficacement pour protéger les conditions de travail et salariales en Suisse», relève la Déclaration. En fait partie en particulier « l’implication des partenaires sociaux dans les instances tripartites de régulation du marché du travail ». Pour les syndicats, c’est là une confirmation supplémentaire qu’il faut renforcer et non pas affaiblir les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes.<br><br>Pour les organisations de travailleurs et travailleuses, il est aussi important que la Déclaration affirme «que les normes ratifiées de l’OIT sont contraignantes pour la Suisse et qu’elles guident son engagement», comme le Tribunal fédéral l’a aussi indiqué récemment dans un jugement de principe. A cet égard, la Suisse a encore un grand besoin de rattrapage: elle n’a, par exemple, toujours pas mis en oeuvre les recommandations de l’OIT pour améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux.<br><br>L’OIT a comme principe que « le travail n’est pas une marchandise » et fête son centenaire en 2019 en tant que la plus ancienne organisation de l’ONU. La Suisse aura l’honneur de présider la Conférence internationale du travail l’année du centenaire. Fondé pour garantir la paix mondiale pour tous par le biais de meilleures conditions de vie et de travail, le rôle de l’OIT ne saurait aussi aujourd’hui être surestimé. L’OIT veut empêcher au moyen de normes sociales reconnues au niveau mondial que des entreprises se procurent des avantages dans le commerce international en démantelant les droits des travailleurs et en détériorant les conditions de travail.&nbsp; La Suisse le fait à son échelle avec un partenariat social qui fonctionne et les mesures d’accompagnement. Il est donc d’autant plus important que notre pays se montre digne de l’honneur qui lui est fait en ce centenaire et mette enfin en œuvre les prescriptions de l’OIT concernant la protection contre le licenciement.<br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5730</guid><pubDate>Wed, 17 Oct 2018 17:01:34 +0200</pubDate><title>L&#039;USS refuse le relèvement de l&#039;âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/luss-refuse-le-relevement-de-lage-de-la-retraite-des-femmes</link><description>Réponse de l&#039;USS à la procédure de consultation sur l&#039;AVS21.</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR">Comme le Conseil fédéral, l’Union syndicale suisse (USS) considère que l’AVS est notre assurance sociale la plus importante et que le 1<sup>er</sup> pilier n’offre aucune marge de manœuvre pour une baisse de ses rentes. La proposition faite par le gouvernement pour stabiliser l’AVS n’en est par conséquent que plus décevante pour l’USS. La Constitution fédérale prescrit que les rentes du 1<sup>er</sup> pilier doivent couvrir les besoins vitaux. Or le projet du Conseil fédéral ne permettra toujours pas de remplir ce mandat. Au contraire&nbsp;: par rapport au dernier salaire touché, le montant des rentes n’a cessé de toujours plus diminuer ces dernières années. </span></p><p><span lang="FR">Au lieu d’améliorer efficacement les rentes, le Conseil fédéral veut en baisser très fortement le niveau pour les femmes&nbsp;; cela, en relevant l’âge de la retraite de ces dernières. D’ici 2030, 600&nbsp;000 femmes seraient directement concernées. L’égalité entre femmes et hommes en matière d’âge de la retraite n’irait pas de pair avec une égalité sur le marché du travail. Ainsi, par exemple, le taux d’activité des femmes de 15 à 64 ans est, calculé en équivalents plein temps, de 58,5&nbsp;%, contre 85,5&nbsp;% pour les hommes. Et s’y ajoute l’actuelle inégalité salariale entre les sexes. Et en plus, les femmes continuent à assumer la majeure partie des activités non rémunérées de prise en charge de tiers et du travail familial. Leur situation n’étant pas comparable à celle des hommes, l’USS refuse que leur âge de la retraite soit le même que celui de ces derniers.</span></p><p><span lang="FR">L’USS est a priori d’accord avec d’autres points du projet de la Confédération, tout en restant critique sur certains détails. Ce qui est le cas avec l’adaptation de la formule des rentes, dont l’incidence ne sera positive que pour très peu de personnes, et la retraite flexible, au sujet de laquelle l’USS demande qu’un plus grand nombre de personnes bénéficie de taux de réduction moindres. </span></p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-gr/bilder/Flyer_1._Mai_GGR_2026.pdf"><span lang="FR">» Prise de position de l’USS in extenso (PDF)</span></a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5728</guid><pubDate>Wed, 17 Oct 2018 15:04:39 +0200</pubDate><title>Soutien financier pour les groupes électriques sous prétexte de libéralisation intégrale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/soutien-financier-pour-les-groupes-electriques-sous-pretexte-de-liberalisation-integrale</link><description>Ouverture du marché à la sauce Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p> La libéralisation du marché de l'électricité est une chimère, car en matière d'électricité, il n'y a pas de " marché ". Personne ne peut se passer d'électricité, ni la population, ni l'économie. Impossible non plus de stocker le produit " électricité ". Le marché de l'électricité se caractérise de facto par des structures et des processus des plus complexes, par des exigences et des régulations sans lesquelles l'approvisionnement ne pourrait absolument pas se faire. 
</p><p>Le Conseil fédéral présente aujourd'hui sa conception d'une libéralisation intégrale du marché de l'électricité en Suisse. Contrairement à tout ce qui avait été annoncé à ce jour, celle-ci ne sera plus liée à l'accord sur l'électricité à conclure avec l'Union européenne ; cela bien sûr aussi parce que cet accord ne verra pas le jour dans un avenir prévisible. Et parce que les groupes électriques mettent la pression. En effet, la variante du Conseil fédéral se lit comme un grand cadeau unique fait à ces entreprises : les petits consommateurs et consommatrices, qui restent dans l'approvisionnement de base, ne devront de fait à l'avenir plus recevoir que de l'électricité suisse. Pour que les organisations de protection de l'environnement ne se rebellent pas contre cette étrange aide publique apportée à l'électricité d'origine nucléaire, une quantité minimale d'énergie renouvelable est tout de même prescrite. Il s'agit ensuite de l'énergie hydraulique, ce qui, là aussi, représente une aide de plus pour les groupes électriques déjà pris en considération par le Parlement à travers diverses mesures de soutien. 
</p><p>De toute évidence, les groupes électriques ont aussi convaincu le Conseil fédéral avec leur campagne sur le " Swissness ". Un peu fort de café, si l'on pense que leur mauvais bilan actuel est imputable à des mauvais investissements dans des centrales à charbon ou à gaz étrangères. 
</p><p>Les nouveaux débouchés sûrs des grands producteurs dans l'approvisionnement de base ne suffisent pas, on va créer maintenant en plus une réserve stratégique pour d'éventuelles périodes de pénurie d'électricité. Comme par hasard, les bassins d'accumulation constituent cette réserve et cette rétention de capacité énergétique sera financée à travers les coûts de réseau, donc en premier lieu également par les petits consommateurs. Cela aussi, c'est un nouveau subventionnement " innovateur " des groupes électriques. 
</p><p>Cette façon de libéraliser est fortement bancale, car les exploitants de réseaux de distribution seront à l'avenir tenus, pour l'approvisionnement de base, d'acheter l'électricité aux grands producteurs. Ainsi on se retrouverait là où l'on était avant la libéralisation partielle du marché, c'est-à-dire contraint d'acheter l'électricité aux groupes électriques. L'Union syndicale suisse (USS) s'opposera à cet étrange soutien apporté aux grandes entreprises qui produisent de l'électricité d'origine nucléaire et hydraulique sous prétexte de libéralisation. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS, politique des infrastructures et service public, 079 744 93 90 </li><li>Matthias Preisser, service de la communication de l'USS, 079 656 55 36 </li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5727</guid><pubDate>Tue, 16 Oct 2018 15:48:24 +0200</pubDate><title>Le 25 novembre, NON à une « initiative anti-droits humains »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-25-novembre-non-a-une-initiative-anti-droits-humains</link><description>L’initiative de l’UDC sur « l’autodétermination » veut réduire la protection de tout un chacun, et surtout celle des travailleurs et travailleuses </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 novembre, les citoyen(ne)s suisses pourront voter sur la toute dernière attaque de l’UDC contre les droits humains. Cette initiative, qui veut supprimer la protection qu’offrent tant la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) que les conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sous prétexte d’« autodétermination », aurait des conséquences funestes, surtout pour les travailleurs et travailleuses de Suisse. L’Union syndicale suisse (USS) recommande de lui opposer un NON clair.
</p><h3>Protection des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses</h3><p>La CEDH et le droit international de l’onusienne OIT garantissent des droits importants à l’ensemble des travailleurs et travailleuses, dont, par exemple, celui de se syndiquer dans son entreprise et d’échanger des informations. Ou la protection contre les licenciements prononcés uniquement pour activité syndicale. Ou encore la garantie pour les syndicats de pouvoir visiter le personnel sur son lieu de travail et le conseiller. Et enfin, last but not least, la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte.
</p><p>Les salarié(e)s et le personnel syndiqué dépendent au quotidien d’un régime des droits humains opérationnel. L’égalité entre femmes et hommes dans les assurances sociales est aussi garantie par ce biais. La Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) de Strasbourg a prononcé à ce sujet un arrêt novateur et amélioré par là le droit d’une jeune mère à des rentes. 
</p><p>Or, l’UDC entend supprimer ces protections juridiques. En modifiant l’article 190 de la Constitution fédérale, son initiative ferait obstacle à l’application non seulement de la CEDH, mais aussi des 43 conventions de l’OIT sur la protection des travailleurs et travailleuses ratifiées par la Suisse ! 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Le droit international, une garantie pour les droits humains</h3><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège contre les lois fédérales qui violeraient des libertés garanties par des droits fondamentaux. C’est pourquoi l’article 190 de la Constitution fédérale prévoit que le droit international ratifié par la Suisse, comme la CEDH ou le droit de l’OIT, est déterminant. 
</p><p>C’est ainsi que suite aux plaintes déposées par l’USS et le SSP devant l’OIT, on a pu constater que la Suisse doit réformer sa législation, peu favorable aux salarié-e-s, en matière de licenciement telle que la prévoit le Code des obligations. Et le Tribunal fédéral a tout récemment estimé que les syndicats ont le droit d’accéder aux lieux de travail et d’y informer le personnel. La CrEDH a en outre constaté, il y a peu, que les règles appliquées en matière de prescription aux victimes suisses de l’amiante sont arbitraires.
</p><p>Ce sont là autant de victoires pour les travailleurs et travailleuses concernés en Suisse qui, en l’absence de la protection des droits fondamentaux garantie par le droit international, auraient été inimaginables. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>On ne peut plus démocratique</h3><p>L’initiative de l’UDC prétend vouloir sauver la démocratie. C’est de la poudre aux yeux ! De fait, tous les accords internationaux qui pourraient déployer leurs effets en Suisse sont légitimés par le Parlement et/ou les citoyen-ne-s. L’UDC veut dénoncer cette protection des droits fondamentaux démocratiquement ratifiée. C’est pour cela qu’un NON clair s’impose le 25 novembre prochain.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5724</guid><pubDate>Mon, 15 Oct 2018 14:00:00 +0200</pubDate><title>La Suisse a besoin d’une loi sur les médias plus courageuse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-suisse-a-besoin-d-une-loi-sur-les-medias-plus-courageuse</link><description>La nouvelle loi ne représente qu&#039;un demi-pas dans la bonne direction.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle loi fédérale sur les médias électroniques (LME) fixe les conditions cadres du futur développement du paysage médiatique suisse. Compte tenu de la digitalisation, le remplacement de la loi sur la radio et la télévision aujourd'hui dépassée, est urgent. Mais la nouvelle loi ne représente qu'un demi-pas dans la bonne direction.
</p><p>Malgré des réformes importantes, les propositions du Conseil fédéral sont insuffisantes pour maintenir un paysage médiatique innovant et divers. <b>Plusieurs associations du secteur des médias et de la société civile s'engagent par conséquent en faveur d'une loi plus courageuse sur les médias et exigent :</b></p><p><b>1. </b><b>Le journalisme en ligne doit recevoir de l'aide, qu'il s'agisse de médias fournis par le biais de contributions écrites, audio et/ou vidéo. Ceci vaut également pour les journaux locaux et régionaux.<br></b>La restriction de l'aide directe aux médias qui est fournie principalement par le biais de contributions audio et/ou vidéo n'a pas de sens. Les contenus doivent répondre aux besoins propres du public. De plus, sans aide directe à l'offre de texte, la crise financière du journalisme suisse n'est pas surmontable. L'acceptation volontaire du conseil de presse et le respect des conditions usuelles de travail de la branche doivent être les conditions d'obtention de l'aide.
</p><p><b>2. </b><b>Les standards minimaux dans la loi doivent s'appliquer aussi aux radios sans accord de prestations et à toutes les offres des médias subventionnées.<br></b>Il faut absolument éviter que des radios sans accord de prestations soient exclues du champ d'application de la loi. Sinon ces émetteurs radio fortement utilisés ne devraient même plus respecter les standards minimaux comme la présentation fidèle des faits et événements. 
</p><p><b>3. </b><b>Un service public régional doit être garanti dans toutes les régions.<br></b>Dans les régions où aucun émetteur de radio privé veut apporter un mandat de prestation, la SSR devrait avoir la permission d'étendre sa couverture régionale radio. Par cette mesure une réduction des prestations d'information devrait pouvoir être évitée.
</p><p><b>4. </b><b>La redevance des médias ne doit pas baisser davantage. Le financement du mandat de prestation de la SSR doit être assuré durablement.<br></b>La part de la redevance allouée à l'aide directe aux médias doit être augmentée à 6-10%. De plus, les revenus commerciaux de la SSR devraient être réduit et compensés par la redevance. Afin de garantir des moyens suffisants pour la SSR et l'aide directe aux médias, il est indispensable de renoncer à une réduction supplémentaire de la redevance.
</p><p><b>5. </b><b>La recherche sur les médias et les études d'audience doivent être financées par la redevance des médias.<br></b>La recherche est d'importance majeure pour comprendre le développement des médias en Suisse. La politique et la société ont besoin des résultats établis pour repenser judicieusement le paysage médiatique de demain.
</p><p><b>6. </b><b>La Commission des médias électroniques doit être complétée par une association pour son ancrage démocratique.<br></b>Une autorité de régulation indépendante garantit l'autonomie des médias par rapport à l'État. Une solution organisationnelle avec une association comme fondement institutionnel permet de répondre aux particularités du secteur des médias et d'assurer l'ancrage démocratique de la COMME.
</p><p><b>7. </b><b>Des fournisseurs étrangers doivent contribuer à la création culturelle.<br></b>Les services vidéo à la demande doivent être soumis à des obligations en matière de promotion des œuvres suisses ou européennes tout comme les chaînes de télévision. De plus, une taxe sur les fenêtres publicitaires et les services de streaming devrait être introduite. De même, il est nécessaire d'élaborer des propositions afin que les plateformes en ligne (moteurs de recherches ; réseaux sociaux) puissent contribuer au financement de l'aide aux médias.
</p><p><b>En même temps les associations du secteur des médias et de la société civile soutiennent explicitement :</b></p><ul><li>l'approche de <b>règlementation technologiquement neutre</b>,</li><li>l'<b>aide directe aux médias</b> électroniques privées qui remplissent un accord de prestations,</li><li>l'<b>aide indirecte aux médias</b> (infrastructure numérique, conseil de presse, formation et formation continue, agence de presse),</li><li>une <b>définition plus précise du mandat de prestations de la SSR</b>, et</li><li>l'introduction de la <b>Commission des médias électroniques (COMME) indépendante</b>.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Cette position est partagée par Arbus, fög, impressum, media FORTI, Médias pour tous, SSM, Suisseculture, Syndicom, UNIKOM, USS et l'Association Media d'Avenir.
</p><p>Les réponses complètes des consultations des associations sont disponibles sur leurs sites web :</p><ul><li>fög: <a href="https://www.foeg.uzh.ch/de/analyse/alleanalysen/Vernehmlassung-BGeM.html">Prise de position</a></li><li>impressum: <a href="https://www.impressum.ch/fr/content/details/bgem-gut-aber-zaghaft-francais/">Prise de position</a></li><li>media FORTI:&nbsp; <a href="https://www.mediaforti.ch/fr/nos-actions/">Prise de position</a></li><li>SSM: <a href="http://ssm-site.ch/cms/wp-content/uploads/2018/10/20181015_Vernehmlassungsantwort-BGeM_SSM_def_nosig.pdf">Prise de position</a></li><li>Suisseculture: <a href="http://www.suisseculture.ch/index.php?id=204">Prise de position</a></li><li>Syndicom: <a href="https://syndicom.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossiers/e-Medien_BGeM/181110_Stellungnahme_syndicom_Vernehmlassung_Bundesgesetz_ueber_elektronischen_Medien_BGeM.pdf">Prise de position</a></li><li>USS: <a href="https://www.uss.ch/themes/services-publics/article/details/consultation-sur-la-nouvelle-loi-sur-les-medias-electroniques/">Prise de position</a></li><li>Association Media d'Avenir: <a href="https://www.medienmitzukunft.org/so-antwortet-der-vmz-auf-das-neue-mediengesetz/">Prise de position</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5723</guid><pubDate>Thu, 11 Oct 2018 15:25:07 +0200</pubDate><title>Le 25 novembre : NON à l’article sur la surveillance des assuré-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-25-novembre-non-a-l-article-sur-la-surveillance-des-assure-e-s</link><description>Trop de pouvoir pour les compagnies d&#039;assurances</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Il faut combattre les abus de prestations sociales. Mais le projet de révision du droit des assurances sociales fait tout autre chose&nbsp;: il accorde des prérogatives totalement disproportionnées à des fins de surveillance privée. Ainsi, c’est l’ensemble de la population qui se verrait soupçonnée d’abus. Le 25 novembre, il faut donc dire un NON en bloc à cette atteinte à nos droits fondamentaux.</b></p><p>&nbsp;</p><p><b>Assurances sociales&nbsp;: les abus sont rares, la lutte fonctionne</b></p><p>Les assurances sociales constituent un acquis social, car elles nous préservent des risques sociaux que peuvent engendrer les accidents, les maladies et le chômage. Chacun d’entre nous peut être concerné un jour ou l’autre. Les assurances sociales sont là pour tout le monde, et nous participons toutes et tous à leur financement. C’est pourquoi nos cotisations nous ouvrent le droit aux prestations lorsque le risque se réalise. 
</p><p>Les salarié-e-s ont tout intérêt à ce que les assurances sociales puissent accomplir leur mission et ne fassent pas l’objet d’abus. D’où la nécessité de combattre la fraude dans l’ensemble des assurances sociales. D’ailleurs, le droit des assurances sociales dispose d’instruments efficaces pour lutter contre, mais aussi pour réprimer, la perception abusive de prestations. Et le système fonctionne bien&nbsp;: les abus sont rares, ils n’augmentent pas, les moyens existants permettent de les débusquer et de les sanctionner. Il n’est pas nécessaire de créer de nouveaux outils. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Une «&nbsp;base légale&nbsp;» tout sauf inoffensive</b></p><p>A l’automne 2016, la Cour européenne des droits de l’homme avait jugé, à raison, que la Suisse ne disposait pas d’une base légale suffisante pour permettre le recours à des «&nbsp;détectives sociaux&nbsp;». Le Parlement s’est alors empressé de créer cette base légale – accordant bien plus d’importance à la rapidité du processus qu’aux libertés fondamentales. En effet, on ne s’est pas contenté de rédiger les dispositions légales nécessaires. On en a profité pour renforcer l’État fouineur et démanteler les droits fondamentaux. Avec cet article de loi, non seulement toutes et tous les bénéficiaires de prestations sociales sont soupçonnés d’office, mais les assureurs privés se trouvent dotés de compétences qui dépassent largement celles des autorités judiciaires. Voilà pourquoi l’USS a soutenu le référendum contre l’espionnage des assuré-e-s et appelle à voter clairement NON le 25 novembre. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Tout le pouvoir aux compagnies d’assurance&nbsp;? </b></p><p>Contrairement à la pratique actuelle, le nouvel article sur la surveillance s’applique à presque toutes les assurances sociales. Outre les assurances accidents (comme la SUVA) et l’AI, les caisses-maladie et l’assurance-chômage sont concernées. Et même l’AVS, avec les prestations complémentaires et les allocations pour impotent-e-s. Ce champ d’application jette une suspicion générale sur presque toute la population de notre pays et permet à tout instant de violer notre sphère privée – en toute légalité&nbsp;!
</p><p>Par-dessus le marché, la disposition sur la surveillance a ceci de choquant qu’une fraudeuse ou qu’un fraudeur potentiel ne serait pas poursuivi par la police, qui est neutre, mais par des assurances, dont certaines privées. Or il est évident que par nature, celles-ci ont tout intérêt à suspendre le versement de prestations. Il faut savoir que le nouveau texte habilite l’assurance à ordonner une surveillance par des détectives, à en fixer la date et à décider s’il existe assez d’indices concrets pour ce faire. Par ailleurs, les assurances seront libres de se transmettre les rapports rédigés suite aux observations. N’est-ce pas extrêmement inquiétant du point de vue du droit sur la protection des données&nbsp;?
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Davantage de compétences que dans la lutte antiterroriste </b></p><p>La modification législative proposée permet la surveillance des assurés par des détectives privés ainsi que l’utilisation (au minimum) de caméras, d’appareils d’enregistrement et de traceurs GPS. Elle autorise donc des atteintes graves aux droits fondamentaux. En outre, le Parlement a explicitement renoncé – forte pression du lobby des assureurs oblige – à imposer que les mesures d’observation soient ordonnées par une instance judiciaire. Par conséquent, les pouvoirs des espions mandatés par les compagnies d’assurance privées seront plus larges que ceux concédés aux autorités judiciaires publiques. 
</p><p>De plus, avec cet article, la surveillance exercée sur les assurés ne se limiterait pas aux «&nbsp;lieux accessibles au public&nbsp;». En effet, les détectives seraient même autorisés à observer un assuré s’il se trouve «&nbsp;dans un lieu librement visible depuis un lieu accessible au public&nbsp;» (dans un jardin ou à la fenêtre par ex.). Cela est pourtant interdit aux autorités judiciaires à l’heure actuelle – même avec l’ordonnance d’un juge. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Ne pas toucher aux «&nbsp;gros poissons&nbsp;»</b></p><p>Lutter contre les abus dans les assurances sociales – dans le cadre traditionnel d’un Etat de droit – s’avère important pour garantir des ressources qui reviennent de droit aux bénéficiaires de prestations. Il en va de même des recettes&nbsp;: un franc perçu de façon illégitime nuit à l’Etat social tout autant qu’un franc indûment non versé. Voilà qui nous amène directement au sujet de la l’évasion fiscale&nbsp;:
</p><p>Lors de la même session, le Parlement a renoncé à durcir le droit pénal fiscal. Concrètement, il a empêché que le secret bancaire soit enfin levé à l’intérieur de nos frontières. En conséquence, à l’inverse de la fraude fiscale, la soustraction d’impôt demeure explicitement impunie. Avec pour effet de soustraire à l’Etat des montants qui se chiffrent en dizaines de milliards<a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Or, ces pertes continuelles de recettes fiscales atteignent des sommes autrement plus importantes que celles que ne pourrait jamais générer la lutte contre les abus commis dans les assurances sociales (sans parler des ressources supplémentaires que l’article sur la surveillance pourrait apporter<a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>). En d’autres termes&nbsp;: là où les abus coûtent beaucoup plus cher, on lève le pied. On prend soin de laisser l’argent tranquille, mais on n’hésite pas à faire intrusion dans la sphère privée de presque tous les assurés en Suisse. 
</p><hr><p><a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> "Tax Evasion in Switzerland: The Roles of Deterrence and Tax Morale", Lars P. Feld / Bruno S. Frey (2006).
</p><p><a href="file:///I:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2018/181011_Wyss_Surveillance_des_assures_F.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Selon des estimations généreuses de l’OFAS, l’AI aurait un potentiel de 178 millions. Le potentiel total d’économie serait donc largement inférieur au milliard.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5721</guid><pubDate>Thu, 11 Oct 2018 14:09:42 +0200</pubDate><title>Beaucoup trop bas, le salaire minimal de PostCom est illégal</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/beaucoup-trop-bas-le-salaire-minimal-de-postcom-est-illegal</link><description>L&#039;USS critique la décision de PostCom </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS est scandalisée par l’intention de PostCom de fixer le salaire minimum sur le marché postal à 18.27 Fr. dès janvier 2019. L’autorité de régulation ignore le droit en vigueur et ouvre grand la porte au dumping salarial dans le commerce en ligne en plein essor. 
</p><p>L’an dernier, le Tribunal fédéral a décidé que le salaire minimal de 20.00 Fr. est légal dans le canton de Neuchâtel. Tous les employeurs du canton, y compris les entreprises de logistique y opérant, doivent adhérer à ce principe. La décision de PostCom est en contradiction flagrante avec ce principe et ne peut être tolérée. 
</p><p>On connaît les conditions de travail précaires et les salaires scandaleusement bas dans les pays voisins chez les détaillants en ligne Amazon, Zalando, etc. Les commerçants en ligne étrangers dépendent des entreprises de logistique locales pour livrer leurs marchandises en Suisse. PostCom a pour devoir et tâche de veiller au respect des conditions de travail habituelles dans la branche en Suisse. A la place, PostCom pratique désormais le dumping salarial légitimé par l'État! En effet, les salaires actuels du marché postal local sont beaucoup plus élevés que le salaire minimal défini par PostCom. Même le salaire le plus bas pour un chauffeur/livreur non qualifié est de 22.30 Fr. pour une semaine de 42 heures, comme le montre une étude commandée par PostCom (Graf / Flückiger 2017), qu’elle ignore désormais. PostCom souhaite également fixer la durée du travail à 44 heures par semaine, ce qui ne reflète pas non plus les conditions du marché postal actuel.
</p><p>Par sa décision, PostCom se discrédite. Elle sape la loi. Manifestement, elle n’est pas à la hauteur de sa tâche. Le Conseil fédéral a le devoir de prendre des mesures correctives à cet égard. Et sans délai. 
</p><h5>Lien</h5><p><a href="https://www.postcom.admin.ch/inhalte/PDF/Mindeststandards/Postmarktbericht_Graf_Flueckiger_November2017.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">L'étude de Graf / Flückiger (2017)</a>: Rapport sur les standards minimaux de la branche postale (en all. uniquement)</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5710</guid><pubDate>Fri, 05 Oct 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>« Je défends mes droits » : nouveau guide en ligne pour apprenti(e)s et jeunes travailleurs et travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/je-defends-mes-droits-nouveau-guide-en-ligne-pour-apprenti-e-s-et-jeunes-travailleurs-et-travailleuses</link><description>L’offre proposée en ligne par la Jeunesse syndicale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que de choses nouvelles, lorsque l'on est en formation ou que l'on a son premier boulot ! Dès le départ, on est confronté à un grand nombre de règles et de questions ainsi qu'à beaucoup d'insécurité avec lesquelles on n'avait jamais eu à faire avant. C'est pour cela que la Jeunesse syndicale de l'Union syndicale suisse (USS) a créé une nouvelle offre en ligne. Le guide de référence, " Je défends mes droits " aide les jeunes qui sont en formation ou viennent d'en acquérir une, les jeunes travailleurs et travailleuses, à connaître leurs droits et à les faire valoir. Le site Web <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" class="external-link-new-window">www.droits-des-apprentis.ch</a>, s'adresse de fait aux apprenti(e)s et aux jeunes travailleurs et travailleuses, de même qu'aux jeunes qui sont sans emploi ou dans une année de transition.</p><p>En Suisse, plus de 400 000 jeunes suivent actuellement une formation professionnelle, et près de la moitié d'entre eux selon le modèle dual, c'est-à-dire en entreprise et à l'école. Ce qui représente beaucoup de défis et de questions. Par exemple : " À combien de jours de congé de formation ai-je droit ? ". " Quelles sont les activités professionnelles autorisées et celles qui sont interdites ? ". " Quelles sont les règles appliquées pour l'utilisation d'Internet dans l'entreprise ? ". Le guide en ligne de la Jeunesse syndicale permet de trouver les bonnes réponses à ces questions. Dans cette brochure de référence, toutes les informations importantes et précieuses se répartissent dans près de 400 mots-clés, d'Absences à Visite d'entreprise, en passant par Heures supplémentaires. Une fonction de recherche facile à manier permet en outre aux jeunes de s'y retrouver facilement.</p><p>Il est naturellement aussi possible de charger le site WEB <a href="https://www.droits-des-apprentis.ch/" class="external-link-new-window">www.droits-des-apprentis.ch</a> sur son smartphone. Mais si l'on préfère la verson papier, on peut <a href="https://www.sgb.ch/publikationen/buecherbroschueren/bestellformular/" target="_blank" class="external-link-new-window">commander </a>le guide sous forme de brochure petit format auprès de l'Union syndicale suisse.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/d/csm_titel-f-web_e9286ff901.webp" length="80306" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5717</guid><pubDate>Thu, 04 Oct 2018 16:00:00 +0200</pubDate><title>Améliorations pour les personnes transgenres</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/ameliorations-pour-les-transgenres</link><description>Consultation sur la modification du Code civil (CC): Changement de sexe à l’état civil</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/c/5/csm_nichtbinaer_01_e19babdb60.webp" length="5038" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5708</guid><pubDate>Tue, 02 Oct 2018 09:08:59 +0200</pubDate><title>Analyse des finances cantonales : des perspectives contrastées</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/analyse-des-finances-cantonales-des-perspectives-contrastees</link><description>L’USS examine les budgets et plans financiers des cantons</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) a procédé à un examen approfondi de la situation financière des cantons. Etablie selon une nouvelle méthodologie, cette analyse présente un tableau mitigé pour l'année à venir&nbsp;: dans quelques cantons, les soldes structurels (résultats financiers corrigés des fluctuations conjoncturelles) sont positifs, les autres affichent des soldes négatifs ou du moins en recul. Les baisses d'impôts prévues dans de nombreux cantons en lien avec le Projet fiscal 17/RFFA contribuent à cette dégradation.
</p><p>Au lieu de viser une mise en œuvre du Projet fiscal 17 sans incidence sur les recettes, de nombreux cantons veulent introduire des baisses substantielles de l'impôt sur le bénéfice. En cas de baisse conjoncturelle, cette diminution des recettes fiscales serait très difficile à combler sans procéder à des coupes drastiques. Ainsi, les pouvoirs publics du canton de Zurich verraient leurs moyens diminuer de 220 millions de francs, ceux de Bâle-Campagne de 42 millions et Soleure, de 88 millions (montants nets tenant compte des recettes supplémentaires issues du PF17/RFFA). Le canton de Berne se trouve en tête de liste : si le Conseil d'État met en œuvre son projet de réduction progressif du taux d'imposition des bénéfices, le canton et ses communes feraient face à un manque à gagner de 300 millions de francs chaque année.
</p><p>Ces baisses de revenu sont en contradiction totales avec l'évolution attendues ces prochaines années dans au moins deux domaines des services publics de base. En effet, les soins de longue durée et l'enseignement nécessiteront des dépenses supplémentaires importantes, ne serait-ce que pour des raisons démographiques évidentes. Selon l'OFS, le nombre d'élèves en scolarité obligatoire augmentera de 1,6 % par année jusqu'en 2022. Pour le secteur des soins, l'USS a calculé une augmentation annuelle de 3,3 % des cas de prise en charge. Dans sa nouvelle analyse des finances cantonales, l'USS examine dès lors aussi le degré de préparation des cantons pour ces défis considérables dans les domaines des soins de longue durée et de l'enseignement.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5705</guid><pubDate>Fri, 28 Sep 2018 13:57:45 +0200</pubDate><title>Pour le renforcement des mesures d’accompagnement – RFFA : liberté de vote</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-le-renforcement-des-mesures-d-accompagnement-rffa-liberte-de-vote</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 28 septembre 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les mesures d'accompagnement destinées à protéger les salaires et les conditions de travail sont et restent une ligne rouge. Elles ne doivent pas être soumises à un accord-cadre conclu entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Lors de leur assemblée, les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont confirmé cette position à travers une résolution. Afin que les Accords bilatéraux profitent vraiment aussi à la population, il faut qu'à l'aide des mesures d'accompagnement, on applique le principe selon lequel en Suisse, on verse des salaires suisses et respecte les conditions de travail suisses. Et pour ce faire, les mesures de protection des salaires doivent être renforcées, et non pas vidées de leur substance.
</p><p>Les travailleurs et travailleuses de notre pays ne sont pas isolés dans leur lutte pour la protection des salaires, comme l'a clairement montré dans son intervention le président de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB), Wolfgang Katzian. Selon lui, l'UE doit protéger les salaires, pas les frontières. L'exemple autrichien montre que les craintes des syndicats suisses concernant un droit de regard de l'UE en matière de protection des salaires en Suisse sont justifiées. Dans ce pays, suite aux pressions de l'Europe, des mesures de protection ont dû être supprimées. Cela ne peut qu'encourager les travailleurs et travailleuses de Suisse à défendre le niveau de protection des salaires obtenu de haute lutte.
</p><p>La loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l'AVS (RFFA) a également fait l'objet d'une discussion approfondie et controversée de la part des délégué(e)s de l'USS. Lors d'un premier vote, ils ont dit oui à ce projet par 46 voix contre 41 et 3 abstentions. Lors d'un second vote, ils ont décidé par 50 voix contre 40 de laisser la liberté de vote en raison de l'appréciation divergente de cet objet.
</p><p>L'élément de la RFFA jugé positif est que l'AVS bénéficiera rapidement de 2 milliards de francs par année grâce à lui et qu'avec un léger relèvement du prélèvement en pourcents de salaire, on portera ainsi son choix sur le mode de financement le plus social qui soit. En effet, la majeure partie de ces 2 milliards seront versés par celles et ceux qui gagnent beaucoup. Il sera en outre plus facile de combattre l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes voulue par la droite. Dans la partie fiscale du projet aussi, en comparaison avec la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), des progrès ont été obtenus : les actionnaires et une partie des entreprises devront payer plus d'impôts à la Confédération. Et les baisses d'impôt prévues au niveau fédéral par la RIE III pour les entreprises ont disparu. Le fait que les cantons recevront un milliard de francs de la Confédération et que la plupart d'entre eux s'apprêtent à baisser leurs impôts sur le bénéfice grâce à cet argent a fait l'objet de nombreuses critiques. Cela, bien que la plupart des cantons ne soient pas du tout concernés par la suppression des actuels privilèges fiscaux du fait qu'ils n'en ont accordés qu'à peu d'entreprises. Pour cette raison, les syndicats se battront activement dans les cantons contre ces projets de baisse d'impôt inutiles.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5704</guid><pubDate>Fri, 28 Sep 2018 11:14:54 +0200</pubDate><title>Lutter ensemble pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lutter-ensemble-pour-une-europe-sociale</link><description>Mesures d’accompagnement : les syndicats européens montrent leur solidarité avec l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Dans son combat pour défendre les mesures d'accompagnement, l'Union syndicale suisse (USS) a reçu des messages de solidarité de la part de la Confédération européenne des syndicats ainsi que de nombreuses confédérations et syndicats nationaux en Europe. La protection des salaires et des conditions de travail est en effet cruciale pour une Union européenne viable et sociale.</b></p><p>Jusque-là, la politique européenne de la Suisse reposait sur le principe qu'elle doit être utile aux personnes, peu importe quel passeport ils possèdent. C'était en particulier le cas pour la voie bilatérale. C'est pourquoi l'USS, avec ses consœurs européennes et la Confédération européenne des syndicats (CES), revendiquait, avec succès : il faut protéger les salaires et les conditions de travail, pas les frontières !
</p><h3>L'Europe doit devenir plus sociale</h3><p>Ces dernières années, les intérêts des travailleurs et travailleuses n'ont malheureusement pas toujours été prioritaires au sein des instances de l'Union européenne (UE). Au contraire : la politique d'austérité dictée par Bruxelles depuis 2008 dans de nombreux pays ainsi que les occasions ratées d'améliorer la protection des salarié-e-s ont poussé beaucoup de citoyens européens dans les bras des partis de la droite nationaliste et populiste. Ils sont fatigués de l'UE.
</p><p>Jusque dans les années 1990 pourtant, la législation et la jurisprudence de l'UE avaient une orientation sociale. La non-discrimination était au cœur de la directive sur le détachement de la main d'œuvre, tout comme le droit d'être payé et traité correctement et de manière équitable. Ce n'est qu'au début du 21è siècle que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) et la Commission européenne ont commencé à placer les intérêts des entreprises avant ceux des travailleurs et travailleuses. Subitement, le droit et la jurisprudence de l'UE devinrent un moyen de péjorer les conditions de travail plutôt que de les améliorer. Des jugements antisyndicaux ou attaquant la protection publique des salaires témoignent clairement de ce changement. Ces décisions ainsi que de nouvelles règles communautaires ont ouvert la voie à la sous-enchère salariale et ont mis des bâtons dans les roues aux pays à hauts salaires qui voulaient introduire des mesures de protection plus fortes.
</p><p>Le Brexit est probablement la conséquence la plus dramatique de cette erreur politique : la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE a surtout été plébiscitée parce que les salarié-e-s britanniques craignaient pour leurs salaires et leurs conditions de travail. D'autant plus que leur gouvernement, pour des raisons idéologiques, n'a pas voulu fixer des mesures d'accompagnement pour la protection des salaires et des conditions de travail. Aujourd'hui, la question de la sous-enchère salariale s'est invitée dans les campagnes électorales, même dans des pays comme la République tchèque, la Pologne ou la Hongrie, et est utilisée par les partis de la droite nationaliste.
</p><h3>Il faut de meilleures mesures d'accompagnement, et non des moins bonnes</h3><p>En Suisse par contre, la protection salariale a été jusqu'ici constamment améliorée, car tout le monde comprenait que sans cette protection, les conditions de travail et le tissu social dans notre pays à hauts salaires seraient menacés et l'adhésion à la voie bilatérale finirait par s'effriter. Hélas, les conseillers fédéraux PLR et leur entourage ont brisé ce consensus. Ils suivent une logique néolibérale et veulent raboter la protection des salarié-e-s, et donc les mesures d'accompagnement.
</p><p>C'est dans ce contexte que certains membres de la Commission européenne ainsi que des entreprises, en particulier du Sud de l'Allemagne, tentent de remettre en question la protection contre la sous-enchère salariale et sociale dans le cadre de la discussion sur un éventuel accord-cadre entre la Suisse et l'UE. Ce sont les mêmes qui font parallèlement tout ce qu'ils peuvent pour empêcher aussi au sein de l'UE la mise en place de normes sociales contraignantes et d'une protection des salarié-e-s.
</p><p>En Suisse, cette protection reste supérieure, mais à Bruxelles, les choses sont en train de changer peu à peu. Sous la pression des syndicats européens, la Commission dirigée par Jean-Claude Juncker a bien amorcé une timide réorientation vers une Europe plus sociale. Un cap qui s'est déjà matérialisé dans la nouvelle directive pour l'application de la directive sur le détachement de 2014, puis au milieu de cette année dans la révision de la directive sur le détachement. Ces avancées sont à saluer, au même titre que d'autres propositions faites dans le cadre de l'initiative européenne pour " un pilier des droits sociaux ". Mais on ignore pour l'heure comment ces mesures seront concrètement mises en œuvre d'ici deux ans dans les pays de l'UE et si elles pourront se maintenir devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Car c'est elle qui décidera, dans des cas particuliers, comment le principe abstrait d'un " même salaire pour le même travail dans le même pays " peut être appliqué. La CJUE s'est montrée jusque-là plutôt sévère en ce qui concerne la " proportionnalité " des mesures de protection salariale.
</p><h3>Les syndicats européens comptent sur la Suisse</h3><p>Prétendre aujourd'hui que la protection salariale au sein de l'UE est juridiquement au même niveau que celle de la Suisse relève d'une méconnaissance crasse du sujet. Et propager cette affirmation sans ou en connaissance de cause revient à s'opposer, volontairement ou non, aux forces progressistes en Europe, et en particulier au mouvement syndical européen. Ce n'est donc pas un hasard si les syndicats européens demandent à leurs consœurs helvétiques de rester intransigeantes sur les mesures d'accompagnement, pour le bien des salarié-e-s.
</p><p>Car la nouvelle directive d'application et la directive révisée sur le détachement a été obtenue après un âpre combat de la part de la CES et des forces progressistes au Parlement européen. Elles représentent le maximum de ce qu'il était possible d'atteindre au plan politique. Si, comme prévu, le camp progressiste devait reculer lors des prochaines élections européennes de 2019, les projets de réformes sociales bénéficiant aux personnes et aux salarié-e-s pourraient avoir la vie encore plus dure à l'avenir.
</p><p>C'est pourquoi la CES et en particulier des syndicats de l'Europe de l'Est, où les salarié-e-s sont souvent victimes de sous-enchère sociale et salariale, demandent à l'USS de rester fermes dans sa lutte sur les mesures d'accompagnement. L'USS a reçu des lettres de solidarité des Confédérations syndicales de Bulgarie, Roumanie, mais aussi de Pologne et de Hongrie. Elles y font part de leur soutien à l'USS dans ce combat et l'encouragent à résister face aux chantres du marché intérieur dans la Commission européenne. Un affaiblissement de la protection des salaires en Suisse donnerait un signal catastrophique pour les forces syndicales progressistes en Europe. Car pour elles, la révision de la directive sur le détachement n'était qu'un premier pas dans la bonne direction : celle d'une Europe sociale, qui garantit le même et juste salaire pour tous les salarié-e-s de l'UE.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5701</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2018 17:05:00 +0200</pubDate><title>La protection contre le licenciement : un droit humain</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-contre-le-licenciement-un-droit-humain</link><description>Colloque juridique de l’Union syndicale suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La protection contre le licenciement en Suisse est en train de bouger : grâce à la protection des droits fondamentaux inscrite dans la Constitution fédérale, à la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), aux conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT) ainsi qu'à une jurisprudence progressiste, la situation a évolué positivement. Le besoin d'agir se fait quand même sentir, en particulier dans la législation. Cette dynamique a été le fil conducteur du dernier colloque juridique de l'Union syndicale suisse (USS). </p><h3>Importance des conventions de l'OIT et de la CEDH pour les tribunaux </h3><p>Lors du colloque de l'USS, trois experts ont présenté dans leurs exposés respectifs l'importance croissante des conventions de l'OIT en particulier en ce qui concerne la liberté syndicale (nos 87 et 98), ainsi que celle de la CEDH dans la jurisprudence du Tribunal fédéral (TF) : il s'agissait de Pascal Mahon, docteur en droit et professeur à l'Université de Neuchâtel, Kurt Pärli, docteur en droit et professeur à l'Université de Bâle, et Luca Cirigliano, docteur en droit, secrétaire central de l'USS. 
</p><p>Dans un arrêt de principe (2c_499/2015, BGE 144 I 50), le Tribunal fédéral a statué que les syndicats ont accès aux lieux de travail. Le cas soumis au TF se rapporte à une plainte du Syndicat suisse des services publics (SSP) concernant des emplois dans le canton du Tessin. Mais le jugement dépasse le cadre du service public et peut s'appliquer également à des emplois dans le privé. Dans la publication de son arrêt, le Tribunal fédéral a statué pour la première fois que le droit de l'OIT a, par le biais de la CEDH, un impact direct sur l'interprétation de la liberté syndicale selon l'article 28 de la Constitution. L'OIT et la CEDH préconisent une meilleure protection contre le licenciement et des droits d'accès aux lieux de travail pour les syndicats. 
</p><p>Cette nouvelle pratique permet de mieux combattre en particulier les licenciements abusifs ainsi que de résoudre les problèmes liés aux droits d'accès aux lieux de travail et d'information des syndicats. La même remarque s'applique à la possibilité d'intenter une action contre l'employeur devant la Cour européenne des droits de l'homme. 
</p><h3>Au plan judiciaire, la lutte contre les licenciements discriminatoires doit être renforcée </h3><p>L'exposé de la professeure Karine Lempen de l'Université de Genève a montré de manière impressionnante quelle a été l'évolution ces dernières années de la pratique du TF en faveur des travailleurs et travailleuses âgés et des femmes, licenciés pour des raisons discriminatoires. Des arrêts pionniers ont été évoqués. Ainsi, il n'est désormais plus permis de licencier des travailleurs et travailleuses âgés et de longue date dans leur entreprise sans prendre diverses mesures et sans leur accorder un droit à être au préalable entendus. En cas contraire, le licenciement est considéré comme étant abusif. 
</p><p>Partant d'une étude de l'Université de Genève, Madame Lempen, a cependant aussi fait apparaître que, précisément en matière de licenciements discriminatoires de femmes, le tribunal n'applique souvent pas la loi sur l'égalité entre femmes et hommes, mais uniquement les dispositions générales du droit du travail. Effrayant ! En effet, les femmes qui luttent, par exemple, contre des discriminations salariales, perdent ainsi la possibilité d'être réengagées et ne bénéficient pas du renversement du fardeau de la preuve, une disposition qui est avantageuse pour elles. On doit par conséquent se donner pour objectif que l'article 10 de la loi sur l'égalité soit toujours appliqué. Et les juges, tout comme les avocat(e)s, doivent davantage y veiller. 
</p><h3>L'OIT demande toujours une révision du Code des obligations </h3><p>L'intervention de Madame Karen Curtis, docteure en droit et directrice adjointe de la Commission de l'application des normes de l'OIT, fut finalement saisissante. Sur la base des recommandations faites à notre pays par l'OIT, Madame Curtis a montré que la Suisse doit modifier son Code des obligations pour être conforme aux normes du droit international. Tant en raison des obligations relevant de l'OIT de même que de la CEDH, il apparaît de fait clairement qu'en raison du droit de l'OIT et de la CEDH, le droit suisse du licenciement en cas de congés antisyndicaux ainsi que de membres de commissions du personnel ou d'organes de caisses de pensions doit prévoir la réinsertion de la personne licenciée. En outre, les actuelles indemnisations habituellement accordées par les tribunaux en cas d'abus, deux à trois salaires mensuels, sont beaucoup trop basses aux yeux de l'OIT. Car elles ne sont pas suffisamment dissuasives. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5714</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2018 15:30:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la loi sur la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/consultation-sur-la-loi-sur-la-conciliation-entre-activite-professionnelle-et-prise-en-charge-de-proches</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Réponse de l'USS à la consultation du Conseil fédéral (n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5719</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la révision du Plan sectoriel de l&#039;infrastructure aéronautique (PSIA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consultation-sur-la-revision-du-plan-sectoriel-de-linfrastructure-aeronautique-psia</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> La réponse de l'USS n'existe <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/div/260420_SGB_Jugendarbeitsschutz_BUV-Lernende_Hintergrundpapier.pdf" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">qu'en allemand (PDF)</a></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5693</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2018 13:30:00 +0200</pubDate><title>Le National torpille la mise en œuvre de l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-national-torpille-la-mise-en-oeuvre-de-l-egalite-salariale</link><description>Un affront pour les femmes. En particulier après la manifestation #Enough de samedi dernier.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national pense pouvoir combattre l’inégalité salariale entre femmes et hommes avec des «&nbsp;mesurettes&nbsp;» sans trop de portée. Le National a bien suivi le Conseil des États sur le fond et a accepté d’entrer en matière sur la révision tant attendue de la loi sur l’égalité, mais il veut l’affaiblir encore davantage et remettre à plus tard la mise en œuvre du principe de l’égalité salariale inscrit dans la Constitution.
</p><p>Les mesures pour combattre la discrimination salariale ont fait l’objet d’une longue bataille avant d’être adoptées par le Conseil national le 25 septembre. Pour l’USS, il est scandaleux de voir que la majorité bourgeoise au Parlement s’est efforcée par tous les moyens de rogner le projet du Conseil fédéral. La droite a ainsi empêché que les employeurs et employeuses doivent réellement rendre des comptes et assumer leurs responsabilités&nbsp;: le législateur renonce aux contrôles et aux sanctions. Il introduit en outre une date de péremption pour l’application de la loi. La majorité au National souhaite désormais réduire davantage encore le champ d’application de l’obligation de l’analyse au sein des entreprises&nbsp;: cette nouvelle obligation ne concernerait plus que les sociétés comptant l’équivalent de 100 postes à plein temps (sans les apprentis). Cette décision du Conseil national est aberrante pour au moins deux raisons&nbsp;: d’une part, elle permet à de nombreuses entreprises qui emploient majoritairement des femmes (temps partiels) d’échapper à l’obligation d’effectuer cette analyse salariale. D’autre part, le seuil ainsi fixé est plus complexe à calculer et entraînerait un surcroît de bureaucratie. Celles et ceux-là même qui appellent sans cesse à moins de bureaucratie peuvent donc être accusés de torpiller le projet juste pour le plaisir de le couler. Il revient désormais au Conseil des États de ramener à la raison le National lors de la session d’hiver.
</p><p>Attendre encore une session pour obtenir cette révision de la loi sur l’égalité est un affront pour les femmes. En particulier après la manifestation #Enough de samedi dernier, lors de laquelle 20'000 personnes ont exigé haut et fort des mesures efficaces pour l’égalité salariale. L’USS attend du Conseil des États qu’il corrige le tir pour que les mesures entrent en vigueur et puissent être évaluées rapidement. L’attente n’a que trop duré. Finies les tergiversations&nbsp;: l’égalité salariale doit être appliquée, et maintenant.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5696</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2018 11:57:04 +0200</pubDate><title>Consultation sur la révision de l’ordonnance sur les banques (autorisation FinTech)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/consultation-sur-la-revision-de-l-ordonnance-sur-les-banques-autorisation-fintech</link><description>Réponse de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Réponse de l'USS à la consultation du conseil fédéral (n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5695</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2018 11:21:35 +0200</pubDate><title>Consultation sur le loi fédérale concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/consultation-sur-le-loi-federale-concernant-la-lutte-contre-le-blanchiment-d-argent-et-le-financement-du-terrorisme</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5689</guid><pubDate>Mon, 24 Sep 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>Primes-maladie : Depuis longtemps socialement inacceptable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-maladie-depuis-longtemps-socialement-inacceptable</link><description>À l&#039;occasion de la hausse des primes standard l’an prochain, il est clair que tant que l’assurance de base ne sera pas financée autrement, chaque augmentation des primes creusera les inégalités sociales.</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a communiqué aujourd’hui la hausse des primes standard l’an prochain. Bien qu’elle soit modérée, il est clair que tant que l’assurance de base ne sera pas financée autrement, chaque augmentation des primes creusera les inégalités sociales.</b></p><p>La discussion sur la maîtrise des coûts dans le domaine de la santé se justifie&nbsp;: la surabondance de l’offre via les assurances complémentaires pèse considérablement sur l’assurance de base, tout comme le prix des médicaments, qui sont excessifs depuis des années. L’affirmation si souvent entendue, selon laquelle on pourrait facilement économiser 20&nbsp;% des coûts sans perte au niveau de la qualité, est toutefois totalement absurde. Tant les patient(e)s que le personnel soignant en souffriraient énormément. 
</p><p>Ce qui est déterminant ici, c’est que les coûts de la santé continueront à augmenter ne serait-ce qu’en raison du vieillissement de la population. Mais que les primes aussi doivent augmenter pour les classes de revenu inférieures et moyennes n’est pas une loi de la nature. Les réductions des primes des caisses-maladie sont le correctif social à la répartition inacceptable des coûts de la santé, mais elles ont été drastiquement diminuées dans nombre de cantons. En 2017, onze cantons ont dépensé moins d’argent pour ces réductions de primes qu’il y a dix années encore, alors que les primes ont très fortement augmenté, de 43&nbsp;%, et que la croissance de la population, 12&nbsp;%, a été soutenue&nbsp;! L’initiative populaire lancée la semaine dernière par le Parti socialiste pour un plafonnement clair de la charge que représentent les primes au moyen d’une réduction plus forte de ces dernières est de ce fait plus que nécessaire. 
</p><p>Mais au-delà, la participation directe des assuré(e)s, qui bat des records dans notre pays, ne doit en aucun cas continuer à augmenter. L’Union syndicale suisse (USS) luttera contre les projets pendants à ce sujet (comme l’adaptation automatique des franchises à l’évolution des coûts).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5687</guid><pubDate>Sat, 22 Sep 2018 16:30:00 +0200</pubDate><title>Un signal clair à l’adresse du Parlement : 20.000 personnes manifestent pour l’égalité salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/assez-un-signal-clair</link><description>Lors d’une grande manifestation, plus de 20 000 personnes ont revendiqué l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Une vaste alliance de syndicats, d’organisations de femmes et pour l’égalité des sexes ainsi que de partis politiques a ainsi envoyé un signal clair au Conseil national.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’en est assez&nbsp;: le 22 septembre, lors d’une grande manifestation largement soutenue qui s’est tenue sur la Place fédérale à Berne, plus de 20 000 personnes ont revendiqué l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Une vaste alliance de syndicats, d’organisations de femmes et pour l’égalité des sexes ainsi que de partis politiques a ainsi envoyé un signal clair au Conseil national pour que, la semaine prochaine, il décide enfin des mesures efficaces contre la discrimination salariale.
</p><p>C’est une alliance de plus de 40 organisations qui a appelé cette manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre les discriminations. De fait, alors que la Constitution fédérale garantit depuis 37 ans que les femmes doivent toucher un salaire égal à celui des hommes pour un travail de valeur égale, les différences restent importantes. Ainsi, les femmes continuent à gagner en moyenne presque un cinquième de moins que leurs collègues masculins, une différence de plus de 7&nbsp;% qu’aucun facteur objectif ne peut expliquer et qui est donc discriminatoire. Ce vol de salaires représente en moyenne 590 francs par mois. Chaque année, les femmes perdent ainsi environ 10 milliards de francs à cause de leur sexe. Cette somme importante leur manque ainsi qu’à leurs familles, mais elle manque aussi aux assurances sociales et en tant que recettes fiscales. 
</p><p>Les femmes ne veulent pas tolérer ces discriminations plus longtemps. C’est pourquoi elles ont demandé haut et fort devant le Palais fédéral&nbsp;: «&nbsp;#Enough&nbsp;: assez attendu – l’égalité salariale, c’est maintenant&nbsp;!&nbsp;». La semaine prochaine, le Conseil national pourra, dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité, décider des mesures concrètes contre la discrimination salariale, soit que tous les quatre ans, les entreprises doivent analyser leurs salaires et, si nécessaire, adapter ceux des femmes. Un Parlement qui prend au sérieux la majorité féminine de la population doit au moins, comme un premier pas, adopter cette révision minimale de la loi. Toute autre attitude serait un affront.
</p><h5><b>Qui organise #Enough18&nbsp;: Manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre les discriminations&nbsp;? </b></h5><p>Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Association suisse pour les droits des femmes (ADF), Association suisse des employés de banque (ASEB), Basler Frauenvereinigung für Friede und Fortschritt (BFFF), Business &amp; Professional Women (BPW), campagne "16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes", Campax, Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), Conseil suisse pour la paix, Coordinamento Donne della Sinistra, Federazione Associazioni Femminili Ticino Plus (FAFTPlus), Femmes protestantes en Suisse (FPS), Fédération Solidarité Femmes de Suisse, Femmes socialistes suisses, Femmes PDC, Femwiss, Frauen Aargau, Grossmütter Revolution, Jeunes vert-e-s, Jeunesse Socialiste Suisse (JS), LCH&nbsp; (Association faîtière des enseignant[e]s de Suisse alémanique), Les Verts Suisse, Männer.ch, Marche mondiale des femmes (MMF), Organizzazione Cristiano Sociale ticinese, Organisation suisse des lesbiennes (LOS), Parti bourgeois démocratique Suisse (PBD), Parti socialiste suisse (PS), Pink Cross, Syna, Syndicats Chrétiens du Valais (SCIV), Syndicat des enseignants romands (SER), Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicat interprofessionnel de travailleuses et de travailleurs (SIT), Syndicat suisse des mass médias (SSM), Syndicat suisse des services publics (SSP), Syndicom Syndicat des médias et de la communication, Terre des Femmes, Travail.Suisse, Unia, Union syndicale suisse (USS), We can’t keep quiet, WIDE Switzerland, WyberNet</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5683</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2018 07:33:55 +0200</pubDate><title>Renchérissement, reprise et besoin de rattrapage : l’USS demande des hausses des salaires de 2 à 2,5 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rencherissement-reprise-et-besoin-de-rattrapage-l-uss-demande-des-hausses-des-salaires-de-2-a-2-5</link><description>Négociations salariales 2018/2019</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'économie est en plein boom. Pour la première fois depuis dix ans, les prix à la consommation augmentent de tout juste 1 %. Les entreprises font des bénéfices et la productivité augmente. Cette reprise doit désormais profiter aux travailleurs et travailleuses. C'est pourquoi il faut maintenant que les salaires augmentent sur une large échelle. Les syndicats de l'Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de 2 à 2,5 %. Et davantage pour les femmes afin de corriger les discriminations dont elles sont victimes.
</p><p>Après les années difficiles dues à la crise financière et la surévaluation du franc, la tendance est à la hausse dans la plupart des branches. Or, malgré cette très nette amélioration de la situation des affaires des entreprises, les salaires réels ont stagné en 2017 et 2018. Ainsi, " L'heure est venue pour des hausses des salaires réels ", a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l'USS, lors de la conférence de presse de cette dernière sur les négociations salariales 2018/2019. En plus, des hausses significatives sont nécessaires, car il faut d'abord compenser la reprise du renchérissement. Il faut aussi tenir compte du fait que les primes des caisses-maladie ont pris depuis longtemps le large par rapport à l'évolution des salaires et que les cotisations du 2e pilier augmentent. En même temps, les hausses de salaire doivent être générales. Il n'est pas question que les trois quarts des hausses octroyées ne le soient qu'individuellement. Car ce sont les hauts revenus les premiers à en profiter.
</p><p>Comme l'a souligné Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, les entreprises peuvent d'autant plus se permettre d'augmenter leurs salaires qu'elles économisent 15 % de leurs primes dans l'assurance-accidents grâce à une remise de la SUVA. Unia a toutes les branches en point de mire. Surtout la construction où une hausse générale de 150 francs est demandée. En raison d'une situation des affaires particulièrement bonne, 3 % d'augmentation de salaire sont nécessaires dans la pharma.
</p><p>Dans les branches couvertes par le syndicat Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, des hausses claires des salaires sont indiquées, comme l'a montré le président Daniel Münger. C'est en effet grâce à l'engagement soutenu des employé(e)s que ces entreprises du marché intérieur ont pu réaliser d'importants profits, a-t-il rappelé. Syndicom demande, tant à Swisscom qu'à La Poste, des hausses de salaire d'au moins 2 %. Il existe aussi un important retard à rattraper dans les services publics. La situation financière de la Confédération et des cantons est bonne et proscrit le recours à des mesures d'austérité et à des coupes qui n'en finissent pas.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079 620 11 14</li><li>Daniel Münger, président de Syndicom, 079 215 49 33 </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5680</guid><pubDate>Wed, 12 Sep 2018 13:54:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS refuse l&#039;arrêté de planification pour le renouvellement des moyens pour la protection de l’espace aérien</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/luss-refuse-larrete-de-planification-pour-le-renouvellement-des-moyens-pour-la-protection-de-l-espace-aerien</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation du conseil fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5678</guid><pubDate>Wed, 12 Sep 2018 12:29:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la nouvelle loi sur les médias électroniques</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consultation-sur-la-nouvelle-loi-sur-les-medias-electroniques</link><description>Réponse de l&#039;USS (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5676</guid><pubDate>Tue, 11 Sep 2018 18:58:44 +0200</pubDate><title>L&#039;USS refuse l&#039;initiative parlamentaire Aeschi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-refuse-linitiative-parlamentaire-aeschi</link><description>Droit de veto du Parlement sur les ordonnances du Conseil fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5671</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2018 11:22:00 +0200</pubDate><title>Lutte contre les crimes de haine et les discriminations au travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lutte-contre-les-crimes-de-haine-et-les-discriminations-au-travail</link><description>Une norme pénale contre la discrimination des LGBT qui a trop attendu</description><content:encoded><![CDATA[<p>La discrimination des personnes LGBT est aussi une réalité quotidienne en Suisse. Ainsi la " LGBT+Helpline " mise en place en novembre 2016 enregistre en moyenne deux délits de haine par semaine, et l'ampleur de la violence physique présente dans presque un tiers des cas est particulièrement choquante. Les chiffres réels prenant en compte les cas non annoncés sont en outre sans doute très élevés.</p><p>Mais les discriminations ne s'arrêtent pas aux portes du monde du travail. Selon une enquête de la " Fédération Genevoise des Associations LGBT ", 52 % des personnes transgenre, 32 % des lesbiennes et 21 % des gays ont été confrontés à différentes formes de discriminations en raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre. Les discriminations matérielles des personnes transgenre aussi sont vraiment énormes : selon le Transgender Network Switzerland (TGNS), un licenciement sur trois de personnes transgenre qui a lieu en Suisse est " justifié " par l'identité de genre.</p><p>Ces chiffres montrent qu'il est plus que temps d'ancrer dans la loi que les discriminations en raison de l'orientation sexuelle ou l'identité de genre doivent être poursuivies pénalement. Sinon, il est tout simplement impossible d'agir au pénal contre ces discriminations, ainsi que le Tribunal fédéral l'a constaté à plusieurs reprises. Lors de la session d'automne, le Conseil national traitera de l'initiative parlementaire Reynard sur ces questions : " Lutter contre les discriminations basées sur l'orientation sexuelle ", initiative qui veut une modification du Code pénal. L'Union syndicale suisse (USS) demande au Parlement d'intégrer le plus rapidement possible cette norme pénale sur la discrimination des personnes LGBT. Mais au-delà, les dispositions sur l'interdiction de la discrimination en raison du sexe devraient être étendues afin d'ancrer aussi la lutte contre le sexisme à cet endroit dans la loi.</p><p>Les délits de haine à l'égard des personnes LGBT ne vont cependant pas totalement disparaître parce qu'ils sont punissables. Il est donc d'autant plus important de les recenser statistiquement et de les analyser, comme le demande la motion Quadranti " Recensement statistique des crimes haineux fondés sur l'orientation sexuelle, l'identité de genre, l'expression de genre ou les caractéristiques sexuelles ". Si elle franchissait ces étapes juridiques, la Suisse progresserait clairement dans le classement annuel d'ILGA (Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes) des pays européens les plus respectueux à l'égard des personnes LGBT. Un classement où elle n'occupe actuellement que le 22e rang.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5670</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2018 11:13:35 +0200</pubDate><title>Encore et encore contre le personnel de la Confédération</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/encore-et-encore-contre-le-personnel-de-la-confederation</link><description>Les interventions de la session</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 17 septembre, le Conseil des États traitera toute une série d'interventions concernant le personnel de la Confédération. Et toutes relèvent du même état d'esprit : " Moins, c'est mieux ". </p><p>Moins, c'est mieux, soit, en d'autres termes : moins de personnel de la Confédération et moins de salaire. Au Conseil des États de mettre une fois pour toutes fin à pareille mentalité ! La motion qui veut plafonner le nombre d'emplois de l'Administration fédérale à son niveau de 2014, ou à 35 000 emplois à plein temps, est déjà passée plusieurs fois dans les deux Commissions des finances et les deux Chambres. Dans son rapport (18.032), le Conseil fédéral a montré qu'elle est de facto réalisée. La Commission des finances du Conseil des États demande désormais à son président, dont la voix est prépondérante, de trancher. À la trappe ! 
</p><p>La motion 16.3399 est du même tabac : elle vise à baisser de 8 % les mandats attribués à l'extérieur. Le Conseil national l'a aussi fait passer. 
</p><p>L'UDC ne cesse de critiquer le système salarial appliqué dans l'Administration fédérale, alors qu'un rapport externe est aussi arrivé à la conclusion qu'il est en soi cohérent et surtout qu'il ne représente justement pas un facteur de coûts. La motion 16.3973 demande que toutes les allocations soient supprimées et que l'horaire de travail fondé sur la confiance n'entraîne pas un relèvement automatique du salaire. Le Conseil national a trouvé cela bien, au Conseil des États de s'y opposer. 
</p><p>Et l'UDC, encore une fois sur le salaire des employé(e)s de la Confédération : la motion 16.3974 veut que les salaires soient adaptés à ceux du privé, c'est-à-dire bien sûr vers le bas. Seulement : ils y sont plus élevés pour les fonctions de cadres supérieurs ! Comparativement, les salaires des classes de salaire inférieures de l'Administration fédérale sont supérieurs au privé. Cela concerne les artisans(e)s, les mécanicien(ne)s, les logisticien(ne)s, le personnel de nettoyage, les huissiers et huissières ainsi que les activités des loges. Faut-il couper dans ces salaires ? La compensation du renchérissement doit être négociée chaque année. La loi sur le personnel de la Confédération prévoit uniquement que le Conseil fédéral peut compenser le renchérissement en fonction de la situation économique et financière. Or cette seule possibilité est une épine dans le pied des parlementaires de la droite et cet article doit être abrogé selon eux (motion 17.3978). </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5668</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2018 08:44:35 +0200</pubDate><title>Le peuple refusera le travail gratis et les durées de travail sans fin </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-peuple-refusera-le-travail-gratis-et-les-durees-de-travail-sans-fin</link><description>L&#039;USS sur la révision de la loi sur le travail </description><content:encoded><![CDATA[<p> Les provocations contre les salarié(s) de Suisse s'enchaînent. Après l'attaque sans précédent des conseillers fédéraux libéraux-radicaux contre la protection pourtant éprouvée des salaires suisses, la Commission de l'économie du Conseil des États tire aujourd'hui la deuxième salve contre les intérêts élémentaires des salarié(e)s. Dans son viseur : la durée maximale du travail et l'enregistrement de la durée du travail. Au cas où cette attaque devait passer le cap des débats parlementaires, l'Union syndicale suisse (USS) la combattra par référendum.
</p><p>Selon la révision de la loi sur le travail (LTr) tout juste mise en consultation, les spécialistes et les cadres doivent être exclus des dispositions protectrices sur le temps de travail. La protection contre l'épuisement professionnel et le travail gratis serait ainsi supprimée pour près de 40 % des salarié(e)s, soit 1,4 million de personnes.
</p><p>Ce sont les critères proposés pour la suppression de l'enregistrement du temps de travail qui expliquent le grand nombre de personnes concernées. Les règles s'appliquent aux cadres et aux spécialistes ayant un " pouvoir de décision important " et une "grande autonomie". Il ne s'agit pas de catégories juridiques. L'employeur ou l'employeuse disposera donc d'une grande marge de manœuvre pour définir les profils d'emploi de sorte à ce que les travailleurs et travailleuses ne soient plus couverts par les dispositions de protection. Et il y a aussi un problème d'exécution : sans enregistrement du temps de travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ne pourront plus vérifier si les règles de protection comme le repos nocturne, l'interdiction de travailler le dimanche et les pauses, sont respectées.
</p><p>La santé des travailleurs et travailleuses serait particulièrement menacée par la suppression de la durée hebdomadaire maximale de travail et du nombre maximal d'heures journalières supplémentaires, ainsi que par la levée de l'interdiction du travail dominical. Toutes ces libéralisations auraient pour résultat que les salarié(e)s concernés devraient travailler beaucoup plus longtemps. La journée de travail de 17 heures deviendrait la norme. Et la vie familiale serait perturbée par le travail du dimanche pour encore davantage de monde en Suisse. Les études sur la santé au travail montrent clairement que de longs horaires de travail augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer, d'arthrite, de diabète et de maladies psychiques. Selon la Société suisse de médecine du travail, la révision de la LTr entraînerait aussi une augmentation des absences pour cause de maladie, et donc des coûts pour les employeurs et employeuses ainsi que la société. De plus, un nombre croissant de personnes quitterait la vie active plus tôt et les femmes auraient encore plus de mal à trouver un emploi à temps plein.
</p><p>Toutes ces conséquences négatives expliquent que les syndicats organiseront un référendum contre cette révision de la LTr. Ils rassembleront la majorité de la population derrière eux. Parce que les journées de travail de 17 heures, l'augmentation du travail gratis et un repos dominical de plus en plus souvent perturbé seront rejetés par un large front.
</p><h5>RENSEIGNEMENTS:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Prof. Dr. Brigitta Danuser, Société suisse de médecine du travail (SSMT), 076 339 84 46</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Stefan Giger, secrétaire général du SSP, 079 296 77 07 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5666</guid><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 16:23:52 +0200</pubDate><title>PostFinance : oui à un service public étendu, mais clairement non à tout projet de privatisation !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/postfinance-oui-a-un-service-public-etendu-mais-clairement-non-a-tout-projet-de-privatisation</link><description>L’USS accueille favorablement l’intention du Conseil fédéral d’élargir la marge de manœuvre de PostFinance. Elle en rejette par contre énergiquement la privatisation partielle.</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’Union syndicale suisse (USS) accueille favorablement l’intention du Conseil fédéral d’élargir la marge de manœuvre de PostFinance à la faveur de la révision de la loi sur l’organisation de la Poste en levant l’interdiction faite à cette dernière d’octroyer des hypothèques et des crédits. Elle en rejette par contre énergiquement la privatisation partielle via l’ouverture de son actionnariat. La première mesure renforcerait le mandat de service universel de PostFinance, alors que la deuxième mettrait celle-ci gravement en danger. </b></p><p>L’USS rejette pour cette raison l’ouverture de l’actionnariat de PostFinance aux privés, soit une privatisation partielle de cette dernière. Aujourd’hui déjà, la Poste est confrontée à une importante pression pour réaliser des bénéfices. La direction de cette entreprise proche de la Confédération cède trop volontiers à cette pression. Comme c’est malheureusement apparu clairement dans l’exemple de CarPostal, on n’hésite pas non plus à prendre des mesures illégales pour atteindre cet objectif. Une privatisation partielle augmenterait encore plus la pression, ce qui nuirait durablement au service public. La logique du profit conduit au démantèlement des prestations, à des licenciements et à une dégradation des conditions de travail. Cela, nous le rejetons.
</p><p>L’USS estime par contre que l’élargissement des prestations de PostFinance est une bonne chose. L’interdiction d’octroyer des hypothèques et des crédits faite à l’entreprise est une restriction conçue par le Parlement et le Conseil fédéral afin d’éviter une concurrence trop rude avec les banques cantonales. Ces dernières années, ces dernières se sont beaucoup retirées du trafic des paiements, tandis que PostFinance est restée aujourd’hui encore, conformément à son mandat et malgré le démantèlement des offices de poste, le numéro un incontesté du trafic des paiements.
</p><p>Dans les faits, les taux d’intérêt bas persistants menacent non seulement le mandat de service universel de PostFinance, mais aussi de la Poste dans son ensemble, car les bénéfices de PostFinance sont déterminants pour couvrir les coûts des prestations de service public de l’entreprise. Le moment est donc vraiment venu que le Conseil fédéral fasse une proposition quant à la manière de lever cette interdiction. Les services de paiement de PostFinance sont en effet indispensables à la population et à l’économie. Afin que cela reste ainsi, PostFinance doit avoir accès aux crédits et aux hypothèques.
</p><p>La population veut un service public de qualité dans toutes les régions du pays et à des prix abordables. Le Conseil fédéral devrait en fait avoir compris ce signal depuis longtemps&nbsp;! Pour stabiliser PostFinance, l’interdiction d’octroyer des crédits et des hypothèques doit être levée, mais il ne doit très certainement pas y avoir de privatisation partielle de l’entreprise&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5664</guid><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 09:00:00 +0200</pubDate><title>Action « Ligne rouge : droits des salarié-e-s »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/action-ligne-rouge-droits-des-salarie-e-s</link><description>Quelque 200 travailleurs et travailleuses ont protesté contre le projet des conseillers fédéraux PLR Ignazio Cassis et Johann Schneider-Amman. </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;Quelque 200 travailleurs et travailleuses venus de toute la Suisse ont formé mercredi sur la Place fédérale à Berne une «&nbsp;ligne rouge&nbsp;» symbolique que le Conseil fédéral n’a pas le droit de franchir dans les négociations sur un accord-cadre avec l’Union européenne (UE). Sous le slogan «&nbsp;Nous défendons les salaires et les conditions de travail&nbsp;», ils ont protesté contre le projet des conseillers fédéraux PLR Ignazio Cassis et Johann Schneider-Amman de saper les mesures d’accompagnement pour la protection des salaires et des conditions de travail. Ces deux conseillers fédéraux aimeraient en effet soumettre les mesures d’accompagnement à l’accord-cadre Suisse-UE et laisser ainsi les tenants d’une ligne dure relativement au marché intérieur au sein de l’UE décider de la protection effective des salaires en Suisse.
</p><p>Par cette action, les travailleurs et travailleuses réaffirment qu’ils ne négocieront pas sur le démantèlement de la protection des salaires. Ils exigent que le Conseil fédéral respecte la «&nbsp;ligne rouge&nbsp;» qu’il a lui-même confirmée à plusieurs reprises et, ainsi que cela a toujours été promis, ne les soumette pas à l’accord-cadre.
</p><p>Ils ont rappelé que la Suisse, qui se situe au centre de l’Europe, a besoin de relations stables et bonnes avec l’UE et qu’à cet effet, une protection efficace et autonome des salaires et des conditions de travail est nécessaire. Ils ont également rappelé que la mise en place de la libre circulation des personnes, combinée avec des mesures d’accompagnement opérantes, a été un important progrès. De fait, cela a signifié la fin du statut inhumain de saisonnier et de l’arbitraire patronal qui échappait à tout contrôle. Ce n’est qu’ainsi qu’a été remplie la condition permettant d’appliquer le principe selon lequel en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Pour atteindre cet objectif, les mesures d’accompagnement doivent être continuellement adaptées aux nouveaux défis et renforcées, mais pas démantelées. Elles resteront la clé du succès des Accords bilatéraux seulement si la Suisse comble par elle-même les lacunes existantes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5662</guid><pubDate>Tue, 04 Sep 2018 17:30:00 +0200</pubDate><title>Le taux minimal pèse sur les rentes : le Conseil fédéral doit corriger le tir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-minimal-pese-sur-les-rentes-le-conseil-federal-doit-corriger-le-tir</link><description>Un taux minimal sous la barre de 1 % constitue l’ouverture d’une brèche inédite.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La recommandation faite au Conseil fédéral par la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle (Commission LPP) aggrave les difficultés des salarié-e-s en matière de prévoyance vieillesse. Les rentes du deuxième pilier vont continuer de baisser et les futurs retraité-e-s auront toujours moins dans leur portemonnaie. Un taux minimal sous la barre de 1&nbsp;% constitue l’ouverture d’une brèche inédite. Non seulement cela fera baisser encore davantage les rentes, mais cette mesure va ébranler durablement la confiance des assuré-e-s dans le deuxième pilier. Le Conseil fédéral doit donc intervenir pour corriger cette situation.
</p><p>Si le gouvernement suit la recommandation de la commission LPP, le taux minimal passerait sous la barre de 1&nbsp;% pour la première fois dans l’histoire du deuxième pilier. C’est inacceptable. En 2017, les caisses de pension ont pu augmenter substantiellement leurs réserves. Et elles ont pu dégager des rendements de 7 à 8&nbsp;%. La diminution progressive et considérable du taux minimal au cours des dernières années est la conséquence d’un catastrophisme injustifié. La preuve&nbsp;: les chiffres du Credit Suisse Index montrent bel et bien que les caisses de pension suisses ont obtenu des rendements de 5,5&nbsp;% en moyenne au cours des six dernières années. Dans ce contexte, un taux minimal de 1,25 % ne devrait poser aucune difficulté aux caisses de pension.
</p><p>Le Conseil fédéral serait bien avisé de ne pas tenir compte de cette recommandation alarmiste de la Commission LPP et de résister aux pressions du patronat et de l’Association Suisse d’Assurances (ASA) pour une nouvelle baisse du taux minimal. Sinon, on s’éloignerait encore davantage de l’objectif de prestation pour la prévoyance vieillesse, ancré dans la Constitution, selon lequel le premier et le deuxième pilier additionnés doivent permettre de maintenir après la retraite un niveau de vie convenable. Avec un taux si bas pour le deuxième pilier, il est évident que cet objectif ne pourra être atteint que par des hausses des rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5659</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2018 16:00:12 +0200</pubDate><title>Prestations complémentaires : Ne touchez pas au minimum vital !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-complementaires-ne-touchez-pas-au-minimum-vital</link><description>La Commission du Conseil national passe totalement à côté des réalités sociales de ce pays</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En adoptant une attitude rigide avec la réforme des prestations complémentaires (PC), la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) passe totalement à côté des réalités sociales de ce pays. Si cette orientation devait s'imposer jusqu'à la fin des délibérations, il sera alors difficile d'éviter une votation populaire.</p><p>Des rentes qui permettent de couvrir les besoins vitaux sont un mandat constitutionnel. L'objectif déclaré des PC est de satisfaire à ce mandat constitutionnel. Mais ces dernières années, on s'en est toujours plus éloigné à cause de la hausse des loyers et du coût de la vie. Les loyers pris en compte pour les PC n'ont jamais été adaptés depuis 2001, alors que les loyers réels ont augmenté en moyenne de 24 %. Toujours est-il que le Conseil des États veut ajuster les PC en augmentant les loyers PC maximaux de 18 % (ménages individuels), mais maintenant, la CSSS-N persiste avec tout juste 5 %. Dans les cantons ruraux, il ne va même y avoir aucune hausse, alors que les loyers y ont pour une part encore plus augmenté depuis 2001 : de 37 % comme, par exemple, dans le canton d'Obwald !
</p><p>Pendant que des dizaines de milliers de rentiers et rentières AI et AVS devraient alors continuer à économiser la différence sur des besoins vitaux très chichement calculés, la CSSS-N s'entête avec son " armoire à poisons " pleine de mesures de réduction et disciplinaires incompréhensibles. Ainsi, la totalité des retraits de capital du 2e pilier seraient par exemple punis d'une réduction de 10 % de la PC. Donc, la personne qui retire aujourd'hui son capital du 2e pilier pour créer une entreprise devra en payer le cas échéant le prix 30 ans plus tard.
</p><p>Un objectif déclaré de la réforme est la suppression des mauvaises incitations. On ne comprend par conséquent absolument pas pourquoi la CSSS-N persiste à vouloir prendre en compte à 100 % le revenu des conjoint(e)s des bénéficiaires de PC. Les incitations à travailler tant évoquées n'auraient plus aucune valeur, voire moins encore, car le revenu du travail doit être imposé, contrairement aux PC. En plus, les autres membres de la famille ne sont nullement épargnés : la commission veut réduire drastiquement le montant des dépenses pour les enfants reconnues, une aberration sociale.
</p><p>Nous demandons avec insistance au Conseil national de corriger les propositions de sa commission et de suivre pour l'essentiel la variante du Conseil des États. Si la réforme des PC équivaut à un démantèlement, difficile d'éviter une votation populaire.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS, 079 740 99 84</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5656</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2018 12:15:54 +0200</pubDate><title>Libre circulation : L’USS combattra de toutes ses forces l’« initiative de limitation » de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/libre-circulation-l-uss-combattra-de-toutes-ses-forces-l-initiative-de-limitation-de-l-udc</link><description>La Suisse a besoin des relations de qualité et stables avec l’UE</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pays situé au centre de l'Europe, la Suisse a besoin d'entretenir des relations de qualité et stables avec l'Union européenne (UE) ; cela, pour des raisons tant politiques qu'économiques. Pour cette raison, l'Union syndicale suisse (USS) s'est toujours prononcée en faveur des Accords bilatéraux, mais à la condition qu'ils profitent aux travailleurs et travailleuses de Suisse et que les salaires et les conditions de travail soient protégées. La mise en place ainsi que le développement des mesures d'accompagnent constituent la base de cette protection, même si les nouvelles lacunes de protection qui se font jour doivent régulièrement être comblées.</p><p>L'introduction de la libre circulation des personnes, combinée à des mesures d'accompagnement efficaces, a été un progrès important. Si l'on compare avec l'époque des anciens systèmes de contingents, la main-d'œuvre étrangère en Suisse est aujourd'hui moins exposée à l'arbitraire patronal. Elle peut mieux se défendre contre des conditions de travail mauvaises, des salaires de misère et l'exploitation. Il est donc plus aisé de combattre la sous-enchère salariale qu'avec les anciens systèmes de contingents. Le principe selon lequel, en Suisse, on verse des salaires suisses se trouve de ce fait appliqué. Grâce à la libre circulation des personnes, on a surtout supprimé le statut inhumain de saisonnier.</p><p>L'initiative de limitation de l'UDC attaque frontalement la réussite que représentent les Accords bilatéraux. Cela, aussi dans le but de supprimer les mesures de protection des salaires. L'USS la combattra de toutes ses forces. En même temps, elle s'opposera à toutes les tentatives de faire baisser les salaires et démanteler les conditions de travail. Elle s'engagera bien au contraire pour combler les lacunes de protection encore existantes. Car la clé du succès des Accords bilatéraux a été et reste la combinaison de la libre circulation des personnes avec des mesures d'accompagnement solides que la Suisse fixe en toute autonomie.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>International</category><category>Économie extérieure</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5652</guid><pubDate>Mon, 27 Aug 2018 08:35:52 +0200</pubDate><title>#Enough18 : nous en avons assez !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/enough18-nous-en-avons-assez</link><description>Faisons pression maintenant pour l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans la politique suisse de l'égalité des sexes, les rouages sont très grippés. Et cette année aussi : la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États a dit non à une initiative pour un congé de paternité de quatre semaines, soit déjà très court en comparaison internationale, et mise sur le compromis du compromis : deux semaines.</p><p>Le Conseil des États n'a accepté que des mesures édulcorées pour l'égalité salariale et ces dernières n'auraient même pas passé le cap de la commission préparatoire du Conseil national sans la voix prépondérante de sa présidente. Les 24 et 25 septembre, le plénum décidera s'il faut enfin agir efficacement, un petit peu, ou alors pas du tout contre la discrimination salariale des femmes.
</p><p>Nous avons besoin d'une Madame Égalité
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) a mis des propositions sur la table : pour que la loi sur l'égalité (LEg) révisée puisse déployer tous ses effets, il faut qu'une Madame Égalité de la Confédération puisse contrôler si les entreprises respectent la loi et prononcer des sanctions en cas d'infractions. Mais cela commence à être extrêmement serré : les organisations patronales se battent bec et ongles pour leur droit à verser des salaires inégaux et les politiciens de droite, ainsi que quelques politiciennes, semblent encore très disposés à répondre à leurs souhaits.
</p><p>La lanterne rouge Suisse
</p><p>Il est cependant plus que temps que quelque chose se passe et que la Suisse fasse un grand pas en avant en matière d'égalité entre femmes et hommes. Car, vue depuis l'Europe, la politique suisse en cette matière a précisément des airs archaïques. Alors que tous les pays de l'OCDE connaissent au moins un congé de paternité et/ou un congé parental prescrits par une loi, et beaucoup ont les deux, la Suisse discute actuellement pour savoir si les jeunes pères " frais émoulus " doivent avoir droit à plus que le jour de congé destiné aux " affaires personnelles ".
</p><p>La part aux frais totaux de prise en charge extrafamiliale des enfants assumée en Suisse par les parents doit constituer un record. Et nous n'avons pas non plus à être fiers de notre performance au chapitre de l'égalité salariale. Selon Eurostat, l'office de statistique de l'Union européenne (UE) - nous n'avons pas encore les chiffres de l'Office fédéral de la statistique - la Suisse se trouvait en 2016 au-dessus de la moyenne de l'UE, avec 17 % de différence entre les hommes et les femmes. Et cela fait des années que la différence de salaire discriminatoire se monte à environ 7 %, ce qui ne se corrigera pas avec des mesures volontaires.
</p><p>Nous en avons et en voulons assez !
</p><p>Pour que les choses avancent, il est nécessaire que les femmes et les syndicats fassent pression. Le samedi 22 septembre, deux jours avant le débat sur la révision de la LEg censée nous rapprocher de l'égalité salariale, nous irons sur la Place fédérale et dirons haut et fort que c'en est assez ! Nous montrerons que nous en avons assez d'attendre depuis une éternité une vraie égalité de traitement. Que nous en avons assez d'entendre des excuses selon lesquelles des mesures comme le congé de paternité et les analyses de salaires seraient trop chers. Assez aussi d'assertions comme celles selon lesquelles les discriminations salariales n'existeraient pas et que lorsque c'est le cas, les femmes en sont elles-mêmes responsables.
</p><p>Et nous devons montrer que nous voulons obtenir suffisamment d'argent pour notre travail, des rentes suffisantes pour notre retraite et suffisamment de reconnaissance pour ce que nous faisons. Avec #Enough18, la manifestation nationale pour l'égalité salariale et contre les discriminations, nous ferons passer un message à l'intention du Parlement : donnez-nous ce qui nous revient ! Engagez-vous en décidant des mesures efficaces pour l'égalité salariale !
</p><p>Nous nous retrouverons le 22 septembre à 13 h 30 sur la Schützenmatte, à Berne. La manifestation finale aura lieu à 15 h sur la Place fédérale. Ensuite, il y aura de la musique féministe avec DJ Stéphanie et la bière de l'égalité brassée en exclusivité pour l'USS. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5650</guid><pubDate>Fri, 24 Aug 2018 15:53:36 +0200</pubDate><title>Des patrons cyniques</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-patrons-cyniques</link><description>Protection contre l’épuisement professionnel</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À coups de grandes et onéreuses affiches placardées depuis quelques semaines en Suisse alémanique, l'Association Suisse d'Assurances (ASA) s'inquiète de l'explosion du nombre des cas d'épuisement professionnel. Le timing ne pourrait pas être plus cynique, car la commission compétente du Conseil des États veut démanteler massivement la protection des travailleurs et travailleuses. </p><p>La Commission des redevances et de l'économie de la Chambre des cantons veut en effet mettre en œuvre les initiatives parlementaires de la conseillère aux États Karin Keller-Sutter (PLR) et du conseiller aux États Konrad Graber (PDC). C'est fin juin qu'elle a lâché cette bombe et présenté son projet de démantèlement qui doit pratiquement rayer la protection contre l'épuisement professionnel de l'actuelle loi sur le travail. 
</p><p>Serait-ce là un cas pour l'ASA qui se fait des soucis à cause de l'épuisement professionnel ? Mais attention : l'ASA est membre de l'Union patronale suisse. Et quelles personnalités sont présentes dans les comités de cette dernière ? Mme Keller-Sutter (à qui l'on attribue des ambitions de conseillère fédérale) et M. Graber (qui représente les intérêts des employeurs des fiduciaires d'Expertsuisse, une branche dans laquelle les salarié(e)s sont pressés comme des citrons avec des temps de travail excessivement longs...). 
</p><p>Avec la révision géante du Conseil des États faite selon les vœux de Mme Keller-Sutter et M. Graber, la loi sur le travail cesserait d'exister, en matière de protection contre l'épuisement professionnel, précisément pour celles et ceux qui en ont le plus besoin, soit les cadres moyens, les " travailleurs et travailleuses du savoir " qui pratiquent souvent le télétravail, mais aussi les spécialistes, pour lesquels le calme et la concentration sont l'alpha et l'oméga de leurs activités (que l'on pense ici seulement au travail exigeant des réviseurs et réviseuses ou des personnes occupées dans le domaine de la santé). Un " bel " effet secondaire des " réformes " est que les employeurs et employeuses pourraient en plus profiter de travail gratuit, car les heures supplémentaires de celle ou celui qui n'a pas le droit d'enregistrer ses temps de travail ne seraient plus payées ni compensées. Pas mal, pour les patrons économes ! 
</p><p>Les réformes supprimeraient le principe du volontariat qui existe aujourd'hui lorsqu'il est question de flexibilité et le droit à enregistrer son temps de travail disparaîtrait également ainsi que les prescriptions en matière de durée maximale du travail, de travail du dimanche et de travail de nuit. Le droit suisse du travail est déjà le plus favorable aux employeurs et employeuses de toute l'Europe. Faut-il vraiment le déplumer encore plus au détriment de la santé psychique avec une flexibilité unilatérale à la sauce patronale ? Voulons-nous encore plus de cas d'épuisement professionnel, plus de travail gratuit, moins de salaire ? 
</p><p>Les syndicats et les associations de salarié(e)s rejettent ces exigences inacceptables. Ils demandent au Parlement de reprendre enfin ses esprits et d'enterrer les initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter. Car elles entraîneraient des coûts économiques et de la souffrance. Mais peut-être que les syndicats recevront un soutien inattendu. Ou les inquiétudes de l'ASA quant à l'augmentation des cas d'épuisement professionnel ne valent même pas le papier (cher) sur lequels elles ont été affichées et répandues ?</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5647</guid><pubDate>Thu, 23 Aug 2018 11:40:00 +0200</pubDate><title>Il n’y a pas de solution au retrait de La Poste du service universel</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-n-y-a-pas-de-solution-au-retrait-de-la-poste-du-service-universel</link><description>Dans sa réponse à la consultation fédérale, l’USS critique la modification proposée de l’ordonnance sur les nouvelles conditions d’accessibilité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Nous constatons que le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) n'a pas l'intention de freiner le fulgurant démantèlement des prestations de La Poste. Le rapport explicatif qui accompagne la consultation émet en effet un avis favorable sur les agences qui, aujourd'hui au nombre de 970, devront être 1 400 fin 2019. La suppression d'offices de poste va donc se poursuivre sans autre, malgré les critiques de la population et de l'artisanat.
</p><p>Les revendications syndicales et politiques, qui demandent entre autres l'égalité de traitement pour le personnel des agences, des conditions de travail garanties via le partenariat social et une indemnisation couvrant les frais des agences, sont purement et simplement ignorées. Ce n'est pas acceptable. Le projet d'ordonnance ne s'attaque pas aux vrais problèmes que pose le retrait de La Poste du service universel.
</p><p>Les besoins des PME sont aussi touchés, car pour elles, la réduction des prestations des agences est problématique. La stratégie de repli de La Poste représente une baisse de qualité du service public en Suisse. Les corrections proposées dans la présente révision n'y changent rien.
</p><p>Ce projet de révision ne fait rien non plus pour le personnel concerné. L'USS insiste : les entreprises qui reprennent des tâches de service universel sur mandat de La Poste doivent absolument être soumises à une convention collective de travail. Pas question que La Poste, en tant qu'entreprise proche de la Confédération, et la Confédération, en tant que propriétaire, se soustraient ici à leur responsabilité. </p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5699</guid><pubDate>Tue, 21 Aug 2018 13:27:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur le paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/consultation-sur-le-paquet-d-ordonnances-environnementales-du-printemps-2019</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation du conseil fédéral (n&#039;existe qu&#039;en allemand) </description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5643</guid><pubDate>Fri, 17 Aug 2018 17:00:00 +0200</pubDate><title>Une commission fait un petit pas vers l&#039;égalité salariale - des mesures plus fortes sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-commission-fait-un-petit-pas-vers-legalite-salariale-des-mesures-plus-fortes-sont-necessaires</link><description>L&#039;USS sur la révision de la loi sur l&#039;égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national a suivi à une courte majorité (avec la voix prépondérante de la présidente de la commission) la décision du Conseil des Etats de renforcer les mesures de mise en œuvre de l’égalité salariale. Mais dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité, la Commission n’a pas saisi l’occasion de renforcer les mesures édulcorées par le Conseil des Etats. La majorité bourgeoise de la commission a maintenu la clause de caducité insensée, tout comme l’exemption d'un certain nombre d’entreprises de l'obligation d'analyser les salaires, et a rejeté toute proposition qui aurait rendu le projet de réforme plus efficace.<br><br>L’USS estime néanmoins positif que la révision de la loi arrive au Conseil national cet automne. La transparence minimale qu’elle offrirait est un petit pas vers l'égalité salariale, qui doit être suivi d'autres pas. L’USS demande au plénum du Conseil national de prendre ces mesures dès à présent, et de renforcer considérablement la loi : le respect des mesures doit être surveillé et les infractions sanctionnées comme c’est le cas dans d’autres lois. Une exception précisément pour les droits des femmes est un affront.<br><br>Une large alliance d'organisations de femmes et de syndicats surveillera de près le Conseil national et demandera au Parlement d’enfin progresser en matière d’égalité salariale. Cette exigence donnera lieu à un rassemblement le 22 septembre 2018 sur la Place fédérale : à l’occasion de « #Enough – manifestation nationale pour l’égalité salariale et contre la discrimination », des femmes* et des hommes solidaires exigeront d’accorder aux femmes ce que la Constitution leur promet depuis des décennies, mais qui leur est toujours refusé dans les faits.<br>&nbsp;<br>Davantage d’informations sur la campagne pour l’égalité salariale : <a href="https://www.mettons-la-pression.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">www.mettons-la-pression.ch</a><br><br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5641</guid><pubDate>Wed, 08 Aug 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>Protection des salaires : ne trahissons pas les salarié(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-des-salaires-ne-trahissons-pas-les-salarie-e-s</link><description>L’USS n’ira pas aux négociations du DEFR sur le démantèlement des mesures d’accompagnement </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS ne participera pas aux négociations sur les mesures d’accompagnement prévues par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a fixé à ces négociations des objectifs qui vont non seulement affaiblir substantiellement la protection des salaires en Suisse, mais aussi donner à des opposants aux mesures d’accompagnement (Commission européenne, Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)) le droit de se prononcer sur les mesures d’accompagnement de la Suisse. Cela, alors qu’en juillet dernier, le Conseil fédéral avait réaffirmé que celles-ci ne seraient pas touchées («&nbsp;lignes rouges&nbsp;»).
</p><p>Selon le mandat du DEFR, les négociations doivent déboucher sur des propositions au sujet d’«&nbsp;un aménagement des mesures d’accompagnement sous une forme acceptée par l’Union européenne (UE)&nbsp;» et susceptible par ailleurs de passer le cap d’une «&nbsp;éventuelle appréciation de la part de la CJUE&nbsp;». Cette exigence est en rupture totale avec toutes les décisions prises à ce jour qui permettent à la Suisse de protéger de manière autonome ses salaires, les plus élevés d’Europe. Si des compétences sont octroyées à la Commission européenne et à la CJUE en matière de mesure d’accompagnement, la pression sur la protection des salaires en Suisse va énormément s’accentuer. La Commission européenne et la CJUE ont déjà contraint plusieurs pays de l’UE, tels l’Autriche et le Luxembourg, à renoncer à une partie de leurs mesures de protection des salaires. 
</p><p>En ce qui concerne les instruments, l’enjeu dépasse largement la question de la règle des huit jours. Ainsi, le DEFR veut par exemple mettre sur la table la protection des salaires garantie par les conventions collectives de travail (contrôles, sanctions etc.), la fréquence des contrôles, les cautions, les mesures contre l’indépendance fictive et l’interdiction de fournir des services en Suisse.
</p><p>En Suisse, on doit verser des salaires suisses&nbsp;: c’est ce que le Conseil fédéral avait promis à la population lors des votations sur les Accords bilatéraux. Par conséquent, le gouvernement avait décidé d’exclure les mesures d’accompagnement des négociations sur l’accord-cadre. La volonté actuelle des conseillers fédéraux PLR de démanteler ces mesures n’a donc aucun fondement politique.
</p><p>L’USS ne participera pas aux négociations organisées par Monsieur Schneider-Ammann sur les mesures d’accompagnement. Elle combattra s’il le faut tout démantèlement de la protection des salaires en utilisant tous les moyens appropriés, jusqu’au référendum.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, président du syndicat SEV, 079 357 57 07</li><li>Daniel Lampart, premier sécretaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5637</guid><pubDate>Wed, 08 Aug 2018 10:00:00 +0200</pubDate><title>Pourquoi les lignes rouges ne doivent pas être franchies</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pourquoi-les-lignes-rouges-ne-doivent-pas-etre-franchies</link><description>Mesures d’accompagnement : la Suisse ne doit pas lâcher
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, deux conseillers fédéraux et de nombreux médias suisses s’emploient à ridiculiser ce que l’on appelle la règle des huit jours. De quoi s’agit-il&nbsp;? Pourquoi de telles attaques contre une règle qui fonctionne très bien pour la Suisse depuis de nombreuses années&nbsp;? 
</p><p>En principe, tout est clair&nbsp;: notre gouvernement a affirmé à plusieurs reprises que la protection salariale en Suisse n’est pas négociable. Il s’agit là d’une «&nbsp;ligne rouge&nbsp;», a-t-il dit et redit, pas plus tard que début juillet. Mais nos deux conseillers fédéraux libéraux-radicaux font comme si ces décisions ne les concernent pas. Dans une vaste mise en scène médiatique, ils jettent en pâture la protection contre la sous-enchère salariale.
</p><p> Cette attaque des conseillers fédéraux libéraux-radicaux contre la protection des salaires est tout simplement irresponsable. Ils risquent délibérément de faire un tort irréparable aux relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Car dans le débat actuel, l’enjeu va bien au-delà de la question du délai des huit jours.
</p><p> Dans un document d'information clair, l'USS explique brièvement et de manière concise comment les mesures d'accompagnement ont été mises en place, pourquoi la règle des huit jours est efficace et non discriminatoire, ainsi que les conséquences fatales du comportement des conseillers fédéraux libéraux-radicaux pour la Suisse et la coopération avec l'UE.
</p><p><b><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2026/260211_JE_VL_AEnderung_Ergaenzungsleistungen.pdf" class="download">Plus...</a>&nbsp;&nbsp;</b>(PDF)&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements :</h5><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, tel. 031 377 01 06
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5633</guid><pubDate>Wed, 18 Jul 2018 15:26:51 +0200</pubDate><title>Projet d’ordonnance concernant les exigences minimales pour les conditions de travail </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/projet-d-ordonnance-concernant-les-exigences-minimales-pour-les-conditions-de-travail</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5632</guid><pubDate>Tue, 17 Jul 2018 15:55:05 +0200</pubDate><title>Non à la privatisation de l’assurance de base</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-la-privatisation-de-l-assurance-de-base</link><description>Financement uniforme : le modèle proposé ne fait que renforcer le pouvoir des caisses</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national s'est à nouveau entièrement soumise au lobby des caisses-maladie et a mis en consultation, il y a quelques semaines, un avant-projet de " Financement uniforme des prestations ambulatoires et des prestations avec hospitalisation ". Le but est de supprimer les incitations inappropriées existantes et, finalement, de faire des économies par ce biais en instaurant une répartition uniforme entre financement par les primes et financement par l'impôt ; cela, pour l'ensemble des domaines de prestations de l'assurance de base. Or, on ne voit pas comment ces buts seront atteints avec le modèle proposé. Ce qui changerait concrètement est par contre clair : les cantons devraient mettre à la disposition des caisses-maladie la totalité des fonds actuellement affectés au financement des soins hospitaliers ; ce qui représente tout de même près de 8 milliards de francs. Et les caisses pourraient distribuer à leur gré cet argent entre les fournisseurs de prestations. 
</p><p>La Suisse n'a pas connu d'autre exemple de transfert d'impôts sans condition au profit de l'économie privée d'un ordre de grandeur ne serait-ce qu'approchant, sauf peut-être le sauvetage d'UBS il y a dix ans. On rencontre toutefois sans cesse des exemples de ce qui peut arriver si le contrôle public de telles subventions est insuffisant (comme avec le modèle proposé). Vous avez le bonjour de l'affaire CarPostal ! L'Union syndicale suisse (USS) est fermement opposée au projet de financement uniforme et s'est exprimée de manière détaillée à ce sujet dans sa réponse à la consultation fédérale. Nous allons aborder ici des questions fondamentales relatives au pilotage du secteur de la santé.
</p><p>L'assurance de base est un acquis social. Mais outre son financement, le fait qu'elle relève d'environ 50 compagnies d'assurance privées est une anomalie. Du point de vue démocratique, il est indécent que les assureurs, échappant au contrôle public, puissent disposer librement de l'argent des primes versées pour une assurance obligatoire. Et ce serait beaucoup plus inquiétant encore si les assureurs pouvaient décider librement de l'utilisation de revenus fiscaux. Les mêmes milieux qui n'arrêtent pas de clouer au pilori une gestion des finances publiques basée sur le " principe de l'arrosoir " demandent maintenant, concernant l'approvisionnement en soins, qu'un tel principe soit appliqué pour pas moins de 8 milliards de francs. Cela traduit une foi dans un marché qui, comme c'est souvent le cas, ne s'en tire pourtant pas sans subventions. 
</p><p>Le fait que l'État, c'est-à-dire les cantons, porte trop de casquettes différentes en matière d'approvisionnement en soins est aussi régulièrement dénoncé. L'USS partage sur le fond cette critique : le pilotage de la santé est par trop fédéraliste, alors que, pour un approvisionnement médical global, il faudrait penser bien au-delà des frontières cantonales. Mais dans les faits, les cantons assument actuellement des rôles multiples en tant que propriétaires d'hôpitaux, de coresponsables du financement des prestations hospitalières et de régulateurs en matière d'autorisations de cabinets médicaux et de listes d'hôpitaux. Toutefois, cette multiplicité est tout simplement l'expression de leur tâche globale qui consiste à garantir la couverture sanitaire de la population. Or la sécurité de cette couverture ne peut être assurée que par les pouvoirs publics et se trouve déjà ponctuellement minée dans le régime en vigueur par quelques assureurs (voir par exemple les cas choquants de refus de prestations vitales opposés à des assuré[e]s insolvables). Le rôle multiple des cantons est en outre tout simplement le reflet du caractère public de l'offre en soins de santé. Il serait ainsi tout aussi injustifié de reprocher à la Confédération et aux cantons de jouer plusieurs rôles en tant que législateurs, percepteurs d'impôts et garants de la sécurité publique. 
</p><p>Aujourd'hui déjà, le changement de rôle des caisses-maladie, ou son renforcement, est inquiétant. Alors que la perception de primes et le financement des prestations sont leurs tâches initialement prévues, les caisses étendent toujours plus leur influence sur la fourniture des prestations. Actuellement, la plupart des grands assureurs exploitent dans le cadre de leurs modèles HMO (fondamentalement bienvenus) leurs propres chaînes de centres de soins ambulatoires. Ceux-ci leur offrent cependant aussi, contrairement à ce qui est le cas avec l'assurance de base, la possibilité de faire des bénéfices. Il va dès lors de soi qu'un pouvoir exercé sans partage dans la répartition du financement des soins de santé profiterait beaucoup aux modèles d'affaires des assureurs-maladie. Le même problème se pose avec leurs assurances complémentaires lucratives ainsi qu'à la possibilité de rembourser les prestations à des hôpitaux privés, ce sur quoi nous reviendrons ultérieurement. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5630</guid><pubDate>Tue, 17 Jul 2018 09:51:23 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-prestations-complementaires-a-l-assurance-vieillesse-survivants-et-invalidite</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5628</guid><pubDate>Mon, 16 Jul 2018 14:23:00 +0200</pubDate><title>Audition sur les nombres maximums 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/audition-sur-les-nombres-maximums-2019</link><description>Révision partielle de l&#039;ordonnance relative à l&#039;admission, au séjour et à l&#039;exercice d&#039;une activité lucrative. 
(Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5626</guid><pubDate>Mon, 16 Jul 2018 13:53:46 +0200</pubDate><title>Rôle de la Commission fédérale pour la protection de la nature et des paysages</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/role-de-la-commission-federale-pour-la-protection-de-la-nature-et-des-paysages</link><description>Cette réponse n&#039;exsite qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse de l'USS n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5624</guid><pubDate>Mon, 16 Jul 2018 12:22:04 +0200</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur la météorologie et la climatologie</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-la-meteorologie-et-la-climatologie</link><description>La réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5622</guid><pubDate>Thu, 12 Jul 2018 18:06:06 +0200</pubDate><title>Deuxième contribution de la Suisse en faveur de certains États membres de l’UE</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/deuxieme-contribution-de-la-suisse-en-faveur-de-certains-etats-membres-de-l-ue</link><description>Cette réponse n&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5619</guid><pubDate>Mon, 09 Jul 2018 09:17:00 +0200</pubDate><title>La Confédération européenne des syndicats soutient les camarades suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-confederation-europeenne-des-syndicats-soutient-les-camarades-suisses</link><description>Intervention au plus haut niveau</description><content:encoded><![CDATA[<p> « Qu'ils soient résidents ou détachés en Suisse, tous les travailleurs et travailleuses doivent avoir la garantie de salaires et conditions de travail identiques », explique Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats dans une lettre à la haute responsable des Affaires étrangères Federica Mogherini et Marianne Thyssen, commissaire au travail et aux affaires sociales de l'UE. En intervenant au plus haut niveau de l'Union européenne, Luca Visentini soutient les camarades suisses dans la discussion sur les mesures d'accompagnement.
</p><p>Le chef de l'union renvoie à la situation particulière de la Suisse due à sa situation géographique et à ses salaires élevés, nécessitant une protection spéciale. « La règle des 8 jours, la garantie et les contrôles basés sur le risque en particulier se sont révélés efficaces », déclare Luca Visentini dans sa lettre.
</p><p>La Confédération européenne des syndicats tire à la même corde que les organisations suisses USS et Travail Suisse : « Le principe de l'égalité de salaire pour un même travail au même endroit doit s'appliquer partout en Europe ». C'est pourquoi poursuit Luca Visentini, « dans les négociations entre la Suisse et l'UE sur un accord-cadre, les mesures d'accompagnement doivent être exclues de l'équation ». 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5616</guid><pubDate>Thu, 05 Jul 2018 12:57:37 +0200</pubDate><title>Accord à l&#039;ATS : le solide résultat d’une action de solidarité exemplaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/accord-a-lats-le-solide-resultat-d-une-action-de-solidarite-exemplaire</link><description>L&#039;USS félicite la rédaction de l&#039;ATS pour sa ténacité et la solidarité exemplaire dont elle a fait preuve avec les collègues âgés !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Qui l'aurait pensé ? Que les rédacteurs et rédactrices de l'ATS puissent encore obtenir quelque chose avec leurs associations Syndicom et Impressum. L'employeuse ATS est contrainte de revoir sa stratégie de licenciements. La ténacité des collaboratrices et collaborateurs de l'entreprise et une large solidarité ont eu leurs effets. </p><p>Dans un premier temps, il avait été décidé que l'ATS serait intégrée à Keystone SA (actuellement à participation autrichienne majoritaire) et que l'importante fortune de 20 millions de francs devrait être répartie entre les actuels propriétaires (éditeurs et SSR). Ce démantèlement devait se faire sans égards pour les collaborateurs et collaboratrices de longue date de l'ATS et la fonction exercée par cette dernière dans l'approvisionnement de contenus médiatiques dans tout le pays. Il s'agissait de préparer le fournisseur de service public à sa fusion avec une agence à but lucratif, Keystone. Dure comme fer, telle était la position des éditeurs, et le conflit autour de l'ATS fut mené comme étant représentatif pour tous les autres projets de démantèlement dans le domaine des médias. Le CEO de l'ATS renvoya sans autre forme de procès les rédacteurs et rédactrices concernés à l'assurance-chômage. Finalement, on a cofinancé cette dernière en tant qu'employeuse et on n'a d'obligations qu'envers les actionnaires. 
</p><p>La décision prise ensuite en assemblée par la rédaction de l'ATS de continuer à faire grève après l'échec d'une grève d'avertissement en janvier n'en fut que plus impressionnante. Après quatre jours, les négociations commencèrent, la grève étant alors suspendue. Mais les négociations ne débouchèrent sur rien. En lieu et place, l'employeuse essaya, au mois d'avril, de faire intervenir l'Office fédéral de conciliation en matière de conflits collectifs du travail du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche. Les revendications de la rédaction de l'ATS étaient claires : suspension des licenciements prononcés, solution permettant aux collaborateurs et collaboratrices âgés touchés de vivre décemment et un bon plan social. 
</p><p>Commença alors la phase démoralisante d'une attente des mois durant de la proposition d'arbitrage de l'Office fédéral de conciliation. La rédaction et les syndicats se trouvaient les mains liées. Entre-temps la Commission de la concurrence accepta la fusion ATS-Keystone, avec effet rétroactif dès janvier 2018. Et la rédaction de l'ATS commença à se rapetisser. 
</p><p>Cent quarante-huit jours après la décision de faire grève prise par celle-ci, la Commission fédérale de conciliation fit connaître, à fin juin, le résultat de son arbitrage. Le démantèlement aura lieu, mais l'employeuse devra revoir son indigne et peu ragoûtante stratégie de licenciements. Pour la première fois dans l'histoire de la branche des médias, des réengagements de rédacteurs et rédactrices remerciés auront lieu. Toutes celles et ceux qui ont plus de 60 ans seront réengagés aux mêmes conditions qu'avant et tous et toutes bénéficieront d'une protection contre le licenciement jusqu'à leur arrivée à l'âge ordinaire de la retraite. Le plan social prévoit des améliorations substantielles et la mise en place d'un fonds pour cas de rigueur. Les collaborateurs et collaboratrices qui ont dû baisser leur taux d'occupation ainsi que les stagiaires auront la priorité pour les éventuels postes vacants. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) félicite la rédaction de l'ATS pour sa ténacité et la solidarité exemplaire dont elle a fait preuve avec les collègues âgés ! Nous soutenons la rédaction dans ses revendications vis-à-vis de la nouvelle direction de Keystone-ATS et ses propriétaires. Le principe du service public doit être ancré dans le statut de la rédaction, la commission de la rédaction doit avoir les mêmes droits qu'avec l'ATS et le personnel doit être représenté au sein du conseil d'administration.</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5611</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 17:57:33 +0200</pubDate><title>L’attaque dirigée par les conseillers fédéraux PLR contre la protection des salaires en Suisse repoussée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-attaque-dirigee-par-les-conseillers-federaux-plr-contre-la-protection-des-salaires-en-suisse-repoussee</link><description>Le Conseil fédéral confirme les « lignes rouges »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'attaque dirigée ces dernières semaines par les conseillers fédéraux PLR contre la protection des salaires est sans précédent. Les conseillers fédéraux Cassis et Schneider-Ammann - accompagnés de secrétaires d'État - se sont publiquement déclarés prêts à abandonner certains éléments essentiels de notre protection des salaires et de négocier les mesures d'accompagnement avec les partisans d'une ligne dure, en matière de marché intérieur, de la Commission européenne. 
</p><p>Le Conseil fédéral dans son entier a maintenant stoppé ces attaques et confirmé les " lignes rouges ". La protection des salaires ne fera pas l'objet de négociations. Ainsi, ce qui est toujours valable aujourd'hui, c'est ce que le Conseil fédéral avait déjà écrit en décembre 2013 en rapport avec le mandat de négociation d'un accord-cadre : " L'accord sur la libre circulation des personnes (...) garantira à la Suisse la possibilité de maintenir entièrement les mesures d'accompagnement qu'elle a mises en place dans le cadre de la libre circulation des personnes. " 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de cette décision avec soulagement. La Suisse a les salaires les plus élevés d'Europe. C'est pourquoi nous avons aussi besoin de la meilleure protection dans ce domaine. Une protection qui ne saurait être négociée. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5612</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 17:33:05 +0200</pubDate><title>Message de solidarité du Comité de l’USS à l’intention des grévistes de Tamedia Romandie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/message-de-solidarite-du-comite-de-l-uss-a-l-intention-des-grevistes-de-tamedia-romandie</link><description>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS), réuni ce jour même, vous assure de toute sa solidarité et vous félicite pour le courage dont vous faites preuve non seulement dans la défense de vos emplois, mais aussi pour défendre la diversité du paysage médiatique romand. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Grévistes du Matin, de la Tribune de Genève et de 24 Heures, grévistes de Tamedia Romandie, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS), réuni ce jour même, vous assure de toute sa solidarité et vous félicite pour le courage dont vous faites preuve non seulement dans la défense de vos emplois, mais aussi pour défendre la diversité du paysage médiatique romand. Le Comité de l’USS soutient pleinement votre lutte. 
</p><p>Le comportement des dirigeants de Tamedia est inacceptable. Cela à plusieurs titres. Avec la fin de non-recevoir qui vous a été opposée pour les propositions alternatives faites par le personnel, Tamedia témoigne une fois de plus de son mépris du personnel qui réalise jour après jour les produits avec lesquels l’entreprise gagne de l’argent. Avec cette fin de non-recevoir qui a été opposée durant une procédure devant l’Office cantonal de conciliation et d’arbitrage en matière de conflits collectifs de travail en cours, Tamedia montre également son mépris envers les institutions censées aider à trouver de bonnes solutions en cas de conflit collectif de travail. Et avec la menace faite aux grévistes ce matin de les licencier avec effet immédiat, s’ils ne reprennent pas le travail ce matin même, Tamedia foule aux pieds des droits syndicaux fondamentaux et ignore délibérément ceux que garantissent la Convention européenne des droits de l’homme, des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la Constitution fédérale et le droit suisse du travail. En agissant de la sorte, Tamedia commettrait une violation flagrante du droit en vigueur. La menace, déjà faite hier, de dénoncer la convention collective de travail (CCT) des médias de Suisse romande à cause de la grève montre comment la direction de l’entreprise se comporte&nbsp;: une mentalité de «&nbsp;seules maîtres à bord&nbsp;» brusquant notamment aussi les autres entreprises de médias qui sont les partenaires égaux de la CCT de Suisse romande. Que Tamedia ne se sente explicitement plus redevable qu’envers ses actionnaires et veuille leur verser des dividendes élevés malgré la crise structurelle des médias complète logiquement le tableau. 
</p><p>Il est temps que cette attitude arrogante change et que le groupe Tamedia agisse dans le cadre d’un partenariat social digne de ce nom. Et s’engage sérieusement, intensément et sans exclure dès le départ de solution, dans un processus qui permette de sauvegarder la diversité de la presse romande, ainsi que renonce aux licenciements déjà prononcés.
</p><p>Le Comité de l’USS vous souhaite beaucoup de force dans ce combat afin que, grâce à votre détermination, vous fassiez céder la direction de Tamedia. Le Comité de l’USS vous assure de son entière solidarité et de son plein soutien.&nbsp; 
</p><p><br>Berne, le 5 juillet 2018
</p><p>Paul Rechsteiner, Président de l’USS<br>Thomas Zimmermann, Responsable de la communication de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5609</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 14:58:16 +0200</pubDate><title>Égalité des chances entre les femmes et les hommes en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-chances-entre-les-femmes-et-les-hommes-en-suisse</link><description>La Suisse n’a pas la réputation d’être une pionnière en matière des droits des femmes. On s’étonne donc que le Conseil fédéral soit si positif sur ce sujet dans son rapport sur l’Agenda 2030. </description><content:encoded><![CDATA[<p> La Suisse n’a pas la réputation d’être une pionnière en matière des droits des femmes. On s’étonne donc que le Conseil fédéral soit si positif sur ce sujet dans son rapport sur l’Agenda 2030. Le chapitre 5 ne contient pratiquement que des bonnes nouvelles et tous les indicateurs semblent être au vert. À y regarder de plus près, la situation n’est pourtant pas aussi rose que notre gouvernement aimerait le faire croire.
</p><p><br>En détail:
</p><h3>Égalité salariale (ODD 5.1, 8.5 et 5.c)</h3><p>Le Conseil fédéral se félicite de la diminution des inégalités salariales dans le secteur privé. C’est effectivement un progrès, qui doit beaucoup à la lutte des syndicats pour relever le niveau des salaires minimaux et améliorer les conditions de travail des emplois faiblement rémunérés. Mais en mesurant l’écart de salaire médian et en la comparant aux chiffres internationaux, le Conseil fédéral donne de la Suisse une image flatteuse qui ne correspond malheureusement pas à la réalité. Les statistiques internationales se basent en effet sur l’écart de salaire moyen, nettement plus élevé. On mélange ici les pommes avec les poires. Selon l’Office européen de la statistique EU-ROSTAT, l’écart salarial moyen en Suisse, qui était de 17 % en 2016, dépasse même la moyenne européenne située à 16.2 %.
</p><p>Ces chiffres ne disent encore rien de la discrimination salariale. Selon les objectifs de développement durable (ODD), celle-ci devra avoir disparu à l’horizon de 2030, les femmes et les hommes gagnant alors le même salaire pour un travail équivalent. Au train où vont les choses, ce but ne sera pas atteint. L’écart salarial inexpliqué qui est l’indice de la discrimination se maintient depuis des années aux alentours de 7 à 9 %. Cela signifie que le salaire des femmes est inférieur de plus de 7 % à celui des hommes du même âge dont la formation, le niveau de qualification et la position hiérarchique sont équivalents.
</p><p>La Suisse doit se doter d’une loi efficace permettant aux autorités fédérales d’effectuer des contrôles aléatoires dans les entreprises et de sanctionner celles qui se dérobent à leurs responsabilités en matière d’égalité. La balle est actuellement dans le camp du Parlement, auquel la révision de la loi sur l’égalité offre l’opportunité d’agir.
</p><p>Un salaire minimum harmonisé dans tout le pays est également requis, afin de garantir les moyens d’existence des salariés travaillant dans le secteur précaire. La Suisse est l’un des 11 pays européens sur 35 à ne pas avoir mis en place une telle mesure.
</p><h3>Soins et travaux domestiques non rémunérés (ODD 5.4)</h3><p>Concernant la cible 5.4, le Conseil fédéral mentionne avec satisfaction un léger recul de la charge de travail moyenne incluant l’activité professionnelle et les tâches domestiques et familiales. Ce progrès est bien sûr réjouissant. Mais il est loin d’être suffisant. Nous nous heurtons actuellement en Suisse à des structures qui rendent impossible le partage des tâches et des responsabilités que préconise l’Agenda 2030 pour le travail de soin et d’assistance (care) non rémunéré. Le modèle néo-traditionnel dans lequel l’homme travaille à plein temps et la femme à temps (très) partiel coûte actuellement moins cher aux familles qu’un véritable partage des responsabilités impliquant deux temps partiels relativement élevés. La Suisse doit donc de toute urgence développer des services publics dans le domaine du care : il s’agit de financer via les recettes fiscales des offres d’accueil pour la petite enfance et les personnes âgées dépendantes, et de veiller à ce qu’elles répondent aux besoins tant qualitatifs que quantitatifs. Ce n’est qu’alors que la Suisse aura mérité les bons points que le Conseil fédéral veut lui décerner prématurément.
</p><h3>Un travail décent et une meilleure protection des droits des travailleuses et des travailleurs (ODD 8.5 et 8.8)</h3><p>Dans ce domaine, le Conseil fédéral a recours à une astuce pitoyable pour embellir la réalité : il se contente de choisir des indicateurs comme le taux d’activité des femmes (en augmentation) et celui des accidents professionnels (en diminution) lui permettant de cocher des cases. Mais la dignité des conditions de travail et la protection des droits des travailleuses et des travailleurs ne se résument pas à ces chiffres. En parlant de droits, la Suisse accuse un grand retard dans ce domaine : les licenciements abusifs, antisyndicaux et discriminatoires y sont monnaie courante. Les dispositions légales en matière de licenciement ne sont conformes ni au droit de l’OIT, ni à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).
</p><p>Le Conseil fédéral ne dit rien non plus au sujet du secteur des emplois précaires. Le travail domes-tique, principalement effectué par des femmes et souvent des migrantes dites pendulaires, continue à échapper aux dispositions de la loi sur le travail. Il s’ensuit des conditions misérables et des durées de travail explosant le cadre légal, le tout pour des salaires minuscules. Le Conseil fédéral refuse pourtant de réglementer ce secteur et de lui conférer un minimum de protection – entre autres pour des raisons de coûts.
</p><p>La situation est particulièrement dramatique pour les travailleuses et les travailleurs sans papiers, qui peuvent se retrouver en situation de travail forcé et sont constamment à la merci des abus. La Suisse ne peut pas criminaliser encore davantage ces personnes, mais doit leur reconnaître des droits en matière de travail, et, si possible, régulariser leur statut. Le canton de Genève est à ce titre un modèle à suivre pour toute la Suisse.
</p><p>Prendre l’Agenda 2030 au sérieux exige de ne pas se voiler la face, mais de dresser un état des lieux minutieux de la situation actuelle. C’est à cela que s’emploie la Plateforme Agenda 2030 en publiant son propre rapport. Nous attendons du Conseil fédéral qu’il en fasse autant, et qu’il suive nos recommandations. Pour que nous ayons vraiment des bonnes raisons de nous réjouir en 2030, lorsque l’égalité des chances sera devenue réalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5607</guid><pubDate>Tue, 03 Jul 2018 08:40:58 +0200</pubDate><title>En Suisse, des salaires suisses doivent être versés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-suisse-des-salaires-suisses-doivent-etre-verses</link><description>Commentaire sur le rapport de l’Observatoire de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<h3> Davantage de migration à cause de la mondialisation et d'Internet lors de la recherche d'emploi </h3><p>La globalisation des sociétés et de l'économie ont conduit à ce qu'un emploi à l'étranger est devenu plus courant, indépendamment de l'introduction de la libre circulation des personnes. Dans tous les pays européens n'ayant pas connu de crise économique travaillent aujourd'hui davantage de personnes avec un passeport étranger qu'il y a une dizaine d'années. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Evolution de la population active étrangère par rapport au total des personnes actives (28 Etats de l'UE) </h3><p>(Différence entre 2006 et 2017, en points de pourcentage) </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5639</guid><pubDate>Sat, 30 Jun 2018 00:00:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 129 : Négociations conventionnelles et salariales 2017/2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-129-negociations-conventionnelles-et-salariales-2017-2018</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le présent document entend résumer les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l’an dernier. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès des syndicats qui lui sont affiliés et couvre uniquement les secteurs où ces derniers concluent des conventions collectives de travail (CCT). Nous nous sommes basés sur les résultats qui nous ont été communiqués jusqu’à fin février 2018.
</p><p>&nbsp;</p><p>Les négociations de l’année 2017 peuvent être résumées comme suit&nbsp;: plus de vacances, meilleure conciliation travail-famillie, extension du champ d’application des CCT et nouveau CTT, salaires minimaux d’au moins 4&nbsp;000 francs, plus de vacances, mais pas de réduction de la durée hebdomadaire du travail.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5604</guid><pubDate>Fri, 29 Jun 2018 14:30:41 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : un pas de plus dans la bonne direction </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-un-pas-de-plus-dans-la-bonne-direction</link><description>Entrée en matière de la Commission du Conseil national au sujet de la loi sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué de l'USS du 29 juiL'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la décision prise par la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national de continuer à traiter la révision de la loi sur l'égalité censée s'attaquer aux discriminations salariales à l'encontre des femmes. Le Conseil des États lui a cependant refilé une version à ce point édulcorée qu'elle devra absolument, lors de l'examen de détail, prévoir des améliorations.
</p><p>La clause d'extinction, comme on l'appelle, doit être retirée du projet. On ne doit supprimer des lois que lorsqu'elles ne servent plus à rien, et non leur donner une date d'expiration déjà lors de leur élaboration. Il faut également renoncer à exempter de l'obligation d'analyser leurs salaires les entreprises qui ont respecté une fois l'égalité salariale.
</p><p>C'est pourquoi l'USS attend du Conseil national qu'il revienne au projet du Conseil fédéral et le complète avec des contrôles publics et des sanctions en cas de violation de la loi. En effet, les presque 10 milliards de francs dont les femmes sont chaque année privées en raison de la discrimination ne sont pas quantité négligeable, mais constituent une violation scandaleuse de la Constitution fédérale. Il faut que cela cesse !
</p><p><strong></strong></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5602</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2018 09:37:06 +0200</pubDate><title>Les problèmes de la prévoyance vieillesse ne seront pas résolus – Non au relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-problemes-de-la-prevoyance-vieillesse-ne-seront-pas-resolus-non-au-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description>L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Les mesures de compensation proposées en contrepartie ne compensent pas les problèmes réels qui se posent aux femmes concernées. Les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu’en augmentant les rentes de l’AVS. </description><content:encoded><![CDATA[<p> Les rentes du 2e pilier baissent. Les rentes des 1er et 2e piliers permettent toujours moins de maintenir de manière appropriée son niveau de vie une fois à la retraite, comme le demande la Constitution. Et une part toujours plus grande de l’AVS sert à payer les primes-maladie et les dépenses de santé. Tels sont les grands problèmes de la prévoyance vieillesse suisse. Le projet mis en consultation aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant la réforme du 1er pilier exclut la question du niveau des rentes et ne donne aucune réponse à ce sujet. Au contraire, en proposant de relever l’âge de la retraite des femmes, le Conseil fédéral crée de nouveaux problèmes et ne veut pas voir la réalité, à savoir que cette mesure a été une raison centrale du rejet de Prévoyance vieillesse 2020.
</p><p>Toujours est-il que la proposition faite par le Conseil fédéral d’un financement additionnel de l’AVS censé garantir la situation financière de cette dernière jusqu’en 2030 est une bonne chose, l’Union syndicale suisse (USS) préférant ici une hausse des cotisations salariales à une hausse de la TVA. L’USS n’a pas encore porté un jugement définitif sur le financement additionnel de l’AVS, dans le cadre de la réforme fiscale actuellement, encore pendant au Parlement. Il est clair que cela apporterait une bouffée d’air frais aux finances de l’AVS et réduirait la pression qui s’exerce sur ses prestations. Il faut en tenir compte dans la réforme du 1er pilier.
</p><p>Pour l’USS, il est clair que les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu’en augmentant les rentes de l’AVS. L’USS rejette le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Les mesures de compensation proposées en contrepartie ne compensent pas les problèmes réels qui se posent aux femmes concernées. <br><br></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS ; responsable des assurances sociales, <br>079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5601</guid><pubDate>Wed, 27 Jun 2018 15:08:03 +0200</pubDate><title>&quot;100 ans de SUVA : jetons un regard sur le passé et un autre vers l’avenir&quot;</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/100-ans-de-suva-jetons-un-regard-sur-le-passe-et-un-autre-vers-l-avenir</link><description>Discours de Paul Rechsteiner : 100 ans SUVA</description><content:encoded><![CDATA[<p>La SUVA est née d’une extrême détresse. Le nombre des décès liés à l’activité professionnelle était, avec 1&nbsp;000 personnes par an, 25 fois plus élevé qu’aujourd’hui proportionnellement au nombre des personnes actives. Une personne sur trois était victime d’un accident du travail. Pour celles qui étaient concernées, un décès ou un cas d’invalidité les faisait basculer, eux et/ou leurs familles, dans la misère. Aujourd’hui, ce n’est heureusement plus le cas. Un énorme progrès social.</p><p>À elle seule, la détresse sociale n’a pas modifié la manière de penser. Pour cela, il a fallu que le mouvement ouvrier organisé fasse pression pendant des décennies. Mais finalement, la création de la SUVA (Caisse nationale suisse en cas d’accidents, CNA) n’aurait pas été possible sans les entrepreneurs et des politiciens de droite dotés d’un sens aigu de leur responsabilité sociale. L’engagement de Ludwig Forrer, conseiller national PLR devenu ensuite conseiller fédéral, fut exceptionnel. C’est de lui qu’est la formule saillante&nbsp;: «&nbsp;Responsabilité est synonyme de conflit et assurance, de paix&nbsp;».</p><p>Aujourd’hui, 100 ans plus tard, nous pouvons fêter ce qui est une histoire réussie, qui n’a pas été de soi. L’histoire de catastrophes, comme celles de Mattmark ou de l’amiante, nous rappelle aussi que leur gestion a été un processus controversé et douloureux. Ici, la SUVA a joué un rôle important, irremplaçable. Le risque d’accident fait partie des risques existentiels auxquels tout individu est exposé. La SUVA offre une assurance-accidents pour un rapport prix/prestations remarquable. Elle aide de manière exemplaire en cas de réadaptation. Et, par ses contrôles sur le terrain et la prévention, elle contribue substantiellement à la sécurité au travail. La chaussure de sécurité de la SUVA est un objet culte. Qu’il s’agisse de casques, de valeurs limites ou de sécurité des machines, chaque accident évité, chaque maladie professionnelle qui ne se déclare pas est quelque chose de particulièrement heureux pour les personnes concernées et leurs familles. Mais aussi pour les entreprises. Car les accidents et les maladies professionnels se révèlent coûteux. Le mélange de prévention, d’assurance et de réadaptation mis en place au fil de décennies est la clé du modèle de réussite qu’est la SUVA.</p><p>Lors de la séance constitutive de la SUVA, le 2 octobre 1912 à Lucerne, le conseiller fédéral Edmund Schulthess a dit, dans un discours visionnaire adressé aux membres du conseil d’administration, que leur tâche consistait à répondre aux espoirs des amis de l’institution et à se réconcilier avec ses opposants. Et qu’ils y parviendront surtout s’ils prouvent qu’une institution mise en place sur décision de l’État peut aussi avoir une action rationnelle et économique. Selon lui encore, pareille efficacité de la part du conseil d’administration, allant de pair avec une gestion conciliante des dommages, ne manquera pas de générer de la sympathie et de la reconnaissance dans tous les milieux. Il apparaît aujourd’hui que le Conseil fédéral a misé, avec le soutien du Parlement et du peuple, sur le bon cheval d’une entreprise de droit public avec participation directe des syndicats et des associations patronales. La gestion commune de la nouvelle institution par les partenaires sociaux, avec la Confédération dans le rôle de surveillante, était la clé de solutions efficaces et proches des diverses branches économiques. En des temps qui vécurent de grandes tensions sociales, et même une lutte des classes ouverte, la création de la SUVA a été une démarche courageuse, mais aussi novatrice.</p><p>Plus tard aussi, les représentant(e)s des travailleurs et travailleuses et les employeurs et employeuses sont toujours parvenus à mettre au premier plan leurs intérêts communs et à dépasser l’un ou l’autre blocage idéologique. La dernière fois, avec la révision, entrée en vigueur l’an dernier, de la loi sur l’assurance-accidents entamée au Palais fédéral sous de mauvais auspices. Le succès du deuxième essai montre de manière impressionnante à quel point la SUVA est acceptée et l’impact qu’ont les partenaires sociaux lorsqu’ils se montrent unis face aux institutions politiques.</p><p>La SUVA est en bonne santé et se porte mieux que d’autres assurances sociales ou non. Qu’il en aille ainsi est aussi à porter au crédit de ses collaborateurs et collaboratrices engagés et compétents qui s’identifient beaucoup à l’institution SUVA et à leur importante tâche.</p><p>Mais la SUVA, et surtout l’assurance-accidents, n’a pas le droit de s’endormir sur ses lauriers. Une assurance-accidents de qualité, telle est la condition pour que le progrès économique soit au rendez-vous à l’ère de l’industrie et des machines. La couverture sociale et le progrès économique ont marché main dans la main. Avec la numérisation, nous nous trouvons aujourd’hui, dans un contexte qui a changé, face à des défis semblables. Pensons par exemple ici à la problématique des maladies professionnelles psychosociales.</p><p>En tant qu’institution, la SUVA devra affronter les défis du piège stratégique que représente la révision de la loi de 1984. En 1984, le prix politique payé pour obtenir de grandes améliorations dans de nombreux domaines a été de limiter le domaine d’activité de la SUVA essentiellement au secteur industriel. Le secteur secondaire reste important pour la Suisse, mais personne ne peut refuser de voir qu’il occupe, aujourd’hui encore, 20&nbsp;% des personnes professionnellement actives. En 1984, cette part était de 40&nbsp;%. Une SUVA qui s’arme pour les 100 prochaines années doit accepter ce défi stratégique. Dans l’intérêt non seulement de l’économie industrielle avec ses risques d’accident spécifiques, mais aussi de toutes les personnes actives. Et finalement, de toute l’économie.</p><p>Déjà lors de la dernière révision de la loi sur l’assurance-accidents, les syndicats avaient essayé de convaincre politiquement les employeurs et employeuses et les politicien(ne)s de droite à l’esprit ouvert d’aborder ce problème. Il y aurait plusieurs options ici. Malheureusement, le courage a manqué pour ouvrir ce chapitre, bien que beaucoup nous donnent raison sur cette question. Dans les années à venir, ce courage sera cependant à nouveau requis, dans l’intérêt de solutions tournées vers l’avenir. Ici, nous pouvons nous orienter sur la clairvoyance de la génération des fondateurs de la SUVA, des conseillers fédéraux radicaux Forrer, Deucher et Schulthess. Face aux échecs et aux reculs, ils ne se sont pas laissé décourager dans la poursuite d’un but reconnu comme juste&nbsp;; cela, jusqu’à ce que la percée fut possible.</p><p>Aujourd’hui, l’assurance-accidents et son institution centrale, la SUVA, est comme un phare dans le paysage des assurances sociales. Face aux risques jumeaux de l’accident et de la maladie, nous ne pouvons que rêver à de telles solutions. À la fin du 19<sup>e</sup> siècle et au début du 20<sup>e</sup>, la Suisse était un pays socialement progressiste. Aussi en comparaison internationale. Pensons à la création de l’Organisation internationale du Travail à Genève. Celle-ci aura 100 ans l’an prochain. Laissons-nous inspirer par cet esprit qui a permis que la SUVA soit possible. La Suisse a le droit d’en être fière.</p><p>&nbsp;</p><p>(discurs traduit)</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/2/3/csm_Rechsteiner_Paul_farbig_2015_0bb1339f52.webp" length="186448" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5598</guid><pubDate>Fri, 22 Jun 2018 10:29:45 +0200</pubDate><title>Un chahut parlementaire qui cache le vrai but de l’initiative de l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-chahut-parlementaire-qui-cache-le-vrai-but-de-l-initiative-de-l-udc</link><description>Une initiative contre les droits humains qui attaque directe contre les travailleurs et travailleuses </description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Conseil national a débattu pendant neuf bonnes heures, lors de la session d'été, au sujet de l'" initiative pour l'autodétermination " de l'UDC. Parce que cette dernière voulait profiter de ces délibérations pour propager dans le public ses balivernes sur les " juges étrangers " avec marionnettes et scotch sur la bouche, et les sempiternelles mêmes questions. Or ce spectacle préélectoral a fait oublier qu'il s'agit là plus que d'une simple campagne électorale. Le but de l'initiative n'est rien moins que la dénonciation de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH).
</p><p>Avec la modification de la Constitution fédérale qu'elle propose, l'UDC veut soi-disant renforcer la souveraineté de la Suisse. Ainsi, la Constitution devrait passer avant le droit international et les traités internationaux en contradiction avec certaines de ses dispositions seraient dénoncés. Ce qui vous a des airs de souveraineté est en fait un grossier affaiblissement de nos droits individuels fondamentaux.
</p><p>Petit retour en arrière : le vrai élément déclencheur du lancement de l'initiative, c'est un arrêt du Tribunal fédéral de 2012, selon lequel la CEDH passe non seulement avant les lois fédérales, mais aussi la Constitution. Il va de soi que les droits fondamentaux et humains sont universels et passent donc avant toute loi et toute constitution. Ce qui, bien sûr, ne convient pas à l'UDC. Celle-ci émet toujours des revendications qui remettent en cause les droits fondamentaux. Et là, tant la CEDH que la Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) dérangent, car elles protègent en Suisse les gens contre la violation de leurs droits fondamentaux.
</p><p>Mais il n'est pas seulement question ici de la protection de minorités. Derrière l'initiative en effet, on trouve en dernière analyse non seulement une politique hostile aux droits humains, mais aussi une attaque directe contre les travailleurs et travailleuses de Suisse. Pour défendre leurs intérêts face aux employeurs, ceux-ci ont besoin d'un régime de droits humains qui fonctionne correctement. À cet égard, le droit international joue un rôle central.
</p><p>La CEDH et le droit international de l'Organisation internationale du Travail (OIT) garantissent divers droits à tous les travailleurs et travailleuses. Comme celui de s'organiser dans les entreprises et d'échanger des informations. Ou la protection contre des licenciements décidés uniquement en raison d'activités syndicales. Ou encore la garantie que les syndicats puissent rendre visite au personnel à son lieu de travail et le conseiller. Et, last but no least, la protection des lanceurs et lanceuses d'alerte.
</p><p>Et l'égalité de traitement entre femmes et hommes dans les assurances sociales est aussi garantie par ce biais. La CrEDH de Strasbourg a prononcé à ce sujet un arrêt qui fait date en Suisse et grâce auquel le droit des jeunes mères à des rentes s'est amélioré.
</p><p>En résumé, une acceptation de l'initiative concernerait la CEDH et 43 conventions de l'OIT qui garantissent une protection essentielle aux travailleurs et travailleuses. Car la Suisse n'a pas de Cour constitutionnelle pour intervenir lorsque des lois fédérales violent nos libertés que protègent des droits fondamentaux. C'est pourquoi, selon la Constitution en vigueur, le droit international, comme la CEDH et le droit de l'OIT, sont aussi déterminants. C'est ainsi que le droit international ratifié par notre pays assume cette fonction de protection. Car le droit international garantit largement, à travers la CEDH et les conventions de l'OIT, les droits fondamentaux et humains, comme notre Constitution. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5595</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 11:23:19 +0200</pubDate><title>Une action résolue de la BNS est nécessaire : le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-action-resolue-de-la-bns-est-necessaire-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la Banque nationale suisse : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L’économie mondiale est en pleine reprise. La Suisse aussi suit progressivement la même voie. Mais l’appréciation du franc, qui est passé de 1,20 à 1,15 pour 1 euro ces dernière semaines, est un point clairement négatif. Le franc reste fortement surévalué. Selon des estimations faites avec divers modèles, il apparaît que le taux de change équitable franc-euro devrait être de l’ordre de 1,25 franc à 1,30 franc pour 1 euro.
</p><p>La surévaluation du franc a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture est plus forte à l’étranger qu’en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse et plus à l’étranger. Avec les conséquences négatives que cela aura sur l’emploi, aujourd’hui et demain.
</p><p>C’est une bonne chose que la Banque nationale suisse (BNS) maintienne les taux d’intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des devises. L’Union syndicale suisse (USS) attend cependant d’elle qu’elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. On a en particulier manqué l’occasion de stabiliser le franc à 1,20 pour 1 euro en prenant différentes mesures (de communication et monétaire). Maintenant, le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser, notamment en rapport avec le taux de change.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5594</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 09:58:23 +0200</pubDate><title>« Égalité salariale : mettons la pression ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/egalite-salariale-mettons-la-pression</link><description>L’USS a lancé une vaste campagne intitulée « Égalité salariale : mettons la pression ! », ce que l’on peut sans autre aussi comprendre au sens littéral.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’égalité salariale progresse difficilement au Parlement. Le renvoi en commission du projet de révision de la loi sur l’égalité par le Conseil des États en février s’est heurté à une énorme résistance à l’extérieur du Palais fédéral. Les syndicats et les organisations de femmes ont mis en place une pression très forte et le discours public a changé de ton, aussi au Conseil des États. Le projet de révision a désormais été clairement accepté par 27 voix contre 15. Un succès pour les syndicats et les organisations féminines amies. Mais il faut accentuer encore plus la pression. Car le projet, déjà pas très tranchant, s’est même émoussé sur quelques points. Ainsi, le nombre des entreprises obligées de contrôler leurs salaires a par exemple été fortement baissé. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR"><b>La campagne</b><br>Pour ces raisons, l’USS a lancé une vaste campagne intitulée «&nbsp;Égalité salariale&nbsp;: mettons la pression&nbsp;!&nbsp;», ce que l’on peut sans autre aussi comprendre au sens littéral. En effet, l’Union syndicale suisse a fait brasser par la brasserie «&nbsp;La Nébuleuse&nbsp;» une bière spéciale de l’égalité afin de porter la discussion dans un public plus large encore. Elle peut être consommée dans tout le pays, dans de nombreux bars et restaurants et lors d’autres événements. Les sous-bocks qui l’accompagnent peuvent être envoyés comme cartes postales à des élu(e)s du Conseil national. Le but est de mettre en place la pression nécessaire sur le Parlement pour que non seulement une révision soit adoptée, mais surtout qu’elle contienne les améliorations qui s’imposent et devienne un instrument réellement efficace. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette campagne va déboucher sur la grande manifestation nationale du 22 septembre sur la Place fédérale, à Berne – un lieu assorti aux délibérations parlementaires sur la loi </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR"><b>Informer et soutenir&nbsp;:</b></span><br> ⇒ <a href="https://www.fb.com/mettons.la.pression" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Soutenir la campagne sur Facebook</a></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">⇒ <a href="https://www.mettons-la-pression.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Goûter la bière ou commander des sous-bocks</a></span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">⇒ <a href="/themes/egalite/detail/egalite-salariale-mettons-la-pression">Autres informations sur l’égalité salariale</a></span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">⇒ <a href="/themes/egalite/detail/manifestation-nationale-pour-legalite-salariale-et-contre-les-discriminations-enough18">Informations sur la manif du 22.9.2018 et les trains spéciaux gratuits</a></span></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5592</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 08:39:01 +0200</pubDate><title>&quot;La Suva doit échapper au piège stratégique !&quot;</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-suva-doit-echapper-au-piege-strategique</link><description>Vasco Pedrina, ancien Coprésident de l&#039;USS et d&#039;Unia et ancien Conseil d&#039;administation, sur les 100 ans de la Suva</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les 100 ans de la Suva sont célébrés cette année un peu partout comme une réussite. Et à raison, estime Vasco Pedrina. Mais il s'agit aussi de ne pas tomber dans un piège stratégique. La Suva doit défricher de nouveaux champs d'action.</p><p><strong>USS: Vasco, tu as eu affaire toute ta vie professionnelle à la Suva. Quels sont les principaux défis que la Suva doit affronter pour l'avenir ?</strong></p><p><strong>Vasco Pedrina:</strong> Tout d'abord, je voudrais souligner que la Suva est une réussite. Ceci est dû à son statut d'entreprise publique que les partenaires sociaux gèrent en responsabilité conjointe. Ajoutez à cela le bon mélange de produits, à savoir les trois domaines de la prévention, de l'assurance et de la réadaptation, ainsi que d'excellents employé(e)s qui sont vraiment fiers de travailler pour un tel service social. La Suva est très saine aujourd'hui, mais son avenir est en danger. Si les conditions-cadres juridiques de la Suva ne changent pas, le piège stratégique qui lui a été tendu se refermera sur elle.</p><p><strong>Quel piège stratégique ?</strong></p><p>Lors de la révision de 1984 de l'assurance-accidents, les syndicats et la bourgeoisie avaient conclu un accord qui a permis de couvrir tous les employés par l'assurance-accident et de continuer à garantir de très bonnes prestations, telles que des rentes représentant environ 90 % du dernier salaire, ce qui est l'un des chiffres les plus élevés d'Europe. En même temps, on s'était mis d'accord sur une expansion modérée des prestations. Mais le prix à payer a été trop élevé : à savoir limiter le monopole de la Suva au secteur secondaire, c'est-à-dire à l'industrie et l'artisanat. Le problème est qu'en 1984, le secteur secondaire employait environ 40 % des salarié(e)s ; aujourd'hui, il n'emploie plus qu'un peu plus de 20 %. Cela risque de saigner lentement la Suva. Une privatisation rampante de l'assurance-accident est en cours.</p><p><strong>Mais la Suva n'assure-t-elle pas encore presque 2 millions de salarié(e)s ...</strong></p><p>C'est exact, mais c'est moins de la moitié des salarié(e)s. Dans le passé, la Suva assurait 70 % et plus de tous les salarié(e)s. Le nombre absolu d'assuré(e)s ne diminuera pas rapidement tant que l'emploi dans son ensemble augmentera. Cependant, les bouleversements imminents, en partie dans le contexte de la numérisation, entraîneront une réduction. Je pourrais aussi parler du phénomène de l'externalisation, connu depuis des années. Si les entreprises industrielles sous-traitent le nettoyage ou la restauration, par exemple, ces salarié(e)s sont perdus pour la Suva. Conclusion : l'érosion du secteur secondaire met en danger la Suva. Le champ d'activité de la Suva doit être élargi. Nous avons abordé ce défi lors de la révision de la LAA de 2013/16, mais sans succès. Nous avons tout du moins pu empêcher les détériorations, comme la possibilité qui était prévue qu'une partie de l'administration publique puisse passer aux assurances privées.</p><p><strong>Que suggères-tu pour sortir de ce piège stratégique ?</strong></p><p>Une première proposition - que nous avions examinée plus en détail dans le cadre de la dernière révision - consistait à développer le champ d'activité de la Suva. La Suva pourrait couvrir toutes les administrations publiques ou la santé ou l'ensemble du commerce de gros et de détail. Deuxième proposition : introduire un " modèle allemand ". Cela voudrait dire : l'assurance-accidents obligatoire serait assignée à la SUVA, l'assurance complémentaire aux assureurs privés. Cependant, ce modèle ouvre la voie à des conflits de démarcation imprévisibles. Un autre modèle : la Suva offre également une assurance d'indemnités journalières-maladie. Je pense que la première voie est probablement la plus prometteuse.</p><p><strong>Pourquoi le Parlement devrait-il soudainement céder ou, en d'autres termes, pourquoi le soutien aux assurances privées devrait-il soudainement s'affaiblir ?</strong></p><p>Parce que les chiffres parlent d'eux-mêmes. Et en faveur de la Suva : pour chaque franc versé, 95 centimes reviennent aux assuré(e)s de la Suva. Seulement 5 centimes sont utilisés pour l'administration. Les assurances privées ne restituent que 80 à 85 centimes à l'assuré(e), au moins 15 centimes finissent dans leurs poches. C'est un argument fort en faveur de la Suva, mais cela ne suffira pas sur une question idéologique aussi vivement contestée. Cela m'amène au deuxième défi.</p><p><strong>Qui serait ?</strong></p><p>Pourquoi avons-nous réussi à fonder la Suva il y a 100 ans ? Non seulement à cause de la pression soutenue du mouvement ouvrier, mais aussi grâce à l'aile sociale des employeurs et des forces bourgeoises. Le conseiller national PLR, et plus tard conseiller fédéral, Ludwig Forrer, en a été le moteur. Malheureusement, le néolibéralisme et l'UDC ont presque étouffé l'aile sociale des associations patronales, du PLR et du PDC. Cela doit changer. Pour nous, cela signifie que les syndicats et les forces politiques progressistes doivent augmenter massivement la pression sociale d'en bas, afin que les entrepreneurs et les partis de centre-droite prennent également davantage conscience de la nécessité de former une aile sociale au sein de leurs rangs.</p><p><strong>Et le troisième défi ?</strong></p><p>Ce sont des questions factuelles. Premièrement, la catastrophe de l'amiante n'est toujours pas résolue. La SUVA doit encore faire face à de nombreuses tâches, telles que la prévention et la charge qui doit être répartie plus équitablement entre les secteurs, ou la création du nouveau fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante. Il faut toutefois rappeler que la Suva - après les turbulences des années 70 et 80 - a accompli beaucoup de choses et est aujourd'hui un modèle en Europe. La deuxième question est la bombe à retardement des maladies professionnelles psychosociales. C'est surtout la prévention qui est mal réglementée à cet égard ; il serait bienvenu que ce soit de la compétence de la Suva . Troisième mot-clé : la numérisation. Prenons par exemple le différend avec UBER sur le statut d'indépendant ou de salarié des chauffeurs de taxi : la SUVA devrait également être responsable de ces employés, sans autre forme de procès.</p><p><strong>Cette année, la Suva fête ses 100 ans. Une opportunité de relever ces défis ?</strong></p><p>Absolument. Les syndicats ne veulent pas seulement célébrer. Nous profiterons des célébrations pour souligner que la Suva ne doit pas être un modèle en voie de disparition progressive, mais qu'elle doit se libérer du piège stratégique.</p><h5>Vasco Pedrina</h5><ul><li>Vasco Pedrina, coprésident de l'USS de 1994 à 1998, de la FOBB puis du SIB de 1991 à 2004 et coprésident d'Unia 2004 à 2006 avait déjà travaillé avec la Suva dans les années 1980 en tant que secrétaire de la Commission de l'USS pour la sécurité et la protection de la santé au travail. Vasco Pedrina a été le moteur de la campagne pour l'interdiction de l'amiante. De 2007 à fin 2016, il a été membre du Conseil d'administration de la Suva, dont les sept dernières années en tant que vice-président.</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-accidents</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/b/5/csm_Vasco-Pedrina-Unia_8b08fcb075.webp" length="108680" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5590</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2018 07:57:00 +0200</pubDate><title>Primes des caisses-maladie : d’importantes différences</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-des-caisses-maladie-d-importantes-differences</link><description>Ne pas assouplir encore plus la solidarité</description><content:encoded><![CDATA[<p> Indépendamment de l'état de santé et de l'âge, les primes-maladie appliquées en Suisse depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'assurance-maladie en 1996 sont unifiées au plan régional. C'est un important acquis qui a renforcé de manière déterminante le caractère d'assurance solidaire concernant les soins médicaux. Le gros défaut ici est que les primes sont malheureusement fixées indépendamment du porte-monnaie. Raison pour laquelle elles sont devenues une charge financière trop lourde pour nombre de ménages à bas ou moyen revenu. Ce problème est connu de tout le monde. L'USS s'engage depuis des années pour des primes dépendantes du revenu.
</p><p>Mais le fait que, malgré l'existence de la prime unique selon la loi, les primes effectivement payées se différencient de façon significative tant selon l'âge que l'état de santé est cependant généralement moins connu. <a href="https://www.helsana.ch/docs/helsana-praemienreport-2018.pdf" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Un rapport de l'économiste de la santé Pius Gyger</a> présente des études récentes à ce sujet. Si l'on ne prend pas uniquement en compte la prime standard (prime moyenne avec libre choix du médecin et franchise de 300 francs) communiquée par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), mais les primes effectivement payées, on obtient le tableau suivant : une assurée de 25 ans a payé en 2016 une prime mensuelle moyenne de 299 francs, alors qu'un assuré de 95 ans a payé 427 francs la même année. Cette différence de 43 % (!) est due au choix du modèle d'assurance et de franchise, c'est-à-dire qu'elle s'explique par le fait que les jeunes en bonne santé peuvent plutôt choisir un modèle avec restriction (p. ex. télémédecine) et une franchise élevée (p. ex. Fr. 2 500.-), deux éléments qui se traduisent par une réduction de la prime. Si l'on considère en plus la participation directe des assuré(e)s aux coûts, la différence entre jeunes et personnes âgées s'agrandit et atteint même 55 %. Les assuré(e)s âgés et donc plus souvent malades doivent davantage recourir aux prestations de santé et payer de ce fait une plus de quote-part (y c. forfaits hospitaliers et pour soins).
</p><p>Les primes augmentent donc non seulement avec le temps (moyenne annuelle depuis 1996 : 4,6 %), mais en plus aussi avec l'âge. Si l'on répartit la différence susmentionnée de 43 % sur les 70 années de vie pertinentes ici, on obtient une hausse supplémentaire des primes de 0,5 % par année d'âge.
</p><p>L'existence de divers modèles d'assurance et franchises donne en théorie l'impression d'une liberté de choix qui n'existe pas comme telle dans la pratique. Ce n'est généralement pas une fausse modestie qui permet aux assuré(e)s de choisir un modèle avec une franchise élevée ou un modèle HMO, mais uniquement l'état de santé et le porte-monnaie. Ainsi l'OFSP est arrivé l'an dernier dans<a href="https://www.bag.admin.ch/dam/bag/fr/dokumente/kuv-aufsicht/krankenversicherung/auswahl-und-wechsel-franchisen-in-okp.pdf.download.pdf/auswahl-und-wechsel-franchisen-in-okp.pdf" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer"> un rapport (en allemand seulement)</a> à la conclusion que les assuré(e)s choisissent en majorité leurs franchises individuellement en fonction des prestations brutes qu'ils attendent. En d'autres termes, les gens se comportent précisément comme le système le leur demande. Si l'on est plus souvent malade (resp. plus âgé), on accepte une prime plus élevée pour avoir une franchise plus basse. Mais en fin de compte, on paie quand même plus.
</p><p>Les assuré(e)s ne choisissent donc pas des primes plus basses uniquement parce qu'ils le veulent, mais aussi parce qu'ils le peuvent. Une fois âgés, toujours plus ne le peuvent plus à cause de leur santé et ils doivent alors faire face à une charge financière supplémentaire. La solidarité prévue par la loi dans l'assurance de base se trouve précisément mise à rude épreuve par l'évolution démographique. Cependant pas parce que - comme le prétendent les idéologues bourgeois de la liberté de choix - les jeunes doivent payer toujours plus pour les personnes âgées, mais parce que ces dernières doivent payer des primes beaucoup plus élevées que les jeunes... qui deviendront en outre un jour encore plus âgés.
</p><p>D'ailleurs, les primes effectivement payées ne se différencient pas uniquement selon l'âge, mais aussi selon le sexe. En 2016, les primes des femmes étaient en moyenne 8 % plus élevées que celles des hommes. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5585</guid><pubDate>Tue, 19 Jun 2018 16:42:02 +0200</pubDate><title>Loi sur le travail : Des employeurs incorrigibles </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-sur-le-travail-des-employeurs-incorrigibles</link><description>La Commission du Conseil des États dégrade les conditions de travail pour des centaines de milliers d’employé(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Travailler plus, être moins protégé. Tel est le but que poursuivent deux interventions qui passeront prochainement au Parlement.</p><p>Le démantèlement des droits des travailleurs et travailleuses ainsi que des durées maximales de travail et des temps de repos concernera des centaines de milliers d'employé(e)s. Avec de graves conséquences. L'Union syndicale suisse (USS), Travail-Suisse, Unia, Syna et l'Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC) disent non à ces projets et s'y opposent.
</p><p>Le droit suisse du travail est l'un des plus libéraux et favorables aux employeurs d'Europe. En Suisse, on travaille comme pratiquement nulle part ailleurs. Parallèlement, le nombre des personnes victimes d'épuisement professionnel et de stress au travail augmente dramatiquement. Toujours plus de personnes éprouvent de la difficulté à éviter les horaires irréguliers, le chevauchement des frontières entre travail et temps libre dans le cadre de la numérisation ainsi qu'une pression accrue au travail. Il est toujours plus difficile, avant tout pour les travailleurs et travailleuses âgés ayant des obligations familiales, de rester dans la vie professionnelle.
</p><p>La Commission des redevances et de l'économie du Conseil des États (CER-E), emmenée par Konrad Graver et Karin Keller-Sutter, a donc fait preuve de cynisme en décidant de dégrader encore plus les conditions de travail des salarié(e)s de Suisse.
</p><p>S'il en va selon la volonté des deux représentant(e)s de Lucerne et Saint-Gall de la CER-E, les travailleurs et travailleuses que leur contrat de travail désigne comme étant des spécialistes ou des cadres ne bénéficieraient plus des dispositions fondamentales de protection au travail. Pour les personnes concernées, non seulement la durée hebdomadaire maximale du travail serait pratiquement supprimée, mais la protection contre le travail pendant la nuit et le repos du dimanche seraient très fortement menacée.
</p><p>Les médecins du travail savent depuis très longtemps quelles sont les conséquences pour la santé, des conséquences prouvées depuis longtemps aussi. Mais les salaires également se retrouveraient sous pression. Les initiatives parlementaires acceptées par la commission ne sont toutefois que la pointe de l'iceberg. D'autres interventions parlementaires ont pour objectif de saper encore plus le droit suisse du travail. Les organisations de salarié(e)s ne vont pas rester les bras croisés. Elles demandent au Parlement de reprendre enfin ses esprits et d'enterrer les initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter.
</p><h3>Union syndicale suisse USS, Travail.Suisse, Unia, Syna et ASMAC</h3><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS , 079 249 59 74</li><li>Linda Rosenkranz, responsable de la communication Travail.Suisse, 079 743 50 47 </li><li>Marcel Marti, chef politique &amp; communication ASMAC Tel. 031 350 44 82</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5582</guid><pubDate>Fri, 15 Jun 2018 10:35:38 +0200</pubDate><title>La protection salariale n’est pas négociable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-protection-salariale-n-est-pas-negociable</link><description>USS, Travail.Suisse, Unia et Syna à les mesures d’accompagnement et au accord-cadre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Cette semaine, le conseiller fédéral Ignazio Cassis s'est dit prêt à abandonner la " ligne rouge " des mesures d'accompagnement dans les négociations avec la Commission européenne. Il a de ce fait perdu le soutien des syndicats.</p><p>En ridiculisant la règle des 8 jours - " presque une question religieuse " -, le ministre des Affaires étrangères a signalé qu'il était prêt à remettre en question l'ensemble de la protection des salaires et des conditions de travail suisses. La discussion sur la règle des 8 jours porte tout simplement sur la question de savoir si la Suisse peut protéger ses salaires les plus élevés d'Europe de manière indépendante. Ces règles et les mesures d'accompagnement en général doivent être exclues du nouvel accord-cadre. C'est le seul moyen d'assurer que les règles ne sont pas contournées par les juridictions européennes ou un tribunal arbitral, malgré les interdépendances institutionnelles.
</p><p>Les Accords bilatéraux devant profiter aux travailleuses et travailleurs de notre pays, des salaires suisses doivent être versés en Suisse. Raison pour laquelle déjà lors du premier vote sur les bilatérales, le Conseil fédéral a promis une protection globale contre la sous-enchère salariale et sociale via les mesures d'accompagnement. Selon l'Accord sur la libre circulation des personnes, il s'agit également d'" accorder les mêmes conditions de vie, d'emploi et de travail que celles accordées aux nationaux ". Les salaires des nationaux et des étrangers doivent être protégés de la sous-enchère.
</p><h3>L'annonce préalable de 8 jours : élément central de la protection</h3><p>Elément central de la protection des salaires en Suisse, l'annonce préalable de 8 jours permet de planifier les contrôles et d'appliquer les cautions. Les missions de nombreuses entreprises sont relativement courtes. Sans annonce préalable, les entreprises étrangères auraient dans de nombreux cas déjà terminé leur mission avant que les organes de contrôle en aient eu connaissance.
</p><p>Dans la pratique, cette annonce préalable n'est pas un obstacle majeur. Aujourd'hui déjà, on ne trouve aucun pays en Europe où travaillent autant d'entreprises étrangères qu'en Suisse (par rapport à la population résidente). Les entreprises doivent planifier leurs missions en Suisse, ce qui dans la plupart des cas dure nettement plus de huit jours. Dans des cas exceptionnels, notamment les réparations, les travaux peuvent débuter avant la fin du délai de huit jours.
</p><p>Suite aux déclarations du conseiller fédéral Ignazio Cassis, il faut demander au Conseil fédéral dans son ensemble, si l'accord-cadre doit vraiment être un objectif ces prochains temps. Ou s'il ne faut pas organiser d'abord les votations sur les initiatives dites " pour l'autodétermination " et la résiliation de l'Accord sur la libre circulation des personnes. Car une protection salariale efficace est la condition pour le rejet de ces deux projets.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse, 079 277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Hans Maissen, vice-président de Syna </li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5577</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2018 18:19:02 +0200</pubDate><title>« Égalité salariale : mettons la pression ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-mettons-la-pression</link><description>Campagne de l&#039;USS pour l’égalité de salaire et contre les discriminations</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’inégalité salariale entre femmes et hommes est une réalité. Sur toute la planète, et aussi en Suisse. Même si le principe de l’égalité salariale figure depuis 37 ans dans la Constitution fédérale, la différence entre les salaires des hommes et ceux des femmes est encore, selon Eurostat, de 17&nbsp;%, donc un peu au-dessus de la moyenne de l’Union européenne. Deux cinquièmes environ de cette différence ne peuvent pas s’expliquer par des facteurs objectifs comme la différence de formation, la position hiérarchique et les profils de tâches. Contrairement à ce que les patrons se sont remis tout à coup à colporter ces dernières années, il s’agit tout simplement ici de discrimination salariale. Dans l’ensemble, les femmes avec un travail lucratif perdent presque 10 milliards de francs par année.
</p><p>La discrimination salariale a souvent lieu inconsciemment. C’est pourquoi, que le Parlement avance désormais dans le cadre de la révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes et améliore le projet adopté par le Conseil des États revêt une importance décisive. Il faut non seulement, comme prévu actuellement, une analyse obligatoire des salaires, mais aussi une «&nbsp;Madame Égalité&nbsp;» qui procède à des contrôles par sondages afin de déterminer si les entreprises remplissent leur obligation et, en cas d’infraction, puisse aussi prononcer des sanctions. 
</p><p>La différence de salaire entre hommes et femmes n’est pas uniquement imputable à la discrimination salariale. Des études montrent qu’il y a plusieurs raisons à ces écarts de salaire. À elle seule, la maternité n’est pas une explication suffisante. L’environnement social exerce une influence déterminante sur la parentalité. Il est à noter que, plus l’activité professionnelle des mères est acceptée par la société et meilleure et plus abordable est l’offre de structures d’accueil extrafamilial des enfants, moins le «&nbsp;malus de maternité&nbsp;», les désavantages entraînés pas cette dernière, est important. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour que l’offre de telles structures soit développée et que le travail non rémunéré soit mieux réparti entre les sexes. 
</p><p>On le voit&nbsp;: l’égalité salariale concerne tout le monde, les hommes comme les femmes. Cela, d’autant plus que la discrimination salariale à l’encontre des femmes a aussi une incidence négative sur les rentes des femmes et des couples. Afin de sensibiliser la population à la question de l’égalité salariale, l’USS porte le débat dans des bistrots avec pour slogan&nbsp;: «&nbsp;Égalité salariale&nbsp;: mettons la pression&nbsp;!&nbsp;». Dans les villes de Lausanne, Genève, Aarau, Bâle, Berne, Lucerne et Zurich, certains restaurants et bars servent à partir d’aujourd’hui une bière brassée par la brasserie vaudoise La Nébuleuse. Et lors de la journée d’action syndicale pour l’égalité salariale du 14 juin, la bière sera aussi vendue pendant les manifestations organisées. Cette action est accompagnée d’une campagne sur <a href="https://fb.me/mettons.la.pression" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">fb.me/mettons.la.pression</a> (Facebook) ainsi que sur <a href="http://www.mettons-la-pression.ch">www.mettons-la-pression.ch</a>. 
</p><p>La bière de l’égalité est une action qui fait partie d’une campagne pour l’égalité salariale et contre les discriminations menée depuis le début de l’année. Avec une vaste alliance d’organisations de femmes, l’USS mobilise aussi pour la manifestation nationale #ENOUGH18, pour l’égalité salariale et contre les discriminations, qui aura lieu le 22 septembre à Berne.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5574</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2018 14:29:05 +0200</pubDate><title>Les pressions sur les salaires sont une réalité : des contre-mesures s’imposent.</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-pressions-sur-les-salaires-sont-une-realite-des-contre-mesures-s-imposent</link><description>Le Rapport 2017 le montre : les mesures d’accompagnement sont indispensables.</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>En Suisse, les pressions sur les salaires sont une réalité. Le rapport 2017 sur les mesures d’accompagnement le montre en ce qui concerne les contrôles des salaires effectués dans les entreprises suisses et étrangères actives dans notre pays. Une entreprise sur cinq contrôlées s’est fait attraper avec des salaires trop bas. Certes, une part des contrôles a eu lieu en raison de soupçons. Mais, parallèlement, plusieurs cantons ont fixé des salaires de référence si bas que les entreprises qui pratiquent la sous-enchère peuvent passer sans problème à travers les contrôles. En outre, des cantons comme ceux de Zoug et de Saint-Gall ne veulent toujours pas procéder à un nombre suffisant de contrôles des entreprises suisses. 
</p><p>Dans les branches où les conventions collectives de travail (CCT) ou les contrats-types de travail (CTT) ne prévoient pas de salaires minimaux obligatoires, les contrôleurs et contrôleuses ne peuvent pas sanctionner ces entreprises qui pratiquent la sous-enchère. Les branches particulièrement touchées ici sont celles de la sécurité privée (entreprises de moins de 10 employé[e]s), le commerce de détail et l’action sociale (crèches entre autres). Dans la sécurité, la Confédération doit enfin étendre le champ d’application de la CCT comme le demandent les partenaires sociaux. Et une CCT avec de bons salaires minimaux est nécessaire dans le commerce de détail.
</p><p>Dans les branches avec des CCT et des salaires minimaux obligatoires, des amendes peuvent être infligées ou une interdiction d’offrir des services décrétée. Ici, le problème concerne l’application des mesures d’accompagnement, en particulier avec des entreprises semi-criminelles. Dans de tels cas, les cantons doivent profiter de la possibilité de décréter une suspension des travaux. Malheureusement, seule une minorité le fait.
</p><p>La suppression d’une partie des mesures d’accompagnement (annonce préalable dans les 8 jours, entre autres) serait un poison pour la protection des salaires en Suisse. Le contrôle des entreprises étrangères actives en Suisse deviendrait beaucoup plus difficile. Ce qui ouvrirait tout grand la porte à la sous-enchère. Pour l’Union syndicale suisse (USS), leur suppression n’entre par conséquent pas en ligne de compte.
</p><p>La Suisse a les salaires les plus élevés d’Europe. C’est pourquoi nous avons besoin d’une protection des salaires particulièrement efficace. Cela ne poserait pas de problème aux entreprises étrangères correctes. Proportionnellement à la taille du pays, il n’y a qu’en Belgique que l’on trouve un nombre semblable d’entreprises qui détachent de la main-d’œuvre. Elles réalisent en Suisse un chiffre d’affaires annuel d’environ 2,5 milliards de francs.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5570</guid><pubDate>Mon, 11 Jun 2018 14:00:55 +0200</pubDate><title>La loi sur les produits thérapeutiques et la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-loi-sur-les-produits-therapeutiques-et-la-loi-federale-sur-les-entraves-techniques-au-commerce</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p> Cette réponse n'existe qu'en allemand: <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-uss-ti/images/news/Eventi_sito_7_febbraio.png" class="download">Télécharger...</a></p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5565</guid><pubDate>Sun, 10 Jun 2018 13:35:00 +0200</pubDate><title>Malgré le non à Monnaie pleine, les banques doivent être mieux régulées </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/malgre-le-non-a-monnaie-pleine-les-banques-doivent-etre-mieux-regulees</link><description>Votations fédérales: le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) juge positif le oui à la loi sur les jeux d’argent. Les opérateurs de jeux en ligne devront enfin payer eux aussi des impôts et verser des taxes à l’AVS. Ce oui améliorera également la protection des personnes souffrant d’addiction au jeu.<br><br>L’USS se félicite du non à l’initiative Monnaie pleine. Celle-ci aurait fait courir de gros risques aux emplois et à l’évolution de la conjoncture. Mais ce non (clair) ne résout pas les problèmes du système financier et bancaire. Afin que l’on n’en arrive pas à une nouvelle crise financière, ce secteur doit être régulé. Et pour les banques, il faut des prescriptions prévoyant des fonds propres plus élevés. En outre, les bonus des banquiers exagérés doivent être baissés.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5568</guid><pubDate>Fri, 08 Jun 2018 11:32:55 +0200</pubDate><title>La Conférence de l&#039;OIT prépare une convention contre la violence et le harcèlement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-conference-de-loit-prepare-une-convention-contre-la-violence-et-le-harcelement</link><description>Bilan positif de l&#039;USS et Travail.Suisse de la 107e Conférence internationale du Travail</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le débat sur #BalanceTonPorc (#Meetoo) a des effets concrets sur le nouveau droit international. La 107e Conférence internationale du Travail de l'Organisation internationale du Travail (OIT), qui a pris fin à Genève vendredi 8 juin, a jeté les bases d'une nouvelle convention de l'OIT sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Dans le contexte des déclarations et témoignages toujours plus nombreux de femmes victimes de violences et de harcèlement ainsi que de marches de protestation dans le monde entier, une telle convention était attendue depuis trop longtemps, et est de toute urgence nécessaire.
</p><p>La délégation suisse des travailleurs et travailleuses salue ces décisions. La convention devra avoir pour élément central des dispositions accordant toute son importance à la prévention de la violence et du harcèlement et garantissant une protection contre la violence à l'ensemble des travailleurs et travailleuses. Les États doivent être contraints d'interdire la violence et le harcèlement dans le monde du travail ainsi que d'élaborer et appliquer des stratégies et des programmes concrets pour lutter contre ces réalités. En outre, l'application des lois doit être contrôlée par les inspectorats du travail ainsi que par d'autres moyens. Les victimes de violence et de harcèlement doivent être protégées et leurs auteurs punis. Une attention particulière sera aussi accordée à la prévention et à la formation sur ces questions. Une ombre au tableau : dans le document final adopté par la conférence qui servira de base à l'élaboration de la convention l'an prochain, des groupes de personnes particulièrement vulnérables comme les travailleurs et travailleuses LGBTI ne sont pas explicitement mentionnés.
</p><p>La délégation suisse des travailleurs et travailleuses dresse dans l'ensemble un bilan positif de la 107e Conférence internationale du Travail. Hélène Abgémégnah, qui a pris la parole en séance plénière, s'est focalisée sur l'égalité entre femmes et hommes et les conditions de travail. Sur ce point, il a été en partiuclier question de la récente évolution concernant la loi sur l'égalité. Ici aussi, il reste précisément encore beaucoup à faire pour arriver enfin à l'égalité salariale entre les sexes. Pour cela, des mesures efficaces sont nécessaires.
</p><h3>Union syndicale suisse &amp; Travail.Suisse</h3><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, Chef de la délégations suisse, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Hélène Agbémégnah, membre de la Direction de Travail.Suisse, 078 760 93 73 </li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5567</guid><pubDate>Thu, 07 Jun 2018 17:21:25 +0200</pubDate><title>Intervention du conseiller aux États Paul Rechsteiner sur Projet fiscal 17</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/intervention-du-conseiller-aux-etats-paul-rechsteiner-sur-projet-fiscal-17</link><description>Ici, le texte intégral de cette intervention</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans la vie, il y a des choses qui se développent comme prévu. Et d’autres avec lesquelles c’est moins souvent le cas. Évaluer le nouveau contexte est alors un exercice ardu. Mais nous avons été élus aussi pour gérer des constellations imprévues et y répondre.
</p><p>Il aurait été plus simple de prendre position sur la mouture de Projet fiscal 17 adoptée par le Conseil fédéral. La seule chose claire était que cette réponse du Conseil fédéral au refus par le peuple de la troisième réforme de l’imposition des entreprises n’était pas acceptable. Malgré le soutien sans faille des organisations de l’économie, des partis de droite et des gouvernements cantonaux. Cela avait d’ailleurs été la même chose avec le projet qui a échoué. Le peuple n’avale pas des projets aussi unilatéraux.  
</p><p>Mais maintenant, nous nous trouvons face à un nouveau contexte. La commission a corrigé le projet sur des points importants. C’est pourquoi nous avons aussi besoin d’une nouvelle appréciation.
</p><p>Les nouvelles décisions sur le financement de l’AVS sont tout à fait positives. Il ne s’agit pas que des deux milliards de francs environ de recettes supplémentaires qui créeront également une dynamique positive pour l’avenir. La combinaison de davantage de fonds de la Confédération avec des pour mille de salaire est un financement social des rentes AVS. Les ressources de la Confédération reposent surtout sur les impôts. Et les pour mille de salaire ne sont pas seulement une bonne chose pour la part des employeurs. Dans l’AVS, la part des salarié(e)s est, jusqu’à un revenu de 150&nbsp;000 francs, très rentable. Le pourcent le plus élevé des revenus contribue pour presque 10&nbsp;% aux cotisations AVS. Ou, pour le dire en chiffres&nbsp;: celui qui encaisse cinq millions de salaire et bonus paie aujourd’hui 420&nbsp;000 francs à l’AVS sur son revenu, cotisations patronales et de l’employé(e)s confondues. À l’avenir, ce sera 435&nbsp;000 francs. Les revenus élevés et très élevés sont entièrement soumis à cotisation. Cela différencie l’AVS des autres assurances. 
</p><p>Les cotisations salariales versées à l’AVS n’ont plus été adaptées depuis 1975. Donc depuis plus de 40 ans. Et depuis le premier pour-cent de TVA pour la démographie, il y a plus de 20 ans, il n’y a plus eu de nouvelles recettes pour l’AVS. Le nouveau financement additionnel n’a que trop attendu. Il apporte une bouffée d’air frais pour les prochaines années. Aussi pour un projet de réforme social qui n’est plus soumis à une pression au démantèlement. Ou à la menace du relèvement de l’âge de la retraite. Les deux milliards destinés à l’AVS sont un argument décisif pour dire oui au paquet de la commission.
</p><p>On peut juger positif que ce projet supprime des statuts fiscaux devenus indéfendables en comparaison internationale. C’est un pas important vers l’abolition de pratiques fiscales dommageables, comme l’OCDE les a définies. 
</p><p>La partie fiscale du projet est une bonne chose, mais aussi le niveau fédéral. Les recettes à ce plan sont en effet tout à fait garanties. Contrairement à la troisième réforme de l’imposition des entreprises en son temps, l’assujettissement intégral des entreprises à l’impôt sera maintenu demain au niveau fédéral. S’ajoute qu’à ce niveau, l’imposition des dividendes sera relevée à 70&nbsp;% et les dérogations fiscales au principe de l’apport de capital partiellement supprimées. 
</p><p>On souhaiterait certes que la correction concernant le principe de l’apport de capital et l’imposition des dividendes aille plus loin. Il n’y a aucune raison d’imposer moins les dividendes que les salaires. Mais la proposition va, pour la première fois depuis des années, dans la bonne direction. On revient partiellement sur la scandaleuse deuxième réforme de l’imposition des entreprises. À l’avenir, les actionnaires devront payer plus d’impôt qu’avec les règles de cette réforme. 
</p><p>Les baisses d’impôt en partie massives pour les entreprises que plusieurs cantons ont prévues sont problématiques et négatives. Cette évolution ne touche cependant pas la Confédération, mais les cantons concernés. Il n’est pas simple d’avoir une vue d’ensemble des mesures planifiées. C’est difficile parce que quelques cantons sont déjà bien avancés avec des baisses importantes des impôts ou en ont mis sur rail. Indépendamment du projet dont nous débattons aujourd’hui.
</p><p>J’aimerais faire expressément observer qu’il n’y a aujourd’hui aucune raison de réduire de manière générale l’imposition des entreprises seulement parce qu’un nombre limité d’entreprises actuellement privilégiées devra payer à l’avenir les impôts ordinaires. En comparaison internationale et européenne, la fiscalité des entreprises en Suisse est déjà basse, même sans nouvelles baisses des impôts. S’y ajoute que, jusqu’à ce que les entreprises actuellement privilégiées soient soumises à l’imposition ordinaire, il y aura un long délai transitoire. Les entreprises doivent aussi payer des impôts. Elles demandent à bénéficier des prestations publiques, à commencer par les infrastructures, l’éducation et la formation jusqu’à l’État de droit et à la justice, tout comme les personnes physiques. Les entreprises doivent donc aussi payer en conséquence des impôts. 
</p><p>Nous ne connaissons malheureusement pas aujourd’hui d’harmonisation matérielle des impôts cantonaux au plan fédéral. Par exemple avec des taux d’imposition minimaux. La contribution versée aux cantons, à travers une hausse de leur part de l’impôt fédéral direct, reste un point critique du projet. 
</p><p>Il n’est d’ailleurs pas précisé que les cantons doivent utiliser cette contribution supplémentaire provenant de l’impôt fédéral direct pour baisser leurs impôts. L’affectation de ces fonds n’est pas liée. Comme le message du Conseil fédéral le dit (p. 2596), cet argent peut aussi bien servir à des investissements dans les infrastructures. Le financement des institutions destinées à l’accueil des enfants afin de favoriser la conciliation entre profession et famille en fait par exemple partie. Ou, ce qui serait urgent dans certaines régions, un financement plus substantiel des réductions des primes-maladie.
</p><p>Mais cette bataille contre des baisses erronées des impôts des entreprises et pour des investissements judicieux doit être menée dans les cantons. Probablement d’abord dans le canton de Berne. 
</p><p>Dans mon évaluation globale, j’arrive par conséquent à la conclusion que le projet de la commission mérite d’être soutenu.
</p><p>Enfin, comme en son temps avec la prévoyance vieillesse, je précise à nouveau, afin d’éviter tout malentendu, que, ce qui va de soi, je prends ici position à titre personnel et dans le cadre de ma fonction de conseiller aux États. L’Union syndicale suisse que je préside adoptera comme toujours sa position définitive démocratiquement, une fois les délibérations terminées.
</p><p>&nbsp;</p><p>Berne, le 7 juin 2018&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><p>Paul Rechsteiner, conseiller aux États, Saint-Gall</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5572</guid><pubDate>Wed, 06 Jun 2018 15:04:00 +0200</pubDate><title>Code de procédure civile</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/code-de-procedure-civile</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5562</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2018 14:52:27 +0200</pubDate><title>Les tracasseries des caisses-maladie doivent cesser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-tracasseries-des-caisses-maladie-doivent-cesser</link><description>Pour le renforcement de l’assurance de base</description><content:encoded><![CDATA[<p> La cheffe de la plus grande caisse-maladie de Suisse, la CSS, a proposé il y quelques semaines une franchise de 10 000 francs pour tout le monde. Selon elle, le système de santé a besoin de nouvelles idées..., ce qui est urgent en raison de l'" explosion des coûts " qui le frappe. Pour se situer par rapport à cette " piste de réflexion ", rappelons qu'actuellement, 3 400 francs sont dépensés chaque année par personne dans l'assurance de base sociale. Une franchise de 10 000 francs reviendrait donc à une " triple " suppression de celle-ci. La stratégie qui sous-tend cette proposition est la suivante : une fois que l'indignation de la population se sera calmée, il restera sans doute quelque chose de cette proposition absurde qui pourrait, par exemple, aider les interventions visant une plus grande participation des assuré(e)s aux coûts de santé encore pendantes au <a href="/themes/politique-sociale/detail/non-a-une-plus-grande-participation-aux-couts-dans-le-domaine-de-la-sante">Parlement </a>à passer la rampe.
</p><p>Mais les caisses-maladie ne font pas seulement parler politiquement d'elles en avançant des propositions de marché radicales, elles créent sans cesse un malaise même avec leurs activités centrales. Voyons-en ci-après les mauvais exemples les plus récents.</p><ul><li>La caisse-maladie Sympany essaie au moyen d'un " truc " au niveau de ses remboursements de dégoûter ses assuré(e)s, comme en a parlé la <a href="https://www.srf.ch/sendungen/kassensturz-espresso/krankenkasse-schickt-rueckzahlung-via-teure-checks-2" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">télévision suisse alémanique</a>. Elle effectue ces remboursements à l'aide de chèques postaux frappés d'une taxe de 20 francs entièrement à la charge de l'assuré(e).</li><li>La Swica et d'autres misent, sans avertir les gens ni leur poser la question, sur des <a href="https://www.lematin.ch/suisse/caisses-maladie-espionnent-clients/story/26623524" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">traqueurs de profils</a>. Grâce à eux, elles peuvent par exemple s'adresser à des client(e)s de manière ciblée via des données de Facebook.</li><li>Helsana et d'autres proposent des <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/9525872-helsana-assurances-complementaires-epinglee-sur-la-protection-des-donnees.html" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">applications </a>avec lesquelles, par exemple, des rabais de primes peuvent être récoltés d'une manière ludique à travers une activité sportive. Le paiement se fait ici avec des données. Le Préposé fédéral à la protection des données a rappelé à l'ordre la caisse en raison de l'usage qu'elle fait de ces données. Cela n'a pas impressionné cette dernière qui continue à faire de la pub pour son application, violant de ce fait toujours le principe de l'égalité des primes dans l'assurance de base.</li><li>L'ÖKK a atteint pour sa part un triste <a href="http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/La-mort-d-un-malade-du-sida-souleve-des-questions-29920870" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">sommet </a>en refusant à un assuré séropositif de lui payer les médicaments dont il avait besoin. Il est finalement mort du SIDA !</li></ul><p>La cheffe de la CSS a raison. Il faut en effet lancer de nouvelles idées. Mais cela, en mettant enfin au pas les caisses-maladie. L'assurance-maladie sociale garantit de par la loi un accès non discriminatoire aux soins médicaux de base. Mais la gestion administrative de l'assurance est une affaire ennuyeuse. Elle consiste à recevoir des factures, de les contrôler et de payer selon la loi. Telle est, ni plus ni moins, la tâche des caisses-maladie.
</p><p>Actuellement, deux initiatives populaires se trouvent au stade de la récolte des signatures. L'initiative pour des primes plus justes : " <a href="https://primesplusjustes.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Assurance-maladie. Pour une liberté d'organisation des cantons</a> " veut permettre à ces derniers de fixer eux-mêmes les primes et de financer les coûts. L'exécution des tâches administratives serait commandée aux assureurs et contrôlée en conséquence. L'initiative " <a href="https://stop-lobby-assureurs.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Pour un Parlement indépendant des caisses-maladie </a>" demande que les membres du Parlement ne puissent pas siéger dans l'organe de direction ou de surveillance d'une caisse-maladie. Ces initiatives sont plus qu'une réflexion. Mais il n'en reste pas moins encore beaucoup à faire pour garantir une couverture médicale de haute qualité pour tout le monde et des bonnes conditions de travail. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5560</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2018 14:27:42 +0200</pubDate><title>Cinq bonnes raisons de dire OUI à la loi sur les jeux d’argent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cinq-bonnes-raisons-de-dire-oui-a-la-loi-sur-les-jeux-d-argent</link><description>Dire OUI le 10 juin est social, judicieux et raisonnable</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 10 juin prochain, les citoyen(ne)s du pays se prononceront au sujet d'une nouvelle loi sur les jeux d'argent. L'Union syndicale suisse (USS) recommande de glisser un OUI dans l'urne parce qu'il y a beaucoup de raisons pour le faire. La nouvelle réglementation prévoit en effet que les recettes des opérateurs de jeux de hasard seront enfin soumises à l'impôt et qu'ainsi, l'AVS et la collectivité en profiteront. Ci-après, nous aimerions répondre aux cinq principales questions qui se posent.
</p><h3>Mais pourquoi donc une loi ?</h3><p>Jusqu'à ce jour, il n'existait pas en Suisse de possibilités règlementées de jouer à des jeux de hasard en ligne. Néanmoins, ou précisément à cause de cela, un marché illégal des jeux d'argent en ligne a vu le jour. Il réalise désormais chaque année un chiffre d'affaires de plus de 250 millions de francs. Les opérateurs se trouvent à l'étranger, ne paient ni impôt ni taxe en Suisse sur leurs recettes et ne respectent pas les principes de l'ordre juridique suisse et les règles relatives aux jeux d'argent. La nouvelle loi créera pour la première fois en Suisse un instrument légal destiné aux jeux de hasard en ligne.
</p><h3>Qu'y gagneront les travailleurs et travailleuses ?</h3><p>La collectivité doit aussi profiter des recettes des opérateurs de jeux d'argent. C'est déjà le cas aujourd'hui avec les casinos et les loteries. Et cela doit le devenir aussi pour les jeux d'argent en ligne. La nouvelle loi garantit que les opérateurs ne seront pas les seuls à profiter de leurs recettes, mais l'AVS aussi, dont le système bénéficie de chaque franc supplémentaire qu'elle reçoit, ce qui soulagera financièrement d'autant les salarié(e)s. Mais le sport et la culture en profiteront également. Et il ne s'agit pas de petits montants. Actuellement, 270 millions de franc par année provenant uniquement des casinos et des loteries vont à l'AVS. Avec la nouvelle législation, il s'agira d'encore plus de millions.
</p><h3>Une meilleure protection pour les personnes victimes d'addiction ?</h3><p>Oui, car pour la première fois, les règles de la protection des personnes dépendantes du jeu s'appliqueront aussi aux jeux d'argent en ligne. Dans les casinos en ligne illégaux jusqu'à aujourd'hui, il n'existe ni protection ni contrôle.
</p><h3>La loi ne fonctionnera-t-elle pas comme une censure ?</h3><p>Internet n'est pas et ne doit pas être un espace de non-droit. Avec la nouvelle loi, les sites Internet de quiconque ne respecte pas la loi sur les jeux d'argent, n'a pas de concession et ne participe donc pas au financement de la collectivité pourront être bloqués. Il n'y a pas à l'heure actuelle d'autre moyen d'empêcher que le droit soit contourné et que des casinos étrangers en ligne se soustraient aux impôts et aux taxes. En appliquant le droit comme le prévoit la nouvelle loi, il n'est nullement porté atteinte aux droits fondamentaux à la libre information et à la liberté d'opinion. Il ne saurait par conséquent pas être question de censure.
</p><h3>Que se passera-t-il si la loi est refusée ?</h3><p>Ce sera alors l'ancienne loi qui restera en vigueur. Autrement dit, les casinos en ligne continueront à être interdits et il ne sera pas possible de garantir à travers eux des contributions à l'AVS, au sport et à la culture ainsi que d'agir contre les opérateurs non autorisés de l'étranger.
</p><p>Pour ces raisons, il est social, judicieux et raisonnable de dire OUI, le 10 juin, à la loi sur les jeux d'argent. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5558</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2018 14:05:25 +0200</pubDate><title>Système financier suisse : Nous ne sommes pas des cobayes</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/systeme-financier-suisse-nous-ne-sommes-pas-des-cobayes</link><description>Monnaie pleine : le 10 juin, NON à une initiative risquée et nuisible au pouvoir d’achat !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'initiative Monnaie pleine veut réformer en profondeur le système financier suisse. Bien qu'elle contienne quelques réflexions théoriques justes, elle doit être rejetée dans la pratique. Cela, à cause des risques incalculables qu'elle recèle et parce qu'elle attaque le pouvoir d'achat.</p><p>L'initiative Monnaie pleine chamboulerait de fond en comble le système financier suisse. La Banque nationale suisse (BNS) serait la seule à avoir le droit d'émettre de la monnaie. Aujourd'hui, des banques commerciales créent aussi une part de l'argent. Cela, en prêtant à des client(e)s une partie de l'argent qui se trouve sur nos comptes bancaires. Selon l'initiative, les banques privées n'auront plus le droit de créer de l'argent, mais continueront à octroyer des crédits et à gérer des comptes. Cette séparation des tâches est censée protéger contre les crises financières. En outre, si elle veut accroître la masse monétaire, la BNS devra distribuer gratuitement (" sans dette ") à la collectivité le nouvel argent créé par elle.
</p><p>Sur le papier, l'initiative présente quelques avantages : les comptes de paiement seraient intégralement garantis avec l'argent de la BNS et les banques ne feraient plus faillite si tous leurs clients veulent fermer simultanément leurs comptes de paiement. (Cela ne s'appliquerait cependant pas aux comptes d'épargne et les krachs bancaires entraînés par des crises des crédits resteront possibles.) Mais tout cela n'est que de la théorie. À ce jour, pas un seul pays n'a mis en place un système de monnaie pleine, aucun test pratique n'a encore eu lieu. Ce qui n'est pas étonnant, car un tel changement de système va de pair avec de grandes incertitudes, ses conséquences sont des plus incertaines. Si la Suisse voulait introduire un système de monnaie pleine, elle deviendrait l'unique cobaye sur toute la planète de cette théorie monétaire.
</p><h3>Désavantages financiers</h3><p>Outre ces énormes impondérables, les salarié(e)s et les retraité(e)s dont la fortune est modeste risquent de subir de graves désavantages financiers. Sous le régime de la monnaie pleine, plus aucun intérêt ne sera servi sur les comptes de paiement en francs parce que la monnaie pleine sera mise en circulation " sans dette ". En cas d'inflation, l'argent des comptes bancaires perdra donc de sa valeur. Pour que le régime de la monnaie pleine ne soit pas contourné, il faudra prévoir des délais de détention, respectivement de liquidation, stricts pour les comptes d'épargne. Impossible, contrairement à aujourd'hui, de retirer rapidement son épargne. Par conséquent, détenir un compte d'épargne ne représentera à l'avenir une option réaliste que pour les ménages fortunés. Surtout, dans les régions frontalières, les salaires et les achats devraient de ce fait être davantage payés en euros, car ces derniers ne feraient pas l'objet de ces restrictions.
</p><p>L'initiative prescrit prioritairement à la BNS un contrôle de la masse monétaire. D'autres buts de politique monétaire comme le plein emploi, la stabilité des prix ou du taux de change passeraient après. Mais la Suisse a fait par le passé des expériences négatives avec le contrôle de la masse monétaire, raison pour laquelle la BNS mise avant tout, dans sa politique monétaire, sur la gestion des taux d'intérêt et du taux de change. Une politique monétaire menée à travers la masse monétaire n'est plus guère possible, aussi parce que le franc est négocié dans le monde entier. D'importants risques pour les emplois et l'évolution conjoncturelle découlent de cet usage limité des instruments de la politique monétaire. De plus, l'initiative Monnaie pleine biffe de la Constitution fédérale la surveillance de la BNS par la Confédération.
</p><h3>Corriger les défauts autrement</h3><p>Les syndicats critiquent depuis longtemps les défauts du système financier. La crise financière de 2008 a été la conséquence d'une spéculation irresponsable de la part des banques ainsi que de contrôles et de régulations trop laxistes de la part de l'État. C'est à cela qu'il faut s'attaquer, avec des règles plus strictes et une surveillance plus étroite. Mais nous n'avons pas besoin d'une expérimentation de théorie monétaire réalisée in vivo et dont l'issue est incertaine. Car si cela tourne mal, l'addition sera pour les travailleurs et les travailleuses. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5556</guid><pubDate>Mon, 04 Jun 2018 09:04:10 +0200</pubDate><title>Améliorations indispensables pour les personnes aux revenus bas et moyens</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ameliorations-indispensables-pour-les-personnes-aux-revenus-bas-et-moyens</link><description>Prévoyance vieillesse : Problèmes avec les prestations du 2e pilier
Stopper la sortie de capitaux en faveur des assurances vie.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le deuxième pilier a un problème de prestations. Les rentes moyennes des caisses de pension des nouveaux rentiers et rentières baissent depuis quelques années, bien que les salaires augmentent et malgré la croissance économique. Et bien que ces cinq dernières années les caisses de pension aient généré un rendement moyen de 5%. Les deux organisations faîtières syndicales USS et Travail.Suisse exigent que le mandat constitutionnel soit appliqué: les rentes de l’AVS et du deuxième pilier doivent permettre de „maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur“, aussi pour les personnes à faibles et moyens revenus.<br><br>Le niveau actuel des rentes de l’AVS et de la caisse de pension ne suffit généralement pas pour remplir le mandat constitutionnel. Il n’y a pas que les personnes à bas revenus qui sont concernées. Celles qui ont un revenu inférieur à 84'000 fr./an doivent calculer serré pour leurs vieux jours. Ce sont approximativement deux tiers des travailleurs et travailleuses. L’insuffisance de la couverture d’assurance chez les personnes travaillant à temps partiel est particulièrement préoccupante.<br><br>En 2000, 100'000 fr. de capital de prévoyance donnaient encore droit à une rente de caisse de pension de 7200 francs par an. Aujourd’hui, ce ne sont plus que 5870 francs environ. A l’origine de la dégradation constante des rentes du deuxième pilier, il y a les problèmes du système de capitalisation en cas de taux d’intérêt bas sur les marchés de capitaux. Les taux d’intérêt bas ont un effet négatif sur le capital de prévoyance. Cette évolution a considérablement accru la pression politique sur les paramètres de prestations taux d’intérêt minimum et taux minimal de conversion. Les cercles liés aux assurances veulent les abaisser à un niveau qui puisse être atteint à court terme. Mais le deuxième pilier est caractérisé par un horizon de placement à long terme. Pas étonnant donc qu’un portefeuille composé de 25% d’actions et de 75% d’obligations a réalisé malgré une grave crise financière et plusieurs effondrements boursiers durant ces dernières 21 an un rendement de 4,7% - presque autant qu’un même portefeuille a rapporté entre 1925 et aujourd’hui.<br><br>Il est vrai que les assureurs vie, en particulier avec leur offre de polices d’assurance complète, ne sont pas assez efficaces et ne sont plus autorisés dans la prévoyance professionnelle. D’autant qu’ils plument les assuré-e-s avec un partage de revenus non justifié, des primes de risques exagérées et des coûts exagérés de gestion de fortune, de distribution et de courtage. De manière générale, le transfert de capitaux du deuxième au troisième pilier (assureur, gérant de fortune, courtier, etc.) doit être stoppé ou endigué. Pour l’USS et Travail.Suisse, c’est clair: les mesures à prendre dans le deuxième pilier devront prendre en compte le mandat constitutionnel aussi pour les personnes actuellement actives avec des faibles et moyens revenus. Il faut prendre en compte le rapport qualité/prix des différents piliers de la prévoyance professionnelle, et donc le fait que l’AVS permet les meilleures prestations au prix le plus bas pour la majorité de la population active.<br><br></p><h3>Renseignements:</h3><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li>Matthias Kuert, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse, 078 625 72 73</li><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS responsable des assurances sociales, 079 242 65 43</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5552</guid><pubDate>Tue, 29 May 2018 12:46:43 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : ne pas rester à mi-chemin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-ne-pas-rester-a-mi-chemin</link><description>Le Conseil national doit renforcer la loi sur l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par le Conseil des États de se prononcer finalement pour des mesures contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes. Elle estime cependant qu'il ne s'agit là que d'un premier pas dans la bonne direction, car la Chambre des cantons a rejeté toutes les propositions de la minorité de sa commission en faveur de mesures plus rigoureuses. Pour que la loi soit plus efficace, de telles mesures sont en effet nécessaires. L'USS attend du Conseil national qui va aussi traiter cet objet qu'il s'engage avec détermination pour l'égalité salariale entre femmes et hommes et attribue plus de compétences à la Confédération dans leur application. Il faut une " Madame Égalité " qui contrôle sur la base de sondages si les entreprises respectent l'égalité salariale et, en cas d'infraction à la loi sur l'égalité, puisse également prononcer des sanctions. 
</p><p>Cette séance du Conseil des États a montré que le renvoi en commission de la révision de la loi sur l'égalité a été une perte de temps inutile. Celui-ci a adopté les mêmes mesures discutées pendant la session de printemps, mais qui avaient été renvoyées à la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) par des élus incompréhensifs. Que cette dernière ait maintenu ses anciennes propositions montre qu'elle avait déjà traité avec sérieux cet objet. L'USS demande au Parlement qu'à l'avenir, il renonce à perdre ainsi du temps et mette en œuvre sans barguigner le mandat constitutionnel sur l'égalité salariale. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li> Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique de l'égalité, 076 200 90 89 Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5549</guid><pubDate>Mon, 28 May 2018 15:40:59 +0200</pubDate><title>Cet honneur est aussi un devoir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cet-honneur-est-aussi-un-devoir</link><description>La Suisse présidera la Conférence de l’OIT en 2019 </description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès aujourd’hui la Conférence internationale du travail (CIT), organisée chaque année par l’agence des Nations Unies pour le monde du travail (OIT), se tient à Genève. Les délégations tripartites officielles de la CIT ont élu vice-président de la Conférence le représentant du gouvernement suisse et ambassadeur actif au Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), Jean-Jacques Elmiger. Cette élection ouvre la voie à la Suisse pour présider l’OIT durant l’année anniversaire 2019. Car l’an prochain, l’OIT célébrera son centenaire.<br><br>L’USS, qui avait apporté son soutien à la candidature suisse, se félicite de ce succès. C’est précisément pourquoi elle saisit l’occasion de rappeler au Conseil fédéral que la Suisse n’est pas une élève modèle lorsqu’il s’agit de respecter les conventions de l’OIT qu’elle a pourtant signées. D’ailleurs, en 2004 déjà, l’OIT avait condamné notre pays parce que le droit applicable aux licenciements ne respectait pas la liberté syndicale. Si, certes, la Suisse a promis des améliorations, la législation incriminée n’a toujours pas été révisée. L’USS nourrit l’espoir que l’engagement réjouissant de la Suisse en vue du centenaire de l’OIT aura aussi un effet positif chez nous, et qu’il sera suivi de la mise en œuvre du droit international de l’OIT !
</p><p>&nbsp;</p><h3>Renseignements: </h3><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central en charge du droit du travail/international 076 335 61 97</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p><br><br><br><br><br></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5546</guid><pubDate>Fri, 25 May 2018 16:04:51 +0200</pubDate><title>Les délégué(e)s de l’USS veulent le renforcement des services publics </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-de-l-uss-veulent-le-renforcement-des-services-publics</link><description>Résolutions sur le service public, le Project fiscal 17 et sur le conflit de travail dans la construction</description><content:encoded><![CDATA[<p> Alors que les citoyennes et citoyens de la Suisse ont revendiqué à multiples reprises des prestations publiques de qualité, le service public est sans cesse remis en question par les fondamentalistes du marché ou mis sous pression à cause des programmes d’austérité des pouvoirs publics. Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont débattu des récentes attaques dirigées contre les services publics et des défis à relever ainsi qu’adopté une résolution à ce sujet. 
</p><p>La politique fiscale doit s’orienter sur les besoins financiers du service public. Au lieu de projets de baisses d’impôts dévastateurs dans les cantons et les communes, il faut une imposition minimale afin de faire obstacle à la concurrence fiscale à laquelle se livrent les cantons. Nous refusons les mesures d’austérité qui touchent le personnel des pouvoirs publics, notamment celui de La Confédération et les employé(e)s des cantons et des communes, tout comme les expérimentations absurdes et une logique de marché qui détruisent le service public : non à une politique des transports qui entraîne des prix et des salaires de dumping, non à la levée de l’interdiction du cabotage, non à la libéralisation du transport national et international de voyageurs et voyageuses !
</p><p>La numérisation est une opportunité pour le service public, si les entreprises donnent une formation de base et continue à leur personnel. Dans la numérisation des prestations de service, il faut développer, pas démanteler. Étant donné la pression sur les salaires existant dans le secteur des transports, à la Poste et dans les activités de courrier ainsi que la violente dégradation de la situation dans la branche des médias et la santé, les délégué(e)s de l’USS demandent que toutes les personnes occupées dans le service public soient soumises à des conventions collectives de travail exemplaires. Dans les entreprises publiques comme les CFF, Swisscom et la Poste, les salaires des cadres ne doivent pas être supérieurs à 500 000 francs.
</p><p>Les délégué(e)s ont également décidé, dans une résolution, de se battre dans le cadre du Projet fiscal 17 contre les baisses de l’impôt sur le bénéfice planifiées par les cantons. Ceux-ci entendent maintenir ces baisses problématiques et exagérées, alors que la majeure partie de la population a envoyé par le fond la troisième réforme de l’imposition des entreprises, par crainte des pertes fiscales et des charges supplémentaires qu’elle entraînerait. Les délégué(e)s de l’USS considèrent que la décision de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États de renforcer les finances de l’AVS dans le cadre du Projet fiscal 17 est une bonne décision. Mais l’USS ne procédera à une appréciation globale de ce projet qu’une fois que les décisions seront connues dans le détail.
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont aussi manifesté leur volonté d’avancer en matière d’égalité salariale entre femmes et hommes. À cet effet, ils appellent, avec une large alliance d’organisations de femmes, à participer à la manifestation nationale du 22 septembre prochain à Berne pour l’égalité des salaires et contre les discriminations. Il faut mettre encore plus la pression sur le Parlement pour que la révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes prévoie une obligation de procéder à des contrôles et des possibilités de sanctions. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont en outre manifesté à travers une résolution leur entière solidarité avec les travailleurs et travailleuses de la construction qui se battent pour défendre la retraite à 60 ans dans leur branche. Pas question que ces salarié(e)s travaillent plus longtemps, gagnent moins et doivent prendre leur retraite avec moins d’argent. Les délégué(e)s de l’USS demandent à la Société suisse des entrepreneurs de renoncer à son attitude de refus et d’enfin négocier.<br><br></p><h3>Résolutions :</h3><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-bgb-gbbl/GBB/DV2025/FRM_0874.JPG" class="download">Résolution sur le service public</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-bgb-gbbl/GBB/DV2025/FRM_1015.JPG" class="download">Résolution sur Project fiscal 17</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/blogs/lampart/medianlohn.png" class="download">Résolution sur le conflit de travail dans la construction</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h3>Auskünfte</h3><p>&nbsp;</p><ul><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%"><span lang="FR"></span>Dore Heim, secrétaire centrale de l’USS, responsable du      dossier des services publics, 079 744 93 90</li><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%">Daniel Lampart, premier      secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li style="color:#202020; line-height:125%; -ms-text-size-adjust: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Politique syndicale</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5535</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 16:46:40 +0200</pubDate><title>Marchés publics : les travailleurs doivent être protégés contre la sous-enchère !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/marches-publics-les-travailleurs-doivent-etre-proteges-contre-la-sous-enchere</link><description>Révision totale de la loi sur les marchés publics : la responsabilité du Parlement est grande</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La loi fédérale sur les marchés publics (LMP) fait l'objet d'une révision totale. Cet objet est central pour les travailleurs et travailleuses de Suisse parce qu'une LMP mal conçue pourrait ouvrir tout grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale. En particulier la proposition de renoncer au principe du lieu où la prestation est fournie entraînerait une énorme sous-enchère. </p><h3>Protection des salaires usuels locaux : le principe du lieu où la prestation est fournie </h3><p>Principe du lieu de provenance de l'entreprise ou principe du lieu où la prestation est fournie ? Dans les deux cas, la question est de savoir quelles conditions de travail les entreprises doivent respecter lorsqu'il est question d'un marché public. Avec le principe du lieu de provenance de l'entreprise, celle-ci respecte les conditions du lieu où elle a son siège ou est établie. Par contre, le principe du lieu où la prestation est fournie impose à l'entreprise soumissionnaire de respecter les conditions de travail valables là où elle réalise la prestation. Prenons un exemple : une entreprise tessinoise qui fait des offres pour la construction d'une grande halle à Zurich doit, selon le principe du lieu où la prestation est fournie, verser des salaires zurichois. Avec le principe du lieu de provenance de l'entreprise, elle peut soumissionner avec des salaires tessinois. Ainsi, avec de principe, les soumissionnaires de cantons où les conditions de travail sont bonnes sont désavantagés par rapport à ceux des cantons " à bas salaires ". Pour rester concurrentielles, elles devraient donc viser une dégradation de leurs propres conditions de travail. Le principe du lieu de provenance de l'entreprise nous enclencherait une spirale descendante. 
</p><h3>Plus le même droit pour la même chose </h3><p>Le principe du lieu où la prestation est fournie, qui veut protéger les salaires et conditions de travail usuels dans la branche et la localité, est donc central pour tout le monde. C'est de fait aussi un élément central des mesures d'accompagnement. Il faut empêcher, par exemple, qu'une entreprise polonaise puisse exécuter un mandat à Bâle en versant des salaires polonais. La proposition du Conseil fédéral de miser désormais sur le principe du lieu de provenance de l'entreprise rompt ainsi avec la philosophie des mesures d'accompagnement. Dans le secteur privé, la protection des conditions de travail usuelles locales s'appliquerait, mais pas dans le public. Incompréhensible. Et il est encore plus incompréhensible que le Conseil fédéral s'obstine à vouloir ce principe du lieu de provenance de l'entreprise dans son message adressé au Parlement. En effet, de nombreuses organisations de l'artisanat, des employeurs et employeuses ainsi que des travailleurs et travailleuses ainsi que les cantons ont rejeté ce principe dans leurs réponses à la consultation fédérale. 
</p><h3>La LMP est centrale pour les conditions de travail </h3><p>D'autres points doivent être aussi pris en considération dans l'intérêt des salarié(e)s. Ainsi, les chaînes de sous-traitance doivent être limitées à un seul niveau. Aujourd'hui, précisément dans la construction, il est fréquent que, face à une telle quantité de sous-traitants, les maîtres d'ouvrage n'arrivent plus à savoir qui fait vraiment quoi à quelles conditions et à quel moment sur le chantier. La Confédération également, comme les cantons et les communes ne savent souvent pas qui a finalement effectué quel travail. Les scandales sont aussi programmés, car la probabilité de sous-enchère salariale et sociale, ou de travail au noir, augmente de façon exponentielle avec chaque nouveau niveau de sous-traitance. C'est pourquoi il est important que l'on mette au moins dans les marchés publics le holà à cette pratique néfaste de la sous-enchère. 
</p><p>Il faut également que, pour prouver la conformité à la convention collective de travail (CCT), des attestations sérieuses soient produites ; cela, avant l'attribution du mandat à une entreprise d'une branche soumise à une CCT. 
</p><p>La Commission de la concurrence (COMCO) ne doit pas avoir à l'avenir non plus de droit de recours en matière de marchés publics. Précisément parce que, par le passé, la COMCO a souvent critiqué des réglementations cantonales sur les marchés publics en matière de respect de dispositions figurant dans des conventions collectives de travail et de limitation des chaînes de sous-traitants. 
</p><h3>Non à une soumission à la loi inutile et contraire au système des caisses de pensions publiques </h3><p>Aux yeux de l'USS, les institutions de prévoyance de droit public ne devraient pas être soumises à la LMP. Ce serait en effet fondamentalement en contradiction avec la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP), surtout avec le principe de la gestion paritaire des caisses de pensions. La définition des rapports des institutions de prévoyance professionnelle de droit public avec les employeurs affiliés est une des attributions inaliénables qui ne peuvent pas non plus être déléguées de l'organe suprême de l'institution de prévoyance (art. 51a, al. 2, let. p LPP). Les avoirs de prévoyance gérés appartiennent aux assuré(e)s, pas aux pouvoirs publics. Les institutions de prévoyance de droit public des cantons et des communes ne relèvent pas du champ d'application subjectif du droit des marchés publics selon l'annexe I/appendice 2 de l'accord de l'OMC sur les marchés publics (AMP) encore en vigueur (cf. aussi l'arrêt 2C_6/2016 du 18 juillet 2016, consid. 3.5). 
</p><h3>Oui, des entreprises contrôlées par la Confédération doivent être soumises à la loi </h3><p>Aujourd'hui, la situation dans le domaine des télécommunications et des techniques de l'information et de la communication (TIC) est paradoxale. Les investissements réalisés dans les réseaux de télécommunications (fibre optique, câble de cuivre, technologies sans fil) continuent à être élevés, mais des mandats sont désormais aussi attribués à des entreprises qui ne sont pas soumises à la CCT de la branche. Il est inquiétant de voir que de nombreux acteurs du marché, dont des grands groupes étrangers reçoivent toutefois pour une part des mandats très importants. Comme ces entreprises ne sont pas non plus soumises à la CCT de la branche, il est pratiquement impossible d'en contrôler les conditions de travail. 
</p><p>C'est seulement si l'on soumet Swisscom (Suisse) SA à la LMP que l'on peut garantir que les mandats seront à l'avenir attribués à des entreprises qui respectent les conditions de travail et les salaires en usage dans la branche et la localité. 
</p><p>Avec syndicom, le syndicat des médias et de la communication, l'Union syndicale suisse (USS) est d'avis que Swisscom ainsi que les autres entreprises contrôlées par la Confédération doivent être soumises à la LMP. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5534</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 16:32:21 +0200</pubDate><title>Sans-papiers : un état des lieux plutôt que des décisions prises à la va-vite</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/sans-papiers-un-etat-des-lieux-plutot-que-des-decisions-prises-a-la-va-vite</link><description>Le Conseil national recouvre la raison</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des interventions brutales dans la vie des sans-papiers. C'est ce que la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) demandait à travers une motion. Selon celle-ci, supprimer le droit légal aux assurances sociales, ne plus garantir des soins de santé qu'à travers un service de l'État et vider de sa substance les droits des enfants, en particulier celui à la formation, c'est vouloir " une législation cohérente ". <a href="http://www.uss.ch/themes/migration/article/details/les-droits-fondamentaux-des-sans-papiers-foules-aux-pieds/" class="external-link-new-window">(Voir USS)</a></p><p>Avant que cette motion ne soit traitée en plénum lors de la session d'été, la Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) s'est penchée sur cette question afin de rédiger un co-rapport. Mais au vu du volume des modifications envisagées et sachant que leurs conséquences n'auraient guère été prévisibles en l'absence d'un examen sérieux, elle a renoncé à un tel co-rapport. En lieu et place, elle demande à travers un postulat que la situation des sans-papiers soit étudiée avant d'en arriver à modifier la législation dans la précipitation.</p><p>Cela devrait avoir ramené à la raison les membres de la CSSS-N. Cette dernière a en effet retiré le 18 mai sa triste motion antisociale. Le 12 juin, le Conseil national se prononcera par conséquent sur la question de savoir si la situation des sans-papiers doit être analysée de manière exhaustive, et non plus afin de décider si des êtres humains dépourvus d'autorisation de séjour doivent aussi être privés de leurs droits fondamentaux.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) salue ce changement et attend d'une analyse sérieuse qu'elle montre quelles possibilités existent de régulariser et non de criminaliser ces personnes. Les expériences faites en Suisse font apparaître que c'est la seule manière possible d'empêcher le travail au noir et de rendre la vie des sans-papiers supportable. Le canton de Genève avance dans ce domaine avec l'opération Papyrus et d'autres villes, comme Bâle, veulent en faire de même. L'USS attend du Parlement qu'il s'engage dans cette voie, se considère également comme le représentant de personnes sans droit de vote et protège en conséquence leurs droits.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/9/csm_Bundeshaus_Bern_-_Federal_palace_of_Switzerland_852909e44f.webp" length="332422" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5532</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 16:26:07 +0200</pubDate><title>Imposer enfin des montants maximaux plus élevés pour les loyers </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/imposer-enfin-des-montants-maximaux-plus-eleves-pour-les-loyers</link><description>Les PC et la fable de l’explosion des coûts</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Lors de la session d'été, le Conseil des États peut mettre le holà à l'énorme démantèlement social décidé par le Conseil national en matière de prestations complémentaires (PC).</p><p>L'Union patronale suisse n'arrête pas de parler d'" explosion des coûts " à propos des PC. Ce faisant, elle ne prend premièrement pas en compte, relativement à l'évolution passée, du fonctionnement de la sécurité sociale suisse et deuxièmement, relativement au futur, raconte des mensonges. Prenons le passé : malgré des mesures d'austérité draconiennes, en particulier dans l'AI, on est parvenu grâce aux PC à respecter un tant soit peu l'obligation de verser des rentes qui couvrent les besoins vitaux, comme le prescrit la Constitution fédérale. Aujourd'hui, 46 % des retraité(e)s ont aussi besoin de PC et le Parlement serait bien avisé d'en prendre acte dans la révision de l'AI. Il n'existe aucune marge de manœuvre vers le bas. 
</p><p>Et regardons aussi vers le futur : si l'on voulait enfin renforcer le 1er pilier, il faudrait interdire aux gens de vieillir afin de contenir l'augmentation pronostiquée des dépenses des PC ces prochaines années. En effet, celle-ci s'explique pour sa plus grande partie par l'évolution démographique. Vouloir faire des coupes ici, ce serait violer la Constitution et toucherait surtout les femmes qui représentent plus des deux tiers des retraité(e)s AVS au bénéfice de PC. 
</p><p>S'ajoute à cela que même si les baby-boomers arrivent maintenant à la retraite, la hausse annuelle des coûts des PC de 2,5 % pronostiquée jusqu'en 2030 est tout sauf une " explosion des coûts ". Avec une croissance potentielle de l'économie de 1,7 % et une inflation normalisée de 1 % (hypothèses du Plan financier de la Confédération), il n'y a plus du tout de croissance des coûts réels. L'Union patronale devrait aussi en prendre connaissance. 
</p><p>La commission compétente du Conseil des États l'a de toute façon fait. Elle a témoigné de plus de compréhension, lorsqu'elle a traité de la révision des PC, et corrigé une grande partie de l'orgie de coupes à laquelle s'était laissé aller le Conseil national. Selon elle, les montants maximaux pris en compte au titre du loyer devront être nettement augmentés, le versement en capital des avoirs du 2e pilier continuera à ne pas être sanctionné et le montant du remboursement des primes-maladie restera substantiel. 
</p><p>Malheureusement, elle a omis d'encourager le logement encadré, alors qu'il aurait été une variante très avantageuse pour éviter des entrées prématurées en EMS beaucoup plus onéreuses. La position adoptée concernant la prise en compte de la fortune reste en outre très préoccupante : certes, proposer que les PC soient restituées en cas d'héritage est une mesure moins radicale qu'introduire des limites de fortune en cas de prêt garanti sur la propriété du logement. Mais la première mesure revient pratiquement à créer un impôt sur les successions pour les pauvres. En Suisse, on aurait toutefois beaucoup plus besoin enfin (à nouveau) d'un impôt sur les successions pour les personnes aisées, ce qui est à juste titre la norme dans les pays qui nous entourent. Enfin l'entêtement de la commission concernant le contrôle du style de vie en cas de renoncement à la fortune est choquant et une prestation liée aux besoins, comme les PC, garantie par la Constitution est a priori indigne. 
</p><p>Quant aux améliorations de la révision, il est décisif que la Chambre des cantons maintienne au moins la hausse des loyers maximaux proposée par le Conseil fédéral. Les réductions localement possibles de 10 % de cette hausse ne sont pas un problème à moyen terme. En effet, le taux de couverture de 90 % nécessaire ici n'est déjà pas atteint dans la plupart des régions, un problème qui s'aggravera aussi à moyen terme avec les nouveaux loyers maximaux fixes. La possibilité créée dans cette disposition d'augmenter aussi de 10 % le montant pris en compte au titre du loyer devrait par conséquent être vraiment saisie par les cantons. 
</p><p>La baisse effective (!) des loyers maximaux proposée par la Conseil national est absolument inacceptable. Espérons que le Conseil des États clarifiera sans ambigüité cela à travers les décisions qu'il prendra lors de la session d'été. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5531</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 14:00:06 +0200</pubDate><title>L&#039;UDC veut moins de protection pour tous et toutes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ludc-veut-moins-de-protection-pour-tous-et-toutes</link><description>Des conséquences catastrophiques notamment pour les travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 30 mai, le Conseil national se prononcera sur la toute dernière attaque de l'UDC contre les droits humains. Il débattra de l'initiative contre les droits humains de ce parti qui, sous prétexte d'" autodétermination ", aimerait supprimer la protection offerte par la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Ce qui serait fatal pour les travailleurs et travailleuses de ce pays.</p><p>L'UDC ne souhaite rien d'autre que dénoncer en catimini la CEDH ainsi que des conventions de l'OIT. Elle prétend vouloir renforcer par là la souveraineté de la Suisse. Mais dans les faits, les droits qui sont les nôtres, à nous tous et toutes, s'en trouveraient affaiblis. Ceux que la CEDH garantit figurent comme droits fondamentaux dans notre Constitution. Ils ne sont pas un droit étranger, mais un droit suisse. Tailler dans nos droits humains, c'est affaiblir notre démocratie, notre sécurité et notre liberté.
</p><h3>Travailleurs et travailleuses aussi visés</h3><p> Les salarié(e)s et les personnes syndiquées ont précisément besoin au quotidien de droits humains qui fonctionnent. De fait, la Constitution, la CEDH et le droit international de l'OIT nous reconnaissent divers droits fondamentaux : liberté d'association au sein de l'entreprise et d'échanger des informations sur cette dernière, protection contre le licenciement antisyndical, protection des lanceurs d'alerte et droits d'accéder aux entreprises et d'informer le personnel. 
</p><p>Mais le droit des femmes à l'égalité de traitement avec les hommes dans les assurances sociales est aussi garanti. La Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) de Strasbourg a rendu à ce sujet un jugement phare pour la Suisse et amélioré de ce fait les rentes d'une jeune mère. 
</p><h3>La CEDH et 43 conventions de l'OIT touchées </h3><p>Ce sont précisément ces garanties juridiques que l'UDC entend supprimer. En modifiant l'article 190 de la Constitution, l'initiative demande que seuls les traités internationaux soumis à référendum soient désormais déterminants pour le Tribunal fédéral (et toutes les autres autorités chargées d'appliquer le droit). L'initiative concernerait par conséquent non seulement la CEDH mais aussi 43 conventions de l'OIT que la Suisse a ratifiées pour protéger les travailleurs et travailleuses ! 
</p><h3>Le droit international, une garantie pour les droits humains </h3><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège si une loi fédérale viole les libertés garanties par les droits fondamentaux. C'est pourquoi l'article 190 de la Constitution représente une sécurité. Le droit international, comme la CEDH et le droit de l'OIT, est aussi déterminant. C'est ainsi que le droit international ratifié par la Suisse assume cette fonction. En effet, le droit international (CEDH et conventions de l'OIT) garantit largement les mêmes droits fondamentaux et humains que notre Constitution. 
</p><p>Mais, parallèlement, ce droit international entre souvent plus dans les détails et donne des directives plus précises concernant la façon de donner forme à ces droits. Il a ainsi été possible de constater sur la base des plaintes déposées par l'USS et le SSP auprès de l'OIT que la Suisse doit réformer son droit du licenciement peu favorable aux salarié(e)s selon le Code des obligations (CO). Et le Tribunal fédéral a récemment déclaré que les syndicats ont le droit d'informer et d'accéder aux lieux de travail. La CrEDH a en outre tout récemment constaté que les règles appliquées dans notre pays en matière de prescription pour les victimes de l'amiante sont arbitraires. Autant de victoires pour les personnes concernées travaillant en Suisse, des victoires qui seraient impensables si la protection fondamentale selon le droit international n'existait pas. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5530</guid><pubDate>Thu, 24 May 2018 13:52:03 +0200</pubDate><title>Délai de prescription 20 ans : un bon compromis du Parlement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/delai-de-prescription-20-ans-un-bon-compromis-du-parlement</link><description>Maintenant, le financement du fonds doit être garanti</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de cette session d'été, le Parlement discutera du droit de la prescription. Durant le processus d'élimination des divergences, il s'agira de traiter la proposition d'un nouveau délai de 20 ans. L'Union syndicale suisse (USS) est favorable à cette solution en cela qu'elle représente un compromis très helvétique. Il faut maintenant donner une base financière solide au fonds créé pour les victimes de l'amiante. 
</p><p>Aujourd'hui, le délai maximal de prescription prévu par le Code des obligations est de dix ans. Un tel délai fait l'impasse sur les risques modernes pour la santé, surtout sur ceux courus au travail. En effet, nombre de dommages n'apparaissent chez leurs victimes qu'après dix ans. Ou certaines maladies ne se déclarent que 12 ou 15 ans après avoir été causées. Dans de tels cas, le droit suisse ne prévoit aucune possibilité d'intenter une action en justice. Cette lacune a aussi été critiquée par la Cour européenne des droits de l'homme. En 2014, elle a clairement constaté qu'un délai de prescription de dix ans ne répond pas aux exigences de la Convention européenne des droits de l'homme. 
</p><p>À l'avenir, le délai de prescription doit être porté à 20 ans dans la loi. Les victimes de dommages pourront ainsi porter plainte plus longtemps contre des dommages constatés tardivement seulement. Cette prolongation à 20 ans est très modérée. Elle représente le strict minimum pour satisfaire aux normes du droit international. L'USS y est favorable et souligne l'importance revêtue par la gestion de la catastrophe de l'amiante. Le fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (EFA) est en étroite relation avec la modernisation du droit de la prescription. Opérationnel depuis une année, c'est l'économie qui est responsable de son financement. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5528</guid><pubDate>Tue, 22 May 2018 12:11:07 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur le droit international privé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-le-droit-international-prive</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5526</guid><pubDate>Tue, 22 May 2018 11:09:38 +0200</pubDate><title>La protection contre le rayonnement non ionisant et le son</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-contre-le-rayonnement-non-ionisant-et-le-son</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ca réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5524</guid><pubDate>Tue, 22 May 2018 10:36:24 +0200</pubDate><title>Propositions de modification de la péréquation financière et la compensation des charges</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/propositions-de-modification-de-la-perequation-financiere-et-la-compensation-des-charges</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5521</guid><pubDate>Thu, 17 May 2018 12:14:15 +0200</pubDate><title>Des grands axes concernant le Projet fiscal 17</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-grands-axes-concernant-le-projet-fiscal-17</link><description> Appréciation de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi 16 mai, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a présenté des grands axes concernant le Projet fiscal 17. La mise en oeuvre concrète de ces propositions n’a cependant pas encore été précisée. L’Union syndicale suisse (USS) évaluera ces dernières lorsque les détails seront connus.<br><br>Selon ce qui a été présenté mercredi, les propositions de la commission représentent une nette amélioration par rapport au projet du Conseil fédéral. Les 2 milliards destinés à l’AVS permettent de stabiliser pendant quelques années le résultat de répartition de l’AVS. Cela fera non seulement tomber la pression sur les prestations, en particulier sur l’âge de la retraite des femmes, mais les contributions de la Confédération et les cotisations salariales seront telles que les entreprises et les hauts revenus participeront davantage au financement de l’AVS qu’avec la hausse de la TVA prévue dans le cadre de la révision de l’AVS. C’est aussi une bonne chose qu’en corrigeant en partie le principe de l’apport de capital, la commission soit entrée en matière sur une demande de l’USS.<br><br>Par contre, les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées par les cantons sont très problématiques et exagérées. Des pans entiers de la population ont dit non à la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) parce qu’ils craignaient d’importantes pertes fiscales et charges supplémentaires. S’ajoute à cela que les fortes baisses des impôts sur le bénéfice vont en principe de pair avec une hausse des loyers. Dans les cantons de Lucerne et Zoug, la situation du logement est toujours plus insupportable pour les salarié(e)s ordinaires. Le premier test en vrai aura lieu dans le canton de Berne à propos de la baisse de l’impôt sur le bénéfice. La population se prononcera en effet bientôt suite à un référendum.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5519</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 15:50:56 +0200</pubDate><title>La loi d’Ueli Maurer est pour les assurances, pas pour les assuré(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-loi-d-ueli-maurer-est-pour-les-assurances-pas-pour-les-assure-e-s</link><description>Révision de la loi fédérale sur le contrat d’assurance : les critiques de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Conseil fédéral a présenté une révision de la loi sur le contrat d'assurance (LCA) qui représenterait une énorme dégradation de la situation pour les assuré(e)s de Suisse. Par rapport aux compagnies d'assurances, ceux-ci verraient leur position clairement se détériorer. Les anciens problèmes subsisteraient et de nouveaux seraient créés. Pour ces raisons, l'Union syndicale suisse (USS) rejette le projet de LCA présenté par le Conseil fédéral. Ce " courrier " doit définitivement retourner à son expéditeur. 
</p><h3>De nombreuses interventions demandent des améliorations...</h3><p> Ces dernières années, de nombreuses interventions ont été faites au Parlement pour demander des améliorations concernant la LCA. Nombre d'entre elles venaient de syndicats et d'organisations de consommateurs et consommatrices. 
</p><p>Il s'agissait de faire barrage à l'arbitraire des assureurs. Aujourd'hui, on peut pratiquement dissimuler tout ce qui est imaginable et possible dans les conditions générales des contrats. C'est ainsi que souvent, bien qu'on ait payé pendant des années des primes en tant qu'assuré(e)s, on ne reçoit aucune prestation en cas de sinistre ; une réponse négative avec renvoi à la partie du contrat écrite en petits caractères... 
</p><p>Le projet de révision de la LCA douche cruellement les espoirs de voir l'actuelle loi améliorée. 
</p><h3>Le projet de LCA sera synonyme de dégradations </h3><p>En lieu et place, le projet du Conseil fédéral entraînera des dégradations et donnera plus de puissance aux assurances pour agir à leur guise. </p><ul><li>Un des principaux points négatifs est la possibilité pour l'assureur de modifier unilatéralement le contrat. Cela permettrait aux assurances d'adapter d'un jour à l'autre les conditions du contrat, sans l'accord de l'assuré(e) ! </li><li>Les travailleurs et travailleuses âgés pourraient être exclus de l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie. </li><li>Suite à un licenciement ou si le contrat de l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie est dénoncé, les assurances auraient à l'avenir le droit de supprimer ou de suspendre après coup des prestations prévues pour des sinistres survenus.</li></ul><h3> Assurances d'indemnités journalières en cas de maladie : toujours pas de solution </h3><p>Les régimes d'assurance corrects sont d'une importance capitale, surtout pour les travailleurs et travailleuses. En Suisse, ceux-ci sont particulièrement mal protégés contre la maladie. Il n'existe pas d'assurance obligatoire pour protéger contre une perte de gain due à une maladie qui n'entraîne pas une invalidité, mais seulement une assurance facultative. Cette dernière est souvent soumise à la LCA. C'est pourquoi il serait urgent d'agir sur cette question, mais rien de tout cela dans le projet de LCA. 
</p><p>Il serait pourtant urgent que le législateur résolve les problèmes suivants : </p><ul><li>Le calcul et la fixation des primes sont opaques et incompréhensibles pour l'assuré(e). La surveillance exercée par la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) sur les tarifs est extrêmement faible. Il est difficile de comparer les offres. En conséquence, le marché est contrôlé par les courtiers. </li><li>Le manque de transparence de la politique menée en matière de primes par les compagnies d'assurance a pour effet qu'après un cas de sinistre ayant entraîné une longue période pendant laquelle des indemnités journalières ont été versées, il faut s'attendre à ce que les primes augmentent. À leur tour, ces hausses ont une incidence négative sur l'emploi des travailleurs et travailleuses âgés. Ceux-ci ne peuvent en effet pas y faire face. </li><li>Étant donné l'autonomie contractuelle régnante, le preneur d'assurance (employeur) et la compagnie d'assurance peuvent convenir que les prestations sont suspendues à partir du moment où le rapport de travail prend fin. Celle ou celui qui est licencié alors qu'il est malade perd ainsi son droit à un salaire de remplacement et, en raison de sa maladie, n'a qu'un accès limité aux indemnités journalières de l'assurance-chômage. Et, avec une assurance d'indemnités journalières privée en cas de maladie, les délais sont serrés et les primes excessives. La protection des travailleurs et travailleuses tombés malades n'est donc dans les faits pas suffisante contre la perte du gain. </li><li>De nombreux aspects de la coordination entre les indemnités en cas de maladie et les prestations de l'AI ne sont pas clairs non plus. La question de l'équivalence entre les indemnités journalières en cas de maladie et l'obligation pour l'employeur de continuer à verser le salaire (art. 324a, al. 4 Code des obligations) ou la définition des prestations assurées sont également à l'origine de problèmes dans la pratique. </li></ul><p>Ces lacunes de l'assurance dont les travailleurs et travailleuses âgés ressentent plus les effets sont critiquées par de nombreux milieux et des améliorations sont demandées. Beaucoup d'interventions au Parlement, dont celles de Paul Rechsteiner, le président de l'USS, en demandent aussi. Mais au lieu de résoudre des problèmes brûlants, le projet de loi se concentre sur les intérêts des assureurs.
</p><h3> Synthèse </h3><p>Globalement, on voit qu'ici, le conseiller fédéral Ueli Maurer se laisse manifestement dicter par l'Association suisse d'assurances une loi inacceptable pour la population de Suisse. C'est pour cela que l'USS rejette fermement ce scandaleux projet de loi. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5516</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 12:12:02 +0200</pubDate><title>Colloque juridique du 21 septembre 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/colloque-juridique-du-21-septembre-2018</link><description>État des lieux sur la protection contre le licenciement : regard en arrière et en avant</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le colloque des juristes de l’USS de 2018 traitera de la question de la protection contre le licenciement. 
</p><p>La pratique juridique de la protection contre le licenciement selon le droit du travail a développé ces dernières années une dynamique que beaucoup ne soupçonnaient pas. Selon l’interprétation faite du Code des obligations et de la Loi sur l’égalité, par exemple, des arrêts inédits ont été rendus. Dans le domaine de la révision des lois concernées aussi, la discussion sur la protection contre le licenciement des représentations du personnel ou des lanceurs et lanceuses d’alerte qui se poursuit est notamment influencée par les obligations juridiques internationales. Lors du colloque juridique de l’USS de cette année, ces aspects seront mis en évidence. Des intervenant(e)s de haut niveau, venant des milieux de la science, de l’Administration et de la pratique présenteront les principales évolutions de la jurisprudence y relative du Tribunal fédéral et d’autres tribunaux du pays, mais aussi de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et des prescriptions du droit de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Dans la deuxième partie du colloque, la discussion abordera sous un angle prospectif la question de l’aménagement futur du droit du licenciement.
</p><h5>&nbsp;PLUS D'INFORMATION</h5><p><b>Vendredi 21 septembre 2018, </b>10 h 15 à 17 h 00, à Berne.
</p><p><b><a href="https://www.uss.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Diverses/Veranstaltungen/180921_USS-colloque-juridique.pdf" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Programme</a></b> (PDF)
</p><p><b><a href="http://inscription.uss.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Inscription en ligne</a></b></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5514</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 10:11:21 +0200</pubDate><title>Rallonger la durée de l’allocation de maternité en cas de séjour prolongé du nouveau-né à l’hôpital</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/rallonger-la-duree-de-l-allocation-de-maternite-en-cas-de-sejour-prolonge-du-nouveau-ne-a-l-hopital</link><description>L’USS estime que les modifications proposées, dont le but est de ré-soudre cette problématique, représentent une étape intermédiaire importante. Mais elle signale en le soulignant que d’autres modifications sont nécessaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’assurance-maternité est devenue réalité sous une forme minimale soixante ans seulement après avoir été ancrée dans la Constitution fédérale. À ce jour, elle présente toujours des lacunes. La présente modification de la LAPG vise à en combler une. Lors de son entrée en vigueur, la loi prévoyait certes la possibilité de prolonger le congé de maternité en cas d’hospitalisation du nouveau-né. Mais la question du versement du salaire dans de tels cas n’est toujours pas réglée à ce jour, car le report dans le temps de l’interdiction de travailler se fait pendant les huit semaines suivant l’accouchement. L’Union syndicale suisse (USS) estime que les modifications proposées, dont le but est de résoudre cette problématique, représentent une étape intermédiaire importante. Mais elle signale en le soulignant que d’autres modifications sont nécessaires, en particulier pour les enfants qui sont hospitalisés pour une durée supérieure à quatorze semaines ou (re)tombent malades après leur hospitalisation. 
</p><p>L’USS propose d’adapter comme suit le projet&nbsp;:<br>La durée de 56 jours proposée a été choisie de manière arbitraire sur la base d’une statistique. Nous sommes d’avis que la prolongation de la durée de l’allocation de maternité doit au moins correspondre à la durée actuelle de l’allocation de maternité, soit 98 jours. En outre, la réglementation devrait profiter à toutes les femmes qui ont droit à une allocation perte de gain en cas de maternité, qu’elles reprennent, et le cas échéant à quelque moment que ce soit, une activité lucrative après leur congé de maternité. L’examen des conditions requises représenterait une charge administrative inutile et serait en plus facilement contournable, par exemple via un congé donné ultérieurement. <br><br></p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5512</guid><pubDate>Wed, 16 May 2018 09:23:54 +0200</pubDate><title>Le congé d&#039;adoption et l&#039;allocation pour adoption</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conge-dadoption-et-lallocation-pour-adoption</link><description>L&#039;USS se félicite que la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain soit complétée avec un congé d’adoption et une allocation pour adoption. C&#039;est un premier pas dans la donne direction, mais il est insuffisant. </description><content:encoded><![CDATA[<h3>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain (LAPG) soit complétée avec un congé d’adoption et une allocation pour adoption. L’article 21 (Adoption) de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies prescrit qu’en cas d’adoption, l’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale. Cela signifie que la loi doit prévoir des conditions-cadres de qualité pour que des relations avec l’enfant soient établies et consolidées. Le présent projet est un premier pas dans la donne direction, mais il est insuffisant. </h3><p>La solution proposée d’un congé d’adoption de deux semaines en tout avec une réduction d’au moins 20&nbsp;% du taux d’occupation nous paraît de loin insuffisante pour établir des relations. Nous estimons également que l’âge limite fixé à quatre ans pour l’enfant adopté est trop bas. Nous proposons en outre que le congé et l’allocation doivent être répartis entre les deux parents dans le cas d’une adoption conjointe, afin d’empêcher que la responsabilité de la prise en charge de l’enfant ne soit unilatérale.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5510</guid><pubDate>Mon, 14 May 2018 18:00:00 +0200</pubDate><title>Après une délibération supplémentaire, il faut maintenant que les choses avancent </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/apres-une-deliberation-supplementaire-il-faut-maintenant-que-les-choses-avancent</link><description>Égalité salariale : décision de la commission parlementaire</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que les travaux du Conseil des États concernant la lutte contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes pourront se poursuivre pendant la session d'été. Qu'après une nouvelle délibération, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États transmette à ce dernier la même révision de la loi sur l'égalité qu'il y a trois mois renforce le soupçon que la décision de renvoi de cette révision a été une décision spontanée bâclée destinée à s'éviter une " corvée ". 
</p><p>Le projet que le Conseil des États traitera à nouveau le 29 mai ne contient certes pas de mesures plus contraignantes de lutte contre la discrimination salariale, mais il avait déjà été préparé soigneusement pour la première délibération et était en soi consistant : l'obligation pour les entreprises de contrôler les salaires sera une aide précieuse pour les employeurs sensibilisés à cette question lorsqu'ils appliqueront l'égalité salariale. 
</p><p>Sur cette base, le Parlement doit maintenant remplir son mandat de législateur sans s'adonner à des manœuvres déstabilisatrices. À cet effet, s'il prend au sérieux l'article constitutionnel qui prévoit un salaire égal pour un travail de valeur égale, il doit absolument aussi entrer en matière sur les propositions de la minorité de la commission, qui demandent des prescriptions plus contraignantes. La violation de l'obligation d'appliquer l'égalité salariale doit entraîner des sanctions, tout comme la violation d'autres obligations légales. L'USS attend désormais que les choses avancent et que la discrimination soit enfin combattue à l'aide d'une loi sur l'égalité efficace.
</p><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité, 076 200 90 89 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5508</guid><pubDate>Mon, 14 May 2018 10:54:00 +0200</pubDate><title>Évolution positive des salaires malgré les pressions, mais salaires partiellement en baisse dans les services publics</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-positive-des-salaires-malgre-les-pressions-mais-salaires-partiellement-en-baisse-dans-les-services-publics</link><description>Commentaire sur l&#039;ESS 2016 de Daniel Lampart, économiste en chef de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Entre 2014 et 2016, les salaires médians ont augmenté de 1,2 % environ. C’est bien. En effet, suite à l’abandon du taux plancher du franc, le 15 janvier 2015, la pression sur les salaires s’est brusquement accrue, surtout dans le secteur des exportations. Par leurs interventions dans les entreprises et leurs actions en justice, les syndicats sont parvenus à empêcher d’importantes baisses des salaires. Et les mesures d’accompagnement aussi ont sans doute eu un effet stabilisateur.<br><br>Dans l’industrie des machines et des équipements électriques, cela a débouché sur un résultat légèrement inférieur à zéro (-0,1 resp. -0,3 %). Que les salaires aient baissé dans plusieurs branches orientées vers le marché intérieur est par contre inquiétant. La pression sur les travailleurs et travailleuses de la construction, bâtiment et génie civil, a augmenté (-0,9 resp. -1,4 %). Mais c’est aussi le cas dans les branches de service public que sont les transports terrestres (-2,4 %), les services postaux et les activités de courrier (-2,3 %) ou l’action sociale (-2,2 %; Dans l’indice suisse des salaires de l’Office fédéral de la statistique, ces branches présentent une évolution positive des salaires nominaux. Cependant, l’échantillon de l’indice des salaires est substantiellement plus restreint que celui de l’Enquête suisse sur la structure des salaires et englobe uniquement les travailleurs et travailleuses victimes d’un accident. La question de l’évolution des salaires dans ces branches doit encore être approfondie).<br><br></p><h3>Salaires des femmes : toujours en retard, malgré des améliorations</h3><p>Depuis 2008, les salaires des femmes ont plus fortement augmenté que ceux des hommes. L’engagement des syndicats pour l’amélioration de la situation des femmes dans la vie professionnelle a produit ses effets. Les salaires de celles-ci ont aussi augmenté grâce la campagne pour des salaires minimums « Pas de salaire au-dessous de 4 000 francs ! ». Les femmes travaillent plus souvent pour des salaires bas. Elles ont donc plus profité des hausses sensibles de ces derniers.<br><br>Ce rattrapage a toutefois perdu de sa vigueur depuis 2014. Les « mesures volontaires » de la Confédération contre la discrimination salariale n’ont guère eu plus d’effets. Le retard des salaires des femmes n’a reculé que de 15,1 à 14,6 % dans le secteur privé et de12,5 à 12 % dans l’ensemble de l’économie.<br><br></p><h3>Le problème des bas salaires subsiste, mais des progrès ont été enregistrés grâce à la campagne pour des salaires minimums</h3><p>Autre point positif, la part des emplois à bas salaires est en recul. C’est aussi une conséquence de la campagne des syndicats pour des salaires minimums. Entre 2012 et 2016, les salaires des 10 % inférieurs (premier décile) ont enregistré une augmentation de 7,4 %, soit nettement plus que les salaires dans l’ensemble (salaire médian : + 1 %). Les salaires ont augmenté sensiblement surtout dans les branches ayant une convention collective de travail (CCT), comme l’hôtellerie-restauration ou des parties du commerce de détail. On compte toutefois toujours 500 000 personnes environ qui ont un emploi à bas salaire (y compris l’agriculture).<br><br></p><h3>Effets redistributifs positifs des conventions collectives de travail</h3><p>Fondamentalement, les conventions collectives de travail (CCT) ont pour effet de compenser les disparités dans la répartition des salaires. Elles renforcent la position des salarié(e)s dans les négociations, ce qui est important en particulier dans les branches et entreprises en position dominante sur le marché. Et elles peuvent empêcher des inégalités de traitement entre des groupes de travailleurs et travailleuses. La recherche économique a produit ces derniers temps d’intéressantes études à ce sujet. Si les CCT empêchent des discriminations ou la sous-enchère salariale, elles augmentent les salaires bas et moyens sans que cela ait des effets négatifs sur l’emploi. L’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) montre que, dans l’hôtellerie-restauration – une branche dont le champ d’application de la CCT a été étendu –, la différence de salaire entre femmes et hommes, mais aussi l’écart entre bas salaires et salaires élevés, est plus faible, par exemple, que dans le commerce de détail qui n’est que partiellement couvert par des CCT.<br><br>Malheureusement, seuls 50 % environ des personnes actives profitent d’une CCT. Les banches en croissance, comme l’informatique, les centres de fitness ou les instituts de beauté ne connaissent pas du tout de partenariat social.<br><br></p><h3>Le problème du versement de bonus</h3><p>Il est préoccupant de voir que le versement de bonus s’est remis à prendre de l’ampleur entre 2014 et 2016. Cette pratique renforce en règle générale la répartition inégale des salaires et notamment aussi les différences de salaires entre femmes et hommes. Selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique pour 2016, les bonus touchés par les hommes se montent à plus du double de ceux des femmes. Toujours est-il que, ces derniers temps, plus d’entreprises arrivent à la conclusion que le versement de bonus nuit à la motivation de leurs collaborateurs et collaboratrices ainsi qu’au climat de l’entreprise.<br><br></p><h3>Conclusions de politique économique</h3><p>Les résultats de l’ESS 2016 font apparaître que des mesures appropriées permettent d’avoir des incidences positives en matière de salaire. Du point de vue syndical, les buts et mesures suivants sont prioritaires dans un avenir proche :<br><br></p><ul><li>Il faut prendre des mesures efficaces contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes. Pour l’USS, la priorité doit être donnée à des contrôles des salaires par les autorités et à des mesures d’exécution.</li><li>Il faut davantage de CCT prévoyant des salaires minimums d’un bon niveau. Les obstacles à l’extension du champ d’application des CCT sont trop élevés. Non seulement cela empêche de nouvelles extensions, mais menace aussi les CCT existantes.</li><li>Il faut des hausses générales des salaires. La reprise doit être mise à profit pour désamorcer les problèmes salariaux des salarié(e)s ordinaires ; cela, avec de nouvelles hausses des salaires inférieurs, mais aussi des salaires des personnes qui ont fait un apprentissage.</li><li>Les mesures d’accompagnement et les contrôles des salaires jouent un rôle important dans la lutte contre la sous-enchère salariale. Malheureusement, ils ne sont pas mis en œuvre correctement dans certaines parties de la Suisse centrale et orientale. Les entreprises suisses ne sont guère contrôlées. La Confédération et les cantons doivent remédier à cette situation. </li></ul><p><br>Dans l’indice suisse des salaires de l’Office fédéral de la statistique, ces branches présentent une évolution positive des salaires nominaux. Cependant, l’échantillon de l’indice des salaires est substantiellement plus restreint que celui de l’Enquête suisse sur la structure des salaires et englobe uniquement les travailleurs et travailleuses victimes d’un accident. La question de l’évolution des salaires dans ces branches doit encore être approfondie.<br><br></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5499</guid><pubDate>Thu, 03 May 2018 12:09:34 +0200</pubDate><title>Consultation sur la troisième génération des projets d’agglomération</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/consultation-sur-la-troisieme-generation-des-projets-d-agglomeration</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5496</guid><pubDate>Thu, 03 May 2018 10:15:19 +0200</pubDate><title>Plafond de dépenses 2020-2023 pour les routes nationales</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/plafond-de-depenses-2020-2023-pour-les-routes-nationales</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand.             </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5495</guid><pubDate>Thu, 03 May 2018 09:33:44 +0200</pubDate><title>L’USS soutient le référendum contre la surveillance des assuré(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-soutient-le-referendum-contre-la-surveillance-des-assure-e-s</link><description>Inadmissible : fondamentalement et pour l’État de droit</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) a décidé de soutenir le référendum contre la révision de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) et les dispositions prévues dans ce cadre sur la surveillance des assuré(e)s. 
</p><p>L'USS soutient la lutte contre les fraudes à toutes les assurances sociales. Le droit suisse des assurances sociales contient déjà de nombreuses mesures et articles relatifs aux infractions, qui combattent et punissent les fraudes aux prestations des assurances sociales. Concernant la surveillance des assuré(e)s, l'actuelle base légale est toutefois insuffisante. 
</p><p>La loi à ce sujet adoptée par le Parlement ce printemps viole des principes fondamentaux et ceux de l'État de droit. Il faut absolument qu'une surveillance ne puisse intervenir qu'une fois que toutes les autres mesures se sont révélées inefficaces et qu'une autorisation ait été donnée par un(e) juge, confirmant l'existence d'un soupçon d'abus. Pour ces raisons, l'USS soutient le référendum qui a été saisi contre la surveillance des assuré(e)s. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li> Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 031 377 01 13 ou 079 242 65 43 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5493</guid><pubDate>Tue, 01 May 2018 16:27:19 +0200</pubDate><title>Dizaines de milliers de participant(e)s à la Fête du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dizaines-de-milliers-de-participant-e-s-a-la-fete-du-travail</link><description>Un 1er Mai 2018 placé sous le signe de l’Égalité salariale. Point final !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de plus de 50 lieux en Suisse à l’occasion du 1er Mai, la Fête du Travail. Elles ont manifesté en faveur de l'égalité salariale, de salaires équitables et de meilleures retraites, pour le maintien de bons services publics et contre la désintégration de la loi sur le travail et une flexibilisation sauvage des horaires de travail. La plus grande fête a eu lieu à Zurich avec plus de 13&nbsp;000 participants. A Genève, on en comptait 3500 et pas loin de 1500 à Lausanne.
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Citations tirées de discours du 1er Mai (2e partie)</b></p><p>Dans la plupart des localités, les défilés ou les rassemblements sont maintenant terminés. Dans de nombreux endroits, des événements festifs, culturels et sociaux ont pris le relais.
</p><p>A Bâle et à Berne, la secrétaire centrale de l’USS, <b>Regula Bühlmann</b>, a critiqué les employeurs se défendent contre l'égalité salariale : «&nbsp;Au fond, ce sont toujours des patriarches&nbsp;: ils veulent continuer à cultiver leur style de gestion personnel, à évaluer la performance de leurs employé(e)s à l’instinct &nbsp;[…]. Ils ne veulent surtout pas qu’on s’en mêle. […] Mais c’était sans compter sur nous !"
</p><p><b>Giorgio Tut</b><b>i</b>, vice-président de l’USS et président du SEV a déclaré à Saint-Gall : «&nbsp;Maintenant, la droite veut imposer une augmentation de l'âge de la retraite des femmes sans compensation suffisante. Nous, les syndicats, ne permettrons pas cela et nous continuerons à nous battre pour des rentes AVS plus élevées. D'autant plus qu'une part de plus en plus importante des rentes AVS va au paiement des primes-maladie et des coûts de la santé et que les rentes des caisses de pensions continuent de baisser dans le contexte économique actuel. Mais pour le lobby des assureurs et leurs relais politiques, une AVS bon marché est une épine dans le pied. Ils veulent continuer à gagner de l'argent avec les compagnies d'assurance. Mais il faut l’éviter.&nbsp;»
</p><p><b>Corrado Pardini</b>, membre du Comité directeur d’Unia et du Comité présidentiel de l’USS, a appelé à une politique fiscale équitable à Bienne : «&nbsp;Ueli Maurer, le serviteur des super riches, veut offrir aux entreprises et aux actionnaires des milliards d'impôts, malgré le refus du peuple. […] Maurer essaie de nous tromper. Le démantèlement ne s’appelle plus «&nbsp;Réforme de l'imposition des entreprises III&nbsp;», mais «&nbsp;Projet fiscal 17&nbsp;». Sommes-nous donc stupides ? Non, nous ne le sommes pas. Nous le montrerons au Conseil fédéral avec un référendum.&nbsp;»
</p><p>A Aarau, la secrétaire centrale de l’USS, <b>Gabriela Medici</b>, a appelé à «&nbsp;des conditions de travail équitables pour tous ceux qui fournissent du travail de&nbsp;care (soins). En particulier, nous exigeons que le travail de care non rémunéré soit pris en compte de manière adéquate dans les assurances sociales, que les prestations de care rémunérés soient des services publics, abordables et de bonne qualité, accessibles à tous, et que les relations de travail dans les ménages privés soient soumises à la loi sur le travail&nbsp;».
</p><h5>Renseignements: </h5><p>Ewald Ackermann, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5489</guid><pubDate>Tue, 01 May 2018 11:37:43 +0200</pubDate><title>1er Mai 2018: Égalité salariale. Point final!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2018-egalite-salariale-point-final</link><description>Fêtes du Travail dans plus de 50 localités de Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse a placé le 1er Mai de cette année sous le slogan «&nbsp;Egalité salariale. Point final!&nbsp;». Ses syndicats participent à pratiquement toutes les quelque 50 manifestations organisées en Suisse auxquelles les travailleurs et surtout les travailleuses se rendent aujourd’hui pour redemander à la politique et à l’économie prendre leurs problèmes au sérieux.&nbsp; 
</p><p>Partout les orateurs exigent que le Parlement, plus précisément le Conseil des États, fasse enfin des progrès en matière d’égalité salariale et qu’il arrête de torpiller la révision actuelle de la loi sur l’égalité. Ce 1er Mai, les syndicats réclament également des emplois plus nombreux et plus sûrs, en particulier pour les travailleurs âgés, des salaires plus élevés, essentiellement pour les personnes qualifiées et avec beaucoup d’ancienneté, des horaires de travail plus courts et des mesures efficaces pour promouvoir l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ainsi que de meilleures retraites. Ils continueront à se battre pour des services publics efficaces et s’opposeront résolument à une flexibilisation sauvage des horaires de travail. 
</p><p><b>Citations tirées de discours du 1er Mai</b></p><p>Dans certains endroits, les rassemblements sont déjà terminés.
</p><p>A Winterthour, le président de l’USS, <b>Paul Rechsteiner</b>, a rappelé les succès remportés il y a 100 ans grâce à la grève générale. Si les employeurs d’aujourd’hui devaient remettre en question des acquis sociaux essentiels, par exemple dans la CCT des CFF ou l’âge de la retraite à 60 ans dans la construction, ils rencontreraient des syndicats prêts à se battre. Et sur l’égalité salariale, il a déclaré : «&nbsp;L’Islande nous montre que les choses peuvent être différentes. Il y a un an, il a été décidé d’éliminer définitivement l’égalité salariale d’ici 2022. Avec des mesures et des sanctions contraignantes. Là-bas, les choses ont commencé à bouger. La Suisse a besoin d’un tel volcan !&nbsp;»
</p><p>La plus grande manifestation du 1er Mai s’est déroulée à Zurich avec 13&nbsp;000 participant(e)s. <b>Vania Alleva</b>, présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS : «&nbsp;Il est incroyable qu’il n’y ait toujours pas de contrôles des salaires, incroyable que le Parlement refuse même une petite révision de la Loi sur l’égalité prévoyant des améliorations minimes.&nbsp;» «&nbsp;L’égalité vaut pour tout le monde, pour les femmes comme pour les migrant-e-s!», a-t-elle ajouté. Une telle politique a «&nbsp;contribué au fait que plus d’un million de collègues venus de toute l’Europe ne soient plus traités sur le marché du travail helvétique comme des individus de seconde zone, dépourvus de tout droit. Une telle politique a aussi veillé à ce qu’aujourd’hui, dans ce pays, plus de deux millions de travailleurs et travailleuses bénéficient d’une certaine protection grâce aux CCT, aux salaires minimums et aux contrôles du marché du travail. Du jamais vu en Suisse.»
</p><p>A Kreuzlingen, <b>Daniel Lampart</b>, premier secrétaire de l’USS, a rappelé les grandes réalisations des syndicats : l’AVS, la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires minimums. Cependant, la lutte se poursuit. En effet&nbsp;: «&nbsp;Il est nécessaire d’augmenter les subsides aux primes-maladie, d’améliorer la sécurité sociale pour les travailleurs âgés, de réduire le temps de travail et de prendre un virage positif en matière de retraites&nbsp;». Daniel Lampart a également rappelé «&nbsp;l’énorme potentiel social du projet européen&nbsp;».
</p><p>Egalement à Winterthour, <b>Katharina Prelicz-Huber</b>, vice-présidente du SSP, a rappelé à l’auditoire que de bons services publics assurés par des employé(e)s engagés rendaient la vie en Suisse agréable : «&nbsp;Une bonne éducation scolaire, des soins de santé optimaux, des retraites et une sécurité sociale pour tous, des rues et des parcs propres, de l’électricité en permanence, l’eau potable directement du robinet, l’élimination des déchets, les trains et les tramways, de la culture et des lieux de rencontre.&nbsp;» Les syndicats ne permettront pas que ces prestations soient mises en danger.&nbsp;»
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><p>Ewald Ackermann, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Services Publics</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5487</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2018 19:11:36 +0200</pubDate><title>Manifestation nationale pour l&#039;égalité salariale et contre les discriminations #ENOUGH18</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/manifestation-nationale-pour-legalite-salariale-et-contre-les-discriminations-enough18</link><description>Samedi 22 septembre 2018 à Berne.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse est bien connue pour faire avancer l’égalité entre femmes et homme à une allure d’escargot. Au 21e siècle, le pouvoir et l'argent sont toujours inégalement répartis entre les hommes et les femmes en Suisse : les femmes sont sous-représentées en politique et aux postes importants dans l’économie et gagnent en moyenne 600 francs de moins par mois que les hommes pour un travail de valeur équivalente. Les mesures de lutte contre les discriminations à l’égard des femmes continuent de se heurter à une grande résistance, alors que tout le monde en bénéficierait.
</p><p>Et pourtant, les discriminations salariales ne s’envoleront pas en fumée si on les ignore. Ni le temps ni le marché n’y remédieront. Nous ne devons pas plus au temps qu’au marché le droit de vote et d’éligibilité pour les femmes, le droit du mariage ou l’assurance-maternité. Il a toujours fallu lutter pour le progrès. Les femmes et les hommes qui ont travaillé à ces améliorations, ont mis la pression en descendant dans la rue ou se sont battus pour l’égalité au Parlement.
</p><p>Et, il faudra à nouveau mettre la pression en 2018. On attend toujours des mesures en faveur de l’égalité salariale, qui pourtant menacent de s’enliser dans un labyrinthe par-lementaire sans issue en raison des tactiques mises en œuvre pour les étouffer. Avec une grande manifestation le 22 septembre, nous voulons envoyer un signal clair pour que les choses avancent. Nous manifestons sur la place Fédérale pour montrer que nous, les femmes, nous voulons notre part du pouvoir et de l’argent. Ne reportons plus le problème aux calendes grecques : l’égalité salariale, maintenant!
</p><h2>Samedi 22 septembre 2018</h2><p>Rassemblement à 13.30 h à la Schützenmatte à Berne. Ensuite cortège direction la Place Fédérale.
</p><h2>Horaires des trains</h2><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-gbkz/Generationensolidaritaet.jpg" target="_blank" rel="noreferrer">Les horaires et plus de renseignements sur les trains spéciaux depuis la Suisse occidentale et orientale et à partir de Bâle </a>(PDF)
</p><h2>Soutenu par</h2><p>Association suisse pour les droits des femmes (ADF), Association suisse des employés de banque ASEB, Basler Frauenvereinigung für Friede und Fortschritt (BFFF), Business &amp; Professional Women (BPW), campagne "16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes", Campax, cfd, Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), Coordinamento Donne della Sinistra, FAFTplus, Femmes protestantes en Suisse (FPS), Fédération Solidarité Femmes de Suisse, Femmes socialistes suisses, Femmes PDC, Femwiss, Frauen Aargau, GrossmütterRevolution, Jeunes vert-e-s, Jeunesse Socialiste Suisse (JS), Les Verts Suisse, LCH - association faîtière des enseignants de langue allemande, Marche mondiale des femmes, männer.ch, Organizzazione Cristiano Sociale ticinese, Organisation suisse des lesbiennes (LOS), PBD, Pink Cross, PS Suisse, SBK/ASI, Syna, Syndicat du personnel des transports (SEV), Syndicat Interprofessionnel de travailleuses et de travailleurs (SIT), Syndicat suisse des mass médias (SSM), Syndicat suisse des services publics (SSP), Syndicats chrétiens du Valais (SCIV), Syndicom Syndicat des médias et de la communication, Terre des Femmes, Travail.Suisse, Unia, Union syndicale suisse (USS), We can’t keep quiet, WIDE Switzerland, Women’s March Geneva, Women’s March Zurich, WyberNet.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5500</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2018 12:27:00 +0200</pubDate><title>Réglementation destinée à instaurer de la transparence en matière de lobbyisme au Parlement fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/reglementation-destinee-a-instaurer-de-la-transparence-en-matiere-de-lobbyisme-au-parlement-federal</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette réponse n'existe qu'en allemand. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5465</guid><pubDate>Thu, 26 Apr 2018 14:38:52 +0200</pubDate><title>Ne pas nier les problèmes, mais réagir : une meilleure protection s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ne-pas-nier-les-problemes-mais-reagir-une-meilleure-protection-s-impose</link><description>Conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés</description><content:encoded><![CDATA[<p>La quatrième conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés a entre autres décidé que des mesures devaient être étudiées afin de résoudre les problèmes financiers et sociaux des chômeurs et chômeuses âgés menacés de se retrouver en fin de droit. C'est une bonne chose. Mais au-delà, des mesures supplémentaires sont nécessaires comme, par exemple, une meilleure protection contre le licenciement des collaborateurs et collaboratrices de longue date.</p><p>Le chômage des plus de 55 ans a plus augmenté ces dernières années que le chômage global. Ce phénomène s'est accentué surtout ces deux dernières années. Cela, bien que les personnes de cette catégorie d'âge se trouvent bien plus longtemps sans emploi que les autres chômeurs et chômeuses et bien que la part des plus de 55 ans qui ont certes un emploi, mais souhaiteraient en réalité travailler plus (sous-emploi), soit plus élevée et continue à augmenter. La dynamite sociale que recèle ce phénomène peut être déduite du taux d'aide sociale des 50-64 ans : depuis 2005, il a augmenté de 50 %, pour passer à 2,9 %.</p><p>Il n'est pas tolérable que l'on nie les problèmes existants en renvoyant à la hausse générale du taux d'activité des plus de 55 ans. Cette hausse est avant tout à imputer au fait que la baisse des rentes du 2e pilier contraint nombre de personnes à travailler plus longtemps que prévu pour pouvoir maintenir leur niveau de vie une fois à la retraite. En outre, l'activité professionnelle a augmenté aussi à cause du nouveau rôle des femmes.</p><p><strong>Pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés, l'USS propose les mesures suivantes :</strong></p><ul><li>Les travailleurs de longue date de plus de 50 ans doivent être particulièrement <strong>protégés contre le licenciement</strong>, comme le prévoient déjà des CCT. Contrairement à ce qu'on entend souvent, une protection supplémentaire n'est pas un obstacle à la réinsertion dans le marché du travail, du fait qu'elle est liée à l'ancienneté dans l'entreprise et n'a pas d'effet dissuasif en cas de nouvel engagement.</li><li>Les chômeurs et chômeuses âgés doivent avoir de <strong>meilleures possibilités de retrouver un emploi</strong>. L'obligation d'annoncer les postes vacants décidée par le Parlement doit maintenant être appliquée de manière conséquente pour que les personnes âgées en recherche d'emploi soient avantagées.</li><li>Les travailleurs et travailleuses (et les personnes au chômage) doivent avoir droit à un bilan de compétences, ou à bénéficier d'une <strong>orientation professionnelle</strong> (p. ex. à partir de 45 ans). Ils doivent pouvoir compter sur davantage de soutien pour leur formation initiale et continue, par exemple à travers des offres et des mesures d'information supplémentaires dans les branches avec CCT. La Confédération et les cantons doivent faciliter l'accès au certificat fédéral de capacité.</li><li>Les travailleurs et travailleuses âgés ont besoin d'une <strong>meilleure couverture sociale en cas de chômage</strong>. Les chômeurs et chômeuses de 58 ans et plus doivent rester assurés dans leur caisse de pensions et conserver leur droit à une rente. On ne doit plus pouvoir les obliger, lorsqu'ils arrivent en fin de droit, à déjà entamer leur avoir de vieillesse du 2e pilier.</li><li>La retraite anticipée doit figurer dans les <strong>solutions de branche</strong>.</li><li>Il faut améliorer la <strong>protection contre les discriminations</strong>, par exemple sous la forme d'une interdiction de discriminer, comme l'OCDE l'a proposé.</li></ul>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><category>Travail</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/8/3/csm_aeltererArbeiter_RainStar-iStock_kleiner_67970833b6.webp" length="337226" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5463</guid><pubDate>Thu, 26 Apr 2018 09:26:33 +0200</pubDate><title>Réponse à la consultation sur la mise en œuvre des recommandations du Forum mondial relatives à la transparence des personnes morales et à l’échange de renseignements émises dans le rapport de phase 2 de la Suisse.</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reponse-a-la-consultation-sur-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-forum-mondial-relatives-a-la-transparence-des-personnes-morales-et-a-l-echange-de-renseignements-emises-dans-le-rapport-de-phase-2-de-la-suisse</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5461</guid><pubDate>Tue, 24 Apr 2018 13:46:32 +0200</pubDate><title>Défendre les CCT. Et l’égalité salariale. Point final ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/defendre-les-cct-et-l-egalite-salariale-point-final</link><description>Fête du travail : il a toujours fallu se battre pour le progrès social</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er Mai est le seul jour férié non religieux au monde. A l'origine, il a été initié par un mouvement d'hommes et de femmes démunis. Ce qui a commencé en 1890 avec la demande d'une journée de huit heures a changé à maintes reprises en termes de contenu. Ce qui est resté, c'est l'actualité et la nécessité d’une évolution sociale.
</p><p>Cette année, l'accent est mis sur l'égalité des salaires entre les sexes. Cette revendication faisait déjà partie du programme fondateur de l’Union syndicale suisse en 1880 et est inscrite comme principe dans la Constitution fédérale depuis 1981. Mais les femmes continuent d'être victimes de discriminations salariales. En moyenne, elles gagnent 600 francs de moins par mois que les hommes pour un travail équivalent. Avec toutes les conséquences négatives, y compris en termes de sécurité sociale, par exemple sur les rentes des caisses de pension. Les derniers grands progrès ont suivi la grève des femmes de 1991. &nbsp;2018 doit être l'année où il apparaîtra clairement que plus personne ne peut tolérer les discriminations à l'égard des femmes : l'égalité salariale. Point final.
</p><p>En même temps, nous vivons une année où des employeurs arrogants s'attaquent à des conventions collectives clés pour la Suisse. Il y a 16 ans, pour la première fois en Suisse, la retraite à 60 ans a été inscrite dans une convention collective, celle de la construction. Et avec la convention collective de travail des CFF, un acquis du Contrat social a été réalisé par la suppression des licenciements pour des raisons économiques : la sécurité sociale comme base de changements majeurs. Mais ce ne sont pas seulement ces conventions collectives de travail centrales qui doivent être défendues. La Suisse a besoin de conventions collectives de travail plus nombreuses et de meilleure qualité. Pour améliorer les salaires et les conditions de travail pour tous. Et pas seulement pour les quelques-uns qui trônent au sommet des entreprises.
</p><p>La demande d’un service public de qualité et abordable pour tout un chacun reste d'actualité. Il y a quelques semaines, le référendum sur No Billag a une fois de plus montré à quel point la fonction publique était fortement ancrée dans la population. Et contrairement à une perception répandue, surtout chez les jeunes générations. Ce qui s'applique à la radio et à la télévision ne s'applique pas moins aux services ferroviaires et postaux, ainsi qu'à la formation et aux soins. 
</p><p>Le 1er Mai symbolise la nécessité du progrès social. Mais cela nous rappelle aussi que le progrès n’est jamais venu tout seul. Il a toujours fallu se battre. C'est aussi vrai aujourd'hui qu'à l'époque.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5455</guid><pubDate>Thu, 19 Apr 2018 16:16:21 +0200</pubDate><title>Vouloir la concurrence pour la concurrence, mais où est la valeur ajoutée ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vouloir-la-concurrence-pour-la-concurrence-mais-ou-est-la-valeur-ajoutee</link><description>Répartition de la concession de trafic grandes lignes : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) critique la décision prise aujourd'hui par l'Office fédéral des transports (OFT) de répartir la concession de trafic grandes lignes entre les deux entreprises de transports que sont les CFF et le BLS. Il s'agit là d'une décision de principe, même si l'OFT craint son propre " courage " et veut en rester dans un premier temps à deux lignes seulement pour le BLS. Manifestement, il n'a pas été possible de lever les doutes concernant la rentabilité et la faisabilité relativement aux lignes souhaitées en plus pas le BLS, soit Bâle-Interlaken et Bâle-Brigue. 
</p><p>Et ce n'est pas étonnant, car le réseau ferroviaire le plus dense de toute l'Europe ne se prête pas à des expérimentations sur fond de concurrence. L'OFT avance des arguments cousus de fil blanc lorsqu'il parle de la " plus grande utilité pour les clients " qu'aurait un tel modèle. Mais il se contente tout simplement d'affirmer sans plus cette dernière. Les liaisons directes et l'accompagnement à travers le personnel des trains sont tous deux des améliorations réalisables aussi à travers de simples directives données aux entreprises. Ce n'est en effet pas une concurrence ruineuse qui garantira le système de qualité de transports publics cadencés et aux tarifs unifiés, mais uniquement la coordination éprouvée de plusieurs opérateurs. Les entreprises sont tenues d'exploiter l'intégralité du réseau aux meilleurs coûts. Pour ce, il ne faut pas introduire plus de concurrence, mais poursuivre et approfondir les coopérations entre les entreprises de chemin de fer afin de pouvoir gérer la mobilité croissante. Ici, on a tout d'abord besoin de procéder aux investissements nécessaires dans le personnel et la technologie. 
</p><p>L'OFT porte atteinte au service public avec sa décision. Celle-ci n'est pas dans l'intérêt de la collectivité et très certainement pas dans celui des deux entreprises qui ont dû engager d'énormes ressources seulement pour leur course à la concession. Et elle n'est pas non plus dans l'intérêt du personnel des deux entreprises concernées. En effet, une telle concurrence induit en premier lieu une pression sur les coûts et, de ce fait, des conditions de travail dégradées.
</p><h5> Renseignements :</h5><ul><li> Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS Politique des infrastructures et de l'énergie, 079 744 93 90 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5447</guid><pubDate>Wed, 18 Apr 2018 13:22:29 +0200</pubDate><title>Toutes les fêtes du 1er Mai 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/toutes-les-fetes-du-1er-mai-2018</link><description>Egalité salariale. Point final !</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Cette année aussi, plus de cinquante Fêtes du 1er Mai seront  organisées dans toute la Suisse. </b></p><p><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1ix8NcC2oIsGtDk9j1xJpbKp9O_yeHGOfu9rX9gqLl1w" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">La même vue d'ensemble sous forme de tableau</a>. Merci de communiquer vos corrections et les manifestations manquantes à : <a href="#" data-mailto-token="thpsav1thaaophz5wylpzzlyGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">matthias.preisser(at)sgb.ch</a>. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5446</guid><pubDate>Wed, 18 Apr 2018 11:53:53 +0200</pubDate><title>Appel pour le 1er Mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/appel-pour-le-1er-mai</link><description>Les inégalités de salaires entre femmes et hommes n&#039;ont que trop duré.
</description><content:encoded><![CDATA[<h2>Egalité salariale. Point final&nbsp;!</h2><p>&nbsp;</p><p>Depuis 37 ans, notre Constitution exige l’égalité entre femmes et hommes, dans le monde professionnel aussi. Depuis 22 ans, la loi sur l’égalité exige un salaire égal pour un travail de valeur équivalente. 
</p><p>Et maintenant&nbsp;? Quelle est la réalité suisse&nbsp;?
</p><p>Les salaires des femmes ont toujours du retard sur ceux des hommes. Et 40&nbsp;% des différences de salaires ne peuvent pas s’expliquer objectivement&nbsp;: elles découlent de discriminations. En moyenne, les femmes reçoivent chaque mois 600 francs de moins que les hommes.<br><br>Depuis la révolution française, «&nbsp;égalité&nbsp;» rime pourtant avec «&nbsp;liberté&nbsp;». Sans égalité, la liberté ne peut se déployer. «&nbsp;One man, one vote&nbsp;» a représenté un premier pas, mais pour les hommes uniquement. Les femmes ont dû patienter. Très longtemps dans notre pays. Elles ont attendu encore plus longtemps des progrès en matière d’égalité. Mais la patience a ses limites&nbsp;: sur l’égalité salariale, elle est à bout.<br><br>Heureusement que les femmes et les syndicats sont là pour faire avancer les choses. Depuis 30 ans, sans répit et avec opiniâtreté. Ce qui a permis de faire quelque peu reculer les écarts salariaux. Et pourtant, les discriminations sont tenaces. Les mesures volontaires dans les entreprises ne suffisent pas. Raison pour laquelle, le Conseil fédéral est enfin prêt à exiger un peu plus de responsabilité et de prise de conscience par la voie légale. Mais que fait la majorité masculine au Conseil des États ? Elle tire le frein à main et espère gagner à l’usure. &nbsp; <br><br>C’est un affront. Un affront fait aux femmes et à la démocratie. Quand on viole la Constitution ou la loi, on est amendé ou incarcéré. Par contre, pour l’égalité salariale, la majorité du Conseil des&nbsp;États veut une législation différente.<br><br>Car ce que les femmes se voient refuser chaque année sur la base du prétexte facile de la bureaucratie revient à frauder les salaires sur leur dos. Nous sommes nombreux et nombreuses à lutter contre cette politique du «&nbsp;laisser-faire – laisser-aller&nbsp;». Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à exiger : «&nbsp;Égalité salariale. Point final !&nbsp;»<br><br>On va descendre dans la rue. Parce que la discrimination n’a pas sa place en Suisse. Cela va au-delà de l'égalité salariale. Si les mêmes politiciens qui mettent les bâtons dans les roues de l'égalité salariale veulent plus de travail de nuit et du week-end, 
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;!<br><br>S’ils veulent démonter notre prévoyance vieillesse,
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;!<br><br>S’ils veulent toujours plus alléger la charge des entreprises aux dépens des travailleurs et travailleuses et des retraité(e)s ainsi qu’aux dépens d’un service public fort, &nbsp;
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;! Comme nous l’avons déjà dit à la réforme de l’imposition des entreprises III<br><br>Et quand ils épargnent les riches en ne laissant que des miettes à toutes celles et ceux qui ont besoin de soutien, et là encore, en les soumettant à une surveillance et un harcèlement illimité,
</p><p>nous disons alors NON&nbsp;!<br><br><b>Parce que nous défendons la justice sociale et un monde du travail équitable.</b></p><p><b>Et l’égalité salariale en fait partie. Point final&nbsp;!</b></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5441</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2018 15:52:54 +0200</pubDate><title>Pour une loi sur les jeux d’argent sociale </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-une-loi-sur-les-jeux-d-argent-sociale</link><description>Jeux d’argent sur Internet à armes égales avec les casinos suisses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'USS considère que la modification actuelle de la loi sur les jeux d'argent est judicieuse. Les jeux de hasard doivent également être possibles sur Internet, mais seulement si les casinos suisses et étrangers se battent à armes égales. Ce qui est essentiel pour l’USS dans cette révision, c’est qu’elle garantisse que les bénéfices des jeux en ligne reviennent à l'AVS et au grand public.</p><p>Cette révision est une adaptation logique et modérée aux développements des dernières années de l'actuelle loi sur les jeux d'argent. Les offres de casinos en ligne seront désormais légales. Comme il y avait une lacune légale à cet égard, des fournisseurs étrangers souvent douteux et domiciliés dans des pays peu réglementés s’y sont précipités et un marché illégal des jeux d'argent en ligne s'est malheureusement développé. Ces «&nbsp;casinos en ligne&nbsp;» étrangers ne se soucient pas de la dépendance au jeu des utilisateurs et ne participent pas non plus à l’intérêt commun de la Suisse. &nbsp;
</p><h3>Sur Internet oui, mais seulement si… </h3><p>Cela devrait maintenant changer&nbsp;: les casinos en ligne sont maintenant autorisés, mais ils doivent respecter certaines normes minimales de sécurité. Le blanchiment d’argent est interdit, et l’objectif principal est d'assurer que les impôts et donc leurs contributions au financement des assurances sociales sont payés par ces casinos. Cela supprime la discrimination dont souffrent les casinos suisses&nbsp;: selon la législation actuelle, par exemple, un casino en ligne chinois avec des offres pour la Suisse n’a pas à payer d’impôts en Suisse.
</p><h3>Une contribution au financement de l’AVS </h3><p>Pour les syndicats, le financement des assurances sociales est au centre de la révision de la loi sur les jeux de l'argent. L’USS est également favorable à la protection des joueurs et à l'égalité de traitement entre les casinos suisses et étrangers et donc à la préservation des emplois locaux.
</p><p>Croyez-le ou non, mais la moitié des bénéfices des casinos indigènes sont aujourd'hui versés dans les caisses de l'AVS, soit 270 millions de francs, et 47 millions de francs aux cantons qui les abritent. Ces cantons peuvent utiliser les bénéfices de la loterie pour financer des projets artistiques, de bienfaisance et sportifs. Les impôts sur les loteries en faveur des fonds cantonaux de loterie et des fonds sportifs s'élèvent à environ 540 millions de francs ! L'industrie étrangère des jeux d'argent, par contre, ne paie pas un centime pour notre intérêt commun. C’est inacceptable !
</p><p>Raison pour laquelle, l’USS recommande à la population de voter Oui à la révision de la loi sur les jeux d’argent. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5440</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2018 12:15:47 +0200</pubDate><title>Dossier N° 126 : Importance de l&#039;OIT pour les syndicats en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-126-importance-de-loit-pour-les-syndicats-en-suisse</link><description>Le travail n&#039;est pas une marchandise</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Organisation internationale du Travail (OIT) fête ses 100 ans d'existence en 2019. Le présent dossier saisit l'occasion de cet anniversaire pour exposer l'importance que cette organisation des Nations unies unique revêt pour les travailleurs et travailleuses. Il montre en particulier comment les normes édictées et constamment développées par l'OIT déploient leurs effets, d'une part, en Suisse et, de l'autre, aussi dans l'interprétation de la Convention européenne des droits de l'homme ou pour l'Agenda 2030 pour le développement durable des Nations unies.
</p><p> Particulièrement en Suisse, dont le droit suisse en matière de protection contre les licenciements en vigueur n'est pas conforme aux conventions de l'OIT (ainsi qu'une plainte de l'USS l'a montré), le centenaire de l'OIT doit servir à améliorer au plan légal la protection des travailleurs et travailleuses engagés syndicalement et au niveau des entreprises, qu'il s'agisse de militant(e)s syndicaux au sein de celles-ci, de membres de commissions du personnel ou de conseils de fondation de caisses de pensions.
</p><p> À l'époque de la globalisation, de la numérisation et des défis lancés par des politiques réactionnaires, un des principes directeurs de l'OIT est toujours plus d'actualité : le travail n'est pas et ne sera jamais une marchandise ! </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5963</guid><pubDate>Fri, 13 Apr 2018 14:48:00 +0200</pubDate><title>Une évolution réjouissante : les syndicats se féminisent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-evolution-rejouissante-les-syndicats-se-feminisent</link><description>343 806 membres : l’évolution des effectifs de l’USS en 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2018, la faîtière syndicale de loin la plus importante du pays, l'Union syndicale suisse (USS), comptait 343 806 membres (-2,67 % par rapport à 2017). On notera tout particulièrement l'évolution du nombre des femmes syndiquées qui a atteint 105 090. Pour la première fois de l'histoire de l'USS, plus de 30% de ses membres sont des femmes (30,6 %). 
</p><p>L'année dernière, les syndicats AvenirSocial, SSPM, Nautilus et SIT ont enregistré une hausse de leurs effectifs, les autres fédérations connaissant un recul. Ce dernier s'explique surtout par la baisse du nombre de salarié-e-s fixes travaillant dans les branches où ces fédérations ont beaucoup de membres. Ce phénomène est un problème pour les syndicats, car il est beaucoup plus difficile de syndiquer les salarié-e-s temporaires. Sont aussi concernés ici, outre Unia (construction, commerce de détail, industrie des machines), Syndicom et le SEV. Pour Syndicom, les nouvelles adhésions n'ont pas compensé les départs dus à la brutalité du changement structurel vécu par les branches de l'impression et des médias. Pour le SEV, les décès parmi les retraité-e-s ont été plus nombreux que les nouvelles adhésions d'actifs et d'actives. Le nombre des membres du SSP est resté pratiquement stable. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Effectifs des fédérations de l'USS 2017/18 </b></p><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"><colgroup><col span="5" width="80" style="width:60pt"></colgroup><tbody><tr style="height:41.25pt"><td height="55" width="80" class="xl64" style="height:41.25pt; width:60pt">Fédération</td><td align="center" width="80" class="xl64" style="border-left:none; width:60pt">2018</td><td align="center" width="80" class="xl65" style="border-left:none; width:60pt">2017</td><td width="80" class="xl65" style="border-left:none; width:60pt">Femmes 2018</td><td width="80" class="xl65" style="border-left:none; width:60pt">Par des femmes au total</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl66" style="height:15.0pt">Unia</td><td align="right" class="xl66">193'096</td><td align="right" class="xl67">200'236</td><td align="right" class="xl68" style="border-left:none">48'709</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">25.23</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SEV</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">39'942</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">40'723</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">8'289</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">20.75</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SSP</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">33'997</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">34'252</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">18'947</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">55.73</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">syndicom</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">31'809</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">32'737</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">9'957</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">31.30</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SIT</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">9'512</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">9'480</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">4'784</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">50.29</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl73" style="height:15.0pt; border-top:none">APC</td><td align="right" class="xl73" style="border-top:none">8'649</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">8'867</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'422</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">28.00</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt">ASEB</td><td align="right" class="xl70">7'817</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">7'919</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'595</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">33.20</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl73" style="height:15.0pt; border-top:none">AvenirSocial</td><td align="right" class="xl73" style="border-top:none">3'561</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'418</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'532</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">71.10</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt">SSPM</td><td align="right" class="xl70">2'968</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'341</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">1'810</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">60.98</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">garaNto</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">3'207</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'316</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">438</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">13.66</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SSM</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">2'899</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">3'000</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">1'214</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">41.88</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">Kapers</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">2'824</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">2'827</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">2'067</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">73.19</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">USDAM</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">1'688</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">1'690</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">673</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">39.87</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl70" style="height:15.0pt; border-top:none">SBKV</td><td align="right" class="xl70" style="border-top:none">1'121</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">1'129</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">622</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">55.49</td></tr><tr style="height:15.0pt"><td height="20" class="xl73" style="height:15.0pt; border-top:none">Nautilus</td><td align="right" class="xl73" style="border-top:none">699</td><td align="right" class="xl71" style="border-top:none">695</td><td align="right" class="xl72" style="border-top:none; border-left:none">19</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">2.72</td></tr><tr style="height:16.5pt"><td height="22" class="xl74" style="height:16.5pt">New Wood<sup>&nbsp;</sup></td><td align="right" class="xl73">17</td><td align="right" class="xl75" style="border-top:none">17</td><td align="right" class="xl76" style="border-top:none; border-left:none">12</td><td align="right" class="xl69" style="border-left:none">70.59</td></tr><tr style="height:15.75pt"><td height="21" class="xl77" style="height:15.75pt; border-top:none">Total</td><td align="right" class="xl77" style="border-left:none">343'806</td><td align="right" class="xl78" style="border-left:none">353'647</td><td align="right" class="xl79" style="border-left:none">105'090</td><td align="right" class="xl80">30.57</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b>Sens des abréviations</b></p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="border-collapse:collapse; border:none"><tbody><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">APC</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Association du personnel de la Confédération</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">ASEB</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Association suisse des employés de banque</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">AvenirSocial</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Professionnels du travail social en Suisse</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Garanto</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontières</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">kapers</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat du personnel de cabine</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Nautilus</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat des marins</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">New Wood</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat des employé(e)s des organisations des Nations Unies à Genève</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SBKV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SEV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat du personnel des transports</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SIT</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SSM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat suisse des mass media</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SSP</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat suisse des services publics</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">SSPM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Société suisse de pédagogie musicale</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicom</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Syndicat des médias et de la communication</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Unia</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Le syndicat </span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">USDAM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p class="bodytext"><span lang="FR">Union suisse des artistes musiciens</span></p></td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5453</guid><pubDate>Fri, 13 Apr 2018 14:48:00 +0200</pubDate><title>353 647 membres à fin 2017: Évolution des effectifs de l’USS l’an dernier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/353-647-membres-a-fin-2017-evolution-des-effectifs-de-l-uss-l-an-dernier</link><description>Fin 2017, l’Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 353 647 membres. En l’espace d’une année, la plus grande faîtière syndicale du pays a ainsi essuyé un léger recul de 1,1 % de ses effectifs, le nombre des organisations lui étant affiliées restant le même, soit seize. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2017, l’Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 353&nbsp;647 membres. En l’espace d’une année, la plus grande faîtière syndicale du pays a ainsi essuyé un léger recul de 1,1&nbsp;% de ses effectifs, le nombre des organisations lui étant affiliées restant le même, soit seize. 
</p><p>29,7&nbsp;% des membres de l’USS sont des femmes. Ainsi, la part de ces dernières au sein de l’USS a quelque peu augmenté (2016&nbsp;: 29,6&nbsp;%).
</p><p>Des seize fédérations affiliées à l’USS, trois ont vu leurs effectifs augmenter en 2017&nbsp;: l’ASEB, AvenirSocial et kapers. Les effectifs du très petit syndicat New Wood sont restés inchangés par rapport à 2016. Les douze autres syndicats membres de l’USS ont par contre perdu des membres par rapport à il y a deux ans. En 2015, Unia franchissait la limite des 200&nbsp;000 membres, se maintenant à ce niveau l’an dernier aussi. Unia a progressé dans le secteur des services (désormais plus de 56&nbsp;000 membres) et reculé dans l’industrie, la construction et l’artisanat. 
</p><p>Les nouvelles arrivées chez Syndicom n’ont pas permis de compenser les départs dus au changement structurel toujours en cours dans le secteur de l’imprimerie et celui des médias. Au SEV, le nombre des décès parmi les retraité(e)s a dépassé celui des nouvelles arrivées d’actifs et actives. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width:300.0pt; border-collapse:collapse"><tbody><tr style="height:41.25pt"><td width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; background:   #F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">Fédération</span></b></p></td><td width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">2017</span></b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">2016</span></b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">Femmes   2017</span></b></p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:   none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:41.25pt"><p><b><span lang="FR">Par des   femmes au total</span></b></p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>Unia</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>200236</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>201'170</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>47998</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>23.97</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SEV</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>40723</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>41'355</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>8510</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>20.90</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SSP</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>34252</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>34'747</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>19060</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>55.65</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>syndicom</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>32737</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>34'171</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>10269</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>31.37</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SIT</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>9480</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>9'482</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>4687</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>49.44</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>APC</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>8867</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>9'084</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2429</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>27.39</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>ASEB</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>7919</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>7'875</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2639</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>33.32</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>AvenirSocial</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3418</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'381</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2406</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>70.39</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SSPM</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3341</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'347</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2040</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>61.06</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>Garanto</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3316</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'322</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>448</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>13.51</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SSM</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3000</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>3'047</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1222</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>40.73</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>kapers</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2827</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2'792</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2077</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>73.47</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>USDAM</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1690</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1'717</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>668</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>39.53</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>SBKV</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1129</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>1'146</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>629</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>55.71</p></td></tr><tr style="height:15.0pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p><b>Nautilus</b></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>695</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:   0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>918</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>20</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.0pt"><p>2.88</p></td></tr><tr style="height:16.5pt"><td valign="bottom" width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p><b>New Wood</b><sup></sup></p></td><td valign="bottom" width="57" style="width:42.05pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:none; border-right:none; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>17</p></td><td valign="bottom" width="80" style="width:60.0pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>17</p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>9</p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:16.5pt"><p>52.94</p></td></tr><tr style="height:15.75pt"><td width="104" style="width:78.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>Total</b></p></td><td width="57" style="width:42.05pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>353647</b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>357'571</b></p></td><td width="80" style="width:60.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>105'111</b></p></td><td width="80" style="width:59.95pt; border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:none; background:#F2F2F2; padding:0cm 3.5pt 0cm 3.5pt; height:15.75pt"><p><b>29.72</b></p></td></tr></tbody></table><header><p><b><br>Sens des abréviations</b></p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="border-collapse:collapse; border:none"><tbody><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">APC</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-left:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Association du personnel de la Confédération</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">ASEB</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Association suisse des employés de banque</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">AvenirSocial</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Professionnels du travail social en Suisse</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Garanto</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontières</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">kapers</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat du personnel de cabine</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Nautilus</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat des marins</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">New Wood</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat des employé(e)s des organisations des Nations Unies à Genève</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SBKV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SEV</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat du personnel des transports</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SIT</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SSM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat suisse des mass media</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SSP</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat suisse des services publics</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">SSPM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Société suisse de pédagogie musicale</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicom</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Syndicat des médias et de la communication</span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Unia</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Le syndicat </span></p></td></tr><tr><td valign="top" width="127" style="width:95.5pt; border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">USDAM</span></p></td><td valign="top" width="458" style="width:343.35pt; border-top:none; border-left:   none; border-bottom:solid windowtext 1.0pt; border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt"><p><span lang="FR">Union suisse des artistes musiciens</span></p></td></tr></tbody></table><p><b><br></b></p></header>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5373</guid><pubDate>Wed, 11 Apr 2018 11:38:49 +0200</pubDate><title>Non à l’initiative Monnaie pleine – Oui à la loi sur les jeux d’argent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/non-a-l-initiative-monnaie-pleine-oui-a-la-loi-sur-les-jeux-d-argent</link><description>Les recommandations de l&#039;USS pour les votations du 10 juin 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse doit-elle introduire un système de monnaie pleine&nbsp;? &nbsp;La réponse de l’Union syndicale suisse est non. Elle rejette l'initiative Monnaie pleine qui sera soumise au vote le 10 juin. Les risques et les effets secondaires négatifs pour les travailleurs et les travailleuses sont trop importants. L'initiative exige qu'à l'avenir, non seulement les pièces et les billets soient produits uniquement par la Banque nationale, mais aussi la monnaie électronique. Aujourd'hui, les banques normales y contribuent également. Il est par contre incontesté qu'en cas de vote favorable à l'initiative, les comptes d'opérations de paiement seraient entièrement garantis avec l'argent de la Banque nationale (mais pas les comptes d'épargne) et que les faillites de banque résultant d'un retrait massif de fonds seraient exclues. Cependant, ces avantages sont compensés par un certain nombre d'inconvénients. Ainsi, si l'initiative Monnaie pleine était acceptée, les salarié(e)s et les retraité(e)s risqueraient de perdre du pouvoir d'achat. Aucun intérêt ne serait plus servi sur les comptes de paiement, ce qui entraînerait des pertes en cas d'inflation. Et les comptes d'épargne ne pourront plus être soldés librement. L'épargne serait beaucoup plus difficile pour les personnes à faible revenu et ayant peu de fortune, et ne serait plus que réservée aux riches. 
</p><h3>L’objectif de plein emploi de la BNS ne serait plus assumé</h3><p>L'initiative empêcherait également la Banque nationale de poursuivre les objectifs de plein emploi et de stabilité des prix et des taux de change. Le passé a montré que la gestion de la masse monétaire à elle seule augmente les risques pour l'emploi et le développement économique. De plus, même un système de monnaie pleine n'exclurait pas les crises financières. Car celles-ci proviennent généralement de l'activité de crédit et non des opérations de paiement. Enfin, le Comité de l’USS rejette également l'initiative, car le nouvel article constitutionnel priverait la Confédération de la surveillance de la Banque nationale.<br><br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/veranstaltungen/femkongress_2025/251121_Feministischer_Kongress0182.jpg" class="download">Plus d'informations... (PDF)</a></p><h3>Contributions sociales et prévention de la dépendance</h3><p>L’Union syndicale suisse approuve la loi sur les jeux d’argent. Elle veille à ce que tous les fournisseurs de jeux d'argent actifs en Suisse versent des contributions à l'AVS. En même temps, elle garantit que les bénéfices nets des loteries et des paris sportifs puissent continuer à bénéficier à des organismes d’utilité publique (culture, affaires sociales et sport). La loi sur les jeux d'argent autorisera désormais les tournois de poker et des offres de jeu de hasard en ligne. Leur nombre a explosé ces dernières années, en particulier sur les sites Internet étrangers. Toutefois, ces prestataires ne paient pas aujourd'hui d'impôts sur les gains réalisés en Suisse. Cela devrait maintenant changer. Désormais, ils devront avoir une licence pour la Suisse, payer des cotisations aux assurances sociales et participer à la prévention contre la dépendance au jeu. L’accès au site de fournisseurs qui ne respectent pas ces dispositions pourrait à l'avenir se voir refuser. Une mesure plus légère pour faire respecter la loi n'est pas évidente. Dans l'ensemble, le Comité de l’USS a estimé que les avantages de la loi révisée prédominaient. C'est pourquoi il a décidé de recommander le oui. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique monétaire</category><category>Santé</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5371</guid><pubDate>Tue, 10 Apr 2018 15:00:00 +0200</pubDate><title>La décision d’AXA confirme les critiques de l‘USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-decision-d-axa-confirme-les-critiques-de-l-uss</link><description>L’USS continue à mettre en garde: les assureurs privés profitent beaucoup trop</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd'hui par AXA de se retirer de l’assurance complète confirme la critique de l’USS selon laquelle les solutions complètes d'assurance-vie sont peu attrayantes et, en règle générale, même bien pires pour les assuré(e)s de la prévoyance professionnelle.</p><p>AXA espère engranger plus de profits avec des solutions LPP semi-autonomes. Elle prétend que c'est également dans l'intérêt des assuré(e)s. Pour l'USS, cependant, il est toujours clair : les assuré(e)s se portent mieux s'ils sont affiliés à d'autres prestataires du 2<sup>e</sup> pilier qui ne soient pas motivés par l’argent. Les assurances mènent leurs activités pour en tirer un profit. En appliquant des taux d’intérêt minimaux, des cotisations de risque excessives et des coûts administratifs et de gestion des actifs élevés, elles font sortir d'énormes capitaux du 2<sup>e </sup>pilier. Pour les employé(e)s assurés, cela signifie que beaucoup d'argent sort du régime de la prévoyance professionnelle, argent qui n'est pas disponible pour les retraites. L’USS critique le fait que les compagnies d’assurance tirent des bénéfices de la mise en œuvre de l’assurance sociale - ce qui va à l’encontre du système.</p><p>Mais la décision d’AXA montre aussi que la situation des assuré(e)s à faible revenu et celle des PME est aujourd'hui extrêmement difficile dans le deuxième pilier et qu'ils sont de plus en plus dépendants de l'assurance de l'Etat, c'est-à-dire de la Fondation Institution supplétive. Pour les personnes à faible revenu, le 2<sup>e</sup> pilier garantit de moins en moins des rentes de vieillesse stables qui assurent un niveau de vie adéquat. Il est urgent d’agir dans ce domaine.</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l’USS,&nbsp; 031 377 01 13 ou 079 242 65 43</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5362</guid><pubDate>Mon, 09 Apr 2018 09:39:56 +0200</pubDate><title>L&#039;USS rejette le Projet fiscal 17 du Conseil fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-rejette-le-projet-fiscal-17-du-conseil-federal</link><description>Des baisses d&#039;impôts inefficaces et antisociales, selon l&#039;USS en conférence de presse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Projet fiscal 17 n’est guère différent de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) clairement rejetée dans les urnes en son temps. Comme si rien ne s’était passé, le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux veulent à nouveau baisser massivement les impôts sur le bénéfice d’environ 200&nbsp;000 entreprises, alors que 400 seulement seraient concernées de manière significative par la suppression des statuts fiscaux spéciaux existants. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est toujours engagée pour une réforme ciblée de l’imposition des entreprises abolissant les actuels privilèges et n’entraînant pas une baisse des recettes fiscales. Une telle réforme doit avant tout contenir des dispositions transitoires déployant leurs effets sur une durée suffisamment longue afin que les cantons aient assez de temps pour se réorienter. Par précaution, l’USS a soutenu l’idée d’une patent box ciblée et limitée dans le temps. Elle rejette cependant la baisse générale de l’impôt sur le bénéfice de plus de 40&nbsp;% planifiée par les cantons et les communes. Cette baisse sera totalement inefficace et revient à jeter de l’argent par la fenêtre. Les éventuels coûts de la réforme doivent être supportés par les entreprises et les actionnaires. Et un allègement sensible des charges financières des personnes professionnellement actives est nécessaire&nbsp;; cela, par exemple en augmentant les réductions des primes des caisses-maladie et les allocations familiales.
</p><p>Le Projet fiscal 17 proposé par le Conseil fédéral ne remplit pas les critères de l’USS. Cette dernière n’en veut pas. Paul Rechsteiner, son président, souligne que «&nbsp;si la situation ne devait pas changer, nous nous trouverions contraints, une fois terminées les délibérations du Parlement, de proposer à nos instances le lancement d’un référendum&nbsp;».
</p><h5>interview de paul rechsteiner (RTS):</h5><ul><li><a href="https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/les-syndicats-sopposent-au-nouveau-projet-de-reforme-de-la-fiscalite-des-entreprises?id=9472787" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">"Les compensations sociales sont trop faibles par rapport aux milliards de baisses d'impôts"</a></li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5358</guid><pubDate>Tue, 03 Apr 2018 16:10:58 +0200</pubDate><title>SUVA : des personnes concernées qui s’impliquent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/suva-des-personnes-concernees-qui-s-impliquent</link><description>100 ans de collaboration centrée sur la recherche de solutions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> En 1912, le peuple suisse dit oui, lors d'une deuxième votation, à la création d'une assurance-accidents. En 1918, la SUVA, alors appelée Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents, une institution essentiellement placée sous l'influence des partenaires sociaux, se mit au travail. Ci-après, le discours prononcé par Nico Lutz, membre du comité directeur d'Unia et de la Commission du Conseil de la SUVA, à l'occasion du centenaire de cette dernière. </p><p>Si la Suva n'existait pas depuis cent ans déjà, il faudrait tout de suite l'inventer. L'État, les organisations de travailleurs et les organisations d'employeurs portent ensemble l'une des plus importantes œuvres sociales de notre pays. Engendrée par une situation de détresse et par un manque éclatant, celle-ci s'est révélée, durant ses cent ans d'existence, être une excellente solution. 
</p><p>Si la Suva est un exemple de réussite, c'est aussi parce qu'au sein de cette organisation, employeurs et travailleurs se concentrent sur leurs intérêts communs et sont en mesure de dépasser l'une ou l'autre de leurs réticences idéologiques. Les résultats de cette collaboration axée sur la recherche de solutions sont là: cent ans de succès pour l'une des œuvres sociales les plus réussies, les plus efficaces et les plus performantes de notre pays. 
</p><h3>Sécurité au travail : dans l'intérêt de tous et toutes </h3><p>L'approche de la Suva est remarquablement simple: elle consiste à impliquer les intéressés. Les salariés ont un intérêt personnel direct à un travail de prévention sans lacunes, une sécurité au travail élevée et une protection de la santé étendue. La collaboration des syndicats au sein de nombreux collèges d'experts de la Suva, du Conseil de la Suva et de la Commission du Conseil, qui a le caractère d'un conseil d'administration, permet de prendre directement en compte les préoccupations et le point de vue des travailleurs. 
</p><p>Il arrive néanmoins que les positions divergent dans certains cas concrets. Les mesures visant à accroître la sécurité au travail entraînent aussi des charges et peuvent provoquer des retards. Dans le cas des " règles vitales " et de la charte " STOP en cas de danger ", tous les intéressés ont parfaitement su élaborer des consignes concrètes qui constituent des mesures de sécurité indispensables. Sur d'autres points, il est plus difficile de trouver un terrain d'entente. Par exemple sur la question de savoir à partir de quand il n'est plus acceptable, voire même carrément dangereux de devoir travailler dehors par des températures glaciales, lorsque le gel et la neige règnent en maîtres. Sur ce plan, nous sommes d'avis qu'on peut faire mieux. 
</p><h3>Syndicats et employeurs : une plus grande crédibilité </h3><p>Mais d'une manière générale, la Suva jouit d'un très large appui parmi la population, justement en raison de l'implication directe des milieux syndicaux et patronaux. 
</p><p>La collaboration des partenaires sociaux au sein de la Suva renforce également la crédibilité de cette dernière dans le monde politique lorsqu'il est question d'assurance-accidents et de sécurité au travail. La dernière révision de la LAA en est un exemple édifiant. Sinon, comment expliquer que le compromis auquel sont parvenus les partenaires sociaux après avoir remis l'ouvrage sur le métier ait passé aussi rapidement la rampe du Parlement, et ce pratiquement sans modifications. La collaboration pratiquée au sein des organes de la Suva et la confiance réciproque qu'elle fait naître ont joué un rôle essentiel. 
</p><p>Sans cette collaboration, des réponses moins satisfaisantes auraient été apportées à nombre de problèmes délicats tels que la catastrophe provoquée par l'amiante. À ce propos, le travail de prévention de la Suva, qui est essentiel, n'est pas seul en cause. Il en va également d'une répartition plus équitable des risques, respectivement des charges liées à l'amiante, entre les branches assurées à la Suva, ce qui sera réalité à partir de l'an prochain grâce à une réassurance interne. Et il s'agit du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante, qui a pu commencer son travail au milieu de l'an dernier avec le soutien actif de la Suva. Enfin, il y a aussi la révision en cours du droit de prescription, dans le cadre de laquelle un compromis porteur d'avenir se profile enfin. 
</p><h3>Ouverture aux services </h3><p>La fondation de la Suva, il y a cent ans de cela, fut une réalisation hors du commun et un acte courageux pendant une période troublée. À l'époque, l'économie suisse était marquée par le développement de l'emploi dans le secteur secondaire. C'est dans la perspective de cette mutation que la Suva a été créée. Le tissu économique a fortement changé au cours des cent dernières années. Alors qu'en 1920, près des trois quarts de la population active travaillaient dans les secteurs primaire et secondaire, plus des trois quarts des personnes occupées exercent aujourd'hui une profession du tertiaire. La Suisse aura toujours un secteur de la construction et une industrie de production. Cependant, l'importance que revêtira la Suva au cours des prochaines décennies dépendra aussi des branches qu'elle sera appelée à assurer. Il faut espérer que, là aussi, des décisions porteuses d'avenir et courageuses seront prises - afin que, dans un siècle, nos descendants puissent faire le bilan de deux cents ans de réussite de la Suva. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5357</guid><pubDate>Tue, 03 Apr 2018 08:53:46 +0200</pubDate><title>Multinationales responsables : l’autodéclaration ne marche pas </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/multinationales-responsables-l-autodeclaration-ne-marche-pas</link><description>Des dispositions efficaces pour assurer le respect des droits humains à portée de main.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'"autodéclaration" est un concept en vogue. Ainsi le Conseil des États a-t-il récemment décidé de renvoyer à la commission une révision déjà passablement modérée de la loi sur l'égalité, la priant d'examiner des alternatives comme des "modèles d'autodéclaration". En clair, les PDG sont censés témoigner par leur signature que dans leur entreprise, les femmes ne sont pas moins bien payées que les hommes - sans obligation de publicité, sans mesures concrètes, et donc sans aucun effet. </p><p>Certains politiciens proches des milieux économiques rêvent de faire pareil avec l'initiative pour des multinationales responsables, qui demande juste que les multinationales suisses respectent scrupuleusement les droits humains et les droits des travailleuses et des travailleurs à l'étranger. Ce qui, pour beaucoup d'entreprises, apparaît comme une évidence est tout bonnement ignoré par de trop nombreuses autres depuis des décennies. À l'étranger, elles prétendent pouvoir agir comme bon leur semble, au mépris des êtres humains et de l'environnement. Que ce soit dans l'exploitation des matières premières, dans les finances, la construction de machines ou l'industrie textile, les violations des droits humains avec une participation directe ou indirecte de sociétés suisses sont malheureusement toujours monnaie courante. 
</p><h3>L'exemple de Glencore </h3><p>Les agissements du premier négociant mondial de matières premières ont déjà fait couler beaucoup d'encre, et chaque fois il a promis de s'amender. Récemment encore, une délégation d'IndustriAll - la confédération internationale des syndicats de l'industrie - a rendu visite aux mines de cobalt de Glencore au Congo. La <a href="http://www.industriall-union.org/fr/rdc-la-mission-dindustriall-constate-que-glencore-maltraite-gravement-ses-salaries-des-mines-de" class="external-link-new-window">mission international</a>e a constaté des "violations des droits humains et du travail systémiques" : des pratiques déplorables en matière de santé et de sécurité, des menaces constantes de renvoi, de la discrimination et du racisme, de faibles rémunérations et de la discrimination salariale. Imperturbable - ou en réaction à ce rapport ? -, Glencore vient de publier pour 2017 un excédent d'exploitation de trois milliards de dollars. Les grands gagnants sont évidemment les nombreux actionnaires de la riche Europe, et surtout de Suisse. 
</p><h3>Une initiative populaire à même d'obtenir la majorité </h3><p>Glencore démontre l'inefficacité de l'autodéclaration de manière exemplaire. En effet, "l'engagement dans la protection de l'environnement, de la défense des droits humains et des droits des travailleurs " compte depuis des années parmi les "valeurs essentielles" de cette entreprise. Pourtant, à intervalles réguliers, des situations scandaleuses sont mises au jour. Voilà pourquoi l'initiative pour des multinationales responsables a été lancée, et pourquoi elle est soutenue par l'écrasante majorité du peuple suisse (voir l'article en allemand du quotidien zurichois <a href="https://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/exklusive-umfrage-deutliche-mehrheit-fuer-konzerninitiative/story/28882582" class="external-link-new-window">Tages Anzeiger</a>. 
</p><p>En ce moment, l'initiative fait l'objet de délibérations au Parlement. La Commission de l'économie du Conseil national a déjà rédigé une contre-proposition reprenant les éléments majeurs. À elle de saisir enfin l'opportunité, ou sa réputation ne sera pas la seule ternie. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5355</guid><pubDate>Wed, 28 Mar 2018 16:54:45 +0200</pubDate><title>Non à une plus grande participation aux coûts dans le domaine de la santé ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-une-plus-grande-participation-aux-couts-dans-le-domaine-de-la-sante</link><description>Une limite franchie depuis longtemps déjà</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, le problème le plus urgent dans le domaine de la santé, c'est son financement antisocial. Or, quelques incorrigibles veulent augmenter la participation des gens aux coûts. </p><p>Le Conseil fédéral vient de présenter son rapport sur l'adaptation automatique des franchises à l'évolution des coûts de l'assurance obligatoire donnant suite à la motion Bischofberger. Pour les assuré(e)s, ce message est une nouvelle désastreuse. À l'avenir, ils devront y aller encore plus de leur poche pour les soins médicaux de base. Et cela, alors qu'en Suisse, la participation aux coûts, qui est de 27 %, atteint un niveau record en comparaison avec les pays de l'OCDE. En Allemagne, les assuré(e)s doivent directement payer eux-mêmes 13 % de ces coûts, et en France, 7 %. Ces chiffres ne tiennent pas compte des effets depuis longtemps aussi insupportables pour de larges couches de la population du système des primes individuelles, également unique en Europe. 
</p><h3>Adaptation automatique des franchises </h3><p>Concrètement, le projet propose d'adapter automatiquement les franchises (aujourd'hui entre 300 et 2 500 francs) à l'évolution des coûts. Il s'agirait par là d'augmenter la " vérité des coûts " et de renforcer la " responsabilité individuelle " des assuré(e)s. Les caisses-maladie et les partis de droite (qui siègent dans les conseils d'administration de ces caisses) semblent s'être mis d'accord sur une chose : la personne qui n'est pas en bonne santé, c'est-à-dire qui doit souvent recourir à un traitement médical et, par conséquent, choisit une franchise basse, cette personne génère inutilement des coûts et se comporte de manière irresponsable. Finalement, cette attitude a pour effet de détruire l'assurance obligatoire solidaire. Les soins médicaux vont devenir une marchandise comme toutes les autres : la personne qui veut des soins s'achètera quelque chose. 
</p><h3>Renoncer à des soins peut aussi être dangereux </h3><p>Cette adaptation de la loi suggère qu'aujourd'hui, les gens courent chez le médecin pour le moindre petit bobo, ce qu'une participation encore plus élevée aux coûts les empêcherait par conséquent à juste titre de faire. Or c'est le contraire qui est vrai ! En Suisse, plus de 20 % de la population renoncent selon l'OCDE à des soins médicaux pour des raisons financières. Et il ne s'agit depuis longtemps plus seulement de cas bagatelle, mais toujours plus d'un renoncement dangereux à des prestations entraînant des coûts importants. Le relèvement automatique des franchises aggravera encore plus ce problème : le libre accès à des soins médicaux de base s'en trouverait automatiquement réduit. 
</p><h3>Pas un mot sur les structures incitatives </h3><p>S'il y a une offre surabondante, ce ne sont pas les assuré(e)s qui en sont la cause, mais des structures incitatives erronées présentes dans un système de santé complexe. Au lieu de s'occuper précisément d'elles, Bischofberger et Cie, se dérobant de ce fait à leurs responsabilités, veulent que la loi prévoie que les coûts soient automatiquement répercutés. Or, d'innombrables mesures immédiatement applicables pour freiner efficacement les coûts sont sur la table : interdire les tarifs abusifs des assurances complémentaires, transposer d'avantage les traitements dans le domaine ambulatoire, introduire un système de prix de référence pour faire baisser le prix des médicaments, renforcer les contrôles des factures, etc. La liste des mesures efficaces permettant d'économiser ni sur le dos des assuré(e)s ni sur celui du personnel soignant est longue. Il y a lieu maintenant de les mettre enfin en œuvre. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5351</guid><pubDate>Fri, 23 Mar 2018 10:20:59 +0100</pubDate><title>Gabriela Medici, nouvelle secrétaire centrale responsable des assurances sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/gabriela-medici-nouvelle-secretaire-centrale-responsable-des-assurances-sociales</link><description>Changement au secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Gabriela Medici (32 ans) a entamé cette semaine ses activités de secrétaire centrale de l'USS responsable du domaine des assurances sociales. C'est à l'unanimité qu'en janvier dernier, le Comité de l'USS a élu la juriste zurichoise à la succession de Doris Bianchi.
</p><p>Gabriela Medici a déjà travaillé en 2010 à l'USS comme collaboratrice scientifique. Elle a terminé ses études par une thèse sur les obligations en matière des droits humains concernant les migrantes qui travaillent comme aides à domicile dans des ménages privés du pays. Dans ses dernières fonctions, elle a dirigé le centre de compétence pour les droits humains de l'Université de Zurich, où elle a aussi donné des cours de droit public.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Gabriela Medici, secrétaire centrale de l'USS, 031 377 01 13 ou 079 242 65 43</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5349</guid><pubDate>Thu, 22 Mar 2018 09:47:08 +0100</pubDate><title>UBER veut duper tout le monde, mais n’y parvient pas ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/uber-veut-duper-tout-le-monde-mais-n-y-parvient-pas</link><description>Numérisation : tous à armes égales grâce au droit du travai</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La série de décisions prises par les autorités sur UBER s'est enrichie d'un nouveau chapitre. Tout récemment, le SECO a décidé qu'UBER, le service de taxis numérique et l'exploitant d'une plate-forme, doit être considéré, relativement à la location de services, comme un employeur. </p><p>Le chat ne renonce jamais aux souris. En plus clair, UBER a sciemment essayé à une nouvelle reprise de tourner les contraintes légales locales pour se créer des avantages par rapport à ses concurrents directs. 
</p><p>UBER avait déjà fait une impression négative aux autorités compétentes en matière de sécurité sociale, ainsi qu'à la SUVA. Sous la pression des syndicats et de travailleurs et travailleuses bernés, les autorités ont dû constater qu'UBER était un employeur tout à fait normal et n'avait de ce fait pas à être traité différemment, par exemple, d'une autre centrale de taxis travaillant avec le téléphone traditionnel et non une application avec géolocalisation. UBER appelle certes les contrats qu'il conclut avec ses conducteurs et conductrices des " mandats ", mais, à proprement parler, on est en présence ici d'indépendance fictive. Résultat de ces conflits : UBER doit verser à ses employé(e)s les cotisations sociales. 
</p><p>Désormais, le SECO affirme également qu'UBER doit respecter les dispositions de protection concernées prévues par le droit suisse. Cette fois, il s'agit du " prêt " de conducteurs et conductrices d'autres entreprises. Là aussi, UBER avait argué, contre toute évidence juridique, qu'il n'était pas un employeur, mais simplement une entreprise utilisant un logiciel. 
</p><h3>Le droit du travail est apte à traiter de la numérisation </h3><p>Ces décisions montrent que le droit suisse du travail est a priori apte à traiter de la numérisation. Mais il est important que les autorités appliquent à tous les mêmes règles et ne favorisent pas les fournisseurs numériques par rapport à ceux qui sont traditionnels. Cela, en particulier lorsque les exploitants de plates-formes tentent de se créer des avantages concurrentiels déloyaux à travers une pseudo-indépendance ! 
</p><p>Sous cet angle, les interventions développées au Parlement pour demander un assouplissement du droit des assurances sociales et du travail (initiatives parlementaires Keller-Sutter et Graber pour la suppression de pans entiers de la loi sur le travail, initiative parlementaire Burkart pour la journée de travail de 17 heures dans le télétravail, postulat du PLR pour la création d'un nouveau statut de travailleur de plate-forme) doivent être considérées comme des tentatives cyniques de déréglementer sur le dos des salarié(e)s. Cet agenda de la déréglementation encourage passablement les moutons noirs de la branche, donc aussi UBER. 
</p><h3>Combler les lacunes de la protection des salarié(e)s </h3><p>L'Union syndicale suisse (USS) mettra tout en œuvre pour empêcher ces dégradations. Ce qu'il faut au contraire, c'est combler les actuelles lacunes de la protection des travailleurs et travailleuses apparues avec la numérisation. Il faut : </p><ul><li>que les autorités lancent une offensive en matière de contrôles concernant le travail au noir numérique et contre les violations du droit du travail ; </li><li>mettre en place des réglementations pour le télétravail là où la protection des travailleurs et travailleuses est lacunaire (p. ex. dans les domaines de la santé et des coûts matériels), ainsi qu'en ce qui concerne la responsabilité ; </li><li>interdire que les contrats de travail conclus avec des exploitants de plates-formes prévoient un arbitrage des litiges à l'étranger. </li></ul><p>La numérisation doit en effet profiter aux salarié(e)s et non leur être préjudiciable. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5345</guid><pubDate>Wed, 21 Mar 2018 15:14:27 +0100</pubDate><title>Le Parlement et les cantons doivent corriger les privilèges des entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-parlement-et-les-cantons-doivent-corriger-les-privileges-des-entreprises</link><description>Message du Conseil fédéral sur « Projet fiscal 17 » : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> La nouvelle mouture de la troisième réforme de l'imposition des entreprises (" Projet fiscal 17 ") présentée par le Conseil fédéral aujourd'hui ne se différencie pas substantiellement du projet rejeté dans le cadre d'un référendum. Cela, en particulier si l'on prend en compte les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées par les cantons. 
</p><p>Pour l'USS, il est clair que le Parlement doit décider d'améliorer ce projet. " Projet fiscal 17 " doit être contre-financé au plan fédéral par les entreprises et les actionnaires. Et les ménages ont besoin d'une composante sociale plus forte, car ils souffrent toujours plus de la hausse du coût de la vie (notamment des primes des caisses-maladies). 
</p><p>Les baisses des impôts sur le bénéfice planifiées et subventionnées par la hausse de la part cantonale au produit de l'impôt fédéral direct (IFD) sont de l'argent jeté par la fenêtre. Les principaux bénéficiaires en seront des entreprises comme les grandes banques qui paient aujourd'hui sans se plaindre leurs impôts ordinaires sur le bénéfice. Le Parlement doit adapter la péréquation financière (RPT) de manière à ce que les baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice ne soient pas intéressantes. Si la part cantonale à l'IFD est relevée, cet argent doit être utilisé à des fins sociales. De plus, l'Union syndicale suisse (USS) attend des cantons qu'ils corrigent leurs projets de baisses excessives des impôts sur les entreprises. 
</p><p>La réforme de l'imposition des couples mariés profitera aux revenus élevés et très élevés. L'emploi des femmes en sera entravé (" déduction pour les couples à un revenu "). C'est pourquoi l'USS y est opposée. Au lieu de ce cadeau fiscal destiné à la classe supérieure, la Confédération doit mieux investir cet argent dans l'accueil extrafamilial des enfants. Le besoin d'agir dans ce domaine est important.
</p><h5> Renseignements: </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5344</guid><pubDate>Wed, 21 Mar 2018 10:47:15 +0100</pubDate><title>Grève générale : recherche, débats, films, théâtre, expos.....</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/greve-generale-recherche-debats-films-theatre-expos</link><description>Aperçu du centenaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 10 novembre prochain, les syndicats, le PS et la Société Robert Grimm organisent une manifestation commune dans l'ancien atelier des CFF à la gare d'Olten. Cent ans plus tôt, le Comité d'Olten avait décidé d'organiser une grève générale à durée indéterminée....</p><p>La grève générale reste d'actualité et constitue une menace puissante pour les anciens opposants des syndicats : au début de l'année, Christoph Blocher a rendu un premier " honneur " au chef de grève Robert Grimm dans son discours de Berchtolds. Cependant, sa tentative de le diffamer a échoué car, grâce au colloque des historiens de l'USS de novembre dernier, les médias étaient déjà si bien informés qu'ils ont pu démontrer le manque d'expertise du tribun UDC.</p><h3>Débat sur de grandes questions</h3><p>Aujourd'hui encore, les experts continuent de débattre intensivement des grandes questions posées par la grève générale. Il s'agit notamment de savoir si elle a été une victoire pour les travailleurs, même si les revendications n'ont pas pu être appliquées immédiatement. Ou si ce fut finalement les forces réactionnaires qui ont été victorieuses, ces mêmes forces qui ont ensuite déterminé le destin de la Suisse. La grève a-t-elle été le dernier recours face à une situation d'urgence ou le résultat de calculs politiques de la direction du PS ? Il n'aurait peut-être même plus été nécessaire de faire la grève, puisque la situation de l'approvisionnement s'était détendue et que la demande d'une plus grande implication de la gauche politique était déjà en bonne voie. Ou encore : les syndicats ont-ils été forcés de faire la grève par des unions ouvrières radicales ou en ont-ils eu la maîtrise ?</p><h3>Publications</h3><p>Unia a publié le livre <a href="https://www.unia.ch/fr/monde-du-travail/de-a-a-z/droits-syndicaux/livre-greves/" class="external-link-new-window">" Les grèves du 21e siècle "</a> à temps, pour le début de l'année de la grève générale. Il rappelle que les grèves font partie des instruments du mouvement syndical et ne sont pas à ranger au musée. Des chercheurs publient de nombreux articles dans des revues scientifiques et des journaux. Une des principales publications sur la grève générale est l'anthologie bilingue de l'Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier (AEHMO) en collaboration avec la revue Traverse qui sortira au début de l'été. Puis, peu après, l'éditeur Hier&amp;Jetzt publiera un volume consacré au projet du Fonds national " Guerre et crise : perspectives historiques sur la Grève générale suisse de novembre 1918, replacée dans l'histoire de la culture, des sexes et des émotions ". Les Universités de Zurich et de Berne organisent en outre des séries de conférences.</p><h3>Pièces de théâtre et films</h3><p>Plusieurs lycées consacrent des journées thématiques et des projets de théâtre scolaire à la grève générale. Un grand projet théâtral réunissant des participants de tous les cantons sera réalisé dans l'ancien atelier des CFF à Olten - les répétitions de " 1918. Ch " ont déjà commencé et la première est prévue pour la mi-août. En février déjà, le documentaire de 90 minutes " Der Generalstreik " de Hansjürg Zumstein a été diffusé à la télévision SRF. RTS et RSI passeront également le film. Un documentaire de Frédéric Hausamann, cofinancé par la RTS, est en cours de réalisation et devrait être diffusé en été. La SRF a fourni aux écoles un vaste matériel pédagogique avec un petit film d'animation sur la grève générale sur Myschool.</p><h3>Expositions</h3><p>Début mars, le Nouveau Musée de Bienne a ouvert ses portes avec " Krieg und Frieden / guerre et paix ", une exposition bilingue sur les événements dans la région horlogère. D'autres musées régionaux, à Schaffhouse, Soleure et Granges, ainsi que le Kornhausforum de Berne suivront. Et enfin, l'exposition du Musée national de Zurich clora cette année de célébrations.</p><h3>Le matériel de l'USS et du PS</h3><p>Le PS sera présent sur les canaux sociaux tout au long de l'année avec la campagne #GrèveGénérale. L'USS présente sur son site Internet consacré à la <a href="http://generalstreik.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">grève générale</a> les informations pertinentes. Des documents originaux s'y trouvent, ainsi qu'une brochure contenant les interventions du colloque du 15 novembre 2017 et une chronologie des événements. La publication, qui compte plus de 100 pages, peut également être commandée gratuitement auprès de l'USS. Une présentation Powerpoint-type sera disponible sous peu. Elle a pour but de permettre aux syndicalistes de soulever plus facilement la question de la grève générale lors d'assemblées. Et cent ans plus tard, le slogan historique pour tous les syndicalistes est : " Fourbissez vos armes ! Réservez le 10 novembre ! Et au plaisir de vous revoir à Olten. "</p>]]></content:encoded><category>La Grève générale</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/2/csm_11-bloch__rosa_sozialarchiv_7fe5eaf323.webp" length="361630" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5343</guid><pubDate>Tue, 20 Mar 2018 16:43:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national veut une baisse inacceptable des PC </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-veut-une-baisse-inacceptable-des-pc</link><description>La Chambre haute doit corriger le tir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Incompréhensible : la réforme des prestations complémentaires (PC) est devenue un pur exercice de démantèlement. Le Conseil des États doit absolument renverser la vapeur.</p><p>L'USS a pris connaissance avec une certaine incompréhension des décisions prises par le Conseil national sur la révision des PC. La Chambre basse n'a même pas réussi à atteindre l'objectif de maintenir les prestations que le Conseil fédéral s'était donné. Bien qu'à l'origine séparée, la proposition absolument nécessaire d'augmenter les maxima pris en compte pour le loyer a été liée au projet de révision des PC. Finalement, la révision prévoit des économies annuelles nettes de plus de 900 millions.</p><h3>Cap sur le démantèlement</h3><p>Parties intégrantes du minimum social d'existence garanti constitutionnellement par le premier pilier, les PC ne doivent pas basculer dans la logique de l'assistance sociale que l'on doit quémander. Avec le contrôle du mode de vie prévu, c'est-à-dire des règles strictes sur le niveau de consommation autorisé et l'utilisation de petites fortunes modestes, c'est exactement ce qui risque de se produire. Le Conseil national a fixé à 25 000 francs (pour les personnes physiques) le forfait autorisé pour la fortune, c'est beaucoup trop bas. Cela signifierait que de nombreux résidents d'EMS, en particulier, ne seraient guère en mesure de faire face aux dépenses personnelles réelles encourues dans de nombreux cantons.</p><p>La réduction de la couverture des primes-maladies est également incompréhensible pour l'USS. Comme elle va jusqu'à 40 %, cela conduira tout d'abord les personnes assurées concernées à avoir encore plus tôt besoin de plus de moyens. En outre, cette mesure devrait raviver la course que les cantons se mènent pour diminuer les subsides à l'assurance-maladie. En plus des bénéficiaires de PC, des ménages modestes entiers souffriront de l'augmentation constante des primes. La décision du Conseil national de calculer le remboursement des primes par les PC en fonction des primes de référence cantonales est encore plus grave. Or, dans pratiquement tous les cantons, la prime de référence est nettement inférieure à la prime moyenne actuellement prise en compte -- dans de nombreux cantons, la différence est en moyenne de 30 % !</p><h3>Loyers : virage pervers</h3><p>Mais ce n'est malheureusement pas tout : l'adaptation attendue depuis longtemps des maxima pris en compte au titre du loyer dans les PC, c'est-à-dire leur augmentation, n'a pas seulement été affaiblie par le Conseil national, elle a en fait été abolie. Les loyers ont augmenté de 24 % depuis 2001 (année de la dernière adaptation), toutefois, l'adaptation des maxima ne devrait même pas atteindre 5 % en moyenne. Et encore, avec une porte dérobée permettant aux cantons de réduire les nouveaux maxima d'un montant forfaitaire de 10 %. Combinées, ces deux mesures conduisent à une diminution moyenne (!) du loyer maximum pris en compte de 6 % ! Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'un hausse de ces maxima soulagerait notablement les cantons, car cela éviterait de coûteuses admissions en homes pour personnes âgées. C'est d'autant plus vrai pour les logements encadrés pour lesquels le Conseil national a refusé une aide de 90 millions de francs prévue au départ.</p><h3>Point positif : les chômeurs et chômeuses âgés restent dans leur caisse de pension</h3><p>Du point de vue syndical, la seule décision positive est d'avoir permis aux chômeurs et chômeuses de plus de 58 ans de rester dans leur caisse de pension. Cette décision va également dans la bonne direction en vue des tractations à venir sur la révision de la LPP. En ce qui concerne la prévoyance professionnelle, tous les assuré(e)s retraités doivent pouvoir continuer à retirer leur capital. Heureusement, le Conseil national a rejeté l'interdiction de retrait du capital prévue par le Conseil fédéral et le Conseil des États - cette interdiction étant toutefois complétée par la sanction inacceptable d'une réduction forfaitaire de 10 % des PC annuelles en cas de retrait du capital. Des corrections massives sont maintenant nécessaires au Conseil des États. Les sénateurs et sénatrices ne doivent pas permettre de telles réductions du minimum social d'existence à la retraite et en cas d'invalidité. En effet, à plus long terme, ce sont à nouveau les cantons qui devraient compenser ces baisses en augmentant leurs dépenses sociales.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/9/a/csm_171120_SGB_reto_wyss.0010_a2e1b34ee1.webp" length="160380" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5341</guid><pubDate>Tue, 20 Mar 2018 08:45:32 +0100</pubDate><title>Décès de Benno Hardmeier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/deces-de-benno-hardmeier</link><description>Il a déterminé le sort de l’USS pendant 30 ans.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Benno Hardmeier est décédé le 14 mars 2018. Benno a été une figure marquante de l’USS dans la seconde moitié du 20e siècle. De 1960 à 1990, il occupait un poste de secrétaire central de l’USS.</p><p>Benno, né en 1930, était issu d'une famille sociale-démocrate de Winterthour. Il a complété ses études économiques par une thèse sur «&nbsp;L'histoire des idées sociales-démocrates en Suisse de 1920 à1945&nbsp;». A partir de 1957, Benno a travaillé dans le service social des usines Hoesch à Dortmund. En 1959, il a été élu secrétaire central du PS. L’USS l’a recruté une bonne année plus tard. Benno a répondu à l'appel, car il voulait, selon ses propres termes, faire usage des «&nbsp;possibilités de façonner la politique économique&nbsp;».
</p><p>Pendant ses 30 ans à l’USS, Benno a été responsable de la politique économique générale. Il s’est surtout occupé de la politique agricole, énergétique et des consommateurs, domaines qu’il a façonnés. Il a été l'un des chefs de file de la campagne pour l'initiative pour la participation, qui a été rejetée par le peuple en 1976. Alors qu’il a longtemps été en faveur de l'énergie nucléaire, il a changé d’avis après la catastrophe de Tchernobyl et préconisé un changement de politique énergétique au sein de l’USS. Pendant 10 ans, il a été rédacteur en chef de «&nbsp;Gewerkschaftliche Rundschau&nbsp;». Il a également écrit plusieurs articles sur l'histoire des syndicats. Ses textes étaient fluides, compréhensibles et solides, tout en ne perdant pas de vue l’essentiel. 
</p><p>Mais nous nous souvenons aussi de Benno le musicien dans le privé. Quand il jouait de l'alto ou du violon dans un quatuor, au service du son et de l'harmonie, c'était alors par pur plaisir du collectif - et collectivement. Et une image, pour ainsi dire, de la maxime qui a accompagné son long engagement dans la politique syndicale. 
</p><p>Pour cela aussi, Benno, nous souhaitons te remercier. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5339</guid><pubDate>Thu, 15 Mar 2018 10:11:53 +0100</pubDate><title>La BNS doit agir : le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-agir-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la BNS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'économie mondiale est en pleine reprise. La Suisse aussi suit progressivement la même voie. Cela, également parce que le franc s'est tendanciellement affaibli. Il y a une année, le taux de change était encore de 1,07 franc pour 1 euro. Mais le franc reste fortement surévalué. Selon des estimations faites avec divers modèles, il apparaît que le taux de change équitable franc-euro est de l'ordre de 1,25 franc à 1,35 franc pour 1 euro. Cette situation a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture devrait être tendanciellement plus forte à l'étranger qu'en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse et plus à l'étranger. Avec les conséquences négatives que cela aura sur l'emploi, aujourd'hui et demain.
</p><p> C'est une bonne chose que la Banque nationale suisse (BNS) maintienne les taux d'intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des devises. L'Union syndicale suisse (USS) attend cependant d'elle qu'elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5337</guid><pubDate>Wed, 14 Mar 2018 08:58:00 +0100</pubDate><title>Paul Rechsteiner quitte la présidence de l’USS fin novembre </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/paul-rechsteiner-quitte-la-presidence-de-l-uss-fin-novembre</link><description>Changement de génération en vue à la direction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Après 20 ans d'intense activité, Paul Rechsteiner quitte son poste de président de l'USS à fin novembre.</p><p>" C'est le bon moment pour procéder à un changement de génération. " L'USS se porte bien : la coopération entre les fédérations fonctionne et le secrétariat, sous la direction de Daniel Lampart, fait un excellent travail ", explique Paul Rechsteiner pour motiver sa décision.
</p><p>Paul Rechsteiner a été élu président à l'automne 1998. A l'heure où les préoccupations sociales étaient soumises à une pression considérable, il plaida en faveur d'une politique syndicale offensive. L'une des grandes réussites de sa présidence est la protection des salaires par les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes. Elles étaient la condition pour que les syndicats soutiennent les accords bilatéraux avec l'UE. Les mesures d'accompagnement ont contribué à ce que la protection apportée par les conventions collectives de travail puisse être étendue en Suisse. Ce qui va à l'encontre de la tendance dans toute l'Europe.
</p><p>La campagne " Pas de salaires au-dessous de 3000 francs " lancée au tournant du millénaire a été couronnée de succès. Cela a entraîné des hausses salariales importantes dans le secteur des bas salaires. Et ce à un moment où les programmes Hartz I-IV en Allemagne voisine créaient un secteur à bas salaires. L'initiative populaire " sur des salaires minimums " (salaires minimums de 4000 francs), lancée par les syndicats en 2010, a ensuite échoué en votation. Mais en réalité, un salaire minimum informel de 4 000 francs s'est de plus en plus imposé.
</p><p>Dans le domaine de la politique sociale, des progrès ponctuels ont été réalisés dans certains domaines. Mais il convient surtout de souligner les importantes victoires remportées contre des tentatives de démantèlement. Les essais répétés de réduire les retraites, par exemple, ont échoué à cause de la résistance des syndicats. Il n'a toutefois pas été possible d'obtenir de meilleures rentes AVS. La demande reste toutefois pendante.
</p><p>Au cours de ses 20 années de présidence, Paul Rechsteiner a réussi à promouvoir la coopération des fédérations réunies au sein de l'USS et à unir leurs forces pour des intérêts communs. Aussi sous forme d'initiatives, de référendums, de manifestations et de campagnes. Pendant cette période, l'USS s'est également ouverte à des associations professionnelles et des organisations d'employé(e)s.
</p><p>Le Comité présidentiel de l'USS, qui réunit les présidences des plus grandes fédérations, se félicite que Paul Rechsteiner soit candidat pour un troisième mandat au Conseil des Etats de Saint-Gall à l'automne 2019. Les délégué(e)s décideront de son successeur au Congrès de l'USS (30.11. -1.12.18). Les vice-présidents de l'USS, Vania Alleva et Giorgio Tuti, se chargeront de concevoir le processus de succession de Paul Rechsteiner et seront soutenus par la direction du secrétariat de l'USS.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, vice-présidente, 079 620 11 14</li><li>Giorgio Tuti, vice-président, 079 221 45 64</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5335</guid><pubDate>Mon, 12 Mar 2018 12:10:58 +0100</pubDate><title>Modifications d&#039;ordonnances relatives à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative &amp; sur l’intégration des étrangers, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modifications-dordonnances-relatives-a-l-admission-au-sejour-et-a-l-exercice-d-une-activite-lucrative-sur-l-integration-des-etrangers-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5331</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2018 12:45:29 +0100</pubDate><title>Consommateurs et salarié(e)s enfin mieux protégés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/consommateurs-et-salarie-e-s-enfin-mieux-proteges</link><description>Le Conseil national se prononce pour un délai de prescription plus long</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 7 mars, le Conseil national, et c'est réjouissant, a suivi sa commission lors du débat sur le droit de la prescription dans le Code des obligations (CO) et s'est prononcé pour un délai de 20 ans. Un pas dans la bonne direction pour satisfaire aux normes minimales du droit international.</p><p>Selon le CO, le délai de prescription est aujourd'hui de dix ans seulement. Un délai aussi court ne tient pas compte des risques encourus actuellement par la santé, notamment avec le travail. De fait, beaucoup de dommages ne peuvent être constatés chez les victimes qu'après 10 ans. Ou des maladies ne se déclarent souvent qu'après 12 ou 15 ans. On le voit d'une manière particulièrement claire et choquante avec les victimes de l'amiante qui ne sont souvent tombées malades qu'une décennie après leur exposition à cette substance. 
</p><p>Dans de tel cas, le droit suisse ne prévoit aucune possibilité d'intenter une action au civil. Actuellement, les victimes civiles ou professionnelles de l'amiante ne peuvent légalement pas rendre quelqu'un responsable de leur problème. Une lacune que la Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) a aussi critiquée. Cela fait quatre ans déjà qu'elle a clairement affirmé qu'un délai de prescription de dix ans était en contradiction avec la Convention européenne des droits de l'homme. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) partage cet avis. Les syndicats estiment qu'il faut résoudre la question du droit de prescription de manière neutre sur le plan technologique, mais dans l'intérêt des victimes. Le meilleur moyen de le faire est de travailler avec des délais de prescription relatifs courts ne s'ouvrant qu'à partir du moment où le dommage est constaté. 
</p><p>Le Conseil national a toutefois voulu maintenir des délais de prescription absolus. En décidant un relèvement modéré de la prescription à 20 ans (deux fois plus qu'aujourd'hui), il a choisi le strict minimum afin de satisfaire aux normes techniques et du droit international. Les victimes, par exemple les salarié(e)s ou les consommateurs et consommatrices, pourraient ainsi porter plainte pendant une période plus longue pour des dommages qui n'auraient été constatés que tardivement. L'USS salue cette prolongation. 
</p><p>L'USS signale en outre l'importance du fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante créé pour gérer cette catastrophe sanitaire, un fonds qui est en rapport avec la modernisation du droit de prescription. Les premières personnes ont déjà été indemnisées, mais il manque toujours de moyens financiers pour le doter correctement. Ce serait en premier lieu à l'économie de passer des paroles aux actes et de garantir son financement. De plus, les syndicats s'engagent pour un renforcement de la prévention et pour que les dispositions sur l'analyse de la présence ou non d'amiante et son élimination lors de transformations ou de démolitions de bâtiments soient appliquées de manière plus stricte. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5330</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2018 11:12:48 +0100</pubDate><title>Le peuple a parlé, les politiques continuent de se déchaîner</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-peuple-a-parle-les-politiques-continuent-de-se-dechainer</link><description>Après le non à No Billag, que se passe-t-il avec le service public ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">&nbsp;71,6 %de non à l'initiative No Billag ! Un résultat on ne peut plus clair pour une initiative aux intentions claires comme de l'eau de roche, et qui aurait brisé la nuque à l'émetteur financé avec la redevance. Difficile de faire mieux, devrait-on penser.</p><p>Mais à peine les locaux de vote étaient-ils fermés et les premières projections articulées que déjà, les politicien(ne)s se bousculaient à nouveau devant les micros pour dire haut et fort où, selon eux, la SSR devait être mise au régime et comment il fallait une bonne fois lui donner des limites. Le même jour, la direction de la SSR annonçait les grands axes d'un programme d'économies à hauteur de 100 millions de francs. 
</p><p>Que se passe-t-il donc avec le service public ? De toute évidence, la population le veut. Les entreprises et les politiques donnent par contre un tour de vis en matière d'offre, d'emplois et de coûts. Sont concernés les CFF, la Poste et Swisscom. Des milliers d'emplois sont supprimés, le trafic ferroviaire intérieur de marchandises est massivement réduit, des points de vente des CFF et des offices de poste sont fermés. Et bien que les citoyen(ne)s mettent leur véto aux privatisations et externalisations, comme ce dernier dimanche de votation l'a à nouveau montré de manière exemplaire avec les services industriels de Windisch et Kölliken, les politiques, pas du tout impressionnés, continuent à faire de la propagande pour elles. 
</p><p>CarPostal triche-t-elle pour toucher trop de subventions ? À privatiser ! Il faut plus de concurrence ! La distribution d'eau dans le canton de Zurich ? Désormais partiellement privatisée. L'approvisionnement en électricité ? À absolument libéraliser intégralement ! Des millions de dettes à l'hôpital communal de Triemli ? Externalisation immédiate ! Quel que soit le problème que connaisse tel ou tel service public, la cure à prescrire est toujours la même. Le peuple est-il incorrigible ? Étonnée, la rédactrice en chef du " Tages-Anzeiger " constate, vu le résultat fait par No Billag, que, pour les gens, une institution comme la SSR est " manifestement plus importante que la maxime économique de base selon laquelle on ne paie que ce que l'on consomme ". 
</p><p>Le peuple s'est donc montré irrationnel lors de cette votation. Peut-être est-il sentimental ? Qui plus est, notons que cette maxime de base n'existe absolument pas. Contrairement aux expériences montrant qu'un service public financé uniquement de manière commerciale ne peut proposer qu'une offre misérable. Si l'on cherche à savoir en quoi la plus grande concurrence et les privatisations ont amélioré concrètement le service public, on ne trouve pas grand-chose. 
</p><p>Il y a à peine deux ans, une autre initiative est passée en votation, l'initiative " En faveur du service public ". Elle était formulée en termes équivoques et sa mise en œuvre aurait pu entraîner beaucoup de bagarres avec un Parlement favorable aux privatisations. Les syndicats l'ont combattue, mais à l'époque aussi, il est devenu clair avant la votation que la population veut un contrôle fort de la part des pouvoirs publics, elle veut un approvisionnement en services qui soit abordable et de qualité dans toutes les régions du pays. 
</p><p>Depuis lors, cela n'a fait que s'accentuer. La colère suscitée par les fermetures d'offices de poste doit être comprise comme un symptôme. Ce n'est pas de la sentimentalité, et pas seulement non plus de la solidarité avec les aîné(e)s qui ont besoin de guichets. C'est la certitude qu'un approvisionnement dans l'ensemble du pays, avec des prestations de service public abordables représente une valeur inestimable, économiquement parlant aussi. Pas question de se mettre à démanteler si l'on n'a pas de solution de rechange convaincante ! 
</p><p>Il va de soi que la SSR doit relever les défis de notre temps et de la numérisation et aménager en conséquence son offre avant tout dans le domaine en ligne. Mais les politicien(ne)s qui ne veulent aujourd'hui que démanteler et réduire l'offre de la SSR devraient mieux réfléchir. Le volume de l'approvisionnement en médias que nous aurons demain dépendra toujours dans une grande mesure de l'offre d'un émetteur financé par une redevance. Et celle-ci est la base d'une société informée et majeure. Et les politicien(ne)s ont besoin de cette dernière, non ? </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5329</guid><pubDate>Fri, 09 Mar 2018 09:57:08 +0100</pubDate><title>Discrimination salariale : les femmes en colère</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/discrimination-salariale-les-femmes-en-colere</link><description>La politique d&#039;obstruction du Conseil des États met les femmes en colère, de la gauche jusqu&#039;à la droite</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une année après le tricotage de bonnetS devant le Palais fédéral et la Marche des femmes, la majorité du Conseil des États ne reconnaît toujours pas les signes du temps et renvoie en commission une révision déjà amaigrie de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes pour la rendre encore plus maigre. Cette politique d'obstruction met très en colère les femmes, de la gauche jusqu'à la droite. </p><p>Il y a une année, les femmes ont tricoté des bonnets roses devant le Palais fédéral, manifestant par là dans la bonne humeur contre le fait qu'au plus tard depuis Trump, la discrimination à leur encontre était redevenue " admissible ". Le 19 mars 2017, 15 000 personnes ont, à l'occasion de la Marche des femmes à Zurich, fait descendre dans la rue les " pussy hats ", ces petits bonnets roses avec des oreilles de chat, et fait entendre leurs protestations contre la discrimination. L'originalité de ces actions n'est pas parvenue à cacher la grande colère qui habite les femmes, une colère contre le sexisme, la discrimination et la haine. 
</p><p>L'appel des femmes date d'une année et la colère a encore grandi depuis lors. En effet, l'économie et les politiques jouent les autruches pour ne pas devoir prendre en compte les revendications des femmes. Ainsi, le 28 février, le Conseil des États débattait du projet présenté par le Conseil fédéral pour mettre en œuvre l'égalité salariale, un projet déjà fortement écorné par la commission préparatoire de la Chambre des cantons. L'espoir que cette version amaigrie passe quand même le cap des délibérations était intact. Mais la rapporteuse de la commission, la conseillère aux États PDC Anne Seydoux-Christe, les conseillères nationales présentes dans la salle et les visiteuses, dont des représentantes de l'Union syndicale suisse (USS), qui avaient rempli les tribunes à ras bord durent assister sidérées au renvoi en commission du projet, sous des prétextes cousus de fil blanc. Cela, sur proposition de Konrad Graber, le collègue de parti d'Anne Seydoux-Christe. Premièrement, les mesures proposées ne seraient pas efficaces et devraient donc être durcies et, secondement, il faudrait examiner des modèles pour des mesures volontaires. 
</p><p>Les hommes du PLR, du PDC et de l'UDC ne se sont pas beaucoup inquiétés du fait qu'en la matière, des mesures volontaires sont tout le contraire d'un durcissement. Ils ont montré leur force parce qu'ils le pouvaient. Ce n'était pas une alliance de droite, mais une alliance d'hommes. En vain, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga signala qu'après des décennies d'inefficacité, les mesures volontaires avaient tout simplement fait leur temps. La majorité des conseillers aux États parut uniquement contente de pouvoir torpiller les mesures pour l'égalité des salaires sans avoir à reconnaître ne pas en vouloir du tout. Ainsi, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture, y compris le président de l'USS, Paul Rechsteiner, qui en est membre, se trouve maintenant, après trois discussions approfondies à ce sujet, face à la tâche ingrate de remplir, lors d'une nouvelle séance le 19 avril, un mandat comportant des demandes les plus contradictoires. 
</p><p>Pour les femmes, le temps du tricotage de bonnets est passé. Des femmes des syndicats aux politiciennes de droite, elles ont perdu patience et réclament haut et fort ce qui leur est dû. C'est devenu évident lors de la journée internationale de lutte des femmes, le 8 mars. Soutenues par les partis et les organisations féminines, les femmes des syndicats ont appelé à des manifestations à Genève, Aarau et Berne. Mille personnes en colère sont venues. 
</p><p>Mais la lutte va bien au-delà du 8 mars et touche bien plus que le camp de la gauche. L'organisation féminine faîtière <a href="https://www.alliancef.ch/index.php/de/projekte/68-lohngleichheit" class="external-link-new-window">alliance F</a> dénonce publiquement un Conseil des États favorable aux discriminations avec le hashtag #nichtmeinStänderat (pas mon Conseil d'État), les <a href="http://www.femmes-pdc.ch/2018/03/02/1896/" class="external-link-new-window">femmes du PDC</a> attaquent frontalement et même celles du PLR twittent en des termes inhabituellement tranchants contre la décision de la Petite Chambre. Les syndicats de l'USS vont poursuivre leur combat pour des contrôles et des sanctions. Le prochain moment fort sera le 1er Mai, lors duquel nous demanderons : l'" Égalité salariale. Point final ! </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5327</guid><pubDate>Thu, 08 Mar 2018 13:37:48 +0100</pubDate><title>Contre le mépris affiché pour l’égalité des sexes : l’égalité salariale, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/contre-le-mepris-affiche-pour-l-egalite-des-sexes-l-egalite-salariale-maintenant</link><description>Journée internationale de la Femme</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> " L'égalité salariale, maintenant ! ", c'est là le slogan de nombreuses manifestations et événements qui ont lieu ce jeudi, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme. Au centre, la critique de la décision prise par le Conseil des États de renvoyer aux calendes grecques des mesures efficaces de lutte contre les inégalités de salaire entre femmes et hommes. </p><p>À Berne, environ 1 000 femmes ont manifesté à midi contre cette tactique dilatoire inacceptable qui a pour seul but de cacher que la majorité de la Chambre des cantons veut surtout ne rien entreprendre contre la discrimination salariale persistante des femmes. Lors de la manifestation organisée par les groupes d'intérêt Femmes des sections de Berne, Berner-Oberland et Oberaargau-Emmental d'Unia et soutenue par l'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations ainsi que nombre d'organisations féminines, les femmes ont clairement fait savoir que les mesures volontaires des entreprises ne suffisent pas pour remplir dans un avenir prévisible le mandat constitutionnel de l'égalité salariale. L'approche volontariste est inadéquate ici, comme l'échec du Dialogue sur l'égalité des salaires l'a montré, une petite dizaine d'entreprises seulement ayant fait contrôler dans ce cadre leurs structures salariales sous l'angle de la discrimination des femmes. 
</p><p>37 années après que les Suissesses et les Suisses eurent inscrit dans la Constitution fédérale le principe du " salaire égal pour un travail de valeur égale ", il est plus que temps que la révision en cours de la loi sur l'égalité prévoie des contrôles obligatoires et des instruments de mise en œuvre de l'égalité salariale. Le Parlement doit faire en sorte, avec cette révision, que le mandat constitutionnel soit enfin appliqué. 
</p><p>En début de soirée, d'autres manifestations et événements sont organisés à Aarau, Genève et dans d'autres villes du pays à l'occasion de la Journée internationale de la Femme. À Aarau, on manifestera en particulier aussi contre la fermeture du bureau de l'égalité décidée par le gouvernement et le parlement du canton. Cette décision illustre, comme celle du Conseil des États, le mépris affiché par les milieux politiques dominés par les hommes à l'égard de la question de l'égalité des sexes. Cela, alors qu'aujourd'hui aussi, la différence entre les salaires des femmes et ceux des hommes qui ne s'explique pas par des critères objectifs comme le niveau de formation ou la position dans la hiérarchie de l'entreprise se monte à 7,3 %. Et que cette discrimination a une incidence négative sur le montant des rentes touchées par les femmes une fois à la retraite. L'USS et ses fédérations intensifieront leur lutte contre la discrimination des femmes et placent le 1er Mai sous le slogan " Égalité salariale. Point final!".
</p><h5> Renseignements: </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Simeon Seiler, secrétaire syndicale, Unia Berne </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5324</guid><pubDate>Sun, 04 Mar 2018 12:19:40 +0100</pubDate><title>Un attachement clair à des médias de service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/un-attachement-clair-a-des-medias-de-service-public</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La fin de non-recevoir claire opposée à l'initiative No Billag montre à quel point la population est attachée à des émetteurs radio et TV tenus de remplir un mandat de service public. En contrepartie, ceux-ci sont tenus de présenter les événements de manière globale et fidèle ainsi que de refléter la diversité des opinions. Il leur appartient également de contribuer à la libre formation de l'opinion, au développement culturel et au divertissement. C'est leur mandat constitutionnel qui le dit. En ce qui concerne la politique des médias, il faut viser à garantir et développer la qualité. Les interventions politiques qui veulent baisser encore plus la redevance et couper dans les programmes de la SSR doivent être rejetées. À cause du nouveau plafonnement à 1,2 milliard de francs du produit de la redevance, cette dernière devra déjà supprimer des prestations. Au lieu de démanteler encore plus, il faut orienter l'offre en fonction des défis que pose actuellement le monde numérisé des médias. 
</p><p>Que cette initiative dévastatrice ait été rejetée aussi nettement dans les urnes par plus de 70% de non soulage et réjouit l'Union syndicale suisse (USS). Ainsi, des milliers d'emplois et donc l'existence de milliers de personnes actives dans ce domaine ont été sauvés. 
</p><p>Cette votation donne à la SSR et aux émetteurs privés financés à travers la redevance un mandat clair, celui de fournir plus de service public et de se démarquer à l'avenir davantage des émetteurs purement commerciaux. Ils doivent aussi offrir des conditions de travail qui permettent de faire un journalisme de qualité. Le verdict des citoyen(ne)s ne diminue par les exigences auxquelles les émetteurs de service public doivent satisfaire. Elles sont à juste titre élevées et doivent aussi le rester. 
</p><p>Le Conseil fédéral va présenter sous peu une loi sur les médias censée garantir à long terme le financement et la qualité des médias électroniques. L'USS défend l'idée que les médias en ligne doivent aussi être encouragés. Il est " minuit moins cinq " pour des médias de qualité en Suisse ! Les éditeurs, qui contribuent, pour une part au moins aussi importante que les émetteurs financés à travers la redevance, à approvisionner la population en informations doivent arrêter de faire du blocage. Ils refusent d'encourager le journalisme et, ces derniers temps, n'ont fait parler d'eux qu'à cause de la suppression d'emplois dans les rédactions. Pour disposer d'un service public suffisant, la Suisse a besoin de deux piliers : les médias électroniques et la presse écrite. Cela, au bénéfice d'une population informée et capable de prendre des décisions. Et aussi au bénéfice d'une démocratie vivante. 
</p><p>Le oui net au régime financier doit aussi être compris comme l'expression claire d'un attachement aux services publics. La population veut que la Confédération fournisse un service public de qualité et est prête à payer pour cela. Ce verdict des urnes montre également qu'il serait vraiment temps d'inscrire définitivement l'impôt fédéral direct dans la Constitution fédérale.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des médias, 079 744 93 90</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-5322</guid><pubDate>Fri, 02 Mar 2018 15:36:22 +0100</pubDate><title>Les problèmes de la prévoyance vieillesse ne sont pas résolus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-problemes-de-la-prevoyance-vieillesse-ne-sont-pas-resolus</link><description>Réforme des retraites: l&#039;USS commente les grands axes du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les rentes du 2e pilier baissent. Et une part toujours plus grande de l'AVS sert à payer les primes-maladie et les dépenses de santé. Tels sont les grands problèmes de la prévoyance vieillesse suisse. Les grands axes fixés aujourd'hui par le Conseil fédéral n'y répondent pas. Au contraire, avec la hausse proposée de l'âge de la retraite des femmes, celui-ci créera de nouveaux problèmes.
</p><p>C'est quand même une bonne chose que le Conseil fédéral propose un financement supplémentaire de l'AVS plus conséquent que Prévoyance vieillesse 2020. Cela donnera plus de marge à l'AVS et réduira la pression sur les prestations. L'Union syndicale suisse (USS) préfère toutefois une augmentation des cotisations salariales à une hausse de la TVA.
</p><p>Pour l'USS, il est clair que les problèmes actuels de la prévoyance vieillesse ne pourront être résolus qu'en augmentant les rentes AVS. L'USS refuse le relèvement de l'âge de la retraite des femmes.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5319</guid><pubDate>Wed, 28 Feb 2018 13:09:04 +0100</pubDate><title>Égalité salariale: le Conseil d’État malmène les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-le-conseil-d-etat-malmene-les-femmes</link><description>La révision de la loi sur l&#039;égalité renvoyée aux calendes grecques</description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité du Conseil des États refuse de remplir ses obligations en matière de lutte contre les inégalités de salaires entre femmes et hommes. Elle a renvoyé la révision de la loi sur l’égalité aux calendes grecques. La décision du Conseil des États de, certes, entrer en matière mais de renvoyer le projet à la commission pour qu’elle examine des mesures volontaires est hypocrite et scandaleuse. Les entreprises ont en effet eu suffisamment de temps et de possibilités pour appliquer l’égalité salariale. Depuis que le Dialogue sur l’égalité a échoué, l’époque du volontariat est depuis belle lurette terminée. Cette décision n’a donc qu’un seul objectif&nbsp;: empêcher de prendre des mesures pour mettre en œuvre le principe de l’égalité salariale ou pour les retarder. C’est un affront envers toutes les femmes professionnellement actives en Suisse. 
</p><p>Alors que les Suissesses et les Suisses ont inscrit le principe d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail égal&nbsp;» dans la Constitution depuis 37 ans, il est plus que temps d’instaurer des contrôles et des instruments de mise en œuvre obligatoires. L’Union syndicale suisse et ses fédérations invitent les conseillers et conseillères aux État à renoncer rapidement à leurs manœuvres dilatoires et à enfin honorer le mandat constitutionnel avec le sérieux qu’il convient. &nbsp;
</p><p>La décision du Conseil des États montre que les demandes politiques féminines sont en très mauvaise posture. C’est choquant&nbsp;: il faut lutter durement pour le moindre petit progrès. L’USS et ses fédérations mènent cette lutte depuis des années. Elles vont l’intensifier. Le 8 mars déjà, lors de la Journée internationale de la femme, nous augmenterons la pression avec des actions sur la place publique. L’USS a également choisi cette année de placer l’égalité salariale au centre de la Fête du travail. Le slogan « Égalité salariale. Point final&nbsp;!&nbsp;» rappelle sans équivoque au Parlement qu’il doit réaliser le mandat constitutionnel. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale en charge de l’égalité de l’USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5316</guid><pubDate>Mon, 26 Feb 2018 14:06:06 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur les allocations familiales (LAFam)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-la-loi-sur-les-allocations-familiales-lafam</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5313</guid><pubDate>Thu, 22 Feb 2018 11:23:12 +0100</pubDate><title>Les droits fondamentaux des sans-papiers foulés aux pieds</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/les-droits-fondamentaux-des-sans-papiers-foules-aux-pieds</link><description>Le Conseil national doit suivre l’exemple genevois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis une année, le canton de Genève fait des expériences positives avec l'opération Papyrus. Celle-ci veut faciliter la vie des personnes dépourvues de statut de séjour. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) fonce brutalement par contre dans la direction opposée.</p><p>Le 7 mars, le Conseil national traitera la motion " Pour une législation cohérente sur les sans-papiers " de la CSSS-N. En contradiction avec son nom, celle-ci ne veut pas améliorer la sécurité sociale des sans-papiers, mais la faire voler en éclats. Ainsi, des personnes sans papiers perdraient demain leur droit légal aux prestations des assurances sociales et, en cas de maladie, ne disposeraient plus que d'un service financé par l'État, avec annonce aux autorités de la migration en cas de traitement.</p><p>Le droit à la formation aussi devrait être touché. Les enfants sans papiers scolarisés devraient également être annoncés aux autorités. Ce qui se passerait si le Parlement acceptait cette funeste motion est évident : par peur d'être découverts, les sans-papiers n'enverraient plus leurs enfants à l'école et ne demanderaient plus d'assistance médicale. Et le travail au noir s'en trouverait encouragé, car l'illégalité ne diminue pas la demande de force de travail.</p><p>Avec ces idées, la CSSS-N foule aux pieds les droits fondamentaux d'une partie importante de la population. C'est d'autant plus effrayant que seuls les socialistes, les Vert(e)s et une PDC se sont opposés à cette motion. De quoi se demander où sont restés le C des élu(e)s PDC, de L des verts-libéraux et le D des représentant(e)s du Parti bourgeois démocratique. La motion fait fi des valeurs chrétiennes. Elle n'est ni libérale ni digne d'une démocratie qui doit aussi défendre les intérêts des minorités sans droit de vote.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) demande au Parlement qu'il défende l'ensemble de la population et ne prive pas des personnes sans droit de vote de leurs droits fondamentaux. La Suisse doit au contraire suivre l'exemple genevois et régulariser la situation des personnes sans statut de séjour, au lieu de les criminaliser encore plus.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/f/8/csm_SansPapier-Alain-Cour_Foto-Fernand-Melgar_cc-by-sa_ab055b23bb.webp" length="170946" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5308</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:20:54 +0100</pubDate><title>Service public : test de stress parlementaire </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/service-public-test-de-stress-parlementaire</link><description>Débats sur les transports, la Poste, la SSR et le personnel de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de cette session, le Conseil national s'occupera de quatre objets qui touche le service public. Ils concernent le transport de personnes et de marchandises, la SSR, la Poste et le personnel de la Confédération. </p><h3>Transports </h3><p>Avec l'organisation de l'infrastructure ferroviaire (OBI), c'est un poids lourd qui passera pour la deuxième fois au Conseil national le 27 février. Lors de la session d'automne, ce dernier avait renvoyé le projet au Conseil fédéral, le chargeant d'examiner entre autres l'externalisation de CFF Cargo. Mais le Conseil des États, lui, y tenait. Entre-temps, le gouvernement a proposé, dans son rapport sur les possibilités de développement de CFF Cargo, d'élargir l'actionnariat de cette entreprise de transport de marchandises sur rail pour lui permettre de mieux s'imposer sur un marché âprement disputé. La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N) propose maintenant au Conseil national de passer à la discussion par article. Elle veut en outre ajouter une disposition permettant d'autoriser les autocars grandes distances s'ils ne concurrencent pas de manière essentielle le trafic ferroviaire à longue distance et concurrencent dans une moindre mesure le trafic régional de voyageurs (art. 9 loi sur le transport de voyageurs). En octroyant une concession à l'entreprise Domo, l'Office fédéral des transports (OFT) a contourné le processus démocratique. Il est donc d'autant plus important que le Conseil national reprenne le leadership sur cette question. Car d'autres demandes de concession ont déjà été faites par des entreprises d'autocars. En outre, l'USS soutient cette proposition qui n'a été faite que grâce à la voix prépondérante de la présidente de la commission. Ferme, la CTT-N demande également au Conseil fédéral de proposer, en raison de la situation réelle dans les villes du pays, une conception pour les terminus de bus qui faciliterait des solutions multimodales en matière de trafic, sans augmenter les embouteillages déjà existants à proximité des gares. Après le passage en force de l'OFT, c'est devenu encore plus urgent, car la pression sur des arrêts centraux de bus dans les villes s'accentue énormément. 
</p><h3>Médias </h3><p>Le destin de service public dans les médias se jouera avec la votation du 4 mars. Mais indépendamment de " No Billag ", la pression sur la SSR est très élevée. Déjà lors de la dernière session, le Parlement a traité de nombreuses interventions qui visaient à imposer des garde-fous au Conseil fédéral concernant la nouvelle loi sur les médias. Deux objets sont maintenant à l'ordre du jour du Conseil national pour le 27 février. Tous deux veulent renforcer la " diversité médiatique ". Une initiative parlementaire radicale (16.422), dans laquelle il faut voir une réaction à l'entreprise commune Admeira, entend ne permettre à la SSR de collaborer avec d'autres entreprises que s'il est prouvé que la diversité médiatique s'en trouve renforcée. Cette disposition devra figurer dans l'actuelle loi sur la radio et la télévision (LRTV). La CTT du Conseil des États (CTT-E) a rejeté cette initiative, mais y a répondu avec sa propre motion qui veut obliger la SSR à coopérer davantage à tous les niveaux avec des médias privés, une motion déjà acceptée par le Conseil des États lors de la dernière session d'automne. La CTT du Conseil national l'a renforcée en demandant que cette disposition soit déjà intégrée dans une révision anticipée de la LRTV, et pas seulement dans la nouvelle loi sur les médias. Il y aurait urgence, tel est l'argument avancé. Une fois de plus, on donne ainsi la (fausse) impression que la SSR serait responsable du recul de la presse écrite. 
</p><h3>La Poste </h3><p>À la grande colère persistante due à la suppression très rapide d'offices de poste dans toutes les régions du pays s'ajoute maintenant le scandale des subventions trop élevées reçues par CarPostal SA pour le transport régional de voyageurs et voyageuses ! La Poste porte ainsi un énorme préjudice à l'image du service public. S'agit-il de mauvaise gestion ou d'auto-sabotage ? Lors de cette session, il appartiendra au Conseil national d'accepter la motion de la CTT-E sur la Planification stratégique du réseau d'offices postaux (17.3356). Cette entreprise liée de la Confédération doit tenir compte des besoins de la population et le Conseil fédéral, en tant que propriétaire de la Poste, doit tout autant assumer sa responsabilité en prenant au sérieux les avertissements donnés. Il faut préserver le service public et les pouvoirs publics le peuvent mieux que les privés tenus par les objectifs que leur fixent leurs actionnaires en matière de bénéfices. Le débat en cours devrait être l'occasion pour le rappeler à tout le monde. C'est pourquoi, le 1er mars, le Conseil national devra ficeler cette motion sur la planification stratégique du réseau d'offices postaux et la faire parvenir au plus vite au gouvernement ! 
</p><h3>Personnel de la Confédération </h3><p>On pourrait penser que le personnel de la Confédération est le bouc émissaire du Parlement. C'est d'autant plus étonnant que, dans leurs activités politiques, les parlementaires ont constamment ses prestations sous les yeux. Mais la pression exercée sur le personnel de la Confédération ne faiblit pas ! Le 6 mars, le Conseil national traitera la motion de la Commission des finances du Conseil national (17.3978) qui demande l'abrogation des dispositions sur la compensation du renchérissement figurant dans la loi sur le personnel de la Confédération. Aujourd'hui, l'article 16 de cette loi prévoit que le renchérissement peut être compensé si la situation économique et financière le permet. Mais la majorité de la commission est opposée même à cette seule option, appliquant la devise selon laquelle " ce qui n'a pas le droit d'être, ne saurait être ". Qui peut encore parler ici de raison lucide ?! </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5307</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:07:23 +0100</pubDate><title>Non à l&#039;initiative de l’UDC contre les droits humains</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-linitiative-de-l-udc-contre-les-droits-humains</link><description>L’UDC ne veut que le droit suisse, mais lequel ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le 13 mars, le Conseil des États se prononcera sur la toute dernière attaque de l'UDC contre les droits humains. Il débattra de l'initiative contre les droits humains de ce parti qui, sous prétexte d'" autodétermination ", aimerait supprimer la protection offerte par la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Ce qui serait fatal pour les travailleurs et travailleuses de ce pays. </p><p>L'UDC souhaite dénoncer en catimini la CEDH ainsi que des conventions de l'OIT. Elle prétend renforcer par là la souveraineté de la Suisse. Mais dans les faits, les droits qui sont les nôtres, à nous tous et toutes, s'en trouveraient affaiblis. Ceux que la CEDH garantit figurent comme droits fondamentaux dans notre Constitution. Ils ne sont pas un droit étranger, mais un droit suisse. Tailler dans nos droits humains, c'est affaiblir notre démocratie, notre sécurité et notre liberté. 
</p><h3>Travailleurs et travailleuses aussi visés </h3><p>Les salarié(e)s et les personnes syndiquées ont précisément besoin au quotidien de droits humains qui fonctionnent. De fait, la Constitution, la CEDH et le droit international de l'OIT nous reconnaissent divers droits fondamentaux : liberté d'association au sein de l'entreprise et d'échanger des informations sur cette dernière, protection contre le licenciement antisyndical, protection des lanceurs d'alerte et droits d'accéder aux entreprises et d'informer le personnel. Mais le droit des femmes à l'égalité de traitement avec les hommes dans les assurances sociales est aussi garanti. La Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH) de Strasbourg a rendu à ce sujet un jugement phare pour la Suisse et amélioré les rentes d'une jeune mère. 
</p><h3>43 conventions de l'OIT et la CEDH touchées </h3><p>Ce sont précisément ces garanties juridiques que l'UDC entend supprimer. En modifiant l'article 190 de la Constitution, l'initiative demande que seuls les traités internationaux soumis à référendum soient désormais déterminants pour le Tribunal fédéral (et toutes les autres autorités chargées d'appliquer le droit). L'initiative concernerait non seulement la CEDH mais même 43 conventions de l'OIT que la Suisse a ratifiées pour protéger les travailleurs et travailleuses ! 
</p><h3>Le droit international, une garantie pour les droits humains </h3><p>En Suisse, aucune juridiction constitutionnelle ne nous protège si une loi fédérale viole les libertés garanties par les droits fondamentaux. C'est pourquoi l'article 190 de la Constitution représente une sécurité. Le droit international, comme la CEDH et le droit de l'OIT, est aussi déterminant. C'est ainsi que le droit international ratifié par la Suisse assume cette fonction. En effet, le droit international (CEDH et conventions de l'OIT) garantit largement les mêmes droits fondamentaux et humains que notre Constitution. Mais il entre souvent plus dans les détails et donne des directives plus précises concernant la façon de donner forme à ces droits. Il a ainsi été possible de constater sur la base des plaintes déposées par l'USS et le SSP auprès de l'OIT que le droit du licenciement suisse peu favorable aux salarié(e)s contenu dans le Code des obligations (CO) doit être réformé. La CrEDH a en outre tout récemment constaté que les règles appliquées dans notre pays en matière de prescription pour les victimes de l'amiante sont arbitraires. Dans les deux cas, ce sont là de grandes victoires pour les personnes concernées travaillent en Suisse. 
</p><h3>Droit de la prescription au Conseil national </h3><p>La grande Chambre devra se demander si, selon le CO, la prescription ne doit pas intervenir après 10 ans, mais seulement après 20 ans. Pour l'USS, il ne s'agit certes pas là de la solution optimale, mais d'une proposition quand même raisonnable, et d'un minimum absolu afin de satisfaire aux normes du droit international. 
</p><p>Dans son arrêt du 11 mars 2014, la CrEDH a clairement spécifié qu'un délai de prescription de 10 ans ne correspond plus aux risques actuels pour la santé au travail, car de nombreux dommages ne surviennent qu'après 10 ans. L'USS aurait certes préféré des délais de prescription relative brefs, c'est-à-dire ne commençant qu'au moment où le dommage est connu. Si les Chambres fédérales veulent toutefois fixer des délais de prescription absolus, alors c'est 20 ans qu'il faut prévoir ici. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5305</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 17:37:13 +0100</pubDate><title>Introduction de l&#039;échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec d’autres États et territoires EAR à partir de 2018/2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/introduction-de-lechange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-d-autres-etats-et-territoires-ear-a-partir-de-2018-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5303</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 16:56:33 +0100</pubDate><title>Ratification de la Convention cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (convention de Faro)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ratification-de-la-convention-cadre-du-conseil-de-l-europe-sur-la-valeur-du-patrimoine-culturel-pour-la-societe-convention-de-faro</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5300</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 10:34:08 +0100</pubDate><title>Dommages désormais prescrits après 20 ans ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dommages-desormais-prescrits-apres-20-ans</link><description>Le Conseil national discute de délais de prescription plus longs </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le Conseil national discutera le 7 mars du droit de prescription prévu dans le Code des obligations (CO). La commission préparatoire propose désormais un délai de prescription de 20 ans, faisant un pas dans la bonne direction. </p><p>Selon le CO le délai de prescription maximal est aujourd'hui de 10 ans. Un délai de prescription aussi court ne tient pas compte des risques encourus avec le travail moderne, du fait que beaucoup de dommages ne peuvent être constatés qu'après 10 ans. Ou alors des maladies ne se déclarent souvent qu'après 12 ou 15 ans... Dans de tels cas, il n'est pas possible actuellement en droit suisse de déposer plainte. Cette lacune a aussi été critiquée par la Cour européenne des droits de l'homme. En 2014, elle a clairement jugé qu'un délai de prescription de 10 ans ne respectait pas la Convention européenne des droits de l'homme. 
</p><p>La Commission juridique du Conseil national propose également de prolonger le délai de prescription à 20 ans. Les victimes de dommages, par exemple les travailleurs et travailleuses ou les consommateurs et consommatrices, auraient ainsi plus de temps pour demander réparation (pour un dommage constaté tardivement). Pareille prolongation est modérée et représente le minimum absolu si l'on veut respecter les standards internationaux. L'USS y est favorable et rappelle aussi, dans ce contexte, le fonds destiné à la gestion de la catastrophe de l'amiante (EFA), une mesure en rapport direct avec la modernisation du droit de la prescription. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5299</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 10:16:47 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : on passe aux actes, svp !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-on-passe-aux-actes-svp</link><description>Renforcer, pas affaiblir !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Bien que les organisations patronales se battent bec et ongles contre toute mesure en faveur de l'égalité salariale entre femmes et hommes, le projet de révision de la loi sur l'égalité (LEg) passera le 28 février au Conseil des États. Mais dans une version affaiblie. Au plénum de corriger. </p><p>L'an dernier, la conseillère fédérale Simonetta Sommarugas a tenu la promesse qu'elle avait faite lors du 12e Congrès des femmes de l'USS de 2013 et présenté au Parlement un projet destiné à mettre fin à la discrimination salariale persistante subie par les femmes. Le 28 février prochain, le Conseil des États débattra des propositions du Conseil fédéral et de sa commission préparatoire, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC-E). 
</p><h3>Conseil fédéral : plus de transparence </h3><p>Le projet de révision de la LEg a cependant perdu pas mal de plumes depuis lors. L'opposition de la droite et des organisations patronales est trop forte pour que le projet octroie à la Confédération la compétence en matière d'intervention proposée à plusieurs reprises par les expert(e)s. Le Conseil fédéral propose uniquement que les analyses des salaires dans les entreprises aient lieu tous les quatre ans. Elles généreraient plus de transparence et représentent un instrument important contre la discrimination salariale. Mais cet instrument serait plus efficace si les entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale étaient menacées de sanctions. Or là, le courage a fait défaut au Conseil fédéral, déjà au stade de la consultation. 
</p><h3>Commission : projet affaibli </h3><p>Cependant, pour une petite majorité de la commission préparatoire des États, la demande de plus de transparence va, elle aussi, manifestement déjà trop loin. En effet, elle estime que seules les entreprises occupant plus de 100 personnes doivent être concernées par la révision. Le Conseil fédéral avait proposé la limite de 50 personnes car, à partir de cette taille, l'application des instruments statistiques ne pose aucun problème. La commission veut ainsi ne soumettre qu'un petit pourcent des entreprises, même pas la moitié des salarié(e)s du pays, à l'obligation d'analyser leurs salaires. Que la majorité de la commission veuille renoncer aux analyses salariales faites par des expert(e)s éprouvés inquiète également. Il semble indifférent à ces membres de la CSEC-E que le savoir nécessaire pour ces analyses existe. 
</p><p>La majorité de la commission veut en outre abroger la loi avant même qu'elle n'ait pu déployer des effets. Ainsi, après douze ans, on devrait en avoir fini avec la transparence salariale, que les mesures aient eu ou non des effets. Le Conseil fédéral propose aussi de réexaminer l'application de la loi après dix ans, mais de n'en décider la prorogation qu'ensuite. Et enfin, la majorité de droite de la commission veut que les entreprises dont les analyses salariales auront montré qu'il n'y a aucune discrimination en leur sein n'aient dorénavant plus à en réaliser. 
</p><h3>Les patrons ne veulent rien du tout </h3><p>Les organisations patronales se battent bec et ongles même contre ce projet qui a perdu quasiment toutes ses plumes. Pour eux, les mesures contre la discrimination doivent être volontaires : notre instinct&nbsp; nous dira bien ce qu'il faut faire et, si nécessaire, les femmes concernées pourront porter plainte. Merci bien ! Et perdre du coup leur emploi ? 
</p><p>Des salaires qui ne sont pas les mêmes pour des activités de valeur égale, c'est une réalité. Qui est toujours là, malheureusement ! Or notre Constitution demande ici des salaires égaux. Dans quels domaines tolère-t-on que la Constitution ne soit toujours pas respectée ?! Dans quels domaines l'application de dispositions constitutionnelles passe-t-elle par des mesures volontaires ?! Pour ces raisons, il est clair, aux yeux de l'USS que nous voulons l'égalité salariale. Point barre ! 
</p><h3>On a besoin de mesures opérantes </h3><p>Le Conseil des États doit s'opposer aux tentatives de couler la révision faite par la droite de sa commission. Il doit reprendre, comme variante minimale, les propositions du Conseil fédéral et les améliorer avec celles de la minorité de la commission. De plus, la loi doit octroyer au Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes une compétence en matière d'investigation et la qualité pour agir ainsi qu'obliger les entreprises à présenter les mesures qu'elles prévoient si elles découvrent des discriminations salariales en leur sein. Ces mesures sont nécessaires pour que l'égalité salariale entre femmes et hommes demandée par la Constitution fédérale devienne enfin réalité. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5301</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2018 09:38:31 +0100</pubDate><title>Que faire quand le travail rend malade ? </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/que-faire-quand-le-travail-rend-malade</link><description>Nouvelle brochure de l’USS sur la protection de la santé </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Jusqu’où va la responsabilité des employeurs et employeuses quand il s’agit de protéger la santé de leurs employé(e)s&nbsp;? Jusqu’où va le droit de participation des travailleurs et travailleuses quand des problèmes de sécurité et de protection de la santé surgissent&nbsp;au travail&nbsp;? 
</p><p>Cette nouvelle brochure sur la protection de la santé tente justement de répondre à ces deux questions centrales. Les mesures que doit prendre l’employeur ou l’employeuse, ce que les employé(e)s doivent faire individuellement ou collectivement en cas de risques et quelle est la marge de manœuvre des syndicats y sont expliqués de manière claire et concise en se référant aux dispositions légales. 
</p><p>Ce guide, proche de la pratique, regorge de conseils juridiques, et montre comment exercer ses droits de manière efficace et comment accomplir ses devoirs dans le domaine de la protection de la santé. 
</p><p>La brochure peut être commandée à <span lang="DE-CH"><a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7"><span lang="FR-CH">info(at)sgb.ch</span></a></span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5295</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2018 16:54:09 +0100</pubDate><title>Bus longue distance: l’Administration supplante la politique </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bus-longue-distance-l-administration-supplante-la-politique</link><description>Concession délivrée à Domo Swiss Express de manière incompréhensible</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Office fédéral des transports (OFT) a pris aujourd’hui une décision erronée, dangereuse et arrogante. D’un côté, l’octroi de cette concession à l’exploitant de lignes de bus longue distance Domo est totalement inutile et fera une concurrence funeste aux CFF. De l’autre, elle prend le pas sur les décisions politiques. 
</p><p>Au cours de la session de printemps qui commence dans une semaine, le Conseil national traitera d’une modification de la loi proposée par sa commission qui n’autorise des lignes de bus longue distance que si celles-ci ne concurrencent pas fondamentalement le trafic grandes lignes et que de manière minimale le trafic régional des personnes. Cette modification précise la disposition actuelle de la loi sur le transport de voyageurs qui n’autorise pas de concurrence économique déloyale. Le sec communiqué de presse de l’OFT n’indique pas comment il a abouti à cette décision positive. Il précise à cet égard que l’audition des cantons et des compagnies de transports concernées n’a pas permis de conclure à une concurrence déterminante au niveau régional. &nbsp;
</p><p>C’est ce qu’on peut toujours prétendre au moment du lancement d’une ligne de bus&nbsp;: la capacité de transport d’un bus n’est en effet pas comparable à celle d’un train. Mais l’exemple de Flixbus en Allemagne montre à quelle vitesse cela peut évoluer. L’entreprise transporte aujourd’hui un million de passagers par an. 
</p><p>La décision de l’OFT met en danger le service public que les CFF assurent en Suisse. Pas seulement sur les lignes longue distance, mais aussi sur des trajets régionaux moins rentables. Le concept d’un réseau couvrant largement le territoire est ainsi remis en question. Cette décision va un jour se retourner contre la population. 
</p><p>La décision de l’OFT rend obsolète une autre intervention de la commission compétente du Conseil national. Celle-ci veut demander au Conseil fédéral de développer un concept national de terminaux de bus dans le but de ne pas aggraver les bouchons existants autour des gares. 
</p><h5>Renseignements: &nbsp;</h5><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l‘USS, 079 744 93 90</p>]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5294</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2018 10:53:40 +0100</pubDate><title>Révision des PC : pas d’économies sur le dos des plus pauvres !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-des-pc-pas-d-economies-sur-le-dos-des-plus-pauvres</link><description>Le projet de révision reste ambigu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 14 mars, le Conseil national traitera en second conseil la révision partielle des prestations complémentaires (PC). La Chambre basse doit améliorer la proposition pour que la révision atteigne l’objectif fixé par le Conseil fédéral de maintenir les prestations.</p><p>&nbsp;</p><p>Alors qu’on pensait qu’elles seraient provisoires, les prestations complémentaires sont depuis longtemps une partie du premier pilier de la prévoyance vieillesse à laquelle on ne peut plus renoncer. Elles endossent aussi un rôle central dans le système du financement des soins et sont absolument indispensables pour compléter les rentes AI. Les PC ont aussi une grande importance dans le système de la réduction des primes d’assurance-maladie&nbsp;: actuellement déjà, 40&nbsp;% des moyens à disposition servent à payer les primes des bénéficiaires de PC.</p><p>D’un point de vue syndical, le nombre élevé de personnes qui dépendent des PC lorsqu’elles sont invalides ou retraitées montre qu’il faut tout d’abord augmenter les retraites et veiller à ce que les primes-maladie soient abordables. L’objectif de maintien du niveau des prestations proposé par le Conseil fédéral dans la révision partielle de la loi sur les PC est minimal dans ce contexte.</p><h3>L’adaptation du montant pris en compte pour le loyer corrige les baisses de prestations</h3><p>Au stade actuel des délibérations, il faut une interprétation très généreuse pour considérer que le niveau des prestations est garanti. Et cela aussi uniquement parce que la révision de la loi sur les PC a été couplée à l’adaptation du montant maximum pris en compte pour le loyer. Cette adaptation nécessaire n’est toutefois pas une mesure de maintien du niveau des prestations, mais la compensation indispensable des baisses en croissance insidieuse des prestations depuis 2001 (les loyers ont augmenté en moyenne de plus de 20&nbsp;% depuis).</p><p>Le projet dans son ensemble est aussi ambigu. Les nouveaux montants pris en compte pour le loyer soulageraient réellement les bénéficiaires de PC, ce qui est aussi valable pour les suppléments de loyers pour les appartements protégés. Ce progrès est toutefois opposé à un certain nombre de coupes&nbsp;: au lieu de la prime-maladie moyenne, à l’avenir ce ne serait plus que le montant de la réduction de prime la plus élevée qui serait pris en compte dans le calcul des PC. Ce montant est dans toujours plus de cantons nettement plus bas que les primes effectives. Cette nouvelle définition permettrait d’économiser plus de 120 millions (tendance en forte augmentation) que les bénéficiaires de PC devraient assumer. Ce sont là des assuré(e)s qui sont dans une situation économique difficile.</p><h3>Contrôles du mode de vie</h3><p>A quoi s’ajoute que la réforme se propose de réduire d’un tiers la fortune laissée à la libre disposition des bénéficiaires de PC et de durcir les règles de la renonciation à la fortune. Et le danger d’introduire un contrôle plus sévère du mode de vie n’est pas écarté. Toutes les dépenses des bénéficiaires de PC seraient ainsi en principe examinées sur des années en arrière, ce qui signifierait que les retraité(e)s ne pourraient rien se permettre qui dépasse le minimum vital.</p><p>Le Parlement a encore la possibilité de corriger cette proposition et de l’amener à l’objectif de la garantie des prestations. Dans le contexte des nouveaux milliards d’excédent inattendus de la Confédération, il est évident qu’il ne faut pas économiser chez les plus pauvres. Il faut en outre absolument renoncer à d’autres mesures d’économie, notamment en ce qui concerne la baisse de la contribution de la Confédération aux réductions de primes-maladie. Celle-ci est totalement inadéquate dans le cadre du projet de révision présent et méconnaît complètement la réalité vécue par les gens qui paient des primes dans ce pays&nbsp;: les primes-maladie corrigées de l’inflation ont augmenté de 128&nbsp;% en 20 ans.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/f/csm_Simon_Bleasdale_flickr_CC-BY-NC-ND2_alte_Frau_mensch_spaziergang_ahv_rente_natur_old_see_6dc98a3339.webp" length="258018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5292</guid><pubDate>Thu, 15 Feb 2018 10:54:11 +0100</pubDate><title>Le démantèlement demandé par les patrons aggravera les problèmes de la prévoyance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-demantelement-demande-par-les-patrons-aggravera-les-problemes-de-la-prevoyance</link><description>Conférence de presse de l’Union patronale sur la prévoyance vieillesse : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les propositions de démantèlement présentées aujourd'hui par l'Union patronale suisse vont aggraver les problèmes de la prévoyance vieillesse au lieu de les résoudre. 
</p><p>Aujourd'hui déjà, les rentes du 2e pilier baissent. Alors que la Suisse devient plus riche et que les bénéfices des entreprises augmentent. Du jamais vu dans notre pays. La personne qui prendra sa retraite ces prochaines années risque, le cas échéant, de perdre jusqu'à un tiers de sa rente. Pendant ce temps, les assurances-vie, les banques et les conseillers et conseillères encaissent, dans le 2e pilier, des milliards en frais administratifs et émoluments. 
</p><p>Les rentes AVS sont stables, ce qui est une bonne chose. Mais une part toujours plus grande de ces rentes est dévorée par la hausse des dépenses de santé et des primes-maladie. Nombre de personnes à la retraite ont moins d'argent pour vivre. 
</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans a été un élément décisif dans le rejet de Prévoyance vieillesse 2020. Parce que les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà de la peine aujourd'hui à avoir un emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite et que les employeurs n'ont pour l'heure rien fait de substantiel contre cela. Et parce que les rentes de nombreuses femmes sont insuffisantes. 
</p><p>Pour ces raisons, des mesures globales sont nécessaires afin que les rentes soient garanties. La baisse des rentes du 2e pilier doit être compensée. Concernant les rentes courantes, il faut compenser la forte hausse des dépenses de santé. Aucun bénéfice ne doit être fait dans le 2e pilier aux dépens des assuré(e)s. Et l'âge de la retraite doit rester inchangé.
</p><p>&nbsp;</p><h5 class="TitreRenseignements"><span lang="FR">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR"></span><span lang="FR">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</span></li><li><span lang="FR"></span><span lang="FR">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5289</guid><pubDate>Wed, 14 Feb 2018 11:58:55 +0100</pubDate><title>Initiative No Billag : sans redevances, un paysage médiatique dévasté</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/initiative-no-billag-sans-redevances-un-paysage-mediatique-devaste</link><description>La Suisse a besoin d’un financement public pour son service public médiatique, mais pas d’une initiative No Billag</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Radio et TV ne sont pas gratuites. Mais chaque centime en vaut la peine pour le pluralisme des médias et le respect des minorités, écrit Nina Fargahi, rédactrice en cheffe de l'édition allemande d'Edito, le magazine suisse des médias et journaliste indépendante.</p><p>Dans aucun autre pays européen, les redevances radio-télévision ne sont aussi chères qu'en Suisse. Il y a des raisons à cela : selon la Constitution fédérale, la SSR est tenue de proposer dans les quatre langues nationales des programmes pour tous les habitant(e)s du pays. Or ces marchés sont trop petits pour qu'il soit possible de financer ces programmes d'abord à travers la publicité. C'est pourquoi la Suisse a absolument besoin d'un financement public pour son service public médiatique, mais pas d'une initiative No Billag.
</p><p>L'information et les émissions de divertissement ne sont pas gratuites. Les émissions radiophoniques et avant tout celles de télévision sont justement chères à produire. Celles d'information surtout occasionnent des coûts élevés. Même sur les marchés de grande taille, il est difficile de les financer avec la publicité. Par exemple, le Nachtjournal de la chaîne commerciale allemande RTL, un média plutôt de boulevard, est extrêmement apprécié, mais pas rentable. Et s'il n'a pas été supprimé, cela tient bien sûr à ses bons taux d'audience. Aux États-Unis aussi, les grandes chaînes télévisuelles ABC, NBC et CBS se battent contre des coûts trop élevés. Toutes ont dû sans exception réduire leurs réseaux de correspondant(e)s.
</p><p>Mais alors, comment financer l'offre médiatique ? Quand même à travers la publicité ? En 2016, les chaînes de la SSR ont diffusé pour 361 millions de francs de publicité. Avec ces recettes publicitaires, la SSR ne couvre qu'un quart de ses dépenses. Et impossible de développer encore plus la publicité. Cela, aussi parce qu'en raison de la petite taille des marchés, elle n'est pas assez intéressante. Et parce qu'une part toujours plus importante du volume publicitaire va chez Google, Facebook et Cie.
</p><p>Comme solution pour la SSR, les auteurs de l'initiative No Billag prônent des offres payantes. Même si chacun sait que les télévisions à péage sont tout au plus rentables pour le sport, les films et les séries. Et même si toujours moins de personnes sont prêtes à s'abonner à un journal, et encore moins à une offre en ligne.
</p><p>Il est donc clair que si l'on veut réussir à proposer dans notre pays une radio et une télévision avec un programme d'information et de divertissement conçu pour la Suisse, il faut des redevances ou une autre forme de financement public. Sinon, c'est impossible. En cas d'acceptation de No Billag, le paysage radiophonique et télévisuel suisse volerait en éclats. Et pas seulement la SSR, mais aussi 21 radios locales et 13 télévisions régionales qui dépendent également des redevances de Billag. Pas besoin d'être bardé de diplômes en économie pour en arriver à cette constatation objective. Tout le monde devrait voir que l'on ne peut pas imaginer que la SSR survive si on lui supprime les trois quarts de ses recettes. Quant aux télévisions régionales, No Billag annihilerait plus de la moitié de leurs recettes.
</p><p>Cela ne suffirait même pas pour un programme minimal en Suisse romande, au Tessin et dans la Suisse rhéto-romane. Ces marchés sont trop petits. Aujourd'hui déjà, 57 % du produit des redevances leur sont destinés, même si leurs habitants n'y contribuent qu'à hauteur de 27 % en payant les leurs.
</p><p>C'est pour cela que l'initiative No Billag concerne bien plus que les redevances. Si elle était acceptée, la Confédération n'aurait ni le droit de percevoir des redevances radio-TV, ni celui de garantir un soutien financier. Non seulement ce serait la fin de la SSR dans sa forme actuelle, mais la Confédération aurait aussi les mains liées en matière de politique des médias. Quiconque pourrait enchérir pour obtenir une concession n'aurait plus à s'efforcer de proposer un programme d'information présentant les événements de manière fidèle et respectant la diversité des opinions. Il n'aurait pas à contribuer à la libre formation de l'opinion et au développement culturel et ne devrait pas non plus tenir compte des particularités du pays. Il ne serait alors plus possible d'imaginer une présentation des événements couvrant tout le pays qui soit tant financièrement que politiquement indépendante.
</p><p>Nous devons donc corriger notre première phrase ci-dessus : dans aucun autre pays européen, le pluralisme des médias et le respect des minorités ne sont aussi chers qu'en Suisse. Mais chaque centime en vaut la peine. </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5287</guid><pubDate>Tue, 13 Feb 2018 18:27:49 +0100</pubDate><title>Loi sur l’égalité: la Commission du Conseil des Etats s’arrête à mi-chemin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-sur-l-egalite-la-commission-du-conseil-des-etats-s-arrete-a-mi-chemin</link><description>Le plénum doit faire un pas plus courageux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un important obstacle a été levé dans la révision de la loi sur l'égalité, qui doit supprimer la discrimination salariale persistante envers les femmes: après que la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats (CSEC-E) a décidé à une courte majorité le 16 janvier d'entrer en matière, elle a adopté le projet le 13 février 2018 avec une seule voix contraire à l'attention du Conseil des Etats.
</p><p>Mais le pas en avant est timide. Au lieu de durcir le projet, la commission a pris d'autres mesures pour soutenir les propositions du Conseil fédéral: par exemple, l'obligation d'analyser les salaires n'est plus valable que pour les entreprises de plus de 100 employé-e-s, au lieu de 50 comme l'avait prévu le Conseil fédéral. Ainsi, moins d'un pourcent des entreprises serait concerné par la révision législative. En outre, la Commission veut abolir la loi avant même qu'elle puisse déployer ses effets: après douze ans, la transparence salariale doit cesser, que les mesures aient eu ou non un effet.
</p><p>L'USS est déçue que la majorité de la CSEC-E ne veuille pas lutter plus résolument contre la violation de la constitution que représente la discrimination salariale. Le 28 février, le Conseil des États a la possibilité de faire un pas plus courageux que sa Commission. Il serait scandaleux de ne pas respecter la proposition du Conseil fédéral comme variante minimale. L'USS attend du parlement qu'il durcisse la loi de manière décisive, afin qu'elle puisse pleinement déployer ses effets avant d'être évaluée dans dix ans.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5285</guid><pubDate>Mon, 12 Feb 2018 14:40:21 +0100</pubDate><title>Révision de l’article 4 de l’ordonnance 5 relative à la loi sur le travail (protection des jeunes travailleurs)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-de-l-article-4-de-l-ordonnance-5-relative-a-la-loi-sur-le-travail-protection-des-jeunes-travailleurs</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[<p>de&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5283</guid><pubDate>Mon, 12 Feb 2018 14:16:09 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-radio-et-la-television-ortv</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5281</guid><pubDate>Tue, 06 Feb 2018 12:09:22 +0100</pubDate><title>Non à No Billag : Sauvez votre émission préférée!</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-no-billag-sauvez-votre-emission-preferee</link><description>Affichez la couleur : commandez votre drapeau contre cette initiative destructrice!</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Même si les sondages sont actuellement plus favorables au rejet de l’initiative No Billag, la votation n’est de loin pas encore gagnée. La population va bientôt recevoir son matériel, il est donc encore temps de montrer la couleur en défendant votre émission préférée en suspendant un drapeau à votre fenêtre ou balcon. </p><p>Regardez-vous régulièrement « le 19h30 » ou « Mise au point » ? Est-ce en écoutant « Forum » que vous vous tenez au courant de l’actualité politique ? Commandez maintenant le drapeau de votre émission préférée sur <a href="https://monemissionpreferee.ch">monemissionpreferee.ch</a> et accrochez-le à la maison ou au bureau afin de donner un signal très clair contre l’initiative « No-Billag ».
</p><p>L'initiative « No Billag », sur laquelle nous voterons le 4 mars 2018, n'est pas seulement une menace pour notre démocratie, notre liberté d'opinion et une information neutre et indépendante. Si elle est acceptée, non seulement les chaînes de radio et télévision publiques (SRF, RTS, RSI, RTR) sont menacées mais de nombreuses chaînes de radio et télévision privées devront également réduire, voire interrompre leurs programmes. Cela signifie la fin pour un grand nombre d’émissions de radio et de télévision populaires, écoutées et regardées par de nombreux Suisses. Afin éviter cela, l'Association « pour le maintien de mon émission préférée », une association politiquement indépendante, a été fondée. Une campagne nationale de drapeaux vise à montrer la diversité et la popularité de l'offre médiatique financée par la redevance radio et télévision. Depuis le début de la campagne, début janvier 2018, plus de 1000 drapeaux ont été commandé et flottent au vent aujourd'hui dans tout le pays.  Sur le site web de la campagne monemissionpreferee.ch, vous pouvez sélectionner et commander votre émission ou station de radio préférée parmi 270 sujets. Le prix de 25 Fr. couvre les frais de production et d'envoi. Si ce prix est trop élevé, il est possible de commander à un prix réduit de 15 Fr. Avec un prix de 40 Fr., vous soutenez la campagne et permettez à d'autres personnes de commander à un prix réduit.   S'il devait rester de l'argent après le vote du 4 mars 2018, celui-ci sera reversé à des associations à but non lucratif et à des projets qui s’engagent pour un journalisme indépendant dans le monde entier.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5278</guid><pubDate>Mon, 05 Feb 2018 16:35:54 +0100</pubDate><title>Contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver « Sion 2026 »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/contributions-de-la-confederation-aux-jeux-olympiques-et-paralympiques-d-hiver-sion-2026</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5277</guid><pubDate>Mon, 05 Feb 2018 15:49:32 +0100</pubDate><title>L’initiative No Billag menace 13 500 emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-initiative-no-billag-menace-13-500-emplois</link><description>Les conséquences d&#039;un Oui à No Billag seraient catastrophiques pour l&#039;emploi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR">Un Oui à No Billag n’aurait pas seulement des conséquences désastreuses sur les plans étatique, démocratique, régional, linguistique et médiatique. Si l’initiative était acceptée, elle aurait aussi des répercussions existentielles sur celles et ceux qui travaillent dans la culture et les médias&nbsp;: 13&nbsp;500 emplois et 1,8 milliards de francs sont en jeu. Une dégradation des conditions de travail feraient aussi baisser la qualité des médias. </span></p><p><span lang="FR">L’acceptation de l’initiative le 4 mars signerait la fin de la SSR telle que nous la connaissons. Une petite partie de ses 6000 employé(e)s pourraient conserver leur emploi, et encore. Les employé(e)s des 34 radios et télévisions locales et privées qui actuellement reçoivent 67,5 millions de la redevance connaîtraient le même sort. Si les chaînes privées ne parvenaient pas à trouver très rapidement des sources de financement, 900 autres emplois équivalents plein temps seraient aussi menacés. </span></p><p><span lang="FR">Les acteurs culturels seraient aussi fortement mis sous pression par No Billag. Non seulement le cinéma devrait se passer des créneaux horaires favorables que lui offre la télévision, mais aussi de 27,5 millions de francs par an. Le Pacte de l’audiovisuel qui règle la collaboration entre la SSR et la branche du cinéma suisse depuis 1997 disparaîtrait. Sans ce soutien, des films comme «&nbsp;Home&nbsp;», «&nbsp;Ma vie de courgette&nbsp;» ou des productions télévisuelles comme «&nbsp;Anomalia&nbsp;» ou «&nbsp;Quartier des banques&nbsp;» ne seraient plus tournés. </span></p><p><span lang="FR">L’institut de recherche BAK Basel a calculé en 2016 les effets économiques du service public financé par la redevance. Résumé&nbsp;: «&nbsp;Pour chaque franc créé directement par des activités de production des médias de service public, 90 centimes de plus sont générés dans d’autres entreprises.&nbsp;» La création de valeur s’élève, selon l’étude, à 1,8 milliard de francs. Aux emplois directs de la SSR et des radios/télévisions privées, s’ajoutent encore au moins autant d’emplois indirectement dépendants de la redevance. En tout, 13&nbsp;500 personnes occupent des postes générés par le service public financé par la redevance. La plupart d’entre eux devraient chercher un nouvel emploi si No Billag passait devant le peuple. Certains arriveraient à s’en sortir en travaillant de manière indépendante, mais la plus grande partie devrait tout simplement changer de métier</span><b>.</b><span lang="FR">En effet, l’industrie audiovisuelle suisse s’atrophierait très nettement en cas d’acceptation, et ne pourrait plus offrir un revenu qu’à peu de ces personnes. </span></p><p><span lang="FR">Le naufrage de la SSR et des chaînes locales privées qui bénéficient d’une part de la redevance menace aussi les deux dernières conventions collectives de travail dans le domaine des médias, la CCT SSR et la convention de branche d’Unikom (radios non commerciales essentiellement suisses alémaniques). La CCT SSR qui couvre 5000 personnes définit des standards professionnels d’un niveau correct. On a vu ce qu’a provoqué le vide conventionnel dans la presse écrite en Suisse alémanique et au Tessin. Depuis 2004, les conditions de travail, les salaires et les honoraires des journalistes ainsi que des photographes se dégradent. Les droits d’auteurs sont foulés aux pieds, la séparation entre éditorial et publicité, à savoir la liberté journalistique au sein des rédactions sont autant de principes journalistiques qui s’éteignent. Des conditions de formation réglées pour ceux qui débutent dans la profession sont des offres rares venant la plupart du temps de petites rédactions. Les grands groupes engagent par contre à tour de bras des stagiaires sans aucun concept de formation mais avec par contre la garantie d’être exploités. </span></p><p>De bonnes conditions de travail sont essentielles pour garantir la qualité des médias et la formation de la relève du fait que dans le journalisme, on apprend son métier «&nbsp;sur le tas&nbsp;». Raison pour laquelle il faut qu’il y ait, en plus des places des cursus de formation, de bonnes places de stage ainsi que des personnes qualifiées qui puissent et désirent transmettre leur savoir à la relève. A cet égard également, la SSR effectue un travail exemplaire&nbsp;: ses stages de 12 à 24 mois très prisés offrent à celles et ceux qui débutent dans la profession toute la formation nécessaire au métier de journaliste. Avec la disparition de la SSR, les conditions de formation et de travail se dégraderaient massivement, ce qui, à relativement brève échéance, se reflèterait dans une baisse de la qualité du journalisme. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5274</guid><pubDate>Fri, 02 Feb 2018 16:54:50 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur les entraves techniques (LETC) : procédure de notification</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-les-entraves-techniques-letc-procedure-de-notification</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5272</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2018 14:14:10 +0100</pubDate><title>Pour un monde du travail non discriminatoire, aussi pour les LGBT !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-un-monde-du-travail-non-discriminatoire-aussi-pour-les-lgbt</link><description>Selon une nouvelle étude, la discrimination est marquée </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Fédération Genevoise des Associations LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel[le]s et transgenres) a montré, dans une étude dont l'USS a soutenu la publication, que l'homophobie, la biphobie et la transphobie au travail n'appartiennent de loin pas encore au passé. Ce qui a aussi des conséquences concrètes.</p><p>Pour nombre de personnes, les discriminations au travail font toujours partie du quotidien, en Suisse également. Les personnes ayant une transidentité sont particulièrement concernées. Selon un <a href="https://www.transgender-network.ch/wp-content/uploads/2013/09/Factsheet_Transfair_FR.pdf" class="external-link-new-window">sondage du Transgender Network Switzerland" (TGNS)</a> , le licenciement d'une personne trans sur trois est explicitement " justifié " par son identité de genre. Leur taux de chômage se monte aussi à environ 20 %. Il est donc plusieurs fois supérieur à la moyenne suisse.</p><p>Ces chiffres prouvent qu'il y a encore beaucoup à faire pour en arriver à un monde du travail non discriminatoire. Et les personnes trans ne sont pas les seules concernées, les gays, les lesbiennes et les bisexuel(le)s le sont également. La Fédération Genevoise des Associations LGBT a désormais montré, dans une <a href="http://diversite-au-travail.ch/wp-content/uploads/2015/10/Fede_guide_BP_OK_web.pdf" class="external-link-new-window">étude</a> récemment publiée par elle et soutenue par l'USS ce qu'est très concrètement le quotidien, en Suisse, des personnes LGBT. Principale leçon à en tirer : le privé est professionnel. Dans sa deuxième partie, l'étude définit des mesures pour une stratégie de la diversité au niveau des entreprises. Ces mesures doivent en particulier aider les petites et moyennes entreprises à prévenir les manifestations d'homophobie, de biphobie et de transphobie et à mettre en place une culture du respect et de l'égalité vécue au quotidien.</p><p>Mais au plan légal aussi, beaucoup reste à faire. Selon le dernier classement annuel " Rainbow Europe " d'ILGA, l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes, la Suisse ne se trouvait qu'au 26e rang ( !) en 2017 concernant la situation au plan juridique et sociétal des personnes LGBT. C'est largement derrière nos voisins français et allemands. Il y a une raison à cela : le mariage et les droits qui vont de pair (p. ex. dans la prévoyance vieillesse) sont toujours réservés aux seuls couples hétérosexuels. Mais le Parlement n'est pas resté inactif. Il a accepté une intervention qui va dans la bonne direction. La balle est depuis longtemps dans le camp de l'Administration fédérale qui s'est donné jusqu'à l'été 2019 pour agir. Les attentes croissent en conséquence !</p><p>La <a href="http://www.uss.ch/luss/organes/commission-lgbt/" class="external-link-new-window">Commission LGBT</a> de l'USS</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5269</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 15:57:27 +0100</pubDate><title>Les salarié(e)s en home office ont aussi des droits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-en-home-office-ont-aussi-des-droits</link><description>Une initiative parlementaire scandaleuse veut détériorer les conditions du télétravail</description><content:encoded><![CDATA[<p> C'est inconcevable : la CER-N a tout simplement laissé passer une initiative parlementaire radicale du conseiller national Thierry Burkart (PLR, AG) qui demande de systématiquement détériorer les conditions de travail pour celles et ceux qui travaillent depuis la maison : </p><ul><li>Les salarié(e)s effectuant du télétravail devraient travailler jusqu'à 17 heures d'affilée ;</li><li>Les pauses et les temps de repos ne devraient plus être respectés. L'employeur pourrait ordonner à court terme du travail de nuit et chambouler les horaires des salarié(e)s en leur attribuant du travail à brève échéance ; </li><li>Les employeurs pourraient désormais ordonner du télétravail le dimanche, sans autorisation ni contrôle des autorités ! </li></ul><p>L'USS veut lutter contre cette loi de la jungle pour les salarié(e)s travaillant en home office. Au lieu de démanteler, il faut au contraire améliorer la protection de ces salarié(e)s. Celle-ci doit comprendre la protection de la santé et des données, les questions liées à la responsabilité ainsi que les coûts du matériel. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS en charge du droit du travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5267</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 14:22:23 +0100</pubDate><title>L&#039;UDC attaque frontalement les salaires et les emplois suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ludc-attaque-frontalement-les-salaires-et-les-emplois-suisses</link><description>La suppression des mesures d&#039;accompagnement aurait de graves conséquences</description><content:encoded><![CDATA[<p>En conférence de presse aujourd’hui, l’UDC a fait tomber les masques. La suppression des accords bilatéraux sur la libre circulation des personnes et des mesures d’accompagnement qu’elle appelle de ses vœux représente une attaque frontale de la protection des conditions suisses de salaire et de travail. Les salarié(e)s en Suisse auraient à le payer cher. Pressions sur les salaires, conditions de travail et de séjour précaires ainsi que pertes d’emplois en découleraient. &nbsp;
</p><p>Les mesures d’accompagnement ont été introduites dans le but que des salaires suisses continuent à être versés en Suisse. Plus de 160&nbsp;000 contrôles des salaires sont désormais effectués en Suisse. Là où on contrôle, des abus sont aussi découverts. Dans les branches qui comportent des salaires minimums, les entreprises qui ne les respectent pas sont sanctionnées d’une amende ou sont bloquées. Grâce aux nouvelles conventions collectives de travail (CCT) dans le nettoyage, le travail temporaire etc., un nombre bien plus important de salarié(e)s est protégé contre la sous-enchère. Grâce aux CCT, les salaires les plus bas mais aussi les salaires moyens ont augmenté. &nbsp;
</p><p>La libre circulation des personnes a permis de supprimer l’inhumain statut de saisonnier qui n’était pas seulement un gros problème pour les personnes concernées. Cela a également provoqué une sous-enchère salariale dans toute l’économie et une politique incontrôlée de bas salaires et de faible productivité. Grâce aux mesures d’accompagnement, les entreprises agricoles, qui faisaient travailler beaucoup de saisonniers au noir et à des conditions de travail parfois misérables sous l’ancien régime des contingents, ont aussi enfin pu être contrôlées.
</p><p>La libre circulation des personnes accorde à la main-d’œuvre étrangère plus de sécurité en Suisse. Ces personnes sont moins soumises à l’arbitraire de leurs employeurs que sous le régime des contingents. Ils peuvent donc mieux se défendre contre l’exploitation. Les Suissesses et les Suisses peuvent aussi plus aisément travailler dans l’Union européenne. 
</p><p>Les entreprises d’exportation ont également un meilleur accès à l’important marché qu’est l’Union européenne grâce aux Bilatérales. Cela permet de garantir des salaires et des emplois. 
</p><p>Si tout cela était remis en question, cela créerait du chômage et de la sous-enchère salariale. Seules les entreprises qui exercent de la sous-enchère et exploitent les salarié(e)s en profiteraient. Ce sont celles qui à l’époque ont largement profité du système inhumain des contingents. Un tel système fait toutefois du tort aux entreprises correctes. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5265</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 10:01:25 +0100</pubDate><title>Prescription: la commission se rallie finalement aux 20 ans </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prescription-la-commission-se-rallie-finalement-aux-20-ans</link><description>Des délais plus longs pour porter plainte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission juridique du Conseil national a décidé le 26 janvier de revenir sur le classement du projet de révision du droit de prescription. Finalement, elle demande aussi 20 ans et effectue ainsi un pas dans la bonne direction. </p><p>Le droit de prescription ne doit plus fonctionner avec de tout petits délais de 10 ans comme aujourd’hui, mais avec des délais de désormais 20 ans. La Commission juridique du Conseil national le souhaite finalement elle aussi. Les victimes de dommages, p. ex. les travailleurs et travailleuses ou les consommateurs et consommatrices, auraient ainsi plus de temps pour demander réparation pour un dommage (constaté tardivement). Une augmentation du délai de prescription de 10 à 20 ans est modérée et représente le minimum absolu pour respecter les standards internationaux. &nbsp;
</p><p>La Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) a, dans son arrêt du 11 mars 2014, clairement jugé que le délai de prescription suisse de 10 ans ne respectait pas la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Un délai de prescription aussi court ne tient pas compte des risques encourus avec le travail moderne du fait que beaucoup de dommages ne peuvent être constatés qu’après 10 ans. Si des travailleurs ou des locataires sont en contact avec des poussières nocives, le cancer qu’elles pourraient causer ne se déclarerait souvent qu’après 12 ou 15 ans… Dans de tels cas, il n’est pas possible actuellement en droit suisse de déposer plainte, étant donné également que le Tribunal fédéral en fait une interprétation trop stricte.  
</p><h3>Rendre le droit de prescription compatible avec la CrEDH</h3><p>L’USS partage l’avis de la CrEDH. L’USS estime qu’il faut résoudre la question du droit de prescription de manière neutre sur le plan technologique, mais dans l’intérêt des victimes. Le meilleur moyen de le faire est de travailler avec des délais de prescription relatifs courts qui ne sont ouverts qu’à partir du moment où le dommage est constaté. Si les conseils devaient s’en tenir à une prescription absolue, il faudrait alors la fixer à 20 ans au moins, comme la commission l’a maintenant décidé. &nbsp;
</p><h3>Résoudre la tragédie de l’amiante, renforcer la prévention</h3><p>Pour faire face à la catastrophe de l’amiante, un fonds d’indemnisation a en outre été créé afin de gérer le passé. Les premières personnes ont déjà été indemnisées, mais il manque toujours de moyens financiers pour le doter correctement. Ce serait en premier lieu à l’économie de faire son devoir pour l’alimenter. &nbsp;
</p><p>L’USS et ses fédérations s’engagent également pour que la prévention continue à être renforcée et que les cantons mettent en œuvre strictement les dispositions sur l’analyse et l’élimination de l’amiante lors de rénovations et de démolitions. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5260</guid><pubDate>Thu, 25 Jan 2018 09:15:56 +0100</pubDate><title>Détruire la SSR : l&#039;éternel rêve de la droite</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/detruire-la-ssr-leternel-reve-de-la-droite</link><description>Idéologie et... business: rien à voir avec l&#039;histoire qu&#039;on nous raconte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La dernière attaque avec pour cible la SSR n'a pas été ourdie au café du Commerce par un jeune politicien de droite, mais a pour but de réaliser un vieux rêve de la droite : détruire la SSR pour des raisons à la fois économiques et idéologiques. </p><p>L'histoire de No Billag que l'on aime à raconter est la suivante : en 2013, une poignée de jeunes de droite s'est retrouvée pour boire quelques verres. C'est à cette occasion que leur est venue l'idée de l'initiative No Billag. Les jeunes militant(e)s libéraux-radicaux, puis un groupe de dissidents libertaires (appelé up!) se mirent alors à l'ouvrage et récoltèrent, grâce à un engagement soutenu, les signatures nécessaires pour leur initiative radicale. Cela, sans le soutien de leurs organisations ou partis respectifs. Une impressionnante histoire de David contre Goliath. Mais tout est faux. 
</p><p>Reprenons notre histoire par le début : la première organisation anti-SSR a été créée il y a quatre décennies déjà, par Walther Hofer, conseiller national UDC et homme de la Guerre froide. Son Association suisse de télévision et de radio (connue sous le nom de club H.) multiplia les assauts contre la SSR. Un jeune politicien de droite était de la partie : Christoph Blocher. Le club H. ne resta pas longtemps seul. Sans cesse, de nouvelles organisations situées à droite de l'échiquier politique se mirent à polémiquer contre l'" émetteur public de gauche " et son soi-disant monopole. Outre l'aspect idéologique, il s'agissait aussi à chaque fois de faire des affaires. 
</p><p>Bien que leurs attaques sur le fond se soient avérées peu fructueuses, les opposants à la SSR enregistrèrent un succès commercial au milieu des années 1980 : le premier article constitutionnel sur la radio et la télévision autorisait les chaînes privées. Mais la ruée vers l'or d'éditeurs établis et d'investisseurs étrangers à la branche fut rapidement suivie d'une gueule de bois. Quadrilingue et morcelé en petite parties, le marché suisse, était bien trop limité. Les émetteurs privés encore en activité aujourd'hui sont des émetteurs locaux aux mains d'éditeurs et des émetteurs non commerciaux, comme Radio Fribourg ou Léman Bleu à Genève, qui reçoivent chaque année 60 millions de francs de subventions pris sur le produit de la redevance radio-TV. 
</p><p>Aujourd'hui, les opposants à la SSR rêvent à nouveau de s'en mettre plein les poches. Si on pensait autrefois - ce que la réalité a démenti de manière impressionnante - que l'on pouvait gagner beaucoup d'argent en Suisse avec des programmes journalistiques de radio-TV financés par la publicité, on croit aujourd'hui qu'en détruisant la SSR, l'argent de la publicité finira dans les poches des éditeurs indigènes. Alors que chacun sait que ceux qui en profiteraient le plus, ce sont les chaînes de télévision étrangères avec leurs fenêtres publicitaires suisses. 
</p><p>Mais celles et ceux qui s'opposent à la SSR pour des raisons idéologiques s'en moquent. Car ils veulent détruire l'émetteur indépendant qu'est la SSR pour mieux pouvoir influencer l'opinion publique. Et là, la situation s'est radicalement modifiée depuis le début du 21e siècle. Le potentiel financier des opposants à la SSR a énormément augmenté, surtout la disposition de quelques milliardaires suisses à investir dans le contrôle des médias. Les sorties shopping de Christoph Blocher en sont une illustration frappante, de même que l'histoire pas très claire de la prétendue ou réelle tentative de reprise de Ringier par des milieux de droite proches de l'importateur d'automobiles Walter Frey. 
</p><p>Et ici intervient à nouveau la troupe d'Oliver Kessler. Le mouvement de jeunes de droite soi-disant si idéaliste ne s'est nullement trouvé tellement seul dans le paysage politique comme on veut nous le faire accroire avec cette resucée du " combat de David contre Goliath ". Déjà tout au début, il y a un don à six chiffres de Walter Frey (Citation : " Lorsque je suis de la partie, l'argent ne joue aucun rôle. "). C'est la " Wochenzeitung ", en possession des courriels en question, qui l'a révélé. Et No Billag a aussi reçu le soutien massif de l'USAM qui a joint des feuilles de signatures à son journal. Ce que fit bien sûr aussi la " Weltwoche ". 
</p><p>Synthèse : la dernière attaque dirigée contre la SSR fait partie d'une vieille tradition de la droite. Elle n'est ni la conséquence des soi-disant excès ou de la prétendue arrogance de la SSR, ni une demande de la génération du numérique qui, en raison des nouvelles attitudes en matière de médias, se moquerait de la SSR (mais consulterait les médias Internet de celle-ci pour contrôler la véracité d'infos). No Billag doit permettre au vieux rêve de destruction de la SSR de se réaliser. C'est pourquoi, elle a été plus ou moins ouvertement soutenue dès le début tant sur le fond que financièrement. 
</p><h3>Le réseau de droite du meneur de No Billag </h3><p>Le réseau le plus développé des auteurs de l'initiative les relie à la droite de l'échiquier politique. Cela concerne tout particulièrement Oliver Kessler, le meneur de No Billag. Il a derrière lui une solide carrière politique et professionnelle à droite. Né en 1986, il fait déjà de la politique au collège, entre autres comme webmestre d'un forum en ligne où les propos racistes ou faisant l'apologie de la violence étaient à l'ordre du jour. En 2008, il entrera à l'UDC, dont il deviendra secrétaire d'une section cantonale. Après un bref passage au poste de rédacteur en chef de la " Schweizerzeit ", le magazine nationaliste de l'ex-UDC Ulrich Schüler, il est désormais vice-directeur de l'" Institut libéral ", un groupe de réflexion qui n'existerait sans doute plus sans la générosité de Christoph Blocher. Parallèlement, Oliver Kessler ne craint pas de se frotter au milieu de la théorie du complot et antisémite </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5259</guid><pubDate>Thu, 25 Jan 2018 09:02:49 +0100</pubDate><title>Des pas concrets vers la conciliation famille-profession</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-pas-concrets-vers-la-conciliation-famille-profession</link><description>Accueil extrafamilial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p> La semaine passée, une décision de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) est passée un peu inaperçue, car c'est sur l'entrée en matière ou non de cette dernière sur le projet de révision de la loi sur l'égalité que se concentrait d'abord notre attention. Or cette autre décision est réjouissante elle aussi et, qui plus est, on ne peut plus concrète : la CSEC-E veut en effet, comme la commission-sœur du Conseil national, prolonger de quatre ans le programme d'aides financières destinées à l'accueil extrafamilial des enfants. 
</p><p>À l'origine, le Conseil fédéral et le Parlement avaient prévu que ce soutien financier aux nouvelles places dans les crèches ne dureraient que jusqu'au 31 janvier 2019. Les deux CSEC ont désormais compris les critiques émises depuis longtemps par les syndicats, à savoir qu'il n'existe actuellement de loin pas assez de structures d'accueil extrafamilial des enfants, raison pour laquelle leur encouragement doit aller au-delà de 2019. 
</p><p>Ce qui réjouit les femmes et les hommes professionnellement actifs, réjouit aussi les employeurs et les employeuses. L'Union patronale suisse salue en effet la décision de la CSEC, alors qu'il n'y a pas même une année, elle s'était battue contre la poursuite de ces aides financières. De quoi espérer que les partenaires sociaux trouvent d'autres possibilités encore de s'engager en faveur de la conciliation entre famille et profession. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5256</guid><pubDate>Wed, 24 Jan 2018 14:12:39 +0100</pubDate><title>La commission veut s’imposer à tout prix !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-veut-s-imposer-a-tout-prix</link><description>Déréglementation inacceptable de la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p> La majorité de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) est incorrigible. Elle a décidé de poursuivre ses travaux sur la mise en œuvre des deux initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter. Ce faisant, elle ignore un rapport du Conseil fédéral rédigé suite aux postulats Derder et Reynard, selon lequel le droit suisse du travail est extrêmement déréglementé et tout est de ce fait pratiquement possible. Elle ne tient en outre aucun compte des mises en garde de la Fédération des médecins suisse (FMH) qui s'est prononcée sans équivoque aucune contre les initiatives Graber et Keller-Sutter. 
</p><p>Ces deux initiatives entraîneraient, pour un très grand nombre de salarié(e)s, du travail gratuit, plus de stress et un plus grand risque d'épuisement professionnel. Cela, alors que le droit du travail largement réformé est en vigueur depuis le 1er janvier 2016 seulement et que l'obligation d'enregistrer sa durée du travail a été supprimée pour beaucoup de cadres. 
</p><p>Selon l'Enquête suisse sur la population active 2016 (ESPA), le modèle d'annualisation du temps de travail, sans durée hebdomadaire maximale, voulu par le conseiller aux États Graber pourrait s'appliquer à environ 46 % des salarié(e)s. Ces personnes remplissent en effet les critères en matière de fonction et de formation (bachelor ou diplôme d'une école supérieure). Si l'on considère aussi le critère des horaires prescrits par l'employeur, ce sont toujours au moins 25 % des salarié(e)s qui seraient soumis au nouveau régime. 
</p><p>Quant au renoncement à l'enregistrement de la durée du travail (modèle Keller-Sutter), selon l'ESPA, près de 26 % des salarié(e)s seraient concernées, car ils exercent une fonction de supérieur(e) hiérarchique. Faute de statistiques, il n'est pas possible de dire avec précision quelle serait la taille du groupe des spécialistes touchés. Mais cette question devrait se poser pour une part importante des salarié(e)s. 
</p><p>Comme les initiatives Graber et Keller-Sutter devraient être mises en œuvre parallèlement, ni l'enregistrement de la durée du travail, ni les prescriptions de protection à travers des durées maximales de travail et l'interdiction du travail dominical ne s'appliqueraient plus aux catégories de salarié(e)s susmentionnées. L'annualisation du temps de travail demandée par l'initiative Graber, inadéquate ne serait-ce que pour des raisons de protection de la santé, tournerait finalement à la farce. Comment avoir une vue d'ensemble du temps de travail annuel si le chef interdit de l'enregistrer ? 
</p><p>Pour ces raisons, l'Union syndicale suisse (USS) demande, comme les organisations spécialisées en matière de santé et de nombreuses autres organisations, que la CER-E recouvre enfin la raison et stoppe ses travaux sur la mise en œuvre de toutes les interventions parlementaires qui visent à déréglementer la loi sur le travail. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5254</guid><pubDate>Mon, 22 Jan 2018 11:11:27 +0100</pubDate><title>Non à No Billag : sauvons notre service public radio-TV</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-no-billag-sauvons-notre-service-public-radio-tv</link><description>La journaliste Anne Payot explique les conséquences dramatiques d&#039;un éventuel Oui à No Billag.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La Suisse romande a tout à perdre d'un oui à l'initiative No Billag. Les conséquences seraient dramatiques, tant pour la RTS que pour les télévisions et radios régionales.</p><p>Privées de deux tiers de leur revenu, ces médias disparaîtraient inéluctablement, et ceux qui survivraient au massacre ne seraient plus en mesure d'assurer leur mission de service public régional.
</p><p>Quelle chance en tant que Romand(e)s d'avoir des radios et télévisions locales de qualité ! Car nous sommes un tout petit marché pour les entreprises qui gèrent ces médias de proximité que la publicité ne suffit généralement pas à financer. C'est la raison d'être du système helvétique de la redevance, qui profite pleinement aux Romand(e)s et aux habitants d'autres régions périphériques, comme le Tessin ou les Grisons. La redevance finance non seulement les médias de la SSR, mais aussi une vingtaine de radios et télévisions régionales romandes.
</p><p>Si la Suisse leur accorde cette importance, c'est parce que l'article 93 alinéa 2 de notre Constitution mentionne que " La radio et la télévision contribuent à la formation et au développement culturel, à la libre formation de l'opinion et au divertissement. Elles prennent en considération les particularités du pays et les besoins des cantons. Elles présentent les événements de manière fidèle et reflètent équitablement la diversité des opinions ". Le bon fonctionnement démocratique implique un quatrième pouvoir fort dans toutes les régions linguistiques du pays. Or les médias helvétiques sont déjà dans la tourmente, en particulier la presse écrite qui voit disparaître ses titres et ses médias se concentrer en peu de mains. Et les initiants proposent d'en rajouter une couche, en asséchant l'offre radio-télévision.
</p><p>En Suisse romande, leur assaut contre le pluralisme des médias menace dans le détail 6 chaînes RTS, ainsi que 5 télévisions et 8 radios régionales. Or les diffuseurs locaux et régionaux remplissent eux aussi un rôle de service public important, en participant notamment à la cohésion nationale. Les affaiblir revient à affaiblir la démocratie. Sans redevance, des chaînes comme La Télé, Radio Chablais ou RFJ tireraient simplement la prise, et des émissions aussi populaires que Forum ou Sport dimanche disparaîtraient.
</p><p>Sous prétexte que les consommateurs et consommatrices doivent pouvoir choisir ce qu'ils paient, No Billag est en réalité une machine à créer du chômage. En Suisse romande, 4000 emplois au bas mot sont menacés. Près de la moitié concerne la RTS, qui emploie 1243 personnes à Genève et 590 à Lausanne, essentiellement des journalistes et animateurs ou animatrices. Les chaînes privées ne sont pas en reste. Rien que pour les radios régionales romandes, 311 personnes sont sur la sellette, des emplois pourtant formateurs qui servent de tremplin à la jeunesse. Sans oublier tous les autres emplois menacés, car indirectement liés, dans l'audiovisuel, la culture, le commerce local, les services techniques, etc.
</p><p>No Billag, c'est une catastrophe d'un point de vue économique, mais aussi culturel. Le marché romand est bien trop petit pour pouvoir produire du contenu de service public rentable. Mais il intéresse d'autres acteurs, notamment des chaînes françaises qui se frottent les mains à l'idée de voir disparaître la SSR. Tout comme Google et Facebook, qui prendraient volontiers le relais d'une information qui n'aurait plus rien de régional. La suppression de la redevance pourrait aussi faire le beurre d'un milliardaire, qui déciderait de s'engouffrer dans la brèche en bâtissant un empire médiatique à la Berlusconi au service de ses seuls intérêts personnels.
</p><p>Directement ou indirectement, tous les citoyens et citoyennes de ce pays et entreprises romandes profitent de la diversité des programmes radio-TV de qualité. Or le service public médiatique a un coût qu'il faut bien financer. L'ensemble des gouvernements cantonaux romands rejettent l'initiative. Ne laissons pas les arguments égoïstes et la vision à court terme l'emporter. Evitons de mettre à mort nos médias régionaux et votons massivement non le 4 mars 2018. </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5252</guid><pubDate>Sat, 20 Jan 2018 12:56:49 +0100</pubDate><title>13e Congrès des femmes de l’USS : « Notre temps vaut plus que ça ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/13e-congres-des-femmes-de-l-uss-notre-temps-vaut-plus-que-ca</link><description>Quelques 240 syndicalistes ont revendiqué une diminution du temps de travail avec des conditions de travail et de salaire correctes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors du Congrès des femmes de l'USS des 19 et 20 janvier à Berne, environ 240 congressistes ont exigé une diminution du temps de travail, ainsi que des meilleures conditions de travail et de salaire, soulignant cette dernière revendication à travers une action spontanée sur la Theaterplatz de Berne. Deux heures auparavant, la commission compétente du Conseil des États avait décidé d'entrer en matière sur la révision de la loi sur l'égalité. Les femmes de l'USS demandent toutefois au Parlement de se montrer plus courageux en matière d’égalité salariale. La Constitution doit enfin être respectée, autrement dit&nbsp;: l’«&nbsp;Égalité. Point final&nbsp;!&nbsp;». Les femmes de l'USS ont clairement montré qu'elles visent une mobilisation globale, jusque dans la rue.
</p><p>Les congressistes ont principalement discuté des thèmes du travail de soins et d’assistance («&nbsp;care&nbsp;») et de la durée du travail. Elles ont critiqué le fait que les employeurs recourent certes aux femmes pour des postes de spécialistes dans le travail de care, mais mettent en danger les offres publiques dans ce domaine en voulant économiser. La sociologue Sarah Schilliger a montré dans son intervention comment les femmes essaient de combler les lacunes à cet égard&nbsp;: elles acceptent des taux d’occupation réduits qui auront des conséquences négatives lorsqu’elles seront à la retraite ou après un divorce. 
</p><p>Mais un travail de soins et d’assistance de qualité, auquel les enfants, les personnes âgées et les malades ont droit, nécessite des ressources en temps et en argent suffisantes, ainsi que des conditions de travail correctes. C’est pourquoi les femmes de l’USS demandent dans une résolution que le travail de soins et d’assistance rémunéré soit partie intégrante du service public. Il doit être accessible à tout le monde et de bonne qualité ainsi que bénéficier d’un financement public suffisant. Les rapports de travail dans les ménages doivent être soumis à la loi sur le travail et, de ce fait, échapper à la précarité. Le travail de soins et d’assistance non rémunéré doit être reconnu comme du vrai travail et pris en compte comme il se doit par les assurances sociales. 
</p><p>Les femmes de l’USS demandent aussi que le travail rémunéré et non rémunéré soit mieux réparti entre les femmes et les hommes. À cet effet, il faut réduire les durées du travail. La Suède s’est déjà rapprochée de cet objectif avec un projet pilote, comme l’a expliqué Elinor Odeberg, du syndicat suédois Kommunal. À long terme, les femmes de l’USS veulent viser la semaine d’au maximum 35 heures. Mais à court terme, il s’agit de combattre énergiquement l’invasion du travail rémunéré dans la sphère privée (suppression de l’enregistrement de la durée du travail, extension du travail de nuit et du dimanche). Les femmes exigent en outre des horaires de travail planifiables et respectueux des besoins des familles. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire central de l’USS, 076 200 90 89 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5250</guid><pubDate>Fri, 19 Jan 2018 14:27:18 +0100</pubDate><title>Égalité salariale. Point final!</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-point-final</link><description>Le 13e Congrès des femmes de l’USS exige le respect de la Constitution 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait 37 ans que le principe d’«&nbsp;un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» pour les hommes et les femmes figure dans la Constitution fédérale. Or les femmes gagnent en moyenne toujours bien 7&nbsp;% de moins que les hommes sans que cela puisse s’expliquer par les exigences professionnelles de leurs emplois ou leur formation. Sur une année, les femmes perdent ainsi 7 milliards de francs, alors qu’il n’y a aucune raison objective à cela. Il faut enfin combattre efficacement cette discrimination qui perdure. Ces dernières années, les mesures volontaires des patrons ne se sont pas traduites par une amélioration substantielle de la situation. 
</p><p>Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les 240 participantes au Congrès des femmes de l’USS demandent au Parlement de respecter la volonté des citoyens et citoyennes et d’imposer l’égalité salariale. Elles ont étayé leurs revendications par une manif spontanée dans le centre de Berne. La révision de la loi sur l’égalité, sur laquelle la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États est entrée en matière ce vendredi, offre l’occasion de progresser en matière d’égalité salariale. 
</p><p>Les propositions du Conseil fédéral ne permettent toutefois pas d’imposer l’égalité salariale. Pour mettre fin au viol de la Constitution qui se perpétue, les femmes des syndicats de l’USS demandent que les mesures suivantes soient prises&nbsp;: </p><ul><li>La Confédération doit disposer de compétences pour vérifier si la loi sur l’égalité est appliquée sans compromis aucun et contrôler si les entreprises procèdent correctement aux analyses de leurs salaires et respectent l’égalité salariale. </li><li>Les entreprises qui n’analysent pas correctement leurs salaires ou discriminent sur ce plan les femmes doivent être sanctionnées. </li></ul><ul><li>Les syndicats doivent participer à la mise en œuvre de l’égalité salariale. Au plan fédéral, dans une commission tripartite et, au niveau des entreprises, lors des analyses des salaires.</li></ul><p>Trente-sept ans après que le principe de l’égalité des salaires a été ancré dans la Constitution et 22 années après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes. Pour les femmes de l’USS, cette devise est claire&nbsp;: Égalité salariale. Point final&nbsp;!
</p><p>Des photos du 13e Congrès des femmes sont à disposition de la presse plus tard dans la soirée sur:<br><a href="https://mailinglisten.us12.list-manage.com/track/click?u=647db55d72613e12b978da16f&amp;id=cca885aec7&amp;e=c0a1b4defb">https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/</a></p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Michela Bovolenta, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 647 72 83</li><li>Corinne Schärer, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 219 94 20</li><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, responsable de la politique de l’égalité, 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5248</guid><pubDate>Mon, 15 Jan 2018 14:42:31 +0100</pubDate><title>Etape d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire 2030/35 (EA 2030/35), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/etape-d-amenagement-de-l-infrastructure-ferroviaire-2030-35-ea-2030-35-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5245</guid><pubDate>Thu, 11 Jan 2018 09:03:05 +0100</pubDate><title>Quand la Suisse faisait grève</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/quand-la-suisse-faisait-greve</link><description>« Centenaire de la Grève générale »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La brochure du colloque historique organisé par l'USS sur le centenaire de la Grève générale est désormais publiée. Dix auteur(e)s y évoquent les causes, les conflits et les conséquences de l'événement le plus important de l'histoire suisse du 20e siècle. </p><p>Cette année, la Grève générale fêtera son centenaire. Afin de célébrer comme il se doit cet événement majeur de l'histoire moderne de la Suisse, l'USS a organisé, le 15 novembre dernier, un colloque historique conçu comme coup d'envoi à l'année commémorative 2018. Huit historien(ne)s y ont abordé ce sujet, chacun(e) dans une perspective spécifique. Certains se sont concentrés sur le rôle des opposants à la grève, comme les patrons (Pierre Eichenberger), les banques (Marc Perrenoud) ou les milices de la droite (Andreas Thürer). Pour leur part, Adrian Zimmermann et Bernard Degen ont essayé de prouver la véracité d'une phrase de Grimm selon qui les vaincus de cette grève étaient finalement des vainqueurs, soit leur succès à moyen et long terme. Maria Meier, avec le thème de la pénurie alimentaire, Elisabeth Joris avec celui des droits des femmes et Silvia Arlettaz avec celui de la politique de la migration complètent ce tableau. Ces exposés et une introduction du président de l'USS, Paul Rechsteiner, sont donc désormais accessibles à tous et à toutes dans une brochure bilingue qui vient de sortir de presse : " 100 Jahre Landesstreik - Centenaire de la grève générale ". On y trouvera aussi un bref aperçu de la table ronde sur la valeur historique de la Grève générale organisée à la même occasion. 
</p><h3>Pas seulement pour les spécialistes </h3><p>Outre les interventions précitées, la brochure propose des documents photographiques et deux contributions supplémentaires sur la chronologie des événements relatifs à la grève. Celles-ci seront surtout d'une aide certaine pour les personnes qui abordent pour la première fois ce thème, car elles décrivent ce qui s'est concrètement passé lors de la Grève générale. Celle de Stefan Keller est centrée sur le 6 novembre, soit la Grève générale au sens étroit du terme, et celle d'Adrian Zimmermann est une chronologie (1914-1919) qui englobe les causes et les conséquences de cet événement. Elle établit aussi que la grève de novembre 1918 a été tout sauf une explosion soudaine due à la détresse sociale de l'époque, mais possède sa propre histoire. 
</p><p>Bref, cette brochure s'avérera utile tant aux " débutant(e)s " qu'aux " avancé(e)s " en cette matière. Gratuite, elle peut être <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGbzz5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">commandée </a>auprès de l'USS. En cas de commande de plusieurs exemplaires cependant, les frais induits (port et autres) seront facturés. Et à ne pas oublier : le <a href="http://generalstreik.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">site de la Grève générale</a> qui continue à donner les informations les plus fraîches concernant le centenaire et les manifestations s'y rapportant. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5243</guid><pubDate>Wed, 10 Jan 2018 13:12:16 +0100</pubDate><title>Une occasion ratée et presque rien de nouveau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-occasion-ratee-et-presque-rien-de-nouveau</link><description>Assurances sociales 2018</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Seules des modifications minimes sont prévues pour les assurances sociales cette année.</p><h2> AVS</h2><h3> Les rentes restent au même niveau</h3><p>Le refus devant le peuple de Prévoyance vieillesse 2020 en septembre 2017 a repoussé à plus tard le financement additionnel de l'AVS, ainsi que la révision du 1er pilier comme du 2e. Le projet aurait substantiellement augmenté les rentes AVS. Les rentes AVS et AI demeurent donc au même niveau pour 2018 puisqu'il n'y pas eu non plus d'indexation automatique des rentes à l'évolution des prix et des salaires cette année. Les autorités fédérales justifient cette stagnation par le fait que l'indice des prix et des salaires n'a que faiblement augmenté. La dernière augmentation des rentes remonte au 1er janvier 2015. 
</p><h3>La loi sur les fonds de compensation entre en vigueur </h3><p>La nouvelle loi fédérale sur l'établissement chargé de l'administration des fonds de compensation de l'AVS, de l'AI et du régime des APG institue les bases légales pour la transformation du fonds en un établissement de droit public. La mise en service du nouvel établissement " compenswiss (Fonds de compensation AVS/AI/APG) " aura lieu le 1er janvier 2019. 
</p><h2>Assurance-invalidité (AI)</h2><h3> Supplément plus élevé pour les soins intenses </h3><p>Les familles qui soignent à domicile une personne gravement malade ou un enfant lourdement handicapé recevront un montant plus élevé de la part de l'AI. Le "supplément pour soins intenses" augmente à partir de 2018. Il passe de 470 à 940 francs par mois pour au moins 4 heures par jour de sopins intenses, de 940 à 1645 francs pour au moins 6 heures et de 1410 à 2350 pour au moins 8 heures. 
</p><h3>Nouvelle méthode pour calculer le taux d'invalidité </h3><p>L'ordonnance révisée sur l'AI entrera en vigueur dans le courant de l'année 2018. La méthode de calcul des rentes AI (dite " mixte ") en sera améliorée. A l'avenir, on tiendra compte des conséquences d'une atteinte à la santé non seulement sur l'exercice d'une activité professionnelle, mais aussi dans la même mesure sur l'accomplissement des tâches habituelles (comme par exemple les tâches ménagères). Grâce à cela, les personnes qui travaillent à temps partiel seront moins discriminées, en particulier les femmes. Jusqu'à présent, un emploi à temps partiel a entraîné un taux d'invalidité moins important que pour une activité à plein temps. 
</p><h3>Le financement additionnel est arrivé à échéance </h3><p>En septembre 2009, une hausse transitoire de la TVA de 0,4 % au profit de l'AI a été acceptée en votation. Comme prévu, ce financement additionnel est arrivé à échéance au 31.12.2017. A partir de 2018, de nouveaux taux de TVA sont en vigueur. Le taux normal est désormais de 7,7% (anc. 8%), le taux spécial hébergement de 3,7% (3,8%), le taux réduit restant fixé à 2,5%. 0,1% d'augmentation va au FAIF (Financement et aménagement de l'infrastructure ferroviaire).
</p><h2>Prévoyance professionnelle </h2><h3>Taux d'intérêt minimal historiquement bas </h3><p>En 2016, le taux d'intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle obligatoire a été abaissé à un niveau historiquement bas de 1 %. Sur recommandation de la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle, il reste en 2018 identique. La rémunération du capital de vieillesse continuera ainsi à être trop faible. Les taux d'intérêt qui demeurent très bas en sont la raison, alors que les actions ou l'immobilier rémunèrent bien. Le taux minimal LPP a varié entre 1985 et 2011 entre 2 et 4 %. 
</p><h3>Rentes de survivants et d'invalidité LPP inchangées </h3><p>Les rentes de survivants et d'invalidité de la prévoyance professionnelle obligatoire restent aussi au même niveau en 2018. Les rentiers et rentières du 2e pilier n'ont aucun droit à une adaptation de leur rente de vieillesse. Les caisses de pension renoncent partout à une indexation. 
</p><h2>Assurance-maladie </h2><h3>Les primes continuent à atteindre des sommets</h3><p> En 2018, les primes standard de l'assurance-maladie obligatoire ont en moyenne augmenté de 4 % (+4,5 % l'année précédente). Les primes des enfants sont à nouveau celles qui augmentent le plus (+5 %). L'augmentation varie selon les cantons. Depuis l'introduction de la loi fédérale sur l'assurance-maladie, les primes ont effectivement doublé. Le Conseil fédéral augmente de 292 à 340 francs par mois les primes des militaires de métier actifs et retraités qui sont assurés contre la maladie et l'accident à l'assurance militaire. Les primes devraient ainsi de nouveau couvrir les coûts occasionnés par les maladies, ce qui n'était plus le cas récemment. 
</p><p>Dans le courant de l'année 2018, des mesures seront présentées pour endiguer les coûts de la santé. Dans un rapport d'experts, le Conseil fédéral présente les mesures existantes, prévues ou complètement nouvelles destinées à diminuer les coûts de la santé couverts par l'assurance-maladie obligatoire. Ce rapport d'experts va influencer le débat sur la politique de la santé. 
</p><p>Depuis le 1er janvier 2018, les nouveaux tarifs TARMED entrent en vigueur. Ils concernent toutes les prestations médicales et paramédicales facturées aux patient(e)s. Bien qu'il n'y ait aucun changement dans les prestations pour les assuré(e)s, des économies d'environ 470 millions de francs (1,5 % du volume des primes) devraient être réalisées. 
</p><h2>Réformes 2018 : risque de durcissement avec les prestations complémentaires · </h2><ul><li>La réforme des prestations complémentaires va aussi occuper le Parlement en 2018. Après le Conseil des États, le Conseil national va à son tour traiter le sujet. Des mesures de démantèlement avec de graves conséquences pour les séniors et les personnes handicapées se sont imposées dans les commissions parlementaires. Ainsi, des économies devraient être faites sur le remboursement des primes-maladie ou les franchises sur la fortune dans le calcul des prestations complémentaires devraient être réduites. Seule perspective réjouissante : on est parvenu à faire augmenter le montant maximal imputable au loyer, une mesure qui était tant attendue. · </li><li>Le Parlement va s'occuper en outre de l'évolution à venir de l'AI. Le message estime nécessaire d'agir auprès des enfants et des jeunes qui ont des problèmes de santé ainsi qu'auprès des malades psychiques. Est également prévue l'introduction d'une échelle de rentes linéaire. </li><li>Après le refus de la réforme de la prévoyance vieillesse en 2017, la procédure de consultation sur une nouvelle révision commencera en 2018. Le Conseil fédéral prévoit, dans un premier temps, de réviser l'AVS et de veiller à un financement additionnel de celle-ci. On s'attaquera à la prévoyance professionnelle dans un deuxième temps. </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5240</guid><pubDate>Mon, 08 Jan 2018 16:17:46 +0100</pubDate><title>Détruire la radio et la TV? Mais à quel prix? </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/detruire-la-radio-et-la-tv-mais-a-quel-prix</link><description>Un plaidoyer syndical contre No Billag</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Nous votons le 4 mars prochain sur l'initiative No Billag. Il ne s'agit pas seulement de savoir si nous continuerons à payer une redevance pour la radio et la télévision. L'enjeu est bien plus important. Pour tous les salarié(e)s également. Il s'agit de programmes de radio et de télévision auxquels l'on puisse se fier et qui ne sont pas uniquement conçus pour être rentables ou répondre aux intérêts de partis politiques, de certains groupes de la société.</p><p>Le 25 novembre 2011, par une matinée grise, Novartis lâche une bombe : la multinationale pharmaceutique veut supprimer 2000 emplois, dont 320 à Prangins (VD). Sans nécessité aucune. La colère gronde alors. Pas seulement celle des personnes concernées. Le Conseil fédéral, le gouvernement et le parlement vaudois ainsi que de larges pans de la population réagissent et soutiennent la lutte qui se soldera par une victoire des employé(e)s de Novartis et de leur syndicat. Les emplois seront sauvés.
</p><h3>14 000 emplois en jeu</h3><p>Changement de scène. Mars 2017. Cent vingt employé(e)s de la SSR et de diverses chaînes de radio-TV discutent de l'initiative No Billag pendant le congrès de leur syndicat SSM. L'atmosphère est tendue. Parce que les professionnels de l'audiovisuel savent parfaitement que si l'initiative est acceptée, leur emploi sera menacé un an plus tard. En tout, 7000 emplois sont directement menacés et 6500 dans des entreprises sous-traitantes. Car sans redevance, les revenus de leurs employeurs s'effondrent : -50 % pour les chaînes locales et -75 % pour la SSR. N'importe quelle entreprise ferait faillite dans pareille situation. Raison pour laquelle les employé(e)s de la SSR ont décidé de se battre pour leurs emplois. Ils ont en outre constitué des réserves pour les luttes à venir.
</p><p>Alors que les employé(e)s de Novartis se sont attiré une large sympathie, dans le cas de No Billag, beaucoup de médias critiquent la moindre déclaration des personnes concernées, un parti pris totalement inapproprié dans une campagne de votation. Mais pour nous syndicalistes, il est toutefois évident que si nos emplois sont supprimés sans raison, nous nous défendons. Et les autres syndicats soutiennent les collègues menacés.
</p><h3>Un pan important du service public détruit</h3><p>No Billag détruirait non seulement des milliers d'emplois. Mais en plus, une partie importante du service public serait dans l'œil du cyclone, un service dont la société bénéficie et que le marché ne pourrait à lui seul financer. La radio et surtout la télévision coûtent cher à la production. Les marchés en Suisse sont très petits. Raison pour laquelle la publicité rapporte trop peu pour produire un large programme offrant de l'information et du divertissement dans les quatre régions linguistiques. Sans ce service public, un programme de base commercial pourrait subsister en Suisse alémanique. Mais ce serait la fin des programmes en Suisse romande, au Tessin et dans les Grisons.
</p><p>Le mandat clair des médias de service public est également crucial : ils doivent contribuer à la formation de l'opinion et présenter les différents points de vue de manière factuelle. Il est évident qu'ils n'y parviennent pas toujours. Sinon les responsables de la communication de tous les partis, de la droite à la gauche, ainsi que de toutes les grandes organisations ne les accuseraient pas à tour de rôle de faire preuve de partialité. L'USS la première, quand la télévision suisse-alémanique ne pipe mot de la manifestation qui a rassemblé 20 000 personnes à Berne pour de bonnes retraites.
</p><p>Si tous se plaignent, ces chaînes n'ont donc pas d'orientation politique, que ce soit à droite ou à gauche. Raison pour laquelle 80 % de ces plaintes, peu importe le plaignant, sont rejetées par l'organe de médiation. D'un point de vue syndical, il est clair que nous avons besoin de médias qui parlent de nos demandes et nous laissent exprimer notre point de vue. Ces médias sont aussi en droit de nous critiquer. La loi leur impose toutefois de nous traiter comme les patrons, comme tous les partis. Sans programmes de radio et de télévision tenus par la loi de traiter les partis et toute association sur pied d'égalité, impossible à une démocratie de fonctionner. Ce mandat de service public qui consiste à refléter la diversité des opinions en Suisse de manière fidèle et équitablement ne doit pas disparaître de la Constitution fédérale.
</p><h3>L'indépendance de la SSR dérange les initiants</h3><p>Mais c'est justement cette voix indépendante qui passe mal auprès des initiants. C'est pour cela qu'ils veulent détruire la radio et la télévision en Suisse. Ce n'est pas une coïncidence si la plupart des initiants sont ultra-libéraux et veulent imposer leur dogme au paysage médiatique aussi. Afin d'influencer ensuite l'opinion publique avec des offres de base.
</p><p>Mais le prix à payer est élevé. Pour la formation de l'opinion publique. Pour la cohésion nationale. Mais aussi pour notre porte-monnaie. Car si les chaînes qui bénéficient de la redevance disparaissent, nous devrons conclure des abonnements onéreux pour le sport, les films et les autres prestations. Et finalement payer bien plus que les 365 francs par an pour un programme complet avec des informations fiables, du sport suisse, du divertissement et de la culture. Le prix à payer est bien trop élevé. Raison pour laquelle l'USS et ses fédérations disent clairement Non à No Billag. </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5237</guid><pubDate>Wed, 03 Jan 2018 16:04:51 +0100</pubDate><title>La reprise appartient aux travailleurs et aux travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-reprise-appartient-aux-travailleurs-et-aux-travailleuses</link><description>Conférence de presse annuelle 2018 </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’économie suisse a amorcé une reprise. L’évolution économique positive doit maintenant être utilisée pour résoudre les problèmes des salarié(e)s qui ont augmenté depuis le début de la crise financière. La reprise doit appartenir aux salarié(e)s. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse formule les revendications suivantes&nbsp;:</p><ul><li>La durée du travail doit de nouveau diminuer. Depuis 2013, le temps de travail d’une personne employée à plein temps a augmenté de quasiment une demi-semaine. C’est absurde alors que le chômage est bien trop élevé. Les gains de productivité doivent se répercuter par une augmentation des salaires ainsi qu’une réduction du temps de travail des salarié(e)s. </li><li>Avec l’introduction de l’obligation d’annonce des postes vacants, les chances de rapidement retrouver un bon emploi s’améliorent pour les personnes sans emploi. La Confédération et les cantons doivent les soutenir. Une assignation sous la contrainte serait en revanche contre-productive pour toutes les parties concernées (chômeurs, ORP et employeurs). </li><li>Le niveau des rentes des caisses de pension baisse. Alors même que les salaires ont augmenté et l’économie croît dans son ensemble. Et que nous cotisons toujours plus. Le niveau des rentes reste décisif pour juger les futures réformes des retraites. La réduction des rentes du 2e pilier doit être compensée, comme il faut compenser les fortes augmentations des coûts de la santé. Il faut en outre renforcer la composante de répartition dans la prévoyance vieillesse. Pour stabiliser cette dernière, la BNS doit reverser au 2e pilier les recettes réalisées avec les taux d’intérêt négatifs (via le Fonds de garantie LPP). Et la BNS ne doit pas appliquer d’intérêts négatifs au fonds AVS. L’USS rejette l’élévation de l’âge de la retraite. &nbsp;</li><li>Il faut enfin réellement combattre l’inégalité salariale entre femmes et hommes. Le Parlement doit renforcer les mesures proposées par le Conseil fédéral pour réviser la loi sur l’égalité. Les mesures volontaires ne résolvent pas le problème. Il faut donc des mesures contraignantes et des compétences pour les appliquer. L’USS s’engagera énergiquement pour que le principe approuvé par le peuple voici 37 ans d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» entre femmes et hommes soit enfin mis en œuvre. </li><li>La politique monétaire doit veiller activement à évaluer le franc correctement, c’est-à-dire à un taux se situant entre 1,25 et 1,35 Fr./euro. Cela renforce l’économie et l’emploi. </li></ul><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS et économiste en chef, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category><category>Travail</category><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5235</guid><pubDate>Fri, 22 Dec 2017 13:00:41 +0100</pubDate><title>Approbation et mise en œuvre échange de notes Suisse-UE concernant reprise directive UE 2017/853 modifiant dir. UE sur les armes (Dév. acquis Schengen)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/approbation-et-mise-en-oeuvre-echange-de-notes-suisse-ue-concernant-reprise-directive-ue-2017-853-modifiant-dir-ue-sur-les-armes-dev-acquis-schengen</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5233</guid><pubDate>Fri, 22 Dec 2017 11:41:51 +0100</pubDate><title>Consultation sur la Stratégie internationale de la Suisse dans le domaine de la formation, recherche et innovation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-la-strategie-internationale-de-la-suisse-dans-le-domaine-de-la-formation-recherche-et-innovation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5232</guid><pubDate>Wed, 20 Dec 2017 17:08:27 +0100</pubDate><title>Le droit du travail est prêt pour la numérisation </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-du-travail-est-pret-pour-la-numerisation</link><description>Le colloque de l’USS le confirme : peu d’adaptations sont nécessaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le droit suisse du travail est armé pour faire face aux défis de la numérisation. Mais des améliorations sont nécessaires, en particulier pour lutter contre le travail au noir numérique et le travail gratis ainsi qu'en matière de protection de la santé et de télétravail. Tel est en quelques mots le bilan du colloque juridique de haut niveau organisé à la mi-décembre par l'Union syndicale suisse (USS). </p><p>Une chose est claire : la numérisation doit être aménagée de manière à ce qu'elle serve aux travailleurs et travailleuses. Pour y arriver, l'USS et ses syndicats veulent recourir à tous les instruments juridiques et politiques existants. 
</p><h3>Les mêmes devoirs, aussi pour les employeurs sur plate-forme ! </h3><p>Si, en se servant des instruments éprouvés du droit contractuel, on analyse minutieusement de nombreux fournisseurs de plates-formes en étant attentif à chaque cas individuel, il apparaît clairement que, très souvent, on est en présence de contrats classiques. C'est ce qu'ont constaté lors du colloque Bassem Zein, de l'Office fédéral de la justice, et Ndiya Onuoha, de l'Office des assurances sociales du canton de Zurich. Conclusion : les personnes qui travaillent sur des plates-formes informatiques ont droit à ce qui est prévu dans le Code des obligations (vacances, heures supplémentaires, délais de congé, indemnisation pour service de piquet) et le droit des assurances sociales (cotisations AVS, assurance-chômage, 2e pilier, aussi de l'employeur, indemnité journalière en cas d'accident, etc.). 
</p><p>Les employeurs comme le service de taxis UBER, qui donne à ses contrats une appellation erronée, ne pratiquent rien d'autre que l'indépendance fictive et encouragent de ce fait le travail au noir numérique. Pour l'USS, c'est inacceptable. Les participant(e)s au colloque ont clairement montré que l'arsenal juridique à disposition permet déjà de faire constater l'existence de travail au noir numérique. Il appartient à toute autorité compétente de veiller à l'égalité des droits, à ce que la concurrence reste loyale et que les travailleurs et travailleuses soient protégés comme il se doit, ainsi que de contrôler que les lois sont respectées. Ce dernier point concerne surtout la loi sur le travail (LTr) et la loi sur l'assurance-accidents (LAA). S'y ajoutent les lois sur les assurances sociales, l'ordonnance sur les chauffeurs et des règles appliquées dans l'industrie. 
</p><h3>Stratégies procédurales contre la précarisation </h3><p>Lors du colloque, des stratégies procédurales contre les risques découlant du travail sur plate-forme ont été présentées. Leur but est de permettre aux syndicats d'agir contre les employeurs qui, sous prétexte de numérisation, veulent spolier leur personnel des dispositions de protection légales élémentaires. Se basant sur une expertise juridique, Anne Meier a montré que les syndicats ne disposent pas uniquement des instruments de la LTr et de la LAA, mais aussi de ceux qui se trouvent dans la loi contre la concurrence déloyale. De plus, des droits fondamentaux, notamment ceux qui figurent dans la Constitution fédérale et la Convention européenne des droits de l'homme, on peut déduire le droit des syndicats à informer électroniquement les employé(e)s. 
</p><h3>Quelques adaptations ponctuelles des lois sont nécessaires </h3><p>Le droit suisse du travail est-il encore adapté à l'ère de la numérisation ? Oui, s'il est systématiquement appliqué par les autorités. Surtout lorsqu'il s'agit de lutter contre le travail au noir numérique et de respecter les règles des assurances sociales ainsi que celles de la protection des travailleurs et travailleuses (LTr, LAA), les autorités sont tenues de procéder à des contrôles systématiques et conformes aux principes de l'égalité juridique. 
</p><p>Des problèmes existent dans le domaine couvert par la loi fédérale sur le droit international privé (LDIP). En outre, les salarié(e)s du télétravail sont trop peu protégés. C'est pourquoi l'USS demande que la loi fédérale sur le travail à domicile soit adaptée en conséquence. Dans le télétravail aussi, les questions de responsabilité, d'ergonomie, de protection des données et de mise à disposition de matériel ainsi que de remboursement des dépenses doivent faire l'objet de réglementations spécifiques. C'est à une conclusion similaire que le Conseil fédéral est arrivé en 2016 dans son rapport sur le télétravail. Mais, cela n'a malheureusement été suivi d'aucune action concrète. 
</p><p>La LDIP doit être modifiée pour que les exploitants de plates-formes n'aient en particulier pas le droit de prévoir dans leurs contrats de travail des clauses d'arbitrage ou des éléments de droit étranger. Par exemple, il n'est pas question qu'UBER prescrive à ses employé(e)s qu'en cas de litige, ils n'ont pas le droit de faire appel à un tribunal des prud'hommes suisse, mais doivent prendre à leur charge une procédure d'arbitrage aux Pays-Bas extrêmement chère et lourde, qui se fera en plus en anglais ! De telles clauses sont clairement illégales, car elles contreviennent à l'article 27 du Code civil suisse. La pratique des tribunaux va montrer si ces clauses sont considérées dans tout le pays comme excessivement contraignantes. D'une manière ou d'une autre, l'USS demande que la LDIP soit adaptée et que le Tribunal fédéral modifie en faveur des travailleurs et travailleuses sa jurisprudence concernant l'article 341 du Code des obligations ; cela, également pour les rapports de travail internationaux. 
</p><h3>Une brochure sur la protection de la santé </h3><p>Une brochure de l'USS sur les questions soulevées par la protection de la santé au travail à l'ère de la numérisation a été présentée lors du colloque dans sa version allemande (la version française sortira pendant la deuxième moitié du mois de janvier). Elle explique dans un langage très accessible, mais précis, quels sont les instruments juridiques à la disposition des secrétaires syndicaux, des commissions du personnel et des personnes de confiances ou militant(e)s syndicaux. Il est possible de la commander auprès de l'USS. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5230</guid><pubDate>Wed, 20 Dec 2017 16:00:01 +0100</pubDate><title>S&#039;attaquer aux rentes trop basses plutôt qu&#039;à l’âge de la retraite!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sattaquer-aux-rentes-trop-basses-plutot-qua-l-age-de-la-retraite</link><description>Décisions de principe du Conseil fédéral sur la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le refus de Prévoyance vieillesse 2020 dans les urnes laisse de nombreux problèmes sans solution. L'Union syndicale suisse (USS) doute que les propositions du le Conseil fédéral concernant la suite des opérations permettent de les résoudre. Ainsi, celui-ci ne dit rien du fait que le pouvoir d'achat des actuels retraité(e)s ne cesse de diminuer en raison de la hausse ininterrompue des primes des caisses-maladie et du coût de la santé. Il ne parle pas non plus de la baisse des rentes du 2e pilier de la génération des futurs retraité(e)s. En lieu et place, il est surtout question du relèvement de l'âge de la retraite des femmes et de travailler plus longtemps. En se focalisant sur de tels buts, on aggraverait encore plus la situation difficile des travailleurs et travailleuses âgés. Aujourd'hui, ils n'ont même pas droit à une rente lorsqu'ils perdent leur emploi. Pour le Conseil fédéral dans sa nouvelle composition, que les femmes ont des rentes de vieillesse beaucoup trop basse n'est pas un problème. 
</p><p>Ces problèmes doivent trouver une solution. Ce qui sera décisif pour une réforme des retraites réussie, c'est qu'elle permette aux actuels et futurs retraité(e)s de maintenir leur niveau de vie antérieur de manière appropriée avec leurs rentes des 1er et 2e piliers. Comme le prescrit la Constitution fédérale. À cet effet, il faut améliorer le niveau des rentes. D'autant plus que, selon le baromètre des préoccupations 2017 du Crédit Suisse, 62 % des personnes interrogées estiment que la sécurité financière des séniors est insuffisante. De plus, nombre de voix qui se sont prononcées contre Prévoyance vieillesse 2020 étaient celles de retraité(e)s actuels qui ressentaient comme injuste le fait que seules les rentes des futures générations de retraité(e)s auraient été augmentées. 
</p><p>Le Conseil fédéral ne tient aucun compte de ces préoccupations de larges pans de la population. En lieu et place, il se focalise, dans les orientations qu'il vient de fixer, sur l'âge de la retraite comme le demandent les employeurs. Pour l'USS, il est évident que l'AVS a besoin de moyens supplémentaires, surtout sous la forme de cotisations salariales plus élevées. Mais des rentes AVS meilleures sont aussi nécessaires pour que le mandat constitutionnel soit aussi rempli à l'avenir. Les banques et les assureurs ne doivent plus avoir le droit de faire des bénéfices dans le 2e pilier aux dépens des assuré(e)s. 
</p><p>L'âge de la retraite des femmes doit rester fixé à 64 ans, car son relèvement a également été une mesure très contestée qu'une nette majorité des femmes a rejetée. Enfin, la personne qui perd son emploi à 58 ans ou plus doit pouvoir rester dans son ancienne caisse de pensions. Renseignements: n Doris Bianchi, secrétaire dirigeante, responsable à l'USS de la politique sociale, 076 564 67 67 Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5228</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2017 11:53:58 +0100</pubDate><title>Le travail non rémunéré est réparti trop inégalement </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-travail-non-remunere-est-reparti-trop-inegalement</link><description>Du travail non seulement bénévole mais vital</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Bien plus de la moitié du travail effectué en Suisse n’est pas rémunéré. Les femmes en effectuent plus de la moitié ce qui a des répercussions négatives sur elles.</p><p>On travaille beaucoup en Suisse&nbsp;: au total, 17,1 milliards d’heures en 2016. C’est ce que montre le compte satellite de production des ménages de l’OFS. Réparti sur toutes les personnes en âge de travailler, cela représente 52,7 heures par semaine pour les femmes et 52,5 heures par semaine pour les hommes.&nbsp; 
</p><p>Alors que les hommes et les femmes travaillent presque le même nombre d’heures, le salaire que les femmes en tirent est très différent. Les femmes exécutent 61,3&nbsp;% des 9,2 milliards d’heures de travail non rémunéré, alors que les hommes effectuent 61,5&nbsp;% du travail rémunéré. Cela a comme conséquence que les hommes en âge de travailler reçoivent un salaire pour facilement trois cinquièmes de leur travail, contre deux cinquièmes pour les femmes. Les femmes renoncent donc à une grande quantité d’argent en s’occupant de leurs enfants pour leur donner les meilleures chances dans la vie ou en accompagnant leurs proches âgés pour leur offrir une existence digne en fin de vie. La société et l’économie pourrait difficilement fonctionner sans cet énorme engagement non rémunéré. Mais pour les femmes, cela signifie toutefois un risque de pauvreté et des rentes plus basses à la retraite. A quoi s’ajoute encore la discrimination salariale. 
</p><h3>En aucun cas «&nbsp;bénévole&nbsp;»</h3><p>Il est donc fondamentalement faux de décrire le travail non rémunéré de travail bénévole, comme c’est trop souvent le cas, faute d’y avoir réfléchi. L’engagement bénévole dans un cadre bénévole ou l’aide informelle aux voisins sont des soutiens importants de la société. Mais ils ne représentent que 7&nbsp;% du travail non rémunéré. Les 93&nbsp;% restants sont des tâches indispensables à la (sur)vie&nbsp;: s’occuper des enfants, préparer les repas, prendre en charge les malades. Si cela n’était pas fait, ce serait le chaos. 
</p><p>Le volume du travail non rémunéré a augmenté entre 2013 et 2016&nbsp;: les femmes et les hommes en Suisse effectuent plus de travail ménager et investissent davantage de temps dans la prise en charge et les soins de leurs semblables. Quant à savoir s’il faut en chercher les causes dans les mesures d’austérité des cantons et des communes dans le secteur du care ou si les exigences en matière d’éducation et de ménage ont augmenté, nul ne saurait y répondre. On ne peut toutefois que se réjouir que les hommes assument aussi une partie du travail supplémentaire et se sont engagés pendant plus d’heures non payées.&nbsp; 
</p><h3>Objectif&nbsp;: cinquante-cinquante</h3><p>Le but doit toutefois être d’atteindre la parité&nbsp;: les hommes et les femmes se partagent également le travail rémunéré et non rémunéré. Hommes et femmes auraient les mêmes possibilités de s’occuper de leur sécurité financière et de leurs semblables. La politique doit agir afin que nous arrivions à cela&nbsp;: le travail rémunéré ne doit pas continuer à être décloisonné et dérégulé, il faut au contraire garantir la conciliation entre travail rémunéré et non rémunéré. Dans cette optique, nous ne devrions pas travailler plus mais au contraire moins contre rémunération. Des offres abordables et accessibles à tous dans la prise en charge, les soins et la santé doivent être une part importante des services publics. L’OFS estime que le travail non rémunéré effectué en 2016 a une valeur de 408 milliards de francs. Si nous investissions ne serait-ce qu’une infime partie de cette somme dans le service public, nous nous approcherions d’une société où les hommes et les femmes pourraient s’engager dans la même mesure pour eux-mêmes que pour les autres. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5226</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2017 09:44:13 +0100</pubDate><title>Ordonnance sur l’aide au recouvrement des créances d’entretien du droit de la famille (Ordonnance sur l’aide au recouvrement, OAiR), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ordonnance-sur-l-aide-au-recouvrement-des-creances-d-entretien-du-droit-de-la-famille-ordonnance-sur-l-aide-au-recouvrement-oair-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5224</guid><pubDate>Thu, 14 Dec 2017 15:55:59 +0100</pubDate><title>Des réductions des primes plus importantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-reductions-des-primes-plus-importantes</link><description>Le prix de la santé doit être abordable</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Concernant les prestations, il est juste de supprimer des incitations fausses et des structures inefficaces. Mais un financement social - comme ce qui se fait chez nos voisins - reste la priorité absolue. </p><p>Fin octobre, le Conseil fédéral a présenté le rapport d'expert(e)s très attendu sur la maîtrise des coûts de la santé. Depuis lors, il est beaucoup question des mesures que le rapport propose la plupart du temps en matière d'offre. Cela, tout à fait à juste titre, car il part d'un potentiel d'économies de 20 %, dans l'assurance de base ; cela, sans toucher à la qualité. Ce chiffre paraît élevé, mais même s'il ne s'agissait que de 15 %, nous aurions alors économisé quatre années de hausse de primes. 
</p><h3>Coûts de la santé : la Suisse est la plus antisociale </h3><p>C'est en cela aussi que consiste toujours le principal problème. Indépendamment de ce qui peut être économisé du côté des coûts, le financement de la santé reste fortement antisocial en Suisse. Le rapport annuel de l'OCDE sur la santé donne les tout nouveaux chiffres à ce sujet. Il donne à notre pays tout seul la première place parmi les pays de l'OCDE : la participation des privés aux coûts de la santé y représente 5,3 % du budget moyen des ménages (moyenne OCDE : 3 %). Ces 5,3 % ne concernent pas uniquement ces éléments des coûts que sont la franchise, la quote-part, la participation au coût des soins et les forfaits hospitaliers, mais par exemple aussi l'ensemble des coûts des traitements dentaires. Dans les pays de l'OCDE, ceux-ci figurent la plupart du temps dans le catalogue des prestations que finance l'assurance. 
</p><p>Mais attention, la Suisse se trouve en première place quant à la participation des individus aux coûts sans qu'il soit en rien tenu compte des primes de l'assurance de base qui, chez nous, sont individuelles (" per capita "), alors qu'en Europe, elles prennent la forme de taxes prélevées sur les salaires, dont elles dépendent donc, ou même de recettes fiscales perçues selon un barème progressif. 
</p><p>Dans ce contexte, pas étonnant que, selon le même rapport, 21 % de la population renoncent au moins à un traitement médical pour des raisons de coûts (3e place). C'est se montrer presque cynique que de soupçonner que cela ne concerne que des cas sans gravité que l'on a pu à juste titre éviter, comme le fait une partie du lobby des assurances. Se pose en outre la question de savoir à partir de quel moment le renoncement à une prestation ne se paie finalement pas en termes de coûts. 
</p><h3>Réduction des primes : renverser la tendance </h3><p>Actuellement, les réductions des primes sont le seul instrument permettant de corriger directement le financement antisocial de la santé. Mais cela, dans une mesure toujours moindre : de 2007 à 2016, les contributions cantonales aux réductions des primes ont diminué dans neuf cantons, alors que celles-ci augmentaient de 40 % en termes réels ! Et les récentes mesures d'austérité - comme celles engagées dans les cantons de Berne, Soleure et Argovie - ne sont pas encore prises en compte ici, sans parler du canton de Lucerne qui a réclamé à des personnes dans le besoin le remboursement de réductions payées. 
</p><p>Il est plus que temps de redresser la barre en matière de réduction des primes. Cela, notamment aussi parce que les mesures mentionnées au début concernant les coûts entraîneront un transfert de traitements stationnaires vers le domaine ambulatoire et ainsi, tendanciellement, une hausse accélérée des primes (les prestations ambulatoires sont supportées à 100 % par les personnes qui paient les primes). 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) demande que le fardeau des primes supporté par les ménages soit limité à 10 % au maximum du revenu net, selon un système solidaire impliquant et la Confédération et les cantons. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5222</guid><pubDate>Thu, 14 Dec 2017 11:03:09 +0100</pubDate><title>Malgré son affaiblissement, le franc reste fortement surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/malgre-son-affaiblissement-le-franc-reste-fortement-surevalue</link><description>Examen de la situation de la BNS : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ces derniers mois, la reprise économique mondiale a enfin aussi touché la Suisse. L'affaiblissement du franc qui est arrivé à un taux de change d'environ 1,17 franc pour 1 euro y a contribué. Mais cela ne doit pas cacher le fait qu'il reste fortement surévalué. Des estimations avec certains modèles montre que le taux de change équitable franc/euro est de l'ordre de 1,25 franc à 1,35 franc pour 1 euro. Cette situation a entre autres pour effet que la reprise de la conjoncture devrait être tendanciellement plus forte à l'étranger qu'en Suisse. On court le risque que de nombreuses entreprises investissent moins en Suisse qu'à l'étranger. Cela, avec les effets négatifs sur l'emploi induits, aujourd'hui et demain. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS maintienne les taux d'intérêt à un niveau bas et soit prête à intervenir sur le marché des changes. L'Union syndicale suisse (USS) attend cependant d'elle qu'elle agisse plus vigoureusement contre la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change atteigne aussi rapidement que possible un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5216</guid><pubDate>Tue, 12 Dec 2017 11:02:08 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre du projet visant à accélérer les procédures d’asile (restructuration du domaine de l’asile), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/mise-en-oeuvre-du-projet-visant-a-accelerer-les-procedures-d-asile-restructuration-du-domaine-de-l-asile-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5214</guid><pubDate>Tue, 12 Dec 2017 10:43:59 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire « LAMAL. Renforcer la responsabilité individuelle », procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-parlementaire-lamal-renforcer-la-responsabilite-individuelle-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5208</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2017 08:54:46 +0100</pubDate><title>Pas question d’oublier les droits humains, ni de donner un signal erroné !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-question-d-oublier-les-droits-humains-ni-de-donner-un-signal-errone</link><description>Accord de libre-échange avec la Turquie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les négociations sur la modernisation de l'accord de libre-échange avec la Turquie sont sur le point de prendre fin. L'Union syndicale suisse (USS) demande que rien ne soit signé sans amélioration perceptible de la situation en matière de droits humains dans ce pays. </p><p>Vendredi 24 novembre, le Conseil des ministres de l'Association européenne de libre-échange (AELE) s'est mis d'accord sur le fond pour conclure les négociations au sujet de la modernisation et de l'élargissement de l'accord de libre-échange existant. Le nouvel accord devrait entre autres contenir un " chapitre sur la durabilité " relatif au respect de normes sociales et environnementales. 
</p><p>Dans une situation politique normale, une telle révision serait à saluer, l'économie suisse dépendant dans une grande mesure du commerce international. Ajouter à l'accord un chapitre sur les droits humains et les normes environnementales est, dans ce cadre, le résultat d'une revendication des syndicats et d'ONG. 
</p><p>Mais : la situation politique est depuis longtemps tout sauf normale en Turquie. Selon Amnesty International, plus de 130 000 employé(e)s de l'État - dont des dizaines de milliers d'enseignant(e)s et des centaines de juges et de syndicalistes - ont été licenciés et/ou emprisonnés depuis l'échec du coup d'État. De très nombreux maires membres de l'opposition ont été destitués et des parlementaires ont été incarcérés. Des centaines d'ONG ont dû stopper leurs activités, l'institution nationale des droits humains a été dissoute. Des dizaines de journalistes (aussi des étrangers) se trouvent en détention préventive et la Turquie n'a pratiquement plus de presse libre. 
</p><p>Dans ce contexte, la ratification prévue de cet accord est un signal totalement erroné. Cela, tant à l'adresse du gouvernement turc que pour tous les autres pays qui font pression depuis des mois sur le régime d'Erdogan. Ce serait là rendre un mauvais service à la population turque également, en particulier à la minorité kurde. L'accord visé avec la Turquie menace en outre la crédibilité de tous les chapitres sur la durabilité introduits dans ce genre d'accord depuis 2010. Il faut en effet partir de l'idée qu'en l'absence de mécanismes de sanctions, le gouvernement turc prouverait très rapidement que ces dispositions sont malheureusement sans grande valeur. 
</p><p>Suite à l'annexion de la Crimée par la Russie, l'AELE a gelé à juste titre le processus de négociation avec l'union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan. Il n'y a aucune raison de se montrer plus souple avec la Turquie. C'est pourquoi l'USS a envoyé une lettre au Conseil fédéral pour lui demander de faire d'une amélioration substantielle de la situation en matière de droits humains une condition à la ratification de l'accord. </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5206</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2017 00:00:00 +0100</pubDate><title>Vania Alleva: « Dans l’ensemble, les grèves ont toujours payé »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vania-alleva-dans-l-ensemble-les-greves-ont-toujours-paye</link><description>Les grèves au 21e siècle d’Unia revient sur le regain de luttes collectives depuis 2000</description><content:encoded><![CDATA[<p> Alors que les commémorations du centenaire de la grève générale de 1918 viennent de débuter, Unia publie un ouvrage sur les grèves au 21e siècle. Loin d'être un instrument désuet, le recours ultima ratio à la grève se justifie toujours plus face au durcissement d'un patronat qui souvent ne veut plus discuter. Il s'agit aussi pour les salarié(e)s de défendre leur dignité. Entretien avec Vania Alleva, présidente d'Unia et vice-présidente de l'USS : enjeux, enseignements et défis à l'ère du numérique.
</p><p><b>La Suisse connaît un regain de grèves depuis le tournant du siècle. Comment l'expliquer ?</b></p><p><b>Vania Alleva :</b> Il y a un durcissement général du côté patronal. Et, en raison du contexte économique plus difficile, c'est aussi plus compliqué d'arriver à améliorer les conditions salariales et de travail en négociant sans un véritable rapport de force. La grève est donc un instrument pour faire valoir les attentes des salarié(e)s, mais aussi pour amener la contrepartie à la table des négociations.
</p><p><b>Un des derniers conflits de travail, celui de l'EMS Notre-Dame à Genève, montre que le personnel réagit collectivement dans des secteurs d'activité toujours plus divers. Quels enseignements en tirer ?</b></p><p>La grève est un instrument de lutte collective qui n'est plus cantonné dans les secteurs traditionnels. C'est aussi l'instrument des employé(e)s de branches modernes des services. Plus aucune branche n'est à l'abri d'un conflit social. Un aspect central du nouveau cycle de grèves tient au rôle actif des salarié(e)s du secteur des services. Cela correspond à une féminisation grandissante. Toujours plus de femmes jouent un rôle de meneuses.
</p><p><b>Le droit de grève est inscrit dans la Constitution depuis 2000, mais la paix du travail est un des fondamentaux du partenariat social suisse. Quelle est la marge de manœuvre des syndicats dans ce contexte ?</b></p><p>En Suisse, la paix du travail est surtout dans les têtes, parce qu'on nous le répète depuis des décennies. En plus, les patrons essayent de criminaliser ces instruments de lutte collective. Il y a un travail de sensibilisation à mener : le droit de grève est un instrument légitime. Un syndicat qui n'est pas en mesure de mener une grève ne dispose pas d'un rapport de force lui permettant d'arriver à des résultats. C'est déterminant pour être au même niveau que les patrons à la table des négociations.
</p><p><b>La grève est-elle antipatriotique ou néfaste à la Suisse, comme le prétendent la droite et le patronat ?</b></p><p>Cela n'a rien à voir avec la nationalité. Au contraire, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à un patronat qui ne prend pas au sérieux ses propres responsabilités, qui ne veut même pas discuter avec les syndicats des exigences des salarié(e)s. C'est plutôt cet aspect-là qui est antipatriotique. Ce n'est pas la grève qui est anti-suisse, mais un patronat qui ne respecte pas le partenariat social.
</p><p><b>Unia a soutenu une centaine de grèves depuis son existence, quel bilan en tirer, sur les plans matériel, humain et syndical ?</b></p><p>Dans l'ensemble, les grèves ont toujours payé ; contre des baisses de salaire et le dumping salarial; des licenciements ont parfois été évités, ou leur nombre réduit. Dans beaucoup de cas, nous avons pu au moins améliorer le plan social. Il est très rare qu'aucun des objectifs fixés n'ait été atteint. Même dans ce cas, les grévistes se disent : on aura au moins essayé. Mais une grève n'est jamais facile pour les salarié(e)s. Il faut donc de graves injustices pour que le personnel décide d'entrer en grève. Sur le plan humain, au-delà des conditions de travail ou d'une menace de licenciement, c'est souvent le manque de respect qui est le déclencheur.
</p><p><b>L'organisation du monde du travail a changé. Comment organiser une réponse collective dans des secteurs où les travailleurs sont de plus en plus isolés ?</b></p><p>C'est un grand défi non seulement pour les grèves, mais aussi pour le travail syndical que d'arriver à atteindre les gens dans un marché du travail toujours plus fragmenté. Mais comme les conditions de travail se précarisent et il faut davantage se défendre pour les améliorer. Nous devons trouver de nouveaux moyens de communication pour atteindre ces salarié(e)s, par exemple les contacter en dehors du travail, dans d'autres réseaux. Il faut aussi utiliser les moyens de communication actuels pour mener de nouvelles formes de lutte collective, un peu différentes de la grève traditionnelle.
</p><p><b>Une grève à l'ère du numérique, c'est possible ?</b></p><p>Oui, la numérisation peut aider à mener certaines grèves. Par exemple des grévistes allemands m'ont raconté comment ils ont paralysé le système informatique d'une entreprise : celle-ci ne pouvait plus ni envoyer, ni recevoir de mails. Nous devons donc aussi utiliser les instruments de l'ère du numérique pour de nouvelles formes de lutte collective
</p><h5>Grèves au 21e siècle</h5><p>Grèves au 21e siècle revient sur treize grèves qui ont marqué les deux premières décennies de ce siècle avec force témoignages et analyses. Des entretiens avec divers syndicalistes permettent ensuite d'entrevoir comment envisager et organiser des grèves. Le président de l'USS, Paul Rechsteiner, apporte pour sa part un éclairage juridique et politique sur les droits fondamentaux que sont le droit de grève et la liberté syndicale. Un panorama des pratiques, des rapports de force entre syndicats et employeurs et des droits dans l'Union européenne complète le tableau que dresse cet ouvrage très instructif.</p><ul><li>Vania Alleva et Andreas Rieger, Grèves au 21e siècle, Rotpunktverlag, Zurich, 2017</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5205</guid><pubDate>Wed, 06 Dec 2017 14:20:40 +0100</pubDate><title>Les régions périphériques existent encore !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-regions-peripheriques-existent-encore</link><description>Le Conseil des États freine le désengagement de la Poste</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a accepté plusieurs interventions qui demandent que le retrait de la Poste de certaines régions soit freiné. Le Conseil fédéral doit maintenant revoir les critères d'accessibilité des offices de poste et des agences postales de sorte qu'à l'avenir, il y en ait encore aussi dans les régions périphériques. </p><p>La Chambre des cantons a freiné le désengagement de la Poste, mais n'a pas de solution au problème. Les ardents défenseurs d'une communication basée sur WhatsApp entre grands-parents et petits-enfants n'en ont pas non plus. Si certains de leurs commentaires faits pendant la session dénotent une certaine suffisance, lorsque certains d'entre eux demandent à la Poste de faire des régions des incubateurs d'innovations, ils ne sont pas à la bonne adresse. Ce n'est en effet pas la Poste qui assure la couverture numérique des vallées, mais Swisscom. Cette dernière travaille à nouveau mieux avec les petites entreprises électriques régionales et locales. La rapidité avec laquelle l'infrastructure numérique se développera ces prochaines années ne dépend pas tellement de la puissance financière des acteurs en présence, mais de la volonté des politiques. Nos élu(e)s devraient tous le savoir aussi : ni le marché ni l'évolution technologique ne pilote le service public. 
</p><h3>Ne pas sacrifier les régions périphériques pour augmenter un peu les bénéfices de la Poste </h3><p>C'est notamment parce que les entreprises d'infrastructure y sont en majorité ou totalement en mains publiques que l'approvisionnement en services est excellent en Suisse. La desserte des régions périphériques par les transports publics et leur approvisionnement en électricité, médias et services postaux sont la traduction d'une volonté politique. Celle-ci préserve la compétitivité et la viabilité des régions périphériques. On n'a pas le droit de renoncer tout simplement à pareille qualité que garantissent des labels suisses pour permettre à la Poste de faire encore un peu plus de profits. 
</p><p>Dans ce contexte, la décision du Conseil des États en faveur d'une meilleure accessibilité de la Poste dans tout le pays est quand même tournée vers l'avenir, même si les commentateurs des réseaux sociaux rient à gorge déployée, quand la direction de la Poste s'énerve. De fait, grâce au commerce en ligne, l'envoi de colis est en plein renouveau. Et l'envoi de lettres profite de sa popularité sans faille : les PME misent à nouveau plus sur la publicité glissée dans les boites aux lettres. Même les envois en nombre de lettres permettent de faire des bénéfices intéressants aussi à l'ère du numérique. Mais pour cela, on a besoin d'offices de poste ou d'agences postales aptes à faire face. 
</p><h3>Garde-fous </h3><p>Les décisions prises par le Conseil des États posent des garde-fous au groupe de travail chargé par Doris Leuthard de proposer des solutions au problème du service universel dans le domaine postal. Tout le monde attend impatiemment ces propositions. Et si en plus la Poste veut faire d'une des régions structurellement faibles un incubateur d'innovations, personne ne s'y opposera. Elle en aurait tout à fait la puissance financière, même en continuant à verser le salaire de ses facteurs et factrices. </p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5203</guid><pubDate>Mon, 04 Dec 2017 14:21:21 +0100</pubDate><title>Impôts : entreprises doivent aussi payer – pas de baisse aux dépens des privés</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/impots-entreprises-doivent-aussi-payer-pas-de-baisse-aux-depens-des-prives</link><description>Consultation sur le Projet fiscal 17 (PF 17) : prise de position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les entreprises doivent elles aussi payer des impôts. Parce que, tout comme les ménages privés, elles prétendent profiter des prestations et de l'infrastructure publiques. Aujourd'hui déjà, les entreprises peuvent être sous-imposées. C'est pourquoi PF 17 ne doit pas entraîner des baisses d'impôt et des pertes de revenu aux dépens des ménages privés. Au contraire, les ménages à bas ou moyen revenu auraient besoin que leurs charges diminuent, sous forme d'une hausse des allocations familiales et des réductions des primes-maladie.
</p><h3>Projet fiscal 17 : un projet de transition vers une imposition appropriée des bénéfices</h3><p>Les incidences économiques d'une abolition des statuts fiscaux spéciaux en matière d'imposition des entreprises sont souvent présentées sous un angle trop négatif. L'USS se prononce pour l'abolition de ces statuts spéciaux. Pour cette raison l'USS soutient les mesures transitoires ciblées concernant les impôts sur le bénéfice et le capital. Ces mesures devront être financées par les entreprises et les actionnaires. Parallèlement, des mesures sont nécessaires pour améliorer la situation financière des ménages à bas ou moyen revenu. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5191</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2017 10:46:45 +0100</pubDate><title>Approbation accords avec Singapour et Hong Kong sur l’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers à partir de 2018/2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/approbation-accords-avec-singapour-et-hong-kong-sur-l-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-a-partir-de-2018-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5189</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2017 10:38:06 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance du DFF sur l’imposition à la source, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-du-dff-sur-l-imposition-a-la-source-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5187</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2017 10:09:30 +0100</pubDate><title>Avant-projet de loi fédérale sur le soutien à l’institution nationale des droits de l’homme (LIDH), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-loi-federale-sur-le-soutien-a-l-institution-nationale-des-droits-de-l-homme-lidh-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5184</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2017 10:19:24 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur les frais relatifs aux immeubles, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-les-frais-relatifs-aux-immeubles-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5182</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2017 08:56:41 +0100</pubDate><title>Des hausses sensibles des salaires et davantage de CCT sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-hausses-sensibles-des-salaires-et-davantage-de-cct-sont-necessaires</link><description>Négociations salariales 2017/2018: la reprise est là</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces derniers mois, la situation économique s’est sensiblement améliorée. La reprise est là. En même temps, le renchérissement s’est renforcé. Les négociations salariales déjà terminées tiennent encore trop peu compte du nouveau contexte. Maintenant, des hausses sensibles de 1,5 à 2&nbsp;% des salaires sont nécessaires. </p><p>Les perspectives de l’économie suisse se sont rapidement et nettement éclaircies ces derniers temps&nbsp;; cela, parce que la conjoncture s’est améliorée dans les pays où la Suisse exporte et aussi parce que la surévaluation du franc s’est réduite dans une mesure étonnamment grande. Parallèlement à ces indicateurs d’une claire reprise, le renchérissement augmente pour la première fois depuis cinq ans. En octobre dernier, il était de 0,7&nbsp;%. Et s’y ajoute la forte hausse des primes-maladie. Le renchérissement se maintiendra l’an prochain à cause de la hausse du prix du pétrole et de celle, due à la dépréciation du franc, des prix des produits importés. 
</p><p>Un regard sur les accords salariaux conclus à ce jour montre que les employeurs tiennent trop peu compte de cette nouvelle situation. L’analyse de ces accords fait également apparaître qu’à l’exception du secteur principal de la construction, des hausses de salaire consistantes ont souvent été obtenues dans les branches dotées d’une convention collective de travail (CCT), comme avec Givaudan (+1,5&nbsp;% plus Fr.&nbsp;20.- pour les primes-maladie) et Feldschlösschen (+2,5&nbsp;% pour les salaires minimums). On observe les signes d’une évolution problématique surtout dans les branches sans CCT. Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les salaires nominaux n’y ont augmenté en tout que de 0,2&nbsp;% pendant le premier semestre. C’est moins qu’avec les accords salariaux pour 2017, qui prévoyaient une hausse d’environ 0,5&nbsp;%. On peut donc supposer qu’à cause du renchérissement nul ou négatif, les mécanismes d’adaptation des salaires (p. ex. la compensation du renchérissement) ont été supprimés. Une réalité à corriger rapidement, sinon le salaire réel des personnes concernées baissera.
</p><p>Les employeurs doivent revoir leur copie. L’Union syndicale suisse (USS) demande toujours des hausses de salaire de l’ordre de 1,5 à 2&nbsp;%. Elle demande aussi davantage de CCT contenant des dispositions sur les salaires comme, par exemple, pour le commerce de détail, le journalisme ou l’accueil des enfants. Ces CCT entraînent une répartition des salaires plus équilibrée entre les salaires bas et les salaires élevés ainsi qu’entre les sexes. Elles empêchent les abus et la sous-enchère salariale.
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5179</guid><pubDate>Thu, 23 Nov 2017 09:17:57 +0100</pubDate><title>Budget 2018 : ce qui a été promis à l&#039;AVS lui appartient!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/budget-2018-ce-qui-a-ete-promis-a-lavs-lui-appartient</link><description>Le personnel de la Confédération à nouveau bouc émissaire ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Lors des négociations sur le budget 2018, les Chambres fédérales traiteront deux dossiers brûlants. D'une part, celui de l'AVS, qui doit recevoir SON argent. De l'autre, celui de l'austérité aveuglement appliquée sur le dos du personnel de la Confédération à laquelle il faut mettre fin une fois pour toutes.</p><p>À cause du rejet de Prévoyance vieillesse 2020 par le peuple, les finances de l'AVS ne recevront pas l'an prochain les milliards de TVA versés jusqu'à la fin de l'année à l'AI. De plus, la réforme des retraites aurait aussi entraîné une hausse de la participation de la Confédération au financement de l'AVS. Elle aurait en effet dû verser en 2018 442 millions de francs de plus au fonds de l'AVS. Cette dépense figure en conséquence également dans le budget 2018, mais le rejet de la réforme dans les urnes a aujourd'hui pour effet que la Confédération n'a plus à verser ce montant, ce qui pourra générer un excédent. 
</p><h3>442 millions pour l'AVS </h3><p>Pour l'USS, il est clair que cet excédent doit quand même profiter à l'AVS. La hausse de la participation de la Confédération au financement de l'AVS n'a fait l'objet de critiques ni pendant les délibérations du Parlement, ni durant la campagne qui a précédé la votation. En outre, l'AVS a besoin de moyens financiers supplémentaires. La Commission des finances du Conseil national a appliqué cette logique. Sa commission sœur des États aimerait au contraire faire partiellement profiter le Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF) de cet allégement budgétaire. 
</p><p>C'est là une divergence que les Chambres fédérales doivent éliminer pendant la session d'hiver au profit de l'AVS. Alors que le FIF peut compter, à partir de 2018, sur des recettes supplémentaires provenant de la TVA, la situation financière de l'AVS est toujours plus tendue. L'augmentation de la dépense faite par la Confédération pour l'AVS a été budgétisée. Pas question que cet argent serve à d'autres fins ! 
</p><h3>Économiser, économiser... </h3><p>Pour la troisième fois déjà, une minuscule majorité de la Commission financière du Conseil national, la droite pure et dure, veut économiser dans l'aide au développement et aux pays de l'Est, l'asile et les mesures de prévention. Mais c'est avant tout, et à tout prix, dans le budget du personnel de la Confédération que des coupes doivent être faites, selon elle ! Une minorité toujours battue de peu des commissions des deux Chambres fait front contre cette ligne radicale. 
</p><h3>Un nouveau gel des salaires ? </h3><p>De quoi est-il question dans ce budget ? La caisse de pensions PUBLICA doit adapter ses bases techniques. Une baisse du taux technique est donc à l'ordre du jour et, avec elle, des baisses des prestations supérieures à 10 % pour les employé(e)s de l'Administration fédérale si l'employeuse, n'injecte pas davantage de fonds. Le Conseil fédéral serait disposé à le faire, mais seulement en imposant pour la troisième fois un gel des salaires au personnel. Maintenant, il affecte simplement les 32 millions de francs budgétisés à l'origine pour une éventuelle compensation du renchérissement à la seule caisse de pensions. Globalement, il veut réaliser un financement additionnel de 64 millions de francs dans le budget 2018, la moitié, justement en réaffectant les mesures salariales budgétisées. Les associations du personnel ont mis en garde contre cet amalgame entre politique salariale et mesures relatives à la caisse de pensions, car c'est précisément ce qu'elles craignaient et que la Commission financière du Conseil national veut imposer maintenant : pas de financement additionnel pour le 2e pilier et pas de compensation du renchérissement. Mais un mince espoir subsiste que le personnel ne parte pas les mains complètement vides. En effet, une minorité de la Commission financière du Conseil des États veut non seulement garantir un financement additionnel pour le 2e pilier, mais aussi accorder la compensation du renchérissement. 
</p><h3>Rigueur budgétaire en tête </h3><p>Année après année, le Conseil fédéral essaie de prendre les devants sur les parlementaires fervents de démantèlement en pratiquant de lui-même à l'avance la rigueur budgétaire. Ainsi, il a déjà décidé, dans son Programme de stabilisation, de procéder dans son domaine propre, l'Administration, à une nouvelle coupe de 150 millions de francs pour l'année 2018. Mais la droite des politicien(ne)s spécialistes de finances le surpasse régulièrement : non seulement, elle ne veut rien donner du tout au personnel, mais elle vise par-dessus le marché une coupe supplémentaire de 152 millions de francs dans l'effectif du personnel. Il ne s'agit heureusement là que d'une proposition de minorité. Mais elle n'a été refusée que de justesse lors des débats de la commission... </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5177</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2017 17:00:54 +0100</pubDate><title>Revenus élevés : une envolée effrénée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revenus-eleves-une-envolee-effrenee</link><description>Nouveaux chiffres sur la répartition des revenus en Suisse
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Isabel Martinez, la nouvelle secrétaire centrale de l'USS, continue ses recherches sur la répartition des revenus. Dans sa toute dernière <a href="http://www.socialchangeswitzerland.ch/?p=1306" class="external-link-new-window">publication</a>, elle montre qu'en Suisse, les revenus des superriches continuent à augmenter. Et que, d'une année à l'autre, les plus riches sont très souvent toujours les mêmes. Nous lui avons posé quatre questions.</p><p><b>uss-infos : Isabel Martinez, tu es une spécialiste de la répartition des revenus. Les revenus des superriches ont-ils baissé à cause de la crise comme on pouvait s'y attendre ?</b></p><p>Non, cela n'a pas eu lieu. Si l'on a bien observé un léger recul chez les superriches en 2009, ceux qui ont été le plus concernés ont été le 0,01 % des contribuables. Le revenu de ces personnes provient pour une grande part de revenus de capitaux qui se sont brusquement effondrés à cause de la crise financière mondiale. Pour les moins riches, en particulier les 10 % supérieurs, mais aussi le 1 % supérieur, ce sont par contre les revenus du travail qui constituent l'élément fixe du revenu. Pour eux, le recul des revenus a été bien moindre. Mais, en comparaison avec la hausse continue des revenus élevés depuis le milieu des années 1990, le recul n'a fait que de freiner la tendance à la hausse observée. Celle-ci ne s'est pas inversée. Les chiffres les plus récents, jusqu'en 2013, indiquent en outre que les revenus élevés se sont déjà repris et que leur hausse se poursuit ; cela, également grâce à l'évolution positive des marchés mondiaux d'actions. 
</p><p><b>Qui sont les superriches de la Suisse ? S'agit-il avant tout de grands managers, de propriétaires d'entreprises, de personnes qui ont hérité d'un empire, de sportifs de haut niveau ? </b></p><p>Les données à ce sujet sont maigres. Je travaille avec des données fiscales anonymisées et celles de l'AVS qui ne donnent aucune information sur les personnes mêmes. Mais nous savons qu'il faut avoir un revenu annuel brut de tout juste 320 000 francs pour appartenir au 1 % supérieur des personnes professionnellement actives. Les grands managers, les propriétaires d'entreprises et les sportifs de haut niveau en font donc certainement partie. Mais de nombreux avocat(e)s et conseillers ou conseillères touchent également des traitements aussi importants. 
</p><p><b>On parle toujours de superriches et de gros salaires au masculin. Qu'en est-il des femmes ?</b></p><p>La réalité n'est pas belle. Parmi les 10 % supérieurs, il n'y avait que 14 % de femmes en 2010. Des 4 300 personnes les mieux rémunérées (le 0,1 % supérieur), elles étaient tout juste 190, soit 4,5 %. Ces chiffres sont accablants si l'on pense que pendant la même année, 46 % des personnes soumises à l'AVS étaient des femmes. La raison en est avant tout que nombre de femmes travaillent à temps partiel. 
</p><p><b>S'agit-il toujours des mêmes personnes d'une année à l'autre ? </b></p><p>Non, d'une année à l'autre, il y a des sorties et des entrées dans le club du 1 % supérieur. 20 % des personnes qui en sont membres une année n'en font plus partie l'année suivante. Cela signifie aussi, à l'inverse, que 80 % se retrouvent l'année suivante dans le 1 % supérieur des gros revenus. Après dix années, le renouvellement de ce dernier concerne 40 % tout juste des personnes. Ces chiffres sont comparables à ceux d'autres pays, États-Unis compris. Dans une nouvelle étude, je montre que la mobilité des revenus des gros salaires calculée ainsi n'a guère augmenté depuis la moitié des années 1990, malgré une inégalité croissante. Les revenus élevés ont donc augmenté, la probabilité de rester " au sommet " n'a pas diminué et les inégalités de revenu ont augmenté dans l'ensemble. </p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5174</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2017 10:36:39 +0100</pubDate><title>Le droit du travail est déjà très flexible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-du-travail-est-deja-tres-flexible</link><description>Engagement du Conseil fédéral pour la protection de la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Certains parlementaires bourgeois semblent être atteints par la fièvre de la dérèglementation. Sous couvert de divers prétextes, ils exigent la suppression des protections des travailleurs et des travailleuses. On a d’abord entendu que la numérisation exigerait davantage de travail de nuit, puis qu’en raison du franc fort, il faudrait travailler 60 ou 70 heures par semaine et enfin, que «&nbsp;la suppression de la bureaucratie&nbsp;» légitimait la liquidation des suppléments pour les heures supplémentaires. </p><p>Mais le Conseil fédéral l’écrit maintenant noir sur blanc&nbsp;: le droit du travail suisse permet d’organiser le temps de travail de manière très flexible. Aujourd’hui déjà, les horaires flexibles, l’annualisation du temps de travail ou même le travail sur appel sont largement répandus. Dans ce dernier cas, le droit du travail suisse apporte une extrême flexibilité en comparaison européenne&nbsp;: le Tribunal fédéral qui s’est positionné sur un emploi sur appel a maintenu que le temps de travail à effectuer ne devait même pas être obligatoirement déterminé ou déterminable dans le contrat de travail. Le droit du travail suisse autorise non seulement la flexibilité mais également des situations précaires. &nbsp;
</p><p>Le droit du travail suisse autorise aussi de faire travailler les salarié(e)s depuis partout&nbsp;: télétravail, desk-sharing. Depuis 2016, on peut aussi renoncer à l’enregistrement du temps de travail ou le simplifier (total journalier). En résumé&nbsp;: beaucoup de choses sont autorisées, presque tout est possible. 
</p><h3><b>Le niveau minimal doit être celui de la protection de la santé </b></h3><p>Le Conseil fédéral maintient à raison dans son rapport&nbsp;: il faut mettre certaines limites à la flexibilité sur la durée ou le moment de la prestation de travail. Le droit public de la protection des travailleurs et travailleuses prévoit pour la majorité des salarié(e)s une durée maximale de la journée et de la semaine de travail ainsi que des temps de repos. Il faut justifier d’un besoin urgent ou d’une indispensable nécessité pour pouvoir employer du personnel la nuit ou le dimanche.&nbsp; 
</p><p>Ce ne sont là ni des chicanes ni de la bureaucratie. Les régulations sur les temps de repos et de pause ont, selon le Conseil fédéral, surtout pour but de limiter la charge qui pèse sur les travailleurs et travailleuses. Ils doivent être protégés de journées de travail trop longues. C’est ainsi que les répercussions &nbsp;négatives sur la santé et les capacités de rendement doivent être évitées. 
</p><h3><b><span lang="FR-CH">Certaines branches peuvent profiter d’exceptions</span></b></h3><p>Le Conseil fédéral rappelle encore que l‘ordonnance 2 sur la loi sur le travail tient compte des particularités de certaines branches économiques par des dispositions spéciales. Cette ordonnance autorise d’autres temps de repos, d’autres durées hebdomadaires de travail ou p. ex. la possibilité de travailler le samedi ou le dimanche. Chaque branche ou chaque entreprise est libre de demander à bénéficier de telles exceptions ou d’en discuter dans le cadre du partenariat social. Le SECO peut même accorder des autorisations uniques à des entreprises. 
</p><p>Il est donc clair pour l’USS qu’il faut lutter par tous les moyens contre les initiatives parlementaires qui visent à déréguler encore plus un droit du travail déjà très flexible. Elles amèneraient en effet plus de stress, davantage de burn-out et de travail gratuit. Le rapport du Conseil fédéral montre que des interventions, comme la motion Portmann déposée au Conseil national, sont totalement injustifiées. Celle-ci veut autoriser les «&nbsp;partenaires sociaux&nbsp;» (non définis) à déroger aux prescriptions de l’ordonnance sur l’enregistrement du temps de travail. C’est une invitation à l’abus, or, c’est encore moins compréhensible que, depuis le 1<sup>er</sup> janvier, l’enregistrement du temps de travail a déjà été supprimé ou très fortement simplifié pour beaucoup d’employeurs. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5173</guid><pubDate>Mon, 20 Nov 2017 16:21:12 +0100</pubDate><title>Le Parlement demande que la Poste remplisse son rôle de service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-parlement-demande-que-la-poste-remplisse-son-role-de-service-public</link><description>Session d‘hiver II : les deux chambres discutent de la stratégie de la Poste </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Est-ce que les politiciens vont quand même stopper la Poste avant qu’il ne soit trop tard&nbsp;? Le Conseil des Etats discutera intensément de la Poste le 30 novembre. Sept interventions sont sur la table dont certaines ont déjà été adoptées par le Conseil national. </p><p> Le Conseil des Etats a déjà accepté lors de la session d’automne une motion de sa commission sur la planification stratégique des offices de poste que le Conseil national traitera à son tour cet hiver. Plusieurs motions et initiatives parlementaires exigent une intervention contre le démantèlement très rapide du réseau d’offices de poste. La commission préparatoire de la Chambre haute refuse les interventions des cantons du Tessin et du Valais. Mais uniquement parce que leurs demandes figurent déjà dans les différentes motions que la commission recommande d’accepter et qui ont déjà été adoptées par le Conseil national. Cela permet d’accélérer le processus politique, car le temps presse puisque la Poste continue à créer une situation de fait accomplis en fermant les offices de Poste.  
</p><h3>Etude sur l’utilisation de la Poste</h3><p>Pendant ce temps, le groupe de travail initié par la Présidente de la Confédération sur le service universel rempli par la Poste a siégé deux fois sous une importante pression. Un report du traitement des interventions au Conseil des Etats était prévu jusqu’à ce que le groupe de travail ait présenté ses résultats. Le Conseil des Etats avance cependant. Les résultats d’un sondage représentatif effectué par demoSCOPE sur mandat de l’OFCOM au sujet de l’utilisation de la Poste par la population et les PME ont été publiés&nbsp;: alors que le trafic des paiements ne joue qu’un rôle accessoire, les offices de poste restent importants pour les colis et le courrier, les nouvelles offres de la Poste ne sont par contre que peu connues. Justement pour les PME d’une plus grande taille, les prestations des bureaux de poste sont centrales. Cette étude devrait avoir son importance dans le débat au Conseil des Etats. Le groupe de travail de Doris Leuthard ne siège par contre qu’en janvier. Mais alors avec un objectif clair du Parlement sur ce qu’on attend du service public de la Poste. &nbsp;&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5171</guid><pubDate>Wed, 15 Nov 2017 11:36:46 +0100</pubDate><title>La Grève générale a posé les bases des progrès sociaux réalisés au 20e siècle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-greve-generale-a-pose-les-bases-des-progres-sociaux-realises-au-20e-siecle</link><description>Colloque historique pour donner le coup d’envoi du centenaire de la Grève générale </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Grève générale, qui s’est déroulée du 12 au 14 novembre 1918, est restée dans les mémoires comme la plus grave crise politique intérieure qu’ait vécue la Confédération depuis sa création en 1848. Bien que la grève ait été interrompue et que les revendications n’aient pas abouti dans l’immédiat, la grève générale a toutefois posé des jalons décisifs dans l’histoire de la Suisse moderne&nbsp;: les revendications de la grève, dont la semaine de 48 heures, une assurance vieillesse et invalidité ou le suffrage féminin ont été à la base des progrès réalisés au 20e siècle, comme l’a souligné le président de l’USS, Paul Rechsteiner, dans son discours inaugural au colloque historique sur le centenaire de la grève générale. 
</p><p>Au colloque fréquenté par 260 personnes venues de toute la Suisse, des historiens et des historiennes ont abordé les questions centrales suscitées par la Grève générale. Ils ont mis en lumière sous diverses perspectives les origines de la grève, comme par exemple les problèmes d’alimentation catastrophiques qui touchaient de larges milieux de la population à la fin de la Première Guerre mondiale. Ils ont fourni un éclairage passionnant sur les déroulements des mouvements de grève différents à travers le pays. Ils ont pointé les lignes de conflit et discuté des conséquences à moyen et long terme de la grève. La liste des intervenant(e)s, tous des spécialistes chevronnés de l’histoire économique et sociale suisse au 20e siècle, se trouve <a href="http://generalstreik.ch/colloque-sur-la-greve-generale/?lang=fr">ici</a>.&nbsp;  
</p><p>Le colloque organisé par l’Union syndicale suisse (USS) donne le coup d’envoi au centenaire de la Grève générale. Des scientifiques, acteurs et actrices culturels, des sociétés historiques et des musées vont dans toutes les régions du pays organiser des activités pour faire revivre cet événement central de l’histoire suisse dans la conscience collective. Le Musée national et ses musées régionaux organisent une exposition. Un projet du Fonds national de l’Université de Berne porte sur la Grève générale. Un projet de théâtre impliquant des acteurs et actrices de tous les cantons sera mené pendant l’été à Olten. La télévision suisse alémanique a fait un film à ce sujet. L’USS soutient beaucoup de ces projets grâce à ses archives riches en informations. Elle organise en outre avec le PS et la Société Robert Grimm un événement pour célébrer le centenaire le 10 novembre à Olten. Sur le site Internet consacré à la Grève générale (<a href="http://greve-generale.ch/">http://greve-generale.ch/</a>) se trouve un aperçu des différents projets qui lui sont dédiés. L’USS publiera en janvier les exposés présentés au colloque historique du jour sous forme de recueil. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l’USS, 079&nbsp;744 93 90</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5163</guid><pubDate>Thu, 09 Nov 2017 15:56:33 +0100</pubDate><title>Des améliorations de rentes sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-ameliorations-de-rentes-sont-necessaires</link><description>Prouvé par l’analyse de la votation</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'analyse de la votation sur Prévoyance 2020 confirme que le projet a échoué pour de nombreuses raisons, dont beaucoup sont liées au sentiment d'être concerné. Les rentières et rentiers ont davantage que la moyenne refusé la réforme de la prévoyance vieillesse. Une grande partie de ce groupe a visiblement voté non, parce que contrairement aux nouveaux rentiers et rentières il n'aurait pas touché d'augmentation AVS. Pas étonnant que les primes maladies et les coûts de la santé ne cessent d'augmenter! C'est aussi ce que montre l'examen des arguments de vote: plus d'une personne sur trois évoquant le supplément AVS comme raison d'avoir voté non l'a fait avec l'argument supplémentaire que cette mesure est injuste envers les rentiers et rentières actuels. 
</p><p>L'élévation de l'âge de la retraite des femmes aussi a joué un rôle décisif dans le refus. Certes au niveau suisse, les femmes n'ont pas été beaucoup plus nombreuses que les hommes à rejeter le projet, mais en Suisse romande l'âge de la retraite des femmes à 65 ans est clairement l'argument du non le plus souvent cité. Cet argument a été décisif dans le refus de Vaud et Genève. 
</p><p>L'analyse du vote montre que la situation financière des personnes à bas revenus et rentes moyennes ainsi que l'âge de la retraite des femmes dans la nouvelle version de la réforme ont joué un rôle important. Qui (comme l'employeur) dénonce un projet comme étant antisocial lors de la campagne de votation (message de l'affiche: "Punir les rentiers") et le supplément manquant pour les rentières et rentiers actuels, doit être conséquent et prendre en compte l'exigence d'améliorations dans l'AVS. Les rentes AVS futures doivent notamment prendre en compte l'explosion des primes maladie. La votation montre en outre que les projets unilatéraux de démantèlement n'ont aucune chance: ils auraient été encore plus fortement rejetés que Prévoyance 2020. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5162</guid><pubDate>Thu, 09 Nov 2017 09:12:29 +0100</pubDate><title>Besoin urgent de rentes plus élevées: encore et toujours !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/besoin-urgent-de-rentes-plus-elevees-encore-et-toujours</link><description>Le programme de l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsque les primes de l’assurance-maladie prennent l’ascenseur, les rentes AVS ne peuvent pas rester au sous-sol. Les délégué(e)s de l’USS ont donc exigé une augmentation des rentes AVS lors de leur assemblée du 3 novembre. Dans le deuxième pilier, il ne faut plus pouvoir réaliser de profits. &nbsp;</p><p>Le rejet du projet Prévoyance vieillesse 2020 a ruiné les chances de voir enfin une augmentation des rentes AVS. L’âge de la retraite des femmes est certes resté à 64 ans, mais de nombreux problèmes ne sont pas réglés et vont s’aggraver si rien n’est fait. 
</p><h3>Les problèmes subsistent</h3><p>Ainsi les primes de l’assurance-maladie et les autres dépenses de santé accaparent une partie toujours plus grande des rentes AVS. Les nouvelles rentes du deuxième pilier sont mises sous pression à cause de taux d’intérêt toujours bas, mais aussi parce que les banques et les assurances écument cette assurance à leur profit. Lorsque l’on ne trouve plus d’emploi à la fin de sa carrière professionnelle, on perd dans la plupart des cas le droit à la rente de sa dernière caisse de pension. De très nombreuses femmes ont des rentes modiques, voire médiocres. Pour ne pas aggraver ses déficits, l’AVS devra bénéficier de ressources supplémentaires ces prochaines années. Il faut que la nouvelle réforme de la prévoyance vieillesse résolve ces problèmes. Ce n’est qu’ensuite que les rentes de la prévoyance vieillesse pourront répondre à l’exigence constitutionnelle de maintenir «&nbsp;de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;».
</p><p>C’est pourquoi, dans la perspective de la nouvelle réforme de la prévoyance vieillesse, l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 3 novembre a décidé d’un paquet de mesures destinées d’une part à mettre la question du niveau des rentes au premier plan et d’autre part à réfréner la recherche de profits dans le deuxième pilier. 
</p><h3>Les primes de l’assurance-maladie accaparent de plus en plus les rentes</h3><p>A la retraite, le poste de la santé pèse particulièrement lourd dans le budget. Les primes de l’assurance-maladie et les dépenses de santé grimpent bien plus fortement que les rentes AVS. Les ménages de retraité(e)s disposent en conséquence de moins en moins de ressources de l’AVS pour répondre aux autres frais de subsistance. Dans ces vingt dernières années, les primes de l’assurance-maladie ont plus que doublé (+ 228&nbsp;%). Durant la même période, la rente AVS moyenne a aussi augmenté, mais de 21&nbsp;% environ, et n’a donc pas suivi le rythme des primes. La différence explique pourquoi une partie de plus en plus importante de la rente AVS sert à payer ces primes. S’y ajoutent les franchises, la quote-part et les dépenses de santé que les caisses-maladie ne couvrent pas.
</p><p>Des rentes plus hautes permettraient un rééquilibrage. Le secrétariat de l’USS étudiera et développera dans le courant de l’année prochaine des solutions concrètes pour réaliser cette revendication.&nbsp; 
</p><h3>Améliorer le niveau des rentes des femmes</h3><p>La situation de la rente des femmes est aussi restée au cœur des préoccupations. Car dans les prochaines décennies, les travailleuses qui partiront à la retraite auront certes été plus actives professionnellement que la génération précédante, mais n’en auront pas moins une mauvaise couverture de leurs besoins. En effet, elles auront été le plus souvent employées à temps partiel, auront connu des interruptions de carrière pour cause de charges familiales et dû accepter des salaires trop bas. Une dégradation du niveau des prestations à travers l’élévation de l’âge de la retraite des femmes, comme le proposent les employeurs et les partis bourgeois, ne peut donc être acceptée. Au contraire, il faudra améliorer le niveau des rentes des femmes.
</p><h3>Des cotisations plus élevées</h3><p>Le non au financement additionnel de l’AVS a supprimé des moyens dont elle avait besoin pour sa stabilité financière. Sans nouvelles ressources, des déficits apparaîtront dans l’AVS ces prochaines années. L’Assemblée des délégué(e)s estime qu’il faut l’éviter. Elle demande donc que la stabilisation des finances de l’AVS s’effectue par le biais d’une augmentation des cotisations salariales. 
</p><h3>Pas de profits dans le deuxième pilier</h3><p>Malgré le rejet de la réforme de la prévoyance vieillesse, les rentes des caisses de pensions sont mises sous pression. La baisse du taux de conversion est à l’ordre du jour de la plupart des caisses. Pour remédier à la baisse des rentes qui en découle, de nombreux assuré(e)s doivent épargner plus, en cotisant davantage ou plus longtemps. En même temps, le deuxième pilier reste une affaire lucrative pour les banques et les assurances. L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS a donc demandé qu’une campagne syndicale soit menée contre les profits dans le deuxième pilier. Car des entreprises à la recherche de profits ne doivent pas pouvoir s’enrichir sur le dos d’une assurance sociale. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5160</guid><pubDate>Wed, 08 Nov 2017 14:45:34 +0100</pubDate><title>Egalité salariale: Une loi qui ait plus de mordant</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-une-loi-qui-ait-plus-de-mordant</link><description>Avancer!</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les délégué(e)s de l'USS estiment qu'il faut rendre la loi sur l'égalité plus incisive. Alors seulement, l'égalité salariale pourra être efficacement soutenue. </p><p>Plus de 20 ans après l'entrée en vigueur de la loi sur l'égalité, les médias ne semblent plus s'offusquer qu'elle ne soit pas respectée. Ils ne considèrent qu'il ne vaut même plus la peine d'en parler. Ce n'est pas le cas des délégué(e)s de l'USS : ils ont lors de leur assemblée du 3 novembre 2017 décidé d'enfin mettre un terme à ce scandale qui perdure. Ils saisissent l'occasion de la révision actuelle de la loi sur l'égalité pour exiger des procédures définitivement plus incisives contre les discriminations salariale. 
</p><h3>Un tout petit premier pas </h3><p>La révision grâce à laquelle le Conseil fédéral veut inviter les entreprises à contrôler leurs salaires, est faible. Elle représente toutefois un petit pas dans la bonne direction. On doit d'ailleurs ce petit pas aux syndicats, aux femmes syndiquées surtout, comme ce fut le cas pour l'introduction de la loi sur l'égalité en 1996. Sans nous, sans notre engagement, sans notre travail de persuasion, auprès du Conseil fédéral également, les entreprises pourraient continuer à choisir librement si elles respectent le mandat constitutionnel ou pas. Au gré des humeurs et de la conjoncture. Elles devront désormais au moins s'en préoccuper. Les analyses régulières donneraient la possibilité aux entreprises ouvertes à l'égalité de corriger leur système salarial et d'adapter les salaires des femmes à ceux des hommes. Et contrairement aux dires d'organisations patronales et de politiciens bourgeois, beaucoup d'entreprises sont prêtes à le faire : selon un sondage réalisé en 2015, la moitié des entreprises accepteraient des mesures étatiques à cet égard, un quart les salueraient même. Les délégué(e)s de l'USS veulent aussi que ce tout petit pas vers l'égalité salariale soit fait et soutiennent le projet. 
</p><h3>Une autorité habilitée à faire des contrôles... </h3><p>Toutefois, les délégué(e)s de l'USS n'estiment pas que ce soit suffisant : les patrons qui ne veulent pas qu'on mette le nez dans la manière dont ils fixent les salaires, ceux qui paient moins les femmes parce qu'elles n'apportent qu'un salaire d'appoint et ceux qui partent du principe que les femmes fournissent moins de prestations que les hommes doivent être soumis à la loi. Quand la loi sur l'égalité en était encore au stade de projet, il était clair que l'Etat devait aussi assumer des responsabilités. Une autorité habilitée à contrôler et à sanctionner était déjà prévue, mais le Parlement l'avait ensuite supprimée. Elle reste nécessaire, comme les évaluations et les enquêtes le montrent régulièrement. 
</p><h3>... et à sanctionner </h3><p>Les délégué(e)s de l'USS exigent donc que la responsabilité de mettre en œuvre la loi sur l'égalité ne soit plus du seul ressort des entreprises et des femmes. Il faut plutôt instaurer une autorité qui puisse contrôler par sondages et sur demande des employé(e)s et de leurs représentant(e)s si les entreprises analysent leurs salaires et suppriment les discriminations. Et si cela ne devait pas être le cas, cette autorité doit aussi pouvoir prononcer des sanctions. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons arriver à rendre la lutte contre les discriminations suffisamment contraignante. Les syndicats exigent en outre d'être davantage impliqués dans la mise en œuvre de la loi, comme le projet de loi le prévoit. 
</p><h3>Le réveil doit sonner </h3><p>L'USS va lutter pour cette amélioration dans la société et au Parlement. Un mouvement fort et uni de syndicats et de femmes doit réveiller la politique et les médias afin que le scandale rampant des discriminations salariales ne continue pas à infester la société, mais, au contraire, soit fermement éradiqué. Les délégué(e)s de l'USS veulent rassembler les forces et tout mettre en œuvre pour que la révision de la loi puisse amener des améliorations. Une initiative, comme l'AD de mars l'avait demandée, serait alors prématurée. L'USS sera donc prête, si la révision de la loi devait échouer, à lancer au besoin une initiative. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5157</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2017 16:57:23 +0100</pubDate><title>L’USS combattra la loi de la jungle sur le lieu de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-combattra-la-loi-de-la-jungle-sur-le-lieu-de-travail</link><description>Violente attaque de l’USAM contre la protection des salarié(e)s </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union suisse des Arts et Métiers (USAM) veut que les salarié(e)s travaillent plus longtemps et se reposent moins. Elle exige notamment que les temps de repos diminuent significativement et que la durée maximale de la semaine de travail augmente à 50 heures. L'USS luttera contre ces attaques de la protection des travailleurs et travailleuses avec tous les moyens à sa disposition.
</p><p>Ce fut aujourd'hui au tour de l'USAM de faire entendre sa voix dans la masse presque inextricable de ceux qui veulent augmenter la durée du travail au nom de la flexibilité et supprimer radicalement la protection qu'apporte la loi sur le travail. " L'USS refuse catégoriquement cette nouvelle attaque des conditions de travail relativement réglées, après celles qui ont déjà touché l'enregistrement du temps de travail, déclare Luca Cirigliano de l'USS. La Suisse a déjà la durée du travail la plus longue d'Europe et est loin d'être un modèle sur la question des maladies causées par le travail.
</p><p>Du point de vue de la conciliation entre vie professionnelle et privée, Luca Cirigliano considère les propositions de l'USAM comme complètement à contre-courant : " Les obligations familiales et de soins sont carrément occultées. Toutes ces propositions empêchent tout engagement vers davantage de conciliation. " Parallèlement, la proposition d'augmenter la durée maximale de la semaine de travail conduira à l'élimination d'indemnités légitimes.
</p><p>L'USS combattra avec véhémence les propositions de l'USAM ainsi que toutes les revendications pour une durée du travail encore plus longue et flexible, pour la suppression des mesures de protection comme l'enregistrement du temps de travail ou pour le démantèlement du congé dominical.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li>Ewald Ackermann, Service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5155</guid><pubDate>Tue, 07 Nov 2017 16:37:07 +0100</pubDate><title>Changements personnels au sein du Secrétariat de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/changements-personnels-au-sein-du-secretariat-de-l-uss</link><description>Doris Bianchi sera collaboratrice personnelle de Alain Berset – Isabel Martinez renforce le secrétariat de l&#039;USS
</description><content:encoded><![CDATA[<p>La spécialiste des assurances sociales, Doris Bianchi, sera la future collaboratrice personnelle du Conseiller fédéral Alain Berset à partir de février 2018. Elle soutiendra le chef de l'OFAS en particulier sur les questions touchant à la politique de la santé et aux statistiques. Elle quitte l'USS à fin janvier après 12 ans au service de la faitière syndicale. Docteure en droit, Doris Bianchi était surtout responsable des sujets touchant aux assurances sociales. En 2011, elle était devenue secrétaire dirigeante de l'USS. L'USS remercie d'ores et déjà Doris Bianchi pour son remarquable travail et son énorme engagement. Elle lui adresse ses meilleurs vœux pour son avenir.
</p><p>Début novembre, Isabel Martinez a pris ses fonctions à l'USS comme nouvelle secrétaire centrale à 60 % dans le domaine de l'économie. Elle a étudié l'économie à l'Université de St-Gall où elle a obtenu le titre de docteur en 2016. Elle a ensuite été chercheuse à l'" Institute of socio-economic research " au Luxembourg. Isabel Martinez continuera à faire de la recherche à l'Université de St-Gall en dehors de son travail à l'USS.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Themes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5153</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2017 17:02:23 +0100</pubDate><title>Révision partielle de la loi sur l’unité monétaire et les moyens de paiement LUMMP, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-partielle-de-la-loi-sur-l-unite-monetaire-et-les-moyens-de-paiement-lummp-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5149</guid><pubDate>Fri, 03 Nov 2017 09:37:51 +0100</pubDate><title>Les primes-maladie dévorent les rentes – Plus d’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-primes-maladie-devorent-les-rentes-plus-d-avs</link><description>Les délégué(e)s de l’USS arrêtent leurs revendications pour la réforme de la prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p> Après le rejet de Prévoyance vieillesse 2020 (PV 2020), les délégué(e)s de l'USS ont analysé les défis à venir et adopté des revendications. Le rejet de PV 2020 laisse beaucoup de problèmes non résolus : l'AVS est sous-financée, les rentes du 2e pilier d'une grande partie de la population ne cessent de baisser, les femmes restent désavantagées dans le 2e pilier, les salarié(e)s âgés n'ont pas la garantie de toucher une rente du 2e pilier s'ils perdent leur emploi et le pouvoir d'achat des retraité(e)s diminue toujours plus à cause de la hausse continue des primes des caisses-maladie. 
</p><p>C'est pourquoi les délégué(e)s de l'USS formulent les revendications suivantes : </p><ul><li>Les rentes AVS doivent être augmentées afin qu'elles puissent suivre le rythme des hausses des primes-maladie et des dépenses de santé. </li><li>L'AVS a besoin de moyens supplémentaires, avant tout sous la forme d'une hausse des cotisations salariales. L'AVS doit enfin profiter dans sa totalité de son pourcent de TVA.</li><li>Les banques et les assureurs ne doivent plus réaliser de bénéfices aux dépens des assuré(e)s avec le 2e pilier. L'USS va lancer une campagne à ce sujet. </li><li>La protection contre le licenciement doit être améliorée pour les travailleurs et travailleuses âgés depuis longtemps dans leur entreprise. En cas de perte de leur emploi à 58 ans et plus, ils doivent pouvoir rester dans leur dernière caisse de pensions. En outre, concernant la retraite anticipée, on a besoin de plus de solutions de branche.</li><li>L'âge de la retraite des femmes doit rester fixé à 64 ans. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS ont également décidé d'accentuer la pression, dans le cadre de la révision en cours de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes, pour des mesures efficaces aptes à éliminer l'inégalité salariale. Le mépris manifesté pour l'article constitutionnel sur l'égalité est un scandale qui dure depuis plus de 20 ans. Il faut d'urgence y mettre fin. Des contrôles par les autorités, des sanctions et une participation plus grande des syndicats sont nécessaires. 
</p><p>En adoptant à l'unanimité une résolution, les délégué(e)s ont fait savoir que l'USS combattra de toutes ses forces l'initiative " No Billag ". Cette dernière supprimera en effet le service public dans les médias, ce qui sera dommageable à la démocratie et la cohésion nationale. Les délégué(e)s de l'USS se sont en outre prononcés contre les projets de libéralisation du trafic grandes lignes et, dans une autre résolution, ont exigé des autorités marocaines qu'elles libèrent sans délai les syndicalistes et les prisonniers et prisonnières politiques incarcérés dans la région du Rif, et qu'elles entrent en matière sur leurs revendications sociales et économiques. 
</p><p>Renseignements : </p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5146</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2017 14:24:46 +0100</pubDate><title>Révision de la loi sur l’assurance-maladie (admission des fournisseurs de prestations), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-sur-l-assurance-maladie-admission-des-fournisseurs-de-prestations-procedure-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5144</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2017 13:49:23 +0100</pubDate><title>Avant-projet de loi fédérale sur le traitement des données personnelles par le Département fédéral des affaires étrangères</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-loi-federale-sur-le-traitement-des-donnees-personnelles-par-le-departement-federal-des-affaires-etrangeres</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5140</guid><pubDate>Thu, 26 Oct 2017 09:01:28 +0200</pubDate><title>Que signifie le libre-échange  pour les syndicats ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/que-signifie-le-libre-echange-pour-les-syndicats</link><description>Un colloque de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">TISA/AGCS, TTIP, CETA ? Toute tête syndicale bien pleine sait de quoi il s'agit. Mais est-ce vraiment le cas ? ça le sera sans doute, une fois qu'elle aura participé au colloque syndical sur le libre-échange.</p><p> La gauche et, donc, aussi les syndicats ont depuis longtemps des débats critiques et souvent aussi controversés sur la politique en matière de libre-échange. Rien d'étonnant à cela, car la nouvelle génération des milieux qui croient au libre-échange demande avec toujours plus d'insistance un accès global du secteur privé à un nombre aussi grand que possible de services. Les réglementations politiques des États-nations et le service public risquent alors de devoir se contenter de jouer les seconds violons. Des tribunaux privés de commerce et également, ce qui est nouveau, des tribunaux destinés à protéger les investissements représentent un danger pour la compétence des États, mais aussi pour les droits sociaux fondamentaux. 
</p><p>Admettons-le, Trump freine actuellement l'élargissement du libre-échange. Le débat s'est calmé. S'y ajoute que le protectionnisme gagne aussi en importance dans d'autres pays. Pour l'heure, on est en plein blocage et l'actuelle politique en cette matière se caractérise par son manque de clarté. Mais cela peut rapidement changer. 
</p><h3>Colloque sur le libre-échange et les syndicats </h3><p>Ce manque de clarté précité sera précisément au centre d'un colloque (français/allemand) que l'Union syndicale suisse (USS) organise le 24 novembre à Berne. À cette occasion, nous aimerions nous poser les questions suivantes : </p><ul><li>Comment les syndicats et les autres forces progressistes se positionnent-ils ?</li><li>Qu'est-ce qui nous différencie de Trump et consorts ?</li><li>Où se situent, dans le domaine des services publics et des clauses sociales, les frontières, les limites de ce qui est négociable ?</li></ul><p>Les ateliers et les interventions traiteront entre autres les sujets suivants : </p><ul><li>accords de libre-échange et services publics sous l'angle de la privatisation,</li><li>accords de libre-échange, infrastructures et transports,</li><li>projets transfrontaliers pour une Europe sociale,&nbsp;</li><li>évolution du droit européen sur la mobilité : quelle importance pour le marché du travail suisse ?</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5138</guid><pubDate>Tue, 24 Oct 2017 14:58:25 +0200</pubDate><title>Apprentissage : 9 500 jeunes sur le carreau !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/apprentissage-9-500-jeunes-sur-le-carreau</link><description>Un baromètre des places d’apprentissage trop optimiste </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le baromètre des places d'apprentissage publié le 19 octobre 2017 par le Secrétariat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) est trop optimiste. L’USS demande que la surveillance de l’apprentissage soit renforcée. </p><p class="Texte">Le nouveau baromètre des places d’apprentissage minimise les difficultés que rencontrent les jeunes sur le marché des places d'apprentissage. Si l'offre des places dépasse en chiffres absolus la demande, la situation des jeunes n'est cependant pas aussi rose. La demande de places d'apprentissage a augmenté de 13&nbsp;% par rapport à 2017, alors que le nombre de places proposées n’a augmenté que de 3&nbsp;%. Près de 9&nbsp;500 jeunes n'avaient pas trouvé de place d'apprentissage ou d’autre solution au 31 août 2017.</p><p class="Texte">Plusieurs branches proposent aujourd'hui un nombre de places insuffisant. C'est le cas notamment dans les métiers majoritairement féminins comme la santé et le social. Pour cette raison, les jeunes femmes sont souvent contraintes de postuler beaucoup plus souvent que les jeunes hommes. Une situation insatisfaisante et discriminatoire. </p><p class="Texte">De l'autre côté, dans plusieurs branches, un nombre important de places ne sont pas occupées, notamment dans les métiers de la construction et des services. Les employeurs mettent la faute sur les jeunes, qui ne seraient pas à la hauteur, ou sur le manque de publicité faite dans les écoles ou auprès des familles. En réalité, les branches concernées sont souvent celles où les jeunes sont vite considérés comme une main-d'œuvre bon marché et où la qualité de la formation et les mesures de sécurité passent au second plan. </p><p class="Texte">C'est pourquoi l'USS demande que la Confédération et les cantons renforcent la surveillance de l'apprentissage et veillent à améliorer la mise en œuvre des mesures de protection en faveur des apprenti(e)s.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5137</guid><pubDate>Tue, 24 Oct 2017 13:24:57 +0200</pubDate><title>Dossier 125: la numérisation doit servir les salarié(e)s </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-125-la-numerisation-doit-servir-les-salarie-e-s</link><description>Analyse et mesures à prendre</description><content:encoded><![CDATA[<p> Dans un nouveau dossier, l'USS analyse la numérisation des points de vue économiques et juridiques. Elle détaille également les mesures à prendre sur le plan politique. 
</p><p>L'USS se penche, dans cette analyse, sur les nombreuses facettes que comporte la numérisation, comme la rationalisation, la délocalisation à l'étranger de services (Offshoring), les nouveaux produits et processus de production (dans la presse papier par exemple ou la vente) et par là-même, sur les changements structurels induits, comme par exemple le travail sur plateforme (ubérisation et crowdwork). La perte de liens avec son lieu de travail et le délitement des contacts sociaux sont thématisés, ainsi que l'interpénétration de plus en plus importante entre travail et loisirs. 
</p><p>Les revendications de l'USS postulent que la numérisation doit servir les salarié(e)s. Il faut en outre imposer de bonnes conditions de travail qui doivent protéger contre les abus. C'est valable autant pour les dispositions légales que pour les CCT, textes qu'il faut ensuite appliquer dans la pratique. Les formations initiales et continues sont aussi à améliorer : suffisamment d'offres pour les adultes doivent être créées (validation des acquis, formations de rattrapage). Et enfin, la politique fiscale et monétaire doit davantage viser un chômage aussi bas que possible.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5135</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2017 13:34:47 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral préfère les jeux olympiques au congé paternité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-prefere-les-jeux-olympiques-au-conge-paternite</link><description>Deux poids, deux mesures</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La majorité masculine de droite du Conseil fédéral a non seulement envoyé balader la modeste initiative en faveur d’un congé paternité, mais aussi les propositions de contre-projet du conseiller fédéral Berset. Cela coûte trop cher, voilà sur quoi s’appuie l’argumentation. </p><p>Les 420 millions annuels que coûterait le congé paternité de quatre semaines sont trop chers pour les hommes du Conseil fédéral. Ce dernier a par contre trouvé le même jour les milliards nécessaires à une candidature aux jeux olympiques. 
</p><h3>La Suisse est la lanterne rouge en matière de congé paternité </h3><p>Quand il s’agit du droit à un congé parental pour la naissance d’un enfant, la Suisse est à la traîne de l’Europe&nbsp;: alors que dans l’UE, les parents peuvent prendre chacun au moins quatre mois de congé parental par enfant, les jeunes parents ont ici 14 semaines de congé maternité et juste un jour de congé paternité. Cela suffit à peine pour que les pères puissent assister à la naissance de leur enfant et que les mères puissent s’en remettre. La nouvelle organisation et la création d’une entité en tant que famille famille ont définitivement besoin de plus de temps. 
</p><p>De l’avis du Conseil fédéral, c’est l’affaire des employeurs et des partenaires sociaux. Le Gouvernement veut pour sa part se concentrer sur l’accueil extra-familial des enfants et prévoit pour cela un dixième du budget des jeux olympiques&nbsp;: 100 millions d’aide financière pendant cinq ans… 
</p><h3>Les syndicats continuent à aller de l’avant </h3><p>Les syndicats font leurs devoirs&nbsp;: le développement du congé paternité a été un des fers de lance des améliorations apportées dans les CCT, plus d’un père profite donc d’un congé paternité d’une, deux semaines, ou encore plus. Mais il est inacceptable que les solutions pour les parents dépendent de la collaboration des employeurs ou non. Car beaucoup d’entre eux craignent les coûts et l’organisation que l’absence payée des pères implique. Ce qu’ils acceptent sans broncher pour les cours de répétition annuels serait subitement un problème à la naissance d’un enfant comme si apprendre à tuer serait un objectif plus noble que d’accompagner un enfant pour sa venue au monde. 
</p><p>Raison pour laquelle un minimum légal supérieur à un jour est urgemment nécessaire. Le Conseil fédéral justement, qui veut encourager l’intégration dans le marché du travail des femmes par l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié devrait avoir un intérêt à répartir la responsabilité de l’éducation des enfants entre les deux parents. Un congé paternité serait un premier petit pas, mais urgemment nécessaire. 
</p><h3>La famille&nbsp;: pas seulement une affaire privée</h3><p>Les autres étapes importantes que l’USS demande depuis longtemps déjà sont un congé maternité plus long payé à 100&nbsp;% et 12 semaines de congé parental chacun qui permettent non seulement un bon départ dans la vie de famille, mais qui facilitent aussi l’organisation ultérieure du quotidien. Cela permettrait aux parents de repenser la représentation enlisée des rôles et s’occuper ensemble des revenus de la famille et de l’éducation des enfants. La famille n’est pas qu’une affaire privée&nbsp;: elle est l’affaire des hommes et des femmes, et, si la Confédération est sérieuse avec l’initiative visant à combattre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, également celle des pouvoirs publics. La Suisse doit créer un avenir où le grand événement unique n’est pas plus important que le travail familial permanent. L’initiative en faveur du congé de paternité offre cette chance. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5133</guid><pubDate>Fri, 20 Oct 2017 11:21:26 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur l’assurance-maladie (adaptation des franchises à 	 l’évolution des coûts), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-sur-l-assurance-maladie-adaptation-des-franchises-a-l-evolution-des-couts-procedure-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5130</guid><pubDate>Thu, 12 Oct 2017 14:04:58 +0200</pubDate><title>Dossier 124: Augmentation du niveau de formation des  travailleuses et travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/dossier-124-augmentation-du-niveau-de-formation-des-travailleuses-et-travailleurs</link><description>Analyse et revendications syndicales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> De nos jours une personne active sur deux âgée entre 25 et 39 ans possède un diplôme tertiaire (contre 35 % parmi les 55-65 ans). Qu'est-ce que cela signifie ? Le nouveau Dossier de l'USS répond à cette question. </p><p>La tertiarisation de la formation (accroissement de la part de diplômé(e)s des hautes écoles ou de la formation professionnelle supérieure dans la population active) soulève toutefois des craintes. Quel avenir pour ceux qui n'ont que peu d'affinités avec l'école ? L'apprentissage a-t-il encore une valeur propre ou est-il devenu une étape intermédiaire avant une formation tertiaire ? Tous les diplômé(e)s de degré tertiaire trouveront-ils un emploi ? Afin d'enrichir la réflexion, ce dossier analyse l'évolution depuis 1970 du niveau de formation des actifs occupés, et en particulier de la part de diplômé(e)s tertiaires dans les différentes professions et les différents secteurs d'activités. Il propose ensuite une réflexion sur les mécanismes à l'œuvre derrière ce changement structurel et formule des revendications afin d'y répondre au mieux. 
</p><h3>Une évolution en fonction des champs professionnels </h3><p>Les résultats révèlent que la part de travailleurs et travailleuses diplômés, notamment tertiaires, évolue de manière différenciée selon les professions et le niveau de formation initiale de la force de travail. Les métiers de l'informatique, de la chimie, de l'électronique, de la finance ou encore du marketing ont par exemple connu une forte tertiarisation. En revanche, de nombreuses professions dans lesquelles l'apprentissage a toujours joué un rôle important (p.ex. les métiers de l'artisanat ou de la construction, de la vente, des transports ou encore de l'industrie horlogère ou du métal) sont aujourd'hui encore occupées majoritairement par des diplômé(e)s du secondaire 2. Enfin, une part significative de la tertiarisation n'est pas issue d'une dynamique sur le marché du travail mais causée par des facteurs institutionnels et des choix politiques (p.ex. infirmiers/ères, enseignant(e)s, etc.). L'analyse identifie deux facteurs de tertiarisation. D'une part, dans pratiquement toutes les professions, les travailleurs et travailleuses sont de plus en plus diplômés. D'autre part, le nombre d'actifs occupés dans les professions à haut niveau de qualification augmente. Les nouvelles générations privilégient de plus en plus des formations supérieures et des métiers plus exigeants en termes de diplômes, modifiant ainsi progressivement le profil de formation de la population active occupée en Suisse. 
</p><h3>Les revendications des syndicats </h3><p>Des mesures sont nécessaires afin que l'évolution constatée du marché du travail profite également aux travailleurs et travailleuses. L'accès à la formation de base et à la formation continue doit être garanti pour tous sans distinction d'âge ou de classe sociale. L'acquisition de compétences de base, et dans un contexte de numérisation, de compétences numériques est une absolue nécessité. Un congé de formation de 5 jours par année augmenterait la participation à la formation continue. Il est important de développer des alternatives pour les travailleurs et travailleuses n'ayant pas la capacité d'atteindre certains niveaux de compétences et de qualifications. Il faut permettre à tous les travailleurs et travailleuses de valoriser et développer leurs compétences afin de maintenir leur employabilité et leurs chances dans un marché du travail en profonde mutation. Un conseil en orientation et un bilan de compétences périodiques font partie des instruments à exploiter. Bien que bénéficiant d'un niveau de formation toujours plus élevé, les femmes sont encore défavorisées sur le marché du travail. Des mesures de conciliation de la vie professionnelle, familiale et de la formation doivent être développées. Les travailleurs et travailleuses d'origine migratoire, qui rencontrent davantage de difficultés doivent pouvoir bénéficier de mesures ciblées afin d'éviter la reproduction des inégalités sociales. Enfin, la formation doit être soutenue financièrement, notamment par le biais des CCT, et les travailleurs et travailleuses doivent pouvoir disposer de<span lang="FR-CH"> suffisamment de temps libre à consacrer à la formation.</span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5128</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 16:26:06 +0200</pubDate><title>In. parl. Renouvellement tacite des contrats de services. Améliorer l’information et la protection des consommateurs et des consommatrices</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/in-parl-renouvellement-tacite-des-contrats-de-services-ameliorer-l-information-et-la-protection-des-consommateurs-et-des-consommatrices</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5126</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 16:15:24 +0200</pubDate><title>Révision totale de la loi sur la vignette autoroutière (LVA), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-totale-de-la-loi-sur-la-vignette-autoroutiere-lva-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5124</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 15:43:42 +0200</pubDate><title>LF calcul réduction pour participation en cas d’émission d’instruments dans le cadre régime établissements financiers trop grands pour être mis en faillite</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lf-calcul-reduction-pour-participation-en-cas-d-emission-d-instruments-dans-le-cadre-regime-etablissements-financiers-trop-grands-pour-etre-mis-en-faillite</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5121</guid><pubDate>Tue, 03 Oct 2017 14:23:00 +0200</pubDate><title>Ne pas affaiblir l’obligation d’annonce</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ne-pas-affaiblir-l-obligation-d-annonce</link><description>Mise en œuvre de l&#039;initiative du 9 février: le taux de chômage doit rester à 5%</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’obligation d’annonce des postes vacants décidée dans le cadre de la mise en œuvre de l’art. 121a Cst. (initiative contre l’immigration de masse) doit bénéficier aux chômeurs et chômeuses âgés. Cette obligation doit être conçue de telle sorte que dès son introduction, les personnes concernées aient réellement accès aux offres d’emploi. L’USS estime donc que dès le départ, que le seuil de chômage à partir duquel les postes vacants doivent être annoncés doit être de 5%. Mais il ne faut pas conditionner cette obligation à un taux de 8% dans un premier temps à un taux 8%, comme le proposent les cantons.
</p><p class="bodytext">L’échelonnement voulu par les cantons qui aurait trouvé un écho favorable auprès du Conseil fédéral, selon la NZZ am Sonntag et d’autres médias, fait courir le risque que l’obligation d’annonce ne soit tout simplement contournée par les entreprises. Il instaurerait en outre une insécurité du droit pour les entreprises. </p><p class="bodytext">Il est actuellement très facile pour les entreprises d’annoncer les postes vacants (p. ex. sur <a href="http://www.job-room.ch" target="_blank" rel="noreferrer">www.job-room.ch</a>). Il est par contre possible de faire preuve de flexibilité en ce qui concerne le délai pendant lequel les postes vacants sont exclusivement communiqués aux ORP. Tout particulièrement dans la phase d’introduction de cette nouvelle réglementation. Les ORP devraient rapidement communiquer aux entreprises s’ils n’ont probablement pas ou seulement peu de candidats appropriés. Le délai d’attente devrait alors tomber.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5119</guid><pubDate>Tue, 03 Oct 2017 14:00:20 +0200</pubDate><title>Repenser le paysage médiatique </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/repenser-le-paysage-mediatique</link><description>mediaFORTI: appel pour des médias forts en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="DE-CH">Le quatrième pouvoir est en danger. </span>Dans le monde entier. En Suisse, le paysage médiatique dibut des transformations radicales. Modèles d’affaire caducs, disparition de journaux ou de magasines, concentration des médias en peu de mains, large perte de qualité, attaques des médias de service public ne sont quelques mots-clés qui décrivent cette révolution. Une telle dégradation de la presse est dangereuse pour notre démocratie. Toujours plus de monde le ressent. Raison pour laquelle le groupe mediaFORTI, composé de journalistes, d’éditeurs, de producteurs et d’intellectuels a lancé un appel à repenser le paysage médiatique suisse.  </p><p class="Text"><a href="https://www.mediaforti.ch/fr/">Lire l’appel et le signer</a></p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5116</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 12:00:29 +0200</pubDate><title>Initiative parlementaire 13.407. Reynard. Lutter contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/initiative-parlementaire-13-407-reynard-lutter-contre-les-discriminations-basees-sur-l-orientation-sexuelle-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5114</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 08:49:57 +0200</pubDate><title>La numérisation doit servir aux salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-numerisation-doit-servir-aux-salarie-e-s</link><description>Etude de l&#039;USS sur les effets de la numérisation du monde du travail 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;La numérisation comporte de nombreuses facettes. Beaucoup de personnes pensent ici à l’utilisation accrue d’ordinateurs et de robots dans les entreprises, ainsi qu’à l’attribution de jobs et de mandats par le biais de plateformes Internet («&nbsp;ubérisation&nbsp;», «&nbsp;crowdworking&nbsp;»). Dans les faits cependant, la délocalisation à l’étranger d’emplois de bureau, la croissance du commerce électronique ou le transfert de la publicité de la presse écrite vers les médias en ligne sont tout autant importants. De plus, travail et temps libre risquent de se chevaucher.
</p><p>La numérisation présente de nombreux avantages, mais elle recèle aussi des risques pour les salaires, les emplois et les conditions de travail. Par le passé, la Suisse a relativement bien maîtrisé les phases de mutation technologique. Mais, parmi les personnes touchées, certaines ont rencontré de graves difficultés. Cependant, les syndicats et la politique économique ont fait en sorte que les personnes professionnellement actives profitent dans l’ensemble de la numérisation.
</p><p>Celle-ci doit servir aux travailleurs et travailleuses. Les syndicats demandent entre autres&nbsp;:</p><ul><li>une offensive en matière de contrôles dirigée contre le travail au noir numérique et les violations du droit du travail&nbsp;;</li><li>des réglementations pour le télétravail, là où les lois s’avèrent lacunaires, par exemple dans les domaines de la santé et des coûts matériels ainsi que des questions de responsabilité civile&nbsp;;</li><li>des conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums et des possibilités de formation initiale et continue dans les branches menacées, soit le commerce de détail, le journalisme, les taxis, les assurances et les banques (amélioration de la CCT existante)&nbsp;;</li><li>une offensive de formation initiale et continue&nbsp;: les cantons et les employeurs doivent enfin créer un nombre suffisant d’offres pour les adultes (validation des acquis, formations de rattrapage, etc.) et participer à leur financement&nbsp;;</li><li>des impôts sur le bénéfice des entreprises suffisamment élevés afin de profiter d’éventuels gains supplémentaires&nbsp;; dans le but de financer la formation initiale et continue.</li><li>une meilleure protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés qui travaillent depuis longtemps dans l’entreprise.</li></ul><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, 031 377 01 16 ou&nbsp; 079 205 69 11</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, 076&nbsp;355 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Repartition</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5113</guid><pubDate>Thu, 28 Sep 2017 14:36:27 +0200</pubDate><title>Briser l&#039;élan débordant des entreprises de service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/briser-lelan-debordant-des-entreprises-de-service-public</link><description>Le Conseil des Etats estime le service universel, mais critique les entreprises publiques</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lorsqu’on fait dévier deux grandes entreprises comme la Poste et les CFF de leur trajectoire alors qu’elles foncent à pleine vitesse, on peut dire qu’il s’agit d’un signal fort. Comme celui donné par le Conseil des Etats lors de cette session d’automne. </p><p>En plénum, le Conseil des États a fait passer un moratoire sur la fermeture des points de vente de billets CFF gérés par des tiers. La présidente de la Confédération a essayé en vain de dissuader les conseillères et conseillers aux Etats d’intervenir à ce sujet. Plus elle argumentait, moins nombreux étaient, selon elle, les points de vente menacés de fermeture. A la fin de son plaidoyer, il n’y avait en tout plus que dix points de vente litigieux et 0,8&nbsp;% des billets&nbsp;! Mais tout cela ne servit à rien.
</p><p>Il lui appartient désormais de faire en sorte que les CFF s’abstiennent de toute nouvelle fermeture de ces points de vente jusqu’en 2020. Et elle ferait bien de s’engager sérieusement pour cela, car la grogne suscitée par ce grand fournisseur de service universel était palpable pendant cette session. 
</p><h3>Ne pas réorganiser la Poste sans contrôle </h3><p>Le Conseil des États a aussi mis les bâtons dans les roues de la Poste dont la politique de démantèlement des offices postaux provoque depuis longtemps une énorme colère, plus uniquement dans les campagnes mais désormais aussi dans les villes. Face aux critiques, la présidente de la Confédération voulait prendre les devants en créant avant la session un groupe de travail sur le service universel postal. Cette méthode typiquement suisse (la mise en place d’un groupe de travail) n’a pas empêché la Chambre haute de traiter la motion de sa commission sur la planification des offices postaux. Le Conseil fédéral sera obligé «&nbsp;d’exiger de la Poste, sans tarder, qu'elle lui remette un schéma de planification du réseau postal.&nbsp;». Et le Conseil des Etats a aussitôt esquissé ce que nous attendions&nbsp;: la transparence sur les intentions, une stratégie à long terme, l’évaluation des besoins de clients en matière de service à domicile et d’agences ainsi que l’analyse des critères d’accessibilité. Des propositions doivent en outre être élaborées dans un délai d’un an. &nbsp;
</p><p>La présidente de la Confédération y était opposée. Plus elle s’exprimait à la tribune, plus le déficit des offices postaux croissait. De 200 millions de francs aujourd’hui encore, il serait déjà de 400 millions en 2022. Désirer un boucher, un magasin et une poste dans chaque village serait romantique, mais pas contemporain. 
</p><p>Cela ne servit à rien, le Conseil des Etat a transmis la motion avec 31 voix contre 5. 
</p><h3>Oui au modèle de redevance dans les médias de service public</h3><p>Court répit pour la SSR dans le dénigrement permanent&nbsp;: à l’issue d’un débat émotionnel et engagé qui a vu 69 politicien(ne)s monter à la tribune, le Conseil national a rejeté l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;» avec 122 voix contre 42. Le contre-projet de l’UDC, secondée par economiesuisse et qui prévoyait de diviser par deux la redevance, a été rejeté en plénum, un peu moins clairement, mais avec une majorité tout aussi claire de 108 voix contre 70. C’est un bon point de départ pour la campagne contre l’initiative qui reste tout de même dangereuse. Le Conseil national a sauvé le modèle de la redevance, mais n’a toutefois pas défendu coûte que coûte la SSR. Les votes ont été différenciés. 
</p><p>La SSR continue à provoquer avec la plateforme publicitaire Admeira. Le Conseil des Etats a transmis la motion de sa commission des transports et des télécommunications (CTT) qui demande que des coopérations de la SSR avec d’autres partenaires médiatiques contribuent au renforcement de la diversité des opinions et des offres. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><category>Poste</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5111</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 14:34:13 +0200</pubDate><title>La réforme des retraites: une occasion manquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-reforme-des-retraites-une-occasion-manquee</link><description>Mais les objectifs de Prévoyance vieillesse 2020 sont toujours d&#039;actualité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le refus de Prévoyance vieillesse 2020 est un revers douloureux du point de vue social. Ou plus exactement&nbsp;: une belle occasion manquée pour effectuer des progrès sociaux. Le projet aurait solidement financé l’AVS pendant plusieurs années. </p><p>Et le système des retraites aurait été modernisé d’une manière sociale, avec des avantages pour presque tous et toutes. 
</p><h3>Le Non est plus facile</h3><p>Le résultat de la votation confirme une fois de plus que quand il s’agit de retraites, le Non est plus facile qu’un Oui à un changement. A y regarder de plus près, ce furent surtout des arguments relevant de la politique sociale qui ont conduit au Non. Les associations économiques ne se sont pas limitées, dans leur campagne, à dresser les générations les unes contre les autres. Elles avaient, avec leurs alliés de droite, toujours refusé des améliorations aux retraité(e)s. Leurs affiches arboraient pourtant le slogan «&nbsp;Punir les retraités&nbsp;» parce que les retraité(e)s ne recevaient pas le supplément AVS. Beaucoup de personnes âgées qui ont de la peine à nouer les deux bouts avec leurs rentes ont suivi cet argument. Cela ne parle toutefois pas en faveur de rentes AVS moins bonnes, mais plutôt meilleures pour tout le monde. Les opposant(e)s à la réforme risquent encore de trébucher sur leur propre campagne. 
</p><p>Beaucoup de femmes ont voté Non parce qu’elles ne pouvaient accepter le relèvement de l‘âge de la retraite. Et cela d’autant plus que les femmes en Suisse gagnent toujours significativement moins que les hommes. L’égalité salariale qui n’est toujours pas réalisée après l’acceptation de l’article constitutionnel à ce sujet était et demeure un facteur important dans la question de la formation de l’opinion. 
</p><h3>Protestation contre les caisses de pension</h3><p>La détérioration continue des rentes des caisses de pension a aussi régulièrement provoqué un important mécontentement dans le débat indépendamment de la votation sur la loi. Cela en a motivé plus d’un à déposer un Non dans l’urne en signe de protestation. 
</p><p>S’il y a une leçon à tirer immédiatement de la votation, c’est que la proposition de financement a mieux passé que le projet de loi. Il en était allé autrement par le passé. Ce qui signifie qu’une majorité en faveur d’un financement additionnel pour l’AVS serait à portée de main. Quant à savoir si la sagesse et la clairvoyance politiques sont là pour se concentrer dans un premier temps seulement sur le financement additionnel, permettez-moi d’en douter. Ce serait rapidement réalisable à condition que la volonté politique soit là, si cela passait par la cotisation salariale d’un pour mille presqu’incontestée pendant la campagne de votation. Car aucune votation obligatoire ne serait nécessaire à ce sujet. 
</p><h3>Continuer à défendre les retraites</h3><p>Pour les syndicats, il reste clair que les retraites seront défendues contre tout démantèlement. Que nous ayons échoué de peu dimanche ne change rien au fait que les victoires syndicales contre le démantèlement des retraites lors des votations de 2004 et 2010 ont été bien plus importantes (plus de deux tiers ou 70% de Non). Les vainqueurs de dimanche vont bientôt butter contre leurs limites. 
</p><p>Malgré la défaite de dimanche, une AVS forte reste un objectif central de la lutte syndicale. Il y a 70 ans déjà, l’introduction de l’AVS n’a été possible que parce que le mouvement ouvrier ne s’était pas laissé décourager, malgré plusieurs échecs et avait continué à lutter. Il y a un an, l’initiative AVSplus a obtenu 40% d’acceptation. Pour Prévoyance vieillesse 2020, ce sont presque 48% de voix favorables. L’objectif d’améliorer les rentes AVS reste d’actualité. Indépendamment de l’occasion manquée dimanche. A elle seule, la diminution des rentes des caisses de pension due aux taux d’intérêt bas sur le marché des capitaux le justifie. Ainsi que l’augmentation des primes-maladie qui est toujours moins couverte par les rentes AVS. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5107</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 12:23:02 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la prévention des accidents (OPA), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-prevention-des-accidents-opa-procedure-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5106</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 11:40:56 +0200</pubDate><title>Formation professionnelle supérieure : hausse des subventions</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/formation-professionnelle-superieure-hausse-des-subventions</link><description>La fermeté des syndicats a payé !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dès l'an prochain, toute personne se préparant à un examen professionnel fédéral sera financièrement soutenu, directement et dans une mesure fortement accrue. Le Conseil fédéral en a décidé ainsi à la mi-septembre. Aussi sous la pression des syndicats. </p><p>Le 15 septembre, le Conseil fédéral a approuvé le nouveau financement des cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux. Dès le 1er janvier 2018, toutes les personnes ayant suivi des cours préparatoires agréés et l'examen, sans nécessairement le réussir, pourront demander le remboursement a posteriori de 50 % des coûts effectifs de formation. Le remboursement maximal atteindra 9 500 francs pour les examens professionnels et 10 500 francs pour les examens professionnels supérieurs. Cette nouvelle subvention fédérale corrigera enfin une inégalité entre la formation professionnelle et la formation générale puisque les cours préparatoires peuvent dépasser les 20 000 francs, alors que les taxes d'études dans une haute école sont de l'ordre de 6 000 francs pour le niveau Bachelor. Voilà déjà une victoire d'étape. 
</p><h3>En l'absence de moyens, des avances seront possibles </h3><p>Mais il y a mieux encore ! En effet, sur la pression des milieux de gauche et syndicaux, un régime d'exception a été introduit par le Parlement, contre l'avis du Conseil fédéral et de son Administration. Pour les personnes ayant des difficultés financières, il sera désormais possible d'obtenir une avance sur le remboursement afin qu'elles ne renoncent pas à se former faute de moyens. Lors de la consultation concernant cette nouvelle subvention, nous avions découvert avec stupéfaction que pour avoir droit à cette avance, une personne seule sans enfant devait justifier d'un impôt fédéral direct nul, ce qui correspond à un revenu mensuel brut de 2 107 francs. Qui peut vivre décemment avec un tel salaire en Suisse ? Personne ! Raison pour laquelle l'USS avait contesté avec fermeté ce seuil et demandé qu'il soit revu à la hausse en proposant un modèle alternatif fondé sur la loi sur les prestations complémentaires. Pour mémoire, cette loi avait également été utilisée comme référence pour le salaire minimum introduit dans le canton de Neuchâtel. Selon nos calculs, le revenu mensuel brut aurait alors été de 3 300 francs, ce qui n'est pas encore la panacée, mais une amélioration substantielle. Or, voilà que le Conseil fédéral revoit sa copie et relève ce seuil à 3 200 francs. Une belle victoire pour les syndicats ! Et surtout une aide bienvenue pour les personnes concernées, qui pourront améliorer leurs conditions de travail et d'existence grâce à une nouvelle qualification. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5105</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2017 10:48:41 +0200</pubDate><title>Reto Wyss, nouveau secrétaire central de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reto-wyss-nouveau-secretaire-central-de-l-uss</link><description>Du renfort pour le dossier Économie</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 septembre 2017, Reto Wyss (31 ans) a pris ses fonctions de secrétaire central de l'USS, où il est coresponsable du dossier de l'économie. Reto Wyss a suivi des études en économie aux universités de Bâle, Lausanne, Bologne et Fribourg en Brisgau. En possession d'un Master, il a exercé ces cinq dernières années des fonctions managériales et de développement dans deux entreprises finlandaises actives dans les technologies de l'information. 
</p><p>Concernant le dossier de l'économie, le secrétariat de l'USS procédera en fin d'année à une répartition détaillée des responsabilités. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS 031 377 01 16 ou 079 205 69 11</li><li>Reto Wyss, secrétaire central de l'USS 031 377 01 11 ou 079 740 99 84</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5103</guid><pubDate>Sun, 24 Sep 2017 15:09:58 +0200</pubDate><title>Un Non à Prévoyance vieillesse 2020 motivé par des raisons sociales </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-non-a-prevoyance-vieillesse-2020-motive-par-des-raisons-sociales</link><description>La réforme a échoué de peu face à l&#039;opposition de deux comités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">Prévoyance vieillesse 2020 a échoué de peu face aux oppositions des comités de droite et de gauche. De nombreuses raisons ont motivé le Non à la loi. Beaucoup de personnes actuellement à la retraite ont de la peine à joindre les deux bouts. Elles ont suivi l’argument selon lequel elles ne bénéficieraient pas du supplément AVS, contrairement aux futurs retraité(e)s. Les femmes ont essentiellement voté Non parce qu’elles ne pouvaient accepter d’augmentation de l’âge de la retraite. A plus forte raison alors que les femmes gagnent toujours moins que les hommes et que les problèmes des salarié(e)s âgés ne sont pas résolus. A quoi s’est ajouté un vote de protestation contre les baisses de prestations dans les caisses de pension. </p><p class="Text">Le Non à la loi sur la Prévoyance vieillesse 2020 montre que des arguments significatifs de politique sociale ont joué un rôle décisif dans le refus. Ces problèmes doivent être résolus. Le «&nbsp;plan B&nbsp;» des employeurs a donc déjà échoué. Il ne résout aucun des problèmes et coûterait cher aux salarié(e)s. </p><p>Pour les syndicats, il est clair qu'on doit pouvoir vivre de ses rentes de vieillesse en Suisse. Raison pour laquelle, ils continueront à lutter pour de bonnes rentes AVS et une bonne prévoyance vieillesse. Les réductions de prestations n’en font pas partie. Et, les problèmes des salarié(e)s âgés doivent être résolus. Pour les femmes, il faut des instruments efficaces pour mettre en œuvre la loi sur l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5100</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2017 14:45:13 +0200</pubDate><title>Dossier 123: Évolution des effectifs des syndicats en 2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-123-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2016</link><description>Fin 2016, le nombre des personnes syndiquées en Suisse était de 729 960.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5099</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2017 14:35:35 +0200</pubDate><title>Fragments de la session d’automne</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/fragments-de-la-session-d-automne</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p><b>L’élection au Conseil fédéral et le débat qui ne fait que commencer sur la suppression des re-devances radios et télévision ont occupé la première moitié de la session. Petit coup de projec-teur sur trois interventions qui n’ont pas bénéficié des feux de la rampe médiatique.</b></p><p>&nbsp;</p><h3>Moratoire sur la suppression des points de vente de billets CFF gérés par des tiers </h3><p>Il est possible d’acheter des billets CFF auprès des communes, des offices de poste, dans des magasins Migros ou ailleurs encore, dans ce que l’on nomme des points de vente gérés par des tiers. Les CFF voulaient liquider progressivement ces offres à l’époque de l’évolution digitale. Ils prévoient la fermeture de 52 de ces points de vente jusqu’à début 2018. 
</p><p>L’agenda prévu a soulevé des oppositions. La commission compétente de la Chambre basse a exigé que ce démantèlement soit soumis à un moratoire (jusqu’à 2020). La motion a franchi le cap du Conseil national cet été. Le Conseil des Etat l’a aussi acceptée le 13 septembre contre l’avis du Conseil fédéral et de la majorité de la commission. Ces derniers estimaient que la politique n’avait pas à se mêler des affaires d’une entreprise, même si cette entreprise est de de service public. L’argument principal des partisans du moratoire&nbsp;: les personnes exclues de la numérisation doivent pouvoir conserver un accès à l’achat de billets. «&nbsp;Les CFF devraient fonctionner sans obstacles pour toute la population&nbsp;», a commenté Paul Rechsteiner. 
</p><p>C’est au tour du Conseil fédéral de reprendre le dossier - affaire à suivre. 
</p><p>&nbsp;</p><h3><b>Pas de meilleure protection contre le dumping salarial au Tessin</b></h3><p>La conseillère nationale Marina Carobbio (PS TI) a demandé par une motion que les mesures d’accompagnement soient optimisées dans les cantons particulièrement concernés par le dumping salarial. Elle visait l’élargissement des conditions permettant de déclarer une CCT de force obligatoire. Le conseiller national UDC tessinois Lorenzo Quadri a pour sa part demandé dans un postulat allant dans la même direction de faciliter les conditions pour fixer des salaires minimums cantonaux différenciés qui ne se basent pas uniquement sur le minimum octroyé par l’aide sociale. 
</p><p>Les deux interventions ont été rejetées par le Conseil fédéral et le 18 septembre par le Conseil national. Le PS et les Verts ont massivement voté en leur faveur, la droite tout aussi massivement contre.
</p><p>&nbsp;</p><h3>Pas de formation continue particulière pour les mères célibataires</h3><p>La conseillère nationale Martina Munz (PS SH) a demandé par une motion d’améliorer l’intégration sur le marché du travail des mères célibataires dans le cadre de l’initiative contre la pénurie de personnel qualifié, grâce à des formations continues et de rattrapage. Elle motive sa demande par le fait qu’une famille monoparentale sur six est pauvre. Et, pour atteindre ces personnes, il faut un programme qui soit taillé sur mesure, en raison de leur charge globale. Le Conseiller fédéral Schneider-Ammann ne voit pas de raison particulière d’agir puisque la formation continue est tout d’abord une question de «&nbsp;responsabilité individuelle&nbsp;» et ensuite «&nbsp;dans l’intérêt de l’employeur&nbsp;». Beaucoup est déjà entrepris à cet égard. Obéissante, la droite a suivi&nbsp;: avec 60 Oui contre 125 Non, la motion a été rejetée le 18 septembre. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5096</guid><pubDate>Tue, 19 Sep 2017 14:20:53 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé (LIA), procédure de consultation </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-l-impot-anticipe-lia-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5094</guid><pubDate>Tue, 19 Sep 2017 12:16:45 +0200</pubDate><title>Projet d’accord d’assistance administrative en matière douanière avec les États-Unis, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/projet-d-accord-d-assistance-administrative-en-matiere-douaniere-avec-les-etats-unis-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5091</guid><pubDate>Tue, 19 Sep 2017 11:31:01 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance concernant la redevance sur le trafic des poids lourds (ORPL), procédure de consultation </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modification-de-l-ordonnance-concernant-la-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds-orpl-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5088</guid><pubDate>Fri, 15 Sep 2017 11:52:42 +0200</pubDate><title>Jeu cynique envers les bénéficiaires de prestations complémentaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jeu-cynique-envers-les-beneficiaires-de-prestations-complementaires</link><description>Arguments hypocrites du PLR et UDC contre Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des rentes AVS plus élevées, une meilleure prise en compte des bas revenus dans la prévoyance professionnelle, plus de flexibilité pour prendra sa retraite : Prévoyance vieillesse 2020 est un grand pas en avant pour les bas revenus. Le PLR et l'UDC sont d'autant plus hypocrites et cyniques lorsqu'ils prétendent se soucier des bénéficiaires de prestations complémentaires (PC).</p><p>Dans la réforme des PC, ils s'engagent précisément pour des baisses. D'ailleurs, ce sont justement eux qui combattent Prévoyance vieillesse 2020 et, donc, l'augmentation des rentes qui permettrait pourtant à des milliers de personnes de ne plus devoir recourir aux PC.</p><p>Les syndicats et les partis de gauche s'engagent pour des rentes qui permettent de vivre dignement une fois à la retraite. La Constitution l'exige. " Prévoyance vieillesse 2020 augmente les rentes AVS de 840 francs par année et permet une bien meilleure prise en compte du temps partiel et des bas revenus dans le 2e pilier. La réforme libère des milliers de personnes de leur dépendance à l'égard des prestations complémentaires, et est de fait un grand progrès social. ", déclare la conseillère aux États (GE) Liliane Maury Pasquier.</p><p>Les employeurs, economiesuisse, le PLR et l'UDC jouent ici à un jeu cynique. D'abord, ils combattent l'augmentation des rentes AVS, ce qui amène toujours plus de retraité-e-s à recourir aux PC. Ensuite, dans le cadre de la réforme des PC, ils se battent pour une baisse de ces dernières. Et maintenant, pendant la phase finale de la campagne, ils jouent les défenseurs des bénéficiaires de PC. Et, ils occultent consciemment le fait qu'aucun bénéficiaire actuel de PC ne verra sa situation se dégrader, puisque la réforme ne touchera que les nouveaux retraité-e-s.</p><p>Prétendre qu'un-e bénéficiaire de PC ayant un revenu de 30 000 francs devrait payer chaque année 144 francs de plus de TVA, c'est même une " fake news ". De fait, un rapide calcul montre que cette personne ne subirait cette dépense supplémentaire que si elle achetait pour 48 000 francs, pour un revenu annuel de 30 000 francs...Cela montre deux choses : le PLR et l'UDC n'ont aucune idée de la réalité vécue par les gens qui ont peu d'argent. Et ils ne craignent pas de manipuler les chiffres pour tromper les gens.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/d/f/csm_Simon_Bleasdale_flickr_CC-BY-NC-ND2_alte_Frau_mensch_spaziergang_ahv_rente_natur_old_see_6dc98a3339.webp" length="258018" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-5085</guid><pubDate>Thu, 14 Sep 2017 12:12:39 +0200</pubDate><title>La BNS doit combattre avec plus de détermination la surévaluation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-combattre-avec-plus-de-determination-la-surevaluation-du-franc</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Même avec une légère dépréciation à 1,14 franc pour 1 euro, le franc reste fortement surévalué. La croissance économique est faible. Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. L'emploi stagne. Le renchérissement est faible. Dans une telle situation, notre pays a besoin d'une politique monétaire expansionniste. Or, à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont de toute évidence restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS continue à intervenir sur le marché des devises contre l'appréciation du franc et en maintenant les taux d'intérêt à un bas niveau. Mais l'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose davantage à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise le plus rapidement possible à un niveau qui ne soit pas préjudiciable à la Suisse. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation). 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5083</guid><pubDate>Wed, 13 Sep 2017 11:08:52 +0200</pubDate><title>Pour des retraites sûres et des rentes stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-des-retraites-sures-et-des-rentes-stables</link><description>Dernière ligne droite pour une victoire dans les urnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Quand on discute directement avec les gens de Prévoyance vieillesse 2020, on se rend compte qu’ils peuvent être convaincus de voter 2x Oui au premier compromis solide trouvé depuis 20 ans. C’est du moins ce que montrent les expériences de ces dernières semaines. Les citoyens et citoyennes suisses comprennent que le moment est venu d’assurer les retraites, de défendre le niveau des rentes et d’améliorer les rentes des personnes dont les revenus sont modestes, tout particulièrement celles des femmes. Mais beaucoup de citoyens et de citoyennes sont déstabilisés par la campagne des référendaires de l’extrême gauche et de la droite économique qui refusent la réforme pour des raisons diamétralement opposées, mais, en partie, avec les mêmes arguments.
</p><p>Les sondages publiés aujourd’hui donnent en ce moment un très léger avantage au double Oui à Prévoyance vieillesse 2020. Les sondages restent toutefois des sondages. Le décompte final se fera dans les urnes. Le comité des organisations des salarié(e)s «&nbsp;2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» va tout entreprendre jusqu’au 24 septembre pour que la réforme soit acceptée. 
</p><p>Un refus précipiterait l’AVS dans un cercle vicieux où les déficits accroîtraient les pressions pour tailler dans les prestations et augmenter l’âge de la retraite à 67 ans. Le plan B des opposants de droite n’apporte certainement pas de meilleure solution aux travailleurs et travailleuses. Au contraire. Un refus de la réforme n’ouvrirait qu’une sombre perspective aux femmes notamment&nbsp;: le premier paquet sur lequel on se prononcerait suite à un échec serait justement le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, mais sans aucune des compensations que propose Prévoyance vieillesse 2020.&nbsp; 
</p><p>Les syndicats et les organisations de salarié(e)s ainsi que leurs partenaires politiques vont mener l’offensive qui a été lancée il y a dix jours avec les prises de position d’Eveline Widmer-Schlumpf, de Pierre-Yves Maillard et de plusieurs personnalités suisses-alémaniques ainsi qu’avec l’«&nbsp;<a href="https://www.zweimal-ja.ch/fr">Appel des femmes</a>&nbsp;» et l’«&nbsp;<a href="https://www.compromis-raisonnable.ch/tous-les-signatures">Appel à la défense des retraites</a>&nbsp;» jusqu’au dimanche de votation. Ils vont surtout aller sur la place publique pour convaincre directement les citoyens et citoyennes de voter 2x Oui le 24 septembre. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5081</guid><pubDate>Tue, 12 Sep 2017 11:47:11 +0200</pubDate><title>Les 70 francs: insignifiants ou énormes? </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-70-francs-insignifiants-ou-enormes</link><description>Les contradictions des opposants à Prévoyance vieillesse 2020, selon Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les opposants à la réforme des retraites se contredisent grotesquement dans le débat public. D’un côté, ils se moquent du supplément AVS de 70 francs en le qualifiant de «&nbsp;su-sucre&nbsp;». De l’autre côté, ils trouvent ce supplément tellement grave et dramatique qu’ils sont prêts à faire capoter la réforme pour cela. Alors qu’ils ne contestent pas que la réforme apporte un financement additionnel important du système des retraites. 
</p><p>Quand on y regarde de plus près, cela s’explique rapidement&nbsp;: ce qui est insignifiant pour les uns est énorme pour les autres. Si quelqu’un gagne 500&nbsp;000 francs par an, l’augmentation de rente est pour lui ridicule. Mais quand on gagne 500&nbsp;000, on paie aussi 750 francs de cotisations AVS en plus par an. 
</p><p>Tous les bas et moyens revenus vivent la situation inverse. Quelqu’un qui gagne 4000 francs par mois ne paie que 6 francs de cotisations en plus, donc 72 francs par an. L’augmentation de rentes s’élève par contre à 840 francs par an (12 X 70 francs), peu importe le niveau de son revenu. Et pour les couples de retraités, c’est encore mieux. Pour la plupart, les rentes de couple augmentent de 2&nbsp;700 francs par an. &nbsp;
</p><p>L’AVS est l’assurance sociale la plus performante de Suisse. Et la plus socialement la plus équitable. Et c’est bien ce qui dérange les opposants de droite. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5079</guid><pubDate>Mon, 11 Sep 2017 13:58:26 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur les forces hydrauliques : réglementation de la redevance hydraulique après 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-la-loi-sur-les-forces-hydrauliques-reglementation-de-la-redevance-hydraulique-apres-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5077</guid><pubDate>Mon, 11 Sep 2017 12:16:19 +0200</pubDate><title>Modification règlement sur l’assurance-invalidité (RAI) – L’invalidité pour les assurés exerçant une activité lucrative à temps partiel (méthode mixte)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-reglement-sur-l-assurance-invalidite-rai-l-invalidite-pour-les-assures-exercant-une-activite-lucrative-a-temps-partiel-methode-mixte</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5070</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2017 17:13:27 +0200</pubDate><title>Les syndicats ont le droit d’accéder aux entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-ont-le-droit-d-acceder-aux-entreprises</link><description>Important arrêt du Tribunal fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans un nouvel arrêt de principe (2C_499/2015) du 6 septembre dernier, le Tribunal fédéral (TF) a établi que la liberté syndicale donne aux syndicats le droit d'accéder aux entreprises et d'informer leurs personnels. </p><p>Cet arrêt du TF annule une décision du Conseil d'État tessinois qui interdisait aux syndicats l'accès aux bâtiments de l'administration cantonale. Dans un premier temps, le Syndicat suisse des services publics (SSP) avait recouru contre cette décision devant le tribunal cantonal, mais en vain. Maintenant, le TF lui donne raison. Si l'arrêt lausannois ne s'applique, à strictement parler, qu'au secteur public, l'Union syndicale suisse (USS) estime toutefois que, par analogie, il doit aussi être étendu au secteur privé. 
</p><p>Cet arrêt de l'instance judiciaire la plus élevée du pays confirme l'opinion juridique de l'USS, à savoir que les syndicats doivent pouvoir informer leurs membres et entrer dans les entreprises. Sinon, il ne leur est pas possible d'assumer réellement leur rôle. 
</p><p>En Suisse, les droits d'accès aux entreprises et d'informer des syndicats découlent de toute une série de dispositions, soit de l'article 28 de la Constitution fédérale et des conventions nos 87, 98 et 135 de l'Organisation internationale du Travail. La Convention européenne des droits de l'homme permet aussi, à son article 11 (Liberté de réunion et d'association), aux travailleurs et travailleuses d'avoir des activités nécessaires à leur syndicat : en premier lieu, informer et recruter des membres. 
</p><h3>Une interprétation large s'impose </h3><p>Il est évident que les droits des syndicats à accéder aux entreprises et à informer leurs personnels doivent être interprétés de manière large. Il peut s'agir ici de la distribution de tracts sur les parkings des entreprises, de la mise à disposition de brochures dans les locaux de pause, de l'affichage d'informations sur les tableaux ad hoc ou d'entretiens personnels avec les employé(e)s sur le site de l'entreprise. La consultation des travailleurs et travailleuses en fait également partie, de même que l'utilisation de moyens électroniques, notamment l'intranet et les messageries. 
</p><p>Le TF a établi que l'interdiction faite aux syndicats d'accéder à une entreprise viole le droit supérieur. Si certaines modalités sont observées (on peut imaginer une annonce préalable, un accord sur le moment choisi ou le nombre de personnes), l'accès à l'entreprise, la prise de contact avec le personnel, sera autorisé </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5068</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2017 09:25:01 +0200</pubDate><title>Des améliorations surtout pour les demandeurs d’emploi âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-ameliorations-surtout-pour-les-demandeurs-d-emploi-ages</link><description>Obligation d’annoncer les postes vacants: position de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS est résolument favorable à l'introduction d'une obligation d'annonce efficace. Il doit notamment en résulter des améliorations pour les demandeurs d'emploi âgés qui sont défavorisés. Afin que l'obligation d'annonce déploie tous ses effets dans la pratique, toutes les parties, à savoir les demandeurs d'emploi, les ORP et les employeurs, doivent être convaincus que cette annonce aide plus de chômeurs et chômeuses à retrouver un emploi. Pour une mise en œuvre réussie, il est important que :</p><ul><li> les branches ou les professions qui ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne soient soumises de manière conséquente à l'obligation d'annonce ; </li><li>les employeurs reçoivent rapidement des dossiers appropriés de l'ORP ; </li></ul><ul><li>le délai pendant lequel le poste est réservé aux demandeurs d'emploi (embargo) soit suffisamment long pour que ceux-ci, ainsi que les ORP, aient réellement un avantage ; </li></ul><ul><li>les employeurs, lors de l'annonce d'un poste vacant, reçoivent rapidement l'information de l'ORP s'il dispose ou non de candidats adéquats (p. ex. lors de l'annonce par le biais d'un système informatique) ; </li></ul><ul><li>les employeurs aient une certaine obligation de se justifier en cas de refus de leur part, </li></ul><ul><li>aucune possibilité de contourner l'obligation d'annonce ne soit créée par les exceptions (travail temporaire, entre autres), ni qu'aucun obstacle administratif inutile n'entrave la politique d'embauche des entreprises ; </li></ul><ul><li>les ORP se rééquipent en conséquence et disposent des instruments informatiques nécessaires. Les relations avec le patronat deviennent plus importantes. On travaillera toujours plus au-delà des frontières cantonales ou régionales ; </li></ul><ul><li>l'obligation d'annonce soit compatible avec les Accords bilatéraux, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas léser entre autres les frontaliers et frontalières. </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5065</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 16:15:09 +0200</pubDate><title>Lancement d&#039;un appel à la défense des retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lancement-dun-appel-a-la-defense-des-retraites</link><description>L&#039;association pour la défense de l’AVS s&#039;engage pour le compromis raisonnable PV 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p> Un groupe de citoyennes et citoyens, inquiets de l'issue du scrutin du 24 septembre 2017, a lancé ce matin un <a href="https://www.compromis-raisonnable.ch/" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">appel au peuple à voter 2x Oui en faveur d'un compromis raisonnable et de la défense des retraites</a>. Cent quarante personnes de tous bords politiques, de toute condition sociale, salariés, employeurs, scientifiques, artistes et retraités ont déjà signé cet appel.
</p><p>Pour eux, la Suisse a réussi à développer un bon système de prévoyance vieillesse qui a été constamment adapté aux besoins de la société et à l'évolution démographique. Ils estiment qu'il faut à nouveau le faire car, sans réforme, l'AVS accumulera des déficits et les pressions sur les retraites s'accroîtront. L'AVS et le 2e pilier se complètent, mais quand les rentes baissent, il faut pouvoir y apporter une compensation, ce dont la réforme s'acquitte. De même qu'elle garantit à l'AVS, l'assurance sociale la plus importante de Suisse, les moyens financiers dont elle a besoin.
</p><p>L'AVS, comme notre démocratie vivent depuis leur création de compromis. S'ils peuvent parfois être douloureux, ils permettent à notre société de faire face à ses défis. Et le défi actuel est de défendre notre prévoyance vieillesse.
</p><p>" Prévoyance vieillesse 2020 est une réforme comme la Suisse sait les mener, dans le respect des intérêts de chacun, dans une recherche commune de solutions. Elle se fonde sur l'esprit de solidarité avec lequel la Suisse s'est construite ", ajoutent-ils en conclusion de l'appel.
</p><p>Parmi <a href="https://www.compromis-raisonnable.ch/tous-les-signatures" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">les premiers signataires</a> qui appellent à voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020 se trouvent notamment l'ancien conseiller aux Etats tessinois Marty Dick, la présidente d'Unia Vania Alleva, l'ancien président de la direction des CFF Benedikt Weibel, le directeur du Centre Patronal Christophe Reymond, le professeur d'économie Cédric Tille, le président de la Fédération des Entreprises Romandes Ivan Slatkine, l'ancienne conseillère aux Etats genevoise Christiane Brunner, le vice-président d'Unia Aldo Ferrari ou encore la directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie Claudine Amstein. Liste complète des signataires </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5064</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 15:42:55 +0200</pubDate><title>Pas de subventions fédérales pour des baisses des impôts sur les bénéfices</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-subventions-federales-pour-des-baisses-des-impots-sur-les-benefices</link><description>Consultation sur la nouvelle réforme de l’imposition des entreprises III (Projet fiscal 17) </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est critique face à la nouvelle réforme de l’imposition des entreprises III (Projet fiscal 17). La hausse des allocations familiales qui y a été intégrée apporte certes une amélioration sociale. Mais en même temps, les impôts sur les bénéfices dans les cantons et les communes seraient baissés dans la même mesure que la RIE III le demandait. 
</p><p>Les baisses générales des impôts sur les bénéfices prévues par les cantons étaient déjà la mesure la plus onéreuse et la moins efficace de la RIE III. Le clair refus du peuple a montré que la Confédération et les cantons devaient faire marche arrière à cet égard en n’augmentant pas la part des cantons à l’impôt fédéral direct, mais en la laissant au niveau actuel. Et si celle-ci devait être relevée, la compensation des charges sociodémographiques devrait être renforcée. 
</p><p>L’avant-projet présenté aujourd’hui rencontrerait des difficultés en votation. La RIE III a par exemple aussi été clairement refusée à Bâle-Ville qui proposait un paquet offrant de meilleures composantes sociales. L’USS s’engage pour un projet plus social et moins onéreux. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li> Daniel Lampart, premier secrétaire de l‘USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5061</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 09:20:19 +0200</pubDate><title>Les salarié(e)s ne sont pas du gibier à libre disposition   </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-ne-sont-pas-du-gibier-a-libre-disposition</link><description>Épuisement professionnel et au travail gratuit : une commission ouvre tout grand la porte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une large coalition rejette les initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter. Mais la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a récemment chargé l'Administration fédérale de transférer dans la loi ces interventions. On court par conséquent le risque d'assister à un énorme démantèlement de la protection la plus élémentaire des travailleurs et travailleuses. </p><p>Les initiatives Graber et Keller-Sutter veulent supprimer, pour une part importante des travailleurs et travailleuses, l'enregistrement de la durée du travail et les prescriptions qui limitent le temps de travail. L'ensemble des faîtières des salarié(e)s ainsi que les principaux syndicats du pays se sont prononcés contre ces interventions et les spécialistes de la santé, les médecins du travail s'élèvent, eux aussi, clairement contre elles.</p><ul><li>Ces interventions font appel à des concepts juridiques nouveaux (" travailleurs qui exercent une fonction dirigeante " et " spécialistes "), qui ne sont pas définis dans le droit du travail. On trouve de nombreuses fonctions dirigeantes dans les entreprises, aussi aux échelons inférieurs de la hiérarchie. De plus, nombre de travailleurs et travailleuses possèdent une très bonne formation et sont des spécialistes. Les personnes qui touchent des petits salaires devraient aussi travailler comme leurs chefs qui sont nettement mieux payés et n'enregistrent pas la durée de leur travail. Ils se retrouveraient dans une situation financière encore plus mauvaise qu'aujourd'hui, car en supprimant l'enregistrement du temps de travail, les heures et le travail supplémentaires ne pourraient plus être payés. Comme les concepts " travailleurs qui exercent une fonction dirigeante " et " spécialistes " sont vraiment flous, plus d'un tiers des salarié(e)s seraient concernés.</li><li>Pour des milliers de travailleurs et travailleuses, de nombreuses dispositions matérielles importantes de la loi sur le travail, comme la durée hebdomadaire maximale du travail, le repos nocturne, le temps de repos, le travail du dimanche, les pauses et les suppléments de salaire, ne s'appliqueraient plus. Ils perdraient ainsi leur protection.</li><li>Il est prouvé aujourd'hui que, pour les travailleurs et travailleuses, le stress est l'un des problèmes les plus importants. Pour essayer de le réduire, la personne qui peut se le permettre travaille aujourd'hui à temps partiel. C'est précisément pour celles et ceux qui travaillent à temps partiel - leur nombre ne cesse d'augmenter - que l'enregistrement de la durée du travail est nécessaire. Sinon, la part de travail fourni gratuitement aux entreprises augmente toujours plus.</li><li>Pour beaucoup, la timbreuse appartient au passé. Grâce à la numérisation, l'enregistrement de la durée du travail est aujourd'hui chose très aisée, en tout temps et en tout lieu.</li><li>Les interventions parlementaires précitées veulent raccourcir le temps essentiel aux travailleurs et travailleuses dans leur vie privée pour se régénérer et avoir une vie sociale. La conséquence en est l'insatisfaction, le stress, davantage d'absences dues à la maladie et donc, finalement, de problèmes sociétaux. La Suisse repose essentiellement sur un système de milice que ces initiatives parlementaires attaquent frontalement (politique, pompiers, armée, sport, musique, etc.). La possibilité de concilier famille et profession, qu'il y aurait lieu d'améliorer étant donné la pénurie de personnel qualifié, s'en trouverait d'autant plus menacée.</li></ul><p>Après la décision de la commission, l'Administration fédérale se voit confier le rôle, impossible à jouer, de concrétiser juridiquement ces initiatives parlementaires sans mettre en danger la santé des travailleurs et des travailleuses ainsi que la possibilité de concilier famille et profession ; cela, sans faire du travail gratuit la norme. 
</p><h3>Une plateforme contre les intérêts de ses propres membres... </h3><p>Que la " plateforme " d'Employé suisse, de la Société des employés de commerce (SEC Suisse) et de l'Association suisse des cadres (ASC) s'associe au chœur de ceux qui veulent démanteler les protections accordées par la loi sur le travail est contraire aux intérêts mêmes des travailleurs et travailleuses. De fait, la plateforme demande l'introduction de la semaine de 60 heures et de la journée de 15 heures. L'USS dit clairement non à cette demande. 
</p><p>Les deux propositions de la plateforme sont dangereuses pour la santé et vont à l'encontre d'une meilleure conciliation entre vie privée et professionnelle. Elles contredisent aussi les résultats de toutes les études pertinentes selon lesquelles, en Suisse, les employé(e)s à plein temps travaillent déjà beaucoup et le stress augmente au travail. Le sondage de SEC Suisse a même montré que les employé(e)s ne souhaitaient pas d'horaires plus longs mais préféraient plutôt enregistrer leur temps de travail. Et ce sont justement les cadres et la main-d'œuvre très qualifiée visés par la dérégulation voulue par la plateforme qui se plaignent d'un stress croissant et de la baisse de leur autonomie dans la gestion du temps de travail. 
</p><p>L'introduction de la semaine de 60 heures ainsi que la possibilité d'étendre la journée de travail à 15 heures et de ne laisser que 9 heures pour le repos et la famille ouvrent grand la porte à l'épuisement professionnel et aux maladies dues au stress. Cela, d'autant plus si l'enregistrement du temps de travail devait être en même temps supprimé, comme des interpellations pendantes le demandent au Parlement. L'élimination des heures supplémentaires que cela impliquerait provoquerait davantage de travail gratuit. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5060</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 09:06:01 +0200</pubDate><title>Fermetures d’offices postaux toujours à l’ordre du jour</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/fermetures-d-offices-postaux-toujours-a-l-ordre-du-jour</link><description>Les Chambres fédérales ajournent la discussion</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À vrai dire, le Conseil des États voulait débattre de la fermeture d'offices de poste pendant la session d'automne. Mais entre-temps, la conseillère fédérale Doris Leuthard a mis en place un groupe de travail sur le service postal universel. La commission concernée de la Chambre des cantons veut d'abord attendre le rapport de ce dernier. </p><p>Il était prévu que le Conseil des États traite de toute une série d'interventions relatives à la Poste. Deux initiatives cantonales (Tessin et Valais) demandent le renforcement des outils juridiques permettant à la Commission fédérale de la poste et à la population de s'opposer à la fermeture d'offices de poste. Elles demandent aussi que les critères d'accessibilité de services postaux soient revus et que les conditions de travail des employé(e)s des agences postales soient améliorées. Le traitement de ces deux initiatives cantonales et de cinq autres motions concernant la même thématique est désormais renvoyé à plus tard.
</p><h3> Un rapport cet automne encore </h3><p>La raison : la conseillère fédérale Doris Leuthard a mis en place un groupe de travail sur le service postal universel dirigé par l'Office fédéral de la communication. Ce faisant, la conseillère fédérale réagit au mécontentement croissant suscité par le démantèlement fulgurant des offices postaux. Si les choses se déroulent comme la Poste l'entend, il n'y aura à moyen terme plus qu'environ 800 offices de poste à proprement parler, c'est-à-dire offrant la palette complète des services. Le rapport du groupe de travail doit être terminé cet automne encore. En outre, les résultats d'une étude sur les usagers et usagères de la Poste seront ensuite publiés. Ce n'est qu'ensuite que la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États se prononcera sur les interventions précitées. 
</p><h3>Être présent numériquement et sur le terrain </h3><p>La motion de la commission sur la planification stratégique du réseau d'offices postaux sera toutefois discutée en plénum comme prévu. Le Conseil fédéral la rejette en renvoyant au groupe de travail et à l'étude déjà mentionnée. Mais cela ne va aucunement empêcher le Conseil des États d'accepter quand même cette motion. En effet, l'Administration fédérale et le Conseil fédéral n'ont jusqu'à présent réagi que de manière défensive aux critiques du démantèlement. Ainsi, l'inquiétude des communes et de la population quant au service postal universel est plus que justifiée. Et rien à voir ici avec de la nostalgie ! On est en droit d'exiger d'une entreprise proche de la Confédération ayant un mandat de service universel qu'elle franchisse l'étape de la numérisation et, parallèlement, épuise toutes les possibilités offertes à elle de rester présente sur le terrain. La Poste doit d'abord prouver cette volonté. 
</p><p>Que le Conseil national ait décidé, lors de la session d'été, d'exiger des CFF qu'ils poursuivent jusqu'en 2020 le financement des points de vente de billets gérés par des tiers montre que si ce n'est peut-être pas le cas du Conseil fédéral, les parlementaires, eux, ont très bien entendu la grande colère provoquée par la situation dans les entreprises proches de la Confédération. La motion sur le moratoire en question sera traitée par le Conseil des États le 13 septembre prochain. </p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5059</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 17:33:37 +0200</pubDate><title>Une commission des plus myopes</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-commission-des-plus-myopes</link><description>Session d’automne : restructuration et extension des réseaux électriques</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil des États (CEATE-E) veut sauver la branche de l'électricité, mais elle fait tout pour lui couper l'herbe sous les pieds. Elle confirme en effet sa décision initiale de supprimer l'article 6 alinéa 5 de la loi sur l'approvisionnement en électricité (LApEl). Ainsi, les gestionnaires de réseaux de distribution ne seraient à l'avenir plus obligés de faire profiter les consommateurs et consommatrices captifs du courant acheté à bas prix sur le marché.
</p><p>La loi prévoit ceci : le bénéfice tiré du libre accès au réseau doit être répercuté proportionnellement sur les consommateurs et consommatrices captifs, les client(e)s finaux. Sur cette base, la Commission fédérale de l'électricité (ElCom), l'autorité fédérale indépendante de régulation dans le domaine de l'électricité, applique une valeur moyenne (calculée à partir d'un mixe énergétique) afin de contrôler les prix de l'approvisionnement de base des gestionnaires de réseaux de distribution Si le gestionnaire acquiert du courant sur le marché et en produit aussi lui-même, il n'a alors pas le droit répercuter la totalité des coûts de production sur le client final. Il y a une année seulement, le Tribunal fédéral a décidé que cette méthode reposant sur des prix moyens était fiable. 
</p><h3>Une CEATE-E butée </h3><p>Lors de la session d'été, le Conseil des États a suivi sa commission et voulu supprimer cette disposition. L'autre solution proposée par la CEATE du Conseil national (CEATE-N) était que l'énergie hydraulique soit la seule à être fournie aux consommateurs et consommatrices captifs, une idée qui ne trouva toutefois pas de majorité au Conseil national. Depuis lors, la CEATE-N se demande comment soutenir l'énergie hydraulique, tandis que la CEATE-E maintient que les client(e)s finaux doivent payer le prix intégral de la production nationale. Elle y voit un signal pour le renforcement de l'énergie hydraulique. Honni soit qui mal y pense ! Les premières à profiter de cette décision, qui semble traduire quelque entêtement, ce seraient les centrales nucléaires du pays. Elles qui, avec des coûts de production allant jusqu'à 7 centimes le kilowattheure, sont sorties depuis longtemps du marché. 
</p><h3>Pas un blanc-seing pour une libéralisation intégrale </h3><p>Le Conseil des États devrait à nouveau suivre sa commission, alors que le Conseil national doit y faire pour la deuxième fois obstacle pendant la troisième semaine de la session. En effet, si cette proposition passe le cap du Parlement, elle sera un blanc-seing pour une libéralisation intégrale du marché de l'électricité. Les client(e)s finaux devraient-ils être contraints de consommer de l'énergie nucléaire, quand une majorité des citoyen(ne)s ont dit oui à la Stratégie énergétique 2050 ? Cela va forcément se payer. </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5057</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 15:04:01 +0200</pubDate><title>AVS : Non au diktat des caisses vides !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-non-au-diktat-des-caisses-vides</link><description>Le jeu de vilains du PLR et de l&#039;UDC: affamer d&#039;abord, démanteler ensuite!</description><content:encoded><![CDATA[<p>Mon ancien voisin Giovanni était monteur de pneu mais, en raison de problèmes de dos, il avait dû arrêter de travailler dans son domaine à la fin des années 90. L’AI lui avait alors accordé une demi-rente. Comme il livrait des journaux, il arrivait à peu près à s’en sortir. En 2012, Giovanni a été convoqué par l’AI qui voulait réexaminer sa rente au titre d’une «&nbsp;révision des rentes axée sur l'intégration&nbsp;». L’AI a alors estimé que les douleurs étaient supportables. La rente de Giovanni a été réduite de moitié, alors que son état de santé n’avait pas évolué et qu’il ne pouvait envisager augmenter son temps de travail. Depuis, Giovanni lutte pour s’en sortir financièrement. Il a dû demander des prestations complémentaires. 
</p><p>De telles réductions de rentes sont les conséquences des mesures d’économie qui ont été imposées dans l’AI. Petit rappel pour se rafraîchir la mémoire&nbsp;: l’AI s’est enfoncée dans les dettes au milieu des années 90. Le PLR et l’UDC ont refusé au Parlement d’augmenter les cotisations salariales ou d'assurer un financement additionnel, comme cela aurait été nécessaire. Et cela, en sachant très bien ce qu’ils faisaient. Leur objectif est d’imposer un diktat des caisses vides&nbsp;: il faut qu’il y ait des déficits choquants pour pouvoir s’attaquer à l’Etat social et le démanteler. Comme l’a fait avant eux Margret Thatcher en Angleterre. Cette tactique des caisses vides et du démantèlement social a malheureusement réussi avec l’AI.
</p><p>Et maintenant, ils réitèrent leur jeu de vilains avec l’AVS. Le PLR et l’UDC refusent un financement additionnel de l’AVS. Ils luttent de toutes leurs forces contre la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020. Car, selon leurs idéologues, l’AVS doit péricliter. Afin qu’elle accumule les déficits et puisse être redimensionnée à la baisse. On connaît d’ailleurs les mesures d’économie qui seront prises après des déficits importants&nbsp;: la retraite à 67 ans pour tout le monde et la suppression de l’indexation des rentes au coût de la vie et à l’évolution des salaires. Ce sont les mêmes cercles qui combattent maintenant un renforcement de l’AVS que ceux qui le faisaient déjà lors de son introduction. Les gens doivent prévoir eux-mêmes leur prévoyance vieillesse. Et alimenter les banques et les assurances. C’est ainsi que les profits financiers augmentent. 
</p><p>En votant 2x Oui le 24 septembre, nous pouvons empêcher que ce diktat des caisses vides ne s’impose dans l’AVS. Grâce à Prévoyance vieillesse 2020, l’AVS reste financièrement équilibrée. Et cela à un coût modéré pour la population. La TVA ne sera augmentée que de 0,3 points 8,3% à partir de 2021 seulement. Ce financement additionnel permet d’assurer les rentes AVS et leur indexation aux salaires et au renchérissement. Si les caisses de l’AVS ne sont pas vides, le PLR et l’UDC ne pourront plus justifier la retraite à 67 ans. Et cela malgré l’arrivée à la retraite de la génération des baby-boomers. Nous devons assurer la sécurité des rentes des retraité(e)s d’aujourd’hui et de demain. 
</p><p>Dans le cas de l’AI, la droite a réussi à affamer une assurance sociale. Giovanni le paie avec une rente AI réduite de moitié et la perte de son indépendance économique. En ce qui concerne l’AVS, nous pouvons contrecarrer le jeu de vilains du PLR et de l’UDC, en votant 2x Oui le 24 septembre. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5056</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 14:16:21 +0200</pubDate><title>La nouvelle loi sur les médias suscite des attentes élevées</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-nouvelle-loi-sur-les-medias-suscite-des-attentes-elevees</link><description>La politique des médias est un des points forts de la session d’automne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La politique des médias constituera un point fort de la session d’automne qui est tout d’abord marquée par l’élection au Conseil fédéral. Le Conseil national délibérera sur l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;» et les motions y ayant trait. Ces décisions vont influencer la nouvelle loi sur les médias. </p><p>Le conseil national traite pendant cette session de nombreuses interventions sur la SSR et l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;». Une nette majorité de sa Commission des transports et des télécommunications (CTT-N) lui demande de rejeter l’initiative. Un projet direct ou indirect a également été rejeté, mais de manière moins nette. Un contre-projet ne devrait donc avoir que peu de chance en plénum. Comme le Conseil national est le second conseil, la votation pourrait avoir lieu au printemps 2018 déjà. Ce serait une bénédiction que cet agrégat idéologique ne fasse plus obstacle afin que nous ayons vraiment la voie libre pour discuter de la nouvelle loi sur les médias que l’OFCOM prépare actuellement.
</p><h3>Limiter les concessions? </h3><p>Une motion de la CTT-N a pour objectif de supprimer la réglementation restrictive qui veut qu’un diffuseur puisse demander des concessions pour au maximum deux chaînes de télévision et deux stations de radio. Certes, le Conseil fédéral semble sur le principe ouvert à supprimer cette règle stricte, mais refuse tout de même la motion. Un élargissement de la zone de desserte n’apporterait pas plus de stabilité aux diffuseurs. Maintenant déjà, grâce au câble, les programmes de télévision dépassent leur zone de diffusion et à travers Internet, ils ne connaissent déjà plus de frontières. Mais, malgré cela, l’information de qualité ne peut pas se refinancer par le marché. En supprimant des zones de desserte définies, le problème s’aggraverait puisque certaines zones seraient doublement financées par la redevance. Le Conseil fédéral rejette de ce fait la motion mais veut aborder la question dans le cadre de la nouvelle loi sur les médias. L’USS soutient le rejet de la motion. La suppression de cette restriction ne sauve pas la diversité des médias. Elle irait sans aucun doute dans le sens des Médias du groupe AZ, mais ce n’est pas vraiment efficace. &nbsp;
</p><h3>Vampiriser la SSR&nbsp;? </h3><p>Une autre motion de l’entreprenante CTT-N exige de la SSR qu’elle laisse les diffuseurs régionaux profiter de ses programmes. Les diffuseurs locaux, selon l’idée derrière cette motion, n’ont jamais les moyens financiers de la SSR pour produire eux-mêmes des émissions de qualité. Ils devraient toutefois pouvoir utiliser les produits de la SSR de manière accessible, par conséquent pas gratuitement. Ce modèle de contenu partagé serait particulièrement attractif pour les émissions d’information. Mais, selon la conception de la CTT, ces contenus ne seraient pas juste rediffusés intégralement par les chaînes locales, mais uniquement fragmentairement pour une deuxième diffusion. Une minorité de la CTT rejette cette motion parce qu’elle n’apporte pas de valeur ajoutée à la diversité de la couverture médiatique, mais soulève beaucoup de questions de droit d’auteur. Le Conseil fédéral veut par contre tenir compte du modèle du contenu partagé dans la nouvelle loi sur les médias. On souhaite probablement atténuer de la sorte les pressions sur la SSR. L’USS partage toutefois l’évaluation de la minorité de la CTT-N. Afin d’éviter d’ouvrir grand la porte aux abus, un modèle de partage de contenu doit être réglé de manière très détaillée. On attend beaucoup de la nouvelle loi sur les médias sur ce point. 
</p><h3>Enterrer Swiss Pop&nbsp;? </h3><p>Ensuite, la CTT-N veut aussi brider la SSR. Par postulat, elle veut limiter le nombre de chaîne TV et de stations de radio. Les chaînes thématiques sans publicité comme Radio Swiss Jazz, Swiss Pop et Swiss Classic sont particulièrement une épine dans le pied de la majorité de la commission. Le Conseil fédéral est aussi prêt à entrer en matière sur ce postulat dans la perspective de la nouvelle loi sur les médias. L’USS trouve que c’est une erreur. Le Conseil fédéral semble surtout se laisser guider par l’objectif immédiat de réduire la pression. On place très haut la barre pour la nouvelle loi. Celle-ci ne devrait toutefois pas servir les besoins des diverses parties prenantes, mais plutôt garantir un service public de qualité à l’époque numérique. 
</p><h3>Coopération controversée </h3><p>Des motions sur la SSR sont aussi traitées au Conseil des Etats, comme celle de la CTT-E sur la garantie de la diversité des médias qui a été adoptée à l’unanimité. Elle veut créer les fondements de la coopération de la SSR avec les autres diffuseurs dans la nouvelle loi sur les médias. Des coopérations qui renforcent la diversité d’opinions et d’offres. On ne peut guère y être opposé. Mais le Conseil fédéral l’est, il rejette la motion. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5055</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 11:52:51 +0200</pubDate><title>L’appel « 2x Oui – Femmes pour l’AVS » est lancé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-appel-2x-oui-femmes-pour-l-avs-est-lance</link><description>Les retraites des femmes doivent enfin s’améliorer, estiment les nombreuses signataires. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un large groupe de femmes de tous horizons a lancé mardi 5 septembre un appel des «&nbsp;Femmes pour l’AVS&nbsp;» sur le site <a href="http://www.deux-fois-oui.ch">www.deux-fois-oui.ch</a>. </p><p>Le destin de nos retraites va se jouer ces prochains jours. Presque toutes les grandes organisations de femmes recommandent de voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020, malgré la hausse de l’âge de la retraite. 
</p><p>Si elles s’engagent pour ce compromis, c’est que la réforme améliore enfin les retraites des femmes, qu’elle renforce l’AVS, le pilier de la prévoyance vieillesse qui a le plus d’importance pour elles et parce qu’elle consolide financièrement notre système de retraites.<br> Le nombre de femmes qui signent cet appel sur le site <a href="http://mailinglisten.us12.list-manage.com/track/click?u=647db55d72613e12b978da16f&amp;id=b94bf97414&amp;e=c0a1b4defb">www.deux-fois-oui.ch</a> augmente d’heure en heure. Leur message est clair : </p><ul><li>Les retraites des femmes doivent enfin s’améliorer, celles des femmes qui travaillent à temps partiel aussi.</li><li>Une AVS solide est essentielle pour les femmes&nbsp;: il n’y a que dans l’AVS que le travail familial non rémunéré soit générateur de rente.</li><li>Les femmes disent donc 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020.</li></ul><p>Parmi le groupe de femmes qui a eu l’idée de lancer cet appel, figurent notamment deux secrétaires centrales de l’USS, Regula Bühlmann, en charge des questions d’égalité, et Doris Bianchi, spécialiste des assurances sociales. 
</p><p>Elles demandent aux femmes qui refusent le statu quo de signer cet appel et de le relayer dans les médias sociaux.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5053</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2017 14:40:50 +0200</pubDate><title>Seulement 10 ans de prescription ne suffisent pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/seulement-10-ans-de-prescription-ne-suffisent-pas</link><description>L&#039;USS estime que le délai de prescription ne doit s’ouvrir qu’à la survenance du préjudice</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission juridique du Conseil national a décidé aujourd’hui à une courte majorité de recommander à son conseil le rejet du projet de révision du droit de la prescription. L’Union syndicale suisse demande au Parlement de ne pas suivre cette injonction. Car, si elle était suivie, le délai de prescription dans le domaine du droit des obligations (CO) continuerait à n’être que de 10 ans. 
</p><p>La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a dans son arrêt du 11 mars 2014 estimé que le délai de prescription de 10 ans ne respectait pas la Convention européenne des droits de l’homme. Un tel délai ne tient pas compte des risques pour la santé encourus au travail que l’on reconnaît actuellement.&nbsp; 
</p><p>L’USS partage l’avis de la CEDH. Elle estime qu’il faut régler la question du délai de prescription de manière technologiquement neutre mais dans l’intérêt des victimes. Il est dès lors mieux de travailler avec de courts délais de prescription relatifs qui ne sont ouverts qu’à partir du moment où le préjudice est survenu. Si les conseils devaient s’en tenir à des délais de prescription absolus, il faudrait alors prévoir qu’ils soient au moins de 20 ans. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS,&nbsp; 076&nbsp;335 61 97 </li><li>Ewald Ackermann, Service de la communication de l’USS, 079 660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5047</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2017 17:11:06 +0200</pubDate><title>LPP: Baisse du taux d&#039;intérêt minimal évitée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lpp-baisse-du-taux-dinteret-minimal-evitee</link><description>Une décision raisonnable par la Commission de la prévoyance professionnelle </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la prévoyance professionnelle recommande au Conseil fédéral de ne pas modifier le taux d'intérêt minimal l'année prochaine. Les assuré(e)s à la LPP ont ainsi l'assurance que leur avoir de vieillesse sera toujours rémunéré avec un taux de 1 % en 2018.
</p><p>Au lieu d'abaisser le taux en employant la même formule que jusqu'à présent, un groupe de travail examinera dorénavant quels critères il faut utiliser pour fixer le taux d'intérêt minimal. La Commission de la prévoyance professionnelle a ainsi remis à leur place l'Union patronale suisse, l'USAM et l'Association suisse d'assurances qui voulaient réduire le taux d'intérêt minimal à seulement 0,5 %, alors que les caisses de pension réalisent des rendements effectifs solides.
</p><p>En ayant pris cette décision, la Commission de la prévoyance professionnelle permet d'adapter à la réalité les formules utilisées jusqu'à présent. Ces formules ne reflètent plus le comportement actuel en matière de placement des caisses de pension. Le poids qui était donné aux obligations de la Confédération a eu comme conséquence que les taux d'intérêt recommandés ont finalement toujours baissé et auraient évolué ces prochaines années vers une rémunération nulle. Cela alors que les caisses de pension continuent en ce moment à réaliser des rendements plus élevés.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, adjointe du premier secrétaire de l'USS et en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5045</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2017 17:00:20 +0200</pubDate><title>Procédure de consultation sur le taux d’intérêt minimal LPP </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/procedure-de-consultation-sur-le-taux-d-interet-minimal-lpp</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5043</guid><pubDate>Wed, 30 Aug 2017 16:33:50 +0200</pubDate><title>Deuxième étape de la révision partielle de la loi sur l’aménagement du territoire : consultation sur de nouveaux éléments</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/deuxieme-etape-de-la-revision-partielle-de-la-loi-sur-l-amenagement-du-territoire-consultation-sur-de-nouveaux-elements</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5038</guid><pubDate>Tue, 29 Aug 2017 09:12:55 +0200</pubDate><title>Mieux vaut des rentes stables et sûres que l’accumulation de déficits et l’incertitude</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mieux-vaut-des-rentes-stables-et-sures-que-l-accumulation-de-deficits-et-l-incertitude</link><description>Le Comité des organisations de salarié(e)s s&#039;engage pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réforme des retraites assure les rentes et les améliore pour tous les futurs retraité(e)s qui ont actuellement des salaires bas et moyens. C’est la solution la meilleur marché pour la population. Refuser le projet conduirait l’AVS à une accumulation de déficits et la précipiterait dans une logique de démantèlement. Tous les syndicats et organisations de salarié(e)s de Suisse qui représentent plus de 700&nbsp;000 travailleurs et travailleuses estiment de ce fait que Prévoyance vieillesse 2020 est un bon projet de surcroît raisonnable qui doit être accepté le 24 septembre par un double Oui. 
</p><p>Des retraites sûres et un niveau de rentes stable sont pour tous et toutes décisives, pour les retraité(e)s actuels, comme pour les générations futures. Ces dernières ne doivent ainsi pas se soucier de devoir assumer financièrement leurs parents ou grands-parents. Il n’est besoin que d’un financement additionnel modeste pour assurer les retraites. Le taux de TVA augmentera effectivement en 2021 de 0,3% à 8,3%. Un autre milliard déjà prélevé pour l’AI sera transféré à l’AVS sans que cela pèse sur la population. En cas de Non, ce milliard serait perdu pour l’AVS. Et les déficits de l’AVS se creuseraient rapidement ainsi que les pressions pour réduire les prestations et pour augmenter la retraite à 67 ans. 
</p><p>Un Oui améliore les rentes des travailleurs et travailleuses qui ont des revenus bas et moyens. Deux tiers de la population vit principalement de l’AVS quand elle est à la retraite. Raison pour laquelle le supplément AVS de 840 francs par an et allant jusqu’à 2712 francs par an pour un couple sont particulièrement importants. Pour chaque franc de cotisation, c’est en effet avec l’AVS qu’ils reçoivent le plus de rentes. Un refus n’empêcherait pas seulement cette amélioration, il ferait que davantage de gens seraient dépendants des prestations complémentaires.&nbsp; 
</p><p>Un double Oui améliore les retraites des femmes. Leurs rentes du 2e pilier ne s’élèvent qu’à un tiers de celles des hommes. Cela va désormais évoluer, du fait que la part de salaire assuré de toutes les personnes qui travaillent à temps partiel augmentera. Malgré la retraite à 65 ans, la proposition est donc tout de même positive pour les femmes. Un refus du projet ne ferait que repousser l’amélioration des retraites des femmes. Dire Non, c’est aussi refuser que les chômeurs et chômeuses âgés aient la garantie de recevoir une rente LPP. Actuellement, ils sont exclus de leur dernière caisse de pension et doivent souvent, s’ils arrivent en fin de droit au chômage, entamer leur capital de vieillesse avant même d’être retraités. Cela doit enfin changer. 
</p><p>Un Non empêcherait aussi des adaptations aux besoins de la société qui sont depuis longtemps nécessaires. Prévoyance vieillesse 2020 apporte une flexibilisation de l’âge de la retraite. Les personnes qui veulent et peuvent travailler plus longtemps ne doivent pas en être empêchées. Et celles qui sont épuisées et n’ont plus de perspectives sur le marché du travail doivent pouvoir partir plus tôt, sans être pénalisées. 
</p><p>Les organisations membres du Comité des organisations de salarié(e)s pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020 appellent tous les travailleurs et travailleuses à voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’acceptation par le peuple de l’AVS, il est temps de renforcer l’assurance sociale la plus importante de Suisse. Il n’y aura pas de meilleur projet si celui-ci devait être refusé. La pression pour démanteler notre système de prévoyance vieillesse s’accentuerait plutôt.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’Union syndicale suisse, 079 277 81 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Franziska Peterhans, secrétaire générale de l’Association suisse des enseignants LCH, 076 542 49 11</li><li>Christian Zünd, CEO de la Société des employés de commerce, 079&nbsp;815 79 12</li><li>Jenny Brochellaz, resp. section Valais Association suisse des infirmiers et infirmières ASI, 079 320 98 70</li><li> Véronique Polito, membre du Comité directeur d’Unia, 079&nbsp;436 21 29 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5037</guid><pubDate>Mon, 28 Aug 2017 14:37:55 +0200</pubDate><title>Non à des journées de travail de 15 heures et à des semaines de 60 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-des-journees-de-travail-de-15-heures-et-a-des-semaines-de-60-heures</link><description>L’USS lutte au sein d’une large alliance contre le burn out et le tra-vail gratuit</description><content:encoded><![CDATA[<p>La plateforme d’Employé suisse, de la Société des employés de commerce (SEC) et de l’Association suisse des cadres s’associe au chœur de ceux qui veulent démanteler les protections accordées par la loi sur le travail (LTr). La plateforme demande aujourd’hui, quelques jours avant que la CER ne se prononce sur la question du temps de travail, l’introduction de la semaine de 60 heures et de la journée de 15 heures. L’USS rejette clairement cette demande. 
</p><p>Les deux propositions sont dangereuses pour la santé et vont à l’encontre d’une meilleure conciliation entre vie privée et professionnelle. Elles contredisent aussi les résultats de toutes les études pertinentes qui montrent que les employé(e)s à plein temps de Suisse travaillent déjà beaucoup et que le stress augmente au travail. Le sondage de la SEC elle-même a montré que les employé(e)s ne souhaitaient pas d’horaires plus longs mais plutôt davantage d’enregistrement du temps de travail. Et ce sont justement les cadres et la main d’œuvre très qualifiée visés par la dérégulation voulue par la plateforme qui se plaignent de stress croissant et de baisse de l’autonomie dans la gestion du temps de travail. 
</p><p>L’introduction de la semaine de 60 heures ainsi que la possibilité d’étendre la journée de travail à 15 heures et de ne laisser que 9 heures pour le repos et la famille ouvrent grand la porte au burn out et aux maladies causées par le stress. Cela d’autant plus si l’enregistrement du temps de travail devait être en même temps supprimé, comme des interpellations pendantes le demandent au Parlement. L’élimination des heures supplémentaires que cela impliquerait provoquerait davantage de travail gratuit. 
</p><p>Cela s’applique d’autant plus que la définition des salarié(e)s qui devraient travailler de manière plus flexible repose sur des dispositions très vagues et manque de critères pertinents mesurables (position de cadre, montant du salaire). La seule condition posée est que les personnes concernées puissent gérer 50% de leur temps de travail de manière autonome. On constate que la loi sur le travail a déjà été fortement flexibilisée. Depuis le 1er janvier 2016 la suppression complète de l’enregistrement du temps de travail ou un enregistrement simplifié est déjà possible. Aujourd’hui déjà, la législation du travail suisse connaît les semaines de travail les plus longues d’Europe. Aujourd’hui déjà, la flexibilité géographique (home office) et temporelle (temps supplémentaire) sont possibles. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Luca Cirigliano, <a name="Text10"></a>secrétaire central en charge du droit du travail, 076&nbsp;355 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5036</guid><pubDate>Mon, 28 Aug 2017 10:23:30 +0200</pubDate><title>PV 2020 : ce n’est pas en répétant de fausses informations qu’elles deviennent vraies</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-ce-n-est-pas-en-repetant-de-fausses-informations-qu-elles-deviennent-vraies</link><description>Cinq affirmations erronées de la presse des consommateurs sur la réforme des retraites</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">Le groupe qui édite notamment Bon à savoir, K-Tipp et Saldo, tire à boulets rouges sur la réforme des retraites, à tel point qu’on peut se demander si ces journaux font encore de l’information aux consommateurs ou s’ils mènent campagne&nbsp;? C’est du moins l’impression qui ressort de la lecture de la dernière édition de K-Tipp. Une chose est sûre, le magazine ne se lasse pas de répandre des contre-vérités sur Prévoyance vieillesse 2020. K-Tipp jette en outre de la poudre aux yeux en ce qui concerne les caisses de pension. Heureusement, d’autres journaux de service et de conseils, comme Beobachter, par exemple, informe de manière factuelle leurs lecteurs. </p><p class="Text">Dans ce débat essentiel pour l’avenir de nos retraites, il est important de rétablir les faits pour pouvoir mener une discussion sur des bases correctes. Voici les cinq informations fausses du dernier numéro de K-Tipp (qui seront selon toute probabilité également colportées dans le numéro de Bon à savoir à paraître de septembre)&nbsp;:</p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La TVA n’augmente pas de 0,6&nbsp;%, mais seulement de 0,3&nbsp;% à 8,3&nbsp;% à partir de 2021. Tout magazine des consommateurs doit savoir que, si le Non à Prévoyance vieillesse l’emporte, même si la TVA devrait baisser de 0,3&nbsp;%, les prix des biens de consommation courante ne baisseront pas vraiment. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les rentes des caisses de pension ne seront pas réduites de 12&nbsp;%. Car, à l’opposé du projet de Vol des rentes de 2010, les pertes occasionnées par la baisse du taux de conversion seront compensées. A quoi s’ajoute que les assuré(e)s à la prévoyance professionnelle obligatoire profiteront d’une garantie des acquis pendant 20 ans qui sera financée solidairement par toutes les caisses de pension. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les contributions aux caisses de pension ne seront pas augmentées pour tous de 1&nbsp;%. Cela n’est valable que pour la part obligatoire de la prévoyance professionnelle et encore pas pour toutes les classes d’âge. Plus de 80&nbsp;% des assuré(e)s bénéficient d’une prévoyance vieillesse surobligatoire où ils épargnent bien plus qu’ils ne sont obligés de le faire. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les couples recevront jusqu’à 2712 francs de rentes AVS supplémentaires par an et pas seulement 1365 francs comme le prétend K-Tipp. Chaque époux profite du supplément de 840 francs et le plafond de la rente de couple est relevé. </p><p class="Text">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le supplément AVS de 840 francs sera indexé annuellement au renchérissement et à l’évolution des salaires, comme les rentes. Il n’est pas fixe, comme le prétend K-Tipp. </p><p class="Text">Il est en outre particulièrement perfide que la presse des consommateurs fasse croire à son lectorat que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les caisses de pension&nbsp;: comme si les caisses de pension allaient appliquer un taux de conversion de 6,8&nbsp;% en cas de Non le 24 septembre… Ces journaux négligent le fait que la grande majorité des caisses de pension appliquent un taux de conversion inférieur à 6%. Le taux moyen des quelque 1700 caisses de pension s’élève à 5,63&nbsp;%. Et la tendance est malheureusement toujours à la baisse. </p><p class="Text">Il est donc d’autant plus nécessaire d’améliorer les rentes AVS, comme la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020 le prévoit. C’est la raison pour laquelle tous les syndicats et organisations de salarié(e)s de Suisse recommandent de voter 2x Oui le 24 septembre. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5033</guid><pubDate>Wed, 23 Aug 2017 12:51:46 +0200</pubDate><title>Contrôles des mesures d&#039;accompagnement: un timide pas dans la bonne direction</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/controles-des-mesures-daccompagnement-un-timide-pas-dans-la-bonne-direction</link><description>Le Conseil fédéral augmente le nombre de contrôles mais il en faut encore plus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a aujourd’hui décidé d’augmenter de 27 000 à 35 000 le nombre de contrôles des mesures d’accompagnement relatifs au respect des conditions de salaire et de travail. C’est une décision qui fait avancer les choses et va dans le sens d’une vieille revendication des syndicats. Dans les branches où le risque de dumping salarial est élevé, environ 5&nbsp;% des entreprises seront de la sorte contrôlées. 
</p><p>Il est toutefois clair que cette extension des contrôles ne suffira pas, étant donné l’étendue du dumping. En 2016, lors d’un contrôle sur cinq, des salaires trop bas ont été constatés&nbsp;! Actuellement, certains cantons contrôlent déjà 10% des entreprises des branches suspectes. Ce taux minimal devrait être atteint partout afin que les contrôles aient plus d’effet préventif.
</p><p>En même temps, la Confédération et les cantons doivent introduire des salaires minimums quand la sous-enchère salariale est massive. A quoi s’ajoute que les cantons doivent pouvoir ordonner rapidement l’arrêt du travail en cas de soupçon de sous-enchère salariale. La sous-traitance devrait aussi être limitée à un niveau. Et enfin&nbsp;: il faut introduire un registre pertinent des entreprises qui travaillent correctement. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11 </li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5029</guid><pubDate>Fri, 18 Aug 2017 08:06:02 +0200</pubDate><title>Une large alliance pour assurer nos retraites</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-large-alliance-pour-assurer-nos-retraites</link><description>Conférence des médias des comités pour la réforme des retraites prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les trois comités nationaux en faveur d'un double Oui à la réforme des retraites se sont présentés vendredi à la presse. Le message porté par les représentants de partis de droite comme de gauche (PDC, PBD, PEV, PS et Les Verts), ainsi que d'employeurs et de l'Union syndicale suisse est clair : après 20 ans de blocage, la réforme des retraites est un compromis équilibré et absolument nécessaire. Elle assure les retraites et maintient le niveau des rentes. C'est donc convaincus de son bien-fondé que les membres de ces comités s'engagent pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020. </p><p>Du point de vue des salarié(e)s, il est crucial que les retraites soient assurées et l'AVS solidement financée, a déclaré Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse. Pour ce faire, un financement additionnel de l'AVS est nécessaire, sinon, nous risquons de voir s'installer une dangereuse politique des déficits, comme cela s'est passé pour l'AI. Comme les caisses de pension sont mises sous pression, nous avons aussi besoin de garanties des rentes dans le 2e pilier et du supplément de rente dans l'AVS. Et cela plus particulièrement pour les personnes qui ont des revenus moyens et modestes. 
</p><p>Gerhard Pfister, président du PDC, a renchérit, au nom du Comité bourgeois, qu'en raison de la démographie et des taux d'intérêts bas, la prévoyance vieillesse devait urgemment être adaptée. " Avec cette réforme, nous avons enfin trouvé un compromis équilibré qui réponde à ces exigences et qui garantisse la pérennité de notre assurance sociale. C'est important pour les générations de retraité(e)s actuelles et futures. " Il a encore ajouté que la réforme apportait plus de justice en pénalisant moins le mariage. 
</p><p>"Prévoyance vieillesse 2020 est une réforme pour les salarié(e)s et les petits revenus parce qu'elle renforce l'AVS. C'est la raison pour laquelle le PS la soutient de manière déterminée, comme l'a montré notre vote général ", a expliqué le président du PS, Christian Levrat. Il a encore mis en garde contre le plan " B " de la droite, en cas d'échec de la réforme : " Le PLR et l'UDC peinent à annoncer leurs intentions et leurs alternatives, tant le vin en question serait amer pour la population. mais ils veulent la retraite à 67 ans et des rentes plus basses, ils y travaillent depuis des années. " 
</p><p>La présidente du PEV, Marianne Streiff, a rappelé que les revendications extrêmes n'ont aucune chance : " Toutes les propositions de démantèlement ont échoué devant le peuple. Seule une réforme équilibrée qui offre quelque chose à chacun mais exige aussi quelque chose de chacun peut réussir. La réforme la plus chère serait une réforme ratée, les générations suivantes devraient combler les déficits. "
</p><p>&nbsp;La Fédération des entreprises romandes soutient également la réforme, comme l'a rapporté son directeur général adjoint, Olivier Sandoz. " Pérenniser notre système de sécurité sociale est dans l'intérêt de tous. C'est pourquoi la quasi-totalité des organisations patronales et économiques romandes, ainsi que quelques patrons de grandes entreprises, soutiennent le projet Prévoyance vieillesse 2020. Au surplus, elle augmente moins le coût du travail que le fameux plan " B " vanté par les opposants. " 
</p><p>En fin de compte, les femmes ont aussi pu soutenir la réforme, a indiqué Regula Rytz, présidente des Verts. " Nous avons réussi à éviter des péjorations pour les femmes à petits revenus et à compenser financièrement la hausse de l'âge de la retraite. Les femmes qui font leurs calculs disent donc quand même Oui et concentrent leurs forces pour combattre la discrimination salariale. " 
</p><p>En conclusion, le président du PBD, Martin Landolt, a souligné que la réforme des retraites n'est pas seulement sûre, elle modernise aussi le système. " L'âge de la retraite sera flexibilisé, et les modèles actuels comme le travail à temps partiel sont mieux couverts. La réforme renforce en outre la solidarité entre les générations du fait qu'elle assure un avenir à notre assurance sociale. " 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Paul Rechsteiner, conseiller aux Etats SG, président de l'Union syndicale suisse, 079 277 61 31 </li><li>Gerhard Pfister, conseiller national ZG, président du PDC suisse, 079 334 12 30</li><li>Christian Levrat, conseiller aux Etats FR, président du PS suisse, 079 240 75 57 </li><li>Marianne Streiff, conseillère nationale BE, présidente du PEV suisse, 079 664 74 57 </li><li>Olivier Sandoz, directeur général adjoint de la Fédération des entreprises romandes FER, 079 643 21 25</li><li>Regula Rytz, conseillère nationale BE, présidente des Verts suisses, 079 353 86 38 </li><li>Martin Landolt, conseiller national GL, président du PBD suisse, 079 620 08 51 </li><li>Béatrice Wertli, Secrétaire générale PDC, 078 873 88 08 </li><li>Thomas Zimmermann, Responsable de la communication USS, 079 249 59 74 </li><li>Michael Sorg, Porte-parole PS, 079 785 86 08 </li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5025</guid><pubDate>Wed, 16 Aug 2017 09:43:26 +0200</pubDate><title>« Cette réforme est équilibrée et nécessaire »  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/cette-reforme-est-equilibree-et-necessaire</link><description>Pour Liliane Maury Pasquier, les femmes ont aussi quelque chose à gagner de Prévoyance Vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La conseillère aux Etats genevoise Liliane Maury Pasquier explique pourquoi, en tant que femme de gauche, elle défend la réforme des retraites. Parce qu’elle améliore la situation de beaucoup de femmes travaillant à temps partiel et celle des bas revenus. Et parce qu’elle renforce le 1er pilier dans lequel les femmes sont gagnantes. Interview.</p><h3>Pourquoi, en tant que femme socialiste, vous engagez-vous pour Prévoyance Vieillesse 2020 qui prévoit de faire travailler les femmes un an de plus&nbsp;? </h3><p>Précisément parce qu’elle ne prévoit pas que cela, sinon, je l’aurais refusée&nbsp;! Cette réforme est en fait la dernière chance que nous ayons pour à la fois consolider l’AVS, le premier pilier dans tous les sens du terme de tout notre système d’assurances sociales, mais aussi afin de garantir le niveau des rentes pour toutes les personnes qui vont partir à la retraite à plus ou moins long terme. Car nous avons réussi à obtenir des contreparties pour les personnes qui y perdraient. Je peux donc la défendre parce que c’est une réforme équilibrée, qui est non seulement nécessaire mais qui remplit les objectifs que je m’étais fixés.&nbsp; 
</p><h3>Une des contreparties est la meilleure couverture du travail à temps partiel dans le 2e pilier qui concerne surtout les femmes. Mais cela a aussi un coût qui réduit le pouvoir d’achat des bas salaires. Que dites-vous à une jeune vendeuse qui travaille à temps partiel et ne gagne pas 3000 francs par mois&nbsp;?</h3><p>Je lui dirais deux choses. La réforme améliore la situation des personnes qui travaillent à temps partiel parce que celui-ci est pris en compte, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement. Ensuite, ces personnes doivent certes cotiser plus, comme toutes les autres d’ailleurs, mais elles ont accès au 2e pilier, ce qui leur permettra d’améliorer leur situation à l’âge de la retraite. Nous avons aussi tenu compte de la question du pouvoir d’achat des bas salaires&nbsp;: on ne pouvait pas leur demander de cotiser depuis le premier franc de revenu. On n’a donc pas supprimé la déduction de coordination comme le voulait la droite, mais on l’a abaissée, à la fois pour tenir compte des objectifs de retraite, mais aussi de leur quotidien actuel. 
</p><h3>Vous êtes opposée à la solution de la droite dure qui veut tout compenser dans le 2e pilier&nbsp;? &nbsp;</h3><p>Si toutes les baisses de rentes sont compensées dans le 2e pilier, on pénalise particulièrement les personnes qui ont des bas revenus. En compensant cette baisse de rente par 70 francs dans l’AVS, on renforce le 1er pilier qui est le pilier le plus favorable aux femmes. Pourquoi&nbsp;? Les modifications apportées par la 10e révision de l’AVS avec le bonus éducatif et le splitting ont si bien amélioré la situation des femmes qu’elles touchent plus de rentes que les hommes alors qu’elles cotisent moins. Cette surcompensation nécessaire, voulue, a atteint son objectif dans l’AVS. Alors que ce n’est pas le cas dans le 2e pilier où les femmes ont des rentes beaucoup moins importantes que les hommes. 
</p><h3>Pourquoi les femmes devraient-elles travailler plus longtemps alors que l’égalité salariale est à la peine et qu’elles assument la grande majorité du travail non rémunéré&nbsp;?</h3><p>Il faudrait le demander à quelqu’un de droite&nbsp;! Pendant les travaux parlementaires, nous avons proposé de ne pas relever l’âge de la retraite des femmes, ce qui a été largement refusé par le Parlement. Nous avons proposé de n’augmenter l’âge de la retraite des femmes que dans la mesure où la différence de salaire se réduirait. Il y aurait eu un mécanisme d’adaptation&nbsp;: on gagne 2% d’égalité salariale, on travaille un ou deux mois de plus. Mais bien sûr, cela a été refusé. Nous avons dû faire des compromis, et chercher des solutions, que nous avons trouvées, puisqu’il y a ces améliorations dans le 2e pilier, pour les temps partiels et les petits revenus. Et avec l’augmentation de 70 francs, on permet à une femme (ou à un homme) qui a un revenu de moins de 40&nbsp;000 francs de prendre une retraite à 64 ans sans diminution de rente par rapport à la situation actuelle. C’est une compensation qui nous paraît extrêmement importante&nbsp;: ces femmes-là ne vont rien perdre, elles vont y gagner, comme tous les autres, avec la consolidation du système. 
</p><h3>Pourquoi le Non n’est-il pas une option pour vous&nbsp;?</h3><p>Parce qu’un Non le 24 septembre signifierait qu’on maintient la situation actuelle. Dans le meilleur des cas, on arrive éventuellement à bloquer les propositions de réforme absolument négatives pour les assuré(e)s et les cotisant(e)s voulues par la droite. Mais cela veut aussi dire beaucoup d’énergie et d’investissement. Et au final, il n’y aurait toujours pas de solution pour éviter que le trou du fonds AVS ne se creuse. On a longtemps dit, à juste titre, que les prévisions étaient toujours assez pessimistes. Mais même si on est moins négatif que les prévisions actuelles pour les dix prochaines années, on ne peut occulter l’arrivée massive des désormais «&nbsp;papy-boomers&nbsp;», à la retraite. C’est inévitable. Et c’est ce passage-là qui nécessite des moyens supplémentaires. Et si on ne fait rien, on n’aura plus les moyens de payer les rentes. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5022</guid><pubDate>Wed, 09 Aug 2017 10:34:45 +0200</pubDate><title>Semaines décisives pour l&#039;AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/semaines-decisives-pour-lavs</link><description>Paul Rechsteiner, président de l&#039;USS met en garde : « Ne nous laissons pas berner! » </description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Les vacances arrivent à leur fin, la campagne sur Prévoyance vieillesse 2020 est lancée. L'issue de la votation reste ouverte.</b></p><p>Les syndicats s'engagent avec toutes les autres organisations de salarié(e)s pour un double Oui. Cet engagement uni est indispensable parce que les citoyens et les citoyennes se voient confrontés à une grande confusion.
</p><p>Les adversaires eux-mêmes ne contestent pas que l'AVS a besoin de recettes supplémentaires. Mais au lieu d'accepter le modeste financement additionnel par le biais de la TVA, ils soutiennent le Non dans le but d'enfin posséder un levier qui leur permette de réduire les prestations, ce pour quoi ils n'ont pas encore réussi à trouver de majorité.
</p><p>La politique de l'endettement est toxique pour les assurances sociales. Nous l'avons amèrement constaté avec l'assurance-invalidité. La solidité du financement de l'AVS n'est comparable à aucune autre. Ce fût le cas jusqu'à maintenant. Nous versons les mêmes cotisations salariales depuis 1975, alors que le nombre de retraité(e)s a plus que doublé depuis. Une seule fois, il y a 20 ans, il a fallu ajouter un point de TVA.
</p><p>Et maintenant, il faut à nouveau 0,6% de TVA. Il ne sera plus jamais possible de financer l'AVS à un coût aussi avantageux. Notre portemonnaie ne sentira d'ailleurs pas la moitié de cette augmentation, 0,3%, puisque nous la payons déjà aujourd'hui. Si le Non l'emporte, ce 0,3% est perdu pour l'AVS. Il s'agit de plus d'un milliard de francs.
</p><p>L'avenir de l'AVS n'est assuré que si l'autre partie du projet obtient aussi la majorité du peuple : la révision conjointe de l'AVS et de la loi sur la prévoyance professionnelle obligatoire, donc la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020.
</p><p>Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans est douloureux pour plus d'une personne. C'est compréhensible. Toutefois, en fin de compte, quand on prend tout en considération, le projet est clairement positif. Pour la première fois depuis des décennies, les rentes AVS seront à nouveau améliorées : 840 francs par an pour les personnes vivant seules et plus de 2700 francs pour la majorité des couples. Ce sont des améliorations qui se ressentent dans le budget des ménages à revenus modestes. N'oublions pas non plus les améliorations qu'apporte la réforme aux personnes qui travaillent à temps partiel et aux salarié(e)s âgés.
</p><p>Les prochaines six semaines sont déterminantes pour l'avenir de nos retraites. Et montreront la voie quant à l'avenir de l'AVS, cette pièce maîtresse de l'Etat social suisse. Nous avons tout en main pour pouvoir gagner cette votation. Contre ceux qui veulent nous berner en montant les jeunes contre les vieux.
</p><h3>Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse </h3>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5020</guid><pubDate>Fri, 04 Aug 2017 15:33:47 +0200</pubDate><title>Pour le Tribunal fédéral, les cantons peuvent fixer des salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-le-tribunal-federal-les-cantons-peuvent-fixer-des-salaires-minimums</link><description>Un arrêt décisif dont la signification dépasse le canton de Neuchâtel</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte">Une bonne nouvelle nous est arrivée de Lausanne&nbsp;: Le Tribunal fédéral a décidé que le salaire minimum adopté par le peuple en 2011 pouvait entrer en vigueur dans le canton de Neuchâtel. La plus haute instance juridique du pays a, par son arrêt du 21 juillet 2017, rejeté un recours des patrons et des associations économiques neuchâteloises contre la loi sur un salaire minimum légal que le Parlement cantonal avait adopté en 2014.  </p><p class="Texte">Le Tribunal fédéral soutient que les cantons ont bel et bien le droit d’édicter un salaire minimum cantonal, contrairement à ce que les plaignants motivaient dans leur recours&nbsp;: «&nbsp;Du point de vue de la liberté économique, les cantons peuvent promulguer des mesures de politique sociale&nbsp;», notamment pour endiguer le phénomène des working poor. La loi neuchâteloise, qui prévoit un salaire minimum horaire de 20 francs, est un outil de lutte contre la pauvreté et répond à un but de politique sociale.</p><p class="Texte">L’USS salue cet arrêt du Tribunal fédéral. Le premier salaire minimum cantonal peut enfin entrer en vigueur, après un long processus juridique qui a le mérite de clarifier les choses. Cette décision ouvre maintenant la voie aux cantons du Jura et du Tessin qui ont également adopté des salaires minimums cantonaux, mais qui attendaient la décision du Tribunal fédéral pour mettre en œuvre les lois correspondantes. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5016</guid><pubDate>Wed, 26 Jul 2017 10:36:10 +0200</pubDate><title>Le droit suisse relatif aux licenciements est contraire aux droits de l’homme </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-suisse-relatif-aux-licenciements-est-contraire-aux-droits-de-l-homme</link><description>Conséquences d’un nouveau jugement de la Cour Européenne des Droits de l’Homme </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un nouveau jugement rendu par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (Cour eur. DH) le confirme&nbsp;: le Code suisse des obligations (CO) n’est pas assez dissuasif pour empêcher les licenciements antisyndicaux.  </p><p>Dans un nouveau jugement, la Cour eur. DH (Tek Gida Is Sendikasi contre la Turquie, du 4&nbsp;avril 2017) a précisé la situation juridique requise afin de protéger des licenciements abusifs prononcés en raison de l’affiliation à un syndicat. Conclusion&nbsp;: la sanction prévue par le Code suisse des obligations (CO) à son art. 336a lors de licenciement abusif de représentants du personnel, de membres de conseils de fondation de caisses de retraite ou de lanceurs d’alerte, soit une indemnité maximale de six mois de salaire, n’offre pas une protection juridique efficace car elle n’est pas assez dissuasive.  
</p><h3>Contenu du jugement de la Cour eur. DH </h3><p>Une entreprise turque licencie plusieurs salariés membres d’un syndicat. Elle invoque «&nbsp; des motifs économiques&nbsp;» (fluctuations du marché) et «&nbsp;des insuffisances professionnelles&nbsp;» (résultats insuffisants). Le tribunal de dernière instance turc juge pourtant ces licenciements abusifs, estimant que les salariés ont été débauchés en raison de leur adhésion au syndicat. En application des lois en la matière, le tribunal condamne le patron soit à verser à chaque salarié licencié une indemnité équivalant à un an de salaire, soit à réintégrer les personnes congédiées. L’employeur opte alors pour le versement des douze mois de salaire.  
</p><p>Suite à la plainte du syndicat qui s’ensuivit, la Cour eur. DH dut se pencher sur la question de savoir si, lors d’un licenciement abusif antisyndical, le versement d’une indemnité à hauteur de 12 mois de salaire pouvait suffire, ou s’il ne faudrait pas systématiquement donner le choix au salarié entre l’indemnité et la réintégration.  
</p><h3>Considérants de la Cour eur. DH  </h3><p>Dans son jugement depuis dûment étayé, la Cour eur. DH rappelle que l’art. 11 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) protège la liberté syndicale en tant qu’aspect particulier de la liberté d’association, et que l’Etat est tenu de garantir la jouissance de cette liberté. Certes, en cas d’infraction touchant au cœur de la liberté syndicale, le législateur national disposerait d’une certaine marge d’appréciation. Et le licenciement antisyndical en ferait partie. Mais la marge d’appréciation devrait s’interpréter de manière très restrictive.  
</p><p>Le patron ayant opté pour les dommages et intérêts plutôt que pour la réintégration, le syndicat a perdu tous ses membres dans l’entreprise. La liberté syndicale en pâtit, voire le syndicat lui-même.  
</p><p>Par conséquent, pour assurer la protection contre les licenciements antisyndicaux, la Cour eur. DH recommande d’examiner minutieusement l’effet de la protection offerte par la loi. Il conviendrait d’analyser la situation afin de déterminer si la sanction prévue pour le patron est assez dissuasive lorsque les salaires des employés sont bas, ou lorsque la force financière de l’entreprise est importante. Pour la Cour eur. DH, ce n’est pas le cas dans la législation turque puisque d’une part le patron a le choix de verser l’indemnité ou de réintégrer le salarié, et que d’autre part en présence de salaires faibles, une indemnité d’un an de salaire ne s’avère pas toujours dissuasive.  
</p><p>La Cour eur. DH en conclut que dans sa législation, la Turquie ne prévoit pas de condamnations suffisamment sévères pour décourager les employeurs. Rappelons que lors de licenciements abusifs antisyndicaux, la loi turque exige, en l’absence de réintégration, le versement d’une indemnité minimale correspondant à douze mois de salaire… 
</p><h3>Besoin d’agir en Suisse  </h3><p>L’indemnité demandée est donc deux fois plus élevée qu’en Suisse&nbsp;! Puisque «&nbsp;notre&nbsp;» art.&nbsp;336a CO impose, en cas de licenciement abusif, une indemnité maximale (!) de six mois de salaire. De plus, comme le démontre une étude de l’Université de Saint-Gall/FAA-HSG, les tribunaux se contentent la plupart du temps de pitoyables deux à trois mois de salaire. Ils n’atteignent presque jamais la limite des six mois de salaire. 
</p><p>Compte tenu des prescriptions claires de la Cour eur. DH, il apparaît clairement que le droit suisse en matière de licenciements n’est en rien conforme à la CEDH en cas de licenciement abusif pour l’exercice de droits fondamentaux.  
</p><p>Voici quelques années déjà, l’USS avait porté plainte auprès de l’OIT pour manque de protection contre les licenciements en faveur des militants syndicaux, des membres de commission du personnel et des membres de conseil de fondation. L’OIT avait accepté cette plainte, constatant que l’art. 336 CO ne respectait pas les prescriptions du droit international, pourtant ratifié par la Suisse, et auquel elle est liée. En particulier, il s’agit d’une violation des conventions 87 et 98 de l’OIT sur la protection du droit et de la liberté syndicale. Malgré cela, la loi n’a pas été modifiée. A ce jour, sous la pression des patrons et des partis de la droite bourgeoise, le Conseil fédéral a mis au rebut toutes les propositions soumises en vue d’améliorer la législation. 
</p><p>Comme le montre la récente décision de la Cour eur. DH, la politique de l’autruche pratiquée par le Conseil fédéral ne fera pas de vieux os. Tôt ou tard, la Cour eur. DH, mais aussi l’OIT, condamneront la Suisse pour violation de l’art. 11 CEDH. Il vaudrait mieux ne pas devoir en arriver là. Réviser le CO dans de brefs délais épargnerait bien des tourments aux victimes de licenciements antisyndicaux. L’USS est prête à y apporter sa contribution constructive.  </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5015</guid><pubDate>Tue, 25 Jul 2017 12:04:05 +0200</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020: OUI franc et massif des artistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-oui-franc-et-massif-des-artistes</link><description>Positif pour les créateurs culturels</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Quiconque gagne sa vie en tant qu'artiste tirera profit de Prévoyance vieillesse 2020. Suisseculture, l'association faîtière des créateurs artistiques, appelle à voter deux fois OUI le 24 septembre. </p><p>Maria Becker, grande comédienne suisse du siècle dernier décédée en 2012 à l'âge de 92 ans, lança un jour à l'interviewer qui relevait l'admiration suscitée par son engagement artistique à un âge respectable : " Vous voulez connaître la vérité ? L'AVS ne me suffit pas pour vivre et je ne touche pas de rente d'une caisse de retraite, donc j'ai besoin d'un revenu supplémentaire ". Il faut savoir qu'aujourd'hui encore, la situation décrite avec tant de franchise par la grande dame du théâtre helvétique est vécue par une vaste majorité des créateurs culturels. Car du fait des modestes revenus perçus pendant leur vie active, les professionnels de la culture perçoivent, l'âge venu, une rente AVS guère supérieure au minimum de 14 100 francs pour une personne seule. 
</p><h3>Souvent précaire </h3><p>Lorsque les artistes ne sont plus en mesure de réaliser un revenu en plus de leur rente, ils dépendent rapidement de l'aide sociale. Bien sûr, chacun a droit à des prestations complémentaires jusqu'à concurrence du minimum vital, et peut se tourner vers des organismes publics et privés de secours en cas de détresse. Mais il est dur de devoir vivoter à la limite du minimum vital à un grand âge, et beaucoup ressentent à juste titre comme une humiliation le fait de devoir mendier de l'aide après une vie librement déterminée de travail intense et créatif. En outre, avant de pouvoir accéder aux prestations complémentaires, la fortune privée doit être dépensée en intégralité. Cela inclut aussi les propres œuvres d'art - ou celles d'amies et d'amis -, des instruments de musique ou un atelier acquis antérieurement. 
</p><p>Une enquête menée en 2016 auprès d'artistes de toutes les branches a révélé un revenu moyen total (fruit de la création artistique et de toute autre activité) de Fr. 40 000 par an. La situation financière de la moitié des plus de 2600 participants s'avère donc pour le moins précaire. En conséquence, au vu des revenus minimaux obtenus durant les années de vie professionnelle, il est impossible d'octroyer un statut prioritaire à la prévoyance privée pour la vieillesse. D'autant plus que la plupart des artistes ne bénéficient pas de cotisations patronales et doivent financer seuls la totalité de leur prévoyance vieillesse. Seuls 36 % des femmes et 41 % des hommes interrogés possèdent un 2e pilier. En matière de prévoyance privée, les chiffres sont un peu meilleurs puisque 49 % des personnes interrogées disposent d'un pilier 3a. 
</p><h3>Positif pour les créateurs culturels </h3><p>Malheureusement, dans le secteur culturel aussi, les femmes sont défavorisées sur le plan de la promotion, comme l'a démontré récemment un sondage de genre dans l'industrie cinématographique. La retraite AVS à 64 ans leur apporte peu d'avantages puisque dans les professions artistiques libres, les femmes (et les hommes) travaillent en général aussi longtemps que leur santé le leur permet. En revanche, les créateurs culturels des deux sexes tireraient profit d'une augmentation de la rente AVS ainsi que de la flexibilisation du départ à la retraite, comme le prévoit le projet de réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ". Ils auraient ainsi la possibilité de repousser le moment de la retraite et de toucher des rentes AVS plus élevées une fois privés du revenu d'un travail. 
</p><p>Par ailleurs, les nombreux artistes indépendants qui, outre leur activité artistique, ont un emploi à temps partiel tireraient eux aussi avantage de la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ". Grâce à la baisse de la déduction de coordination du 2e pilier, ils pourraient verser des cotisations plus élevées pour leur prévoyance vieillesse, voire bénéficier d'un 2e pilier dont ils étaient exclus jusque-là. De plus, les modifications modestes et apparemment insignifiantes de la LPP apporteront une sécurité juridique accrue aux nombreux salarié(e)s qui changent fréquemment de patron dans le monde du cinéma, du théâtre et de la musique. 
</p><p>Pour toutes ces raisons, Suisseculture et ses associations de créateurs artistiques affiliées appellent à voter OUI aux deux projets " Réforme Prévoyance vieillesse 2020 " et " Financement additionnel de l'AVS ". 
</p><h5>Qui est Suisseculture ? </h5><p>Suisseculture est l'organisation faîtière des organisations de créateurs artistiques et de professionnels des médias de Suisse. Les associations suivantes lui sont affiliées : 
</p><p>ACT - Association des créateurs de théâtre indépendants ; AdS - Autrices et auteurs de Suisse ; ARF/FDS - Association suisse des scénaristes et réalisateurs de films ; ASTEJ - association suisse de théâtre pour l'enfance et le jeune public ; dansesuisse - association des danseuses, danseurs, et des personnes qui travaillent pour la danse professionnelle en Suisse ; impressum - Les journalistes suisses ; ktv - Association artistes - théâtre - promotion, Suisse ; association des musiciens suisses ; Pro Cirque ; ProLitteris ; ProLitteris - fondation de prévoyance ; PpS - photographes professionnels suisses ; SBKV, Association suisse des professionnels de la scène ; SSFA, Société suisse des femmes artistes ; SIG - Coopérative suisse des artistes interprètes ; SMS - Syndicat musical suisse ; USDAM - Union Suisse des Artistes Musiciens ; GSFA - Groupement Suisse du Film d'Animation ; SSA - Société Suisse des Auteurs ; SSM - Syndicat suisse des massmedia ; ssfv - syndicat suisse film et vidéo ; ssrs - syndicat suisse romand du spectacle ; syndicom - syndicat des médias et de la communication ; ASM - Association Suisse des Musiciens ; SUISA ; SUISA - Fondation pour la musique ; SUISSIMAGE ; vfg - Association des créateurs photographes ; USPP - Union Suisse des Photographes Professionnels ; VISARTE - Société des artistes visuels suisse. 
</p><p><b>Johanna Lier</b>, écrivaine/comédienne, est présidente de Suisseculture, <b>Hans Läubli</b> est directeur de Suisseculture </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5011</guid><pubDate>Fri, 14 Jul 2017 09:23:42 +0200</pubDate><title>Plan B ? Mais quel plan B ? La retraite à 67 ans, en fait !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plan-b-mais-quel-plan-b-la-retraite-a-67-ans-en-fait</link><description>Le plan B du PLR à Prévoyance vieillesse 2020 coûtera bien plus cher</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus d'un parmi vous ont dû avoir des sueurs froides ce week-end en découvrant le plan B du PRL à Prévoyance vieillesse 2020 (PV 2020). Surtout celles et ceux qui ne gagnent pas beaucoup ou tout simplement normalement. Ce que le PLR propose en cas d'échec de PV 2020 coûterait très cher, beaucoup plus cher. Et comme par hasard, la revendication du PLR de la retraite à 67 ans, défendue becs et ongles jusqu'il y a peu, a disparu du " wording " du parti. Mais ne nous leurrons pas. </p><p class="Texte"><span lang="FR">Economiesuisse, l’Union patronale et l’USAM ont décidé de faire le dos rond depuis quelques mois. Quasiment jusqu’à la votation finale sur la réforme de la Prévoyance vieillesse, ils n’en démordaient pas&nbsp;: l’âge de la retraite doit augmenter, jusqu’à 67 ans au moins. Et si possible, sans que le peuple ne puisse se prononcer, en instaurant un mécanisme d’intervention automatique fortement douteux sur le plan technique et démocratique. L’âge de la retraite aurait ainsi augmenté automatiquement dès que les réserves de l’AVS seraient descendues en-dessous d’un certain niveau. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR">Heureusement, ils n’ont pas réussi à s’imposer au Parlement. Mais il est clair que ceux qui veulent faire échouer Prévoyance vieillesse 2020 n’ont de loin pas abandonné. Même s’ils font semblant actuellement d’avoir oublié leur revendication centrale. Dans leur plan B, composé de «&nbsp;trois petits paquets&nbsp;», ils l’appellent désormais des «&nbsp;mesures techniques&nbsp;». La libérale <i>NZZ am Sonntag</i> les décrit comme des mesures politiquement peu contestées, alors que ce n’est pas le cas. Il y a encore quelques mois, le relèvement automatique à 67 ans faisait partie du plan B, enrobé dans le concept de «&nbsp;dépolitisation&nbsp;» de l’âge de la retraite. Ce qui vaut d’ailleurs aussi pour la «&nbsp;dépolitisation du taux de conversion&nbsp;» voulue par Nantermod et ses coéquipiers du PLR. A savoir, tout ramener à des mesures techniques, sorties du champ démocratique. Le fait est que l’USAM clamait encore il y peu, dans un communiqué, que le «&nbsp;relèvement progressif de l’âge de la retraite à 67 ans&nbsp;» était un «&nbsp;impératif absolu&nbsp;». </span></p><p class="Text"><b><span lang="FR">Dizaines de milliers de francs plus cher</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR">Il ne faut pas être devin pour comprendre que derrière ces mesures techniques, se cache une nouvelle mouture de cette idée centrale. Economiesuisse, l’Union patronale et l’USAM, le PLR et l’UDC veulent non seulement faire travailler les gens plus longtemps, mais ils propagent aussi une solution qui reviendrait bien plus cher aux bas et moyens revenus. La baisse du taux de conversion de leur plan B serait compensée uniquement dans le 2<sup>e</sup> pilier. Et cela reviendra très cher aux jeunes qui ont de bas revenus. Un homme de 24 ans dont le revenu annuel est de 40&nbsp;000 francs devrait, selon les </span><a href="https://www.parlament.ch/centers/documents/fr/mm-sgk-n-2017-03-10-beschluesse-reform-2020-f.pdf"><span lang="FR">calculs fournis au Parlement</span></a><span lang="FR">, payer 30&nbsp;760 francs de plus jusqu’à sa retraite qu’avec Prévoyance vieillesse 2020. Pour un salaire de 55&nbsp;000 francs, ce seraient même 37'875. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">La raison de ces coûts nettement plus élevés réside dans le fait que chacun n’épargnerait alors que pour soi. Dans le plan B, pas de solidarité, au contraire de Prévoyance vieillesse 2020. La votation du 24 septembre porte par conséquent aussi sur cette question centrale&nbsp;: est-ce que le crédo de l’économie qui veut que chacun à l’avenir économise uniquement pour lui-même doit s’imposer&nbsp;? Ou, en acceptant le supplément AVS, on renforce le pilier le plus solidaire de notre prévoyance vieillesse et qui offre le meilleur rapport coûts/prestations. </span></p><p class="Text"><b><span lang="FR">Précipiter l’AVS dans les déficits</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR">Economiesuisse, l’Union patronale, l’USAM, le PLR &amp; Co. vont mettre toutes leurs forces dans cette campagne contre Prévoyance vieillesse 2020. En faisant capoter le projet, ils souhaitent précipiter l’AVS dans une spirale de déficits. Le plan B ne l’empêchera pas. Un nouveau projet prendrait plusieurs années. Des années pendant lesquelles l’AVS, sans le financement additionnel octroyé par Prévoyance vieillesse 2020 sera dans les chiffres rouges. Même avec une mise en œuvre rapide du plan B en l’an 2021, comme le prônent ses auteurs, plus de 5 milliards seraient soustrait à l’AVS. C’est ce qu’il faut éviter. Autant voter 2x Oui et assurer les retraites à un coût raisonnable que payer plus tard bien plus et accélérer la retraite à 67 ans. </span></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5009</guid><pubDate>Thu, 13 Jul 2017 11:54:10 +0200</pubDate><title>Augmentations de rentes grâce à PV 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/augmentations-de-rentes-grace-a-pv-2020</link><description>Pari gagné : maintien ou même augmentation des rentes pour la grande majorité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le niveau des rentes de neuf personnes sur dix sera bel  et bien maintenu avec la réforme Prévoyance vieillesse 2020. Seuls les  hommes de 39 à 44 ans gagnant bien leur vie ont quelque chose à y  perdre. Selon les derniers calculs de l’OFAS, les gagnants sont tout  particulièrement les femmes à revenus plutôt bas et les familles  disposant de relativement peu de moyens. </p><p>La situation des femmes qui travaillent à temps partiel ou qui ne  sont que peu rémunérées va définitivement s’améliorer avec Prévoyance  vieillesse 2020. Une femme d’actuellement 24 ans et qui gagne 3500  francs par mois verra ses rentes AVS et LPP augmenter de 255 francs par  mois, soit 3060 francs par an. Dans cette catégorie de salaires, une  femme de 44 ans s’en tire aussi avec une rente plus élevée&nbsp;: elle  percevra 2136 francs de plus par an. Idem pour les femmes qui gagnent  nettement mieux leur vie&nbsp;: toutes catégories d’âge confondues, avec un  salaire de 5200 francs par mois, leurs rentes seront meilleures  qu’actuellement.
</p><p>Prévoyance vieillesse 2020 améliore également les futures rentes des  hommes de toutes les catégories d’âges qui gagnent jusqu’à 5200 francs  par mois. Pour une fois, ce sont les hommes dans la force de l’âge et  gagnant bien leur vie qui sont légèrement pénalisés&nbsp;: les quadras aisés  de sexe masculin essuient effectivement une petite perte, au maximum 40  francs par mois. Or, avec leurs salaires, ils disposent d’une marge  financière amplement suffisante pour compléter leur retraite d’une  manière ou d’une autre.  
</p><h3>Coup de pouce aux familles modestes</h3><p>La réforme sera définitivement favorable aux familles composées d’un  couple marié avec deux enfants. Et ce sont celles qui disposent de  moyens restreints qui voient leur sort s’améliorer le plus. Si les deux  salaires cumulés atteignent 8700 francs (5800 et 2900 francs), les  suppléments de rentes vont de 302 à 478 francs par mois, selon les  catégories d’âge. Les plus jeunes familles pourront compter sur un bonus  pour leur retraite de 5736 francs par an (rente maximale plafonnée), ce  qui est loin d’être négligeable. 
</p><p>Pour les familles dont les parents ont 44 ans et un revenu moyen  (11&nbsp;000 francs en tout) comme pour celles qui sont aisées (14&nbsp;000  francs), le supplément AVS compensera amplement la baisse de rente du 2e  pilier. Le niveau actuel est donc maintenu pour ces gens-là. 
</p><h3>Une réforme qui aide ceux qui en ont besoin </h3><p>Ces chiffres devraient faire réfléchir plus d’une personne avant  d’aller voter le 24 septembre. La réforme Prévoyance vieillesse 2020  s’avère être positive pour les futures retraites de 90,8&nbsp;% de la  population, à un coût bien moindre que ce que la droite voulait. On  améliore en effet les rentes de certaines catégories défavorisées, on  les maintient pour quasiment toutes les autres, grâce au supplément AVS  et aux mécanismes de compensation dans le 2e pilier. Le tout en  consolidant les finances de l’AVS et en stabilisant le 2e pilier. Pari  gagné&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5006</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 14:34:09 +0200</pubDate><title>Enfin mieux répartir le travail entre hommes et femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/enfin-mieux-repartir-le-travail-entre-hommes-et-femmes</link><description>Travail non rémunéré selon l’enquête suisse sur la population active 2016</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les hommes et les femmes sont égaux sur le plan du nombre d’heures travaillées en Suisse, mais pas du tout sur le nombre d’heures rémunérées. Et si des enfants sont en jeu, le problème s’aggrave. Il est temps de mieux répartir les tâches. </p><p>Les derniers résultats de l’enquête sur la population active de l’Office fédéral de la statistique (OFS) montrent que les hommes sont aussi travailleurs que les femmes&nbsp;: ils effectuent 47 heures par semaine en moyenne. Toutefois, les femmes accomplissent les deux tiers de ces heures en n’étant pas rémunérées, alors que les hommes reçoivent un salaire pour trois cinquièmes des heures travaillées. Le travail non rémunéré, en particulier le temps consacré à la famille et au ménage, restent donc l’apanage des femmes essentiellement. 
</p><h3>Evolution trop lente</h3><p>Depuis 2010, la différence se réduit néanmoins très légèrement&nbsp;: le travail rémunéré des femmes a augmenté d’une heure pour atteindre 16,6 heures hebdomadaires, alors que les hommes ont réduit leur taux d’occupation de 0,8&nbsp;% à 27,3&nbsp;% et consacrent 1,7 heure de plus aux tâches domestiques et familiales. Tout cela est bien joli, mais l’évolution est beaucoup trop lente pour espérer atteindre une répartition équilibrée entre travail rémunéré et non rémunéré en un laps de temps raisonnable. &nbsp;
</p><h3>Le facteur enfants est lourd de conséquences</h3><p>Ce qui se passe quand les enfants arrivent est particulièrement préoccupant. La charge de travail hebdomadaire augmente massivement à 69,6 heures par semaine pour la mère, comme le père. Par contre, le travail rémunéré baisse légèrement pour la mère, mais augmente fortement pour le père. Les mères investissent alors la moitié plus de temps pour s’occuper des enfants. Les pères veulent de plus en plus passer du temps avec leurs enfants et soigner leur relation avec eux, ce qui est bien. Mais le travail domestique reste le domaine des femmes qui en accomplissent deux fois plus en nombre d’heures. Et quand les femmes augmentent leur temps de travail salarié, les hommes ne se précipitent pas pour combler le manque de bras à la maison. Ce sont plutôt d’autres femmes qui s’en occuperont dans des conditions de travail misérables. L’Etat doit à cet égard créer des conditions-cadres légales et mettre à disposition des offres de service public abordables et correspondant aux besoins. 
</p><h3>Réduction de la semaine de travail</h3><p>Le travail domestique et familial qui reste devrait ensuite être réparti équitablement entre hommes et femmes, comme le travail rémunéré. Les hommes doivent augmenter leur participation au travail non rémunéré dans tous les domaines, pas seulement dans les moments privilégiés avec les enfants. Quant aux femmes, elles doivent accomplir plus de travail rémunéré. Il serait dès lors judicieux de répartir différemment le travail et de réduire la durée hebdomadaire du travail, comme la Commission féminine de l’USS le demande depuis des années. Les hommes auraient ainsi le temps de s’occuper du ménage, des enfants et des proches. Et être une femme ne serait alors plus un risque de pauvreté. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5004</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 11:29:07 +0200</pubDate><title>Modification ordonnance sur les fonds propres des banques et des négociants en valeurs mobilières (leverage ratio et répartition des risques)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-ordonnance-sur-les-fonds-propres-des-banques-et-des-negociants-en-valeurs-mobilieres-leverage-ratio-et-repartition-des-risques</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5002</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 10:49:34 +0200</pubDate><title>LF aides fin. org. de cautionnement en faveur des PME, LF octroi cautionne-ments et contributions au service de l’intérêt dans les régions de montagne</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lf-aides-fin-org-de-cautionnement-en-faveur-des-pme-lf-octroi-cautionne-ments-et-contributions-au-service-de-l-interet-dans-les-regions-de-montagne</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4999</guid><pubDate>Wed, 12 Jul 2017 10:21:31 +0200</pubDate><title>Modif. loi féd. assurance-vieillesse et surveillance, LAVS (modernisation surveillance 1er, optimisation 2e pilier prév.-vieillesse, survivants et invalidité)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modif-loi-fed-assurance-vieillesse-et-surveillance-lavs-modernisation-surveillance-1er-optimisation-2e-pilier-prev-vieillesse-survivants-et-invalidite</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4997</guid><pubDate>Tue, 11 Jul 2017 13:02:59 +0200</pubDate><title>Prise en compte fiscale des frais de garde des enfants par des tiers, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/prise-en-compte-fiscale-des-frais-de-garde-des-enfants-par-des-tiers-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4995</guid><pubDate>Tue, 11 Jul 2017 12:09:31 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 sur l’asile relative au financement et de l’ordonnance sur l’intégration des étrangers, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/modification-de-l-ordonnance-2-sur-l-asile-relative-au-financement-et-de-l-ordonnance-sur-l-integration-des-etrangers-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4993</guid><pubDate>Tue, 11 Jul 2017 08:47:59 +0200</pubDate><title>Augmentations de salaires de 1,5 à 2 %, mais plus pour les femmes </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/augmentations-de-salaires-de-1-5-a-2-mais-plus-pour-les-femmes</link><description>Négociations salariales 2017/18: la croissance doit appartenir aux salarié(e)s </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats de l’USS demandent des hausses de salaires de 1,5 à 2&nbsp;% aux négociations salariales 2017/2018. Les salaires des femmes doivent augmenter davantage afin de corriger les discriminations salariales.<br><br> Les signaux économiques sont à la croissance. Les indicateurs sont tous au vert et le renchérissement affichera aussi des valeurs positives (+ 0,5&nbsp;%) pendant les mois de négociations salariales. Les entreprises de l’économie intérieure, mais aussi du secteur des finances, estiment que la situation économique est bonne. Même dans les branches qui ces dernières années ont été mises sous pression à cause du franc fort, à l’instar de l’industrie d’exportation et de l’hôtellerie-restauration, vont mieux.<br><br> Cette croissance doit appartenir aux salarié(e)s. Car ces 20 dernières années, ce sont surtout les managers et les gros revenus qui ont raflé les gains de productivité, tout comme les actionnaires. Les salaires des employé(e)s ordinaires ont pris du retard. Ils ont en outre aussitôt été engloutis par les hausses de primes-maladie. Même en Allemagne, les salaires ont augmenté deux fois plus qu’en Suisse ces trois dernières années. &nbsp;<br><br> Afin que les revenus bas et moyens reprennent des couleurs, il faut accorder des hausses générales de salaire. L’individualisation des salaires encourage plutôt les hauts et très hauts revenus à se servir en premier. Les femmes ont particulièrement besoin de hausses de salaires. Elles gagnent en moyenne 7000 francs de moins par an que les hommes pour les mêmes positions, qualifications et expérience.
</p><p><br><b> Sélection de revendications salariales</b></p><p><b>Construction</b>&nbsp;<b>:</b> +150 francs à titre général<br><b>Second œuvre</b><b>&nbsp;:</b> +1,5&nbsp;% à titre général<br><b>Commerce de détail</b>&nbsp;<b>:</b> +1,5&nbsp;% à titre général<br><b>Hôtellerie-restauration</b>&nbsp;<b>:</b> +2&nbsp;% à titre général<br><b>Industrie&nbsp;:</b> les organes prendront les décisions cet automne, mais probablement +1,5-2&nbsp;% à titre général<br><b>Sécurité privée&nbsp;: </b>progression d’échelon automatique ainsi que +1&nbsp;% pour les salaires minimums à l’embauche. Augmentations ciblées pour le personnel à temps partiel et les auxiliaires.<br><b>Swisscom et autres prestataires de télécommunication&nbsp;:</b> augmentation des salaires réelles de 1&nbsp;%<br><b>Maisons d’édition importantes&nbsp;:</b> au moins 100 francs de plus.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Interventions:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS:<br><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-lgb-luzern/pexels-fecundap6-359989.jpg" class="download">Rattraper le retard salarial&nbsp;: hausse générale de 1,5 à 2&nbsp;% </a></li><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-lgb-luzern/pexels-pixabay-280277.jpg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Il faut augmenter les salaires de 1,5 à 2&nbsp;%&nbsp;; mais plus pour les femmes</a></li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia-Präsidentin:<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/wirtschaft/muenz_franken_kleingeld_fuenfliber_assalve_iStock.jpg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer"> Des hausses générales des salaires de 1,5 à 2% sont nécessaires et possibles!</a></li><li>Daniel Münger, responsable du secteur Logistique et membre du comité directeur, syndicom :<a href="https://gallery.mailchimp.com/647db55d72613e12b978da16f/files/e55c3011-9b9a-4fa3-b500-63839bc3d405/170711_Muenger_Syndicom.pdf" target="_blank" rel="noreferrer"></a><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/164d_f_RW_Kantonsfinanzen.pdf" class="download">Les salarié-e-s et l’économie suisse ont besoin d’une évolution salariale positive</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11 Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4991</guid><pubDate>Mon, 10 Jul 2017 17:04:37 +0200</pubDate><title>Quatrième Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (Pacte I de l’ONU), prise de position</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quatrieme-pacte-international-relatif-aux-droits-economiques-sociaux-et-culturels-pacte-i-de-l-onu-prise-de-position</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4989</guid><pubDate>Mon, 10 Jul 2017 16:44:04 +0200</pubDate><title>Arrêté fédéral crédit-cadre destiné à augmenter la dotation du fonds de roulement en faveur de la construction de logements d’utilité publique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/arrete-federal-credit-cadre-destine-a-augmenter-la-dotation-du-fonds-de-roulement-en-faveur-de-la-construction-de-logements-d-utilite-publique</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4987</guid><pubDate>Mon, 10 Jul 2017 16:22:27 +0200</pubDate><title>Conception relative au transport ferroviaire de marchandise, audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/conception-relative-au-transport-ferroviaire-de-marchandise-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4984</guid><pubDate>Thu, 06 Jul 2017 12:55:54 +0200</pubDate><title>L’AVS a 70 ans : il est temps de la renforcer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-a-70-ans-il-est-temps-de-la-renforcer</link><description>De la création de l’AVS à Prévoyance vieillesse 2020 par Ruth Dreifuss</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’ancienne conseillère fédérale et syndicaliste rappelle la lutte qui a précédé la votation de 1947 pour introduire l’AVS, cette pierre angulaire de la politique sociale suisse que la droite ne voulait pas, pas plus qu’aujourd’hui. Il aura fallu dix révisions pour améliorer ses prestations. Prévoyance vieillesse permettra quant à elle de maintenir les rentes en renforçant l’AVS. Une réforme équilibrée qui nécessite un double Oui le 24 septembre. &nbsp; </p><p>Il y a 70 ans jour pour jour, le peuple suisse approuvait la loi sur l'assurance vieillesse et survivants. C'était à la fois l'aboutissement d'un long combat syndical et socialiste, et le début de la lutte pour protéger réellement les personnes âgées, les veuves et les orphelins. 
</p><h3>L’AVS, un droit, non une aumône</h3><p>Le combat pour l'AVS figurait déjà parmi les revendications de la grève générale de 1918 et n'avait cessé d'être au cœur de l'action syndicale. En 1925, peuple et cantons inscrivaient dans la constitution fédérale l'obligation de la mettre en place. Mais les oppositions de la droite allaient torpiller un premier projet de loi. En 1947, la campagne de votation, provoquée par un nouveau référendum lancé par les mêmes adversaires, a mobilisé toutes les forces syndicales. Pour obtenir enfin une assurance dont les principes n'ont pas variés depuis&nbsp;: toutes et tous sont assurés, ils n'ont à rendre compte à personne de leurs choix de vie, les cotisations sont proportionnelles au revenu alors que la rente maximale est plafonnée. En d'autres termes, comme l'écrivait l'USS dans les mois précédant la votation du 6 juillet 1947, c'est un droit et non une aumône, chacun est tenu d'y participer, le fort aide le faible. La solidarité est la pierre angulaire de l'AVS. Et l'AVS est la pierre angulaire de la politique sociale de la Suisse.
</p><h3>Longue lutte pour des améliorations</h3><p>L'introduction de l'AVS marque aussi le début d'une longue lutte&nbsp;: les rentes versées dès 1948 étaient bien trop chichement comptées pour éradiquer la misère des travailleurs et travailleuses mis à la retraite. Il aura fallu neuf révisions de l'AVS pour approcher de ce but, il en aura fallu une dixième pour que les femmes se voient reconnaître le droit à une rente autonome, améliorée par la prise en considération des tâches éducatives et d'assistance. Il aura aussi fallu que la prévoyance professionnelle, autrefois facultative et liée à l'entreprise ou à la branche, soit rendue obligatoire et permette de maintenir le niveau de vie antérieur.
</p><h3>Mêmes adversaires, mêmes arguments que jadis  </h3><p>Aujourd'hui, nous menons à nouveau campagne pour une révision de la prévoyance vieillesse. Nous retrouvons les mêmes adversaires que jadis, les mêmes arguments opposés au renforcement de l'AVS par rapport à la prévoyance professionnelle. Nous devons contrer la même stratégie qui consiste à creuser les déficits de la prévoyance vieillesse pour justifier ensuite la réduction massive des prestations. Nous voulons à la fois maintenir le niveau des rentes issues des deux piliers et assurer leur équilibre financier à moyen terme. Cela demande des sacrifices&nbsp;: une légère augmentation de la fiscalité et des sommes versées par les employeurs et les travailleurs et travailleuses, mais aussi l'augmentation progressive de l'âge de la retraite des femmes.
</p><h3>Equilibre entre coûts et bénéfices </h3><p>Les seules réformes réussies, qui ont été acceptées et qui ont amélioré la situation des personnes âgées, sont celles qui ont réalisé un équilibre entre les coûts et les bénéfices. Le 24 septembre prochain, une telle réforme, équilibrée, ne se fera que si le peuple et les cantons acceptent à la fois le projet de loi et l'augmentation de la taxe à la valeur ajoutée. Le 7 juillet 1947, un OUI suffisait pour que l'AVS naisse&nbsp;! Le 24 septembre 2017, il en faudra deux pour qu'elle se renforce&nbsp;! </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4982</guid><pubDate>Thu, 06 Jul 2017 09:06:41 +0200</pubDate><title>Des retraites stables et sûres au lieu d’un cumul de déficits et d’incertitude</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-retraites-stables-et-sures-au-lieu-d-un-cumul-de-deficits-et-d-incertitude</link><description>Création d&#039;un Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Prévoyance vieillesse 2020 assure les retraites et améliore les rentes des salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Ce sont les raisons qui ont motivé tous les syndicats et organisations de salarié(e)s nationaux à former un «&nbsp;Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Ces organisations représentent plus de 700&nbsp;000 travailleuses et travailleurs en Suisse et vont s’engager de toutes leurs forces pour un double Oui à la réforme des retraites le 24 septembre.</p><p>Au cours des 20 dernières années, le peuple a refusé toutes les réformes de la prévoyance vieillesse du Conseil fédéral et du Parlement. A juste titre. Parce qu’elles étaient des projets de démantèlement unilatéraux. Mais le projet sur lequel nous allons nous prononcer est cette fois-ci positif dans l’ensemble. 
</p><p><b>Dernier moment pour stabiliser les finances de l'AVS</b></p><p>Un modeste financement additionnel garantit des rentes sûres. Un milliard de francs sera versé à l’AVS, sans que la population n’ait à débourser un centime de plus. Car le 0,3% de TVA prélevé actuellement pour l’AI sera transféré à l’AVS. La TVA reste à 8% jusqu’en 2021. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’elle augmentera à 8,3%. Or, on ne pourra plus jamais stabiliser les finances de l’AVS à un coût aussi avantageux. Voter Non à la réforme, c’est affaiblir l’AVS. Car sans financement additionnel, l’AVS accumulera les déficits, ce qui augmentera la pression sur les rentes et en faveur de la retraite à 67 ans.&nbsp; 
</p><p><b>Améliorations pour les femmes et les revenus de faible à moyens</b></p><p>Un Oui améliore les rentes pour les salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Les deux tiers de la population à la retraite vivent principalement des revenus provenant de l’AVS. Raison pour laquelle, le supplément AVS de 840 francs/an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs/an pour les couples est particulièrement important. C’est en effet avec l’AVS que chaque franc de cotisation rapporte le plus de rente. Un rejet du projet n’empêcherait pas seulement cette amélioration. Il conduirait aussi davantage de personnes dont les revenus sont bas à devoir demander les prestations complémentaires. 
</p><p>Le Oui apporte des améliorations de rentes aux femmes. Les femmes, qui travaillent majoritairement à temps partiel, sont à l’heure actuelle discriminées dans le deuxième pilier. Ce qui explique que leurs rentes ne représentent en moyenne qu’un tiers de celles des hommes. Cela va désormais changer, étant donné que le salaire assuré sera plus important. Grâce à ces mesures, Prévoyance vieillesse 2020 reste finalement une bonne réforme pour les femmes, malgré le relèvement de l’âge de la retraite. Voter Non repousse cette amélioration aux calendes grecques. Rejeter la réforme, c’est aussi refuser aux chômeurs et chômeuses âgés le droit à une rente du deuxième pilier. Ceux-ci sont actuellement exclus de leur caisse de pension et, quand ils arrivent en fin de droit, doivent entamer leur capital LPP avant même d’être à la retraite. La réforme met un terme à cette situation indigne.
</p><p><b>Après 70 ans, renforcer l'AVS</b></p><p>Les membres du «&nbsp;Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» appellent tous les salarié(e)s à accepter Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’adoption de l’AVS par la population, il est temps de renforcer l’œuvre sociale la plus importante de Suisse. Si elle devait être refusée, il n’y aura pas de meilleur projet. La pression au démantèlement irait plutôt croissant. 
</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_RW_VL_LSVA.pdf" class="download">Liste de syndicalistes qui s'engagent en Suisse romande pour le Oui à Prévoyance vieillesse 2020</a></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 81 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079&nbsp;287 04 93</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, en charge du dossier de la prévoyance vieillesse, 076&nbsp;564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b>Ces syndicats et organisations de salarié(e)s sont membres du Comité syndical &nbsp;Oui à prévoyance vieillesse 2020 :</b><br> Union syndicale suisse (<b>USS</b>)&nbsp;; Unia ; Syndicat du personnel des transports (<b>SEV</b>)&nbsp;; Syndicat des médias et de la communication (<b>Syndicom</b>)&nbsp;; Syndicat suisse des services publics (<b>SSP</b>)&nbsp;; Association du personnel de la Confédération (<b>APC</b>)&nbsp;; Association suisse des cadres (<b>ASC</b>)&nbsp;; Association suisse des employés de banque (<b>ASEB</b>)&nbsp;; Association suisse des infirmières et infirmiers (<b>ASI</b>)&nbsp;; Association suisse des travailleurs et travailleuses sociales (<b>AvenirSocial</b>) ; Employés Suisse&nbsp;; Fédération suisse des fonctionnaires de police (<b>FSFP</b>)&nbsp;; Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière (<b>GaraNto</b>)&nbsp;, Association du personnel de cabine (<b>kapers</b>)&nbsp;; Organisation faîtière des enseignant-e-s alémaniques (<b>LCH</b>)&nbsp;; <b>Nautilus International</b>&nbsp;; Organizzazione Christiano-Sociale Ticinese (<b>OCST</b>)&nbsp;; Syndicat suisse des mass-médias (<b>SSM</b>)&nbsp;; Société suisse de pédagogie musicale (<b>SSPM</b>)&nbsp;; Syna&nbsp;; Société suisse des employés de commerce (<b>SEC Suisse</b>)&nbsp;; <b>Transfair&nbsp;</b>; <b>Travail.Suisse</b>&nbsp;; Union suisse des artistes musiciens (<b>USDAM</b>)&nbsp;; Employés du secteur public Suisse (<b>ZV</b>)</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4978</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2017 15:09:06 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires : nous le pouvons !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-nous-le-pouvons</link><description>Révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de voir que le Conseil fédéral a enfin publié son message concernant la révision de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg). Mais elle demande fermement des mesures plus musclées pour concrétiser l'égalité salariale. </p><p>Elle critique surtout le fait que les autorités fédérales ne disposeront pas de compétences d'intervention et que les syndicats seront insuffisamment associés au processus. En cas de discrimination salariale, une grande part de la responsabilité est donc reportée sur les personnes concernées. 
</p><p>La Constitution fédérale interdit depuis 1981 les discriminations salariales. Or la LEg de 1996 n'est pas parvenue à imposer partout cette interdiction. Et les femmes continuent à gagner en Suisse presque un cinquième de moins que les hommes. 
</p><p>Désormais, le Conseil fédéral veut obliger les entreprises occupant 50 personnes et plus à analyser à intervalles réguliers leurs structures salariales, faire contrôler le résultat de ces analyses selon le principe du double contrôle et enfin, informer à ce sujet. Cette mesure pourra entraîner une meilleure transparence et provoquer quelques déclics. La moitié des entreprises qui ont analysé leurs salaires corrigent en effet vers le haut les salaires de leur personnel féminin (Analyse d'impact de la réglementation 2015). 
</p><p>Il est choquent qu'avec la LEg révisée les employeurs qui ne se comportent pas correctement ne puissent toujours pas être juridiquement poursuivis. Le Conseil fédéral renonce à doter l'autorité prévue de compétences supplémentaires et à associer davantage les syndicats à la mise en œuvre de l'égalité. Personne ne contrôlera si les entreprises analyseront vraiment leurs salaires. Personne ne contrôlera au moyen de sondages si les analyses ont été minutieusement réalisées et si leurs résultats sont corrects. Et personne non plus ne pourra sanctionner les entreprises qui n'auront pas éliminé les discriminations salariales en leur sein. 
</p><p>Les discriminations salariales resteront une peccadille dont la disparition se fera pour ainsi dire sur une base facultative. Pour que le mandat constitutionnel devienne réalité, les travailleuses concernées devront continuer à intenter des actions pour inégalité de salaire. La toute dernière évaluation de la loi sur l'égalité montre clairement ce que cela signifiera pour les femmes : un risque financier très important, des procès de longue haleine et, la plupart du temps, la perte de leur emploi. 
</p><p>Mais la réalité peut être toute autre : " Já! Ég þori, get og vil " (" Oui ! J'ose le faire, je le peux et je le ferai "). C'est avec ce cri de ralliement que les Islandaises se sont battues pour l'égalité salariale, et elles ont gagné, comme l'expliquera ce mercredi soir la syndicaliste islandaise Maríanna Traustadóttir, lors d'un débat public organisé par l'USS et Travail.Suisse. En Islande, la loi obligera à partir du 1er janvier 2018 les entreprises à prouver sur la base d'un certificat que, pour un travail de valeur égale, elles versent le même salaire aux hommes et aux femmes. Les syndicats et les organisations patronales participeront à la mise en œuvre de la loi. Et les salarié(e)s pourront exiger de leurs employeurs des paiements compensatoires s'ils ne versent pas le même salaire aux hommes et aux femmes pour un travail de valeur égale. 
</p><p>L'USS attend de la Suisse qu'elle combatte les discriminations salariales avec la même détermination que l'Islande. Le Parlement doit améliorer en conséquence le projet de révision de la LEg. Concrètement, l'USS demande que les entreprises soient tenues de procéder à intervalles réguliers à des analyses de leurs salaires et que les syndicats y participent. Elle demande aussi la mise en place d'une autorité dotée de compétences en matière de contrôles et de sanctions. Car la Suisse aussi le peut .Maintenant, il ne s'agit pour elle que d'oser et de passer réellement à l'action. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, en charge de l'égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4976</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2017 11:54:13 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance du 27 juin 1995 sur l’assurance-maladie (OAMal), audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-du-27-juin-1995-sur-l-assurance-maladie-oamal-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand / nur auf deutsch </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4974</guid><pubDate>Tue, 04 Jul 2017 12:01:36 +0200</pubDate><title>Résoudre les problèmes, protéger les salaires et améliorer la situation des travailleurs/-euses âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/resoudre-les-problemes-proteger-les-salaires-et-ameliorer-la-situation-des-travailleurs-euses-ages</link><description>Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La Suisse, un petit pays avec une économie fortement spécialisée, a besoin de bonnes relations avec l’Europe qui soient clairement définies. Sinon, les salaires sont mis sous pression et les emplois menacés. Mais, malgré les accords bilatéraux et les mesures d’accompagnement, les salaires sont tout de même mis sous pression. Dans les branches où les contrôles sont efficaces et où il existe des salaires minimums ainsi qu’une pratique des sanctions conséquente (amendes, blocages, interruptions de travail), les employeurs peuvent toutefois être obligés à prendre leurs responsabilités. </p><p class="Text">Et pourtant, ces dernières années, les entreprises de branches qui ne comportent pas de salaires minimums ont souvent recruté du personnel à l’étranger. En l’absence de salaires minimums, les employeurs ne peuvent être sanctionnés si un cas de sous-enchère salariale est découvert. Dans quelques-unes de ces branches qui ne sont pas protégées, les contrôleurs ont constaté passablement de cas de sous-enchère, notamment dans le commerce de détail, l’horticulture, certaines parties de l’industrie (montage/entretien de machines) ainsi que dans l’accueil des enfants et des homes. </p><p class="Text">Les problèmes sont particulièrement marqués dans la branche informatique et les banques. Auparavant, si les entreprises d’informatique engageaient du personnel en provenance de l’étranger avant tout quand le chômage était faible, aujourd’hui elles recrutent aussi de la main-d’œuvre à l’étranger, alors que le chômage est en forte augmentation chez nous. Les principaux concernés sont les actifs et actives de plus de 50 ans.</p><p class="Text">Les accords bilatéraux doivent être utiles aux personnes actives en Suisse. C’est à cela que la population et les syndicats mesurent ces accords. Raison pour laquelle, il faut rapidement éliminer les problèmes et les abus. </p><p class="Text">Mais en contrepartie, l’émigration et l’immigration ne peuvent être attribuées qu’à la seule libre circulation des personnes. Le recrutement s’est internationalisé. En cause, la globalisation de l’économie&nbsp;et la mise au concours des postes sur Internet. A quoi s’ajoutent des changements politiques comme l’ouverture du marché à la location de services, la reconnaissance des diplômes étrangers, la suppression des restrictions à l’accès au marché intérieur ou l’abolition du statut de fonctionnaire. </p><p class="Text">Au début, la libre circulation a eu des effets qualitatifs&nbsp;: moins de travail au noir et d’emplois précaires des branches à bas salaire, plus de personnes qualifiées qui ont aussi mieux pu se défendre contre les tentatives de pression et d’abus des employeurs. Les instruments qu’offrent les mesures d’accompagnement ont par ailleurs permis d’améliorer les salaires. Et il a été plus difficile pour les moutons noirs parmi les employeurs de recruter de la main-d’œuvre «&nbsp;bon marché&nbsp;» à l’étranger au détriment de la main-d’œuvre indigène. Mais l’ouverture des marchés aux travailleurs et travailleuses temporaires et aux entreprises étrangères a engendré un nouveau potentiel d’abus. </p><p class="Text"><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2024/241016_RW_VL_EleG.pdf" class="download">Intervention de Daniel Lampart</a> sur le Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</p><h5 class="Texte">Renseignements </h5><p class="Texte">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4972</guid><pubDate>Mon, 03 Jul 2017 09:33:45 +0200</pubDate><title>Révision Ordonnance admission, séjour et exercice d’une activité lucrative (OASA) : audition (art. 20 al. 1 LEtr) sur les nombres maximums 2018</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-ordonnance-admission-sejour-et-exercice-d-une-activite-lucrative-oasa-audition-art-20-al-1-letr-sur-les-nombres-maximums-2018</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4970</guid><pubDate>Thu, 29 Jun 2017 15:25:07 +0200</pubDate><title>Amiante: le Fonds d’indemnisation est opérationnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/amiante-le-fonds-d-indemnisation-est-operationnel</link><description>Aides financières pour toutes les victimes de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS se réjouit que la Fondation d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA), créée à l'initiative des syndicats il y a un peu plus de trois mois, puisse offrir ses premières prestations à partir de lundi 3 juillet. La FIVA représente une nouvelle étape majeure dans la lutte que mènent les syndicats depuis longtemps contre les conséquences terribles d'une exposition à l'amiante. Si la fondation ne peut pas faire disparaître les souffrances humaines qui se sont accumulées, elle peut tout du moins atténuer les conséquences financières de la maladie pour les personnes concernées et offrir un soutien psychologique. 
</p><p>La fondation a tout d'abord mis en place un service d'accompagnement gratuit pour tous les malades de l'amiante et leurs proches. Toutes les personnes qui souffrent d'un mésothéliome peuvent en outre faire une demande de soutien financier à la fondation. Jusqu'à ce que la fondation dispose de suffisamment de moyens, les indemnités seront versées en priorité aux malades dont le mésothéliome n'est pas considéré comme une maladie professionnelle. 
</p><p>Les demandes d'aide doivent être faites à l'adresse suivante : 
</p><p><b>Fondation d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) <br>Service-Center Gesuche <br>Fluhmattstr. 1 Case postale 4358 <br>6002 Lucerne </b></p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4968</guid><pubDate>Tue, 27 Jun 2017 13:59:41 +0200</pubDate><title>Dossier 122: Les droits d’accès à l’entreprise et d’informer des syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-122-les-droits-d-acces-a-l-entreprise-et-d-informer-des-syndicats</link><description>Un élément fondamental de la liberté syndicale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats doivent pouvoir informer leurs membres. Ils doivent pouvoir pénétrer dans les entreprises. Sinon, impossible pour eux de jouer vraiment le rôle qui est le leur. C'est pourquoi les droits d'accès à l'entreprise et d'information des syndicats sont essentiels. Et ils dont d'ailleurs garantis au plan légal, comme le montre le nouveau Dossier de l'USS. </p><p>En Suisse, les droits d'accès à l'entreprise et d'information des syndicats découlent de toute une série de dispositions. Il s'agit de l'article 28 de la Constitution fédérale (Cst) ainsi des conventions N° 87, 98 et 135 de l'Organisation internationale du Travail. À travers son article 11 sur la liberté de réunion et d'association, la Convention européenne des droits de l'homme permet aussi aux travailleurs et travailleuses d'exercer les activités impliquées par leurs fonctions syndicales. En font en premier lieu partie l'information et le recrutement dans les entreprises. 
</p><p>Le but du présent Dossier de l'USS est de présenter les principaux aspects des droits d'accès à l'entreprise et à l'information des syndicats, y compris l'accès électronique. Cette présentation se fait entre autres dans la perspective des droits humains ici concernés, du droit du travail, mais aussi du Code pénal. La question particulièrement intéressante dans ce contexte est celle de savoir si l'employeur peut invoquer l'article 186 du Code pénal (violation de domicile) pour ne pas permettre aux syndicats d'informer les salarié(e)s ou les empêcher d'accéder à l'entreprise. 
</p><p>Il est évident que les droits d'accès à l'entreprise et à l'information des syndicats doivent être très étendus. Il peut s'agir ici de la distribution de tracts sur le parking des entreprises, de la mise à disposition de brochures dans les locaux de pause, du placement d'informations sur les tableaux d'affichage ou d'entretiens personnels sur le site de l'entreprise. Le fait de rendre visite aux salarié(e)s sur leurs places de travail en fait également partie, de même que l'utilisation de moyens électroniques, notamment d'Intranet ou de la liste de distributions de courriels. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4962</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 14:11:35 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : ce qui est possible en Islande…</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-ce-qui-est-possible-en-islande</link><description>Maríanna Traustadóttir à Berne le 5 juillet</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la nuit des temps, l'Islande a des femmes fortes qui ne se laissent pas régenter. Et cela, aussi au travail et en matière de salaire. Et pourtant, ce pays, où la différence de salaire entre hommes et femmes est la plus faible au monde, franchit une nouvelle étape. Cette île va en effet être le premier État à exiger dans une loi des entreprises qu'elles prouvent que leurs salaires sont égaux pour un travail de valeur égale. La loi s'appliquera à toutes les entreprises comptant plus de 25 employé(e)s. 
</p><h3>Et la Suisse ? </h3><p>Les femmes suisses attendent toujours la justice salariale. En moyenne, la différence de salaire avec les hommes est de 18,1 % (2014), dont 42 % ne peuvent pas s'expliquer par la formation, l'âge, l'ancienneté, la fonction, etc. En d'autres termes, les femmes se font voler 7,6 % de salaire. 
</p><p>Sous la pression des syndicats et des féministes, le Conseil fédéral veut certes s'attaquer à la discrimination salariale persistante et améliorer la loi sur l'égalité, mais la droite avec, derrière elle, les employeurs qui tirent les ficelles, ne veut pas de mesures contraignantes. Elle freine autant qu'elle peut. Désormais, les femmes des syndicats et les organisations féminines organisent contre cela une veille qui a lieu chaque mercredi sur la Place fédérale. Jusqu'à ce que le Conseil fédéral présente un message. 
</p><p>La Suisse a-t-elle quelque chose à apprendre de l'Islande ? Maríanna Traustadóttir, responsable de l'égalité des sexes à la confédération syndicale islandaise ASI est aussi la mère de cette loi. Sur invitation de l'Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse, elle présentera mercredi 5 juillet (hôtel Bern à Berne, 18 h) la loi islandaise et discutera de la situation suisse avec des représentantes de l'USS, du Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes et d'Avenir Suisse. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4959</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 09:51:40 +0200</pubDate><title>Loi sur l’égalité: bien intentionnée mais mal appliquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/loi-sur-l-egalite-bien-intentionnee-mais-mal-appliquee</link><description>Application lacunaire, selon un nouveau rapport d&#039;évaluation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><b>Un rapport d'évaluation de la Confédération montre que l'application de la loi sur l'égalité LEg est toujours lacunaire. Le verdict est en défaveur de la partie plaignante dans une majorité des cas. Il est grand temps de changer radicalement d'approche: il faut enfin instaurer la transparence sur les salaires et une instance officielle de surveillance de l'application de la LEg&nbsp;!</b></p><p>Cela n'a pas beaucoup évolué depuis 2005 quand une évaluation de la loi sur l'égalité avait déjà montré que son application était lacunaire. Les chances de succès pour les parties plaignantes qui entament une procédure selon la loi sur l'égalité sont même encore plus mauvaises qu'à cette époque. Alors que jusqu'en 2004, au moins 42&nbsp;% des jugements aboutissaient tout ou en partie en leur faveur, cela n'a plus été le cas que pour 37,5&nbsp;% des verdicts par la suite. Et ce n'est pas parce que les discriminations dénoncées étaient une vue de l'esprit de la part des plaignantes, mais parce que les tribunaux maîtrisent trop peu l'application de la loi sur l'égalité. Ils ont ainsi souvent fait l'erreur de traiter des licenciements discriminatoires selon le droit des obligations plutôt que selon la loi sur l'égalité - une procédure qui fait passer à la trappe l'allègement du fardeau de la preuve. Selon la loi sur l'égalité, la partie plaignante ne doit que rendre plausible une discrimination, c'est à la partie adverse de faire la preuve du contraire, ce qui représente un outil important dans la lutte contre la discrimination en raison du sexe. Il est particulièrement choquant que les actions en justice perdues aient encore souvent coûté des milliers de francs aux plaignantes. 
</p><h3>Les plaintes contre les congés-représailles n'ont aucune chance</h3><p>Actuellement, il n'y a pas grand-chose à gagner à intenter un procès en discrimination salariale. Si ce n'est de perdre son travail&nbsp;: dans 84&nbsp;% des procédures examinées, le rapport de travail avait été rompu au moment où le jugement était rendu. Quand les plaignantes ne sont pas parties d'elles-mêmes, elles ont souvent reçu leur congé. Les congés-représailles sont certes interdits par la loi sur l'égalité, mais les chances de gagner un tel procès sont très réduites&nbsp;: 11 plaintes sur 12 ont échoué pendant la période sous revue. 
</p><p>Le risque individuel pour les travailleuses est moins important si une plainte collective est déposée par les syndicats ou d'autres organisations. Les plaintes collectives sont des actions en constatation, les personnes concernées doivent tout de même porter plainte pour que les discriminations constatées soient supprimés au cas où les employeurs mis en cause n'entreprenaient pas d'eux-mêmes des démarches. Ce n'est donc pas étonnant que le nombre de plaintes collectives ait au moins été divisé par deux. 
</p><h3>Davantage de licenciements discriminatoires </h3><p>Depuis 2005, c'est avant tout le palmarès peu glorieux des discriminations alléguées qui a changé&nbsp;: les discriminations salariales détenaient alors la palme, suivies par les cas de harcèlement sexuel et en troisième position, on trouvait les licenciements discriminatoires. Depuis 2005, le nombre de ces derniers a doublé pour atteindre un tiers&nbsp;: ils se situent en tête, avec les discriminations salariales. La moitié de ces licenciements discriminatoires sont une réaction des employeurs à la grossesse et à la maternité. Ce n'est pas tolérable. 
</p><h3>Réviser la loi sur l'égalité</h3><p>Douze ans après la première évaluation de la loi sur l'égalité, l'analyse actuelle montre aussi que la loi représente certes une avancée importante, mais que son application comporte des lacunes éclatantes. Les auteures du rapport d'évaluation concluent avec des recommandations pour une protection efficace contre les discriminations. Elles exigent notamment la transparence des salaires, des contrôles de l'application par les autorités, un renforcement du droit de l'action collective ainsi que la formation des juges, des autorités de conciliation et des avocat(e)s.&nbsp; 
</p><p>Les syndicats s'engagent pour beaucoup de ces revendications depuis longtemps. C'est maintenant à nos représentant(e)s politiques d'enfin prendre le taureau par les cornes quand ils réviseront la loi sur l'égalité. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4958</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 09:34:25 +0200</pubDate><title>Protection contre les licenciements : mettre de l’ordre dans le monde, mais pas chez nous ? </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-les-licenciements-mettre-de-l-ordre-dans-le-monde-mais-pas-chez-nous</link><description>L’élection à l’OIT oblige le Conseil fédéral </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Désormais, la Suisse sera représentée au Comité de la liberté syndicale de l'OIT (Committee on Freedom of Association, CFA). Cet honneur oblige le Conseil fédéral à faire enfin le nécessaire pour que la protection suisse contre les licenciements soit conforme au droit international. Comment prétendre faire régner l'ordre sur la scène mondiale alors que l'on ne balaie pas devant sa porte ? </p><p>Les syndicats suisses se félicitent de l'élection au CFA de la collaboratrice du SECO Valérie Berset-Bircher. Cette haute instance de l'Organisation internationale du Travail (OIT) examine les plaintes portées contre les pays et faisant état de violations des principes de la liberté syndicale. 
</p><p>En 2006, suite à une plainte déposée par l'USS, le CFA a retenu que la protection contre les licenciements en Suisse ne satisfaisait pas au droit international. Il a déploré que même lors de licenciement abusif pour exercice de droits fondamentaux (liberté syndicale, liberté d'expression, lanceurs d'alerte...), la réintégration de la personne licenciée ne soit pas prévue, mais seulement une indemnité de six mois de salaire tout au plus. Le CFA considère cela comme une violation des conventions 87 et 98 de l'OIT ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Une étude réalisée récemment par l'Université de Neuchâtel sur mandat du SECO et du Département fédéral de justice (OFJ) aboutit à la même conclusion. 
</p><p>Malgré tout, à ce jour, ni le SECO, ni l'OFJ n'ont appliqué cette prescription. Comment le SECO prétend-il mettre de l'ordre sur la scène mondiale, alors qu'il ne fait pas le ménage dans son propre pays ? - L'élection au CFA fait honneur à la Suisse et oblige le Conseil fédéral à mettre enfin en œuvre les recommandations de cette instance en mettant la protection contre le licenciement en conformité avec le droit international. 
</p><h5>Renseignements&nbsp; </h5><ul><li>Luca Cirigliano, Secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97 </li><li>Ewald Ackermann, Communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4957</guid><pubDate>Wed, 21 Jun 2017 09:24:25 +0200</pubDate><title>Les CFF se distancient d’Uber</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cff-se-distancient-d-uber</link><description>Une victoire syndicale </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les CFF renoncent à une collaboration avec le service de VTC américain Uber. Maintenant, La Poste doit leur emboîter le pas. C'est ce que réclament les syndicats Unia, syndicom et SEV. </p><p>" Les CFF ont su faire preuve de sensibilité sociale : Il ne faut pas que des sociétés sérieuses cautionnent des entreprises qui pratiquent la sous-enchère " commente le président du syndicat du personnel des transports SEV, Giorgio Tuti à propos du succès commun remporté contre Uber par les syndicats SEV, Unia et syndicom. En effet, le 16 juin 2017, les CFF ont annoncé renoncer à la collaboration envisagée avec Uber. Ce faisant, ils satisfont à une exigence formulée par les trois syndicats : les entreprises qui abusent de leurs employés et contournent les prescriptions légales ne doivent pas pouvoir commercer avec l'Etat. 
</p><h3>CarPostal SA doit suivre </h3><p>Ce qui est possible pour les CFF doit l'être aussi pour l'entreprise CarPostal. Il faut savoir que celle-ci exploite d'ores et déjà l'application " NordwestMobil ", dans laquelle elle intègre les services d'Uber. Le message lancé par Unia, le syndicat du personnel des transports et syndicom est limpide : " Nous demandons à la société mère et entreprise proche de l'Etat, La Poste, de retirer immédiatement Uber de son application et de l'en exclure aussi longtemps que le groupe de transport à la demande ne respectera pas les lois suisses et les décisions officielles. " Cette demande s'adresse également aux Transports publics bâlois (BVB), qui recourent à la plateforme " NordwestMobil ", et à la ville de Bâle, propriétaire des BVB. 
</p><h3>Longue liste de péchés </h3><p>Uber refuse de considérer ses chauffeurs comme des employés et il ne paie pas les cotisations sociales obligatoires, par exemple. C'est illégal et cela favorise l'indépendance fictive. Tant la SUVA qu'une expertise juridique du professeur Kurt Pärli (Université de Bâle) ont clairement défini Uber comme un employeur, qui doit donc assumer ses devoirs en tant que tel. Par ailleurs, Uber appelle régulièrement des chauffeurs non dotés d'une licence à effectuer des transports illégaux. Si la police attrape ces chauffeurs, ce sont eux qui risquent des sanctions. Tandis qu'Uber s'en tire en toute impunité. Enfin, ce service de VTC va jusqu'à se payer le luxe d'ignorer les interdictions administratives. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4955</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2017 14:53:07 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la fixation et l’adaptation de structures tarifaires dans l’assurance-maladie, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-fixation-et-l-adaptation-de-structures-tarifaires-dans-l-assurance-maladie-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4954</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2017 14:38:17 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit intervenir auprès de la Poste !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-conseil-federal-doit-intervenir-aupres-de-la-poste</link><description>Echos de la session d’été au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Des débats importants pour le service public ont eu lieu au Conseil national lors de la dernière session. Commentaire. </p><p class="Text">Le Conseil national a traité quelques interventions sur la Poste pendant la session d’été. Le démantèlement qui se fait à grande vitesse des offices de poste butte contre l’incompréhension. Une motion de la Commission des transports et des télécommunications (CTT-N) sur la législation sur la poste (17.3012) a demandé que les critères servant à mesurer l'accessibilité soient fixés autrement. Elle demande aussi que les agences postales offrent tous les services de la Poste, donc aussi les envois en grand nombre et l’entier du service des paiements. Les exploitants des agences doivent aussi être indemnisés pour leurs prestations à hauteur d'un montant couvrant au minimum leurs coûts. Cette motion a été acceptée par une majorité remarquablement élevée de 172 voix contre 13 et 4 abstentions.  </p><p class="Text">Deux motions de la conseillère nationale Viola Amherd ont également été adoptées demandant l’adaptation des critères de démantèlement de la Poste et plus de transparence de sa part. Doris Leuthard, la cheffe du département concerné, s’est toutefois montrée droite dans ses bottes pendant le débat&nbsp;: la Poste délivrerait des prestations exceptionnelles, qui n’ont pas d’égal en Europe. Mais elle ne pouvait pas non plus complètement ignorer les pressions, ce qui l’a poussée à commander une étude du DETEC pour l’automne sur le critère d’«&nbsp;un office de poste pour chaque région d'aménagement du territoire&nbsp;». Le changement évident de mentalité de la majorité du Conseil national est un succès à mettre sur le compte de Syndicom. Le syndicat fait du lobbying depuis des mois contre la fermeture des offices de Poste. Et c’est aussi Syndicom qui joue la transparence puisqu’il publie sur son site une carte montrant où les offices de poste sont menacés. </p><p class="Text"><b>Retour à l’expéditrice pour le soutien des centrales hydrauliques </b></p><p class="Text">La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE-N) voulait que le plénum adopte encore une mesure de soutien pour la force hydraulique dans le cadre des décisions sur le réseau électrique. Apparemment, les entreprises électriques avaient au préalable convaincu la majorité de la commission qu’il était minuit moins cinq pour pouvoir encore sauver les ressources électriques indigènes. L’intention était de modifier la loi de l'approvisionnement en électricité (LApEl) de telle sorte que le consommateur final du marché captif ne puisse plus qu’être livré en courant hydraulique. Un soutien concret des producteurs était promis et en même temps l’apaisement des vagues autour de la redevance hydraulique. </p><p class="Text">Auparavant, le Conseil des Etats avait tenté une approche qui voulait que les fournisseurs d’électricité livrent exclusivement du courant produit maison (hydraulique mais aussi nucléaire) aux petits clients captifs alors que les gros clients auraient été les seuls à profiter des avantages du marché électrique bon marché. Le modèle avait été rejeté par la majorité de la CEATE-N comme étant plus cher et pas écologique. Leur concept n’a pas non plus passé la rampe de la majorité du conseil et retourne à l’expéditrice. La commission va probablement demander aux producteurs davantage de transparence sur les coûts. Les différentes évaluations de la profitabilité de la force hydraulique sont fort éloignées. Le Conseil fédéral va bientôt présenter un projet pour modifier la redevance hydraulique, projet que les cantons alpins attendent avec inquiétude. Pour les régions structurellement faibles comme les Grisons et le Valais, les recettes provenant de cette redevance sont existentielles. &nbsp;</p><p class="Text">Les points de divergence du projet de loi sur la restructuration et l’extension des réseaux électriques retournent au Conseil des Etats. Il s’agit à cet égard avant tout de la question des compteurs d’électricité intelligents&nbsp;: qui doit en assumer les coûts&nbsp;? Est-ce que le montage et le maintien de ces «&nbsp;smart meters&nbsp;» doivent être réservés aux gestionnaires des réseaux&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Poste</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4952</guid><pubDate>Fri, 16 Jun 2017 16:53:21 +0200</pubDate><title>Le projet d’ordonnance précise l&#039;application de Prévoyance vieillesse 2020 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-projet-d-ordonnance-precise-lapplication-de-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>L&#039;USS salue l&#039;ouverture de la procédure de consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a ouvert aujourd’hui la procédure de consultation sur l’ordonnance d’application de Prévoyance vieillesse 2020, ce qui est à saluer Cela permet de préciser en toute transparence comment cette réforme qui par ailleurs renforce l’AVS et assure les retraites sera concrètement mise en œuvre. C’est un avantage pour la population qui se rendra aux urnes le 24 septembre. &nbsp;</p><p class="Text">Le projet d’ordonnance règle des questions importantes pour les assuré(e)s. L’amélioration des rentes AVS sera ainsi effective à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2019. Le supplément sera aussi versé aux personnes qui auront atteint l’âge de référence à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2018. Cela permettra aux femmes qui devront travailler trois mois de plus en 2018 de pouvoir déjà compter sur le supplément AVS. </p><p class="Text">La modification du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle obligatoire entre en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2019. Cela laisse du temps aux caisses de pension d’adapter leur règlement. La garantie des acquis, dont bénéficie la génération de transition, sera aussi valable à partir de ce moment-là. Il est clair pour l’USS que cette garantie doit aussi s’appliquer aux assuré(e)s qui partiraient à la retraite avant l’âge de référence de 65 ans. Cela correspond à la volonté du législateur qui, en présentant une solution touchant l’ensemble du système de prévoyance vieillesse, voulait éviter des pertes de rentes. La préservation des acquis ne s’applique toutefois qu’à la part obligatoire assurée par la LPP. Beaucoup d'assuré(e)s de l’hôtellerie-restauration et du second œuvre  se trouvent dans ce cas. En raison de la dureté physique de leur travail, une retraite anticipée est souvent nécessaire. Une inégalité de traitement envers les salarié(e)s qui peuvent travailler jusqu’à 65 ans serait choquante.</p><p class="Text">Prévoyance vieillesse 2020 permet d’assurer les retraites, grâce à des rentes AVS plus élevées et des mesures de compensation dans le 2<sup>e</sup> pilier. Et grâce à un modeste financement additionnel de l’AVS qui lui allouera un milliard par an, sans que la population n’ait à payer un centime de plus. Prévoyance vieillesse apporte en outre des rentes du 2<sup>e</sup> pilier plus élevées à beaucoup de femmes. Et les travailleurs et travailleuses âgés qui perdraient leur emploi sur le tard ne devront plus entamer leur capital LPP avant la retraite puisqu’ils ils obtiennent une garantie de rente. Pour toutes ces raisons, l’Union syndicale suisse dit clairement Oui à Prévoyance vieillesse 2020.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4950</guid><pubDate>Fri, 16 Jun 2017 10:41:50 +0200</pubDate><title>Toujours plus d’associations en faveur de Prévoyance vieillesse 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/toujours-plus-d-associations-en-faveur-de-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Le camp du oui se renforce</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après les grands syndicats de Suisse, le PS, Alliance F,  les paysans et le Conseil suisse des aînés, c’est au tour de la  deuxième plus grande faîtière de retraité(e)s de dire Oui à la réforme  des retraites. La société des employés de commerce s’est aussi rangée  dans le camp du Oui. &nbsp;</p><p>La Fédération des associations des retraités et de l’entraide en  suisse (FARES) soutient à son tour Prévoyance vieillesse 2020. Le débat a  été nourri le 9 juin à Berne. Chacun a pu présenter ses arguments et  faire entendre sa voix. Mais en fin de compte, c’est quasiment à  l’unanimité que les délégué(e)s se sont prononcés en faveur de la  réforme, avec 25 voix pour, 1 contre et une abstention. Un résultat  clair comme de l’eau de roche, malgré la recommandation de l’Avivo de  voter Non. Les arguments qui jouent en faveur de Prévoyance vieillesse  2020 ont donc largement convaincu.
</p><h3>Enfin un pas contre la discrimination à l’encontre des femmes</h3><p>Pour la FARES, il est essentiel que la réforme permette de garantir  les rentes actuelles et d’assurer le financement de l’AVS pendant les 15  prochaines années. C’était le principal argument retenu en faveur du  Oui. L’organisation a aussi estimé que la hausse de la TVA de 0,3% que  la population va effectivement ressentir était tout à fait supportable.  Ce n’est pas cher payer pour absorber le nombre accru de nouveaux  retraité(e)s et stabiliser l’AVS. L’augmentation de l’âge de la retraite  des femmes est certes regrettable, mais les délégué(e)s de la FARES ont  estimé que les avantages étaient néanmoins prépondérants, puisque&nbsp;:  «&nbsp;un pas est enfin fait contre la discrimination envers les femmes au  niveau des caisses de pension». Les améliorations pour les travailleurs  âgés qui perdraient leur emploi ont également pesé dans la balance. 
</p><h3>Les employé(e)s de commerce aussi pour</h3><p>La Société des employés de commerce suisse (SEC) a quant à elle  emboîté le pas aux autres fédérations qui représentent les travailleurs  et les travailleuse&nbsp;: les délégués de la SEC, forte de 47&nbsp;000 membres,  se sont clairement exprimés en faveur d'une réforme qui va «dans la  bonne direction» lors de leur assemblée à Yverdon-les-Bains le 10 juin.  La faitière a également lancé un appel à l’Etat et aux entreprises à  mettre en place des incitations pour contribuer à une politique de la  vieillesse économiquement et socialement juste.
</p><h3>Renforcer, assurer et moderniser</h3><p>Le camp des partisans de la réforme des retraites se renforce de  semaine en semaine. Voilà qui va dans le bon sens. Car en effet, il faut  absolument renforcer l’AVS, le pilier le plus social et le plus  redistributeur ‒ pour les femmes notamment ‒ ainsi qu’assurer et  moderniser le système des retraites. Prévoyance vieillesse 2020 le  permet justement. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4940</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2017 13:59:51 +0200</pubDate><title>Travail au noir : coupable nonchalance des autorités</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travail-au-noir-coupable-nonchalance-des-autorites</link><description>Selon le rapport du SECO : davantage de soupçons, mais moins de contrôles</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le nombre de situations donnant lieu à un soupçon de travail au noir a augmenté en 2016 par rapport à 2015. Mais le nombre de contrôles a diminué ! Ce décalage montre que les acteurs politiques ne sont pas disposés à combattre le travail au noir de manière vraiment efficace. C'est pourquoi l'Union syndicale suisse (USS) demande principalement des amendes réellement dissuasives pour les employeurs fautifs. </p><p>Le rapport annuel du SECO sur l' " Exécution de la loi fédérale concernant des mesures en matière de lutte contre le travail au noir " (LTN) publié aujourd'hui fait apparaître que le nombre de situations donnant lieu à un soupçon de travail au noir a augmenté ; cela, de 12 % en ce qui concerne le droit des assurances sociales, de 13,5 % pour le droit des étrangers et de 9 % pour le droit de l'impôt à la source. Or le nombre d'entreprises et celui de personnes contrôlées ont diminué, durant la même période, respectivement de 8,1 % et 11,1 %. 
</p><p>C'est ainsi que l'écart entre le nombre de cas suspects et celui de contrôles effectués se creuse. Alarmant. Quant à l'argumentation avancée par le SECO, selon laquelle les contrôles seraient plus ciblés aujourd'hui, c'est un pur euphémisme. 
</p><p>L'USS demande que les mesures suivantes soient prises pour faire pièce au travail au noir : </p><ul><li>application d'amendes dissuasives pour les employeurs fautifs ; elles devront être aussi élevées que celles infligées en cas d'infraction aux mesures d'accompagnement ; </li><li>élimination par la Confédération, à l'aide de prescriptions précises et d'un financement plus efficace, des grandes différences existant entre cantons en matière de contrôles, de sanctions et d'informations sur les mesures prises et les sanctions prononcées ;&nbsp;</li><li> régularisation de la situation des sans-papiers sur le modèle de l'opération genevoise dite " Papyrus ", ce qui contribuera à endiguer ce phénomène. </li></ul><p>Il faut donner un nouvel élan à une révision de la LTN qui intègre ces mesures. 
</p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS responsable du problème des conditions de travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4938</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2017 10:24:27 +0200</pubDate><title>Une politique monétaire active, avec des buts clairs, est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-monetaire-active-avec-des-buts-clairs-est-necessaire</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. Tendanciellement, il s'est même légèrement apprécié ces derniers temps. L'emploi stagne largement, contrairement à l'évolution à la hausse que connaissent d'autres pays. Les annonces de licenciements collectifs ou de délocalisations se sont multipliées pendant les mois d'avril, mai et juin. Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans un tel contexte, notre pays a besoin d'une politique monétaire expansionniste. Or, à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont de toute évidence restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS continue à agir contre l'appréciation du franc en intervenant sur le marché des devises et en maintenant bas les taux d'intérêt. Mais la communication sur ses buts de politique monétaire manque toujours de clarté. Personne ne sait si la BNS va combattre à l'avenir de nouvelles appréciations du franc. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte que, grâce à un taux modéré, la Suisse ne subisse pas de préjudice. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. en matière d'inflation).
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11&nbsp;</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4935</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2017 11:13:17 +0200</pubDate><title>14 juin : Passons les salaires à la loupe - contrôles des salaires, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-passons-les-salaires-a-la-loupe-controles-des-salaires-maintenant</link><description>Veille des femmes à la place fédérale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a tout de même promis un message sur la révision de la loi sur l'égalité jusqu'à l'été 2017 qui pousserait les entreprises à enfin passer leurs salaires sous la loupe. Les syndicalistes et d'autres organisations féminines le prennent au mot : dès le 14 juin, qui célèbre depuis 26 ans la légendaire grève des femmes, elles monteront la garde tous les mercredis sur la place fédérale jusqu'à ce que le Conseil fédéral adopte son message. Elles rappelleront ainsi que les salaires doivent être examinés sous toutes les coutures. Elles exigent des contrôles des salaires, elles exigent des sanctions en cas de discrimination salariale - elles exigent l'égalité.
</p><p>Des projets se basant sur la bonne volonté, comme le Dialogue sur l'égalité des salaires, n'ont pas eu les effets escomptés contre les discriminations salariales persistantes. Cela n'empêche pas les partis bourgeois de s'opposer de toutes leurs forces à des mesures contraignantes. Ils préfèrent nier l'existence-même de discriminations salariales avec des arguments fallacieux.
</p><p>L'égalité salariale est inscrite dans la Constitution depuis 36 ans, la loi sur l'égalité existe depuis 21 ans, et pourtant, les femmes attendent toujours un salaire égal. L'écart salarial était d'environ 18,1% en 2014. Aucun critère objectif, comme une différence d'âge, de formation, de fonction ou de niveau de compétences ou encore d'ancienneté ne permet de justifier près de la moitié de cet écart de salaire.
</p><p>Après des décennies d'attente pour l'égalité salariale, des syndicalistes et des organisations féminines vont monter la garde sur la place Fédérale jusqu'à ce que le Conseil fédéral présente son message sur la mise en œuvre de l'égalité salariale.
</p><h3>Veilles</h3><ul><li>14 juin, 12h-13h30</li><li>Tous les mercredis suivants, entre 8 et 9h.</li></ul><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4930</guid><pubDate>Wed, 07 Jun 2017 15:46:57 +0200</pubDate><title>Prolongation du congé de maternité en cas d’hospitalisation du ou de la nouveau-né(e)</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/prolongation-du-conge-de-maternite-en-cas-d-hospitalisation-du-ou-de-la-nouveau-ne-e</link><description>Le Parlement veut combler une lacune</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Parlement entend combler une lacune du congé de maternité. En cas de longue maladie du ou de la nouveau-né(e), le congé de maternité de la mère pourra être prolongé. Une bonne décision.</p><p>&nbsp;Le problème : si un ou une nouveau-né(e) doit être hospitalisé pendant au moins trois semaines, la mère peut repousser le début de la perception de ses allocations de maternité jusqu'au moment où elle prend son enfant à la maison. Mais la loi ne dit pas explicitement si la femme a, dans le cas d'un tel report, le droit de toucher une allocation pendant la durée de l'hospitalisation de l'enfant. Or, elle n'a pas le droit de travailler pendant cette période. 
</p><p>La solution : dans de tels cas, le versement des allocations de maternité sera prolongé. Aujourd'hui, la loi le limite à 98 jours. La prolongation sera d'au moins 21 jours et c'est au Conseil fédéral qu'il appartiendra de fixer le nombre maximum en complétant dans ce sens la loi sur les allocations pour perte de gain. 
</p><p>La décision : par 113 voix contre 67 (principalement de l'UDC), le Conseil national a choisi cette solution, le Conseil des États ayant déjà accepté la motion à son origine lors de la session d'hiver 2016. Au Conseil fédéral désormais, qui lui était aussi favorable, de mettre en œuvre la décision des Chambres. 
</p><p>Les coûts : chaque année, mille nouveau-né(e)s sont hospitalisés pendant plus de trois semaines ; cela, pour 80 000 naissances. Pour une prolongation pendant 56 jours du versement des allocations de maternité, l'Administration a calculé des coûts de 5 millions de francs. L'important soulagement que la solution trouvée apportera aux familles concernées ne sera donc pas cher du tout. 
</p><h3>Autre décision du Parlement : aucun droit à réduire son taux d'occupation en cas de naissance</h3><p>La conseillère nationale socialiste Nadine Masshardt (BE) s'est par contre heurtée à un mur avec son initiative parlementaire qui demandait le droit de réduire d'au maximum 20 % son taux d'occupation suite à une naissance, comme c'est prévu pour le personnel de la Confédération. Le but de cette proposition était d'impliquer davantage les pères dans la garde des enfants. Les petites - ce qui resterait à définir - entreprises ne seraient pas concernées par cette réglementation. 
</p><p>Tous les arguments avancés furent sans effet. La majorité de droite du Conseil national estima doctrinairement qu'on ne saurait ajouter ici une nouvelle réglementation et que la liberté contractuelle n'admet aucune entorse. Ainsi parla le conseiller national UDC Egloff. Et le plénum suivit : par 110 voix contre 67, il décida de ne pas donner suite à cette initiative. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4929</guid><pubDate>Wed, 07 Jun 2017 15:08:25 +0200</pubDate><title>16 000 apprenti(e)s sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/16-000-apprenti-e-s-sur-le-carreau</link><description>Baromètre des places d’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les projections du baromètre des places d'apprentissage publiées le 7 juin dernier minimisent les difficultés que rencontrent les jeunes sur le marché des places d'apprentissage. Si l'offre de ces places dépasse en chiffres absolus la demande, la situation des jeunes n'est cependant pas aussi rose. La demande de places d'apprentissage a augmenté de 7,6 % par rapport à 2016, alors que le nombre de places proposées est resté stable. Près 16 000 jeunes n'avaient pas encore décroché en avril leur place d'apprentissage pour la rentrée. 
</p><p>Plusieurs branches proposent aujourd'hui un nombre de places insuffisant. C'est le cas notamment dans les métiers majoritairement féminins comme la santé et le social. Pour cette raison, les jeunes femmes sont souvent contraintes de postuler beaucoup plus souvent que les jeunes hommes. Une situation insatisfaisante et discriminatoire. 
</p><p>De l'autre côté, dans plusieurs branches, un nombre important de places ne sont pas occupées, notamment dans les métiers de la construction, des services et de la vente. Les employeurs mettent la faute sur les jeunes, qui ne seraient pas à la hauteur, ou sur le manque de publicité faite dans les écoles ou auprès des familles. En réalité, les branches concernées sont souvent celles où les jeunes sont vite considérés comme une main-d'œuvre bon marché et où la qualité de la formation et les mesures de sécurité passent au second plan. 
</p><p>C'est pourquoi l'USS demande que la Confédération et les cantons renforcent la surveillance de l'apprentissage et veillent à améliorer la mise en œuvre des mesures de protection en faveur des apprenti(e)s. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4927</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2017 14:23:43 +0200</pubDate><title>La protection suisse contre le licenciement à l’ordre du jour de l&#039;OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-suisse-contre-le-licenciement-a-l-ordre-du-jour-de-loit</link><description>La Conférence de l’OIT parlera du renforcement des droits fondamentaux au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chez nous, les personnes syndicalement actives et les lanceurs d'alerte continuent d'être insuffisamment protégés contre le licenciement abusif. C'est pourquoi l'Union syndicale suisse veillera à ce qu'il soit question de ce sujet lors de la 106e Conférence de l'Organisation internationale du Travail (OIT). 
</p><p>Le problème est le suivant : en Suisse, les personnes syndicalement actives et les lanceurs d'alerte ne sont protégés que d'une manière très lacunaire contre les licenciements abusifs. Ils peuvent être licenciés en raison de leur participation à des négociations collectives ou d'activités syndicales, voire même parce qu'ils posent des questions dérangeantes. Et même lorsqu'un tribunal constate le caractère abusif de leur licenciement, ils peuvent tout au plus s'attendre à six mois de salaire à titre de dédommagement. Dans la réalité, il s'agit la plus part du temps de deux à trois mois seulement. Ainsi, les recommandations de l'OIT concernant la liberté d'association et le droit de négociation collective ne sont pas respectées ! 
</p><h3>Le Conseil fédéral doit agir </h3><p>Lors de la 106e Conférence de l'OIT, qui se tient du 5 au 16 juin à Genève, l'USS s'engage pour que ces questions reviennent sur la table. En effet, la conférence va discuter du renforcement nécessaire des principes et des droits au travail. Elle élaborera à cet effet un rapport avec des recommandations à l'intention des gouvernements. Ce rapport développera la " Déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable " adoptée par l'OIT en 2008. L'USS demandera que le rapport traite aussi de la liberté syndicale et, donc, de la protection contre le licenciement des personnes syndicalement actives. Il faut montrer par ce biais au Conseil fédéral qu'il y a lieu d'agir en matière de protection contre le licenciement antisyndical. 
</p><h3>Une mondialisation sociale.... </h3><p>La 106e Conférence de l'OIT veut en outre poser des jalons sociaux concernant la migration, la transformation écologique de l'économie et le libre-échange. Il apparaît toujours plus que l'OIT est la seule en mesure de donner des impulsions importantes pour une mondialisation plus juste et plus sociale. Cela touche en particulier la dimension sociale du libre-échange. D'autres organisations, comme l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international ou le G8, ne disposent pas du savoir-faire en la matière ou de la volonté politique nécessaire. Une preuve du rôle important joué par l'OIT est la reprise de ses exigences dans les 17 objectifs de développement durable de l'Agenda 2030 des Nations Unies. L'objectif numéro 8 demande en effet un travail décent, le respect de la liberté syndicale et le plein-emploi. 
</p><h3>...au lieu de Trump et Cie </h3><p>Les chiffres suivants montrent toute l'importance que revêt une mondialisation socialement aménagée. Selon les prévisions, le nombre de personnes au chômage sur toute la planète devrait dépasser les 200 millions en 2017. Les emplois précaires concernent 1,5 milliard de personnes dans le monde. Et ils ont fortement augmenté en Europe et aux États-Unis aussi, alors qu'en même temps, les gouvernements appliquent des programmes d'austérité. Dans la majorité des 34 États membres de l'OCDE, l'écart entre les revenus des plus riches et ceux des plus pauvres atteint un niveau jamais vu depuis trois décennies. Une mondialisation, si elle respecte les normes sociales et les droits fondamentaux privera aussi les populistes à la Trump ou Le Pen du terreau sur lequel ils prospèrent. L'engagement de l'OIT pour encourager la croissance de l'emploi et, simultanément, défendre ainsi que développer les droits des travailleurs et travailleuses se révèle de ce fait solide également sous l'angle politique. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4922</guid><pubDate>Fri, 02 Jun 2017 11:51:26 +0200</pubDate><title>Révision de la loi fédérale sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-federale-sur-la-partie-generale-des-assurances-sociales-lpga-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4919</guid><pubDate>Thu, 01 Jun 2017 11:24:10 +0200</pubDate><title>« Projet fiscal 17 » : problèmes non résolus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/projet-fiscal-17-problemes-non-resolus</link><description>Nouvelle mouture de la 3e réforme de l’imposition des entreprises : au Conseil fédéral de corriger
</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) voit d'un œil critique la nouvelle RIE III (" Projet fiscal 17 ") présentée aujourd'hui par le conseiller fédéral Ueli Maurer et les gouvernements cantonaux. Avec l'augmentation des allocations familiales, on y a certes intégré une amélioration sociale, mais en même temps, on risque de voir l'impôt sur le bénéfice fortement baisser dans les cantons et les communes ; cela, pour toutes les entreprises. Et encore plus qu'avec la RIE III. 
</p><p>Les baisses de l'impôt sur le bénéfice prévues par les cantons constituaient déjà avec la RIE III la mesure le plus chère et la moins efficace. Le net rejet de cette dernière par le peuple a montré que la Confédération et les cantons doivent faire marche arrière, en ne relevant pas la part de l'impôt fédéral direct destinée aux cantons. Or, le projet présenté aujourd'hui va encore plus loin que la RIE III. Manifestement, même les dispositions transitoires (" step-up ") seront supprimées, alors qu'elles auraient permis, sans baisse d'impôts, de changer de système pour les sociétés à statut spécial. Paradoxalement, la hausse de l'imposition partielle des dividendes à 70 % renforcera encore plus la pression en faveur de baisses d'impôts. Sous la pression des arts et métiers, les cantons essaieront d'utiliser ces recettes supplémentaires pour baisser encore plus l'impôt sur le bénéfice. 
</p><p>Les grands axes présentés aujourd'hui auraient des problèmes en cas de votation populaire. En effet, la RIE III a, par exemple, aussi été clairement rejetée dans le canton de Bâle-Ville qui a proposé un projet meilleur. L'USS attend de l'ensemble du Conseil fédéral qu'il corrige les grands axes présentés aujourd'hui. Nous avons besoin d'un projet plus social et moins onéreux. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4917</guid><pubDate>Wed, 31 May 2017 14:23:37 +0200</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 plus nécessaire que jamais </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-plus-necessaire-que-jamais</link><description>Le Conseil des Etats veut économiser sur les prestations complémentaires </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui les mesures d’économies sur les prestations complémentaires (PC) les plus lourdes depuis leur création en 1965. Cela montre clairement&nbsp;: des rentes AVS plus élevées comme le prévoit Prévoyance vieillesse 2020 sont urgemment nécessaires. </p><p>Le Conseil des Etats veut réduire les dépenses des PC d’environ un demi-milliard de francs par an. Ces mesures d’économies vont toucher durement les séniors ainsi que les personnes handicapées. Sans mesures compensatoires dans l’AVS, leur marge de manœuvre financière déjà très modeste sera encore plus maigre. 
</p><p>Il est toutefois positif que le Conseil des Etats veuille enfin adapter les dépenses reconnues pour les frais de logement à l’augmentation des loyers. Mais en même temps, il réduit les dépenses reconnues pour les primes d’assurance-maladie. Les PC devraient correspondre au maximum à la prime de la troisième assurance-maladie la moins chère. Cela signifie que les 300&nbsp;000 bénéficiaires de PC devraient changer de caisse pour les moins chères. Le libre choix d’une caisse-maladie est pourtant massivement restreint pour les personnes très âgées et dépendantes de soins. Beaucoup de ces personnes ne pourront pas changer de caisse-maladie et devront donc économiser sur leur minimum vital pour payer la participation plus élevée aux primes d’assurance-maladie. Les cantons économisent ainsi 170 millions de francs par an sur le dos des bénéficiaires de PC. Le Conseil des Etats veut économiser 123 autres millions sur le remboursement des primes d’assurance-maladie. 
</p><p>Ces coupes dans les PC sont indignes. Le Conseil national qui traitera ensuite le projet doit les corriger. &nbsp;
</p><p>La décision de la Chambre haute montre clairement que la population dans son ensemble ne peut mener une vie digne à la retraite qu’avec des rentes AVS plus élevées. La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 est un pas important et adéquat dans ce sens. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, Adjointe du premier secrétaire de l'USS, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4924</guid><pubDate>Tue, 30 May 2017 12:04:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur la formation professionnelle (OFPr): Renforcement de la formation professionnelle supérieure, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-la-formation-professionnelle-ofpr-renforcement-de-la-formation-professionnelle-superieure-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4915</guid><pubDate>Mon, 29 May 2017 19:07:37 +0200</pubDate><title>L’UBS fait de la pub pour une épargne-prévoyance à haut risque</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-ubs-fait-de-la-pub-pour-une-epargne-prevoyance-a-haut-risque</link><description>Placements de 3e pilier problématiques pour les salarié(e)s ordinaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>UBS parle mal de l’AVS depuis des années pour pouvoir vanter ses produits dans le cadre du 3e pilier. En mai 2017, la banque a lancé une <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/241001_EFAS/241001_MK_EFAS_Pierre-Yves_Maillard.pdf" class="download">nouvelle offensive</a> qui recommande des structures de portefeuille pour ses nouvelles cotisations d’épargne avec un taux élevé d’actions. Pour les personnes de 35 et 44 ans, elle suggère 75% d’actions (!). Pour les 45 à 54 ans, la proportion d’actions reste à un niveau très élevé (47%). C’est totalement fallacieux. 
</p><h3>AVS plus avantageuse que le 3e pilier</h3><p>L’USS a pour sa part calculé <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/241001_EFAS/241001_MK_EFAS_David_Roth.pdf" class="download">les avantages et les désavantages du 3e pilier par rapport à l’AVS</a>&nbsp;: les salariés normaux s’en sortent mieux avec l’AVS. Pour les couples, la différence en faveur de l’AVS est de 350&nbsp;000 francs. Pour les célibataires, ce montant est de plus de 200&nbsp;000 francs. Les coûts administratifs de l’AVS sont bien moindres puisqu’aucun actionnaire ou manager surpayé n’y gagne un centime. L'AVS est en outre financée socialement. Les gros salaires cotisent beaucoup plus qu’ils ne perçoivent. Au profit des revenus bas et moyens. 
</p><p>L’épargne-prévoyance pour le 3e pilier dont le taux en actions est élevé qu'UBS promeut n’est pas seulement chère, mais aussi risquée. De grandes pertes sont possibles. A la différence de l’AVS, mais aussi des caisses de pension. Les actions représentent une catégorie de placements risquée&nbsp;: celui qui aurait acheté une action UBS en 2006 pour sa prévoyance vieillesse la payait environ 65 francs. Pendant la crise qui a suivi, son cours s’est effondré. L’action ne s’est d’ailleurs jamais complètement remise. Elle ne vaut actuellement plus qu’environ 16 francs. Une grande partie de la fortune investie est partie en fumée. 
</p><h3>Retraité(e)s captifs</h3><p>Des comparaisons sur le long terme montrent que les actions réalisent en moyenne des rendements un peu plus élevés. Toutefois, les rendements moyens ne sont pas significatifs pour ce type d’investisseurs. Quand on a besoin d’argent, par exemple après la retraite, on doit vendre ses actions à un moment précis. Et si on joue de malchance, les marchés sont alors justement baissiers. <a href="https://www.group.pictet/corporate/fr/home/media_relations/corporate_publications/special/performance.html">Les chiffres de la banque Pictet</a> montrent que les actions suisses entre 1950 et aujourd’hui ont conclu 17 années sur 67 en baisse, soit 28% des années. Les différentes stratégies de placement peuvent être comparées avec les mêmes chiffres. Un fonds avec 75% d’actions a par exemple eu des rendements moins bons dans 10 cas sur 50 qu’avec une stratégie plus sûre comportant uniquement des obligations (pour une personne de 44 ans jusqu’à la retraite). &nbsp;
</p><p>Aucun risque de cette sorte avec l’AVS, puisqu’elle est financée par des revenus courants (cotisations salariales, contribution de la Confédération) et n’investit qu’à la marge dans des produits financiers. Les caisses de pension courent aussi des risques bien moindres. Comme elles assurent les actifs et les rentiers, elles ne doivent pas vendre leurs actions à un moment donné, à la différence des individus. &nbsp;
</p><p>Raison pour laquelle, tous les salarié(e)s qui ont des revenus bas à moyens devraient dire Oui à la hausse des rentes AVS prévue par Prévoyance vieillesse 2020.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4914</guid><pubDate>Mon, 29 May 2017 16:19:13 +0200</pubDate><title>PV 2020: Pourquoi UBS démolit l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-pourquoi-ubs-demolit-l-avs</link><description>Répandre la panique pour faire des affaires, sans scrupules, sur le dos de citoyens apeurés. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis des années, UBS publie au moins une fois par an une soi-disant étude sur l’AVS qu’elle se fait un plaisir de dégommer. La dernière remonte à la semaine dernière. Mais cette fois-ci, je n’en ai pas cru mes yeux. Quelques jours plus tôt, un conseiller d’UBS me remettait un prospectus publicitaire qui lui aussi peignait l’avenir de la prévoyance vieillesse en noir. Il est dès lors évident que la stratégie sans scrupules d’UBS ne vise qu’à faire des affaires sur le dos des citoyens apeurés en leur vantant sa nouvelle épargne-prévoyance à haut risque. </p><p>UBS répand la panique selon un schéma bien rôdé. La banque brandit la menace de la démographie et assène sans relâche aux potentiels clients que l’AVS a de gros problèmes de financement. Mais pas un mot sur le fait que l’AVS verse actuellement plus du double de rentes (2,2 millions) qu’en 1975 (900&nbsp;000), sans que les cotisations n’aient jamais été augmentées. Pas un mot non plus sur le fait que toutes les études qui depuis 30 ans prévoyaient un trou financier désastreux ont été démenties. Il est effectivement impossible de prévoir à aussi long terme que ne le fait UBS. L’Office fédéral des assurances sociales a pour sa part fait des prévisions jusqu’en 2045 qui prennent en compte une augmentation de la productivité pourtant très prudente. Résultat&nbsp;: il faudrait un léger financement additionnel d’un peu plus de 1&nbsp;% du PIB. L’étude d’UBS ne vaut donc même pas le papier sur lequel elle a été écrite.&nbsp; 
</p><p>Depuis peu, UBS insiste aussi sur les problèmes de caisses de pension. Elles sont incontestablement dans une situation difficile en raison des taux d’intérêts extrêmement bas. Ce n’est pourtant pas une raison de présenter le système des trois piliers comme si le premier pilier s’écroulait et le deuxième présentait de larges fissures alors que le 3e pilier serait dans un état irréprochable. Car le problème des taux d’intérêts bas se pose également pour le 3e pilier, comme pour tout système de prévoyance par capitalisation. 
</p><h3>75% d'actions pour un 3e pilier: cher et risqué</h3><p>Mais UBS n’en a que faire&nbsp;: elle promeut dans son prospectus des fonds de prévoyance qui comportent jusqu’à 75&nbsp;% d’actions. Sans aucun scrupule, même si la banque écrit en tout petit que plus le pourcentage d’actions augmente, plus les fluctuations de valeurs et donc les risques sont importants. Et si je dois prendre ma retraite pendant que la Bourse est en crise&nbsp;? Et ce n’est pas là un scénario catastrophe de syndicaliste. En ce qui concerne les comptes de prévoyance du 3e pilier défiscalisés, je ne peux en effet pas décider librement quand je retire le capital, ni quand je paie des impôts dessus. 
</p><p>Sur les 67 dernières années boursières, 19 ont clôturé sur une baisse. Cela veut dire presque tous les quatre ans. C’est un risque bien trop élevé pour tous ceux qui ne sont pas très fortunés, comme l’explique <a href="http://http://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/suisse/article/details/lubs-fait-de-la-pub-pour-une-epargne-prevoyance-a-haut-risque/" class="external-link-new-window">cet article</a>. UBS se garde bien de dire que ses produits sont chers. Les traders, les bourses, les fonds et la banque, chacun ramasse son écot sur mon 3e pilier. Au contraire de l’AVS&nbsp;: elle est gérée de manière tellement économique et efficiente que notre assurance sociale est celle qui peut de loin générer le plus de rente avec chaque franc de cotisation.
</p><h3>Traders, assureurs et banquiers ne gagnent rien avec l'AVS</h3><p>Et comme, grâce au système de financement par répartition, toutes les cotisations salariales financent directement les rentes des retraité(e)s, il n’y a pas d’argent à se faire pour les banques et les assurances. UBS brandit plutôt la peur du vieillissement démographique et essaie de monter les générations les unes contre les autres. Celles et ceux qui bénéficient maintenant de leur retraite ont, pendant leur vie active, financé la retraite des séniors d’alors. Et celles et ceux qui actuellement travaillent et cofinancent de leurs cotisations les retraites actuelles, pourront bénéficier plus tard de l’AVS.
</p><p>Une AVS solide et des caisses de pensions stables ne sont pas dans l’intérêt des banques, des assurances et de leur association economiesuisse. Ils ne voient donc pas d’un très bon œil Prévoyance vieillesse 2020 qui renforce l’AVS et sécurise les retraites. Et préfèrent peindre le diable sur la muraille pour nous convaincre de la nécessité de contracter un 3e pilier onéreux et très risqué. Ne nous laissons pas entraîner dans ce jeu de dupe. En votant Oui au compromis Prévoyance vieillesse 2020, nous pouvons contrecarrer leurs plans. Le 24 septembre, la balle est dans notre camp.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4912</guid><pubDate>Mon, 29 May 2017 16:02:42 +0200</pubDate><title>Modif. ordonnances  radio et TV, gestion fréquences/concessions radiocom-munication, redevances et émoluments domaine des télécommunications, Directives sur les fréquences de radiodiffusion</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/modif-ordonnances-radio-et-tv-gestion-frequences-concessions-radiocom-munication-redevances-et-emoluments-domaine-des-telecommunications-directives-sur-les-frequences-de-radiodiffusion</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4910</guid><pubDate>Wed, 24 May 2017 10:10:28 +0200</pubDate><title>Soutien pour la force hydraulique : un terrain glissant</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/soutien-pour-la-force-hydraulique-un-terrain-glissant</link><description>La stratégie des réseaux électriques en discussion au Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session d’été, le Conseil national devra traiter, en tant que second conseil, la restructuration et l’extension des réseaux électriques. Il lui appartiendra de corriger les erreurs du conseil prioritaire, et de veiller à ce que la population ne soit pas forcée de payer pour les erreurs d’investissements commises par les consortiums de l’électricité. </p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est déjà exprimée sur la conception du projet lors de la procédure de consultation. Elle soutient le principe ORARE (Optimisation du Réseau avant Renforcement avant Extension). L’évolution technologique est extrêmement dynamique. Maîtrise décentralisée de la demande et gestion de l’injection orientée sur les réseaux coûtent moins cher et sont toujours plus respectueux de l’environnement qu’une extension des réseaux. En outre, il existera aussi dans quelques années des possibilités de stockage décentralisé adaptées au marché. Pour toutes ces raisons, il est largement inutile de développer le réseau de distribution déjà dans un futur proche. Le danger d’une infrastructure des réseaux chère et très surdimensionnée est réel. Cela, aussi parce que les coûts pourraient être répercutés sur les consommateurs et consommatrices finaux. Le risque d’une erreur de planification ne serait donc pas supporté par les gestionnaires de réseaux de distribution ou Swissgrid et non plus par les cantons et la Confédération. 
</p><h3>Garantir la protection des données</h3><p>Grâce à un réseau intelligent et à la mise en place de compteurs d’électricité intelligents, les gestionnaires de réseaux de distribution pourront à l’avenir disposer d’une foison de données sur leur clientèle, des données qui leur permettront de gérer l’approvisionnement en électricité de manière différenciée et en ménageant les ressources. Cela posera toutefois des exigences élevées en matière de protection des données et l’utilisation de ces dernières supposera l’accord du consommateur ou de la consommatrice final. L’USS soutient ici la modification proposée par la Commission l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil national (CEATE-N).
</p><p>Le câblage souterrain n’est pas toujours meilleur pour l’environnement, mais il correspond certainement toujours aux vœux de la population concernée. Les lignes d’une tension de moins de 220kV (kilovolts) devraient par conséquent être enterrées là où c’est possible et judicieux, mais le surcoût ne doit par contre pas être répercuté sur les consommateurs et consommatrices finaux. Sur ce point aussi, l’USS soutient la CEATE-N.
</p><h3>Corriger le Conseil des États</h3><p>Tout tourne actuellement autour du soutien destiné à la force hydraulique indigène. On ne comprend pas pourquoi le Conseil des États a décidé de supprimer l’alinéa 5 de l’article 6 de la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl), qui, sur le marché administré, oblige les gestionnaires de réseaux de distributions à répercuter sur leur clientèle le bénéfice qu’ils tirent du libre accès aux réseaux. Sur cette question, la CEATE-N a corrigé à juste titre cette décision, même si la solution de rechange qu’elle propose représente également une intervention sensible dans l’approvisionnement de base. On attend maintenant du Conseil national qu’il donne en plus une impulsion à la transition énergétique. En effet, la CEATE-N pense qu’il faut compléter l’article 1 alinéa 6 de la LApEl de sorte que les consommateurs et consommatrices finaux ne reçoivent que de l’électricité produite par des centrales hydrauliques indigènes. C’est là bien sûr quelque chose de sournois, car ainsi, l’article 5, s’il n’est pas biffé, devient obsolète, car il n’y aura plus d’avantages tarifaires dans ce modèle. 
</p><h3>Pas question de libéraliser encore plus le marché de l’électricité</h3><p> Avec toutes ces mesures inventives destinées à soutenir la force hydraulique indigène, on s’engage sur un terrain glissant, car elles impliquent pratiquement que l’on soit altruiste, de toute façon que le consommateur et la consommatrices finaux s’identifient fortement à cette force hydraulique indigène. Ce sont de fait eux qui payeront ces mesures de soutien. Le tout ne fonctionnera qu’aussi longtemps que nous conserverons l’actuelle structure du marché de l’électricité dans laquelle les petits consommateurs et consommatrices n’ont pas la liberté de choisir. L’USS s’engage vigoureusement pour que le marché de l’électricité ne soit pas largement libéralisé. Mais il faut que la population le veuille et il n’est pas question qu’elle soit contrainte d’éponger les investissements inappropriés des consortiums de l’électricité. Sinon, l’appel à une libéralisation intégrale se fera en effet rapidement entendre. Et, dans l’actuelle situation du marché, cela signifierait la fin de l’industrie électrique indigène. </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4906</guid><pubDate>Wed, 24 May 2017 09:42:55 +0200</pubDate><title>Révision des PC : pas d’économies chez ceux qui n’ont rien à économiser </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-des-pc-pas-d-economies-chez-ceux-qui-n-ont-rien-a-economiser</link><description>Le Conseil des Etats doit corriger le tir </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des Etats s’empare de la loi sur les prestations complémentaires. Le projet de révision contient de bonnes propositions comme l’adaptation du montant maximal pris en compte pour le loyer, mais aussi pas mal de détériorations qui trahissent un grand manque de sensibilité sociale.</p><p>Environ 300&nbsp;000 personnes âgées ainsi que handicapées dépendent actuellement des prestations complémentaires (PC) pour pouvoir boucler leurs fins de mois. Et elles sont toujours plus nombreuses. Parce que le niveau des rentes ne suit pas l’évolution du coût de la vie. Il est donc important que les rentes soient améliorées. La réforme Prévoyance vieillesse 2020 y contribuera. L’amélioration des rentes AVS&nbsp;: 840 francs ou jusqu’à 2&nbsp;712 francs pour les couples ainsi que les adaptations dans le 2e pilier amélioreront le revenu des personnes à bas salaires. Ces améliorations sont urgentes. Il est donc d’autant plus étonnant que le Parlement veuille économiser 300 millions de francs dans le cadre de la révision de la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité. (LPC). Les personnes dont les primes d’assurance-maladie sont remboursées par les PC souffriraient particulièrement de ces mesures d’économie.</p><p>Le Conseil des Etat traitera la révision de la LPC pendant la session d’été. Le projet mélange du bon avec du nettement moins bon. Le relèvement du montant maximal pris en compte pour le loyer est une adaptation positive incontournable. Mais les détériorations, comme la baisse des franchises sur la fortune et celle du montant minimal de la PC, toucheront durement les bénéficiaires de PC.&nbsp;</p><p>Economies dans le remboursement&nbsp;?</p><p>Ce sera encore plus le cas avec le remboursement des primes d’assurance-maladie. Actuellement, les bénéficiaires de PC se font rembourser l’équivalent de la prime moyenne cantonale. A l’avenir, le remboursement serait plafonné au niveau de la réduction de prime individuelle moyenne du canton. Cette proposition enlève aux bénéficiaires de PC 120 millions par an. Mais la Commission du Conseil des Etats en a encore rajouté une couche et aimerait carrément modifier les bases de calcul. Sa majorité demande en effet qu’un montant forfaitaire à hauteur de la troisième prime-maladie la meilleur marché dans le canton soit pris en compte dans le calcul des PC. Le but est est d’inciter les bénéficiaires de PC à s’assurer au prix le moins cher possible. La minorité de la commission aimerait au contraire s’en tenir à la proposition du Conseil fédéral, qui se base sur un montant forfaitaire correspondant à la prime moyenne cantonale ou régionale.</p><p>La proposition de la majorité de la commission restreindrait la liberté des bénéficiaires de PC de choisir leur caisse-maladie. Dans certains cantons, il n’y a pas trois assurances à disposition qui soient moins chères que la prime moyenne.</p><p>Attaque des plus faibles</p><p>En plus, l’incitation voulue à changer de caisse-maladie pour une caisse meilleur marché ne fonctionne pas chez les bénéficiaires de prestations complémentaires&nbsp;:</p><p>§ Pour les bénéficiaires de PC qui ont besoin en permanence de soins et d’assistance, le simple changement d’assurance-maladie n’est guère réalisable. Ils dépendent à cet égard du soutien de proches ou d’une instance de conseil.</p><p>§ Les bénéficiaires de PC ne disposent que de peu de moyens. Ils dépendent donc du fait que leur caisse-maladie rembourse vite et sans faire de problèmes leurs factures de médecin. Les assurances qui offrent les primes les plus basses ne disposent pourtant souvent que d’un service lacunaire et traînassent avec leurs remboursements. Pour les bénéficiaires de PC, passer à une caisse bon marché conduirait donc à des problèmes financiers.</p><p>Une concentration des bénéficiaires de PC dans les caisses bon marché ferait rapidement augmenter leurs primes, parce que la structure de risques de ces caisses-maladie deviendrait défavorable. En même temps, les changements permanents de caisse-maladie qui sont administrativement lourds s’intensifieraient pour tous les assuré(e)s selon la LAMAL.</p><p>L’USS est opposée à cette mauvaise incitation à faire des économies sur le dos des bénéficiaires de PC. Cela veut tout simplement dire qu’une part moindre de leurs frais de santé leur serait remboursée. Ils devront économiser ces coûts supplémentaires sur leurs besoins vitaux. Une telle attaque contre ceux qui sont déjà faibles n’est pas acceptable. L’USS est intervenue à ce sujet auprès du Conseil des Etats.</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-4904</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 12:05:49 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance 2 relative à la loi sur le travail – Dispositions spéciales pour les ca-binets vétérinaires et les cliniques vétérinaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-l-ordonnance-2-relative-a-la-loi-sur-le-travail-dispositions-speciales-pour-les-ca-binets-veterinaires-et-les-cliniques-veterinaires</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4903</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 10:53:57 +0200</pubDate><title>Le grand chantier de la Poste : numériser n’est pas démanteler</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-grand-chantier-de-la-poste-numeriser-n-est-pas-demanteler</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Poste mise sur la transformation numérique. Cela se reflète surtout dans la réduction des prestations analogiques, étant donné qu’elle ferme à grande échelle des bureaux de poste dans toute la Suisse. L’opposition se lève dans le monde politique, sur le plan national et cantonal. Heureusement&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p><p>Rappelons que la Poste a un mandat de service universel qui concerne la population entière. Il n’y a pas que quelques personnes âgées qui ont besoin d’un bureau de poste, les PME sont aussi concernées, car les agences postales ne sont plus en mesure d’accepter des envois en nombre ou d’offrir tous les services financiers.&nbsp; <br></p><h3>Pas de critères élastiques</h3><p>Le mardi 30 mai, le Parlement traite diverses interventions qui se penchent sur cette restructuration ou démantèlement de la Poste, c’est selon. On sait que l’ordonnance sur la Poste fixe que 90&nbsp;% de la population dispose d’un bureau de poste ou d’une agence postale qui soit atteignable en 20 minutes à pied ou en transports en commun. Ces critères ont été définis il y a 5 ans et ils se révèlent être à tel point extensibles qu’ils seraient encore respectés si, dans le canton des Grisons où la topographie est extrêmement complexe, un office de poste sur deux ne fermait. 
</p><p>Une motion de la Commission des transports et des télécommunications CTT exige maintenant que ces critères d’accessibilité soient revus. Les agences postales devraient à l’avenir pouvoir offrir tous les services de la Poste, le service complet des paiements également. Et ils devraient couvrir les frais occasionnés. L’USS se félicite de cette motion. &nbsp;
</p><h3>La Poste a des obligations à remplir</h3><p>Une motion de Viola Amherd va dans la même direction. Sa motion demande aussi au Conseil fédéral d’adapter les critères afin de freiner la Poste dans son euphorie de démantèlement. Elle prie la Poste et PostCom de donner plus d’informations sur ce démantèlement. C’est syndicom, le syndicat de la Poste qui les livre actuellement. A l’aide notamment d’une carte en ligne qui est actualisée en permanence. Elle montre quels offices de poste sont menacés dans chaque canton. Une action qui a non seulement rencontré un important écho médiatique, mais a aussi provoqué des interventions dans presque chaque Parlement cantonal et des manifestations locales contre la fermeture des offices de poste menacés. Le syndicat ne s’oppose pas à une transformation des services postaux, puisque la Poste doit aussi effectivement améliorer le service universel avec des offres numériques. Mais le syndicat lutte pour les droits de la population fixés dans la législation. Le Poste doit garantir le service universel. Elle a des obligations à remplir. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4902</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 10:11:29 +0200</pubDate><title>Congé maternité: Au Conseil national de combler la lacune</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conge-maternite-au-conseil-national-de-combler-la-lacune</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session parlementaire d’été, le Parlement doit combler une lacune de l’actuelle réglementation concernant la naissance d’un enfant et le congé de maternité. Il s'agit de rallonger le congé maternité si un nouveau-né doit longtemps séjourner à l'hôpital. </p><p>Les femmes n’ont pas le droit de travailler pendant les huit semaines suivant un accouchement. Or, si un nouveau-né doit rester à l’hôpital pour cause de maladie ou de naissance prématurée, la mère ne peut pas demander les prestations de l’assurance-maternité pendant la durée de l’hospitalisation. La mère peut certes repousser à certaines conditions son congé de maternité, si le séjour en hôpital de son enfant dure au moins trois semaines après l’accouchement, mais comme l’interdiction de travailler s’applique quand même, cette période n’est pas indemnisée. C’est ce que la commission veut modifier avec sa motion. Elle veut en effet prolonger le congé de maternité du temps que dure le séjour à l’hôpital de l’enfant, s’il dure plus de trois semaines. Cette mesure, financée à l’aide des allocations pour perte de gain, ne serait pas chère parce qu’elle ne concernerait qu’un nombre limité de cas. Elle allégerait toutefois considérablement la charge des familles concernées. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Le Conseil des États a accepté, lors de la session d’hiver, la motion de sa commission. La commission du Conseil national recommande aussi à ce dernier, par 15 voix contre 9, de l’accepter. L’Union syndicale suisse (USS) attend maintenant de la Chambre du peuple qu’elle suive cette recommandation. L’allocation de maternité suisse est déjà calculée au plus juste et n’est même pas suffisante avec un enfant en bonne santé pour réorganiser le quotidien de la famille. Tant qu’il ne sera pas possible de développer l’assurance-maternité en tenant compte des besoins existants et de manière à pouvoir relever les défis à venir, il faut qu’au moins, l’on comble les lacunes les plus visibles. Toute autre attitude reviendrait à faire la sourde oreille, au détriment des familles. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4900</guid><pubDate>Tue, 23 May 2017 10:01:26 +0200</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur le droit international privé (arbitrage international), audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-le-droit-international-prive-arbitrage-international-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4898</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 16:08:42 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur les produits chimiques et de l’ordonnance sur les produits biocides, audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-l-ordonnance-sur-les-produits-chimiques-et-de-l-ordonnance-sur-les-produits-biocides-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4896</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 15:58:02 +0200</pubDate><title>Audition sur le Manuel Formation professionnelle initiale pour adultes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-le-manuel-formation-professionnelle-initiale-pour-adultes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4892</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 10:23:09 +0200</pubDate><title>Révision partielle des ordonnances redevance sur le trafic des poids lourds, sur les routes nationales, de l’impôt sur les huiles minérales, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-partielle-des-ordonnances-redevance-sur-le-trafic-des-poids-lourds-sur-les-routes-nationales-de-l-impot-sur-les-huiles-minerales-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4890</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 09:44:53 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les travailleurs détachés en Suisse, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-travailleurs-detaches-en-suisse-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[<p> En Suisse, des salaires suisses doivent être versés. C'est le principe fondamental des mesures d'accompagnement. Ce n'est qu'ainsi que les pressions sur les salaires peuvent être endiguées. Et cela va empêcher les employeurs d'employer de la main d'œuvre étrangère bon marché aux détriment de demandeurs d'emploi locaux.
</p><p>Il faut absolument agir dans le domaine des contrôles. Une modification des objectifs de contrôle est essentielle. Les autorités d'exécution doivent, au moins pendant un certain temps, être obligées d'effectuer un minimum de 50 000 contrôles. Ce serait un objectif minimal. On garantirait ainsi dans tous les cantons et les branches un certain niveau de contrôles. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4889</guid><pubDate>Mon, 22 May 2017 09:39:21 +0200</pubDate><title>Les travailleurs sont toujours plus le jouet d’intérêts économiques à court terme</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-travailleurs-sont-toujours-plus-le-jouet-d-interets-economiques-a-court-terme</link><description>Nouvelle étude européenne sur les conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Les travailleurs sont toujours plus le jouet d’intérêts économiques à court terme
</p><p>La dernière étude européenne sur les conditions de travail montre que les risques pour la santé psychique augmentent chez les travailleurs et les travailleuses en Suisse. Les syndicats, qui en font l’expérience alarmante sur le terrain, ne peuvent que le confirmer. Les salarié(e)s travaillent avec toujours moins d’autonomie, c’est-à-dire que les employeurs décident toujours plus quand il faut travailler, sans tenir compte des besoins de leurs employé(e)s. Ils exigent toujours plus de flexibilité. Les horaires sont fixés selon le bon vouloir des chefs. En résumé&nbsp;: l’autonomie dans le temps de travail diminue. Les résultats de la European Working Conditions Survey (EWCS) indiquent que&nbsp;:</p><ul><li>En 2005, 14,3&nbsp;% des travailleurs et travailleuses de Suisse pouvaient encore entièrement décider quand ils travaillaient, ils n’étaient plus que 11,7&nbsp;% en 2015.</li><li>En 2005, 33,5&nbsp;% des travailleurs et travailleuses pouvaient encore décider de manière autonome, dans un cadre donné, quand ils travaillaient, ils n’étaient plus que 19,5&nbsp;% en 2015.</li><li> En 2005, 45&nbsp;% des travailleurs et des travailleuses indiquaient que l’entreprise fixait les horaires de travail sans qu’il soit possible de les modifier, en 2015, ils étaient déjà 58,1&nbsp;%.</li><li>En 2005, 88,1&nbsp;% des travailleurs et des travailleuses indiquaient pouvoir bien ou très bien concilier leur obligations familiales et sociales avec leurs horaires de travail, en 2015, ils étaient déjà un peu moins (87,8&nbsp;%). </li></ul><p>Ces tendances sont dangereuses parce que, selon une autre étude (ESENER), seulement 45,2&nbsp;% des entreprises en Suisse évaluent régulièrement les risques, par exemple sur le stress au travail. Au Royaume-Uni ou au Danemark, elles sont par exemple plus de 90&nbsp;% à le faire, la moyenne européenne est de 74&nbsp;%. Des mesures de prévention ne sont donc que rarement prises pour, par exemple, prévenir les maladies dues au stress. Des exemples étrangers montrent que de telles mesures sont simples et efficaces&nbsp;: le groupe Volkswagen a notamment introduit l’interdiction d’envoyer des mails pendant la nuit.
</p><p>Malgré ces chiffres alarmants, les initiatives des conseillers aux Etats Konrad Graber et Karin Keller-Sutter qui prévoient un véritable démontage de la protection des salarié(e)s relèvent du cynisme. L’obligation d’enregistrer et donc de contrôler le temps de travail pourrait être supprimée pour un tiers des travailleurs et travailleuses. Et, pour ces salarié(e)s, la durée maximale hebdomadaire de travail serait dans les faits abrogée, alors que l’interdiction du travail de nuit et du dimanche serait elle aussi éliminée. Au lieu de continuer à affaiblir la protection de la santé, celle-ci doit au contraire être renforcée, au vu des conclusions de ces dernières années. 
</p><p>Renseignements:
</p><p>Luca Cirigliano, secrétaire de l’USS en charge du dossier des conditions de travail, 076&nbsp;355 61 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4885</guid><pubDate>Sun, 21 May 2017 12:47:32 +0200</pubDate><title>Réaliser la transition énergétique sans libéralisation hasardeuse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/realiser-la-transition-energetique-sans-liberalisation-hasardeuse</link><description>L&#039;USS se réjouit du Oui nette à la Stratégie énergétique 2050</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">&nbsp;</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la nette acceptation dans les urnes de la Stratégie énergétique 2050. En faisant ce choix, la population a posé les jalons de la transition énergétique sans se laisser impressionner par l'absurde campagne fondée sur la peur menée par les opposants.
</p><p>La transition énergétique est une grande chance pour la Suisse, le secteur de l'énergie et l'économie dans son ensemble. Sa mise en œuvre peut servir d'exemple à toute l'Europe, car nous avons aujourd'hui atteint, pour la population et l'économie, un des niveaux les plus élevés de sécurité de l'approvisionnement en énergie, de production d'électricité à partir de sources renouvelables et de stabilité des prix. Depuis des années, le prix payé par la population n'est pas élevé, alors qu'il ne cesse d'augmenter dans les pays limitrophes où le marché a été entièrement libéralisé. Notre système, qui inclut une libéralisation partielle du marché de l'électricité, se révèle résistant aux crises, ce qui constitue le meilleur préalable pour entrer dans la transition énergétique. 
</p><p>Il appartient maintenant au Conseil fédéral et à l'Administration de créer, à travers des ordonnances, les conditions les meilleures possibles pour préserver ces acquis et faire rapidement progresser en même temps la transition énergétique. La population veut que l'approvisionnement en énergie soit garanti, et elle veut de l'électricité propre. Elle ne veut pas que l'on se lance dans des expérimentations de marché, mais que l'on passe à une transition énergétique socialement supportable. 
</p><p>Le secteur énergétique est en revanche dans l'obligation de garantir la transparence la plus grande concernant le prix de l'électricité. Le supplément sur les coûts de transport destiné à la force hydraulique doit soutenir notre source d'énergie écologique la plus importante, et non pas renflouer ces entreprises qui ont procédé durant des années à des investissements inappropriés et grassement récompensé leurs managers. 
</p><p>L'USS se réjouit aussi du rejet par le peuple de l'autonomisation de l'Hôpital cantonal de Winterthour. C'est une victoire importante des syndicats du canton de Zurich, car elle permet de mettre à temps le holà à des projets de privatisations.
</p><p class="Texte">&nbsp;</p><h5><span lang="FR">Renseignements&nbsp;:</span></h5><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR"></span></p><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS responsable de la politique énergétique, 079 744 93 90
</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74
</p><p class="Agencementdutexte"><a name="Text10"><span lang="FR"></span></a><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4881</guid><pubDate>Mon, 15 May 2017 15:36:05 +0200</pubDate><title>Avenir Suisse s&#039;attaque dangereusement aux mesures d’accompagnement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avenir-suisse-sattaque-dangereusement-aux-mesures-d-accompagnement</link><description>Le porte-voix des grandes entreprises et des banques encourage la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Afin que les salaires déjà bas de la gastronomie ou du nettoyage baissent encore, Avenir Suisse prône la sous-enchère salariale. C’est la revendication principale qu’a faite le porte-voix des banques et des grandes entreprises lors de sa conférence de presse sur les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Au lieu de balayer devant sa porte et d’enfin présenter des mesures contre la mauvaise politique salariale que mènent les dirigeants de grandes entreprises, le groupe de réflexion néolibéral veut détruire les mesures que la Suisse a introduites pour protéger ses salaires. En s’attaquant aux conventions collectives de travail, Avenir Suisse va même encore plus loin&nbsp;: il veut affaiblir le partenariat social. 
</p><p>En ayant instauré des mesures d’accompagnement, la Suisse a introduit un mécanisme de protection efficace contre la sous-enchère salariale. Toute personne qui travaille en Suisse doit obtenir un salaire suisse. Non seulement, cela garantit les salaires et les conditions de travail, mais cela empêche les employeurs d’aller chercher de la main-d’œuvre bon marché à l’étranger aux dépens des salarié(e)s indigènes. Sans mesures d’accompagnement, il y aurait beaucoup plus de sous-enchère salariale. L’Angleterre a montré ce qui se passe quand il n’y a pas de mesures d’accompagnement&nbsp;: les bas salaires ont été mis sous pression jusqu’à que la population accepte le Brexit. 
</p><p>Un rapide coup d’œil au rapport publié jeudi dernier sur l’exécution des mesures d’accompagnement en 2016 montre à quel point ces mesures de protection sont importantes. L’an dernier, plus de 40&nbsp;000 contrôles ont été effectués. Les contrôleurs ont constaté des salaires trop bas dans plus de 8000 entreprises&nbsp;!
</p><p>Les problèmes d’exécution des mesures d’accompagnement sont préoccupants. La Confédération et les cantons doivent introduire des salaires minimums quand des cas de sous-enchère salariale ont été constatés, comme le prévoit le code des obligations. La Suisse alémanique et la Confédération particulièrement doivent le faire. 
</p><p> Il faut aussi un plus grand nombre de contrôles. En effet, un employeur suisse n'est aujourd'hui presque jamais contrôlé dans le canton de Zoug et ne l'est que tous les 33 ans dans ceux de Bâle-Campagne, Fribourg et Saint-Gall (branches à commissions tripartites). Des instruments supplémentaires sont en outre nécessaires pour que les cantons puissent, s'ils soupçonnent l'existence de sous-enchère, ordonner rapidement une suspension des travaux. 
</p><p>Dans le cadre de la révision en cours de la législation sur les marchés publics, le Parlement doit aussi apporter des améliorations&nbsp;: les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau pour une même activité. Il faut aussi créer un registre sérieux des entreprises dont le comportement est correct. Et le droit de la Commission fédérale de la concurrence de recourir contre les dispositions de protection de la législation sur des marchés publics doit de toute urgence être supprimé. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4879</guid><pubDate>Fri, 12 May 2017 16:00:10 +0200</pubDate><title>L’économie contre un renforcement de l’AVS, comme à sa création en 1947</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-economie-contre-un-renforcement-de-l-avs-comme-a-sa-creation-en-1947</link><description>Les ennemis de l’AVS sont toujours les mêmes associations économiques, rappelle le président de l’USS, Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 mai dernier, le Comité directeur d’economiesuisse a décidé, contre l’avis de l’économie romande, de recommander le NON à la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. La Chambre des Arts et Métiers, le Parlement de l’USAM, a fait de même fin avril et a déclaré qu’elle «&nbsp;s’engagera activement&nbsp;» contre le projet. Les deux plus grandes associations économiques sont sur la ligne de l’Union patronale suisse qui a annoncé qu’elle mènerait une importante campagne contre «&nbsp;le développement nuisible de l’AVS&nbsp;». 
</p><p>Il est donc temps de rappeler une fois de plus que le contexte est le même que celui qui prévalait il y a des décennies lors de la création de l’AVS&nbsp;: lors de la campagne de votation légendaire de 1947, l’Union patronale suisse, l’USAM et le Vorort, l’association qui a précédé economiesuisse, étaient farouchement opposés à l’instauration de l’AVS. L’histoire leur a pourtant donné tort. L’AVS est la principale réalisation sociale de la Suisse moderne. 
</p><p>Le 24 septembre 2017, il s’agit de poser une nouvelle fois des jalons fondamentaux. Est-ce que l’AVS recevra les milliards de TVA qui seront libérés par la fin du financement additionnel qui était attribué à l’AI&nbsp;? Est-ce que le 0,3&nbsp;% de TVA supplémentaire à partir de 2021 garantira le financement des rentes de la génération des baby-boomers pendant plus de dix ans&nbsp;? Parviendra-t-on, après des années de stagnation, à enfin améliorer, modestement mais tout de même sensiblement, les rentes des nouveaux retraités de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et jusqu’à 2712 francs pour les couples&nbsp;?
</p><p>Ou laissera-t-on les adversaires de l’AVS s’imposer&nbsp;? Car le plan des adversaires est clair&nbsp;: ils veulent affamer financièrement l’AVS. Et relever l’âge de la retraite à 67 ans pour tous. Le relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans ne serait rien d’autre qu’une baisse massive des rentes. 
</p><p>L’AVS est le premier pilier de la prévoyance vieillesse. Pas seulement dans la Constitution, mais aussi dans la réalité. Et elle doit plutôt être renforcée qu’affaiblie le 24 septembre prochain.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4873</guid><pubDate>Thu, 11 May 2017 15:58:27 +0200</pubDate><title>Empêcher la sous-enchère salariale et combler les lacunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/empecher-la-sous-enchere-salariale-et-combler-les-lacunes</link><description>Appliquer correctement les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p> Avec les mesures d'accompagnement, la Suisse dispose a priori d'un outil puissant pour lutter contre la sous-enchère salariale. Le rapport du SECO publié aujourd'hui sur leur mise en œuvre en 2016 montre cependant qu'il y a encore lieu d'agir à ce sujet. 
</p><h3>Malgré leurs abus, nombre d'entreprises restent impunies</h3><p>L'année passée, plus de 40 000 contrôles ont été réalisés en Suisse. Les contrôleurs et contrôleuses ont trouvé des salaires trop bas dans 8 000 entreprises ! Dans les branches où des salaires minimaux obligatoires sont légalement fixés dans des conventions collectives de travail au champ d'application étendu ou des contrats-types de travail, ces entreprises fautives sont punies. Mais près de la moitié des salaires des branches ne sont pas protégés par de tels salaires minimaux. En cas de sous-enchère, ces entreprises sont certes sommées de relever les salaires concernés, mais la majorité d'entre elles (59 %) s'en moquent totalement. La loi prévoit que la Confédération et les cantons doivent, dans ces cas, introduire des salaires minimaux obligatoires. Toutefois, mis à part les salaires minimaux nationaux de l'économie domestique, cela n'a encore jamais eu lieu dans l'ensemble de la Suisse alémanique. Le canton de Zurich a par exemple refusé d'introduire des salaires minimaux de protection dans le commerce de détail et l'industrie des machines alors que la preuve de la sous-enchère avait été clairement établie. 
</p><h3>Combattre systématiquement la sous-enchère salariale </h3><p>Pour empêcher la sous-enchère salariale, il faut davantage de salaires minimaux obligatoires. Mais il faut aussi un plus grand nombre de contrôles. En effet, un employeur suisse n'est aujourd'hui presque jamais contrôlé dans le canton de Zoug et ne l'est que tous les 33 ans dans ceux de Bâle-Campagne, Fribourg et Saint-Gall (branches à commissions tripartites). Des instruments supplémentaires sont en outre nécessaires pour que les cantons puissent, s'ils soupçonnent l'existence de sous-enchère, rapidement ordonner une suspension des travaux. Dans le cadre de la révision en cours de la législation sur les marchés publics, le Parlement doit apporter des améliorations : les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau pour une même activité. Il faut aussi créer un registre sérieux des entreprises dont le comportement est correct. Et le droit de la Commission fédérale de la concurrence de recourir contre les dispositions de protection du droit des marchés publics doit de toute urgence être supprimé. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 68 11 </li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4870</guid><pubDate>Wed, 10 May 2017 08:47:59 +0200</pubDate><title>Bon pour l’environnement, le climat et l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/bon-pour-l-environnement-le-climat-et-l-emploi</link><description>Cinq raisons de dire OUI à la Stratégie énergétique 2050</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis Tchernobyl au moins, l'Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats sont pour la sortie du nucléaire. Aujourd'hui, cette sortie est possible. C'est pourquoi - mais ce n'est pas là la seule raison - l'USS soutient la Stratégie énergétique 2050 sur laquelle nous voterons le 21 mai. </p><ol><li>&nbsp;Qu'on le veuille ou non, le temps des centrales nucléaires en Suisse prend fin. Même la " plus jeune " d'entre elles a déjà 33 ans. Chaque remise à niveau devient plus chère et le risque ne diminue pas pour autant parce que nous n'avons guère d'expérience avec l'exploitation de si vieilles centrales. Leur production est de bien 20 térawattheures d'électricité, une quantité qui devra être produite autrement. Sans attendre encore plus.</li><li>La Stratégie énergétique 2050 veut accélérer le développement des énergies renouvelables en augmentant le supplément sur les coûts de transport de l'énergie et en raccourcissant en partie la liste des projets en attente. Désormais, il n'y aura pas uniquement des primes d'injection, mais aussi des rétributions uniques. C'est là une solution pragmatique pour les petites et plus grandes installations photovoltaïques. Le supplément sera payé avec la facture d'électricité, qui augmentera d'environ 30 francs par année pour un ménage moyen. C'est supportable.</li><li>3. Grâce aux investissements dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, des emplois seront maintenus, d'autres créés. Toutes les régions du pays en profiteront. Ces emplois correspondent à différents niveaux de qualifications. Une bonne chose pour le site industriel suisse.</li><li>4. La Suisse est mobile et on ne voit pas quand cela s'arrêtera. Le trafic motorisé continuera à augmenter rapidement ces prochaines années. Les prévisions parlent d'une augmentation pouvant aller jusqu'à 18 % pour le trafic individuel, 37 % pour celui des marchandises. La croissance du trafic aérien est la plus forte, une charge pour le climat que rien ne vient compenser. La Stratégie énergétique 2050 imposera au moins aux nouveaux véhicules qu'ils respectent les normes de l'Union européenne. C'est déjà ça.</li><li>La Stratégie énergétique 2050 pose des garde-fous pour accroître l'efficacité énergétique et faire baisser la consommation d'énergie. Ce sont là les deux piliers du changement énergétique, une vraie politique climatique. Fini les combustibles et les carburants fossiles ! Les bâtiments et le trafic produisent aujourd'hui les plus importantes émissions de CO2. Pour cette raison, nous devons investir dans l'efficacité énergétique et réduire notre consommation d'électricité ; cela, pour pouvoir utiliser cette dernière de manière qui épargne le climat.</li></ol><p>En résumé, la charge qui pèse sur le climat n'a pas de limite. Il ne sert à rien de rappeler le bon bilan CO2 que la Suisse connaît grâce aux centrales hydroélectriques et nucléaires. Cela n'influe pas sur le changement climatique qui aura des conséquences énormes pour notre pays à cause de sa topographie. Tous ceux et toutes celles qui disent non à la Stratégie énergétique 2050 et tous ceux et toutes celles qui trouvent que c'est aux autres d'agir manquent une dernière occasion d'accélérer le tournant énergétique. Si le non gagne dans les urnes, le résultat ne sera qu'un blocage. Et ça, nous ne pouvons pas nous le permettre ! </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4868</guid><pubDate>Tue, 09 May 2017 10:45:29 +0200</pubDate><title>Le principe du lieu de provenance est synonyme de sous-enchère</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-principe-du-lieu-de-provenance-est-synonyme-de-sous-enchere</link><description>Marchés publics : dangereux changement de cap du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral veut réviser les marchés publics. Mais concernant les problèmes qui se posent, il ne fait pas preuve d'une grande intuition. Sa proposition de renoncer au principe du lieu d'exécution ferait exploser la concurrence déloyale. </p><p>Dans le cadre de la révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics (LMP), le Conseil fédéral propose des innovations quelque peu " tordues ". La plus dangereuse est le remplacement du principe du lieu d'exécution par celui de provenance.
</p><h3> Pour protéger les salaires usuels locaux, il faut maintenir le principe du lieu d'exécution </h3><p>Qu'est-ce que cela signifie ? Ces deux principes, qui renvoient à des lieux différents, déterminent quelles conditions de travail une entreprise doit respecter lorsqu'elle soumissionne pour un mandat public. Selon le principe du lieu de provenance, celle-ci doit appliquer les conditions en vigueur là où elle est établie. Alors que selon le principe du lieu d'exécution, les conditions en vigueur là où le travail se fait prévalent. Prenons un exemple : une entreprise du Jura qui soumissionne pour la construction d'une grande halle à Genève doit, avec le principe du lieu d'exécution, respecter les salaires genevois, mais les salaires jurassiens sont à verser si l'on applique le principe du lieu de provenance. Dans ce dernier cas, les soumissionnaires des cantons où les conditions de travail sont bonnes se trouvent désavantagés par rapport à ceux des " cantons à bas salaires ". Pour pouvoir affronter cette concurrence, ils devraient dégrader leurs propres conditions de travail. Bref, le principe du lieu de provenance enclencherait une spirale descendante.
</p><h3>Plus le même droit pour la même chose </h3><p>Le principe du lieu d'exécution est quelque chose de central pour protéger les salaires et les conditions de travail en usage dans les régions et les branches. Il est aussi un élément essentiel des mesures d'accompagnement. Sa fonction est d'empêcher, par exemple, qu'une entreprise polonaise puisse verser des salaires polonais sur un chantier public lausannois. La proposition du Conseil fédéral de ne plus appliquer que le principe du lieu de provenance rompt ainsi avec la philosophie des mesures d'accompagnement. La protection des conditions de travail en usage dans les régions s'appliquerait dans l'économie privée, mais pas dans le secteur public. C'est incompréhensible. Et que le Conseil fédéral s'obstine, dans son message au Parlement, à vouloir ce principe du lieu de provenance l'est encore plus. En effet, de nombreuses organisations de l'artisanat, patronales et de salarié(e)s ainsi que les cantons ont exprimé leur refus de changer de principe dans le cadre de la procédure de consultation. 
</p><h3>Au tour de la commission du Conseil national </h3><p>La prochaine instance qui traitera cette révision de la LMP est la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national. Elle le fera le 16 mai. L'Union syndicale suisse (USS), Travail.Suisse et leurs fédérations respectives l'ont invitée à corriger les erreurs du Conseil fédéral et à revenir au principe du lieu d'exécution. Toute autre attitude serait un signal pour davantage de sous-enchère. 
</p><h3>Autres points que les syndicats veulent changer </h3><ul><li>La Commission de la concurrence (COMCO) ne doit plus avoir de droit de recours en matière de marchés publics. L'obligation d'informer la COMCO doit par conséquent être biffée ; cela, aussi à l'article 9 alinéa 2 de la loi sur le marché intérieur. Et pourquoi ? Parce que, ces derniers temps, la COMCO a critiqué des réglementations cantonales sur les marchés publics en matière de respect de dispositions figurant dans des conventions collectives de travail et de limitation des chaînes de sous-traitants.</li><li>Les chaînes de sous-traitants doivent être limitées à un seul niveau.</li><li>Concernant la conformité à la CCT, des attestations sérieuses devront être obtenues.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4866</guid><pubDate>Tue, 09 May 2017 09:37:09 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les banques (FinTech), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-la-loi-sur-les-banques-et-de-l-ordonnance-sur-les-banques-fintech-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4863</guid><pubDate>Mon, 08 May 2017 14:18:56 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre du premier paquet de mesures de la Stratégie énergétique 2050 : modifications à l’échelon de l’ordonnance</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-du-premier-paquet-de-mesures-de-la-strategie-energetique-2050-modifications-a-l-echelon-de-l-ordonnance</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4862</guid><pubDate>Mon, 08 May 2017 10:22:59 +0200</pubDate><title>DOSSIER N° 121: Négociations conventionnelles  et salariales 2016/2017</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-121-negociations-conventionnelles-et-salariales-2016-2017</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4857</guid><pubDate>Wed, 03 May 2017 16:24:56 +0200</pubDate><title>Informatique obligatoire au gymnase: procédure d&#039;audition sur le plan d&#039;études cadre</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/informatique-obligatoire-au-gymnase-procedure-daudition-sur-le-plan-detudes-cadre</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4854</guid><pubDate>Wed, 03 May 2017 13:59:41 +0200</pubDate><title>Aides financières pour l’accueil des enfants: tout vient à point à qui sait attendre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/aides-financieres-pour-l-accueil-des-enfants-tout-vient-a-point-a-qui-sait-attendre</link><description>Le Conseil national pose les bons jalons </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">A son tour, le Conseil national donne le feu vert&nbsp;: la Confédération pourra investir 100 millions de francs dans l’accueil extrafamilial des enfants sur les cinq prochaines années. Une décision de la Chambre haute orientée vers l’avenir. </p><p>Le Parlement a longuement délibéré sur cet objet qui pourtant était quasiment incontesté en consultation. Il a pourtant failli échouer plusieurs fois parce qu’economiesuisse et ses acolytes politiques ne voulaient pas décharger les parents qui travaillent. Le 2 mai, le Conseil national a pourtant accepté la proposition du Conseil fédéral d’investir 100 millions au cours des cinq prochaines années dans l’accueil extrafamilial des enfants. Nos arguments ont aussi convaincu les partis bourgeois. Dans la fraction PLR en particulier, certains sont revenus à la raison plutôt que de se laisser guider par la seule idéologie. 
</p><p><b>Les parents suisses paient trop</b></p><p>La plus grande partie des fonds promis doit aider les cantons à réduire les contributions financières des parents qui sont en Suisse beaucoup trop élevées. Il était temps&nbsp;! En Suisse, les parents assument les deux tiers des frais de garde, alors que dans les pays européens voisins, la part parentale n’est que d’un tiers environ. Il n’est donc pas étonnant que toujours plus de femmes décident de ne pas avoir d’enfants ou si elles en ont, leur sacrifie leur carrière professionnelle. L’investissement prévu représente un signal positif mais se situe encore bien loin du 1% du PIB que l’OCDE recommande d’investir dans l’accueil extrafamilial des enfants. 
</p><p>Nous devons garder cet objectif à l’esprit car la garde des enfants est une responsabilité que la société doit assumer et que les pouvoirs publics doivent fournir. 
</p><p>Une plus petite partie des aides financières doit aller à des offres d’accueil qui couvrent mieux les besoins des familles&nbsp;: c’est aussi nécessaire, parce qu’en effet, pendant les vacances ou en dehors des heures d’ouverture habituelles, il y a des lacunes qui mettent les parents qui travaillent face à d’importants défis. 
</p><p><b>Conditions de travail correctes</b></p><p>L’USS constate avec satisfaction que le Parlement a refusé une politique rétrograde. Il faut désormais encore davantage prendre en compte les besoins des enfants et du personnel d’encadrement. Des critères fondés sur la pédagogie et le développement de la personnalité doivent être établis pour obtenir le financement des structures d’accueil des enfants. Il faut également que des standards minimaux soient établis sur les conditions d’embauche et de formation pour le personnel qui travaille dans des structures d’accueil. La conclusion d’une CCT déclarée de force obligatoire s’est jusqu’à présent heurtée au refus de l’association de la branche. 
</p><p>Nous voulons pour l’avenir des structures d’accueil de bonne qualité qui offrent de bonnes conditions de travail et qui répondent aux besoins de toutes les familles sans grever leur budget. Le Parlement a fait un pas important en avant en acceptant les aides financières pour l’accueil extra-familial des enfants. L’USS s’engage pour qu’il soit suivi d’autres avancées. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4849</guid><pubDate>Tue, 02 May 2017 17:37:00 +0200</pubDate><title>Travailler gratuitement? Travailler plus la nuit? Plus de stress? Non merci!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travailler-gratuitement-travailler-plus-la-nuit-plus-de-stress-non-merci</link><description>Communiqué de presse de l’Alliance contre le burn-out et le travail gratuit</description><content:encoded><![CDATA[<p>Unis, les syndicats repoussent l’attaque massive lancée par les deux député(e)s au Conseil des États Graber et Keller-Sutter contre la réglementation du temps de travail et sa rémunération. Ces deux élu(e)s veulent, à travers leurs initiatives parlementaires, supprimer pour une part importante des salarié(e)s l’enregistrement de la durée du travail et sa limitation. L’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse ainsi que leurs organisations, notamment Unia et syna, combattront vigoureusement au sein d’une vaste alliance une flexibilisation aussi radicale et unilatérale de la durée du travail. 
</p><p>Cette flexibilisation sauvage entraînera inéluctablement plus de dépendance pour les salarié(e)s, plus de stress et d’épuisement professionnel. En outre, plusieurs études et une enquête européenne sur les conditions de travail montrent qu’en Suisse, les travailleurs et travailleuses doivent se plier aux horaires de travail toujours plus souvent imposés unilatéralement par leurs employeurs. Et c’est davantage le cas chez nous que dans l’Union européenne. M. Graber et Mme Keller-Sutter parlent certes de cadres et de «&nbsp;spécialistes&nbsp;». Mais comme ces concepts ne sont pas définis dans la loi sur le travail (LTr), plus d’un tiers des salarié(e)s seraient en fait concernés.
</p><p>L’initiative parlementaire du conseiller aux États Graber bifferait tout simplement les prescriptions de la LTr concernant le travail de nuit et du dimanche, la durée du travail et les pauses pour les cadres et les «&nbsp;spécialistes&nbsp;» dont la durée hebdomadaire de travail moyenne n’excède pas les 45 heures. Ainsi, les semaines de travail très longues avec du travail de nuit et du dimanche deviendraient normales. Une flexibilité aussi sauvage nuirait à la santé des travailleurs et travailleuses et les empêcherait de concilier famille et travail.
</p><p>Ensemble, ces deux initiatives entraîneraient finalement plus de travail non-rémunéré. Les salarié(e)s – et aussi les assurances sociales – perdraient en tout des milliards de francs parce qu’il ne serait plus possible d’établir la quantité de travail supplémentaire et d’heures supplémentaires fournis.
</p><p>Le contrôle du temps de travail n’est pas une vieillerie obsolète. C’est un instrument contre le surmenage qui permet en outre d’établir le volume de travail fourni en plus et sa rémunération équitable. À l’ère de la numérisation, c’est aisément réalisable. S’ajoute à cela que les partenaires sociaux ont enfin trouvé, avec l’aide du Conseil fédéral, une solution qui prévoit des exceptions à l’enregistrement de la durée du travail. Mais à peine la nouvelle ordonnance entrait-elle en vigueur qu’une nouvelle attaque survenait au Parlement.
</p><p>La radicalité de ces deux initiatives parlementaires inquiète aussi la Société suisse de médecine du travail. Renoncer à l’enregistrement de la durée du travail ouvrira tout grand la porte à l’auto-exploitation et à l’épuisement professionnel. Son constat est clair&nbsp;: si les prescriptions de la LTr sur les temps de repos et la comptabilisation du temps de travail sont assouplies, l’épuisement et les problèmes musculosquelettiques vont augmenter.
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 61 31</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079&nbsp;287 04 93</li><li> Brigitta Danuser, déléguée à la Société suisse de médecine du travail (SSMT), 076 339 84 46</li><li>Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079&nbsp;620 11 14</li><li>Arno Kerst, président du syndicat Syna, 079&nbsp;598 67 70</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, 076&nbsp;335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4847</guid><pubDate>Mon, 01 May 2017 15:45:09 +0200</pubDate><title>Plusieurs dizaines de milliers de personnes aux fêtes du 1er Mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plusieurs-dizaines-de-milliers-de-personnes-aux-fetes-du-1er-mai</link><description>Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans les rues d’une cinquantaine de localités de tout le pays pour réclamer une société qui profite à tous et à toutes. Elles ont plaidé pour des emplois plus sûrs, des salaires plus justes, de meilleures retraites, l’égalité entre femmes et hommes, un service public de qualité, plus de droits pour les migrant(e)s et contre la flexibilisation excessive du temps de travail. Le rassemblement le plus important a eu lieu à Zurich ce matin avec pas moins de 12&nbsp;000 personnes. A Genève, 2500 personnes ont défilé cet après-midi sous la pluie 
</p><h3>Nouvelles citations tirées de discours du 1er Mai</h3><p>A Burgdorf (BE), le premier secrétaire de l’USS, Daniel Lampart, a insisté sur le fait que l’engagement syndical en vaut la peine&nbsp;: «&nbsp;Quand nous, les syndicats, luttons, nous obtenons des succès. Ces succès ne sont pas seulement importants pour les salarié(e)s. Mais aussi pour toute l’évolution économique. Même le FMI est finalement arrivé à la conclusion que là où il y avait des syndicats représentatifs, l’évolution des revenus était plus équitable.&nbsp;»
</p><p>La secrétaire centrale de l’USS, Doris Bianchi, a mis en garde à Zoug contre les dangers de la flexibilisation du temps de travail&nbsp;: «&nbsp;Obéissant aux injonctions des employeurs, les partis bourgeois veulent affaiblir l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. Et une grande partie des travailleurs et travailleuses n’oserait plus comptabiliser son temps de travail. Le travail 24 heures sur 24 deviendrait ainsi légal. Nous allons lutter contre cette évolution.&nbsp;»
</p><p>A Roveredo, Giorgio Pardini, membre du Comité directeur de Syndicom a commencé son discours par une plaisanterie dialectique&nbsp;: Un chef d’entreprise montre ses nouveaux robots à une syndicaliste et lui demande comment elle compte les amener à faire la grève. A quoi la syndicaliste répond&nbsp;: «&nbsp;Et toi, comment vas-tu les programmer pour qu’ils achètent tes voitures&nbsp;?&nbsp;» 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Anne Rubin, Service de la communication de l’USS, 076 344 75 81</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4844</guid><pubDate>Mon, 01 May 2017 12:06:13 +0200</pubDate><title>Fêtes du 1er Mai dans plus de 50 localités dans toute la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fetes-du-1er-mai-dans-plus-de-50-localites-dans-toute-la-suisse</link><description>Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>A l'occasion de la fête du travail, des milliers de personnes occupent l’espace public dans plus de 50 localités de tout le pays pour demander au monde politique et économique de prendre au sérieux les préoccupations des gens ordinaires. L’Union syndicale suisse, dont les syndicats affiliés participent à pratiquement tous ces événements, se rassemble aujourd’hui sous la devise&nbsp;: «&nbsp;Un avenir pour tous et toutes. Plus social. Plus juste.&nbsp;»
</p><p>Dans toutes les parties du pays, on manifeste pour des emplois plus sûrs, des salaires plus justes, de meilleures retraites, l’égalité entre femmes et hommes, un service public de qualité et contre la flexibilisation du temps de travail digne du Far West. Et enfin, la question des droits des travailleurs migrants et de la régularisation des sans-papiers fait aussi l’objet de plusieurs allocutions en Suisse romande. 
</p><h3>Quelques citations des discours du 1er Mai</h3><p>A Zurich, 12 000 personnes ont pris part à la manifestation de fin de matinée. Le Conseiller d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard y a plaidé en faveur de la sécurité sociale et de l’égalité des chances dans la société. Contre le recul et l’affaiblissement de l’action sociale, un mouvement ouvrier actif est nécessaire, a-t-il ajouté. Il a enfin insisté sur la nécessité de réformer le système des primes d’assurance-maladie. 
</p><p>A Baden (AG), le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a appelé à soutenir la réforme de la prévoyance vieillesse, parce que, «&nbsp;d’une proposition qui aurait affaibli l’AVS, elle est devenue un projet qui la renforce. […] Les hausses de rentes de 840 francs par an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs pour les couples ne sont pas rien. Celles et ceux qui estiment dérisoires ces améliorations des rentes AVS, n’ont aucune idée de la réalité des gens. […] Des rentes plus sûres et meilleures pour l’avenir, un financement solide et en plus avantageux, voilà ce que la réforme des retraites apporte de positif à l’AVS.&nbsp;» &nbsp;
</p><p>A Berne, la présidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva, a invité à s’engager pour des emplois de qualité: «&nbsp;Nous nous opposons par tous les moyens à la dévalorisation du travail. Nous tenons à ce que le travail continue à bénéficier de protections qui couvrent aussi les innovations technologiques. […] Nous ne pouvons gagner cette lutte en faveur de bons emplois que si au-delà de nos divers problèmes individuels nous continuons à voir le collectif.&nbsp;»
</p><p>A Bülach (ZH), la présidente du SSP, Katharina Prelicz-Huber, a fustigé le démantèlement de l’Etat, les cadeaux fiscaux et les politiques d’austérité&nbsp;: «&nbsp;Nous demandons un service public de qualité, de bonnes conditions de travail et des salaires égaux, ainsi que la conciliation entre le travail de soins et les activités professionnelles, des rentes sûres, les mêmes chances et une participation égale pour tous, peu importe l’origine et le sexe.&nbsp;»
</p><p>A Bâle, le secrétaire général du SSP, Stefan Giger, a rappelé les succès historiques des syndicats depuis la grève générale de 1918. Prévoyance vieillesse appartient à cette série de succès pragmatiques. Parce qu’«&nbsp;elle ramène l’AVS dans les chiffres noirs afin que les discours sur l’âge de la retraite à 67 ans se taisent. Les chômeurs et chômeuses âgés ont désormais le droit, à partir de 58 ans, de rester assurés dans leur caisse de pension et de percevoir une rente quand ils seront retraités. Quant à la retraite anticipée, elle sera facilitée&nbsp;: une retraite partielle sera aussi possible dans l’AVS.&nbsp;» 
</p><h5> Renseignements:</h5><ul><li>Anne Rubin, Service de la communication, 076 344 75 81 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4835</guid><pubDate>Tue, 25 Apr 2017 14:32:17 +0200</pubDate><title>Plus de protection pour les travailleurs âgés, les appels ne suffisent pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-protection-pour-les-travailleurs-ages-les-appels-ne-suffisent-pas</link><description>La troisième conférence sur les travailleurs âgés aboutit à des résultats décevants</description><content:encoded><![CDATA[<p>La troisième Conférence nationale sur les travailleurs âgés a donné des résultats insuffisants. Les évaluations sur l’urgence du problème ne concordent pas, alors que le chômage de la catégorie d’âge des 55 ans et plus a fortement augmenté ces dernières années. Et que, pour les personnes concernées, ce soit particulièrement grave, car elles ont besoin de nettement plus de temps pour retrouver un emploi. Le chômage de longue durée est en effet plus important dans cette catégorie d’âge. Et enfin, le taux de dépendance à l’aide sociale des 50-64 ans a augmenté d’environ 50% ces dernières années. 
</p><p>Au regard de la situation, l’Union syndicale suisse (USS) estime qu’un simple appel à la raison ne suffit pas. Il faut des améliorations concrètes de la situation des travailleurs âgés. Et cela aussi dans l’intérêt des collectivités publiques. L’USS fait les propositions suivantes&nbsp;: </p><ul><li>Les travailleurs de longue date de plus de 50 ans doivent être particulièrement protégés contre le licenciement, comme le prévoient déjà une partie des CCT. Cette protection contre le licenciement incite aussi les employeurs à mieux s’occuper du personnel âgé (formation, formation continue, protection de la santé). Et contrairement à ce qu’on entend souvent, une protection supplémentaire n’est pas un obstacle pour la réinsertion dans le marché du travail, du fait que celle-ci n’est que cette protection est liée à l’ancienneté dans l’entreprise. </li><li>Les chômeurs âgés doivent avoir de meilleures possibilités de retrouver un emploi. L’obligation d’annoncer les postes vacants décidée par le Parlement doit maintenant être appliquée de manière conséquente pour que les personnes âgées en recherche d’emploi actuellement défavorisées aient une chance. </li><li>Les travailleurs (et les chômeurs) doivent avoir droit à un bilan de compétences (à partir de 45 ans, p. ex.). Ils doivent pouvoir compter sur davantage de soutien pour la formation et la formation continue, à commencer par les branches conventionnées. La Confédération et les cantons doivent faciliter l’accès aux formations certifiantes, comme les CFC.  </li><li>Les travailleurs âgés nécessitent une meilleure couverture sociale en cas de chômage. La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 apporte à cet égard une amélioration&nbsp;: les chômeurs resteront désormais assurés dans leur caisse de pension à partir de 58 ans et conservent leur droit à obtenir une rente. Ils ne peuvent plus être obligés, s’ils arrivent en fin de droit, d’entamer leur avoir de vieillesse du 2e pilier. Cette amélioration est naturellement soumise à l’acceptation de la réforme dans les urnes. La Confédération doit en outre introduire une rente-pont pour les personnes en fin de droit (comme le fait le canton de Vaud, p. ex.).</li><li>Prévoir des retraites anticipées dans les solutions de branche.</li><li>Introduire une meilleure protection contre les discriminations, sous la forme d’une interdiction de discriminer, comme l’OCDE l’a par exemple conseillé. </li></ul><p><br></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4832</guid><pubDate>Thu, 20 Apr 2017 08:36:50 +0200</pubDate><title>L’USS et Travail.Suisse soutiennent l’objet fédéral sur l’énergie du  21 mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-et-travail-suisse-soutiennent-l-objet-federal-sur-l-energie-du-21-mai</link><description>Stratégie énergétique 2050 : bonne pour les places de travail et l’environnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'USS et Travail.Suisse approuvent l'objet fédéral sur l'énergie. Ils saluent la stratégie énergétique 2050 car elle permettra de développer en Suisse des innovations et des investissements et ainsi la création d'emplois. Les coûts pour cette perspective économique positive sont supportables car ils n'entraînent qu'un modeste relèvement du supplément réseau. </p><p>La stratégie énergétique 2050 promeut un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable. Elle n'est pas seulement bonne pour le climat (réduction des émissions de gaz à effet de serre) et la santé (moins de pollution) mais aussi pour la place de travail suisse. La diminution de plus en plus marquée des énergies fossiles importées fera économiser des milliards. Cela permettra de réorienter les investissements vers l'efficacité énergétique, la réduction de la consommation d'énergie et les énergies renouvelables. Cela profitera au marché du travail. 
</p><p>Ces investissements auront lieu en Suisse. Ils permettront de conserver et de créer de dizaines de milliers d'emplois dans notre pays. Ces emplois profiteront à toutes les régions du pays car l'installation et la maintenance des énergies renouvelables et l'assainissement énergétique des bâtiments ont lieu partout. De plus, il s'agit d'emplois de différents niveaux de qualification (métiers du bâtiment comme polybâtisseur/euse, couvreur/euse, storiste ; responsable de projet, ingénieur/e, architecte, conseiller/ère en énergie, informaticien/ne etc.), ce qui optimisera le fonctionnement du marché du travail. Comme ces investissements se feront sur plusieurs décennies, la durabilité de ces emplois sera élevée. 
</p><p>La stratégie énergétique 2050, en favorisant l'innovation en Suisse, renforce aussi la compétitivité des entreprises suisses, en particulier celles qui exportent. Cela maintiendra et créera des emplois en Suisse dans le secteur industriel, en particulier dans l'industrie des machines. 
</p><p>En cas de rejet de l'objet, il y aura moins d'investissements dans l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables en raison de l'incertitude qui gagnera la politique énergétique. Cela aura clairement des répercussions négatives pour la place de travail suisse. 
</p><p>Il ne pourrait pas y avoir de moment plus favorable pour le passage aux énergies renouvelables : les prix du courant électrique sont si bas que les ménages et les PME peuvent absorber sans problème le supplément sur le réseau plus élevé de 2.3 ct./kWh au maximum ; sans parler des entreprises qui consomment beaucoup d'électricité vu qu'elles sont libérées de ce supplément. Les chiffres avancés par les opposants dans ce contexte ne correspondent à aucune réalité mais servent à faire peur. Concernant les investissements nécessaires à faire dans le réseau électrique (entretien, extension et transformation) la Suisse a un immense avantage vis-à-vis de tous les autres pays car elle a déjà le réseau électrique le plus dense d'Europe. 
</p><p>Il y a un excédent de courant dans toute l'Europe et cela ne changera que lorsque la reprise économique en Europe sera bien là. Mais sans un relèvement massif du prix des certificats d'émission de CO2, on continuera à produire du courant électrique à partir de charbon, ce qui est la cause principale de l'excédent de courant. C'est pourquoi, là aussi, il faut contredire les opposants à la stratégie énergétique 2050. Il n'y a pas de risque de pénurie de courant mais il est aussi juste de soutenir la production indigène pour des motifs écologiques.
</p><p> L'approvisionnement en électricité en Suisse est stable au plus haut niveau car le réseau électrique est aussi bien entretenu. Une énorme capacité de courant entre et sort de Suisse chaque jour. Cet hiver, au cours d'un seul jour, 4'000 MW de courant a été importé, en même temps 2500 MW de courant a transité vers l'Italie et 1'500 MW de courant a été exporté en France sans avoir mis en danger l'approvisionnement électrique indigène une seule fois en ce jour. La capacité d'importation effective du réseau électrique suisse est d'environ 10'000 MW, ce qui correspond au besoin maximal indigène en courant. 
</p><p>Un oui à la stratégie énergétique 2050 ouvre la voie du tournant énergétique, incite à investir et offre une sécurité de planification. C'est un oui de raison et un engagement pour l'environnement et les places de travail. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li> Denis Torche, secrétaire central Travail.Suisse, Tél. 079 846 35 19 </li></ul><ul><li>Dore Heim, secrétaire-dirigeante USS, Tél. 079 744 93 90 </li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4825</guid><pubDate>Wed, 12 Apr 2017 08:40:00 +0200</pubDate><title>Arrêtés fédéraux échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec d’autres États et territoires de l’Accord EAR 2018/2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/arretes-federaux-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-d-autres-etats-et-territoires-de-l-accord-ear-2018-2019</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4823</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 14:24:52 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les liquidités (OLiq), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-liquidites-oliq-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4821</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 14:09:14 +0200</pubDate><title>Avant-projet de loi fédérale sur la révision totale de la loi sur la protection des données et sur la modification d’autres lois fédérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-projet-de-loi-federale-sur-la-revision-totale-de-la-loi-sur-la-protection-des-donnees-et-sur-la-modification-d-autres-lois-federales</link><description> N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4820</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 11:16:48 +0200</pubDate><title>À qui profiterait vraiment un échec de Prévoyance vieillesse 2020 ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-qui-profiterait-vraiment-un-echec-de-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Clairement à l&#039;UDC, à la droite libérale et à l&#039;Union patronale suisse. Mieux vaut couler toute la révision plutôt que renforcer l’AVS, telle est leur devise.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le renforcement de l'AVS donne des boutons à l'UDC, à la droite libérale et à l'Union patronale suisse. Elles préfèrent tout faire capoter que devoir accepter les 70 francs.</p><p>C'est avec exactement le nombre nécessaire de voix, 101, que le Conseil national a adopté la réforme Prévoyance vieillesse 2020. À une voix près, le travail de cinq années aurait été réduit à néant. L'Union patronale et ses soutiens de la droite, qui se sont battus avec acharnement jusqu'à la dernière minute contre ce projet, n'acceptent pas leur défaite. Ils veulent donc couler Prévoyance vieillesse 2020 dans les urnes, le 24 septembre. Ils se frotteraient définitivement les mains, car ce n'est un secret pour personne : pour des raisons profondément idéologiques, ils préféreraient un nouvel échec de la réforme de la prévoyance vieillesse afin de pouvoir imposer leur vision. Quelques années de déficits supplémentaires de l'AVS ouvriraient une voie royale à l'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans pour tous et toutes ainsi qu'à la réduction des prestations dans un premier temps, puis à l'étouffement progressif du premier pilier au profit d'une capitalisation privée.
</p><h3>La retraite version UDC ? Capitalisation !</h3><p>Lors de son congrès extraordinaire du 4 mars 2000, l'UDC revendiquait déjà la transformation de l'AVS en un système de retraites par capitalisation : exit le système de financement solidaire par répartition. Le parti souhaite depuis longtemps privatiser les assurances sociales et individualiser la prévoyance-vieillesse. De solidarité dans la prévoyance vieillesse, l'UDC n'en veut point, même pas pour ses paysans. Un bonus dans l'AVS est son pire cauchemar, le bâton dans les roues de sa philosophie du moins d'État.
</p><p>L'UDC bâlois Sebastian Frehner poussait d'ailleurs des cris d'orfraie pendant le débat final au Parlement, estimant que le système des trois piliers serait " déséquilibré ", si on privilégiait le premier pilier. Rarement un projet aura rendu l'UDC aussi agressive. Plus tard, sur les ondes de la Radio romande, le conseiller national UDC Raymond Clottu déclarait qu'il serait carrément " injuste " que des personnes qui n'ont pas ou peu cotisé au 2e pilier - beaucoup de femmes, de paysans, de petits indépendants - reçoivent un bonus AVS. Mieux vaut faire couler toute la révision plutôt que renforcer l'AVS, telle est la devise de l'UDC.
</p><p>Rien de bien nouveau en soi. Dans les années 1940 déjà, soit dès les débuts de l'AVS, les patrons, le milieu de la finance et la droite faisaient tout pour maintenir les rentes à un niveau aussi bas que possible, car plus les rentes sont basses, plus les affaires que les banques et les assurances réalisent avec la prévoyance vieillesse sont grasses. Hans Sulzer, le président de l'organisation devenue&nbsp; economiesuisse, déclarait en 1945 que l'AVS était le " premier stade de la dictature " (sic !). Et n'oublions pas que le système de répartition de l'AVS prive les spéculateurs d'argent parce que les jeunes paient directement les rentes des moins jeunes, au lieu de placer les capitaux sur les marchés financiers.
</p><h3>Dans le lit de l'UDC</h3><p>Depuis les élections de 2015, l'Union patronale suisse (UPS) marche en outre main dans la main avec l'UDC. L'Union patronale veut réduire le rôle de l'État et des institutions sociales au minimum vital. Et favoriser l'épargne individuelle. Et par là-même les banques et les assurances. Le financement solidaire de l'AVS n'a jamais plu à l'organisation patronale. Son vice-président, Jean-Marc Probst, estime qu'"un gonflement des prestations de l'AVS n'est pas concevable". Tout sauf renforcer l'AVS. La solution sortie du chapeau en dernière minute au Parlement par Martin Kaiser (UPS) était aussi de cet ordre-là. Une solution qui aurait démesurément augmenté les cotisations au 2e pilier et aurait coûté beaucoup plus cher. Rien d'étonnant de la part de l'homme qui a clairement déclaré que les patrons feraient échouer la réforme si les 70 francs n'étaient pas abandonnés.
</p><h3>Arrière-garde idéologique</h3><p>Le bloc bourgeois semble donc oublier toute règle arithmétique quand le spectre d'une AVS forte est brandi. C'est la fameuse "ligne rouge à ne pas franchir" de la PLR Isabelle Moret. Une ligne qui s'appuie sur une solide arrière-garde d'idéologistes. Le think tank Institut libéral prône par exemple la disparition de l'AVS pour des raisons éthiques et économiques ainsi que la libéralisation du 2e pilier. "Comment s'offrir une retraite sans AVS, ni 2e pilier?", titrait au sujet de cette thèse Emanuel Garessus (Le Temps), dont on connaît les penchants libéraux. Le directeur de l'Institut libéral, Pierre Bessard, y qualifie l'AVS "d'impôt" mais "non de facteur de solidarité puisque cette dernière est volontaire et individuelle". De là à ce que l'UDC qualifie les cotisations AVS d'impôt, il n'y a qu'un pas! Quant à Avenir Suisse, l'autre groupe de réflexion libéral, il prône depuis longtemps la retraite à 67 ans comme étant "la seule solution" envisageable. Une rengaine dont Pascal Couchepin se faisait déjà le chantre en 2004. Et qui sera plus facile à imposer si la réforme actuelle ne passe pas.
</p><h3>Le comble de l'hypocrisie</h3><p>Mais la palme de l'hypocrisie dans ce débat revient à Isabelle Moret qui se fait soudain la défenderesse des femmes avec l'argument fallacieux de la caissière qui payerait la rente de M. Berset. Alors que justement, en renforçant l'AVS pour la première fois depuis des décennies, en lui assurant une stabilité financière, on s'assure aussi que M. Berset et d'autres gros salaires continuent à verser des montants élevés dans l'AVS pour financer la rente améliorée de la caissière. Et c'est bien ça qui fait mal au ventre au bloc bourgeois. Le même bloc bourgeois, UDC en tête, qui freine des quatre fers toute mesure concrète en faveur de l'égalité entre hommes et femmes. Car un refus de la réforme ne fera pas avancer l'égalité salariale. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4816</guid><pubDate>Wed, 05 Apr 2017 11:16:33 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance régissant la taxe sur la valeur ajoutée (OTVA), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-de-l-ordonnance-regissant-la-taxe-sur-la-valeur-ajoutee-otva-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4814</guid><pubDate>Wed, 05 Apr 2017 10:13:16 +0200</pubDate><title>357 516 membres à la fin 2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/357-516-membres-a-la-fin-2016</link><description>Évolution des effectifs de l’USS l’an dernier</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2016, l'Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 357 516 membres. Ainsi, la confédération syndicale de loin la plus grande du pays a subi en une année une baisse de 1 % de ses effectifs, le nombre des organisations qui lui sont affiliées restant pour sa part inchangé. 
</p><p>29,6 % des membres de l'USS sont des femmes, dont la part a légèrement augmenté (2015 : 29,5 %). 
</p><p>Des 16 fédérations affiliées à l'USS, trois ont vu leurs effectifs augmenter par rapport à 2015. Unia, qui avait franchi l'an dernier la frontière des 200 000, s'est maintenu à ce niveau élevé (+ 6 membres). Unia a progressé dans le secteur des services (désormais environ 55 000 membres) et légèrement reculé dans le secteur de l'industrie, ce qui est en particulier à imputer à l'évolution conjoncturelle dans ce domaine. Les syndicats kapers (personnel de cabine de l'aviation) et Nautilus (navigation) ont vu leurs effectifs augmenter. Le plus petit syndicat de l'USS, New Wood (personnel des Nations Unies) comptait, fin 2016, le même nombre de membres qu'en 2015. Les douze autres syndicats ont perdu des membres. 
</p><p>Le changement structurel dans la branche des arts graphiques et des médias a eu une incidence négative sur les effectifs de Syndicom, le Syndicat des médias et de la communication. Concernant le SEV, le Syndicat du personnel des transports, le nombre de décès parmi les retraité(e)s de l'organisation a été supérieur à celui des nouveaux membres actifs. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4811</guid><pubDate>Tue, 04 Apr 2017 13:33:48 +0200</pubDate><title>Dossier 120 : L&#039;importance du droit international pour le droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-120-die-bedeutung-des-voelkerrechts-fuer-das-arbeitsrecht</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4805</guid><pubDate>Tue, 04 Apr 2017 10:30:44 +0200</pubDate><title>Accueil extrafamilial des enfants : aides financières à bout touchant</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/accueil-extrafamilial-des-enfants-aides-financieres-a-bout-touchant</link><description>Une petite avancée tout de même innovatrice est possible</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si on veut encourager l’égalité et lutter contre le manque de personnel qualifié, on doit s’engager pour davantage de places d’accueil extrafamilial pour les enfants. L’USS attend cet engagement de la part du Conseil national. La Chambre basse traitera le dossier des «&nbsp;Aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants&nbsp;» le 2 mai.</p><p>Ce fut une naissance aux forceps. Ce n’est qu’après de longues hésitations que le Conseil des Etats, lors de la session de printemps, s’est enfin montré favorable à des aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants. Le Conseil fédéral souhaite investir les 100 millions qui sont prévus d’une part pour réduire les contributions parentales à la garde de leurs enfants et de l’autre pour mieux adapter les offres aux besoins des familles. Une idée judicieuse, même s’il faudrait beaucoup plus de moyens&nbsp;: l’OCDE et l’ONU préconisent de consacrer au moins 1% du PIB, la Suisse en est encore bien loin. &nbsp;
</p><p>La Commission du Conseil des Etats n’a toutefois accepté la proposition que du bout des lèvres, par 13 voix contre 11, et une minorité importante veut encore réduire le budget de moitié. Et pourtant, si le Conseil national prend au sérieux l’initiative pour combler le manque de personnel qualifié, il doit accepter la proposition et même la développer plutôt que la réduire. 
</p><h3>Les frais de garde sont bien plus élevés que chez nos voisins</h3><p>Les frais de garde élevés représentent une pierre d’achoppement pour les femmes qui souhaitent augmenter leur taux d’activité. Cette situation contribue largement au manque de personnel qualifié. La Suisse accuse un gros retard sur le reste de l’Europe&nbsp;: la participation des parents aux frais de garde sont ici entre une fois et demie et deux fois et demies plus élevés que chez nos voisins. Ceci alors que les places de crèche ne sont pas en soi plus chères, mais parce que les pouvoirs publics contribuent beaucoup moins. Si nous ne voulons pas nous faire distancer, nous devons mettre à disposition des parents qui travaillent des offres d’accueil extrafamilial qualitativement bonnes et abordables. &nbsp;
</p><h3>Un pilier important </h3><p> Si la proposition surmonte maintenant l’obstacle du Conseil national, nous aurons franchi une étape certes modeste mais tout de même innovatrice qui va dans la direction d’une société plus juste&nbsp;: des mesures pour améliorer la conciliation entre famille et travail ou formation sont un pilier important de la politique d’égalité et une condition pour pouvoir mieux répartir le travail rémunéré et non rémunéré entre femmes et hommes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4804</guid><pubDate>Mon, 03 Apr 2017 14:26:33 +0200</pubDate><title>Conférence de la migration: mêmes droits pour tous</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/conference-de-la-migration-memes-droits-pour-tous</link><description>Une cinquantaine de syndicalistes ont discuté des lacunes en matière de démocratie </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse est devenue la terre d’immigration qu’elle n’a jamais voulu être, Kijan Espahangizi chercheur spécialisé sur les questions de racisme, en est persuadé. Et pourtant cette évolution est positive pour la Suisse et ses syndicats, tel est le résumé que l’on peut faire de la conférence de la migration de l’USS du 1er avril 2017.</p><p>A quoi devrait ressembler le vivre ensemble entre les migrant(e)s et les indigènes&nbsp;? Et comment les syndicats peuvent y contribuer&nbsp;? Ces questions ont été discutées par environ 50 syndicalistes lors de la Conférence de la Migration de l’USS du 1er avril à Berne à l’Hôtel Ador.</p><h3>Une politique solidaire à partir des années 70 seulement</h3><p>La présidente d’Unia, Vania Alleva, a expliqué dans son intervention que les syndicats n’ont pas toujours été exemplaires face aux migrant(e)s. Pendant longtemps, ils n’ont syndiqué que les travailleurs avec un passeport suisse. Les syndicats défendaient une politique d’octroi de permis restrictive pour protéger les emplois des Suisses et Suissesses. Ce n’est que dans les années 70 qu’ils ont amorcé un tournant en faveur d’une politique étrangère solidaire. Ils ont alors refusé l’initiative Schwarzenbach qui aurait conduit à l’expulsion automatique de 300&nbsp;000 travailleurs étrangers. Depuis, l’organisation des migrant(e)s, dont la proportion atteint 50&nbsp;% chez Unia, par exemple, est devenue un moteur de la lutte pour l’égalité. Des succès comme le rejet de l’initiative de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;» de l’UDC en est un signe.</p><h3>Racisme&nbsp;: un problème de démocratie</h3><p>Alors que Vania Alleva a surtout sollicité l’unité des syndicalistes, le chercheur Kijan Espahangizi, chercheur dans le domaine du racisme de l’EPLZ et de l’Université de Zurich, a plaidé en faveur de la diversité&nbsp;: les immigré(e)s proviennent de contextes divers et ont des besoins aussi différents que les personnes qui sont nées en Suisse. Le chercheur a mis en garde contre les discours inflationnistes sur la migration&nbsp;: si dans les années 90, la migration étaient devenue un concept de combat et a donné de la force aux activistes, elle est actuellement stigmatisante. Avec le terme «&nbsp;migrant(e)s&nbsp;», nos «&nbsp;semblables sont ostracisés et portent la marque de tous les problèmes sociétaux possibles.&nbsp;» La migration est devenue un discours qui justifie l’inégalité de traitement d’êtres humains et le manque de participation. Pour Espahangizi, le racisme n’est pas un problème dû à la migration, mais un problème lié à la démocratie. Raison pour laquelle on devrait avant tout parler de démocratie, de répartition des ressources et de vivre ensemble plutôt que de parler de migration.</p><h3>S'attaquer aux lacunes en matière de démocratie</h3><p>Les syndicats sont prêts à le faire, comme l’a montré le débat qui a suivi&nbsp;: Gülizar Cestan (présidente du SSP Région Zurich), Patrizia Mordini (responsable du groupe égalité de Syndicom), Marília Mendes (Unia) et Kijan Espahangizi ont échangé sur la manière dont les syndicats peuvent mener une politique de la migration dans une société post-migrante sans stigmatiser les personnes et diviser. L’offensive en faveur de la naturalisation de l’USS, les campagnes de votation et les projets comme des programmes de mentorat sont des mesures syndicales importantes. La discussion s’est poursuivie dans le cadre d’ateliers pendant l’après-midi. Conclusion&nbsp;: la nécessité d’agir est importante, mais la motivation des syndicats à aborder les lacunes en matière de démocratie en Suisse est tout aussi importante.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/e/e/csm_Migrationskonferenz2017_20cf99856f.webp" length="154736" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-4802</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 14:51:13 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’infrastructure des marchés financiers (échange de garanties), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-l-infrastructure-des-marches-financiers-echange-de-garanties-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4800</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 13:07:13 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale sur la taxe d’exemption de l’obligation de servir (LTEO), consulation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-la-taxe-d-exemption-de-l-obligation-de-servir-lteo-consulation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4797</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 12:08:09 +0200</pubDate><title>Édiction de l’ordonnance sur la sécurité des équipements de protection individuelle, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ediction-de-l-ordonnance-sur-la-securite-des-equipements-de-protection-individuelle-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4795</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 11:54:41 +0200</pubDate><title>Édiction de l’ordonnance sur la sécurité des appareils à gaz, audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ediction-de-l-ordonnance-sur-la-securite-des-appareils-a-gaz-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4793</guid><pubDate>Fri, 31 Mar 2017 11:22:43 +0200</pubDate><title>Rév. tot. ordonnance conditions minimales reconnaissance filières de formation et études postdiplômes des écoles supérieures, consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/rev-tot-ordonnance-conditions-minimales-reconnaissance-filieres-de-formation-et-etudes-postdiplomes-des-ecoles-superieures-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4791</guid><pubDate>Tue, 28 Mar 2017 16:33:35 +0200</pubDate><title>Révision de la LPC, ou comment donner d&#039;une main pour reprendre de l&#039;autre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-lpc-ou-comment-donner-dune-main-pour-reprendre-de-lautre</link><description>La Commission du Conseil des Etats veut enfin augmenter les maxima pour le loyer </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les montants actuellement retenus pour les dépenses de loyer dans les prestations complémentaires (PC) ne suffisent absolument plus. La Commission de la santé publique et de la sécurité sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) propose enfin une hausse des montants maximums pris en compte pour le calcul du loyer. L’USS salue cette adaptation nécessaire depuis longtemps, afin que les PC garantissent à nouveau le minimum existentiel. 
</p><p>Mais dans le même temps, la CSSS-E veut, dans la révision de la loi sur les prestations complémentaires, largement détériorer la sécurité matérielle des séniors et des personnes handicapées. Les dépenses pour la santé devraient selon la CSSS-E être nettement moins couvertes que maintenant. Les bénéficiaires de PC devraient à l’avenir s’assurer auprès de caisses-maladie bon marché. Le changement de caisse régulier serait ainsi programmé, ce qui n’est ni socialement acceptable, ni efficace. &nbsp;
</p><p> L’USS estime choquant de réduire le remboursement des dépenses pour les primes-maladie. Les bénéficiaires de PC n’ont absolument aucune marge de manœuvre financière dans le domaine de la santé. Ils ne peuvent endosser aucune économie à ce niveau-là.&nbsp; 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire      dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564      67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4788</guid><pubDate>Fri, 24 Mar 2017 12:30:17 +0100</pubDate><title>L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS dit clairement Oui à PV 2020 </title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/l-assemblee-des-delegue-e-s-de-l-uss-dit-clairement-oui-a-pv-2020</link><description>Un ensemble globalement positif pour les travailleurs et les travailleuses, mais il faut maintenant des progrès sur l&#039;égalité salariale </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Assemblée des délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) soutient la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Elle a accepté le compromis du Parlement par 98 voix contre 21 et 1 abstentions et recommandé aux travailleurs et travailleuses de voter Oui le 24 septembre.
</p><p>Prévoyance vieillesse 2020 est un ensemble qui du point de vue des travailleurs et des travailleuses est en fin de compte positif. L’élévation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans est certes un recul. Mais des revendications centrales des syndicats ont toutefois été obtenues&nbsp;: </p><ul><li>Le niveau des rentes est maintenu et nous avons pu parer toutes les attaques contre le niveau des rentes des retraité(e)s actuels. Au contraire du projet de 2010, la baisse du taux de conversion dans le 2e pilier est compensée, entre autres, grâce à la garantie des acquis pour les personnes de plus de 45 ans. </li><li>Les rentes AVS seront pour la première fois depuis 40 ans davantage augmentées que l’adaptation au renchérissement et à l’évolution des salaires. Grâce à l’augmentation des rentes AVS de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et allant jusqu’à de 2712 francs par an pour les couples, plusieurs catégories d’assuré(e)s verront leurs rentes finalement augmenter. </li><li>Les finances de l’AVS sont consolidées jusqu’en 2030 grâce à une légère hausse de la TVA. La population ne ressentira une augmentation de 0,3% de TVA qu’à partir de 20121, puisque le premier 0,3% de TVA additionnelle est déjà prélevé actuellement et sera transférés de l’AI à l’AVS en 2018, si le projet est accepté par le peuple et les cantons. </li><li>Le travail à temps partiel sera mieux couvert dans le 2e pilier. Les inégalités de rentes entre femmes et hommes devraient ainsi se réduire dans le 2e pilier également. </li><li>Si, à 58 ans, on perd son emploi, on pourra désormais rester assuré dans sa caisse de pension, contrairement à aujourd’hui. A l’avenir, même si on ne retrouve plus d’emploi et qu’on ne peut plus cotiser à une caisse de pension, on aura enfin droit à une rente de sa caisse de pension. </li></ul><p>Les délégué(e)s ont souligné qu’un rejet de Prévoyance vieillesse 2020 ne profiterait qu’aux associations patronales et aux partis de la droite bourgeoise. Ceux-ci veulent couler la réforme uniquement parce qu’elle renforcerait l’AVS. Leur but est en fait que l’AVS plonge dans de sérieuses difficultés financières afin de pouvoir relever l’âge de la retraite à 67 ans et imposer des baisses de rentes. 
</p><p>Le relèvement de l’âge de l’AVS des femmes a soulevé de dures critiques de la part des délégué(e)s. Tant que les femmes subissent des discriminations sur les salaires qui se reportent sur leurs rentes, l’âge de la retraite des femmes ne devrait pas être relevé, ont affirmé des délégué(e)s de Suisse romande et du Tessin. La majorité a toutefois été d’avis qu’il fallait soutenir la réforme malgré cette grosse couleuvre à avaler. Ils ont cependant mandaté l’USS pour qu’elle étudie le lancement d’une initiative sur la mise en œuvre de l’égalité salariale. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li><a name="Text10"></a>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul><h5>Fichiers</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_GM_MK_BVG_Pfusch_FR.pdf">Lettre du président</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/BVG-Referendum/SGB_BVG_Bschiss_Screen_Frau_RGB_1200x900_DE.jpg">Texte d'orientation de Doris Bianchi</a><br></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/BVG-Referendum/SGB_BVG_Bschiss_Screen_Mann_RGB_1200x900_DE.jpg">Proposition du Comité de l'USS</a></li><li>Propositions contre PV 2020 : <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_Weichelt_MK_BVG_FR.pdf">PV 2020: même si la version du Conseil des Etats est acceptée, un référendum syndical s'impose !</a> et<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_discours_CW_F.pdf"> A l'attention du Comité présidentiel et des déléguées-e-s à l'Assemblée de l'USS</a></li></ul><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/240702_BVG-Kampagne_Lancierung/240702_Vania_Alleva_MK_BVG_FR.pdf">Résolution: Halte au dumping sur le dos des femmes - Initiative « Subito » pour une égalité salariale dans les faits</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-gbkz/bilder/Personen/Matthias_Hartwich_Webseite.jpg" class="download">Résolution: La coalition contre le burn-out et le travail gratuit dit Non au démantèlement de la loi sur le travail</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/personen/Roth-Simon.jpg" class="download">Résolution: Pas de RIE III (Projet fiscal 17) sur le dos des travailleurs et travailleuses</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4786</guid><pubDate>Wed, 22 Mar 2017 13:10:15 +0100</pubDate><title>Le Comité de l’USS recommande d’accepter Prévoyance vieillesse 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-comite-de-l-uss-recommande-d-accepter-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Proposition faite à l&#039;Assemblée des délégué(e)s du 24 mars de soutenir PV 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le Comité de l'USS recommande à son Assemblée des délégué(e)s d'approuver Prévoyance vieillesse 2020 ce vendredi. A 21 voix contre deux et une abstention, il propose aux délégué(e)s de soutenir cette réforme importante.</p><p>La claire majorité de l'USS est d'avis que cette réforme est dans son ensemble positive pour les travailleurs et les travailleuses : le niveau des rentes est maintenu. En effet, la baisse du taux de conversion est compensée. Les personnes à partir de 45 ans bénéficient de la garantie que leurs acquis sont préservés. Et grâce à l'augmentation des rentes AVS de 840 francs/an pour les célibataires et allant jusqu'à 2712 francs/an pour les couples, différentes catégories de futurs retraité(e)s verront en fait leurs rentes augmenter. Et, pour la première fois depuis 40 ans, le relèvement des rentes AVS dépassera l'évolution des salaires et du renchérissement.
</p><p>Le Comité juge que l'élévation de l'âge de la retraite des femmes est un recul. Toutefois, Prévoyance vieillesse 2020 apporte enfin une amélioration demandée depuis longtemps : le travail à temps partiel sera mieux couvert dans le 2e pilier. Les inégalités de rentes entre femmes et hommes vont enfin diminuer dans le 2e pilier également. Un autre progrès important touche les travailleurs âgés qui perdraient leur emploi sur le tard, puisque, dès 58 ans, ils conserveraient leur droit à une rente de leur dernière caisse de pension, contrairement à aujourd'hui. Même s'ils ne retrouvent pas d'emploi et ne sont plus en mesure de cotiser à une caisse de pension.
</p><p>Il est aussi très important pour le Comité de l'USS que Prévoyance vieillesse 2020 assure le financement de l'AVS jusqu'en 2030 et permette de repousser les attaques contre le niveau des rentes des actuels retraité(e)s. Il a en outre maintenu que le rejet de Prévoyance vieillesse 2020 ne bénéficierait qu'à l'Union patronale suisse et aux partis de la droite bourgeoise. Ces derniers souhaitent que l'AVS soit insuffisamment financée afin d'avoir les mains libres pour imposer l'âge de la retraite à 67 ans et des baisses des rentes.
</p><p>L'Assemblée extraordinaire de l'USS adoptera sa recommandation définitive sur Prévoyance vieillesse 2020 ce vendredi.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4784</guid><pubDate>Mon, 20 Mar 2017 10:05:43 +0100</pubDate><title>SUVA : adaptations des modèles de primes ; audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/suva-adaptations-des-modeles-de-primes-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4782</guid><pubDate>Thu, 16 Mar 2017 17:14:49 +0100</pubDate><title>Le Comité présidentiel de l’USS se réjouit du renforcement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-comite-presidentiel-de-l-uss-se-rejouit-du-renforcement-de-l-avs</link><description>Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité présidentiel de l'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que l'alliance de la droite n'est pas parvenue à s'imposer concernant Prévoyance vieillesse 2020. La voie est ainsi ouverte à un renforcement de l'AVS. La hausse des rentes de l'AVS - 840 francs par an pour les personnes vivant seules et jusqu'à 2 712 francs pour les couples - aidera surtout les personnes à bas ou moyens revenus. Elle est d'autant plus importante que le 2e pilier rencontre de sérieux problèmes pour tenir ses promesses de rentes, a constaté le Comité présidentiel de l'USS lors de sa réunion de jeudi.
</p><p> Prévoyance vieillesse 2020 contient cependant une énorme couleuvre : le relèvement de l'âge de la retraite des femmes, mais cette réforme apportera aussi, en plus d'une hausse des rentes AVS, toute une série de progrès importants : </p><ul><li>une meilleure couverture du travail à temps partiel dans la prévoyance professionnelle obligatoire, ce qui réduit une inégalité de traitement au détriment des femmes dans le 2e pilier ;</li><li>une garantie des droits acquis pour les personnes de plus de 45 ans dans la prévoyance professionnelle obligatoire ; elles ne subiront pas de baisse des prestations par rapport à aujourd'hui ;</li><li> qui tombera au chômage à partir de 58 ans conservera son droit actuel à une rente, même s'il ne paie plus de cotisations ; </li><li>la modernisation de la retraite, de meilleures possibilités de retraite partielle ;&nbsp;</li><li> la sécurité financière pour l'AVS jusqu'en 2030 grâce à 0,6 % de TVA supplémentaire ; la moitié étant déjà prélevée à l'heure actuelle, la charge supplémentaire ne sera que de 0,3 %. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS décideront lors d'une assemblée extraordinaire, qui se tiendra le 24 mars, si ces progrès contrebalancent le relèvement de l'âge de la retraite des femmes. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura formulé sa proposition à l'intention de cette assemblée. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4779</guid><pubDate>Thu, 16 Mar 2017 13:04:02 +0100</pubDate><title>Des buts clairs sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-buts-clairs-sont-necessaires</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. L'emploi stagne (équivalents plein temps), contrairement à l'évolution à la hausse que connaissent d'autres pays. Dans l'industrie et l'hôtellerie-restauration, des emplois continuent à être supprimés, le chômage des plus de 55 ans augmente. L'inflation de base est négative, les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans ce contexte, notre pays aurait besoin d'une politique monétaire expansionniste. À cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont cependant extrêmement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la Banque nationale suisse (BNS) dans son bulletin trimestriel. 
</p><p>C'est une bonne chose que la BNS soit tout récemment redevenue active en intervenant contre l'appréciation du franc. Mais la communication concernant ses buts de politique monétaire reste trop peu claire. Personne ne sait si la BNS va à l'avenir combattre de nouvelles appréciations du franc. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte, grâce à un taux modéré, que la Suisse ne subisse pas de préjudice. La BNS devrait se donner des buts plus clairs et essayer de les réaliser (p. ex. concernant l'inflation). 
</p><p>L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas, mais la forte surévaluation du franc a des répercussions extrêmement négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays doivent être considérées comme clairement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index. 
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4777</guid><pubDate>Wed, 15 Mar 2017 11:00:25 +0100</pubDate><title>Plusieurs projets de démantèlement, ce n’est pas une solution</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plusieurs-projets-de-demantelement-ce-n-est-pas-une-solution</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 dans la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de voir que la conférence de conciliation a définitivement décidé d'augmenter les rentes AVS. Cette hausse de 840 francs par an pour les personnes vivant seules et de 2 712 francs pour les couples aidera surtout les personnes à bas ou moyen revenu. C'est une bonne chose parce qu'ainsi, la diminution des rentes du 2e pilier due à la baisse du taux de conversion ne sera pas uniquement compensée dans un 2e pilier en crise, mais aussi dans une AVS bien plus stable. 
</p><p>En limitant le financement additionnel de l'AVS à 0,6 % de TVA, le Conseil des États a fait un grand pas vers la majorité de droite du Conseil national. Cette demande essentielle étant satisfaite, ce dernier devrait désormais pouvoir accepter le projet Prévoyance vieillesse 2020 en l'état. Le saborder serait irresponsable. En effet, Prévoyance vieillesse telle que la conférence de conciliation l'a adopté constitue, pour les années à venir, la seule réforme de la prévoyance vieillesse qui puisse tenir face aux citoyen(ne)s de ce pays. Si elle était fractionnée en plusieurs projets de démantèlement, le naufrage serait inévitable, comme le passé nous l'a montré. L'USS combattra donc véhémentement de tels projets.
</p><p> Si Prévoyance vieillesse 2020 passe le cap du Conseil national, l'USS prendra définitivement position à son sujet lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s (AD) qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, son Comité adoptera sa proposition à l'intention de l'AD. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4775</guid><pubDate>Tue, 14 Mar 2017 15:43:37 +0100</pubDate><title>Soixante documents sonores sur l’histoire de l’USS à découvrir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/soixante-documents-sonores-sur-l-histoire-de-l-uss-a-decouvrir</link><description>Écouter les voix d’autrefois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Vous vous intéressez à l'histoire des syndicats ? Vous aimeriez aussi " entendre " des bribes de cette histoire ? C'est possible avec les 60 documents sonores désormais accessibles. </p><p>Tout apprendre de l'initiative sur la participation, entendre l'histoire de la Grève générale, accompagner les " Chants du travail libre " ou écouter l'introduction de Richard Müller (président USS intérim de 1978 à 1982) et les discours de Georges-André Chevallaz et Jean-Pascal Delamuraz au Congrès USS de 1982. Ce sont là quelques exemples de documents sonores que vous pourrez découvrir grâce au travail de numérisation de la Phonothèque nationale suisse. 
</p><p>Depuis les années 2000, la bibliothèque de l'USS remet les cassettes, disques et CD de ses fonds à la Phonothèque nationale suisse. 
</p><p>On compte actuellement une soixantaine de documents qui peuvent être classés en quatre catégories :</p><ul><li>les documents enregistrés lors de conférences et congrès à fin de documentation du mouvement syndical ;</li><li>les documents créés pour les campagnes de l'USS ;</li><li>les documents acquis, enregistrés ou créés pour les cours politiques ou culturels de la CEO (Centrale d'éducation ouvrière, qui a précédé Movendo, l'institut de formation des syndicats) ;</li><li>les chants du mouvement ouvrier du fonds Thomas Hensel.</li></ul><p> La Phonothèque nationale suisse a développé un vaste réseau de stations d'écoute et il vous est possible d'écouter ces documents dans de nombreuses institutions culturelles, dont toutes les bibliothèques universitaires. 
</p><p>Sous le lien qui suit, vous trouverez la liste des documents déjà digitalisés et les lieux d'écoute de votre région : 
</p><p><a href="http://www.fonoteca.ch/cgi-bin/oecgi3.exe/inet_fnbasefondsnamedetail?NAME_ID=74975.011&amp;LNG_ID=FRA" class="external-link-new-window">Liste des documents existants et des lieux d'écoute</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4773</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2017 18:13:38 +0100</pubDate><title>PV 2020: Efforts insuffisants du Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-efforts-insuffisants-du-conseil-national</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 sur la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national a manqué l’occasion d’enfin accepter le compromis du Conseil des Etats. Dans la version du Conseil national, Prévoyance vieillesse 2020 est vouée à l’échec. L'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations peuvent tout au plus accepter Prévoyance vieillesse 2020, si cette réforme est en fin de compte positive pour les travailleurs et les travailleuses. Ce ne peut être le cas que si la baisse du taux de conversion est aussi compensée par une hausse annuelle des rentes AVS de 840 francs pour les célibataires et allant jusqu'à 2712 francs pour les couples. Si la compensation ne se fait que dans le 2e pilier, le projet ne peut plus être considéré comme étant positif. En effet, les bas et moyens revenus devraient alors payer des cotisations bien plus élevées qu'avec la solution du Conseil des États. On les priverait par conséquent d’une part trop importante de leur pouvoir d’achat durant leur vie professionnelle.  
</p><p>La compensation unilatérale à travers le 2e pilier est aussi une erreur parce que sa situation continuerait à se dégrader dans un contexte de taux d'intérêt bas. Les rentes promises aujourd'hui ne sont absolument pas garanties. Par contre des rentes AVS plus élevées le sont et, surtout, dès l'entrée en vigueur de la réforme. La hausse des rentes AVS est avant tout importante pour les femmes dont le relèvement de l'âge de la retraite sera le prix le plus élevé à payer pour cette réforme. Une telle hausse dans l’AVS est plus avantageuse pour elles qu'une augmentation des rentes du 2e pilier. De fait, dans l'AVS, les femmes paient un tiers du volume des cotisations, mais touchent plus de la moitié des rentes versées. 
</p><p>Si le PLR, l'UDC et les Verts libéraux et par là-même les employeurs s'imposent en conférence de conciliation, un référendum et l'échec de la réforme seront inévitables. Si ces partis font capoter le projet au Parlement, ils porteront la responsabilité politique d'un nouveau blocage qui durera des années. Le passé nous a montré que les réformes qui franchissent le cap des urnes sont celles qui obligent toutes les parties prenantes à faire des concessions et qui sont synonymes d’avancées sociales pour les assuré(e)s. 
</p><p> L'USS prendra sa décision concernant Prévoyance vieillesse 2020 lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura choisir la recommandation qu'il fera à son Assemblée des délégué(e)s. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4769</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2017 11:23:05 +0100</pubDate><title>Calculateur de salaires de l’USS : données actualisées et nouvelle présentation </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/calculateur-de-salaires-de-l-uss-donnees-actualisees-et-nouvelle-presentation</link><description>Plus convivial, fonctionnel et clair</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau calculateur de salaires de l’USS (<a href="http://www.sgb.ch/typo3/www.salaire-uss.ch" class="external-link-new-window">www.salaire-uss.ch</a>) est en ligne depuis ce week-end. Il contient les dernières données de l’Enquête sur la structure des salaires 2014 et a été totalement remanié. L’USS et ses fédérations proposent ainsi gratuitement un instrument encore plus efficace pour faire la transparence sur les salaires. Les utilisateurs et utilisatrices peuvent avec le calculateur de salaires remanié déterminer encore mieux et plus facilement le salaire statistiquement correct correspondant à un profil d’emploi spécifique et, si nécessaire, lutter contre la sous-enchère salariale. &nbsp;
</p><p>La base de données du calculateur de salaires actualisé est constituée des 1,7 millions de salaires provenant de 35&nbsp;000 entreprises récoltés par l’Office fédéral de la statistique pour son Enquête sur la structure des salaires 2014. Cette fois-ci aussi, un éminent spécialiste du domaine, le politologue genevois Roman Graf, a traité les données de l’OFS. Le calculateur de salaires offre aussi une navigation plus conviviale. Il contient en outre de nouvelles informations et références. Si quelqu’un cherche à calculer un salaire dans une branche conventionnée, il obtient automatiquement un lien à la CCT concernée et par là-même des informations qui vont au-delà du salaire usuel, notamment sur le salaire minimum et d’autres dispositions importantes des conditions de travail. 
</p><p>Comparé à d’autres instruments permettant en Suisse de calculer les salaires, le nôtre apporte une nette plus-value. Il se base tout d’abord sur une base de données complète et peut ainsi prétendre à une représentativité élevée. Ensuite, c’est le seul calculateur qui exclut des critères discriminatoires comme le sexe, le permis de séjour ou la nationalité qui ne doivent pas influencer le salaire. Seuls des critères tels que l’âge, l’ancienneté, la région, la formation et la position hiérarchique peuvent être des éléments constituant du salaire. 
</p><p> Le calculateur de salaires répond à un important besoin. Le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices le démontre&nbsp;: le calculateur établit environ 900&nbsp;000 profils par an (procédures de calcul complètes). Cela représente à peu près 2500 calculs de profils par jour. Ou, autrement dit, chaque année, presqu’un quart des personnes actives professionnellement en Suisse utilisent le calculateur de salaires de l’USS. Cela prouve non seulement son attractivité et son acceptation élevées, mais aussi son utilité&nbsp;: la transparence des salaires est en Suisse toujours un tabou. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart,      premier secrétaire de l'USS, 079&nbsp;205 68 11 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4766</guid><pubDate>Thu, 09 Mar 2017 19:07:01 +0100</pubDate><title>PLR, UDC et Verts libéraux veulent un compromis qui ne peut pas en être un</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plr-udc-et-verts-liberaux-veulent-un-compromis-qui-ne-peut-pas-en-etre-un</link><description>Compromis PV 2020 : seule base possible est la décision du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La position présentée ce soir par les président(e)s du PRL, de l'UDC et des Verts-libéraux concernant Prévoyance vieillesse 2020 n'est en aucune mesure apte à jouer le rôle d'un compromis. La seule base possible pour un compromis avec les syndicats est la décision du Conseil des États qui prévoit une hausse annuelle des rentes AVS de 840 francs pour les personnes vivant seules et allant jusqu'à 2 712 francs pour les couples.</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations peuvent tout au plus accepter Prévoyance vieillesse 2020, si cette réforme est en fin de compte positive pour les travailleurs et les travailleuses, en particulier ceux et celles à bas ou moyens revenus. Si la baisse du taux de conversion est uniquement compensée dans le 2e pilier, le projet ne peut plus être considéré comme étant positif. En effet, les bas et moyens revenus devraient alors payer des cotisations bien plus élevées qu'avec la solution du Conseil des États. Ils seraient par conséquent privés de beaucoup de pouvoir d'achat durant leur vie professionnelle.
</p><p>La compensation unilatérale à travers le 2e pilier est aussi une erreur parce que la situation générale continuerait à se dégrader dans un contexte de taux d'intérêt bas. Les rentes promises aujourd'hui ne sont absolument pas garanties. Par contre l'augmentation des rentes AVS le sera et, surtout, elle aura lieu immédiatement après l'entrée en vigueur de la réforme. La hausse des rentes AVS est avant tout importante pour les femmes dont le relèvement de l'âge de la retraite sera le prix le plus élevé à payer pour cette réforme. Une telle hausse est plus avantageuse pour elles qu'une augmentation des rentes du 2e pilier. De fait, dans l'AVS, elles paient un tiers du volume des cotisations, mais touchent plus de la moitié des rentes versées.
</p><p>Si le PLR , l'UDC et les Verts libéraux s'imposent, un référendum et l'échec de la réforme seront inévitables. Si ces partis font capoter le projet au Parlement, ils porteront la responsabilité politique d'un nouveau blocage qui durera des années. Le passé nous a montré que seules peuvent passer le cap des urnes les réformes avec lesquelles la totalité des parties prenantes doivent faire des concessions et qui sont aussi synonymes de progrès social pour les assuré(e)s.
</p><p>L'USS prendra sa décision concernant Prévoyance vieillesse 2020 lors d'une Assemblée extraordinaire des délégué(e)s qui se tiendra le 24 mars prochain. Deux jours auparavant, le Comité de l'USS aura choisir la recommandation qu'il fera à son Assemblée des délégué(e)s. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p><span lang="fr-FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4765</guid><pubDate>Wed, 08 Mar 2017 18:10:49 +0100</pubDate><title>PV 2020 : « Notre soutien au projet du Conseil des Etats est indispensable »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-notre-soutien-au-projet-du-conseil-des-etats-est-indispensable</link><description>L’ancienne coprésidente de l’USS et égérie féministe explique pourquoi elle s’oppose à un référendum</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui le projet Prévoyance vieillesse 2020 me fait sortir de la réserve que je m’étais imposée depuis ma retraite, tellement il est important pour le futur de notre prévoyance vieillesse et tellement les décisions sont difficiles à prendre. 
</p><h3>Projet équilibré, pour les femmes aussi</h3><p>Le Conseil des Etats a fait un travail remarquable de précision et d’équilibre entre la baisse des prestations et la sauvegarde du niveau général des rentes pour les hommes comme pour les femmes. Tout en assurant le financement de l’AVS à long terme. La droite du Conseil national n’a qu’un objectif&nbsp;: démanteler le plus de prestations possibles et faire en sorte que le financement de l’AVS ne soit pas assuré. Pendant mes 16 ans de parlementaire à Berne, je n’ai jamais vu de bataille aussi acharnée entre les deux chambres. Entre le Conseil des Etats d’un côté qui veut un projet équilibré et la majorité du Conseil national de l’autre côté, qui veut tirer la corde à soi et se positionner en sauveur de notre prévoyance vieillesse au détriment de l’intérêt général. 
</p><h3>Précipiter l’AVS dans les chiffres rouges</h3><p>Il faut bien saisir que la droite n’a qu’un seul objectif, quels que soient les moyens d’y parvenir&nbsp;: elle veut que l’AVS ne dispose plus de suffisamment de rentrées pour garantir les rentes et pouvoir décider, dans la panique de l’urgence pécuniaire, qu’il faut augmenter l’âge de la retraite pour tout le monde à 67 ans au moins. Pour cela elle propose un bricolage uniquement dans la prévoyance professionnelle qui est plus complexe à comprendre et à maîtriser, elle charge le bateau dans le démantèlement des prestations, elle introduit même un mécanisme automatique dans l’AVS pour que l’augmentation de l’âge de la retraite suive en ligne directe la perte de ressources dans l’AVS. La droite sait qu’en suivant cette ligne, elle entraînera un référendum et qu’elle risque de perdre devant le peuple. Mais cela lui est bien égal, car si les référendaires gagnent, on reviendra au statu quo et l’AVS s’enfoncera dans les chiffres rouges à très court terme. Alors l’opinion sera mûre pour accepter en votations populaires une augmentation de l’âge de la retraite pour tout le monde. 
</p><h3>Pas de comparaison avec la RIE III</h3><p>Je sais que nous sommes gonflés à bloc par notre succès sur le référendum sur la RIE 3, il y avait une pression internationale pour que nous abolissions les statuts spéciaux des entreprises. La droite a chargé le bateau et il a coulé. Il n’y a toutefois aucune comparaison possible avec un référendum contre Prévoyance vieillesse 2020. Nous n’avons aucune pression internationale pour changer notre système de prévoyance vieillesse, on en restera donc au système actuel et on laissera l’AVS faire des déficits et nos caisses de pension se débrouiller avec l’augmentation de l’espérance de vie et l’absence de rendement des placements. 
</p><h3>Une augmentation de 70 francs non négligeable pour les femmes</h3><p>Nous avions combattu l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes de 62 à 64 ans dans la 10ème révision de l’AVS, c’était une hausse difficile à avaler, nous avions perdu le référendum. Mais dans la 10ème révision il y avait aussi l’introduction du partage des cotisations pour les personnes mariées et de la bonification éducative. Ces avancées ont permis une augmentation significative des retraites AVS pour les femmes. Dans le projet prévoyance vieillesse 2020 du Conseil des Etats il y a aussi une augmentation de l’âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans, c’est aussi difficile à avaler, cette soi-disant égalité alors qu’elle n’est pas réalisée dans la société. Mais il y a également une augmentation de la rente AVS de 70 francs par mois, cela fera du bien au portemonnaie des femmes pour lesquelles ces 70 francs par mois ne sont pas négligeables. 
</p><p>Je vois combien il est difficile de trancher, mais je suis persuadée que nous sommes à un tournant essentiel pour l’avenir de notre système de prévoyance vieillesse. Notre soutien au projet du Conseil des Etats est indispensable pour combattre les objectifs de la droite et pour assurer l’équité et la stabilité dans notre système suisse de prévoyance vieillesse.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4760</guid><pubDate>Tue, 07 Mar 2017 16:56:00 +0100</pubDate><title>Egalité salariale : deux pas en avant, un pas en arrière</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-deux-pas-en-avant-un-pas-en-arriere</link><description>Les derniers chiffres, qui ne sont malheureusement pas tous encourageants en cette veille du 8 mars. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur les inégalités de salaire montrent que les différences moyennes entre femmes et hommes se sont réduites de 23,6&nbsp;% (2012) à 19,5&nbsp;% (2014) dans le secteur privé. Cette évolution positive prouve que les femmes rattrapent les hommes du point de vue de la formation et des carrières professionnelles. Les syndicats et les mouvements féminins s’engagent dans ce sens-là depuis des années. Mais, dans le même temps, la part des différences qui ne peuvent être expliquées n’a que très peu diminué, de 40,9 à 39,1&nbsp;%.
</p><p>Par contre, l’évolution contraire qui s’est produite dans le secteur public est décourageante&nbsp;: l’écart de salaire entre femmes et hommes stagne (16,6&nbsp;% en 2014 contre 16,5&nbsp;% en 2012) et la part inexplicable de cet écart a même sensiblement augmenté, de 38,8&nbsp;% à 41,7&nbsp;%. 
</p><p>Le lent recul des différences de salaire et surtout de la part qui ne peut être expliquée (p. ex. 65,2&nbsp;% dans l’hôtellerie&amp;restauration ou 52,2&nbsp;% chez les salariées de moins de 30 ans&nbsp;!) sont inacceptables. Les employeurs du secteur public doivent aller de l’avant et mettre en œuvre sans tergiverser la Charte sur l’égalité qu’ils ont signée en septembre. Et surtout, le Parlement et le Conseil fédéral doivent durcir la loi sur l’égalité de manière à ce qu’elle agisse efficacement contre les discriminations salariales. L’USS exige concrètement que les entreprises contrôlent régulièrement leurs salaires, l’implication des syndicats dans ces contrôles, la création d’une autorité qui mène ces contrôles pour dénicher les moutons noirs ainsi que des sanctions pour amener ceux-ci à prendre leurs responsabilités. 
</p><p>La discrimination salariale n’est toutefois que la pointe de l’iceberg qui résume d’autres discriminations vécues au quotidien. Raison pour laquelle les femmes de l’USS ont rejoint l’alliance «&nbsp;We can’t keep quiet&nbsp;» qui fait partie du mouvement international qui s’est élevé contre le sexisme à la Trump. Elles participeront aux protestations qui ont lieu le 8 mars pendant la journée internationale des femmes dans toute la Suisse. Les femmes de l’USS défendent les revendications suivantes&nbsp;:&nbsp;&nbsp; </p><ul><li>La sécurité sociale et économique pour toutes les femmes&nbsp;!</li><li>Des salaires décents et justes&nbsp;!</li><li>Revaloriser le travail de care&nbsp;!</li></ul><p>Pour de plus amples informations: &lt;link actuel we-cant-keep-quiet&gt;<a href="http://www.uss.ch/actuel/we-cant-keep-quiet/" target="_blank" rel="noreferrer">www.uss.ch/actuel/we-cant-keep-quiet/</a></p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><p>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, en charge du dossier de l’égalité, 076 200 90 89</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4762</guid><pubDate>Tue, 07 Mar 2017 11:25:30 +0100</pubDate><title>Une hausse des rentes enfin à portée de main</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-hausse-des-rentes-enfin-a-portee-de-main</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 sur la dernière ligne droite</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil des Etats maintienne le cap choisi et que, pour la première fois en 40 ans, les rentes AVS augmentent davantage que l’adaptation au renchérissement et à l’évolution des salaires. Si la baisse du taux de conversion devait être compensée uniquement dans un 2e pilier mal en point, comme le Conseil national le propose, le référendum et par conséquent l’échec de la réforme seraient inévitables. Car la solution du Conseil national est trop chère pour les personnes à revenus modestes ou moyens. En outre, on court le risque de finalement percevoir des rentes des caisses de pension plus basses que prévu, alors que les cotisations seront plus élevées. 
</p><p>L’USS ne pourrait soutenir la réforme que si le supplément AVS en fait partie. Le fait est que le projet contient deux éléments difficilement acceptables, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion de 6,8&nbsp;% à 6&nbsp;%, qui ne pourraient passer la rampe qu’à condition que le bilan de Prévoyance vieillesse 2020 soit globalement positif. A cet égard, le Conseil des Etats a pris une autre décision positive en garantissant la préservation des acquis pour tous les assuré(e)s à partir de 45 ans et pas seulement à partir de 50 ans. Pour ces personnes, le supplément de rentes de 840 francs par an (2712 francs pour les couples) signifie une réelle augmentation des rentes. Ces suppléments représentent toutefois une avancée pour tous les bas et moyens revenus. Ils sont particulièrement importants pour les 500&nbsp;000 femmes qui ne sont assurées que dans l’AVS. Il n’y a que le supplément AVS qui augmente le montant de leur rente. L’USS estime encore que la meilleure couverture du temps partiel par le 2e pilier est aussi un élément positif, comme le fait de conserver le droit à une rente de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard, ainsi que la stabilisation des finances de l’AVS jusqu’en 2030. &nbsp;
</p><p>Une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire de l’USS se prononcera sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 le 24 mars 2017. Deux jours plus tôt, le Comité de l’USS adoptera une proposition à l’attention de l’Assemblée des délégué(e)s.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4756</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2017 09:56:10 +0100</pubDate><title>Davantage de droits pour les migrants et les migrantes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/davantage-de-droits-pour-les-migrants-et-les-migrantes</link><description>Conférence de la migration de l’USS, le 1er avril 2017</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le samedi 1er avril prochain se déroulera à Berne la Conférence de la migration de l'USS. Ensemble, les participants discuteront des voies mais aussi des stratégies à développer pour tendre vers l'égalité des droits. </p><p>Au cours des dernières années, les débats en matière de migration ont été de plus en plus systématiquement marqués par la montée de certaines formes de xénophobie et ce, même si forces de gauche et libéraux progressistes ont récemment remporté deux succès importants lors de votations fédérales, envoyant du coup l'UDC au tapis. La droite populiste et conservatrice empile les votations - et les provocations ! - et ne cesse de jouer sur les peurs et le rejet de l'autre. De fait, la migration clive et polarise aujourd'hui les opinions. 
</p><p>Comment faire face ? Comment promouvoir les mêmes droits pour tout le monde ? Quelles peuvent être les réponses syndicales ? Ces questions seront au centre des débats qui animeront la prochaine Conférence de la migration de l'USS. Une première présentation développera l'idée de la nécessité d'une participation impliquant des droits égaux pour toutes et tous. Une seconde contribution reviendra sur les luttes engagées par le mouvement syndical depuis les années 1970 en faveur d'une égalité des droits et des salaires. Enfin, une table ronde et une discussion clôtureront les débats de la matinée. 
</p><p>Dans l'après-midi, des groupes de travail et des ateliers de discussion seront constitués afin de discuter de thèmes actuels liant action syndicale et migration. Nous vous attendons nombreux le samedi 1er avril à Berne, car le sujet qui y sera traité est crucial. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4755</guid><pubDate>Thu, 02 Mar 2017 08:55:16 +0100</pubDate><title>L’USS « cant keep quiet » le 8 mars“</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-uss-cant-keep-quiet-le-8-mars</link><description>La lutte contre le sexisme et l’intolérance placée au cœur de la Journée internationale des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ralliée au jeune mouvement féministe post-trumpiste " We cant keep quiet ", l'USS invite à organiser des actions et à manifester le 8 mars. Renouveau féministe ? Interview de Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS en charge du dossier de l'égalité. </p><p><b>Pourquoi l'USS se joint-elle au mouvement " We cant keep quiet " ?</b></p><p>Nous organisons chaque année des actions avec nos fédérations. La dernière grande manifestation a été celle du 7 mars 2015 à Berne, qui avait déjà réuni 12 000 personnes au sein d'une large coalition. Mais cette année, les provocations sexistes et racistes de M. Trump ont déclenché quelque chose de puissant. La force du mouvement " We cant keep quiet " est qu'il ne se focalise pas sur des revendications spécifiques, il invite à protester contre le sexisme, les discriminations en tous genres et l'intolérance. C'est aussi un appel à la paix et au respect des droits humains ainsi que de la démocratie. 
</p><p><b>Peut-on parler d'un nouveau mouvement féministe ?</b></p><p>Non, je dirais plutôt que le mouvement féministe s'est renforcé. Il réunit d'ailleurs des féministes de longue date et des jeunes femmes qui ne s'étaient encore jamais engagées. Mais l'élection de Trump a fait office de réveil. Les gens ont subitement réalisé que l'égalité était loin d'être réalisée. Cela, alors que beaucoup pensaient que ce n'était plus un problème, que femmes et hommes étaient libres de faire les choix qu'ils voulaient, réduisant tout à des questions individuelles. Or, ils ont compris que si quelqu'un comme Trump pouvait être élu, ce n'était pas un problème individuel, mais un problème structurel. Les médias sociaux ont aussi beaucoup aidé à collectiviser des problèmes soi-disant individuels. On l'avait déjà constaté avec le tollé qu'avait provoqué l'émission d'Arena " Frauen an den Herd ? " (" Femmes aux fourneaux ?") et le #SchweizerAufschrei sur les réseaux sociaux en Suisse alémanique. 
</p><p><b>Quelles sont les revendications spécifiquement syndicales de ce 8 mars ?</b></p><p>La sécurité sociale et économique pour toutes les femmes, ce qui passe par des retraites décentes et la reconnaissance, dans les assurances sociales, du travail féminin non rémunéré. La question des salaires décents et justes pour les femmes reste une revendication importante, avec un salaire minimum fixé à 4000 francs, une revalorisation des salaires et des moyens légaux pour les contrôler, des moyens qui soient assortis de sanctions. Et enfin, toute la question du travail de soins et d'accompagnement, ledit " care " : il doit être correctement rémunéré et se faire dans de bonnes conditions. Les pouvoirs publics doivent aussi améliorer les prestations de manière à les rendre abordables pour toutes et tous. Dans le monde professionnel, la conciliation entre travail rémunéré et famille doit être garantie. 
</p><p><b>L'inégalité salariale est un serpent de mer syndical : comment faire enfin avancer ce dossier ?</b></p><p>Le Conseil fédéral va rendre avant l'été son message au sujet de la révision de la loi sur l'égalité. Les Chambres commenceront leur travail cet automne probablement. Nous avons besoin d'une large alliance pour réussir à améliorer l'application de l'égalité. Le système actuel est beaucoup trop lourd pour les femmes qui déposent une plainte pour inégalité salariale. Sans une plus grande transparence des salaires, ces plaintes sont très difficiles. L'obligation prévue de contrôler les salaires représente tout de même un pas en avant, même si nous continuons à exiger des sanctions pour les entreprises qui ne la respecteraient pas. On a notamment vu que la moitié des employeurs qui ont analysé leur structure salariale ont ensuite adapté les salaires des femmes. Il ne s'agit pas de travailler contre les employeurs, mais plutôt avec eux, pour qu'ils prennent conscience des inégalités. 
</p><p><b>Selon une étude universitaire romande, les inégalités apparaissent à la naissance du premier enfant : les couples retombent alors dans une répartition traditionnelle des rôles. Comment se fait-il que les jeunes ne se rendent pas compte des inégalités plus tôt ?</b></p><p>Sur le plan légal, on a quasiment atteint l'égalité. On n'est plus à l'époque où les femmes n'avaient pas le droit de vote. Par contre, un modèle néolibéral imprègne les structures et les conditions-cadres : la répartition traditionnelle des rôles reste privilégiée. Un jeune couple pensera choisir la meilleure solution financière sur le moment, mais ce n'est pas un choix librement consenti. Et ce n'est pas non plus une décision prise en connaissance de cause : bien peu se rendent compte, par exemple, des répercussions du temps partiel sur la retraite ou sur une carrière. Ce n'est que plus tard, après une éventuelle séparation, que ces inégalités deviennent évidentes. 
</p><p><b>Les médias semblaient se désintéresser de la question des inégalités entre femmes et hommes. Fallait-il que des centaines de milliers de femmes descendent dans la rue aux États-Unis pour que le mouvement reparte en Suisse aussi ?</b></p><p>Il est clair que cela n'a pas fait de mal ! En Suisse, le seuil de tolérance n'était peut-être pas encore dépassé. Et celles et ceux qui se débattent dans la précarité, entre jobs mal rémunérés, enfants et ménage n'ont souvent pas le temps de s'engager. J'espère qu'avec " We cant keep quiet ", nous allons faire comprendre au grand public qu'il y a encore du chemin pour aboutir à l'égalité. Et que ce n'est pas une lutte entre hommes et femmes, mais que tout le monde en profite.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4753</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2017 13:25:30 +0100</pubDate><title>Contre-projet direct à l’initiative populaire &quot;Sortons de l’impasse ! Renonçons à rétablir des contingents d’immigration&quot;. Consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/contre-projet-direct-a-l-initiative-populaire-sortons-de-l-impasse-renoncons-a-retablir-des-contingents-d-immigration-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4750</guid><pubDate>Wed, 01 Mar 2017 09:51:53 +0100</pubDate><title>Légiférer sur le télétravail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/legiferer-sur-le-teletravail</link><description>Une étude de l’OIT confirme qu’il y a un besoin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une <a href="http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_544140/lang--fr/index.htm" class="external-link-new-window">nouvelle étude de l'OIT</a> met en évidence les avantages et les difficultés du télétravail. Elle demande, comme l'USS, que les personnes concernées bénéficient d'une protection légale. </p><p>Les technologies numériques permettent toujours plus de travailler où et quand on le souhaite : depuis la maison, l'étranger ou même pendant les vacances. Ce qui est positif sur divers aspects : moins de trafic pendulaire et un meilleur équilibre entre travail et famille. Mais, en même temps, les salarié(e)s sont exposés au risque de travailler plus longtemps, à une intensification du travail et à des interférences entre travail et temps libre. Cela peut provoquer du stress, des maladies et des problèmes sur le plan de la vie sociale, comme le constate une nouvelle étude de l'OIT. Les salarié(e)s qui travaillent régulièrement depuis la maison sont en effet plus stressés que ceux qui ne travaillent qu'au bureau. Ils souffrent davantage de problèmes de sommeil et d'angoisses. 
</p><p>Le Conseil fédéral a aussi constaté ces problèmes dans son rapport de 2016, mais n'a pas voulu légiférer. 
</p><h3>Mettre en œuvre les recommandations de l'OIT </h3><p>Le rapport de l'OIT fait plusieurs recommandations. Il exige que tous les salarié(e)s qui effectuent du télétravail soient traités de la même manière. Le télétravail doit de ce fait être pratiqué en conformité avec la loi et librement consenti. Il faut s'assurer que les personnes qui travaillent à la maison puissent continuer à échanger avec leurs collègues. Le temps de travail et l'interdiction du travail de nuit et du dimanche ainsi que les pauses doivent aussi répondre aux prescriptions de la médecine du travail, respectivement de la loi sur le travail. Il faut en outre enregistrer la durée du travail. C'est actuellement aisément et partout réalisable, par exemple avec des applications sur smartphone ou PC. 
</p><p>L'enregistrement du temps de travail à une époque où l'on doit être joignable en permanence est particulièrement important. On ne peut accepter que les personnes qui effectuent du télétravail fournissent du travail gratuit, s'exploitent elles-mêmes et risquent le burnout. 
</p><h3>Les propositions de l'USS </h3><p>Les prescriptions sur la protection de la santé doivent aussi s'appliquer au télétravail : en particulier l'enregistrement du temps de travail et les dispositions sur les temps de repos, de même que la durée maximale du travail. Les conventions collectives de travail doivent aussi prévoir des mesures de protection contre les risques pour la santé physique et psychique, ainsi qu'une régulation du télétravail. Dans les branches et les entreprises concernées, il faut aussi réguler, par exemple par la voie conventionnelle, cette tendance à être joignable en permanence grâce aux technologies modernes. 
</p><p>Il faut aussi urgemment agir sur les questions du matériel, des frais et de la protection des données. Le rapport de l'OIT l'indique également. Actuellement, les frais de matériel notamment sont souvent reportés sur les salarié(e)s. En Suisse, c'est le cas selon l'interprétation que l'on fait de la loi. Il y a aussi des lacunes législatives dans la protection des données. L'employeur peut ainsi contrôler le comportement des salarié(e)s et même de leurs proches en surveillant leur présence en ligne et le flux des données. 
</p><h3>Adapter la loi sur le travail à domicile </h3><p>Les syndicats de l'USS ont décidé à la dernière AD d'inclure systématiquement les requêtes liées au télétravail dans les CCT. D'importantes lacunes demeureront quand même : presque 50 % des salarié(e)s ne bénéficient pas d'une CCT. Pour ces salarié(e)s, il faut légiférer. Mais comment ? 
</p><p>Le plus simple serait de rassembler dans un seul texte de loi toutes les dispositions actuelles sur la sécurité au travail et la protection de la santé, le volontariat, ainsi que les questions touchant à la protection des données et aux coûts du télétravail. Le rapport de l'OIT signale qu'il faut aborder sur le plan juridique les répercussions négatives possibles du télétravail. Le Conseil fédéral l'a aussi concédé en 2016, en particulier pour le respect de la sécurité au travail et la protection de la santé. 
</p><p>La loi sur le travail à domicile (LTrD) règle actuellement le travail industriel et artisanal traditionnel effectué à la maison. C'est un paradoxe : il existe des dispositions spéciales dans une loi pour une forme de travail qui n'existe presque plus alors que ce n'est pas le cas du télétravail qui pourtant augmente. Cela ne coûterait pas grand-chose d'adapter la LTrD au télétravail moderne. Conformément au rapport de l'OIT, l'USS demande donc que le Conseil fédéral concrétise les dispositions nécessaires sur le télétravail dans la LTrD et modifie cette loi. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4748</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2017 13:11:11 +0100</pubDate><title>Si le Conseil national ne cède pas, la réforme PV 2020 coulera </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-le-conseil-national-ne-cede-pas-la-reforme-pv-2020-coulera</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 mise en danger par l&#039;obstination du CN</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national persiste dans son intention d’augmenter l’âge de la retraite à 67 ans et refuse toujours une hausse des rentes AVS dans la réforme Prévoyance vieillesse 2020. La Chambre basse veut donc toujours compenser les baisses du taux de conversion par des mesures prises exclusivement dans le 2e pilier. Cette solution est trop chère pour les bas revenus ainsi que pour les PME. En outre, cela prendrait trop longtemps pour que ces mesures soit vraiment tangibles dans le porte-monnaie des futurs retraité(e)s. La décision du Conseil national qui ferait aboutir l’âge de la retraite à 67 ans est complètement à contre-courant. Si la solution du Conseil national s’impose lors de l’élimination des divergences entre les deux chambres, le référendum ainsi que l’échec de la réforme serait alors inévitables. 
</p><p>L’USS ne pourrait accepter cette réforme qui prévoit aussi d’augmenter l’âge de la retraite des femmes à 65 ans, une décision difficile à digérer, que si l’élimination des considérables divergences entre les deux chambres penchait vers la ligne défendue par le Conseil des Etats. Les suppléments de rentes de 840 francs par an pour les nouveaux retraité(e)s célibataires et de 2712 francs par an pour les couples sont efficaces et nécessaires. Ils reviennent aussi bien meilleur marché à la majeure partie des assuré (e)s que s’ils voulaient obtenir la même hausse de rente dans le 2e pilier. On peut aussi qualifier de positifs l’amélioration des rentes des caisses de pension pour les personnes qui travaillent à temps partiel, le droit d’obtenir des rentes de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard et la consolidation du financement de l'AVS jusqu'en 2030.
</p><p>Une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire de l’USS se prononcera sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 le 24 mars 2017. Deux jours plus tôt, le Comité de l’USS adoptera une proposition à l’attention de l’Assemblée des délégué(e)s.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier des assurances sociales, 076 564 67 67</li><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4744</guid><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 11:17:38 +0100</pubDate><title>Protéger le personnel de la Confédération contre le programme de stabilisation !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/proteger-le-personnel-de-la-confederation-contre-le-programme-de-stabilisation</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les délibérations sur le Programme de stabilisation arriveront à terme à la session de printemps. Les principales divergences subsistant à ce jour entre les deux chambres concernent les nouvelles mesures d'économie de 100 millions pour 2018 et 2019. Ces mesures voulues par le Conseil national dans le domaine propre de l'Administration fédérale sont irresponsables et purement idéologiques.</p><p>Le Conseil national s'est déjà défoulé sur le personnel de la Confédération avec une coupe supplémentaire de 50 millions dans le budget 2017, une mesure qui provoque actuellement énormément de difficultés dans les divers départements fédéraux. Et une nouvelle coupe de 25 millions dans le domaine du personnel de la Confédération a déjà été inscrite à titre conservatoire dans le Plan financier 2018-2020. Cela n'empêche pas la majorité de la Commission des finances du Conseil national d'être déterminée à maintenir ses divergences avec le Conseil des États et à saigner le domaine propre de l'Administration en le privant de 100 millions supplémentaires en 2018 comme en 2019.
</p><h3>Les loyalistes</h3><p>Cette attitude est purement idéologique et ne répond aucunement à une nécessité réelle. Le 22 février, le Conseil fédéral a pris connaissance de comptes annuels excellents, un résultat qui n'est plus une exception depuis longtemps, mais constitue la règle. Or il faudrait quand même couper dans le domaine du personnel de la Confédération... Mais pourquoi donc ? Parce que c'est la manière la plus facile pour la droite de montrer qu'elle " dégraisse " l'État. L'exercice n'est pas dangereux pour elle, car il faut beaucoup pour que les employé(e)s de la Confédération laissent éclater leur colère. Ce n'est pas dans leurs habitudes de déverser du fumier devant le Palais fédéral, mais ils continueront à vider les corbeilles à papier des parlementaires les plus obsédés par les économies ainsi que répondre aux interventions les plus complexes.
</p><p>Il est honteux d'exploiter de la sorte cette loyauté. Ce ne peut pas être le fait d'un Parlement appelé en principe à prendre ses décisions réfléchies et responsables. L'Union syndicale suisse (USS) appelle les membres raisonnables du Conseil national à renvoyer au Conseil fédéral les divergences qui subsistent encore concernant le Programme de stabilisation 2017-2020. On a assez économisé ! </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4743</guid><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 10:14:35 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 : la seule voie praticable est celle du Conseil des Etats</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-la-seule-voie-praticable-est-celle-du-conseil-des-etats</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> A la session de printemps, le Parlement doit terminer de traiter le dossier Prévoyance vieillesse 2020. L'USS ne peut accepter une réforme que si l'élimination des dernières divergences entre les deux chambres se fait sur la ligne du Conseil des Etats.</p><p>En préambule, il faut savoir qu'autant le Conseil national que celui des Etats, en ayant définitivement décidé d'augmenter l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, exigent de celles-ci un sévère démantèlement de leurs prestations, démantèlement que l'on ne peut que difficilement digérer. Ce qui ne pourrait d'ailleurs arriver que si ce recul est intégré à un projet où les points positifs l'emportent. La proposition de la commission compétente du Conseil national ne remplit pas ces conditions.
</p><p>Les solutions proposées par les deux commissions sont fortement divergentes. Le Conseil national ne veut compenser les baisses de rentes dues à la réduction du taux de conversion que dans le 2e pilier. Cette solution est trop chère pour les bas revenus. En outre, cela durerait trop longtemps pour que de telles améliorations de rentes soit tangibles. Le maintien de la solution de financement qui relèverait la retraite à 67 ans est aussi inadmissible. Le Conseil des Etats mise par contre sur des rentes AVS plus élevées. Il a admis que l'AVS avait démontré tout au long de son existence qu'elle était la plus efficace et la plus stable financièrement.
</p><p>Avec la proposition du Conseil des Etats, on améliorerait à nouveau l'AVS pour la première fois depuis 20 ans, grâce à la pression des syndicats. Le supplément de rentes de 840 francs par an pour les nouveaux retraité(e)s est la première augmentation forfaitaire depuis 40 ans. Le tabou sur une amélioration des rentes AVS serait ainsi brisé. L'augmentation de la retraite à 67 ans serait aussi par là-même balayée. D'autres points positifs figurent également dans ce projet, dont notamment de meilleures rentes des caisses de pension pour les personnes qui travaillent à temps partiel, un droit aux rentes de sa caisse de pension si on perd son emploi sur le tard et la consolidation du financement de l'AVS jusqu'en 2030.
</p><p>En résumé: du point de vue des travailleurs et des travailleuses, il n'y a que les propositions du Conseil des Etats qui soient adéquates pour régler le problème des rentes. Il faut espérer que les préoccupations des travailleurs et des travailleuses soient prises au sérieux au Parlement et que les dernières divergences soient éliminées en suivant la ligne du Conseil des Etats. Ensuite, les délégué(e)s de l'USS devront décider le 24 mars si les divers avantages de la réforme permettent de neutraliser le recul que représente l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4737</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 11:55:55 +0100</pubDate><title>Lutter efficacement contre le travail au noir, enfin!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lutter-efficacement-contre-le-travail-au-noir-enfin</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon un rapport d’évaluation du Conseil fédéral, le travail au noir n’est toujours pas assez fermement combattu en Suisse. Le Parlement doit maintenant en tirer les conséquences quand il traitera de la loi sur le travail au noir. Parce que les employeurs qui emploient au noir lèsent non seulement les salarié(e)s, mais aussi la collectivité.</p><p>Le travail au noir induit des lacunes dans les assurances sociales et ouvre grand la porte aux dumpings social et salarial. Les employeurs qui emploient au noir se livrent en outre à une concurrence déloyale face aux employeurs qui se comportent correctement. Le Parlement doit tenir compte de tous ces éléments dans la révision de la loi sur le travail au noir (LTN) &nbsp;sur laquelle il se penche à la session de printemps.  
</p><p>L’USS demande que la lutte contre le travail au noir soit cohérente. Il y a encore beaucoup à faire à ce niveau. Il est central que les employeurs aient déclaré les salarié(e)s aux assurances sociales au premier jour de travail. Dans la réforme de la LTN, il faut de ce fait annuler les interventions parlementaires de la droite qui veulent revenir sur cette obligation, à savoir déclarer immédiatement les travailleurs aux assurances sociales et leur fournir un certificat d’assurance. La lutte contre le travail au noir impose que les employeurs puissent déclarer de manière non bureaucratique mais rapide leurs salarié(e)s.
</p><h3>Les amendes doivent être dissuasives</h3><p>L’idée de certains parlementaires, qu’une minorité de la Commission compétente du Conseil des Etats veut suivre, de supprimer les sanctions en cas de violations des obligations d’annonce et d’établissement de relevés (art. 18a LTN) consterne les syndicats. L’USS invite le Parlement non seulement à accepter les dispositions sur les sanctions proposées par le Conseil fédéral (1000 francs au maximum, 5000 francs en cas de récidive), mais plutôt à les durcir.  
</p><p>Les employeurs qui violent l’obligation de déclarer les nouveaux salarié(e)s doivent être sanctionnés d’une amende allant jusqu’à 30&nbsp;000 francs et jusqu’à 50&nbsp;000 en cas de récidive. Sinon, les employeurs pourraient gagner gros en employant au noir et s’en sortir avec une amende d’à peine 1000 francs s’ils sont découverts. L’effet dissuasif est nul&nbsp;! 
</p><p>Il faut en ensuite établir un lien entre cette législation et celle sur les marchés publics. Ceux qui emploient des salarié(e)s au noir doivent être systématiquement exclus de l’attribution des marchés publics. 
</p><h3>Meilleure coopération</h3><p>Si l’on veut améliorer la lutte contre le travail au noir, les différentes autorités doivent en plus mieux coopérer entre elles, mais aussi avec les organes paritaires, quand il existe une CCT étendue. En présence de travail au noir, qui peut aussi impliquer des violations des dispositions conventionnelles (décomptes de salaires erronés, etc.), les autorités doivent aussi informer les organes paritaires et inversement. Sans une telle coopération, il n’est pas possible de lutter efficacement contre le travail au noir à une époque où il augmente dans des branches où les mesures d’accompagnement devraient en fait aussi se déployer efficacement.
</p><h3>Légaliser les sans-papiers</h3><p>L’USS appelle également le Parlement à légaliser la situation des personnes qui sont en Suisse depuis longtemps mais travaillent sans permis de séjour (sans-papiers). Cette avancée, qui n’a que trop tardé, libérerait de nombreux travailleurs, souvent des travailleuses employées dans le travail domestique, les soins ou la gastronomie, de la précarité et de l’exploitation. Cela couperait durablement l’herbe sous les pieds de ceux qui veulent employer au noir dans ces branches.&nbsp;&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4736</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 11:22:53 +0100</pubDate><title>Renforçons ce qui fonctionne bien dans l’infrastructure ferroviaire!</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/renforcons-ce-qui-fonctionne-bien-dans-l-infrastructure-ferroviaire</link><description>Session parlementaire de printemps : aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 mars, le Conseil national sera la première Chambre à se prononcer sur les propositions du Conseil fédéral au sujet du projet de loi sur l’organisation de l’infrastructure ferroviaire (OBI). La prise de décisions constructives renforçant globalement un système de transport qui fonctionne bien sans porter atteinte à l’environnement et à la population relèvera ainsi de sa responsabilité. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) est contente de voir le Conseil fédéral se prononcer sans équivoque aucune en faveur du modèle de chemins de fer intégrés. L’infrastructure et l’exploitation regroupées garantiront les synergies et l’efficacité pour faire face à la forte augmentation prévue des transports de voyageurs/voyageuses et de marchandises ces prochaines années. À cet effet, nous avons précisément besoin en Suisse, vu le volume généralement élevé du trafic, d’entreprises de transport sur rail qui soient solides. Sinon, nous n’en viendrons pas à bout. 
</p><p>Le transport des marchandises par la voie terrestre (rail ou route), maritime ou par la voie des airs n’est pas seulement un secteur en plein boom, mais aussi une branche économique très sensible dans laquelle les entreprises se mènent une lutte sans merci. L’environnement et la population situés le long des grands couloirs par où les transports passent sont soumis à d’importantes contraintes. Les conditions de travail dans les transports sont dures et sans cesse sous la menace de dégradations. À son tour, cela accroît considérablement le risque d’accidents. Et le Parlement a énormément aggravé la situation dans les transports ferroviaires en introduisant avec la révision de la loi sur le transport de marchandises (LTM) l’obligation pour ceux-ci d’être financièrement autonomes. Il serait donc plus que nécessaire de renforcer la compétitivité des entreprises de chemin de fer en régulant les conditions de travail qui y sont appliquées. Il faudrait aussi soutenir la mise en réseau et la collaboration afin que le transport puisse se faire autant que possible de la manière la plus efficace et dans le respect de l’environnement. En effet, tout tournera autour de la logistique ces prochaines années. 
</p><p>La proposition de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N) de faire de CFF Cargo une société indépendante, sous la forme d’une holding, est fondamentalement erronée. Aujourd’hui déjà, le transport routier intérieur est massivement avantagé. En livrant les marchandises réparties dans des petits véhicules, les entreprises de logistique parviennent sans difficulté aucune à contourner l’interdiction pour les poids lourds de circuler la nuit. Lors du traitement de la LTM, il y a une année et demie, il avait déjà été question d’externaliser CFF Cargo. À l’époque, le Conseil national avait été freiné par le Conseil des États. C’est maintenant la deuxième tentative dans ce sens de la CTT-N. Par là, celle-ci veut aussi aller encore plus loin que le postulat de son homologue des États, qui demande au Conseil fédéral un rapport sur les possibilités de développement de CFF Cargo.
</p><p>L’USS demande au Conseil national de rejeter la proposition de renvoi faite par la CCT-N avec sa propre proposition relative à CFF Cargo et, en lieu et place, d’entrer en matière sur le projet OBI du Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4735</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 11:14:15 +0100</pubDate><title>100 millions pour encourager l’accueil extrafamilial des enfants </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/100-millions-pour-encourager-l-accueil-extrafamilial-des-enfants</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il ne tient qu’au Conseil des Etats de redonner un élan à l’accueil extrafamilial des enfants. Il doit au moins accepter un geste qui va dans la bonne direction même s’il ne suffit pas. Les 100 millions d’aide permettront toutefois d’apporter une petite contribution à la meilleure employabilité des femmes à des taux d’occupation acceptables pour leurs futures retraites.&nbsp; </p><p>Afin que l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié permette de faire avancer les choses, le Conseil fédéral a proposé l’été dernier que les aides financières à l’accueil extrafamilial des enfants soit prolongée&nbsp;: pendant cinq ans, 100 millions doivent permettre de réduire les contributions des familles et de mieux couvrir les besoins des parents qui travaillent. Un petit montant, une maigre proposition. L’affaire n’a quasiment pas fait l’objet de contestation pendant la procédure de consultation, mais a provoqué depuis pas mal de remous.
</p><p>Pour rappel: en novembre 2016, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) du Conseil des Etats a décidé, après avoir auditionné l’Union patronale et economiesuisse, mais pas les syndicats (!), de ne pas entrer en matière sur la proposition du Conseil fédéral et de ne pas non plus l’examiner en détail. Le Conseil des Etats a corrigé cette décision irréfléchie et renvoyé le dossier à la CSEC pour qu’il le traite sérieusement. La commission a fait ses devoirs et, le 21 février, a largement suivi la proposition du Conseil fédéral. Le 14 mars, celle-ci revient au Conseil des Etats. 
</p><h3>Important pour les futures retraites</h3><p>Le Conseil des Etats ferait bien de rejoindre la position de sa commission et soutenir les améliorations visées dans l’accueil extrafamilial des enfants. Pendant cette session, le Parlement prendra sa décision finale sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 dont les femmes feront en grande partie les frais. Le Parlement doit donc absolument veiller à ce que celles-ci n’assument pas des pertes de rentes encore plus lourdes. Des mesures comme les aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants aident à décharger les femmes et les hommes du travail familial non rémunéré et leur permettent de travailler à un taux d’occupation qui leur assure des revenus ouvrant le droit à des rentes. 
</p><h3>La direction est la bonne</h3><p>Le Conseil des Etats ne doit donc en aucun cas entrer en matière sur la proposition de minorité de réduire à 50 millions le montant de l’aide. Cent millions représentent déjà une petite somme qui va certes améliorer la situation, mais ne va pas suffire à supprimer le malaise de la conciliation entre famille et travail qui règne en Suisse. Comme l’USS l’a déjà indiqué dans la procédure de consultation, il faut que la participation des pouvoirs publics soit d’au moins 1% du PIB. L’USS demande en outre que des critères de qualité soient définis pour les établissements et les projets subventionnés. Car le bien des enfants et du personnel exige obligatoirement une bonne formation et de bonnes conditions de travail. Il faut aller dans cette direction et pas dans celle de davantage de mesures d’économies et de programmes de démantèlement de l’Etat comme le demandent les politiciens néolibéraux.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4734</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 10:26:28 +0100</pubDate><title>Foire d’empoigne irresponsable autour de la SSR</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/foire-d-empoigne-irresponsable-autour-de-la-ssr</link><description>Session parlementaire de printemps : aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les ennemis de la SSR pourront à nouveau sortir leurs grands couteaux pendant cette session. C’est avec soulagement que nous accueillons la décision de la commission compétente du Conseil des Etats sur l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;»&nbsp;: rejet unanime. </p><p>Les affrontements sur la SSR ont commencé bien avant le lancement de l’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;». De nouvelles interventions dont le but est de tailler dans la SSR sortent constamment de la Commission des transports et des télécommunications (CTT). Au bénéfice des privés qui, prétendument, ne peuvent pas prospérer à l’ombre de la surpuissante SSR. Privés auxquels on devrait maintenant attribuer un plus gros morceau du gâteau publicitaire ou une plus large part de la redevance. Ou qui pourraient reprendre toutes les émissions de la SSR. Certains aimeraient bien limiter la SSR aux émissions d’actualité ou carrément tirer la prise de certaines de ses radios. Et le Parlement se prononcerait sur les concessions. La mission de la SSR serait alors probablement réduite à ce que les autres médias ne veulent pas faire ou à ce qui arrange le Parlement. Exagéré que tout cela&nbsp;? Forçons-nous le trait&nbsp;? Dramatisons-nous inutilement&nbsp;?
</p><p><b>Ne saignons pas à blanc la SSR</b></p><p>Pas du tout. Puisque quelques parlementaires veulent aller jusqu’au bout pendant cette législature. L’initiative «&nbsp;No Billag&nbsp;» est à cet égard très utile si elle pouvait offrir l’occasion d’élaborer un contre-projet. Qui ressemblerait aux interventions issues de la CTT-N. Interventions qui permettraient déjà de tester les rapports de force et que nous devons clairement faire échouer. 
</p><p>Une chose est claire: seul le modèle de financement actuel de la SSR garantit une couverture dans tout le pays, seul un programme complet assure la fidélité du public, seule l’indépendance politique est un gage de qualité. Le plus important défi reste principalement de conserver le public, surtout le plus jeune public. Cela ne sera pas possible si l’offre Internet n’est pas développée. Car tout se joue du côté des médias sociaux et des grandes entreprises de télécommunication. 
</p><p><b>Garantir la qualité d’une information indépendante</b></p><p>Il ne faut pas moins de SSR à l’avenir, mais très clairement plus de service public dans tous les médias. Il faut en parler. Il n’y a pas vraiment d’alternative à la SSR, en tant qu’émetteur public. Et, comme on peut le constater en ce moment régulièrement à chaque fois qu’une rédaction de journal coupe dans ses effectifs ou carrément disparaît, comme cela vient de se produire avec le Temps et l’Hebdo, il y a de moins en moins d’alternative. Le journalisme de qualité coûte et est irremplaçable. C’est de cela qu’il faut parler. Le temps manque aux médias locaux. La foire d’empoigne autour de la SSR est irresponsable. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4733</guid><pubDate>Wed, 22 Feb 2017 10:18:56 +0100</pubDate><title>Le transport régional de voyageurs doit être financé correctement</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-transport-regional-de-voyageurs-doit-etre-finance-correctement</link><description>Session parlementaire de printemps: aperçu</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral veut allouer un crédit d’engagement pour le financement des prestations du transport régional de voyageurs, un objet qui passera au Conseil des États le 8 mars prochain. Le but est d’offrir aux entreprises une meilleure sécurité dans leur planification. L’Union syndicale suisse (USS) soutient cette idée. Mais en ne voulant libérer les fonds prévus que par tranches de deux années, le Conseil fédéral compromet la réalisation de ses objectifs. On ne réalise pas des investissements du jour au lendemain, des délais longs et des plans financiers réalistes sont nécessaires. Et si le crédit sert à amortir des programmes d’austérité, il devient alors contreproductif. 
</p><p>Mais étaler sur deux ans le versement des contributions fédérales n’est pas le seul point contesté, le montant du crédit d’engagement l’est également. Les cantons et les transports publics demandent que ce dernier soit relevé à 4,104 milliards de francs. Pour arriver à ce chiffre, ils partent de l’idée que la Confédération, les cantons et les entreprises prendraient chacun un tiers du surcoût à sa charge (par rapport à la situation planifiée). C’est déjà là un compromis, car la Confédération devrait, selon la loi sur le transport de voyageurs, participer pour moitié à l’indemnisation des prestations commandées conjointement. La Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États soutient cette demande. 
</p><p>L’USS s’engage pour le relèvement du crédit d’engagement destiné au transport régional de voyageurs et voyageuses. Les cantons disposeront d’une faible marge de manœuvre ces prochaines années, les gains en efficacité des entreprises ont déjà été épuisés et les usagers et usagères ne voudront pas accepter de nouvelles hausses des prix. Parallèlement, la lourde charge représentée par le réseau de communication entraîne un besoin toujours croissant d’investissements et d’entretien que l’on n’a absolument pas le droit de repousser à plus tard. </p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4731</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2017 16:30:39 +0100</pubDate><title>Pas de démontage de la loi sur le travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-demontage-de-la-loi-sur-le-travail</link><description>La CER du Conseil national n’a rien appris de la débâcle de la RIE III</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS va lutter de toutes ses forces contre le démantèlement de la loi sur le travail qu'a accepté aujourd'hui la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national (CER-N). En transmettant les initiatives parlementaires de Konrad Graber et Karin Keller-Sutter aux Chambres, la CER-N attaque frontalement la protection de la santé des salarié(e)s. Par cette attitude jusqu'au-boutiste, la commission n'a pas tiré les leçons de la débâcle de la RIE III. 
</p><p>Encore plus d'épuisement, encore plus de travail de nuit et dominical, voilà ce que provoqueraient ces initiatives. Le stress et les cas de burn-out augmenteraient dramatiquement. Les inspecteurs ne pourraient plus contrôler que les durées maximales du travail, les temps de repos et de pause ainsi que l'interdiction du travail dominical et de nuit soient respectés. 
</p><p>L'initiative extrême du conseiller aux Etats Graber vise tout le secteur des services. Elle s'attaque non seulement à l'enregistrement du temps de travail, mais aussi au cœur des dispositions de la loi sur le travail relatives à la durée du travail et du repos dans ce secteur. Dans une clause élastique, les " travailleurs qui exercent une fonction dirigeante " et les " spécialistes " ne devraient plus enregistrer leur temps de travail. Ils devraient ainsi travailler pratiquement 24 heures sur 24, même le dimanche. L'initiative s'attaque en outre frontalement à la durée maximale du travail hebdomadaire. 
</p><p>L'initiative Keller-Sutter propose de libérer de l'obligation de saisir leur temps de travail le " personnel dirigeant et les spécialistes " de toutes les branches et cela sans aucune mesure compensatoire pour protéger leur santé. Les travailleurs et travailleuses ne devraient plus donner leur autorisation et il n'y aurait plus non plus de procédure paritaire pour pouvoir contrôler le respect des dispositions matérielles de la loi sur le travail théoriquement encore en vigueur. Alors que dans ce domaine, une importante dérégulation de l'enregistrement du temps de travail vient d'entrer en vigueur, le 1er janvier 2016. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li> Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du dossier conditions de travail, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4727</guid><pubDate>Fri, 17 Feb 2017 13:50:26 +0100</pubDate><title>Audition : Validation des acquis de l’expérience – Guide pour la formation professionnelle initiale</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-validation-des-acquis-de-l-experience-guide-pour-la-formation-professionnelle-initiale</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4718</guid><pubDate>Tue, 14 Feb 2017 15:21:57 +0100</pubDate><title>RIE III: un dimanche qui ouvre des perspectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rie-iii-un-dimanche-qui-ouvre-des-perspectives</link><description>Le président de l&#039;USS au sujet du NON à la troisième réforme des entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’année 2017 a commencé sous de mauvais auspices. Donald Trump a déclenché tout ce que l’on pouvait craindre, dès son entrée en fonction à la présidence de la plus grande puissance mondiale&nbsp;: haine et exclusion, ainsi que de nouveaux privilèges pour les riches couplés à un démantèlement social. En Europe, le climat n’est pas beaucoup plus serein. En Suisse également, ces tendances politiques ne nous sont pas étrangères. Les résultats de la votation de dimanche dernier sont donc d’autant plus réjouissants. </p><p>En 2004 déjà, la gauche avait réussi à faire échouer un paquet fiscal. Mais, cette fois-ci, avec la RIE III, nous avons gagné seuls et contre les cantons, contrairement à ce qui s’était passé en 2004. Ce qui rend cette victoire encore plus précieuse. En diffusant le message que cette réforme fiscale allait coûter 1000 francs à tous les ménages, les syndicats ont réussi, malgré de modestes moyens financiers, à apporter une contribution centrale à la campagne. 
</p><h3>Les entreprises doivent aussi payer des impôts</h3><p>Le NON à ce projet de prestige de la droite signifie qu’il faudra tenir compte de certains principes pour la nouvelle mouture. Personne ne nie qu’il faille abolir les privilèges fiscaux des sociétés-écrans ou des autres constructions visant à éviter des impôts. Rien ne justifie toutefois de lier l’abrogation des statuts spéciaux à une baisse généralisée de l’imposition des entreprises qui se ferait sur le dos de tout un chacun. Les entreprises doivent aussi payer des impôts. Comme tout le monde. Les entreprises dépendent aussi de personnes bien formées, d‘un réseau de transports efficace et d’un état de droit qui fonctionne. Elles doivent aussi payer pour cela. Le nouveau projet devra en tenir compte. 
</p><h3>Prochain test: le renforcement de l'AVS</h3><p>Le résultat qui est sorti des urnes dépasse néanmoins la politique fiscale. Il montre qu’un tournant social est nécessaire. Une politique au détriment des salarié(e)s ordinaires est arrivée à ses limites. Le prochain test sera l’avenir des retraites&nbsp;: en renforçant l’AVS dans son rôle d’assurance de base pour toute la population. L’AVS n’a pas la même importance pour les revenus bas et moyens que pour ceux qui gagnent beaucoup, ces derniers doivent toutefois contribuer solidairement à son financement. Les réductions de primes-maladie et les allocations pour enfants doivent aussi devenir un sujet. 
</p><h3>Offensive de naturalisations</h3><p>Ce dimanche de votation n’est pas seulement remarquable pour les perspectives sociales qu’il ouvre. L’acceptation du projet sur la naturalisation et la défaite ainsi imposée à la chasse aux sorcières menée par l’UDC est aussi un signe clair contre l’exclusion et en faveur de davantage de droits. Un vote contre la tendance actuelle à l’isolationnisme. Les communes doivent maintenant agir par une offensive en faveur de la naturalisation des première et surtout deuxième générations. 
</p><h3>Deux victoires en peu de temps</h3><p>Quelque chose d’autre s’est encore produit dimanche: malgré un déséquilibre massif des moyens financiers, une campagne offensive a permis de remporter la victoire. Pour la deuxième fois en peu de temps, et une victoire comparable à celle, éblouissante, contre l’initiative inhumaine de l’UDC dite de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;». La démocratie directe ouvre de nouvelles perspectives. Des perspectives pour une Suisse vivante et diversifiée. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Migration</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4716</guid><pubDate>Sun, 12 Feb 2017 15:02:57 +0100</pubDate><title>Satisfaction au sujet du OUI à la 3e génération</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/satisfaction-au-sujet-du-oui-a-la-3e-generation</link><description>Un OUI qui renforce l&#039;intégration des petits-enfants de migrants.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec satisfaction que l’Union syndicale suisse (USS) apprend que les petits-enfants de migrant(e)s pourront bénéficier d’une procédure facilitée pour se faire naturaliser. Cette avancée se faisait attendre depuis longtemps. Environ 3000 personnes pourront en profiter chaque année. 
</p><p>Pour toutes les autres personnes qui souhaitent obtenir la nationalité suisse, les exigences continuent toutefois d’être élevées dans beaucoup de cantons et de communes. La très claire majorité obtenue dans les cantons de BS, GR, VD et VS permettent de conclure que leur population considère que les obstacles administratifs actuellement mis à la naturalisation sont généralement trop sévères. Les gouvernements de ces cantons doivent donc réduire ces obstacles, il faut notamment supprimer les longs délais de résidence cantonale et parfois même communale imposés aux candidat(e)s à la naturalisation et abaisser les taxes onéreuses. Car la naturalisation est un moteur important d’intégration. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h5 class="TitelAusknfte"><span lang="FR-CH">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;248 41 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4714</guid><pubDate>Sun, 12 Feb 2017 12:50:00 +0100</pubDate><title>RIE III : NON à un projet politique aux dépens des salarié(e)s ordinaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rie-iii-non-a-un-projet-politique-aux-depens-des-salarie-e-s-ordinaires</link><description>Claire défaite pour une réforme déséquilibrée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR-CH">Le net rejet de la RIE III montre qu’une baisse générale des impôts au profit des entreprises bien assises financièrement et de leurs actionnaires, mais aux dépens de la vendeuse, du menuisier ou de l’enseignante n’est pas acceptable. La population doit déjà assumer les charges toujours plus lourdes que provoquent les hausses de primes d’assurances, les cotisations plus importantes au 2<sup>e</sup> pilier ou l’augmentation des loyers. C’est donc à juste titre que les citoyen-ne-s ont brandi le carton rouge à un projet politique qui voulait soulager unilatéralement les entreprises au détriment des ménages privés.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Les entreprises doivent aussi payer des impôts et apporter leur contribution financière aux services publics et aux infrastructures. Il faut maintenant mettre sur pieds une réforme de l’imposition des entreprises qui réponde à un objectif ciblé, à savoir supprimer les statuts spéciaux sans provoquer de pertes fiscales. Les entreprises et leurs actionnaires doivent assumer les éventuels coûts de la RIE III. Il faut maintenant plutôt pouvoir soulager concrètement les salarié(e)s. Par des réductions des primes-maladie individuelles, par exemple.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">La nouvelle RIE III ne doit contenir que des mesures qui soient effectivement utiles pour supprimer les privilèges fiscaux octroyés par les statuts spéciaux. Les cantons principalement concernés sont ceux de GE, VD et BS. Mais une baisse de l’imposition des bénéfices généralisée dans toute la Suisse et subventionnée par la Confédération coûte beaucoup trop cher et provoque d’énormes effets d’aubaine pour les entreprises ordinaires. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Une réforme qui ne se ferait qu’aux dépens des salarié(e)s normaux ne sera pas soutenue par la population. Le Parlement devrait tenir compte de cette réalité pour le projet Prévoyance vieillesse 2020 également.</span></p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">&nbsp;</p><h5 class="TitelAusknfte"><span lang="FR-CH">Renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;248 41 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</span></li><li><span lang="FR-CH"></span><span lang="FR-CH">Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74</span></li></ul><p class="Text">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4712</guid><pubDate>Thu, 09 Feb 2017 10:30:46 +0100</pubDate><title>Temps de travail : pas question de déréguler encore plus</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/temps-de-travail-pas-question-de-dereguler-encore-plus</link><description>Il faut mettre des limites hebdomadaires au temps de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> De longues durées du travail détruisent la santé psychique et physique. Une étude australienne montre que travailler plus de 39 heures par semaine a des répercussions négatives sur la santé. En Suisse, où la durée moyenne du travail est déjà plus élevée, on parle de déréguler aussi les temps de repos et les durées maximales hebdomadaires. </p><p>Travailler plus de 39 heures par semaine nuit à la santé. Phénomène qui est encore aggravé quand les dispositions sur le temps de repos ne sont pas respectées. La Suisse, où le temps de travail moyen stagne depuis des années à 42 heures devrait justement prendre très au sérieux les résultats de cette <a href="http://www.anu.edu.au/news/all-news/a-healthy-work-limit-is-39-hours-per-week" class="external-link-new-window">nouvelle étude</a> de la Australian National University (ANU). Depuis l'abandon du taux plancher pour le franc, de nombreuses entreprises ont encore augmenté le temps de travail hebdomadaire. 
</p><h3>Durée du travail hebdomadaire idéale pour la santé </h3><p>L'étude explique que des durées du travail élevées mettent en danger la santé psychique et physique d'une personne parce que celle-ci a moins de temps pour se nourrir correctement, prendre soin de sa santé et se reposer. Cela est d'autant plus valable pour les femmes qui, en raison de leurs tâches domestiques et de l'assistance prodiguée aux proches, sont souvent confrontées à une double journée. 
</p><p>Selon l'étude, la limite psychologique d'une durée hebdomadaire de travail saine est de 34 heures pour les personnes qui s'occupent de proches et du travail domestique. L'étude qui est unique en son genre a utilisé les données de plus de 8000 salarié(e)s australiens. 
</p><h3>Semaine de 50 heures ? </h3><p>Les résultats de cette étude sont aussi pertinents dans le débat politique suisse. Les conseillers aux Etats Graber et Keller-Sutter veulent supprimer la durée maximale hebdomadaire de travail et l'interdiction du travail de nuit et du dimanche pour des salarié(e)s du secteur des services ainsi que l'obligation d'enregistrer le temps de travail. Des semaines de 50 heures et plus pourraient devenir la norme. Les répercussions sur la santé des salarié(e)s seraient catastrophiques. Le nombre déjà élevé de burnouts en Suisse exploserait inévitablement. 
</p><p>Les motions cyniques de Graber et Keller-Suter ne sont donc clairement pas indiquées quand on voit la réalité des faits. Il faut plutôt améliorer la protection psychosociale des salarié(e)s en enregistrant davantage le temps de travail et en respectant les dispositions protectrices sur le temps de travail de la loi sur le travail. Et si une réforme devait être entreprise, il faudrait plutôt baisser la durée maximale du temps de travail. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4710</guid><pubDate>Wed, 08 Feb 2017 15:15:13 +0100</pubDate><title>Arrêtés fédéraux: échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers avec nouveaux états et territoires dès 2018/2019. Consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/arretes-federaux-echange-automatique-de-renseignements-relatifs-aux-comptes-financiers-avec-nouveaux-etats-et-territoires-des-2018-2019-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4708</guid><pubDate>Wed, 08 Feb 2017 14:51:03 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 15.410 de Buman. Ancrer durablement le taux spécial de TVA applicable à l’hébergement. Consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/initiative-parlementaire-15-410-de-buman-ancrer-durablement-le-taux-special-de-tva-applicable-a-l-hebergement-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4701</guid><pubDate>Tue, 07 Feb 2017 10:55:20 +0100</pubDate><title>Vingt fois plus de moyens pour faire avaler l’arnaque fiscale du siècle </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vingt-fois-plus-de-moyens-pour-faire-avaler-l-arnaque-fiscale-du-siecle</link><description>La fronde populaire peut encore faire tomber les Goliath de l’économie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Rapport de 1 à 20 pour les encarts publicitaires et les  affiches en faveur des partisans de la RIE III&nbsp;: un nouveau combat à la  David contre Goliath résume cette campagne. Mais le pouvoir de l’argent  ne fait pas tout. Comme l’initiative Minder l’avait montré, Goliath peut  s’effondrer sous la fronde populaire. C’est maintenant une question de  mobilisation, jusqu’à la dernière minute. </p><p class="ParagrSPnormaux">Rien qu'au mois de janvier, les partisans de  la troisième réforme des entreprises (RIE III) ont dépensé 2 millions de  francs en affiches et encarts publicitaires. Depuis le début de la  campagne en octobre, ce ne sont pas moins de 3,3 millions de francs qui  ont été déboursés, d'après Media Focus. Les organisations économiques  ont sur cette campagne une force de frappe 20 fois plus puissante que  celle du Comité contre la RIE III. Quant au nombre d’encarts  publicitaires, selon l’Année politique suisse, un Institut de  l’Université de Berne, le rapport serait de 8 à 1. En faveur des tenants  de l’économie et de la droite, cela va sans dire. &nbsp; </p><p class="ParagrSPnormaux">Ces chiffres ne couvrent toutefois ni les  imprimés ni la publicité en ligne. En plus des quelques 3 millions de  tous-ménage distribués par l’USAM, économiesuisse s’est encore payé le  luxe de produire des tous-ménages locaux, spécifiques à presque tous les  cantons romands. Coûts de ces imprimés&nbsp;: près d’un million de francs  qui s’ajoutent aux chiffres cités plus haut. Soit au moins 4 millions de  francs.</p><p class="ParagrSPnormaux">L’argent ne peut pas tout</p><p class="ParagrSPnormaux">Rarement l’économie n’aura déboursé autant  pour faire passer un de ses projets. Or, le pouvoir de l’argent ne fait  pourtant pas tout. Pas toujours du moins. Malgré les millions investis  dans la campagne contre l’initiative Minder en 2013, économiesuisse  avait perdu, et massivement, contre un comité d’initiative qui possédait  40 fois moins de moyens. </p><p class="ParagrSPnormaux">Une telle débauche de moyens cache  nécessairement des intérêts gigantesques. Il est évident que dépenser  quelques millions pour récupérer des milliards de baisse d’impôts sur  les bénéfices en vaut la peine&nbsp;: autant d’argent à redistribuer aux  actionnaires répartis dans le monde. La population n’est toutefois pas  dupe. Elle se rend compte qu’elle devra en payer un lourd tribu. </p><p class="ParagrSPnormaux">Mais rien n’est encore gagné. A nous de nous  mobiliser jusqu’à la dernière minute pour prouver qu’en démocratie, la  fronde populaire peut abattre un géant, même lourd de plusieurs  millions. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4699</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2017 13:46:45 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en œuvre du règlement (UE) 2016/1624 relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-du-reglement-ue-2016-1624-relatif-au-corps-europeen-de-garde-frontieres-et-de-garde-cotes-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4697</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2017 11:39:34 +0100</pubDate><title>Accélération des procédures d’asile. Mise en vigueur partielle de la mod. du 25-09-2015 LAsi : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/acceleration-des-procedures-d-asile-mise-en-vigueur-partielle-de-la-mod-du-25-09-2015-lasi-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4693</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2017 16:22:30 +0100</pubDate><title>Des obstacles à la naturalisation à abaisser</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/des-obstacles-a-la-naturalisation-a-abaisser</link><description>Naturalisation facilitée des jeunes de la 3e génération</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si les citoyen(ne)s avaient voté il y a quelques semaines, la naturalisation facilitée des jeunes étrangers de la 3e génération aurait été clairement acceptée. En fait, c'est quelque chose qui va de soi. Finalement, les personnes concernées, des petits-enfants d'immigré(e)s, sont nées ici et sont donc depuis longtemps des Vaudois, des Jurassiennes ou des Valaisans... Mais la scandaleuse campagne d'affiches avec une femme en burqa menace aujourd'hui ce qui va de soi. 
</p><p>Le tout dernier sondage de la SSR montre à nouveau un taux de " oui " élevé (66 %). Cependant, par rapport au premier sondage, les " pour " et les " plutôt pour " ont reculé de 8 %. Cela devrait encore suffire pour une majorité du peuple, mais avec cette tendance, le la majorité des cantons n'est plus assurée. 
</p><p>L'analyse détaillée des résultats du sondage nous apprend des choses très intéressantes. Par exemple, la part des " non " des sympathisant(e)s du PLR a triplé par rapport au premier sondage. Il incombe donc aux libéraux-radicaux d'inverser cette tendance et de contrer la campagne menée par quelques UDC avec les affiches précitées, comme ils y étaient parvenus lors de la campagne contre l'initiative dite " de mise en œuvre ". 
</p><p>Au PLR de neutraliser l'argument selon lequel la Confédération n'a pas le droit de s'immiscer dans les compétences cantonales. Le fait est qu'avec la naturalisation facilitée des petits-enfants d'immigré(e)s aussi, les cantons seront entendus et pourront faire appel. En outre, la Confédération dispose déjà de compétences en matière de naturalisations, à savoir avec la procédure facilitée destinée aux conjoints étrangers de Suisses et Suissesses. On voit alors à quel point la situation actuelle est absurde. Alors que les conjoints étrangers des Suisses et de Suissesses profitent aujourd'hui déjà de délais raccourcis, de démarches administratives réduites et de frais moindres, les jeunes étrangers de la 3e génération nés dans notre pays doivent passer par une procédure exigeante, longue et onéreuse. 
</p><p>Il est temps que nous abaissions les obstacles mis à l'obtention du passeport suisse. C'est pourquoi il faudra clairement voter OUI le 12 février à la naturalisation facilitée des jeunes étrangers de la 3e génération. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4692</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2017 15:13:38 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral veut soutenir les proches aidants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-veut-soutenir-les-proches-aidants</link><description>Un signe de reconnaissance pour une assistance non rémunérée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Reconnaissant les signes du temps, le Conseil fédéral entend soutenir les proches aidants, tant sous l'angle financier que sous celui du temps. L'Union syndicale suisse (USS) salue cette décision importante et attend avec impatience le projet concret d'ici la fin de l'année. </p><p>En Suisse, on travaille plus longtemps sans être rémunéré qu'en l'étant. En 2013, le nombre d'heures de travail non rémunérées était de 8,7 milliards (heures payées : 7,7 milliards). L'Office fédéral de la statistique estime que cela représente 410 milliards de francs, une contribution irremplaçable pour une économie qui fonctionne. Les femmes en fournissent 62 %. Derrière ces chiffres, il y a des personnes et leur histoire, des personnes qui consacrent leur énergie et leur temps à s'occuper d'enfants ou à dispenser des soins à des proches ; cela, tout en devant assurer leur propre revenu et celui de leur famille en ayant une activité professionnelle. Stress et travail en quantité excessive en sont les conséquences à court terme. À long terme, le temps investi dans des activités non rémunérées au lieu d'activités rémunérées se traduit par un manque d'argent et des lacunes dans la prévoyance vieillesse. 
</p><h3>Congé payé en cas de soins </h3><p>Le Conseil fédéral veut décharger ces personnes à l'aide de plusieurs mesures. Actuellement, les parents peuvent prendre jusqu'à trois jours de congé par maladie pour soigner leur enfant. Demain, ils devraient aussi pouvoir le faire pour des parents adultes malades et l'employeur devrait aussi continuer à verser leur salaire. Et dans le cas d'enfants gravement malades ou victimes d'un accident, le gouvernement veut également permettre un congé pour tâches d'assistances, afin que les parents ne soient plus contraints de renoncer à leur activité professionnelle. Il envisage entre autres, dans une variante, de compenser la perte de salaire par une allocation similaire à celle versée en cas de maternité. Une telle solution est vraiment nécessaire, car ces cas de maladie et d'accidents peuvent grever lourdement le porte-monnaie des familles. Les pertes financières sont en effet cruciales dans ce genre de situation. Le Conseil fédéral doit aussi prévoir que ces congés payés pour tâches d'assistance, ou ces réductions momentanées du temps de travail (comme c'est déjà courant en France, en Allemagne et en Autriche) soient aussi accordés à des personnes qui doivent assister des proches adultes. Comme c'est souvent pendant la dernière phase de la vie professionnelle qu'il faut porter assistance à des proches âgés, le retour ensuite dans le monde du travail n'est de fait guère possible. 
</p><h3>Extension des bonifications pour tâches d'assistance </h3><p>Un autre progrès est l'ajout proposé par le Conseil fédéral à la loi sur l'AVS. Les bonifications pour tâches d'assistance à des personnes présentant au moins une impotence moyenne, déjà reconnues par cette loi, devraient être octroyées aussi aux personnes qui prodiguent des soins ou une assistance à un parent atteint d'une impotence faible, voire éventuellement aux concubins. Les bonifications pour tâches éducatives et les bonifications pour tâches d'assistance sont déjà la principale raison pour laquelle les hommes et les femmes sont presque sur pied d'égalité dans l'AVS. C'est pour cela que, afin qu'il y ait égalité effective au plan de la rente, l'AVS doit être renforcée et la reconnaissance du travail non rémunéré étendue au 2e pilier. 
</p><h3>L'assistance à des tiers est une tâche publique </h3><p>L'USS est impatiente de voir quelle offre concrète le Conseil fédéral prévoit pour soutenir les proches aidants. À ses yeux, il faut moins se focaliser sur le développement du travail bénévole, non rémunéré, que sur une plus grande participation des pouvoirs publics. L'accueil extrafamilial des enfants, l'assistance aux personnes âgées et malades ainsi que la couverture médicale doivent être accessibles à tout un chacun - contre paiement ou non -, d'un haut niveau de qualité et adaptés aux besoins existants. Outre les amorces de solutions judicieuses du Conseil fédéral destinées à décharger les proches aidants sur le plan financier, l'USS attend que l'on s'efforce davantage d'alléger cette charge au plan temporel. Le Conseil fédéral doit comprendre l'assistance apportée à des personnes qui en ont besoin comme une responsabilité qui relève de la société et non des individus, et renforcer ce type de prestations, comprises comme faisant partie intégrante du service public. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4690</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2017 08:39:57 +0100</pubDate><title>Le stress doit être combattu pas démultiplié !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-stress-doit-etre-combattu-pas-demultiplie</link><description>Deux membres du Conseil des États veulent donner le feu vert à encore plus de stress</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De plus en plus de personnes se sentent stressées au travail. Cela n'empêche pas les conseillers aux États K. Graber et K. Keller-Sutter de vouloir ouvrir tout grand la porte au stress dans le secteur des services en permettant des durées de travail excessives. </p><p>Une <a href="http://www.unia.ch/fr/actualites/actualites/article/a/13244/" class="external-link-new-window">nouvelle étude d'Unia</a> confirme que le stress au travail augmente pour les professions de bureau. 15,4 % des personnes interrogées se sentent toujours et 54,4 % souvent stressées. Seuls 6,2 % reconnaissent n'être jamais ou que rarement stressés. 58,7 % donnent le " travail contre la montre " comme principal motif de stress, 46 % des " interruptions fréquentes ", 40,5 % la " pression à la performance ", 34,3 % des " instructions de travail imprécises ", 29,9 % des " journées de travail trop longues " et 17,5 % le " travail pendant le temps libre ". 
</p><p>Le sondage montre aussi qu'aujourd'hui encore, la prévention dans les entreprises contre les risques psychosociaux comme le stress est trop faible, alors que depuis 2015, une opération d'exécution prioritaire du SECO et des inspectorats cantonaux du travail est en cours. 
</p><h3>Un emploi sur trois en point de mire </h3><p>Il est fort intéressant de noter que le sondage d'Unia a été précisément réalisé auprès de catégories de travailleurs et travailleuses directement concernées par les initiatives parlementaires K. Graber et K. Keller-Sutter destinées au " personnel dirigeant " et aux " spécialistes " des services. Petit rappel : ces initiatives veulent supprimer, pour ces catégories de personnes, la protection matérielle de la santé garantie par les durées maximales de travail, les pauses et l'interdiction du travail de nuit et du travail dominical. 
</p><p>Or les personnes titulaires d'un diplôme de degré tertiaire (écoles supérieures et formation professionnelle supérieure) qualifiables de " spécialistes " représentent environ 40 % de la population âgée dite active. Le " personnel dirigeant " représente, lui, environ 34 % des salarié(e)s. Les données fournies par le sondage d'Unia montrent de façon impressionnante que ce sont précisément ces catégories qui souffrent fortement du stress au travail ! 
</p><h3>" La santé, ce n'est pas notre affaire " </h3><p>Le renoncement total à l'enregistrement de la durée du travail est de plus cyniquement justifié par le souhait qu'auraient les travailleurs et travailleuses d'être autonomes et " vendu " comme prouvant la confiance placée en eux par les employeurs. Or il est clair que les systèmes de saisie du temps de travail qui permettent d'être flexible et ne réduisent pas l'autonomie quant à l'aménagement de l'horaire sont déjà possibles sans autre aujourd'hui dans le cadre de la législation sur le travail ! Les dispositions sur l'enregistrement de la durée du travail n'ont été déréglementées qu'à partir du 1er janvier 2016 et nombre d'employeurs s'en disent satisfaits. Seuls les représentant(e)s des branches les plus idéologisées, comme Expertsuisse (association des experts suisses en audits, fiscalité et fiduciaire) ou l'Alliance réflexion suisse (regroupement informel de l'Association Suisse d'Assurances, Fiduciaire Suisse et ICTS Switzerland) veulent, avec leurs revendications extrémistes, continuer à vider de sa substance la protection des travailleurs et travailleuses. Et se moquent royalement de la santé de ces derniers ! 
</p><h3>La commission veut tout de même approfondir la question </h3><p>L'Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations s'opposent à ces projets qui déboucheront finalement sur du travail gratuit. La commission préparatoire du Conseil national ne les a pas tout simplement acceptés sans broncher, mais entend clarifier cette problématique jusqu'au mois de mai. L'USS est satisfaite de cette décision prise sous le signe de la raison. Elle s'engagera également pour que les domaines problématiques de la " joignabilité permanente " et du télétravail soient mieux réglementés. Quant à ses fédérations, elles feront en sorte que les conventions collectives de travail définissent des mesures efficaces de protection de la santé contre les risques psychosociaux, donc y compris le stress.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4685</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2017 10:34:01 +0100</pubDate><title>Vivre décemment avec les prestations complémentaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vivre-decemment-avec-les-prestations-complementaires</link><description>Aucun démantèlement des PC : une alliance met en garde contre de sérieuses conséquences</description><content:encoded><![CDATA[<p> Aucun démantèlement des prestations complémentaires (PC) : c'est avec cet appel que l'Alliance prestations complémentaires (Alliance PC), dont la large base est composée d'organisations de personnes handicapées, âgées, de femmes, de travailleurs et travailleuses et de locataires, s'est aujourd'hui adressée à la presse. L'alliance lutte contre les mesures d'économie et le démantèlement radical qui est prévu dans la loi sur les prestations complémentaires (LPC). Le Conseil fédéral veut économiser 300 millions de francs, essentiellement aux dépens des personnes âgées et handicapées. Pour l'Union patronale et quelques partis bourgeois, les aléas sociaux que provoquerait cette proposition de démantèlement ne vont pas encore assez loin. Alors que les bénéficiaires de PC doivent aujourd'hui déjà compter jusqu'au dernier centime.
</p><p>L'Alliance PC demande en outre aux Chambres fédérales d'enfin adapter le montant du loyer pris en compte pour le calcul des PC qui est le même depuis 2001. Avec 1 100 francs pour une personne seule et 1 250 francs pour les familles et les couples, ces montants ne couvrent absolument plus les loyers actuels.
</p><p>L'Alliance PC lutte contre les coupes dans les prestations complémentaires et le durcissement des critères d'accès que le Conseil fédéral propose dans la révision à venir de la LPC. Elle s'oppose surtout à la réduction de la franchise sur la fortune, aux restrictions sur l'utilisation de la fortune, aux nouveautés sur la prise en compte du revenu d'une activité lucrative et aux réductions des remboursements des primes-maladie. Ces propositions malmènent les personnes concernées. L'Alliance PC demande en outre que le montant réservé aux dépenses personnelles des résident(e)s de homes soit fixé dans toute la Suisse à environ 500 francs. Il faudrait aussi encourager les personnes à continuer à vivre à la maison, ce qui demande plus d'investissement des PC dans l'immédiat, mais sera récompensé par moins d'entrées en home à long terme.
</p><h5>Sont représentées dans l'Alliance prestations complémentaires:</h5><ul><li><b>Organisations de personnes handicapées </b>: Agile / Inclusion Handicap / Procap / Pro Infirmis</li><li><b>Organisations de personnes âgées :</b> Avivo / Pro Senectute / CSA / Fares / Grossmütterrevolution</li><li><b>Organisations de femmes :</b> Femmes protestantes en Suisse (FPS) / Union suisse des paysannes et de femmes rurales (USPF)</li><li><b>Organisations de travailleurs :</b> USS / Travail.Suisse / ASI</li></ul><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Petra Kern, resp. Dépt. des assurances sociales Inclusion Handicap, 079 714 07 37</li><li>Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93</li><li>Michel Pillonel, coprésident du Conseil suisse des aînés CSA, 079 414 86 10 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4683</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2017 14:06:10 +0100</pubDate><title>Naturalisation: le cas Kopp ou ce que provoquent les délais de résidence </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/naturalisation-le-cas-kopp-ou-ce-que-provoquent-les-delais-de-residence</link><description>Faire de longs trajets pour ne pas devoir recommencer depuis le début</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le brouhaha fédéraliste qui impose de longs délais de résidence cantonaux et communaux cause des problèmes aux jeunes adultes qui entament une procédure de naturalisation ordinaire. Car ceux-ci, qui ont encore un pied dans la formation et l’autre dans la vie professionnelle, doivent être mobiles. Mais en sont empêchés s’ils désirent devenir suisses. </p><p>Prenons l’exemple de Daniel Kopp, actuellement collaborateur scientifique de l’EPFZ. Début 2011, Daniel Kopp, d’origine allemande mais domicilié en Suisse depuis 21 ans, change son lieu de résidence de Zurich à Berne pour des raisons professionnelles. Après avoir attendu les deux ans de délais de résidence exigés, il dépose sa demande de naturalisation pendant l’été 2013. Deux ans plus tard encore (&nbsp;!), la procédure est enfin enclenchée. Daniel Kopp a toutefois entretemps terminé son master à Berne et trouvé un bon emploi à Zurich. Mais il doit conserver son domicile à Berne, parce que s’il déménageait à Zurich, il devrait recommencer la procédure dès le début. Et attendre à nouveau deux ans puisque Zurich exige au moins deux ans de résidence ininterrompue dans la commune avant de pouvoir entamer une procédure. Il en résulte de nombreux mois de trajets quotidiens entre Berne et Zurich jusqu’à ce que la naturalisation soit enfin achevée, au bout de presque trois ans. Et cela parce que l’Administration bernoise a traîné. Mais cet exemple illustre bien à quel point la règle d’un long délai de résidence continue est dépassée pour des jeunes qui entrent dans le marché du travail. 
</p><h3>La mobilité, essentielle pour les jeunes</h3><p>Les jeunes doivent être mobiles, peu importe la couleur de leur passeport. Ils effectuent une formation dans un canton, suivie de stages ou de formation continue dans un autre et trouve un véritable emploi dans un troisième canton. Mais pour des jeunes étrangers qui souhaitent se naturaliser pendant cette période qui peut durer des années, la mobilité souhaitée et exigée par la formation et le monde du travail les pénalise. 
</p><h3>La naturalisation normale est éloignée de la réalité des jeunes </h3><p>La procédure de naturalisation ordinaire dure longtemps. La naturalisation facilitée durerait en moyenne un an et demi, ce qui est aussi relativement long, mais en règle générale un peu moins que la procédure ordinaire. La naturalisation facilitée comporte toutefois un avantage&nbsp;: elle est de la compétence de la Confédération. Le ou la candidat(e) à la naturalisation reste donc mobile. Quand on veut se naturaliser mais qu’on a une possibilité d’obtenir un meilleur emploi dans un autre canton, on peut accepter cette opportunité professionnelle sans devoir recommencer le processus de naturalisation depuis le début. 
</p><p>Au moins six cantons, dont NE, exigent une résidence de 2 ou 3 ans consécutifs dans le canton pour pouvoir initier la procédure. La majorité des cantons (AG, BS, GL, JU, LU, NW, SH, TG, TI, VD, ZG, ZH) exigent même que la résidence soit ininterrompue dans la commune de naturalisation. Ces régulations sont des obstacles à la mobilité des jeunes. 
</p><h3>Quel est le problème des fédéralistes&nbsp;? </h3><p>La naturalisation facilitée des jeunes de la 3e génération est donc tout à fait judicieuse. Mais certains tenants du fédéralisme s’opposent au projet. Pas un seul n’a pourtant protesté quand la naturalisation facilitée, qui est toujours du ressort de la Confédération, a été introduite. Les époux de Suisses et de Suissesses et leurs enfants peuvent en profiter. La Confédération consulte les cantons pour les naturalisations facilitées et ceux-ci ont un droit de véto. C’est aussi le cas pour la naturalisation facilitée des jeunes de la 3e génération. Raison pour laquelle les cantons ont soutenu la proposition. De problème, il n’y en a donc point&nbsp;!
</p><p>En quelques mots, les procédures de naturalisation facilitée sont plus simples, durent moins longtemps et sont moins chères que les procédures ordinaires. Elles n’entravent pas la mobilité des jeunes étrangers de la 3e génération pendant leur formation et les débuts de leur vie professionnelle. Elles déchargent aussi les autorités cantonales. Une véritable situation gagnant-gagnant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4681</guid><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 16:47:47 +0100</pubDate><title>RIE III : la Suisse ne doit pas quitter la ligue des champions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rie-iii-la-suisse-ne-doit-pas-quitter-la-ligue-des-champions</link><description>NON le 12 février pour rester en tête du classement mondial</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse est une oasis pour les entreprises qui y sont peu taxées. De nouvelles baisses coûtent beaucoup et n’apportent rien. Au contraire, elles mettent en danger notre prospérité. &nbsp;</p><p>La troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) coûtera au moins 1000 francs par ménage par année, alors que les entreprises en profitent. Rien que ce report des coûts sur les travailleurs et les travailleuses montre à quel point cette réforme est unilatérale. Et la campagne est aussi un affront pour les travailleurs et les travailleuses. Si l’on en croit Ueli Maurer et les organisations économiques, les impôts seraient tout à coup déterminants pour notre prospérité. 
</p><p>Mais toutes celles et ceux qui sont en contact avec les entreprises savent que ce sont la qualité du travail effectué et l’engagement des salarié(e)s qui comptent ici. Si les produits suisses de l’industrie des machines peuvent être compétitifs avec ceux de la Chine et d’autres pays, c’est uniquement parce que la main-d’œuvre de notre pays est en tête de la Ligue des champions mondiale.
</p><p>En matière d’imposition des entreprises, la Suisse fait déjà partie des pays où les impôts sont les plus bas. Il n’y que des pays comme la Bulgarie, la Serbie-Monténégro, le Paraguay ou les Emirats arabes unis qui aient une fiscalité encore plus basse. Ces pays stagnent dans une ligue de bas niveau en termes de qualité du travail. Voilà pourquoi ils n’ont jamais pu attirer les entreprises. De nouvelles baisses seraient, dans le meilleur des cas, de l’argent jeté par la fenêtre. 
</p><p>Pour nos entreprises, l’entrée dans notre Ligue des champions a toutefois un prix qui se nomme impôts. Sans imposition des bénéfices, les actionnaires étrangers pourraient profiter gratuitement des avantages de la Suisse. 
</p><p>La comparaison entre les cantons montre aussi que la fiscalité n’est pas si importante pour les entreprises. Zoug ou Lucerne ont des impôts sur les bénéfices bien plus bas que Zurich. Ils sont situés à moins d’une heure de Zurich. Et pourtant, Zurich est le principal centre économique de Suisse. 
</p><p>Les partisans de la réforme prétendent que les baisses d’impôts et les nouvelles possibilités d’optimisation fiscale en valent la peine. Et pourtant, la réalité dans les cantons montre le contraire. Dans des cantons comme Lucerne, Schwytz, etc. qui ont fortement baissé leur fiscalité des entreprises il y a 5 à 10 ans, les programmes d’austérité se suivent. Bien que les gouvernements aient promis le contraire. Des baisses générales des impôts sur les bénéfices des entreprises provoquent des pertes fiscales durables. 
</p><p>Nous tous en seront les victimes, les travailleurs et travailleuses et les ménages privés. L’exemple du canton de Lucerne nous le montre&nbsp;: les mesures d’austérité sont les suivantes&nbsp;: </p><ul><li>hausse des impôts pour les personnes privées de plus de 5%&nbsp;: un ménage paie chaque année jusqu’à 500 francs de plus. Dans le nouveau train de mesures, une nouvelle hausse de l’impôt cantonal de 1,6 à 1,7% est prévue&nbsp;; </li><li>coupes dans la formation, précisément dans la relève de notre Ligue des champions&nbsp;: celles-ci sont allées si loin que les écoliers ont manifesté contre une semaine de vacances forcées&nbsp;;</li><li>coupes dans les écoles de musique&nbsp;: les cours renchérissent de 150 francs par an par enfant&nbsp;;</li><li>fermeture du bureau des objets trouvés (remplacé par une plateforme Internet).</li></ul><p>La RIE III est mauvaise pour nous tous et toutes, et pour l’avenir de notre pays. C’est pourquoi il faut un NON clair et net à la RIE III le 12 février. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4680</guid><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 14:28:00 +0100</pubDate><title>Que m’importe ce que j’ai raconté hier sur la RIE III!</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/que-m-importe-ce-que-j-ai-raconte-hier-sur-la-rie-iii</link><description>Conseil fédéral et cantons : contradictions et revirements sur la RIE III</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le Conseil fédéral et les cantons prétendent que la présente réforme de l'imposition des entreprises, la RIE III, serait équilibrée. Et ils tressent les louanges des différents instruments destinés à économiser des impôts qu'elle contient. Ce qu'ils ne disent pas ? Qu'il n'y a pas si longtemps, nombre d'entre eux critiquaient plusieurs mesures proposées ou les rejetaient carrément. Petite histoire de girouettes...</p><p>Presque chaque semaine, le ministre des Finances, Ueli Maurer fait campagne dans les médias pour la RIE III. Outre l'intox habituelle, selon laquelle, des impôts sur les entreprises plus bas en vaudraient finalement la peine et des menaces effrontées qui annoncent en cas de non la mise en œuvre immédiate de programmes d'austérité, M. Maurer se complaît à vanter les instruments qui permettront d'économiser des impôts grâce à la RIE III. Sur ce dernier point, cette attitude n'étonne pas, car nous nous souvenons que dans une interview accordée en avril 2016, il défendait les affaires peu reluisantes réalisées en offshore, affirmant que ces opportunités devaient exister.
</p><p>Mais il est plus intéressant de noter que M. Maurer se contredit lui-même lorsqu'il fait l'éloge des instruments d'optimisation fiscale de la RIE III. De fait, lors du débat au Conseil national, il a par exemple combattu des réductions d'impôts formulées de manière trop vague en matière d'impôt sur le capital. Selon lui, il n'y aurait pas de base constitutionnelle pour octroyer de telles réductions aussi sur le capital propre servant à des prêts faits à des entreprises du même groupe. En s'appuyant sur cet argument, il demandait au Conseil national de rejeter une proposition allant dans ce sens. En vain. Cela n'empêche toutefois pas aujourd'hui M. Maurer de présenter la RIE III comme une réforme équilibrée.
</p><p>Notre conseiller fédéral est aussi en pleine contradiction au sujet de la super-déduction des frais de recherche et développement (R&amp;D). Nous savons qu'avec elle, les entreprises pourront déduire non pas simplement 100 % de ces frais, mais jusqu'à 150 % ! C'est comme si un pendulaire pouvait déduire de son assiette fiscale une fois et demie le prix de son abonnement général ou ses frais de déplacements. En automne 2014, une chose était claire pour notre conseiller fédéral : " Un allégement supplémentaire supérieur aux dépenses irait de pair avec une baisse importante des recettes et n'est pas nécessaire actuellement du point de vue de la place économique " (trad. USS).
</p><p>Aujourd'hui, ces déclarations sont passées à la poubelle. Dans ses explications sur la votation, le Conseil fédéral célèbre la méga-déduction des frais de R&amp;D : " Il s'agit par-là d'inciter à créer en Suisse des emplois d'avenir. " Mais on n'y parle pas du fait que, pour le choix d'un site en vue d'activités de recherche, d'autres critères sont beaucoup plus importants que le taux de l'impôt, comme par exemple le potentiel de main-d'œuvre qualifiée d'une région, ou la proximité d'universités et d'autres instituts de recherche.
</p><p>Mais le conseiller fédéral Maurer n'est pas le seul à se contredire. Les cantons aussi virent radicalement de bord. Pendant la procédure de consultation sur la RIE III, ils ont rejeté l'introduction d'un impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts. À l'époque ils ont écrit que cet instrument pourrait avoir pour effet des pertes fiscales impossibles à supporter, tant à la Confédération que dans les cantons. Aujourd'hui, ils font l'éloge de la RIE III qu'ils disent " équilibrée " et prétendent que seuls quelques rares cantons useraient de cet instrument. Qu'avec Zurich, Bâle-Ville et Zoug, trois cantons économiquement forts aient déjà annoncé qu'ils introduiraient cet instrument, que d'autres les suivent déjà, forçant les autres à faire de même, personne n'en pipe mot.
</p><p>Toujours est-il que les cantons reconnaissent que la RIE III entraînera des pertes fiscales. De nombreux cantons les ont déjà chiffrées. On trouve un tableau d'ensemble incomplet sur le <a href="https://www.estv.admin.ch/dam/estv/fr/dokumente/allgemein/Themen/usr-3/USR-III-Kantone.pdf.download.pdf/USR-III-Kantone_de.pdf" class="external-link-new-window">site de l'Administration fédérale des contributions</a> (en allemand seulement). Dans l'ensemble, ce seront au moins 3 milliards qui vont manquer. Et ils ne veulent pas dire qui devra éponger ces pertes. Mais ce camouflage statistique s'érode. À la question de savoir s'il peut garantir que ce ne seront pas les contribuables ordinaires qui devront passer à la caisse, le responsable du département genevois de la sécurité et de l'économie, Pierre Maudet, a répondu " Non " lors d'une interview donnée au début de la semaine à la Radio Suisse romande. Les citoyen(ne)s feraient donc bien de prendre cet avertissement au sérieux et de dire NON le 12 février à la RIE III. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4677</guid><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 13:50:16 +0100</pubDate><title>La Suisse n’aboutira pas sur une liste noire de l’OCDE</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-suisse-n-aboutira-pas-sur-une-liste-noire-de-l-ocde</link><description>En cas de NON à la RIE III</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pascal Saint-Amans, le Monsieur fiscalité de  l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)  dément un argument souvent brandi par les partisans de la réforme. Il  critique aussi le système des «&nbsp;patent box&nbsp;». </p><p>Contrairement à ce qu’affirment certains partisans de la troisième  réforme de l’imposition des entreprise (RIE III), la Suisse n’aboutira  pas automatiquement sur une liste noire de de l’OCDE, «&nbsp;du moins pas  immédiatement&nbsp;», si le texte est rejeté le 12 février. C’est ce qu’a  déclaré Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et  d'administration fiscales de l'OCDE, lundi à la Radio romande. Par  conséquent, l’argument selon lequel la Suisse subirait des sanctions  automatiques tombe. 
</p><p>La Suisse s’est effectivement lancée dans cette réforme sous la  pression de l’Union européenne et de l’OCDE. Celles-ci exigent la fin  des statuts fiscaux spéciaux qu’ils estiment dommageables. Si le NON  l’emporte le 12 février, «&nbsp;il en résulterait une discussion entre la  Suisse et ses partenaires&nbsp;», mais pas de liste noire. Pascal Saint-Amans  dit respecter le système de la démocratie directe de la Suisse et donc  la décision souveraine du peuple. Il comprend également que notre  système politique demande un certain temps pour engager des réformes. Il  a toutefois critiqué le système des «&nbsp;patent box&nbsp;», qui ne serait  «&nbsp;sans doute pas la meilleure utilisation des deniers publics&nbsp;». 
</p><p>Un refus de la réforme fiscale ne met donc pas fin aux engagements de  la Suisse face à l’OCDE. Il faudrait évidemment remettre l’ouvrage sur  le métier et revoir l’équilibre d’ensemble. Le Parlement devrait alors  s’accorder sur une réforme de l’imposition des entreprises qui certes  élimine les statuts spéciaux, mais qui soit équilibrée et compense les  pertes fiscales. Le projet initial du Conseil fédéral, que la droite du  Parlement a ensuite défiguré, allait dans ce sens. Ce projet reste une  bonne base de discussion.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4675</guid><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 10:34:34 +0100</pubDate><title>Naturalisation facilitée: Oui à un projet vraiment modeste</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/naturalisation-facilitee-oui-a-un-projet-vraiment-modeste</link><description>Petits-enfants de migrant(e)s et conjoint(e)s étrangers: même traitement </description><content:encoded><![CDATA[<p>Quels sont vos sentiments pour vos grands-parents ? Ou pour vos petits-enfants ? La naturalisation facilitée des jeunes de la 3e génération sur laquelle nous voterons le 12 février est un projet très modeste. Presque scandaleusement modeste. Si les grands-parents sont venus en Suisse il y a longtemps, leurs petits-enfants doivent pouvoir maintenant se faire naturaliser plus facilement. Juste en passant : le grand-père de Donald Trump s'est aussi rendu en son temps d'Allemagne aux États-Unis. 
</p><p>La naturalisation facilitée n'est pas synonyme de naturalisation automatique. Celle ou celui qui veut se faire naturaliser devra toujours remplir toutes les conditions posées. Il faut qu'il y ait une demande, l'intégration doit être réussie et les impôts payés. Mais si ces conditions sont remplies, le nouveau droit fédéral prévoira un droit à la naturalisation. Comme c'est par exemple aujourd'hui le cas pour les conjoints de Suisses ou Suissesses. Pour quelle raison devrait-on traiter les petits-enfants moins bien que les conjoints de Suisses ou Suissesses ?
</p><p> Et pourtant, nous sommes aujourd'hui face à un comité UDC qui mène une campagne de dénigrement contre la naturalisation facilité à coups d'affiches représentant une femme en burqa. Or cette dernière n'a strictement rien à voir avec l'objet de la votation. Cette campagne haineuse est donc aussi un test: jusqu'à quel point le comité de l'UDC peut-elle prendre les citoyen(ne)s pour des idiots ? 
</p><p>Concernant l'intégration de personnes venues en Suisse depuis longtemps, notre pays est très avancé, sous l'angle tant économique que social. Il est désormais temps de se rapprocher aussi encore un peu plus de cette réalité aussi en matière de naturalisation. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4673</guid><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 17:36:30 +0100</pubDate><title>Il faut continuer à enregistrer le temp de travail - Eviter encore plus de burn-outs</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/il-faut-continuer-a-enregistrer-le-temp-de-travail-eviter-encore-plus-de-burn-outs</link><description>Initiatives parlementaires Graber et Keller-Suter: premiers signes de retour à la raison </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a décidé de suspendreses délibérations sur les initiatives parlementaires de Konrad Graber et Karin Keller-Sutter qui demandaient que d’importantes exceptions soient prévues pour l’enregistrement du temps du travail. Elle a aussi décidé d’approfondir la problématique d’ici au mois de mai. L’USS salue cette décision comme un premier signe d’un retour à la raison. 
</p><p>L’USS va mettre à profit ce temps supplémentaire pour montrer que les deux propositions démantèleraient gravement la protection de la santé au travail. Elles augmenteraient le stress, les cas de burn-out et rendraient encore plus difficile la conciliation entre vie professionnelle et vie privée. L’USS est déterminée à combattre avec force un tel retour à une disponibilité permanente des travailleurs et des travailleuses. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Luca Cirigliano, </b>secrétaire central de l’USS responsable du dossier des conditions de travail, 076&nbsp;335 61 97</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-4671</guid><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 13:47:39 +0100</pubDate><title>Ordonnance du DEFR sur les travaux dangereux pour les jeunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ordonnance-du-defr-sur-les-travaux-dangereux-pour-les-jeunes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4808</guid><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 11:47:00 +0100</pubDate><title>Dossier 119 : La RIE III augmentera de 1000 francs par an la charge des ménages </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-119-la-rie-iii-augmentera-de-1000-francs-par-an-la-charge-des-menages</link><description>Enorme Steuerschlupflöcher und Steuerausfälle durch USR III. En allemand, avec un résumé en français.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4669</guid><pubDate>Thu, 19 Jan 2017 14:53:01 +0100</pubDate><title>Des économies qui chasseront les femmes hors du monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-economies-qui-chasseront-les-femmes-hors-du-monde-du-travail</link><description>Troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un oui à la RIE III entraînerait des pertes fiscales d'au moins 3 milliards de francs par année. Les riches actionnaires en profiteraient et l'addition reviendrait pour la population suisse. Les femmes seraient tout particulièrement touchées. </p><p>Aujourd'hui déjà, les pouvoirs publics appliquent ou ont appliqué des mesures d'austérité. Acceptée, la RIE III aggraverait fortement la situation. Lorsque les pouvoirs publics économisent, les femmes sont tout particulièrement touchées. D'abord en tant que salariées du secteur des services : dans le domaine de la santé, leur part est de 72 %. Dans la scolarité obligatoire, presque 74 % du corps enseignant sont des femmes. Et dans les structures d'accueils des enfants, elles représentent même 92 % du personnel. Si elle était acceptée, la RIE III forcerait les communes et les cantons à prendre des mesures de démantèlement qui auraient des conséquences sévères pour la formation, les institutions de la formation et le secteur de la santé. Contrairement à ce que promettent les partisans de la RIE III, à savoir que les emplois seraient maintenus, des suppressions d'emplois auraient lieu dans les services publics. Et celles et ceux qui ne perdraient pas le leur se trouveraient confrontés à une dégradation de leurs conditions de travail, soit plus de stress, une pression temporelle accrue, davantage de travail sur appel, et cela, peut-être même pour un salaire inférieur. Les professions de l'aide et de l'assistance à des tiers deviendraient toujours moins attrayantes, un signal erroné à une époque où il y a pénurie de personnel qualifié. 
</p><h3>Les mères, particulièrement concernées </h3><p>La RIE II aurait des conséquences catastrophiques, non seulement pour les employé(e)s des services publics, mais aussi pour celles et ceux qui en ont besoin. Mais là aussi, les femmes seraient particulièrement concernées à cause de la répartition inégale du travail familial entre elles et les hommes. Par exemple, comme les mesures d'austérité entraînent, dans les structures publiques d'accueil des enfants, une diminution des heures d'ouverture et une moins bonne couverture des vacances, de nombreuses femmes seraient probablement poussées à sortir du monde du travail ; cela, surtout si, à cause de la hausse de leur participation financière décidée par les pouvoirs publics, de nombreux parents ne pourraient plus se permettre de placer leurs enfants dans une crèche ou ne le voudraient plus. Si les enfants étaient par exemple encadrés par moins d'adultes, mais plus de stagiaires au lieu d'un personnel qualifié, la qualité baisserait, et la confiance placée dans ces institutions s'en trouverait sapée. 
</p><h3>Vacances supplémentaires imposées aux enfants : et qui s'en occupe pendant ce temps ? </h3><p>Des problèmes similaires sont à craindre en ce qui concerne la formation scolaire et la prise en charge des enfants. Des classes plus grandes, cela signifie aussi que les élèves ont davantage besoin de l'aide de leurs parents. Or toutes les familles n'en sont pas capables. L'égalité des chances entre tous les enfants se trouverait encore plus remise en question. Les mesures comme des vacances imposées, ainsi que c'est le cas dans le canton de Lucerne, ne feraient pas uniquement baisser les salaires des enseignant(e)s, mais provoqueraient aussi des goulots d'étranglement dans la prise en charge des enfants par leurs parents. Que les pouvoirs publics puissent, en cas d'acceptation de la RIE III, proposer une prise en charge payante de ces vacances est chose douteuse. 
</p><h3>Davantage de soins fournis par le secteur privé : et qui s'occupera alors des malades ? </h3><p>Les mesures d'austérité dans la santé sont particulièrement catastrophiques. L'acceptation de la RIE III présente le risque d'une médecine à deux vitesses, selon laquelle seules les personnes disposant de moyens financiers suffisants auraient désormais droit à des soins optimaux. Vu l'actuelle répartition des ressources entre femmes et hommes, il s'agit plus de ceux-ci que de celles-là. Une grande partie des soins et des prises en charge de personnes malades et âgées serait renvoyée au secteur privé, plus cher. Traditionnellement, ce sont les femmes qui interviennent alors dans cette nouvelle situation, au détriment de leur propre sécurité financière. Cela signifierait un renforcement de la pauvreté des femmes âgées. Pour empêcher les conséquences néfastes et antisociales de la RIE III, il faut voter NON le 12 février. Pour la société et pour les femmes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4667</guid><pubDate>Thu, 19 Jan 2017 09:31:56 +0100</pubDate><title>La RIE III augmentera de 1 000 francs par an la charge des ménages</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-rie-iii-augmentera-de-1-000-francs-par-an-la-charge-des-menages</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) entraînera incontestablement des pertes fiscales très élevées. Le Conseil fédéral confirme maintenant des pertes d'au moins 3 milliards de francs pour la Confédération, les cantons et les communes. Mais cette estimation est trop faible. De fait par exemple, les pertes des cantons importants que sont Zoug et Argovie n'y figurent pas encore. De plus, le potentiel d'abus et les pertes qu'occasionneront les nouveaux instruments de la RIE III sont sous-estimés. La déduction de 150 % des frais de recherche et développement, la " patent box " ou l'impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts entraîneront des pertes de plusieurs centaines de millions de francs. L'analyse approfondie faite par l'Union syndicale suisse (USS) des instruments de la RIE III destinés à économiser des impôts le montre. Les pertes fiscales induites par la RIE III devraient rapidement monter à 4 milliards de francs par an. Une estimation prudente arrive à un montant moyen d'au moins 1 000 francs par ménage. 
</p><p>Ce sont les ménages privés qui devront compenser ce montant, que ce soit à travers des hausses d'impôts ou de taxes, ou suite à des programmes d'austérité qui seront décidés à la Confédération, dans les cantons et les communes. La pression aux économies y est répandue et très forte. C'est pour cela que les organisations de travailleurs et travailleuses du secteur public combattent la RIE III. Leurs représentant(e)s ont montré, lors de la conférence de presse du 19 janvier, que tous les domaines des activités publiques seront concernés : du secteur de la santé aux écoles, en passant par la police, les transports publics, la culture (orchestres et théâtres), sans oublier l'administration générale. De larges pans de la population devront se satisfaire de services moins nombreux et de moins bonne qualité. Et pour les employé(e)s du secteur public, la pression aux économies se traduira par une dégradation de leurs conditions de travail. Avec le slogan <a href="http://celavacoincer.strikingly.com/" class="external-link-new-window">www.celavacoincer.ch</a>, leurs associations luttent pour un NON clair à la RIE III, le 12 février.
</p><p><b>L'Alliance des travailleurs et travailleuses du service public contre la RIE III</b> regroupe les organisations suivantes : Association du personnel de la Confédération (APC), Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Employés du secteur public Suisse (ZV), Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), Organisation faîtière des enseignant(e)s de Suisse alémanique (LCH), Société suisse de pédagogie musicale (SSPM), Syndicat des enseignants romands (SER), Syndicat suisse des services publics (SSP), Union suisse des artistes musiciens (USDAM), Union syndicale suisse (USS).
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 01</li><li>Cora Antonioli, comité national du Syndicat suisse des services publics (SSP), 078 677 99 32</li><li>Urs Stauffer, président d'Employés du secteur public Suisse (ZV), chef du Service des impôts de Bienne, 079 375 16 57</li><li>Max Hofmann, secrétaire général de la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP), 076 381 44 64</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4605</guid><pubDate>Tue, 17 Jan 2017 10:38:00 +0100</pubDate><title>L’USAM et Economiesuisse alignent les mensonges sur la RIE III </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-usam-et-economiesuisse-alignent-les-mensonges-sur-la-rie-iii</link><description>Même l’institut BAK Basel se distancie des résultats de son propre rapport de commande </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le déroulement de la campagne sur la RIE IIIdonne des inquiétudes sur la manière dont l’opinion publique peut se former sur des objets de votation. Comme les arguments manquent, l’Union suisse des Arts et Métiers (USAM) présente par exemple dans son tous-ménages des conseillers d’Etats suisses-alémanique socialistes, la cheffe des finances de Genève, Sandrine Salerno et le Vert Antonio Hodgers (de Genève également) comme étant prétendument pour la RIE III. Ce qui est faux et a profondément choqué les intéressés. On y trouve même une photo du comité référendaire truquée. Les journaux ont ensuite repris ce week-end, sans une once d’esprit critique, les affirmations d’Ueli Maurer qui déclare que le refus de la RIE III conduirait à un programme d’austérité de plusieurs milliards. Et maintenant, l’USAM et Economiesuisse arrivent avec une étude de BAK Basel qui prévoit des milliards de pertes pour les assurances sociales et les caisses publiques en cas de NON. 
</p><p>Pourtant, en cas de NON à la RIE III, rien ne changerait vraiment par rapport à la situation actuelle. Les entreprises, privilégiées ou pas, payeraient autant d’impôts qu’actuellement. Mais la voie serait ouverte pour remettre l’ouvrage sur le métier et trouver une solution équilibrée et qui coûte moins cher. &nbsp;
</p><p>Même les auteurs de l’«&nbsp;étude&nbsp;», BAK Basel, se distancient de leur propre rapport de commande&nbsp;: «&nbsp;Si la RIE III était rejetée en votation le 12 février 2017, on peut considérer qu’il est très probable qu’une solution alternative conservant les éléments centraux de la RIE III (p. ex. les incitations fiscales à l’innovation) soit obtenue. Les effets quantifiés dans l’étude ne correspondent donc pas aux pertes attendues en cas de refus de la RIE III, mais plutôt au potentiel maximal de pertes (exposure), du fait que la probabilité de ce scénario est à considérer comme très faible.&nbsp;» (p. 37).</p><ul><li>La plupart des cantons ne garantissent pas de privilèges fiscaux (BE ou ZH) ou ils ont certes beaucoup d’entreprises à statut spécial mais ont aussi des impôts très bas (ZG ou depuis peu VD). Dans tous ces cantons, il n’y a quasiment pas de problèmes, même si les privilèges fiscaux étaient abandonnés sans contrepartie. Par contre, la RIE III telle qu’elle est aujourd’hui, avec ses niches fiscales supplémentaires, leur causera de très fortes pertes. &nbsp;</li><li>Certaines mesures doivent être prises dans les cantons de BS et de GE. Les deux cantons comptent un nombre significatif d’entreprises à statut spécial et ont des impôts relativement hauts pour la Suisse. Si la RIE III était refusée, ces cantons devraient instaurer un dispositif fiscal taillé sur mesure. Si besoin est, des lois fédérales pourraient aussi être adaptées. Mais prétendre que Novartis ou Roche quitteraient immédiatement Bâle si la RIE III était refusée, revient à faire de la désinformation délibérée. </li></ul><ul><li>Le rapport d’experts commandé par l’USAM/Economiesuisse part de la fausse supposition que les entreprises se délocaliseraient à l’étranger si la charge fiscale augmentait. Mais où iraient-elles&nbsp;? En Suisse, de nombreux cantons ont déjà un taux d’imposition de 12% (Suisse centrale, VD). Théoriquement, il serait plus probable qu’une entreprise transfère ses activités dans ces cantons plutôt qu’à l’étranger où les impôts sont plus élevés. L’argent resterait alors en Suisse et dans les assurances sociales suisses. Le rapport de BAK Basel repose aussi entre autres sur cette hypothèse («&nbsp;canton de référence ZG&nbsp;»). Les scénarios de pertes fiscales en milliards sont dénués de tout fondement économique. </li></ul><p> L’importance de la charge fiscale dans la décision de s’implanter à un endroit ou à un autre est fortement surévaluée. Le canton de Lucerne souffre actuellement des conséquences de sa politique de baisse massive de la fiscalité des entreprises. La venue espérée d’entreprises en terres lucernoises ne s’est pas produite. Si le critère des impôts était le facteur le plus important, les entreprises immigreraient dans les Emirats arabes unis. Ce qu’elles ne font pas. Et bien que les impôts cantonaux et communaux de Zurich soient environ le double de ceux du canton de Zoug, les banques et les assurances sont implantées à Zurich. Et elles paient normalement leurs impôts sur ces sites suisses. </p><table border="0"></table>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4660</guid><pubDate>Mon, 16 Jan 2017 13:09:18 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur les régions de primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-les-regions-de-primes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4658</guid><pubDate>Fri, 13 Jan 2017 16:46:11 +0100</pubDate><title>Une politique en matière de rentes dévastatrice et au détriment des salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-politique-en-matiere-de-rentes-devastatrice-et-au-detriment-des-salarie-e-s</link><description>Décision de la commission du National sur « Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) ne reconnaît pas les signes du temps. Elle persiste, à une minuscule majorité, dans sa conception selon laquelle on devrait " travailler plus longtemps, payer beaucoup plus de cotisations et, malgré cela, avoir un niveau de rente incertain ". Cela, alors que le Conseil des États avait adopté des propositions pour une révision des retraites réfléchie.
</p><p>La majorité de la CSSS-N a une nouvelle fois raté l'occasion de défendre des solutions permettant que la stabilité des revenus touchés sous forme de rentes et financièrement supportables pour de larges pans de la population. En lieu et place, la commission continue à miser sur un énorme développement de la prévoyance professionnelle obligatoire. À cause de lui, les cotisations du 2e pilier des bas revenus tripleraient pratiquement, ce qui irait de pair avec des baisses consistantes des salaires nets. Et cela, à une époque où le système de capitalisation du 2e pilier est en pleine crise. En effet, malgré une hausse bien plus élevée des cotisations de ce dernier, le niveau des rentes est en train de s'effondrer parce que les intérêts servis sur l'argent épargné baissent toujours plus et parce que le taux de conversion minimal baisse aussi.
</p><p>Ce sont précisément les femmes qui sentiront fortement les baisses de salaire, car leurs salaires sont habituellement inférieurs. La perspective pour elles de toucher une rente suffisante et stable sera maigre. C'est particulièrement inquiétant pour celles qui sont âgées de 60 ans et plus. Elles seraient de fait les premières à être touchées par le rapide relèvement à 65 ans de leur âge de la retraite. Et c'est précisément aussi à elles que le développement du 2e pilier, à part des coûts supplémentaires, n'apporterait que des miettes. Pour elles, l'augmentation des rentes AVS décidée par le Conseil des États est essentielle.
</p><p>Pour les personnes à très bas revenus, l'encouragement de la retraite anticipée proposée en outre par la commission ne représente aucunement une compensation pour la dégradation de leurs rentes. Les conditions posées sont à ce point restrictives que seules quelques rares personnes pourront en profiter. Que la commission persiste parallèlement à vouloir introduire un relèvement automatique à 67 ans de l'âge de la retraite montre à quel point son action est dénuée de toute vision.
</p><p>Le Conseil national ferait bien, lors de la session de printemps, de s'écarter de la ligne de sa commission et de se rallier aux décisions du Conseil des États. Sous la forme voulue par la CSSS-N, " Prévoyance vieillesse 2020 " n'a aucune chance devant le peuple. En effet, elle s'avère en fin de compte négative pour les travailleurs et travailleuses. L'USS se prononcera sur cette réforme après le vote final du Parlement le 24 mars prochain. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b></b></p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4656</guid><pubDate>Thu, 12 Jan 2017 11:38:45 +0100</pubDate><title>Naturalisation facilitée : le OUI du bon sens</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/naturalisation-facilitee-le-oui-du-bon-sens</link><description>Si le camarade de club veut devenir suisse, un peu moins de bureaucratie siérait</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les jeunes étrangers et étrangères de la 3e génération qui vivent en Suisse et sont intégrés doivent pouvoir se faire naturaliser plus facilement. Rien de plus normal, même si quelques égarés de l'UDC argumentent au ras des pâquerettes sur cette question. </p><p>Leurs grands-parents ont immigré en Suisse, leurs parents y ont grandi et eux-mêmes vont ou sont allés à l'école ici, parlent la langue locale, marquent des buts avec leur équipe, écoutent la même musique que leurs camarades suisses, suivent une formation chez le menuisier du coin ou la poursuivent à la haute école spécialisée de la région. Bref, ils sont bien intégrés. Mais ce qui leur manque, c'est un passeport rouge à croix blanche. Le Parlement fédéral veut désormais leur permettre, jusqu'à 25 ans, de se faire naturaliser plus facilement. En soi, rien que de plus normal. Une banalité. 
</p><p>Une naturalisation facilitée consiste uniquement en une procédure simplifiée, soit qui dure moins longtemps que la procédure normale et coûte moins cher. C'est ce qui se fait depuis des années avec la naturalisation de conjoints de ressortissant(e)s suisses. Les jeunes qui voudront se faire naturaliser devront donc en faire la demande, remplir certaines conditions, être intégrés et partager les mêmes valeurs fondamentales que nous.
</p><h3> Alors, que reste-t-il encore à discuter ? </h3><p>Pendant longtemps, il n'y a rien eu à discuter. C'était le calme plat, pour le projet fignolé durant des années par le Parlement. Un signe que le bon sens avait enfin trouvé une proposition certes peu spectaculaire, mais attendue depuis trop longtemps. Or aujourd'hui, quelques égarés de l'UDC lancent une campagne d'affichage ciblée sur la burqa. Ils espèrent faire beaucoup de bruit avec cette initiative tellement tapageuse et surréaliste que nous ne leur ferons pas une fleur en entrant en matière sur cette provocation de très bas étage. 
</p><p>Ailleurs, quelques râleurs fédéralistes mettent en garde contre le fait que la naturalisation facilités de la 3e génération relèvera de la Confédération, les cantons en étant exclus. À ceux-là, nous répondons que les cantons pourront toujours s'exprimer et sur chaque cas. 
</p><p>Reste la question du nombre de jeunes qui seront concernés. Le Secrétariat d'État aux migrations a commandé une étude selon laquelle, ils seront environ 50 000. Pour comparaison, la Suisse compte plus de 8 millions d'habitant(e)s, dont plus de 2 millions sont des étrangers et étrangères. Ce seront donc tout juste 2,5 % de ces derniers vivant en Suisse qui seront concernés. 
</p><p>Les pays d'origine les plus concernés sont l'Italie (58 %), suivie par la Turquie (9 %) et l'Espagne (7 %). Près de la moitié des 50 000 jeunes remplissent aujourd'hui déjà la condition d'avoir été à l'école en Suisse pendant au moins cinq ans. Pour les plus jeunes, l'étude estime qu'ils seront 2 300 par an à pouvoir faire demain la demande d'une naturalisation facilitée. 
</p><p>Bref, grâce au projet soumis au scrutin, des jeunes qui se sentent déjà comme des indigènes auront à franchir des obstacles bureaucratiques moins élevés lorsqu'ils voudront se faire naturaliser. Voter oui, c'est faire parler son bon sens. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4654</guid><pubDate>Wed, 11 Jan 2017 17:10:37 +0100</pubDate><title>Oui à l’économie numérique mais pas sans protection des travailleurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/oui-a-l-economie-numerique-mais-pas-sans-protection-des-travailleurs</link><description>L’USS se prononce sur le rapport du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'USS salue que le Conseil fédéral veuille développer une position globale sur l'économie numérique par des documents de stratégie. Le rapport publié aujourd'hui analyse les aspects portant sur la concurrence entre les prestataires de services numériques et ceux qui offrent des services traditionnels et plus particulièrement dans le domaine des taxis. Le Conseil fédéral propose de modifier les régulations qui s'appliquent dans les domaines traditionnels au profit des prestataires de services numériques (p. ex. pour le service de taxis Uber). Le risque de démanteler la protection des travailleurs et des travailleuses est à cet égard important. 
</p><p>Des réformes pour encourager la numérisation de l'économie ne doivent pas être utilisées pour péjorer les conditions de travail. Le conseiller national Philippe Nantermod souhaite par exemple, par une initiative parlementaire, supprimer les tachygraphes pour les chauffeurs d'Uber. Il ne serait ainsi plus possible de contrôler depuis combien de temps les chauffeurs sont en route et si, en raison de la fatigue, ils ne mettent pas en danger leurs passagers et les autres usagers de la route. C'est inacceptable ! 
</p><p>Si l'on cherche à savoir où la législation handicape la numérisation, il fait aussi garder à l'esprit le bien-être des travailleurs et travailleuses et la lutte contre la fausse indépendance. L'USS exige que le Conseil fédéral intègre les syndicats de manière conséquente à ces analyses. 
</p><p>Le Conseil fédéral suggère encore de la flexibilité dans l'application de certaines régulations existantes envers l'économie de partage. Il est toutefois clair pour l'USS que les règles concernant les conditions de travail usuelles selon le lieu et la branche, les salaires, les assurances sociales, la protection de la santé et la sécurité au travail doivent s'appliquer à tous les employeurs, peu importe s'ils offrent leurs services par la voie numérique ou traditionnelle. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, en charge du dossier du droit du travail et de la protection de la santé, 076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4652</guid><pubDate>Wed, 11 Jan 2017 14:48:18 +0100</pubDate><title>Préférence donnée aux chômeurs: mise en œuvre conséquente!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/preference-donnee-aux-chomeurs-mise-en-oeuvre-consequente</link><description>Le Comité de l&#039;USS prend position sur la mise en œuvre de l&#039;initiative contre l&#039;immigration de masse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a discuté aujourd’hui de la préférence donnée aux chômeurs et chômeuses décidée par Le Parlement dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse. Il est favorable à cette mesure. Mais celle-ci doit maintenant être appliquée de manière conséquente afin que les chômeurs et chômeuses retrouvent rapidement un emploi à l’avenir, peu importe la couleur de leur passeport. L’USS va suivre de près la mise en œuvre de cette mesure et veillera à ce qu’elle apporte une amélioration concrète aux travailleurs et travailleuses.&nbsp; 
</p><p>De nombreux problèmes du marché du travail ne sont toutefois pas résolus. Il faut instaurer une meilleure protection contre le licenciement pour les salarié(e)s de longue date et âgés. Les dispositions pour protéger les salarié(e)s contre la sous-enchère salariale n’ont pas été suffisamment renforcées. Le relèvement des sanctions de 5000 à 30&nbsp;000 francs ainsi que la prolongation facilitée des contrats-types de travail avec des salaires minimums ont certes été positifs, mais ne suffisent pas pour imposer partout que des salaires suisses soient versés en Suisse. La Confédération doit abaisser les obstacles à la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail. Il faut aussi qu’il y ait plus de contrôles. Et quand des abus sont flagrants, les cantons doivent pouvoir interrompre les travaux. 
</p><p>Le Comité de l’USS salue le fait que la décision du Parlement permette de maintenir les accords bilatéraux et qu’aucune nouvelle discrimination entre les salarié(e)s n’ait été introduite. Dans la discussion, on a rappelé que des relations stables avec l’UE, le principal partenaire économique de la Suisse, sont cruciales. Il est en outre important pour les salarié(e)s qu’il n’y ait pas de contingents. Car l’ancien système des contingents était mauvais, il a provoqué beaucoup de travail au noir et une pression accrue sur les salaires. Le Comité souligne que la préférence aux chômeurs et chômeuses doit aussi être appliquée aux frontaliers et frontalières. 
</p><p>Lors de cette même séance, le Comité de l’USS a également traité le démantèlement des offices postaux. Non seulement la reconversion digitale, mais aussi la recherche du profit accélère le démantèlement des services publics. Le Comité de l’USS soutient le syndicat actif dans la branche, Syndicom, dans sa défense des prestations postales. Le Conseil fédéral doit veiller à ce que les entreprises proches de la Confédération, et pas seulement la Poste, remettent les prestations au centre de leur préoccupations &nbsp; 
</p><h5>Renseignements: &nbsp; </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079&nbsp;205 68 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4649</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2017 14:55:39 +0100</pubDate><title>Nouveau droit d’entretien: améliorations, mi-figue, mi-raisin!</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/nouveau-droit-d-entretien-ameliorations-mi-figue-mi-raisin</link><description>Les mères et les enfants toujours désavantagés </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis le 1er janvier 2017, une nouvelle législation sur l’entretien des enfants est entrée en vigueur. Elle apporte, certes, quelques améliorations, mais elle ne fait que s’attaquer aux symptômes sans toucher le cœur du problème. </p><p>Les enfants ont besoin d’une sécurité financière, d’une prise en charge et de personnes de référence fiables. Cette responsabilité incombe aux parents, même s’ils sont séparés. Pourtant, la séparation des parents continue à représenter un risque de pauvreté pour les enfants&nbsp;: le taux de pauvreté de familles monoparentales se situe à presque 15&nbsp;% et un bon quart d’entre elles encourent un risque de pauvreté. Alors que ce risque est de 6,6&nbsp;%, respectivement de 13,5&nbsp;% pour l’entier de la population (cf. l’étude de l’OFS «&nbsp;<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home.assetdetail.1320143.html">Pauvreté et privations matérielles des enfants en Suisse 2014</a>&nbsp;»)
</p><p>Pour supprimer ce problème, le Département fédéral de la Justice (DFJ) voulait réviser en même temps le droit d’entretien et le droit d’autorité parentale. Cela n’est pas allé aussi loin, car sous la pression des organisations masculines et de pères, le DFJ a traité le droit d’autorité parentale en premier. L’autorité parentale conjointe est depuis le 1er juillet la règle pour les parents divorcés et non mariés. 
</p><h3>La sécurité financière et une prise en charge stable est un droit de l’enfant</h3><p>Et maintenant, c’est au tour du nouveau droit d’entretien de l’enfant d’entrer en vigueur. La prise en charge est désormais un droit de l’enfant et est considérée comme une partie de l’entretien de l’enfant, et cela indépendamment du fait que ses parents soient ou aient été mariés. La législation révisée reconnaît ainsi que les enfants sont aussi tributaires d’une prise en charge stable, en plus de la sécurité financière qui leur garanti la nourriture, des vêtements et un toit. Quand le parent chez qui l’enfant vit (la plupart du temps chez la mère, rarement chez le père) doit renoncer à une partie de son revenu pour pouvoir assurer cette prise en charge, il a droit à une compensation. Ce que l’on appelle la contribution pour la prise en charge de l’enfant fait partie de l’entretien de l’enfant et pas de l’entretien pour le parent divorcé (qui va par contre être réduit en conséquence). Cette contribution est en outre indépendante du fait que les parents aient été mariés ou pas. Cela crée une égalité pour tous les enfants et toutes les mères. Surtout les mères qui entament une nouvelle relation et qui conservent le droit à une indemnisation pour le manque à gagner. Ce qui est juste, puisque les parents doivent garantir aux enfants une prise en charge stable et fiable.
</p><p>D’autres améliorations suivront: la compétence de la Confédération pour l’aide au recouvrement a été harmonisée, compétence qui dépasse donc les cantons et prévoit que les familles monoparentales n’aient pas seulement droit à l’entretien de la part de l’autre parent, mais puissent aussi être effectivement payé. 
</p><h3>Les mères doivent payer les pots cassés</h3><p>Ces efforts peuvent contribuer à réduire les risques de pauvreté des familles monoparentales. Mais ils ne suffisent toutefois pas, du fait que la nouvelle loi a des lacunes sur certains points décisifs. Il est surtout choquant que les familles monoparentales (donc normalement les femmes et les enfants) continuent à assumer les risques financiers d’un divorce. Si le revenu familial ne suffit pas pour deux ménages après le divorce, le minimum vital est garanti à la personne qui a l’obligation d’entretien, donc en général le père. Les contributions d’entretien sont calculées selon ses capacités financières et peuvent donc être basses, souvent trop basses, pour assurer le minimum vital à la mère et aux enfants. 
</p><p>La mère doit alors se tourner vers l’aide sociale, mais pas le père. La mère doit le cas échéant rembourser l’aide sociale quand sa situation financière s’améliore, pas le père. Et les mères sans passeport suisse doivent, le cas échéant, renoncer à la nationalité suisse, pas le père. Le manque à gagner dans la caisse familiale n’est pas partagé, mais supporté par la seule mère, avec les conséquences qui vont avec pour les enfants. Cette injustice relevée par le Comité CEDEF (Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes) et dénoncée par le Tribunal fédéral a justement été un déclencheur important pour réviser la loi. La raison qui explique que cette injustice se poursuive est comme bien souvent le fédéralisme. L’aide sociale est de la compétence des cantons, la mise en œuvre d’un partage du manque à gagner serait de ce fait trop compliqué et exigerait une modification de la Constitution, s’est excusé le Conseil fédéral.
</p><h3>Répartir équitablement le travail entre femmes et hommes </h3><p>La proposition de l’USS faite dans le cadre de la procédure de consultation d’une contribution d’entretien minimale (à hauteur de la rente de veuve maximale simple) pour chaque enfant, n’a pas été suivie, avec le même argument qu’il faudrait modifier la Constitution&nbsp;: un enfant ne reçoit donc toujours que ce que le père peut payer et pas ce dont il a besoin pour vivre. Mais un changement a au moins été introduit&nbsp;: en cas de divorce, n’est plus seulement fixé le montant de la contribution d’entretien, mais aussi le montant nécessaire permettant d’assurer l’entretien convenable de l’enfant. Cela permet d’adapter la contribution d’entretien si la situation financière du père devait s’améliorer. L’obligation d’entretien de la famille du parent qui assure la prise en charge a été supprimée. Et enfin, un dossier d’aide sociale séparé est désormais établi pour l’enfant, afin que le parent ne doive plus rembourser que l’aide sociale qu’il a reçue pour lui-même. 
</p><p>Cela facilite les choses pour les familles monoparentales, mais ne s’attaque finalement qu’aux symptômes. Afin que les divorces ne conduisent plus à des catastrophes, il faut repenser complètement le système&nbsp;: comme pour le partage du risque financier à la suite d’un divorce, le travail rémunéré et non rémunéré doit être réparti également entre femmes et hommes. Les femmes et les hommes doivent déjà avant un éventuel divorce assumer chacun la responsabilité des finances familiales et d’une relation stable envers leur enfant. Ce n’est qu’ainsi qu’ils pourront s’occuper ensemble des enfants après une séparation. La garde alternée après le divorce qui désormais doit aussi être examinée même contre la volonté d’un parent, ne peut fonctionner que si la responsabilité est partagée également pendant le mariage. La politique doit veiller à créer les conditions cadres correspondantes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4647</guid><pubDate>Wed, 04 Jan 2017 15:05:41 +0100</pubDate><title>Assurances sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assurances-sociales</link><description>Qu’est-ce qui change en 2017 ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour les assurances sociales, certaines choses ont changé. Ci-après, nous vous présentons les principaux changements qui concerneront les travailleurs et travailleuses depuis cette année. </p><h3>AVS/AI</h3><p> En 2017, les rentes AVS et AI restent les mêmes qu'en 2016 et 2015. La rente AVS minimale se monte donc toujours à 1 175 francs, la rente maximale à 2 350 francs (pour une durée complète de cotisation). Toutes les prestations et cotisations dont le calcul se base sur la rente AVS, également pour les prestations complémentaires et le 2e pilier, restent également identiques. Contrairement à ce qui a eu lieu par le passé, les rentes n'ont pas été adaptées au renchérissement et à l'évolution des salaires selon le rythme bisannuel usuel. Les raisons ? L'inflation négative et la faible évolution des salaires. Pour la première fois dans l'histoire de l'AVS, il en résultera une baisse du taux de remplacement pour les futurs retraité(e)s. Autrement dit, la rente AVS correspondra donc à une partie plus petite du dernier salaire. Les actuels bénéficiaires de rentes AVS aussi sentiront clairement ce gel des rentes. Les primes des caisse-maladie n'étant pas prises en compte dans le calcul du renchérissement, après déduction des frais de logement et de santé, il reste toujours moins d'argent pour vivre. 
</p><p>En 2017, l'obligation pour les caisses de compensation et les employeurs d'envoyer un certificat d'assuré AVS à leurs nouveaux employé(e)s tombe. Ceux-ci perdent ainsi malheureusement la preuve qu'ils avaient été annoncés à l'AVS lorsqu'ils sont entrés en fonction. Par conséquent, ils feraient bien de demander eux-mêmes ce certificat à la caisse de compensation et de contrôler sporadiquement si les cotisations AVS ont été versées par leur employeur. 
</p><h3>Prévoyance professionnelle </h3><p>Les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse vont probablement encore baisser en 2017 par rapport aux années passées. Le taux d'intérêt minimal de la prévoyance professionnelle obligatoire baissera de 1,25 à 1 % cette année. C'est le niveau le plus bas jamais atteint depuis l'introduction du 2e pilier obligatoire il y a 32 ans. 
</p><p><b>Partage de la prévoyance en cas de divorce</b></p><p>Concernant le partage de la prévoyance professionnelle, certains changements auront lieu en cas de divorce. Fondamentalement, l'avoir de la prévoyance accumulé pendant le mariage continue à être partagé en deux moitiés entre les deux conjoints, mais le moment déterminant pour le calcul du partage est désormais la date d'introduction de la procédure de divorce et non plus celle de l'entrée en force du jugement, soit la fin de cette procédure. Désormais, le partage se fera aussi même si le conjoint débiteur est déjà à la retraite ou touche une rente AI. Dans de tels cas, la rente peut aussi être partagée et convertie en rente viagère pour le conjoint bénéficiaire. 
</p><p>Depuis 2017, les caisses de pensions et les institutions de libre passage doivent signaler chaque année à la Centrale du 2e pilier tous les détenteurs d'avoirs de prévoyance. Cela permettra aux juges de divorce de contrôler si tous les avoirs ont été partagés. La personne qui reçoit un avoir de vieillesse suite à un divorce mais n'est pas affilié à une caisse de pensions pourra faire convertir cet avoir en rente par la Fondation institution supplétive LPP pour sa retraite. 
</p><p>Les adaptations concernant le partage de la prévoyance contiennent aussi une clause de rétroactivité qui s'adresse en premier lieu aux veuves divorcées. Jusqu'à fin 2017, celles-ci peuvent à certaines conditions demander au tribunal qui prononce le divorce que le partage de la prévoyance se fasse selon le nouveau mode de calcul. 
</p><p><b>Choix de la stratégie de placements</b></p><p>La révision concernant le choix individuel de la stratégie de placements des avoirs de vieillesse entrera en vigueur au deuxième semestre 2017. Les caisses de pensions qui assurent exclusivement les salaires supérieurs à 127 000 francs auront le droit de transférer la totalité du risque de placement sur les assuré(e)s. Si l'évolution des rendements est mauvaise, l'assuré(e) pourra même parfois se trouver confronté, lorsqu'il prendra sa retraite, à un avoir de vieillesse inférieur à les cotisations qu'il avait versées. Un autre aspect de cette révision est la limitation de la perception de la rente. Lors de la retraite ou en cas de décès ou d'invalidité, seule la perception sous forme de capital sera alors possible. 
</p><p><b>Assurance-accidents</b></p><p>La révision de la loi sur l'assurance-accidents (LAA) a clarifié certaines choses quant au début et à la fin de la protection apportée par l'assurance. Ainsi, la couverture de l'assurance-accidents obligatoire commence toujours le premier jour de travail, même si celui-ci tombe sur un week-end ou un jour férié. Et elle se termine le 31e jour après la fin des rapports de travail. Le prolongement de la couverture dure de ce fait tout un mois. Il est ensuite possible de contracter une assurance par convention. 
</p><p><b>Réduction des rentes de l'assurance-accidents après l'arrivée à l'âge AVS</b></p><p>La personne qui reçoit une rente de l'assurance-accidents et atteint l'âge AVS doit désormais s'accommoder d'une baisse de sa rente de l'assurance-accidents. Par cette mesure, le législateur a voulu mettre les droits des invalides par accidents au même niveau que ceux existant dans la prévoyance vieillesse. La réduction n'a toutefois lieu que pour autant que l'assuré(e) ait plus de 45 ans lorsque survient l'accident. Pour un degré d'invalidité inférieur à 40 %, la réduction est de 1 % pour chaque année que la personne a en plus des 45 ans au moment de l'accident. Elle est donc au maximum de 20 %. Pour un degré d'invalidité de 40 %, elle est le double, mais d'au maximum 40 %. Une personne qui a un accident alors qu'elle est âgée de 56 ans et devient invalide à 50 % voit donc sa rente diminuée de 22 % lorsqu'elle atteindra les 65 ans. Ces diminutions n'auront toutefois lieu que pour les assuré(e)s qui atteindront l'âge AVS en 2025 et dans un premier temps, à des taux réduits. La diminution pleine ne se fera qu'à partir de 2029. 
</p><p>L'amélioration de la couverture sociale des victimes de l'amiante décidée dans le cadre de la table ronde est rapidement mise en vigueur. Depuis cette année, l'indemnité pour atteinte à l'intégrité en cas de mésothéliome ou de toute autre tumeur rapidement mortelle est octroyée dès la survenance de la maladie. 
</p><p>Il est désormais précisé que les entreprises étrangères qui font exécuter des travaux en Suisse doiventobserver les prescriptions en matière de prévention des accidents. Elles doivent aussi payer des suppléments pour frais de prévention. 
</p><p><b>Assurance-maladie</b></p><p>En 2017, la prime standard de l'assurance obligatoire des soins a augmenté à nouveau, d'en moyenne 4,5 %. La hausse est différente d'un canton à l'autre. Les primes pour enfants et jeunes adultes connaissent les plus fortes hausses. La contribution pour la prévention générale des maladies augmente aussi cette année. Ce supplément de prime se montait à 2,40 francs par année depuis 1998. Il passe maintenant à 3,60 francs et sera de 4,80 francs en 2018. 5 janvier 2017 uss-infos</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4645</guid><pubDate>Wed, 04 Jan 2017 08:17:08 +0100</pubDate><title>Combattre le chômage, renforcer le pouvoir d’achat et alléger la charge des caisses de pensions</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/combattre-le-chomage-renforcer-le-pouvoir-d-achat-et-alleger-la-charge-des-caisses-de-pensions</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'évolution de l'économie suisse de ces dernières années est inquiétante. Le PIB par habitant stagne pratiquement et le chômage augmente. L'Allemagne, l'ancien " homme malade de l'Europe " est en train de dépasser la Suisse. Les raisons en sont le franc fort et la baisse du pouvoir d'achat entraînée pour les travailleurs et travailleuses par l'augmentation des primes des caisses-maladie et des cotisations du 2e pilier ainsi que des rentes à la baisse. C'est pourquoi les revendications de l'Union syndicale suisse (USS) sont les suivantes : </p><ul><li>Aujourd'hui, la BNS gagne environ 1,2 milliard de francs grâce aux taux d'intérêt négatifs. Cet argent doit être versé aux caisses de pensions, via le Fonds de garantie LPP. Le Fonds de compensation AVS (compenswiss) doit échapper intégralement aux taux d'intérêt négatifs. Il est en outre important que l'AVS, dont le rapport coût/prestation est imbattable, soit renforcée. Comme ce que le Conseil des États a mis sur rail avec " Prévoyance vieillesse 2020 ".</li><li>Les réductions des primes des caisses-maladie doivent être plus importantes. Personne ne doit être contraint de dépenser pour son assurance-maladie plus de 10 % de son revenu net corrigé des déductions pour enfant. À long terme, l'assurance-maladie devra être financée en fonction des revenus, comme toute assurance sociale.</li><li>La commission de la concurrence encaisse chaque année environ 300 millions de francs d'amendes. Cet argent doit être rendu à la population, via une réduction des primes des caisses-maladie, comme cela se fait avec le produit de la taxe sur le CO2.</li><li>L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose avec beaucoup plus d'énergie à la surévaluation du franc. Le but à court terme doit être de stabiliser le taux de change aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et ensuite d'arriver rapidement à un taux modéré.</li><li>La prospérité suisse repose sur des services publics de très grande qualité. La Confédération, les cantons et les communes doivent préserver cette réalité à travers leur politique des dépenses. Les baisses d'impôt exagérées du type RIE III sont de l'argent jeté par les fenêtres, de l'argent qui fera plus tard défaut pour financer des tâches importantes comme la formation entre autres.</li></ul><h5>Renseignements </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable des assurances sociales, 076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Interventions:</p><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-sg/dokumente/24_1.Mai_FLYER_SG.pdf" class="download">Paul Rechsteiner, président de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-sg/dokumente/24_1.Mai_RAPPERSWIL.pdf" class="download">Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-sgb-sg/dokumente/24_1.Mai_WIL.pdf" class="download">Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4644</guid><pubDate>Tue, 27 Dec 2016 11:44:22 +0100</pubDate><title>Quinze milliards de pertes fiscales depuis l’entrée en vigueur de la RIE II</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/quinze-milliards-de-pertes-fiscales-depuis-l-entree-en-vigueur-de-la-rie-ii</link><description>Les recherches de l’USS montrent que la facture de la RIE II est énorme.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le manque à gagner fiscal dû à la deuxième réforme de l’imposition des entreprises (RIE II) est toujours plus important, les Suisses et Suissesses votent déjà le 12 février sur la réforme suivante, la RIE III. Et une fois de plus, on présente aux citoyens et citoyennes une proposition dont les conséquences financières ne sont qu’à moitié connues. Selon les calculs de l’USS, les pertes fiscales de la réforme précédente se situent entre 9,5 et 13 milliards de francs, auxquels s’ajoute un manque à gagner pour l’AVS de 2 milliards. 
</p><p>En février 2008, la population a dû voter sur la deuxième réforme de l’imposition des entreprises. Le projet fut accepté de justesse, à 20&nbsp;000 voix. Quelques semaines plus tard, la population apprenait que cette réforme fiscale coûterait effectivement des milliards et pas seulement les quelques centaines de millions que le Conseil fédéral annonçait dans le bulletin de votation. 
</p><h3>Omission condamnée par le TF</h3><p>A l’heure actuelle, à savoir huit ans plus tard, la Confédération n’a toujours pas calculé de manière transparente ce que la RIE II a effectivement coûté. A l’époque de la RIE II, le principe de l’apport en capital était au centre des pertes fiscales largement sous-estimées par le Conseiller fédéral Hansrudolf Merz&nbsp;: le Conseil fédéral n’avait pas articulé un seul chiffre à ce sujet. Une omission que le Tribunal fédéral a sévèrement critiquée par la suite. 
</p><p>L’USS a une fois de plus pris la calculette pour y voir plus clair. Et les chiffres font peur. Uniquement en raison de l’apport en capital, les pouvoirs publics ont perdu entre 3 et 6,5 milliards entre 2011 et 2015. Malgré le secret fiscal, l’USS a pu s’appuyer sur les rapports annuels d’entreprises et les registres des actions qui permettent de savoir combien de dividendes ont été imposés ou distribués aux actionnaires exempts d’impôts. 
</p><h3>Finances de l’AVS pénalisées de 2 milliards</h3><p>Les estimations et la réalité sont aussi bien différentes sur d’autres points. Notamment sur les conséquences du changement de l’imposition des dividendes sur les finances de l’AVS. Le Conseil fédéral avait chiffré les pertes pour l’AVS entre 86 et 130 millions. Dans les faits, l’AVS a dû se passer de presque le double de cette somme parce que les propriétaires de sociétés anonymes, au lieu de se verser un salaire soumis à l’AVS, ont préféré se rémunérer avec des dividendes exempts d’impôts. Jusqu’à 2015, il a manqué à l’AVS entre 2,1 et 2,45 milliards. 
</p><h3>Pas de réforme à l’aveuglette</h3><p>En évaluant de manière conservative, la RIE II a finalement coûté entre 9,5 et 13 milliards aux collectivités publiques. Prétendre, comme le font actuellement les autorités fédérales et les partisans de cette nouvelle arnaque qu’est la RIE III, que ses coûts seront «&nbsp;largement compensés par les effets positifs de la réforme sur la croissance économique&nbsp;» est plus qu’aventureux. Le vecteur principal de l’augmentation des recettes de la Confédération a tout simplement été l’augmentation des bénéfices des entreprises (voir <a href="http://www.sgb.ch/aktuell/blog-daniel-lampart/?tx_t3extblog_blogsystem%5Bpost%5D=442&amp;tx_t3extblog_blogsystem%5Bday%5D=21&amp;tx_t3extblog_blogsystem%5Bmonth%5D=12&amp;tx_t3extblog_blogsystem%5Byear%5D=2016&amp;tx_t3extblog_blogsystem%5Baction%5D=show&amp;cHash=f049179c10933ff58c0852d678e868cf" class="external-link-new-window">le blog en allemand de Daniel Lampart</a> à ce sujet) ou la libre circulation des personnes qui a permis de maintenir la compétitivité de la Suisse (comme l’explique le directeur des finances de la Ville de Zürich, dans une <a href="http://www.nzz.ch/zuerich/daniel-leupi-und-die-steuerreform-das-muss-den-firmen-etwas-wert-sein-ld.138700" class="external-link-new-window">interview à la NZZ</a>). En plus, ce ne sont pas vraiment les entreprises qui ont profité de la RIE II, mais les actionnaires. 
</p><p>Sur cette base, si nous voulons éviter une nouvelle arnaque en milliards, il faut voter non à la RIE III le 12 février 2017. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons obliger le Parlement à élaborer une nouvelle proposition équilibrée pour supprimer les niches fiscales en Suisse. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4642</guid><pubDate>Fri, 23 Dec 2016 10:08:59 +0100</pubDate><title>Mise en œuvre de la décision de l’OMC concernant la concurrence à l’exportation : procédure consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/mise-en-oeuvre-de-la-decision-de-l-omc-concernant-la-concurrence-a-l-exportation-procedure-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4633</guid><pubDate>Thu, 22 Dec 2016 06:00:00 +0100</pubDate><title>«Prévoyance vieillesse 2020»: M. Kaiser dans le déni de réalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-m-kaiser-dans-le-deni-de-realite</link><description>Commentaire de Paul Rechsteiner sur le débat parlementaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après le deuxième passage de « Prévoyance vieillesse 2020 »au Conseil des États et avant les prochains débats au Conseil national, il vaut la peine de jeter un coup d’œil rapide à une affaire qui montre ce que l’Union patronale suisse et ses alliés politiques veulent vraiment : empêcher à tous prix une augmentation de 70 francs de l’AVS pour les nouveaux retraité(e)s. </p><p>À l’automne 2015, le Conseil des États avait adopté une proposition prévoyant un supplément de 70 francs pour l’AVS et le relèvement du plafond pour les couples à 155 % de la rente individuelle maximale. Ce fut ensuite le tour de la commission du Conseil national compétente pour ces questions de se pencher sur le sujet pendant presque neuf mois. Sa majorité de droite, sous la houlette des associations patronales, ficela une proposition qui n’est rien d’autre qu’une baisse brutale des rentes et à laquelle s’ajoute un mécanisme de relèvement automatique de la retraite à 67 ans. 
</p><h3>Aveugle, mais fidèle à la famille politique </h3><p>Le 25 septembre 2016, plus de 40 % des Suisses et Suissesses ont accepté l’initiative AVSplus. Le soir même, l’Union patronale suisse sortait de son chapeau une proposition totalement nouvelle. Elle renonçait à baisser les rentes, mais ajoutait des coûts et des cotisations énormes au deuxième pilier (24 milliards de francs cumulés jusqu’à 2030). La nouvelle proposition patronale a fait foi au sein du PLR, de l’UDC et du PBD, sans qu’une seule heure y ait été consacrée en commission préparatoire. Cette manière de légiférer à l’aveugle est inédite dans l’histoire du Parlement suisse pour un projet de cette importance. La devise était : « Qu’importe le prix à payer, mais il ne faut surtout pas que l’AVS soit améliorée ». 
</p><p>Entretemps, le Conseil des États a achevé sa deuxième lecture. Une majorité stable confirme qu’elle veut améliorer les rentes AVS des nouveaux retraité(e)s. L’Union patronale, economiesuisse et le PLR ont élaboré des propositions de minorité qui ne veulent compenser les pertes de rentes que dans le deuxième pilier, même si cela reviendrait bien plus cher et aboutirait à de moins bonnes rentes que la solution du Conseil des États qui inclut l’AVS. 
</p><h3>Nouvelle pirouette </h3><p>Ce qui est toutefois nouveau, c’est que le tabou de l’amélioration des prestations dans l’AVS est tombé. Il n’y a plus que les 70 francs mensuels qui ne doivent pas passer. Par contre, le plafond des rentes de couples doit être relevé pour une partie d’entre eux et indépendamment de ça, le taux de la baisse de la rente est réduit. Mais n’en bénéficieraient qu’une petite minorité des personnes, les plus démunies, celles qui auraient déjà droit aux prestations complémentaires. Cependant, autant les couples que les célibataires s’en sortiraient nettement moins bien qu’avec les propositions du Conseil des États. Les célibataires ne feraient que cotiser plus, mais ne recevraient pas plus. Il n’empêche que les décisions du Conseil des États concernant l’AVS coûteraient la moitié moins que les propositions de minorité vantées par certains médias comme étant un compromis. Les prestations du modèle de la minorité, au contraire des décisions du Conseil des États, ne seraient pas financées. Voilà pour la logique et le sérieux de ces propositions. 
</p><p>Le dossier « Prévoyance vieillesse 2020 » est dirigé au sein de l’Union patronale par Martin Kaiser. Ce M. Kaiser a encore fait savoir avant les délibérations au Conseil des États que les patrons feraient échouer toute la réforme si les 70 francs n’étaient pas abandonnés. Qui s’étonnera encore que cette organisation, economiesuisse et le PLR aient tout bonnement fait savoir qu’ils préféraient qu’il n’y ait pas de réforme plutôt que cette réforme-là. Il n’y aurait pas besoin de réforme juste pour vouloir réformer. Sur le fond, la seule chose qui soit attaquée est en fait le supplément de rente AVS pour les nouveaux retraité(e)s. 
</p><h3>Le roi est nu</h3><p> La recette de ce M. Kaiser pour la réforme de la prévoyance vieillesse change toute les semaines et parfois même tous les jours. Il ne se laisse pas ébranler par les calculs de l’Office fédéral des assurances sociales qui montrent l’absurdité de ses propositions. Du moins aussi longtemps que des partis comme le PLR et l’UDC suivent, sans poser de questions. 
</p><p>La pièce que l’Union patronale suisse présente rappelle fatalement le conte d’Andersen, « Les Habits neufs de l’empereur ». « Kaiser » signifie en effet « empereur » en allemand. Dans le conte, l’empereur fut longtemps nu devant la foule qui prétendit ne rien remarquer, jusqu’à ce que la vérité sorte de la bouche d’un enfant : « Le roi est nu ! » Jusqu’à quand devrons-nous attendre pour qu’un de ses amis politiques dise la vérité au roi, alias M. Kaiser ? 
</p><h3>Seule la solution du Conseil des États est susceptible de remporter la majorité </h3><p>Le grand défi de la prévoyance professionnelle est le niveau des rentes. Actuellement, les taux de conversion baissent déjà partout en Suisse dans le domaine surobligatoire. Les propositions du Conseil des États sont les seuls à faire contrepoids. Certes, les améliorations de rentes que cette Chambres a décidées sont modestes. Mais elles veillent à ce qu’enfin, après des décennies, l’AVS soit à nouveau améliorée. Et grâce à un montant fixe pour tous les nouveaux retraité(e)s, un peu plus pour les bas revenus que pour les hauts revenus. Si une réforme pouvait surmonter l’obstacle de la votation populaire, à l’inverse des projets de la droite des années 2000, c’est bien celle du Conseil des États. Les propositions de l’Union patronale suisse vont droit dans l’impasse, sur le modèle de l’ère Couchepin. 
</p><p>Des mois passionnants nous attendent. </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4637</guid><pubDate>Wed, 21 Dec 2016 16:01:05 +0100</pubDate><title>Joyeux Noël à tous!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/joyeux-noel-a-tous</link><description>Quelques organisations auxquelles faire un don.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Noël, période propice à la réflexion, aux remerciements et aux dons approche à grands pas. Si vous souhaitez offrir quelque chose en dehors du cercle de votre famille et de vos amis, nous vous recommandons les quelques organisations pour qui les dons sont toujours les bienvenus. De ces dons dépend la poursuite de leur travail essentiel dans des domaines proches des syndicats. 
</p><p>Par exemple&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><p><b><a href="https://www.solidar.ch/fr" class="external-link-new-window">Solidar Suisse </a></b></p><p>Solidar Suisse est l’œuvre d’entraide des syndicats et du PS Suisse. 
</p><p>Dons: Compte postal 80-188-1; IBAN: CH49 0900 0000 1001 4739 9 
</p><p>&nbsp;</p><p><b><a href="http://www.solifonds.ch/fr" class="external-link-new-window">Solifonds</a></b></p><p>Le Solifonds intervient là où il faut, rapidement et sans bureaucratie 
</p><p>Dons: PC 80-7761-7; IBAN: CH5209000000800077617 
</p><p>&nbsp;</p><p><b><a href="http://foerderverein-gss.ch/index.php?home-fr" class="external-link-new-window">Fondation de soutien de l’école syndicale suisse </a></b></p><p>La Fondation aide à assurer la formation de la relève syndicale. 
</p><p>Dons: IBAN CH8709000000300194374 
</p><p>&nbsp;</p><p>Nous vous remercions d’avoir suivi et soutenu nos activités tout au long de cette année et vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4635</guid><pubDate>Wed, 21 Dec 2016 15:49:32 +0100</pubDate><title>Modification du Code des obligations (droit de mandat)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-du-code-des-obligations-droit-de-mandat</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4628</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2016 11:13:02 +0100</pubDate><title>Naturalisation facilitée: Oui, très clairement oui !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/naturalisation-facilitee-oui-tres-clairement-oui</link><description>Il faut dire oui aux petits-enfants de migrant(e)s le 12 février 2017</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Ils vivent en Suisse, leurs parents aussi et ce fut, ou c’est encore aussi le cas de leurs grands-parents. Aucune différence donc avec tout Suisse et toute Suissesse. Que les jeunes étrangers et étrangères de la troisième génération puissent bénéficier d’une naturalisation facilitée devrait vraiment aller de soi. </span></p><p class="lead"><span lang="FR-CH"></span></p><p class="ParagrSPnormaux">En 2008 déjà, la conseillère nationale vaudoise Ada Marra déposait une initiative parlementaire&nbsp;: «&nbsp;La Suisse doit reconnaître ses enfants&nbsp;». Après plus de huit années de négociations et de débats aux Chambres fédérales, nous allons enfin voter sur cette question&nbsp;! Le 12 février prochain, nous devrons en effet nous prononcer sur une modification de la Constitution fédérale qui vise à faciliter la naturalisation des jeunes issus de la troisième génération. Pour ces personnes nées en Suisse, où elles ont construit toute leur vie, ce sera là un signe clair de reconnaissance.  </p><h3 class="Sous-titreSP">Des conditions strictes</h3><p class="ParagrSPnormaux">Précisons qu’il ne s’agit pas d’un «&nbsp;cadeau&nbsp;». De fait, le projet de naturalisation facilitée prévoit toute une série de conditions à remplir&nbsp;: le demandeur ou la demandeuse, âgé de moins de 25 ans, devra être né en Suisse, y avoir suivi au moins cinq ans de scolarité obligatoire et être détenteur d’une autorisation de séjour ou d’établissement. Ses parents et grands-parents devront entretenir ou avoir entretenu des liens étroits avec notre pays. L’un des parents devra avoir séjourné pendant au moins dix ans en Suisse et y avoir effectué au minimum cinq années d’école. Concernant les grands-parents, il faudra au moins que l’un d’eux soit né en Suisse ou ait été titulaire d’un droit de séjour.</p><h3 class="Sous-titreSP">La preuve par l’acte</h3><p class="ParagrSPnormaux">Qu’est-ce qui changera exactement pour les jeunes gens en question&nbsp;? S’il n’y a rien d’automatique dans la procédure et si les conditions pour une naturalisation facilitée sont clairement définies, les jeunes de la troisième génération n’auront, par contre, plus à prouver qu’ils sont intégrés. Le fardeau de la preuve sera ainsi inversé. Quoi de plus normal pour des personnes qui ont passé l’essentiel de leur vie en Suisse&nbsp;? De plus, la procédure actuelle, très différente selon les cantons, sera harmonisée sur l’ensemble de la Suisse. Les candidat(e)s ne feront ainsi plus face à une sorte de loterie cantonale lorsqu’ils s’engageront dans une procédure de naturalisation&nbsp;! </p><p class="ParagrSPnormaux">Bref, nous voterons pour une procédure simplifiée et unifiée pour des personnes nées et scolarisées en Suisse. L’Union syndicale suisse (USS) dit très clairement «&nbsp;oui&nbsp;» à la naturalisation facilitée des jeunes de la troisième génération et appelle à la mobilisation de ses membres pour qu’ils en fassent autant.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4627</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2016 09:54:48 +0100</pubDate><title>Une aide concrète et globale pour les victimes de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-aide-concrete-et-globale-pour-les-victimes-de-l-amiante</link><description>Table ronde sur l’amiante a posé un jalon avec la création d’un fonds d’indemnisation </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse constatent avec satisfaction que la table ronde présidée par l'ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger s'est mise d'accord sur des solutions destinées à gérer efficacement les conséquences de la tragédie de l'amiante, et clos ainsi ses travaux sur un succès. En demandant la création d'une table ronde, les syndicats avaient donné une impulsion déterminante à sa réalisation par le Conseil fédéral. L'interdiction de l'amiante en 1989 était déjà à porter au crédit des efforts déployés alors par les syndicats sous la houlette de Vasco Pedrina.
</p><p>Les solutions présentées par la table ronde sont un jalon important dans le long processus qu'est la gestion du fardeau de l'amiante. Si elles ne peuvent sans doute pas supprimer la douleur humaine des victimes de l'amiante, elles atténueront du moins les répercussions catastrophiques sur la situation financière des victimes des maladies dues à ce matériau.
</p><p>Les principes adoptés par la table ronde concernant le fonds d'indemnisation prévoient, d'une part, des versements en espèces à toutes les victimes de l'amiante. L'aide financière destinée à celles qui n'ont pas droit aux prestations de l'assurance-accidents obligatoire sera fortement augmentée. Parallèlement, un service d'assistance psychologique sera mis en place à l'intention de toutes les victimes de l'amiante ainsi que des personnes potentiellement concernées. Ce service aura également une action préventive. En effet, 120 personnes tombent chaque année malades parce qu'elles ont été en contact avec l'amiante. Ce service d'assistance entamera ses activités au premier semestre 2017 dans la région de Zurich-Glaris, pour les étendre ensuite à tout le pays.
</p><p>Un fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante, qui sera créé dans les semaines à venir, sera chargé d'exécuter ces tâches. Son financement par Eternit, les assureurs privés et les entreprises de chemins de fer n'est toutefois assuré que pour les premières années. Pour qu'il puisse avoir des effets durables, d'autres engagements financiers de branches et de grandes entreprises sont nécessaires. Les établissements cantonaux d'assurance des bâtiments, respectivement les cantons, devront assumer leurs responsabilités à cet égard. De fait, les ordonnances sur la protection contre l'incendie promulguées à l'époque ont eu pour conséquence que l'amiante fut utilisée à une grande échelle dans la construction de bâtiments. Pour que les syndicats soient d'accord avec les solutions élaborées par la table ronde, il faut que le financement du fonds repose sur des bases solides. Aux milieux économiques et autres, qui n'ont pas encore fait le pas, d'en produire la preuve concrète.
</p><p>Outre le fonds d'indemnisation, l'USS est aussi parvenue à initier d'autres progrès :</p><ul><li>Répartition équitable du poids des primes entre les branches de la SUVA. Celle-ci s'attend à des coûts supplémentaires à hauteur du milliard de francs. Grâce à la création d'une réassurance interne, qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2019, la charge des branches concernées par des grands sinistres comme la tragédie de l'amiante pourra être allégée.</li><li>Ajout dans la nouvelle ordonnance sur la limitation et l'élimination des déchets d'une obligation de donner des indications quant à la présence d'amiante. Les travailleurs et travailleuses occupés dans la transformation et la démolition de bâtiments datant des années 1970 et 1980 contenant de l'amiante pourront ainsi être efficacement protégés.</li></ul><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire de l'USS, représentant de l'USS à la table ronde sur l'amiante, 076 335 61 97</li><li>Vasco Pedrina, représentant du syndicat Unia à la table ronde sur l'amiante, 079 772 37 47</li><li>Mathias Regotz, représentant de Travail.Suisse à la table ronde sur l'amiante, 078 811 74 79 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4625</guid><pubDate>Thu, 15 Dec 2016 10:24:47 +0100</pubDate><title>Virage dangereux à la Banque nationale suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/virage-dangereux-a-la-banque-nationale-suisse</link><description>Commentaire de l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué. L'emploi stagne (équivalents plein temps). Dans l'économie d'exportation, il est même en recul. Les prix à la consommation et la production baissent et on note des tendances à la baisse aussi dans les quartiers d'immeubles locatifs. Les capacités de production de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans un tel contexte, notre pays aurait besoin d'une politique monétaire expansionniste. Mais à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont extrêmement restrictives. S'y ajoute l'insécurité concernant le taux de change. Personne ne sait en effet si la Banque nationale suisse (BNS) permettra ou non à l'avenir de nouvelles appréciations du franc.
</p><p> Le virage pris par la BNS, à savoir de tenir compte de la " situation pour l'ensemble des monnaies ", a lieu d'inquiéter. Par le passé, la BNS s'est raisonnablement orientée en fonction de la monnaie de nos principaux partenaires commerciaux, soit l'euro ou, auparavant, le Mark allemand. La politique monétaire était ciblée et prévisible. Une politique monétaire aventureuse, tenant compte du dollar et d'autres monnaies, serait inefficace. Car, ou bien on ne verra plus quels buts en matière de taux de change la BNS poursuit, ou bien cette dernière devrait créer un équilibre entre les grandes zones monétaires de l'euro et du dollar, ce qui est absurde.
</p><p> La surévaluation du franc a laissé des traces douloureuses. Dans l'économie d'exportation, des dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés. Depuis le début de l'appréciation du franc, en 2008, presque 10 % des emplois ont disparu dans l'hôtellerie-restauration et dans l'industrie. L'Allemagne a par contre gagné des parts de marché importantes. Dans l'industrie allemande des machines, l'emploi a par exemple augmenté d'environ 30 %.
</p><p> L'USS attend de la BNS qu'elle s'oppose beaucoup plus à la surévaluation du franc. Le but doit être que le taux de change se stabilise à très court terme aux alentours de 1,10 franc pour 1 euro et qu'ensuite, l'on fasse rapidement en sorte, grâce à un taux modéré, que la Suisse ne subisse pas de préjudice.
</p><p> L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas, mais la forte surévaluation du franc a des répercussions très négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays doivent être considérées comme clairement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la BNS dans son bulletin trimestriel.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4622</guid><pubDate>Tue, 13 Dec 2016 17:07:51 +0100</pubDate><title>Non à la loi de la jungle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-la-loi-de-la-jungle</link><description>Colloque juridique de l’USS : le temps de travail, un thème central pour les syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le colloque juridique de l'USS de cette année s'est penché sur le thème du temps de travail. Cela implique aussi la question de la protection de la santé et celle de la possibilité de planifier sa vie. Le colloque a montré clairement que les syndicats sont mis au défi. </p><p>Le président de l'USS, Paul Rechsteiner, a rappelé dans son allocution de bienvenue que la problématique du temps de travail appartient aux questions classiques touchant au droit du travail et aux activités syndicales. Une des premières lois dans le domaine de la protection des travailleurs et travailleuses, la loi glaronnaise sur les fabriques, réglait et limitait le temps de travail. Mais le choix du thème du colloque avait aussi des motivations fondamentales et politiques : " Par leurs interventions parlementaires encore en suspens, Konrad Graber et Karin Keller-Sutter demandent un démantèlement radical des dispositions protectrices de la loi sur le travail sont nombreuses. L'USS luttera avec tous ses moyens contre ces détériorations. "
</p><h3> Discriminations indirectes dues à l'aménagement du temps de travail</h3><p> Stéphanie Perrenoud, chargée de cours à l'Université de Neuchâtel, a analysé les discriminations indirectes dues à l'aménagement du temps de travail et à sa planification. Elle a montré que le temps partiel contraint ou les réductions de temps de travail imposées discriminent, le cas échéant les femmes, ce qui enfreint les dispositions de la loi sur l'égalité et la Convention européenne des droits de l'homme. L'aménagement du temps de travail, et des plans d'interventions est discriminatoire s'il n'est pas conciliable avec le travail familial ainsi que d'assistance et de soins (" care ") que les femmes effectuent souvent. Ce qui est au contraire bien plus important est d'être autonome en matière d'horaire de travail et de pouvoir aménager les plans de travail d'une manière participative, non discriminatoire et sûre. L'affichage des horaires, selon l'article 69 de l'ordonnance 1 relative à la loi sur le travail, doit être interprété à la lumière de la loi sur l'égalité, sinon l'employeur se rend responsable d'une discrimination indirecte. 
</p><h3>Planifier le temps de travail et éviter du stress </h3><p>L'affichage des plans d'interventions se fait toujours plus à court terme dans des branches comme la santé, la restauration et le commerce de détail. Cela produit des formes de travail sur appel et de service de permanence (éventuellement non rétribué) contraints. Le stress, pour les salarié(e)s, augmente, la possibilité de planifier son temps de travail, ses obligations ou activités familiales ou autres diminue. L'exposé de Bassem Zein, représentant de l'Office fédéral de la justice, a repris cet aspect dans son exposé. Il a surtout montré que le travail sur appel est restreint par la jurisprudence du Tribunal fédéral, en particulier en ce qui concerne les changements abrupts des horaires de travail : l'employeur est obligé de fournir suffisamment de travail ou, s'il n'y parvient pas, un salaire adéquat. 
</p><p>L'USS a, lors de sa dernière Assemblée des délégué(e)s, retenu cet aspect et exigé que les plans d'interventions soient communiqués au moins quatre semaines à l'avance. Et lorsque ces plans sont modifiés à plus court terme, un supplément de salaire de 25 % doit être versé. Lors d'un service de piquet, le temps d'attente doit être réduit au minimum et le service de permanence doit être honoré d'un supplément d'au moins 25 % de salaire. 
</p><h3>Étude sur la responsabilité liée en matière de stress </h3><p>En raison des formes toujours plus précaires de la planification des interventions et de sa densification croissante du travail, le stress augmente toujours plus. L'épuisement professionnel (" burnout ") est malheureusement devenu la norme dans le monde du travail suisse. Sabine Steiger-Sackmann, professeure à la Haute école des sciences appliquées de Zurich, a observé qu'un quart des salarié(e)s se sentaient actuellement stressés, et qu'encore plus trouvaient que les horaires de travail étaient pénibles. L'USS a mandaté une étude à la professeure sur la manière de procéder concernant la responsabilité en matière de stress, étude qui sera publiée en 2017. Cette étude va se concentrer surtout sur les problèmes procéduraux liés à la production de preuves. Ce sera aussi la tâche des assurances sociales d'utiliser leur possibilité de déposer plainte selon l'article 72 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA), recours contre l'employeur responsable, puisqu'en cas de maladie, le privilège matière de responsabilité (art. 75 al. 2 LPGA) ne s'applique pas. On devrait ainsi empêcher que les coûts ne soient reportés sur la communauté. 
</p><p>Dans le domaine du burnout également, l'USS va passer à l'offensive au plan législatif, Elle s'engagera, dans la réforme à venir de l'assurance-accidents (Annexe 1 à l'art. 14 ordonnance sur l'assurance-accidents), pour que le burnout soit reconnu comme une maladie professionnelle. Le colloque juridique a donné des inputs précieux à cet égard. 
</p><h3>S'opposer au report du risque entrepreneurial sur le personnel </h3><p>Gabriela Riemer-Kafka, professeure à l'Université de Berne, s'est attelée dans son exposé à la question du salaire dû par l'employeur pour le temps consacré au travail par l'employé(e). Quand le taux-plancher a été supprimé par la Banque nationale suisse, beaucoup d'employeurs avaient essayé de reporter le risque lié au taux de change sur les employé(e)s en imposant une prolongation du temps de travail pour le même salaire. Comme elle l'a rappelé dans son exposé, ces reports du risque entrepreneurial sont nuls et non avenus. La professeure Riemer-Kafka a montré quels instruments permettent de combattre de tels reports. 
</p><h3>Le télétravail </h3><p>Luca Cirigliano, responsable du dossier du droit du travail et des conditions de travail à l'USS a traité le problème du télétravail. Le travail à domicile n'a en fait rien de nouveau. Si par le passé, l'artisanat et l'industrie étaient concernés par ce phénomène, c'est le cas aujourd'hui d'activités effectuées en bureau, comme le journalisme, la traduction, l'informatique. Il y a seulement deux semaines, le Conseil fédéral a rendu attentif dans un rapport aux problèmes du télétravail soit la saisie du temps de travail, le respect des temps de repos ou le fait d'être constamment joignable.Luca Cirigliano a développé des revendications concrètes pour adapter le droit suisse du travail au télétravail. Le moyen pour le faire : la modernisation de la loi sur le travail à domicile (LtrD). 
</p><p>Précisions : </p><ul><li>Les exposés du colloque peuvent être écoutés en tant que podcast sur <a href="http:/http://jusletter.weblaw.ch/fr/juslissues/2016/873.html/" class="external-link-new-window">www.jusletter.ch</a> probablement à partir de janvier 2017.</li><li>Un numéro spécial du journal spécialisé " Pratique Juridique Actuelle (PJA) " publiera une transcription écrite des exposés du colloque. Celui-ci paraîtra probablement en mars 2017.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4620</guid><pubDate>Tue, 13 Dec 2016 14:57:06 +0100</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’impôt anticipé (financement de groupes de sociétés)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-l-impot-anticipe-financement-de-groupes-de-societes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4618</guid><pubDate>Tue, 13 Dec 2016 12:25:55 +0100</pubDate><title>PV 2020: seulement avec une augmentation de l&#039;AVS </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pv-2020-seulement-avec-une-augmentation-de-lavs</link><description>L&#039;USS salue que le Conseil des Etats maintienne le cap</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les travailleurs et travailleuses sont de plus en plus inquiets au sujet de leur prévoyance vieillesse&nbsp;: est-ce que les rentes AVS et de leur caisse de pension vont suffire à leur assurer une vie décente à la retraite&nbsp;? Car le niveau des rentes du 2e pilier baisse et les rentes AVS ne suivent plus l'évolution des salaires. 
</p><p>L'USS salue le fait que le Conseil des Etats ait résisté à la provocation du Conseil national et ne soit pas entré en matière sur l'augmentation automatique de l'âge de la retraite à 67 ans. Il est aussi positif que le Conseil des Etats prenne davantage en considération les préoccupations des travailleurs et travailleuses et maintienne la compensation d'une partie des pertes de rentes en améliorant les rentes AVS. L'augmentation des rentes AVS de 70 francs par mois ainsi que l'amélioration des rentes de couple sont nécessaires à cause de la baisse des rentes du 2e pilier. Ces deux mesures sont en outre financées efficacement et équitablement avec 0,3% de cotisations salariales. Si, comme le Conseil national le propose, on stabilisait le niveau des rentes par des mesures dans le deuxième pilier, cela coûterait beaucoup trop cher aux personnes qui ont des revenus moyens et modestes et surtout aussi aux entreprises des branches à bas salaires. Quant au modèle avancé par la minorité du Conseil des Etats, il rapporterait des rentes plus basses aux retraité(e)s que le modèle du Conseil des Etats. Et là aussi, la charge des cotisations serait significativement plus élevée. Etant donné la phase d'intérêts bas que nous traversons, il est clair qu'accumuler davantage de capital est à l'heure actuelle moins efficace qu'auparavant. 
</p><p>L'USS estime aussi que le financement additionnel de l'AVS décidé par le Conseil des Etats est judicieux. L'AVS a besoin de rentrées supplémentaires cette prochaine décennie. A souligner encore dans les points positifs&nbsp;: sur le 1% de TVA destiné à l'AVS, la population ne ressentirait qu'une augmentation de 0,7% étant donné que 0,3% actuellement attribué à l'assainissement de l'AI serait transféré à l'AVS. Sans augmentation, l'AVS connaîtra un défaut de financement. 
</p><p>Le Conseil national ferait bien de suivre les décisions du Conseil des Etats. S'il continue à ignorer les inquiétudes de la population, il va récolter la facture dans les urnes. Car la variante du Conseil national est déjà combattue par de larges milieux qui n'acceptent pas les mesures radicales que sont l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion. Sans renforcement de l'AVS et avec un automatisme qui relève la retraite à 67 ans, le refus du peuple est prévisible. L'USS évaluera le projet Prévoyance vieillesse 2020 après l'élimination des différences le 24 mars prochain lors d'une assemblée extraordinaire des délégué(e)s. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076&nbsp;564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4615</guid><pubDate>Fri, 09 Dec 2016 15:44:32 +0100</pubDate><title>Retour du statut de saisonnier et nouvelles discriminations évités</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/retour-du-statut-de-saisonnier-et-nouvelles-discriminations-evites</link><description>Le président de l&#039;USS sur la mise en oeuvre de l&#039;art. 121a: préférence aux chômeurs non discriminatoire à la place de contingents</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est maintenant sûr: il n’y aura pas de nouveau statut de saisonnier en Suisse, ni de nouveau système de contingents. La menace de voir l’avènement d’un tel système planait depuis l’acceptation de l’initiative UDC contre l’immigration de masse. Nous avons pu l’éviter au Parlement. 
</p><p>Une <a href="http://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/article/details/anciens-contingents-inhumains-et-economiquement-nuisibles/">nouvelle brochure de l’Union syndicale suisse</a> montre à quel point ce système était inhumain et en plus économiquement néfaste.
</p><p>La préférence donnée aux chômeurs et chômeuses qui a été adoptée est le fruit d’une coalition entre le PS et le PLR. Elle a été initiée au Conseil des Etats. Cela a été possible grâce à la votation sur l’initiative de mise en œuvre de l’UDC du 28 février 2016. La nouvelle coalition a été nécessaire parce que la proposition «&nbsp;fidèle&nbsp;» du Conseil fédéral de mettre en œuvre unilatéralement l’initiative UDC contre l’immigration de masse en ayant recours à des contingents menait directement à l’impasse. 
</p><p>L’obligation d’annonce des postes vacants est la base de la <b>préférence donnée aux chômeurs et chômeuses</b> dans des professions qui connaissent un chômage au-dessus de la moyenne. L’annonce aux offices cantonaux de placement doit redonner une chance aux personnes plus âgées en recherche d’emploi. A l’heure actuelle, malgré de bonnes qualifications, elles ne sont souvent même pas invitées aux entretiens d’embauche. &nbsp;
</p><p>L’Union syndicale suisse a élaboré la proposition de l’obligation d’annonce il y a une année, sur la base d’un modèle que d’autres pays ont développé et l’a présentée au public en janvier 2016. La loi qui vient d’être décidée s’appuie là-dessus. 
</p><p>Cela montre qu’en situation difficile, des solutions qui pourtant semblaient politiquement irréalisables au départ sont aussi possibles. Dans la phase actuelle, le contexte était particulièrement exigeant. Non seulement en raison de l’attitude du Conseil fédéral. Mais aussi parce que la direction actuelle de l’Union patronale suisse s’est distancée sur ce thème précisément d’un partenariat social fructueux depuis la fin des années 90 et a même présenté son propre système de contingents. L’élément constituant du partenariat social était qu’aux négociations entre les organisations faitières, des solutions sur des mesures d’accompagnement aux Accords bilatéraux ont pu être trouvées, qui tenaient compte de la libre circulation des personnes. Cela exige une disposition aux compromis, mais surtout la conscience que les accords bilatéraux ne peuvent être politiquement soutenus que si les salaires et les conditions de travail sont efficacement protégés. 
</p><p>Que des solutions aient émergé par cette voie, solutions qui ont aussi passé avec succès la rampe du verdict populaire, est également à mettre sur le compte des conseillers fédéraux alors à la tête du Département de l’économie qui ont pris à cœur leur responsabilité et leur rôle de dirigeant. L’actuel ministre de l’économie ne fait pas preuve de cette disposition ou de cette capacité, contrairement aux deux ministres qui l’ont précédé. Et cela malgré l’importance fondamentale des accords bilatéraux pour l’économie et les emplois. Johann Schneider-Ammann a laissé la Conseillère fédérale en charge du droit des étrangers lui prendre ce dossier des mains. 
</p><p>Les syndicats avaient défini une ligne claire après le 9 février 2014 qui se basait sur trois axes:</p><ol><li>Maintien des bilatérales</li><li>Pas de nouvelles discriminations</li><li>Plus et pas moins de protection pour les salarié(e)s</li></ol><p>Les deux premiers objectifs sont atteints (à la condition que la votation finale au Parlement aille dans ce sens à la fin de la semaine prochaine). Les progrès sur le troisième objectif sont certes insuffisants, mais quand même mesurables. La lutte pour de meilleures mesures de protection, une couverture plus large des conventions collectives de travail et surtout aussi pour qu’elles soient mieux appliquées doit être poursuivie. C’est aussi valable pour la nouvelle obligation d’annonce des postes vacants. La mise en œuvre dans la pratique sera déterminante. Les autorités et surtout les patrons sont maintenant tenus de le faire. 
</p><p>Il vaut ainsi la peine, même par vent contraire, de lutter pour des positions élémentaires. L’expérience faite avec la préférence donnée aux chômeurs et chômeuses le montre une fois de plus. Il faut pour cela que les esprits soient clairs, il faut du discernement et parfois une certaine mobilité. Pour la population active, pour l’économie et pour la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4613</guid><pubDate>Wed, 07 Dec 2016 16:43:17 +0100</pubDate><title>Anciens contingents : inhumains et économiquement nuisibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/anciens-contingents-inhumains-economiquement-nuisibles</link><description>Une brochure de l&#039;USS présente les faits et quelques témoignages sur les contingents et le statut de saisonnier </description><content:encoded><![CDATA[<p>Beaucoup de personnes en Suisse ont une vision faussée, passablement idéalisée du système des contingents en vigueur avant l’introduction de la libre circulation des personnes. Cela s’explique en partie parce que les milieux nationalistes ont encensé ce système dans le cadre de leur politique anti-européenne. Toutefois, les autorités ne sont pas innocentes à cet égard. Jusqu’à présent, aucun examen critique de son fonctionnement, ni de ses effets n’a encore été fait.</p><p>Pourtant, en discutant avec des témoins de l’époque, mais également en réinterprétant les statistiques, le bilan s’avère négatif. Conditions de travail précaires, travail au noir et pressions sur les salaires étaient la triste réalité. Les contingents et les plafonds n’ont pas eu l’effet « restrictif » qu’ils étaient censés déployer. D’une part, en fixant des plafonds, le Conseil fédéral a répondu aux souhaits des as-sociations patronales dont les lobbys étaient puissants. De l’autre, les contingents et les procédures d’autorisation ont été contournés. De nombreux employeurs ont engagé leur personnel étranger au noir. <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/brochures/Inhumain-et-economiquement-nuisible_anciens-contingents-les-faits_web.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Cette brochure</a>, faisant office de livre noir, veut apporter une contribution à l’examen critique de ce système inhumain.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4606</guid><pubDate>Wed, 07 Dec 2016 08:54:02 +0100</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur l’acte authentique électronique (OAAE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-l-acte-authentique-electronique-oaae</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4603</guid><pubDate>Tue, 06 Dec 2016 16:09:46 +0100</pubDate><title>Améliorations arrachées après quatre jours de grève à Neuchâtel</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ameliorations-arrachees-apres-quatre-jours-de-greve-a-neuchatel</link><description>Les enseignant(e)s ont obtenu des mesures concrètes sur les conditions de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après une quatrième journée de grève, les syndicats ont décidé le 30 novembre de suspendre leur mouvement. Si le Conseil d’Etat neuchâtelois est resté inflexible sur la nouvelle grille salariale, les grévistes ont tout de même obtenu des améliorations très attendues sur les conditions de travail. Bilan d’un mouvement sans précédent dans le canton. </p><p>Sept heures du matin, mercredi 30 novembre&nbsp;: bougies et pancartes en main, environ 400 enseignant(e)s sont une nouvelle fois rassemblés dans la cour du Château de Neuchâtel. C’est leur quatrième jour de grève. Le Conseil d’Etat in corpore reçoit au même moment les syndicats. Le gouvernement va toutefois réitérer son refus catégorique de retirer la nouvelle grille salariale qui péjore les perspectives d’avenir des jeunes enseignant(e)s. Par contre, il a déjà cédé sous l’impressionnante mobilisation des enseignant(e)s et fait des concessions sur les conditions de travail qui n’ont cessé de se dégrader ces dernières années. Ce n’est pas assez pour les syndicats qui vont obtenir cinq nouvelles concessions lors de cette dernière séance de négociations. &nbsp;
</p><h3>Injustice réparée, mesure salariale pour les jeunes</h3><p>Parmi les améliorations arrachées, on peut notamment citer la décharge d’une période par semaine pour les enseignant(e)s de la 3e à la 6e Harmos pour le travail induit par une maîtrise de classe. Cette mesure répare une inégalité dont ces enseignants étaient victimes par rapport à d’autres collègues. Des décharges pour raison d’âge ou encore l’octroi d’un échelon salarial supplémentaire pour les enseignant(e)s dont le salaire avait été péjoré entre 2015 et 2016 ont encore été obtenus. Cette dernière mesure est particulièrement favorable aux jeunes, «&nbsp;ce qui n’est pas rien, vu la situation économique du canton&nbsp;!&nbsp;», commente Claude Grimm, secrétaire du SSP. Ces concessions coûteront en effet plusieurs millions. Les enseignant(e)s attendent maintenant que le Conseil d’Etat les soutienne face au Parlement.
</p><h3>Un peu plus écoutés au sujet des conditions de travail</h3><p> En fin d’après-midi, les deux syndicats des enseignant(e)s décident donc de suspendre la grève et d’accepter ces améliorations. Les enseignant(e)s se sont enfin sentis un peu plus écoutés pour ce qui est des conditions de travail. Le geste est significatif, ont-ils estimé. «&nbsp;Nous avons réussi à créer un rapport de force qui, nous l’espérons, va nous permettre d’obtenir d’autres avancées, ajoute Claude Grimm. Nous allons continuer à nous battre sur la grille salariale, notamment sur l’évaluation des fonctions.&nbsp;» Et si des points de l’accord ne devaient pas être appliqués, le mouvement reprendrait.  
</p><h3>Se mobiliser pour se faire entendre</h3><p>Jamais le canton de Neuchâtel n’avait connu un tel mouvement de protestation chez les enseignant(e)s, à la mesure aussi des mesures d’austérité qui se suivent&nbsp;: quatre journées de grève réunissant à chaque fois entre 400 et 600 personnes, c’est du jamais vu. Et la plupart des enseignant(e)s qui n’ont pas fait grève ont cependant envoyé des lettres aux parents pour leur dire qu’ils soutenaient le mouvement. Il faut dire que la coupe était vraiment pleine. Les enseignant(e)s neuchâtelois font en effet des sacrifices depuis des années. Mais on leur en demandait de nouveaux, alors qu’ils sont parmi les plus mal lotis de Suisse. Le corps enseignant a toutefois compris que s’il voulait se faire entendre, il devait se mobiliser en masse. Car il en va de la qualité des services publics et de l’avenir des jeunes générations&nbsp;: une bonne formation est essentielle pour maintenir d’excellentes conditions-cadre dans le pays. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4601</guid><pubDate>Tue, 06 Dec 2016 13:47:57 +0100</pubDate><title>Télétravail : le Conseil fédéral ne veut pas agir </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/teletravail-le-conseil-federal-ne-veut-pas-agir</link><description>Il faut légiférer sur la protection de la santé et sur le règlement des frais</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport du Conseil fédéral sur le télétravail dénombre beaucoup de problèmes, mais ne propose pas de solution. Pour l’USS, il est par contre clair qu’il faut légiférer sur les aspects problématiques du télétravail.</p><p>Est-ce que l’employeur peut installer son logiciel espion sur l’ordinateur personnel de ses employé(e)s quand ils travaillent à la maison&nbsp;? Est-ce qu’un employé de banque qui travaille à domicile avec un wifi mal sécurisé chez lui est pénalement responsable du vol de données de clients&nbsp;? Est-ce que l’employeur est responsable si ses employé(e)s souffrent d’épuisement professionnel parce qu’ils ont télétravaillé jour et nuit pour atteindre des objectifs impossibles&nbsp;? Le télétravail pose ce type de questions juridiques et bien d’autres encore.  
</p><p>Le Conseil fédéral reconnaît dans son rapport publié à mi-novembre que les dispositions du Code des obligations, des lois sur le travail et sur l’assurance-accident sont fondamentalement applicables au télétravail. Mais cela ne s’appliquerait pas pour le contrôle de la sécurité au travail et la protection de la santé ainsi que pour beaucoup de dispositions de détail des ordonnances. Celles-ci ne s’appliquent que dans une organisation classique du travail où l’aménagement des lieux de travail incombe à l’employeur (p. ex. l’ergonomie du poste de travail, la sécurité des appareils, etc.). 
</p><h3>La santé&nbsp;: également à protéger quand on travaille à domicile</h3><p>Le rapport estime que c’est aussi de la responsabilité de l’employeur que d’aménager le poste de télétravail de manière appropriée. Les temps de repos et de pause doivent aussi être respectés. Mais comment&nbsp;? Le plus simple serait de résumer dans un seul cadre juridique toutes les dispositions sur la sécurité au travail et la santé concernant le télétravail. Le Conseil fédéral accorde aussi qu’il faudrait promulguer des mesures spécifiques pour les concrétiser, surtout en ce qui concerne le respect de la sécurité au travail et de la protection de la santé. 
</p><p>Actuellement déjà, des dispositions spéciales pour le travail artisanal traditionnel à domicile sont inscrites dans la loi sur le travail à domicile (LTrD). C’est un paradoxe. En effet, il existe un cadre juridique pour une forme de travail qui n’existe presque plus, alors que le télétravail ne dispose pas de cadre juridique en vigueur pour les cas d’espèce bien que le nombre de personnes concernées ait fortement augmenté ces dernières années. On pourrait donc facilement adapter la LTrD au télétravail moderne.  
</p><p>L’USS demande donc que le Conseil fédéral concrétise les dispositions nécessaires dans la LTrD et la modifie en conséquence. 
</p><h3>Les frais: pas d’économies sur le dos des employé(e)s </h3><p>Il est aussi urgent de donner un cadre juridique aux questions touchant le matériel, les frais et la protection des données. Les prescriptions existantes soulèvent des questions du fait que les employé(e)s qui font du télétravail doivent fournir leurs prestations dans deux voire même plusieurs lieux. 
</p><p>Souvent, les frais pour le matériel de travail sont reportés sur l’employé(e). Et c’est surtout l’utilisation d’appareils privés pour le travail qui peut être problématique puisque l’art. 327 al. 2 CO prévoit que les frais peuvent être mis à la charge de l’employé(e). Cette disposition n’était pourtant pas destinée à l’informatique moderne mais à l’utilisation de véhicules d’entreprise à titre privé. Selon l’interprétation que l’on fait de l’art. 327a al. 1 du CO, les employé(e)s doivent financer eux-mêmes les frais occasionnés par le télétravail. Car sans disposition à cet égard dans une CCT ou un contrat de travail, l’employeur peut se contenter de financer le poste de travail dans ses locaux. Il n’est pourtant pas acceptable que les employeurs reportent les coûts des infrastructures sur les employé(e)s. 
</p><h3>Les seules CCT ne suffisent pas</h3><p>Les syndicats de l’USS ont à la dernière AD décidé d’inclure aux négociations conventionnelles les questions liées au télétravail. Cela vaut pour les questions du volontariat, de l’isolation sociale, mais aussi pour des questions concrètes comme le temps de travail, la protection de la liberté et du temps de récupération, l’interdiction du travail de nuit. La question des frais occasionnés par les appareils devra aussi être toujours plus réglée par les CCT. 
</p><p>Il y aura tout de même des lacunes&nbsp;: presque 50&nbsp;% des travailleurs et travailleuses en Suisse ne bénéficient pas d’une CCT. Il faut établir un cadre juridique pour ces personnes. Il est donc incompréhensible que le Conseil fédéral reconnaisse qu’il faille agir dans le domaine du télétravail mais n’assume pas sa responsabilité de législateur et d’auteur d’ordonnances.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4599</guid><pubDate>Fri, 02 Dec 2016 12:15:12 +0100</pubDate><title>Consultation sur les principes directeurs relatifs à la mise en oeuvre de la MP 1</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-les-principes-directeurs-relatifs-a-la-mise-en-oeuvre-de-la-mp-1</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4597</guid><pubDate>Thu, 01 Dec 2016 14:08:26 +0100</pubDate><title>Bonne voie choisie par le Conseil des États – Mais d’autres mesures sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bonne-voie-choisie-par-le-conseil-des-etats-mais-d-autres-mesures-sont-necessaires</link><description>Article constitutionnel sur l’immigration de masse : commentaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par le Conseil des États concernant la mise en œuvre de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse "), à savoir de créer une obligation non discriminatoire de communiquer les postes vacants, soit de donner la priorité aux chômeurs et chômeuses. La mise en œuvre de cet article doit être compatible avec les Accords bilatéraux, sinon la pression sur les salaires et les emplois s'accentuera. Un système de contingents n'est pas la bonne solution déjà pour cette seule raison. Mais indépendamment de cela, on doit rejeter les contingents, car ils entraînent travail au noir, conditions et salaire précaires et pression sur les salaires, comme le montrent les analyses de l'ancien système des contingents qui ont été faites. 
</p><p>L'obligation de communiquer les postes vacants renvoie à une proposition qui vient des syndicats. Elle aura pour effet principal que les personnes aujourd'hui défavorisées dans leur recherche d'un emploi (travailleurs et travailleuses âgés, personnes réintégrant le marché du travail, etc.) auront de meilleures chances d'en trouver un. Aujourd'hui déjà, les offices régionaux de placement (ORP) de nombreux cantons collaborent avec les employeurs dans le placement de personnes au chômage (Zurich, Argovie p. ex.). La majorité des expériences faites sont positives, pour toutes les parties concernées. Il ne viendrait pas à l'esprit d'un conseiller ou d'une conseillère ORP de proposer à un employeur un demandeur ou une demandeuse d'emploi qui n'entrerait pas en ligne de compte pour le poste en question. Cela saperait de fait rapidement l'acceptation par toutes les parties concernées, employeurs et demandeurs/demandeuses d'emploi des activités de placement des ORP. 
</p><p>Mais au-delà de cette mesure positive en faveur des personnes à la recherche d'un emploi, d'autres mesures doivent être prises pour protéger les travailleurs et travailleuses contre les abus des patrons. L'USS critique en particulier le fait que la protection contre le licenciement proposée pour les collaborateurs et collaboratrices de longue date n'ait pas trouvé de soutien. Nombre de conventions collectives de travail contiennent déjà des dispositions de protection spéciales pour les travailleurs et travailleuses âgés. Et dans la pratique du Tribunal fédéral aussi, un meilleur niveau de protection pour les collaborateurs et collaboratrices âgés depuis longtemps dans l'entreprise est une réalité. L'USS demande en plus que le Conseil fédéral fasse passer de 27 000 à 50 000 l'objectif minimal concernant le nombre des contrôles des salaires.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74.</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4591</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2016 12:03:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des Etat en faveur de l’accueil extrafamilial des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-des-etat-en-faveur-de-l-accueil-extrafamilial-des-enfants</link><description>Il faut maintenant augmenter le financement incitatif</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse se réjouit que le Conseil des Etats veuille mettre 100 millions de francs à disposition pendant cinq ans pour l’accueil extrafamilial des enfants. Il aurait été complétement incompréhensible que la Chambre haute emboîte le pas de sa commission préparatoire et étouffe dans l’œuf une des rares mesures concrètes pour combattre la pénurie de personnel qualifié. En prenant cette décision, le Conseil des Etats a clairement indiqué qu’il prenait au sérieux la loi sur l’égalité entre femmes et hommes ainsi que l’amélioration de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. &nbsp;
</p><p>Dans la suite des débats parlementaires, il faudra veiller à accorder une plus grande place dans le projet à la qualité de l’accueil extrafamilial des enfants et aux conditions de travail du personnel. Le financement de départ devrait en outre être augmenté. Les pouvoirs publics ont jusqu’à présent fait preuve de trop de retenue dans ce domaine. Pour supprimer durablement le manque d’incitation au travail, il faut une contribution de l’Etat d’au moins 1% du produit intérieur brut. La population attend davantage d’engagement à ce niveau. C’est non seulement apparu dans la votation sur l’article sur la famille, qui, malgré 54,3% de voix favorables n’a pas obtenu la majorité des cantons, mais aussi dans le résultat de la procédure de consultation sur la poursuite des aides financières&nbsp;: les quatre cinquièmes des organisations consultées se sont en effet prononcées en sa faveur. Il est désormais temps que la Confédération aille jusqu’au bout des choses et joue de son influence afin que l’accueil extrafamilial des enfants soit pour tout le monde abordable, qu’il corresponde aux besoins des parents et des enfants et offre des conditions de travail progressistes.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, en charge du dossier de l’égalité, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable du Service de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4588</guid><pubDate>Sun, 27 Nov 2016 14:32:59 +0100</pubDate><title>Il faut planifier une sortie du nucléaire, malgré le non!</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-faut-planifier-une-sortie-du-nucleaire-malgre-le-non</link><description>L&#039;USS au sujet de l&#039;initiative sur la sortie du nucléaire et de votations cantonales</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette l’échec essuyé (de justesse) par l’initiative pour la sortie du nucléaire. Elle aurait apporté la clarification nécessaire à un arrêt ordonné et programmé de la production nucléaire, une voie qu’à l’heure actuelle, seule BKW a empruntée. Il faut empêcher que l’on en arrive à une sortie erratique du nucléaire comme cela se dessine avec la centrale de Beznau. Devenus impossibles à refinancer, les investissements coûteux nécessaires auront des répercussions très négatives sur les emplois du secteur électrique. Espérons que, malgré le verdict des urnes, Alpiq et Axpo suivront l’exemple de BKW et décideront rapidement de sortir du nucléaire. Car c’est le moment de prendre des options à plus long terme dans le savoir-faire en matière de démantèlement des centrales nucléaires. Ce serait en effet une bonne nouvelle pour les employé(e)s de la branche&nbsp;!
</p><h3>Votations cantonales&nbsp;: les mesures d’austérité les plus antisociales refusées</h3><p>Dans le canton de Zoug, les citoyen(ne)s ont rejeté un programme d’austérité. Les mères, les familles, les personnes à bas revenu, les malades et les personnes âgées auraient dû passer à la caisse. Et les employés du secteur public se seraient même vu imposer une baisse de salaire. Dans le canton d’Argovie, les deux mesures les plus antisociales sur les quatre qui passaient en votation ont été rejetées.
</p><p>Ces décisions réjouissent beaucoup l’USS. Elles montrent en effet que des politiques qui commence par offrir des cadeaux fiscaux aux nantis et aux entreprises, pour les faire ensuite payer par la population en démantelant et en renchérissant les prestations publiques n’est plus susceptible de remporter une majorité des voix. Une politique que la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) va pousser à l’extrême. Au vu de ces verdicts sortis des urnes, l’USS ne doute pas que la RIE III, un cas d’école en matière de répartition antisociale des revenus et des richesses, sur laquelle nous voterons en février, sera un échec total.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l’USS, 079&nbsp;744 93 90 (sortie du nucléaire)</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 (votations cantonales)</li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4587</guid><pubDate>Thu, 24 Nov 2016 16:51:40 +0100</pubDate><title>Les enseignants neuchâtelois en grève contre l’austérité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-enseignants-neuchatelois-en-greve-contre-l-austerite</link><description>Déjà trois jours de grève – Manifestation populaire contre la politique d’austérité du canton</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De nouvelles mesures d’austérité mettent le canton de  Neuchâtel en effervescence. Les enseignants, durement touchés, ont été  les premiers à réagir&nbsp;: ils entament le 24 novembre leur 3e jour de  grève. Mais ces mesures touchent tous les salarié(e)s, du public comme  du privé, ainsi que leurs familles. Une manifestation pour protester  contre ce serrage de ceinture qui frappe toujours les mêmes est prévue  samedi 26 novembre à La Chaux-de-Fonds. </p><p>«&nbsp;L’Etat économise, l’école agonise&nbsp;». Ce slogan résume bien la  colère des enseignant(e)s neuchâtelois qui sont descendus les 8 et 9  novembre dans la rue dans toutes les régions du canton. La profession  manifeste un ras-le-bol complet face aux mesures d’économie qui  s’accumulent. Cent nouveaux millions pour 2017 annoncés par le canton,  après avoir déjà décidé de raboter 165 millions en 2015. 
</p><h3>Entre 35&nbsp;000 et 75&nbsp;000 francs de pertes sur toute une carrière</h3><p>La goutte qui a fait déborder l’encrier&nbsp;? La nouvelle grille  salariale que le Conseil d’Etat a voulu imposer aux enseignant(s) qui  figurent pourtant déjà tout en bas du classement des rémunérations de  Suisse dans cette profession. Ils devraient encaisser entre 35&nbsp;000 et  75&nbsp;000 francs de pertes tout au long d’une carrière avec cette nouvelle  grille que représentant(e)s du personnel et syndicats avaient  unanimement refusée. De quoi tuer bien des vocations et toute  perspective d’avenir pour les enseignant(e)s en fonction.
</p><p>Une telle dévalorisation de leur profession, alors que les exigences  sont toujours plus élevées et les conditions de travail toujours plus  médiocres, ne pouvait pas glisser comme sur les plumes d’un canard. Les  enseignant(e)s exigent donc que le Conseil d’Etat retire sa grille  salariale. C’est le préalable que l’assemblée de 600 personnes du 9  novembre a posé à l’ouverture de toute nouvelle négociation. Les  discussions informelles qui ont depuis eu lieu avec la conseillère  d’Etat Monika Maire-Hefti n’ont apporté aucun progrès. La grève est donc  maintenue pour le 24 novembre, reconductible le lendemain. Une <a href="http://www.ssp-vpod.ch/fileadmin/vpod_suisse/Neuch%C3%A2tel/Petition_grille_salariale.pdf">pétition</a> accompagne cette revendication.
</p><h3>«&nbsp;Ce n’est pas toujours aux mêmes de se serrer la ceinture&nbsp;»</h3><p>Si les enseignant(e)s sont durement touchés par la politique  d’austérité du canton, le reste de la fonction publique en prend aussi  un coup. Des dizaines de postes seront supprimés dans le public et le  parapublic. Les horaires de travail passeront de 40 à 41 heures par  semaine. Mais ce n’est pas tout&nbsp;: les subsides aux primes-maladie seront  réduits et des subventions dans la formation, la santé, le social et  les transports baisseront, le tout pour l’équivalent de 40 millions  d’économies. 
</p><p>La population dans son entier va souffrir de ces baisses de  prestations, particulièrement les plus fragiles. Cela, alors que des  cadeaux fiscaux importants ont été faits aux multinationales (impôt sur  le capital des holdings divisé par 100 en cinq ans), aux entreprises  (l’imposition sur les bénéfices baissera encore d’un point à 5% l’an  prochain) et aux plus riches. Les contribuables neuchâtelois ordinaires  qui paient déjà beaucoup d’impôts n’ont par contre pas vu leur facture  diminuer. Il n’y a que les prestations et la qualité des soins, des  écoles et des transports qui diminuent&nbsp;!
</p><p>Las de que ce soit toujours aux mêmes de devoir payer la facture, une  large coalition de partis de gauche, des syndicats et d’associations  appelle à une grande manifestation contre la politique d’austérité du  Conseil d’Etat le 26 novembre à La Chaux-de-Fonds dès 11h. C’est à la  population maintenant de réagir et de dire «&nbsp;stop&nbsp;» à cette politique  qui va droit dans le mur. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4584</guid><pubDate>Thu, 24 Nov 2016 10:11:21 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral reconnaît la nécessité d’agir, mais choisit de ne rien faire…</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-reconnait-la-necessite-d-agir-mais-choisit-de-ne-rien-faire</link><description>Protection de la santé au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport approuvé mercredi 23 novembre par le Conseil fédéral sur la protection de la santé au travail montre que l'exécution de la loi sur le travail (LTr) souffre de graves lacunes qu'il y a lieu de combler : la LTr n'est pas appliquée de la même manière dans tous les cantons et surtout le financement des inspectorats du travail n'y est pas assuré. Il est donc urgent que le Conseil fédéral agisse. En effet, les risques d'épuisement professionnel ou de problèmes cardio-vasculaires sont très élevés en Suisse, en comparaison avec les autres pays européens. 
</p><p>Selon le rapport, le nombre des contrôles effectués dans les entreprises est très faible. Si tant est que l'on puisse l'estimer, seuls 2 à 3 % des entreprises par an sont contrôlées par les inspectorats cantonaux du travail, un nombre qui varie toutefois considérablement d'un canton à l'autre. 
</p><p>La Confédération n'a actuellement aucune influence directe sur les moyens financiers affectés par les cantons aux contrôles et à l'application de la loi. D'où l'importance des efforts d'harmonisation des pratiques entrepris par la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail avec les contrats de prestation récemment élaborés. 
</p><p>Les ressources dont disposent les inspectorats cantonaux du travail ne servent pas uniquement aux contrôles des entreprises. L'examen des plans de construction par exemple (procédures d'autorisation au sens de la LTr ou du droit cantonal) ou l'octroi des permis relatifs à la durée du travail ainsi que les conseils proposés aux entreprises et aux travailleurs et travailleuses nécessitent aussi d'importants moyens. SI ces tâches sont aussi une contribution importante à la prévention, elles ne peuvent cependant pas remplacer les contrôles dans les entreprises. Il faut avant tout affecter plus d'argent pour les contrôles des inspectorats cantonaux du travail et de la SUVA. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) a adopté plusieurs revendications pour améliorer l'exécution de la loi et demande tant à la Confédération qu'aux cantons d'agir dans ces domaines : </p><ul><li>Les dispositions en vigueur de la LTr doivent aussi être appliquées sur les lieux de travail. Leur application efficace est nécessaire. </li><li>Il faut une fois pour toutes augmenter le nombre des contrôles de la SUVA, de la Confédération et des cantons, en particulier en ce qui concerne les risques psychosociaux (durées du travail, respect des temps de repos et des pauses). La fréquence des contrôles doit être prescrite, ce qui est déjà le cas aujourd'hui avec les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes conclue avec l'Union européenne. Il faut mettre les moyens financiers nécessaires à cet effet à la disposition des organes d'exécution. </li><li>Les autorisations délivrées pour le travail du dimanche et le travail de nuit doivent rester des exceptions absolues. </li><li>Les dispositions de protection de la santé doivent aussi s'appliquer au télétravail. L'enregistrement de la durée du travail et les dispositions sur la durée de repos doivent en particulier être respectées. </li></ul><p>Le rapport que vient de publier le Conseil fédéral montre qu'il est nécessaire d'agir sur ces questions. On ne comprend pas pourquoi le gouvernement ne veut pas réviser la loi pour résoudre les problèmes constatés. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable de la sécurité au travail,&nbsp;076 335 61 97</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4579</guid><pubDate>Wed, 23 Nov 2016 14:46:12 +0100</pubDate><title>Austérité impitoyable pour le personnel de la Confédération</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/austerite-impitoyable-pour-le-personnel-de-la-confederation</link><description>Session d’hiver : Programme de stabilisation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) rejette le principe même du Programme de stabilisation du Conseil fédéral parce qu'erroné et inutile. Avec lui, le personnel de la Confédération va en effet se retrouver pris dans l'étau d'un programme d'austérité impitoyable. </p><p>Peut-être serait-il souhaitable que le Parlement change une fois de perspective ? Ce que l'économie privée pratique communément, à savoir faire participer le personnel à la réussite de l'entreprise, ne s'applique pas dans l'Administration fédérale. Au contraire ! Bien que la Confédération enregistre depuis des années des excédents, on continue à tailler dans l'effectif du personnel. La dernière hausse générale de salaire (0,2 %) a eu lieu en 2015. Depuis lors, plus rien. Les premiers concernés sont les personnes qui ont atteint le plafond de leur classe de salaire et ne bénéficient de plus aucune augmentation même si leurs prestations sont de très bonne qualité. Cela représente la moitié des employé(e)s. Ils ne verront à nouveau rien de l'excédent de plus de 2 milliards pronostiqué. 
</p><h3>Menaces sur la retraite anticipée </h3><p>La majorité de la Commission des finances du Conseil national (CdF-N) demande la suppression, dans le cadre du Programme de stabilisation, de la contribution patronale à la rente transitoire (rente-pont) versée en cas de retraite anticipée. Seraient concernées les catégories de personnel particulièrement exposées de l'armée, du corps des gardes-frontière et du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), dont celui de la Direction du développement et de la coopération (DDC). Pour les gardes-frontière, la retraite anticipée sert à tenir compte du fait que ces personnes ne sont guère en mesure d'exercer leur profession jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite (65 ans). La même remarque vaut pour les employé(e)s du DFAE et de la DDC qui travaillent à l'étranger dans des endroits dangereux, qu'il s'agisse de catastrophes humanitaires ou de situations politiquement délicates. Et pour l'armée, la retraite anticipée n'est souvent rien d'autre que la compensation d'heures supplémentaires accumulées durant l'ensemble des années d'activité. Dans ces cas, les cotisations patronales destinées à la rente transitoire sont financées avec les gains réalisés sur les mutations, les employé(e)s plus jeunes étant moins chers que les plus âgés qui s'en vont. Le potentiel d'économies de cette mesure serait par conséquent minime, mais les personnes concernées seraient sensiblement touchées. Leur retraite anticipée est en jeu. 
</p><h3>Économies à gogo au détriment du personnel </h3><p>Mais ce n'est pas tout ! La majorité de la CdF-N va encore plus loin avec le Programme de stabilisation. Elle veut encore économiser 100 millions de plus en 2018 et autant en 2019 que ce que veut le Conseil fédéral. Et ces coupes devraient aussi être appliquées à l'effectif du personnel, ce qui, converti en postes de travail, en représenterait plus de 1 000. Le conseiller fédéral Ueli Maurer ne se lasse pas de répéter que l'effectif du personnel, qui représente toujours 8 % seulement de l'ensemble des dépenses de la Confédération, n'est pas un secteur approprié pour appliquer ces mesures d'économies à grande échelle. C'est pourtant exactement ce qui se passe à nouveau aujourd'hui. En plus des économies d'environ 28 millions de francs entraînées par les mesures salariales, le Conseil fédéral a déjà entrepris lui-même une nouvelle " coupe transversale " de 20 millions de francs, soit environ 100 postes de travail. Et la CdF-N arrive maintenant avec une nouvelle proposition de coupe de 50 millions. Ce qui devrait se traduire par la suppression de postes de travail et des licenciements. 
</p><h3>Stopper tout cela maintenant </h3><p>Il appartient maintenant au Parlement de stopper le démantèlement qui frappe le personnel de la Confédération. La pression qui s'exerce sur lui est forte, alors que ce n'est sans doute pas le travail qui manque. Quiconque prend la peine de regarder ce qu'il en est le voit bien. Et c'est là à tout le moins ce que l'on est en droit de demander aux représentant(e)s élus du peuple ! 
</p><p>L'USS rejette le Programme de stabilisation aussi pour des raisons économiques. Le frein à l'endettement est mal appliqué. Dans sa réponse à la <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/230707/230707_PYM_Lohn-MK.pdf" class="download">consultation fédérale</a> à ce sujet, l'USS dresse la liste des mesures auxquelles il faut renoncer et donne les raisons de le faire. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4578</guid><pubDate>Wed, 23 Nov 2016 14:27:14 +0100</pubDate><title>Des aides financières pendant la formation continue</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/des-aides-financieres-pendant-la-formation-continue</link><description>Regards sur la session d’hiver - Message FRI 2017-2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="lead">Le message Formation, Recherche et Innovation (FRI) 2017-2020 contient un programme assorti d’un budget de 26 milliards. Une des quatre priorités est une aide au financement des cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux. Il ne reste qu’une petite divergence à éliminer. </p><p>Lors de la session d’automne, grâce aux nombreuses interventions des milieux concernés, les chambres ont adopté le cadre financier du message en augmentant de 395 millions la proposition du Conseil fédéral. C’est une belle victoire d’étape&nbsp;!
</p><p>Il reste une dernière petite divergence à lever lors de la session d’hiver&nbsp;: le moment où la nouvelle subvention aux cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux (formation professionnelle supérieures, tertiaire B) sera versée. Il s’agit en effet de ne pas prétériter les personnes aux moyens financiers limités qui pourraient renoncer à suivre cette formation en raison du financement individuel à consentir au départ. Ces cours coûtent plus de Fr.10&nbsp;000.- en moyenne, ce qui constitue une somme souvent inabordable pour une famille de classe moyenne.
</p><p>Toutefois, les divergences sur la manière d’attribuer cette subvention étant minimes, la solution choisie va de toute manière apporter une amélioration bienvenue&nbsp;: il existera alors une possibilité de préfinancement pendant les études pour les personnes qui ont des difficultés financières.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4576</guid><pubDate>Wed, 23 Nov 2016 14:18:54 +0100</pubDate><title>Un tout petit pas vers plus de protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-tout-petit-pas-vers-plus-de-protection-des-salaires</link><description>Mise en œuvre des mesures d’accompagnement: le Conseil fédéral doit passer la vitesse supérieure</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui, dans le cadre du Rapport sur la mise en œuvre des mesures d'accompagnement, d’augmenter le nombre de contrôles. C’est en principe positif. Bien que le nouveau quota de contrôles de fixé à 35&nbsp;000 soit déjà dépassé avec les 45&nbsp;000 contrôles effectués. Il y a toutefois encore de nombreux progrès à faire dans la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. </p><ul><li>La mise en œuvre est insuffisante dans de nombreux cantons suisse-alémaniques.</li><li>Beaucoup de cantons travaillent avec des salaires minimums de référence trop bas, de telle sorte que beaucoup d’entreprises qui versent justement des salaires trop bas ne sont pas sanctionnées. Des cantons comme Zoug ou Saint-Gall ne contrôlent que très peu d’employeurs suisses. </li><li>Bien que des cas de sous-enchère salariale soient aussi découverts outre-Sarine, aucun canton suisse-alémanique n’a édicté de salaire minimum (selon l’art. 36a CO).</li><li>Ce qu’on appelle la procédure de conciliation est de moins en moins acceptée. </li></ul><p>L’USS attend que le problème de la mise en œuvre des mesures d’accompagnement soit rapidement éliminé par le Secrétariat d’Etat à l’économie et par les cantons. Le Conseil fédéral a promis une «&nbsp;protection complète&nbsp;» contre la sous-enchère salariale. Il doit maintenant passer à la vitesse supérieure. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079&nbsp;205 68 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4574</guid><pubDate>Wed, 23 Nov 2016 14:09:39 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 – Le Conseil des Etats tient le bon cap</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-le-conseil-des-etats-tient-le-bon-cap</link><description>Aperçu de la session d’hiver - Au Conseil des Etats de rééquilibrer la réforme</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des Etats reprend à la session d’hiver le projet Prévoyance vieillesse 2020. Des différences importantes entre les deux chambres concernent la compensation de la baisse du taux de conversion minimal, le financement additionnel de l’AVS, l’augmentation automatique de l’âge de l’AVS et les rentes de veuve et d’orphelin. </p><p>La commission préparatoire du Conseil des Etats a présenté ses propositions le 9 novembre. Elle suit en grande partie les décisions déjà prises par le Conseil des Etats&nbsp;: </p><ul><li>Maintien du supplément AVS de Fr. 70.- et amélioration du plafond pour les couples à 155&nbsp;%</li><li>Meilleure couverture du travail à temps partiel dans la prévoyance professionnelle&nbsp;: la déduction de coordination représente 40&nbsp;% du salaire annuel, montant maximum = Fr. 21&nbsp;150.- </li><li>Financement additionnel par la TVA&nbsp;: augmentation progressive de 1&nbsp;%</li><li>Pas d’augmentation automatique de l’âge de la retraite</li><li>Pas d’adaptation des rentes de veuve et d’orphelin</li></ul><h3>Augmenter les rentes AVS pour compenser les pertes de rentes</h3><p>L’USS salue la direction prise par la commission du Conseil des Etats. Elle considère que la mesure proposée par le Conseil national de compenser la perte de rente uniquement dans la prévoyance professionnelle obligatoire est une mauvaise solution, en raison de la mauvaise forme du 2e pilier. La charge des cotisations pour les assuré(e)s serait bien trop élevée, en particulier pour les salarié(e)s aux revenus modestes. Un exemple&nbsp;: une salariée de 30 ans qui a un revenu de 3000 francs par mois verrait son salaire assuré dans la prévoyance professionnelle obligatoire passer d’actuellement Fr. 11&nbsp;325.- à Fr. 36&nbsp;000.- . La salarié(e)s qui payait jusqu’à présent Fr. 33.- par mois de bonification de vieillesse, devrait en payer Fr.135.- par mois. L’entreprise devra s’acquitter de la même hausse de cotisations. Pour les revenus moyens également, quand on compare les propositions des deux chambres, la variante du Conseil des Etats s’avère être 6 fois meilleur marché. 
</p><h3>Pas de mécanisme d’intervention, ni de retraite à 67 ans </h3><p>L’USS rejette catégoriquement le mécanisme d’intervention prévoyant des mesures automatiques dans l’AVS. Le mécanisme de stabilisation n’est rien d’autre qu’une hausse générale de l’âge de la retraite à 67&nbsp;ans bien camouflée. C’est à nouveau une tentative de coup de force, qui, en regard de la situation des travailleurs et travailleuses âgés sur le marché du travail est cynique et n’aurait de ce fait aucune chance en votation populaire. Pour garantir l’AVS, il faut par conséquent un financement additionnel d’un point de TVA, comme le demande le Conseil des Etats. Suite au transfert du financement additionnel de l’AI à l’AVS, la population ne ressentirait qu’une hausse de 0,7&nbsp;%.
</p><p><b>Résumé&nbsp;</b>: le Conseil des Etats s’efforce de conserver un certain équilibre dans la réforme. Le Conseil national ne fait que soumettre des dégradations sur tous les points importants à la population. Espérons donc que la chambre haute s’en tiendra résolument à ses propositions. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4570</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2016 16:19:01 +0100</pubDate><title>Ne renonçons pas à la Charte sociale européenne</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ne-renoncons-pas-a-la-charte-sociale-europeenne</link><description>Regards sur la session d’hiver – Une motion isolationniste</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller national UDC de Courten exige dans une motion que la Suisse renonce à la ratification de la Charte sociale européenne. La Commission de la politique extérieure du Conseil des Etats a refusé la demande par 7 voix contre 4. La Chambre haute traite la motion pendant la session d’hiver. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Si la Suisse acceptait cette motion isolationniste sortie de la fabrique UDC, un très mauvais signal serait lancé au Conseil de l’Europe. Cette charte, qui énonce des droits comme des libertés et qui établit un système de contrôle garantissant leur respect par les États parties, est en effet un élément important du Conseil de l’Europe. Y renoncer serait fatal, précisément en ce moment où l’UDC s’oppose régulièrement aux droits humains avec ses initiatives. 
</p><p>L’USS souligne en outre que la motion est problématique selon certains principes de l’Etat de droit puisque le Conseil fédéral est autorisé à signer indépendamment des conventions, mais pas à les ratifier. Et dans ce cas, le Parlement interviendrait à titre préventif. 
</p><p>L’USS demande au Parlement de refuser la motion.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4569</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2016 15:56:45 +0100</pubDate><title>Art. 121a: le modèle des Etats garantit les Bilatérales et améliore la recherche d&#039;emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/art-121a-le-modele-des-etats-garantit-les-bilaterales-et-ameliore-la-recherche-demploi</link><description>Regards sur la session d’hiver – Mise en œuvre de l&#039;initiative contre l’immigration de masse </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La question de la mise en œuvre de l’art. 121a Cst. doit être close à la session d’hiver des Chambres fédérales. Le modèle du Conseil des Etats, qui propose une obligation d’annonce des postes vacants, garantit les Accords bilatéraux et améliore les chances des personnes défavorisées quand elles recherchent un emploi. </p><p>La Commission des institutions politiques du Conseil des Etats (CIP-E) propose à une courte majorité que les entreprises de branches et d’activités où le chômage est plus élevé que la moyenne soient obligées d’annoncer les postes vacants. Ce modèle reprend une revendication de l’USS qui a été présentée pour la première fois au public à sa conférence de presse annuelle de janvier 2016.
</p><h3>Donner une chance dans la recherche d’emploi </h3><p>L’accès aux postes vacants doit dans un premier temps n’être accessible qu’aux personnes en recherche d’emploi. Les Offices régionaux de placement (ORP) peuvent indiquer aux employeurs les personnes qui recherchent un emploi. Celles-ci seront ensuite invitées à un entretien d’embauche. L’employeur doit ensuite se justifier auprès de l’ORP pourquoi il n’embauche pas la personne en question. Pour éviter les répercussions négatives (augmentation du travail temporaire) la CIP-E a donné un mandat fixé dans la loi allant dans ce sens au Conseil fédéral. 
</p><p>A la différence de la proposition du Conseil national, l’obligation d’annonce est indépendante de l’immigration (seuils). Les éventuelles réticences quant à la compatibilité de la variante du Conseil national avec la libre circulation des personnes sont de ce fait éliminées. La CIP-E a en outre éliminé les exceptions pour les séjours de courte durée de moins de neuf mois. Ces exceptions auraient encouragé les conditions de travail précaires. Les plafonds dans le domaine de l’asile devraient aussi disparaître. Cette mesure provient du Conseil fédéral&nbsp;!
</p><p>Malheureusement, seule une minorité de la commission salue une meilleure protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés (modification du CO). Pourtant, une telle disposition se fait attendre depuis longtemps. Beaucoup de CCT ont déjà ce type de protections particulières pour les travailleurs et travailleuses âgés. Dans la pratique du Tribunal fédéral, un niveau de protection plus élevé pour les travailleurs âgés avec beaucoup d’ancienneté est aussi une réalité. 
</p><h3>Donner plus de chance aux personnes au chômage</h3><p>Pour rappel: presque tous les acteurs (Conseil fédéral, cantons, employeurs, entre autres) ont proposé après la votation du 14 février 2014 un système de contingents avec des exceptions pour les séjours de courte durée et des limitations dans le regroupement familial. Certains milieux ont même proposé de démanteler la protection des salaires. 
</p><p>A certains moments, les syndicats étaient quasiment les seuls à avoir mis en garde contre les répercussions négatives d’une telle évolution et à s’être engagés pour des mesures sociales et de marché du travail qui ne soient pas discriminatoires. L’obligation d’annonce ne va pas faire des miracles, mais elle va améliorer les chances des personnes qui recherchent un emploi d’en retrouver un, en particulier celles qui sont défavorisées sur le marché du travail, comme les chômeurs/euses âgés, celles qui reprennent une activité professionnelle après un arrêt. Le Secrétariat de l’USS a analysé les répercussions d’une obligation d’annonce en 2015 déjà et est arrivé à un très bon résultat, en faveur des personnes au chômage. 
</p><h3>Au sujet de la bureaucratie</h3><p>Le reproche sur la bureaucratie de cette mesure est tendancieux. Le système des contingents était bien plus bureaucratique. C’est justement la bureaucratie du système, en plus des conditions de travail précaires et la politique des bas salaires, qui a été un des arguments les plus importants pour le supprimer en Suisse. Par contre, l’obligation d’annonce qui est proposée maintenant est une mesure ciblée. Elle se restreint aux professions où il y a beaucoup de chômage. Quand un employeur met un poste au concours, il y aura aussi des chômeurs/euses qui seront en quête d’un tel poste. 
</p><h3>De bonnes expériences avec les ORP </h3><p>Actuellement, les ORP de nombreux cantons travaillent déjà avec les employeurs pour le placement des chômeurs/euses (p. ex. à Zurich ou dans le canton d’Argovie). Les expériences sont généralement positives pour toutes les parties. Il ne viendrait pas à l’idée d’un ORP de proposer à un employeur qui a annoncé un poste vacant une personne n’y correspondant pas. Cela ruinerait rapidement l’acceptation des compétences en placement des ORP auprès de tout le monde, employeurs et chômeurs/euses. 
</p><p>La mesure est en outre compatible avec l’Accord sur la libre circulation des personnes. L’obligation d’annonce, indépendante des chiffres de l’immigration, est déclenchée uniquement en raison du chômage en Suisse. Elle n’est pas discriminatoire, du fait que les frontaliers/ères, par exemple, qui sont tombés au chômage en Suisse, peuvent s’inscrire auprès d’un ORP. Il est par contre peu probable que les ORP croulent sous les demandes. Bien que cette possibilité existe déjà aujourd’hui, peu de frontaliers/ères l’utilisent. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4568</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2016 15:30:00 +0100</pubDate><title>Interventions pour davantage de conciliation </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/interventions-pour-davantage-de-conciliation</link><description>Regards sur la session d‘hiver – Congé parental et réduction du taux d’occupation </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux initiatives parlementaires exigent des mesures en faveur d’une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Elles vont dans le bon sens. </p><h3>Congé parental</h3><p>L’initiative parlementaire demande de poser les bases légales pour un congé parental de 14 semaines au maximum, en complément au congé de maternité, qui puisse être pris en partie ou complètement par le père. L’auteure de l’initiative, Rosemarie Quadranti (BD ZH), argumente qu’en Suisse, il n’y a aucune solution pour un congé paternité ni pour un congé parental. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) ne veut pas donner suite à l’initiative parlementaire (15&nbsp;:7&nbsp;; 1 abstention). Elle argue de coûts allant jusqu’à 1,4 milliard. Une minorité veut y donner suite en se référant au manque de personnel qualifié. 
</p><p>L’USS est clairement d’avis que le congé maternité de 14 semaines est une solution minimale. Une répartition juste du travail rémunéré et non rémunéré entre les sexes n’est possible que si les pères peuvent endosser leur rôle de personne de référence aux premiers stades de la vie de leur enfant. L’USS demande donc qu’en plus d’un congé maternité de 18 semaines payé à 100%, il y ait un congé paternité de 8 semaines et que les parents se partagent à égalité un congé parental de 24 semaines. Celui-ci doit bien sûr être financé solidairement, comme le congé paternité d’ailleurs aussi. Cette initiative parlementaire donne au Parlement une chance de mettre en route, en Suisse aussi, un congé parental moderne, comme c’est la règle dans bien des pays européens. 
</p><h3>Droit à une réduction du taux d'occupation suite à une naissance</h3><p>Les employé(e)s de la Confédération ont le droit de réduire leur taux d'occupation après la naissance d'un enfant de 20%, pour autant que leur taux ne descende pas en-dessous de 60%. Nadine Masshardt (PS BE) suggère par son initiative parlementaire que ce soit aussi le cas pour les autres salarié(e)s. Elle avance entre autres l’argument que les pères pourront ainsi plus s’impliquer dans la garde des enfants et que les mères resteront d’autant plus sur le marché du travail. 
</p><p>La Commission des affaires juridiques du Conseil national (CAJ-N) ne souhaite pas donner suite à cette initiative (12&nbsp;:11, 1 abstention) car elle estime qu’il s’agit d’une intervention dans le droit libéral du travail. L’importante minorité salue au contraire cette disposition et la considère comme favorable à l’égalité entre femmes et hommes, ainsi que comme un moyen de lutter contre le manque de personnel qualifié. &nbsp;
</p><p>La proposition est fondamentalement judicieuse d’un point de vue syndical, en particulier si le taux d’occupation ne peut être inférieur à 60%&nbsp;: une réduction – surtout temporaire – du temps de travail peut améliorer la compatibilité entre vie familiale et vie professionnelle. Mais il faut absolument que des incitations soient aussi créées pour que les pères fassent usage de leur droit à un taux d’occupation réduit. Car le travail à temps partiel est une arme à double tranchant&nbsp;: si les femmes travaillent principalement à temps partiel, cela signifie pour elles qu’elles perdront de l’argent, qu’elles auront à subir des lacunes dans leur prévoyance professionnelle et que leur carrière en souffrira. Par conséquent, la disposition devrait aussi aller de pair avec le droit d’à nouveau augmenter le taux d’activité après une réduction pour des raisons familiales. 
</p><p>Avec cette initiative parlementaire, l’USS attend que le Conseil national s’attaque à l’amélioration de la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Sur le chemin de l’égalité entre hommes et femmes, une réduction significative de la durée du travail est à moyen terme la mesure la plus appropriée plutôt que de continuer à prendre les femmes au piège du temps partiel. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4567</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2016 15:16:15 +0100</pubDate><title>Pour améliorer l’accueil des enfants, il faut plus de moyens financiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-ameliorer-l-accueil-des-enfants-il-faut-plus-de-moyens-financiers</link><description>Regards sur la session d’hiver – Aide financière à l’accueil extrafamilial des enfants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si on veut que les femmes soient davantage employées dans des emplois qualifiés, il faut aussi améliorer la conciliation entre travail et vie privée. Mais il faut alors aussi augmenter les moyens financiers pour ce faire. Comment une commission du Conseil des Etats peut-elle s’opposer à une telle approche&nbsp;? </p><p>Le Conseil fédéral a demandé, dans le cadre de l’initiative visant à pallier la pénurie de personnel qualifié, une prolongation des aides financières à l’accueil extrafamilial pour les enfants&nbsp;: 100 millions devraient soutenir pendant 5 ans les cantons et les communes qui baissent les contributions parentales. Des projets qui répondent mieux aux besoins des parents actifs professionnellement reçoivent aussi des soutiens. 
</p><p>La proposition avait soulevé une forte approbation pendant la procédure de consultation&nbsp;: elle a recueilli le soutien de 83 des 103 participant(e)s à la procédure, dont 18 cantons, tous les partis sauf l’UDC et le PLR, ainsi que les associations faîtières des communes, des villes et des régions de montagne. Sept autres participant(e)s à la procédure de consultation ont cautionné les projets qui répondent aux besoins des parents, dont parmi eux, l’Union patronale suisse. 
</p><h3>Le retour en arrière…</h3><p>La Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats a décidé le 7 novembre, avec la voix prépondérante de la présidente de la commission, de ne pas entrer en matière. En raison du secret de commission, on ne sait pas pourquoi la commission du Conseil des Etat a refusé d’entrer en matière. Il est toutefois clair qu’à l’audition si deux associations économiques étaient certes invitées (économiesuisse et l’Union patronale suisse), les représentant(e)s des salarié(e)s ne l’étaient pas. Il est aussi clair qu’avec la voix prépondérante donnée par la présidente de la commission, au moins un membre PDC a viré de bord et s’est positionné contre son propre «&nbsp;parti des familles&nbsp;». 
</p><h3>… doit être corrigé</h3><p>Le plénum se prononce le 28 novembre. Il est pour l’USS évident que le Conseil des Etats doit corriger la décision incompréhensible de sa commission. Si on veut sérieusement lutter contre la pénurie de personnel qualifié et concrétiser l’égalité entre femmes et hommes, il faut créer les conditions cadre adéquates. Pour la société, la conciliation entre vie privée et vie professionnelle est un pilier important de la politique d’égalité et une condition préalable pour une répartition juste entre le travail rémunéré et non rémunéré entre femmes et hommes. 
</p><p>Dans ce domaine, la Suisse a du retard sur les autres pays de l’Union européenne. En comparaison internationale, les parents doivent assumer une part bien trop élevée des frais de garde extrafamiliale, alors que la participation des pouvoirs publics est trop faible. Cela alors qu’une place d’accueil coûte globalement un montant similaire, corrigé du pouvoir d’achat, que dans les autres pays européens. L’injection de fonds est urgemment nécessaire pour rééquilibrer quelque peu la situation.
</p><h3>Du pain sur la planche &nbsp;</h3><p>La proposition du Conseil fédéral ne suffit cependant pas pour supprimer le malaise de la conciliation en Suisse&nbsp;: le crédit d’engagement de 100 millions est, du point de vue de la participation jusqu’à présent très modique des pouvoirs publics à l’accueil extrafamilial des enfants en Suisse, bien trop faible pour pouvoir combler les lacunes. L’USS exige une contribution des pouvoirs publics à l’accueil extrafamilial des enfants d’au moins 1&nbsp;% du PIB.
</p><p>Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la qualité et les conditions de travail dans les institutions qui accueillent les enfants&nbsp;: presque la moitié des personnes qui travaillent dans ce type d’établissement n’est toujours pas formée. Il manque aussi une convention collective de travail dans l’accueil extrafamilial des enfants. Raison pour laquelle, l’USS exige que la Confédération établisse des critères de qualité pour les établissements et les projets subventionnés ainsi que des standards minimaux pour les conditions d’embauche du personnel, en guise de condition pour le financement.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4565</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2016 13:38:44 +0100</pubDate><title>Bienvenue à la troisième génération!</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/bienvenue-a-la-troisieme-generation</link><description>Une large alliance en faveur de la naturalisation facilitée des petits-enfants d&#039;immigré(e)s </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ils sont nés et ont grandi en Suisse, tout comme leurs parents avant eux. Notre pays est leur patrie. Mais ils doivent franchir les mêmes obstacles pour obtenir un passeport suisse que des étrangères et étrangers de première génération. Ce scénario, qui concerne encore aujourd’hui les étrangères et étrangers de 3e génération , doit désormais rejoindre les pages d’histoire. La population sera appelée à se prononcer le 12 février prochain.</p><p>Après huit ans de travaux parlementaires, une large majorité du Parlement s’est ralliée à la proposition visant à faciliter la naturalisation des étrangères et étrangers de 3e génération. Une large alliance interpartis partage la vision selon laquelle les personnes, dont les parents et les grands-parents ont déjà vécus en Suisse, font partie intégrante de notre pays et devraient donc pouvoir obtenir plus facilement le passeport rouge à croix blanche. Les syndicats, qui, du fait de leurs nombreux membres étrangers représentent les plus grandes associations de migrant(e)s de Suisse, soutiennent aussi ce projet. 
</p><p>Une demande de naturalisation devrait de toute manière être déposée si ce projet est accepté par le peuple: personne n’obtiendrait de naturalisation automatique. Cependant, les barrières qui compliquent l’accès à la participation au processus démocratique sera levé pour ces personnes. Ce projet est une reconnaissance pour les jeunes, dont les parents sont  déjà nés ou ont vécu ici et qui n’ont pas encore de passeport suisse.
</p><p>Le comité « OUI à la 3e génération » composé de représentant(e)s de presque tous les partis (PS, PLR, PDC, PBD, PVL, Verts et PEV) a présenté ce mardi, en conférence de presse, un appel intitulé «La Suisse doit reconnaître ses enfants!». Cet appel est porté par les anciens conseillers fédéraux Pascal Couchepin, Eveline Widmer-Schlumpf et Ruth Dreifuss. Ce large soutien met en lumière la chance que ces personnes représentent pour la Suisse. 
</p><p>Il apparaît donc comme logique de donner également des droits civiques et un droit de décision politique à part entière à la troisième génération.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Fichiers</h5><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/ahvx13-avsx13/geschafft.png" class="download">L'Appel pour que la Suisse reconnaisse ses enfants (PDF)</a></p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/kampagnen/ahvx13-avsx13/NousAvonsReussi.png" class="download">La documentation de la conférence de presse (PDF)<br></a></p><h5>Liens</h5><p><a href="http://www.sgb.ch/typo3/www.3eme-generation.ch" class="external-link-new-window">Le site du comité OUI à la 3e génération</a></p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4562</guid><pubDate>Mon, 21 Nov 2016 16:45:55 +0100</pubDate><title>2,7 à 2,9 milliards de pertes fiscales avec la RIE III</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/2-7-a-2-9-milliards-de-pertes-fiscales-avec-la-rie-iii</link><description>Une réforme très coûteuse!</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération, refroidie par ses prédictions massivement  en-dessous de la réalité pour la RIE II, ne veut plus se risquer à  articuler des chiffres sur les pertes fiscales pour les cantons et les  communes. La majorité des cantons a cependant fait l’exercice et  communiqué la manière dont ils souhaitaient mettre en œuvre la RIE III  et à combien ils estimaient les pertes fiscales. </p><p>Avec la RIE III, les cantons recevront désormais de la Confédération  21,2% des recettes provenant des impôts fédéraux directs (part  cantonale), au lieu de 17% actuellement. Cela représente 920 millions,  ainsi que 180 millions de péréquation des ressources. 
</p><p>La RIE III grève ainsi la caisse fédérale de 1240 à 1320 millions de  francs et les caisses des cantons de 1503,4 à 1593 millions.
</p><p>En additionnant les informations connues, on parvient à la coquette  somme de 2743,4 à 2913,4 millions de francs (y compris les pertes de la  Confédération). Certains cantons n’ont pas encore communiqué leurs  estimations. 
</p><p>Comme les chiffres sont disponibles, l’USS a fait le travail pour le Conseiller fédéral Maurer. Les voici. 
</p><p>&nbsp;</p><table style="width: 475px; height: 369px; "><caption>Pertes fiscales des cantons et de la Confédération (en millions de francs) :</caption><tbody><tr><td><a href="http://www.fd.zh.ch/internet/finanzdirektion/de/themen/finanzpolitik/unternehmenssteuerreform.html">Zurich</a></td><td> 635-725</td></tr><tr><td><a href="https://www.be.ch/portal/de/index/mediencenter/medienmitteilungen.assetref/dam/documents/portal/Medienmitteilungen/de/2016/08/2016-08-25-budget-steuerstrategie-de.pdf">Berne</a>&nbsp; </td><td>316</td></tr><tr><td><a href="https://www.baselland.ch/politik-und-behorden/direktionen/finanz-und-kirchendirektion/medienmitteilungen/umsetzung-der-unternehmenssteuerreform-iii-im/downloads/2016-08.pdf">BL</a></td><td> 112</td></tr><tr><td><a href="http://www.sgb.ch/typo3/www.bs.ch/dms/migrated/medienmitteilungen/2016/9/8/mm-mm-67084/48493-2_ratschlag_20160901.pdf/2_ratschlag_20160901.pdf">BS</a></td><td>171</td></tr><tr><td><a href="http://appl.fr.ch/friactu_inter/handler.ashx?fid=13180">Fribourg</a></td><td> 96,8</td></tr><tr><td><a href="https://www.ag.ch/media/kanton_aargau/rr/dokumente_8/strategie_1/aufgaben_finanzplan/AFP-2017-Botschaft.pdf">Aarau</a></td><td>20</td></tr><tr><td><a href="http://www.sh.ch/fileadmin/Redaktoren/Dokumente/Medienmitteilungen/2016/2016-07-11-II-Praes.pdf">Schaffhouse</a></td><td>Baisse d'impôts de 16 à 12% - Pas d’infos sur les pertes</td></tr><tr><td><a href="https://www.tg.ch/public/upload/assets/21113/Erl%3Futernder%20Bericht%20Steuergesetzrevision.pdf">Thurgovie</a></td><td>35,8</td></tr><tr><td>St. Gallen </td><td>123,8 (réponse à l’interpellation 51.16.36)</td></tr><tr><td><a href="https://www.so.ch/fileadmin/internet/fd/fd-ksta/pdf/USRIII/USRIII_Pr%C3%A4sentation_Umsetzung.pdf">Soleure</a></td><td>141</td></tr><tr><td><a href="https://www.gr.ch/DE/Medien/Mitteilungen/MMStaka/2016/Seiten/2016102702.aspx">Grisons</a></td><td>8</td></tr><tr><td><a href="https://www.zg.ch/behoerden/finanzdirektion/direktionssekretariat/aktuell/zug-bereitet-sich-auf-unternehmenssteuerreform-iii-vor">Zoug</a></td><td>Baisse d'impôts de 16 à 12% - Pas d’infos sur les pertes </td></tr><tr><td><a href="http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/etat_droit/votations_elections/fichiers_pdf/Brochure-vote-RIE-III_version_web.pdf">Vaud</a></td><td>392</td></tr><tr><td><a href="https://www.ge.ch/conseil_etat/RIE-III/welcome.asp">Genève</a></td><td>552</td></tr><tr><td>Autres cantons</td><td>Mise en œuvre pas encore connue</td></tr><tr><td><b>Total Cantons/Communes</b></td><td><b>2603,4-2693,4</b></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>La Confédération subira aussi des pertes fiscales, du fait quʼun impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts sera introduit.
</p><p>&nbsp;</p><table style="width: 475px; height: 32px; "><tbody><tr><td><a href="https://www.efd.admin.ch/efd/de/home/themen/steuern/steuern-national/reform-der-unternehmensbesteuerung--usr-iii-.html">Confédération ................. &nbsp;</a></td><td>140-220 (impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts)</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><p>On aboutit ainsi aux pestes fiscales suivantes pour la Confédération, les cantons et les communes (en millions de francs)&nbsp;:</p><table><tbody><tr><td><p><b>Total CH/</b></p><p><b>Cantons/Communes&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; <br></b></p></td><td><b> 2743,4-2913,4 </b></td></tr></tbody></table><p><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br></b></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4559</guid><pubDate>Wed, 16 Nov 2016 09:26:52 +0100</pubDate><title>Sortie du nucléaire: plus d’emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/sortie-du-nucleaire-plus-d-emplois</link><description>Encore une raison de dire OUI le 27 novembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les derniers sondages montrent que le résultat sera serré et que chaque voix compte. Raison pour laquelle l’USS appelle tous les citoyen-ne-s à voter en faveur de la sortie du nucléaire. Des raisons de politique énergétique et environnementale plaident pour la sortie. Mais du point de vue de l’emploi aussi, un OUI va avoir des retombées positives. </p><p>La Fondation Suisse de l’Énergie (SES) a publié ces jours une étude de la Haute école en sciences appliqués de Zurich. Elle s’intitule «&nbsp;Les effets sur l’emploi de la sortie du nucléaire en Suisse&nbsp;» et montre que le solde pour l’emploi du tournant énergétique est positif. En résumé, l’étude dit&nbsp;: plus vite nous sortirons du nucléaire, plus nous passerons de manière conséquente à des énergies renouvelables, plus les effets sur le marché du travail seront alors positifs.
</p><h3>Le démantèlement crée des emplois </h3><p>Une «&nbsp;étude de complaisance&nbsp;» diront les opposant(e)s à l’initiative des Verts. On pourrait conclure cela si l’on ne prenait pas la peine de la lire. Les calculs de cette étude sont très conservateurs puisqu’ils ignorent complètement des aspects importants. En effet, elle ne dénombre que les pertes d’emplois dues au débranchement des centrales nucléaires, mais pas les emplois qui seraient créés par le démantèlement des centrales, des emplois qui ne se limiteraient pas à la seule branche de la construction. 
</p><p>L’Allemagne a une longue expérience en la matière. Les centrales de Rheinsberg et Lubmin près de Greifswald ont été débranchées après la chute du mur et suivent un processus de démantèlement depuis un quart de siècle. Cette année, 100 nouveaux emplois ont encore été mis au concours. Le démantèlement des deux centrales s’avère extrêmement complexe parce qu’il était impossible d’évaluer à l’avance la contamination d’importantes parties de la structure. Beaucoup de processus doivent être créés sur mesure. Ces expériences ne peuvent être simplement transposées aux centrales suisses, étant donné que les réacteurs sont de type différent. Il est toutefois certain que localement, la sortie du nucléaire va créer des postes de travail pendant des décennies, et en outre, des emplois pour du personnel qualifié.&nbsp; 
</p><h3>Pour 2000 de moins, 8000 de plus</h3><p>Mais revenons à l’étude zurichoise: elle table sur la perte de 2000 emplois dans les cinq centrales nucléaires d’ici à 2029 si l’initiative était acceptée et que l’énergie nucléaire devait entièrement être remplacée par du renouvelable. Mais en contrepartie, environ 8000 emplois seraient créés dans les énergies renouvelables. Si l’initiative était refusée, il faudrait compter sur une durée de vie des centrales de facilement 60 ans. Il y aurait là aussi des suppressions de postes, mais l’effet positif sur l’emploi serait bien moindre. Il ne se situerait qu’à 2000 emplois nets, dans la mesure où la stratégie énergétique 2050 était aussi mise en œuvre. Là encore, les emplois qu’implique le démantèlement ne sont pas pris en compte. Les auteurs de l’étude sont d’ailleurs convaincus que la sortie du nucléaire aurait encore un effet positif sur le marché de l’emploi, même si la stratégie énergétique était refusée. Car dans ce cas-là aussi, il faudrait développer un minimum de photovoltaïque, ce qui génèrerait malgré tout 500 emplois nets. 
</p><p>Sans exagérer dans l’optimisme, la sortie du nucléaire chouchoute l’emploi!</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4556</guid><pubDate>Wed, 09 Nov 2016 15:21:32 +0100</pubDate><title>La qualité des soins avant la rentabilité dans les hôpitaux!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-qualite-des-soins-avant-la-rentabilite-dans-les-hopitaux</link><description>Il faut mettre un frein à la dangereuse politique hospitalière actuelle </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le personnel hospitalier n’en peut plus! Soumis à des pressions insoutenables, il est au bord de l’effondrement. Le 3 novembre dernier, il a fait résonner l’alarme dans de nombreux hôpitaux de tout le pays, à l’appel du SSP. La première étape d’une campagne nationale a ainsi été lancée. Une pétition récolte actuellement des signatures pour soutenir les hôpitaux et les conditions de travail du personnel soignant. </p><p>Les actions ont pris diverses formes dans l’entier du secteur hospitalier suisse: distributions de tracts, discussions, stands d’information, rassemblements ou même une manifestation à Lausanne. Autant de manières de dénoncer la dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux publics. Le nouveau système de financement hospitalier qui accroît la concurrence entre les hôpitaux, au profit des seules cliniques privées, et les politiques cantonales d’économies qui se suivent – avec leur lot de rationalisation et de suppressions de postes - mettent sérieusement en difficulté le personnel soignant.
</p><h3>Dégradation des conditions de travail et de la qualité des soins</h3><p>Le constat pour le personnel des hôpitaux publics est amère: les collègues malades ne sont souvent pas remplacés, la dotation est insuffisante, la flexibilité des horaires est de plus en plus incontrôlable. Avec comme conséquence une augmentation du stress et de l’épuisement professionnel. Les salaires ont tendance à se tasser et les contrats de travail précaires s’accumulent, toujours plus de tâches sont assurées par des temporaires. Cette politique dévastatrice met aussi en péril la qualité des soins et des prestations. Elle a également une incidence évidente sur le recrutement de main d’œuvre qualifiée. 
</p><h3>Campagne lancée à l’échelle nationale</h3><p>Cette journée d’action représente la première étape de la campagne nationale «&nbsp;La qualité des soins avant la rentabilité&nbsp;». Car l’enjeu hospitalier est bel et bien national, et dépend d’une loi, la LAMAL, qui ouvre une large brèche pour privatiser le secteur. Les nombreuses actions du 3 novembre ont permis de communiquer aux autorités cantonales et aux directions hospitalières le ras-le-bol du personnel face à des injonctions contradictoires: d’un côté des patient(e)s qui réclament - à juste titre - des soins de qualité&nbsp;; de l’autre, les directives à l’interne ordonnant de faire plus avec toujours moins.
</p><h3>Pétition pour défendre les hôpitaux et les conditions de travail du personnel</h3><p>Pour accompagner les revendications du personnel dans cette campagne, une <a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScUw8S8DJKs6glpt5nSZjDzXwqMoG2u7QvZTB76oah5dcJrWA/viewform?c=0&amp;w=1">pétition</a> a été lancée qui rencontre un grand succès. Elle demande notamment que tous les hôpitaux bénéficiant de subventions étatiques aient l’obligation de respecter les conditions de travail et les salaires en vigueur dans les hôpitaux publics, que les dotations en personnel soient suffisantes par rapport au nombre d’hospitalisations et que les employé(e)s fixes et temporaires soient traités à égalité. Les temps de repos et la planification des horaires figurent également dans ce cahier de revendications. Un «&nbsp;<a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeHqaDe0oeIJQAqaq-IGmP1DsE2wntuhw7fpzmKLMO5kkVnFA/viewform?c=0&amp;w=1">Stresstest</a>&nbsp;» pour évaluer les conditions de travail a également été mis à la disposition du personnel hospitalier. 
</p><p>Les conditions de travail du personnel soignant concernent toute la population qui est en droit de bénéficier de soins de qualité. Cette préoccupation doit maintenant sortir des couloirs aseptisés des hôpitaux et susciter le débat sur la place publique. N’hésitez donc pas à signer la pétition&nbsp;! 
</p><p>Plus d’informations sur la campagne du SSP <a href="http://www.ssp-vpod.ch/secteurs/mobilisation-3-novembre.html">ici…</a></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4554</guid><pubDate>Wed, 09 Nov 2016 11:33:21 +0100</pubDate><title>Anciens contingents : inhumains et économiquement nuisibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/anciens-contingents-inhumains-et-economiquement-nuisibles</link><description>Une brochure de l&#039;USS présente les faits et quelques témoignages sur les contingents et le statut de saisonnier</description><content:encoded><![CDATA[<p>C'est là le titre, très parlant, de la brochure d'une vingtaine de pages que l'USS vient de publier. Ses auteurs sont Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, Franziska Bender, collaboratrice scientifique de l'USS, et Ralph Hug, journaliste. Elle décrit la dureté du statut de saisonnier introduit en 1934 et prouve que le contingentement des travailleurs étrangers a été nuisible pour notre économie.</p><p>L'extrême dureté des conditions de vie et de travail de ces " travailleurs invités " (" Gastarbeiter ") comme le décrit si cyniquement la langue allemande, est avant tout illustrée par trois portraits d'anciens saisonniers. Car la Suisse ne souhaitait en fait qu'obtenir de la main d'œuvre anonyme, soumise, interchangeable et surtout bon marché: Et pourtant : " On avait fait appel à de la main-d'œuvre, et ce sont des hommes qui sont arrivés ", comme l'écrivain avec justesse en 1965 le grand écrivain alémanique Max Frisch. Car il s'agissait de ravaler des gens au niveau d'une simple main-d'œuvre, ces portraits illustrent clairement ce phénomène sous ses principales facettes peu glorieuses : interdiction du regroupement familial, logements souvent en pitoyable état, isolement, visites sanitaires humiliantes aux frontières, risque de subir le chantage du patron parce que le changement d'emploi était interdit. Sans parler des enfants cachés, parce que dans l'illégalité...</p><p>Et l'aspect économique ? À cause de l'existence de contingents, il y avait beaucoup de travail au noir, surtout dans l'agriculture et la construction. De plus, les saisonniers étaient clairement moins bien payés que les autochtones. La sous-enchère salariale était de ce fait une triste réalité bien présente. Et parce que l'État ne voulait pas que les saisonniers s'intègrent dans notre société, il misa sur le principe de la rotation de ces derniers. Ce qui fit aussi obstacle à une bonne organisation du travail, au développement d'un esprit d'équipe et freina l'innovation, conduisant l'économie à des retards de productivité.</p><p>Bref, un monde dont on devrait avoir honte, un monde qui ne peut servir de modèle d'avenir que pour que quelques fanatiques par définition incorrigibles.</p><p>Commandes</p><p>Vous pouvez commander des brochures imprimées à <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">info(at)sgb.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4552</guid><pubDate>Tue, 08 Nov 2016 15:27:03 +0100</pubDate><title>La Commission du Conseil des Etats apporte d&#039;importantes corrections à PV 2020</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-apporte-dimportantes-corrections-a-pv-2020</link><description>L&#039;USS salue la ligne défendue par la CSSS: augmenter les rentes AVS.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) a corrigé aujourd'hui les décisions terriblement hostiles aux salarié(e)s du Conseil national sur la réforme de la prévoyance vieillesse. L'Union syndicale salue que la CSSS n'ait pas répondu aux provocations de la majorité du Conseil national et ait refusé de relever automatiquement l'âge de la retraite à 67 ans ainsi que de supprimer la rente de veuve, et qu'elle ait maintenu la compensation partielle des pertes de rentes des caisses de pension par l'AVS.
</p><p>Il serait faux de vouloir compenser la baisse du taux de conversion uniquement dans le deuxième pilier. Cela reviendrait beaucoup trop cher à tout le monde. A cela s'ajoute que le niveau de rente visé ne pourrait même pas être garanti, malgré des hausses massives des cotisations LPP. La voie la plus sûre et la plus sociale de corriger les pertes dans le deuxième pilier est d'augmenter les rentes AVS. L'USS rejette par contre les propositions de minorité de la CSSS. Celles-ci seraient plus chères que la proposition de la majorité. Il n'y aurait en outre qu'une minorité des salarié(e)s qui pourraient profiter des améliorations voulues.
</p><p>L'USS ne tirera un bilan définitif qu'à la fin du débat parlementaire sur Prévoyance vieillesse 2020. Elle traitera des décisions du Parlement lors d'une assemblée des délégué(e)s extraordinaire le 24 mars 2017 et se prononcera alors sur la suite à donner.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4550</guid><pubDate>Tue, 08 Nov 2016 10:54:17 +0100</pubDate><title>Accueil extrafamilial des enfants: la commission du Conseil des Etats bloque</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/accueil-extrafamilial-des-enfants-la-commission-du-conseil-des-etats-bloque</link><description>L’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié perd chaque jour un peu plus de couleur</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">L’initiative de la Confédération visant à combattre la pénurie de personnel qualifié reste pour l’instant un tigre de papier: dégoulinant de déclarations de bonnes intentions mais rien de concret derrière. Le Conseil fédéral a mis en consultation une seule mesure qui aurait pu avoir un effet&nbsp;: 100 millions de francs devraient être investis pour que les communes et les cantons puissent offrir un accueil extrafamilial des enfants un peu moins cher et s’adaptant mieux aux besoins des parents. Une peccadille en comparaison des 5 milliards du budget de l’armée, par exemple. C’est une goutte dans l’océan, mais qui a tout de même le mérite d’exister. Cette mesure a d’ailleurs reçu les faveurs de 83 des 103 organisations consultées, dont tous les partis, à part le PLR et l’UDC. </p><p class="Text">Et pourtant, le 8 novembre, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats (CSEC) a décidé qu’elle n’entrerait pas en matière sur cette proposition. Fait croustillant, c’est la présidente de la commission, une PDC, le parti qui défend les familles et a salué cette mesure en consultation, qui a fait pencher la balance vers la non-entrée en matière. Mais l’avis de la majorité bourgeoise de la CSEC semblait déjà établi, avant le débat déjà&nbsp;: pendant l’audition en commission, les employeurs et l’économie avec économiesuisse, l’Union patronale suisse et kibesuisse étaient massivement sous-représentés, alors que les syndicats n’étaient tout simplement pas invités. On fait appel aux salarié(e)s en tant que main-d’œuvre, mais quant à ce dont ils ont besoin pour vraiment participer au marché du travail, cela n’intéresse pas la droite. &nbsp;&nbsp;</p><p class="Text">L’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié va ainsi continuer à traîner et ne doit surtout rien coûter. Voilà une politique que l’on ne peut désigner comme cherchant des solutions. Si le Conseil des Etats devait suivre sa commission dans cette mauvaise direction, la politique suisse montrerait alors des signes de grande pauvreté.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4549</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2016 16:54:58 +0100</pubDate><title>Le temps est venu de sortir du nucléaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-temps-est-venu-de-sortir-du-nucleaire</link><description>L&#039;USS est depuis 30 ans pour l&#039;abandon de l&#039;énergie atomique. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le prix de l‘électricité prendrait l’ascenseur, l’approvisionnement en électricité ne serait plus assuré et les retombées négatives sur le climat augmenteraient. C’est avec ces affirmations que les groupes énergétiques combattent l’initiative pour sortir du nucléaire. Le problème est qu’elles ne sont pas justes.</p><p>Les grands groupes fournisseurs d’énergie montrent de manière aussi crue qu’alarmante que c’est bien le business qui leur importe avant tout, mais pas la sécurité. Ils se plaignent d’ailleurs des exigences de sécurité de l’autorité de surveillance, l’IFSN et réclament déjà des milliards d’indemnités. Ils se sont ainsi aliéné les dernières sympathies. Leur ligne pour combattre l’initiative se résume essentiellement à brandir l’épouvantail de l’augmentation des prix du courant, du manque de sécurité de l’approvisionnement et de l’impact sur le climat qu’aurait l’importation d’électricité provenant de centrales à charbon. Des chiffres rocambolesques sont avancés, pour être immédiatement démentis. 
</p><h3>Les prix de l’électricité ne vont pas monter en flèche, même avec un OUI </h3><p>Le fait est qu’il n’y a encore jamais eu de moment plus opportun qu’aujourd’hui pour sortir du nucléaire: les prix de l’électricité resteront bas si l’initiative est acceptée parce qu’il y a une surproduction d’électricité sur le plan européen, situation qui ne changerait que si l’économie reprenait rapidement et si les certificats d’émission de CO2 devenaient radicalement plus chers. Malheureusement, aucune des deux solutions n’est en vue. Et les prix de l’électricité suisse sont déterminés par les prix européens. &nbsp;
</p><h3>L’approvisionnement est aussi stable, même avec un OUI </h3><p>Le deuxième argument n’est pas non plus correct&nbsp;: l’approvisionnement en Suisse est stable à un niveau élevé parce que la Suisse dispose du réseau électrique le plus dense d’Europe. Aujourd’hui déjà, une énorme quantité d’électricité entre et sort de Suisse. L’approvisionnement ne sera jamais mis en danger par le débranchement des centrales nucléaires. 
</p><h3>Bilan climatique: quand on veut…</h3><p>Le bilan CO2 de la production d’énergie en Suisse ainsi qu’à l’étranger est bon. Il est meilleur que le bilan européen étant donné qu’en Suisse, l’électricité est produite à 60% par la force hydraulique et à l’étranger, les entreprises électriques suisses apportent une contribution à grande échelle à des installations éoliennes dans le Nord de l’Allemagne. Mais ce courant n’aboutit pas physiquement en Suisse. Toutefois, le bilan climatique peut rester bon si les alternatives sont exploitées&nbsp;: plus de couplage chaleur-force, l’interdiction des chauffages électriques, l’exportation réduite de l’énergie hydraulique propre et naturellement, plus de dynamique dans les projets d’énergie renouvelable dans le pays. Quand on veut, on peut! Cette position n’est absolument pas utopique, mais pragmatique. Si quelqu’un est contre la sortie du nucléaire pour des raisons de protection de l’environnement, il ignore non seulement le risque que représente un accident, mais aussi le problème non résolu sur le plan mondial, et qui s’aggrave toujours plus, du stockage des déchets. 
</p><h3>USS: depuis 30 ans pour la sortie du nucléaire</h3><p>Si l’initiative pour sortir du nucléaire gagnait dans les urnes le 27 novembre, les syndicats de l’USS pourraient célébrer un anniversaire rond. En effet, il y a presqu’exactement 30 ans, le Congrès de l’USS de 1986 avait décidé de soutenir la sortie du nucléaire. L’accident de Tschernobyl avait provoqué cette prise de position unanime. Les syndicats s’étaient alors positionnés à la tête d’un mouvement avec d’autres forces progressistes. Ils sont restés inébranlables, bien que presque tous les membres qui travaillaient pour des entreprises électriques aient quitté les syndicats pour cette raison. </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4545</guid><pubDate>Thu, 03 Nov 2016 14:39:25 +0100</pubDate><title>Combattre les horaires toujours plus chronophages, c’est combattre le travail non rémunéré et le stress</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/combattre-les-horaires-toujours-plus-chronophages-c-est-combattre-le-travail-non-remunere-et-le-stress</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR"></span></p><p>Les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé aujourd'hui de combattre énergiquement les attaques toujours plus effrontées dirigées contre les horaires de travail réglementés et la protection de la santé. À l'origine de cette décision, il y a les interventions de la conseillère et du conseiller aux États Karin Keller-Sutter et Konrad Graber. Avec leurs initiatives parlementaires, tous deux ont pris dans leur collimateur l'enregistrement de la durée du travail, les horaires de travail réglementés, le repos nocturne et dominical, le droit à des pauses et la durée hebdomadaire maximum de travail. Près de la moitié des salarié(e)s seraient touchés et devraient ainsi, en dernière analyse, travailler gratuitement à cause de ce démantèlement de la protection des travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Cette flexibilisation aurait des conséquences catastrophiques : le stress et les cas d'épuisement professionnel augmenteraient encore plus, les possibilités de concilier famille et travail seraient encore plus menacées et il deviendrait encore plus difficile de planifier sa vie.
</p><p>Les délégué(e)s de l'USS veulent s'attaquer résolument aux horaires de travail sans limites. Au lieu de ces derniers, il s'agit bien plutôt d'améliorer la protection contre les risques pour la santé sur les lieux de travail et de prendre des mesures pour que celui-ci soit mieux planifiable. Les délégué(e)s de l'USS exigent une application efficace de la loi sur le travail, surtout davantage de contrôles de la durée du travail par les cantons et la SUVA. Le travail de nuit et le travail du dimanche doivent rester des exceptions absolues. L'enregistrement de la durée du travail et les dispositions sur la durée de repos doivent aussi s'appliquer au télétravail. En outre, dans le travail sur appel, les plans d'intervention et les services de piquet doivent faire l'objet de réglementations obligatoires, les modifications faites au dernier moment ne devant être autorisées qu'en cas d'extrême urgence pour l'entreprise et assorties d'un supplément de salaire de 25 %.
</p><p>Les délégué(e)s de l'USS ont aussi décidé de combattre par tous les moyens le projet " Prévoyance vieillesse 2020 " dans la version adoptée par le Conseil national. Les décisions prises par ce dernier le sont totalement au détriment des travailleurs et travailleuses. À une époque où aucun intérêt n'est versé dans le 2e pilier, c'est une erreur que de gonfler à nouveau ce dernier. Pour la majorité des assuré(e)s, cela coûtera beaucoup plus cher qu'une compensation partielle de la baisse des rentes du 2e pilier via l'AVS. Le poids des cotisations s'alourdirait en effet énormément. Une fois terminés les débats parlementaires, l'USS discutera, lors d'une Assemblée des délégué(e)s extraordinaire qui se tiendra le 24 mars 2017, de sa recommandation de vote pour " Prévoyance vieillesse 2020 " et du lancement éventuel d'un référendum. 
</p><p>En outre, les délégué(e)s de l'USS ont, dans une autre résolution, demandé à la Poste un moratoire sur la fermeture des offices de poste.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail, 076 335 61 97</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la prévoyance vieillesse, 076 564 67 67</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4544</guid><pubDate>Thu, 03 Nov 2016 14:31:13 +0100</pubDate><title>Combat pour l&#039;AVS : c’est le commencement, pas la fin</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/combat-pour-lavs-c-est-le-commencement-pas-la-fin</link><description>Paul Rechsteiner, président de l&#039;USS, s&#039;adresse aux délégué(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes du 2e pilier n'arrêtent pas de plonger. Une bombe sociale à retardement. La seule issue à ce problème, c'est le renforcement de l'AVS. Seule cette dernière est en mesure d'améliorer à peu de frais les rentes de toutes celles et tous ceux qui en ont besoin. Ci-après, le discours avec lequel le président de l'Union syndicale suisse (USS), Paul Rechsteiner, a ouvert l'Assemblée des délégué(e)s de l'USS du 4 novembre 2016.</p><p>Il y a quelques d'années, les délégué(e)s de l'USS ont décidé de remettre l'AVS au centre du débat politique. Après des années de défensive, nous voulions enfin reprendre l'offensive sur le thème des rentes. Conséquence de ces décisions ; le lancement de l'initiative populaire AVSplus afin d'améliorer les rentes AVS de 10 %. Le 25 septembre dernier, nous ne sommes malheureusement pas parvenus à nos fins lors de la votation populaire.
</p><p>Cela n'est pas imputable à la teneur, ni à la qualité de notre initiative, ni non plus à l'engagement de nombreux syndicalistes. Je remercie cordialement pour leur engagement toutes celles et tous ceux qui se sont battus avec une si grande ténacité.
</p><p>Avec ce scrutin sur une augmentation des rentes de l'AVS qui n'avait que trop attendu, nous étions confrontés à une campagne d'une ampleur jamais vue depuis longtemps, qui avait pour but de faire peur aux gens et de les abrutir. Alors qu'elle est une assurance sociale au financement génial, et cela aussi en comparaison internationale, l'AVS a été systématiquement dénigrée. De manière irresponsable, les générations ont été montées les unes contre les autres, les jeunes dressés contre les vieux, alors que l'AVS est l'assurance sociale qui garantit la meilleure compensation des inégalités, aussi entre les générations. Ceux qui ont combattu AVSplus en prétendant qu'elle nuirait aux pauvres parmi les pauvres qui reçoivent des prestations complémentaires ont décroché la timbale. Le cynisme n'a pas de frontières, car ce sont les mêmes qui veulent imposer un démantèlement à hauteur de centaines de millions de francs dans les prestations complémentaires.
</p><p>Les médias, surtout suisses-alémaniques, ont été un chapitre trouble ici, comme ce fut déjà le cas par le passé lorsqu'il était question de rentes. Oublieux de leur mission d'information, ils ont mené une campagne caricaturale contre nous. La télévision suisse-alémanique, un média du service public, a même réussi à tout simplement passer sous silence dans son Téléjournal la plus grande manifestation nationale de ces dernières années : notre manifestation du 10 septembre pour l'AVS.
</p><p>Néanmoins, plus de 40 % des suffrages, soit en tout presqu'un million de personnes, ont dit oui à notre initiative. Et la majorité des cantons de Suisse romande ainsi que celui du Tessin ont dit oui. Nous aurions bien sûr voulu et dû gagner. Mais le petit million de personnes qui a dit oui est un investissement important pour les combats de demain sur la prévoyance vieillesse.
</p><p>La confrontation autour du projet " Prévoyance vieillesse 2020 " n'est qu'un début. Nous devons faire échouer, et le ferons, les provocations antisociales du Conseil national.
</p><p>Mais ce qui se passe aujourd'hui avec les rentes va nettement au-delà de " Prévoyance vieillesse 2020 ". Dans toute la Suisse, les rentes du 2e pilier sont baissées dans une mesure encore inimaginable il y a peu. On paie toujours plus de cotisations, mais pour des rentes qui baissent quand même.
</p><p>Le " taux de remplacement ", soit le montant de la rente par rapport au salaire, se dégrade toujours plus. Notre Constitution dit qu'une fois à la retraite, on doit pouvoir vivre décemment des rentes de l'AVS et du 2e pilier : " Maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur ", comme elle le dit avec ses mots. Maintenir son niveau de vie une fois à la retraite est un objectif fondamentalement remis en question aujourd'hui. La dégradation constante des rentes du 2e pilier devient ainsi une bombe sociale à retardement.
</p><p>La seule issue à ce problème, c'est le renforcement de l'AVS. Seule cette dernière est en mesure d'améliorer à peu de frais les rentes de toutes celles et tous ceux qui en ont besoin.
</p><p>Tel est le débat que nous devons ouvrir et poursuivre, en en améliorant la qualité : le débat sur des rentes décentes pour la retraite, le débat sur le renforcement de l'AVS.
</p><p>Notre initiative populaire AVSplus n'a qu'ouvert une nouvelle confrontation violente. Ici, nous avons besoin d'un travail de longue haleine, de l'intelligence collective de notre mouvement et des nombreuses personnes qui ont confiance en nous. 4 novembre 2016 </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4540</guid><pubDate>Fri, 28 Oct 2016 11:18:13 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur le contrat d’assurance (LCA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-sur-le-contrat-d-assurance-lca</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4537</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2016 15:58:57 +0200</pubDate><title>Un pas timide vers l’égalité salariale </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-pas-timide-vers-l-egalite-salariale</link><description>Un olivier contre la discrimination salariale </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS se félicite que le message annoncé aujourd'hui par le Conseil fédéral sur la révision de la Loi sur l'égalité aille enfin dans le sens d'une avancée vers l'égalité salariale. Néanmoins, elle déplore que le Conseil fédéral ait renoncé aux contrôles étatiques et aux sanctions demandées par les syndicats. Vu la résistance massive des patrons, l'obligation faite aux entreprises qui emploient au moins 50 personnes d'effectuer une analyse des salaires constitue tout de même un progrès. 
</p><p>Cet après-midi, une alliance de femmes sans étiquette politique a apporté ses revendications au Palais fédéral avec un olivier et insisté pour que 35 ans après l'adoption du mandat constitutionnel, la Loi sur l'égalité soit enfin mise en œuvre et l'égalité salariale réalisée dans les faits. 
</p><h3>Déclarations de l'Alliance des femmes&nbsp; </h3><p>" Relever l'âge de la retraite des femmes et ne pas se soucier de l'égalité salariale - c'est honteusement inconstitutionnel. " 
</p><p>Barbara Gurtner, membre du groupe rédacteur du manifeste de la Révolution des grands-mères&nbsp; 
</p><p>" Les Femmes protestantes en Suisse demandent que les entreprises où des discriminations salariales sont constatées fassent l'objet de sanctions. La discrimination salariale enfreint la loi et la Constitution, elle doit donc être sanctionnée. "
</p><p>Dorothea Forster, présidente des Femmes protestantes en Suisse (FPS) 
</p><p>" L'obligation d'analyser les salaires est un pas dans la bonne direction. Identifier les écarts salariaux est la première étape de leur éradication. " 
</p><p>Elisabeth Bosshart, Business and Professional Women (BPW) 
</p><h5>Renseignements&nbsp; </h5><p>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89 </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4535</guid><pubDate>Wed, 26 Oct 2016 10:49:28 +0200</pubDate><title>Miser davantage sur l’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/miser-davantage-sur-l-avs</link><description>Un plus bas record pour le taux d’intérêt minimal des caisses de retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Par sa décision d'abaisser le taux d'intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle des 1,25% actuels à 1% au 1.1.2017, le Conseil fédéral établit ce taux à un niveau historiquement bas.</p><p>Cette démarche reflète la crise profonde que traverse le deuxième pilier - et pour les assuré(e)s, elle signifie concrètement des rentes plus faibles. Car outre le taux de conversion, c'est la rémunération du capital vieillesse qui définit le montant de la future rente de la caisse de retraite. Si l'argent mis de côté dans le deuxième pilier est toujours moins rémunéré, le capital épargné ne s'accroît pas suffisamment pour toucher une rente décente dans ses vieux jours.
</p><p>Il est d'autant plus urgent de compenser la perte de rentes qui en découle que la rémunération de l'avoir de vieillesse persistera à un bas niveau dans un proche avenir. Car si aucune mesure n'est prise, le mandat constitutionnel selon lequel les rentes de l'AVS et de la caisse de retraite doivent permettre « de maintenir de façon appropriée le niveau de vie antérieur » ne sera plus rempli pour des retraités toujours plus nombreux.
</p><p>Afin de compenser ces pertes, il convient de miser sur l'AVS. Non exposée aux risques inhérents aux placements, elle reste un système extrêmement performant. En guise de première étape du nouveau rééquilibrage qui s'impose entre les deux piliers, l'USS demande que la perte de rentes engendrée par la baisse du taux de conversion minimum soit compensée par une amélioration des rentes AVS dans le cadre du projet de réforme Prévoyance vieillesse 2020, comme le Conseil des Etats l'a proposé.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, Secrétaire dirigeante USS, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4533</guid><pubDate>Tue, 25 Oct 2016 09:54:39 +0200</pubDate><title>Travailler plus longtemps et contribuer beaucoup plus ? Hors de question !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/travailler-plus-longtemps-et-contribuer-beaucoup-plus-hors-de-question</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 : Redresser la barre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> En matière de Prévoyance vieillesse 2020, il existe de profondes divergences de vue entre un Conseil des Etats pragmatique et un Conseil national à l'idéologie obstinée. Mais quelle route doit prendre le navire pour éviter le naufrage ?</p><p>Le Conseil national et le Conseil des Etats ont déjà pris deux décisions cruciales : le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, et l'abaissement du taux de conversion minimum de 6,8 % à 6 %. Au moins, les deux chambres appellent de leurs vœux une compensation des pertes de rentes causées par cette diminution. 
</p><h3>Qui sait compter mise sur l'AVS </h3><p>Le Conseil des Etats veut rétablir l'équilibre par un supplément de 70 francs pour les futurs bénéficiaires de l'AVS et un relèvement à 155 % du plafond AVS des couples. En outre, il souhaite une prévoyance professionnelle obligatoire légèrement renforcée et la préservation des acquis pour la génération transitoire. Quant au Conseil national, il entend compenser la perte uniquement dans le deuxième pilier. S'il n'en tenait qu'à lui, la totalité du salaire brut serait assurée à la prévoyance professionnelle à partir d'un salaire annuel de 21 500.-. Or ce projet concocté par l'Union patronale coûte cher puisque selon l'Office fédéral des assurances sociales, son prix atteindrait les 4,5 milliards de francs en 2030. Par contre, la proposition du Conseil des Etats reviendrait à moins de 3 milliards de francs. 
</p><h3>Boomerang pour les gagne-petit </h3><p>Verser davantage au deuxième pilier serait difficile notamment pour les personnes à faible revenu. Un exemple : Agnès, 30 ans, salaire mensuel de 3000, assure aujourd'hui 11 325 Fr. au deuxième pilier. A l'avenir, pour le Conseil national, la somme assurée s'élèverait à 36 000.-. Aujourd'hui, Agnès verse 33.- par mois de bonifications de vieillesse - ce seraient 135.- à l'avenir, soit plus de 100.- supplémentaires. L'entreprise serait, elle aussi, appelée à débourser ce montant additionnel. Cela va faire mal au portefeuille. 
</p><p>Conclusion : Les salaires nets baisseraient et il deviendrait encore plus compliqué pour les personnes aux bas revenus de subvenir à leurs besoins essentiels. Dans bien des cas, les succès remportés par les campagnes syndicales pour le salaire minimum seraient anéantis en moins de deux. De plus, l'on peut s'attendre à ce que de nombreuses entreprises proposent des emplois à temps partiel pour moins de 21 150.- (le seuil d'entrée LPP) afin d'échapper à l'explosion des cotisations. 
</p><p>De son côté, le Conseil des Etats entend financer le supplément AVS par une augmentation des pourcentages salariaux de 0.15 % chacun. Avec ce modèle, Agnès et son entreprise ne devraient plus payer que 4,5 francs additionnels par mois chacune. 
</p><p>Mais pour les salaires moyens aussi, le modèle du Conseil des Etats s'avère beaucoup plus rentable. Prenons l'exemple de Manuel, 30 ans, salaire annuel 70 000.-. Avec la solution du Conseil des Etats, il devrait payer 472.- de plus par an, mais avec celle du Conseil national 3229.-. Les chiffres parlent d'eux-mêmes... Et expliquent pourquoi l'Union suisse des arts et métiers ne veut rien savoir de la proposition de la grande Chambre. 
</p><h3>Pas d'automatisme pour la retraite à 67 ans </h3><p>L'automatisme décidé par le Conseil national pour la retraite à 67 ans n'a rien à faire dans ce projet. La grande Chambre est résolue à refuser à l'AVS les ressources supplémentaires nécessaires et supportables, et à la prendre à la gorge pour imposer un relèvement de l'âge de la retraite. Et cela à une époque où il n'est guère d'entreprise qui souhaite employer un salarié de plus de 65 ans. Cet automatisme technocratique doit disparaître, même s'il est réglé par un autre projet, soumis au peuple lors d'une autre votation. 
</p><h3>Taxe sur la valeur ajoutée : pas de chantage par la petite porte </h3><p>L'USS ne l'a jamais nié : Les baby-boomers partent à la retraite et cela a un coût, au moins provisoire. C'est pourquoi une augmentation de la TVA de 1 % est nécessaire. Le Conseil des Etats en a décidé ainsi. Pour sa part, le Conseil national est favorable à 0,6 %. Son intention est claire : pousser l'AVS au déficit afin d'imposer la retraite à 67 ans. 
</p><h3>Revenir à la raison, revoir sa position </h3><p>Compenser les diminutions des rentes décidées dans le deuxième pilier par un supplément AVS, enterrer la retraite à 67 ans, assurer un financement suffisant de l'AVS : telles sont, en résumé, les trois clés qui garantissent un certain équilibre au projet. Le Conseil national veut que nous payions davantage pour les mêmes prestations de vieillesse, et qu'en plus nous travaillions plus longtemps. Revenir à la raison et revoir sa position, ce serait faire preuve de discernement et d'intelligence pratique. Il n'est pas encore trop tard... </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4532</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2016 16:18:47 +0200</pubDate><title>Seule l’initiative permet la sortie programmée </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/seule-l-initiative-permet-la-sortie-programmee</link><description>L’USS approuve l’initiative « Sortir du nucléaire »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Pour l'USS, il faut s'engager clairement en faveur de la sortie du nucléaire, et agir vite. Sinon, les propriétaires des centrales nucléaires feront traîner les choses. Au pire ce sera très dangereux, dans le meilleur des cas cela coûtera très cher. L'USS appelle à voter en faveur de l'initiative pour la sortie du nucléaire. </p><p>Avec le concept d'exploitation à long terme, il était du pouvoir du Parlement de proposer une véritable alternative à l'initiative pour la sortie du nucléaire. Même l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (ISFN), en sa qualité d'autorité de surveillance, avait approuvé le concept de la durée d'exploitation prolongeable deux fois au maximum. Un concept qui aurait accru la sécurité et permis une planification claire. Mais le Parlement en a décidé autrement. Suivant la devise " vouloir le beurre et l'argent du beurre ", l'on se dit certes pour la sortie, mais on la reporte sine die. Non seulement cette approche relève de la négligence, mais elle recèle des dangers. Elle sert surtout les intérêts à court terme des propriétaires des centrales nucléaires qui refusent la sortie. Et cela bien que sur le plan économique aussi, tout indique que c'est la voie à prendre. Seule la direction de BKW a décidé de fermer la centrale de Mühleberg en 2019. Une mesure intelligente car BKW s'offre ainsi un positionnement optimal tant dans la planification que dans la mise en œuvre de la désaffectation et du démantèlement des centrales nucléaires. Ce savoir-faire sera très recherché dans toute l'Europe au cours des prochaines décennies.
</p><p>Lorsque les adversaires de l'initiative pour la sortie du nucléaire affirment qu'elle entraînerait le chaos et une sortie non planifiée, ils ne manquent pas d'air. En effet, à l'avenir, les mises hors service à la Beznau I devraient se multiplier puisque les centrales nucléaires de Suisse comptent parmi les plus vieilles du monde. Depuis déjà presque deux ans, Beznau I est déconnectée du réseau pour raison de sécurité. Et on ignore quand l'on y reproduira de l'électricité. En revanche, l'initiative apporterait une clarté urgente et indispensable car les centrales seraient contraintes de quitter le réseau dans un laps de temps limité : leur sortie serait planifiable. Une perspective que les entreprises électriques devraient approuver en réalité vu que les réhabilitations de centrales nucléaires vieillissantes deviendront toujours plus onéreuses et complexes. Il semble néanmoins manifeste que chez les propriétaires de centrales nucléaires, ceux qui ont le pouvoir de décider fassent passer les considérations idéologiques avant les calculs réalistes. Le tragique de l'histoire c'est qu'à la fin, la population paiera le prix fort. Au mieux, le coût sera élevé ; au pire, le risque pris sera considérable, et les conséquences incalculables. 
</p><p>Seule l'initiative garantit une sortie programmée. Qui coûtera cher elle aussi, mais qui ouvre des opportunités à plus long terme pour les experts locaux. A condition qu'elle se fasse assez tôt. </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4530</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2016 09:30:40 +0200</pubDate><title>9000 jeunes sans solution</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/9000-jeunes-sans-solution</link><description>Baromètre des places d’apprentissage pas aussi rose</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le baromètre des places d'apprentissage publié le 20 octobre minimise les difficultés que rencontrent les jeunes sur le marché des places d'apprentissage. Si l'offre de place d'apprentissage dépasse en chiffres la demande, la situation des jeunes n'est cependant pas aussi rose. En effet, 9'000 jeunes n'avaient pas encore trouvé de solution au 31 août 2016, chiffre en nette augmentation (+ 20%) par rapport à 2015.
</p><p> Plusieurs branches proposent aujourd'hui un nombre de places d'apprentissage insuffisant. C'est le cas notamment dans les métiers majoritairement féminins comme la santé et le social. Pour cette raison, les jeunes femmes sont souvent contraintes de postuler beaucoup plus souvent que les jeunes hommes (en moyenne 15 postulations féminines contre 9 postulations masculines). Une situation insatisfaisante et discriminatoire. 
</p><p>De l'autre côté, dans plusieurs branches, un nombre important de places ne sont pas occupées, notamment dans les métiers de la construction, de l'artisanat, de l'industrie. Les employeurs mettent la faute sur les jeunes, qui ne seraient pas à la hauteur, ou sur le manque de publicité faite dans les écoles ou auprès des familles. En réalité, les branches concernées sont souvent celles où les jeunes sont vite considérés comme une main-d'œuvre bon marché et où la qualité de la formation et les mesures de sécurité passent au second plan. 
</p><p>C'est pourquoi l'USS demande que la Confédération et les cantons renforcent la surveillance de l'apprentissage et veillent à améliorer la mise en œuvre des mesures de protection en faveur des apprenti-e-s. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4528</guid><pubDate>Thu, 20 Oct 2016 17:01:39 +0200</pubDate><title>Le libre-échange a besoin d’une nouvelle orientation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-libre-echange-a-besoin-d-une-nouvelle-orientation</link><description>Des garanties sociales et démocratiques sont nécessaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En soi, le libre-échange n'est pas une mauvaise chose. Mais ceux qui le promeuvent ont, dans un passé très récent, négligé de manière tout à fait impardonnable de penser protection sociale et compensation des inégalités sociales. Outre plus de transparence et un dialogue constant avec la société civile, tout développement du libre-échange nécessite aussi que des mesures d'accompagnement soient décidées pour apporter des garanties aux plans social et démocratique. </p><p>TTP, TTIP, CETA, TISA : le nombre des accords de libre-échange (ALE) récemment conclus (Partenariat transpacifique, TTP) ou en cours de négociation a fortement augmenté. De même que l'opposition aux méga-ALE. Le protectionnisme et le retour dans le " réduit national " sont toujours plus demandés. Telle est la facture pour la mondialisation antisociale à laquelle nous avons assisté ces dernières décennies et dont les grands groupes et les riches ont énormément profité. Les bouleversements insuffisamment encadrés que la mondialisation a entraînés sur les marchés du travail, le creusement toujours plus grand des inégalités de revenus et les attaques dirigées contre les processus démocratiques ne seront pas acceptés sans autre. 
</p><p>Qui plus est, ces méga-ALE formulent des exigences globales. Autrefois, le libre-échange, c'était la libéralisation du commerce des biens. Aujourd'hui, il est surtout question de libéraliser les services financiers et publics, comme les énergies, les marchés publics ainsi que les investissements transfrontaliers. Les autres thèmes centraux sont la protection des brevets et les questions de nature réglementaire, comme les procédures de conciliation en cas de conflits lors de décisions en matière d'investissement. Or tout cela revêt une très grande importance pour les collectivités. 
</p><h3>Plus de transparence et dialogue avec la société civile</h3><p> En soi, le libre-échange n'est pas une mauvaise chose. Pour une économie ouverte comme celle de la Suisse et pour un monde économique toujours plus interconnecté, il représente même une évolution logique, susceptible d'améliorer le bien-être des gens. Mais un libre-échange sans protection sociale ni compensation des inégalités crée beaucoup de perdants et nuit à notre société. Le libre-échange peut sans problème être compatible avec des exigences sociales, écologiques et relevant des droits humains, ainsi qu'avec la démocratie. Mais pour que cela ait lieu, il faut changer d'orientation. Et le protectionnisme n'offre aucune perspective ici. La bonne solution de rechange réside dans un commerce international juste, dont la majorité profite et qui ne laisse pas les perdants sur le carreau. 
</p><p>Il faut d'abord plus de transparence et de dialogue avec la société civile ; cela, dès le début des négociations de tels ALE et pendant tout le temps qu'elles durent. Sinon, la confiance n'est pas au rendez-vous. 
</p><h3>Un premier pas, certes trop pusillanime, a été fait </h3><p>La nouvelle génération d'ALE contient toujours plus de dispositions sur le respect des droits humains et des normes sociales ainsi qu'écologiques. Elles sont souvent fixées dans un chapitre séparé. C'est précisément là un progrès. Mais le problème est leur manque de précision, leur caractère trop peu impératif et l'absence de possibilités de sanction. La plupart du temps, une vraie mise en œuvre (via un monitorage) fait aussi défaut. Avec le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) par exemple, il est question du respect des normes fondamentales de l'OIT (Organisation internationale du Travail) dans le domaine social. Mais, contrairement à l'Union européenne (UE), les États-Unis n'ont ratifié que 2 de ces 8 normes. 
</p><p>En outre, les tribunaux d'arbitrage internationaux privés, comme l'" Investor-state dispute settlement (ISDS) " (mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États) peuvent remettre en question, en faveur de grands groupes, des normes sociales et environnementales démocratiquement légitimées. Dans les négociations sur le TTIP et dans le cadre des processus de ratification en cours de l'Accord économique et commercial global, AECG avec le Canada (CETA), l'UE a, grâce à la pression publique exercée par les syndicats et la société civile, désormais pris en considération, comme solution de rechange, la création d'un tribunal de commerce international public. C'est là certainement un pas dans la bonne direction mais des garde-fous supplémentaires sont nécessaires pour que les expériences négatives faites par le passé ne se répètent pas. 
</p><h3>Pas de " listes négatives " </h3><p>Pour les services publics, les " listes négatives " prévues dans les nouveaux ALE représentent un des dangers les plus grands. Autrefois, on travaillait avec des " listes positives ". On se limitait en effet à libéraliser uniquement les domaines explicitement mentionnées dans les ALE. Aujourd'hui, c'est l'inverse qui a lieu avec le TTIP et l'AECG. Les domaines qui ne sont pas explicitement cités et exclus sont soumis dans leur totalité aux règles des nouveaux ALE. Prenons un exemple : par bonheur, l'assurance-accidents allemande exige du gouvernement qu'elle soit explicitement exclue du TTIP. Sinon elle serait, sous la pression des grands groupes d'assurance américains, menacée de privatisation ! 
</p><p>Dans ce nouveau contexte, il est clair pour les syndicats que toute libéralisation ou privatisation à venir devra pouvoir être annulée dans le cadre des procédures démocratiques en vigueur. Sinon, conclure des ALE reviendrait à jeter la démocratie par-dessus bord. 
</p><p>Nous sommes absolument persuadés que sans mesures d'accompagnement destinées à apporter des garanties aux plans social et démocratique, les échanges économiques internationaux ne seront plus acceptés par la population comme ils ont besoin de l'être. Le temps presse ! </p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4526</guid><pubDate>Thu, 13 Oct 2016 14:55:13 +0200</pubDate><title>Adaptations de la loi fédérale sur les étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/adaptations-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers</link><description>n&#039;existe qu&#039;en français</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4524</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2016 11:31:00 +0200</pubDate><title>La qualité suisse, c&#039;est aussi protéger les humains et l&#039;environnement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-qualite-suisse-cest-aussi-proteger-les-humains-et-lenvironnement</link><description>L&#039;initiative pour des multinationales responsables a été déposée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'initiative est portée par 80 organisations de la société civile partageant la même vision: la qualité suisse doit inclure la protection des droits humains et de l’environnement.</p><p>Prendre au sérieux la responsabilité de la Suisse et préserver sa réputation; ce message accompagne les 120 000 signatures valides en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables, qui ont déposées lundi à la Chancellerie fédérale. Cette initiative, soutenue par l'USS, se base sur les Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, adoptés à l’unanimité en 2011. Elle demande que les sociétés suisses assument un devoir de diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement dans l’ensemble de leurs relations d’affaires. Concrètement, les entreprises suisses auraient l’obligation d’analyser les risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement liés à leurs activités ainsi qu’à celles de leurs filiales et sous-traitants, de prendre les mesures adéquates pour y remédier, et de rendre compte publiquement de leur analyse et des mesures adoptées. Si une multinationale ne remplissait pas son devoir de diligence, elle pourrait avoir à répondre des dommages causés par une filiale à l’étranger.
</p><h3>Ne pas vilipender la bonne réputation de la Suisse</h3><p> La réputation de la Suisse est un atout important pour notre économie. La qualité suisse est en effet synonyme d’exigences élevées, de travail soigné et de relations d’affaires loyales. Les sociétés bénéficiant à l’étranger de cette réputation doivent respecter les standards internationaux. Malheureusement, cela ne va pas encore de soi aujourd’hui. Certaines sociétés domiciliées en Suisse ne sont toujours pas prêtes à tenir compte des risques pour les droits humains et l’environnement découlant de leurs activités, ni à les prévenir ou les minimiser. L’initiative pour des multinationales responsables entend donc combler une lacune importante, en garantissant que la protection des droits humains et de l’environnement fasse à l’avenir partie intégrante de la qualité suisse.<br> Cette initiative s’inscrit dans une tendance internationale vers des exigences contraignantes pour les multinationales. Au cours des derniers mois, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen tout comme huit parlements nationaux d’Etats européens se sont prononcés en faveur d’une obligation de diligence raisonnable en matière de droits humains.
</p><h3>La population en faveur d'une plus grande responsabilité des multinationales</h3><p> L’association de l’initiative pour des multinationales responsables réunit à ce jour 80 organisations de la société civile, lesquelles travaillent dès à présent à la préparation de la campagne de votation. L’association a récemment fait un sondage d’opinion représentatif auprès de la population suisse. Les résultats révélaient que 89% des sondé-e-s veulent que les multinationales suisses soient tenues de respecter les droits humains et l’environnement aussi à l’étranger. 92% estiment par ailleurs que les multinationales devraient veiller à ce que leurs filiales et sous-traitants fassent de même. Si les autorités suisses refusent d’agir, la population suisse, elle, se préoccupe sérieusement de la responsabilité des entreprises.
</p><p><a href="http://konzern-initiative.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">Le site de l'initiative</a></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4521</guid><pubDate>Fri, 07 Oct 2016 14:41:47 +0200</pubDate><title>Prorogation et modification de l’ordonnance sur le contrat-type de travail pour les travailleurs de l’économie domestique</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prorogation-et-modification-de-l-ordonnance-sur-le-contrat-type-de-travail-pour-les-travailleurs-de-l-economie-domestique</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Santé</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4518</guid><pubDate>Wed, 05 Oct 2016 15:04:55 +0200</pubDate><title>Le peuple aura le dernier mot sur ces cadeaux fiscaux ruineux!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-peuple-aura-le-dernier-mot-sur-ces-cadeaux-fiscaux-ruineux</link><description>Le référendum contre la troisième réforme de l’imposition des entreprises a abouti</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Un vaste comité référendaire contre la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) a récolté plus de 70 000 signatures. Cette réforme est démesurée et déséquilibrée. Les signatures authentifiées ont été déposées aujourd'hui à la Chancellerie fédérale. </p><p>L'alliance composée de l'Union syndicale suisse (USS), du PS, des Verts, de la Jeunesse socialiste, des Jeunes Verts, de SolidaritéS, du PST-POP et d'Attac a récolté, durant le délai référendaire, plus de 72'000 signatures. Aujourd'hui, 52 000 signatures authentifiées ont été déposées à la Chancellerie fédérale. Ainsi, l'arnaque de l'imposition des entreprises sera soumise à votation, probablement déjà le 12 février 2017. 
</p><p>La RIE III avait à l'origine pour but d'abolir les privilèges fiscaux interdits au niveau international. En réalité, elle ne fait que créer de nombreuses nouvelles possibilités d'échapper à l'impôt. «Certaines entreprises et leurs actionnaires gagneront des milliards grâce à cette entourloupe fiscale opaque, explique le vice-président du PS Beat Jans, un NON montrerait la voie vers une réforme modérée et équilibrée».
</p><p> Les coûts de la RIE III sont complétement imprévisibles. Elle coûtera au moins 2,7 milliards, soit 1,3 à la Confédération et autant, voire plus, aux cantons et communes. Mais il pourrait bien s'agir d'un montant bien plus élevé. Souvenons-nous de la RIE II : le Tribunal fédéral a lui-même  jugé que la population avait été trompée lors de la votation de 2008. Alors que le Conseil fédéral prévoyait des coûts à hauteur de 900 millions, la facture a été bien plus élevée. Seul un NON à la RIE III empêchera une nouvelle débâcle et une nouvelle arnaque de la population. 
</p><p>Les communes et les villes devraient être particulièrement affectées par ces pertes de plusieurs milliards. Par contre, la seule chose qui est claire en l'occurrence, c'est de savoir qui payera la facture finale: les employé(e)s et les retraité(e)s à bas ou moyens revenus. Pour la vice-présidente de l'USS, Vania Alleva, il est clair que nous devrions tous payer plus d'impôts et plus de taxes à cause de cette réforme ainsi que subir une baisse des prestations.  «C'est pour cela que nous avons saisi le référendum et combattons cette arnaque fiscale». </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4513</guid><pubDate>Thu, 29 Sep 2016 16:43:57 +0200</pubDate><title>Troisième génération : enfin une naturalisation facilitée</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/troisieme-generation-enfin-une-naturalisation-facilitee</link><description>Après 8 ans, le Parlement donne son feu vert</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après une odyssée parlementaire de huit ans, les Chambres fédérales ont tout de même réussi à atteindre le but visé et accepté l'initiative parlementaire de la socialiste vaudoise Ada Marra " La Suisse doit reconnaître ses enfants ". Les enfants (jusqu'à 25 ans) dont les parents et grands-parents ont déjà vécu en Suisse profiteront ainsi d'une naturalisation facilitée. Cette mesure devra encore passer le cap d'une votation populaire. 
</p><p>Lors de la troisième semaine de la session d'automne, le Conseil national et le Conseil des États ont éliminé leurs deux dernières divergences sur cette initiative. Désormais, il suffira, pour les candidat(e)s à la nationalité qui demandent à profiter de la procédure de naturalisation facilitée, qu'ils établissent " de manière crédible que le grand-parent était titulaire du droit de séjour " et non qu'ils le " prouvent ". De plus, pendant le délai transitoire de cinq ans, les personnes âgées de 25 à 35 ans auront le droit de bénéficier de la même procédure facilitée.
</p><p> L'Union syndicale suisse (USS) salue cette mesure en faveur de la troisième génération, qui devra encore être approuvée par le peuple. L'USS s'engagera en faveur du oui. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4511</guid><pubDate>Wed, 28 Sep 2016 18:21:35 +0200</pubDate><title>Le National va droit dans le mur: sa solution est trop chère pour les jeunes et les femmes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-national-va-droit-dans-le-mur-sa-solution-est-trop-chere-pour-les-jeunes-et-les-femmes</link><description>« Prévoyance vieillesse 2020 »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Appliquant le slogan " Travailler plus longtemps et payer beaucoup plus de cotisations ", la majorité du Conseil national a, lors de ses délibérations sur " Prévoyance vieillesse 2020 ", pris la direction d'un crash. L'automatisme devant mener à l'âge de la retraite à 67 ans n'est en effet pas en mesure de rallier une majorité de la population. Malgré les tentatives d'apaisement, ce mécanisme revient à programmer la retraite à 67 ans dès la prochaine décennie. Cela, alors qu'aujourd'hui déjà, toujours plus de travailleurs et travailleuses âgés doivent craindre pour leur emploi et, s'ils le perdent, n'ont guère de chance d'en retrouver un autre. La retraite à 67 ans va mettre énormément de personnes en fin de droit. 
</p><p>Les femmes devront encore plus rapidement travailler plus longtemps. Sont de fait déjà concernées ici les femmes qui ont actuellement 62 ans, une dégradation de prestations qui ne sera pas compensée. Et cela, alors qu'elles sont confrontées aujourd'hui déjà à des difficultés sur le marché du travail et défavorisées dans le 2e pilier par rapport aux hommes parce que continuant à assumer la majeure partie des tâches éducatives et des travaux ménagers. 
</p><p>Les perspectives sont également sombres pour les cotisant(e)s du 2e pilier. Certes les libéraux-radicaux et l'UDC, refroidis par la votation sur AVSplus, sont désormais d'accord de vraiment compenser la baisse des rentes du 2e pilier. Cependant, au lieu de miser sur la solution la plus avantageuse et présentant le meilleur rapport coût/prestations, comme le supplément AVS de 70 francs décidé par le Conseil des États, le Conseil national a choisi un modèle qui va notamment saigner à blanc les jeunes. Selon ce modèle, la charge représentée par les cotisations de la prévoyance professionnelle, le 2e pilier, augmentera très fortement. Pour un salaire annuel de 70 000 francs, la hausse des cotisations salariales sera de 1 500 francs par an. Et l'employeur devra verser la même somme en plus. Ajouté à la hausse des primes des caisses-maladie pour les enfants, cela va mettre les jeunes familles en grande difficulté. " Grâce " au gonflement du 2e pilier décidé par l'UDC et les libéraux-radicaux, les charges salariales annexes vont exploser, ce qui constituera, précisément pour les PME, une importante charge supplémentaire. 
</p><p>Dans la prévoyance vieillesse, les francs de cotisation versés doivent être engagés de manière efficace. Ce n'est pas le cas ici. Des délibérations sérieuses sur la prévoyance vieillesse, c'est tout autre chose. En l'état, le projet n'est pas en mesure de rassembler une majorité derrière lui.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li><b><span lang="FR">Doris Bianchi,</span></b>&nbsp;secrétaire dirigeante de l‘USS,,<b><span lang="FR">076&nbsp;564 67 67</span></b></li><li><b>Thomas Zimmermann,&nbsp;</b>&nbsp;responsable de la communication de l’USS,&nbsp;<b>079&nbsp;249 59 74</b></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4510</guid><pubDate>Wed, 28 Sep 2016 16:09:24 +0200</pubDate><title>TiSA : le monde n’est pas à vendre</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/tisa-le-monde-n-est-pas-a-vendre</link><description>L’USS soutient la manifestation contre TiSA</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, les négociations sur l'accord TISA (Accord sur le commerce des services) se déroulent dans le plus grand secret. TISA aurait des répercussions catastrophiques sur le service public. Raison pour laquelle, l'USS a décidé de soutenir la manifestation " Stop TISA " du 8 octobre 2016 à Berne.
</p><p> Depuis février 2012, l'accord commercial sur les services TISA est négocié en dehors du cadre de l'OMC. Les États-Unis, l'Union européenne, le Japon, l'Australie, la Suisse et 20 autres pays représentent plus des deux tiers du commerce mondial des services, y participent. 
</p><p>Or TISA est dangereux, en particulier pour les services publics. Car il fait peser sur les services publics du monde entier la menace d'une vaste libéralisation. Certes, chaque pays est libre de déterminer quel service public il va ouvrir à la concurrence. Toutefois, les délégations de négociations sont (trop) souvent composées de chauds partisans des libéralisations... 
</p><p>Les négociateurs suisses clament que la Suisse ne fait pas d'offre à ce sujet et qu'au contraire, actuellement comme à l'avenir, les services publics ne seront pas soumis à l'accord. Soyons toutefois vigilants, car l'accord contient des pièges. </p><ol><li>Tout d'abord, les négociations ne sont pas transparentes. La position restrictive de la Suisse peut changer selon le cours que prendront les négociations.</li><li>Ensuite, l'accord prévoit des annexes détaillées qui doivent valoir dans tous les pays y prenant part. Wikileaks en a rendu quelques-unes publiques. L'une d'elles veut notamment libéraliser complètement la Poste. Les négociations sur cette annexe sont en outre totalement opaques.</li><li>Et enfin, les États tiers qui ne sont pas partie prenante et qui pourront ou devront adopter l'accord conclu seront soumis à un diktat, et très probablement aussi aux attaques des grands groupes qui espèrent pouvoir fondre sur la proie que sont pour eux les services publics.</li></ol><p>Depuis plusieurs années, des voix critiques contre TISA s'élèvent aussi en Suisse. Beaucoup de syndicats (surtout le SSP), la gauche et les organisations altermondialistes se sont regroupés au sein d'une alliance contre TISA. Cette coalition appelle à manifester le 8 octobre contre cet accord sur les services (et d'autres accords de libre-échange similaires). L'USS soutient la manifestation. Et appelle tous les syndicalistes à y participer. 
</p><h3>Stop TISA, TTIP &amp; Co ! Le 8 octobre 2016, 15 h, Place Fédérale, Berne. Manifestation et fête. Avec des concerts de Tommy Vercetti, Etrit Hasler, Greis </h3>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4508</guid><pubDate>Wed, 28 Sep 2016 11:31:20 +0200</pubDate><title>Dossier 118: 737 850 personnes étaient syndiquées en 2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-118-737-850-personnes-etaient-syndiquees-en-2015</link><description>La statistique des effectifs de membres des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte">Fin 2015, 737&nbsp;850 personnes étaient membres d’un syndicat en Suisse, selon les statistiques réalisées par l’USS. Cela représente 3461 personnes de moins que l’année précédente. Les syndiqué(e)s se répartissent comme suit dans les organisations faitières&nbsp;: 48,9% appartiennent à l’Union syndicale suisse, 20,6% à Travail.Suisse et 30,4% à des organisations qui ne dépendent d’aucune faitière. </p><p class="Texte">Ces 737&nbsp;850 personnes syndiquées en 2015 représentent 18,5% des personnes travaillant à 50% ou plus. Cette proportion représentait 19,9% en 2014. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4500</guid><pubDate>Mon, 26 Sep 2016 10:31:11 +0200</pubDate><title>Primes d’assurance-maladie: au maximum 10% du revenu!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/primes-d-assurance-maladie-au-maximum-10-du-revenu</link><description>L’USS exige qu’un but social soit instauré dans toute la Suisse.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’an prochain, les primes des assurances-maladie augmenteront une nouvelle fois de 4,5&nbsp;% en moyenne. Beaucoup de ménages ne peuvent plus faire face à ces lourdes charges. Raison pour laquelle l’USS exige dans ce domaine qu’un but social applicable et obligatoire soit instauré dans toute la Suisse. Les primes des assurances-maladie doivent représenter au maximum 10&nbsp;% du revenu net. </p><p>Les primes des assurances-maladie ont quasiment doublé depuis 1997 et l’an prochain, elles vont à nouveau augmenter de 4,5&nbsp;% en moyenne. Les ménages doivent assumer une charge allant de 14 à 16&nbsp;%, selon leur taille et les cantons. Cela montre, d’une part, que le système des réductions de primes ne corrige que faiblement le système antisocial des primes par tête. De l’autre, le but social qui prévoyait que personne ne doive consacrer plus de 8&nbsp;% de son revenu aux primes n’est de loin plus atteint. 
</p><p>En sont responsables les programmes d’austérité continus de la Confédération et des cantons où les moyens attribués aux réductions de primes d’assurance-maladie sont aussi diminués. La troisième réforme de l’imposition des entreprises ainsi que la révision prévue des prestations complémentaires, dont les bénéficiaires devront accepter un remboursement des primes bien plus bas, vont encore aggraver la situation.&nbsp; &nbsp;
</p><p>L’USS exige que cette situation toujours plus menaçante pour les ménages soit corrigée. Elle demande qu’un but social applicable et obligatoire soit instauré dans toute la Suisse. Celui-ci doit fixer que les primes des assurance-maladie représentent au maximum 10&nbsp;% du revenu net. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul><p><br><br></p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4498</guid><pubDate>Fri, 23 Sep 2016 15:37:51 +0200</pubDate><title>Un large soutien pour des rentes AVS plus élevées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-large-soutien-pour-des-rentes-avs-plus-elevees</link><description>Commentaire de l&#039;USS sur AVSplus et les autres votations</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La revendication d’une hausse des rentes AVS bénéficie d’un large soutien au sein de la population. Les votant(e)s, en particulier dans les cantons latins, ont en effet fortement appuyé l’initiative syndicale. L’AVS a pourtant été dénigrée pendant des années. L’initiative AVSplus est la première étape en direction de rentes AVS plus élevées. </p><p>Les opposant(e)s à AVSplus ont toutefois réussi, en menant une campagne fondée sur la peur, à attiser l’insécurité et à semer le doute sur la possibilité de financer la hausse de 10&nbsp;% des rentes. Ils ont non seulement décrié l’AVS, mais aussi dressé de manière irresponsable les jeunes contre les aîné(e)s. 
</p><h3>Pas de baisse des rentes dans la réforme des retraites</h3><p>Et pourtant, les rentes du 2<sup>e</sup> pilier n’ont jamais autant été mises sous pression en raison des taux d’intérêt historiquement bas. A cela s’ajoute un coût de la vie toujours plus élevé, notamment en raison des hausses massives des primes-maladie. L’AVS offre cependant un rapport coût/prestations imbattable pour garantir la situation des retraité(e)s. 
</p><p>Ce fait doit absolument être pris en considération dans le débat sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Les baisses de rentes, ainsi que les pertes de pouvoir d’achat doivent absolument être compensées. Le Conseil des États a montré la voie à suivre sur ce point dans le cadre de cette réforme des retraites.
</p><p>L’«&nbsp;Alliance pour une AVS forte&nbsp;» suivra de près les délibérations sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» et s’engagera énergiquement pour le maintien du niveau actuel des rentes via l’AVS. Le relèvement de l’âge de la retraite et toute autre dégradation seront combattus.
</p><h3>Occasions manquées </h3><p>L’USS déplore aussi le net rejet de l’initiative populaire «&nbsp;Économie verte&nbsp;». On a manqué une occasion de poser des jalons contraignants pour une économie durable. Suite à l’acceptation de la loi sur le renseignement, les compétences du Service de renseignement suisse augmenteront énormément. L’USS le regrette et met en garde contre un nouveau scandale des fiches.
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li> Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</li></ul><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, 076 564 67 67</li><li> Aldo Ferrari, membre du comité directeur d’Unia, 079 247 73 92</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4495</guid><pubDate>Thu, 22 Sep 2016 10:04:12 +0200</pubDate><title>Quelques lueurs d’espoir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/quelques-lueurs-d-espoir</link><description>Session parlementaire d’automne : bilan intermédiaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour l'Union syndicale suisse (USS), le projet " Prévoyance vieillesse 2020 " et la mise en œuvre de l'initiative " Contre l'immigration de masse " sont les thèmes les plus importants de la session parlementaire en cours. Dans ce rapport intermédiaire, on trouvera, sur d'autres questions, des décisions de portée certes modeste, mais quand même d'une certaine importance. </p><h3>Mesures d'accompagnement : amélioration des instruments </h3><p>Sur ce point-ci, le Conseil des États a suivi le Conseil national : les contrats-type de travail (CTT) étendus de manière facilitée devront pouvoir être prolongés. Chaque commission responsable de ces questions pourra le proposer si elle constate des infractions répétées aux dispositions sur les salaires minimums figurant dans un CTT ou s'il existe des indices clairs qu'en absence de CTT, on assisterait à de tels abus. Les deux Chambres ont en outre décidé que les amendes maximales infligées aux entreprises qui ont enfreint la loi sur les travailleurs détachés passeront de 5 000 à 30 000 francs. En 2015, des amendes ont été ordonnées à au moins 4 400 entreprises dites de détachement. 
</p><h3>Réparation pour les " enfants placés " </h3><p>Après le Conseil national, c'est maintenant le Conseil des États qui a adopté une loi fédérale sur les mesures de coercition à des fins d'assistance et les placements extrafamiliaux antérieurs à 1981 (LMCFA) en tant que contre-projet à l'initiative populaire sur la réparation. Cette dernière devrait par conséquent être retirée. La nouvelle loi prévoit des contributions de solidarité pour les personnes qui ont été victimes de telles mesures de coercition jusqu'en 1981, elle leur donne accès à leur dossier et veut surmonter ce chapitre sombre de l'histoire sociale suisse. La preuve d'un regard sensible sur une ancienne injustice. 
</p><h3>Formation, Recherche et Innovation 2017-2020 </h3><p>Le message Formation, Recherche et Innovation (FRI) 2017-2020 définit les objectifs et les moyens pour la prochaine période. Avec un budget de près de 26 milliards sur quatre ans, ce programme prévoit quatre priorités d'encouragement : le financement des cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux, l'encouragement de la relève scientifique, l'augmentation du nombre de diplômes délivrés en médecine humaine, l'encouragement de l'innovation. 
</p><p>Le domaine FRI fait malheureusement les frais du programme de stabilisation 2017-2019 de la Confédération avec une coupe de l'ordre de 485 millions. Le budget proposé ici est nettement insuffisant et va péjorer de nombreux domaines, notamment la formation professionnelle et les hautes écoles. C'est la raison pour laquelle la Commission de la science de l'éduction et de la culture du Conseil national (CSEC-N) avait corrigé le projet en proposant des augmentations à hauteur de 948 millions. Mais lors de la session d'été, le Conseil national avait balayé toutes les propositions d'augmentation et s'était aligné sur la proposition du Conseil fédéral. 
</p><p>La CSEC du Conseil des États a ensuite débattu du Message FRI 2017-2020 dans sa séance du 25 août 2016. Elle a modestement modifié le projet du Conseil fédéral en augmentant, de manière insuffisante, les postes de la formation professionnelle, des hautes écoles et des établissements de recherche d'importance nationale. Elle a en revanche refusé toute augmentation pour la formation continue et les bourses et prêts d'études. Le Conseil des États empoignera le sujet lors de la session d'automne. 
</p><p>L'USS demande que la Confédération renonce impérativement aux mesures d'économie dans le domaine FRI et augmente substantiellement les moyens alloués à la formation professionnelle, les hautes écoles, la formation continue ainsi que les bourses et prêts d'études. C'est indispensable pour maintenir et développer un système de formation de qualité au service des personnes en formation et de l'économie. 
</p><h3>Naturalisation facilitée de la troisième génération </h3><p>Les deux Chambres ne se sont pas encore mises d'accord sur les dispositions concernant la naturalisation facilitée de la troisième génération d'étrangers et d'étrangères. Certes, le Conseil des États a renoncé à s'opposer fondamentalement à l'initiative parlementaire d'Ada Marra " La Suisse doit reconnaître ses enfants ", mais il a maintenu deux différences par rapport au Conseil national. Premièrement, il veut que le séjour des grands-parents soit prouvé. Qu'il soit plus simplement " crédible " avait paru suffisant aux yeux du Conseil National. Espérons que ce dernier s'impose et que les membres de la troisième génération ne doivent pas effectuer des jours durant des recherches dans les archives d'État pour prouver noir sur blanc que leur grand-mère a travaillé à la Longines de 1946 à 1948. Ce ne serait là que pure tracasserie. Deuxième différence, le Conseil national veut aussi permettre aux personnes âgées de plus de 25 ans de profiter pendant une période transitoire de la procédure facilitée de naturalisation. Le Conseil des États est invité à adapter sa position en conséquence. 
</p><h3>Charge des primes-maladie : le Conseil des États persiste dans la passivité </h3><p>Les primes des caisses-maladie doivent représenter au plus 8 % du budget des ménages. C'est ce que voulait le Conseil fédéral il y a 20 années de cela. Les réductions des primes devaient être l'outil pour y arriver. Mais comme les cantons ont des pratiques très différentes en cette matière, la charge effective de ces primes (après réduction) représente entre 7 et 17 % du budget des ménages. La conseillère aux États Liliane Maury Pasquier (PS) proposait dans une motion que cette charge ne puisse pas dépasser 10 % du budget des ménages. Elle ne fut entendue que par la gauche dont les représentant(e)s signalèrent surtout que de très nombreux ménages font face à d'importantes difficultés en raison de la hausse constante des primes. La Chambre des cantons a dit non par 31 voix contre 13 à cette motion qui voulait que l'État compense davantage les disparités sociales. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4494</guid><pubDate>Wed, 21 Sep 2016 16:20:00 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre de l’initiative « Contre l’immigration de masse » : un premier pas important, mais d’autres mesures sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mise-en-oeuvre-de-l-initiative-contre-l-immigration-de-masse-un-premier-pas-important-mais-d-autres-mesures-sont-necessaires</link><description>L’USS commente les décisions du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) salue le projet adopté par le Conseil national pour la " mise en œuvre " de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse "). Il s'agit là d'un premier pas important grâce auquel les travailleurs et travailleuses ne devront finalement pas payer la facture du débat enflammé par les milieux d'extrême-droite. Une meilleure protection contre les abus est toutefois nécessaire. La décision d'exclure les résident(e)s de courte durée (jusqu'à 9 mois) des mesures de protection sur le marché du travail est négative. Elle va en effet favoriser les emplois et les séjours précaires. 
</p><p>La " mise en œuvre " de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse ") doit être compatible avec les Accords bilatéraux, sinon elle aura une incidence négative sur les salaires et les emplois. Déjà pour cette seule raison, un système de contingents n'est pas une solution. Mais indépendamment de cela, on doit rejeter un tel système, car il induit du travail au noir, des conditions de travail précaires et des pressions sur les salaires, ainsi que le montrent les analyses de l'ancien système de contingents qui ont été faites. 
</p><p>La solution, ce sont des mesures non discriminatoires qui permettent de combattre systématiquement les abus. La priorité doit être donnée à une protection des salaires via une hausse du nombre des contrôles, à l'application systématique des mesures d'accompagnement et à l'extension facilitée du champ d'application des conventions collectives de travail. La protection des salaires est la mesure la plus efficace et n'entraîne pas davantage de bureaucratie. Pour les employeurs corrects, elle ne représente qu'une contrainte minimale et les employeurs qui pratiquent la sous-enchère salariale sont punis. Il faut en outre des mesures pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés. L'obligation de communiquer les postes vacants proposée y contribuera. L'USS demande en outre que les collaborateurs et collaboratrices âgés de longue date soient mieux protégés contre le licenciement. Il faut au surplus que les pouvoirs publics et les employeurs participent davantage au financement des structures d'accueil extrafamilial des enfants, afin que famille et profession puissent être plus facilement conciliées. Enfin, la Confédération doit une fois pour toutes mettre en œuvre les propositions existantes sur la formation professionnelle des adultes. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11),</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4492</guid><pubDate>Wed, 21 Sep 2016 10:13:08 +0200</pubDate><title>AVSplus: chaque voix compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avsplus-chaque-voix-compte</link><description>Renforçons maintenant le système de retraite par répartition</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les rentes du 2e pilier sont en baisse. Et elles vont continuer à baisser dans un avenir proche. Comment donc maintenir l'actuel niveau des rentes ? Payer encore plus dans le 2e pilier ? Contracter une assurance-vie onéreuse ? Ou faudra-t-il que toujours plus de personnes soient contraintes de demander des prestations complémentaires ? 
</p><p>À cette question précise, l'initiative populaire AVSplus donne la bonne réponse, à savoir qu'il est beaucoup plus efficace d'intervenir au niveau de l'AVS. 
</p><p>Aujourd'hui, toujours moins d'intérêts sont servis sur les cotisations salariales destinées au 2e pilier. Pour l'année prochaine, il faut partir de l'idée que le taux minimal sera de 1 %. Les calculs de ce que sera ce taux en 2020 aboutissent à un taux zéro. 
</p><p>Dans cette situation, un franc de salaire est bien mieux investi avec un système par répartition, comme le connaît l'AVS. Dans l'actuelle phase d'intérêts quasi nuls, voire négatifs, un tel système est la manière la plus efficace de garantir des prestations plus sûres. En effet, l'épargne vieillesse est toujours moins rentable. En outre, les risques d'une baisse du capital augmentent. De fait, pour réaliser les rendements nécessaires, les caisses de pensions doivent effectuer des placements toujours plus risqués. 
</p><p>Les rentes de l'AVS sont sûres également parce que le financement de cette dernière est solidaire. L'obligation de cotiser n'est pas limitée, alors que la future rente est plafonnée. Heureusement que l'AVS existe, car ainsi, les personnes moins privilégiées profitent aussi à travers leur rente AVS de l'énorme croissance des salaires les plus élevés. 
</p><p>Nous devons placer nos cotisations de la manière la plus efficace possible. Dans la crise en cours de la prévoyance vieillesse, qui repose sur la capitalisation (2e pilier), nous ferions bien de renforcer le système de répartition (AVS). 
</p><p>C'est pourquoi : qui sait calculer, dira oui le 25 septembre à AVSplus ! </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4489</guid><pubDate>Fri, 16 Sep 2016 12:58:49 +0200</pubDate><title>Conseil fédéral s’attaque aux PC : seul le relèvement de l&#039;AVS est synonyme de sécurité </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/conseil-federal-s-attaque-aux-pc-seul-le-relevement-de-lavs-est-synonyme-de-securite</link><description>Commentaire de l’USS sur la politique d’austérité en matière de prestations complémentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Confédération et les cantons veulent économiser près d'un demi-milliard de francs sur le dos des bénéficiaires de rentes les plus pauvres. Ce sont en effet les plans que le gouvernement a présentés dans le message sur la réforme des prestations complémentaires (PC) qu'il a soumis aux Chambres fédérales vendredi. L'examen parlementaire risque d'aboutir à des mesures encore plus draconiennes, car les partis bourgeois ont exigé, lors de la procédure de consultation, une politique d'austérité encore plus marquée. C'est dire si le relèvement des rentes AVS est impérativement nécessaire pour éviter que les retraité(e)s les plus démunis soient encore plus désavantagés.
</p><p>Cédant aux pressions des cantons et des partis bourgeois, le Conseil fédéral souhaite maintenant aussi se livrer à un exercice d'austérité dans le domaine des PC, qui touchera de plein fouet les 50 000 allocataires auxquels les PC remboursent les primes de caisses-maladie. En effet, le gouvernement propose à cet égard une réduction des remboursements pouvant atteindre 40 %, puisque ce ne sera pas la prime moyenne qui sera versée, mais la réduction individuelle des primes dans chaque canton, bien moins élevée.
</p><p>En réduisant les montants versés au titre de remboursement des primes de caisses-maladie, les cantons économisent 161 millions de francs, sur le dos des aînés dans le besoin, qui recevront une aide bien inférieure pour couvrir leurs frais de santé. Il est donc d'autant plus urgent de relever les rentes AVS, faute de quoi il sera impossible de combler le trou dans le budget des retraité(e)s.
</p><p>Le Conseil fédéral veut durcir les conditions d'octroi des PC. À l'avenir, toute personne qui, malgré des revenus modestes, a pu mettre un peu d'argent de côté en ayant vécu chichement devra en dépenser une bien plus grande partie avant d'avoir droit aux PC.
</p><p>Les décisions du gouvernement et les visées encore plus antisociales des partis bourgeois démontent définitivement l'argument des opposants à AVSplus selon lesquels cette initiative n'apporte rien aux allocataires de PC : pour ceux-ci, seule une augmentation des rentes AVS est synonyme de sécurité, car elle réduit leur dépendance envers les PC. 
</p><p>&nbsp;</p><p><b></b></p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4486</guid><pubDate>Thu, 15 Sep 2016 09:57:37 +0200</pubDate><title>Combattre la surévaluation du franc, pour nos salaires et nos emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/combattre-la-surevaluation-du-franc-pour-nos-salaires-et-nos-emplois</link><description>Commentaire de l’USS concernant l’examen de la situation de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc reste fortement surévalué et le chômage progresse (corrigé des variations saisonnières). Les capacités de l'économie suisse sont sous-utilisées. Dans un tel contexte, notre pays aurait besoin d'une politique monétaire expansionniste. Mais à cause de la surévaluation du franc, les conditions monétaires sont extrêmement restrictives. S'y ajoute l'insécurité concernant le taux de change. Personne ne sait en effet si la Banque nationale suisse (BNS) permettra ou non à l'avenir de nouvelles appréciations du franc.
</p><p>La surévaluation du franc a laissé des traces douloureuses. Dans l'économie d'exportation, des dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés. Depuis le début de l'appréciation du franc, en 2008, presque 10 % des emplois ont disparu dans l'hôtellerie-restauration et dans l'industrie.
</p><p>L'USS attend de la BNS que, dans un délai très court, elle stabilise le franc à environ 1,10 franc pour 1 euro, puis qu'elle assure rapidement un taux de change raisonnable, qui ne nuise pas aux intérêts de la Suisse.
</p><p>Mais au-delà, nous avons besoin de mesures qui protègent nos salaires et nos emplois contre les fluctuations sur les marchés des devises. Pratiquement toutes les petites économies ouvertes du monde le font sous une forme ou une autre. Par le passé, la BNS s'y est aussi employée, la plupart du temps pour se protéger contre des variations fortes du taux de change. Entre 1978 et fin 2009, d'abord explicitement vis-à-vis du mark allemand (80 ct./DM), puis implicitement par rapport à l'euro. L'instrument le plus efficace est un cours plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi. Un objectif d'inflation identique à celui de la zone euro devrait stabiliser indirectement les anticipations liées au taux de change. Des taux d'intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de cet objectif, mais en soi leur efficacité reste limitée, comme le montre la surévaluation persistante du franc ces derniers mois. 
</p><p>L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas, mais la forte surévaluation du franc a des répercussions fortement négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays doivent être considérées comme clairement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la BNS dans son bulletin trimestriel.
</p><h3>RENSEIGNEMENTS&nbsp;</h3><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4484</guid><pubDate>Wed, 14 Sep 2016 10:48:34 +0200</pubDate><title>Mise en consultation « Optima »</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/mise-en-consultation-optima</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4483</guid><pubDate>Tue, 13 Sep 2016 16:30:36 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la mise en oeuvre du renvoi des étrangers criminels : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ordonnance-sur-la-mise-en-oeuvre-du-renvoi-des-etrangers-criminels-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4482</guid><pubDate>Tue, 13 Sep 2016 16:03:26 +0200</pubDate><title>Modification de la loi sur les langues (LLC), consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/modification-de-la-loi-sur-les-langues-llc-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4481</guid><pubDate>Tue, 13 Sep 2016 15:47:14 +0200</pubDate><title>Révision art. 69 ordonnance sur les maisons de jeu : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-art-69-ordonnance-sur-les-maisons-de-jeu-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4478</guid><pubDate>Mon, 12 Sep 2016 14:16:59 +0200</pubDate><title>Résultats insuffisants de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/resultats-insuffisants-de-l-initiative-visant-a-combattre-la-penurie-de-personnel-qualifie</link><description>Commentaire de l’USS sur le 1er sommet national de l’initiative sur le personnel qualifié suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cinq ans après son lancement l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié (FKI) n’a toujours rien de tangible à présenter. Beaucoup de papier a été noirci, sans toutefois produire de résultats concrets. L’Union syndicale suisse est déçue du maigre bilan intermédiaire. Car la mise en œuvre de l’art. constitutionnel 121a sur l’immigration présuppose que le potentiel national des forces de travail soit mieux exploité. Des sommets comme celui d’aujourd’hui n’ont de sens que si des mesures effectives sont décidées et ensuite également appliquées. &nbsp;
</p><p>Car les problèmes sont réels&nbsp;: les salarié(e)s plus âgés qui ont perdu leur emploi ont toutes les peines du monde à en retrouver un. Les salarié(e)s de longue date et âgés ont de ce fait besoin d’une meilleure protection contre le licenciement sous la forme de délais de congé plus longs. Dans son rapport, le Secrétariat d’Etat pour la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI) hésite toutefois, face au financement des mesures de formation continue pour les salarié(e)s âgés, à donner des recommandations concrètes. Il faut maintenant que les choses avancent sur ce point, également en fournissant les moyens financiers nécessaires. Il faut aussi faire un effort en matière de formation pour les 600&nbsp;000 salarié(e)s adultes qui ne sont pas allés au-delà de l’école obligatoire. Etant donné le besoin démontré de passer à l’offensive sur la formation, le Parlement lance malheureusement un mauvais signal quand il annonce en commission préparatoire sur le message sur la formation, la recherche et l’innovation 2017-20 vouloir économiser. &nbsp;
</p><p>Le consensus selon lequel les salarié(e)s doivent pouvoir mieux concilier profession et famille règne entre les différents participant(e)s. Mais là aussi, il n’y a pas de résultats. Il faut investir davantage dans les structures consacrées à l’accueil extrafamilial des enfants. L’USS a proposé sur ce point de créer un groupe de travail entre les partenaires sociaux, les cantons et la Confédération afin d’élaborer des mesures concrètes. Et pourtant, même ce petit pas en avant a été refusé par les employeurs. Ces derniers ont plutôt exigé de nouvelles mesures de dérégulation du marché du travail (d’importants reculs sur l’enregistrement du temps de travail, une flexibilisation des conditions de travail) qui pourtant n’apportent presqu’aucune aide contre le manque de personnel qualifié. La solution avancée par le Conseil fédéral de supprimer la «&nbsp;pénalisation du mariage&nbsp;» n’en est pas une non plus. Sa mise en œuvre concrète signifie tout simplement des baisses d’impôts pour les personnes qui gagnent bien leur vie. 
</p><p>union syndicale suisse
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Laura Perret, secrétaire centrale de l’USS, en charge du dossier de la formation, 079&nbsp;810 12 13</li><li>Thomas Zimmermann, responsable du Service de la communication, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Assurance-chômage</category><category>Égalité des sexes</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4476</guid><pubDate>Mon, 12 Sep 2016 10:18:43 +0200</pubDate><title>Le peuple tranchera sur les cadeaux fiscaux ruineux aux entreprises </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-peuple-tranchera-sur-les-cadeaux-fiscaux-ruineux-aux-entreprises</link><description>Le référendum sur la RIE III a déjà abouti</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le référendum contre la troisième réforme des entreprises a déjà récolté 60&nbsp;000 signatures, juste un mois avant la fin du délai référendaire. Il a donc déjà formellement abouti. </p><p>Une large alliance constituée du PS, des Verts, de la JS, des Jeunes Verts, de SolidaritéS, du PST-POP, de l’Union syndicale suisse (USS), d’Unia, du SEV, de Syndicom, du SSP, de l’APC, du SIT, et d’Attac ont récolté les signatures. Une bonne partie de la RIE III n’est pas transparente, voire délibérément opaque, mais une chose est claire&nbsp;: les conséquences financières sont gigantesques. 
</p><p>La réforme de l’imposition des entreprises III prétend abolir les privilèges fiscaux, mis au ban par la communauté internationale. En réalité, beaucoup de nouvelles niches fiscales ont été offertes aux grandes entreprises et aux gros actionnaires. A la place de viser une acceptation internationale, la Suisse se rend à nouveau attaquable et vulnérable. A cause d’instruments compliqués, les pertes sont imprévisibles&nbsp;: au moins 2,7 milliards, mais, à cause des nouvelles niches fiscales, cela pourrait coûter bien plus cher.&nbsp;
</p><p>Les cantons vont perdre des centaines de millions, que les maigres compensations versées par la Confédération ne diminueront que faiblement. Les villes et les communes seront encore plus perdantes, car aucune compensation n’a été prévue pour elles.&nbsp;In fine, ce sont les salarié-e-s et la classe moyenne qui devront passer à la caisse, sous forme d’augmentations d’impôts, de nouvelles taxes et de diminution de prestations publiques. Les emplois publics seront également concernés par les immanquables démantèlements.
</p><p>La RIE II était déjà une arnaque. Le Tribunal fédéral lui-même a jugé que les citoyennes et citoyens avaient été trompé-e-s par la campagne menée lors de la votation sur cette réforme en 2008. A l’époque déjà, les conséquences de l’acceptation de cette réforme n’avaient pas été correctement expliquées. Le fait que la RIE III, avec ses nombreuses lacunes, soit totalement opaque et incompréhensible est une manœuvre calculée et voulue&nbsp;: les citoyennes et citoyens ne sont, de cette manière, pas en mesure de déceler que la grande complexité de ce modèle crée un Eldorado pour les grosses entreprises, leurs actionnaires, leurs conseillers fiscaux et les cabinets d’avocats.
</p><p>Les prochaines semaines permettront de finaliser la phase de récolte, de validation et d’authentification des signatures, afin que le référendum puisse être déposé dans le délai imparti, à savoir le 6 octobre prochain. La votation sera probablement planifiée pour le 12 février 2017 déjà. L’alliance est très confiante sur le fait qu’une majorité de votant(e)s verront clair dans l’arnaque de la RIE III et qu’ils la rejetteront.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4474</guid><pubDate>Sat, 10 Sep 2016 11:28:26 +0200</pubDate><title>Un avertissement très clair aux incendiaires du Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-avertissement-tres-clair-aux-incendiaires-du-conseil-national</link><description>Plus de 20 000 de manifestant(e)s contre la baisse des rentes et pour une AVS forte.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des dizaines de milliers de retraité(e)s, de personnes actives, de jeunes et de moins jeunes venus de toutes les régions de Suisse ont répondu à l’appel de l’Alliance pour une AVS forte. Ils sont descendus dans la rue pour faire entendre leur colère contre le massacre des retraites que le Conseil national planifie et en faveur d’un renforcement de l’AVS en votant OUI à l’initiative AVSplus. Voilà qui représente un signal clair aux incendiaires de la Commission de la sécurité sociale et de la santé (CSSS-N). Si elle devait imposer ses vues, à savoir un démantèlement des retraites, tout le monde devrait alors travailler plus longtemps et payer plus pour recevoir moins de rentes. Un tel massacre n’aurait aucune chance devant le peuple. 
</p><p>Le Conseil national est maintenant averti et doit entendre les revendications lancées par la manifestation colorée, pacifique et puissante qui a traversé la vieille ville de Berne. Il ne tient désormais plus qu’à la Chambre basse de compenser les réductions de rentes dans le 2e pilier dans le cadre de Prévoyance vieillesse 2020. Le conseiller aux Etats saint-gallois, Paul Rechsteiner, a parlé d’«une violente provocation, d’une dimension que la Suisse n’avait encore jamais connue. Ce que veulent le PDC et le PLR dans la réforme des retraites dépasse tout ce que nous avions pu voir de négatif jusqu’à présent.» Le président de Syna, Arno Kerst, a pour sa part souligné que les premières victimes du programme de démantèlement proposé par la CSSS-N seraient «les femmes et les personnes qui ont de bas revenus».
</p><p>A cet égard, les femmes sont déjà défavorisées, a déclaré Natascha Wey, la coprésidente des Femmes socialistes sur la Schützenmatte: «Plus d’un tiers de toutes les femmes en Suisse n’ont que l’AVS pour vivre à la retraite. Il est donc évident que les Femmes socialistes soutiennent un renforcement de l’AVS. L’AVS ne doit pas seulement être renforcée, elle doit aussi être développée.» La secrétaire dirigeante de l’USS, Doris Bianchi a clairement indiqué la marche à suivre. Augmenter l’âge de la retraite ou davantage capitaliser dans le 2e pilier, ou encore davantage de prestations complémentaires ne représentent pas une solution pour compenser les baisses de rentes des caisses de pension. «La solution réside exclusivement dans l’AVS.&nbsp;Nous avons besoin d’AVSplus. Nous sommes la force qui peut, dans ce pays, faire avancer beaucoup de choses. Nous allons lutter et gagner cette lutte contre le massacre des retraites et ensemble, nous gagnerons aussi la votation sur AVSplus.»
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li> Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, 076 564 67 67</li><li>Anne Rubin, Service de la communication de l’USS, 076&nbsp;344 75 81</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4469</guid><pubDate>Fri, 09 Sep 2016 09:09:04 +0200</pubDate><title>Le OUI à AVSplus évitera un massacre des rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-oui-a-avsplus-evitera-un-massacre-des-rentes</link><description>Session parlementaire d’automne : Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de cette session d'automne, le Conseil national traitera le projet de réforme " Pré­voyance vieillesse 2020 ". Il devra alors énormément corriger les décisions de sa com­mission préparatoire. Un oui, le 25 septembre, à l'initiative populaire AVSplus l'y con­traindrait. </p><p>La commission préparatoire du Conseil national a décidé un vrai massacre des rentes. Selon elle, les générations futures vont devoir s'accommoder de milliards de francs per­dus sur leurs rentes et travailler jusqu'à 67 ans. Dire OUI le 25 septembre à l'initiative AVSplus serait la manière la plus élégante, la plus simple et la meilleur marché de stopper ce vaste démantèlement. 
</p><p>La commission du Conseil national propose à ce dernier un projet qui ne va pas maintenir l'actuel niveau des rentes. Les effets qu'auront les décisions de cette commission ? Un démantèlement pur et simple : </p><ul><li>La baisse à 6 % du taux de conversion minimal LPP entraînerait une baisse de 12 % de la rente du 2e pilier, une baisse que la commission ne veut pas compenser. Les mesures compensatoires décidées seront de fait pratiquement sans effet et alourdiront beaucoup trop la charge supportée par les jeunes.</li><li>À cause du renoncement au supplément d'AVS pour les futurs retraité(e)s décidé par le Conseil des États et à la hausse des rentes AVS de couple, le niveau des rentes de l'ensemble des futurs retraité(e)s va baisser.</li><li>Les cotisations du 2e pilier augmenteront, jusqu'à 2 points de pourcentage. Mais les futures générations de retraité(e)s percevront quand même des rentes inférieures de ce pilier.</li><li>La commission préparatoire renonce également à vraiment garantir les droits acquis pour une génération transitoire. Contrairement à ce que le Conseil fédéral et le Conseil des États avaient prévu, il n'y aura pas de solution collective solidaire ici. Les plus de 50 ans subiront aussi des pertes avec leurs rentes. Car les droits acquis ne concerneront que les avoirs de vieillesse économisés jusqu'à ce jour.</li><li>L'âge général de la retraite sera rapidement relevé à 67 ans au moyen d'un méca­nisme prévu dans ce but. Les femmes âgées aujourd'hui de 62 ans seront les pre­mières à devoir travailler plus longtemps. La compensation prévue ici est maigre. Elle n'augmentera les rentes des femmes que de quelques francs. Aucune femme mariée n'en profitera.</li><li>D'autres baisses interviendront. Elles concerneront les rentes de veuve et d'orphelin(e) et, ce qui est nouveau, aussi les rentes pour enfant.</li></ul><p>Le Conseil national ne traitera ce projet qu'après la votation sur AVSplus (25.9). Cela donne donc aux citoyen(ne)s une chance unique d'empêcher ce massacre des rentes en disant OUI à AVSplus. On est en lieu de craindre que sans " instruction " donnée par le peuple, le Conseil national pose les bons jalons sur cette question. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4467</guid><pubDate>Fri, 09 Sep 2016 09:05:45 +0200</pubDate><title>Dans les derniers mètres, mais méchamment secouée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dans-les-derniers-metres-mais-mechamment-secouee</link><description>Session parlementaire d’automne : Stratégie énergétique 2050</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les Chambres devraient adopter le premier train de mesure sur la Stratégie énergétique 2050. Pas de quoi être euphorique, mais un tiens, dit-on, vaut mieux que deux tu l'auras...</p><p>Il y a exactement trois ans, le Conseil fédéral a présenté le premier train de mesures de Stratégie énergétique 2050. Entre-temps, ce paquet a été traité dans les deux Chambres fédérales. Il revient maintenant au Conseil national pour l'élimination des divergences. La votation finale est également prévue lors de cette session d'automne. Le bilan de ce projet est forcément en demi-teinte, beaucoup de points ayant été supprimées en cours de route et nombre d'intérêts " servis ". Néanmoins, un oui en grinçant des dents vaudra encore mieux que l'échec de ce projet. 
</p><p>Seules l'efficacité énergétique et la réduction de la consommation permettront la transition énergétique. Stratégie énergétique 2050 stipule que la consommation moyenne d'énergie par tête devra, par rapport à l'an 2000, baisser de 16 % jusqu'en 2020 et de 43 % jusqu'en 2035. Quant à l'électricité, sa consommation devra baisser de 3 % jusqu'en 2020, de 13 % jusqu'en 2035. 
</p><p>Les petites centrales hydroélectriques inefficaces et nuisibles à l'environnement ne seront plus encouragées. À l'avenir, les centrales hydroélectriques ne recevront des primes d'injection qu'à partir d'une puissance de 1 MW. Mais des exceptions à l'interdiction d'encouragement seront possibles. 
</p><p>La rétribution à prix coûtant du courant injecté pour les énergies renouvelables pourra être relevée à 2,3 centimes/kWh, ce qui réduira la liste d'attente du fonds qui sert à financer cette rétribution. Et pour les petites installations photovoltaïques, au lieu d'une prime d'injection, une contribution d'investissement unique sera créée ; elle rapportera certes moins, mais sera plus simple à manier et augmentera la sécurité de la planification. 
</p><p>Grâce à des réglementations allégées concernant l'autoconsommation, on pourra donner une vraie impulsion au développement des énergies renouvelables, les consommateurs et consommatrices finaux pouvant désormais se regrouper en communauté de production. 
</p><p>Les émissions de CO2 des nouvelles automobiles devront être réduites à 95 g CO2/km jusqu'à fin 2020, celles des voitures de livraison à 147 g CO2/km. Ce faisant, la Suisse reprend donc aussi la réglementation en vigueur dans l'Union européenne. 
</p><p>Et concernant l'énergie nucléaire, toujours est-il que l'on est parvenu à ce qu'aucune autorisation générale ne puisse être délivrée pour un nouvelle centrale nucléaire. Cette interdiction ne doit pas non plus être sous-estimée, précisément parce que l'on continue à miser inlassablement sur l'énergie atomique dans plusieurs pays européens. 
</p><p>Le cadeau fait aux producteurs de grandes centrales hydroélectriques (une prime de marché de 1 centime/kWh pour les coûts de production non couverts) est choquant. Et la hausse de la part de la taxe sur le CO2 (désormais 450 millions de francs) affectée à l'assainissement des bâtiments sans renforcement des exigences est une erreur. Les généreux allégements fiscaux accordés aux propriétaires de maisons sont des plus choquants. Les dernières divergences entres les Chambres seront éliminées durant cette session : les déductions fiscales pour les coûts de démantèlement des vieux bâtiments seront-elles possibles sur deux ou quatre périodes fiscales ou d'un seul coup ? </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4466</guid><pubDate>Fri, 09 Sep 2016 09:03:04 +0200</pubDate><title>Inutile et dommageable</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/inutile-et-dommageable</link><description>Session parlementaire d’automne : Programme de stabilisation </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les tout derniers chiffres du Secrétariat d'État à l'économie, le SECO, incitent à l'optimisme : le PIB a crû de 0,6 % pendant le deuxième trimestre 2016 et les prévisions pour le reste de l'année sont positives. Autre nouvelle également des plus réjouissantes, le Département fédéral des finances a annoncé le 24 août déjà que la Confédération réaliserait cette année aussi un excédent de plus d'un milliard de francs, tout le contraire du déficit budgétisé. Le matelas financier qui se trouve sur le compte de compensation du frein à l'endettement a désormais atteint le niveau record de 24 milliards de francs. Grâce à l'excédent de cette année, on pourra ainsi continuer à éponger des dettes. </p><p>Néanmoins, le Conseil fédéral persiste à appliquer une politique d'austérité qu'il a décidée sur la base de sombres prévisions faites maison. Le programme de stabilisation sera traité par le Conseil des États durant cette session d'automne. L'entrée en matière n'a pas été contestée par sa Commission des finances. Par contre, les décisions concernant les diverses mesures d'économies ont pour une part été prises à une mini-majorité. La commission a rejeté des coupes plus nettes dans la formation et l'agriculture, mais a augmenté de 100 millions les économies en matière de coopération au développement. Toujours est-il qu'elle veut empêcher une baisse du coefficient appliqué pour calculer la contribution de la Confédération aux réductions individuelles des primes de l'assurance-maladie. Par là, on entend éviter une augmentation de la charge des cantons. Les fonds destinés à l'intégration de la population étrangère ne doivent pas non plus baisser. Mais dans l'ensemble, la commission est sans pitié. Elle veut en effet que l'on économise encore plus dans l'Administration que ce que le Conseil fédéral propose, encore une fois 94 millions de francs pour la seule année 2017. 
</p><p>Les minuscules majorités trouvées dans la Commission des finances montrent qu'on assistera à nouveau au Parlement à un affrontement qui mettra en grand danger le budget du personnel de l'Administration. Une chose est déjà certaine : le Conseil fédéral veut à nouveau priver le personnel de la Confédération d'une hausse de salaire en 2017. Or, au plus tard depuis les projections de cet automne, cette mesure de rigueur ne se justifie plus. D'autant plus que, dans son actuel rapport trimestriel, le SECO est inquiet de constater que la consommation des ménages privés faiblit. Ce n'est pas de bon augure car, avec un franc toujours fort, la consommation intérieure reste essentielle pour l'économie locale. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4464</guid><pubDate>Fri, 09 Sep 2016 08:59:02 +0200</pubDate><title>Un pas dans la bonne direction</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-pas-dans-la-bonne-direction</link><description>Session parlementaire d’automne : mise en œuvre de l’article constitutionnel 121a</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après les errements du Conseil fédéral avec le système des contingents, la Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) a osé se lancer et faire enfin une proposition pour la mise en œuvre de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse ") qui soit compatible avec les Accords bilatéraux.</p><p> Par le passé, les contingents et les plafonds ont eu pour conséquence le travail au noir et la précarisation des conditions de travail. De plus, ils sont en contradiction avec les Accords bilatéraux, ce qui constitue un danger pour les emplois et les salaires dans l'économie d'exportation. Les contingents et les plafonds seraient une mauvaise chose pour les travailleurs et travailleuses de Suisse. Mais avec l'obligation de communiquer les postes vacants, la CIP-N a fait un pas dans la bonne direction. De nombreux pays européens, comme la Belgique, le Luxembourg, la Suède et d'autres encore ont déjà fait des expériences positives avec cette mesure. Les chômeurs et chômeuses défavorisés, par exemple en raison de leur âge, dans leurs recherches d'un emploi sont les premiers à en profiter. 
</p><p>On ne comprend toutefois pas pourquoi cette obligation n'entrera pas en vigueur immédiatement et sur la durée, mais uniquement si les chiffres de la migration atteingnent un certain niveau. En Suisse, on n'a pratiquement jamais compté autant de personnes à la recherche d'un emploi qu'aujourd'hui. Et parmi elles aussi de nombreux chômeurs et chômeuses âgés qui ont de très grandes difficultés à en trouver un. 
</p><p>Le minuscule oui à l'initiative " Contre l'immigration de masse " du 9 février 2014 traduisait l'inquiétude ressentie pour leurs salaires et leurs emplois par de nombreuses personnes professionnellement actives ; cela avec un projet sur la libre circulation des personnes qui, pour la première fois, ne contenait que des éléments négatifs pour les travailleurs et travailleuses. Il faut corriger maintenant cette erreur. 
</p><p>La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux doivent éliminer rapidement et systématiquement les abus commis en matière de libre circulation des personnes. Et cela, à l'aide de mesures relatives au marché du travail qui ne soient pas discriminatoires, mais compatibles avec les Accords bilatéraux. La protection des salaires doit être améliorée, entre autres en augmentant le nombre des contrôles, en infligeant des amendes plus élevées en cas d'abus et en supprimant les obstacles bureaucratiques à l'extension du champ d'application des conventions collectives de travail. Les travailleurs et travailleuses âgés doivent être mieux protégés contre le licenciement. En outre, les pouvoirs publics et les employeurs doivent davantage participer au financement des structures d'accueil extrafamilial des enfants afin que famille et profession puissent être mieux conciliées. Et la Confédération doit une fois pour toutes mettre en œuvre les propositions faites concernant la formation professionnelle des adultes. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4459</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2016 14:33:59 +0200</pubDate><title>À combattre de manière cohérente</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/a-combattre-de-maniere-coherente</link><description>Session parlementaire d’automne : travail au noir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les employeurs qui " oublient " de déclarer leurs nouveaux employé(e)s aux assurances sociales, ne font pas uniquement du tort aux travailleurs et travailleuses, mais aussi à la collectivité. Si les cotisations aux assurances sociales ne sont pas versées, la voie est alors grand ouverte à la sous-enchère salariale et sociale. De plus, ces employeurs " oublieux " se procurent par ce biais un avantage déloyal par rapport à ceux qui agissent correctement.</p><p>Lors de la session d'automne, il sera discuté de la révision de la loi fédérale concernant des mesures en matière de lutte contre le travail au noir (loi sur le travail au noir, LTN). Pour l'Union syndicale suisse (USS), il faut combattre le travail au noir de manière cohérente. Et à ce chapitre, beaucoup reste à faire. Il est essentiel que l'employeur annonce au plus tard le premier jour de travail son employé(e) aux assurances sociales. La révision de la LTN doit par conséquent revenir sur toutes les interventions parlementaires qui ont supprimé l'obligation pour l'entreprise de déclarer en cours d'année les nouveaux employé(e)s et l'envoi d'un certificat d'assurance. La lutte contre le travail au noir exige que les employeurs déclarent leurs nouveaux employé(e)s aux assurances sociales, de manière certes non bureaucratique, mais rapidement. 
</p><h3>Des amendes dissuasives </h3><p>Les syndicats sont consternés de voir que la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national a l'intention de supprimer l'article 18a du projet de LTN. L'USS demande bien au contraire de toute urgence au Parlement de renforcer les dispositions de la LTN relatives aux amendes et de les adapter à la capacité économique des patrons qui agissent illégalement. Celui qui enfreint l'obligation de déclarer ses nouveaux employé(e)s aux assurances sociales doit être puni d'une amende pouvant aller jusqu'à 30 000 francs, 50 000 francs en cas de récidive. Sinon, les employeurs indélicats peuvent gagner gros avec le travail au noir et, s'ils sont découverts, s'en sortir avec quelques milliers de francs d'amende. Un effet dissuasif quasi nul ! Il faut aussi faire ici un lien avec la législation en matière de marchés publics : les employeurs qui engagent du personnel au noir doivent être systématiquement exclus de toute adjudication publique. 
</p><h3>Mieux coopérer </h3><p>Les différentes autorités doivent mieux coopérer entre elles, respectivement avec les organes paritaires si une convention collective de travail au champ d'application étendu existe. En cas de travail au noir pouvant être accompagné de non-respect de dispositions conventionnelles (faux décomptes de salaire, etc.), elles doivent pouvoir en informer les organes paritaires compétents et inversement. En l'absence d'une telle coopération, il est impossible, à une époque où le travail au noir augmente également dans le domaine touché par les mesures d'accompagnement, de le combattre efficacement. 
</p><p>L'USS demande également au Parlement de légaliser une fois pour toutes la situation des personnes professionnellement actives qui sont en Suisse depuis de longues années et ne sont pas titulaires d'une autorisation de séjour, soit les sans-papiers. Faire ce pas, qui n'a que trop attendu, permettrait à un grand nombre de personnes, souvent des femmes, de sortir de la précarité et de l'exploitation présentes dans l'économie domestique, l'économie d'assistance et de soins et l'hôtellerie-restauration. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4458</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2016 14:22:57 +0200</pubDate><title>Pas question de toucher à la qualité !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pas-question-de-toucher-a-la-qualite</link><description>Session parlementaire d’automne : Formation, Recherche et Innovation 2017-2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour améliorer la qualité de la formation, de la recherche, il faut investir. Cela va de soi, mais la droite ne semble pas vouloir le comprendre. </p><p>Le message Formation, Recherche et Innovation (FRI) 2017-2020 définit les objectifs et les moyens pour la prochaine période. Avec un budget de près de 26 milliards sur quatre ans, ce programme prévoit quatre priorités d'encouragement : le financement des cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux, l'encouragement de la relève scientifique, l'augmentation du nombre de diplômes délivrés en médecine humaine, l'encouragement de l'innovation. 
</p><p>Le domaine FRI fait malheureusement les frais du programme de stabilisation 2017-2019 de la Confédération avec une coupe de l'ordre de 485 millions. Le budget proposé ici est nettement insuffisant et va péjorer de nombreux domaines, notamment la formation professionnelle et les hautes écoles. C'est la raison pour laquelle la Commission de la science de l'éduction et de la culture du Conseil national (CSEC-N) avait corrigé le projet en proposant des augmentations à hauteur de 948 millions. Mais lors de la session d'été, le Conseil national avait balayé toutes les propositions d'augmentation et s'était aligné sur la proposition du Conseil fédéral. 
</p><p>La CSEC du Conseil des États a ensuite débattu du Message FRI 2017-2020 dans sa séance du 25 août 2016. Elle a modestement modifié le projet du Conseil fédéral en augmentant, de manière insuffisante, les postes de la formation professionnelle, des hautes écoles et des établissements de recherche d'importance nationale. Elle a en revanche refusé toute augmentation pour la formation continue et les bourses et prêts d'études. Le Conseil des États empoignera le sujet lors de la session d'automne. 
</p><p>L'USS demande que la Confédération renonce impérativement aux mesures d'économie dans le domaine FRI et augmente substantiellement les moyens alloués à la formation professionnelle, les hautes écoles, la formation continue ainsi que les bourses et prêts d'études. C'est indispensable pour maintenir et développer un système de formation de qualité au service des personnes en formation et de l'économie. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4453</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2016 13:04:33 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral joue la montre</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-conseil-federal-joue-la-montre</link><description>Session parlementaire d’automne : rapport sur le service public de la SSR</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport du Conseil fédéral sur le service public de la SSR a été publié au mois de juin. Il sera traité lors de la session d'automne par le Conseil des États. </p><p>Ce rapport avait été précédé par de vastes auditions de la Commission fédérale des médias (COFEM), qui avait déjà présenté ses conclusions en décembre dernier. Cette commission avait entre autres jugé qu'une autorité de régulation indépendante chargée de s'occuper des questions de convergence entre les médias était nécessaire. Il n'est en effet plus possible du tout d'avoir une politique des médias exclusivement pour le domaine de la diffusion ou des médias écrits et d'ignorer ainsi que les entreprises de télécommunications sont aussi activement présentes depuis très longtemps dans le paysage médiatique. Le Conseil fédéral est par contre d'avis qu'une autorité de régulation n'est pas nécessaire et joue la montre dans tout son rapport. La concession de la SSR échoit fin 2017. Cette concession et celle des médias électroniques privés doivent, selon la volonté du gouvernement, être prolongées telles quelles dans un premier temps. On envisage vaguement une nouvelle loi pour les médias électroniques à la préparation de laquelle on s'attellera après la votation sur l'initiative populaire " Oui à la suppression des redevances radio et télévision (suppression des redevances Billag) ". Cette dernière n'est toutefois nulle part mentionnée dans le rapport, pas plus que le projet de société commune de commercialisation " Admeira " qui réunit Ringier, la SSR et Swisscom. À travers cette étonnante politique de l'autruche, le Conseil fédéral frustre les partisan(e)s d'un service public fort dans les médias et offre à leurs adversaires la meilleure plate-forme pour imprimer dès le départ leur marque au débat. 
</p><p>Les décisions prises le 30 août par la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des national (CTT-N), dont l'importance justifiait aux yeux de sa présidente, Natalie Rickli, la tenue d'une conférence de presse, montrent l'orientation prise sur cette question. Pour la concession de la SSR, on aura demain une compétence duale : le Parlement déciderait de la concession générale, le Conseil fédéral uniquement de la concession-cadre. En outre, la commission demande au Conseil fédéral un rapport supplémentaire d'ici la fin de l'année, rapport qui détaillera les prestations de la SSR et des diffuseurs privés (principe de subsidiarité). Et c'est à une grande majorité qu'elle a décidé d'empêcher la publicité en ligne pour la SSR après 2018. Sur un seul point, elle a suivi une proposition initiale de la COFEM : une autorité de régulation doit être créée et son rattachement à la surveillance des télécommunications examiné. 
</p><p>Au Conseil des États, on devrait être plus conscient du fait que la SSR, avec ses prestations journalistes destinées à toutes les régions du pays, est indispensable. Et le lobby des opposant(e)s n'y est pas si fortement représenté. On a le droit de se réjouir que cette Chambre des cantons entame maintenant son débat. </p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4450</guid><pubDate>Tue, 06 Sep 2016 18:55:21 +0200</pubDate><title>Des augmentations de salaires allant jusqu’à 1,5% sont nécessaires et réalisables</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-augmentations-de-salaires-allant-jusqu-a-1-5-sont-necessaires-et-realisables</link><description>Négociations salariales 2016/17</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats de l'USS exigeront lors des négociations 2016/17 des augmentations allant jusqu'à 1,5% selon les branches ou les entreprises. </p><p>La conjoncture est à la hausse - également dans l'industrie d'exportation et dans celle des machines. Les finances publiques se présentent aussi mieux que les gouvernements ne l'ont prévu. En outre, le renchérissement refait son apparition, on s'attend à une augmentation de 0,5% vers la fin de l'année. A plusieurs reprises, les syndicats ont exigé une augmentation spéciale que justifie l'évolution dramatique des primes d'assurance-maladie. 
</p><p>Les syndicats de l'USS mettent la priorité sur des augmentations générales, ainsi que par des montants uniformes. Ils veulent ainsi réduire le retard qu'accusent les revenus des salarié(e)s de longue date ainsi que les inégalités de salaire et les écarts de salaire croissants. 
</p><p>Les syndicats qui négocient avec les pouvoirs publics exigent aussi de ceux-ci qu'ils arrêtent de refuser les systèmes de progression salariale existants. 
</p><h3><b>Vue d'ensemble des revendications :</b></h3><ul><li><b>Construction : </b>+80 Fr. à titre général ; </li><li><b>Second œuvre : </b>1% + indemnités pour les primes-maladie ; </li><li><b>Industrie pharmaceutique :</b> au moins +100 Fr. à titre général, +120 Fr. pour les salaires entre 6000 et 7000 Fr., +150 Fr. pour les salaires inférieurs à 6000 Fr. ; </li><li><b>Industrie alimentaire :</b> au moins +80 Fr. à titre général et +100 Fr. pour les salaires allant jusqu'à 5700 Fr.;</li><li><b>Industrie MEM : </b>au moins +70 Fr. à titre général, +100 Fr. pour les salaires entre 6000 et 7000 Fr., +120 Fr. pour les salaires inférieurs à 6000 Fr ; </li><li><b>Commerce de détail : </b>+1% à titre général; primes-maladie: au moins 45 Fr. jusqu'à 5000 Fr.; mesures spéciales pour les salarié(e)s de longue date ; </li><li><b>Sécurité privée :</b> +1% sur les salaires minimums des salarié(e)s à plein temps, +1,5% sur les salaires minimums horaires à partir de quatre années de service ; augmentations ciblées pour les salarié(e)s à temps partiel ; </li><li><b>La Poste :</b> + 1% ; </li><li><b>Swisscom et autres fournisseurs de télécoms :</b> + 1% ; </li><li><b>Grands éditeurs de presse :</b> au moins +100 Fr. ; </li><li><b>Librairies :</b> +50 Fr. à titre général.</li></ul><h5> Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS,&nbsp;079 205 69 11 $</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4448</guid><pubDate>Tue, 06 Sep 2016 15:43:27 +0200</pubDate><title>Charte sur l’égalité salariale: le secteur public donne un signal</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/charte-sur-l-egalite-salariale-le-secteur-public-donne-un-signal</link><description>Cantons, commune et Confédération donnent l&#039;exemple. Mais la révision de la loi sur l&#039;égalité doit enfin avancer pour le reste des femmes.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En signant la «&nbsp;Charte pour l’égalité salariale dans le secteur public&nbsp;», 25 cantons, communes et la Confédération ont donné un signal en faveur de l’égalité salariale. L’USS et ses syndicats saluent ce pas et s’attendent à ce que la déclaration d’intention soit rapidement suivie d’actes concrets. La charte est aussi une exhortation faite à l’économie privée de suivre le mouvement en concrétisant l’égalité salariale. </p><p>La discrimination salariale est une réalité. En outre, elle viole la Constitution. Les employeurs du secteur public vont dans une bonne direction en s’efforçant de sensibiliser, d’analyser les salaires ainsi qu’en informant de manière transparente sur les résultats. Ils peuvent ainsi adopter un rôle d’exemple. Toutefois, les entreprises proches des administrations publiques ainsi que les soumissionnaires pour les marchés publics et les bénéficiaires de subventions devraient aussi assumer leurs responsabilités. En appliquant soigneusement cette charte, on peut déjà atteindre une grande partie des salarié(e)s. 
</p><p>Pour toutes les autres femmes de l’économie privée, il faut que la révision de la loi sur l’égalité avance enfin. Les enquêtes de l’Université de Saint-Gall et du Centre patronal ont clairement montré que les entreprises voulaient aussi respecter le mandat constitutionnel et étaient prêtes à vérifier que les salaires soient égaux. Les employeurs scrupuleux le savent en effet&nbsp;: les discriminations salariales ne sont, la plupart du temps, pas le fruit de mauvaises intentions. Elles résultent plutôt de déséquilibres sociaux et d’attentes inconscientes à l’égard des femmes et des hommes. Quand on y est attentif, on peut les corriger et contribuer à trouver des solutions. 
</p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Regula Bülmann, secrétaire de l'USS en charge du dossier de l'égalité, 076 200 90 89 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4440</guid><pubDate>Mon, 05 Sep 2016 15:12:13 +0200</pubDate><title>Les employeurs peuvent se permettre AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-employeurs-peuvent-se-permettre-avsplus</link><description>Depuis l&#039;an 2000, les patrons paient 0,7% de charges sociales en moins. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">&nbsp;</p><p class="lead">AVSplus coûte aux employeurs et aux salarié(e)s 0,4% chacun de cotisations salariales. Là-dessus, tout le monde s’accorde. Les opposant(e)s à AVSplus prétendent que les charges sociales pèseraient beaucoup trop sur les entreprises et coûteraient des milliers d’emplois. Ils ont juste oublié que, depuis le tournant du siècle, les charges sociales ont baissé pour les entreprises. Il y a donc de la marge. </p><p>Les cotisations salariales pour les assurances sociales sont, depuis l’an 2000, significativement descendues. Selon l’Office fédéral de la statistique, les cotisations salariales versées par les employeurs ont reculé de 0,7% jusqu’à 2013 (pour toute les sociétés de capitaux, sans les banques/assurances). Il s’agit donc plus que les 0,4% qu’ils devraient dépenser pour AVSplus. 
</p><h3>Meilleur marché, pour les entreprises aussi</h3><p>La raison principale en est la baisse de 3 à 2,2% des cotisations à l’assurance chômage (AC), ainsi que des primes d’assurance accident plus basses. En 2014, le pourcent de solidarité pour l’AC a été déplafonné. En 2016, les cotisations pour les APG ont baissé de 0,5% à 0,45%, alors que le salaire maximum assuré par la LAA a été légèrement relevé. Les évaluations de l’OFAS montrent toutefois que depuis, rien ne devrait avoir changé. A l’exception du 2e pilier dont les cotisations ont augmenté. Un renforcement de l’AVS pourrait justement stopper cette évolution. Car l’AVS offre le meilleur rapport coûts/prestations pour les salaires bas et moyens. Cela reviendrait aussi meilleur marché aux entreprises que les solutions toujours plus coûteuses du 2e pilier. 
</p><h3>Répartition plus juste</h3><p>En d’autres mots: les firmes ne peuvent s’offrir cet allègement qu’en raison d’AVSplus. Et surtout&nbsp;: les entreprises réalisent d’importants bénéfices. Les nouveaux chiffres publiés par l’OFS (2013) indiquent un bénéfice brut d’environ 192 milliards de francs (sans les banques, les assurances et les caisses de pension). Les entreprises ont distribué presque 53 milliards de francs de gains. En regard de ces chiffres, les un peu plus de 2 milliards de cotisations patronales pour AVSplus sont extrêmement modestes. AVSplus corrige aussi l’évolution injuste qu’a connue la répartition des richesses ces dernières années&nbsp;: la part de la masse salariale totale des 10% les mieux payés a augmenté de 27,3 à 29,8%. La part du reste des salarié(e)s a baissé. Les cadres et les personnes qui gagnent bien leur vie profitent en outre souvent de la participation de leur employeur à de luxueux rachats dans les caisses de pension. &nbsp;
</p><h3>Effet positif sur l’emploi</h3><p>Les salaires ne sont pas que des coûts, mais aussi des revenus et donc de la consommation. Pour évaluer l’impact de cotisations salariales sur l’emploi, il faut regarder les deux aspects. Dans le cas d’une augmentation des cotisations salariales pour l’AVS, l’effet brut devrait être positif. Et pourquoi? Les bénéficiaires de l’AVS dépensent en général plus qu’ils ne reçoivent. Si les rentes AVS augmentent, le revenu supplémentaire sera dépensé et non pas épargné. Cela conduit donc à une augmentation de la consommation. Le chiffre d’affaire des entreprises augmente, l’emploi aussi. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4438</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2016 15:53:02 +0200</pubDate><title>Procédure de consultation sur le taux d’intérêt minimal LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/procedure-de-consultation-sur-le-taux-d-interet-minimal-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4435</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2016 14:31:10 +0200</pubDate><title>Le taux d’intérêt minimal en chute libre et le niveau des rentes va continuer de baisser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-taux-d-interet-minimal-en-chute-libre-et-le-niveau-des-rentes-va-continuer-de-baisser</link><description>Les caisses de pensions sous pression</description><content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la décision de la majorité de la commission LPP de recommander au Conseil fédéral la baisse de 1,25 à 1 % du taux d'intérêt minimal LPP, les assuré(e)s doivent à nouveau s'accommoder d'une baisse de leurs rentes. L'Union syndicale suisse (USS) et les autres organisations de salarié(e)s demandaient, en raison de l'évolution actuelle de la performance des caisses de pensions, de maintenir en 2017 le taux d'intérêt minimal en vigueur aujourd'hui. 
</p><p>Toujours est-il que la recommandation précitée de la commission a permis d'éviter le pire. En effet, l'association des caisses de pensions et l'Union patronale suisse demandaient une baisse de ce taux à 0,75 %. Or un taux aussi bas aurait mis encore plus la prévoyance professionnelle dans le pétrin. 
</p><p>De fait, les intérêts servis sur le capital de vieillesse sont, avec le taux de conversion, déterminants pour le niveau des futures rentes du 2e pilier. Si les intérêts versés sur l'argent économisé dans ce dernier diminuent toujours plus, le capital de vieillesse ne croît plus assez pour que plus tard, la rente soit décente. 
</p><p>La déprime des intérêts a des conséquences catastrophiques pour la prévoyance vieillesse régie par le système de la capitalisation. Pendant des années, de 1985 à 2002, l'argent du 2e pilier a bénéficié d'un taux d'intérêt d'au moins 4 %. Grâce à l'effet des intérêts composés, on est parvenu ainsi à doubler son capital de vieillesse en l'espace de 18 ans. Avec un taux d'intérêt de 1 %, il faut pour cela 70 années. C'est 14 ans de plus qu'avec un taux d'intérêt de 1,25 %. Plus le taux est bas, plus violent est l'effet d'une nouvelle baisse. La raison en est l'absence d'effet des intérêts composés. 
</p><p>En raison de l'absence de taux d'intérêt décents, la prévoyance vieillesse contribue toujours moins à la formation du revenu perçu sous forme de rentes par les personnes à la retraite. Ces pertes doivent être compensées. Sinon le mandat constitutionnel selon lequel les rentes de l'AVS et du 2e pilier doivent permettre de " maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur " restera une promesse en l'air pour toujours plus de personnes. La manière la plus simple et la meilleur marché de compenser les baisses de rentes du 2e pilier, c'est d'augmenter les rentes de l'AVS, ainsi que le demande l'initiative populaire AVSplus. Qui sait calculer, votera OUI le 25 septembre à AVSplus. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4434</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2016 14:06:12 +0200</pubDate><title>Le renoncement à des contingents est une bonne chose, mais il faut davantage de mesures de protection</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-renoncement-a-des-contingents-est-une-bonne-chose-mais-il-faut-davantage-de-mesures-de-protection</link><description>Mise en œuvre de l’article constitutionnel 121a : le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) juge positive la proposition de la commission de ne pas prévoir de contingents ni de nombre maximums. Par le passé, ces derniers ont provoqué du travail au noir et précarisé les conditions de travail. En outre, ils sont en contradiction avec les Accords bilatéraux. Les contingents et les nombres maximums seraient une mauvaise chose pour les travailleurs et travailleuses de Suisse. Avec l'obligation de communiquer les postes vacants, la commission a fait un pas dans la bonne direction. De nombreux pays européens ont déjà fait de bonnes expériences avec de telles mesures. 
</p><p>On ne comprend toutefois pas pourquoi cette obligation n'entrera en vigueur que si les chiffres de la migration atteignent un certain niveau. Elle doit être introduite sans délai et sur la durée. En Suisse, on n'a pratiquement jamais compté autant de personnes à la recherche d'un emploi. Et parmi eux aussi de nombreux chômeurs et chômeuses âgés qui ont de très grande difficultés à en trouver un. 
</p><p>Le minuscule oui à l'initiative " Contre l'immigration de masse " du 9 février 2014 traduisait l'inquiétude ressentie par de nombreuses personnes professionnellement actives pour leurs salaires et leurs emplois, mais, pour la première fois, à l'occasion d'un projet sur la libre circulation des personnes qui ne prévoyait aucune nouvelle contre-mesure. Il faut corriger maintenant cette erreur. 
</p><p>La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux doivent éliminer rapidement et systématiquement les abus commis en matière de libre circulation des personnes. Et cela, avec des mesures relatives au marché du travail qui ne soient pas discriminatoires, mais compatibles avec les Accords bilatéraux. Il faut améliorer la protection des salaires, entre autres en augmentant le nombre des contrôles, en infligeant des amendes plus élevées en cas d'abus et en supprimant les obstacles bureaucratiques à l'extension du champ d'application des conventions collectives de travail. La totalité des travailleurs et des travailleuses doivent être mieux protégés contre le licenciement. En outre, les pouvoirs publics et les employeurs doivent davantage participer au financement des structures d'accueil extrafamilial des enfants afin que famille et profession puissent être mieux conciliées. Et la Confédération doit une fois pour toutes mettre en œuvre les propositions faites concernant la formation professionnelle des adultes. 
</p><h5>renseignement</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 75</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4432</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2016 11:25:55 +0200</pubDate><title>Audition sur la procédure simplifiée pour le renouvellement de l’accréditation institutionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-la-procedure-simplifiee-pour-le-renouvellement-de-l-accreditation-institutionnelle</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4428</guid><pubDate>Thu, 01 Sep 2016 16:58:00 +0200</pubDate><title>Nous n’avons pas de planète « de rechange »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/nous-n-avons-pas-de-planete-de-rechange</link><description>L’USS soutient « Économie verte ».</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) appelle à dire OUI à l’initiative «&nbsp;Économie verte&nbsp;» («&nbsp;Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources&nbsp;»). Cela, parce que l’USS veut effectivement une telle économie. Une nécessité. </p><p>Les temps où l’on avait pour habitude de penser que les syndicats ne disaient oui que si des emplois étaient concernés, c’est du passé. Il y a vieux que l’écologie ne leur est plus quelque chose d’étranger ou d’hostile. Depuis des décennies déjà. Il y a plus de 30 ans que la FOBB – devenue ensuite le SIB, puis Unia –, le syndicat des travailleurs et travailleuses du bois et de la construction, a présenté une nouvelle approche pour un programme qui n’opposait pas développement de l’activité économique, donc les emplois, à la nature et à sa préservation. Par la suite, cette approche, mûrement réfléchie du point de vue écologique, s’est imposée dans la politique syndicale en matière d’énergies et de transports. Vu sous cet angle, le OUI à «&nbsp;Économie verte&nbsp;» représente tout simplement une attitude conséquente. 
</p><h3>Durabilité et gestion efficiente des ressources</h3><p>Cette initiative populaire veut donc une économie qui soit «&nbsp;durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources&nbsp;». Elle entend encourager la «&nbsp;fermeture des cycles de vie des matériaux&nbsp;». La Confédération devra fixer des buts en conséquence ainsi que proposer des mesures lorsque ces objectifs ne sont pas atteints. Elle pourra en particulier encourager la recherche et l’innovation de même qu’édicter des prescriptions applicables aux processus de production, aux produits et aux déchets. Enfin, elle pourra également piloter tout cela du point de vue financier, par exemple en mettant en place des incitations fiscales positives et en prélevant sur la consommation des ressources naturelles une taxe d’incitation à affectation liée. 
</p><p>Les formulations de l’initiative sont très ouvertes et répondent au principe de subsidiarité, la Confédération n’intervenant qu’en dernier ressort. De fait, une grande liberté sera laissée aux acteurs de l’économie pour atteindre de manière autonome les objectifs fixés, l’État n’intervenant que s’ils ne sont pas en mesure de développer leurs activités en gérant correctement les ressources. C’est là exactement l’inverse d’une attitude dirigiste ou d’une «&nbsp;économie planifiée&nbsp;». Or c’est précisément ce que les adversaires de l’initiative reprochent à cette dernière… Mais on a l’habitude de voir des nouveaux responsables de campagne recourir aux vieilles ficelles des snipers de l’argumentation… pour se retrouver parfois le bec dans l’eau. 
</p><h3>C’est maintenant que les glaciers fondent&nbsp;!</h3><p>Donc, le 25 septembre prochain, il s’agira de poser, avec «&nbsp;Économie verte&nbsp;» les jalons d’une économie durable et fondée sur la gestion efficiente des ressources. Cette direction est la bonne. Il est nécessaire que nous la prenions. C’est maintenant que les glaciers fondent, que le climat se modifie. Par conséquent, le processus qui doit nous mener à plus de durabilité doit être lancé maintenant aussi, avec plus de détermination encore. Nous ne pouvons en effet plus faire comme si nous avions une planète de rechange pour remplacer l’actuel. </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4427</guid><pubDate>Thu, 01 Sep 2016 16:39:11 +0200</pubDate><title>Pas question de rééditer le scandale des fiches !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-question-de-reediter-le-scandale-des-fiches</link><description>L’USS rejette la nouvelle loi sur le renseignement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle loi sur le renseignement (LRens) accroît considérablement les pouvoirs du Service de renseignement de la Confédération. Désormais, ce dernier pourrait, sans soupçons fondés, pénétrer dans la sphère privée des gens. L’Union syndicale suisse (USS) n’est pas d’accord et appelle à dire NON à la LRens. Nous n’avons pas besoin d’un nouveau scandale des fiches. </p><p>Il va de soi que des terroristes et le crime organisé peuvent être actifs dans notre pays. Nous devons y faire face efficacement, à travers le Ministère public de la Confédération et les polices cantonales, qui disposent des moyens adéquats, tout en devant respecter la loi.
</p><p>Les compétences que la nouvelle LRens veut accorder au Service de renseignement de la Confédération reviennent par contre à prendre tout le monde en point de mire. Tout le monde serait en effet surveillé, pas seulement les criminels. Si le Service de renseignement de la Confédération peut espionner sans restriction aucune, les courriels, Facebook, WhatsApp et les textos, ainsi que filtrer Internet, alors c’est nous tous et toutes qui sommes concernés&nbsp;! D’innombrables données personnelles seront enregistrées et analysées, sans que nous le sachions. Et, c’est grotesque mais probable, le Service de renseignement de la Confédération, perdu dans un océan sans fin de données, deviendrait moins efficace et perdrait de vue ses vrais objectifs …
</p><p>La politique du laisser-faire en matière de renseignements est la meilleure manière d’en arriver à un nouveau fichage de masse de la population. Au 20e siècle, des milliers de syndicalistes actifs ont été fichés parfois durant des dizaines d’années. Être combattif en tant que syndicaliste revenait à être fiché et surveillé&nbsp;! Un voyage en Allemagne de l’Est revenait à être fiché comme potentiel terroriste. Passer une nuit dans une communauté d’habitation revenait à être fiché et à faire l’objet d’une enquête afin de déterminer qui l’on avait peut-être rencontré en de tels lieux. 
</p><p>Nous ne devrions pas ouvrir de porte qui nous ferait à nouveau prendre cette direction. Les interventions en plan pénal suffisent. D’autant plus que le Code pénal dispose de moyens pour intervenir aussi avant un attentat terroriste.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4423</guid><pubDate>Thu, 25 Aug 2016 09:36:32 +0200</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 : un placebo pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-un-placebo-pour-les-femmes</link><description>D’habiles manœuvres pour dissimuler le massacre des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 août, la commission préparatoire du Conseil national a postulé un réel massacre des rentes. Le démantèlement massif se ferait principalement aux dépens des femmes. Alors qu'elles ont déjà actuellement de la peine à joindre les deux bouts quand elles sont à la retraite, en raison de salaires plus bas, du temps partiel et du travail non rémunéré, elles pâtiraient tout particulièrement des économies faites sur les rentes de veuve et pour enfant, ainsi que dans le 2e pilier. Sans même mentionner l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes, qui, comme on pouvait le craindre, n'est qu'une première étape sur le chemin de la retraite à 67 ans. 
</p><p>Et pourtant, au milieu du champ de bataille, se trouve une promesse pour les femmes qui, au premier abord, ne va pas dans la direction que prend la réforme : les femmes devraient recevoir des rentes AVS plus élevées, hausse qui correspondrait à la différence de salaire inexpliquée, soit un pourcent d'AVS en plus par pourcent de différence de salaire discriminatoire. Ce qui semble prometteur au premier regard - et c'est ainsi qu'ils pensent nous acheter - est en fait un marché de dupe. Nous avons besoin de l'égalité salariale, là n'est pas la question, et le Parlement a tout en main pour enfin la concrétiser dans le cadre de la révision prévue de la loi sur l'égalité. Mais de là à amadouer les futures rentières avec quelques pourcents d'AVS en plus pour les " indemniser " pour le vol de leur salaire... 
</p><p>A quoi s'ajoute que les rentes maximales ne seront pas touchées. Mariée ? Pas de chance ! Le supplément dépasserait le plafond de la rente de couple. Une rente de plus de 2000 francs ? Félicitations, mais il n'y a plus de place pour la compensation. En fin de compte, peu de femmes profiteraient de l'" indemnité " proposée. 
</p><p>Cette faveur est un remède placebo, avec lequel nous ne nous laisserons pas amadouer. Nous voulons l'égalité des salaires. Et nous voulons des rentes correctes, qui permettent de couvrir le minimum vital, ainsi que la retraite à 64 ans. Il faut être vraiment stupide pour être content avec moins. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4419</guid><pubDate>Mon, 22 Aug 2016 14:43:13 +0200</pubDate><title>Dossier 117: Rapport sur la répartition des salaires, des revenus et de la fortune</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-117-rapport-sur-la-repartition-des-salaires-des-revenus-et-de-la-fortune</link><description>L&#039;analyse de l&#039;USS 2016</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, les écarts entre les revenus et entre les fortunes se sont creusés en Suisse. Une réalité qui n’a pour l’essentiel malheureusement pas changé ces derniers temps, ces écarts restant importants. La politique en matière d’impôts et relative à d’autres dépenses obligatoires a contribué dans une très large mesure à cette évolution. Les revenus les plus élevés ont profité de baisses d’impôts, alors que les bas et moyens revenus ont vu leur charge s’accroître avant tout à cause des primes individuelles (par tête) des caisses-maladie. Enfin, la hausse des loyers s’y est ajoutée. </p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4417</guid><pubDate>Mon, 22 Aug 2016 10:53:33 +0200</pubDate><title>Notre réponse aux démolisseurs de la sécurité sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/notre-reponse-aux-demolisseurs-de-la-securite-sociale</link><description>Appel pour la grande manifestation « Halte à la baisse des rentes – Renforçons l’AVS! »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aux bottes des plus riches et si loin des préoccupations des gens ordinaires, les parlementaires de droite n’auraient en effet pas pu adopter une position de politique sociale plus isolée. Ils ont obtenu une majorité dans la commission préparatoire du projet Prévoyance vieillesse 2020. Ils veulent réduire massivement les rentes du 2e pilier, sans compensation digne de ce nom. Ils refusent d’augmenter les recettes pour pouvoir imposer l’âge de l’AVS à 67 ans. Pourquoi&nbsp;? Parce que les plus riches dans ce pays, qui n’ont d’ailleurs jamais été aussi riches, ne veulent pas payer plus. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Voilà la goutte qui fait déborder le vase.
</p><p>Il faut maintenant donner une réponse forte à cette tentative de massacre. 
</p><p>Il faut maintenant surtout un OUI à l’initiative AVSplus. Cette initiative renforce l’AVS et bénéficie aux personnes qui en dépendent. Elle casse l’élan des démolisseurs de sécurité sociale qui veulent étrangler l’AVS. Ces plans doivent atterrir là où est leur place&nbsp;: dans les scories de l’histoire ou dans le Musée des horreurs antisociales. 
</p><p>Il faut aussi une réponse forte du peuple, qui, telle une brebis, se fait gentiment conduire à l’abatoir par les bouchers de la droite. Nous leur donnerons une réponse le 10 septembre déjà. Raison pour laquelle&nbsp;: venez tous et toutes à la <a href="http://www.uss.ch/actuel/kampagnenseiten-ohne-navigation/manif-nationale-pour-de-bonnes-retraites/" class="external-link-new-window">grande manifestation «&nbsp;Halte à la baisse des rentes – Renforçons l’AVS&nbsp;!&nbsp;»</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4416</guid><pubDate>Mon, 22 Aug 2016 09:41:25 +0200</pubDate><title>2 x OUI, 1 x NON</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/2-x-oui-1-x-non</link><description>Recommandations de l&#039;USS pour les votations fédérales du 25 septembre 2016</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a arrêté les recommandations suivantes pour les votations fédérales du 25 septembre prochain&nbsp;: </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Initiative populaire AVSplus&nbsp;: OUI</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Ce OUI pour une initiative lancée par l’USS elle-même va de soi. À travers cette initiative, l’USS veut d’abord contrer la baisse des rentes, celle qui menace comme celle qui est déjà là. L’AVS doit être renforcée car elle est la forme de prévoyance vieillesse la meilleure, la plus sociale et la plus efficace. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Initiative populaire pour une économie verte&nbsp;: OUI</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’USS soutient le but visé d’une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources ainsi que le transfert de compétences à la Confédération afin que cet objectif puisse être atteint. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Loi sur le renseignement&nbsp;: NON</span></h3><p><span lang="FR">L’USS ne veut pas que les services de renseignement disposent de possibilités exagérées de surveiller la population, au point même de violer la sphère privée des gens. <i>Un</i> scandale des fiches, c’est déjà suffisant&nbsp;! </span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4414</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2016 13:44:31 +0200</pubDate><title>Massacre des rentes : l’heure est à un OUI à AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/massacre-des-rentes-l-heure-est-a-un-oui-a-avsplus</link><description>« Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ", la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) organise un massacre des rentes. Les futures générations de retraité(e)s devront s'accommoder de milliards de francs perdus parce que leurs rentes auront baissé et elles devront travailler jusqu'à 67 ans. C'est pourquoi nous devons dire OUI à l'initiative populaire AVSplus, qui passera en votation le 25 septembre prochain. AVSplus, est la manière la plus simple et la meilleur marché pour stopper le massacre des rentes. Car l'AVS présente le meilleur rapport coût/prestations. Et elle est sûre parce qu'elle n'est guère exposée aux risques des marchés financiers. L'USS, ses syndicats et l'" Alliance pour une AVS forte " mèneront leur campagne avec la plus grande énergie. Ils combattront vigoureusement la provocation de la CSSS-N. C'est pourquoi, sous le slogan " Halte aux baisses des rentes - Renforçons l'AVS ! ", ils appellent déjà la population à participer le 10 septembre prochain à une manif nationale à Berne. 
</p><p>Par ses décisions, la commission du Conseil national rompt la promesse faite par le Conseil fédéral et le Conseil des États de maintenir avec la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 " l'actuel niveau des rentes. En l'état, " Prévoyance vieillesse 2020 " n'a aucune chance devant le peuple. Au Conseil national de corriger énergiquement cela. En effet, les conséquences des décisions de la CSSS-N seraient énormes : </p><ul><li>La baisse à 6 % du taux de conversion minimal LPP entraînerait une baisse de 12 % de la rente du 2e pilier. Et la commission ne veut pas compenser cette baisse. Les mesures compensatoires décidées seront pratiquement sans effet et alourdiront de manière démesurée la charge des jeunes.</li><li>À cause du renoncement au supplément d'AVS pour les futurs retraité(e)s décidé par le Conseil des États et à la hausse des rentes AVS de couple, le niveau des rentes de l'ensemble des futurs retraité(e)s va baisser.</li><li>Les cotisations du 2e pilier augmenteront, jusqu'à 2 points de pourcentage. Mais les futures générations de retraité(e)s percevront quand même des rentes inférieures de ce pilier.</li><li>La CSSS-N renonce également à vraiment garantir les droits acquis pour une génération transitoire. Contrairement à ce que le Conseil fédéral et le Conseil des États avaient prévu, il n'y aura pas de solution collective solidaire ici. Les plus de 50 ans subiront aussi des pertes avec leurs rentes. Car les droits acquis ne concerneront que les avoirs de vieillesse économisés jusqu'à ce jour.</li><li>L'âge général de la retraite sera rapidement relevé à 67 ans au moyen d'un mécanisme prévu à cet effet. Les femmes âgées aujourd'hui de 62 ans seront les premières à devoir travailler plus longtemps. La compensation prévue ici est maigre. Elle n'augmentera les rentes des femmes que de quelques francs. Aucune femme mariée ne profitera de cette mesure.</li><li>D'autres baisses interviendront concernant les rentes de veuve et d'orphelin(e) et, ce qui est nouveau, les rentes pour enfant aussi.</li></ul><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, en charge du dossier de la politique sociale,&nbsp;076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4411</guid><pubDate>Thu, 18 Aug 2016 17:18:29 +0200</pubDate><title>Attaque contre la santé des travailleurs et travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attaque-contre-la-sante-des-travailleurs-et-travailleuses</link><description>Une décision insolente de la commission du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH"></span></p><p>La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a accepté hier deux initiatives parlementaires, l'une de M. Konrad Graber et l'autre de Mme Karin Keller-Sutter. Toutes deux demandent que d'importantes exceptions soient prévues en matière d'enregistrement de la durée du travail et entendent miner des mécanismes de protection prévus par la loi sur le travail. Ce faisant, elles s'accommodent d'ores et déjà d'un grave démantèlement de la protection de la santé sur les lieux de travail.
</p><p>L'initiative du conseiller aux États K. Graber vise l'ensemble du secteur des services. Elle ne s'en prend pas uniquement à l'enregistrement de la durée du travail, mais au cœur même des dispositions matérielles en vigueur dans ce secteur en matière de temps de travail et de temps de repos. En l'acceptant, la majorité de droite de la CER-E veut exclure de cette mesure, dans un nouveau paragraphe " à géométrie variable ", les " travailleurs qui exercent une fonction dirigeante et les spécialistes ". Ceux-ci seraient ainsi pratiquement condamnés à travailler 24 heures sur 24, et même les dimanches. Cette initiative s'attaque en outre largement aux durées hebdomadaires maximales du travail. 
</p><p>L'initiative de la conseillère aux États K. Keller-Sutter demande que " les salariés exerçant une fonction dirigeante et (...) les spécialistes occupant une position similaire " ne saisissent plus du tout leur temps de travail dans aucune branche et cela, sans aucune mesure compensatoire en matière de protection de la santé. Ainsi, le consentement individuel des personnes concernées ne serait plus nécessaire ici, de même qu'une procédure paritaire permettant de contrôler que les dispositions matérielles, théoriquement encore en vigueur, de la loi sur le travail sont respectées.
</p><p>Par sa décision, la commission non seulement jette consciemment par-dessus bord des dispositions de la loi sur le travail, mais remet aussi fondamentalement en question cette dernière même lorsqu'elle affirme, sans son communiqué, qu'elle " estime que la loi sur le travail de 1964 a été instaurée en premier lieu pour réglementer le travail dans les usines, qu'elle n'offre plus suffisamment de marges de manœuvre eu égard aux conditions actuelles du monde du travail et qu'elle doit par conséquent être adaptée à la réalité d'aujourd'hui. " Une justification alibi, car la loi sur le travail peut, si nécessaire, être adaptée sans problème aucun aux réalités de notre société de services. 
</p><p>La décision de la CER-E n'est, avec la justification avancée, rien d'autre qu'une offensive générale dirigée contre toute réglementation destinée à protéger les travailleurs et les travailleuses et de leur santé, surtout psychique. Encore plus de surcharge de travail, mais aussi davantage de travail de nuit et du dimanche en seraient les conséquences. Le stress et le nombre de cas d'épuisement professionnel augmenteraient de manière dramatique. Les inspecteurs et inspectrices du travail ne seraient largement plus en mesure de contrôler l'application des mesures fondamentales de protection des travailleurs et travailleuses ainsi que le respect des durées maximales de travail, des temps de repos et des pauses, sans parler de l'interdiction du travail de nuit et du dimanche. Ainsi, ces interdictions tomberaient fort probablement. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) et tous les acteurs favorables à la possibilité de concilier travail professionnel et vie privée se battront vigoureusement contre les reculs proposés par la commission du Conseil des États.&nbsp;
</p><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR-CH"></span></p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS responsable du problème des conditions de travail,&nbsp;076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4407</guid><pubDate>Wed, 17 Aug 2016 11:11:24 +0200</pubDate><title>L’OSEO organise un concours pour ses 80 ans</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-oseo-organise-un-concours-pour-ses-80-ans</link><description>L’œuvre Suisse d’Entraide Ouvrière s’engage depuis 80 ans contre la précarité. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas de champagne et de petits fours pour marquer le coup&nbsp;: L’OSEO lance plutôt un concours d’idées pour moderniser les politiques d’intégration professionnelle et sociale. Par les jeunes, pour les jeunes. </p><p>En 1936, le PSS et l’USS ont fondé l’Œuvre Suisse d’Entraide Ouvrière (OSEO) pour apporter la réponse du mouvement ouvrier à la croissance du chômage et de la précarité. Quatre-vingts ans plus tard, ces défis sont toujours là et l’OSEO s’y attelle avec un engagement qui n’a pas faibli. 
</p><h3>Solidarité concrète à l’œuvre</h3><p>L’OSEO, c’est aujourd’hui dix organisations régionales qui agissent concrètement en faveur de l’intégration sociale et professionnelle des jeunes, des moins jeunes, des migrant-e-s ou des personnes précarisées et discriminées, grâce à des aides à la recherche d’emploi, des semestres de motivation, des camps de vacances pour enfants, des cours de langues, des entreprises d’insertion à vocation sociale, etc.
</p><h3>Moderniser les politiques d’insertion professionnelle</h3><p>Pour fêter dignement ses 80 ans, et plutôt que d’organiser le traditionnel cocktail dînatoire-discours-petits fours, le réseau OSEO organise un concours d’idées, afin de trouver comment moderniser les politiques d’intégration sociale et professionnelle. Ce concours s’adresse aux jeunes de tous les cantons et les idées soumises doivent favoriser l’intégration sociale et l’insertion professionnelle des jeunes. Le jury, composé de personnalités issues des milieux politique et économique sélectionnera les six meilleures idées. 
</p><h3>72&nbsp;000 pour mettre en œuvre la meilleure idée</h3><p>Le concours est doté d’un montant global de 80&nbsp;000 CHF dont 8&nbsp;000 CHF seront versés en espèces aux lauréats sous forme de six prix, tandis que le solde sera consacré à l’idée retenue pour être réalisée. Les dossiers de participation sont à envoyer jusqu’au 15 octobre 2016.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4406</guid><pubDate>Tue, 16 Aug 2016 17:06:25 +0200</pubDate><title>L’UDC attaque une fois de plus les droits fondamentaux!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-udc-attaque-une-fois-de-plus-les-droits-fondamentaux</link><description>Les syndicalistes sont aussi visés par l’initiative sur la primauté du droit suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative UDC sur la primauté du droit suisse représente une attaque frontale de nos droits fondamentaux. Les salarié(e)s et les membres des syndicats bénéficient justement de droits de l’homme garantis internationalement. Raison pour laquelle, nous devons nous opposer à cette nouvelle tentative de musellement. </p><p>Le 12 août 2016, l’UDC a déposé son initiative à l’intitulé trompeur «&nbsp;Le droit suisse au lieu de juges étrangers&nbsp;». Avec cet objet, l’UDC lance une attaque générale contre les droits fondamentaux des individus dans notre pays. 
</p><h3>Attaque de la Convention des droits de l’homme </h3><p>L’UDC souhaite dénoncer par la bande la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et les conventions de l’Organisation mondiale du travail (OIT). Les initiant(e)s prétendent ainsi renforcer le droit suisse. Mais dans les faits, il s’agit plutôt d’affaiblir les droits de tout le monde. Les droits garantis par la CEDH sont ancrés dans notre Constitution comme des droits fondamentaux. Ce n’est donc pas du droit étranger, mais du droit suisse. En Suisse, il n’existe pas de cour constitutionnelle qui protège nos droits fondamentaux de manière contraignante. La CEDH nous offre justement cette protection depuis bientôt 42 ans, nous lui devons les progrès les plus importants de la législation suisse. Si on taille dans nos droits de l’homme, on restreint notre démocratie, notre sécurité et notre liberté. 
</p><h3>Attaque des droits syndicaux</h3><p>Les salarié(e)s syndiqués dépendent justement d’un système des droits de l’homme qui fonctionne bien. Différents droits fondamentaux sont à notre disposition dans la Constitution, la CEDH et le droit international de l’OIT&nbsp;: le droit de s’organiser et d’échanger dans l’entreprise, la protection contre les licenciements antisyndicaux, la protection des lanceurs d’alerte et les droits d’accès et d’information sur le lieu de travail. 
</p><p>L’UDC veut justement les supprimer. En proposant de changer l’art. 190 de la Constitution fédérale, l’initiative exige que seuls les accords internationaux qui ont été acceptées par le peuple soient déterminants pour le Tribunal fédéral (et toutes les autres autorités chargées d’appliquer le droit). La ratification de la CEDH en 1974 n’a pas été soumise au référendum parce que la Constitution fédérale ne le prévoyait pas encore. La CEDH a donc été acceptée par le Parlement, dans un processus démocratique. 
</p><h3>Attaque des droits fondamentaux et de l’homme</h3><p>Comme il n’y a pas en Suisse de contrôle de la constitutionnalité qui empêche que des lois fédérales ne violent des libertés protégées par les droits fondamentaux, une sécurité figure dans l’art. 190 de la Constitution fédérale&nbsp;: le droit international, comme la CEDH ou les conventions de l’OIT, est aussi déterminant. Le droit international ratifié par la Suisse exerce ainsi cette fonction. En effet, le droit international, par le biais de la CEDH et des conventions de l’OIT, garantit largement les mêmes droits fondamentaux et de l’homme que notre Constitution. Il va toutefois souvent plus dans les détails et indique plus précisément comment respecter ces droits. Les Conventions n° 89 et 98 qui protègent les libertés syndicales se révèlent être très précieuses. Ainsi, grâce à des plaintes de l’USS, on a pu constater que le Code des obligations suisse (CO) peu favorable aux travailleurs et travailleuses devait être réformé. L’initiative UDC désenclencherait cette forme de «&nbsp;réassurance&nbsp;» importante. Elle empêcherait que nos tribunaux protègent par la voie légale les droits fondamentaux et de l’homme contre des lois fédérales (p. ex. la protection contre les licenciements dans le CO). </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4395</guid><pubDate>Thu, 14 Jul 2016 09:39:38 +0200</pubDate><title>Révision OASA : audition (art. 20 alinéa 1 LEtr) des cantons et partenaires sociaux sur les nombres maximums 2017</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-oasa-audition-art-20-alinea-1-letr-des-cantons-et-partenaires-sociaux-sur-les-nombres-maximums-2017</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4391</guid><pubDate>Wed, 13 Jul 2016 09:30:00 +0200</pubDate><title>Une politique inégalitaire engloutit les augmentations de salaire des petites gens </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-inegalitaire-engloutit-les-augmentations-de-salaire-des-petites-gens</link><description>Rapport 2016 de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune </description><content:encoded><![CDATA[<p> Le<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dv/2023/231201_DV-AD/AD321201F_compilation_des_resolutions.pdf" class="download"> Rapport de juillet 2016 sur la répartition</a> des revenus et de la fortune de l'Union syndicale suisse montre clairement dans quelle direction inquiétante la politique concernant les salaires et la fortune s'est développée en Suisse ces dernières années. Grâce aux syndicats et surtout à la campagne pour un salaire minimum, les bas salaires ont certes connu des améliorations tout à fait remarquables, également quand on les compare aux autres pays. La politique fiscale et des redevances menée par les pouvoirs publics n'a pas freiné cette tendance négative mais l'a plutôt encouragée. Les augmentations des salaires des bas et moyens revenus ont toutefois été englouties par une politique fiscale et des redevances antisociale. Les revenus les plus élevés ont quant à eux massivement profité de baisses d'impôts. Leur charge fiscale (en pourcentage du salaire) est descendue de 37 % en 2000 à seulement 32 %. Mais, ce qui alourdit le plus le budget des bas et moyens revenus, ce sont les primes par tête des assurances-maladie. A noter à ce sujet : les réductions des primes n'ont pas suivi les fortes augmentations de celles-ci. Elles ont même diminué ces dernières années, ce qui est surtout à mettre sur le compte des politiques d'austérité des cantons. 
</p><p>L'édition 2016 du Rapport sur la répartition prend désormais aussi l'AVS en considération. Cette dernière offre un contrepoids, parce qu'elle déploie un important effet compensatoire, en contribuant à éviter la pauvreté à la retraite, d'une part, et grâce à son financement solidaire, de l'autre. Sans l'AVS, 95 % des ménages devraient puiser bien plus dans leur portemonnaie pour obtenir une prévoyance vieillesse de même valeur. 
</p><p>L'USS exige : </p><ul><li>Des salaires équitables (des hausses générales et pas individuelles, pas de système salarial prévoyant des bonus; davantage de conventions collectives de travail avec de bons salaires minimums; davantage de contrôles des salaires dans les branches qui présentent un danger de sous-enchère salariale; limitation des salaires dans les entreprises en mains publiques à maximum 500 000 Fr./an; lutte contre les discriminations salariales envers les femmes) </li></ul><ul><li>Davantage de réductions des primes des caisses-maladie (à court terme, 10 % au maximum du salaire net pour les primes-maladie, à moyen terme 8 % au maximum, à long terme des primes en fonction du revenu) ; renoncer à faire des économies dans les réductions de primes.&nbsp; </li></ul><ul><li>Davantage de justice dans la politique fiscale et des redevances (correction des baisses d'impôts pour les riches, les bons revenus et les entreprises ; refus de la troisième réforme de l'imposition des entreprises ; davantage d'investissements dans les logements d'utilité publique. </li></ul><ul><li>Davantage de redistribution dans la prévoyance vieillesse et de ce fait, une augmentation des rentes AVS de 10 %. </li></ul><h5>Renseignements </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4390</guid><pubDate>Tue, 12 Jul 2016 15:43:16 +0200</pubDate><title>Travailler en plein air</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travailler-en-plein-air</link><description>Il faut se protéger contre les rayons du soleil !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quiconque est exposé au soleil pendant son travail court un grand risque de contracter un cancer. La Suisse connaît de fait un des plus importants taux de cancer au monde ! Autrement dit, on doit davantage protéger sa peau. </p><p>Actuellement, les syndicats de l'USS distribuent des tubes de crème solaire dans le cadre de leur campagne pour AVSplus. Ils rappellent qu'il n'y a pas que la peau à devoir être protégée, nos rentes devant l'être aussi... mais la peau quand même. En effet, toute personne qui travaille en plein air est en danger. Lorsque l'été est plutôt peu ensoleillé, comme celui que nous avons vécu pendant plusieurs semaines, et les températures relativement basses, les nuages masquent l'intensité du rayonnement solaire. Par temps couvert aussi, jusqu'à 80 % des rayons ultraviolets traversent la couverture nuageuse. Les surfaces claires, comme le métal, le verre, le béton clair ou l'eau reflètent ces rayons et vont même jusqu'à doubler leur effet ! 
</p><h3>Se protéger contre les ultraviolets </h3><p>Celle ou celui qui travaille à l'air libre est plus exposé aux ultraviolets et court de ce fait un risque de cancer de la peau plus élevé. Sont concernés ici les travailleurs et travailleuses de la construction, les couvreurs et couvreuses, les employé(e)s de la voirie, les jardiniers et jardinières, les travailleurs et travailleuses agricoles, les poseurs et poseuses de câbles, les maîtres-nageurs et maître-nageuses, les professeur(e)s de ski, le personnel des remontées mécaniques, etc. 
</p><p>Les ultraviolets peuvent être à l'origine de plusieurs formes de cancer, ainsi que de dommages aux yeux. Pour y parer, il faut se protéger correctement. Les yeux le seront avec des lunettes de soleil. Quant aux parties non protégées de la peau, elles doivent être enduites d'une crème solaire présentant un indice de protection d'au moins 25. Chapeaux à larges bords ou foulards sont également indiqués, de même que des vêtements tissés serrés et de couleurs vives. Et l'on doit étaler à plusieurs reprises de la crème solaire sur sa peau afin de maintenir la protection. 
</p><p>Avec les employé(e)s, les employeurs et employeuses portent ensemble la responsabilité de la protection contre le soleil et la chaleur excessive. Selon l'article 20 de l'ordonnance 3 relative à la loi sur le travail, l'employeur/employeuse est tenu de protéger son personnel " contre tout ensoleillement excessif et contre tout rayonnement calorifique excessif ". Cela, par exemple en distribuant un équipement de protection adapté, ainsi que de la crème solaire. Et, selon l'article 35 de la même ordonnance, " de l'eau potable sera disponible à proximité des postes de travail ". 
</p><h3>La Suisse, un des taux de cancer de la peau le plus élevé au monde</h3><p> La Suisse fait partie des pays dont les taux de cancer de la peau sont le plus élevés sur la planète. Par année, environ 20 à 25 000 personnes sont touchées par des formes de cancer que l'on arrive plutôt bien à soigner (épithéliomas basocellulaires et spinocellulaires). Près de 2 400 sont atteintes d'un mélanome, la plus grave forme de cancer de la peau. Et presque 300 en meurent chaque année. C'est nettement plus qu'à cause du SIDA et à peu près autant que le nombre de personnes qui décèdent suite à un accident de la route ! Les travailleurs et travailleuses les plus touchées sont ceux et celles qui travaillent dehors à cause de leur profession et se sont trop peu protégés contre le rayonnement ultraviolet. Il est plus que temps que nous changions cela ! Les personnes qui travaillent sous le soleil et/ou ont beaucoup de grains de beauté devraient régulièrement faire détecter toute modification de leur peau et consulter à cet effet leur médecin. 
</p><p>Pour plus d'informations sur le sujet :
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><a href="http://derma.ch/fr/spec/melanoma.html" class="external-link-new-window">Ligue suisse contre le cancer</a> : 0800 11 88 11 (appel gratuit, lundi-vendredi, de 9 h à 19 h) </li><li><a href="http://www.suva.ch/fr/startseite-suva/praevention-suva/arbeit-suva/gefahren-filter-suva/hitze-kaelte-belastungen-raeume/sonne-hitze-ozon-suva/filter-detail-suva.htm" class="external-link-new-window">SUVA&nbsp;</a></li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4388</guid><pubDate>Mon, 11 Jul 2016 16:05:58 +0200</pubDate><title>Accord portant sur l’échange des déclarations pays par pays et la loi fédérale à ce sujet (échange autom. des déclarations des groupes d&#039;entreprises multinat.)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/accord-portant-sur-l-echange-des-declarations-pays-par-pays-et-la-loi-federale-a-ce-sujet-echange-autom-des-declarations-des-groupes-dentreprises-multinat</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4383</guid><pubDate>Tue, 05 Jul 2016 16:02:38 +0200</pubDate><title>AVSplus au lieu de réductions des rentes des caisses de pension </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avsplus-au-lieu-de-reductions-des-rentes-des-caisses-de-pension</link><description>Le Conseil fédéral ignore les inquiétudes de la population</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le Conseil fédéral rejette l'initiative AVSplus. Il ignore ainsi la population qui s'inquiète au sujet du montant de ses futures rentes de vieillesse.</p><p>Car les personnes qui partent bientôt à la retraite devront se contenter de rentes toujours plus basses en provenance du 2e pilier. Les caisses de pension abaissent les unes après les autres leurs taux de conversion. Le montant des futures rentes sera donc toujours plus bas. A quoi s'ajoute que le Conseil fédéral et le Parlement veulent réduire le taux de conversion sur la part obligatoire, sans toutefois suffisamment compenser cette baisse. Malgré toutes les belles promesses du Conseil fédéral et du Parlement, le niveau des rentes continue ainsi à baisser. Et les prochaines dégradations que vont subir les retraites, sous la forme d'un relèvement de l'âge de la retraite à 67 ans ou même plus, sont déjà dans le pipeline.
</p><p>Il n'y a que l'initiative AVSplus qui puisse stabiliser le niveau des rentes. Pour une augmentation modeste des cotisations salariales de 0,4% (autant pour les employeurs), tout le monde recevra plus tard une rente nettement plus élevée, en moyenne 2400 Fr./an pour les personnes vivant seules ou 4200 Fr./an pour les couples. Seule l'AVS peut offrir un aussi bon rapport prix/prestations. Un franc de cotisation salariale apporte bien plus de rente, ce qui bénéficie particulièrement aux femmes et aux jeunes. En effet, dans le 2e ou le 3e pilier, ils devraient épargner bien plus d'argent pour pouvoir financer l'augmentation de rente correspondante. L'AVS a un sérieux atout sur les 2e et 3e piliers dans cette phase de taux d'intérêts bas.
</p><p>Pour les retraité(e)s, l'initiative AVS est déterminante afin d'assurer leurs moyens de subsistance. En 2017, les rentes AVS ne seront pas augmentées, pour la première fois depuis l'introduction de l'indice mixte en 1979, du fait que le renchérissement est négatif et que les salaires stagnent. Et pourtant, les primes d'assurance-maladie continuent à augmenter et les loyers restent élevés. En fin de compte, les retraité(e)s auront moins pour vivre l'année prochaine.
</p><p>A cet égard, l'initiative AVSplus est la seule à être d'un quelconque secours. L'initiative marque aussi une avancée sociale pour les bénéficiaires de prestations complémentaires (PC). Ces personnes réduisent ainsi leur dépendance à des PC peu sûres qui sont octroyées en fonction du besoin. Raison pour laquelle les futurs retraité(e)s et retraité(e)s actuels ne peuvent apporter qu'une seule réponse aux plans de réduction des retraites le 25 septembre prochain en votant clairement OUI à l'initiative AVSplus. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4381</guid><pubDate>Tue, 05 Jul 2016 15:43:10 +0200</pubDate><title>Dossier N° 116 : Les contrôles des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-n-116-les-controles-des-salaires</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les contrôles des salaires représentent la première revendication figurant dans ce document. Ils garantissent la transparence dans ce domaine et constituent un moyen utile pour reconnaître les discriminations salariales et les supprimer. Il est évident que les mesures volontaires ne fonctionnent pas et que la Confédération doit donc désormais assumer ici ses responsabilités. C'est précisément ce que veut faire le Conseil fédéral en révisant la loi sur l'égalité. Mais cela suscite une énorme résistance. Avec des thèses et des théories pour une part aventureuses, les adversaires d'une révision de la loi contestent l'existence de la discrimination salariale.</p><p>Or cette dernière n'est pas qu'une banale peccadille. Tolérer son existence revient à frapper d'ostracisme social les femmes. Si nous continuons à demander une égalité salariale intégrale, c'est aussi parce que nous savons que, finalement, tout le monde en profitera : les travailleurs et les travailleuses, les employeurs et les employeuses, l'économie et la société.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/116f_RB_EA_Controles-des-salaires.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack far fa-file-pdf" aria-hidden="true"></span>&nbsp;Télécharger</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4379</guid><pubDate>Tue, 05 Jul 2016 10:12:55 +0200</pubDate><title>Combattre les abus, améliorer les chances professionnelles</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/combattre-les-abus-ameliorer-les-chances-professionnelles</link><description>Commentaire du Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p> En tant que petit pays à l'économie très spécialisée, la Suisse a besoin d'entretenir de bonnes relations structurées avec l'Union européenne (UE). Faute de quoi nos salaires et nos salarié(e)s en pâtiront. Les Accords bilatéraux doivent toutefois servir aux travailleurs et travailleuses de Suisse. Le Conseil fédéral a promis une " protection complète contre le dumping salarial et social ". Ce qui signifie que toute personne qui travaille en Suisse doit recevoir un salaire suisse - et bénéficier de conditions de travail suisses - et aussi que toute personne qui cherche un emploi doit en trouver un. C'est à cette aune que la population juge les Bilatérales. Comme le font aussi les syndicats. 
</p><p>Malheureusement, des cas de dumping salarial sont toujours constatés. En particulier dans les branches qui ne bénéficient pas d'une convention collective de travail ou d'un contrat-type de travail. À défaut, les entreprises qui rémunèrent en dessous de ce seuil ne sont pas amendables. Le danger de dumping est particulier élevé pour les nouveaux contrats, ainsi que pour les travailleurs et travailleuses détachés par leur entreprise en Suisse. Des infractions aux dispositions salariales ont été constatées chez 17 % des entreprises étrangères et chez 11 % des entreprises suisses, contre respectivement 12 et 8 % il y a cinq ans. A quoi s'ajoute que les travailleurs et travailleuses âgés à la recherche d'un emploi sont en Suisse désavantagés. L'informatique constitue à cet égard un excellent exemple négatif. Cette branche recrute toujours plus de personnel à l'étranger à un moment où le chômage augmente fortement en Suisse. 
</p><p>Le système de contingents discriminants ne résoudra pas ces problèmes. Ils sont incompatibles avec les Bilatérales. En outre, un système de contingents qui prévoit l'examen de la préférence nationale ne fera qu'exacerber les difficultés. L'ancien système de contingents a en effet failli à sa mission. La pression sur les salaires, le chômage et le travail au noir étaient largement répandus. 
</p><p>Il est possible de mettre fin à ces abus de la libre circulation des personnes sans mettre en danger les Accords bilatéraux, en adoptant des mesures de nature économique et sociale qui ne constituent pas une discrimination fondée sur la nationalité. </p><ul><li>Les organisations patronales des branches sans salaires minimums doivent enfin être disposées à conclure des conventions collectives de travail étendues. Il faut en outre que les obstacles élevés mis à l'extension du champ d'application des CCT soient abaissés. </li></ul><ul><li>Dans les branches qui connaissent des CCT étendues, il faut renforcer les mesures d'accompagnement, la priorité étant ici les attestations CCT et les registres professionnels où figurent les moutons noirs et les entreprises aux mains propres. </li></ul><ul><li>Selon les consignes du SECO, les cantons ne doivent contrôler les entreprises dans les branches menacées de dumping qu'une fois tous les 33 ans. Le SECO refuse de modifier ses consignes, soutenu en cela par les employeurs et les cantons. </li></ul><ul><li>Pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés, il faut une protection contre le licenciement des employé(e)s âgés engagés de longue date. À elle seule, l'obligation faite aux employeurs d'annoncer aux ORP les postes vacants augmenterait déjà leurs possibilités de retrouver un emploi. </li></ul><ul><li>Pour améliorer la conciliation du travail et de la vie familiale, il faut augmenter l'offre de structures abordables pour l'accueil des enfants. </li></ul><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11 </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4377</guid><pubDate>Mon, 04 Jul 2016 11:36:16 +0200</pubDate><title>Mise en œuvre crédit d’engagement indemnisation des prestations de transport régional de voyageurs (TRV) 2018 à 2021, procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mise-en-oeuvre-credit-d-engagement-indemnisation-des-prestations-de-transport-regional-de-voyageurs-trv-2018-a-2021-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4375</guid><pubDate>Mon, 04 Jul 2016 11:25:47 +0200</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance sur le Registre fédéral des bâtiments et des logements (ORegBL), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-sur-le-registre-federal-des-batiments-et-des-logements-oregbl-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4373</guid><pubDate>Mon, 04 Jul 2016 10:53:03 +0200</pubDate><title>Procédure de consultation : Ordonnance du SEFRI sur l’examen fédéral menant à la maturité professionnelle fédérale (OEFMP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/procedure-de-consultation-ordonnance-du-sefri-sur-l-examen-federal-menant-a-la-maturite-professionnelle-federale-oefmp</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4371</guid><pubDate>Mon, 04 Jul 2016 10:10:35 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance sur l’assistance administrative fiscale (OAAF), procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-de-l-ordonnance-sur-l-assistance-administrative-fiscale-oaaf-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4369</guid><pubDate>Mon, 04 Jul 2016 09:38:40 +0200</pubDate><title>Consultation sur le document de référence concernant l&#039;encouragement de l&#039;acquisition et du maintien des compétences de base chez l&#039;adulte</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-le-document-de-reference-concernant-lencouragement-de-lacquisition-et-du-maintien-des-competences-de-base-chez-ladulte</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4367</guid><pubDate>Fri, 01 Jul 2016 14:42:47 +0200</pubDate><title>Droit d&#039;exécution concernant la loi fédérale sur le dossier électronique du patient (LDEP) ; audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/droit-dexecution-concernant-la-loi-federale-sur-le-dossier-electronique-du-patient-ldep-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4365</guid><pubDate>Fri, 01 Jul 2016 14:29:51 +0200</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal) et l’ordonnance sur les presta-tions de l&#039;assurance des soins (OPAS) ; audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-l-assurance-maladie-oamal-et-l-ordonnance-sur-les-presta-tions-de-lassurance-des-soins-opas-audition</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4363</guid><pubDate>Fri, 01 Jul 2016 14:12:34 +0200</pubDate><title>Modification de l’ordonnance sur l’assurance-accidents (OLAA) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-l-ordonnance-sur-l-assurance-accidents-olaa</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4361</guid><pubDate>Wed, 29 Jun 2016 17:02:57 +0200</pubDate><title>Qui sait calculer, renforce l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/qui-sait-calculer-renforce-l-avs</link><description>Lancement de la campagne pour l’initiative populaire AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Les rentes du 2e pilier ne cessent de baisser. La personne qui prendra sa retraite ces prochaines années devra s'attendre à des pertes de rente salées. Parallèlement, les rentes sont à la traîne de l'évolution économique. C'est pour cela qu'il faut relever de 10 % les rentes de vieillesse de l'AVS, ainsi que le demande l'initiative AVSplus. De fait, l'AVS est la prévoyance vieillesse la plus efficiente, la plus sûre et la plus avantageuse de Suisse, comme l'a clairement expliqué l'" Alliance pour une AVS forte ", mercredi, lors du lancement de la campagne de votation.
</p><p>Les rentes du 2e pilier sont sous pression. Bien que nous devions payer toujours plus de cotisations dans ce pilier, ses rentes sont toujours plus basses. Les baisses de 20 % ne sont pas chose rare. Les turbulences qui agitent les marchés financiers vident quasiment de tout leur sens les anciennes promesses de rentes.
</p><p>L'évolution des rentes de l'AVS est par contre calculable et fiable. Grâce à un mode de financement intelligent, l'AVS maîtrise très bien le vieillissement de notre société. Alors que les pourcents de salaire qui lui sont destinés n'ont jamais été relevés depuis 1975 et que seul un pourcent de TVA leur a été ajouté, l'AVS verse aujourd'hui deux fois plus de rentes qu'autrefois. Des rentes qui ont même été adaptées à l'évolution du renchérissement et des salaires. Grâce à ce système de financement qui a fait ses preuves, l'AVS pourra également financer avec un pourcent seulement de TVA l'arrivée à la retraite des baby-boomers.
</p><p>L'AVS est sûre aussi parce qu'elle est beaucoup moins livrée aux forces impétueuses des marchés financiers que le 2e pilier. Comme elle dépense immédiatement sous forme de rentes la majeure partie de ses recettes, elle ne doit placer qu'une fraction de son argent alors que le 2e pilier doit par contre placer le sien de manière à ce qu'il soit rentable. Ce qui rend l'AVS extrêmement efficiente. En effet, cela nécessite pour elle beaucoup moins de coûts pour gérer son capital.
</p><p>Pour ces raisons, il est plus que temps que l'on renforce l'AVS. Afin de garantir le niveau des rentes. Et afin que les gens puissent " maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur " une fois à la retraite, comme le demande la Constitution fédérale. L'initiative AVSplus veut relever les rentes de vieillesse de l'AVS de 10 %. Pour un modeste 0,4 % de salaire supplémentaire, et autant pour l'employeur, tout le monde recevra une rente nettement supérieure, soit en moyenne 2 400 francs par an pour les personnes vivant seules et 4 200 francs pour les couples mariés. Un tel rapport prix/prestation, seule l'AVS en possède un. Avec elle, un franc de cotisation rapporte le plus sous forme de rente, ce qui profite surtout aux femmes et aux jeunes. Car, dans les 2e et 3e piliers, il faudrait mettre beaucoup plus d'argent de côté pour financer une telle hausse des prestations.
</p><p>Selon l'" Alliance pour une AVS forte ", qui réunit tous les syndicats et les grandes organisations de salarié-e-s du secteur public, les organisations de retraité-e-s FARES et AVIVO, ainsi que le Parti socialiste, les Verts, la Jeunesse socialistes et les Jeunes Vert-e-s, il est donc clair que qui sait calculer, renforce l'AVS.<span lang="FR"></span></p><h5> " Alliance pour une AVS forte " :</h5><p>APC, ASEB, ASI, AvenirSocial, AVIVO, FARES, Femmes socialistes, FSFP, Garanto, jeunes Vert-e-s, JS Suisse, Kapers, LCH, Nautilus, New Wood, POP, PS, PS60+, SBKV, SER, SEV, SIT, SSM, SSP, SSPM, Syna, Syndicom, Travail.Suisse, Unia, USDAM, USS, Vert-e-s, ZV
</p><p class="Text">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4359</guid><pubDate>Wed, 29 Jun 2016 09:53:08 +0200</pubDate><title>Maintenir les Bilatérales – Mettre en œuvre l’initiative contre l’immigration de masse sur le plan politique</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/maintenir-les-bilaterales-mettre-en-oeuvre-l-initiative-contre-l-immigration-de-masse-sur-le-plan-politique</link><description>Comité de l’USS :  Résolution sur Brexit – Appel à manifester le 10 septembre pour de bonnes retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Comité de l'USS a discuté aujourd'hui des conséquences du Brexit sur l'économie suisse et sur la mise en œuvre de l'article sur l'initiative contre l'immigration de masse. Il a adopté à l'unanimité une résolution avec les revendications suivantes :</p><ul><li>La BNS doit empêcher que les salaires et les emplois ne soient mis sous pression à cause de l'appréciation du franc. Le franc est massivement surévalué. L'USS attend de la Banque nationale qu'elle stabilise le franc au niveau de 1,10 franc pour 1 euro et qu'elle veille ensuite à maintenir un taux de change qui ne nuise pas à la Suisse, permette de garantir les salaires ainsi que les emplois et évite une désindustrialisation de la Suisse.</li><li>Il faut maintenir les Accords bilatéraux avec l'Union européenne. Ce que l'on nomme la mise en œuvre de l'article constitutionnel 121a doit être en premier lieu réalisé par des mesures non discriminatoires. La protection des salaires, des conditions de travail et des travailleurs et travailleuses âgés doit être améliorée. Il faut en outre introduire des mesures pour améliorer la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, ainsi que de meilleures possibilités de formation et de perfectionnement professionnel.</li><li>Il faut refuser la solution unilatérale de " clause de sauvegarde " présentée par le Conseil fédéral. Elle est, d'une part, en contradiction avec les Accords bilatéraux. De l'autre, elle encourage des statuts de séjour et des conditions de travail précaires.</li></ul><p>L'USS a en outre annoncé qu'elle combattrait les intentions du Conseil national de réduire les retraites. Elle appelle les travailleurs et travailleuses de Suisse à participer à une manifestation nationale pour de bonnes retraites sous le slogan " Halte à la baisse des rentes - Renforçons l'AVS ", le 10 septembre à Berne. Car le niveau des rentes des futurs retraité(e)s est en grand danger. D'une part, parce que les rentes des caisses de pension sont prises dans les turbulences des marchés financiers et que les taux d'intérêt restent obstinément bas. D'autre part, parce que la nouvelle majorité du Conseil national, à l'inverse du Conseil fédéral et du Conseil des États, ne veut pas maintenir le niveau actuel des retraites. Il refuse de compenser les pertes de rente et souhaite en plus augmenter l'âge de la retraite à 67 ans. Cela, alors que l'on sait que les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà de la peine aujourd'hui à conserver un emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite à 64 et 65 ans.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4357</guid><pubDate>Tue, 28 Jun 2016 08:35:35 +0200</pubDate><title>RIE III : inefficace, bien trop chère et injuste</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/rie-iii-inefficace-bien-trop-chere-et-injuste</link><description>Le référendum contre la troisième réforme de l&#039;imposition des entreprises est lancé. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Une alliance formée par les syndicats, la gauche et les Verts a lancé mardi le référendum contre la troisième réforme des entreprises (RIE III). La droite a en effet tellement surchargé le bateau qu’il est impensable de laisser passer la création de nouveaux privilèges et niches fiscaux. Trop, c’est trop&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p><p>Les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux gros actionnaires feraient perdre à la seule Confédération au moins 1,3 milliard de francs par an. A quoi s’ajoutent des manques à gagner pour les cantons, les villes et les communes qui sont difficiles à évaluer, mais qui se compteront aussi en milliards. 
</p><p>A l’origine, la RIE III devait éliminer les privilèges fiscaux injustes dont bénéficiaient en Suisse les entreprises et établissements financiers internationaux. Un objectif que l’USS avait aussi défendu, comme l’a expliqué Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de la faîtière syndicale, à la conférence de presse&nbsp;: «&nbsp;Mais les forces de droite ont grossièrement abusé de la réforme pour accorder aux entreprises et à leurs actionnaires de nouveaux privilèges fiscaux encore plus généreux, au détriment des salarié(e)s normaux&nbsp;» 
</p><p>Les entreprises paient déjà actuellement 5% d’impôts de moins qu’en 2000. Tant du point de vue économique que de celui de la répartition des richesses, ces nouveaux privilèges fiscaux sont une erreur. «&nbsp;Les entreprises doivent aussi payer des impôts, car, tout comme les ménages privés, elles profitent de services publics (infrastructures, formation, sécurité du droit, etc.).&nbsp;» Et pourtant, avec la RIE III, certaines entreprises ne paieraient quasiment plus d’impôts. Raison pour laquelle, l’USS est opposée à cette réforme et soutient le référendum. 
</p><p><a href="http://wecollect.rie-3-non.ch" class="external-link-new-window">Signer en ligne ici</a></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4355</guid><pubDate>Fri, 24 Jun 2016 15:02:47 +0200</pubDate><title>Rapport stratégie à mettre en œuvre les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/rapport-strategie-a-mettre-en-oeuvre-les-principes-directeurs-des-nations-unies-relatifs-aux-entreprises-et-aux-droits-de-l-homme-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4353</guid><pubDate>Fri, 24 Jun 2016 08:15:51 +0200</pubDate><title>Il faut maintenir les accords bilatéraux, combattre la surévaluation du franc, protéger les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-maintenir-les-accords-bilateraux-combattre-la-surevaluation-du-franc-proteger-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Sortie de Royaume-Uni de l’Union européenne : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision par le Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne (UE) place le projet européen face à de grands défis. Pour la comprendre, nous devons tenir compte du fait que cet État insulaire entretient historiquement une relation particulière avec l'UE de laquelle il avait exigé des réglementations spéciales (ni euro ni Schengen, etc.). En outre, l'absence, contrairement à ce qui est le cas dans les autres États de l'UE à forts revenus, de mesures d'accompagnement efficaces pour protéger les salaires et les conditions de travail dans ce pays doit sans doute aussi avoir joué un rôle.
</p><p>La décision des citoyen(ne)s britanniques ne change rien au fait que la Suisse doive maintenir les Accords bilatéraux conclus avec l'UE. Nos voisins, soit les principaux pays où vont nos exportations, sont tous membres de l'UE. La Suisse a besoin de relations stables et clairement définies avec ces pays. Le Brexit montre toutefois que les votations de politique européenne ne peuvent être gagnées que si la population a l'impression qu'elle va en profiter. À cet égard, du travail doit encore être fait en Suisse. La protection des salaires et celle des travailleurs et travailleuses âgés doivent être améliorées. Il faut en outre que l'on prenne des mesures pour que famille et profession puissent mieux être conciliées, et pour améliorer la formation initiale et continue.
</p><p>Il faut désormais s'attendre à ce que les discussions avec l'UE sur l'article constitutionnel 121a restent suspendues. Ce fait ne doit cependant pas être surestimé. En effet, l'article 14(2) de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), sur lequel se basent ces discussions, ne prévoit que des mesures temporaires avec l'accord de l'UE. Pour améliorer la situation des salarié(e)s de Suisse, il faut toutefois - comme dit plus haut - que des mesures efficaces soient prises sur la durée. La Suisse peut introduire sans problème de telles mesures, même avec l'ALCP, pour autant qu'elles ne soient pas discriminatoires, à savoir que leur application ne dépende pas de la nationalité des personnes concernées. 
</p><p>Le danger immédiat du Brexit pour notre pays vient des marchés financiers. L'Union syndicale suisse (USS) attend de la Banque nationale qu'elle combatte l'appréciation du franc et empêche par là que la décision britannique ne nuise à l'économie suisse. 
</p><p>Ces prochains jours, des idées vont certainement être présentées en Suisse selon lesquelles il s'agirait de créer une sorte de nouvelle AELE avec le Royaume-Uni à titre de contre contre-projet à l'UE. Or cette idée ne permettrait pas d'atteindre le but visé, ni politiquement ni économiquement. Cela, entre autres parce que la part des exportations suisses à destination du Royaume-Uni est, avec 4,5 %, relativement faible
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Matthias Preisser, service de la communication de l'USS, 031 377 01 24</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4351</guid><pubDate>Wed, 22 Jun 2016 16:56:47 +0200</pubDate><title>Droits syndicaux: une étude constate qu’il faut agir !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/droits-syndicaux-une-etude-constate-qu-il-faut-agir</link><description>La Suisse doit enfin adapter la protection contre les licenciements aux droits fondamentaux et au partenariat social</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a mandaté deux professeurs de l’Université de Neuchâtel, Jean-Philippe Dunand et Pascal Mahon pour réaliser une étude sur la protection contre le licenciement. La deuxième partie de l’étude, publiée le 22 juin, confirme les résultats catastrophiques déjà mis en avant par la première partie, en particulier en ce qui concerne la protection des grévistes&nbsp;: les auteurs ont décelé d’importants manquements dans la protection contre les licenciements antisyndicaux et abusifs de représentant(e)s du personnel. Le Code des obligations suisse viole les droits fondamentaux établis par l’OIT et par la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). </p><p>&nbsp;</p><p>On ne doit toutefois pas en rester à la constatation qu’il faut agir. L’USS demande clairement que la Suisse mette la protection contre les licenciements en conformité avec les droits fondamentaux et les besoins d’un réel partenariat social. Si la Confédération ne devait pas assumer ses obligations concernant les droits humains, elle devra s’attendre à de nouvelles plaintes auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Des militant(e)s, des membres de conseils de fondation de caisses de pension licenciés ainsi que d’autres personnes qui ont reçu leur congé pour des motifs antisyndicaux pourraient déposer plainte. L’USS va aussi thématiser le non-respect de conventions de l’OIT&nbsp;: à cet égard, la Suisse risque d’être inscrite sur une liste noire. 
</p><p>&nbsp;</p><p>L’étude neuchâteloise montre justement à quel point les droits fondamentaux garantis internationalement sont importants pour les travailleurs suisses. En effet, la législation de la Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) joue un rôle toujours plus important aux côtés des conventions normatives de l’OIT en Suisse. Les droits sociaux et du travail fixés par l’OIT et la CrEDH garantissent aux travailleurs la possibilité de s’organiser syndicalement dans une entreprise, de mener des négociations conventionnelles sans craintes de représailles et des luttes pour les droits du travail. A cela s’ajoute que les syndicats s’engagent depuis toujours pour que ces droits fondamentaux émancipatoires qui protègent mieux les salarié(e)s de notre pays soient ancrés et étendus. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Les droits fondamentaux internationaux apportent une compensation importante à la globalisation qui se fait purement sur le plan économique. Ils prescrivent à l’Etat un devoir concret et positif de protection des salarié(e)s, comme par exemple dans le domaine de la protection contre les licenciements abusifs.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4349</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2016 15:44:24 +0200</pubDate><title>Une étape franchie pour surmonter un jour la tragédie de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-etape-franchie-pour-surmonter-un-jour-la-tragedie-de-l-amiante</link><description>La table ronde sur l’amiante définit les paramètres d’un fonds d’indemnisation </description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) se félicite du compromis trouvé par la table ronde sur l'amiante, qui porte sur les paramètres de l'indemnisation des victimes. Présidée par l'ancien Conseiller fédéral Moritz Leuenberger, la table ronde propose un fonds d'indemnisation qui présente principalement les caractéristiques suivantes : </p><ul><li>Un service d'assistance mis en place pour tous les malades de l'amiante.</li><li> Des prestations en espèces versées de manière différenciée aux personnes selon qu'elles bénéficient, ou non, de prestations de l'assurance-accidents obligatoire (LAA). Les prestations aux non-assurés LAA doivent être ajustées à celles des assurés LAA. </li><li>Les cas de cancer de la plèvre non reconnus comme maladie professionnelle doivent percevoir une indemnité (compensation du salaire) de type LAA. </li><li>Une indemnité doit être accordée aux non-assurés LAA qui n'ont pas été exposés à de l'amiante sur le lieu de travail (par ex. épouses, enfants).&nbsp;</li><li> Les assurés LAA aussi doivent être indemnisés afin que soit prise en compte la dimension extraordinaire de la tragédie de l'amiante dans l'histoire industrielle suisse. </li><li>Celui qui perçoit des prestations du fonds ne peut pas faire valoir de prétentions civiles par voie judiciaire.</li></ul><p> L'USS, qui a joué un rôle clé à l'origine de la table ronde sur l'amiante et y était représentée, soutient cette proposition. Grâce à l'accord sur les paramètres, un grand pas en avant est fait pour surmonter la catastrophe de l'amiante et atténuer ses effets dévastateurs sur la situation financière des personnes concernées. L'USS compte maintenant sur des progrès rapides et des engagements fermes de la part de la table ronde en matière de dotation financière du fonds.
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li> Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS en charge des conditions de travail, 076 335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4347</guid><pubDate>Fri, 17 Jun 2016 16:45:54 +0200</pubDate><title>Révision du Code civil (Droit des successions)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-du-code-civil-droit-des-successions</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4345</guid><pubDate>Fri, 17 Jun 2016 09:43:20 +0200</pubDate><title>Réforme de l’imposition des entreprises III: L&#039;USS soutient le référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reforme-de-l-imposition-des-entreprises-iii-luss-soutient-le-referendum</link><description>Unanimité des délégués USS contre la réforme de l’imposition des entreprises III</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'objectif initial de la réforme des entreprises III était que la Suisse supprime les privilèges fiscaux injustifiés dont bénéficiaient les entreprises et les sociétés financières internationales. L'USS l'avait soutenue. Toutefois, il s'avère que les tenants de la droite bourgeoise abusent de cette réforme avec insolence afin d'accorder aux entreprises et à leurs actionnaires des privilèges fiscaux toujours plus étendus.</p><ul><li>Les entreprises aussi doivent payer des impôts. Elles aussi ont besoin des services publics. C'est particulièrement vrai dans un système fédéraliste. Sans impôts levés sur les entreprises, les centres économiques où siègent ces entreprises seraient en difficultés financières puisqu'alors, les impôts ne seraient plus payés que dans les communes et les cantons résidentiels. Les actionnaires étrangers des entreprises bénéficieraient même gratuitement du service public suisse. Avec la présente réforme, ils profitent du service public à trop bon marché.</li><li>La réforme des entreprises III entraîne une nouvelle concurrence fiscale à la baisse, sur tout le territoire. La Confédération attisera encore cette concurrence en transférant plus d'un milliard aux cantons pour des baisses d'impôts.</li><li>Ce que l'on appelle l'" impôt sur les bénéfices corrigé des intérêts " creuse un trou noir dans la législation fiscale suisse. Il faut s'attendre à de grandes pertes de recettes fiscales que personne n'est en mesure de chiffrer pour l'instant - comme ce fut déjà le cas pour la réforme des entreprises II. Par ailleurs, cet impôt permet aux riches particuliers de diminuer leur charge fiscale de manière substantielle en déplaçant leur fortune dans une entreprise.</li><li>Le Conseil national et le Conseil des Etats ont en outre créé toute une série de privilèges fiscaux (patent box, déductions R&amp;D entre autres). La limitation des allégements fiscaux à 80 pour cent n'est que de la poudre aux yeux. Car même avec cette règle, les charges fiscales d'un niveau historiquement bas avoisinant les 2 pour cent sont tout à fait légales.</li></ul><p>La réforme de l'imposition des entreprises III cause des pertes exorbitantes de recettes fiscales pour la Confédération, les cantons et les communes. Et cela au détriment des personnes qui gagnent normalement leur vie. Certaines entreprises ne paieront pratiquement plus d'impôts. C'est pourquoi l'Assemblée des délégué(e)s de l'USS du 27 mai 2016 a apporté son soutien unanime au référendum qui s'oppose à la réforme de l'imposition des entreprises III.
</p><h5>RenseignementS</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category><category>Suisse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4343</guid><pubDate>Thu, 16 Jun 2016 10:20:48 +0200</pubDate><title>Protéger les salaires et les emplois – combattre la surévaluation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/proteger-les-salaires-et-les-emplois-combattre-la-surevaluation-du-franc</link><description>Commentaire de l’USS concernant l’examen de la situation de la BNS </description><content:encoded><![CDATA[<p> Ces derniers jours, le franc a recommencé à s'apprécier de façon inquiétante. Le renchérissement demeure négatif. Le chômage progresse (corrigé des variations saisonnières). Dans l'économie d'exportation, en un rien de temps des milliers d'emplois ont été supprimés. Depuis le début de la surévaluation, en 2008, presque 10 pour cent des emplois dans l'hôtellerie-restauration et dans l'industrie ont disparu. 
</p><p>Les incertitudes concernant l'évolution future du franc sont grandes - notamment à la veille de la votation au Royaume-Uni. Selon le résultat, il faudra escompter une forte pression à la hausse du franc suisse. Conjugué aux autres points d'interrogation quant à l'évolution conjoncturelle à l'étranger, ce serait du poison pour l'économie suisse. Car la pression sur les salaires et les emplois ne ferait que croître. 
</p><p>L'USS attend de la BNS que, dans un délai très court, elle stabilise le franc à au moins 1.10 Fr./Euro, puis qu'elle assure un taux de change raisonnable, qui ne porte pas atteinte aux intérêts de la Suisse. 
</p><p>Pratiquement toutes les petites économies ouvertes du monde se protègent d'une manière ou d'une autre contre des variations préjudiciables du cours de change. Par le passé, la BNS s'y est employée elle aussi, la plupart du temps. Entre 1978 et fin 2009 d'abord explicitement vis-à-vis du mark allemand (80 ct./DM), puis implicitement par rapport à l'euro. L'instrument le plus efficace est un cours plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi. Des taux d'intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de cet objectif, mais en soi leur efficacité reste limitée, comme le montre la surévaluation persistante du franc ces derniers mois. 
</p><p>L'affirmation de la BNS selon laquelle sa politique monétaire serait expansionniste est inexacte. Certes, les intérêts sont bas. Néanmoins, la forte surévaluation du franc produit des répercussions fortement négatives sur l'économie, de sorte que les conditions monétaires qui règnent dans notre pays peuvent être considérées comme véritablement restrictives. C'est ce qui ressort aussi du Monetary conditions index publié par la BNS dans son bulletin trimestriel. 
</p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication à l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4340</guid><pubDate>Wed, 15 Jun 2016 10:43:11 +0200</pubDate><title>Des actions ont eu lieu dans toute la Suisse le 14 juin</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-actions-ont-eu-lieu-dans-toute-la-suisse-le-14-juin</link><description>&quot;Contrôles des salaires, maintenant!&quot; ont réclamé des centaines de femmes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la pluie et de lourds nuages masquant le ciel, dans au moins 17 villes de Suisse, des centaines de femmes ont protesté le 14 juin 2016 contre la persistance des discriminations salariales. Le jour des 25 ans de la légendaire grève des femmes, elles ont dénoncé le fait inacceptable que les femmes gagnent toujours 15% de moins que les hommes et que la moitié de cet écart salarial soit de l’ordre de la pure discrimination.
</p><p>De Genève à St-Gall, de Bâle à Bellinzone, les femmes ont demandé que le tempo s’accélère et que des contrôles des salaires soient instaurés. Il faut à la Suisse une loi sur l’égalité entre femmes et hommes qui soit efficace et qui prévoie donc des contrôles des salaires. Fini les excuses et les discours vaseux de la droite&nbsp;! La loi et la Constitution doivent être respectées. Et dans ces deux textes, est écrit qu’un travail de valeur équivalente doit être rémunéré avec le même salaire. Il faut donc imposer des salaires égaux&nbsp;! C’est aussi simple que cela. Ou plutôt, cela pourrait être si simple!
</p><p>Les femmes sont prêtes: si le Parlement n’agit pas, elles réagiront&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4338</guid><pubDate>Tue, 14 Jun 2016 17:05:50 +0200</pubDate><title>Naturalisation… Une décision qui va dans la bonne direction !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/naturalisation-une-decision-qui-va-dans-la-bonne-direction</link><description>Le Conseil des Etats accepte la naturalisation facilitée des migrant(e)s de la 3e génération</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS salue la décision du Conseil des Etat sur la naturalisation facilitée des migrant(e)s de troisième génération mais regrette les durcissements apportés à la loi. La naturalisation automatique aurait été plus simple. Quant à l’encouragement de la naturalisation de la deuxième génération, les choses bougent au Conseil fédéral. </p><p>Il y a 8 ans déjà, la Conseillère nationale Ada Marra déposait une initiative parlementaire intitulée «&nbsp;La Suisse doit reconnaître ses enfants&nbsp;» qui demandait que les migrantes et les migrants de la troisième génération qui sont nés et ont grandi en Suisse bénéficient d’une procédure facilitée de naturalisation. 
</p><h3>Durcissement regrettable</h3><p>Après le feu vert du Conseil fédéral et du Conseil national, le Conseil des Etats s’est également prononcé en faveur d’une naturalisation facilitée pour la troisième génération. L’USS salue la décision du Conseil des Etats. Le projet repart néanmoins au Conseil national, puisque certaines divergences existent toujours entre les deux instances. La chambre haute a en effet – et l’USS le regrette – durci certaines conditions. Il faudra, par exemple, que les demandes de naturalisation facilitée soient déposées avant l’âge de 25 ans ou encore prouver que l’un des grands-parents a été titulaire d’un permis de séjour alors qu’il suffisait de l’établir de manière crédible dans la version du Conseil national. 
</p><h3>La naturalisation automatique aurait été plus simple</h3><p>Espérons que la Chambre du peuple, malgré sa nouvelle composition, fasse à nouveau preuve de clairvoyance dans ses décisions. Quant à l’USS, et afin d’éviter toutes ces discussions et ces aller-retour entre chambres… elle aurait été tout simplement favorable à une procédure de naturalisation automatique pour les personnes de la troisième génération. 
</p><h3>Offensive de naturalisations</h3><p>De manière parallèle, les syndicats ont d’ailleurs décidé de lancer une offensive de naturalisation, et ce après l’échec de l’initiative de mise en œuvre. Le résultat de la votation du 28 février dernier marque, en effet, une véritable rupture. Une majorité des votants a considéré que les «&nbsp;secondas&nbsp;» et les «&nbsp;secondos&nbsp;» sont partie prenante de la Suisse. L’USS, qui compte parmi ses membres un grand nombre de migrantes et de migrants, invite ainsi tout particulièrement les jeunes étrangers de seconde génération à s’interroger sur une potentielle naturalisation. 
</p><h3>Le Conseil fédéral veut encourager la naturalisation des «&nbsp;secondas&nbsp;» et «&nbsp;secondos&nbsp;»</h3><p>A cet égard, le Conseil fédéral a déclaré être prêt à s’engager afin que la naturalisation des personnes issues de la seconde génération – qui sont nées et ont grandi ici – soit activement encouragée. C’est dans ce sens que la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a répondu à une interpellation du Président de l’USS et conseiller aux Etats Paul Rechsteiner. En bref, en matière de naturalisation, les choses pourraient enfin bouger dans la bonne direction – et l’USS s’en réjouit.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4336</guid><pubDate>Tue, 14 Jun 2016 10:52:16 +0200</pubDate><title>Modification de l&#039;ordonnance du DFI sur la fixation de la contribution pour la prévention générale des maladies</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modification-de-lordonnance-du-dfi-sur-la-fixation-de-la-contribution-pour-la-prevention-generale-des-maladies</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4334</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2016 14:53:50 +0200</pubDate><title>La Suisse tenue d’améliorer la protection contre le licenciement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-suisse-tenue-d-ameliorer-la-protection-contre-le-licenciement</link><description>Toujours sous observation de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus de 6&nbsp;000 délégué(e)s de 187 pays membres de l’Organisation internationale du Travail (OIT) se sont rencontrés à Genève du 29 mai au 5 juin dans le cadre de la Conférence internationale du travail de l’OIT. Parmi les sujets abordés, les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses. La Suisse est toujours dans le collimateur pour son manque de protection contre les licenciements. Selon l’OIT, il faut une réforme. </p><p>Cette année, le rapport de l’OIT sur la Suisse a été tout sauf rose. Notre pays accuse toujours des lacunes concernant le respect des conventions n°&nbsp;87 et 98, qui protègent la liberté syndicale. 
</p><h3>Protection insuffisante en cas de licenciement abusif</h3><p>Les personnes licenciées en Suisse parce qu’elles se seraient engagées pour défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses dans le cadre de négociations collectives, d’organes paritaires de caisses de pensions ou d’autres activités syndicales, ne bénéficient pas d’une protection légale suffisante. Idem pour les lanceurs d’alerte. Dans ces cas en effet, le Code des obligations suisse prévoit uniquement que l’employeur devra verser au maximum six mois de salaire à la personne licenciée. Dans la réalité cependant, il ne s’agit la plupart du temps que de 2 à 3 mois. Une insulte pour les victimes de licenciements abusifs qui ne trouveront ensuite plus d’emploi durant des années et devront parfois même vivre de l’aide sociale. 
</p><h3>La réintégration doit être possible</h3><p>L’OIT a déjà constaté à plusieurs reprises que la Suisse doit réformer son droit en matière de licenciement. Ainsi, dans certains cas, la réintégration de la personne licenciée devrait être possible. En outre, la sanction prononcée par la justice doit être durcie afin de donner plus de poids aux jugements des tribunaux. Il ne faut en effet pas que tant pour Nestlé que le garagiste du village, la sanction maximale ne puisse dépasser les six mois de salaire.
</p><h3>Le président de la Confédération était présent à la conférence de l’OIT </h3><p>Le 30 mai, le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann s’est rendu à la Conférence et a prononcé un discours sur l’avenir du monde du travail et l’importance du partenariat social dans un monde globalisé. Il a aussi signé un nouveau protocole de collaboration et de financement entre la Suisse et l’OIT. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de cette visite et de cette signature. 
</p><p>L’USS a toutefois rappelé, lors des discussions tripartites avec le président de la Confédération et la représentation des employeurs suisses à l’OIT, que le problème du manque de protection contre les licenciements antisyndicaux n’était toujours pas résolu. Car il ne peut pas y avoir de partenariat social digne de ce nom si les personnes qui s’engagent pour leurs collègues de travail doivent s’attendre à être licenciées parce qu’elles ont posé des questions ou présenté des revendications dérangeantes. L’USS a clairement fait savoir que, pour être sérieux et global, l’engagement de la Suisse à l’OIT ne peut pas uniquement consister dans la ratification de conventions et le financement de projets. Il doit aussi prévoir la mise en œuvre des obligations de l’État en matière de droit international. Il faut donc améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux dans le Code des obligations. 
</p><h3>Chaînes d’approvisionnement et autres thèmes</h3><p>Un des sujets importants de cette conférence fut entre autres la revendication d’un travail digne dans les chaînes d’approvisionnement. En accord avec la Confédération syndicale internationale (CSI), l’USS demande que l’OIT conclue un accord sur une régulation des normes minimales dans les chaînes internationales d’approvisionnement. Il a aussi été question de l’aménagement plus équitable du libre-échange, au moyen de normes minimales dans le domaine du droit du travail et du droit social. Ici, l’USS demande que les accords de libre-échange prévoient en principe le respect des normes de l’OIT. Un autre thème a été celui des instruments de l’OIT permettant un développement aussi social et durable que possible après des guerres ou des catastrophes naturelles, par exemple au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud. </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4332</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2016 08:33:40 +0200</pubDate><title>Des contrôles des salaires : maintenant, plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-controles-des-salaires-maintenant-plus-que-jamais</link><description>25 ans après la Grève des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 14 juin 2016, 25 ans exactement après le succès de la Grève nationale des femmes, à laquelle l'Union syndicale suisse (USS) avait appelé, les femmes de l'USS protestent contre un statu quo insatisfaisant qui menace de perdurer en matière d'égalité salariale. Elles organisent à cet effet&nbsp; des actions et des pauses de midi prolongées dans plusieurs villes du pays. 
</p><p>Le 13 juin 2016, les femmes de l'USS ont, devant la presse réunie, présenté publiquement leur approche programmatique. Elles ont rappelé que, malgré 20 années de loi sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg), les salaires des femmes et des hommes présentent toujours une différence d'environ 15 %, dont la moitié est discriminatoire. Parce que les mesures volontaires, comme le Dialogue sur l'égalité des salaires, se sont enlisées en raison de leur maigre succès, il faut maintenant instaurer des contrôles de l'égalité salariale à la faveur d'une révision de la LEg. Bien que le Conseil fédéral n'ait pour l'heure fait que de très timides avancées dans cette révision, c'est quand même aller trop loin, estiment de nombreux membres du Conseil national. Et ils veulent déjà tordre le coup à cette révision, entre autres en prétendant de manière incompréhensible que les inégalités salariales seraient grandement surestimées au plan des statistiques. 
</p><p>Les femmes de l'USS se battront pour que la LEg soit révisée et des contrôles des salaires instaurés. Le droit à l'égalité salariale ne saurait continuer à être traité avec pareille nonchalance. Les entreprises qui se comportent correctement à ce chapitre n'ont rien à craindre de tels contrôles. Au contraire, elles gagneront en prestige. Les adversaires d'une révision gonflent en outre la charge bureaucratique qu'induiront ces contrôles. De plus, les syndicats savent par expérience que les plaintes pour inégalité de salaire représentent en soi un outil méritoire, mais ne peuvent pas remplacer les contrôles. En effet, ces procédures judiciaires s'étalent souvent sur des années et s'avèrent très conflictuelles. Parallèlement, elles constituent également un risque pour la carrière des femmes concernées. Autant de raisons qui expliquent pourquoi ces dernières y renoncent souvent. 
</p><p>Vingt-cinq ans ans après la Grève des femmes et 20 ans après l'entrée en vigueur de la LEg, les femmes de l'USS exigent l'entier du gâteau d'anniversaire, via des contrôles des salaires, maintenant plus que jamais ! 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Regula Bühlmann (076 200 90 89), secrétaire centrale de l'USS </li></ul><ul><li>Michela Bovolenta (079 647 72 83), secrétaire centrale du Syndicat suisse des services publics (SSP)</li></ul><ul><li>Corinne Schärer (079 219 94 20), membre du Comité directeur du syndicat Unia, se tiennent à votre disposition pour de plus amples informations </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4330</guid><pubDate>Thu, 09 Jun 2016 18:22:48 +0200</pubDate><title>La décision du Conseil national est catastrophique !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-decision-du-conseil-national-est-catastrophique</link><description>Formation, recherche et innovation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 juin, le Conseil national a débattu du Message Formation, Recherche et Innovation (FRI) 2017-2020. L'UDC demandait des coupes à hauteur de 1 milliard alors que la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-CN) demandait un renforcement de près d'un milliard. Après des débats animés, le Conseil national a préféré suivre la proposition du Conseil fédéral. 
</p><p>Les optimistes relèveront deux aspects positifs : tous les partis ont reconnu l'importance de la formation, de la recherche et de l'innovation pour notre pays et les tentatives de l'UDC de couler encore d'avantage le navire ont échoué. 
</p><p>Mais soyons réalistes : le résultat du jour est catastrophique ! Les moyens manqueront pour réaliser les objectifs et les priorités définies dans ce programme qui, rappelons-le, a été élaboré avec une croissance annuelle initiale de 3,2 %. Le Conseil fédéral avait ensuite revu sa copie, pas sur le fond, mais en réduisant les moyens pour aboutir à une croissance annuelle de 2 %. Cela signifie concrètement un manque de l'ordre de 800 millions. Énorme ! C'est pourquoi la CSEC-CN avait demandé de revenir à une croissance de 3,2 % et d'ajouter quelque 950 millions. Malheureusement, elle n'a pas été suivie. 
</p><p>Quelles seront les conséquences ? Le renforcement de la formation professionnelle supérieure se fera au détriment de la formation des apprenti(e)s puisque les cantons devront reporter les charges supplémentaires. Le renforcement des compétences de base des adultes (lecture, écriture, mathématiques, technologies de l'information et de la communication ICT) et la formation continue resteront anecdotiques. Les étudiant(e)s précarisés ne pourront pas entreprendre d'études faute de bourses suffisantes. Les hautes écoles ne pourront pas effectuer les développements nécessaires pour garantir leur place dans un espace de la science mondialisée sujet à une concurrence accrue. 
</p><p>Dès le 20 juin, la CSEC du Conseil des États empoignera le dossier. Elle aura encore la possibilité de corriger cette absurdité avant que le plénum n'en discute à la session d'automne. D'ici-là, il est plus que jamais indispensable de se mobiliser afin d'empêcher que le navire FRI ne coule à pic ! </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4328</guid><pubDate>Wed, 08 Jun 2016 13:41:18 +0200</pubDate><title>Des contrôles des salaires, maintenant!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-controles-des-salaires-maintenant</link><description>Un appel – 25 ans après la grève des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une fois de plus, les femmes syndicalistes descendent dans la rue un 14 juin. Et elles continueront à le faire jusqu’à ce qu'elles gagnent autant que les hommes. Un quart de siècle après l’historique grève des femmes et 20 ans après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, on n’a pas beaucoup avancé. Les femmes gagnent, selon la manière dont on calcule, entre 15 et 20 % de moins que les hommes. Et presque la moitié de ces écarts est de la pure discrimination. 
</p><p>C’est une raison suffisante pour que le 14 juin les femmes prolongent leur pause de midi d’une heure – et cela dans toute la Suisse. Par des pique-niques de protestation et d’autres actions, nous lançons un signal clair comme de l’eau de roche pour réclamer l’égalité salariale. Nous voulons une amélioration de la loi sur l’égalité, nous voulons des contrôles des salaires, maintenant&nbsp;!
</p><p>Femmes et hommes, personnes actives et retraitées, militant-e-s et politicien-ne-s, toutes et tous sont bienvenus. Venez nombreux et avec le soleil&nbsp;!</p><ul><li>Plus d’informations et toutes les actions</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4325</guid><pubDate>Mon, 06 Jun 2016 17:22:34 +0200</pubDate><title>Une bonne décision pour la démocratie et le personnel de vente </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-bonne-decision-pour-la-democratie-et-le-personnel-de-vente</link><description>Pas de loi sur les heures d’ouverture des magasins</description><content:encoded><![CDATA[<p> La raison a triomphé&nbsp;: le Conseil des Etats a aujourd’hui maintenu son refus de la nouvelle loi nationale sur les heures d’ouverture des magasins (LOMag). Il a ainsi pris en considération l’opposition des cantons et du personnel de vente. Ce deuxième refus d’entrer en matière de la Chambre des cantons enterre définitivement le projet. 
</p><p>Le Parlement a pris au sérieux des considérations inhérentes au fonctionnement démocratique de la Suisse&nbsp;: ces dix dernières années, 13 des 16 votations sur des projets cantonaux d’extension des heures d’ouverture des magasins ont échoué devant le peuple. La LOMag aurait mis les bâtons dans les roues du fédéralisme. &nbsp; 
</p><p>Les vendeuses et les vendeurs peuvent maintenant souffler. Leurs horaires, qui sont déjà pénibles, auraient été encore plus éclatés, la conciliation entre travail et famille se serait révélée encore plus difficile. Cette décision est aussi un vote contre la mort des petits commerces. Car des horaires étendus profitent essentiellement aux grandes surfaces. 
</p><p>L’USS salue cette décision. Appuyée par ses syndicats et les partis rose-verts, elle aurait de toute manière lancé le référendum contre la LOMag. 
</p><p>L’USS espère que les partis politiques se distancent désormais de la tactique du salami qu’ils ont jusqu’à maintenant utilisée pour péjorer les conditions de travail.&nbsp;
</p><h5> Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS en charge des dossiers ayant trait aux conditions de travail, 076 335 61 97 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4320</guid><pubDate>Sun, 05 Jun 2016 14:32:43 +0200</pubDate><title>Un vote clair pour un service public fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-vote-clair-pour-un-service-public-fort</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats prennent connaissance avec un grand soulagement du net rejet par le peuple de l'initiative dite " Vache à lait " et, donc, de la confirmation que le financement des infrastructures routière et ferroviaire doit être équilibré. La population montre par son vote qu'elle comprend le service public de manière globale, car l'acceptation de cette initiative aurait entraîné sans délai une politique radicale d'austérité et de démantèlement au sein de l'Administration fédérale. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction le rejet de l'initiative dite " En faveur du service public ". La majorité des citoyens et citoyennes a compris que cette dernière n'allait pas renforcer le service public. Le débat à ce sujet et l'écho très positif longtemps rencontré par l'initiative auprès de la population montrent cependant que celle-ci ne veut pas de démantèlement des services publics. Les initiant(e)s se sont faits les porte-voix d'un large mécontentement qui n'est toutefois pas tout simplement parti en fumée avec le rejet de l'initiative. Les politiques et les entreprises liées à la Confédération sont de ce fait appelées à garantir des services de qualité et à stopper leurs projets de démantèlement. Le Conseil fédéral et ces entreprises feraient bien de prendre au sérieux les besoins de la population. 
</p><p>Ce "non" ne peut pas être le coup d'envoi donné à de nouvelles privatisations. Ce que l'on souhaite, ce sont des entreprises liées à la Confédération qui soient fortes et fournissent des prestations de qualité et bon marché, ainsi qu'un rapport raisonnable entre les salaires les plus élevés et les plus bas. Le bien commun doit être la priorité et les entreprises liées à la Confédération doivent veiller à ce que leurs conditions de travail soient bonnes. Il faut que l'effectif du personnel soit suffisant et qu'il ne subisse pas de pression aux délais. C'est en effet la seule façon de garantir des services de qualité ! (Vous trouverez d'autres informations sur la position du SEV, du SSP et de Syndicom <a class="download">ici</a>.)
</p><p>L'USS se réjouit du "oui" à la révision de la loi sur l'asile. L'UDC doit à nouveau se résoudre à être freinée sur son principal cheval de bataille. L'USS attend des autorités qu'elles appliquent avec suffisamment d'humanité les possibilités élargies que prévoit la nouvelle loi. 
</p><p>L'USS était opposée au revenu de base inconditionnel. La part de plus de 20 % de"oui" et le débat montrent que toujours plus de personnes ont peur que le chômage ne se développe à cause des nouvelles technologies. Les politiques sont donc appelés à apporter leur contribution à une société offrant plus d'emplois. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Giorgio Tuti, président du SEV,&nbsp;079 221 45 64</li><li>Katharina Prelicz Huber, présidente du SSP,&nbsp;079 391 79 15</li><li>Giorgio Pardini, membre du comité directeur de Syndicomdirecteur du secteur Télécom/IT,&nbsp;079 277 66 13</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4315</guid><pubDate>Tue, 31 May 2016 17:11:45 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale (LIDE) et de l’ordonnance (OIDE) sur le numéro d’identification des entreprises : procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-lide-et-de-l-ordonnance-oide-sur-le-numero-d-identification-des-entreprises-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4314</guid><pubDate>Tue, 31 May 2016 13:40:08 +0200</pubDate><title>Qu’est-ce qui rend l’initiative sur le service public si dangereuse ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/qu-est-ce-qui-rend-l-initiative-sur-le-service-public-si-dangereuse</link><description>Trop de pièges !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De nombreux pièges, mais aucune sécurité en contrepartie. C'est ce qui caractérise l'initiative dite " En faveur du service public ". Une initiative qui offre une grande marge de manœuvre au Parlement. Le calcul est vite fait. </p><p>L'écho médiatique suscité par l'initiative sur le service public est énorme. Tous les autres objets de la votation de dimanche sont loin derrière. Et pourtant, peu de choses ont été clarifiées à ce jour à son sujet. Les interprétations de l'interdiction de faire des bénéfices et de procéder à des subventionnements croisés restent fortement divergentes. Également celles des spécialistes. Il n'y a qu'un point sur lequel tout le monde est d'accord, initiant(e)s et adversaires de l'initiative, monde de la science et Administration fédérale : il appartiendra au Parlement de définir ce que concerne le service universel (les " prestations de base "). Les initiant(e)s veulent manifestement une définition de ce dernier pour les infrastructures des transports, de poste et des télécommunications, ou alors ils veulent, de manière plus précise, une définition du mandat de service universel donné aux CFF, à la Poste et à Swisscom. Ils ne cessent en effet de prétendre qu'une telle définition n'existerait pas. Ce qui est fondamentalement faux, car, aujourd'hui déjà, les lois spéciales destinées aux entreprises d'infrastructure règlent par le menu ce qu'est le service universel. 
</p><h3>Ne tentons pas le Parlement </h3><p>Mais ici aussi, l'initiative n'offre qu'une formulation vague. C'est pourquoi on pourrait imaginer que le Parlement redéfinisse le service universel à la population comme concernant l'ensemble des " biens et services répondant à (des) besoins usuels ", pour citer le Conseil fédéral. Mais sans doute pas vraiment. Sans doute, le Parlement va-t-il se limiter à passer au peigne fin les lois spéciales ainsi que la concession de service universel de Swisscom et à les adapter. 
</p><p>La tentation sera grande, pour le Parlement, de donner au service universel une définition aussi étroite possible. D'une part, c'est ce que la droite a toujours essayé d'obtenir et, de l'autre, avec son interdiction de faire des bénéfices et de procéder à des subventionnements croisés, l'initiative affecterait ensuite le moins possible les entreprises liées à la Confédération. Mais définir de manière restrictive le service universel, cela ne va pas dans la direction voulue par les syndicats. Cela reviendrait en effet à tous égards à desservir la population. En effet, la logique du Parlement serait certainement la suivante : tout ce qui ne fait pas partie du service universel ainsi défini ne sera pas non plus réglementé ni contrôlé. C'est le marché qui s'imposera alors, avec la libre fixation des prix. 
</p><h3>Beaucoup de pièges et aucune sécurité </h3><p>Cela, c'est sûr que nous n'en voulons pas ! Nous sommes pour une définition large du service universel. De toute façon, le service universel devrait au minimum être défini de manière aussi large qu'aujourd'hui. Mais la question de l'interprétation de l'interdiction de faire des bénéfices se posera alors avec une très grande virulence pour la Poste. En effet, celle-ci fait des bénéfices avec l'acheminement des paquets (chacun sait que le commerce en ligne explose) et elle fait bel et bien des bénéfices aussi avec les envois de lettres en nombre et le trafic des paiements. Mais elle ne verse nullement ces bénéfices dans la caisse de la Confédération. Au contraire, elle finance avec eux entre autres le réseau déficitaire des offices de poste. On est alors à tout le moins en droit de présumer que l'interdiction de faire des bénéfices ne favoriserait pas le subventionnement croisé... 
</p><p>On peut tourner et retourner cela comme on voudra, l'initiative contient de nombreux pièges, mais n'offre en contrepartie aucune sécurité. Et il n'y a pas vraiment lieu de se réjouir lorsque, butés, les initiant(e)s annoncent qu'ils saisiraient sans délai le référendum si le Parlement ne mettait pas l'initiative en œuvre comme ils l'entendent. Nous serions alors impliqués durant les années à venir dans un continuel combat défensif. On peut engager ses forces plus intelligemment, par exemple pour améliorer les conditions de travail dans les entreprises concernées ! Car c'est cela qui renforce le plus concrètement le service public ! Ensuite, le postier ou la postière ne devra effectivement plus courir (pour prendre un exemple tant prisé par les initiants). 
</p><h5>Votation du 5 juin : les recommandations de l'USS </h5><ul><li>Initiative " En faveur du service public " : NON</li><li>Initiative " Pour un financement équitable des transports " (" Vache à lait ") : NON </li><li>Initiative " Pour un revenu de base inconditionnel " : NON </li><li>Modification de la loi sur l'asile : OUI </li><li>Modification de la loi sur la procréation médicalement assistée (diagnostic préimplantatoire) : pas de recommandation</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4312</guid><pubDate>Mon, 30 May 2016 16:31:54 +0200</pubDate><title>La Suisse doit enfin aller de l’avant en termes de protection contre les licenciements</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-doit-enfin-aller-de-l-avant-en-termes-de-protection-contre-les-licenciements</link><description>Visite du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann à la Conférence de l’OIT
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il ne peut y avoir de véritable partenariat social si les salarié-e-s qui s’engagent dans les commissions du personnel ou les conseils de fondation des caisses de pension doivent, pour cette raison, craindre le licenciement. L’Union syndicale suisse (USS) l’a rappelé à l’occasion de la visite du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann à la Conférence annuelle onusienne de l’OIT.&nbsp;</p><p><br>Dans un discours à la Conférence de l’OIT qui a lieu en ce moment à Genève, Johann Schneider-Ammann a souligné l’importance du partenariat social et des valeurs partagées sur la protection des salarié-e-s dans un monde globalisé. Le président de la Confédération a aussi signé un protocole sur la collaboration et le financement entre la Suisse et l’OIT. L’Union syndicale suisse salue autant la visite que le protocole.&nbsp;
</p><p>Lors des discussions tripartites entre Schneider-Ammann et les représentant-e-s des employeurs et des salarié-e-s suisses à l’OIT, l’USS a toutefois également rappelé que la Suisse de disposait tou-jours pas d’une protection suffisante contre les licenciements antisyndicaux. Ce problème doit être urgemment résolu, car il ne peut y avoir de véritable partenariat social si les salarié-e-s qui s’engagent pour leurs collègues, dans les négociations de conventions collectives ou les conseils de fondation des caisses de pension par exemple, doivent craindre le licenciement s’ils posent des questions ou des exigences dérangeantes.
</p><p>Un engagement sérieux et entier dans la Suisse dans l’OIT ne peut être limité à des accords et au financement de projets. Il doit aussi trouver son expression dans la mise en œuvre de devoirs de l’Etat dans le droit suisse, dans ce cas qui nous occupe, par une amélioration de la protection contre les licenciements antisyndicaux dans le droit des obligations.&nbsp;
</p><p>A cet égard, le rapport de l’OIT atteste des déficits de la Suisse quant au respect des Conventions n° 87 et 98 qui protègent la liberté syndicale. &nbsp;La loi suisse ne protège pas suffisamment les personnes qui auraient été licenciées pour avoir défendu les intérêts des salarié-e-s. C’est aussi valable pour les lanceurs d’alerte, selon le rapport de l’OIT. Dans tous ces cas, le droit des obligations ne prévoit qu’une sanction d’au maximum six mois de salaire. L’OIT demande au contraire que, dans certains cas du moins, la réintégration soit requise. Les sanctions possibles doivent en outre être durcies.&nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, en charge du droit du travail et de la politique internationale,&nbsp;Tel. 076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4309</guid><pubDate>Fri, 27 May 2016 09:46:09 +0200</pubDate><title>L&#039;USS mobilise contre la baisse des rentes et pour une AVS forte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/luss-mobilise-contre-la-baisse-des-rentes-et-pour-une-avs-forte</link><description>Les délégué(e)s de l&#039;USS font passer un message clair</description><content:encoded><![CDATA[<p>Celle ou celui qui prendra sa retraite ces prochaines années touchera une rente nettement inférieure à aujourd'hui. Cela, parce que les caisses de pensions baissent pour une part fortement leurs taux de conversion. S'y ajoute que les rentes AVS n'ont plus suivi le rythme des salaires et qu'il faut donc les augmenter. Mais au lieu de résoudre ce problème des rentes, les employeurs, le lobby des assurances et la droite veulent baisser encore plus les rentes, via une hausse progressive à 67 ans de l'âge de la retraite, de nouvelles baisses des taux de conversion et même la réduction des rentes courantes. 
</p><p>Réunie le 27 mai à Berne, l'Assemblée des délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) dénoncent ces projets. En Suisse, toujours plus de personnes voient que, pour préserver leurs rentes, un relèvement des rentes AVS s'impose. Les rentes AVS présentent un rapport prix-prestations imbattable et leur évolution est fiable. Pour les délégué(e)s de l'USS, c'est évident : qui calcule, renforce l'AVS. Dans une résolution ils déclarent ceci :</p><ul><li>Grâce à l'initiative AVSplus, on pourra augmenter de 10 % les rentes de vieillesse de l'AVS. </li><li>Les délégué(e)s de l'USS exigent que la Confédération verse à l'AVS les milliards dont elle l'a privée ces dernières années. Elle a en effet mis de côté plus de 10 milliards de francs aux dépens de l'AVS. </li><li>Les syndicats défendent les rentes de la prévoyance professionnelle et s'opposent à des baisses hâtives des taux de conversion ainsi qu'à des réductions de rentes. Les employeurs doivent participer à la préservation des rentes du 2e pilier. </li><li>Les syndicats défendent un âge de la retraite à 64/65 ans et exigent de bonnes possibilités d'emploi pour les travailleurs et travailleuses âgés. </li><li>Les délégué(e)s de l'USS appellent à descendre dans la rue le 10 septembre à Berne pour manifester contre la baisse des rentes et pour le renforcement de l'AVS, ainsi que pour donner, par l'ampleur de cette prochaine manifestation nationale pour les rentes, un signal clair aux patrons, aux milieux économiques et aux politiques. </li></ul><p>Les délégué(e)s de l'USS ont aussi décidé de saisir le référendum contre le diktat de la Confédération qui veut imposer une prolongation des heures d'ouvertures des magasins. L'USS soutiendra activement le référendum qui sera lancé contre les baisses des impôts des entreprises (Réforme de l'imposition des entreprises III). En outre, les délégué(e)s de l'USS appellent la population à participer à la manifestation nationale de l'USS, qui se tiendra à Berne le 10 septembre prochain afin de protester contre la baisse des rentes et de réclamer un renforcement de l'AVS. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS,&nbsp;076 564 67 67&nbsp;</li><li>Thomas&nbsp;Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4307</guid><pubDate>Wed, 25 May 2016 17:01:40 +0200</pubDate><title>Session parlementaire d&#039;été</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/session-parlementaire-dete</link><description>Bref aperçu des principaux thèmes d&#039;un point de vue syndical</description><content:encoded><![CDATA[<h2>N'instaurons pas des heures d'ouverture des magasins minimales dans tout le pays ! </h2><p class="lead">La majorité de droite du Parlement veut obtenir par la force une loi sur les heures d'ouverture des magasins (LOMag) qui détériorerait drastiquement les conditions de travail du personnel de vente. Si le Conseil des États devait céder, les syndicats saisiraient alors le référendum. </p><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS 
</p><p>L'an dernier, le Conseil des États n'est pas entré en matière sur la loi, le Conseil national l'a par contre acceptée ce printemps. C'est donc à nouveau au tour de la Chambre basse de délibérer - et sa majorité veut se joindre à la décision du Conseil national. 
</p><p>La LOMag veut forcer tous les cantons à avoir les mêmes heures d'ouverture des magasins. Ce qui dérégulerait les horaires de travail, en particulier ceux du soir et du samedi. On édicterait ainsi aux cantons des heures d'ouverture des magasins minimales du lundi au vendredi de 6 à 20 heures et le samedi de 6 à 19 ou 18 heures. 
</p><p>Cette extension des heures d'ouverture se répercuterait négativement sur les travailleurs et travailleuses concernés. C'est particulièrement le cas pour les femmes travaillant à temps partiel qui doivent assumer des tâches éducatives ou de soins, et qui ont de surcroît des conditions de travail précaires. Les travailleurs et travailleuses concernés se sont aussi prononcés contre des heures d'ouverture plus longues dans plusieurs sondages. Il n'y a en outre toujours pas de convention collective de travail (CCT) nationale dans le commerce de détail. L'association patronale de la branche, Swiss Retail Federation, a jusqu'à maintenant obstinément refusé de négocier une CCT. C'est inacceptable. 
</p><p>Les syndicats s'opposent aussi pour une autre raison à cette loi. Elle est représentative de la tactique habituelle du salami destinée à complètement déréguler les horaires de travail. Le commerce de détail est d'abord visé, ce sera ensuite le tour de toutes les branches. Les syndicats doivent veiller à gripper cette machine bien huilée. Ces derniers défendent la santé ainsi que la préservation de la vie familiale et sociale des travailleurs et travailleuses. Raison pour laquelle, ils s'opposent à la dérégulation des horaires de travail. Et voilà pourquoi ils combattront la LOMag par référendum si celle-ci devait être acceptée telle quelle.
</p><h2>Réforme de l'imposition des entreprises III</h2><p class="lead">Pendant cette session, le Parlement va achever ses délibérations sur la troisième réforme des entreprises (RIE III). On ne peut malheureusement pas escompter que la direction prise jusqu'à présent change en quoi que ce soit. L'USS va donc soutenir le référendum contre la RIE III.</p><p>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS
</p><p>L'objectif de RIE III était initialement que la Suisse supprime les privilèges fiscaux injustes dont bénéficient les entreprises et les sociétés financières internationales. L'USS l'avait soutenue. Toutefois, les tenants de la droite bourgeoise ont abusé de cette réforme d'une manière crasse afin de continuer à garantir à leurs entreprises et à leurs actionnaires des privilèges fiscaux. 
</p><p>L'USS estime que la RIE III provoque une nouvelle concurrence fiscale à la baisse étendue. C'est pour ainsi dire pervers que la Confédération attise cette concurrence fiscale en transférant plus d'un milliard de baisses d'impôts aux cantons.
</p><p>Ce qu'on appelle l'" impôt sur les bénéfices avec déduction des intérêts " crée un trou noir dans la législation fiscale suisse. Il faut s'attendre à de grandes pertes fiscales que personne ne peut estimer pour l'instant, comme ce fut déjà le cas pour la deuxième réforme des entreprises. Cet impôt permet aussi aux riches particuliers de diminuer substantiellement leurs contributions fiscales, dans le sens où ils déplacent leur fortune dans une entreprise.
</p><p>Le Conseil national et celui des États ont en outre créé toute une série de privilèges fiscaux (patent box ou boite à brevets, déductions R&amp;D, entre autres). Ils prétendent qu'avec une limitation de la déduction fiscale maximale, ils évitent 80 % des pertes de recettes fiscales. Mais ce n'est que de la poudre aux yeux, car rien qu'avec cette règle, une charge fiscale d'un niveau extrêmement bas de 3 % est totalement légale. 
</p><p>En résumé : la RIE III provoquera d'énormes pertes de recettes fiscales pour la Confédération, les cantons et les communes. Certaines entreprises ne vont presque plus payer d'impôts. Et ce sont les personnes qui gagnent normalement leur vie qui vont devoir passer à la caisse. L'USS refuse de ce fait la RIE III et va soutenir le référendum.
</p><h2>Le programme de législature</h2><p class="lead">Par 91 voix contre 89, le Conseil national a, sans avancer aucun argument valable, éjecté du Programme de législature du Conseil fédéral la révision de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes. Le Conseil des États a maintenant la possibilité de corriger cette erreur grotesque. </p><p>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS
</p><p>Depuis que le Conseil fédéral a annoncé des mesures légales contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes, la droite et les patrons sont vent debout contre ces mesures et, niant la réalité, contestent l'existence même de cette discrimination. Ne voulant pas que l'on mette le nez dans leurs affaires, ils placent la liberté entrepreneuriale au-dessus des droits fondamentaux et ont en horreur la transparence en matière de salaire. 
</p><p>Après les élections fédérales de l'an dernier, cette position est également plus que majoritaire au sein du Parlement. Après que le Conseil fédéral eut mis en consultation en novembre 2015 la révision on ne peut plus nécessaire de la loi sur l'égalité, le Conseil national a décidé, lors de la session spéciale d'avril 2016, de biffer cet objet du programme de législature du Conseil fédéral. Ce dernier n'aura de ce fait pas à soumettre de message à ce sujet aux Chambres fédérales. 
</p><p>Tout à fait indépendamment de l'appréciation politique que l'on peut faire de la révision en question, stopper net un débat déjà entamé témoigne d'une conception des plus douteuses de la démocratie. Nul besoin d'être de manière générale favorable à des contrôles des salaires pour en discuter. Mais qui prend au sérieux les vœux de la population, estime à leur juste valeur les efforts du Département fédéral de justice et police pour élaborer un projet apte à convaincre une majorité et ne veut pas passer sans autre outre aux réflexions de la majorité des organisations qui ont participé à la procédure de consultation, doit être prêt à mener à terme les délibérations. Telle est la conception du fonctionnement de l'État que nous attendons du Conseil des États. Sa commission a déjà préparé le terrain et recommande de maintenir la révision dans le programme de législature. 
</p><p>Mais au-delà, il n'en reste pas moins que les femmes continuent à ne pas toucher le même salaire que les hommes pour un travail de valeur égale. Sinon, pourquoi la moitié des entreprises qui ont procédé à une analyse de leur système salarial ont-elles adapté ce dernier ? Sans contrôle, elles n'auraient même pas vu qu'il y avait lieu d'agir à ce chapitre. C'est pour cela que l'Union syndicale suisse (USS) demande instamment des contrôles des salaires dans les entreprises de tout le pays ainsi qu'une autorité fédérale habililitée à prononcer des sanctions, des contrôles par sondage et la participation des syndicats aux niveaux national et des entreprises. S'il le veut, le Conseil fédéral peut soumettre au Parlement, même sans prescription figurant dans son programme de législature, un message à ce sujet. S'il le veut... Il est toutefois vrai qu'une prescription dans le programme de législature accentuerait la pression sur le gouvernement pour qu'il le veuille vraiment. Le Conseil des États doit corriger cette mauvaise décision du National et maintenir la pression sur le Conseil fédéral pour qu'il trouve une bonne solution en faveur de l'égalité des salaires.
</p><h2>Naturalisation... Cela pourrait enfin bouger dans le bon sens !</h2><p class="lead">Après l'échec de l'initiative dite " de mise en œuvre ", les syndicats ont décidé de lancer une offensive de naturalisation pour les jeunes étrangers de la deuxième génération. Paul Rechsteiner, président de l'USS, interpellera le Conseil fédéral en ce sens. </p><p>José Corpataux, secrétaire central de l'USS
</p><p>Au lendemain de la votation du 28 février 2016, l'USS, qui compte parmi ses membres un grand nombre de migrantes et de migrants, a invité tout particulièrement les jeunes étrangers de seconde génération à s'interroger sur une potentielle naturalisation. 
</p><p>Le résultat de cette votation marque, en effet, une véritable rupture. Une majorité des votants a considéré que les " secondas " et les " secondos " sont clairement partie prenante de la Suisse. Lors de la prochaine session, le président de l'USS et conseiller aux États Paul Rechsteiner interpellera dans ce sens le Conseil fédéral. Il demandera à ce dernier si celui-ci est prêt à s'engager afin que la naturalisation des personnes issues de la seconde génération - qui sont nées et ont grandi ici - soit activement encouragée et à mener en conséquence une campagne de sensibilisation qui s'adressera tant aux jeunes concernés qu'à leurs parents.
</p><p> En 2008 déjà, la conseillère nationale Ada Marra déposait une initiative parlementaire intitulée " La Suisse doit reconnaître ses enfants ", qui demandait, quant à elle, que les migrantes et les migrants de la troisième génération qui sont nés et qui ont grandi en Suisse bénéficient d'une procédure facilitée de naturalisation. Après le feu vert du Conseil fédéral et du Conseil national, et maintes tergiversations du côté du Conseil des États et de sa Commission des institutions politiques, le projet semble enfin en bonne voie et sera également débattu lors de la session qui vient. La Commission des institutions politiques du Conseil des États a néanmoins quelque peu serré la vis par rapport à la version du Conseil national. Il faudra, par exemple, que les demandes de naturalisation facilitée soient déposées avant l'âge de 25 ans ou encore certifier que l'un des grands parents a été titulaire d'un permis de séjour alors qu'il suffisait de l'établir de manière crédible dans la version du Conseil national. 
</p><p>L'USS ne soutient pas ces durcissements... Elle aurait été favorable à une procédure de naturalisation tout simplement automatique pour les personnes de la troisième génération. Néanmoins, une procédure facilitée peut déjà être considérée comme un premier pas allant enfin dans la bonne direction.
</p><h2>Message FRI 2017-2020</h2><p class="lead">Le Message Formation, Recherche et Innovation (FRI) 2017-2020 sera discuté par le Conseil national le 9 juin.&nbsp;</p><p>Laura Perret, secrétaire centrale de l'USS
</p><p>Ce message tire le bilan de la dernière période (2013-2016) et définit les objectifs et les moyens pour la prochaine période (2017-2020). Avec un budget de près de 26 milliards sur quatre ans, ce programme prévoit quatre priorités d'encouragement : le financement des cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux, l'encouragement de la relève scientifique, l'augmentation du nombre de diplômes délivrés en médecine humaine, l'encouragement de l'innovation.
</p><p>Le problème est que ce message FRI a été élaboré avec une croissance initiale annuelle de 3,2 %. Il a subi une cure d'amaigrissement de quelque 800 millions pour tomber à un taux de croissance de 2 %, sans que les objectifs et priorités ne soient adaptés en conséquence. Le domaine FRI fait aussi les frais du programme de stabilisation 2017-2019 de la Confédération avec une coupe de l'ordre de 555 millions. " Faites davantage avec moins de moyens ", en somme.
</p><p>L'USS s'oppose clairement à ces mesures d'austérité. Elle a formulé 5 revendications :· </p><ul><li>un taux de croissance annuelle de minimum 3.9% ;· </li><li>le renforcement de la formation professionnelle supérieure, mais pas au détriment de la formation professionnelle initiale ;· </li><li>l'augmentation du budget des bourses ;· </li><li>l'augmentation du budget de la formation continue ;· </li><li>des profils clairs pour la relève scientifique des Hautes écoles spécialisées, notamment des enseignant(e)s actifs dans la pratique. </li></ul><p>En conclusion, l'USS s'engage pour un renforcement de l'ensemble du système FRI. Ce n'est que dans un esprit de collaboration et de partage que nous pourrons continuer à développer un système de formation excellent qui profite aux personnes en formation et à l'économie.
</p><h2>Intégration des réfugiés</h2><p class="lead">L'arrivée des réfugiés présente de nombreux défis en matière d'intégration dans la société et sur le marché du travail. Afin de favoriser l'intégration professionnelle des réfugiés, le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) a lancé un projet-pilote d'apprentissage pour les réfugiés. Celui-ci sera effectif à partir de 2018 et s'adressera à quelque 800 à 1000 personnes par année et par mesure. Il contient un préapprentissage d'intégration et un programme d'acquisition précoce de compétences linguistiques (langue locale). Il démarrera en 2018 et concernera entre 800 et 1 000 personnes par année et mesure. </p><p>Laura Perret, secrétaire centrale de l'USS
</p><p>L'USS salue l'initiative, mais considère que, face à l'ampleur du phénomène, il faut agir plus rapidement et efficacement. Elle soutient les projets d'intégration, à condition qu'ils ne fassent pas concurrence aux rapports de travail existants. Les dispositions minimales fixées dans les conventions collectives de travail (CCT) devraient en principe s'appliquer à tout le monde. Les exceptions doivent être discutées de cas en cas et dument justifiées. De plus, les projets d'intégration doivent avoir une composante de formation importante. Enfin, il faut tenir compte du fait que les réfugiés qui arrivent en Suisse ont souvent vécu des expériences traumatisantes et sont confrontés à diverses difficultés. Une vision holistique de la situation s'impose. 
</p><p>C'est pourquoi le Conseiller aux États Paul Rechsteiner (PS/SG), président de l'USS, a déposé une interpellation pour demander la tenue d'une Conférence nationale sur l'intégration des réfugiés dans la société et sur le marché du travail. Il souhaite la participation de tous les acteurs importants, en particulier des cantons, de l'économie et des partenaires sociaux, afin d'analyser ensemble la situation et de rechercher des solutions. Cette interpellation sera traitée par le Conseil des États le 2 juin.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4305</guid><pubDate>Wed, 25 May 2016 10:28:08 +0200</pubDate><title>Procédure d’audition: Assistant(e) en soins et santé communautaire CFC</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/procedure-d-audition-assistant-e-en-soins-et-sante-communautaire-cfc</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4304</guid><pubDate>Wed, 25 May 2016 10:19:15 +0200</pubDate><title>Protéger davantage au lieu de prolonger le temps de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/proteger-davantage-au-lieu-de-prolonger-le-temps-de-travail</link><description>Le temps de travail est toujours plus long en Suisse

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2015, les travailleurs et les travailleuses ont travaillé en moyenne davantage que l’année d’avant, l’augmentation est de 2,3%. Dans le même temps, les maladies dues au stress, les «&nbsp;burn out&nbsp;» ou les crises cardiaques dans le cadre professionnel s’accroissent. Les politiciens et les politiciennes qui veulent mettre les travailleurs et les travailleuses encore plus pression doivent être stoppés. </p><p>&nbsp;</p><p>Toutes branches confondues, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a enregistré une augmentation des heures travaillées. Ce sont les salariés travaillant à plein temps de l’agriculture qui ont accompli la charge de travail hebdomadaire la plus élevée, avec 44 heures et 48 minutes par semaine en 2015. Suivent, dans l’ordre, les branches «Hébergement et restauration» (42 heures et 17 minutes), «Activités financières et d’assurances» (41 heures et 57 minutes), et «Autres activités de services» (41 heures et 34 minutes).
</p><p>&nbsp;</p><h3>Beaucoup d’heure non recensées parce que le temps de travail n’est pas enregistré</h3><p>Le fait d’être atteignable tout le temps (Smartphones et ordinateurs portables) a conduit les salarié-e-s à travailler de plus en plus pendant leur temps libre, que ce soit pendant les week-ends, les vacances ou même pendant la nuit, sans que ces heures ne figurent dans les statistiques. Les heures de travail effectivement accomplies dépassent ainsi ce qui apparaît dans les statistiques. Il est d’autant plus clair pour les syndicats qu’il faut que le temps de travail soit enregistré. Il faut stopper de nouvelles dérégulations, comme les demandent Karin Keller-Suter et Konrad Graber. Les salarié-e-s ne doivent pas être toujours plus exposés à des heures supplémentaires, au stress et aux «&nbsp;burn out&nbsp;». 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Toujours plus de travail pendant le même laps de temps&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p>Ce qui ressort aussi de l’étude de l’OFS, ou plutôt ce qui est tu, est qu’en Suisse, on travaille énormément en comparaison internationale. Et en même temps, le travail s’est toujours plus densifié ces dernières années, ce qui signifie que plus de travail est fourni pendant le même temps. Cela est à mettre d’une part sur le compte de la rationalisation et de la digitalisation dans les entreprises, donc de l’augmentation de la productivité. Ces gains de productivité n’ont pas été rendus aux salarié-e-s sous forme de semaines de travail plus courtes. Ils ont abouti dans les poches d’employeurs âpres au gain. D’autre part, beaucoup d’entreprises réduisent constamment leur personnel, surtout depuis la décision catastrophique de la Banque nationale d’abandonner le taux plancher. Pour ceux qui restent, les processus de travail s’accélèrent. Et en même temps, ils ont plus de travail. &nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><h3>Pas de détérioration de l’enregistrement du temps de travail </h3><p>Les conséquences à tirer de l’étude de l’OFS sont claires: la durée du travail doit enfin être réduite en Suisse et les dispositions de la loi sur le travail sur la protection de la santé psychique au travail doivent être appliquées de manière conséquente. Il n’est pas acceptable que les dispositions sur la durée maximale du temps de travail, sur les pauses et le temps de repos ne soient pas respectées alors que les «&nbsp;burn out&nbsp;» explosent. 
</p><p>Des politiciens comme Karin Keller-Suter ou Konrad Graber, qui veulent que l’enregistrement du temps de travail soit encore péjoré suite à la dérégulation qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2016, doivent revenir à la raison&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4300</guid><pubDate>Tue, 24 May 2016 11:52:56 +0200</pubDate><title>Améliorer la protection contre les licenciements ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ameliorer-la-protection-contre-les-licenciements</link><description>La Conférence de l’OIT a la Suisse à l’œil</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">A la prochaine conférence annuelle de l’OIT, la Suisse devra s’expliquer devant une commission pourquoi elle ne protège pas suffisamment les droits des représentant-e-s syndicaux. Elle risque d’être inscrite sur une liste noire, si elle ne s’adapte pas au droit international. &nbsp; </p><p>La prochaine conférence annuelle de l’Organisation internationale du travail (OIT) a lieu du 30 mai au 11 juin prochains à Genève. Cette année, la Commission de l’OIT qui est responsable du respect des conventions a publié un rapport sur la Suisse. Et il n’est pas tout rose&nbsp;: la Suisse fait preuve d’importants manquements quant au respect des conventions 87 et 98 qui protègent la liberté syndicale. A la suite d’une plainte de l’USS, elle n’a toujours pas mis en œuvre les recommandations de l’OIT qui ont fait. 
</p><h3>La protection contre les licenciements n’est pas suffisante</h3><p> Le rapport constate que les personnes qui sont licenciées parce qu’elles se sont par exemple engagées pour les intérêts des salarié-e-s dans le cadre de négociations conventionnelles ou d’autres activités syndicales, ne bénéficient pas d’une protection légale suffisante. C’est aussi le cas des lanceurs d’alerte. En effet, le droit des obligations suisse ne prévoit que des condamnations de maximum six mois de salaire en guise d’indemnités dans ces cas. Dans les faits, des peines de 2 à 3 mois sont au maximum prononcées&nbsp;: c’est une honte pour des victimes de licenciements abusifs qui ne retrouvent souvent plus de travail pendant des années et doivent même parfois vivre de l’aide sociale.&nbsp; 
</p><h3>OIT: réforme ou liste noire </h3><p>Depuis la plainte à ce sujet de l’USS de 2003, l’OIT a plusieurs fois recommandé à la Suisse de mettre sa protection contre les licenciements en conformité avec les droits humains&nbsp;: la réintégration des salarié-e-s doit par exemple être possible dans certains cas. Ensuite, les sanctions prononcées par les tribunaux doivent être plus sévères afin d’augmenter le pouvoir d’appréciation de la justice. Il n’est en effet pas possible qu’une sanction maximale de six mois de salaire soit prononcée autant pour Nestlé que pour le garagiste du village. 
</p><p>La Suisse devra expliquer à la conférence de la communauté internationale pourquoi elle n’a pas encore adapté la protection contre les licenciements. Les syndicats sont clairs sur le sujet&nbsp;: elle doit enfin mettre en route des réformes de la protection contre le licenciement. Si la Suisse continue à tergiverser, elle finira sur une liste noire de l’OIT. 
</p><h3>Autres sujets abordés</h3><p> Une discussion aura notamment lieu à cette conférence de l’OIT sur le travail décent dans les chaînes de distribution globalisées. On discutera aussi de rendre le libre échange plus équitable en instituant des standards minimums dans les domaines du droit du travail et des droits sociaux. </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Suisse</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4298</guid><pubDate>Mon, 23 May 2016 16:08:29 +0200</pubDate><title>Audition sur la révision partielle de l’ordonnance sur la maturité professionnelle fédérale (OMPr)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-la-revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-la-maturite-professionnelle-federale-ompr</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4296</guid><pubDate>Mon, 23 May 2016 15:48:26 +0200</pubDate><title>Révision ordonnance examen complémentaire permettant titulaires certificats de maturité professionnelle d&#039;être admis aux hautes écoles univ.</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-ordonnance-examen-complementaire-permettant-titulaires-certificats-de-maturite-professionnelle-detre-admis-aux-hautes-ecoles-univ</link><description> N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4291</guid><pubDate>Thu, 19 May 2016 10:50:46 +0200</pubDate><title>Hausse alarmante du chômage : l’USS exige que des mesures soient prises </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/hausse-alarmante-du-chomage-l-uss-exige-que-des-mesures-soient-prises</link><description>Enquête suisse sur la population active : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage a augmenté en Suisse pendant le 1er trimestre 2016 pour atteindre un triste record historique. 249 000 personnes sont à la recherche d'un emploi. Cela représente un taux de chômage de 5,1 %. Si aucune donnée détaillée n'est encore à disposition concernant le chômage des personnes de 55 ans et plus pendant ce 1er premier trimestre, on sait par contre clairement qu'en 2015, l'évolution a été particulièrement négative pour ce groupe d'âge. 
</p><p>Les traces laissées par la surévaluation du franc sont évidentes. Depuis le 1er semestre 2015, le nombre des personnes au chômage a augmenté de 37 000 unités. La Suisse est pratiquement le seul pays d'Europe où le chômage progresse. En Allemagne, le taux de chômage est désormais passé à 4,2 %, ce qui reflète on ne peut plus nettement le contexte différent en Allemagne et en Suisse au plan monétaire. La dévaluation du franc annoncée lors de l'abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher n'a pas eu lieu, comme le montre par exemple l'indice du taux de change réel de la Banque des règlements internationaux (BRI). 
</p><p>L'évolution est alarmante. L'Union syndicale suisse (USS) attend des autorités qu'elles prennent des mesures correctrices. La situation de l'emploi doit s'améliorer rapidement. Quiconque cherche un emploi en Suisse doit en trouver un. 
</p><p>Les mesures suivantes sont prioritaires : </p><ul><li>la BNS doit combattre activement la surévaluation du franc ; </li><li>le service de l'emploi doit être renforcé ;l'USS propose que les entreprises soient obligatoirement tenues d'annoncer leurs places vacantes aux offices régionaux de placement ; </li><li>il faut que la Confédération, les cantons et les communes stoppent leurs programmes d'austérité pour la plupart inutiles ; sinon, la crise passera de l'économie d'exportation à l'économie intérieure ; </li><li>les travailleurs et travailleuses âgés depuis de longues années dans leurs entreprises en particulier ont besoin d'une meilleure protection ; l'USS demande qu'ils bénéficient d'un délai de licenciement prolongé. </li></ul><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4289</guid><pubDate>Thu, 12 May 2016 13:16:55 +0200</pubDate><title>Il faut renforcer les mesures d’accompagnement pour empêcher les abus en matière de salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/il-faut-renforcer-les-mesures-d-accompagnement-pour-empecher-les-abus-en-matiere-de-salaire</link><description>Rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a besoin des Accords bilatéraux conclus avec l'Union européenne (UE). Mais ceux-ci doivent profiter aux personnes professionnellement actives dans notre pays. C'est pour cela que les mesures d'accompagnement ont été mises en place. Quiconque travaille en Suisse doit toucher un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses. Les patrons ne doivent en effet pas tricher avec la libre circulation des personnes. 
</p><p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d'accompagnement publié aujourd'hui par le SECO montre toute l'importance de ces mesures de protection. Lors de leurs contrôles, les inspecteurs et inspectrices du travail découvrent régulièrement des infractions. 
</p><p>Dans les branches qui fixent des salaires minimums obligatoires, les employeurs fautifs peuvent être amenés à rendre des comptes en payant des d'amendes. Dans les branches sans salaires minimums, ce n'est pas possible. Que le nombre des infractions ait augmenté ces derniers temps est particulièrement inquiétant. Ainsi, des infractions salariales ont été constatées pour 17 % des entreprises étrangères contrôlées en 2015 et 11 % des employeurs suisses, contre 12, respectivement 8 % il y a cinq ans. Les branches comme l'horticulture, le commerce de détail et des petites entreprises de la branche de la sécurité sont spécialement concernées. 
</p><p>Pour protéger les salaires et les conditions de travail, l'Union syndicale suisse (USS) demande : </p><ul><li>des conventions collectives de travail (CCT) fixant des salaires minimums obligatoires dans l'horticulture, le commerce de détail et la branche de la sécurité ; </li><li>le démantèlement des obstacles mis à l'extension du champ d'application des CCT (suppression du quorum des employeurs) ; </li><li>des pouvoirs publics plus actifs : les cantons doivent définir les branches sur lesquelles ils se focalisent et également garantir le contrôle des branches en point de mire au plan fédéral ; en outre, il faut garantir dans les marchés publics que les entreprises prises en considération respectent les conditions salariales et de travail ;</li><li>les contrôles doivent être renforcés et les sanctions durcies, et un registre des branches doit être créé pour les branches qui se comportent correctement.</li></ul><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11 ou 031 377 01 16</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4287</guid><pubDate>Thu, 12 May 2016 09:24:29 +0200</pubDate><title>Réfléchir avant de vouloir donner une leçon</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/reflechir-avant-de-vouloir-donner-une-lecon</link><description>L’USS sur l’initiative « en faveur » du service public</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Tout le monde s'est déjà énervé à cause de la Poste, des CFF ou de Swisscom, ainsi que sur les salaires de leurs managers. C'est exactement ce qui donne de l'élan à l'initiative " En faveur du service public " : on se verrait bien donner une bonne leçon à ces Messieurs, là-haut. Mais attention ! Tirons plutôt les leçons de l'initiative contre l'immigration de masse et mesurons les conséquences désastreuses d'un OUI ! </p><p>Si, pour l'initiative " En faveur du service public ", les citoyens et les citoyennes devaient à nouveau agir en donneurs de leçons, comme ce fut le cas pour l'initiative contre l'immigration de masse, il se pourrait bien que la population se réveille avec une sérieuse gueule de bois au lendemain de la votation. Car l'initiative offre au Parlement une liberté d'action presqu'illimitée pour dépecer le service public actuel et le réduire à son strict minimum. L'initiative dit que le Parlement aura effectivement la tâche de définir le futur service universel, et cela, pas seulement dans les services postaux, de télécommunications et ferroviaires, mais aussi de manière générale, dans tous les domaines. Une occasion que le Parlement dominé par la droite ne va certainement pas laisser passer. Et, personne n'est rassuré quand les initiant-e-s promettent de lancer alors des référendums. Quelle naïveté ! On souhaite améliorer la situation, mais, avec un Parlement aussi intraitable, on ne fera que l'aggraver. Sans compter qu'il faudra utiliser l'outil du référendum, à plusieurs reprises probablement. Référendums dont l'issue est incertaine. Ou comment se compliquer encore plus la vie... Alors autant ne pas tenter le diable ! 
</p><p>Les initiant-e-s souhaitent de prime abord de meilleures prestations et des prix plus bas. Or, pas un mot à ce sujet ne figure dans l'initiative. C'est au contraire avec un démantèlement des prestations qu'il faudra compter. 
</p><h3>Rien de noble dans ces objectifs, au contraire </h3><p>Faire des bénéfices serait interdit. Ainsi, les CFF seraient même obligés de baisser le prix des billets dans le trafic à longue de distance. Ce qui a comme seul effet que l'entreprise serait encore plus déficitaire et que la Confédération devrait injecter encore plus d'argent. Pour l'éviter, le Parlement pourrait alors tout simplement supprimer des lignes entières. 
</p><p>Les subventionnements croisés seront interdits. Actuellement, la Confédération verse annuellement environ 230 millions de francs à La Poste : 180 millions à l'entreprise CarPostal et 50 millions pour le rabais sur l'acheminement des journaux. En contrepartie, la Confédération profite chaque année des bénéfices de son entreprise, à hauteur de 200 millions. C'est presqu'une situation gagnant-gagnant, sauf que la Poste gagne un peu plus. Avec l'initiative, le flux financier ne fonctionne plus que dans un sens, à savoir de la Confédération vers la Poste. Pour l'éviter, le Parlement pourrait alors tout simplement supprimer des lignes de CarPostal et retirer la subvention pour l'acheminement des journaux. 
</p><p>Les salaires des managers devraient baisser, mais l'initiative dit pourtant autre chose : les salaires et les honoraires de tous les collaborateurs ne doivent pas dépasser ceux de l'Administration fédérale. Cela signifie concrètement que tout le système salarial des entreprises proches de la Confédération serait ébranlé. Il n'est absolument pas garanti que les baisses de salaires n'auraient lieu qu'au niveau des managers. Il est aussi particulièrement problématique qu'il n'y ait plus de négociations salariales entre les partenaires sociaux, puisque le Parlement décide s'il y a lieu d'accorder des augmentations de salaires ou pas. Et ce Parlement y est opposé, selon notre expérience. 
</p><h3>Ne pas manger dans la main de la droite </h3><p>Les initiant-e-s ont certainement eu de bonnes intentions, mais leur initiative est un cocktail empoisonné pour les services publics. Plus on approche de la votation, plus ils argumentent de manière populiste, parlent de la " classe politique " qui, en raison de ses abonnements généraux gratuits, n'aurait plus les pieds sur terre. Ils prétendent aussi que nous, les syndicats, nous serions à la solde de ces entreprises. Tout ne serait que querelles de gamins dont on pourrait rire, si cela n'était extrêmement sérieux. Il est vraiment tragique que les initiant-e-s ne semblent pas remarquer que leur initiative mange dans la main de la droite. Car, avant même qu'on interdise à Swisscom de réaliser des bénéfices, elle sera privatisée. Idem pour PostFinance. Cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Avant de jouer au donneur de leçon à ces Messieurs, là-haut, il faut bien réfléchir. Les salaires des managers pourraient alors atteindre des sommets encore plus élevés...&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4285</guid><pubDate>Wed, 11 May 2016 11:26:32 +0200</pubDate><title>Stopper la baisse des rentes – Renforcer l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/stopper-la-baisse-des-rentes-renforcer-l-avs</link><description>Votation populaire sur l’initiative AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p> La décision de faire voter sur l'initiative populaire AVSplus le 25 septembre 2016 a sonné le lancement d'un intense débat public sur la prévoyance vieillesse. Il est désormais évident que les rentes des caisses de pension seront toujours plus basses. En raison des crises des marchés financiers, des diminutions de rentes allant jusqu'à 20% ne font plus exception. Ces pertes doivent être compensées. La voie la plus sûre et la plus avantageuse est une hausse des rentes AVS de 10%. Cela se justifie d'autant plus que les rentes AVS n'ont pas été augmentées significativement depuis des décennies et accusent toujours plus de retard sur l'évolution des salaires. 
</p><p>AVSplus est une solution sûre au problème des retraites, étant donné que l'AVS maitrise remarquablement bien le vieillissement de la société: alors que les cotisations AVS n'ont pas été relevées depuis 1975, l'assurance verse à l'heure actuelle 2,2 millions de rentes, soit deux fois plus qu'alors. Un seul pour-cent de TVA en plus a été nécessaire. Cet exploit est possible grâce à son financement génial : l'augmentation du nombre de personnes actives et la croissance des salaires produisent automatiquement des recettes nettement plus élevées. Les très hauts revenus contribuent en outre bien plus qu'ils ne vont ensuite recevoir quand ils seront à la retraite. Ce qui est à l'avantage des personnes qui ont des salaires moyens. 
</p><p>AVSplus est pour la grande majorité de la population la solution la plus avantageuse, car elle offre le meilleur rapport prestations/prix dans tout le système de prévoyance vieillesse de Suisse. Avec AVSplus, les retraité-e-s vivant seuls recevront en moyenne 200 francs de plus par mois. Et ce seront 350 francs par mois pour les couples. Si ces augmentations des rentes AVS devaient être financées par des cotisations salariales supplémentaires (il faudrait 0,4% en plus pour l'employé-e et autant pour l'employeur), cela coûterait par exemple à un-e employé-e-s de commerce ou un-e polymécanicien-ne qui gagnent environ 6000 francs mensuels exactement 27 francs par mois. Financer la même augmentation de rente par la caisse de pension leur coûterait deux fois et demie fois plus cher. 
</p><p>Raison pour laquelle, les citoyens et citoyennes devront répondre le 25 septembre à la question suivante : payer un peu plus pour une rente AVS plus élevée ou payer beaucoup plus à la caisse de pension pour obtenir la même chose ou même moins qu'aujourd'hui. Quand on sait calculer et qu'on ne se laisse pas intimider par la campagne des adversaires de l'initiative qui attisent continuellement les peurs, la réponse est un OUI à AVSplus. Au lieu de fantasmer sur la retraite à 67 ans alors que les travailleurs âgés ont déjà du mal à conserver leur emploi jusqu'à la retraite, la Suisse doit plutôt veiller à ce que sa population bénéficie de retraites décentes, comme le prescrit la Constitution fédérale. Pour toutes les organisations de l'" Alliance pour une AVS forte ", il est donc clair que nous devons stopper la baisse des rentes et renforcer l'AVS. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, adjointe du premier secrétaire de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4282</guid><pubDate>Mon, 09 May 2016 14:33:10 +0200</pubDate><title>Veillons à infliger une nouvelle gifle à l’UDC</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/veillons-a-infliger-une-nouvelle-gifle-a-l-udc</link><description>L’USS est pour la révision de la loi sur l’asile</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS approuve la nouvelle loi sur l’asile. Sur le fonds tout d’abord, parce que, tous comptes faits, le OUI est défendable. Et sur le plan politique ensuite, parce qu’il faut s’opposer à la xénophobie que l’UDC tente une nouvelle fois de rendre présentable. </p><p>Le point le plus important de la révision actuelle de la loi sur l’asile est l’accélération des procédures, couplée à une assistance juridique gratuite. L’USS a accepté ce compromis. L’accélération des procédures peut certes être considérée comme un recul en matière de droits, mais, devrait être compensée grâce au plus qu’apporte l’assistance juridique. Force est aussi de constater que des procédures plus rigoureuses ne sont pas forcément au désavantage des requérants d’asile. Devoir attendre pendant des années sans pouvoir travailler, vivre dans le provisoire de longue durée sans aucune perspective peut être très paralysant. En résumé, quand on a bien pesé les intérêts, le OUI est défendable, c’est une solution raisonnable. 
</p><h3>Au lieu d’éteindre le feu, l’UDC l’alimente </h3><p>Et ce OUI est encore plus raisonnable quand on se pose la question de savoir à quoi la loi ressemblerait si l’UDC devait gagner son référendum. Car c’est cette même UDC qui, depuis des années, réclame à grands cris des procédures accélérées. Elle a aussi marqué en profondeur la révision actuelle. Mais le parti souhaite toujours autant l’opposition fondamentale. Elle se présente en pompier qui éteindrait le feu, alors qu’elle ne fait que l’alimenter. Elle mise même sur un embrasement, du moins discursif, et espère en profiter. La vitesse à laquelle le parti modifie son argumentation laisse d’ailleurs pantois. Alors que l’assistance juridique gratuite était au centre des critiques de l’UDC pendant des semaines, le couple infernal Köppel-Brunner a soudain prétendu pendant l’émission Arena de la télévision suisse-allemande que la rapidité des procédures était en fait le problème. Cela attirerait les requérants d’asile. Alors qu’avant, c’était la longueur des procédures qui attirait les requérant-e-s d’asile. 
</p><h3>Ne reste qu’à s’assurer que l’UDC reçoive une nouvelle gifle </h3><p>Que dire quand les ténors du parti tirent ainsi des arguments comme d’une pochette-surprise&nbsp;? On réalise alors vite que le OUI à la révision de la loi sur l’asile revêt une dimension plus importante que le NON xénophobe de l’UDC. Et on peut regretter que la gifle que l’UDC a reçue contre son initiative de mise en œuvre soit arrivée trop tard pour pouvoir encore corriger l’envie de confrontation permanente de l’UDC.
</p><p>Il ne reste donc plus qu’à s’assurer que le peuple inflige une nouvelle gifle à l’UDC. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4277</guid><pubDate>Wed, 04 May 2016 15:44:06 +0200</pubDate><title>L’USS se félicite du renoncement à une libéralisation intégrale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-se-felicite-du-renoncement-a-une-liberalisation-integrale</link><description>Marché de l’électricité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) se félicite de la décision prise par le Conseil fédéral de renoncer dans un premier temps à la deuxième étape de la libéralisation du marché de l'électricité. Cette décision est pragmatique et témoigne d'un sens de la responsabilité à l'égard d'une branche confrontée à une forte pression en raison des prix toujours bas sur le marché de l'électricité. Hâter l'ouverture de ce marché l'aurait encore plus déstabilisé, une déstabilisation qui aurait touché les petites entreprises d'approvisionnement en électricité (EAE). Celles-ci auraient alors été contraintes de se livrer à une concurrence pour les petits clients très onéreuse ; cela, sans pour autant profiter, sur le plan des prix, de la libéralisation. C'est un fait que, pour les petits clients (artisanat, petites entreprises de services et ménages), le prix contrôlé de l'électricité est resté stable en Suisse à un niveau bas ces dernières années, alors qu'il a augmenté sur les marchés libéralisés de l'Union européenne. Les petits clients ne possèdent aucune puissance sur le marché. Ils dépendent d'un contrôle des prix. 
</p><p>L'électricité n'est pas un produit qui se prête à des expériences de marché. C'est un bien existentiel auquel personne ne peut renoncer. De ce fait, un approvisionnement sûr en électricité revêt une grande importance économique. Pour l'économie suisse, il est également de loin plus important qu'une chasse à l'offre la meilleure. Ce fut un coup de chance historique si la libéralisation partielle de ce marché a été mise en vigueur quand les prix cotés en bourse étaient très élevés. C'est pour cela que les grands clients sont restés fidèles à l'époque à leurs anciennes EAE. Depuis 2012, le taux de changement d'entreprise d'approvisionnement des grands clients a fortement augmenté, les EAE leur vendant cette électricité à un prix inférieur aux prix de revient. Le Conseil fédéral a bien fait de renoncer à l'heure actuelle à la libéralisation intégrale du marché de l'électricité, car cela aurait été une aventure des plus risquées pour l'approvisionnement intérieur en électricité. 
</p><p>Il incombe toujours à la branche de l'électricité d'investir dans la formation de nouveaux spécialistes et le perfectionnement professionnel du personnel en place. En effet, le tournant énergétique est l'avenir des EAE, un avenir qui ne se fera qu'avec du personnel qualifié spécialisé. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS,&nbsp;079 744 93 90</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4274</guid><pubDate>Tue, 03 May 2016 08:57:32 +0200</pubDate><title>Ne détruisons pas le service public !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ne-detruisons-pas-le-service-public</link><description>USS: 2 x NON, pour un service public fort</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS et ses syndicats actifs dans les services publics ont aujourd'hui justifié pourquoi ils refusaient clairement les initiatives " En faveur du service public " et " Vache à lait ". Toutes deux représentent une menace pour les services publics. L'initiative " Vache à lait " parce qu'elle exige dans des proportions sans commune mesure d'augmenter massivement les moyens attribués à la construction des routes, moyens qui manqueront ensuite dans d'autres domaines à la Confédération. Quant à l'initiative " En faveur du service public ", elle ouvre grand la porte à la privatisation de certaines entreprises de service public en leur interdisant de réaliser des bénéfices.
</p><p>Paul Rechsteiner, président de l'USS, a rendu attentif au risque de privatisation : " Et pourquoi donc, pour prendre un exemple, Swisscom ne devrait plus avoir le droit de faire des bénéfices ? Pourquoi seuls Salt et Sunrise le pourraient ? Une victoire de l'initiative dans les urnes ouvrirait tout grand la porte à la privatisation de Swisscom. " Paul Rechsteiner a fortement déconseillé d'accepter cette initiative " trop peu réfléchie ", uniquement en raison de salaires de managers trop élevés.
</p><p>L'initiative " Vache à lait " met directement en danger le développement du rail : la décision des citoyennes et citoyens d'affecter 9% de l'impôt sur les huiles minérales au financement des transports publics serait torpillée. Giorgio Tuti, le président du SEV : " L'initiative " Vache à lait va immanquablement conduire à un démantèlement dans les transports publics et à des hausses de prix. Cela signifierait un rapatriement du trafic sur la route. "
</p><p>Maria Bernasconi, secrétaire générale de l'APC a critiqué le fait que les deux objets coûteraient plus de 2 milliards à la Confédération et que le personnel de la Confédération risquerait de devoir subir de nouveaux programmes d'économies drastiques. " Ces économies supplémentaires auraient aussi clairement un impact sur la capacité d'innovation et la compétitivité de la Suisse. "
</p><p>Ce que Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP a confirmé: " Il ne saurait être question que des entreprises de la Confédération ne puissent plus réaliser de bénéfices et qu'on les empêche de procéder à des subventionnements croisés, car ceux-ci n'aboutissent pas les poches de particuliers, mais sont réinvestis dans le service public. "
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, 079 744 93 90 </li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3031</guid><pubDate>Sun, 01 May 2016 16:00:00 +0200</pubDate><title>Tous ensemble pour une AVS forte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tous-ensemble-pour-une-avs-forte</link><description>Le 1er Mai fêté dans plus de 50 localités du pays (II)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En ce 1er Mai, la population descend dans la rue pour  manifester contre le démantèlement des rentes et les pertes d’emplois,  ainsi que pour plus de justice sociale dans plus de 50 localités de  Suisse. Pour cette Fête des travailleuses et des travailleurs 2016,  l’Union syndicale suisse (USS) a choisi le slogan. «&nbsp;Tous ensemble pour  une AVS forte&nbsp;!&nbsp;». </p><p>Lors de ces rassemblements, la population manifeste pour que la  baisse des rentes du 2e pilier soit compensée par une hausse des rentes  de l’AVS. Elle proteste aussi contre les projets de la droite qui veut  imposer le démantèlement des rentes et le relèvement à 67 ans de l’âge  de la retraite, alors que les travailleuses et travailleurs âgés ont  aujourd’hui déjà de la peine à conserver leur emploi jusqu’à l’âge  ordinaire de la retraite. 
</p><p>Des dizaines d’orateurs et oratrices montreront que l’AVS est  parvenue à maîtriser jusqu’à ce jour le vieillissement de la population  et que ce sera aussi le cas demain. Ils dénonceront l’argument de  l’«&nbsp;inéluctabilité démographique&nbsp;» comme étant un grossier stratagème  politique destiné à imposer une baisse des rentes, et exigerons que  l’AVS soit renforcée. 
</p><h3>Citations tirées des discours du 1er Mai</h3><p>Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a déclaré à Thoune et à  Spiez&nbsp;: «&nbsp;Les rentes des caisses de pension sont toujours plus  mauvaises, au point que c’en est parfois dramatique. Et cela surtout  pour les futurs retraitées et retraités. L’initiative AVSplus exige une  augmentation des rentes de 10%. Cela a évidemment un coût. Mais se  serait nettement moins cher que si l’on voulait obtenir le même résultat  avec le 2e pilier et beaucoup moins cher qu’avec les assurances privées  (3e pilier). 
</p><p>Giorgio Tutti, le président du SEV s’est exprimé à Berne sur le même  sujet&nbsp;: «&nbsp;Il est évident que les personnes qui gagnent bien leur vie ne  désirent pas que l’AVS soit développée, car ils paient des cotisations  sur l’entier des leurs salaires élevés et ne reçoivent que la rente  maximale, qui est la même pour tout le monde. Il est aussi évident que  les assureurs privés et les banques soient contre ce projet. Ils  dénigrent l’AVS et veulent l’affaiblir pour pouvoir faire des affaires  avec les caisses de pension et le 3e pilier.&nbsp;»
</p><p>A Bienne, Doris Bianchi, l’adjointe du premier secrétaire de l’USS a  justifié la nécessité de l’initiative AVSplus de la sorte&nbsp;: «&nbsp;Il n’y a  plus que les personnes qui gagnent bien leur vie qui peuvent appréhender  la retraite sans se faire de soucis. Pour recevoir une rente décente  d’environ 2000 francs par mois de sa caisse de pension, il faut avoir  accumulé au moins un demi-million de capital. Il n’y a plus que les  hauts revenus qui y parviennent encore. Même les salarié-e-s qui gagnent  environ 7000 francs bruts par mois ont de la peine à atteindre cet  objectif.&nbsp;»
</p><p>Katharina Prelicz-Huber, la présidente du SSP, a abordé un autre  sujet à Aarau et a recommandé le 2X NON aux initiatives «&nbsp;En faveur du  service public&nbsp;» et «&nbsp;Vache à lait&nbsp;». Les deux objets menacent «&nbsp;un  service public étendu jusque dans les régions périphériques […] Et s’il  venait à manquer 1500 millions de recettes dans les caisses fédérales à  cause de l’initiative «&nbsp;vache à lait&nbsp;», cela impliquerait un énorme plan  d’austérité dans la formation, la santé, le social, les transports  publics, etc.&nbsp;» &nbsp;
</p><p>Vania Alleva, la présidente d’Unia a fustigé à Coire les recettes de  crise néolibérales, dans le monde et en Suisse. «&nbsp;Que la Banque  nationale suisse se soit agenouillée devant les marchés financiers en  est un exemple parlant. L’abandon du taux plancher a en l’espace d’un an  déjà détruit des dizaines de milliers d’emplois. Il n’est donc pas  étonnant que le nombre de pauvres ait à nouveau augmenté en Suisse, à  530&nbsp;000 personnes. Quelque 800&nbsp;000 personnes ne peuvent pas se permettre  de partir une semaine en vacances. Par contre, la fortune des 300  personnes les plus riches a augmenté 481 à 596 milliards au cours des  quatre dernières années. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Ewald Ackermann, Service de la communication, 031&nbsp;377 01 09 ou 079&nbsp;660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category><category>AVS</category><category>Services Publics</category><category>Travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4264</guid><pubDate>Fri, 29 Apr 2016 13:14:39 +0200</pubDate><title>L’initiative « En faveur du service public » aggraverait les dysfonctionnements du service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-initiative-en-faveur-du-service-public-aggraverait-les-dysfonctionnements-du-service-public</link><description>Le sondage montre que la population veut un service public de qualité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats du sondage sur l'initiative " En faveur du service public " publiés aujourd'hui montrent surtout une chose : la population souhaite disposer d'un service public de qualité. S'il y a lieu de s'en réjouir, l'acceptation de l'initiative aurait toutefois exactement l'effet inverse. Elle ne formule en effet aucune prescription sur la qualité des services fournis ou des conditions de travail appliquées dans ce secteur. Conséquence : les dysfonctionnements constatés s'aggraveraient encore plus avec le démantèlement du service public. 
</p><p>Le niveau encore relativement élevé d'acceptation de cette initiative, d'une part, est imputable à son intitulé trompeur et, de l'autre, signale qu'une grande partie des citoyen(ne)s ne s'est pas encore vraiment penchée sur le contenu de l'initiative. Celle-ci réduit, d'un côté, la marge de manœuvre des entreprises proches de la Confédération que sont les CFF, Swisscom et la Poste et, en même temps, offre dangereusement au Parlement un vaste champ d'action concernant le service universel que garantissent ces entreprises. En effet, selon la volonté des initiant(e)s, le Parlement devra définir tout ce qui fait partie de ce dernier. Mais s'il n'était plus permis de chercher à faire des bénéfices dans le service universel et si la Confédération ne pouvait plus participer aux bénéfices, le service universel ne serait plus synonyme que de coûts. Pour endiguer ceux-ci, il est évident que le Parlement tenterait de réduire au maximum le service universel. 
</p><p>Tout aussi évident est le fait que les domaines lucratifs du service universel seraient séparés de ces entreprises et privatisés. Ainsi l'initiative s'avérerait être un levier pour la privatisation et le démembrement des entreprises liées à la Confédération, privant la société et les gens de tout contrôle politique sur des infrastructures centrales. Les conséquences sont prévisibles : démantèlement du service public, suppressions d'emplois et pression sur les conditions de travail. Pour les employé(e)s de ces entreprises, cette perspective est catastrophique. Toujours est-il que, grâce à un partenariat social ancré dans la loi, il existe ici des conventions collectives de travail de qualité qui fixent les normes pour l'ensemble des branches concernées. 
</p><p>Qui veut vraiment un service public de qualité doit donc rejeter cette initiative. 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Dore Heim (079 744 93 90), secrétaire dirigeante de l'USS, se tient à votre disposition pour de plus amples informations. </li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4262</guid><pubDate>Wed, 27 Apr 2016 16:33:29 +0200</pubDate><title>Conseil national : la droite roule les mécaniques</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conseil-national-la-droite-roule-les-mecaniques</link><description>Égalité des salaires entre femmes et hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si la Suisse laisse une majorité de droite la gouverner, le pire est à craindre. Le Conseil national vient d'en donner un exemple magistral lors de sa dernière session extraordinaire. 
</p><p>Normalement, le programme de législature, par lequel le Conseil fédéral se donne lui-même la direction qu'il va suivre, ne pose pas vraiment problème. Cette fois cependant, le Conseil national a imposé au gouvernement tout un cahier de souhaits bourgeois en vue d'adapter ce programme : ajout d'un mécanisme d'intervention dans l'AVS ici, rejet de mesures jugées importunes en matière d'égalité des sexes là. La droite vient en effet de jeter par-dessus bord la représentation minimale par sexe visée à la faveur de la révision du droit des sociétés anonymes, alors qu'elle impose au nom de la concordance, en brandissant une éventuelle exclusion du parti, la représentation quantitative des partis au sein du Conseil fédéral. Elle a également biffé de la révision de la loi sur l'égalité entre hommes et femmes le pas timide que le Conseil fédéral entendait faire pour se rapprocher de l'égalité salariale. 
</p><p>La réalité avérée n'a joué aucun rôle lors des délibérations sur le programme de législature : en toute candeur, le nouveau conseiller national UDC Erich Hess a prétendu que l'égalité des sexes était déjà réalisée et qu'un travail de valeur égale était payé avec la même rémunération. Que les statistiques disent tout autre chose, à savoir que les femmes soient moins bien payées pour leurs activités professionnelles et qu'elles assument encore la majeure partie du travail non rémunéré, n'a absolument pas pesé dans la balance. Ce qui ne sied pas à la majorité de droite doit être éjecté du programme de législature. Simplement parce que cette majorité peut se le permettre. 
</p><p>Ainsi, le Conseil national a montré que les besoins de la population lui étaient indifférents et qu'il pratique le clientélisme. L'égalité des sexes n'est pas une revendication de la minorité parlementaire de gauche qu'il faut combattre, mais une nécessité sociale dont bénéficient les femmes et les hommes, ainsi que l'économie. Et les électrices et électeurs de droite ont aussi besoin d'une AVS qu'aucun mécanisme d'intervention n'affaiblit. Comme tout le reste de la population. Ces interrelations, le Conseil national les a totalement perdues de vue. 
</p><p>Reste à espérer qu'au moins le Conseil fédéral voie plus loin et ne se laisse pas impressionnera par les biscotos du Conseil national. Et aussi qu'il soumette rapidement au Parlement un projet en faveur de l'égalité salariale. Sinon, nous les femmes, nous montrerons nos muscles et réclamerons nos droits par tous les moyens à notre disposition. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4257</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2016 10:57:52 +0200</pubDate><title>Tous ensemble pour une AVS forte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/tous-ensemble-pour-une-avs-forte</link><description>Fête du travail 2016 : appel, affiche, histoire, vue d&#039;ensemble des manifesfations</description><content:encoded><![CDATA[<p> À une époque où les patrons prennent le franc fort pour prétexte afin de supprimer à tour de bras des emplois et imposer aux travailleurs et travailleuses des conditions de travail toujours plus flexibles et éprouvantes ;
</p><p>à une époque où la Banque nationale refuse de voir quels sont les vrais problèmes qui se posent et maintient un cours du franc dévastateur sans se préoccuper des conséquences que les travailleurs et les travailleuses sont les premiers à supporter ;
</p><p>à une époque où le fossé entre riches et pauvres se creuse toujours plus et où la droite ne fait pratiquement rien pour le combler, mais l'agrandit encore plus avec sa politique fiscale et financière ;
</p><p>à une époque où les patrons, malgré l'obligation inscrite dans la Constitution, continuent à refuser de verser aux femmes un salaire égal pour un travail de valeur égale et où les partis de droite n'entreprennent rien contre cela ;
</p><p>à une époque où la droite fait s'enchaîner les programmes d'austérité dans les pouvoirs publics et ne se gêne pas de saper toujours plus les services publics ;
</p><p>à une époque où le plus grand parti du pays ne cesse de se déchaîner contre les migrant(e)s et les minorités pour, avec cette politique des boucs émissaires, détourner l'attention des vrais problèmes ;
</p><p>à une époque où les patrons et les partis de droite veulent constamment baisser les prestations de l'AVS, faisant basculer toujours plus de personnes dans la détresse, alors que le paquebot du 2e pilier prend toujours plus l'eau et que la perspective de vivre ses vieux jours matériellement dans la dignité s'obscurcit pour beaucoup ;
</p><p>dans une telle époque, il s'agit de se rassembler, de se battre tous ensemble pour la dignité et la justice sociale, pour les emplois et de bonnes conditions de travail.
</p><h3>Un engagement combatif vaut la peine</h3><p>Le passé nous a appris qu'il vaut la peine que les syndicats fassent preuve d'un engagement combatif. On l'a vu avec la victoire remportée contre l'initiative inhumaine de " mise en œuvre ", une victoire à laquelle ils ont contribué de manière déterminante à montrer à l'UDC où sont les limites à ne pas franchir avec la xénophobie et les attaques contre les fondements, en Suisse, de l'État de droit et des droits humains. Les votations gagnées par les syndicats ces 15 dernières années, grâce auxquelles il a été possible d'empêcher que les prestations de la prévoyance vieillesse ne soient démantelées, le montrent également.
</p><p>Ce combat franchit maintenant une nouvelle étape. Car les patrons et les partis de droite font campagne sans relâche pour un réaménagement de la prévoyance vieillesse qui est contraire à l'esprit de la solidarité. Usant de l'argument massue de l'évolution démographique, ils essaient de faire avaler à la population la soi-disant nécessité de relever l'âge de la retraite et de diminuer les prestations. Et en invoquant la " génération dorée ", ils essaient de persuader les gens que les retraité(e)s roulent en principe sur l'or, provoquant par là un conflit entre les générations.
</p><h3>Battre contre les légendes entrées dans la tête</h3><p>Nous les syndicats, nous nous battons contre toutes ces légendes qui sont entrées dans la tête de beaucoup. Nous savons en effet que la grande majorité des retraité(e)s actuels et futurs n'ont pas besoin que leur rente baisse, mais qu'elle augmente. Et nous savons que l'assurance populaire qu'est l'AVS, l'assurance sociale la plus efficiente, la plus sûre et la plus solidaire, doit être renforcée et non pas affaiblie.
</p><p>Ensemble avec les travailleurs et les travailleuses, ensemble avec les retraité(e)s, nous allons nous battre pour AVSplus. L'enjeu, c'est plus qu'une hausse de 10 % des rentes AVS. L'enjeu c'est de gripper le moteur du démontage social, et d'huiler celui de la justice.
</p><p>Prenons à bras le corps ce tournant social ! D'abord avec l'AVS, cet ouvrage séculaire, cette preuve concrète de solidarité donnée par notre pays. Puis dans le monde du travail et dans la société. Ensemble. Parce qu'un tournant social est nécessaire. Et parce qu'il est possible. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4255</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2016 09:46:57 +0200</pubDate><title>Un partenariat social solide dans la formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-partenariat-social-solide-dans-la-formation</link><description>Profession de foi commune pour l&#039;avenir dans la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les résultats réjouissants du sommet national de la formation professionnelle s’est tenu le 18 avril dernier sous la direction du président de la Confédération, Johann Schneider-Ammann, en présence des représentants de la Confédération, des cantons et des milieux politique et économique démontre que le partenariat social pour la formation professionnelle est fort.</p><p>Après d’intenses discussions, les partenaires de la formation professionnelle sont arrivés à un consensus sur plusieurs thèmes importants&nbsp;: vision d’avenir, financement et intégration des réfugiés. L’USS a démontré, une fois de plus, son engagement et sa force de proposition pour faire avancer les dossiers. Elle poursuivra ses efforts dans l’intérêt d’un système de formation performant favorisant l’intégration socio-professionnelle de la population.
</p><h3>Réfléchir sur une vision 2030 de la formation professionnelle</h3><p>Le résultat le plus important concerne le lancement d’une réflexion sur une vision 2030 de la formation professionnelle. Après 12 ans de mise en œuvre de la loi sur la formation professionnelle, le temps est venu de se pencher sur les défis futurs pour le système suisse de formation&nbsp;: démographie, vieillissement de la population, migration, mobilité, disparition de certains métiers, création de nouveaux métiers, digitalisation, industrie 4.0, changement des modèles de travail et des modes de vie, etc. Ce thème a été mis à l’agenda politique suite à l’impulsion de l’USS et des autres organisations faîtières lors des Journées des partenaires de la formation professionnelle qui se sont déroulées les 10 et 11 mars à Berne. Un groupe de travail sera donc mis sur pied avec les partenaires de la formation professionnelle et des experts. Il prendra aussi en compte les interfaces avec la scolarité obligatoire, les hautes écoles, la formation continue, etc.
</p><h3>Donner suffisamment de moyens à la formation professionnelle</h3><p>Un deuxième résultat réjouissant concerne le soutien unanime à une allocation de moyens suffisants pour la formation professionnelle dans le cadre du message FRI 2017-2020 discuté au Parlement cette année. Pour rappel, ce message, approuvé par le Conseil fédéral en février, définit les objectifs et les moyens financiers de la Confédération pour le domaine Formation, Recherche et Innovation (FRI) pour les années 2017 à 2020. Le budget prévu est de l’ordre de 26 milliards de francs. Il est néanmoins préoccupant dans la mesure où il intègre des économies de 555 millions de francs provenant du programme de stabilisation 2017-2019 de la Confédération et prévoit une croissance inférieure à celle de la période précédente (2% contre 3,7% pour la période 2013-2016). A cela s’ajoutent les économies budgétaires opérées dans les cantons. 
</p><p>L’USS a donc proposé de s’engager pour garantir les moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre du message FRI 2017–2020, en veillant à ce que le financement de la formation professionnelle supérieure ne se fasse pas au détriment de la formation professionnelle initiale dans les cantons. Cette proposition a reçu le soutien des autres acteurs, ce qui représente un signal fort en prévision des débats parlementaires à venir. Un premier signe positif a été donné par la Commissions de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) qui a décidé, lors de sa séance du 14 et 15 avril, d’augmenter de 286 millions de francs les subventions forfaitaires que la Confédération verse aux cantons pour les cours préparatoires aux examens de la formation professionnelle supérieure.
</p><h3>Intégrer les réfugiés par le préapprentissage</h3><p>Le troisième thème important concerne l’intégration des réfugiés. En effet, au vu de la situation internationale dramatique en matière de flux migratoires, qui s’est traduite par 40&nbsp;000 demandes d’asile en Suisse en 2015, l’USS a proposé une mesure pour favoriser l’intégration des réfugiés et des personnes admises à titre provisoire en utilisant des offres et instruments existants, adaptés selon les besoins. Avec à peine 1000 places de préapprentissage d’intégration par année entre 2018 et 2021, le projet du Secrétariat d’Etat aux Migrations n’est de loin pas suffisant pour faire face à l’ampleur du phénomène. La proposition de l’USS a reçu le soutien des autres acteurs. Pour la réaliser, il faudra analyser la situation dans le dialogue entre partenaires, prendre des mesures concertées et assurer la bonne collaboration entre les autorités responsables de la formation et de la migration au niveau fédéral et cantonal.
</p><h3>Deux études mandatées</h3><p>Lors de ce sommet, d’autres thèmes ont également été discutés. Notamment, le développement de la certification professionnelle pour adultes, qui était déjà à l’agenda lors du sommet 2014. Il sera poursuivi, avec notamment deux études qui analyseront les besoins de l’économie et des personnes concernées. L’USS a réitéré son soutien aux mesures permettant aux adultes d’acquérir une qualification de degré secondaire II.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4253</guid><pubDate>Thu, 21 Apr 2016 15:05:18 +0200</pubDate><title>« En faveur du service public » : une initiative semée d’embûches </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/en-faveur-du-service-public-une-initiative-semee-d-embuches</link><description>La secrétaire centrale de l&#039;USS en charge du dossier du service public explique dans un interview pourquoi les syndicats refusent l&#039;initiative.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas de bénéfices dans le service universel, pas de salaires astronomiques pour les managers, l'initiative semble très sympathique au premier abord.&nbsp; Du tout, rétorque Dore Heim, responsable de ce dossier à l’USS. Cette initiative affaiblit les grandes entreprises de service public sans se soucier le moins du monde des conditions de travail. </p><p><b>USS-Infos : Pourquoi ce NON abrupt de l’USS à l’initiative «&nbsp;En faveur du service public&nbsp;» ? Un service universel sans bénéfice ni subventionnement croisé d’autres secteurs, c’est bien, non&nbsp;? Plus besoin de fermer des offices postaux, et qui plus est, les prestations des CFF, de La Poste et de Swisscom seront moins chères. </b></p><p>Dore Heim : Les syndicats n’ignorent pas les défaillances dont souffrent ces entreprises. Avant tout, c’est la volonté de maximiser les profits qui pose problème. Dans plusieurs secteurs, le personnel est sous pression. C’est notamment le cas – malgré les correctifs apportés récemment – des employé-e-s sous contrat de durée déterminée… 
</p><p><b>Mais alors, pourquoi ne pas travailler main dans la main avec les auteurs de l’initiative ? </b></p><p>Nous avons étudié l’initiative dans le détail, puis longuement débattu avec les auteurs du texte, et enfin mandaté une expertise indépendante. Après cet examen minutieux, nous sommes en mesure de dire que ce projet affaiblit énormément le service public, et cela sans pour autant remédier aux insuffisances que nous pointons du doigt. Car le texte de l’initiative est semé d’embûches. Il cible directement les trois grandes entreprises du service public et vise clairement à compromettre la bonne marche de leurs affaires. 
</p><p><b>Comment cela ?</b></p><p>L’initiative ne dit pas explicitement si les entreprises auront encore le droit de faire des bénéfices. Si l’initiative est interprétée de façon restrictive, le trafic longue distance de voyageurs, par exemple, très lucratif à l’heure actuelle pour les CFF, ne pourrait plus à l’avenir leur rapporter de bénéfices à investir dans des secteurs moins rentables. Du moins c’est controversé… Ce qui est sûr, c’est que le versement des bénéfices de La Poste et de Swisscom à la Confédération ne serait plus possible. Celle-ci verrait donc chaque année 600 millions de francs lui échapper, ce qui entraînerait des mesures d’austérité dans d’autres secteurs du service public&nbsp;: au personnel de l’administration d’en payer le prix. Par ailleurs, il est tout à fait évident que Swisscom ne pourrait plus distribuer de dividendes. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Que la Confédération paierait tous les actionnaires privés&nbsp;? En serait-elle capable&nbsp;? Rien n’est moins sûr. Il est bien plus vraisemblable que la Confédération se retire de Swisscom. Un bel autogoal pour le service public&nbsp;! Je le dis sans détour&nbsp;: Notre but n’est pas d’affaiblir ces trois grandes entreprises. Au contraire, nous voulons que les conditions de travail et les prestations de ces entreprises s’améliorent. Or, le texte de l’initiative ne dit rien à ce sujet. 
</p><p><b>Mais on y trouve au moins l’indication que les salaires versés par ces entreprises seraient ajustés sur ceux de l’administration fédérale. En d’autres termes&nbsp;: terminés les salaires abusifs des top managers. L’USS devrait s’en féliciter, non&nbsp;? </b></p><p>S’il ne s’agissait que des salaires des managers, nous approuverions le texte sans hésiter. Mais l’initiative précise&nbsp;: les salaires «&nbsp;versés aux collaborateurs&nbsp;». C’est-à-dire tous les collaborateurs, et pas seulement les chefs. L’ajustement par rapport à l’administration fédérale ne serait pas dramatique non plus, parce que les écarts ne sont sûrement pas énormes. Mais c’est ailleurs que le bât blesse. En effet, les négociations salariales entre partenaires sociaux, habituelles dans les trois entreprises aujourd’hui, disparaîtraient demain. Car les salaires seraient indexés à ceux de l’administration fédérale. Par conséquent, le Parlement déciderait si, oui ou non, il doit y avoir des hausses salariales annuelles dans ces trois entreprises. Dans les faits&nbsp;: les syndicats seraient catapultés hors des négociations salariales. Autant de raisons qui nous font dire NON à cette initiative. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4252</guid><pubDate>Thu, 21 Apr 2016 14:22:02 +0200</pubDate><title>Des mesures contraignantes pour enrayer l’augmentation du chômage sont absolument nécessaires </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-mesures-contraignantes-pour-enrayer-l-augmentation-du-chomage-sont-absolument-necessaires</link><description>Conférence nationale sur les travailleurs âgés </description><content:encoded><![CDATA[<p> La situation des travailleuses et des travailleurs âgés s'est de toute évidence dégradée ces deux dernières années. Surtout pour les hommes entre 55 et 64 ans. Le taux de chômage dans cette classe d'âge est passé de 3 à presque 5%! Et les travailleurs d'un certain âge ont de grandes difficultés à retrouver du travail, même quand ils ont de bonnes qualifications. Ils risquent d'arriver en fin de droit et de devoir s'annoncer à l'aide sociale.
</p><p> Les raisons de cette évolution: les travailleurs âgés sont mal traités (discriminés) ; le démantèlement des assurances sociales (2e pilier, AI) qui font que certaines " sorties de secours " en cas de problèmes au travail sont soudainement bloquées et le fait que certains employeurs sont plus enclins aujourd'hui à licencier des travailleurs âgés qu'auparavant.
</p><p> Pour aborder ce problème, la Confédération a convoqué la deuxième Conférence nationale sur les travailleurs âgés. La Conférence a reconnu que le chômage augmentait. Elle a aussi accepté le principe qu'il fallait prendre des mesures pour l'enrayer. Toutefois, les propositions ne vont pas assez loin. 
</p><p>Afin de réellement améliorer les chances des travailleurs âgés, il faut que les travailleurs de longue date bénéficient d'une meilleure protection contre le licenciement. Il faut aussi améliorer leurs chances dans la recherche d'emplois. Les employeurs devraient par exemple systématiquement annoncer les postes vacants aux ORP. Afin que les travailleurs âgés en recherche d'emploi aient une chance d'en retrouver un, les employeurs ne devraient pas pourvoir refuser des candidatures uniquement en raison de l'âge. Raison pour laquelle, l'OCDE elle-même a proposé d'interdire ce type de discrimination. 
</p><h5>Renseignement: </h5><p>- Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74 </p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4248</guid><pubDate>Tue, 19 Apr 2016 13:27:20 +0200</pubDate><title>Nettement plus de personnes âgées au chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nettement-plus-de-personnes-agees-au-chomage</link><description>Commentaire sur l’Enquête suisse sur la population active 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les sans-emplois âgés ont de grandes difficultés à retrouver un emploi. Le fait que le chômage pour la classe d’âge des 55 ans et plus ait augmenté de 3 à 3,9% ces trois dernières années est très préoccupant. D’autant plus que le chômage n’a pendant cette même période que peu augmenté en comparaison, à savoir de 4,4 à 4,5%.
</p><p>Ces chiffres relativisent les résultats rendus publics aujourd’hui par l’OFS sur le taux d’activité des personnes de 55 à 64 ans. La baisse des prestations du 2e pilier font qu’à l’heure actuelle plus de personnes de cette classe d’âge sont dépendantes d’une activité lucrative qu’il y a encore quelques années. Comme les caisses de pension fixent des âges réglementaires de la retraite plus élevés et baissent les taux de conversion, beaucoup de salarié-e-s ne peuvent plus se permettre d’anticiper leur retraite. C’est surtout un problème quand la situation au travail s’est sensiblement dégradée ou quand des licenciements se produisent. A cela s’ajoute la surévaluation du franc qui, surtout dans l’industrie, provoque des licenciements touchant aussi les travailleuses et les travailleurs âgés. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige donc que la Conférence nationale sur le thème des travailleurs âgés de ce jeudi adopte des mesures concrètes pour améliorer leur situation. Les salarié-e-s de longue date doivent par exemple obtenir une meilleure protection contre le licenciement, comme c’est notamment le cas dans de nombreuses CCT. Les employeurs doivent aussi annoncer systématiquement les postes vacants aux ORP. Cela augmente la possibilité de retrouver un emploi pour les personnes âgées au chômage. C’est ce qu’ont démontré les expériences d’obligation d’annonce faites au Luxembourg, en Belgique et en Suède. En Suisse, sur 5 millions d’emplois, il n’y a que 10&nbsp;000 postes vacants annoncés aux ORP. &nbsp;
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l‘USS, 079&nbsp;249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4244</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2016 14:42:06 +0200</pubDate><title>L’État est-il le meilleur ami des profiteurs ? </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-etat-est-il-le-meilleur-ami-des-profiteurs</link><description>Enquête sur la structure des salaires : les écarts du secteur public</description><content:encoded><![CDATA[<p>Récemment, les écarts salariaux ne se sont creusés dans aucun secteur économique autant que dans les pouvoirs publics. C'est ce que montrent les chiffres de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2014 qui viennent d'être publiés. Les salaires des cadres supérieurs ont ainsi augmenté de 6,9 % environ (2012-2014), quand les employé(e)s sans fonction de cadre ont, eux, même dû subir une baisse de 0,8 %. Alors que les écarts salariaux dans le secteur privé ne se sont plus agrandis, c'est maintenant l'État qui aggrave encore plus les inégalités de salaire. Cela ne peut plus durer ! Surtout, les pouvoirs publics n'ont pas à mieux traiter, concernant l'évolution des salaires, les fonctions de cadre que les employé(e)s ordinaires. 
</p><p>Ce sont en particulier les salaires des enseignant(e)s qui se sont trouvés sous pression. Les salaires moyens du corps enseignant ont baissé de 11 % (économie nationale). L'évolution des salaires des forces de sécurité (-4 %) ou, en particulier chez les femmes (-2,1 %), pour des activités simples dans le secteur de la santé, est également négative. 
</p><p>Cette évolution est inquiétante. En effet, le service public dans les domaines de la formation, de la santé et de la sécurité est précisément d'une importance cruciale pour la population et le bien-être dans notre pays. Et les programmes d'austérité de la Confédération, des cantons et des communes encore prévus vont renforcer cette évolution négative. 
</p><p>Dans ses analyses des finances cantonales, l'Union syndicale suisse (USS) a montré que ces programmes d'économies centrés sur les dépenses sont politiquement et économiquement une erreur. Presque tous les cantons dressent des budgets trop pessimistes, ce qui débouche sur des économies visées exagérées. Et s'y ajoutent diverses baisses d'impôt inutiles destinées aux entreprises, ainsi qu'aux revenus élevés et aux grandes fortunes. 
</p><p>Quelques cantons ont commencé à corriger le tir (p. ex. celui d'Argovie entre autres). Mais ce n'est pas le cas au niveau fédéral. Ici, on renforce même cette orientation. Par exemple, avec la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), la plus grande baisse d'impôt de ces derniers temps. Et depuis peu, le ministre suisse des Finances joue un rôle-clé à cet égard, comme l'a montré sa justification totalement déplacée de l'évasion fiscale via des sociétés offshore. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann &nbsp;responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4242</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2016 09:56:31 +0200</pubDate><title>1er Mai 2016 : quand et où ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2016-quand-et-ou</link><description>Aperçu des manifestations organisées lors de la Fête du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année aussi, plus de cinquante Fêtes du 1er Mai seront organisées dans toute la Suisse. &nbsp;Renvoyant au débat en cours sur un des thèmes centraux pour les syndicaux, soit l'avenir de notre prévoyance vieillesse dans le cadre du projet "Prévoyance vieillesse 2020" et de la votation populaire sur l'initiative syndicale AVSplus qui devrait avoir lieu en septembre, le 1er Mai 2016 est placé sous le slogan " Tous ensemble – pour une AVS forte ".</p><ul><li><a href="https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zDdsCP7v8Rx4.k2YTQG3IICVM" class="external-link-new-window">Vue d'ensemble mise à jour au fur et à mesure sous forme de carte</a></li><li><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1-6WDMMQrE_QZBUncUx9-OIH7UKubbEwrNd2OsrbgtL0/edit" class="external-link-new-window">La même vue d'ensemble sous forme de tableau</a></li></ul><p>Merci de communiquer vos corrections et les manifestations manquantes à : <a href="#" data-mailto-token="thpsav1thaaophz5wylpzzlyGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">matthias.preisser(at)sgb.ch</a>. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4239</guid><pubDate>Wed, 13 Apr 2016 08:47:44 +0200</pubDate><title>Deux initiatives trompeuses et hautement nuisibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/deux-initiatives-trompeuses-et-hautement-nuisibles</link><description>L’USS dit NON aux initiatives sur le service public et vache à lait</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 5 juin, nous voterons sur deux initiatives qui auront un effet dévastateur sur le service public. Toutes deux veulent interdire les financements croisés et prétendent que ce serait pour le bien de la population. L’USS dit NON à l’initiative « En faveur du service public&nbsp;» comme à celle «&nbsp;Pour un financement équitable des transports&nbsp;».</p><h3>Tromperie n° 1: l’initiative "En faveur du service public"</h3><p>Aussi sympathique soit-t-elle au premier abord, l’initiative serait en fait dévastatrice pour les CFF, la Poste et Swisscom, tels qu’on les connaît aujourd’hui&nbsp;: elle exige qu’il ne soit plus fait de bénéfices dans les prestations de base, que plus aucun objectif fiscal ne soit visé, et que plus aucun subventionnement croisé au profit d’autres secteurs de l’administration ne puisse être réalisé. Ce qui veut dire que les CCF ne pourraient plus réaliser de bénéfices dans le trafic longue distance, la Poste elle non plus ne pourrait plus faire de bénéfices, il serait interdit à la Confédération de toucher sa participation aux bénéfices de la Poste et Swisscom ne serait en aucun cas autorisé à verser des dividendes à ses actionnaires. Cela signifie en réalité que la Confédération devrait attribuer encore plus d’argent aux CFF pour financer les domaines non rentables. PostFinance serait par contre probablement privatisé. Et la Confédération devrait se retirer de Swisscom, car celle-ci n’aurait pas les moyens financiers de rémunérer tous les autres actionnaires. Pour nous, les syndicats, cela ouvre une très mauvaise perspective, car c’est grâce au fait que ces trois entreprises sont publiques qu’elles ont de bonnes CCT. Elles ont des obligations et imposent des standards qui ont valeur de référence dans toute la branche.
</p><h3>Des salaires de managers raisonnables OUI, l’éviction des syndicats NON</h3><p>L’initiative exige en outre que les salaires de tous les salarié-e-s des entreprises du service public ne dépassent pas ceux de l’Administration fédérale. Nous n’aurions rien contre l’imposition d’une limite supérieure pour les salaires des managers. Mais, si on lit bien l’initiative, cela signifie en fait que le Parlement fédéral déciderait à l’avenir si les employé-e-s des CFF, de la Poste et de Swisscom reçoivent une augmentation de salaire ou pas. Les syndicats perdraient leur pouvoir de négociations, ils seraient à la merci du Parlement. 
</p><p>La Confédération reçoit en moyenne environ 600 millions de francs de participation aux bénéfices de la Poste et de Swisscom. Cet argent n’est en aucun cas utilisé que pour l’armée, comme les initiants le prétendent. Mais aussi pour la formation et la recherche, la coopération, les transports publics et l’Administration fédérale. Justement pour tous les domaines du service public qui sont toujours les premiers touchés quand des mesures d’austérité sont décidées. 
</p><h3>Tromperie n° 2: l’initiative «&nbsp;vache à lait&nbsp;»</h3><p>Les associations d’automobilistes et l’Union suisse des arts et métiers (USDAM) veulent que toutes les recettes de l‘impôt sur les huiles minérales soient attribuées aux routes. Elles font leur publicité avec des feux verts pour les vélos, les voitures et les bus. Elles prétendent que si davantage d’argent était investi dans les routes, cela désengorgerait les agglomérations. On trairait les automobilistes comme des vaches à lait au travers de diverses taxes et d’impôts, mais l’argent filerait ensuite dans la caisse de la Confédération.
</p><h3>Distorsion sans gêne des faits</h3><p>Cela est absolument faux. Rouler en voiture est aujourd’hui meilleur marché qu’il y a 20 ans, l’impôt sur les huiles minérales n’a jamais été adapté au renchérissement et les moteurs sont plus économiques en carburant. Et l’utilisation détournée des recettes tant fustigée? L’impôt sur les huiles minérales n’a pas été créé pour financer les routes. Comme l’impôt sur l’alcool n’est pas utilisé pour financer les soins de la santé, ni l’impôt sur les billets de spectacle attribué à la culture. Dans les faits, chaque année, environ 5 milliards de coûts provoqués par le trafic routier privé ne sont pas couverts par ceux qui les ont occasionnés. Ils doivent être financés par la collectivité, donc aussi par toutes les personnes qui n’ont ni voiture, ni moto. L’initiative creuserait un trou de 1,5 milliard dans la caisse fédérale. On économiserait alors dans la formation et la recherche, la coopération, l’Administration fédérale et dans les transports publics. Alors que l’argent s’accumulerait dans la caisse pour le trafic routier, on ne pourrait pas l’utiliser, à moins de construire le réseau routier sans aucune considération pour le paysage ou les habitations. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4234</guid><pubDate>Tue, 12 Apr 2016 10:19:10 +0200</pubDate><title>Travaux préparatoires en vue de la révision de la loi sur l&#039;approvisionnement en électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/travaux-preparatoires-en-vue-de-la-revision-de-la-loi-sur-lapprovisionnement-en-electricite</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4236</guid><pubDate>Tue, 12 Apr 2016 10:10:12 +0200</pubDate><title>361 108 membres à fin 2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/361-108-membres-a-fin-2015</link><description>L’évolution des effectifs de membres de l’USS l’année dernière
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2015, l’USS comptait 361 108 membres. En une année, l’association faîtière syndicale de loin la plus importante de Suisse a connu un léger recul de 0,6 % - le nombre de fédérations qui lui sont affiliées reste constant. Il est de seize. <br>Le nombre de femmes a augmenté au sein de l’USS. Elles sont désormais 106 564 (+710 par rapport à fin 2014) à être affiliées à l’une de ses seize fédérations. La proportion de femmes a ainsi augmenté en l’espace d’un an de 29,3 % à 29,5 %. <br>Des seize fédérations de l’USS, quatre d’entre elles ont cru. Unia a pour la première fois franchi la barre des 200 000 membres. Le syndicat a gagné plus de 1300 membres et ainsi indubitablement confirmé la tendance ascendante entamée l’année dernière. Les syndicats SSM (radio et télévi-sion), kapers (personnel de cabine dans le trafic aérien) et Nautilus (navigation) ont aussi davan-tage de membres. Le plus petit syndicat, New Wood, compte le même nombre de membres qu’un an plus tôt. Les onze autres syndicats ont perdu des membres, pour la plupart pourtant, le recul a été moindre. &nbsp;<br>Chez Syndicom, les changements structurels dans les branches de l’impression et des médias ont des effets négatifs sur l’évolution des effectifs de membres. Quant au SEV, il n’a pas totalement réussi à compenser les retraité-e-s qui sont décédés en recrutant de nouveaux membres actifs.<br></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4232</guid><pubDate>Tue, 12 Apr 2016 08:51:10 +0200</pubDate><title>Pour stopper la baisse des rentes, il faut enfin améliorer celles de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-stopper-la-baisse-des-rentes-il-faut-enfin-ameliorer-celles-de-l-avs</link><description>Dégradation dramatique des rentes des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une personne d’actuellement 50 ans doit s’attendre à des rentes nettement plus basses au moment où elle partira à la retraite. Partout dans le pays, les futures rentes du 2e pilier baisseront dans une mesure encore inimaginable il y a peu. Les taux de conversion des caisses de pensions qui servent des prestations surobligatoires sont descendus un peu partout en-dessous de 6&nbsp;%, comme le montre un examen des données de plus de 60 caisses réalisé par l’Union syndicale suisse (USS). Et ce n’est que le début. Certaines grandes caisses de pensions abaissent même les taux à moins de 5&nbsp;%. Pour les assuré-e-s, cela signifie des baisses de rentes du 2e pilier allant jusqu’à 20&nbsp;%. À cela s’ajoute que beaucoup de salarié-e-s sont assurés auprès de fondations collectives ou de compagnies d’assurance qui empochent d’importants bénéfices sur le dos des assurés-e-s. Et cela grâce aux affaires qu’elles réalisent avec les assurances risques. Au lieu d’investir la plus grande partie des cotisations dans le processus d’épargne, et d’ainsi accumuler un capital vieillesse décent, beaucoup trop d’argent file dans l’assurance contre les risques de décès et d'invalidité.
</p><p>Au final, les rentes de l’AVS et des caisses de pensions peuvent toujours moins garantir «&nbsp;le maintien du niveau de vie antérieur de manière appropriée&nbsp;». Pour toujours plus de futurs retraité-e-s, remplir ce mandat constitutionnel est hors d’atteinte. Il n’y a pas que les bas et moyens revenus qui soient concernés. Beaucoup de celles et ceux qui ont un salaire de 7000 francs le sont aussi. Une personne qui ne dispose pas, dans le 2e pilier, d’un capital vieillesse d’au moins 500&nbsp;000&nbsp;francs, ne peut plus s’attendre, avec les nouveaux taux de conversion, à toucher une rente qui, avec celle de l’AVS, lui permettra de maintenir son niveau de vie antérieur. 
</p><p>Si nous voulons que le mandat constitutionnel soit respecté, la baisse des rentes doit être stoppée. La voie la plus simple et la meilleur marché est d’augmenter les rentes AVS, qui font d’ailleurs du surplace depuis des décennies, comme le demande l’initiative AVSplus. Une augmentation moyenne de 200 francs pour les personnes vivant seules et de 350 francs pour les couples apporterait une amélioration sensible à tous les revenus moyens et modestes. Des rentes AVS plus élevées ne sont toutefois pas gratuites. Elles coûtent aux employé-e-s et aux employeurs 0,4&nbsp;% du salaire. Mais en contrepartie, les salarié-e-s recevraient une augmentation des rentes de 10&nbsp;%. S’ils devaient financer la même hausse de rentes dans le 2e ou le 3e pilier, cela coûterait beaucoup plus. N’oublions pas non plus que les cotisations AVS n’ont pas été augmentées depuis 40 ans&nbsp;; elles se situent depuis 1975 à 8,4&nbsp;% (4,2&nbsp;% pour l’employeur et autant pour l’employé-e). Alors qu’entre-temps les cotisations au 2e pilier ont augmenté jusqu’à plus de 18&nbsp;%. 
</p><p>Pour réaliser le mandat constitutionnel, il n’y a pas d’autre voie que d’augmenter les rentes AVS. Car avec l’AVS, on obtient pour un franc de cotisation davantage de rente que dans n’importe quel autre système de prévoyance.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi (076&nbsp;564 67 67), secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079&nbsp;249 59 74), responsable de la communication de l’USS </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4226</guid><pubDate>Wed, 06 Apr 2016 14:52:12 +0200</pubDate><title>La retraite à 67 ans contredit la réalité du marché du travail</title><link>http://ahvplus-initiative.ch/wp/index.php/2016/04/06/la-retraite-a-67-ans-contredit-la-realite-du-marche-du-travail/?lang=fr</link><description>L&#039;UDC et les radicaux ont tort de demander la retraite à 67 ans. Un sondage de Swiss Life le prouve. Plus de détails sur le blog des rentes de Doris Bianchi.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4225</guid><pubDate>Wed, 06 Apr 2016 13:47:02 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur les télécommunications : la position de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-la-loi-sur-les-telecommunications-la-position-de-l-uss</link><description>Le Conseil fédéral veut affaiblir la protection des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À travers la révision de la loi sur les télécommunications (LTC), le Conseil fédéral veut supprimer l'obligation faite aux entreprises de respecter les conditions de travail usuelles dans la branche. L'Union syndicale suisse (USS) rejette énergiquement cette politique du " laissez faire " en matière de conditions de travail. </p><p>Le Conseil fédéral met en avant l'argument de l'évolution technologique grâce à laquelle les entreprises actives dans les télécommunications peuvent proposer leurs services en Suisse sans devoir y avoir leur siège. Ces opérateurs pourraient ainsi se soustraire à l'obligation dite " d'annoncer " et seraient par conséquent incontrôlables. Le gouvernement prend cette évolution pour prétexte afin de supprimer la totalité des prescriptions auxquelles ces entreprises sont actuellement soumises. Aujourd'hui, celles-ci doivent en effet respecter " le droit du travail et observer les conditions de travail usuelles dans la branche " (art. 6c LTC). Elles sont également tenues de " proposer un nombre adéquat de places d'apprentissage " (art. 6d LTC).
</p><p>L'USS refuse énergiquement l'affaiblissement de la protection des travailleurs et travailleuses. Elle ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral lance une telle action contreproductive qui amorcerait une dangereuse spirale négative. L'article 6 précité a absolument fait ses preuves, il reste donc essentiel. Des conventions collectives de travail (CCT) ont pu être conclues dans certaines entreprises, mais il n'y a pas de CCT dont le champ d'application ait été étendu à l'ensemble de la branche, alors que l'on compte toujours une foison de petites entreprises où le partenariat social n'existe pas. C'est pour cette raison que cet article constitue un garant faisant obstacle à la concurrence déloyale comme à la sous-enchère salariale. Dans cette branche dynamique, la pression des coûts reste élevée en raison des investissements continuels et de la pression permanente en matière de prix. De ce fait, les conditions de travail sont constamment menacées. 
</p><p>Supprimer cet article 6 est en contradiction avec tout ce que l'on sait, à savoir qu'il est nécessaire de renforcer les mesures d'accompagnement pour protéger les travailleurs et travailleuses dans les infrastructures. Qu'il s'agisse des transports, de la logistique ou de la communication, la pression exercée par le contexte européen est importante et le niveau salarial suisse doit être préservé. 
</p><p>L'USS s'engage à tous les niveaux politiques pour un renforcement des mesures d'accompagnement et de la protection qu'elles offrent aux salarié(e)s. La récente victoire remportée avec l'arrêt du Tribunal administratif fédéral sur la sous-enchère salariale chez Crossrail, une entreprise ferroviaire de transport de marchandises, confirme cette position. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4222</guid><pubDate>Mon, 04 Apr 2016 15:01:32 +0200</pubDate><title>Loi fédérale sur le traitement fiscal des sanctions financières (mise en oeuvre de la motion 14.3450 Luginbühl)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/loi-federale-sur-le-traitement-fiscal-des-sanctions-financieres-mise-en-oeuvre-de-la-motion-14-3450-luginbuehl</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4219</guid><pubDate>Mon, 04 Apr 2016 13:51:57 +0200</pubDate><title>Révision de la loi fédérale sur l&#039;aide monétaire internationale (loi fédérale sur l&#039;aide monétaire, LAMO)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-de-la-loi-federale-sur-laide-monetaire-internationale-loi-federale-sur-laide-monetaire-lamo</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4217</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2016 16:55:15 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur le droit d&#039;auteur (LDA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-la-loi-sur-le-droit-dauteur-lda</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4215</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2016 16:24:08 +0200</pubDate><title>Initiative parlementaire 12.470. Meilleur soutien pour les enfants malades ou lourdement handicapés qui sont soignés à la maison</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-parlementaire-12-470-meilleur-soutien-pour-les-enfants-malades-ou-lourdement-handicapes-qui-sont-soignes-a-la-maison</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4213</guid><pubDate>Fri, 01 Apr 2016 16:12:30 +0200</pubDate><title>Révision totale de l&#039;ordonnance sur la compensation des risques dans l&#039;assurance-maladie (OCoR)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-totale-de-lordonnance-sur-la-compensation-des-risques-dans-lassurance-maladie-ocor</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4208</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2016 09:44:02 +0200</pubDate><title>Les réfugié(e)s doivent pouvoir mener le plus rapidement possible une vie autonome</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-refugie-e-s-doivent-pouvoir-mener-le-plus-rapidement-possible-une-vie-autonome</link><description>La position de l’USS sur l’actuelle question des réfugié(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) est préoccupé par l'évolution de la question des réfugié(e)s. Après analyse de la situation actuelle, il défend la position suivante. </p><p>La Suisse participe de manière solidaire aux efforts déployés au plan international pour résoudre les problèmes existants et à venir. Elle accueille des réfugié(e)s dans le cadre de ses possibilités et fournit sa contribution à l'aide apportée sur place. 
</p><p>Les réfugié(e)s - à savoir celles et ceux qui sont reconnus comme tels et les personnes admises à titre provisoire - doivent pouvoir trouver le plus rapidement possible leur place dans notre pays. Le but est qu'ils puissent mener une vie autonome et se retrouver dans notre société. Ici, l'accès à une activité professionnelle joue un rôle clé. Nombre de réfugié(e)s étant très jeunes, la question d'une formation passe au premier plan pour eux. 
</p><p>La majorité des personnes concernées ont besoin d'une aide directe rapide. Elles doivent entre autres commencer le plus vite possible l'apprentissage d'une langue nationale et recevoir les connaissances de base nécessaires pour vivre en Suisse. Selon la formation dont ces personnes disposent, la meilleure solution passe par un cours ou un emploi. La répartition des réfugié(e)s dans les régions doit tenir compte des connaissances linguistiques de ces derniers. Et des soins médicaux adaptés doivent être prodigués aux personnes qui sont malades ou ont des problèmes psychiques. 
</p><p>Une partie des réfugié(e)s trouve toute seule du travail. Ces personnes ont relativement besoin d'être aidées. Mais, comme toutes les personnes professionnellement actives en Suisse, elles doivent pouvoir profiter des possibilités de formation initiale et continue. Selon les cas, elles ont aussi besoin d'informations à ce sujet ou d'une aide financière. 
</p><p>Avec les réfugié(e)s, il s'agit de dresser dès que possible un bilan de l'exercice d'une activité professionnelle ou d'une formation initiale ou continue. Concernant les mesures dites d'intégration, la collaboration sur le terrain avec les partenaires sociaux s'impose. Les syndicats soutiennent ce type de mesures. Mais il ne faut pas que cela nuise aux salaires et aux emplois des gens qui travaillent dans notre pays, par exemple si les réfugié(e)s servent de main-d'œuvre " bon marché ". Les salaires minimaux fixés dans les conventions collectives de travail doivent en principe être appliqués à tout le monde. Les exceptions à cette règle doivent être traitées au cas par cas et être suffisamment justifiées. En outre, les projets d'intégration doivent prévoir une importante composante de formation. Les actuels obstacles administratifs (interdiction de changer de canton, procédures d'autorisation coûteuses, etc.) mis à l'exercice d'une activité professionnelle sont trop élevés. Il appartient aux entreprises publiques, ainsi qu'à la Confédération, aux cantons et aux communes de jouer un rôle important dans l'intégration des réfugié(e)s. Les partenaires sociaux doivent aussi fournir leur contribution à travers leurs structures paritaires. 
</p><p>L'USS soutient la proposition d'organiser une conférence nationale sur la question des réfugié(e)s. Cette conférence est nécessaire pour trois raisons. Primo, les connaissances relatives aux réfugié(e)s sont vraiment minimes. Les pouvoirs publics ne disposent que de rares informations sur les personnes concernées, par exemple sur leur formation. En l'absence d'analyse à ce sujet, impossible de mettre en œuvre des mesures ciblées. Deuzio, il faut que l'on se mette d'accord sur les mesures nécessaires et la participation des partenaires sociaux. Tercio, la population doit être informée le mieux possible de la situation et des mesures prises. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4207</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2016 09:15:29 +0200</pubDate><title>Investir dans les tâches d’assistance et de soins au lieu de baisser les impôts</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/investir-dans-les-taches-d-assistance-et-de-soins-au-lieu-de-baisser-les-impots</link><description>La bonne réponse pour créer des emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La réponse néolibérale habituelle aux crises économiques et au chômage, c'est de baisser les impôts. Mais la manière de toute évidence la meilleure pour créer des emplois, ce sont les investissements, dont les effets seraient le plus sensible dans le domaine des tâches d'assistances et de soins (" care ", soit " l'économie des soins "). Une nouvelle étude de la Confédération syndicale internationale (CSI) le prouve. </p><p>Les baisses d'impôt se traduisent par une baisse des recettes des pouvoirs publics, auxquelles on réagit en prenant des mesures d'austérité, qui débouchent sur des suppressions d'emplois. Que pareil démantèlement soit compensé parce que les gens ont plus d'argent, puisque leurs impôts ont diminué, est tout sauf certain. 
</p><h3>La voie la plus efficace : investir dans l'économie des soins </h3><p>Selon une récente<a href="http://http://www.ituc-csi.org/investir-dans-l-economie-des-soins-16982?lang=fr"> analyse de la CSI</a> concernant l'Australie, le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, la Grande-Bretagne et les États-Unis, il existe des moyens plus efficaces que les baisses d'impôt pour sortir de la crise. En se basant sur des modélisations, les auteur(e)s de cette étude montrent que les investissements dans l'économie des soins, soit l'assistance et la prise en charge d'enfants ou d'adultes dépendant de soins, constituent l'instrument le plus efficace pour créer des emplois. Si 2 % du PIB des sept pays de l'OCDE précités étaient investis dans l'économie des soins, des emplois seraient créés dans ce secteur, mais aussi chez les sous-traitants, ainsi que - vu la hausse entraînée du revenu des ménages - dans d'autres secteurs encore. La croissance de l'emploi induite, de 2,4 à 6,1 %, est même plus élevée que celle que provoqueraient les mêmes investissements dans la construction (de 1,6 à 3,8 %). 
</p><h3>Les femmes sont les principales gagnantes, mais elles ne sont pas les seules </h3><p>Les investissements dans l'économie des soins pourraient en outre encourager l'intégration des femmes dans le monde du travail et, ainsi, réduire l'écart salarial entre les sexes. D'une part, plus de femmes que d'hommes travaillent dans ce secteur et, de l'autre, si les tâches d'assistance et de soins effectuées dans le cadre familial étaient davantage prises en charge collectivement dans le cadre de l'économie de soins, les personnes ainsi déchargées auraient la possibilité d'augmenter leurs horaires de travail ou, pour celles qui ne travaillent professionnellement pas, de se lancer dans une activité lucrative. En fin de compte, tous les travailleurs et travailleuses profiteraient des effets positifs de ces investissements. Et l'on assisterait à des créations d'emplois également dans des domaines majoritairement masculins comme la construction, puisqu'il faudrait construire ou aménager les lieux nécessaires à la dispense de ces soins. Les auteur(e)s de l'étude arrivent à la conclusion qu'avec ces investissements la hausse de l'emploi se situerait entre 3,3 et 8,2 % pour les femmes, entre 1,4 et 4 % pour les hommes. 
</p><h3>Plusieurs problèmes résolus d'un seul coup </h3><p>L'analyse de la CSI donne de très bonnes raisons d'investir dans l'économie des soins au lieu de baisser encore plus les impôts, et donc d'espérer que l'argent revienne d'une manière ou d'une autre dans le circuit économique. Mais ce type d'investissement en vaudrait aussi la peine à d'autres égards. On constate aujourd'hui d'importantes lacunes dans l'assistance des personnes dépendantes de soins et des personnes âgées, une assistance toujours plus souvent confiée à des migrantes mal payées. Il nous incombe de prendre des mesures contre cela, si nous ne voulons pas que les " vieux jours tristes " et les soins donnés dans des conditions de travail précaires deviennent une " marque de fabrique " de nos temps modernes. Parallèlement, nous connaissons une pénurie de personnel qualifié qui est aussi imputable au fait qu'en Suisse, pour la majorité des parents, concilier famille et profession est encore un vrai parcours du combattant. En définitive, l'économie et les familles profiteraient des investissements effectués dans une assistance et des soins, dispensés à des adultes et des enfants, qui seraient de toute première qualité et abordables pour tout le monde. Une offensive dans l'économie des soins serait de ce fait une réponse idoine au chômage, aux lacunes dans la prise en charge des personnes dépendantes de soins, aux problèmes de conciliation entre famille et profession et à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Ne reste plus qu'à passer à l'action. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4205</guid><pubDate>Wed, 30 Mar 2016 18:02:24 +0200</pubDate><title>« Je défends mes droits »</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/je-defends-mes-droits</link><description>Réédition du bestseller de l’USS et traduction en italien</description><content:encoded><![CDATA[<p> Chaque année, plus de 70 000 jeunes commencent un apprentissage en entreprise. Ils ont généralement entre 16 et 18 ans et ne connaissent pour ainsi dire rien du monde du travail. En signant un contrat d'apprentissage, ils se sont engagés à travailler au service d'un employeur en échange de leur formation. À ce titre, le patron ne manquera pas de leur rappeler qu'ils sont soumis à un certain nombre des devoirs.
</p><p>Par contre, les apprenti-e-s, peu conscient-e-s de leurs droits, ne sont souvent pas en mesure de les faire respecter. Certains patrons ont tendance, par exemple, à " oublier " qu'un jeune de 16 ans ne peut pas être astreint à un travail plus de 9 heures par jour. Ou qu'une apprentie-vendeuse n'est pas censée travailler le dimanche. Il existe pourtant une protection spécifique pour les jeunes travailleurs et travailleuses afin de ne pas entraver leur développement personnel, physique et psychique.
</p><p>Consciente de ces difficultés, la Commission jeunesse de l'Union syndicale suisse (USS) a réactualisé son bestseller, le guide " Je défends mes droits. Apprentie, apprenti, tes droits de A à Z " (parution le 29 mars). Ce guide contient toutes les informations indispensables en relation avec le travail (conditions de travail, formation, assurances sociales, impôts, chômage, ...), ainsi que les références aux bases juridiques et liens utiles. Il a été complètement révisé et actualisé au plan juridique et traduit en italien.
</p><p>Le tirage de la nouvelle édition de " Je défends mes droits " est de 49'000 exemplaires (français, allemand et italien). Les commandes (Fr. 5.- l'exemplaire papier, frais de port compris) peuvent être passées auprès de info@sgb.ch. Sur demande, nous mettons à disposition des journalistes intéressés un exemplaire en service de presse. Pour d'autres informations : <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/tes-droits/">www.jeunesse-syndicale.ch/tes-droits</a>.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Matthias Preisser, communication de l'USS, 031 377 01 24</li><li>Laura Perret Ducommun, secrétaire centrale de l'USS en charge de politique de la formation et politique de la jeunesse, 079 810 12 13</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4203</guid><pubDate>Wed, 30 Mar 2016 15:37:34 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur les télécommunications (LTC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-de-la-loi-sur-les-telecommunications-ltc</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4202</guid><pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:47:46 +0200</pubDate><title>Dossier N° 115 : Négociations conventionnelles et salariales 2015/2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-115-negociations-conventionnelles-et-salariales-2015-2016</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau Dossier de l'USS (N° 115) propose un aperçu des négociations conventionnelles et salariales de 2015/2016. En 2015 aussi, des conventions collectives de travail (CCT) ont pu être conclues dans des branches et des domaines qui, auparavant, n'avaient jamais connu de réglementation collective des conditions de travail. C'est ainsi qu'une CCT nationale a été conclue pour le personnel des stations-service. Dans la branche privée Poste, les centres d'appels, l'infrastructure de réseau et les transports publics ainsi que l'industrie, des premières CCT ont été signées. Pendant une bonne décennie, les entrepreneurs du secteur des médias de Suisse alémanique et du Tessin ont refusé une nouvelle CCT après avoir dénoncé celle qui avait été en vigueur. Mais l'an passé, les fronts ont finalement commencé à bouger. 
</p><h3>Les conflits </h3><p>La plus grande bataille conventionnelle a eu lieu dans la construction. Grâce à plusieurs mobilisations, les syndicats ont pu éviter un démantèlement des prestations concernant la retraite anticipée. Le plus grand conflit en matière de conditions de travail en général s'est déroulé dans le canton de Genève. Son issue n'est pour l'heure pas encore connue. Pendant plusieurs jours, le personnel de la fonction publique genevoise s'est mis en grève contre le programme d'austérité du gouvernement. Et il pourrait recommencer. 
</p><h3>Congé de paternité et vacances : des progrès </h3><p>En 2015, le congé de paternité est un autre domaine à mentionner parmi ceux qui ont connu des résultats lors de ces négociations de l'an dernier. L'introduction d'un congé de paternité ou sa prolongation ont été convenues dans plusieurs secteurs. Mentionnons également les progrès réalisés en matière de vacances, même s'ils ne sont pas spectaculaires et ont parfois été " achetés " avec une certaine retenue au chapitre salarial. Si l'on considère la dernière décennie, on voit cependant que ces accords certes limités, mais réguliers constituent quand même un progrès qualitatif clair. 
</p><h3>Négociations salariales </h3><p>La force du franc, une conjoncture morose, une inflation négative et des pouvoirs publics idéologiquement bloqués sur une ligne de grande austérité ont rendu les négociations salariales difficiles en 2015. Les résultats obtenus sont en demi-teinte. D'une part, certains résultats sont tout à fait acceptables, de l'autre, on note des accords misérables, voir le gel ou le recul des salaires. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4201</guid><pubDate>Wed, 30 Mar 2016 09:39:47 +0200</pubDate><title>Pas question de démanteler les services publics !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-question-de-demanteler-les-services-publics</link><description>Recommandation de l’USS pour la votation fédérale du 5 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour la votation fédérale du 5 juin prochain, le Comité de l'USS a adopté les recommandations suivantes : </p><ul><li>Initiative populaire " En faveur du service public " : NON</li><li>Initiative populaire " Pour un financement équitable des transports " : NON </li><li>Initiative populaire " Pour un revenu de base inconditionnel " : NON </li><li>Modification de la loi sur l'asile : OUI</li><li>Modification de la loi sur la procréation médicalement assistée (diagnostic préimplantatoire) : aucune recommandation</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR"></span></p><p>Si elle était acceptée, l'initiative " Vache à lait " (" Pour un financement équitable des transports ") donnerait un poids monstrueux à la construction de routes, ce qui entraînerait une énorme pression sur les dépenses en matière de formation et de recherche ainsi que, de manière générale, sur les services publics. L'initiative soi-disant " En faveur du service public " veut quant à elle désormais interdire aux entreprises publiques qui garantissent le service universel de faire des bénéfices. Ce qui ferait globalement obstacle au service universel et poserait tellement de problèmes à ces entreprises publiques qu'un jour ou l'autre, elles seraient menacées de démembrement. C'est pour ces raisons que l'USS et ses syndicats s'opposent énergiquement à ces deux initiatives. 
</p><p>Les recommandations concernant le revenu de base inconditionnel et la modification de la loi sur l'asile ont été décidées à une majorité très nette, respectivement à l'unanimité. L'USS ne fera cependant pas activement campagne contre ces deux objets.
</p><p>&nbsp;</p><h3>&nbsp;</h3><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4198</guid><pubDate>Tue, 29 Mar 2016 11:27:52 +0200</pubDate><title>Aucune raison de paniquer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aucune-raison-de-paniquer</link><description>Finances de l&#039;AVS : un déficit attendu</description><content:encoded><![CDATA[<p> Comme on s'y attendait, l'AVS a enregistré un déficit l'an dernier. Aucune raison cependant de paniquer. Ce résultat reflète un phénomène provisoire : comme un très grand nombre de personnes arrivent maintenant à la retraite (la génération des baby-boomers), le résultat de répartition de l'AVS est négatif. Mais ce déficit peut être rapidement épongé, sans trop solliciter l'économie et la population. Les décisions prises par le Conseil des États à propos de " Prévoyance vieillesse 2020 " ouvrent ici des perspectives. Avec 1% de TVA, le pic démographique serait de fait immédiatement compensé et les finances de l'AVS garanties jusqu'en 2030. Et si le 0,3 % de TVA qui est déjà prélevé pour l'AI jusqu'à fin 2017 revient ensuite à l'AVS, la population ne sentira pas du tout ce financement additionnel de l'AVS. Et la hausse effective de la TVA ne sera alors que de 0,7 % pendant la prochaine décennie. Pour un salaire moyen de 6 200 francs, cette hausse coûtera, tout juste 15 francs par mois, ou une bonne croûte au fromage. C'est supportable et c'est de l'argent bien investi. L'AVS est en effet la principale source de revenu de la grande majorité des retraité(e)s. 
</p><p>En appelant à relever l'âge de la retraite à 67 ans et à démanteler radicalement l'AVS, les employeurs et la droite veulent d'abord semer la panique. Derrière ce procédé se cachent en fait les intérêts économiques du lobby des assurances. On pousse ainsi les gens dans les bras des assurances et de leurs offres de prévoyance privée. Prétendre que l'AVS court à la ruine à cause de l'évolution démographique est au centre de cette campagne d'alarmisme qui dure depuis des années. L'AVS a toujours prouvé qu'elle était en mesure de faire face au vieillissement démographique. Depuis 1975, le nombre des retraité(e)s AVS est passé de 960 000 à 2,2 millions, il a donc plus que doublé. Mais les cotisations salariales n'ont jamais été relevées ces 40 dernières années. Seul 1% de TVA a été introduit il y a bientôt 20 ans. Cela prouve à quel point le modèle de financement de l'AVS est solide. 
</p><p>Il est en outre irresponsable de demander que l'âge de la retraite soit fixé à 67 ans. C'est là occulter que les travailleurs et travailleuses âgés ont aujourd'hui déjà de la peine à conserver leur emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite. Avec la retraite à 67 ans, toujours plus de personnes se retrouveraient à l'aide sociale. Pour beaucoup, l'actuel niveau des rentes des 1er et 2e piliers est déjà insuffisant. Et la vie ne devient pas moins chère. C'est pourquoi, il ne peut être question de baisser les prestations de l'AVS. Il faut au contraire renforcer cette dernière, comme le demande l'initiative AVSplus. Cela, d'autant plus qu'à cause de la situation difficile dans laquelle se trouvent les marchés financiers, les futures rentes du 2e pilier vont diminuer comme peau de chagrin. Avec seulement 33 milliards de francs placés, l'AVS est beaucoup moins exposée aux turbulences des marchés financiers que le 2e pilier qui gère une fortune de 890 milliards. Un avantage clair pour l'AVS. 
</p><h5>Renseignements </h5><p>Doris Bianchi (076 564 6767), secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale
</p><p>L'ABC des finances de l'AVS : Sur nôtre site web <a href="http://ahvplus-initiative.ch/wp/index.php/wir-werden-immer-aelter-ein-problem-fuer-die-ahv/?lang=fr" class="external-link-new-window">www.initiative-avs.ch</a>. 
</p><p>Liste des organisations qui soutiennent lʼinitiative <b>AVSplus</b>: APC, ASEB, AvenirSocial, AVIVO, FARES, Garanto, JS, Kapers, LCH, Les Verts, PS, PS60+, SER, SEV, SIT, SSM, SSP, SSPM, Syndicom, Syna, Travail.Suisse, Unia, USDAM, USS, ZV. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4193</guid><pubDate>Mon, 21 Mar 2016 11:54:05 +0100</pubDate><title>Modifications des tarifs des primes de la SUVA (financement des  sinistres importants)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modifications-des-tarifs-des-primes-de-la-suva-financement-des-sinistres-importants</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4190</guid><pubDate>Fri, 18 Mar 2016 10:13:44 +0100</pubDate><title>Modifications de la loi fédérale sur l&#039;assurance-invalidité (développement continu de l&#039;AI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/modifications-de-la-loi-federale-sur-lassurance-invalidite-developpement-continu-de-lai</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4186</guid><pubDate>Thu, 17 Mar 2016 10:07:57 +0100</pubDate><title>Pression sur les salaires et hausse du chômage : la faute à la politique monétaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pression-sur-les-salaires-et-hausse-du-chomage-la-faute-a-la-politique-monetaire</link><description>Commentaire de l’USS sur l’appréciation de la situation économique et financière de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus d'une année après l'abandon du taux plancher, le cours du franc continue à osciller au-dessous de 1,10 franc pour 1 euro. L'inflation est très négative. Le chômage augmente. En peu de temps, des milliers d'emplois ont disparu dans l'économie d'exportation. Depuis le début de l'appréciation de notre monnaie, en 2008, on a perdu presque 10 % des emplois dans l'hôtellerie-restauration et l'industrie. Comme il n'y a plus de taux plancher, de nouvelles violentes appréciations ne sont pas exclues. 
</p><p>Aujourd'hui, force est de constater que l'espoir nourri par la Banque nationale suisse (BNS) d'une dévaluation du franc pendant l'année 2015 ne s'est pas concrétisé. Les mesures de politique monétaire prises à ce jour (intérêts négatifs, interventions sur le marché des devises) ont certes des effets qui vont dans la bonne direction, mais elles sont insuffisantes. On comprend toujours moins quel objectif la BNS poursuit précisément, et à l'aide de quels instruments. 
</p><p>Prétendre comme la BNS que la politique monétaire est expansionniste est faux. Certes, les taux d'intérêt sont bas, mais le franc, fortement surévalué, a une incidence économique extrêmement néfaste, au point que les conditions monétaires générales en Suisse doivent sans équivoque aucune être qualifiées de restrictives. Le " Monetary conditions index " publié par la BNS dans son Bulletin trimestriel le montre également. 
</p><p>L'USS attend de la BNS qu'elle amène le franc à un niveau acceptable pour que les salaires et les emplois soient protégés. Presque toutes les petites économies ouvertes du monde se protègent contre toutes les formes de variations des cours de change. La BNS l'a aussi fait la plupart du temps par le passé : explicitement en 1978 et, ensuite, fin 2009, par rapport au deutschemark (80 ct/1 DM), puis face à l'euro, mais de manière implicite cette fois. L'instrument le plus efficace pour ce faire est l'instauration d'un taux plancher ou d'un objectif de cours, tous deux explicites. Les intérêts négatifs peuvent certes faciliter la mise en œuvre de cet objectif de cours. Mais à eux seuls, ils ne produisent que des effets limités, comme le montre la surévaluation du franc qui persiste depuis des mois. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart , économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4185</guid><pubDate>Wed, 16 Mar 2016 16:49:59 +0100</pubDate><title>Le veut-il ou pas?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-veut-il-ou-pas</link><description>Égalité salariale : attendre le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 3 mars, la procédure de consultation sur la révision de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes, qui devrait enfin nous apporter l'égalité salariale tant attendue, est arrivée à son terme. Heureusement, de nombreuses prises de position vont dans le sens du Conseil fédéral ou, comme l'USS, demandent des mesures plus poussées. On ignore toutefois ce que le Conseil fédéral dans sa nouvelle composition va faire des propositions qui lui ont été soumises. </p><p>Les employeurs continuent à se battre bec et ongles contre les mesures proposées en faveur de l'égalité salariale, même lorsque celles-ci sont relativement inoffensives. Selon eux, ils feraient déjà tout, spontanément et d'eux-mêmes et ils ne seraient pas sexistes. De toute façon, la discrimination salariale n'existe pas, estiment-ils, il s'agit juste d'une erreur de calcul... 
</p><h3>Une vision étroite </h3><p>Ah oui ? Toute statistique recèle sans doute des imprécisions. Professeur émérite de sociologie de l'Université de Lausanne, René Levy a récemment qualifié de " vision étroite " le fait de se focaliser médiatiquement sur l'ampleur, à la décimale près, des discriminations salariales (kontrapunkt, 4.3.2016). Cela revient à " réduire des concepts centraux, comme la discrimination, à leur acceptation individuelle et subjective, comme s'il n'y avait de discrimination salariale que si elle résultait de la volonté de discriminer clairement formulée d'individus identifiables. " 
</p><h3>Jamais méchant de la part d'individus, mais socialement très discriminant </h3><p>Le professeur Levy a raison. La discussion sur l'exactitude de la statistique ou la volonté de discriminer des individus isolés cache le fait que la discrimination est un aspect important d'un problème social. La discrimination arrive souvent sans qu'il y ait intention, mais en raison d'attentes de la société, qui accorde aux femmes et à leur travail moins de valeur, et cela, indépendamment de la productivité. Ainsi, Murphy et Oesch ont pu montrer par des <a href="http://http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2564612">études au Royaume-Uni, en Suisse et en Allemagne</a>, que l'évolution des professions typiquement masculines vers des professions typiquement féminines s'accompagne aussi d'une baisse des salaires. Les différences de salaire entre les professions dominées par les hommes et celles qui le sont par des femmes sont le double dans le privé de ce qu'elles sont dans le public. Murphy et Oesch pensent que les normes sociales sont en bonne partie la cause de ce phénomène. 
</p><p>La plupart du temps, aucune intention mauvaise ne se cache derrière la discrimination salariale, mais plutôt tout simplement des normes sexistes sous-jacentes qu'on nous inculque depuis l'enfance. C'est aussi valable pour Marco Taddei de l'Union patronale suisse qui, dans une interview télévisée (Temps présent, 18.2.2016), trouvait que le niveau inférieur des salaires des femmes ne posait aucun problème quand celles-ci pouvaient profiter du salaire de leur partenaire et vivre ainsi tout à fait confortablement. Les femmes sont " bonnes " pour toucher un salaire d'appoint via un hobby. Ce n'est pas méchant, mais extrêmement discriminatoire !
</p><h3> Quand on y regarde de plus près </h3><p>Voilà pourquoi nous devons nous engager pour que la discrimination salariale n'aille plus de soi. Ce que nous voulons n'est pas chiffrer la discrimination à la virgule près, mais que l'on regarde les choses de plus près pour faire connaître ouvertement la réalité : l'économie et les entreprises doivent se confronter à leurs normes sexuelles et réagir quand des préjugés inconscients font remonter des inégalités douloureuses à la surface. Il faut des mesures étatiques afin que les employeurs réfléchissent sur leurs systèmes salariaux et que les déséquilibres puissent être corrigés, et aussi sanctionnés s'ils devaient contrevenir à la Constitution. Et si les employeurs devaient refuser que l'on regarde les choses de plus près, au Conseil fédéral de les y contraindre. Les décisions tomberont probablement à la fin de l'année. 
</p><h5>" Contrôler et appliquer l'égalité des salaires " </h5><p>Jusqu'à ce que le Conseil fédéral agisse, nous pouvons nous engager au niveau des entreprises pour l'égalité des salaires. Le <a href="http://http://www.movendo.ch/fr/kurse_vertrauensleute/detail.htm?VerdefID=217127">cours de Movendo</a>, l'institut de formation des syndicats, " Contrôler et appliquer l'égalité des salaires " montre comment le faire. Les participant(e)s apprendront notamment à agir sur leur lieu de travail, à actionner les instruments aux plans politiques et de l'entreprise et à identifier les situations qui demandent l'intervention du syndicat. La révision de la loi sur l'égalité entre femmes et hommes sera naturellement également présentée et commentée. Ce cours se tiendra le 21 juin 2016 à Lausanne, Espace Dickens. &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4182</guid><pubDate>Wed, 16 Mar 2016 09:11:09 +0100</pubDate><title>Révision partielle sur la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l&#039;AVS et à l&#039;AI (Réforme des prestations complémentaires)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-partielle-sur-la-loi-federale-sur-les-prestations-complementaires-a-lavs-et-a-lai-reforme-des-prestations-complementaires</link><description>L’USS rejette la détérioration des prestations complémentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 février 2016, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national a décidé de suspendre le relèvement des montants maximaux pris en compte au titre du loyer dans le calcul des prestations complémentaires (PC) et de ne traiter cet objet que lors de la révision de la loi sur les prestations complémentaires (LPC). Cette décision est une gifle faite à des milliers de séniors et de personnes handicapées. Dans la réponse qu'elle a donnée dans le cadre de la procédure de consultation sur la révision de la LPC, l'USS fait savoir qu'elle rejette les détériorations des PC prévues. 
</p><p>On ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral entend limiter l'accès aux PC et envisage même d'en détériorer les prestations. En effet, limiter les franchises sur la fortune, cela signifie que seules les personnes âgées privées de moyens financiers lors de leur entrée dans un EMS auront désormais droit à des PC. Les personnes concernées ne disposeront de ce fait guère de marge de manœuvre pour financer leurs dépenses personnelles. Une situation indigne, pour des personnes âgées. Et la proposition selon laquelle, à l'avenir, ce ne sera plus la prime de caisse-maladie moyenne, mais seulement une part plus petite de celle-ci qui sera reprise par les PC aura aussi des conséquences brutales pour les bénéficiaires de PC. 
</p><p>La pression qui s'exerce sur les PC montre que, pour les personnes à bas ou moyen revenu, il est très important que le niveau des rentes des 1er et 2e piliers leur permette de vivre décemment leur retraite. La manière la plus efficace, la plus avantageuse et la plus sociale d'atteindre cet objectif, c'est l'augmentation des rentes AVS, comme le demande l'initiative populaire AVSplus. En effet, seul un renforcement de l'AVS apportera une vraie réponse à la précarité des personnes âgées.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4180</guid><pubDate>Mon, 14 Mar 2016 10:55:26 +0100</pubDate><title>Socialistes européens contre la guerre de 14-18</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/socialistes-europeens-contre-la-guerre-de-14-18</link><description>Le centenaire de la Conférence de Kiental pour la paix marque aussi les 100 ans de la scission de la gauche</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après la conférence secrète de paix de Zimmerwald en 1915, l’opposition socialiste s’est revue quelques mois plus tard, fin avril 1916, pour une nouvelle conférence à Kiental. A nouveau il s’agissait de mettre un terme à la guerre et de raviver la lutte des classes. Plusieurs événements célèbrent ce moment charnière de l’histoire de la gauche.</p><p>L’ennemi n’est pas le travailleur au-delà des frontières, mais le patron, tout proche. C’est ainsi que se résumait la tentative de ramener les partis socialistes, qui n’avaient pas combattu l’entrée en guerre en 1914, sur la voie de la lutte des classes. Robert Grimm, le père de la future Grève générale de 1918, a joué un rôle très important dans l’organisation de l’opposition socialiste&nbsp;: en 1915, il a appelé 40 représentants de diverses ailes à gauche du PS à se réunir secrètement à Zimmerwald, un village paysan situé au Sud de Berne. Quelques mois plus tard, une deuxième conférence a lieu du 24 au 30 avril 1916 à Kiental, dans l’Oberland bernois. 
</p><h3>Lenin alors minorisé</h3><p>Le participant le plus célèbre d’un point de vue contemporain était Lenin. Celui-ci veut utiliser la guerre pour s’emparer du pouvoir. Les «&nbsp;centristes de gauche&nbsp;» réunis autour de Robert Grimm souhaitent pour leur part mettre fin à la guerre. Ils appellent de leurs vœux la lutte des classes certes, mais refusent le renversement du pouvoir par la violence. Lenin ne parvient à s’imposer à aucune des deux conférences. En 1917, il réussit toutefois à mener à bien la Révolution bolchévique. Et, à la troisième conférence du mouvement de Zimmerwald, qui se tint cette fois-ci à Stockholm en septembre 1917, il y a eu rupture entre la gauche et le centre. Les bolchéviques convoquèrent ensuite rapidement la troisième internationale, communiste celle-là. La rupture entre socialisme et communisme était elle aussi consommée. 
</p><h3>L’histoire mondiale dans deux villages bernois </h3><p>«&nbsp;Zimmerwald&nbsp;» et «&nbsp;Kiental&nbsp;» font ainsi partie de l’histoire mondiale. Ces deux villages représentent une étape significative dans l’histoire de la gauche et marquent la rupture au sein de celle-ci et son engagement contre la guerre. Sur la plan suisse, ces conférences reflètent aussi le talent politique de Robert Grimm et montrent le début de l’orientation militante du mouvement ouvrier qui atteindra un sommet pendant la Grève générale, trois ans plus tard. Il est donc assez logique que ce soit essentiellement la Société Robert Grimm qui organise les célébrations de cet événement. 
</p><h5>Programme du Centenaire de la Conférence de Kiental&nbsp;: </h5><p>Le 22 avril, Berne&nbsp;: débat «&nbsp;Politique pacifique des femmes&nbsp;»
</p><p>Le 23 avril&nbsp;, Kiental au restaurant Bären&nbsp;: colloque&nbsp; «&nbsp;Le courage pour la paix&nbsp;»
</p><p>Le 24 avril, Kiental au restaurant Bären&nbsp;: vernissage de l’exposition «&nbsp;100 ans de la Conférence de Kiental, Grimm et Lénin à Kiental&nbsp;»
</p><p>Plus d’informations en allemand sur le site de la <a href="http://http://www.robertgrimm.ch/icc.asp?oid=8823">Société Robert Grimm</a></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4176</guid><pubDate>Wed, 09 Mar 2016 09:27:50 +0100</pubDate><title>Une nouvelle étude prouve le rôle positif joué par les syndicats dans la protection de la santé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-nouvelle-etude-prouve-le-role-positif-joue-par-les-syndicats-dans-la-protection-de-la-sante</link><description>Plus le syndicat est fort, meilleure est la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus le syndicat est présent dans l'entreprise, moins il y a d'accidents et, donc, meilleure est la protection de la santé sur le lieu de travail. Une nouvelle étude* de l'institut de recherche allemand sur l'avenir du travail IZA, de Bonn, le prouve. </p><p>Les personnes directement concernées le savent depuis longtemps pour en avoir fait elles-mêmes l'expérience. Dans les entreprises où les syndicats sont actifs à travers des conseillers et conseillères juridiques, des secrétaires, des militant(e)s syndicaux ou des personnes de confiance, les choses vont mieux. En effet, les lois sont plus facilement respectées, la sécurité au travail s'en trouve améliorée et le nombre d'accidents et de cas de maladies professionnels diminue. Conséquence : la satisfaction au travail augmente sur le long terme, ainsi que la productivité des travailleurs et travailleuses. 
</p><h3>Scientifiquement prouvé </h3><p>Une étude scientifique confirme donc aujourd'hui le rôle positif joué par les syndicats concernant la santé au travail. L'institut de recherche allemand précité, vient de présenter les résultats d'une vaste étude réalisée par deux chercheurs. Celle-ci prouve, sur la base de données fournies par les offices américains du travail que la santé des travailleurs et travailleuses est meilleure dans les entreprises où les syndicats sont actifs. 
</p><p>Lorsque quelque chose cloche en matière de conditions de travail, lorsque, par exemple les dispositions de protection de la santé figurant dans la loi sur le travail ou les directives de la loi sur l'assurance-accidents ne sont pas respectées, les travailleurs et travailleuses viennent frapper à la porte du syndicat. Donner des conseils fait partie de leurs missions de base. Les travailleurs et travailleuses se défendent rarement eux-mêmes dans ces situations. Ils ne connaissent pas assez bien la façon de procéder des inspectorats du travail. La même remarque s'applique aux commissions du personnel. Le syndicat leur apporte alors une aide en fournissant des conseils et, si nécessaire, en agissant, car, tant aux États-Unis qu'en Suisse, les syndicats ont aussi la qualité pour porter plainte. 
</p><h3>Essentiel : des CCT de qualité </h3><p>Les dispositions légales sur la sécurité et la protection de la santé au travail sont correctement appliquées surtout là où des syndicats forts et indépendants ont pu négocier, aux plans de l'entreprise ou de la branche, de bonnes conventions collectives de travail (CCT). Cela, parce que ces dernières leur garantissent un accès aux informations ainsi qu'aux lieux de travail. Grâce à cela, ils découvrent rapidement les abus et peuvent en avertir les inspectorats du travail. En outre, les CCT contiennent souvent, en matière de protection de la santé, des dispositions qui vont plus loin que celles de la loi. Le résultat de cette étude n'étonne par conséquent pas : les travailleurs et travailleuses sont mieux protégés au travail contre les risques pour leur santé lorsqu'ils se trouvent dans des entreprises soumises à une CCT et où le partenariat social est institutionnalisé. 
</p><p>Le fait que ce rôle du partenariat social fonctionne vient tout récemment d'être reconnu pour la première fois dans la législation suisse concernée. De fait, avec le nouvel article 73 a de l'ordonnance 1 relative à la loi sur le travail, les travailleurs et travailleuses peuvent désormais renoncer à enregistrer leur temps de travail si les partenaires sociaux se mettent d'accord sur des mesures sanitaires contre les risques psychosociaux.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4178</guid><pubDate>Tue, 08 Mar 2016 00:00:00 +0100</pubDate><title>La mobilisation de la fonction publique genevoise a porté ses premiers fruits</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-mobilisation-de-la-fonction-publique-genevoise-a-porte-ses-premiers-fruits</link><description>« Personal stop » abrogé, annuités 2016 restaurées, mais négociations sur les mesures structurelles au point mort </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation a quelque peu évolué à Genève depuis l’extraordinaire mobilisation de la fonction publique à la fin de l’année dernière. Les dizaines de milliers de grévistes, les manifestations massives ainsi que les 20&nbsp;000 signatures contre le «&nbsp;Personal stop&nbsp;» ont porté leurs fruits&nbsp;: le Grand Conseil a retiré ce projet. Les annuités 2016 ont aussi été restaurées. Toutefois, ces victoires d’étapes ne doivent pas faire oublier que les négociations avec le Conseil d’Etat sont au point mort. L’échéance des négociations a donc été repoussée d’un mois. &nbsp;</p><p>«C’est bien grâce à la mobilisation du personnel et aux 20&nbsp;000 signatures pour le référendum contre le ‘Personal stop’ récoltées en quelques semaines que le MCG a retourné sa veste&nbsp;», commente Marc Simeth, Président du Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné. Même si le parti populiste s’est bien gardé de l’avouer. Il s’est néanmoins joint à la gauche pour abroger ce projet extrêmement radical. Le peuple ne votera donc pas sur ce texte accepté le 13 novembre dernier par la droite et le MCG, en plein mouvement de contestation de la fonction publique genevoise. «&nbsp;Personal Stop&nbsp;» voulait un durcissement du mécanisme de frein à l’endettement, à savoir le gel des embauches tant que la dette se situait au-dessus de 8 milliard de francs, contre 12,7 actuellement. Aucun poste de fonctionnaire n’aurait alors pu être créé sans qu’un autre ne soit supprimé ailleurs.
</p><h3>«&nbsp;Chaque gréviste peut se dire que la lutte a payé&nbsp;»</h3><p>Egalement à mettre sur le compte de la mobilisation du personnel, selon Marc Simeth, la restauration de la progression salariale (les annuités) pour 2016&nbsp;: «&nbsp;Chaque manifestant-e, chaque gréviste, qui s’était vu taxé d’extrémiste, de profiteur/euse ou de touriste par une certaine frange de la population et une partie des collègues et qui avait vu son salaire de fin d’année raboté de plusieurs centaines de francs, peut aujourd’hui être fier et dire que la lutte a payé.&nbsp;» Le Comité unitaire de lutte des services publics rappelle toutefois le respect de la disposition légale qui prévoit des annuités ne peut se faire au détriment de l’emploi ou des prestations.
</p><h3>Niet sur toutes les propositions du personnel </h3><p>Car la lutte ne s’arrête pas là. En effet, les négociations avec le Conseil d’Etat sur les mesures structurelles sur le personnel sont au point mort. Le Gouvernement veut toujours réduire la voilure de 5%, notamment en augmentant le temps de travail, en facilitant les licenciements ou encore en ne repourvoyant pas les postes laissés vacants. «&nbsp;Pour l’instant, le Comité unitaire obtient un ‘&nbsp;Niet&nbsp;‘ sur toutes ses propositions de répartir différemment les richesses entre les départements et les services&nbsp;», déplore le syndicaliste. Le Conseil d'Etat s’était pourtant engagé en décembre à ouvrir des discussions sur de nouvelles recettes également. Mais ni un bouclier fiscal, ni une imposition de solidarité des hauts revenus, ni la récupération des bénéfices des régies publiques ne trouvent grâce à ses yeux. 
</p><p>Face à cette impasse, l’échéance des négociations a donc été repoussée d’un mois, au 22 avril. Et la dernière assemblée du personnel a demandé à relancer la <a href="http://www.cartel-ge.ch/data/doc/Petition_unitaire_fonction_publique_octobre_2015.pdf">pétition unitaire «&nbsp;Non aux mesures structurelles du Conseil d’Etat</a>&nbsp;». Mais tout peut encore changer d’ici fin mars, quand le Conseil d’Etat présentera ses comptes qui pourraient être bien meilleurs que prévus. En attendant, le personnel reste mobilisé. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4174</guid><pubDate>Mon, 07 Mar 2016 15:46:56 +0100</pubDate><title>AVSplus : un peu de justice réparatrice pour les femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avsplus-un-peu-de-justice-reparatrice-pour-les-femmes</link><description>Actions syndicales dans toute la Suisse pour la Journée internationale de la femme</description><content:encoded><![CDATA[<p> En cette journée internationale de la femme, les activistes syndicales distribuent dans toutes les grandes villes de Suisse un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/230707/visuals.jpg" class="download">dépliant sur l’initiative AVSplus</a> qui demande que l’AVS soit renforcée. Accompagnées dans leur combat par des figures de boxeuses, elles demandent qu’«&nbsp;AVSplus donne plus de punch aux femmes&nbsp;!&nbsp;». Les syndicalistes de l’USS mettent ainsi le doigt sur le rôle central que joue l’AVS dans la prévoyance vieillesse des femmes.&nbsp; 
</p><p>Car il n’y a que dans l’AVS que les femmes sont traitées à égalité avec les hommes et reçoivent des rentes aussi élevées. Elles perçoivent par contre moitié moins d’argent des caisses de pension que leurs collègues masculins et 38&nbsp;% des retraitées doivent se contenter des seules rentes AVS. Voilà pourquoi il faut renforcer l’AVS.&nbsp; 
</p><p>Les femmes ont donc tout intérêt à ce que la perspective dans la prévoyance professionnelle s’éloigne des caisses de pension pour se recentrer sur l’AVS. Elles luttent en outre contre l’élévation injuste de l’âge de la retraite des femmes ainsi que d’autres fantasmes de démantèlement brandis par le camp bourgeois dans le dossier de la prévoyance vieillesse. Et cela afin que l’égalité ne s’applique pas seulement pendant la vie active, mais aussi ensuite. 
</p><p>Dans le débat actuel, on oublie trop souvent que les femmes sont déjà désavantagées dans la prévoyance vieillesse&nbsp;: en raison de travail à temps partiel, d’interruptions de carrière et de bas salaires, beaucoup d’entre elles ne peuvent économiser suffisamment pour leur retraite. Ou ne peuvent même pas travailler jusqu’à 64 ans parce qu’elles s’occupent de leurs proches. Elles en paient un lourd tribut en recevant des rentes d’autant plus basses.&nbsp; 
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS, 076 200 90 89 </li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4172</guid><pubDate>Fri, 04 Mar 2016 14:18:13 +0100</pubDate><title>Abus en matière de salaires et de conditions de travail : le Conseil fédéral ferme les yeux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/abus-en-matiere-de-salaires-et-de-conditions-de-travail-le-conseil-federal-ferme-les-yeux</link><description>Mesures d’accompagnement, mise en œuvre de l’article constitutionnel 121a</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pression sur les salaires et les abus commis par les patrons sont une triste réalité dans notre riche Suisse. Mais le Conseil fédéral ferme les yeux. En décidant aujourd'hui de ne pas renforcer la protection contre les abus, il se range dans le camp des employeurs tenants d'une ligne dure et laisse les salarié(e)s se débattre avec leurs problèmes. Au Parlement de résoudre maintenant ces derniers. Cette semaine, le Conseil national a déjà dépassé le Conseil fédéral en acceptant la prolongation facilitée des contrats-type de travail proposée aujourd'hui par le gouvernement. 
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) a soumis de nombreuses propositions efficaces pour lutter contre les abus. Ainsi, par exemple : le renforcement des conventions collectives de travail (CCT) via la baisse du quorum des employeurs, des mesures pour améliorer la protection des travailleurs et travailleuse âgés (meilleure protection contre le licenciement), une hausse nette du nombre des contrôles des salaires dans les entreprises en Suisse ainsi qu'un registre des entreprises donnant des informations sur les entreprises qui paient correctement leur personnel et celles qui pratiquent la sous-enchère salariale. Le renforcement des CCT a aussi été demandé par les employeurs de la Suisse latine et des branches artisanales. 
</p><p>L'USS juge important que la Suisse ait, à l'avenir aussi, des relations structurées et stables avec son principal partenaire économique, l'Union européenne. Les Accords bilatéraux doivent par conséquent être sauvegardés. Il est évident qu'ils doivent en même temps profiter aux travailleurs et travailleuses. À cet effet, il faut garantir en Suisse le versement de salaires suisses et le respect des conditions de travail locales. Seules des mesures de protection efficaces assureront demain le soutien de la population à la voie bilatérale.
</p><h5>renseignements</h5><p><b><span lang="FR"></span></b></p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, &nbsp;responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4169</guid><pubDate>Thu, 03 Mar 2016 11:49:48 +0100</pubDate><title>Protection du dimanche</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/protection-du-dimanche</link><description>L’Alliance pour le dimanche demande à être entendue par le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Alliance pour le dimanche réagit à l'extension du travail dominical dans le commerce de détail en ce début 2016. Elle demande audience auprès du Conseil fédéral et veut rappeler à la population l'importance du dimanche grâce à un film diffusé sur les réseaux sociaux dès aujourd'hui. </p><p>A l'occasion de ce 3 mars, journée internationale du dimanche comme jour de congé, l'Alliance pour le dimanche veut rappeler la nécessité de défendre le repos dominical. Cela est d'autant plus nécessaire que celui-ci est la cible de nouvelles attaques, principalement dans le domaine du commerce de détail, souvent au nom du tourisme d'achat. A titre d'exemple : · </p><ul><li>Le Conseil fédéral a accordé le 1er février une nouvelle exception à l'interdiction du travail dominical dans des centres commerciaux ; après Foxtown au Tessin, c'est l'Outlet de Landquart qui a été autorisé. Et ce alors que les critères restrictifs fixés par le Conseil fédéral n'ont même pas été vérifiés. L'Alliance attend des explications du Conseil fédéral sur cette question. · </li><li>Dans plusieurs cantons, des lobbys économiques cherchent à étendre le travail dominical dans la vente. C'est le cas à Berne par une motion au Grand Conseil voulant ouvrir les magasins au centre-ville, en Valais et à Genève par des projets d'ouverture des magasins 4 dimanche par an. · </li><li>La Poste Suisse a annoncé tester des livraisons le dimanche par taxis dans plusieurs villes de Suisse pour des clients comme Coop@home et Nespresso. L'Alliance n'accepte pas qu'un service public contourne les interdictions de travailler le dimanche pour des besoins qui ne sont aucunement essentiels et interviendra auprès des sociétés concernées.</li></ul><p>Alors que Conseil fédéral et les chaînes du commerce de détail jurent ne pas vouloir toucher au dimanche dans le cadre de la loi fédérale sur les heures d'ouverture des commerces, ils multiplient les exceptions par voie d'ordonnance et dans les cantons. Inquiète de ce phénomène, l'Alliance demande audience auprès du Conseiller fédéral Schneider-Ammann dans un <a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2016/03/20160303_Brief-an-Bundesrat_ohne-unterschriften_f.pdf">courrier </a>adressé ce jour. 
</p><p>Parce que le dimanche est essentiel au vivre-ensemble, à l'exercice des activités religieuses, sociales et familiales et à la protection de la santé de tout un chacun, l'Alliance pour le dimanche publie un petit <a href="http://alliance-dimanche.ch/">film </a>de sensibilisation qui est diffusé dès ce jour sur les réseaux sociaux.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4167</guid><pubDate>Wed, 02 Mar 2016 10:31:31 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort Revision des Bundesgerichtsgesetzes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vernehmlassungsantwort-revision-des-bundesgerichtsgesetzes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4164</guid><pubDate>Mon, 29 Feb 2016 17:54:01 +0100</pubDate><title>Programme de stabilisation 2017 – 2019</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/programme-de-stabilisation-2017-2019</link><description>Le texte allemand fait foi</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4163</guid><pubDate>Mon, 29 Feb 2016 17:09:28 +0100</pubDate><title>Des hommes s’engagent contre la discrimination salariale </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hommes-s-engagent-contre-la-discrimination-salariale</link><description>Parce que c’est la seule attitude correcte à adopter !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 29 février 2016, six conseillers nationaux de tous les partis, à l’exception de l’UDC, ont lancé leur <a href="http://www.appel-egalite-salariale.ch/">appel à l’égalité salariale</a>. Ils s’engagent pour l’égalité salariale, pour une attitude correcte et l’égalité des chances. Et pas parce que, désintéressés, ils souhaitent renoncer aux privilèges salariaux dus à leur sexe. Mais plutôt parce qu’ils ont compris que les discriminations salariales sont un problème de société concernant tout le monde que nous devons tous et toutes combattre. Ces six hommes ont fait un pas courageux. </p><p>Les chiffres concernant les inégalités de salaires que l’Office fédéral des statistiques a publiés le 18 février donnent raison à ces politiciens&nbsp;: de légers changements ont certes eu lieu dans certaines branches, mais nous sommes toujours confrontés à des différences de salaires de 25% dans l’industrie textile et même de 30% dans la finance (ESS, OFS 2016). L’analyse détaillée va montrer quelle est la part inexplicable, donc discriminatoire, de ces différences. 
</p><p>D’autres chiffres publiés le même jour sur la situation professionnelle des femmes et des hommes montrent quelles sont les conséquences des différences de salaires. Ainsi, 59% des femmes actives professionnellement travaillent à temps partiel, alors que ce chiffre s’élève à juste 16% pour les hommes (ESPA, OFS 2016). Réduire son taux d’occupation ou même renoncer à une activité professionnelle fait moins mal quand les salaires ne sont pas aussi maigres. De part et d’autre, on renonce à quelque chose&nbsp;: les femmes à leur carrière et à une partie du salaire, les hommes, qui subviennent souvent aux besoins de leur famille, au contact quotidien avec leurs enfants. Nous connaissons tous les problèmes dus aux divorces qui en résultent: les femmes et les enfants dans une situation de pauvreté, les pères qui ne voient leurs enfants que pendant certains week-ends. 
</p><p>Mais même s’il faut deux revenus pour nourrir une famille, les hommes ont tout intérêt à ce que les femmes reçoivent un salaire équitable&nbsp;: ce qui manque aux femmes, manque aussi dans le porte-monnaie familial. 
</p><p>Et, last but not least, il s’agit d’avoir une attitude correcte. Il faut qu’un travail de valeur équivalente soit rémunéré de la même manière, peu importe le sexe. On éprouve plus de satisfaction à recevoir son salaire quand on sait que les collègues femmes reçoivent aussi un salaire équitable.
</p><p>&nbsp;</p><p class="Text"><span lang="FR-CH"><a href="http://www.appel-egalite-salariale.ch/">http://www.appel-egalite-salariale.ch/</a></span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4161</guid><pubDate>Mon, 29 Feb 2016 16:11:30 +0100</pubDate><title>Le Conseil national aveugle face au personnel et sourd face aux cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-aveugle-face-au-personnel-et-sourd-face-aux-cantons</link><description>Loi sur les heures d’ouverture des magasins (LOMag)</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Conseil national s'est prononcé aujourd'hui en faveur de la loi sur les heures d'ouverture des magasins. En en décidant ainsi, la chambre basse veut imposer à la moitié des cantons des heures d'ouvertures plus étendues. Si l'avis du Conseil national prend le dessus, des journées de travail encore plus éclatées vont dégrader les conditions de travail dans la vente, aujourd'hui déjà précaires. Les employé-e-s concernés auraient encore plus de difficultés à concilier leur vie de famille avec leur profession. Le personnel de vente refuse aussi explicitement une extension des heures d'ouverture des magasins, comme une étude que le syndicat Unia a récemment publiée le montre.
</p><p> Le Conseil national ignore aussi l'opposition des cantons. Ces derniers refusent également ce projet et ne veulent pas se faire dicter leur conduite en la matière. Le Conseil des Etats a rendu honneur à cette argumentation fédérale et a par conséquent refusé d'entrer en matière lors de la dernière session. 
</p><p>L'USS appelle le Conseil des Etats à rester ferme en la matière. Il n'est pas besoin d'une loi qui rende la vie du personnel plus difficile, allonge de manière générale les journées de travail, ne permette pas de lutter contre le tourisme d'achat et soit imposée aux cantons contre leur volonté.&nbsp;
</p><h5> Renseignement: </h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS en charge des conditions de travail, 076 335 61 97</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4158</guid><pubDate>Mon, 29 Feb 2016 09:41:42 +0100</pubDate><title>Les syndicats appellent les secondas et les secondos à se naturaliser</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-syndicats-appellent-les-secondas-et-les-secondos-a-se-naturaliser</link><description>Et maintenant, il faut lancer une offensive de naturalisations</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Suite à l'enterrement réussi de l'initiative de mise en œuvre, les syndicats lancent maintenant une offensive de naturalisations. L'USS, qui compte parmi ses membres un grand nombre de migrantes et de migrants, invite tout particulièrement les jeunes étrangers de seconde génération, les secondas et les secondos, à sérieusement se poser la question de la naturalisation. </p><p>La netteté du NON à l'initiative de mise en œuvre a permis d'empêcher que les personnes qui vivent en Suisse, sans toutefois en posséder la nationalité, ne soient privées de leurs droits. Mais même ainsi, leur situation reste inconfortable. Des tours de vis successifs ont été donnés ces 20 dernières années. Même sans initiative de mise en œuvre, les personnes qui ont grandi ici sans passeport suisse risquent non seulement une condamnation pénale pour des délits, comme tous les autres, mais en plus l'expulsion dans un pays qu'ils ne connaissent probablement pas. C'est la raison pour laquelle l'USS lance un appel à tous les étrangers de deuxième génération à sérieusement se poser la question de la naturalisation. 
</p><p>Le président de l'USS, Paul Rechsteiner a invité les parents qui n'ont pas la citoyenneté suisse " à faire tout leur possible pour que leurs enfants acquièrent la nationalité suisse dès qu'ils en rempliront les conditions. " Paul Rechsteiner a aussi demandé aux villes et aux communes d'agir en conséquence. La collectivité doit adopter une attitude positive à l'égard de la naturalisation de jeunes personnes étrangères qui ont grandi ici et " les inviter à devenir des citoyens et des citoyennes de ce pays. " 
</p><p>Il est dans l'intérêt d'une démocratie de convaincre autant d'habitants et d'habitantes d'un pays que possible de devenir des citoyens et des citoyennes majeurs et actifs ", estime pour sa part Vania Alleva, la présidente d'Unia. Et pourtant : " La Suisse a des règles très strictes en matière de naturalisation et des procédures de naturalisation différentes selon les communes. Elle devrait au moins se soucier que le plus grand nombre possible de personnes qui remplissent les sévères critères en vigueur se fassent effectivement naturaliser et renforcent ainsi la société civile ", a ajouté Vania Alleva, qui en tant que présidente d'Unia est à la tête de la plus grande organisation de migrants et de migrantes de Suisse. 
</p><p>Pour Manuel Avallone, vice-président du Syndicat des transports SEV, l'intégration n'est pas une voie à sens unique. Elle exige un partenariat entre les immigrés et immigrées d'un côté et les Suisses et les Suissesses de l'autre. Ces derniers ne devraient pas tout faire pour la rendre difficile, mais au contraire créer les conditions pour réussir une intégration optimale. Bien que la Suisse officielle ne lui ait jamais donné l'impression d'en faire partie, il veut maintenant se faire naturaliser. " Je ne suis plus disposé à être otage de la politique xénophobe de l'UDC en raison de ma nationalité ", a déclaré Manuel Avallone. 
</p><h5>Renseignements: </h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14</li><li>Manuel Avallone, vice-président du SEV, 079 434 46 71 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4156</guid><pubDate>Sun, 28 Feb 2016 16:35:39 +0100</pubDate><title>Il faut améliorer les rentes AVS des couples </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-ameliorer-les-rentes-avs-des-couples</link><description>Votation fédérale du 28 février 2016 : les commentaires de l’USS sur les autres objets.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le rejet de <b>l’initiative du PDC sur la «&nbsp;pénalisation du mariage&nbsp;»</b>. Cette dernière aurait non seulement inscrit dans la Constitution fédérale une conception dépassée du mariage, mais aussi occasionné des milliards de francs de pertes fiscales pour la Confédération, les cantons et les communes, sans pour autant amener clairement plus de justice fiscale. Les débats et la part élevée de «&nbsp;oui&nbsp;» montrent toutefois que le plafonnement des rentes de coupes AVS à 150&nbsp;% de la rente maximale est ressenti comme injuste et que le niveau des rentes AVS pour les couples est trop bas. En effet, toujours plus de couples de retraité(e)s sont composés de personnes qui étaient autrefois toutes deux professionnellement actives. Le revenu touché sous forme de rentes par les conjoints doit par conséquent être amélioré, comme l’initiative AVSplus le demande. À tout le moins, le plafond précité doit passer à 155&nbsp;%, ainsi que le Conseil des États vient d’en décider. 
</p><p>L’USS regrette l’acceptation par le peuple <b>d’un deuxième tunnel routier au Gothard</b>. Mais cette décision ne doit pas servir de prétexte pour se remettre immédiatement à torpiller la nouvelle transversale alpine (NLFA) qui sera terminée sous peu. Le Conseil fédéral et les partisans du deuxième tube ont surtout marqué des points avec leur argument d’une meilleure prévention contre les accidents. Il leur appartient désormais de tenir leur promesse, à savoir que chacun des deux tubes n’offrira qu’une voie dans chaque sens. En effet, l’USS continue à être persuadée qu’une politique des transports la plus durable possible suppose que la majeure partie du trafic de transit transalpin, en particulier du trafic marchandises, se fasse par le rail. 
</p><p>L’USS regrette le NON opposé à <b>l’initiative qui demandait l’interdiction de spéculer sur les denrées alimentaires</b>. Les discussions en cours à ce sujet aux États-Unis et dans l’Union européenne indiquent que cette spéculation fera prochainement l’objet d’une réglementation plus stricte. La décision prise par le peuple dans les urnes ne devra cependant pas servir de prétexte pour justement attirer ce genre d’affaires et risquer donc de se retrouver une nouvelle fois ostracisé au plan international. 
</p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079&nbsp;277 61 31 </li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4153</guid><pubDate>Sun, 28 Feb 2016 14:33:40 +0100</pubDate><title>Le peuple met des limites claires à une politique inhumaine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-peuple-met-des-limites-claires-a-une-politique-inhumaine</link><description>Votation fédérale du 28 février 2016 : initiative de mise en oeuvre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En rejetant clairement l'initiative de mise en œuvre de l'UDC, les citoyen(ne)s de ce pays ont mis des limites à une politique inhumaine. La majorité d'entre eux n'accepte pas que le plus grand parti du pays foule toujours plus aux pieds les fondements sur lesquels repose la Suisse, s'attaque aux droits humains et attise la xénophobie. </p><p>L'Union syndicale suisse (USS) est très heureuse de voir qu'il a été possible de mettre le holà à cette politique cynique qui aurait ravalé un cinquième de la population au rang de personnes de seconde classe. Cela a été possible grâce à une mobilisation exemplaire des pans les plus larges de la population, une mobilisation qui s'est notamment cristallisée dans l'Appel urgent aux Suissesses et aux Suisses concrètement soutenu par l'USS. 
</p><p>La vaste dynamique de la campagne pour le NON incite à avoir confiance : les nouvelles attaques de l'UDC contre les droits humains et les acquis de notre société pourront à l'avenir aussi être contrées, comme par exemple l'initiative de l'UDC qui veut faire passer les droits humains après les lois nationales. Ici, il s'agira de profiter de l'élan suscité par ce vaste mouvement. 
</p><p>Ce très net NON modifie également la donne concernant le débat sur l'avenir des Accords bilatéraux et la mise en œuvre de l'initiative " Contre l'immigration de masse ". Il montre que, sur ces questions qui seront décisives pour l'avenir de la Suisse, l'UDC ne pourra pas imposer son diktat. 
</p><p>Le résultat de cette votation ouvre en outre un nouveau chapitre de notre attitude à l'égard de personnes qui sont nées dans notre pays, mais n'ont pas de passeport suisse. Au lieu de continuer à les marginaliser, il y a lieu de les intégrer. Lundi 29 février, l'USS expliquera sa position dans ce contexte à la faveur d'une conférence de presse qui se tiendra à Berne. (L'invitation suivra ce dimanche, en début de soirée.) 
</p><p>Un deuxième communiqué sera publié ultérieurement sur les autres objets de la votation d'aujourd'hui.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS,&nbsp;079 277 61 31,&nbsp;</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la&nbsp;communication de l'USS,&nbsp;&nbsp;079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4150</guid><pubDate>Fri, 26 Feb 2016 16:03:41 +0100</pubDate><title>Une commission aveugle à une pauvreté qui se répand</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/une-commission-aveugle-a-une-pauvrete-qui-se-repand</link><description>Prestations complémentaires : pas de relèvement des maximas reconnus pour le loyer</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd'hui par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national de suspendre le relèvement des montants maximaux pris en compte au titre du loyer dans le calcul des prestations complémentaires (PC) et de ne traiter cet objet que lors de la révision de la loi sur les prestations complémentaires (LPC) est une gifle faite à des milliers de séniors et de personnes handicapées. Sont concernées ici des personnes qui doivent s'ôter le pain de la bouche pour satisfaire à leurs besoins les plus élémentaires. 
</p><p>Les montants maximaux pris en compte aujourd'hui au titre du loyer dans le calcul des PC sont beaucoup trop bas. Les personnes vivant seules peuvent faire prendre en compte au maximum 1 100 francs par mois comme frais de loyer, les couples 1 250 francs. Et cela, quel que soit le montant de leur loyer et qu'elles vivent à Zurich ou à Marsens. Ces montants ont été adaptés pour la dernière fois en 2001. Depuis lors, les loyers ont augmenté en Suisse d'en moyenne 21 %. Le montant effectivement pris en compte pour les PC couvre par conséquent toujours moins les frais de loyer effectifs. Et les personnes concernées doivent faire des économies sur leur alimentation, l'achat de vêtements ou leur mobilité. La possibilité de satisfaire à leurs besoins existentiels s'en trouve menacée. 
</p><p>Cette décision est un scandale, car il faudra encore des années pour que la révision de la LPC soit terminée. Insensible aux problèmes sociaux qui se posent au quotidien, une majorité de droite porte la responsabilité de la misère qui frappe des retraité(e)s. 
</p><p>Cette décision fait en outre apparaître de manière tout à fait exemplaire la nécessité de rentes AVS d'un bon niveau permettant de lutter contre la pauvreté des personnes âgées. Or, le seul projet d'amélioration des rentes AVS, et donc de lutte efficace contre cette pauvreté, existant à ce jour est l'initiative populaire des syndicats AVSplus, sur laquelle nous voterons à l'automne. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS,&nbsp;076 564 67 67&nbsp;.</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-4145</guid><pubDate>Thu, 25 Feb 2016 10:00:04 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral passe la marche arrière alors qu’il devrait accélérer !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-passe-la-marche-arriere-alors-qu-il-devrait-accelerer</link><description>Message FRI 2017-2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son annonce de ce jour concernant le message sur l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation 2017-2020 (FRI), le Conseil fédéral prévoit une croissance de seulement 2 %. Pour l'USS, cette décision est absolument inacceptable. En effet, comment le Conseil fédéral peut-il déclarer que le domaine FRI constitue une priorité et procéder à de telles réductions budgétaires ? La pénurie de main d'œuvre qualifiée dans certaines branches va encore s'accentuer. Par conséquent, le domaine FRI doit contribuer davantage à la formation du personnel qualifié pour le développement de notre économie et la sauvegarde des emplois. 
</p><p>Alors que les comptes 2015 de la Confédération se sont soldés par un excédent de 2,3 milliards de francs, le Conseil fédéral a récemment mis en consultation un programme de stabilisation 2017-2019 qui prévoit des coupes à hauteur de 555,3 millions dans le domaine FRI, ce qui représente 20 % du budget FRI. 
</p><p>Pour comparaison, rappelons que la croissance pour la période 2008-2012 était de 6,3 % et que celle de la période 2013-2016 était de 3,7 %. Cette marche arrière est irresponsable. L'USS soutient la motion de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national qui demande au Conseil fédéral de prévoir une croissance annuelle moyenne de 3,9 % dans le message FRI 2017-2020. Cette motion sera traitée au Conseil national le 9 mars. 
</p><p>L'USS s'engagera pour que les moyens alloués au domaine FRI permettent de réaliser les projets négociés entre les partenaires sociaux et les partenaires de la formation : la formation professionnelle supérieure, le diplôme professionnel pour adulte, la relève scientifique pour les hautes écoles, l'innovation, la formation continue et les bourses d'études.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Laura Perret Ducommun, secrétaire centrale de l'USS pour la politique de la formation, 079 810 12 13</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4143</guid><pubDate>Wed, 24 Feb 2016 10:55:41 +0100</pubDate><title>Pas de salaires en dessous de 4000 francs au CHUV! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-de-salaires-en-dessous-de-4000-francs-au-chuv</link><description>Protestation et pétition d’employé-e-s contre les bas salaires à l’hôpital universitaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Une centaine d'employé-e-s du CHUV ont manifesté leur mécontentement dans le hall du CHUV à Lausanne le 18 février dernier. Soutenus par le SSP Vaud, ils ont remis à la direction une pétition demandant la fin des salaires en dessous de 4000 francs bruts par mois. Car il est impossible de vivre avec des salaires aussi bas dans la région lausannoise.</p><p>&nbsp;</p><p>"Vivre dans le canton de Vaud avec des salaires aussi bas, de 3700 francs bruts, ce n'est pas possible, s'exclame David Gigax, secrétaire syndical du SSP Vaud qui soutient les employé-e-s du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). D'autant plus que les conditions de travail sont dures : ces gens se lèvent à 3 heures du matin ! " 
</p><h3>Abolir les salaires en-dessous de 4000 francs </h3><p>Jeudi dernier, une centaine d'employé-e-s des trois classes de salaires les plus basses ont protesté dans le hall de l'hôpital universitaire. Leur message était clair : " Stop aux bas salaires au CHUV ! ". La revendication n'est toutefois pas nouvelle. Depuis l'introduction de la nouvelle grille salariale de l'Etat en 2008, les syndicats demandent la suppression des classes salariales 1, 2 et 3, soit les plus basses du tableau, toutes en-dessous de 4000 francs. En classe 1 et 2, le salaire mensuel en début de carrière est de 3701 francs bruts pour un 100%. Il est de 3751 francs en classe 3. Ces classes concernent essentiellement les emplois logistiques du CHUV (nettoyage, transports, cuisine). 
</p><h3>Des employé-e-s concernés ont témoigné de leur situation </h3><p>Plusieurs employé-e-s ont témoigné pendant le rassemblement, dont un transporteur qui travaille au CHUV depuis treize ans. Il estime que les rémunérations de sa branche sont simplement indécentes. "Quand je parle de nos salaires à certains cadres de l'administration du CHUV, ils ne le croient même pas! 3700 francs bruts, ça fait 3200 francs nets par mois. Avec ce salaire, on ne peut même pas louer un deux pièces dans la région."
</p><h3> Cadeaux fiscaux aux actionnaires mais rien pour les bas salaires ? </h3><p>David Gigax trouve aussi extrêmement choquant que des personnes qui travaillent depuis 27 ans au CHUV soient toujours en classe 2. Il faudrait abolir ces classes de salaires dans le système salarial de l'Etat. " Mais le Conseil d'Etat nous rétorque qu'il n'a pas de moyens pour revaloriser les bas salaires. Quand on voit les cadeaux fiscaux qu'il va faire aux actionnaires et aux patrons avec la troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III) ! C'est au Conseil d'Etat de savoir où il veut investir... " 
</p><h3>La pétition a réuni 850 signatures </h3><p>Pendant le rassemblement, une pétition demandant l'abolition des classes 1 à 3 ainsi qu'une revalorisation des salaires des personnes au bénéfice d'un CFC a également été remise à la direction de l'hôpital. En deux semaines, elle a rassemblé 850 signatures d'employé-e-s du CHUV concernés ou solidaires. La pétition sera également transmise au Conseil d'Etat et au Grand Conseil. 
</p><h3>La suite à fin mars </h3><p>La direction a pour l'instant répondu négativement aux revendications exprimées et s'est réfugiée derrière les efforts qu'elle a fournis pour faire passer une centaine de personnes en classe 2 au 1er janvier 2016. Il reste pourtant quelques dizaines d'employé-e-s du CHUV qui ne gagnent toujours pas assez pour vivre décemment. Prochaine échéance pour le personnel : l'assemblée générale de fin mars. Les employé-e-s évalueront alors les réponses concrètes de la direction et décideront de la suite à donner au mouvement. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4140</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2016 16:09:44 +0100</pubDate><title>Juste, mais insuffisant</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/juste-mais-insuffisant</link><description>Le Conseil fédéral veut durcir les sanctions de la loi sur les travailleurs détachés</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la deuxième journée de sa session, le Conseil national se prononcera sur une hausse des amendes infligées aux entreprises qui détachent de la main-d'œuvre. Cette mesure est juste et importante, mais elle n'est de loin pas suffisante, estime l'Union syndicale suisse (USS). </p><p>Le Conseil national va ainsi devoir se prononcer sur le projet du Conseil fédéral qui veut relever de 5 000 à 30 000 francs le plafond des amendes administratives prévues dans la loi sur les travailleurs détachés en cas d'infraction en matière de salaire minimum ou de conditions de travail. Ces amendes s'appliqueront, d'une part, aux employeurs étrangers qui détachent de la main-d'œuvre en Suisse et commettent ce type d'infraction. Mais, d'autre part, les employeurs suisses qui enfreignent les dispositions des contrats-types de travail prévoyant des salaires minimums obligatoires seront aussi concernés. 
</p><p>L'USS est favorable à ce durcissement des sanctions. Le plafond de 5 000 francs en vigueur n'a guère eu d'effet dissuasif, et donc préventif contre la sous-enchère. La majorité de la commission préparatoire du Conseil national le pense aussi. Elle propose par conséquent au plénum d'accepter le projet du gouvernement. 
</p><p>L'USS juge cette mesure juste et importante pour protéger des conditions de travail correctes. Mais pour vraiment s'attaquer à la sous-enchère salariale, elle ne suffit de loin pas. Ce qu'il faut ici, c'est un train global de mesures comme l'Assemblée des délégué(e)s de l'USS en a décidé d'un en novembre 2015, en rapport avec la mise en œuvre de l'initiative " Contre l'immigration de masse ". Les délégué(e)s de l'USS demandent davantage de contrôles des salaires, une prévention de la sous-enchère salariale plus efficace, plus de conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimums et des amendes plus salées. Et, au-delà du domaine restreint des mesures d'accompagnement, on a aussi besoin d'une meilleure protection contre le licenciement pour les travailleurs et travailleuses âgés et davantage de moyens pour permettre aux gens de mieux concilier famille et profession, ainsi que pour la formation initiale et continue. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4138</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2016 11:36:20 +0100</pubDate><title>Le Conseil national doit adapter le montant maximum pris en compte au titre du loyer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-doit-adapter-le-montant-maximum-pris-en-compte-au-titre-du-loyer</link><description>La couverture des besoins existentiels à la retraite est toujours plus remise en question.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour beaucoup de bénéficiaires des prestations complémentaires (PC), c’est un défi quotidien que de couvrir leurs besoins existentiels. Cela s’explique en grande partie par le fait que les PC ne prennent pas suffisamment les loyers en considération. Le Conseil national peut changer cette situation à la prochaine session. &nbsp;</p><p>Le mandat constitutionnel que doivent remplir les rentes du 1er pilier est de couvrir les besoins existentiels. Jusqu’à présent, ce mandat n’a pas été réalisé. Sans revenus complémentaires, les retraité-e-s ne peuvent pas nouer les deux bouts en Suisse, même avec une rente maximale de l’AVS ou de l’AI, donc avec 2350 francs par mois. Ils sont obligés de demander des prestations complémentaires (PC).</p><p>Les PC sont un élément crucial pour assurer la couverture des besoins existentiels. Contrairement à ce que l’on pensait jusqu’à présent, leur importance ne diminue pas, au contraire.</p><h3>Les PC sont centrales pour les invalides et les personnes à la retraite</h3><p>C’est particulièrement marqué dans l’assurance-invalidité. Actuellement, plus de 43% des bénéficiaires d’une rente AI dépendent des prestations complémentaires pour pouvoir nouer les deux bouts. Si pour presque la moitié de tous les invalides de Suisse le revenu des rentes est trop bas, cela montre bien que notre système d’assurance en cas d’invalidité est lacunaire. Les PC ont dû équilibrer le niveau des rentes qui a constamment baissé ces dernières années suite aux nombreuses révisions de l’AI.</p><p>Mais l’importance des PC augmente aussi pour les personnes à la retraite. Le risque, en tant que jeune retraité-e de devoir demander les PC pour pouvoir joindre les deux bouts a considérablement augmenté, de 5,7% en 1999 à 8,6% actuellement, comme le montre une étude de la Haute école de Berne. Cela malgré notre si célèbre système des trois piliers et 30 ans de prévoyance professionnelle obligatoire.</p><h3>Les montants maximaux pris en compte au titre du loyer sont bien trop bas</h3><p>Les PC sont des prestations qui répondent aux besoins. Voilà pourquoi les montants de base pour le calcul des besoins doivent périodiquement être adaptés. Si cette adaptation ne se fait pas, la couverture des besoins existentiels est menacée. Actuellement, le calcul des besoins souffre du fait que les montants maximaux pris en compte au titre du loyer sont bien trop bas. Les personnes vivant seules peuvent faire reconnaître au maximum 1100 francs par mois, et les couples 1250 francs par mois. Peu importe le loyer qu’ils ont effectivement ou s’ils habitent à Genève ou à St-Imier.</p><p>Depuis la dernière adaptation en 2001, les loyers ont augmenté en Suisse d’en moyenne 21%. Le montant maximum pris en compte au titre du loyer couvre toujours moins les frais occasionnés par le loyer. Les personnes concernées doivent compenser la part du loyer non couverte en puisant dans le montant des PC destiné à leur besoins courants. Ils économisent les frais de loyer sur la nourriture, les vêtements ou les transports. Cela menace la couverture des besoins existentiels.</p><h3>Le conseil national doit apporter une correction</h3><p>Les personnes concernées attendent depuis des années que le montant maximum pris en compte au titre du loyer soit augmenté. La situation s’aggrave d’année en année. L’augmentation de ce montant est à l’ordre du jour de la session de printemps du Conseil national. Cette hausse est en souffrance depuis plus de dix ans. La chambre basse doit enfin accepter cette proposition.</p><p>En ce moment, la procédure de consultation pour la révision de la loi sur les prestations complémentaires (LPC) est encore en cours. Sous la pression des cantons, le Conseil fédéral propose pas mal de péjorations dans l’octroi des PC. Tant que le montant maximum pris en compte au titre du loyer n’est pas adapté au niveau actuel des loyers, l’USS estime que l’on ne peut pas ambitionner de révision de la LPC.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-4135</guid><pubDate>Mon, 22 Feb 2016 14:02:35 +0100</pubDate><title>Le premier pas vers le travail 24/24 et 7/7 !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-premier-pas-vers-le-travail-24-24-et-7-7</link><description>Loi fédérale sur les heures d’ouverture des magasins</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 29 février, le Conseil national se prononcera sur la loi fédérale sur les heures d'ouverture des magasins (LOMag), dont le but est de contraindre les cantons à appliquer des heures d'ouverture des magasins harmonisées à la hausse. Cela est un danger pour toutes les branches économiques.</p><h3> Menace claire sur les conditions de travail </h3><p>Ces modifications se feront au détriment des travailleurs et travailleuses concernés alors que leurs conditions de travail sont déjà à ce jour particulièrement précaires. Ces personnes, qui sont souvent des femmes assumant des tâches d'éducation et d'assistance, se prononcent régulièrement contre une extension des horaires, du fait que cela induit une dégradation des conditions de travail, comme en attestent une étude du SECO de 2005 et les enquêtes d'Unia dans les cantons les plus libéraux. 
</p><p>Avec la LOMag, les journées de travail (de 6 à 20 heures en semaine, de 6 à 18 heures ou 19 heures le samedi) des employé-e-s de cette branche deviendraient encore plus irrégulières et fragmentées qu'elles ne le sont déjà actuellement. Or, les horaires qui font travailler tard le soir ainsi que leur morcellement et le travail sur appel sont, à l'heure actuelle déjà, la cause d'une augmentation du stress et des cas d'épuisement professionnel (" burnout ") chez les travailleurs et travailleuses. Ils empêchent en outre toujours plus de concilier famille et profession. La nouvelle loi sur les heures d'ouverture des magasins péjorerait ainsi les conditions de travail de plus de 200 000 travailleuses et travailleurs ! 
</p><h3>Les horaires des magasins comme " stratégie du salami " pour un travail 24/24 </h3><p>Les partisans de la dérégulation des horaires de travail savent qu'ils n'ont aucune chance s'ils attaquent frontalement les mesures de protection des travailleurs et travailleuses. Ainsi, le 1er décembre 1996, la révision de la loi sur le travail (LTr), qui prévoyait six dimanches de travail par an dans le commerce de détail, a sombré en vote populaire suite à un référendum syndical. 
</p><p>Plutôt que de subir à nouveau une défaite retentissante suite à une attaque massive contre le repos du soir et du samedi ainsi que nocturne et dominical, les partisans de la dérégulation totale préfèrent aujourd'hui procéder par petites tranches, en espérant que les électeurs n'y verront que du feu. Ils se servent aussi de quelques parlementaires comme M. Lombardi qui, s'ils se déclarent opposés à une libéralisation totale, se mettent néanmoins au service de cet objectif en réclamant des assouplissements ponctuels en faveur d'intérêts sectoriels (p. ex. sous le prétexte du franc fort, comme le fait M. Lombardi dans sa motion qui a engendré la LOMag). Quoi qu'il en soit, chaque petit pas en direction d'horaires dérégulés, même si ceux qui les proposent ne se doutent de rien (ou font mine de se douter de rien), sert l'objectif final de prolonger les horaires d'ouverture de tous les commerces et de supprimer ou limiter l'interdiction de travailler la nuit et le dimanche dans toutes les branches ! Les exemples de l'étranger le démontrent bien : là où on a commencé avec une dérégulation des horaires des ouvertures des magasins, on a tôt ou tard précarisé tous les horaires de travail (Italie, Royaume Uni, etc.). 
</p><p>Avec la LOMag, nous sommes donc en présence d'une véritable " stratégie du salami ", une charcuterie difficile à avaler d'un seul coup, mais délicieuse en petites tranches fines et digestes. Et cela alors que, depuis 2009, les votations cantonales le souverain a toujours rejeté une prolongation des heures d'ouverture des magasins. 
</p><h3>Protection et amélioration de la protection refusées dans une branche antisyndicale </h3><p>Lors d'extensions d'heures d'ouverture, et donc de temps de travail, des mesures de protection pour les salarié-e-s sont nécessaires. Or, les employeurs de la branche s'y refusent. Tout aussi grave, le commerce de détail ne connaît toujours pas de convention collective de travail (CCT) nationale, l'association patronale de cette branche, Swiss Retail Federation (issue de l'Association suisse des grands magasins) a toujours refusé jusqu'à ce jour de négocier une CCT. Cette loi met sérieusement en danger les rares CCT de force obligatoire en vigueur en Suisse romande. Quant aux CCT des grands distributeurs, elles ne prévoient pas de disposition pour protéger les salarié-e-s contre de longues journées de travail. Dans ce contexte, il ne serait pas responsable que le législateur soutienne une loi qui dégrade les conditions de travail alors que les patrons n'assument pas leur responsabilité et refusent de protéger les salarié-e-s. 
</p><p>Les mauvaises conditions de travail et le manque de CCT dans la branche sont encore aggravés par un climat antisyndical très marqué. Plusieurs employeurs du commerce de détail, et pas des moindres, sont fort peu respectueux de la liberté syndicale, un droit fondamental pourtant reconnu par la Constitution fédérale (art. 28) et de nombreuses conventions internationales, dont la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Ainsi, la Migros refuse de reconnaître Unia, premier syndicat du pays, comme partenaire conventionnel. La Migros s'est aussi rendu coupable de plusieurs licenciements antisyndicaux (dont celui d'un salarié qui avait averti les autorités d'un grave danger pour la santé de ses collègues). Elle a aussi tenté à plusieurs reprises, par des plaintes pénales abusives, de chasser les syndicats de ses locaux. Manor s'est rendu coupable d'un des licenciements antisyndicaux les plus scandaleux de ces dernières années en renvoyant la présidente d'une section d'Unia parce qu'elle avait dénoncé dans la presse des extensions des horaires voulues par les employeurs. Les mauvaises conditions de travail en vigueur chez Spar ont poussé ses salarié(e)s à des grèves. 
</p><h3>Mesure inefficace contre le franc fort et attaque contre le fédéralisme </h3><p>Les difficultés rencontrées actuellement par le commerce de détail ne proviennent pas des heures d'ouverture différentes d'un canton à l'autre. Le baromètre des préoccupations des consommateurs montre bien que les heures d'ouverture sont une question insignifiante, au contraire des prix. Les cantons qui ont déjà intégralement déréglementé leurs heures d'ouverture (Argovie, Zurich, etc.) n'affichent pas des chiffres d'affaire meilleurs que les autres cantons. La raison d'être de cette loi invoquée ici ne résiste ainsi même pas à un examen superficiel ! 
</p><p>Pour toutes ces raisons l'USS et ses fédérations affiliées vont se battre avec force contre cette loi dangereuse qui s'imbrique dans une stratégie " du salami " de dérégulation pour le personnel de vente, mais aussi pour le reste des branches en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4134</guid><pubDate>Mon, 22 Feb 2016 08:55:42 +0100</pubDate><title>Un NON pour l’avenir de la Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-non-pour-l-avenir-de-la-suisse</link><description>L’appel du Président de l’USS Paul Rechsteiner</description><content:encoded><![CDATA[<p> Si l'initiative inhumaine de l'UDC devait passer la rampe, ce dimanche, ce serait une privation de droits sans précédent dans l'histoire de notre pays. Parce que plus d'un cinquième des personnes qui vivent et travaillent chez nous ne sont pas titulaires d'un passeport suisse. Parce qu'une heure de travail sur trois est effectuée par quelqu'un qui ne possède pas la citoyenneté suisse. Parce que des centaines de milliers d'entre eux sont nés en Suisse et ont toujours vécu ici. Parce que ce sont des gens du pays. L'initiative de l'UDC s'en prend directement à ces personnes. Elle porte atteinte à leurs droits. A ceux de leurs enfants et de leurs proches. 
</p><p>Mais ce n'est pas tout. Car si l'UDC remporte cette votation, les conséquences ne seront pas seulement funestes pour toutes les personnes qui vivent ici sans avoir de passeport suisse, mais aussi pour les droits humains. Qui sont nos droits à tous. Ces droits humains qui constituent le principal acquis de l'histoire récente de l'humanité. Et de la Suisse moderne. Ces droits humains que l'UDC, avec sa nouvelle initiative, veut bafouer et subordonner à quelques paraphes nationaux.
</p><p> Sur le plan politique, l'UDC est le fer de lance des attaques contre les acquis sociaux. Si l'UDC réussit à dégrader la situation juridique des gens qui vivent ici mais qui ne sont pas suisses, d'autres offensives contre les acquis sociaux et le droit du travail ne tarderont pas.
</p><p> L'initiative dite de mise en œuvre fait partie de la stratégie de l'UDC, qui vise à détruire les fondements de la Suisse moderne : la Suisse des droits pour tous, la Suisse des acquis sociaux. La Suisse de la diversité et des minorités. La Suisse positive, riche de sa diversité. Voilà pourquoi beaucoup ont conscience de l'importance capitale de la votation de dimanche prochain pour l'avenir de notre pays. 
</p><p>Heureusement, alors que voici quelques semaines encore, nombreux étaient celles et ceux qui considéraient cette votation comme perdue, un mouvement de la société civile s'est créé dans un élan saisissant et inédit (<a href="http://appel-urgent.ch/">appel-urgent.ch</a>/). Grâce aussi aux syndicats. 
</p><p>Ne perdons pas courage : la votation n'est pas gagnée. Mais le NON est devenu possible. Les voix des syndicalistes contribueront au résultat. A nous de jouer ! A chacune et à chacun d'entre nous ! </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4128</guid><pubDate>Tue, 16 Feb 2016 09:06:50 +0100</pubDate><title>« Ce sont les traders qui spéculent, pas les négociants de matières premières ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ce-sont-les-traders-qui-speculent-pas-les-negociants-de-matieres-premieres</link><description>L’initiative contre la spéculation ne menace pas les emplois en Suisse, selon Myret Zaki.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'initiative de la Jeunesse socialiste " contre la spéculation sur les denrées alimentaires " ne va pas modifier les conditions de travail en Suisse et ne menace pas les emplois dans le secteur du négoce de matières premières. Myret Zaki, rédactrice en chef de l'hebdomadaire " Bilan " ne comprend pas l'argument de la perte d'emplois brandi par les opposants à l'initiative sur laquelle le peuple vote le 28 février 2016. </p><p><span lang="FR">«&nbsp;Le secteur des négociants qui représente environ 20% du PIB genevois (3,9% du PIB suisse), ne serait pas touché par l’initiative&nbsp;», affirme Myret Zaki, qui connaît très bien la finance pour y avoir travaillé avant de devenir journaliste. «&nbsp;Ces négociants, essentiellement actifs dans l’Arc lémanique, à Zoug et un petit peu à Zürich, qui organisent des cargaisons de matières premières physiques, qui affrètent des cargos, ne sont pas dans la spéculation», poursuit la rédactrice en chef du magazine économique «&nbsp;Bilan&nbsp;». Ce secteur représente 35&nbsp;000 emplois en Suisse dont 16&nbsp;000 à Genève. Et d’expliquer que «&nbsp;ce sont les traders qui spéculent, pas les négociants de matières physiques.&nbsp;»</span></p><p><span lang="FR">L’initiative veut en effet interdire aux banques, aux gestionnaires de fortune, aux assurances et aux investisseurs institutionnels d’investir dans des véhicules financiers se rapportant à des matières premières agricoles ou des denrées alimentaires. Il en va de même pour la vente de produits structurés correspondants. La Confédération doit en outre s'engager en faveur d'une lutte efficace à l'échelle mondiale contre la spéculation sur les denrées alimentaires. Par contre, l’initiative ne touche pas au «&nbsp;hedging&nbsp;», à savoir les contrats à terme pour garantir les prix.</span></p><h3><span lang="FR">Arguments de la droite peu étayés</span></h3><p><span lang="FR">Pourquoi la droite martèle-t-elle donc pareillement que l’initiative contre la spéculation amènerait d’importantes pertes d’emplois dans le secteur du négoce&nbsp;? A part que brandir la menace sur les emplois est l’argument favori de la droite pour effrayer la population, il ne se justifie pas vraiment. Myret Zaki ne comprend en tout cas pas ce raisonnement et se demande même si les opposants ont saisi le contenu de l’initiative. «&nbsp;Leurs arguments sur les pertes d’emploi sont peu étayés. Ils prétendent que des négociants ou des banques déménageraient, mais ne disent ni lesquels, ni pourquoi ils le feraient.&nbsp;»</span></p><h3><span lang="FR-CH">Ces produits spéculatifs ne font pas l’unanimité</span></h3><p><span lang="FR-CH">Cette régulation pourrait à la rigueur rendre l’environnement moins compétitif. Mais là encore, elle relativise&nbsp;: </span><span lang="FR">«&nbsp;Eventuellement à la marge, elle pourrait contrarier des professionnels de l'investissement qui proposent des placements basés sur les matières agricoles à leurs clients. Mais à cet égard-là aussi, ces placements ne font pas l'unanimité: certaines banques ont déclaré ne plus vouloir investir dans des produits financiers basés sur les matières agricoles.&nbsp;» </span></p><p><span lang="FR">Cette classe d’actifs est en outre généralement peu représentée dans les portefeuilles, fait-elle encore remarquer. Ce qui au final n’aurait donc que peu ou pas d’influence sur les revenus par exemple des caisses de pension. </span><span lang="FR">&nbsp;</span><span lang="FR">Seuls les fonds à vocation spéculative («&nbsp;hedge funds&nbsp;») qui offrent des produits dérivés liés aux marchés des matières premières seraient vraiment touchés. Or ils sont peu nombreux en Suisse.</span></p><p><span lang="FR">Il est néanmoins clair que l’essentiel de la spéculation sur les denrées alimentaires se fait à New York ou Chicago et pas en Suisse. Toutefois, si l’initiative était acceptée, les banques suisses, qui gèrent tout de même des milliards de titres pour leur clients pourraient tout simplement renoncer à ces produits spéculatifs «&nbsp;de toute manière volatils et de loin pas indispensables&nbsp;». </span></p><p><span lang="FR">Encore un argument de plus pour déposer un Oui dans l’urne le 28 février.</span></p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4126</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 15:11:43 +0100</pubDate><title>Révision des ordonnances relatives à la radioprotection</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-des-ordonnances-relatives-a-la-radioprotection</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4123</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 14:31:13 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 15.430 é CEATE-CE (Commission de l&#039;environnement, de l&#039;aménagement du territoire et de l&#039;énergie du Conseil des États). Suppression des priorités dans le réseau de transport transfrontalier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/initiative-parlementaire-15-430-e-ceate-ce-commission-de-lenvironnement-de-lamenagement-du-territoire-et-de-lenergie-du-conseil-des-etats-suppression-des-priorites-dans-le-reseau-de-transport-transfrontalier</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4121</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 14:23:53 +0100</pubDate><title>Modifications de l&#039;ordonnance sur les fonds propres (OFR) et de l&#039;ordonnance sur les banques (OB)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/modifications-de-lordonnance-sur-les-fonds-propres-ofr-et-de-lordonnance-sur-les-banques-ob</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4119</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 11:59:54 +0100</pubDate><title>Initiative parlementaire 14.417 « Amender le régime de financement des soins »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-parlementaire-14-417-amender-le-regime-de-financement-des-soins</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4117</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 11:47:25 +0100</pubDate><title>Initiatives parlementaires 10.407 et 13.477. Exonérer les enfants du paiement des primes d&#039;assurances-maladie / LAMal. Révision des catégories de primes enfants, jeunes et jeunes adultes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiatives-parlementaires-10-407-et-13-477-exonerer-les-enfants-du-paiement-des-primes-dassurances-maladie-lamal-revision-des-categories-de-primes-enfants-jeunes-et-jeunes-adultes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4115</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 09:39:15 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : arrêtons la participation au bon vouloir des employeurs !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-arretons-la-participation-au-bon-vouloir-des-employeurs</link><description>L’USS demande des mesures contraignantes</description><content:encoded><![CDATA[<p> Dans sa réponse à la consultation concernant la révision de la loi sur l'égalité, l'Union syndicale suisse (USS) se félicite certes de voir le Conseil fédéral sortir de sa longue passivité et vouloir enfin prendre des mesures plus poussées contre les discriminations salariales à l'encontre des femmes, mais demande une intervention plus énergique à ce chapitre. À regarder le projet de révision de la loi de plus près, on voit que le Conseil fédéral en reste à une participation au bon vouloir des employeurs, ce qui avait déjà fait échouer le Dialogue sur l'égalité des salaires. Si les entreprises devront contrôler leurs systèmes salariaux sous l'angle de la discrimination, elles n'auront toutefois pas à craindre de sanction au cas où elles ne le feraient pas ou si elles découvraient des cas, mais n'y mettaient pas fin.
</p><p>L'USS ne peut pas accepter que la loi sur l'égalité soit appliquée selon le principe du bon vouloir patronal. C'est pourquoi elle demande que l'État assume avec les partenaires sociaux la responsabilité de concrétiser le mandat constitutionnel de l'égalité salariale entre les sexes. L'obligation de contrôler les salaires doit être appliquée à la totalité des entreprises et sa mise en œuvre relever d'une autorité prévue à cet effet. Renoncer à des sanctions en cas d'infraction à la loi comme le prévoit le projet est une absurdité juridique. L'USS exige que le Conseil fédéral corrige ce paradoxe. Il faut que les syndicats soient aussi représentés dans une commission tripartite mise en place au niveau fédéral ainsi que dans les entreprises, dans le cadre des contrôles qui seront effectués lorsque la loi sera appliquée.
</p><p>L'USS attend du Conseil fédéral qu'il profite de la révision de la loi pour s'attaquer avec détermination à la situation actuelle qui ne respecte pas la Constitution fédérale, et ne traite plus l'égalité salariale comme un programme facultatif réservé aux périodes de vaches grasses.
</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Regula Bühlmann (031 377 01 12 ou 076 200 90 89), secrétaire centrale de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4113</guid><pubDate>Mon, 15 Feb 2016 09:22:15 +0100</pubDate><title>Modification de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes (Loi sur l’égalité, LEg)</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/modification-de-la-loi-sur-l-egalite-entre-femmes-et-hommes-loi-sur-l-egalite-leg</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p> L'USS se félicite que le Conseil fédéral veuille enfin prendre des mesures plus poussées contre les discriminations salariales à l'encontre des femmes, mais demande une intervention plus énergique à ce chapitre.
</p><p>A y regarder de plus près, on voit que le Conseil fédéral en reste à une participation au bon vouloir des employeurs, ce qui avait déjà fait échouer le Dialogue sur l'égalité des salaires. L'USS ne peut pas accepter que la loi sur l'égalité soit appliquée selon le principe du bon vouloir patronal.
</p><p>L'obligation de contrôler les salaires doit être appliquée à la totalité des entreprises et sa mise en œuvre relever d'une autorité prévue à cet effet. Renoncer à des sanctions en cas d'infraction à la loi comme le prévoit le projet est une absurdité juridique.
</p><p>Il faut que les syndicats soient aussi représentés dans une commission tripartite mise en place au niveau fédéral ainsi que dans les entreprises, dans le cadre des contrôles qui seront effectués lorsque la loi sera appliquée. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4111</guid><pubDate>Fri, 12 Feb 2016 10:42:23 +0100</pubDate><title>Arrêté fédéral sur les moyens financiers destinés à l’agriculture pour les années 2018 à 2021: procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/arrete-federal-sur-les-moyens-financiers-destines-a-l-agriculture-pour-les-annees-2018-a-2021-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4108</guid><pubDate>Thu, 11 Feb 2016 14:57:38 +0100</pubDate><title>Non à une politique basée sur la peur  et le clivage</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/non-a-une-politique-basee-sur-la-peur-et-le-clivage</link><description>Non à l’initiative de mise en œuvre – </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières semaines, l'initiative dite de " mise en œuvre " a été examinée sous toutes ses coutures. Elle a été analysée comme constituant une attaque dirigée contre les Suisses et Suissesses sans passeport suisse qui ont grandi dans notre pays, voire y sont nés. Ces personnes seraient punies de manière disproportionnées uniquement sur la base d'un simple morceau de papier. L'initiative a aussi été décrite comme étant du harcèlement. De fait, le Parlement fédéral a fait son travail et mis en œuvre l'initiative " Pour le renvoi des étrangers criminels ". On a constaté que l'initiative de mise en œuvre représente une nouvelle attaque contre la libre circulation des personnes et des traités internationaux de toute première importance, comme la Convention européenne des droits de l'homme. Et l'on n'a pas non plus oublié de signaler qu'elle criminaliserait davantage certains groupes de la population que d'autres : les délits fiscaux ne seraient pas pris en compte et ceux commis en matière d'assurances sociales pèseraient beaucoup. Même le travail syndical serait plus criminalisé par cette initiative : participer à des actions deviendrait risqué pour nos collègues étrangers parce que, dans le pire des cas, ils pourraient être exclus de Suisse.
</p><p> Tout cela est clair. L'opposition se fait entendre. Mais cette initiative a quand même une chance de gagner. Pourquoi donc ? 
</p><p>Pourquoi cette opposition est-elle nécessaire en raison de cette initiative aussi antidémocratique et inhumaine ? Parce que l'UDC est parvenue à ce qu'une majorité des citoyen(ne)s suisses accordent du crédit à ses arguments. Le succès de son discours destiné à détourner l'attention a eu pour effet que nombre de personnes en Suisse croient que celle-ci a un problème de migration. Si bien que nous gaspillons toujours plus de temps à discuter du soi-disant problème de sécurité au lieu de nous occuper du fossé toujours plus grand entre riches et pauvres, des coupes dans la formation ou de l'égalité salariale toujours pas réalisée. Nous ne parlons pas non plus d'une vraie culture de l'accueil ou du potentiel offert par les migrant(e)s, mais principalement de prétendus déficits. 
</p><p>À travers son discours, l'UDC réussit à diviser la société suisse. Elle accule toujours plus les migrant(e)s dans des conditions de vie et de travail extrêmement précaires. Avons-nous vraiment intérêt à ce que les gens doivent vivre dans la peur ? À ce que leur vie prenne un tournant radical à cause de petites erreurs ? Le Parlement et les tribunaux doivent-il devenir caducs ? Les principes et les droits fondamentaux inscrits dans la Constitution fédérale ne doivent-ils s'appliquer qu'à quelques-uns seulement, alors que les autres se voient toujours plus privés de leurs droits ? Ou voulons-nous une Suisse qui porte haut les valeurs démocratiques, où les gens peuvent vivre dans la dignité et la sécurité ? Une phrase de la Constitution fédérale me vient sans cesse à l'esprit : " ...et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ". 
</p><p>L'opposition a pris de l'ampleur parce que beaucoup sentent qu'il s'agit d'une votation symbolique importante. Si l'UDC gagne, sa politique basée sur la peur et le clivage s'en trouvera légitimée. L'initiative de mise en œuvre est effectivement une attaque dangereuse contre notre État de droit, et même contre notre démocratie. C'est pourquoi le NON est de toute urgence nécessaire si nous voulons conserver et notre État de droit et notre démocratie. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4107</guid><pubDate>Thu, 11 Feb 2016 14:20:21 +0100</pubDate><title>Les lacunes du travail d’assistance s’accentuent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-lacunes-du-travail-d-assistance-s-accentuent</link><description>Pour plus d’équité et contre de nouvelles formes d’exploitation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le domaine des soins et de l'assistance (" care "), toujours plus d'emplois sont créés, si bien que l'État doit davantage intervenir, ainsi que les hommes. </p><p>Bien que toujours plus nombreuses à exercer une activité lucrative, les femmes fournissent aujourd'hui encore aussi la majeure partie du travail non rémunéré de soins et d'assistance destiné non seulement aux enfants, mais également à des parents âgés et malades. Ces activités constituent une partie obscure de l'économie. Tant qu'elles sont gratuites, elles n'apparaissent pas dans les statistiques économiques. À cela s'ajoute qu'elles n'obéissent pas à la logique de l'efficience omniprésente dans l'économie. De fait, si nous pouvons fabriquer toujours plus rapidement des automobiles, impossible de consoler des enfants ou d'assister des malades de manière plus efficiente.
</p><h3> Une offre lacunaire</h3><p> Mais les femmes ne sont plus d'accord d'assumer sans condition ces tâches et d'en porter le risque financier. Comme l'espérance de vie augmente, les activités de soins et d'assistance gagnent en importance, toujours moins de femmes renonçant sur la durée à un salaire et une sécurité financière propres pour fournir ce travail " accompli par amour ", dit-on. Et les hommes ne fournissent pas une quantité de travail non rémunéré plus grande que celle de travail rémunéré réalisée par les femmes. Une lacune est donc apparue dans les soins et l'assistance destinés aux enfants et aux personnes dépendantes de soins. Une lacune qui s'accentuera si nous ne redressons pas la barre. 
</p><h3>Une protection lacunaire pour les migrantes concernées</h3><p> Les institutions comme les crèches, les hôpitaux, les soins à domicile ne sont déjà plus en mesure aujourd'hui de combler cette lacune. En raison de la pression aux économies, les soins prodigués aux personnes âgées et malades sont précisément toujours plus repoussés vers le secteur privé. Et des femmes s'engouffrent de nouveau dans la brèche. Les migrantes actives dans les tâches de soins et d'assistance laissent leurs familles au pays pour, dans des conditions de travail précaires et pour un salaire de misère, s'occuper 24 heures sur 24 en Suisse de " parents étrangers ". Le travail au noir est ainsi à l'ordre du jour. Dans de tels arrangements avec les employeurs, la sphère privée et le temps libre sont la plupart du temps des notions qui n'ont pas cours. Bien que la Suisse ait ratifié la convention n° 189 de l'Organisation internationale du Travail (OIT) " sur les travailleuses et travailleurs domestiques " et bien que le Conseil fédéral ait avoué, dans un rapport, qu'il y avait lieu d'agir dans ce domaine, les activités de soins et d'assistance rémunérées ne sont toujours pas soumises à la loi sur le travail. Par conséquent, il manque aux travailleuses concernées une protection efficace de leur santé et de leur intégrité personnelle. 
</p><h3>Une protection quasi nulle, malgré une convention de l'OIT</h3><p> Dans les activités de soins et d'assistance, le danger d'exploitation, de violence ainsi que de sous-enchère sociale et salariale est considérable. C'est pourquoi la convention n° 189 de l'OIT exige qu'en matière de législation du travail et sociale, les travailleurs et travailleuses domestiques soient mis sur pied d'égalité avec les autres employé(e)s. Selon cette convention, des améliorations sont nécessaires, surtout sous l'angle du temps de travail, de la sécurité sociale et des conditions de travail (normes minimales de la sécurité au travail et protection de la santé psychique et physique au travail). Il faut en particulier protéger les employées actives dans le domaine des soins et de l'assistance contre les abus (sexuels), le harcèlement et la violence. En Suisse, bien que la convention précitée ait été ratifiée, ces exigences ne sont pas encore suffisamment remplies. Ainsi, par exemple, les inspectorats du travail n'effectuent aucune visite au travail des personnes actives dans ce type de tâches. 
</p><h3>L'État doit davantage investir</h3><p> La Suisse doit prendre conscience que les activités de soins et d'assistance ne sont pas quelque-chose de privé, mais une tâche nécessaire à la société et sans laquelle l'économie s'effondrerait. Nous avons d'urgence besoin de redéfinir qui fait quoi. La collectivité doit assumer sa responsabilité et investir des ressources dans les places d'accueil des enfants, les établissements de soins, mais aussi dans la fourniture de soins et d'aide à la maison. Les tâches de soins et d'assistance doivent être soumises à la loi sur le travail. Il faut absolument prévoir des temps de travail et de repos réglementés, de même que des salaires minimaux. Quant au reste, il faut le répartir équitablement entre les femmes et les hommes. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Santé</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4105</guid><pubDate>Thu, 11 Feb 2016 09:32:23 +0100</pubDate><title>AVS : excellent rapport coût-efficacité, même quand les bourses connaissent des problèmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/avs-excellent-rapport-cout-efficacite-meme-quand-les-bourses-connaissent-des-problemes</link><description>Les finances solides de l’AVS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats des placements négatifs communiqués par Compenswiss reflètent l'évolution défavorable sur les marchés financiers l'an dernier. Cependant, contrairement au 2e pilier, les rendements des placements jouent un rôle secondaire pour l'AVS, qui est financée selon le système de la répartition. Le système de financement de l'AVS est, précisément en période de taux d'intérêt bas persistants et de fortes turbulences sur les marchés financiers, nettement supérieur au système de la capitalisation. En effet, avec le système de la répartition, la majeure partie des rentes courantes sont directement financées avec les cotisations courantes. C'est pour cela que l'AVS, l'AI et les allocations pour perte de gain (APG) ne doivent placer qu'environ 33 milliards de francs. Avec un volume de placements de 890 milliards de francs environ, le 2e pilier est par contre bien plus exposé aux marchés financiers. 
</p><p>Il est beaucoup plus facile de faire des prévisions avec l'AVS. Même avec un vieillissement en hausse. Pour l'AVS, nous savons en effet que l'arrivée à la retraite de la génération du baby-boom créera provisoirement un besoin financier supplémentaire. Celui-ci devra, comme prévu par le Conseil fédéral et le Conseil des États, être financé à l'aide de la TVA. 1 % sera nécessaire. Si le 0,3 % de TVA destiné à l'AI jusqu'à fin 2017 revient dès cette date à l'AVS, la hausse effective de la TVA ne sera que de 0,7 %. C'est supportable et c'est un bon investissement. De fait, l'AVS est la source de revenu la plus importante pour la grande majorité des personnes à la retraite. 
</p><p>Un énorme surcoût menace par contre le 2e pilier. Sans pour autant que les assuré(e)s en reçoivent plus de prestations. On le voit bien avec l'exemple de la plus grande caisse de pensions de Suisse, la BVK Zürich, qui baisse son taux de conversion pour le capital-vieillesse de 6,2 à 4,87 %. Mais pour que les prestations des futurs rentiers et rentières ne soient pas inférieures à ce qui leur avait été annoncé jusqu'à maintenant, les cotisations salariales ont augmenté de 5 points de pourcentage. Pour les tout jeunes assuré(e)s (21-23 ans) et pour celles et ceux qui sont proches de leur retraite, cette augmentation se monte même à 10, respectivement 11 points de pourcentage. Cela représente beaucoup d'argent qui manque aux personnes actuellement actives pour financer leurs dépenses courantes. 
</p><p>Relever l'âge de la retraite et baisser les prestations de manière générale, comme le demandent les employeurs et la droite, n'est pas une option. D'une part, les travailleurs et travailleuses âgés ont aujourd'hui déjà du mal à conserver leur emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite. Toujours plus de personnes se retrouveraient alors à l'aide sociale. D'autre part, le niveau des rentes de l'AVS et du 2e pilier d'un très grand nombre de personnes est actuellement déjà insuffisant. Au lieu de démanteler l'AVS, il faut donc la renforcer, comme le demande l'initiative AVSplus. Car l'AVS a, pour les bas et moyens revenus, le meilleur rapport prix-prestations.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4097</guid><pubDate>Mon, 08 Feb 2016 11:04:22 +0100</pubDate><title>Les couples ont déjà beaucoup d’avantages </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-couples-ont-deja-beaucoup-d-avantages</link><description>Non à l’initiative sur la &quot;pénalisation du mariage&quot;, car c&#039;est un mythe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le PDC prétend que les couples mariés sont pénalisés par les impôts et a pour cette raison déposé son initiative «&nbsp;contre la pénalisation du mariage&nbsp;». Cette affirmation n’est pas nouvelle. Et elle a déjà produit certains effets. Sur le plan de la Confédération, il y a déjà eu plusieurs baisses d’impôts ces dernières années dont les revenus élevés et très élevés ont essentiellement profité. </p><p>Quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu’il n’y a en fait pas de pénalisation du mariage. Une étude de l’Administration fédérale sur les impôts cantonaux a par exemple montré que tout particulièrement les couples mariés qui ont des revenus moyens et bas paient en moyenne moins d’impôts sur les revenus que les concubins. Pour les revenus élevés, les concubins sont légèrement mieux lotis. A ce niveau-là, les couples mariés ont des avantages dans l’impôt sur les successions que l’Administration fédérale n’a pas pris en compte dans son analyse. 
</p><h3>800 millions d'avantages dans l'AVS</h3><p>Quand on examine leur situation dans les assurances sociales, les couples mariés sont là aussi privilégiés. Dans une autre étude, la Confédération a chiffré ces avantages à 800 millions par année, rien que dans l’AVS, bien que les rentes soient plafonnées pour les couples (une fois et demie la rente maximale des personnes seules). Pourtant, les rentes de veuves et de veufs, le supplément de veuvage ainsi que la libération de l’obligation de cotiser pour le conjoint sans activité lucrative compensent plus qu’amplement cette limitation. De légers avantages existent aussi dans l’AI. Dans le deuxième pilier, tout dépend de la caisse de pension, à savoir si elle garantit au concubin ou à la concubine une rente de veuf ou de veuve. Ce n’est pas obligatoire. 
</p><h3>Cadeau fiscal aux plus aisés</h3><p>Des baisses générales d’impôts pour les couples mariés ne sont pas nécessaires. En moyenne, les couples mariés sont mieux lotis que les concubins. Cela dépend de la situation concrète dans les cas particuliers. L’acceptation de l’initiative serait l’occasion pour les partis de droite de continuer à baisser les impôts sur le plan fédéral. Ce ne sont quasiment que les revenus élevés et très élevés qui en profiteraient une nouvelle fois. Et ceux qui en pâtiraient seraient les revenus moyens et bas. Car ensuite l’AVS ou les réductions de primes des caisses-maladies pourraient être mises sous pression. Voilà pourquoi il faut voter NON à l’initiative du PDC. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4095</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2016 14:43:53 +0100</pubDate><title>Reprise du règlement (UE) n° 515/2014 portant création du Fonds pour la sécurité intérieure (développement de l’acquis de Schengen)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-du-reglement-ue-n-515-2014-portant-creation-du-fonds-pour-la-securite-interieure-developpement-de-l-acquis-de-schengen</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4093</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2016 14:28:40 +0100</pubDate><title>Modification de la loi fédérale sur le droit international privé (chapitre 11, Faillite et condordat)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/modification-de-la-loi-federale-sur-le-droit-international-prive-chapitre-11-faillite-et-condordat</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie</category><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4090</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2016 15:15:56 +0100</pubDate><title>Pas question de lâcher là-dessus! La retraite à 64 ans n’est que justice.</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-lacher-la-dessus-la-retraite-a-64-ans-n-est-que-justice</link><description>La retraite à 64 ans ne fait pas des femmes des profiteuses </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes veulent l’égalité. Elles devraient donc aussi faire l’armée et travailler jusqu’à 65 ans. Voilà comment argumentent les soi-disant faiseurs d’égalité objective, qui ne se rendent pas compte à quel point leur avis est biaisé. </p><p>Nous serions des profiteuses pour qui l’égalité s’arrête là où commencent nos privilèges. Pardon&nbsp;? Les femmes privilégiées dans la prévoyance professionnelle&nbsp;? Une petite rectification par les faits s’avère nécessaire. 
</p><h3>Inégalités reportées sur les rentes</h3><p>Dans les faits: les femmes exécutent bien plus de travail non rémunéré que les hommes et gagnent moins pour le travail rémunéré. Cela n’a pas seulement des répercussions sur la situation des femmes durant leur vie professionnelle, mais aussi ensuite, pendant la retraite&nbsp;: 38% de retraitées n’ont que l’AVS alors que les hommes ne sont que 19%, soit la moitié, dans ce cas. Les rentes du deuxième pilier des femmes sont en moyenne deux fois plus basses que celles des hommes, leur capital est même trois fois plus faible que celui des hommes. On ne peut donc guère parler de femmes privilégiées dans la prévoyance vieillesse. Au contraire, elles paieraient plutôt encore le prix de l’inégalité dans la société quand elles sont à la retraite. 
</p><h3>Soins apportés aux proches </h3><p>A quoi s’ajoute qu’il est pour beaucoup de femmes difficile de rester actives professionnellement jusqu’à 64 ans. Un an avant l’âge ordinaire de la retraite, elles ne sont plus que 41% à l’être. Beaucoup sont soit malades, soit épuisées d’avoir eu à mener de front travail professionnel et travail familial. Les autres doivent souvent réduire leur taux d’occupation ou arrêter de travailler pour soigner des membres de la famille ou des proches. Il n’y a presque pas d’emplois pour les femmes qui veulent recommencer à travailler après s’être arrêtées pour s’occuper ou soigner des proches. Il ne reste alors souvent plus que la retraite anticipée avec son lot de réduction de rente.
</p><p>Les femmes encourent aussi un plus grand risque que les hommes de devenir veuves en raison de leur espérance de vie plus élevée. Leurs partenaires les soignent aussi moins souvent quand elles sont très âgées que ce n’est le cas dans l’autre sens. Cela a des conséquences en matière de soins et de finances, qui peuvent aussi très vite mener à la pauvreté. 
</p><h3>Une maigre compensation </h3><p>Dans l’ensemble, l’âge de la retraite plus bas des femmes est une maigre compensation pour trois raisons: les femmes sont souvent empêchées d’avancer dans leur carrière professionnelle pour s’être occupées de leurs parents, maris, enfants et petits-enfants&nbsp;; ensuite, elles ne peuvent pas vivre de leurs rentes&nbsp;; et enfin, les femmes d’un certain âge ne sont plus du tout voulues sur le marché du travail. L’âge de la retraite des femmes à 65 ans précipiterait plus de femmes dans la pauvreté et serait inacceptable, tant que l’égalité n’a pas été concrétisée. Ne pas vouloir lâcher cela n’a rien à voir avec une attitude de profiteuse… puisque nous n’avons même pas la moitié du gâteau&nbsp;! </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4089</guid><pubDate>Wed, 03 Feb 2016 14:41:51 +0100</pubDate><title>Laura Perret Ducommun, nouvelle secrétaire centrale de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/laura-perret-ducommun-nouvelle-secretaire-centrale-de-l-uss</link><description>Reprise du dossier de la formation</description><content:encoded><![CDATA[<p>Laura Perret Ducommun (39 ans) a entamé ses activités de secrétaire centrale de l'Union syndicale suisse (USS) au début du mois de février. Succédant à Véronique Polito devenue membre du comité directeur du syndicat Unia, elle est la nouvelle responsable à l'USS du dossier de la formation et de la politique de la jeunesse.
</p><p> Depuis de nombreuses années Laura Perret Ducommun se consacre de manière approfondie aux questions de formation, principalement de formation professionnelle. Ces cinq dernières années, cheffe de division suppléante au Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI), elle a été responsable de la formation professionnelle supérieure (examens professionnels et examens professionnels supérieurs fédéraux, filières de formation des écoles supérieures). Auparavant, après avoir été secrétaire générale adjointe de la Conférence universitaire de Suisse occidentale, elle a travaillé à l'Office fédéral de la statistique dans le domaine des hautes écoles, comme cheffe de l'unité Personnel et Finances de Hautes Écoles. Elle dispose aussi d'une expérience de dix années en tant que formatrice d'adultes.
</p><p> Laura Perret Ducommun a obtenu un doctorat en informatique et un master en administration publique. Elle vit à Savagnier (NE), est mariée et mère de deux enfants.
</p><h5>renseignements</h5><p><a name="Text10"><b><span lang="FR"></span></b></a>Laura Perret Ducommun,&nbsp;secrétaire centrale de l'USS,&nbsp;031 377 01 23 ou 079 810 12 13
</p><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4086</guid><pubDate>Tue, 02 Feb 2016 16:54:01 +0100</pubDate><title>Nouveau tour de vis dans la lutte contre le dumping salarial à Genève </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nouveau-tour-de-vis-dans-la-lutte-contre-le-dumping-salarial-a-geneve</link><description>Sous-traitance et dumping salarial dans les marchés publics : la Ville de Genève instaure des règles plus strictes, des sanctions dissuasives et un fonds de responsabilité solidaire.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le canton et la Ville de Genève prennent décidément le problème de la sous-enchère salariale à bras le corps. Après le net renforcement des contrôles sur le plan cantonal, c’est au tour de la Municipalité d’instaurer des règles plus strictes pour les marchés publics&nbsp;: interdiction de la sous-traitance en cascade, amendes allant jusqu’à 10% du contrat et introduction d’un fonds de responsabilité solidaire pour indemniser les salarié-e-s qui n’auraient pas été payés correctement. </p><p>Alors qu’un nouveau cas d’abus vient de défrayer la chronique à Genève – un patron ponctionnait jusqu’à 2500 francs par mois de salaire à des ouvriers polonais pour les loger à plusieurs dans un studio – la ville de Genève emboîte le pas au canton dans sa lutte contre la sous-enchère salariale. Elle introduit une clause contractuelle dans ses appels d’offre qui permet de limiter au maximum les sous-traitances en cascades, source de nombreux cas de dumping salarial. Cette clause est le fruit d’un accord négocié entre syndicats et patrons genevois. 
</p><h3>Sous-traitance en cascade prohibée</h3><p>Le projet genevois va beaucoup plus loin que la récente législation fédérale sur la responsabilité solidaire qui ne prévoit pas que l’adjudicataire principal puisse être tenu pour responsable des salaires non payés par ses sous-traitants. L’accord genevois est en grande partie l’œuvre des syndicats qui se battent depuis des années pour «&nbsp;une réelle responsabilité solidaire&nbsp;». Il introduit des normes strictes et impératives&nbsp;: les adjudicateurs de travaux publics devront contrôler pendant toute la durée des travaux que leurs sous-traitants respectent les conventions collectives de travail en vigueur, qu’elles paient les salaires et les assurances sociales. Interdiction est aussi faite à un sous-traitant de sous-traiter plus loin&nbsp;: c’est totalement inédit en Suisse. Les amendes pouvant aller jusqu’à 10% du contrat d’adjudication devraient aussi être extrêmement dissuasives. 
</p><h3>Création par la Municipalité d’un fonds de responsabilité solidaire</h3><p>Quand une entreprise a été convaincue de sous-enchère salariale, c’est habituellement la croix et la bannière pour les salarié-e-s, souvent étrangers et ne connaissant pas le système légal, de récupérer leur créance devant les tribunaux. En outre, les procédures prennent des années ou n’aboutissent carrément pas, si l’entreprise a disparu dans la nature. Le nouveau fonds de responsabilité solidaire doté de 300&nbsp;000 francs que la Ville de Genève a créé fin janvier soutiendra ainsi les travailleurs lésés. Ce sera à la Ville de récupérer les arriérés de salaire, non plus aux travailleurs. &nbsp;
</p><p>«&nbsp;Avec la mise en place du Fonds de responsabilité solidaire, le renforcement des contrôles et le durcissement des sanctions, une collectivité publique se dote pour la première fois en Suisse d’instruments efficaces pour lutter contre la sous-enchère sur les chantiers publics&nbsp;», note Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d’Unia Genève. La Municipalité a en outre voté un crédit de 300&nbsp;000 francs pour doter deux postes de contrôleurs des chantiers. Ils viennent &nbsp;s’ajouter à la nouvelle brigade de contrôleurs paritaires que le canton a mis en place fin 2015 avec les partenaires sociaux. 
</p><h3>Volonté politique de protéger le marché du travail</h3><p>Toutes les mesures prises dans la ville du bout du Lac, mais aussi à Bâle et peut-être bientôt à Zurich (votation le 28 février sur l’initiative Stop dumping) montrent qu’il est possible de renforcer les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Il faut toutefois que la volonté politique d’empoigner les problèmes soit présente. Plutôt que de se contenter de crier au loup et de faire le jeu de l’UDC.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4083</guid><pubDate>Tue, 02 Feb 2016 11:26:50 +0100</pubDate><title>« L’initiative est un grotesque programme d’intimidation »</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/l-initiative-est-un-grotesque-programme-d-intimidation</link><description>L’initiative de &quot;mise en œuvre&quot; musèle les activistes syndicaux sans passeport suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si l’initiative de l’UDC était acceptée, des délits relativement inoffensifs, commis dans le cadre d’actions syndicales ou de manifestations, conduiraient au renvoi automatique des syndicalistes qui n’ont pas la nationalité suisse. Il suffirait qu’ils aient été condamnés pour un autre délit mineur à une amande pécuniaire dans les derniers 10 ans. L’avocat Marc Spescha y voit une manière d’intimider et de réduire au silence les syndicalistes étrangers. Extraits d’une interview réalisée par Markus Fischer, du Service de la communication du SEV. </p><h3>Dans le cadre d’une action syndicale, quels sont les éventuels délits mineurs prévus par l’initiative de mise en œuvre qui conduiraient à l’expulsion automatique&nbsp;?</h3><p>«&nbsp;Si un syndicaliste pénètre sans autorisation sur le site d’une entreprise, c’est une violation de domicile. Et s’il écrit sur une vitrine «&nbsp;Pas de dumping salarial&nbsp;», il s’agit d’un dommage à la propriété, même si c’est joliment fait. Cela suffirait déjà à faire renvoyer son auteur, si cette personne n’avait été condamnée que pour une petite peine pécuniaire au cours des derniers dix ans. Comme par exemple, pour avoir été arrêté par la police après s’être brièvement assoupi au volant en raison de la fatigue et avoir, l’espace de quelques secondes, perdu le contrôle de son véhicule. Ce qui peut donner lieu à une petite peine de quelques jours-amendes avec sursis. Mais cette condamnation antérieure suffit déjà si le conducteur fautif se fait condamner quelques années plus tard pour avoir fait un graffiti syndical sur les murs d’une usine. Il serait alors renvoyé automatiquement.&nbsp;» 
</p><h3>Dans le cadre d’une manifestation syndicale, quel est le risque d’être automatiquement expulsé si l’on devait en venir aux mains avec des contre-manifestants, un service d’ordre privé ou la police&nbsp;?</h3><p>Dans de tels cas, on tombe vite sous le coup des lésions corporelles simples ou de participation à une rixe. Des lésions corporelles relativement légères suffisent, également si l’on n’est que marginalement partie prenante et que l’on se soit vite retiré de la rixe ou abstenu, comme le commentaire de l’art. 133 du Code pénal le précise&nbsp;: «&nbsp;Les personnes ayant pris part [à une rixe], sont celles qui ont distribué des coups, qui ont commis au moins une voie de fait, cela indépendamment du fait que les coups aient été administrés dans le but de l’agression ou de la défense. Est aussi punissable le participant qui s’est extrait de la rixe avant même que ces conditions ne soient réalisées.&nbsp;» Sous le terme de rixe, on comprend «&nbsp;un affrontement violant auquel trois personnes au moins prennent part et au cours duquel, deux ou plus de personnes s’agressent mutuellement.&nbsp;». La violence ou la menace contre les autorités et les fonctionnaires est aussi une infraction vite commise quand la police intervient contre une manifestation ou une action syndicale. A commis cette infraction, selon l’art. 285, la personne qui, en usant de violence ou de menace, aura empêché une autorité, un membre d’une autorité ou un fonctionnaire de faire un acte entrant dans ses fonctions. Le commentaire précise que rien que de l’empêcher d’accomplir l’acte entrant dans ses fonctions ou un acte complémentaire suffit à commettre l’infraction. Comme par exemple que cette personne se débatte quand la police veut l’arrêter. 
</p><h3>La clause de rigueur est-elle bien la principale différence entre l’initiative de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;» et la loi d’application sur l’initiative sur le renvoi&nbsp;?</h3><p>Exactement. Au contraire de ce que prévoit l’initiative de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;», l’application de la loi exige que le juge prenne les circonstances en considération. Quand&nbsp;? Où&nbsp;? Qui&nbsp;? Depuis combien de temps le prévenu est-il en Suisse&nbsp;?A-t-il de la famille, une femme, des enfants&nbsp;? Etc. L’initiative de «&nbsp;mise œuvre&nbsp;» ne laisse le juge que constater si l’infraction a été commise ou pas, et si c’est le cas, automatiquement prononcer l’expulsion du pays. 
</p><h3>Si l’initiative de mise en œuvre était acceptée, comment se défendre contre une expulsion pour un délit relativement mineur comme ceux cités ci-dessus&nbsp;?</h3><p>On peut aller jusqu’au Tribunal fédéral, ce qui serait obligatoire si les juges cantonaux appliquaient à la lettre l’initiative. Le Tribunal fédéral serait submergé de centaines de plaintes à cause d’expulsions prononcées suite à des délits mineurs. Actuellement, on ne recourt quasiment pas contre une peine pécuniaire. A l’avenir, les étrangers seraient obligés de faire recours à cause de l’expulsion qui en découle. Et si le Tribunal fédéral ne cassait pas les jugements, les cas seraient portés devant la Cour européenne des droits de l’homme où ils auraient de bonnes chances de succès. &nbsp;
</p><h3>Indépendamment de l’issue de ces recours, est-ce qu’à cause de l’initiative de mise en œuvre, les activistes syndicaux auraient de plus grands risques d’être confrontés à des problèmes lorsqu’ils participent à des manifs ou à des actions&nbsp;? Leur conseilleriez-vous de se tenir à distance&nbsp;?</h3><p>On peut aussi imaginer que leur réponse soit&nbsp;: «&nbsp;Maintenant cela suffit, on ne me fera pas avaler ça&nbsp;!&nbsp;» La transgression massive de cette norme légale disproportionnée paralyserait l’Etat de droit. Il est par contre plus vraisemblable que les personnes sans passeport suisse auraient tellement peur des conséquences qu’elles renonceraient à de telles activités. L’initiative est non seulement une attaque extrêmement agressive contre l’Etat de droit en tant que fondement de notre démocratie, mais aussi un programme d’intimidation des citoyens et citoyennes critiques. Elle se prête tout à fait à étouffer une démocratie vivante et à faire taire tous les mouvements extra-parlementaires. Les syndicalistes qui s’engageraient de bonne foi pour leurs droits auraient toujours un pied dehors, car le seuil pour aboutir à une infraction menant à l’expulsion est extrêmement bas. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4074</guid><pubDate>Tue, 26 Jan 2016 11:08:38 +0100</pubDate><title>Le réflexe de Pawlow n’est pas de bon conseil en politique</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-reflexe-de-pawlow-n-est-pas-de-bon-conseil-en-politique</link><description>Non au conditionnement voulu par l’initiative de mise en œuvre de l’UDC </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le feu de l’opposition a longtemps refusé de s’allumer. Mais beaucoup de personnes inquiètes se manifestent enfin et déclarent avec conviction: «&nbsp;Non, ça ne va pas&nbsp;! Nous nous opposons à cette initiative inhumaine&nbsp;!&nbsp;» Une nouvelle voix dans ce chœur d’opposants s’est faite entendre, celle d’un comité qui en moins de deux jours a récolté près de 440 000 francs pour financer une campagne d’affichage pour le NON dans toute la Suisse. Un site en français (<a href="http://www.appel-urgent.ch">www.appel-urgent.ch</a>) complétera dans la semaine le <a href="http://dringender-aufruf.ch/">site allemand</a>. &nbsp;&nbsp;</p><p>«&nbsp;L’UDC souhaite, avec l’initiative dite «&nbsp;de mise en œuvre&nbsp;», affaiblir les droits humains et certaines valeurs centrales de notre Constitution, comme le principe de proportionnalité et la séparation des pouvoirs. Les personnes concernées devraient perdre tous leurs droits et les tribunaux seraient réduits à n’être plus que des automates à expulsion. L’initiative est une attaque directe contre les nombreux secondos qui ont toujours vécu ici ou du moins depuis longtemps. Et contre leurs familles. […] Beaucoup de membres des syndicats et leur descendance sont ici concernés de près. C’est en ces termes que le président de l’USS Paul Rechsteiner avait expliqué le 5 janvier aux médias pourquoi l’USS s’opposait fermement à cette initiative.
</p><h3>L’opposition s’élargit </h3><p>A l’époque, le front des opposants contre l’automatisme des expulsions voulu par l’UDC était encore ténu. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Exemples&nbsp;:
</p><p>&nbsp;Le conseiller aux Etats Hans Stöckli et le conseiller national Beat Flach ont lancé un manifeste contre l’initiative. Plus de 270 parlementaires (anciens et actuels) l’ont signé. </p><ul><li>Le syndicat SSP a produit un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WUR6uHK1Z_o">court film</a> (en allemand seulement) et mène une campagne active avec des tracts et d’autres actions. </li><li>Des comités unitaires réunissant partis, syndicats et associations caritatives ou de migrant-e-s se sont constitués un peu partout, dont par exemple le comité genevois <a href="http://www.stopexclusion.ch/2016/01/18/2924/">«&nbsp;Stop exclusion&nbsp;»</a>.</li><li>Cent vingt professeurs de droit, réunis derrière Andreas Auer notamment, ont signé un <a href="http://static.nzz.ch/files/4/8/6/Die+Schweiz+ist+ein+Rechtsstaat-2_1.18677486.pdf">manifeste</a> (en allemand) pour le NON. Ils critiquent surtout l’automatisme des expulsions, interdisant aux juges de prendre en compte les circonstances. Les procureurs se sont eux-aussi joints au débat en lançant un appel au NON. &nbsp; </li></ul><h3>Le NON aussi visible sur des affiches</h3><p>Le 24 janvier, le Comité contre l’initiative inhumaine de l’UDC est apparu en public pour la première fois. Environ 25 000 personnes ont signé en deux jours son appel. Ce comité notamment constitué autour de l’ancien rédacteur en chef de la TV alémanique Peter Studer, l’ancien Délégué aux réfugiés du Conseil fédéral Peter Arbenz, la romancière Annette Hug et le président de l’Union syndicale suisse (USS) Paul Rechsteiner a été rejoint par de nombreuses personnalités issue de l’économie, de la société civile, la culture et la communauté scientifique. L’objectif de récolter rapidement 200&nbsp;000 francs pour une campagne d’affiches a été atteint en quelques heures. Au lieu des 600 affiches initialement prévues en Suisse alémanique, ce seront plus de 1000 affiches qui pourront être placardées dans toute la Suisse. Le reste de l’argent sera investi dans des annonces dans les journaux.
</p><h3>Pas de réflexe conditionné</h3><p>L’engagement que les signataires montrent est encore plus important que les dons. En signant l’appel, ils montrent qu’ils s’opposent à la propagande de l’UDC. Nous devons utiliser cet élan. Nous ne pourrons gagner cette votation que si de larges cercles de la population montrent clairement leur opposition. 
</p><p>Les attaques récurrentes de l’UDC conditionnent la politique et la réduit à de purs réflexes&nbsp;: A veut forcément dire B, et cela automatiquement. C’est noir ou blanc, la nuance n’y a pas de place. Une condamnation et ouste&nbsp;! Que l’on soit marié, que l’on ait des enfants et que le délit soit mineur, peu importe. Quand le droit est restreint par de tels réflexes barbares, de tels automatismes, on peut aussi bientôt se passer du droit&nbsp;! A quand l’initiative de l’autodétermination&nbsp;?
</p><p>L’UDC veut une politique des réflexes conditionnés. Et un peuple qui se comporte comme le chien de Pawlow. Au stimulus «&nbsp;délit-étranger&nbsp;» répond&nbsp;: «&nbsp;Expulsion immédiate&nbsp;». Cela va à l’encontre de la liberté de pensée. Et des droits humains. Voilà pourquoi un NON à l’initiative absolutiste de l’UDC est indispensable. Cela aurait un effet libérateur. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4073</guid><pubDate>Tue, 26 Jan 2016 10:57:59 +0100</pubDate><title>Pas de sabotage des NLFA, le projet du siècle en matière de transports</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-de-sabotage-des-nlfa-le-projet-du-siecle-en-matiere-de-transports</link><description>L’USS refuse un deuxième tube routier au Gothard</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La construction d'un 2e&nbsp;tube routier au Gothard compromet la rentabilité de la NLFA ainsi que les intentions de transfert modal qui y sont liées. Les partisans d'un deuxième tube sont prêts à accepter la débâcle des NLFA et la perte de milliards qui en découle ainsi que d’enterrer la protection des Alpes inscrite dans la Constitution. </p><p>Les NLFA permettront de transférer sur le rail la plupart des marchandises en transit, telle était la promesse du Conseil fédéral dans le matériel de vote sur les NLFA destiné aux citoyen-ne-s. A présent, à quelques mois seulement de l'inauguration du tunnel ferroviaire de base du Gothard, la pièce maîtresse des NLFA, le Conseil fédéral veut augmenter les capacités routières et torpiller ainsi les NLFA à long terme. 
</p><p>Que le conseil d’administration des CFF ait tendance à dire oui au deuxième tube suscite la désapprobation au sein du personnel des chemins de fer. L’entreprise étatique des transports que sont les Chemins de fer fédéraux se mobilise ainsi en faveur de la concurrence et oublie que, suite à la mise en service du premier tunnel routier du Gothard en 1980, le transport ferroviaire s'était effondré, de moitié environ pour les voyageurs. Le deuxième tube aussi aura des conséquences négatives pour les NLFA et compromettra massivement leur rentabilité.
</p><h3>Pas de concurrence au transport des marchandises par le rail</h3><p>Les chemins de fer ont les moyens et leur personnel la volonté de transporter les marchandises et les voyageurs par le rail. Ils sont convaincus de la performance de la nouvelle infrastructure et veulent en faire la preuve, Mais cela ne sera possible que si un deuxième tunnel routier ne lui fait pas concurrence, en particulier dans le transport des marchandises.
</p><p>Aujourd'hui déjà, la dégradation des conditions de travail, le non-respect des dispositions en matière de salaire et de temps de travail ainsi que la sous-enchère salariale dans le secteur des transports routiers sont le lot quotidien. La Suisse ne devrait donc pas encourager ces abus en aménageant une route de transit au Gothard. Des milliers de camions qui actuellement choisissent le trajet le plus long par le Brenner, traverseraient alors la Suisse, portant à long terme atteinte aux NLFA.
</p><h3>Volonté du peuple doublement torpillée</h3><p>En construisant un deuxième tube au Gothard, on torpillerait doublement la volonté du peuple&nbsp;: d’une part le concept des NLFA approuvé par le peuple serait enterré, de l’autre la protection des Alpes que le peuple a inscrite dans la Constitution deviendrait une farce. La Confédération n’a pas réussi à limiter le transit des camions à travers les Alpes autant que l’initiative du même nom l’exigeait. En promouvant la construction d’un deuxième tube au Gothard, le Conseil fédéral mène directement à son échec.
</p><p>Il n’y a aucune raison, ni d’un point de vue de politique des transports, ni de celui de la protection des Alpes, de construire un deuxième tube routier au Gothard. Au contraire, le tunnel ferroviaire de base du Gothard qui ouvrira en juin et sera en service en décembre selon les plans, elle la seule solution pour transférer le trafic de la route au rail dans le sens de l’initiative des Alpes, pas seulement pendant les travaux de rénovation du tunnel routier, mais aussi à long terme. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4072</guid><pubDate>Tue, 26 Jan 2016 10:50:48 +0100</pubDate><title>On ne joue pas avec la nourriture ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/on-ne-joue-pas-avec-la-nourriture</link><description>L’USS approuve l’Initiative &quot;Stop à la spéculation&quot;</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative populaire «Pas de spéculation sur les denrées alimentaires» veille à limiter une spéculation immorale, du moins sur territoire suisse. Les conséquences négatives sur les recettes fiscales et les emplois sont modestes. L’USS a de ce fait décidé de recommander le oui.&nbsp; </p><p>La Jeunesse socialiste a déposé en juin 2014 son initiative «&nbsp;Pas de spéculation sur les denrées alimentaires&nbsp;». Soutenue par le PSS, Les Verts et différentes organisations d’entraide, l’initiative demande que la Confédération édicte des dispositions pour lutter contre la spéculation sur les matières premières agricoles et les denrées alimentaires dans un nouvel article constitutionnel. 
</p><p>Il s’agirait d’interdire aux banques, aux gestionnaires de fortune, aux assurances et aux investisseurs institutionnels d’investir dans des instruments financiers se rapportant à des matières premières agricoles ou des denrées alimentaires. Il en va de même pour la vente de produits structurés correspondants. La Confédération doit en outre s'engager en faveur d'une lutte efficace à l'échelle mondiale contre la spéculation sur les denrées alimentaires. Par contre, l’utilisation de produits dérivés pour couvrir les risques de fluctuation des prix resterait autorisée.
</p><p>L’exécution efficace de cet article constitutionnel, à savoir la surveillance, la poursuite pénale et le jugement relèvent de la compétence de la Confédération. Les entreprises fautives peuvent, indépendamment d'un éventuel manque d'organisation, être sanctionnées directement. Cet alinéa vise à engager la responsabilité des entreprises plutôt qu’à s’attaquer aux employés, comme c’est le cas aujourd’hui. 
</p><h3>Combattre la faim dans le monde</h3><p>&nbsp;</p><p>La faim dans le monde est un scandale absolu, estime Jean Ziegler. Et il sait de quoi il parle en tant qu'ancien rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Et pourquoi&nbsp;? Pas en raison du manque de nourriture produite, mais de l’accès à celle-ci. «&nbsp;La spéculation pousse les prix à la hausse, explique Jean Ziegler. Selon une étude du PAM les prix des denrées alimentaires de base ont doublé entre 2002 et 2012. Environ 1,1 milliard d’humains vivent dans des bidons-ville où les femmes doivent acheter avec très peu d’argent la nourriture quotidienne. Si les prix des produits alimentaires continuent à augmenter, ces femmes ne seront plus en mesure de nourrir leur famille.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><h3>Juguler les paris purement spéculatifs</h3><p>En même temps que les délibérations sur l’initiative avaient lieu, les Chambres fédérales ont fait un pas en direction des initiant-e-s dans le cadre de la loi sur les infrastructures des marchés financiers. En raison du fait que l’Union européenne (UE) et les États-Unis ont introduit des limites aux investissements d’acteurs étrangers au marché de la branche agro-alimentaire, elles ont ajouté dans cette loi un passage qui permet au Conseil fédéral de fixer des limites de position pour les dérivés sur matières premières. Le but est ici de restreindre l’influence de certains acteurs du marché, particulièrement ceux qui ne sont pas directement liés au secteur agro-alimentaire. Dans le domaine des denrées alimentaires, on doit juguler les paris purement spéculatifs sur la hausse ou la baisse des prix. Selon les initiants, c’est là un pas dans la bonne direction, mais qui ne permet pas d’atteindre les buts de l’initiative.
</p><h3>Faibles incidences économiques de l’initiative</h3><p>Si elle était acceptée, l’initiative aurait des incidences économiques limitées. Seuls seraient vraiment touchés les fonds à vocation spéculative («&nbsp;hedge funds&nbsp;»), qui offrent des produits dérivés liés aux marchés des matières premières (denrées alimentaires). Or ils sont peu nombreux en Suisse. Les négociants en matières premières qui font le commerce de denrées alimentaires et ont une certaine importance économique surtout dans l’arc lémanique et à Zoug ne seraient concernés que s’ils font des affaires pas uniquement destinées à assurer le commerce réel. Les banques qui effectuent de telles opérations pour leur propre compte devraient aussi être concernées, mais dans une moindre mesure.
</p><p>Les départs à l’étranger d’entreprises que causerait cette initiative devraient rester limités, si bien qu’on ne devrait pas s’attendre à des pertes fiscales importantes. 
</p><h3>Les caisses de pension peu touchées</h3><p>Les incidences sur le monde des caisses de pensions seraient aussi limitées. Aujourd’hui déjà, les placements qu’elles font dans les produits des matières premières ne représentent qu’un volume très faible. Y renoncer ne poserait pas problème, car les matières premières ne génèrent pas de rendements directs (intérêts, dividendes, etc.). Si les institutions de prévoyance se rabattaient sur d’autres produits, leurs rendements ne baisseraient certainement pas.
</p><p>En fait, l’initiative a surtout un effet préventif. Les discussions aux États-Unis et dans l’UE montrent que la spéculation sur les denrées alimentaires va sans doute faire prochainement l’objet d’une réglementation plus stricte. À cet égard, il s’agit d’éviter que la Suisse n’attire une fois de plus ce genre d’affaires. Or, l’initiative y ferait précisément obstacle d’entrée de jeu.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4071</guid><pubDate>Tue, 26 Jan 2016 10:30:38 +0100</pubDate><title>Vision discriminatoire et rétrograde du mariage </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/vision-discriminatoire-et-retrograde-du-mariage</link><description>L’USS dit non à l’initiative trompeuse du PDC « Non à la pénalisation du mariage » </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En liant des éléments de politique fiscale sensés alléger les impôts d’une minorité de couples mariés à une vision du mariage étriquée et conservatrice, l’initiative du PDC est en fait discriminatoire pour les LGBT. De plus, elle trompe le peuple. L’ouverture vers le mariage pour tous serait ainsi durablement bloquée. Et enfin, le manque à gagner fiscal pour la Confédération serait lourd de conséquences. Autant de raisons qui font que l’USS dit non à l’initiative contre la pénalisation du mariage.</p><p>L’initiative «Pour l’égalité fiscale du mariage - &nbsp;Non à la pénalisation du mariage&nbsp;» vise à supprimer les désavantages qui frappent les couples mariés par rapport aux couples de concubins devant l’impôt fédéral direct. Le problème est qu’elle définit le mariage comme étant «&nbsp;l’union durable et réglementée par la loi d’un homme et d’une femme&nbsp;». Elle ancre ainsi dans la Constitution le fait que les couples homosexuels continuent pendant très longtemps à être privés d’une complète égalité de droits en matière de mariage, «&nbsp;ce qui est en contradiction avec les principes d’égalité et de non-discrimination de la Constitution fédérale (articles 8 et 14)&nbsp;», commente Max Krieg, président de la Commission LGBT de l’USS.</p><h3>Mariage pour tous torpillé</h3><p>«&nbsp;Au cas où l’initiative était acceptée, elle torpillerait par ailleurs le processus politique en cours au Parlement pour l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe, ajoute Max Krieg. Un sondage représentatif réalisé en novembre 2015 a en outre montré que 70% de la population était favorable à cette ouverture.&nbsp;»</p><p>Car en effet, le droit du mariage civil et de la famille évolue partout dans le monde. La Cour européenne des droits de l’homme a notamment estimé que le droit à la vie familiale s’appliquait aussi aux couples homosexuels. Et la Cour suprême des Etats-Unis a récemment estimé que les Etats américains ne pouvaient plus interdire le mariage entre personnes du même sexe.</p><h3>Amalgame trompeur et pernicieux</h3><p>Autre problème de cette initiative&nbsp;: elle viole le principe de l’unité de la matière en mêlant plusieurs sujets. En effet, elle empêche le peuple suisse de décider séparément sur deux questions très différentes, l’une fiscale, l’autre sociétale, à savoir l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Par cet amalgame trompeur et pernicieux dans un même texte, le PDC veut sans y paraître graver dans la Constitution une seule forme de famille, niant complètement la diversité des modèles familiaux existant aujourd’hui. Il muselle ainsi le peuple qui ne peut répondre que par un oui ou un non à deux questions sur lesquelles il peut avoir un avis différent.</p><h3>Cadeau fiscal pour une minorité de revenus élevés</h3><p>Selon la droite, l’initiative du PDC éliminerait une pénalisation fiscale du mariage prétendument importante. En réalité, «&nbsp;seuls 80&nbsp;000 couples mariés parmi les plus aisés bénéficieraient de ce que l’on pourrait appeler un cadeau fiscal&nbsp;», note encore Max Krieg. En effet, suite à un arrêt du Tribunal fédéral, la plupart des cantons ont déjà modifié leurs systèmes d’imposition afin d’éviter l’inégalité de traitement des couples mariés en adoptant le splitting.</p><p>«&nbsp;Le manque à gagner fiscal de la Confédération serait d’environ 1,3 à 2,3 milliards, qui, comme d’habitude, devraient être économisés dans la formation, le social, les services publics, là où on a le plus besoin de moyens», poursuit le syndicaliste. Alors que les finances publiques sont soumises à de fortes pressions et que des vagues d’économies menacent partout, ce n’est pas le moment priver les collectivités publiques de rentrées fiscales.</p><h3>A contre-courant de l’évolution de la société</h3><p>Et enfin, l’initiative sur la pénalisation du mariage est tout simplement rétrograde, quand on observe l’évolution en marche dans le monde, en Amérique du Sud ou en Europe. De nombreux pays, comme la France, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande et les pays nordiques, ont adopté le mariage pour tous. «&nbsp;La Suisse serait en Europe de l’Ouest le seul pays à ancrer l’interdiction du mariage pour les personnes de même sexe&nbsp;», conclut Max Krieg.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4064</guid><pubDate>Thu, 21 Jan 2016 09:54:53 +0100</pubDate><title>Et après, le coiffeur devra s’en aller…</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/et-apres-le-coiffeur-devra-s-en-aller</link><description>Non au viol de la Constitution, non à l’initiative de mise en œuvre !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si elle était acceptée, l'initiative dite de mise en œuvre aurait une incidence funeste sur les assurances sociales et les bénéficiaires étrangers de leurs prestations. En effet, l'" abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales " déboucherait aussi sur des expulsions. Or ce genre d'abus peut arriver rapidement, même sans qu'il y ait malveillance.</p><p> Il y a deux ans, une toute petite majorité a accepté l'initiative " Contre l'immigration de masse ". Il est vite devenu évident que ses effets n'avaient été discutés auparavant que superficiellement. Cela ne doit pas se répéter avec l'initiative de mise en œuvre. 
</p><p>L'abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales, un nouveau crime L'initiative de mise en œuvre ne garantirait que l'expulsion rapide de Suisse des criminels étrangers. Selon ses auteurs... En réalité, elle aurait des effets beaucoup plus étendus, ce qui aurait des conséquences négatives pour nous tous. De fait, cette initiative viole des principes essentiels de notre vie en société, comme les droits humains et l'examen par le ou la juge de décisions prononcées. Mais elle aurait également des effets sur notre système de sécurité sociale. À cause d'elle, notre Constitution contiendrait une nouvelle infraction : l'abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales. Mais qu'est-ce donc que cela ? Qui peut s'en rendre coupable ? 
</p><p>Une chose est claire : quiconque touche des prestations d'assurances sociales de manière illégitime doit être puni. Notre droit des assurances sociales connaît déjà un grand nombre de dispositions pénales qui punissent sévèrement les coupables dans ce cas. Notre Code pénal aussi sanctionne durement les escroqueries. Et la législation d'application de l'initiative pour l'expulsion des criminels étrangers décidée par le Parlement fédéral prévoit le délit d'abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales. Cependant, avec l'initiative de mise en œuvre, ce type d'abus devient un crime. Un crime qui ne peut toutefois être commis que par des personnes de nationalité étrangère. En effet, la nouvelle disposition constitutionnelle sur l'abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales concerne exclusivement ces dernières. Si bien que tout le monde ne serait plus égal devant la loi en Suisse. Et la Suisse deviendrait alors un État de non-droit. 
</p><h3>Le médecin allemand oublie une annonce obligatoire ? Expulsé !</h3><p> Tout(e) ressortissant(e)s étranger qui se rend coupable d'un abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales devrait être automatiquement expulsé à partir du moment où le montant du dommage est de 300 francs. Sans concession aucune possible. Et une seule infraction suffirait. Celui qui croit que seules les personnes qui auront triché avec l'AI ou les conducteurs de BMW qui touchent l'aide sociale seraient dans le collimateur de la justice se trompe. L'initiative de mise en œuvre qualifie aussi certains délits mineurs d'abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales. Dès qu'une prestation sociale serait touchée de manière illégitime, on serait en présence d'un tel abus. La malveillance, un dessein d'enrichissement ou le recours à des astuces vicieuses ne seraient pas nécessaires pour qu'il y ait ce genre d'abus. L'inattention ou la méconnaissance du droit suffiraient. Or, étant donné la complexité de notre système de sécurité sociale, la perception illégitime d'une prestation d'une assurance sociale est vite arrivée. Seraient ici concernés des ressortissant(e)s étrangers qui sont très bien intégrés en Suisse, qui y travaillent et y ont leurs familles. Prenons quelques exemples. 
</p><p>Un médecin allemand reçoit une allocation familiale pour sa fille collégienne. Après avoir passé son bac, celle-ci décide de travailler pendant une année à l'étranger avant de poursuivre ses études. Son père oublie alors d'annoncer l'interruption de sa formation et continue de toucher une allocation familiale pour elle bien qu'il n'y ait plus droit. Par cet oubli, il commet un abus en matière d'assurances sociales. Et lorsque cela aura été découvert, il sera immédiatement expulsé en Allemagne. 
</p><p>Devenue mère, une musicienne canadienne touche des allocations de maternité. Mais huit semaines plus tard, elle est engagée pour dix représentations musicales. Oubliant d'annoncer cet engagement à la caisse de compensation, elle continue à toucher des allocations de maternité. Elle aussi risque alors d'être expulsée au Canada. 
</p><p>Un invalide partiel portugais a la possibilité d'augmenter de 10 % son horaire de vendeur, mais il oublie de signaler sa nouvelle situation économique à l'AI et continue de toucher la même rente d'invalidité. Par son oubli, il commet un abus d'assurances sociales et sera expulsé au Portugal lorsque son nouvel horaire de travail sera découvert. 
</p><h3>Le chaos dans les assurances sociales </h3><p>Les autorités responsables des assurances sociales sont aussi concernées par l'initiative de mise en œuvre. Si le peuple l'acceptait, elles devraient coopérer étroitement avec les autorités de poursuite pénale. Ainsi, par exemple, les caisses de pensions devraient leur signaler sans délai la perception illégitime d'une rente par un(e) assuré(e) étranger. Pour les caisses de pensions, cela signifierait qu'elles devraient d'abord connaître la nationalité de leurs assuré(e)s. Des démarches bureaucratiques énormes. Et les compagnies d'assurance-accidents devraient en faire autant, comme les caisses-maladie et d'autres institutions sociales. En outre, toutes, elles devraient informer les assuré(e)s étrangers des conséquences juridiques de la perception illégitime d'une prestation. Établir que ce nouveau délit a été commis serait par conséquent extrêmement complexe et difficile. 
</p><p>En résumé, nous ne manquons pas de lois pour punir l'abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales. Durcir encore plus les lois comme le demande l'initiative de mise en œuvre reviendrait à se doter d'un droit ségrégationniste et toucherait dans leur existence même des ressortissant(e)s étrangers très bien intégrés. À savoir : notre conjoint, notre collègue de travail, notre voisin, notre partenaire de loisirs, notre coiffeur, notre... </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4061</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2016 16:59:11 +0100</pubDate><title>Convention du Conseil de l&#039;Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l&#039;égard des femmes et la violence domestique (Convention d&#039;Istanbul)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/convention-du-conseil-de-leurope-sur-la-prevention-et-la-lutte-contre-la-violence-a-legard-des-femmes-et-la-violence-domestique-convention-distanbul</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4058</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2016 16:32:12 +0100</pubDate><title>Änderung Bundesgesetz: Finanzhilfen für familienergänzende Kinderbetreuung (Finanzhilfen Förderung Vereinbarkeit Familie und Erwerbstätigkeit)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aenderung-bundesgesetz-finanzhilfen-fuer-familienergaenzende-kinderbetreuung-finanzhilfen-foerderung-vereinbarkeit-familie-und-erwerbstaetigkeit</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4057</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2016 16:06:28 +0100</pubDate><title>« Renforcer le service public. Maintenant plus que jamais ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/renforcer-le-service-public-maintenant-plus-que-jamais</link><description>Journée des syndicats de l’USS du 15 janvier 2016</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'Union syndicale suisse (USS) et les syndicats SEV (Syndicat du personnel des transports), SSP (Syndicat suisse des services publics), APC (Association du personnel de la Confédération), syndicom (Syndicat des médias et de la communication) et Garanto (Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière) ont organisé le 15 janvier dernier à Berne une journée largement suivie intitulée " Renforcer le service public. Maintenant plus que jamais ! ". Ci-après, les principaux points à en retenir. </p><p>Pour commencer, Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, a présenté une analyse à l'origine d'un débat animé : depuis des années, la politique financière de la Confédération, des cantons et des communes se base systématiquement sur des budgets bien trop pessimistes, ce qui légitimerait sa logique d'austérité. Conséquences : la pression sur les services publics croît massivement et les conditions de travail ne cessent de se détériorer. 
</p><p>Le professeur Franz Schultheis a présenté une étude transnationale selon laquelle, le personnel de la poste, des hôpitaux et des administrations interrogé constate l'existence d'une pression constante en matière de coûts et d'efficience. La " mentalité de vendeur " doit toujours plus se substituer à la conception d'un travail effectué pour l'intérêt public. 
</p><p>Anna Sax, économiste, a montré que, dans le secteur de la santé, les ménages avec enfants et les revenus moyens doivent supporter la charge la plus lourde en ce qui concerne les primes des caisses-maladie. Les communes et ces dernières essaient en effet de répercuter les coûts sur les individus. La concurrence à laquelle les hôpitaux se livrent, hôpitaux publics compris, est énorme et ne débouche nullement sur des soins de meilleure qualité. 
</p><h3>Du point de vue des syndicats</h3><p> Quatre introductions sur La Poste, l'Administration fédérale, le trafic ferroviaire et le secteur social ont montré quels étaient les points sensibles ici pour les syndicats. 
</p><p>Daniel Münger, directeur du secteur Logistique à syndicom, a constaté une pression des coûts à La Poste, une entreprise dont la Confédération est coresponsable avec ses " Objectifs stratégiques ". Syndicom défendra le monopole résiduel pour l'acheminement des lettres. Syndicom insistera aussi pour que la numérisation ne se fasse pas sur le dos des employé(e)s et que la population d'un certain âge ne reste pas sur le carreau. 
</p><p>Notamment grâce à son administration performante et efficiente, la Suisse continue à occuper une bonne position en comparaison internationale. René-Simon Meyer, président de l'APC, a condamné l'attitude des parlementaires de droite qui diffament l'Administration fédérale en la traitant de facteur de coût, tout en ne disant mot des prestations indispensables qu'elle fournit à la population, aux cantons et aux communes, ainsi qu'à l'économie privée. Fin 2014, l'Office fédéral des transports a présenté une stratégie pour les transports publics, que Giorgio Tuti, président du SEV, a critiquée comme étant dangereuse et dont il a démasqué les intentions cachées. Selon lui, cette stratégie veut européaniser le système ferroviaire suisse, qui est un succès, et ouvre la voie aux transports longue distance et transfrontalier par bus. Le SEV combattra systématiquement ces tendances. Enfin, Katharina Prelicz-Huber a rappelé la véritable campagne haineuse menée contre les autorités de protection de l'enfance et des adultes l'an dernier. Même en cas d'accord sur une offre, comme par exemple les structures extrafamiliales d'accueil des enfants, il n'est jamais question de qualité, mais toujours de coûts et de prix. Quelles en sont alors les conséquences ? Un personnel qui change très souvent et est trop peu nombreux, de même qu'une énorme pression sur ceux qui restent ainsi qu'une accumulation des cas d'épuisement professionnel. 
</p><h3>La Suisse, une des quotes-parts de l'État les plus basses </h3><p>Marko Köthenbürger, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich a procédé à une nouvelle analyse de l'importance économique du service public, dans la foulée d'une étude mandatée par les syndicats il y a dix ans. Selon lui, la Suisse a en comparaison internationale une des quotes-parts les plus basses (33 %) et dispose parallèlement d'un service public d'une qualité remarquable. Les entreprises d'infrastructure que sont La Poste, Swisscom et les CFF doivent relever le difficile défi de l'adaptation constante du service universel à l'évolution technologique et aux nouveaux besoins de la population. 
</p><h3>Baisses d'impôt</h3><p> Lors de la table ronde avec laquelle s'est terminée cette journée sur le service public, la conseillère d'État Barbara Egger (BE) et le conseiller d'État Pierre-Yves Maillard (VD) se sont montrés combatifs et optimistes. Selon eux, le service public est d'un bon niveau et s'est même développé malgré les programmes d'austérité des dernières années. Barbara Egger mit à cet égard au premier rang les investissements dans le trafic régional. Pour sa part, Pierre-Yves Maillard a souligné le fait que les privatisations et les externalisations ne sont précisément pas des modèles de réussite en ce qui concerne le service public. Barbara Egger rejette les baisses d'impôts sur les entreprises parce que beaucoup contraire à la solidarité, Pierre-Yves Maillard défendant quant à lui le projet développé sur cette question dans le canton de Vaud, un projet à ses yeux indispensable pour maintenir les emplois et sauver de la substance fiscale. Or on est parvenu à négocier avec les entreprises un train de mesures qui accorde des baisses d'impôt contre des améliorations concrètes des prestations destinées à la population. Dans ce contexte, ce projet est unique et encourage la solidarité. Le public est ensuite intervenu dans ce débat animé. 
</p><p>À l'unanimité, les participant(e)s ont adopté une résolution contre l'initiative " En faveur du service public " qui se révèle comme une initiative de facto anti-service public.
</p><h5>Documents à télécharger</h5><ul><li>Les photos en haute résolution de la journée peuvent être téléchargées <a href="https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157661486422033">depuis le compte Flickr de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/157d__Frauenrenten.pdf">Tous les discours de la journée</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/210918_Haende_weg_von_unseren_Renten0127.jpg">Discours Alain Carrupt</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/cathedrale.jpg">Discours Anna Sax</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/aktionen/frauenstreik/2023/FRESHFOCUS_1293979.jpg">Discours Daniel Lampart</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/aktionen/frauenstreik/2023/FRESHFOCUS_1293962.jpg">Discours Giorgio Tuti (all.)</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/sgb/sibe/Branchenloesung_Arbeitssicherheit_Gesundheitsschutz_2023.zip">Discours Katharina Prelicz Huber</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/sgb/sibe/Solution_de_branche_Sante_et_securite_au_travail_2023.zip">Discours Marko Köthenbürger</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/arbeit/Arbeiter-50plus_Werkstatt_ist-Liderina.jpg">Discours René-Simon Meyer</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/arbeit/Arbeitnehmerin50plus_nachdenklich_ist-Fertnig.jpg">Discours Franz Schultheis (all.)</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Poste</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4056</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2016 14:47:10 +0100</pubDate><title>Stopper le travail, quand plane un soupçon d&#039;abus</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/stopper-le-travail-quand-plane-un-soupcon-dabus</link><description>Le canton de Zurich vote sur l’initiative «Stopper le dumping salarial!»</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 28 février, les citoyen-ne-s du canton de Zurich se prononceront sur l’initiative syndicale «&nbsp;Stopper le dumping salarial&nbsp;». Le texte demande que les travaux puissent être arrêtés quand il y a soupçon fondé de violation de la protection des travailleurs. Si l’initiative était acceptée, des contrôles efficaces des conditions de travail seraient possibles. </p><p>Les syndicats du canton de Zurich constatent un nombre toujours plus important d’abus, de salaires trop bas, d’horaires trop longs qui sembleraient s’être systématisés, particulièrement dans le domaine du travail détaché. Cette spirale à la baisse des prix met également la pression sur les entreprises qui jouent le jeu correctement. Et c’est précisément pour casser cette spirale néfaste qu’Unia Zurich a lancé l’initiative cantonale «&nbsp; Stopper le dumping salarial&nbsp;». Soutenue par les autres syndicats et les partis de gauche ainsi que par un comité d’employeurs et plusieurs commissions paritaires, l’initiative demande essentiellement que les contrôles du marché du travail soient plus efficaces qu’actuellement. Elle propose, et c’est nouveau, que les travaux puissent être interrompus ou l’entreprise fermée, «&nbsp;en cas de soupçons fondés de la part des organes de contrôle de violations des dispositions légales de protection des salarié-e-s ou conventionnelles (CCT étendues).&nbsp;» Et cela, également quand les entreprises refusent de collaborer lors de contrôles.&nbsp; 
</p><h3>Les entreprises correctes n’ont rien à craindre</h3><p>Quelle est l’expérience qui a motivé une telle proposition&nbsp;? Ce sont des contrôles qui ont échoué ou n’ont pas abouti parce que les entreprises ont caché des éléments, fait traîné les choses ou fait semblant de collaborer, puis ont subitement terminé les travaux et renvoyé tous les travailleurs. Car, une fois les travailleurs détachés disparus dans la nature, on ne peut plus rien contrôler et encore moins rectifier les abus ou rattraper les salaires. Il faut pouvoir contrôler efficacement tant que le travail n’est pas fini. L’arrêt des travaux est un gage contre les manœuvres dilatoires. Les entreprises qui jouent le jeu n’ont rien à craindre. Les fraudeurs seront par contre touchés là où ça fait mal. 
</p><h3>Toujours la même rengaine des opposants</h3><p>Les opposants, un comité réunissant artisanat, industrie, banques et partis de droite, ne prennent pas de gants pour lutter contre cette initiative. Le comité prétend que si l’initiative était acceptée, elle ouvrirait grand la porte à une nouvelle inquisition qui paralyserait la moitié de l’économie zurichoise. Pertes d’emplois, ingérence dans la liberté économique et menace sur la garantie de la propriété, tout y passe. Et enfin, le risque pour les autorités de devoir payer des dommages et intérêts, ce qui les retiendrait de demander l’arrêt des travaux et donc d’appliquer l’initiative. Mais heureusement, les employeurs ne sont pas tous de l’avis du comité d’opposants. Beaucoup de patrons honnêtes refusent la concurrence déloyale et soutiennent cette initiative. 
</p><h3>Lutter contre la déliquescence des pratiques </h3><p>Les opposants ne veulent pas lutter efficacement contre la déliquescence des pratiques sur le marché du travail qui pénalise aussi les entreprises locales se comportant correctement. Que ce soit par manque de vision ou pour des raisons purement idéologiques. Ce manque&nbsp; de volonté à combattre le dumping salarial a d’ailleurs créé un environnement favorable au oui à l’initiative contre l’immigration de masse. Dans les cantons de Genève et de Bâle, on l’a par contre compris. Les Bâlois ont accepté en novembre 2015 une initiative améliorant la protection contre la sous-enchère salariale. A Genève, le Grand Conseil a renforcé les contrôles du marché du travail. Depuis le 1.1.2016, syndicats et employeurs peuvent engager chacun douze inspecteurs qui vont renforcer l’équipe d’inspecteurs cantonaux pour contrôler que les conditions de travail sont bien respectées. 
</p><p>Espérons que les citoyen-ne-s zurichois en prendront de la graine!</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4043</guid><pubDate>Mon, 18 Jan 2016 13:51:00 +0100</pubDate><title>Juste sur le plan moral – Manque à gagner fiscal et pertes d’emploi à peine perceptibles </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/juste-sur-le-plan-moral-manque-a-gagner-fiscal-et-pertes-d-emploi-a-peine-perceptibles</link><description>L’USS approuve l’« Initiative Stop à la spéculation »</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="lead">L’initiative populaire «Pas de spéculation sur les denrées alimentaires» veille à limiter une spéculation immorale, du moins sur territoire suisse. Les conséquences négatives sur les recettes fiscales et les emplois sont modestes. L’USS a de ce fait décidé de recommander le oui. &nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>La Jeunesse socialiste a déposé en juin 2014 son initiative « Pas de spéculation sur les denrées alimentaires ». Soutenue par le PSS, Les Verts et différentes organisations d’entraide, l’initiative demande que la Confédération édicte des dispositions pour lutter contre la spéculation sur les matières premières agricoles et les denrées alimentaires dans un nouvel article constitutionnel. Il s’agirait d’interdire aux banques, aux gestionnaires de fortune, aux assurances et aux investisseurs institutionnels d’investir dans des instruments financiers se rapportant à des matières premières agricoles ou des denrées alimentaires. Il en va de même pour la vente de produits structurés correspondants. La Confédération doit en outre s'engager en faveur d'une lutte efficace à l'échelle mondiale contre la spéculation sur les denrées alimentaires.
</p><p>L’exécution efficace de cet article constitutionnel, à savoir la surveillance, la poursuite pénale et le jugement relèvent de la compétence de la Confédération. Les entreprises fautives peuvent, indépendamment d'un éventuel manque d'organisation, être sanctionnées directement. Cet alinéa vise à engager la responsabilité des entreprises plutôt qu’à s’attaquer aux employés, comme c’est le cas aujourd’hui. 
</p><p>En même temps que les délibérations sur l’initiative avaient lieu, les Chambres fédérales ont fait un pas en direction des initiant-e-s dans le cadre de la loi sur les infrastructures des marchés financiers. En raison du fait que l’Union européenne (UE) et les États-Unis ont introduit des limites aux investissements d’acteurs étrangers au marché de la branche agro-alimentaire, elles ont ajouté dans cette loi un passage qui permet au Conseil fédéral de fixer des limites de position pour les dérivés sur matières premières. Le but est ici de restreindre l’influence de certains acteurs du marché, particulièrement ceux qui ne sont pas directement liés au secteur agro-alimentaire. Dans le domaine des denrées alimentaires, on doit juguler les paris purement spéculatifs sur la hausse ou la baisse des prix. Selon les initiants, c’est là un pas dans la bonne direction, mais qui ne permet pas d’atteindre les buts de l’initiative.
</p><h3>Incidences économiques de l’initiative</h3><p>Si elle était acceptée, l’initiative engendrerait des incidences économiques limitées. Seuls seraient vraiment touchés les fonds à vocation spéculative («&nbsp;hedge funds&nbsp;»), qui offrent des produits dérivés liés aux marchés des matières premières (denrées alimentaires). Or ils sont peu nombreux en Suisse. Les négociants en matières premières qui font le commerce de denrées alimentaires et ont une certaine importance économique surtout dans l’arc lémanique et à Zoug ne seraient concernés que s’ils font des affaires pas uniquement destinées à assurer le commerce réel. Les banques qui effectuent de telles opérations pour leur propre compte devraient aussi être concernées, mais dans une moindre mesure.
</p><p>Les départs à l’étranger d’entreprises que causerait cette initiative devraient rester limités, si bien qu’on ne devrait pas s’attendre à des pertes fiscales importantes. 
</p><p>Les incidences sur le monde des caisses de pensions seraient aussi limitées. Aujourd’hui déjà, les placements qu’elles font dans les produits des matières premières ne représentent qu’un volume très faible. Y renoncer ne poserait pas problème, car les matières premières ne génèrent pas de rendements directs (intérêts, dividendes, etc.). Si les institutions de prévoyance se rabattaient sur d’autres produits, leurs rendements ne baisseraient certainement pas.
</p><p>En fait, l’initiative a surtout un effet préventif. Les discussions aux États-Unis et dans l’UE montrent que la spéculation sur les denrées alimentaires va sans doute faire prochainement l’objet d’une réglementation plus stricte. À cet égard, il s’agit d’éviter que la Suisse n’attire une fois de plus ce genre d’affaires. Or, l’initiative y ferait précisément obstacle d’entrée de jeu. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4050</guid><pubDate>Fri, 15 Jan 2016 15:36:17 +0100</pubDate><title>Un NON clair à l’initiative pernicieuse « En faveur du service public »</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/un-non-clair-a-l-initiative-pernicieuse-en-faveur-du-service-public</link><description>Résolution de la journée USS : Il faut renforcer maintenant le service public</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il faut mettre le holà au diktat de l'austérité en ce qui concerne les pouvoirs publics, car il est inutile et économiquement dommageable. Telle est la revendication centrale de la résolution adoptée à l'unanimité par les 150 personnes qui ont participé à la journée sur le service public organisée le vendredi 15 janvier par l'Union syndicale suisse et les syndicats SSP (Syndicat suisse des services publics), APC (Association du personnel de la Confédération), SEV (Syndicat du personnel des transports), syndicom (Syndicat de médias et de la communication) et Garanto (Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière). Les apôtres de l'austérité sous-estiment la grande importance que revêtent pour l'ensemble de l'économie une administration qui fonctionne bien ainsi que des infrastructures et des services publics de qualité supérieure. Par leur excellence, les services publics contribuent substantiellement au fait qu'en comparaison internationale, la Suisse est en tête de peloton en matière de compétitivité.
</p><p>Les participant(e)s à la journée des syndicats ont aussi clairement dit non à l'initiative " En faveur du service public ". Avec son intitulé trompeur, cette initiative, qui passera très probablement en votation au mois de juin, menace la compétitivité de la Suisse. Elle veut en effet interdire aux entreprises d'infrastructure que sont les CFF, Swisscom et La Poste de faire des bénéfices. Propriétaire de La Poste et principale actionnaire de Swisscom, dont elle profite des bénéfices, la Confédération finance avec ces derniers d'autres prestations de service public. Cela aussi l'initiative le lui interdirait à l'avenir. 
</p><p>L'initiative aurait pour conséquences le démantèlement des entreprises liées à la Confédération et la privatisation des secteurs rentables, alors que les secteurs déficitaires devraient être financés par les pouvoirs publics. Autres conséquences : la réduction du personnel et la dégradation des conditions de travail. Et les solides conventions collectives de travail existantes ici seraient perdues. Pour ces raisons, les participant(e)s à la journée des syndicats sur le service public rejettent cette initiative. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Dore Heim (079 744 93 90), secrétaire dirigeante de l'USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4046</guid><pubDate>Wed, 13 Jan 2016 15:19:17 +0100</pubDate><title>Dossier 114: Une politique cantonale d’austérité et fiscale contestable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-114-une-politique-cantonale-d-austerite-et-fiscale-contestable</link><description>Finances cantonales: Analyse économique - 3e édition actualisée</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons jouent un rôle-clé dans le système fédéraliste suisse. Ils assument des tâches publiques centrales en matière de formation et de santé et la fixation des impôts directs leur incombe aussi en grande partie. De ce fait, la qualité des services publics suisses dépend de manière substantielle d'eux. D'un autre côté, leur politique des dépenses et leur politique fiscale influencent directement l'économie suisse (évolution conjoncturelle). D'une part, les programmes d'austérité actuellement appliqués, ou pour le moins prévus, dans une majorité de cantons mettent par conséquent en danger la qualité des services publics importants pour l'évolution de la société et de l'économie. Une baisse de cette qualité non seulement réduirait la satisfaction de la population suisse, mais porterait aussi préjudice à notre prospérité. D'autre part, ces programmes ont un impact négatif sur la conjoncture qui est en panne depuis l'abandon du cours plancher franc-euro.
</p><p>Du point de vue économique, la justification des programmes d'austérité est également contestable parce que ces programmes ne reposent pas sur une analyse fondée. En réalité, la situation financière des cantons est en effet meilleure que ce qu'en disent leurs gouvernements. Premièrement, leurs prévisions financières sont systématiquement sous-estimées. Par le passé, leurs comptes se sont régulièrement révélés meilleurs que ce que prévoyaient les budgets. Deuxièmement, les dettes publiques sont surestimées. Presque tous les cantons ont plus de fortune que de dettes. Autrement dit, ils n'ont pas de dette nette du tout, mais une fortune nette. En outre, les recettes et les dépenses d'environ deux tiers des cantons étaient équilibrées en 2013, si l'on exclut d'éventuels effets spéciaux uniques, ainsi que les fluctuations des investissements et de la conjoncture (solde structurel du compte financier). Les comptes financiers de 2014 et les budgets pour 2015 indiquent que peu de choses ont changé depuis 2013 : les cantons d'Argovie, Bâle-Campagne, Obwald, Schwytz, Soleure et du Tessin continuent à enregistrer des déficits. Dans les cantons de Nidwald, de Schaffhouse et surtout de Thurgovie, la situation devrait s'être améliorée par rapport à 2013. En outre, des déficits notables se dessinent pour 2014 et 2015 dans les cantons de Zoug et Saint-Gall.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4040</guid><pubDate>Tue, 12 Jan 2016 11:12:53 +0100</pubDate><title>Ne torpillons pas le transfert du trafic de la route au rail ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/ne-torpillons-pas-le-transfert-du-trafic-de-la-route-au-rail</link><description>L’USS ne veut pas d&#039;un deuxième tube au Gothard</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS soutient la politique de transfert du trafic route sur le rail. La construction d’un deuxième tunnel routier au Gothard saperait la politique approuvée par le peuple à plus d’une reprise. Voilà pourquoi l’USS rejette le deuxième tunnel du Gothard. </p><p>Il n’existe pas d’autre Etat qui, pour des raisons écologiques, ait autant investi que la Suisse pour transférer le trafic de la route au rail. Et qui ait été autant soutenu par le peuple dans cette politique. Voilà pourquoi les citoyens et citoyennes ont approuvé les NLFA, un énorme projet d’infrastructure qui sera bientôt achevé. Depuis 2007, nous traversons les Alpes en polluant moins par le tunnel de base du Lötschberg, dès le mois de juin, nous pourrons aussi le faire par le tunnel du Gothard et en 2020, ce sera au tour du tunnel du Ceneri d’être ouvert. Les camions peuvent ainsi traverser les Alpes par le rail. Et c’est exactement ce qu’a voulu le peuple suisse&nbsp;: protéger les Alpes d’une déferlante de trafic de transit et de la pollution qui s’ensuit.
</p><h3>Construire un tunnel pour ensuite ne l’utiliser qu’à moitié? </h3><p>Cette politique durable est désormais menacée. Comme le tunnel routier du Gothard doit être rénové, le Parlement a décidé de construire un deuxième tube routier. La Conseillère fédérale en charge du dossier et les partisans du projet promettent, qu’une fois les travaux de rénovation terminés, les deux tunnels ne seront utilisés que sur une seule voie. Mais c’est peu crédible. Avec deux voies de réserve, on va forcément les utiliser si le besoin s’en fait sentir. Et quand on sait qu’il y a de la réserve, le besoin se fait vite sentir. Il suffira de quelques bouchons très énervants en période de vacances du côté d’Uri ou du Tessin pour que tout gouvernement opposé à l’ouverture des deux voies dans les deux tunnels finisse par céder. Car qui acceptera de voir une deuxième voie fermée, alors que les bouchons s’accumulent et qu’on roule au pas dans le tunnel&nbsp;?
</p><h3>Mettre en œuvre le transfert de la route au rail, sans céder</h3><p>Si le deuxième tube est construit, les quatre voies seront ouvertes tôt ou tard. Cela rendrait impossible la réduction du trafic de transit transalpin. Les NLFA offrent suffisamment de capacités pour assurer la liaison Nord-Sud et d’enfin mettre à exécution le transfert de la route au rail adopté avec l’initiative des Alpes. C’est aussi valable pour le Tessin. La plupart des syndicalistes tessinois sont du même avis. L’USS a en outre décidé de dire non au Congrès de 2014, sur proposition de l’Union syndicale tessinoise&nbsp;: «&nbsp;L’ouverture plus tard des quatre voies va faire sauter toutes les digues prévues pour empêcher que le trafic ne déferle, ce qui aura des conséquences dévastatrices pour le Tessin et sa population.&nbsp;» 
</p><h3>Investir cet argent ailleurs aurait plus de sens</h3><p>Toutes celles et ceux qui doivent faire des trajets pour se rendre à leur travail perdent du temps dans un trafic congestionné ou s’entassent dans des trains bondés. Voilà pourquoi il faut plutôt investir dans les transports publics d’agglomération. Cela correspond aux besoins de la population. Mais l’argent qui sera absurdement investi au Gothard, manquera ailleurs. La Suisse romande en ferait particulièrement les frais&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4039</guid><pubDate>Tue, 12 Jan 2016 11:00:44 +0100</pubDate><title>Le Conseil national doit enfin présenter des solutions équitables aux victimes de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-conseil-national-doit-enfin-presenter-des-solutions-equitables-aux-victimes-de-l-amiante</link><description>Nouvelle ronde dans la révision du droit de prescription</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon toutes prévisions, le Conseil national traitera lors de sa prochaine session de la réforme du Code des obligations (CO). Il s’agit aussi, dans cette réforme, de légiférer correctement pour les victimes de l’amiante. Leurs demandes ne doivent plus être prescrites avant même que la maladie ne se déclare, comme c’est souvent le cas au bout de 40 ans ou plus après l’exposition aux fibres d’amiante. La législation doit en tenir compte. </p><p>La Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) l’a signalé clairement&nbsp;: le droit de prescription suisse de dix ans ne correspond pas aux standards modernes sur les risques pour la santé. Les maladies dues à l’amiante le montrent de façon éclatante. Le fait que les réclamations qui y sont liées soient déjà prescrites avant même que la maladie ne se déclare empêche systématiquement tout droit à faire valoir des prétentions. Cela contrevient à l’article 6 de la Convention des droits de l’homme, selon la CrEDH. Le Tribunal fédéral s’est rallié à cet avis en révisant son jugement dans son arrêt 4F_15/2014 du 11 novembre 2015. Il a jugé que les prétentions des familles de victimes de l’amiante décédées devaient être examinées malgré que l’instance précédente ait estimé qu’il y avait prescription.&nbsp; 
</p><p>Mais cela ne suffit pourtant pas. Il faut aussi que la loi soit modifiée afin qu’elle corresponde au jugement de la CrEDH et que la sécurité du droit et l’égalité de traitement devant la loi soit valable pour tous&nbsp;! Les deux chambres du Parlement se sont penchées sur les adaptations à faire du CO. 
</p><h3>Conseil des États&nbsp;: ce n’est qu’un pas dans la bonne direction </h3><p>Le projet, tel qu’adopté par la chambre haute en second conseil, prévoit des solutions trop peu différenciées pour les victimes de l’amiante. La commission des affaires juridiques du Conseil des États avait pour sa part encore décidé d’instaurer un délai de prescription absolu de trente ans pour tous les dommages corporels ainsi qu’un régime spécial provisoire pour les maladies dues à l’amiante. Mais le plénum est de nouveau revenu en arrière. Il a décidé que le délai de prescription ne serait que de dix ans au lieu de trente pour les dommages corporels. L’USS est d’avis que le délai ne doit courir qu’à partir du moment où la maladie se déclare, une solution nota bene qui serait déjà possible avec la législation actuelle. 
</p><p>Toujours est-il que le Conseil des États prévoit pour les maladies dues à l’amiante un délai supplémentaire d'un an à partir de l’entrée en vigueur pour les cas où le délai de prescription aurait déjà été dépassé selon la nouvelle législation ou les prétentions en justice auraient déjà été rejetées à cause de la prescription. 
</p><p>L’USS soutient cette règlementation de transition parce qu’elle va dans la bonne direction et reprend la jurisprudence de la CrEDH ainsi que du Tribunal fédéral. Le Conseil national doit reprendre cet élément qui est le minimum absolu envers les victimes de l’amiante. L’USS appuie en outre le Conseil des États dans sa décision de rendre subsidiaire ce régime spécial provisoire, à savoir qu’il ne serait appliqué que si aucun fonds ne fournit des indemnités. Autrement dit&nbsp;: si un fonds qui assure une indemnisation adéquate des dommages corporels dus à l’amiante existe au moment où une demande de dommages et intérêts ou d'indemnité est déposée, cette règlementation de transition n’est plus valable.
</p><h3>La table ronde doit agir </h3><p>Les acteurs de la table ronde sur l’amiante dirigée par l’ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger sont donc invités à agir dans ce sens. Ils doivent veiller à ce que, conformément aux propositions du Conseil des États, un fonds soit constitué pour apporter des prestations appropriées tout d’abord aux victimes et à leurs familles qui ne sont pas couvertes par la loi sur l’assurance-accidents, mais aussi, pour celles qui le sont.&nbsp;&nbsp; 
</p><p>Un tel fonds est aussi dans l‘intérêt des anciens employeurs et des assurances&nbsp;: ils évitent ainsi de longs et couteux procès. Et on pourrait ainsi éviter beaucoup de souffrance aux victimes et à leurs familles qui pourront bénéficier des prestations du fonds sans formalités excessives.&nbsp; 
</p><h3>Faire courir le délai à partir du moment où la maladie se déclare </h3><p>On se doit d’exiger de la part du Tribunal fédéral qu’il établisse sa jurisprudence en respectant les droits humains et fasse courir le début du délai de prescription à partir du moment où le dommage est constaté, à savoir où la maladie se déclare. Cela serait déjà possible avec la législation en vigueur. C’est aussi ce que demande entre les lignes le jugement de la CrEDH.
</p><p>Le Conseil national doit maintenant lors de ses prochaines délibérations trouver des solutions pour le droit de prescription qui ne fasse pas l’impasse sur les souffrances des personnes concernées.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4038</guid><pubDate>Mon, 11 Jan 2016 13:29:40 +0100</pubDate><title>Cette initiative viole le devoir d’humanité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/cette-initiative-viole-le-devoir-d-humanite</link><description>Initiative de mise en œuvre : interview avec l’ancien juge fédéral Niccolò Raselli</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Niccolò Raselli, juge fédéral de 1995 à 2012, reste un des plus éminents défenseurs d’une justice qui refuse les automatismes. Si les tribunaux veulent prendre des décisions respectueuses de chaque individu, ils doivent procéder à une pesée des intérêts privés et publics, estime-t-il. C’est pourquoi il s’oppose vigoureusement à l’initiative de mise en œuvre de l’UDC, dont le but est d’imposer une version encore plus dure de l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers acceptée en son temps par le peuple et pour laquelle le Parlement suisse a déjà adopté une législation d’exécution. </p><h3>uss-infos&nbsp;: Dans une prise de position, vous avez traité l’initiative de mise en œuvre de «&nbsp;monstre&nbsp;». En tant que juge fédéral, vous étiez connu pour vos propos mesurés. Pourquoi un jugement aussi dur&nbsp;?</h3><p>Niccolò Raselli (NR)&nbsp;: Commençons par l’essentiel, la teneur de l’initiative. L’UDC veut créer un automatisme d’exclusion pour les étrangers et étrangères qui ont fait l’objet d’une condamnation. Cela signifie ceci&nbsp;: des personnes sans passeport suisse condamnés pour un délit – l’initiative dresse un long catalogue des délits visés – seraient automatiquement expulsées de Suisse sans qu’il soit tenu compte de la faute qu’elles ont commise, à savoir de l’importance de la peine infligée. Elles n’auraient plus du tout la possibilité de faire valoir des raisons pour lesquelles leur expulsion apparaît excessive en ce qui les concerne et montrer qu’il n’y a aucun intérêt supérieur justifiant leur expulsion. C’est tout simplement scandaleux&nbsp;! Mais cette initiative est aussi un monstre pour des raisons formelles. Le Parlement fédéral a en effet adopté une loi d’exécution pour l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers. Parce que la Constitution l’y contraignait, il y a intégré une clause pour les cas de rigueur. Or, au lieu de saisir le référendum contre cette loi, l’UDC a décidé de lancer son initiative de mise en œuvre, qui va beaucoup plus loin que l’initiative sur le renvoi. Résultat des courses&nbsp;: nous avons deux dispositions constitutionnelles et une législation d’exécution qui se contredisent pour partie. 
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Est-il vrai que l’automatisme de l’exclusion frapperait tout particulièrement les «&nbsp;secondos&nbsp;», ces enfants de la deuxième génération d’immigrés&nbsp;?</h3><p>NR&nbsp;: C’est vrai. Une disposition spéciale de l’initiative le veut. Elle dit qu’une personne qui, dans les dix dernières années, a été condamnée pour une raison ou une autre à une peine privative de liberté ou une amende devra être automatiquement expulsée du pays si elle se rend coupable d’un nouveau délit. Comme les délits mineurs sont aussi concernés, les «&nbsp;secondos&nbsp;» seraient particulièrement touchés. De fait, ils ne connaissent, le cas échéant, absolument personne dans le pays où ils devraient être expulsés. Et peut-être n’en parlent-ils même pas la langue.
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Pouvez-vous nous donner un exemple&nbsp;? </h3><p>NR&nbsp;: John, un jeune Anglais qui est né et a grandi en Suisse, a été condamné en son temps pour possession d’une plante de cannabis. Quelques années plus tard, il est condamné pour lésions corporelles simples, un délit mineur sanctionné par une amende. Entre-temps, il s’est marié avec une Suissesse et a maintenant deux enfants. Mais tout cela ne lui sert à rien. Il serait quand même automatiquement expulsé de Suisse. Acceptée, l’initiative déchirerait donc des familles. Et ne l’oublions pas&nbsp;: en 2014, 23&nbsp;% environ des Suisses et Suissesses se sont mariés avec des ressortissant(e)s étrangers. 
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Vous critiquez le fait que l’automatisme voulu par l’initiative et qui est en contradiction avec la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), peut être comparé à la politique menée par Poutine. Que voulez-vous dire par là&nbsp;? </h3><p>NR&nbsp;: Finalement, cet automatisme a pour but de mettre les tribunaux hors-jeu. On veut neutraliser le troisième pouvoir que la Constitution contraint à évaluer chaque cas individuellement, ainsi qu’à respecter le principe de la proportionnalité. On veut s’affranchir de la CEDH. Une autre initiative de l’UDC, l’initiative «&nbsp;pour l’autodétermination&nbsp;» prévoit en effet qu’en cas de conflit entre la Constitution fédérale et la CEDH, la Suisse devrait dénoncer cette dernière. C’est la même politique qu’applique Poutine. À la seule différence que lui fait preuve de plus de diplomatie&nbsp;: il n’a pas dénoncé la CEDH, mais fait promulguer dans une loi qu’en cas de conflit entre la constitution russe et la CEDH, la première aura toujours la primauté. 
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Et si l’initiative pour l’autodétermination de l’UDC s’imposait dans les urnes, les droits humains, dans la mesure où ils constituent un cadre international pour la Suisse, disparaîtraient-ils&nbsp;?</h3><p>NR&nbsp;: Non, cela ne se passera pas ainsi, car les droits humains inscrits dans le CEDH figurent également dans notre Constitution. Le problème réside seulement en cela que, si cette dernière restreint des droits humains en refusant le droit d’être entendu – comme le veut l’initiative pour l’autodétermination – et refuse l’examen de la proportionnalité, alors aucune instance ne pourra plus intervenir pour corriger une décision antérieure. 
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Si vous deviez résumer les raisons de votre non à l’initiative de mise en œuvre, que diriez-vous&nbsp;?</h3><p>NR&nbsp;: L’enjeu de la votation sur cette initiative, ce n’est pas de savoir si les étrangers et étrangères présents en Suisse qui ont eu des problèmes avec la loi pourront ou non rester dans notre pays. Il est bien plutôt de savoir si ces personnes auront le droit d’être ne serait-ce qu’entendues sur leur expulsion du territoire suisse. Il s’agit là de pouvoir déterminer si l’on est en présence d’un cas de rigueur justifiant que la personne concernée puisse exceptionnellement rester en Suisse. Le mécanisme d’expulsion automatique prévu indépendamment de l’importance de la peine prononcée est inhumain.
</p><h5>Tract de l’USS </h5><p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette énergiquement l’initiative de mise en œuvre. C’est pourquoi elle a réalisé un <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/dossiers/156f__salaires_femmes.pdf" class="download">tract</a> à l’intention de ses fédérations et des unions. Si vous voulez vous aussi participer à la lutte contre la politique totalitaire de l’UDC, vous pouvez nous commander gratuitement des tracts à cette adresse <a href="#" data-mailto-token="thpsav1ybao5rlssluilynlyGzni5jo" data-mailto-vector="7">courriel</a>, en mentionnant bien sûr le nombre d’exemplaires souhaité.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4035</guid><pubDate>Wed, 06 Jan 2016 11:27:41 +0100</pubDate><title>Guère de changements pour les rentes, mais des décisions cruciales sont possibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/guere-de-changements-pour-les-rentes-mais-des-decisions-cruciales-sont-possibles</link><description>Sécurité sociale : quoi de neuf en 2016 ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le présent aperçu des nouvelles prestations et cotisations des assurances sociales en vigueur à partir de 2016 montre que la stabilité l’emporte sur les changements. Mais le peuple pourra aussi décider s’il veut renforcer l’AVS.</p><h3>AVS/AI et APC&nbsp;: baisse des taux de cotisations dans les allocations perte de gain</h3><p>En 2016, les rentes ne changent pas, mais les cotisations ont été adaptées. Le taux de cotisation dans le régime des allocations pour perte de gain (APC) a baissé de 0,5&nbsp;à 0,45&nbsp;% au 1er janvier 2016. Cette cotisation sert à financer la perte de gain en cas de service militaire ou civil, ou encore de protection civile ainsi qu’en cas de maternité. La raison de cette baisse est que les réserves du Fonds APG répondent à nouveau aux exigences minimales légales. Grâce à cette adaptation, la cotisation totale à l’AVS/AI et aux APG passe de 10,3 à 10,25&nbsp;%. La cotisation annuelle minimale pour l’AVS/AI et les APG des personnes sans activité lucrative s’en trouve aussi réduite, passant de 480 à 478 francs.&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col">Taux de cotisation</th><th scope="col">Employé(e)</th><th>Employeur</th><th scope="col">Total</th></tr></thead><tbody><tr><td>AVS</td><td>4,2 %</td><td>4,2 %</td><td>8,4 %</td></tr><tr><td>AI</td><td>0,7 %</td><td>0,7 %</td><td>1,4 %</td></tr><tr><td>APG</td><td>0,225 %</td><td>0,225 %</td><td>0,45 %</td></tr><tr><td rowspan="1">Total</td><td rowspan="1">5,125 %</td><td>5,125 %</td><td rowspan="1">10,25 %</td></tr></tbody></table><h3><span lang="FR">Assurance-accidents&nbsp;: relèvement du montant maximal du gain assuré</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">À partir du 1<sup>er</sup> janvier 2016, le montant maximal du gain assuré dans l’assurance-accidents passe de 126&nbsp;000 à 148&nbsp;200 francs. Grâce à ce nouveau plafond, ce sont à nouveau 95&nbsp;% des travailleurs et travailleuses qui voient la totalité de leur salaire assuré. La dernière adaptation avait eu lieu en 2008. Comme, depuis lors, les salaires supérieurs ont augmenté, cette mesure s’imposait. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Ce montant maximal détermine le calcul des primes et des prestations de l’assurance-accidents obligatoire. Mais il est aussi pris en considération pour d’autres assurances sociales. Il est en effet déterminant également pour la fixation des cotisations et des prestations de l’assurance-chômage et le montant maximal des indemnités journalières versées par l’AI. </span></p><p><span lang="FR"><br></span></p><h3><span lang="FR">Assurance-chômage&nbsp;: 2,2&nbsp;% de prélèvement jusqu’à 148&nbsp;200 francs</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En raison de la hausse susmentionnée, la cotisation de base de 2,2&nbsp;% destinée à l’assurance-chômage (employeur + employé) est désormais également perçue jusqu’à un salaire de 148&nbsp;200 francs, contre 126&nbsp;000 francs jusqu’à fin 2015. </span></p><h3><span lang="FR">Prévoyance professionnelle </span></h3><ul><li>2<sup>e</sup> pilier&nbsp;: un taux d’intérêt historiquement bas</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Dans la prévoyance professionnelle, le taux d’intérêt minimal est désormais de 1,25&nbsp;%, un niveau historiquement bas. Par conséquent, les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse seront donc inférieurs à ce qu’ils étaient ces années passées.</span></p><ul><li>Adaptations du partage de la prévoyance professionnelle en cas de divorce</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">On ne sait pas encore si les nouvelles dispositions sur le partage de la prévoyance professionnelle en cas de divorce entreront en vigueur dans la deuxième moitié de 2016 ou en 2017 seulement. Cette révision clarifie la situation pour les cas de partage de la prévoyance professionnelle lorsqu’un des deux conjoints touche une rente de vieillesse ou une rente d’invalidité. Le partage doit désormais se faire à travers le partage de la rente. Pour son calcul, c’est l’ouverture de la procédure de divorce qui est maintenant déterminante et non plus la date de ce dernier. Les personnes divorcées qui ne peuvent pas verser dans une caisse de pension de l’argent provenant du partage de la prévoyance professionnelle ont la possibilité, une fois à la retraite, de faire transformer par l’institution supplétive cette prestation de libre passage en rente de vieillesse. </span></p><h3>Assurance-maladie </h3><ul><li>Renforcement de la surveillance des caisses-maladie</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">La nouvelle loi sur la surveillance de l’assurance-maladie est entrée en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2016. La surveillance gagne en efficacité et la transparence est aussi améliorée. Autorité de surveillance, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) peut obliger les assureurs à adapter leurs primes si elles sont trop élevées au regard des coûts. Une mesure qui n’était pas possible jusqu’à ce jour.</span></p><ul><li>Corrections des primes</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette nouvelle loi doit permettre d’éviter de nouvelles corrections des primes. Concernant les primes des caisses-maladie qui étaient trop élevées (ou trop basses) par rapport aux coûts dans certains cantons entre 1996 et 2013, la différence payée sera prise en compte en 2016. Dans dix cantons (Berne, Uri, Obwald, Nidwald, Glaris, Soleure, Bâle-Campagne, Schaffhouse, Argovie et Jura), les assuré(e)s devront accepter de payer un supplément de prime de 48 francs. Dans le canton de Lucerne, ce supplément sera de 18 francs. Dans tous les cas, il est calculé avec la rétrocession de la taxe environnementale (Fr.&nbsp;5,20 par mois, resp. Fr. 62,40 par an). </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Dans neuf cantons (Appenzell Rhodes-Intérieures, Fribourg, Genève, Grisons, Thurgovie, Tessin, Vaud, Zoug et Zurich), il y aura une bonification sur les primes. Concernant ces cantons, l’OFSP fixera au printemps prochain le montant, qui sera le même pour l’ensemble des assuré(e)s, mais pourra varier d’un canton à l’autre.</span></p><h3>Aide sociale&nbsp;: normes abaissées </h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">À partir de 2016, les cantons et les communes appliquent les nouvelles directives de la Conférence des institutions d’action sociale (CSIAS). Les jeunes adultes sont les premiers touchés. Les normes applicables aux jeunes adultes ayant 25 ans au maximum et vivant dans leur propre ménage baisseront de 20&nbsp;%, passant de 986 à 789 francs. L’allocation d’intégration forfaitaire de 200 francs par mois pour les familles monoparentales est aussi supprimée. Ce qui représente une importante pénalité pour les personnes concernées, des femmes pour la plupart. La compatibilité entre vie professionnelle et vie familiale est encore plus difficile pour les familles monoparentales. En outre, les sanctions seront durcies.</span></p><h3>Les grandes réformes&nbsp;: renforcer l’AVS, c’est possible</h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">2016 marquera un tournant dans l’histoire de l’AVS. Notre <b>initiative populaire AVSplus</b> passera en votation. Nous allons mener une campagne active pour le renforcement de l’AVS. De plus, le Conseil national traitera, en tant que second conseil, le projet de révision «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Deux coupes brutales doivent être combattues ici&nbsp;: le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes et la baisse à 6&nbsp;% du taux de conversion minimal LPP.</span></p><p>&nbsp;</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Des adaptations sont aussi prévues en ce qui concerne les <b>prestations complémentaires</b>. Cette réforme fait l’objet d’une procédure de consultation qui court jusqu’au printemps prochain et le Conseil fédéral présentera son message à ce sujet avant la fin 2016. Des détériorations menacent surtout le remboursement des primes de caisses-maladie des séniors et des personnes handicapées. Une nouvelle <b>révision de l’AI</b> est aussi fixée en 2016.</span>Assurance-accidents&nbsp;: relèvement du montant maximal du gain assuré</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">À partir du 1<sup>er</sup> janvier 2016, le montant maximal du gain assuré dans l’assurance-accidents passe de 126&nbsp;000 à 148&nbsp;200 francs. Grâce à ce nouveau plafond, ce sont à nouveau 95&nbsp;% des travailleurs et travailleuses qui voient la totalité de leur salaire assuré. La dernière adaptation avait eu lieu en 2008. Comme, depuis lors, les salaires supérieurs ont augmenté, cette mesure s’imposait. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Ce montant maximal détermine le calcul des primes et des prestations de l’assurance-accidents obligatoire. Mais il est aussi pris en considération pour d’autres assurances sociales. Il est en effet déterminant également pour la fixation des cotisations et des prestations de l’assurance-chômage et le montant maximal des indemnités journalières versées par l’AI. </span></p><h3>Assurance-chômage&nbsp;: 2,2&nbsp;% de prélèvement jusqu’à 148&nbsp;200 francs</h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En raison de la hausse susmentionnée, la cotisation de base de 2,2&nbsp;% destinée à l’assurance-chômage (employeur + employé) est désormais également perçue jusqu’à un salaire de 148&nbsp;200 francs, contre 126&nbsp;000 francs jusqu’à fin 2015. </span></p><p class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Prévoyance professionnelle </span></p><ul><li>2<sup>e</sup>&nbsp;pilier: un taux d’intérêt historiquement bas</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Dans la prévoyance professionnelle, le taux d’intérêt minimal est désormais de 1,25&nbsp;%, un niveau historiquement bas. Par conséquent, les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse seront donc inférieurs à ce qu’ils étaient ces années passées.</span></p><ul><li>Adaptations du partage de la prévoyance professionnelle en cas de divorce</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">On ne sait pas encore si les nouvelles dispositions sur le partage de la prévoyance professionnelle en cas de divorce entreront en vigueur dans la deuxième moitié de 2016 ou en 2017 seulement. Cette révision clarifie la situation pour les cas de partage de la prévoyance professionnelle lorsqu’un des deux conjoints touche une rente de vieillesse ou une rente d’invalidité. Le partage doit désormais se faire à travers le partage de la rente. Pour son calcul, c’est l’ouverture de la procédure de divorce qui est maintenant déterminante et non plus la date de ce dernier. Les personnes divorcées qui ne peuvent pas verser dans une caisse de pension de l’argent provenant du partage de la prévoyance professionnelle ont la possibilité, une fois à la retraite, de faire transformer par l’institution supplétive cette prestation de libre passage en rente de vieillesse. </span></p><h3>Assurance-maladie </h3><ul><li>Renforcement de la surveillance des caisses-maladie</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">La nouvelle loi sur la surveillance de l’assurance-maladie est entrée en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2016. La surveillance gagne en efficacité et la transparence est aussi améliorée. Autorité de surveillance, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) peut obliger les assureurs à adapter leurs primes si elles sont trop élevées au regard des coûts. Une mesure qui n’était pas possible jusqu’à ce jour.</span></p><ul><li>Corrections des primes</li></ul><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette nouvelle loi doit permettre d’éviter de nouvelles corrections des primes. Concernant les primes des caisses-maladie qui étaient trop élevées (ou trop basses) par rapport aux coûts dans certains cantons entre 1996 et 2013, la différence payée sera prise en compte en 2016. Dans dix cantons (Berne, Uri, Obwald, Nidwald, Glaris, Soleure, Bâle-Campagne, Schaffhouse, Argovie et Jura), les assuré(e)s devront accepter de payer un supplément de prime de 48 francs. Dans le canton de Lucerne, ce supplément sera de 18 francs. Dans tous les cas, il est calculé avec la rétrocession de la taxe environnementale (Fr.&nbsp;5,20 par mois, resp. Fr. 62,40 par an). </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Dans neuf cantons (Appenzell Rhodes-Intérieures, Fribourg, Genève, Grisons, Thurgovie, Tessin, Vaud, Zoug et Zurich), il y aura une bonification sur les primes. Concernant ces cantons, l’OFSP fixera au printemps prochain le montant, qui sera le même pour l’ensemble des assuré(e)s, mais pourra varier d’un canton à l’autre.</span></p><h3>Aide sociale&nbsp;: normes abaissées </h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">À partir de 2016, les cantons et les communes appliquent les nouvelles directives de la Conférence des institutions d’action sociale (CSIAS). Les jeunes adultes sont les premiers touchés. Les normes applicables aux jeunes adultes ayant 25 ans au maximum et vivant dans leur propre ménage baisseront de 20&nbsp;%, passant de 986 à 789 francs. L’allocation d’intégration forfaitaire de 200 francs par mois pour les familles monoparentales est aussi supprimée. Ce qui représente une importante pénalité pour les personnes concernées, des femmes pour la plupart. La compatibilité entre vie professionnelle et vie familiale est encore plus difficile pour les familles monoparentales. En outre, les sanctions seront durcies.</span></p><h3>Les grandes réformes&nbsp;: renforcer l’AVS, c’est possible</h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">2016 marquera un tournant dans l’histoire de l’AVS. Notre <b>initiative populaire AVSplus</b> passera en votation. Nous allons mener une campagne active pour le renforcement de l’AVS. De plus, le Conseil national traitera, en tant que second conseil, le projet de révision «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Deux coupes brutales doivent être combattues ici&nbsp;: le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes et la baisse à 6&nbsp;% du taux de conversion minimal LPP.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Des adaptations sont aussi prévues en ce qui concerne les <b>prestations complémentaires</b>. Cette réforme fait l’objet d’une procédure de consultation qui court jusqu’au printemps prochain et le Conseil fédéral présentera son message à ce sujet avant la fin 2016. Des détériorations menacent surtout le remboursement des primes de caisses-maladie des séniors et des personnes handicapées. Une nouvelle <b>révision de l’AI</b> est aussi fixée en 2016.</span></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Santé</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4033</guid><pubDate>Tue, 05 Jan 2016 13:44:09 +0100</pubDate><title>Dossier 113: Plus de demandeuses et de demandeurs d&#039;emploi en raison de démantèlements dans les prestations sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-113-plus-de-demandeuses-et-de-demandeurs-demploi-en-raison-de-demantelements-dans-les-prestations-sociales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">La présente étude analyse les incidences de la dégradation des prestations des assurances sociales sur le marché du travail. Le résultat auquel elle aboutit pour les 15 dernières années est inquiétant. Le relèvement de 62 à 64 ans de l’âge AVS des femmes, la pratique beaucoup plus restrictive mise en œuvre dans l’AI et l’élévation de l’âge réglementaire de la retraite dans le 2<sup>e</sup> pilier ont eu pour effet que, selon les estimations, approximativement 90&nbsp;000 à 110&nbsp;000 personnes de plus se trouvent sur le marché du travail que ce ne serait le cas si les prestations de la sécurité sociale n’avaient pas été diminuées. Cela représente tout de même presque 2&nbsp;&nbsp;% des personnes actives. Comme leur augmentation ne peut être imputée à une augmentation des besoins en main-d’œuvre, il est fort probable que la baisse des prestations sociales a largement contribué à la hausse du chômage. Dans le cadre de la réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», il est prévu d’augmenter à 65 ans l’âge de la retraite des femmes. Selon nos calculs, un tel relèvement ferait augmenter de 18&nbsp;000-25&nbsp;000 le nombre des personnes actives (année de référence&nbsp;: 2013).</span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Assurance-chômage</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4031</guid><pubDate>Tue, 05 Jan 2016 09:05:44 +0100</pubDate><title>Lutter contre le niveau record de chômage, mais en tout cas pas l’aggraver</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/lutter-contre-le-niveau-record-de-chomage-mais-en-tout-cas-pas-l-aggraver</link><description>Conférence de presse annuelle 2016 de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le nombre de personnes sans emploi a atteint en Suisse un niveau record tristement historique. La Suisse est presque le seul pays d'Europe où les chiffres du chômage augmentent. L'Allemagne affiche actuellement un taux de personnes sans emploi plus bas que la Suisse. Une des causes en est la forte appréciation du franc depuis 2007. Ensuite, les détériorations des prestations dans la prévoyance vieillesse et l'AI ont eu comme conséquence que l'on peut estimer qu'entre 90 000 et 110 000 personnes de plus sont dépendantes d'un emploi (2 % de la population active). C'est ce que montre une étude publiée aujourd'hui par l'USS. Les problèmes des travailleurs et travailleuses âgés se sont aussi aggravés pour cette raison.
</p><p>Et sans changement de cap, leurs perspectives s'assombrissent encore. Les rentes sont soumises à une violente pression dans le deuxième pilier. L'exemple le plus flagrant est celui de la caisse de pension du canton de Zurich (BVK) : la plus grande caisse de pension de Suisse a baissé ses taux de conversion de 6,2 à 4,87 % pour une retraite à 65 ans et augmenté les cotisations salariales de 5 % et plus. En même temps, les rentes AVS ont depuis des années du retard sur les salaires. Les réductions de prestations prévues dans le cadre de Prévoyance vieillesse 2020 vont encore aggraver la situation de l'emploi : si l'âge de la retraite des femmes devait augmenter à 65 ans, entre 18 000 et 25 000 femmes de plus seraient dépendantes d'un emploi.
</p><p>Pour résoudre ce problème, l'USS a notamment présenté les mesures et revendications suivantes à sa conférence de presse annuelle :</p><ul><li>Les employeurs doivent obligatoirement annoncer les postes vacants aux ORP afin que les personnes sans emploi trouvent plus facilement du travail.</li><li>Les travailleurs et travailleuses âgés et de longue date doivent être mieux protégés contre le licenciement. Les expériences faites avec de telles dispositions dans les CCT sont positives. Le relèvement de l'âge de la retraite doit être refusé, car cela aggrave les problèmes.</li><li>La BNS doit à nouveau se fixer un objectif de taux de change. Dans les faits, rien ne va en direction de l'établissement d'un nouveau taux plancher pour le franc par rapport à l'euro.</li><li>Les Accords bilatéraux doivent être maintenus. Ils sont importants pour les salaires et les emplois en Suisse. Mais ils doivent profiter à tous les travailleurs et travailleuses de Suisse. Il faut donc combler les lacunes dans la protection des salaires et des emplois.</li><li>Les rentes AVS doivent être augmentées de 10 %, comme le demande l'initiative AVSplus. Ce n'est qu'en renforçant l'AVS que l'on peut garantir des rentes décentes pour un prix raisonnable.</li></ul><h5>Les exposés de la conférence</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS : "<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/usv-femmes.jpg">Maintenir les Bilatérales en améliorant la protection des salarié-e-s – Renforcer l’AVS. Et un NON à l’initiative inhumaine de l’UDC le 28 février</a>"</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS : "<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230517_GM_VL_Wohlfahrtsfonds.pdf" class="download">Il n’y a jamais eu autant de personnes sans emploi&nbsp;: causes et contre-mesures</a>"</li><li> Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la sécurité sociale :"<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/consultations/2023/230517_GM_IVV_Tabellenloehne.pdf" class="download">Renforçons un système de prévoyance vieillesse éprouvé&nbsp;: OUI à une amélioration des rentes AVS</a>"</li></ul><h5>Dossier sur le thème</h5><ul><li>Dossier de l'USS N° 113 : "<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/mk-cp/230516/230516_CP_Salaires_femmes_Texte_Vania_Alleva.pdf" class="download">Davantage de demandeurs et demandeuses d'emploi à cause du démantèlement des prestations des assurances sociales</a>"</li></ul><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, spécialiste des assurances sociales, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4028</guid><pubDate>Tue, 22 Dec 2015 11:28:28 +0100</pubDate><title>Non à l’attaque de l’UDC contre notre Etat de droit</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/non-a-l-attaque-de-l-udc-contre-notre-etat-de-droit</link><description>Une large coalition s&#039;est formée contre l&#039;initiative dite de &quot;mise en œuvre&quot;.</description><content:encoded><![CDATA[<header><header><p class="lead">« L’initiative de mise en œuvre » de l’UDC est une attaque frontale de notre Etat de droit et de nos institutions. L'USS fait partie d'une large coalition qui s'y oppose. </p></header></header><p>L'initiative de l'UDC sur laquelle le peuple se prononcera le 28 février 2016, viole le principe de la séparation des pouvoirs, prive le parlement démocratiquement élu de certaines de ses prérogatives et remet en question tant les droits fondamentaux que les droits humains. L’UDC utilise les droits populaires comme un pur instrument de campagne électorale. Le PS, les Verts, la Jeunesse socialiste, les Jeunes Verts, Unia, Solidarité sans frontières, FIMM, ECAP et l’Union syndicale suisse ont formé le « Comité pour l’Etat de droit – NON à l’initiative de mise en œuvre », afin de combattre ensemble cette initiative antidémocratique.
</p><p>« En cas d’acceptation de l’initiative, plusieurs centaines de milliers de personnes sans passeport suisse seraient menacées de renvoi en cas de délits bagatelles », prévient la conseillère nationale socialiste Cesla Amarelle. Pour la présidente d’Unia Vania Alleva, « les secondas et secondos, qui ont passé toute leur vie en Suisse, seraient directement concernés. Les renvoyer suite à un délit mineur, alors que le centre de leur vie est ici, est inhumain et discriminatoire. »
</p><p>Pour l’UDC, il ne s’agit que de faire diversion : leur cible réelle est notre Etat de droit. « Les véritables enjeux sont les acquis démocratiques, tels que le droit à une procédure équitable, le traitement égal devant la loi ou l’indépendance des tribunaux », précise le conseiller aux Etats des Verts, Robert Cramer. De plus en plus, l’UDC assimile la démocratie au régime absolu de la majorité. Il est de notre devoir de freiner cette tendance totalitaire.
</p><p>Le conseiller aux Etats socialiste Hans Stöckli craint qu’un oui ne conduise à une insécurité légale et à un chaos juridique. « Nous ne savons pas ce qu’il adviendrait des accords bilatéraux et de la CEDH ; l’initiative n’étant pas compatible avec les traités internationaux. A cela s’ajoute le fait que l’initiative est formulée de manière si rigide qu’elle retire certaines prérogatives du parlement et de la justice. Cela viole le principe de séparation des pouvoirs. »
</p><p>Le « Comité pour l’Etat de droit – NON à l’initiative de mise en œuvre » s’inquiète de voir que les milieux économiques ne prennent pas clairement position contre cette initiative « de mise en œuvre » dangereuse et antidémocratique. Peut-être en sous-estiment-ils les conséquences, ou peut-être ont-ils conclu un marché avec l’UDC. Pourtant, cette initiative, tout autant que l’initiative « le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l’autodétermination) », s’attaque à nos institutions démocratiques et à notre Etat de droit. De tels acquis démocratiques ne devraient pas être sans importance pour les milieux économiques. C’est pourquoi Economiesuisse et consorts sont priés de s’engager une fois pour toutes contre l’initiative de l’UDC.
</p><h5>Renseignements:</h5><p>Comité pour l’Etat de droit – NON à l’initiative de mise en œuvre : c/o PSS Suisse, Spitalgasse 34, CH-3001 Berne, tel. 031 329 69 69 </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4026</guid><pubDate>Mon, 21 Dec 2015 15:00:52 +0100</pubDate><title>Négociations obtenues après sept jours de grève dans la fonction publique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/negociations-obtenues-apres-sept-jours-de-greve-dans-la-fonction-publique</link><description>L&#039;accord signé avec le Conseil d&#039;Etat genevois reste fragile. Par contre, le référendum contre &quot;Personal stop&quot; a abouti. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Petite victoire pour la fonction publique genevoise&nbsp;: après sept journées de grève et un nombre égal de manifestations, le Conseil d’Etat a accepté le 17 décembre de signer un protocole d’accord avec le Comité de lutte. De véritables négociations sur la mise en œuvre des mesures structurelles sont enfin ouvertes, y compris sur de nouvelles recettes pour l’Etat. Mais l’accord reste fragile. Par contre, le référendum contre «&nbsp;personal stop&nbsp;» a rapidement abouti. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Après le septième jour de grève de la fonction publique depuis début novembre, une légère avancée s’est produite: le Conseil d’Etat a accepté de signer avec le Comité de lutte du service public un protocole d’accord pour négocier des modalités de la mise en œuvre des mesures structurelles. Celles-ci prévoient 5% de réduction des dépenses en personnel sur trois ans. Grâce à la forte mobilisation – certaines manifestations ont réunis jusqu’à 11&nbsp;000 personnes – et à l’unité dont ont fait preuve les employé-e-s du service public, on est passé de l’ultimatum d’un Conseil d’Etat prêt à passer en force à de véritables négociations ouvertes jusqu’au 21 mars 2016. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Accord fragile: deux mois pour trouver une solution pérenne, c'est peu</h3><p>Petite victoire, mais victoire quand même, «&nbsp;Mieux vaut commencer des discussions que rien du tout, déclare Marc Simeth du Cartel intersyndical. Mais l’accord reste fragile&nbsp;: deux mois et demi pour arriver à une situation pérenne pour la fonction publique, c’est très peu.&nbsp;» Le Conseil d’Etat a toutefois accepté de discuter de nouvelles recettes de l’Etat, ce qui n’entrait pas en ligne de compte jusque-là. «L’exécutif a aussi dû admettre que les quatre mesures structurelles, à savoir la hausse du temps de travail, le gel des embauches, la facilitation des licenciements et le blocage des annuités était inacceptable», ajoute Marc Simeth. En échange, le Comité s’est engagé à ne pas faire grève jusqu’au 21 mars. Il renonce aussi temporairement à ses annuités et prend acte de l’objectif du Conseil d’Etat de diminuer les dépenses globales d’un montant de 192 millions de francs sur les trois prochains exercices.
</p><p>Après la signature de l’accord, la fonction publique a encore manifesté jeudi et vendredi, devant le Grand Conseil qui entamait les discussions sur le budget 2016. Ce dernier prévoyait notamment 1% de coupes linéaires dans le personnel. Le projet a été renvoyé vendredi à l’expéditeur, désavouant du même coup le Conseil d’Etat. Le canton de Genève commencera donc l’année 2016 sans budget. 
</p><h3>Le référendum contre «&nbsp;Personal stop&nbsp;» a abouti</h3><p>Dans cette situation très tendue pour la fonction publique genevoise, une nouvelle lui met toutefois du baume au cœur&nbsp;: le référendum contre «&nbsp;personal stop&nbsp;» a abouti en très peu de temps. Il s’oppose au renforcement voulu par la droite d’un frein à l’endettement inscrit dans la loi. «&nbsp;Personal stop&nbsp;» prévoit que tant que la dette n’est pas ramenée au montant des ressources de l’État, les charges de personnel et l’ensemble des charges de fonctionnement de l’État y compris les subventions, les aides sociales et le soutien au monde associatif seront gelés. Le référendum sera déposé mercredi. Le peuple devra donc se prononcer en 2016 contre cette nouvelle attaque des prestations du service public à la population.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4024</guid><pubDate>Mon, 21 Dec 2015 14:41:16 +0100</pubDate><title>Protéger les salaires, améliorer les rentes mais pas de démantèlement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/proteger-les-salaires-ameliorer-les-rentes-mais-pas-de-demantelement</link><description>Paul Rechsteiner évoque les principaux objectifs de l&#039;USS pour 2016</description><content:encoded><![CDATA[<h3><span lang="FR">uss-infos&nbsp;: Depuis les élections fédérales, le PLR et l’UDC sont majoritaires au Conseil national. La pression exercée par la droite, qui veut mener une politique très antisociale et globalement contraire aux intérêts des salarié(e)s, s’est accentuée. Quels seront alors les trois principaux défis que l’USS aura à relever en 2016&nbsp;?</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Paul Rechsteiner (PR)&nbsp;: Le premier défi sera de réussir à stabiliser les relations de la Suisse avec l’Union européenne (UE). Nous voulons toujours garantir les emplois et protéger les salaires. Le deuxième défi sera d’améliorer l’AVS. Nous nous battrons pour notre initiative populaire AVSplus qui passera en votation en 2016. Concernant «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», le contexte est devenu plus difficile suite aux dernières élections. Une chose est claire&nbsp;: nous combattrons tout projet qui se caractériserait avant tout par une baisse des prestations et n’aurait donc aucune chance devant le peuple. À cet égard, la victoire remportée par les travailleurs et travailleuses de la construction sur la retraite anticipée à 60 ans est un bon signal. D’une part, elle confirme que des rentes décentes sont nécessaires et qu’aucune dégradation n’est acceptable. D’autre part, une hausse des cotisations n’est plus un tabou s’il faut plus d’argent. Mis à part la question des rentes, nous devrons sûrement faire face en 2016 à des attaques plus brutales contre les acquis sociaux figurant dans la loi sur le travail, ainsi qu’à des programmes d’austérité. Mais nous avons des armes. Dans la mesure où des lois seront concernées, nous pouvoir saisir le référendum pour nous opposer à de telles détériorations. </span></p><h3 class="ChapeauSPitalique"><span lang="FR">uss-infos&nbsp;: La droite s’est vivement attaquée au relèvement des rentes AVS. Elle reproche à notre initiative d’appliquer le principe de l’arrosoir et que cette hausse ne serait par conséquent pas finançable. Que lui réponds-tu&nbsp;?</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">PR&nbsp;: Notre principe est le suivant&nbsp;: quiconque a travaillé longuement durant sa vie doit pouvoir vivre décemment de ses rentes AVS et du 2<sup>e</sup> pilier. Ici, l’AVS est l’acteur principal. Or ses rentes ont pris du retard sur les salaires. Un retard qui doit être rattrapé. Cela, d’autant plus qu’une fois à la retraite, les gens qui ont touché des salaires bas ou moyens durant leur vie active doivent «&nbsp;digérer&nbsp;» une baisse sensible de leur revenu. Il est évident qu’il faut davantage de moyens financiers si l’on relève les rentes. Et c’est dans l’AVS que ce besoin supplémentaire d’argent sera le mieux investi. Pensons à nouveau aux travailleurs et travailleuses du bâtiment&nbsp;: les cotisations salariales en valent la peine pour obtenir des rentes meilleures. </span></p><h3 class="ChapeauSPitalique"><span lang="FR">uss-infos&nbsp;: Mais pourquoi les syndicats se concentrent-ils sur l’AVS&nbsp;? </span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">PR&nbsp;: Bien que nous versions toujours plus d’argent dans le 2<sup>e</sup> pilier, nous pouvons être contents si nous parvenons à en maintenir au moins l’acquis. Par contre, pour toutes les personnes à bas ou moyen revenu, l’AVS a toujours un fantastique rapport prestations/prix. Il va donc de soi que nous devons la renforcer, si nous voulons que les retraité(e)s jouissent d’une certaine sécurité financière. </span></p><h3 class="ChapeauSPitalique"><span lang="FR">uss-infos&nbsp;: Passons à autre chose. Le Conseil fédéral veut mettre en œuvre l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» avec une clause de sauvegarde. Ainsi, en l’absence d’accord avec l’UE, des contingents seraient appliqués à partir d’un seuil pas encore chiffré pour faire reculer l’immigration. Cette option est-elle acceptable&nbsp;? </span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">PR&nbsp;: Il faut maintenir les Accords bilatéraux. Nous rejetons clairement le recours à des contingents à travers une nouvelle mouture du statut de saisonnier. Le passé nous a montré que cela n’aboutit qu’à des discriminations et à une politique des bas salaires dans les branches concernées. Avec le nouveau régime, qui donne les mêmes droits à tous et toutes, on a pu améliorer les salaires et renforcer les conventions collectives de travail. Tels sont nos objectifs. Nous continuerons à nous battre pour les atteindre, bien que la situation ait changé. </span></p><h3 class="ChapeauSPitalique"><span lang="FR">uss-infos&nbsp;: Les gens sont désorientés. Ils craignent de perdre leur emploi ou de voir leur salaire baisser. Que faire&nbsp;?</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">PR&nbsp;: Il s’agit de développer encore plus les mesures de protection déjà prises. Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes ont et ont eu une incidence positive. Mais les nouveaux problèmes demandent des réponses nouvelles. Pas seulement au niveau fédéral. Dans les cantons aussi, les choses ont bougé dans la lutte contre la sous-enchère salariale. Au Tessin, dans les cantons de Bâle-Campagne et de Genève des nouvelles mesures ont été prises. Et dans celui de Zurich, une initiative des syndicats sur cette question passera en votation en février. Ce sont des pas importants qui ont été faits. Et davantage de mesures doivent être prises pour protéger les travailleurs et travailleuses âgés. </span></p><h3 class="ChapeauSPitalique"><span lang="FR">uss-infos&nbsp;: En février, nous voterons entre autres sur l’initiative qui demande la mise en œuvre de l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels. Pourquoi un non est-il si nécessaire ici&nbsp;?</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">PR&nbsp;: Le Parlement fédéral a assorti l’article sur le renvoi des étrangers criminels d’une clause pour cas de rigueur. L’initiative de mise en œuvre veut introduire un automatisme qui ne laisse aucune marge de manœuvre aux tribunaux, alors qu’il s’agit de décisions existentielles. Cela viole les droits humains, mais aussi le principe de la séparation des pouvoirs. La mise à l’écart des tribunaux viole l’État de droit. Or, l’enjeu, c’est le destin d’êtres humains, à savoir des étrangers et étrangères de deuxième génération, les «&nbsp;secundos et secundas&nbsp;», qui sont nés et ont grandi dans notre pays. Ainsi que de leurs proches. Ces gens font partie de la Suisse. Pas seulement dans le football, mais aussi lorsqu’ils se sont comportés de manière stupide ou ont commis des péchés de jeunesse. S’il faut les punir pour cela, comme tout le monde, on ne doit pas en plus les priver d’existence sociale. Ce serait sinon une honte pour la démocratie suisse. </span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4022</guid><pubDate>Fri, 18 Dec 2015 16:45:35 +0100</pubDate><title>Davantage de protection pour les salaires et les salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/davantage-de-protection-pour-les-salaires-et-les-salarie-e-s</link><description>Mesures d’accompagnement : Le Conseil fédéral reconnaît enfin les problèmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est soulagée de voir que le Conseil fédéral veut introduire des mesures supplémentaires de lutte contre les abus sur le marché du travail. Le gouvernement a enfin compris que des mesures efficaces sont nécessaires pour protéger les emplois, les salaires et les salarié(e)s.
</p><p>Le 6 novembre dernier, les délégué(e)s de l’USS ont adopté un train de mesures et de revendications sur ces questions. Pour l’essentiel, elles demandent un renforcement des conventions collectives de travail, des mesures pour mieux protéger les travailleurs et travailleuses âgés (amélioration de la protection contre le licenciement), une augmentation claire du nombre des contrôles des salaires dans les entreprises en Suisse, ainsi qu’un registre des entreprises donnant des informations sur celles qui versent des salaires corrects et celles qui pratiquent la sous-enchère salariale. 
</p><p>L’USS attend du groupe de travail mis maintenant sur pied par le Conseil fédéral qu’il s’attaque aux problèmes existant en matière de protection des salaires et concernant les travailleurs et travailleuses âgés, et propose en temps voulu des mesures au Conseil fédéral, de sorte qu’elles puissent être reprises dans le message de ce dernier sur la mise en œuvre de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». 
</p><p>Pour l’USS, il est important que la Suisse ait à l’avenir aussi des relations stables et structurées avec son principal partenaire commercial, l’Union européenne. Les Accords bilatéraux conclus avec cette dernière doivent par conséquent être préservés. Il est en même temps clair que ces accords doivent profiter aux salarié(e)s. À cet effet, il faut garantir qu’en Suisse, on verse des salaires suisses et respecte les conditions de travail locales. Demain, la voie bilatérale ne sera soutenue par la population que si des mesures efficaces de protection sont prévues.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>&nbsp;<b>Daniel Lampart,&nbsp;</b>&nbsp;premier secrétaire de l’USS, &nbsp;<b>079&nbsp;205 69 11</b></li></ul><ul><li><b>Thomas Zimmermann, </b>responsable de la communication de l’USS, <b>079 249 59 74</b></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4018</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2015 16:04:13 +0100</pubDate><title>ZV Employés du secteur public Suisse obtient le statut d’observatrice auprès de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/zv-employes-du-secteur-public-suisse-obtient-le-statut-d-observatrice-aupres-de-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Association Employés du secteur public Suisse (ZV) dispose désormais d'un statut d'observatrice auprès de l'Union syndicale suisse (USS). Le Comité de l'USS l'a accepté. L'USS se réjouit de ce rapprochement. Employés du secteur public Suisse est une association faîtière qui regroupe 14 associations cantonales et 60 communales dans toute la Suisse alémanique. Environ 23 000 membres de toutes les fonctions et les catégories dans les administrations cantonales et communales lui sont affilés. L'USS et ses fédérations travaillent déjà aujourd'hui régulièrement avec l'association ZV sur certains projets, comme p. ex. l'initiative AVSplus ou sur le plan cantonal, sur des questions liées à la représentation des employé-e-s de la fonction publique. Les collaborations et les échanges seront renforcés par ce rapprochement. Ceci est d'autant plus important que l'administration publique est à tous les niveaux fortement mise sous pression par des politiques d'austérité. Grâce à une collaboration plus étroite, les intérêts du personnel de la fonction publique pourront être mieux représentés et le service public généralement mieux défendu. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>- Daniel Lampart, premier sécretaire de l'USS, 079 205 69 11
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74&nbsp;&nbsp; &nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4014</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2015 14:51:52 +0100</pubDate><title>Quatre arguments pour dire Non à l’initiative du PDC sur la pénalisation du mariage</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/quatre-arguments-pour-dire-non-a-l-initiative-du-pdc-sur-la-penalisation-du-mariage</link><description>L&#039;initiative PDC est un boomrang</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En octobre 2012, le PDC a déposé à la Chancellerie fédérale son initiative «&nbsp;Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage&nbsp;». Cette initiative veut, à l’aide d’un article constitutionnel, supprimer les inégalités de traitement dont souffriraient les couples mariés par rapport aux concubins, notamment en matière fiscale et d’assurances sociales, dans l’AVS en particulier, en raison du plafonnement des rentes de couples mariés. L’USS recommande le rejet de l’initiative, comme le Parlement fédéral. </p><p>Pourquoi voter NON à l’initiative PDC, en 4 arguments&nbsp;:
</p><h3>1. Vision conservatrice et discriminatoire du mariage</h3><p>L’initiative ferait entrer dans la Constitution fédérale une conception étroite, conservatrice et obsolète du mariage limitée à la seule «&nbsp;union durable entre un homme et une femme&nbsp;». Cette conception exclut de fait les unions de même sexe et est discriminatoire à l’égard des personnes ayant une autre orientation sexuelle. Elle compromet également de futures étapes d’ouverture en matière de politique sociale et familiale. 
</p><h3>2. Cadeau fiscal pour une minorité plutôt bien lotie</h3><p>Depuis la condamnation du Tribunal fédéral de l’inégalité de traitement des couples mariés par rapport aux couples concubins, les cantons et la Confédération ont largement adapté leur fiscalité. Au niveau cantonal, les couples mariés sont même avantagés. Seuls 80&nbsp;000&nbsp;couples à revenus plutôt élevés et couples de retraités ayant des revenus de plus 50&nbsp;000 francs continuent à payer un impôt fédéral plus élevé que les concubins. Malgré cela, l’initiative causerait chaque année des pertes fiscales de 1,9&nbsp;milliard de francs pour la Confédération et de 390&nbsp;millions pour les cantons et les communes. Des pertes qui, vu la situation financière tendue, devraient être compensées.&nbsp;
</p><h3>3. Au final, pénalisation des couples mariés</h3><p>Dans les assurances sociales, les couples mariés ne sont pas pénalisés, mais dans l’ensemble privilégiés. Si l’AVS désavantage d’une certaine manière les couples mariés (plafonnement à 150&nbsp;% des rentes AVS de couple), en compensation, elle leur offre d’autres avantages (prestations de veuves, splitting pour les couples mariés, exonération de la cotisation pour les partenaires sans activité lucrative, etc.). Une suppression intégrale du plafond coûterait chaque année 2 milliards de francs. En contrepartie, il faudrait supprimer les avantages dont profitent les couples mariées (prestations de veuves, etc.). Ces prestations en faveur des couples mariés s’élèvent chaque année à 2,8 milliards de francs. En fin de compte, la situation des couples mariés serait moins favorable qu’aujourd’hui. 
</p><h3>4. Notre solution&nbsp;: améliorer la situation des couples retraité-e-s par des hausses de rentes</h3><p>Dans l’AVS, à cause du plafond de 150&nbsp;% imposé à la rente de couple par rapport à la rente simple, la hausse de l’activité professionnelle des femmes est trop peu prise en compte. Ici, il est nécessaire de procéder à une adaptation à l’évolution de la société et donc relever le plafond pour les couples comme l’a décidé le Conseil des États dans le cadre de «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Par ailleurs, l’initiative AVSplus est une excellente solution pour améliorer la situation de la plupart des couples mariés à la retraite, en augmentant leur rente de 4200 francs par an.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4011</guid><pubDate>Mon, 14 Dec 2015 09:40:36 +0100</pubDate><title>Entre 0,5 et 1 % d’augmentation des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/entre-0-5-et-1-d-augmentation-des-salaires</link><description>Les négociations salariales 2015/2016 sont globalement positives, malgré les menaces de gel ou de baisse des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;Les négociations salariales 2015/16 se déroulent dans un contexte difficile. Les employeurs exigeaient de geler les salaires ou parfois même de les baisser. On peut donc considérer que les accords salariaux qui ont déjà été conclus sont positifs. Les salaires seront augmentés d’en moyenne 0,5&nbsp;% à 1&nbsp;%. En regard de l’inflation négative (environ -1&nbsp;% en 2015), cela correspond à une hausse des salaires réels d’environ 2 %. 
</p><p>Les accords salariaux qui ont été obtenus dans le second œuvre en Suisse romande, à savoir 1% à titre général et 0,3 à titre individuel méritent d‘être signalés. Ils reflètent la bonne marche des affaires dans la branche. Les résultats sont aussi positifs dans la chimie (Novartis, Lonza, entre autres), mais aussi dans les banques (UBS, CS, entre autres) où les hausses s’élèvent toutes à bien plus de 0,5 %. 
</p><p>L’évolution des salaires est par contre insuffisante dans une partie du second œuvre, en Suisse alémanique en particulier. Bien que les entreprises fassent de bonnes affaires, il n’y a pas eu d’augmentation des salaires au niveau national pour les électriciens et les techniques du bâtiment, et en Suisse alémanique pour les menuisiers. Ces branches ont déjà ces dernières années à peine augmenté leurs salaires, comme le montre l’Enquête sur la structure des salaires 2014. Les accords salariaux sont aussi insatisfaisants dans le commerce de détail. Dans ce secteur à bas salaires, un énorme besoin de rattrapage en matière de salaires se fait toujours autant sentir, en particulier pour les employé-e-s qualifiés et de longue date. 
</p><p>Liste des <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-agb/basis/AGB.svg" class="download">négociations salariales</a> (en allemand)
</p><h5>&nbsp;Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS; 079&nbsp;205 69 11</li><li><a name="Text7">Ewald Ackermann, </a><a name="Text9"></a>service de communication de l’USS; 031&nbsp;377 01 09; 079&nbsp;660 36 14 </li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4009</guid><pubDate>Fri, 11 Dec 2015 14:57:59 +0100</pubDate><title>Reconduire la grève pour enfin se faire entendre du Conseil d&#039;Etat genevois?</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/reconduire-la-greve-pour-enfin-se-faire-entendre-du-conseil-detat-genevois</link><description>Forte mobilisation de la fonction publique genevoise. A Neuchâtel aussi, on est descendu dans la rue.</description><content:encoded><![CDATA[<p> La mobilisation de la fonction publique genevoise et des secteurs  subventionnés se poursuit. Il faut dire qu'elle a fort à faire pour se  défendre contre les coupes drastiques prévues dans le budget 2016 mais  aussi contre le " Personal Stop " voulu par le Grand Conseil. Six jours  de grève bien suivies entre fin novembre et décembre ont toutefois amené  le Conseil d'Etat à enfin présenter un projet sur la mise en œuvre des  mesures d'économie pour les trois années à venir. Mais tout reste ouvert  à l'heure actuelle, les préavis de grève pour la semaine prochaine sont  maintenus. A Neuchâtel aussi, le personnel du canton est descendu dans  la rue.
</p><h3>Il aura fallu six jours de grève...</h3><p>La fonction publique genevoise a déjà mené six jours de grève et  manifesté à plusieurs reprises. A chaque fois avec retentissement,  jusqu'à 11 000 personnes sont descendues dans les rues. Le personnel de  l'Etat se bat sans relâche depuis le mois de novembre contre des mesures  d'économie drastiques prévue dans le budget 2016 du canton qui auront  des incidences sur les trois prochaines années. Elles prévoient une  réduction linéaire de 5% des coûts de personnel qui impliquerait le gel  des embauches et des salaires, des licenciements facilités, des  privatisations et le licenciement de jusqu'à 1800 personnes ainsi qu'une  augmentation du temps de travail.
</p><p>La détermination exemplaire des Genevois-e-s semble avoir fait bouger  les fronts : le mercredi 9 décembre, le Conseil d'Etat leur a enfin  fourni un projet de mise en œuvre des mesures d'économie. Un projet qui  ne répond de loin pas aux attentes du Comité unitaire de lutte. " Tout  dépendra maintenant des amendements que nous pourrons lui apporter ",  déclare Marc Simeth, président du Cartel intersyndical. La rencontre qui  a lieu ce matin avec le Conseil d'Etat est donc déterminante.  L'assemblée du personnel de lundi soir prochain décidera si le préavis  de grève pour le lendemain et les jours suivants est maintenu. Une chose  est sûre, la fonction publique manifestera à nouveau devant le Grand  Conseil les 17 et 18 décembre qui se prononcera sur le budget 2016.
</p><h3>Référendum contre " Personal Stop " lancé</h3><p>Un deuxième front a encore été ouvert contre la fonction publique  genevoise. Le Grand Conseil à majorité de droite a renforcé le " frein à  l'endettement " dans la loi. L'article intitulé " Personal Stop "  prévoit que tant que la dette n'est pas ramenée au montant des  ressources de l'État, soit une économie de 5 milliards, les charges de  personnel et l'ensemble des charges de fonctionnement de l'État y  compris les subventions, les aides sociales et le soutien au monde  associatif seront gelés. Le référendum a été lancé et le peuple devra se  prononcer en 2016 sur cette nouvelle attaque du service public et de la  qualité des prestations offertes à la population.
</p><h3>La grogne sourd à Neuchâtel aussi</h3><p>La fonction publique neuchâteloise a également manifesté le 1er  décembre devant le siège du Gouvernement cantonal, en marge de la  session du Grand Conseil consacrée au budget 2016. Près d'un millier de  personnes ont exigé que le programme d'assainissement des finances qui  s'attaque au service public et coupe dans les prestations à la  population soit revu. A la suite de quoi, le Grand Conseil a réduit de  deux millions les économies prévues sur la mise en réserve de l'IPC  négatif. Et surtout, le Conseil d'Etat a accepté de repartir sur de  nouvelles bases pour le projet de refonte de la grille salariale que les  syndicats avaient rejeté en bloc. Ils auront désormais voie au  chapitre, ce qui montre une petite ouverture de la part du Gouvernement.  </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4002</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2015 10:10:11 +0100</pubDate><title>La stratégie de la BNS est un échec – Un taux plancher est indispensable </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-strategie-de-la-bns-est-un-echec-un-taux-plancher-est-indispensable</link><description>Commentaire de l’USS sur l’appréciation de la situation économique et financière de la BNS </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’industrie et le tourisme suisses souffrent toujours plus de la surévaluation du franc. Le chômage augmente, l’économie stagne et l’inflation est négative. Le franc est toujours significativement surévalué, comme la Banque nationale suisse le reconnaît aussi. Puisqu’il n’y a plus de taux plancher, on ne peut exclure que le franc subisse de nouvelles attaques aboutissant à une surévaluation. Au regard de cette situation, la décision de la BNS de maintenir sa politique monétaire actuelle sans y apporter de changement est donc incompréhensible. &nbsp;
</p><p>En septembre 2015, le taux de change a atteint 1,10 franc pour un euro. A l’heure actuelle, il est redescendu à 1,08, le rendant à nouveau plus problématique. Le franc suisse a aussi connu une réévaluation par rapport à la plupart des autres devises. Les intérêts négatifs et les interventions sur le marché des devises de ces derniers mois ont juste permis d’éviter une surévaluation encore plus importante du franc. Onze mois après la suppression du taux plancher, il faut toutefois constater que les espoirs de la BNS, selon lesquels le franc se dévaluerait pendant l’année 2015, ne se sont pas réalisés. Les mesures de politique monétaire prises jusqu’à présent ne suffisent pas. On ne sait toujours pas quels buts notre banque nationale poursuit et avec quels instruments elle compte les atteindre.
</p><p>Le franc doit servir la Suisse et non pas lui nuire. L’USS attend de la BNS qu’elle amène le franc à un niveau acceptable pour que les salaires et les emplois soient protégés. C’est ce qu’a fait la Banque nationale par le passé&nbsp;; explicitement en 1978 et ensuite fin 2009, à l’encontre du deutschemark (80 cts/DM), puis face à l’euro, de manière implicite cette fois. L’instrument le plus efficace est l’instauration d’un taux plancher ou d’un objectif de cours explicite. Les intérêts négatifs peuvent faciliter la mise en œuvre de cet objectif de cours. Mais à eux seuls, les intérêts négatifs ne produisent que des effets limités, comme la surévaluation persistante du franc depuis des mois le montre.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS et économiste en chef, 079&nbsp;205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079&nbsp;249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4000</guid><pubDate>Thu, 10 Dec 2015 09:37:29 +0100</pubDate><title>Développement de l’AI: sans intégration professionnelle obligatoire et financement fiable, cela ne marche pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/developpement-de-l-ai-sans-integration-professionnelle-obligatoire-et-financement-fiable-cela-ne-marche-pas</link><description>Mise en consultation du projet de révision de l&#039;assurance-invalidité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le marathon de révisions de l’assurance-invalidité (AI) se poursuit. D’un point de vue syndical, il est clair que le temps des engagements rhétoriques pour l’intégration professionnelle des personnes handicapées est dépassé. Et la Confédération ne doit pas se retirer de ses obligations financières envers l’AI. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut envisager un développement de l’AI. &nbsp;
</p><p>Début décembre, le Conseil fédéral a envoyé en consultation ses propositions pour le développement de l’AI. Et, selon ses propres dires, cette fois-ci, les mesures d’économie ne sont pas prioritaires, contrairement aux révisions précédentes. A juste titre, car les personnes à l’AI ne pourraient pas supporter de nouvelles baisses de prestations après la cure draconienne de ces dernières révisions.&nbsp; 
</p><p><b>Risque de détérioration des prestations</b></p><p>Toutefois, en y regardant de plus près, on se rend compte qu’il y a quand même un risque de détérioration des prestations dans cette révision. Par exemple par l’introduction d’un système de rente linéaire. Une variante prévoit qu’une rente AVS complète ne serait attribuée qu’à partir d’une invalidité de 80% contre 70%, comme jusqu’à présent. A nos yeux, une telle hausse du taux d’invalidité pour pouvoir obtenir une rente complète est un pur exercice d’économie sur le dos des personnes gravement invalides. Prétendre qu’une telle mesure &nbsp;encourage une plus grande participation au marché du travail est une illusion. Car celui-ci n’offre aucun poste aux personnes gravement handicapées ne disposant plus que d'une capacité de travail résiduelle extrêmement minime. Pour des économies prévues de 95 millions par an, les rentiers AI vont connaître des difficultés financières et finalement être encore plus contraintes de demander des prestations complémentaires. C’est une pure tactique de transfert des dépenses qui est irresponsable envers les personnes gravement invalides et les prestations complémentaires. 
</p><p>Le nouveau règlement proposé pour les indemnités journalières n’est pas non plus sans incidence sur les coûts. Les économies s’élèvent à un montant allant jusqu’à 51 millions par an. Tout au moins, le Conseil fédéral veut fortement renforcer l’intégration professionnelle des jeunes et des jeunes adultes. 
</p><p>Les adaptations des prestations médicales en cas de maladie congénitale auront aussi une incidence sur le niveau des prestations. Le Conseil fédéral prévoit ici de s’appuyer plus fortement sur l’assurance-maladie. En outre, des maladies congénitales reconnues devraient être à l’avenir éliminées de la liste de celles-ci (p. ex. les malpositions dentaires).
</p><p><b>Aucune mesure contraignante dans l’intégration professionnelle&nbsp; </b></p><p>L’USS estime que la direction prise par cette révision vers une intervention précoce et des mesures d’intégration pour les jeunes en général et ceux qui sont atteints de maladies psychiques est la bonne. Le rapport de l’OCDE sur la santé mentale et l’emploi en Suisse a mis au jour quelques points faibles dans le passage entre l’école et la formation. Les mesures en faveur des jeunes figurant dans la proposition sont donc à saluer. Elles sont toutefois compliquées. Il y manque aussi des mesures pour éviter ou accompagner les ruptures scolaires. 
</p><p>Le projet mis en consultation contient de nouveaux instruments d’intégration. Les employeurs obtiendraient de nouvelles incitations à l’embauche de personnes invalides. Pourtant toutes les mesures ne parviennent pas à convaincre. Ainsi, l’USS est sceptique sur la mesure qui veut que la location de service soit encouragée. 
</p><p>Ce ne sont pourtant pas les incitations à l’embauche des personnes handicapées qui manquent actuellement. Mais l’apport des employeurs en termes d’intégration reste encore bien en-deçà des attentes. Aucune des promesses que les employeurs ont faites dans le cadre de la Révision 6a de l’AI d’intégrer les rentiers et rentières AI même sans quotas d’embauche contraignants, n’ont été tenues. Pour l’USS, il manque dans ce projet des directives efficaces pour l’embauche de personnes invalides. S’en tenir à des incitations n’est apparemment pas suffisant. La possibilité de conclure des accords de coopération entre la Confédération et les partenaires sociaux représente tout de même un pas dans la bonne direction. Avec de tels accords qui prennent exemple sur des modèles qui existent en Suisse romande, des objectifs doivent aussi être définis et des mesures ainsi que des instruments utilisés dans le cadre du partenariat social doivent être soutenus financièrement par l'AI. 
</p><p><b>Les mesures d’économie de la Confédération déstabilisent l’AI</b></p><p>Le développement proposé de l’AI – dans le domaine d’une amélioration de l’intégration professionnelle – ne peut qu’être mise en œuvre si l’AI dispose de suffisamment de moyens. Et justement, il y a un risque que le financement baisse massivement. Dans son programme d’austérité décrit comme le «&nbsp;Programme de stabilisation 2017-2019&nbsp;», le Conseil fédéral veut déstabiliser l’AI&nbsp;: il propose de réduire la participation de la Confédération à l’AI. Celle-ci perdrait ainsi 60 millions par année à partir de 2018 déjà. Sachant que le pour cent additionnel attribué à l’AI tombe fin 2017 et que les dettes de l’AI doivent être remboursées au Fonds AVS, l’AI dépend donc obligatoirement des recettes de la Confédération. L’USS juge donc qu’une telle mesure de déstabilisation n’est pas acceptable. Elle empêche l’assainissement de l’AI et affaiblirait aussi l’AVS. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Santé</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3998</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2015 11:10:49 +0100</pubDate><title>Secteur de la construction : la retraite à 60 ans garantie !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/secteur-de-la-construction-la-retraite-a-60-ans-garantie</link><description>Succès d’Unia et de Syna : un accord sur le financement des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le mouvement de protestation de plus de 10&nbsp;000 travailleurs et travailleuses de la construction a été couronné de succès. À la dernière minute, syndicats et employeurs ont trouvé un accord au lieu d’entamer l’année 2016 sur un vide conventionnel pour plus de 80&nbsp;000 salarié(e)s. Et la retraite anticipée est préservée. Cela, si les conférences professionnelles d’Unia et de Syna l’acceptent samedi prochain.</p><p>C’est grâce à une grande grève en 2002 que les travailleurs et travailleuses de la construction ont obtenu la retraite anticipée à 60 ans. Un succès syndical extraordinaire qui garantit une retraite dans la dignité et avec la santé. Mais les employeurs voulaient d’abord faire marche arrière parce que la Fondation pour la retraite anticipée (FAR) avait besoin de plus d’argent. Ils voulaient relever l’âge de la retraite ou diminuer la rente, jusqu’à 1&nbsp;000 francs. En plus, ils refusaient de négocier une nouvelle convention nationale pour le secteur principal de la construction (CN), alors que la validité de la CN en vigueur prend fin avec l’année.
</p><p>Plus de 10&nbsp;000 travailleurs et travailleuses de la construction se sont opposés à la mi-novembre à cette attitude de blocage des patrons en menant plusieurs actions de protestation à travers tout le pays. Et avec succès&nbsp;: les patrons sont revenus à la table de négociation et se sont mis d’accord avec les syndicats Unia et Syna sur la préservation de l’âge de la retraite à 60 ans sans réduction des prestations. À cet effet, les cotisations versées à la FAR seront augmentées de 2 points de pourcentage, 1,5 pour les employeurs et 0,5 pour les salarié(e)s. En contrepartie, les salaires ne seront pas augmentés en 2016.
</p><p>La nouvelle CN prendra effet dès le début de l’année prochaine, jusqu’en 2018. Elle contient quelques adaptations. Nouveauté&nbsp;: le paiement des salaires en argent liquide est désormais interdit. Les partenaires sociaux soulignent par là leur volonté d’améliorer les contrôles. Et ils veulent négocier tous les autres points encore ouverts jusqu’à la moitié de 2017. Les travailleurs et travailleuses de la construction d’Unia et de Syna diront samedi 12 décembre s’ils sont d’accord avec ce résultat. 
</p><p>Plus d’informations <a href="http://www.unia.ch/fr/actualites/actualites/article/a/11869/">sur le site d’Unia</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3993</guid><pubDate>Mon, 07 Dec 2015 09:35:12 +0100</pubDate><title>Dire oui aux droits de l&#039;homme, c&#039;est dire non à l&#039;&quot;initiative de mise en oeuvre&quot;</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dire-oui-aux-droits-de-lhomme-cest-dire-non-a-l-initiative-de-mise-en-oeuvre</link><description>7 raisons de dire NON à l’initiative de mise en œuvre de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<h3>NON à une justice à deux vitesses</h3><p>Les délinquants doivent être punis. Mais en fonction de la gravité de leur délit et non de leur nationalité. On ne peut pas punir différemment des personnes selon leur passeport alors qu’elles ont commis le même délit. L’initiative veut que, pour un même délit, une personne soit sanctionnée d’une amende quand une autre doit s’attendre à des mesures draconiennes allant jusqu’au bannissement de son environnement habituel. 
</p><h3>NON à un automatisme qui méprise la dignité humaine</h3><p>L’initiative veut que des personnes qui n’ont pas un passeport suisse soient, même en cas de délit sans gravité, automatiquement et indépendamment des circonstances expulsées de Suisse. Cela, même si elles y sont nées et y ont grandi. Toujours est-il que la législation d’exécution adoptée par le Parlement pour l’initiative précédente de l’UDC&nbsp;: «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels&nbsp;» prévoit une clause pour les cas de rigueur et respecte pour le moins une certaine proportionnalité. Mais c’est précisément ce dont l’«&nbsp;initiative de mise en œuvre&nbsp;» ne veut pas. Or, la proportionnalité, qui est une importante valeur éprouvée dans les faits, passe de ce fait avant la pureté idéologique. 
</p><h3>NON à la marginalisation des étrangers et étrangères qui vivent en Suisse</h3><p>L’initiative fait savoir aux immigrés de la deuxième génération, les «&nbsp;secondos&nbsp;» et les «&nbsp;secondas&nbsp;», qu’ils ne seront pas traités sur pied d’égalité avec les Suisses et les Suissesses s’ils se rendent un jour coupable d’un délit, peut-être même commis par pure légèreté. Ce message «&nbsp;Tu ne dois absolument rien avoir à te reprocher, sinon tu dois partir&nbsp;», est tout sauf favorable à l’intégration. Il dit noir sur blanc «&nbsp;Tu es quelqu’un de deuxième classe.&nbsp;»
</p><h3>NON à la remise en question de l’État de droit</h3><p>La norme constitutionnelle proposée viole les droits fondamentaux qui figurent dans notre Constitution fédérale, la Convention européenne des droits de l’homme et l’Accord sur la libre circulation des personnes conclu avec l’Union européenne. Avec ses prescriptions détaillées, l’initiative agira comme une loi. Elle ne laisse en effet absolument aucune marge d’appréciation au Parlement et aux tribunaux. Elle viole ainsi par deux fois le principe de la séparation des pouvoirs. 
</p><h3>NON au harcèlement </h3><p>La pratique en matière d’expulsion a été durcie depuis l’acceptation de l’initiative «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels&nbsp;». Avec la loi d’exécution elle devient encore plus dure. Le Parlement a ainsi suivi dans les délais impartis les principales demandes de cette initiative. Si une loi d’exécution ne plaît pas, on peut toujours saisir le référendum. L’UDC ne l’a pas fait. Au lieu de respecter les règles de jeu de notre démocratie qui font leurs preuves, ce parti mise avec sa deuxième initiative sur un harcèlement inutile et pas conforme à la pratique suisse.
</p><h3>Non aux attaques incessantes et systématiques contre les droits de l’homme</h3><p>Actuellement, l’UDC récolte des signatures en faveur d’une «&nbsp;initiative pour l’autodétermination&nbsp;». Avec elle, l’UDC va encore plus loin sur ces questions. Cette initiative veut en effet mettre fin au caractère obligatoire du droit international sans cependant toucher aux règles impératives de ce dernier. Cela permettrait à l’UDC de lancer des attaques d’une ampleur à ce jour inimaginable contre les droits sociaux et de l’homme. Il faut y faire obstacle. Maintenant déjà&nbsp;!
</p><h3>Non aux étiquettes trompeuses</h3><p>Le terme de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;» suggère que l’on va appliquer une décision décidée depuis longtemps. Cet intitulé est une étiquette trompeuse, car cette initiative et son catalogue de délits va beaucoup plus loin que ce qu’une toute petite majorité du peuple avait accepté en son temps avec l’initiative «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels&nbsp;». L’«&nbsp;initiative de mise en œuvre&nbsp;» ne va pas appliquer cette dernière, mais la durcir de manière cruciale.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3989</guid><pubDate>Fri, 04 Dec 2015 14:48:22 +0100</pubDate><title>Maintenir les Accords bilatéraux, protéger les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/maintenir-les-accords-bilateraux-proteger-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Mise en œuvre de l’article constitutionnel 121a : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> La décision prise par le Conseil fédéral concernant la " mise en œuvre " de l'article constitutionnel 121a (initiative " Contre l'immigration de masse ") contient quelques éléments positifs pour les travailleurs et travailleuses de Suisse, mais aussi des dangers. Un point positif est la volonté manifestée par le Conseil fédéral de maintenir les Accords bilatéraux conclus avec l'Union européenne (UE) et de chercher en premier lieu une solution à l'amiable avec celle-ci. En effet, pour un petit pays comme le nôtre, l'existence de relations stables et structurées avec l'UE, son principal partenaire commercial, est un élément essentiel.
</p><p>L'introduction d'une clause de sauvegarde unilatérale présente de grands dangers, à savoir que ces relations structurées s'en trouvent durablement perturbées. Il faut examiner par le menu les conséquences qu'une telle clause entraînerait.
</p><p>Il est clair que le petit oui du 9 février 2014 ne s'est imposé que parce que nombre de travailleurs et travailleuses s'inquiètent pour leurs salaires et leurs emplois. On doit trouver des réponses à ces inquiétudes et à ces problèmes. En Suisse, il faut verser des salaires suisses et appliquer les conditions de travail suisses. Cette promesse des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes doit être systématiquement concrétisée. De plus, des mesures pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses âgés sont nécessaires.
</p><p>Il est également clair que l'ancien système de contingents (statut de saisonnier, etc.) a eu des effets négatifs pour les salarié(e)s : travail au noir, boulots à bas salaire, pression sur les salaires et conditions de travail indignes étaient à l'époque à l'ordre du jour. L'Union syndicale suisse (USS) rejette énergiquement tout nouveau statut de saisonnier ou solution similaire. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements:</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l'USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l'USS</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>Économie</category><category>Économie extérieure</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3988</guid><pubDate>Fri, 04 Dec 2015 12:08:32 +0100</pubDate><title>Mêmes délits, mêmes peines</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/memes-delits-memes-peines</link><description>NON à l&#039;initiative &quot;de mise en oeuvre&quot; de l&#039;UDC et les autres recommandations de l&#039;USS pour la votation du 28 février 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il faut dire NON à l’initiative dite «&nbsp;de mise en œuvre&nbsp;», au deuxième tunnel routier au Gothard et à l’initiative contre la «&nbsp;pénalisation du mariage&nbsp;», mais OUI à l’initiative contre la spéculation sur les denrées alimentaires.</p><p>Ces recommandations pour les objets dont il sera question lors de la votation de février prochain ont été adoptées à l’unanimité par le Comité de l’USS.
</p><h3>Initiative de «&nbsp;mise en œuvre&nbsp;» de l’UDC&nbsp;: NON</h3><p>L’USS rejette l’initiative «&nbsp;Pour le renvoi effectif des étrangers criminels (initiative de mise en œuvre)&nbsp;» parce que son acceptation créerait une justice à deux vitesses dans notre pays. La sanction infligée en cas de délit doit être fonction de la nature de ce dernier et non de la nationalité de la personne qui s’en rend coupable. Si quatre jeunes, dont trois Suisses et un immigré de deuxième génération («&nbsp;secondo&nbsp;») pas naturalisé suisse commettent une effraction, on doit leur infliger la même punition. Il n’est pas question que le «&nbsp;secondo&nbsp;», bien intégré en Suisse, soit quand même expulsé en plus. Cela contrevient à la proportionnalité de la peine. Or, celle-ci est non seulement un principe qui figure dans la Constitution fédérale, c’est aussi une maxime populaire éprouvée.
</p><h3>Deuxième tunnel routier au Gothard&nbsp;: NON </h3><p>La construction d’un deuxième tunnel routier au Gothard est en contradiction avec la politique de transfert du trafic de la route au rail soutenue à plusieurs reprises dans les urnes par les citoyen(ne)s. La promesse que les deux tubes ne seront qu’à une voie n’est guère crédible, car pratiquement impossible à tenir. Or, une ouverture un jour ou l’autre des quatre voies rendrait impossible toute réduction du trafic de transit routier à travers les Alpes. La nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) offre suffisamment de capacités pour assurer la liaison nord-sud pendant la réfection du tunnel existant et mettre en œuvre le transfert précité décidé avec l’acceptation de l’Initiative des Alpes. En 2014 déjà, le congrès de l’USS avait adopté une résolution de l’union syndicale tessinoise qui allait dans ce sens.
</p><h3>Initiative du PDC «&nbsp;Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage&nbsp;»&nbsp;: NON</h3><p>Cette initiative prétend supprimer les désavantages subis par les couples mariés par rapport à d’autres communautés de vie, notamment en matière d’impôts et de prévoyance vieillesse. Dans les assurances sociales, les couples mariés ne sont pas désavantagés, mais, dans l’ensemble, privilégiés à travers certaines prestations qui leur sont spécialement destinées&nbsp;: prestations de veuves, splitting pour les couples mariés, exonération de la cotisation pour les partenaires sans activité lucrative, etc. Une suppression intégrale du plafonnement à 150&nbsp;% des rentes AVS de couple coûterait chaque année 2 milliards de francs. Les actuelles prestations en faveur des couples mariés génèrent une dépense annuelle de 2,8&nbsp;milliards de francs. En fin de compte, la situation des couples mariés serait moins bonne qu’aujourd’hui. De plus, les désavantages qu’ils connaissent par rapport aux couples concubins ont largement été éliminés du droit fiscal.
</p><p>Mais il est vrai que, dans l’AVS, à cause du plafond de 150&nbsp;% mis à la rente de couple par rapport à la rente simple, l’augmentation de l’activité professionnelle des femmes est trop peu prise en compte. Ici, il est nécessaire de procéder à une adaptation aux nouveaux modèles de rôles et donc de relever le plafond comme l’a décidé le Conseil des États dans le cadre de «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;».
</p><h3>Initiative populaire «&nbsp;Pas de spéculation sur les denrées alimentaires&nbsp;»&nbsp;: OUI</h3><p>Soutenue par le Parti socialiste, les Verts et plusieurs œuvres d’entraide, cette initiative lancée par la Jeunesse socialiste et plusieurs œuvres d’entraide demande un nouvel article constitutionnel chargeant la Confédération d’édicter des prescriptions sur la lutte contre la spéculation sur les matières premières agricoles et les denrées alimentaires.
</p><p>Grâce à elle, ces opérations spéculatives immorales seront limitées au moins sur le territoire suisse. Elle fait en outre passer le message important, selon lequel la population est décidée à endiguer ce genre d’affaires et que la Suisse ne doit pas devenir un refuge pour des spéculations combattues, ou qui vont l’être, dans d’autres pays. Ses conséquences négatives en termes de substance fiscale et d’emplois seraient modestes, ce qui n’empêche pas ses adversaires de les exagérer démesurément. 
</p><hr>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3986</guid><pubDate>Mon, 30 Nov 2015 15:33:22 +0100</pubDate><title>Révision de l’ordonnance réglant l’utilisation du nom « Suisse » pour les montres : Procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/revision-de-l-ordonnance-reglant-l-utilisation-du-nom-suisse-pour-les-montres-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3984</guid><pubDate>Mon, 30 Nov 2015 15:03:34 +0100</pubDate><title>Anhörung: Änderung der Verordnung über die Unfallverhütung VUV-Revision zu Flüssiggas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerung-aenderung-der-verordnung-ueber-die-unfallverhuetung-vuv-revision-zu-fluessiggas</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3982</guid><pubDate>Mon, 30 Nov 2015 09:17:57 +0100</pubDate><title>La campagne pour un salaire minimum porte ses fruits – Des progrès en termes de salaires restent nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-campagne-pour-un-salaire-minimum-porte-ses-fruits-des-progres-en-termes-de-salaires-restent-necessaires</link><description>Résultats de l&#039;enquête suisse sur la structure des salaires 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Enquête suisse sur la structure des salaires (<a href="http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/01/nip_detail.html?gnpID=2015-308">ESS</a>) 2014 montre que plusieurs choses ont évolué positivement. Tout d’abord, en raison de la campagne de l’USS pour un salaire minimum de 4000 francs, de nombreuses entreprises ont augmenté les salaires les plus bas. Dans le domaine des bas salaires, on observe une hausse des salaires réels de 7,1% entre 2010 et 2014. A qualifier de positif également, le fait que la différence de salaires entre femmes et hommes se soit amoindrie. Là aussi, les activités syndicales contre les discriminations salariales ont porté leurs fruits. Et enfin, les salaires réels médians des employé-e-s sans fonction de cadre ont augmenté de 2,5% entre 2012 et 2014. Etant donné la surévaluation du franc et les exigences de baisse ou de retenue sur les salaires qu’elle entraîne, ce résultat est appréciable. 
</p><p>Le recul des salaires que décrit l’ESS sur les 10% des salaires les plus élevés (décile supérieur) est toutefois douteux. Ce résultat contraste non seulement avec les informations venant des sphères dirigeantes, mais aussi avec les statistiques de l’AVS de l’Office fédéral des assurances sociales. Celles-ci indiquent une évolution stable pour les 10% des salaires les plus élevés pour 2012 et 2013. 
</p><p>Malgré cette évolution positive à certains égards, il y a toujours nécessité d’agir sur plusieurs points&nbsp;:</p><ul><li>Davantage de conventions collectives de travail (CCT) avec de bons salaires minimums. En Suisse, seule la moitié des salarié-e-s est actuellement protégée par des CCT. Point positif à relever: les nouvelles CCT dans les échoppes de stations-services et les call-centers. </li><li>Des mesures efficaces pour éliminer les discriminations salariales qui pénalisent les femmes. Concrètement&nbsp;: des contrôles conséquents des salaires dans le cadre du partenariat social. Les propositions du Conseil fédéral ne vont pas résoudre le problème de la discrimination salariale. </li><li>Des augmentations des salaires réels dans les branches où le niveau des salaires recule, dans le second œuvre par exemple. Les salaires réels ont légèrement baissé entre 2012 et 2014, bien que les entreprises fassent de bonnes affaires.&nbsp; </li><li>Un renforcement des mesures pour appliquer les salaires usuels selon le lieu, la profession et la branche, pour lutter contre la sous-enchère salariale. Il faut en priorité plus de contrôles, de meilleurs instruments de mise en œuvre (instauration conséquente d’arrêts du travail) ainsi qu’un registre professionnel où l’on puisse savoir quelles entreprises contrôlées sont en règle. Cela correspond aussi à un besoin des grands maîtres d’ouvrage. </li></ul><h5>Renseignements</h5><h5>&nbsp;</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</li></ul><h5>Document à télécharger</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/logo/USVlogorouge2.png">Intervention de Daniel Lampart</a></li></ul><h5>&nbsp;</h5>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3980</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2015 15:10:00 +0100</pubDate><title>Économies : un coup de massue inutile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/economies-un-coup-de-massue-inutile</link><description>Programme de stabilisation 2017 - 2019</description><content:encoded><![CDATA[<article><p> Du point de vue de la politique financière, le Conseil fédéral se trouve sur la mauvaise voie. Avec son " Programme de stabilisation 2017 - 2019 ", il présente un programme de démantèlement injustifié, dont la population devra payer le prix à travers une dégradation des prestations et des hausses d'impôts. Ce coup de massue est inutile, car, pour les années 2017 - 2019, les cantons n'auront pas besoin, dans le cadre de la troisième réforme de l'imposition des entreprises, qu'on leur verse de l'argent par le biais de mesures transitoires. Néanmoins, le Conseil fédéral et le Parlement fédéral veulent atténuer les effets pour les cantons de ce changement d'imposition en leur versant plus qu'un milliard de francs. De plus, ils ne veulent pas revenir sur les énormes pertes fiscales au sujet desquelles ils ont trompé le peuple lors de la deuxième révision de l'imposition des entreprises.
</p><p>En fin de compte, on crée par ce biais un besoin artificiel d'économies de plus d'un milliard, que de vastes pans de la population devront éponger. Cette fois, ce n'est pas seulement le personnel de la Confédération qui est visé, lui qui est déjà concerné par des mesures d'économies actuellement appliquées et devra encore contribuer pour 344 millions de plus à cause de diverses nouvelles mesures qui entraîneront une charge supplémentaire importante. Cette fois, ce sont de larges pans de la population qui sont touchés. Il est particulièrement choquant que, sur le dos des plus faibles, des bénéficiaires de rentes AI et de PC, l'on veuille économiser 120 millions respectivement 150 millions de francs. Et les économies les plus importantes devront être faites dans la formation. L'Union syndicale suisse (USS) rejette énergiquement cette politique financière irresponsable qui fait payer à la population l'addition des cadeaux fiscaux offerts aux entreprises.
</p><h5>Renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l'USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication </li></ul></article>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3975</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2015 09:48:39 +0100</pubDate><title>Les attentes placées dans la table ronde sur l&#039;amiante augmentent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-attentes-placees-dans-la-table-ronde-sur-lamiante-augmentent</link><description>Session parlementaire d’hiver</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Commission des affaires juridiques du Conseil des États (CAJ-E) propose à ce dernier un délai de prescription absolu de 30 années pour l’ensemble des dommages corporels futurs. Relativement à la tragédie de l’amiante, c’est là un premier pas dans la bonne direction. Mais il faut trouver des solutions globales et garantissant l’égalité de traitement devant la loi à toutes les victimes de l’amiante, qu’elles soient ou non couvertes par la loi sur l’assurance-accidents (LAA). Aujourd’hui, le Tribunal fédéral accentue la pression en prononçant un arrêt «&nbsp;phare&nbsp;». </p><p>Avec sa proposition d’un délai de prescription de 30 années, la CAJ-E a suivi le Conseil fédéral, contrairement au Conseil national qui avait fixé ce délai à 20 années. Toutefois, cette solution n’est toujours pas satisfaisante pour les victimes de l’amiante, car le mésothéliome (tumeur causée par le contact avec l’amiante) n’apparaît que 40 années ou plus après l’exposition à cette substance. C’est pourquoi la commission veut compléter sa proposition par un régime spécial provisoire. Celui-ci ne fonctionnera cependant que si l’on crée un fonds d’indemnisation généreusement doté pour les victimes de l’amiante, qu’elles puissent ou non profiter des prestations de l’assurance-accidents.
</p><p>La réglementation transitoire proposée pour le Code des obligations (CO) doit permettre, pour les cas de dommages corporels dus à l’amiante déjà prescrits, l’application d’un délai supplémentaire d’une année à partir de l’entrée en vigueur de la modification du CO. Ainsi, des actions pourraient être intentées, subsidiairement aux prestations d’un fonds d’indemnisation. 
</p><p>La proposition de la CAJ-E ne tient donc toujours pas compte de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) de Strasbourg. En effet, cet arrêt demande un délai de prescription subjectif qui commence au moment où la maladie se déclare (pas depuis l’exposition). Combiné aux attentes, par le Conseil des États, d’un fonds d’indemnisation bien doté, le régime transitoire destiné aux cas déjà prescrits constitue toutefois un pas important dans la bonne direction. Le Conseil des États est invité à accepter cette proposition et à l’améliorer.
</p><p>Aujourd’hui, le Tribunal fédéral accentue aussi la pression. À la faveur d’un arrêt «&nbsp;phare&nbsp;», voire historique prononcé en novembre, il a décidé que le droit de la prescription en vigueur viole les droits fondamentaux des victimes. Ainsi, l’instance judiciaire la plus élevée du pays fait avancer la mise en œuvre de l’arrêt précité de la CrEDH et n’attend à juste titre pas les politiques. Pour les malades du mésothéliome, l’objection de la prescription n’a dès maintenant plus aucune valeur. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), qui est à l’origine de la table ronde sur l’amiante qui siège depuis lors sous la direction de l’ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger, il est clair que si les milieux économiques veulent empêcher une avalanche de procès suite à l’arrêt de la CrEDH et si le Parlement fédéral veut introduire dans le CO une réglementation de la prescription conforme aux droits de l’homme, il faut non seulement que la révision de ce dernier se fasse en conséquence, mais aussi qu’un fonds généreusement doté soit créé pour indemniser les victimes de l’amiante. Ce fonds devra accorder des dommages et intérêts ainsi qu’un versement forfaitaire unique pour le tort subi. Il rétablira donc la justice aussi pour les cas déjà prescrits et, grâce à lui, nous ne serons pas confrontés à des procès onéreux s’étalant sur de longues années. Il faut en outre aussi mettre sur pied un service de soins pour les victimes de l’amiante et leurs proches. Ceux-ci se sentent aujourd’hui bien trop souvent abandonnés face à l’issue mortelle des maladies qu’ils ont contractées à cause de l’amiante.
</p><p> Ainsi, obtiendraient réparation les personnes malades à cause de l’amiante qui ne sont pas couvertes par la LAA. Un tel fonds devrait être financé avant tout par les entreprises qui ont produit et vendu de l’amiante</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3974</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2015 09:42:00 +0100</pubDate><title>Pas de lutte de répartition au sein du personnel de la Confédération</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-lutte-de-repartition-au-sein-du-personnel-de-la-confederation</link><description>Session parlementaire d’hiver</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les interventions sur la politique de sécurité auront le vent en poupe pendant cette session. Les initiatives cantonales des deux Bâle demandant, pour répondre aux besoins de sécurité de la population, le renforcement du Corps des gardes-frontières sont déjà annoncées. Par une initiative cantonale, le canton de Berne veut une nouvelle fois ancrer dans la Constitution que les dépenses de l'armée représentent 1,2 % du PIB. Le groupe UDC a déposé une motion sur un contrôle systématique des frontières qui devrait être mené avec l'appui de l'armée. Toutes ces interventions seront traitées pendant cette session. D'autres, sur la sécurité intérieure, vont probablement encore être déposées.
</p><p>Les auteurs de ces interventions expliquent qu'il faut agir en raison de la grave situation sécuritaire qui règne en Europe. Le problème est que ces vœux d'augmenter les ressources contrastent avec les interventions de la Commission des finances des deux Chambres fédérales qui appellent à une politique d'austérité rigide. La Commission des finances des États exige par une motion un plafonnement des effectifs au niveau de 2015, alors que celle du National demande d'économiser chaque année 1,5 milliard sur les effectifs. Ces deux interventions seront elles aussi traitées pendant la session d'hiver. À cela s'ajoute que le Conseil fédéral a déjà lui-même mis en route un programme d'austérité et qu'il refuse de s'en écarter dans certains domaines au détriment d'autres. Selon le Conseil fédéral, ce programme va affecter l'ensemble des effectifs en 2017 déjà. La motion Leo Müller, qui demande de plafonner les frais de personnel (y compris les prestations externes) de la période 2016 à 2019 au niveau inscrit dans les comptes de l'exercice 2014, n'a pas encore été traitée. Le Conseil fédéral, s'il propose de rejeter la motion, se montre toutefois bienveillant à son égard.
</p><p>Et pour en revenir à la politique de sécurité : le Corps des gardes-frontière effectue un travail difficile. Le syndicat Garanto demande depuis des années que les effectifs soient augmentés. Il faut former les gens avant qu'ils ne puissent être affectés à leurs postes et cela ne se fait pas du jour au lendemain. Personne ne devrait désormais rester indifférent à cette demande. Mais les partis de droite veulent explicitement couper dans les emplois. Le personnel de la Confédération craint qu'on en arrive justement à la lutte de répartition qu'il redoutait. Davantage de contrôles aux frontières contre moins d'enquêtes de l'Office fédéral de la statistique ? Il faut absolument éviter que les partis bourgeois ne tirent profit de la situation actuelle de sorte le service public ne se réduise à peau de chagrin comme ils le désirent. Un service public mité n'est plus capable de réaction. Et personne ne sait où la prochaine crise se prépare. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3973</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2015 09:23:24 +0100</pubDate><title>Réfugiés : n’érigeons pas de barrières !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/refugies-n-erigeons-pas-de-barrieres</link><description>Session parlementaire d’hiver</description><content:encoded><![CDATA[<p><b> Les deux Conseils tiennent une session extraordinaire intitulée " Vague de réfugiés en Europe et contrôles aux frontières ". Une motion que l'UDC a déposée aux Chambres fédérales est au centre de cette session. Elle demande la mise en place de contrôles systématiques aux frontières pour empêcher les passages illégaux, au besoin en réquisitionnant l'armée.</b></p><p>On doit toutefois reconnaître que toutes les interventions sur lesquelles les deux Chambres se pencheront pendant cette session extraordinaire ne sont pas du niveau de l'UDC. Nous pouvons certainement appeler de nos souhaits la motion Grunder " Pour une meilleure intégration des requérants d'asile sur le marché de l'emploi " et discuter de celle du PDC-PEV " Pour une stratégie globale en matière de politique de l'asile ". Par contre, il faut refuser la motion des libéraux qui demande de n'accorder qu'une protection provisoire aux requérants d'asile d'Érythrée.
</p><p>L'intervention de l'UDC est toutefois d'un tout autre ordre. Le parti l'a déposée à la mi-septembre, donc deux mois avant les attentats de Paris. L'UDC est en guerre. Elle veut réquisitionner l'armée pour protéger les frontières. Contre les réfugié(e)s. Le Conseil fédéral devrait réagir " immédiatement " afin d'éviter que la situation ne dégénère. Et cætera... On commence à connaître la musique de l'UDC et de ses propos incendiaires contre les réfugié(e)s. Nous pouvons aussi être sûrs que le parti, après les événements de Paris, va employer un ton encore plus virulent lors des délibérations en plénum.
</p><p>Une tragédie humaine se joue sous nos yeux. Il n'y a plus eu autant d'êtres humains en fuite en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. L'UDC fait de ces personnes qui ont besoin de notre protection des assaillants contre lesquels ont devrait se défendre. Les agrariens ne sont pourtant pas assez vieux pour avoir oublié que la Suisse a fermé ses frontières aux réfugié(e)s pendant la Seconde Guerre mondiale, les renvoyant à une mort certaine.
</p><p>Heureusement que le Conseil fédéral a gardé la tête froide et a recommandé le rejet de cette motion. Il faut toutefois espérer qu'il n'y ait pas, suite aux terribles attentats de Paris, trop de parlementaires qui confondent la cause avec l'effet, à savoir les terroristes avec les réfugié(e)s.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>International</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3972</guid><pubDate>Fri, 27 Nov 2015 09:04:15 +0100</pubDate><title>Mieux vivre pendant la retraite : le Conseil national se penche à son tour sur l’initiative AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/mieux-vivre-pendant-la-retraite-le-conseil-national-se-penche-a-son-tour-sur-l-initiative-avsplus</link><description>Session parlementaire d’hiver</description><content:encoded><![CDATA[<article><article><p><b> Quiconque a vécu une vie de dur labeur doit pouvoir vivre décemment pendant sa retraite. C'est exactement ce que demande AVSplus. Le Conseil des États délibérera le 16 décembre sur l'initiative populaire de l'USS.</b></p></article><article><p>Beaucoup de retraité(e)s ne peuvent pas vivre décemment pendant de leurs rentes des 1er et 2e piliers, alors qu'ils ont travaillé et cotisé à l'AVS toute leur vie. C'est pourquoi il faut relever de 10 % les rentes AVS. Améliorer l'AVS en vaut la peine, car elle est la prévoyance vieillesse la plus sûre et présente le meilleur rapport prestations/prix : contrairement au 2e pilier et surtout à la prévoyance privée (3e pilier), les personnes à revenus moyens paieront comparativement peu, avec l'AVS, pour bénéficier d'une hausse sensible de leurs rentes. Un supplément de 10 % sur les rentes AVS courantes et futures apporteraient bien plus d'argent dans le porte-monnaie de la grande majorité de la population. Les personnes vivant seules recevraient en moyenne 200 francs de plus et la plupart des couples 350 francs de plus par mois. Ces suppléments sont pour deux raisons nécessaires. D'une part, les rentes AVS sont toujours plus en retard sur l'évolution des salaires, de l'autre, les rentes des caisses de pension se dégradent.</p></article><h3>À côté des besoins de la population</h3><p>Autant l'initiative AVSplus serait utile pour beaucoup de personnes âgées, autant les partis de droite la refuse avec intransigeance. Le Conseil des États a recommandé son rejet par 33 voix contre 11. La commission préparatoire du Conseil national demande au plénum la même chose par 15 voix contre 8. Le Parlement passe ainsi à côté des besoins des gens.
</p><h3>L'AVS est solide</h3><p>Beaucoup de parlementaires de droite gonflent le problème du financement de l'AVS. Ils espèrent que leur agitation rhétorique va, avec le temps, laisser des traces. Par contre, ils occultent consciemment le fait que l'AVS repose sur des bases financières solides. L'assurance sociale la plus importante de Suisse est dans les chiffres noirs, même si le nombre des retraité(e)s est actuellement dix fois plus important qu'à sa création. L'allongement de la durée de vie et le recul des naissances (vieillissement démographique) ne l'ont pas non plus déstabilisée. L'AVS est parvenue à relever tous ces défis parce que ses recettes augmentent avec le nombre d'actifs et l'augmentation croissante de la productivité. C'est comme dans l'agriculture : alors que les paysan(ne)s représentaient environ 15 % de la population active il y a encore 50 ans, ils ne sont actuellement plus qu'à peine 3,5 %. Or, ils produisent beaucoup plus de denrées alimentaires aujourd'hui. L'augmentation générale de la productivité a les mêmes effets positifs sur les caisses de l'AVS. Comme l'AVS est financée par un prélèvement sur les salaires, le produit des cotisations a toujours été supérieur aux dépenses grâce à la croissance des salaires, sans qu'il ait été nécessaire de hausser les cotisations prélevées sur les salaires depuis 1975. Seul un petit pour cent de TVA a été ajouté à la fin des années 90. Et pourtant, les prophètes autoproclamés prédisent depuis passé 20 ans des énormes déficits à l'AVS.
</p><p>L'AVS sera aussi en mesure de faire aisément face au départ à la retraite, ces prochaines années, de la génération du baby-boom. L'augmentation supérieure à la moyenne du nombre des nouveaux retraité(e)s sera en effet un phénomène passager dont les conséquences pourront être atténuées au moyen de recettes supplémentaires via une hausse de la TVA ; cela, jusqu'à ce que la génération suivante, où la natalité est faible, parte à la retraite.
</p><h3>AVSplus est finançable</h3><p>La hausse des rentes de 10 % coûtera environ 4,1 milliards de francs. L'initiative AVSplus ne prescrit pas de clé de financement spécifique. Il est toutefois logique de relever les cotisations salariales pour améliorer les prestations servies. Le besoin financier correspond à 0,4 % de salaire pour l'employeur/employeuse et l'employé(e) (20 % du financement, soit environ 800 millions de francs, seraient couverts par la contribution de la Confédération). Avec un salaire annuel brut de 54 000 francs, le prélèvement supplémentaire sur le salaire ne serait que de 220 francs par année, pour une hausse de la rente annuelle de plus de 2 000 francs. Un financement via une hausse des cotisations est donc une façon de procéder tout à fait défendable. Les charges salariales annexes pour l'AVS resteraient basses avec 4,6 % pour l'employeur/employeuse et autant pour l'employé(e). Rappelons en outre que les cotisations de l'AVS n'ont pas été adaptées depuis 40 ans, ce qui n'est pas le cas des primes d'assurance-maladie ou des cotisations aux caisses de pension.
</p><h3>Une nouvelle donne pourrait sortir des urnes</h3><p>Mais ça, c'est la réalité des faits. On peut néanmoins craindre que la majorité de droite ne continue à nier ces faits dans le débat autour de l'AVS. Une nouvelle donne pourrait toutefois sortir des urnes. Car au moment de voter, ce sont les gens qui décident eux-mêmes quels sont leurs besoins. </p></article>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3970</guid><pubDate>Thu, 26 Nov 2015 09:00:00 +0100</pubDate><title>Le Comité de l’USS demande la prolongation rapide de la durée du chômage partiel</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-comite-de-l-uss-demande-la-prolongation-rapide-de-la-duree-du-chomage-partiel</link><description>Franc fort</description><content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu'à aujourd'hui, l'énorme surévaluation du franc a coûté de nombreux emplois. Et d'autres risquent encore de disparaître. Le Comité de l'Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral de prolonger de 6 mois la durée, actuellement d'une année (selon l'art. 35 al. 2 LACI), du chômage partiel. Le chômage partiel est une mesure importante qui permet aux entreprises de compenser les fluctuations de leurs carnets de commandes sans supprimer d'emplois ou délocaliser.
</p><p>Pour les syndicats de l'USS, il est clair que prolonger la durée du chômage partiel servira uniquement à atténuer les effets du franc fort, mais ne résoudra pas le problème. Le franc doit est utile à la Suisse, pas lui nuire. Ici, la Banque nationale doit assumer ses responsabilités, car elle est la seule institution qui peut directement influencer le cours de change. Il faut qu'une fois pour toutes, elle prenne au sérieux les critiques émises par les économistes, l'économie d'exportation et les syndicats, et fasse en sorte que le cours du franc soit acceptable. Le Comité de l'USS attend de la Banque nationale qu'elle place enfin le franc à un niveau qui protège les salaires et les emplois. Par le passé, elle l'a, la plupart du temps, fait : d'abord entre 1978 et fin 2009, explicitement, par rapport au Deutsche Mark (80 ct/1 DM) et ensuite, implicitement, par rapport à l'euro. L'instrument le plus efficace à cet égard est un taux plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi.
</p><h5 style="font-size: 12.9228px; color: rgb(117, 117, 117); margin: 20px 0px 10px; line-height: 1.5em; max-width: 100%; padding: 7px 10px 5px; text-transform: uppercase; background: rgb(245, 245, 245); ">RENSEIGNEMENTS:</h5><ul style="font-size: 12.0012px; color: rgb(51, 51, 51);"><li style="font-size: 12.0024px; margin-left: 0.5em; ">Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3968</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2015 15:05:00 +0100</pubDate><title>L’USS refuse une détérioration des prestations des PC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-refuse-une-deterioration-des-prestations-des-pc</link><description>Prestations complémentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Toujours plus de nouveaux retraité(e)s ne peuvent plus vivre décemment avec leurs rentes des 1er et 2e piliers. Dès qu'elles prennent leur retraite, elles ont alors besoin des prestations complémentaires (PC) pour boucler leurs fins de mois. Parallèlement les PC jouent à juste titre toujours plus le rôle d'un financement des soins car, sans elles, la majorité des personnes âgées dépendantes de soins devraient recourir à l'aide sociale.
</p><p>On ne comprend par conséquent pas pourquoi le Conseil fédéral entend limiter l'accès aux PC et envisage aussi d'en détériorer les prestations. En effet, limiter les franchises sur la fortune, cela signifie que seules les personnes âgées privées de moyens financiers lors de leur entrée dans un EMS auront désormais droit à des PC. Les personnes concernées ne disposeront de ce fait guère de marge de manœuvre pour financer leurs dépenses personnelles. Une situation indigne, pour des personnes âgées. Et la proposition selon laquelle, à l'avenir, ce ne sera plus la prime de caisse-maladie moyenne, mais seulement une part plus petite de celle-ci qui sera reprise par les PC aura aussi des conséquences brutales pour les bénéficiaires de PC.
</p><p>En signalant que les montants maximaux pris en compte au titre du loyer vont être augmentés de manière ciblée, le Conseil fédéral n'est pas honnête. Cette adaptation depuis longtemps indispensable attend depuis des années sa mise en œuvre. Après avoir été longtemps reportée, la révision nécessaire à cet effet de la loi a été entamée par le Conseil national lors de sa dernière session. Ces travaux doivent se poursuivre. De fait, les bénéficiaires de PC ne peuvent pas attendre que la réforme des PC soit terminée et continuer des années durant encore à se serrer toujours plus la ceinture.
</p><p>La pression qui s'exerce sur les PC montre que, pour les personnes à bas ou moyen revenu, il est très important que le niveau des rentes des 1er et 2e piliers leur permette de vivre décemment leur retraite. La manière la plus efficace, la plus avantageuse et la plus sociale d'atteindre cet objectif, c'est l'augmentation des rentes AVS, comme le demande l'initiative populaire AVSplus. Seul un renforcement de l'AVS apportera une vraie réponse à la précarité des personnes âgées.
</p><h5 style="font-size: 12.9228px; color: rgb(117, 117, 117); margin: 20px 0px 10px; line-height: 1.5em; max-width: 100%; padding: 7px 10px 5px; text-transform: uppercase; background: rgb(245, 245, 245); ">RENSEIGNEMENTS:</h5><p>&nbsp;</p><ul style="font-size: 12.0012px; color: rgb(51, 51, 51);"><li style="font-size: 12.0024px; margin-left: 0.5em; ">Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2395</guid><pubDate>Fri, 20 Nov 2015 14:23:00 +0100</pubDate><title>Les choses peuvent bouger !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-choses-peuvent-bouger</link><description>Genève et Bâle-Campagne : davantage de contrôles contre la sous-enchère

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) n’a de cesse de critiquer le manque de volonté politique de lutter efficacement contre la sous-enchère salariale. Or, que les choses puissent changer, le Grand Conseil genevois et les citoyen(ne)s de Bâle-Campagne viennent de le prouver.</p><p>Le 13 novembre, le Grand Conseil genevois a décidé de renforcer les contrôles menés contre la sous-enchère salariale. Dès le début de l’année, les syndicats et les employeurs pourront, les uns et les autres, avoir douze inspecteurs ou inspectrices, qui, en plus des inspecteurs et inspectrices cantonaux veilleront au respect des conditions de travail. Cette décision permettra d’augmenter le nombre de ces contrôles également dans les secteurs sans convention collective de travail. Les possibilités pour les entreprises d’empêcher les contrôles des syndicats, comme les plaintes pour violation de domicile, s’en trouvent de ce fait clairement limitées.
</p><h3>À l’origine, une initiative des syndicats</h3><p>La décision du législatif genevois part d’une initiative populaire de la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), qui demandait l’introduction de contrôles purement syndicaux, ce dont les patrons ne voulaient bien sûr pas. Après de longues négociations, les partenaires sociaux et le canton se sont mis d’accord sur la création d’une Inspection paritaire des entreprises. Raison pour laquelle, les syndicats ont retiré leur initiative. 
</p><h3>Bâle-Campagne&nbsp;: une meilleure protection dans les marchés publics</h3><p>Le 8 novembre, les citoyen(ne)s de Bâle-Campagne ont accepté, à une écrasante majorité de trois quarts des votant(e)s, une initiative législative demandant une protection efficace contre la sous-enchère salariale dans les marchés publics. Ainsi, entre autres, une peine conventionnelle sera introduite et en cas de suspicion les entreprises concernées feront l’objet d’un contrôle par des organisations professionnelles. 
</p><p>Genève et Bâle-Campagne montrent ainsi deux choses&nbsp;: primo, la sous-enchère salariale préoccupe beaucoup la population et, deuzio, s’ils le veulent et s’ils ont les idées claires, les politiques peuvent agir contre cette sous-enchère. Dans les deux cas, c’est ce qu’ils ont fait.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2396</guid><pubDate>Fri, 20 Nov 2015 13:49:00 +0100</pubDate><title>Avenir Suisse redéfinit la discrimination !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/avenir-suisse-redefinit-la-discrimination</link><description>Une triste copie défensive</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 novembre, soit, comme par hasard, le même jour où le Conseil fédéral a présenté son projet de révision de la loi sur l’égalité, Avenir Suisse a publié un document censé présenter de nouvelles idées sur l’égalité des sexes. Finalement, ce sont de vieilles salades que l’on essaie de nous resservir. L’analyse se veut objective, contrairement au discours tenu par l’Office fédéral de la statistique et la Confédération, semblerait-il. Mais ce qu’Avenir Suisse nous présente a franchement peu à voir avec l’objectivité et la scientificité. Bon, des études et des auteur(e)s renommés sont cités, ce qui est un bon début, mais les conclusions de Monsieur Marco Salvi et Cie apparaissent parfois des plus audacieuses.
</p><p>Un problème fondamental de ce document est qu’il mélange grossièrement plusieurs niveaux et catégories différents. Les auteur(e)s mélangent en effet des propos qui se rapportent à l’Enquête suisse sur la structure des salaires – une analyse globale de l’économie sans implications juridiques – et des analyses de différentes entreprises. Ils différencient tout aussi peu entre salaire médian et salaires moyens et, parfois, confondent aussi les différences de salaire expliquées et celles qui ne le sont pas&nbsp;; cela, alors qu’ils veulent précisément expliquer ces différences… Par conséquent, impossible bien sûr de tirer de cet embrouillamini des conclusions valables. &nbsp;
</p><p>Passons maintenant au message central de ce document. Selon lui, les femmes sont responsables des inégalités salariales. Ce qui n’est pas nouveau. Ce qui, par contre, l’est, c’est la définition de la discrimination salariale que nous propose Avenir Suisse. Les employeurs ni ne seraient «&nbsp;contre les femmes&nbsp;», ni ne voudraient les payer moins que les hommes. Il ne pourrait donc pas y avoir de discrimination. Et que faisons-nous des attentes, des préjugés stéréotypés et des «&nbsp;attentes sommaires à propos des idéaux des femmes et de leur comportement futur en activité&nbsp;» (p.&nbsp;31)&nbsp;? Mais encore&nbsp;: «&nbsp;Au-delà de la tendance à discriminer liée à une aversion explicite ou à une intention grossière d’exclure, une discrimination implicite a priori non voulue par l’employeur mais pratiquement inévitable s’avère problématique du point de vue de l’individu (p.&nbsp;30). Ce qui n’est pas si grave, car cette «&nbsp;manière de mettre les gens dans des cases se produit presque nécessairement à chaque embauche&nbsp;» (p.&nbsp;30). Ainsi, le problème n’existe pas, ou il n’y a pas lieu de le résoudre, l’État n’a par conséquent pas besoin d’agir. Et nous avons appris une chose&nbsp;: s’il y a intention, il y a discrimination et s’il n’y a pas intention, il s’agit de liberté entrepreneuriale, un dégât collatéral, de toute façon rien de malintentionné. 
</p><p>On ne comprend dès lors pas pourquoi les médias accordent à cette triste prose défensive non scientifique au moins autant d’importance qu’aux deux enquêtes de la Confédération également publiées le 18 novembre, qui s’attaquent à des questions similaires en appliquant des méthodes scientifiques. L’Université de Saint-Gall, INFRAS et la Haute école spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest ont étudié le rôle du marché en matière d’égalité salariale et se sont demandé si les méthodes qui servent à analyser les différences de salaire sont pertinentes. Les résultats de ces études sont réjouissants et présentent certaines surprises. En effet, le marché a failli sur cette question, les méthodes d’analyse fonctionnent et deux tiers des entreprises interrogées saluent l’idée de mesures étatiques. En outre, la moitié des entreprises qui ont contrôlé leurs salaires ont ensuite procédé à des adaptations. Faisons donc en sorte que des études pseudoscientifiques ne nous empêchent pas d’en arriver à l’égalité salariale&nbsp;!
</p><p>Et, concernant la demande d’Avenir Suisse, d’améliorer la conciliation entre famille et profession, d’accord&nbsp;! Il faut le faire, mais ne pas oublier que l’égalité salariale doit venir réalité.!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2394</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2015 12:41:00 +0100</pubDate><title>Egalité salariale: un premier pas, mais ça ne suffit pas encore</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-un-premier-pas-mais-ca-ne-suffit-pas-encore</link><description>La proposition pour la procédure de consultation du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>La proposition pour la procédure de consultation du Conseil fédéral afin d'améliorer l'application de l'égalité salariale est un pas dans la bonne direction mais se situe en-dessous des attentes de l'Union syndicale suisse (USS). Il faut prendre des mesures plus sévères pour que, 35 ans après la délivrance de ce mandat constitutionnel, on s'attaque efficacement aux écarts de salaires discriminatoires entre femmes et hommes.
</p><p>La discrimination salariale est une réalité. L'Analyse d'impact de la réglementation (AIR) publiée en même temps que le message accompagnant la procédure de consultation de même que le rapport sur le postulat Noser " Egalité salariale. Améliorer la pertinence des statistiques " le démontrent clairement. Selon l'AIR, l'inégalité salariale est le signe d'une défaillance du marché. Les rapports montrent aussi que 50% des entreprises qui ont analysé leur structure salariale sous l'angle des discriminations salariales ont ensuite adapté leur système de salaires.
</p><p>Les auteurs de l'AIR arrivent à la conclusion que des mesures étatiques pour mettre en œuvre l'égalité salariale s'imposent comme une évidence. L'USS partage cet avis, comme les 12 000 personnes qui ont, le 7 mars 2015, exigé un salaire égal pour un travail de valeur équivalente sur la place Fédérale. Et même l'économie souhaite que le mandat constitutionnel soit appliqué : deux tiers des entreprises interrogées dans le cadre des deux études se prononcent en faveur de mesures étatiques. 
</p><p>L'USS attend de la Confédération qu'elle agisse avec plus de détermination contre la discrimination salariale : en plus de contrôle internes et de leur vérification selon le principe du double contrôle, il faut, par un système de sondage, vérifier si les analyses ont été correctement faites. L'Etat doit en outre avoir la possibilité d'intervenir si la loi n'a pas été respectée. La variante proposée qui prévoit un délai d'annonce et une liste noire doit de ce fait absolument être appliquée. A cela s'ajoute que les entreprises qui ne vérifient pas leur pratique en matière de salaires sous l'angle des discriminations ou n'élimine pas ces dernières, doivent pouvoir être sanctionnées.
</p><p>Il est aussi central que les syndicats soient engagés dans le processus: ce n'est pas suffisant qu'ils ne soient que facultativement impliqués dans les contrôles, comme le projet le prévoit. Il faut plutôt que les contrôles des salaires se fassent obligatoirement dans le cadre du partenariat social, d'une part dans les entreprises, comme c'était déjà le cas pour le dialogue pour l'égalité salariale, de l'autre au niveau de la Confédération où une commission tripartite doit accompagner les autorités dans la mise en œuvre de la loi. Car ce n'est qu'avec un maximum de transparence à l'égard des salarié-e-s et de leur représentant-e-s que l'égalité salariale peut être réalisée de manière durable.
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076 200 90 89</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2391</guid><pubDate>Tue, 17 Nov 2015 09:39:00 +0100</pubDate><title>Les droits fondamentaux protègent les salarié-e-s en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-droits-fondamentaux-protegent-les-salarie-e-s-en-suisse</link><description>Par son colloque juridique, l’USS a lancé une campagne de sensibilisation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En matière de droit du travail, la législation de la Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) joue, avec les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT), un rôle toujours plus important en Suisse. Deux nouvelles études (Kaufmann/Good et Pärli) montrent que les droits fondamentaux garantis sur le plan international ont une grande signification en droit du travail pour les salarié-e-s de Suisse. Ces études ont été présentées au colloque juridique de l’USS du 13 novembre à Berne. </p><p>Depuis toujours, les syndicats s’engagent pour que des droits fondamentaux émancipateurs qui protègent mieux les salarié-e-s dans notre pays soient ancrés et développés. Les accords sur les droits sociaux et du travail de l’OIT et de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) se révèlent être particulièrement importants pour le travail syndical qu’effectuent par exemple les secrétaires syndicaux, mais aussi pour l’exercice des libertés syndicales par les salarié-e-s dans les entreprises. Ces bases juridiques permettent aux personnes concernées de s’organiser dans l’entreprise, de mener des négociations conventionnelles sans crainte de représailles et de lutter sur des questions liées au droit du travail. 
</p><p><b>La protection contre les licenciements en droit suisse n’est pas conforme à la CEDH et à l’OIT</b></p><p>Les droits fondamentaux ancrés sur le plan international apportent un rééquilibrage bienvenu à une globalisation souvent uniquement comprise comme étant économique. Ils ordonnent à l’Etat de remplir des obligations concrètes et positives à l’égard des salarié-e-s, par exemple dans le domaine de la protection contre les licenciements abusifs. C’est aussi ce qu’ont montré les exposés et les deux études présentées par les professeurs Christine Kaufmann et Christoph Good (Université de Zurich) ainsi que par le professeur Kurt Pärli (Université de St-Gall/HWZ Winterthur) présentées au colloque de l’USS du 13 novembre. Et pour l’USS, la situation juridique est limpide&nbsp;: le droit suisse en matière de licenciement n’est pour certaines parties ni conforme à la Convention européenne des droits de l’homme, ni à l’OIT.
</p><p>Des invités de haut vol ont honoré de leur présence ce colloque juridique. En plus des auteurs des deux études, la juge de la CrDEH Helen Keller, la juriste de l’OIT Tzehainesh Teklè ainsi que l’avocat spécialisé dans le droit des assurances et de la responsabilité civile David Husmann ont mis en lumière certains aspects de la protection au titre du droit fondamental. Ils ont expliqué l’importance fondamentale de la CrDEH pour la Suisse, l’applicabilité des normes de l’OIT devant les tribunaux suisses ou des plaintes déposées devant la Cour européenne en raison de violation de la Convention européenne des droits de l’homme dans des cas relatifs au droit du travail. 
</p><p><b>Deux nouvelles études</b></p><p>Le colloque de l’USS a aussi permis de lancer une campagne de sensibilisation sur l’importance de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que sur le droit du travail garanti internationalement par l’OIT pour les travailleurs suisses. A une époque où les attaques des droits humains deviennent toujours plus présentables et socialement acceptées, il faut y opposer une campagne d’information auprès des salarié-e-s de Suisse sur l’énorme importance qu’ont ces acquis. Les deux études de Kaufmann/Good et Pärli mandatés par l’USS assoient le travail syndical quotidien en matière de droits fondamentaux et de droit du travail sur des bases juridiques plus solides. Elles vont représenter un instrument de travail précieux pour les secrétaires syndicaux, les avocats et les autorités. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2392</guid><pubDate>Tue, 17 Nov 2015 09:38:00 +0100</pubDate><title>Débrayage des maçons dans toute la Suisse et grève de la fonction publique à Genève</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/debrayage-des-macons-dans-toute-la-suisse-et-greve-de-la-fonction-publique-a-geneve</link><description>Impressionnantes actions collectives contre des démantèlements</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plus de 10&nbsp;000 maçons ont débrayé pendant la deuxième semaine de novembre pour le maintien de leur retraite à 60 ans et pour une meilleure CN. A Genève, la fonction publique a fait grève pendant trois jours contre les suppressions d’emplois et l’augmentation du temps de travail. Dans les deux cas, il s’agissait de revendications qui touchaient à quelque chose d’élémentaire&nbsp;: vieillir dans la dignité et des conditions de travail décentes.&nbsp; </p><p>En 2002, les maçons ont obtenu la préretraite à 60 ans. Cette remarquable victoire dans la récente histoire syndicale a permis à des milliers de maçons de vieillir dans la dignité et dans un meilleur état de santé. Ce dont ils avaient vraiment besoin. Car dans aucune autre branche, le danger d’invalidité n’est aussi important que dans la construction. Dix ans plus tard, les entrepreneurs veulent pourtant faire marche arrière parce que le fonds pour la retraite anticipée manque momentanément de moyens. La Société suisse des entrepreneurs (SSE) veut relever l’âge de la retraite ou réduire les rentes, la baisse pouvant aller jusqu’à 1000 francs par mois. En même temps, la SSE ne veut pas d’une nouvelle convention nationale, la CN, c’est le nom de la CCT de la construction, bien que celle-ci échoie à la fin de l’année. Il est toutefois bien clair pour les maçons&nbsp;: la CN doit leur apporter davantage de protection de leur santé et contre la sous-enchère salariale. 
</p><p><b>Défense d’acquis essentiels </b></p><p>Contre cette attitude de blocage, les maçons ont lancé des signaux d’avertissement impressionnants du 9 au 11 novembre. Plus 10&nbsp;000 maçons ont pris part à des débrayages de protestation, lundi au Tessin, mardi en Suisse alémanique et mercredi en Suisse romande. Ils ont montré qu’ils veulent être traités avec respect. Et qu’ils sont prêts à poursuivre la lutte si les entrepreneurs refusaient d’œuvrer à la recherche de solutions pour les problèmes qui touchent la construction. Ils ne leur reste que quelques semaines pour éviter que le vide conventionnel ne s’installe dès janvier 2016. Si les entrepreneurs ne cèdent pas d’ici là, des grèves seraient possibles à partir de début 2016. Tout entrepreneur un peu clairvoyant devrait avoir maintenant compris que les travailleurs et leurs syndicats Unia et Syna ne vont pas abandonner leurs acquis essentiels sans livrer bataille, ni laisser pourrir leurs conditions de travail. 
</p><p><b>Genève: la fonction publique contre de brutales économies</b></p><p>A Genève, les employé-e-s de la fonction publique ont fait grève du 10 au 12 novembre contre le programme de réduction des dépenses drastique du gouvernement genevois. Des manifestations ont eu lieu pendant les trois jours, avec toujours autour de 10&nbsp;000 participant-e-s. Mercredi, les employé-e-s de la fonction publique ont manifesté avec les maçons. Les employé-e-s et leurs syndicats, dont le Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné ainsi que le SSP se défendent contre un programme d’économies extrêmement rigide qui prévoit le gel des embauches et des salaires, des licenciements facilités, des privatisations et le licenciement de jusqu’à 1800 personnes. Pour compenser la réduction des prestations, les employé-e-s restants devraient travailler plus et passer de 40 à 42 heures pour le même salaire. 
</p><p><b>Et voilà que la majorité du législatif fait comme si de rien n’était…</b></p><p>Jeudi, les grévistes ont décidé lors d’une assemblée de lever la grève jusqu’au 1er décembre. Une réelle chance de négocier doit être offerte au gouvernement genevois. Mais s’il ne saisit pas cette opportunité, la grève sera reconduite le 1er décembre, puis de nouveau le 3 décembre. Le 25 novembre les protestataires vont à nouveau se rencontrer et évaluer l’offre du Conseil d’Etat. Pour Marc Simeth, le président du cartel intersyndical, il faut développer le mouvement avec de nouvelles forces et convaincre encore plus de collègues de la nécessité de l’action collective.
</p><p>Le Grand Conseil à majorité de droite a encore entretemps jeté de l’huile sur le feu. Le vendredi 13 novembre, il a adopté un «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;», mesure encore plus dure qui ne peut que faire escalader le conflit en obligeant le gouvernement à faire encore plus d’économies.
</p><p>On n’avait plus vu depuis longtemps en Suisse une telle lutte de la fonction publique contre des détériorations marquantes de ses conditions de travail et&nbsp; plus de stress. Les employé-e-s de la fonction publique ont clairement montré qu’ils ne voulaient pas trinquer pour les cadeaux fiscaux offerts aux entreprises. 
</p><p>Tout peut encore bouger à Genève. On voit pourtant qu’est à l’<span lang="FR-CH">œuvre</span> le manque de discernement de certains qui ne semblent pas comprendre que lorsque l’on sème le vent, on récolte la tempête. Mais ils vont peut-être bientôt le comprendre quand encore plus de monde descendra dans la rue. La grève de la fonction publique a du moins cela de commun avec le débrayage des maçons d’Unia et de Syna. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2387</guid><pubDate>Mon, 16 Nov 2015 12:15:00 +0100</pubDate><title>L’USS Soutient les maçons dans leur lutte pour une CN avec plus de protection et pour la retraite à 60 ans !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-soutient-les-macons-dans-leur-lutte-pour-une-cn-avec-plus-de-protection-et-pour-la-retraite-a-60-ans</link><description>Résolution de l&#039;assemblée des delegueé-e-s du 6 novembre 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les travailleurs de la construction ont de quoi être en colère. La Société suisse des entrepreneurs (SSE) refuse depuis des mois toute solution en vue d'une nouvelle convention collective de travail, et remet en question leur retraite à 60 ans.</p><p>Le vide conventionnel, le dumping salarial et une péjoration des conditions de travail sur les chantiers sont à craindre. Ce n'est dans l'intérêt de personne. L'Union syndicale suisse (USS) et ses organisations affiliées tiennent donc à assurer de leur soutien et de leur solidarité le syndicat Unia et les maçons de Suisse. Concrètement, les délégués de l'USS invitent la SSE à abandonner son attitude de blocage et à s'en tenir à nouveau aux principes du partenariat social.
</p><p>2015 est une année cruciale pour le partenariat social helvétique: la convention nationale du secteur principal de la construction en Suisse (CN) expire le 31 décembre. Elle règle les conditions de travail de plus de 80 000 travailleurs. Or depuis des mois, la Société suisse des entrepreneurs (SSE) refuse de négocier toute solution avec les syndicats. En outre, les entrepreneurs attaquent la retraite à 60 ans. Alors que les maçons ont un besoin urgent de protection accrue, et non de suppression des garde-fous actuels. L'heure est venue de les protéger contre le dumping salarial et contre les intempéries. Aucune autre branche d'activité n'affiche un risque d'accident aussi élevé que la construction. Chaque année, des vies humaines sont inutilement gâchées sur des chantiers suisses. Ces deux thèmes – le dumping salarial et la sécurité au travail – nous concernent tous.
</p><p>Il faut encore préserver la retraite à 60 ans sur les chantiers. Depuis plus de 10 ans, la fondation FAR garantit aux maçons une vieillesse digne. Or la SSE cherche à torpiller cet acquis majeur du mouvement ouvrier suisse. Les entrepreneurs parlent de relever l'âge de la retraite, ou de réduire les rentes de 1000 francs parfois.
</p><p>La dangerosité et la pénibilité du travail, les pressions salariales et les attaques contre l'âge de la retraite sont loin d'être un problème spécifique à la construction. On assiste à de tels développements dans presque toutes les professions. Le lutte des maçons est dès lors le combat de tous les travailleurs et travailleuses de Suisse. Si l'on ne parvient pas à améliorer la CN et à défendre la retraite des maçons à 60 ans, les pressions redoubleront par effet domino sur toutes les autres CCT.
</p><p>Les délégué-e-s de l'USS et les organisations syndicales affiliées se déclarent donc solidaires des travailleurs de la construction de Suisse et les assurent de leur soutien dans leur lutte pour la convention nationale et pour leur retraite à 60 ans.
</p><p>En parallèle, ils invitent la SSE à régler enfin les problèmes actuels du secteur de la construction. Il est urgent d'adopter une CN offrant plus de protection et de garantir la retraite à 60 ans. Dans le conflit qui couve, tout le mouvement syndical suisse est aux côtés des maçons. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2390</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2015 15:13:00 +0100</pubDate><title>La Commission du Conseil national à côté des besoins de la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-a-cote-des-besoins-de-la-population</link><description>Initiative populaire AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Sans se préoccuper de l’inquiétude de nombreux retraité(e)s, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a rejeté, sans analyse sérieuse de la situation, l’initiative AVSplus et, par conséquent, la hausse de toute urgence nécessaire des rentes AVS. Sa majorité ne tient pas compte du fait que le niveau des rentes des 1er et 2e piliers des personnes à bas ou moyens revenus est aujourd’hui insuffisant, notamment pour beaucoup de femmes. Elle refuse de voir que les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et que des dégradations des prestations s’annoncent dans le 2e pilier dans un avenir prévisible. Le renforcement de l’AVS est donc la voie royale pour arriver à un niveau des rentes qui soit décent. Si l’on n’améliore pas l’AVS, demain, toujours plus de retraité(e)s dépendront des prestations complémentaires (PC). 
</p><p>Les personnes qui, à cause de salaires bas, de travail à temps partiel ou d’interruptions de carrière, ne feront pas de grandes affaires avec leur 2e pilier, sont dans une situation précaire. Comme elles n’ont pu accumuler qu’un modeste avoir de vieillesse, elles ne toucheront qu’une petite rente du 2e pilier. C’est surtout vrai pour les femmes, mais aussi pour les travailleurs et travailleuses âgés qui ont de la peine à se maintenir sur le marché du travail. Mais les salarié(e)s qui ont eu une carrière professionnelle normale ne roulent de loin pas non plus sur l’or. Par exemple, un boulanger dont le dernier salaire se montait à environ 5&nbsp;500 francs doit se contenter, une fois à la retraite, de rentes (1er + 2e piliers) représentant un peu plus de 3&nbsp;000 francs. Ainsi, le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;» n’est pas rempli.
</p><p>La rente AVS est la principale source de revenu pour la majorité des retraité(e)s. Pour eux, avoir 200&nbsp;francs de plus par mois dans le porte-monnaie (350 pour les couples) représente un grand soulagement. De plus, augmenter les rentes AVS est une mesure bien plus efficiente que gonfler le 2e pilier. L’adaptation, attendue depuis trop longtemps, des rentes AVS aux salaires réels pourra également être financée. Les 4,1 milliards de francs que cela devrait coûter pourront être couverts avec un prélèvement de 0,8&nbsp;% sur les salaires&nbsp;; cela, d’autant plus que les cotisations salariales n’ont jamais été augmentées depuis 1975, contrairement aux pourcents prélevés sur les salaires pour le 2e pilier, qui se montent désormais en moyenne à plus de 18&nbsp;%. Dire que la hausse des pourcents de salaires destinés à l’AVS nuira à l’économie, est donc un mensonge. 
</p><p> Si le Conseil national devait aussi ignorer les signes du temps, l’USS et ses partenaires mettraient tout en œuvre, dans une campagne de votation intense, pour qu’il n’y ait pas toujours plus de personnes dépendant des PC et qu’après des années de stagnation, les rentes bénéficient enfin à nouveau d’une amélioration notable. Ce qui sera déterminant pour les citoyen(ne)s, c’est le montant de la rente auquel ils pourront s’attendre une fois à la retraite.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2389</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2015 10:16:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur Änderung des Bundesgesetzes über die Harmonisierung der direkten Steuern der Kantone und Gemeinden (Umsetzung der Motion 13.3728, Pelli Fulvio)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-aenderung-des-bundesgesetzes-ueber-die-harmonisierung-der-direkten-steuern-der-kantone-und-gemeinden-umsetzung-der-motion-13-3728-pelli-fulvio</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2388</guid><pubDate>Tue, 10 Nov 2015 14:06:00 +0100</pubDate><title>6706 personnes ont signé contre les réductions d&#039;emplois et de salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/6706-personnes-ont-signe-contre-les-reductions-demplois-et-de-salaires</link><description>Protestation et pétition du personnel de la confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><b>Par leur marche vers le Palais fédéral et leur pétition, les employé-e-s de la Confédération ont protesté aujourd’hui à Berne pour faire reconnaître leur travail et contre le programme d’austérité du Conseil fédéral. </b><b><b>La pétition</b> a été signée par 6 706 collaborateurs et collaboratrices.</b></p><p>Par son action de protestation et sa pétition, le personnel de la Confédération s’oppose au démantèlement des salaires et des emplois. Il demande une politique du personnel responsable, le retour aux principes du partenariat social et l’arrêt du démantèlement des salaires et des conditions de travail. Le personnel de la Confédération fournit un travail de qualité, il est très motivé à offrir les meilleurs services possibles à la population et à l’économie privée. Pour qu’elle puisse relever les futurs défis de politique économique et extérieure, l’Administration fédérale a besoin de suffisamment de ressources.
</p><p>Le personnel de la Confédération réagit ainsi à la pression toujours plus forte à laquelle il est confronté. L’Administration fédérale est diffamée, elle serait inefficiente et superflue. Chaque nouveau poste créé signifierait plus de réglementation et mettrait de ce fait les bâtons dans les roues de l’économie privée, tel est le credo des adeptes de la déréglementation. De nombreuses interventions parlementaires exigent que l’on procède à des coupes radicales et supprime des emplois. Et le programme d’austérité du Conseil fédéral frappe très durement les jeunes employé-e-s et les classes de salaire inférieures&nbsp;: gel des salaires en 2016, progression des salaires divisée par deux et prime de fidélité désormais uniquement après 10 années de service. De plus, à partir de 2017, des centaines de postes seront supprimés, la contribution patronale aux rentes transitoires (rentes-ponts) disparaîtra et un système salarial sans progression des salaires réglementée sera introduit.
</p><p>Les associations du personnel APV, transfair, Garanto, SSP, swissPersona et APfedpol ont lancé ensemble cette pétition à l’intention du Conseil fédéral et transmis aujourd’hui à la Chancellerie fédérale les signatures, aux alentours de midi, lors d’une action de protestation qui a rassemblé des centaines de collaboratrices et collaborateurs. Elles refusent que le personnel de la Confédération doive trinquer pour la baisse des recettes causée par une politique fiscale erronée. Elles soulignent que l’Administration fédérale n’est aucunement surdotée en personnel&nbsp;: depuis des années, les dépenses de personnel ne représentent en effet que 8,4&nbsp;% des dépenses totales de la Confédération et la quote-part de l’État ne cesse de baisser pour atteindre, avec 31,3&nbsp;%, un niveau record en comparaison européenne. Les associations du personnel mettent en garde contre ce programme d’austérité qui provoquerait un démantèlement des prestations servies à la population, aux cantons et à l’économie. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2386</guid><pubDate>Tue, 10 Nov 2015 10:35:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur Änderung des ETH-Gesetzes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/vernehmlassungsantwort-zur-aenderung-des-eth-gesetzes</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2385</guid><pubDate>Fri, 06 Nov 2015 13:11:00 +0100</pubDate><title>Protéger les salaires et les places de travail – Maintenir la voie bilatérale: L’USS adopte un catalogue de mesures et de revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/proteger-les-salaires-et-les-places-de-travail-maintenir-la-voie-bilaterale-l-uss-adopte-un-catalogue-de-mesures-et-de-revendications</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseOberzeile">&nbsp;</p><p>Les salaires et les emplois doivent bénéficier d'une meilleure protection. A cette fin, les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont adopté un vaste catalogue de mesures en vue de la mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration massive. Les délégué(e)s ont demandé davantage de contrôles des salaires, une prévention plus efficace de la sous-enchère salariale, davantage de conventions collectives de travail avec des salaires minimums, et le durcissement des sanctions. En outre, ils jugent urgent d'accroître la protection contre le licenciement des travailleurs/-euses âgés, et d'accorder plus de ressources en faveur de la compatibilité entre vie professionnelle et vie familiale, ainsi que pour la formation initiale et continue. 
</p><p>Pour les délégué(e)s de l'USS, une chose est sûre : la Suisse, petit pays au cœur de l'Europe, doit entretenir avec l'Union européenne de bonnes relations clairement définies. D'où l'importance des accords bilatéraux. Qui toutefois doivent être utiles à tous les travailleurs/-euses de Suisse. Pourtant, la pression sur les salaires et les abus patronaux abondent en Suisse. Et avec le franc surévalué, la situation s'est encore aggravée. Les employeurs tenants de la ligne dure s'en prennent à la protection des salaires et des travailleurs, et refusent de s'attaquer aux problèmes pourtant manifestes. Par ailleurs pour ses marchés publics, la Confédération entend désormais autoriser les entreprises à payer des salaires plus bas que les salaires usuels du lieu de travail concerné (principe de provenance). Certains diplomates suisses accepteraient même de céder sous la pression des idéologues de la Commission européenne pour négocier l'annonce de 8 jours au préalable et les cautions. Mais le plus alarmant, ce sont les revendications de la droite conservatrice notamment, qui appelle de ses vœux un régime de contingentement piloté par la police des étrangers. Car ce système aurait pour corollaire la multiplication des emplois à bas prix, du travail au noir et des conditions de travail précaires. Les expériences vécues par le passé avec le contingentement l'ont démontré. 
</p><p>Dans une première résolution, les délégué(e)s de l'USS se sont prononcés contre la baisse du niveau des rentes et pour un renforcement sensible de l'AVS. Les décisions du Conseil des Etats d'augmenter les rentes de 840 Fr. par an pour les personnes seules, et de 2700 Fr. pour les couples mariés vont dans la bonne direction. Le Conseil national ferait bien de s'en inspirer et de revoir sa copie en matière de réduction des prestations AVS pour les femmes (âge de la retraite 65 ans) et d'abaissement du taux de conversion. 
</p><p>Dans une deuxième résolution, l'USS a assuré les travailleurs de la construction de son soutien dans leur lutte pour une Convention nationale plus protectrice et garantissant la retraite à 60 ans. Car si la CN ne renforce pas la protection contre la sous-enchère salariale et les conditions de travail dangereuses, et si l'on ne peut préserver la retraite à 60 ans, l'ensemble des conventions collectives de travail de Suisse en pâtiront. 
</p><p>Dans une troisième résolution, l'USS a appelé le Conseil fédéral, les gouvernements cantonaux de même que les Parlements à lever leurs programmes d'austérité. Car la population et l'économie sont tributaires d'un service public fort. Il est grand temps que les gouvernements prennent enfin la défense du service public contre le dénigrement ambiant. De plus il a assuré son soutien aux mouvements de grève de la fonction publique qui auront lieu prochainement.
</p><h5>Renseigenements: </h5><ul><li>Daniel Lampart, Chef du secrétariat de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, Chef de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>Documentation</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/lohnschutz_konkret_transparent_gkb_unia_syndicom_demo_arbeitsmarktgesetz_kontrollen_schweizer_loehne_fuer_arbeit_in_der_schweiz_beschnitten.jpg" class="download">Revendications pour une meilleure protection des salaires et des places de travail et le maintien des accords bilatéraux</a></li><li><a>Discours du président de l'USS, Paul Rechsteiner</a>, lors de l'ouverture de l'assemblée des délégué(e)s de l'USS du 6.11.2015 (n'existe qu'en allemand)</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_f_arbeitnehmerkomitee_pv_2020.jpg">Non à des économies qui vont tuer les services publics !</a>"</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_zv_200_px_breit.png" class="download">L'avenir de prévoyance viellesse repose sur le renforcement de l'AVS</a> "</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_Komitee_fuer_den_Rechtsstaat_-_Nein_zur_Durchsetzungsinitiative.jpg">L'USS soutient le maçons dans leur lutte pour une CN avec plus de protection et pour le maintien de la retraite à 60 ans !</a>"</li><li>Résolution " <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/logo_nein.jpg">Pression sur les salaires et les emplois –<br>la Banque nationale doit ramener le cour du franc à un juste niveau</a> "</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2382</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2015 13:35:00 +0100</pubDate><title>Il faut enfin imposer une protection contre le travail non rémunéré et le stress</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-enfin-imposer-une-protection-contre-le-travail-non-remunere-et-le-stress</link><description>Nouvelle base légale pour l’enregistrement du temps de travail

</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que depuis des années, l’obligation patronale de saisir le temps de travail et de protéger les salarié-e-s contre le travail non rémunéré et les risques psychosociaux a été insidieusement démantelée, le Conseil fédéral a aujourd’hui créé de nouvelles bases juridiques pour l'enregistrement de la durée du travail. Toutes les parties concernées doivent désormais appliquer dans les faits les nouvelles règles. Les autorités doivent surtout effectuer régulièrement des contrôles étendus et imposer que le temps de travail soit enregistré, là où il doit l’être. Car cet enregistrement est important pour prémunir les salarié-e-s contre le travail gratuit et le stress ainsi que leurs répercussions sur la santé, comme les maux de dos, de ventre, les troubles du sommeil et finalement le burn out. 
</p><p>La nouvelle ordonnance d’application apporte toutefois une certaine dérégulation dans l’obligation d’enregistrer le temps de travail. La majeure partie des salarié-e-s doit toujours enregistrer son temps de travail et continue de ce fait à être protégée. Si les nouvelles règles sont appliquées, beaucoup de salarié-e-s vont en fait est mieux protégés. Les exceptions prévues à l’obligation d’enregistrer le temps de travail sont aussi régies de façon restrictive. La durée maximale du temps de travail, à savoir les règles qui régissent les pauses et les heures supplémentaires sont toujours valables pour tous. Ne sont exclus de l’obligation de saisir le temps de travail que les salarié-e-s qui disposent d’une grande autonomie dans la gestion de leur travail et l'aménagement de leurs horaires et qui gagnent plus de 120&nbsp;000 francs par an. Cette exception doit être réglée dans une convention collective de travail conclue avec des partenaires sociaux représentatifs. La CCT doit prévoir des mesures spécifiques pour protéger la santé et prévenir contre les risques psychosociaux. Et enfin, les salarié-e-s concernés doivent explicitement donner leur accord écrit. On peut considérer comme un progrès l’obligation de fixer des mesures de protection de la santé contre les risques psychosociaux dans la CCT. Les partenaires sociaux et les autorités devront veiller à une mise en œuvre méticuleuse dans la pratique de ces mesures de protection de la santé. 
</p><p>La nouvelle régulation a été proposée par le Conseil fédéral Johann Schneider-Ammann à la suite d’intenses négociations entre les employeurs et les syndicats et a été acceptée par les organisations faîtières des partenaires sociaux. Du point de vue des salarié-e-s, il est inacceptable d’assouplir davantage ces règles (notamment l’abandon automatique de l’enregistrement du temps de travail à partir d’un certain niveau de salaire ou selon les branches). L’USS invite la commission de l’économie du Conseil des Etats à rejeter les interpellations allant dans ce sens, comme la motion Niederberger. 
</p><h5>Renseignements </h5><p><a name="Text9">Luca Cirigliano, secrétaire central USS, en charge du droit du travail, 076 335 61 97</a></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2381</guid><pubDate>Tue, 03 Nov 2015 16:09:00 +0100</pubDate><title>Verordnung über die Krankenversicherung (KVV) – Stellungnahme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/verordnung-ueber-die-krankenversicherung-kvv-stellungnahme</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2380</guid><pubDate>Mon, 02 Nov 2015 10:35:00 +0100</pubDate><title>Action de protestation contre le programme d’austérité et les diffamations</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/action-de-protestation-contre-le-programme-d-austerite-et-les-diffamations</link><description>Le personnel de la Confédération se rebiffe

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 4 novembre, le personnel de la Confédération, après avoir marché vers le Palais fédéral, déposera une pétition adressée au Conseil fédéral et signée par plus de 6 500 employé(e)s de la Confédération. Il y exige que son travail soit reconnu et qu’il soit mis fin aux programmes d’austérité et de démantèlement lancés par le gouvernement. Cette action a été organisée par toutes les associations du personnel.</p><p>La pression est énorme et elle s’accentue toujours plus. Depuis une année, une pluie d’interventions parlementaires de droite exigent des coupes radicales dans le personnel de la Confédération et les salaires, ainsi que la réduction de moitié d’offices fédéraux entiers. Les employé(e)s de la Confédération sont traités de fanatiques de la réglementation qui mèneraient la vie dure à l’économie privée. Le Conseil fédéral ne fait rien pour contrer ces insultes. Au contraire, influencé par des prévisions financières pessimistes, il s’efforce de satisfaire à ces interventions avant même qu’elles ne soient traitées aux Chambres fédérales. Le programme d’économies pour l’année 2016 prévoit une coupe de 140&nbsp;millions de francs dans les frais de personnel&nbsp;: gel des salaires, progression des salaires divisée par deux et suppression de la prime de fidélité versée après cinq années d’ancienneté (une semaine de congé supplémentaire). Ces coupes frappent très durement les jeunes employé(e)s, dans les classes de salaire inférieures et chez les nouveaux arrivants. Le frein mis à la progression des salaires aura une très forte incidence sur les inégalités de salaire internes, car les nouveaux collaborateurs et collaboratrices n’atteindront le niveau salarial de leurs collègues qu’après deux fois plus d’années de service, si tant est qu’ils l’atteignent un jour. Aujourd’hui, il faut 15 ans pour arriver au salaire maximum et demain, ce seront 30 ans. 
</p><h3>Troisième réforme de l’imposition des entreprises&nbsp;: le personnel de la Confédération devrait passer à la caisse &nbsp;&nbsp; </h3><p>&nbsp;Alors que la toute dernière extrapolation annonce une fois de plus un très bon résultat pour les comptes de 2015 – au lieu de se monter à 400 millions, l’excédent sera sans doute d’un bon milliard –, le Conseil fédéral maintient sa ligne de l’austérité. Par là, il s’agit pour lui notamment de préparer le terrain à la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III). En effet, la Confédération veut dédommager dans ce cadre les cantons pour leurs pertes en leur versant un milliard de francs. Mais le Conseil fédéral ne devra «&nbsp;débloquer&nbsp;» cet argent qu’en procédant à des coupes dans le budget de la Confédération ces prochaines années. Or, comme près de 80&nbsp;% des dépenses sont en fait des paiements de transfert qui ne permettent pas de faire des économies, reste son domaine propre&nbsp;: l’Administration fédérale, 20 % au moins des dépenses, dont font aussi partie les effectifs du personnel. Il y a deux semaines, le Conseil fédéral a annoncé que dans les faits, une grande partie des mesures d’économie des années postérieures à 2016 concernera ce domaine et que d’«&nbsp;importantes coupes budgétaires sont notamment prévues au niveau du personnel&nbsp;».
</p><h3>Des coupes démesurées </h3><p>Le Conseil fédéral ne dévoilera probablement pas les détails du «&nbsp;programme de stabilisation&nbsp;» (qui devrait plutôt s’appeler «&nbsp;programme de démantèlement&nbsp;») avant l’action de protestation du 4 novembre. Mais il faut s’attendre à ce que des centaines de postes soient supprimés. Il a en outre été décidé que tout le système salarial soit réaménagé. À l’avenir, il n’y aura plus de progression réglementée des salaires et la contribution patronale déjà très «&nbsp;allégée&nbsp;», versée par la Confédération pour les rentes transitoires (rentes-ponts), disparaîtra totalement. Si bien que les employé(e)s de la Confédération des classes de salaire inférieures ne pourront plus se permettre de prendre une retraite anticipée. Or il y a lieu de se demander si les offices fédéraux voudront continuer à employer jusqu’à 65 ans leur personnel dans les ateliers, la logistique et le nettoyage 
</p><h3>Le partenariat social foulé aux pieds</h3><p>Avec leur action du 4 novembre, les associations du personnel protestent aussi contre le fait que le Conseil fédéral a foulé aux pieds le partenariat en communiquant parcimonieusement des informations sur ce vaste programme de stabilisation via les médias, que les organisations du personnel n’ont pas été associées à ce processus et que les mesures d’économie n’ont pas été négociées avec elles. </p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2379</guid><pubDate>Mon, 02 Nov 2015 10:26:00 +0100</pubDate><title>Un changement radical de mentalité s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-changement-radical-de-mentalite-s-impose</link><description>Progrès trop lents dans la conciliation entre famille et activité professionnelle 

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Cela fait longtemps que l’Union syndicale suisse (USS) demande que de vrais progrès soient accomplis en matière de conciliation entre la famille et la profession. Depuis l’acceptation dans les urnes de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;», les milieux économiques réalisent lentement qu’il y a lieu d’agir à ce sujet. Aujourd’hui, les femmes au bénéfice d’une formation qui a coûté cher ne doivent plus gaspiller leurs aptitudes «&nbsp;à la maison&nbsp;», mais désensabler le navire de l’économie aux prises avec la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Or, on piétine, car il ne faudrait pas trop dépenser d’argent.</p><p>En matière de conciliation entre famille et profession, un changement radical de mentalité s’impose. La famille n’est pas une affaire privée, les tâches d’assistance et de soins («&nbsp;care&nbsp;») sont un facteur économique important et relèvent des pouvoirs publics. Il faut que la répartition équitable du travail rémunéré et du travail non rémunéré entre les femmes et les hommes devienne enfin réalité. Le modèle néoconservateur «&nbsp;Lui à plein temps, elle à temps partiel&nbsp;», une particularité suisse si tenace, est une impasse. Il implique la dépendance financière des femmes et, pour les hommes, le poids de la responsabilité de principal «&nbsp;soutien de famille&nbsp;». Et il est scandaleux que ce modèle soit en plus favorisé à travers les tarifs des crèches et une pratique fiscale qui punit l’augmentation du taux d’occupation des femmes en engloutissant immédiatement le salaire complémentaire obtenu. 
</p><h3>Il faut valoriser les tâches d’assistance et de soins </h3><p>La société doit une fois pour toutes bouger. Le travail rémunéré des femmes et le travail non rémunéré doivent être revalorisés. Tant que l’absence d’un salaire féminin fera moins mal au budget de la famille que si c’est un salaire masculin qui fait défaut, les femmes «&nbsp;choisiront&nbsp;» le travail non rémunéré. Et tant que les tâches d’assistance et des soins n’auront pas reçu la reconnaissance sociale qui leur est due, elles seront peu intéressantes pour les hommes, surtout s’il ne s’agit plus de s’occuper des enfants, mais de prendre en charge des proches dépendant de soins. 
</p><p>Malgré les obstacles existants, l’intégration des femmes dans le monde du travail professionnel s’est développée. Parallèlement, les hommes réduisent lentement leur charge de travail. Cependant, un nouveau partage du travail non rémunéré entre femmes et hommes n’a pas pour autant lieu. Ce sont plutôt d’autres femmes qui reprennent ces activités d’assistance et de soins. Des migrantes viennent en effet dans notre pays sans leur famille pour s’occuper, dans des conditions précaires, de ces personnes qui dépendent de soins. 
</p><h3>Les pouvoirs publics doivent assumer leurs responsabilités</h3><p>La Suisse doit résoudre elle-même ses problèmes de conciliation entre famille et profession, et pas sur le dos de femmes venant d’autres pays. Les aides financières supplémentaires octroyées pour l’accueil extrafamilial des enfants, que la Confédération vient de décider, sont un pas dans la bonne direction. Mais ce n’est qu’un début. L’accueil des enfants doit être un service public, tout comme la formation. Comment concevoir qu’à côté des écoles gratuites, il y ait des structures d’accueil extrafamilial et extrascolaire coûteuses&nbsp;? Il faut que les pouvoirs publics fournissent les fonds nécessaires à une offre de structures de formation et d’accueil qui soit exhaustive, adaptée aux besoins, de grande qualité et abordable pour tout le monde. L’État doit aussi assumer la responsabilité de la prise en charge des personnes âgées ou dépendant de soins. Confier ces tâches aux privés, comme c’est arrivé avec le nouveau financement des soins, est de toute évidence la mauvaise solution. Il faut au contraire que les pouvoirs publics fournissent des ressources en suffisance, de sorte que les personnes dépendant de soins soient prises en charge par du personnel formé et travaillant dans de bonnes conditions. Cela, pour que les familles n’aient plus, faute de moyens financiers, à se rabattre sur des solutions à moitié légales et précaires, et exploiter des migrantes. 
</p><h3>Nous empoignons le problème&nbsp;!</h3><p>Nous avons aussi besoin de conditions de travail et d’horaires qui permettent aux femmes et aux hommes de concilier famille et profession dans un cadre socialement garanti. L’USS et sa Commission féminine sont prêtes à développer de telles solutions pour en arriver à une vraie égalité des sexes, à les ajuster aux situations existantes et à se battre pour qu’elles deviennent réalité. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2377</guid><pubDate>Wed, 28 Oct 2015 11:58:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral fait des cadeaux aux assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-fait-des-cadeaux-aux-assurances</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP : le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En décidant de baisser le taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle à 1,25&nbsp;%, niveau encore jamais atteint à ce jour, le Conseil fédéral a une fois de plus cédé aux lamentations du secteur de l’assurance et puni les assuré(e)s. Dans la situation actuelle, un taux plus élevé, bien que restant modeste, de 1,75&nbsp;% serait possible. Comme le passé le montre en effet, le taux d’intérêt minimal a presque toujours été fixé 1&nbsp;% plus bas, ces dernières années, que ne l’auraient permis les rendements effectifs des placements. Ceux qui en ont grandement profité, ce sont les assureurs-vie, qui ont augmenté par ce biais leur marge bénéficiaire. Pour la seule année 2014, les assurances ont ainsi empoché près de 700 millions de francs.
</p><p>Du point de vue des salarié(e)s, cette évolution est une catastrophe. Les intérêts servis sur les avoirs de vieillesse sont toujours plus faibles, ce qui entraîne aussi une baisse des rentes futures. Pas étonnant que la confiance placée dans le 2e pilier s’effrite toujours plus. C’est pour cela que l’USS demande que l’on passe à un autre système pour fixer le taux intérêt minimal. Au lieu de le faire pour l’année suivante, le Conseil fédéral doit à l’avenir fixer ce taux pour l’année en cours. 
</p><p>Mais il est clair aussi que les difficultés rencontrées par le 2e pilier pour garantir de bonnes rentes ne diminueront pas jusqu’à nouvel ordre. Quiconque veut compenser la baisse de sa rente doit par conséquent renforcer l’AVS, comme le veut l’initiative populaire AVSplus. C’est une façon de procéder plus sûre et beaucoup plus avantageuse que de verser toujours plus d’argent dans le 2e pilier. Le Conseil des État l’a bien vu lui aussi et décidé de renforcer l’AVS en relevant ses rentes. Le Conseil national serait bien inspiré de choisir la même voie, car une réforme de la prévoyance vieillesse sans progrès social est vouée à l’échec..
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2375</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2015 11:09:00 +0200</pubDate><title>Anhörungsantwort SGB zur Änderung der Vernehmlassungsverordnung</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerungsantwort-sgb-zur-aenderung-der-vernehmlassungsverordnung</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2374</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2015 09:28:00 +0200</pubDate><title>Le nouveau Conseil national ne représente pas la « volonté du peuple » sur les questions de politique sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-nouveau-conseil-national-ne-represente-pas-la-volonte-du-peuple-sur-les-questions-de-politique-sociale</link><description>Après les élections : une législature qui s&#039;annonce exigeante</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un deuxième tour aura lieu dans de nombreux cantons pour repourvoir les sièges en ballottage du Conseil des États. Mais il est déjà clair aujourd’hui que la différence de composition politique entre le Conseil national et celui des États s’est accentuée. Si les positions des employeurs se sont renforcées au Conseil national sur les questions de politique sociale et des salarié(e)s, cela ne veut pas pour autant dire que ce soit l’expression de la «&nbsp;volonté du peuple&nbsp;». Car beaucoup d’électeurs et d’électrices ont voté pour l’UDC pour des raisons essentiellement liées à des inquiétudes sur des évolutions de la société. Le glissement à droite serait donc une réalité pour les questions de société, mais pas pour la politique sociale et économique.
</p><p>D’un point de vue syndical, les résultats régionaux des élections montrent, à titre indicatif, que les classes de revenus moyens et bas ont à nouveau davantage choisi les forces sociales (PS, Verts, entre autres) dans l’éventail politique. Dans le canton de Zurich, par exemple, celles-ci ont gagné des points dans (presque) toutes les villes et communes de l’agglomération. Dans beaucoup de «&nbsp;quartiers de travailleurs&nbsp;» des villes, mais aussi dans les grandes communes de l’agglomération où le niveau de revenu est moyen ou en dessous de la moyenne, l’UDC a plutôt perdu des parts de suffrage avec sa campagne xénophobe ou en a gagné moins que les forces sociales. 
</p><p>D’un point de vue syndical, il y a surtout deux sujets de large portée qui nous attendent pendant la prochaine législature, à savoir la poursuite des Accords bilatéraux – liée à une solution pour résoudre le problème de la protection des salaires et des emplois – et la prévoyance vieillesse. &nbsp;
</p><p>En ce qui concerne la prévoyance vieillesse, le Conseil des États a fait un pas important, attendu depuis longtemps, en renforçant l’AVS, en augmentant les rentes de 70 francs par mois. Cette décision a été bien reçue dans la population parce que les rentes AVS accusent un retard sur les salaires et les rentes des caisses de pension sont sous pression. C’est aussi pour cette raison que l’USS a lancé son initiative AVSplus qui prévoit une hausse des rentes de 10&nbsp;%. Le Conseil national qui vient d’être élu doit être conscient de ce contexte et prendre ses responsabilités. Sinon, le peuple devra corriger ce qu’il décidera.
</p><p>En ce qui concerne les Accords bilatéraux, il s’agit essentiellement de sécurité des emplois et des salaires. En tant que pays exportateur, la Suisse dépend des Bilatérales. Mais en même temps, il faut éliminer les abus liés à l’Accord sur la libre circulation des personnes que les employeurs commettent. Il faut en outre prendre des mesures pour une meilleure conciliation entre travail et famille.
</p><p>Il est particulièrement absurde que les milieux patronaux exigent que les député(e)s du nouveau Parlement agissent sur le sujet du travail. Par exemple en démantelant la protection des salarié(e)s. Comme si les salaires et les emplois ne s’étaient pas déjà suffisamment retrouvés sous pression à cause de la surévaluation du franc. De telles fantaisies ne sont pas susceptibles de réunir une majorité dans la population.
</p><p>La nouvelle législature promet d’être exigeante. D’une part à cause des dossiers qui nous attendent et, de l’autre, parce que le Conseil national n’est pas suffisamment représentatif sur les questions de politique sociale et des salarié(e)s. Dans ce contexte, le Conseil des États mais aussi le Conseil fédéral revêtent une importance particulière. Les syndicats sont prêts à imposer la volonté du peuple contre de mauvaises décisions. 
</p><p>22 octobre 2015&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; uss-infos</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2372</guid><pubDate>Thu, 15 Oct 2015 11:36:00 +0200</pubDate><title>Mais de quoi donc avez-vous peur ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/mais-de-quoi-donc-avez-vous-peur</link><description>Égalité des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>8,7&nbsp;%&nbsp;: telle était en 2012 la différence de salaire inexpliquée entre femmes et hommes. Une différence potentiellement discriminatoire, car justifiée par aucun facteur objectif comme la formation, la position professionnelle, etc. L’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié en août dernier son analyse des différences de salaire en fonction du sexe&nbsp;; cela, comme toujours, après l’Enquête suisse sur la structure des salaires.
</p><p>Mais cette année, tout est un peu différent. Alors qu’année après année, les chiffres publiés inquiétaient certes, mais n’étaient pas remis en question, cet automne, ils mettent certains milieux en effervescence. La droite, les employeurs, des représentant(e)s de l’économie, secondés avez zèle par les médias, NZZ en première ligne, s’appliquent par tous les moyens à faire planer le doute quant au sérieux du travail de l’OFS. Des experts autoproclamés en matière d’égalité salariale se permettent de qualifier de fumisterie l’analyse de l’OFS et vantent l’exactitude de leurs propres méthodes d’analyse, qui nient bien sûr l’existence de toute discrimination salariale. Désespérément, l’Union patronale suisse publie étude sur étude. La nervosité ambiante est palpable. 
</p><p>Indépendamment du fait que ces méthodes tant vantées manquent totalement de transparence et que leur indépendance scientifique est plus que douteuse, la question de ce dont la droite a tellement peur s’impose lorsque celle-ci évoque le spectre d’une «&nbsp;police des salaires&nbsp;». Qui connaît le projet de révision de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg) annoncé par le Conseil fédéral afin de combattre la discrimination salariale ne peut que rire de ce concept créé de toute pièce. Le projet de loi ne veut qu’instaurer des contrôles de la structure salariale de chaque entreprise effectués à intervalle régulier afin d’établir s’il y a discrimination ou non. Et l’on ne communiquerait que pour faire savoir si l’entreprise a réussi ou non le contrôle. Les détails resteraient secrets. Si même ce tout petit peu de transparence – qui progresse aussi en Europe –, &nbsp;c’est encore trop pour la droite, on peut en conclure qu’elle a quelque-chose à cacher. Les patrons veulent continuer à empêcher que l’on consulte les fiches de salaire. En même temps, ils prétendent que tout est en ordre chez eux. Or si c’était effectivement le cas, ils pourraient tranquillement voir venir le projet de révision de la LEg et faire attester publiquement qu’ils sont blancs comme neige… 
</p><p> Mais les employeurs préfèrent tirer à boulets rouges contre l’analyse, reconnue, de régression et en dénigrent les résultats. Il faut y voir un combat défensif dirigé contre une LEg plus efficace. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Afin de ne pas devoir avouer qu’il y a peut-être bien un problème avec les salaires qu’ils versent à leurs employées.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2371</guid><pubDate>Wed, 14 Oct 2015 15:45:00 +0200</pubDate><title>Combattre l’antisyndicalisme jusqu’à Strasbourg</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/combattre-l-antisyndicalisme-jusqu-a-strasbourg</link><description>Colloque juridique de l’USS sur le droit international et le droit du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et les normes de l’Organisation internationale du Travail (OIT), les syndicats et les salarié(e)s disposent d’instruments dont ils vont à l’avenir faire un usage plus fréquent. Lors du colloque juridique de l’USS du 13 novembre 2015, deux expertises à ce sujet seront présentées. De quoi accentuer la pression pour faire avancer une bonne fois le Conseil fédéral en matière de protection des travailleurs et travailleuses contre l’antisyndicalisme.</p><p>La CEDH et les normes de l’OIT sont très importantes pour les syndicats et les salarié(e)s de Suisse. Cela concerne tant les membres des commissions du personnel que les secrétaires syndicaux ou les avocat(e)s actifs dans le domaine du droit du travail, mais également l’exercice de la liberté syndicale dans l’entreprise même par les travailleurs et travailleuses. Ces bases juridiques offrent en effet la possibilité de s’organiser au sein d’une entreprise sans crainte de représailles, de mener des négociations conventionnelles (CCT) et de livrer des combats relevant du droit du travail. Lors de ce colloque du 13 novembre, les professeur(e)s Kurt Pärli et Christine Kaufmann présenteront deux nouvelles expertises à ce sujet. M. Kurt Pärli montrera comment appliquer la CEDH dans le droit suisse du travail et Mme Kaufmann expliquera comment les conventions de l’OIT garantissent la protection contre les licenciements antisyndicalistes.
</p><h3>Deux nouvelles expertises</h3><p>Grâce à ces deux expertises, on peut d’ores et déjà prédire qu’en cas de litiges relevant du droit du travail, la voie de la Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) de Strasbourg et les instances de protection juridique de l’OIT, à Genève, gagneront toujours plus en importance pour les syndicats et les spécialistes du droit du travail.
</p><p>La CrEDH est en effet très intéressantes pour les cas particuliers. Aux personnes concernées, dont les droits fondamentaux ne sont pas suffisamment protégés par le droit suisse, elle accorde en effet réparation morale ainsi que dommages et intérêts&nbsp;! De plus, tout arrêt prononcé par elle exerce une forte pression sur le législateur suisse. Ainsi, le Conseil fédéral peut toujours moins choisir de rester passif au chapitre de la protection contre les licenciements antisyndicaux. 
</p><h3>Comment procéder&nbsp;?</h3><p>Le colloque juridique de l’USS, qui s’adresse à un vaste public, ne transmettra pas uniquement des connaissances sur l’importance de la CrEDH et le droit de l’OIT pour la pratique quotidienne en Suisse. Il offrira également une vue d’ensemble de la manière de procéder lorsque l’on veut saisir la CrEDH et/ou les instances de l’OIT. 
</p><p> Lors de ce colloque, outre les deux personnalités déjà citées, la professeure Helen Keller, juge à la CrEDH, et l’avocat David Husmann, qui a lui-même gagné des recours devant cette cour (les cas d’amiante suisses), prendront la parole.
</p><p><a href="http://www.uss.ch/actuel/voelkerrecht/#c5059" class="external-link-new-window">Inscriptions et informations</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2370</guid><pubDate>Tue, 13 Oct 2015 17:19:00 +0200</pubDate><title>La commission du National ignore l’opposition des salarié-e-s et des cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-du-national-ignore-l-opposition-des-salarie-e-s-et-des-cantons</link><description>Commentaire de l&#039;USS au sujet de la loi sur les heures d’ouverture des magasins (LoMag)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une toute petite majorité de la Commission pour l'économie et les redevances (CER) du Conseil national fait preuve de peu de considération pour la protection des salarié-e-s et le fédéralisme. Cette majorité de droite en faveur d'heures d'ouverture plus longues pendant la semaine et le samedi accepte que les conditions de travail des vendeuses et des vendeurs se dégradent dans plus de la moitié des cantons. Les conditions de travail dans la vente sont à l'heure actuelle déjà mauvaises. Un employé sur deux n'est pas couvert par une convention collective de travail (CCT). Bas salaires, travail sur appel, journées de travail fragmentées sont le quotidien du personnel de vente. Si les magasins doivent rester ouverts plus longtemps dans le cadre voulu par le projet de loi, les journées de travail seront encore plus fragmentées. Ce qui signifie pour les personnes concernées qu'il sera encore plus difficile de concilier famille et travail.
</p><p> La majorité de la CER ignore en outre la forte opposition des cantons qui refusent ce projet, entre autres parce que treize des seize votations cantonales sur des extensions d'horaires ont échoué dans les urnes. C'est pour cette raison, que le Conseil des Etats n'est pas entré en matière lors de la dernière session. 
</p><p>Le Conseil national devra donc statuer dans sa nouvelle composition. L'Union syndicale suisse va s'engager pour dissuader les conseillers et conseillères nationaux d'entrer en confrontation avec les vendeuses et les vendeurs ainsi qu'avec les cantons. Si la volonté des salarié-e-s et des cantons devait ne pas être respectée, ce sera en fin de compte au peuple de décider.
</p><h5> RENSEIGNEMENTS:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Luca Cirigliano, secrétaire central USS en charge des conditions de travail, 076 335 61 97</span></li><li><span>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2369</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2015 13:45:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung zum Bundesbeschluss über die neue Finanzordnung 2021</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassung-zum-bundesbeschluss-ueber-die-neue-finanzordnung-2021</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2366</guid><pubDate>Sun, 11 Oct 2015 10:30:00 +0200</pubDate><title>La retraite à 67, 68, voire 69 ans ?!</title><link></link><description>Les partis de droite veulent massivement élever l’âge de la retraite.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2365</guid><pubDate>Fri, 09 Oct 2015 09:50:00 +0200</pubDate><title>Dossier 112 : 20 % des salarié(e)s sont syndiqués</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-112-20-des-salarie-e-s-sont-syndiques</link><description>Évolution des effectifs des syndicats en 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon les statistiques de l’USS, 741&nbsp;311 personnes étaient syndiquées en Suisse, fin 2014, soit 7&nbsp;100 de moins qu’une année auparavant. Les personnes syndiquées se répartissent comme suit dans les deux organisations faîtières existantes&nbsp;: 49&nbsp;% à l’USS et 20,5&nbsp;% chez Travail.Suisse. 30,5&nbsp;% sont affiliées auprès d’organisations qui n’appartiennent à aucune faîtière.</p><p>Les 741&nbsp;311 personnes qui étaient syndiquées en 2014 représentent 19,9&nbsp;% des personnes professionnellement actives à 50&nbsp;% ou plus. Le taux de syndicalisation de 2014 est en léger recul par rapport à celui de 2013 (20,2&nbsp;%).</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Medienkonferenzen/112f_EA_Effectifs-syndicaux_2014.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Dossier N° 112 : Évolution des effectifs des syndicats en 2014</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2359</guid><pubDate>Mon, 05 Oct 2015 16:04:00 +0200</pubDate><title>Les syndicats européens sortent avec hésitation de leur réduit national</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-syndicats-europeens-sortent-avec-hesitation-de-leur-reduit-national</link><description>Congrès de la Confédération européenne des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pas assez d’Europe, pas de réel mouvement: la Confédération européenne des syndicats n’a pu répondre à la politique d’austérité de l’UE de ces dernières années. Un programme d’action doit à nouveau accroître sa capacité d’action. </p><p>La rude politique d’austérité de l’UE a fait reculer de plusieurs années les acquis des salarié-e-s en Irlande ou dans le Sud de l’Europe. Le mouvement syndical européen a de ce point de vue traversé une de ses pires périodes. La Confédération européenne des syndicats (CES) s’est révélée impuissante et son lobbysme auprès de la Commission européenne dirigée par José Manuel Barroso n’a abouti à rien. Beaucoup de syndicats se sont repliés sur leur réduit national et ont essayé de limiter les dégâts. Il est évident qu’au sein de la Confédération européenne des syndicats, il y avait et il y a toujours pas assez d’Europe et pas de réel mouvement. 
</p><p>Cette situation ne peut perdurer, tous les participants au 13e Congrès de la CES qui a eu lieu du 29 septembre au 2 octobre à Paris étaient unanimes sur ce point. La CES devrait s’instituer en contre-pouvoir à la Commission européenne. Mais pour cela, il faudrait que des actions coordonnées sur le plan européen s’opposent au démantèlement des droits syndicaux et des conventions collectives et s’engagent en faveur d’investissements et d’emplois pour des millions de chômeurs et chômeuses. Mais sur la manière de procéder, la perplexité régnait. La délégation de l’USS s’est prononcée pour une politique des salaires minimums et a demandé à la CES de lancer une campagne contre la sous-enchère salariale et sociale. Par exemple, en soutenant l’initiative citoyenne contre le dumping salarial que la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) vient de lancer. 
</p><h3>Un nouveau vent syndical se lève</h3><p>L’élection d’une direction rajeunie, avec au poste de secrétaire général, l’Italien Luca Visentini et à la Présidence, Rudy de Leeuw de la CGT, le combattif syndicat belge, a contribué à l’ambiance de renouveau qui a surgi à la fin du Congrès parisien. Une discussion sur la manière d’accroître la capacité d’action de la CES a débuté à Paris. Et le programme d’action qui a été adopté devrait aider la CES à définir ses positions sur les futurs défis qu’elle aura à relever. Un vent d’espoir pour un nouveau mouvement syndical en Europe s’est levé à Paris. Un espoir de mouvement que l’USS et ses syndicats veulent porter. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2357</guid><pubDate>Mon, 05 Oct 2015 13:49:00 +0200</pubDate><title>La protection contre les licenciements n’est pas conforme au droit international</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-contre-les-licenciements-n-est-pas-conforme-au-droit-international</link><description>Une étude mandatée par la Confédération débouche sur des conclusions claires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">C’est désormais officiel : la protection contre les licenciements qu’offre le droit suisse ne remplit ni les exigences de l’OIT, ni celles de la CEDH. Une étude de l’Université de Neuchâtel confirme l’USS dans sa position. Il faut urgemment de meilleures lois!</p><p>Sous la pression de l‘USS et de ses fédérations, le Département fédéral de justice et police et le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) ont mandaté le Centre d’étude des relations de travail de l’Université de Neuchâtel pour réaliser une étude. Celle-ci devait analyser la protection contre les licenciements des salarié-e-s, plus particulièrement de leurs représentant-e-s et vérifier si le droit suisse était en conformité avec le droit international. L’étude est maintenant publique et livre un constat dévastateur&nbsp;: la protection contre le licenciement qu’offre le droit suisse ne remplit ni les prescriptions de l’Organisation internationale du travail (OIT), ni celles de la Convention européenne des droits humains (CEDH). Cette expertise conforte ainsi l’USS dans ses revendications&nbsp;: les lois suisses doivent être urgemment réformées&nbsp;!
</p><h3>Tout a commencé par la plainte de l’USS </h3><p>Il y a déjà quelques années, l’USS a déposé une plainte auprès de l‘OIT contre le manque de protection contre le licenciement pour les militant-e-s, les membres des commissions du personnel ainsi que des conseils de fondation. La plainte a été admise par l’OIT. Mais il ne s’est pas passé grand-chose quant à des améliorations légales concrètes. Toutes les propositions d’améliorations sont jusqu’à présent retournées dans les tiroirs sous la pression des employeurs et de la droite. &nbsp;
</p><p>Pour rappel&nbsp;: en Suisse, la liberté de licencier est quasiment illimitée. Les employeurs peuvent signifier leur congé à des employé-e-s à discrétion, également à ceux qui leur sont désagréables parce qu’ils s’engagent pour les droits de leurs collègues. Si les personnes licenciées portent plainte, les employeurs peuvent compter devoir payer au maximum 6 mois de salaire. La plupart des tribunaux se contentent même de seulement trois mois, un montant ridiculement bas. Aucune réintégration n’est prévue par le Code des obligations (CO), même si le tribunal a reconnu que le licenciement était abusif&nbsp;!
</p><p>Suite à la plainte de l’USS, l’OIT a relevé que cela n’était pas conforme aux conventions de droit international que la Suisse a ratifiées et auxquelles elle est soumise. Cette pratique contrevient surtout aux Conventions 87 et 98 de l’OIT sur la protection de la liberté syndicale. 
</p><h3>Il faut agir urgemment</h3><p>Les employeurs et le Conseil fédéral auraient-ils jusqu’à présent mis en doute le constat de l’OIT&nbsp;? L’étude neuchâteloise, mandatée par la Confédération sous la pression de l’USS et suite à la recommandation de l’OIT, n’arrive pas seulement à la même conclusion, elle va même encore plus loin sur le plan juridique&nbsp;: le CO, constate l’étude, de par son manque de protection contre les licenciements des représentant-e-s du personnel et des salarié-e-s qui s’engagent syndicalement ne contrevient pas qu’aux exigences légales de l’OIT, il viole aussi celles de la CEDH. Les auteurs de l’étude neuchâteloise, les professeurs en droit Jean-Philippe Dunand et Pascal Mahon ainsi que leurs co-auteurs, mettent en garde&nbsp;: si la Suisse ne modifie pas bientôt sa législation, elle sera tôt ou tard condamnée pour violation de son devoir de protection par la Cour de justice européenne. 
</p><p>Les mêmes auteurs livreront au plus tard à l’automne 2016 un rapport sur la deuxième partie de leur mandat d’étude&nbsp;: une étude spécifique sur la protection contre le licenciement abusif de travailleuses et travailleurs qui sont en grève. On peut là aussi facilement prévoir son résultat : le fait qu’en Suisse, il n’y a pas de protection spécifique ou suffisante pour les travailleuses et les travailleurs qui se saisissent de mesures de lutte légitimes, comme la grève, est notoirement connu. Parmi un grand nombre de cas, il est ici fait référence à l’exemple de la clinique privée «&nbsp;La Providence&nbsp;» appartenant au Groupe Genolier où les employé-e-s qui avaient fait grève pour de meilleures conditions de travail et de soin ont été licenciés avec effet immédiat – dans le pire des cas, Genolier ne risque pas plus que le paiement de quelques mois de salaire. &nbsp;
</p><h3>Les revendications de l’USS à l‘ordre du jour</h3><p>L’USS s’engage pour une amélioration de la protection contre les licenciements et a jusqu’ici toujours participé aux discussions de manière constructive. Malheureusement, les employeurs ont jusqu’à présent bloqué toute solution au problème, aidés en cela par le Conseil fédéral et la majorité de droite du Parlement. Tenu compte du résultat dévastateur de l’étude, le Conseil fédéral et le Parlement doivent enfin agir et adapter le CO au droit international. Et les employeurs doivent aussi enfin accepter une amélioration de la protection contre les licenciements dans le droit suisse. 
</p><p>L’USS exige donc que le Conseil fédéral élabore des propositions pour une meilleure protection des représentant-e-s syndicaux pour enfin mettre le droit suisse en conformité avec le droit international. Le droit à la réintégration de personnes abusivement licenciées doit notamment faire partie de ce projet. Car seule la réintégration représente une sanction efficace et dissuasive pour l’employeur qui foule aux pieds la démocratie et le partenariat social en procédant à des licenciements antisyndicaux. On ne rachète pas des violations de droits fondamentaux avec l’équivalent de quelques mois de salaire, somme dérisoire que la plupart des employeurs peuvent payer avec la caisse pour les frais de port. 
</p><p>Des solutions impliquant le droit à la réintégration existent déjà dans le droit du personnel de la Confédération et dans la loi sur l’égalité. L’USS exige que ces bons exemples tirés du droit suisse soient aussi introduits dans le CO. 
</p><h3>Colloque juridique de l’USS </h3><p>L’USS organise le 13 novembre à Berne un colloque juridique bilingue (français/allemand) sur les exigences du droit international dans le droit suisse, en matière de protection contre les licenciements abusifs plus particulièrement. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire par <a href="#" data-mailto-token="thpsav1qbypzaluahnbunGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">courriel</a>. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category><category>Suisse</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2362</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2015 17:11:00 +0200</pubDate><title> Finanzmarktinfrastrukturverordnung sowie Finanzmarktinfrastrukturverordnung FINMA, Stellungnahme</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finanzmarktinfrastrukturverordnung-sowie-finanzmarktinfrastrukturverordnung-finma-stellungnahme</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2361</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2015 16:54:00 +0200</pubDate><title>Audition sur l’ordonnance sur la formation continue (OFCo)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-l-ordonnance-sur-la-formation-continue-ofco</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2360</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2015 16:38:00 +0200</pubDate><title>Konsultation zum Entwurf des Berichts über die Luftfahrtpolitik des Bundesrates</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/konsultation-zum-entwurf-des-berichts-ueber-die-luftfahrtpolitik-des-bundesrates</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2358</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2015 16:14:00 +0200</pubDate><title>Assurance-accidents : une loi moderne et une SUVA qui n’a pas été affaiblie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assurance-accidents-une-loi-moderne-et-une-suva-qui-n-a-pas-ete-affaiblie</link><description>Succès des partenaires sociaux dans la révision de la LAA</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une loi moderne et une SUVA qui n’a pas été affaiblie. La collaboration des partenaires sociaux s’est avérée payante lors de la révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA).</p><p>Avec la votation finale de l’Assemblée fédérale lors de la session d’automne, la révision de la LAA est désormais sous toit. Les Chambres fédérales ont ainsi modernisé une loi qui datait des années 80&nbsp;; cela, sans affaiblir la SUVA par rapport aux assureurs privés et sans démanteler les prestations d’assurance. Ce résultat n’a été possible que grâce à une collaboration intense entre l’USS et des organisations patronales.
</p><p>La révision de la LAA présentée en son temps par le Conseil fédéral était très différente&nbsp;: sans que cela eût été financièrement nécessaire, elle aurait fait péricliter une assurance sociale qui fonctionne bien. Les assureurs privés auraient pu continuer à faire grossir leurs affaires et la&nbsp;SUVA se serait affaiblie. En outre, le recul des prestations aurait détérioré la situation des invalides par accident. La couverture d’assurance aussi aurait diminué. Mais grâce à une coalition des partenaires sociaux, il a été possible de faire rejeter ce projet et d’empêcher ainsi cette révision. 
</p><h3>La solution des partenaires sociaux</h3><p>Les organisations de salarié(e)s et celles des patrons représentées à la SUVA ont alors décidé d’élaborer ensemble un projet qui devait moderniser la LAA sans remettre en question les acquis de l’assurance-accidents ni le mode de fonctionnement de la SUVA. Les négociations se sont étalées sur plusieurs années. Lorsque l’Association suisse d’assurances, soit les assureurs privés, se rallia au projet négocié par les partenaires sociaux s’ouvrit alors la voie à un traitement non conflictuel par le Parlement de cette nouvelle révision.
</p><p>Du point de vue des travailleurs et travailleuses, cette voie s’est avéré payante. L’assurance-accidents a pu être stabilisée et, alors que dans de nombreuses assurances sociales comme l’AI ou la prévoyance professionnelle, on observait ou observe encore des signes avant-coureurs de démantèlement, on est parvenu à éviter un tel sort à l’assurance-accidents
</p><p>L’assurance-accidents reste donc une assurance sociale qui fonctionne bien et dont les finances sont solides. Et elle profite de la structure de la SUVA&nbsp;: les branches qui comportent des risques d’accident élevés y sont obligatoirement assurées. À travers leurs partenaires sociaux, elles constituent l’organisme responsable de la SUVA, un modèle de réussite. Cela s’explique aussi par le fait que la SUVA ne prend pas uniquement en charge la couverture des risques, mais s’occupe aussi de prévention et pourvoit à la réhabilitation et à la réintégration des personnes victimes d’accidents. 
</p><h3>La SUVA&nbsp;: un avenir garanti</h3><p>Avec la nouvelle LAA, l’avenir de l’assurance-accidents, une assurance sociale fiable, et celui de la SUVA, une institution centrale du partenariat social suisse, sont garantis. La révision clarifie en outre quelques points litigieux qui sont aussi importants pour les assuré(e)s&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Un travailleur ou une travailleuse est assuré à partir du jour où commencent ses rapports de travail (donc même si le premier jour du mois tombe un dimanche).</span></li><li><span>L’assurance prend fin le 31e jour après la cessation des rapports de travail.</span></li><li><span>Après la cessation des rapports de travail, il est possible de conclure une prolongation de l’assurance par convention pour une durée désormais de à six mois.</span></li><li><span>La loi énumère désormais toutes les lésions corporelles assimilées à un accident.</span></li><li><span>Les mesures de prévention des accidents sont aussi étendues aux frontalières et frontaliers ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses détachés. Les entreprises étrangères doivent désormais aussi payer des primes pour la prévention, même si elles échappent à l’obligation d’assurance.</span></li></ul><p>On est arrivé à empêcher des détériorations radicales concernant les rentes des invalides par accident à la retraite. Les rentes des assuré(e)s qui sont victimes d’un accident jusqu’à 20 ans avant leur retraite et deviennent invalides seront réduites, mais, avec leurs rentes de vieillesse de l’AVS et celles de leur 2e pilier, ces personnes continueront à quand même bénéficier d’un bon niveau de prestations pendant leur retraite.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Lorsque l’invalide par accident qui avait plus de 45 ans quand ce dernier est survenu atteint l’âge de la retraite, sa rente LAA sera réduite, à partir de 45 ans, de 2&nbsp;% pour chaque année (exemple&nbsp;: 55 ans d’âge l’année de l’accident = réduction de 20&nbsp;% de la rente LAA à partir de 65 ans). Pour un degré d’invalidité inférieur à 40&nbsp;%, la réduction est de 1&nbsp;%. Grâce à des délais transitoires plus longs, seules les personnes victimes d’un accident après l’entrée en vigueur de la loi seront a priori concernées.</span></li></ul><p>L’extension de l’assurance obligatoire auprès de la SUVA souhaitée par les syndicats n’a pas été obtenue. Toujours est-il que la position de la SUVA n’a pas été affaiblie. En raison des nouvelles règles de gouvernance d’entreprise, celle-ci dispose désormais d’un profil clair et voit son autonomie renforcée. 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>L’ancien conseil d’administration devient le «&nbsp;Conseil de la SUVA&nbsp;». Sa composition reste inchangée, soit 40 membres, dont 16 représentant(e)s des travailleurs et travailleuses, 16 représentant(e)s des employeurs et employeuses et 8 représentant(e)s de la Confédération.</span></li><li><span>Un mécanisme de médiation a été mis en place pour clarifier les questions de délimitation concernant l’assujettissement à l’assurance auprès de la SUVA.</span></li><li><span>Les activités accessoires de la SUVA, comme par exemple la gestion de cliniques de réadaptation, sont inscrites dans la loi.</span></li></ul><p>L’assurance-accident a reçu une base légale plus moderne. La voie du partenariat social a profité à toutes les parties.
</p><h3>Encore beaucoup de pain sur la planche</h3><p> Cette issue positive, qui fait suite à un faux départ, ne doit cependant pas masquer les défis que l’assurance-accidents doit relever. Les accidents restent à l’origine de grandes souffrances humaines pour les personnes touchées et leurs proches. Uniquement en 2013, 272 personnes sont décédées sur leur lieu de travail ou suite à une maladie professionnelle. Et les accidents ne surviennent pas par hasard. Dans le monde du travail, ils sont par trop souvent la conséquence de la pression au profit, du manque de temps et de l’absence d’estime pour le personnel. La prévention des accidents et maladies professionnels doit être intensifiée. Ici, il s’agira également d’engager des mesures efficaces contre les maladies liées au stress, afin que le travail ne soit pas un risque pour la santé.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2354</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2015 09:49:00 +0200</pubDate><title>Anhörung Änderung StromVV: Anpassung Berechnungsmodell kalkulatorischer Zinssatz gem. Art. 13 Abs. 3 Bst. B (WACC)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/anhoerung-aenderung-stromvv-anpassung-berechnungsmodell-kalkulatorischer-zinssatz-gem-art-13-abs-3-bst-b-wacc</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2353</guid><pubDate>Mon, 28 Sep 2015 16:37:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort Bundesgesetz über die Anstalt zur Verwaltung der Ausgleichsfonds von AHV, IV und EO (Ausgleichsfondsgesetz)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassungsantwort-bundesgesetz-ueber-die-anstalt-zur-verwaltung-der-ausgleichsfonds-von-ahv-iv-und-eo-ausgleichsfondsgesetz</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2352</guid><pubDate>Mon, 28 Sep 2015 09:53:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort Bundesgesetz über die Besteuerung land- und  forstwirtschaftlicher Grundstücke (Umsetzung Motion 12.3172, Müller Leo)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-bundesgesetz-ueber-die-besteuerung-land-und-forstwirtschaftlicher-grundstuecke-umsetzung-motion-12-3172-mueller-leo</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2350</guid><pubDate>Fri, 25 Sep 2015 13:10:00 +0200</pubDate><title>Heures d’ouverture des magasins : le Conseil des Etats a enfin compris</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/heures-d-ouverture-des-magasins-le-conseil-des-etats-a-enfin-compris</link><description>Les demandes des syndicats et des cantons prises en compte</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de ce que le Conseil des États ait décidé de ne pas entrer en matière sur une prolongation des heures d’ouverture des magasins. On a ainsi enfin tenu compte de l’opposition résolue des travailleurs et travailleuses ainsi que des cantons.</p><p>La décision prise par la petite Chambre est judicieuse à trois égards. Premièrement, la loi sur les heures d’ouverture des magasins aurait dégradé les conditions de travail des vendeurs et vendeuses des cantons touchés&nbsp;; cela, dans une branche à bas salaires où ces conditions sont déjà de toute façon très souvent difficiles (horaires irréguliers, travail sur appel). En outre, le commerce de détail ne connaît pas de convention collective de travail, car l’association patronale SwissRetail refuse à ce jour d’en négocier une. Des études montrent qu’une telle précarisation nuit à la santé des gens et constitue une entrave à la vie de famille. Il serait absurde d’accepter, à cause du «&nbsp;fanatisme quasi religieux&nbsp;» (Luc Recordon, Verts) des turbo-libéralisateurs, des reculs en matière de santé publique.
</p><p>Deuxièmement, les cantons se sont clairement prononcés contre une loi fédérale sur les heures d’ouverture des magasins. Avec elle, plus de la moitié d’entre eux auraient en effet été contraints de prolonger leurs heures d’ouverture. Que la «&nbsp;la population zurichoise doive décider des horaires d’ouverture de la boulangerie de mon village&nbsp;» (Christian Levrat, socialiste) est contraire au principe de la subsidiarité, selon lequel il faut fixer des normes à l’échelon le plus bas possible. Ce n’est pas en vain que le président de l’USS, Paul Rechsteiner (socialiste) a rappelé à ses collègues du Conseil des États le vieux principe libéral suivant&nbsp;: «&nbsp;Si une loi fédérale n’est pas nécessaire, ne la faisons pas.&nbsp;» 
</p><p>Troisièmement, il aurait été dommageable, pour des raisons démocratiques, de contraindre la majorité des cantons à prolonger leurs heures d’ouverture. En effet, les dispositions en vigueur ont été décidées, dans de nombreux cantons, par les citoyen(ne)s qui ont explicitement rejeté toute prolongation. En conséquence, Paul Rechsteiner a demandé à son collègue conseiller aux États Filippo Lombardi (PDC), à l’origine du projet de loi, de demander à la population tessinoise si elle veut adopter une réglementation allant dans le sens de ce que propose maintenant la loi sur les heures d’ouverture des commerces soumise au Parlement. 
</p><p>Grâce à la voix prépondérante de son président, le Conseil des États a décidé de ne pas entrer en matière sur ce projet de loi. Reste à espérer que cette nouvelle ligne raisonnable s’impose également au Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2348</guid><pubDate>Wed, 23 Sep 2015 18:01:00 +0200</pubDate><title>La dimension sociale revêt une grande importance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-dimension-sociale-revet-une-grande-importance</link><description>L’Agenda 2030 pour le développement durable: 

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Du 25 au 27 septembre, les dirigeants mondiaux se retrouvent à l’Assemblée générale de l’ONU à New York pour adopter officiellement le «&nbsp;Programme pour un développement durable à l’horizon 2030&nbsp;» (l’Agenda 2030). Le nouvel agenda accorde une place centrale à la dimension sociale. </p><p>&nbsp;Le nouveau programme, auquel la société civile à largement participé, doit remplacer le programme de lutte contre la pauvreté connu sous le nom des «&nbsp;Objectifs du millénaire 2001-2015&nbsp;». Le programme qui s’achève peut afficher quelques importants succès partiels, il a énormément contribué à diminuer de moitié la pauvreté extrême, à lutter contre les maladies et à améliorer l’accès à l’éducation.
</p><p>Cet agenda n’engage pas seulement les pays en développement et émergents à mettre en œuvre les 17 nouveaux objectifs fixés. Les pays donateurs doivent également assumer leurs responsabilités. La Suisse devra elle aussi évaluer sa politique à l’aune de ces objectifs. Et cela vaut pour la politique intérieure. Si l’on respecte le nouveau programme, on ne laisse par exemple pas la transition énergétique partir à vau-l’eau.&nbsp; 
</p><h3>Le travail décent est inscrit </h3><p>Pour la première fois, la communauté internationale associe la lutte contre la pauvreté à la durabilité. La préservation de la planète revêt une grande importance. Et pour la première fois aussi, la dimension sociale occupe la place qui lui revient. Grâce à l’intense travail de lobbying du mouvement syndical international et de l’Organisation internationale du travail, les objectifs centraux de l’«&nbsp;Agenda pour un travail décent&nbsp;» de l’OIT ont pu être intégrés. A cet égard, il ne s’agit pas seulement de plein emploi et d’un travail décent pour tous et toutes, mais aussi de l’emploi des jeunes, des droits égaux pour les femmes et les hommes, du comportement face à la migration, de la lutte contre le travail des enfants et le travail forcé (cela concerne 169 millions de personnes) ainsi que la revendication pour un «&nbsp;socle de protection sociale&nbsp;» qu’il est particulièrement urgent d’instaurer dans les pays émergents. On peut particulièrement se réjouir que l’influente délégation de négociation suisse ait activement contribué à revaloriser la dimension sociale. Car ce n’était pas évident&nbsp;: le premier message du Conseil fédéral sur la coopération au développement et l’aide humanitaire internationales 2013-2015 omettait encore cette dimension. 
</p><p>Le nouvel Agenda 2030 fixe le cadre de l’aide au développement des différents pays. L’expérience faite avec les Objectifs du millénaire montre qu’une telle approche peut s’avérer efficace. Mais le manque de caractère contraignant d’un tel accord international laisse trop de marge de manœuvre aux pays récalcitrants et aux dictatures de ce monde. Le programme prévoit, certes, des instruments pour évaluer la réalisation des objectifs ainsi que leur implémentation, mais pas d’évaluation mutuelle, ni de mécanisme de contrôle externe. 
</p><h3>Le financement est un énorme défi </h3><p>&nbsp;</p><p>En plus de l’aide au développement officielle, pour pouvoir financer cet agenda, il s’agit désormais aussi de mobiliser plus fortement les ressources nationales, de faciliter les transferts d’argent (devises) des migrant-e-s et de rapatrier l'argent détourné. Concernant la coopération fiscale internationale et les restructurations de dettes, les décisions sont restées en-deçà des attentes des pays en développement. La plus grande implication de l'économie privée - avant tout sous forme de partenariats privés-publics - est considérée très positivement dans les cercles gouvernementaux. 
</p><p>Les syndicats et les ONG sont nettement plus critiques. Ils craignent d'une part que la pression n’augmente encore sur l'aide officielle au développement dans le cadre des programmes d'austérité des pays donateurs, et que la recherche du profit ne mène à des abus dans la coopération au développement. Il est particulièrement décevant que les nouveaux instruments fiscaux, comme la taxe sur les transactions financières, dont on discute beaucoup, n’aient pas pu être intégrés. 
</p><p>Ce changement de paradigmes en direction d’un développement durable pourrait toutefois échouer, avant tout à cause de l’insuffisance du financement. L'engagement de la société civile et des syndicats sera d’autant plus important pour que l’«&nbsp;Agenda 2030&nbsp;» atteigne vraiment ses objectifs.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2347</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2015 13:19:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil national ne s&#039;est pas défilé: il veut adapter les maxima reconnus pour le loyer dans les PC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-conseil-national-ne-sest-pas-defile-il-veut-adapter-les-maxima-reconnus-pour-le-loyer-dans-les-pc</link><description>Succès de l&#039;action de l&#039;«Alliance pour des prestations complémentaires décentes»</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, juste avant le débat concerné, l'«Alliance pour des prestations complémentaires décentes» a appelé les conseillers nationaux à enfin relever les montants maximaux pris en compte dans le calcul des prestations complémentaires (PC) au titre du loyer. Cette courte action qui a eu lieu devant le Parlement a été un franc succès.</p><p>En effet, le Conseil national a peu après décidé d'entrer en matière sur la proposition du Conseil fédéral de relever les montants maximaux pris en compte dans le calcul des PC au titre du loyer. La chambre du peuple a ainsi refusé de suivre les recommandations de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS). Une courte majorité avait proposé de renvoyer aux calendes grecques cette adaptation qui n'a que trop tardé.</p><p>Il faut savoir que les maxima n'ont plus été adaptés depuis 2001, alors que les loyers ont augmenté en moyenne de 21 % pendant la même période ; cette politique de l'atermoiement contraint les personnes concernées à économiser sur leurs frais de nourriture et leurs autres dépenses personnelles. C'est inacceptable. Le Conseil national s'en est rendu compte il y a 4 ans et a demandé au Conseil fédéral (CF) de corriger cette situation. Le CF a élaboré un projet pour relever ces montants de manière différenciée&nbsp;selon les régions.</p><p>Une «Alliance pour des prestations complémentaires décentes» s'est donc constituée face à cette politique inacceptable et insensible. Elle regroupe des organisations de retraité-e-s, de personnes handicapées, l'association des locataires et des syndicats. Ce matin, elle a mené une action sur la place Fédérale sous le slogan «Pour vivre dans la dignité - Pour des prestations complémentaires décentes» juste avant les débats portant sur ce projet. L'alliance a appelé les conseillers nationaux à ne pas suivre les recommandations de la commission. Il serait intolérable que les personnes concernées doivent encore plus longtemps se serrer la ceinture. La chambre du peuple doit accepter la proposition du Conseil fédéral dans son intégralité et ainsi assurer aux membres les plus faibles de notre société une aide très concrète et vitale.</p><p>L'«Alliance pour des prestations complémentaires décentes» continuera à s'engager à l'avenir. Elle combattra avec détermination tout démantèlement dans les prestations complémentaires.</p><h3>L'«Alliance pour des prestations complémentaires décentes» rassemble :</h3><ul><li>Agile - Les organisations de personnes avec handicap</li><li>l'Association de défense et de détente de tous les retraité(e)s et des futur(e)s retraité(e)s (AVIVO)</li><li>Femmes protestantes en Suisse (FPS)</li><li>Grossmütter Revolution</li><li>l'Association suisse des locataires (ASLOCA)</li><li>l'Union syndicale suisse (USS)</li><li>Travail.Suisse</li><li>la Fédération des associations des retraités et de l'entraide en Suisse (FARES)</li></ul><h5>Autres informations :&nbsp;</h5><ul><li>Vous trouverez des photos haute définition sur <a href="https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/albums/72157658955549105" class="external-link-new-window">le compte Flickr de l'USS</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/0/5/csm_Zahlungsfristen_Kalender_Geld_Rechner_ist-doucefleur-899321150_be97c09046.webp" length="96234" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-2346</guid><pubDate>Mon, 21 Sep 2015 15:40:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur Änderung des Zinsbesteuerungsabkommens zwischen der Schweiz und der EU</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-aenderung-des-zinsbesteuerungsabkommens-zwischen-der-schweiz-und-der-eu</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2345</guid><pubDate>Mon, 21 Sep 2015 13:06:00 +0200</pubDate><title>Reconnaissance: oui! Austérité: non!</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/reconnaissance-oui-austerite-non</link><description>Le personnel de la Confédération proteste </description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text lead"><span lang="FR-CH">Un très important programme d’austérité menace le personnel de la Confédération. Ce dernier proteste par une première action. </span></p><p class="Default"><span lang="FR-CH">&nbsp;</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Gel des salaires en 2016, ralentissement de la progression des salaires pouvant aller jusqu’à deux points de pourcentage, réduction permanente des dépenses en personnel de 165 millions de francs, suppression de la participation patronale aux rentes transitoires (rentes-ponts), suppression de la prime de fidélité, réduction des effectifs dès 2017 et enfin, mise en place d’un nouveau système salarial qui ne contiendra plus aucune progression réglementée des salaires&nbsp;: ce que la Conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a concocté pour le personnel de la Confédération, contre sa volonté et malgré les protestations des syndicats et des organisations de salarié-e-s, est très difficile à digérer. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Une large alliance s’est formée contre ce projet. Celle-ci a tout d’abord lancé une pétition en signe de protestation. SwissPersona et transfair participent également à cette alliance, en plus de la Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC) – dont font partie l’Association du personnel de la Confédération (APC), le syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontières (Garanto), le Syndicat des services publics (SSP) et l’Association du Personnel des employés de l’Office fédéral de la police (APfedpol). </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">La pétition demande au Conseil fédéral de retirer son programme d’austérité, de revenir à une politique du personnel responsable, d’être un partenaire social fiable et de s’engager pour suffisamment de ressources en personnel. Le personnel de la Confédération ne demande pas seulement le maintien des emplois et la stabilité des conditions de travail, mais aussi de la reconnaissance pour son travail&nbsp;: le Conseil fédéral doit enfin apporter une réponse claire et déterminée aux diffamations qu’il subit de la part de quelques parlementaires et médias. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Les employé-e-s de la Confédération méritent de la reconnaissance pour le travail qu’ils fournissent chaque jour au service de la population et de l’économie. Les tâches que l’administration doit assumer sont complexes et le resteront. L’économie, mais aussi les cantons et les communes dépendent à de nombreux égards de la capacité de l’administration à relever les défis internes et externes qui lui sont posés.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">La récolte des signatures pour la pétition court jusqu’au 30 octobre. Les signatures seront remises au Conseil fédéral lors d’une action de protestation qui aura lieu le 4 novembre à midi près du Palais fédéral. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH"></span></p><h5><span lang="FR-CH">Pour de plus amples informations:</span></h5><ul><li>Les sites de la pétition en <a href="http://www.respect-personnel-confederation.ch/" class="external-link-new-window">français</a>, <a href="http://www.respekt-bundespersonal.ch/" class="external-link-new-window">allemand </a>et <a href="http://www.rispetto-personale-confederazione.ch/" class="external-link-new-window">italien</a>.&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2344</guid><pubDate>Mon, 21 Sep 2015 09:49:00 +0200</pubDate><title>Pour une politique d’asile humaine </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-une-politique-d-asile-humaine</link><description>Appel de la Commission des migrations de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une catastrophe humanitaire se joue actuellement aux frontières de l’Europe, comme en son sein. La Suisse ne peut pas détourner les yeux. Elle doit prendre sa part de responsabilité. L’USS et plus particulièrement sa Commission des migrations demandent une politique d’asile solidaire et humaine. </p><p>Des réfugié-e-s qui s’échouent sur des fils barbelés, des policiers en tenue de combat qui frappent des enfants, des gens qui nagent contre la mort. Pour survivre, des personnes ont dû quitter des situations dramatiques, des camps misérables où ils n’ont aucune perspective, elles sont parties pour un continent qu’ils associaient à l’espoir, alors que sur ce continent, la majorité de la classe politique réagit en construisant des barrières. 
</p><p>Le Suisse ne peut pas fermer les yeux sur la tragédie humanitaire qui se passe à nos frontières. La Commission des migrations estime qu’elle doit apporter sa contribution pour limiter la misère actuelle. Et non seulement en raison de sa longue tradition humanitaire: la Croix-Rouge, les Conventions de Genève et l’accueil de réfugié-e-s pendant des siècles. Mais aussi parce qu’il s’agit de solidarité et de dignité humaine, ainsi que pour répondre aux aspirations de sa population, qui, ces dernières semaines, n’a eu de cesse d’exiger des mesures rapides et efficaces en faveur des réfugié-e-s de la part de ses représentants. Genève, Lausanne, et bientôt toute la Suisse sort dans la rue pour faire montre de solidarité avec ces femmes, ces hommes et ces enfants qui ont dû tout quitter à cause de la guerre et de la misère. Une telle mobilisation populaire impose une réponse à la hauteur de l’esprit et du rôle que la Suisse souhaite jouer dans la Communauté internationale.
</p><h3>La Suisse doit remplir ses obligations</h3><p>Et qui, sinon la Suisse serait en mesure d’adopter une politique d’asile généreuse&nbsp;? Mais aussi une politique facilitant l’intégration de ces nouveaux arrivants sur le marché du travail dans des conditions dignes&nbsp;? Pendant la guerre du Kosovo, la Suisse avait accueilli 53&nbsp;000 réfugié-e-s. Aujourd’hui, elle peut aussi accueillir un nombre comparable de personnes cherchant l’asile. C’est dans ce sens que la Commission des migrations a écrit à tous les membres du Parlement fédéral. Elle lance un appel à nos représentant-e-s sous la Coupole pour qu’ils veillent à adopter une politique d’asile humaine et juste. Elle demande notamment que la Suisse respecte «&nbsp;ses obligations internationales envers l’ensemble des personnes en quête de protection et qu’elle ne renvoie aucune personne au péril de son existence&nbsp;». 
</p><h3>L’USS soutient la manifestation</h3><p>Alors que la Méditerranée est en train de devenir un immense cimetière anonyme, les populistes d’ici se déchaînent sans retenue, propageant un discours haineux et raciste sur le « chaos de l’asile », devenu thème principal de l’été préélectoral en Suisse. L’USS s’oppose clairement à ce discours et s’engage pour une politique d’asile humaine. En accord avec l’Alliance pour une Suisse solidaire, l’USS demande:</p><ul><li><b>Stop aux renvois de réfugié-e-s</b> dans le pays de premier accueil</li><li><b>Aide financière, soutien logistique et médi</b><b><b>cal </b>aux pays</b> situés aux frontières de l’Europe, aux pays de transit ou voisins de conflits, dans lesquels séjournent de nombreux réfugiés, sans coupes budgétaires dans l’aide au développement</li><li><b>Accueil généreux</b> pour les personnes à protéger, participation à un système de quotas européen</li><li><b>Voies d’accès sûres et légales vers l’Europ</b>e, entre autres avec la réinstauration de la procédure d’asile en ambassade</li></ul><p>L’USS a donc décidé de participer à la chaîne humaine et à la manifestation pour une politique d’asile humaine. Cette action est organisée par l’Alliance pour une Suisse ouverte et solidaire. Elle aura lieu&nbsp;: 
</p><h3>Le samedi 26 septembre, 17 h, Schützenmatte, Berne</h3><p>L’USS appelle ses membres à participer à cette manifestation.
</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Kongress2018/Kongress2018_Podium.jpg">Tract de la manifestation</a> à télécharger</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2342</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2015 14:57:00 +0200</pubDate><title>Problèmes refoulés et solutions refusées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/problemes-refoules-et-solutions-refusees</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les abus en matière de libre circulation des personnes
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport que le Conseil fédéral vient de publier sur la lutte contre les abus en matière de libre circulation des personnes cache plus de choses qu’il n’en montre. Les contrôles des salaires réalisés dans le cadre des mesures d’accompagnement ont révélé l’existence de nombreuses infractions. Mais la Confédération et les cantons n’édictent quand même qu’exceptionnellement des salaires minimums comme la loi le prévoit dans ce cas dans la loi afin de pouvoir infliger des amendes aux entreprises fautives qui pratiquent la sous-enchère salariale. En outre, il existe des cas non enregistrés – par exemple des entreprises qui donnent de fausses informations lors des contrôles et disparaissent ensuite dans la nature ou ne versent pas à leurs employé(e)s les salaires annoncés. 
</p><p>Les syndicats ont fait de nombreuses propositions pour résoudre ces problèmes, mais elles sont souvent restées lettre morte. Lorsqu’il y a sous-enchère salariale, la Confédération et les cantons doivent édicter des salaires minimums efficaces si les employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail (CCT), comme c’est par exemple le cas dans l’horticulture, les transports routiers ou l’informatique. Concernant les marchés publics, les entreprises n’obtiennent des mandats que si elles versent des salaires corrects. En cas de soupçon clair d’infraction, les contrôleurs doivent ordonner la suspension des travaux. Il est aussi plus que temps que les amendes soient ici augmentées à 30&nbsp;000 francs. On ne comprend pas pourquoi la commission du Conseil national qui s’occupe de ces questions n’a pas, sous la présidence de Ruedi Noser, traité sans délai ce problème. 
</p><p>L’évolution dans les cantons de Genève et de Bâle-Campagne est positive. Dans ces cantons, les parlements ont décidé à de larges majorités des améliorations de la protection des salaires. L’évolution dans certaines parties de la Suisse alémanique est par contre négative. Ici, aucun salaire minimum n’a été édicté ni aucune suspension des travaux ordonnée. La Confédération veut même détériorer de vastes pans de la protection des salaires, par exemple en n’obligeant plus les entreprises à verser les salaires usuels (principe du lieu de provenance) pour les commandes de la Confédération.
</p><p> En Suisse, on doit verser des salaires suisses. C’est à cette aune que sont jugées les mesures d’accompagnement. En dépit de nombreux progrès concernant le nombre des contrôles et les amendes, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2340</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2015 13:12:00 +0200</pubDate><title>« C’est un pas de géant que le Conseil des États vient de faire avec l’AVS »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/c-est-un-pas-de-geant-que-le-conseil-des-etats-vient-de-faire-avec-l-avs</link><description>Décisions du Conseil des États concernant « Prévoyance vieillesse 2020 », interview de Paul Rechsteiner, président de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Le Conseil des États veut augmenter les rentes de l’AVS, mais maintient le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion dans le 2e pilier. La hausse des rentes AVS est-elle suffisante pour que les syndicats avalent ces énormes couleuvres&nbsp;?</b></p><p><b>Paul Rechsteiner&nbsp;:</b> Les syndicats sont opposés au relèvement de l’âge de la retraite des femmes ainsi qu’à la baisse du taux de conversion. Malgré mon opposition et celles de quelques autres, le Conseil des États a maintenu ces points. Les syndicats ne dresseront toutefois leur bilan qu’à la fin des délibérations parlementaires pour trancher sur la question d’un référendum. En tant que conseiller aux États qui a fortement influencé ce projet, j’ai déjà dû prendre position. En fin de compte, ce qui a été déterminant pour moi, c’est que nous avons pu empêcher tous les reculs qu’auraient subis les rentiers et rentières actuels et compenser judicieusement ceux qui toucheront les générations futures. 
</p><p><b>Le compromis est donc acceptable&nbsp;?</b></p><p>Les propositions du Conseil fédéral auraient affaibli l’AVS. Celui-ci voulait remettre en question la compensation du renchérissement et libérer partiellement la Confédération du financement de l’AVS. Tous ces points négatifs ont été éliminés. Les actuels retraité(e)s se retrouvent comme si nous avions gagné un référendum. Parallèlement, le financement de l’AVS sera garanti jusqu’en 2030. Un autre point positif est que la baisse du taux de conversion sera largement compensée dans le 2e pilier, entièrement pour les personnes actuellement âgés de 47 ans et partiellement pour les plus jeunes. De plus, pour la première fois depuis 20 ans, les rentes de l’AVS seront améliorées. 840 francs de plus par année pour les personnes vivant seules et plus de 2&nbsp;700 pour les couples. C’est vraiment un bon aboutissement. Négatifs, les signes avant-coureurs du projet sont désormais positifs. C’est pour cela que j’ai soutenu ce résultat.
</p><p><b>Le Conseil des États ne veut relever que les rentes des nouveaux retraité(e)s. Les actuels retraité(e)s n’ont-ils pas, eux aussi, besoin d’une hausse de leurs rentes&nbsp;?</b></p><p>Notre initiative AVSplus demande une hausse des rentes aussi pour les actuels retraité(e)s. Après 20 ans, une amélioration serait en effet à nouveau nécessaire. Mais le Conseil des États ne l’a pas voulu. Toujours est-il que, à part en ce qui concerne l’âge de la retraite des femmes, il a renoncé à tous les autres points négatifs concernant les actuels retraité(e)s. Qui veut que les rentes de tout le monde soient améliorées doit s’engager pour l’initiative populaire. Elle a déjà eu beaucoup plus d’effets que toutes les autres initiatives. Elle a brisé le tabou selon lequel l’AVS ne saurait aucunement être améliorée. Que le Conseil des États table à nouveau sur l’AVS est un pas de géant. Si le projet restait en l’état, ce serait là un premier succès d’AVSplus.
</p><p><b>Le PRL et l’UDC veulent toutefois faire échouer la solution du Conseil des États et combattre la hausse des rentes AVS. Selon eux, ces hausses seraient «&nbsp;totalement à côté de la plaque&nbsp;», «&nbsp;inacceptables&nbsp;», voire «&nbsp;paradoxales&nbsp;» à cause de l’évolution démographique. Que réponds-tu à ces critiques&nbsp;?</b></p><p>Les milieux qui argumentent de la sorte sont restés à l’ère Couchepin&nbsp;: ils veulent détériorer les rentes. Je leur recommande de suivre un cours de base sur le fonctionnement de l’AVS. Ils n’en ont en effet pas compris quelques aspects élémentaires de son financement. Or, l’AVS possède le meilleur mode de financement possible de tous les systèmes de prévoyance vieillesse, un mode de financement qui permet de financer les coûts induits par l’augmentation de l’espérance de vie et du nombre des retraité(e)s. Le principe est simple. Tout le monde doit verser des cotisations sur la totalité de son salaire, mais la rente de la personne qui paie des cotisations sur un revenu d’un million de francs ne sera pas supérieure à celle de la personne qui a un revenu moyen. L’évolution économique et, de ce fait, la hausse des salaires profitent entièrement à l’AVS. C’est cela qui est déterminant pour son financement, pas le nombre de personnes actives par retraité(e), un rapport qui a effectivement diminué depuis la création de l’AVS. Sans ce mode de financement génial, il n’aurait pas été possible de ne jamais relever les cotisations salariales destinées à l’AVS, alors que le nombre des bénéficiaires de l’AVS est passé de 900&nbsp;000 à 2,1 millions, c’est-à-dire doublait presque depuis 1975. Seul un petit pour-cent de TVA a été ajouté.
</p><p><b>Les rentes des jeunes ne sont donc pas menacées, comme ne cessent de nous l’expliquer de soi-disant experts&nbsp;?</b></p><p> Non. Il est précisément dans l’intérêt des jeunes que l’AVS soit renforcée. En effet, s’il n’y avait pas d’AVS, ils devraient, premièrement, à nouveau s’occuper directement de leurs parents, ce qui créerait des liens de dépendance mutuelle difficiles entre jeunes et moins jeunes. Deuxièmement – et c’est encore plus important –, si l’AVS n’existait pas, les jeunes devraient se constituer leur prévoyance vieillesse au plan privé, ce qui serait beaucoup plus cher. L’AVS est la forme de prévoyance vieillesse la plus avantageuse. Pour les gens à bas et moyens revenus, le rapport prix/prestations est imbattable.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2336</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2015 14:36:00 +0200</pubDate><title>Le compromis des partenaires sociaux s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-compromis-des-partenaires-sociaux-s-impose</link><description>Loi sur l’assurance-accidents : dernières divergences éliminées</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les deux Chambres fédérales ont désormais éliminé leurs dernières divergences concernant la révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA). Cette révision, qui n’allait pas de soi suite à l’échec en 2008 d’une première mouture, illustre aussi la volonté des partenaires sociaux à agir sur cette question. Ci-après, dans une version légèrement abrégée, une intervention à ce sujet de Paul Rechsteiner, le président de l’USS.</p><p>L’assurance-accidents est la plus ancienne des assurances sociales classiques. Elle fonctionne parfaitement et offre des prestations de qualité. Ses finances sont toujours saines et elle ne coûte pas un centime à la Confédération et aux contribuables, car les employeurs et les employé(e)s lui versent des primes. L’article constitutionnel qui prévoit la création d’une assurance-accidents date de 1890. La loi sur l’assurance-accidents (LAA) est entrée en vigueur en 1911 et, depuis 1918, c’est la SUVA, une institution de droit public, qui la gère. Les décisions de principe prises à l’époque se sont avérées justes, car il faut attendre 1984 pour que la LAA fasse l’objet d’une révision globale. Après plus de 30 ans, une modernisation «&nbsp;légère&nbsp;» de ce texte s’imposait en effet. Elle reprendra le système bien rodé des prestations d’assurance versées pour les accidents professionnels et non professionnels. Avec elle, traitements médicaux et versements d’indemnités journalières relèvent d’une source unique, une grande différence avec l’assurance-maladie. Le même principe est appliqué aux rentes d’invalidité et aux indemnisations pour atteinte à l’intégrité, ainsi q&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; u’à la réglementation du gain assuré. Le compromis concernant la répartition du marché entre la SUVA et les assurances privées date également de 1984. Ici aussi, la révision ne change rien quant à ses principaux axes.
</p><h3>Pas uniquement assurer, mais aussi prévenir </h3><p>Pour comprendre l’importance de l’assurance-accidents et le pourquoi de la qualité de ses prestations, il faut revenir au début de l’ère industrielle. À cette époque, un accident était catastrophique pour la personne touchée et sa famille. Mais les industriels étaient aussi exposés à des risques de responsabilité imprévisibles. C’est en ces temps que vit le jour l’idée d’une assurance-accidents, selon la devise&nbsp;: «&nbsp;La responsabilité civile est synonyme de grève et l’assurance, de paix&nbsp;». Il s’agissait également de couvrir le risque de responsabilité au moyen de prestations d’assurance de qualité. Et ce risque ne devait alors être qu’exceptionnellement supporté. La mise en place d’une assurance-accidents a permis de donner une place importante à la prévention des accidents et des maladies professionnelles, qui font partie des risques. La prévention des accidents a contribué à ce que les travaux à risques, dans l’industrie et l’artisanat, soient effectués dans les meilleures conditions et, de manière générale, à rendre les processus de production plus sûrs. C’est là une contribution dont on ne saurait désormais plus penser se passer. Tout cela, la réforme actuelle le confirme. 
</p><h3>Partenaires sociaux avec discernement </h3><p>Le message de 2008 était bancal à divers égards. Mais surtout, il aurait réduit le volume de l’assurance et détérioré les prestations d’assurance. Il y a presque cinq ans, grâce à une coalition inhabituelle regroupant la Société suisse des entrepreneurs, l’USAM et les syndicats, le Parlement fédéral décidait de renvoyer au Conseil fédéral son projet, chargeant le gouvernement de le revoir et de le limiter à l’essentiel. Les faîtières des partenaires sociaux élaborèrent ensuite un projet de révision de dimensions réduites. La SUVA et l’Association suisse d’assurances se rallièrent aussi aux solutions et compromis trouvés. Le passage quelque peu inaccoutumé par les partenaires sociaux se justifie par le fait que l’assurance-accidents est une assurance pour travailleurs et travailleuses financée par des cotisations de ces derniers et des employeurs. La SUVA est également une institution portée par les associations patronales et les syndicats. 
</p><h3>Les nouveautés </h3><p> Créer une nouvelle réglementation pour les rentes-accident des personnes à la retraite ou, pour le dire en termes de responsabilité civile, de «&nbsp;dommages de rentes&nbsp;»<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150916_Rechsteiner_Loi-accidents_Revision.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, est une tâche techniquement très exigeante. Comme la LPP n’existait par lorsque la nouvelle LAA est entrée en vigueur, en 1984, il fallait trouver une solution qui empêche la surindemnisation pendant la retraite, mais fasse simultanément en sorte que les personnes victimes d’un accident continuent à recevoir les prestations qui leur sont dues et qu’en particulier, les dommages de rentes soient couverts. La solution différenciée qui a été trouvée tient compte de l’âge de la personne victime d’un accident, ainsi que du degré d’invalidité pour les rentes partielles. Étant donné qu’aucune rente AI ou du 2e pilier n’est servie pour un degré d’invalidité inférieur à 40&nbsp;%, il faut ici une réglementation différente de celle appliquée aux degrés d’invalidité supérieurs. Les autres points importants de la révision sont les dispositions sur les grands sinistres, des dispositions qui répondent surtout aux demandes des assureurs privés, les dispositions sur la délimitation des secteurs d’activité de la SUVA et des assureurs privés et l’adaptation de l’organisation et de la gouvernance de la SUVA aux réalités actuelles. 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150916_Rechsteiner_Loi-accidents_Revision.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Un accident qui entraîne une incapacité de gain a pour conséquence de diminuer le montant total des cotisations qui seront versées à l’AVS et, le cas échéant, à la prévoyance professionnelle jusqu’à l’âge de la retraite. La réduction des prestations de vieillesse due à cette lacune de cotisations doit être compensée en droit de la responsabilité civile.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2337</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2015 10:22:00 +0200</pubDate><title>La passivité de la BNS nuit aux salaires et aux emplois en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-passivite-de-la-bns-nuit-aux-salaires-et-aux-emplois-en-suisse</link><description>Examen de la situation économique et monétaire : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Même avec un cours légèrement inférieur à 1,10 franc pour 1 euro, notre monnaie reste largement surévaluée. L’inflation est fortement négative. Le chômage est en hausse. Dans l’hôtellerie-restauration et dans l’industrie, presqu’un emploi sur dix a été perdu depuis que le franc s’est mis à s’apprécier, en 2008. Comme aucune limite inférieure ne lui est fixée, de nouveaux chocs dus à son appréciation ne sont pas à exclure.
</p><p>Les taux d’intérêt négatifs et les interventions sur le marché des devises des derniers mois ont certes eu quelques effets. Mais ces mesures sont insuffisantes. La Banque nationale suisse (BNS) est trop passive et table manifestement toujours sur l’espoir que le franc perdra de sa valeur. Même après la décision prise aujourd’hui par la BNS de ne rien faire, on ne voit pas quel objectif celle-ci poursuit avec quels instruments. 
</p><p>Le franc doit être utile à la Suisse, pas lui nuire. L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’elle ramène une fois pour toutes le franc à un niveau supportable, qui protège les salaires et les emplois. Par le passé, la BNS a agi ainsi la plupart du temps&nbsp;: entre 1978 et fin 2009, d’abord explicitement par rapport au Deutsche Mark (80 ct /1 DM) et plus tard, par rapport à l’euro, implicitement. Ici, l’instrument le plus efficace est un taux plancher explicite ou un objectif de cours, explicite aussi. Les taux d’intérêt négatifs peuvent faciliter l’application de cet objectif, mais à eux seuls, ils n’ont qu’une incidence limitée, comme la persistance de la nette surévaluation du franc ces derniers mois le montre..
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2335</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2015 08:57:00 +0200</pubDate><title>Accord sur le commerce des services : un contrat plein d’embûches</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/accord-sur-le-commerce-des-services-un-contrat-plein-d-embuches</link><description>Une conférence du ssp sur TISA montre l’étendue des critiques</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La conférence «&nbsp;TISA&nbsp;: solde des services publics au niveau global&nbsp;?&nbsp;» organisée par le Syndicat suisse des services publics (ssp) le 8 septembre dernier a suscité un large intérêt auprès des 130 personnes qui y ont assisté. Les syndicats jugent dangereuses les négociations sur TISA, l’Accord sur le commerce des services, car pleines d’embuches pour les services publics.</p><p>L’ambassadeur Christian Etter, responsable au SECO des accords commerciaux, a demandé aux personnes présentes de bien vouloir accepter que les négociations sur un tel accord soient nécessairement confidentielles. Selon lui, la Suisse est très intéressée par la conclusion d’un accord sur l’échange de services, car elle possède un important savoir-faire dans ce domaine. L’architecture de TISA, a-t-il précisé, est une structure familière, puisque largement analogue à celle de l’Accord général sur le commerce des services (ACGS, ou GATS en anglais). Pareille comparaison n’était pas nécessairement susceptible de susciter la confiance, car les critiques adressées précisément à cet accord ont trait à la commercialisation de l’approvisionnement de base en services. M. Etter a toutefois souligné que les services publics ne font pas partie de l’offre suisse concernant TISA.
</p><p>Le danger des annexes
</p><p>L’accord s’accompagne actuellement de nombreuses annexes auxquelles nous avons désormais accès grâce à Wikileaks. Leur caractère explosif réside en cela qu’elles s’appliqueraient à toutes les nations contractantes et cela, indépendamment des offres spécifiques et limitées de ces dernières. M. Etter estime cependant qu’à l’heure actuelle, il n’est absolument pas possible de dire quelles annexes seront finalement adoptées, mais, ajoute-t-il, avec TISA, il n’y aura pas d’instance arbitrale non étatique car il ne s’agit pas du tout ici de protection des investissements. Le processus démocratique sera en outre garanti du fait qu’il reviendra au Parlement de ratifier l’accord, le référendum facultatif étant possible. M. Etter considère encore qu’il est regrettable que de nombreuses informations erronées circulent sur TISA, raison pour laquelle le SECO tient sciemment à ce que la transparence soit grande en ce qui concerne le contenu de l’accord et l’ensemble du processus.
</p><h3>Une attaque frontale contre le service public</h3><p>Stefan Giger, secrétaire général du ssp et expert reconnu en cette matière, a maintenu ses critiques fondamentales selon lesquelles, à cause des deux éléments de l’architecture de TISA («&nbsp;rochet&nbsp;» et «&nbsp;gel&nbsp;»), les nouveautés au plan de la législation et les régulations plus poussées ne seront plus possibles en Suisse aussi, en matière de service public. Il doute aussi de la possibilité de maintenir, avec TISA, des réglementations existantes comme par exemple la participation majoritaire de la Confédération chez Swisscom. Isolda Agazzi d’Alliance Sud a analysé TISA sous l’angle des pays du Sud. Elle est certaine que les effets de cet accord sur ces derniers seraient catastrophiques, parce que celui-ci lancerait une vaste privatisation et une commercialisation de l’approvisionnement de base en services. Beat Santschi, président de l’Union suisse des artistes musiciens (USDAM) et représentant de la Coalition suisse pour la diversité culturelle, a calculé que l’encouragement public de la culture se trouvait en Suisse dans un rapport de 9:1 par rapport à l’encouragement privé, alors que ce rapport est l’inverse aux États-Unis. Il craint ainsi que TISA ne mette en danger ce système d’encouragement essentiel à la survie de la culture locale, car il ne permet à vrai dire pas de favoriser les fournisseurs indigènes de services par rapport à ceux étrangers. 
</p><h3>Une attitude de rejet </h3><p> L’ambassadeur Christian Etter a essayé en vain de persuader les participant(e)s à la conférence que la Suisse avait clairement un intérêt économique à conclure des accords commerciaux, qui serviraient aussi à maintenir des emplois. La dernière question, posée par Katharina Prelicz, présidente du ssp et animatrice de la conférence, résume l’attitude de la salle face à TISA&nbsp;: «&nbsp;TISA apportera-t-il plus de justice&nbsp;?&nbsp;», a-t-elle demandé. «&nbsp;Non&nbsp;!&nbsp;» ont répondu unanimement les participant(e)s à la conférence.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2332</guid><pubDate>Wed, 16 Sep 2015 14:50:00 +0200</pubDate><title>Prévoyance vieillesse 2020 : le plus important projet de réforme depuis longtemps doit garantir des rentes décentes à la majorité de la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-2020-le-plus-important-projet-de-reforme-depuis-longtemps-doit-garantir-des-rentes-decentes-a-la-majorite-de-la-population</link><description>Prise de parole du président de l’USS Paul Rechsteiner au Conseil des Etats</description><content:encoded><![CDATA[<p> Prévoyance vieillesse 2020 est le plus vaste et important projet de réforme qu'ait connu la Suisse depuis des années. Il a une influence sur l'existence de centaines de milliers de personnes, de millions de personnes plutôt, qui sont déjà à la retraite et encore plus sur celle des futurs retraité-e-s. Le projet est également un test pour le fonctionnement et la capacité de fonctionnement de nos institutions politiques. Est-ce que le Parlement est en mesure de concocter un projet dans ce domaine sensible qui corresponde à la réalité des habitant-e-s de ce pays et qui de ce fait passe non seulement la rampe de la majorité parlementaire mais aussi celle d'une votation populaire?
</p><p>Le fiasco des réformes des retraites de 2004 et 2010 montre que dans ce domaine, il ne suffit pas qu'un projet représente les vues de la majorité. Le succès d'une réforme des retraites se mesure à l'aune de ce qu'elle signifie concrètement pour la grande majorité des personnes à revenus bas et moyens, donc pour la grande majorité de la population qui dépend de rentes décentes de l'AVS et des caisses de pension. Pour ces personnes, le niveau des rentes résultant de cette réforme sera alors décisif. Elles ne souffriront aucun démantèlement social. Elles veulent et ont besoin de rentes décentes, comme le demande notre Constitution fédérale : "maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur" à la retraite, par les rentes AVS conjuguées à celle des caisses de pension.
</p><h3>Le projet du Conseil fédéral affaiblirait l'AVS</h3><p>Avec son projet Prévoyance vieillesse 2020, le Conseil fédéral a choisi la bonne méthode. L'AVS et les caisses de pension sont traitées ensemble. La proposition de révision se base ainsi sur l'objectif constitutionnel. Le projet du Conseil fédéral est aussi juste en cela qu'il assure le financement de l'AVS jusqu'en 2020, donc pendant les 15 prochaines années. Quinze ans représentent le laps de temps maximum pour lequel on peut faire des prévisions qui tiennent la route. On sait que les prévisions pour l'AVS ont toujours été trop pessimistes. Elles ont toujours été contredites par la réalité. Mais il est compréhensible de préférer rester prudent quand on fait des prévisions. Autant le projet du Conseil fédéral que celui de la commission prennent comme référence l'objectif d'un niveau du Fonds AVS de 100% pour 2030. Autant le Conseil fédéral que les propositions de la commission atteignent ce niveau.
</p><p>Si la proposition d'un financement additionnel est juste, les autres propositions du Conseil fédéral sur l'AVS sont problématiques. L'assurance sociale qu'est l'AVS serait affaiblie plutôt que d'être renforcée si les propositions du Conseil fédéral étaient appliquées au premier pilier. Il est de ce fait important que la commission ait fortement modifié et amélioré la proposition du Conseil fédéral. Le seul recul qui soit resté après les délibérations de la commission est l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans. Ont été éliminés à l'unanimité la dégradation de la compensation du renchérissement par ce qu'on appelle le mécanisme d'intervention, les coupes massives dans les rentes de veuve et le retrait partiel de la Confédération dans le financement de l'AVS. Ce retrait aurait alourdi de plusieurs centaines de millions de francs la facture de l'AVS. Si on tire le bilan des délibérations de la commission, la bonne nouvelle pour les retraités et retraitées AVS est que leurs rentes sont garanties et ne sont pas touchées. On demande par contre aux futures retraitées d'accepter une élévation de l'âge de la retraite, comme d'ailleurs à leurs maris, qui devront attendre un an de plus la rente de couple. Cela reste, suite à la décision de la majorité de la commission, un recul sensible pour toutes les futurs retraité-e-s.
</p><p>La commission est d'accord sur le fait que les 3 pour mille de TVA encore en réserve qui alimentent l'AI jusqu'à fin 2017 doivent être attribués à l'AVS. Si le peuple accepte cette proposition, et tout semble aller dans ce sens, ce serait positif pour l'AVS, mais aussi pour l'économie et la population. En effet, il n'y aurait alors pas d'augmentation de la TVA jusqu'en 2021. Et les deux hausses de 0,3 et de 0,4% qui sont prévues pendant la prochaine décennie sont aussi très bon marché. La dernière hausse de la TVA en faveur de l'AVS, dans les années 1990, remonte à 20 ans. Toutes ces décisions prises par la commission sont positives pour le financement de l'AVS.
</p><h3>Des améliorations réjouissantes</h3><p>La pièce maitresse des propositions de révision issues des délibérations de la commission est toutefois l'amélioration des rentes AVS de 840 francs par an, soit 70 francs par mois pour les personnes seules et, de plus de 2700 francs par an pour la rente de couple maximale. Ces améliorations sont réjouissantes, même si une hausse plus importante pour les personnes seules aurait été souhaitable. Grâce à ce montant supplémentaire fixe, la composante sociale de l'AVS est renforcée, ce qui est positif. L'amélioration s'élève à 6% pour les rentes modestes. Et tout autant pour les couples, ce qui rend la proposition avantageuse essentiellement pour les personnes à revenus moyens. Le fait que les rentes n'ont pas été davantage relevées est lié à la limitation des coûts. Les 0,3 % de cotisations salariales, à raison de 0,15 % à parts égales pour l'employeur et l'employé, sont une solution meilleur marché que la proposition du Conseil fédéral de faire des compensations dans la LPP.
</p><p> La solution passant par l'AVS a par rapport à la solution du Conseil fédéral deux avantages: tout d'abord celui d'un meilleur rapport coût/prestations pour toutes les personnes ayant des revenus moyens et bas et deuxièmement, que l'augmentation des rentes est tout de suite effective. Si on empruntait la voie de la LPP, les assuré-e-s devraient attendre des décennies, car le processus d'épargne par la LPP dure actuellement plus de 40 ans et, à l'avenir, selon la proposition de la commission, 45 ans. Pour des coûts modestes, la proposition de la commission d'améliorer les rentes par l'AVS est positive. 
</p><h3>Au bout de 20 ans, les rentes AVS doivent être à nouveau être améliorées </h3><p>Et pourquoi faut-il aujourd'hui améliorer les rentes de l'AVS? Depuis les années 1980, soit depuis 35 ans, les rentes AVS ont lentement mais sûrement pris du retard sur l'évolution des salaires. Comme le concède aussi le Conseil fédéral dans son message, le retard de rentes se monte à environ 10%. En regard du mandat de prestation constitutionnel, cela met à mal le maintien de manière appropriée du niveau de vie antérieur, autrement dit le taux de remplacement. Pendant longtemps, on ne l'a peut-être pas vraiment remarqué, du fait que les prestations de la LPP ont été mises en place. Mais depuis que les rentes des caisses de pension subissent des pressions toujours plus fortes, le retard des rentes AVS se fait toujours plus sentir. Il faut donc, au bout de 20 ans, qu'il y ait une nouvelle amélioration des rentes AVS. C'est la première amélioration en 20 ans, depuis l'introduction des bonifications pour tâches éducatives et d'assistance apportées par la 10e révision de l'AVS. Et grâce à ces améliorations, cette réforme de l'AVS fut aussi la dernière qui ait abouti.
</p><p> Tout bien considéré, les résultats globaux du travail en commission sont davantage viables que les propositions du Conseil fédéral parce qu'ils prennent plus en considération les besoins sociaux de la population. Il faut encore améliorer certaines choses et je reviendrai sur ces points lors de l'examen de détail. 
</p><h3>La population n'accepte pas qu'une AVS géniale soit affaiblie</h3><p> Le destin de la proposition de révision se décidera sur la question des rentes. Les rentes LPP doivent être garanties et les rentes AVS doivent à nouveau être adaptées à l'évolution des salaires. La population ne va pas accepter que l'AVS, l'assurance sociale centrale de notre système, soit affaiblie au lieu d'être renforcée. Et cela, parce que l'AVS a réussi de façon unique à financer l'augmentation de l'espérance de vie ainsi que du nombre de retraité-e-s, et cela grâce au système de financement génial imposant l'obligation de cotisation sur la totalité des revenus : comme chacun sait, les personnes qui gagnent des millions comme les chasseurs de bonus paient des cotisations AVS sur l'entier de leurs revenus, alors que leurs rentes ne sont pas plus élevées que celles de personnes qui ont des revenus moyens. 
</p><p>Comme aucune autre assurance sociale, l'AVS favorise la cohésion sociale de la Suisse, l'équité sociale et la solidarité entre les générations. Pour toutes les personnes ayant un revenu moyen ou bas, c'est-à-dire jusqu'à un revenu d'environ 150 000 francs par an, le rapport coût/prestations est excellent. L'AVS sert les plus âgés comme les plus jeunes. Sans AVS, les plus âgés se retrouveraient à nouveau dans une situation indigne de dépendance et de pauvreté, les plus jeunes verraient leurs salaires davantage ponctionnés et devraient bien plus épargner qu'aujourd'hui. 
</p><p>N'oublions pas que les cotisations salariales pour l'AVS sont restées les mêmes depuis 40 ans, soit 8,4%, 4,2% à parts égales pour l'employeur et l'employé. Le taux de cotisation moyen aux caisses de pension est désormais de plus de 18%, soit plus du double. De telle sorte que la solution de l'AVS est aussi dans l'intérêt des plus jeunes. 
</p><p>Nous nous trouvons devant une réforme-clé pour l'avenir de la Suisse. Elle réussira si, comme pour celles qui ont jusqu'ici abouti, elle prend en considération les besoins sociaux de la population. 
</p><p>Dans ce sens, je vote pour l'entrée en matière. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2333</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2015 15:25:00 +0200</pubDate><title>Des jalons importants, malgré de grands reculs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-jalons-importants-malgre-de-grands-reculs</link><description>Le Conseil des États se prononce sur « Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour la première fois depuis 20 ans, les rentes de l’AVS vont à nouveau être substantiellement augmentées. En prenant cette décision, le Conseil des États a amélioré les propositions du Conseil fédéral sur un point décisif. En effet, cette réforme ne peut pas uniquement imposer des sacrifices à la population. Elle doit aussi apporter un progrès social, car la majorité de la population a besoin de rentes AVS et du 2e pilier qui soient décentes. Le projet ne pourra passer le cap des urnes que s’il présente pour elle un bilan final positif. Le Conseil national devra aussi appliquer ce principe s’il ne veut pas que la réforme échoue une nouvelle fois. C’est d’autant plus vrai que les reculs induits par les décisions du Conseil des États restent énormes&nbsp;:</p><ul><li>La baisse de 6,8 à 6&nbsp;% du taux de conversion LPP se traduira, dans le domaine obligatoire du 2e pilier, par une baisse de 12&nbsp;% de la rente, une perte qui ne sera pas pleinement compensée pour les personnes de moins de 50 ans. Il appartient donc désormais au Conseil national d’apporter des améliorations sur ce point.</li><li>À cause du relèvement de leur âge de la retraite, les femmes subiront une baisse de leurs rentes. Et 1,22 milliard de francs seront ainsi économisés sur leur dos&nbsp;; cela, alors qu’elles sont toujours défavorisées dans leur prévoyance vieillesse par rapport aux hommes et qu’à cause de leurs salaires inférieurs et des tâches familiales et d’assistance qu’elles assument, les rentes qu’elles peuvent se constituer sont clairement inférieures à celles des hommes. Il manque en outre toujours des mesures efficaces contre les inégalités salariales entre les sexes.</li></ul><p>Le Conseil des États a aussi oublié les actuels rentiers et rentières. Aucune amélioration des rentes n’est pour l’heure prévue à leur intention, alors que les actuelles rentes des 1er et 2e piliers de nombre d’entre eux ne leur permettent pas de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;», comme le prescrit la Constitution fédérale. Pour cette raison, la hausse des rentes ne doit pas seulement profiter aux nouveaux retraité(e)s, mais aussi aux actuels, ainsi que le demande l’initiative populaire de l’Union syndicales suisse (USS) AVSplus.
</p><p>Le principal aspect positif des décisions de la Chambre des cantons est le renoncement à plusieurs mesures proposées par le Conseil fédéral, des mesures qui auraient affaibli l’AVS au lieu de la renforcer. Ainsi, le Conseil des États, ne remet pas en question la compensation du renchérissement et n’entend pas libérer la Confédération d’une partie de sa contribution au financement de l’AVS. L’USS est également contente de constater que les rentes de veuve de l’AVS ne seront pas supprimées. 
</p><p> L’USS part de l’idée que le Conseil des États suivra sa commission et que le Conseil national maintiendra ces améliorations. Une fois les délibérations parlementaires terminées, l’USS dressera un bilan et arrêtera sa position. Que celles et ceux qui ne veulent pas compenser pleinement les baisses de rente se rappellent qu’avec un tel projet, ils échoueront dans les urnes comme ce fut le cas par le passé.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, 076 564 67 67, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale</li><li>Thomas Zimmermann, 079 249 59 74, responsable de la communication</li></ul><h5>A télécharger</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Bilder/Symbolbilder_Artikel/Klima-Allianz_Medienmitteilung_franzoesisch.pdf">Prise de parole de Paul Rechsteiner</a> au Conseil des Etats</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2318</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2015 09:02:00 +0200</pubDate><title>À l’heure du débat au Conseil des États, l’USS publie sa brochure sur l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-l-heure-du-debat-au-conseil-des-etats-l-uss-publie-sa-brochure-sur-l-avs</link><description>Il faut renforcer l’AVS, pas l’affaiblir</description><content:encoded><![CDATA[<p> La bataille autour de l'aménagement futur de la prévoyance vieillesse fait rage. À la mi-août, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) a présenté ses décisions sur la réforme " Prévoyance vieillesse 2020 ". Bien qu'elle fasse un pas important en faveur des travailleurs et travailleuses en proposant de relever les rentes AVS, elle maintient tout de même des mesures négatives brutales, comme le relèvement de l'âge de la retraite des femmes et la baisse à 6 % du taux de conversion LPP. Juste avant les délibérations du Conseil des États à ce sujet, l'Union syndicale suisse (USS) publie une brochure qui dissipe les mythes répandus à propos de l'AVS et leur oppose des faits.
</p><p>L'AVS est actuellement l'objet d'une violente lutte entre des opinions divergentes. Une partie du camp bourgeois et les employeurs ont surtout pour objectif de démanteler les prestations, en relevant l'âge de la retraite, en baissant le taux de conversion LPP et en introduisant un frein à l'endettement pour l'AVS. Cela fait des années que ces milieux dénigrent l'AVS et maintenant, ils combattent aussi la hausse de 70 francs des rentes AVS pour les personnes vivant seule et de 226 francs pour les couples proposée par la CSSS-E.
</p><p>Mais ils ont tort, comme le montre la brochure de l'USS " AVS. Une prévoyance vieillesse forte pour jeunes et vieux ". En effet, l'assurance sociale la plus importante de Suisse a parfaitement su faire face au vieillissement de la population qui n'a jamais cessé depuis sa création. Jamais, elle ne s'est effondrée contrairement à ce qui a été régulièrement annoncé. La brochure de l'USS montre en outre que l'AVS est la principale source de revenu de la grande majorité des retraité(e)s et qu'elle constitue la prévoyance vieillesse la plus efficiente et la moins chère.
</p><p>Il est évident que l'on parviendra à réaliser une bonne réforme de la prévoyance vieillesse si on se base sur des faits, et non des mythes. De plus, il est manifeste qu'une telle réforme ne convaincra le souverain que si elle est aussi synonyme de progrès social. Cela, nous ne le savons pas seulement depuis la publication récente de l'étude réalisée par la professeure zurichoise de politologie Silja Häusermann, car toutes les réformes réussies de la prévoyance vieillesse suisse le montrent en effet aussi. Du point de vue des travailleurs et travailleuses, il est donc clair qu'au lieu d'affaiblir l'AVS, nous devons la renforcer.
</p><p>La brochure " AVS. Une prévoyance vieillesse forte pour jeunes et vieux " peut-être téléchargée ici sur le site de l'USS. Il est aussi possible de commander la brochure imprimée à l'adresse suivante : <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGbzz5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">info(at)uss.ch</a>.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l'USS </li></ul><p><span lang="FR-CH"></span></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2329</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2015 16:03:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la modification du code pénal et du code pénal militaire (mise en oeuvre de l’article 123c Cst)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/consultation-sur-la-modification-du-code-penal-et-du-code-penal-militaire-mise-en-oeuvre-de-l-article-123c-cst</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2328</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2015 15:35:00 +0200</pubDate><title>Entwurf eines Bundesgesetzes über die Aufarbeitung der fürsorgerischen Zwangsmassnahmen und Fremdplatzierungen vor 1981</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/entwurf-eines-bundesgesetzes-ueber-die-aufarbeitung-der-fuersorgerischen-zwangsmassnahmen-und-fremdplatzierungen-vor-1981</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2327</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2015 10:48:00 +0200</pubDate><title>Initiative populaire « Davantage de logements abordables »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-populaire-davantage-de-logements-abordables</link><description>Le soutien de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 4 septembre, l’Association suisse des locataires (ASLOCA) lance la récolte des signatures pour son initiative populaire «&nbsp;Davantage de logements abordables&nbsp;». L’Union syndicale suisse (USS) soutient cette initiative qui entend mettre fin à la passivité du Conseil fédéral en matière de logements.</p><p>La situation sur le marché est pour le moins tendue. Ces dernières années, les loyers n’ont pas cessé d’augmenter, alors que la phase de taux d’intérêt bas persiste. Il y a pénurie de logements bon marché. Les perdants sont les personnes à bas ou moyens revenus. Désormais, leur loyer représente pour eux une telle charge qu’ils doivent compter chaque franc dépensé ailleurs et sont contraints de se serrer la ceinture. Une absurdité, tant au plan individuel que social et économique.
</p><h3>La Confédération pourrait, mais ne veut pas</h3><p>Face à cette situation critique, une mesure importante et juste à prendre consisterait à encourager la construction de logements d’utilité publique. Car cela freinerait la hausse ininterrompue des loyers. Or, la Confédération aurait la compétence d’intervenir dans ce sens. L’article 108 de la Constitution fédérale lui demande, depuis 1973 déjà, d’encourager la «&nbsp;construction de logements ainsi que l’acquisition d’appartements et de maisons familiales destinés à l’usage personnel de particuliers et les activités des maîtres d’ouvrage et des organisations œuvrant à la construction de logements d’utilité publique.&nbsp;» La Confédération dispose même, avec la loi sur le logement, d’un instrument légal pour agir. Mais elle n’en fait pas usage. Avec le Programme d’allégement 2003 du budget de la Confédération, celle-ci a gelé les prêts sans intérêt ou à taux favorables destinés à la construction de logements d’utilité publique. Et, malgré un «&nbsp;dialogue en matière de politique du logement&nbsp;» lancé en 2013, elle s’en tient à cette politique. 
</p><h3>10&nbsp;% des logements nouvellement construits devront être d’utilité publique</h3><p>L’Association suisse des locataires veut que les choses bougent maintenant. Dans ce but, elle a mis au point une initiative populaire&nbsp;qui demande à la Confédération et aux cantons un engagement plus soutenu en faveur de logements abordables et d’une plus grande part de logements d’utilité publique. Cette part oscille aujourd’hui, selon la source consultée, entre 4 et 8&nbsp;%. Le but est d’arriver à ce que 10&nbsp;% des logements nouvellement construits soient d’utilité publique. L’initiative veut aussi empêcher que les programmes d’encouragement des pouvoirs publics n’aient pour effet que les locataires soient congédiés ou que les propriétaires entreprennent des transformations de luxe.
</p><p> Les Coopératives d’habitation Suisse, l’Union syndicale suisse (USS), les partis de gauche et d’autres organisations soutiennent cette initiative qu’il est maintenant possible de signer. Tout le monde est bien obligé d’habiter quelque part. Si le marché du logement ne le permet, il faut intervenir au niveau politique.&nbsp;
</p><h5>signer l'initiative&nbsp;</h5><p><a href="http://logements-abordables.ch/fr/initiative-logements/" class="external-link-new-window">Ici</a>, vous pouvez signer l'initiative et trouver des informations complémentaires à son sujet.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2326</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2015 09:23:00 +0200</pubDate><title>Autres objets importants du point de vue syndical</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/autres-objets-importants-du-point-de-vue-syndical</link><description>Session d&#039;automne II</description><content:encoded><![CDATA[<h2>Montant maximaux pris en compte pour le loyer : l’USS ne veut pas d’un renvoi aux calendes grecques</h2><p>À la demande du Parlement, le Conseil fédéral veut augmenter les montants maximaux pris en compte pour le loyer dans les prestations complémentaires (PC). C’est juste et c’est une bonne chose. Mais maintenant, la majorité bourgeoise de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) se braque tout à coup, une volte-face que l’USS n’accepte pas.
</p><p>(Doris Bianchi)La personne qui a du mal à boucler ses fins de mois peut demander des PC à sa rente AVS ou AI. Si elle vit seule, elle ne peut faire prendre en compte que 1&nbsp;100 francs au maximum par mois pour ses frais de loyer, 1&nbsp;250 si elle est mariée. Cette somme ne couvre toutefois de loin pas les frais de loyer élevés que l’on connaît en Suisse. Par conséquent, les personnes concernées doivent s’ôter le pain de la bouche pour s’acquitter d’une partie de leur loyer. La dernière adaptation des maximas en matière de frais de loyer a eu lieu il y a 14 ans. Depuis lors, ces frais ont augmenté en moyenne de plus de 20&nbsp;%. Il est donc plus que temps que ces maximas soient adaptés. Le Conseil fédéral a aussi reconnu qu’il fallait agir. En décembre 2011, la CSSS-N a accepté une révision qui allait dans ce sens. Trois années plus tard, le Conseil fédéral propose au Parlement une révision partielle de la loi sur les PC (LPC), qui prévoit une adaptation modeste de ces maximas.
</p><h3>Une volte-face incompréhensible </h3><p>Fin juin, la même CSSS-N a toutefois décidé de renvoyer ce projet au Conseil fédéral. Une étroite majorité de ses membres étaient d’avis que l’adaptation des maximas pris en compte pour le loyer ne devrait être traitée que dans le cadre de la révision totale de la LPC. Cette adaptation urgente prendrait de ce fait des années de retard et la hausse des maximas n’aurait lieu que vers 2020.
</p><h3>Il faut empêcher le renvoi de cet objet</h3><p>Le Conseil national se prononcera le 22 septembre sur la proposition de renvoi de la commission. L’USS ne veut pas de ce renvoi et va le combattre avec d’autres organisations, de séniors, de personnes handicapées, de femmes et de professionnel(le)s de la santé. Cette alliance, qui se battra aussi dans le cadre de la prochaine révision de la LPLC pour des PC décentes, se montrera publiquement le 22 septembre. Des PC adaptées aux réalités sont en effet indispensables pour que les bénéficiaires de rentes AVS et AI puissent vivre dans la dignité.
</p><p>&nbsp;</p><h2>Le conte de fées des heures d’ouverture des magasins</h2><p>(Luca Cirigliano) Il était une fois un conseiller aux États qui prétendait que si l’on contraignait les cantons à unifier leurs heures d’ouverture des magasins, les effets du franc fort seraient neutralisés… et le tourisme d’achat disparaîtrait.
</p><p>Ce conseiller aux États s’appelle Filippo Lombardi et cette histoire ne se passe pas «&nbsp;il y a bien longtemps, dans un pays lointain&nbsp;», mais cette année et en Suisse. 
</p><p>Ainsi, Monsieur Lombardi prétend que les habitant(e)s de Bâle-Ville ou de Fribourg, par exemple, n’iraient pas faire leurs achats en Allemagne ou en France si les magasins ouvraient en Suisse jusqu’à 20 heures en semaine et 18 heures le samedi… Mais la mémoire de Monsieur Lombardi est parfois défaillante. En effet, des cantons frontaliers comme Zurich ou Argovie connaissent déjà des heures d’ouverture prolongées. Or le tourisme d’achat y est pire qu’ailleurs&nbsp;! Monsieur Lombardi ne lit manifestement pas beaucoup. Et sûrement pas l’étude tout ce qu’il y a de plus officiel du SECO, selon laquelle la prolongation des heures d’ouverture des magasins n’entraîne pas d’augmentation du chiffre d’affaires, mais est même nuisible aux petits commerces (SECO, Volkswirtschaftliche Auswirkungen flexibler Ladenöffnungszeiten, Arbeitsmarktpolitik Nr. 12, Berne 2005, en allemand seulement).
</p><p>Mais Monsieur Lombardi n’est pas seul, que non. La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États a aussi décidé de croire dur comme fer que les heures d’ouverture des magasins imposées, ça marche contre le franc fort&nbsp;! Elle a donc accepté la motion du conseiller aux États Lombardi malgré l’opposition des cantons et des syndicats, et approuvé la prolongation des heures d’ouverture en semaine et le samedi. En agissant de la sorte, elle ne fait aucun cas ni des employé(e)s des commerces qui devront travailler encore plus longtemps, ni des citoyen(ne)s de nombreux cantons. De fait, ces derniers ont refusé ces dernières années ces prolongations lors d’une dizaine de votations populaires. 
</p><p>Les travailleurs et travailleuses concernés par ces prolongations refusent que leurs conditions de travail d’ores et déjà précaires se dégradent encore plus. Qui plus est, le commerce de détail n’a pas de convention collective de travail. Avec les nouveaux horaires-cadres (de 6 à 20 h, la semaine et de 6 à 18 h, le samedi), les journées de travail deviendraient encore plus irrégulières et fragmentées.
</p><p>Il appartient au Conseil des États de faire en sorte que l’on recouvre enfin la raison sur cette question, ainsi que de jouer son rôle de représentant des cantons. Et si tant la Chambre du peuple que celle, plus tard, des cantons continuent à choisir la confrontation avec les cantons et les travailleurs et travailleuses des branches concernées, ce sera finalement le peuple qui tranchera.
</p><p>&nbsp;</p><h2>Personnel de la Confédération&nbsp;: des interventions parlementaires pour bourrer les crânes</h2><p>(Dore Heim) Le personnel de la Confédération est sous le feu des critiques. Les médias parlent de créations d’emplois et d’évolution des salaires scandaleuses. Certaines interventions de parlementaires et des Commissions des finances des deux Chambres fédérales embouchent les mêmes trompettes. Elles seront probablement traitées le 23 septembre au Conseil des États et le lendemain au Conseil national. Mais le Conseil fédéral est déjà prêt maintenant à décider des mesures d’austérité&nbsp;: pas de hausse générale des salaires en 2016, compensation de chaque nouvel emploi avec des mesures internes d’économies et démantèlement brutal des salaires dès 2016. À partir de cette date, l’évolution des salaires pour bonnes prestations sera freinée, dans une mesure pouvant représenter jusqu’à 2&nbsp;points de pourcentage. Concrètement, cela signifie que, comparés aux collègues qui occupent les mêmes fonctions et font le même travail, les salaires des jeunes et des nouveaux employé(e)s seront désormais toujours inférieurs, et de beaucoup&nbsp;! 
</p><p>Tout le monde a oublié que, jusqu’en 2007, 2&nbsp;500 postes avaient été supprimés suite à un vaste programme de démantèlement et qu’en plus, des secteurs entiers avaient été externalisés. Dans les faits, la part des frais de personnel aux dépenses de la Confédération n’a augmenté que de 0,4&nbsp;% ces quatre dernières années, alors que le budget total des dépenses a augmenté de 8&nbsp;%. Avec 31,3&nbsp;%, nous avons en Suisse la quote-part de l’État la plus basse d’Europe. Et cette part baisse tendanciellement. Concernant le personnel, il ne saurait donc être question d’évolution scandaleuse.
</p><p>&nbsp;</p><h2>Initiative «&nbsp;En faveur du service public&nbsp;»&nbsp;: un emballage trompeur et dangereux </h2><p>(Dore Heim) On ne doit pas sous-estimer la popularité de l’initiative populaire «&nbsp;En faveur du service public&nbsp;». La Poste, Swisscom et les CFF sont déjà assez la source d’un mécontentement persistant au sein de la population. Et l’initiative nous fait miroiter, si elle est acceptée, un renforcement des services publics ainsi que des prestations de base de qualité. Bref&nbsp;: la résolution de tous les problèmes qui résultent des pratiques commerciales de ces trois entreprises. Quelle grossière erreur&nbsp;! L’initiative accélérerait bien au contraire la privatisation des secteurs lucratifs de la Poste, de Swisscom et des CFF et occasionnerait d’énormes pertes financières pour la Confédération. Les trois entreprises n’auraient en effet plus le droit de chercher à faire des bénéfices dans les prestations de base et la Confédération n’aurait plus le droit non plus de profiter d’éventuels bénéfices. PostFinance garantit l’approvisionnement de base et est très lucrative. Grâce à elle, 200 millions finissent chaque année dans la caisse de la Confédération. Swisscom est une société par actions de droit privé qui distribue annuellement pour 600 millions de francs de dividendes à la Confédération, son actionnaire majoritaire, une somme qui provient sans doute aussi des bénéfices réalisés avec les prestations de base. Ces recettes, la Confédération les affecte ensuite aux services publics, à la formation, à la santé et au social ainsi qu’à la culture.
</p><p>Quant aux CFF, ils cherchent sciemment à faire des bénéfices dans l’immobilier et les liaisons longue distance – cela fait aussi partie des prestations de base. Le produit qu’ils en tirent, au moins 200 millions, revient ensuite dans l’entreprise pour financer les coûts d’infrastructure et les lignes peu fréquentées. Si ce modèle commercial devait être abandonné, la Confédération devrait intervenir financièrement.
</p><p>L’initiative «&nbsp;En faveur du service public&nbsp;» déboucherait donc sur le pillage de la caisse de la Confédération et sur la privatisation des secteurs bénéficiaires de ces trois entreprises que sont la Poste, Swisscom et les CFF. Elle n’est pas une initiative «&nbsp;en faveur&nbsp;» de quelque chose, mais un emballage trompeur et dangereux.
</p><p>&nbsp;</p><h2>Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération&nbsp;: une vache menaçante</h2><p>(Dore Heim) L’USS le craignait et c’est arrivé. L’initiative vache à lait du lobby des routes va influencer la discussion au sujet du fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA). Plutôt que de suivre la proposition déjà très modérée du Conseil fédéral qui veut augmenter la surtaxe sur les huiles minérales de 6 petits centimes, la majorité de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil des États (CTT-E) propose une hausse de 4 centimes seulement. En contrepartie, elle veut que 55&nbsp;% du produit de l’impôt sur les huiles minérales – contre 50&nbsp;% aujourd’hui – soit 150 millions de plus, soient obligatoirement affectés au financement des routes. Or FORTA prévoit déjà que le produit de l’impôt sur les carburants lui soit versé, ce qui priverait chaque année la caisse de la Confédération d’environ 400 millions de francs. Selon la volonté de la CTT-E, cette perte serait ainsi de 550 millions de francs par an. L’USS refuse cette répartition unilatérale et à courte vue des charges. Le trafic routier engendre aujourd’hui d’importants coûts externes qui se montent à environ 7 milliards de francs par an pour la communauté. Grâce à des moteurs moins gourmands en essence, rouler en voiture est devenu toujours moins cher ces dernières années. Un supplément de seulement 6 centimes serait donc totalement supportable. 
</p><p>Toujours est-il, et c’est un vrai progrès par rapport à la proposition du gouvernement, qu’il convient de souligner que la CTT-E veut réserver entre 9 et 12&nbsp;% de FORTA aux projets concernant les&nbsp; transports publics et la mobilité douce dans les villes et les agglomérations.
</p><p>&nbsp;</p><h2>Stratégie énergétique 2050&nbsp;: la sortie programmée du nucléaire reste urgente</h2><p>(Dore Heim) Les bonnes nouvelles pour commencer&nbsp;: la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des États (CEATE-E) présente, pour la consommation privée d’énergie, une réglementation qui pourrait donner une vraie impulsion à la production d’électricité décentralisée à partir d’énergies renouvelables, mais aussi d’installations de couplage chaleur-force. Selon elle, les exploitants d’installations pourraient à l’avenir vendre l’énergie qu’ils produisent sur le lieu même de production, livrer, en tant que propriétaires fonciers, de l’électricité à leurs locataires et fermiers et se regrouper avec d’autres propriétaires fonciers dans le cadre d’une communauté d’autoconsommation. Les locataires et les fermiers auraient bien sûr la possibilité de choisir l’électricité de leur propriétaire ou de continuer à l’acheter auprès de l’entreprise d’approvisionnement locale.
</p><p>La décision prise par la majorité de la CEATE-E de refuser un concept d'exploitation à long terme pour les centrales nucléaires et de donner généreusement aux exploitants de centrales hydrauliques de l’argent provenant du supplément sur les coûts de transport est par contre dure à avaler. Il s’agit en effet d’argent qui serait à proprement parler prévu pour la construction de nouvelles installations de production d’énergies renouvelables. Or, il faudra non seulement payer une contribution d’investissement pour construire des nouvelles centrales hydroélectriques et procéder à des agrandissements, mais aussi soutenir les grandes centrales en difficulté économique. 
</p><p>La durée limitée du soutien apporté aux sources d’électricité renouvelables – au plus tard six ans après l’entrée en vigueur de la loi, soit dès 2031 – est aussi un nouvel élément. À partir de cette date, aucune demande ne devra être acceptée. Cela revient aussi à céder devant les grandes entreprises électriques, car personne ne peut sérieusement croire aujourd’hui qu’après 2031, le tournant énergétique se financera sur le marché. La surcapacité de production d’électricité est trop importante en Europe. Or c’est là que son prix se fixe. Personne ne pense vraiment qu’il sera possible de créer une taxe d’incitation énergétique indépendamment de l’Union européenne. La CEATE-E propose alors maintenant une taxe sur le courant sale qui renchérirait principalement l’importation d’électricité produite à partir de charbon. L’électricité produite par des usines hydroélectriques ou des centrales nucléaires en vaudrait par conséquent à nouveau plutôt la peine. Mais cela pourrait coûter cher à la Suisse, car le rééquipement d'anciens réacteurs nucléaires engloutit des sommes colossales sans que leur mise hors service et l’élimination des déchets radioactifs en deviennent moins chères. La sortie planifiable et programmée du nucléaire reste par conséquent urgente.
</p><p>&nbsp;</p><h2>Pas question d’un moratoire sur l’asile&nbsp;!</h2><p>(José Corpataux) Lors de la session d’automne, les deux Chambres fédérales traiteront une motion de l’UDC intitulée «&nbsp;Pour un moratoire immédiat dans le domaine de l’asile&nbsp;». Selon elle, en recourant au droit de nécessité, le Conseil fédéral doit suspendre partiellement l’application du droit d’asile pour au moins une année. Et la suite en toutes lettres&nbsp;: «&nbsp;Durant cette période, personne ne pourra plus être admis dans la procédure d’asile. Personne ne pourra plus être reconnu comme réfugié ni être admis en Suisse à titre de réfugié contingenté.&nbsp;» Etc. etc. etc.
</p><p> Chaque jour, la télévision nous montre des enfants en pleurs face à des clôtures dressées à des frontières. Cette intervention parlementaire est du pur cynisme. Ses auteurs devraient en avoir honte. Mais pour cela, il faudrait qu’ils soient capables d’avoir de l’empathie.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2325</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2015 09:00:00 +0200</pubDate><title>L’AVS doit être renforcée, pas affaiblie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-doit-etre-renforcee-pas-affaiblie</link><description>Session d’automne I : « Prévoyance vieillesse 2020 » au Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États traitera la révision «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» lors la session d’automne qui s’ouvre. Sa commission chargée de l’examen préalable (Commission de la sécurité sociale et de la santé publique, CSSS-E) a beaucoup modifié, et ainsi amélioré, le projet du Conseil fédéral. Elle aimerait renoncer à des détériorations des prestations de l’AVS et propose, à la&nbsp; place, d’améliorer les rentes de cette assurance.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p>Avec ces nouvelles propositions, le législateur propose enfin, après 20 années, des jalons pour une révision qui se traduira aussi, pour les assuré(e)s, par des rentes AVS meilleures. Ce faisant, la CSSS-E applique la recette fructueuse de la dernière révision réussie (10e) de cette assurance au milieu des années 90 et reprend la revendication syndicale du renforcement de l’AVS.
</p><h3>Deux points très négatifs subsistent </h3><p>La commission n’a malheureusement pas renoncé au relèvement à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes.&nbsp;Elle propose en plus d’introduire cette mesure l’année de l’entrée en vigueur de la réforme et de procéder en quatre étapes de trois mois supplémentaires chacune. La phase transitoire serait ainsi réduite à trois ans. La proposition de la commission – mise en vigueur de la réforme dès le 1.1.2018 – signifie concrètement que le relèvement progressif de l’âge de la retraite des femmes commencerait déjà en 2018, pour prendre fin en 2021 et concernerait les femmes nées en 1954 et après. Pour celle nées en 1956 ou après, l’âge de la retraite serait de 65 ans. Une retraite anticipée facilitée pour les personnes ayant une longue durée de cotisation et de bas revenus n’est plus prévue.
</p><p>La CSSS-E maintient aussi la baisse de 6,8 à 6 % du taux de conversion minimal.&nbsp;Elle se prononce toutefois pour le maintien du niveau des prestations grâce à des mesures de compensation, mais la conversion de l’avoir de vieillesse en rente sera énormément moins bonne. De plus, les études scientifiques les plus récentes sur l’acceptabilité des projets de réforme de la prévoyance vieillesse montrent également que la baisse du taux minimal de conversion est ressentie comme une réduction des prestations dangereuse pour l’acceptation d’un projet de réforme. 
</p><p>Ces deux points négatifs pèsent lourdement, l’USS les rejette. Le relèvement de l’âge de la retraite touche les femmes qui ont touché pendant des décennies des salaires discriminatoires parce qu’inférieurs à ceux des hommes et dont le parcours professionnel a subi des interruptions, fautes de structures d’accueil des enfants. Ainsi, leur vie professionnelle sera plus longue alors que leurs perspectives sur le marché du travail sont maigres. C’est pour cela que leur âge de la retraite doit rester fixé à 64 ans et que le taux de conversion minimal doit être maintenu à 6,8 %.
</p><h3>Il est grand temps d’améliorer les rentes AVS</h3><p>En plus du relèvement de l’âge de la retraite des femmes, la commission a biffé tous les points négatifs proposés par le Conseil fédéral concernant l’AVS. 
</p><p>La proposition d’un supplément de rente de 70 francs pour les rentes de vieillesse de l’AVS et le relèvement à 155&nbsp;% du plafond de ces dernières pour les couples mariés représentent des améliorations centrales apportées au projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». La hausse de 70&nbsp;francs augmentera de manière linéaire la rente minimale de 6&nbsp;%, la rente maximale de 3&nbsp;%. Ainsi, la rente maximale passerait à 2&nbsp;240 francs. Pour les couples, les deux suppléments de 70 francs et le relèvement du plafond représentent une amélioration d’au maximum 226 francs. Par conséquent, le montant des rentes des futurs retraité(e)s qui ont touché des revenus bas ou moyens durant leur vie professionnelle s’en trouvera sensiblement augmenté.
</p><p>Cette amélioration des rentes prendra la forme d’un supplément qui n’entraînera aucun changement pour l’AI et les rentes de survivant(e)s. Elle suit donc la logique de notre initiative AVSplus. Mais elle ne devra profiter qu’aux nouveaux retraité(e)s. Contrairement à notre initiative, les rentes courantes ne seront pas relevées. Les rentes AVS des futurs retraité(e)s offriront de ce fait une couverture un peu plus grande par rapport à leur dernier salaire. D’autre part, cette mesure compensera la baisse des prestations de prévoyance professionnelle dont devront s’accommoder de nombreux futurs retraité(e)s à cause de taux de conversion et d’intérêts toujours plus bas.
</p><p>Une hausse du niveau des rentes à travers l’AVS présente en outre l’avantage d’être immédiate et, donc, de ne pas intervenir seulement après une phase d’épargne de plusieurs décennies. Ce sont surtout les bas et moyens revenus, et d’abord les femmes, qui profiteront d’une amélioration des rentes de vieillesse de l’AVS. L’AVS est souvent leur seule source de revenus. L’amélioration directe des rentes à travers l’AVS est de loin plus avantageuse, pour les femmes proches de la retraite, que le relèvement du niveau des rentes du 2e pilier. En effet, cette génération de femmes ne dispose en règle générale pas du tout d’un 2e pilier ou que d’un 2e pilier minime. Comme la phase pendant laquelle elles pourraient encore épargner est courte, il ne leur serait plus possible du tout de combler leurs lacunes de cotisation, malgré les nouvelles mesures de financement.
</p><h3>Reculs dans la prévoyance professionnelle</h3><p>Dans la prévoyance professionnelle, la baisse à 6&nbsp;% du taux d’intérêt minimal réduira le niveau des rentes. Afin d’empêcher que celles-ci ne baissent, la CSSS-E a décidé de garantir leur niveau à l’aide de diverses mesures de compensation financées par les assuré(e)s du 2e pilier selon le principe de la répartition. Et il sera possible, à travers d’autres mesures (p. ex. début anticipé du processus d’épargne), d’à peu près stabiliser l’actuel niveau des rentes. On ne dispose pas encore de calculs précis, mais les assuré(e)s qui auront entre 40 et 49 ans lors de l’entrée en vigueur de la réforme devraient subir une baisse de leurs prestations du 2e pilier. 
</p><p>Dans l’ensemble, les propositions de l’Union patronale suisse concernant la prévoyance professionnelle sont parvenues à s’imposer. Le taux de conversion sera rapidement baissé et, parallèlement, les mesures de compensation seront plus modestes, ce qui induira des coûts moindres. Afin d’améliorer la couverture d’assurance en cas de travail à temps partiel, il est proposé de ne tenir compte que du taux d’occupation pour le seuil d’accès. Cela devra permettre d’assurer avant tout des travailleurs et travailleuses dont le taux d’occupation est faible.
</p><p>La décision prise par la majorité de la CSSS-E de ne pas modifier la réglementation de la quote-part minimale dans la prévoyance professionnelle gérée par les compagnies d’assurances s’avérera pénalisante pour les assuré(e)s. Les assurances pourront ainsi continuer à s’adjuger d’importants profits. 
</p><p>La commission a cependant repris la revendication syndicale d’une amélioration de la prévoyance vieillesse des chômeurs et chômeuses âgés. Les chômeurs et chômeuses de 58 ans et plus pourront rester dans leur dernière caisse de pensions et ne devront pas cotiser. Ainsi, ils recevront une rente de vieillesse à partir de 65 ans et ne seront plus contraints de retirer leur capital vieillesse.
</p><h3>Garantir l’AVS jusqu’en 2030</h3><p>La CSSS-E tient aussi au financement additionnel de l’AVS via une hausse de la TVA. De 1&nbsp;%, cette hausse est toutefois inférieure à ce que ce proposait le Conseil fédéral (1,5&nbsp;%). La charge supplémentaire effective qu’elle représentera pour la population ne sera cependant que de 0,7&nbsp;%, parce que la première étape de ce financement via la TVA consistera à reprendre pour l’AVS le pour cent de TVA décidé jusqu’en 2017 pour l’AI à titre de financement additionnel. Une première hausse de 0,3&nbsp;point de pourcentage de hausse aura lieu au 1er janvier 2021 et la dernière hausse, de 0,4&nbsp;point de pourcentage, se fera en 2030. De ce fait, la charge représentée par la TVA sera modérée et restera supportable pour la population. Et le budget de l’AVS restera quand même stable jusqu’en 2030.
</p><p>La hausse minime de 0,3&nbsp;point de pourcentage des cotisations de l’AVS est une mesure particulièrement judicieuse (0,15&nbsp;% pour l’employeur, autant pour l’employé[e]s). Après un gel de désormais 40 années du taux de cotisation de l’AVS, cette adaptation n’avait que trop attendue, également si l’on tient compte de la forte augmentation du poids des cotisations de la prévoyance professionnelle ces dernières années. Ici, le taux de cotisation moyen est désormais supérieur à 18&nbsp;%. Les cotisations de l’AVS, qui passeront à 8,7&nbsp;%, seront supportables pour l’économie&nbsp;; cela, avant tout en comparaison avec la hausse des charges salariales annexes auxquelles les entreprises devraient faire face si les propositions du Conseil fédéral devaient être financées dans le cadre de la LPP. Une capitalisation plus forte dans la prévoyance professionnelle aurait entraîné une dépense supplémentaire de 3,2&nbsp;milliards de francs, alors que l’amélioration des rentes de l’AVS générera 1,39&nbsp;milliard de dépenses supplémentaires. Les compensations décidées par la CSSS-E pour la prévoyance professionnelle seront nettement moins chères. Elles se monteront à 1,55&nbsp;milliard de francs. En fin de compte, les propositions de la commission seront plus avantageuses pour les entreprises, surtout dans l’artisanat, où la prévoyance professionnelle est plus souvent déterminante. 
</p><h3>La direction est la bonne, mais les coupes doivent être abandonnées</h3><p>Le projet a trouvé une majorité claire au sein de la commission. Mais il n’est pas encore en mesure d’en faire autant devant le peuple. Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion minimal ne seront pas bien accueillis par la population. Le Conseil des États ferait bien d’y renoncer.
</p><p> À cause du financement via la TVA, l’entrée en vigueur de la réforme est fixée au 1er&nbsp;janvier 2018. C’est pourquoi le Conseil national devrait en délibérer jusqu’à la fin 2016. La votation populaire nécessaire pour l’affectation à l’AVS de recettes supplémentaires de la TVA devrait avoir lieu au printemps 2017. Concernant le déroulement des débats au Conseil national, on ne peut actuellement que spéculer. Mais il est clair que la nouvelle composition des Chambres fédérales sera déterminante. Les prochaines élections fédérales représenteront un choix d’orientation pour la prévoyance vieillesse en Suisse. 
</p><hr><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2324</guid><pubDate>Wed, 02 Sep 2015 16:14:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zum Beitritt der Schweiz zur Asiatischen Infrastruktur-Investitionsbank</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zum-beitritt-der-schweiz-zur-asiatischen-infrastruktur-investitionsbank</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2323</guid><pubDate>Tue, 01 Sep 2015 18:16:00 +0200</pubDate><title>Hausses générales jusqu’à 1,5 %, surtout pour les employé(e)s de longue date</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausses-generales-jusqu-a-1-5-surtout-pour-les-employe-e-s-de-longue-date</link><description>Revendications salariales des syndicats de l’USS pour 2015/2016</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> La situation de la plupart des branches et des entreprises de Suisse est bonne. C'est pourquoi les syndicats membres de l'Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de salaire allant jusqu'à 1,5 %. Ces hausses devront dans toute la mesure du possible être générales et il s'agira d'accorder une attention particulière aux employé(e)s de longue date.</p><p>L'évolution de l'économie intérieure est robuste. Les banques et les assurances font à nouveau des bénéfices et l'économie d'exportation, qui subit les effets du franc surévalué, a profité de la reprise de la conjoncture dans l'Union européenne (UE) ainsi que de la baisse des prix des produits intermédiaires achetés à l'étranger. " Pareille hausse (jusqu'à 1,5 %) est, toutes différences entre branches et entreprises confondues, clairement justifiée ", a expliqué Paul Rechsteiner, le président de l'USS.
</p><p>Afin que les bas et moyens revenus profitent aussi de la bonne marche des affaires comme ils l'ont mérité, les hausses de salaire doivent être générales. En outre un besoin particulier de rattrapage apparaît en ce qui concerne les employé(e)s de longue date. En effet, la croissance de leurs salaires ces dix dernières années a été nettement inférieure à la moyenne suisse.
</p><h3>1,5 % pour la construction</h3><p>Pour le secteur principal de la construction, le syndicat Unia demande une hausse générale de 1,5 %. " Les maçons ont besoin de cette valorisation et c'est dans les cordes des entreprises ", estime Vania Alleva, présidente d'Unia. Pour le second œuvre et la branche des transports en plein essor, Unia demande une hausse générale de 1 % et, pour l'industrie chimico-pharmaceutique, 120 francs de plus par mois. Pour l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM), de même que pour l'industrie alimentaire, Unia demande 80 francs de plus. Enfin, dans le commerce de détail, Unia demande des hausses de salaire ciblées pour le personnel formé et au bénéfice d'une grande expérience professionnelle.
</p><h3>Hausse pour la Poste et PostFinance déjà convenu</h3><p>Pour la Poste et PostFinance, syndicom a déjà convenu pour 2016 d'une hausse de salaire de 0,6 % accompagnée d'un versement unique de 400 francs. Dans les télécommunications, syndicom demande 1 % de hausse et 100 francs au moins pour les grandes entreprises des médias, comme l'a précisé Alain Carrupt, le président de syndicom.
</p><p>Le diktat des économies concernant le personnel de la Confédération est incompréhensible. Les syndicats concernés s'opposeront à ce que le personnel de la Confédération doive passer à la caisse pour des baisses de recettes dues à une politique fiscale erronée. "
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li><li>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l'USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Diverses/Katharina_Prelicz_d.pdf">Paul Rechsteiner</a>, président de l'USS</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Diverses/Katharina_Prelicz_f.pdf">Daniel Lampart</a>, économiste en chef de l'USS</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kathrin_Balmer_kein_Abbau_auf_dem_Buckel_der_Jungen.pdf">Vania Alleva</a>, présidente d'Unia</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kath_Prelicz.pdf">Alain Carrupt</a>, président de syndicom</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2321</guid><pubDate>Tue, 01 Sep 2015 08:45:00 +0200</pubDate><title>Bundesgesetz über die Schweizerische Agentur für Innovationsförderung: Vernehmlassungsantwort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/bundesgesetz-ueber-die-schweizerische-agentur-fuer-innovationsfoerderung-vernehmlassungsantwort</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2322</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 16:50:00 +0200</pubDate><title>La commission du Conseil des États maintient la confrontation avec le personnel et les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-maintient-la-confrontation-avec-le-personnel-et-les-cantons</link><description>Loi sur les heures d’ouverture des magasins</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) est étonnée que, malgré l'opposition des cantons, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) approuve la prolongation des heures d'ouverture des commerces les jours ouvrables. Elle passe donc aussi outre à la volonté exprimée par les citoyen(ne)s lors d'une dizaine de votations populaires cantonales, à savoir de ne pas autoriser les magasins à rester plus longtemps ouverts en soirée et le samedi. Même si la CER-E, qui veut étendre ici un peu moins que suggéré au départ les heures-cadre d'ouverture obligatoires dans tous les cantons, la droite qui y siège montre peu de respect pour le fédéralisme. En effet, le peuple de certains cantons a notamment refusé de prolonger les heures d'ouverture après 16 heures le samedi.
</p><p>Il y a lieu de renoncer à la loi sur les heures d'ouverture des magasins aussi parce que les travailleurs et travailleuses concernés par une prolongation des horaires des commerces ne veulent pas que leurs conditions de travail déjà précaires aujourd'hui se dégradent encore plus. Cela, d'autant plus que le commerce de détail ne connaît pas de convention collective de travail. Avec la nouvelle loi, les jours de travail deviendraient encore plus irréguliers et fragmentés qu'ils ne le sont aujourd'hui.
</p><p>Il appartient maintenant au Conseil des États de faire que l'on recouvre enfin la raison et de jouer comme il se doit son rôle de représentant des cantons. Et si tant la Chambre du peuple que celle des cantons continuent à choisir la confrontation avec les cantons et les travailleurs et travailleuses, ce sera finalement au peuple de trancher.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l'USS, responsable des conditions de travail</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l'USS</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2320</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 11:31:00 +0200</pubDate><title>Taux minimal LPP pour 2016 ; consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-minimal-lpp-pour-2016-consultation</link><description>L’Union syndicale suisse (USS), après analyse de l’évolution des rendements des placements, se prononce pour le maintien du taux minimal LPP de 1,75 % en 2016.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Économie</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2319</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2015 11:09:00 +0200</pubDate><title>Enquête Motion Niederberger « Coût des réglementations pour les entreprises. Supprimer les travaux inutiles dans le domaine de l’AVS » </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/enquete-motion-niederberger-cout-des-reglementations-pour-les-entreprises-supprimer-les-travaux-inutiles-dans-le-domaine-de-l-avs</link><description>Le texte allemand fait foi.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2317</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2015 09:39:00 +0200</pubDate><title>Concilier famille et profession : non à la politique du rapiéçage</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/concilier-famille-et-profession-non-a-la-politique-du-rapiecage</link><description>La Confédération doit assumer ses responsabilités</description><content:encoded><![CDATA[<p>À vrai dire, tout le monde le sait&nbsp;: les obligations extraprofessionnelles et le travail professionnel doivent pouvoir être conciliés. C’est non seulement une question de respect des besoins de la famille, mais aussi une nécessité économique. Il est absurde, précisément à une époque où la main-d’œuvre spécialisée fait défaut, de renoncer aux femmes uniquement parce qu’à cause du travail familial non rémunéré qu’elles effectuent, elles doivent mettre la pédale douce au plan professionnel.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps que l’on prenne des mesures comme la mise en place d’une offre de structures d’accueil des enfants qui soit abordable et adaptée aux besoins, une réduction du temps de travail, une aide à l’assistance aux proches dépendants de soin et des salaires qui couvrent les besoins vitaux. Mais trop peu est fait. Le SECO se limite – avec son initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié – à une politique de «&nbsp;rapiéçage&nbsp;»&nbsp;: un peu d’argent dans l’accueil des enfants, un peu aussi à travers les impôts.
</p><p>Pas étonnant alors que les initiatives privées jaillissent de partout, étant parfois quand même soutenues financièrement par la Confédération. Pro Familia permet à tout un chacun d’évaluer <a href="http://www.familyscore.ch/?_locale=fr" class="external-link-new-window">en ligne</a> son entreprise en matière de respect des besoins des familles et donne les noms des gagnantes. Un <a href="http://www.teilzeitkarriere.ch/teilzeitmann.html" class="external-link-new-window">site suisse-alémanique</a> encourage les hommes à réduire leur temps de travail au profit de leurs familles et, sur un <a href="http://www.papizeit.ch/" class="external-link-new-window">autre site</a>, mais aussi en français cette fois, les pères réclament un droit à un congé de paternité. 
</p><p>Ces initiatives sont judicieuses et aident à attirer l’attention sur cette thématique ainsi qu’à faire pression. Toutefois, on ne peut pas s’empêcher de penser que la Confédération délègue ici ses responsabilités aux privés. C’est elle en effet qui aurait intérêt à ce que les anomalies existantes disparaissent et que la possibilité de concilier famille et travail soit la priorité des priorités. Pour que la Suisse ne soit plus la lanterne rouge à ce chapitre.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2311</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2015 13:42:00 +0200</pubDate><title>1 million de personnes atteintes dans leur santé à cause du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/1-million-de-personnes-atteintes-dans-leur-sante-a-cause-du-travail</link><description>Une nouvelle étude le prouve : le travail peut rendre malade</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2013, un bon million de personnes ont souffert d’atteintes à leur santé en raison de leur activité professionnelle. C’est ce que prouve la récente étude de l’Office fédéral de la statistique (OFS) «&nbsp;Accidents et problèmes de santé liés au travail&nbsp;».</p><p>Les principaux résultats de cette étude sont les suivants&nbsp;:</p><ul><li>&nbsp;6&nbsp;% des personnes interrogées ont déclaré avoir été victimes d’un accident de travail, soit 316&nbsp;000 personnes&nbsp;;</li><li>11&nbsp;% des personnes interrogées ont déclaré souffrir d’un problème de santé lié au travail, soit 750&nbsp;000 personnes&nbsp;;</li><li>Les risques d’accident sont les plus élevés dans l’agriculture et la construction&nbsp;; les personnes qui travaillent sur appel ou de manière temporaire sont particulièrement vulnérables, ce qui est aussi vrai des jeunes salariés et des apprenti(e)s&nbsp;;</li><li>60 % des personnes actives occupées sont exposées dans leur travail à au moins un risque physique, 45 % à un au moins risque psychosocial&nbsp;;</li><li>60 % des problèmes de santé consistent en douleurs osseuses, articulaires ou musculaires, qui frappent plus fortement les personnes âgées et celles qui ont un bas niveau de formation&nbsp;;</li><li>19&nbsp;% des personnes interrogées se plaignent du stress, de dépression ou d’angoisse&nbsp;; les bénéficiaires d’une formation supérieure sont plus touchés que la moyenne&nbsp;;</li><li>dans 40&nbsp;% des cas, ces différents troubles ont occasionné des arrêts de travail. 25&nbsp;%&nbsp;des personnes affectées ont été dans l’impossibilité de travailler durant deux semaines au moins.</li></ul><p>Guy Zurkinden (GZ), rédacteur du Syndicat suisse des services publics (ssp) a posé deux questions à ce sujet à Luca Cirigliano (LC), secrétaire central, responsable de ce domaine à l’USS.
</p><p><b>GZ&nbsp;: La santé des salarié(e)s est-elle menacée en Suisse&nbsp;?</b></p><p><b>LC&nbsp;:</b> La situation est très préoccupante. L’étude de l’OFS montre que les risques liés au travail sont partout. Les risques physiques, dits «&nbsp;classiques&nbsp;», restent élevés, mais on assiste aussi à une augmentation des risques «&nbsp;nouveaux&nbsp;»&nbsp;: le stress, le manque de temps, la pression due au manque de personnel atteignent tous les secteurs. Les nouvelles méthodes de management par objectifs, combinées aux coupes sur le personnel et aggravées par un contexte de crise augmentent fortement le stress des salarié(e)s et accentuent les dangers.
</p><p><b>GZ</b><b><b>&nbsp;</b>: Que peuvent faire les syndicats&nbsp;?</b></p><p><b>LC :</b> Les syndicats doivent se battre, d’une part, pour mettre sur pied des mesures de prévention dans les entreprises. Cela inclut des mesures spécifiques contre les risques psycho-sociaux. Il faut aussi étendre la reconnaissance des maladies professionnelles, notamment des troubles psychosociaux.
</p><p>Ces dernières années, les employeurs ont augmenté la productivité en réduisant les coûts du personnel, ce qui a renforcé la pression sur les travailleurs et travailleuses. Ce stress met en danger leur sécurité. Les secteurs de la santé, des services publics, mais aussi de la construction ont été particulièrement touchés. La revendication de l’engagement du personnel nécessaire à l’accomplissement d’une tâche dans de bonnes conditions doit être un combat syndical primordial. 
</p><p> C’est d’autant plus important que c’est la société qui supporte les frais de traitement des personnes atteintes dans leur santé à cause de leur travail. Or, ces coûts sont occasionnés par des employeurs qui mettent trop de pression sur leur personnel et, pour économiser de l’argent, ne prennent aucune mesure de prévention. À lui seul, le traitement des maux de dos liés au travail coûte chaque année 1,5 milliard de francs, comme l’a montré une étude publiée par le SECO (Secrétariat d’État à l’économie) en décembre 2014.
</p><h5>plus d'informations</h5><ul><li>&lt;media&gt;L'étude&lt;/media&gt; du BFS</li><li>L'étude et des données complémentaires sur le <a href="http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=6637" class="external-link-new-window">site du BFS</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2310</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2015 13:39:00 +0200</pubDate><title>Les entreprises doivent assumer leur responsabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-entreprises-doivent-assumer-leur-responsabilite</link><description>Pour une économie sociale et respectueuse de l’environnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">D’un point de vue social et environnemental, les entreprises suisses doivent se comporter correctement, aussi à l’étranger. C’est ce que veut l’initiative «&nbsp;Entreprises responsables – pour protéger l’être humain et l’environnement&nbsp;» lancée au printemps dernier par une vaste alliance d’organisations de défense des droits humains.</p><p>Régulièrement, des entreprises suisses aussi s’illustrent à l’étranger par des pratiques commerciales qui ne respectent pas les droits humains ou l’environnement. Or, il est difficile de combattre ces faits, surtout lorsqu’ils concernent des États qui ne connaissent guère de législation sur le travail ou n’en appliquent pas. C’est pourquoi une vaste alliance d’organisations de défense des droits humains a lancé une initiative populaire selon laquelle, les entreprises qui ont leur siège en Suisse devront aussi répondre des violations des droits humains et des normes environnementales commises à l’étranger. Pour ainsi dire à titre préventif, elles devront d’abord établir si elles respectent leur devoir de diligence selon le modèle des Principes directeurs adoptés par l’ONU en 2011. Il s’agit ici pour elles de s’assurer qu’elles ne violent pas les droits humains internationalement reconnus et les standards environnementaux. Et en cas de violation, elles devront alors prendre les mesures qui s’imposent. Elles devront en outre faire en sorte que les entreprises sous leur contrôle aient également des pratiques commerciales correctes.
</p><h3>Le soutien des syndicats</h3><p>La «&nbsp;maman&nbsp;» de cette nouvelle initiative populaire est la pétition «&nbsp;Droit sans frontières&nbsp;» déposée en 2012 par presque les mêmes organisations qui se trouvent derrière l’initiative. Si elle avait à l’époque suscité un débat, le parlement fédéral n’avait pas pu se décider à édicter des règles contraignantes en la matière, misant sur la bonne volonté des entreprises. De quoi inciter l’alliance à revenir à la charge&nbsp;: les droits humains, donc aussi des travailleurs et travailleuses, et les standards écologiques doivent être respectés partout.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et quelques-uns de ses syndicats font partie des nombreuses organisations qui soutiennent cette initiative populaire. C’est pourquoi elle appelle à signer cette dernière. 
</p><h5>plus d'informations</h5><ul><li><a href="http://konzern-initiative.ch/?lang=fr" class="external-link-new-window">Site de l'initiative&nbsp;</a></li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie extérieure</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2315</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2015 10:53:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort des SGB zur Änderung der Verordnung über die Unfallversicherung</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassungsantwort-des-sgb-zur-aenderung-der-verordnung-ueber-die-unfallversicherung</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2313</guid><pubDate>Fri, 21 Aug 2015 17:14:00 +0200</pubDate><title>Pas d’égalité salariale entre femmes et hommes sans contrôles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-d-egalite-salariale-entre-femmes-et-hommes-sans-controles</link><description>Analyse de l&#039;égalité salariale de l&#039;OFS: le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La différence de salaire inexpliquée entre femmes et hommes reste élevée. Elle était de 8,7 % en 2012. Ce sont 678 francs par mois que les femmes gagnent en moins pour un travail de valeur égale. Ces tout nouveaux chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS) confirment ainsi ce que l'Union syndicale suisse dit depuis longtemps, à savoir qu'il n'est pas possible d'éliminer les discriminations salariales à l'encontre des femmes avec des mesures facultatives. Il faut des contrôles.
</p><p>L'USS demande au Conseil fédéral de prévoir des mesures obligatoires lors de la révision annoncée de la loi sur l'égalité (LEg). Les entreprises doivent contrôler à intervalles réguliers leurs salaires et, au nom de la transparence, publier les résultats des contrôles. En outre, une commission tripartite doit pouvoir imposer cette obligation de contrôle et sanctionner les infractions ou les discriminations.
</p><p>Comme l'a montré la grande manifestation du 7 mars, qui a réuni 12 000 personnes, une part importante de la population n'est plus d'accord avec les discriminations salariales et veut que des mesures efficaces soient prises. En effet, à cause des inégalités de salaires, les femmes auront des rentes moindres une fois à la retraite et, pendant leur vie professionnelle, parce que leurs salaires sont inférieurs à ceux des hommes, elles sont les premières à devoir effectuer les tâches familiales non rémunérés. 
</p><p>Mais les différences de salaires explicables font aussi apparaître une injustice. Les femmes sont surreprésentées dans les emplois à petits salaires, comme le montrent les chiffres publiés aujourd'hui. Près de 20 ans après l'introduction de la LEg, l'égalité des sexes n'existe toujours pas au quotidien dans la vie professionnelle. En plus des discriminations salariales, les femmes ont moins de chances que les hommes sur le marché du travail, elles sont désavantagées en matière de formation continue et leurs professions sont sous-estimées. Des réalités qui accentuent encore plus les différences de salaire.
</p><p>Pour ces raisons, l'USS demande, en plus de la transparence des salaires, une revalorisation du travail principalement fourni par les femmes. Elle demande aussi la mise en place de structures d'accueil abordables, qui permettent de concilier tâches éducatives et profession. Il est temps que la LEg soit appliquée à la lettre. Prochaine étape : les contrôles des salaires.
</p><p><b>Regula Bühlmann</b> (076 200 90 89), secrétaire centrale responsable de l'égalité des sexes à l'USS, se tient à votre disposition pour de plus amples informations.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2307</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2015 11:34:00 +0200</pubDate><title>La Commission de jeunesse de l’USS veut que les apprenti(e)s soient mieux protégés contre la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-commission-de-jeunesse-de-l-uss-veut-que-les-apprenti-e-s-soient-mieux-proteges-contre-la-crise</link><description>Début des apprentissages</description><content:encoded><![CDATA[<p> À l'occasion du début des apprentissages, la Commission de jeunesse de l'USS appelle les cantons à mieux protéger les apprenti(e)s contre la crise. Une intervention à ce sujet déposée dans de nombreux parlements cantonaux sous l'intitulé " Maintenir les places d'apprentissage - lutter contre le chômage des jeunes " demande aux gouvernements cantonaux d'examiner toutes les possibilités existantes de renforcer le marché des places d'apprentissage. En effet, les apprenti(e)s doivent être protégés contre les risques accrus liés à la crise du franc et notamment contre le chômage.
</p><p>La situation sur le marché du travail s'est fortement dégradée ces derniers mois. Suite à la décision de la Banque nationale de ne plus garantir le taux plancher du franc par rapport à l'euro, les annonces de restructurations et de suppressions d'emplois n'arrêtent plus. En temps de crise, les jeunes paient le prix fort, car ils sont l'un des maillons les plus faibles de la chaîne. C'est déjà visible aujourd'hui. De fait, le chômage des jeunes n'a cessé d'augmenter ces derniers mois par rapport à l'année dernière. En juillet, il était de 3,2 %, soit supérieur au taux national.
</p><p>Pour ces raisons, la Commission de jeunesse de l'USS demande aux cantons qu'ils renforcent la surveillance des apprentissages. Les apprenti(e)s doivent être mieux encadrés sur leur lieu de travail. En outre, il faut développer la promotion des places d'apprentissage et mettre en place un service d'outplacement chargé de donner une nouvelle place de formation aux jeunes qui perdent la leur en raison de restructurations ou de réductions d'effectifs. Ces mesures devront soutenir de manière significative les jeunes en leur permettant une entrée optimale dans la vie professionnelle. C'est aujourd'hui qu'il faut en effet investir dans la formation des jeunes afin que leur avenir ne soit pas bouché dès le départ.
</p><p>Ces revendications ont été reprises dans un modèle d'intervention parlementaire qui sera adaptée en fonction de la situation locale et déposée dans les parlements de la majorité des cantons lors de leurs prochaines sessions. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li> Lena Frank (079 586 70 55), présidente de la Commission de jeunesse de l'USS, secrétaire à la jeunesse d'Unia</li><li>Lucie Waser (079 916 76 46), secrétaire jeunesse du SEV</li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2306</guid><pubDate>Mon, 17 Aug 2015 15:33:00 +0200</pubDate><title>Premier développement de l&#039;AVS depuis 20 ans : malgré une orientation positive, d&#039;importants reculs subsistent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/premier-developpement-de-lavs-depuis-20-ans-malgre-une-orientation-positive-dimportants-reculs-subsistent</link><description>La Commission de la sécurité sociale des États et Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil fédéral, c’est maintenant la Commission de la politique sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) qui veut relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes et baisser fortement le taux de conversion du 2e pilier. Ces deux mesures sont autant de reculs que l’Union syndicale suisse (USS) rejette. De fait, la baisse du taux de conversion représente la plus grande baisse des rentes de tous les temps. Or les femmes sont déjà désavantagées au niveau des salaires et leurs rentes du 2e pilier sont souvent plus maigres que celles des hommes. Ces désavantages ne doivent pas être en plus renforcés par le relèvement de l’âge de la retraite, d’autant plus que les femmes d’un certain âge ne sont pas demandées sur le marché du travail. 
</p><p>Que la CSSS-E veuille clairement améliorer pour la première fois depuis 20 ans les rentes AVS et compenser quelque peu le retard qu’elles ont accumulé par rapport à l’évolution des salaires est un point positif. Ce faisant, elle s’oriente sur les révisions réussies de l’AVS qui n’ont pas uniquement entraîné des sacrifices pour la population, mais aussi des progrès sociaux. Si cette recette n’est pas appliquée, aucune réforme ne sera possible, comme on l’a vu avec l’échec de la 11e révision de l’AVS. C’est pourquoi les propositions de la CSSS-E posent les bons jalons et offrent à l’AVS une base solide jusqu’en 2030. 
</p><p>L’USS regrette toutefois que la commission ne veuille améliorer que les rentes des nouveaux retraité(e)s. En effet, l’actuel niveau des rentes des 1er et 2e piliers de nombreux retraité(e)s est aujourd’hui déjà également insuffisant. Raison pour laquelle l’USS demande que les hausses des rentes profitent à tout le monde, ainsi que le demande sa propre initiative populaire.
</p><p>Mais l’USS est satisfaite de voir que, contrairement au Conseil fédéral, la commission ne remet pas en question la compensation du renchérissement et ne veut pas libérer partiellement la Confédération du financement de l’AVS. L’USS est aussi contente de voir que les rentes AVS des veuves ne seront par supprimées. 
</p><p> Le modèle de financement proposé est un autre point positif. La légère hausse du pourcentage de salaire versé à l’AVS est supportable. Depuis 1975, il n’a en effet jamais été augmenté (toujours 8,4&nbsp;%, soit 4,2&nbsp;% pour l’employeur/employeuse et autant pour l’employé[e]). Par contre, le pourcentage prélevé sur les salaires pour le 2e pilier est désormais passé à 18&nbsp;% en moyenne et, vu les intentions du Conseil fédéral, il devrait continuer à augmenter. Or, il est plus judicieux de relever les cotisations AVS. De fait, une hausse des rentes AVS représente, pour les bas et moyens revenus une amélioration des prestations obtenue pour un prix comparativement bas par rapport au 2e pilier. Et surtout&nbsp;: les assuré(e)s en profiteront immédiatement et pas seulement dans plusieurs années.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, 079 277 61 31, président de l'USS</li><li>Doris Bianchi, 076 564 67 67, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable des assurances sociales</li><li>Thomas Zimmermann, 079 249 59 74, responsable de la communication de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-6392</guid><pubDate>Sat, 15 Aug 2015 12:10:00 +0200</pubDate><title>AVS - Une prévoyance vieillesse forte pour jeunes et vieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-une-prevoyance-vieillesse-forte-pour-jeunes-et-vieux</link><description>Il faut renforcer l’AVS, pas l’affaiblir</description><content:encoded><![CDATA[<p>Jeunes et vieux profitent de l’AVS. Aucune autre assurance sociale n’est synonyme comme elle de cohésion sociale et d’équilibre social. Autrefois, beaucoup de personnes âgées vivaient dans la pauvreté. Grâce à l’AVS, celle-ci a fortement reculé. La charge que la plupart des jeunes devaient supporter en prenant soin de leurs parents s’est allégée. Aujourd’hui, ils profitent souvent de l’indépendance gagnée par la génération de leurs parents qui, par exemple, s’occupent beaucoup des petits-enfants. Qu’en Suisse il soit désormais possible de vieillir dans la dignité, est à mettre au crédit des assurances sociales, en tout premier lieu à l’AVS. Pourtant, ou justement à cause de cela, l’AVS est la cible d’attaques politiques depuis maintenant 20 ans. D’innombrables études et rapports, dont beaucoup ont été commandés par des banques et des assurances, la dénigrent. À croire certains médias, on peut avoir l’impression que l’AVS est au bord du gouffre.</p><p>À pareille désinformation, la présente brochure aimerait opposer des faits.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/brochures/SGB_AHV-Brosch_eBook_FR.pdf" target="_blank" class="button" rel="noreferrer"><span class="iconpack fas fa-book-open-reader fa-book-reader" aria-hidden="true"></span>&nbsp;&nbsp; Regarder ce bruchure (PDF)</a></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/6/b/csm_avs-broschure-titre_13b3364477.webp" length="42918" type="image/png"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-2305</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2015 15:19:00 +0200</pubDate><title>Bas salaires : le problème n’est toujours pas réglé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bas-salaires-le-probleme-n-est-toujours-pas-regle</link><description>Rapport du Conseil fédéral sur les branches à bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a toujours un problème de bas salaires. Certes, et grâce à l’engagement des syndicats plus des salaires équitables, il ne s’est pas fortement accentué, comme le montre le rapport du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) publié mercredi. Il n’empêche que les salaires d’un demi-million de personnes se situent au-dessous du seuil des bas salaires. Et plus de 200&nbsp;000 gagnent moins que les 22 francs de l’heure demandés par l’initiative sur les salaires minimums. 
</p><p>Le problème des bas salaires est important surtout dans les branches sans convention collective de travail (CCT) nationale, comme le commerce de détail ou l’horticulture. Si des améliorations sont apportées dans ces branches, un nombre supérieur à la moyenne de personnes en profitera. En effet, on trouve le plus grand nombre d’emplois à bas salaire (105&nbsp;000) dans le commerce de détail. Mais les employeurs de ces branches refusent de fixer des salaires minimums généralisés dans des CCT, raison pour laquelle il faut abaisser les obstacles mis à l’extension du champ d’application des CCT. 
</p><p>On trouve aussi des emplois à bas salaires dans des branches qui ont une CCT. Dans ce cas, il s’agit alors d’un besoin de rattrapage. Même si, malgré l’existence d’une CCT, le problème des bas salaires n’est pas réglé dans ces branches, nous ne devons pas oublier que ceux-ci n’ont pas perdu le contact avec les autres salaires, comme c’est le cas dans d’autres pays sans CCT étendue et comme cela se serait passé si les syndicats n’avaient pas activement fait campagne contre les bas salaires..
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2304</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2015 14:22:00 +0200</pubDate><title>11.418 Pa.Iv. Gesetzliche Anerkennung der Verantwortung der Pflege. Vernehmlassungsantwort zum Vorentwurf</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/11-418-pa-iv-gesetzliche-anerkennung-der-verantwortung-der-pflege-vernehmlassungsantwort-zum-vorentwurf</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2303</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2015 16:55:00 +0200</pubDate><title>Prise de position sur le rapport « Dénomination des titres en anglais pour les diplômes de la formation professionnelle » suite au Postulat 14.4000</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/prise-de-position-sur-le-rapport-denomination-des-titres-en-anglais-pour-les-diplomes-de-la-formation-professionnelle-suite-au-postulat-14-4000</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[<p>«»</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2284</guid><pubDate>Mon, 03 Aug 2015 10:11:00 +0200</pubDate><title>Dossier 111 : Finances cantonales: Une politique cantonale d’austérité et fiscale contestable</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-111-finances-cantonales-une-politique-cantonale-d-austerite-et-fiscale-contestable</link><description>Analyse économique</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons se portent bien mieux qu'ils ne le disent. Ils sous-estiment systématiquement leurs recettes, indiquent des fortunes trop basses et justifient de la sorte des programmes d'austérité absurdes. L'analyse économique réalisée par l'USS le prouve.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2301</guid><pubDate>Fri, 10 Jul 2015 09:32:00 +0200</pubDate><title>La BNS doit veiller à ce que le cours du franc soit supportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-veiller-a-ce-que-le-cours-du-franc-soit-supportable</link><description>Six mois après l’abandon du cours plancher : le bilan de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Six mois après l'abandon du cours plancher franc-euro par la Banque nationale suisse (BNS), le franc est toujours surévalué d'environ 20 %. Et une appréciation encore plus extrême n'est malheureusement pas à exclure. La pression sur les emplois et les salaires qui en découle est grande. Dans l'hôtellerie-restauration, une place sur dix a disparu depuis le début de l'appréciation du franc, en 2008. Et cela devrait aussi être le cas dans l'industrie au début de 2016, si le franc reste à ce point surévalué. Nombre d'entreprises ont en outre prolongé leur durée du travail sans pour autant relever leurs salaires. 
</p><p>C'est inacceptable ! Le franc doit nous servir, pas nous nuire. Le bilan publié aujourd'hui par l'Union syndicale suisse (USS) sur son site demande que la BNS se remette à piloter activement le cours du franc. La manière la plus efficiente de le faire est de fixer un objectif de cours ou un cours plancher et de compléter le tout par des intérêts négatifs. Le bilan de l'USS montre également que la politique menée par la BNS en matière de taux d'intérêt entre décembre 2014 et janvier 2015 a contraint cette dernière à acheter davantage d'euros. 
</p><p>&nbsp;&lt;media&gt;Le Bilan de l'USS&lt;/media&gt;
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 071 228 41 11 ou 079 277 61 31</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 ou 031 377 01 09 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2300</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2015 17:54:00 +0200</pubDate><title>Verordnung betreffend die Aufsicht über die soziale Krankenversicherung (KVAV): Anhörung</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/verordnung-betreffend-die-aufsicht-ueber-die-soziale-krankenversicherung-kvav-anhoerung</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2297</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2015 17:10:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur Genehmigung des Bundesbeschlusses über die Einführung des automatischen Informationsaustauschs über Finanzkonten mit Australien</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-genehmigung-des-bundesbeschlusses-ueber-die-einfuehrung-des-automatischen-informationsaustauschs-ueber-finanzkonten-mit-australien</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2296</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2015 16:58:00 +0200</pubDate><title>Stellungnahme zur Umsetzung der Pa. Iv. „Agrotreibstoffe. Indirekte Auswirkungen berücksichtigen.“ Änderung der Mineralölsteuerverordnung und drei weiterer Bundesratsverordnungen sowie zweier Departementsverordnungen</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/stellungnahme-zur-umsetzung-der-pa-iv-agrotreibstoffe-indirekte-auswirkungen-beruecksichtigen-aenderung-der-mineraloelsteuerverordnung-und-drei-weiterer-bundesratsverordnungen-sowie-zweier-departementsverordnungen</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2295</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2015 11:19:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zu 13.418/13.419/13.420/13.421/13.422 n Pa.Iv. Gleichstellung der eingetragenen Partnerschaft und der Ehe im Einbürgerungsverfahren</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/vernehmlassungsantwort-zu-13-418-13-419-13-420-13-421-13-422-n-pa-iv-gleichstellung-der-eingetragenen-partnerschaft-und-der-ehe-im-einbuergerungsverfahren</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2293</guid><pubDate>Fri, 03 Jul 2015 15:02:00 +0200</pubDate><title>Révision de la loi fédérale concernant des mesures en matière de lutte contre le travail au noir (Loi sur le travail au noir LTN)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-la-loi-federale-concernant-des-mesures-en-matiere-de-lutte-contre-le-travail-au-noir-loi-sur-le-travail-au-noir-ltn</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2290</guid><pubDate>Fri, 03 Jul 2015 14:25:00 +0200</pubDate><title>Modifications de la loi sur la poursuite pour dette et la faillite (LP), en application de la motion Hess 11.3925</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modifications-de-la-loi-sur-la-poursuite-pour-dette-et-la-faillite-lp-en-application-de-la-motion-hess-11-3925</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2292</guid><pubDate>Fri, 03 Jul 2015 10:32:00 +0200</pubDate><title>Revision des Bundesgesetzes und der Verordnung über das öffentliche Beschaffungswesen (BöB/VöB) sowie der Verordnung über die Schwellenwerte im öffentlichen Beschaffungswesen (SWV)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-des-bundesgesetzes-und-der-verordnung-ueber-das-oeffentliche-beschaffungswesen-boeb-voeb-sowie-der-verordnung-ueber-die-schwellenwerte-im-oeffentlichen-beschaffungswesen-swv</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droits syndicaux</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2291</guid><pubDate>Fri, 03 Jul 2015 08:22:00 +0200</pubDate><title>Indemnités journalières de l’assurance-accidents : un délai d’attente inutile</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/indemnites-journalieres-de-l-assurance-accidents-un-delai-d-attente-inutile</link><description>Le compromis trouvé sur la loi tient, sauf sur un point</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa session de juin dernier, le Conseil national a débattu de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) et accepté à l’unanimité le projet qui lui était soumis. Ce dernier, un compromis proposé par les partenaires sociaux, s’est donc révélé solide. À une exception, que le Conseil des États devra encore corriger.</p><p>Comme pour l’assurance d’indemnités en cas de maladie, le Conseil national veut introduire un délai d’attente avant le versement des indemnités de l’assurance-accidents. Les entreprises et les assureurs devraient donc convenir d’un délai d’attente pouvant aller jusqu’à 30 jours jusqu’au versement de l’indemnité journalière à la personne accidentée et les entreprises pourraient ainsi économiser des primes.
</p><h3>Le délai d’attente diminuerait la protection d’assurance</h3><p>L’introduction d’un délai d’attente dans l’assurance-accidents diminue la protection, prévue dans le droit des assurances sociales, des travailleurs et travailleuses contre les conséquences d’un accident. L’Union syndicale suisse (USS) rejette nettement cette mesure. Et la disposition (art. 16 al. 5 du projet de LAA) en vertu de laquelle il ne doit pas avoir en conséquence de désavantage pour l’assuré(e)s ne changerait rien à cette baisse de la protection.
</p><p>Les expériences faites avec les assurances d’indemnités journalières en cas de maladie montrent clairement que les délais d’attente désavantagent les assuré(e)s. Pendant leur durée, l’obligation de verser le salaire s’applique selon le Code des obligations. L’employeur est ainsi tenu, en cas de maladie de son employé(e)s, de continuer à lui verser son salaire pendant un certain temps calculé en fonction de la durée des rapports de travail. Mais le délai est bref et n’intervient qu’après une durée des rapports de travail d’au moins trois mois. Le maintien du salaire disparaît de ce fait pour les salarié(e)s qui viennent d’être engagés, pour ceux qui ont déjà été malades pendant l’année concernée et pour ceux, bien sûr, dont la durée pendant laquelle le salaire est maintenu est écoulée. Par conséquent, à eux de combler la perte de salaire jusqu’à la fin du délai d’attente. 
</p><h3>Les employeurs ne devraient plus payer pour des accidents-bagatelles</h3><p>Mais la proposition d’un délai d’attente désavantage aussi les employeurs. En cas d’accident-bagatelle entraînant une incapacité de travail de peu de jours, ils devraient continuer à verser eux-mêmes le salaire de la personne accidentée pendant une durée pouvant aller jusqu’à 30 jours. Or les accidents-bagatelles sont la principale part des accidents professionnels. Pour les petites entreprises, comme celles du secteur principal et du second œuvre de la construction, ce type d’accident est un risque qui se réalise souvent, mais un risque que nombre d’entre elles ne sont pas en mesure de supporter seules. L’économie des primes qu’elles pourraient réaliser avec un délai d’attente, ne compenserait pas le transfert du risque sur l’employeur. Au contraire&nbsp;: l’introduction d’un délai d’attente augmenterait plutôt la charge que les primes représentent pour les petites entreprises qui ne peuvent pas se le permettre.
</p><h3>Le délai d’attente augmenterait la charge administrative</h3><p>En outre, un délai d’attente dans l’assurance contre les accidents professionnels va à l’encontre de l’allégement de la charge administrative demandé par les PME. Au lieu de faire régler le maintien du salaire par les assureurs-accidents au moyen d’indemnités journalières, l’entreprise devrait s’en occuper elle-même. Elle serait ensuite confrontée avec la difficile question de la délimitation de la notion d’accident. Même avec un délai d’attente, l’entreprise devrait annoncer l’accident à l’assurance et réaliser les démarches nécessaires. En effet, l’accident devrait être annoncé à l’assureur-accident pour que celui-ci puisse prendre à sa charge les frais de traitement médical. Mais comme l’annonce de l’accident pourrait avoir lieu avec du retard, une gestion efficace par cas et les mesures d’intégration en conséquence deviendraient plus difficiles. La complexité de l’offre en matière d’assurances s’accentuerait également et il faudrait donc encore plus procéder à des clarifications et demander conseil. 
</p><h3>Le délai d’attente serait désavantageux tant pour l’employeur que pour l’employé(e)</h3><p> L’introduction d’un délai d’attente dans l’assurance contre les accidents professionnels désavantagera aussi bien les employeurs que les employé(e)s. C’est à partir de cette opinion que les partenaires sociaux ont élaboré leur proposition de compromis. Et c’est pour cela qu’ils ont renoncé à introduire un délai d’attente dans la LAA. La décision du Conseil national d’en introduire quand même un permet de conclure que les effets négatifs de cette mesure étaient peu connus. Le Conseil des États, qui abordera cette question lors de la session d’automne ou d’hiver, devra corriger cette erreur.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2289</guid><pubDate>Thu, 02 Jul 2015 09:59:00 +0200</pubDate><title>Un événement qui a pesé dans la scission de la gauche</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-evenement-qui-a-pese-dans-la-scission-de-la-gauche</link><description>Centenaire de la Conférence de Zimmerwald</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Robert Grimm contre Lénine. Un s’imposera, l’autre s’inclinera. L’Histoire avec un grand H se nourrit de ces événements, de la conférence qui s’est tenue dans le village bernois de Zimmerwald où des représentant(e)s de l’opposition socialiste de l’époque se réunirent secrètement pour s’opposer à la guerre et relancer la lutte des classes. Au début du mois de septembre de cette année, on fêtera le centenaire de la Conférence de Zimmerwald.</p><p>Un des principaux objectifs de la IIe Internationale socialiste créée en 1889 était la compréhension entre les peuples, sur une base pacifique. Déjà lors du Congrès de Bâle de l’automne 1912, les partis socialistes regroupés en son sein avaient dit non à la guerre et appelé à la solidarité internationale du prolétariat. L’ennemi – ainsi pensait-on communément alors – n’était pas le travailleur au-delà des frontières, mais le patron, tout proche, «&nbsp;en haut&nbsp;». Mais lorsque la Première Guerre mondiale éclata, à l’été 1914, cette solidarité s’effondra. Adoptant un point de vue étroitement national, la grande majorité des partis socialistes des États en guerre acceptèrent la guerre, comme une mesure de défense, et votèrent les crédits en conséquence. En Suisse aussi, la trêve politique s’imposa. Robert Grimm, un des chefs de file du parti socialiste, fut l’un des premiers à comprendre assez vite que la classe ouvrière devrait payer l’addition de cette nouvelle donne. En ces temps, il est le leader d’un groupe minoritaire du parti socialiste, qui essaie de substituer dans toute l’Europe la solidarité de classe à l’identité nationale. C’est pour cela qu’il veut rassembler les ailes minoritaires des partis socialistes nationaux opposées à la guerre. Son but est qu’ils se donnent une ligne antiguerre. Il ne parviendra toutefois pas à convaincre le Parti socialiste suisse de proposer ses bons offices. La peur de fâcher les camarades allemands prédominait. Cependant, la direction du parti lui donne carte blanche pour tenter lui-même quelque chose.
</p><h3>Rencontre secrète contre la guerre et la lutte des classes</h3><p>Et il le fera. Grimm et son petit groupe, soutenus par des camarades italiens, invitent plus de 40 représentant(e)s de diverses ailes gauches de partis socialistes à une conférence qui doit se tenir du 5 au 8 septembre 1915 dans la commune agricole de Zimmerwald, au sud de Berne. La réunion est secrète, car ceux de ses participants qui viennent d’États belligérants doivent être protégés de tout acte de vengeance et du reproche d’être des traîtres à la patrie. C’est pourquoi ils se font passer pour des ornithologues. Et, jusqu’aux premières publications dans la presse, personne ne saura qui participa à la conférence de Zimmerwald.
</p><h3>Lénine minoritaire</h3><p>Nombre de participant(e)s à cette conférence devinrent ensuite célèbres parce qu’ils se sont retrouvés à la tête de partis socialistes ou communistes. C’est surtout vrai pour Lénine en exil dans notre pays. Lui et ses partisans voulaient profiter de la guerre pour prendre le pouvoir à la faveur d’un violent soulèvement. Par contre, les «&nbsp;centristes de gauche&nbsp;» rassemblés autour de Grimm voulaient mettre fin à la guerre. Mais si leur mot d’ordre était la lutte des classes, ils refusaient de renverser des gouvernements par la force. Lénine ne réussit pas à s’imposer à Zimmerwald, ni, une année plus tard, lors de la conférence qui suivit à Kiental, mais en 1917, sur le terrain de la Russie. Et, à la troisième conférence du mouvement de Zimmerwald, qui se tint à Stockholm en septembre 1917, il y eut rupture entre la gauche et le centre. Les bolchéviques victorieux en Russie convoquèrent alors rapidement la IIIe internationale, communiste celle-là.
</p><h3>Début de la scission à gauche</h3><p>Tels furent, sommairement, les faits. La conférence de Zimmerwald est un événement important en ce qui concerne la «&nbsp;diversification&nbsp;» du socialisme en, simplifions, trois blocs&nbsp;: réformiste, favorable à la lutte des classes et révolutionnaire. Du point de vue soviétique, cette conférence se situe aux origines d’une tactique défendue publiquement, dont le but est de faire tomber le régime tsariste au pouvoir et de mettre en place le communisme de conseils. C’est pourquoi on ne sera pas étonné de voir que, pendant des décennies, «&nbsp;Zimmerwald&nbsp;» a été perçu par les citoyen(ne)s soviétiques conscients de leur histoire comme un moment qui a précédé la naissance d’une identité historique. Du point de vue des socialistes (suisses), «&nbsp;Zimmerwald&nbsp;» a été et est encore la preuve que l’Histoire peut aussi se faire dans notre pays. Alors «&nbsp;Zimmerwald&nbsp;» est synonyme de lutte courageuse contre la guerre, pour la solidarité internationale du prolétariat et contre les visions étroitement nationalistes. Finalement, «&nbsp;Zimmerwald&nbsp;» montre également tout le talent de Robert Grimm, ainsi que le début d’une orientation militante du mouvement ouvrier suisse qui, trois années après seulement, culminera dans la Grève générale. Reste la commune de Zimmerwald, agricole et artisanale qui, contre sa volonté acquit une célébrité dont elle ne savait que faire. Ainsi, des décennies durant, elle déploya moult efforts pour que l’on ne sache pas que l’histoire mondiale de la gauche avait séjourné pendant trois jours de l’automne 1915 sur son territoire.
</p><h3>Fête du centenaire&nbsp;: une riche palette d’activités</h3><p>Beaucoup de matière donc, et beaucoup de passion, une passion qui ne s’est pas éteinte après 100 ans. Mais comme il n’y a plus d’URSS, un anniversaire fortement dédramatisé aussi. La commune de Zimmerwald sera aussi de la partie. Depuis deux mois, la Conférence de Zimmerwald fait l’objet d’une exposition (en allemand) au musée régional Schwarzwasser de Schwarzenburg. Elle est ouverte chaque dimanche de 14 à 17 heures, jusqu’au 22 novembre 2015 et elle en vaut le détour. La société Robert Grimm, aidée par diverses institutions, a aussi organisé une conférence qui se tiendra les 4 et 5 septembre, avec des participants de haut niveau, de Suisse et d’ailleurs. Le 5 septembre aura lieu à Zimmerwald même une cérémonie de commémoration.
</p><h5>Documentation</h5><ul><li><a href="http://www.regionalmuseum.info/ausstellung-2015/" class="external-link-new-window">Information sur l'exposition (en allemand)</a></li><li> &lt;media&gt;Informations sur la conférence (en allemand)&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2288</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2015 16:15:00 +0200</pubDate><title>Une attaque inacceptable contre les salaires usuels dans la localité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-attaque-inacceptable-contre-les-salaires-usuels-dans-la-localite</link><description>L&#039;USS proteste contre le projet de révision concernant les marchés publics</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) proteste contre le fait que le projet de révision de la loi et de l’ordonnance sur les marchés publics sape sans nécessité aucune la protection des salaires et des conditions de travail en usage dans la localité. Dans les faits, le principe selon lequel les salaires et conditions de travail du lieu où est exécutée la prestation doivent être respectés ne s’appliquerait plus, selon ce projet de révision, aux soumissionnaires dont le siège se trouve en Suisse ou qui y sont établis. Ils suivraient en effet le principe du lieu de provenance de l’entreprise. Ainsi par exemple, une entreprise qui a son siège au Tessin et fait une offre à Zurich dans le cadre de marchés publics pourrait en toute légalité évincer avec ses salaires tessinois inférieurs une entreprise qui respecte les normes zurichoises. Or, il s’agit là d’une situation de concurrence déloyale qui viole la loi fédérale à ce sujet (LCD). Parallèlement, une telle disposition contournerait des conventions collectives de travail (CCT) locales et régionales. Or en Suisse, un très grand nombre de CCT fixent au plan régional la protection des travailleurs et travailleuses.
</p><p>L’USS demande que le principe du lieu où est effectuée la prestation s’applique sans restriction en particulier aux marchés publics, un secteur dont plus de 300&nbsp;000 emplois dépendent. Cette attaque contre les salaires usuels dans la localité sabote en outre les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes qu’il y a lieu de renforcer et non pas de démanteler. 
</p><p>L’USS demande également que l’on limite aussi à deux niveaux les chaînes de sous-traitance dans les marchés publics et que l’on introduise un registre de branche qui garantisse que seules les entreprises aux mains propres puissent participer à ces marchés..
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076&nbsp;335 61 97 </li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droits syndicaux</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2287</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2015 15:28:00 +0200</pubDate><title>L’USS salue le durcissement des amendes infligées aux responsables de sous-enchère salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-salue-le-durcissement-des-amendes-infligees-aux-responsables-de-sous-enchere-salariale</link><description>Lutte contre la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’augmentation de 5&nbsp;000 à 30&nbsp;000 francs des amendes infligées aux responsables de sous-enchère salariale. Il s’agit là d’un pas important vers l’application du principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses et respecter les conditions de travail suisses. Demain, les entreprises étrangères qui détachent du personnel en Suisse et ne respectent pas les salaires et conditions de travail suisses risqueront de devoir payer une amende plus salée. La même chose vaut pour les employeurs suisses qui versent des salaires inférieurs aux salaires minimums fixés dans un contrat-type de travail. L’USS attend maintenant du Parlement fédéral qu’il débatte rapidement de ce projet et l’adopte. En effet, les amendes actuelles n’ont guère eu d’effets dissuasifs. Pour qu’elles soient à l’avenir efficaces, elles ne doivent pas uniquement être prononcées mais aussi être recouvrées. 
</p><p>Pour juguler les abus commis en matière de protection des salaires, il faut aussi beaucoup plus de contrôles, spécialement dans les régions frontalières. Et en cas de sous-enchère salariale manifeste, il faut prononcer une interruption des travaux. C’est la seule manière de contraindre efficacement les employeurs fautifs à respecter en Suisse les dispositions existantes. 
</p><p>En outre, dans les branches comme l’horticulture et le commerce, il faut que des conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires minimums soient conclues. Dans ces branches, les contrôleurs ont découvert l’an dernier de nombreux employeurs qui versaient des salaires trop bas. Dans l’horticulture, 28&nbsp;% des entreprises étrangères ne payaient pas les salaires usuels dans la branche et la localité et dans le commerce, c’était le cas de15&nbsp;% des employeurs suisses.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2286</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2015 14:47:00 +0200</pubDate><title>Il faut aller plus loin et on ira plus loin !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-faut-aller-plus-loin-et-on-ira-plus-loin</link><description>10 années de congé de maternité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juillet 2005, après des débats qui ont duré des décennies, le congé de maternité a été introduit en Suisse. Aujourd’hui, la Commission féminine de l’USS a fêté cet anniversaire sur la Place fédérale. Pour les femmes de l’USS, après ces dix années, d’autres progrès doivent être réalisés dans la protection des mères et des parents, ainsi que dans la possibilité de concilier famille et profession. La commission de l’USS a constaté que nombre de branches et d’entreprises n’ont pas profité de l’allégement apporté à l’époque l’introduction des allocations pour pertes de gain en cas de maternité pour améliorer le minimum légal de 14 semaines de congé payées à 80&nbsp;%. C’est pourquoi les femmes de l’USS demandent&nbsp;:</p><ol><li>18 semaines de congé de maternité payées à 100&nbsp;%&nbsp;: une allocation pour perte de gain de 80&nbsp;% du salaire ne suffit pas, précisément aux femmes qui touchent des bas revenus, pour couvrir le coût de la vie&nbsp;; l’Organisation internationale du Travail demande aussi 18 semaines&nbsp;;</li><li>un congé de paternité et un congé parental&nbsp;: une répartition équitable du travail rémunéré et du travail non rémunéré entre la femme et l’homme n’est possible que si le père peut prendre rapidement sa place de personne de référence pour l’enfant&nbsp;; l’USS demande un congé de paternité de 8 semaines et 24 semaines de congé parental à répartir également entre les parents&nbsp;;</li><li>des réglementations pour la période qui précède l’accouchement, afin que les femmes aient, en cas de besoin, droit à un congé payé.</li></ol><p> Ces solutions répondent à des besoins avérés des familles. Elles représenteraient aussi une avancée substantielle de sorte que la Suisse ne serait plus la lanterne rouge européenne au chapitre de la conciliation entre famille et profession.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, 076&nbsp;200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2282</guid><pubDate>Fri, 26 Jun 2015 15:24:00 +0200</pubDate><title>L’inertie de la commission est une menace pour l’existence de personnes âgées  et handicapées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-inertie-de-la-commission-est-une-menace-pour-l-existence-de-personnes-agees-et-handicapees</link><description>L’adaptation des loyers reconnus dans les PC s’impose depuis 
trop longtemps</description><content:encoded><![CDATA[<p> La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a remis à plus tard l'adaptation nécessaire depuis longtemps des montants maximaux pris en compte au titre du loyer dans le calcul des prestations complémentaires (PC). Au lieu de relever enfin ces montants, elle veut d'abord attendre la révision de la loi sur les PC. Cette non-décision mettra 300 000 personnes âgées ou handicapées, dépendantes des PC, dans de graves difficultés financières.
</p><p>La personne qui, uniquement pour pouvoir boucler ses fins de mois, doit demander aujourd'hui des PC pour compléter sa rente AVS ou AI peut faire prendre en compte comme frais de loyer dans le calcul de ses PC au maximum 1 100 francs par mois, si elle vit seule, et 1 250 francs si elle est mariée. Mais les frais de logements élevés que connaît la Suisse ne sont de loin pas couverts avec de tels montants. En conséquence, les personnes concernées doivent s'ôter le pain de la bouche pour payer la partie non couverte de leurs frais de loyer. L'inertie dont la CSSS-N a fait preuve par sa décision aggravera leur situation.
</p><p>En effet, l'adaptation à l'évolution des prix des montants maximaux reconnus comme dépenses de loyer n'a que trop attendu. La dernière a eu lieu il y a près de 15 ans. Depuis lors, les frais de logement ont énormément augmenté. Attendre encore plus, comme le veut la majorité de la commission du Conseil national, n'est plus possible. Si le Parlement fédéral traite cette question uniquement dans le cadre de la révision prévue de la loi sur les PC, l'éventuel relèvement urgent de ces montants maximaux sera repoussé à 2020.
</p><p>Faisant partie du 1er pilier, les PC sont indispensables à nombre de bénéficiaires de rentes AVS et AI afin de pouvoir vivre dans la dignité. Pour qu'elles puissent vraiment remplir leur mandat, qui consiste à garantir le minimum vital, les dépenses reconnues dans le calcul des PC, comme le sont les loyers, doivent absolument être adaptées à intervalles réguliers à l'évolution des prix.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante responsable des assurances sociales à l'USS</li><li>Matthias Preisser (079 656 55 36), service de la communication de l'USS </li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2281</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2015 10:02:00 +0200</pubDate><title>Les abus doivent être mieux combattus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-abus-doivent-etre-mieux-combattus</link><description>Le rapport de l’Observatoire de la libre circulation des personnes montre qu&#039;il est nécessaire d&#039;intervenir surtout dans l&#039;horticulture, le commerce, l&#039;informatique, la santé et le social et la construction</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a besoin d’entretenir de bonnes relations structurées avec l’Union européenne (UE). C’est pour cela que les Accords bilatéraux ont été conclus avec cette dernière. Et ils doivent profiter aux personnes qui exercent une activité lucrative dans notre pays. Malheureusement, nombre d’employeurs mésusent de la libre circulation des personnes. Les abus concernent surtout les branches de l’horticulture, du commerce, de la santé et de l’action sociale, de l’informatique et de la construction. Ils doivent être combattus et les instruments pour ce faire améliorés.&nbsp;
</p><p>Certes la construction est bel et bien protégée par des salaires minimums garantis par des conventions collectives de travail (CCT) dont le champ d’application a été étendu et les employeurs qui versent des salaires de dumping peuvent se faire infliger des amendes. On trouve cependant toujours des entreprises quasi criminelles qui contournent ces salaires minimums au moyen de contrats de travail ou de décomptes d’heures de travail falsifiés, de faillites abusives, etc. C’est pour cela que, pour les cas graves, les contrôleurs et contrôleuses doivent ordonner une interruption des travaux afin de contraindre ces employeurs fautifs à coopérer. Il faut en outre créer des registres professionnels où figureront les moutons noirs et les entreprises aux mains propres. 
</p><p>La situation dans l’horticulture, le commerce, la santé et l’action sociale, l’informatique, des branches qui ne sont pas protégées par des salaires minimums obligatoires, est problématique. Dans l’horticulture, 28&nbsp;% des entreprises étrangères contrôlées versaient des salaires trop bas. Dans le commerce, c’était le cas de 15&nbsp;% des employeurs suisses. Dans la branche de la santé et de l’action sociale, outre les infractions salariales (12&nbsp;%), les horaires de travail sont un problème à cause duquel il est difficile de concilier famille et profession. Or, au lieu de résoudre ce problème, les hôpitaux et les homes ont recruté plus de personnel en provenance de l’UE. Dans l’informatique, qui engage aussi fréquemment du personnel de l’UE, les salaires à l’embauche des titulaires d’une autorisation de séjour à l’année et ceux des frontaliers et frontalières ont baissé. Les travailleurs et travailleuses âgés sont discriminés et exclus du monde du travail. Dans ces branches, il faut que les employeurs concluent des CCT qui prévoient de bons salaires minimums et des conditions de travail de qualité. Et s’ils s’y refusent, la Confédération doit édicter des contrats-types de travail fixant des salaires minimums. 
</p><p>La situation s’est aggravée dans les régions frontalières, notamment à cause de la forte surévaluation du franc. C’est au Tessin qu’elle est la plus mauvaise. Les cantons et les commissions paritaires doivent renforcer leurs contrôles. 
</p><p> Les contingents n’aideront pas à lutter contre les abus. Un système de contingents relevant de la police des étrangers avec, entre autres, des examens au cas par cas de la préférence nationale, renforcera les problèmes, comme le montrent les expériences faites avec l’ancien système de contingents. Pression sur les salaires et chômage étaient en effet répandus à l’époque. Juridiquement défavorisés, les saisonniers gagnaient, pour le même travail, presque 14&nbsp;% de moins que leurs collègues suisses. En outre, faute de contrôles, le travail au noir sévissait.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><h5>document</h5><ul><li>&lt;media&gt;Intervention et présentation&lt;/media&gt;&nbsp;de l'économiste en chef de l'USS, Daniel Lampart, lors de la conférence de presse du 23 juin 2015</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2280</guid><pubDate>Mon, 22 Jun 2015 08:27:00 +0200</pubDate><title>Ce qui est facultatif ne permet pas d’atteindre l’objectif visé. Il faut des mesures contraignantes, par exemple pour les travailleurs et travailleuses âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ce-qui-est-facultatif-ne-permet-pas-d-atteindre-l-objectif-vise-il-faut-des-mesures-contraignantes-par-exemple-pour-les-travailleurs-et-travailleuses-ages</link><description>Initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les mesures présentées aujourd’hui par le conseiller fédéral Johann Schneider-Amman et des représentant(e)s des cantons dans le cadre de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié ne permettront pas de lutter durablement contre cette pénurie. En Suisse, les mesures basées sur la bonne volonté s’avèrent tout au plus d’une efficacité limitée. Il faut des mesures contraignantes. Il est par exemple plus que temps que la Confédération s’attaque aux discriminations dont sont victimes les travailleurs et travailleuses âgés et contribue ainsi à atténuer les effets de la pénurie de personnel qualifié.
</p><p> L’Union syndicale suisse (USS) a montré la voie. En premier lieu, il faut améliorer la protection contre le licenciement des collaborateurs et collaboratrices de longue date, comme c’est déjà courant dans certaines conventions collectives de travail. Cette façon de procéder incite également plus les employeurs à investir davantage dans la protection de la santé ainsi que dans la formation initiale et continue de leur personnel. Pour financer ces mesures, il faut, comme pour la formation professionnelle, créer dans les cantons un fonds de solidarité alimenté avant tout par les entreprises qui occupent peu de travailleurs et travailleuses âgés. En outre, il faut accorder aux plus de 50 ans un droit à une formation continue et à une reconversion professionnelle payées. Spécialement en cas de chômage, il faut que ces personnes puissent acquérir une nouvelle qualification. Les moyens pour ce faire devront être octroyés dans le cadre de la révision de la loi sur la formation professionnelle.
</p><h5>renseignement</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2278</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2015 11:06:00 +0200</pubDate><title>Passivité inacceptable de la BNS : l’USS exige un nouveau cours plancher ou un objectif de cours</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/passivite-inacceptable-de-la-bns-l-uss-exige-un-nouveau-cours-plancher-ou-un-objectif-de-cours</link><description>Examen de la situation économique et monétaire : le commentaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), la décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) de ne rien faire contre la très forte surévaluation du franc est inacceptable. Cette dernière a énormément accentué la pression qui s’exerce sur les salaires et les emplois en Suisse. Plusieurs milliers d’emplois ont déjà été supprimés, au point que le chômage a, en données désaisonnalisées, augmenté. L’inflation est inférieure à zéro. Et rien n’annonce malheureusement que les choses vont changer ces prochains temps. La passivité &nbsp;de la BNS est inacceptable pour les personnes qui travaillent en Suisse, comme pour l’USS.
</p><p>La BNS mise sur l’espoir que le franc perdra de sa valeur. Et elle reste passive. Après la décision de ce jour, on ne sait pas quel but elle poursuit ni avec quels instruments. 
</p><p>Le franc doit servir à la Suisse, pas lui nuire. L’USS attend de la BNS qu’elle ramène une fois pour toutes le franc à un niveau supportable qui protège et les salaires et les emplois. C’est ce qu’elle a fait la plupart du temps par le passé. Entre 1978 et fin 2009, d’abord explicitement par rapport au Deusche Mark (80 ct/1 DM) et ensuite, implicitement, par rapport à l’euro. L’instrument le plus efficace est un cours plancher explicite ou un objectif de cours explicite aussi. Les taux d’intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de cet objectif, mais en soi, leur efficacité reste limitée, comme le montre la surévaluation persistante du franc ces derniers mois.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2277</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2015 15:08:00 +0200</pubDate><title>AVSplus : urgent, judicieux, finançable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avsplus-urgent-judicieux-financable</link><description>L’AVS, un modèle de succès à renforcer avec le relèvement des rentes de 10 %</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les rentes de vieillesse se réduisent comme peau de chagrin. Le Conseil fédéral et la droite veulent même diminuer encore plus les prestations. L'initiative populaire AVSplus de l'USS, sur laquelle nous votons le 25 septembre, permettra d'y remédier. Elle offrira un supplément de 10 % aux rentes AVS. L'Union syndicale suisse (USS) mise sciemment sur un renforcement du 1er pilier parce qu'il est plus social, plus sûr et plus avantageux.</p><p>Les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C'est pourquoi le revenu perçu sous forme de rentes (1er et 2e piliers) est, aujourd'hui déjà, insuffisant pour beaucoup. Si aucune mesure n'est prise pour y remédier, le problème va encore s'aggraver pour les futurs retraité(e)s. Le projet " Prévoyance vieillesse 2020 " veut même dégrader encore plus les prestations de l'AVS en remettant en question l'indexation sur le renchérissement.
</p><p>C'est pour cela que l'USS a lancé en mars 2013 son initiative populaire " AVSplus : pour une AVS forte ", comme contreprojet à " Prévoyance 2020 ". En décembre de la même année déjà, les initiants pouvaient déposer 112 114 signatures validées à la Chancellerie fédérale. On voit à quel point le problème des rentes trop maigres est brûlant. Logiquement donc, l'initiative bénéficie d'un large soutien. Outre l'USS et ses fédérations, on trouve derrière elle d'autres organisations de salarié(e)s (LCH, SER, FSFP et Syna), le Parti socialiste et les Verts, ainsi que des organisations de retraité(e)s.
</p><h3>Un Conseil des États à courte vue</h3><p><span lang="FR-CH"></span>Et pourtant, c'est avec intransigeance que les Conseils des Etats et national ont refusé AVSplus. Pour comprendre que cette décision est à courte vue, il suffit de regarder ce que représente le revenu touché sous forme de rentes des 1er et 2e piliers par les personnes dont le revenu de l'ancienne activité lucrative était bas ou moyen. De fait, leurs rentes ne leur permettent pas aujourd'hui de " maintenir de manière appropriée [leur] niveau de vie antérieur ". Ce mandat stipulé par la Constitution fédérale n'est donc pas rempli. Par exemple, un monteur-électricien vivant seul et dont le dernier salaire mensuel était de 5 500 francs doit se contenter d'une rente mensuelle de 3 000 francs, c'est-à-dire se serrer nettement plus la ceinture.
</p><h3>Hausse des rentes AVS : urgente, ...</h3><p>Une hausse des rentes de vieillesse de l'AVS est donc urgente. Pas uniquement pour la majorité des actuels retraité(e)s, mais avant tout pour les générations futures de retraité(e)s. Un supplément de 10 % sur la rente AVS, comme AVSplus le prévoit, allégerait considérablement le quotidien des gens qui touchent des rentes aussi maigres. Et la situation actuelle montre précisément qu'il est judicieux de renforcer de manière ciblée le 1er pilier. En effet, les prestations du 2e pilier sont instables : baisse des intérêts servis sur l'avoir de vieillesse accumulé, baisse des taux de conversion. Ces dernières années, la baisse des prestations a été régulièrement à l'ordre du jour. La plupart du temps, les assuré(e)s et leurs employeurs et employeuses ne peuvent maintenir les prestations au même niveau que s'ils versent beaucoup plus d'argent.
</p><h3>... judicieuse ...</h3><p>L'amélioration de l'AVS est un bon investissement. En effet, grâce à un système de financement génial et solidaire, les gens à bas ou moyens revenus touchent plus tard beaucoup plus pour les cotisations versées à AVS que s'ils devaient verser les mêmes montants dans la prévoyance privée. Les femmes profitent notamment plus que la moyenne de l'AVS parce que les activités familiales sont prises en considération dans le calcul de la rente. Malgré des interruptions de leur activité lucrative ou un travail à temps partiel, elles reçoivent des rentes AVS semblables à celles des hommes. Et pour les personnes à bas revenus, grâce à une AVS améliorée de 10 %, leur dépendance à l'égard des prestations complémentaires (PC) diminuera. Ce sera là un progrès social, car les rentes d'une assurance sociale sont plus sûres et moins humiliantes que les prestations versées en fonction d'un besoin comme les PC.
</p><h3>... et finançable</h3><p>Le renforcement de l'AVS est finançable. En dépit de toutes les prévisions faites par l'administration fédérale et le secteur des assurances, l'AVS se révèle extrêmement solide. La principale institution sociale de la Suisse est dans les chiffres noirs, alors que le nombre de rentiers et rentières a sextuplé depuis son introduction, pour dépasser actuellement les deux millions, et qu'aujourd'hui, 2,5 personnes seulement, employées à plein temps, paient désormais pour un rentier ou une rentière.
</p><p>Une hausse des rentes AVS de 10 % coûtera environ 4,1 milliards de francs. Pour financer cette amélioration, le relèvement des cotisations salariales ne doit pas être un tabou. Alors que les autres assurances sociales, comme les caisses maladie et les caisses de pensions, n'ont cessé d'augmenter leurs cotisations ces dernières années, les cotisations versées à l'AVS sont, avec 8,4 %, restées stables depuis 40 ans. AVSplus coûterait 0,4 % de plus pour les employeurs et employeuses et autant pour les employé(e)s. Mais cette hausse garantirait, pour l'écrasante majorité des retraité(e)s, des prestations supérieures de 200 francs par mois, de 350 francs pour les couples.
</p><p>L'Union syndicale suisse (USS) et ses partenaires vont montrer aux citoyen(ne)s, à la faveur d'une campagne solide, qu'une prévoyance vieillesse durable nécessite le renforcement de l'AVS.
</p><h5>informations complémentaires</h5><ul><li><span lang="FR">Argumentaires détaillés sur <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/docs/2023/20220501_1mai-vd.jpg" class="download">AVSplus en général</a>, le <a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/docs/2023/20230501_manif-lausannerip.jpg">financement d’AVSplus</a> ainsi qu’<a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion-usv/docs/2023/20200000_Pub-syndicats_nb-1080x301.png" class="download">AVSplus et les prestations complémentaires</a></span></li><li>Le&nbsp;<a href="http://www.uss.ch/themes/politique-sociale/avs/article/details/le-renforcement-necessaire-de-lavs-est-financierement-supportable/">commentaire du président de l'USS, Paul Rechsteiner,</a>&nbsp;concernant le non du Conseil des États</li><li>Le&nbsp;<a href="http://www.initiative-avs.ch/" class="external-link-new-window">site web d'AVSplus</a></li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2275</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2015 11:08:00 +0200</pubDate><title>Les États doivent prendre des mesures contre les risques psychosociaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-etats-doivent-prendre-des-mesures-contre-les-risques-psychosociaux</link><description>104e Conférence internationale du Travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La 104e Conférence internationale du Travail s’est tenue à Genève du 1er au 13 juin dernier. Plus de 600 délégué(e)s de presque 200 pays ont abordé à cette occasion divers sujets en rapport avec le travail et le droit du travail. Le secrétaire central de l’Union syndicale suisse (USS) Luca Cirigliano, chef de la délégation suisse des travailleurs et travailleuses à cette conférence, esquisse ci-après avec nous les thèmes qui ont été les plus importants pour la Suisse.</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Quels ont été les principaux sujets abordés lors de cette 104e conférence&nbsp;?</b></p><p>Luca Cirigliano (LC)&nbsp;: Du point de vue suisse, je peux nommer quatre thèmes. Le premier a été la question de savoir si le droit de grève peut être dérivé de la convention n°&nbsp;87 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Le deuxième, très important pour nous, a été le rapport sur les risques psychosociaux, le troisième et le quatrième&nbsp;: les discussions sur l’agriculture et le Qatar. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Prenons-les dans cet ordre. Quel était l’enjeu du débat sur la convention n°&nbsp;87&nbsp;?</b></p><p>LC&nbsp;: Jusqu’en 2012, il était généralement accepté à l’OIT qu’un droit de grève pouvait être dérivé automatiquement de cette convention sur la liberté syndicale. Mais tout à coup, la délégation anglo-saxonne, renouvelée à cette époque, contesta cette façon de voir et ne voulut plus que la Commission de l’application des normes de l’OIT juge de cas concrets sur la base de cette interprétation de la convention n°&nbsp;87. Or, si elle ne peut pas traiter des cas de grève sur la base de l’interprétation habituelle de cette convention, la commission se trouve complètement paralysée pour toute cette problématique. Lors de la dernière conférence, les employeurs ont cependant changé une nouvelle fois d’avis. Ils acceptent à nouveau que la commission traite de cas considérés comme des violations de la convention n°87. C’est réjouissant et, pour les syndicalistes de nombreux pays, c’est bien sûr aussi une question de vie ou de mort. Ici, les employeurs ont donc capitulé.
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Concernant les risques psychosociaux, avez-vous adopté le rapport&nbsp;?</b></p><p>LC&nbsp;: Oui. Ce rapport s’occupe d’un «&nbsp;monde du travail en mutation&nbsp;», comme il le dit lui-même. Outre les anciens problèmes que sont la précarité et la surcharge de travail, il aborde aussi la question des nouveaux risques psychosociaux&nbsp;: joignabilité permanente des travailleurs et travailleuses «&nbsp;grâce&nbsp;» aux nouvelles technologies, invasion de la vie privée par le travail et stress induit. Le rapport constate ces problèmes et demande aux États d’agir, aux plans des conventions collectives de travail (CCT) et législatif.
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Qu’est-ce que cela signifie pour la Suisse&nbsp;?</b></p><p>LC&nbsp;: Très concrètement, cela signifie que nous devons nous poser par exemple la question d’une définition du syndrome de l’épuisement professionnel en tant que maladie professionnelle. Ou que nous devons réglementer le télétravail dans la loi sur le travail. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Le troisième thème que tu as évoqué est celui de l’agriculture</b>.
</p><p>LC&nbsp;: Dans les pays industrialisés, l’agriculture devient toujours plus industrielle et toujours plus de personnes sont engagées en plus des familles propriétaires des exploitations. Or la protection de ces employé(e)s occupe peu de place et ces personnes travaillent très souvent dans des conditions extrêmement précaires. Notre revendication était qu’elles bénéficient de la même protection que les autres travailleurs et travailleuses couverts par la loi sur le travail. Et qu’il faut aussi développer les CCT dans l’agriculture. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Et qu’en a-t-il été pour le Qatar&nbsp;?</b></p><p>LC&nbsp;: Il s’est surtout agi du système qatari de la kafala, auquel les migrant(e)s sont obligatoirement soumis et qui en fait quasiment des personnes sans droit. La kafala permet par exemple aux patrons de prendre les passeports des personnes qu’ils embauchent. L’OIT a dénoncé ce système comme étant du travail forcé et appelé le Qatar à l’abolir. Cette forme monstrueuse d’exploitation d’êtres humains concerne surtout les employé(e)s de maison et les travailleurs de la construction. Sur ce dernier domaine, la délégation suisse est aussi intervenue pour critiquer la FIFA qui aurait dû, lors de l’attribution de la Coupe du monde de football, exiger du Qatar qu’il respecte les normes fondamentales du travail de l’OIT.
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Cette dernière Conférence internationale du Travail a-t-elle parlé de la plainte de l’USS déposée contre la Suisse pour violation de la liberté syndicale, soit à cause de sa protection lacunaire contre le licenciement des représentant(e)s syndicaux&nbsp;?</b></p><p>LC&nbsp;: Ce cas se trouve encore à la Commission d’experts de l’OIT. Celle-ci a donné jusqu’en 2016 à la Suisse pour répondre à la recommandation qu’elle lui a faite d’améliorer sa protection contre le licenciement des représentant(e)s syndicaux. Si notre pays ne donne pas d’ici là de réponse ou ne donne qu’une réponse insatisfaisante, un rapport sur ce sujet sera présenté lors de la prochaine Conférence internationale du Travail et la Suisse devrait y être alors publiquement condamnée. Elle se retrouverait ainsi dans le même bateau que le Qatar et la Biélorussie...&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2276</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2015 11:00:00 +0200</pubDate><title>Le renforcement nécessaire de l’AVS est financièrement supportable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-renforcement-necessaire-de-l-avs-est-financierement-supportable</link><description>AVSplus : le commentaire du président Rechsteiner 

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il fallait bien s’y attendre&nbsp;: le Conseil des États a clairement rejeté notre initiative «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;». Mais, pour la votation populaire, les cartes seront à nouveau brassées. Car un supplément de 10&nbsp;% sur les rentes de vieillesse de l’AVS s’impose. Beaucoup de celles et ceux qui s’intéressent aux faits concrets le comprendront.</p><p>Introduit en 1980, l’indice mixte de l’AVS est une bonne chose pour les rentiers et les rentières. Il adapte les rentes en fonction de la moyenne arithmétique de l’indice des prix et de l’indice des salaires. Contrairement à la prévoyance professionnelle, la compensation du renchérissement est garantie dans l’AVS. Mais pour les futurs rentiers et rentières, l’indice mixte aura des effets plus problématiques. Parce que leurs salaires sont, pour le calcul de la rente, adaptés sur sa base, les rentes auxquelles ils ont par conséquent droit perdent lentement de leur valeur. Depuis 1980, leur retard sur l’évolution des salaires est déjà de 10&nbsp;%, raison pour laquelle une nouvelle adaptation des rentes est nécessaire. En effet, la baisse lente, mais constante, du taux de remplacement de l’AVS ne permet plus de remplir le mandat constitutionnel, à savoir le maintien «&nbsp;de manière appropriée [du] niveau de vie antérieur&nbsp;».
</p><h3>Renforcer l’AVS&nbsp;: une modeste contribution supplémentaire pour une prestation supplémentaire appréciable</h3><p>Dans l’actuelle situation des marchés des capitaux, seules les rentes de l’AVS, dont le financement se fait selon le système par répartition, peuvent être améliorées. Pour la majorité des gens, l’AVS est le pilier central de la prévoyance vieillesse, avant tout pour les femmes. Ces 30 dernières années, les cotisations de la prévoyance professionnelle ont beaucoup augmenté, contrairement à celles de l’AVS. Désormais, elles se montent à plus de 18&nbsp;% et, selon le projet du Conseil fédéral «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», elles devront encore être relevées. Cela, pour des rentes modestes qui ne seront touchées que dans des décennies. Pour l’AVS, les cotisations totales sont, avec 8,4 %, restées stables depuis 1975. Le rapport qualité(prestations)/prix de l’AVS est, pour les personnes dont le revenu est égal ou inférieur à 150&nbsp;000 francs, bien meilleur qu’avec le 2e pilier. Et, par rapport aux assurances privées, pour les revenus jusqu’à à 200&nbsp;000 francs. 
</p><p>AVSplus apportera chaque mois aux couples une amélioration de leur rente d’environ 350&nbsp;francs. Par année, cela représentera plus de 4&nbsp;000 francs. Pour les personnes vivant seules, l’amélioration sera d’environ 200&nbsp;francs par mois, ou près de 2&nbsp;500&nbsp;francs par an. Les coûts induits par ces améliorations seront inférieurs à 4&nbsp;o/oo de salaire pour le travailleur et autant pour l’employeur. Vu la substantielle augmentation des rentes qui en découle, ces pour mille ne devraient pas être un tabou. 
</p><h3>Demain aussi sur des bases solides </h3><p>Nous pouvons nous permettre les coûts d’une telle amélioration des rentes parce que le financement de l’AVS est extrêmement solide. Cela, également en tenant compte des défis de l’évolution démographique. Aucune autre assurance que l’AVS n’a été en mesure de faire face financièrement à la prolongation de l’espérance de vie et à l’augmentation du nombre des rentiers et rentières. L’évolution depuis 1975 le montre bien. Le nombre des rentiers et rentières est passé en 40&nbsp;ans, soit depuis 1975, de 900&nbsp;000 à plus de 2 millions. Et aujourd’hui, nous ne payons malgré tout pas plus de pourcentages de salaire qu’en 1975&nbsp;: 4,2&nbsp;% de cotisation pour le travailleur et autant pour l’employeur. Une seule et unique fois, dans la deuxième moitié des années 1990, il a fallu 1&nbsp;% de TVA en plus. Et s’il faut à nouveau 1&nbsp;% de TVA ces dix prochaines années, alors ce sera, avec l’AVS, un placement extrêmement bon.
</p><p>Pourquoi le financement de l’AVS a-t-il permis cette énorme performance&nbsp;? La recette est aussi simple que percutante. L’obligation de cotiser à l’AVS ne connaît aucun plafond. Les revenus d’une activité lucrative les plus élevés et les millions touchés en bonus sont intégralement soumis à l’obligation de cotiser. Mais les rentes sont plafonnées. La rente du millionnaire n’est pas plus élevée que celle de la personne qui a touché un revenu moyen. Tel est le principe simple, mais très efficace, auquel obéit le financement de l’AVS. Pour ces raisons, on peut se permettre une légère hausse des cotisations salariales afin d’obtenir des rentes AVS meilleures. 
</p><h3>Nous devons nous battre</h3><p>Nous nous trouvons à un moment important, crucial. Voulons-nous laisser les rentes AVS perdre insidieusement de leur valeur par rapport à l’évolution économique&nbsp;? Ou voulons-nous à nouveau les renforcer parce qu’après 30 ans, c’est redevenu une nécessité&nbsp;? La réponse est claire&nbsp;: l’AVS, qui est l’institution sociale centrale la plus forte pour la grande majorité des gens, doit être renforcée et non pas affaiblie comme dans le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». C’est pour cela que nous devons nous battre.
</p><h5>encadré</h5><p>(tz) Lors de la session d’été, le Conseil des États a décidé de recommander le rejet de l’initiative AVSplus sans lui opposer de contre-projet. La droite veut que l’on vote le plus rapidement possible à son sujet, soit en février, soit en juin 2016. Ainsi, l’USS, ses fédérations membres et ses partenaires se trouvent sans délai en pleine campagne pour AVSplus. Actuellement, nous entamons une offensive de formation dans nos rangs. Des ambassadeurs et des ambassadrices de l’AVS seront dès l’automne à la disposition des syndicats et des partis pour des manifestations, offrant ainsi une bonne base pour les débats sur AVSplus et «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». AVSplus est la première votation populaire du processus de réforme en cours. Nous voulons mettre plein gaz. Pour une AVS forte..</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2270</guid><pubDate>Tue, 16 Jun 2015 08:28:00 +0200</pubDate><title>Travail forcé dans les États du Golfe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/travail-force-dans-les-etats-du-golfe</link><description>Indice des droits des travailleurs et travailleurs dans le monde</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les États du Golfe figurent parmi les pires pays au monde pour les droits des travailleurs et travailleuses, alors que les travailleurs et travailleuses qui ont été touchés par les mesures d’austérité en Europe ont été confrontés à la détérioration la plus marquée des normes du travail, selon l’Indice CSI (Confédération syndicale internationale) des droits des travailleurs et travailleuses dans le monde 2015.</p><p>L'Indice CSI classe 141 pays à partir de 97 indicateurs internationalement reconnus, afin de déterminer le lieu où les droits des travailleurs et travailleuses sont les mieux protégés dans la loi comme dans la pratique.
</p><p>«&nbsp;Les travailleurs dans les États du Golfe où le système draconien de la kafala est largement répandu sont victimes d’un grand nombre de violations, en raison desquelles le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord s’avèrent être la pire région au monde pour les droits fondamentaux au travail&nbsp;», a indiqué la secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow. Au Qatar et en Arabie saoudite les migrant(e)s continuent en effet à être victimes du travail forcé et exclus de la législation du travail, dans des conditions assimilables à l’esclavage moderne.
</p><p>Europe&nbsp;: des reculs violents
</p><p>Réalisé pour la deuxième fois, l’Indice CSI donne un aperçu de la situation afin que les gouvernements et les entreprises puissent vérifier la manière dont leurs législations et chaînes d'approvisionnement se sont détériorées ou améliorées au cours des 12 derniers mois. Dans cette comparaison, l’Europe fait très mauvaise figure. En effet, les salarié(e)s européens ont connu pendant cette période la détérioration la plus marquée de leurs droits à cause des mesures d’austérité de grande ampleur imposées par les gouvernements. 
</p><p>Dans 73 pays sur 141, les travailleurs et travailleuses font l’objet de licenciements, de suspensions, de baisses de salaires et de rétrogradation pour avoir cherché à négocier de meilleures conditions de travail, tandis que dans 84 pays&nbsp; les employeurs ont adopté des stratégies illégales visant à refuser ou à retarder la négociation avec les syndicats représentatifs.
</p><p>Principales conclusions du rapport
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sur un total de 141 pays, le nombre de pays où les travailleurs et travailleuses ont fait l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires est passé de 35 à 44, dont l’Espagne et le Brésil.
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans pratiquement 60&nbsp;% des pays, certains types de travailleurs et travailleuses sont exclus de leurs droits du travail fondamentaux.
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Des syndicalistes ont été assassinés dans 11 pays, un de plus que l’année dernière (22&nbsp;assassinats rien qu’en Colombie&nbsp;!).
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 70&nbsp;% des pays privent des travailleurs et travailleuses du droit de grève.
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Deux tiers des pays privent les travailleurs et travailleuses de leur droit à des négociations collectives.
</p><p>Et la Suisse&nbsp;?
</p><p>L’Indice CSI classe les pays dans cinq catégories. La meilleure est celle où les violations des droits des travailleurs et travailleuses sont sporadiques. Seize États y figurent, dont la Finlande et l’Uruguay. Dans la deuxième catégorie, celle des violations réitérées des droits, on trouve 26 pays dont le Japon et l’Irlande… et la Suisse, qui ne se trouve donc pas sur la marche supérieure du podium. Enfin, dans la toute dernière catégorie, celle où les droits ne sont pas garantis du fait de l’absence de l’État de droit, il y a neuf pays, dont la Syrie, la République centrafricaine et la Palestine.
</p><p>La <a href="http://www.ituc-csi.org/?lang=fr" class="external-link-new-window">CSI</a> représente 176 millions de travailleurs au sein de 328 organisations affiliées nationales dans 162 pays et territoires.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2269</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2015 13:36:00 +0200</pubDate><title>Ce qu’il faut savoir </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ce-qu-il-faut-savoir</link><description>Petits jobs de vacances et droit du travail
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, gymnasiens et étudiants, c’est aussi le temps des petits boulots qui permettront de se faire un peu d’argent de poche, d’en mettre de côté pour les prochaines vacances et, très souvent, de financer les études. Lorsqu’on occupe ce genre d’emploi, on est un salarié, ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié, dit règles du droit du travail, salaire décent et respect des règles de la sécurité au travail.</p><h3><span>À partir de quel âge&nbsp;et pour quelle durée?</span></h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n’importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l’autorise qu’à partir de 15 ans, 13 pour les travaux légers, voire moins de 13 pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d’une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l’assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail. 
</p><p>L’ordonnance 5 de la LTr (OLT 5) précise les règles qui s’appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l’interdiction d’employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, cirque et spectacle –&nbsp; art. 4 à 6 OLT 5). Le travail dominical n’est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d’animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d’été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d’une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).
</p><p>La durée de travail des moins de 13 ans ne peut pas excéder plus de trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu’à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6 heures et 18 heures, avec une pause d’au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l’entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d’au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu’à 20 heures, les 16-18 ans jusqu’à 22 heures (art. 31 al. 2 LTr). 
</p><h3>En cas de danger, je dis STOP&nbsp;!</h3><p>Les petits boulots d’été sont souvent l’occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n’est pas exempt de dangers, qui n’apparaissent pas toujours au premier coup d’œil. Et le risque d’accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant les premiers jours. 
</p><p>Même si l’on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l’employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. Si malgré tout, je suis confronté à un danger, je dois oser dire STOP et demander l’aide d’un ou une collègue expérimenté. Les accidents, parfois, ne pardonnent pas.
</p><h3>Bien assuré&nbsp;!</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d’un petit job de vacances peut coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l’assurance-accidents par leur employeur. S’ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels et, au-delà, tous les accidents. En cas d’accident, l’employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n’y a pas d’obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG)&nbsp; ne sont obligatoires qu’à partir de l’année où l’on a ses 18 ans. Si l’employeur ne paie pas ses cotisations, il s’agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions. 
</p><h3>Salaires minimaux et salaires d’usage</h3><p>À ce jour, il n’existe pas de salaire minimum légal. L’employeur est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) et les contrats-type de travail (CTT). Pour le petits boulots de vacances sont notamment importants les CCT de l’hôtellerie-restauration, du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros), la CCT pour le travail temporaire et les CTT cantonaux pour l’agriculture. La plupart des salaires minimaux conventionnés sont accessibles sous <a href="http://www.service-cct.ch/" class="external-link-new-window">www.service-cct.ch</a>.
</p><p>S’il n’existe pas de CCT ou CTT fixant des salaires minimums, les employeurs sont tenus de respecter les salaires d’usage de la branche et de la région. Les salaires d’usage peuvent être consultés sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/" class="external-link-new-window">www.salaire-uss.ch</a>. 
</p><p>L’USS recommande un salaire minimum de 22 francs de l’heure.
</p><h3>Et les vacances&nbsp;?</h3><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s’il occupe son emploi… pendant ses vacances. Si l’on est payé à l’heure, un supplément de salaire de 10,64% pour les moins de 20 ans, de 8,33&nbsp;% pour les plus de 20 ans doit être payé en sus du salaire. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel. 
</p><p> Astuce&nbsp;: La Commission jeunesse de l’USS met à disposition des jeunes et de leurs proches une brochure contenant toutes les informations utiles sur le droit du travail. Celles-ci peuvent être téléchargées sur le site&nbsp;: <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/actuel/" class="external-link-new-window">www.jeunesse-syndicale.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2268</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2015 10:19:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung zur Verfassungsbestimmung über ein Klima- und Energielenkungssystem</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassung-zur-verfassungsbestimmung-ueber-ein-klima-und-energielenkungssystem</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2267</guid><pubDate>Sun, 14 Jun 2015 16:32:00 +0200</pubDate><title>Impôt sur les successions : déception – Redevance radio-TV : soulagement </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/impot-sur-les-successions-deception-redevance-radio-tv-soulagement</link><description>Votations fédérales : les commentaires de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est déçue par le net rejet de l’impôt sur les successions. Le problème de la répartition grossièrement inégale de la fortune n’est de ce fait toujours pas résolu. Avec une campagne de désinformation menée sans interruption depuis plus de deux ans à coups de millions, les adversaires de l’initiative ont surtout attisé la peur de voir les PME disparaître. C’est pour cela que le résultat de ce scrutin ne doit pas être interprété comme le souhait du peuple d’alléger encore plus la charge des revenus élevés et des grandes fortunes. L’USS s’opposera à toute exigence allant dans ce sens. L’opposition des cantons à un impôt fédéral sur les successions a notamment eu une incidence négative sur la part de oui. On le voit précisément dans la part importante de non des citoyen(ne)s vaudois, un canton qui connaît encore un impôt sur les successions pour les descendants directs et craignait de ce fait une baisse de ses recettes. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec soulagement l’acceptation de la redevance radio-tv «&nbsp;indépendante des appareils&nbsp;». Ainsi, le financement de la SSR reposera sur une base durable et celle-ci pourra continuer à remplir demain son mandat de service public dans toutes les régions du pays. Le danger d’une berlusconisation du paysage médiatique suisse n’en est pas pour autant écarté. Les médias privés et les politicien(ne) de la droite vont continuer à essayer d’amaigrir la SSR pour pouvoir sauter dans les créneaux du marché ainsi «&nbsp;libérés&nbsp;» et se donner une plate-forme plus grande pour promouvoir leurs intérêts. L’USS s’opposera, comme elle l’a toujours fait, à ces tentatives. Mais la SSR est aussi appelée à agir. Elle doit, avant tout dans le domaine de l’information, renforcer, au moyen d’un programme de grande qualité et équilibré, son soutien auprès de la population. 
</p><p>L’USS regrette le rejet de l’initiative sur les bourses d’études. Cette initiative aurait en effet aidé beaucoup de jeunes qui veulent continuer à se former professionnellement après un apprentissage à recevoir des bourses d’études. Étant donné les efforts qui devront vraiment être faits demain aussi pour améliorer ses qualifications, ce thème ne saurait devenir tabou pendant plusieurs années. Si les politiques veulent s’attaquer avec la détermination qui s’impose à la «&nbsp;pénurie de personnel qualifié&nbsp;» comme on l’appelle, ils ne pourront pas ne pas faire en sorte que les bourses d’études soient améliorées et, donc, versées plus de personnes qui veulent se perfectionner. Dans une première étape, il faut que la Confédération prévoie des contributions directes aux bourses d’études là où existe un besoin urgent de spécialistes. En outre, l’accord intercantonal sur l’harmonisation des régimes de bourses s’études est ainsi désormais appelé à prévoir des contributions minimales qui permettent de vivre décemment.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 68 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2266</guid><pubDate>Fri, 12 Jun 2015 13:39:00 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes : la Suisse a raté le train</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-la-suisse-a-rate-le-train</link><description>Une conférence de l’USS sur le 14 juin demande que des mesures impératives soient rapi-dement prises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Presqu’un quart de siècle après que les femmes eurent fait grève pour l’égalité des sexes, la Suisse risque de rater le train international sur la question de l’égalité salariale entre femmes et hommes. C’est ce que viennent de souligner les participant(e)s lors d’une conférence organisée par l’Union syndicale suisse (USS) à l’occasion du 24e anniversaire de la grève des femmes de 1991.</p><p>Avec une différence de salaire sexospécifique de 18&nbsp;%, la Suisse fait beaucoup moins bien que la moyenne de l’OCDE (15,2&nbsp;%) et occupe, aussi au plan européen, une des dernières places du classement. Bref, les femmes gagnent en Suisse toujours presque un cinquième de moins que leurs collègues masculins. Lors de la conférence de l’USS, les intervenant(e)s et les participant(e)s à la table ronde ont de ce fait demandé que les politiques mettent rapidement en œuvre des mesures impératives, ainsi que des contrôles et des possibilités de sanctionner les contrevenants, afin que la Suisse ne perde pas tout contact avec le reste de l’Europe. 
</p><p>Des pays comme la Suède, l’Autriche et la Belgique parviennent aujourd’hui déjà à réduire les différences de salaire entre les sexes par le biais de contrôles et de mesures de transparence des salaires. Et d’autres États comme l’Allemagne s’y mettent aussi.&nbsp; L’instrument Logib développé en Suisse permet aux entreprises de contrôler par une méthode simple leurs salaires sous l’angle de la discrimination. Désormais, cet outil s’est européanisé&nbsp;: l’Allemagne, le Luxembourg, la Finlande, la Pologne, la Grande-Bretagne, la France et le Portugal utilisent aussi Logib. En conséquence, la différence de salaire entre femmes et hommes est passée, dans l’Union européenne, de 17,3&nbsp;% en 2008 à 16,2&nbsp;% en 2011. Or en Suisse, elle s’est même remise à augmenter entre 2010 et 2012.
</p><p>Dans ce contexte, il est plus que temps pour la Suisse d’agir rapidement. Toujours est-il, cependant, qu’une révision de la loi concernée est prévue. La bonne soixantaine de participant(e)s à la conférence de l’USS «&nbsp;Contrôles efficaces des salaires – maintenant&nbsp;!&nbsp;» a présenté cette révision, mais la conférence a aussi permis de développer des revendications plus ambitieuses et des amorces de solution pour lutter contre les inégalités de salaire. Pour Regula Bühlmann, secrétaire centrale responsable de l’égalité de sexes à l’USS, il est indispensable que l’on crée une commission qui puisse punir les infractions au principe de l’égalité salariale. Elle a aussi souligné le rôle central qui revient ici aux syndicats&nbsp;: «&nbsp;L’état doit obliger les entreprises à contrôler leurs systèmes salariaux sous l’angle de la discrimination. Les syndicats doivent veiller, au plan contractuel et au niveau des entreprises, à ce que les salaires soient fixés de manière non discriminatoire et examiner chaque cas.&nbsp;» En effet, des cas isolés de discrimination sont aussi possibles dans des entreprises dont la structure salariale globale n’est pas discriminatoire.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>&nbsp;Regula Bühlmann, secrétaire centrale responsable de l'égalité des sexes à l'USS, 076 200 90 89</li></ul><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>Jeanne Ramseyer: &lt;media input jeanne ramseyer staatliche&gt;Warum braucht es jetzt staatliche Massnahmen zur Verwirklichung der Lohngleichheit?&lt;/media&gt;</li><li>Regula Bühlmann: &lt;media input regula buehlmann gewerkschaftliche&gt;Gewerkschaftliche Strategien für die Lohngleichstellung&lt;/media&gt;</li><li>Sylvie Durrer: &lt;media input sylvie durrer&gt;Egalité salariale: Où en sommes-nous?&lt;/media&gt;</li><li>Steve Binggeli: &lt;media ws logib&gt;Introduction à Logib: Instrument de contrôle du respect de l’égalité salariale entre femmes et hommes&lt;/media&gt;</li><li>Marianne Schär Moser: &lt;media ws marianne schaer-moser diskriminierungsfreie&gt;Diskriminierungsfreie Lohnfestsetzung&lt;/media&gt;</li><li>Regina Stauffer: &lt;media ws&gt;Lohnkontrollen im öffentlich-rechtlichen Anstellungsverhältnis&lt;/media&gt;</li><li>Cathrine Laubscher: &lt;media ws lohnklagen&gt;Gesamtarbeitsverträge und Lohnklagen im privaten Dienstleistungsbereich: Neue Handlungsmöglichkeiten durch Lohnkontrollen?&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2265</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2015 16:08:00 +0200</pubDate><title>Thomas Piketty :  « Votre initiative pour un impôt sur les successions est très pertinente. »</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/thomas-piketty-votre-initiative-pour-un-impot-sur-les-successions-est-tres-pertinente</link><description>« Je soutiens bien sûr à 100% votre initiative. »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'économiste désormais réputé mondialement Thomas Piketty a défrayé la chronique en 2013 avec la parution de son ouvrage " Capital au XXIe siècle ", l'ouvrage peut-être le plus important de la décennie selon le prix Nobel d'économie Paul Krugman, selon qui " Nous ne parlerons plus jamais de richesse et d'inégalité de la même manière. " " Capital au XXIe siècle " est notamment consacré au retour des inégalités de patrimoine. Thomas Piketty a accepté de répondre à quelques questions en rapport avec l'initiative populaire pour un impôt sur les successions.</p><p><b>USS: En Suisse, une initiative populaire sur laquelle nous voterons le 14 juin, demande l'introduction d'un impôt national sur les successions à partir de 2 millions et prévoit des conditions avantageuses pour les entreprises ainsi que l'exonération des exploitations agricoles. Qu'en pensez-vous ?</b></p><p>Thomas Piketty: Je soutiens bien sûr à 100% votre initiative, que je trouve très pertinente et très bien présentée. Il n'y a vraiment aucune raison que quelqu'un qui gagne 100 000 ou 500 000 francs suisses paie de lourds impôts, alors que celui qui reçoit un héritage de 5 ou 10 millions de francs suisses ne paie rien ! Cela devrait être partout ainsi, car c'est une question de justice devant le fisc. Dans des pays aux traditions politiques aussi différentes que l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon, les États-Unis ou la France, il existe toujours un impôt national sur les successions.
</p><p><b>Le taux de l'impôt sur les successions demandé pour la Suisse serait de 20 % pour les fortunes supérieures à 2 millions. Ses adversaires clament que c'est beaucoup trop. Est-ce vraiment trop ?</b></p><p>Pas du tout. Les taux appliqués aux plus hauts patrimoines sont compris entre 30 % et 50 % dans les cinq pays que je viens de citer. Et cela, quelle que soit la couleur politique des gouvernements. Merkel en Allemagne, Cameron au Royaume-Uni, Abe au Japon ne sont pas particulièrement à gauche: et pourtant ils maintiennent des taux élevés sur les plus hautes successions, plus élevés encore que celui de votre projet pour la Suisse. Dans ces pays, cet impôt préserve bien sûr les patrimoines modestes et moyens, qui doivent être encouragés et non taxés. C'est également ce que fait votre projet. Au Japon, le gouvernement de centre-droit vient même de relever à 55 % le taux le plus élevé de l'impôt successoral.
</p><p><b>Toujours selon les adversaires de cet impôt, certains pays n'imposent pas les successions. Qu'en est-il dans les faits ?</b></p><p>C'est vrai qu'il existe des pays sans impôt successoral, comme l'Italie depuis Berlusconi. Mais est-ce que Berlusconi est vraiment l'exemple à suivre pour la Suisse ? </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2261</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2015 11:28:00 +0200</pubDate><title>L&#039;avenir de la prévoyance vieillesse réside dans une AVS renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lavenir-de-la-prevoyance-vieillesse-reside-dans-une-avs-renforcee</link><description>Initiative populaire &quot;AVSplus : pour une AVS forte&quot;</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil des États a raté l’occasion de poser convenablement les jalons qui permettraient un aménagement durable de la prévoyance vieillesse. Le non sans compromis opposé à l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» est une décision à courte vue, car un relèvement des rentes de vieillesse de l’AVS est urgent&nbsp;: Cela, non seulement pour la plus grande partie des actuels rentiers et rentières, mais avant tout pour les générations des futurs rentiers et rentières. 
</p><p>Pour beaucoup, dont l’ancien revenu fut autrefois bas ou moyen, le revenu obtenu avec les rentes des 1er et 2e piliers ne suffit pas pour, une fois à la retraite, «&nbsp;maintenir de manière appropriée [leur] niveau de vie antérieur&nbsp;». Ce mandat constitutionnel n’est donc pas rempli. Par exemple, un monteur-électricien vivant seul et dont le dernier salaire mensuel était de 5&nbsp;000 francs doit se contenter d’une rente mensuelle de 3&nbsp;000&nbsp;francs, c’est-à-dire nettement plus se serrer la ceinture. Le supplément de 10&nbsp;% sur la rente AVS allégerait considérablement le quotidien des gens qui touchent un maigre revenu sous forme de rentes. 
</p><p>Renforcer le 1er pilier est surtout important pour les futurs retraité(e)s. D’une part parce que les rentes sont toujours plus en retard sur l’évolution des salaires. D’autre part, parce que les prestations du 2e pilier sont instables. Ces dernières années, des réductions des prestations ont été à l’ordre du jour, par exemple via une baisse des intérêts servis sur l’avoir de vieillesse accumulé ainsi que des taux de conversion. La plupart du temps, les prestations ne peuvent être maintenues au même niveau, que si les assuré(e)s et leurs employeurs et employeuses versent beaucoup plus d’argent dans le 2e pilier. Le revenu reçu sous forme de rentes risque même de baisser, alors qu’il ne permet de loin pas à de nombreuses personnes de vivre décemment.
</p><p>Avec l’AVS, l’argent est bien investi. Grâce à un système de financement génial et solidaire, les gens à bas ou moyens revenus touchent plus tard beaucoup plus pour leurs cotisations AVS que s’ils devaient payer les mêmes montants dans la prévoyance privée. Les femmes profitent notamment plus que la moyenne de l’AVS parce que les activités familiales sont prises en considération dans le calcul de la rente. Malgré des interruptions de leur activité lucrative ou un travail à temps partiel, elles reçoivent des rentes AVS semblables à celles des hommes, Et pour les personnes à bas revenus, grâce à une AVS améliorée de 10&nbsp;%, leur dépendance à l’égard des prestations complémentaires (PC) diminuera. Ce sera là un progrès social, car les rentes d’une assurance sociale sont plus sûres et moins humiliantes que les prestations versées en fonction d’un besoin comme les PC.
</p><p>Le renforcement de l’AVS est finançable. En dépit de toutes les prévisions faites par l’administration fédérale et le secteur des assurances, l’AVS est extrêmement solide. La principale institution sociale de la Suisse est dans les chiffres noirs, alors que le nombre de rentiers et rentières a sextuplé depuis son introduction pour dépasser actuellement les deux millions et qu’aujourd’hui, 2,5 personnes seulement, employées à plein temps, paient désormais pour un rentier ou une rentière. 
</p><p>La hausse des rentes de 10&nbsp;% demandée par AVSplus coûtera environ 4,1&nbsp;milliards de francs. Pour financer cette amélioration, un relèvement des cotisations salariales ne doit pas être un tabou. Alors que les autres assurances sociales, comme les caisses maladie et les caisses de pensions, n’ont cessé d’augmenter leurs cotisations ces dernières années, les cotisations versées à l’AVS sont, avec 8,4&nbsp;%, restées stables depuis 40 ans. AVSplus coûterait 0,4&nbsp;% de plus pour les employeurs et employeuses et autant pour les employé(e)s. Mais cette hausse garantirait, pour l’écrasante majorité des retraité(e)s, des prestations supérieures de 200 francs par mois, de 350&nbsp;francs pour les couples. 
</p><p>Si le Conseil national reprend le non catégorique du Conseil des États, AVSplus passera rapidement devant les urnes. L’Union syndicale suisse (USS) et ses partenaires montreront alors aux citoyen(ne)s, à la faveur d’une campagne solide, qu’une prévoyance vieillesse durable nécessite le renforcement de l’AVS.
</p><p> L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» a abouti en décembre 2013 avec 111&nbsp;683&nbsp;signatures récoltées en peu de mois. Derrière elle, on trouve l’USS et ses fédérations, ainsi que d’autres organisations de salarié(e)s (LCH, SEV, ASEB et Syna), le Parti socialiste et les Verts, de même que des organisations de retraité(e)s.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>téléchargement</h5><p>&lt;media ahvplus sr&gt;Discours de Paul Rechsteiner, président de l'USS, au Conseil des États (en allemand)&lt;/media&gt;
</p><h5>Plus d'informations</h5><p><a href="http://www.initiative-avs.ch/" class="external-link-new-window">Site web de l'initiative AVSplus</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2263</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2015 10:31:00 +0200</pubDate><title>Audition sur la révision totale de l’ordonnance relative à la coopération internationale en matière d’éducation, de formation professionnelle, de jeunesse et de mobilité (RS 414.513)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-sur-la-revision-totale-de-l-ordonnance-relative-a-la-cooperation-internationale-en-matiere-d-education-de-formation-professionnelle-de-jeunesse-et-de-mobilite-rs-414-513</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2262</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2015 10:22:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la révision partielle de l’ordonnance sur la formation professionnelle (OFPr)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-la-revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-la-formation-professionnelle-ofpr</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2260</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2015 14:51:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette les subventions de la Confédération destinées à compenser les baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-rejette-les-subventions-de-la-confederation-destinees-a-compenser-les-baisses-des-impots-cantonaux-sur-le-benefice</link><description>Troisième réforme de l’imposition des entreprises : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans le message qu’il a adopté aujourd’hui sur la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), le Conseil fédéral propose une baisse disproportionnée des impôts acquittés par les entreprises et les actionnaires. Par le passé, les entreprises et les actionnaires ont déjà bénéficié de privilèges fiscaux (deuxième réforme de l’imposition des entreprises, baisse des impôts dans les cantons, abolition partielle du droit de timbre d’émission, etc.), si bien qu’ils se soustraient toujours plus au financement des prestations de service public.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient la suppression des réglementations spéciales (sociétés à statut particulier, entre autres), mais rejette clairement les subventions que la Confédération veut verser pour compenser les baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice. Premièrement, des cantons qui ne sont absolument pas concernés par la suppression des statuts particuliers recevraient aussi cet argent de la Confédération. Deuxièmement, des cantons qui ont accordé des privilèges disproportionnés seraient récompensés pour leur stratégie erronée. Et ce serait une fois de plus les salarié(e)s qui devraient finalement payer pour les baisses d’impôts accordées aux entreprises. Et la Confédération prépare déjà des mesures radicales d’économies qui, à cause du démantèlement des prestations et d’autres mesures compensatoires qu’elles entraîneront, ne concerneront pas uniquement le personnel, mais aussi la population. 
</p><p>Déjà avec le droit en vigueur, selon les conseillers fiscaux des entreprises, les cantons auront, aussi après la suppression des privilèges, environ dix ans pour s’adapter à la nouvelle situation, car les entreprises concernées pourront amortir des «&nbsp;réserves latentes fiscalement réalisées&nbsp;» et maintenir ainsi sur une durée plus longue l’actuelle charge fiscale basse. Cela doit a priori être suffisant. Les subventions fédérales destinées aux baisses des impôts cantonaux sur le bénéfice ne sont par conséquent pas nécessaire. S’il apparaissait que la suppression des réglementations spéciales devait quand même mettre des emplois en danger, l’USS serait alors prête à se montrer ouverte à une «&nbsp;patent box&nbsp;» restreinte et clairement définie. 
</p><p>Au lieu de libérer encore plus les entreprises de leur assujettissement à l’impôt, il serait nécessaire de limiter une concurrence fiscale qui est erronée. L’imposition des entreprises par les cantons doit être limitée par le rôle plus important que doit jouer la Confédération (hausse du taux fédéral d’imposition, entre autres). En outre, il s’agit d’introduire un impôt sur les gains en capital.
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS et économiste en chef, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2258</guid><pubDate>Thu, 04 Jun 2015 10:25:00 +0200</pubDate><title>L’Europe le peut et le fait</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-europe-le-peut-et-le-fait</link><description>Transparence contre discrimination</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La transparence des salaires favorise la mise en œuvre de l’égalité entre femmes et hommes et c’est la tendance que d’y recourir. Un coup d’œil au-delà des frontières le montre. Pour la Suisse, une incitation à se dépêcher.</p><p>L’Union européenne (UE) recommande à ses États membres, qui sont responsables de la mise en œuvre de l’égalité salariale entre femmes et hommes, d’encourager les systèmes salariaux transparents. Une étude réalisée par INTERFACE en 2013 appuie cette recommandation&nbsp;: la transparence des salaires a un effet préventif que l’existence de contrôles et de possibilités de sanctions peut encore renforcer. 
</p><h3>Suède&nbsp;: des contrôles tous les trois ans</h3><p>Plusieurs pays européens s’attaquent aux discriminations salariales au moyen de mesures légales efficaces. Et ça fonctionne. Ainsi, la loi suédoise de 2009 contre les discriminations demande par exemple que les employeurs contrôlent tous les trois ans les salaires afin de corriger les différences discriminatoires. Les entreprises d’au moins 25 employé(e)s doivent aussi, avec la collaboration des organisations de salarié(e)s, mettre au point un plan d’action pour l’égalité salariale. La Suède a ainsi pu faire baisser depuis 2008 de 1,7 point de pourcentage la différence de salaire entre femmes et hommes, la faisant passer à 15,2&nbsp;% (2013).
</p><p>Depuis 2011, l’Autriche contraint aussi les entreprises à publier tous les deux ans des rapports sur les inégalités de salaire. Chez notre voisin, celles-ci sont en recul et il a été possible de les réduire à 18,2&nbsp;%, soit de 0,4 point de pourcentage, entre 2011 et 2012.
</p><h3>Belgique&nbsp;: une analyse de la structure des salaires tous les deux ans</h3><p>La Belgique, où la différence de salaire est en soi déjà basse (6,4&nbsp;% en 2012) a adopté en 2012 une loi sur l’égalité salariale entre femmes et hommes. Cette loi demande aux entreprises de faire apparaître chaque année dans un bilan social les différences de salaire entre femmes et hommes et de procéder tous les deux ans à une analyse comparative de la structure de leurs salaires. Si cette dernière découvre des différences discriminatoires au détriment des femmes, les entreprises doivent alors élaborer un plan d’action. 
</p><p>Des efforts sont actuellement entrepris dans toute l’Europe pour inscrire d’une manière qui soit efficace l’égalité salariale au niveau de la loi. Dernièrement, l’Allemagne a fait les gros titres avec un projet de loi dont le but est la transparence des salaires, et qui sera soumis au parlement en 2015 encore. Chaque employé(e)s devra avoir le droit de savoir selon quels critères son activité est classée. En outre, les entreprises de plus de 500 employé(e)s devront présenter un rapport sur leurs activités concernant la mise en œuvre de l’égalité des salaires. 
</p><h3>Suisse&nbsp;: agir une fois pour toutes</h3><p>Le débat public sur des mesures légales contre les discriminations salariales à l’encontre des femmes ne dit mot de cette tendance observée en Europe. Il donne toujours l’impression qu’avec la révision prévue de sa loi, &nbsp;la Suisse pénètre sur une terra incognita dangereuse. Des mesures plus efficaces contre les inégalités de salaires seraient nuisibles à l’économie et ne se justifieraient de toute façon pas en raison de l’actuel franc fort. 
</p><p>À cet égard, la Suisse serait bien avisée de ne pas se retrouver pour une fois lanterne rouge en matière de politique de l’égalité des sexes, comme ce fut déjà le cas avec le droit de vote des femmes. Il faut au contraire qu’elle pose tout de suite les premiers jalons&nbsp;: aujourd’hui déjà, avec une différence de salaire sexospécifique de 18,9&nbsp;%, elle est bien au-dessus de la moyenne de l’OCDE (15,2&nbsp;%). Au plan européen, elle occupe aussi un des tout derniers rangs. Si elle ne veut pas rater le train européen, il faut que les politiques engagent rapidement des mesures contraignantes incluant des contrôles et des possibilités de sanctions.&nbsp;
</p><h5>petite bibliographie</h5><p><a href="http://www.oecd.org/fr/parite/donnees/genderwagegap.htm" class="external-link-new-window">Données de l'OCDE</a> sur les discriminations salariales
</p><p><a href="http://ec.europa.eu/justice/gender-equality/files/gender_pay_gap/140227_gpg_brochure_web_fr.pdf" class="external-link-new-window">Commission européenne :</a> Éliminer l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de l'Union européenne
</p><p><a href="https://www.bj.admin.ch/dam/data/bj/staat/gleichstellung/res-interface-f.pdf" class="external-link-new-window">INTERFACE :</a>&nbsp;Instruments étatiques de contrôle et de mise en application permettant de réaliser l'égalité des salaires
</p><p><a href="http://www.sgb.ch/uploads/media/79_BASS_Lohngleichheit.pdf">Dossier 79</a>&nbsp;de l'USS&nbsp;: Bekämpfung Lohndiskriminierung (n'existe qu'en allemand)&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2254</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2015 14:46:00 +0200</pubDate><title>3 OUI pour plus de justice sociale et un service public intact pour les médias</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/3-oui-pour-plus-de-justice-sociale-et-un-service-public-intact-pour-les-medias</link><description>Votations du 14 juin 2015 : les recommandations de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">OUI à l’impôt sur les successions, OUI à l’initiative sur les bourses d’études et OUI à la modification de la loi sur la radio et la télévision. Telles sont les recommandations de l’Union syndicale suisse (USS) pour les votations fédérales du 14 juin prochain. Ci-après, les principales raisons de ces trois OUI.</p><p>Le résultat sera serré, prédisent les sondages au sujet de l’<b>introduction dans la loi sur la radio et la télévision d’une «&nbsp;redevance indépendante des appareils&nbsp;»</b>. Sur cet objet, l’opinion de l’USS est claire. Les cinq raisons suivantes parlent en faveur d’un OUI déterminé&nbsp;:
</p><p>1.&nbsp;&nbsp; Les adversaires veulent étrangler la SSR. S’ils y parviennent, ils porteront d’autres coups contre le service public dans le domaine des médias. Cela, parce qu’ils veulent développer l’offre des médias privés. Or nous n’avons aucunement besoin d’une «&nbsp;berlusconisation&nbsp;» des médias en Suisse&nbsp;!
</p><p>2.&nbsp;&nbsp; Seule une SSR forte est en mesure de proposer une radio et télévision nationale de qualité. Si la SSR se fait voler toujours plus de ses moyens financiers, c’est la qualité qui en pâtira, ainsi que la cohésion nationale, donc les minorités linguistiques. 
</p><p>3.&nbsp;&nbsp; La nouvelle redevance sera plus avantageuse. Quiconque a payé 462 francs jusqu’à aujourd’hui pour regarder la télévision et écouter la radio, ne devra en effet plus payer que 400 francs demain.
</p><p>4.&nbsp;&nbsp; L’actuelle forme de redevance est à la traîne de l’évolution technologique et entraîne des coûts qui seraient évitables. Sans redevance indépendante des appareils, la SSR se retrouvera à la longue exsangue. De fait, toujours plus de personnes pensent ne pas avoir à payer de redevance si elles écoutent la radio et regardent la télévision uniquement via internet. 
</p><p>5.&nbsp;&nbsp; Les bénéficiaires de prestations complémentaires de l’AVS/AI sont exonérés de la redevance. 
</p><p>&nbsp;</p><p>L’USS est partie prenante dans l’<b>initiative pour un impôt sur les successions</b>. Elle se bat pour le OUI à cet objet pour les cinq raisons suivantes&nbsp;:
</p><p>1.&nbsp;&nbsp; Depuis des années, la politique fiscale suisse témoigne d’une mentalité selon laquelle la charge supportée par les différentes classes de revenu n’a pas à être équilibrée. Et les riches profitent ainsi de baisses d’impôt et autres cadeaux fiscaux. L’initiative allégera la charge qui grève les revenus moyens et tiendra donc compte de la Constitution fédérale selon laquelle chacun(e) doit être imposé en fonction de sa «&nbsp;capacité économique&nbsp;». Bref, il est temps que les riches fournissent leur part à la société. 
</p><p>2.&nbsp;&nbsp; En Suisse, la richesse est répartie de manière toujours plus inégale. Les 2&nbsp;% les plus riches possèdent autant de fortune que les 98&nbsp;% restants. Ces 30 dernières années, presque tous les cantons ont supprimé leur impôt sur les successions, ce qui a favorisé la concentration de la fortune. Un impôt sur les successions, comme celui que propose l’initiative, soit avec une franchise de 2 millions de francs, contrera cette évolution. 
</p><p>3.&nbsp;&nbsp; Le produit de l’impôt sur les successions ira pour deux tiers à l’AVS, qui sera renforcée. Selon Paul Rechsteiner, le président de l’USS, les testateurs les plus riches contribueront ainsi à un peu plus d’équilibre au sein de la génération âgée, ce qui est d’autant plus important que les disparités financières et sociales s’accroissent avec l’âge. 
</p><p>4.&nbsp;&nbsp; Un tiers du produit de l’impôt ira aux cantons. Ceux-ci seront ainsi indemnisés parce qu’ils ne pourront plus percevoir d’impôt sur les successions. Les budgets cantonaux profiteront de cette réglementation nationale, car elle stoppera la concurrence fiscale choquante à laquelle les cantons se livrent avec les héritages. En outre, on comprend mal pourquoi ceux-ci sont traités différemment d’un canton à l’autre. 
</p><p>5.&nbsp;&nbsp; L’impôt sur les successions, introduit il y a 30 ans par les radicaux dans presque tous les cantons pour plus d’égalité des chances, est un impôt libéral qui a fait ses preuves depuis longtemps. L’initiative populaire propose un impôt fédéral sur les successions très modéré, prévoyant et favorable à l’emploi. Elle prévoit de fait des réglementations spéciales pour les entreprises et ne met aucunement en danger leur existence.
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus de justice sociale, c’est aussi le but de l’<b>initiative sur les bourses d’études</b>, une initiative que l’USS soutient pour les cinq raisons suivantes&nbsp;: 
</p><p>1.&nbsp;&nbsp; La formation reste toujours fortement fonction des couches sociales auxquelles appartiennent les gens. Les enfants d’universitaires étudient nettement plus souvent que ceux dont les parents n’ont pas suivi une formation académique. L’initiative permettra à davantage d’enfants de familles défavorisées d’étudier. 
</p><p>2.&nbsp;&nbsp; L’initiative mettra fin à la jungle des bourses cantonales d’études. Une harmonisation au plan national et à un niveau supérieur est urgemment nécessaire. 
</p><p>3.&nbsp;&nbsp; Les personnes qui suivent aujourd’hui une formation professionnelle supérieure ne reçoivent guère de bourses d’études. L’initiative corrigera aussi cet aspect du problème. Elle réduira également à cet égard le handicap de celles et ceux qui ont choisi la voie de l’apprentissage. 
</p><p>4.&nbsp;&nbsp; Tout le monde se plaint aujourd’hui de la pénurie de main-d’œuvre spécialisée. L’initiative fait une des propositions les plus efficaces pour s’y attaquer. 
</p><p>5.&nbsp;&nbsp; Avec des bourses d’études de qualité, les étudiant(e)s pourront faire rapidement et avec succès des études de qualité, parce qu’ils n’auront plus besoin de sans cesse chercher des petits boulots la plupart du temps mal payés.
</p><p>&nbsp;</p><p> L’USS ne donne pas de recommandation de vote concernant le <b>diagnostic préimplantatoire</b>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2256</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:59:00 +0200</pubDate><title>Anhörung Änderung der Verordnung 1 zum Arbeitsgesetz (ArGV1) - Arbeitszeiterfassung</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerung-aenderung-der-verordnung-1-zum-arbeitsgesetz-argv1-arbeitszeiterfassung</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2250</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2015 08:10:00 +0200</pubDate><title>L’OIT demande des mesures efficaces contre le stress et l’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-oit-demande-des-mesures-efficaces-contre-le-stress-et-l-epuisement-professionnel</link><description>La Suisse est invitée à agir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) demande des mesures efficaces contre l’augmentation du stress au travail. Ce thème est actuellement aussi traité par la Conférence internationale du travail. Plus de 600 délégué(e)s discutent d’un <a href="http://www.ilo.org/ilc/ILCSessions/104/reports/reports-to-the-conference/WCMS_358291/lang--fr/index.htm" class="external-link-new-window">rapport</a> sur la santé au travail auquel la dernière main sera mise jusqu’au 15 juin et qui sera ensuite adopté en assemblée plénière.</p><p> Luca Cirigliano, secrétaire centrale de l’USS et responsable de la délégation suisse des travailleurs auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT), signale que ce rapport et les recommandations impératives de droit international du travail de l’OIT sont particulièrement importants pour la Suisse. Selon lui, l’OIT constate que dans les économies développées, les conditions de travail se dégradent aussi. Elle recommande par conséquent que des mesures soient prises contre les risques psychosociaux. La Suisse aussi, où toujours plus de personnes subissent le stress ou sont victimes d’un épuisement professionnel, doit tenir compte de ces signes importants posés par l’OIT. C’est pourquoi, ajoute Luca Cirigliano, les mesures prévues, dans le cadre de la réforme de l’enregistrement de la durée du travail, à l’article 73 de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail doivent être scrupuleusement appliquées. Et il faut aussi mettre fin à ces interventions parlementaires qui veulent massivement torpiller la saisie du temps de travail.&nbsp;
</p><h5>&nbsp;&nbsp;renseignements</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable de la sécurité et de la protection de la santé au travail, 076 335 61 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2251</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2015 16:04:00 +0200</pubDate><title>La Commission de jeunesse de l’USS demande des mesures pour davantage de places d’apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-commission-de-jeunesse-de-l-uss-demande-des-mesures-pour-davantage-de-places-d-apprentissage</link><description>Baromètre des places d’apprentissage : des chiffres inquiétants</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au vu des premiers résultats publiés aujourd’hui du baromètre des places d’apprentissage d’avril 2015, la Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) se déclare très inquiète du net recul enregistré par l’offre de places d’apprentissage dans l’industrie et le domaine commercial. Qui plus est, la demande de telles places dans l’industrie a fortement augmenté. Dans la santé, malgré la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la demande n’est de loin pas couverte. Dans l’informatique, ce sont 2&nbsp;500 places qui manquent. Les chiffres définitifs du baromètre des places d’apprentissage dans le domaine commercial devraient être encore pires. En effet, ils tiendront compte de la toute récente décision des CFF de fermer l’ensemble de ses agences de voyage.
</p><p>La Commission de jeunesse de l’USS craint que si l’on ne donne pas un vigoureux coup de barre, le chômage des jeunes n’augmente fortement dans un avenir immédiat. C’est pourquoi elle demande que les cantons prennent des mesures déterminées pour encourager la création de places d’apprentissage. Il faut motiver les entreprises à en proposer davantage. Les offices de la formation professionnelle doivent utiliser toutes les mesures pour que les jeunes qui se forment dans des entreprises menacées par la crise puissent quand même terminer leur apprentissage.&nbsp;&nbsp;
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>- Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29
</p><p>- Lena Frank, coprésidente de la Commission de jeunesse de l'USS, 079&nbsp;586 70 55</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2244</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2015 09:26:00 +0200</pubDate><title>La FIFA doit une fois pour toutes agir contre l’esclavagisme pratiqué au Qatar !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-fifa-doit-une-fois-pour-toutes-agir-contre-l-esclavagisme-pratique-au-qatar</link><description>Un énorme scandale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Sur les chantiers des stades qui abriteront la Coupe du monde de football de 2022 au Qatar, la situation des travailleurs est catastrophique. Les ouvriers du bâtiment sont traités comme des esclaves. Les décès sur les chantiers sont monnaie courante et la FIFA ne veut rien voir ni entendre…</p><p>À l’occasion du dernier congrès de la FIFA qui s’est tenu au Hallenstadion de Zurich, plus de 200 militant(e)s des syndicats Unia, de l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) et de Solidar Suisse ont demandé au comité exécutif de la FIFA d’assumer une bonne fois sa responsabilité sociale et de mettre fin aux conditions inhumaines qui règnent sur les chantiers qataris et au sujet desquelles la Confédération syndicale internationale (CSI) a informé à plusieurs reprises déjà.
</p><p>À l’heure où des scandales de corruption en rapport avec l’attribution de jeux secouent la FIFA, il y a un scandale encore plus grave&nbsp;: le fait qu’au Qatar, les travailleurs qui construisent les infrastructures de la prochaine coupe du monde de football sont traités comme des esclaves. Un scandale que les médias, notamment suisses, cachent pratiquement.
</p><p> Il n’est pas acceptable qu’une manifestation a priori positive comme une coupe du monde de football se déroule sur les tombes de travailleurs dépossédés de leurs droits. Le football crée un lien entre les gens. Il doit le faire pour tout le monde. Ceux qui construisent les stades et, d’ailleurs, permettent à cette manifestation d’avoir lieu doivent être traités avec respect.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2243</guid><pubDate>Mon, 01 Jun 2015 11:02:00 +0200</pubDate><title>2. Adaptation du projet de modification de la loi fédérale sur les étrangers (intégration) : Procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/2-adaptation-du-projet-de-modification-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-integration-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2241</guid><pubDate>Mon, 01 Jun 2015 10:53:00 +0200</pubDate><title>Amiante, personnel de la Confédération, loi sur l&#039;assurance-accidents...</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/amiante-personnel-de-la-confederation-loi-sur-lassurance-accidents</link><description>Session d&#039;été du Parlement fédéral III : quelques objets importants du point de vue de l&#039;USS
</description><content:encoded><![CDATA[<h2>Révision de la loi sur les accidents : le compromis des partenaires sociaux n’est pas menacé</h2><p>(Doris Bianchi) En 2011, la 1ère révision de la loi sur les accidents (LAA) échouait heureusement devant le Parlement fédéral. Aujourd’hui, un nouveau projet, à la conception duquel les partenaires sociaux ont substantiellement participé et qui se révèle de ce fait équilibré, est soumis au Conseil national. 
</p><p>L’assurance-accidents fonctionne bien et repose sur des bases financières solides. On comprendra d’autant moins pourquoi la 1ère révision de la LAA s’était à ce point fourvoyée à l’époque. Elle visait en effet à affaiblir la SUVA, mettant ainsi en danger les améliorations réjouissantes qui avaient été réalisées en matière d’intégration professionnelle des personnes accidentées, ainsi que de prévention. Les coupes proposées dans les prestations de l’assurance auraient mené la couverture en cas d’accident ou de maladie professionnelle à un niveau insuffisant. Finalement, ces propositions ne rallièrent pas la majorité des Chambres fédérales, en 2011.
</p><p>Sur ce, les partenaires sociaux décidèrent d’élaborer des propositions pour une nouvelle révision de la loi, une révision qui devait se limiter à l’essentiel et continuer de faire de l’assurance-accidents une assurance sociale performante et reposant sur un financement solide. Les négociations à ce sujet durèrent presque deux ans et furent marquées par la responsabilité dont firent preuve les partenaires sociaux à l’égard d’une institution sociale importante. Comme pour tout compromis trouvé par les partenaires sociaux, aucune des parties en présence ne put faire passer la totalité de ses revendications. Les propositions mises au point par ces derniers trouvèrent ensuite l’assentiment de la SUVA et de l’Association suisse d’assurances. Ainsi, tous les acteurs déterminants de l’assurance-accidents&nbsp;: les travailleurs et travailleuses, les employeurs et employeuses de même que les assurances rallièrent le compromis trouvé.
</p><p>Le Conseil fédéral a largement repris les propositions des partenaires sociaux pour les intégrer à son nouveau projet de révision. Ce dernier modernise une loi qui date de 1984, mais sans renoncer à ses spécificités efficientes. Car on ne peut atténuer la souffrance humaine qu’avec des prestations d’assurances de qualité et une SUVA forte, qui couvrent les accidents et les maladies professionnelles dans les entreprises à hauts risques. 
</p><p>Le projet équilibré existant va aussi moderniser les structures de la SUVA, sans cependant toucher aux particularités organisationnelles de cette institution. Ainsi, il est toujours prévu que l’organe supérieur de la SUVA, qui s’appellera à l’avenir le conseil de la SUVA, sera une instance composée de 40 membres. Cette particularité est importante pour le bon fonctionnement de l’assurance-accidents. 
</p><p>La SUVA est gérée et administrée dans le cadre du conseil d’administration de manière autonome et paritaire par les partenaires sociaux ainsi que des représentant(e)s de la Confédération. Ce fonctionnement est le corrélat de l’affiliation obligatoire. Il contrebalance le fait que les entreprises assurées auprès de la SUVA ne peuvent pas choisir avec quel assureur elles veulent conclure une assurance-accidents. À son tour, l’affiliation obligatoire est la condition d’une prévention efficace. Ainsi, la SUVA peut exercer une pression suffisante sur les entreprises qui ne respectent pas les prescriptions en matière de sécurité au travail ou sur celles dont l’évolution des sinistres est négative. Celui qui ne peut pas changer d’assureur doit, dans tels cas, agir dans son propre intérêt. L’affiliation obligatoire garantit toutefois aussi que les coûts de transaction soient faibles. 
</p><p>Cette affiliation obligatoire implique que les représentations du personnel et du patronat des branches nécessairement assurées à la SUVA aient aussi droit à la parole en ce qui concerne l’aménagement des primes et la prévention, ainsi que le traitement des prestations. C’est pour cela que l’organe supérieur se compose de 40 membres et c’est pour cela aussi que la SUVA est si bien implantée dans les entreprises et auprès du personnel.
</p><p> Lors de la session d’été, le Conseil national va traiter cette révision. Il ferait alors bien de ne pas alourdir ni alléger ce projet équilibré.&nbsp;
</p><h2>Motions «&nbsp;Examen stratégique des tâches de la Confédération&nbsp;» et «&nbsp;Dépenses de personnel de la Confédération. ça suffit&nbsp;!&nbsp;»</h2><p>(Dore Heim)&nbsp;À une époque, c’était plus intéressant qu’aujourd’hui de travailler dans l’administration fédérale. Depuis quelques mois en effet, les employé(e)s de la Confédération se font massacrer. En fonction du niveau intellectuel et de l’horizon culturel, les attaques dirigées contre eux prennent les accents d’une inquiétude que l’on aurait pour notre État, ou un tour lourdement hostile. L’idée maîtresse: l’administration est un monstre qu’il faut combattre, un tsunami qui risque d’emporter l’économie privée, une créature maléfique et puissante qu’il faut à tout prix repousser. Oubliées, les innombrables interventions déposées lors de chaque session, qui demandent à l’administration fédérale de faire toujours plus et toujours le plus rapidement possible&nbsp;! Tu, le fait que la Suisse est une architecture éprouvée où administration et économie privée interagissent, tu aussi, le fait que la qualité supérieure de l’administration contribue substantiellement à rendre notre pays attrayant. Et qu’avec 33&nbsp;%, la Suisse a une des quote-part de l’État les plus faibles au monde n’intéresse personne. Tout le monde peut passer sa colère contre le poste «&nbsp;personnel&nbsp;». Cela concerne des ressources qui peuvent subir des coupes et il n’y a là aucun risque de conflit d’intérêts.
</p><h3>Motion de la Commission des finances sur l’examen stratégique des dépenses de la Confédération</h3><p>La majorité de la Commission des finances du Conseil national veut que le budget de la Confédération diminue chaque année de 1,5 milliard de francs. Cette mesure doit permettre de réaliser la revendication d’un démantèlement durable de la bureaucratie. En fait, il s’agit plutôt de dégager la voie pour la mise en œuvre de la troisième révision de l’imposition des entreprises. Comme le poste «&nbsp;personnel&nbsp;» est un poste du budget assez facile à remettre en question, on peut imaginer ce que les coupes concerneront d’abord&nbsp;! Cette motion, que le Conseil national traitera le 11 juin, doit être rejetée. Elle étranglera toute évolution en matière de personnel et bétonnera pour longtemps une philosophie rigide de l’austérité. 
</p><h3>Motion Föhn «&nbsp;Dépenses de personnel de la Confédération. ça suffit&nbsp;!&nbsp;»</h3><p>Le conseiller aux États Föhn lit l’avenir&nbsp;: l’administration publique croît de manière effrénée, l’appareil de l’État se gonfle, chaque fonctionnaire supplémentaire est un régulateur potentiel. Il en déduit alors qu’il a une mission à remplir et exige impérativement le «&nbsp;décrassage&nbsp;» du poste «&nbsp;personnel&nbsp;», le budget de la Confédération doit redevenir «&nbsp;sain&nbsp;»… La cure qu’il propose&nbsp;? Le gel immédiat et total des dépenses de personnel.
</p><p> Selon les calculs de l’Office fédéral du personnel, le traitement d’une intervention parlementaire coûte environ 6&nbsp;700 francs. Chaque année, près de 1&nbsp;000 interventions sont faites. Pour une législature, cela représente 30 millions de francs ou 100 postes. Espérons que cette motion imbuvable sera rejetée par le Conseil des États qui en débattra le 18 juin.
</p><h2>Les victimes de l'amiante doivent être équitablement indemnisées via un fonds</h2><p>(Luca Cirigliano)&nbsp;Le Conseil national traitera cette session d’une motion de sa Commission des affaires juridiques demandant que, selon le droit de la responsabilité civile, un fonds soit créé pour que les victimes de l’amiante puissent bénéficier d’une indemnisation complète.
</p><p>Parce que la maladie n’apparaît souvent qu’après plusieurs décennies après le contact avec l’amiante, les personnes malades n’obtiennent aucune réparation morale ni dommages et intérêts de la part de l’auteur du dommage. Le droit suisse, soit son interprétation par les tribunaux, prévoit en effet qu’après dix ans, les prétentions relevant du droit de la responsabilité civile sont prescrites, que le dommage subi persiste ou non.
</p><p>Les syndicats et les associations des victimes de l’amiante ne sont pas les seuls à demander une meilleure protection pour les victimes de cette substance. La Cour européenne des droits de l’homme a prononcé un arrêt qui montre la voie à suivre en cette matière. Selon cet arrêt, que les victimes de l’amiante ne puissent plus faire valoir leurs droits devant les tribunaux plus de dix années après avoir inhalé des fibres d’amiante et qu’elles se trouvent ainsi pénalisées, de même que leurs proches, viole les droits humains. On ne comprend dès lors pas pourquoi le Conseil fédéral refuse toujours une solution à ce problème via la création d’un fonds, comme nombre de pays européens en connaissent un. 
</p><p>Un fonds permettrait en effet de supprimer les injustices les plus grossières du système juridique suisse à l’égard des victimes de l’amiante et de faire un pas vers un aménagement du droit de la prescription plus conforme aux droits humains. Un tel fonds représenterait un acte tardif de justice, surtout pour les cas déjà prescrits depuis des années et pour les personnes malades à cause de l’amiante qui ne peuvent pas bénéficier de la loi sur l’assurance-accidents.
</p><p> La Confédération doit enfin s’attaquer globalement à la tragédie de l’amiante. Il est en outre nécessaire que le droit de la prescription soit aussi adapté afin de pouvoir contrer demain de manière appropriée les nouveaux risques que sont les «&nbsp;risques émergents&nbsp;». De plus, en raison des énormes quantités d’amiante utilisées en Suisse avant l’interdiction de cette substance en 1990 et qui peuvent être libérées aujourd’hui lors de démolitions ou de transformations de bâtiments, la table ronde ne devra pas oublier deux choses. D’une part, les lacunes de la prévention doivent être de toute urgence comblées. D’autre part, les importantes dépenses faites par la SUVA en rapport avec la problématique de l’amiante et les dépenses encore à venir ne doivent pas être unilatéralement répercutées sur les branches de l’artisanat. Il faut prévoir un équilibre approprié pour l’ensemble du collectif des assurés.
</p><h2>L'initiative "vache à lait"</h2><p>(Dore Heim)&nbsp;Avec cette initiative, on est vraiment en droit de parler d’une initiative de profiteurs, car, uni, le lobby routier veut que la totalité du produit de l’impôt sur les huiles minérales serve au financement des routes, ce qui priverait la caisse de la Confédération de 1,5 milliard de francs par année. Comme cette arrivée d’argent ferait, de manière absurde, déborder la «&nbsp;caisse routière&nbsp;» et que, simultanément, on assisterait finalement à un âpre combat défensif dans des domaines qui sont aussi chers à la droite, le Conseil des États, première Chambre à traiter l’initiative, a décidé à une écrasante majorité de la rejeter. La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national n’est pas aussi unanime. Elle n’a rejeté l’initiative que par 15 voix contre 7. Reste à espérer que le rejet en plénum sera beaucoup plus net&nbsp;! En effet, l’initiative «&nbsp;vache à lait&nbsp;» doit être rapidement traitée, avant que l’on négocie sur le nouveau fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA). Il ne sera en effet guère possible de mener un débat constructif sur une infrastructure de transport d’avenir sous la menace constante de l’épée de Damoclès que représente cette initiative.&nbsp;
</p><h2>Révision de la loi sur le transport de marchandises</h2><p>(Dore Heim) Pour commencer, une (petite) perspective réjouissante&nbsp;: la commission des transports et des télécommunications (CTT) du Conseil des États a au moins procédé à quelques corrections du projet de révision.
</p><p>La révision totale de la loi sur le transport de marchandises, que le Conseil national a débattue lors de la session de printemps, s’est transformée en une avancée pour les transports par route. À l’avenir en effet, l’ensemble du trafic par rail devra être rentable. De plus, selon la volonté de la majorité du Conseil national, les CFF seront libérés du transport de marchandises et CFF Cargo devra être externalisé. Prétendre que ces mesures servent à encourager le transport de marchandises par rail, c’est culotté, d’autant plus que le trafic par wagons complets, la principale activité de CFF Cargo, ne peut guère être géré de manière à entraîner des bénéfices. Le fret ferroviaire n’est concurrentiel que sur des trajets longs ou en trafic de transit. Mais dans les faits, c’est le transport des marchandises à l’intérieur du pays qui explose. Et il explose sur la route. Avec les petites quantités, le transport par rail n’est pas payant et il n’est pas non plus apte à faire face à des commandes à court terme, car il livre actuellement une violente bataille avec les transports routiers. En effet, deux tiers des transports de marchandises à l’intérieur du pays se font par la route et avec des véhicules de livraison légers, ce qui permet de contourner avec élégance l’interdiction de trafic nocturne. Une lutte qui ne peut à proprement parler pas être gagnée par le fret ferroviaire.
</p><p> Ce projet tordu a été légèrement corrigé par la CTT du Conseil des États, selon qui le transport des marchandises doit rester une tâche centrale des CFF. La CTT a aussi rejeté la motion qui demande l’externalisation de CFF Cargo. En lieu et place, il s’agira d’évaluer ses possibilités de développement. Mais la rentabilité demandée au fret ferroviaire reste dans le projet que le Conseil des États traitera le 4 juin déjà. Si ce mandat était maintenu, l’avenir du transport de marchandises par rail à l’intérieur du pays serait en danger. En effet, la tendance à effectuer toujours plus ces transports par la route ne faiblit pas, notamment à cause du franc fort. Toujours plus d’infractions à l’interdiction de cabotage – des entreprises de transport étrangères qui effectuent plusieurs transports à l’intérieur du pays – sont annoncées. Évidemment à des prix de dumping.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category><category>Transports</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2242</guid><pubDate>Fri, 29 May 2015 14:05:00 +0200</pubDate><title>Les délégué(e)s demandent des mesures immédiates pour garantir les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/les-delegue-e-s-demandent-des-mesures-immediates-pour-garantir-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation des salarié(e)s de Suisse s’est beaucoup dégradée depuis l’abandon du cours plancher franc-euro. Les pressions sur les salaires, les conditions de travail et les emplois se sont accentuées. Le chômage a atteint un niveau historique et va bientôt dépasser le niveau en Allemagne. C’est pourquoi ils ont adopté vendredi un train de mesures destinées à garantir les salaires et les emplois. 
</p><p>Il est effrayant de voir comment l’argument de la surévaluation du franc est utilisé au détriment des travailleurs et travailleuses. Cela, d’une part, par certains patrons qui améliorent de la sorte leurs bénéfices en procédant à des licenciements ou en prolongeant la durée du travail et, de l’autre, par les partis de droite représentés au gouvernement, qui ont resserré les rangs et dont les recettes – du travail non rémunéré à un programme de vaste dérégulation, en passant par la prolongation de la durée du travail et une baisse des impôts sur les entreprises -- feraient directement basculer la Suisse dans une récession. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont adopté les mesures immédiates suivantes&nbsp;: </p><ul><li>La Banque nationale suisse doit, au moyen d’un cours plancher ou d’un objectif de cours, ramener le franc à un niveau acceptable.</li><li>Le nombre de contrôles des salaires doit augmenter, en particulier dans les régions frontalières. Dans ces régions, il faut que, chaque année, un employeur sur cinq soit contrôlé. Dans les cantons de Saint-Gall et de Schaffhouse, un employeur est actuellement contrôlé une fois tous les 50 ans (part des entreprises contrôlées en 2014&nbsp;: env. 2&nbsp; %)&nbsp;!</li><li>Le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent relever rapidement de 5&nbsp;000 à 30&nbsp;000 francs l’amende administrative maximale infligée en cas d’infraction salariale&nbsp;; cela, comme convenu lors de la «&nbsp;table ronde&nbsp;» sur le franc fort.</li><li>En cas de sous-enchère évidente, les contrôleurs et contrôleuses doivent systématiquement et rapidement ordonner l’interruption des activités de l’entreprise. Il doit en aller de même pour les entreprises qui ne versent pas de caution.</li><li>Le commerce de détail, l’horticulture et la pose de revêtements de sols ont besoin d’une convention collective de travail prévoyant de bons salaires minimums et dont le champ d’application est étendu.</li><li>En outre, la Confédération et les cantons doivent renoncer à leurs programmes d’austérité. Ils doivent compenser la baisse de leurs recettes en corrigeant leur politique de baisse des impôts. Les délégué(e) de l’USS ont aussi demandé que l’Assurance contre les risques à l’exportation puisse aussi assurer les risques de change.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Les délégué(e)s ont chargé le Secrétariat de l’USS d’élaborer d’autres revendications en vue de l’AD de novembre prochain. Seule une économie suisse connaissant des salaires décents et sûrs et le plein-emploi a de l’avenir. Ces éléments doivent garantir que les importants ponts jetés entre la Suisse et l’Union européenne avec les Accords bilatéraux ne soient pas rompus et qu’en Suisse, on verse des salaires suisses et respecte les conditions de travail suisses. Pas question d’introduire de contingents ou ces nouvelles discriminations destinées à certains groupes de travailleurs et travailleuses, dont il est question sous le nom de «&nbsp;préférence nationale&nbsp;». Pareilles mesures dégraderaient la situation de tous les travailleurs et travailleuses de Suisse.
</p><p>Les délégué(e)s ont encore décidé de s’engager vigoureusement, dans le débat sur la prévoyance vieillesse, pour le renforcement de l’AVS. Seul un 1er pilier fort peut garantir un niveau de rente suffisant aux personnes à la retraite. Pour beaucoup, les rentes des 1er et 2e piliers sont trop maigres aujourd’hui. Ici, une amélioration est nécessaire. Étant donné les problèmes auxquels le 2e pilier fait face et l’excellent rapport qualité (prestations)/prix de l’AVS, il s’agit par conséquent de renforcer le 1er pilier, ainsi que le demande l’initiative populaire AVSplus de l’USS. Tout affaiblissement de l’AVS sera sévèrement combattu. Dans une résolution, les délégué(e)s ont notamment dit non à un relèvement général de la retraite, non à la retraite à 65 ans pour les femmes, non à la suppression de la rente de veuve pour les femmes dont les enfants sont adultes, non au démantèlement de la compensation automatique du renchérissement sur les rentes AVS et non à l’abandon par la Confédération du financement de l’AVS. 
</p><p> Dans d’autres résolutions, les délégué(e)s ont demandé au Conseil fédéral et au Parlement fédéral de prendre leurs distances avec les scénarios d’austérité radicale concernant le personnel de la Confédération. La politique d’austérité menée par la droite va uniquement renforcer la tendance négative de l’économie provoquée par la décision concernant le franc susmentionnée. Les délégué(e)s se sont en outre prononcés pour un oui clair à la redevance radio-tv «&nbsp;indépendante des appareils&nbsp;». Grâce à elle, la radio et la télévision de droit public et, donc, le service public dans les médias électroniques, ne verront pas leurs vivres coupées.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économistes en chef de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale &nbsp;l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2240</guid><pubDate>Thu, 28 May 2015 15:58:00 +0200</pubDate><title>Prestations de l’aide sociale et prestations complémentaires doivent échapper à l’impôt</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/prestations-de-l-aide-sociale-et-prestations-complementaires-doivent-echapper-a-l-impot</link><description>Session d’été du Parlement fédéral II</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">S’il en va comme le veut le Conseil des États, les personnes handicapées et celles en fin de droit devront payer des impôts sur les prestations de l’aide sociale et les prestations complémentaires (PC) qu’elles reçoivent. Espérons que le Conseil national corrige cette décision, ce qui semble être possible.</p><p>En décembre 2014, le Conseil des États a adopté une motion de sa Commission de l’économie et des redevances (CER), qui demande que les prestations d’assistance et les PC soient totalement assujetties à l’impôt sur le revenu, afin de garantir l’égalité de traitement et que le minimum vital bénéficie d’allègements fiscaux. L’idée derrière cette intervention était de motiver les personnes âgées, handicapées ou en fin de droit à chercher une activité lucrative.</p><p>La CER du Conseil national a toutefois vu que ces mesures n’inciteraient pas les personnes concernées à chercher un emploi, mais leur poseraient davantage de problèmes financiers et seraient à l’origine d’un transfert absurde et bureaucratique de ressources fiscales. C’est pourquoi elle propose au Conseil national de rejeter cette motion.</p><p>Les prestations de l’aide sociale sont versées pour remédier à une situation financière critique. Les PC servent à couvrir les besoins vitaux lorsqu’une rente du 1er&nbsp;pilier (AVS/AI) est perçue. Les unes comme les autres sont exonérées de l’impôt. L’exonération fiscale de ces prestations publiques d’assistance est motivée par des raisons de politique sociale. Les moyens financiers octroyés pour remédier à une situation financière critique ou couvrir les besoins vitaux doivent profiter dans leur intégralité aux personnes dans le besoin, sinon le but des prestations serait contourné, car une prestation d’assistance destinée à couvrir les besoins vitaux qui diminuerait à cause de la charge fiscale supportée ne garantirait précisément plus cette couverture. C’est aussi conforme au principe constitutionnel de l’imposition selon la capacité économique. La personne qui n’a que le minimum vital n’a pas de capacité économique imposable.</p><p>En même temps, le régime fiscal suisse ne prévoit aucun droit à une exonération du minimum vital réalisé à travers le revenu de l’activité lucrative. L’exonération fiscale du minimum vital est une mesure importante de lutte contre la pauvreté. Cela fait longtemps que l’USS la demande. Alors qu’au niveau fédéral, les revenus qui ne permettent que la couverture des besoins vitaux ne sont dans les faits pas soumis à l’impôt fédéral direct grâce à la structure des barèmes et aux déductions possibles, la législation des cantons est différente. Dans nombre d’entre eux, l’assujettissement à l’impôt s’applique clairement déjà au-dessous du minimum vital.</p><p>Toutefois, l’autonomie financière des cantons pose des limites très étroites à la Confédération en matière de législation fiscale. Une définition du minimum vital ou la façon d’appliquer l’exonération seraient déjà des ingérences dans cette autonomie. On doit s’attendre à ce qu’ils s’y opposent. Une prescription formelle faite au moyen d’un principe ne modifierait guère le statu quo. Les cantons seraient toujours libres de définir eux-mêmes le minimum vital et de le fixer au-dessous des limites donnant droit à l’aide sociale et aux PC.</p><p>Comme il est manifeste que ni les montants versés par l’aide sociale ni les PC ne seront relevés pour que les impôts supplémentaires puissent être acquittés, et que le minimum vital ne sera pas exonéré de l’impôt dans les cantons, l’imposition des prestations d’assistance fera finalement baisser le niveau du minimum vital dans l’aide sociale et les PC.</p><p>Ainsi, la situation déjà précaire des bénéficiaires de l’aide sociale et des PC se dégraderait encore plus. En contrepartie, on générerait de modestes recettes fiscales supplémentaires qui seraient en contradiction avec le principe de l’imposition en fonction de la capacité économique. Une situation grotesque, vu l’imposition très avantageuse pratiquée par de nombreux cantons pour les revenus très élevés. L’État prendrait aux plus pauvres de sorte qu’ils aient encore moins pour vivre et, parallèlement, elle allégerait la charge fiscale des plus riches de sorte qu’ils puissent vivre encore mieux.</p><p>La mesure ne donnerait pas non plus d’impulsion à l’emploi des personnes aidées. L’écrasante majorité des bénéficiaires de PC n’a, en raison d’un âge élevé ou d’une invalidité totale, absolument aucun potentiel d’activité lucrative et, pour les bénéficiaires de l’aide sociale, il faut en premier lieu, pour qu’ils exercent une activité lucrative, qu’il y ait des possibilités d’emploi.</p><p>Ces arguments sont clairs comme de l’eau de roche. Ils doivent donc convaincre le Conseil national. On ne gagnera rien à assujettir les prestations d’assistances à l’impôt. Au contraire, on y perdra. Les plus pauvres de ce pays seraient frappés de plein fouet. Pas question d’imposer les prestations destinées à garantir la couverture des besoins vitaux&nbsp;!.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Prestations complémentaires</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/5/b/csm_aeltereFrau-muss-rechnen_wenigGeld_banabana-san_istock_20635cf273.webp" length="202810" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-2238</guid><pubDate>Thu, 28 May 2015 13:16:00 +0200</pubDate><title>Initiative populaire « AVSplus : pour une AVS forte » : l’avenir de la prévoyance vieillesse réside dans le renforcement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-populaire-avsplus-pour-une-avs-forte-l-avenir-de-la-prevoyance-vieillesse-reside-dans-le-renforcement-de-l-avs</link><description>Session d&#039;été du Parlement fédéral I</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États débattra probablement le 9 juin de l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;». Lors des séances de sa Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS), la demande d’un renforcement de l’AVS n’a pas trouvé un écho suffisant. Or un tel renforcement des rentes de vieillesse de l’AVS est devenu urgent.</p><p>Quiconque prend sa retraite doit pouvoir maintenir « de manière appropriée son niveau de vie antérieur » avec ses rentes AVS et du 2e pilier. C’est la Constitution fédérale qui le dit. Or, pour les rentiers et rentières qui ont touché des revenus bas ou moyens, cet objectif n’est pas atteint. Par exemple, un monteur-électricien vivant seul, dont le dernier salaire était de 5&nbsp;500 francs, doit se contenter d’une rente de 3&nbsp;000 francs. Impossible avec ce montant de financer son niveau de vie antérieur une fois à la retraite. Il doit par conséquent se serrer nettement plus la ceinture. Parallèlement, ses frais de santé augmentent toujours plus. Chez les retraité(e)s, la charge que représentent les primes des caisses maladie est supérieures à la moyenne. Un nombre toujours plus grand d’entre eux risque ainsi de basculer dans les prestations complémentaires (PC).
</p><h3>Le revenu sous forme de rentes baisse</h3><p>Mais la future génération de retraité(e)s aussi se dirige vers un problème de rentes. Pour beaucoup, le revenu touché sous forme de rentes diminue&nbsp;: de nombreuses caisses de pensions ont réduit leurs prestations ces dernières années. Dans toute la Suisse, les taux d’intérêt sur l’avoir de vieillesse épargné et les taux de conversion ont été ou sont baissés. C’est pourquoi la rente de vieillesse projetée sur nombre de certificats d’assurance a fondu comme neige au soleil. Actuellement, il n’existe aucune perspective d’amélioration dans le 2e pilier. Au contraire&nbsp;: les taux d’intérêt négatifs introduits par la Banque nationale renforcent la pression dans le 2e pilier. C’est pour cela qu’il faut renforcer le 1er pilier. 
</p><p>Comme le Conseil fédéral l’expose dans son message sur l’initiative populaire AVSplus, les rentes AVS n’évoluent pas, ce qui est inhérent au système, au même rythme que les salaires. De ce fait, leur croissance est plus faible que celle de ces derniers. Conséquence&nbsp;: avec le temps, le taux de remplacement de l’AVS, soit la comparaison entre rente et dernier salaire, baisse. Ainsi, pour chaque future classe d’âge de retraité(e)s, malgré des adaptations à intervalles réguliers, la part du revenu remplacée par la rente AVS lors du passage de la vie active à la retraite est toujours plus petite que pour les classes d’âge précédentes. Le retard des rentes par rapport aux salaires est de plus de 10&nbsp;%. L’initiative populaire AVSplus comblera cette lacune.
</p><h3>Besoins vitaux pas couverts</h3><p>Selon la Constitution fédérale, les rentes AVS doivent « couvrir les besoins vitaux ». Or, même la rente AVS maximale de 2&nbsp;350 francs n’atteint pas ce but. Les PC aident à couvrir les besoins vitaux. Aujourd’hui, près de 186&nbsp;000 retraité(e)s en dépendent pour financer leurs dépenses courantes. Et la tendance est à la hausse. Les PC sont une prestation servie en fonction d’un besoin. Cela signifie qu’elles ne sont accordées que sur demande et après examen détaillé de la situation financière de la personne concernée. Or, la couverture des besoins vitaux des personnes âgées ne devrait pas faire l’objet de conditions. C’est indigne. Demander des PC n’est pas chose facile. Beaucoup y renoncent par honte ou parce qu’ils estiment que c’est déshonorant. Avec une hausse de 10&nbsp;%, les rentes AVS se rapprocheront enfin un peu plus de leur but&nbsp;: couvrir les besoins vitaux. Et la dépendance à l’égard des PC diminuera. Ce sera là un important progrès social, d’autant plus que la pression sur les PC va fortement s’accentuer ces prochaines années dans les cantons.
</p><h3>L'AVS est solide</h3><p>En dépit des prédictions de tous les oiseaux de mauvaise augure, l’AVS continue à reposer sur des bases solides. Les finances de la principale assurance sociale sont saines, alors que, depuis son introduction, le nombre des bénéficiaires de rentes à plus que sextuplé et qu’aujourd’hui, il dépasse les 2 millions. L’allongement de la durée de vie et le recul des naissances (démographie) – aujourd’hui, 2,5 personnes actives paient pour un(e) retraité(e) AVS, contre 4,5 au début de l’AVS –, ne l’ont pas non plus déstabilisée. Et l’AVS sera aussi en mesure de faire aisément face au départ à la retraite de la génération du baby-boom ces prochaines années. L’éventuelle forte augmentation du nombre des nouveaux retraité(e)s ne sera qu’un phénomène passager dont on pourra atténuer les effets en augmentant les recettes de l’AVS au moyen d’une hausse de la TVA, jusqu’à ce que la génération suivante, de faible natalité, prenne sa retraite.
</p><h3>Un coût modeste</h3><p>La hausse des rentes de 10&nbsp;% coûtera environ 4,1 milliards de francs, ou 3,7&nbsp;milliards si l’on prend en considération les économies qui seront réalisées avec les PC. L’initiative AVSplus ne prescrit pas de clé de financement spécifique. L’AVS étant une assurance essentiellement financée à l’aide de cotisations salariales, il est justifié d’augmenter celles-ci pour améliorer les prestations servies. Alors que d’autres assurances sociales n’ont cessé d’augmenter leurs cotisations ces dernières années pour pouvoir financer leurs prestations – comme l’assurance-maladie ou le 2e pilier –, les taux de cotisation de l’AVS n’ont plus été adaptés depuis 40 ans. Le besoin financier entraîné par une hausse des rentes de l’ordre de 200 francs par mois pour l’écrasante majorité des retraité(e)s et de 350 francs pour les couples correspond à 0,5&nbsp;% de salaire pour l’employeur/employeuse et l’employé(e). Pour un salaire annuel brut de 54&nbsp;000 francs, le prélèvement supplémentaire sur le salaire ne sera que de 270 francs par année, pour une hausse de la rente AVS de plus de 2&nbsp;000 francs par année. Un financement via des pourcentages de salaire est donc une façon de procéder tout à fait défendable. Les charges salariales annexes pour l’AVS resteront basses, à chaque fois de 4,7&nbsp;%.
</p><h3>Le contenu de l’initiative populaire en détail</h3><p>L’initiative populaire AVSplus demande le relèvement de 10&nbsp;% des rentes de vieillesse de l’AVS. Cette hausse sera versée sous la forme d’un supplément aux rentes courantes et futures. Le mode de calcul des rentes, qui a fait ses preuves, ne sera pas modifié. Il ne sera pas touché à la systématique des rentes. Les autres prestations de l’AVS et de l’AI servies sous forme de rentes continueront à s’orienter sur la rente de vieillesse «&nbsp;ordinaire&nbsp;» sans supplément. Le supplément AVSplus n’entraînera aucun changement dans la prévoyance professionnelle. Il sera versé sur les rentes AVS courantes au plus tard deux années après l’acceptation de l’initiative populaire. Aucune autre loi ne devra être modifiée
</p><p>Grâce à AVSplus, la grande majorité des retraité(e)s bénéficierait d’une hausse mensuelle de sa rente de 200 francs et les couples, de 350 francs. La rente AVS minimale augmenterait de 118 francs, la rente maximale de 235 francs. La rente de couple maximale augmenterait de 353 francs, pour passer à 3&nbsp;878 francs.
</p><p> Cette initiative de l’Union syndicale suisse (USS) et de ses fédérations est soutenue par une large alliance composée d’organisations de salarié(e)s comme le SER, la LCH, l’ASI, l’ASEB, le ZV et, l’organisation de retraité(e)s AVIVO, ainsi que par les partis suivants&nbsp;: PS, Vert(e)s et Jeunesse socialiste.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2236</guid><pubDate>Fri, 22 May 2015 16:21:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS rejette clairement le projet de mise en oeuvre de l&#039;initiative contre l&#039;immigration de masse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luss-rejette-clairement-le-projet-de-mise-en-oeuvre-de-linitiative-contre-limmigration-de-masse</link><description>Réponse de l&#039;USS à la consultation sur la mise en oeuvre de l&#039;art. 121a Cst. féd.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'Union syndicale suisse (USS) rejette clairement la révision de la loi sur les étrangers proposée par le Conseil fédéral pour mettre en œuvre l'initiative contre l'immigration de masse. Cette révision qui prévoit une vérification au cas par cas de la préférence nationale discriminerait et exclurait les personnes qui n'ont pas de passeport suisse. Une politique des bas salaires et des emplois précaires serait ainsi favorisée, comme c'était le cas sous l'ancien système des contingents. Cela porte préjudice à tous les salarié(e)s de Suisse, également à celles et ceux qui ont la nationalité suisse. Car presqu'un tiers des heures de travail effectuées dans le pays le sont par des personnes sans passeport suisse. 
</p><p>Si une maigre majorité est sortie des urnes le 9 février 2014, ce n'est que parce de nombreuses personnes s'inquiétaient à juste titre de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Voilà pourquoi la protection des salaires et des emplois doit être améliorée et pas détériorée. 
</p><p>L'USS estime qu'il est central de renforcer la protection des salarié(e)s contre les abus des employeurs. D'une part, l'application des mesures d'accompagnement doit être améliorée (davantage de contrôles dans les régions et branches sensibles mais aussi édiction de salaires minimums dans les branches où les salaires sont sous pression), d'autre part, les mesures d'accompagnement doivent être renforcées (sanctions administratives plus lourdes, extension plus facile du champ d'application des conventions collectives de travail [CCT], interruption des travaux en cas de sous-enchère criante, entre autres). 
</p><p>Mais dans le même temps, il faut continuer sur la voie bilatérale avec l'UE. Pour la prospérité et la sécurité des emplois en Suisse, il serait imprudent de couper les ponts bilatéraux avec l'UE rien que parce que des employeurs ont abusé de l'Accord sur la libre circulation des personnes. Ce sont les abus qui doivent être combattus, pas les Bilatérales. La Suisse peut tout faire pour protéger les salaires et les emplois, également sous le régime des Bilatérales et de la libre circulation des personnes, pour autant qu'elle ne discrimine pas les travailleurs et travailleuses européens.
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</span></li></ul><p>&nbsp;</p><p>La version française de la prise de position ne sera disponible qu'à la fin du mois de mai 2015. Ci-dessous vous trouverez la version allemande:
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2235</guid><pubDate>Fri, 22 May 2015 16:19:00 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur les étrangers: Mise en oeuvre de l&#039;art. 121a de la Constitution fédérale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-la-loi-sur-les-etrangers-mise-en-oeuvre-de-lart-121a-de-la-constitution-federale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2234</guid><pubDate>Thu, 21 May 2015 15:37:00 +0200</pubDate><title>L’USS salue le soutien accru à l’accueil extrafamilial des enfants</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-uss-salue-le-soutien-accru-a-l-accueil-extrafamilial-des-enfants</link><description>Améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que le Conseil fédéral ait décidé de prendre des mesures pour inciter les cantons, les communes ainsi que les employeurs à davantage investir dans l’accueil extrafamilial des enfants. Cette décision représente pour l’USS un pas important pour que travail et famille puisse être mieux conciliés. C’est le début d’un processus auquel les cantons, les communes et les employeurs doivent maintenant participer.&nbsp; 
</p><p>Car, en comparaison internationale, la Suisse n’est pas une élève modèle en matière de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale&nbsp;: dans notre pays, la famille est encore trop souvent considérée comme une affaire privée, le soutien étatique est comparativement faible. La Suisse investit ainsi moins de 2% de son PIB pour alléger la charge des familles alors que la moyenne des pays de l’OCDE s’élève à 2,55%. Les leaders sur ce point, l’Irlande, la Grande-Bretagne ou le Danemark investissent plus de 4%. Les&nbsp; différences dans le financement des structures d’accueil sont encore plus éclatantes (Source&nbsp;: OCDE 2011).
</p><p>De nos jours toutefois, les hommes et les femmes veulent non seulement exercer une activité lucrative mais aussi participer au travail familial. Pour que cela soit possible, il faut des structures d’accueil sur l’ensemble du territoire, qui répondent aux besoins des parents et qui soient financièrement supportables. Celles-ci doivent aussi être intégralement à disposition en dehors des heures de bureau et pendant les vacances scolaires. Car il faut qu’une activité lucrative en vaille la peine et que le revenu supplémentaire ne soit pas immédiatement englouti par les coûts occasionnés par la garde des enfants. &nbsp;
</p><p>Si travail et famille pouvaient être mieux conciliés, les conditions seraient ainsi créées pour enfin mettre en œuvre des revendications importantes pour l’égalité des sexes: la répartition équitable du travail rémunéré et non rémunéré ainsi que le même salaire pour un travail équivalent exigent que la mère et le père puissent pareillement exercer une activité lucrative. 
</p><p>Le soutien à l’accueil extrafamilial des enfants décidé par le Conseil fédéral est un premier pas important dans cette direction. L’USS exige en outre d’autres mesures, comme un congé de paternité, un congé parental payé réparti paritairement entre les parents, et, à moyen terme, une réduction du temps de travail régulier. 
</p><h5>Renseignements:</h5><p>- Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS responsable du dossier de l’égalité des sexes, 076 200 90 89
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2232</guid><pubDate>Thu, 21 May 2015 11:29:00 +0200</pubDate><title>Initiative sur l’imposition des successions:  De l’art de bâtir des arguments sur du sable ou du vent</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/initiative-sur-l-imposition-des-successions-de-l-art-de-batir-des-arguments-sur-du-sable-ou-du-vent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Durant des décennies, l’impôt sur les successions fut monnaie courante en Suisse. Lorsque la richesse s’accrut au bénéfice exclusif des 10&nbsp;% les plus riches, on le fit refluer. Aujourd’hui, une initiative populaire relance le débat autour d’un impôt fédéral sur les successions comme instrument de redistribution de la richesse. Comme le feraient des envieux? </p><p>Des envieux, tout simplement: voilà l’imprécation rapidement lancée à la face des partisans de cet impôt par les opposants. Qui espèrent ainsi clore la discussion une fois pour toutes. 
</p><p>Les envieux: c’est le gros mot que les riches utilisent pour discréditer le sens de la justice des pauvres. Car en parlant «d’envieux», on détourne le regard de la distribution réelle de l’aisance. Le mot ne dit rien sur qui possède quoi; le terme de «justice» pose en revanche la question. Lorsque l’on constate que l’écart entre les plus riches et les pauvres ne cesse de croître, que le 2&nbsp;% des plus riches dans ce pays possèdent autant que tout le reste de la population, que l’on estime que cela n’est pas sain et qu’il faut le corriger, alors ce n’est pas de l’envie qui s’exprime ainsi, mais bien une réflexion empreinte du sens des responsabilités sociales et de celui de la justice. Celui qui cherche à corriger la répartition de la richesse n’a pas à avoir honte. L’anathème prononcé contre ceux qui seraient sujets à l’envie, un pêché mortel jusque dans le Haut Moyen Age, vise justement à nous faire honte. Voilà pourquoi il tombe si facilement des lèvres des riches.
</p><p>La seule chose de positif dans cette histoire d’envie et d’envieux, c’est qu’elle résonne comme une reconnaissance implicite de l’inégalité. C’est au moins ça... 
</p><p>Lorsque la construction de l’argument sur l’envie s’ensable, un autre échafaudage est bâti à partir de la sagesse populaire: il ne faudrait quand même pas tuer la poule aux œufs d’or. Concrètement, les riches pourraient s’envoler, émigrer. Mais où donc? Au Burundi, au Swaziland? La majorité des Etats occidentaux connaissent un impôt sur les successions et la plupart appliquent un tarif plus élevé que celui prévu par l’initiative fédérale. Et lorsque l’on cite la Suède comme Etat sans impôt sur les successions, nous aimerions demander au super-riche candidat à l’émigration si, afin d’éviter de payer des impôts carabinés dans la dernière phase de sa vie, ce n’est qu’au moment où il sera sur son lit de mort qu’il déménagera.
</p><p>Et, afin de lutter contre l’oubli, rappelons que sous l’angle historique, la proposition d’un impôt sur les successions faite par l’initiative n’appartient pas au néosocialisme, mais bien au libéralisme originel, introduit qu’il fut en Suisse par le Parti radical. Presque tous les cantons de la Confédération avaient un impôt sur les successions, presque tous l’ont supprimé dans la période post-thatchérienne, du moins pour les successions directes. Cette suppression a aussi contribué à la concentration massive de la richesse. 
</p><p>Reste encore l’argument des «PME», avec l’accusation d’être des «tueurs de PME», des «suceurs de moelle des PME» et d’autres noms d’oiseaux encore. Evoquer les PME dans un débat public, c’est évoquer quelque chose qu’il faut savoir cajoler. Les initiants le savent aussi. Ils proposent donc pour les PME des allègements en matière de masse successorale : un taux d’imposition de 5&nbsp;% au lieu de 20&nbsp;% et une franchise de 50 millions au lieu de 2 millions. Ces dispositions seront soumises au vote du parlement après l’approbation de l’initiative. Et cela alors que cette institution est dominée par des forces qui auront tendance à élargir ces privilèges plutôt qu’à les réduire. 
</p><p>Résumons: celui ou celle qui veut corriger un peu la répartition de la richesse en Suisse ne se laissera pas embrouiller les sens par un argumentaire, bâti sur le sable ou sur du vent, contre les envieux, pour les PME et la protection des riches. 
</p><h5>Plus d'informations</h5><ul><li>Les Suisses sous-estiment les criantes inégalités de fortune&nbsp;– le film</li><li>Discours de Paul Rechsteiner, président de l’USS, à la conférence de presse concernant l'impôt sur les successions</li><li><a href="http://www.erbschaftssteuerreform.ch/fr/" class="external-link-new-window">Site web du comité d'initiative</a></li><li>Soulager les revenus&nbsp;– renforver l'AVS : lancement de la campagne</li><li>3 OUI pour plus de justice sociale : votations du 14 juin&nbsp;– les recommandations de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2230</guid><pubDate>Thu, 21 May 2015 11:23:00 +0200</pubDate><title>Prendre enfin l’épuisement professionnel au sérieux!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prendre-enfin-l-epuisement-professionnel-au-serieux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">De plus en plus de personnes souffrent d’un épuisement professionnel dû à la recrudescence du stress et ne peuvent plus travailler. Néanmoins, la Confédération reste largement inactive. </p><p>Les maladies liées au stress, dont le syndrome d’épuisement professionnel (burnout), ne font pas partie des maladies professionnelles au sens de la Loi sur l’assurance-accidents (LAA). Les dispositions de cette loi excluent ces maladies, bien qu’elles se manifestent toujours plus et puissent clairement être rattachées à des risques liés au poste de travail (stress).
</p><p>Une reconnaissance de ces maladies psychiques dans la LAA permettrait une prise en charge nettement meilleure des patient(e)s. La société accepterait mieux ces souffrances, ce qui en retour favoriserait aussi la réinsertion dans le monde du travail. L’inscription dans la LAA aurait des effets sur la prévention primaire spécifique, dans la mesure où celle-ci serait mieux intégrée dans les campagnes de la SUVA et, surtout, deviendrait mieux contrôlable. 
</p><p>La Confédération doit maintenant agir
</p><p>C’est cette reconnaissance que demanda l’interpellation du conseiller aux Etats Didier Berberat. Dans sa réponse, le Conseil fédéral fait savoir qu’il n’entend pas reconnaître le burnout comme une maladie professionnelle. Pire encore: l’exécutif n’estime pas nécessaire de modifier la loi pour intensifier la prévention.
</p><p>Le Conseil fédéral doit enfin agir: l’épuisement professionnel fait partie de la liste des maladies professionnelles. Les pires formes du stress au travail doivent être légalement abordées. Pour cela, une réglementation légale du travail à domicile est nécessaire, puisque c’est là que très souvent le travail et le temps libre se mélangent, donnant naissance au stress; il faut aussi un article antistress dans l’Ordonnance relative à la Loi sur le travail (OLT 1). </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2228</guid><pubDate>Thu, 21 May 2015 09:22:00 +0200</pubDate><title>Barrer la route aux liquidateurs du service public – Oui à la loi sur la radio et la télévision </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/barrer-la-route-aux-liquidateurs-du-service-public-oui-a-la-loi-sur-la-radio-et-la-television</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text lead"><span lang="FR-CH">La votation sur la redevance pour la radio et la télévision non liée à la possession d’un récepteur a dégénéré en un débat sur le service public. Les milieux de droite réclament à grand bruit que la SSR réduise sa voilure. Un «non» le 14 juin laisserait la voie complètement libre à la représentation des intérêts commerciaux des émetteurs privés. Des chaînes de radio comme Couleur 3 seraient menacées de disparition et il faudrait payer pour un bon nombre de retransmissions – comme les matchs de la Ligue des Champions. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">En ce moment, on se dispute vivement sur la qualité de la télévision suisse, essentiellement sur son offre en divertissement. L’ancien journaliste vedette de la Radio romande, Pascal Décaillet, passé depuis quelques années au privé, tire comme d’habitude à boulet rouge sur la RTS qui «&nbsp;produit de plus en plus d’offres n’ayant qu’un lointain rapport avec la promotion de la vie démocratique, de la culture, des arts et des sciences.» Quant au ténor de l’UDC, Jean-François Rime, il critique que l’achat «au prix&nbsp;fort» d’émissions étrangères «du type casting-show» soient facturées au contribuable. Mais personne, dans le camp bourgeois ne mentionne que sans l’argent de la redevance, de petits bijoux comme la série romande «Station horizon», ou l’excellente émission d’actualité satirique «26 minutes» ainsi que de nombreux téléfilms maison n’auraient jamais vu le jour. La Suisse romande n’a pas la taille critique pour lever de tels financements. </span></p><p class="Text"><b><span lang="FR-CH">Des programmes radio sont aussi dans la ligne de mire</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Quand on argumente de la sorte pour redimensionner la SSR, on oublie alors que la radio en fait aussi partie. Reconnue pour sa fiabilité, la Radio suisse romande reste la plus écoutée de ce côté-ci de la Sarine. Tous les matins, elle transmet à un large public les dernières infos, dans la salle de bain, la voiture, au bureau ou à l’écurie. C’est elle aussi qui fournit aux amateurs de culture de la musique classique pendant toute la journée ou des musiques actuelles aux plus jeunes, sans coupures publicitaires. La Radio romande décrypte autant l’actualité que les nouveaux médias («Médialogues») ou l’histoire («Histoire vivante»). La qualité de la radio est rarement remise en question, ni en Suisse romande, ni au Tessin, ni en Suisse alémanique. Pourtant, ces émissions sont aussi dans la ligne de mire. Le conseiller national PLR Christian Wasserfallen remet ainsi ouvertement en question la raison d’être de la troisième chaîne de radio suisse alémanique SFR3 dans la presse dominicale. Selon lui, la SSR devrait s’abstenir quand des chaînes de radio et de télévision privées peuvent produire le même type de programmes avec une qualité suffisante. La SSR devrait se limiter à l’information. Dans une telle logique, Couleur 3, avec un taux d’audience inférieur à SRF3, devrait également disparaître.</span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">En Suisse alémanique particulièrement, les critiques de la SSR oublient souvent que nous vivons dans un pays multilingue. Le&nbsp; </span>marché médiatique suisse alémanique est déjà en lui-même minuscule par rapport aux marchés de nos voisins. Avec ses 4,5 millions d’habitants, il représente seulement la moitié du marché autrichien. Le marché allemand est 20 fois plus grand. Sans parler que l’on ne peut comparer le Tessin avec l’Italie ou la Suisse romande avec la France. De plus, avec la redevance, il faut desservir trois régions linguistiques avec un programme complet et la quatrième région avec un programme réduit. Ce ne sont que des offres comparables qui permettent de contribuer substantiellement à la cohésion nationale. Et rien que par leur taille, les chaînes de télévision de la SSR ne &nbsp;jouent pas dans la même ligue que les chaînes publiques des pays voisins. Une bonne télévision est chère, surtout si elle propose des programmes d’information de qualité destinés à un large public. C’est de ce fait une illusion que de croire qu’une pure chaîne d’information dont le budget aurait été restreint en conséquence puisse produire des émissions d’information d’une meilleure qualité qu’à l’heure actuelle.</p><p class="Text"><b><span lang="FR-CH">Les chaînes privées veulent une plus grande part du gâteau publicitaire </span></b></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">En chœur avec Christian Wasserfallen, la conseillère nationale UDC Nathalie Rickli, la représentante la plus active des intérêts des médias privés au Parlement, ainsi que de nombreux alliés de l’UDC et du PLR demandent que la SSR se concentre sur l’information. Pour la simple et bonne raison: ce n’est qu’ainsi que la voie sera libre pour que les émetteurs privés puissent s’octroyer une part plus importante du gâteau (publicitaire).&nbsp; </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Ils exigent que la SSR montre la plus grande retenue dans les domaines particulièrement lucratifs pour les chaînes privées&nbsp;: dans le divertissement – ou en gros, dans le sport. Les matchs intéressants de la Ligue des champions peuvent être diffusés sur les chaînes privées, estime Christian Wasserfallen. Allons voir chez nos voisins du Nord ce que cela signifie concrètement&nbsp;: en Suisse, on peut regarder gratuitement tous les matchs des équipes suisses dans la Ligue des champions et l’Europa League. En Allemagne, les matchs de la Ligue des champions sont surtout diffusés par Sky TV dans des fenêtres cryptées, donc payantes. Un abonnement «&nbsp;sport&nbsp;» avec la Ligue des champions et les matchs de la Bundesliga coûte plus de 60 francs par mois, donc bien plus que la redevance pour la radio et la télévision actuellement ainsi qu’à l’avenir.</span></p><p class="Text"><b><span lang="FR-CH">Oui à la LRTV: une pierre au rempart contre la berlusconisation</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Selon le concept médiatique des politiciens de droite, si le public veut voir des films et des séries, il devra toujours plus se rabattre sur les chaînes payantes. Avec ce qu’on appelle la télévision en libre accès, les consommateurs et consommatrices devraient se contenter des programmes de divertissement des chaînes privées et accepter bien plus de télévision médiocre que la RTS n’en propose actuellement. On ouvrirait ainsi grand la porte à la berlusconisation du paysage médiatique suisse. Blocher et consorts sont déjà dans les starting-blocks pour s’implanter dans le marché de la radio et de la télévision, après avoir pris possession de la Basler Zeitung et de la Weltwoche en Suisse alémanique.&nbsp; </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Toute personne qui veut éviter cela doit déposer un «oui» dans l’urne. Nous pouvons ainsi barrer la route au concept médiatique des politiciens de droite, remettre à leur place les défenseurs des intérêts des médias privés et créer de meilleures conditions pour le prochain débat sur la place du service public dans les médias électroniques. </span></p><h5 class="Text"><span lang="FR-CH">Encadré </span></h5><p class="Text"><span lang="FR-CH">La révision de la loi sur la radio et la télévision crée, à l’ère d’Internet, les conditions pour que le financement attribué à la radio et à la télévision de service public ne tarisse pas un jour ou l’autre. Car les gens consomment de plus en plus la TV et la radio sur Internet et croient que tout est gratuit puisqu’ils n’ont plus de poste de télévision ou de radio. Il est aussi juste que tout le monde doive payer. Car les contenus de la RTS sont disponibles partout et il n’existe en Suisse quasiment personne qui ne consomme jamais de produits de la SSR. Les bénéficiaires de prestations complémentaires de l’AVS et de l’AI sont exemptés de la redevance. Pour tous les autres ménages, la redevance va baisser, elle passera de 462 francs aujourd’hui à 400 francs. De nombreuses PME en profiteront aussi, les restaurants et bars en particulier. Que le président de l’USAM, Jean-François Rime, monte en première ligne pour combattre cette nouvelle réglementation est donc difficilement compréhensible et montre en fait surtout que les candidats PLR et UDC à l’élection au Conseil national qui luttent contre cette révision défendent moins les intérêts de leurs associations que leur propres intérêts électoraux et l’idéologie de démantèlement de l’Etat prônée par la droite. </span></p><h5 class="Text">Plus d'informations</h5><ul><li>OUI à la nouvelle redevance radio-TV, OUI au service public</li><li><a href="http://lrtv-oui.ch/" class="external-link-new-window">Site web du comité indépendant « OUI à la LRTV »</a></li><li>3 OUI pour plus de justice sociale : votations du 14 juin&nbsp;– les recommandations de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2231</guid><pubDate>Thu, 21 May 2015 09:19:00 +0200</pubDate><title>Egalité salariale: barrières et guerre par procuration </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-barrieres-et-guerre-par-procuration</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le vent s’est levé sur la question de l’égalité salariale. Il y a toutefois de nombreuses tentatives de stopper sa course. L’une d’entre elles se camoufle sous la forme d’un débat méthodologique. </p><p>Le DFJP est en train d’élaborer un projet comprenant des mesures contraignantes pour l’égalité salariale qui sera, selon toutes prévisions, présenté au Conseil fédéral durant le deuxième semestre de 2015. Une large alliance s’engage aussi pour que cette démarche aboutisse: les 12&nbsp;000 personnes qui ont participé à la manifestation en faveur de l’égalité salariale du 7 mars ainsi que les 5000 signataires du Manifeste pour l’égalité salariale signalent clairement que la population n’accepte plus cette violation&nbsp; de la Constitution. L’USS occupe une place prépondérante dans cette alliance. Elle exige que le mandat constitutionnel sur l’égalité salariale soit inconditionnellement appliqué par le biais de contrôles et de sanctions. &nbsp;
</p><p>Dans ce contexte, un postulat du conseiller national Ruedi Noser (PLR ZH) alimente les débats. M. Noser veut que la méthode scientifique utilisée pour l’analyse des discriminations salariales, dite analyse de régression, soit examinée de manière critique. On peut bien évidemment discuter des méthodes utilisées. On est toutefois en droit de se demander si l’optimisation de la méthode est réellement le but du débat ainsi lancé. Pour l’USS, il s’agit plutôt d’une discussion alibi: pour éviter que des mesures étatiques ne soient prises pour appliquer l’égalité salariale, on remet en question la méthode et ainsi l’existence-même de la discrimination salariale. 
</p><p>A considérer toutefois&nbsp;: lorsque des alternatives, respectivement un développement de la méthode d’enquête sont exigés, on omet souvent qu’on ne peut guère éviter des compromis pragmatiques entre précision de l’enquête et faisabilité de celle-ci. Le seuil de tolérance élevé de 5% utilisé dans les contrôles standardisés pour les marchés publics en tient déjà compte. Indépendamment des méthodes prescrites dans le cadre de cette révision législative, si une plainte pour inégalité salariale devait être déposée ou des sanctions prises, il est probable que l’on procède à des vérifications plus approfondies pour éviter de condamner à tort.&nbsp;&nbsp; &nbsp;
</p><p>Le débat qu’il faut mener se situe toutefois ailleurs: comment valoriser correctement le travail, quelle est la valeur du travail rémunéré et non rémunéré et comment rendre les systèmes salariaux plus transparents sont les sujets dont il faut parler. Il ne s’agit pas en premier lieu de savoir quelles variables sont utilisées dans l’analyse, mais plutôt de contrôler l’égalité salariale et que les résultats soient transparents. La mise en œuvre d’un mandat constitutionnel n’est pas une question de méthode, mais de justice.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2229</guid><pubDate>Wed, 20 May 2015 10:01:00 +0200</pubDate><title>Horaires de travail flexibles: mieux protéger de l’épuisement les catégories à risque! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/horaires-de-travail-flexibles-mieux-proteger-de-l-epuisement-les-categories-a-risque</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les horaires de travail flexibles sont de plus en plus répandus selon l’Enquête suisse sur la population active de 2014. En conséquence, les risques psychosociaux au travail s’accroissent aussi et de plus en plus de personnes souffrent d’épuisement professionnel (burn-out). La riposte? Des mesures de protection de la santé efficaces et des contrôles du temps de travail par les inspectorats du travail. </p><p>&nbsp;</p><p>En 2014, près de la moitié (44,6&nbsp;%) des salarié(e)s connaissent un horaire de travail flexible. Une personne active sur cinq (20,5&nbsp;%) travaille régulièrement le samedi, environ une sur dix (10,6&nbsp;%) le dimanche. Les modèles du temps de travail varient fortement selon le niveau de formation et le sexe.
</p><h3>Toujours plus flexibles</h3><p>La part des personnes travaillant à temps partiel est passée, en une décennie, de 31,7&nbsp;% à 36&nbsp;%. Parmi les hommes, seuls 15,9&nbsp;% exercent à temps partiel, alors que la proportion est de 59,2&nbsp;% pour les femmes. Les femmes avec une formation de niveau secondaire I sont moins présentes (50,7&nbsp;%) que les femmes avec une formation de niveau secondaire&nbsp;II (62,9&nbsp;%) ou de niveau tertiaire (57,3&nbsp;%). 
</p><p>Cinq pour cent des salarié(e)s travaillent régulièrement de nuit. 17,1&nbsp;% exercent une activité impliquant de travailler régulièrement le soir et 4,8&nbsp;% travaillent sur appel. Forme particulièrement précaire et incertaine de travail, le travail sur appel concerne plus souvent les femmes que les hommes (respectivement 6,1&nbsp;% contre 3,7&nbsp;%) et plus souvent les salarié(e)s ayant une formation de niveau secondaire I que ceux qui ont suivi l’université (respectivement 7,6&nbsp;% contre 3,1&nbsp;%). Ces chiffres montrent que la précarisation sur le marché du travail touche particulièrement les femmes et plus souvent les salarié(e)s ayant une formation de niveau secondaire I que ceux de niveau universitaire. Le travail sur appel rend plus difficile ou même impossible la conciliation de la vie familiale et professionnelle. Cela aussi concerne au premier chef les femmes. 
</p><p>Les salarié(e)s sont 7,3&nbsp;% à avoir plusieurs emplois. Ce sont plus souvent des femmes que des hommes (9,6&nbsp;% contre 5,3&nbsp;%). 7,4&nbsp;% des salarié(e)s ont un contrat de travail de durée déterminée; pour 2,4&nbsp;% d’entre eux, sa durée est inférieure à six mois. Ils ignorent d’où proviendra l’argent pour assurer leur minimum vital un semestre plus tard. 
</p><h3>Toujours plus malade?</h3><p>Conjointement, une étude représentative menée à la demande de Promotion Santé Suisse, montre qu’en 2014, plus d’un million de salarié(e)s, soit 25&nbsp;% d’entre eux, souffrent d’un degré d’épuisement «moyen à très élevé». Environ six pour cent, ou 300&nbsp;000 travailleurs et travailleuses, sont tellement surchargés qu’ils sont au bord de l’épuisement professionnel. Ces salarié(e)s n’arrivent plus à se reposer durant leur temps libre et ne peuvent plus récupérer leurs forces durablement. &nbsp;
</p><p>La cause réside notamment dans des horaires toujours plus flexibles et dans le travail sur appel. 
</p><p>Si la flexibilisation des modèles du temps de travail se poursuit, on peut craindre une augmentation sans retenue des épuisements professionnels. 
</p><h3>Des mesures à prendre dès maintenant</h3><p>Il est essentiel que des mesures d’accompagnement pour la protection psychosociale au travail soient prises et qu’une prévention sérieuse du burn-out se mette en place. Les syndicats exigent à cet effet une gestion sanitaire rigoureuse, dans l’entreprise, des risques psychosociaux. En particulier, les pauses doivent être respectées, les salarié(e)s ne doivent pas être importunés durant leur temps libre, sous prétexte d’être constamment atteignables par leur téléphone mobile. En outre, des contrôles rigoureux des inspectorats du travail doivent généraliser le respect des dispositions légales concernant la durée maximale du travail, les pauses, l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. Dans cette perspective, les gouvernements cantonaux doivent mettre plus de moyens à disposition des autorités compétentes. 
</p><p>Dans le cadre des réformes en cours de la saisie du temps de travail, en matière de santé au travail, les mesures obligatoires, de nature psychosociale, prévues doivent être transcrites scrupuleusement dans les CCT. Notamment aussi sous l’angle de l’analyse des risques préliminaire. A cet effet, les partenaires sociaux doivent recourir à des spécialistes compétents. Ces derniers devront aussi analyser les risques psychosociaux liés au travail provoqués par l’abandon de l’enregistrement détaillé du temps de travail. Des mesures pour éviter ou minimiser ces risques devraient en découler et être prises! 
</p><p>Mentionnons ici enfin le jugement du Tribunal fédéral BGer&nbsp;4A_384/2014, qui prévoit une protection spécifique contre le licenciement pour des salarié(e)s particulièrement fragiles (p. ex. les travailleuses et travailleurs âgés) devant des situations générant un épuisement professionnel. 
</p><h5>Journée de réflexion</h5><p>L’USS et movendo organisent le 30 juin une journée de réflexion sur ces questions touchant les aspects positifs et négatifs des modèles du temps de travail flexible. Pour plus d'infos voir: www. movendo.ch/fr/kurse_vertrauensleute.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2227</guid><pubDate>Tue, 19 May 2015 13:31:00 +0200</pubDate><title>Personnel de la Confédération : la stratégie perfide de la droite</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/personnel-de-la-confederation-la-strategie-perfide-de-la-droite</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Cela fait des mois que l’administration fédérale se fait tirer dessus, dans les médias et par la droite. Selon eux, l’augmentation des postes et l’évolution des salaires seraient scandaleuses, l’administration gonflerait aux dépens de l’économie privée et devrait une bonne fois être réduite. Et les propositions dans ce but pleuvent et pleuvent encore. </p><p>Une alliance bourgeoise demande des coupes radicales dans les effectifs du personnel de la Confédération, des demandes appuyées sur des interventions parlementaires. On veut freiner l’évolution des dépenses, instaurer chaque année une baisse de 1,5 milliard de francs de ces dernières, plafonner les dépenses totales à 66 milliards ou geler jusqu’en 2019 celles de personnel au niveau de 2014. Arguments avancés&nbsp;: la dégradation des prévisions économiques et les dégâts causés par le franc fort. La droite et les médias restent de marbre devant le fait que la quote-part de l’État est de 33,5&nbsp;% en Suisse, soit extrêmement basse. Car la vraie raison de cette indignation orchestrée est bien sûr ailleurs, à savoir dans le but, poursuivi depuis de longues années, d’une nouvelle baisse des impôts payés par les entreprises. Depuis le mois de février, on sait que la deuxième réforme de l’imposition des entreprises entraîne une énorme perte de ressources pour la Confédération. Mais le Conseil fédéral va encore dégager 1,5 milliard par année pour dédommager les cantons, suite à la mise en œuvre de la troisième réforme de l’imposition des entreprises. 
</p><h3>Toujours moins de personnel…</h3><p>Cela ne sera possible qu’en procédant à des coupes. Et c’est en ce qui concerne les effectifs du personnel qu’il sera le plus aisé de trouver une majorité. Il le sait bien lui aussi, le Conseil fédéral. En ne révélant que par tranche des économies toujours plus importantes concernant le personnel, il choisit la voie où il y a le moins de résistance. En février, un gel des salaires était envisagé dans le cadre des mesures salariales pour 2016, ensuite, il a voulu baisser durablement de 106 millions les dépenses de personnel et de 52 millions les prestations externes (honoraires). Depuis le début du mois de mai, on en est désormais déjà à 165 millions concernant le personnel et, en plus de mesures en matière de postes, il s’agit aussi de prendre des mesures salariales. Si l’effrayante proposition de coupe de 4 milliards dans les frais de personnel faite par les groupes parlementaires de l’UDC et du PLR a été rejetée lors de la session parlementaire extraordinaire de mai, cela commence à être toujours plus étroit pour le personnel&nbsp;: la Commission des finances du Conseil des États, qui traite actuellement le Programme de consolidation et de réexamen des tâches, va déposer une motion qui veut limiter à 35&nbsp;000 les effectifs du personnel de l’administration fédérale. 
</p><h3>… pour toujours plus de tâches</h3><p>Le Conseil fédéral et la majorité bourgeoise mitonnent pour le personnel une soupe immangeable&nbsp;: pas d’évolution des salaires ces prochaines années, postes vacants non repourvus, pas d’internalisation des mandats confiés à l’extérieur et coupes budgétaires pour les prestations externes. Et cela, sans réexaminer les tâches du personnel. Or, ces dernières années, elles ont constamment augmenté et, au vu de l’évolution démographique et de la situation politique, elles ne vont pas diminuer. C’est pourquoi, la Communauté de négociation du personnel de la Confédération combattra vigoureusement cette politique aveugle de démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2225</guid><pubDate>Mon, 18 May 2015 08:13:00 +0200</pubDate><title>Initiative sur les bourses d’études : une chance pour l’égalité des chances</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/initiative-sur-les-bourses-d-etudes-une-chance-pour-l-egalite-des-chances</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les jeunes des classes sociales inférieures doivent aussi pouvoir faire des études. Pour que cela soit plus souvent le cas à l’avenir, il faut de meilleures bourses d’études. Et pour améliorer les bourses, il faut dire oui, le 14 juin, à l’initiative sur les bourses d’études.</p><p>J’ai profité du «&nbsp;choc du spoutnik&nbsp;». Quel choc était-ce&nbsp;? En 1957, l’URSS envoyait le premier satellite dans l’espace. Une mauvaise nouvelle pour l’Occident. L’ennemi de l’Est avait rattrapé son retard en matière de formation. En Suisse, la réponse fut de former plus d’universitaires. Alors, soudainement, les instituteurs et institutrices encouragèrent régulièrement trois à quatre élèves par classe (et leurs parents) à quand même choisir le collège, malgré leur situation financière. Et ceux qui le firent entrèrent ensuite à l’université. Et reçurent des bourses à cet effet. Avant cela, le fils du maçon ou du boulanger devenait maçon ou boulanger. Et les filles devenaient serveuses avant de se marier.
</p><p>Ces temps sont révolus. Heureusement. Il n’empêche que chaque enquête montre aujourd’hui encore qu’en ce qui concerne l’accès aux hautes écoles, l’appartenance à une classe sociale reste déterminante. Les enfants d’universitaires suivent beaucoup plus souvent des formations académiques que les enfants dont les parents ne sont pas allés à l’université. Il y a sans doute diverses raisons à cela, mais l’une d’entre elles est toujours importante de nos jours&nbsp;: le budget de la famille. On pourrait corriger cela au plan politique à l’aide de bourses d’études. Mais les politiques ne l’on jamais fait ces dernières années. Peut-être aussi parce qu’il n’y a plus de concurrence soviétique. Malgré les cris d’orfraie poussés à cause de la pénurie de main-d’œuvre spécialisée, les bourses d’études ont reculé. 
</p><p>C’est la principale raison pour laquelle l’Union syndicale suisse (USS) dit un oui convaincu à l’initiative sur les bourses d’études. Car celles-ci sont un moyen d’ouvrir la voie académique à des milieux populaires. Elles sont le moyen qui permet d’ouvrir la voie académique aux non-privilégié(e)s, le terreau dont se nourrit l’égalité des chances. Si à l’heure actuelle, seuls 8&nbsp;% des étudiant(e)s du niveau académique reçoivent une bourse, qui n’est qu’une maigre aumône pour nombre d’entre eux, alors l’égalité des chances est comme tuée dans l’œuf. 
</p><p>Et la deuxième raison de dire oui&nbsp;? La personne qui choisit aujourd’hui de faire une formation professionnelle supérieure (écoles supérieures, examens fédéraux) doit très souvent y mettre le prix fort (beaucoup plus que les étudiant[e]s) et ne reçoit que très rarement une bourse d’études. Ce n’est le cas que d’à peine 4&nbsp;% de ces jeunes. Et, selon le canton, la bourse peut même être très maigre. Ici aussi, l’initiative changera les choses. Ce qui est important également pour nombre de jeunes syndicalistes. 
</p><p> L’initiative sur les bourses d’études donne une chance à l’égalité des chances. C’est pourquoi l’USS lui dit oui, car elle défend les classes sociales qu’elle représente. Et ça, très concrètement.
</p><h5>Plus d'informations</h5><ul><li>Sept arguments et le texte de l'initiative</li><li><a href="http://www.bourses-etudes.ch/" class="external-link-new-window">Site web du comité d'initiative</a></li><li><a href="http://www.vss-unes.ch/stipendieninitiative/?lang=fr" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">Tous au sujet de l'initiative sur les bourses d'études : site de l'UNES</a></li><li>3 OUI pour plus de justice sociale : votations du 14 juin&nbsp;– les recommandations de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2223</guid><pubDate>Wed, 13 May 2015 17:31:00 +0200</pubDate><title>Zweite Etappe der Revision des Raumplanungsgesetzes</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/zweite-etappe-der-revision-des-raumplanungsgesetzes</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2222</guid><pubDate>Mon, 11 May 2015 11:36:00 +0200</pubDate><title>L’inégalité en matière de fortune est grossièrement sous-estimée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-inegalite-en-matiere-de-fortune-est-grossierement-sous-estimee</link><description>Sondage représentatif de l&#039;USS et d&#039;Unia sur la répartition de la fortune en Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">En Suisse, la fortune est répartie de manière extrêmement inégale. Beaucoup plus que ce que nous tous le pensons. C’est la leçon d’un sondage représentatif réalisé auprès de 1&nbsp;000 Suisses et Suissesses* <b>que l’USS et Unia présentent sous forme d’une vidéo.</b> Si nous pensons que les 20&nbsp;% les plus riches possèdent plus de la moitié de la fortune privée totale, la réalité est par contre beaucoup plus violente. En effet, le cinquième le plus riche des Suisses et Suissesses possède six fois plus que tous les autres ensemble, soit 86&nbsp;% de la fortune&nbsp;! Les 20&nbsp;% les plus pauvres n’ont, quant à eux, aucune fortune du tout.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Si l’on considère la réalité concernant les super-riches, le rapport est encore plus violent&nbsp;: les 2&nbsp;% les plus riches possèdent autant que nous tous ensemble. Et cette concentration de la fortune ne cesse d’augmenter. Cela, parce que la charge qui grève les revenus des capitaux des riches a continuellement diminué ces dernières décennies, alors que celle qui pèse sur le travail et la consommation a constamment augmenté. Et aussi parce que les super-riches peuvent léguer leur fortune à leurs descendants sans avoir à payer d’impôt. C’est injuste et antisocial. Et cela nuit à la société comme à l’économie.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Si les choses étaient comme le pensent les personnes interrogées, la répartition de la fortune serait beaucoup plus équilibrée. Selon l’image idéale qu’ils se font de cette répartition en Suisse, le cinquième le plus riche posséderait un peu plus d’un tiers de la fortune, et le cinquième le plus pauvre tout de même 9&nbsp;%, donc pas rien du tout comme c’est le cas dans la réalité.</span></p><p><span lang="FR">Le 14 juin, les citoyen(ne)s de ce pays pourront faire un pas vers l’image idéale qu’ils ont de la répartition de la fortune. Un oui à un impôt fédéral sur les successions de plus de 2 millions de francs freinerait la concentration de la fortune dans les mains d’un petit nombre de personnes. Les seuls qui seront concernés sont les 2&nbsp;% les plus riches de la population. Et tous et toutes, nous en profiterions, car le produit de cet impôt est destiné à l’AVS et aux cantons. Ce qui garantira davantage d’égalité des chances et le renforcement de l’AVS.</span></p><p>* Le sondage a été réalisé en mars par l'institut de sondage Link. Dans le cadre d'un " Visual Bus " (instrument de sondage en ligne de Link), on a interrogé 1 009 personnes de 15 à 74 ans qui se trouvent au moins une fois en ligne par semaine pour des raisons privées.
</p><p><span lang="FR"></span></p><h5 style=" ">Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><ul><li>Pepo Hofstetter, responsable de la communication, 079 322 36 11<span lang="FR"></span></li></ul><ul></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2221</guid><pubDate>Thu, 07 May 2015 12:59:00 +0200</pubDate><title>Revision der Stilllegungs- und Entsorgungsfondsverordnung (SEFV); Eröffnung des Anhörungsverfahrens</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/revision-der-stilllegungs-und-entsorgungsfondsverordnung-sefv-eroeffnung-des-anhoerungsverfahrens</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2220</guid><pubDate>Thu, 07 May 2015 08:29:00 +0200</pubDate><title>CRT : échec des tenants d&#039;une ligne dure de la droite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/crt-echec-des-tenants-dune-ligne-dure-de-la-droite</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS est soulagée d’apprendre que les tenants d’une ligne dure de la droite ont échoué dans leur tentative d’imposer une coupe claire dans les effectifs du personnel de la Confédération. Une alliance bourgeoise du PRL, de l’UDC et d’une partie du PDC s’est montrée assez culottée pour vouloir prescrire pour 2016 à la Confédération des économies qui auraient représenté ni plus ni moins que près de 40&nbsp;% (!) de dépenses de personnel. Mais une majorité raisonnable de la grande Chambre a empêché un pareil harakiri qui aurait eu de graves conséquences au-delà même des employé(e)s fédéraux concernés. 
</p><p>L’USS salue un autre point positif dans un débat qui fut dans l’ensemble beaucoup trop mené dans une optique d’austérité, à savoir le fait que la Chambre du peuple a rejeté la proposition de diviser par deux les intérêts de la dette due par l’AI à l’AVS. Or ces intérêts ont été fixés dans un contrat conclu entre le Fonds de l’AVS et la Confédération et les contrats doivent avoir une valeur contraignante. Du point de vue de la politique financière, décider de diviser par deux ces intérêts n’aurait pas été compréhensible non plus. L’AVS a besoin d’argent, aussi parce qu’à cause des intérêts bas ou négatifs, ses placements sont moins rentables. Par contre, la Confédération profite, elle, des intérêts négatifs, car elle reçoit même de l’argent lorsqu’elle s’endette.
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031&nbsp;377 01 09 ou &nbsp;079&nbsp;660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2217</guid><pubDate>Wed, 06 May 2015 09:30:00 +0200</pubDate><title>André Daguet : 1947 - 2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/andre-daguet-1947-2015</link><description>Une figure de proue de la gauche nous a quittés</description><content:encoded><![CDATA[<p>La nuit du 30 avril, la gauche syndicale et politique du pays a perdu une de ses figures de proue. Après une longue maladie, André Daguet, nous a quittés.
</p><p>Cofondateur de la section suisse d’Amnesty International, dont il fut aussi le secrétaire central jusqu’en 1986, André Daguet rejoignit ensuite le secrétariat central du Parti socialiste où il forma à une époque une vraie «&nbsp;dream team&nbsp;» avec le président, Peter Bodenmann, parvenant à contrer la droite qui ne voulait pas de Christiane Brunner au Conseil fédéral, en faisant élire finalement Ruth Dreifuss, alors secrétaire de l’Union syndicale suisse. En 1996, André Daguet fut élu membre du comité directeur du syndicat FTMH. Il fut aussi l’un des principaux architectes du nouveau syndicat Unia, issue d’une fusion entre plusieurs organisations de travailleurs et travailleuses (FTMH, SIB, FCTA, unia). On le retrouve ensuite à la présidence du conseil d’administration de work, le journal syndical né de cette fusion. André Daguet a aussi été le premier président de Movendo, l’institut de formation des syndicats, et conseiller national de 2003 à 2011. 
</p><p> Syndicaliste toujours aux tout premiers rangs, André Daguet s’était donné pour projet d’écrire un ouvrage sur l’histoire récente de la gauche en Suisse. Rattrapé par la maladie, il ne pourra malheureusement jamais réaliser ce projet, dont les épisodes de sa vie ont cependant déjà écrit plusieurs chapitres.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2216</guid><pubDate>Tue, 05 May 2015 13:34:00 +0200</pubDate><title>Mesures d&#039;accompagnement : l&#039;USS demande une meilleure application</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mesures-daccompagnement-luss-demande-une-meilleure-application</link><description>Employeurs et pouvoirs publics tolèrent la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement rendu public aujourd’hui donne une image préoccupante de la réalité. Dans les branches sans salaires minimums, respectivement sans convention collective de travail (CCT), les contrôles ont permis de découvrir de nombreux cas de sous-enchère salariale. Dans l’horticulture, dans le commerce et dans la santé et les activités sociales, le nombre des infractions, en hausse, a atteint un niveau élevé. Le nombre des entreprises qui versent des salaires trop bas dans les branches du second œuvre de la construction dont le champ d’application de la CCT n’est pas étendu (poseurs de revêtements de sols, entre autres), reste inchangé, mais est élevé.&nbsp;
</p><h3>Taux d'infractions dans quelques branches</h3><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">2013</th><th scope="col">2014</th></tr></thead><tbody><tr><td>Horticulture (détachements)</td><td>13 %</td><td>28 %</td></tr><tr><td>Second oeuvre de la construction (détachements)</td><td>16 %</td><td>15 %</td></tr><tr><td>Commerce (employeurs suisses)</td><td>13 %</td><td>15 %</td></tr><tr><td>Santé et activités sociales (employeurs suisses)</td><td>7 %</td><td>12 %</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Ces branches sont particulièrement sensibles. En effet, comme on n’y trouve pas de salaires minimums obligatoires, il est impossible d’infliger des amendes aux employeurs qui versent des salaires trop bas, ni de les contraindre à verser les salaires corrects. Le risque de sous-enchère est donc très élevé. Dans le commerce de détail, entre autres, les employeurs ont jusque-là refusé de conclure des CCT prévoyant des salaires minimums. C’est pourquoi la Confédération et les cantons doivent agir. En cas de sous-enchère, leur tâche est en effet d’introduire des salaires minimums. À ce jour, cela n’a jamais eu lieu, sauf dans les cantons de Genève, du Tessin et du Valais.
</p><p>On compte beaucoup d’infractions aussi dans les branches qui ont des salaires minimums. Mais a priori, il est possible ici d’infliger des amendes aux employeurs qui versent des salaires trop bas ou de stopper leurs activités. Malheureusement, des entreprises essaient continuellement de contourner les salaires minimums, par exemple en déclarant faussement leur personnel comme étant indépendant (indépendance fictive), en déclarant des faux salaires, en redemandant après coup à leur personnel une partie du salaire ou en transmettant des mandats à des sous-traitants louches. Parfois, on trouve même tous ces comportements en même temps. En cas de suspicion justifiée d’indépendance fictive ou de sous-enchère salariale, les autorités doivent, sur mandat des partenaires sociaux, faire stopper les travaux, ce qui est la mesure la plus efficace. Ensuite, les entreprises doivent prouver qu’elles respectent les contrats et CCT. Il faut en outre fortement et rapidement relever le montant des amendes pour les faire passer des ridicules 5&nbsp;000 francs actuels à 30&nbsp;000 francs. À cet égard, le Conseil fédéral doit aller plus vite que ce qu’il a annoncé jusqu’à maintenant.
</p><p> À cause de la surévaluation du franc, la différence de salaire avec l’étranger s’est creusée. Cela accentue la pression sur les salaires, surtout dans les régions frontalières. Il faut donc intensifier les contrôles, ce qui implique plus de moyens financiers à disposition.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2214</guid><pubDate>Fri, 01 May 2015 12:51:00 +0200</pubDate><title>Fêtes du travail dans plus de 50 localités du pays: Justice sociale – Pas d’exclusion !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fetes-du-travail-dans-plus-de-50-localites-du-pays-justice-sociale-pas-d-exclusion</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p> Malgré une pluie persistante, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans plus de 50 localités du pays pour la justice sociale et le refus de toute exclusion. " Justice sociale - Pas d'exclusion ! " tel est en effet le slogan sous lequel l'Union syndicale suisse (USS) a placé les manifestations de ce 1er Mai. L'USS refuse que les ressortissant(e)s étrangers et les bénéficiaires de l'aide sociale ou de l'AI soient exclus de la société. Elle demande au contraire des salaires équitables, des rentes suffisantes et de bonnes conditions de travail, ainsi que des emplois sûrs et l'égalité salariale entre femmes et hommes. 
</p><p>&nbsp;</p><p>La plus grande manifestation du 1er Mai a eu lieu à Zurich. Le président du Syndicat du personnel des transports (SEV), Giorgio Tuti, a critiqué " Prévoyance vieillesse 2020 " devant 10'000 manifestant(e)s. Selon lui, ce projet va même dégrader encore plus les prestations de l'AVS, en relevant l'âge de la retraite des femmes et en remettant en question la compensation du renchérissement. " Cela, nous ne pouvons pas l'accepter ! Il est par contre temps d'améliorer les rentes. C'est pourquoi nous exigeons un supplément de 10 % sur les rentes de l'AVS. "
</p><p> À Romanshorn, le président de l'USS, Paul Rechsteiner, a dénoncé : " ce que l'on veut nous faire accroire comme devant découler de la crise financière, soit de nouvelles baisses d'impôts, encore plus importantes pour les entreprises, moins de protection pour les travailleurs et travailleuses, aucune mesure contre la sous-enchère salariale - alors que le risque a encore augmenté à cause de la surévaluation du franc - et le démantèlement de l'État, c'est-à-dire le démantèlement des prestations publiques. Et c'est le petit peuple et les salarié(e)s qui devront payer. " Le programme destiné à contrer ces revendications contient aussi l'impôt sur les successions qui, au vu de la répartition toujours plus inégale de la fortune, est de toute urgence nécessaire.
</p><p> À Bâle, la coprésidente d'Unia, Vania Alleva, a condamné la lutte des classes déclenchée par les dominants : " Toujours plus de marché, une inégalité toujours plus extrême, cela entraîne encore plus d'exclusion. Le résultat est un combat inhumain de tous contre tous. Ceux qui sont socialement les plus faibles passent à travers toutes les mailles du filet de la sécurité sociale. Les travailleurs et travailleuses âgés, les personnes peu formées et les migrant(e)s sont massivement discriminés sur le marché du travail. Les sans-papiers et leurs familles sont éjectés de la société. " Contre cela, les syndicats, a-t-elle ajouté, se battent pour que les énormes fortunes soient assujetties à l'impôt, pour qu'il y ait égalité salariale entre les femmes et les hommes, et contre toute nouvelle discrimination.
</p><p>À Sissach, le président de Syndicom, Alain Carrupt, a demandé que les travailleurs et travailleuses soient plus respectés. Il a aussi rappelé qu'à l'étranger, des syndicalistes sont persécutés, voire assassinés parce qu'ils se battent pour plus de démocratie, plus de liberté et de meilleures conditions de travail. " En ce jour du 1er Mai, ils méritent notre solidarité et notre plus grand respect ", s'est-il exclamé.
</p><p>À Zoug, la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber, a revendiqué des services publics de qualité. Les allégements fiscaux destinés aux riches, a-t-elle souligné, creusent des trous profonds dans les caisses de l'État. C'est pourquoi les pouvoirs publics diminuent les " réductions des primes des caisses maladie, leurs contributions aux homes pour personnes handicapées, la subvention pour l'accueil extrafamilial des enfants et les prestations destinées aux soins à domicile ainsi que les rentes. Dans les écoles, les effectifs des classes sont gonflés, les cours d'appoint et les projets concernant la protection de la nature supprimés et le personnel mis sous pression, etc. C'est contre tout cela que nous nous battons. "
</p><p>Renzo Ambrosetti, coprésident d'Unia, a demandé, à Roveredo, de bonnes relations avec l'Europe qui soient fondées sur des accords bilatéraux : " Pour pouvoir garantir à la Suisse et à ses salarié(e)s un avenir durable, nous avons besoin de relations correctes avec l'Europe, sous la forme d'accords bilatéraux, mais pas de discrimination à l'encontre des migrant(e)s. Nous avons aussi besoin d'instruments de protection qui soient efficaces contre la sous-enchère salariale et les mauvaises conditions de travail. "
</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>À Berne, Corrado Pardini, membre du comité directeur d'Unia, a attaqué la décision de la Banque nationale de " livrer complétement le franc aux spéculateurs. Cela coûtera beaucoup d'emplois, et bouleversera l'existence de milliers de familles. " C'est pour cela que nous devons nous y opposer.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Ewald Ackermann, Communication USS, 079 660 36 14 ou 031 377 01 09</span></li></ul><p></p><h5>Discours des Membres CP de l'USS</h5><p> &lt;media paul rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner&lt;/media&gt; à Romanshorn 
</p><p>&lt;media vania alleva basel&gt;Vania Alleva&lt;/media&gt; à Bâle 
</p><p>&lt;media giorgio tuti zurich&gt;Giorgio Tuti&lt;/media&gt; à Zurich 
</p><p>&lt;media corrado pardini mai&gt;Corrado Pardini&lt;/media&gt; à Berne</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2213</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2015 14:33:00 +0200</pubDate><title>Une hausse des salaires réels de 0,8 %, malgré le risque d’un gel des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-hausse-des-salaires-reels-de-0-8-malgre-le-risque-d-un-gel-des-salaires</link><description>Indice suisse des salaires 2014 de l’Office fédéral de la statistique : le commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’année 2014, les employeurs de diverses branches exigeaient un gel des salaires. Dans ce contexte, la hausse de 0,8&nbsp;% des salaires réeles l’an dernier n’est dans l’ensemble pas mauvaise. Il faut signaler que, dans plusieurs branches industrielles (industrie alimentaire, montres, équipements électriques, plastiques), les hausses des salaires réels supérieures à 1&nbsp;% ont pu être obtenues. Dans la formation, les salaires réels ont même augmenté de 1,6&nbsp;%. Ainsi, au moins une partie du retard pris par les salaires du corps enseignant par rapport à ceux de professions équivalentes a pu être rattrapée.
</p><p>Par contre, le bilan de quelques branches est clairement négatif, en tout premier lieu dans la santé et les activités sociales, ainsi que dans la construction. Dans la santé et les activités sociales, on a presque assisté à un gel des salaires (+0,1&nbsp;%). Pas étonnant que les hôpitaux et les homes souffrent d’une pénurie de personnel. Si l’on cherche des personnes au bénéfice d’une bonne formation, il faut aussi les payer. Dans la construction, la hausse de 0,5&nbsp;% n’est pas compréhensible, au vu de la conjoncture excellente dans laquelle se trouve cette branche.
</p><p>Les salaires des femmes ont augmenté de 1&nbsp;%. La pression exercée par les syndicats pour une élimination de la discrimination salariale à leur égard a porté ses fruits.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2211</guid><pubDate>Wed, 29 Apr 2015 16:12:00 +0200</pubDate><title>Soins privés à domicile : le Conseil fédéral doit passer la vitesse supérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soins-prives-a-domicile-le-conseil-federal-doit-passer-la-vitesse-superieure</link><description>Le rapport sur la migration pendulaire liée aux soins au personnes âgées montre que le Conseil fédéral doit désormais agir au lieu de continuer à procéder à des clarifications</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans la prise en charge des personnes âgées à leur domicile, les conditions de travail qui règnent actuellement sont très souvent inacceptables. Le Conseil fédéral le concède désormais aussi dans son rapport sur la migration pendulaire liée aux soins aux personnes âgées. Mais au lieu de prendre rapidement des mesures, il veut d’abord encore procéder à des clarifications supplémentaires. Pour les personnes qui assurent cette prise en charge, ce n’est pas acceptable. Après deux années de travaux dans le groupe de travail interdépartemental, les amorces de solution sont sur la table. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS), le Syndicat suisse des services publics (ssp) et le syndicat Unia, qui défendent les intérêts des salarié(e)s de ce secteur, demandent que l’on agisse plus rapidement.
</p><p>Actuellement, les conditions de travail dans la prise en charge privée à domicile se trouvent dans une situation d’urgence. Alors que les prestataires demandent à leurs clients entre 8&nbsp;000 et 14&nbsp;000 francs par mois pour la prise en charge sur 24 heures des personnes âgées, ils versent des salaires scandaleux de 1&nbsp;200 à tout juste 4&nbsp;000 francs par mois aux personnes qui assurent ces prises en charge, ne prennent en compte qu’une partie des heures supplémentaires et refusent de verser des allocations pour travail de nuit ainsi que de garantir des temps de repos. 
</p><p>Que le Conseil fédéral constate aujourd’hui dans son rapport qu’il faut agir au plan légal dans cette question pour assurer une protection adéquate aux travailleuses concernées est une bonne chose. Mais il faut en premier lieu que les dispositions légales existantes de la loi sur le travail soient appliquées. Il faut prescrire aux inspectorats du travail qu’ils doivent faire respecter la loi sur le travail par les employeurs de ce secteur, en particulier en ce qui concerne le calcul et le paiement de la totalité des heures prestées. L’extension du champ d’application de la convention collective de travail négociée avec l’association «&nbsp;Zu Hause leben&nbsp;» est un autre moyen. On n’empêchera la sous-enchère salariale que si ces dispositions s’appliquent à tout le monde. En effet, c’est le seul moyen d’organiser ensuite des contrôles dans tout le pays.
</p><p> Une chose n’est pas contestée&nbsp;: une bonne prise en charge nécessite de bonnes conditions de travail. Les salaires minuscules et les conditions de travail non réglementées sont néfastes non seulement pour les personnes qui assurent les prises en charge à domicile, mais aussi pour les personnes qui sont prises en charge
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Stefan Giger, secrétaire général du ssp, 079 296 77 07 </li><li>Mauro Moretto, secrétaire central d'Unia, 079 214 92 04</li><li>Dore Heim, secrétaire centrale de l'USS, 079 744 93 90 </li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Services Publics</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2210</guid><pubDate>Wed, 29 Apr 2015 14:03:00 +0200</pubDate><title>Initiative sur les bourses d’études: Réduire enfin les écarts entre la voie professionnelle et la voie académique</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/initiative-sur-les-bourses-d-etudes-reduire-enfin-les-ecarts-entre-la-voie-professionnelle-et-la-voie-academique</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'USS soutient l'initiative sur les bourses d'études. Cette initiative bénéficiera surtout aux jeunes qui veulent suivre une formation professionnelle supérieure. Grâce à elle, ils pourraient recevoir plus facilement une bourse d'études qu'aujourd'hui.</p><p>La Suisse a massivement augmenté son soutien à la formation ces vingt dernières années. Les moyens financiers supplémentaires ont permis d’augmenter fortement le financement de la recherche (+77%, &lt;media grafik bildung&gt;voir graphique&lt;/media&gt;), ainsi que celui des hautes écoles et écoles polytechniques (+97%). Malheureusement, cette évolution n’a pas profité à tout le monde. Malgré la nette augmentation des élèves et des étudiants, le domaine des bourses a stagné, voire même reculé en termes réels. Dans le domaine de la formation professionnelle supérieure, le financement a même reculé massivement (-51%), car l’État a investi dans la mise en place des hautes écoles spécialisées.
</p><p class="Texte">&nbsp;</p><p class="Texte">&nbsp;</p><ol><li>Lorsqu'ils s'engagent dans une formation professionnelle supérieure, ils assument une grande part des coûts de la formation. En effet, dans le cas des écoles supérieures, l'État ne garantit la prise en charge que de 50% du coût des cours. Dans le cas des cours de préparation aux examens professionnels fédéraux, la part des subventions se monte actuellement à moins de 20%.[1] Cela entraîne une charge de plusieurs milliers de francs par année en plus de la perte de salaire occasionnée.</li><li>Dans les cantons, les critères d'attribution des bourses désavantagent généralement les personnes ayant déjà travaillé (calcul basé sur la dernière déclaration d'impôts par exemple). Les personnes ayant suivi la voie de l'apprentissage s'en trouvent pénalisées. Ainsi, seuls 3 à 4% des étudiants suivant un cursus de la formation professionnelle supérieure bénéficient aujourd'hui d'une bourse. [1] Une révision de la loi sur la formation professionnelle est actuellement en consultation, dans le but d'améliorer cette situation. Malheureusement, la Confédération attend des cantons qu'ils assument l'essentiel des charges supplémentaires liées à la réforme. </li></ol><p class="Texte">&nbsp;</p><p>Le constat est sans équivoque : la répartition des moyens financiers telle qu'elle est conçue aujourd'hui n'a fait que renforcer les inégalités entre voie professionnelle et voie académique. L'initiative sur les bourses a le mérite de mettre ce problème sur la table et, contrairement au Conseiller fédéral Schneider-Ammann, de proposer enfin de vraies solutions.
</p><p>C'est pourquoi, l'USS soutient l'initiative :</p><ul><li>Un système de bourses tel qu'elle le conçoit permettrait d'adapter les barèmes à la situation personnelle et ainsi de répondre aux besoins spécifiques de ceux qui ont choisi la voie de l'apprentissage.</li><li>Des bourses dignes de ce nom permettraient aux jeunes de se concentrer enfin sur leurs examens et d'obtenir plus vite les qualifications utiles à leur profession.</li><li>Les jeunes (et moins jeunes) professionnels pourraient enfin mieux concilier qualification, carrière professionnelle et projets familiaux, sans avoir à sacrifier leur santé. </li></ul><h5>À télécharger</h5><ul><li>&lt;media grafik&gt;Graphique: Croissance des dépenses dans la formation&lt;/media&gt;</li></ul><p>&nbsp;</p><p>[1] Une révision de la loi sur la formation professionnelle est actuellement en consultation, dans le but d'améliorer cette situation. Malheureusement, la Confédération attend des cantons qu'ils assument l'essentiel des charges supplémentaires liées à la réforme.
</p><p><span lang="FR-CH"></span></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2206</guid><pubDate>Mon, 27 Apr 2015 15:33:00 +0200</pubDate><title>Problèmes des travailleurs et travailleuses âgés : premières mesures prises, mais d’autres devront encore l’être </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/problemes-des-travailleurs-et-travailleuses-ages-premieres-mesures-prises-mais-d-autres-devront-encore-l-etre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<ul><p>La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux ont discuté aujourd’hui des problèmes des travailleurs et travailleuses âgés lors d’une conférence nationale sur cette question et décidé les premières mesures à prendre. C’est une bonne chose. Malheureusement, les résultats obtenus sont nettement inférieurs à ce qu’avait demandé publiquement l’Union syndicale suisse (USS), il y a une bonne semaine. Mais un processus a été mis en marche, qui reconnaît au niveau fédéral l’existence des problèmes existants et le climat de peur et permettra d’élaborer des solutions.</p><p>Parmi les mesures décidées, l’USS se félicite surtout des suivantes&nbsp;: </p><li>l’engagement pris par les employeurs de publier des offres d’emploi neutres sous l’angle de l’âge,</li><li>la disposition à étudier de plus près les problèmes de prévoyance des personnes âgées en fin de droit (en cas d’aide sociale, obligation de retirer son avoir du 2e pilier et, une fois à la retraite, pas de perception sous forme de rente) et à mettre au point des mesures sur ces questions,</li><li>les mesures prévues en matière de formation initiale et continue,</li><li>l’examen de la création, dans les cantons de centres destinés aux travailleurs et travailleuses ainsi qu’aux chômeurs et chômeuses âgés</li></ul><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><h5>autres informations</h5><ul><li><a href="/themes/travail/detail/d-abord-davantage-de-protection-et-moins-de-discriminations">Revendications de l'USS pour les travailleurs et travailleuses âgés</a><br></li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2205</guid><pubDate>Mon, 27 Apr 2015 14:46:00 +0200</pubDate><title>Justice sociale – Pas d’exclusion !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/justice-sociale-pas-d-exclusion</link><description>Fête du travail 2015 : appel, affiche, histoire, vue d&#039;ensemble des manifesfations</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2015 aussi, une cinquantaine de Fête du 1er Mai auront lieu dans toute la Suisse. Cette année, c'est même une anniversaire qui sera aussi fêté : celui des 125 ans du 1er Mai. La Fête du travail se trouve placée sous le slogan "Justice sociale - Pas d'exclusion !" L'appel de l'USS vous dit pourquoi.
</p><p><span lang="FR">En 1890, des syndicalistes sont descendus pour la première fois dans la rue un 1<sup>er</sup> Mai, en Suisse comme dans le reste de l’Europe. Ils répondaient à l’appel du Congrès international des travailleurs de Paris qui, une année plus tôt, avait proclamé le 1<sup>er</sup> mai Journée internationale du travail, suite au dur conflit de Chicago, dans le contexte de la grève pour la journée de travail de 8 heures. En Suisse aussi, les collègues revendiquaient haut et fort la journée de 8 heures. Mais les patrons leur opposaient une fin de non-recevoir. C’est contre cela que nous nous sommes battus.&nbsp;</span></p><h3>Beaucoup obtenu ...</h3><p class="Text"><span lang="FR">La lutte pour de bonnes conditions de travail et une participation équitable aux fruits du travail a été dure, en Suisse aussi. Sur les lieux de travail et dans la rue. Les manifestations du 1<sup>er</sup> Mai se sont toujours plus fait entendre, attirant toujours plus de monde. Depuis lors, nous avons beaucoup obtenu&nbsp;: dans de nombreuses entreprises, nous avons obtenu la journée de huit heures, la plupart du temps sur la semaine de cinq jours, ainsi que l’introduction des vacances, des hausses de salaire, une sécurité au travail améliorée et la création de l’assurance-maladie, de l’assurance-accidents et des rentes de vieillesse. Bref, le mouvement des travailleurs et travailleuses a conquis de haute lutte plus de justice sociale.</span></p><h3>... et encore beaucoup à faire</h3><p class="Text"><span lang="FR">En 2015, ce combat n’est pas terminé. La Suisse n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui. Elle pourrait se permettre d’offrir une vie meilleure à l’ensemble des travailleurs et travailleuses, à tous les retraités et toutes les retraitées. La réalité est malheureusement différente. Les disparités sociales croissent. La répartition des revenus et de la fortune est extrêmement inégale. L’écart entre «&nbsp;ceux d’en haut&nbsp;» et «&nbsp;ceux d’en bas&nbsp;» se creuse. La mondialisation fait toujours plus de perdants. Les travailleurs et travailleuses sont rejetés hors du monde du travail, poussés vers l’aide sociale. Plus tard, ils paieront cette injustice en recevant des rentes de vieillesse plus maigres. Il devient plus difficile pour les jeunes d’entrer rapidement sur le marché normal du travail. Avec 4,9&nbsp;%, le chômage est plus élevé que dans le Bade-Wurtemberg et la Bavière. Nous sommes bien loin du plein-emploi. Les pressions sur les salaires s’accentuent. Et la charge de travail a sensiblement augmenté. Tous ces faits inquiètent les gens. C’est contre cela que nous nous battons.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Au lieu de s’attaquer aux problèmes, les partis de droite, les milieux économiques et les patrons veulent miner la justice sociale. Nombre de patrons prennent prétexte de la forte surévaluation du franc, non seulement pour maintenir, mais même pour faire grossir leurs marges. Appliquant le principe selon lequel, quand les affaires marchent, on empoche les bénéfices et quand elles vont mal, on répercute les risques sur le personnel, ils introduisent des salaires en euros illégaux, baissent les salaires, délocalisent des emplois et prolongent la durée du travail. C’est contre ces «&nbsp;profiteurs de la crise du franc&nbsp;» que nous nous battons.</span></p><h3>Une exclusion dommageable</h3><p class="Text"><span lang="FR">Au lieu de demander à la Banque nationale de remplir son mandat légal et d’œuvrer pour un cours de change franc-euro raisonnable, les partis de droite votent, à l’unisson des milieux économiques et propagent des recettes idéologiques bien connues&nbsp;: dérégulations, démantèlement des services publics, programmes d’austérité, régression sociale, baisses d’impôts pour les entreprises et les riches et renoncement à des mesures attendues depuis trop longtemps pour réaliser l’égalité salariale prescrite par la Constitution. C’est contre cela que nous nous battons.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Au lieu de résoudre les problèmes, on exploite la détresse et les peurs des gens en lançant des campagnes d’exclusion&nbsp;: contre les bénéficiaires de l’aide sociale, contre les rentiers et rentières de l’AI, contre les minorités religieuses et surtout contre les étrangers et les étrangères. Or, l’exclusion et les discriminations ne portent pas seulement atteinte aux personnes qu’elles frappent, mais aussi à toute la société. Et elles mettent en danger le bien-être. C’est contre cela que nous nous battons.</span></p><h3>À l'ordre du jour</h3><p class="0-ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’heure est à la justice sociale. Des salaires équitables et des rentes décentes, des conditions de travail de qualité, des emplois sûrs et l’égalité salariale entre femmes et hommes, c’est économiquement possible en Suisse. Il s’agit d’une question de volonté et de rapport de force. C’est pourquoi nous réclamons haut et fort des salaires décents, des rentes meilleures, de bonnes conditions de travail et le plein-emploi. Nous voulons une Suisse juste, solidaire, sans discrimination et ouverte. C’est pour cela que nous nous battons. C’est pour cela que, en ce 125<sup>e</sup> anniversaire de la Fête du travail, nous lançons notre mot d’ordre à travers tout le pays&nbsp;: Justice sociale – Pas d’exclusion&nbsp;!</span></p><h5>À télécharger</h5><ul><li>L'affiche du 1er Mai de Janka Rahm en&nbsp;&lt;media mai2015 a4 f&gt;français, &lt;/media&gt;&lt;media mai2015 a4 d&gt;allemand&lt;/media&gt;&lt;media mai2015 a4 f&gt; &lt;/media&gt;et &lt;media mai2015 a4 i&gt;italien&lt;/media&gt; </li></ul><ul><li>Les 125 ans du 1er Mai :&lt;media&gt; Un miroir de l'histoire de la gauche et des syndicat en Suisse aussi&lt;/media&gt;</li></ul><ul><li>&lt;media&gt;L'action du 1er Mai du Solifonds&lt;/media&gt;</li></ul><ul><li>&lt;media&gt;Appel du 1er Mai de la Confédération syndicale internationale&lt;/media&gt;</li><li><a href="https://www.youtube.com/watch?v=LCSLyTLYVSA" class="external-link-new-window">Message vidéo de Bernardette Ségol</a>, secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats, sur la Fête du travail</li></ul><h5>autres informations</h5><ul><li><a href="https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zDdsCP7v8Rx4.khYl2ONurkZg" class="external-link-new-window">Vue d'ensemble mise à jour au fur et à mesure sous forme de carte</a></li><li><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1k9oLQ5h5vQQxzlpfk-S9B4zsHoqYpH-EBQ1OJA6rWzk/edit?usp=sharing" target="finden" title="die" rel="noreferrer">La même vue d’ensemble sous forme de tableau</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2202</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2015 16:32:00 +0200</pubDate><title>Dossier 110: Négociations conventionnelles et salariales 2014/2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-110-negociations-conventionnelles-et-salariales-2014-2015</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Durant l'année de négociation 2014, les syndicats ont surtout enregistré de nombreux succès dans le domaine de la compatibilité famille-profession, en ce qui concerne l'amélioration des congés de maternité et de paternité, qu'il s'agisse de leur durée ou du niveau de la compensation salariale accordée. Ces dernières années, le thème de la compatibilité famille-profession, c'est-à-dire du congé parental, a toujours été à la tête du hit-parade des succès remportés par les syndicats lors des négociations conventionnelles. Cela dénote la grande sensibilité de la société sur cette question, mais aussi la capacité des syndicats (et des employeurs) à concrétiser cette sensibilité lors des négociations conventionnelles.
</p><p>Mentionnons encore qu'il a été possible, dans trois CCT conclues dont une importante (CFF), d'améliorer les conditions posées à la retraite anticipée, avant tout pour les travailleurs et travailleuses dont les conditions de travail sont particulièrement difficiles et dont la plupart touchent un revenu bas.
</p><p>Le présent document récapitule les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l'an dernier. Il se fonde sur une enquête réalisée par l'USS auprès de ses syndicats et ne concerne que les secteurs où ces derniers concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats disponibles communiqués jusqu'à fin février 2015. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2199</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2015 09:26:00 +0200</pubDate><title>Droit de grève : les choses bougent à l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/droit-de-greve-les-choses-bougent-a-l-oit</link><description>Maintenant, les employeurs doivent tenir leurs promesses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les choses bougent à l’Organisation internationale du Travail (OIT) en matière de reconnaissance du droit de grève. Cela, après le succès rencontré par la journée mondiale de défense du droit de grève du 18 février.</p><p>Les représentant(e)s des employeurs à l’OIT ne veulent certes pas reconnaître le droit de grève explicitement mais comme découlant de la convention n°&nbsp;87 de l’OIT sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical. Selon des informations de la représentation des travailleurs et travailleuses, les instances tripartites de l’OIT se sont mises d’accord sur ce compromis qui correspond du reste largement à l’ancienne pratique. Cet accord a été trouvé après la journée mondiale de défense du droit de grève à laquelle la Confédération syndicale internationale (CSI) avait appelé le 18 février dernier et à laquelle l’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats avaient participé à travers une action à Genève.
</p><p>Le contexte dans lequel a eu lieu ce conflit sur le droit de grève est le fait qu’à l’OIT, ce droit n’est nulle part mentionné explicitement. Mais, jusqu’à ce jour, toutes les parties, soit les représentant(e)s des États, des employeurs et des travailleurs, acceptaient une reconnaissance implicite de ce droit syndical élémentaire comme découlant de la convention n°&nbsp;87 de l’OIT. Ces dernières années cependant, l’Organisation internationale des employeurs (OIE) a toujours plus remis cette reconnaissance implicite en question. Avec les graves conséquences que cela suppose, elle ne voulait plus que les instances de l’OIT traitent les violations du droit de grève, en particulier la Commission de l’application des normes. C’est pour mettre fin à ce blocage que la CSI a organisé pour la première fois, le 18 février, la journée mondiale de défense du droit de grève déjà citée.
</p><p> Lors de la réunion ad hoc des 24 et 25 février, les États se sont ensuite mis d’accord sur la position de la représentation des travailleurs, un pas important vers le retour à la normale et à une nouvelle reconnaissance du droit de grève. La réponse à la question de savoir si, à l’avenir, la Commission de l’application des normes sera à nouveau prête à traiter des cas de violation du droit de grève et de prendre des décisions à ce sujet montrera si les employeurs sont sérieux. Les prochaines délibérations de la commission auront lieu en juin. Au plus tard à ce moment, on connaîtra clairement quelle est vraiment leur position.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2201</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2015 15:29:00 +0200</pubDate><title>Le rapport du Contrôle fédéral des finances embellit la réalité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-rapport-du-controle-federal-des-finances-embellit-la-realite</link><description>L&#039;USS rejette les conclusions du CDF et demande que les mesures d&#039;accompagnement soient immédiatement développées</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son rapport sur la surveillance exercée par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) en matière d’application des mesures d’accompagnement, le Contrôle fédéral des finances (CDF) donne une image beaucoup trop rose de la réalité. L’Union syndicale suisse (USS) rejette sa conclusion, selon laquelle la conception et la mise en œuvre de la surveillance concernant les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes sont «&nbsp;adaptées à la situation actuelle du marché du travail en Suisse&nbsp;». Cette conclusion est même en contradiction avec le rapport lui-même qui met le doigt sur de nombreux points faibles. 
</p><p>Les expériences faites quotidiennement par les syndicats sur le terrain et les cas de sous-enchère salariale flagrante découverts régulièrement montrent que le système de contrôle n’est absolument pas adapté à la situation actuelle du marché du travail&nbsp;; cela, précisément dans la construction. Le SECO doit en particulier veiller à ce que les instruments à disposition soient utilisés ou renforcés, comme par exemple la possibilité de fermer un chantier en cas d’infractions. C’est la seule manière d’agir rapidement contre les entreprises qui pratiquent une sous-enchère grossière et éliminent les patrons qui paient correctement leur personnel. Il faut en outre rapidement augmenter les amendes. Dans un tel contexte, on ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral ne met pas immédiatement en vigueur la hausse de ces amendes à 30&nbsp;000 francs, alors qu’elle a été bien accueillie lors de la consultation. 
</p><p>À juste titre, le CDF demande que les annonces de détachement de main-d’œuvre soient soumises à un contrôle sommaire. Mais les efforts déployés par le SECO vont précisément ici dans une autre direction. Il veut en effet interdire aux cantons de procéder à de tels contrôles. Or ces derniers sont importants parce qu’ils permettent d’identifier assez facilement des constellations qui sont louches (p. ex. des dizaines d’«&nbsp;indépendants&nbsp;» de diverses branches travaillant au montage des mêmes façades, qui s’annoncent sous des noms différents, etc.). À juste titre aussi, le CDF signale de manière critique que les amendes ne doivent pas uniquement être infligées, mais aussi encaissées.
</p><p> Si l’on ne renforce pas les mesures d’accompagnement, on ne parviendra pas à appliquer le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Si ce principe est trop souvent foulé aux pieds, les salaires et les conditions de travail entreront alors dans une spirale descendante qui sera dommageable à l’ensemble des travailleurs et travailleuses ainsi que des employeurs et employeuses corrects.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2200</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2015 12:00:00 +0200</pubDate><title>Renforcement de l’AVS : OUI à l’impôt sur les successions</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/renforcement-de-l-avs-oui-a-l-impot-sur-les-successions</link><description>Discours de Paul Rechsteiner, président de l’USS, à la conférence de press du 17 avril 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'initiative populaire pour un impôt sur les successions de plusieurs millions est un projet important en faveur de plus de justice fiscale. Et en même temps, c'est un bon moyen pour renforcer l'AVS. Elle permet de faire d'une pierre deux coups. Les raisons de lui dire oui en sont d'autant plus impérieuses.</p><p>Les critères déterminants lorsqu'il s'agit de se prononcer sur un impôt, ce sont, premièrement : la justice fiscale, deuxièmement : le produit de cet impôt et, troisièmement : les conséquences que ce dernier aura sur le bien-être général. À tous ces points de vue, la proposition d'un impôt de 20 % sur les héritages de plus de deux millions de francs se révèle excellente.
</p><p>Justice fiscale : existe-t-il un impôt plus juste qu'un impôt sur les grandes successions ? Ces dernières représentent de fait un revenu obtenu sans qu'il n'y ait ni mérite ni prestation propre des bénéficiaires. Si une fortune héritée est supérieure à deux millions de francs, il serait précisément obscène, par rapport aux autres formes de revenus et de plus-values réalisées, de ne pas l'assujettir à l'impôt. Un des principes fondamentaux de la politique fiscale suisse est, selon la Constitution fédérale, l'imposition en fonction de la capacité économique. Selon ce principe, il n'y a aucun motif raisonnable et compréhensible au non-assujettissement, justement, des grands héritages.
</p><p>Le produit de l'impôt sur les grandes successions de plus de deux millions pourra être impressionnant. L'indemnisation des cantons se montera à un milliard de francs. Et ceux-ci profiteront simultanément du fait que la concurrence fiscale des dernières décennies, qui a entraîné l'abaissement progressif ou la suppression de leurs impôts sur les successions, se verra stoppée d'un seul coup grâce à la nouvelle réglementation nationale.
</p><p>Mais les deux milliards qui seront versés chaque année à l'AVS constitueront aussi des recettes supplémentaires substantielles. Ils représentent environ 0,7 % de TVA, soit plusieurs fois la valeur de l'impôt fédéral sur les maisons de jeu également versé à l'AVS. Cette dernière est l'assurance sociale centrale de la Suisse et, pour la majorité des personnes à la retraite qui ont touché des salaires bas ou moyens, la source de revenus la plus importante. Que les testateurs et testatrices fournissent une contribution supplémentaire à l'AVS à travers un impôt sur les successions permettra en outre de compenser un peu plus les inégalités qui existent au sein de la population âgée ; ce qui est d'autant plus important que les disparités financières et sociales s'aggravent pendant la vieillesse. Les générations plus jeunes sauront, elles aussi, apprécier cette atténuation des inégalités sociales.
</p><p>L'impôt sur les grandes successions accroîtra par conséquent le bien-être général parce qu'il renforcera la principale assurance sociale du pays : l'AVS. Mais ce n'est pas tout. Comme la fortune est répartie de manière extrêmement inégale et toujours plus inégale en Suisse, l'initiative permettra, ici aussi, d'en arriver à moins de disparités et à plus de justice. Et le développement économique et social a, lui aussi, besoin d'une évolution plus équilibrée des revenus et de la fortune. Telles sont les principales raisons pour lesquelles l'Union syndicale suisse (USS) s'engage avec conviction pour le OUI à l'initiative pour un impôt sur les successions. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2195</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2015 15:05:00 +0200</pubDate><title>Congé de paternité</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/conge-de-paternite</link><description>Enfin un pas dans la bonne direction !</description><content:encoded><![CDATA[<p>En matière de congé payé destiné aux parents, la Suisse appartient au peloton de queue. En comparaison internationale, son congé de maternité est d’une durée très courte et le congé de paternité est vraiment peu développé, à quelques exceptions près. Il est plus que temps que cela change.
</p><p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national a su reconnaître les signes du temps et profiter de l’opportunité qui s’offrait à elle. Par 13 voix contre 10 et 1 abstention, elle a en effet décidé tout récemment de donner suite à l’initiative parlementaire Martin Candinas (PDC) qui veut octroyer aux pères un congé payé de deux semaines via le régime des allocations pour perte de gain (APG).
</p><p>Pouvoir concilier profession et famille n’est pas un sujet féminin, mais sociétal, qui concerne tout le monde. Que des politiciens bourgeois comme Martin Candinas demandent un congé de paternité payé montre à quel point cette revendication est d’actualité et largement soutenue. Les jeunes pères veulent assumer leur responsabilité et occuper leur place dans les familles. S’ils en sont empêchés, on continuera à s’orienter sur une répartition traditionnelle des rôles. Et les pères seront contraints de jouer le rôle de «&nbsp;soutien de famille&nbsp;», les mères celui des «&nbsp;mère de famille&nbsp;». C’est pour cela que l’Union syndicale suisse s’engage afin que les pères aient rapidement la possibilité de construire une relation avec leurs enfants afin qu’après, il soit aussi possible de répartir équitablement le travail rémunéré et le travail non rémunéré.
</p><p> Selon Martin Candinas, les pères doivent pouvoir bénéficier d’un congé de deux semaines jusqu’à ce que l’enfant ait six mois. Ces deux semaines devront, à l’instar du congé de maternité, être payées à 80&nbsp;% via les APG. Pour la Suisse, c’est le minimum qui puisse être fait en faveur des familles. L’USS a bon espoir que la commission homologue du Conseil des États soutienne aussi ce projet et demande, en plus du congé de paternité de deux semaines et du congé de maternité garanti par la loi, un congé parental d’au moins 24 semaines financé sur une base solidaire et qui sera à répartir entre les parents. Cela, afin que la Suisse ne perde pas entièrement contact avec l’Europe en matière de politique familiale</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2197</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2015 14:59:00 +0200</pubDate><title>OUI à la nouvelle redevance radio-TV, OUI au service public</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-la-nouvelle-redevance-radio-tv-oui-au-service-public</link><description>Juste, « light », avantageuse et utile : tout le monde en profitera !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La radio et la télévision sont des éléments importants du service public. Une offre de qualité dans toutes les régions linguistiques favorise, précisément dans une Suisse multilingue, la cohésion nationale. La SSR ainsi que les radios et télévisions locales qui en ont le mandat informent et rendent compte de ce qui se passe aux plans local et national. Toute la société en profite. Pour remplir ce mandat d’information, les radios et télévisions reçoivent une part du produit de la redevance radio-TV. Cela va de soi pour tout un chacun, comme le fait que la population et l’économie doivent fournir une contribution à ce service public parce qu’elles en profitent.
</p><p>Jusqu’à ce jour, les ménages et entreprises qui possédaient un récepteur radio ou un téléviseur opérationnels devaient s’acquitter d’une redevance radio-TV. Avec l’évolution de la technique digitale et d’internet, nous pouvons écouter la radio ou regarder la télévision partout et avec tous les appareils imaginables&nbsp;: téléphones portables, tablettes, ordinateurs, etc. Presque tout le monde possède de tels appareils, mais tous ne s’annoncent pas et ne paient pas pour leur consommation de médias. C’est injuste et a pour effet que le financement de la diffusions d’émissions va s’effondrer à moyen terme. 
</p><p>Contre cela, le remède, c’est la redevance radio-TV «&nbsp;indépendante des appareils&nbsp;». Elle est juste, moderne, «&nbsp;light&nbsp;», avantageuse, sociale, favorable à l’économie et utile parce qu’elle sera répartie sur un plus grand nombre d’épaules. Les auditeurs et auditrices pirates, comme les téléspectateurs et téléspectatrices pirates devront assumer leur responsabilité. Pourquoi moderne&nbsp;? Parce que le renoncement à l’actuelle redevance dépendante des appareils tient compte de l’évolution de la technologie de la communication. «&nbsp;Light&nbsp;»&nbsp;? Parce que les contrôles tracassiers et la chasse aux «&nbsp;pirates&nbsp;» précités disparaîtront, tout comme les procédures d’inscription et de désinscription lors des déménagements. Avantageuse&nbsp;? Parce que la charge bureaucratique et les frais de gestion baisseront. Tous et toutes en profiteront&nbsp;: au lieu de 462 francs, elle passera à 400 francs par an seulement.
</p><p>Finalement, la redevance indépendante des appareils a aussi une dimension sociale, parce que les personnes qui touchent des prestations complémentaires de l’AVS ou de l’AI et celles qui vivent dans un home en seront exonérées. Favorable à l’économie&nbsp;? Parce que 75&nbsp;% des entreprises ne devront pas la payer et 9&nbsp;% paieront moins qu’aujourd’hui.
</p><p> Enfin, l’utilité de la redevance radio-TV n’est pas contestée. Cette redevance garantit la diversité et l’indépendance des médias électroniques publics et privés. C’est important, puisque la radio et la télévision fournissent une contribution importante non seulement à la cohésion entre les quatre régions linguistiques, mais aussi à la formation de l’opinion politique des gens. Sans cette nouvelle redevance, rien ne changerait. La radio et la télévision seraient affaiblies, et pas uniquement les offres de la SSR, mais aussi celles des émetteurs privés. Il ne devrait donc pas du tout nous en coûter de voter OUI le 14 juin</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Communication et medias</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2196</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2015 11:15:00 +0200</pubDate><title>Soulager les revenus – renforcer l&#039;AVS : Oui à l&#039;imposition des successions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/soulager-les-revenus-renforcer-lavs-oui-a-limposition-des-successions</link><description>Votation du 14 juin: Lancement de la campagne du comité d’initiative populaire fédérale pour la réforme de la fiscalité successorale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il est temps d'introduire un impôt national sur les successions. À une conférence de presse, la Présidente et le Président du comité d'initiative PEV, PS, Verts et USS ont lancé la campagne du OUI et présenté leurs arguments en faveur d'un impôt national sur les successions.</p><p>La Suisse a la plus haute concentration de richesse de tous les pays de l'OECD. Les 2% des contribuables les plus riches possèdent autant que les 98% restants. Dans la mesure où, en Suisse, les plus grandes fortunes peuvent être exonérées lors des successions, la concentration se renforce constamment. Un impôt sur les successions pour les grosses fortunes, tel que prévu par l'initiative, peut faire contrepoids à cette évolution socialement néfaste. Les petites et moyennes fortunes ne sont par conséquent pas concernées par cette imposition, car leur transmission contribue à la création de fortune dans les classes sociales moyennes et inférieures.
</p><h3>Un pan du modèle de réussite suisse</h3><p>La plupart des cantons prélèvent depuis toujours un impôt sur les successions. Sous la pression de la concurrence fiscale, la majorité d'entre eux en ont, au cours des dernières années, exempté les descendants. L'initiative supprime l'opacité et les différences cantonales en matière d'imposition en transmettant la responsabilité de l'imposition des successions à la Confédération. Ainsi, l''initiative ne revendique pas un nouvel impôt, mais uniquement une réforme fiscale. Les cantons reçoivent un tiers des recettes de l'impôt national sur les successions et sont ainsi dédommagés pour la perte de leur impôt sur les successions.
</p><p>Pour l'USS, l'argument du renforcement de l'AVS, en tant qu'oeuvre  sociale la plus importante de Suisse, est le centre de la votation sur la  réforme de l'impôt sur les successions. Le Président de l'USS Paul  Rechsteiner: " La contribution supplémentaire fournie à l'AVS par les  testateurs et testatrices les plus riches permet de compenser en partie  les inégalités existantes au sein de la population âgée, ce qui est  d'autant plus importan tque les disparités financières et sociales  s'aggravent pendant la vieillesse. Les générations plus jeunes sauront,  elles aussi, apprécier cette atténuation des inégalités sociales. "
</p><p>Pour Christian Levrat, Président du PS Suisse, la répartition inégale  des richesses actuelle se retrouve également au premier plan : "Si même  le Credit Suisse désigne la Suisse comme un pays aux " très fortes  inégalités" en termes de répartition des richesses, c'est qu'il est  temps de tirer la sonnette d'alarme." Toujours selon cette même banque,  il n'y a, parmi les pays développés, qu'aux Etats Unis et à Hong Kong  que la richesse est aussi inégalement distribuée. " Une tête de  classement dont la Suisse ne peut se gargariser.
</p><p>Pour sa part,  Regula Rytz, Co-Présidente des Verts déclare : "La réforme de la  fiscalité successorale ne bouleverse pas le système actuel, mais propose  une adaptation ciblée. Les fortunes inférieures à 2 millions de francs  peuvent être léguées franches d'impôt, non seulement aux héritiers  directs, mais également au reste de la parenté. Par contre, les grosses  fortunes de plus de 2 millions de francs seront imposées à un taux  modéré en comparaison internationale. La maison familiale ou la belle  montre en or ne sont donc pas concernées."
</p><p>L'ancien Conseiller national Heiner Studer, Président du comité d'initiative, a souligné : " Le Conseiller fédéral d'alors, Kaspar Villiger, parlait en 2002 déjà de la proposition d'un impôt fédéral sur les successions et les donations en tant qu'impôt juste. Il s'agit en effet d'une idée libérale de ne pas imposer avant tout le travail, mais les revenus obtenus par d'autres moyens. 
</p><p>La Présidente du PEV, Marianne Streiff, a balayé les fables souvent citées des opposants à l'initiative: "Les initiants ont très consciemment veillé à ménager les entreprises familiales et agricoles – et par conséquent leurs places de travail. L'article constitutionnel mentionne que l'Assemblée fédérale doit fixer un montant d'exonération plus élevé et un taux d'imposition plus bas pour les entreprises mentionnées. Le comité d'initiative a imaginé un montant d'exonération de 50 millions et un taux d'imposition de 5% au lieu de 20%. 
</p><h3>Taux d'imposition raisonnable et équitable</h3><p>L'impôt sur les successions est un impôt sans progression et se monte à 20% du montant imposable. Cela crée des conditions simples et claires. Le taux d'imposition de 20% est totalement concurrentiel par rapportaux taux des pays principaux de l'OCDE (Allemagne 30%, Grande-Bretagne et Etats-Unis 40%, France 45%).
</p><p>L'initiative populaire " Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale) " a été lancée le 16 août 2011. Le 15 février 2013, le comité d'initiative a déposé 110'205 signatures valables auprès de la Chancellerie fédérale.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2192</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2015 14:33:00 +0200</pubDate><title>Se former ne doit plus être un privilège réservé aux enfants dont les parents ont étudié</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/se-former-ne-doit-plus-etre-un-privilege-reserve-aux-enfants-dont-les-parents-ont-etudie</link><description>OUI à l’initiative sur les bourses d’études !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative sur les bourses d’études veut améliorer le soutien apporté aux personnes qui veulent se former. Grâce à elle, un plus grand nombre d’enfants des couches sociales en marge de la formation pourrait avoir accès à une formation supérieure, et pas uniquement les enfants dont les parents ont déjà étudié.</p><p>Même economiesuisse le reconnait dans son «&nbsp;dossierpolitique&nbsp;» du 30 mars dernier&nbsp;: «&nbsp;Les individus issus de familles aisées ont de plus fortes chances d’obtenir un diplôme univer­sitaire que leurs semblables.&nbsp;» Il n’y a donc pas d’égalité&nbsp; des chances&nbsp;: «&nbsp;La situation financière n’est pas le seul, mais l’un des facteurs importants dans la décision de faire ou non des études.&nbsp;»
</p><h3>Davantage de bourses d’études</h3><p>C’est précisément ce que corrige l’«&nbsp;Initiative sur les bourses d’études&nbsp;» lancée par l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) et soutenue par l’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats. Cette initiative veut augmenter le soutien apporté aux personnes désireuses de parfaire leur formation. Aujourd’hui, seuls 7&nbsp;% des étudiant(e)s reçoivent une bourse. Or, il faudrait qu’ils soient 20&nbsp;% si l’on voulait vraiment qu’il y ait égalité des chances concer­nant l’accès à la formation. Si l’initiative passe la rampe des urnes, logiquement, davantage d’enfants des couches sociales inférieures seraient ainsi encouragés. 
</p><h3>Il faut aussi aider les étudiant(e)s de la formation professionnelle supérieure</h3><p>Qui plus est, l’initiative demande une amélioration des bourses pour l’ensemble du degré tertiaire, soit la formation académique, mais aussi la formation professionnelle supérieure (écoles supérieures, examens professionnels, maîtrises, etc.). Ces formations sont surtout suivies par des jeunes provenant de milieux non académiques. Grâce à l’initiative, les étudiant(e)s de la formation professionnelle supérieure recevront aussi plus de bourses. C’est aujourd’hui rarement le cas, même si les taxes pour cette dernière sont souvent net­tement plus élevées que celles demandées pour les formations académiques. En disant oui à l’initiative, les cantons ne pourront plus freiner autant qu’aujourd’hui dans ce domaine. 
</p><h3>C’en sera fini de l’arbitraire cantonal</h3><p>Les bourses ne doivent pas uniquement être augmentées, mais aussi harmonisées au plan national. Aujourd’hui, les cantons dictent les règles du jeu, et la plupart lésinent sur leurs bourses d’études. Il n’est pas juste qu’une étudiante de Neuchâtel ne reçoive en moyenne que la moitié de ce qu’obtient sa collègue zurichoise, ou que le Jura n’affecte aux bourses d’études que 85 francs de ses recettes par année et personne, et Schaffhouse même 19 francs seulement. L’initiative mettra fin à cette inégalité de traitement due à des critères géographiques.
</p><h3>Une mesure concrète contre la pénurie de main-d’œuvre spécialisée</h3><p> L’initiative sur les bourses d’études ne veut pas uniquement plus d’égalité des chances, elle représente aussi la proposition la plus efficace pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre spécialisée que nous vivons actuellement. En effet, grâce à elle, seules les personnes en mesure de concilier profession, famille et formation pourront se qualifier. Cela permettra aussi de mener une meilleure politique d’octroi des bourses. C’est pourquoi il faut dire oui le 14 juin prochain à l’initiative sur les bourses d’études.
</p><h5>Plus sur le sujet</h5><p><a href="http://www.uss.ch/themes/travail/article/details/initiative-sur-les-bourses-davantage-degalite-des-chances-et-daides/" class="external-link-new-window">Sept arguments des syndicats et teneur de l'initiative</a></p><p><a href="http://www.bourses-etudes.ch/" class="external-link-new-window">Le site du comité d'initiative</a></p><p><a href="http://www.vss-unes.ch/stipendieninitiative/?lang=fr" class="external-link-new-window">Tout au sujet de l'initiative sur les bourses d'études : site de l'UNES</a></p><p><a href="http://www.uss.ch/themes/travail/article/details/trois-fois-oui-pour-une-suisse-plus-juste-et-plus-sociale/" class="external-link-new-window">Trois fois oui pour une Suisse plus juste et plus sociale</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2190</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2015 14:32:00 +0200</pubDate><title>Initiative sur les bourses : davantage d’égalité des chances et d’aides</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/initiative-sur-les-bourses-davantage-d-egalite-des-chances-et-d-aides</link><description>Les jeunes de condition modeste seront les premiers à en profiter –bref argumentaire de l’USS au sujet de l’initiative sur les bourses d’études</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 juin, nous voterons au sujet de l’initiative pour des bourses d’études, une initiative qui a été lancée par l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) et est soutenue par de nombreuses associations et organisations syndicales et académiques, ainsi que des par­tis et des jeunesses de partis. L’Union syndicale suisse (USS) est du nombre et a donc décidé de recommander le OUI. Ci-après, les sept principales raisons, d’un point de vue syndical, de dire oui à cette initiative.
</p><h3>Une formation supérieure aussi pour les enfants de condition modeste et plus uniquement pour ceux dont les parents ont étudié</h3><p>Notre système de formation n’est de loin pas perméable. Même si des progrès sont à signaler à ce chapitre, les enfants des personnes qui ont fait des études étudient beaucoup plus fréquemment que ceux dont les parents n’en ont pas faites. Le budget des uns et des autres n’en est certes pas la seule et unique raison, mais compte pour beaucoup ici. C’est cela que l’initiative sur les bourses d’études corrigera, car elle demande que les personnes qui veulent se former bénéficient d’un meilleur soutien. Ce serait là un pas con­cret vers une plus grande égalité des chances dans notre société. Et un progrès pour les enfants des milieux modestes. En effet, ils seraient les premiers à profiter.
</p><h3>La formation supérieure, ce n’est pas seulement l’université, l’école polytechnique ou les hautes écoles spécialisées, mais aussi la formation professionnelle supérieure. Quiconque suivra une formation professionnelle supérieure profitera de l’initiative. </h3><p>L’initiative veut améliorer les bourses pour l’ensemble du «&nbsp;degré tertiaire&nbsp;». Celui-ci englobe certes la formation académique, mais aussi la formation professionnelle su­périeure (examens professionnels fédéraux, examens professionnels supérieurs fédé­raux, &nbsp;écoles supérieures). La formation professionnelle supérieure est surtout suivie par des jeunes qui ne viennent pas de milieux académiques. Grâce à l’initiative, un plus grand nombre d’entre eux pourra obtenir une bourse&nbsp;: un pas concret vers plus d’égalité des chances dans notre société. Et un progrès pour les enfants des milieux modestes. 
</p><h3>L’actuel système des bourses d’études défavorise les étudiant(e)s de la formation pro­fessionnelle supérieure. L’initiative corrigera quelque peu cela. </h3><p>Aujourd’hui, les cantons n’octroient que très rarement des bourses aux étudiant(e)s de la formation professionnelle supérieure. Or, les taxes payées ici sont souvent beaucoup plus élevées que dans la formation académique. 
</p><p>Les cantons justifient ce handicap des étudiant(e)s de la formation professionnelle supé­rieure en arguant qu’il est juste de ne plus leur donner de bourse parce qu’ils ont déjà travaillé et peut-être économisé de l’argent. Mais les cantons se montrent beaucoup trop rigoureux dans la pratique. La grande majorité des pères et des mères qui veulent continuer à se former professionnellement ne le peuvent que s’ils ont le soutien de leur famille ou d’ami(e)s. Ou alors, ils s’endettent. L’initiative propose un système de bourses d’études qui tient compte de chaque situation individuelle. Ainsi, les étudiant(e)s de la formation profes­sionnelle supérieure pourront plus facilement accéder à des bourses. 
</p><h3>L’égalité des chances, pas la loterie cantonale&nbsp;!</h3><p>Dans l’actuel système des bourses d’études, la Confédération ne joue qu’un rôle secon­daire. Les cantons font tout et n’importe quoi comme bon leur semble. Par exemple, celui de Berne a baissé de 54 à 27 millions par an ses dépenses en matière de bourses ces vingt dernières années. Par contre, celui de Vaud a fait passer les siennes de 11 à 51 millions pendant le même laps de temps. C’est évident&nbsp;: selon l’endroit où l’on vit, l’aide fournie est assez généreuse ou très misérable. Ce n’est pas juste. L’initiative mettra fin à ces inégalités. Elle veut harmoniser le système des bourses au plan national. 
</p><h3>Tout le monde parle de pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Grâce à l’initiative sur les bourses d’études, on fera un pas concret pour y remédier.</h3><p>Les expressions-clés que sont «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;» ou «&nbsp;offensive de qualification&nbsp;» sont dans toutes les bouches. Mais comment avoir plus de main-d’œuvre qualifiée&nbsp;? D’abord en faisant en sorte que les jeunes qui veulent se qualifier le puissent. Or, c’est précisément ce que veut l’initiative. Quiconque est suffisamment armé pour accroître ses qualifications doit pouvoir le faire. Toutefois, des milliers de personnes ne le peuvent pas pour des raisons financières. Augmenter les bourses y aidera. On fera ainsi un pas durable vers la suppression de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.
</p><h3>Des bourses pour concilier vie professionnelle, vie familiale…. et formation&nbsp;!</h3><p>Aujourd’hui, on n’arrête plus de se former à 25 ans… une spécialisation ou une recon­version s’impose au moins une fois durant la vie active&nbsp;! Hélas, les contraintes profes­sionnelles et familiales sont devenues si dures que presque plus personne ne parvient à concilier tout à la fois. «&nbsp;La formation continue relève de la responsabilité individuelle&nbsp;», clament haut et fort nos responsables économiques. Cessons de nous demander l’impos­sible… Exigeons des responsables un système de bourses adapté aux temps modernes, qui garantisse l’accès à la formation, aux femmes et hommes, durant toute la vie active&nbsp;!
</p><h3>Les bourses d’études réduisent la durée de la formation, empêchent les pseudo-stages et permettent aux jeunes d’entrer plus tôt dans le monde du travail.</h3><p>Le monde du travail se fait toujours plus exigeant. Aujourd’hui, des qualifications qui permettaient autrefois d’exercer une profession ne suffisent plus. D’où une course aux diplômes, ces sésames devenus indispensables. Aujourd’hui, près de 40&nbsp;% des personnes de plus de 25 ans exerçant une activité lucrative ont en Suisse une formation supérieure (professionnelle et/ou académique). Partout la durée des formations s’est allongée. Pour pouvoir s’en sortir, toujours plus de jeunes doivent trouver des petits boulots ou des stages qui sont autant d’emplois précaires. Cette réalité fait obstacle à une formation continue approfondie. Avec des bourses d’études correctes, les étu­diant(e)s pourront mieux se concentrer sur leurs examens et leur retour rapide sur le marché du travail. «&nbsp;Du personnel qualifié le plus vite possible&nbsp;», c’est ce que réclament les milieux économiques. Aujourd’hui, ils peuvent, avec cette initiative, faire quelque chose pour que cela arrive.
</p><h5>La teneur de l’initiative</h5><p>I. La Constitution fédérale est modifiée comme suit:
</p><p>Art. 66 Aides à la formation
</p><p>1 La législation relative à l’octroi d’aides à la formation destinées aux étudiants des hautes écoles et des autres institutions d’enseignement supérieur et au financement de ces aides relève de la compétence de la Confédération. Celle-ci tient compte des intérêts des cantons.
</p><p>2 Les aides à la formation garantissent un niveau de vie minimal pendant toute la durée d’une première formation tertiaire reconnue. Dans les filières qui connaissent les degrés de bachelor et de master, la première formation tertiaire reconnue comprend ces deux de­grés, qui peuvent être obtenus dans des hautes écoles de type différent.
</p><p>3 La Confédération peut verser aux cantons des contributions pour l’octroi d’aides à la formation à d’autres niveaux d’enseignement. Elle peut promouvoir, en complément de mesures cantonales et dans le respect de l’autonomie cantonale en matière d’instruction publique, l’harmonisation intercantonale des aides à la formation.
</p><p>4 L’exécution des dispositions relatives aux aides à la formation incombe aux cantons, dans la mesure où elle n’est pas réservée à la Confédération par la loi. Les cantons peu­vent octroyer des aides à la formation plus élevées que le montant des aides prévues par la Confédération.
</p><p>II. Les dispositions transitoires de la Constitution sont modifiées comme suit:
</p><p>Art. 197, ch. 8 (nouveau)
</p><p>8. Disposition transitoire ad art. 66 (Aides à la formation)
</p><p>1 Si les lois d’application afférentes ne sont pas entrées en vigueur dans les quatre ans à compter de l’acceptation de l’art. 66, al. 1 à 4, par le peuple et les cantons, le Conseil fé­déral promulgue provisoirement les dispositions d’application nécessaires par voie d’or­donnance.
</p><p>2 En cas d’exécution provisoire par voie d’ordonnance, le niveau de vie minimal se cal­cule:
</p><p> a. d’après la couverture des besoins de base conformément aux directives de la Confé­rence suisse des institutions d’action sociale, et<br> b. d’après les coûts de la formation.
</p><h5><span>Plus sur le sujet</span></h5><p><a href="http://www.vss-unes.ch/stipendieninitiative/?lang=fr" class="external-link-new-window">Tous au sujet de l'initiative sur les bourses d'études : site de l'UNES</a>&nbsp;
</p><p><a href="http://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/suisse/article/details/trois-fois-oui-pour-une-suisse-plus-juste-et-plus-sociale/" class="external-link-new-window">Trois fois OUI pour une Suisse plus juste et plus sociale</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2193</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2015 08:57:00 +0200</pubDate><title>Il serait grotesque d’assujettir l’aide sociale à l’impôt</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-serait-grotesque-d-assujettir-l-aide-sociale-a-l-impot</link><description>L’USS salue la décision de la Commission de l’économie du 
Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national s’est clairement prononcée contre une motion déposée par son homologue du Conseil des États visant à ce que les prestations d’assistance versées sur fonds publics et privés ainsi que les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI soient soumises à l’impôt sur le revenu et que, parallèlement, les personnes disposant du minimum vital bénéficient d’allègements fiscaux.
</p><p>Il est évident qu’assujettir ces prestations d’assistance ferait finalement baisser le niveau du minimum vital dans l’aide sociale et les PC. Ainsi, la situation déjà précaire des bénéficiaires de l’aide sociale et des PC se dégraderait encore plus. En contrepartie, on ne générerait que de modestes recettes fiscales supplémentaires qui seraient en contradiction avec le principe de l’imposition en fonction de la capacité économique, ce qui entraînerait en plus des charges administratives considérables. 
</p><p>La mesure ne donnerait pas non plus d’impulsion à l’emploi des personnes aidées. L’écrasante majorité des bénéficiaires de PC n’a, en raison d’un âge élevé ou d’une invalidité totale, absolument aucun potentiel d’activité lucrative et, concernant les bénéficiaires de l’aide sociale, il faut en premier lieu, pour qu’ils exercent une activité lucrative, qu’il y ait des possibilités d’emploi.
</p><p> C’est pourquoi l’USS est persuadée que la Chambre du peuple suivra sa commission et enterrera cette motion.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2194</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2015 08:16:00 +0200</pubDate><title>D’abord davantage de protection et moins de discriminations</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/d-abord-davantage-de-protection-et-moins-de-discriminations</link><description>L’USS exige un programme de mesures pour les travailleurs et travailleuses âgés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans certaines branches, les travailleurs et travailleuses de 55 ans et plus, voire dès 50 ans, sont plus souvent licenciés aujourd’hui que par le passé. Ils ont ensuite beaucoup plus de difficultés à retrouver un emploi que les jeunes, doivent plus souvent accepter des emplois précaires ou ont besoin, une fois arrivés en fin de droit, de l’aide sociale, ce qui a d’importantes pertes en matière de rentes de vieillesse. Selon Daniel Lampart, le premier secrétaire et économiste en chef de l’Union syndicale suisse (USS), tout cela a pour effet que celles et ceux qui travaillent encore craignent eux aussi toujours plus pour leur emploi.</p><p>Contre l’exclusion croissante des travailleurs et travailleuses âgées, l’USS a présenté aujourd’hui un programme détaillé de mesures à prendre. Au centre de ces mesures se trouve, selon Paul Rechsteiner, le président de l’USS, la protection insuffisante contre le licenciement de ces collaborateurs et collaboratrices méritants de longue date&nbsp;: «&nbsp;Si (le tabou du licenciement des collaborateurs et collaboratrices méritants de longue date) a disparu, il faut mettre alors en place une protection efficace contre le licenciement des travailleurs et travailleuses âgés occupés dans l’entreprise depuis longtemps.&nbsp;» L’interdiction de discriminer demandée, qui doit, d’une part, s’appliquer au recrutement de personnel, mais, de l’autre, exige aussi l’égalité de traitement des salarié(e)s âgés en matière de position dans l’entreprise, de formation continue et de rémunération, a également une fonction de protection. En outre, les travailleurs et travailleuses âgés doivent recevoir leur avoir du 2e pilier et ne plus perdre leur droit à une rente s’ils tombent au chômage juste avant d’avoir atteint l’âge de la retraite.</p><p>Vania Alleva, coprésidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, a aussi demandé à ce que les revendications des travailleurs et travailleuses âgés soient une fois pour toutes prises au sérieux. De nombreuses branches comme le second œuvre ou la coiffure, ainsi que l’hôtellerie n’occupent que peu de travailleurs et travailleuses âgées. Dans les branches du textile et de la mode, on constate même un certain «&nbsp;jeunisme&nbsp;». Les 50 à 59 ans ont été la seule catégorie d’âge à avoir dit en majorité oui à l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». Selon Vania Alleva, il faut davantage et non moins de protection pour l’ensemble des salarié(e)s de Suisse, surtout pour les plus âgés. C’est pourquoi il est faux, estime-t-elle, de renvoyer le renforcement des mesures d’accompagnement aux calendes grecques.</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 ou 079 660 36 14</li></ul><h5>les interventions</h5><ul><li>Paul Rechsteiner</li><li>Daniel Lampart</li><li>Vania Alleva</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2187</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2015 10:48:00 +0200</pubDate><title>Nouvelles propositions pour une revalorisation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/nouvelles-propositions-pour-une-revalorisation</link><description>Titres de la formation professionnelle supérieure</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États a refusé en décembre 2014 – rejoignant sur ce point totalement l’USS – l’introduction d’un «&nbsp;bachelor/master professionnel&nbsp;» dans la formation professionnelle supérieure. L’USS a toutefois toujours insisté sur le fait qu’il fallait faire de nouvelles propositions pour améliorer les titres de la formation professionnelle supérieure. Il faut toutefois respecter son orientation axée sur la pratique et la perméabilité entre la formation professionnelle de base et la formation professionnelle supérieure. Ces travaux sont désormais en cours.</p><p>L’opiniâtreté de l’USS a payé. Le Conseil des États ne s’est pas contenté de simplement refuser la motion Aebischer sur l’introduction d’un «&nbsp;bachelor/master professionnel&nbsp;» dans la formation professionnelle supérieure. La Chambre haute a en même temps transmis un postulat de commission qui a repris la grande majorité des demandes de l’USS. Une table ronde a ensuite eu lieu en février où les principaux acteurs&nbsp; de la formation professionnelle étaient représentés. Pour la première fois depuis longtemps, on a pu mener des discussions sur les titres de la formation professionnelle supérieure sérieuses et libres de toute influence exercée par les modèles de pensée typiques des hautes écoles.
</p><p>De nouvelles voies se dessinent
</p><p>En présence d’un expert de la formation de l‘OCDE, on nous a montré quelles voies nous pouvions emprunter pour dénommer les diplômes de la formation professionnelle supérieure selon les standards internationaux, sans toutefois que leur caractère unique n’en souffre. L’accent a été mis sur le fait que les désignation de la profession ont une plus grande importance dans la formation professionnelle supérieure que dans les hautes écoles, où le titre académique a tendance à primer. Le titre de «&nbsp;licensed nurse&nbsp;» désignerait par exemple le fait qu’une infirmière a obtenu un diplôme reconnu qui l’autorise à exercer sa profession dans son pays et qu’elle est inscrite à un registre professionnel. Le «&nbsp;certified carpenter&nbsp;» correspond à un diplôme reconnu par la branche («&nbsp;certificat délivré par une association&nbsp;»). Les titres de profession devraient encore être complétés pour préciser la forme et le niveau du diplôme (p. ex. «&nbsp;licensed nurse with federal diploma of higher education&nbsp;»). Ce n’est que dans le supplément descriptif au diplôme que le «&nbsp;type&nbsp;» de formation sera indiqué («&nbsp;professional education&nbsp;» versus formation académique). Ces solutions seraient applicables aux examens professionnels fédéraux autant qu’aux hautes écoles spécialisées.
</p><p>Tous les acteurs présents ont accepté les nouvelles pistes qui se dessinent ainsi. Des propositions seront développées ces prochains mois avec les partenaires de la formation professionnelle. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2188</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2015 16:42:00 +0200</pubDate><title>Mesures d’accompagnement: double jeu du Conseil fédéral?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mesures-d-accompagnement-double-jeu-du-conseil-federal</link><description>Améliorations nécessaires gelées</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral s’est prononcé la semaine dernière en faveur d’une augmentation des amendes en cas de sous-enchère salariale de 5000 à 30&nbsp;&nbsp;000 francs. Voilà au moins un pas qui va dans la bonne direction. Mais, d’autre part, il a renvoyé la mise en œuvre de cette décision aux calendes grecques, en tout cas pas avant les élections fédérales. Le Parlement ne statuera, si tel devait vraiment être le cas, sur ces amendes plus élevées qu’après la consultation sur la Loi sur le travail au noir, soit début 2016 seulement. Quant à toutes les autres améliorations nécessaires pour protéger les salaires, elles ont été gelées par le Conseil fédéral.&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p><p>Les salarié-e-s qui sont victimes de sous-enchère salariale n’y comprennent plus rien. Des amendes de 5000 francs sont bien trop basses. Plus d’un employeur va faire le calcul&nbsp;: avec des amendes aussi basses, la sous-enchère salariale est rentable.&nbsp; Pour pouvoir sévir contre les employeurs sans scrupules qui font de la sous-enchère salariale et usent d’astuces déloyales pour contourner les conditions de travail minimales, il faut enfin instaurer des mesures efficaces. 
</p><p>Le Conseil fédéral fait le jeu de ceux qui exercent de la sous-enchère salariale et de leurs relais au Parlement. Sous l’impulsion de l’UDC, une coalition d’employeurs a vu le jour à droite qui veut non seulement empêcher toute amélioration de la protection des salarié-e-s, mais aussi carrément démanteler les mesures de protection. Si le Conseil fédéral joue la montre, le danger augmente que cette coalition d’employeurs ne bloque finalement tout.
</p><h3>Barrer la route à ceux qui font de la sous-enchère salariale</h3><p>Les victimes sont celles et ceux qui ont des salaires modestes ou moyens et qui travaillent dans la construction ou l’industrie, mais aussi dans les professions des services, du nettoyage à l’informatique. De nombreux employeurs suisses ou étrangers ne versent pas des salaires suisses. Leur pratiques sont même parfois criminelles quand ils engagent de faux-indépendants ou établissent de fausses fiches de salaires. C’est ce qu’attestent les cas rendus publics ces derniers mois dénonçant des salaires effectifs de 8 à 10 euros de l’heure. Si l’on ne barre pas la route à ceux qui font de la sous-enchère salariale, le niveau des salaires va reculer dans toute la Suisse. La situation s’est déjà dramatiquement aggravée dans les régions frontalières. Elles ressentent fortement les effets du franc fort et au Tessin par exemple, la crise et le taux de chômage élevé en Italie se fait aussi sentir.
</p><p>Les syndicats font depuis longtemps pression pour que les salaires soient mieux protégés, et donc pour un durcissement des mesures d’accompagnement. Or, en plus d’amendes plus élevées, l’arrêt du travail quand un soupçon de sous-enchère salariale pèse clairement ainsi qu’un renforcement des contrôles sont prioritaires. Si les contrôleurs imposent aux entreprises prises sur le fait de sous-payer des salarié-e-s d’arrêter immédiatement les travaux, le dumping cesse aussitôt. Aucun maître d’ouvrage ne va prendre le risque de mettre sens dessus dessous la planification et l’organisation de son chantier et ainsi provoquer un chaos total à cause d’un cas de sous-enchère salariale. Il va donc d’abord s’assurer que les conditions de travail sont en règle. 
</p><h3>Il est faux d’attendre </h3><p>Le Conseil fédéral a argumenté qu’il voulait attendre la décision sur la loi d’application de l’initiative contre l’immigration de masse avant de parler du renforcement des mesures d‘accompagnement. Cette position est fausse à plus d’un égard. Si la population a l’impression que les salaires suisse sont menacés, la méfiance envers les Accords bilatéraux augmentera. Un éventuel référendum n’aurait alors plus guère de chance de succès. Les contingents ne peuvent remplacer les contrôles des salaires et les amendes du fait que les employeurs feraient travailler plus de monde au noir. Les statistiques salariales montrent que la main d’œuvre sans passeport suisse était plus mal payée sous l’ancien régime des contingents. En outre, avec son «&nbsp;concept de mise en œuvre&nbsp;», le Conseil fédéral alimente même le dumping salarial&nbsp;: alors que les postes fixes occupés par de la main-d’œuvre étrangère seraient limités pour les employeurs suisses, les entreprises étrangères qui versent de bas salaires ainsi que le personnel temporaire auraient toujours un accès illimité au marché du travail (pas de limitation pour les travailleurs détachés, à savoir pour les embauches allant jusqu’à 90 jours). Cela conduit inéluctablement à une augmentation des pressions sur les salaires, du fait que les permis de courte durée sont particulièrement difficiles à contrôler alors que c’est là que le risque de sous-enchère salariale est le plus élevé. 
</p><p>On a promis à la population suisse de verser des salaires suisses en Suisse. Les syndicats exigent que cette promesse soit tenue. Les amendes doivent être aussi rapidement que possible majorées, les cantons doivent pouvoir arrêter les travaux sur demande des contrôleurs quand un soupçon de sous-enchère pèse et les contrôles doivent être renforcés. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2185</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2015 11:40:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette les énormes cadeaux fiscaux destinés aux entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-rejette-les-enormes-cadeaux-fiscaux-destines-aux-entreprises</link><description>Troisième réforme de l’imposition des entreprises : la position de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une fois de plus, le Conseil fédéral entend, à la faveur de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), faire des cadeaux démesurés aux entreprises et aux actionnaires. L’Union syndicale suisse (USS) rejette ces baisses d’impôt disproportionnées. Les entreprises ont déjà bénéficié par le passé de privilèges fiscaux énormes et participent donc toujours moins au financement des services publics. Les propositions du Conseil fédéral vont accentuer la pression qui s’exerce sur les finances publiques. Pour le seul budget de la Confédération, cela représentera, selon le Conseil fédéral, une perte de 1,1 milliard de francs. Programmes d’austérité et démantèlement des prestations en seront les conséquences. Et finalement, les salarié(e)s ordinaires paieront une fois de plus l’addition. Cela, d’autant plus si le Conseil fédéral renonce à introduire un impôt sur les gains en capital grâce auquel les actionnaires auraient endossé une partie de la facture. 
</p><p>La suppression des réglementations spéciales pour les entreprises (sociétés de holding et sociétés mixtes) est nécessaire. L’USS la soutient. On ne peut cependant pas accepter que le Conseil fédéral n’ait jamais livré d’analyse approfondie des conséquences économiques de la suppression des réglementations spéciales des cantons. Une telle analyse montrerait en effet que les effets de l’abandon de ces dernières – si tant est qu’il ait lieu – doivent être atténués au moyen de mesures transitoires, par exemple par la «&nbsp;prise en compte&nbsp;» et ensuite l’amortissement des réserves latentes. Cela permettra de maintenir pour les entreprises pendant dix ans au moins l’actuelle faible charge fiscale.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2184</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2015 16:27:00 +0200</pubDate><title>Histoire d’une affiche</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/histoire-d-une-affiche</link><description>Hommage à Hans Erni</description><content:encoded><![CDATA[<p> Certes, l'USS n'est ni un musée ni un Centre d'arts visuels. De ce fait, nous ne saurions faire un éloge fondé sur les qualités artistiques de Hans Erni et laissons aux spécialistes le soin de rappeler sa modernité, son style si particulier, immédiatement reconnaissable. C'est à celui qui marqua la campagne de 1947 pour l'introduction de l'AVS par son inoubliable affiche que l'USS tient à rendre hommage. 
</p><p>Lors de sa séance du 25 octobre 1946, le Comité de l'USS décida, sur proposition du secrétraire générale de l'ssp, Hans Oprecht, de mandater le déjà très célèbre Hans Erni pour l'élaboration d'une affiche. Déclinée en trois langues, en affiches, en flyers, en dépliants et en deux versions, la peinture réalisée par Hans Erni devint le symbole de l'AVS. Un homme jeune, un des frères de l'artiste, lui servit de modèle, regarde vers l'avenir d'un air serein. Sur la version tirée au format mondial, un homme âgé, son père, lit paisiblement tandis que dans l'autre version, une femme se délasse en tricotant. Force et douceur émanent de cette image empreinte d'humanisme.
</p><p>Rarement une affiche fut aussi unanimement appréciée : les écoles professionnelles, les écoles des arts et métiers et, bien entendu les syndicats en ont redemandé après les votations mêmes, tant et si bien que l'USS en édita une version sans texte, avec cadres " Hans Erni " produits pour cette occasion, uniquement destinée à la décoration et aux souvenirs. Nous publions ici encore une fois cette magnifique affiche dans ses deux versions, à savoir aussi celle, moins connue, qui représente la mère de Hans Erni.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2183</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2015 15:58:00 +0200</pubDate><title>Trois fois OUI pour une Suisse plus juste et plus sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/trois-fois-oui-pour-une-suisse-plus-juste-et-plus-sociale</link><description>Les recommandations de l’USS pour la votation populaire du 14 juin</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Soulager les revenus – Renforcer l’AVS&nbsp;: OUI à la réforme de la fiscalité successorale</h3><p>L’heure est venue de créer un impôt national sur les successions. La Suisse connaît en effet la plus grande concentration de la fortune de tous les pays de l’OCDE. Les 2&nbsp;% des contribuables les plus riches possèdent autant de fortune que les 98&nbsp;% restants. Et parce qu’en Suisse, ils peuvent hériter de leurs énormes fortunes sans avoir à payer d’impôt, la concentration de ces dernières ne cesse de croître. C’est pourquoi l’USS, le PS, le PEV et les Verts ont lancé l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;». L’impôt sur les successions n’est pas une idée révolutionnaire, mais fait partie de ce modèle de réussite qu’est la Suisse et qui a permis, jusqu’à 15 ans en arrière, de compenser quelque peu la répartition inégale de la fortune dans tous les cantons, sauf celui de Schwytz. Il est équitable et libéral. En effet, ceux qui héritent de millions, voire de milliards de francs sans avoir rien fait du tout pour cela doivent aussi payer des impôts, tout comme les salarié(e)s ordinaires en paient sur leurs salaires et les retraité(e)s sur leurs rentes AVS. 
</p><p>La réforme de la fiscalité successorale prévoit une franchise de 2 millions de francs. Les petites et les moyennes fortunes ne seront donc pas assujetties à l’impôt, afin que les classes inférieures et moyennes de la société puissent continuer à constituer des fortunes. 
</p><p>Les trois principaux arguments en faveur du OUI sont les suivants :</p><ul><li>L’impôt sur les successions soulagera les revenus ordinaires&nbsp;: grâce à lui, les caisses de l’AVS et des cantons recevront trois milliards de francs environ. La charge des salarié(e)s ordinaires s’en trouvera allégée. En l’absence de descendants directs, des cantons imposent jusqu’à 49&nbsp;% les petits héritages. Demain, tous les héritages inférieurs à deux millions échapperont à l’impôt.</li></ul><ul><li><span>L’impôt sur les successions ne concernera pas les maisons familiales. Par succession, deux millions seront exonérés de l’impôt. Un couple pourra par exemple hériter de la maison familiale jusqu’à une valeur de quatre millions de francs sans payer d’impôt.</span></li><li><span>L’impôt sur les successions renforcera l’AVS. Chaque année, il apportera deux milliards de francs à cette assurance. Cela la renforcera et diminuera le besoin d’un financement additionnel, comme par exemple via la TVA.</span></li></ul><h3>OUI à une redevance radio-TV moins chère </h3><p>Internet bouleverse certaines branches. Surtout celle des médias. Smartphone, télévision en ligne &amp; Co ont radicalement modifié notre consommation de médias. Nous écoutons la radio en route sur son portable. Nous regardons toujours moins les émissions de télévision sur notre téléviseur traditionnel, mais à partir d’offres en ligne, sur notre téléphone intelligent ou sur notre ordinateur. Presque tout le monde possède de tels appareils, mais tous ne s’annoncent pas et ne paient donc pas la redevance. C’est injuste et a pour effet que le financement de la radiodiffusion et de la télédiffusion s’effondrera à moyen terme. La redevance dite «&nbsp;indépendante des appareils&nbsp;» sera d’un grand secours ici. Elle est juste et synonyme d’importants avantages. Son prix diminuera de 462 francs aujourd’hui pour passer à 400 francs demain par année. Car le nouveau système sera moins bureaucratique. Les contrôles irritants des ménages privés et des entreprises et la chasse aux auditeurs et téléspectateurs pirates disparaîtront, tout comme les procédures d’inscription et de désinscription en cas de déménagement. Les bénéficiaires de prestations complémentaires de l’AVS/AI et les personnes qui vivent dans un home continueront à être exonérés de la redevance. La plupart des entreprises en profiteront aussi. 75&nbsp;% d’entre elles ne paieront rien du tout et 9&nbsp;% paieront moins qu’aujourd’hui. Grâce à la redevance, la diversité et l’indépendance des médias électroniques publics et privés sera garantie. C’est important, car la radio et la télévision fournissent une contribution importante à la cohésion entre les quatre régions linguistiques du pays et à la formation de l’opinion politique de la population. Sans nouvelle réglementation, radio et télévision s’affaibliraient, tant les offres de la SSR que celles des émetteurs privés.
</p><h3>Initiative sur les bourses&nbsp;: oui parce qu’elle favorisera la perméabilité sociale </h3><p>L’Union syndicale suisse (USS) dit oui à l’initiative sur les bourses d’études. Cette initiative entend apporter plus d’aide à plus de personnes désireuses de se former. Il serait ainsi plus facile non seulement aux enfants dont les parents ont déjà étudié, mais aussi à ceux des couches sociales en marge de la formation d’accéder à une formation supérieure.
</p><p> En outre, la formation supérieure englobe aussi la formation professionnelle supérieure (examens professionnels et professionnels supérieurs, écoles supérieures). Et les personnes qui veulent parfaire leur formation professionnelle profiteraient également de l’initiative. Aujourd’hui, ils ont précisément souvent des problèmes pour toucher des bourses correctes de leurs cantons parce que ceux-ci prennent très fréquemment prétexte d’une activité lucrative antérieure pour ne pas leur octroyer de bourses. De plus, l’initiative sur les bourses d’études aidera concrètement à remédier à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. La personne qui dispose des bagages suffisants pour se qualifier doit se qualifier. Or beaucoup ne le peuvent pas, faute de moyens financiers. C’est justement là que de meilleures bourses d’études seraient d’un grand secours.
</p><h3>Aucune recommandation </h3><p>L'USS ne donne aucune recommandation de vote concernant le diagnostic préimplantatoire (modification de la disposition constitutionnelle sur la procréation médicalement assistée et le génie génétique).
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2182</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2015 14:21:00 +0200</pubDate><title>Évolution des effectifs de l’USS l’an dernier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-de-l-uss-l-an-dernier</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2014, l'Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 363 341 membres. En une année, la faîtière syndicale de loin la plus grande du pays avait donc perdu 3 502 membres par rapport à 2013, soit un recul de 0,95 %, le nombre d'organisations affiliées restant inchangé (16). 
</p><p>Les effectifs féminins de l'USS ont à nouveau augmenté (393). Leur part est en effet passée de 28,9 à 29,3 % en une année.
</p><p>Des 16 fédérations de l'USS, 2 ont vu leurs effectifs augmenter en 2014. Unia compte désormais près de 200 000 membres, 375 de plus, confirmant son impressionnante progression de ces dernières années. Nautilus (marins) aussi a progressé l'an dernier, tous les autres syndicats enregistrant un recul.
</p><p>Syndicom explique le sien avant tout par les mutations structurelles qui touchent l'industrie graphique. En outre, il n'est pas encore parvenu à se positionner de manière à pouvoir recruter de nouveaux membres dans la branche de la communication et des médias. Grâce à des efforts soutenus, le SEV a réussi à légèrement augmenter le nombre de ses membres actifs, mais cela n'a pas permis de compenser les décès enregistrés.
</p><h2>Effectifs des fédérations membres de l'USS à fin 2014</h2><h3>&nbsp;</h3><table><thead><tr><th scope="col">Fédération</th><th class="align-center" scope="col">2014</th><th class="align-center" scope="col">2013</th><th class="align-center" scope="col">Femmes 2014</th></tr></thead><tfoot><tr><td><b>Total</b></td><td class="align-right"><b>363 341</b></td><td class="align-right"><b>366 843</b></td><td class="align-right"><b>106 523</b></td></tr><tr><td><b>+/- 2013/14 total</b></td><td class="align-right"><b>-3 502</b></td><td></td><td></td></tr><tr><td><b>+/- 2013/14 Femmes</b></td><td class="align-right"></td><td></td><td class="align-right"><b>+393</b></td></tr></tfoot><tbody><tr><td>Unia</td><td class="align-right">199 828</td><td class="align-right">199 453</td><td class="align-right">46 801</td></tr><tr><td>SEV</td><td class="align-right">42 838</td><td class="align-right">43 393</td><td class="align-right">9 113</td></tr><tr><td>syndicom</td><td class="align-right">37 555</td><td class="align-right">39 182</td><td class="align-right">11 598</td></tr><tr><td rowspan="1">ssp</td><td rowspan="1" class="align-right">35 429</td><td rowspan="1" class="align-right">36 112</td><td rowspan="1" class="align-right">18 975</td></tr><tr><td>SIT</td><td class="align-right">9 960</td><td class="align-right">10 092</td><td class="align-right">4 734</td></tr><tr><td>APC</td><td class="align-right">9 441</td><td class="align-right">9 615</td><td class="align-right">2 434</td></tr><tr><td>ASEB</td><td class="align-right">8 011</td><td class="align-right">8 092</td><td class="align-right">2 541</td></tr><tr><td>AvenirSocial</td><td class="align-right">3 707</td><td class="align-right">3 749</td><td class="align-right">2 544</td></tr><tr><td>SSPM</td><td class="align-right">3 586</td><td class="align-right">3 710</td><td class="align-right">2 169</td></tr><tr><td rowspan="1">Garanto</td><td rowspan="1" class="align-right">3 575</td><td rowspan="1" class="align-right">3 618</td><td rowspan="1" class="align-right">454</td></tr><tr><td>SSM</td><td class="align-right">3 051</td><td class="align-right">3 212</td><td class="align-right">1 860</td></tr><tr><td>Kapers</td><td class="align-right">2 520</td><td class="align-right">2 713</td><td class="align-right">1 856</td></tr><tr><td>USDAM</td><td class="align-right">1 746</td><td class="align-right">1 799</td><td class="align-right">683</td></tr><tr><td>SBKV</td><td class="align-right">1 208</td><td class="align-right">1 248</td><td class="align-right">677</td></tr><tr><td>Nautilus</td><td class="align-right">869</td><td class="align-right">809</td><td class="align-right">75</td></tr><tr><td>New Wood</td><td class="align-right">17</td><td class="align-right">46</td><td class="align-right">9</td></tr><tr></tr></tbody></table><h5>Renseignements</h5><ul><li>Ewald Ackermann 031 377 01 09 oder 079 660 36 14</li></ul><h3>&nbsp;</h3><h3>&nbsp;</h3><h3>Abréviations</h3><p><b>APC :</b> Association du personnel de la Confédération, <b>ASEB :</b> Association suisse des employés de banque, <b>AvenirSocial :</b> Professionnels du travail social Suisse, <b>Garanto :</b> Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière, <b>Kapers :</b> Association du personnel de cabine, <b>Nautilus :</b> Syndicat des marins et des professions apparentées, <b>New Wood :</b> Syndicat des employé(e)s de l'ONU à Genève, <b>SBKV :</b> Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique), <b>SEV :</b> Syndicat du personnel des transports, <b>SIT :</b> Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs, <b>SSM :</b> Syndicat suisse des mass médias, <b>ssp :</b> Syndicat suisse des services publics, <b>syndicom :</b> Syndicat des médias et de la communication, <b>SSPM : </b>Société suisse de pédagogie musicale, <b>Unia :</b> Unia. Le syndicat <b>USDAM :</b> Union suisse des artistes musiciens</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2181</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2015 17:26:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zum Bundesgesetz über das Schuldner- und das Zahlstellenprinzip bei der Verrechnungssteuer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zum-bundesgesetz-ueber-das-schuldner-und-das-zahlstellenprinzip-bei-der-verrechnungssteuer</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur auf deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2180</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2015 15:38:00 +0200</pubDate><title>Les jeunes risquent de pâtir du franc fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-jeunes-risquent-de-patir-du-franc-fort</link><description>Sommet national de la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS se félicite du résultat du sommet national de la formation professionnelle. La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux se sont engagés à signer un nouvel accord visant à garantir une place de formation aux jeunes sortant de l’école obligatoire. «&nbsp;Nous ne savons pas encore quel sera l’impact du franc fort sur les places d’apprentissage», s’inquiète Paul Rechsteiner, président de l’USS. «&nbsp;Les jeunes sont l’avenir du pays. Il est donc essentiel que nous nous fixions maintenant de nouveaux objectifs afin de leur garantir une formation dans le futur.&nbsp;»
</p><p> Pour l’USS, les efforts ne doivent cependant pas s’arrêter là. De plus en plus de travailleurs sont touchés par le chômage, y compris ceux qui bénéficient d’une longue expérience. C’est pourquoi, l’USS attend de la Confédération qu’elle investisse au minimum 100 millions supplémentaires par année pour la formation professionnelle supérieure. Elle estime également urgent d’améliorer les conditions-cadre pour les travailleurs et travailleuses âgés.
</p><h5>renseignements&nbsp;</h5><p>&nbsp;Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2179</guid><pubDate>Mon, 30 Mar 2015 16:46:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur multilateralen Vereinbarung der zuständigen Behörden über den automatischen Informationsaustausch über Finanzkonten und zum Bundesgesetz über den internationalen automatischen Informationsaustausch (AIA) in Ste</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-multilateralen-vereinbarung-der-zustaendigen-behoerden-ueber-den-automatischen-informationsaustausch-ueber-finanzkonten-und-zum-bundesgesetz-ueber-den-internationalen-automatischen-informationsaustausch-aia-in-ste</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur in deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2178</guid><pubDate>Mon, 30 Mar 2015 16:38:00 +0200</pubDate><title>Genehmigung und Umsetzung des Übereinkommens des Europarats und der OECD über die gegenseitige Amtshilfe in Steuersachen (Amtshilfeübereinkommen) - Vernehmlassung</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/genehmigung-und-umsetzung-des-uebereinkommens-des-europarats-und-der-oecd-ueber-die-gegenseitige-amtshilfe-in-steuersachen-amtshilfeuebereinkommen-vernehmlassung</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur in deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2177</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 15:49:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassung Parl. Initiative 11.489, Aufhebung von Artikel 293 StGB</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vernehmlassung-parl-initiative-11-489-aufhebung-von-artikel-293-stgb</link><description>N&#039;existe qu&#039;en allemand/nur in deutsch</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2176</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 15:02:00 +0100</pubDate><title>Prolongation de la validité de la loi fédérale sur la coopération avec les États d’Europe de l’Est : procédure de consultation </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/prolongation-de-la-validite-de-la-loi-federale-sur-la-cooperation-avec-les-etats-d-europe-de-l-est-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2175</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 13:53:00 +0100</pubDate><title>Consultation sur la révision de la loi sur la formation professionnelle (LFPr)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-la-revision-de-la-loi-sur-la-formation-professionnelle-lfpr</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2174</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 12:29:00 +0100</pubDate><title>Modification de l’OLCC (adaptation du taux d’intérêt maximum des crédits à la consommation) : procédure de consultation </title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/modification-de-l-olcc-adaptation-du-taux-d-interet-maximum-des-credits-a-la-consommation-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-2173</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 12:07:00 +0100</pubDate><title>Contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative populaire « Pour la sécurité alimentaire » : Procédure de consultation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/contre-projet-du-conseil-federal-a-l-initiative-populaire-pour-la-securite-alimentaire-procedure-de-consultation</link><description>N&#039;existe qu&#039;en français/nur französisch verfügbar</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2172</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 11:01:00 +0100</pubDate><title>Dossier 109 : Un projet européen disputé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-109-un-projet-europeen-dispute</link><description>Les débats de politique européenne des syndicats depuis les années 70
N&#039;existe qu&#039;en français. Existiert nur auf Französisch.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2170</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2015 08:49:00 +0100</pubDate><title>La commission du Conseil des États ne prend pas au sérieux les inquiétudes de nombreux retraités et retraitées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-des-etats-ne-prend-pas-au-serieux-les-inquietudes-de-nombreux-retraites-et-retraitees</link><description>Initiative AVSplus : l&#039;USS commente la décision de la CSSS-E</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États (CSSS-E) ne prend pas au sérieux les inquiétudes de nombreux retraité(e)s et refuse lamentablement une hausse des rentes de toute urgence nécessaire, comme le propose l’initiative populaire AVSplus. Sa majorité ne veut pas savoir que l’actuel niveau des rentes est insuffisant pour les personnes à bas ou moyen revenu, notamment de nombreuses femmes. Et elle est prête à accepter qu’à l’avenir, encore plus de retraité(e)s dépendent des prestations complémentaires.
</p><p>La situation des personnes sans 2e pilier ou dont le 2e pilier est extrêmement modeste devient précaire. C’est surtout vrai pour les femmes, mais aussi pour les salarié(e)s qui prendront leur retraite ces 15 prochaines années. Ces dernières années, ils ont dû subir des coupes dans leur prévoyance professionnelle (2e pilier). Ceux qui souffriront le plus sont avant tout les travailleurs et travailleuses âgés qui, après avoir perdu leur emploi, n’en retrouvent plus, perdant les années de cotisation les plus importantes et condamnés ainsi à toucher une piètre rente du 2e pilier. 
</p><p>Mais les salarié(e)s dont la carrière professionnelle a été normale ne roulent de loin pas sur l’or. Un électricien dont le dernier salaire se montait à environ 5&nbsp;000 francs doit se contenter, une fois à la retraite, de moins de 3&nbsp;500 francs de rente (1er et 2e piliers). Et la vendeuse qui gagnait tout juste 4&nbsp;000 francs devra même se satisfaire de moins de 3&nbsp;000 francs. Pour elle aussi, le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;» n’est pas rempli.
</p><p>Contrairement à ce que prétend la CSSS-E, le rapport coûts-avantages de l’initiative est bon. La rente AVS est la principale source de revenu pour beaucoup de personnes âgées. Pour elles, avoir 200 francs de plus par mois dans le porte-monnaie (350 pour les couples) représente un allégement substantiel. De plus, augmenter les rentes AVS est une mesure bien plus efficace que gonfler le 2e pilier. L’adaptation, depuis longtemps nécessaire, des rentes AVS aux salaires réels peut également être financée. Des quatre milliards de francs estimés que coûterait l’amélioration des rentes, deux seraient déjà couverts avec un impôt national sur les successions. Il serait possible de couvrir 2,2 milliards supplémentaires si l’impôt sur le tabac allait directement et intégralement dans la caisse de l’AVS sans passer par celle de la Confédération. Les pourcentages de salaire prélevés, qui n’ont pas été relevés depuis 1978, ne devraient pas être tabous. 0,6&nbsp;% de salaire devrait suffire pour couvrir les besoins supplémentaires.
</p><p> Si après la CSSS-E, le plénum et, plus tard, le Conseil national, maintiennent cette ligne, l’Union syndicale suisse (USS) et ses partenaires mettront tout en œuvre lors de la votation populaire pour que les personnes dépendantes des prestations complémentaires ne soient pas toujours plus nombreuses et qu’après des années de stagnation, les rentes s’améliorent enfin à nouveau de manière appréciable. Pour les citoyen(ne)s, ce qui sera déterminant, c’est le montant qu’ils pourront compter toucher sous forme de rente.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale de l'USS, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2169</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2015 11:44:00 +0100</pubDate><title>L’USS rejette les scénarios paniques : il faut arrêter de priver l’AVS      de ressources !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-rejette-les-scenarios-paniques-il-faut-arreter-de-priver-l-avs-de-ressources</link><description>Résultat par répartition de l’AVS : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">Que le résultat par répartition de l’AVS soit négatif pour la première fois depuis 1999 n’étonne pas. D’une part, en effet, l’AVS s’est vue privée ces dernières années de 300 à 400 millions de francs par année à cause de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises, car nombre de celles-ci versent toujours plus des dividendes non assujettis à l’AVS au lieu de salaires. D’autre part, le chômage n’a jamais été aussi élevé en Suisse (selon la définition de l’OIT) ce qui diminue les cotisations salariales reçues par l’AVS. De fait, les personnes en fin de droit n’en paient pas et celles versées par les chômeurs et chômeuses baissent nettement.</p><p class="Texte">L’Union syndicale suisse rejette par conséquent énergiquement les scénarios panique assortis de demandes de démantèlement, comme on en entend aujourd’hui à cause des nouveaux chiffres de l’AVS. Le vieillissement de la société est une réalité déjà depuis la création de l’AVS. À cause de la forte augmentation de l’espérance de vie et de la nette baisse des taux de natalité, le rapport cotisant(e)s/bénéficiaires de rentes est passé de 6,5:1 à 3,4:1. Néanmoins, l’AVS reste, avec des réserves de 45 milliards de francs, des plus robustes. Depuis 1975, le nombre des personnes à la retraite, désormais 2 millions, a plus que doublé. Mais les cotisations salariales à l’AVS n’ont plus été relevées depuis lors. Une seule fois pendant ces 40 ans, 1&nbsp;% de TVA a été ajouté. Cela montre que le mécanisme social de financement de cette assurance – des cotisations prélevées sur la totalité des revenus d’une activité lucrative – est extrêmement solide. C’st pourquoi tous les scénarios catastrophe qui s’appuyaient sur l’évolution démographique se sont avérés erronés. </p><p class="Pressenotetitrebref"> Ces prochaines années, l’arrivée à la retraite des classes d’âge à forte natalité nécessitera provisoirement plus de ressources. Ces besoins pourront être surmontés sans problème avec la hausse de la TVA proposée par le Conseil fédéral ou d’autres mesures encore. Si l’activité lucrative augmente fortement, ou si les aberrations entraînées par la deuxième réforme de l'imposition des entreprises sont corrigées, le besoin de recettes supplémentaires se fera moins sentir. Mais retirer encore plus de ressources à l’AVS ne peut pas être une option ici. L’USS s’oppose par conséquent énergiquement à ce que l’on divise par deux (de 2 à 1&nbsp;%), comme le propose le Conseil fédéral dans le cadre du programme de consolidation et de réexamen des tâches (CRT), les taux d’intérêt de la dette de l’AI par rapport à l’AVS.</p><h5><span>renseignements:</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31 (envoyer un texto, il rappellera)</span></li><li><span>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</span></li><li><span>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2168</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2015 13:22:00 +0100</pubDate><title>1er Mai 2015 : quand et où ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2015-quand-et-ou</link><description>Aperçu des manifestations organisées lors de la Fête du travail</description><content:encoded><![CDATA[<div class="news_content"><p>Cette année aussi, une cinquantaine de Fêtes du 1<sup>er</sup> Mai seront organisées dans toute la Suisse. Étant donné la mise en oeuvre de l'initiative "Contre l'immigration de masse", la votation populaire du 14 juin sur l'initiative qui demande un impôt sur les successions, l'initiative AVSplus et le dernier rapport de l'USS sur la répartition des revenus et de la fortune,&nbsp;le 1<sup>er</sup>&nbsp;Mai 2015 est placé sous le slogan «Justice sociale – Pas d'exclusion<span lang="FR"> !</span>».</p><ul><li><a href="https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zDdsCP7v8Rx4.khYl2ONurkZg" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">» Vue d’ensemble mise à jour au fur et à mesure sous forme de carte</a></li><li><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1k9oLQ5h5vQQxzlpfk-S9B4zsHoqYpH-EBQ1OJA6rWzk/edit?usp=sharing" target="finden" title="die" rel="noreferrer">» La même vue d’ensemble sous forme de tableau</a></li></ul><p>Merci de communiquer vos corrections et les manifestations manquantes à&nbsp;: <a href="#" data-mailto-token="thpsav1thaaophz5wylpzzlyGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">matthias.preisser(at)sgb.ch</a>.</p></div>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2167</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2015 15:51:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national met le fret ferroviaire sur une voie de garage</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-conseil-national-met-le-fret-ferroviaire-sur-une-voie-de-garage</link><description>Loi sur le transport de marchandises : une invitation au transport par la route</description><content:encoded><![CDATA[<p> Le transfert du transport de marchandises de la route vers le rail est non seulement un impératif de la raison écologique, mais aussi un mandat constitutionnel en ce qui concerne le trafic à travers les Alpes. Or les choses se passent mal avec ce transfert. À travers la révision totale de la loi sur le transport de marchandises, le législateur voulait créer des conditions meilleures pour le fret ferroviaire, le rendre plus concurrentiel par rapport à la route et globalement plus efficace. C'est du moins ce que l'on pouvait lire dans le commentaire relatif au projet. 
</p><p>C'était on ne peut plus urgent, vu l'explosion des transports de marchandises. En effet, d'une part, on ne stocke plus guère de marchandise sur la durée et, de l'autre, le commerce en ligne connaît une énorme croissance, aucune inversion de cette tendance n'étant en vue. Et là, les transports routiers ont une longueur d'avance, car ils s'orientent sur des commandes à court terme et conviennent particulièrement bien aux petites quantités de marchandises. La branche recourt désormais aussi, concernant les transports à l'intérieur du pays, à toujours plus de petits camions qui font la totalité des transports, ce qui lui permet de contourner l'interdiction de circuler la nuit (express de nuit). Si les transports par rail ne doivent pas être marginalisés ici, il faut donc prévoir de l'encourager de manière spécifique afin qu'il puisse compenser ses désavantages concurrentiels. 
</p><p>Or, même le projet du Conseil fédéral n'était guère en mesure d'encourager le fret ferroviaire. Finalement, le Conseil national a même complètement inversé le but de la loi, affaiblissant de ce fait massivement le fret ferroviaire : le transfert de la route au rail n'a eu aucune chance et le transport de marchandises par rail devra même à l'avenir couvrir ses coûts. La majorité de la Chambre du peuple ne veut pas voir qu'il s'agit là d'un service public. Bien au contraire, les CFF devront être libérés demain du fret ferroviaire et - ce fut le dernier coup porté - CFF Cargo va être détaché de l'entreprise. 
</p><p>La conseillère fédérale Doris Leuthard a certes assuré que, même sans mandat légal, les CFF devraient continuer à avoir pour tâche le transport de marchandises et le conseiller national libéral-radical Beat Walti a certes doctement expliqué à la minorité du National que l'externalisation de CFF Cargo allait augmenter son efficience, et qu'il ne s'agissait toutefois pas d'une privatisation, comme le fret ferroviaire devra, selon la loi sur le transport de marchandises, être rentable demain, ces déclarations resteront sans effet aucun. 
</p><p>La Chambre du peuple a bien sûr aussi pris quelques, peu nombreuses, décisions positives. Comme par exemple le relèvement du crédit cadre pour les installations de transbordement et les plans d'utilisation du réseau pour les transports par rail. Mais ces points positifs ne compensent pas les reculs. La majorité du National est parvenue, avec le soutien énergique du département de Madame Leuthard, à faire d'une loi vantée comme promotion du fret ferroviaire, une invitation à passer au transport routier ! </p>]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2165</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2015 11:04:00 +0100</pubDate><title>La BNS doit réintroduire un objectif de taux de change</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-doit-reintroduire-un-objectif-de-taux-de-change</link><description>Examen de la situation économique et monétaire de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) juge inacceptable la décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) de ne rien entreprendre contre la surévaluation du franc suisse. Les taux de change franc-euro qui oscillent entre 1,05 franc et 1,07 franc ont induit une grande pression sur les salaires et les emplois en Suisse. Le nombre d’entreprises qui ont décidé, en l’espace de peu de temps, de licencier du personnel, de délocaliser, de prolonger leurs durées du travail, de verser des salaires en euros ou de baisser leurs salaires est effrayant. Mis à part la Suisse, pratiquement aucun autre pays industriel au monde n’enregistre actuellement de hausse du chômage. L’énorme appréciation du franc depuis fin 2009 a eu pour effet que les Länder allemands de la Bavière et du Bade-Wurtemberg connaissent, aujourd’hui déjà, un taux de chômage inférieur au nôtre (selon les normes de l’OIT). Globalement, l’Allemagne va rattraper la Suisse ces prochains mois.
</p><p>Le franc doit servir à notre pays, pas lui nuire. L’USS attend de la BNS qu’elle ramène le franc un niveau supportable qui protège les salaires et les emplois. Comme elle l’a fait par exemple entre 1978 et fin 2009, d’abord explicitement par rapport au Deutsche Mark, puis implicitement par rapport à l’euro. L’instrument le plus efficace ici est un taux plancher ou un objectif explicite de taux de change. Des taux d’intérêt négatifs peuvent faciliter la réalisation de ce dernier. À eux seuls, ils n’ont cependant qu’une efficacité limitée, comme le montre la persistance de la surévaluation du franc ces deux derniers mois..
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, <br>079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2164</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2015 16:53:00 +0100</pubDate><title>À la Banque nationale d’assumer ses responsabilités et arrêtons les palabres !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/a-la-banque-nationale-d-assumer-ses-responsabilites-et-arretons-les-palabres</link><description>Débat du Conseil national sur la forte surévaluation du franc</description><content:encoded><![CDATA[<p> Au lieu d'exiger que la Banque nationale suisse (BNS) remplisse le mandat que lui donne la loi et de demander un taux de change franc-euro convenable, les partis de droite ont, lors du débat urgent sur le franc fort, débité le vieux programme néolibéral de leurs rêves. Leurs recettes, qui vont du démantèlement de la protection des salaires au renoncement au tournant énergétique, à des allégements fiscaux pour les entreprises, des programmes d'austérité pour la Confédération et augel des embauches dans l'administration fédérale, en passant par l'abandon de mesures destinées à instaurer l'égalité salariale entre hommes et femmes, ne peuvent pas compenser la très forte surévaluation du franc. 
</p><p>Il appartient à la BNS d'intervenir, car elle est la seule institution pouvant influencer de manière déterminante le cours du change. Elle doit ramener le franc à un niveau supportable, qui protège les salaires et les emplois. L'instrument le plus important pour ce faire est un taux plancher explicite ou un but de cours explicite aussi, si nécessaire complété par des taux d'intérêt négatifs ou, le cas échéant, des restrictions au commerce en francs. 
</p><p>Dire que le choc du franc fort est une opportunité, c'est faire preuve de cynisme, au vu des 100 entreprises, voire plus encore, qui, depuis le 15 janvier, ont annoncé des mesures illégales comme des salaires en euros, des baisses de salaires, des suppressions d'emplois ou des délocalisations ainsi que des prolongations de la durée du travail. Un appel lancé aux patrons qui prennent prétexte du franc surévalué pour augmenter leurs marges afin qu'ils soient conscients de leur responsabilité est resté sans effet. Leur comportement est irresponsable, les syndicats le combattront énergiquement. 
</p><p>Le Conseil national n'a même pas voulu accepter la motion de sa propre Commission de l'économie et des redevances. Or elle aurait permis&nbsp;aux entreprises très tournées vers les exportations&nbsp;de se protéger &nbsp;contre un franc hors de tout contrôle.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74 </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2163</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2015 11:36:00 +0100</pubDate><title>Manifestation de soutien au personnel en grève de la Buanderie de Marsens (FR)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/manifestation-de-soutien-au-personnel-en-greve-de-la-buanderie-de-marsens-fr</link><description>Non à la privatisation : les 15 membres du personnel sont en grève depuis une semaine</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis une semaine, les 15 membres du personnel de la buanderie de l'hôpital psychiatrique cantonal de Marsens sont en grève contre l'externalisation de leur travail. Ils exigent qu'au minimum des emplois équivalents leur soient proposés. Le 14 mars aura lieu une manifestation de soutien à leur égard.</p><p> Le Conseil d'Etat fribourgeois a décidé de confier le traitement du linge effectué jusqu'ici par la Buanderie de Marsens aux Blanchisseries Générales SA (LBG). Il a licencié l'ensemble du personnel de cette buanderie publique, en lui proposant de se faire engager par LBG. Or, le salaire minimum dans cette entreprise privée est de 3300 francs brut pour un employé non qualifié et de 3550 francs brut pour un responsable d'équipe. Pour une partie du personnel de la buanderie de Marsens, les pertes risquent d'être de plus de 1000 francs par mois! Le Conseil d'Etat affirme certes qu'il va compenser la différence, mais ce ne sera le cas que pour quelques mois. Par la suite, les baisses salariales s'appliqueraient intégralement! De plus, les conditions de travail seraient aussi fortement dégradées: hausse de la durée du travail, diminution du droit aux vacances, péjoration des conditions de retraite, etc. 
</p><h3>Le Conseil d'Etat bafoue la loi et essaie de briser le mouvement de grève </h3><p>Les quinze salariés de la Buanderie de Marsens se sont ainsi mis en grève. Leur mouvement a commencé le 6 mars dernier. Ils et elles demandent d'être transférés à un poste équivalent à l'Etat de Fribourg. Cette revendication est d'ailleurs conforme aux dispositions légales en vigueur (Loi sur le personnel), qui prévoient le principe du transfert en cas de suppression de poste. C'est le Conseil d'Etat qui les bafouent, en refusant d'appliquer ce principe! 
</p><p>Il ne s'est d'ailleurs pas gêné non plus de faire appel d'ores et déjà aux LBG pour qu'elles se chargent du linge qui n'est pas traité à Marsens suite à la grève. Le gouvernement préfère ainsi faire passer à la caisse les salariés-contribuables (les prestations des LBG sont évidemment facturées!) plutôt que de négocier avec le personnel! 
</p><h3>Les grévistes ont besoin de notre soutien ! </h3><p>Les grévistes font preuve d'une dignité exemplaire et d'un grand courage. Pour la grande majorité d'entre eux, ils ont consacré de longues années de leur vie professionnelle - pour des salaires loin d'être mirobolants! - à remplir une mission de service public. Ils doivent aujourd'hui faire face à un Conseil d'Etat obnubilé par sa logique de démantèlement du service public et qui pratique le dumping salarial. Les grévistes ont donc plus que jamais besoin de notre soutien. Nous ne devons pas les laisser seuls dans ce combat exemplaire! 
</p><p class="bodytext"> Toutes et tous ensemble, en manifestant dans les rues de Fribourg samedi prochain, nous enverrons un signal clair au Conseil d'Etat: il est enfin temps qu'il accepte le principe du transfert du personnel de la buanderie de Marsens à un poste équivalent à l'Etat de Fribourg!</p><p class="bodytext">&nbsp;</p><h3>Manifestation de soutien au personnel en grève de la Buanderie de Marsens :<br>Samedi 14 mars, 14 h, Fribourg<br>Rassemblement:14 h sur l' Esplanade de l’Ancienne gare, à côté de la gare CFF Esplanade de l'Ancienne gare</h3>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2162</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2015 10:45:00 +0100</pubDate><title>Révision du code des obligations (droit de la société anonyme) : Procédure de consultation </title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/revision-du-code-des-obligations-droit-de-la-societe-anonyme-procedure-de-consultation</link><description>n&#039;existe qu&#039;en français</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-2157</guid><pubDate>Thu, 12 Mar 2015 15:51:00 +0100</pubDate><title>Baisses de salaire et salaires en euros pour frontaliers et frontalières sont interdits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/baisses-de-salaire-et-salaires-en-euros-pour-frontaliers-et-frontalieres-sont-interdits</link><description>Conférence de l’USS sur des mesures prises à cause du franc fort</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À peine la Banque nationale suisse (BNS) avait-elle aboli le taux plancher de 1,20 franc pour 1 euro que des «&nbsp;fusibles juridiques&nbsp;» sautaient chez certains employeurs. Ceux-ci ont en effet dans l’idée de baisser les salaires des frontaliers et frontalières ou de rémunérer ces derniers en euros. Quelques-uns imaginent ainsi faire porter le risque entrepreneurial par leur personnel. Une récente conférence de l’Union syndicale suisse (USS) l’a clairement établi&nbsp;: ces mesures sont interdites.</p><h3>Le franc surévalué comme risque entrepreneurial</h3><p>Le franc est surévalué et le cours trop bas de l’euro diminue les recettes de nombre d’entreprises. C’est pourquoi quelques-unes essaient aujourd’hui déjà de comprimer leurs coûts de production en baissant leurs salaires ou en les versant en euros pour répercuter le risque de change sur leur personnel. Et ces prochains temps, d’autres entreprises encore vont se demander comment prendre elles aussi de telles mesures. 
</p><p>Or, toutes ces mesures sont souvent en contradiction avec les principes du droit du travail applicables en cette matière ainsi qu’avec la jurisprudence. C’est ce qu’ont expliqué, lors de la conférence de l’USS «&nbsp;Effets du franc fort du point de vue du droit du travail&nbsp;» du 3 mars dernier, à Berne, Christa Tobler, professeure de droit européen aux Universités de Bâle et Leiden, et Jean Christophe Schwaab, vice-président de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, ainsi que d’autres intervenant(e)s encore.
</p><h3>Pas de discrimination à l’encontre des frontaliers et frontalières</h3><p>Concernant les frontaliers et frontalières, lorsque des patrons baissent leur salaire en francs ou versent ces salaires en euros, ou lorsqu’ils essaient d’indexer leurs salaires en les liant au cours du change, ils se mettent juridiquement hors-jeu. C’est ce qu’a montré la professeure Tobler à partir d’une analyse approfondie de la doctrine et de la pratique&nbsp;: une inégalité de traitement à l’encontre des frontaliers et frontalières (pendulaires internationaux<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150212_Cirigliano_Journee_Salaires-euros.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>) sous la forme d’une baisse de salaire ou du versement de celui-ci en euros viole l’interdiction indirecte de discrimination stipulée par l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) conclu entre la Suisse et l’Union européenne (EU). L’ALCP interdit les inégalités de traitement à l’égard des frontaliers et frontalières sauf si elles sont objectivement justifiées et respectent le principe de la proportionnalité au regard du but visé. Sont à considérer comme indirectement discriminatoires, les mesures qui, de par leur nature, sont propres à plus porter atteinte aux ressortissant(e)s des autres États membres de l’UE qu’aux citoyen(ne)s suisses et si, par conséquent, il y a un risque que les premiers surtout s’en trouvent défavorisés<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150212_Cirigliano_Journee_Salaires-euros.docx#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>.
</p><p>L’interdiction de discriminer inscrite dans l’ALCP<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150212_Cirigliano_Journee_Salaires-euros.docx#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> interdit donc précisément ce genre d’inégalités de traitement qui découleraient de baisses de salaire, de prolongations de la durée de travail ou, justement, du versement du salaire en euros. Les raisons économiques invoquées comme, par exemple, des variations du taux de change, ne peuvent en effet pas justifier de telles discriminations. C’est pourquoi l’employeur ne peut pas à lui seul lier ses salaires au cours du change pour son personnel provenant de l’UE ou uniquement pour ses frontaliers et frontalières. La professeure Tobler a aussi précisé que, selon l’article 9 alinéa 4 de l’annexe I de l’ALCP, toute disposition discriminatoire figurant dans un contrat de travail est nulle et non avenue de plein droit et le travailleur ou la travailleuse ne peut ainsi pas consentir non plus à une discrimination. 
</p><p>Ici, les salarié(e)s domiciliés en Suisse sont aussi protégés. De fait, il n’est pas possible de les mettre en concurrence avec des frontaliers et frontalières ou même de les remplacer par ces derniers. 
</p><h3>Le risque entrepreneurial ne doit pas être répercuté</h3><p>Les autres intervenant(e)s à cette conférence ont aussi exposé que l’employeur dispose certes d’une marge de manœuvre pour fixer les salaires et aussi pour les baisser (à condition de respecter les règles du congé-modification), du moment qu’il respecte la bonne foi et les bonnes mœurs et que le montant du salaire reste, objectivement et suffisamment, prévisible (donc aucune indexation fixe du salaire sur le cours du change n’est admise). Les congés-modifications sont abusifs si rien ne les justifie objectivement par des raisons relevant de l’entreprise ou du marché (un renoncement aux mesures devrait menacer l’existence de l’entreprise). L’employeur doit pouvoir présenter objectivement ces raisons de congés-modifications, en se basant sur les livres de comptes, l’évolution des carnets de commandes, etc.).
</p><p>Répercuter le risque entrepreneurial sur le personnel est cependant de toute façon interdit et cette disposition impérative du Code des obligations (article 324 CO) ne peut être modifiée ni par un contrat de travail individuel ni par une convention collective de travail (CCT). C’est précisément de répercussion du risque entrepreneurial qu’il s’agit lorsqu’un cours du change défavorable remet en cause les perspectives de recettes d’une entreprise et que celle-ci veut se décharger sur son personnel. Le cours du change fait partie du risque entrepreneurial. L’employeur doit l’assumer par anticipation. Car lui seul profitera aussi d’un cours du change devenu favorable, qui augmentera par conséquent les recettes de l’entreprise. En outre, la doctrine juridique interdit les baisses de salaire comme forme de participation à la mauvaise marche des affaires d’une entreprise, donc, par exemple, une indexation des salaires au cours du change, car cela représente une participation des salarié(e)s à la mauvaise marche des affaires, ce qu’interdit l’article 322a du CO.
</p><p>De telles mesures, qu’elles passent par un accord commun, un congé-modification ou un accord collectif, sont par conséquent nulles et non avenues. Il n’est pas non plus permis de s’appuyer sur un «&nbsp;article de crise&nbsp;» de CCT, car les CCT doivent respecter le droit impératif (art. 358 CO). Si un employeur adapte à intervalles réguliers ses salaires aux variations du cours du change, il commet un abus de droit au sens de l’article 2 du Code civil. 
</p><p> La même chose s’applique à toute augmentation durable du temps de travail, avec salaire inchangé ou réduit. Si cette mesure est prise à cause du taux de change, elle revient à reporter sur le personnel le risque entrepreneurial et est donc interdite. Car toute prolongation de la durée du travail sans modification du salaire n’est rien d’autre en fait qu’une baisse de salaire et doit de ce fait satisfaire aux mêmes conditions que celles posées pour que la baisse soit légale. 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150212_Cirigliano_Journee_Salaires-euros.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Au sens de l’ATF 135 II 128.
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150212_Cirigliano_Journee_Salaires-euros.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> ATF 136 V 182.
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150212_Cirigliano_Journee_Salaires-euros.docx#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Art. 2 ACLP, précisé à l’art. 5 et à l’art. 9 de l’annexe I ACLP.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2158</guid><pubDate>Wed, 11 Mar 2015 16:25:00 +0100</pubDate><title>On continue !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/on-continue</link><description>Une interview de Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour toutes celles et tous ceux qui y ont participé, la manif du 7 mars pour l’égalité salariale a été impressionnante. Mais, la question est de savoir comment les choses vont avancer en ce qui concerne l’égalité salariale. Ci-après, une interview de Regula Bühlmann (RB), secrétaire centrale responsable à l’USS de l’égalité des sexes.</p><p>uss-infos&nbsp;: Vous étiez bien 12&nbsp;000 à manifester samedi 7 mars pour demander l’«&nbsp;Égalité salariale – Ici et maintenant&nbsp;!&nbsp;». Es-tu satisfaite&nbsp;?
</p><p>RB&nbsp;: Oui, et même très satisfaite. Nos attentes ont été dépassées. Ce qui montre le large soutien dont bénéficie la revendication de l’égalité salariale. Elle a été et est portée par tous les camps politiques, par la gauche et la droite, par les jeunes comme les moins jeunes, par les familles et les célibataires. 
</p><p>uss-infos&nbsp;: Et que va-t-il se passer ensuite&nbsp;? Quelles sont les prochaines étapes et quand auront-elles lieu&nbsp;?
</p><p>RB&nbsp;: La prochaine étape est celle du projet du Conseil fédéral. Elle devrait avoir lieu cet été. Nous allons suivre cela de près et surtout veiller à ce que ce projet permette non seulement de constater une discrimination, mais aussi de la supprimer. En d’autres termes, qu’il contienne la possibilité d’infliger des sanctions. Ensuite, il faudra empêcher que ce projet ne subisse la moulinette parlementaire. 
</p><p>uss-infos&nbsp;: Mais le danger en est grand. Que faire alors&nbsp;?
</p><p>RB&nbsp;: Notre alliance ne disparaît et est conçue de manière à ce que, si nécessaire, nous puissions réagir rapidement. Donc, si le Parlement devrait tirer sur le frein à main lors de ses délibérations, nous ferions à nouveau parler de nous. Et aussi dans la rue&nbsp;! Comme dans les médias. Nous ferions savoir haut et fort que l’égalité salariale doit s’appliquer par tout temps et que l’on ne peut pas la mettre simplement en veille en invoquant des difficultés conjoncturelles. Un salaire égal pour un travail de valeur égale, c’est une norme constitutionnelle, et la Constitution fédérale ne s’applique pas uniquement par beau temps.
</p><p>uss-infos&nbsp;: Les employeurs se sont positionnés par rapport au 8 mars surtout en qualifiant la différence de salaire «&nbsp;purement&nbsp;» discriminatoire d’environ 8&nbsp;% d’erreur de méthode. 
</p><p>RB&nbsp;: Ce reproche n’est pas nouveau. Or, les calculs du logiciel logib sont suffisamment étayé d’un point de vue scientifique. Les employeurs ont lancé ici une manœuvre de diversion manifeste, qui vise à couper l’herbe sous les pieds du mouvement vers l’égalité salariale. Selon eux, le calcul de la différence de salaire tient trop peu compte de la prestation fournie et de l’expérience. Or, l’étude BELODIS réalisée dans le cadre du <a href="http://www.nfp60.ch/F/projets/formation_carriere/entree_vie-professionnelle_discrimination-salariale_belodis/Pages/default.aspx" class="external-link-new-window">programme national de recherche 60</a> a prouvé que l’on constatait une discrimination salariale de 7&nbsp;% déjà au moment de l’entrée dans la profession, une discrimination peu justifiable par la prestation fournie et l’expérience…</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2108</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2015 14:06:00 +0100</pubDate><title>Dossier 108 : Combattre la charge des primes d&#039;assurance-maladie par de plus fortes réductions de primes </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-108-avec-resume-en-francais-hoehere-praemienverbilligungen-gegen-die-krankenkassen-praemienlast</link><description>En allemand avec résumé en français : Une analyse de la charge moyenne des primes-maladie et des propositions pour augmenter les réductions de primes.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2107</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2015 13:48:00 +0100</pubDate><title>Dossier 107 avec résumé en français: SGB-Verteilungsbericht 2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-107-avec-resume-en-francais-sgb-verteilungsbericht-2015</link><description>Eine Analyse der Lohn-, Einkommens- und Vermögensverteilung in der Schweiz. Avec résumé en français.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2155</guid><pubDate>Mon, 09 Mar 2015 16:50:00 +0100</pubDate><title>5 500 signatures le soulignent : l&#039;égalité n&#039;est pas une question de conjoncture</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/5-500-signatures-le-soulignent-legalite-nest-pas-une-question-de-conjoncture</link><description>Manifeste sur l’égalité salariale remis à Simonetta Sommaruga, présidente de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>L'article constitutionnel sur l'égalité des sexes ne doit pas être ravalé au statut d'un article conjoncturel. Un " même salaire pour un travail de valeur égale " est un principe fondamental qui doit s'appliquer aussi pendant une année électorale et les crises monétaires. Cette revendication, des représentantes des initiatrices du Manifeste du 7 mars 2015, l'on transmise aujour d'hui, avec le Manifeste, à la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga: le 9 mars, un jour après la Journée internationale de la femme et deux jours après que plus de 12 000 femmes et hommes eurent réclamé sur la Place fédérale l'égalité salariale, lors d'une puissante manifestation haute en couleur. 
</p><p>Comme la manifestation du 7 mars, le Manifeste a été lancé par une vaste alliance de femmes. En l'espace d'une semaine, 5 000 femmes et hommes l'ont signé. On voit à quel point cette question est urgente. Car, étant donné le franc fort et la crise économique qui menace, certains demandent déjà que l'on renonce à l'égalité salariale et à une représentation équilibrée des femmes parmi les cadres et les conseils d'administration. Or ces deux demandes sont " irresponsables pour des raisons économiques et inacceptables pour des raisons de justice ", affirme le Manifeste. 
</p><p>La taille de l'alliance derrière le Manifeste a été illustrée par la délégation de personnalités de tous horizons qui ont remis ce dernier à la présidente de la Confédération : Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS ; Barbara Gassmann, vice-présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) ; Corinne Schärer, membre du comtié directeur du syndicat Unia ainsi que la conseillère nationale Yvonne Feri (PS), Maya Graf (Vert[e]s), Margrit Kessler (vert'libérale), Rosmarie Quadranti (PBD) et Barbara Schmid-Federer (PDC). Malade, la représentante du PEV, Marianne Streiff-Feller, n'a malheureusement pas pu participer à cette remise. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2154</guid><pubDate>Sun, 08 Mar 2015 14:04:00 +0100</pubDate><title>La voie pour une politique progressiste de la famille est désormais ouverte</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-voie-pour-une-politique-progressiste-de-la-famille-est-desormais-ouverte</link><description>Votations fédérales : la réaction de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction le net rejet de l’initiative du PDC sur la famille. Une acceptation de cette initiative aurait surtout allégé la charge des familles aisées, alors que celles dont les revenus sont faibles auraient été en fin de compte désavantagées. Elle aurait aussi bloqué la voie à une politique familiale progressiste. Il incombe désormais au Conseil fédéral et au Parlement fédéral de soutenir les familles en engageant des mesures concrètes. Il faut ainsi favoriser la conciliation entre famille et profession, entre autres avec des écoles à horaires continus, des horaires blocs et des structures d’accueil extrafamilial accessibles à tout le monde. Il s’agit en outre d’augmenter les allocations familiales et d’améliorer le système de réduction des primes de l’assurance-maladie obligatoire.
</p><p>L’USS est aussi satisfaite du rejet de l’initiative des vert’libéraux sur l’énergie. Cette initiative aurait privé la Confédération et l’AVS de ressources, car toute taxe sur la consommation de l’énergie qui fonctionne voit à moyen terme son produit diminuer. De plus, cette taxe aurait particulièrement pesé sur les bas revenus.
</p><p>Le Parlement doit une bonne fois voir que les citoyen(ne)s ne veulent pas de prolongation des heures d’ouverture des commerces. De fait, les citoyen(ne)s du canton de Soleure viennent de dire non à l’ouverture des commerces jusqu’à 20 heures en semaine dans leur canton. Or, le Conseil fédéral et le Parlement prévoient actuellement ce genre de prolongation. Ce dernier devrait désormais stopper cet exercice et renvoyer aux calendes grecques la loi sur les heures d’ouverture des magasins. En effet, la décision des Soleurois et Soleuroises montre que la population reste très sceptique à ce sujet. Dans plus d’une dizaine de cantons, les citoyen(ne)s ont en effet mis leur veto ces dernières années à une prolongation des heures d’ouverture des commerces.&nbsp;
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de la communication, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2153</guid><pubDate>Sat, 07 Mar 2015 19:07:00 +0100</pubDate><title>Plus de 12&#039;000 femmes et hommes exigent : égalité salariale ici et maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-de-12000-femmes-et-hommes-exigent-egalite-salariale-ici-et-maintenant</link><description>Manifestation nationale forte et large</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 mars, plus de 12'000 femmes et hommes, de la gauche jusqu'à la droite, ont exigé sur la Place fédérale à Berne l'égalité salariale entre femmes et hommes. Une vaste alliance de femmes demande au Conseil fédéral que des mesures efficaces soient désormais prises, car les mesures facultatives n'ont pas atteint leur objectif : L'égalité salariale n'est toujours pas devenue réalité 34 ans après son inscription dans la Constitution fédérale. 
</p><p>En Suisse, les femmes continuent de gagner 18,9 % de moins que les hommes. Une partie de cette inégalité peut s'expliquer par des critères comme le travail à temps partiel, l'expérience professionnelle et les responsabilités assumées. Mais environ 40 % de la différence de salaire ne peut pas se justifier avec des critères objectifs. Ils sont donc, purement et simplement, de la discrimination. Chaque année, les femmes perdent 7,7 milliards de francs uniquement à cause de leur sexe. Cet argent leur manque, comme il manque à leurs familles et aux retraitées. 
</p><p>C'est pourquoi une alliance de 48 organisations emmenées par alliance F et l'Union syndicale suisse (USS) a, à l'occasion de la Journée internationale de la femme et deux jours avant l'" Equal Pay Day " (journée de l'égalité salariale), appelé à une grande manifestation à Berne. Plus de 12'000 femmes et hommes ont suivi cet appel et exigent, avec cette alliance de femmes, l'application rapide et systématique de l'égalité salariale. À cet effet des contrôles s'imposent. Kathrin Bertschy, coprésidente d'alliance F, a souligné l'importance de l'égalité salariale pour les femmes et l'économie : " L'inégalité salariale agit tout au long de la vie ; les jeunes femmes entrent en effet dans la vie professionnelle avec 8% de salaire en moins. Mais l'inégalité salariale agit aussi sur toute l'économie, lorsque des talents prometteurs se retirent du marché du travail parce que leurs compétences ne sont pas rétribuées à leur juste valeur. " Pour Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, l'égalité salariale est en premier lieu une question de justice : " Concernant l'application des lois, les mesures facultatives constituent de toute évidence la mauvaise approche. Nous avons besoin maintenant de mesures contraignantes. Nous avons besoin de l'égalité salariale pour que le travail rémunéré et le travail non rémunéré soient répartis équitablement, mais aussi pour que les femmes reçoivent une rente équitable, une fois à la retraite. " 
</p><p>Afin que ces revendications se réalisent de manière durable, l'alliance a lancé un manifeste sur l'égalité salariale en prélude à la manifestation. Parmi les premières signataires, on trouve des personnalités comme la syndique de Zurich Corine Mauch, l'entrepreneuse Rosmarie Michel, la réalisatrice Chantal Millès, l'artiste Pipilotti Rist, la professeure en travail social Véréna Keller, la politicienne PDC Christine Bühler et les anciennes conseillères fédérales Micheline Calmy-Rey et Ruth Dreifuss. À ce jour, plus de 4700 personnes l'ont signé, donnant ainsi encore plus de poids à la revendication de l'égalité salariale.
</p><h5>À télécharger</h5><ul><li><a href="http://7mars2015.ch/" class="external-link-new-window">Dossier des médias</a> avec les interventions, manifeste et informations de fond</li><li>Site web du <a href="http://lohngleichheitsmanifest.ch/le-manifeste-en-francais" class="external-link-new-window">manifest 7 mars 2015</a></li><li><a href="https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157651210267111" class="external-link-new-window">Photos </a>de la manif</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2151</guid><pubDate>Wed, 04 Mar 2015 15:32:00 +0100</pubDate><title>Le 7 mars, toutes et tous à Berne !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-7-mars-toutes-et-tous-a-berne</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 34 ans, la Constitution fédérale garantit un salaire égal pour un travail de valeur égale. Depuis 1996, une loi existe à ce sujet. Mais dans la pratique, les femmes gagnent toujours et encore 20&nbsp;% environ de moins que les hommes. Presque la moitié de cette différence est de la pure discrimination.
</p><p>Cela ne peut plus continuer ainsi. Maintenant que les approches facultatives comme le Dialogue sur l’égalité de salaire n’ont rien apporté, il faut passer enfin à des mesures légales efficaces. L’automne dernier, le Conseil fédéral a fait un pas dans cette direction. Il veut que les entreprises de 50 employé(e)s et plus soient tenues d’organiser à intervalles réguliers une analyse interne de leurs salaires et soient contrôlées par des tiers. Mais à elle seule, cette mesure ne suffit pas. Il faut des mesures plus efficaces. Pour que l’inégalité de salaire disparaisse une fois pour toutes, les autorités doivent organiser des contrôles et imposer des mesures qui soient opérantes si des inégalités de salaire sont constatées. Et cela, sans discussion&nbsp;!
</p><p>Depuis le choc du franc fort, des politiciens de droite et des patrons veulent même revenir sur les progrès obtenus en matière d’égalité salariale. À eux tous, nous disons&nbsp;: Arrêtez avec cette excuse bidon du cours de change&nbsp;! Il faut changer de cap&nbsp;! Il faut l’égalité salariale illico&nbsp;! C’est pourquoi il faut <a href="http://manifeste-egalite-salariale.ch/" class="external-link-new-window">signer le manifeste</a> et venir, toutes et tous, participer le 7 mars à Berne à la grande manifestation pour l’égalité des salaires&nbsp;!
</p><p>Manifestons maintenant pour l’égalité des salaires&nbsp;! 
</p><p>Berne, 7 mars 2015 
</p><p>Rassemblement à 13 h 30 Schützenmatte
</p><p> Plus d’informations&nbsp;: <a href="http://7mars2015.ch/" class="external-link-new-window">7mars.2015.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2149</guid><pubDate>Wed, 04 Mar 2015 09:42:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national doit maintenir la pression sur les responsables de la catastrophe de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-doit-maintenir-la-pression-sur-les-responsables-de-la-catastrophe-de-l-amiante</link><description>Oui à un « Fonds pour une indemnisation juste des victimes de l’amiante »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La revendication d’un traitement global de la tragédie de l’amiante présentée par l’Union syndicale suisse (USS) et les associations de victimes de l’amiante portent ses premiers fruits. Le Conseil fédéral a convoqué une table ronde chargée de trouver des solutions consensuelles concernant les victimes de l’amiante qui ne peuvent pas bénéficier des prestations de l’assurance-accidents obligatoire. Mais cela ne va pas assez loin. Il faut, lors de la révision en cours du droit de la prescription, prévoir des mesures qui aident ces personnes à faire valoir leurs droits. Il faut aussi que le Parlement maintienne la pression sur les entreprises qui sont à l’origine de la catastrophe de l’amiante.</p><p>Le droit suisse de la prescription en matière civile est en pleine révision. L’actuel délai de prescription de dix ans ne correspond pas aux connaissances scientifiques en matière d’atteintes à la santé sur une longue durée suite à un contact avec des substances dangereuses comme l’amiante, c’est-à-dire en matière de risques émergents. C’est ce qu’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme vient d’établir clairement. Elle a en effet constaté que, dans le cas de personnes malades à cause de l’amiante, le droit suisse de la prescription viole la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).
</p><h3>Le droit suisse de la prescription doit être conforme à la CEDH</h3><p>Nous devons profiter de la révision du droit de la prescription pour introduire une nouvelle réglementation des délais de prescription, qui tienne compte des victimes de l’amiante, soit une réglementation qui permette aux personnes malades à cause de l’amiante de demander des dommages-intérêts ainsi qu’une réparation morale. Le délai qui tient le mieux compte de la longue durée du temps de latence des maladies dues à l’amiante ne doit commencer à courir qu’à partir de l’apparition de celles-ci. Éventuellement, on pourra limiter cette réglementation aux maladies causées par l’amiante.
</p><h3>Une solution globale à la tragédie de l’amiante est nécessaire</h3><p>Mais une telle réforme ne suffira pas pour en arriver à une solution globale. Il faut aussi créer un fonds alimenté par les entreprises qui ont été en rapport à l’époque avec l’amiante. Ce fonds devra rendre justice aux personnes déjà malades. Mais la prévention en matière de maladies liées à l’amiante devra également être renforcée ces prochaines années. En outre, les importantes dépenses que fait déjà la SUVA en rapport avec la problématique de l’amiante et celles qui l’attendent encore ne doivent pas être unilatéralement répercutées sur quelques branches des arts et métiers. Ici, il faut un juste équilibre au sein de tout le collectif des assurés.
</p><h3>Une motion plus nécessaire que jamais</h3><p>La motion «&nbsp;Fonds pour une indemnisation juste des victimes de l’amiante&nbsp;» déposée par la Commission des affaires juridiques du Conseil national demande au Conseil fédéral la création d’un fonds destiné à l’indemnisation complète selon le droit de la responsabilité civile des victimes de l’amiante qui n'ont pu obtenir de réparation, ou seulement une réparation incomplète, auprès d'un responsable civil ou contractuel en raison de l'écoulement du temps.
</p><p>Cela va plus loin que la proposition de table ronde du Conseil fédéral. Celui-ci charge en effet les participant(e)s à cette dernière de trouver des solutions consensuelles pour les personnes affectées par l’amiante et leurs proches qui n’ont pas droit aux prestations de l’assurance-accidents obligatoire. Les autres personnes concernées par l’amiante ne pourraient donc pas profiter du fonds, ce qui est problématique, si bien que la solution de fonds de la Commission juridique reste suivant les cas nécessaire. 
</p><p>De plus, il y a lieu de craindre qu’en l’absence de la pression qu’exercerait sur eux la motion du Conseil national, les représentant(e)s des entreprises invités à la table ronde, qui ont pour leur part provoqué la tragédie de l’amiante en violant leurs devoirs de diligence lors de l’importation, la production et la transformation de cette substance des plus dangereuses, ne sabotent les travaux de la table ronde. 
</p><p>C’est pourquoi l’USS demande au Conseil national de prendre au sérieux la souffrance des personnes malades à cause de l’amiante et de faire passer le bon message en adoptant la motion de sa commission.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2150</guid><pubDate>Wed, 04 Mar 2015 09:38:00 +0100</pubDate><title>Pas de nouveau pacte contre les femmes - L’égalité salariale, plus que jamais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-de-nouveau-pacte-contre-les-femmes-l-egalite-salariale-plus-que-jamais</link><description>L’USS appelle à signer le manifeste sur l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 2&nbsp;000 signatures en quelques jours. Tel est le premier bilan du succès rencontré par le Manifeste du 7 mars 2015 – L’égalité ici et maintenant&nbsp;!&nbsp;&nbsp;(&nbsp;<a href="http://manifeste-egalite-salariale.ch" class="external-link-new-window">www.manifeste-egalite-salariale.ch</a>,&nbsp;<a href="http://lohngleichheitsmanifest.ch/" class="external-link-new-window">www.lohngleichheitsmanifest.ch</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="http://manifesto-parita-salariale.ch/" class="external-link-new-window">www.manifesto-parita-salariale.ch</a>).&nbsp;&nbsp;&nbsp;
</p><p>Le manifeste est soutenu par la même très large alliance qui appelle à la grande manifestation nationale sur l’égalité salariale du samedi 7 mars.
</p><p>Il a été possible de trouver, aussi en peu de jours, les 100 premières signataires du manifeste. Ainsi, des femmes de renom, venant des milieux culturels, politiques, économiques et scientifiques soutiennent à travers leur nom la revendication de l’égalité salariale. Elles et les nombreuses autres signatures déjà réunies donnent une image forte et colorée. Elles montrent aussi que cette revendication est plus actuelle que jamais. 
</p><p>L’USS appelle toutes les personnes syndiquées, toutes les personnes pour qui l’égalité salariale entre les sexes compte à signer le manifeste et à venir samedi 7 mars pour montrer, à travers une manifestation puissante et haute en couleur, que l’égalité salariale ne peut et ne doit pas être une question de conjoncture.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2146</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2015 10:06:00 +0100</pubDate><title>Session du printemps des Chambres fédérales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/session-du-printemps-des-chambres-federales</link><description>Position de l&#039;USS sur divers objets</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce lundi 2 mars a commencé la session de printemps des Chambres fédérales. Ci-après, la position de l’USS sur quelques objets qui seront débattus.</p><h3>Assurances d’indemnités journalières en cas de maladie : les dysfonctionnements doivent disparaître</h3><p>Lors de la session parlementaire de printemps, le Conseil des États traitera une interpellation du président de l’Union syndicale suisse (USS), Paul Rechsteiner («&nbsp;Assurance-maladie d’indemnités journalières. Remédier aux dysfonctionnements&nbsp;»). Elle demande de résoudre le problème de la perte de la couverture d’assurance pour les salarié(e)s licenciés alors qu’ils sont malades, en maintenant pour eux les prestations assurées comme prévu par le contrat et indépendamment donc de la poursuite des rapports de travail.
</p><p>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS/fq
</p><p>Lorsqu’ils changent d’emploi, les travailleurs et travailleuses sont toujours confrontés à une mauvaise surprise en ce qui concerne la couverture de la perte de gain en cas de maladie. Quiconque quitte l’assurance collective d’indemnités journalières de son employeur parce qu’il perd son emploi, doit par trop souvent renoncer à une couverture du risque de maladie. Conséquence&nbsp;: une maladie qui persiste ou survient pendant le chômage peut rapidement conduire à la ruine financière. En effet, la perte de gain n’est alors plus assurée et l’assurance-chômage va, si la maladie dure longtemps, suspendre les indemnités vu que la personne concernée ne peut pas être placée. 
</p><p>La couverture d’assurance pour la perte de gain en cas de maladie est gravement insuffisante une fois que les rapports de travail ont pris fin et si la maladie persiste. Comme il y a autonomie contractuelle, le preneur d’assurance, soit l’employeur, et la compagnie d’assurance peuvent convenir que les prestations prennent fin avec les rapports de travail. Le ou la salarié(e) licencié alors qu’il/elle est malade perd ainsi son droit à des indemnités journalières et, vu sa maladie, a un accès limité aux indemnités journalières de l’assurance-chômage. S’il a en principe le droit de passer dans une assurance individuelle d’indemnités journalières, il doit en être informé et son inscription doit se faire dans un délai bref de 30 jours. Les primes à verser sont en outre tellement exagérées que personne ne peut se permettre de choisir une telle solution. Dans la pratique, les salarié(e)s licenciés alors qu’ils sont malades ne disposent de ce fait pas d’une protection suffisante contre la perte de gain. Cela concerne du reste aussi les chômeurs et chômeuses. Le bond que les primes effectuent à cause du passage d’une assurance collective d’indemnités journalières à une assurance individuelle (les nouvelles primes mensuelles sont d’environ 700 francs ou plus) est si grand que le risque de la perte de gain en cas de maladie ne peut, dans les faits, pas être assuré lors de la perte de l’emploi. 
</p><p>Ces dysfonctionnements persistants de l’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie doivent une bonne fois disparaître. Dans sa réponse à l’interpellation de Paul Rechsteiner, le Conseil fédéral reconnaît en tout cas la problématique et annonce qu’il s’y attaquera dans le cadre de la révision de la loi sur le contrat d’assurance. La balle est dans le camp du Conseil des États. Comme le thème est posé et son urgence reconnue, il est donc l’heure de passer aux actes.
</p><p>&nbsp;&nbsp;
</p><h3>Initiative dite «&nbsp;Vache à lait&nbsp;»: finalement, tout le monde y perdrait</h3><p>L’initiative populaire «&nbsp;Pour un financement équitable des transports&nbsp;», dite aussi «&nbsp;Initiative vache à lait&nbsp;», est en réalité tout sauf équitable. Les parlementaires vont sans doute le constater lorsqu’ils débattront de cet objet.
</p><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l’USS/fq
</p><p>De fait, malgré son nom officiel, cette initiative n’est pas équitable du tout. La totalité du produit de l’impôt sur les huiles minérales, et non plus la moitié comme aujourd’hui, devrait, selon la volonté des initiants, être affectée au financement des routes. La Confédération perdrait alors 1,5&nbsp;milliard de francs par année et les routes nationales disposeraient en revanche de sommes&nbsp; absurdes impossibles à dépenser sans leur développement massif. Comment la Confédération compenserait-elle cette baisse de ses recettes ne préoccupe guère les initiants. Or il est certain que des coupes importantes dans la recherche et la formation, dans la politique étrangère et dans le budget de la santé et de la culture deviendraient nécessaires. L’initiative aurait aussi des conséquences pour les cantons et les communes, car ils recevraient certes plus d’argent de la Confédération pour le financement des routes, mais moins pour d’autres domaines. 
</p><p>L’initiative veut aussi que toute éventuelle introduction ou hausse d’impôts, de redevances ou d’émoluments relatifs à la circulation routière soit soumise à référendum. Elle en appelle aux automobilistes qui seraient les vaches à lait de l’État, d’où son «&nbsp;petit&nbsp;» nom déjà mentionné. Elle est également perfide parce qu’elle ne dit pas que les importants coûts externes du trafic routier (santé, environnement…), près de 8 milliards de francs par an, sont supportés par la collectivité, et qu’il n’y a pas eu de hausse de l’impôt sur les huiles minérales depuis 1993, même depuis 1974 pour la surtaxe sur les huiles minérales, alors que pendant ce temps, les tarifs des transports publics ont beaucoup augmenté. En affectant la totalité des recettes de l’impôt sur les huiles minérales à une seule fin, l’initiative sape le principe de solidarité qui est central en matière fiscale, car permettant de financer les prestations de service public destinées à la collectivité. Pour les initiants, une affectation liée serait légitime.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette cette initiative, qui transférerait une quantité absurde de fonds aux routes, sur le dos du trafic ferroviaire. Elle restreindrait ainsi dangereusement la marge de manœuvre de la Confédération, des cantons et des communes. Depuis 1980, le rail a toujours perdu contre la route&nbsp;: le transport de marchandises par route a augmenté de 155&nbsp;% ces 35 dernières années,&nbsp; mais de seulement 31&nbsp;% par rail. L’USS soutient par contre l’idée d’un fonds routier garanti sur le long terme, analogue à celui qui existe pour le rail. Vu l’importance des coûts externes de la circulation routière et le fait que la surtaxe sur les huiles minérales n’a jamais été relevée depuis son introduction il y a plus de 40 ans, il serait justement légitime d’augmenter substantiellement cette surtaxe pour alléger la charge de la collectivité et donner une chance équitable aux transports publics.
</p><h3>Entretien de l’enfant : un projet qui peut s’avérer dangereux</h3><p>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l’USS/fq
</p><p>La modification du Code civil suisse concernant l’entretien de l’enfant va passer en procédure d’élimination des divergences apparues entre les deux Chambres. Du point de vue de l’égalité des sexes, que l’on puisse, même contre la volonté d’un des deux parents, d’examiner la possibilité d’une garde alternée est une question épineuse. La Commission des affaires juridiques du Conseil national rejette cette éventualité. Et l’USS pense aussi que seuls les deux parents ensemble devraient pouvoir convenir d’une garde alternée, sinon il est en effet plus difficile d’assumer une responsabilité commune. En outre, on court le risque qu’en dépit d’une garde alternée, une grande partie de la responsabilité (y compris la charge financière et en temps entraînée par les visites médicales, les achats, etc.) ne reste chez la personne au taux d’occupation le plus bas, soit, la plupart du temps, la mère, alors que le montant destiné à l’entretien de l’enfant se trouve réduit. Le risque de pauvreté des familles monoparentales, que ce projet pusillanime ne neutralise pas, s’en trouverait alors encore plus grand.
</p><p>&nbsp;&nbsp;
</p><h3>Naturalisation facilitée : e<span>nfin un pas dans la bonne direction&nbsp;?</span></h3><p>José Corpataux, secrétaire central de l’USS
</p><p> Le Conseil national se penchera lors de cette session sur une procédure facilitée de naturalisation à l’intention des migrant(e)s de la troisième génération qui sont nés et qui ont grandi en Suisse. Sa Commission des institutions politique et le Conseil fédéral se sont déjà prononcés favorablement sur cette question&nbsp;! Si la naturalisation ne sera toujours pas – et malheureusement – automatique, une telle proposition va clairement dans la bonne direction. L’USS ne peut donc que la soutenir. Elle soutiendrait également avec cœur un projet identique pour les enfants de la deuxième génération. Espérons que le Conseil national montre la même clairvoyance que sa commission et le Conseil fédéral&nbsp;!
</p><hr><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2144</guid><pubDate>Wed, 25 Feb 2015 15:31:00 +0100</pubDate><title>L’USS satisfaite : il faut s’attaquer globalement à la catastrophe de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-satisfaite-il-faut-s-attaquer-globalement-a-la-catastrophe-de-l-amiante</link><description>Aide aux victimes de l’amiante : table ronde décidée par la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision du conseiller fédéral Alain Berset d’organiser sur le thème de l’amiante une table ronde que dirigera l’ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger. Il s’agira aussi de trouver des solutions pour l’aide financière destinée aux victimes de l’amiante et à leurs proches. Ainsi, la Confédération répond à la demande centrale des syndicats et de l’USS. L’USS et ses fédérations contribueront volontiers à rechercher une solution commune.
</p><p>Le premier but de cette table ronde doit être de trouver le plus rapidement possible des solutions financières pour les cas déjà prescrits et les personnes malades à cause de l’amiante qui ne bénéficient pas de la protection de la loi sur l’assurance-accident. Pour elles, une indemnisation représente un acte de justice réparateur. Pour les syndicats, la priorité est toujours de créer un fonds d’indemnisation financé par l’économie. 
</p><p>Deuxièmement, le droit suisse de la prescription en matière civile doit être modifié parce qu’un délai de prescription de dix ans ne correspond pas aux risques modernes pour la santé&nbsp;; ce qui a été clairement établi dans un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme d’il y a une année. Dans le cadre de la révision en cours du droit de la prescription, nous avons besoin d’une nouvelle réglementation des délais, qui tienne compte des victimes, c’est-à-dire pendant lesquels celles-ci peuvent demander à être indemnisées. Le délai qui tient le mieux compte de la longue durée du temps de latence des maladies dues à l’amiante ne doit commencer à courir qu’à partir de l’apparition de celles-ci. Éventuellement, on pourra limiter cette réglementation aux maladies causées par l’amiante, comme l’évoque la Confédération dans son communiqué.
</p><p>Enfin, vu les énormes quantités d’amiante utilisées en Suisse avant son interdiction en 1990 et du fait qu’elles peuvent encore se libérer lors de la démolition ou de la transformation de bâtiments, deux choses ne devront pas être oubliées lors de la table ronde. D’une part, les lacunes du dispositif de prévention doivent être comblées de toute urgence. D’autre part, les importantes dépenses déjà réalisées aujourd’hui par la SUVA en rapport avec la problématique de l’amiante et celles qui l’attendent encore ne doivent pas être unilatéralement répercutées sur quelques branches des arts et métiers. Ici, il faut un juste équilibre au sein de tout le collectif des assurés. 
</p><p>Pour l’USS, il est clair que la Suisse n’a plus le droit de renvoyer à plus tard le traitement des problèmes créés par la catastrophe de l’amiante. Les victimes de l’amiante ne doivent plus patienter encore plus longtemps. Cette catastrophe doit être surmontée globalement. Pour ce faire, tous les acteurs doivent agir ensemble. En convoquant une table ronde, la Confédération a fait un premier pas. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>&nbsp;Luca Cirigliano,&nbsp;<a name="Text9">&nbsp;</a>secrétaire central de l'USS responsable de la sécurité et de la protection de la santé au travail, 076&nbsp;335 61 97</li></ul><ul><li>Nico Lutz,&nbsp;membre du comité directeur du syndicat Unia, et responsable du secteur de la construction, 076 330 82 07</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2142</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2015 13:35:00 +0100</pubDate><title>La toute dernière excuse bidon : la force du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-toute-derniere-excuse-bidon-la-force-du-franc</link><description>Une vaste alliance d’organisations mobilise pour l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>À peine la Banque nationale avait-elle abandonné le cours plancher franc-euro et apprécié de ce fait le franc d’environ 20&nbsp;% que certains revendiquaient déjà que l’on renonce à appliquer des mesures pour garantir l’égalité salariale entre femmes et hommes. Or celle-ci n’a rien à voir avec la force du franc&nbsp;! Nous les femmes, nous ne nous laisserons plus servir de telles excuses bidon. Les femmes attendent depuis trop longtemps la réalisation du principe constitutionnel d’un salaire égal pour un travail de valeur égale.
</p><p>Bien que la Constitution fédérale dise clairement que «&nbsp;L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.&nbsp;», bien que la loi sur l’égalité entre femmes et hommes ait octroyé dès 1996 aux tribunaux la compétence de constater les cas de discrimination, de les interdire et de les faire cesser, ainsi que d’ordonner le versement du salaire dû, nous sommes encore bien loin en Suisse de l’égalité salariale. Les femmes continuent à gagner 20&nbsp;% de moins que les hommes pour un travail de valeur égale. Une part de l’inégalité salariale ne peut pas s’expliquer par des critères comme le travail à temps partiel, l’expérience professionnelle et les responsabilités assumées dans l’entreprise. Mais environ 40&nbsp;% de la différence de salaire ne reposent pas sur des critères objectifs. Il s’agit purement et simplement de discrimination&nbsp;! Chaque année, les femmes perdent par conséquent 7,7&nbsp;milliards de francs à cause de leur sexe. Cet argent leur manque, ainsi qu’à leur famille et aux rentes reçues par les retraitées. 
</p><p>Notre présence à Berne le 7 mars n’en est que plus importante. À cette occasion, les femmes de gauche comme de droite exigeront qu’il soit mis fin à cette situation anticonstitutionnelle. Le 7 mars, une vaste alliance d’organisations descendra dans la rue et exigera du Parlement et du Conseil fédéral la réalisation de l’égalité salariale et que des mesures efficaces soient enfin prises. Pour que tout le monde le comprenne bien&nbsp;: l’équité salariale, cela ne se négocie pas, même si l’économie rencontre des difficultés. C’est pourquoi, le 7 mars, toutes et tous à Berne&nbsp;! Pour que l’égalité salariale ne soit pas victime du franc fort.
</p><h3>Une vaste alliance</h3><p>Emmenées par alliance F et l’Union syndicale suisse (USS), les organisations ci-dessous mobilisent en vue de la manifestation du 7 mars 2015 sur la Place fédérale, à Berne&nbsp;:
</p><p>alliance F - alliance de sociétés féminines suisses&nbsp; <br> Union syndicale suisse (USS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> BPW Switzerland: Business &amp; Professional Women&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Femmes Protestantes en Suisse (FPS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> LCH - organisation faîtière des enseignant-e-s de Suisse alémanique&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Dachverband Schweizerischer Gemeinnütziger Frauen SGF&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Union suisse des paysannes et des femmes rurales (USPF)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Ligue suisse des femmes catholiques&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> ASI - la voix infirmière&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Travail Suisse <br> cfd - l’ONG féministe pour la paix&nbsp;&nbsp; <br> PDC Femmes <br> Parti évangélique suisse (PEV)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> PRL Les libéraux-radicaux femmes <br> Frauen Aargau&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Frauen Basel&nbsp; <br> Frauenzentrale Bern&nbsp; <br> Frauenzentrale Zürich&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Grossmütterrevolution&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Les Verts Suisse&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Vert’libéraux Suisse&nbsp; <br> Interessensgemeinschaft Frau und Mu-seh-um&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Jeunes vert-e-s Suisse&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Jeunesse socialiste suisse (JS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Femmes juristes Suisse&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Kaufmännischer Verband Zürich&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Katholische Arbeitnehmerinnen- und Arbeitnehmerbewegung Schweiz KAB&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Organisation suisse des lesbiennes (LOS)&nbsp;&nbsp; <br> Marche Mondiale des Femmes&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Coordination post Beijing des ONG Suisses&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Ostschweizerinnen.ch&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Parti suisse du travail (PST/POP)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Pro Single Schweiz - Die Interessensgemeinschaft der Alleinstehenden&nbsp;&nbsp; <br> Association suisse des employés de banque (ASEB)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> SEV - Syndicat du personnel des transports <br> Femmes socialistes suisses&nbsp;&nbsp; <br> PS Suisse&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT)&nbsp; <br> Association suisse pour les droits de la femme (ADF), <br>Swiss Women Network,<br>Syna, <br>Syndicom - Syndicat des médias et de la communication &nbsp;
</p><p> UNIA&nbsp; <br> Syndicat suisse des services publics (ssp)&nbsp;&nbsp; <br> Verband Kindergarten Zürich&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Wide Switzerland, Wirtschaftsfrauen Schweiz
</p><h5>Infos pratiques sur la manif</h5><p>&nbsp;</p><h3>Égalité salariale – Ici et maintenant&nbsp;!<br> Manifestation nationale, 7 mars</h3><h3>Lieu de rassemblement&nbsp;: Schützenmatte, 13 h 30, Berne&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br> Manifestation finale&nbsp;: Place fédérale, 15 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br><a href="http://www.7mars2015.ch/">www.7mars2015.ch</a></h3><p><a href="http://www.7mars2015.ch/">http://www.7mars2015.ch/</a></p><p><a href="http://www.7mars2015.ch/">http://www.7mars2015.ch/</a></p><h5>&nbsp;</h5><p><a href="http://www.7märz2015.ch">http://www.7märz2015.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2141</guid><pubDate>Mon, 23 Feb 2015 09:28:00 +0100</pubDate><title>Effet « boule de neige » neutralisé : salarié(e)s mieux protégés</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/effet-boule-de-neige-neutralise-salarie-e-s-mieux-proteges</link><description>Enregistrement de la durée du travail : une nouvelle base</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, les entreprises sont tenues par la loi d’enregistrer les temps de travail de la quasi-totalité de leurs employé(e)s. Mais cet instrument de protection contre le travail effectué «&nbsp;gratuitement&nbsp;», la surcharge de travail et l’épuisement professionnel a été insuffisamment appliqué et imposé ces dernières années. Les associations économiques, le Parlement et le Conseil fédéral ont fait pression pour qu’il soit tenu compte de cette réalité en matière d’enregistrement de la durée du travail. Désormais, la nouvelle réglementation donne une nouvelle base à l’enregistrement de la durée du travail. Elle est acceptée par le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) et par les faîtières On a neutralisé un effet «&nbsp;boule de neige&nbsp;» échappant à tout contrôle. La grande majorité des salarié(e)s continueront à être protégés demain sous cet angle. Maintenant, aux employeurs et aux autorités d’imposer les nouvelles règles. 
</p><p>L’exception à l’enregistrement de la durée du travail fait l’objet d’une réglementation très restrictive. La durée maximale légale de travail, respectivement les dispositions relatives aux pauses et au temps de travail supplémentaire, continue à s’appliquer à tout le monde. Ne peuvent être exclus de l’autre obligation d’enregistrer la durée du travail que les salarié(e)s qui disposent d’une grande autonomie dans leur travail, peuvent définir&nbsp; eux-mêmes l’essentiel de leurs horaires et gagnent plus de 120&nbsp;000 francs par an. Cette exception doit être réglée dans une convention collective de travail (CCT) conclue par des partenaires sociaux représentatifs. La CCT doit en outre prévoir des mesures de protection de la santé et contre les risques psychosociaux. Et il faut en particulier que l’employeur ait obtenu l’accord écrit du ou de la salarié(e) concerné. 
</p><p>La nouvelle réglementation évite le pire, comme la suppression de l’enregistrement de la durée du travail dans des branches entières, que demandent par exemple deux motions encore pendantes devant les Chambres fédérales. De plus, on courait le risque que le Conseil fédéral ne décide de son propre chef des exceptions plus larges via une modification de l’ordonnance. La nouvelle réglementation empêche certaines formes de renoncement automatique à l’enregistrement de la durée du travail, comme la fixation d’un simple seuil de salaire au-delà duquel un renoncement serait autorisé sans autre, ou d’autres réglementations permettant qu’il suffise qu’un(e) employé(e) soit inscrit au registre du commerce pour qu’il/elle n’ait automatiquement plus besoin d’enregistrer son temps de travail, comme le voulait au départ le SECO. Ces deux façons de procéder auraient eu pour effet qu’à l’avenir, beaucoup plus de salarié(e)s auraient dû travailler sans être protégés par l’instrument de l’enregistrement de la durée du travail.
</p><p> Grâce à la nouvelle réglementation, les employeurs, ainsi que la Confédération et les cantons devront assumer leurs responsabilités. Ils devront veiller à son application correcte. Les employeurs devront aussi accepter dans les CCT des mesures de protection spécifiques contre les risques psychosociaux et l’épuisement professionnel. L’histoire ne doit pas se répéter&nbsp;: les autorités ne doivent plus simplement fermer les yeux lorsque la loi et l’ordonnance ne sont pas respectées. Sinon, cette maladie de notre société qu’est l’épuisement professionnel continuera à se répandre. Ce qui ne nuirait pas seulement aux salarié(e)s, mais aussi aux entreprises.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail, 076 335 61 97</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2140</guid><pubDate>Fri, 20 Feb 2015 15:05:00 +0100</pubDate><title>Zweite Anhörung Revision Art. 7 und 8 Abs. 5 und 7 ArGV4</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/zweite-anhoerung-revision-art-7-und-8-abs-5-und-7-argv4</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2139</guid><pubDate>Fri, 20 Feb 2015 13:13:00 +0100</pubDate><title>Salaires en euros, baisses de salaire pour les frontaliers/frontalières, salaires indexés ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaires-en-euros-baisses-de-salaire-pour-les-frontaliers-frontalieres-salaires-indexes</link><description>Franc fort : une conférence de l’USS sur les conséquences du franc fort sous l&#039;angle du droit du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>À peine la Banque nationale suisse (BNS) avait-elle abandonné le taux de change plancher de 1,20 franc pour 1 euro que certains employeurs se précipitaient dans la brèche avec des propositions plus ou moins sidérantes sous l’angle du droit du travail. ça pullule en effet d’idées sur la manière de baisser les salaires des frontaliers et frontalières ou de rémunérer ces derniers en euros. Certains patrons veulent même lier les salaires au taux de change et les rendre ainsi variables.
</p><p>Une chose est cependant claire&nbsp;: en Suisse, on doit verser des salaires suisses. C’est ce que demandent entre autres les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Il est ainsi illégal de discriminer les frontaliers et frontalières. Et il en va de même du report sur le personnel risque entrepreneurial.
</p><p>Afin de clarifier la situation et d’informer les milieux concernés par ces problèmes (membres de commissions tripartites, syndicalistes, juristes, etc.), l’USS organise une conférence sur le thème des salaires en euros, des baisses de salaire pour les frontaliers et frontalières, etc. Par là, il s’agit de mener un travail d’information et de présenter la situation du point de vue juridique, respectivement de la jurisprudence.
</p><p>Les personnes qui interviendront à cette occasion sont les suivantes&nbsp;:</p><ul><li>Christa Tobler, professeure à l’Université de Bâle&nbsp;: interdiction de discriminer les frontaliers et frontalières</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS&nbsp;: contexte économique du problème</li><li>Jean Christophe Schwaab, vice-président de la Commission des affaires juridiques du Conseil national et spécialiste du droit du travail&nbsp;: dispositions du droit du travail relativement aux salaires versés en euros</li><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, responsable du droit du travail et des conditions de travail&nbsp;: report interdit du risque entrepreneurial sur les salarié(e)s et aspects de la cherté du franc relevant du droit social (indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail).</li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Infos pratiques&nbsp;</h5><h3><span>Conférence de l'USS : </span></h3><h3><span>Mardi 3 Mars 2015, de 15 heures à 18 heures environ</span><br>Hôtel Bern, Zeughausgasse 9, Berne</h3><p class="ParagrSPnormaux">&nbsp;</p><ul><li><span>Les frais de participation pour les membres des syndicats de l’USS sont de Fr.&nbsp;160.-&nbsp;; de Fr. 180.- pour les personnes extérieures intéressées.</span></li><li><span>Inscriptions via courriel à&nbsp;:</span><span><a href="#" data-mailto-token="thpsav1qbspla5ohykpunGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="mail">juliet.harding@sgb</a>.ch&nbsp;ou<a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGbzz5jo" data-mailto-vector="7" class="mail"> info(at)uss.ch</a></span></li></ul><h5>Pour télécharger</h5><ul><li>&lt;media&gt;Programme de la conférence&lt;/media&gt;<br></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2138</guid><pubDate>Thu, 19 Feb 2015 13:24:00 +0100</pubDate><title>Initiative du PDC: des effets secondaires dangereux </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/initiative-du-pdc-des-effets-secondaires-dangereux</link><description>Aider les familles ou ouvrir  tout grand la porte aux abus ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative populaire «&nbsp;Aider les familles&nbsp;! Pour des allocations pour enfants et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt&nbsp;» favorisera surtout les familles nanties et défavorisera celles qui touchent des petits revenus. Qui plus est, elle incitera aux abus.</p><p>Depuis la première étude à ce sujet, le NON de l’Union syndicale suisse (USS) à cette initiative du PDC était évident, puisque celle-ci désavantagera en fin de compte les familles à faibles revenus, alors que celles dont les revenus sont solides en profiteront.
</p><p>Telle est la principale raison pour laquelle, cette initiative devra être rejetée le 9 mars prochain. Mais il y a encore une autre raison de le faire. Entre-temps en effet, le débat public a été lancé. Jusqu’à ce jour, la Confédération était partie de l’idée qu’un oui à l’initiative priverait les pouvoirs publics d’environ 1 milliard de francs de recettes fiscales. Or ce chiffre pourrait s’avérer beaucoup trop bas. Car l’initiative ouvre tout grand la porte aux abus. Et comment donc&nbsp;?
</p><p>En cas de victoire de l’initiative dans les urnes, les allocations pour enfant (allocations familiales) et de formation professionnelle seraient exonérées de l’impôt. Aujourd’hui déjà, l’employeur ne paie aucune cotisation sociale sur ces allocations. Aujourd’hui déjà, il peut en outre verser des allocations familiales et de formation professionnelle plus élevées que ce que demande la Confédération (Fr.&nbsp;200.-, resp. Fr.&nbsp;250.-). Comme les salarié(e)s, les employeurs pourraient avoir l’idée astucieuse, mais à courte vue, de baisser les salaires, tout en augmentant en proportion ces allocations. Le côté «&nbsp;astucieux&nbsp;» de la chose&nbsp;? Une situation de gagnant-gagnant. Les uns économiseraient des impôts et les autres des cotisations sociales. Quant à l’aspect «&nbsp;courte vue&nbsp;», pour les salarié(e)s, d’une part, une perte au niveau des rentes futures et, de l’autre, un trou encore plus grand dans les caisses publiques, qu’il s’agirait aussi de combler par la suite d’une manière ou d’une autre.
</p><p>Avec un tel «&nbsp;deal&nbsp;», voire un diktat patronal, de quelle ampleur seraient alors les pertes, en plus du milliard précité&nbsp;? Le conseiller national Louis Schelbert (Verts) voulait charger l’administration fédérale de le calculer. Mais la Commission de l’économie et des redevances a refusé sa proposition dans ce sens.
</p><p>Peut-être n’est-il pas possible de faire ce calcul. Mais pour opposer un NON déterminé à cette initiative, ce n’est pas non plus nécessaire. Il suffit de savoir que cette dernière ouvre tout grand la porte aux abus.
</p><p> Si une recette n’atteint pas son but et si elle a en plus de dangereux effets secondaires, alors une seule réponse s’impose dans les urnes&nbsp;: NON&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2137</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2015 16:11:00 +0100</pubDate><title>Plusieurs centaines de syndicalistes manifestent à Genève</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plusieurs-centaines-de-syndicalistes-manifestent-a-geneve</link><description>Journée d’action mondiale pour la défense du droit de grève</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Plusieurs centaines de syndicalistes ont participé aujourd'hui à Genève à la journée d'action mondiale pour la défense du droit de grève.</p><p>Les attaques dirigées contre le droit de grève se multiplient. Au cœur même de l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'Organisation internationale des Employeurs (OIE) bloque la reconnaissance explicite de ce droit humain. Les syndicalistes ont exigé, devant le siège de la Fédération des entreprises romandes (FER) qui, en tant que membre de la délégation suisse auprès de l'OIT, est en étroit contact avec l'OIE, que le droit de grève soit reconnu par celle-ci. Luca Cirigliano, secrétaire central de l'Union syndicale suisse (USS), a remis une lettre à Blaise Matthey, directeur général de la FER, et souligné que " Le droit de grève est le droit humain fondamental des travailleurs et travailleuses de recourir, en cas de conflit, à l'ultime mesure de lutte dont il disposent, c'est-à-dire d'arrêter le travail. "
</p><p>Selon Luca Cirigliano, le droit de grève ne peut pas être toujours efficace si la Suisse ne connaît pas en même temps de protection spécifique contre le licenciement des personnes de confiance et des militant(e)s syndicaux, respectivement des grévistes. Même si l'OIT a, suite à la plainte déposée par l'USS, blâmé à plusieurs reprises la Suisse et demandé qu'elle prenne les mesures qui s'imposent, les employeurs, les milieux économiques et la droite politique bloquent les timides tentatives faites par le Conseil fédéral pour améliorer dans la loi la protection contre le licenciement. D'anciens employé(e)s de la clinique privée neuchâteloise La Providence et de l'entreprise tessinoise de transformation du granit Maurino Graniti ont montré ce que cela signifie : ils furent de fait licenciés alors qu'ils faisaient usage de leur droit de faire grève. Et ce ne sont pas des exceptions : la même chose s'est passée par exemple chez Spar, le détaillant, chez l'entreprise genevoise de transport Pascual et chez Gate Gourmet, à l'aéroport de Cointrin.
</p><p>Il est plus que temps que les droits fondamentaux syndicaux, comme la protection contre le licenciement antisyndical, la réintégration des personnes abusivement licenciées et le droit de grève, soient pleinement respectés, ont encore souligné les représentant(e)s de la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS), du Cartel intersyndical du personnel de l'État et des syndicats internationaux. Ils estiment tous que le Conseil fédéral doit, une fois pour toutes, améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux et que les employeurs doivent arrêter de s'opposer à tout progrès sur cette question, mais tendre la main pour trouver une solution.
</p><p>Les actions du 18 février ont été organisées par la CGAS et le Cartel intersyndical du personnel de l'État, et soutenues par l'USS, Travail.Suisse, les syndicats internationaux présents à Genève et la Confédération syndicale internationale (CSI). À Genève, outre l'OIT, nombre d'organisations internationales ont leur siège et, récemment, la grève aux Transports publics genevois (TPG) a remis au centre la question du droit de grève aussi pour le personnel de services publics.
</p><p>Cette journée a débuté à midi sur la Place des Nations par une action de protestation d'employé(e)s d'institutions internationales sises à Genève. Puis, des représentant(e)s des syndicats internationaux ont manifesté devant le siège de l'OIE et les ambassades de l'Angola et de l'Inde.
</p><h5>pour télécharger</h5><ul><li>&lt;media lc droit de&gt;Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS: Le droit de grève doit être défendu, en Suisse aussi&lt;/media&gt;<span class="t3-form-field-container"></span></li><li>&lt;media lc lettre matthey droit de&gt;Lettre&lt;span class="t3-form-field-container"&gt;&lt;/span&gt; adressée à la Fédération des entreprises romande&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media uapg droit de&gt;Lettre de la CGAS adressée à la UAPG&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Renseignements </h5><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l'USS</li><li>Matthias Preisser (079 656 55 36), service de la communication de l'USS </li></ul><p class="Agencementdutexte">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2136</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2015 12:02:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral s’attaque au dimanche, sans droit ni loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-s-attaque-au-dimanche-sans-droit-ni-loi</link><description>Motion Abate : le dimanche est en danger</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Alliance pour le dimanche condamne avec la plus grande vigueur la décision du Conseil fédéral d'autoriser le travail du dimanche dans des centres commerciaux supplémentaires. Cette décision est grave puisqu'elle s'est prise au mépris de la loi et de la Constitution fédérale. C'est pourquoi l'Alliance pour le dimanche, une trentaine d'organisations qui défendent le repos dominical, saisit le Conseil fédéral.
</p><p>L'Alliance pour le dimanche condamne la décision du Conseil fédéral d'autoriser le travail dominical dans les centres commerciaux répondant aux " besoins " du tourisme d'achat. Cette décision s'inscrit dans une tendance à banaliser le travail dominical ainsi que les achats du dimanche, alors que le dimanche est le seul jour de repos commun pour la majeure partie des citoyen-ne-s. Ce jour de congé doit, à ce titre, être maintenu et continuer à faire l'objet d'une protection particulière ; cela, pour préserver tant les activités sociales, familiales et religieuses de la population que la santé des salarié-e-s.
</p><p>Cette décision constitue une remise en question inédite de nos institutions puisque la nouvelle ordonnance est contraire à la loi, voire à la Constitution, selon les avis concordants d'éminents professeurs de droit. L'indignation de l'Alliance pour le dimanche est d'autant plus grande que les autorités fédérales agissent par voie d'ordonnance et ne permettent dès lors pas à la population de s'exprimer sur cette question, et ce, alors que la quasi-totalité des votations cantonales ont vu de telles libéralisations rejetées par le peuple souverain.
</p><p>Alors que plusieurs membres de l'Alliance pour le dimanche n'ont pas été consultés sur ce projet et se trouvent mis devant le fait accompli, c'est notamment le cas des Églises, notre organisation va demander à rencontrer le conseiller fédéral Schneider-Ammann. Elle entend lui faire part de sa déception que des acteurs majeurs de la société aient été écartés d'une telle procédure, ainsi que de sa vive inquiétude de voir que l'intérêt général de la société est toujours plus sacrifié au profit de quelques intérêts privés.
</p><p>&nbsp;</p><p class="Text"><b><span lang="FR"></span></b></p><h5>Pour de plus amples informations</h5><ul><li>Otto Schäfer, Fédération des Églises protestantes de Suisse, 076 778 39 87</li><li>Wolfgang Bürgstein, secrétaire général de Justice et Paix, 078 824 44 18</li><li>Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10</li><li>Lieselotte Fueter, coprésidente des Femmes évangéliques suisse, 079 302 45 35</li><li>Arno Kerst, président de Syna, 079 598 67 70</li><li>Vania Alleva, coprésidente d'Unia, responsable du secteur des services, 079 620 11 14 </li></ul><p><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2133</guid><pubDate>Thu, 12 Feb 2015 11:50:00 +0100</pubDate><title>Ne touchez pas au droit de grève !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ne-touchez-pas-au-droit-de-greve</link><description>18 février : journée d’action mondiale en défense du droit de grève</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération syndicale internationale appelle à une journée d’action mondiale pour la défense du droit de grève le 18&nbsp;février 2015. En Suisse, des actions de protestation centrales auront lieu à cette date à Genève.</p><p>Le droit de grève est un droit syndical fondamental garanti par les constitutions de 90&nbsp;États, dont la Suisse depuis 1999. Il est aussi inscrit dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies et dans la Charte sociale européenne. Plus qu’un droit individuel, le droit de grève est un droit collectif, le droit des travailleurs et travailleuses de débrayer et de faire usage de l’arme qu’ils emploient en dernier recours dans les conflits du travail.
</p><p>Depuis que les syndicats et les mouvements sociaux luttent contre les programmes d’austérité lancés à la suite de la crise financière, les attaques contre le droit de grève se multiplient. Les employeurs prennent aussi de plus en plus pour cible ce droit fondamental qui leur déplaît, même au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), l’institution tripartite des Nations Unies. En effet, ils refusent depuis deux ans de reconnaître que le droit de grève est garanti par la convention no&nbsp;87 de l’OIT et bloquent les travaux de la Commission de l’application des normes.
</p><p>Nous déplorons que la représentation suisse auprès de l’OIT, incitée par la délégation des employeurs, se prête elle aussi à ce jeu de blocage. Cette délégation est emmenée par Blaise Matthey, directeur général de la Fédération des entreprises romandes (FER). C’est notamment pour cette raison que des syndicalistes genevois manifesteront en faveur du droit de grève devant le siège de l’association patronale l’après-midi du 18&nbsp;février. La journée d’action mondiale débutera à Genève dès midi, avec une protestation réalisée sur la Place des Nations par le personnel des institutions internationales. À 14&nbsp;heures, ce sera au tour des représentant(e)s des syndicats internationaux de manifester devant l’Organisation internationale des employeurs. Les journalistes sont invités à une conférence de presse à 16&nbsp;heures.
</p><p>La CGAS (Communauté genevoise d'action syndicale) et le Cartel intersyndical du personnel de l'État organisent et coordonnent les manifestations genevoises de la Journée d’action mondiale, qui comptera sur la participation des centrales syndicales internationales et des associations du personnel des organisations internationales. Ces actions reçoivent le soutien de l’USS, de Travail.Suisse et de la Confédération syndicale internationale (CSI).
</p><p>&nbsp;</p><p>&lt;media cgas uss tract journee mondiale droit de greve fevrier officiel&gt;tract de mobilisation&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2131</guid><pubDate>Thu, 12 Feb 2015 11:00:00 +0100</pubDate><title>18,9 pour cent : le manque à gagner est de près de 1500 francs par mois</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/18-9-pour-cent-le-manque-a-gagner-est-de-pres-de-1500-francs-par-mois</link><description>Égalité salariale : la patience des femmes est à bout</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="lead">L’échec du Dialogue sur l’égalité des salaires en est la meilleure preuve&nbsp;: les initiatives volontaires ne suffisent pas à elles seules à mettre fin aux inégalités salariales. L’heure est aux mesures légales efficaces. </p><p>&nbsp;</p><p>Voici 34&nbsp;ans que l’article&nbsp;8 de la Constitution fédérale le dit clairement&nbsp;: «&nbsp;L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.&nbsp;» Entrée en vigueur en 1996, la loi sur l’égalité concrétise ce droit et octroie aux tribunaux la compétence de constater les cas de discrimination, de les interdire et de les faire cesser, ainsi que d’ordonner le versement du salaire dû. Il n’en reste pas moins que l’égalité salariale est toujours un but éloigné en Suisse. Si l’écart salarial entre hommes et femmes s’est réduit relativement vite lorsque l’article constitutionnel a été adopté, le rythme a toutefois diminué durant la dernière décennie. Et l’écart s’est même légèrement creusé récemment, passant de 18,4&nbsp;pour cent en 2010 à 18,9&nbsp;pour cent en 2012.
</p><h3>L’échec du Dialogue sur l’égalité des salaires</h3><p>Ce nouvel écart est l’une des données qui confirment l’échec du Dialogue sur l’égalité des salaires, le projet lancé par les partenaires sociaux et la Confédération pour mettre fin aux inégalités par le biais de mesures volontaires. Le rapport d’évaluation présenté l’an dernier est d’ailleurs parvenu à la même conclusion. À ce rythme, il faudra attendre des décennies pour que l’égalité soit instaurée. Aujourd’hui, les femmes sont trois fois plus nombreuses à percevoir des salaires inférieurs à 4000&nbsp;francs et deux fois moins nombreuses à occuper des postes de cadre. Et elles gagnent 9&nbsp;pour cent de moins même lorsqu’elles accomplissent un travail de valeur égale à qualifications égales. Une discrimination qui représente environ 7,7&nbsp;milliards de francs par an. 
</p><p>Il faut passer aux actes. Avec un écart salarial de 18,9&nbsp;pour cent, les femmes perçoivent près de 1500&nbsp;francs de moins par mois. Sans compter qu’elles en subissent une deuxième fois les conséquences à la retraite&nbsp;: leurs rentes sont inférieures.
</p><h3>Les limites des mesures volontaires</h3><p>L’USS est donc persuadée que les initiatives volontaires ne sont pas suffisantes&nbsp;: l’heure est aux mesures légales efficaces. L’automne passé, le Conseil fédéral a fait un pas dans ce sens&nbsp;: il veut contraindre les entreprises comptant au moins 50&nbsp;employé(e)s à réaliser régulièrement une analyse salariale interne contrôlée par des tiers. Les entreprises devraient en publier le résultat dans leur rapport annuel. Toutefois, si l’employeur n’agissait pas contre les inégalités salariales, il appartiendrait toujours aux salarié(e)s de saisir le tribunal.
</p><p>Si cette mesure va dans le bon sens, elle n’est toutefois pas suffisante pour l’USS. Il faut en effet aussi contraindre les entreprises à éliminer toute inégalité constatée. De surcroît, il faut constituer un organe tripartite qui effectuera des contrôles de salaires et pourra ordonner des mesures efficaces contre les inégalités constatées. C’est en effet la seule façon de transférer la responsabilité de mettre en œuvre le mandat constitutionnel des femmes à une instance publique, absolument indispensable, car une action en paiement du salaire est un obstacle majeur pour les salariées.
</p><h3>Égalité salariale, sans tarder&nbsp;!</h3><p>Par ailleurs, il faut améliorer de façon générale la protection des salaires en augmentant le nombre de conventions collectives du travail et en instaurant un salaire minimal national. Il importe aussi de mieux distribuer le travail rémunéré et le travail non rémunéré entre femmes et hommes. À cet effet, plusieurs mesures sont nécessaires&nbsp;: augmentation et subventionnement des places d’accueil extrafamilial des enfants, soutien pour les personnes qui s’occupent de proches dépendants, congé parental payé et horaires de travail prévisibles et réduits. Enfin, des quotas et une politique éducative qui ne fasse pas de différence entre les sexes doivent garantir que les femmes seront dûment représentées dans tous les domaines du monde du travail.
</p><p>Ne nous trompons toutefois pas&nbsp;: l’égalité salariale ne progressera que si nous les femmes nous sommes présentes sur la place publique et si nous montrons clairement que nous n’accepterons plus la discrimination salariale. C’est le sens à donner à la grande manifestation nationale du 7&nbsp;mars&nbsp;: la patience des femmes est à bout. Nous annonçons la couleur au monde politique et demandons l’égalité salariale, sans tarder.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2134</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2015 18:11:00 +0100</pubDate><title>Maintenir la voie bilatérale, renforcer la protection des salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/maintenir-la-voie-bilaterale-renforcer-la-protection-des-salarie-e-s</link><description>Mise en oeuvre de l&#039;initiative contre l&#039;immigration de masse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les décisions adoptées mercredi par le Conseil fédéral montrent que celui-ci attache une grande importance à la sauvegarde des Accords bilatéraux. Cette attitude positive est d'autant plus importante compte tenu de la forte appréciation du franc. Toutefois, les futures négociations ne doivent pas remettre en question les mesures de protection existantes contre les pressions exercées sur les salaires, les conditions de travail et l'emploi, car ces mesures ne sont pas négociables. En Suisse, il faut verser des salaires suisses et garantir des conditions de travail suisses.
</p><p>Les mesures d'accompagnement présentées par le Conseil fédéral montrent que celui-ci est conscient que des dispositions doivent être prises pour améliorer la protection des salarié(e)s. Nous saluons ainsi la décision de communiquer les mises au concours de postes dans l'administration fédérale aux offices régionaux de placement (ORP) avant leur publication. Il est en revanche incompréhensible qu'aucune mesure ne soit prévue pour le secteur privé, là où les pressions sur les salaires, les conditions de travail et l'emploi sont le plus fortes.
</p><p>Par principe, l'USS s'oppose aux systèmes de contingentement. Comme le montrent les expériences passées, ceux-ci entraînent des inégalités de traitement pour les salarié(e)s sans passeport suisse et favorisent tant le travail au noir que la sous-enchère salariale. En effet, si des contingents sont introduits, les employeurs suisses tenteront de contourner les contrôles préalables des autorités, comme ils l'ont fait par le passé. De la sorte, les inégalités de traitement des étrangers nuisent au bout du compte à tous les salarié(e)s de Suisse.
</p><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2132</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2015 09:10:00 +0100</pubDate><title>Solidarité avec les syndicats pakistanais !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/solidarite-avec-les-syndicats-pakistanais</link><description>L’intervention de solifonds et de l’USS
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'USS et solifonds se sont adressés au gouvernement et aux autorités judiciaires du Pakistan pour protester contre la criminalisation des syndicats. Il est nécessaire que ce pays respecte tant les droits au travail que les droits syndicaux et qu'il applique les conventions de l'OIT.</p><p>Dans une lettre de protestation adressée au gouvernement et au ministère public du Pakistan, l'USS et solifonds s'inquiètent d'une pratique habituelle, la criminalisation des conflits du travail. Les dirigeants syndicaux sont ainsi inculpés d'infractions à la loi antiterroriste et traînés devant des tribunaux antiterroristes.
</p><p>Dans leur lettre, l'USS et solifonds reviennent sur l'affaire des tisserands de Faisalabad, qui, en 2010, avaient réclamé une hausse de leurs modestes salaires. En effet, ils percevaient alors une rémunération nettement inférieure au salaire minimal que le gouvernement de la province du Punjab venait de relever. Les protestations massives se sont soldées par des détentions. Trois mois plus tard, des patrons déposaient plainte pour infraction à la loi antiterroriste. En novembre 2011, 14 militants syndicaux étaient condamnés à un total de 490 années d'emprisonnement, condamnation contre laquelle ils ont interjeté recours.
</p><p>Dans leur lettre, qui aborde aussi d'autres cas, l'USS et solifonds exigent que les fausses accusations lancées contre les 14 syndicalistes soient immédiatement retirées et que l'arrêt scandaleux rendu par le tribunal antiterroriste soit révoqué. Les conflits du travail doivent être portés devant les prud'hommes, pas devant un tribunal antiterroriste.
</p><p>&lt;media&gt;Teneur de la lettre&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2130</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2015 08:58:00 +0100</pubDate><title>Quand les familles à faibles revenus règlent l’ardoise ...</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/quand-les-familles-a-faibles-revenus-reglent-l-ardoise</link><description>L’initiative du PDC aide ceux qui n’en ont pas besoin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'USS rejette l'initiative " Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l'impôt ", car elle réduit surtout la charge fiscale des familles aisées et car ses inconvénients l'emportent sur ses avantages pour les familles moins bien loties.</p><p>L'initiative du PDC " Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l'impôt " prétend soulager la charge fiscale des familles. En réalité, elle ne profite qu'aux familles aisées, car la moitié des ménages avec enfants sont aujourd'hui déjà exonérés de l'impôt fédéral direct. Un exemple : un couple avec deux enfants dont seulement le père ou la mère travaille ne doit acquitter l'impôt fédéral direct qu'à partir d'un revenu brut de 97 500 francs. Autre exemple : un couple avec deux enfants où le père et la mère perçoivent tous deux un revenu et peuvent donc déduire des frais de garde d'un montant de 10 000 francs ne tombe sous le coup de l'impôt fédéral direct qu'à partir d'un revenu brut de 126 000 francs.
</p><p>Certes, dans les communes et les cantons, l'assujettissement commence à un niveau inférieur, mais, ici aussi, l'initiative ne permet qu'une économie réduite pour les classes de revenus inférieures, alors qu'elle fait cadeau aux niveaux supérieurs de l'exonération des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle.</p><ul><li><b>Conclusion no 1 :</b> Les familles à faibles revenus n'ont rien à gagner avec cette initiative, contrairement aux familles aisées.</li></ul><p>Si l'initiative était acceptée, les pouvoirs publics seraient privés d'environ 1 milliard de francs de recettes fiscales. Le manque à gagner serait de 200 millions pour la Confédération et d'environ 770 millions pour les cantons. Si les pouvoirs publics veulent que leurs comptes restent équilibrés, ils devront soit se procurer de nouvelles recettes, soit réduire leurs prestations. Dans cette hypothèse, les familles aisées peuvent compter sur l'argent épargné grâce à l'initiative populaire, mais les familles moins bien loties devront puiser encore plus profondément dans leurs bourses.</p><ul><li><b>Conclusion no 2 :</b> Non seulement les familles à faibles revenus n'ont-elles rien à gagner, mais elles verront même leur charge fiscale s'alourdir et seront les victimes d'une redistribution mal conçue.</li></ul><p>Mais ce n'est pas tout : il existe déjà des propositions visant à réduire la charge des familles ou à leur fournir un soutien efficace en respectant le principe de justice sociale. Ainsi, le PS propose d'introduire une déduction fixe par enfant sur le montant de l'impôt et l'USS se mobilise pour une meilleure conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle (écoles à horaire continu, périodes blocs, accueil extrafamilial abordable pour tous), pour un relèvement des allocations pour enfant et pour une augmentation des fonds consacrés à la réduction des primes d'assurance-maladie.
</p><p>Toutes ces propositions auraient beaucoup moins de chance d'aboutir si l'initiative populaire du PDC était acceptée. Le terrain serait occupé et le monde politique se sentirait quitte envers les familles. Une proposition médiocre, mesquine et partiale empêcherait un véritable progrès.</p><ul><li><b>Conclusion no 3 :</b> L'enjeu du 8 mars est dès lors de faire un choix en matière de politique familiale et d'éviter que tout progrès digne de ce nom dans ce domaine soit voué à l'échec pour de nombreuses années.</li></ul><p><br></p><h3>Encadré : Non à la taxe sur l'énergie</h3><p>L'USS s'oppose également à l'initiative des Vert'libéraux, véritable épée de Damoclès suspendue sur les finances de la Confédération et de l'AVS. En effet, si la taxe était efficace et freinait la consommation énergétique, elle aboutirait aussi à un recul des recettes fiscales, d'autant plus si le rapport des forces politiques en présence empêchait tout relèvement des taux applicables. De surcroît, l'initiative impose une charge excessive aux bas revenus. L'USS n'approuve les taxes sur l'énergie que si elles sont assorties d'une restitution par habitant. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2129</guid><pubDate>Mon, 09 Feb 2015 09:15:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort des SGB zur Änderung des Bundesgesetzes über die Krankenversicherung (Anpassung von Bestimmungen mit internationalem Bezug)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassungsantwort-des-sgb-zur-aenderung-des-bundesgesetzes-ueber-die-krankenversicherung-anpassung-von-bestimmungen-mit-internationalem-bezug</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2128</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2015 11:28:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassung 13.479 Parlamentarische Initiative. Klarstellung der langjährigen Praxis beim Meldeverfahren bei der Verrechnungssteuer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassung-13-479-parlamentarische-initiative-klarstellung-der-langjaehrigen-praxis-beim-meldeverfahren-bei-der-verrechnungssteuer</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2127</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2015 11:24:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zum Bundesgesetz über die einseitige Anwendung des OECD-Standards zum Informationsaustausch (GASI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zum-bundesgesetz-ueber-die-einseitige-anwendung-des-oecd-standards-zum-informationsaustausch-gasi</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2126</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2015 09:13:00 +0100</pubDate><title>Le franc doit servir, pas nuire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-doit-servir-pas-nuire</link><description>La Banque nationale doit veiller à ce que le cours du franc soit supportable</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l’abolition du cours plancher par la Banque nationale suisse (BNS), le franc suisse est sur-évalué de près de 25&nbsp;%. La décision de la BNS risque donc de devenir la faute de politique économique la plus grave de ces dernières décennies. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) demande à la BNS et au Conseil fédéral de remplir leur mandat de politique monétaire et conjoncturelle. C’est la seule manière d’empêcher que des industries et des secteurs économiques entiers ne soient sacrifiés avec des dizaines de milliers d’emplois à cause d’un franc très fortement surévalué.
</p><p>&nbsp;«&nbsp;Si la Suisse dispose avec le franc d’une monnaie propre, les instances responsables doivent alors veiller à ce qu’elle serve et non pas nuise à l’économie et à la population&nbsp;», a expliqué Paul Rechsteiner, le président de l’USS, devant les médias, à Berne. Le cours du franc supportable pour l’économie réelle est de 1,30 franc pour 1 euro. L’actuel cours est par conséquent un danger pour les emplois, les salaires et des secteurs industriels entiers. S’accommoder d’une énorme surévaluation du franc ne peut pas être une option.
</p><p>C’est en premier lieu la BNS qui doit intervenir. Elle doit replacer le franc à un niveau supportable qui protège les salaires et les emplois. L’instrument le plus efficace pour ce faire est un taux plancher explicite ou un but de taux de change explicite, si nécessaire complété par des intérêts négatifs ou, si besoin est, des restrictions au marché du franc.
</p><p>Mais le Conseil fédéral doit aussi agir. Il doit donner un signe fort pour montrer qu’en Suisse, on doit verser des salaires suisses et que les salaires en euros sont illégaux. Vania Alleva, coprésidente d’Unia et vice-présidente de l’USS, précise que les salaires versés en euros aux frontaliers et frontalières font pression sur les salaires de tout le monde et ouvrent tout grand la porte à la sous-enchère salariale. 
</p><p>Selon Vania Alleva, les nombreuses baisses de salaires annoncées par des entreprises empoisonnent l’économie. Elles ne résolvent pas le problème du franc fort car, étant donné que les salaires ne représentent que 20&nbsp;% des coûts totaux, les baisser dans l’industrie ne réduirait dans les faits guère les coûts des entreprises. En outre, nombre de personnes auraient ainsi moins d’argent à dépenser, ce qui ferait baisser la demande et renforcerait les tendances à une récession et une déflation. Le syndicat Unia est certes prêt à chercher des solutions avec les entreprises que le choc monétaire a placées dans des difficultés sérieuses. Mais cela suppose que l’intégralité de leur structure des coûts et de la clientèle soit présentée de manière transparente et qu’elles soient disposées à fournir des contreprestations comme la protection contre le licenciement, la garantie du site de production et le renoncement au versement de dividendes.
</p><p>Afin de protéger les entreprises exportatrices contre des problèmes supplémentaires, l’assurance contre les risques à l’exportation doit pouvoir offrir de nouveaux produits pour les assurer contre les risques de change. Les tiroirs du département de M. Schneider-Ammann contiennent des propositions à ce sujet.
</p><p> L’USS s’opposera vigoureusement à tous les profiteurs des crises monétaires qui, aujourd’hui, sous prétexte que le franc est fortement surévalué, essaient d’imposer aux dépens de larges cercles de la population les programmes néolibéraux qu’ils souhaitent et le démantèlement des acquis sociaux. La politique d’austérité de la Confédération et des cantons accentue le risque de récession. Étant donné que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas, voire sont négatifs, une telle politique est d’autant plus absurde.
</p><h5>interventions de la conférence de presse</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS: &lt;media rechsteiner&gt;"Le franc doit nous servir, pas nous nuire : la Banque nationale doit replacer le franc à un niveau supportable"&lt;/media&gt;</li><li>Vania Alleva, coprésidente d'Unia, vice-présidente de l'USS :&lt;media alleva&gt; "Le problème du franc ne doit pas être réglé sur le dos des travailleuses et travailleurs !"&lt;/media&gt;</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS :&lt;media lampart&gt; "La Banque nationale doit contrôler le franc en se fixant un objectif de taux de change"&lt;/media&gt;</li></ul><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en &nbsp;chef et premier secrétaire de l'USS,&nbsp;<br><span>079 205 69 11</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2123</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2015 16:07:00 +0100</pubDate><title>Strategie Stromnetze: Eröffnung des Vernehmlassungsverfahrens</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strategie-stromnetze-eroeffnung-des-vernehmlassungsverfahrens</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2117</guid><pubDate>Mon, 02 Feb 2015 14:12:00 +0100</pubDate><title>Antisocial et mal adapté au but visé</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/antisocial-et-mal-adapte-au-but-vise</link><description>« Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l’énergie : l’USS dit non</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative des vert’libéraux chargera de manière disproportionnée les ménages à bas revenus et mettra en danger les finances de la Confédération et de l’AVS.</p><p>Promouvoir les énergies renouvelables et faire reculer celles qui ne le sont pas comme le pétrole, le gaz, le charbon et l’uranium, telle est la transition énergétique que l’Union syndicale suisse (USS) défend, tant pour des raisons écologiques que du point de vue des emplois en Suisse. Les syndicats rejettent pour plusieurs raisons l’initiative des vert’libéraux, qui veut remplacer la TVA par une taxe sur l’énergie.
</p><p>Premièrement, elle augmenterait de manière disproportionnée la charge des bas revenus. En effet, ces derniers ont beaucoup moins de possibilités d’investir pour passer aux énergies renouvelables (p. ex. assainissements des bâtiments, voitures électriques, etc.). Au lieu de punir celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de changer d’énergies, le législateur doit rendre plus accessibles celles qui sont renouvelables. L’USS ne défend les taxes sur l’énergie comme instruments d’incitation que si leur produit est restitué aux gens. 
</p><p>Deuxièmement, l’initiative des vert’libéraux menace les finances de la Confédération et de l’AVS. D’une part, elle rendrait les finances publiques dépendantes de ce que nous voulons dépasser. En effet, plus nous passerons des énergies non renouvelables aux énergies renouvelables, plus le produit de la taxe diminuera. Cela nécessitera, d’autre part, de relever chaque année le taux de cet impôt. Jusqu’à ce qu’il soit si élevé que les agents énergétiques non renouvelables deviendront un produit de luxe inabordable. Ou alors, la pression politique sera si forte que le taux de la taxe ne sera plus relevé. Dans les deux cas, la caisse de la Confédération et celle de l’AVS perdraient en fin de compte des milliards. 
</p><p> La transition énergétique et la reconversion écosociale de l’économie et de la société sont des projets porteurs d’avenir et nécessaires. Or l’initiative des vert’libéraux n’en accélère pas la réalisation. Au contraire, elle est un danger pour les finances publiques et veut concrétiser la transition énergétique sur le dos des personnes à faibles revenus. Les syndicats répondent à ce projet en appelant à lui dire clairement non le 8 mars prochain.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2118</guid><pubDate>Mon, 02 Feb 2015 14:03:00 +0100</pubDate><title>Favoriser les familles ? Oui, mais les bonnes et vraiment !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/favoriser-les-familles-oui-mais-les-bonnes-et-vraiment</link><description>L’initiative du PDC met en place de fausses priorités</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’initiative populaire du PDC «&nbsp;Aider les familles&nbsp;! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt&nbsp;», car elle ne permettrait pas d’atteindre le but qu’elle vise et va dans la mauvaise direction en matière de répartition des richesses.</p><p>«&nbsp;Nous voulons renforcer les familles.&nbsp;» C’est ainsi que le PDC justifie son initiative populaire «&nbsp;Aider les familles&nbsp;!&nbsp;» sur laquelle nous voterons le 8 mars prochain. Une profession de foi qui sonne bien. Mais tiendra-t-elle ses promesses&nbsp;?
</p><p>Choisissons une réponse polie&nbsp;: seulement en partie. En effet, elle diminuerait certes le revenu imposable, mais, étant donné la progressivité de l’impôt, ce sont surtout les familles à hauts revenus qui en profiteraient. Les familles à bas revenus ne payant pas l’impôt fédéral direct, elles ne seraient donc pas concernées. D’un point de vue répartition des richesses, déduire un montant fixe de l’impôt pour les enfants aurait été une mesure beaucoup plus neutre. Mais le PDC en a décidé autrement, quelles que soient ses raisons…
</p><p>Si l’on veut renforcer les familles, on doit agir de manière ciblée d’un point de vue social. C’est pourquoi ce sont les personnes à faibles revenus qu’il faut renforcer en premier. Bien sûr, l’initiative du PDC leur offrirait bien quelques miettes, mais le hic est bien là&nbsp;: elle entraînerait une baisse des recettes fiscales d’environ un milliard de francs. Conséquence&nbsp;: soit un démantèlement des prestations publiques, soit une hausse des impôts présentée sous un autre nom. Pour les familles à faibles revenus, dans les deux cas une perspective sombre. D’une manière ou d’une autre, si l’initiative du PDC passe, ils risquent d’être les victimes d’un échange défavorable&nbsp;: le peu qu’ils gagneraient, ils devraient le payer plus cher. En bon français, «&nbsp;après&nbsp;», ils auraient sans doute moins dans la poche. 
</p><p>Dans la lutte contre la pauvreté des familles, l’USS se donne d’autres priorités, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Il faut d’abord des salaires qui soient décents et, dans toute la mesure du possible, fixés dans une convention collective de travail au champ d’application étendu.</span></li><li><span>Le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale doit enfin devenir réalité. De fait, les salaires des femmes sont toujours à la traîne de près de 20&nbsp;% par rapport à ceux des hommes. Et presque la moitié de cette différence est de la «&nbsp;pure et simple&nbsp;» discrimination. Il s’agit donc d’un vol aux dépens des femmes.</span></li><li><span>Il faut pouvoir mieux concilier famille et profession (écoles à horaires continue, horaires blocs, structures d’accueil extrafamilial des enfants accessibles à tout le monde).</span></li><li><span>La hausse des allocations familiales et une meilleure réduction des primes des caisses maladie sont également urgentes.</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2121</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2015 08:42:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement doit tenir compte de l’opposition manifestée par les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-doit-tenir-compte-de-l-opposition-manifestee-par-les-cantons</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) regrette que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) soit entrée en matière au sujet de la loi sur les heures d’ouverture des magasins (LOMag) et soit favorable sur le fond à une prolongation de ces heures d’ouverture.</p><p>L’USS est cependant satisfaite de voir que la CER-E s’est donné une pause de réflexion avant de prendre une décision définitive et prend enfin note de l’opposition des cantons à une prolongation des heures d’ouverture des commerces. Mais maintenant, elle doit aussi prendre les cantons au sérieux et se distancier de la LOMag. En effet, l’opposition des cantons a été dans la plupart des cas, légitimée par leurs citoyen(ne)s&nbsp;: ces dernières années, la prolongation des heures d’ouverture des commerces a été refusée dans plus d’une douzaine de votations cantonales.
</p><p>Il est également indiqué de renoncer à cette loi parce que les salarié(e)s concernés par la prolongation des heures d’ouverture des magasins refusent cette dégradation de leurs conditions de travail déjà précaires. Cela, d’autant plus qu’il n’y a pas de convention collective de travail dans le commerce de détail. Avec la nouvelle loi, les journées de travail deviendraient encore plus irrégulières et morcelées qu’elles ne le sont déjà aujourd’hui. 
</p><p>Avec sa pause de réflexion, la CER-E peut notamment faire en sorte que le Conseil des États soit à la hauteur de sa réputation de «&nbsp;Chambre de réflexion&nbsp;». En effet, les motifs qui, du point de vue de la commission et du Conseil fédéral, parlent en faveur d’une prolongation des heures d’ouverture des magasins sont extrêmement faibles. Ainsi, cette dernière n’est pas un instrument qui permettrait d’endiguer le tourisme d’achat. L’explosion de celui-ci est en premier lieu imputable à l’énorme surévaluation du franc et aux grandes différences existant avec le pouvoir d’achat de nos voisins. Les heures d’ouverture des magasins jouent un rôle négligeable ici, si tant est qu’elles en jouent un. On le voit en cela que le tourisme d’achat explose précisément aussi dans les régions frontalières qui, aujourd’hui déjà, connaissent les mêmes heures d’ouverture, voire des heures d’ouverture plus longues que ce que demande la LOMag (p. ex. Argovie, Zurich, Thurgovie). En outre, ces «&nbsp;touristes&nbsp;» expliquent extrêmement rarement leurs achats à l’étranger par les heures d’ouverture des commerces. Selon une étude de GfK, cette raison est la dernière des raisons évoquées.
</p><h5>renseignements&nbsp;</h5><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable des conditions de travail, 076 335 61 97</li></ul><ul><li> Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p><a name="Text9"><br></a></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1586</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:58:00 +0100</pubDate><title>Teilrevision des Bundesgesetzes über die Meteorologie und Klimatologie (MetG); Eröffnung des Vernehmlassungsverfahrens</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/teilrevision-des-bundesgesetzes-ueber-die-meteorologie-und-klimatologie-metg-eroeffnung-des-vernehmlassungsverfahrens</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1588</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:57:00 +0100</pubDate><title>Anhörung der Verordnung vom 12. April 1995 über den Risikoausgleich in der Krankenversicherung (VORA; SR 832.112.1)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anhoerung-der-verordnung-vom-12-april-1995-ueber-den-risikoausgleich-in-der-krankenversicherung-vora-sr-832-112-1</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1587</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:57:00 +0100</pubDate><title>Anhörung: Entwurf zur Teilrevision der Verordnung über die Krankenversicherung (KVV) und der Verordnung des EDI über Leistungen in der obligatorischen Krankenpflegeversicherung (KLV); Massnahmen im Medikamentenbereich</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anhoerung-entwurf-zur-teilrevision-der-verordnung-ueber-die-krankenversicherung-kvv-und-der-verordnung-des-edi-ueber-leistungen-in-der-obligatorischen-krankenpflegeversicherung-klv-massnahmen-im-medikamentenbereich</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1589</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:56:00 +0100</pubDate><title>Parlamentarische Initiative. Komatrinker sollen Aufenthalte im Spital und in der Ausnüchterungszelle selber bezahlen. Stellungnahme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/parlamentarische-initiative-komatrinker-sollen-aufenthalte-im-spital-und-in-der-ausnuechterungszelle-selber-bezahlen-stellungnahme</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1590</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:55:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassung: Bundesgesetz über das Zentrum für Qualität in der obligatorischen Krankenpflegeversicherung OKP (Stärkung Qualität und Wirtschaftlichkeit)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassung-bundesgesetz-ueber-das-zentrum-fuer-qualitaet-in-der-obligatorischen-krankenpflegeversicherung-okp-staerkung-qualitaet-und-wirtschaftlichkeit</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1965</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:54:00 +0100</pubDate><title>Botschaft zur Förderung der Kultur in den Jahren 2016-2019 (Kulturbotschaft)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/botschaft-zur-foerderung-der-kultur-in-den-jahren-2016-2019-kulturbotschaft</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1604</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:54:00 +0100</pubDate><title>Anhörung Revision ArgV4 – Fluchtwege</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerung-revision-argv4-fluchtwege</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1998</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:53:00 +0100</pubDate><title>Änderung des Mietrechts im Obligationenrecht</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/aenderung-des-mietrechts-im-obligationenrecht</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1994</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:53:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassung zum Ausführungsrecht Swissness</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassung-zum-ausfuehrungsrecht-swissness</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2006</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:50:00 +0100</pubDate><title>Personenfreizügigkeit und Zuwanderung: Massnahmen zur Missbrauchsbekämpfung:  Vernehmlassungsantwort</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/personenfreizuegigkeit-und-zuwanderung-massnahmen-zur-missbrauchsbekaempfung-vernehmlassungsantwort</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1999</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:50:00 +0100</pubDate><title>Teilrevision des Mehrwertsteuergesetzes</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/teilrevision-des-mehrwertsteuergesetzes</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2011</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:49:00 +0100</pubDate><title>Teilrevision BG über die Krankenversicherung (KVG) betr. Steuerung des ambulanten Bereichs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/teilrevision-bg-ueber-die-krankenversicherung-kvg-betr-steuerung-des-ambulanten-bereichs</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2061</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:48:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsverfahren betreffend die Genehmigung des Protokolls Nr. 15 zur Änderung der Konvention zum Schutze der Menschenrechte und Grundfreiheiten (EMRK)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vernehmlassungsverfahren-betreffend-die-genehmigung-des-protokolls-nr-15-zur-aenderung-der-konvention-zum-schutze-der-menschenrechte-und-grundfreiheiten-emrk</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Politique syndicale</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2069</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:47:00 +0100</pubDate><title>Änderung des Mineralölsteuergesetzes: Vernehmlassungsantwort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/aenderung-des-mineraloelsteuergesetzes-vernehmlassungsantwort</link><description>n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2082</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:46:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassung zur Verordnung über die pauschale Steueranrechnung  (Umsetzung Motion Pelli – 13.3184)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassung-zur-verordnung-ueber-die-pauschale-steueranrechnung-umsetzung-motion-pelli-13-3184</link><description>n’existe qu’en allemand</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2101</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 22:45:00 +0100</pubDate><title>Interkantonale Vereinbarung über das öffentliche Beschaffungswesen IVöB</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/interkantonale-vereinbarung-ueber-das-oeffentliche-beschaffungswesen-ivoeb</link><description>Gefahr von Lohndumping und Wettbewerbsverzerrung, fehlende Verankerung der Lohngleichheit: Dieser Entwurf ist stark verbesserungswürdig!  - n&#039;existe qu&#039;en allemand</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dem öffentlichen Beschaffungswesen kommt eine hohe volkswirtschaftliche Bedeutung zu. Öffentliche Beschaffungen entsprechen knapp 8 Prozent des Bruttoinlandprodukts, von ihr hängen über 300'000 Arbeitsplätze ab. Bund, Kantone und Gemeinden haben eine Marktmacht, welche die Verhältnisse auf dem Schweizer Arbeitsmarkt wesentlich beeinflussen kann. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Der vorliegende Entwurf wird den Anforderungen an eine sozial und wirtschaftlich nachhaltige Beschaffungspolitik nicht gerecht. Er missachtet die regionale Austarierung der Arbeitsbedingungen. Zielführende rechtliche Grundlagen für eine konsequent nachhaltige Beschaffung fehlen ebenso wie die explizitere Verankerung der Lohngleichheit von Mann und Frau. Es drohen Lohndumping und Wettbewerbsverzerrungen.
</p><p>&nbsp;</p><p>Der SGB fordert eine verbesserte IVÖB-Vorlage, welche die Einhaltung von Mindestlöhnen vorschreibt und die regelmässige Kontrolle zum Schutz vor Dumping bei Lohn- und Arbeitsbedingungen sowie das Prinzip des gleichen Lohns für gleichwertige Arbeit zwingend vorsieht. Schliesslich ist der Staat als Auftraggeber nicht einzig an den Primat des günstigsten Angebots gebunden.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Services Publics</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2120</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 15:02:00 +0100</pubDate><title>Prise de position sur la Loi fédérale sur l’amélioration des conditions fiscales applicables aux activités entrepreneuriales et aux investissements (Loi sur la réforme III de l’imposition des entreprises)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/prise-de-position-sur-la-loi-federale-sur-l-amelioration-des-conditions-fiscales-applicables-aux-activites-entrepreneuriales-et-aux-investissements-loi-sur-la-reforme-iii-de-l-imposition-des-entreprises</link><description>Le texte allemand fait foi.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2115</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2015 11:27:00 +0100</pubDate><title>Le franc doit nous être utile</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-doit-nous-etre-utile</link><description>La Banque nationale doit stabiliser le franc</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc est totalement hors contrôle depuis que la Banque nationale suisse (BNS) a&nbsp; aboli le taux de change plancher avec l’euro. Le cours correct devrait être de 1,30 franc pour 1 euro, mais les spéculateurs et les investisseurs le poussent à la hausse.
</p><p>Pour les salarié(e)s de ce pays, cette situation est difficile&nbsp;: salaires et emplois sont menacés si le cours extrême se maintient. Les caisses de pensions sont aussi concernées. Pressions sur les salaires, démantèlements et délocalisations menacent, surtout l’industrie d’exportation et le tourisme. Même avec le cours plancher de 1,20 franc pour 1 euro, nombre d’entreprises ont supprimé des emplois et délocalisé des parties de leur production, dont certaines traditionnelles comme Scintilla de Zuchwil (vers la Hongrie).
</p><p>Une décision incompréhensible et grave
</p><p>Syndicats et employeurs ont violemment critiqué la décision de la BNS. On ne comprend pas pourquoi elle a supprimé l’écran de protection que représentait le taux plancher précisément au moment où il était urgent de le maintenir. Si elle pensait devoir acheter trop d’euros pour défendre le taux plancher, pourquoi n’a-t-elle par exemple pas introduit plus tôt le taux négatif de 0,75&nbsp;%, en plus du taux plancher&nbsp;? L’écart entre les taux d’intérêt qui en aurait découlé par rapport à l’euro lui aurait permis de respirer un peu. 
</p><p>En l’absence d’un taux plancher, le pilotage du franc est devenu substantiellement plus ardu. Les marchés des devises ont besoin d’être guidés. En effet, le cours des monnaies peut s’éloigner sur une longue période du cours équitable supportable pour l’économie réelle. C’est pourquoi nous avons eu un taux plancher de 80 centimes pour 1 Deutschemark jusqu’à fin 1999. Il avait été introduit en 1987 et n’a jamais été aboli. Par rapport à l’euro, s’il n’y a pas eu explicitement de taux plancher, la BNS a tout de même baissé ses taux d’intérêt lorsque le taux de change est tombé à 1,50 franc, respectivement 1,45 franc pour 1 euro. Par le passé, les taux plancher ont été la règle. Les phases pendant lesquelles on n’a pas donné de but explicite ou implicite aux taux de change ont été l’exception. Souvent, durant ces phases, le cours du franc n’était pas contrôlé. Ce fut aussi à partir de la fin 2009.
</p><p>En effet, si le franc s’est si fortement apprécié en 2010, la BNS en a malheureusement été coresponsable. Au lieu de défendre systématiquement les seuils implicites de 1,50 franc et 1,45 par rapport à l’euro, elle a dit en mars 2010 que le taux de change allait à l’avenir de nouveau être soumis aux forces du marché. Conséquence&nbsp;: la limite de 1,45 franc pour 1 euro fut aussi franchie. Et le franc s’apprécia largement en l’absence de tout contrôle jusqu’à ce que la BNS introduisit finalement en septembre 2011 le taux plancher de 1,20 pour 1 euro.
</p><p>Le franc doit nous servir, pas nous nuire&nbsp;!
</p><p>La BNS ne peut pas simplement faire ce qu’elle veut. Selon le mandat que lui donne la loi sur la Banque nationale (LNB), elle doit assurer la stabilité des prix et tenir compte de l’évolution de la conjoncture (art. 5 LNB). Elle n’a pas le droit de permettre que les salaires soient mis sous pression et que le chômage augmente. Le franc doit nous être utile, pas nous nuire. La BNS doit, avec l’aide des politiques, tout entreprendre pour que cela redevienne ainsi. Les problèmes de taux de change ne peuvent être résolus qu’avec la politique monétaire. 
</p><p>Par contre, les baisses de salaire demandées par l’économie d’exportation sont politiquement et économiquement absurdes. Pour compenser les effets du franc surévalué, les salaires devraient baisser, selon la branche, de plus d’un tiers. C’est inimaginable. Aujourd’hui, l’industrie a déjà de la peine à trouver de la main-d’œuvre de qualité et de la garder. Les baisses de salaire empoisonneraient toute l’économie. Les détaillants pourraient moins vendre et les carnets de commandes de la construction se dégraderaient rapidement.
</p><p>La BNS doit stabiliser le franc à un niveau supportable. Le franc doit nous servir, pas nous nuire&nbsp;!.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2116</guid><pubDate>Mon, 26 Jan 2015 15:07:00 +0100</pubDate><title>Baisses de salaire et salaires en euros sont interdits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/baisses-de-salaire-et-salaires-en-euros-sont-interdits</link><description>Abolition du cours plancher du franc : l&#039;imagination a ses limites

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ChapeauSPitalique lead">À peine la Banque nationale suisse (BNS) avait-elle aboli le taux plancher de 1,20 franc pour 1 euro que des fusibles juridiques sautaient chez certains employeurs. Ceux-ci pensent en effet baisser les salaires des frontaliers et frontalières ou rémunérer ces derniers en euros. Quelques-uns imaginent même payer tout leur personnel en euros. La situation juridique et la jurisprudence est claire&nbsp;: toutes ces mesures sont interdites.</p><h3><span>Faire pression sur les salaires avec l’euro&nbsp;?</span></h3><p class="ParagrSPnormaux">Le franc est surévalué et, étant donné le cours trop bas de l’euro, nombre d’entreprises verront leurs recettes diminuer. C’est pourquoi beaucoup d’entreprises vont examiner ces prochains temps dans quelle mesure comprimer leurs coûts de production en baissant leurs salaires ou en versant des salaires en euros afin de répercuter le risque de change sur leurs collaborateurs et collaboratrices. &nbsp;</p><p class="ParagrSPnormaux">Certains patrons aimeraient baisser les salaires en francs des frontaliers et frontalières ou les verser en euros et d’autres payer même tout leur personnel en euros, ce qui revient à lier les salaires au cours du franc. Or, toutes ces mesures sont en contradiction avec les principes applicables ici du droit du travail ainsi qu’avec la jurisprudence. </p><h3>L’employeur n’a pas simplement carte blanche </h3><p class="ParagrSPnormaux">L’employeur dispose d’une certaine marge de manœuvre pour fixer les salaires et donc aussi pour les modifier à la baisse (à condition de respecter les règles du congé-modification), du moment qu’il respecte la bonne foi et les bonnes mœurs et que le montant du salaire reste objectivement et suffisamment prévisible. Mais il n’a pas le droit de baisser unilatéralement les salaires. </p><p class="ParagrSPnormaux">L’article 323b du Code des obligations (CO) précise que l’employeur doit payer ses salaires dans une monnaie «&nbsp;ayant cours légal&nbsp;», monnaie qui doit faire partie du contrat de travail et ne peut pas être modifiée unilatéralement par l’employeur.</p><p class="ParagrSPnormaux">L’employeur n’est pas non plus libre quant à la façon dont le contrat est conçu. D’une part, il s’agit d’appliquer la notion de protection prévue par le droit du travail, selon laquelle la partie la plus faible au contrat doit être protégée contre certaines modifications de ce dernier. D’autre part, l’application de l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) doit empêcher la sous-enchère salariale qui peut toucher la main-d’œuvre suisse à travers la discrimination de citoyen(ne)s de l’Union européenne (UE). </p><h3>Le risque entrepreneurial ne peut pas être répercuté sur le personnel</h3><p class="ParagrSPnormaux">Il est interdit de répercuter le risque entrepreneurial sur le personnel (disposition impérative de l’article 323 CO, qui ne peut être modifiée ni via un contrat de travail individuel, ni via une convention collective de travail, CCT). C’est justement ce qui est le cas lorsque le cours du change défavorable assombrit les perspectives économiques d’une entreprise. Or, l’employeur doit assumer par anticipation le cours du change qui fait partie du risque entrepreneurial. Lui seul en profite en effet lorsqu’il prend une autre direction et augmente les bénéfices de son entreprise. La doctrine juridique interdit aussi les baisses de salaire sous forme de participation au résultat négatif d’une entreprise. Car là, nous sommes également en présence d’un report du risque entrepreneurial sur le personnel, ce qu’interdit l’article 322a du CO.</p><p class="ParagrSPnormaux">Pareilles dispositions, qu’elles soient introduites par des accords généraux, le congé-modification ou une CCT, sont par conséquent frappées de nullité. Elles ne peuvent pas non plus s’appuyer sur des «&nbsp;articles de crise&nbsp;» de CCT, car ceux-ci doivent respecter le droit impératif (art. 358 CO). Un employeur qui adapterait régulièrement les salaires en fonction des variations du cours du change commettrait un abus de droit (art. 2 Code civil CC).</p><h3>Le droit du travail protège aussi les frontaliers et frontalières</h3><p class="ParagrSPnormaux">L’interdiction de discriminer stipulée à l’article 2 de l’ALCP (précisée à l’art. 9 al. 1 de l’Annexe 1 de l’ACLP) interdit de traiter différemment les personnes en fonction de leur nationalité ou de leur lieu de domicile. Aucune raison économique, comme par exemple des variations du cours du change, ne peut justifier de telles discriminations. C’est pourquoi l’employeur n’a pas le droit de lier au cours de l’euro les salaires qu’il verse à ses collaborateurs et collaboratrices en provenance de l’UE ou aux frontaliers et frontalières qu’il occupe. Cela protège aussi la main-d’œuvre qui vit en Suisse, car il n’est ainsi pas possible de la mettre en concurrence avec une main-d’œuvre frontalière «&nbsp;bon marché&nbsp;», voire la remplacer par cette dernière. </p><h3>Des euros pour tout le monde&nbsp;?</h3><p class="ParagrSPnormaux">Serait-il cependant autorisé de verser des salaires en euros à tout le personnel, indépendamment de son lieu de domicile&nbsp;? Ou de lier tous les salaires à l’euro&nbsp;? La réponse est non&nbsp;!</p><p class="ParagrSPnormaux">Car, comme dit plus haut, de telles clauses, tant dans des congés-modification que dans des contrats individuels de travail ou des CCT, consisteraient à reporter le risque entrepreneurial sur le personnel (art. 324 CO, resp. selon l’art. 322a CO).</p><p> Les modifications de contrat ou les congés-modification que l’on justifierait pour modifier les salaires en euros – et/ou auraient pour conséquence des salaires variables – ou prévoiraient pareille mesure seraient frappées de nullité et considérées comme un abus de droit (art. 2 CC).
</p><h5>arrêt de tribunal : </h5><p>&lt;media urteil bl. lohn euro zr&gt;Arrêt du Tribunal cantonal de Bâle-Campagne, section civile, du 17 décembre 2012, N° 400 12 152. &lt;/media&gt;
</p><h5>autres références bibliographiques : </h5><p><span style="font-size: 12.0023994445801px; line-height: 17.5200004577637px; background-image: url(http://www.sgb.ch/fileadmin/templates/gui/link_hoverline.gif); background-attachment: scroll; background-size: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-position: 0% 100%; background-repeat: repeat-x; ">&lt;media lc lohn euro de&gt;Dr Schwaab Jean Christophe: Paiement du salaire en euros, adaptation au cours de l'euro : que dit le droit du travail ? In: Jusletter vom 8. August 2011.&lt;/media&gt;</span></p><p>Tobler Christa, Indirekte Diskriminierung wegen der Staatsangehörigkeit durch Lohnsenkungen bei schwachem Euro-Kurs, in: Zur Emeritierung von J. Stöckli (Festschrift), Bäni Eva Maria et al. (Hrsg.), Zürich 2014, S. 649 ff. 
</p><p>Pärli Kurt, Neues beim arbeitsrechtlichen Diskriminierungsschutz – mit einem Seitenblick auf die Entwicklung in der europäischen Union, in: Jusletter vom 27. Februar 2011. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2114</guid><pubDate>Mon, 26 Jan 2015 11:47:00 +0100</pubDate><title>7 mars 2015 : tous et toutes à Berne !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/7-mars-2015-tous-et-toutes-a-berne</link><description>Grande manifestation : Égalité salariale maintenant ! Pas de relèvement de l’âge de la retraite des femmes !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Nous les femmes, nous en avons assez. Bien que la Constitution fédérale prescrive depuis 34 ans l’égalité salariale entre femmes et hommes, nous gagnons toujours, pour un travail de valeur égale, 20&nbsp;% environ de moins que les hommes. Et alors que cette différence avait au moins diminué jusqu’en 2010, elle s’est même remise à grandir ces dernières années.
</p><p>Chaque année, nous les femmes sommes privées d’environ 7,7 milliards de francs à cause de notre sexe. Par femme, cela représente 677 francs par mois, 8&nbsp;000 francs par année. De l’argent qui nous manque aujourd’hui et nous manquera plus tard dans nos rentes de vieillesse. Ainsi, chacune perd 380&nbsp;000 francs en moyenne pour le calcul de son AVS.
</p><p>C’est pour cela que les femmes veulent maintenant que le droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale, comme le garantissent la Constitution fédérale et la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, devienne rapidement et systématiquement la réalité. À cet effet, il faut et une volonté politique et des contrôles efficaces. Désormais, le Conseil fédéral emprunte enfin cette voie. Ce qui est d’autant plus important que l’égalité des salaires permet aussi de mieux concilier famille et profession.
</p><p>Mais un pas dans la bonne direction ne suffira pas. D’autant plus que le même Conseil fédéral veut relever parallèlement l’âge de la retraite des femmes. Si rien ne bouge, il faut que les femmes soient présentes publiquement. Nous devons clairement faire comprendre que nous ne sommes pas disposées à continuer à avaler tranquillement les discriminations salariales. Avec une grande manifestation nationale, le 7 mars prochain, nous voulons montrer que la moutarde nous monte au nez, à nous les femmes. Nous voulons dire comment les choses doivent se faire&nbsp;: nous voulons l’égalité des salaires, illico&nbsp;!
</p><p>Pour ces raisons, une vaste alliance d’organisations féminines ecclésiastiques, syndicales et bourgeoises appelle à une grande manifestation à Berne. En plus des femmes de l’Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse, on y trouve les grandes associations de femmes&nbsp;: alliance F et la Ligue suisse des femmes catholiques, ainsi que les Business &amp; Professional Women (BPW), des agricultrices, les Femmes protestantes en Suisse, l’Association suisse pour les droits de la femme (ADF) et Marche mondiale des Femmes MMF. Nous toutes, nous voulons faire venir des milliers de personnes à Berne. 
</p><p>Le 12 juin, l’USS organise en outre à Berne, avec l’institut de formation des syndicats Movendo, une journée sur le thème du contrôle des salaires. 2015 doit être une année clé pour l’égalité des salaires. Mais nous n’y parviendrons que si, le 7 mars prochain, le plus grand nombre de femmes et d’hommes aussi déterminés que possibles exigent&nbsp;: l’égalité, maintenant et pas de relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! Nos chances sont bonnes, car jamais encore, une alliance aussi large n’avait mobilisé pour une manifestation des femmes. Profitons-en&nbsp;: le 7 mars, tous et toutes à Berne&nbsp;!!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2112</guid><pubDate>Thu, 22 Jan 2015 14:34:00 +0100</pubDate><title>Enfin une proposition qui va dans la bonne direction !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/enfin-une-proposition-qui-va-dans-la-bonne-direction</link><description>Naturalisation facilitée pour la troisième génération</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral se déclare favorable à une naturalisation facilitée pour les enfants de la troisième génération. Un signe encourageant. </p><p>Le Conseil fédéral soutient le projet élaboré par la Commission des institutions politiques du Conseil national, qui fait suite à une intervention parlementaire intitulée «&nbsp;La Suisse doit reconnaître ses enfants&nbsp;». Cette intervention de la conseillère nationale Ada Marra date de 2008 déjà. Ce projet demande que les migrant(e)s de la troisième génération nés ayant grandi en Suisse bénéficient d’une procédure facilitée de naturalisation. Néanmoins, toute une série de conditions sont posées&nbsp;: la personne devra être née en Suisse, être intégrée et posséder une autorisation de séjour ou d’établissement. Ses parents et ses grands-parents devront également entretenir des liens étroits avec la Suisse. 
</p><p>La naturalisation ne sera toujours pas – et malheureusement – automatique. Toutefois, en proposant une procédure facilitée pour des personnes nées en Suisse et dont les parents sont également nés en Suisse, ce projet fait clairement un pas dans la bonne direction. Espérons que le Conseil national fasse preuve de la même clairvoyance que sa commission lors de la prochaine session. Le projet en question y sera en effet débattu en mars prochain.&nbsp; 
</p><p> L’USS ne peut que soutenir une telle proposition. Elle soutiendrait également avec cœur un projet identique pour les enfants de la deuxième génération.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2109</guid><pubDate>Tue, 20 Jan 2015 14:57:00 +0100</pubDate><title>Un livre anniversaire haut en couleur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-livre-anniversaire-haut-en-couleur</link><description>Dix ans d’Unia</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pour commémorer ses 10 années d’existence, le syndicat Unia s’est offert un ouvrage collectif dont les auteurs sont principalement des personnalités du mouvement syndical. «&nbsp;Une nouvelle dynamique syndicale. Dix ans d’Unia&nbsp;»<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150115_Ackermann_Livre_10ans_Unia.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> n’est toutefois pas un livre de louanges qu’un syndicat s’autodécernerait sur sa propre histoire. Il montre surtout qu’une nouvelle dynamique s’est installée dans le mouvement syndical ces dix dernières années.</p><p>Dix ans après sa création, Unia est connu dans toute la Suisse. Son drapeau rouge frappé de son nom est devenu un label qui signifie «&nbsp;Ils et elles se défendent&nbsp;».
</p><p>Ce livre nous dit pourquoi a eu lieu la plus grande fusion de syndicats en Suisse. Dans la Suisse touchée par la crise des années 1990, certaines têtes du SIB (Syndicat industrie et bâtiment) et de la FTMH (Syndicat de l’industrie, de la construction et des services) comprirent qu’une présence durable des syndicats dans le secteur tertiaire, mis à part les télécommunications, les transports et le secteur public) n’était possible qu’avec des forces regroupées et solides. Ce fut une rupture radicale avec le passé et sa «&nbsp;pureté idéologique&nbsp;», grâce à laquelle les deux grands syndicats précités purent collaborer alors que leurs relations étaient restées longtemps réservées. Le fruit de cette rupture, ce fut d’abord la création d’un nouveau syndicat des services appelé communément le «&nbsp;petit unia&nbsp;» et qui, finalement, déboucha sur Unia à travers la fusion du SIB et de la FTHM, ainsi que de la FCTA (Fédération du commerce, des transports et de l’alimentation), un syndicat actif pour une bonne part dans les services aussi.
</p><h3>Une success-story </h3><p>En 2004, lors de la création du nouveau syndicat, Unia comptait 25&nbsp;000 membres travaillant dans les services, un nombre qui a doublé depuis. Un succès.
</p><p>Un deuxième but d’Unia était de renforcer la capacité du syndicat à mobiliser. Un but qui fut réalisé. En particulier, Unia a réussi à étoffer encore plus le réseau des militant(e)s syndicaux. Son livre anniversaire prouve par le menu, à travers plusieurs contributions, cette capacité à mobiliser les travailleurs et travailleuses&nbsp;: pendant ces dix années, Unia a été activement présent lors de 70 grèves et 30 actions de protestation environ. 
</p><p>Finalement, Unia a aussi augmenté la couverture conventionnelle, c’est-à-dire par des conventions collectives de travail (CCT). Ici, les principaux jalons sont l’extension du champ d’application de la CCT du nettoyage, la nouvelle CCT du travail temporaire et celle du commerce de détail dans quelques cantons, comme ceux de Genève et Neuchâtel ainsi que la ville de Lausanne par exemple.
</p><p>Dans une longue interview, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, souligne surtout le fait qu’Unia a été capable de créer un certain ciment émotionnel grâce à son projet pour les militant(e)s, de quoi accroître la puissance de la fusion. Et quand il lui est demandé si l’ampleur de la présence d’Unia ne dérange pas les autres syndicats, il parle d’une «&nbsp;relation mature avec sa taille&nbsp;». Selon lui, il faut être conscient du fait que les grands projets ne peuvent être réalisés qu’ensemble. Et d’ailleurs, la collaboration au sein de l’USS est bonne, estime-t-il aussi.
</p><p>Ces contributions (et d’autres sur l’engagement international du syndicat, son personnel) sont émaillées de portraits de membres actifs et complétées par des illustrations nombreuses ainsi qu’une riche documentation. Le résultat en est un livre vivant, haut en couleur mais aussi bien centré sur des faits et des événements concrets. Ce qui nous montre un syndicat qui est parvenu à forger des personnalités proches de la base qui, à leur tour, ont forgé leur organisation. 
</p><p> Bravo&nbsp;! 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2015/150115_Ackermann_Livre_10ans_Unia.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Une nouvelle dynamique syndicale. Dix ans d’Unia, Unia (éd.), Rotpunktverlag, 2014, Zurich&nbsp;; en librairie ou chez <a href="http://www.unia.ch/fr/" class="external-link-new-window">Unia</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2100</guid><pubDate>Thu, 15 Jan 2015 11:41:00 +0100</pubDate><title>Abolition du cours plancher : un danger énorme pour les salaires et les emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/abolition-du-cours-plancher-un-danger-enorme-pour-les-salaires-et-les-emplois</link><description>Décision de la BNS: commentaire de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd’hui par la Banque nationale suisse (BNS) d’abolir le cours plancher de 1,20 franc pour 1 euro met en très grand danger et les salaires et les emplois de l’économie d’exportation et augmente les risques de déflation en Suisse. Même avec un cours de 1,20 franc pour 1 euro, notre monnaie était toujours nettement surévaluée. La suppression du cours plancher ouvre tout grand la porte aux spéculations sur le franc. Il faut donc s’attendre à ce que ce dernier s’apprécie de manière incontrôlée. L’économie d’exportation (industrie, tourisme), qui souffre, aujourd’hui déjà, de la surévaluation du franc verra ses charges s’accentuer.
</p><p> L’histoire de la politique monétaire de la Suisse montre que la BNS doit fixer un cours plancher pour le franc, implicitement ou explicitement. Après l’éclatement du système de Bretton-Woods, le calme ne fut retrouvé, après une phase d’appréciation incontrôlée du franc, qu’avec la fixation d’un cours plancher de 80 centimes pour 1 Deutsche Mark. Il ne fut jamais renoncé explicitement à cet objectif. Lors de l’introduction de l’euro, la BNS a défendu implicitement un cours plancher de 1,45 franc, respectivement 1,50 pour 1 euro à travers sa politique en matière d’intérêts. Elle est coresponsable de la forte appréciation du franc par rapport à l’euro intervenue à partir de 2010, parce qu’elle n’a pour la première fois plus défendu ces seuils implicites.re
</p><h5>renseignements : </h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS,&nbsp;<br>079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2098</guid><pubDate>Wed, 14 Jan 2015 14:04:00 +0100</pubDate><title>Une intention louable, des solutions encore insuffisantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-intention-louable-des-solutions-encore-insuffisantes</link><description>Révision de la loi sur la formation professionnelle : lancement de la 	procédure de consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p> L'Union syndicale suisse (USS) estime que le Conseil fédéral ne tient pas ses promesses dans son projet de révision de la loi sur la formation professionnelle (LFPr). Le projet prévoit en effet de mettre de nouveaux moyens financiers à disposition de la formation professionnelle supérieure (cours préparatoires aux examens professionnels), mais au détriment d'autres domaines, notamment celui de la formation professionnelle initiale. Au lieu de renforcer le système d'apprentissage, tant vanté en Suisse et à l'étranger, on risque ainsi de l'affaiblir.
</p><p>Le Département de l'Économie, de la Formation et de la Recherche (DEFR) avait annoncé durant l'été jusqu'à 100 millions de francs de moyens supplémentaires pour financer les cours de préparation aux examens professionnels fédéraux (brevets et diplômes). Depuis, les discussions sur la manière de libérer ces fonds vont bon train. Le Département des finances, qui prévoit des déficits budgétaires liés aux réformes fiscales, exige des coupes linéaires dans la formation. Résultat des courses : le projet de révision de la LFPr envisage finalement que la Confédération puise dans le forfait global de la formation professionnelle pour financer les dépenses supplémentaires. Par un système de vases communicants, les fonds dédiés à la formation professionnelle supérieure ne seraient à l'avenir plus disponibles pour la formation professionnelle initiale.
</p><p>L'USS soutient la réforme du système, mais elle attend un effort supplémentaire de la part de la Confédération. Aujourd'hui, les hautes écoles (universités, HES) et les écoles polytechniques sont largement avantagées grâce à des financements indépendants. " Nous ne voulons pas d'un système à deux vitesses. Il faut prévoir un crédit spécifique pour la formation professionnelle supérieure en plus des moyens accordés jusqu'ici. Dans le cas contraire, on risque de compromettre les mesures en faveur de la formation professionnelle initiale ", estime Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><b><span lang="FR"></span></b>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29<span lang="FR"></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2095</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2015 15:34:00 +0100</pubDate><title>L’USS rejette l’ouverture intégrale du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-rejette-l-ouverture-integrale-du-marche-de-l-electricite</link><description>La priorité est à un approvisionnement fiable en électricité propre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral veut imposer par le biais d’un simple arrêté fédéral la libéralisation &nbsp;intégrale du marché de l’électricité à partir de 2017. L’Union syndicale suisse (USS) ne s’y oppose pas uniquement sur le fond, elle ne peut pas non plus comprendre pourquoi une telle étape devrait se faire sous la forme d’un arrêté fédéral.</p><p>Toutes les entreprises dont la consommation annuelle d’électricité est d’au moins 100&nbsp;MWh devraient à l’avenir être contraintes d’acheter leur électricité sur le marché. Les ménages pourraient choisir entre celui-ci et leur fournisseur de base. C’est ainsi que le gouvernement présente l’ouverture intégrale, soit la deuxième étape de l’ouverture du marché de l’électricité. Mais l’électricité fournie via l’approvisionnement de base renchérirait par rapport à aujourd’hui et son prix serait certainement toujours supérieur aux prix du marché. On veut contraindre de cette manière les ménages à passer au marché, alors qu’un marché libéralisé de l’électricité, c’est prouvé, n’en vaut jamais la peine pour les petits consommateurs. 
</p><p>Le Conseil fédéral risque, avec cette libéralisation totale, de déstabiliser encore plus la branche de l’électricité qui, à cause des prix historiquement bas de l’électricité fait face à d’importantes difficultés. L’argument avancé pour cette ouverture est l’accord sur l’électricité avec l’Union européenne, un accord qui est pourtant repoussé à une date très éloignée, suite à l’acceptation de l’initiative de l’UDC «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». 
</p><p>Ni les petits clients, ni les PME, ni la branche de l’électricité ne profiteraient de l’ouverture intégrale de ce marché. L’électricité est un bien public indispensable. Tout le monde en a besoin, comme d’un approvisionnement fiable en eau potable. Comment imaginer que les ménages doivent acheter leur eau sur le marché libre&nbsp;? Aujourd’hui, l’urgence la plus grande revient à un approvisionnement en électricité stable et ménageant le climat. Avec la libéralisation, le Conseil fédéral met ainsi en danger ses propres objectifs en matière de transition énergétique. L’USS rejette l’ouverture du marché de l’électricité..</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2096</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2015 15:27:00 +0100</pubDate><title>Ce qui change et ce qui ne change pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ce-qui-change-et-ce-qui-ne-change-pas</link><description>Sécurité sociale en 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Titre2eSPgras lead">En matière de sécurité sociale, qu’est-ce qui a changé ou n’a pas changé avec la nouvelle année&nbsp;? Ci-après, une vue d’ensemble des principaux changements intervenus au début 2015 concernant les prestations et les cotisations de la sécurité sociale, ainsi que des révisions d’assurances en cours.</p><h3>AVS</h3><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Adaptation des rentes AVS&nbsp;:</strong> après la dernière adaptation de 2013, les rentes ont été à nouveau adaptées cette année à l’évolution des salaires et des prix (indice mixte). La rente minimale a été augmentée de 5 francs, soit 0,4&nbsp;%. La raison de cette hausse très modeste est la relative stabilité des prix à la consommation en 2014. L’indice mixte a été fixé en décembre 2014 sur la base d’un renchérissement estimé à 0-0,5&nbsp;% seulement. En 2015, les rentes minimales et maximales se montent donc à&nbsp;:</p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" class="Tabellenraster1" style="width:439.4pt"><tbody><tr><td style="background-color:red; border-color:windowtext white white windowtext; border-left-style:solid; border-right-style:solid; border-top-style:solid; border-width:1pt; height:17.0pt; width:155.9pt"><p class="Absatznormal">&nbsp;</p></td><td colspan="2" style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid white 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:17.0pt; width:5.0cm"><p class="Absatznormal">Minimum</p></td><td colspan="2" style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:17.0pt; width:5.0cm"><p class="Absatznormal">Maximum</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-style:none; border-top-style:none; height:17.0pt; width:155.9pt"><p class="Absatznormal">&nbsp;</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">ancien</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">nouveau</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">ancien</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">nouveau</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-style:none; border-top-style:none; height:17.0pt; width:155.9pt"><p class="Absatznormal">Rente simple</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 1&nbsp;170</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 1&nbsp;175</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 2&nbsp;340</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 2&nbsp;350</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-style:none; border-top-style:none; height:17.0pt; width:155.9pt"><p class="Absatznormal">Rente de couple</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 2&nbsp;340</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 2&nbsp;350</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 3&nbsp;510</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 3&nbsp;525</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-style:none; border-top-style:none; height:17.0pt; width:155.9pt"><p class="Absatznormal">Rente de veuf/veuve</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 936</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 940</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 1&nbsp;872</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 1&nbsp;880</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-style:none; border-top-style:none; height:17.0pt; width:155.9pt"><p class="Absatznormal">Rente d’orpelin et pour enfant</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 468</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 470</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.85pt"><p class="Absatznormal">Fr. 936</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:70.9pt"><p class="Absatznormal">Fr. 940</p></td></tr></tbody></table><p class="ParagrSPnormaux">L’adaptation à intervalles réguliers des rentes AVS aux prix et aux salaires doit être considérée comme positif au premier abord. Mais cette impression est vite détrompée par le fait qu’en raison de son mode de calcul, l’indice des salaires utilisé ne reflète qu’imparfaitement l’évolution effective des salaires. Conséquence&nbsp;: la rente AVS correspond a une part toujours plus faible du dernier revenu des rentiers et rentières.</p><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Adaptation des allocations pour impotent de l’AVS&nbsp;:</strong> pour les bénéficiaires de rentes AVS, la hausse de ce dernières s’accompagne d’une hausse des allocations pour impotent. Peuvent en bénéficier les rentiers et rentières AVS qui ont besoin d’une aide de tiers pour accomplir les «&nbsp;actes ordinaires de la vie&nbsp;», de soins ou d’un accompagnement constants. Pour une impotence grave, l’allocation correspond à 80&nbsp;% de la rente AVS minimale (Fr.&nbsp;940), pour une impotence moyenne à 50&nbsp;% (Fr.&nbsp;588) et, pour une impotence faible, les personnes vivant encore la maison ont droit à une allocation de 235 francs (20&nbsp;%).</p><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Obligation de cotiser&nbsp;:</strong> les cotisations des indépendant(e)s et des personnes sans activité lucrative restent inchangées. Les personnes exerçant une activité indépendante dont le revenu annuel a été supérieur à 56&nbsp;200 francs en 2013/2014 ont dû s’acquitter de cotisations AVS/AI et allocations pour perte de gain représentant 9,7&nbsp;% de leur revenu. Si elles ont gagné moins que cette somme, leur taux de cotisation s’est situé entre 5,223 et 9,202&nbsp;% (barème dégressif). La limite supérieure du barème dégressif correspond à quatre fois le montant annuel de la rente AVS minimale. Avec la hausse de celle-ci à 1&nbsp;175 francs depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2015, le revenu annuel maximum passe à 56&nbsp;400 francs. Quant à la cotisation annuelle maximale des indépendant(e)s et des personnes sans activité lucrative à l’AVS/AI et aux allocations pour perte de gain, elle reste fixée à 480&nbsp;francs (AVS&nbsp;: Fr.&nbsp;392&nbsp;; AI&nbsp;: Fr. 65&nbsp;; alloc. perte de gain&nbsp;: Fr.&nbsp;23). Ainsi, la cotisation minimale pour l’AVS/AI facultative reste inchangée&nbsp;: 914 francs par an, car elle correspond au double de la cotisation minimale de l’assurance obligatoire.</p><p class="ParagrSPnormaux">À partir du 1<sup>er</sup> janvier 2015, les «&nbsp;petits boulots&nbsp;» effectués par des jeunes ou des jeunes adultes (jusqu’à 25 ans) sont exemptés de cotisations AVS. Il s’agit ici de revenus obtenus en travaillant pour des ménages privés inférieurs à 750&nbsp;francs par an. La loi n’oblige donc pas les personnes qui occupent des baby-sitters à verser des cotisations patronales à l’AVS, sauf si l’employé(e)s l’exige ou si son salaire dépasse les 750 francs par an.</p><h3>AI</h3><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Adaptation des rentes AI&nbsp;:</strong> comme pour les rentes AVS, ces rentes augmentent en 2015. Elles sont différenciées en fonction du degré d’invalidité en rentes complètes, trois quarts de rente, demi-rentes ou quarts de rente. Les rentes AI minimales et maximales sont les suivantes en 2015&nbsp;:</p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" class="Tabellenraster1" style="width:440.75pt"><tbody><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-style:none; border-top-color:windowtext; border-top-style:solid; border-top-width:1pt; height:17.0pt; width:83.55pt"><p class="Absatznormal">&nbsp;</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid white 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Rente complète</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid white 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">¾ de rente</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid white 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">½ rente</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">¼ de rente</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:83.55pt"><p class="Text">Rente d’invalidité*</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr.&nbsp;1&nbsp;175 /&nbsp;2&nbsp;350</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr.&nbsp;882 /&nbsp;1&nbsp;763</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr.&nbsp;588 /&nbsp;1&nbsp;175</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr.&nbsp;294 /&nbsp;588</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:83.55pt"><p class="Text">Rente pour enfant*</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr.&nbsp;470&nbsp;/&nbsp;940</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr.&nbsp;353 /&nbsp;705</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr. 235 /&nbsp;470</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:89.3pt"><p class="Text">Fr.&nbsp;118 /&nbsp;235</p></td></tr></tbody></table><p class="Text">*Rente minimale/maximale</p><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Adaptation des allocations pour impotent de l’AI&nbsp;:</strong> celles-ci sont augmentées comme celles de l’AVS. Dans l’AI, on fait la différence entre les personnes vivant dans un home et personnes vivant à la maison. Pour celles qui vivent à la maison, l’allocation se monte, selon le degré d’impotence, à 470 francs (faible), 1&nbsp;175 francs (moyen) et 1&nbsp;880 francs (grave). Pour les personnes en home, elle est de 118 francs (faible), 294 francs (moyen) et 470 francs (grave). Les mineur(e)s peuvent aussi recevoir des allocations pour impotent s’ils vivent à la maison. Leur montant est calculé par jour et est, selon le degré d’impotence, de 15,70 francs (faible), 39,20 francs (moyen) et 62,70 francs (grave).</p><h3>Prestations complémentaires (PC)</h3><p class="ParagrSPnormaux">En raison de l’adaptation des rentes AVS, les PC sont aussi adaptées selon l’indice mixte. Ainsi, le montant prévu pour la couverture des besoins vitaux est augmenté. Ceux-ci jouent un rôle dans le calcul des dépenses reconnues et est désormais de&nbsp;:</p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" class="Tabellenraster1" style="width:440.75pt"><tbody><tr><td style="background-color:red; border-color:windowtext white white windowtext; border-left-style:solid; border-right-style:solid; border-top-style:solid; border-width:1pt; height:31.2pt; width:219.65pt"><p class="Absatznormal">Montants annuels pour la couverture des besoins vitaux</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid white 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:31.2pt; width:110.55pt"><p class="Absatznormal">Ancien</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:31.2pt; width:110.55pt"><p class="Absatznormal">Nouveau</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Personnes vivant seules</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 19&nbsp;210</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Absatznormal">Fr. 19&nbsp;290</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Couples</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 28&nbsp;815</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Absatznormal">Fr. 28&nbsp;935</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Orphelin(e)s</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 10&nbsp;035</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Absatznormal">Fr. 10&nbsp;080</p></td></tr></tbody></table><h3>&nbsp;</h3><h3>Prévoyance professionnelle</h3><p class="ParagrSPnormaux">Adaptation des montants-limites&nbsp;: les adaptations faites dans l’AVS ont pour effet que les montants-limites de la prévoyance professionnelle obligatoire ont été relevés. Ont entre autres augmenté le salaire minimum annuel («&nbsp;seuil d’entrée&nbsp;») à partir duquel il est obligatoire de s’assurer dans la prévoyance professionnelle et les limites de salaire à l’intérieur desquelles une institution de prévoyance professionnelle doit obligatoirement appliquer les conditions fixées dans la LPP, comme le taux d’intérêt minimal ou le taux de conversion minimal (salaire coordonné).</p><p class="ParagrSPnormaux">&nbsp;</p><table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" class="Tabellenraster1" style="width:440.75pt"><tbody><tr><td style="background-color:red; border-color:windowtext white white windowtext; border-left-style:solid; border-right-style:solid; border-top-style:solid; border-width:1pt; height:31.2pt; width:219.65pt"><p class="Absatznormal">&nbsp;</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid white 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:31.2pt; width:110.55pt"><p class="Text">Ancien</p></td><td style="background-color:red; border-bottom:none; border-left:none; border-right:solid windowtext 1.0pt; border-top:solid windowtext 1.0pt; height:31.2pt; width:110.55pt"><p class="Text">Nouveau</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Seuil d’entrée</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 21&nbsp;060</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 21&nbsp;150</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Déduction de coordination</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 24&nbsp;570</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 24&nbsp;675</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Limite supérieure du salaire annuel</p><p class="Text">formateur de rente LPP</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 84&nbsp;240</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 84&nbsp;600</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:white; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Salaire coordonné maximal</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 59 670</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 59&nbsp;925</p></td></tr><tr><td style="background-color:red; border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-color:windowtext; border-left-style:solid; border-left-width:1pt; border-right-color:white; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:219.65pt"><p class="Text">Salaire coordonné minimal</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 3&nbsp;510</p></td><td style="border-bottom-color:windowtext; border-bottom-width:1pt; border-left-style:none; border-right-color:windowtext; border-right-style:solid; border-right-width:1pt; border-top-style:none; height:17.0pt; width:110.55pt"><p class="Text">Fr. 3&nbsp;525</p></td></tr></tbody></table><p class="ParagrSPnormaux">&nbsp;</p><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Adaptation du taux d’intérêt minimal&nbsp;:</strong> le Conseil fédéral a décidé en octobre 2014 de fixer à 1,75&nbsp;% le taux d’intérêt minimal que les institutions de prévoyance devront servir en 2015 sur les avoirs de leurs assuré(e)s (prévoyance obligatoire). Cela, alors que celles-ci avaient pu réaliser auparavant des bons résultats grâce à l’évolution réjouissante des rendements de leurs placements sur le marché des actions et immobilier. Pour prendre sa décision, le Conseil fédéral se base toujours sur la formule préconisée par la majorité de la commission LPP. Or cette formule sous-estime les possibilités de rendement parce qu’elle part d’une allocation de placements à faible risque trop prudente, qui accorde trop de poids aux obligations et contient en plus un abattement de sécurité que la loi ne prévoit pas.</p><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Pas d’adaptation des rentes de survivants et d’invalidité de la LPP&nbsp;:</strong> ce type de rente de la prévoyance professionnelle obligatoire ne sera pas augmenté cette année. Normalement, ces rentes sont adaptées tous les deux ans au renchérissement jusqu’à l’âge ordinaire de la retraite, en même temps que les rentes AVS. Une compensation du renchérissement est garantie pour la première fois après trois années. Elle correspond à la hausse survenue entre l’indice suisse des prix à la consommation du mois de septembre de l’année qui a précédé la dernière adaptation (resp., pour une première adaptation, à l’indice de septembre de l’année lors de laquelle la rente a commencé&nbsp;; ici, 2011) et l’indice de septembre de l’année qui a précédé la nouvelle adaptation (ici, 2014). Comme l’indice de septembre des années 2008 à 2012 était plus élevé qu’en septembre 2014, les rentes de survivants et d’invalidité ne doivent pas être adaptées. La prochaine adaptation aura lieu au plus tôt en 2017 si les rentes AVS sont alors à nouveau adaptées selon l’indice mixte.</p><p class="ParagrSPnormaux">C’est l’organe supérieur de l’institution de prévoyance qui décide d’une adaptation des rentes de vieillesse à l’évolution des prix, la prévoyance professionnelle obligatoire ne prévoyant ici pas d’adaptation automatique.</p><h3>Prévoyance personnelle liée (pilier 3a)</h3><p class="ParagrSPnormaux">La déduction fiscale maximale autorisée dans la prévoyance personnelle liée (pilier 3a) a été relevée à 6&nbsp;768 francs (anciennement&nbsp;: Fr.&nbsp;6&nbsp;739) pour les personnes assurées dans la prévoyance professionnelle, respectivement de 33&nbsp;840 francs (anciennement&nbsp;: Fr. 33&nbsp;696) pour les personnes qui ne le sont pas.</p><h3>Allocations familiales</h3><p class="ParagrSPnormaux">Il y a aussi quelques changements en ce qui concerne les allocations familiales suite à l’adaptation des rentes AVS. Ainsi, les personnes exerçant une activité lucrative doivent désormais gagner au moins 7&nbsp;050 francs par année (anciennement Fr. 7&nbsp;020) pour avoir droit à des allocations familiales complètes. Si elles gagnent moins, elles ont droit aux allocations familiales pour personnes sans activité lucrative, pour autant que leur revenu imposable annuel ne dépasse pas, selon le droit fédéral, le montant de 42&nbsp;300 francs (anciennement Fr.&nbsp;42&nbsp;120), ne touchent pas de rente de vieillesse ordinaire ou de PC en plus de l’AVS/AI et si le conjoint ne reçoit pas non plus de rente de vieillesse ordinaire. Ce plafond prévu pour les personnes sans activité lucrative s’applique dans la majorité des cantons. Seuls les cantons de Vaud (plafond de Fr.&nbsp;56 400), de Genève, du Jura et du Tessin (pas de plafond) font exception. Le montant du revenu maximal d’un enfant en formation à partir duquel s’éteint le droit à des allocations familiales a aussi été adapté. Il est de 28&nbsp;200 francs (anciennement Fr.&nbsp;28&nbsp;080).</p><h3>Assurance-maladie</h3><p class="ParagrSPnormaux">L’assurance-maladie de base obligatoire est aussi devenue plus chère en 2015. En moyenne, les primes des caisses maladie ont été relevées de 4&nbsp;%, la hausse oscillant entre 2,7 et 6,8&nbsp;% selon le canton. L’augmentation permanente des primes des caisses maladie grève lourdement les budgets des ménages et les réductions des primes parviennent toujours moins à atténuer cette charge. Les derniers calculs faits à ce sujet montrent que, alors que les primes ont, corrigé de l’inflation, presque doublé en moyenne depuis 1997 (94&nbsp;%), les réductions de primes n’ont augmenté que d’un bon tiers (36&nbsp;%&nbsp;; cf. &lt;media 2567&gt;Dossier N°&nbsp;108 de l’USS&lt;/media&gt;).</p><h3>De quoi sera-t-il question en 2015&nbsp;?</h3><p class="ParagrSPnormaux"><strong>«&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» et initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;»</strong>&nbsp;: en 2015, le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse&nbsp;» (réforme des 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> piliers) et l’initiative populaire AVSplus de l’USS (hausse de 10 % des rentes AVS) entreront dans la phase parlementaire. La première Chambre à traiter de «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» sera le Conseil des États. Le message du Conseil fédéral a été adopté le 19 novembre 2014. Il ne se différencie que peu du projet mis en consultation fin 2013. Les lignes directrices de ce vaste programme de réforme sont, entre autres, le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans des femmes, la flexibilisation de l’âge de la retraite avec, notamment, l’introduction de rentes partielles, le financement additionnel de l’AVS via une hausse de la TVA, la redéfinition de la contribution de la Confédération au financement de l’AVS, le blocage automatique des hausses de rentes, la réduction des prestations destinées aux veuves mais avec une hausse des rentes pour orphelins, la baisse de 6,8 à 6&nbsp;% du taux de conversion minimal LPP et la suppression de la déduction de coordination dans la prévoyance professionnelle.</p><p class="ParagrSPnormaux">Comme l’actuel niveau des rentes n’est pas suffisant pour les bas et moyens revenus, et surtout pour les femmes et que le mandat constitutionnel, selon lequel les rentes des 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> piliers doivent permettre de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;», n’est toujours pas rempli, l’USS a lancé fin 2013 son initiative AVSplus, qui passera également au Parlement cette année encore, d’abord au Conseil des États, puis au Conseil national. Cette initiative demande le relèvement de 10&nbsp;% des rentes AVS. Pour les personnes vivant seules, la rente AVS mensuelle moyenne augmenterait ainsi d’environ 200 francs, d’environ 350 pour les rentes de couple.</p><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA)&nbsp;:</strong> en 2015, le Parlement débattra du message additionnel relatif à la modification de la LAA adopté le 19 septembre 2014 par le Conseil fédéral. La première révision de la LAA ayant échoué en 2011 aux Chambres fédérales, le nouveau projet a été mis au point par les partenaires sociaux. Il bénéficie ainsi d’un large soutien. Ce projet prévoit entre autres des adaptations de la loi destinées à empêcher qu’une personne ne soit pas assurée contre les accidents alors qu’elle dispose d’un contrat de travail. Le problème des personnes invalides par accident qui peuvent se trouver surindemnisées une fois qu’elles atteignent l’âge ordinaire de la retraite a été résolu. Et cela, sans que leur situation soit aujourd’hui moins bonne que si elles n’avaient pas eu d’accident.</p><p class="ParagrSPnormaux"><strong>Réforme des PC et hausse des montants maximaux pris en compte au titre du loyer&nbsp;:</strong> s’il en va selon la volonté du Conseil fédéral, la hausse, qui n’a que trop attendu, de ces montants maximaux pris en compte dans les PC, aura enfin lieu en 2015. Un message du Conseil fédéral allant dans ce sens a été transmis au Parlement le 17 décembre 2014. Personne ne conteste qu’il faille agir ici. De fait, les montants maximaux n’ont plus été relevés depuis 2001, alors que les loyers ont augmenté d’en moyenne plus de 21&nbsp;% depuis lors.</p><p>&nbsp;</p><p class="ParagrSPnormaux">Le Conseil fédéral ne veut pas en rester à ce seul changement en ce qui concerna la loi fédérale sur les PC et prévoit pour 2015 le lancement d’une réforme de ces dernières, dont le but devra être de freiner la hausse des coûts des PC. À cause de la répartition des compétences entre les cantons et la Confédération, les possibilités qu’a cette dernière de piloter ce dossier sont limitées. Par quel moyen, la Confédération peut-elle atteindre avec précision ce but, la phase de consultation, qui devrait débuter pendant le premier semestre 2015 encore, nous le dira. Les décisions de principe publiées à l’été 2014 n’augurent rien de bon. Il sera entre autres question de relever les montants de la fortune librement disponible. Cela concernerait surtout les pensionnaires de homes, car ceux-ci doivent souvent recourir à leur fortune pour financer l’acquisition d’articles d’hygiène, leurs rendez-vous chez le coiffeur et le médecin ou encore des frais de transport. Les montants prévus pour les dépenses personnelles en home sont tout simplement trop faibles. &nbsp;</p><p class="Text">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Santé</category><category>Assurance-accidents</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Prestations complémentaires</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><enclosure url="https://sgb.ch/fileadmin/_processed_/7/c/csm_Rechnungen-viele_iStock-rawpixel_klein_f5dee8dff5.webp" length="266560" type="image/jpeg"/></item><item><guid isPermaLink="false">news-2093</guid><pubDate>Tue, 06 Jan 2015 11:36:00 +0100</pubDate><title>Regula Bühlmann élue secrétaire centrale de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/regula-buehlmann-elue-secretaire-centrale-de-l-uss</link><description>Égalité des sexes : nouvelle responsable du dossier</description><content:encoded><![CDATA[<p>Début 2015, Regula Bühlmann a entamé ses activités de secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS) où elle est la nouvelle responsable du dossier de l’égalité des sexes. Elle succède dans cette fonction à Christina Werder, qui prendra sa retraite fin janvier 2015 et ne s’occupera plus que du dossier de l’assurance-maladie. L’USS remercie cette dernière pour son engagement sans faille, tenace et fructueux en faveur de l’égalité entre femmes et hommes.
</p><p>Regula Bühlmann (37 ans) s’occupe professionnellement de manière approfondie depuis longtemps de questions en rapport avec l’égalité des sexes. Ces quatre dernières années, elle a travaillé au département de l’égalité entre femmes et hommes de Bâle-Ville, principalement sur le thème «&nbsp;formation et choix d’une profession&nbsp;». Auparavant, elle avait acquis des compétences en matière de genre à travers plusieurs formations continues étoffées dans divers domaines.
</p><p> Regula Bühlmann vit à Berne. En 2003, elle a obtenu une licence en germanistique, langue et littérature espagnoles et sciences des religions.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, adjointe au premier secrétaire de l'USS 031 377 01 13 ou 076 564 67 67</li><li>Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS 076 200 90 89</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2084</guid><pubDate>Mon, 05 Jan 2015 09:49:00 +0100</pubDate><title>Retrouver la boussole sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/retrouver-la-boussole-sociale</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS 2015</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">Ces 20 dernières années, la politique suisse a perdu la boussole sociale. Au lieu de corriger le fort creusement des écarts de salaire, les politiques ont augmenté, et non allégé, la charge supportée par les ménages de salarié(e)s ordinaires. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) veut des hausses de salaire pour les personnes à bas ou moyens revenus, en particulier pour les titulaires d’un apprentissage&nbsp;; cela, via des réductions plus fortes des primes des caisses maladie et un relèvement des rentes AVS.</p><p class="Text">Le tout dernier rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse présenté ce lundi ne laisse subsister aucun doute&nbsp;: les écarts de revenus entre les personnes à gros salaires et les salarié(e)s «&nbsp;normaux&nbsp;» continuent à largement se creuser. Depuis 1996, les salaires du 1&nbsp;% le mieux rémunéré a augmenté, en termes réels, de 40&nbsp;% environ, alors que cette hausse n’était que de 8, respectivement 12&nbsp;% pour les bas et moyens revenus. Et les personnes professionnellement actives au bénéfice d’un apprentissage (diplôme le plus élevé) ont dû se contenter de moins de 5&nbsp;%. L’évolution des revenus des personnes à la retraite est encore plus inégalitaire que pour les salarié(e)s, car les 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> piliers prolongent et accentuent à cet âge les déséquilibres de la vie active. S’y ajoute que, relativement à l’évolution économique, les rentes AVS perdent toujours plus de leur valeur et ne suivent pas le rythme de l’évolution des salaires. </p><p class="Text">Au lieu d’intervenir pour corriger ces faits, les politiques ont même renforcé l’évolution toujours plus inégalitaire des salaires&nbsp;: les classes de revenu supérieures ont vu leur charge fiscale s’alléger (surtout impôts directs), quand les bas et moyens revenus voyaient la leur s’alourdir fortement, à cause de la hausse de taxes et, surtout, des primes des caisses maladie. En fin de compte, le revenu disponible réel des personnes à petits salaires a baissé de 200 francs (personnes vivant seules), respectivement de 190 francs (couples avec 2 enfants) entre 2002 et 2012. Le revenu des classes de revenu moyen a stagné, alors que le 1&nbsp;% le mieux rémunéré a eu 1&nbsp;930 francs, respectivement 2&nbsp;860 francs de plus dans son porte-monnaie. </p><p class="Text">Pour retrouver la boussole sociale, l’USS demande une hausse des subsides servant à financer les réductions des primes maladie. Aucun ménage ne doit être contraint de consacrer plus de 10&nbsp;% de son revenu à ses primes&nbsp;; dans une deuxième étape, l’objectif devra être de 8&nbsp;%, comme le but social formulé à la fin des années 1990, lors de la révision de la loi sur l’assurance-maladie. </p><p class="Text">Vu le résultat modeste des négociations salariales pour 2015, des hausses substantielles de salaire s’imposent pour les bas et moyens revenus, en particulier les titulaires d’un apprentissage. Des hausses générales sont indiquées ici, dans le cadre des conventions collectives de travail, et non des hausses individuelles, car elles profitent avant tout aux revenus les plus élevés. </p><p> Enfin, pour atténuer les différences de revenu des personnes à la retraite, il faut développer l’AVS, une assurance au financement social, comme le demande l’initiative «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;». Au lieu d’affaiblir la principale assurance sociale qu’est l’AVS, comme le ferait le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» (relèvement de l’âge de la retraite des femmes, retrait partiel de la Confédération du financement de l’AVS, frein aux dépenses), il faut la renforcer.&nbsp;
</p><h5>Les Exposés de la conférence</h5><ul><li><span>&lt;media rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS :"Une boussole sociale pour la Suisse: salaires meilleurs pour les titulaires d'un apprentissage, allègements de la charge des primes maladie et hausse des rentes AVS !"&lt;/media&gt;</span></li><li><span>&lt;media lampart conf-annuelle&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS : "Il faut engager des mesures contre les écarts de salaire et de revenu ainsi que la lourde charge des primes des caisses maladie"&lt;/media&gt;</span></li><li><span>&lt;media bianchi conf-annuelle&gt;Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la sécurité sociale : "Il faut renforcer l'AVS, pour les jeunes et les moins jeunes"&lt;/media&gt;</span></li></ul><h5><span>Documents sur le thème</span></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>&lt;media dl verteilungsbericht&gt;Dossier de l'USS N° 107 : "&lt;span&gt;SGB-Verteilungsbericht 2015 -&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Eine Analyse der Lohn-, Einkommens- und Vermögensverteilung in der Schweiz" (a&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media dl verteilungsbericht&gt;vec résumé en français)&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media dl-bo-dg&gt;Dossier de l'USS N° 108 :"&amp;nbsp;&lt;span&gt;Höhere Prämienverbilligungen&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;gegen die Krankenkassen-Prämienlast &amp;nbsp;- Eine Analyse der durchschnittlichen Prämienlast in der Schweiz und Vorschläge für debn Ausbau der Prämienverbilligungen" (a&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;media dl-bo-dg&gt;vec résumé en français)&lt;/media&gt;&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;</li></ul><ul><li><h5>Renseignements</h5></li><li><span>&nbsp;</span><span>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef, 079 205 69 11</span></li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante, responsable de la sécurité sociale, 076 564 67 67</li></ul><p class="GliederungText">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category><category>AVS</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2090</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2014 13:28:00 +0100</pubDate><title>Sous les drapeaux, la lutte et l’expo</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/sous-les-drapeaux-la-lutte-et-l-expo</link><description>Histoire des syndicats : exposition de drapeaux à Lausanne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir d’une collection unique en Suisse, l’exposition en cours à l’Espace Arlaud raconte les organisations ouvrières vaudoises. Une occasion unique de découvrir des bannières syndicales du milieu du XIXe siècle à nos jours, jusqu’au 25 janvier prochain.</p><p>Cet article d'Yves Sancey est paru dans le journal de syndicom n° 13 du 7.11.2014, dont il est le rédacteur.
</p><p>Au départ, il y avait le drapeau. Pièce d’étoffe attachée à une hampe flottant au vent pour attirer le regard. Symbole d’identité et de reconnaissance, un outil pour transmettre des messages, rallier les hommes et les femmes et éveiller les émotions. Au départ, il y avait beaucoup de drapeaux. Une collection exceptionnelle de 46 drapeaux remis aux archives par Unia, réparés, bichonnés et enfin exposés. Vraiment exceptionnelle ? « Par le nombre et la durée couverte, de 1873 à 2004. Par la diversité des professions et des branches, par la qualité des pièces, l’iconographie toujours typique et riche, que ce soit avec des outils, des motifs symboliques ou des saynètes », répond Patrick Auderset, l’un des deux commissaires de l’exposition. « Nous avons cherché à retrouver de la documentation, voir ce que disaient les drapeaux, et quelles étaient les conditions de travail et de vie à leur époque », relève Marianne Enckell, la seconde. Tous ne sont pas exposés, mais d’autres syndicats, comme les typos et les postiers, ont prêté leurs étendards. 
</p><h3>Mise en contexte </h3><p>C’est une occasion unique de revenir sur l’histoire ouvrière vaudoise en s’appuyant sur ces magnifiques bannières reflétant les identités syndicales. Pour Auderset, « il ne s’agit pas juste d’une succession de drapeaux, mais de les mettre en contexte ». Par leurs symboles et leurs devises, ces bannières véhiculent les principales valeurs du mouvement ouvrier, de son émergence dans la seconde moitié du XIXe siècle à ses mutations les plus récentes. Au fil d’un parcours soigné et intelligemment didactique, on découvre ces étendards ouvriers vaudois, témoignages d’une époque où la soie brodée remplaçait avantageusement le polyester imprimé. Les premiers drapeaux témoignent de la formation d’une identité spécifique et de la volonté de la manifester dans l’espace public, d’abord en catimini, puis de manière de plus en plus affirmée.
</p><h3>Drapeaux rouges </h3><p>« En 1890 est célébré le premier 1er Mai. C’est le moment où le mouvement ouvrier syndical, mais aussi politique, se développe vraiment. Beaucoup de drapeaux sont fabriqués depuis cette époque-là », explique Patrick Auderset. À partir de la dernière décennie du XIXe siècle, les drapeaux – désormais rouges pour la plupart et plus nombreux – sont de tous les rassemblements ouvriers, qu’ils soient syndicaux, politiques, culturels ou autres. Ils proclament fièrement l’appartenance de classe et revendiquent une société nouvelle, basée sur la solidarité et la justice sociale. 
</p><p>Les typos lausannois sont sans doute les premiers syndiqués à se doter d’un drapeau rouge. Le coût est conséquent, quatre ou cinq mois de salaire. Une soirée récréative avec tombola est alors organisée. On peut admirer un drapeau rouge de la section de Lausanne de la Fédération suisse des employés des postes et télégraphes de 1924. L’exposition présente par ailleurs une pièce rare de la Commune de Paris (1871). Un petit film sur la piscine de Bellerive dans les années trente permet une mise en contexte de l’entre-deux-guerres. 
</p><h3>Nouvelle culture du logo </h3><p>Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, les drapeaux se font moins revendicatifs, les slogans « L’Union fait la force » ou « Soyons unis – soyons forts » disparaissent progressivement pour laisser la place au nom du syndicat et à son sigle. En lien avec les fusions syndicales, une nouvelle culture se développe autour du logo. La volonté d’être visible dans l’opinion publique. 
</p><p>Banderoles et pancartes font également leur apparition dès les années septante, permettant à d’autres composantes du mouvement ouvrier, femmes et migrants, de s’exprimer. Logiquement, le drapeau, instrument du changement social, en est aussi le reflet. L’exposition se clôt d’ailleurs sur des photos, drapeaux et banderoles exprimant cette nouvelle culture de l’emblème.&nbsp; 
</p><h3>Catalogue d’expo </h3><p>Un catalogue, richement illustré et relatant la genèse de l’exposition, la place des drapeaux dans l’histoire, leur signification, leur conservation, a été rédigé par Marianne Enckell et Patrick Auderset ainsi que d’autres spécialistes. Il recense également tous les drapeaux de la collection Unia. Le livre est disponible au prix de 20 fr. à l’Espace Arlaud et à la boutique du Palais de Rumine. Il peut aussi être commandé auprès du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire ou par courriel à mcah@vd.ch, ainsi qu’auprès de l’Aehmo, case postale 5278, 1002 Lausanne ou sur le site<a href="http://www.aehmo.org/" class="external-link-new-window"> www.aehmo.org</a>. 
</p><h5>Infos pratiques </h5><p>L’exposition « Sous le drapeau syndical, 1845-2014 » est ouverte jusqu’au 25 janvier 2015.
</p><p>Lieu : Espace Arlaud, place de la Riponne 2bis, Lausanne 
</p><p> Horaires : lundi et mardi fermé ; mercredi à vendredi de 12 h à 18 h ; samedi, dimanche et jours fériés de 11 h à 17 h. Entrée libre jusqu’à 16 ans. Entrée libre pour tous les premiers samedis du mois. Prix entre 4 et 6 fr. Infos : www. musees.vd.ch/espace-arlaud&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2089</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2014 11:00:00 +0100</pubDate><title>Bourses de formation : c’est raté – Titres : c’est gagné</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/bourses-de-formation-c-est-rate-titres-c-est-gagne</link><description>Politique de la formation

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la dernière session d’hiver du Parlement fédéral, trois décisions importantes ont été prises en matière de politique de la formation. Ci-après, un rapide commentaire.</p><h3>Renforcement des bourses&nbsp;: occasion manquée</h3><p>Le Parlement a définitivement raté l’opportunité d’améliorer le système des bourses de formation. Ainsi, il a non seulement refusé de soutenir l’initiative fédérale sur les bourses d’études, mais également accepté en échange un contre-projet vide de toute substance. La semaine dernière, il a notamment renoncé à inscrire dans la loi une disposition qui aurait permis d’harmoniser le niveau des bourses au niveau suisse et de réduire ainsi les inégalités de traitement entre les cantons. Pour cette raison, l’USS maintient son soutien à l’initiative sur les bourses qui sera soumise au peuple courant 2015. 
</p><h3>«&nbsp;Professional bachelor&nbsp;» botté en touche</h3><p>La motion du Conseil national (Aebischer), demandant que les diplômés de la formation professionnelle supérieure puissent accéder aux titres de bachelor et de master, a été rejetée à une large majorité par le Conseil des États qui lui a préféré un postulat de commission plus équilibré. L’USS se félicite de ce résultat qui permet de clarifier la situation au niveau politique et donne un mandat clair au Conseil fédéral. Celui-ci a déjà pris des dispositions en organisant une table ronde qui réunira en février les principaux acteurs de la formation professionnelle.
</p><h3>Mesures en faveur de la relève scientifique plus que nécessaires</h3><p> L’USS se félicite également de l’acceptation par le Conseil des États du postulat «&nbsp;Programme incitatif en vue de transformer les structures des carrières dans les hautes écoles suisses&nbsp;». Il s’agit d’un premier pas en vue d’améliorer les perspectives de carrière au sein des hautes écoles. Pour l’USS, la mise en place de postes de professeur en prétitularisation («&nbsp;tenure track&nbsp;») ne remplace cependant pas des mesures de stabilisation du corps intermédiaire visant à lutter contre les conditions de travail précaires qui sévissent dans toutes les hautes écoles.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2088</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2014 09:47:00 +0100</pubDate><title>L’USS salue l’introduction d’un taux d’intérêt négatif</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-salue-l-introduction-d-un-taux-d-interet-negatif</link><description>Faire baisser la pression qui s&#039;exerce sur l&#039;économie d&#039;exportation</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec soulagement que la Banque nationale suisse (BNS) a, en décidant d’introduire un taux d’intérêt négatif, fait un pas de plus dans la lutte contre la sur-évaluation du franc suisse et les risques de déflation.
</p><p>Le franc est toujours fortement surévalué. Des secteurs de l’industrie (textile, impression, MEM entre autres) ont supprimé des milliers d’emplois ces derniers temps. Ces dernières semaines, plusieurs entreprises ont annoncé la délocalisation de certaines parties de leur production. La pression au travail reste élevée dans l’économie d’exportation. 
</p><p> L’USS attend de la BNS qu’à l’avenir aussi, elle fasse tout pour réduire la pression sur les emplois et les salaires de l’économie d’exportation. De fait, vu la surévaluation du franc, les conditions-cadres monétaires en Suisse doivent toujours être considérées comme trop restrictives malgré le taux d’intérêt négatif introduit.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2087</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2014 09:20:00 +0100</pubDate><title>Combattre la pauvreté, pas les pauvres !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/combattre-la-pauvrete-pas-les-pauvres</link><description>Attaques contre l’aide sociale : une déclaration commune</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une alliance de syndicats, d’œuvres d’entraide et d’autres organisations engagées sur le terrain social, ont publié une déclaration commune pour dénoncer les diffamations systématiques dont l’aide sociale et ses bénéficiaires font l’objet et revendiquer une aide sociale qui donne accès à la vie sociale des uns et des autres.&nbsp;</p><p>Depuis un certain temps, il est redevenu à la mode de traiter les bénéficiaires de l’aide sociale de profiteurs et les collaborateurs et collaboratrices des services sociaux de naïfs écervelés au grand cœur. La plupart du temps, le message est celui-ci&nbsp;: le consensus social est mis en danger «&nbsp;par en bas&nbsp;», c’est-à-dire par les paresseux, les tricheurs qui volent les richesses créées par celles et ceux qui se tuent au travail. Ceux qui peignent ainsi le diable sur la muraille dénoncent des abus de l’aide sociale en veux-tu en voilà. Et les politiques demandent que des mesures soient prises contre ces abus. Et cela suscite de nouveaux commentaires du même tabac. Et la boucle est bouclée… Tout «&nbsp;en haut&nbsp;», on rit sous cape lorsque la colère du peuple se décharge sur ceux «&nbsp;d’en bas&nbsp;»&nbsp;: on peut tranquillement continuer à élargir le fossé entre les revenus.
</p><h3>Les plus pauvres n’ont pas à faire les frais d’une politique fiscale erronée</h3><p>Contre cette image d’une aide sociale qui serait marquée par les abus, des œuvres d’entraide, des syndicats et d’autres organisations de la société civile ont publié une déclaration commune&nbsp;: «&nbsp;Pour un minimum social&nbsp;: combattre la pauvreté et non les pauvres&nbsp;». Rendue publique le 16 décembre, elle est également signée par l’Union syndicale suisse (USS). Elle répond aussi à ces nombreux cantons qui réduisent aujourd’hui leur aide sociale que «&nbsp;Dans un pays qui compte plus de millionnaire que de bénéficiaires de l’aide sociale, il est inacceptable que les plus pauvres fassent les frais d’une politique fiscale erronée.&nbsp;»
</p><h3>Garantir un minimum social</h3><p> Cette déclaration commune plaide pour une aide sociale qui ne permette pas uniquement de survivre physiquement, mais donne accès à la vie sociale. Pour celles et ceux qui ont besoin de l’aide sociale, la baisse des prestations qui leur sont destinées est en effet un obstacle important à leur participation à la vie sociale et les empêche par conséquent de sortir de la précarité. C’est pourquoi la première revendication avancée dans la déclaration commune est la garantie d’un minimum social.
</p><p>&lt;media&gt;La déclaration commune&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2086</guid><pubDate>Wed, 17 Dec 2014 13:20:00 +0100</pubDate><title>Prestations complémentaires : une adaptation aux réalités qui n&#039;a que trop attendu</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prestations-complementaires-une-adaptation-aux-realites-qui-na-que-trop-attendu</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction la hausse attendue depuis trop longtemps des montants maximaux pris en compte en matière de PC au titre du loyer. Ainsi, le montant des loyers pris en considération se trouve enfin adapté aux réalités. De fait, les PC ont pour fonction de veiller à ce que les personnes qui touchent des rentes de vieillesse, de survivant(e)s ou d’invalidité basses puissent s’en sortir financièrement, raison pour laquelle elles doivent s’adapter aux réalités vécues par ces personnes. Or il n’a jamais été tenu compte de la hausse énorme des loyers de ces dernières décennies. Les montants pris en compte au titre du loyer pris en considération n’ont en effet plus été relevés depuis 2001, alors qu’ils ont augmenté en moyenne de 21&nbsp;% pendant ce laps de temps. Les bénéficiaires de PC concernés ont par conséquent dû toujours plus se serrer la ceinture. Ce sont précisément les personnes d’un certain âge dont la majeure partie des dépenses de consommation est toujours plus «&nbsp;dévorée&nbsp;» par les frais de loyer. Le relèvement des montants maximaux pris en compte au titre du loyer, qui n’avait de ce fait que trop attendu, allégera ainsi la charge des ménages économiquement faibles. On ne saurait accepter que le Parlement remette aux calendes grecques cette adaptation nécessaire et urgente.</p><p>Il ne faut de surcroît pas oublier les retraité(e)s qui, malgré des rentes modestes, n’ont pas droit à des PC, car les loyers sont leur principal poste de dépenses. Pour améliorer leur situation économique, leurs rentes doivent être relevées ainsi que le demande l’initiative AVSplus. Cette hausse est d’autant plus nécessaire que les rentes de l’AVS sont toujours plus à la traîne de l’évolution des salaires et que leur dernière augmentation substantielle date d’il y a 30 ans. Le relèvement de 10&nbsp;% des rentes AVS sera ainsi non seulement un allégement bienvenu pour ces personnes, mais constitue aussi une nécessité sociale urgente.</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique soicale à l'USS, &nbsp;031 377 01 13 ou 076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2085</guid><pubDate>Wed, 17 Dec 2014 11:12:00 +0100</pubDate><title>Les ménages à bas revenus seraient les perdants</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-menages-a-bas-revenus-seraient-les-perdants</link><description>Votation fédérale du 8 mars 2015 : l’USS recommande 2 fois le NON</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) a décidé de recommander 2 fois le NON pour la votation fédérale du 8 mars 2015. Son comité recommande donc de rejeter aussi bien l’initiative PDC «&nbsp;Aider la famille&nbsp;! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt&nbsp;» que l’initiative des Vert’libéraux «&nbsp;Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l’énergie).</p><p>L’initiative populaire «&nbsp;Aider la famille&nbsp;! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt&nbsp;» allégera surtout la charge des hauts revenus. L’USS se donne d’autres priorités dans la lutte contre la pauvreté des familles&nbsp;: des salaires décents, dans toute la mesure du possible fixés par des conventions collectives de travail, et une amélioration des conditions permettant de mieux concilier famille et profession (écoles à horaires continus, horaires blocs, offre abordable en structures d’accueil extrafamilial des enfants), ainsi qu’une hausse des allocations familiales et une amélioration de la réduction des primes de caisses-maladie. En outre, cette initiative aurait pour conséquence de creuser des trous dans la caisse de la Confédération, des cantons et des communes. Des pertes qui seraient surtout compensées par les bas et moyens revenus, sous forme d’une baisse des prestations publiques ou des hausses d’impôts.
</p><p> L’USS rejette l’initiative vert’libérale parce qu’elle chargerait de façon disproportionnée les bas revenus et mettrait en danger le financement de l’AVS/AI. En effet, si la taxe était efficace et freinait la consommation d’énergie, son produit fondrait. Et on ne peut pas exclure qu’en raison des constellations politiques qui se présenteraient, son taux ne soit plus relevé comme il le devrait. Ce qui engendrerait des trous financiers dans les caisses publiques et l’AVS. L’USS est favorable aux taxes énergétiques comme instruments d’incitation, mais seulement si leur produit est reversé par tête à la population.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1106</guid><pubDate>Mon, 15 Dec 2014 16:01:00 +0100</pubDate><title>Non au retour à un régime discriminatoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/non-au-retour-a-un-regime-discriminatoire</link><description>Du système de contingentement à la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR-CH">Le oui syndical à la libre circulation des personnes et à plus de protection des travailleurs est un acquis historique.</span></p><p>Après le oui du bout des lèvres du 9 février dernier à l'initiative UDC contre l'immigration de masse, la Suisse risque d'en revenir à la période d'avant les accords bilatéraux avec l'UE, soit à un régime de contingentement piloté par la police des étrangers. Avec les accords bilatéraux, la Suisse a ratifié la libre circulation des personnes en vigueur au niveau européen. Comme il s'agit de questions de principe, dont on ne saurait surestimer l'importance, je commencerai ici par évoquer le passé, avant de jeter un coup d'oeil à l'avenir. 
</p><h3>&nbsp;</h3><h3><p><b><span lang="FR-CH">Le spectre de la « surpopulation étrangère »</span></b></p></h3><p>La Suisse a été une terre d'immigration à chaque fois que la prospérité économique s'est prolongée dans la durée: de 1890 à 1914 comme de 1946 à 1974, avec toutefois de grandes différences.
</p><p>Au début des années 1890, la Suisse est devenue un pays d'immigration pour atteindre, en 1914, 16% d'étrangers parmi la population résidente, avec un pourcentage bien supérieur dans les villes.
</p><p>Le principe de la libre circulation des personnes s'est appliqué jusqu'en 1914. Les syndicats avaient une approche internationaliste puisque, vers 1900, près de la moitié de leurs membres avaient un passeport étranger. Des immigrants comme le socialiste Herman Greulich né à Breslau, alors ville allemande, ont joué un rôle-clé dans le mouvement syndical.
</p><p>C'est vers 1900 également que la notion de " surpopulation étrangère " est apparue pour la première fois dans un pamphlet. En 1914, elle a fait son entrée dans un rapport officiel. En 1931, la nouvelle législation sur les étrangers parlait à son tour du " degré de surpopulation étrangère " . Ce concept réactionnaire a d'emblée été contraire au mouvement ouvrier, surtout après la grève générale de 1918.
</p><p>Après la Deuxième Guerre, la police des étrangers était l'instrument de pilotage du marché du travail. Les syndicats ont demandé dans un premier temps d'accorder la " priorité à la main-d'œuvre indigène ", puis, durant les années 1950, de limiter les admissions en Suisse. Ils prônaient des contrôles stricts de police des étrangers. Il était régulièrement question, dans les résolutions et discours syndicaux, de " défense contre la surpopulation étrangère ".
</p><p>Dans les années 1960, les " anti-surpopulation étrangère " situés à l'extrême-droite sont devenus de plus en plus influents. C'est l'époque où la politique de contingentement réclamée par l'Union syndicale suisse (USS) s'est officiellement imposée.
</p><p>Les campagnes de votation ont mis à rude épreuve les syndicats. Notamment celle de l'initiative Schwarzenbach de 1970 (54% de non; taux de participation masculine de 74%). Les syndicats étaient déchirés entre les appels à revoir à la baisse les contingents et le souci d'égalité de traitement et d'intégration de la main-d'oeuvre étrangère. La notion de " surpopulation étrangère " propre à la politique du marché du travail avait presque inévitablement acquis une dimension culturelle. C'est l'époque où les Italiens du Sud étaient visés.
</p><p>Ce mouvement de va-et-vient a duré plusieurs dizaines d'années. Ce n'est que dans les années 1990 que l'USS s'est enfin prononcée en faveur de la libre circulation des personnes. Mais à la condition expresse qu'elle soit liée à une nouvelle protection non discriminatoire des travailleurs. Le syndicat de la construction SIB (aujourd'hui Unia), qui comptait une forte proportion de migrant-e-s, avait joué un rôle décisif dans cette évolution.
</p><h3>&nbsp;</h3><h3><p><b><span lang="FR-CH">Une question de pouvoir</span></b></p></h3><p>Il n'existe pas à ce jour d'analyse approfondie de l'ancien système de police des étrangers et de ses conséquences d'un point de vue syndical. Mais il est certain que dans différentes branches, un tel système a débouché sur un non respect des conditions de travail et sur des salaires revus à la baisse. La discrimination des migrant-e-s a fait reculer les salaires de la main-d'oeuvre indigène. On peut d'ailleurs se demander si le contingentement d'alors a réellement limité l'immigration, puisque les mouvements migratoires ont suivi de près l'évolution économique. Cette politique a eu des effets désastreux sur le plan syndical. Le croisement de la question sociale et de la question nationale opéré par le contingentement a eu pour conséquence de viser les personnes (étrangères) et non les conditions de travail. D'où un clivage entre travailleuses et travailleurs, aux dépens de la solidarité. Or la solidarité est une condition indispensable pour obtenir des améliorations sociales.
</p><p>Le contingentement exigeait des lois sur le marché du travail. Une raréfaction de l'" offre de main-d'oeuvre " était censée aider la population active. On oubliait au passage que les conditions de travail et les salaires ne sont pas une simple question de marché, mais plutôt une question de pouvoir. Les salaires trop bas des femmes en sont un exemple éloquent. Une règle syndicale élémentaire dit que la lutte commune pour les conventions collectives de travail (CCT) améliore les conditions de travail. La politique nationaliste de contingentement a été un piège pour les syndicats. Elle les a paralysés pendant des décennies et poussés à agir contre leurs intérêts.
</p><p>Les syndicats ont joué un rôle crucial dans l'aboutissement des accords bilatéraux (libre circulation des personnes comprise). Ils ont tiré la leçon du non à l'EEE de 1992 et ont réclamé, comme condition préalable à la libre circulation des personnes, de nouvelles mesures non discriminatoires destinées à protéger les salaires. C'est ainsi que sont nées en Suisse les " mesures d'accompagnement ". Il n'a certes pas été possible de faire accepter toutes les revendications syndicales. Mais un système impensable jusqu'alors en Suisse a vu le jour: le contrôle des conditions de travail et des salaires. La Confédération et les cantons ont introduit des " commissions tripartites " qui observent et contrôlent les conditions de travail. Ces commissions interviennent en cas de dumping salarial. L'application de la force obligatoire des CCT a également été améliorée. Ainsi, le Conseil fédéral peut déclarer une CCT valable pour toute une branche lorsque le dumping salarial est répété. Et faute de CCT, il est désormais possible d'introduire des salaires minimaux étatiques (contrat-type de travail). Les nouveaux salaires minimaux nationaux en vigueur dans l'économie domestique en sont un bon exemp
</p><h3>Des réponses sociales aux problèmes sociaux</h3><p>La protection des travailleurs subit des pressions croissantes en Europe et dans le monde entier, notamment dans le climat hostile et néolibéral d'aujourd'hui. Les syndicats sont néanmoins parvenus en Suisse à améliorer le taux de couverture des CCT. Ils ont globalement su empêcher une dégringolade des salaires grâce aux CCT et à leurs campagnes en faveur des salaires minimums. Les avancées ont été spectaculaires dans des branches anciennement réputées à bas salaires qui occupaient de nombreux saisonniers, telles la construction et l'hôtellerie-restauration. Il s'agit d'un réel succès.
</p><p>Le risque de dumping salarial ainsi que la détérioration de conditions de travail demeure hélas d'actualité. De tels phénomènes ne sont malheureusement pas combattus partout avec la détermination nécessaire. Ainsi, le chef de l'office cantonal du travail de Zurich, responsable de l'exécution des mesures d'accompagnement, a trouvé moyen de qualifier cette protection de " sur réglementation dommageable ".
</p><p>La soudaine volte-face de l'Union patronale qui, peu avant le 9 février 2014, a refusé de poursuivre les négociations sur l'amélioration des mesures d'accompagnement a été fatale. Lors des précédents scrutins sur la reconduction de la libre circulation des personnes, les partenaires sociaux avaient à chaque fois prouvé concrètement qu'ils étaient disposés à combattre les abus par de nouvelles mesures d'accompagnement.
</p><p>Les syndicats sont en mesure de jouer un rôle-clé dans les conflits à venir également. Car le oui à l'initiative de l'UDC n'a pas seulement révélé un climat de xénophobie, mais aussi d'énormes craintes sociales. Or en définitive, ce sont les travailleuses et travailleurs qui décident de l'issue des votations. D'où la nécessité d'apporter des réponses sociales aux craintes sociales exprimées.
</p><p>Nous, les syndicats, sommes résolument engagés pour la reconduction des accords bilatéraux. Ils restent la clé de voûte d'une relation réglementée avec l'Europe. Mais nous luttons aussi contre toute nouvelle discrimination. Les syndicats constituent l'organisation la plus importante et la plus forte où les salarié-e-s s'organisent indépendamment de leur provenance, de leur couleur de peau et de leur passeport. Un retour à la politique des contingents, à un nouveau statut de saisonnier, serait non seulement aberrant d'un point de vue économique, mais marquerait une régression historique de plusieurs décennies, sur le plan tant social que politique.
</p><p>Et il faut apporter de nouvelles réponses sociales aux problèmes sociaux. Nous voulons davantage de protection salariale car il est grand temps de prendre au sérieux la lutte contre le dumping salarial.
</p><p>Enfin, il est urgent de prévoir des mesures permettant de mieux concilier profession et famille ou contre la discrimination de la main-d'œuvre âgée. L'issue des futures votations populaires dépendra de la crédibilité des réponses apportées aux problèmes sociaux. Les enjeux actuels sont donc cruciaux pour l'avenir de la Suisse.
</p><h5><span lang="FR-CH">Matériaux</span></h5><ul><li><p class="Text"><span lang="FR-CH">Ce texte de Paul Rechsteiner, président de’l USS, provient de la brochure du syndicat Unia «&nbsp;<a href="http://www.unia.ch/fr/campagnes/plus-jamais-de-statut-de-saisonnier/brochure/" class="external-link-new-window">Baraques, xénophobie et enfants cachés</a>&nbsp;»</span></p></li><li><p class="Text"><span lang="FR-CH">Dans le film «&nbsp;Interdits et cachés – des enfants de saisonniers racontent&nbsp;» leurs enfances perdues.</span></p></li></ul>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2083</guid><pubDate>Thu, 11 Dec 2014 09:42:00 +0100</pubDate><title>C’est le peuple qui rebattra les cartes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/c-est-le-peuple-qui-rebattra-les-cartes</link><description>Le Parlement rejette l’impôt sur les successions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après le Conseil des États, c’est au tour du Conseil national de rejeter l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale)&nbsp;», sur laquelle nous voterons probablement en juin 2015.</p><p>Au Conseil national aussi, le Parti socialiste (PS), le Parti évangélique (PEV), les Vert(e)s et l’Union syndicale suisse (USS) se sont heurtés à un front de droite résolu. Par 124 voix contre 56, la Chambre du peuple a en effet décidé de recommander le rejet de leur initiative pour un impôt sur les successions. Seuls 2 PDC firent dissidence de leur groupe.
</p><h3>Rien qu’un peu de compensation</h3><p>Corrado Pardini (PS BE) a rappelé, sous la Coupole fédérale, que l’impôt sur les successions était l’un des impôts les plus vieux et les plus justes&nbsp;: «&nbsp;Depuis John Stuart Mill<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/141211_Ackermann_Initiative_Impot-successions.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, il est un principe fondamental du libéralisme. Notre initiative ne confisque rien, elle garantit uniquement une certaine compensation. Jusqu’à deux millions de francs, quatre pour les couples, aucun centime ne sera prélevé. Dans quelques cantons, les petits héritages seront même libérés de l’impôt pour la première fois.&nbsp;», Ada Mara (PS VD), s’exprimant au nom du groupe socialiste, a souligné «&nbsp;deux points essentiels de ses [de l’initiative] objectifs plus que louables&nbsp;: premièrement l’attribution des recettes de cet impôt pour deux tiers au fonds de l’AVS et un tiers aux cantons&nbsp;» et, deuxièmement, les mesures prévues pour «&nbsp;ne nuire ni aux emplois, ni aux PME, ni aux entreprises agricoles&nbsp;».
</p><p>Mais rien n’y fit. La majorité bourgeoise du Parlement n’a rien voulu entendre. Chacun(ne) est resté fidèle à son groupe parlementaire. Mais les choses seront certainement différentes avec le peuple qui se prononcera sans doute en juin 2015 sur cette initiative.
</p><h3>Ce que veut l’initiative</h3><p> Les héritages supérieurs à 2 millions de francs seront imposés au niveau fédéral à un taux de 20&nbsp;%, après déduction d’une franchise de deux millions. Le produit de l’impôt sera versé pour un tiers aux cantons et deux tiers à l’AVS. Les petites et moyennes entreprises et les exploitations agricoles bénéficieront d’importants allégements que le Parlement aura à définir, le but étant de protéger les emplois et l’existence de ces entreprises. En Suisse, seuls 2&nbsp;% des contribuables possèdent une fortune supérieure à deux millions et seront donc concernés par l’initiative. 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/141211_Ackermann_Initiative_Impot-successions.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Économiste britannique qui fut l’un des penseurs libéraux les plus influents du XIXe siècle.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2081</guid><pubDate>Tue, 09 Dec 2014 10:13:00 +0100</pubDate><title>Extension facilitée des CCT, contrats-types de travail et interruption des travaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/extension-facilitee-des-cct-contrats-types-de-travail-et-interruption-des-travaux</link><description>Optimisation des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p> Quiconque travaille en Suisse doit recevoir un salaire suisse et profiter de conditions de travail suisses. Pour que ce principe soit respecté, l'USS demande, dans le cadre de la consultation sur l'optimisation des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes, des améliorations substantielles soit : l'extension facilitée du champ d'application des conventions collectives de travail (CCT), la possibilité d'édicter des contrats-types de travail pour des raisons d'intérêt public, l'interruption systématique des travaux en cas de soupçons de sous-enchère et une meilleure protection des représentant(e)s du personnel et des délégué(e)s syndicaux contre le licenciement. </p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2080</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2014 11:38:00 +0100</pubDate><title>Les femmes divorcées ou séparées restent sur le carreau</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-femmes-divorcees-ou-separees-restent-sur-le-carreau</link><description>Le Conseil des États refuse de corriger</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Lors de cette session d'hiver, la Chambre des cantons a enterré le " partage du déficit entre parents " divorcés ou séparés et l'harmonisation matérielle des avances sur contributions d'entretien ! Il a aussi refusé de fixer une contribution d'entretien minimal. Ainsi, rien ne changera sur cette question : confrontée à des difficultés financières, la femme divorcée ou séparée devra toujours et encore passer par les services sociaux.</p><p>Si le revenu commun des parents ne suffit plus, après une séparation ou un divorce, à couvrir leurs besoins et ceux du ou des enfants, celui des parents qui a droit à la pension alimentaire, parce qu'il a la responsabilité principale de l'entretien de l'enfant, doit supporter seul un déficit, soit la différence entre les moyens à disposition et le montant total que représentent les besoins d'entretien. Ce déficit, qui n'est actuellement pas partagé entre les deux parents, ne le sera pas non plus à l'avenir. Ainsi en a décidé le Conseil des États. Or, la plupart du temps, c'est la mère qui est concernée ici. De plus, le Parlement n'a pas voulu fixer de pension alimentaire minimale. Autre point insatisfaisant, le fait que les conditions posées pour le versement des avances sur contributions d'entretien resteront différentes selon le canton et opaques pour les personnes concernées.
</p><p>Comme les structures d'accueil extrafamilial des enfants sont en nombre insuffisant, c'est la mère, divorcée ou séparée, qui se trouve obligée de travailler à temps partiel seulement. Des contributions d'entretien trop basses, l'absence d'harmonisation en matière d'avances sur ces contributions et le fait que les salaires des femmes sont en général inférieurs à ceux des hommes, sans parler de l'inégalité salariale, tout cela a, et aura demain aussi, pour effet qu'après un divorce ou une séparation, les femmes doivent recourir à l'aide sociale pour s'en sortir, même lorsqu'elles exercent une activité lucrative. L'aide sociale s'impose ainsi à elles, avec ses directives et toutes les contraintes qu'elle implique. Selon la commune de domicile, la parenté est même appelée à apporter son aide. Mais encore : si le revenu de la mère s'améliore après coup, celle-ci peut être tenue de rembourser l'aide sociale reçue. Et à cause de l'autorité parentale conjointe, la mère peut, si le père se sent limité dans l'exercice de sa part d'autorité parentale, avoir des problèmes pour déménager, par exemple parce qu'elle a trouvé un emploi meilleur.
</p><p>En d'autres termes, le Parlement fédéral ne veut pas remettre en question la position inférieure qu'occupe toujours la femme à tous les niveaux de la société. C'est à nous, les femmes, qu'il appartient donc de le faire. Nous devons mobiliser pour l'égalité des salaires et un accueil extrafamilial des enfants qui soit professionnel et en suffisance, ainsi qu'abordable et de qualité. Une raison de plus pour aller manifester à Berne, le 7 mars 2015, pour l'égalité des salaires et contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes ! </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2079</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2014 11:31:00 +0100</pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes : l’heure du tournant ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-l-heure-du-tournant</link><description>2015 sera une année importante

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Les discriminations salariales entre femmes et hommes ont repris leur progression dans un passé très récent. En 2015, il faudra remettre les pendules à l'heure. Cette année pourrait en effet préparer la voie à l'égalité salariale. L'Union syndicale suisse (USS) veut de toute façon y contribuer.</p><p>Depuis l'introduction de la loi sur l'égalité, la différence de salaires entre hommes et femmes a légèrement diminué ; cela, jusqu'en 2010. Mais depuis cette date, plus précisément entre 2010 et 2012, elle s'est remise à augmenter, pour passer à 18,9 %. Chaque année, les femmes perdent environ 7,7 milliards de francs, soit 700 francs par mois. Une perte qu'elles paient une seconde fois lorsqu'elles sont à la retraite avec des plus petites rentes. Pour l'USS, il est donc clair qu'il faut une bonne fois prendre des mesures légales efficaces et notamment créer une autorité tripartite habilitée à faire des contrôles dans les entreprises et, en cas d'inégalité constatée, à ordonner des mesures pour y remédier.
</p><h3>Le Conseil fédéral veut agir</h3><p>Le 22 octobre dernier, le Conseil fédéral a fait un pas dans cette direction. Il entend obliger les employeurs qui occupent 55 personnes ou plus à procéder à intervalles réguliers à une analyse des salaires qu'ils versent, analyses dont l'exécution devra être contrôlée par des tiers. Les employeurs devront pouvoir confier ces contrôles, au choix, aux partenaires sociaux, à un organe de révision ou à une organisation reconnue par l'État et le résultat sera mentionné dans le rapport annuel. Mais les employeurs ne seront pas tenus de publier l'ampleur de l'éventuel écart salarial entre hommes et femmes. Et si, en cas de discriminations constatées, ils ne font rien pour les éliminer, les employé(e)s pourront, comme c'est le cas aujourd'hui, réclamer l'égalité salariale devant les tribunaux. Un projet qui sera soumis à consultation sera élaboré jusqu'à la mi-2015.
</p><h3>La bonne direction</h3><p>Ces propositions vont dans la bonne direction, mais ne sont pas suffisantes. On a besoin en plus d'une autorité tripartite dotée de compétences en matière d'investigation et d'intervention. C'est la seule manière d'enlever aux femmes concernées la responsabilité de faire imposer individuellement l'égalité salariale, d'ailleurs prévue dans la Constitution fédérale, et de la transférer à une instance publique. C'est de toute urgence nécessaire. Car la qualité pour recourir constitue un obstacle très élevé pour les femmes.
</p><h3>Mobilisons !</h3><p>Ne nous faisons pas d'illusions : l'égalité des salaires ne va pas avancer toute seule uniquement pour des raisons de justice. Même le pas timoré que vient de faire le Conseil fédéral suscite déjà des oppositions. Si l'on veut que les choses bougent, il faut que les femmes agissent publiquement. Conscientes de notre force, nous devons faire comprendre que nous ne continuerons plus à avaler des années durant ces discriminations. L'USS, active au sein d'une vaste alliance, mobilise à cet effet : le 7 mars 2015, tout le monde à Berne ! Nous devons montrer, à travers une manif puissante, que nous, les femmes, sommes à bout de patience. Nous voulons l'égalité salariale illico presto ! Lors de cette manif, l'USS se dressera aussi contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes. Et elle organisera aussi une journée sur l'égalité des salaires entre femmes et hommes qui se tiendra le 12 juin 2015. Mettons-nous au travail et, le 7 mars, tout le monde à Berne !
</p><p>En ce qui concerne l'égalité des salaires, 2015 sera une année prometteuse. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2078</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2014 11:17:00 +0100</pubDate><title>Relever les défis actuels et futurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/relever-les-defis-actuels-et-futurs</link><description>La loi sur le travail fête ses 50 ans

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La loi sur le travail, un des outils de la protection des travailleurs et travailleuses les plus importants, est en vigueur depuis 50 ans. Souhaitons à cette loi qui a fait ses preuves qu'elle résiste clairement aux attaques lancées contre ses dispositions, qu'elle soit mieux appliquée dans les faits, s'adapte aux formes de travail modernes comme le télétravail et reconnaisse l'épuisement professionnel comme maladie professionnelle.</p><p>À la faveur d'une petite fête et en présence du conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann ainsi que des partenaires sociaux, la Commission fédérale du travail a rappelé, le 2 décembre dernier, que la loi fédérale sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce (loi sur le travail) fêtait cette année son cinquantième anniversaire. Instrument essentiel de la protection des travailleurs et travailleuses introduit grâce à une lutte menée par les syndicats pendant des décennies, cette loi règle des domaines cruciaux comme la protection de la santé au travail, la durée du travail et les temps de repos ainsi que la protection spéciale au travail des jeunes, des femmes enceintes et des femmes allaitantes.
</p><h3>Hier...</h3><p>La loi sur le travail est une " descendante directe " de la loi fédérale sur les fabriques de 1877, qui avait entre autres limité la durée quotidienne du travail à 11 heures, interdit le travail de nuit et du dimanche ainsi que le travail des enfants de moins de 14 ans et celui des femmes enceintes ou venant d'accoucher, quelques semaines avant et après un accouchement. Sa mise en œuvre fut une heure de gloire pour un mouvement ouvrier encore jeune qui, allié avec le mouvement catholique-conservateur, parvint aussi à faire échouer un référendum libéral lancée contre elle.
</p><p>Depuis le début du XXème siècle, certains se sont efforcés d'étendre la législation de la loi sur le travail, qui ne s'appliquait alors qu'aux seules fabriques et entreprises de transport. Plusieurs tentatives s'enlisèrent. En 1935, l'Union syndicale suisse (USS) présenta son propre projet d'une loi fédérale sur le travail moderne. Elle s'orientait fortement sur les instructions et prescriptions juridiques internationales de l'Organisation internationale du Travail (OIT) à laquelle la Suisse avait adhéré en 1919 déjà. La tentative menée au début des années 60 fut finalement un succès. En 1964, le Parlement fédéral adoptait en effet la nouvelle loi sur le travail.
</p><h3>... et demain</h3><p>Aujourd'hui, il s'agit, d'une part, de conserver ce qui a fait ses preuves et, avant tout, de repousser les fréquentes attaques dirigées contre la limitation, soit la réglementation, de la durée du travail et, de l'autre, d'adapter la loi à l'évolution technologique. Il faut, premièrement, prendre en compte le phénomène en plein développement du télétravail via l'octroi de pauses et une réglementation en matière de responsabilité civile. Deuxièmement, la disponibilité sans faille demandée aux travailleurs et travailleuses, qui s'est imposée à la vitesse grand V à travers les téléphones intelligents, doit être à nouveau restreinte afin de protéger les personnes concernées. Troisièmement, pour protéger les salarié(e)s contre les risques psychosociaux (stress, travail excessif, travail de nuit), il faut que les inspectorats cantonaux du travail contrôlent davantage la saisie de la durée du travail. Et, quatrièmement, le droit suisse doit être modifié de sorte que l'épuisement professionnel dû au stress au travail soit reconnu une fois pour toutes comme maladie professionnelle ! Enfin, la législation sur le travail doit contenir des prescriptions qui garantissent une protection minimale de la santé aux travailleurs et travailleuses appelés à désamianter des bâtiments. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2077</guid><pubDate>Fri, 05 Dec 2014 14:40:00 +0100</pubDate><title>Commençons donc par améliorer les conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/commencons-donc-par-ameliorer-les-conditions-de-travail</link><description>Rapport sur les possibilités de soutien aux médias</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue par le rapport du Conseil fédéral sur les possibilités de soutien aux médias qui ne fait état d’aucune mesure permettant de stopper efficacement l’érosion des conditions de travail et le processus de concentration de la presse écrite. En lieu et place, on nous propose des mesures d’encouragement qui, appliquées selon le principe de l’arrosoir et indépendamment des capacités économiques des entreprises, profiteraient à tout le monde, donc aussi aux grandes entreprises de médias.</p><p>Les conditions de travail des collaborateurs et collaboratrices libres sont misérables. En particulier leurs honoraires sont en chute libre et le rythme de travail des employé(e)s fixes n’est plus supportable. Les durées de travail sont excessives. Or des conditions de travail correctes sont la clé d’un journalisme de grande qualité, seule base possible pour réaliser le mandat de service public confié aux médias. Les effets positifs de ceux-ci sur la démocratie reposent sur une information diversifiée offrant à la population la base pour se former son opinion. Toutefois, la dégradation radicale des conditions de travail met en grand danger ce journalisme de haut niveau. Pour le Conseil fédéral, ces conditions de travail méritent cependant tout juste une phrase. Le malaise est imputé à la difficile situation économique dans laquelle se trouvent les médias, ce qui n’est qu’à moitié vrai. La réalité, c’est que les grandes entreprises des médias font précisément des bénéfices considérables, paient des honoraires de misères à leurs collaborateurs et collaboratrices libres et mettent les petites maisons d’édition et imprimeries sous pression. Elles empêchent aussi un rapprochement des partenaires sociaux.
</p><p>Pour l’USS, il est clair que seule une convention collective de travail &nbsp;réglant la situation des collaborateurs et collaboratrices libres peut empêcher que les conditions de travail&nbsp; ne se dégradent encore plus. Aux grandes entreprises des médias d’assumer leur responsabilité. Sans garantie des conditions de travail par le partenariat social, il n’y a aucune raison qu’elles profitent du soutien aux médias, comme le prévoit maintenant le Conseil fédéral, sous la forme d’un taux de TVA inférieur pour les médias en ligne et un soutien de base pour l’ATS dont elles détiennent la majorité.
</p><p> L’USS est par contre contente de voir que le Conseil fédéral se prononce en faveur de l’aide indirecte aux médias. Pour les petits journaux et la presse associative, les rabais prévus sur les tarifs postaux sont d’une importance vitale. Or ce sont précisément eux qui garantissent, aujourd’hui encore, la diversité du paysage médiatique suisse.
</p><h5>renseignements :</h5><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, 079 744 93 90</p>]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2073</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2014 14:43:00 +0100</pubDate><title>Un jalon important, qui dépasse la seule initiative Ecopop</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-jalon-important-qui-depasse-la-seule-initiative-ecopop</link><description>Votation du 30 novembre : le commentaire de Paul Rechsteiner, président de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La campagne des syndicats contre Ecopop a été solide et bien visible, tant à l’interne que vis-à-vis du public. Cela a certainement joué un rôle dans le résultat clair de la votation. Une raison pour dresser brièvement un bilan.</p><p>Le premier point à noter est que le contexte des prochaines négociations complexes avec l’Union européenne (UE) n’est plus le même depuis le 30 novembre 2014. Le non à Ecopop n’est pas seulement un non adressé à une initiative xénophobe habillée de vert. Le résultat très net de ce scrutin peut aussi être compris comme un refus de rompre avec les Accords bilatéraux. 
</p><p>Souvenons-nous&nbsp;: après le 9 février, le maintien de ces accords n’était plus si évident suite au oui à l’initiative «&nbsp;Contre l’initiative de masse&nbsp;». Si l’UDC avait souligné avant la votation que son initiative ne mettrait pas en danger ces derniers – entre autres dans le journal de votation distribué à toute la population suisse –, chacun(e) sut tout à coup, après le 9 février, qu’il en allait en fait différemment. Subitement, tout se trouvait remis en question&nbsp;: des Accords bilatéraux aux Droits humains. Avec des résonnances parfois inquiétantes dans la Berne fédérale. 
</p><p>Petit pays au centre de l’Europe, doté d’une économie fortement interdépendante au plan international, la Suisse a besoin de relations structurées avec l’UE, dont les Accords bilatéraux constituent la base. Et demain ne sera pas différent d’hier à cet égard. Le but des négociations avec l’UE doit par conséquent être de maintenir ces accords.
</p><p>Rétrospectivement, il faut comprendre le résultat du 9 février d’abord comme le signe d’une protestation&nbsp;: si la seule catégorie des 50 – 60 ans a décidé de l’issue du vote, les graves problèmes exprimés de la sorte doivent être pris au sérieux. Les difficultés et, bien plus encore, les craintes de cette catégorie des travailleurs et travailleuses âgés, comme on les appelle, ont pris une ampleur inquiétante. Il faut y trouver des réponses crédibles. Mais, après le 30 novembre, on ne peut plus en déduire que les Accords bilatéraux doivent être remis en question. 
</p><p>À toutes les votations qui ont eu lieu depuis l’an 2&nbsp;000 à ce sujet, les citoyen(ne)s ont dit clairement oui aux accords conclus avec l’UE. La seule exception est la votation du 9&nbsp;février sur l’initiative de l’UDC. Mais il y a une différence importante&nbsp;: toutes les votations gagnées avant le 9 février incluaient des mesures de protection des salaires et des emplois, des mesures qui ont fait défaut le 9 février. Il est donc évident que les mesures sociales de protection seront à nouveau déterminantes lorsque l’on votera dans un avenir prévisible sur le maintien des Accords bilatéraux. 
</p><p>C’est pourquoi il faut qu’à l’avenir les positions soient claires et que les syndicats s’engagent dans ce sens. Le programme en trois points que le congrès de l’USS a confirmé en octobre dernier garde toute sa pertinence. Premièrement, les Accords bilatéraux doivent être maintenus. Deuxièmement, on n’a pas le droit d’en arriver à discriminer à nouveau une partie de la main-d’œuvre. Et troisièmement, la protection des salaires et des emplois doit être améliorée et non démantelée. Après le 30 novembre, la perspective d’une réalisation de ces revendications est clairement meilleure qu’elle ne l’était avant.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2075</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2014 11:24:00 +0100</pubDate><title>Quatre défis à relever</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quatre-defis-a-relever</link><description>L’USS et les 50 ans de la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission fédérale du travail a fêté, ce 2 décembre, les 50 ans de la loi fédérale sur le travail en présence du conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann et des partenaires sociaux.
</p><p>La loi sur le travail a fait ses preuves en tant qu’instrument principal de la protection des travailleurs et travailleuses. Mais elle doit encore être adaptée à l’évolution technologique la plus récente. Cela concerne en premier lieu le phénomène en plein développement du télétravail dont il s’agit de tenir compte via l’octroi de pauses et d’une réglementation en matière de responsabilité civile. Deuxièmement, la disponibilité sans faille demandée aux travailleurs et travailleuses, qui s’est imposée à la vitesse grand V à travers les téléphones intelligents, doit être à nouveau restreinte afin de protéger les personnes concernées. Troisièmement, pour protéger les salarié(e)s contre les risques psychosociaux (stress, travail excessif, travail de nuit), il faut que les inspectorats cantonaux du travail contrôlent davantage la saisie de la durée du travail. Et, quatrièmement, le droit suisse doit être modifié de sorte que l’épuisement professionnel dû au stress au travail soit enfin reconnu comme maladie professionnelle&nbsp;!
</p><p> La loi sur le travail a été mise en vigueur en 1964 après des décennies de lutte syndicale. Elle règle la protection de la santé en général, la durée du travail et les temps de repos ainsi que la protection au travail spéciale des jeunes, des femmes enceintes et des mères allaitantes.
</p><h5>renseignements</h5><p>- Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, responsable du droit du travail,<br>&nbsp;076 335 61 97 
</p><p>- Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2074</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2014 10:35:00 +0100</pubDate><title>Dossier 106: Congrès de l’USS du 23 au 24 octobre 2014 : Textes d’orientation et résolutions</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-106-congres-de-l-uss-du-23-au-24-octobre-2014-textes-d-orientation-et-resolutions</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>« Sécurité, solidarité, équité ! », tel a été le slogan à l’enseigne duquel s’est tenu le 55e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS), les 23 et 24 octobre 2014 au Kursaal de Berne. Plus de 300 personnes y participèrent et les 200 délégué(e)s adoptèrent quatre textes d’orientation, 16 résolutions et 36 propositions. Autant de décisions qui posent les principaux jalons pour les activités syndicales des quatre années à venir.
</p><p>Le présent Dossier réunit ces textes d’orientation et les résolutions adoptées par les congressistes. Vous y trouverez aussi le discours de clôture du président de l’USS, Paul Rechsteiner – réélu à l’unanimité.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Travail</category><category>Services Publics</category><category>Politique sociale</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2072</guid><pubDate>Sun, 30 Nov 2014 14:10:00 +0100</pubDate><title>Non à Ecopop : maintenir les Accords bilatéraux et renforcer la protection  des salarié(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/non-a-ecopop-maintenir-les-accords-bilateraux-et-renforcer-la-protection-des-salarie-e-s</link><description>Réaction de l&#039;Union syndicale suisse aux votations fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance avec satisfaction du rejet extrêmement clair de l’initiative dangereuse et inhumaine d’Ecopop. Une très nette majorité des citoyen(ne)s refuse donc de faire des migrant(e)s les boucs émissaires de problèmes que nous avons créés nous-mêmes et de couper totalement les ponts avec l’Union européenne (UE). Le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent maintenant prendre cette réalité en compte.
</p><p>Les Accords bilatéraux doivent donc être maintenus. Il n’est pas question d’introduire de nouvelles discriminations à l’encontre des migrants et migrantes, car cela accentuerait la pression sur les salaires et les conditions de salaire et porterait préjudice à l’ensemble des travailleurs et travailleuses de Suisse. En outre, le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent veiller à ce que la population profite des Accords bilatéraux. À cet effet, le principe selon lequel, en Suisse, on verse des salaires suisses et applique des conditions de travail suisses doit être appliqué. L’amélioration de la protection des travailleurs et travailleuses ainsi que des mesures destinées à encourager les conventions collectives de travail sont des instruments à cet effet. Le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent aussi s’attaquer enfin, en menant des réformes efficaces, aux autres problèmes que nous avons créés, comme le mitage du territoire, la pénurie de logements et les problèmes environnementaux. 
</p><p>L’USS se réjouit également du net rejet de l’initiative sur l’or. Ce projet issu des rangs de l’UDC aurait massivement entravé la politique financière de la Banque nationale. Au lieu de pouvoir réagir avec flexibilité aux crises et autres problèmes, celle-ci aurait été emprisonnée dans un «&nbsp;corset d’or&nbsp;», un corset qui aurait mis en danger les salaires et les emplois, et fait uniquement plaisir aux spéculateurs sur l’or.
</p><p>En refusant à la suppression des forfaits fiscaux, on a malheureusement raté l’occasion, de garantir un peu plus de justice fiscale. L’importante part de oui montre toutefois que de larges milieux de la population accordent une grande valeur à la justice fiscale. C’est pourquoi de nouveaux cadeaux fiscaux ne sont pas indiqués&nbsp;; cela, aussi pour les entreprises en faveur de qui la ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf prépare des milliards de francs d’allégements fiscaux. Il n’est pas question que ce soit en fin de compte la population qui soit punie pour les manques à gagner ainsi créés en devant supporter des hausses d’impôt ou un démantèlement des prestations qui lui sont dues.&nbsp;
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><p>- Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31 
</p><p>- Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14 </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>International</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2071</guid><pubDate>Fri, 28 Nov 2014 17:04:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral fait fi de la vaste opposition à la loi sur les heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-fait-fi-de-la-vaste-opposition-a-la-loi-sur-les-heures-d-ouverture-des-magasins</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p> Malgré des critiques sévères, le Conseil fédéral accélère inlassablement la prolongation des heures d'ouverture des magasins. Il fait la sourde oreille face aux critiques des syndicats selon qui prolonger les heures d'ouverture des magasins détériorerait clairement les conditions de travail des travailleurs et travailleuses concernés. Avec son message au sujet de la loi sur les heures d'ouverture des magasins, il foule aussi aux pieds le fédéralisme et passe outre aux décisions prises par le peuple dans de nombreux cantons. Concernant l'attitude des gouvernements cantonaux, précisons que celui du Tessin est précisément le seul à soutenir le projet, qui avait été demandé par le Parlement à travers son acceptation de la motion Lombardi. Et c'est maintenant à lui, Parlement, de se rendre à l'évidence, de tenir compte de l'opposition des cantons et de renoncer à cette nouvelle loi.
</p><p>Que lui aussi fasse fi des réserves émises par les cantons serait incompréhensible et extrêmement douteux d'un point de vue démocratique. Car leur résistance s'est trouvée légitimée par le peuple dans, et de loin, la plupart des cas. Ces dernières années en effet, la prolongation des heures d'ouverture des commerces a été rejetée dans plus de dix cantons. Dans le canton de Lucerne, par exemple, le peuple a non seulement rejeté sèchement une libéralisation totale de ces heures d'ouverture, mais aussi refusé leur extension de 16 à 17 heures le samedi. Une loi sur les heures d'ouverture des magasins qui autoriserait des heures d'ouverture unifiées dans toute la Suisse allant jusqu'à 20 heures en semaine et 19 heures le samedi serait donc totalement à côté de la plaque. Pour ces raisons l'USS combattra ce projet.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2067</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2014 10:23:00 +0100</pubDate><title>Les principaux objets d’un point de vue syndical</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-principaux-objets-d-un-point-de-vue-syndical</link><description>Parlement fédéral : session d’hiver</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lundi 24 novembre, le Parlement fédéral a entamé sa session d’hiver. Ci-après, un coup d’œil syndical sur les principaux objets qui seront traités.</p><h2>Impôt sur les successions&nbsp;: juste et bon pour l’AVS</h2><p class="lead">Après le Conseil des États, ce sera au tour du Conseil national de traiter, le 8 décembre, l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale)&nbsp;». Il proposera de la rejeter, mais ce que le peuple décidera, probablement en juin 2015, est une toute autre question.</p><p>L’initiative déposée par le Parti socialiste, le Parti évangélique suisse, les Vert(e)s et l’Union syndicale suisse (USS) veut créer plus de justice distributive en Suisse. Avec elle, les héritages qui dépasseront les 2 millions de francs se verraient imposés de manière uniforme par la Confédération. Un taux de 20&nbsp;% est prévu et les 2 premiers millions ne seront pas imposés (franchise). Pour un héritage de 2,1 millions par exemple, 20&nbsp;000 francs seraient perçus par le fisc. Les petites et moyennes entreprises et les exploitations agricoles bénéficieraient même d’allégements supplémentaires afin de ne pas mettre en danger leur existence et de préserver les emplois. En Suisse, seuls 2&nbsp;% des contribuables possèdent une fortune supérieure à 2 millions de francs. L’initiative est donc tout sauf une offensive contre les classes moyennes laborieuses. Le produit de cet impôt serait reversé pour un tiers aux cantons, les deux tiers restants allant à l’AVS. Celle-ci pourrait alors faire face aux défis et nouvelles tâches qui l’attendent. Ce serait une bonne chose pour la cohésion sociale du pays et stopperait le creusement tendanciel du fossé entre riches et pauvres. 
</p><p>L’USS considère que l’impôt sur les successions est un impôt équitable et utile. Il apporte, dans un contexte où les différences entre revenus et fortunes se font toujours plus extrêmes, des moyens financiers supplémentaires dont nous avons besoin, de l’argent pris précisément chez les bonnes personnes, celles qui peuvent tranquillement contribuer davantage au bien-être général. Cet impôt devrait faire tomber un milliard de francs dans l’escarcelle des cantons et 2 milliards dans celle de l’AVS. Et dans les deux cas, il sera bien investi. Avec l’AVS, il profitera directement d’abord à de larges couches de la population. L’AVS sera ainsi en mesure de financer une grande partie des hausses nécessaires de ses rentes ou ce sera une manière très sociale de se procurer les moyens qui deviendront momentanément nécessaires suite avec l’arrivée à la retraite de la génération du baby-boom.
</p><p>C’est pour cela que l’USS s’engagera énergiquement dans cette bataille citoyenne en faveur de l’introduction d’un impôt sur les successions. (ea)
</p><h2><span>Politique énergétique&nbsp;: pas de sortie du nucléaire sans transition énergétique&nbsp;!</span></h2><p>L'USS demande au Parlement d'entrer en matière sur le premier train de mesures concernant <a href="http://www.parlament.ch/sites/doc/CuriaFolgeseite/2013/20130074/N1%20F.pdf" class="external-link-new-window">"Stratégie énergétique 2050"</a>. Ci-après,les points essentiels aux yeux de l'USS.
</p><p>Le Projet «&nbsp;Stratégie énergétique 2050&nbsp;» risque de se voir pulvériser par les conflits d’intérêts. La transition énergétique n’est pas une question idéologique, mais une nécessité sociale. Les centrales nucléaires de Suisse font partie des plus vieilles. Toute prolongation de leur exploitation augmente le risque d’accident. Comme les prix de l’électricité sont bas et que l’on enregistre toujours des excédents d’électricité, il ne vaut plus la peine d’investir beaucoup d’argent dans des durées d’exploitation prolongées. C’est maintenant qu’il faut concrétiser la sortie du nucléaire, car il s’agit d’un tournant ambitieux qui s’étalera sur plusieurs générations et s’accompagnera de mises hors services et du démantèlement des centrales atomiques. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), il faut placer au premier plan ce que nous apportera la transition énergétique, soit le maintien d’emplois intéressants, la création de nouveaux domaines d’activité, un approvisionnement sûr en électricité propre et la création de valeur en Suisse grâce au développement des énergies renouvelables. Il faut instaurer le plus rapidement possible la sécurité de la planification pour les investissements à réaliser dans la production ainsi que prioriser un approvisionnement décentralisé et des objectifs d’efficience performants. Or, ce ne sera possible qu’avec un approvisionnement en électricité régulé par l’État. La libéralisation du marché de l’électricité met en effet en question les investissements et affaiblit les entreprises électriques décentralisées, un danger pour la transition énergétique et, donc, la sortie du nucléaire. 
</p><p>Lors de la consultation fédérale sur ces questions, l’USS s’est exprimée positivement sur le premier train de mesures proposé. Le projet soumis au Conseil national lors de cette session d’hiver est toujours en mesure de lancer la transition énergétique, d’améliorer de manière déterminante l’efficience dans ce domaine et de mettre en place un approvisionnement intérieur durable en énergies renouvelables. Les décisions politiques doivent être prises maintenant pour que la transition énergétique reçoive une première base.
</p><p>Faisons le tour ci-après des principaux points du projet aux yeux de l’USS.
</p><h3>Loi sur l’énergie </h3><p>Le Conseil fédéral aimerait inscrire dans la loi qu’avant la construction, l’agrandissement ou la rénovation d’une centrale thermique à combustibles fossiles, il faudra s’assurer qu’il n’est pas possible de produire l’énergie souhaitée au moyen d’énergies renouvelables. L’USS soutient cette disposition (art. 6<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/14.11.24_Parlement_Vue-ensemble-session.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>).
</p><p>Les communes et leurs services industriels devraient jouer un rôle-clé dans la transition énergétique. Il faut renforcer les compétences des communes en les mentionnant explicitement dans la loi, comme le demande la proposition de la minorité de la commission du Conseil national, que soutient l’USS (art. 7).
</p><p>Protection du paysage et transition énergétique ne doivent pas être opposées l’une à l’autre. Le Conseil fédéral va trop loin dans son projet, alors que les règles en vigueur en matière de protection du paysage offrent déjà une marge de manœuvre concernant l’utilisation de la production de courant. L’USS est d’accord avec la proposition de la majorité de la commission, qui veut soutenir les biotopes d’importance nationale (art. 14) et de la minorité, qui veut biffer sans autre l’article 15. 
</p><p>L’USS défend la proposition de la majorité de la commission d’exclure de la participation au système de prime d’injection les exploitants des installations hydroélectriques d’une puissance inférieure à 1 MW. Celles-ci sont antiéconomiques et leur potentiel de production d’électricité est sans commune mesure avec la dégradation de l’environnement qu’elles causent (art. 19 al. 3bis). Les exceptions ne devraient être autorisées que pour les tronçons de cours d’eau déjà mis à profit. Ici, l’USS soutient la proposition plus précise de la minorité III. 
</p><p>La rétribution du courant injecté est un moyen éprouvé pour promouvoir le développement des énergies renouvelables. Mais l’USS a déjà émis à plusieurs reprises des critiques selon lesquelles elle favorise aussi la construction d’installations non rentables et écologiquement absurdes. Nous pouvons maintenant corriger certains points. C’est pourquoi l’USS soutient les propositions de la minorité III et IV (art. 22 al. 2bis).
</p><p>Le Conseil fédéral et la commission du Conseil national veulent contrer la chute des profits dans la branche électrique par des contributions d’investissement pour les aménagements hydro-électriques. L’USS voit cette idée d’un œil critique. D’une part, la force hydraulique est le pilier indispensable de l’approvisionnement de la Suisse en électricité. De l’autre cependant, sa rentabilité aujourd’hui en crise est un phénomène passager qui survient après des années de production exceptionnelles. Les aides à l’investissement ne sont limitées que dans le temps et ne sont versées qu’à quelques rares installations de production durables ayant fait leurs preuves. L’USS soutient la proposition de la minorité II de la commission (art. 28 al. 1b), très précise du point de vue de la protection des paysages. La contribution d’investissement devra être de 40&nbsp;% au plus des coûts d’investissement (art. 30 al. 1). De plus, sa restitution devra être possible si la situation se modifie sur le marché de l’électricité (proposition de la commission à l’art. 33 al. 3c).
</p><p>Le relèvement à 2,3 centimes/kWh du supplément pour les coûts de transports permettra de développer plus rapidement les énergies renouvelables et restera supportable pour les clients pour autant que le cercle des entreprises qui en sont libérées ne soit pas élargi. L’USS soutient la proposition de la majorité de la commission concernant l’article 37 et rejette l’assouplissement des dispositions d’exception aux articles 40 et 41. 
</p><p>L’USS soutient les objectifs concernant l’amélioration de l’efficience des entreprises et recommande de suivre le projet du Conseil fédéral sur les articles 45, 46 et 47.
</p><h3>Loi sur le CO2 </h3><p>Le meilleur moyen d’accélérer la transition énergétique, c’est d’édicter des prescriptions claires. L’USS soutient les prescriptions renforcées de l’article 10 et, donc, la proposition de la majorité. 
</p><p>Étant donné leur grande efficience, les installations de couplage chaleur force (CCF) sont un pilier essentiel de la transition énergétique. L’USS soutient la proposition de la majorité de la commission qui autorise aussi le remboursement de la taxe sur le CO2 aux petites installations CCF si elles remplissent les exigences énergétiques et écologiques minimales (art. 32a al. 1b). 
</p><h3>Loi sur l’énergie nucléaire </h3><p>Le concept d’exploitation à long terme proposé offre une porte de sortie pragmatique au débat déjà entamé sur la sortie du nucléaire. L’USS lui est favorable. Il devrait être défini de manière aussi étroite que possible afin de minimiser le risque de sécurité. Concernant l’article 25a, il faut donner suite à la proposition de la majorité de la commission et soutenir la proposition de la minorité III. Pour l’article 106a, l’USS recommande de soutenir la proposition de la minorité II qui prévoit une durée d’exploitation maximale de 50 ans pour les installations qui auront été en service depuis plus de 40 ans lorsque la loi révisée entrera en vigueur. 
</p><h3>Initiative «&nbsp;Sortir du nucléaire&nbsp;»</h3><p>L’USS soutient toujours l’initiative populaire «&nbsp;Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire (Initiative "Sortir du nucléaire")&nbsp;», qui passera sans doute en votation en même temps que la «&nbsp;Stratégie énergétique 2050&nbsp;», celle-ci pouvant cependant entrer en vigueur même si l’initiative est acceptée. (Dore Heim)
</p><h2><span>Contre-projet à l’initiative sur les bourses&nbsp;: sans harmonisation matérielle, pas d’égalité des chances</span></h2><p>La commission du Conseil national propose à ce dernier de maintenir sa position, à savoir d’intégrer dans la loi l'article 15 du concordat intercantonal fixant les barèmes minimaux pour le calcul des bourses. Cela obligerait quelques cantons, les plus pingres en la matière, de relever quelque peu leurs standards pour obtenir un financement fédéral. Rien de très exigeant, mais une mesure contestée jusqu’ici par le Conseil des États qui s’en tient à une version du contre-projet de loi absolument minimaliste. Une position étonnante pour une Chambre des cantons qui devraient avoir tout intérêt à renforcer le poids d’un accord négocié par eux-mêmes. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) recommande donc au Conseil national de maintenir sa position en faveur d’une harmonisation matérielle des bourses, celle-ci étant seule garante d’une plus grande égalité des chances. (Véronique Polito)
</p><h2><span>«&nbsp;Professional bachelor&nbsp;»&nbsp;: dDes effets pervers programmés</span></h2><p>La motion du Conseil national (Aebischer), demandant que les diplômés de la formation professionnelle supérieure puissent accéder aux titres de bachelor et de master, sera traitée aux Conseil des États le 11 décembre. La commission compétente recommande le rejet de la motion. Elle propose en échange au Conseil des États d’accepter un postulat dont elle est l’auteure, qui charge le Conseil fédéral d’approfondir la question des titres et de proposer des alternatives aux titres académiques qui soient lisibles au niveau international. Elle souhaite par ce biais favoriser une meilleure reconnaissance internationale à la formation professionnelle supérieure sans pour autant favoriser une «&nbsp;académisation&nbsp;» de la formation professionnelle.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) partage l’analyse de la commission et recommande l’acceptation du postulat. Parallèlement, elle recommande le rejet de la motion Aebischer. Elle estime en effet que l’introduction des titres académiques tels que le «&nbsp;professional bachelor&nbsp;» dans la formation professionnelle ne conduira pas à la valorisation attendue. Au contraire, elle s’attend à des effets pervers. Elle estime notamment que ces «&nbsp;professional bachelors&nbsp;» seront rapidement déclassés sur le marché du travail sachant qu’ils ne correspondront pas aux standards internationaux. Cette situation conduira à terme à augmenter les exigences pour accéder à ces formations. A l’image des «&nbsp;Berufsakademien&nbsp;» allemandes, tant vantées par les partisans de la motion, les cursus de formation risquent de s’allonger et&nbsp; de n’être plus accessibles qu’aux titulaires d’une maturité. Pour l’USS, la formation professionnelle supérieure doit rester majoritairement accessible aux personnes ayant obtenu le CFC et ne pas devenir l’apanage de l’élite. (Véronique Polito)
</p><h2><span>«&nbsp;Fonds en faveur d’une offensive de qualification&nbsp;»&nbsp;: une motion à soutenir</span></h2><p>Le Conseil des États se penchera sur une motion d’Anita Fetz (PS), qui demande la mise en place d’un fonds permettant de financer la formation professionnelle initiale des adultes. Elle propose de mettre à disposition des cantons 50 millions sur une période de quatre ans.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) recommande l’acceptation de cette motion. L’évolution rapide du marché du travail exige en effet des salariés une mise à jour constante de leurs qualifications. Le suivi de petites formations continues ne suffit plus, les salariés étant amenés à changer plusieurs fois d’activités et de métiers durant leur vie professionnelle. Pour cette raison, la formation professionnelle initiale doit devenir plus accessible aux adultes et les offres développées dans les cantons. L’USS estime que ce travail devrait se faire avec la participation des partenaires sociaux (en impliquant notamment les fonds paritaires qui financent une partie de la formation professionnelle). Elle estime également qu’une offensive de formation d’une durée de 4 ans n’est qu’un début&nbsp;: il faudrait veiller à assurer le financement à long terme de ces offres de formation. (Véronique Polito)
</p><h2><span>Sans-papiers&nbsp;: empêcher un dénigrement qui n’en finit pas</span></h2><p>Le Conseil des États va s’occuper lors de sa session d’hiver d’une motion de l’UDC qui demande de régler dans la loi, et non dans une ordonnance, l’accès des jeunes sans-papiers intégrés à un apprentissage. 
</p><p>Revenons un peu en arrière&nbsp;: en 2010, le Parlement a accepté la motion Barthassat qui demandait que les jeunes sans-papiers puissent suivre une formation professionnelle initiale. Le Conseil fédéral a ensuite mis en œuvre cette motion dans le cadre d’une modification de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative, qui est entrée en vigueur au 1er février 2013. Le nouvel article complète les dispositions en vigueur concernant le traitement des cas de rigueur. Pour les jeunes sans-papiers, ce ne leur donne pas du tout le feu vert pour une formation professionnelle. Ces jeunes doivent être «&nbsp;bien intégrés&nbsp;», c’est-à-dire maîtriser une langue nationale, respecter l’ordre juridique et avoir suivi l’école obligatoire pendant cinq ans. 
</p><p>Avec sa motion, l’UDC veut que ces nouvelles dispositions figurent dans la loi et soient donc soumises au référendum facultatif. Son intention est claire&nbsp;: elle lorgne vers une nouvelle bataille dans sa lutte sans répit contre les migrant(e)s. Le Conseil national a accepté de justesse cette motion à l’été 2014 (82 voix contre 79). La commission de la Chambre des cantons propose cependant à cette dernière son rejet (10 voix contre 3). 
</p><p> Il faut espérer que cet avis soit suivi en plénum. Selon la loi fédérale sur les étrangers (art. 30 al. 2) le Conseil fédéral a clairement la compétence de procéder comme il l’a fait. Le souhait qu’un(e) jeune qui a fait cinq années de scolarité obligatoire puisse aussi poursuivre sa formation sous la forme d’un apprentissage va de soi. L’UDC veut uniquement poursuivre sa campagne contre les étrangers et étrangères. On le voit déjà dans les mots qu’elle emploie. Elle parle constamment d’«&nbsp;immigrés clandestins&nbsp;». De plus, l’Administration fédérale a constaté que depuis février 2013, presque aucune demande de jeune sans-papiers n’a été faite dans ce sens. La raison en est probablement qu’une telle demande peut entraîner une dénonciation des parents. Il faudrait par conséquent que l’on prenne plus ses distances avec les duretés du régime en vigueur ici et non attiser continuellement la xénophobie. (ea) 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/14.11.24_Parlement_Vue-ensemble-session.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir lien avec le document soumis au Parlement.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2065</guid><pubDate>Thu, 20 Nov 2014 14:15:00 +0100</pubDate><title>Une table ronde s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-table-ronde-s-impose</link><description>Il faut s’attaquer globalement à la tragédie de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise hier par la Cour de cassation de Rome dans le procès de l’amiante contre Stephan Schmidheiny montre que passer par la voie pénale pour résoudre les problèmes liés à l’amiante, c’est emprunter une voie semée de nombreuses embûches. Mais il est clair qu’il faut trouver une solution qui tienne compte comme il se doit des souffrances vécues par les victimes de l’amiante, et précisément aussi en Suisse. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) réitère sa demande d’une «&nbsp;table ronde&nbsp;» destinée à trouver des solutions dignes pour les victimes de l’amiante, ainsi que de la création d’un fonds d’indemnisation pour ces dernières. L’USS réitère aussi sa demande à l’économie de participer à la recherche de solutions justes. Un fonds d’indemnisation constituerait un acte réparateur pour les cas déjà prescrits et pour les personnes malades à cause de l’amiante qui échappent à la protection offerte par la loi sur l’assurance-accidents.
</p><p> Indépendamment de l’arrêt controversé précité, force est de constater que le droit suisse de la prescription en matière civile est, en ce qui concerne la problématique de l’amiante, clairement lacunaire. Il faut profiter de sa révision en cours pour enfin prévoir une nouvelle réglementation des délais de prescription qui soit adaptée aux besoins des victimes, une réglementation qui permette aux malades de l’amiante de demander une indemnisation des dommages qu’ils ont subis. Pour tenir compte du long temps de latence en cas de maladie due à l’amiante, il faut prévoir à cet effet un délai qui commence à courir avec l’apparition de la maladie. Et cette nouvelle disposition pourra se limiter aux maladies liées à l’amiante.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 ou 
</p><p>079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2064</guid><pubDate>Wed, 19 Nov 2014 16:41:00 +0100</pubDate><title>Poursuivre avec la même intensité la campagne pour le NON</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/poursuivre-avec-la-meme-intensite-la-campagne-pour-le-non</link><description>Chaque voix compte</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats du dernier sondage de gfs confirment que l’initiative Ecopop ne doit en aucun cas être sous-estimée. L’augmentation de la part de oui par rapport au premier sondage (de 35 à 39&nbsp;%) montre que les opposants à l’initiative doivent continuer leur campagne avec la même intensité. En s’adressant directement à eux, ils doivent convaincre les citoyen-ne-s qu’Ecopop ne résout aucun problème, mais en crée au contraire beaucoup de nouveaux. 
</p><p>Pendant les dix jours qui restent avant la votation, les militant(e)s du PS, des Verts, des syndicats, des organisations de la migration, de la jeunesse et des étudiant-e-s engagés dans le Comité pour une Suisse solidaire vont poursuivre sans faiblir leur campagne dans toute la Suisse, organiser des actions dans la rue et montrer à la population pourquoi cette initiative est dangereuse et mène dans une impasse.
</p><p>En effet, Ecopop attise la xénophobie, car elle fait des migrant(e)s les boucs émissaires de la pression qui s’exerce sur les salaires, de la pollution, du mitage du territoire, du manque de logements ainsi que des trains et des rues bondés. Le Comité pour une Suisse solidaire met en garde&nbsp;: il n’y a pas lieu, à cause de ces problèmes réels, de donner un deuxième «&nbsp;signal&nbsp;» après la votation sur l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». Ecopop est la mauvaise réponse à ces problèmes, qu’elle aggraverait même. La Suisse serait alors entraînée dans une spirale descendante&nbsp;: en cas d’acceptation d’Ecopop, la pression sur les salaires et les conditions de travail s’accentuerait parce que les entreprises engageraient davantage de résident-e-s de courte durée qui jouissent de moins de droits pour défendre leurs intérêts. Des milliers d’emplois seraient délocalisés ou supprimés à cause de la disparition des Accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne. La Suisse se retrouverait ainsi dans une situation économique difficile, ce qui constituerait un obstacle majeur à l’application de politiques du territoire, de l’environnement et des infrastructures de qualité. 
</p><p>En plus d’une présence dans la rue, les organisations du Comité pour une Suisse solidaire vont notamment accélérer la mobilisation de leurs propres bases jusqu’au dimanche de la votation. Car chaque voix contre Ecopop comptera.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2063</guid><pubDate>Wed, 19 Nov 2014 15:24:00 +0100</pubDate><title>En Suisse, beaucoup de cas d’épuisement professionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-suisse-beaucoup-de-cas-d-epuisement-professionnel</link><description>Les syndicats pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une étude montre que travail, famille et temps libre ne sont plus en harmonie. Avec le temps, les personnes touchées par ce phénomène tombent malades. Les femmes sont particulièrement menacées. L’absence, en ce qui les concerne, d’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, les empêche de les concilier avec les tâches d’assistance et de soins («&nbsp;care&nbsp;») qu’elles assument fréquemment.</p><p>L’enquête sur les revenus et les conditions de vie en Suisse (Statistics on Income and Living Conditions, SILC) publiée en novembre par l’Office fédéral de la statistique&nbsp; montre que toujours moins de travailleurs et travailleuses sont satisfaits de la quantité de vacances dont ils disposent. Cette part s’est réduite depuis 2010, passant de 58,6 à 47,7%. C’est inquiétant. Parallèlement, le nombre de cas d’épuisement professionnel n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies. Il en découle d’importants coûts pour les entreprises (arrêts de travail, formation de nouveaux employé[e]s).
</p><h3>Des durées de travail trop longues</h3><p>Mais la société passe aussi à la caisse&nbsp;: en Suisse, l’épuisement professionnel coûte 18 milliards de francs par an&nbsp;! S’y ajoute la souffrance des personnes touchées, de leurs familles et de leur environnement. Une réalité intraduisible en statistiques. 
</p><p>L’épuisement professionnel dépend de plusieurs facteurs comme l’absence de récupération par du temps libre et des pauses. À cause de la pression au rendement, précisément dans les branches peu syndiquées (p. ex. les «&nbsp;métiers de la création&nbsp;» et activités free-lance précaires), beaucoup de personnes travaillent toujours plus longtemps, sans que cela soit compensé en salaire ou temps libre. De 2003 à 2008, la durée hebdomadaire effective de travail des personnes occupées à plein temps a augmenté de 11&nbsp;minutes, pour passer à 42 heures 4 minutes. L’an dernier, elle a stagné à un niveau élevé ou a augmenté&nbsp;: en 2013, la hausse du nombre d’heures de travail prestées a été de 0,2&nbsp;% par rapport à 2012.
</p><h3>Plus de temps libre et horaires maîtrisables</h3><p>Tous ces chiffres montrent qu’en Suisse, nous avons un urgent besoin de mesures pour lutter contre cette épidémie galopante d’épuisement professionnel. Dans la SILC, les gens disent ce dont ils ont besoin&nbsp;: davantage de temps libre pour récupérer, des frontières claires entre travail et temps libre et le respect des dispositions légales en matière de durée hebdomadaire maximale de travail ainsi que de temps de repos et de pauses. 
</p><p>En outre, les entreprises ont besoin d’une vraie<a href="http://www.suva.ch/fr/startseite-suva/praevention-suva/praeventionsangebote-suva/betriebliche-gesundheitsfoerderung-suva.htm" class="external-link-new-window"> Gestion de la santé dans l'entreprise (GSE)</a>. Celle-ci leur permet de reconnaître dès le départ les symptômes d’épuisement professionnel et de pratiquer une prévention active. 
</p><p>Ici, la meilleure prévention est cependant une semaine de travail d’au maximum 40 heures et le respect de la réglementation des pauses (deux pauses par jour, plus une pause à midi), ainsi que l’interdiction légale du travail de nuit et du travail dominical. Et surtout&nbsp;: débrancher le smartphone de l’entreprise le soir, ne plus lire de courriel professionnel après 18 heures et ne pas prendre le smartphone de l’entreprise en vacances. Mais encore&nbsp;: les inspectorats du travail doivent contrôler comme il se doit les risques psychosociaux au travail (avant tout via la saisie de la durée du travail). 
</p><h3>Les femmes spécialement touchées</h3><p>C’est notamment pour les femmes qu’il y a un grand écart toujours plus difficile à supporter entre durées du travail prolongées, famille et, régulièrement, tâches d’assistance et de soins. Parce qu’elles se retrouvent fréquemment seules à accomplir ces différentes activités, elles sont très souvent victimes d’épuisement professionnel. En plus des revendications concernant la place de travail déjà mentionnées, il faut par conséquent aussi créer beaucoup plus de structures d’accueil de jour des enfants d’un prix abordable. 
</p><h3>Pour se former sur cette question</h3><p>L’Union syndicale suisse (USS), ses fédérations et l’Institut de formation des syndicats, Movendo, organisent des cours et des manifestations sur la problématique de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, comme par exemple&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span><a href="http://www.syndicom.ch/de/newsaktivitaeten/veranstaltungen/events-detailansicht/event/fachtagung-entgrenzung-der-arbeit.html" class="external-link-new-window">Journée de travail de syndicom «&nbsp;Entgrenzung der Arbeit&nbsp;»</a>, Berne, restaurant Jardin, Militärstrasse 38, 21 novembre 2015 , de 9 h 30 à 16 h 20 (en allemand), </span></li><li><span><a href="http://www.movendo.ch/fr/kurse_mitarbeitende/detail.htm?VerdefID=216392" class="external-link-new-window">Cours de Movendo «&nbsp;Travailler et vivre online – Arbeiten und leben online&nbsp;»</a>, 30.6.2015, Hôtel NH Fribourg,&nbsp;</span></li><li><span>Commission «&nbsp;Santé et sécurité au travail&nbsp;» de l’USS, journée sur la protection de la santé au travail et la protection du personne, novembre/décembre 2015 (date et programme encore à fixer).</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2062</guid><pubDate>Wed, 19 Nov 2014 15:14:00 +0100</pubDate><title>Le parlement doit améliorer le projet et notamment renforcer l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-doit-ameliorer-le-projet-et-notamment-renforcer-l-avs</link><description>Réforme « Prévoyance vieillesse 2020 » et initiative populaire AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral confirme vouloir s’attaquer globalement à la réforme de la prévoyance vieillesse. S’y attaquer à travers plusieurs réformes n’aurait politiquement aucune chance, comme le passé nous l’a montré. C’est pourquoi il s’agit maintenant d’entamer le processus de réforme de toute la prévoyance vieillesse. Le Parlement fédéral doit cependant fortement améliorer le projet&nbsp;: la réforme doit prendre en considération le niveau actuellement insuffisant des rentes. L’AVS doit être renforcée, pas affaiblie. En outre, le Parlement ne doit pas réduire la prévoyance professionnelle obligatoire.
</p><p>Pour les personnes à bas ou moyens revenus, en particulier pour de nombreuses femmes, l’actuel niveau des rentes n’est pas suffisant. Le mandat constitutionnel, selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre de «&nbsp;maintenir de manière appropriée, son niveau de vie antérieur&nbsp;», n’a jamais été rempli à ce jour. De plus, les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires réels. C’est pour cela qu’il faut renforcer l’AVS. En effet, les gens à bas et moyens revenus sont les principaux bénéficiaires de l’AVS&nbsp;; cela, grâce à son financement social. L’USS ne comprend par conséquent pas pourquoi le Conseil fédéral ne reprend en rien cette revendication que formule l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;».
</p><p>En lieu et place «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» fait toute une série de propositions qui entraîneront une dégradation des prestations de l’AVS. L’USS rejette le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes parce qu’il ne tient pas compte de la situation des femmes de plus de 60 ans. De plus, le marché du travail n’est déjà pas capable aujourd’hui d’offrir suffisamment d’emplois aux femmes, ni aux hommes. C’est pourquoi aucun relèvement général de l’âge de la retraite ne sera accepté.
</p><p>L’USS soutient la hausse de la TVA en faveur de l’AVS, car, en raison des classes d’âge à forte natalité qui prendront leur retraite ces prochaines années, l’AVS aura besoin d’un financement additionnel pour la prochaine décennie. Par contre, on ne saurait admettre que la Confédération se retire partiellement du financement de l’AVS (redéfinition du financement de l’AVS par la Confédération). Il n’est pas non plus question qu’avec le «&nbsp;mécanisme d’intervention&nbsp;» prévu, l’on suspende l’adaptation des rentes au renchérissement et à l’évolution des salaires. Il faut empêcher pareille razzia sur les porte-monnaie des retraité(e)s.
</p><p>En outre, l’USS rejette l’affaiblissement des rentes déjà basses de la prévoyance professionnelle obligatoire. La baisse radicale proposée du taux de conversion minimal à 6&nbsp;% n’est pas réaliste, car le peuple a déjà sèchement refusé une baisse plus modeste à 6,4&nbsp;%. Et les mesures prévues pour maintenir le niveau des prestations seront très chères pour les bas revenus et elles diminueront leurs budgets pendant leur vie active. 
</p><h5>renseignements :</h5><p>- Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, <br>031 377 01 13 ou 076 564 67 67
</p><p>- Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74
</p><p><a name="Text9"></a><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2057</guid><pubDate>Thu, 13 Nov 2014 14:14:00 +0100</pubDate><title>Dangereux, inhumain, nuisible</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/dangereux-inhumain-nuisible</link><description>Ecopop conduit dans une impasse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TitrerubriqueSPcommuniqu lead">Les syndicats et les organisations de salarié(e)s s’engagent tous ensemble contre l’initiative Ecopop. Car son acceptation serait catastrophique, surtout pour les travailleurs et travailleuses.</p><p class="ParagrSPnormaux">L’idée qu’Ecopop ne résout aucun problème d’environnement et relève du néocolonialisme s’est répandue. Mais cette initiative, avec ses quotas rigides, porte avant tout préjudice à l’économie et aux salarié(e)s. Si l’immigration est limitée à 0,2&nbsp;% de la population résidante permanente, les employeurs iraient chercher plus de résident(e)s de courte durée à l’étranger. Or, ceux-ci jouissent d’une situation juridique moins bonne. Il serait ainsi plus facile aux employeurs de leur imposer des salaires et des conditions de travail moins bonnes aussi.</p><p class="ParagrSPnormaux">Pour voir que cela porterait préjudice à tous et toutes les salarié(e)s parce que leurs salaires et conditions de travail se trouveraient sous pression, il suffit de jeter un œil sur un triste chapitre de la récente histoire suisse&nbsp;: le statut de saisonnier. Avec le système de contingents alors en vigueur, les saisonniers gagnaient presque 15&nbsp;% de moins que la main-d’œuvre qui avait un passeport suisse. Certaines branches où les saisonniers étaient nombreux devinrent à proprement parler des branches à bas salaires, une tendance qu’il a été possible de stopper ces dernières décennies, notamment grâce à l’Accord sur la libre circulation des personnes. </p><p class="ParagrSPnormaux">Avec Ecopop, cet accord deviendrait caduc. Les résident(e)s de courte durée ainsi que les frontaliers et frontalières n’auraient précisément pas droit au regroupement familial. Ce serait revenir à la même situation qu’avec le statut de saisonnier, lorsque des familles furent séparées et que <a href="http://www.uss.ch/film-interdits-et-caches/" class="external-link-new-window">des enfants durent vivre dans l’illégalité et cachés</a>. Des migrant(e)s redeviendraient des travailleurs et travailleuses de deuxième classe, vivant constamment dans la peur de perdre leur permis de séjour avec leur emploi. Ils subiraient encore plus la pression exercée par les employeurs. Privées de main-d’œuvre étrangère, les institutions sociales du pays se trouveraient en difficulté et des branches importantes (construction, santé, soins) ne pourraient pratiquement plus fonctionner.</p><p class="ParagrSPnormaux">En l’absence de libre circulation des personnes, les mesures d’accompagnement seraient également caduques. Or leur but est de garantir que toutes les personnes qui travaillent en Suisse touchent le même salaire pour un même travail. Elles prévoient aussi des mesures de contrôles et de sanctions. Un oui à Ecopop ouvrirait tout grand la porte à la sous-enchère salariale et sociale. En outre, sans relations structurées avec l’Union européenne, les entreprises suisses se trouveraient fortement désavantagées par rapport à leurs concurrents européens. Leurs produits renchériraient avec pour conséquence des délocalisations à l’étranger, des programmes de réduction des coûts et, donc, des suppressions d’emplois. </p><p> Ecopop mettrait en danger le site industriel Suisse et déboucherait sur une précarisation des conditions de vie et de travail. C’est pour cela que toutes les grandes organisations de salarié(e)s font campagne ensemble contre cette initiative. La<a href="http://non-a-ecopop.ch/index.php/manifestations.html" class="external-link-new-window"> journée d’action du 15 novembre</a> lancera le sprint final. Tout soutien est important et bienvenu. Car, malgré des sondages plutôt positifs, le NON à Ecopop n’est de loin pas encore dans la poche</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2056</guid><pubDate>Thu, 13 Nov 2014 11:12:00 +0100</pubDate><title>De grossières jérémiades infondées</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/de-grossieres-jeremiades-infondees</link><description>Supprimer les forfaits fiscaux, c’est créer plus de justice</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative contre les forfaits fiscaux bénéficie d’un large soutien au sein de la population. Elle a le potentiel de gagner dans les urnes. C’est pourquoi les amis des millionnaires et milliardaires fiscalement privilégiés brandissent désormais l’épouvantail du chômage. Mais leurs arguments reposent sur une base bien maigre.</p><p>Comme à chaque fois qu’une initiative de gauche a le potentiel de gagner, les associations économiques et la droite brandissent la même menace sous-jacente de la disparition d’emplois et du chômage. Cette fois, l’abolition de l’imposition forfaitaire entraînerait la perte de 22&nbsp;000 emplois. Rares sont les médias à s’être posé la question de ce chiffre.
</p><p>Ceux qui l’ont fait ont découvert qu’il provenait d’une étude d’un économiste berlinois commandée par l’association lobbyiste privée «&nbsp;Mehwert Schweiz&nbsp;», dont le secrétariat est tenu par l’agence de relations publiques bernoise Furrer, Hugi &amp; Partners. La même entreprise qui tire les ficelles avec le groupe d’intérêt «&nbsp;Pour le maintien des emplois en région de montagne&nbsp;» se trouve aux premiers rangs de ceux qui «&nbsp;font le buzz&nbsp;» aujourd’hui contre la suppression des forfaits fiscaux.
</p><p>Expériences zurichoises&nbsp;: en fin de compte, rien n’a changé
</p><p>Cette étude commanditée par les opposants à la suppression des forfaits fiscaux part de l’hypothèse, hautement sujette à caution, que tous les bénéficiaires de l’imposition forfaitaire quitteraient immédiatement la Suisse du jour au lendemain si l’initiative passait le cap des urnes. Une hypothèse irréaliste. Les expériences faites dans le canton de Zurich et les quatre autres cantons qui ont supprimé l’imposition forfaitaire ces dernières années le montrent bien. À Zurich, c’est près de la moitié des bénéficiaires de forfaits fiscaux qui sont partis, la plupart dans un autre canton. Mais le niveau des caisses du canton et des communes n’a pratiquement pas bougé, car la centaine de ceux qui sont restés ont payé ensemble autant que les deux cents anciens privilégiés. En fin de compte, l’exercice a même probablement été lucratif pour le canton et les communes. De fait, les villas des personnes parties ne sont pas restées vides. Leurs nouveaux locataires, imposés normalement, devraient même avoir garanti des recettes fiscales supplémentaires bienvenues.
</p><p>Si l’imposition forfaitaire disparaissait dans toute la Suisse, ces expériences devraient se confirmer. Aussi, et précisément, dans le Valais. Les avocats et agents fiduciaires spécialisés, ces «&nbsp;chasseurs de milliardaires&nbsp;», y ont surtout attiré ces dernières années des Français retraités avec un appât principal&nbsp;: pas ou pratiquement pas d’impôt sur les successions. Que la facture de ces nouveaux habitants de Crans-Montana ou Verbier soit incroyablement légère grâce aux forfaits fiscaux n’est donc, pour eux, que la cerise sur le gâteau. L’envie de quitter la Suisse une fois l’imposition forfaitaire supprimée devrait ainsi s’en trouver fortement freinée. Cela, d’autant plus qu’à travers leur propriété, elles sont plus étroitement liées à la Suisse qu’on ne le pense au premier abord. En effet, leurs villas et leurs appartements de luxe sont leurs résidences principales. Si l’initiative sur les résidences secondaires est correctement appliquée, leurs propriétés ne peuvent pas simplement devenir leurs résidences secondaires. S’ajoute à cela que, pour les ressortissant(e)s français, il n’est pas évident, dans le contexte actuel, de déplacer leurs papiers.
</p><p>Communes de montagne&nbsp;: créer de nouvelles sources de revenus 
</p><p>Les politicien(ne)s des rares communes de montagne concernées (surtout Crans-Montana, Pontresina, Saanen, St-Moritz, Verbier et Zermatt) peuvent se frotter les mains. De fait, grâce aux actuels bénéficiaires de forfaits qui paieraient des impôts normaux, ils rouleraient sur l’or et pourraient même financer à nouveau elles-mêmes le renouvellement de leurs installations de remontée mécanique. De plus, elles pourraient à nouveau dormir sur leurs deux oreilles, car en privé, plus d’une a déjà reconnu que l’imposition forfaitaire est injuste, mais qu’il est plus important de faire des affaires avec des privilégiés. 
</p><p>Or, argumenter ainsi, c’est ne pas avoir de vision d’ensemble. Et taire que ces privilèges fiscaux nuisent globalement à la société, car le fait de favoriser de manière injuste les superriches vide de sa substance le principe constitutionnel selon lequel tout le monde doit être imposé en fonction de sa «&nbsp;capacité économique&nbsp;». La Constitution fédérale ne doit pas être foulée aux pieds au nom de la concurrence entre les localités et les régions. Dire OUI à l’abolition des forfaits fiscaux créera plus de justice fiscale. 
</p><p> Au lieu de se lamenter parce que les gens de la plaine mettraient une fois de plus les bâtons dans les roues des régions de montagne, les politiques devraient se cracher dans les mains et créer de nouvelles sources de revenu plus solides que le marchandage sur les superriches. À cet effet, elles peuvent être sûres d’elles, car elles possèdent ce dont les gens de la plaine rêvent&nbsp;: une nature intacte et belle offrant de nombreuses possibilités. D’après l’avocat lucernois et «&nbsp;chasseur de milliardaires&nbsp;» Urs Mühlebach, les superriches en rêvent aussi. Selon ce qu’il dit dans un récent article du Tages-Anzeigers, les principales raisons de venir en Suisse sont le niveau de vie élevé, les «&nbsp;stars géographiques&nbsp;» et un système de formation de qualité.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2052</guid><pubDate>Thu, 13 Nov 2014 10:13:00 +0100</pubDate><title>Ignoble et nuisible</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ignoble-et-nuisible</link><description>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, parle du statut de saisonnier</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le statut de saisonnier était aussi ignoble que nuisible. Tels sont les termes employés par Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, dans le discours plein d'émotion qu'elle a prononcé le 7 novembre à la conférence d'Unia sur ce thème.</p><p>Selon elle, on a exploité " la détresse et l'absence de perspective de nombreux travailleurs et travailleuses étrangers ", qui étaient livrés sans protection aux employeurs, se trouvaient en Suisse sans leur famille, n'avaient ni logements décents ni sécurité sociale. Pour eux, tomber malade, c'était perdre son emploi. Ils étaient des " êtres de deuxième classe ".
</p><p>Le statut de saisonnier a fait pression sur les salaires et les conditions de travail de branches entières. Il a aussi clairement porté atteinte à l'image de notre pays. Or aujourd'hui, plutôt que d'être remisé dans les oubliettes honteuses de l'histoire suisse avec la politique menée à l'égard des réfugiés lors de la Deuxième Guerre mondiale, il redeviendrait quelque chose de " fréquentable " ?
</p><p>Elle-même fille d'un saisonnier, Doris Bianchi a souligné qu'il n'est pas question de revenir à cette discrimination. Les syndicats, les fils et les filles des saisonniers, qui font partie aujourd'hui de la " première classe ", ne doivent pas oublier ce que leurs parents ont vécu. Il leur appartient d'empêcher que cela ne se reproduise en votant clairement NON à l'initiative Ecopop le 30 novembre.
</p><p>Lors de cette conférence, le film de l'USS " Interdit et cachés - des enfants de saisonniers racontent " a aussi été présenté. La conférence a ouvert <a href="http://www.unia.ch/fr/actualites/events/detail/a/10344/" class="external-link-new-window">l'exposition " Baraques, xénophobie et enfants cachés - Pourquoi il ne doit plus y avoir de statut de saisonnier en Suisse "</a>, qui se trouvera à Genève du 17 au 23 novembre.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2059</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2014 15:02:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral ignore les problèmes touchant les apprenti(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-ignore-les-problemes-touchant-les-apprenti-e-s</link><description>Rapport sur l’évolution du marché des places d’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport adopté aujourd’hui par le Conseil fédéral minimise les difficultés que rencontrent les jeunes sur le marché des places d’apprentissage. Il conclut que depuis 2011, l’offre de place d’apprentissage couvre la demande et donc qu’aucune mesure supplémentaire ne s’impose. La situation des jeunes n’est cependant pas aussi rose. Plusieurs branches proposent aujourd’hui un nombre de places d’apprentissage insuffisant. C’est le cas notamment dans les métiers majoritairement féminins comme la santé et le social. Pour cette raison, les jeunes femmes sont souvent contraintes de postuler beaucoup plus souvent que les jeunes hommes (en moyenne 15 postulations féminines contre 9 postulations masculines). Une situation insatisfaisante discriminatoire.
</p><p>De l’autre côté, dans plusieurs branches un nombre important de places ne sont pas occupées, notamment dans les métiers de la construction, de l’artisanat, de l’industrie. Les employeurs cherchent à mettre la faute sur les jeunes, qui ne seraient pas à la hauteur ou sur le manque de publicité faite dans les écoles ou auprès des familles. En réalité, les branches concernées sont souvent celles où les jeunes sont vite considérés comme une main-d’œuvre bon marché et où la qualité de la formation et les mesures de sécurité passent au second rang.
</p><p>C’est pourquoi l’USS demande que la Confédération et les cantons renforcent enfin la surveillance de l’apprentissage et veillent à améliorer la mise en œuvre des mesures de protection en faveur des apprenti(e)s. La jeunesse syndicale a lancé une <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/petition-apprenti-e-s/" class="external-link-new-window">pétition </a>à ce sujet.
</p><h5>&nbsp;renseignements :</h5><ul><li><a name="Text7">Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2058</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2014 13:19:00 +0100</pubDate><title>Un projet séduisant, mais qui fait fausse route</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-projet-seduisant-mais-qui-fait-fausse-route</link><description>Motion Aebischer sur l’« Équivalence des diplômes de la formation professionnelle
supérieure » rejetée par la commission du Conseil des États</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national a approuvé en juin la motion Aebischer demandant l’introduction du «&nbsp;professional bachelor&nbsp;» dans la formation professionnelle supérieure. Si ce projet passait la barre du Conseil des États, il faudrait s’attendre à des effets pervers&nbsp;: au lieu de valoriser des professionnels aujourd’hui très bien intégrés sur le marché du travail, on risque bien d’assister à une déconsidération de leur titre.
</p><h3><span>Un projet qui passe à côté des réalités</span></h3><p>Porté essentiellement par la Fédération suisse pour la formation continue, présidée par Ruedi Strahm, et la Conférence des écoles supérieures, le projet d’introduire le «&nbsp;professional bachelor&nbsp;» dans la formation professionnelle supérieure a fait son chemin. Séduit par une solution «&nbsp;prête à l’emploi&nbsp;», le Conseil national a accepté en juin, à une courte majorité, une motion déposée par Matthias Aebischer allant dans ce sens.
</p><p>Contrairement à ce qu’affirment les partisans de la motion, les diplômés de la formation professionnelle supérieure sont actuellement bien positionnés sur le marché du travail. Leur taux d’activité dépasse même celui des diplômés des hautes écoles, en particulièrement chez les femmes. Cette bonne intégration est confirmée par les statistiques de l’emploi&nbsp;: autant dans le secteur tertiaire que secondaire, le manque de personnel qualifié est plus prononcé chez les titulaires de la formation professionnelle que ceux des hautes écoles. Quant à leur situation dans la profession, elle est très proche de celle des diplômés des hautes écoles, une proportion importante soit est membre de la direction d’une entreprise, soit exerce une fonction dirigeante. 
</p><p>Seule la question du salaire laisse vraiment à désirer, l’évolution salariale des diplômés n’ayant pas suivi l’évolution générale. Cependant, il ne suffit pas de changer un titre pour obtenir une revalorisation. Les syndicats en savent quelque chose. Le combat des enseignantes d’école enfantine à Zurich l’a encore montré récemment&nbsp;: un bachelor ne suffit pas à valoriser une profession et même les plus diplômés des hautes écoles sont amenés aujourd’hui à faire valoir leur droit via la mobilisation et les démarches collectives<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/141112_Polito_Bachelor-profess.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.
</p><h3>Effets pervers programmés</h3><p>Bien que simple et séduisant en apparence, le «&nbsp;professional bachelor&nbsp;» n’est pas une bonne solution. L’excellent positionnement des diplômés de la formation professionnelle supérieure sur le marché du travail n’est en effet pas lié à des titres clinquants, mais bel et bien à une expertise professionnelle attestée non seulement par un diplôme, mais aussi par une expérience avérée dans la branche. Le «&nbsp;professional bachelor&nbsp;», qui suggère une formation théorique de type académique, ne sera pas à même de qualifier de façon appropriée les compétences des diplômés. Ainsi, au lieu d’améliorer la lisibilité de ces diplômes, on risque au contraire d’augmenter la confusion. Ceci d’autant plus que la Suisse serait l’unique pays européen à avoir introduit un bachelor qui ne répond pas à des standards académiques. Il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir ces titres déconsidérés sur le marché du travail, en particulier vis-à-vis des «&nbsp;bachelors académiques&nbsp;» que les hautes écoles auront tôt fait de rebaptiser. 
</p><h3>Une mauvaise réponse à un vrai problème</h3><p>Quoique que bien positionné sur le marché du travail, il n’est reste pas moins que les titres de la formation professionnelle supérieure sont aujourd’hui peu connus du public, en particulier ceux des personnes qui ont suivi un parcours exclusivement académique ou qui proviennent de pays sans formation comparable. À terme, cette situation pourrait conduire à désavantager la formation professionnelle supérieure sur le marché du travail&nbsp;; surtout par rapport aux titres académiques qui, grâce au processus de Bologne, ont gagné en visibilité tant au niveau national qu’international.
</p><p> Pour cette raison, l’USS soutient la proposition de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États. Celle-ci demande,d’une part, le rejet de la motion Aebischer (c’est-à-dire du «&nbsp;professional bachelor&nbsp;») et, d’autre part, l’acceptation d’un postulat de commission demandant au Conseil fédéral de soumettre de nouvelles propositions propres à clarifier la structure des titres. L’USS est persuadée que ce postulat permettra de concrétiser des pistes qui répondent mieux aux besoins spécifiques des professionnels sur le terrain. 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/141112_Polito_Bachelor-profess.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> «&nbsp;87 Prozent Lohn für 100 Prozent Arbeit&nbsp;», in Tages Anzeiger, article publié en ligne le 22 octobre 2014.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2055</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2014 16:34:00 +0100</pubDate><title>Un pas vers la ratification de la Charte sociale européenne</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-pas-vers-la-ratification-de-la-charte-sociale-europeenne</link><description>La direction est la bonne, mais le rythme encore trop timoré</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa séance d’octobre, la Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil des États a accueilli positivement le rapport du Conseil fédéral sur la Charte sociale européenne. Ce rapport constate que cette dernière, révisée, est à 100&nbsp;% compatible avec l’ordre juridique suisse.</p><p>L’USS, AvenirSocial et d’autres organisations membres de l’association «&nbsp;Pro Charte sociale&nbsp;» ont pris connaissance avec satisfaction du rapport précité. Ce dernier montre en effet que la Suisse pourrait ratifier sans délai et sans avoir à modifier sa législation la Charte sociale européenne, une convention qu’elle a signée en 1976 déjà.
</p><p>La CPE du Conseil des États a désormais aussi pris connaissance de ce rapport. Et elle a décidé d’organiser une audition afin d’examiner les prochaines nouvelles menant à une ratification de cette convention. L’USS se félicite de cette décision. Pour elle, il est en effet clair que la Charte sociale européenne est tout simplement l’aune à laquelle se mesurent les droits sociaux et humains ainsi que les libertés. Sa ratification n’a que trop attendu. 
</p><p>La mise en vigueur de cette convention n’entraînera pas de nouvelles obligations pour la Suisse. Elle n’entraînera pas non plus de nouvelles requêtes individuelles. Mais ce serait une occasion pour notre pays de manifester son ouverture et sa solidarité avec tous les États européens (sauf Saint-Marin et Monaco) qui l’ont déjà ratifiée. Ce pas sortirait la Suisse de l’isolement dans lequel elle s’est retrouvée au sein du Conseil de l’Europe.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2053</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2014 15:51:00 +0100</pubDate><title>Initiative sur l’or : du banditisme, pas du patriotisme</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/initiative-sur-l-or-du-banditisme-pas-du-patriotisme</link><description>Un marché de dupes préjudiciable aux salarié(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Devons-nous obliger la Banque nationale suisse (BNS) à acheter, alors qu’elle n’en a nul besoin, pour 60 milliards de francs en or aux riches et spéculateurs, surtout de l’étranger&nbsp;? C’est ce que veut l’initiative sur l’or, la dernière de toute une série d’initiatives toujours plus absurdes du camp nationaliste-conservateur proche de l’UDC. Cette initiative causerait de graves préjudices à la Suisse. Elle contraindrait la BNS à détenir au moins 20&nbsp;% de ses actifs en or, or qu’elle n’aurait plus le droit de vendre. Si elle était acceptée, la BNS devrait acheter en cinq ans près de 60 milliards de francs en or.
</p><p>Ils ne veulent que «&nbsp;protéger le patrimoine suisse&nbsp;», prétendent les nationalistes-conservateurs à l’origine de l’initiative. Or c’est le contraire qui est vrai. Les spéculateurs se frottent déjà les mains. Le prix de l’or augmenterait immédiatement. Ceux qui amoncèlent des montagnes d’or et les riches pourraient vendre plus cher leur or à la BNS. Selon des chiffres venant d’Allemagne, les riches dont la fortune est supérieure à 150&nbsp;000&nbsp;francs possèdent en moyenne environ 277&nbsp;grammes d’or valant aujourd’hui 10&nbsp;000&nbsp;francs. Ils n’auraient même pas besoin de vendre leur or pour devenir plus riches, car celui-ci aurait tout à coup plus de valeur. Pas étonnant que les spéculateurs étrangers soutiennent la campagne pour l’initiative sur l’or.
</p><p>Pour les travailleurs et travailleuses de Suisse, cette initiative serait en réalité un désastre. Elle mettrait à mal la sécurité de l’emploi, ferait augmenter les taxes et, le cas échéant, serait source d’inflation.
</p><p>De fait, elle imposerait un «&nbsp;corset d’or&nbsp;» à la BNS. À cause de cette contrainte, celle-ci pourrait réagir avec moins de flexibilité aux crises et aux problèmes. Et sa politique monétaire serait plus difficile. Salaires et emplois seraient menacés. Si la BNS achetait des devises étrangères et mettait des francs sur le marché pour combattre une force du franc catastrophique, elle devrait, selon l’initiative, toujours acheter aussi 20&nbsp;% des montants concernés en or. De l’or qu’elle ne pourrait plus jamais revendre, toujours selon l’initiative. Or, après une crise, il est judicieux de revendre les devises étrangères et l’or acquis. Aussi pour éviter une inflation. Si la BNS n’a toutefois pas le droit de le faire, il peut y avoir trop d’argent en circulation. Ce qui risque d’entraîner de l’inflation. 
</p><p>Mais ce serait même pire&nbsp;: à cause de l’initiative sur l’or de l’UDC, le ménage moyen suisse pourrait devoir payer chaque année entre 600 et 800 francs de taxes supplémentaires. Car la BNS fait aujourd’hui des bénéfices avec ses placements, des bénéfices qu’elle reverse à la Confédération et aux cantons. Avant la crise, cela représentait 2,5&nbsp;milliards de francs par année. L’or ne produit aucun intérêt et la BNS n’aurait pas le droit de le vendre. Donc, elle ne pourrait pas dégager de bénéfice. Confédération et cantons auraient moins de recettes et nous devrions combler les trous avec des hausses de taxes. 
</p><p> L’initiative sur l’or de l’UDC et des milieux qui lui sont proches est un marché de dupes. Comme l’initiative d’Ecopop défendue par des pans entiers de l’UDC, elle porterait un très grand préjudice aux salarié(e)s du pays. Pour empêcher une précarisation de l’emploi, une hausse des taxes et l’inflation, il faut par conséquent lui dire clairement NON le 30 novembre prochain.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2051</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2014 15:09:00 +0100</pubDate><title>Film &quot; Interdits et cachés – des enfants de saisonniers racontent &quot;</title><link></link><description>D&#039;anciens &quot;enfants du placard&quot; parlent de leur enfance perdue.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2047</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2014 11:55:00 +0100</pubDate><title>Tragédie de l’amiante</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tragedie-de-l-amiante</link><description>Le Conseil fédéral n’a plus le droit de faire attendre les victimes</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse du Conseil fédéral à la motion de la Commission des affaires juridiques du Conseil national («&nbsp;Un fonds pour une indemnisation juste des victimes de l’amiante&nbsp;») publiée aujourd’hui est insatisfaisante. Pour de nombreuses personnes malades à cause de l’amiante, elle apparaît sans doute comme un vrai déni de justice, soit le refus du gouvernement de se retrousser les manches.
</p><p>En effet, si ce dernier reconnaît, dans l’exposé des motifs qu’il avance pour recommander le rejet de la motion que beaucoup de victimes de l’amiante ne sont pas concernées par les prestations de qualité de l’assurance-accidents suisse, précisément pour cette catégorie de personnes particulièrement concernées (p. ex. les proches des travailleurs concernées ou les personnes qui ont vécu à proximité des fabriques d’amiante), il ne propose quand même pas de solution juste. 
</p><p>Il veut toutefois reprendre la demande, faite par l’Union syndicale suisse (USS), d’organiser une table ronde consacrée à la recherche de solutions possibles à la tragédie de l’amiante. Mais, malheureusement, sans fixer de calendrier pour ce faire.
</p><p>C’est pourquoi l’USS demande au Conseil fédéral de convoquer sans délai cette table ronde avec tous les acteurs principaux concernés. À cette occasion, il s’agira de débattre et clarifier les questions de la prescription, des mesures de prévention et d’un fonds de dédommagement financé par l’économie. «&nbsp;Les victimes de l’amiante ne doivent pas attendre plus longtemps&nbsp;», estime Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS responsable du droit du travail et des conditions de travail.
</p><p>&nbsp;&nbsp;
</p><p>Seule la version allemande de ce communiqué a été publiée.
</p><h5>renseignements :</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USSr, 076 335 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1391</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2014 00:00:00 +0100</pubDate><title>AVS : un modèle de succès à renforcer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-un-modele-de-succes-a-renforcer</link><description>Dépôt de l’initiative AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C’est pour cela que le revenu perçu sous forme de rentes (1er et 2e piliers) est insuffisant pour beaucoup. Si aucune mesure n’est prise pour y remédier, le problème va encore s’aggraver pour les futurs retraité(e)s. Le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» veut même dégrader encore plus les prestations de l’AVS en remettant en question l’indexation sur le renchérissement. 
</p><p>C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) a lancé en mars 2013 son initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;», comme contreprojet à «&nbsp;Prévoyance 2020&nbsp;». Et l’USS, ses fédérations membres, d’autres organisations de salarié(e)s (LCH, SER, FSFP et Syna), le Parti socialiste et les Verts, ainsi que des organisations de retraité(e)s avaient déjà récolté 127&nbsp;000 signatures à l’été. Mardi, 112&nbsp;114 signatures validées, ont été déposées à la Chancellerie fédérale. 
</p><p>AVSplus demande que la plus importante assurance sociale de Suisse soit renforcée. En effet, l’AVS constitue la prévoyance vieillesse la plus sûre, la plus efficiente et la plus sociale du pays. AVSplus demande une hausse de 10&nbsp;%&nbsp; des rentes AVS. Pour les personnes vivant seules, cela signifierait une augmentation mensuelle de 200 francs environ de leur rente AVS et, pour les couples, d’environ 350 francs. Grâce au système de financement génial et solidaire de cette assurance, un renforcement du 1er pilier est beaucoup plus efficace et avantageux pour les bas et moyens revenus que l’épargne privée, avec laquelle banques et assurances privées font aussi des bénéfices. En raison du rapport qualité-prix bien meilleur du 1e pilier, le renforcement de l’AVS est particulièrement intéressant pour la jeune génération. 
</p><p>Et les femmes en profiteraient plus que la moyenne. Pour cause de maternité et d’éducation des enfants, elles perçoivent souvent des petites rentes du 2e pilier. Avec les bonifications pour tâches éducatives, l’AVS tient par contre compte des interruptions de carrière, si bien que les femmes avec enfant(s) reçoivent aussi des rentes AVS d’un bon niveau.
</p><p>Tout ce qui a de la valeur a un prix&nbsp;: l’amélioration des rentes de l’AVS devrait coûter 3,6 milliards de francs. Si la Suisse introduisait un impôt sur les successions, 2 milliards en seraient déjà financés. Et si l’impôt sur le tabac profitait directement et pleinement à l’AVS, et non à la Confédération, l’AVS disposerait d’un seul coup de 2,2 milliards de francs en plus.
</p><p><a href="http://flic.kr/s/aHsjP7TGMk" target="_blank" class="linkicon" rel="noreferrer">Les photos du dépot</a></p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner (079 277 61 31), président de l’USS</li><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS responsable de la sécurité sociale</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>Les réponses des syndicats à «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» - Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>&lt;media&gt;L’avenir de la prévoyance vieillesse réside dans une AVS plus forte&lt;/media&gt; - Doris Bianchi,&nbsp;secrétaire dirigeante de l’USS responsable de la sécurité sociale</li><li>&lt;media&gt;AVSplus: vivre sa retraite en sécurité et dans la dignité&lt;/media&gt; - Giorgio Tuti, président du SEV</li><li>&lt;media&gt;Avec AVSplus, enfin une retraite digne de ce nom pour les salariés&lt;/media&gt; - Aldo Ferrari, membre du Comité directeur du syndicat Unia</li><li>&lt;media&gt;La success story suisse s’écrit en trois lettres : AVS&lt;/media&gt; - Jacqueline Fehr, conseillére nationale er vice-présidente du PS Suisse</li><li><p>&lt;media&gt;Un pas vers la couverture des besoins vitaux&lt;/media&gt; - Christiane Jacquet-Berger, présidente AVIVO suisse</p></li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2373</guid><pubDate>Sat, 01 Nov 2014 09:52:00 +0100</pubDate><title>Pression sur les salaires, poids des primes, stress et précarité de l&#039;emploi</title><link></link><description>La situation des travailleurs et travailleuses dans la riche Suisse</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2043</guid><pubDate>Fri, 31 Oct 2014 10:15:00 +0100</pubDate><title>Quatre nouveaux secrétaires syndicaux diplômés</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/quatre-nouveaux-secretaires-syndicaux-diplomes</link><description>Remise des diplômes au congrès de l’USS
</description><content:encoded><![CDATA[<p> Comment devient-on secrétaire syndical ? Il y a un certain nombre d'années, la réponse à cette question était simple : on commençait " tout en bas " et, à force de conviction et de motivation, on se formait toujours plus, de manière informelle ou à l'" École ouvrière ".
</p><p>Or cette dernière n'existe plus depuis quatre ans. Elle a été remplacée par la formation de " spécialiste de la gestion et du développement des organisations syndicales " avec certificat fédéral. Il ne s'agit pas là uniquement d'une nouvelle dénomination de l'ancienne formation, car la personne qui obtient ce diplôme doit désormais passer un examen fédéral et reçoit un titre reconnu de la formation professionnelle supérieure.
</p><p>Placés sous la responsabilité de l'Union syndicale suisse, ces examens viennent d'avoir lieu pour la quatrième fois. Deux hommes et deux femmes de quatre régions du pays et de quatre syndicats les ont réussis cette année, obtenant ainsi le titre de " Spécialiste de la gestion et du développement des organisations syndicales ", comme dix-neuf autres syndicalistes avant eux.
</p><p>Peter Sigerist, président de la commission Assurance qualité leur a remis leur diplôme lors du dernier congrès de l'USS des 23 et 24 octobre. Il s'agit de :</p><ul><li>Valérie Solano, Syndicat du personnel des transports (SEV)</li><li>Elisabeth Di Blasi, Syndicat des médias et de la communication (syndicom)</li><li>Matteo Guagenti, Unia</li><li>Elias Toledo, Association du personnel de cabine, kapers (anciennement Unia).</li></ul><p>Le prix du mémoire le plus original a été décerné à Valérie Solano. Il consiste en une réflexion originale sur le genre littéraire du récit comme possible outil syndical. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2044</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2014 14:43:00 +0100</pubDate><title>Pas d’exception pour les riches étrangers</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-d-exception-pour-les-riches-etrangers</link><description>L’imposition forfaitaire : antidémocratique et injuste</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’initiative populaire «&nbsp;Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux)&nbsp;». De fait, l’imposition forfaitaire dont bénéficient les riches étrangers et étrangères est antidémocratique et injuste.</p><p>À son article 127, la Constitution fédérale prescrit l’imposition en fonction de la «&nbsp;capacité économique&nbsp;». C’est juste. Car qui possède beaucoup doit aussi donner beaucoup. Il lui restera de toute façon toujours plus qu’à de nombreux autres, qui ont moins et, donc, peuvent aussi moins donner. La Constitution fédérale justifie ainsi la progressivité des impôts&nbsp;: proportionnellement, les plus riches doivent donner plus.
</p><p>L’imposition forfaitaire contredit grossièrement ce principe. Elle le met même sens dessus dessous. Plus de 5&nbsp;600 riches étrangers et étrangères sont actuellement imposés de manière forfaitaire en Suisse. Ce ne sont pas leurs revenus et fortunes qui sont imposés, mais simplement sept fois la valeur locative de leur logement, considérée ici comme étant leur revenu&nbsp;; cela, pour autant qu’ils n’exercent aucune activité lucrative dans notre pays. Ce dernier point n’est toutefois guère contrôlé. Conséquence&nbsp;: des oligarques à la tête d’empires économiques aux multiples ramifications profitent chez nous de forfaits fiscaux. Car «&nbsp;un tiens vaut mieux que deux tu l’auras&nbsp;», se disent de nombreux chefs des finances publiques qui, les yeux bien fermés et une légère rougeur passagère sur les joues, s’accommodent finalement d’une violation de l’égalité de traitement. 
</p><p>Mais, il y a un hic. Ces riches étrangers ne vont-ils pas s’en aller s’ils perdent leurs privilèges fiscaux&nbsp;? Aura-t-on en principe plus de justice, mais un trou dans la caisse&nbsp;? Le canton de Zurich a supprimé l’imposition forfaitaire et les riches étrangers ne se sont pas tous envolés. La moitié environ est restée. Et parce qu’ils paient des impôts corrects aujourd’hui, les montants versés au fisc sont plus importants que ceux payés par tous les contribuables auparavant imposés forfaitairement. Sans parler de ces nouveaux venus, précisément pas des personnes qui comptent chaque billet de cent francs dépensé, qui occupent maintenant les anciennes demeures des bénéficiaires de forfaits fiscaux désormais partis.
</p><p>Après le canton de Zurich, ceux de Schaffhouse, d’Appenzell Rhodes-Extérieures, de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont décidé de supprimer leurs forfaits fiscaux. Là aussi, les expériences faites sont comparables à celles du canton de Zurich. Aucun exode de signalé, par d’alarme dans les administrations fiscales. Cependant, les différentes pratiques existant aujourd’hui dans ce domaine favorisent le tourisme fiscal intercantonal. C’est pour cela que l’imposition forfaitaire doit disparaître de tout le territoire suisse.
</p><p>Quelle est la somme en jeu&nbsp;? En moyenne, chaque personne imposée forfaitairement a payé environ 123&nbsp;000 francs d’impôts aux plans fédéral, cantonal et communal en 2010. La même année, le produit de ces impôts s’est monté à 668 millions de francs selon la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des finances. Par rapport aux 121,1 milliards que représentent les recettes fiscales à ces trois niveaux, cela représente 0,55&nbsp;%.
</p><p> Devoir choisir, lors d’une votation, entre principe et pragmatisme, justice et argent, est un supplice. Mais ici, pas de dilemme. Donc NON aux forfaits fiscaux&nbsp;!&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2046</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2014 13:49:00 +0100</pubDate><title>Plus jamais de statut de saisonnier !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/plus-jamais-de-statut-de-saisonnier</link><description>Conférence et exposition « Baraques, xénophobie et enfants cachés »</description><content:encoded><![CDATA[<p>À cause de l’acceptation dans les urnes de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;», on risque d’assister à la réintroduction non seulement de contingents d’immigré(e)s, mais aussi du statut de saisonnier. Or, c’était là, à proprement parler, un statut ségrégationniste. Une conférence et une exposition du syndicat Unia veulent rappeler la vie inhumaine qui fut celle des saisonniers et de leurs enfants, dont une partie dut même vivre cachée. Comment vivaient-ils en Suisse&nbsp;? Quels étaient leurs droits&nbsp;? Quels effets le statut de saisonnier avait-il sur les salaires et les conditions de travail&nbsp;?
</p><p>Lors d’une conférence, des personnes qui ont été concernées par ces problèmes répondront à ces questions. Des expert(e)s et des représentant(e)s des syndicats expliqueront aussi quelles seraient les conséquences, pour les gens et le marché, de la réintroduction de contingents. Mais ils se tourneront aussi vers le futur et débattront des perspectives d’instaurer une politique migratoire équitable, qui soit également bénéfique au monde du travail en Suisse. Parallèlement, l’exposition qui accompagne la conférence montrera concrètement, à l’aide d’une baraque reconstituée et de nombreuses photos, à quel point ce statut d’apartheid était réellement inhumain. 
</p><h5>Conférence</h5><p>«&nbsp;<a href="http://www.unia.ch/fr/actualites/events/detail/a/10170/" class="external-link-new-window">Baraques, xénophobie et enfants cachés – Pourquoi il ne doit plus y avoir de statut de saisonnier en Suisse</a>&nbsp;»</p><ul><li>Vendredi 7 novembre, de 9 h 30 à 17 h</li><li>Progr, Waisenhausplatz 30, Berne</li></ul><p>&nbsp;</p><h5>exposition</h5><p>«&nbsp;&lt;media&gt;La vie des saisonniers en images&lt;/media&gt;&nbsp;»</p><ul><li>Waisenhausplatz 30, Berne</li><li>7 - 13 novembre</li><li>Heures d’ouverture&nbsp;: chaque jour de 11 h 30 à 19 h</li></ul><h5>&nbsp;</h5>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2045</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2014 13:45:00 +0100</pubDate><title>Un gros potentiel de solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-gros-potentiel-de-solidarite</link><description>Paul Rechsteiner, le président de l’USS, veut des syndicalistes actifs</description><content:encoded><![CDATA[<p> Paul Rechsteiner repère dans la société suisse un gros potentiel pour le principe supérieur de la solidarité. Logiquement, il a demandé aux délégué(e)s du 55e congrès de l'USS de s'en saisir à bras-le-corps. Ils doivent apporter " la lumière dans les têtes et le feu dans les cœurs ", comme le disait Herman Greulich, la grande figure du syndicalisme suisse de la fin du XIXème et du début du XXème siècles.
</p><p>Dans son discours, Paul Rechsteiner a souligné la diversité et la richesse des expériences du mouvement syndical. À cause des mutations dramatiques qui surviennent dans le monde du travail, les salarié(e)s sont menacés d'une constante dévalorisation. Rechsteiner a rappelé quels étaient les grands défis politiques et économiques qui nous attendent, ainsi que la lutte pour les droits humains, sociaux et au travail. Lors de ces débats controversés, la solidarité pourra précisément déployer une force énorme.
</p><h5>Allocution</h5><ul><li>&lt;media&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2042</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2014 13:45:00 +0100</pubDate><title>La FPC a 50 ans</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/la-fpc-a-50-ans</link><description>Expo anniversaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>La FPC, Fondation pour la protection des consommateurs, qui n’existe qu’en Suisse alémanique, est une organisation que des faîtières syndicales, dont l’Union syndicale suisse (USS) ont créée en 1964. Cette année, elle fête donc ses 50 ans d’activité. Son but et sa raison d’être&nbsp;: défendre les intérêts des consommatrices et consommateurs. Elle eut pour premier secrétaire le président de la Jeunesse socialiste de l’époque, Ernst Flück, que Ferdinand Troxler, futur responsable de l’information de l’USS, remplaça rapidement. Depuis lors, la FPC n’a cessé de grandir. Régulièrement, des personnalités se sont trouvées à sa tête, comme l’actuelle conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.
</p><p>Pour fêter ses 50 ans, la FPC a organisé une exposition intitulée «&nbsp;Zur Kasse bitte&nbsp;!&nbsp;» («&nbsp;Veuillez passer à la caisse&nbsp;»). Cette exposition montre, très logiquement, comment les consommateurs et consommatrices sont priés de passer à la caisse, mais aussi comment la FPC a fait et fait encore passer des entreprises à la caisse. Une salle de l’exposition est consacrée aux dépenses quotidiennes de tout un chacun («&nbsp;Où va mon argent&nbsp;?&nbsp;»). Parmi les autres thèmes abordés, citons la révolution digitale et les étiquettes trompeuses. 
</p><p>L’exposition est complétée par tout un programme d’exposés, de discussions et de tables rondes. Un module d’apprentissage destiné aux écoles a aussi été créé à cette occasion. 
</p><h5>Infos pratiques</h5><p>Lieu&nbsp;: Käfigturm, Marktgasse 67, Berne&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Vernissage&nbsp;: 10 novembre 2014, 18 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Heures d’ouverture&nbsp;: du lundi au vendredi de 8 à 18 h, le samedi de 10 à 16 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Entrée gratuite&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Durée de l’exposition&nbsp;: du 11 novembre 2014 au 20 mars 2015 (fermeture entre le 22.12.2014 et le 4.1.2015)</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-2041</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2014 09:56:00 +0100</pubDate><title>Large soutien pour le non à Ecopop</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/large-soutien-pour-le-non-a-ecopop</link><description>Tous et toutes contre une initiative inhumaine et dangereuse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au moins depuis l’initiative sur les minarets, nous savons que c’est avec prudence qu’il faut se réjouir des sondages. Et dernièrement, pendant la période qui a précédé la votation sur l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;», il est à nouveau apparu qu’une certaine méfiance à l’égard des sondages était indiquée. Cela vaut bien sûr également pour le premier sondage effectué par l’institut gfs sur Ecopop. La part de 35 % de «&nbsp;oui&nbsp;» et de «&nbsp;plutôt oui&nbsp;», respectivement celles de 58&nbsp;% de «&nbsp;non&nbsp;» et de «&nbsp;plutôt non&nbsp;» et de 7 % d’indécis sont des chiffres au premier abord rassurants. Mais une comparaison avec le premier sondage fait par gfs sur l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» (37 % de oui, 55 % de non et 8 % d’indécis) montre que le non à Ecopop n’est pas encore dans la poche.
</p><p>Nous avons d’autant plus besoin maintenant de toutes les forces qui se sont prononcées contre cette initiative dangereuse et inhumaine. Elles doivent mener une campagne active pour que nous n’ayons pas à nouveau de mauvaise surprise le 30 novembre. Telle est aussi la direction indiquée par les 400 délégué(e)s du congrès de l’USS des 23 et 24&nbsp;octobre, qui ont également appelé, dans une&lt;media resolution jc initiative ecopop&gt; résolution &lt;/media&gt;adoptée à l’unanimité, à affirmer de manière univoque leur opposition à Ecopop. 
</p><p>Il y a beaucoup de possibilités de s’engager activement contre Ecopop. Ce samedi 1er&nbsp; novembre déjà une &lt;media flyer demo&gt;manifestation&lt;/media&gt; aura lieu sur la Place fédérale à Berne. Par notre présence physique, nous devons montrer que nous ne prenons pas cette initiative à la légère, mais voulons absolument la gagner, et nettement. Nous voulons aussi nous adresser à de larges milieux en particulier dans la rue. Discuter directement avec les gens est le meilleur moyen de leur expliquer pourquoi non seulement Ecopop est discriminatoire et inhumaine et n’aide en rien l’environnement, mais au contraire, et surtout, entraînera plus de pression sur les salaires et une dégradation des conditions de travail pour tout le monde.
</p><p> Le 25 octobre déjà, 175 artistes et institutions culturelles de toute la Suisse se sont engagés activement pour le non à Ecopop. Nous devons «&nbsp;récidiver&nbsp;» lors de la journée d’action nationale du 15 novembre. Mais ce n’est pas la seule date à laquelle les comités régionaux contre Ecopop vont organiser des stands et des distributions de tracts. Il y en aura d’autres. Chaque soutien est aussi bien nécessaire que bienvenu.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2039</guid><pubDate>Mon, 27 Oct 2014 11:49:00 +0100</pubDate><title>Des salaires et des emplois sûrs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-et-des-emplois-surs</link><description>Les instances de l’USS doivent fixer les orientations à suivre</description><content:encoded><![CDATA[<p> Les congressistes ont adopté à la quasi-unanimité une proposition " englobante " intitulée " Des salaires et des emplois sûrs ". Cette proposition du Comité de l'USS reprend les revendications de plusieurs autres, donc celle, présentée par la CGAS et Unia, qui demandait le lancement d'une initiative populaire pour la protection contre le licenciement, celle du ssp pour une initiative dite " de suppression ", c'est-à-dire voulant la suppression des dispositions introduites dans la Constitution suite à l'acceptation de l'initiative " Contre l'immigration de masse ", et celle de l'Union syndicale du canton du Tessin pour un référendum sur l'obligation de saisir le référendum en cas de nouvel accord conclu avec l'Union européenne qui ne prévoirait pas des mesures de protection suffisantes pour les travailleurs et travailleuses.
</p><p>La proposition englobante veut examiner par le menu toutes ces revendications. Les instances de l'USS devront fixer la marche à suivre en fonction de l'évolution. Le SIT, Unia et le ssp ont donné leur accord à cette façon de procéder. Le SIT a demandé, et obtenu, que la décision concernant le lancement d'une initiative sur la protection contre le licenciement soit prise au plus tard lors de la quatrième Assemblée des délégué(e)s après le congrès.</p><ul><li>La proposition du Comité qui a été acceptée se prononce en faveur :</li><li>de la préservation des Accords bilatéraux,</li><li>du principe de la non-discrimination sur le marché du travail,</li><li>d'un combat déterminé contre l'initiative Ecopop et</li><li>d'une meilleure protection des personnes qui exercent une activité lucrative (protection des salaires, contre le licenciement et les formes de travail précaire). </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2040</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 17:53:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS demande qu’un tournant de politique économique soit pris</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/luss-demande-qu-un-tournant-de-politique-economique-soit-pris</link><description>55e congrès de l’USS terminé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Au lieu de faire des migrants les boucs émissaires de problèmes dont nous sommes nous-mêmes responsables, il faut procéder à un tournant de politique économique. Cette exigence a été défendue avec force ce vendredi par les 400 délégué(e)s du congrès de l’USS. De fait, les vrais problèmes qui se posent dans ce pays sont de nature sociale et ils ont pour nom&nbsp;: pression sur les salaires, poids des primes des caisses maladie, stress et précarité de l’emploi. Autant de problèmes qu’un repli sur soi ne peut qu’aggraver. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Pour que les gros salaires et les patrons ne soient pas les premiers à profiter d’une plus grande prospérité, il faut que plus de travailleurs et travailleuses soient protégés par des conventions collectives de travail (CCT). La couverture conventionnelle, par CCT donc, doit passer à 60&nbsp;%. À cet effet, le Conseil fédéral et le Parlement doivent réduire les obstacles posés à l’extension des CCT. De bonnes CCT constituent au-delà, grâce à des réglementations claires de la durée du travail, un outil efficace contre l’augmentation du stress au travail. Elles permettent aussi de mieux concilier travail et famille, et de diminuer les discriminations salariales à l’encontre des femmes. Pour que ces dernières ne soient plus discriminées, il faut cependant aller plus loin. Outre l’obligation faite aux entreprises de contrôler leurs salaires sous l’angle de la discrimination, que propose le Conseil fédéral, celles-ci doivent aussi être contraintes d’éliminer les discriminations constatées. Et une autorité de contrôle, qui intègre les partenaires sociaux, doit réaliser concrètement le principe de l’égalité. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Des mesures de renforcement des revenus sont de toute urgence nécessaires. Il n’est pas acceptable que la croissance des salaires réels des salarié(e)s ordinaires se trouve immédiatement réduite à néant par la hausse des primes des caisses maladie. L’USS demande par conséquent une hausse substantielle des subsides destinés aux réductions de ces primes. À l’avenir, ces dernières ne devront pas dépasser au maximum 10&nbsp;% du revenu des ménages. Dans ce but, la Confédération et les cantons doivent relever d’environ 2 milliards de francs les subsides affectés aux réductions des primes, au lieu de serrer la vis. À moyen terme, le poids des primes ne devra pas dépasser 8 % du revenu, comme le voulait la révision de la loi sur l’assurance-maladie des années 90, et à long terme, cette assurance devra être financée en fonction des revenus, comme toute assurance sociale.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les congressistes ont débattu de manière intense des conséquences de l’acceptation de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». Ils ont réaffirmé que les Accords bilatéraux devaient être préservés, qu’il fallait empêcher de nouvelles discriminations et que les mesures de protection des salaires et des conditions de travail devaient être améliorées. La Suisse ne peut pas se permettre de faire cavalier seul. Les accords bilatéraux revêtent une grande importance pour la prospérité et les emplois. Ils garantissent aussi que les personnes qui exercent une activité lucrative et ont un passeport européen ne soient pas discriminés. Ce principe doit continuer à s’appliquer demain. Les besoins en main-d’œuvre ne doivent pas être satisfaits à travers des permis de séjour de courte durée. L’USS combattra toute nouvelle discrimination comme par exemple avec l’introduction d’un nouveau statut de saisonnier. Les salaires et les conditions de travail doivent être mieux protégés. Il faut notamment aussi une protection contre le licenciement et les formes de travail précaire. En effet, il ne sera possible de gagner une nouvelle votation sur la voie bilatérale que si les intérêts sociaux sont respectés et que le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses, est appliqué.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dans une résolution qu’il a adoptée, le congrès de l’USS appelle à combattre Ecopop, une initiative dangereuse et inhumaine. Ecopop accentuera les pressions sur les salaires et détériorera les conditions de travail de l’ensemble des travailleurs et travailleuses. Elle attisera aussi la xénophobie en Suisse. Après un débat chargé d’émotion, le congrès a clairement fait savoir que l’USS combattrait énergiquement toute nouvelle forme de discrimination fondée sur le statut de séjour. Dans ce contexte, elle a lancé, à travers un film émouvant intitulé «&nbsp;Interdits et cachés. Des enfants de saisonniers racontent&nbsp;» une campagne de sensibilisation contre l’introduction d’un nouveau statut de saisonnier.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dans d’autres résolutions, l’USS a demandé que la Suisse se retire des négociations sur l’accord TISA. Un tel accord sur la libéralisation des services induirait inévitablement une pression à la libéralisation de nombreuses tâches de service public, comme dans la l’approvisionnement en eau, la santé et la formation, ainsi que les transports publics.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Lors de son deuxième jour de congrès, l’USS a en outre réélu le conseiller aux États Paul Rechsteiner président, ainsi que Vania Alleva (coprésidente d’Unia) et Giorgio Tuti (président du SEV) respectivement vice-présidente et vice-président de l’USS.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Jeudi déjà, l’USS avait décerné au dessinateur de presse Philippe Bécquelin, alias Mix &amp; Remix, son Prix culturel de l’USS doté de 10&nbsp;000 francs.</span></p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">&nbsp;</p><h5 class="GliederungText" style=" "><span lang="FR"></span>Renseignements</h5><p></p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74<span class="Auszeichnunghalbfett"><span lang="FR"></span></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Travail</category><category>Services Publics</category><category>Politique sociale</category><category>Migration</category><category>Égalité des sexes</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2038</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 16:05:00 +0200</pubDate><title>Stop TISA </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/stop-tisa</link><description>Le Conseil fédéral doit se retirer des négociations
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral de se retirer immédiatement des négociations sur TISA (l'Accord sur le commerce des services, ACS). À l'unanimité, le congrès de l'USS a accepté une proposition en ce sens du Syndicat suisse des services publics (ssp).</p><p>Une poignée de nations industrialisées négocie actuellement à Genève, à huis clos et même en tournant les structures de l'Organisation mondiale du commerce, un accord sur la libéralisation du commerce des services. Cet accord, TISA selon son nom anglais, va ouvrir le plus grand nombre possible de services au marché, dont des pans entiers des services publics (approvisionnement en eau, santé, formation, transports publics, etc.). Chaque pays pourra certes dresser une liste d'exceptions, mais tout domaine qui n'aura pas été mentionné en tant que tel avant la conclusion de l'accord sera obligatoirement ouvert au marché. Et il ne sera plus possible de revenir sur ce qui aura été conclu.
</p><p>Les congressistes de l'USS se sont prononcés à l'unanimité contre une telle attaque frontale menée contre les services publics. Ils exigent du Conseil fédéral qu'il se retire sans délai des négociations sur TISA.
</p><p>Dans l'ensemble, le congrès a adopté 15 résolutions. Ci-après, nous énumérons celles qui ne sont pas mentionnées séparément dans nos différents rapports :</p><ul><li>Coopération renforcée en Europe et au niveau international</li><li>L'USS dit non à l'isolement et combat l'initiative Ecopop</li><li>Lutter contre l'amiante : hier - aujourd'hui et aussi demain !</li><li>Un service public pour tous les publics !</li><li>Contre l'initiative " En faveur du service public "</li><li>Marché de l'électricité : la libéralisation est la mauvaise voie</li><li>Non au deuxième tube routier au tunnel du Gothard !</li><li>Suisses/ses, immigré/es, frontaliers/-ères, sans-papiers : égalité de droits, unité dans les luttes</li><li>Des primes de caisse maladie abordables maintenant ! </li><li>Cadeaux fiscaux aux actionnaires: ça suffit!</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2037</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 15:07:00 +0200</pubDate><title>Statut de saisonnier : plus jamais ça !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/statut-de-saisonnier-plus-jamais-ca</link><description>Les « enfants du placard » racontent</description><content:encoded><![CDATA[<p> La projection du film présentant des témoignages d'anciens enfants cachés de saisonniers, ces " enfants du placard " comme on les a appelés, fut sans doute l'un des moments les plus chargés d'émotion du congrès. Ces enfants étaient venus en Suisse avec leurs parents, mais dans l'illégalité, car le statut de saisonnier appliqué à l'époque interdisait tout regroupement familial. Ils passaient leurs journées cachés dans les appartements, ne pouvant par exemple jouer que silencieusement, afin que leur présence reste secrète. Les témoignages vécus présentés dans le film sont émouvants, mais ils sont aussi honteux pour la Suisse officielle qui a maintenu jusqu'en 2002 ce statut hostile aux familles et à la vie.
</p><p>Le message de ce film de dix minutes réalisé par Karin Bachmann à la demande de l'USS est clair : il n'est pas question que nous retournions à cette époque. En d'autres termes, pas question d'un nouveau statut de saisonnier, et donc NON à tout projet de réintroduction de ce statut. Soit : NON, absolument NON à l'initiative Ecopop. La résolution présentée dans ce sens par la Commission des migrations de l'USS a logiquement été adoptée à l'unanimité par les congressistes. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2036</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 13:03:00 +0200</pubDate><title>Protégeons les apprenti(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/protegeons-les-apprenti-e-s</link><description>Une surveillance indépendante pour contrôler les entreprises au moins une fois par an</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> À l'unanimité, les congressistes ont adopté une résolution de la Commission de jeunesse de l'USS pour une meilleure protection des apprenti(e)s. Elle demande que les contrôles des entreprises soient plus nombreux et améliorés.</p><p>La Commission de jeunesse de l'USS a proposé une introduction au thème des apprenti(e)s sous la forme d'un petit film où sont évoquées les circonstances qui font qu'un apprentissage est bon, ainsi que des expériences négatives vécues par des apprenti(e)s : des horaires trop longs, au travail fait en lieu et place de l'apprentissage du métier, en passant par de trop nombreuses activités de routine, comme nettoyer, faire le café, etc. Le film se termine par un appel : il ne faut pas simplement accepter les problèmes et " faire l'autruche ", il faut au contraire s'attaquer aux problèmes avec les syndicats.
</p><p>La résolution de la Commission de jeunesse de l'USS s'attaque précisément aux problèmes. Elle critique les entreprises qui violent les dispositions légales en matière de protection des apprenti(e)s et ne se soucient sciemment pas des accidents ou des échecs aux examens qui peuvent en découler. De fait, elles ne sont pas poursuivies, car les cantons n'effectuent guère de contrôles.
</p><p>C'est pourquoi cette résolution demande :</p><ul><li>au moins un contrôle annuel dans chaque entreprise formatrice ;</li><li>une surveillance indépendante de l'apprentissage ;</li><li>des critères pour les autorisations de former ;</li><li>pas d'économies sur le dos des apprenti(e)s !</li></ul><p>Le congrès a aussi accepté deux propositions qui demandent à l'USS de s'engager pour la reconnaissance légale des diplômes obtenus à l'étranger ainsi que des compétences acquises dans la pratique. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2035</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 13:01:00 +0200</pubDate><title>Paul Rechsteiner réélu président de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/paul-rechsteiner-reelu-president-de-l-uss</link><description>Élections sans surprise au congrès de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Vendredi, le congrès de l'USS à Berne a réélu à sa présidence son président sortant, le conseiller aux États saint-gallois Paul Rechsteiner, pour une nouvelle période de quatre ans.
</p><p>L'élection s'est faite par acclamation, comme la réélection de la vice-présidence composée de Vania Alleva (Unia) et Giorgio Tuti (SEV). Ont aussi été confirmés au Comité présidentiel : Renzo Ambrosetti (Unia), Alain Carrupt (syndicom), Stefan Giger (ssp), Corrado Pardini (Unia) et Katharina Prelicz-Huber (ssp). Deux nouveaux membres faisant leur apparition dans cette instance : Bernadette Häfliger (syndicom) et Nico Lutz (Unia).
</p><p>Paul Rechsteiner a souligné dans son discours du congrès la diversité et la très grande expérience du mouvement syndical. Les changements dramatiques qui marquent le monde du travail menacent de dévaloriser constamment les travailleurs et travailleuses. Paul Rechsteiner a rappelé quels sont les grands défis politiques et économiques qui s'annoncent, la lutte pour les droits au travail, les droits humains et les droits sociaux. Dans ces conflits, la solidarité peut cependant déployer une force énorme. Et la société suisse recèle encore un grand potentiel à cet égard. 
</p><h5>Discours</h5><ul><li>&lt;media kongressrede paul rechsteiner freitag&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt; (seulement partiellement en français)</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2034</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 11:01:00 +0200</pubDate><title>Il faut plus de service public, pas moins</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-faut-plus-de-service-public-pas-moins</link><description>Toute nouvelle privatisation sera combattue
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Après un débat animé, les congressistes de l'USS ont mis la dernière main à un texte d'orientation sur les services publics, qu'ils ont ensuite adopté à une très nette majorité. Dans tout le pays, les services publics doivent être garantis de manière durable et accessibles à tout le monde. La desserte de base ne doit pas être ouverte aux profits privés et il faut que les infrastructures restent en mains publiques. Les services publics doivent aussi offrir des conditions de travail de qualité, soit via des rapports de travail de droit public, soit à travers des conventions collectives de travail.</p><p>Le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs a demandé que ce texte d'orientation soit retiré, car il le trouvait trop " gentil ". Il ne prendrait pas suffisamment compte de l'ampleur des offensives dirigées contre les services publics et n'offrirait pas de perspective pour une lutte concrète contre ce démantèlement. Ce document devrait donc être adapté, puis revenir devant une Assemblée des délégué(e)s de l'USS. Le Comité de l'USS a proposé de rejeter cette proposition. C'est maintenant, selon lui, qu'il faut traiter définitivement de sa teneur et, ainsi, discuter des objectifs et des divers points de vue sur cette question. Une nette majorité des congressistes a choisi de suivre le Comité.
</p><p>Le texte d'orientation désormais peaufiné traite les uns après les autres les différents domaines des services publics : administration et sécurité, médias et culture, transports, poste, télécommunications, électricité, logement, formation, assistance à des tiers, santé et social. Après une brève introduction à caractère descriptif viennent toujours les revendications. Entre autres, le ssp a eu du succès avec ses propositions. Ainsi, les services publics devront rester explicitement en mains publiques. Il s'agit en tout premier lieu de dénoncer les effets catastrophiques des baisses d'impôt, et les programmes d'économies et de démantèlement, notamment dans la formation, doivent être combattus avec la plus grande énergie. La Commission féminine de l'USS a demandé et obtenu que les objectifs de l'égalité des sexes et de la compatibilité entre travail et famille figurent explicitement dans ce document. Le SEV y a fait passer certaines précisions relatives aux transports publics.
</p><p>Le texte d'orientation affirme clairement qu'il faut plus de service public et non moins ! Et qu'il faut se battre avec détermination contre toute nouvelle privatisation. Car, alors qu'il y a plus d'enfants, plus de personnes âgées, plus de malades chroniques, plus de mobilité et plus d'inégalités sociales, le personnel qualifié fait défaut, les places de formation sont en nombre insuffisant, l'environnement se fait plus complexe et les programmes d'austérité se multiplient.
</p><p>Le congrès a adopté les principes suivants pour la stratégie syndicale en matière de services publics :</p><ul><li>L'accès aux prestations et aux infrastructures des services publics doit être garanti durablement et de manière abordable dans toutes les parties du pays. Les ressources financières et en personnel doivent assurer des services publics de qualité supérieure ainsi que leur développement.</li><li>Le service universel ne doit pas servir des objectifs de profit privé.</li><li>Les infrastructures doivent rester en mains publiques.</li><li>Les tâches relevant de la puissance publique sont soumises au contrôle démocratique et ne doivent pas être prises en charge que par des organes étatiques.</li><li>La transparence s'applique à la possession des biens, aux recettes et aux dépenses. La fourniture de prestations fait systématiquement l'objet d'un contrôle démocratique.</li><li>Les conditions d'engagement sont réglées dans un rapport de travail de droit public ou définies dans une CCT.</li><li>La pénurie de personnel qualifié doit être combattue par l'amélioration des conditions de travail, l'augmentation des salaires et des offensives de formation.</li><li>Seules les entreprises qui respectent les conditions de travail usuelles dans la branche peuvent recevoir des contrats de prestations ou des mandats des pouvoirs publics. </li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2033</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 09:52:00 +0200</pubDate><title>L’USS décerne son Prix culturel à Philippe Bécquelin (Mix &amp; Remix)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-decerne-son-prix-culturel-a-philippe-becquelin-mix-remix</link><description>Congrès de l’USS :</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> L'Union syndicale suisse (USS) a décerné son Prix culturel au dessinateur de presse Philippe Béquelin, c'est-à-dire Mix &amp; Remix. Elle rend par là hommage à l'ensemble de son œuvre, qui est une contribution importante à la culture du débat dans une démocratie.</p><p>Avec ses dessins, Philippe Bécquelin enrichit le débat politique suisse. De manière percutante, avec humour et parfois émotion, il commente à travers ses personnages à gros nez la vie politique au quotidien. Ses gros nez sont grincheux, crâneurs, embarrassés et égoïstes, et ne comprennent rien au monde. Les dessins de Mix &amp; Remix tendent un miroir aux acteurs politiques et permettent à un large public de s'interroger sur un mode ludique au sujet de questions économiques et sociales. Philippe Bécquelin apporte ainsi une contribution importante à la culture du débat dans une démocratie. C'est le professeur genevois d'art et design Jean Perret qui prononça un panégyrique tout de subtilité et d'élégance de Philippe Bécquelin, un maître de la pointe fine.
</p><p>Ce dernier, né en 1958 à Saint-Maurice dans le Bas-Valais, a pris Mix &amp; Remix pour pseudonyme parce qu'il a réalisé ses premiers dessins avec sa première femme. Lentement, il se dirigea vers le dessin satirique. Aujourd'hui, il dessine surtout pour " L'Hebdo ", " Le Matin Dimanche " et l'hebdomadaire satirique " Vigousse ". Il accompagne aussi de ses dessins réalisés en direct les débats télévisés d'" Infrarouge " et publie également dans le " Courrier international " français et l'italien " Internazionale ".
</p><p>Avec son Prix culturel, l'USS honore des artistes qui se sont illustrés ou s'illustrent aujourd'hui par leur œuvre en rapport avec les travailleurs et travailleuses, les salarié(e)s ordinaires, la justice sociale, les droits de l'homme, l'égalité des sexes..., bref les valeurs du mouvement syndical. Le prix est doté de 10 000 francs. Ses anciens lauréats sont le sculpteur sur bois Emil Zbinden (1987), le Théâtre populaire romand (1989), le dessinateur et caricaturiste Martial Leiter (1994), la chanteuse Vera Kaa (1998), le graphiste et archiviste photographique Roland Gretler et le journaliste Jean Steinauer (2002), la photographe Monique Jacot (2006) et l'écrivain et slameur Pedro Lenz (2010). </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2030</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 09:45:00 +0200</pubDate><title>Une opportunité unique pour créer la plus grande social-démocratie du monde</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-opportunite-unique-pour-creer-la-plus-grande-social-democratie-du-monde</link><description>Dongfang Han, rédacteur de « China Labour Bulletin »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Il pense que s'il est présent comme premier orateur international du congrès de l'USS, c'est pour corriger l'image unilatéralement négative des travailleurs et travailleuses chinois. Aujourd'hui, ceux-ci se battent pour des conditions de travail meilleures. Ainsi s'offre une chance unique de trouver un compromis historique dans l'Empire du milieu.</p><p>Les salarié(e)s de Chine n'ont privés de droits et bon marché pour qu'ils puissent prendre le travail des salarié(e)s des autres pays. C'est là l'image d'eux qui domine aujourd'hui sur la planète, pense Dongfang Han, syndicaliste et journaliste chinois. Mais cette image est un stéréotype. C'est pourquoi Dongfang Han vient chez nous en ambassadeur de ces travailleurs et travailleuses de Chine en pleine émergence, qui se syndicalisent et luttent pour l'amélioration de leurs conditions de travail.
</p><h3>Les travailleurs et travailleuses n'ont plus peur</h3><p>Dongfang Han a cité une bonne dizaine d'exemples de luttes importantes, menées ces derniers mois par les travailleurs et travailleuses chinois pour un monde du travail meilleur, des luttes qui furent autant de succès. Ils et elles n'ont désormais plus peur de se défendre. Parallèlement, le gouvernement a compris que les salaires doivent être augmentés pour que les gens puissent consommer plus. Mais les syndicats officiels freinent cette évolution, c'est pourquoi les syndicats indépendants sont toujours plus suivis. Ceux-ci sont actuellement à deux doigts de s'étendre clairement dans les domaines des services, de la vente, du textile et de la chaussure.
</p><p>" Si les nouveaux syndicats peuvent systématiquement conclure des négociations collectives, ce sera pour eux une possibilité historique de collaborer avec le parti communiste. Il en naîtrait la plus grande social-démocratie du monde. "
</p><h3>En Inde, Holzim ne veut pas d'égalité</h3><p>Shalini Gera, avocate du syndicat des travailleurs et travailleuses temporaires PCSS principalement actif dans les fabriques de ciment, fut la deuxième oratrice internationale invitée par le congrès de l'USS. En Inde, 80 % des salarié(e)s de la production de ciment sont des travailleurs et travailleuses temporaires, depuis des décennies même, pour certains. En règle générale, ils sont payés trois fois moins bien que les employé(e)s fixes, n'ont aucune assurance sociale et que peu droits sur leur lieu de travail. Shalini Gera a présenté le cas concret d'une fabrique de ciment appartenant aujourd'hui à Holzim qui refuse depuis des années d'instaurer en son sein l'égalité demandée par le PCSS entre salarié(e)s temporaires et salarié(e)s fixes.
</p><p>Les syndicats représentés par Shalini Gera et fang Han sont soutenus par plusieurs fédérations membres de l'USS, ainsi que par Solidar Suisse - l'ancien OSEO - et le Solifonds. </p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2032</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 09:37:00 +0200</pubDate><title>Plus de CCT pour plus de travailleurs et de travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-cct-pour-plus-de-travailleurs-et-de-travailleuses</link><description>Augmenter rapidement la couverture conventionnelle à 60 %

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Après une discussion animée, les congressistes ont adopté un texte d'orientation sur la politique en matière de CCT. L'objectif immédiat est de faire passer rapidement la couverture conventionnelle, c'est-à-dire par conventions collectives de travail (CCT), d'aujourd'hui bien 50 % à au moins à 60 %. À cet effet, de nouvelles CCT devront être conclues et celles existantes renforcées, ceci aussi via l'extension de leur champ d'application.</p><p>Le texte d'orientation loue le succès des CCT : là où il y en a - il peut aussi s'agir de lois sur le personnel, comme l'a précisé le ssp -, les rapports de travail sont habituellement plus justes. La couverture conventionnelle a pu être améliorée ces dernières années, où elle a passé à bien 50 %. Ce n'est toutefois pas suffisant. La principale raison de cette couverture faible en comparaison européenne, ce sont les obstacles extraordinairement élevés posés à l'extension, soit à la déclaration de force obligatoire, des CCT grâce à laquelle celles-ci s'appliquent ensuite à l'ensemble d'une branche. Autre raison essentielle, le fait que de nombreux employeurs refusent catégoriquement de négocier une CCT.
</p><p>En matière de CCT, les syndicats de l'USS veulent appuyer sur le champignon. Ils veulent rapidement augmenter à 60 % la couverture conventionnelle. Pour ce faire, il faut</p><ol><li>négocier de nouvelles CCT, par exemple dans l'horticulture, les commerces de vêtements et de chaussures, les centres d'appel, les prestataires KEP (coursier, exprès, colis) et Mail (courrier) ;</li><li>adapter la procédure d'extension des CCT aux réalités actuelles et, par conséquent, la rendre plus facile ; il faut par exemple biffer le quorum des employeurs, selon lequel 50 % des entreprises doivent participer à une CCT pour que celle-ci puisse être étendue ; aucun autre pays que le nôtre prévoit de tels obstacles ;</li><li>pouvoir étendre des CCT pour des raisons d'" intérêt public " ;</li><li>rendre les CCT obligatoires pour l'obtention de subventions publiques ; qui reçoit des subsides de la Confédération devra négocier une CCT avec des syndicats représentatifs et s'ils n'aboutissent a aucun accord, le Conseil fédéral doit édicter un contrat-type de travail ; pour les entreprises aux mains de la Confédération ou concessionnaires, il faut prévoir une obligation de CCT ; enfin, ces dernières doivent être un critère d'adjudication en ce qui concerne les marchés publics.</li></ol><p>Les CCT - mais aussi et surtout la loi - doivent en outre mieux protéger les représentant(e)s du personnel et les personnes de confiance ainsi que les militant(e)s syndicaux ; cela, en particulier contre le licenciement. Les CCT doivent prescrire des mesures obligatoires contre toute discrimination (à raison du sexe, de la provenance, de la langue, des convictions religieuses, de l'orientation et de l'identité sexuelle) et reprendre impérativement toutes les revendications syndicales importantes en rapport avec la place de travail.
</p><p>Finalement, les CCT doivent aussi pouvoir être mises en œuvre au quotidien. Aujourd'hui, la loi ne contient pas ces instruments importants qui, ainsi que l'on souligné divers intervenant(e)s, permettraient d'agir contre les entreprises au comportement peu sérieux. Ainsi, en cas de réel soupçon d'indépendance fictive, si aucune caution n'est versée ou si des infractions manifestes aux salaires minimums sont constatées, il faut que les cantons puissent ordonner l'interruption des travaux. Un complément a été ajouté au texte d'orientation sur la manière dont les syndicats vont combattre à l'avenir les bas salaires au moyen de salaires minimums efficaces. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2031</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2014 09:30:00 +0200</pubDate><title>Pour l’égalité des salaires et contre le relèvement de l’âge de la retraite des femmes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-l-egalite-des-salaires-et-contre-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p> Le 7 mars 2015, une vaste alliance, les femmes de l'USS et les syndicats en première ligne, veut dire aux politiques ce qu'ils doivent faire maintenant. Il s'agit par là de faire avancer l'égalité des sexes grâce à une manifestation puissante. Des contrôles officiels doivent veiller à ce que l'égalité devienne enfin réalité et que le relèvement de l'âge de la retraite des femmes finisse aux oubliettes. À l'unanimité, les congressistes ont adopté deux résolutions, les Thèses du Congrès des femmes de l'an dernier et deux propositions de la Commission féminine de l'USS.
</p><p>Au-dessus de la scène du congrès : éclairs et coups de tonnerre. Cette menace métaphorique doit montrer aux politiques ce qui les attend s'ils continuent à traiter par-dessus la jambe les revendications égalitaires des femmes. Dans une résolution, les femmes de l'USS demandent que le 7 mars 2015, Journée internationale de la femme, une manifestation pour l'égalité des salaires et contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes soit organisée. Ces " Messieurs Dames de la Berne fédérale " doivent agir. Ils doivent enfin " entendre les coups de tonnerre ". Car, les femmes en ont vraiment marre d'attendre l'égalité.
</p><p>Pour arriver à cette égalité des sexes, la Commission féminine de l'USS a demandé, dans une autre résolution, que des mesures énergiques soient prises. Car les femmes gagnent toujours environ 20% de moins que les hommes. Il faut qu'au moyen de contrôles officiels, le mandat constitutionnel de l'égalité soit vraiment rempli. Il faut donc :</p><ul><li>une autorité qui ait la compétence de faire des contrôles dans les entreprises, ainsi que de prendre des mesures efficaces pour l'égalité des salaires ;</li></ul><ul><li>l'obligation pour les entreprises de contrôler à intervalles réguliers l'égalité des salaires, et de communiquer les résultats de leurs contrôles .</li></ul><p>Les Thèses décidées par le Congrès des femmes de l'USS des 15 et 16 novembre 2013 ont été adoptées sans opposition par les congressistes. Elles revendiquent en particulier, outre l'égalité salariale entre femmes et hommes, des conditions de travail aménagées de sorte que et les hommes et les femmes puissent concilier une activité lucrative, des tâches d'assistance et des activités sociales. À cet effet, il ne s'agit pas uniquement d'augmenter les congés payés, mais de réduire clairement les durées de travail, de prévoir des horaires planifiables et un accueil extrafamilial des enfants dans tout le pays. En outre, la santé et la sécurité au travail doivent être mieux prises en considération du point de vue des femmes. Concernant la prévoyance vieillesse, l'AVS est à renforcer.
</p><p>Deux autres propositions faites par la Commission féminine de l'USS ont aussi été acceptées par le congrès. Elles demandent des modèles d'horaires de travail qui garantissent la possibilité de concilier travail professionnel, famille et loisirs ainsi que vie sociale. Ce qui inclut explicitement aussi une réduction du temps de travail. Le Comité de l'USS a soutenu ces propositions et, avec elle, un plein temps plus court, comme le demande la commission pour sortir du piège du temps partiel. Le Comité veut cependant s'attaquer à ce programme dans une perspective à long terme. Car la priorité revient actuellement à la réalisation de l'égalité des salaires. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2029</guid><pubDate>Thu, 23 Oct 2014 18:25:00 +0200</pubDate><title>Il faut renforcer la sécurité sociale, pas l’affaiblir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-renforcer-la-securite-sociale-pas-l-affaiblir</link><description>Congrès de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Ces quatre prochaines années, l'Union syndicale suisse (USS) défendra les acquis sociaux et s'engagera pour combler les lacunes existantes dans ce domaine. C'est ce qu'ont clairement fait savoir les quelque 400 congressistes ce jeudi lors du congrès de l'USS, dans le cadre d'un débat sur la sécurité sociale. Au lieu d'affaiblir les assurances sociales, les politiques doivent se focaliser sur la garantie d'un niveau de vie équitable.
</p><p>Les risques sociaux comme la mort, la vieillesse, la maladie, l'invalidité, les accidents et le chômage ne peuvent être portés que collectivement. En effet, leurs conséquences financières ne peuvent pas être supportées par les gens à eux seuls. À cet effet, aucun instrument n'est plus performant que les assurances sociales, car elles lient principe du grand nombre et principe de la solidarité, par exemple entre jeunes et vieux, personnes en bonne santé et malades ou riches et pauvres. C'est pour cela que les assurances sociales sont bien plus efficaces que toute prévoyance privée.
</p><p>C'est pourquoi la principale assurance sociale de Suisse, l'AVS, ne doit pas être affaiblie, mais renforcée. La prévoyance privée serait de fait la seule à en profiter. Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes n'entre pas en ligne de compte pour l'USS. Il ne prend pas en considération la situation des femmes de plus de 60 ans. En outre, le marché du travail n'est pas capable, aujourd'hui déjà, d'offrir des emplois en suffisance aux personnes de cet âge.
</p><p>Il est également faux que la Confédération se retire partiellement, comme prévu, du financement de l'AVS (redéfinition du financement de l'AVS par la Confédération). Cela entraînerait soit une hausse de la TVA, soit une baisse des rentes. L'USS rejette énergiquement aussi la suspension automatique, également planifiée, de l'adaptation tous les deux ans des rentes au renchérissement et à l'évolution des salaires.
</p><p>Pour les personnes à bas ou moyens revenus, soit la grande majorité de la population, l'AVS est le pilier le plus solide de leur prévoyance vieillesse. Ces personnes ont besoin, pour vivre leur retraite dans la dignité, d'un revenu perçu sous forme de rentes qui soit convenable. C'est pourquoi le 1er pilier ne doit pas être affaibli. L'AVS a au contraire besoin d'être renforcée à travers la réforme à venir " Prévoyance vieillesse 2020 ", ainsi que le demande l'initiative AVSplus, c'est-à-dire sous la forme d'un supplément de 10 %. Cela, d'autant plus que les nouvelles rentes AVS sont toujours plus à la traîne de l'évolution des salaires.
</p><p>L'USS n'acceptera pas non plus les projets de coupes dans les prestations complémentaires (PC). Les personnes à moyen revenus seraient gravement touchées par une limitation de l'accès aux PC et deviendraient rapidement dépendantes de l'aide sociale. Les PC ne pourraient plus remplir leur fonction d'assurance des soins. C'est pourquoi l'USS combattra toute détérioration du financement des soins destinés aux personnes âgées.
</p><p>Le congrès de l'USS s'est aussi prononcé contre toute détérioration des rentes d'ores et déjà basses de la prévoyance professionnelle obligatoire. L'USS rejette la baisse radicale à 6 % du taux de conversion minimal proposée.
</p><p>Les congressistes de l'USS ont souligné avec force leur disposition à défendre leurs revendications et adopté une résolution qui appelle à une manifestation, le 7 mars 2014, pour l'égalité des salaires entre femmes et hommes et contre le relèvement à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes.
</p><p>Avec leurs revendications et leurs messages, les congressistes se sont aussi adressés au ministre suisse de la Sécurité sociale, Alain Berset, qui leur a expliqué son projet " Prévoyance vieillesse 2020 ". À cette occasion, ce dernier a appelé à s'engager ensemble pour une prévoyance vieillesse stable à long terme.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale, 031 377 01 13 ou 076 564 67 67<span class="Auszeichnunghalbfett"><span lang="FR"></span></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2028</guid><pubDate>Thu, 23 Oct 2014 16:40:00 +0200</pubDate><title>Le bilan en demi-teintes du président Rechsteiner</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-bilan-en-demi-teintes-du-president-rechsteiner</link><description>55e congrès ordinaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p> Dans son discours d'ouverture du 55e congrès ordinaire de l'USS, Paul Rechsteiner, le président de l'USS, a dressé, dressé un bilan en demi-teintes des quatre années qui se sont écoulées depuis le dernier congrès. Il a jugé positifs les progrès réalisés en matière de salaires minimums, ainsi que l'extension de la protection des travailleurs et travailleuses au moyen de conventions collectives de travail (CCT). Il considère que l'acceptation de l'initiative " Contre l'immigration de masse " est point le plus négatif de cette période.
</p><h3>Quelque effet</h3><p>Si l'on ne considère d'un point de vue syndical que les résultats des votations populaires de ces quatre dernières années, le bilan apparaît alors négatif, a déclaré Paul Rechsteiner, mentionnant ici le rejet de l'initiative sur les salaires minimums et de l'initiative de Travail.Suisse, qui demandait six semaines de vacances, ainsi que de l'initiative " 1:12 " pour plus de justice fiscale et de l'initiative pour une caisse maladie publique. Toutefois, ces initiatives n'ont pas été lancées en vain, a-t-il précisé : " Dans le pire des cas, il n'y a pas eu de succès. Dans le meilleur des cas, [ces initiatives] ont eu quelque effet, indépendamment de leur résultat.
</p><p>Cette remarque concerne surtout l'initiative sur les salaires minimums. Malgré son rejet, nous sommes parvenus à imposer la limite des 4 000 francs dans les négociations collectives, ce qui a débouché sur de " vraies percées ". La tâche des syndicats est d'améliorer les salaires et la vie des gens. Mesurée à l'aune de cet objectif, la campagne sur les salaires minimums a été un grand succès.
</p><p>Paul Rechsteiner s'est montré plus critique sur l'échec concernant l'ouverture des magasins de stations-service. Rétrospectivement, il apparaît qu'il ne s'agissait " pas uniquement de quelques stations-service ". Comme le montre l'exemple d'Outlet à Landquart, malgré une situation claire et un arrêt du Tribunal fédéral, " l'interdiction du travail du dimanche n'est déjà plus appliquée du tout (...) un fait unique dans l'État de droit suisse. "
</p><h3>9 février : un grand thème</h3><p>Mais toutes les votations des quatre dernières années sont dans l'ombre du oui du 9 février à l'initiative " Contre l'immigration de masse " de l'UDC : " Quoique ce oui fut serré, ses conséquences seront lourdes pour la Suisse et son avenir, mais aussi pour les travailleurs et travailleuses et leurs organisations, les syndicats. " Selon Paul Rechsteiner, la position de l'USS après le 9 février peut se résumer en trois points : " Premièrement, nous tenons aux Accords bilatéraux, y compris à la libre circulation des personnes. Nous avons besoin de relations structurées avec l'Union européenne. Deuxièmement, nous combattons toute nouvelle discrimination. À nos yeux, il n'est pas question de créer un nouveau statut de saisonnier. Et troisièmement, nous avons besoin de plus de protection, et non de moins, pour les salaires et les emplois en Suisse. " Que faire après le 9 février ? C'est l'un des grands thèmes de ce congrès. "
</p><p>Le président de l'USS a jugé positive l'évolution en matière de couverture conventionnelle (par CCT) qui n'a en effet cessé de s'étendre, ainsi que l'introduction de la responsabilité solidaire et de meilleures règles pour lutter contre l'indépendance fictive. Et l'introduction de l'obligation d'un plan social dans le nouveau droit d'assainissement et la ratification de conventions de l'OIT, comme celle sur les travailleurs et travailleuses domestiques sont également des points positifs aux yeux du président.
</p><h3>Surplace</h3><p>Le surplace fait en matière de protection contre le licenciement de membres de commissions du personnel et de délégué(e)s syndicaux est plus problématique, comme aussi en matière d'égalité des salaires entre femmes et hommes. Concernant les assurances sociales, l'initiative AVSplus, " est le contre-projet aux propositions de démontage social du parlement fédéral. " Parmi les " luttes ouvrières marquantes ", le président de l'USS a cité les grèves chez Novartis et Merck Serono à Genève, ainsi que sur le grand chantier de la nouvelle gare de passage de Zurich.
</p><h5>Discours</h5><ul><li>&lt;media&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt; </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category><category>Politique sociale</category><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Droits syndicaux</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2027</guid><pubDate>Wed, 22 Oct 2014 16:24:00 +0200</pubDate><title>Enfin des mesures, mais bien trop timides, pour l’égalité des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/enfin-des-mesures-mais-bien-trop-timides-pour-l-egalite-des-salaires</link><description>Discrimination salariale à l’encontre des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>L'Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que le Conseil fédéral a reconnu les lacunes légales existantes concernant la réalisation de l'égalité des salaires et prend enfin des mesures pour y remédier. L'obligation pour les entreprises de contrôler à intervalles réguliers leurs salaires avec des méthodes reconnues et de rédiger un rapport à ce sujet est un pas dans la bonne direction. Ainsi, il y aura ici et obligation et transparence. Toutefois, les mesures proposées ne vont pas assez loin. Il y manque une autorité de contrôle dotée de compétences en matière d'investigation et d'intervention, à laquelle les partenaires sociaux participeraient aussi et qui, en cas de discrimination constatée, pourrait imposer l'égalité salariale. En outre, la Confédération, les cantons et les communes doivent aussi être tenus d'assumer leurs responsabilités.
</p><p>Beaucoup reste encore à faire, car les différences de salaire entre femmes et hommes ont même recommencé à augmenter légèrement, pour passer à 18,9 %. Plus d'un million de femmes se voient ainsi privées chaque année de 7,7 milliards de francs, soit 677 francs par mois. Ces pertes de salaire, elles les paient une deuxième fois à la retraite, car leurs rentes sont de ce fait inférieures à celles des hommes. Cet argent, que l'économie empoche, manque aussi aux familles. Les femmes ne sont plus d'accord de perdre de telles sommes pendant des décennies encore!
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité des salaires entre femmes et hommes</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2026</guid><pubDate>Tue, 21 Oct 2014 09:30:00 +0200</pubDate><title>L&#039;analyse de l’USS montre qu’un tournant de politique économique s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lanalyse-de-l-uss-montre-qu-un-tournant-de-politique-economique-s-impose</link><description>Pression sur les salaires, primes, stress et précarité de l’emploi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse n’a jamais été aussi riche&nbsp;; cela, grâce aux personnes qui exercent une activité lucrative. L’an dernier, chaque personne active a créé en Suisse pour 170&nbsp;000 francs de valeur en moyenne (équivalent plein temps). Le pays pourrait donc sans problème se permettre que tout le monde aille bien. La réalité est malheureusement différente, comme le montre l’analyse que l’USS a faite de la situation des personnes actives en Suisse.</p><p>Ces 20 dernières années, les gros salaires, les actionnaires et les employeurs se sont réservé une part toujours plus grande d’une prospérité en hausse. Par contre, nombre d’actifs et actives sont pratiquement restés les mains vides. De plus, les hausses des primes des caisses maladie réduisent à néant la faible augmentation des salaires réels des travailleurs et travailleuses ordinaires. Et ce sont surtout les revenus les plus élevés qui ont profité par le passé d’allégements fiscaux, pas les actifs et actives ordinaires. C’est pourquoi il n’est pas étonnant qu’en Suisse, tant de personnes ont, en comparaison internationale, tellement de difficultés à joindre les deux bouts. 
</p><p>En outre, beaucoup de personnes actives se font du souci pour leur emploi. Désormais, les länder allemands du Bade-Wurtemberg et de la Bavière connaissent un taux de sans-emplois inférieur au nôtre. Concernant le travail à temps partiel non volontaire, la Suisse occupe même une «&nbsp;première&nbsp;» position en Europe bien peu glorieuse. Quant au stress et aux maladies qui lui sont liées, elle fait aussi piètre figure en comparaison européenne. Le bilan dressé ici en ce qui concerne les travailleurs et travailleuses risque même d’empirer si l’on revient aux temps qui ont précédé les Accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne. 
</p><p>Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a déclaré devant la presse, à Berne, qu’il est par conséquent clair que «&nbsp;La Suisse a besoin d’un tournant de politique économique.&nbsp;» Les conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums d’un bon niveau et les hausses de salaires générales, et non individuelles, sont synonymes de plus de justice. À court terme, l’USS vise une couverture conventionnelle (par CCT) de 60&nbsp;%. Pour que l’égalité des salaires entre femmes et hommes devienne une fois pour toutes réalité, il faut que des contrôleurs et des contrôleuses vérifient les salaires des entreprises sous cet angle, et qu’une autorité dotée de compétences en matière d’investigation et d’intervention soit créée. 
</p><p>Les Accords bilatéraux doivent être préservés et la protection des conditions de travail développée. Le principe de non-discrimination, quel que soit le permis de séjour, doit continuer à s’appliquer demain. En matière de fiscalité et d’imposition, beaucoup reste à faire. La Confédération et les cantons doivent augmenter substantiellement leurs subsides destinés aux réductions de primes. L’USS adoptera, lors de son congrès des 23 et 24 octobre, des revendications en ce sens pour un tournant de politique économique. 
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul><h5>documents</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner etude situation-salaries&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media lampart etude situation-salaries&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Pression sur les salaires, poids des primes, stress et précarité de l'emploi. La situation des travailleurs et travailleuses dans la riche Suisse.&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Travail</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2025</guid><pubDate>Thu, 16 Oct 2014 13:22:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit imposer l’égalité salariale via une autorité de contrôle</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-conseil-federal-doit-imposer-l-egalite-salariale-via-une-autorite-de-controle</link><description>Le Plan d’action pour l’égalité entre femmes et hommes a 15 ans</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rapport de l’Administration fédérale présenté le jeudi 16 octobre concernant la mise en œuvre du «&nbsp;Plan d’action de la Suisse pour l’égalité entre femmes et hommes&nbsp;» montre clairement qu’en Suisse, le principe d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail de valeur égale n’est pas suffisamment appliqué par les employeurs. Plusieurs décennies après l’inscription de ce principe dans la Constitution fédérale et 18 ans après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, beaucoup reste encore à faire à ce chapitre.</p><p>La différence de salaire entre femmes et hommes s’est même remise à augmenter légèrement, pour passer à 18,9&nbsp;%. À cause de la discrimination salariale, les femmes perdent ainsi 7,7 milliards de francs par an. Ce sont elles aussi qui, à leur retraite, paient une deuxième fois cette perte illégale en touchant des rentes moindres. Si la réalisation du mandat constitutionnel de l’égalité des salaires continuait à ce rythme, les femmes devraient attendre encore des décennies pour pouvoir faire valoir leurs droits en cette matière. Plus d’un million de femmes professionnellement actives sont concernées. 
</p><p>On voit qu’avec des mesures facultatives et des expertises de complaisance, il n’est pas possible de réaliser le mandat constitutionnel. Il appartient donc désormais au Conseil fédéral d’intervenir. Il doit créer les bases légales permettant la mise en place d’une autorité qui, avec la participation des partenaires sociaux, effectuera des contrôles et réalisera l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Parallèlement, les entreprises seront tenues de contrôler leurs salaires à intervalles réguliers, avec les partenaires sociaux et en recourant à des méthodes reconnues, et de communiquer le résultat de ces contrôles. Si des inégalités de salaire étaient alors constatées, les salaires des femmes devraient être ajustés..
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Christina Werder, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité entre femmes et hommes, 079 341 90 01</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2024</guid><pubDate>Wed, 15 Oct 2014 14:05:00 +0200</pubDate><title>Nouvelles rentes à la traîne des salaires. Le remède ? AVSplus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouvelles-rentes-a-la-traine-des-salaires-le-remede-avsplus</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’adaptation des rentes AVS et AI à l’évolution des prix et des salaires décidée par le Conseil fédéral est une bonne chose pour les actuels rentiers et rentières. Grâce à l’indice mixte, le niveau de leur rente suit plus ou moins le rythme du coût de la vie. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) s’engagera énergiquement, dans le débat à venir sur le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», pour que l’adaptation des rentes à intervalles réguliers ne soit pas enterrée. Elle rejette en effet catégoriquement la suspension automatique prévue de cette adaptation si l’AVS enregistre des déficits.</p><p>L’incidence positive de l’indice mixte sur le niveau des rentes des actuels retraité(e)s ne doit cependant pas cacher le fait que les rentes sont aujourd’hui sensiblement à la traîne des salaires. D’une part, parce que l’adaptation des rentes à l’évolution des salaires selon l’indice mixte n’est que partielle (moitié du renchérissement et moitié des salaires), d’autre part, parce que l’indice des salaires appliqué ne reflète que de manière insuffisante l’évolution effective des salaires. Il ne tient de fait pas compte du changement structurel intervenu sur le marché du travail, dont les effets sur les salaires sont positifs. Ces dix dernières années, le niveau des rentes des nouveaux retraité(e)s a pris ainsi un retard de 10&nbsp;% sur l’évolution des salaires. 
</p><p> Ce problème doit être abordé dans le cadre de la future réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Il faut une fois pour toutes prévoir une compensation via un supplément aux rentes AVS, comme le demande l’initiative «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» des syndicats. C’est la seule manière de remplir le mandat constitutionnel en matière de prévoyance vieillesse, à savoir que les rentes des 1er et 2e piliers permettent le maintien, d’une manière appropriée, du niveau de vie antérieur. Seules des rentes AVS meilleures permettront aux travailleurs et travailleuses à bas ou moyens revenus de vivre, demain aussi, au plan matériel une retraite dans la dignité.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS responsable de la politique sociale, 031 377 01 13 oder 076 564 67 67&nbsp;</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2020</guid><pubDate>Tue, 14 Oct 2014 11:35:00 +0200</pubDate><title>Ecopop portera préjudice à tous les travailleurs et travailleuses de Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ecopop-portera-prejudice-a-tous-les-travailleurs-et-travailleuses-de-suisse</link><description>Action unie des syndicats et des fédérations d&#039;employés</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L'initiative Ecopop accentuera la pression sur les salaires et les conditions de travail, entraînera la suppression d'emplois et créera une nouvelle discrimination à l'encontre de la main-d'œuvre étrangère. C'est pour cela que les syndicats et les fédérations des employé-e-s lui opposent un NON unanime.</p><p>&nbsp;</p><p>L’initiative Ecopop est dangereuse pour tous les travailleurs et travailleuses de Suisse. Elle veut limiter l’immigration à 0,2&nbsp;% de la population résidante permanente, ce qui aura inévitablement pour effet que les employeurs recourront beaucoup plus à des résident-e-s de courte durée. Or, la situation juridique de ces derniers est moins bonne. Des employeurs sans scrupules pourront ainsi leur imposer plus facilement des salaires bas et des mauvaises conditions de travail. Tous les travailleurs et travailleuses en pâtiront. Leurs salaires et conditions de travail se retrouveront aussi sous pression. 
</p><p>Ecopop est aussi dangereuse pour les travailleurs et travailleuses parce qu’elle mettra en danger des emplois. En effet elle ferait tomber définitivement les Accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE). Or, sans relations structurées avec l’UE, les entreprises suisses seraient massivement désavantagées par rapport à leurs concurrents européens. Par conséquent, leurs produits renchériraient. Délocalisations à l’étranger, programmes de baisse des coûts et, ainsi, emplois supprimés en seraient les effets. 
</p><p>Ecopop est également inhumaine. Elle fera des migrant-e-s des travailleurs et travailleuses de seconde classe, qui devraient vivre constamment dans la peur qu’avec leur emploi, ils ne perdent aussi leur droit de séjourner en Suisse. Ils seraient donc encore plus exposés à la pression des employeurs. C’est aussi témoigner d’une courte vue que de faire de la main-d’œuvre étrangère le bouc émissaire de problèmes que nous avons créés nous-mêmes. Car, sans elle, nos assurances sociales seraient en difficulté et des branches importantes (construction, santé, soins à la personne) ne fonctionneraient plus guère. 
</p><p>Pour ces raisons, toutes les grandes organisations de salarié-e-s se sont regroupées pour combattre l’initiative Ecopop dans une campagne qu’elles financent en commun. À travers une action qui s’est déroulée sur la Place fédérale ce mardi, les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse et leurs fédérations membres, ainsi que les associations d’enseignant-e-s de Suisse romande et alémanique (SER et LCH), l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) et la Société suisse des employés de commerce (SEC Suisse) de même qu’Employés Suisse ont montré qu’ils luttent côte à côte pour un NON à l’initiative Ecopop le 30 novembre prochain. 
</p><h5>Allocutions </h5><p>&nbsp;</p><ul><li>&lt;media contribution vania cp&gt;Vania Alleva, vice-présidente de l'USS&lt;/media&gt; et coprésidente d'Unia</li><li>&lt;media contrib kurt regotz ecopop&gt;Kurt Regotz, président de Syna&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media non a ecopop lch-ser&gt;Beat Zemp, président de LCH&lt;/media&gt; et de la Conférence d'Ebenrain (regroupement des organisations de travailleurs et travailleuses)</li></ul><h5>Pour télécharger</h5><p>Les photos de l'action sont disponibles sur le <a href="https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157648695955576/" class="external-link-new-window">compte flickr de l'USS</a>.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2019</guid><pubDate>Fri, 10 Oct 2014 14:17:00 +0200</pubDate><title>1er novembre : manifestation contre Ecopop et pour une Suisse solidaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-novembre-manifestation-contre-ecopop-et-pour-une-suisse-solidaire</link><description>Les syndicats et les fédérations d’employé(e)s contre Ecopop</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ecopop est un poison pour la Suisse. Ecopop est surtout un poison pour un monde du travail équitable dans notre pays. Ecopop est un remède de cheval et se rèvèle… aveugle. Car lui dire «&nbsp;oui&nbsp;» signifierait que les patrons pourraient engager plus de résident(e)s de courte durée et de frontalières et frontaliers à des conditions les plus précaires. Conséquence&nbsp;: la pression sur les salaires et les conditions de travail s’accentuerait encore plus. Et les Accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) tomberaient définitivement. Or la Suisse a besoin de relations structurées avec l’UE.
</p><p> Les syndicats et les fédérations d’employé(e)s rejettent la logique aveugle et destructrice d’Ecopop. Ils veulent une meilleure protection au travail, pas son démantèlement. Et ils défendent publiquement l’égalité des droits pour tout le monde. C’est pour cela qu’ils combattent Ecopop et appellent la population à participer à la 
</p><p>&lt;media flyer demo&gt;&lt;b&gt;manifestation pour une Suisse solidaire&lt;/b&gt;&lt;/media&gt;
</p><p><b>le samedi 1er novembre 2014 sur la Place fédérale à Berne.</b></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2018</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2014 10:46:00 +0200</pubDate><title>Nouveau droit de la prescription, fonds d’indemnisation et meilleure prévention</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nouveau-droit-de-la-prescription-fonds-d-indemnisation-et-meilleure-prevention</link><description>Il faut enfin aborder globalement la catastrophe de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les conséquences de la catastrophe de l’amiante ne sont pas maîtrisées en Suisse non plus. Ces prochaines années, les cas de maladies liées à cette substance vont se multiplier. Pour répondre comme il se doit à cette catastrophe, les délais de prescription doivent être prolongés, un fonds d’indemnisation doit être créé à l’intention des victimes de l’amiante qui n’ont guère pu faire valoir leurs droits à ce jour et la prévention doit être renforcée.</p><p>L’amiante a longtemps été considérée comme une substance des plus intéressantes et employée en grandes quantités à partir de 1930 environ dans l’industrie et la construction. Ses effets néfastes sur la santé et mortels ont été rapidement connus. Mais il a fallu que l’Union syndicale suisse (USS) lance une grande campagne dans les années 1980 pour qu’elle soit totalement interdite, une interdiction entrée en vigueur en 1990 avec une période transitoire jusqu’en 1994. Cela a certes eu lieu après les pays scandinaves, mais plusieurs années avant la plupart des autres pays. Depuis 2005, l’amiante est interdite dans l’Union européenne.
</p><p>Les conséquences de la catastrophe de l’amiante sont cependant tout sauf maîtrisées en Suisse. Au contraire. Cela s’explique, d’une part, par le long temps de latence, de 20 à 50 ans, qui précède l’apparition de la maladie. Les études existantes estiment que le nombre de personnes touchées augmentera sans doute pendant les années à venir, le pic devant être atteint entre 2014 et 2030. D’autre part, les bâtiments construits avant 1990 entrent maintenant dans une phase d’assainissement et de rénovation. On estime que 85&nbsp;% des bâtiments construits avant l’interdiction de l’amiante en contiennent. À elle seule, cette réalité montre déjà à quel point il est nécessaire d’agir ici. Pendant les 25 dernières années, les choses ont certes un peu évolué. Pensons avant tout à la couverture des maladies professionnelles par l’assurance-accidents et au développement de la prévention réalisé par la SUVA. Mais il est encore d’autres questions et tâches importantes qui restent sans solution. 
</p><p>C’est parce qu’il faut donner une bonne fois une réponse globale à la catastrophe de l’amiante que l’USS demande au Conseil fédéral d’inviter les principaux acteurs à une table ronde. Parallèlement, elle a aussi thématisé dans une requête adressée à ce dernier, aux gouvernements cantonaux et à la SUVA, les principales questions à résoudre. 
</p><p>C’est tout d’abord le problème de la prescription qui n’a pas été résolu. Que les atteintes à la santé causées par l’amiante soient prescrites avant la survenance de la maladie est une injustice criante. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) n’est pas la seule à avoir constaté, dans un nouvel arrêt du 11 mars dernier, que le droit suisse de la prescription, à savoir la jurisprudence du Tribunal fédéral, viole les droits humains. Le Conseil fédéral a aussi reconnu dans son message sur le nouveau droit de la prescription la nécessité d’agir à ce chapitre. Malheureusement, la prolongation à 30 ans du délai de prescription qu’il propose, et que le Conseil national a ramené à 20 ans, n’est de loin pas suffisante, vu le temps de latence, pour résoudre le problème des dommages différés. Et ce projet sera encore moins apte à résoudre ces questions si la nouvelle réglementation ne s’applique qu’aux personnes dont les droits ne seront pas encore prescrits (selon l’ancienne solution) au moment de son entrée en vigueur. Elle ne serait ainsi d’aucun secours pour les personnes victimes avant 2004 de l’amiante. Ce n’est donc pas là une solution humaine et conforme aux droits humains.
</p><p>Il serait et est juste de faire courir de manière générale les délais de prescription seulement à partir du moment où la maladie apparaît. La nouvelle réglementation doit aussi s’appliquer à tous les cas, indépendamment du moment où l’effet néfaste pour la santé se manifeste. Ce sont là des revendications élémentaires et aisément compréhensibles auxquelles quiconque veut enfin rendre justice aux victimes de l’amiante ne peut que souscrire.
</p><p>Dans la mesure où le Parlement craint d’appliquer sans autre la nouvelle réglementation en matière de prescription à tous les préjudices à la personne, la limiter aux maladies liées à l’amiante pourrait constituer un compromis. Que la conseillère fédérale Sommaruga ait, pendant les débats du Conseil national, montré une certaine ouverture à cette nouvelle approche pas encore discutée montre qu’avec un minimum de bonne volonté, on est plus proche que beaucoup ne le pensent d’une solution concrète à un problème concret, soit la grave problématique de l’amiante. Il n’est pas acceptable que des victimes de l’amiante et leurs proches continuent à être dépouillés de leurs droits même après l’entrée en vigueur de la révision. 
</p><p>Remarquons au passage que le Tribunal fédéral aurait pu, en interprétant de manière raisonnable et conforme à la CEDH, les règles actuelles de la prescription, garantir que des créances pas encore formulées (faute de maladie) ne puissent être prescrites. L’actuelle pratique juridique choquante n’a de toute façon pas été voulue par le législateur du Code des obligations il y a plus de 100 ans. 
</p><p>Mais au-delà, pour maîtriser la catastrophe de l’amiante, il faudrait s’attaquer à la création d’un fonds d’indemnisation destiné aux victimes déjà connues. Il s’agit ici avant tout des victimes qui ne sont pas soumises à la loi sur l’assurance-accidents, mais aussi de celles qui ne peuvent plus faire valoir de droits. Et ce serait en premier lieu à l’économie de l’alimenter. 
</p><p>Dans la perspective des futurs problèmes liés à l’utilisation de l’amiante, il faut aussi développer la prévention et sa mise en œuvre concrète. Étant donné les énormes quantités de cette substance utilisées dans la construction avant les années 1990, il faut, par analogie à la pratique en vigueur en Suisse romande, demander que les autorisations de construire ne soient délivrées que si une analyse concernant la présence d’amiante peut être produite. Si une harmonisation au plan national n’était pas possible en raison des cantons, la Confédération devrait alors intervenir. On ne peut de toute façon pas accepter qu’encore plus de personnes soient exposées aux fibres d’amiante dommageables pour la santé. La main-d’œuvre occupée à la destruction ou à la transformation de bâtiments ne fait pas partie des privilégiés et court des risques importants. Il y a donc d’autant plus de raisons de la protéger. 
</p><p>Enfin, les importantes tâches qui découlent, pour la SUVA, de la problématique de l’amiante ne peuvent pas être reportées unilatéralement sur les branches de l’artisanat, comme la menuiserie et la charpenterie. Ici aussi, il faut une compensation adéquate dans l’ensemble du collectif des assuré(e)s.
</p><p> La Suisse ne peut pas continuer à renvoyer à plus tard les problèmes engendrés par la catastrophe de l’amiante. Pour les résoudre, tous les acteurs doivent agir ensemble.
</p><hr>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2016</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2014 09:05:00 +0200</pubDate><title> A lui seul, le Programme de consolidation et de réexamen des tâches de la Confédération est suffisamment mauvais</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/a-lui-seul-le-programme-de-consolidation-et-de-reexamen-des-taches-de-la-confederation-est-suffisamment-mauvais</link><description>Le Conseil fédéral ne peut rien gagner de bon avec le CRT additionnel</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral serre toujours plus la vis. Moins de prestations, mais plus de cadeaux fiscaux. Telle semble être la solution. Toujours est-il qu’il s’oppose à un programme d’économies supplémentaires de 300 millions dans les frais de personnel.</p><p>L’an dernier, suite au renvoi du Programme de consolidation et de réexamen des tâches (CRT), le Conseil fédéral s’est vu conférer un mandat par la droite du Conseil national consistant à élaborer un nouveau programme d’austérité afin d’économiser 300 millions de francs dans le budget du personnel. Un mandat qu’il a exécuté à contrecœur. En septembre 2014, il a publié le message additionnel, qui prévoit trois variantes. Chacune d’elles entraînerait un démantèlement massif des prestations.et saperait littéralement l’Administration fédérale. Des contrôles à la douane et aux frontières devraient être supprimés, des ambassades et des représentations à l’étranger fermées. La Direction du développement et de la coopération devrait se retirer de certains programmes prioritaires d’aide au développement. Autres conséquences&nbsp;: moins de protection des consommateurs et consommatrices et de contrôles des produits chimiques par l’Office fédéral de la santé publique, moins de contrôles techniques par l’Office fédéral des routes, des coupes massives dans la formation et la recherche, le renoncement à des cautionnements et à des prêts destinés à l’encouragement à la construction de logements, ainsi que l’externalisation de domaines de tâches entiers et de commissions.
</p><h3>Le Conseil fédéral veut économiser 700 millions</h3><p>Le Conseil fédéral propose au Parlement de ne pas entrer en matière sur ce projet. Dans les faits, il n’existe effectivement aucun bon argument en faveur de ce programme d’austérité additionnel. Le Conseil fédéral propose déjà dans le cadre du budget 2015 d’économiser 700 millions de francs, ce qui aurait largement réalisé le but initial des économies du CRT. En outre, les perspectives financières évoquées dans le Plan financier 2016-2018 sont extrêmement bonnes jusqu’en 2018. Jusqu’à cette date, on table chaque année sur un excédent supérieur, celui-ci devant se monter à 2,7 milliards de francs en 2018. Cela, avec une croissance économique prudemment estimée à 1,7&nbsp;%. 
</p><h3>Incompréhensible et irresponsable</h3><p>Que dans des conditions aussi favorables, on réduise des prestations de service public est incompréhensible et irresponsable. En effet, étant donné l’évolution démographique, la mobilité croissante, les relations imprévisibles avec l’Union européenne (UE) et les dangers qui menacent l’environnement, des efforts importants sont nécessaires pour maintenir au niveau actuel le service universel destiné à toute la population. La baisse supplémentaire de 300 millions de francs du budget du personnel toucherait précisément les domaines où l’évolution politique n’est pas prévisible&nbsp;: une multiplication des demandes d’asile nécessite plus de ressources à l’Office fédéral des migrations, le fait que les relations avec l’UE ne soient pas clarifiées a des effets sur la dotation en personnel dans la formation et la recherche, ainsi que pour le Département fédéral des affaires étrangères, la douane et la surveillance des frontières. Et les cantons se verraient par conséquent confier beaucoup plus de tâches dont ils ne seraient pas en mesure de venir à bout.
</p><h3>Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre</h3><p> Dans son message additionnel au CRT, le Conseil fédéral ne répond que de manière sommaire au deuxième mandat accompagnant la proposition de renvoi, que les élu(e)s de gauche ont fait passer, à savoir de montrer comment on peut améliorer les recettes de la Confédération. Sur cette question, le gouvernement ne veut rien entendre&nbsp;: selon lui, un scénario centré sur les recettes ne serait pas une solution de rechange au premier programme d’austérité CRT présenté. C’est pourquoi il a en effet largement inséré en conséquence ce CRT initial dans le projet de budget 2015. Qu’il maintienne son idée de vouloir financer des avantages fiscaux en démantelant des prestations de l’Administration fédérale est on ne peut plus problématique. Le prix pour ce faire serait payé par la population. Mais les petites et moyennes entreprises seraient, elles aussi, sensiblement touchées par un tel démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2017</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2014 14:32:00 +0200</pubDate><title>L’ouverture du marché de l’électricité met la sécurité de l’approvisionnement  en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-ouverture-du-marche-de-l-electricite-met-la-securite-de-l-approvisionnement-en-danger</link><description>Arrêté fédéral sur l’ouverture du marché de l’électricité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral de renoncer à l’ouverture totale du marché de l’électricité. Elle ne voit pour l’heure aucune raison d’aller au-delà de l’ouverture partielle en vigueur. </p><p>D’un point de vue économique, un approvisionnement fiable en électricité est d’une importance capitale. À cet effet, les entreprises ont besoin de stabilité ainsi que de pouvoir planifier leurs activités. Une libéralisation intégrale aggraverait la crise dans laquelle se trouve le secteur de l’électricité. Vu la persistance de prix du marché bas, elle représente une aventure dangereuse et irresponsable. En outre, elle n’est en rien avantageuse pour les petits clients.
</p><p>Lors de l’ouverture partielle de ce marché, les syndicats se sont montrés conciliants pour trouver une solution pragmatique. Le seuil fixé pour l’accès au marché, une consommation supérieure à 100 MWh, est bas. Ainsi, toutes les entreprises dont les coûts d’électricité sont importants peuvent, aujourd’hui déjà, profiter de prix de l’électricité bas. Et les petites entreprises ainsi que les ménages profitent d’un approvisionnement de base garanti, à des prix modérés et de grande qualité. L’ouverture intégrale du marché ne les avantagerait pas, car les taxes augmenteraient si le marché était ouvert, comme le montre le débat en cours sur les contributions d’investissement des pouvoirs publics pour les aménagements hydroélectriques. Ce sont les clients finaux qui paient avec le prix de l’électricité ces contributions d’encouragement.
</p><p>À cause des bas prix de production, le secteur de l’électricité se trouve en pleine crise. Les grandes entreprises ne cessent de supprimer des emplois et les services industriels, restés à ce jour stables, n’ont plus guère non plus de marge de manœuvre pour investir. L’ouverture totale du marché de l’électricité rendrait plus difficile la planification des entreprises et il n’y aurait plus d’investissements. Cela met en danger la transition énergétique. En effet, pour que celle-ci ait lieu, sécurité de l’approvisionnement, stabilité du réseau et capacités planifiables sont nécessaires. Il est en outre urgent de former en conséquence le personnel. De fait, seule une main-d’œuvre qualifiée bien formée pourra garantir demain la stabilisation toujours plus complexe du réseau et des conseils en énergie sur place. C’est pour cela que l’USS s’engage en faveur d’une CCT pour cette branche. 
</p><p> L’ouverture totale du marché de l’électricité déstabiliserait encore plus ce secteur&nbsp;: des emplois devraient continuer à disparaître et les importations de courant bon marché augmenteraient. Il est économiquement irresponsable d’accepter une telle évolution dans le but de fournir, via la libéralisation totale du marché suisse de l’électricité, une prestation anticipée en vue d’un accord avec l’Union européenne sur l’électricité. D’autant plus que le contenu de ce dernier n’est pas connu. Or, s’il était prévu d’y subdiviser les entreprises électriques intégrées en divers secteurs, cela toucherait le cœur même de services industriels économiquement stables et innovateurs.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS, 079 744 93 90</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 031 377 01 06 oder 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2015</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2014 14:10:00 +0200</pubDate><title>Pour la démocratie et les droits fondamentaux en Chine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-la-democratie-et-les-droits-fondamentaux-en-chine</link><description>L&#039;USS demande à la Confédération d&#039;agir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À Hong Kong, des étudiant(e)s, des syndicalistes et des partis démocratiques luttent actuellement pour l’introduction d’une vraie démocratie et le respect des droits fondamentaux politiques et autres. La confédération des syndicats de Hong Kong a aussi appelé à la grève. L’Union syndicale suisse (USS) soutient le mouvement chinois pour la démocratie et demande à la Confédération d’agir.</p><p>Depuis des décennies, la Chine connaît régulièrement des mouvements pour les droits démocratiques. Certes, depuis le massacre de la place Tiananmen, c’est-à-dire depuis la répression du mouvement démocratique sur la place de la Paix Céleste en 1989 à Péking, les dirigeants communistes chinois font brutalement taire toute opinion divergente. Mais des mouvements politiques pour la démocratie et les droits fondamentaux ne cessent pas pour autant de voir le jour. Souvent, ceux qui revendiquent plus de démocratie, la participation ainsi que le respect des droits fondamentaux et du travail sont des travailleurs et travailleuses exploités ou des étudiant(e)s. 
</p><h3>Lutte des syndicats à Hong Kong</h3><p>Or, ce que l’on a pu observer ces derniers mois à Hong Kong va plus loin que ces combats pour la participation démocratique qui renaissent à intervalles réguliers, mais ne durent, pour la plupart, pas longtemps. Dans l’ancienne colonie britannique, travailleurs, travailleuses et étudiant(e)s ainsi que représentant(e)s des partis démocratiques manifestent ensemble, et de manière coordonnée, pour que l’élection du gouvernement régional en 2017 se fasse librement. Ils ne veulent en effet pas de la farce électorale imposée par le régime de Péking, avec des candidat(e)s triés sur le volet dont le peuple ne pourrait qu’entériner l’«&nbsp;élection&nbsp;». 
</p><p>En tête du mouvement pour la démocratie, aux côtés des étudiant(e)s, on trouve d’abord la confédération des syndicats de Hong Kong (Hong Kong Confederation of Trade Unions), présidée par Lee Cheuk-Yan. Celui-ci a déjà organisé des grèves pour soutenir les manifestant(e)s.
</p><h3>L’USS demande à la Confédération d’agir </h3><p>La Suisse ne peut pas assister passivement à ce combat pour plus de démocratie et les droits fondamentaux, dans lequel des milliers de travailleurs, de travailleuses et d’étudiant(e)s s’engagent au risque de leur vie. 
</p><p>Notre pays a, tant avec Hong Kong qu’avec la République populaire de Chine, conclu des accords de libre-échange. En particulier, celui signé avec Hong Kong contient un catalogue étoffé de droits fondamentaux et prévoit que l’observation de standards sociaux est une condition préalable au libre-échange. Ainsi, il y est demandé aux deux États signataires que leurs systèmes économiques et sociaux soient en conformité avec la démocratie, l’État de droit, les droits humains et les libertés fondamentales politiques et relevant du droit du travail. En outre, Hong Kong est notamment tenue de respecter les conventions y relatives de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et de l’ONU. 
</p><p>La Confédération doit s’engager dans les forums prévus afin d’assurer la mise en œuvre de l’accord de libre-échange pour que les Hongkongais(es) et, donc aussi les autorités continentales chinoises, respectent les obligations de droit international qu’elles ont contractées en signant cet accord. En effet, il est clair, dans une perspective suisse, qu’il ne peut y avoir de libre-échange globalisé sans respect des libertés fondamentales et des normes sociales et démocratiques. À cet effet, l’USS a fait parvenir deux requêtes en ce sens à la secrétaire d’État Ineichen-Fleisch (SECO) et au secrétaire d’État Yves Rossier (Département fédéral des affaires étrangères). 
</p><h3>Le congrès de l’USS abordera le thème de la Chine</h3><p> Le thème de la Chine est d’actualité pour l’USS. Lors de son congrès d’octobre 2014, le journaliste et syndicaliste chinois Dongfang Han de Hong Kong présentera les conflits du travail et les stratégies du mouvement des travailleurs et travailleuses chinois. Cette intervention sera l’occasion de débattre de manière approfondie du mouvement syndical et pour la démocratie, très dynamique, de ce pays. L’USS mettra à profit dans les institutions les plus diverses les connaissances ainsi acquises, afin de soutenir les collègues chinois dans leur lutte pour des conditions de travail humaines, les droits fondamentaux et la démocratie&nbsp;; cela, par exemple dans le cadre de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de l’OIT.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2014</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2014 10:46:00 +0200</pubDate><title>Deuxième langue pendant la formation professionnelle : un pas en avant</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/deuxieme-langue-pendant-la-formation-professionnelle-un-pas-en-avant</link><description>Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation a réagi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP), qui forme notamment le personnel enseignant des écoles professionnelles, promeut désormais aussi l’enseignement d’une deuxième langue («&nbsp;enseignement bilingue&nbsp;») dans ces dernières. Cette nouvelle tâche lui a été confiée par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation, le SEFRI. L’enseignement d’une deuxième langue est recommandé comme l’une des quatre orientations destinées à combler une lacune dans la formation professionnelle.</p><p>La Confédération a désormais réagi au résultat d’une étude qui avait constaté un manque clair de mobilité et de promotion des langues étrangères dans la formation professionnelle. C’est réjouissant et porteur d’avenir. En effet, les contacts d’une région linguistique à une autre sont devenus quasiment quotidiens dans le monde du travail, la formation et la vie privée. L’aptitude à aborder de manière adéquate des textes imprimés ou en ligne rédigés dans une langue étrangère fait partie aujourd’hui des compétences de base dans presque toutes les professions. La lacune «&nbsp;langue étrangère&nbsp;» dans la formation professionnelle est en effet aussi une raison importante pour laquelle nombre de jeune préfèrent le volet scolaire de l’apprentissage dual.
</p><p>Dans les News de mai 2014 du SEFRI, on peut de fait lire que «&nbsp;L’internationalisation du monde du travail et de la formation gagne toujours plus en importance et place la formation professionnelle devant de nouveaux défis. Il paraît donc essentiel de mettre l’accent sur l’enseignement bilingue afin d’encourager les apprentis à améliorer leurs connaissance des langues étrangères dans le but de répondre aux besoins du marché. Le SEFRI soutient l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP) dans le développement des structures nécessaires.&nbsp;»
</p><h3>La «&nbsp;Plate-forme 2e langue&nbsp;» passe à l’IFFP</h3><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée depuis longtemps pour «&nbsp;au moins une deuxième langue pendant l’apprentissage&nbsp;». En 2008, elle a lancé à cet effet la «&nbsp;Plate-forme 2e langue&nbsp;». Cette plate-forme internet&nbsp;: «&nbsp;www.2langues.ch/www.2sprachen.ch&nbsp;», qui a bénéficié à son départ d’une aide de la Confédération, a été la première à documenter au plan national le thème des langues étrangères dans la formation professionnelle et a publié à intervalles réguliers des «&nbsp;news&nbsp;» à ce sujet&nbsp;; cela dans une présentation simple, mais continûment et de manière aussi complète que possible. Ces éléments seront désormais repris progressivement par l’IFFP et utilisés par la nouvelle instance responsable du bilinguisme pendant la formation professionnelle 
</p><p>Que l’enseignement bilingue soit passé au premier plan de cette plate-forme est dû au fait qu’ici – contrairement à ce qui est le cas avec l’enseignement des langues étrangères –, l’innovation et le progrès sont devenus le plus visibles. Preuve en soit le succès rencontré par l’«&nbsp;enseignement par immersion&nbsp;». Toutefois, les syndicats n’entendent pas favoriser une seule voie. Étant donné la diversité des filières de formation professionnelle, il s’agit d’intégrer en général au moins une seconde langue (nationale ou l’anglais) à l’école et/ou dans l’entreprise. Pour les écoles professionnelles, il s’agira par exemple une branche de langue étrangère qui sera obligatoire et/ou d’un enseignement bilingue et/ou de séjours ou d’échanges linguistiques. Plus la promotion d’une langue étrangère sera intensive et diversifiée, mieux cela sera. La situation actuelle selon laquelle quatre apprenti(e)s sur cinq accomplissent leur formation en une seule langue n’est de toute façon pas adaptée aux défis du futur et ne constitue pas un titre de gloire pour notre formation professionnelle..
</p><p>&nbsp;</p><p>Willy Nabholz est responsable de projet de la «&nbsp;Plate-forme 2e langue&nbsp;» et membre de la commission pour la politique de la formation de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2013</guid><pubDate>Tue, 07 Oct 2014 10:05:00 +0200</pubDate><title>Des délais de prescription adaptés aux victimes et une table ronde pour  résoudre les problèmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-delais-de-prescription-adaptes-aux-victimes-et-une-table-ronde-pour-resoudre-les-problemes</link><description>Aborder globalement la catastrophe de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse non plus, la catastrophe de l’amiante n’a de loin pas encore été surmontée. Parce qu’il s’agit d’y répondre une fois pour toutes de manière globale, l’Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral d’inviter les principaux acteurs à une table ronde.</p><p>Le législateur doit d’abord adapter les actuels délais de prescriptions bien trop rigides de 10 ans. Car les maladies liées à l’amiante ne se manifestent souvent que 40 ans après l’exposition à cette substance. «&nbsp;Que les atteintes à la santé causées par l’amiante soient prescrites avant la survenance de la maladie est une injustice criante&nbsp;», a déclaré à la presse Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Malgré la critique claire émise par la Cour européenne des droits de l’homme, les politiques font obstruction à des délais de prescription adaptés aux victimes de l’amiante. Et de préciser que «&nbsp;la prolongation à 30 ans du délai de prescription qu’il [le Conseil fédéral] propose, et que le Conseil national a ramené à 20 ans, n’est de loin pas suffisante, vu le temps de latence, pour résoudre le problème des dommages différés.&nbsp;» Ce qui serait juste ici, c’est de «&nbsp;faire courir de manière générale les délais de prescription seulement à partir du moment où la maladie apparaît.&nbsp;» Une telle réglementation pourrait, le cas échéant, se limiter aux maladies liées à l’amiante. 
</p><p>Mais les décideurs politiques doivent aussi trouver des solutions humaines et conformes aux droits humains pour les personnes qui sont déjà victimes de l’amiante. Ici, l’USS demande la création d’un fonds d’indemnisation. Selon Luca Cirigliano, secrétaire central en charge de ces questions à l’USS, «&nbsp;Par l’attribution de réparations ou de dommages et intérêts, ce fonds introduira de la justice pour les cas déjà prescrits.&nbsp;» Ce fonds rendrait en effet avant tout justice aussi aux victimes de l’amiante dont les droits sont déjà prescrits. Son financement reviendrait avant tout aux entreprises qui ont produit ou vendu de l’amiante. 
</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et coprésidente d’Unia a demandé que les mesures de prévention dans ce domaine soient poursuivies et renforcées. En effet, «&nbsp;en raison des grandes quantités d'amiante utilisées dans la construction avant l'interdiction de cette matière (1989), de nombreux travailleuses et travailleurs, notamment dans la branche du second-œuvre, seront encore confrontés des années durant à un risque d'exposition non négligeable quand ils effectuent des travaux de démolition, de transformation et de rénovation&nbsp;: l'amiante est en effet une bombe à retardement&nbsp;!&nbsp;». De plus, d’importants efforts sont nécessaires ici dans plusieurs cantons (permis de construire seulement après analyse de la présence d’amiante, pratique en matière de gestion des déchets). Vania Alleva a également demandé une répartition plus équitable des risques entre les branches et un engagement plus soutenu de la Suisse au plan international.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</li><li> Vania Alleva, Vice-présidente de l'USS, coprésidente d'Unia, <br>079 620 11 14</li></ul><p>&nbsp;</p><h5>interventions</h5><ul><li>&lt;media&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Vania Alleva, vice-présidente de l'USS, coprésidente d'Unia&lt;/media&gt;</li></ul><h5>documents</h5><ul><li>&lt;media&gt;Requête de l'USS à l'intention du Conseil fédéral (en allemand)<br>&lt;/media&gt;</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2008</guid><pubDate>Wed, 01 Oct 2014 09:57:00 +0200</pubDate><title>L’AVS a un rapport qualité/prix imbattable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-a-un-rapport-qualite-prix-imbattable</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Le rapport qualité/prix de l'AVS est incontestablement bon : la grande majorité de la population en Suisse reçoit pour chaque franc versé à l'AVS nettement plus d'argent que si cette même somme avait été épargnée sur un compte de prévoyance privée. C'est ce que montrent les calculs des modèles effectués par l'Union syndicale suisse.</h3><p>Le verdict des chiffres est clair : un couple (elle : vendeuse à temps partiel, lui : ouvrier dans la construction à plein temps) avec deux enfants et un dernier salaire assuré de 7400 francs aurait droit à une rente AVS mensuelle de 3150 francs pour l'année de référence 2013. Le couple aurait pour cela versé durant toute la vie active 305'500 francs de cotisations AVS. Si le même duo avait dû épargner pour se constituer une rente identique, la facture aurait été bien plus lourde : un troisième pilier leur aurait coûté en tout 655'700 francs. Au lieu de seulement 10,3 %, ces deux personnes auraient dû mettre de côté 22,5 % de leur salaire pour leur prévoyance vieillesse.
</p><p>Ce rapport qualité/prix bien meilleur de l'AVS repose sur un modèle de financement génial. Outre une forte solidarité entre les hauts et les bas revenus ainsi que la prise en compte du travail familial non payé dans le calcul de la rente, ce modèle compte encore d'autres atouts comme une administration affutée, une grande indépendance à l'égard de la recherche du profit des prestataires privés et un financement par répartition. Si l'AVS fait bonne figure, c'est aussi le résultat des mauvaises conditions offertes par les prestataires de solutions privées de prévoyance. Car les banques et les assurances doivent réaliser des profits pour leurs actionnaires; les assuré(e)s passent donc à la caisse en versant des primes élevées. A ce niveau, les solutions de prévoyance avancées par les sociétés d'assurance sur la vie sont bien pires que celles des caisses de pensions autonomes.
</p><p>L'AVS ne dispose pas seulement d'un rapport qualité/prix unique sous l'angle individuel, mais aussi en tant que système de prévoyance. Son financement est stable. Bien que l'espérance de vie ait fortement augmenté et que le nombre des rentiers et rentières ait plus que doublé depuis 1975, les cotisations salariales sont restées inchangées [4,2 % pour le ou la salarié(e), autant pour l'employeur]. Une seule fois seulement, il a fallu un pour cent supplémentaire de TVA pour l'AVS.
</p><p>L'analyse de l'USS montre clairement que dans la couverture de risques sociaux élémentaires, comme l'âge par exemple, les assurances sociales surclassent largement les assurances privées. Dans la perspective de la discussion qui se prépare autour de la " Prévoyance vieillesse 2020 ", le parlement et le Conseil fédéral doivent prendre en compte cette suprématie économique et sociale de l'AVS, assurance populaire. Au lieu de l'affaiblir - comme il est proposé de le faire -, il faut renforcer l'AVS. Les rentes de l'AVS doivent être adaptées à l'évolution économique, comme le demande l'initiative populaire AVSplus.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><h5>Allocutions</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/photos/illustrativ/steuern-zahlen/quotefiscaleVSgov-effectivenessFR.png" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Paul Rechsteiner, président de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/campagnes/SGB-Argumentarium_Klimafonds-Initiative.pdf" class="download">Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/logos/verbaende/movendo_logo_solo_4c.svg" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Giorgio Tuti, président SEV, vice-président de l'USS</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/kampagnen/Klimafonds-8Maerz.png" target="_blank" class="download" rel="noreferrer">Aldo Ferrari, membre du comité directeur d'Unia</a></li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/docs/campagnes/USS-Argumentaire_Fonds_Climat.pdf" class="download">Chiffres</a></li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/redaktion/blogs/lampart/ppp_maschinen_geraete.png" class="download">Éclairage</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2007</guid><pubDate>Mon, 29 Sep 2014 10:42:00 +0200</pubDate><title>Dossier 105: Evolution des effectifs des syndicats en 2013</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-105-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2013</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2013, la Suisse comptait 746&nbsp;126 personnes syndiquées, soit un taux de syndicalisation de 20&nbsp;%, en légère baisse, alors que les effectifs syndicaux avaient augmenté par rapport à 2012&nbsp;; cela, alors que le nombre de personnes syndiquées a augmenté en chiffres absolus.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2005</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2014 14:01:00 +0200</pubDate><title>Alléger la charge des ménages en développant les réductions des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/alleger-la-charge-des-menages-en-developpant-les-reductions-des-primes</link><description>Votations fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue du rejet de la caisse maladie publique. On a ainsi manqué une occasion de mettre un terme aux coûts de publicité et de marketing inutiles dans l’assurance-maladie, ainsi qu’à la chasse absurde aux «&nbsp;bons risques&nbsp;».</p><p>Par le passé, les primes des caisses maladie ont augmenté plus fortement que les revenus. La charge supportée par les ménages s’est par conséquent alourdie. Ce sont précisément les personnes à moyens revenus qui sont touchés, d’autant plus que, ces dernières années, nombre de cantons ont commencé à réduire, dans le cadre de programmes d’austérité, les fonds destinés aux réductions des primes. L’USS veut renverser cette tendance et demande que le système des réductions des primes soit nettement développé. 
</p><p>L’USS se réjouit du rejet de l’initiative de GastroSuisse sur la TVA. Il permet d’éviter le renchérissement de produits alimentaires, de même que le risque de pertes fiscales.
</p><p> L’USS est également satisfaite de la décision des citoyen(ne)s schwytzois de corriger l’actuelle politique fiscale de leur canton et de faire passer un peu plus à la caisse les hauts revenus et les grandes fortunes. Ils ont ainsi clairement dit non aux tenants d’une ligne dure en matière fiscale, qui voulaient renoncer à des prélèvements raisonnables dans la substance fiscale uniquement pour réclamer ensuite avec d’autant plus d’insistance une baisse des contributions de ce canton à la péréquation financière nationale.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,<br>079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2000</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2014 10:52:00 +0200</pubDate><title>Les commentaires de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-commentaires-de-l-uss</link><description>Session parlementaire d’automne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La session parlementaire est presque terminée. Ci-après, nos brefs commentaires sur les principaux objets<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/140925_Ackermann_Session.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p><h3>Poursuite des aides financières de la Confédération à l’accueil extrafamilial des enfants</h3><p>À des majorités confortables, les deux Chambres ont accepté de prolonger de quatre ans les incitations financières de la Confédération destinées aux structures d’accueil extrafamilial des enfants. Le Parlement a pris une bonne décision en faveur de la conciliation famille-profession. Manifestement, une majorité des élu(e)s a désormais pris conscience du rôle essentiel joué par des bonnes structures d’accueil des enfants dans la conciliation entre famille et profession. Et aussi qu’il faudra encore redoubler d’efforts en la matière.
</p><h3>Protection contre les lanceurs d’alertes ou protection des lanceurs d’alertes </h3><p>Le Conseil des États a adopté par 22 voix contre 13 une révision du Code des obligations concernant la «&nbsp;Protection en cas de signalement d’irrégularités par le travailleur&nbsp;». Il s’agit là de la problématique des lanceurs d’alertes, c’est-à-dire des personnes qui dénoncent publiquement des irrégularités constatées dans leur entreprise. Les propositions faites protègent cependant peu les lanceurs d’alertes contre des sanctions, mais plutôt les entreprises contre ces derniers. Le président de l’USS, Paul Rechsteiner a donc proposé le retrait de ce projet qui est bien trop bureaucratique et place les intérêts patronaux en matière de pratique du secret au centre même de la protection. Concrètement, selon le Conseil fédéral, le signalement d’une irrégularité (par un lanceur d’alerte) «&nbsp;ne serait admis que s’il est d’abord adressé à l’employeur, puis à l’autorité et, en dernier ressort, au public.&nbsp;» Le Conseil fédéral n’entend pas améliorer la protection contre le licenciement suite au lancement d’une alerte, du moins pas dans un premier temps. Cette logique bancale s’est imposée au Conseil des États. Ce projet hyperbureaucratique n’apporterait rien aux personnes concernées, mais détériorerait la situation juridique, a critiqué Paul Rechsteiner. Le Conseil national va devoir corriger le tir.
</p><h3>Conférence nationale sur le thème des travailleurs et travailleuses âgés</h3><p>Le Conseil des États a accepté un postulat de Paul Rechsteiner demandant au Conseil fédéral de créer une conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés. Une telle conférence devrait s’orienter sur le modèle des conférences sur les places d’apprentissage. Grâce à la forte mobilisation des partenaires sociaux et des cantons, celles-ci ont permis de surpasser plutôt rapidement la profonde crise traversée par les apprentissages pendant les années 1990 et au début du millénaire. D’abord, le gouvernement s’est dit opposé à cette idée, mais lors de la discussion en plénum, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a déclaré renoncer à cette opposition, parce que les partenaires sociaux s’étaient mis d’accord sur une telle procédure. Affaire à suivre, donc.
</p><h3>Offensive contre les CCT repoussée</h3><p>Le Conseil national a repoussé une attaque culottée dirigée contre les conventions collectives de travail (CCT). L’UDC zougois Thomas Aeschi voulait relever de 50 à 75&nbsp;% la&nbsp; part de salarié(e)s soumis à CCT, soit le quorum à remplir pour étendre celle-ci. Aujourd’hui, ce quorum est fixé à plus de 50&nbsp;% des salarié(e)s d’une branche. Ce durcissement aurait eu pour effet que la nette majorité des CCT actuellement étendues, c’est-à-dire s’appliquant à toutes les entreprises d’une branche, ne rempliraient plus les conditions d’une extension. Très franc, Thomas Aeschi justifiait son idée par le fait qu’aujourd’hui, la moitié environ des salarié(e)s sont déjà soumis à une CCT. Ce serait trop pour une économie forte et un marché du travail flexible, pense notre licencié en sciences économiques certes convaincu, mais guère convaincant. Sans discussion, le Conseil national a jeté, par 135 voix contre 46 ce projet dans des oubliettes bien méritées. 
</p><h3>Initiative sur les bourses&nbsp;: un contre-projet toujours plus vide</h3><p>Le Conseil des États est resté ferme et n’a pas suivi le National. Ce dernier voulait faire figurer dans la nouvelle loi sur les bourses des minimums à respecter par les cantons souhaitant une aide de la Confédération. Cela aurait contraint certains cantons pingres à relever un peu leurs normes. Mais c’était encore trop d’harmonisation pour la Chambre des cantons. La socialiste bâloise Anita Fetz a ainsi pu constater à juste titre que le contre-projet à l’initiative sur les bourses, la nouvelle loi, n’était plus qu’un mets insipide dans sa version du Conseil des États. Au tour maintenant du Conseil national de s’y coltiner. 
</p><h3>Partage du déficit entre les parents&nbsp;: le Parlement doit avancer une bonne fois&nbsp;!</h3><p>Le Conseil national a accepté une motion qui charge le Conseil fédéral de présenter une base constitutionnelle permettant d’introduire le partage du déficit entre les parents. Les groupes UDC et PRL s’y sont opposés. Le partage du déficit est la répartition entre les deux parents du montant qui, suite à un divorce ou une séparation, manque à un parent, souvent obligé de passer par l’aide sociale – la plupart du temps, la femme –, pour financer ses besoins d’entretien et ceux de l’enfant à sa charge. La révision en cours du droit en matière d’entretien de l’enfant ne reprend pas le partage de ce déficit en se justifiant surtout par l’absence de base constitutionnelle. Au Conseil fédéral de clarifier tout cela.
</p><h3>Les oublieux et les sourds</h3><p> Lors de l’heure des questions, la conseillère nationale socialiste Silva Semadeni voulait savoir ce que le Conseil fédéral pensait faire pour que l’arrêt du Tribunal fédéral dans l’affaire Outlet Landquart soit appliqué. Pour rappel, le Tribunal fédéral a déclaré illégale l’ouverture le dimanche de ce commerce, mais le canton des Grisons refuse d’appliquer cette décision. Le Conseil fédéral a répondu d’une manière lapidaire que l’application des arrêts de notre plus haute Cour était la tâche des autorités cantonales, ce que le SECO leur avait rappelé. Les oublieux de la région de vacances concernée (ici, on est relax du matin au soir&nbsp;; ici, on a le droit de tout oublier) sont en plus sourds. Et ils continuent à se goinfrer des fruits les plus symboliques de leur république&nbsp;: les bananes… 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/140925_Ackermann_Session.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Certains objets importants pour les syndicats vont encore être traités ces derniers jours de session. Nous les commenterons séparément.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1995</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2014 10:12:00 +0200</pubDate><title>La Suisse doit passer aux énergies renouvelables d’ici 2050</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-suisse-doit-passer-aux-energies-renouvelables-d-ici-2050</link><description>Sainte Doris, devenez la patronne du climat !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> En matière de politique du climat, il est minuit moins cinq. L'Alliance climatique, dont l'Union syndicale suisse (USS) fait partie, demande par conséquent au Conseil fédéral d'agir.</p><p>Le réchauffement climatique menace les bases de la vie sur l'ensemble de la planète. La fonte de nos glaciers montre déjà en miniature ce qui nous attend si le climat " bascule ". À son tour, cette fonte accélère le réchauffement dans les hautes Alpes, des espèces meurent et des biotopes disparaissent. Pour que ce processus ne se poursuive pas sans autre et pour que le climat ne soit pas entièrement bouleversé, il faut que la Suisse apporte aussi sa contribution. D'ici 2050, elle devra avoir entièrement basé son approvisionnement énergétique sur des ressources renouvelables. C'est ce que demande une pétition lancée par l'Alliance climatique à l'occasion du premier sommet sur le climat de l'ONU du 23 septembre 2014 à New York.
</p><p>L'Alliance climatique compte une soixantaine d'organisations, dont l'USS, actives dans le domaine de la protection de l'environnement, de l'aide au développement, de la politique, de la lutte syndicale et de la religion. Toutes, elles sont persuadées que, pour arriver à passer aux énergies renouvelables, la Suisse doit se fixer des objectifs contraignants en matière de climat. Pour l'heure en effet, notre pays a tout juste réussi à stabiliser son niveau d'émission de CO2 au niveau de 1990. La pétition demande maintenant que la Suisse passe sans délai aux actes et réduise de 60 % ses émissions de CO2 jusqu'en 2030.
</p><p>Mais la protection du climat ne s'arrête pas aux frontières. C'est pourquoi la pétition demande aussi que la Suisse soutienne financièrement les pays en développement qui ont peu contribué au réchauffement climatique, mais en souffrent particulièrement. Il s'agit ici de " justice climatique " dit Jürg Staudenmann, responsable Environnement &amp; Climat d'Alliance Sud : " Les riches pays industrialisés ont contribué de manière significative au changement climatique. Mais ce sont essentiellement les pays les plus pauvres qui en subissent les conséquences. " Avec ses grandes performances économiques et ses possibilités politiques, la Suisse a une responsabilité importante dans la lutte pour la préservation du climat.
</p><p>L'Alliance climatique encourage notre ministre de l'Environnement, Doris Leuthard, à devenir la patronne du climat. Pour Patrick Hofstetter, responsable Climat &amp; Énergie pour le WWF Suisse, " Doris Leuthard a l'étoffe pour devenir la patronne du climat. Elle a une position forte au sein du gouvernement, est appréciée de la population et pratiquement tous les dossiers concernant le climat sont sous sa responsabilité. " Vu les conséquences déjà visibles du réchauffement climatique, nous n'avons plus le droit de perdre du temps. En novembre déjà, le Conseil fédéral doit donner la première preuve concrète de son engagement, car il devra présenter en novembre ses objectifs en matière de politique climatique d'ici à 2030. On verra ensuite au plus tard en décembre, à l'occasion de la conclusion d'un accord mondial lors de la conférence de Paris, si le climat bénéficie de la protection d'une sainte patronne au sein du Conseil fédéral.
</p><h5>Plus d'informations </h5><ul><li><a href="http://www.klima-allianz.ch/fr/" class="external-link-new-window">Le site d'Alliance climatique</a></li><li><a href="http://www.klima-allianz.ch/fr/petitionstext-und-traegerorganisationen/" class="external-link-new-window">Soutenir la pétition</a></li></ul><h5>Pour télécharger</h5><ul><li>&lt;media klima-allianz medienmitteilung&gt;Communiqué d'Alliance climatique&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2001</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2014 11:13:00 +0200</pubDate><title>Tôt ou tard, tous y passeraient !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/tot-ou-tard-tous-y-passeraient</link><description>Ne dégradons pas plus encore la situation des migrant(e)s !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À l’enseigne de la «&nbsp;lutte contre les abus&nbsp;», le Conseil fédéral s’apprête à tailler dans les droits sociaux des travailleurs et travailleuses étrangers. Il veut lier plus étroitement leur permis de séjour à leur emploi. Ce qui accroîtrait leur dépendance à l’égard de leurs employeurs et accentuerait la pression non seulement sur leurs salaires et conditions de travail, mais sur ceux et celles de tous les autres salarié(e)s. L’Union syndicale suisse (USS) s’oppose énergiquement à ce projet.</p><p>Le Conseil fédéral a présenté toute une série de mesures destinées à combattre les abus concernant l’immigration qui passe par la libre circulation des personnes. Ainsi, les travailleurs et travailleuses étrangers qui viennent en Suisse avec un permis de courte durée perdraient immédiatement leur droit à séjourner dans notre pays s’ils tombaient au chômage malgré eux. Les titulaires d’un permis B auraient alors le droit de rester au maximum 6 mois supplémentaires. L’autorisation de séjour qui leur avait été accordée leur serait donc retirée sans qu’ils aient commis la moindre faute et indépendamment du fait que leur femme et leurs enfants vivent aussi en Suisse. Finalement, les ressortissant(e)s étrangers dont le permis de courte durée sera échu et qui auront exercé leur droit à chercher un emploi pendant six mois seraient exclus de l’aide sociale.
</p><p>Tous les travailleurs et travailleuses sont sur le même bateau
</p><p>Ces propositions vont dans la fausse direction. La main-d’œuvre étrangère a aussi le droit à la sécurité juridique et à la protection sociale. En outre, non seulement la situation des migrant(e)s, mais celle de l’ensemble des salarié(e)s de Suisse serait dégradée. Car, si un employeur peut faire pression sur son personnel étranger, tôt ou tard, ce seront tous les salaires et conditions de travail qui seront sous pression. L’absence de sécurité juridique en cas de perte de son emploi augmente le risque de voir les patrons accroître la pression sur leur main-d’œuvre étrangère. Les résident(e)s de courte durée dont le droit de séjourner en Suisse serait uniquement lié à leur contrat de travail dépendraient particulièrement de leurs employeurs. De fait, en perdant leur qualité de salarié(e)s au sens de l’Accord sur la libre circulation des personnes, ils perdraient aussi le droit à l’égalité de traitement avec la main-d’œuvre suisse ainsi que le droit à l’aide sociale. 
</p><p>Le problème&nbsp;? Des salaires trop bas
</p><p> Les cas d’«&nbsp;abus de l’aide sociale&nbsp;» dont il est régulièrement question publiquement sont complètement gonflés. Les personnes venues en Suisse dans le cadre de la libre circulation touchent nettement moins souvent l’aide sociale (0,9&nbsp;% en 2010) que les Suisses et Suissesses (1,8&nbsp;%). En outre, 60&nbsp;% des immigré(e)s de la libre circulation des personnes qui bénéficient de l’aide sociale exercent parallèlement une activité lucrative. Ils reçoivent l’aide sociale parce que leur activité professionnelle ne leur assure pas un revenu couvrant leurs besoins vitaux. Et cela, bien qu’il ne s’agisse habituellement pas d’emplois à temps partiel, car, pour obtenir une autorisation de séjour, le travail à temps partiel de faible ampleur ne suffit pas. Le problème est donc celui des salaires trop bas. Ce ne sont pas les «&nbsp;abus des immigré(e)s&nbsp;» qu’il faut combattre, mais ceux des employeurs. Il serait nécessaire de renforcer les mesures d’accompagnement et d’améliorer la protection des salaires. Les travailleurs et travailleuses ont besoin de plus de protection, pas de moins. Et indépendamment de leur nationalité.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1997</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2014 09:55:00 +0200</pubDate><title>Un signal tardif en faveur des femmes et des travailleurs âgés</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-signal-tardif-en-faveur-des-femmes-et-des-travailleurs-ages</link><description>Initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a annoncé vouloir prendre des mesures pour favoriser l’emploi des femmes et des travailleurs et travailleuses âgés dans le cadre de son initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié. L’USS salue cette volonté. Elle reste cependant sceptique sur l’efficacité réelle des mesures proposées.</p><h3><span>Une réaction bien tardive</span></h3><p>Il est regrettable que la question de l’intégration des femmes et des travailleurs âgés sur le marché du travail fasse seulement son apparition sur l’agenda politique au moment où les discussions à propos de l’introduction de contingents vont bon train. Les syndicats plaident en effet depuis longtemps en faveur de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, de même que pour des conditions de travail qui permettent aux travailleurs âgés de rester en emploi aussi longtemps que possible.
</p><p>Malheureusement, ces objectifs n’ont que rarement fait l’objet d’un consensus. La question de la conciliation entre famille et profession, par exemple, est restée jusqu’ici une question relevant essentiellement de la sphère privée. Même l’article constitutionnel sur la famille, combattu par l’UDC et les milieux conservateurs, n’a finalement pas passé le cap du vote populaire. Pourquoi&nbsp;? Parce que les même qui ont lutté contre l’immigration, ont également lutté contre l’emploi des femmes&nbsp;!
</p><h3>Des mesures insuffisantes en regard des défis à relever</h3><p>Pour les syndicats, il va sans dire que les mesures esquissées par le Conseil fédéral ne sont pas assez ambitieuses. L’USS n’accorde aucun crédit, par exemple, à des mesures non contraignantes telles que des «&nbsp;chartes&nbsp;» ou des déclarations d’intention signées par les partenaires. Les initiatives uniquement basées sur le volontariat n’ont aucun effet sur le terrain, comme l’a montré l’expérience en matière d’égalité salariale entre hommes et femmes (le fameux «&nbsp;Dialogue sur l’égalité&nbsp;»).
</p><p>En matière d’accueil extrafamilial des enfants, l’USS s’oppose également à tout projet qui viserait à baisser les coûts et la qualité des prestations. L’USS juge, par exemple, que l’engagement de jeunes en service civil pour remplacer du personnel qualifié dans les structures d’accueil serait absurde. Cela ne conduirait pas à une baisse des coûts, mais plutôt à une baisse de la qualité… à tel point que beaucoup de parents refuseraient de confier leurs enfants à ce type de structure. Mieux vaut investir dans la formation du personnel d’encadrement pour améliorer la prise en charge des enfants et optimiser le fonctionnement des structures que chercher à faire des économies de bouts de chandelle.
</p><p>L’USS n’est pas non plus convaincue par les projets d’allégements fiscaux pour les couples mariés, ceux-ci ne pouvant profiter qu’aux plus hauts revenus. Plutôt que de planifier de nouvelles pertes fiscales, l’USS plaide pour un meilleur financement public des infrastructures d’accueil de l’enfance et de la petite enfance, afin de décharger financièrement les familles qui y placent leur enfant.
</p><h3>Conseil des États&nbsp;: un signal encourageant</h3><p> L’USS est prête à s’engager, avec les autres partenaires (employeurs, cantons et Confédérations), à rechercher les solutions les plus constructives, autant sur la question de la conciliation et que sur celle des travailleurs âgés. Le Conseil des États vient de donner un signal encourageant le 23 septembre dernier. En effet, malgré l’opposition du Conseil fédéral, il a accepté un postulat de Paul Rechsteiner, le président de l’USS, qui demande la mise en place d’une conférence nationale consacrée au thème des travailleurs et travailleuses âgés sur le modèle des conférences sur les places d’apprentissage. Il a aussi adopté un postulat Graber qui charge le Conseil fédéral de définir une stratégie pour promouvoir la réintégration professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1993</guid><pubDate>Mon, 22 Sep 2014 14:25:00 +0200</pubDate><title>Non à la baisse démesurée des impôts des entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-a-la-baisse-demesuree-des-impots-des-entreprises</link><description>Troisième réforme de l &#039;imposition des entreprises : ne récompensons pas les cantons pour une concurrence fiscale exagérée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) mise aujourd’hui en consultation par le Conseil fédéral prévoit une baisse disproportionnée des impôts des entreprises et des actionnaires. C’est d’autant plus excessif que, par le passé, celles-ci ont déjà été privilégiées au plan fiscal à plusieurs reprises et qu’elles se soustraient de ce fait toujours plus au financement des prestations publiques. Un des exemples les plus grossiers est l’introduction du principe de l’apport du capital qui engendre des milliards de pertes fiscales.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient la suppression des réglementations spéciales destinées aux entreprises (entre autres sociétés à statut particulier). Mais il n’est pas admissible que quelques cantons, qui ont octroyé des privilèges dans une mesure exagérée par le passé, reçoivent aujourd’hui de l’argent de la Confédération pour corriger leurs erreurs. 
</p><p>L’USS exige que les effets négatifs de la suppression des réglementations spéciales sur les recettes fiscales de la Confédération et des cantons soient atténués à l’aide de mesures transitoires. En plus, il faut poser des limites à l’imposition des entreprises par les cantons en renforçant le rôle de la Confédération (hausse du taux d’imposition fédéral p. ex.). Cela restreindra la concurrence fiscale dommageable à laquelle les cantons se livrent et empêchera ces derniers de faire de nouvelles erreurs. L’USS soutient l’introduction d’un impôt sur les gains en capital.t.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS,<br><span>079 205 69 11</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1836</guid><pubDate>Fri, 19 Sep 2014 14:11:00 +0200</pubDate><title>Offensive sur les droits et les salaires des apprenti(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/offensive-sur-les-droits-et-les-salaires-des-apprenti-e-s</link><description>La Jeunesse de l’USS aux SwissSkills

</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Lors des SwissSkills, ce sont les beaux côtés de la formation professionnelle qui sont mis en vitrine. La Jeunesse syndicale, qui y est présente, veut cependant aussi montrer le revers de la médaille.</b></p><p>La protection des apprenti(e)s est une tâche centrale des syndicats. C'est dans ce sens que la Commission de jeunesse de l'USS participe activement aux SwissSkills, le 1er Championnat suisse des métiers, qui se tiennent actuellement dans la capitale. Avec son stand, elle informe les apprenti(e)s de leurs droits et récolte simultanément des signatures pour la <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/petition-apprenti-e-s/" class="external-link-new-window">pétition des apprenti(e)s</a>. Cette dernière demande que la protection des apprenti(e)s soit améliorée au moyen de quatre mesures concrètes : au moins un contrôle annuel dans chaque entreprise formatrice, une surveillance indépendante de l'apprentissage, des critères stricts pour les autorisations de former et pas d'économies sur le dos des apprenti(e)s.
</p><p>Parallèlement, la Commission de jeunesse a produit un <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/actuel/article/details/les-apprenti-e-s-ont-aussi-des-droits/" class="external-link-new-window">tract</a> qui donne des réponses à quelques problèmes typiques rencontrés par les jeunes travailleurs, travailleuses et apprenti(e)s, ainsi que des informations sur la Commission de jeunesse de l'USS. Il s'agit d'un résumé du bestseller " <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/actuel/article/details/nouveau-site-pour-les-apprenties-et-apprentis-et-reedition-du-bestseller-de-luss/" class="external-link-new-window">Je défends mes droits</a> ". Dans un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=2PVAZ-Tzbzs" class="external-link-new-window">film </a>qui vient d'être tourné, des apprenti(e)s expliquent ce qu'est pour elles et eux un bon apprentissage et pourquoi les syndicats sont importants. Le film est montré pour la première fois au stand de la jeunesse syndicale aux SwissSkills et publié sur le site de l'USS.
</p><p>Last but not least, la Commission de jeunesse de l'USS s'est attaquée au thème qui préoccupe sans doute le plus les apprenti(e)s d'aujourd'hui et de demain : le salaire. Dans une <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/actuel/article/details/salaires-des-apprenties-2014-ce-qui-vous-revient/" class="external-link-new-window">liste exhaustive</a>, elle propose des liens avec les recommandations cantonales en cette matière et l'ensemble des offices cantonaux de la formation professionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1721</guid><pubDate>Fri, 19 Sep 2014 12:11:00 +0200</pubDate><title>Combler les lacunes de la protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/combler-les-lacunes-de-la-protection-des-salaires</link><description>Le Conseil fédéral veut renforcer les mesures d&#039;accompagnement : importance reconnaissance de la protection des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de la volonté du Conseil fédéral de renforcer les mesures d’accompagnement. Cette reconnaissance de l’importance de la protection des salaires est primordiale, car en Suisse, on doit verser des&nbsp; salaires suisses. Si elles vont dans la bonne direction, les&nbsp; propositions du Conseil fédéral ne permettront pas encore, selon l’USS, de protéger efficacement les salaires dans notre pays.</p><p>Aujourd’hui, les mesures d’accompagnement sont trop lacunaires. C’est pourquoi il est juste que le Conseil fédéral veuille renforcer les sanctions et faciliter l’extension des conventions collectives de travail (CCT). L’augmentation des sanctions infligées aux entreprises qui pratiquent la sous-enchère salariale mettra celles-ci encore plus sous pression. Et grâce au développement de l’extension des CCT, on pourra plus facilement imposer le niveau suisse des salaires au moyen de salaires minimums. &nbsp;
</p><p> Malheureusement, le Conseil fédéral laisse certaines grosses lacunes béantes. Il ne sera en effet notamment toujours pas possible demain d’agir contre les entreprises qui ne versent aucune caution. Il sera donc difficile d’encaisser réellement les amendes prononcées. La situation en matière d’interruption des travaux et d’exclusion du marché reste insatisfaisante aussi. Divers cantons refusent aujourd’hui d’utiliser ces instruments. Ainsi, certaines entreprises peuvent continuer à travailler même en cas de violation des conditions de travail minimales. Et une fois qu’elles sont parties, il devient difficile de leur faire payer des amendes. Or, les contrôleurs disposeraient ici d’instruments efficaces pour contraindre les entreprises qui font pression sur les salaires à verser des salaires suisses. L’USS s’engagera énergiquement pour que ces lacunes de la protection des salaires soient comblées.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11 </li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1602</guid><pubDate>Thu, 18 Sep 2014 15:21:00 +0200</pubDate><title>Les nonante ans de Fritz Reimann</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-nonante-ans-de-fritz-reimann</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 22 septembre, Fritz Reimann fête ses 90 ans à Thoune. Fritz Reimann fut une figure marquante du mouvement syndical suisse. Dans les années 1980, il fut même président de l’Union syndicale suisse (USS) et de l’ancienne FTMH, la Fédération suisse des travailleurs de la métallurgie et de l’horlogerie.</p><p>Fritz Reimann, né en 1924 à Oberhof dans le Fricktal, personnifie toute une génération de syndicalistes suisses. Fils d’un petit paysan également forestier, il eut la chance, après son école primaire, de pouvoir faire un apprentissage d’outilleur et de découvrir ainsi un monde nouveau, comme il le dit lui-même. Travailleur qualifié, il adhéra à la FTMH et devint rapidement président d’une commission d’entreprise. En 1951, il devient syndicaliste professionnel et travaille pendant huit ans comme secrétaire syndical à la FTMH d’Aarau, puis, en 1959, à Thoune. C’est en 1973 qu’il est élu secrétaire central de la FTMH où il est responsable de l’artisanat du métal et du «&nbsp;personnel militaire&nbsp;», jouant aussi un rôle central dans la branche de l’industrie des machines. Il est président de la FTMH de 1980 à 1988 et de l’USS, de 1982 à 1990. Cette dernière fonction, il ne l’exercera pas par passion, mais par loyauté à l’égard de son syndicat qui voulait assurer sa ligne au sein de la direction de l’USS. Parallèlement, Fritz Reimann a également mené une carrière politique&nbsp;: aux législatifs de Thoune et du canton de Berne, respectivement en 1962 à 1976 et de 1974 à 1978, ainsi qu’au Conseil national (1979 – 1991). Ironie de l’histoire&nbsp;: lui, l’homme des négociations et du partenariat traditionnel, aurait pu enregistrer son plus grand succès en politique. S’il l’avait voulu. Mais il ne voulut pas. Et pourquoi&nbsp;? Parce que la droite entendait faire de lui le successeur de Willi Ritschard au Conseil fédéral, des avances qu’il rejeta énergiquement, estimant que son rôle était et restait celui d’un syndicaliste de terrain&nbsp;!
</p><p>Fritz Reimann incarne à de nombreux égards les années dorées du syndicalisme suisse. Son action et ses convictions furent exemplaires pour la confiance placée dans la politique contractuelle, pour un partenariat social axé sur le compromis, un partenariat qui a toujours garanti un progrès matériel aux travailleurs et travailleuses. Après 1968, beaucoup de jeunes ont cependant jugé son attitude trop focalisée sur le compromis. Fritz Reimann s’est souvent bagarré avec eux et, (nouvelle) ironie de l’histoire, ceux-ci, alors un peu moins jeunes, se sont retrouvés après l’ère Thachter à se battre pour un partenariat désormais dénoncé par le patronat. Comme quoi, il est des différences qui s’estompent totalement au fil du temps.
</p><p> Pendant ses loisirs, Fritz Reimann aimait faire de la montagne. Pas avec un piolet et en s’encordant, mais en empruntant les sentiers, grâce auxquels il gravissait avec ténacité des sommets, comme il l’a dit un jour. Pendant toute sa vie d’ailleurs, il a toujours atteint les sommets qu’il visait. Nous lui souhaitons que l’avenir lui en réserve encore de nombreux.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1600</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2014 15:18:00 +0200</pubDate><title>Mettons fin à une concurrence inutile !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mettons-fin-a-une-concurrence-inutile</link><description>Le 28 septembre, OUI à la caisse maladie publique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Êtes-vous vous aussi capable de chanter une chanson sur l’un(e) de ces correspondant(e)s qui vous harcèlent au téléphone pour vous convaincre de changer de caisse maladie&nbsp;? Si vous êtes déjà plus âgé, voire peut-être malade chronique, vous savez alors comment les caisses tentent de vous dissuader de devenir un(e) de leurs assuré(e)s, à coups de tracasseries et de méthodes déloyales. En ne vous faisant par exemple jamais parvenir l’offre pourtant promise. Aujourd’hui, beaucoup de caisses s’occupent systématiquement moins bien des demandes d’offre venant de certaines catégories de personnes.</p><p>Envoyer balader les gens ou les terroriser au téléphone sont le revers d’une même médaille&nbsp;: les caisses ne veulent pas de «&nbsp;mauvais risques&nbsp;» et se battent pour trouver les «&nbsp;bons&nbsp;». Car, dans l’assurance de base, elles doivent toutes garantir les mêmes prestations. C’est la loi qui le prescrit. Pour les caisses, seules deux possibilités se présentent pour économiser des coûts&nbsp;: ou bien des traitements de meilleure qualité et bien coordonnés, notamment pour les malades chroniques, ou bien la chasse auxdits «&nbsp;bons risques&nbsp;». Dans les faits, elles misent surtout sur la deuxième possibilité. En «&nbsp;piquant&nbsp;» les assuré(e)s jeunes et en bonne santé aux autres caisses et en leur renvoyant les assuré(e)s âgés et malades, elles essaient de se donner une structure des coûts plus rentable. Celle qui assure davantage de jeunes et de personnes en bonne santé a moins de coûts, peut baisser ses primes et, ainsi, attirer encore plus de «&nbsp;bons risques&nbsp;». Et se garantir simultanément une clientèle intéressante pour ses juteuses assurances complémentaires.
</p><p>Les caisses dilapident environ 325 millions de francs chaque année uniquement pour de la pub et les frais de changement de caisse. Avec l’argent de nos primes. Les salaires de leurs managers et les coûts de la chasse aux «&nbsp;bons risques&nbsp;» ne sont même pas comptés ici. La caisse maladie publique mettra une bonne fois fin à ce gaspillage. En lieu et place,&nbsp; elle donnera la priorité à ce qui devrait à proprement parler aller de soi pour une caisse maladie&nbsp;: la qualité des traitements. Avec la prévention et la promotion de la santé, elle maintiendra à long terme ses coûts à un bas niveau. Les malades chroniques bénéficieront de traitements bien coordonnés et individualisés. Autrement dit&nbsp;: une plus grande qualité pour des coûts inférieurs. Actuellement, les caisses ont peur de ces programmes, parce qu’elles deviendraient alors plus attrayantes pour les «&nbsp;mauvais risques&nbsp;». Cette absurdité disparaîtra aussi avec la caisse maladie publique. 
</p><p> «&nbsp;Les assurances&nbsp; sociales organisent la solidarité.&nbsp;» C’est pour cela que «&nbsp;la concurrence ne fonctionne pas pour elles.&nbsp;» Ces propos n’ont pas été tenus par un «&nbsp;étatiste sauvage&nbsp;», mais par l’ancien président du Parti radical libéral, Franz Steinegger. Un OUI à la caisse maladie publique le 28 septembre fera disparaître la concurrence inutile à laquelle se livrent aujourd’hui plus de 60 caisses.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1598</guid><pubDate>Tue, 09 Sep 2014 15:09:00 +0200</pubDate><title>De mal en pis</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/de-mal-en-pis</link><description>Le Qatar arrêt des militants des droits de l&#039;homme</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux militants britanniques des droits de l’homme, Ghimire Gundev et Krishna Upadhyaya, ont été arrêtés au Qatar parce qu’ils voulaient y enquêter sur les violations des droits des travailleurs et travailleuses. Et dire que la FIFA veut organiser le Mondial 2022 dans ce pays&nbsp;! Scandaleux&nbsp;!</p><p>Manifestement, le Qatar veut attiser les peurs et se livre à l’intimidation afin de détourner l’attention de l’opinion publique mondiale des diverses formes d’exploitation des travailleurs et travailleuses pratiquées sur son territoire. Il existe en effet encore au Qatar une forme de droit de la charia grâce auquel les employeurs peuvent quasiment contrôler la liberté de mouvement de leur personnel. Cet esclavage «&nbsp;moderne&nbsp;» a pour nom la «&nbsp;kafala&nbsp;».
</p><p>Droits de l’homme&nbsp;: catastrophique
</p><p>Des centaines de travailleurs et travailleuses immigrés, dont beaucoup de femmes, continuent à végéter dans les prisons qataries uniquement parce qu’ils ont fui des patrons violents abusant de leurs droits et ont, ce faisant, violé les lois de la kafala. Et des journalistes étrangers sont incarcérés s’ils essaient de décrire cette situation. Et à son tour, l’État accentue la répression dans un pays qui, par la passé déjà, ne faisait preuve d’aucun respect pour les droits de l’homme et les normes juridiques fondamentales. 
</p><p>Le Qatar peut-il toujours organiser le Mondial 2022&nbsp;?
</p><p>Pendant ce temps, la FIFA, droite dans ses bottes, poursuit ses préparatifs de la Coupe du monde de football de 2022 qui aura lieu dans cet émirat du Moyen-Orient. Elle ignore ainsi le sort de centaines de milliers de personnes – elles viennent souvent d’Inde, du Népal et du Pakistan –, qui y construisent, dans des conditions inhumaines, des stades et des infrastructures pour le Mondial 2022. 
</p><p>Le fait que cette manifestation offre au régime dictatorial qatari une plate-forme publicitaire internationale semble également laisser indifférent le quartier général de la FIFA. Qu’un tel régime incarcère tout simplement des critiques dérangeants comme Ghimire Gundev et Krishna Upadhyaya choque, mais n’étonne pas, au vu des expériences déjà faites à ce jour. 
</p><p>Il y a vraiment lieu de douter que le gouvernement qatari changera fondamentalement d’attitude ces prochains mois ou ces prochaines années. Pour l’heure, il a toujours refusé de supprimer la kafala et d’améliorer la situation des migrant(e)s. Mais seul ce type de réformes, c’est-à-dire le respect général des droits du travail et de l’homme, permettraient de justifier le maintien par la FIFA du Mondial au Qatar en 2022. 
</p><p> Dans l’immédiat, l’Union syndicale suisse (USS) demande aux autorités qataries de libérer immédiatement Ghimire Gundev et Krishna Upadhyaya&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1599</guid><pubDate>Tue, 09 Sep 2014 13:45:00 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-de-l-ordonnance-relative-a-l-admission-au-sejour-et-a-l-exercice-d-une-activite-lucrative-oasa</link><description>n&#039;existe qu&#039;en français</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1597</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2014 13:35:00 +0200</pubDate><title>Commentaires de l’USS sur les principaux objets traités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/commentaires-de-l-uss-sur-les-principaux-objets-traites</link><description>Session parlementaire d’automne</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>La session parlementaire des Chambres fédérales commence ce 8 septembre et se terminera le 26 du même mois. Deux initiatives populaires seront entre autres traitées. L'USS a participé au lancement de l'une d'entre elles, quant à l'autre, elle la rejette énergiquement.</b></p><h2>Impôt sur les successions et les donations : juste et bon pour l'AVS</h2><p><b>Le Conseil des États sera la première Chambre à traiter de l'initiative populaire " Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale) ". Étant donné les délibérations qui ont déjà eu lieu en commission à ce sujet, il faut s'attendre à ce qu'il décide de rejeter cette initiative. Mais les cartes seront rebattues lors de la votation.</b></p><p>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS/fq
</p><p>Au moins une chose est définitivement claire. Les discussions déplacées sur la validité de l'initiative sont terminées. Les deux commissions chargées de l'examen préalable ont en effet clairement confirmé que celle-ci était valide et devait donc être soumise au peuple. On peut donc enfin passer à ce qu'elle demande concrètement. 
</p><p>L'initiative veut créer davantage de justice distributrice. Les héritages supérieurs à 2 millions de francs seront imposés de manière uniforme par la Confédération. Un taux d'imposition de 20 % est prévu, auquel échapperont les deux premiers millions (franchise). Ainsi, la personne qui héritera de 2,1 million de francs devra verser 20 000 francs au fisc. Pour les petites et moyennes entreprises, ainsi que pour les exploitations agricoles, des allégements supplémentaires sont mêmes prévus. En Suisse, seuls 2 % de contribuables possèdent une fortune supérieure à 2 millions de francs. L'initiative est donc tout sauf une attaque contre l'assiduité au travail de la classe moyenne. 
</p><p>Doit-on alors craindre une fuite des vieux riches hors de Suisse ? Non. Où iraient-ils en effet ? En Allemagne ou en France où le taux d'imposition des héritages est bien plus élevé ?
</p><p>L'affectation du produit de cet impôt relève, elle aussi, de la justice distributrice. De fait, un tiers sera reversé aux cantons, car cet impôt était jusque-là de leur compétence, et les deux autres tiers profiteront à l'AVS. Ce qui lui permettra de relever les nouveaux défis qui lui sont posés et de venir à bout de ses tâches. À la fois une bonne chose pour la cohésion sociale du pays et une contre-tendance au creusement des écarts sociaux.
</p><h2>Initiative populaire "En faveur du service public" : à rejeter</h2><p><b>Le Conseil des États sera la première Chambre à traiter cette initiative qui vise à renforcer les services publics et devrait donc s'attirer toute la sympathie des syndicats. Or, l'Union syndicale suisse (USS) ne la soutient pas, comme c'est aussi le cas de la Commission des transports et des télécommunications de la Chambre des cantons.</b></p><p>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS/fq
</p><p>La raison de ce rejet est que cette initiative affaiblirait en fait dangereusement les services publics, car elle vise des secteurs particulièrement rentables comme les CFF, Swisscom et la Poste. Comment appliquer aux entreprises liées à la Confédération l'interdiction de réaliser des bénéfices dans le service universel (prestations de base) sans que cela entraîne la séparation de secteurs entiers des CFF ou une privatisation de Swisscom ou de PostFinance ? L'initiative ne ferait ainsi qu'aggraver des dysfonctionnements contre lesquels les syndicats luttent depuis des années : la concurrence à travers l'ouverture partielle de marchés met les conditions de travail sous pression parce que les prestataires privés versent des salaires beaucoup plus bas et proposent des contrats bien moins bons. Si les entreprises liées à la Confédération connaissent des conventions collectives de travail (CCT) de qualité pour leur personnel de base, chez elles aussi on coupe dans les ressources et des postes de travail ne sont plus repourvus, pendant que la charge de travail s'alourdit. Un système à deux classes existe déjà aujourd'hui, avec des filiales et des employé(e)s temporaires qui ne sont pas protégés par des CCT. Ici, l'initiative ne renverserait pas la vapeur, car elle ne se préoccupe aucunement des conditions de travail. 
</p><p>Les syndicats s'engagent pour des services publics forts. L'évolution démographique, l'augmentation de la mobilité et les effets du changement climatique (par exemple les accidents ferroviaires causés cet été par des glissements de terrain) ne peuvent être maîtrisés que si l'on investit plus dans l'infrastructure, avec un personnel en suffisance et des services à la population meilleurs. Une desserte de base sur l'ensemble du territoire en matière de transports, de services postaux et de communications dépend d'entreprises intégrées aux finances solides, et qui soient propriété des pouvoirs publics. Enfin, la qualité de cette desserte de base ne peut être garantie que si les conditions de travail sont bonnes.
</p><h2>Accueil extrafamilial des enfants : des aides financières supplémentaires sont nécessaires</h2><p><b>Lors de cette session parlementaire, les Chambres fédérales diront si la Confédération va continuer à soutenir le développement de l'" accueil extrafamilial pour enfants ", ou non. Le besoin de telles structures est avéré depuis longtemps. C'est pourquoi un " oui " clair et net des parlementaires à ces aides financières s'impose.</b></p><p>Christina Werder, secrétaire centrale de l'USS/fq
</p><p>Le travail familial et le travail professionnel ne sont de loin pas encore également répartis entre les sexes. Comme les femmes fournissent la majeure partie des activités non rémunérées d'éducation des enfants, elles travaillent souvent à temps partiel. De plus, elles occupent en majorité les emplois mal payés et le mandat constitutionnel sur l'égalité des salaires n'est toujours pas rempli. Tout cela entraîne pour elles des pertes financières, particulièrement douloureuses après un divorce, et se traduit aussi par des petites rentes de vieillesse. Autant de réalités intolérables. Les aides financières accordées à l'accueil extrafamilial des enfants constituent une mesure concrète permettant d'y remédier.
</p><p>Les structures d'accueil des enfants sont une condition importante pour pouvoir concilier activités professionnelles et tâches éducatives. Depuis 2003, la Confédération soutient financièrement la création de places dans ces structures. Jusqu'à février 2014, elle a ainsi soutenu la création de 43 255 de ces places. Mais la prorogation de ce financement, décidée en 2010, échoira fin janvier 2015. Il est apparu que le montant de 120 millions de francs prévu pour cette période ne permet pas de répondre à toutes les demandes faites. Toutes celles parvenues en 2014 seront mises sur une nouvelle liste d'attente selon un ordre de priorité. Si, après examen de l'ensemble des demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2013, il reste encore de l'argent, celui-ci sera affecté aux demandes placées sur la nouvelle liste d'attente. 
</p><p>Dans ce contexte, une initiative parlementaire demande la poursuite et le développement des aides financières aux structures d'accueil extrafamilial. Elle propose de prolonger jusqu'en 2019 ces aides, avec un crédit de 120 millions de francs. C'est un minimum absolu qui est demandé ici. Un OUI clair et net des deux Chambres doit donc aller de soi !
</p><h2>Partage du déficit entre les parents et harmonisation des avances sur contributions d'entretien pour enfant : le Parlement doit une fois pour toutes faire un pas en avant !</h2><p><b>Le 8 septembre prochain, le Conseil national traitera une motion qui demande au Conseil fédéral de présenter une base légale pour l'introduction du partage du déficit entre les parents.</b></p><p>Christina Werder, secrétaire centrale de l'USS/fq
</p><p>Qu'est-ce que le partage du déficit entre parents ? Si le revenu commun ne suffit plus, après une séparation ou un divorce, à couvrir les besoins des parents et des enfants, celui des parents qui a droit à la pension alimentaire doit supporter le déficit en question, soit la différence entre les moyens à disposition et le montant total que représentent les besoins d'entretien. Ce parent doit ensuite demander en règle générale l'aide sociale pour lui et son enfant. Il en découle pour lui des obligations de rembourser cette aide, qui devront être remplies dès que sa situation financière le permettra. Ce qui les défavorise donc une fois de plus sous cet angle, car, après une séparation ou un divorce, ce sont clairement en majorité elles qui assument aujourd'hui les tâches éducatives.
</p><p>Le contexte dans lequel cette intervention a été faite est la révision en cours du droit en matière d'entretien de l'enfant. Dans le cadre de la procédure de consultation sur cette révision, d'importants milieux ont demandé un partage du déficit entre parents séparés ou divorcés. Mais cela n'a pas été repris dans cette révision, au motif que la base légale pour ce faire manque. Les juristes se disputent d'ailleurs à ce sujet. Une grande partie d'entre eux (la doctrine juridique) sont favorables à un tel partage. Le Tribunal fédéral aussi a demandé au législateur de trouver une solution adéquate et cohérente, éventuellement en adaptant la législation. La Commission fédérale pour les questions féminines a en outre indiqué une voie qui aurait permis d'introduire le partage du déficit dans le cadre de cette révision. À ce jour, il n'a pas été possible de trouver des majorités pour cela.
</p><p>La motion en question veut combler la lacune controversée de la Constitution fédérale. Elle veut faire en sorte que l'introduction de ce partage soit possible, toutefois, dans une perspective malheureusement très longue. Il est néanmoins important que le Parlement accepte au moins cette motion. 
</p><p><b>Harmonisation des avances sur contributions d'entretien</b></p><p>Les dispositions concernant les avances sur contributions d'entretien et leur exécution sont de la compétence des cantons. Elles concernent la durée et le montant maximal des avances. Or, les différences entre les cantons sont importantes, comme le confirme un rapport du Conseil fédéral publié en 2011. Ce rapport constate aussi que les cantons n'ont pas tous atteint le but de garantir les droits d'entretien des enfants et des conjoints avec les contributions d'entretien. En conclusion, une harmonisation de ces dispositions s'impose.
</p><p>Mais une solution à une telle harmonisation est en vue. L'unique décision à prendre (au Conseil des États) est celle de prolonger les délais de traitement de l'initiative du canton de Zurich, qui demande une telle harmonisation. Espérons que les mesures destinées, dans le cadre de la révision en cours du droit en matière d'entretien de l'enfant, à améliorer le recouvrement des contributions d'entretien s'avéreront efficaces. 
</p><p>En résumé, la séparation et le divorce sont un " piège de pauvreté " pour nombre de femmes. Il faut y mettre le holà. Parallèlement, nous avons besoin de pouvoir concilier famille et travail ainsi que des mesures efficaces pour réaliser l'égalité des salaires entre femmes et hommes
</p><h2>Travailleurs et travailleuses âgées : une conférence nationale pour une intégration durable</h2><p><b>Le 23 septembre, le Conseil des États devrait se pencher sur un postulat de Paul Rechsteiner, le président de l'Union syndicale suisse (USS). Ce postulat demande au Conseil fédéral d'organiser une conférence nationale sur les travailleurs et travailleuses âgés.</b></p><p>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS
</p><p>Cette conférence devrait s'inscrire dans l'esprit de la Conférence sur les places d'apprentissage qui a permis, grâce à une forte mobilisation des partenaires sociaux et des cantons, de surmonter en peu de temps la crise profonde qu'avait traversée l'apprentissage durant les années 1990 et le début des années 2000.
</p><p>Ce postulat vise à mettre tous les partenaires face à leur responsabilité vis-à-vis des travailleurs et travailleuses âgés : alors que certains milieux se battent pour augmenter à tout prix l'âge de la retraite, rien n'est fait pour que les salarié(e)s puissent travailler au-delà de 60 ans tout en rester en bonne santé. Au contraire, beaucoup d'entre eux se sentent menacés lorsqu'ils atteignent la cinquantaine : le marché du travail ne reconnaît pas suffisamment leur expérience et se tourne souvent vers une main-d'œuvre plus jeune dans l'espoir qu'elle coûtera moins cher.
</p><p>Il est regrettable que le Conseil fédéral ne voie pas la nécessité d'agir. Il déclare certes vouloir lutter contre la pénurie de main d'œuvre, mais refuse une discussion approfondie avec tous les partenaires concernés sur l'intégration durable des travailleurs et travailleuses âgés. Au lieu de cela, il envisage des mesures " soft ", comme la sensibilisation des entreprises et des plateformes d'échanges de bonnes pratiques. Pour l'USS, c'est clairement insuffisant !
</p><h2>Initiative sur les bourses : un contre-projet anti-bourses</h2><p><b>Un désastre. Il n'y a pas d'autre mot pour décrire le parcours qu'a suivi le contre-projet à l'initiative sur les bourses. Le Conseil des États va traiter le 15 septembre la dernière différence qui subsiste entre les deux Chambres.</b></p><p>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS
</p><p>La commission en charge propose de ne pas suivre la ligne du Conseil national qui souhaite intégrer dans la loi l'article 16 du concordat intercantonal fixant les barèmes minimaux pour le calcul des bourses. Cela obligerait quelques cantons, les plus pingres en la matière, de relever quelque peu leurs standards pour obtenir un financement fédéral. Rien de très exigeant, mais un tout petit geste quand même en faveur d'une harmonisation et de l'égalité des chances.
</p><p>Malheureusement, la notion d'égalité des chances semble bel et bien avoir perdu tout espoir de subsister dans ce projet. Alors qu'en 2012, lors du lancement de la consultation sur le premier contre-projet, le Conseil fédéral entendait, au nom de l'égalité des chances, soutenir et renforcer le processus d'harmonisation des régimes de bourses en Suisse, on est forcé de constater qu'aujourd'hui l'esprit n'y est plus. Le contre-projet actuel, au lieu de renforcer l'harmonisation, renforce la décentralisation ! Même economiesuisse le reconnaît puisqu'elle parle d'une loi qui " respecte la décentralisation des hautes écoles ".
</p><p> Finalement, la révision de la loi sur les bourses risque bien d'être bonne à mettre à la poubelle et les Chambres fédérales d'accoucher d'un mémorable " contre-projet anti-bourses "...</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1591</guid><pubDate>Wed, 03 Sep 2014 10:05:00 +0200</pubDate><title>Presse associative en danger : il faut stopper la hausse des tarifs postaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/presse-associative-en-danger-il-faut-stopper-la-hausse-des-tarifs-postaux</link><description>Lettre ouverte à la conseillère fédérale Doris Leuthard</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le relèvement des tarifs postaux menace l’existence de la presse associative. La Poste doit remplir le mandat que lui confie la loi, à savoir garantir la distribution des journaux régionaux et locaux ainsi que de la presse associative. Cela, en tant qu’aide indirecte à la presse sous forme de tarifs postaux réduits.
</p><p>Mais l’uniformisation du système tarifaire en 2013 a déjà renchéri l’envoi de la presse associative d’en moyenne 6&nbsp;%. Début 2014, la Poste a introduit une nouvelle hausse de ses tarifs d’envoi échelonnée sur trois ans. L’existence de la presse associative se trouve de ce fait menacée, car nombre de journaux ne sont plus en mesure aujourd’hui de supporter des augmentations de leurs coûts pouvant aller jusqu’à 50&nbsp;%. 
</p><p>Dans une lettre ouverte adressée à la conseillère fédérale Doris Leuthard, de nombreux journaux et organisations demandent à la Confédération d’intervenir auprès de la Poste en faveur de la presse, dont celle syndicale, touchée par la nouvelle hausse des tarifs.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante à l'USS, 031 377 01 21</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de &nbsp;l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul><h5>tÉlÉcharger</h5><ul><li>&lt;media&gt;Lettre ouverte à la conseillère fédérale Doris Leuthard&lt;/media&gt;</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1584</guid><pubDate>Tue, 02 Sep 2014 15:30:00 +0200</pubDate><title>Moins de bureaucratie, davantage de temps pour les patient(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/moins-de-bureaucratie-davantage-de-temps-pour-les-patient-e-s</link><description>Paperasserie, chaos pour changer de caisse ou démarchage téléphonique énervant</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;J’en ai marre de recevoir toujours plus de paperasserie ainsi que des manœuvres pas nettes des caisses maladie. Je veux pouvoir m’occuper de mes patient(e)s.&nbsp;» C’est le docteur René Hausmann qui parle en ces termes de son travail de médecin de famille. En plus des coups de téléphone pénibles et de la paperasserie à affronter en cas de changement de caisse, la soixantaine de caisses existantes représente une bureaucratie chronophage et onéreuse aussi pour le personnel de la santé.</p><p>La jungle des caisses maladie avec ses plus de 300&nbsp;000 sortes de primes (selon l’âge, le modèle d’assurance, la caisse…) signifie pour les soignant(e)s, les médecins et les physiothérapeutes un méli-mélo unique de règles, de formulaires et de personnes de contact. Au lieu de consacrer son temps de travail à traiter et soigner les patient(e)s, le personnel de la santé doit sacrifier toujours plus de temps à la bureaucratie envahissante des caisses. L’exemple d’une femme médecin hospitalier montre quelle quantité de temps dévore la paperasserie. Cette personne estime passer chaque jour 50&nbsp;% de son temps à des tâches bureaucratiques. Avec une caisse publique, on aurait enfin un système clair et transparent qui uniformiserait et simplifierait aussi les activités administratives des médecins et des soignant(e)s.
</p><p>La caisse maladie publique clarifierait enfin les choses notamment en matière de garantie de la prise en charge des frais de certains médicaments («&nbsp;utilisation hors étiquette&nbsp;» ou «&nbsp;off-label-use&nbsp;») et de leur prise en charge effective. Même si la loi sur l’assurance-maladie prescrit à vrai dire avec précision quelles prestations doivent être remboursées par les caisses, celles-ci ont, dans la pratique, une interprétation différente de leur marge de manœuvre. D’où une inégalité de traitement entre les patient(e)s. Or, une assurance sociale doit traiter tous les assuré(e)s sur pied d’égalité. Le système actuel qui table sur la sélection des risques et non sur la qualité des traitements ne peut manifestement pas tenir cette promesse. Ou, comme le dit Meret Schindler, infirmière diplômée ES&nbsp;: «&nbsp;Je veux une caisse maladie qui s’occupe des patient(e)s, pas de ses intérêts financiers.&nbsp;»
</p><p> Il est une vraie nouveauté qu’introduirait la caisse publique qui n’a, pour l’heure, que peu attiré l’attention. Aujourd’hui, c’est l’Office fédéral de la santé publique qui exerce la surveillance des assureurs. Avec la caisse publique, grâce à une surveillance paritaire – pouvoirs publics, assuré(e)s et prestataires de services – les soignant(e)s et les médecins contrôleraient aussi l’affectation par les caisses des primes encaissées et de leurs grandes fortunes.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1585</guid><pubDate>Tue, 02 Sep 2014 13:11:00 +0200</pubDate><title>Hausses d’en majorité 2 à 2,5 % - Un grand besoin de rattrapage pour les  titulaires d’un apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausses-d-en-majorite-2-a-2-5-un-grand-besoin-de-rattrapage-pour-les-titulaires-d-un-apprentissage</link><description>Les revendications salariales des syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des pans importants de l’économie suisse vont bien. Les résultats présentés par les entreprises sont bons. L’argent pour des hausses sensibles de salaire est donc là. Et le besoin de rattrapage concernant les salarié(e)s ordinaires parle en faveur de hausses substantielles. Leurs salaires n’ont en effet pas suivi le rythme de l’augmentation de la productivité du travail. Selon la branche, les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de salaires se situant pour leur majorité entre 2 et 2,5&nbsp;%.
</p><p>Ce sont les professionnel(le)s au bénéfice d’un apprentissage qui doivent surtout en profiter. Entre 2002 et 2012, leurs salaires n’ont augmenté que de tout juste 3&nbsp;%, contre 18&nbsp;% pour ceux des cadres supérieurs. Si cette tendance se maintient, le système tant vanté de la formation professionnelle suisse s’en trouvera toujours plus ébranlé. «&nbsp;L’apprentissage professionnel n’a d’avenir que si les travailleurs et travailleuses titulaires d’un apprentissage peuvent vivre décemment de leur salaire et envisager de fonder une famille&nbsp;», souligne Paul Rechsteiner, le président de l’USS. 
</p><p>Pour que les bas et moyens revenus reçoivent la part de la bonne marche des affaires qu’ils méritent, il faut des hausses de salaire générales. Car, les hausses individuelles profitent avant tout aux hauts et très hauts revenus. Les entreprises doivent aussi agir contre les discriminations salariales à l’encontre des femmes en accordant des hausses de salaires ciblées et en pratiquant ici une transparence totale.
</p><p>Les travailleurs et travailleuses de la construction méritent une nette augmentation réelle de leurs salaires. Les bénéfices des entreprises de cette branche augmentent, une branche où la pression et le stress sont importants&nbsp;: «&nbsp;Alors que depuis sept ans le secteur principal de la construction engrange d’importants gains de productivité (+9,3&nbsp;%), les salaires réels sont restés à la traîne (+5&nbsp;%)&nbsp;», précise Vania Alleva, la coprésidente du syndicat Unia. Les capacités de l’industrie aussi sont bien exploitées. Dans la chimie et la pharma, Unia demande au moins 150&nbsp;francs pour tout le monde et 100&nbsp;francs pour les salarié(e)s de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux ainsi que de l’industrie des produits alimentaires et des boissons.
</p><p>Pour la Poste, PostFinance et CarPostal Suisse SA, syndicom (Syndicat des médias et de la communication) veut une hausse de 2,5&nbsp;%. Étant donné les bénéfices engrangés, son président, Alain Carrupt, estime indiqué un relèvement significatif des salaires. Concernant Swisscom, une croissance de la masse salariale de 1,8&nbsp;% a été fixée en février déjà. Sinon, syndicom revendique une augmentation de 2&nbsp;% dans la branche des télécoms en raison des bons résultats du premier semestre. Et 100 francs pour tout le monde sont demandés dans la branche des arts graphiques et des médias. 
</p><p>Concernant les CFF, il s’agit de rattraper le retard accumulé ces dernières années dans l’évolution des salaires. Pour nombre d’entreprises de transport concessionnaires, les revendications du SEV (Syndicat du personnel des transports) seront de 2&nbsp;% environ. Enfin, le ssp (Syndicat suisse des services publics) veut, pour les pouvoirs publics, que les hausses, passages aux échelons supérieurs et avancements soient pleinement garantis.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul><h5>documents</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner revendic-salariales&gt;Paul Rechsteiner, président de l'US&lt;/media&gt;S</li><li>&lt;media lampart&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media alleva&gt;Vania Alleva, coprésidente d'Unia&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media carrupt revendic-salar&gt;Alain Carrupt, président de syndicom&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Photos</h5><ul><li><span class="t3-form-field-container">&lt;media pk&gt;Vania Alleva, Paul Rechsteiner, Daniel Lampart et Alain Carrupt présentent les revendications salariales des syndicats de l'USS&lt;/media&gt;<br></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1583</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2014 17:22:00 +0200</pubDate><title>Parlamentarische Initiative. Bundesgesetz über die technischen Handelshemmnisse.  Lebensmittel vom Cassis-de-Dijon-Prinzip ausnehmen: Vernehmlassungsantwort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/parlamentarische-initiative-bundesgesetz-ueber-die-technischen-handelshemmnisse-lebensmittel-vom-cassis-de-dijon-prinzip-ausnehmen-vernehmlassungsantwort</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1582</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2014 10:25:00 +0200</pubDate><title>Directives du Conseil des hautes écoles pour l’accréditation des hautes écoles et autres institutions du domaine des hautes écoles — Procédure d’audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/directives-du-conseil-des-hautes-ecoles-pour-l-accreditation-des-hautes-ecoles-et-autres-institutions-du-domaine-des-hautes-ecoles-procedure-d-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1581</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2014 10:21:00 +0200</pubDate><title>Taux d’intérêt minimal LPP 2015</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/taux-d-interet-minimal-lpp-2015</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1580</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2014 10:19:00 +0200</pubDate><title>Anhörung zu Änderungen des Prämientarifs der Suva</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anhoerung-zu-aenderungen-des-praemientarifs-der-suva</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1579</guid><pubDate>Wed, 27 Aug 2014 15:46:00 +0200</pubDate><title>Enfin un signal clair en faveur de la formation professionnelle supérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/enfin-un-signal-clair-en-faveur-de-la-formation-professionnelle-superieure</link><description>Mesures pour renforcer la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral a signalé aujourd’hui son intention de renforcer la formation professionnelle. Il prévoit notamment de débloquer des fonds pour soulager financièrement les personnes qui se préparent à passer des examens professionnels fédéraux (brevets, diplômes). Il souhaite également améliorer la lisibilité des titres de la formation professionnelle supérieure au niveau international.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) estime qu’il était grand temps que le Conseil fédéral agisse dans ce domaine. En 2009 déjà, elle avait exigé que la Confédération mette en place des «&nbsp;bons de formation&nbsp;» pour permettre aux jeunes sortant d’apprentissage de poursuivre leur formation professionnelle sans avoir à payer des taxes excessives. Il aura fallu plus de cinq ans de tractations pour que les partenaires sociaux, la Confédération et les cantons se mettent d’accord sur un concept de financement&nbsp;: dorénavant, la Confédération devrait financer la moitié des taxes de cours des personnes qui se préparent aux examens professionnels.&nbsp;
</p><p>Un financement conséquent des cours de préparation aux examens fédéraux mettrait fin à une situation discriminatoire. Alors qu’un(e) gymnasien(ne) peut poursuivre ses études à moindre frais, un(e) apprenti(e) débourse, après sa formation initiale, en moyenne 10&nbsp;000 francs pour un brevet et 15&nbsp;000 francs pour un diplôme supérieur (hors taxes d’examen). «&nbsp;Les apprenti(e)s qui poursuivent leur formation hors des filières académiques sont largement désavantagés au plan financier&nbsp;», affirme Véronique Polito, secrétaire centrale à l’USS, qui ajoute qu’«&nbsp;un soutien financier serait actuellement beaucoup plus utile aux professionnel(e)s qu’une discussion, demandée par certains mais refusée maintenant par le Conseil fédéral, sur l’introduction d’un "bachelor professionnel" ou d’un "master professionnel", car cela ne dirait pas grand-chose sur la valeur réelle de leur formation.&nbsp;»
</p><p>Un financement fédéral nécessite cependant un changement de loi et doit donc obtenir l’aval du Parlement. «&nbsp;Le Conseil fédéral prévoit en parallèle des réformes fiscales. Cela risque bien de mettre en péril tout projet de réforme dans la formation qui pèserait sur les budgets des cantons ou de la Confédération&nbsp;». L’USS s’attend donc à des discussions houleuses au sujet de ce projet de réforme et de son impact sur la répartition de la manne fédérale.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li><span>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, responsable des questions de formation, 079 436 21 29</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1577</guid><pubDate>Fri, 22 Aug 2014 13:33:00 +0200</pubDate><title>Manger plus cher à la maison ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/manger-plus-cher-a-la-maison</link><description>Non à l’initiative de Gastrosuisse !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec son initiative «&nbsp;Stop à la TVA discriminatoire pour la restauration&nbsp;!&nbsp;», la faîtière patronale de la restauration, Gastrosuisse, veut qu’à l’avenir les prestations des restaurants soient soumises au même taux de TVA que les plats à l’emporter, c’est-à-dire que ces derniers ne soient plus fiscalement avantagés. Au premier coup d’œil, cela paraît tout à fait sympathique. Mais l’initiative ne dit pas comment le problème sera résolu concrètement. Le risque est grand qu’en fin de compte, les personnes à bas et moyens revenus soient les victimes. Nous voterons sur cette initiative le 28 septembre.</p><p>Le contexte&nbsp;: les restaurants se voient aujourd’hui appliquer le taux de TVA normal de 8&nbsp;%. Par contre, la restauration à l’emporter («&nbsp;take-away&nbsp;») bénéficie d’un taux de seulement 2,5&nbsp;%. Elle profite donc du taux de TVA sur les denrées alimentaires justifié par des raisons sociales. L’initiative de Gastrosuisse demande que les «&nbsp;prestations de la restauration [soient] imposées au même taux que la livraison de denrées alimentaires&nbsp;», à l’exception des boissons alcooliques et du tabac, auxquels on continuera à appliquer un taux propre.
</p><p>Si demain, les prestations de la restauration payaient seulement 2,5&nbsp;% de TVA au lieu de 8&nbsp;%, les pertes fiscales qui en découleraient iraient jusqu’à 750 millions de francs. Le Conseil fédéral a annoncé qu’en cas d’acceptation de l’initiative, il relèverait le taux de 2,5&nbsp;% à 3,8&nbsp;% pour compenser ces pertes. Les denrées alimentaires renchériraient donc. Pour nombre de personnes et de familles à bas revenus, ce serait un vrai problème. Mais même si le taux de TVA pour les denrées alimentaires n’était pas relevé, il faudrait compenser les pertes fiscales d’une manière ou d’une autre. De nouveaux programmes d’austérité seraient alors programmés. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) dit NON à cette initiative. 
</p><p>Les causes des problèmes de la restauration suisse doivent de toute façon être cherchées ailleurs. Selon Gastrosuisse elle-même, on compte 27&nbsp;000 bistrots dans notre pays. Chaque année, 2&nbsp;600 (10&nbsp;%) ouvrent. Nombre de personnes pensent être capables de tenir un bistrot, car il ne faut pas beaucoup d’argent pour se lancer et le personnel est d’ailleurs très bon marché. Mais la facture tombe vite&nbsp;: chaque année, 2&nbsp;400 bistrots (9&nbsp;%) environ ferment, plus de 750 (3&nbsp;%) font faillite et c’est à la collectivité de payer ensuite les salaires et les cotisations AVS qui n’ont pas été versés. Ces fluctuations record, Gastrosuisse les qualifie de «&nbsp;problème structurel&nbsp;». Et son ancien président, Klaus Künzli, en concluait, il y a quelques années, que la Suisse compte environ 10&nbsp;000 bistrots en trop. Telle serait la principale raison des chiffres rouges dans lesquels plongent tant de bistrots.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1576</guid><pubDate>Fri, 22 Aug 2014 10:21:00 +0200</pubDate><title>Le travail à gogo rend malade</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-travail-a-gogo-rend-malade</link><description>L’enregistrement de la durée de travail doit être maintenu !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les Suisses et les Suissesses travaillent toujours plus. Ils travaillent toujours plus aussi pendant leur temps libre, ainsi que les dimanches et pendant les vacances. Le stress sur le lieu de travail augmente. On dort moins bien. Les familles et la vie sociale en souffrent. Les conséquences s’appellent épuisement professionnel, dépressions et, dans le pire des cas, même infarctus du myocarde ou suicide.</p><p>Que les facteurs de stress au travail s’accroissent, la toute dernière Enquête suisse sur la santé menée par la Confédération le montre bien&nbsp;: les personnes interrogées désignent les trop longues durées de travail et l’absence de pauses comme représentant de très grands risques. Si l’on travaille toujours plus (souvent plus que ce que la loi autorise&nbsp;!) et que le repos dominical et nocturne n’est plus respecté, cela s’explique la plupart du temps par le fait que le temps de travail n’est plus enregistré. Comme les employeurs exercent ici une pression plus ou moins prononcée, les salarié(e)s renoncent souvent à noter la durée de leur travail et, surtout, leurs heures supplémentaires. Parfois, cela se fait à l’initiative de l’employé(e). En effet, par peur d’être licencié, on s’imagine augmenter sa productivité en timbrant même si l’on continue de travailler. C’est une dangereuse forme d’auto-exploitation&nbsp;! Les raisons de l’augmentation de la pression au travail sont très souvent des mesures d’austérité cachées, par exemple parce que l’entreprise réduit l’effectif de son personnel en maintenant la charge de travail. Ces mesures sont fréquemment justifiées par une «&nbsp;concurrence renforcée par la mondialisation&nbsp;».
</p><p>Or, la loi sur le travail a fixé des limites claires en matière de durée du travail. Elle fait à juste titre la différence entre heures supplémentaires, travail supplémentaire, travail de nuit et travail du dimanche. Et elle prescrit des pauses de récupération obligatoires. De fait, les médecins du travail savent que les capacités de l’être humain ont des limites qui doivent être respectées. Sinon, nous devons supporter d’énormes coûts de santé et de grandes souffrances humaines. 
</p><p> Le respect de la législation sur la protection de la santé psychique est contrôlé à travers l’enregistrement de la durée du travail. Un respect de la loi que cette dernière demande à tous les employeurs de documenter lorsqu’il y a inspection. Sinon, il y a risque d’amende ou de dénonciation. L’enregistrement de la durée du travail est un instrument simple, mais efficace pour garantir la protection de la santé psychique au travail. Or, que demandent les politicien(ne)s de la droite et les représentant(e)s des milieux économiques&nbsp;? Précisément sa suppression&nbsp;! Leur but est évident&nbsp;: les salarié(e)s doivent travailler plus et plus gratuitement, «&nbsp;grâce&nbsp;» à l’absence de saisie des heures supplémentaires. Les conséquences, comme des coûts de santé supplémentaires, seront par contre supportés par la société. C’est avec cela que les syndicats ne sont pas d’accord&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1573</guid><pubDate>Wed, 20 Aug 2014 15:28:00 +0200</pubDate><title>Oui à la caisse maladie publique</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-la-caisse-maladie-publique</link><description>C&#039;est le bon sens même !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les caisses maladie privées gaspillent chaque année environ 325 millions de francs pris sur nos primes pour financer des campagnes publicitaires et les frais de changement de caisse. S’y ajoutent les gros salaires de leurs managers et la chasse antisociale auxdits «&nbsp;bons risques&nbsp;». Aujourd’hui, aucune caisse maladie n’a intérêt à s’occuper de manière optimale de personnes malades, parce que cela la rendrait attrayante aux yeux des malades chroniques qui sont chers. Une caisse maladie publique mettrait fin à cette absurdité. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats s’engagent en faveur de l’initiative «&nbsp;Pour une caisse publique d’assurance-maladie&nbsp;».</p><h3>Une pseudo-concurrence onéreuse</h3><p>En Suisse, on trouve actuellement plus de 60 caisses maladie actives dans l’assurance de base. Elles se mènent une pseudo-concurrence dispendieuse. Comme la loi leur prescrit à toutes d’assurer les mêmes prestations, seules deux possibilités s’offrent à elles pour économiser des coûts&nbsp;: des traitements de meilleure qualité et bien coordonnés, notamment pour les malades chroniques, ou la chasse aux «&nbsp;bons risques&nbsp;». Les caisses misent avant tout sur la deuxième possibilité. En prenant des «&nbsp;bons risques&nbsp;» (assuré[e]s jeunes et en bonne santé) aux autres caisses, elles se constituent une structure de client(e)s plus avantageuse et une clientèle plus intéressante pour ses assurances complémentaires. La caisse qui a plus de jeunes et de personnes en bonne santé peut, grâce à des coûts de santé moindres, baisser ses primes et attirer ainsi encore plus de «&nbsp;bons risques&nbsp;». Et à coups de tracasseries et de manœuvres déloyales, elles dissuadent parallèlement les personnes malades et âgées de changer de caisse. Ainsi, actuellement, nombre d’entre elles proposent par exemple systématiquement à certain(e)s client(e)s des services de qualité moins bonne pour entraver l’adhésion des «&nbsp;mauvais risques&nbsp;». 
</p><p>Avec une caisse maladie publique, la sélection inqualifiable des risques disparaîtra une fois pour toutes. En lieu et place, c’est la qualité des traitements qui occupera le premier plan. Cela signifie que la caisse se focalisera, à travers la coordination des traitements, la prévention et la promotion de la santé, sur le maintien à long terme des coûts à un niveau bas. Les patient(e)s atteints de maladies chroniques pourront, grâce aux programmes de soins coordonnés et à un suivi individuel, être traités de manière optimale et pour des coûts par conséquent plus avantageux. 
</p><h3>Plus de 60 caisses maladie</h3><p>La densité des caisses maladie en Suisse est élevée. 60 caisses, cela signifie au moins 60 directeurs et directrices généraux, 60 organes de gestion, 60 bâtiments administratifs luxueux, 60 départements de publicité, 60 services de comptabilité et 60 lobbyistes politiques. Ces structures redondantes absurdes renchérissent inutilement notre secteur de la santé. Pour leur seul marketing – dont fait aussi partie l’onéreux démarchage téléphonique – et les changements annuels de caisse, les caisses gaspillent chaque année environ 325 millions de francs. 
</p><p>La caisse publique fonctionnera de manière plus efficiente et plus transparente. Elle reprendra les tâches des «&nbsp;anciennes&nbsp;» 60 caisses privées et aura des agences dans tous les cantons. Comme il n’y aurait plus qu’une seule administration au lieu de 60, l’infrastructure et les frais administratifs diminueraient. La caisse publique n’aurait pas non plus besoin de publicité et d’un lobbying coûteux. Les économies ainsi faites influeraient de manière positive les primes. 
</p><h3>Une bureaucratie chère</h3><p>Le système actuel est totalement opaque et incompréhensible. La bonne soixantaine de caisses propose, dans l’assurance de base, un produit en tous points identique. Or, il existe 300&nbsp;000 primes différentes pour le même produit&nbsp;: selon l’âge, la région, la caisse, le modèle d’assurance. Incroyable&nbsp;! Tant pour les patient(e)s que pour les médecins, le personnel soignant, les hôpitaux, les laboratoires et les pharmacies, cela constitue une jungle bureaucratique totalement opaque. D’une caisse à l’autre, tout est différent&nbsp;: les formulaires, les interlocuteurs, les compétences, les exigences, les vœux et les décisions... Une bureaucratie inutile dilapide ainsi une masse de travail, d’argent et d’énergie. 
</p><p>Avec la caisse publique unique, le personnel de la santé et les assuré(e)s ne seront plus confrontés qu’à un seul interlocuteur et service de comptabilité. Soignant(e)s et médecins auront à nouveau plus de temps à consacrer aux soins à dispenser à leurs patient(e)s, au lieu de courir des heures durant après les garanties de paiement des diverses caisses. Coûteux, les appels publicitaires téléphoniques des caisses et les changements de caisse qui surviennent chaque année, pénibles pour les assuré(e)s, disparaîtront enfin.&nbsp;
</p><h5>Liens</h5><ul><li><span style="font-size: 12px; line-height: 1.46em;">Arguments</span></li><li><span>&lt;media tract-web caisse maladie publique&gt;Tract&lt;/media&gt;</span></li><li><span><a href="http://www.caissepublique.ch/" class="external-link-new-window">Site&nbsp;«&nbsp;OUI à la caisse maladie publique&nbsp;»&nbsp;</a></span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1574</guid><pubDate>Wed, 20 Aug 2014 10:59:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral fait fi de la forte opposition à la loi sur les heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-fait-fi-de-la-forte-opposition-a-la-loi-sur-les-heures-d-ouverture-des-magasins</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral fait la sourde oreille aux dures critiques émises contre la prolongation des heures d’ouverture des magasins lors de la consultation sur le projet de loi à ce sujet. Non seulement il ignore les critiques des syndicats selon qui cette prolongation dégraderait clairement les conditions de travail des salarié(e)s concernés, mais, en décidant de soumettre un projet de loi au Parlement d’ici la fin de l’année, il foule avant tout aux pieds le fédéralisme et se moque des décisions déjà prises en la matière par les citoyen(ne)s de nombreux cantons.
</p><p>Si l’on imposait des heures d’ouverture des magasins unifiées dans toute la Suisse, de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi, deux tiers des cantons devraient prolonger leurs heures d’ouverture. «&nbsp;Les premières victimes seraient les salarié(e)s concernés, car les jours de travail toujours plus longs nuisent à la vie familiale, accroissent le stress et rendent malades&nbsp;», commente Luca Cirigliano, le secrétaire central responsable de ce dossier à l’Union syndicale suisse (USS). Le danger est d’autant plus grand que, dans le commerce de détail, la majorité des employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail.
</p><p>Les critiques faites par les cantons lors de la consultation sur la loi sont particulièrement dures. Seul le Tessin soutient le projet. La raison en est que tous les cantons de la Suisse centrale et orientale ainsi que tous les cantons romands appliquent aujourd’hui des horaires d’ouverture plus courts. Ces dernières années, les citoyen(ne)s de nombreux cantons ont refusé de les prolonger. Le dernier exemple en date est celui du canton de Lucerne où le peuple a non seulement balayé une libéralisation totale des heures d’ouverture des commerces, mais aussi refusé, et clairement, leur extension de 16 à 17 heures le samedi.
</p><p>Il est incompréhensible et inquiétant d’un point de vue démocratique que le Conseil fédéral fasse tout simplement fi des réserves importantes émises par les cantons et les syndicats et accélère le processus législatif comme si aucune consultation n’avait eu lieu. «&nbsp;C’est inacceptable&nbsp;!&nbsp;», s’exclame Luca Cirigliano. Il appartient au Parlement, qui a chargé le Conseil fédéral, via la motion Lombardi, de rédiger un projet de loi, d’entendre raison et de renoncer à ce projet.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano, secrétaire central responsable à l'USS des conditions de travail, 076 335 61 97</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1569</guid><pubDate>Thu, 17 Jul 2014 14:10:00 +0200</pubDate><title>Pétition contre l’ACS (TiSA) : à signer sans délai !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/petition-contre-l-acs-tisa-a-signer-sans-delai</link><description>Pas question que les services publics passent à la trappe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis février 2012, la Suisse participe activement aux négociations à propos d’un «&nbsp;Accord sur les commerce des services&nbsp;» (ACS, appelé aussi TiSA, selon son abréviation anglaise). L’ACS veut ouvrir la totalité des services publics à la concurrence. Malgré les assurances du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), selon qui les services publics suisses ne seraient pas soumis à ces nouvelles règles, la prudence est indiquée. C’est pourquoi L’Union syndicale suisse (USS) soutient la pétition co-initiée par le Syndicat suisse des services publics, le ssp&nbsp;: «&nbsp;Non à l’Accord sur le commerce des services (TiSA), pour le maintien des droits démocratiques&nbsp;».</p><p>L’ACS représente <span style="font-size: 12px; line-height: 1.46em;"><a href="http://www.world-psi.org/fr/rapport-special-de-la-psi-lacs-contre-les-services-publics.">un grand danger pour les </a></span><span style="font-size: 12px; line-height: 1.46em;"><a href="http://www.world-psi.org/fr/rapport-special-de-la-psi-lacs-contre-les-services-publics.">services</a></span><span style="font-size: 12px; line-height: 1.46em;"><a href="http://www.world-psi.org/fr/rapport-special-de-la-psi-lacs-contre-les-services-publics."> publics</a></span>. Cet accord pourrait imposer à l’État l’obligation de «&nbsp;neutralité économique&nbsp;» entre prestataires publics et privés de services. Tous les domaines des services où l’on trouve des prestataires privés en plus des prestataires publics devraient être soumis aux règles d’une «&nbsp;concurrence libre et non faussée&nbsp;». Concrètement, les gouvernements devraient subventionner dans une même mesure les prestataires publics et privés. Les contribuables seraient par exemple contraints de cofinancer les bénéfices engrangés par des cliniques ou des écoles privées. On risquerait en outre des privatisations, des externalisations et des déréglementations. En fin de compte, les consommateurs et consommatrices ainsi que les travailleurs et travailleuses pourraient devoir acquitter une facture salée pour des services moins bons et souvent plus chers, ainsi que des conditions de travail dégradées. Ce genre d’accord prévoit également, en cas de différends, des mesures d’arbitrage qui pourraient fortement restreindre l’autonomie des États et, donc, des populations. Le principal risque couru ici est celui de tribunaux spéciaux échappant au droit des différents États contractants.
</p><p>Même si le SECO informe de manière relativement transparente en comparaison internationale sur ses intentions et assure que les domaines des services publics suisses dans lesquels le marché est limité par la loi (comme l’approvisionnement en électricité, l’éducation publique, la santé publique, les transports publics et la poste) ne seraient pas soumis à l’ACS, la plus grande prudence est de mise. De fait, ces négociations ont lieu à huis clos, en l’absence de tout public donc. Nous n’avons aucune garantie que la Suisse ne fera pas de concessions sur les services publics. Et tout est aussi ouvert en ce qui concerne les mécanismes de règlement des différends. <a href="http://stop-tisa.ch/wordpress/?cat=2." class="external-link-new-window">Pour ces raisons, l’USS soutient la pétition «&nbsp;Non à l’Accord sur le commerce des services (TiSA), pour le maintien des droits démocratiques&nbsp;»</a>. L’USS fait ainsi passer un message clair&nbsp;: en Suisse, les services publics ne doivent pas être soumis à un tel accord.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1568</guid><pubDate>Thu, 17 Jul 2014 13:59:00 +0200</pubDate><title>Ratification de la Charte sociale européenne</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ratification-de-la-charte-sociale-europeenne</link><description>Pour la Suisse, une formalité qui n’a que trop attendu</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TitrerubriqueSPcommuniqu lead">La Suisse peut ratifier la Charte sociale européenne sans avoir à modifier de loi. Telle est la conclusion à laquelle a abouti le Conseil fédéral dans un rapport publié début juillet. Ainsi, le débat sur la ratification de cet élément central de la protection des droits humains en Europe se trouve relancé. Il était temps, car ce qui ne devrait être à proprement parler qu’une formalité pour la Suisse attend désormais depuis bientôt 40 ans.</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’idée à la base de la Charte sociale est simple&nbsp;: il s’agit, avec d’autres textes juridiques, de fixer pour tout le continent, des normes minimales en matière de démocratie, d’État de droit et de droits humains. Avec la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), la Charte constitue en effet l’un des principaux instruments de protection des droits humains en Europe. Après la conclusion, en 1961, de ce contrat par les membres du Conseil de l’Europe, les pays se sont mis à le ratifier les uns après les autres. Ces normes s’appliqueraient aujourd’hui à tout le continuent, du Portugal à la Russie et de l’Islande à Gibraltar s’il n’y avait pas quelques trous sur sa carte. De fait, la Suisse, le Liechtenstein, Monaco et Saint Marin ont certes signé cette charte – ce que le Conseil fédéral a fait en 1976 déjà –, mais sans la ratifier par la suite. C’est là une curiosité du droit international, car, entre-temps, cette ratification est devenue une condition préalable à l’entrée au Conseil de l’Europe. La Suisse, membre de celui-ci depuis 1963, serait bien inspirée d’emboîter le pas des autres pays. </span></p><h3><span lang="FR">Le libre choix des instruments de politique sociale</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Concrètement, la Charte sociale garantit les droits économiques, sociaux et culturels minimaux. Elle décrit les droits de la personne, entre autres dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, de la sécurité sociale et de la non-discrimination. Les États signataires sont cependant libres de déterminer comment ils atteindront ces minima. Ici, le dialogue social est une voie possible, comme celle de la législation, car la Charte sociale ne vise explicitement pas à harmoniser les instruments de politique sociale. En outre, les personnes privées ne peuvent pas non plus exiger l’application des normes minimales par le biais de plaintes individuelles. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Comme le précise le Conseil fédéral dans son rapport, «&nbsp;Considéré dans son ensemble, l’ordre juridique suisse permet de satisfaire à <i>[l]</i>exigence&nbsp;» d’accepter six des neufs articles du noyau dur de la Charte sociale. Cela, d’autant plus que cette dernière, révisée en 1996, peut être ratifiée «&nbsp;à la carte&nbsp;», des réserves étant aussi possibles. Les conditions d’une ratification sont par conséquent réunies. </span></p><h3><span lang="FR">Un signal important, tant pour la Suisse que vers l’extérieur</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) va s’engager maintenant dans la discussion à venir pour que la Suisse emprunte enfin la voie de la ratification et améliore ainsi sa place au classement des États en matière de droit fondamental international. Ce serait un signal important vis-à-vis de l’extérieur. En effet, pour un petit État économiquement très intégré au plan international, il est important de disposer d’un vaste réseau de traités et de relations extérieures&nbsp;; cela, plus que jamais depuis la votation critique à l’égard de l’Union européenne de février 2014&nbsp;! En se positionnant comme État moderne de par son ordre juridique, la Suisse ne courra pas le risque de se retrouver inutilement une fois de plus sur une «&nbsp;liste noire&nbsp;». </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Mais sur un plan intérieur aussi, cette ratification serait un symbole important aux yeux de nombreuses personnes. Elle prévoit en effet des dispositions de protection programmatiques spécialement destinées à des groupes de personnes particulièrement vulnérables comme les jeunes, les personnes handicapées et les personnes âgées. Et elle rassemblerait aussi, en les présentant de manière claire et compréhensible, des normes sociales actuellement dispersées dans diverses lois. Pour les personnes qui se sentent souvent livrées à elles-mêmes dans la société, pareil signal n’est pas à sous-estimer. Les efforts déployés par les assistant(e)s sociaux pour intégrer ces groupes de personnes s’en trouveraient facilités. Pour cette raison, AvenirSocial, l’organisation professionnelle du travail social en Suisse, s’engage en faveur de cette ratification. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Les parlementaires pourront donner un signal clair à l’automne déjà, par exemple dans la délégation compétente des Chambres fédérales à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ainsi que dans la Commission de politique extérieure du Conseil des États.</span></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1566</guid><pubDate>Wed, 09 Jul 2014 09:45:00 +0200</pubDate><title>La sous-enchère salariale est une réalité : des conditions de travail minimales sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-sous-enchere-salariale-est-une-realite-des-conditions-de-travail-minimales-sont-necessaires</link><description>Rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien que les mesures d’accompagnement soient a priori des outils très puissants de lutte contre la pression sur les salaires et les abus patronaux, la sous-enchère salariale est malheureusement une réalité en Suisse. Selon le rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes publié mercredi, on constate l’existence d’une pression par exemple sur les salaires des étrangères et étrangers établis sans formation postobligatoire et des salarié(e)s titulaires d’un diplôme de degré tertiaire. Et les contrôles effectués dans diverses branches dans le cadre des mesures d’accompagnement mettent régulièrement au jour des cas de sous-enchère salariale.
</p><p>Dans les branches comme la construction ou le nettoyage, qui connaissent des conventions collectives de travail (CCT) étendues (de force obligatoire) prévoyant des salaires minimums, il est possible d’infliger aux moutons noirs parmi les patrons des amendes pour sous-enchère salariale. Mais ceux-ci trouvent toujours de nouvelles méthodes quasi criminelles pour tourner les prescriptions en matière de salaire. C’est pourquoi les contrôleurs doivent pouvoir ordonner une suspension des travaux en cas d’infraction grave, afin de contraindre les entreprises coupables de dumping à changer immédiatement leur façon d’agir. 
</p><p>Dans d’autres branches comme l’horticulture, le commerce de détail de vêtements ou de chaussures, mais aussi chez les musicien(ne)s ou les journalistes libres, on ne peut rien faire actuellement contre la sous-enchère salariale, étant donné l’absence de CCT fixant des salaires minimums. Il faut donc que les employeurs de ces branches en concluent, parce qu’elles seules permettent d’effectuer des contrôles efficaces. 
</p><p>Les propositions du Conseil fédéral concernant la mise en œuvre de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» renforceraient la sous-enchère salariale et les inquiétudes des citoyen(ne)s quant à leurs salaires et emplois, qui se sont exprimées dans leur vote. Comme le passé l’a montré, saisonniers, frontaliers et frontalières gagnaient, avec l’ancien système de contingents, beaucoup moins que la main-d’œuvre suisse (-13,6&nbsp;%, resp. -7,2&nbsp;%), ce qui signale clairement l’existence d’une pression sur les salaires. Avec le nouveau système de contingents, le marché des activités d’une durée maximale de 3 mois resterait ouvert, ce dont profiteraient des entreprises étrangères et les agences de travail temporaire. Or, c’est précisément ce type d’emplois qui s’illustre régulièrement aujourd’hui par des cas de sous-enchère salariale grossière.
</p><p>Pour appliquer le principe selon lequel en Suisse, on doit verser des salaires suisses et respecter les conditions de travail suisses, nous avons besoin de conditions de travail minimales non discriminatoires qui soient imposées à l’aide de mesures d’accompagnement efficaces. Ainsi, les employeurs suisses ne doivent recruter du personnel à l’étranger que s’ils n’en trouvent pas en Suisse. En outre, des mesures sont nécessaires pour empêcher la discrimination à l’encontre des travailleurs et travailleuses âgés, ainsi que pour qu’il soit plus facile de concilier famille et profession. Grâce à ces dernières par exemple, la durée d’exercice de la profession dans la santé augmenterait et le besoin de personnel spécialisé diminuerait. Enfin, les employeurs doivent mieux assumer leurs responsabilités en matière de santé au travail.
</p><h5>renseignements : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1565</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2014 11:24:00 +0200</pubDate><title>Anhörung zur Änderung der Verordnung über die Unfallversicherung vom 20. Dezember 1982 (UVV); Art. 22 Abs. 1; Erhöhung des höchstversicherten Verdienstes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anhoerung-zur-aenderung-der-verordnung-ueber-die-unfallversicherung-vom-20-dezember-1982-uvv-art-22-abs-1-erhoehung-des-hoechstversicherten-verdienstes</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1564</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2014 11:23:00 +0200</pubDate><title>Bundesgesetz über die Unfallversicherung (UVG) / Zusatzbotschaft zur Änderung des UVG</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/bundesgesetz-ueber-die-unfallversicherung-uvg-zusatzbotschaft-zur-aenderung-des-uvg</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1563</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2014 11:18:00 +0200</pubDate><title>Stellungnahme zur Anhörung betreffend Änderung ArGV2 (Sonderbestimmung für Anbieter von Postdiensten): Art. 30a ArGV2</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/stellungnahme-zur-anhoerung-betreffend-aenderung-argv2-sonderbestimmung-fuer-anbieter-von-postdiensten-art-30a-argv2</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Poste</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1562</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2014 11:08:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (O-LEHE) Procédure d’audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ordonnance-sur-la-loi-sur-l-encouragement-et-la-coordination-des-hautes-ecoles-o-lehe-procedure-d-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1559</guid><pubDate>Fri, 04 Jul 2014 15:08:00 +0200</pubDate><title>Les experts l’affirment : les syndicats ont le droit d’accéder aux lieux de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-experts-l-affirment-les-syndicats-ont-le-droit-d-acceder-aux-lieux-de-travail</link><description>Colloque juridique de l’USS : une opinion claire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors du colloque juridique de haut niveau organisé le 27 juin à Berne par l’Union syndicale suisse (USS) sous l’intitulé «&nbsp;Droit d’accès aux entreprises et à l’information des syndicats&nbsp;», des juristes et des professeurs de Suisse et étrangers ont affirmé que, sous le droit en vigueur, les syndicats ont le droit de rendre visite aux travailleurs et travailleuses sur leurs lieux de travail et de leurs transmettre des informations. Que ce soit dans des bureaux, sur des chantiers ou dans d’autres établissements industriels. Ce qui inclut aussi les moyens de communication électroniques comme l’Intranet. Les employeurs ne peuvent rien contre cette situation juridique claire, même si tous les tribunaux ne s’en sont pas (encore) rendus compte.</p><p>Grâce aux exposés d’orateurs et oratrices de premier plan venant de Suisse et de l’étranger, la centaine de participant(e)s à ce colloque a pu se faire une image authentique et correct des droits d’accès aux lieux de travail et à l’information des syndicalistes.
</p><h3>Une situation juridique claire</h3><p>Marcel Niggli, professeur ordinaire de droit pénal à l’Université de Fribourg et auteur réputé de plusieurs ouvrages de référence sur le droit pénal, a présenté les résultats de l’expertise qu’il a réalisée à la demande et avec le soutien de l’USS. Pour nous, les syndicats, les résultats de cette expertise sont des plus précieux et absolument sans équivoque aucune&nbsp;: les fonctionnaires syndicaux ont le droit d’accéder directement aux entreprises, aux lieux de travail et aux chantiers, et d’y entrer en contact avec les travailleurs et travailleuses. Concrètement, l’accès des syndicats aux entreprises peut, par exemple, prendre la forme d’une distribution de tracts sur le parking d’une entreprise, de la mise à disposition de brochures dans des locaux servant aux pauses, de l’affichage d’informations sur des tableaux prévus à cet effet ou d’entretiens individuels dans l’enceinte de l’entreprise. Mais cet accès peut également se faire via l’Intranet, par exemple pour l’envoi de courriels et d’enquêtes en ligne. 
</p><p>Dans son expertise (téléchargeable en allemand sur le site de l’USS), Marcel Niggli montre que les employeurs ne disposent d’AUCUN droit pour s’opposer à l’accès physique de syndicalistes dans une entreprise, de les frapper d’une interdiction d’entrer dans celle-ci, ni de porter plainte auprès des autorités pour violation de domicile (art. 186 du Code pénal)&nbsp;! Si, en pénétrant dans l’entreprise, les syndicalistes agissent de manière proportionnée à leur but et ne perturbent pas inutilement l’activité économique, c’est plutôt l’éventuelle plainte déposée «&nbsp;par vengeance&nbsp;» par l’employeur qui aurait un caractère pénal. Si un employeur intente une action pour violation de domicile contre des syndicalistes qui n’ont pas l’heur de lui plaire, cela doit être considéré comme de la contrainte&nbsp;! Ici, l’État a une obligation de neutralité stricte par rapport aux syndicats et aux employeurs et doit se tenir à l’écart des conflits.
</p><p>L’expertise du professeur Niggli renforce la position des syndicats&nbsp;: en accédant aux entreprises, les syndicalistes défendent des intérêts légitimes et sont justifiés à agir en conformité avec la loi. 
</p><p>Cette expertise répond aussi à la question de savoir qui pourrait prononcer une interdiction de pénétrer, par exemple, sur un gros chantier avec une entreprise générale et des dizaines de sous-traitants qui se succèdent. Dans ce cas, pour l’entrée dans les baraques de chantier, ce seraient travailleurs eux-mêmes et non leurs supérieurs hiérarchiques, respectivement le patron de l’entreprise générale.
</p><h3>Ancrer l’accès dans le droit</h3><p>Les exposés de Markus Schefer, professeur ordinaire de droit à l’Université de Bâle, et du professeur Kurt Pärli, directeur du Centre de droit social de la Haute école des sciences appliquées de Zurich, ont établi, en complément aux propos de Marcel Niggli, que les droits d’accès aux lieux de travail et à l’information des syndicats ont déjà une base légale dans le droit suisse en vigueur. Et cela, dans la Constitution fédérale (liberté syndicale selon l’article 28). 
</p><p>Markus Schefer a montré que la liberté syndicale, telle que la garantit cet article 28, déploie un «&nbsp;effet horizontal&nbsp;», à savoir qu’elle ne s’applique pas uniquement à la relation entre État et syndicats, mais aussi à celle entre employeurs et syndicats. Les employeurs sont donc tenus de ne pas limiter l’exercice de la liberté syndicale&nbsp;! Ils n’ont ainsi pas la possibilité de suspendre par des «&nbsp;interdictions de pénétrer dans leur entreprise&nbsp;» les droits prévus à l’article 28 de la Constitution fédérale. L’obligation de rester neutre faite à l’État mentionnée dans l’expertise du professeur Niggli découle aussi de cet article, et cet État n’a pas à être ravalé au rang de larbin de certains employeurs par les «&nbsp;paragraphes&nbsp;» relatifs à la violation de domicile. 
</p><p>Le professeur Kurt Pärli a aussi montré, sur la base d’un état des lieux et d’une analyse des droits d’accès aux lieux de travail et à l’information, tels qu’ils apparaissent dans le droit suisse du travail et les conventions collectives de travail (CCT), que le droit du travail fixe aujourd’hui déjà ces droits en divers endroits&nbsp;: l’article 15 de la loi sur la participation donne par exemple aux syndicats une qualité pour agir directe découlant des litiges correspondants relevant du droit du travail&nbsp;; et également l’article 58 de la loi sur le travail, qui octroie aux syndicats une qualité pour recourir directe en cas de non-respect des dispositions en matière de sécurité et de protection de la santé au travail. Et lorsqu’il y a qualité pour agir des syndicats, ceux-ci ont aussi le droit de pénétrer dans l’entreprise et de récolter des informations et des éléments de preuve en vue d’une éventuelle plainte. 
</p><h3>En résumé, les syndicats ne baisseront pas la garde et informeront&nbsp;!</h3><p>Les résultats de la clarification juridique apportée par le colloque de l’USS font apparaître que le droit suisse en vigueur donne aux syndicalistes des droits d’accès aux lieux de travail. Et cela, directement sur la base du droit constitutionnel, c’est-à-dire de la liberté syndicale prévue à l’article 28 de la Constitution fédérale, ainsi que, directement aussi, sur la base du droit du travail&nbsp;: articles 15 de la loi sur la participation et 58 de la loi sur le travail. À l’avenir ces dispositions devront avoir plus de retombées dans les CCT et y être fixées. À cet effet, l’USS va s’engager pour des bonnes pratiques en matière de CCT à l’intention des partenaires sociaux. 
</p><p> L’expertise du professeur Niggli établit aussi que les employeurs récalcitrants n’ont aucun moyen juridique pour se défaire de syndicalistes critiques et peu appréciés par eux en prononçant des interdictions de pénétrer dans leurs entreprises et en déposant plainte au pénal pour violation de domicile. La plupart des autorités le savent et n’entrent pas en matière sur de telles plaintes. Malheureusement, cette base légale à vrai dire claire ne s’est pas encore imposée dans tous les tribunaux. C’est pourquoi l’USS s’appliquera demain encore à faire connaître cette conclusion de son colloque juridique auprès des juristes ainsi que du public.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1558</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2014 15:05:00 +0200</pubDate><title>Ce qu’il faut savoir</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/ce-qu-il-faut-savoir</link><description>Petits jobs de vacances et droit du travail

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, gymnasiens et étudiants, c’est aussi le temps des petits boulots qui permettront de se faire un peu d’argent de poche, d’en mettre de côté pour les prochaines vacances et, très souvent, de financer les études. Lorsqu’on occupe ce genre d’emploi, on est un salarié, ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié, dit règles du droit du travail, salaire décent et respect des règles de la sécurité au travail.</p><h3>À partir de quel âge&nbsp;et pour quelle durée?</h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n’importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l’autorise qu’à partir de 15 ans, 13 pour les travaux légers, voire moins de 13 pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d’une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l’assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail. 
</p><p>L’ordonnance 5 de la LTr (OLT 5) précise les règles qui s’appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l’interdiction d’employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, cirque et spectacle – cf. art. 4 à 6 OLT 5). Le travail dominical n’est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d’animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d’été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d’une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).
</p><p>La durée de travail des moins de 13 ans ne peut pas excéder plus de trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu’à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6 heures et 18 heures, avec une pause d’au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l’entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d’au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu’à 20 heures, les 16-18 ans jusqu’à 22 heures (art. 31 al. 2 LTr). 
</p><h3>En cas de danger, je dis STOP&nbsp;!</h3><p>Les petits boulots d’été sont souvent l’occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n’est pas exempt de dangers, qui n’apparaissent pas toujours au premier coup d’oeil. Et le risque d’accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant les premiers jours. 
</p><p>Même si l’on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l’employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. Si malgré tout, je suis confronté à un danger, je dois oser dire STOP et demander l’aide d’un ou une collègue expérimenté. Les accidents, parfois, ne pardonnent pas.
</p><h3>Bien assuré&nbsp;!</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d’un petit job de vacances peut coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l’assurance-accidents par leur employeur. S’ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels et, au-delà, tous les accidents. En cas d’accident, l’employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n’y a pas d’obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG)&nbsp; ne sont obligatoires qu’à partir de l’année où l’on a ses 18 ans. Si l’employeur ne paie pas ses cotisations, il s’agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions. 
</p><h3>Salaires minimaux et salaires d’usage</h3><p>À ce jour, il n’existe pas de salaire minimum légal. L’employeur est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) et les contrats-type de travail (CTT). Pour le petits boulots de vacances sont notamment importants les CCT de l’hôtellerie-restauration, du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros), la CCT pour le travail temporaire et les CTT cantonaux pour l’agriculture. La plupart des salaires minimaux conventionnés sont accessibles sous <a href="http://www.service-cct.ch/">www.service-cct.ch</a>.
</p><p>S’il n’existe pas de CCT ou CTT fixant des salaires minimums, les employeurs sont tenus de respecter les salaires d’usage de la branche et de la région. Les salaires d’usage peuvent être consultés sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/">www.salaire-uss.ch</a>. 
</p><p>L’USS recommande un salaire minimum de 22 francs de l’heure.
</p><h3>Et les vacances&nbsp;?</h3><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s’il occupe son emploi… pendant ses vacances. Si l’on est payé à l’heure, un supplément de salaire de 10,64% pour les moins de 20 ans, de 8,33&nbsp;% pour les plus de 20 ans doit être payé en sus du salaire. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel. 
</p><p><b>Astuce&nbsp;:</b> La Commission jeunesse de l’USS met à disposition des jeunes et de leurs proches une brochure contenant toutes les informations utiles sur le droit du travail. Celles-ci peuvent être téléchargées sur le site&nbsp;:&nbsp;<a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/">www.jeunesse-syndicale.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1557</guid><pubDate>Mon, 30 Jun 2014 15:29:00 +0200</pubDate><title>Des mesures légales efficaces sont désormais nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-mesures-legales-efficaces-sont-desormais-necessaires</link><description>L’inégalité des salaires ne disparaîtra pas toute seule !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Dialogue sur l’égalité des salaires lancé en 2009 par les partenaires sociaux et la Confédération, s’est terminé. Depuis la fin juin, nous disposons d’un rapport d’évaluation à son sujet. L’organisme responsable est d’accord pour dire que le but visé, supprimer aussi rapidement que possible la discrimination salariale à l’encontre des femmes, n’a pas pu être atteint. Mais personne ne conteste qu’il soit nécessaire d’agir dans ce domaine. C’est pourquoi il s’agit maintenant de s’attaquer à la mise en place de mesures contraignantes, c’est-à-dire légales, qui permettent de réaliser l’égalité salariale&nbsp;!</p><p>Le mandat constitutionnel qui demande cette égalité existe depuis plus de 30 ans et la loi sur l’égalité entre femmes et hommes est en vigueur depuis 18 ans. Cependant, l’inégalité des salaires n’a guère diminué, elle stagne au contraire à un niveau élevé&nbsp;! Selon les derniers chiffres (Enquête suisse sur la structure des salaires 2012), la différence entre salaires masculins et salaires féminins est de 18,9&nbsp;% dans le secteur privé. Elle n’a donc pas diminué ces dernières années, augmentant au contraire de 0,5 point de pourcentage. 
</p><p>Les expériences faites sur ces décennies avec des mesures visant la réalisation de l’égalité salariale montrent clairement que la bonne volonté ne suffit pas. Maintenant, il faut prendre de toute urgence des mesures au plan légal, qui contraignent les entreprises à assumer leur responsabilité et créer des structures qui permettent d’effectuer des contrôles. 
</p><p>La balle est dans le camp des acteurs politiques. Et d’abord, dans celui du Conseil fédéral. Après la pause estivale, celui-ci doit hâter les travaux d’élaboration d’un projet légal. 
</p><p>En demandant des contrôles maintenant, le Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS) de 2013 a indiqué la voie à suivre. Depuis lors, ces revendications ont à nouveau été débattues et l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS les a adoptées le 23 mai 2014. Dans une lettre ouverte envoyée dans le contexte du 14 juin de la même année, les femmes des syndicats ont présenté au Conseil fédéral leur programme d’élimination des inégalités salariales. Ces revendications sont, résumées, les suivantes&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Les entreprises doivent assumer leur responsabilité et contrôler leurs salaires à intervalles réguliers. Toute inégalité constatée devra être éliminée.</span></li><li><span>Les entreprises doivent pratiquer la transparence et communiquer en leur sein les résultats des contrôles de leurs salaires.</span></li><li><span>Il faut créer une autorité nationale dotée de compétences d’intervention et pouvant effectuer des contrôles. Elle devra pouvoir effectuer elle-même ces contrôles, ou les ordonner. En cas d’inégalité constatée, elle devra pouvoir demander son élimination, ou, en cas de non-élimination, intervenir via une qualité pour agir, un régime d’amendes ou la prise de décisions.</span></li></ul><p> Nous attendons maintenant du gouvernement qu’il agisse sans délai.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1556</guid><pubDate>Thu, 26 Jun 2014 14:04:00 +0200</pubDate><title>Inadmissibles, les interdictions formelles de pénétrer dans les lieux de travail font le lit de la sous-enchère salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/inadmissibles-les-interdictions-formelles-de-penetrer-dans-les-lieux-de-travail-font-le-lit-de-la-sous-enchere-salariale</link><description>Droit d’accès des syndicats aux entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats ont un rôle important à jouer dans l’application des conventions collectives de travail (CCT) et des mesures d’accompagnement. Ainsi ce fut Unia qui, l’automne dernier, découvrit que des dizaines de Polonais travaillaient comme indépendants dans des conditions inacceptables sur le chantier de la gare de transit de la Löwenstrasse à Zurich. Mais toujours plus souvent, les syndicats se voient empêchés d’accéder aux entreprises. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) a organisé un colloque juridique sur ces questions. À cette occasion, une nouvelle expertise juridique sera présentée. Elle établit que les syndicats ont le droit d’organiser des visites d’entreprise, par exemple,<a name="_GoBack"></a> pour informer le personnel sur la CCT ou la sécurité au travail, mais aussi pour préparer des mesures de lutte.
</p><p>À proprement parler, les choses sont claires&nbsp;: on ne découvre une infraction dans une entreprise qu’en s’y rendant. En cas de flexibilisation croissante des horaires, de travail à temps partiel ou temporaire, d’heures supplémentaires ou d’intensification générale du travail, les syndicats doivent pouvoir être présents sur les lieux de travail. Parce que leurs moyens sont modestes, les instances qui s’occupent aujourd’hui de contrôler le respect des CCT, des mesures d’accompagnement ou de la loi sur le travail ont besoin que les syndicats leur signalent des faits. 
</p><p>En 2011, le Tribunal fédéral a remis en question cette activité importante. Dans un arrêt, il a donné raison à un restaurateur qui avait chassé du parking de son restaurant des collaborateurs et collaboratrices de syndicats, qui&nbsp; voulaient informer les employé(e)s au sujet de la nouvelle CCT nationale de la branche, ainsi que des droits qui en découlaient pour eux. 
</p><p>Lors de ce colloque juridique du 27 juin, plusieurs experts renommés ont abordé ce thème. Les participant(e)s ont aussi relevé l’importance d’une expertise juridique réalisée par Marcel Niggli, professeur à l’Université de Fribourg. Celui-ci aboutit à la conclusion que l’argumentation développée par le Tribunal fédéral doit être corrigée. La liberté syndicale stipulée par la Constitution fédérale dit que les travailleurs et travailleuses ainsi que les employeurs et employeuses «&nbsp;ont le droit de se syndiquer pour la défense de leurs intérêts, de créer des associations et d’y adhérer&nbsp;». Par conséquent, il faut que les syndicats soient autorisés à rencontrer le personnel des entreprises. Cela, également lorsque cela suppose leur entrée sur un chantier ou dans une entreprise et, éventuellement, une violation de domicile.
</p><p>L’USS demande instamment aux employeurs de respecter les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses et d’arrêter de faire obstacle au travail syndical.</p><ul><li><span>&lt;media sgb-tagung zutrittsrechte franz&gt;Programme du colloque juridique de l’USS sur les droits d’accès et à l’information des syndicats&lt;/media&gt;</span></li><li><span>&lt;media gutachten hausverbot&gt;Expertise juridique concernant les interdictions formelles de pénétrer dans des lieux de travail et l’activité des syndicats, de Marcel Niggli, docteur en droit (en allemand)&lt;/media&gt;</span></li></ul><h5>RENSEIGNEMENTS</h5><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span><span>&nbsp;&nbsp;</span></li><li><span>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1555</guid><pubDate>Thu, 26 Jun 2014 08:58:00 +0200</pubDate><title>Protégeons les apprenti-e-s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/protegeons-les-apprenti-e-s</link><description>La Commission jeunesse de l’USS lance une pétition contre les abus    
durant l’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>La jeunesse syndicale lance aujourd’hui une pétition dans laquelle elle exige une meilleure protection pour les apprenti-e-s. Les enquêtes ont démontré que beaucoup d’entreprises enfreignent régulièrement les dispositions légales. Les infractions en rapport avec le temps de travail sont particulièrement nombreuses durant la formation (heures supplémentaires, travail du soir et du dimanche). Pas moins de 25 000 apprenti-e-s sont victimes d’accidents professionnels chaque année… soit un-e apprenti-e sur huit&nbsp;! Chaque année, environ trois apprenti-e-s décèdent des suites d’un accident.
</p><p>Cette situation doit changer. Beaucoup d’abus et d’accidents pourraient être évités si les autorités organisaient la surveillance de l’apprentissage de façon conséquente. La jeunesse syndicale exige au moins un contrôle annuel dans chaque entreprise formatrice, une surveillance de l’apprentissage indépendante, des critères stricts pour l’octroi des autorisations de former et la fin des économies sur le dos des apprenti-e-s. Les cantons doivent enfin mettre les ressources nécessaires aux contrôles et au suivi des entreprises. La santé et la sécurité de nos apprenti-e-s n’a pas de prix.
</p><p>Ces exigences n’ont jamais été aussi actuelles&nbsp;: le Conseil fédéral vient juste d’abaisser à 15 ans l’âge légal pour effectuer des travaux dangereux durant l’apprentissage. À ce niveau, il n’a pas tenu ses promesses et a affaibli les mesures compensatoires qui avaient été discutées au préalable avec les partenaires sociaux. C’est inacceptable&nbsp;! La Commission jeunesse de l’USS exige que le Conseil fédéral <a name="_GoBack"></a>se responsabilise et impose aux cantons un cadre propre à garantir la santé et la sécurité des apprenti-e-s.
</p><h3>COMMMISSION DE JEUNESSE DE L'USS</h3><p><a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/actuel/" class="external-link">Site de la Jeunesse Syndicale&nbsp;</a></p><h5>Renseignements&nbsp;:</h5><ul><li>Véronique Polito, secrétaire centrale de l’USS, 031 377 01 23 ou 079 436 21 29 (fr. + all.)</li><li>Loïc Dobler, coprésident de la Commission de jeunesse de l’USS, 079 385 66 95 (fr.)</li></ul><h5> DOCUMENTS:</h5><ul><li><span>Pétition</span><span>&lt;media petition&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media petition&gt;Protégeons les apprenti-e-s !&lt;/media&gt;</span></li><li><span>Véronique Polito&nbsp;</span><span>&lt;media polito juko&gt;»&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media polito juko&gt;La protection des apprenti-e-s doit devenir une priorité&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;</span></li><li><span>Loïc Dobler&lt;media loic petition&gt;&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media loic petition&gt;» Protégeons les apprenti-e-s&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;</span></li><li><span>P</span><span>aul Maetschke&nbsp;</span><span>&lt;media pmaetschke&gt;» La bonne réputation de l'apprentissage doit être préservé !&lt;/media&gt;</span></li><li><a href="http://www.unia.ch/Lehrlinge.3975.0.html?&amp;L=1" class="external-link-new-window">Rapport d'Unia sur les apprenti-e-s de 2013/14</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1554</guid><pubDate>Wed, 25 Jun 2014 16:02:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral choisit de rester sur la voie de l’affrontement : une offensive inacceptable contre les PC</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-choisit-de-rester-sur-la-voie-de-l-affrontement-une-offensive-inacceptable-contre-les-pc</link><description>Prévoyance vieillesse 2020 : réforme des prestations complémentaires (PC)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après analyse du résultat de la procédure de consultation sur le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», le Conseil fédéral n’a pas modifié son orientation. Au lieu de renforcer l’AVS et de garantir un revenu suffisant touché sur forme de rentes, il reste sur la voie de l’affrontement avec les intérêts de vastes pans de la population. Il entend ainsi affaiblir l’AVS plutôt que de la renforcer. Nombre de retraité(e)s actuels et futurs devront donc se serrer encore plus la ceinture, alors que les rentes de ceux-là ne leur permettent déjà pas de vivre décemment aujourd’hui.
</p><p>Malgré les violentes critiques émises lors de cette consultation, le gouvernement veut affaiblir l’AVS, la Confédération se retirant de son financement. L’Union syndicale suisse (USS) estime inacceptable cette saignée pratiquée sur l’AVS, tout aussi peu d’ailleurs que le projet de suspendre l’indexation automatique des rentes AVS sur le renchérissement en cas de situation financière tendue. 
</p><p>Le Conseil fédéral veut aussi maintenir le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes, alors que toutes les organisations féminines, de gauche comme de droite, le rejettent d’une même voix. C’est une insulte que d’économiser 1 milliard de francs sur le dos des femmes, car le revenu touché aujourd’hui déjà par celles-ci sous forme de rentes est trop bas puisqu’elles ont moins pu cotiser durant leur vie professionnelle en raison de la discrimination salariale à leur égard et d’interruptions de leur activité. De plus, il y a trop peu d’emplois pour des femmes de plus de 60 ans. Au lieu de relever l’âge de la retraite des femmes, il faut augmenter leurs rentes.
</p><p>La baisse brutale de 6,8 à 6 % du taux de conversion minimal met en danger également les rentes du 2e pilier. Si le Conseil fédéral entend compenser la baisse de rente la plus importante jamais vue par des prélèvements supplémentaires pour le 2e pilier, ces mesures ne passeront sans doute pas sans autre au Parlement, comme l’indique le fort scepticisme qui s’est exprimé à la faveur de la consultation. Et même si elles franchissent l’obstacle des Chambres, elles n’offriront aucun avantage aux travailleurs et travailleuses dont le salaire mensuel oscille entre 3&nbsp;000 et 5&nbsp;000 francs. Malgré des prélèvements plus importants sur des salaires déjà tout juste suffisants, ceux-ci ne toucheront qu’une rente maigrelette. Seule une hausse des rentes AVS, comme le demande l’initiative AVSplus des syndicats, pourra améliorer leur situation.
</p><p>L’USS est consternée de voir que les prestations complémentaires (PC) aussi passeront à la moulinette pratiquement parallèlement à «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». La restriction voulue de l’accès aux PC concernera les classes moyennes. Il n’est pas question que seules les riches puissent se permettre de séjourner dans un EMS et que les autres doivent se tourner vers l’aide sociale. Pour l’USS, les PC doivent pouvoir remplir leur fonction de financement des soins. Des coupes ici ne sont pas acceptables. Les économies annoncées avec les PC montrent clairement que le niveau de vie à la retraite des personnes à bas et moyens revenus sera encore plus sous pression. L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» n’en est que plus nécessaire. Car ce n’est qu’avec des rentes AVS améliorées que les bas et moyens revenus pourront vivre demain aussi leur vieillesse matériellement dans la dignité.
</p><p> Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), , se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi,&nbsp;<span>secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l’USS,</span>&nbsp;031 377 01 13 ou 076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1552</guid><pubDate>Tue, 24 Jun 2014 10:00:00 +0200</pubDate><title>Propositions du gouvernement mauvaises pour les salaires et l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/propositions-du-gouvernement-mauvaises-pour-les-salaires-et-l-emploi</link><description>Mise en œuvre de l’initiative « Contre l’immigration de masse »</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral concernant la mise en œuvre de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» est mauvaise pour la Suisse.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Cette décision est en contradiction avec les Accords bilatéraux et met de ce fait en danger les salaires et les emplois. Cela, par exemple parce que les possibilités de débouchés de l’économie d’exportation s’en trouveront détériorées (plus d’accord sur les obstacles techniques au commerce, etc.).</span></li><li><span>Elle favorisera les engagements de très courte durée – en particulier le travail à temps partiel précaire (location de services) – et avantagera les entreprises étrangères (détachements de main-d’œuvre) car ceux-ci, d’une durée égale ou inférieure à 90 jours, seront exclus des nouvelles restrictions. Pression sur les salaires, baisse de la productivité et conditions de travail globalement moins bonnes en seront les conséquences.</span></li><li><span>Elle entraînera plus de travail au noir et, ainsi, une pression sur les conditions de travail, parce que les employeurs suisses tenteront de tourner les contrôles préalables des autorités.</span></li></ul><p>Les propositions du Conseil fédéral s’inspirent beaucoup de l’ancien système des contingents. Un système dont le bilan est mauvais. Les contingents n’ont pas empêché les employeurs suisses d’aller chercher à l’étranger autant de main-d’œuvre qu’ils voulaient. Et parfois même au noir. Avec l’ancien système, la pression sur les salaires était une réalité très répandue, mais qui fut peu remarquée parce que de nombreux employeurs ont engagé du personnel au noir et ont en plus été&nbsp; beaucoup moins contrôlés qu’aujourd’hui avec les mesures d’accompagnement. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engage pour une Suisse sûre et juste. Les Accords bilatéraux en sont une condition. Ils doivent être maintenus. Pour l’USS, pas question que l’on favorise les conditions de séjour et de travail précaires. Le résultat de la votation du 9 février traduit aussi l’inquiétude de la population concernant la sécurité des salaires et des emplois en Suisse. C’est pour cela que nous avons besoin d’une protection et d’une stabilité plus grandes. 
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parle de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1551</guid><pubDate>Fri, 20 Jun 2014 15:14:00 +0200</pubDate><title>La Session en bref</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-session-en-bref</link><description>L&#039;USS commente les décisions parlementaires</description><content:encoded><![CDATA[<div><h3>L’initiative Ecopop prête à passer en votation</h3></div><div><p>(ea) A l’image du Conseil des États, le Conseil national recommande le rejet de l’initiative Ecopop. Elle sera donc vraisemblablement soumise en votation populaire en novembre 2014. Elle demande que l’immigration ne s’accroisse que de 0,2 % par an au maximum. L’USS s’engagera pour le non.&nbsp;</p></div><div><p>Comme au printemps à la Chambre basse, l’initiative populaire n’avait pas l’ombre d’une chance au Conseil national. Même les membres de l’UDC jugeaient que la proposition était trop rigide. D’un point de vue syndical, les effets de l’initiative sur le monde du travail sont funestes. Jean Christophe Schwaab (PS, VD) expliqua aussi que le texte ne concernait que la population résidente. Les entreprises pourraient donc recourir aux travailleurs et travailleuses détachés, aux frontaliers et frontalières, ainsi qu’aux personnes bénéficiant d’une autorisation de séjour de courte durée. Donc à ces catégories de salarié(e)s les plus susceptibles d’accepter de mauvaises conditions de travail. En d’autres termes: l’initiative va donner des ailes au dumping social.&nbsp;</p></div><div><p>C’est pourquoi l’USS combattra activement l’initiative Ecopop. &nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><h3>Impôts sur les successions : le Conseil des Etats ajoute une étape</h3></div><div><p>(ea) La Chambre des cantons a renvoyé en commission l’initiative populaire pour une réforme de la fiscalité successorale. La commission est chargée d’évaluer la validité de l’initiative, ce que le Conseil fédéral a déjà fait. L’organisme responsable de l’initiative considère sereinement cet exercice inutile. Quelques semaines supplémentaires passeront donc avant qu’enfin, le contenu de l’initiative commence à être discuté. &nbsp;</p></div><div><p>Car du point de vue du contenu, l’initiative tient la route. Elle établit plus de justice distributive et ne concerne que 2% environ des contribuables : ceux qui détiennent une fortune de plus de 2 millions de francs. Elle prévoit d’importants allégements pour les PME et les entreprises agricoles. Avec une imposition à 20 % de la partie de la succession qui dépasse les 2 millions, il ne peut y avoir un exode des anciens riches, puisqu’en Allemagne et en France, par exemple, le taux correspondant est bien plus élevé. Et l’utilisation des ressources supplémentaires – deux tiers pour l’AVS, un tiers pour les cantons – est sociale, tout en respectant la tradition.
</p><p>&nbsp;</p></div><h3>Loi sur la formation continue: la responsabilité des employeurs enfin confirmée</h3><div><p>(vp) La Loi sur la formation continue vient de franchir le cap de l’élimination des divergences. L’article 5, qui stipule que l’employeur doit «favoriser la formation continue», a été combattu âprement jusqu’au bout par une partie de la droite. Il aura fallu attendre les prolongations pour voir le Conseil national faire preuve de raison et suivre enfin la proposition du Conseil fédéral et des États.</p></div><div><p>Malgré cette concession, la Loi reste bien maigre. A noter que l’ancrage dans la loi des compétences de base représente un pas en avant qu’il ne faut pas sous-estimer: il permettra de développer à l’avenir de nouvelles synergies entre la formation de base et la formation professionnelle initiale et de faciliter ainsi l’accès des adultes à un diplôme reconnu.
</p><p>&nbsp;</p></div><div></div><h3>Contre-projet à l’initiative sur les bourses vidé de sa substance</h3><div><p>(vp) Les délibérations du Conseil des États ont été décevante pour les défenseurs de l’égalité des chances. La Chambre des cantons n’a pas suivi le Conseil national sur une série de points qui aurait contribué à renforcer le Concordat intercantonal sur les bourses et son effet d’harmonisation. Ainsi, elle n’a pas soutenu la proposition du National d’élargir le nombre d’articles du concordat pris en compte dans la loi (art. 4), ni sa motion qui demandait d’augmenter la participation de la Confédération au financement des bourses. En refusant également de soutenir la proposition de répartir les contributions fédérales en fonction des dépenses effectives de cantons, le Parlement entérine la méthode de l’arrosoir. Il récompense ainsi les cantons inactifs et sanctionne les cantons qui s’engagent en faveur de l’égalité des chances.</p></div><div><p>Il ne subsiste à ce jour qu’une seule divergence à l’article 4, le Conseil national ayant confirmé sa position. Il reste à espérer que le Conseil des États suivra sur ce point la Chambre du peuple. Quoi qu’il arrive, le contre-projet à l’initiative sur les bourses restera finalement une coquille pratiquement vide.</p></div><div><h3>Loi sur la nationalité : la révision de la loi passe en conférence de conciliation</h3></div><div><p>(jc) Après une longue partie de ping-pong entre les deux Chambres, la révision de la loi sur la nationalité, c’est-à-dire régissant les conditions d’accès au passeport helvétique, se retrouve en conférence de conciliation. Le Conseil des États ne s’est, en effet, pas totalement aligné sur la ligne dure défendue par le Conseil National. Lors de cette dernière ronde, les États cédaient déjà du terrain en acceptant la proposition du National qui veut que la durée de séjour nécessaire au dépôt d’une demande de naturalisation soit d’au moins dix ans, au lieu des huit ans tout d’abord retenu par les sénateurs. Des divergences demeurent cependant; en particulier, le Conseil des États insiste pour que les années passées en Suisse entre l’âge de 10 et 20 ans continuent à compter double. Le Conseil national ne veut le faire que pour la période entre 5 et 10 ans. De manière générale, la tendance est nettement au durcissement. Les conditions de la naturalisation deviennent beaucoup plus contraignantes. En particulier, seules les personnes détentrices d’un permis C seraient dorénavant autorisées à demander le passeport suisse.&nbsp;</p></div><div><p>Pour l’USS, il serait regrettable que le processus de naturalisation se transforme en parcours du combattant ; dans un tel cas, il serait préférable que la révision de la loi sur la nationalité passe à la trappe !
</p><p>&nbsp;</p></div><h3>Le Conseil des États enterre la motion Buttet</h3><div><p>(ea) La motion du conseiller national valaisan Yannick Buttet cherchait à permettre aux petits magasins situés dans les régions périphériques d’employer des salarié(e)s le dimanche. Ce qui aurait représenté une nouvelle tranche de la tactique du salami, avec une nouvelle brèche dans l’interdiction du travail le dimanche. C’est bien dans ce sens que Y. Buttet justifia sa requête : ce qui avait été autorisé dans les grandes gares, les stations-service, les régions touristiques, devait maintenant l’être dans les petits magasins dans les régions de montagne...</p></div><div><p>Malgré la résistance de la gauche et du Conseil fédéral, le Conseil national avait adopté la motion en septembre; le Conseil des États l’a lui repoussée le 16 juin. L’interdiction de principe de faire travailler des salarié(e)s le dimanche connaît déjà de nombreuses exceptions. Les petits magasins visés par la motion Buttet peuvent rester ouverts le dimanche pour autant qu’ils employent des membres de la famille. Ces derniers ne tombent en effet pas sous l’interdiction maintenue à juste titre.</p></div><div><p>L’USS salue la décision de la Chambre des cantons. Une des nombreuses attaques au repos dominical a ainsi été repoussée.
</p><p>&nbsp;</p></div><h3>Allocations pour enfant : les familles restent en rade</h3><div><p>(ea) Dans les deux conseils, des propositions d’amélioration des allocations pour enfant ont été repoussées. Paul Rechsteiner demandait, via une motion, une augmentation de 50 francs par mois de l’allocation (de 200 francs actuellement à 250 francs). Une initiative parlementaire du PS revendiquait une progression de 60 francs. Paul Rechsteiner expliqua que depuis l’époque où la prestation minimale avait été fixée il y a dix ans, les coûts induits par un enfant avaient beaucoup augmenté selon les données de l’Office fédéral de la statistique. Pour un enfant, ils étaient alors de 819 francs et sont aujourd’hui de 942 francs; pour deux enfants ils passent de 1310 francs à 1507 francs. Seule la moitié des cantons a entretemps augmenté le minimum. Le moment d’une adaptation était donc venu. La majorité bourgeoise ne voulut rien entendre et bétonna: ces propositions justifiées furent rejetées par 24 voix contre 13 au Conseil des&nbsp;États et par 129 voix contre 55 au Conseil national.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p></div><h3>La Suisse ratifie la convention no 189 de l’OIT</h3><div><p>(ea) La Chambre du peuple a voté le 12 juin la ratification de la convention n° 189 de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui s’appliquera désormais aussi en Suisse et permettra de protéger les travailleurs et travailleuses domestiques souvent brutalement exploités.</p></div><div><p>Les travailleurs et travailleuses domestiques, aussi appelés employé(e)s de maison, font partie de cette main-d’œuvre qui est la plus exploitée. Et dans certains pays, leurs droits sont foulés aux pieds, raison pour laquelle ils ont besoin d’une protection juridique particulière. L’Union syndicale suisse (USS) s’est donc trouvée aux premiers rangs lorsqu’il s’est agi de s’engager au sein de l’OIT pour la nouvelle convention no189, car elle fixe des normes minimales valables sur toute la planète.&nbsp;</p></div><div><p>Lors de la session parlementaire du printemps dernier, le Conseil des États en avait déjà recommandé la ratification par 35 voix contre zéro, mais au Conseil national, ce fut beaucoup plus ardu : le PLR et l’UDC firent en effet de l’opposition. Certains de leurs orateurs et oratrices ont justifié, le 12 juin, leur refus de cette ratification en invoquant le fait que la Suisse ferait de toute façon déjà tout ce qui est prévu par la convention et qu’il n’y avait donc aucune raison de la signer. Mais d’autres opposant(e)s pensaient que la Suisse ne satisfaisait peut-être pas à toutes les dispositions de ce texte et qu’en cas de ratification, il faudrait alors tout d’un coup agir.&nbsp;</p></div><div><p>Et ça, ils ne le voulaient pas. Mais peut-être le devront-ils quand même, maintenant… En effet, par 99 voix contre 82, la Chambre du peuple a voté la ratification de la convention n° 189 de l’OIT, une décision saluée par l’USS. Elle donne de fait un signal fort de solidarité internationale.</p></div><div></div>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1550</guid><pubDate>Fri, 13 Jun 2014 10:23:00 +0200</pubDate><title>Protection du personnel de maison contre l’exploitation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-du-personnel-de-maison-contre-l-exploitation</link><description>La Suisse ratifie la convention n° 189 de l’OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Chambre du peuple a voté le 12 juin la ratification de la convention n°&nbsp;189 de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui s’appliquera désormais aussi en Suisse et permettra de protéger les travailleurs et travailleuses domestiques souvent brutalement exploités.
</p><p>Les travailleurs et travailleuses domestiques, aussi appelés employé(e)s de maison, font partie de cette main-d’œuvre qui est la plus exploitée. Et dans certains pays, leurs droits sont foulés aux pieds, raison pour laquelle ils ont besoin d’une protection juridique particulière. L’Union syndicale suisse (USS) s’est donc trouvée aux premiers rangs lorsqu’il s’est agi de s’engager au sein de l’OIT pour cette nouvelle convention n°&nbsp;189, car elle fixe des normes minimales valables sur toute la planète.
</p><p>Lors de la session parlementaire du printemps dernier, le Conseil des États en avait déjà recommandé par 35 voix contre zéro la ratification, mais au Conseil national, ce fut beaucoup plus ardu&nbsp;: PRL et UDC firent en effet de l’opposition. Certains de leurs orateurs et oratrices ont justifié, le 12 juin, leur refus de cette ratification en invoquant le fait que la Suisse ferait de toute façon déjà tout ce qui est prévu par la convention et qu’il n’y avait donc aucune raison de la signer. Mais d’autres opposant(e)s pensaient que la Suisse ne satisfaisait peut-être pas à toutes les dispositions de la convention et qu’en cas de ratification, il faudrait alors subitement agir. 
</p><p> Et ça, ils ne le voulaient pas. Mais peut-être le devront-ils quand même maintenant… En effet, par 99 voix contre 82, la Chambre du peuple a voté la ratification de la convention n°&nbsp;189 de l’OIT, une décision saluée par l’USS. Elle donne de fait un signal fort de solidarité internationale.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1513</guid><pubDate>Fri, 13 Jun 2014 09:22:00 +0200</pubDate><title>Dossier 104: Que faire pour instaurer l’égalité de salaire entre les sexes ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-104-que-faire-pour-instaurer-l-egalite-de-salaire-entre-les-sexes</link><description>Analyse des différences de salaire entre les femmes et les hommes 
et contre-mesures politiques
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il n’y a égalité de salaire entre les sexes qu’en l’absence de différence entre les salaires des femmes et ceux des hommes. Mais pour en arriver là, la route est encore longue. Les femmes gagnent en effet toujours en moyenne près d’un quart de moins que les hommes. Elles travaillent trois fois plus souvent qu’eux pour un bas salaire, inférieur à 4&nbsp;000 francs et occupent deux fois moins souvent une position de cadre. Mais, et surtout, elles touchent, à qualifications égales, 10&nbsp;% de moins de salaire pour un travail de valeur égale à celui des hommes. 
</p><p>Que les différences de salaire entre les sexes n’aient diminué que dans une mesure infime pendant les 10 dernière années inquiète aussi. Car ce ne fut pas toujours le cas&nbsp;: dans les 20 années précédentes, les choses avaient progressé bien plus vite. La raison&nbsp;? D’une part, une meilleure formation des femmes, qui ont rattrapé progressivement les hommes et, de l’autre, les importants progrès conquis par le mouvement des femmes et les syndicats. En témoigne l’introduction en 1996 de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes. Pour la première fois, des femmes discriminées pouvaient réclamer devant les tribunaux le versement d’arriérés de salaire dus. 
</p><p>Pour que ces différences de salaire disparaissent totalement, il faut à nouveau redoubler d’efforts aujourd’hui. Le présent Dossier se pose la question des mesures à prendre. Dans un premier temps, il sera question des statistiques et de la littérature académique à ce sujet&nbsp;; cela, afin d’analyser de manière approfondie les différences de salaire et leurs causes. Cette analyse repère deux causes principales aux différences et à la discrimination salariales&nbsp;: </p><ul><li>La première est le travail familial, ménager et de soins non payé, accompli dans sa grande majorité par les femmes. Il permet aux employeurs d’exercer une pression plus forte sur les salaires des femmes que sur ceux des hommes. De fait, celles-ci doivent souvent accepter des salaires inférieurs pour pouvoir concilier travail rémunéré et travail non rémunéré. Parallèlement, ce dernier empêche les femmes de consacrer autant de temps à leur profession et à leur carrière que les hommes. Cela aussi induit pour elles des salaires inférieurs. </li></ul><ul><li>La deuxième cause, ce sont les normes et les structures sociales dominantes qui induisent un traitement discriminatoire des femmes sur le marché du travail et dans les entreprises. Elles se traduisent par une dévalorisation du travail féminin et du travail à temps partiel, qui est souvent le fait de femmes, ainsi que par les désavantages arbitraires subis par elles dans la négociation de leur salaire, à l’embauche et en matière d’avancement. </li></ul><p>Les différences de salaire ne sont pas gravées dans le marbre. On le verra lorsque seront abordées ci-après les institutions du marché de l’emploi et les mesures politiques destinées à les réduire, dont font partie les conventions collectives de travail (CCT), les salaires minimums et des syndicats forts. Ces mesures entraîneront une réduction non seulement des inégalités salariales en général, mais aussi des inégalités entre femmes et hommes. Le congé parental payé et des structures d’accueil collectif de jour des enfants à un prix abordable diminuent également les différences de salaire en cela qu’ils permettent tant aux hommes qu’aux femmes de mieux mener de front travail familial et travail professionnel. Une meilleure répartition du travail non rémunéré, une des principales causes des différences de salaire, en est la conséquence. En revanche, les législations antidiscriminatoires contribuent le plus à l’égalité salariale si les entreprises sont contraintes d’agir de manière volontariste contre les rémunérations discriminatoires et si cette contrainte est vraiment effective. 
</p><p>Nous tirerons ensuite les enseignements utiles pour une politique de l’égalité des sexes en Suisse et formulerons cinq revendications en faveur de l’égalité salariale. Premièrement, il faut mieux protéger les salaires au moyen de CCT et d’un salaire minimum national. Les femmes, qui travaillent fréquemment pour des bas salaires, seront les premières à en profiter. Deuxièmement, il faut supprimer la discrimination salariale dans les entreprises de Suisse au moyen de contrôles, de transparence et de sanctions efficaces. Troisièmement, il faut encourager une répartition égale des activités rémunérées et non rémunérées entre femmes et hommes. Pour ce faire, il faut davantage de structures d’accueil de jour des enfants à un prix abordable et d’institutions pour les personnes dépendantes de soins, un congé parental payé et des horaires de travail plus courts et mieux maîtrisables. Quatrièmement, à l’aide de quotas et d’une politique de formation non sexiste, on veillera à ce que les femmes soient représentées comme il se doit dans tous les domaines du monde du travail. Cinquièmement, il s’agit de thématiser à nouveau de manière plus soutenue la question de la discrimination des femmes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1549</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2014 15:42:00 +0200</pubDate><title>Les inégalités salariales se creusent</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-inegalites-salariales-se-creusent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon les derniers chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2012, l’écart salarial entre hommes et femmes s’est à nouveau accru. Un mauvais signal, qui confirme qu’avec le Dialogue sur l’égalité des salaires, qui se basait sur un engagement volontaire de la part des employeurs, il n’est pas possible de réaliser cette égalité. Un mauvais signal qui montre la nécessité de relancer l’action avec de nouvelles bases légales qui mettent enfin en place des contrôles des salaires sur l’ensemble du territoire. 
</p><p>L’égalité des salaires fait du sur<a name="_GoBack"></a>place&nbsp;: 18 ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur l’égalité, l’écart salarial était toujours de 18,9&nbsp;%, et il a même augmenté ces deux dernières années. En 2010, il était en effet de 18,4&nbsp;%. 
</p><p><b>Un pas en avant et deux pas en arrière</b></p><p>Le salaire médian des hommes est passé de 6'346 francs (brut par mois) en 2010 à 6'553 francs, soit une augmentation de 3,2&nbsp;%. Le salaire médian des femmes est passé de 5’176 à 5’317 francs, soit une augmentation d’à peine 2,7&nbsp;%. Malgré des salaires plus bas, il n’y a pas eu d’effet de «&nbsp;rattrapage&nbsp;» pour les salariées. Le Dialogue sur l’égalité des salaires, qui comptait sur la bonne volonté des entreprises pour éliminer les discriminations salariales entre les femmes et les hommes, n’a pas abouti au résultat visé. 
</p><p><b>Les femmes migrantes doublement discriminées</b></p><p>Le fait d’être femme et immigrée est doublement pénalisant au niveau du salaire. Les chiffres de l’OFS confirment la persistance de la hiérarchie salariale avec en haut les hommes suisses, dont le salaire médian est de 6'960 francs, suivi des hommes étrangers, qui ont un salaire inférieur d’environ 15&nbsp;% (5’921.-). Viennent ensuite les femmes suisses dont le salaire est de 21&nbsp;% inférieur à celui des hommes suisses (5’482.-) et en dernier, les femmes immigrées, avec un écart de 30&nbsp;% (4’894.-) par rapport aux salariés suisses.
</p><p>Cet écart est standardisé à plein temps, si bien qu’on ne peut pas l’attribuer directement au temps partiel. Ces écarts témoignent aussi de la persistance de la ségrégation professionnelle et de la dévalorisation des tâches qui sont dévolues aux femmes en général et aux femmes immigrées en particulier. Ainsi le salaire médian d’une femme travaillant dans le secteur des services personnels n’est que de 3'678 francs, celui d’une femme travaillant dans le commerce de détail n’est que de 4'450 francs. 
</p><p><b>Les hauts salaires et les bonus sont masculins</b></p><p>Les inégalités s’accroissent aussi car les positions de cadre sont de fait réservées aux hommes, qui occupent les trois quart des postes de direction et les deux tiers des postes avec fonction de chef. Lorsqu’une femme parvient néanmoins à occuper un poste de cadre, elle doit se contenter d’un salaire en moyenne inférieur de 32&nbsp;% par rapport à celui de son collègue masculin&nbsp;! 
</p><p>Les bonus sont également une source d’inégalité. Ils sont en effet davantage attribués aux cadres, qui sont justement majoritairement des hommes. Dans un secteur comme le commerce de détail, où un salaire sur cinq est inférieur à 4’000 francs par mois, le bonus moyen réservé aux cadres supérieurs est de 28'700 francs, contre 1'700 francs pour le reste du personnel. Des secteurs comme les assurances et les activités financières, où les hommes cadres sont nombreux, versent des bonus moyens de respectivement 94'000 et 132'500 francs.
</p><p><b>Écarts importants avec le même profil</b></p><p>Pourtant, au-delà de l’insertion différente des hommes et des femmes sur le marché de l’emploi, l’OFS confirme que de grands écarts persistent, y compris lorsqu’on compare le salaire d’un homme et d’une femme qui ont le même âge et un profil équivalent. Ainsi, une femme âgée de 40 à 49 ans avec un niveau de responsabilité très élevé gagne 25&nbsp;% de moins que son collègue&nbsp;! Et une femme sans fonction de cadre qui a fait un apprentissage a un salaire de 12,4&nbsp;% inférieur à celui de son collègue ayant comme elle un CFC en poche.
</p><p><b>Différences de salaire aussi dans les services publics</b></p><p>Les résultats de l’Enquête sur la structure des salaires 2012 ne portent, pour le moment, que sur le secteur privé. Il ne nous est donc pas possible de donner des chiffres actualisés pour le secteur public. Mais nous savons, car cela a été mis en évidence par des études, que les discriminations salariales touchent aussi le secteur public et qu’elles sont à mettre en relation avec l’évaluation des fonctions, les bonus et la ségrégation professionnelle (sous-valorisation des métiers féminins). 
</p><p><b>Les écarts de salaires se creusent&nbsp;: agissons&nbsp;!&nbsp; </b></p><p>On sait – et le rapport de synthèse du PNR 60 «&nbsp;Égalité entre hommes et femmes&nbsp;: résultats et impulsions&nbsp;» qui vient de paraître le montre une fois de plus – qu’un ensemble de mesures, notamment dans le domaine du temps de travail, du partage des tâches et des infrastructures de prise en charge des enfants et des personnes dépendantes, est nécessaire afin de faire, enfin, progresser l’égalité.
</p><p>Alors que les écarts salariaux se creusent, particulièrement entre les hommes et les femmes, il est pourtant urgent de mettre en place des mesures en faveur de l’égalité. Le contrôle des salaires est une mesure que nous préconisons et qui permettrait de faire un pas en avant. Il est intéressant de rappeler que l’avant-projet de Loi sur l'égalité prévoyait de donner au Bureau fédéral de l’égalité la compétence de procéder à des enquêtes. Cette compétence n’a pas été retenue suite aux pressions des milieux patronaux. 20 ans plus tard, la preuve est faite que sans mesures contraignantes, l’égalité n’avance pas. C’est pourquoi, nous exigeons aujourd’hui, la mise en place d’une autorité dotée des compétences et des moyens lui permettant d’agir. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1548</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2014 15:29:00 +0200</pubDate><title>Justice est faite, mais pour l’heure seulement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/justice-est-faite-mais-pour-l-heure-seulement</link><description>Procès d’Erwin Sperisen, l’ancien chef de la police guatémaltèque</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chef de la police nationale civile du Guatémala de juillet 2004 à mars 2007, Erwin Sperisen a été condamné le 7 juin dernier à la prison à vie par un tribunal genevois. Il a été reconnu coupable de l’assassinat de sept prisonniers. Ses avocats ont décidé de faire appel. Mais cela ne change rien au fait que la décision des juges genevois fait passer un message juste et important. Elle montre en effet que la répression sanguinaire, même commise en habits officiels, peut être sanctionnée un jour par la justice.
</p><p>Il faut en remercier la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), grâce à la détermination dont elle a fait preuve des années durant, ce procès a pu avoir lieu. L’Union syndicale suisse (USS) et d’autres organisations encore espèrent que ce jugement donnera un nouveau signal contre l’impunité à laquelle croient certains assassins et autres tortionnaires dans le monde. En effet, toutes les atrocités commises par le système répressif où Sperisen a occupé un poste dirigeant n’ont pas été éclaircies. Chantal Woodtli et Claude Reymond de la CGAS signalent le cas de Carlos Vielman, l’ancien ministre guatémaltèque de l’Intérieur, qui était le supérieur direct de Sperisen. La CGAS espère que Vielman, qui fait actuellement l’objet d’une enquête en Espagne, devra aussi rendre des comptes.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1521</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2014 15:20:00 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires – services publics – négociations conventionnelles et salariales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/egalite-des-salaires-services-publics-negociations-conventionnelles-et-salariales</link><description>Trois Dossiers de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces derniers temps, l’USS a publié trois nouveaux Dossiers<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/140612_Ackermann_Dossiers.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> sur les thèmes mentionnés dans notre titre. En voici les grandes lignes.</p><h3>Égalité salariale entre hommes et femmes</h3><p>Que faire pour qu’il y ait égalité salariale entre femmes et hommes&nbsp;? Telle est la question que pose le Dossier N°&nbsp;104 de l’USS. Mais avant d’y répondre, les auteur(e)s ont examiné et analysé la vaste littérature académique étrangère et suisse qui cherche à expliquer ce qu’est réellement l’égalité salariale et ses causes. Ils montrent aussi comment les institutions et acteurs politiques ou autres peuvent réduire les différences de salaire entre les sexes. Enfin, ils en tirent les leçons pour une politique de l’égalité dans notre pays. Cinq revendications sont alors formulées&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Les salaires doivent être mieux protégés par des conventions collectives de travail (CCT) et un salaire minimum national. Les femmes, qui touchent souvent des bas salaires, en profiteraient tout particulièrement.</span></li><li><span>Il faut mettre en place des contrôles et des sanctions efficaces, ainsi qu’instaurer la transparence des salaires afin de supprimer la discrimination salariale des femmes.</span></li><li><span>On doit encourager une juste répartition entre hommes et femmes du travail rémunéré et du travail non rémunéré. Pour ce faire, davantage de structures d’accueil de jour des enfants à prix abordables et d’institutions pour les personnes dépendant de soins, ainsi qu’un congé parental payé et des horaires de travail plus courts et mieux planifiables sont nécessaires.</span></li><li><span>Grâce à des quotas et une politique de formation non sexiste, il sera possible d’obtenir une représentation équitable des femmes dans tous les domaines du monde du travail.</span></li><li><span>Enfin, la discrimination salariale des femmes doit redevenir un thème plus largement débattu dans le public.</span></li></ul><p>C. Werder, D. Gallusser, D. Lampart&nbsp;: Que faire pour instaurer l’égalité de salaire entre les sexes&nbsp;? Analyse des différences de salaire entre les femmes et les hommes et contre-mesures politiques. 35 p. Dossier de l’USS N&nbsp;°104.
</p><h3>Des services publics plus forts</h3><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Qu’on en finisse avec les programmes d’austérité, les privatisations et la concurrence absurde dans les services publics&nbsp;!</span></li><li><span>Toute la population doit pouvoir profiter de manière égale d’excellentes prestations sociales, de formation, de santé&nbsp;; celles-ci ne doivent pas servir des buts lucratifs privés.</span></li><li><span>&nbsp;Les monopoles doivent appartenir à la collectivité publique. Cela concerne par exemple l’infrastructure ferroviaire, les réseaux électriques, de communication et d’eau, ainsi que l’évacuation des eaux usées et des ordures. Les bénéfices réalisés par les monopoles appartiennent à la communauté.</span></li></ul><p>Telles sont les trois premières revendications contenues dans la résolution adoptée par les quelque 200 participant(e)s à la journée de l’USS sur les services publics, qui s’est tenue à la fin février 2014. La documentation de cette journée, une dizaine d’interventions d’expert(e)s, et la résolution susmentionnée, ont été réunies en langue originale dans un Dossier de l’USS. Celui-ci montre, d’un point de vue syndical et pour tous les services publics existants, ce que ces derniers sont et doivent être et les obstacles auxquels ils sont confrontés. Dans son introduction, Dore Heim, responsable à l’USS de ces questions rappelle que «&nbsp;Seuls des services publics qui disposent de ressources en suffisance, en personnes comme en moyens financiers, peuvent continuer à se développer. Seuls des services publics forts garantissent un niveau de vie élevé en Suisse, ainsi que la cohésion sociale et l’égalité des chances. Il faut investir dans les services publics afin de maintenir, pour la population, une desserte de base ne serait-ce qu’au niveau actuel&nbsp;».
</p><p>D. Heim/E. Ackermann&nbsp;: Des services publics forts pour une Suisse qui fonctionne&nbsp;! Les interventions de la journée du 27.2.2014. 44 p. Dossier de l’USS N°&nbsp;103.
</p><h3>Les négociations conventionnelles et salariales de 2013</h3><p>Le Dossier N°&nbsp;102 est consacré aux négociations entre les partenaires sociaux de 2013, qui fut l’année des salaires minimums. En effet, bien plus souvent que par le passé, des salaires minimums ont été négociés, introduits ou nettement relevés. Événement qui fera date&nbsp;: la fixation pour la première fois, après plusieurs conflits, de salaires minimums dans l’industrie MEM. On constate aussi une tendance à fixer le salaire minimum le plus bas à hauteur de 4&nbsp;000 francs par mois ou à un niveau approchant. Cela &nbsp;s’explique par l’initiative de l’USS sur les salaires minimums, qui a rendu les gens plus conscients de l’importance de cette revendication et a donc déployé tous ses effets sur les négociations de conventions collectives de travail (CCT). 
</p><p>Mentionnons aussi qu’en Suisse romande, parfois après des conflits, on est parvenu à renouveler des CCT dans le commerce de détail (cantons de Genève et Neuchâtel et à Lausanne). Dans le domaine des transports publics, les syndicats ont conclu pour la première fois des CCT-cadres dans les cantons de Zurich et Vaud. Elles doivent servir notamment à empêcher qu’en cas de mise au concours de lignes, la concurrence ne se fasse sur le dos des employé(e)s. On constate également que le congé de paternité a été introduit ou amélioré dans moult cas.
</p><p>Concernant les négociations salariales, le Dossier de l’USS juge fondamentalement positif que des hausses des salaires réels aient été obtenues presque à chaque fois. Mais nombre de cantons ont été critiqués&nbsp; pour leur grande pingrerie et leur fort entêtement, en particulier ceux qui ont imposé des programmes d’austérité incluant des baisses de salaire. Les accords conclus dans l’artisanat sont qualifiés d’acceptables en comparaison avec les années passées. Vu la bonne situation des carnets de commandes et la lourde pression aux délais subie par les travailleurs et travailleuses, ils sont toutefois insatisfaisants. 
</p><p>Ewald Ackermann&nbsp;: Négociations conventionnelles et salariales 2013/2014. Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS. Dossier de l’USS N°&nbsp;102. 23 p.
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/140612_Ackermann_Dossiers.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Les Dossiers de l’USS se trouve sur le site de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Publications/Dossiers.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Égalité des sexes</category><category>Services Publics</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1547</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2014 08:32:00 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes: l’heure est aux contrôles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-l-heure-est-aux-controles</link><description>Les femmes des syndicats adressent une lettre ouverte au Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans une lettre ouverte adressé au Conseil fédéral, les femmes des syndicats demandent à ce dernier d’entreprendre rapidement les démarches légales nécessaires à la réalisation de l’égalité des salaires entre les sexes. En effet, le Dialogue sur l’égalité des salaires, qui s’est terminé à la fin février sur des maigres résultats seulement, et le nouveau creusement des écarts salariaux entre les femmes et les hommes montrent que la bonne volonté des entreprises ne permettent pas d’avancer sur cette question. C’est pourquoi les femmes de l’USS demandent des contrôles fixés au plan légal. 
</p><p>Les entreprises doivent contrôler leurs salaires à intervalles réguliers (p. ex. tous les 3 ans). Elles doivent aussi instaurer la transparence salariale en leur sein. Enfin, la réalisation de l’égalité salariale nécessite la création d’une autorité nationale dotée de la compétence d’intervenir aussi d’office et d’engager les mesures nécessaires à la réalisation de l’égalité salariale, soit en intentant des actions devant les tribunaux, soit en infligeant des amendes, soit en prenant des décisions.
</p><p>Dans la perspective du 14 juin, jour anniversaire de la légendaire grève des femmes en Suisse, les femmes des syndicats ont organisé à Berne une marche de protestation haute en couleur pour demander qu’après 33 ans, respectivement 18 ans, le Conseil fédéral applique une fois pour toutes l’article constitutionnel et la loi fédérale sur l’égalité. 
</p><p><a href="https://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157645136973094/" class="external-link-new-window">À partir de 13 h, vous trouverez des photos de cette action sur notre site.</a></p><h5>Renseignements</h5><ul><li> Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l’USS, politique de l’égalité</li><li>Corinne Schärer (079 219 94 20), coprésidente de la Commission féminine de l’USS</li><li>Michela Bovolenta (079 647 72 83), coprésidente de la Commission féminine de l’USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Kampagnen/auch-dein-bier_310.png" class="download">Lettre ouverte</a> au Conseil fédéral</li><li><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Bilder/Grafiken/auch-dein-bier_310.png" class="download">D'autres documents</a> de la conférence de presse</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1545</guid><pubDate>Wed, 11 Jun 2014 10:40:00 +0200</pubDate><title>Une révision désormais consensuelle de la loi sur l’assurance-accidents</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-revision-desormais-consensuelle-de-la-loi-sur-l-assurance-accidents</link><description>Le Conseil fédéral ouvre la procédure de consultation</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2011, la première révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) échouait devant le Parlement. À juste titre. En effet, l’affaiblissement visé de la SUVA et les réductions des prestations proposées auraient constitué une grave régression. Mais ces propositions ne trouvèrent pas de majorité. Sur ce, les partenaires sociaux décidèrent de mettre au point ensemble des propositions pour une nouvelle révision de la LAA. Une révision qui devait se limiter à l’essentiel et ne pas affaiblir une assurance sociale qui fonctionne bien et repose sur des finances solides.
</p><p> L’Union syndicale suisse (USS) constate avec satisfaction que le Conseil fédéral a repris les propositions des partenaires sociaux et ouvre sur cette base une procédure de consultation sous la forme d’une conférence. Le projet présenté modernisera la loi en vigueur depuis 1984 sans renoncer à ses spécificités efficaces. En effet, seules des prestations d’assurance de qualité et une SUVA forte, qui couvre les accidents et maladies professionnels, garantira que la souffrance humaine entraînée par la survenance de ces derniers sera atténuée.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1546</guid><pubDate>Wed, 11 Jun 2014 10:37:00 +0200</pubDate><title>Attribution adéquate des bonifications AVS pour tâches éducatives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/attribution-adequate-des-bonifications-avs-pour-taches-educatives</link><description>Le Conseil fédéral a écouté l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la modification du droit de garde, les bonifications AVS pour tâches éducatives continueront à être attribuées en fonction de l’engagement effectif des parents dans l’éducation des enfants. Le Conseil fédéral en a décidé ainsi, reprenant une intervention de l’Union syndicale suisse (USS) et des organisations féminines. En profiteront en général les femmes qui risquaient de se voir dépossédées en douce de ces bonifications.
</p><p>À partir du 1er juillet, les parents non mariés ou divorcés jouiront en règle générale de l’autorité parentale conjointe pour leurs enfants. Cette modification du droit de garde a aussi des effets sur l’AVS, car les bonifications pour tâches éducatives de cette dernière sont calculées sur la base de ce droit. Le parent qui obtient le droit de garde reçoit la totalité de la bonification pour tâches éducatives de 42&nbsp;120 francs par an pour les enfants de moins de 16 ans dont il s’est occupé. En cas d’autorité parentale conjointe, la bonification était jusqu’à ce jour partagée à égalité, pour autant que les parents n’en avaient pas décidé autrement. Pour de nombreuses femmes, cette réglementation grossière entraînait une baisse conséquente de leur rente AVS. De fait, l’autorité parentale conjointe ne dit rien du tout de la réalité en ce qui concerne l’activité professionnelle des parents et leur prise en charge effective des enfants. Or, malgré une autorité parentale conjointe, on doit partir de l’idée qu’à l’avenir aussi seul l’un d’eux – la plupart du temps la mère – restreindra son activité professionnelle pour prendre en charge les enfants communs, si bien qu’il, soit la mère, devra s’attendre à une baisse de sa rente AVS future.
</p><h3>Selon l’engagement effectif dans l’éducation des enfants</h3><p>Fin 2013, l’USS et quelques organisations féminines avaient rendu attentif le Conseil fédéral à ce problème et demandé une réglementation des bonifications pour tâches éducatives qui tienne mieux compte de la réalité de l’activité professionnelle et de la prise en charge des enfants. L’adaptation du Règlement sur l’AVS décidé à la mi-mai par le Conseil fédéral répond à ce vœu en mettant en place une réglementation désormais adéquate.
</p><p>La nouvelle disposition du Règlement sur l’AVS prévoit que le tribunal ou l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) tranchera aussi, lors de chaque décision sur l’autorité parentale conjointe, sur l’attribution de la garde ou la participation des parents à la prise en charge de l’enfant, quant à l’attribution de la bonification en question. Celle-ci reviendra dans son intégralité à celui des parents qui assumera vraisemblablement la plus grande partie de la prise en charge des enfants communs. Elle sera en revanche répartie par moitié lorsqu’il est à prévoir que les parents assumeront à égalité la prise en charge. 
</p><h3>En l’absence de convention, ce sera la mère</h3><p>Si l’autorité parentale conjointe est décidée sur la base d’une déclaration commune des parents à l’état civil ou à l’APEA, ceux-ci doivent parallèlement conclure une convention sur l’attribution de la bonification pour tâches éducatives ou en faire parvenir une en l’espace de trois mois auprès de l’APEA compétente. À défaut, celle-ci décidera d’office de l’attribution de ladite bonification. En l’absence de décision du tribunal ou de l’APEA, ou de convention des parents sur l’attribution de la bonification, cette dernière sera attribuée dans son intégralité à la mère. Cette réglementation tient compte du fait qu’aujourd’hui encore, les mères réduisent plus fortement dans la plupart des cas leur activité professionnelle pour prendre en charge des enfants que les pères. 
</p><p> Ainsi, les bonifications pour tâches éducatives focaliseront davantage l’attention. Alors qu’elles ne prennent actuellement de l’importance qu’au moment de la retraite, il sera désormais intelligent de déjà s’en occuper en cas de séparation ou de divorce, ou à la naissance d’un enfant.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1542</guid><pubDate>Thu, 05 Jun 2014 10:21:00 +0200</pubDate><title>L’Office fédéral renonce à faire recours – des délais de prescription plus longs s&#039;imposent !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-office-federal-renonce-a-faire-recours-des-delais-de-prescription-plus-longs-simposent</link><description>Justice pour les victimes de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) accueille avec satisfaction la décision de l’Office fédéral de la justice de ne pas faire recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre son jugement concernant la prescription des atteintes dues à l’amiante.</p><p>Dans son jugement du 11 mars 2014, la CEDH a clairement mis en évidence le fait que le droit suisse, avec sa prescription de 10 ans, ne répondait pas aux risques modernes en matière de santé au travail. Ce jugement concernait la plainte de la veuve d’une victime de l’amiante, dont le mari est décédé en 2005 d’un mésothéliome (cancer). Durant des décennies, il avait été en contact avec de l’amiante dans son activité professionnelle. Sa veuve demandait réparation à son ancien employeur et à la SUVA sous la forme d’indemnités&nbsp;; mais toutes les instances judiciaires fondèrent leur refus sur la clause de prescription de dix ans prévue par le droit suisse.
</p><p>Ce renoncement à un recours donne raison aux syndicats ainsi qu’à la CEDH. En d’autres termes, le droit suisse de la responsabilité civile est insuffisant en ce qui concerne l’amiante et d’autres risques émergeants entraînant des atteintes à la santé à long terme seulement. Il faut&nbsp; donc le réviser de toute urgence. Des délais de prescription de 30 années ne suffisent toutefois pas, ils doivent être de 50 années. Par exemple, le cancer du péritoine n’apparaît qu’au moins 40 ans après l’exposition à l’amiante. 
</p><p>Les actuelles victimes de l’amiante et leurs familles ont besoin d’une solution spécifique. Un fonds d’indemnisation généreux est indiqué ici. Le Conseil national est invité à agir sans tarder.
</p><h5>&nbsp;renseignements :</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1541</guid><pubDate>Tue, 03 Jun 2014 14:52:00 +0200</pubDate><title>Enfin un procès après 10 années d’attente, la justice en plus ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/enfin-un-proces-apres-10-annees-d-attente-la-justice-en-plus</link><description>L’ancien chef de la police guatémaltèque devant les tribunaux

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un procès qui sort de l’ordinaire prendra fin ce vendredi à Genève. Erwin Sperisen, l’ancien chef de la police du Guatémala et double national suisse-guatémaltèque, est accusé d’exécutions de prisonniers et de fugitifs. S’il y a finalement eu procès, c’est notamment à porter au crédit de la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS).</p><p>Erwin Sperisen, surnommé «&nbsp;le Viking&nbsp;», a été nommé en juillet 2004 chef de la police nationale civile par le ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement guatémaltèque de droite, alors qu’il ne disposait pas de l’expérience professionnelle requise pour cette fonction qu’il exerça jusqu’en mars 2007. Pendant cette époque, il fut l’un des sbires les plus monstrueux d’un système des plus répressifs, qui recourut régulièrement aux assassinats lors de vastes opérations dites de «&nbsp;nettoyage social&nbsp;».
</p><h3>Les syndicats, victimes d’une répression sanglante</h3><p>La commission internationaliste de la CGAS a fait état depuis 2004 des agissements sanguinaires du système en place dans ce pays d’Amérique centrale et de la police de Sperisen. Avec l’aide d’un important réseau syndical international, elle a mis au point une documentation détaillée sur des exécutions de paysans, des attaques contre les syndicats, des assassinats très vraisemblablement organisés par la police, mais jamais éclaircis, pour ne citer que quelques exemples. Et les mouvements genevois de solidarité internationale ont aussi protesté à plusieurs reprises contre les «&nbsp;nettoyages&nbsp;» déjà mentionnés et le silence qui les a entourés à chaque fois. 
</p><h3>Un combat de plusieurs années</h3><p>En mars 2007, après l’assassinat (par erreur) de trois députés salvadoriens et de leur chauffeur, puis de la liquidation de ses auteurs, quatre policiers, bien qu’incarcérés dans une prison de haute sécurité (!), Sperisen démissionna et s’enfuit, grâce à sa double nationalité, en Suisse, et plus précisément à Genève. Trois mois plus tard seulement, la CGAS et l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) ainsi qu’Uniterre, le syndicat paysan, déposaient une première plainte contre Sperisen en Suisse, une plainte qui fut suivie d’autres actions menées au plan juridique par les organisations genevoises et d’ailleurs. Finalement, en juillet 2010, la justice guatémaltèque délivrait un mandat d’arrêt international. Et, en 2012, l’ancien chef de la police nationale civile guatémaltèque était arrêté sur instruction du ministère public genevois.
</p><h3>Pour ne jamais oublier</h3><p>Le procès en cours à Genève ne concerne pas la totalité des activités criminelles de la police guatémaltèque durant l’ère Sperisen. En raison du mandat d’arrêt international lancé contre l’ancien directeur de la police, il se focalise sur deux cas pour lesquels celui-ci est accusé d’avoir planifié, ordonné et, dans un cas, réalisé lui-même, l’assassinat de prisonniers, ainsi que des témoins l’ont confirmé devant le tribunal. Le ministère public genevois a requis la prison à vie pour Sperisen. 
</p><p>Quelle que soit la décision que les juges prendront le 6 juin, le seul fait que des oppresseurs sanguinaires, qui se cachent derrière un système en place, doivent enfin rendre des comptes est à saluer. Le mérite doit en être attribué aux organisations qui ont accompagné avec ténacité la CGAS dans cette action des années durant pour que jamais ces faits ne soient oubliés.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1539</guid><pubDate>Mon, 02 Jun 2014 10:34:00 +0200</pubDate><title>Les commentaires de l’USS sur les principaux objets</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-commentaires-de-l-uss-sur-les-principaux-objets</link><description>Session d’été du Parlement fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TitrerubriqueSPcommuniqu lead">La session d’été du Parlement fédéral commence le 2 juin et prendra fin le 20 du même mois. Certaines initiatives colancées ou énergiquement combattues par l’USS seront au menu des Chambres fédérales.</p><h2>Initiative Ecopop<br>Sous les préoccupations environnementales, la xénophobie</h2><p class="ChapeauSPitalique lead"><span lang="FR-CH">(ea) Second conseil à en traiter, le Conseil national a débattu de l’initiative Ecopop qui, selon son intitulé complet, dit «&nbsp;Halte à la surpopulation&nbsp;» et «&nbsp;Oui à la préservation durable des ressources naturelles&nbsp;». L’initiative exige que la population résidente permanente n’augmente annuellement que de 0,2&nbsp;% au maximum. L’USS rejette cette proposition qui aurait de graves conséquences pour les salarié(e)s. </span></p><p class="ParagrSPnormaux">Le Conseil fédéral et le Conseil des États recommandent aussi très clairement de rejeter cette initiative. Du point de vue syndical, ses conséquences sur le monde du travail seraient funestes, car la démarche ne concerne que la population résidente permanente, mais pas les expatrié(e)s de courte durée ni les frontaliers et frontalières. Du coup, le texte encourage et invite les entreprises à passer à une main-d’œuvre relevant de ces catégories. En d’autres termes&nbsp;: l’augmentation des rapports de travail temporaires et précaires serait assurée, ce qui déboucherait sur une forte pression sur les salaires dans les branches concernées, une pression qui se répercuterait tôt ou tard sur les salaires des autres personnes dans le pays. </p><p class="ParagrSPnormaux">Mais même du point de vue environnemental, il est absurde de recourir davantage aux frontaliers et frontalières, une catégorie de salarié(e)s qui se déplace le plus souvent en auto. En outre, l’initiative demande que 10&nbsp;% des dépenses pour l’aide au développement soient destinés à la planification familiale. Il est difficile de se représenter les contours que cela prendrait concrètement. La Suisse doit-elle financer dans les pays du Sud une police de la pilule contraceptive et des préservatifs chargée de faire des rondes dans les dortoirs&nbsp;? C’est là de la vieille arrogance coloniale occidentale, qui feint de croire que les plus pauvres au Sud sont responsables de la destruction massive des ressources naturelles. </p><p class="ParagrSPnormaux">Pour l’USS, l’initiative Ecopop doit être clairement rejetée. Elle a décidé de la combattre activement.&nbsp;</p><h2>Initiative pour un impôt sur les héritages<br>Juste, modéré et utile</h2><p class="ChapeauSPitalique lead"><span lang="FR-CH">(ea) Première Chambre à traiter de cet objet, le Conseil des États a discuté de l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;». Cette requête, portée par l’USS et d’autres organisations, vise l’introduction d’un impôt fédéral sur les successions et les donations. Les revenus de l’impôt devraient aller pour deux tiers à l’AVS et pour un tiers aux cantons. </span></p><p class="ParagrSPnormaux">Les cantons qui ont supprimé ou réduit de beaucoup l’impôt sur les successions, au moins pour les héritiers directs ces dernières années sont légion. Raison pour laquelle la Confédération doit recevoir la compétence de prélever un impôt sur les successions et les donations. Un impôt fédéral de ce genre sera en effet un levier contre une répartition toujours plus inégale de la fortune en Suisse. Le 1&nbsp;% le plus riche de la population en Suisse possède plus de fortune que les 99&nbsp;% restants. Et la richesse des plus riches continue de s’accumuler. Si les 300 personnes les plus riches de Suisse disposaient ensemble, en 2010, selon le magazine «Bilan», de 470 milliards de francs de fortune, ce montant était déjà de 564 milliards trois ans plus tard. L’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;» s’attaque à cette concentration extrême et nuisible de la fortune. </p><h3>L’épargnant régulier n’est pas pénalisé</h3><p class="ParagrSPnormaux">L’impôt sur les héritages proposé ne concerne pas les petites fortunes ni les moyennes. Celui ou celle qui épargne péniblement pour s’offrir son propre logement n’a aucune inquiétude à avoir. Car l’initiative prévoit une franchise de deux millions de francs. Et si des entreprises ou des exploitations agricoles font partie du legs, d’autres allègements sont prévus. L’initiative est donc toute autre chose qu’une razzia sur le portemonnaie du petit épargnant. Au contraire, c’est un impôt juste et loyal. </p><h3>Au moins 3 milliards de francs annuellement&nbsp; </h3><p class="ParagrSPnormaux">Chaque année, environ 40 milliards de francs sont hérités en Suisse. La configuration de l’imposition sur les successions et les donations prévue par l’initiative en prélèvera au moins 3 milliards, en taxant à 20&nbsp;% les parties d’héritages supérieures à deux millions. Les deux tiers de ces rentrées fiscales iront à l’AVS et profiteront ainsi à tout le monde. Le tiers restant ira aux cantons.</p><h2>Convention no&nbsp;189 de l’OIT<br>Un travail décent pour les travailleurs et travailleuss domestiques aussi</h2><p class="ChapeauSPitalique lead"><span lang="FR-CH">(lc) Le Conseil national débattra le 12 juin de la ratification de la convention n°&nbsp;189 de l’OIT. Ce texte vise à renforcer la position des travailleurs et travailleuses domestiques, souvent soumis à une exploitation brutale. </span></p><p class="ParagrSPnormaux">«&nbsp;D’une part, leur travail est élémentaire, de l’autre, leur position est dans les faits précaire. Les travailleurs et travailleuses domestiques sont en principe des femmes qui proviennent des couches sociales inférieures. Ils touchent des petits salaires, ils sont vulnérables et ont donc d’autant plus besoin d’être protégés. La nouvelle convention de l’OIT fixe des standards minimaux qui s’appliquent sur toute la planète, qui doivent être la norme sur toute la planète&nbsp;», s’est exclamé Paul Rechsteiner, le président de l’USS, pour justifier la ratification de cette convention. Le Conseil des États a suivi. Il a approuvé cette convention par 35 voix sans opposition, lançant ainsi un signal fort au niveau international. Le tour est venu pour le Conseil national de suivre la même voie.</p><p class="ParagrSPnormaux">Il s’agit, pour la Suisse, d’émettre un signe de solidarité vers l’intérieur et l’extérieur. La Suisse était en première ligne lorsque se déroulait la négociation de cette importante convention pendant l’une des dernières conférences de l’OIT. En outre, d’après le Conseil fédéral, l’ordre juridique suisse remplit les conditions de cette convention.</p><h2>Initiative pour des allocations pour enfant exonérées d’impôt<br> Aider les familles, mais toutes et pas seulement les plus cossues </h2><p class="ChapeauSPitalique lead"><span lang="FR-CH">(ea) Première Chambre à se prononcer, le Conseil national délibérera de l’initiative populaire «&nbsp;Aider les familles&nbsp;! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt&nbsp;». Déposé par le PDC, ce texte ne tient toutefois pas ce qu’il promet. De fait, seules les familles aisées en profiteraient.</span></p><p class="ParagrSPnormaux">Le Conseil fédéral ainsi que les deux commissions des deux Chambres chargées de l’examen préalable se sont prononcés pour le rejet de la proposition. Ils ont invoqué, à juste titre, qu’à cause de la progressivité de l’impôt, ce sont surtout les familles les plus cossues qui profiteraient de l’exonération fiscale des allocations. Pour les familles à bas et moyen revenus, celle-ci n’apporterait que peu, voire rien du tout.</p><p class="ParagrSPnormaux">L’USS est toutefois clairement d’avis que des allocations pour enfant plus élevées sont nécessaires. Une initiative parlementaire déposée par le groupe socialiste le 15 avril 2014 demande aussi une telle augmentation, ainsi que la motion Rechsteiner du 23 mars de la même année. L’initiative du groupe demande une augmentation mensuelle de 60 francs, la motion s’arrête à 50 francs. La commission préparatoire du Conseil national propose le rejet de l’initiative parlementaire, le Conseil fédéral celui de la motion Rechsteiner. Le Conseil des États discutera en séance plénière de la motion le 13 juin. Espérons qu’il suivra l’argumentation de Paul Rechsteiner. Ses motifs&nbsp;: «&nbsp;Depuis le vote de la loi sur les allocations familiales en 2006, le montant minimal des allocations pour enfant est de 200&nbsp;francs, celui des allocations de formation de 250&nbsp;francs. Depuis, 12 cantons attribuent des allocations plus élevées. Une adaptation des montants minimaux pour toute la Suisse est devenue nécessaire.&nbsp;»</p><h2>Loi sur la nationalité<br>Moins de restrictions exigées </h2><p class="ParagrSPnormaux lead">(jc) Les deux Chambres attaquent désormais la troisième phase de l’élimination de leurs divergences. Le Conseil national revendique encore au moins dix ans de séjour pour pouvoir déposer une demande de naturalisation et le Conseil des États juge que huit ans sont suffisants, tout en limitant cette possibilité aux détenteurs et détentrices d’un permis C. Une deuxième divergence réside dans le fait que le Conseil national demande que les années passées en Suisse entre l’âge de 5 ans et 15 ans comptent double, alors que le Conseil des États réserve ce doublement aux années entre 10 et 20 ans. De plus, les années durant lesquelles quelqu’un a été admis à titre provisoire ne devraient pas compter pour la Chambre basse, mais bien pour la Chambre haute. Les représentant(e)s des cantons sont également moins stricts en matière de connaissances linguistiques exigées. Le Conseil national demande pour sa part une bonne maîtrise écrite et orale d’une des langues nationales.</p><p class="ParagrSPnormaux">À ce jour, peu d’éléments laissent apparaître un rapprochement des points de vue des deux Chambres. Il est donc possible que le projet échoue.</p><p class="ParagrSPnormaux">L’USS est clairement opposée à un durcissement des conditions de la naturalisation. Elle demande des délais plus courts et moins de restrictions. Elle rejette la limitation du droit à la demande aux personnes détentrices d’un permis C et estime que les années entre 10 et 20 ans doivent compter double. Il s’agit en outre de prévoir des procédures plus rapides et plus simples pour les migrant(e)s nés dans le pays.</p><h2><span>Loi sur la formation continue<br></span><span lang="FR-CH">Les employeurs doivent assumer leurs responsabilités</span></h2><p class="ParagrSPnormaux lead"><span lang="FR-CH">(vp) La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) s’est positionnée quasi à l’unanimité en faveur d’une coresponsabilité de l’employeur et de l’employé face à la formation continue. Elle a donc confirmé son soutien à l’article 5 tel que proposé par le Conseil fédéral. Celui-ci propose de répartir les responsabilités à trois niveaux&nbsp;: premièrement, la formation continue incombe à l’individu&nbsp;; deuxièmement, l’employeur doit offrir des conditions-cadres favorables&nbsp;; troisièmement, l’État doit intervenir subsidiairement pour favoriser l’accès à la formation continue à chacun et chacune en fonction de ses capacités. Ainsi, la commission de la Chambre des cantons n’a pas suivi la majorité du Conseil national qui avait refusé toute mention d’une responsabilité de l’employeur.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR-CH">L’USS, qui avait demandé un engagement beaucoup plus important des employeurs en matière de formation continue (notamment un congé payé d’une semaine au moins par année), approuve la décision de la CSEC-E. Une coresponsabilité de l’employeur, de l’employé et de l’État en matière de formation continue est fondamentale pour donner un sens à cette loi qui, ne l’oublions pas, répond à un mandat constitutionnel approuvé à une très large majorité par le peuple en 2006 déjà&nbsp;!</span></p><h2><span lang="FR-CH">Contre-projet à l’initiative sur les bourses<br></span><span lang="FR-CH">Soutien à l’initiative et à la motion du Conseil national</span></h2><p class="ParagrSPnormaux lead"><span lang="FR-CH">Tout comme le Conseil national, la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) a refusé de soutenir l’initiative sur les bourses qui veut favoriser l’égalité des chances dans l’accès à la formation en harmonisant les régimes cantonaux de bourses et en augmentant les moyens mis à disposition. Elle propose comme contre-projet une révision de la loi sur les aides à la formation. Toutefois, elle a n’a pas soutenu les propositions qui permettraient de faire du contre-projet une vraie alternative à l’initiative. Ainsi, seule une minorité de la CSEC-E soutient des améliorations telles que&nbsp;:</span></p><p class="ParagrSPnormaux">-&nbsp;la possibilité, lorsqu’il existe un intérêt public prépondérant, de prévoir des contributions fédérales directes (par exemple pour répondre à la pénurie de personnel qualifié dans la santé) (art. 1c. et 7a)</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR-CH">- &nbsp;</span><span lang="FR-CH">la répartition des contributions fédérales en fonction des dépenses effectives des cantons et l’augmentation des contributions fédérales pour encourager et soulager financièrement les cantons (art. 5 du contre-projet et motion du Conseil national «&nbsp;Soutien accru de la Confédération aux bourses d’études&nbsp;»)</span></p><p><span lang="FR-CH">C’est pourquoi, l’USS recommande aux Conseil des États de soutenir l’initiative. Dans le cadre des délibérations sur le contre-projet (loi sur les aides à la formation), elle demande aux sénateurs et sénatrices d’accepter les propositions de minorité aux articles 1, 5 et 7a et de suivre à l’article 4 la proposition du Conseil national. L’USS recommande également l’acceptation de la motion du Conseil national «&nbsp;Soutien accru de la Confédération aux bourses d’études&nbsp;».<i></i></span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1538</guid><pubDate>Mon, 02 Jun 2014 10:30:00 +0200</pubDate><title>Jugement correct de la CEDH : un délai de prescription plus long est nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/jugement-correct-de-la-cedh-un-delai-de-prescription-plus-long-est-necessaire</link><description>Justice pour les victimes de l’amiante</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) a exigé le 27 mai, par lettre à l’Office fédéral de la justice, que la Suisse renonce à faire recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre un jugement concernant la prescription des atteintes dues à l’amiante.</p><p>Dans son jugement du 11 mars 2014, la CEDH a clairement mis en évidence le fait que le droit suisse, avec sa prescription de 10 ans, ne correspondait pas aux risques modernes en matière de santé au travail. Ce jugement concernait la plainte de la veuve d’une victime de l’amiante, dont le mari était décédé en 2005 d’un mésothéliome (cancer). Des années auparavant, il avait été en contact avec de l’amiante dans son activité professionnelle. Sa veuve demandait réparation à son ancien employeur et à la SUVA sous la forme d’indemnités&nbsp;; mais toutes les instances judiciaires fondèrent leur refus sur la clause de prescription de dix ans.
</p><p>L’indemnisation correcte des victimes de l’amiante et de leurs proches est une obligation morale à laquelle la Suisse ne s’est pas encore soumise. Le jugement de la CEDH met crûment en lumière cette lacune. Vouloir attaquer ce jugement revient non seulement à chercher une échappatoire à cette responsabilité, mais aussi à bafouer les victimes. Au vu des risques, anciens et nouveaux, il faut bien au contraire repousser jusqu’à 50 ans au moins le délai de prescription.
</p><h5>renseignements&nbsp;:</h5><p>Luca Cirigliano, secrétaire central de l'USS, 076 335 61 97
</p><p>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1534</guid><pubDate>Mon, 26 May 2014 16:19:00 +0200</pubDate><title>Apprendre des revers et rebondir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/apprendre-des-revers-et-rebondir</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 23 mai 2014 - 
Discours d’ouverture du Président Paul Rechsteiner

</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p class="lead">Les deux dimanches de votation que nous venons de vivre placent le mouvement syndical devant des défis d’envergure.</p><p>Manifestement, les deux défaites devant le peuple du 9&nbsp;février et du 18&nbsp;mai sont liées. Si le résultat du scrutin du 18&nbsp;mai était clair, celui du 9&nbsp;février a en revanche été on ne peut plus serré. Il n’en reste pas moins que la portée de la votation du 9&nbsp;février l’emporte de beaucoup sur celle du 18&nbsp;mai. Le verdict du 9&nbsp;février a en effet profondément modifié la Suisse. Et pas seulement pour le scrutin du 18&nbsp;mai.
</p><p>Commençons toutefois par l’initiative sur les salaires minimums. Diverses raisons en expliquent l’échec et nous aurons tout avantage à l’analyser une fois de plus avec attention, en prenant le recul nécessaire. Néanmoins, il est incontestable aujourd’hui déjà que le climat d’incertitude fruit du 9&nbsp;février et, surtout, la peur de perdre son emploi ont causé un grand tort à l’initiative. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si celle-ci a commencé à chuter dans les sondages au lendemain du scrutin. 
</p><p>En dépit du mauvais résultat, notre initiative pour les salaires minimums n’était pas tout simplement un échec. En effet, le bide de l’initiative devant le peuple ne doit pas faire oublier qu’elle constitue une campagne salariale réussie. Nous avons là un paradoxe&nbsp;: les grands succès dans la lutte contre les bas salaires comparés au fiasco dans les urnes. 
</p><p>Certaines conclusions sont évidentes. Dès le début, nous savions qu’il était téméraire de demander un salaire minimum de 4000&nbsp;francs dans l’ensemble du pays, du moins si l’on tient compte des caractéristiques habituelles en Suisse. Et même si l’initiative ne devait entrer en vigueur qu’en&nbsp;2018. Au moment du lancement de l’initiative, même pas dix ans s’étaient écoulés depuis notre première campagne nationale «&nbsp;Pas de salaires à moins de 3000&nbsp;francs&nbsp;». Avec le recul, il est clair que 4000&nbsp;francs par mois ou 22 francs à l’heure était malgré tout la revendication correcte. En effet, ce sont ces chiffres qui ont servi de référence à la lutte contre les salaires trop bas en Suisse. Nous luttons pour des salaires dignes et non pour des salaires qui frisent le minimum vital.
</p><p>À la réflexion, il aurait été plus intelligent de formuler les principales exceptions dans l’initiative elle-même. Songeons par exemple aux jeunes ou à la possibilité de moduler la limite par région. Dans le débat public, c’étaient des arguments contre lesquels il était presque vain de lutter.&nbsp; 
</p><p>Toutefois, nous devons surtout réfléchir de façon approfondie au rapport entre une campagne et l’instrument que constitue l’initiative populaire. S’agissant des assurances sociales, le recours aux droits populaires est pratiquement inévitable. Il en va autrement pour les salaires. Il n’en reste pas moins que l’initiative, vue comme une campagne salariale nationale de grande envergure, nous a permis d’obtenir dans de nombreuses branches à bas salaires d’énormes avancées qu’il aurait été presque impossible d’imposer autrement. La force d’un syndicat se mesure en première ligne à sa capacité à obtenir des succès concrets pour les salarié(e)s. C’est précisément sous cet angle que les résultats de la campagne pour des salaires minimums ne craignent pas du tout la critique. Malgré tout, il faut tirer un bilan après le 18&nbsp;mai&nbsp;: pour une initiative populaire, il n’est pas suffisant de s’en remettre à la puissance d’une revendication légitime. 
</p><p>Ces prochaines années, la politique salariale aura pour premier objectif de développer les conventions collectives de travail. Cette mission pour notre organisation et nos fédérations sera doublée d’un test pour la valeur réelle de l’attachement au partenariat social professé par les opposants à l’initiative populaire. Nous voulons et devons avancer dans ce domaine et les possibilités sont légion.
</p><p>L’autre priorité de la politique salariale de ces prochaines années est la lutte contre la discrimination salariale dont souffrent les femmes. Cette assemblée des délégué(e)s en posera les premiers jalons. 
</p><p>Si, l’un dans l’autre, nous tenons le bon cap en matière de politique salariale en dépit du mauvais résultat du 18&nbsp;mai, il en va bien autrement pour les séquelles du 9&nbsp;février. De nombreux secteurs ont perdu le nord dans la recherche du succès économique et social de la Suisse. Les contingents et les séjours de courte durée privés de droit menacent de nous renvoyer à une époque révolue. Dès lors, il est important que les syndicats définissent rapidement leur point de vue. 
</p><p>Voici les positions que nous proposons à cette Assemblée&nbsp;: nous voulons que les relations entre la Suisse et l’Union européenne soient réglementées. Aussi défendons-nous les Accords bilatéraux. Nous luttons contre la discrimination. Aussi refusons-nous un nouveau statut de saisonnier privant leurs titulaires de tout droit. Et il faut que les salaires soient efficacement protégés, aussi pour garantir l’emploi.
</p><p>Pour ces raisons, nous nous opposerons avec vigueur à l’initiative Ecopop, dont l’acceptation ne ferait qu’aggraver considérablement la situation après le 9&nbsp;février. Son rejet préparerait en revanche la voie à une nouvelle décision sur les Bilatérales. Ce que nous avons vécu le 9&nbsp;février ne peut pas se reproduire. Et, avant cette échéance, nous n’avons pas non plus fait tout ce qui aurait été possible. Ni à l’extérieur, ni non plus à l’intérieur. Contre Ecopop, les syndicats doivent mener une campagne bien plus agressive, qui montrera les graves conséquences pour tous de la dégradation des conditions salariales et d’embauche des salarié(e)s sans passeport suisse. 
</p><p>Nous devons mener simultanément plusieurs luttes importantes, pour les rentes, pour les salaires et contre la discrimination. Cette assemblée des délégué(e)s est la dernière avant le congrès d’octobre. C’est précisément dans les époques difficiles et troublées qu’il faut faire les bons choix et poser sur le tapis les thèmes qui intéressent les syndicats. Le congrès de l’USS du mois d’octobre tombe donc à point nommé. 
</p><p>Finalement, n’oublions pas que l’histoire des progrès sociaux et politiques est parsemée de défaites. Sur la durée, ce ne sont pas les défaites qui sont déterminantes, mais la capacité d’apprendre des revers et de rebondir. En faveur des grands objectifs sociaux de notre mouvement.
</p><h5>Documents</h5><ul><li>&lt;media&gt;Résolution de la CGAS à l’adresse de l’Assemblée des délégués de l’USS: Bilan de la campagne SML à 4'000 francs et suites à envisager&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1537</guid><pubDate>Mon, 26 May 2014 15:03:00 +0200</pubDate><title>Vorlage zur Schaffung eines Nationalstrassen- und Agglomerationsverkehrs- Fonds (NAF); zur Schliessung der Finanzierungslücke; zum Strategischen Entwicklungsprogramm Nationalstrasse (STEP); Eröffnung des Vernehmlassungsverfahrens</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vorlage-zur-schaffung-eines-nationalstrassen-und-agglomerationsverkehrs-fonds-naf-zur-schliessung-der-finanzierungsluecke-zum-strategischen-entwicklungsprogramm-nationalstrasse-step-eroeffnung-des-vernehmlassungsverfahrens</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1536</guid><pubDate>Mon, 26 May 2014 15:01:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort Änderung des Bundesgesetzes über Ergänzungsleistungen zur AHV/IV (ELG); anrechenbare Mietzinsmaxima</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassungsantwort-aenderung-des-bundesgesetzes-ueber-ergaenzungsleistungen-zur-ahv-iv-elg-anrechenbare-mietzinsmaxima</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prestations complémentaires</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1533</guid><pubDate>Fri, 23 May 2014 14:09:00 +0200</pubDate><title>Réaliser l’égalité salariale avec des contrôles sur l’ensemble du territoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/realiser-l-egalite-salariale-avec-des-controles-sur-l-ensemble-du-territoire</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont adopté ce vendredi un ensemble de mesures contre la discrimination salariale des femmes. L’inégalité de traitement subie par celles-ci 20 ans après l’introduction de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes n’a toujours pas disparu. Selon les chiffres de la toute dernière enquête suisse sur la structure des salaires, les écarts de salaire entre hommes et femmes se sont même creusés, passant de 18,4 à 18,9&nbsp;%.
</p><p>Comme le montre l’échec du Dialogue sur l’égalité des salaires, impossible de supprimer la discrimination salariale avec des mesures librement décidées. Avec à l’esprit les décisions que va prendre le Conseil fédéral quant aux prochaines étapes, les délégué(e)s de l’USS demandent des contrôles sur l’ensemble du territoire. Ces derniers devraient être organisés par une autorité nationale tripartie disposant de ressources en suffisance et d’une compétence d’intervention. La qualité pour agir et un système d’amendes sont aussi nécessaires. Il faut en outre que les entreprises contrôlent à intervalles réguliers leur structure salariale avec la participation des syndicats et informent sur les résultats obtenus. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont également dressé le bilan de la campagne sur le salaire minimum. Si le résultat de la votation est certes décevant, l’initiative sur les salaires minimums est parvenue à améliorer substantiellement la situation salariale de nombreux travailleurs et travailleuses de Suisse. La limite de 4&nbsp;000 francs est entrée dans les têtes. Mais après le refus d’un salaire minimum légal, le problème des bas salaires attend toujours une solution. On trouve encore trop de moutons noirs qui versent des salaires de dumping. Pour les délégué(e)s de l’USS, il est donc clair qu’ils continueront à se battre pour des salaires qui permettent de vivre décemment. Aux patrons qui ont tressé pendant la campagne des couronnes aux conventions collectives de travail (CCT) négociées par les partenaires sociaux d’assumer leurs responsabilité. Les syndicats vont les prendre maintenant au mot. Et ils continueront de dénoncer demain ceux qui refuseront de négocier et verseront des salaires de dumping.
</p><p>À la faveur d’une rétrospective de la votation du 9 février, les délégué(e)s de l’USS ont constaté que l’acceptation de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» représente un danger pour tous les salarié(e)s de Suisse. Si les personnes sans passeport suisse sont à l’avenir moins bien traités, ce seront aussi les salaires et les conditions de travail de tous les salarié(e)s qui seront malmenés. Les délégué(e)s ont confirmé la revendication d’une mise en œuvre de l’initiative qui préserve les accords bilatéraux et ne discrimine pas les travailleurs et travailleuses sans passeport à croix blanche. Et on ne saurait accepter que les séjours de courte durée soient favorisés ou qu’un nouveau statut de saisonnier soit introduit. La protection des salaires doit être améliorée, pas démantelée. Enfin, l’USS combattra énergiquement l’initiative d’ECOPOP.
</p><p>Les résolutions adoptées par l'Assemblée des délégué(e)s se trouvent ici:</p><ul><li>&lt;media&gt;Résolution « Des salaires justes, davantage de protection : non à la discrimination salariale, non aux conditions de séjour et de travail précaires ! »&lt;/media&gt; </li><li>&lt;media&gt;Résolution « Pour une prévoyance vielliesse de qualité »&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Résolution « NON au projet « prévoyance vieillesse 2020 » ! »&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;Résolution  « Bilan de la campagne SML à 4'000 francs et suites à envisager »&lt;/media&gt;</li></ul><h5>renseignements : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Christina Werder, secrétaire centrale responsable de l'égalité des sexes à l'USS, 079 341 90 01</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS<a name="Text10">, </a>079 249 59 74</li></ul><p><a name="Text9"></a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1532</guid><pubDate>Thu, 22 May 2014 15:35:00 +0200</pubDate><title>Renforcer les syndicats au profit de tous et toutes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/renforcer-les-syndicats-au-profit-de-tous-et-toutes</link><description>Troisième Congrès mondial de la Confédération syndicale internationale (CSI)</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;Renforcer le pouvoir des travailleurs&nbsp;», tel est le slogan du 3e Congrès mondial de la CSI, qui s’est tenu du 19 au 23 mai à Berlin. L’Union syndicale suisse (USS) y était présente. Quels en furent les thèmes principaux&nbsp;?</p><p>La CSI, c’est plus de 180 millions de membres dans pratiquement tous les États de la planète, la deuxième plus grande organisation démocratique du monde. Pas étonnant par conséquent que plus de 1500 congressistes provenant de 161 pays se sont retrouvés tout récemment à Berlin pour son 3e congrès mondial. Le message central de ce congrès était le renforcement du pouvoir des travailleurs et travailleuses, c’est-à-dire aussi le renforcement du rôle et des droits des représentations des salarié(e)s, les syndicats.
</p><h3>Mieux avec un partenariat social solide</h3><p>Il ne s’agit pas seulement ici de justice ou d’équilibre sociétal. Sharan Burrow, la secrétaire générale de la CSI, a rappelé que l’on assistait aujourd’hui à un changement de philosophie qui va s’imposant&nbsp;: toujours plus d’organisations et, tout récemment, même la Banque mondiale, ont reconnu récemment que l’économie est florissante et les conditions de travail bonnes et exemptes de tout dumping salarial lorsque le partenariat social et les syndicats sont forts, et le taux de couverture conventionnelle (par conventions collectives de travail, CCT) élevé. Dans une résolution, le congrès a donc demandé à tous les États d’encourager le partenariat social et de viser une couverture conventionnelle aussi grande que possible, avec des CCT qui fixent des salaires minimums.
</p><h3>Le Qatar doit modifier son droit du travail</h3><p>Dans les États du Golfe, les droits syndicaux sont écrits en tout petits caractères. Le 3e Congrès mondial de la CSI a par conséquent demandé dans une résolution que le Qatar réforme enfin sont droit inhumain du travail et de la migration (système de la kafala). S’il ne s’y attèle pas, les projets internationaux comme la Coupe du monde de football organisée sur son territoire doivent être stoppés. Cela relève de la responsabilité de la FIFA qui a le pouvoir de faire pression sur le gouvernement qatari pour qu’il engage les réformes nécessaires. L’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) a aussi présenté des projets prometteurs développés avec la participation significative de la Suisse. Pour l’USS et Solidar, il est évident qu’au sens de la résolution précitée, ils continueront à observer d’un œil critique la FIFA.
</p><h3>La Chine reste un problème</h3><p> Les discussions avec des congressistes chinois ont fait apparaître que la situation des travailleurs et travailleuses est toujours des plus critiques en Chine. Divers projets sont en cours afin de renforcer le soutien apporté par les syndicats aux salarié(e)s de ce pays. Lors d’ateliers de travail, l’USS a signalé qu’il était important de pouvoir faire figurer les droit humains et les normes du travail décent dans les accords de libre-échange. Dans ce cadre, il a été question des points faibles et des points forts de l’accord de libre-échange conclu par la Suisse et la Chine, ainsi que du contrôle de sa mise en œuvre. Ici aussi, l’USS ne veut pas baisser la garde. C’est pourquoi elle a invité à son congrès ordinaire d’octobre un des syndicalistes chinois actuellement les plus connus, Han Dongfang, le responsable du bulletin d’information des travailleurs chinois (China Labour Bulletin).</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1531</guid><pubDate>Wed, 21 May 2014 15:36:00 +0200</pubDate><title>Contre le personnel, contre les petits magasins et contre les cantons !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/contre-le-personnel-contre-les-petits-magasins-et-contre-les-cantons</link><description>Heures d’ouverture des magasins : le gouvernement veut une loi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle loi sur les heures d’ouverture des magasins (LOMag) proposée par le Conseil fédéral autoriserait tous les commerces de détail du pays à ouvrir leurs commerces de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi. L’Union syndicale suisse (USS) estime que ce projet est bon pour la corbeille.</p><p>Au début, il y a eu la motion Lombardi qui demandait des heures d’ouverture des magasins valables pour tout le pays. Ensuite, les Chambres fédérales ont approuvé cette motion et aujourd’hui, le gouvernement propose en bon petit soldat une loi qui comporte trois articles, sans doute la loi la plus courte de toute la législation suisse. Mais la concision n’est pas toujours mère de la sagesse, elle est souvent aussi synonyme de stupidité à haute dose. L’USS a rejeté énergiquement ce projet dans le cadre de la procédure de consultation. À cela, trois sortes de raisons sont déterminantes&nbsp;:
</p><h3>Des conditions de travail encore plus stressantes</h3><p>Si les heures d’ouverture des commerces étaient prolongées de la sorte, les conditions de travail de la vente deviendraient encore plus stressantes, les horaires encore moins planifiables, et les mères qui élèvent seules leur(s) enfant(e)s seraient alors confrontées à d’importants problèmes. En effet, quelle structure d’accueil de jour des enfants ouvre jusqu’à 8 heures du soir en semaine, jusqu’à 7 heures du soir le samedi&nbsp;? Aujourd’hui déjà, les conditions de travail de la vente sont précaires, demain, elles le seraient encore plus. Ce qui explique aussi pourquoi, dans les sondages, le personnel de la vente se prononce à 90&nbsp;% contre la prolongation des heures d’ouverture des commerces.
</p><h3>Magasins&nbsp;: grands favorisés et petits mangés</h3><p>Selon Luca Cirigliano, responsable de ces questions à l’USS, la prescription de la nouvelle loi repose sur l’hypothèse erronée que la prolongation des heures d’ouverture des commerces entraînerait automatiquement une hausse du chiffre d’affaires. Or, ce n’est pas le cas. La loi proposée favorise en effet unilatéralement les grands magasins qui sont mieux à même de maîtriser avec moins de personnel par surface de vente de telles prolongations que les petits magasins. Bref, les grands magasins pourraient ainsi carrément «&nbsp;affamer&nbsp;» les petits&nbsp;; cela, précisément aussi si le chiffre d’affaires supplémentaire minime est réalisé pendant les heures en fin de journée, car, pour les petits magasins, fermer avant les autres n’entrerait pas en ligne de compte pour une question d’image.
</p><h3>Aucun respect pour les décisions issues des urnes</h3><p>Dans nombre de cantons, des prolongations des heures d’ouverture ont été rejetées ces dernières années, souvent très nettement. Si la Confédération veut cependant en imposer par voie légale, il s’agit alors de harcèlement et d’une violente attaque contre la démocratie et la souveraineté cantonale. Pas étonnant qu’en plus des syndicats, les cantons s’opposent aussi à cette extension arrogante des heures d’ouverture des commerces. On aurait vraiment pu s’attendre des instances responsables de cette révision qu’elles fassent preuve d’un peu plus de respect pour la démocratie…
</p><p> En résumé, l’USS estime que ce projet de loi est sans autre bon pour la corbeille.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1530</guid><pubDate>Wed, 21 May 2014 15:34:00 +0200</pubDate><title>Les droits d’accès des syndicats aux entreprises sous la loupe</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-droits-d-acces-des-syndicats-aux-entreprises-sous-la-loupe</link><description>Colloque juridique de l’USS du 27 juin

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TitrerubriqueSPcommuniqu lead">Le problème est connu par nombre de secrétaires syndicaux et de syndicalistes&nbsp;: on veut informer le personnel d’une entreprise ou distribuer des tracts en y pénétrant, mais le patron s’y oppose et menace même de porter plainte. Les syndicalistes passent quand même outre et le patron porte plainte. Alors les moulins de la justice se mettent… à moudre.</p><p class="ParagrSPnormaux">Pour les syndicats, la situation juridique est claire. L’article 28 de la Constitution fédérale, qui consacre explicitement la liberté syndicale, implique un droit d’accès et d’information des syndicats dans les entreprises. Et des conventions de l’Organisation internationale du Travail ratifiées par la Suisse prévoient aussi ce droit impérativement. De plus, les tribunaux statuent souvent dans ce sens. Ce fut ainsi le cas il y a longtemps avec l’«&nbsp;ancêtre&nbsp;» du syndicat Unia, le SIB, qui fut attaqué pour violation de domicile parce qu’il avait informé le personnel d’une entreprise en y pénétrant. Mais le syndicat avait alors invoqué la liberté syndicale… et gagné le procès. Dans d’autres cas aussi, les tribunaux ont rejeté des plaintes similaires pour violation de domicile en précisant que la liberté syndicale passait avant la protection de la propriété.</p><h3>Mais les tribunaux ne tranchent pas toujours comme cela …</h3><p class="ParagrSPnormaux">Avec le colloque juridique de l’USS qui se tiendra le 27 juin prochain, on en saura plus sur les droits d’accès des syndicats dans les entreprises et à l’information. Dans sa première partie, des spécialistes du droit du travail, en majorité des professeurs d’université, expliqueront ces droits dans la perspective du droit international (Beatriz Vacotto, OIT), des droits fondamentaux (Markus Schefer, Université de Bâle), du droit pénal (Marcel Niggli et Stefan Maeder, Université de Fribourg) et des réglementations du droit du travail concernant les partenaires sociaux (Kurt Pärli, Haute école des sciences appliquées de Zurich). </p><p class="ParagrSPnormaux">La Suisse fut autrefois, au début de l’industrialisation, une pionnière du droit de travail. Aujourd’hui, elle est plutôt à la traîne des autres États européens. Si nous voulons faire avancer notre droit du travail, nous devons étudier de près les expériences faites par nos voisins. C’est pourquoi ce colloque donnera la parole à deux spécialistes étrangers du droit du travail, le Français Antoine Lyon-Caen, et l’Allemand, Wolfgang Däubler, qui expliqueront comment nos voisins d’outre-Jura et d’outre-Rhin respectent dans la pratique les droits d’accès aux entreprises des syndicats et à l’information. Et la journée se terminera par une table ronde ainsi qu’une discussion.</p><p class="ParagrSPnormaux">Bref, ce colloque juridique de l’USS du 27 juin, animé par Paul Rechsteiner, le président de l’USS, et Luca Cirigliano, secrétaire responsable du droit du travail à l’USS, non seulement offrira son lot d’informations précieuses aux spécialistes, mais représentera aussi, pour les personnes qui travaillent dans la pratique sur cette question, des éclaircissements bienvenus sur ce que les syndicats peuvent et doivent faire sur les lieux de travail.</p><p><b>Inscriptions et programme détaillé&nbsp;</b>: <a href="http://www.uss.ch/zutrittsrechte/">http://www.uss.ch/zutrittsrechte/</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1529</guid><pubDate>Wed, 21 May 2014 15:33:00 +0200</pubDate><title>La Commission LGBT de l’USS était présente</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-commission-lgbt-de-l-uss-etait-presente</link><description>Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT, une manifestation nationale a eu lieu sur la Münsterplatz de Berne. La Commission LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel(le)s et transgenres) de l’USS était présente.</p><p>Il y a 34 ans, le 17 mai, l’«&nbsp;homosexualité&nbsp;» était retirée du catalogue des maladies psychiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Diverses organisations de personnes LGBT ont par la suite déclarée cette journée «&nbsp;Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie&nbsp;».
</p><p>Cette année, les organisations LGBT nationales, divers groupes LGBT régionaux et les groupes LGBT des partis politiques, de la droite extrême à la gauche, ont participé à la commémoration nationale de cette journée. Plusieurs centaines de personnes ont soutenu la manifestation. 
</p><p>Tous les orateurs et toutes les oratrices, indépendamment des groupes qu’ils représentaient, ont défendu l’idée que le texte de l’initiative populaire PDC «&nbsp;contre la pénalisation du mariage&nbsp;» ne devait pas faire entrer dans la Constitution fédérale la notion explicite du «&nbsp;mariage entre un homme et une femme&nbsp;». Ils se sont aussi prononcés pour l’ouverture du mariage civil à tout le monde. Pour la Suisse, cette journée entrera dans l’histoire comme la «&nbsp;Journée de l’égalité des personnes LGBT&nbsp;».
</p><p>Les orateurs et oratrices ont également souligné leur solidarité avec l’ensemble des LGBT dans le monde, qui sont encore punis dans 77 pays, ou peuvent l’être en tant que tels, jusqu’à la peine de mort, et sont quotidiennement menacés de violence. La Suisse officielle devrait donner plus de signaux sur ces questions.
</p><p> Enfin, la Commission suisse pour l’UNESCO a présenté lors de cette manifestation des propositions, traduites de l’anglais, de cours à donner dans le cadre de la lutte contre l’homophobie et la transphobie. Il s’agit là d’un outil des plus précieux conçu pour des cours adaptés à différents niveaux, du primaire au secondaire, avec des exemples de modules très concrets.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1527</guid><pubDate>Sun, 18 May 2014 14:16:00 +0200</pubDate><title>Salaire minimum</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/salaire-minimum</link><description>Malgré le non des urnes, la politique des bas salaires est sans avenir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) est déçue du rejet de l’initiative sur les salaires minimums. Ainsi, une majorité de citoyen(ne)s veut que le but largement incontesté de salaires corrects pour tout le monde soit atteint via des négociations entre les partenaires sociaux et non à travers la loi. Même si l’initiative a échoué dans les urnes, la discussion a montré que les salaires inférieurs à 4&nbsp;000 francs sont ressentis comme injustes. L’USS se réjouit que de nombreuses entreprises et branches aient relevé ces derniers mois au-dessus de ce seuil leurs salaires les plus bas.</p><p>Les initiant(e)s ne sont pas parvenus à convaincre un nombre suffisant de personnes que le salaire minimum légal est la bonne réponse au problème des bas salaires. Cela s’explique en particulier aussi par le fait qu’en menant une vraie campagne de la peur, les opposants ont réussi à jouer l’un contre l’autre salaires justes et sécurité de l’emploi. À cause de l’argument de la perte de son emploi brandi par les semeurs d’angoisse, un progrès social qui n’a que trop attendu n’a malheureusement pas pu se réaliser. 
</p><p>Qu’en dépit du verdict des urnes, le salaire minimum de 4&nbsp;000 francs soit porteur d’avenir l’évolution de ces derniers mois nous le montre avec des entreprises comme Aldi, Lidl, H&amp;M, Bata &amp; Co, mais aussi les nombreuses hausses des salaires minimums dans des branches comme l’horticulture, la sécurité privée, les Remontées mécaniques bernoises, les magasins de fleurs, les boulangeries et bien d’autres encore. Grâce à la pression exercée par l’initiative sur les salaires minimums, les professionnel(le)s concernés ont pu bénéficier d’augmentations de salaire parfois substantielles. Les initiant(e)s se réjouissent aussi de constater qu’aujourd’hui, le montant de 4&nbsp;000&nbsp;francs est reconnu comme un minimum pour un salaire juste. La méthode entrepreneuriale des bas salaires, qui porte préjudice aux entreprises dont les salaires sont décents, est de ce fait devenue obsolète. 
</p><p>Lors de son assemblée des délégué(e)s de vendredi 23 mai, l’USS dressera le bilan de l’initiative sur les salaires minimums et décidera de la marche à suivre pour améliorer la situation des 330&nbsp;000 personnes qui touchent en Suisse un salaire inférieur à 22 francs de l’heure. Mais il est d’ores et déjà clair que les syndicats continueront à clouer au pilori les entreprises qui pratiquent la sous-enchère salariale. Et ils invitent aussi les opposants au salaire minimum à traduire en actes les louanges qu’ils tressent au partenariat social et à négocier des conventions collectives de travail ainsi que des salaires minimums.
</p><p>renseignements :</p><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</span></li><li><span>Giorgio Tuti, président du SEV, 079 221 45 64</span></li><li><span>Alain Carrupt, président de syndicom, 079 451 62 55</span></li><li><span>Katharina Prelicz, présidente du ssp, 076 391 79 15</span></li><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</span></li><li><span>Christian Levrat, président du PS, 079 240 75 57</span></li><li><span>Regula Rytz, conseillère nationale Les Verts, 079 353 86 38</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1525</guid><pubDate>Thu, 15 May 2014 10:26:00 +0200</pubDate><title>Dimanche de votation : comité de l’initiative sur les salaires minimums     à l’hôtel Bern</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/dimanche-de-votation-comite-de-l-initiative-sur-les-salaires-minimums-a-l-hotel-bern</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 mai, le comité précité se trouvera dès 12 heures à l’hôtel Bern pour un apéro. Des représentant(e)s des organisations qui ont porté l’initiative seront présents et se mettront à la disposition des journalistes.
</p><p>Les personnes suivantes se tiennent notamment à disposition pour des questions&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</span></li><li><span>Giorgio Tuti, président du SEV, 079 221 45 64</span></li><li><span>Alain Carrupt, président de syndicom, 079 451 62 55</span></li><li><span>Katharina Prelicz, présidente du ssp, 076 391 79 15</span></li><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</span></li><li><span>Christian Levrat, président du PS, 079 240 75 57</span></li><li><span>Yvonne Feri, conseillère nationale PS, 079 781 20 43</span></li><li><span>Ada Marra, conseillère nationale PS, 076 383 20 69</span></li><li><span>Regula Rytz, conseillère nationale Les Verts, 079 353 86 38</span></li><li><span>Aline Trede, conseillère nationale Les Verts, 077 411 23 91</span></li></ul><p>&nbsp;</p><p>Dans l’attente de vous rencontrer à l’hôtel Bern à cette occasion, nous vous prions d’agréer, <br> Madame, Monsieur, nos cordiales salutations.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l’USS,&nbsp;079 249 59 74</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1524</guid><pubDate>Wed, 14 May 2014 11:36:00 +0200</pubDate><title>L’AVS doit être renforcée, pas affaiblie !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-doit-etre-renforcee-pas-affaiblie</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral ne prend pas au sérieux les inquiétudes de nombreux retraité(e)s. Dans sa décision de principe sur l’initiative AVSplus, il ne fait aucun cas de la demande d’une amélioration du revenu perçu sous forme de rentes, alors qu’aujourd’hui déjà, nombre de retraité(e)s doivent vivre au-dessous du seuil de pauvreté et que la pauvreté des personnes âgées continuera à se répandre si l’on ne prend pas de contre-mesures. Or au lieu d’agir, le gouvernement entend même démanteler encore plus les prestations de l’AVS avec son projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» en remettant en question la compensation du renchérissement. C’est pour cela que l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» est le seul moyen de garantir des rentes décentes.
</p><p>Les rentes AVS ont été substantiellement adaptées pour la dernière fois à l’évolution des salaires en 1992, raison pour laquelle elles sont toujours plus à la traîne de ces derniers. En outre, les prestations du 2e pilier sont sous pression. Pour beaucoup, le revenu perçu sous forme des rentes est par conséquent insuffisant. La Suisse se trouve donc bien éloignée de l’objectif fixé par sa Constitution, selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre aux assuré(e)s «&nbsp;de maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;». Pire encore&nbsp;: selon une étude de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), en Suisse, 18&nbsp;% des bénéficiaires de rentes vivent déjà au-dessous du seuil de pauvreté.
</p><p>Seul un renforcement de l’AVS peut corriger judicieusement cette situation. En effet, l’AVS est la prévoyance sociale la plus sûre, la plus efficiente et la plus sociale de Suisse. L’initiative demande une hausse de 10&nbsp;% de ses rentes. Pour une personne vivant seule, la rente AVS moyenne augmenterait d’environ 200 francs par mois et d’environ 350 francs pour un couple. Étant donné le mode de financement génial et solidaire de cette assurance, le renforcement du 1er pilier qu’elle constitue sera beaucoup plus efficace et financièrement avantageux pour les assuré(e)s à bas ou moyens revenus que l’épargne privée avec laquelle les banques et les assurances font aussi des bénéfices. C’est à cause du bien meilleur rapport qualité-prix du 1er pilier qu’il est intéressant, précisément pour la jeune génération, de renforcer l’AVS. Et surtout pour les femmes, l’AVS représente avec ses bonifications pour tâches éducatives une forme de prévoyance beaucoup plus attrayante que tout autre modèle. 
</p><p>Ce qui a de la valeur a aussi un prix. L’amélioration des rentes selon l’initiative devrait coûter 3,6&nbsp;milliards de francs. Si la Suisse instaurait un impôt sur les successions, 2 milliards seraient déjà financés. Et si le produit de l’impôt sur le tabac profitait entièrement à l’AVS au lieu de tomber dans la caisse de la Confédération, l’AVS disposerait d’un coup de 2,2 milliards supplémentaires. 
</p><p>L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» a été déposée à la Chancellerie fédérale en décembre 2013, munie de 111&nbsp;683 signatures dont la récolte n’a nécessité que quelques mois. Derrière elle, on trouve l’Union syndicale suisse (USS), ses fédérations membres, d’autres organisations de salarié(e)s (enseignant(e)s romands et alémaniques [SER, LCH], fonctionnaires de police [FSFP] et Syna), le Parti socialiste, les Vert(e)s, ainsi que des organisations de retraité(e)s (AVIVO).
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la sécurité sociale, 076 564 67 67</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1520</guid><pubDate>Wed, 07 May 2014 16:46:00 +0200</pubDate><title>Le problème des bas salaires reste urgent</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-probleme-des-bas-salaires-reste-urgent</link><description>Sondage du gfs à propos de l’initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le sondage publié aujourd’hui par gfs sur les votations du 18 mai montre que l’initiative sur les salaires minimums fait face à des vents contraires. Les initiant(e)s vont donc d’autant plus mettre à profit le temps qui reste jusqu’à la votation pour placer la problématique des bas salaires au centre du débat public.
</p><p>Les faibles valeurs données par le sondage ne peuvent pas cacher que la pression exercée par l’initiative sur les salaires minimums a déjà entraîné de nombreuses améliorations. Ainsi, pour prendre quelques exemples, Aldi, Lidl, H&amp;M, Bata et d’autres ont déjà annoncé pendant la campagne sur cette initiative qu’ils augmentaient leurs salaires au niveau demandé par celle-ci. Ces exemples montrent que les menaces brandies par les opposants à des salaires corrects sont purement et simplement de l’alarmisme. Un salaire minimum de 22 francs de l’heure est possible et ne coûtera aucun emploi dans les actuelles branches à bas salaires comme le commerce de détail. 
</p><p>Les revendications de l’initiative sur les salaires minimums restent justes et importantes. Car, même si des améliorations ponctuelles ont pu être obtenues, la problématique des bas salaires reste urgente en Suisse, où l’on trouve toujours 330&nbsp;000 personnes qui travaillent pour un bas salaire, dont la plupart sont des femmes. Il est scandaleux que des personnes ne puissent pas vivre de leur salaire dans notre riche pays. Les femmes sont les premières concernées par les bas salaires, à cause de la discrimination salariale dont elles sont victimes par rapport aux hommes. Ainsi, une vendeuse gagne plusieurs centaines de francs de moins qu’un vendeur. Ainsi, le salaire minimum est un pas nécessaire vers l’égalité salariale, un pas qu’il est urgent de faire.
</p><p>Il est particulièrement choquant que les bas salaires aillent souvent de pair avec des pratiques de profiteurs. La chaîne de boutiques de mode Tally Weijl appartient à une des 300 familles les plus riches de Suisse, alors que ses employé(e)s doivent s’en sortir avec des bas salaires… Et pendant que les managers d’UBS se distribuaient l’an dernier 3,2 milliards de francs de bonus, le personnel qui nettoyait ses bureaux travaillait pour des bas salaires. Le constat de la dernière enquête suisse sur la structure des salaires n’étonnera pas&nbsp;: alors que les salaires les plus élevés ont augmenté de près de 10&nbsp;000 francs entre 2010 et 2012, les salaires les plus bas baissaient de 286 francs pendant la même période. Nous devons mettre fin à cette évolution. 
</p><p>C’est pourquoi il faut maintenir la pression exercée à travers la campagne pour le salaire minimum et convaincre jusqu’au 18 mai le plus possible de citoyen(ne)s que le problème des bas salaires peut être résolu s’ils votent OUI. À cet effet, les syndicats et leurs partenaires organiseront une nouvelle fois deux journées nationales d’action les 9 et 10 mai prochain.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,<br>031 377 01 06 ou 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1516</guid><pubDate>Wed, 07 May 2014 16:42:00 +0200</pubDate><title>Victoire d’étape</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victoire-d-etape</link><description>Enregistrement de la durée du travail

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Bonne nouvelle&nbsp;: la commission de l’économie et des redevances du Conseil des États a décidé de suspendre jusqu’à fin 2015 le traitement de la motion Niederberger qui demande que les salarié(e)s de certaines branches puissent renoncer à enregistrer leur durée du travail. Mais ce n’est là qu’une victoire d’étape.</p><p>Le conseiller aux États Paul Niederberger veut permettre aux salarié(e)s de certaines branches de signer une déclaration par laquelle ils renoncent à enregistrer leur durée de travail. Cette motion, le Conseil des États l’avait renvoyée à sa commission lors de la session parlementaire du printemps pour examen approfondi. Celle-ci a décidé maintenant d’en suspendre le traitement jusqu’à fin 2015. La procédure expéditive engagée pour supprimer l’enregistrement de la durée du travail dans certaines branches a donc à tout le moins échoué dans un premier temps. Mais dans un premier temps seulement.
</p><p>De fait, un large front d’ultralibéraux veut brutalement «&nbsp;élaguer&nbsp;», voire entièrement supprimer, l’obligation de saisir son temps de travail. À un moment ou à un autre, ils vont donc revenir à la charge. Mais, pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est&nbsp; claire&nbsp;: l’obligation d’enregistrer son temps de travail doit être maintenue, car elle est cruciale. Sans elle en effet, le travail gratuit, la sous-enchère salariale et l’exploitation du personnel seraient beaucoup plus faciles. On peut aussi voir en elle un instrument efficace de prévention contre les charges de travail trop élevées, contre le stress et ses conséquences&nbsp;: les maladies psychiques. En outre, il est possible grâce à elle de contrôler l’application des mesures d’accompagnement&nbsp;! Enfin, elle est également la base indispensable à divers calculs et contrôles, comme dans le cadre de la lutte contre le travail au noir, la détermination des prestations et des cotisations sociales et la perception d’indemnités en cas d’intempérie (construction) ou le chômage partiel (industrie, services). 
</p><p> Pour toutes ces raisons, nous ne baisserons par conséquent pas la garde, même si nous sommes déjà à mi-chemin.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1517</guid><pubDate>Wed, 07 May 2014 16:40:00 +0200</pubDate><title>Celle ou celui qui soigne son enfant à la maison a-t-elle/il droit à son salaire ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/celle-ou-celui-qui-soigne-son-enfant-a-la-maison-a-t-elle-il-droit-a-son-salaire</link><description>Quand les enfants sont malades</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’enfant est malade ou accidenté et doit être soigné à la maison. Les deux parents travaillent. L’un d’eux décide de s’occuper de ces soins. Combien de temps ce père ou cette mère peuvent-ils prendre congé&nbsp;? Pendant combien de temps ont-ils droit à leur salaire&nbsp;?</p><p>Si un enfant malade ou accidenté a besoin d’être soigné à la maison par un de ses parents qui travaille, l’employeur doit donner à ce dernier jusqu’à trois jours de congé. Il est donc judicieux de convenir avec l’employeur du moment et des circonstances à partir desquels un certificat médical doit être produit. Le cas échéant, le ou la salarié(e) doit cependant être dispensé de travailler sur une période plus longue si cela se justifie.
</p><p>Il faut savoir que le droit à trois jours de congé s’applique à chaque cas de maladie et non pour toute une année. Certains patrons semblent toujours l’oublier&nbsp;! Et beaucoup de salarié(e)s croient que leur droit est épuisé après trois jours de congé.
</p><p>Comment les choses se passent-elles avec la compensation salariale&nbsp;? Le congé donné pour soigner un enfant malade est mis sur un même pied que l’«&nbsp;empêchement sans faute&nbsp;» de travailler au sens de l’article 324a du Code des obligations (CO). Concrètement, cela signifie que le parent qui reste à la maison pour un enfant malade ou accidenté a droit au versement de son salaire. La condition est que son rapport de travail ait commencé depuis trois mois au moins et soit prévu pour au moins trois mois. La durée du versement du salaire pour les parents qui ont besoin de plusieurs de ces congés par an (aussi pour leurs propres maladies) est toutefois limitée. Elle obéit selon le lieu de travail à d’autres règles. On connaît ici trois échelles, celles de Bâle, de Berne et de Zurich. Toutes trois prévoient au maximum trois semaines de dispense de travailler payées. Pendant la deuxième année d’ancienneté, l’échelle de Berne prévoit quatre semaines de congé payé, celle de Zurich huit et celle de Bâle neuf. Il est recommandé de se renseigner auprès de l’employeur sur l’échelle appliquée. Le droit au versement du salaire est calculé en fonction des années d’ancienneté et recommence chaque année à zéro.
</p><h3>Et que se passe-t-il avec le salaire si l’enfant doit rester à l’hôpital après sa naissance&nbsp;?</h3><p>Le droit à des allocations pour perte de gain en cas de maternité commence a priori le jour de la naissance de l’enfant. Il arrive régulièrement qu’un nouveau-né doive rester plus longtemps à l’hôpital pour cause de maladie. Comme le congé de maternité sert aussi à la mère pour s’occuper de manière soutenue de son enfant, elle peut, dans ce cas, reporter la perception des allocations pour perte de gain pour la période à partir de laquelle l’enfant sera à la maison. Cette situation est également considérée selon les règles usuelles comme un empêchement sans faute de travailler, c’est-à-dire selon l’article du CO précité. Concrètement, cela veut dire que la mère a droit à son salaire sur une durée limitée, pendant le séjour de l’enfant à l’hôpital. Ce droit est le même que si elle ne pouvait pas travailler parce que son enfant est malade. 
</p><p> Remarquons encore que tout cela concerne l’économie privée. Les rapports de travail de droit public (administration ou entreprises publiques) obéissent à leurs propres règles.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Égalité des sexes</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1518</guid><pubDate>Wed, 07 May 2014 16:38:00 +0200</pubDate><title>Un pas de plus vers la conciliation entre famille et profession</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-pas-de-plus-vers-la-conciliation-entre-famille-et-profession</link><description>Pauses d’allaitement au travail : désormais payées</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TitrerubriqueSPcommuniqu lead">Désormais, les employeurs doivent rémunérer le temps destiné aux pauses d’allaitement dans l’entreprise ou à l’extérieur. En mettant en vigueur le nouvel article 61 de l’ordonnance I relative à la loi sur le travail (OLT 1), le gouvernement vient de faire un grand pas vers une meilleure conciliation entre famille et profession. Conséquence ultime&nbsp;: un plus pour la qualité de vie familiale et pour l’économie sous forme d’une hausse du taux d’activité féminin. La nouvelle disposition entre en vigueur au 1<sup>er</sup> juin 2014.</p><h3><span>Mieux concilier famille et profession grâce à une convention de l’OIT</span></h3><p class="ParagrSPnormaux">L’an dernier, le Parlement fédéral acceptait, et il y a lieu de s’en réjouir, une initiative parlementaire de la Conseillère aux États socialiste Liliane Maury Pasquier demandant au Conseil fédéral de ratifier la convention n°&nbsp;183 de l’OIT et de l’appliquer. </p><p class="ParagrSPnormaux">Avec cette nouvelle disposition de l’OLT 1 sur les pauses d’allaitement, le Conseil fédéral remplit donc le mandat démocratique qui lui avait été confié. L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la solution trouvée par les partenaires sociaux via la commission fédérale du travail, une solution d’ailleurs également soutenue par une vaste alliance d’organisation féminines et spécialisées. </p><h3>Aussi pour les femmes travaillant à temps partiel</h3><p class="ParagrSPnormaux">L’article 60 alinéa 2 de l’OLT 1 stipule que les mères allaitantes doivent bénéficier des pauses nécessaires pour allaiter leur enfant ou tirer du lait et que ces pauses doivent être payées comme du temps travail normal. Cette disposition s’applique pendant la première année du nourrisson, le tirage de lait étant mis sur un même pied que l’allaitement. Comme tant l’un que l’autre peuvent avoir lieu dans l’entreprise, l’employeur devant alors aménager un local spécialement à cet effet, ou l’extérieur de celle-ci, comme à la maison ou dans une crèche. </p><p class="ParagrSPnormaux">Le législateur a limité dans la loi le paiement de ces pauses en fonction du temps de travail quotidien effectif (raison pour laquelle un enregistrement du temps de travail est important&nbsp;!). Pour une durée quotidienne de travail allant jusqu’à 4 heures, ces pauses n’excéderont pas 30 minutes et elles seront de 60 minutes pour une durée quotidienne de travail de plus de 4 heures, de 90 minutes pour plus de 7 heures. L’employeur n’aura naturellement pas le droit d’exiger que les pauses d’allaitement librement prises soient compensées par anticipation ou après coup ou qu’un solde de temps de travail négatif soit calculé. Ces pauses ont valeur de temps de travail on ne peut plus normal&nbsp;!</p><p class="ParagrSPnormaux">Il est important de souligner qu’avec toutes ces prescriptions légales concernant la durée des pauses d’allaitement, il s’agit de minima légaux&nbsp;! Employeurs et salarié(e)s, respectivement les partenaires sociaux d’une convention collective de travail, peuvent et doivent fixer individuellement, en fonction de la situation concrète, des pauses plus longues. </p><p class="ParagrSPnormaux">On constate en outre que si une mère, ou un enfant, a besoin d’une pause d’allaitement plus longue, l’employeur est tenu sans autre de la lui accorder&nbsp;! Mais selon les cas, ces pauses supplémentaires peuvent ne pas être payées. </p><p> L’USS salue explicitement le fait qu’avec cette réforme réalisée malgré l’opposition farouche et antidémocratique des arts et métiers et de certains milieux patronaux, les femmes travaillant à temps partiel, donc les nourrissons aussi, pourront profiter également des pauses d’allaitement payées. Il faut que nous nous battions maintenant pour de nouvelles mesures qui permettent à l’avenir de concilier encore mieux famille et profession, et parmi elles, un congé parental légal payé, la création de structures d’accueil des enfants et une réduction de la durée hebdomadaire de travail&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1519</guid><pubDate>Wed, 07 May 2014 16:35:00 +0200</pubDate><title>Salaires minimums et formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/salaires-minimums-et-formation</link><description>Femmes et apprentissage : un divorce consommé ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Faute de salaire minimum légal, les bas salaires ont baissé de manière dramatique ces deux dernières années, tandis que les hauts salaires ont pris l’ascenseur. Les femmes sont les grandes perdantes de l’opération&nbsp;: c’est elles qui font les frais d’un politique salariale libérale à souhait. Alors qu’elles n’ont jamais été aussi bien formées, on leur refuse même un salaire décent lorsqu’elles ont un certificat fédéral de capacité (CFC) en poche… Pas étonnant dans un pays où les ministres comparent volontiers les femmes à des «&nbsp;ustensiles de cuisine usagés&nbsp;».</p><h3>Vents contraires</h3><p>C’est souvent dans les temps difficiles que l’on découvre qui sont nos vrais amis. Ceux qui soutiennent nos idées, non pas par opportunisme, mais par conviction. Ceux qui ont une ligne de conduite, un esprit droit et une honnêteté intellectuelle, qui supportent, si nécessaire, les vents contraires. En la matière, le salaire minimum est un excellent test. Le discours dominant est très clair&nbsp;: le salaire minimum est l’ennemi du bien, il menace la Suisse, pour ne pas dire l’humanité entière. La protection des salaires, c’est inutile. Mieux vaut être une vendeuse exploitée qui gagne juste de quoi financer les vacances qu’une mère sans travail, utile tout au plus comme accessoire de cuisine quelque peu usagé.
</p><p>La protection de la population (des faible femmes en particulier), c’est l’affaire des Gripen. Ces «&nbsp;ustensiles&nbsp;» flambant neufs sortiront des usines suédoises pour nous protéger, nous les femmes suisses, lorsque nous travaillerons à vendre habits et chaussures ou à soigner nos vieux en EMS. Mieux vaut en effet investir quelques milliards pour ces oiseaux du ciel que 0,5&nbsp;% de la masse salariale pour éradiquer les salaires de misère.
</p><p>&nbsp;</p><h3>Le règne de l’absurde</h3><p>Mais pourquoi serions-nous choqués d’apprendre par l’Office fédéral de la statistique (OFS) lui-même que les plus bas salaires ont baissé de 300 francs et les haut-salaires augmenté de 10 000 ? Ne s’agit-il pas de l’ordre naturel des choses ? À en croire les discours qui dominent, les vendeuses qualifiées de TallyWeijl devraient même payer pour avoir le privilège de travailler pour Tally Elfassi-Weijl et Beat Gruring, qui font partie des 300 personnes les plus riches de Suisse,<br>Et oui, les vendeuses de TallyWeijl ne seraient pas productives… la fortune de Weijl et Gruring est un cadeau du ciel (quelques dizaines de Gripen tombés là par hasard, voilà tout). Si on devait payer ces vendeuses 4 000 francs, TallyWeijl mettrait la clé sous la porte. Ou pire encore : il délocaliserait à l’étranger ! Mais pour vendre quoi à qui ?</p><h3>La mort de l’apprentissage&nbsp;?</h3><p>La plus grande ineptie de la campagne des opposants est sans aucun doute les déclarations fallacieuses sur l’apprentissage. Le salaire minimum, ce serait pour les jeunes de 16 ans la ruée vers l’or, l’argent facile. Vraiment&nbsp;? Quel patron va être prêt à engager un petit jeune pour 4&nbsp;000 francs alors qu’il peut l’engager pour 400 comme apprenti&nbsp;? Ben voyons&nbsp;! Ne vient-ton pas d’atteindre le comble de l’absurdité&nbsp;? Ne faut-il pas être une organisation patronale pour oser traiter les employés à ce point d’imbéciles&nbsp;?
</p><p>Dans tous les cas, si les salaires minimums étaient vraiment si dangereux pour l’apprentissage, celui-ci serait mort depuis belle lurette. La quasi-totalité des branches de l’artisanat et de la construction connaissent des salaires minimums depuis vraiment longtemps, de même qu’une grande partie de l’industrie. Même le commerce de détail alimentaire sait ce que c’est un salaire minimum … et malgré ça, l’apprentissage y prospère&nbsp;! Pas étonnant&nbsp;: les jeunes n’ont jamais autant investi dans leur formation qu’aujourd’hui et pour les patrons, c’est «&nbsp;tout bénéf&nbsp;».
</p><h3>Les femmes paient le prix fort</h3><p>Quand on lit les statistiques de l’OFS, on comprend vite qui fait les frais de l’absence de salaire minimum légal&nbsp;: ce sont essentiellement les femmes. Non pas parce qu’elles travaillent dans des branches non productives, mais parce qu’elles sont moins souvent protégées par des conventions collectives. Non pas parce qu’elles sont moins formées (la plupart ont au moins obtenu un CFC), mais parce qu’un CFC dans la vente, la coiffure, la santé ou le social, ça ne paie pas. Il s’agit d’une discrimination à grande échelle, banalisée et tolérée par la majorité.
</p><p>Même l’ancienne directrice de l’Office fédéral de la formation professionnelle n’y voit que du feu&nbsp;: elle, qui pendant des années s’était battue pour un meilleur positionnement des femmes dans la formation professionnelle, a fini par déposer les armes pour s’associer au discours plus confortable des dominants. Ainsi, elle déclarait dernièrement dans la presse dominicale que le salaire minimum serait fatal à l’apprentissage. Elle a oublié qu’il s’agit en réalité du seul instrument efficace pour protéger les salaires des femmes qui optent encore aujourd’hui pour un CFC. Sa tentative de prendre place dans le débat, ne sert malheureusement pas la cause qu’elle embrasse&nbsp;: sans salaire minimum légal, le divorce entre femme et apprentissage sera bel et bien consommé.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1512</guid><pubDate>Tue, 06 May 2014 15:56:00 +0200</pubDate><title>Dossier 103 : Des services publics forts pour une Suisse qui fonctionne !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/dossier-103-des-services-publics-forts-pour-une-suisse-qui-fonctionne</link><description>Les interventions de la journée du 27.2.2014</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un réseau ferroviaire bien développé, l’approvisionnement en électricité le plus sûr d’Europe, une élimination des déchets et épuration des eaux usées recourant aux technologies les plus récentes, de l’eau potable propre, un système de formation de haut niveau, une livraison fiable du courrier par la Poste et des communications qui fonctionnent, un faible taux de criminalité et une longue espérance de vie grâce à une solide offre en soins médicaux, n’en sont que quelques exemples parmi d’autres. De fait, en matière de services publics et d’infrastructures, les standards suisses sont les meilleurs d’Europe.</p><p>Mais les énormes programmes d’austérité des cantons et des communes sont un danger pour cette réalité. Une politique fiscale irresponsable et des budgets pessimistes sont autant d’invitations faites à des majorités politiques favorables à la privatisation de secteurs et d’institutions entiers.
</p><p>Les conditions de travail se dégradent, la pression au travail s’accentue. S’y ajoutent les critiques, attisées par les médias, selon lesquelles les services publics seraient insuffisants et trop chers, qu’il s’agirait d’y faire table rase des privilèges en matière de salaire et de caisse de pensions, et de rendre les services publics plus efficients. Une meilleure qualité et des prix inférieurs grâce à la concurrence&nbsp;! Depuis des années, ce credo s’avère être inadapté à de nombreux domaines des services publics, comme le prouvent d’innombrables exemples en Europe. En effet, cette politique entraîne finalement une hausse des prix et une desserte de base de moindre qualité. 
</p><p>Dans ce contexte sinistre, les services publics auront d’importants défis à relever ces prochaines années&nbsp;: évolution démographique, mobilité croissante, ressources énergétiques et territoriales limitées, potentiel économique différent d’une région à l’autre et pénurie de main-d’œuvre spécialisée sont des problèmes qui s’agit de résoudre. Seuls des services publics qui disposent de ressources en suffisance, en personnes comme en moyens financiers, peuvent continuer à se développer. Seuls des services publics forts garantissent un niveau de vie élevé en Suisse, ainsi que la cohésion sociale et l’égalité des chances. Il faut investir dans les services publics afin de maintenir, pour la population, une desserte de base ne serait-ce qu’au niveau actuel.
</p><p> L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats des services publics&nbsp;: SEV, ssp, syndicom, APC et garaNto, s’inquiètent beaucoup des conséquences qu’entraîneront les mesures d’austérité, de même que des débats lors desquels le personnel et la qualité des services publics sont montrés du doigt. Le 27 février, ils ont organisé à Berne une journée sur les actuels sujets et questions cruciaux en cette matière. Le présent Dossier reprend, dans leur langue originale, toutes les interventions faites à cette occasion, ainsi que la résolution qui fut adoptée. Tout cela représente désormais une base pour une discussion de fond et constructive au service d’un but&nbsp;: le maintien de services publics forts offrant des conditions de travail équitables et fournissant des prestations de qualité à l’ensemble de la population et aux générations à venir.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category><category>Communication et medias</category><category>Poste</category><category>Transports</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1510</guid><pubDate>Mon, 05 May 2014 16:37:00 +0200</pubDate><title>Pression sur les salaires du commerce de détail et de l’horticulture</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pression-sur-les-salaires-du-commerce-de-detail-et-de-l-horticulture</link><description>Rapport du SECO sur les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes publié aujourd’hui par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) montre que les abus en matière de salaire sont une réalité dans notre pays. Dans les branches qui n’ont pas de salaires minimums la sous-enchère salariale est particulièrement inquiétante. Les employeurs de ces branches qui ne respectent pas les salaires suisses ne sont pas contraints d’adapter les leurs. Selon le rapport précité, c’est en particulier le cas dans les branches du commerce (surtout du commerce de détail de vêtements et de chaussures), mais aussi de l’horticulture. 
</p><p>Comparer comme le fait le SECO le nombre d’infractions à l’ensemble des entreprises actives en Suisse est non seulement faux du point de vue méthodologique, mais tendancieux (sous-enchère qui «&nbsp;ne concerne que 0,3&nbsp;% de l’ensemble des employeurs suisses actifs dans ces branches&nbsp;»). En réalité, 8&nbsp;% des entreprises contrôlées pratiquaient la sous-enchère. La majorité des entreprises n’ont pas été contrôlées. Dans les faits, le taux d’infraction devrait donc être bien plus élevé, car certains cantons appliquent, pour leurs contrôles, des salaires de référence trop bas. 
</p><p>Pour protéger les salaires de ces branches, des salaires minimums obligatoires sont nécessaires. La priorité doit être donnée aux conventions collectives de travail (CCT) étendues. Et s’il n’est pas possible de procéder à ces extensions, la Confédération et les cantons doivent édicter des contrats-type de travail.
</p><p>Dans les branches avec salaires minimums, les employeurs qui versent des salaires trop bas peuvent certes être mis à l’amende, mais des problèmes se posent dans l’application de ces sanctions. Le nombre des pseudo-indépendant(e)s venant de l’étranger a fortement augmenté. Ainsi que le montre la pratique, le détachement de main-d’œuvre sous couleur d’indépendance sert toujours plus depuis plusieurs année à tourner les CCT étendues (indépendance fictive). Pour pouvoir imposer les salaires locaux, il faut des contrôleurs et des contrôleuses qui soient habilités à interrompre les travaux. Sinon, les équipes de montage et autres travaux de construction ont déjà repassé la frontière avant que l’on ait pu les atteindre. Or, on doit pouvoir le faire pour les entreprises qui n’ont déposé aucune caution (garanties financières).
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart (031 377 01 16 ou 079 205 69 11), économiste en chef de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1507</guid><pubDate>Thu, 01 May 2014 17:07:00 +0200</pubDate><title>Le salaire minimum de 4&#039;000 francs au coeur des revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-salaire-minimum-de-4000-francs-au-coeur-des-revendications</link><description>Le 1er Mai fêté partout en Suisse (2e communiqué)



</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Dans environ 50 villes de Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent aujourd’hui, jour de la Fête du Travail, pour un bon travail et un salaire minimum. Rien qu’à Zurich, 14'000 manifestant(e)s ont formé, sans heurts, un impressionnant rassemblement. D’autres manifestations se dérouleront tout à l’heure.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Nationalement, le 1<sup>er</sup> Mai a souligné avec force la nécessité de l’initiative sur les salaires minimums. Ainsi, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a jugé, dans son allocution à Nürnberg, que la revendication de salaires minimums «&nbsp;est aujourd’hui aussi importante que l’était hier l’interdiction du travail des enfants, l’introduction des horaires de travail maximums et la réglementation du droit aux vacances.»</span></p><p class="Text"><span lang="FR">A Zoug, la coprésidente d’Unia, Vania Alleva, a évoqué le vent de panique déclenché par les adversaires de l’initiative&nbsp;: «&nbsp;Ils font comme si l’acceptation de l’initiative allait entraîner la moitié du pays par le fond. Alors qu’il s’agit d’une modeste augmentation de 0,5 pour cent de la masse salariale suisse, répartie sur trois ans&nbsp;! Un supplément tout à fait supportable pour l’économie, mais une amélioration absolument décisive pour les personnes concernées.&nbsp;» A Olten, la présidente du ssp, Katharina Prelicz, a décrit ce qu’apporteraient de meilleurs salaires minimums dans les garderies et l’accompagnement des personnes âgées&nbsp;: «&nbsp;Le travail deviendrait plus attractif. Davantage de personnes opteraient pour ces professions et y resteraient aussi.&nbsp;» Et Renzo Ambrosetti, coprésident d’Unia, mit en évidence à Fribourg le fait que l’introduction de salaires minimums ferait progresser la lutte contre la discrimination salariale des femmes&nbsp;: «&nbsp;En Suisse, &nbsp;</span>les femmes gagnent encore et toujours 18 pour cent de moins que les hommes. Deux tiers des employés à bas salaires sont des femmes.&nbsp;»</p><p class="Text"><span lang="FR">D’autres thèmes important du 1<sup>er</sup> Mai se retrouvent dans les citations ci-dessous&nbsp;:</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Daniel Lampart, s’exprimant à Rheinfelden et Wohlen sur la situation après le 9 février&nbsp;: «&nbsp;Nos revendications sont claires et logiques&nbsp;: celui ou celle qui est engagé en Suisse doit recevoir un salaire suisse et travailler à des conditions suisses. La famille et le travail doivent être conciliables […] Nous combattrons les systèmes de contingentement discriminatoires et qui précarisent.&nbsp;» </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Giorgio Tuti a défendu à Brigue&nbsp;: «&nbsp;AVSplus comme la seule solution qui amène vraiment quelque chose aux gens qui ne peuvent vivre actuellement que très chichement de leur retraite et à ceux qui aujourd’hui attendent avec angoisse le moment de leur mise à la retraite […] La requête est urgente. Nous sommes fiers, à juste titre, de notre AVS et nous voulons continuer à l’être, car l’AVS permet de vivre sa retraite dans la dignité.&nbsp;»</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Corrado Pardini, intervenant à Lagenthal, fit en sorte que ce 1<sup>er</sup> Mai regarde l’avenir&nbsp; avec optimisme: «&nbsp;En Suisse, tout semble se passer comme de coutume, sans que rien ne change. Dumping salarial. Démontage des services publics. Attaques contre l’AVS. Réduction des impôts pour les entreprises et les riches. Les économistes se tiennent au garde-à-vous.&nbsp;» Oui, mais&nbsp;: «&nbsp;ce 1<sup>er</sup> Mai, le vent d’une nouvelle époque nous pousse&nbsp;».</span></p><p class="Text"><span lang="FR">&nbsp;</span></p><p class="Agencementdutexte"><a name="Text7"><b><span lang="FR">Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</span></b></a><span lang="FR">, service de la communication de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</span><span lang="FR"></span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1506</guid><pubDate>Thu, 01 May 2014 15:32:00 +0200</pubDate><title>Le salaire minimum de 4&#039;000 francs pour toutes et tous au coeur des revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-salaire-minimum-de-4000-francs-pour-toutes-et-tous-au-coeur-des-revendications</link><description>Le 1er Mai fêté partout en Suisse


</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Dans bien plus de 50 villes en Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent aujourd’hui, jour de la Fête du Travail, pour un bon travail et un salaire minimum. C’est le slogan sous lequel l’USS a placé ce 124e 1er Mai célébré en Suisse. 
</p><p>Dans son appel pour le 1er Mai, l’USS a aussi mis au centre de ses revendications l’initiative sur le salaire minimum. La nouvelle toise des salaires décents devra désormais être fixée à 22 francs de l’heure ou 4'000 francs par mois. Dans son allocution tenue à Nürnberg, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a jugé que l’initiative sur les salaires minimums représentait d’ores et déjà un grand succès, car: „la campagne a entraîné de grands changements dans le secteur des bas salaires. Ainsi des groupes comme Aldi, Lidl ou H&amp;M ont propulsé d’un seul coup leurs bas salaires au niveau de la revendication de l’initiative, afin de gommer leur image d’exploiteurs à bas salaires […] Transnationalement, la revendication de salaires minimums est aujourd’hui aussi importante que l’était hier l’interdiction du travail des enfants, l’introduction des horaires de travail maximums et la réglementation du droit aux vacances. Ces acquis aussi ont été durement conquis au fil des années et des décennies.»
</p><p>La plus grande manifestation a rassemblé 14'000 personnes à Zurich. A Bâle, Nico Lutz, membre du Comité directeur d’Unia a déclaré: «&nbsp;globalement, la réalisation de l’initiative sur le salaire minimum coûtera 1,6 milliard de francs. C’est juste la moitié de ce que l’UBS a versé l’an passé comme bonis. C’est un demi pour cent de la masse salariale en Suisse. Celui qui prétend que la Suisse ne peut se payer cela n’a vraiment pas toutes les tasses dans l’armoire.&nbsp;» A Winterthour, Doris Bianchi, adjointe du premier secrétaire de l’USS, a repoussé fermement la retraite à 65 ans pour les femmes&nbsp;: «&nbsp;Cela n’a rien à voir avec l’égalité de traitement&nbsp;». A cause des discriminations salariales, de l’interruption des activités professionnelles pour élever leurs enfants et des bas salaires, les retraites des femmes sont maigrichonnes. Un rejet tout aussi ferme concerne l’augmentation généralisée de l’âge de la retraite à 67 ou 70 ans&nbsp;: «&nbsp;Ceux d’en bas devraient continuer à travailler, pendant que ceux d’en haut, les managers, continueraient à partir en retraite anticipée, grâce à leurs pensions de rêve.&nbsp;» 
</p><p>A Fleurier, Alain Carrupt, président de syndicom, a fustigé l’inégalité des revenus en Suisse: «&nbsp;Aujourd’hui, la Suisse compte plus de 11 000 personnes touchant un salaire&nbsp; d’un demi-million de francs ou plus par an. C’est quatre fois plus qu’en 1997.&nbsp; Plus de 11 000 personnes qui gagnent plus d’un demi-million de francs par année et de l’autre côté 330’000 qui gagnent moins de 4000 francs par mois. C’est un scandale absolu !&nbsp;» 
</p><p>Dans plusieurs villes, le 1er Mai ne se déroulera qu’en fin d’après-midi.
</p><p><a name="Text7">Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</a>, service de la communication de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1505</guid><pubDate>Thu, 01 May 2014 13:42:00 +0200</pubDate><title>Discours 1er mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/discours-1er-mai</link><description>Un bon travail. Un salaire minimum.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Discours des membres du comité présidentiel ou du secrétariat USS, tenus le 1<sup>er</sup> mai 2014.</p><ul><li style="font-size: 12px; "><span><span>&lt;media paul&gt;Paul Rechsteiner, Präsident SGB, Nürnberg (D)&lt;/media&gt;</span></span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media daniel lampart&gt;Daniel Lampart, Chefökonom SGB, Rheinfelden und Wohlen&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media doris bianchi&gt;Doris Bianchi, Stv. Sekretariatsleiterin SGB, Winterthur&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media veronique polito&gt;Véronique Polito, secrétaire centrale USS, Neuchâtel&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media alain carrupt&gt;Alain Carrupt, Président syndicom, Fleurier et Yverdon&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media katharina prelicz&gt;Katharina Prelicz-Huber, Präsidentin vpod Schweiz, Olten&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media vania alleva&gt;Vania Alleva, Co-Präsidentin Unia, Vizepräsidentin SGB, Zug&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media renzo ambrosetti&gt;Renzo Ambrosetti, coprésident d’Unia, Fribourg&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media corrado pardini&gt;Corrado Pardini, GL Unia, Nationalrat SP/BE, Langenthal&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span><span>&lt;media giorgio&gt;Giorgio Tuti,&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span></span><span><span>&lt;media giorgio&gt;Präsident der Gewerkschaft des Verkehrspersonals SEV, Brig&lt;/media&gt;</span></span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media bernadette&gt;Bernadette Häfliger Berger, Vizepräsidentin syndicom, Bern&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media maria&gt;Maria Bernasconi,&amp;nbsp;secrétaire générale de l’APC, Fribourg&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media philipp&gt;Philipp Hadorn, Zentralsekretär der Gewerkschaft des Verkehrspersonals SEV, Solothurn&lt;/media&gt;</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>&lt;media nico lutz sektorleiter bau der gewerkschaft&gt;Nico Lutz, Sektorleiter Bau der Gewerkschaft Unia, Basel&lt;/media&gt;</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1504</guid><pubDate>Tue, 29 Apr 2014 10:31:00 +0200</pubDate><title>À court terme, l’initiative sur les salaires minimums est la mesure la plus efficace contre les inégalités de salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/a-court-terme-l-initiative-sur-les-salaires-minimums-est-la-mesure-la-plus-efficace-contre-les-inegalites-de-salaire</link><description>Nouvelle étude de l’USS sur l’égalité salariale entre les sexes</description><content:encoded><![CDATA[<p>À qualifications égales, les femmes continuent à être clairement moins payées que les hommes. Selon les nouveaux chiffres de l’Office fédéral de la statistique, les écarts salariaux entre les sexes se sont même creusés ces derniers temps. L’initiative sur les salaires minimums est d’autant plus urgente. Elle représente en effet la mesure la plus rapidement efficace contre l’inégalité salariale aux dépens des femmes. 
</p><p>Une nouvelle étude de l’USS qui vient d’être présentée aux médias dit des conventions collectives de travail (CCT) et des salaires minimums d’un bon niveau qu’ils sont des instruments efficaces à court terme pour lutter contre cette dernière. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, précise que «&nbsp;Dans les branches avec des CCT qui prévoient des salaires minimums, (…) la différence de salaire entre hommes et femmes objectivement non explicable est plus petite&nbsp;» que dans les autres branches. Une comparaison entre l’hôtellerie-restauration (très grande couverture par CCT) et le commerce de détail (très peu de CCT) fait apparaître que la discrimination salariale des femmes est moins marquée dans l’hôtellerie-restauration que dans le commerce de détail, a ajouté Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et coprésidente d’Unia. Celle-ci signale encore que «&nbsp;les branches typiquement féminines à bas salaires sont fréquemment dépourvues de CCT.&nbsp;» C’est «&nbsp;précisément parce que trois personnes sur quatre qui gagnent moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois, ou moins de 22 francs de l’heure, sont des femmes (que l’initiative sur les salaires minimums) représente la mesure à court terme de loin la plus efficace contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes&nbsp;», a souligné Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Et la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Karathina Prelicz-Huber, a condamné en premier lieu les bas salaires versés dans le domaine de l’accueil de l’enfance et de la prise en charge de personnes âgées. Avec des salaires minimums, on empêchera selon elle que «&nbsp;des personnes disposant d’une formation (…) quittent très rapidement la profession&nbsp;». 
</p><p>Dans sa nouvelle étude, l’USS explique que les causes des inégalités de salaire au détriment des femmes sont des normes et des structures discriminatoires, une répartition très inégale entre l’homme et la femme du travail rémunéré et du travail non rémunéré et les discriminations arbitraires que les employeurs font subir aux femmes. Afin de corriger cela, l’étude demande à long terme que travail rémunéré et travail non rémunéré soient répartis de manière égalitaire. Les moyens à cet effet sont&nbsp;: un plus grand nombre de structures d’accueil de jour financièrement abordables, plus d’institutions destinées aux personnes qui dépendent de soins, un congé parental payé et des horaires plus courts et mieux maitrisables. Parallèlement, il faut développer maintenant des instruments qui permettent de contraindre les entreprises à verser aux hommes et aux femmes les mêmes salaires pour un travail de valeur égale.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef de l’USS</li><li>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale responsable de l’égalité à l’USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>&lt;media lohndiskr.&gt;Dossier N° 104 : Was für die Lohngleichheit zu tun ist (en allemand)&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media rechsteiner egalite salaires&gt;"Oui à l'initiative sur les salaires minimums !"&lt;/media&gt; de Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li><span>&lt;media lampart egalite salaires&gt;"Salaires minimums et conventions collectives de travail : des instruments&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media lampart egalite salaires&gt;performants contre la discrimination salariale des femmes"&lt;/media&gt; de Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</span></li><li><span>&lt;media alleva egalite&gt;"Des salaires minimaux et des CCT pour combattre la discrimination salariale&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media alleva egalite&gt;des femmes"&lt;/media&gt; de Vania Alleva coprésidente d'Unia</span></li><li><span>&lt;media prelicz egalite salaires&gt;"Revaloriser les professions féminines pour lutter contre le dumping salarial"&lt;/media&gt;</span><span> de Katharina Prelicz-Huber, présidente du ssp</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1500</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2014 14:10:00 +0200</pubDate><title>Baisse des bas salaires : l’heure est désormais à un salaire minimum !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/baisse-des-bas-salaires-l-heure-est-desormais-a-un-salaire-minimum</link><description>Enquête suisse sur la structure des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Enquête suisse sur la structure des salaires 2012 rendue publique ce lundi fait apparaître une évolution inquiétante&nbsp;: entre 2010 et 2012, les 10&nbsp;% des salaires réels les plus bas (inférieurs à Fr.&nbsp;3 886.-) ont baissé (- Fr.&nbsp;286.-). Ainsi, la situation précisément de ces salarié(e) qui, aujourd’hui déjà, connaissent des problèmes de fin de mois est devenue encore plus dure. Sont concernés ici des professionnel(le)s de branches sans convention collective de travail (CCT), soit les commerces de détail, l’horticulture, les centres d’appels, etc. Concernant par exemple les commerces de vêtements et de chaussures, la Confédération et les cantons ont prouvé qu’il y a avait sous-enchère salariale. Mais les présidents des associations patronales concernées, souvent très riches comme Karin Keller-Sutter et Dieter Spiess, refusent de conclure des CCT prévoyant des salaires minimums qui protègent les rémunérations. 
</p><p>Cette évolution est d’autant plus choquante au vu de la hausse des très gros salaires. Les 10&nbsp;% des salaires supérieurs ont à nouveau augmenté en termes réels de 7,1&nbsp;% entre 2010 et 2012 (+ Fr.&nbsp;9&nbsp;901.-/an). Ainsi, la répartition inégale des salaires constatée en Suisse ces quinze dernières années a continué à s’aggraver. Celles et ceux qui touchent des salaires élevés reçoivent encore plus et celles et&nbsp; ceux qui n’arrivent guère à s’en sortir avec leurs salaires reçoivent moins.
</p><p>En disant oui à l’initiative sur les salaires minimums, on peut stopper cette évolution. L’introduction d’un salaire minimum légal de 22&nbsp; francs de l’heure protégerait les salaires inférieurs de la sous-enchère. Ce qui constituerait un grand progrès pour les personnes qui en bénéficieraient est sans autre supportable par notre économie. La masse salariale totale ne devrait être relevée que de 0,4&nbsp;%. Et l’argent pour le faire est là, comme le prouve la forte hausse des gros salaires.
</p><p>Le fait que l’inégalité de salaire entre femmes et hommes se soit remise à augmenter depuis 2008 est aussi très inquiétant. Si elle avait quand même diminué de presque 1&nbsp;% entre 2008 et 2010, Selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2012, elle a à nouveau augmenté de presque 0,5&nbsp;%, pour passer à 18,9&nbsp;%. Mardi 29 avril déjà, l’USS va présenter une étude sur les causes de la discrimination salariale des femmes et montrer avec quels instruments on peut la supprimer.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><span>&lt;media lampart enquete&gt;"Une Suisse encore moins sociale : il faut plus de CCT et de salaires minimums"&lt;/media&gt;<br>de Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1503</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2014 13:54:00 +0200</pubDate><title>Dossier 102: Négociations conventionnelles et salariales 2013/2014</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-102-negociations-conventionnelles-et-salariales-2013-2014</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1502</guid><pubDate>Thu, 24 Apr 2014 13:42:00 +0200</pubDate><title>Se lamenter sur le salaire minimum pour s’attirer de la compassion</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/se-lamenter-sur-le-salaire-minimum-pour-s-attirer-de-la-compassion</link><description>Restaurateurs, coiffeurs et propriétaires de remontées mécaniques: des méthodes à quatre sous

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le débat au sujet de l’initiative sur les salaires minimums, grâce à l’imagination débridée des opposants, on entend tout et n’importe quoi. Les uns nous prédisent par exemple une jeunesse qui ne voudra plus faire d’apprentissage, alors que les autres se lamentent parce que leurs entreprises devront mettre la clé sous le paillasson. Le seul problème ici, c’est qu’ils ont, et les uns et les autres, totalement tort.</p><p>Parmi celles et ceux qui font aujourd’hui quasiment profession de se lamenter, on trouve entre autres les restaurateurs. Ceux-ci n’arrêtent pas d’annoncer au pays qu’en tant qu’entrepreneurs, ils sont tout proches de leur fin. Et pourquoi&nbsp;? À cause du salaire minimum de 4&nbsp;000 francs par mois demandé par l’initiative. Leurs établissements ne pourraient en effet jamais payer un tel salaire.
</p><p>Environ 215&nbsp;000 personnes travaillent actuellement dans l’hôtellerie-restauration et 46&nbsp;000 d’entre elles ne touchent pas encore 4&nbsp;000 francs. Sur ces 46&nbsp;000 personnes,</p><ul><li><span>près de 10&nbsp;000 ont un horaire hebdomadaire normal de 42 heures&nbsp;; leurs salaires devraient être augmentés de 2 à 4&nbsp;% pour arriver à 4&nbsp;000 francs par mois (sans 13e mois)&nbsp;;</span></li><li><span>près de 18&nbsp;000 travaillent dans l’hôtellerie saisonnière avec des horaires hebdomadaires de 43,5 heures&nbsp;; leurs salaires devraient être augmentés de 6&nbsp;% environ pour arriver à 4&nbsp;000 francs par mois (sans 13e mois)&nbsp;;</span></li><li><span>près de 18&nbsp;000 travaillent dans des petits établissements (tea-rooms p. ex.) avec des horaires hebdomadaires pouvant aller jusqu’à 45 heures&nbsp;; leurs salaires devraient être augmentés de 9&nbsp;% environ pour arriver à 4&nbsp;000 francs par mois (sans 13e mois).</span></li></ul><p>Comme l’initiative prévoit de laisser trois années pour appliquer le salaire minimum légal, les restaurateurs pourront se permettre de procéder par étape si le oui s’impose dans les urnes. Et ils sont en mesure d’en supporter sans autre les effets. Cette branche est de fait déjà parvenue, dans un passé récent, à faire face à des hausses de salaire d’une tout autre ampleur. 
</p><p>On peut dire la même chose des salons de coiffure. Eux aussi, ils devront augmenter leurs prix dans une mesure si modérée que leurs client(e)s ne vont guère le remarquer. Les files de personnes qui iront se faire couper les cheveux à l’étranger et en profiteront pour manger dans un resto du coin, n’existent que dans l’imagination fertile des adversaires du salaire minimum… La même remarque s’impose pour les remontées mécaniques. Ce sont surtout celles des Grisons qui entonnent la même rengaine que les restaurateurs contre le salaire minimum. Or à Berne, ce type de «&nbsp;sagesse&nbsp;» ne prévaut pas dans leurs rangs. En effet, plusieurs remontées mécaniques de ce canton ont conclu une convention collective de travail avec le SEV (Syndicat du personnel des transports), qui prévoit un salaire minimum de… 4&nbsp;000 francs&nbsp;!
</p><p> Toutes ces lamentations ont pour but d’attirer de la compassion. Et parfois, ça marche. Mais ils sont par contre bien réels les problèmes de ces personnes qui touchent des bas salaires qui ne leur permettent guère de nouer les deux bouts à la fin du mois. Elles, elles méritent bien plus de compassion. Et plus de salaire.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1492</guid><pubDate>Thu, 24 Apr 2014 09:33:00 +0200</pubDate><title>Une nouvelle voie pour l’Europe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-nouvelle-voie-pour-l-europe</link><description>Près de 50 000 syndicalistes manifestent à Bruxelles</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Près de 50&nbsp;000 personnes ont manifesté début avril à Bruxelles, répondant à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES). Ils ont revendiqué une nouvelle politique d’investissements et de création d’emplois, et appelé les citoyen(ne)s de l’Union européenne (UE) à élire au Parlement européen les futurs artisans d’une nouvelle voie pour l’Europe.</p><p>«&nbsp;Notre message est simple mais c’est un message que les responsables européens ne veulent pas entendre. Notre message est que leurs politiques en réponse à la crise financière ne suffisent pas et ont en réalité aggravé la crise sociale et économique. Notre message est que l’austérité ne fonctionne pas.&nbsp;»
</p><p>C’est en ces termes que Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES, a accueilli les 50&nbsp;000 syndicalistes de 21 pays de l’UE venus à Bruxelles pour manifester contre les catastrophiques politiques d’austérité mises en œuvre par les gouvernements européens et pour une nouvelle voie qui, comme le plan Marshall en son temps, doit reposer sur d’importants investissements et la création d’un grand nombre d’emplois. Certains chiffres prouvent de fait l’urgence d’un tel changement. Fin février, le taux de chômage moyen de l’UE était de 10,6&nbsp;%, celui des jeunes (moins de 25 ans) de 23&nbsp;%. En Grèce et en Espagne, un jeune sur deux est touché.
</p><h3>Investir pour l’emploi</h3><p>Les dirigeants de la CES ont mis en garde contre le risque de se retrouver avec une génération perdue. L’UE a été ébranlée dans ses fondements par la politique de crise appliquée par la troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Commission européenne). La remise en cause de l’autonomie contractuelle et de certains droits des travailleurs et travailleuses, les baisses de salaire, les réductions de prestations sociales et la politique d’austérité néolibérale n’ont pas résolu la crise financière, mais engendré une crise sociale majeure. 
</p><p>C’est pourquoi «&nbsp;Une nouvelle voie pour l’Europe&nbsp;» a été le principal slogan de cette manifestation. Il faut qu’à nouveau, dans toute l’Europe, les emplois et la justice sociale se retrouvent au premier plan. La CES a aussi rappelé son programme qui prévoit des investissements devant déboucher sur la création de 11 millions d’emplois. Simultanément, les États de l’UE doivent abandonner cette politique d’austérité antisociale qui consiste à épargner unilatéralement les riches aux dépens des salarié(e)s et des retraité(e)s. Enfin, la justice sociale doit être instaurée au moyen de négociations collectives libres et de droits de participation forts pour les travailleuses et travailleurs. 
</p><h3>Le levier des élections européennes</h3><p> L’élection au Parlement européen du mois de mai a été un des principaux thèmes de la manifestation de Bruxelles. Les syndicats ont martelé que nous avons besoin d’élu(e)s déterminés à mettre un terme aux politiques d’austérité injustes, au chômage, à la pauvreté et aux inégalités, ainsi qu’à la sous-enchère salariale et fiscale. Ces nouveaux élu(e)s devront s’engager pour une Europe centrée sur l’être humain et non sur les marchés. Une bonne cinquantaine de syndicalistes suisses ont participé à cette manifestation.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1501</guid><pubDate>Thu, 24 Apr 2014 09:31:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil national maintiendra les privilèges fiscaux des riches, mais le peuple…</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-conseil-national-maintiendra-les-privileges-fiscaux-des-riches-mais-le-peuple</link><description>Session parlementaire spéciale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa session spéciale des 5, 6 et 7 mai prochains, le Conseil national traitera entre autres l’initiative populaire «&nbsp;Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux)&nbsp;», qui demande la fin de l’imposition forfaitaire dont profitent des riches étrangers. Or, ses chances de triompher dans les urnes sont intactes.</p><p>C’est en octobre 2012 que La Gauche, soutenue par le Parti socialiste, l’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia, a déposé cette initiative à la Chancellerie fédérale. Elle demande l’abolition de l’imposition forfaitaire des riches étrangers, un privilège au moyen duquel la Suisse cherche, depuis 150 ans environ, à attirer des contribuables étrangers fortunés. Pratiquée au départ surtout dans le canton de Vaud et conçue pour les riches retraités (Lex Chaplin), elle n’a cessé de s’étendre. En 2012, notre pays comptait 5&nbsp;634 personnes imposées forfaitairement, qui s’acquittaient d’un montant de 695 millions de francs au titre de l’impôt. Si leurs revenus et leurs fortunes réels avaient été imposés normalement, elles auraient cependant dû payer une somme quatre fois supérieure. En effet, au lieu d’être imposées selon leur capacité économique, elles le sont sur la base de leurs dépenses (calculée comme équivalant à cinq fois la valeur locative de leur logement). Le fisc perd ainsi d’énormes sommes.
</p><p>Et le principe constitutionnel selon lequel chacun(e) doit être imposé en fonction de sa capacité économique est ainsi violé, ce que reconnaissent d’ailleurs ouvertement les partisans bourgeois de l’imposition forfaitaire. Toutefois, ils justifient cette pratique par son utilité économique&nbsp;: pour eux, les impôts versés de la sorte, le pouvoir d’achat des personnes concernées et leurs activités de mécénat compenseraient les pertes fiscales. Le hic, c’est que la réalité dit tout le contraire.
</p><h3>La preuve par Zurich</h3><p>En 2009, le canton de Zurich a aboli son imposition fiscale, suite à une initiative populaire émanant aussi de La Gauche. Auparavant, il comptait 200 étrangers imposés forfaitairement. Si la moitié d’entre eux a alors quitté le canton, une majorité pour déménager dans un autre et une minorité pour passer à l’étranger, les recettes fiscales du canton de Zurich n’ont pas souffert de ces mouvements. À lui seul, le montant que les riches étrangers restés dans le canton et désormais imposés normalement ont dû payer a plus que compensé les montants perdus à suite aux départs susmentionnés. S’ajoute à cela que les nouveaux riches qui se sont installés dans les villas libérées ont aussi largement alimenté les caisses cantonales. En fin de compte, cet exercice a profité au canton de Zurich. Et on est en droit de penser qu’il en a été sans doute de même pour les quatre autres cantons qui en ont fait autant, soit Schaffhouse. Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Appenzell Rhodes-Extérieures. 
</p><h3>Le Parlement «&nbsp;oublie&nbsp;» les expériences déjà faites</h3><p>Malgré ces expériences, le Conseil fédéral rejette cette initiative et le Conseil des États l’a suivi à trois contre un sur cette voie en décembre dernier. La commission du Conseil national en a fait autant, par 17 voix contre 7. L’argumentation avancée est toujours la même&nbsp;: les personnes imposées forfaitairement partiraient, les pouvoirs publics perdraient de l’argent. Comme si «&nbsp;deux tu l’auras&nbsp;» valait mieux que «&nbsp;un tiens&nbsp;»… En outre, les adversaires de l’initiative signalent qu’ils auraient légèrement serré la visse&nbsp;: au lieu de cinq fois la valeur locative, ce serait au moins sept fois maintenant. Les principaux arguments de la gauche contre les privilèges fiscaux sont et restent les suivants&nbsp;: manque de transparence, avantages injustifiés accordés aux riches étrangers et non-respect du principe, inscrit dans la Constitution fédérale, selon lequel l’imposition doit se faire en fonction de la capacité économique. 
</p><h3>Votation&nbsp;: retour à la case départ</h3><p> Il faut s’attendre à ce que le Conseil national rejette également l’initiative. Mais les cartes seront redistribuées lorsque le peuple devra trancher dans les urnes. L’actuel système des privilèges fiscaux ne peut plus profiter de personnalités sympathiques comme l’était en son temps Charlie Chaplin. Parmi les personnes privilégiées, on compte désormais par exemple l’oligarque russe Viktor Vekselberg, qui réussit, grâce à des «&nbsp;assemblages savants&nbsp;», à n’exercer aucune activité lucrative en Suisse... Et optimise de ce fait ses impôts grâce à l’imposition forfaitaire. Que se dit alors celle ou celui qui est imposé sur la base de son certificat de salaire&nbsp;? Sur les dix cantons qui ont tranché cette question dans les urnes, cinq ont supprimé leur imposition forfaitaire. La droite a donc raison d’être quelque peu nerveuse, de craindre que la population à ce sujet ne la suive pas.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1497</guid><pubDate>Tue, 15 Apr 2014 18:28:00 +0200</pubDate><title>Un billet de quatre mille francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-billet-de-quatre-mille-francs</link><description>Une contribution littéraire sur le 1er Mai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a vingt-trois ans, tu travaillais comme bûcheron chez un patron et il te payait seize francs de l’heure. Tu regardes ta fiche de salaire du mois de mars 1991&nbsp;: «&nbsp;Heures 166,50 à 16,00 = 2’664,00 CHF&nbsp;». C’était le salaire brut. A l’époque, tu avais vingt-huit ans et tu étais jeune marié, l’assurance maladie te coûtait seulement 105,00 francs par mois et avec un billet de cent balles tu pouvais bien remplir de nourriture un panier de supermarché. Tu habitais en ville, tu n’avais pas de voiture et tu faisais chaque jour la navette à vélo et en train jusqu’à la gare la plus proche du lieu de travail. La camionnette conduite par le chef d’équipe passait vous récupérer, toi et tes camarades de boulot, dans plusieurs endroits et à sept heures du matin vous étiez tous dans la forêt, avec la tronçonneuse dans les mains. Tu es resté presqu’une année chez ce patron puis tu as changé de métier, tu es allé conduire des trolleybus dans une entreprise de transport public, tu évitais de cette manière les trajets journaliers et tu étais mieux payé. Pendant deux ans, tu as été conducteur et étudiant à l’université et, au cours d’économie politique, tu as appris que la valeur de l’argent baisse de moitié chaque vingt ans. Ce que tu pouvais t’offrir avec les 2’664,00 CHF de l’époque, tu peux te l’offrir maintenant seulement avec 5’328,00 CHF. Tu ignores combien un bûcheron gagne par mois actuellement, tu es resté conducteur de bus et tu sais que ceux qui commencent dans le métier gagnent moins de 5’000,00 CHF brut par mois.
</p><p>Le professeur d’université avait raison, aujourd’hui ton assurance maladie te coûte 441,00 CHF par mois, elle est quatre fois plus chère qu’il y a vingt-trois ans. A présent, avec cent francs, tu ne peux plus remplir de nourriture un panier de supermarché. L’argent perd de sa valeur et les salaires des ouvriers ne suivent pas, ce sont les salaires des cadres qui restent corrects et les bonus de certains banquiers te donnent l’impression qu’ils travaillent dans des bureaux installés sur la planète Mars.
</p><p>Oui, bien sûr que c’est normal de demander un minimum de quatre mille francs brut par mois pour les femmes et les hommes qui travaillent à plein temps quelque soit le secteur d’activité. Tu te plonges, mentalement, dans la vie de l’une de ces personnes qui n’a pas de quoi se payer les frais de dentiste ou des cours de musique pour ses enfants et tu ne trouves pas cela juste. La Suisse est un pays riche qui ne met pas ses pauvres dans des favelas. Les Suisses respectent les plus démunis d’entres eux et ils n’ont pas peur de discuter avec les patrons et les politiciens.
</p><p>Tu t’imagines que dans quelques mois, la Banque Nationale Suisse va mettre sur le marché un nouveau billet de banque de QUATRE MILLE FRANCS. Sur ce billet de banque il y aura la photo de la plus jeune conseillère fédérale. Ce billet de banque sera rouge et blanc et parsemé de centaines de croix blanches. Et, quelque part, sur ce billet de banque, sera inscrite une phrase, dans toutes les langues nationales&nbsp;: « La Suisse n’est pas une prison salariale, pour aucune catégorie de ses citoyens&nbsp;».&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><p>***&nbsp;
</p><p>Marius Daniel Popescu, né en 1963 à Craiova (Roumanie), il suit des études à la Faculté de sylviculture de l'Université de Brasov et publie parallèlement divers poèmes et articles dans une revue estudiantine de Brasov. A la chute du régime de Ceaucescu, Popescu s'installe à Lausanne où il gagne sa vie en travaillant comme conducteur de bus. 
</p><p>Après deux recueils de poèmes écrits en français (4x4 poèmes tout-terrains, Arrêts déplacés), Popescu publie aux éditions José Corti La Symphonie du loup (2007), un roman fortement autobiographique, couronné en 2008 par le Prix Robert Walser et le Prix culturel vaudois littérature. En 2012 paraît son second roman Les Couleurs de l’hirondelle (éd. J. Corti), qui obtient notamment le Prix fédéral de littérature 2012.
</p><p>En 2004, Popescu crée le journal littéraire le persil, qui fête cette année ses dix ans d’existence.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1495</guid><pubDate>Tue, 15 Apr 2014 15:18:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2014 : quand et où ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1er-mai-2014-quand-et-ou</link><description>Aperçu des manifestations organisées lors de la Fête du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année aussi, une cinquantaine de fêtes du 1<sup>er</sup> Mai seront organisées ans toute la Suisse. Le 1<sup>er</sup>&nbsp;Mai 2014, relié à la votation du 18 mai au sujet de l’initiative sur les salaires minimum, est placé &nbsp;sous le slogan «&nbsp;Un bon travail. Un salaire minimum&nbsp;».
</p><p>&nbsp;</p><p><a href="https://www.google.com/fusiontables/embedviz?q=select+col1+from+155df3E-nk3NdqVJoKgH4RDhO6SRqEC-vgHip8UTQ&amp;viz=MAP&amp;h=false&amp;lat=46.83805789971685&amp;lng=8.38963281249994&amp;t=1&amp;z=8&amp;l=col1&amp;y=2&amp;tmplt=3&amp;hml=GEOCODABLE">» Vue d’ensemble sous forme de carte</a></p><p><a href="http://Hier" target="finden" class="Sie" title="die" rel="noreferrer">» Vue d’ensemble sous forme de tableau</a></p><p>&nbsp;</p><p>Merci de communiquer vos corrections et les manifestations manquantes &nbsp;à&nbsp;: <a href="#" data-mailto-token="thpsav1thyjv5rpzaslyGzni5jo" data-mailto-vector="7">marco.kistler(at)sgb.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1496</guid><pubDate>Mon, 14 Apr 2014 18:26:00 +0200</pubDate><title>Dossier 101: Gute Arbeit – gutes Leben!  Pour de bonnes conditions de travail !  Adesso e in futuro!  -  Ce n’est pas aux femmes de payer la crise !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/dossier-101-gute-arbeit-gutes-leben-pour-de-bonnes-conditions-de-travail-adesso-e-in-futuro-ce-n-est-pas-aux-femmes-de-payer-la-crise</link><description>12e Congrès des femmes de l’USS des 15 et 16 novembre 2013 </description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Le 12<sup>e</sup> Congrès des femmes de l’USS, qui a réuni 240 déléguées et hôtes, s’est tenu les 15 et 16 novembre 2013 à Berne. Il était placé sous le slogan «&nbsp;Gute Arbeit – gutes Leben! Pour de bonnes conditions de travail&nbsp;! Adesso e in futuro! Ce n’est pas aux femmes de payer la crise&nbsp;!&nbsp;».</span></p><p class="Text"><span lang="FR">L’égalité de salaire entre femmes et hommes s’est trouvée au centre du premier jour de congrès. À ce sujet, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, hôte du congrès, a déclaré que l’approche facultative avait échoué, le projet du Dialogue sur l’égalité des salaires n’ayant pas atteint son objectif. «&nbsp;Nous avons attendu trop longtemps. D’eux-mêmes, les employeurs n’appliquent pas l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Or, la loi doit être respectée. Il faut aussi des contrôles et des sanctions&nbsp;», ont alors demandé les congressistes de l’USS.</span>&nbsp;</p><p class="Text"><span lang="FR">Le deuxième thème prioritaire «&nbsp;Pour de bonnes conditions de travail&nbsp;! Ce n’est pas aux femmes de payer la crise&nbsp;!&nbsp;» a été introduit par les deux oratrices principales&nbsp;: Esther Jeffers, de l’Université de Paris 8, et Alexandra Scheele, de l’Université technique du Brandebourg. Les congressistes ont ensuite abordé certains aspects de ce thème dans le cadre de quatre ateliers (voir les rapports, p.&nbsp;15 sqq.). Le deuxième jour du congrès a donné lieu à des débats animés sur les Thèses présentées aux congressistes (p.&nbsp;7 sqq.) et les propositions d’amendement (p.&nbsp;33 sqq.) Enfin, le congrès a adopté plusieurs résolutions (p.&nbsp;23 sqq.).</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1493</guid><pubDate>Mon, 14 Apr 2014 11:54:00 +0200</pubDate><title>Audition relative à la révision de l’ordonnance du DEFR sur l’obtention a posteriori du titre d’une haute école spécialisée</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-relative-a-la-revision-de-l-ordonnance-du-defr-sur-l-obtention-a-posteriori-du-titre-d-une-haute-ecole-specialisee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1494</guid><pubDate>Fri, 11 Apr 2014 16:23:00 +0200</pubDate><title>Règlement sur l’organisation de la Conférence suisse des hautes écoles</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/reglement-sur-l-organisation-de-la-conference-suisse-des-hautes-ecoles</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1335</guid><pubDate>Fri, 11 Apr 2014 15:38:00 +0200</pubDate><title>Les salaires justes renforcent la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salaires-justes-renforcent-la-suisse</link><description>Sondage de la SSR</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les sondages réalisés avant une votation sont à prendre avec des pincettes. On vient de le vivre dernièrement le 9 février. L’Union syndicale suisse (USS), ses syndicats et ses alliés disposent maintenant d’un bon mois pour persuader les citoyen(ne)s de dire oui le 18 mai à l’initiative sur les salaires minimums et de mettre ainsi fin au scandale des bas salaires. 
</p><p>Durant la phase cruciale de la campagne de votation qui s’ouvre, les initiant(e)s vont dévoiler de nombreux et étonnants scandales des bas salaires et mettre en évidence les salaires honteusement bas que touchent encore 330&nbsp;000 personnes en Suisse. Ils montreront comment et pourquoi un salaire minimum permet de corriger la répartition inégalitaire des revenus. Ils montreront aussi que, forte, l’économie suisse peut résoudre ce qui constitue un grand problème pour les personnes que concernent ces bas salaires. Ce message, ils le diffuseront ce samedi déjà dans tout le pays, lors de la première journée d’action nationale de cette campagne de votation. Des milliers de militant(e)s descendront en effet dans la rue pour aborder la population et la persuader que travailler doit en valoir la peine pour tout le monde.
</p><p>Le salaire minimum légal de 22 francs de l’heure est le bon instrument pour mettre le holà aux employeurs qui font pression sur les salaires aux dépens des travailleurs et travailleuses. Tout le monde en profitera. Les patrons corrects n’auront plus à craindre de concurrence déloyale. Les contribuables n’auront plus à payer l’addition via l’aide sociale. La discrimination salariale à l’encontre des femmes diminuera nettement, pour le moins dans le segment à bas salaires. Et toutes les personnes concernées auront plus d’argent pour vivre et une meilleure rente plus tard. En outre, les salaires justes créent du pouvoir d’achat et des emplois, et renforcent la Suisse. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS</span></li><li><span>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1490</guid><pubDate>Thu, 10 Apr 2014 13:34:00 +0200</pubDate><title>OUI au salaire minimum et à la médecine de famille, NON aux Gripen et à l’interdiction professionnelle des pédophiles</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/oui-au-salaire-minimum-et-a-la-medecine-de-famille-non-aux-gripen-et-a-l-interdiction-professionnelle-des-pedophiles</link><description>Recommandations de l’USS pour les votations du 18 mai</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Deux oui et deux non, telles sont les recommandations de l’Union syndicale suisse (USS) pour les votations du 18 mai prochain.</p><p>Inutile, comme on le comprendra, de revenir ici sur le oui évident de l’USS à sa propre <b>initiative populaire sur les salaires minimums</b>. Il convient juste de préciser que l’USS s’engagera de toutes ses forces pour que son initiative soit acceptée, parce que cela rendrait le monde du travail un peu plus juste et améliorerait la situation financière de quelque 330&nbsp;000 personnes.
</p><p>L’USS refuse l’<b>achat de Gripen</b>. Une appréciation raisonnable des dangers que la Suisse court à moyen terme permet de conclure que notre pays n’a pas besoin d’un nouvel avion de combat. Mais l’USS fait surtout observer que les milliards dépensés pour ces nouveaux avions vont manquer ailleurs. Et précisément là où on en a un besoin plus urgent. Il ne faut pas que cet achat d’avions débouche sur des économies dans d’autres domaines. 
</p><p>L’USS dit également non à l’<b>initiative populaire qui demande que les pédophiles fassent l’objet d’une interdiction professionnelle</b>. Cette initiative est trop vague et va à l’encontre de principes qui sont à la base du régime juridique suisse. Sa formulation étant trop rigide, même des personnes mariées après des «&nbsp;amours de jeunesse illégales&nbsp;» risquent de se voir interdire à vie toute activité avec des jeunes. La revendication tout à fait honorable de cette initiative – protéger les enfants et les personnes dépendantes au moyen de peines plus sévères et de mesures de préventions plus dures – doit être traduite de manière plus nuancée au plan légal. 
</p><p> Enfin, l’USS dit oui au <b>contre-projet à l’initiative pour la médecine de famille</b>, parce qu’il soutient des mesures justifiées destinées à améliorer la médecine de famille, tout en intégrant cependant cette dernière dans les soins de base.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1489</guid><pubDate>Thu, 10 Apr 2014 13:33:00 +0200</pubDate><title>Un chapelet de plaintes plus que râpé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-chapelet-de-plaintes-plus-que-rape</link><description>Salaire minimum : le tous-ménages de l’USAM

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union suisse des arts et métiers (USAM) puise largement dans ses riches coffres afin de combattre l’initiative sur les salaires minimums. Mais c’est pour présenter des arguments des plus indigents. Le tout prenant la forme d’un tous-ménages qui vient d’atterrir dans nos boites aux lettres.</p><p>Favorise la pauvreté au lieu du travail. Détruit des emplois. Sera fatal à la formation professionnelle. Et ensuite, nous devrons émigrer pour retrouver un travail…
</p><p>Telles sont les appréciations que l’on peut lire dans le journal que l’USAM vient de faire distribuer dans toutes les boites aux lettres de la nation. À entendre pareil chapelet de plaintes, on pourrait croire que les arts et métiers de ce pays sont pauvres, très pauvres. Mais si l’on feuillette les pages colorées de ce tous-ménages, on constate qu’ils sont riches. En argent, en tout cas. Nous ne parlons pas d’intelligence. En effet, chaque ligne de ce journal «&nbsp;oublie&nbsp;» qu’en Suisse, on trouve plus de 330&nbsp;000 emplois pour lesquels des personnes gagnent moins de 4&nbsp;000 francs par mois (converti en plein temps).
</p><p>Une autre chose frappe aussi&nbsp;: ce journal des arts et métiers n’a, par prudence et avec un flair certain quant aux effets potentiellement contre-productifs, n’a pas donné voix au chapitre au directeur de l’USAM, H.-U. Bigler, une personne qui s’était mise hors-jeu en affirmant publiquement que la plupart des bas salaires n’étaient que des «&nbsp;salaires d’appoint&nbsp;».
</p><p>Mais il a donné la parole à D. Spiess. Et oui, vous l’avez reconnu. C’est bien lui le marchand de chaussures pour qui&nbsp; les conventions collectives de travail sont une méthode de l’(ex-)Allemagne de l’Est. À nouveau saisi par le besoin de lancer une proclamation, D.&nbsp;Spiess explique qu’après un oui au salaire minimum, «&nbsp;Tout employeur se (demanderait) s’il vaut la peine de payer des salaires aussi élevés pour des temps partiels.&nbsp;» Qui va-t-il donc bien vouloir et pouvoir engager alors&nbsp;?
</p><p>Puis, c’est au peintre Alfons Kaufmann de s’exprimer. Il pense qu’à cause du «&nbsp;salaire minimum record&nbsp;» de 4&nbsp;000 francs, beaucoup de jeunes commenceraient tout de suite à travailler après leur scolarité obligatoire. Cela, sans faire de formation professionnelle. Et beaucoup d’entre eux se mettraient ensuite volontairement au chômage, car «&nbsp;ils pourraient vivre confortablement grâce à des allocations de chômage&nbsp;». Ce qui aggraverait encore plus la pénurie de relève dans la construction. Rappelons tout simplement à notre cher peintre que la construction paie, aujourd’hui déjà, des salaires clairement supérieurs à 4&nbsp;000 francs et que nous ne connaissons encore aucun jeune de 16 ans qui voudrait toucher le plus rapidement possible 4&nbsp;000 francs et ne gagner toute sa vie durant que tout juste un peu plus.
</p><p>Le «&nbsp;witz&nbsp;» suivant nous vient de Hannes Jaisli, le directeur adjoint de Gastro-Union, pour qui le nouveau salaire minimum entraînera la mort des bistrots. Mais ce n’est pas tout&nbsp;! Les établissements qui ne mourraient pas devraient même supprimer, selon lui, des emplois et, donc, licencier. Ouh là&nbsp;là&nbsp;! Il ne nous resterait alors plus que quelques rares bistrots pleins à craquer, qui ne pourraient même plus se payer de serveuse&nbsp;?!
</p><p>Et ainsi de suite, jusqu’aux prophéties qui nous annoncent que des pans entiers de l’industrie des cantons de Vaud et de Genève délocaliseraient leur production en France à cause des salaires minimums différents dans ce pays. Et les Suisses et les Suissesses deviendraient alors des frontaliers et des frontalières, et ils ne gagneraient plus que 11,60&nbsp;francs de l’heure. Mais pourquoi alors n’ont-elles pas déjà délocalisé maintenant ces industries, les différences de salaire avec la Suisse sont déjà considérables, non&nbsp;?
</p><p>Personne ne demande de l’UDC qu’elle fasse dans la nuance. Que les grands chefs des arts et métiers brandissent l’argument soi-disant massue du chômage et de la pauvreté n’étonne de fait pas. Ils ne font là que dérouler un antique chapelet de plaintes selon lesquelles tout progrès menacerait l’économie et n’entraînerait que chômage et pauvreté. Or, le progrès s’est quand même imposé à ce jour, les arts et métiers n’ont pas encore disparu et leur organisation est toujours là…
</p><p> Encore une remarque pour terminer&nbsp;: ces derniers temps, nombre d’entreprises qui avaient autrefois fulminé contre le salaire minimum de 4&nbsp;000 francs viennent de l’introduire, comme Lidl, Bata, H&amp;M. L’expérience prouve donc que ça marche. Mais l’USAM ne veut pas le voir, elle préfère laisser se développer une concurrence déloyale dans ses propres rangs plutôt que protéger les employeurs corrects. Mais ça, ce sont finalement ses oignons…</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1488</guid><pubDate>Thu, 10 Apr 2014 13:31:00 +0200</pubDate><title>Syndicats, femmes et gauche clairement opposés à un relèvement de l’âge de la retraite et favorables à une meilleure AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/syndicats-femmes-et-gauche-clairement-opposes-a-un-relevement-de-l-age-de-la-retraite-et-favorables-a-une-meilleure-avs</link><description>Qui dit quoi de la réforme « Prévoyance vieillesse 2020 » ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La procédure de consultation sur la réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» est terminée. Les positions des grandes organisations et des grands partis font apparaître peu de points communs et beaucoup de différences. L’approche globale des 1er et 2e piliers est cependant largement approuvée.</p><p>Les associations patronales, economiesuisse et les partis de droite sont clairement favorables à un relèvement de l’âge de la retraite. Ils considèrent que le passage à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes est une étape nécessaire, qui devra être suivie d’un relèvement de l’âge de la retraite des hommes comme des femmes, des relèvements qui devront dépendre de l’état des finances de l’AVS. Avec ce couplage de l’âge de la retraite et du fonds de l’AVS, ou de la prolongation de l’espérance de vie, comme le veut l’UDC, l’âge de la retraite montera jusqu’à 67 ans.
</p><h3>Les organisations féminines déterminées contre un relèvement de l’âge de la retraite</h3><p>Le passage à 65 ans n’est pas soutenu par les personnes concernées. Les organisations féminines le rejettent clairement à l’unisson, &nbsp;justifiant leur refus par les inégalités qui prédominent encore dans le monde professionnel et dont l’incidence sur le niveau des rentes est négative. Comme l’AVS est la seule à même de corriger ces inégalités, les organisations féminines demandent son renforcement. Les organisations de salarié(e)s, le Parti socialiste et les Vert(e)s rejettent également le relèvement de l’âge de la retraite.
</p><h3>Hausse de la TVA&nbsp;?</h3><p>Il y a un consensus pour dire que l’AVS aura besoin de recettes supplémentaires pour la prochaine décennie. Une forte majorité soutient une hausse de la TVA, ce qui est également le cas des associations d’aîné(e)s. L’Union suisse des arts et métiers (USAM) et l’UDC sont cependant opposées à une hausse des impôts. Selon elles, le financement de l’AVS doit être garanti par un relèvement de l’âge de la retraite. Economiesuisse et les autres partis de droite estiment qu’une hausse de la TVA est envisageable, mais pas de l’ampleur demandée et toujours en lien avec un relèvement de l’âge de la retraite. Les organisations patronales, le Parti évangélique (PEV), le Parti socialiste et les Vert(e)s font entrer en jeu ici l’impôt sur les grandes successions sur lequel le peuple se prononcera probablement en 2015. 
</p><h3>Prévoyance professionnelle&nbsp;: oui au maintien des prestations</h3><p>Concernant les propositions de réforme de la prévoyance professionnelle, les voix qui soutiennent une baisse du taux de conversion minimal l’emportent. Mais, contrairement à ce qui était le cas lors de la baisse envisagée en 2009, la plupart reconnaissent que l’on ne doit pas diminuer l’actuel niveau des prestations du 2e pilier. C’est pourquoi une baisse de 6&nbsp;% apparaît pour beaucoup trop forte. En effet, l’augmentation de l’avoir de vieillesse nécessaire serait énorme. Que des mesures doivent être prises pour compenser des baisses de rente est en effet une opinion largement partagée. Si les organisations qui ont répondu à cette consultation reconnaissent que d’autres mesures que le seul relèvement de l’avoir de vieillesse doivent être engagées pour la génération transitoire, l’acceptation des mesures proposées à cet effet (elles s’appliqueraient à partir de 40 ans) est très faible. C’est surtout la durée de 25 ans, pendant laquelle ces mesures seront en vigueur, qui est critiquée. Les organisations patronales et les partis de droite continuent à préférer que le taux de conversion minimal soit fixé par le Conseil fédéral ou par les caisses de pensions.
</p><h3>Mécanisme d’intervention dans l’AVS&nbsp;: impopulaire</h3><p>Il ne devrait plus être question de redéfinir comme proposé par «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» la contribution de la Confédération. Que celle-ci souhaite réduire sa responsabilité à l’égard de l’AVS n’est en effet guère apprécié. 
</p><p>Le mécanisme d’intervention proposé devrait connaître le même sort. Depuis des années economiesuisse fait de la propagande pour un frein à l’endettement dans l’AVS. Or, la suspension automatique de l’adaptation des rentes qu’il prévoit est tellement cruciale qu’elle est condamnée à échouer devant le peuple. Le net rejet du mécanisme d’intervention par les organisations de salarié(e)s, d’aîné(e)s et d’autres milieux montre qu’il n’y a pas de marge de manœuvre pour une baisse des rentes AVS. Ce contexte a conduit l’Union patronale et economiesuisse à renoncer à la suspension automatique de l’adaptation des rentes AVS. Le mécanisme d’intervention qu’elles proposent – il contiendrait un relèvement automatique de l’âge de la retraite – ne trouvera probablement pas non plus de majorité.
</p><h3>Femmes, syndicats, gauche, aîné(e)s et PDC pour des rentes AVS améliorées</h3><p>Toutes les organisations et tous les partis se prononcent a priori pour le maintien du niveau des prestations de la prévoyance vieillesse. Les rentes ne doivent pas diminuer. En plus des organisations de salarié(e)s, les organisations féminines, un bon nombre d’associations d’aîné(e)s, le Parti socialiste et les Vert(e)s ainsi que le PDC sont favorables à une amélioration des rentes AVS. Le PDC réitère dans sa réponse sa demande d’un déplafonnement des rentes AVS de couple. Les rentes des personnes mariées augmenteraient alors de beaucoup.
</p><h3>Impossible de résoudre les problèmes séparément</h3><p>L’Office fédéral des assurances sociales va analyser ces prochains mois les résultats de cette consultation. Il appartiendra ensuite au Conseil fédéral de rédiger sur cette base un projet de loi et de le présenter au Parlement avant la fin de l’année. Les pierres d’achoppement sont désormais connues&nbsp;: âge de la retraite, taux de conversion minimal et financement. Mais on ne peut pas les aborder séparément et surtout pas sans tenir compte des réalités vécues par les actuels et les futurs retraité(e)s. C’est pourquoi, durant cette réforme, l’USS s’engagera pour que l’on se focalise sur leurs intérêts.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1487</guid><pubDate>Tue, 08 Apr 2014 16:30:00 +0200</pubDate><title>Heinz Anderegg nous a quittés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/heinz-anderegg-nous-a-quittes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 mars 2014, Heinz Anderegg, qui fut pendant trente années bibliothécaire et archiviste de l’Union syndicale suisse (USS), est décédé à Thoune après une longue maladie. Après un apprentissage de menuisier et ébéniste dans l’Emmental, il adhère à 19 ans à la FOBB (Fédération suisse des ouvriers du bois et du bâtiment) de l’époque, s’engage tôt comme personne de confiance et membre d’une commission du travail. En 1959, toujours avide de nouvelles connaissances, il présente avec succès sa candidature comme assistant aux Archives de l’USS, une activité dans laquelle il s’investit rapidement tout en suivant une formation en emploi à l’école de travail social de Berne. «&nbsp;Travailleurs de la construction et alcool&nbsp;», tel fut l’intitulé de&nbsp; son travail de diplôme. Lorsque le responsable des Archives de l’USS, Willy Keller, prit sa retraite, il fut tout de suite évident au Secrétariat de l’USS que Heinz Anderegge devait être son successeur. Sans ménager ses efforts, il se dépensa alors dans ses nouvelles attributions, à savoir répertorier et conserver les documents – et donc l’histoire – du mouvement ouvrier. Il fut accompagné pendant de nombreuses années de son épouse, Vreni. Jusqu’à sa retraite, en avril 1994, Heinz a aussi publié et commenté l’évolution des effectifs syndicaux dans la Revue syndicale suisse.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1483</guid><pubDate>Mon, 07 Apr 2014 16:21:00 +0200</pubDate><title>Il faut plus de protection, pas moins !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/il-faut-plus-de-protection-pas-moins</link><description>Libre circulation des personnes : que faire?

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Début avril, le président de la République fédérale d’Allemagne, Joachim Gauck, a aussi rencontré des représentant(e)s de l’économie lors de sa visite officielle en Suisse. L’Union syndicale suisse (USS) était présente à travers la personne de sa vice-présidente Vania Alleva, également coprésidente du syndicat Unia. Ci-après, son intervention légèrement abrégée.</p><p>Impossible de parler aujourd’hui des perspectives de l’économie suisse sans se demander «&nbsp;Que faire maintenant&nbsp;?&nbsp;» avec l’initiative intitulée «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;». Si nous ne trouvons pas une bonne façon de sortir de l’actuelle impasse où se trouvent nos relations avec l’Union européenne (UE), les conséquences risquent d’être lourdes.
</p><h3>Les trois principes des syndicats</h3><p>Les syndicats se sont rapidement et clairement positionnés, en ce qui concerne tant les entretiens déjà en cours sur la mise en œuvre de l’initiative de l’UDC que les négociations qui devront inévitablement avoir lieu avec l’UE. Ici, trois principes sont centraux à nos yeux&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ol><li><span>Les Accords bilatéraux avec l’UE ne doivent en aucun cas être remis en question. Ils revêtent une très grande importance pour la stabilité de nos relations avec l’UE, la sécurité de l’emploi et l’avenir de l’économie suisse. Les partenaires sociaux sont d’accord à ce sujet. Le «&nbsp;oui&nbsp;» du 9 février n’était pas un «&nbsp;non&nbsp;» aux Accords bilatéraux, c’est-à-dire à des relations de qualité et structurées avec notre partenaire le plus important.</span></li><li><span>À l’avenir, on devra aussi continuer à respecter le principe de non-discrimination. On parle par exemple beaucoup aujourd’hui en Suisse de la réintroduction du statut inhumain de saisonnier. Il n’en est pas question pour nous et nous partons de l’idée que l’UE ne l’accepterait pas non plus.</span></li><li><span>Il faut renforcer, et non affaiblir, les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Il est dans l’intérêt tant de la population locale que des citoyens et citoyennes de l’UE qui travaillent chez nous que l’on s’attaque de manière résolue à la sous-enchère salariale. Le même salaire pour le même travail au même lieu&nbsp;: ce principe doit être observé. Une raison essentielle du résultat malheureux de la votation passée est l’inquiétude ressentie par les gens pour leur emploi. Les cas d’abus découverts, lors desquels des travailleurs et travailleuses détachés ne touchaient que la moitié ou le tiers du salaire dû, ont insécurisé les travailleurs et travailleuses.</span></li></ol><p></p><h3>Que faire maintenant&nbsp;?</h3><p>Deux options se dessinent concernant la marche à suivre dans la mise en œuvre de l’initiative de l’UDC&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>une mise en œuvre rigoureuse de l’initiative, ce qui entraînerait une confrontation frontale avec l’UE, respectivement la mort certaine des Accords bilatéraux&nbsp;;</span></li><li><span>une solution autant que faire se peut «&nbsp;eurocompatible&nbsp;».</span></li></ul><p>Nous plaidons pour la seconde option. C’est pourquoi nous attendons du Conseil fédéral qu’il s’engage en faveur de la négociation avec l’UE d’une solution globale. Nous espérons beaucoup que l’UE se déclarera prête à chercher une solution par ce biais. Le but doit être
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>de préserver les Accords bilatéraux,</span></li><li><span>de trouver une solution à l’amiable concernant l’Accord sur la libre circulation des personnes,</span></li><li><span>d’en arriver à un accord acceptable sur les questions institutionnelles encore ouvertes entre la Suisse et l’UE.</span></li></ul><p></p><h3>L’UE doit accepter la protection des salaires</h3><p>Si le peuple ne doit plus répondre, dans deux ou trois ans, à la question «&nbsp;Immigration de masse&nbsp;: oui ou non&nbsp;?&nbsp;», mais «&nbsp;Des relations stables avec l’UE&nbsp;: oui ou non&nbsp;?&nbsp;», alors nous sommes persuadés qu’il répondra par l’affirmative. Mais nous avons besoin d’une certaine compréhension, d’une certaine flexibilité de la part de l’UE et de ses États membres. En tant que syndicats, nous n’attendons pas de vous et de l’Allemagne que vous acceptiez un système de contingents, qui ne peut de toute façon qu’être discriminatoire, ni des exceptions permanentes au principe de la libre circulation des personnes. Mais ce dont nous avons absolument besoin, c’est que vous soyez prêts, dans le cadre du règlement des questions institutionnelles à accepter nos mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires. Car elles ne sont pas discriminatoires. Nous ne pouvons en aucun cas accepter de les affaiblir, comme l’UE l’a déjà demandé une fois en 2008/2009 en invoquant les arrêts de la Cour européenne de justice (il s’agissait alors de la réglementation des 8 jours pour l’obligation d’annoncer les travailleurs et travailleuses détachés). Ce démantèlement ne serait pas non plus en mesure de réunir une majorité politique.
</p><p>Si nous voulons regagner la confiance des salarié(e)s et du peuple en une politique de l’ouverture, nous devons pouvoir donner des garanties en matière de sécurité sociale. La solution&nbsp;: plus, et non moins, de protection. Nous avons besoin que l’UE fasse preuve de compréhension à notre égard. Le fait est que ses autorités sont en train d’adopter une directive relative à l’exécution de la directive sur le «&nbsp;détachement des travailleurs&nbsp;», qui permettra aux États membres de prévoir, si nécessaire, des mesures nationales supplémentaires de protection («&nbsp;liste ouverte de mesures&nbsp;». Avec 23&nbsp;% de ressortissant(e)s étrangers et même 31&nbsp;% du volume de travail, nous faisons partie des États qui ont besoin de ces mesures supplémentaires, mais bien sûr sur la base de la non-discrimination.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1486</guid><pubDate>Mon, 07 Apr 2014 15:26:00 +0200</pubDate><title>Un bon travail. Un salaire minimum.</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-bon-travail-un-salaire-minimum</link><description>Appel de l’USS pour le 1er Mai 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p class="BetreffBeilagezuPAetc">La richesse de la Suisse est l’œuvre de tous et de toutes. Mais elle est injustement répartie. C’est pour cela que les syndicats se battent pour plus de justice en matière de salaire. Ils s’engagent aussi pour une société plus juste, une société qui donne les mêmes chances à chacune et chacun, quel que soient son sexe ou ses origines. Pour une société qui permette à tout le monde d’être autonomes. Or, cela suppose des assurances sociales solides. Et des rentes AVS meilleures.</p><p class="Text"><span lang="FR">Le 18 mai, nous votons au sujet de l’initiative syndicale sur les salaires minimums, donc sur un point essentiel du programme des syndicats. Cette initiative demande l’introduction d’un salaire minimum général de 22 francs de l’heure, ce qui correspond environ à 4&nbsp;000 francs par mois. C’est là la nouvelle jauge pour déterminer si les salaires sont décents ou non. Un oui à cette initiative permettra à 330&nbsp;000 travailleurs et travailleuses de mieux boucler le mois. Le salaire minimum obligatoire fera aussi obstacle à ceux qui font pression sur les salaires. Ils ne pourront plus, en pratiquant la sous-enchère salariale, jouer les uns contre les autres salarié(e)s indigènes et salarié(e)s étrangers, et s’imposer à leurs concurrents en versant des salaires plus bas qu’eux. Tout le monde en profitera&nbsp;: les patrons qui rétribuent correctement leur personnel n’auront plus à craindre une concurrence déloyale, les contribuables ne devront plus payer l’addition à travers le financement de l’aide sociale et les personnes concernées vivront mieux. Cela créera du pouvoir d’achat, de nouveaux emplois et plus de dignité au travail.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Un oui à l’initiative sur les salaires minimums fera progresser la lutte contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes. Il freinera aussi la marginalisation et la précarisation. Mais ce oui, nous devons l’imposer dans la dernière ligne droite décisive avant la votation. Nous poserons alors la première pierre d’un tournant social. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Mais pour rendre la Suisse plus sociale, nous nous battons aussi sur d’autres fronts. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Nous devons protéger la population, la défendre contre des projets de démantèlement de la prévoyance vieillesse. Les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les rentes du 2<sup>e</sup> pilier sont sous pression. Si bien que le revenu touché par beaucoup sous forme de rentes des 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> piliers ne suffit pas. Si des mesures ne sont pas prises pour y remédier, le problème s’aggravera même pour les futurs rentiers et rentières. Le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» prévoit même une dégradation des prestations de l’AVS à travers le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la remise en question de la compensation du renchérissement. Notre réponse à ce projet, c’est l’initiative populaire AVSplus, qui veut renforcer la plus importante de nos assurances sociales. Nous voulons relever les rentes AVS de 10 pour cent, car l’AVS est la prévoyance vieillesse la plus sûr, la plus efficace et la plus sociale. C’est pour cela que le renforcement du 1<sup>er</sup> pilier est beaucoup plus efficient et avantageux pour les bas et moyens revenus que l’épargne privée, dans laquelle banques et assurances se servent aussi. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Nous devons protéger la population, pas le profit pour le profit. C’est pour cela qu’il faut une meilleure protection sur les lieux de travail. Le stress doit reculer. Les principaux instruments pour ce faire, comme l’enregistrement de la durée du travail, doivent une fois pour toutes être imposés. Car travail et loisirs ne doivent pas se mélanger sans autre. Sinon, c’est laisser le champ encore plus libre aux épuisements professionnels, aux dépressions et autres maladies dues au stress. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Nous devons protéger la population, pas fermer les frontières. C’est pour cela que nous défendons une solidarité qui ne s’arrête pas à la couleur du passeport. Les syndicats se battront pour que des êtres humains ne soient pas à nouveau ravalés au rang de pure main-d’œuvre à cause de la votation du 9 février dernier. </span></p><p>&nbsp;</p><p class="Text"><span lang="FR">En disant oui à l’initiative sur les salaires minimums, nous corrigeons le tir et entamons un tournant social. Saisissons cette opportunité&nbsp;!</span></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1484</guid><pubDate>Fri, 04 Apr 2014 17:35:00 +0200</pubDate><title>Änderung ArGV5: Schutzalter gefährliche Arbeiten Jugendliche</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/aenderung-argv5-schutzalter-gefaehrliche-arbeiten-jugendliche</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1481</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2014 09:43:00 +0200</pubDate><title>L’USS croît</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-croit</link><description>Évolution des effectifs de l’USS en 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin 2013, l’Union syndicale suisse (USS), de loin la plus grande confédération syndicale du pays, comptait 33 membres de plus qu’un an auparavant, soit 366&nbsp;844 en tout, pour un nombre de syndicats affiliés inchangé (16). C’est la première fois depuis 35 ans que l’USS voit ses effectifs augmenter sans adhésion de nouveau syndicat. L’engagement soutenu, et sur le terrain, des syndicats ne permet pas uniquement d’augmenter la confiance mise en eux par la population, il commence aussi à se traduire par une croissance des effectifs.
</p><p>Ce résultat très réjouissant est d’abord à porter au crédit du syndicat Unia qui a gagné presque 3&nbsp;500&nbsp;membres, confirmant de manière impressionnante la tendance à la hausse de ses effectifs constatée ces dernières années. Dans le secteur des services et des arts et métiers, Unia a enregistré une croissance supérieure à la moyenne. Outre Unia, le ssp, l’ASEB, l’USDAM et Nautilus ont vu leurs effectifs respectifs augmenter. Ces années passées, les effectifs du ssp n’ont cessé de se développer et, l’an dernier, l’ASEB a à nouveau connu depuis longtemps une évolution positive des siens. 
</p><p>Le nombre des femmes membres de l’USS a également augmenté en 2013 (+ 1&nbsp;310), une tendance qui se confirme désormais depuis 25 ans déjà. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Organisations affiliées à l’USS (&lt;media&gt;tableau des effectifs en annexe&lt;/media&gt;)
</p><p>APC &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Association du personnel de la Confédération
</p><p>ASEB &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Association suisse des employés de banque
</p><p>AvenirSocial&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Professionnels du travail social en Suisse
</p><p>garaNto &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontières
</p><p>kapers &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat du personnel de cabine
</p><p>Nautilus &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat des marins
</p><p>New Wood &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Syndicat des employé(e)s des organisations des Nations Unies
</p><p> 			&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;à Genève
</p><p>SBKV &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)
</p><p>SEV &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat du personnel des transports
</p><p>SIT &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs
</p><p>SSM &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat suisse des mass media
</p><p>ssp &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Syndicat suisse des services publics
</p><p>SSPM&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Société suisse de pédagogie musicale
</p><p>syndicom &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Syndicat des médias et de la communication
</p><p>Unia &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le syndicat 
</p><p>USDAM&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Union suisse des artistes musiciens
</p><h5>renseignements :</h5><p>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 <br> &nbsp; &nbsp;&nbsp;ou 079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1476</guid><pubDate>Fri, 28 Mar 2014 13:36:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassung betr. Änderung des Obligationenrechts (Firmenrecht)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vernehmlassung-betr-aenderung-des-obligationenrechts-firmenrecht</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1475</guid><pubDate>Fri, 28 Mar 2014 13:34:00 +0100</pubDate><title>Réponse à la procédure de consultation sur l’avant-projet de modification du Code Civil (protection de l’enfant)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/reponse-a-la-procedure-de-consultation-sur-l-avant-projet-de-modification-du-code-civil-protection-de-l-enfant</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1474</guid><pubDate>Fri, 28 Mar 2014 13:31:00 +0100</pubDate><title>Consultation sur l’avant-projet de Loi fédérale sur les professions de la santé (LPSan)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-l-avant-projet-de-loi-federale-sur-les-professions-de-la-sante-lpsan</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1473</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 17:10:00 +0100</pubDate><title>Änderung des Zivilgesetzbuches (Adoption)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aenderung-des-zivilgesetzbuches-adoption</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1472</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 13:07:00 +0100</pubDate><title>Le salaire minimum renforcera la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-salaire-minimum-renforcera-la-suisse</link><description>La campagne alarmiste des adversaires des salaires décents</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, les adversaires des salaires décents ont exposé leurs arguments contre l’initiative sur les salaires minimums. Il est frappant de voir que, depuis des années, les partis de droite mènent en chœur avec economiesuisse, l’USAM et l’Union patronale les mêmes campagnes alarmistes.
</p><p>Ainsi, ils prétendent que les salaires minimums seraient source de chômage. Cet «&nbsp;argument&nbsp;» a déjà été avancé lorsque les syndicats ont fait campagne pour un salaire minimum de 3&nbsp;000&nbsp;francs et il s’est avéré faux. C’est le contraire qui est vrai&nbsp;: si les salarié(e)s sont correctement rémunérés, ils n’ont pas besoin de chercher un deuxième emploi pour s’en sortir et, grâce à leur plus grand pouvoir d’achat, ils stimulent la demande et créent de nouveaux emplois. 
</p><p>Le salaire minimum, c’est une rémunération équitable dont on peut vivre décemment&nbsp;; cela, dans toute la Suisse. Lorsque ses adversaires prétendent que la Suisse a besoin de salaires minimums différenciés, ils oublient que de nombreux produits et services sont chers dans tout le pays. L’initiative sur les salaires minimums permet d’ailleurs aux cantons particulièrement chers d’introduire des salaires minimums plus élevés.
</p><p>L’initiative sur les salaires minimums est synonyme de salaires équitables, surtout pour les femmes. 230&nbsp;000 femmes (et 100&nbsp;000 hommes) gagnent aujourd’hui bien moins de 22 francs de l’heure. Ce n’est pas un hasard si elles sont les plus concernées. En moyenne, elles gagnent en effet toujours 20&nbsp;% de moins que les hommes, aussi pour le même travail. C’est pour cela que cette initiative est un pas important vers la réalisation de l’égalité salariale entre les sexes.
</p><p>Dire OUI à l’initiative sur les salaires minimums, c’est protéger les salaires de la sous-enchère. Les employeurs sans scrupules ne pourront plus faire pression sur les salaires suisses en versant des bas salaires à une main-d’œuvre recrutée à l’étranger. Pourquoi, par exemple, un maraîcher paierait-il des salaires décents si son voisin paye au lance-pierre les travailleurs polonais engagés pour aider à la récolte&nbsp;? L’initiative sur les salaires minimums met fin à cette injustice et garantit qu’en Suisse, on versera des salaires suisses.
</p><p>Les adversaires des salaires justes peuvent bien sortir à nouveau de leur chapeau des scénarios catastrophe, il y a assez d’argent dans notre pays, où certains salaires se comptent en millions et certaines fortunes en milliards, pour payer à tout le monde un salaire décent. Dans nombre de branches, il ne manque plus grand-chose pour arriver aux 22 francs de l’heure demandés. En tout, le relèvement des salaires encore trop bas représenterait 0,5&nbsp;% de la masse salariale totale. C’est un prix modeste pour un progrès qui, pour 330&nbsp;000 personnes, se traduirait par un salaire décent. La Suisse s’en trouverait encore plus forte.
</p><p>COMITÉ «&nbsp;OUI À L’INITIATIVE SUR LES SALAIRES MINIMUMS&nbsp;»“
</p><h5>renseignements :</h5><p> Thomas Zimmermann, responsable de &nbsp;la &nbsp;communication de l'USS, 031 377 01 06 ou 079 249 59 74</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1471</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 10:50:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit placer d’autres accents : renforcer l’AVS, pas l’affaiblir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-doit-placer-d-autres-accents-renforcer-l-avs-pas-l-affaiblir</link><description>Consultation sur la réforme « Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient la proposition du Conseil fédéral d’attaquer d’une manière globale la réforme de la prévoyance vieillesse. De fait, les réformes partielles qui entraînent une dégradation des rentes échoueraient à juste titre, comme on l’a vu par le passé. Concernant les mesures proposées, l’USS demande que l’on place clairement d’autres accents afin de tenir compte du niveau actuellement insuffisant des rentes, à savoir&nbsp;: l’AVS doit être renforcée et non affaiblie. En outre, les prestations de la prévoyance professionnelle obligatoire ne doivent pas être réduites. Telles ont été les décisions prises par le Comité de l’USS dans le cadre de la procédure de consultation sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;».
</p><p>Pour l’USS, l’avenir de la prévoyance vieillesse réside dans le renforcement de l’AVS. C’est la seule façon de remplir le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre à chacun «&nbsp;de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;». L’AVS est un modèle de réussite dont, grâce à son financement social, la population à bas ou moyens revenus profite le plus. Mais ses rentes sont toujours plus à la traîne des salaires réels. Au surplus, les femmes ont en particulier besoin d’une amélioration de cette assurance. Avec son initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;», l’USS montre la voie à suivre pour arriver à son renforcement. 
</p><p>L’USS rejette en revanche les propositions du Conseil fédéral qui auraient pour effet de dégrader les prestations de l’AVS. En effet,</p><ul><li><span>le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes ne tient pas compte de la situation concrète des femmes de plus de 60 ans. En outre, le marché du travail n’est, aujourd’hui déjà, pas capable de proposer suffisamment d’emplois pour des personnes de cet âge</span></li><li><span>l’âge de référence proposé de 65 ans accroîtrait l’insécurité des salarié(e)s. Une fois atteint l’âge minimum possible de la retraite de 62 ans, les travailleurs et travailleuses seraient de fait plus souvent menacés de licenciement qu’aujourd’hui et la discrimination fondée sur l’âge s’aggraverait. En outre, cet âge de référence de 65 ans ouvrirait tout grand la porte à un relèvement progressif à 67 ans de l’âge de la retraite&nbsp;;</span></li><li><span>mesure automatique d’un mécanisme d’intervention, la suspension de l’adaptation des rentes AVS au renchérissement et à l’évolution des salaires reviendrait à voler de l’argent dans le portemonnaie des retraité(e)s&nbsp;;</span></li><li><span>le retrait partiel de la Confédération du financement de l’AVS entraînerait une hausse de la TVA ou une baisse des rentes&nbsp;;</span></li><li><span>la suppression des rentes de veuves pour les femmes qui ont des enfants devenus adultes ne tient aucunement compte des pertes de salaire subies par ces dernières&nbsp;;</span></li></ul><p>En raison des classes d’âge à forte natalité qui prendront leur retraite ces prochaines années, un financement additionnel de l’AVS sera nécessaire pour la prochaine décennie. L’USS soutient un financement additionnel via une hausse de la TVA, mais le relèvement des prélèvements sur les salaires ne doit pas être un tabou, car ces prélèvements n’ont plus augmenté depuis 1975.
</p><p>En outre, l’USS rejette la baisse de rentes de la prévoyance professionnelle d’ores et déjà faibles. La baisse radicale proposée du taux de conversion minimal à 6&nbsp;% repose sur des données bien maigres. L’USS est opposée à un taux de conversion minimal de 6&nbsp;%. Les mesures avancées pour maintenir le niveau des prestations des personnes à bas ou moyens revenus coûteraient très cher et réduirait les budgets de ces personnes pendant leur vie professionnelle. 
</p><p>&lt;media&gt;Prise de position de l’USS sur «&amp;nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;
</p><h5>renseignements :</h5><p>- Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l’USS,<br> 031 377 01 13 oder 076 564 67 67
</p><p>- Ewald Ackermann,&nbsp;<a name="Text9">serrvice de la communication de l’USS<br></a><a name="Text10"></a>031 377 01 09 ou 079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1482</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 10:50:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit placer d’autres accents : renforcer l’AVS, pas l’affaiblir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-doit-placer-d-autres-accents-renforcer-l-avs-pas-l-affaiblir</link><description>Consultation sur la réforme « Prévoyance vieillesse 2020 »</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient la proposition du Conseil fédéral d’attaquer d’une manière globale la réforme de la prévoyance vieillesse. De fait, les réformes partielles qui entraînent une dégradation des rentes échoueraient à juste titre, comme on l’a vu par le passé. Concernant les mesures proposées, l’USS demande que l’on place clairement d’autres accents afin de tenir compte du niveau actuellement insuffisant des rentes, à savoir&nbsp;: l’AVS doit être renforcée et non affaiblie. En outre, les prestations de la prévoyance professionnelle obligatoire ne doivent pas être réduites. Telles ont été les décisions prises par le Comité de l’USS dans le cadre de la procédure de consultation sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;».
</p><p>Pour l’USS, l’avenir de la prévoyance vieillesse réside dans le renforcement de l’AVS. C’est la seule façon de remplir le mandat constitutionnel selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre à chacun «&nbsp;de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;». L’AVS est un modèle de réussite dont, grâce à son financement social, la population à bas ou moyens revenus profite le plus. Mais ses rentes sont toujours plus à la traîne des salaires réels. Au surplus, les femmes ont en particulier besoin d’une amélioration de cette assurance. Avec son initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;», l’USS montre la voie à suivre pour arriver à son renforcement. 
</p><p>L’USS rejette en revanche les propositions du Conseil fédéral qui auraient pour effet de dégrader les prestations de l’AVS. En effet,</p><ul><li>le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes ne tient pas compte de la situation concrète des femmes de plus de 60 ans. En outre, le marché du travail n’est, aujourd’hui déjà, pas capable de proposer suffisamment d’emplois pour des personnes de cet âge</li><li>l’âge de référence proposé de 65 ans accroîtrait l’insécurité des salarié(e)s. Une fois atteint l’âge minimum possible de la retraite de 62 ans, les travailleurs et travailleuses seraient de fait plus souvent menacés de licenciement qu’aujourd’hui et la discrimination fondée sur l’âge s’aggraverait. En outre, cet âge de référence de 65 ans ouvrirait tout grand la porte à un relèvement progressif à 67 ans de l’âge de la retraite&nbsp;;</li><li>mesure automatique d’un mécanisme d’intervention, la suspension de l’adaptation des rentes AVS au renchérissement et à l’évolution des salaires reviendrait à voler de l’argent dans le portemonnaie des retraité(e)s&nbsp;;</li><li>le retrait partiel de la Confédération du financement de l’AVS entraînerait une hausse de la TVA ou une baisse des rentes&nbsp;;</li><li>la suppression des rentes de veuves pour les femmes qui ont des enfants devenus adultes ne tient aucunement compte des pertes de salaire subies par ces dernières&nbsp;;</li></ul><p>En raison des classes d’âge à forte natalité qui prendront leur retraite ces prochaines années, un financement additionnel de l’AVS sera nécessaire pour la prochaine décennie. L’USS soutient un financement additionnel via une hausse de la TVA, mais le relèvement des prélèvements sur les salaires ne doit pas être un tabou, car ces prélèvements n’ont plus augmenté depuis 1975.
</p><p>En outre, l’USS rejette la baisse de rentes de la prévoyance professionnelle d’ores et déjà faibles. La baisse radicale proposée du taux de conversion minimal à 6&nbsp;% repose sur des données bien maigres. L’USS est opposée à un taux de conversion minimal de 6&nbsp;%. Les mesures avancées pour maintenir le niveau des prestations des personnes à bas ou moyens revenus coûteraient très cher et réduirait les budgets de ces personnes pendant leur vie professionnelle. 
</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Bilder/Logos/Kampagnen/ahvplus_head_d.png" class="download">Prise de position de l’USS sur «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;»</a></p><h5>renseignements :</h5><p>- Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l’USS,<br> 031 377 01 13 oder 076 564 67 67
</p><p>- Ewald Ackermann,&nbsp;<a name="Text9">serrvice de la communication de l’USS<br></a><a name="Text10"></a>031 377 01 09 ou 079 660 36 14</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1469</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 09:06:00 +0100</pubDate><title>Les représentants du patronat font barrage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-representants-du-patronat-font-barrage</link><description>Loi sur la formation continue : toujours plus maigre
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les employeurs se targuent de soutenir le partenariat social. Mais quand il s’agit de passer de la parole aux actes, ils se défilent. Les représentants des milieux patronaux au Conseil national l’ont prouvé une nouvelle fois lors des débats du Parlement fédéral sur la loi sur la formation continue. Ils ont refusé d’assumer une quelconque responsabilité dans la formation de leurs employé(e)s, renvoyant tout à la responsabilité individuelle. Dans la même ligne, ils se sont opposés à un alinéa visant à faciliter l’information de la population, ainsi qu’au financement de projets de sensibilisation et de développement de la formation continue. Avec zèle et, malheureusement, avec succès.
</p><p>Pourtant, après le vote du 9 février sur l’initiative isolationniste de l’UDC, on aurait pu espérer un réveil des milieux économiques. Ceux-ci portent en effet une responsabilité majeure dans le marasme causé par le vote en faveur de cette initiative. Car, au lieu d’investir dans la formation de leur personnel, ils ont abusé des possibilités de recruter de la main-d’œuvre qualifiée à l’étranger, un exode des cerveaux qui a contribué à insécuriser même des franges de la population des plus qualifiées. 
</p><p> Faut-il le rappeler&nbsp;? La loi sur la formation continue se base sur un article constitutionnel accepté par le peuple à une très large majorité en 2006 (un résultat quasi soviétique pour la Suisse). Il est donc justifié de se demander si la loi qui sortira cet été des Chambres fédérales remplira encore le mandat donné par le peuple. On est franchement en droit d’en douter.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1470</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2014 09:04:00 +0100</pubDate><title>Initiative sur les bourses d’études: plus que jamais nécessaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/initiative-sur-les-bourses-d-etudes-plus-que-jamais-necessaire</link><description>Au Conseil des États de corriger

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après l’exclusion de la Suisse du programme de recherche européen Horizon 2020 et du programme d’échange Erasmus+, l’initiative sur les bourses d’études offrait une chance au Conseil national de renforcer le domaine de la formation supérieure mis à mal par le vote du 9 février sur l’initiative isolationniste de l’UDC. Au lieu de cela, la Chambre du peuple a préféré voter un contre-projet indirect qui se décharge sur les cantons.</p><h3>L’université, un privilège réservé aux riches</h3><p>Le dernier rapport sur l’éducation 2014 le confirme&nbsp;: la formation universitaire reste aujourd’hui encore majoritairement l’apanage des «&nbsp;fils à papa&nbsp;». Ainsi, les jeunes qui ont un père diplômé d’une université ont deux fois plus de chances d’accéder à des études académiques. Pas étonnant, si l’on considère les montants investis par l’État dans les bourses d’études&nbsp;: les dernières vingt années, plutôt que d’augmenter les sommes mises à la disposition d’un nombre d’étudiant(e)s en augmentation, la Suisse a réduit ses dépenses de plus de 10&nbsp;%. Aujourd’hui, seuls 8&nbsp;% des jeunes en formation bénéficient d’une bourse d’études… qui plus est, d’un montant généralement fort modeste.
</p><h3>Le Conseil national renvoie la balle aux cantons</h3><p>L’initiative sur les bourses veut mettre fin à cette injustice en renforçant la compétence de la Confédération et en augmentant les montants mis à disposition des cantons. Le Conseil national ne l’entend pas de cette oreille et a refusé à une large majorité de soutenir l’initiative. En lieu et place, il a proposé de substituer à la loi fédérale existante une nouvelle loi se référant essentiellement au Concordat intercantonal. Il prétend offrir ainsi aux initiants un contre-projet qui réponde aux besoins – reconnus comme justifiés – relevés par les initiants. En vérité, par cette acte, il se décharge des responsabilités qui lui incombent en la matière et renvoie lâchement la balle aux cantons. 
</p><p>Une telle attitude est irresponsable, d’autant plus après le vote isolationniste du 9 février. Alors que le marché suisse du travail est en pleine extension, que la libre circulation est dangereusement remise en question, la Suisse s’obstine en effet à faire des économies dans l’éducation «&nbsp;comme si de rien n’était&nbsp;». La politique fiscale libérale a mis une bonne partie des cantons dans une situation financière si délicate que certains se lancent dans de vastes programmes d’économies qui visent presque toujours la formation, de l’école enfantine à la formation tertiaire. Et c’est justement ce moment que choisit le Conseil national pour renforcer la compétence cantonale en matière d’aide à la formation&nbsp;!
</p><h3>Soutenir l’initiative plutôt que faire le choix de l’ignorance</h3><p>Du moment que la position idéologique du «&nbsp;moins d’État, mieux d’État&nbsp;» s’impose, pour les représentants de la majorité bourgeoise «&nbsp;tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes&nbsp;». En choisissant cette voix, le Conseil national préfère donc promouvoir l’ignorance plutôt que donner de bonnes cartes à ses jeunes en renforçant le soutien qui leur est accordé pour leur formation jusqu’au niveau tertiaire. 
</p><p> Pour l’Union syndicale suisse (USS), il ne fait donc aucun doute que l’initiative répondra mieux aux buts d’égalité des chances et de promotion de l’éducation que ne le fera le contre-projet. Elle en appelle à la sagesse des conseillers et conseillères aux États pour remédier au manque de clairvoyance dont a fait preuve le Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1468</guid><pubDate>Wed, 26 Mar 2014 15:18:00 +0100</pubDate><title>Les mesures de protection des salaires doivent être améliorées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-de-protection-des-salaires-doivent-etre-ameliorees</link><description>Mesures d’accompagnement : la décision du Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte lead">L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que le Conseil fédéral entend renforcer les mesures d’accompagnement. Cette reconnaissance du rôle joué par la protection des salaires est importante. En effet, il faut qu’en Suisse, on verse des salaires suisses. Mais, si elles vont dans la bonne direction, les propositions du gouvernement n’apparaissent pas suffisantes aux yeux de l’USS pour protéger efficacement les salaires. </p><p class="Text">Le résultat de la votation populaire du 9 février concernant l’initiative de l’UDC sur l’immigration reflète une inquiétude largement répandue au sein de la population concernant les salaires, les conditions de travail et les emplois. C’est pour cela qu’il faut améliorer la protection des salaires. Ce serait également vrai si des contingents devaient être introduits, car, contrairement à ce que beaucoup croient, ces derniers ne sont pas synonymes de plus de protection des salaires. Les expériences faites par le passé avec eux montrent qu’à l’époque, les salaires étaient insuffisamment protégés, ce qui explique pourquoi de nombreux secteurs ont pu mener alors une politique des bas salaires. Seules des mesures de protection des salaires efficaces et applicables peuvent protéger les salaires et les conditions de travail en Suisse. </p><p class="Text">Aujourd’hui, les mesures d’accompagnement sont très lacunaires. Il est donc juste que le Conseil fédéral veuille durcir les sanctions et faciliter l’extension des conventions collectives de travail (CCT). Avec des sanctions plus dures, on pourra exercer une pression plus forte sur les patrons adeptes de la sous-enchère. Et en développant l’extension des CCT, on pourra mieux imposer le niveau salarial suisse à l’aide de salaires minimums.</p><p>&nbsp;</p><p class="Text">Malheureusement, le Conseil fédéral laisse de grandes lacunes béantes. En particulier, il ne sera pas possible d’agir demain contre les entreprises qui ne versent pas de caution, ce qui rendra l’encaissement des amendes infligées difficile. Les choses ne sont en outre pas claires concernant la suspension des travaux ou le blocage de chantiers. Les entreprises fautives pourront donc poursuivre sans autre leurs activités, même si elles n’ont pas respecté les conditions minimales de travail. Et une fois qu’elles seront parties, l’application des amendes s’avérera compliqué. Or, avec la suspension des travaux et le blocage de chantiers, les contrôleurs disposeraient d’un instrument efficace pour contraindre les entreprises qui pratiquent la sous-enchère à verser des salaires suisses. L’USS s’engagera activement pour que ces lacunes de la protection des salaires soient aussi comblées.</p><h5>renseignements :</h5><p class="Text">Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1466</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2014 13:17:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États accepte la convention n° 189 de l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-accepte-la-convention-n-189-de-l-oit</link><description>Travail décent pour les travailleurs et travailleuses domestiques</description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’unanimité, la Chambre des cantons a voté la ratification de la convention n°&nbsp;189 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Cette convention renforcera la position des travailleurs et travailleuses domestiques souvent brutalement exploités par leurs employeurs.
</p><p>«&nbsp;D’une part, leur travail est élémentaire, de l’autre, leur position est dans les faits précaire. Les travailleurs et travailleuses domestiques sont en principe des femmes qui proviennent des couches sociales inférieures. Ils touchent des petits salaires, ils sont vulnérables et ont donc d’autant plus besoin d’être protégés. La nouvelle convention de l’OIT fixe des standards minimaux qui s’appliquent sur toute la planète, qui doivent être la norme sur toute la planète&nbsp;», s’est exclamé Paul Rechsteiner, le président de l’Union syndicale suisse (USS), pour justifier la ratification de cette convention.
</p><p>Cette dernière veut s’attaquer aux pires formes de l’exploitation d’êtres humains. Elle garantit par exemple le droit à un jour de congé par semaine qui puisse effectivement être vécu comme tel. Ou encore, elle interdit aux employeurs de travailleurs et travailleuses domestiques de garder leurs documents d’identité ou de voyage. Bref, elle doit garantir que le travail domestique remplit les conditions de tout travail normal et ne représente pas une forme de travail forcé.
</p><p>Le Conseil des États a rejoint ces vues et décidé, par 35 voix contre zéro, que la Suisse ratifierait cette convention de l’OIT, faisant passer du même coup un message international. C’est maintenant au Conseil national d’aborder cette question.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1467</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2014 13:15:00 +0100</pubDate><title>Quand même une justice pour les victimes de l’amiante ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quand-meme-une-justice-pour-les-victimes-de-l-amiante</link><description>La Cour européenne des droits de l’homme demande un droit de la prescription correct</description><content:encoded><![CDATA[<p class="TitrerubriqueSPcommuniqu lead">Le 11 mars, le Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a désavoué la Suisse, estimant que les délais de prescription prévus par notre droit sont arbitraires et inéquitables. Selon elle, les prétentions des victimes de l’amiante ne devraient pas être prescrites après dix ans.</p><p class="ParagrSPnormaux">La CEDH a clairement signalé dans son arrêt du 11 mars dernier que le droit suisse de la prescription contenait une erreur systémique. En effet, le délai de prescription de dix ans ne correspond pas aux actuels risques courus au travail par la santé. Cet arrêt concerne la plainte de la veuve d’une victime de l’amiante. En 2005, son mari décédait d’un cancer dû à l’amiante, après avoir travaillé plusieurs années en contact avec cette matière. Demandant des dommages et intérêts et réparation pour tort moral à l’ancien employeur de son mari et à la SUVA, elle a cependant échoué devant les tribunaux du pays, Tribunal fédéral compris. La raison de cet échec&nbsp;: le délai de prescription prévu de dix ans…</p><p class="ParagrSPnormaux">Cette femme s’est alors tournée vers la CEDH, qui vient de corriger la décision des tribunaux suisses, critiquant aussi, parce qu’insuffisantes, les propositions de révision du droit suisse de la prescription. Elle a en plus annoncé que, si notre pays n’adaptait pas entre temps comme il se devait son droit de la prescription, elle appliquerait la procédure accélérée de l’«&nbsp;arrêt pilote&nbsp;». Cette procédure a pour but de traiter des centaines, voire des milliers d’affaires identiques tirant leur origine d’un même problème, la Cour rendant ensuite un arrêt global qui s’applique à toutes les affaires similaires soulevant la même question. Et des sommes sont également attribuées à titre de réparation pour tort moral. Les délais d’attente pour les nouvelles affaires identiques baissent ainsi à moins d’un an.</p><p class="ParagrSPnormaux">Si la CEDH reçoit de la Suisse le signal que des efforts sérieux sont actuellement entrepris pour éliminer l’«&nbsp;erreur systémique&nbsp;» susmentionnée, elle gèlera les cas pendants jusqu’à ce que ces efforts aient abouti à des résultats. </p><p class="ParagrSPnormaux">C’est à la Commission des affaires juridiques du Conseil national qu’il incombe d’écrire le prochain chapitre de ce débat controversé. Elle a décidé d’aborder la révision du droit de la prescription en mai 2014, ce n’est pas uniquement important pour les victimes de la tragédie de l’amiante, mais aussi, de manière générale, pour l’utilisation de technologies qui n’ont pas encore fait l’objet de recherches scientifiques et recèlent des risques encore impossibles à estimer. Pour ces risques dits «&nbsp;émergents&nbsp;», le droit de la prescription doit être globalement adapté, ce que le législateur suisse a négligé de faire à ce jour. </p><p><span lang="DE-CH">Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que la législation suisse doit prévoir un délai de prescription plus long, afin de le rendre conforme aux demandes de la CEDH, soit un délai de 50 ans pour les dommages corporels et sa suspension pendant la durée du rapport travail. Et un fonds doit être créé pour indemniser les victimes de l’amiante.</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1463</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2014 10:02:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États dit momentanément non au travail gratuit</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-dit-momentanement-non-au-travail-gratuit</link><description>Enregistrement de la durée du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À la fin de la session parlementaire du printemps, le Conseil des États a renvoyé en commission pour un examen plus approfondi la motion Niederberger qui voulait imposer au forceps le renoncement à l’enregistrement de la durée du travail dans certaines branches. Mais le risque de durées du travail incontrôlées et donc, finalement, de travail gratuit n’a pas été annihilé pour autant.</p><p>Le conseiller aux États Paul Niederberger voulait, par le biais d’une motion, supprimer l’enregistrement de la durée du travail dans certaines branches. Concrètement, les travailleurs et travailleuses auraient pu – pratiquement par masochisme… – déclarer s’exempter «&nbsp;volontairement&nbsp;» de cette obligation légale.
</p><p>La levée de l’obligation d’enregistrer son temps de travail demandée par cette motion était inacceptable pour trois raisons&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ol><li><span>1.&nbsp;&nbsp; La conséquence du renoncement à l’enregistrement du temps de travail ne serait rien d’autre que le travail gratuit. Les heures supplémentaires n’étant plus documentées, elles ne seraient de fait plus rémunérées. Ce qui est en contradiction avec le principe selon lequel «&nbsp;tout travail mérite salaire&nbsp;».</span></li><li><span>La pression psychique augmenterait&nbsp;: si le ou la collègue faisait valoir son droit à renoncer «&nbsp;librement&nbsp;» à enregistrer son temps de travail, qui oserait vraiment faire le contraire, c’est-à-dire continuer à enregistrer son propre temps de travail&nbsp;?</span></li><li><span>Le travail ne serait plus une période temps circonscrite&nbsp;: le renoncement à l’enregistrement du temps de travail ferait sauter les frontières entre travail et loisirs. Le travail serait partout et toujours présent, ce qui aurait notamment pour conséquences&nbsp;: stress et épuisement professionnel.</span></li></ol><p>C’est tout cela que le Conseil des États a momentanément gelé, car rien n’a en réalité été définitivement décidé. Cette «&nbsp;offensive contre des dispositions de protection fondamentales&nbsp;» des travailleurs et travailleuses, comme l’a qualifié Paul Rechsteiner, le président de l’USS, reviendra sur le tapis. Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a en effet annoncé qu’il pourrait tout à fait s’imaginer que le Parlement traite cette question si les partenaires sociaux n’arrivent pas à se mettre d’accord.
</p><p> Bref, les syndicats doivent rester sur leurs gardes. Les adeptes du travail gratuit «&nbsp;moderne&nbsp;» n’ont pour l’heure essuyé qu’une défaite.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1465</guid><pubDate>Mon, 24 Mar 2014 15:50:00 +0100</pubDate><title>Reprise du règlement (UE) no 1052/2013 portant création du système européen de surveillance des frontières (EUROSUR)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reprise-du-reglement-ue-no-1052-2013-portant-creation-du-systeme-europeen-de-surveillance-des-frontieres-eurosur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1462</guid><pubDate>Thu, 20 Mar 2014 14:24:00 +0100</pubDate><title>Surévaluation persistante du franc : une politique monétaire expansive s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/surevaluation-persistante-du-franc-une-politique-monetaire-expansive-s-impose</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) laisse ses taux d’intérêt inchangés et confirme le maintien d’un cours plancher. Cependant, le contexte monétaire reste restrictif pour l’économie suisse, car le franc est toujours fortement surévalué.
</p><p>La faible inflation dans la zone euro rend plus difficile la correction de la forte surévaluation du franc suisse. En effet, si le cours lui-même se modifie peu, l’économie suisse d’exportation ne peut améliorer la compétitivité de ses prix par rapport à la zone euro que via le différentiel d’inflation, soit si les prix augmentent beaucoup plus fortement dans la zone euro qu’en Suisse. Actuellement, cela n’est guère possible. 
</p><p>En revanche, les risques de déflation ont à nouveau augmenté en Suisse. Or, la déflation est un poison pour l’économie. Cela, entre autres parce que les achats sont repoussés ou parce que les crédits des ménages et des entreprises augmentent en comparaison avec la valeur des actifs. 
</p><p>La stabilité des prix n’est plus garantie en cas d’absence d’inflation déjà. L’indice suisse des prix à la consommation ne change certes pas, mais, à cause de distorsions de mesures, il surestime l’inflation. 
</p><p> En pareille situation, le mandat de la BNS est de mener une politique monétaire expansive. En raison de la surévaluation du franc, celle-ci est toutefois restrictive. La BNS doit donc travailler en vue d’une dévaluation du cours du franc par rapport à l’euro.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS ,&nbsp;079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1460</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2014 09:32:00 +0100</pubDate><title>Investir pour des emplois de qualité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/investir-pour-des-emplois-de-qualite</link><description>« Une nouvelle voie pour l’Europe » : les syndicats du continent mobilisent

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La politique européenne est toujours placée sous le triste signe de la discipline budgétaire. Les syndicats réunis au sein de la Confédération européenne des syndicats (CES) ne sont pas d’accord. Ils demandent un programme d’investissement qui permette de créer une croissance durable et des emplois de qualité, et ont adopté un manifeste pour les prochaines élections au Parlement européen. Ils appellent aussi à une manifestation européenne le 4 avril prochain.</p><p>La CES appelle les citoyen(ne)s de l’Union européenne (UE) à élire en mai 2014 au Parlement européen des personnes qui s’engagent pour une Europe prospère, sociale et solidaire. Il s’agit d’ouvrir une nouvelle voie pour le Vieux Continent. Pour la CES, le but auquel cette nouvelle voie doit mener est évident et la manière de l’atteindre aussi. Il faut en effet un programme d’investissement pour créer une croissance durable et des emplois de qualité. C’est pourquoi la CES propose que, sur une décennie, ces investissements représentent chaque année 2&nbsp;% du PIB de l’UE. De plus, un tel programme induirait d’autres investissements privés. Il est temps, estime la CES, que l’UE dépense 250 milliards d’euros pour des emplois de qualité et pour garantir un vrai avenir aux citoyen(ne)s de l’Union. Onze 11 millions d’emplois pourraient ainsi être créés.
</p><h3>Manif pour la «&nbsp;nouvelle voie&nbsp;»</h3><p>La CES sait bien qu’un très grand nombre de politicien(ne)s bourgeois rueront dans les brancards contre un tel programme et continueront à vouloir économiser, alors que les conséquences catastrophiques de l’austérité appliquée à ce jour devraient quand même leur avoir fait changer d’avis. 
</p><p> Afin d’appuyer le plus efficacement possible ses revendications, la CES, en plus de ses activités de lobbying et de grandes déclarations publique, organise le 4 avril prochain à Bruxelles une manifestation placée sous le slogan «&nbsp;Une nouvelle voie pour l’Europe&nbsp;». Il s’agira par ce biais de montrer aux décideurs politiques que les gens qui vivent dans l’UE veulent qu’un tournant ait enfin lieu. Une délégation de syndicalistes suisses participera à cette manifestation.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1454</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2014 09:28:00 +0100</pubDate><title>Statut de saisonnier : plus jamais ça !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/statut-de-saisonnier-plus-jamais-ca</link><description>Des discriminations à n’en plus finir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Plusieurs porte-paroles de l’UDC ont revendiqué, avant et après la votation du 9 février dernier, la réintroduction du statut de saisonnier. Mais savent-ils bien de quoi ils parlent&nbsp;? Ce statut se caractérise par les neuf dispositions discriminatoires suivantes&nbsp;:</p><h3><span>Visite sanitaire à la frontière</span></h3><p>Lors de leur entrée en Suisse, en début de saison (généralement dès le début mars), les saisonniers, devaient se soumettre à la frontière à une «&nbsp;visite sanitaire&nbsp;» dégradante. Torse nu, en colonne, par tous les temps, ils devaient attendre leur tour pendant des heures. Ceux qui n’étaient pas en bonne santé étaient renvoyés à la maison. Cette «&nbsp;visite sanitaire&nbsp;» n’a été supprimée qu’en 1992 et remplacée par une visite chez les médecins des localités de destination&nbsp;; cela, suite à une campagne menée sur plusieurs années par la FOBB (actuellement Unia).
</p><h3>Les baraques</h3><p>Les saisonniers logeaient dans des baraques, à plusieurs dans une même chambre, souvent avec trop peu de toilettes et de douches, dans des conditions insalubres. Ce n’est que dans les années 1980 et 1990 que la FOBB, puis le SIB (nouvelle dénomination) ont obtenu et ensuite pu améliorer un «&nbsp;Règlement des logis pour saisonniers&nbsp;», qui constituait une annexe à la Convention nationale de la maçonnerie. Parmi les améliorations&nbsp;: pas plus de deux personnes par chambres (puis une), suffisamment de douches et de toilettes, des conditions hygiéniques et un bon service de cantine.
</p><h3>Interdiction de changer d’emploi</h3><p>Les saisonniers étaient engagés par une entreprise et ils devaient y rester. Les autorités n’accordaient pas de changement d’emploi, même si les rapports de travail avaient été résiliés illicitement. Ils devaient rentrer au pays. Cela les mettait dans une condition de dépendance extrême face à l’employeur.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><h3>Pas de regroupement familial</h3><p>Les saisonniers n’avaient pas droit au regroupement familial. Ce n’est qu’avec l’accord bilatéral Suisse-Italie de 1965 que la possibilité d’avoir droit à un permis annuel et, par conséquent, au regroupement familial a été introduite&nbsp;; et cela après 45 mois (5 saisons). Dans le courant des années 1970, le nombre de mois a été réduit à 36 (4 saisons). Une marge de tolérance de 14 jours fut aussi introduite. Mais lorsque, par exemple, un saisonnier – lors de sa troisième saison – n’arrivait qu’à 8 mois et une semaine, le calcul des saisons recommençait à zéro l’année suivante. Pour la même raison, on a fini par introduire le critère de 100 mois de séjour pour les saisonniers qui étaient assujettis depuis longtemps à ce statut, mais n’avaient jamais pu réunir les conditions précitées pour la transformation de leur permis. En 1982, le Conseil fédéral a supprimé ce critère des 100 mois. 
</p><p>À relever que nombre d’employeurs abusaient de ces règles pour empêcher le saisonnier de remplir les conditions à une transformation de son statut. C’était une manière de tenir les plus productifs liés à l’entreprise. Car souvent les saisonniers, dès qu’ils avaient obtenu une transformation de leur statut, quittaient non seulement l’entreprise, mais la branche, pour retrouver par exemple un emploi dans le secteur industriel.
</p><h3>Les enfants clandestins&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p>Avec le temps, de nombreuses femmes ont rejoint leurs conjoints, qui travaillaient dans l’agriculture ou le bâtiment, en tant que saisonnières aussi, mais le plus souvent dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie. Lorsque leurs enfants ne pouvaient pas être pris en garde par les grands-parents, ils étaient «&nbsp;parqués&nbsp;» dans des internats, souvent à la frontière avec la Suisse. D’année en année, le nombre d’enfants vivant clandestinement en Suisse a augmenté. Une enquête effectuée au début des années 1990 par la FOBB est parvenue alors à la conclusion qu’ils étaient plusieurs milliers dans cette situation. Dans les cantons et communes où les autorités étaient tolérantes, ils pouvaient aller à l’école sans être dénoncés&nbsp;; sinon, ils restaient toute la journée enfermés à la maison.
</p><h3>Rotation des &nbsp; saisonniers </h3><p>La FOBB – ayant constaté le jeune âge des travailleurs à leur arrivée - a dénoncé à de multiples reprises au fil du temps la pratique de la rotation des saisonniers appliquée par les employeurs. Les conséquences en étaient les suivantes&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>durant la première saison, leur salaire était le plus bas&nbsp;; ignorant leurs droits, ils étaient sans défense&nbsp;;</span></li><li><span>pour les moins de 25 ans d’âge, aucune cotisation ne devait être versée à la caisse de pension&nbsp;;</span></li><li><span>le nombre d’accidents professionnels, notamment dans la construction, était extrêmement élevé (plus d’un tiers chaque année), ce qui tenait souvent au fait que ces jeunes sans qualifications venaient de l’agriculture.</span></li></ul><p></p><h3>Pression sur les salaires&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p>Pour un même travail de manœuvre, les saisonniers étaient en moyenne payés 15&nbsp;% de moins que leurs collègues suisses. Vu le recours extensif à cette catégorie des saisonniers, le niveau général des salaires dans les branches les plus concernées était sous pression.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><h3>Discrimination dans les assurances sociales&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p>Les saisonniers subissaient des discriminations en matière d’AI et d’assurance-maladie par rapport à la main-d’œuvre indigène. La plupart d’entre eux n’avaient pas droit à l’assurance-chômage durant l’entre-saison passée dans leur pays. En matière de prévoyance professionnelle, ils étaient souvent confrontés à des abus.
</p><h3>Pas de garantie de l’emploi&nbsp;&nbsp; </h3><p>À la fin de la saison, les saisonniers devaient prendre leurs bagages, souvent sans avoir l’assurance de pouvoir revenir la saison suivante, ce qui était une source de grande insécurité.
</p><p>Cette énumération prouve qu’il n’est pas exagéré de parler du statut de saisonnier comme d’un statut inhumain, contraire à la dignité de la personne et de la famille, un statut similaire au système d’apartheid de l’ancienne Afrique du Sud ou de «&nbsp;Kafala&nbsp;» actuellement en vigueur pour les travailleurs migrants au Qatar. 
</p><p> Un État qui tire les leçons du passé ne peut que dire&nbsp;: plus jamais de statut du saisonnier&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1459</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2014 08:31:00 +0100</pubDate><title>Les contingents ne protègent de rien du tout !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-contingents-ne-protegent-de-rien-du-tout</link><description>Pourquoi renforcer, et non affaiblir, maintenant la protection des salaires


</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, nous explique pourquoi les salaires doivent être mieux protégés en Suisse<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/140311_Lampart_Sal-min_Contingents.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Des politicien(ne)s de l’UDC demandent déjà le démantèlement des mesures d’accompagnement. Une politique qui serait catastrophique pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses, met en garde Daniel Lampart.</p><p>Et tout à coup, l’UDC se saisit aussi du thème des pressions sur les salaires. Tout à coup, elle éleva son initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» au rang de protection contre la sous-enchère salariale. Avant la votation déjà, nous avions mis en garde, nous les syndicats, contre le renforcement de la pression sur les salaires et les emplois qu’entraînerait cette initiative. Ou, comme le disait un collègue&nbsp;: «&nbsp;L’initiative de l’UDC a presque autant à voir avec la protection des salaires et des emplois qu’un crocodile avec un hamster.&nbsp;» Pire encore, l’acceptation de cette initiative montre que s’il en va selon la volonté de l’UDC, les actuelles mesures de protection des salaires vont même disparaître. 
</p><p>Tout à coup, l’UDC dévoile ainsi son vrai visage, celui d’un parti hostile aux salarié(e)s. Par exemple, l’UDC grison Heinz Brand demande maintenant l’abolition des mesures d’accompagnement. Et le directeur radical-libéral de l’Union suisse des arts et métiers, Hans-Ulrich Bigler, s’imagine facilement faire des affaires sans ces mesures, mais avec des contingents, contrairement à de vastes pans de ces PME qui constituent pourtant sa base.
</p><p>Or, une Suisse avec une protection des salaires et des emplois moindre, ce ne serait pas une bonne chose. De fait, cette protection est déjà lacunaire. C’est pour cela que notre pays a besoin de mesures d’accompagnement renforcées, et non affaiblies. Et d’autant plus, après le oui à l’initiative isolationniste de l’UDC.
</p><h3>Des Chinois sur les chantiers&nbsp;?</h3><p>L’initiative de l’UDC veut revenir à une économie basée sur des contingents. Mais, en l’absence de la protection garantie par des mesures d’accompagnement, ceux-ci ne protègent aucunement les travailleurs et travailleuses. Prenons un exemple&nbsp;: si la construction avait droit à des contingents de 20&nbsp;000 unités, sans prescriptions spéciales, les entrepreneurs pourraient théoriquement engager 20&nbsp;000 Chinois pour des salaires bon marché. Les travailleurs et travailleuses présents en Suisse n’aurait alors plus aucune chance sur le marché de l’emploi. Et leurs salaires subiraient des pressions. 
</p><p>S’il est vrai que l’initiative de l’UDC veut que le Conseil fédéral décide de l’attribution des contingents, la réalité sera différente, comme nous l’ont appris les années 1990. À l’époque, il y avait des contingents en Suisse. C’était les milieux économiques qui faisaient alors pression sur le Conseil fédéral pour pouvoir recruter à l’étranger toute la main-d’œuvre dont ils avaient besoin. 
</p><p>C’est tout sauf un hasard si l’immigration n’a plus jamais été aussi forte qu’en ces temps. Mais au-delà des contingents, les employeurs sont aussi allés chercher dans le pays une main-d’œuvre au noir. Par exemple, pour l’agriculture. Ces saisonniers recrutés au noir n’ont même pas été recensés dans les statistiques officielles.
</p><h3>La sous-enchère salariale s’envole</h3><p>Avant l’introduction de la libre circulation des personnes et des mesures d’accompagnement, la sous-enchère salariale était un phénomène très répandu. Aucun contrôle n’était de fait réalisé dans les entreprises. Selon une étude de l’Université de Genève, un saisonnier recevait, pour un même travail, un salaire de presque 15&nbsp;% inférieur à celui d’un Suisse. Les salaires des frontaliers et frontalières aussi étaient inférieurs à ceux des Suisses et Suissesses. La situation ne s’est améliorée qu’avec les mesures d’accompagnement, les contrôles des salaires et les amendes. 
</p><p>Aujourd’hui, les cas de sous-enchère s’envolent. Raison pour laquelle, les salaires des frontaliers et frontalières se sont aussi améliorés ces dernières années. Ce qui n’a pas une influence positive uniquement pour eux, mais également pour les travailleurs et travailleuses indigènes, dont les salaires sont alors moins sous pression.
</p><h3>L’UDC contre la protection des salaires</h3><p>La libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE) a eu pour effet que les employeurs de Suisse ont d’abord été chercher de la main-d’œuvre dans des pays où les salaires et les conditions de travail sont comparables à ceux de Suisse, comme par exemple l’Allemagne. Cela aussi pourrait changer si l’UDC s’imposait. En effet, son initiative isolationniste ne dit rien sur cette question. Elle laisse les entreprises recruter de la main-d’œuvre dans les pays de leur choix.
</p><p>Le politicien et patron UDC Felix Muri et Heinz Brand, autre politicien UDC, veulent déjà du personnel asiatique pour le secteur de la santé et des soins. Selon eux, des Chinois(es) et des Philippin(e)s devraient travailler dans les hôpitaux et EMS suisses. Pour des salaires certainement très inférieurs à ceux qui sont versés actuellement dans cette branche où, conséquence logique, la pression sur les salaires ira s’accentuant. 
</p><p>La protection des travailleurs et travailleuses a toujours été une épine dans le pied de l’UDC. Le parti de Christoph Blocher s’était opposé en son temps aux mesures d’accompagnement. C’est pourquoi il fera en sorte que, après le 9 février aussi, les patrons puissent recruter à l’étranger autant de main-d’œuvre qu’ils voudront. Le jusqu’au-boutiste UDC Luzi Stamm propose déjà que le Conseil fédéral puisse exclure la main-d’œuvre frontalière des contingents… alors que l’initiative de son parti demande exactement l’inverse.
</p><h3>Les accords bilatéraux sont nécessaires</h3><p> Nous les syndicats, nous nous battrons contre le démantèlement de la protection des salaires. Les mesures d’accompagnement doivent être renforcées, pas affaiblies. Nous n’accepterons pas non plus que la position de la main-d’œuvre indigène qui ne dispose pas d’un passeport suisse se dégrade. Nous lutterons contre l’introduction d’un nouveau statut de saisonnier dont les conséquences seraient aussi catastrophiques pour les salarié(e)s suisses, car leurs salaires se retrouveraient comme autrefois sous pression. C’est pourquoi nous nous engageons pour la poursuite des accords bilatéraux avec l’UE. Sans eux, les salaires et les emplois du secteur de l’exportation seraient menacés. Et les vendeuses ou les peintres en pâtiraient finalement aussi. Petit pays, la Suisse crée une grande partie de sa prospérité en commerçant avec l’étranger. Et cela ne changera pas. 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2014/140311_Lampart_Sal-min_Contingents.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Article publié dans le journal work du&nbsp;7 mars 2014.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1457</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2014 08:27:00 +0100</pubDate><title>Les patrons refusent toute responsabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-patrons-refusent-toute-responsabilite</link><description>Une nouvelle loi sur la formation continue conroversée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Durant la session parlementaire en cours, le Conseil des États a empoigné le dossier de la loi sur la formation continue. Il est revenu sur une décision du Conseil national de biffer toute mention de la responsabilité des employeurs. En vue des débats au National, ces derniers persistent et signent&nbsp;: ils s’obstinent dans leur refus d’assumer une part de responsabilité dans la formation continue de leurs salariés.</p><p>C’est bien connu, les patrons préfèrent donner des leçons qu’en recevoir. Il en va de même de leurs dignes représentants au niveau national. S’agissant de formation, les représentants patronaux aiment prêcher la bonne parole&nbsp;: il faudrait valoriser l’apprentissage à l’école, limiter l’accès aux gymnases, baisser les coûts du système éducatif, réduire la charge des entreprises formatrices, adapter les cursus scolaires aux besoins des entreprises, former dans les métiers techniques, permettre de recruter librement la main-d’œuvre qualifiée à l’étranger, etc. La liste des exigences qu’ils posent à l’État et à la population rappelle les litanies dominicales. Par contre, quand il s’agit de prendre leurs propres responsabilités, ils désertent les églises&nbsp;: les devoirs, c’est bon pour les autres. Pas question de sacrifier sa sainte liberté sur l’autel du progrès et de la cohésion sociale.
</p><h3>Un premier débat affligeant</h3><p>Dernier exemple en date&nbsp;: les délibérations sur la nouvelle loi sur la formation continue. C’est le Conseil national qui a procédé au premier examen du texte législatif lors de la session d’hiver. Les représentants des patrons se sont démenés pour forcer la Chambre du peuple à biffer un alinéa demandant modestement que&nbsp;: «&nbsp;les employeurs, publics et privés, favorisent la formation continue de leurs employés&nbsp;». Des parlementaires bourgeois opposés à cet alinéa sont allés jusqu’à soutenir une minorité de gauche pour des raisons purement tactiques. Une opération certes habile, mais &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; qui, pour qui aurait de toute évidence intérêt à promouvoir la formation, passe totalement à côté de la cible. 
</p><h3>Le Conseil des États corrige le tir</h3><p>Heureusement, le Conseil des États est revenu à une nette majorité sur la proposition du Conseil fédéral. Certes, la formulation proposée n’est de loin pas en mesure de satisfaire les syndicats qui demandaient l’introduction d’un droit individuel au congé de formation. Mais si minimaliste soit elle, elle a au moins le mérite de signaler aux employeurs qu’ils ont le devoir ne pas entraver la formation continue de leurs employés.
</p><p> La balle est maintenant dans le camp du Conseil national qui devrait se prononcer le 18&nbsp;mars sur les divergences qui subsistent encore. Espérons qu’il restera cette fois-ci imperméable aux manœuvres tactiques douteuses et insensible aux jérémiades des milieux patronaux qui, trop chouchoutés par l’establishment, semblent avoir perdu tout sens des responsabilités.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1458</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2014 08:23:00 +0100</pubDate><title>Un pays fort. Des salaires justes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-pays-fort-des-salaires-justes</link><description>Journée internationale de la femme: les femmes des syndicats pour les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les femmes sont concernées plus que la moyenne par les bas salaires. C’est pourquoi, lors de la Journée internationale de la femme de samedi 8 mars, les femmes des syndicats ont appelé dans toute la Suisse à voter pour l’initiative sur les salaires minimums. Avec un salaire minimum de 22&nbsp;francs de l’heure, plus de 220&nbsp;000 femmes verraient leur salaire augmenter, de quoi faire progresser notablement la lutte contre les inégalités de salaire entre femmes et hommes.</p><h3><span>Des actions dans tout le pays</span></h3><p>À Bâle, par exemple, un parapluie «&nbsp;salaire minimum&nbsp;» a été remis à la conseillère d’État Eva Herzog, alors que, dans le canton de Vaud, des militantes ont publié un numéro spécial «&nbsp;8 minutes&nbsp;» avec des textes consacrés à l’initiative sur les salaires minimums et à l’égalité salariale entre femmes et hommes. Syndicom a, pour sa part, été à la rencontre de femmes au travail et a distribué des tracts. Quant à Unia, il a aussi distribué dans des entreprises et dans la rue des tracts et des oursons en gomme gélifiée en forme de 4&nbsp;000. Et à Genève comme à Zurich, une grande manifestation.
</p><p> Avec ces actions et nombre d’autres encore, les femmes ont montré qu’elles s’engagent elles aussi de toutes leurs forces dans la campagne pour l’initiative sur les salaires minimums. Car, précisément pour elles, un pays fort doit verser des salaires justes. Cela, aux hommes comme aux femmes&nbsp;!</p><ul style="font-size: 12px; "><li style="font-size: 12px; "><strong><span style="font-size: 12px; "><a href="http://www.mindestlohn-initiative.ch/wp-content/uploads/2014/03/Argumentaire-sur-limportance-dun-salaire-minimal-l%C3%A9gale-pour-femmes.pdf" data-mce-href="http://www.mindestlohn-initiative.ch/wp-content/uploads/2014/03/Argumentaire-sur-limportance-dun-salaire-minimal-légale-pour-femmes.pdf">Argumentaire sur l'importance d'un salaire minimal légale pour femmes</a></span></strong></li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1456</guid><pubDate>Sat, 08 Mar 2014 14:02:00 +0100</pubDate><title>L’initiative sur les salaires minimums : un outil contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-initiative-sur-les-salaires-minimums-un-outil-contre-la-discrimination-salariale-a-l-encontre-des-femmes</link><description>Journée internationale de la femme</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>En Suisse, les femmes sont concernées plus que la moyenne par les bas salaires. La principale raison est la discrimination salariale dont elles sont victimes. C’est pour cela qu’à l’occasion de la Journée internationale de la femme d’aujourd’hui, les femmes des syndicats appellent dans toute la Suisse à voter pour l’initiative sur les salaires minimums. Avec un salaire minimum de 22&nbsp;francs de l’heure, plus de 220&nbsp;000 femmes verraient leur salaire augmenter, de quoi faire progresser notablement la lutte contre les inégalités de salaire entre femmes et hommes.</strong></p><p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes&nbsp;: en Suisse, plus des deux tiers des 330&nbsp;000 personnes qui gagnent moins de 22 francs de l’heure sont des femmes. Beaucoup de branches sont concernées, du commerce de détail aux soins privés à la personne, en passant par les centres d’appels et le nettoyage. En 2010, presque trois fois plus de femmes titulaires d’un apprentissage que d’hommes ont dû se contenter d’un bas salaire. Dans le commerce de détail, les vendeuses gagnent en moyenne 633 francs de moins par mois que les vendeurs. Autant de signes qui indiquent clairement que le problème des bas salaires des femmes relève surtout de la discrimination sexuelle.
</p><p>Le salaire minimum légal demandé par l’initiative qui sera soumise au vote le 18 mai permettrait de remédier à cette situation. Les salaires de plus de 200&nbsp;000 femmes devraient alors être relevés. En tout, la masse salariale concernant ces femmes augmenterait d’un milliard de francs. C’est plus qu’un huitième de la différence discriminatoire totale entre salaires féminins et salaires masculins. L’initiative sur les salaires minimums représente donc une des mesures les plus efficaces pour lutter contre la discrimination à l’encontre des femmes. Ainsi, le but constitutionnel d’«&nbsp;un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» se rapprocherait beaucoup.
</p><p>Pour ces raisons, les femmes des syndicats s’engagent aujourd’hui, dans le cadre de dizaines d’actions à travers tout le pays, pour l’initiative sur les salaires minimums et contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes.</p><ul><li><strong><a href="http://www.mindestlohn-initiative.ch/wp-content/uploads/2014/03/Argumentaire-sur-limportance-dun-salaire-minimal-l%C3%A9gale-pour-femmes.pdf" data-mce-href="http://www.mindestlohn-initiative.ch/wp-content/uploads/2014/03/Argumentaire-sur-limportance-dun-salaire-minimal-légale-pour-femmes.pdf">Argumentaire sur l'importance d'un salaire minimal légale pour femmes</a></strong></li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1453</guid><pubDate>Tue, 04 Mar 2014 15:10:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur parlamentarischen Initiative „Den Verkauf von Bankkundendaten hart bestrafen“</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-parlamentarischen-initiative-den-verkauf-von-bankkundendaten-hart-bestrafen</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1451</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2014 15:45:00 +0100</pubDate><title>Qu’on en finisse avec les programmes d’austérité. Nous avons besoin de services publics forts !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/qu-on-en-finisse-avec-les-programmes-d-austerite-nous-avons-besoin-de-services-publics-forts</link><description>Journée de l’USS sur les services publics</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats ssp, APC, SEV, syndicom et garaNto ont organisé le 27 février une journée commune intitulée «&nbsp;Des services publics forts pour une Suisse performante&nbsp;!&nbsp;». Les 200 personnes environ qui y ont participé ont adopté une résolution qui demande que l’on en finisse avec les programmes cantonaux et communaux d’austérité. Ces programmes affaiblissent les services publics, qui sont un pilier essentiel de la cohésion sociale dans notre pays. Mais pour être forts, ils ont besoin de ressources financières en suffisance et de bonnes conditions de travail afin de pouvoir suivre le rythme de l’évolution de la population, des innovations technologiques et des nouveaux besoins. 
</p><p>Des experts, hommes et femmes, des milieux politiques et des syndicats ont, dans leurs exposés, mis en lumière les questions sensibles chez nous et dans l’Union européenne (UE), par exemple en matière de trafic ferroviaire, de sécurité intérieure, de santé, de formation et de service universel de la Poste. Dans toutes ces interventions, on s’est demandé si la concurrence dans les services publics engendre plus de qualité ou au contraire plus de démantèlement des prestations, de hausses de prix et de pression sur les salaires. Les programmes d’austérité menacent tout particulièrement les soins médicaux, la formation et la prise en charge de tiers&nbsp;: l’évolution de la population exige que plus de ressources soient affectées à ces domaines et que la situation du personnel soit améliorée. 
</p><p>Concernant les services publics, on observe actuellement des tendances contraires dans l’UE. En effet, grâce au succès de la première initiative citoyenne européenne, l’approvisionnement en eau devra désormais être protégé des privatisations. Par contre, en matière de trafic ferroviaire, la pression à la libéralisation reste constante avec le «&nbsp;4e paquet ferroviaire&nbsp;».
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Dore Heim (079 744 93 90), secrétaire dirigeante de l’USS</span></li></ul><h5> Liens</h5><ul><li>&lt;media resolution&gt;Résolution "Des services publics forts pour une Suisse qui fonctionne !"&lt;/media&gt;</li><li><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157641656381514/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Photos de la journée</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1450</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2014 14:28:00 +0100</pubDate><title>Des raisons sociales et écologiques pour rejeter l’initiative</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-raisons-sociales-et-ecologiques-pour-rejeter-l-initiative</link><description>L’autogoal d’Ecopop



</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa prochaine session, le Conseil des États examinera l’initiative Ecopop, dont le nom suggère davantage de durabilité. Or, elle génère l’effet contraire, c’est-à-dire une précarisation des conditions de travail et un impact accru sur l’environnement. Pourquoi&nbsp;?</p><p>Le but de l’initiative Ecopop est de freiner l’augmentation de la «&nbsp;population stable&nbsp;» en limitant l’immigration, une mesure qui ne toucherait ni les frontaliers-ères, ni les titulaires d’une autorisation de courte durée. En effet, seuls sont assimilés à la population stable les étrangers et étrangères qui possèdent une autorisation de séjour ou d’établissement (permis B et C). Si les permis B et C étaient contingentés à la suite de l’acceptation d’Ecopop, les employeurs suisses se rabattraient sur les frontaliers-ères et sur les titulaires d’une autorisation de courte durée, créant ainsi un problème à la fois social et écologique. 
</p><p>L’autorisation de courte durée a pour corollaire un contrat de travail de durée déterminée, de sorte que son titulaire vivrait dans l’angoisse permanente de perdre non seulement son poste, mais aussi son droit de séjour en Suisse. C’est dire si la précarité augmenterait. Mis sous pression, certains titulaires d’autorisation de courte durée sont disposés à revoir leurs prétentions salariales à la baisse. Dans l’ancien système de contingentement, les saisonniers gagnaient par exemple près de 15&nbsp;pour cent moins que les ressortissants suisses pour le même travail. En conséquence, la logique d’Ecopop favoriserait la sous-enchère salariale, en premier lieu pour les personnes directement concernées, mais aussi pour les salarié(e)s indigènes, lorsque, ultérieurement, les employeurs tenteront de leur imposer les salaires inférieurs versés aux titulaires d’une autorisation de courte durée. 
</p><p>Si les employeurs ont davantage recours aux frontaliers-ères, la pollution augmentera. Il est en effet possible de travailler comme frontalier en Suisse au départ de Londres ou de Varsovie&nbsp;: il suffit de rentrer à la maison une fois par semaine. Le frontalier ou la frontalière aura deux logements, l’un en Suisse, l’autre chez lui, et fera parfois de longs déplacements, dont certains en avion. Même si les zones frontalières étaient à nouveau limitées aux zones limitrophes de la Suisse, comme cela était le cas auparavant, le bilan écologique devrait être négatif. Il suffit de penser aux embouteillages le soir dans les régions frontalières. 
</p><p>L’initiative Ecopop repose à l’origine sur une erreur de raisonnement. Elle veut atteindre des objectifs en matière de durabilité en limitant l’immigration dans un territoire aussi petit que la Suisse. Cette approche est condamnée à l’échec. En effet, une personne qui émigre est déjà sur la Terre. Si elle occasionne dans son pays d’origine la même pollution qu’en Suisse, le bilan mondial reste inchangé, car la pollution n’a pas de frontière. Lorsque quelqu’un émigre d’Allemagne en Suisse, le bilan écologique mondial pourrait même s’améliorer, si cet immigré(e) prend moins la voiture et plus le train. Selon les statistiques officielles, l’automobile est davantage utilisée en Allemagne, tandis que la part des transports publics est supérieure en Suisse.
</p><p>Il faut dès lors opposer une fin de non-recevoir à l’initiative Ecopop, qui repose sur une erreur de conception et nuit tant aux salarié(e)s qu’à l’environnement. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1449</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2014 14:25:00 +0100</pubDate><title>Stop à une concurrence absurde sur le dos des assurés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/stop-a-une-concurrence-absurde-sur-le-dos-des-assures</link><description>L’initiative populaire « Pour une caisse maladie publique » permet de changer de système 


</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 5&nbsp;mars 2014, le Conseil national examinera à son tour l’initiative populaire «&nbsp;Pour une caisse maladie publique&nbsp;». Comme l’ont fait le Conseil fédéral et le Conseil des États avant lui, il rejettera probablement l’initiative, laissant ainsi passer une occasion en or. En effet, cette initiative entend mettre fin une fois pour toutes à la gestion d’une assurance sociale selon les principes de l’économie de marché et à la pseudoconcurrence entre les caisses. Une mesure nécessaire, car ce sont les assurés qui font les frais de cette concurrence.</p><p>L’USS donne ses suffrages à l’initiative populaire «&nbsp;Pour une caisse maladie publique&nbsp;», qui opère un changement de cap important dans la santé. Une seule caisse, dotée d’agences cantonales, gérerait l’assurance de base, en lieu et place de la soixantaine de caisses-maladie qui se font concurrence sur le dos des assurés, dont des délégué(e)s siégeraient dans les organes de la caisse unique aux côtés des représentants de la Confédération et des cantons.
</p><h3>Mettre fin à l’intrusion de l’économie de marché dans une assurance sociale&nbsp;!</h3><p>La loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal) est en vigueur depuis le 1er&nbsp;janvier 1996. L’assurance-maladie est une assurance sociale, dont la mission consiste à garantir une couverture universelle des frais de traitement en cas de maladie. Depuis l’entrée en vigueur de la LAMal, toute la population a ainsi accès à des soins de qualité. Et il n’y a aucune raison pour que cela change. Dans l’assurance de base, le catalogue des prestations et les règles sont les mêmes pour tous et pour toutes. 
</p><p>L’entrée en vigueur de la LAMal n’a pas aboli la concurrence entre les assureurs-maladie, conformément à la volonté du législateur. Il s’agissait de la première tentative de doter une assurance sociale d’une organisation conforme aux lois du marché. Nous estimons que cette tentative s’est soldée par un échec, car ce sont les assurés qui paient les pots cassés. En dépit de la concurrence réglementée, les lois du marché n’ont abouti ni à un accroissement de l’efficience, ni à une amélioration de la qualité. Au lieu de privilégier la diversification, la promotion de la santé et la gestion des coûts, les caisses pratiquent la sélection des risques&nbsp;: elles s’emploient par tous les moyens à attirer les assurés occasionnant le moins de frais possible. La pratique a ainsi montré que les malades chroniques et les personnes âgées (les mauvais risques) doivent attendre plus longtemps que les personnes en bonne santé (les bons risques) après avoir déposé une demande pour l’assurance de base. 
</p><p>Actuellement, les caisses pratiquent tant l’assurance de base que les assurances complémentaires. Il est naïf de croire à une séparation systématique des deux secteurs dans une seule et même caisse. Or, cette séparation est nécessaire pour éviter le transfert de données sur la santé des assurés qui servent à la sélection des risques.
</p><p>Dans l’assurance de base, le catalogue de prestations est le même pour tous et toutes. En outre, des règles identiques s’appliquent aux traitements médicaux, à la rééducation et aux soins. Or, la réalité est toute autre. La pluralité des caisses nuit en effet à la transparence et à l’équité du système, comme le montre l’exemple des garanties de prise en charge. Lorsqu’une patiente doit faire un séjour en clinique de rééducation après une opération, elle doit obtenir une garantie de prise en charge. Le temps que prend cette démarche varie d’une caisse à l’autre. Certaines caisses refusent de donner une garantie de prise en charge là où d’autres l’accordent sans formalités. Autrement dit, les patient(e)s sont dépendants du bon vouloir de la caisse et l’égalité de traitement n’est qu’une illusion.
</p><h3>Mettre fin au pouvoir des caisses</h3><p>Actuellement, les caisses sont opaques et les assuré(e)s n’ont pas leur mot à dire, car ils n’y sont pas représentés. Ils ne savent pas ce qu’adviennent leurs primes et ne peuvent exercer aucune influence sur la politique commerciale, qui ne dépend que des caisses, des membres de leur conseil d’administration et de leurs groupes de pression, comme Santésuisse.
</p><p>La caisse-maladie publique résout le problème de la sélection des risques, garantit l’égalité de traitement, instaure la transparence en séparant systématiquement l’assurance de base et les assurances complémentaires et prive les caisses de leur pouvoir. Ce changement de systèmes est nécessaire, ne serait-ce que pour protéger les assurés.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1448</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2014 14:21:00 +0100</pubDate><title>Une bouée pour la formation supérieure menacée de naufrage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-bouee-pour-la-formation-superieure-menacee-de-naufrage</link><description>Contre-projet à l’initiative sur les bourses



</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Parlement discutera prochainement d’un projet de loi visant à renforcer les aides à la formation au niveau tertiaire. Si les diverses améliorations proposées passent le cap, cette loi pourrait donner un coup de pouce bienvenu à un domaine mis sérieusement à mal par le vote «&nbsp;contre l’immigration de masse&nbsp;». Ceci tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la formation professionnelle. </p><p>Depuis la votation «&nbsp;sur l’immigration de masse&nbsp;», les mauvaises nouvelles n’ont cessé de s’accumuler. Tout particulièrement dans le domaine de la formation supérieure. L’annonce par l’Union européenne de la suspension des négociations pour les programmes d’échanges Erasmus+ et de recherche Horizon 2020 a fait l’effet d’un électrochoc. Peu de citoyens ont réalisé qu’un OUI à l’initiative isolationniste allait avoir des conséquences bien au-delà des questions de migration.
</p><h3>Un véritable auto-goal</h3><p>Et pourtant&nbsp;: cette votation aura des conséquences incalculables dans des domaines vitaux pour la Suisse, y compris celui de la formation. En effet, pour faire face à l’essor exceptionnel de l’emploi ces derniers dix ans (+13% d’emplois plein temps), la Suisse a fait appel à de nombreux travailleurs très qualifiés en provenance des pays voisins, la plupart titulaires de diplômes du degré tertiaire. La Suisse a donc profité d’un formidable effet de « brain drain » au dépend de ses voisins européens. Grâce à lui, elle a pu freiner considérablement ses investissements dans la formation initiale et l’enseignement supérieur… tout en profitant largement des programmes de l’Union Européenne pour développer son secteur de la recherche et de l’innovation&nbsp;!
</p><p>Il est clair que pour les travailleurs qualifiés européens, la Suisse va perdre en attractivité. Les chicanes administratives pour obtenir le regroupement familial risque de décourager plus d’un chercheur et plus d’un médecin. Pour ces personnes, les perspectives au sein de la communauté européenne ne manqueront pas. La Suisse va donc se trouver le dos au mur avec principalement deux options&nbsp;: d’une part, investir elle-même massivement dans la formation et l’éducation, d’autre part, élargir progressivement son bassin de recrutement aux pays extra-européens.
</p><h3>Un malaise grandissant chez les professionnels</h3><p>Paradoxalement, bien qu’elle ne parvienne pas à former les spécialistes dont elle a besoin, la Suisse se targue d’avoir un des meilleurs systèmes au monde, notamment grâce à sa formation professionnelle. Or, celle-ci a énormément perdu en attractivité. Pour une raison bien simple&nbsp;: les jeunes sont de plus en plus conscients qu’un apprentissage ne garantit plus aujourd’hui un salaire décent et la perspective de fonder une famille dans la dignité. 
</p><p>C’est pourquoi, aujourd’hui beaucoup de jeunes professionnels essaient de poursuivre leur formation après l’apprentissage. Il se trouve que ces personnes, qui proviennent souvent de milieux plutôt modestes, obtiennent rarement un soutien financier pour accéder à la formation professionnelle supérieure. Malgré des taxes généralement très élevées, seulement 3 % bénéficient d’une aide à la formation (bourse ou prêt), contre 8% en moyenne. Or, la poursuite d’une telle formation s’accompagne de sacrifices personnels et financiers très importants. D’autant plus que les personnes concernées sont souvent dans une phase de leur vie où ils assument déjà des responsabilités familiales.
</p><h3>Le contre-projet sur les bourses&nbsp;: une chance de rattrapage</h3><p>Ce manque général de reconnaissance et ce sentiment d’injustice ressenti par nos professionnels est une des causes du malaise qui a conduit au vote-sanction du 9 février. Durant le mois de mars, le Parlement aura une première chance de se rattraper&nbsp;: on lui soumettra, un projet de révision de la loi sur les aides à la formation en guise de contre-projet à l’initiative sur les bourses de l’Unes. À cette occasion, le Parlement aura la possibilité de&nbsp;:
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; lier le soutien de la Confédération au respect par les cantons des montants d’aide minimaux fixés dans le concordat intercantonal&nbsp;;
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; augmenter significativement les contributions fédérales afin de renforcer l’effet incitatif sur les cantons, en favorisant particulièrement ceux qui sont généreux en matière d’aide à la formation&nbsp;;
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; prévoir des aides fédérales directes pour répondre par exemple aux besoins spécifiques de la formation professionnelle supérieure ou aux besoins urgents de personnel qualifié dans certaines branches (santé notamment).
</p><p>Si ces trois volets devaient passer la rampe du Parlement, la nouvelle loi sur les aides à la formation pourrait être considérée comme un contre-projet sérieux à l’initiative sur les bourses de l’Unes. En offrant de nouvelles perspectives de développement, notamment en faveur de la formation professionnelle, elle pourrait contribuer à réduire les inégalités entre les voies de formation et ainsi à mieux répondre aux divers besoins de personnel qualifié.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1447</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2014 14:15:00 +0100</pubDate><title>Nuire sciemment à la santé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nuire-sciemment-a-la-sante</link><description>Contre la suppression graduelle de l’enregistrement de la durée du travail
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’épuisement professionnel, la dépression et d’autres maladies professionnelles dues au stress ont fortement progressé ces dix dernières années en Suisse. Cela n’empêche pas les députés Niederberger et Aeschi de présenter des motions visant à supprimer l’un des garde-fous les plus efficaces contre les maladies psychiques&nbsp;: l’enregistrement de la durée du travail. Ces interventions vont à l’encontre de toutes les connaissances scientifiques&nbsp;: les salarié(e)s et les assurances sociales paieraient les pots cassés. </p><p>Il faut éviter que les limites entre temps de travail et loisirs ne s’estompent, affirment en chœur médecins du travail et psychologues. Actuellement, le droit du travail prévoit l’enregistrement obligatoire de la durée du travail pour les salarié(e)s «&nbsp;normaux&nbsp;», les cadres n’entrant pas dans le champ d’application. La loi protège donc aujourd’hui déjà les catégories les plus faibles. 
</p><p>Le conseiller aux États Paul Niederberger (PDC NW) et le conseiller national Thomas Aeschi (UDC ZG) entendent limiter l’enregistrement de la durée du travail. Leurs motions, qui ont pratiquement la même teneur, demandent de donner aux salarié(e) «&nbsp;qui le souhaitent&nbsp;» l’option de renoncer à enregistrer la durée du travail. Le problème des motions, que le Conseil fédéral recommande aussi de rejeter, est qu’il est difficile, dans la pratique, de prouver le caractère volontaire ou forcé de cette décision et que cette option exerce une pression accrue en faveur de l’abolition générale de l’enregistrement de la durée du travail. 
</p><p>Les deux motions trahissent ainsi une bonne dose de cynisme. En effet, il est particulièrement important d’assurer le respect sans réserve des dispositions légales relatives à la durée maximale du travail à une époque où l’essor du travail à domicile, des modèles de temps de travail atypiques et du temps partiel (surtout pour les femmes) est indéniable. Lorsque la durée du travail n’est plus enregistrée, les limites entre travail et repos s’estompent toujours plus, ce qui nuit à la santé. Les études prouvent en effet que la suppression de l’enregistrement du temps de travail est en corrélation avec l’augmentation du stress et des malades psychiques, comme l’épuisement professionnel («&nbsp;burnout&nbsp;»). En outre, il n’est pas rare que les salarié(e)s se rendent au travail même lorsqu’ils sont malades.
</p><p>Il est à espérer que cette évidence s’impose aussi au Parlement. 
</p><p>Pour de plus amples informations&nbsp;: Luca Cirigliano&nbsp;: Arbeitszeit kontrollieren statt Burnouts kurieren. Mangelhafter Vollzug der Arbeitszeiterfassung in den Kantonen. Dossier USS no&nbsp;100 (avec introduction, conclusions et perspectives en français)&nbsp;: &lt;link uploads media&gt;<a href="http://www.sgb.ch/uploads/media/100df_LC_Arbeitszeiterfassen.pdf" target="_blank">www.sgb.ch/uploads/media/100df_LC_Arbeitszeiterfassen.pdf</a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1446</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2014 14:09:00 +0100</pubDate><title>Un signe de solidarité avec les employé(e)s domestiques</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-signe-de-solidarite-avec-les-employe-e-s-domestiques</link><description>Ratifier la Convention no 189 de l’OIT </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de cette session, les Chambres fédérales ont l’occasion, en ratifiant la Convention no&nbsp;189 de l’OIT, de poser un signe en faveur de la dignité du travail des employé(e)s domestiques. Actuellement, ces salarié(e)s, des femmes pour l’essentiel, ne bénéficient que d’une protection dérisoire contre l’exploitation, les abus et même les mauvais traitements. </p><p>La Suisse a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de la Convention no&nbsp;189 par l’OIT, une organisation dont la particularité est d’être tripartite. Cette convention améliorera le statut juridique des employé(e)s de maison dans les domaines de la rémunération, de la durée du travail, de la sécurité sociale et de la santé et sécurité au travail. En effet, les employé(e)s domestiques jouiront des mêmes conditions que les autres salarié(e)s. La Convention prévoit par ailleurs des règles particulières pour les employé(e)s qui vivent dans le même ménage que l’employeur&nbsp;: leur vie privée doit être respectée et ils ont droit à un logement et à des conditions de vie décents. 
</p><p>Des pays importants, comme le Brésil, où de très nombreux employé(e)s domestiques vivent chez l’employeur, ont déjà ratifié la convention, tout comme l’Allemagne. Le Parlement suisse a lui aussi la possibilité de poser un signe de solidarité, de reconnaissance et de protection en faveur des employé(e)s domestiques victimes de la précarisation. 
</p><p>C’est surtout dans les pays émergents comme le Brésil ou dans les économies florissantes des pays arabes que les droits de ces employés sont foulés aux pieds. Contrats inexistants ou incompréhensibles, interdiction de toute activité syndicale ou abus manifestes sont malheureusement le pain quotidien de cette catégorie de travailleurs et travailleuses. En Suisse, l’opinion publique a eu soudainement connaissance de ces conditions de travail indignes de la personne humaine lorsque des membres de la famille Kadhafi ont été arrêtés à Genève pour avoir maltraité leur personnel. Dans divers pays d’Amérique du Sud ou d’Arabie, les immigré(e)s qui travaillent au sein du ménage de l’employeur sont souvent privés de leur passeport et leur autorisation de séjour dépend du bon vouloir de leur patron, de sorte qu’ils sont livrés sans protection à l’arbitraire.
</p><p>Il est donc d’autant plus important que la Convention no&nbsp;189 de l’OIT concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques soit ratifiée par le plus grand nombre de pays possible, afin que le droit international dispense une protection minimale à cette catégorie d’employé(e)s particulièrement vulnérable.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1444</guid><pubDate>Thu, 27 Feb 2014 08:56:00 +0100</pubDate><title>Un pays fort. Des salaires justes.</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-pays-fort-des-salaires-justes</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>«Il y a en Suisse environ 330’000 personnes qui doivent travailler à plein temps pour des salaires inférieurs à 22 francs de l’heure. Un tiers d’entre elles dispose d’une formation professionnelle certifiée. Elles fournissent quotidiennement un travail qualifié sans pouvoir en vivre dignement. L’initiative des syndicats sur les salaires minimums vise à changer cette situation, car il est temps qu’en Suisse, il vaille la peine de travailler pour tout le monde.» C’est le message lancé aujourd’hui par les syndicats à l’ouverture de leur campagne pour l’initiative sur les salaires minimums, par la voix du président de l’USS, Paul Rechsteiner. Cette initiative demande un salaire minimum de 22 francs de l’heure et le développement des salaires minimums dans les conventions collectives de travail (CCT). 
</p><p>L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart, a souligné que, pour les personnes concernées, le problème des bas salaires était important. «Pour l’ensemble de l’économie suisse par contre, il est relativement limité, raison pour laquelle on peut le résoudre. Dans la plupart des autres pays par contre, la part des emplois à bas salaires est nettement plus grande que chez nous.» La littérature scientifique internationale, comme l’expérience de l’hôtellerie-restauration où le salaire minimum a augmenté de plus de 50&nbsp;% entre 1998 et 2013, contredisent l’affirmation que l’introduction d’un salaire minimum entraînerait davantage de chômage. Un alarmisme semblablement infondé prévoit une augmentation de l’immigration à la suite de l’instauration d’un salaire minimum&nbsp;« les salaires minimums ont bien davantage pour effet d’empêcher les patrons de ce pays d’aller chercher une main-d’œuvre bon marché à l’étranger – sur le dos de ceux et celles qui résident déjà ici.» 
</p><p>Coprésidente d’Unia, Vania Alleva a mis en évidence le fait que les bas salaires de moins de 4’000 francs par mois, ou de moins de 22 francs de l’heure, se trouvaient surtout dans les branches sans CCT. Dans le commerce de détail, par exemple, 15&nbsp;% des tous les salarié(e)s, principalement des femmes, gagnent moins de 22 francs de l’heure. Dans les magasins de vêtements et de chaussures, «où le refus des CCT par les employeurs est particulièrement fort», un quart de l’ensemble des vendeuses et vendeurs touche un salaire horaire inférieur à 22 francs. La nécessité d’un salaire minimum a été illustrée par Bernadette Häfliger, vice-présidente de Syndicom, évoquant les salaires pitoyables versés par exemple dans les centres d’appel ou pour la livraison de journaux. Giangiorgio Gargantini, secrétaire général adjoint du syndicat genevois SIT, a rappelé que dans la riche Genève, 33’000 travailleurs et travailleuses gagnaient moins de 4’000 francs par mois. Et pour Chantal Hayoz, secrétaire centrale de Syna, le salaire minimum permet de faire un pas supplémentaire dans la direction d’une égalité salariale entre femmes et hommes depuis longtemps pendante. 
</p><p>Un oui à l’initiative sur les salaires minimums apportera davantage de justice sociale. Un salaire minimum est en outre la meilleure protection contre le dumping salarial. Toutes et tous en profiteront&nbsp;: les employeurs qui payent des salaires décents n’auront plus à craindre une concurrence déloyale&nbsp;; les contribuables n’auront plus à payer la facture par le biais de l’aide sociale et les personnes concernées vivront mieux. Cela créera du pouvoir d’achat et des emplois.
</p><h5>Reseignements</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS<br></span><span>079 277 61 31</span></li><li><span>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS &nbsp;<br></span><span>079 205 69 11</span><span>Vania Alleva, vice-présidente d’Unia<br></span><span>079 620 11 14</span></li><li><span>Chantal Hayoz, secrétaire centrale SYNA<br></span><span>079 424 40 68</span></li><li><span>Bernadette Häfliger, vice-présidente de Syndicom<br></span><span>058 817 18 34</span></li><li><span>Giangiorgio Gargantini, secrétaire général adjoint du SIT, Genève<br></span><span>022 818 03 00&nbsp;</span></li></ul><h5> Documents</h5><ul><li>&lt;media _blank linkicon&gt;Argumentaire&lt;/media&gt;</li><li><span><span>Paul Rechsteiner :&nbsp;</span></span><span>Le travail doit en valoir la peine</span></li><li><span><span>Daniel Lampart :&nbsp;</span></span><span>&lt;media _blank linkicon lampart init&gt;Introduction d’un salaire minimum&amp;nbsp;: le problème des bas salaires en Suisse peut être résolu au plan économique&lt;/media&gt;</span></li><li><span>Vania Alleva :&nbsp;</span><span>&lt;media _blank linkicon pkinit sal min&gt;Le médiocre taux de couverture des CCT rend d’autant plus&amp;nbsp;&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media _blank linkicon pkinit sal min&gt;nécessaire l’instauration d’un salaire minimum légal&lt;/media&gt;</span></li><li><span><span>Chantal Hay</span></span>oz:&nbsp;&lt;media _blank linkicon syna sal&gt;Des salaires minima pour vivre décemment&lt;/media&gt;<b><span lang="FR-CH"></span></b></li><li><span><span>Bernadette Häfliger :&nbsp;</span></span>&lt;media _blank linkicon syndisom sal&gt;Sans salaire minimum légal, pas de progrès&lt;/media&gt;</li><li><span><span>Giangiorgio Garga</span></span>ntini :&nbsp;&lt;media _blank linkicon sit init sal&gt;4'000.- Minimum pour toutes et tous -&amp;nbsp;Nécessaire, Juste, Possible … à Genève aussi&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;<span lang="FR-CH"></span></li></ul><h5> Liens</h5><ul><li><a href="http://www.salaires-minimums.ch/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Site de l'initiative sur les salaires minimums</a></li><li><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157641608042743/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Photos de la conférence de presse</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1443</guid><pubDate>Thu, 27 Feb 2014 08:50:00 +0100</pubDate><title>Le travail doit en valoir la peine </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-travail-doit-en-valoir-la-peine</link><description>Oui à l’initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque l’on travaille à plein temps, on doit aussi pouvoir vivre de ce travail. C’est ce qu’exige la dignité humaine. Mais tout autant la raison économique. Il n’est pas acceptable que quelqu’un qui travaille à plein temps doive en plus être soutenu par l’Etat afin qu’il ou elle puisse vivre. Les subventions salariales aux patrons qui versent de mauvais salaires sont indécentes et économiquement aberrantes. 
</p><p>Il y a en Suisse environ 330’000 personnes qui doivent travailler à plein temps pour des salaires inférieurs à 22 francs de l’heure. Un tiers d’entre elles dispose d’une formation professionnelle certifiée. Elles fournissent quotidiennement un travail qualifié sans pouvoir en vivre dignement. L’initiative des syndicats sur les salaires minimums vise à changer cette situation, car il est temps qu’en Suisse, il vaille la peine de travailler pour tout le monde. 
</p><p>Les salaires minimums viennent aussi en aide à la formation professionnelle. La plus grande difficulté, pour notre bon système d’apprentissage, est que ceux et celles qui en sortent avec une certification n’obtiennent pas une rémunération leur permettant de vivre décemment. Les salaires minimums représentent la mesure décisive pour valoriser l’apprentissage. Il n’y a pas que le travail qui doit en valoir la peine: l’apprentissage aussi.
</p><p>En comparaison nationale, les conditions salariales régnant dans le secteur du commerce de détail sont particulièrement préoccupantes. Près de 50’000 salarié(e)s y gagnent mois de 22 francs de l’heure. Il existe de bonnes conventions collectives chez les grands distributeurs Coop et Migros; en revanche, les conditions de travail sont sérieusement mauvaises dans les grandes chaînes de magasins de vêtements et de chaussures qui refusent de conclure des conventions collectives de travail. Ce sont des branches qui connaissent de hauts rendements et une énorme croissance de la productivité. Mais qui refusent de verser des salaires décents à leurs vendeuses et vendeurs. 
</p><p>Ces conditions salariales intenables dans le commerce de détail et en particulier dans les grandes chaînes de magasins de vêtements et de chaussures, montrent qu’il y a encore fort à faire. Mais cela montre aussi où le bât blesse en Suisse. Contrairement à d’autres pays où les bas salaires sont surtout un problème concernant les jeunes, en Suisse, les salaires trop bas sont majoritairement une affaire de salariées mal rémunérées. Dans ce pays, la discrimination salariale reste forte. Pour un travail de valeur égale, les femmes gagnent 630 francs de moins par mois que les hommes dans le commerce de détail. Les salaires minimums représentent la mesure la plus efficace contre la discrimination salariale des femmes en Suisse. 
</p><p>L’initiative sur les salaires minimums stimule aussi le partenariat social. Le salaire minimum légal s’applique là où il n’y a pas de convention collective de travail. L’anomalie qui fait que, dans les branches sans convention, les patrons peuvent ne respecter aucune règle en matière de salaires doit être supprimée dans l’intérêt de tout le monde. 
</p><p>Un mot finalement en relation avec les rentes. Des salaires trop bas mènent à des rentes insuffisantes à la retraite. Les salaires décents forment la base de rentes décentes. Et si, grâce à l’initiative sur les salaires minimums, les rémunérations du bas et du milieu de la pyramide salariale augmentent, cela contribuera aussi au financement de l’AVS. Car contrairement aux dividendes des actionnaires, les salaires sont complètement soumis à cotisation. 
</p><p>Depuis son lancement, l’initiative a déjà eu un effet anticipé notable. En effet on a pu constater qu’il n’y avait pas seulement les salarié(e)s chichement payés pour leur travail qui ont un problème : les patrons qui versent à leurs employé(e)s un salaire ne leur permettant pas de vivre correctement, malgré un emploi à plein temps, ces patrons-là ont un problème dans le débat public. 
</p><p>Le travail des femmes et des hommes a non seulement une valeur, il a aussi un prix. L’initiative sur les salaires minimums vise à assurer une part élémentaire de justice dans la politique salariale. Car une politique des bas salaires n’a pas de sens pour la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1369</guid><pubDate>Wed, 26 Feb 2014 16:15:00 +0100</pubDate><title>1,7 million de voix pour une Europe sociale peuvent provenir de Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1-7-million-de-voix-pour-une-europe-sociale-peuvent-provenir-de-suisse</link><description>Élections au Parlement européen </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 25&nbsp;mai 2014, les citoyen(ne)s de l’Union européenne sont appelés à renouveler leur Parlement. Les ressortissant(e)s de l’un des pays membres domiciliés en Suisse ont eux aussi le droit de vote. L’USS les encourage à suivre la voie des forces sociales et démocratiques. </p><p>En Suisse, plus de 1,7&nbsp;million de personnes ont un passeport européen et peuvent donc voter lors des élections européennes, pour autant qu’elles aient le droit de vote dans leur pays d’origine. Les syndicats de l’USS demandent à ces électeurs et électrices de le faire. Le Parlement qui sera issu de ce scrutin sera appelé à amorcer un tournant politique pour tourner le dos à l’austérité et à ses conséquences catastrophiques et récupérer les acquis sociaux. Pour cela, il faut toutefois renverser les majorités.
</p><p>Actuellement, c’est le groupe des députés démocrates-chrétiens (la CDU allemande, Forza Italia de Berlusconi et l’ÖVP autrichien, p.ex.) qui constitue le groupe le plus fort du Parlement européen. Ces partis sont les responsables de la politique d’austérité actuelle, du creusement des inégalités et de l’affaiblissement de la protection des salarié(e)s. Le deuxième groupe le plus fort est l’Alliance progressiste des Socialistes &amp; Démocrates (comme le SPD allemand, le PSOE espagnol ou le PS français). Ce groupe, qui défend une Europe sociale et solidaire, se mobilisera en faveur du «&nbsp;Plan Marshall&nbsp;»demandé par les syndicats européens. 
</p><p>Pour l’instant, nous vous signalons les diverses démarches à entreprendre afin que vous puissiez voter aux élections européennes. Attention&nbsp;: les délais sont serrés pour certains États. 
</p><h2><a name="inscrire"></a>S’inscrire pour voter&nbsp;: comment faire&nbsp;?</h2><h3>Portugal</h3><p>Vous pouvez vérifier, dans le <a href="http://www.recenseamento.mai.gov.pt" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">registre des électeurs mis en ligne</a>, si vous êtes inscrit et, si oui, où. Si vous ne l’êtes pas, vous pouvez faire les démarches nécessaires auprès de l’ambassade ou du consulat. Si vous êtes encore inscrit au Portugal, vous pouvez demander à l’ambassade de remplacer votre ancienne adresse par votre adresse en Suisse. L’inscription doit se conclure 60&nbsp;jours avant les élections, c’est-à-dire au plus tard le 21&nbsp;mars. Vous pouvez voter personnellement dans les bureaux de vote de l’ambassade ou des consulats à Genève, Berne, Zurich, Lugano et Sion les 24 et 25&nbsp;mai.
</p><p>Pour plus d’informations&nbsp;: <a href="http://www.portaldoeleitor.pt" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">www.portaldoeleitor.pt</a></p><h3>Espagne</h3><p>Assurez-vous que vous êtes inscrit au registre des électeurs de votre consulat et faites-le si vous ne l’êtes pas encore. Si vous êtes inscrit, vous recevrez automatiquement la demande de vote intitulée «&nbsp;solicitud de voto&nbsp;», qui vous permet de voter aux élections européennes. Vous devez remplir la demande et l’envoyer en Espagne avec une copie de vos pièces d’identité espagnoles. Ces documents doivent parvenir en Espagne le 26&nbsp;avril au plus tard. Vous recevrez ensuite les bulletins de vote sur papier. Vous pouvez voter en personne du 21 au 23&nbsp;mai au consulat ou par correspondance en envoyant une lettre au consulat jusqu’au 20&nbsp;mai. 
</p><p>Pour plus d’informations&nbsp;: <a href="http://www.infoelectoral.mir.es" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">www.infoelectoral.mir.es</a></p><h3>Italie</h3><p>Les Italien(ne)s qui résident en dehors de l’Union européenne – comme la Suisse – doivent se rendre dans leur commune d’origine pour voter. Ils ont alors la possibilité d’élire les candidats locaux (ils ne peuvent pas élire des Italien(ne)s de l’étranger, cela n’est possible que pour les élections au Parlement national). Pour cela, il leur faut leur «&nbsp;certificato elettorale&nbsp;». Les chemins de fer italiens accordent des remises aux électeurs sur les billets de train et de bateau. 
</p><p>Pour plus d’informations&nbsp;: <a href="http://www.ambberna.esteri.it" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">www.ambberna.esteri.it</a></p><h3>Allemagne</h3><p>Si vous avez le droit de vote pour les élections au Parlement allemand, vous pouvez aussi élire les députés européens (cette disposition s’applique aux ressortissant(e)s allemands en Suisse qui ont quitté leur domicile allemand depuis moins de 25&nbsp;ans). Demandez à la commune compétente en Allemagne de vous inscrire sur le registre électoral, une démarche qui doit être accomplie avant chaque élection. Le délai est probablement d’environ trois semaines avant le scrutin, ce qui veut dire que vous devrez vous inscrire au plus tard à la fin avril.
</p><p>Document servant à l’inscription&nbsp;: <a href="http://www.bundeswahlleiter.de" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">www.bundeswahlleiter.de</a></p><h3>France</h3><p>Les ressortissant(e)s français devaient demander d’être inscrits sur les listes d’électeurs au plus tard le 31&nbsp;décembre 2013. 
</p><h3>Croatie</h3><p>Les électeurs et électrices croates doivent s’inscrire auprès de l’ambassade ou du consulat au plus tard dix jours avant le scrutin (c’est-à-dire jusqu’au 14&nbsp;mai). Ils doivent voter en personne, soit à l’ambassade de Berne, soit au consulat de Zurich. 
</p><p>Autres États membres de l’UE&nbsp;: vous trouverez &lt;media tabelle eu-wahl&gt;ici&lt;/media&gt; un tableau avec les informations pour tous les États. Vous trouverez prochainement sur <a href="http://www.europawahl2014.ch/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">www.europawahl2014.ch</a>&nbsp;une multitude d’informations sur les élections européennes, y compris des instructions pour s’inscrire. 
</p><p>Par ailleurs, le PSS prévoit d’organiser une fête électorale à Berne le 5&nbsp;avril (inscription obligatoire).</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1442</guid><pubDate>Tue, 25 Feb 2014 17:17:00 +0100</pubDate><title>Le conseiller fédéral Schneider-Ammann tourne le dos aux bas salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseiller-federal-schneider-ammann-tourne-le-dos-aux-bas-salaires</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral Schneider-Ammann ne veut pas ouvrir les yeux sur le problème des bas salaires en Suisse. Dans notre pays, 330&nbsp;000 personnes travaillent pour moins de 22 francs de l’heure ou moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois (plein temps). Impossible de vivre décemment avec de tels salaires. Nombre de ces personnes ont même un diplôme d’apprentissage. Malgré cela, leur salaire ne leur permet pas de finir le mois. Les femmes sont les premières concernées. Le conseiller fédéral leur tourne le dos. 
</p><p>Au lieu de prendre au sérieux le problème des bas salaires, Schneider-Ammann enjolive le&nbsp; partenariat social et cherche à dénigrer l’initiative sur les bas salaires à l’aide d’arguments alarmistes. Ces deux attitudes ne sont pas correctes&nbsp;! En effet, le partenariat social est peu développé en Suisse. Parce que beaucoup d’employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums obligatoires et parce que dans de nombreuses branches, il n’y a aucune organisation patronale, seuls environ 45&nbsp;% des salarié(e)s sont protégés par des CCT qui fixent des salaires minimums. La majorité d’entre eux n’est donc pas à l’abri du dumping salarial.
</p><p>Fondamentalement, il est faux de dire que ce sont surtout les jeunes qui sont concernés par les bas salaires lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail. La statistique montre que trois quarts des personnes concernées par les bas salaires ont 25 ans et plus. Comme les jeunes adultes font leur entrée dans le monde du travail en passant par un apprentissage, le problème des bas salaires n’est pas en Suisse un problème de jeunes salarié(e)s, mais avant tout de femmes au bénéfice d’une expérience professionnelle. 
</p><p> Le problème des bas salaires peut être réglé. En disant oui à l’initiative sur les salaires minimums, les citoyens et les citoyennes peuvent faire le choix d’un salaire décent pour tout le monde.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart,&nbsp;Premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, 079 205 69 11</span></li><li><span>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1441</guid><pubDate>Mon, 24 Feb 2014 10:42:00 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en oeuvre du règlement (UE) no 1051/2013 modifiant le code frontières Schengen afin d’établir des règles communes relatives à la réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures (développement de l’acquis </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-du-reglement-ue-no-1051-2013-modifiant-le-code-frontieres-schengen-afin-d-etablir-des-regles-communes-relatives-a-la-reintroduction-temporaire-du-controle-aux-frontieres-interieures-developpement-de-l-acquis</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1440</guid><pubDate>Mon, 24 Feb 2014 10:39:00 +0100</pubDate><title>Reprise du règlement (UE) no 1053/2013 portant création d’un mécanisme d’évaluation destiné à vérifier l’application de l’acquis de Schengen</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/reprise-du-reglement-ue-no-1053-2013-portant-creation-d-un-mecanisme-d-evaluation-destine-a-verifier-l-application-de-l-acquis-de-schengen</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1439</guid><pubDate>Thu, 20 Feb 2014 18:40:00 +0100</pubDate><title>Erasmus+ : appel à la Suisse et à l’Union Européenne </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/erasmus-appel-a-la-suisse-et-a-l-union-europeenne</link><description>Commission de la jeunesse de l&#039;USS supporte la lettre ouverte aux autorités suisses et européennes </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les organisations qui s’engagent pour la jeunesse en sont convaincues : ce ne sont pas les jeunes, écoliers/-ères, apprenti-e-s ou étudiant-e-s qui doivent endosser les conséquences de l’initiative contre l’immigration de masse!</p><p>Nous, signataires de cette lettre ouverte, revendiquons:</p><ul><li>que le gouvernement suisse mobilise toutes ses forces pour continuer à rendre possible les échanges et les activités prévues dans le cadre du nouveau programme Erasmus+.</li><li>que l'Union européenne pense aux intérêts des jeunes, de Suisse et d'Europe, et qu'elle trouve une solution à cette situation inacceptable!</li></ul><p>Nous demandons à l’Union européenne et à la Suisse de ne pas sacrifier les jeunes au nom d'une stratégie politique!
</p><p><a href="http://www.sajv.ch/erasmus/" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Lettre ouverte</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1367</guid><pubDate>Thu, 20 Feb 2014 17:42:00 +0100</pubDate><title>Investir contre la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/investir-contre-la-crise</link><description>La Confédération européenne des syndicats appelle à un changement de cap</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Économiquement et socialement, l’Europe va mal. Et les programmes d’austérité qu’elle applique aggravent encore plus la crise. La Confédération européenne des syndicats (CES), dont l’Union syndicale suisse (USS) est membre, veut briser ce cercle vicieux, car c’est nécessaire, avec un nouveau plan d’investissement pour créer des emplois.</p><p>Que l’Europe coure au désastre, c’est plus qu’évident, lorsque l’on voit que le chômage des jeunes se monte à 50&nbsp;% (cinquante&nbsp;!) en Espagne et en Grèce. Dans ces pays, la moitié d’une génération vit donc en marge de la société, dans l’improvisation sociale la plus totale. Mais les recettes néolibérales ne changent pas d’un iota&nbsp;: économiser, démanteler les droits des travailleurs et travailleuses, diminuer les salaires, réduire les prestations sociales, casser les services publics, etc. etc. Cela rendrait le travail moins cher, il y en aurait donc plus. En réalité, si les gens ont toujours moins d’argent, ils dépensent moins et il y a par conséquent moins de travail puisque moins à produire puisque la consommation baisse... mais plus de chômage encore.
</p><h3>250 millions d’investissements pour créer des emplois</h3><p>La CES entend faire exploser le diktat de la rigueur imposé un peu partout en Europe. Lors de sa réunion du 7 novembre dernier, son comité a lancé à l’unanimité un nouveau programme d’investissement pour créer des emplois de qualité. Pendant 10 ans, 2&nbsp;% de PIB supplémentaires doivent être injectés&nbsp; pour établir une nouvelle base industrielle et créer des emplois de qualité ainsi que des opportunités éducatives. Comme en son temps le plan Marshall, ce programme constitue une nouvelle voie pour sortir de la crise. La CES estime qu’il générera jusqu’à 11 millions de nouveaux emplois en Europe et contribuera à une relance économique et sociale durable au cours de la prochaine décennie. La construction ne serait pas la seule à en profiter, car l’affectation des investissements pourra se baser sur les anciennes priorités de l’Union européenne (UE) et de la Banque européenne d’investissement (BEI), soit&nbsp;: l’énergie, l’éducation et la formation, les communications, le soutien aux PME qui respectent les lois et les CCT, les services publics et privés (santé, protection sociale…), les logements sociaux, infrastructures, gestion durable de l’eau… Et les projets d’investissement à l’échelle européenne devront être développés&nbsp; conjointement avec les projets d’investissement nationaux, en visant l’impact le plus important sur l’activité économique domestique.
</p><h3>Et l’argent&nbsp;?</h3><p>Pour le financement de ce plan, la CES mise sur le capital privé déjà là et qui est à la recherche de placements sûrs, un capital qu’il s’agit de soustraire à la spéculation pour le rediriger vers l’économie réelle. Concrètement, c’est à la BEI qu’il incombera de gérer tout cela, les États membres de l’UE devant lui fournir des fonds supplémentaires à cet effet, des fonds qu’ils auront obtenus d’abord à travers l’imposition des fortunes sur leurs territoires respectifs. Une fois en marche, ce programme de relance permettra aussi de rembourser les dettes souveraines, également parce que l’emploi augmentant, les recettes fiscales et celles des assurances sociales augmenteront aussi. 
</p><p>Pour la CES, il est évident que d’énormes efforts seront nécessaires pour imposer un tel programme. C’est pourquoi elle veut lancer une campagne internationale à cet effet. Les élections européennes en seront l’un des moments forts.&nbsp;
</p><p>&lt;media _blank linkicon fr-a-new-path-for-europe&gt;Une nouvelle voie pour l’Europe :&amp;nbsp;Plan de la CES pour l’investissement, une croissance durable et des emplois de qualité&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1438</guid><pubDate>Wed, 19 Feb 2014 14:48:00 +0100</pubDate><title>Conseil fédéral et Parlement doivent enterrer la Loi sur les heures d’ouverture des magasins</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/conseil-federal-et-parlement-doivent-enterrer-la-loi-sur-les-heures-d-ouverture-des-magasins</link><description>Mise en œuvre de la motion Lombardi</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) rejette le projet de loi fédérale sur les heures d’ouverture des magasins mis en consultation mercredi 19 février par le Conseil fédéral afin de mettre en œuvre la motion Lombardi. Cette loi dégraderait en effet clairement les conditions de travail du personnel concerné, reviendrait à fouler aux pieds le fédéralisme et est démocratiquement sujette à caution. 
</p><p>Si l’on impose des heures d’ouverture des commerces unifiées dans toute la Suisse, de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi, deux tiers des cantons devront prolonger les heures d’ouverture des commerces sur leur territoire. «&nbsp;Les premières victimes seront les salarié(e)s concernés, car les jours de travail toujours plus longs nuisent à la vie familiale, accroissent le stress et rendent les gens malades&nbsp;», rappelle Arnaud Bouverat (secteur tertiaire d’Unia). Le danger est d’autant plus grand que, dans le commerce de détail, seules quelques firmes ont conclu une convention collective de travail.
</p><p>Ce projet est aussi douteux notamment du point de vue du fédéralisme. Tous les cantons de la Suisse centrale et orientale, ainsi que tous les cantons romands appliquent aujourd’hui des horaires d’ouverture plus courts. Ces dix dernières années, les citoyen(ne)s de nombreux cantons ont refusé de prolonger les heures d’ouverture des commerces. Le dernier exemple en date est celui du canton de Lucerne où le peuple a non seulement rejeté sèchement une libéralisation totale de ces heures d’ouverture, mais aussi refusé, et clairement, leur extension de 16 à 17 heures le samedi. 
</p><p>Le Conseil fédéral et le Parlement veulent passer outre à ces décisions démocratiques et prescrire, pour le commerce de détail, les mêmes heures d’ouverture dans tout le pays. «&nbsp;Inacceptable&nbsp;!&nbsp;», ajoute Arnaud Bouverat. 
</p><p> L’USS part de l’idée que les gouvernements des cantons concernés ne toléreront pas un tel mépris à l’égard de leur citoyen(ne)s et s’opposeront vigoureusement à ce projet. Du seul point de vue de la démocratie, Conseil fédéral et Parlement doivent reprendre maintenant leurs sens et enterrer ce projet de loi.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Arnaud Bouverat, secteur tertiaire d'Unia, 079 712 65 78</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,<br>079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1437</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2014 17:38:00 +0100</pubDate><title>Les promesses vides des organisateurs de la Coupe du monde de football</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-promesses-vides-des-organisateurs-de-la-coupe-du-monde-de-football</link><description>Coupe du monde de football 2022 au Qatar</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de l’audition devant le Parlement européen, la Fédération internationale de football (FIFA) a reconnu que la situation des travailleurs migrants employés à la construction des infrastructures de la Coupe du monde de football au Qatar était inacceptable. La FIFA n’a toutefois pas saisi cette occasion pour demander à ce pays de renoncer à son système esclavagiste de visa dit «&nbsp;kafala&nbsp;» 
</p><p>Ainsi, les droits des travailleurs qui construisent les infrastructures de la Coupe du monde de football de 2022 continueront à être foulés aux pieds. Car les normes de protection présentée par les autorités qataries ne sont pas en mesure d’améliorer substantiellement la situation des travailleurs migrants. Ces derniers continueront donc à être privés des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses et resteront ainsi livrés sans défense à leurs employeurs.
</p><p>Le Qatar veut en particulier maintenir son système de kafala. Ce système interdit aux travailleurs de changer d’emploi ou de quitter le pays sans l’accord de leurs employeurs. La promesse faite aujourd’hui d’autoriser la liberté de mouvement n’est qu’un simulacre. En effet, elle ne peut pas être juridiquement tenue si le système de kafala est maintenu. Les employeurs contrôlent de ce fait entièrement leurs employés. 
</p><p>S’y ajoute que les travailleurs n’ont aucunement le droit de s’exprimer collectivement sur leurs salaires et conditions de travail. Le Qatar ne prévoit pas de leur donner une voix ou une représentation au travail. Les préposés à la protection prévus, qui seront désignés par les employeurs, ne peuvent pas remplacer une vraie représentation de la main-d’œuvre. 
</p><p>Et les mesures destinées à améliorer la sécurité au travail sont insuffisantes. Ainsi, rien n’est prévu pour résoudre le problème de la chaleur dans un pays où, ne l’oublions pas, les travailleurs doivent trimer la moitié de l’année avec des températures qui peuvent aller jusqu’à 50° Celsius. Étant donné ces dispositions totalement insuffisantes en matière de sécurité au travail, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), Sharan Burrow, a parlé un langage clair devant le Parlement européen&nbsp;: «&nbsp;Selon nos estimations, qui reposent sur des chiffres prudents concernant les cas de décès de travailleurs népalais et indiens au Qatar, 4&nbsp;000 travailleurs auront perdu la vie à cause de leurs conditions de travail avant que le coup d’envoi ne soit donné à la Coupe du monde de football.&nbsp;»
</p><p>La CSI veut entendre du président et du comité exécutif de la FIFA comment cette dernière va garantir qu’il n’y aura de &nbsp;Coupe du monde de 2022 que si le système de kafala est supprimé et les droits des travailleurs améliorés, a encore dit Sharan Burrow. L’Union syndicale suisse (USS) se rallie à ces demandes faites par la CSI et de nombreuses organisations d’aide au développement, et exige de la FIFA qu’elle fasse enfin en sorte que les coupes du monde soient conformes à la dignité humaine.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication de l’USS</span></li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1435</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2014 14:16:00 +0100</pubDate><title>La mise en œuvre de l’initiative ne doit pas entraîner de pression sur les salaires ni de suppressions d’emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-mise-en-oeuvre-de-l-initiative-ne-doit-pas-entrainer-de-pression-sur-les-salaires-ni-de-suppressions-d-emplois</link><description>Les syndicats écrivent au Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conséquences de l’acceptation de l’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» inquiètent beaucoup les syndicats. La mise en œuvre de cette dernière implique des dangers importants pour les travailleurs et travailleuses. Des emplois et les mesures de protection des salaires en vigueur sont menacés. C’est pourquoi, dans une lettre commune adressée mardi 11 février au Conseil fédéral, les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse ainsi que les deux plus grands syndicats du pays Unia et Syna précisent quels principes doivent être appliqués par les décideurs politiques dans la mise en œuvre de cette initiative, pour que les intérêts des salarié(e)s ne passent pas à la trappe.
</p><p>La suppression des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) menacerait des dizaines de milliers d’emplois dans l’exportation. Et les salaires risqueraient d’être confrontés à une pression accrue si les mesures de protection les concernant devaient être démantelées plutôt que renforcées. En outre, la main-d’œuvre sans passeport suisse résidant en Suisse est menacée de discriminations radicales si l’initiative est appliquée au pied de la lettre. 
</p><p>C’est pourquoi les faîtières syndicales et les syndicats soussignés appellent le Conseil fédéral à respecter les principes suivants pour la mise en œuvre de cette initiative&nbsp;: 
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Conseil fédéral doit respecter le principe de la non-discrimination. Limiter le séjour, l’accès à la sécurité sociale et le regroupement familial de la main-d’œuvre résidente dépourvue de passeport suisse représenterait une énorme régression sociale. Il n’est pas question de mettre en place un système de contingent inhumain, ni non plus de recréer un statut de saisonnier. 
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les inquiétudes des travailleurs et travailleuses quant à leurs salaires et conditions de travail n’ont pas été suffisamment prises au sérieux. L’acceptation de l’initiative de l’UDC remet aussi en question les actuelles mesures de protection des conditions de travail locales. Pour s’assurer qu’en Suisse, on continue à payer des salaires suisses demain, le Conseil fédéral doit s’engager pour une protection des salaires plus poussée et non pas affaiblie. Impossible sinon de protéger les emplois contre la concurrence au moyen de la sous-enchère. 
</p><p>·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, le Conseil fédéral doit tout faire pour préserver les accords bilatéraux. En l’absence de relations stables et structurelles avec le principal partenaire commercial de la Suisse, il y a risque de pression accrue sur les salaires et de perte d’emplois. 
</p><p>L’initiative ne peut être mise en œuvre que si ces principes sont observés, sinon les travailleurs et travailleuses devront payer le prix de son acceptation dans les urnes.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner,&nbsp;président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li>Martin Flügel,&nbsp;président de Travail.Suisse, 079 743 90 05</li><li>Vania Alleva,&nbsp;coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS,<br>079 620 11 14</li><li>Kurt Regotz,&nbsp;président de Syna, 079 617 62 94</li><li>Daniel Lampart,&nbsp;&nbsp;premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1432</guid><pubDate>Sun, 09 Feb 2014 15:34:00 +0100</pubDate><title>La mise en œuvre de l’initiative de l’UDC devra s’accompagner de mesures strictes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-mise-en-oeuvre-de-l-initiative-de-l-udc-devra-s-accompagner-de-mesures-strictes</link><description>Votations fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’acceptation de l’initiative de l’UDC sur l’immigration préoccupe beaucoup l’Union syndicale suisse (USS). Le résultat de ce scrutin reflète des craintes très répandues concernant les salaires, les emplois et les conditions de travail. Mais cette initiative n’est pas en mesure de protéger les salaires et les emplois en Suisse. L’appliquer au pied de la lettre pourrait même aggraver les problèmes des salarié(e)s. Il faut cependant prendre une bonne fois leurs craintes au sérieux. C’est pourquoi l’USS exige une mise en œuvre de l’initiative qui améliore substantiellement la protection des salaires et ne mette pas en danger les accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne.
</p><p>Pour mieux contrôler l’immigration, il faut clairement renforcer les mesures d’accompagnement, par exemple en abaissant les obstacles posés à l’extension des conventions collectives de travail, en augmentant le nombre des contrôles et en durcissant les sanctions. Sinon, impossible d’imposer qu’en Suisse, on doive payer des salaires suisses et appliquer des conditions de travail suisses. Il faudra aussi protéger la main-d’œuvre qui réside en Suisse mais n’est pas en possession d’un passeport à croix blanche. Ici, l’USS combattra toute réduction de la durée de séjour, ainsi que toute restriction de l’accès à la sécurité sociale et du regroupement familial, c’est-à-dire le fait de priver collectivement de droits cette main-d’œuvre importante pour notre pays.
</p><p>L’USS s’engagera aussi de manière soutenue pour son initiative sur les salaires minimums, qui passera en votation le 18 mai prochain. En lui disant oui, les citoyen(ne)s pourront poser un premier garde-fou pour une meilleure protection contre la sous-enchère salariale et empêcher les patrons peu scrupuleux de recruter de la main-d’œuvre à l’étranger pour des salaires de misère. 
</p><p>Au demeurant, concernant la mise en œuvre de l’initiative de l’UDC, l’USS insistera pour que l’on trouve des solutions qui n’entraînent pas la dénonciation des Accords bilatéraux I. La disparition de ces derniers aurait en effet des conséquences funestes pour les industries d’exportation suisses. Des dizaines de milliers d’emplois seraient menacés. 
</p><p>L’USS se déclare satisfaite du résultat obtenu par les deux autres objets de ces votations. Le oui au règlement du financement et de l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire FAIF donnera une base solide au financement futur du rail et avec le non à l’initiative «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée&nbsp;», un retour en arrière d’un point de vue social a pu être évité.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1431</guid><pubDate>Thu, 06 Feb 2014 11:19:00 +0100</pubDate><title>Une porte s’ouvre pour promouvoir un dialogue sur les standards sociaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-porte-s-ouvre-pour-promouvoir-un-dialogue-sur-les-standards-sociaux</link><description>Accord de libre-échange avec la Chine
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Suisse a récemment signé un accord de libre-échange avec la Chine. Au vu de la situation de cette dernière en matière de droits humains, ainsi que de droits des travailleurs et travailleuses, un dialogue sur les standards sociaux doit pouvoir s’instaurer. Or, cet accord en donne la possibilité et l’Union syndicale suisse (USS) demande qu’on en profite.</p><p>L’accord de libre-échange (ALE) négocié entre la Suisse et la Chine offre des instruments pour promouvoir un dialogue entre les deux pays sur le respect des droits des travailleurs et des travailleuses. L’accord en question fait, en effet, clairement référence &nbsp;(article 13.5) à des accords additionnels signés entre les deux pays, où il est question de la dimension sociale du développement durable. En particulier, l’accord de libre-échange avec la Chine est lié à l’accord sur la coopération, qui pose les bases d’un dialogue entre la Chine et la Suisse sur le respect des normes de l’Organisation internationale du Travail (OIT). S’il est, par contre, clairement lacunaire en matière de droits humains, – et c’est regrettable –, tout n’est pas aussi tranché au regard des standards sociaux. C’est pourquoi l’USS a été d’avis qu’un rejet de cet accord ne permettrait pas de mieux faire avancer nos causes.
</p><h3>Mettre en place des structures d’accompagnement et de supervision</h3><p>Des structures d’accompagnement et de supervision des ALE doivent être mises en place. En raison de l’importance de tels accords pour l’ensemble de la société, ces structures doivent associer les représentant(e)s des différents horizons (à côté des partenaires sociaux, les ONG humanitaires, environnementales ainsi que les consommateurs et consommatrices), et non plus seulement les représentant(e)s des milieux économiques. À cet égard, l’USS cosignait début décembre 2013 – avec plusieurs de ces organisations – une lettre adressée aux conseillers fédéraux Schneider-Ammann, Leuthard et Burkhalter. Celle-ci demandait que soit créé un mécanisme de surveillance interdépartemental, au sein de l’administration fédérale, concernant les dispositions sur la durabilité – dans ses multiples dimensions (sociales, environnementales, etc.) – pour les ALE et d’investissement. Il devrait aussi pouvoir recevoir et évaluer les informations et remarques d’entités extérieures, à l’instar des entreprises, des syndicats et des ONG. Dans sa réponse, le conseiller fédéral Schneider-Ammann considère que les institutions et les mécanismes déjà en place ont l’efficacité nécessaire pour répondre à nos attentes et qu’il est inutile de les doubler, ce qui est décevant. Il donne cependant suite à notre demande d’associer les ONG à la mise en œuvre du volet relatif à la durabilité et propose de le faire dans le cadre de la Commission pour la politique économique ou du groupe de liaison OMC/ALE. Il avait déjà précédemment accepté que les partenaires sociaux soient, quant à eux, régulièrement consultés dans le cadre de la Commission fédérale tripartite pour les affaires de l’OIT. 
</p><p> L’USS jouera des nouveaux leviers pour promouvoir le respect des droits humains et sociaux. Parallèlement, elle continuera à s’engager en faveur de la mise en place d’une structure de coordination interdépartementale au sein de l’administration fédérale pour la mise en œuvre des dispositions de durabilité des ALE ainsi que pour la mise à disposition de moyens étatiques de soutien aux syndicats et aux ONG dans leurs activités de monitorage.</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1427</guid><pubDate>Thu, 06 Feb 2014 10:25:00 +0100</pubDate><title>Pas question de revenir en arrière !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-question-de-revenir-en-arriere</link><description>Votations fédérales du 9 février 2014

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative isolationniste de l’UDC veut nous faire revenir en arrière. Elle veut appliquer des vieilles recettes qui n’ont pas marché par le passé. La Suisse a au contraire besoin d’instruments efficaces pour lutter contre les pressions sur les salaires.</p><p>L’initiative «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» de l’UDC veut nous faire retourner dans le passé. L’UDC entend remplacer les contrôles des conditions de travail en vigueur par des contingents d’étrangers et d’étrangères, sans protéger les salaires. Les employeurs pourront continuer à aller chercher de la main-d’œuvre à l’étranger selon leurs besoins. Dans le monde entier, pas seulement en Europe. Contrairement à ce qui est le cas aujourd’hui, ils ne devront plus tenir compte du niveau salarial suisse. L’extension de la sous-enchère salariale en sera la conséquence. L’initiative de l’UDC met aussi en danger l’existence des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne. Or, si la Suisse n’a plus accès au marché européen, des dizaines de milliers d’emplois disparaîtront. Là, la conséquence s’appellera chômage. L’abolition des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes serait un énorme autogoal.
</p><p>Ce dont nous avons besoin, c’est de contrôles et de sanctions plus opérants. Et de salaires minimums aussi, car ils sont des outils efficaces pour lutter contre la sous-enchère salariale. L’UDC promet au contraire des recettes tirées d’un passé idéalisé. Des recettes qui n’avaient même pas marché à l’époque déjà. Des recettes qui ont entre autres consisté à parquer la main-d’œuvre étrangère dans des baraques.
</p><p>Revenir en arrière, telle est aussi l’intention des champions inusables de la lutte contre l’avortement. Le 9 février, ils vont faire le grand plongeon. Et ce ne serait pas plus mal s’ils ne remontaient plus. 
</p><p> Revenir en arrière, c’est finalement aussi ce que veulent les adversaires de FAIF, le projet de financement de l’aménagement et de l’infrastructure ferroviaire. S’opposer aujourd’hui au développement du rail, c’est saboter la gestion durable d’une mobilité en pleine croissance. La Suisse est par excellence le pays du rail. Elle doit le rester&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1428</guid><pubDate>Thu, 06 Feb 2014 10:22:00 +0100</pubDate><title>Les recommandations de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-recommandations-de-l-uss</link><description>Votations fédérales du 18 mai 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera de toutes ses forces pour que le peuple dise OUI, le 18 mai prochain, à son initiative sur les salaires minimums. Concernant les autres objets de ces votations, l’USS dit OUI au contre-projet à l’initiative pour la médecine de famille et NON à l’achat de Gripen ainsi qu’à l’initiative demandant l’interdiction professionnelle à vie des pédophiles.</p><p>Jusqu’au 18 mai, les choses sont claires&nbsp;: l’USS donne toute la priorité à son initiative sur les salaires minimums. Elle se battra avec tous les moyens à sa disposition pour gagner dans les urnes, car, grâce à cette victoire, le salaire de 330&nbsp;000 personnes augmenterait au point de ne plus être un salaire de misère. Secondement, la sous-enchère salariale serait jugulée et la lutte menée contre elle deviendrait beaucoup plus facile.
</p><p>Pour les autres objets susmentionnés, l’USS s’est positionnée comme suit&nbsp;: 
</p><h3>Achat de Gripen&nbsp;: NON</h3><p>L’USS refuse l’achat de Gripen. Son refus ne concerne pas le type d’avion. Il s’agit de savoir dans quels domaines la Confédération doit faire vraiment des investissements d’un tel volume. En d’autres termes&nbsp;: les milliards destinés aux avions de combat manqueraient ailleurs, comme dans la sécurité sociale, la formation ou le personnel de la Confédération. Autant de secteurs où ils sont de toute urgence nécessaires. Au vu des expériences faites avec les FA-18, il y a lieu de douter fortement de la valeur que représenteraient lesdites «&nbsp;affaires compensatoires&nbsp;». 
</p><h3>Contre-projet à l’initiative populaire pour la médecine de famille&nbsp;: OUI </h3><p>Ce contre-projet veut que la Confédération et les cantons garantissent des soins médicaux de base de haute qualité en suffisance et accessibles à tout le monde. Confédération et cantons devront reconnaître et encourager la médecine de famille comme un élément essentiel de ces soins médicaux de base. En outre, la Confédération devra édicter des prescriptions sur la formation de base et spécialisée dans le domaine des professions des soins médicaux de base et sur les conditions d’exercice de ces professions, ainsi que la rémunération appropriée de prestations de la médecine de base.
</p><h3>Initiative populaire «&nbsp;Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants&nbsp;»&nbsp;: NON</h3><p> L’USS rejette cette initiative parce qu’elle demande de manière trop imprécise et indifférenciée que toutes les personnes condamnées pour avoir eu des actes d’ordre sexuel avec des enfants n’aient plus le droit à vie de travailler avec des enfants. L’exemple d’une relation amoureuse impliquant un(e) mineur(e) le montre de manière exemplaire. Si un homme de 20 ans a une relation consentie avec une mineure de 15 ans, il est condamné, car la majorité sexuelle est fixée à 16 ans en Suisse et leur différence d’âge est supérieure à trois ans. Mais ces deux personnes pourront même se marier plus tard. Toutefois, l’homme se verrait interdire toute sa vie d’exercer la profession d’enseignant ou d’être un responsable de scouts ou d’être entraîneur d’une équipe de football. C’est absurde. Le contre-projet indirect, qui se présente sous la forme de modifications du Code pénal, du Code pénal militaire et de la loi fédérale régissant la condition pénale des mineurs reprend la revendication de base tout à fait respectable de l’initiative, selon laquelle les enfants et les personnes dépendantes doivent aussi être protégés de toute exploitation sexuelle.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1429</guid><pubDate>Thu, 06 Feb 2014 08:17:00 +0100</pubDate><title>Malgré une tendance positive, quelques chantiers subsistent</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/malgre-une-tendance-positive-quelques-chantiers-subsistent</link><description>Bilan de dix années de loi sur la formation professionnelle</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’actuelle loi sur la formation professionnelle (LFPr) est en vigueur depuis 2004. Ces dix dernières années, elle a évolué dans l’ensemble de manière réjouissante. Le nombre de places d’apprentissage est aujourd’hui supérieur à ce qu’il était quinze ans en arrière. Mais de nombreux défis, dont certains qualitatifs, doivent encore être relevés. Les syndicats sont concernés.</p><p>La LFPr en vigueur depuis dix ans reprend d’importantes revendications des syndicats. Représentant de fait comme un contre-projet indirect à l’initiative populaire sur les places d’apprentissage de l’USS, rejetée par le peuple en 2003, elle dénotait une volonté de rupture dans la formation professionnelle. Beaucoup d’acteurs de provenances diverses voulaient ouvrir une voie pour sortir d’une crise qui se caractérisait par le nombre trop petit de places d’apprentissage et de formation mis à disposition par l’économie et la société.
</p><p>La LFPr a, d’une part, développé une stratégie nationale plus cohérente et plus efficace de pilotage de la formation professionnelle et encouragé, de l’autre, un partenariat entre Confédération, cantons et «&nbsp;organisations du monde du travail&nbsp;», c’est-à-dire les syndicats et les organisations patronales 
</p><h3>À nouveau davantage de places d’apprentissage</h3><p>La LFPr a donné de nouveaux moyens d’intervention à la Confédération et, depuis son entrée en vigueur, des efforts considérables ont été entrepris pour dynamiser le marché des places d’apprentissage. Ainsi, depuis la publication du premier baromètre des places d’apprentissage en 2005, le nombre de ces dernières mises à disposition des jeunes sortant de l’école obligatoire a augmenté de plus de 25&nbsp;% en huit ans, passant de 76&nbsp;000 en 2005 à 95&nbsp;500 en 2013. En 2011, le nombre de places d’apprentissage disponible en Suisse dépassait le nombre de jeunes qui en recherchaient une. Une situation impensable quinze ans plus tôt. Outre les mesures sur ce marché, la LFPr a aussi permis de renforcer les dispositifs en faveur des jeunes ayant des difficultés à la sortie de l’école obligatoire. La mise en place de la formation professionnelle de deux ans qui donne accès à une attestation reconnue au niveau fédéral (AFP) s’est avérée être un bon instrument d’intégration pour ces jeunes qui ne parviennent pas à entrer ou à rester dans une filière plus exigeante.
</p><h3>Surveillance et protection efficace des apprenti(e)s</h3><p>Dans la LFPr, la responsabilité de la surveillance de l’apprentissage relève entièrement de la compétence des cantons. Les modalités d’exécution sont disparates, les ressources varient fortement d’un canton à l’autre et la coordination intercantonale est rudimentaire. Au niveau national, nous ne disposons d’aucune information d’ensemble ni de moyens d’évaluation.
</p><p>La protection des jeunes apprenti(e)s est restée, elle-aussi, un domaine négligé par la formation professionnelle, les dispositions de protection étant essentiellement rattachées à la loi sur le travail, dont l’application est traditionnellement du ressort des autorités du marché du travail. Les discussions intenses sur l’abaissement de l’âge de protection des jeunes pour les travaux dangereux pendant la formation professionnelle ont montré les nombreuses lacunes du système. Il s’est avéré que beaucoup de jeunes sont exposés en apprentissage à des risques inutiles, faute de moyens de prévention et de contrôles suffisants. Beaucoup de chemin reste à parcourir avant d’en arriver à une situation acceptable.
</p><h3>Un accès pour tous les jeunes</h3><p>Même si de nombreux efforts ont été faits pour améliorer l’accès des jeunes à la formation professionnelle initiale (notamment au niveau du marché des places d’apprentissage), environ 10&nbsp;% encore des jeunes sortant de l’école obligatoire n’acquièrent aucun diplôme après leur scolarité. Le nombre de jeunes en attente d’une place de formation reste depuis plusieurs années à un niveau élevé (16&nbsp;500 en 2013, soit plus que 10&nbsp;% d’une volée). Paradoxalement, le nombre de places d’apprentissage inoccupées augmente (8&nbsp;500 en 2013), les entreprises se plaignant de plus en plus souvent de ne pas recevoir de candidatures répondant aux exigences. Comme les exigences de qualification sur le marché du travail augmentent, le problème de la sous-qualification des jeunes qui arrivent sur le marché du travail s’accentuera ces prochaines années.
</p><h3>Accès des adultes à la formation professionnelle initiale</h3><p>Même si la LFPr a légalement ouvert de nouvelles voies d’accès à la formation professionnelle initiale pour les adultes dès 25 ans (p. ex. via la validation des acquis) et bien que l’intention soit juste, les résultats au plan national sont indéniablement mauvais. Outre le fait que très peu d’adultes accèdent à la formation professionnelle initiale, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation a constaté récemment, dans un rapport en cours d’élaboration, que la plupart des adultes empruntent encore à ce jour la voie classique de formation, c’est-à-dire l’apprentissage dual conçu à l’origine pour les jeunes. D’une part, cette situation pose un problème d’un point de vue syndical, sachant que les conditions d’emploi des apprenti(e)s ne sont généralement pas réglementées (exclusion du champ d’application des CCT) et ne correspondent pas aux normes d’usage d’un(e) employé(e) adulte (notamment au plan du salaire). D’autre part, ce constat confirme la thèse syndicale selon laquelle la conception et la mise en place des voies de formation pour adultes sont actuellement, à quelques exceptions près, inadéquates.
</p><p> En outre, la formation professionnelle supérieure doit aussi faire l’objet de toute urgence d’une réforme. Lors de l’élaboration de la LFPr, son importance a été clairement sous-estimée, ce qui a nettement désavantagé les personnes ayant suivi une formation professionnelle. C’est pourquoi l’USS plaide pour une réforme fondamentale du système. Les travailleurs et travailleuses, qui se préparent à passer un brevet ou une maîtrise doivent pouvoir être financièrement soutenus par la Confédération. Pour ce faire, il faut fortement relever la participation des pouvoirs publics aux coûts sous forme d’un remboursement direct des frais de cours.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1430</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2014 15:36:00 +0100</pubDate><title>Dix ans de loi sur la formation professionnelle: bilan et perspectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/dix-ans-de-loi-sur-la-formation-professionnelle-bilan-et-perspectives</link><description>Position de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<h3>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une loi élaborée sous la pression des milieux syndicaux </h3><p>Entre 1985 et 1995, le marché des places d’apprentissage connaît une régression constante, le nombre de places passant de 243’000 à 191'000 en dix ans. La crise économique des années 90 est une des causes à l’origine de cette diminution, d’autant plus que celle-ci touche de plein fouet le secteur industriel, un des pourvoyeurs principaux de places d’apprentissage. La crise touche donc durant cette période les jeunes plus durement que le reste de la population. Le taux de chômage des jeunes double entre 1991 et 1993 passant de 3.2 à 6.3% en seulement deux ans<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Le niveau de chômage des jeunes restera plus ou moins à ce niveau jusqu’au début des années 2000 avant de connaître une nouvelle progression suite à la prochaine crise.
</p><p>C’est dans ce contexte que la jeunesse syndicale lance en 1992 une pétition demandant une réforme de la formation professionnelle, une amélioration des conditions de travail des apprenti(e)s (salaire minimum et sept semaines de vacances), ainsi qu’un accès facilité à la formation continue (congé formation et bourses d’études). L’USS remettra la pétition au Parlement munie de 40'000 signatures, suite à laquelle le Conseil des États transmettra en 1994 un postulat demandant au Conseil fédéral un rapport sur l’état de la formation professionnelle et son évolution future<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Le rapport, transmis en 1996, est jugé trop peu ambitieux par les milieux politiques et suscite un large débat dans l’opinion publique.
</p><p>Sensibilisé à ces questions, le Parlement transmet motions et postulats et adopte entre 1997 et 1999 deux arrêtés fédéraux visant à améliorer l’offre de places d’apprentissage. Il débloque à cet effet un budget de 160 millions de francs. Lors des débats sur la nouvelle Constitution fédérale, le Parlement décide également d’élargir les compétences de la Confédération à l’ensemble du domaine de la formation professionnelle, y compris les professions relevant jusque-là de la compétence cantonale (social, santé et arts). Parallèlement, l’USS lance l’initiative sur les places d’apprentissage qu’elle dépose en 1999. L’initiative stipule un droit à une formation professionnelle appropriée, une offre de formation suffisante et la création d’un fonds de formation professionnelle national financé par les contributions des employeurs.
</p><p>Sous la pression des milieux politiques et syndicaux, le Conseil fédéral transmet enfin en 2000 un projet de révision totale de la loi sur la formation professionnelle. Jugées valables sur le fond, le Conseil fédérale et le Parlement prennent en considération une grande partie des revendications de l’initiative de l’USS. La nouvelle loi est finalement adoptée en décembre 2002 et présentée comme contre-projet à l’initiative de l’USS soumise au peuple peu de temps après. Elle entre en vigueur en janvier 2004. 
</p><h3>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un bilan globalement positif</h3><p>Dix après l’entrée en vigueur de la LFPr, l’USS tire un bilan positif de la nouvelle loi. Elle salue un certain nombre d’évolutions qu’elle énumère ici&nbsp;:</p><ul><li>Une stratégie nationale plus cohérente et efficace </li></ul><p>L’élargissement des compétences de la Confédération en matière de formation professionnelle est sans aucun doute un des éléments ayant conduit à une réforme en profondeur du paysage de la formation professionnelle. La prise en compte de secteurs jusque-là sous la compétence des cantons (social et santé en particulier) a permis une valorisation de la formation professionnelle par l’intégration de branches des services relevant plus spécifiquement du secteur public. Cette diversification a permis notamment d’ouvrir plus largement la voie de l’apprentissage aux jeunes femmes, augmentant les chances de celles-ci d’obtenir une bonne formation de base jouissant d’une reconnaissance fédérale.
</p><p>Le renforcement des compétences au niveau national a favorisé également le développement d’instruments mieux à même de répondre aux besoins de pilotage et de développement de la formation professionnelle. La mise en place du baromètre des places d’apprentissage en est un exemple, de même que l’élaboration des masterplans (par ex. masterplan Formation professionnelle, masterplan pour les professions de la santé).</p><ul><li>Un partenariat plus intégratif </li></ul><p>La LFPr a conduit à un renforcement du partenariat entre les acteurs de la formation professionnelle («&nbsp;Verbundpartnerschaft&nbsp;»). En instaurant le principe d’un partenariat étroit de la Confédération, des cantons et des «&nbsp;organisations du monde du travail&nbsp;» (partenaires sociaux et autre organisations directement concernées), elle a contribué à la mise en place d’un climat de collaboration généralement constructif. Les partenaires sociaux, aussi bien du côté syndical que patronal, ont été globalement bien intégrés dans les processus de décision au niveau national (notamment via la conférence annuelle des places d’apprentissage). Ils ont pu ainsi contribué au développement stratégique de la formation professionnelle aux côtés des cantons et de la Confédération. Ceci a largement contribué à consolider et repositionner cette filière au sein d’un système suisse de formation en forte expansion.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp;Des places d’apprentissage en constante augmentation</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Selon la LFPr, les partenaires de la formation doivent veiller «&nbsp;à assurer autant que possible une offre suffisante dans le secteur de la formation professionnelle, notamment dans les domaines d'avenir&nbsp;» (art. 1). A l’art. 13, la LFPr donne à la Confédération la compétence d’intervenir dans le cas d’une offre de formation insuffisante. Ces éléments introduits dans la nouvelle loi couvrent une partie des revendications de l’initiative USS sur les places d’apprentissage. La nouvelle loi a donc donné de nouveaux moyens d’intervention à la Confédération et depuis son entrée en vigueur, des efforts considérables ont été entrepris pour dynamiser le marché des places d’apprentissage. Ainsi, depuis la publication du premier baromètre des places d’apprentissage en 2005, le nombre de places d’apprentissage mis à disposition des jeunes sortant de l’école obligatoire a augmenté de plus de 25% en huit ans, passant de 76'000 places en 2005 à 95'500 places en 2013<a href="typo3/#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. En 2011, le nombre de places d’apprentissage disponible en Suisse dépassait au niveau national le nombre de jeunes en recherche, situation qui aurait été impensable quinze ans plus tôt.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp;Une base financière plus solide</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Le transfert de nouvelles compétences à la Confédération et les coûts engendrés par la réforme devait logiquement s’accompagner d’une augmentation des contributions fédérales. Il s’agissait d’une exigence non seulement des cantons, mais également des partenaires sociaux. Suite à la nouvelle loi, la participation financière de la Confédération a augmenté progressivement au cours des années pour atteindre en 2012 les 25% de financement fédéral fixés dans la nouvelle loi. Ceci permet aujourd’hui aux cantons d’amortir une partie des coûts supplémentaires engendrés suite à l’entrée en vigueur de la loi. La formation professionnelle bénéficie ainsi d’une meilleure assise financière. Le nouveau système de financement décharge non seulement les cantons, mais permet également aujourd’hui de mieux soutenir les organisations du monde du travail, notamment pour le développement des professions ou de projets d’innovation.</p><ul><li>Une meilleure prise en charge des jeunes en difficulté </li></ul><p>&nbsp;</p><p>Outre les mesures sur le marché des places d’apprentissage, la nouvelle loi a également permis de renforcer les dispositifs en faveur des jeunes ayant des difficultés à la sortie de l’école obligatoire. La mise en place de la formation professionnelle de deux ans qui donne accès à une attestation reconnue au niveau fédérale (AFP) s’est avérée être un bon instrument d’intégration des jeunes ne parvenant pas à entrer ou à rester dans une filière plus exigeante. Les premières évaluations semblent monter que l’AFP permet de mieux positionner les jeunes sur le marché du travail que les formations élémentaires délivrées au niveau cantonal. Mieux intégrée dans le système de formation professionnelle au niveau national, l’AFP facilite le passage au CFC et permet pour certains de raccourcir la durée de la seconde formation. La mise en place systématique d’un soutien individuel («&nbsp;encadrement individuel spécialisé&nbsp;») dans le cadre de cette filière a permis par ailleurs de limiter le nombre d’échecs. La mise en place d’autres mesures financées par la Confédération sur la base de la nouvelle loi (notamment le Case management formation professionnelle) a fortement contribué à professionnaliser et optimiser la prise en charge des jeunes en difficultés,</p><ul><li>Une modernisation systématique des professions</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Dans sa pétition lancée en 1992, la jeunesse syndicale avait déjà lancé un signal d’alarme aux milieux politiques exigeant une modernisation en profondeur de la formation professionnelle. Elle dénonçait le haut degré de spécialisation des professions et une inadéquation grandissante par rapport à l’évolution des besoins du marché du travail et aux exigences de formation tout au long de la vie. Avec la nouvelle loi, une réforme en profondeur des professions a eu lieu. En dix ans, la grande majorité des professions ont été remaniées suite à une analyse approfondie des besoins par branche. Ce travail monumental a contribué au renouvellement de la formation professionnelle lui donnant une plus grande cohérence et une meilleure base pour les années à venir. La mise en place de nouvelles professions, notamment dans le secteur des services, contribue également à augmenter l’attractivité de cette filière, notamment pour les femmes.
</p><h3>&nbsp;3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; De nouveaux défis à relever </h3><p>Si la nouvelle loi a pu en dix ans remettre la formation professionnelle à flot, de nombreux chantiers restent encore ouverts à ce jour. Les incertitudes du marché du travail et les perpétuelles transformations structurelles exigent d’un système de formation professionnelle une adaptation permanente. L’USS voit principalement cinq champs d’action pour les prochains dix ans&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp;Représentativité des branches et capacité d’innovation</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Malgré l’ouverture progressive aux branches des services, la formation professionnelle reste au niveau stratégique extrêmement influencée par le secteur secondaire (industrie, arts et métiers) et le secteur privé des petites et moyennes entreprises. Pour des raisons essentiellement historiques, l’intégration des nouveaux domaines, relevant notamment du service public (santé par exemple), n’est à ce jour pas entièrement satisfaisante. Les milieux traditionnels de la formation professionnelle sont généralement peu ouverts aux changements. Cette situation a une incidence à la fois sur l‘aptitude à intégrer de nouvelles branches, de même que sur la capacité générale d’innovation de la formation professionnelle.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp; Obstacles à l’intégration des jeunes en difficultés</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Même si de nombreux efforts ont été fait pour améliorer l’accès des jeunes à la formation professionnelle initiale (notamment au niveau du marché des places d’apprentissage), encore environ 10% des jeunes sortant de l’école obligatoire n’acquièrent aucun diplôme après leur scolarité. Le nombre de jeunes en attente d’une place de formation reste depuis plusieurs années à un niveau élevé (16'500 jeunes en 2013, soit plus que 10% d’une volée). Paradoxalement, le nombre de places d’apprentissage inoccupées augmentent (8’500 places vacantes en 2013), les entreprises se plaignant de plus en plus souvent de ne pas recevoir de candidature répondant aux exigences. Vu que les exigences de qualification sur le marché du travail augmentent, le problème de la sous-qualification des jeunes qui arrivent sur le marché du travail s’accentuera ces prochaines années.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp;Accès des adultes à la formation professionnelle initiale</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Même si la nouvelle LFPr a légalement ouvert la porte à de nouvelles voies d’accès à la formation professionnelle initiale pour les adultes<a href="typo3/#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> (par exemple via la validation des acquis), les résultats au niveau national sont indéniablement mauvais. Outre le fait que très peu d’adultes accèdent aujourd’hui à la formation professionnelle initiale, le SEFRI a constaté récemment dans un rapport en cours d’élaboration que la plupart des adultes empruntent encore à ce jour la voie classique de formation, c’est-à-dire l’apprentissage dual conçu à l’origine pour les jeunes. D’une part, cette situation pose un problème d’un point de vue syndical, sachant que les conditions d’emploi des apprenti(e)s ne sont généralement pas règlementées (exclusion du champ d’application des CCT) et ne correspondent pas aux normes d’usage d’un employé adulte (notamment au niveau du salaire). D’autre part, ce constat confirme la thèse syndicale que la conception et la mise en place des voies de formation pour adultes est actuellement, à quelques exceptions près, inadéquates.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp; Réforme urgente de la formation professionnelle supérieure</li></ul><p>&nbsp;</p><p>L’importance stratégique de la formation professionnelle supérieure a été complétement sous-estimée lors de l’élaboration de la nouvelle LFPr. Cette situation a conduit à de nombreuses polémiques ces dernières années, certains milieux accusant les pouvoirs publics de favoriser les hautes écoles (tertiaire A), en pleine expansion, au détriment de la formation professionnelle supérieure (tertiaire B). En 2009, l’USS s’exprime en faveur d’une revalorisation de la formation professionnelle supérieure par le biais d’un changement radical dans le système de financement. Elle plaide alors pour un encouragement systématique des jeunes qui poursuivraient leur qualification par le biais d’une formation professionnelle supérieure grâce à un financement individuel forfaitaire de 5000 francs. La même année, la Confédération lance un long processus de négociations impliquant les partenaires sociaux (associations faîtières) et les cantons (CDIP). L’issue des discussions est encore incertaine. De celle-ci dépendra le positionnement futur de la formation professionnelle supérieure et, indirectement, celui de l’apprentissage.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp; Surveillance et protection efficaces des apprenti(e)s </li></ul><p>&nbsp;</p><p>Dans la nouvelle LFPr, la responsabilité de la surveillance de l’apprentissage relève entièrement de la compétence des cantons. Les modalités de mise en œuvre sont disparates, les ressources varient fortement d’un canton à l’autre et la coordination intercantonale est rudimentaire. Au niveau national, nous ne disposons d’aucune information d’ensemble ni de moyens d’évaluation.
</p><p>La protection des jeunes apprentis est restée elle-aussi un domaine négligé par la formation professionnelle, les dispositions de protection étant essentiellement rattachée à la loi sur le travail dont la mise en œuvre est traditionnellement du ressort des autorités du marché du travail. Les discussions intensives autour de la question de l’abaissement de l’âge de protection des jeunes pour les travaux dangereux pendant la formation professionnelle ont montré les nombreuses lacunes du système. Il s’est avéré que de nombreux jeunes sont soumis en apprentissage à des risques inutiles faute de moyens de préventions et de contrôle suffisant. A ce niveau, beaucoup de chemin reste à parcourir avant d’atteindre une situation acceptable pour les jeunes.
</p><h3>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Priorités syndicales </h3><p>Le bilan de la nouvelle LFPr nous montre qu’il n’est pas encore temps de nous endormir sur nos lauriers. La force de mobilisation syndicale des années nonante a été un des facteurs essentiels ayant conduit à la réforme en profondeur de la formation professionnelle. Si elle a conduit à une amélioration significative de la situation, de nouveaux défis se présentent aujourd’hui qui ont leur importance au niveau syndical. Voici, en quelques points, les principales priorités syndicales&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>&nbsp; Garantir l’accès à un diplôme du secondaire II à tous les jeunes.</li></ul><ul><li>&nbsp; Faciliter l’accès des adultes à la formation professionnelle initiale par des voies de qualification adaptées à leurs besoins (par ex. via la modularisation des procédures de qualifications et le financement de cours préparatoires aux examens).</li></ul><ul><li>&nbsp;Améliorer l’attractivité de la formation professionnelle en donnant des perspectives à long terme aux professionnels (salaires minimaux attractifs dans les CCT correspondant aux qualifications et financement de la formation continue), ainsi qu’en améliorant la perméabilité des voies de formation (via par exemple un renforcement de la maturité professionnelle)</li></ul><ul><li>&nbsp; Renforcer et réformer le financement de la formation professionnelle supérieure (solution fédérale).</li></ul><ul><li>&nbsp; Améliorer la protection des jeunes par le renforcement de la procédure d’autorisation (par ex. réexamen tous les 5 ans) et de la surveillance.</li></ul><ul><li>&nbsp; Améliorer le cadre général des conditions de travail (par ex. intégration des apprenti(e)s dans le champ d’application des CCT et salaires minimaux pour les apprenti(e)s).</li></ul><ul><li>&nbsp; Assurer l’information des jeunes sur leur droit, en renforçant notamment la présence syndicale dans les écoles professionnelles.</li></ul><p><br></p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> OFS, statistiques du chômage au sens du BIT par groupes d’âge, taux pour les 15-24 ans
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a><a href="http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=19943003">http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=19943003</a></p><p>&nbsp;<a href="typo3/#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Baromètres des places d’apprentissage du mois d’août 2005 à août 2013.
</p><p><a href="typo3/#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Par «&nbsp;adultes&nbsp;», on entend dans ce contexte les personnes âgées de 25 ans et plus.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1425</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2014 14:47:00 +0100</pubDate><title>Entwurf der Verordnung über die Anpassung von Tarifstrukturen in der Krankenversicherung. Anhörung</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/entwurf-der-verordnung-ueber-die-anpassung-von-tarifstrukturen-in-der-krankenversicherung-anhoerung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1424</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2014 14:44:00 +0100</pubDate><title>Anhörung Änderung ArGV2; Sonderbestimmung Veranstaltungsdienstleistungsbetriebe</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerung-aenderung-argv2-sonderbestimmung-veranstaltungsdienstleistungsbetriebe</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1423</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2014 09:50:00 +0100</pubDate><title>Anhörung Revision Art. 25 ArGV 2</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerung-revision-art-25-argv-2</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1422</guid><pubDate>Tue, 28 Jan 2014 14:46:00 +0100</pubDate><title>Rita Gassmann </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/rita-gassmann</link><description>Hommage à l&#039;ancienne secrétaire centrale de la FCTA et vice-présidente de l’USS, 
récemment décédée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 22 janvier 2014, Rita Gassmann, syndicaliste confirmée, est décédée à Zurich dans sa 79e année. Rita Gassmann a travaillé pendant des décennies pour la FCTA (Fédération des travailleurs du commerce, des transports et de l’alimentation), qui a fusionné au sein d’Unia (2005). Elle a aussi exercée des fonctions dirigeantes au sein de l’USS.</p><p>Rita Gassmann a grandi dans une famille de cheminots du canton de Glaris et profité d’une maison familiale toujours ouverte, qui l’a durablement marquée selon elle. Après un apprentissage d’employée de commerce, elle est devenue en 1956 la plus jeune employée du secrétariat central de la FCTA et s’est retrouvée dans l’équipe d’Hermann Leuenberger, l’inoubliable président de la FCTA et de l’USS. Trois ans plus tard, elle passe dans le secteur privé, puis on la retrouve au service du canton de Zurich où, pendant de nombreuses années, elle fut adjointe auprès du ministère public des mineurs.
</p><p>En 1977, Rita Gassmann, succéda à Maria Zaugg-Alt au poste de secrétaire centrale de la FCTA. Contrairement à sa prédécesseure, elle ne fut pas uniquement responsable des questions d’égalité des sexes, mais, dès le départ et comme ses collègues masculins, également du travail de l’organisation. Elle s’occupa alors des importantes négociations salariales et contractuelles avec Coop et Migros et collabora au sein de la FIET, devenue l’UNI Global Union, l’organisation mondiale des employé(e)s du secteur des services, où elle fut aussi responsable des finances.
</p><p>Quelques années avant déjà, Rita Gassmann était devenue présidente des Femmes socialistes et, ainsi, membre du comité directeur du Parti socialiste suisse. À partir de 1985, elle présida la Commission féminine de l’Union syndicale suisse (USS) et le Congrès de cette dernière l’élit vice-présidente à Interlaken, en 1990, une fonction qu’elle exerça jusqu’en 1994. Ensuite, Rita Gassmann fut membre pendant trois ans du Comité de l’USS et représenta les syndicats dans de nombreuses commissions et instances de la Confédération, dont le conseil d’administration de la SUVA et au sein de la SSR, ainsi que dans de nombreuses commissions techniques du secteur du commerce et de la vente, assumant ainsi, avec un engagement soutenu, tout un éventail de tâches les plus variées. Lorsqu’elle exerça, pendant ses deux dernières années d’activité professionnelle (de 1995 à 1997), la fonction de présidente centrale de la FCTA, Rita Gassmann le fit avec un grand sens du devoir, sachant qu’un engagement total de sa part était à nouveau requis, un engagement qui fut remarquable jusqu’aux tout derniers mois avant sa retraite.
</p><p> Avec le décès de Rita Gassmann, nous pleurons une grande syndicaliste et une vraie amie. Rita était une combattante engagée pour l’égalité des sexes. Le sens de son engagement était la justice sociale. Nous garderons toujours d’elle un excellent souvenir.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1417</guid><pubDate>Tue, 28 Jan 2014 10:56:00 +0100</pubDate><title>Ne sabotons pas la lutte contre la sous-enchère salariale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ne-sabotons-pas-la-lutte-contre-la-sous-enchere-salariale</link><description>NON à l&#039;initiative isolationniste de l’UDC !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le débat sur l’immigration en Suisse s’échauffe. Ce qui intéresse en premier lieu les médias, ce sont les transports et les trains encombrés, les loyers qui explosent, un territoire mité et la sous-enchère salariale. Or l’initiative de l’UDC «&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;» n’apporte aucune solution à ces problèmes. Au contraire, son acceptation gênerait la lutte contre la sous-enchère salariale et nous renverrait des années en arrière. L’initiative isolationniste de l’UDC est la plus mauvaise manière imaginable de réguler l’accès au marché suisse du travail.
</p><p>D’un point de vue syndical, il est clair que les vrais problèmes du marché suisse du travail sont causés par des employeurs sans scrupules qui foulent aux pieds le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Profitant sans retenue aucune de la détresse de la main-d’œuvre étrangère, ils versent des salaires de misère, mettant ainsi les salaires suisses sous pression. Pour empêcher ces pratiques, une seule solution&nbsp;: développer les mesures d’accompagnement, multiplier les contrôles et durcir les amendes. 
</p><p>Or, avec son initiative, l’UDC vise exactement le contraire, car les mesures d’accompagnement ont toujours été une épine dans le pied des dirigeants de ce parti. Si elle était acceptée, ces mesures de protection aussi tomberaient avec la libre circulation des personnes. Et les salarié(e)s se trouveraient livrés pieds et poings liés aux patrons.
</p><p>Les conséquences en seraient particulièrement dures pour les travailleurs et travailleuses indigènes sans passeport suisse. Car l’UDC ne veut pas simplement revenir au système des contingents qui a été un échec en son temps, mais demande qu’à l’avenir la priorité soit donnée aux ressortissant(e)s suisses et non pas simplement aux travailleurs et travailleuses indigènes. En l’absence de Suissesses ou de Suisses à disposition dans une branche, des contingents seraient alors garantis à l’économie. Cela, même si des travailleurs et travailleuses indigènes avec un passeport étranger – comme des Italien(ne)s, des Espagnol(e)s ou des Portugais(es) établis depuis longtemps dans notre pays – se trouvaient au chômage. Pire encore&nbsp;: ces personnes risqueraient d’être privées collectivement de droits. En effet, selon l’initiative, elles feraient désormais partie de ces personnes dont les droits à un séjour durable, au regroupement familial et à des prestations sociales peuvent être limités. Celles qui se retrouveraient sans emploi devraient être chassées du pays au mépris de tous les principes juridiques. C’est ce que veut l’UDC.
</p><p>Un regard dans le passé montre que cette initiative est un instrument inapte à piloter l’immigration. La Suisse devrait prétendument pouvoir à nouveau définir elle-même le volume de l’immigration avec un système de contingentement. C’est une illusion. À l’époque des contingents aussi, l’économie s’est vu attribuer autant d’autorisations de travail qu’elle le voulait. C’est pour cela que l’immigration des années 1960 a été en pourcentage plus forte que ces dernières années. Une main-d’œuvre particulièrement nombreuse a été dirigée vers des branches structurellement faibles comme l’agriculture, l’hôtellerie-restauration et la construction, ce qui a conduit l’État à encourager une politique des bas salaires.
</p><p>Au lieu d’attiser la xénophobie, l’UDC ferait bien de contribuer à la recherche d’une solution pour résoudre les problèmes certes renforcés, mais pas causés, par l’immigration en matière d’infrastructures, de logements et d’aménagement du territoire.
</p><p> Il est irresponsable de prétendre que l’acceptation de l’initiative isolationniste de l’UDC serait sans conséquence. En effet, cette initiative ferait faire à la Suisse un énorme bond en arrière, politiquement, économiquement et socialement. C’est pour cela que nous devons clairement rejeter cette initiative extrémiste.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1421</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2014 14:49:00 +0100</pubDate><title>Enregistrement de la durée du travail dans les cantons : une pratique des plus lacunaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enregistrement-de-la-duree-du-travail-dans-les-cantons-une-pratique-des-plus-lacunaires</link><description>Malgré la hausse du stress et des épuisements professionnels</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’étude publiée aujourd’hui par l’USS prouve qu’en Suisse, malgré les prescriptions légales, l’enregistrement de la durée du travail est des plus lacunaires. Les cantons n’assument en particulier guère leur obligation de contrôle en la matière. Selon un sondage de l’USS réalisé auprès des inspectorats cantonaux du travail, il apparaît que ces derniers sont souvent très mal dotés en personnel pour réaliser dans une mesure suffisante les contrôles prescrits par la loi sur le travail. Plus inquiétant encore&nbsp;: quelques inspectorats du travail ont reconnu que les autorités dont elles dépendent ne souhaitaient pas de tels contrôles.
</p><p>Les conséquences de ce laisser faire sont, d’une part, des durées de travail trop longues, et parfois même pas rémunérées correctement, et, de l’autre, davantage de stress et d’épuisements professionnels. L’absence de contrôles est particulièrement marquée dans les services et les domaines où les employeurs profitent du potentiel d’auto-exploitation offert par les «&nbsp;horaires de travail fondés sur la confiance&nbsp;» ou le télétravail.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige la maintien des prescriptions en vigueur en matière d’enregistrement de la durée du travail et d’obligation de documentation faite aux employeurs, plus de ressources pour les inspectorats cantonaux du travail, une nouvelle clé de financement de leurs activités et la participation du SECO, ainsi qu’un recensement statistique différencié des résultats des contrôles. Si ces revendications ne sont pas réalisées, le stress et les atteintes à la santé, la souffrance des individus et les coûts pour la société continueront à augmenter. Grâce aux nouvelles technologies – comme les applications pour smartphone –, l’enregistrement de la durée du travail est facile dans des domaines comme le télétravail.
</p><p>Luca Cirigliano&nbsp;: Arbeitszeit kontrollieren statt Burnouts kurieren. Mangelhafter Vollzug der Arbeitszeiterfassung in den Kantonen (introduction, conclusions et perspectives en français). Dossier de l’USS N° 100.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1415</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2014 14:45:00 +0100</pubDate><title>Il faut en finir avec l’introduction antidémocratique du travail du dimanche ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-en-finir-avec-l-introduction-antidemocratique-du-travail-du-dimanche</link><description>Pas besoin d’une « Lex Foxtown »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le SECO veut manifestement introduire les ventes du dimanche généralisées au moyen d’une ordonnance et contourner ainsi le peuple et les cantons. Cette façon de procéder reflète la pression exercée par un lobby fort relativement à l’exploitation du centre d’achats «&nbsp;Foxtown&nbsp;» à Mendrisio. Les syndicats combattent cet objectif, également au plan juridique. Un avis de droit de l’Université de Neuchâtel leur donne d’ailleurs raison.
</p><p>La motion Abate acceptée par les Chambres fédérales entend autoriser la vente dominicale de produits de luxe dans les régions frontalières et touristiques. C'est là, à nouveau, un grand pas vers la généralisation des ventes du dimanche. Le Conseil fédéral, respectivement le SECO, veut désormais fixer ces modifications uniquement dans une ordonnance et non dans la loi. Ce qui va empêcher tout contrôle via la démocratie directe et toute opposition des cantons, alors que ce sont eux qui sont à proprement parler responsables de ces questions.
</p><h3>L’État de droit en prendrait un coup</h3><p>En 2012 déjà, l’USS avait critiqué ce projet en soulignant qu’une réforme aussi importante n’avait pas à se faire via une ordonnance, mais nécessitait que l’on modifie la loi sur le travail (LTr). Aujourd’hui, cette position est entièrement confirmée par l’avis de droit de l’Université de Neuchâtel (cf. Pascal Mahon, Jean-Philippe Dunand, Avis de droit, Projet de modification de l’art. 24 OLT 2, Neuchâtel 23.12.2013).
</p><p>La critique émise à l’encontre de la procédure du SECO dans cet avis de droit de deux des spécialistes les plus connus du droit du travail de Suisse, notamment l’absence d’adaptation préalable de la LTr relativement à la notion de tourisme, ne doit pas rester lettre morte&nbsp;! La balle est donc dans le camp du SECO, qui doit prendre contact avec les partenaires sociaux, et notamment les syndicats.
</p><h3>Le travail du dimanche rend malade</h3><p>En effet, les déréglementations proposées du travail dominical auraient de graves conséquences pour la santé et la vie sociale des travailleurs et travailleuses concernés. Le dimanche, comme jour de repos généralisé permet d’abord de vivre avec sa famille et de récupérer, ce qui est important. La situation est d’autant plus grave que les propositions de réforme du SECO ne prévoient absolument aucune mesure de compensation. C’est inacceptable dans une branche déjà précaire comme le commerce de détail où de nombreux employeurs refusent toujours de chercher des solutions à travers une convention collective de travail.
</p><h3>Qu’est-ce que le luxe&nbsp;?</h3><p>Les propositions du SECO se singularisent aussi par un grand nombre d’imprécisions. L’exécution de l’ordonnance s’apparenterait à une loterie. 
</p><p>Il est ainsi demandé que seuls des produits de luxe puissent être vendus dans les centres d’achats. Mais qu’est-ce qu’un produit de luxe&nbsp;? Une Swatch ou seulement une Rolex&nbsp;? Un chocolat «&nbsp;normal&nbsp;» ou un chocolat de chocolatier&nbsp;? Une chemise d’armailli «&nbsp;made in Switzerland&nbsp;» ou un t-shirt de marque très cher «&nbsp;made in China&nbsp;»&nbsp;? Un parfum&nbsp;? Mais lequel alors&nbsp;?
</p><p>En outre, l’ordonnance révisée demanderait que les centres d’achats réalisent leur chiffre d’affaire d’abord avec une clientèle internationale, donc pas suisse. Mais comment contrôler cela&nbsp;? Devrait-on introduire une «&nbsp;obligation de passeport&nbsp;» afin de savoir qui est un client international ou pas&nbsp;? Devrait-on tenir un registre des clients&nbsp;? Devrait-on contrôler à la fin de chaque année si les prescriptions ont été observées&nbsp;? Et que se passerait-il si des infractions étaient constatées, etc.&nbsp;? 
</p><p> Plus l’on se penche sur l’application de la motion Abate proposée par le SECO, plus il apparaît que la solution surencombrée qui nous est présentée n’est pas assez mûre. Elle se révèle être, à proprement parler, une «&nbsp;Lex Foxtown&nbsp;», et n’être donc que dans le seul intérêt du centre d’achats tessinois du même nom. Mais on ne peut pas, par le biais d’une réforme express, sortir de l’embarras le centre d’achats Foxtown entré dans l’illégalité grâce à une «&nbsp;autorisation spéciale&nbsp;», à savoir celle de pouvoir rester ouvert le dimanche, et mépriser ainsi à ce point les intérêts des employé(e)s, des cantons et des consommateurs et consommatrices.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1419</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2014 14:43:00 +0100</pubDate><title>Enceinte ? C’est ta faute !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/enceinte-c-est-ta-faute</link><description>Non à l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Celle qui est enceinte ne peut s’en prendre qu’à elle-même et… donc payer de sa propre poche. C’est avec cet argument que les ultraconservateurs fanatiques de la responsabilité individuelle, du genre «&nbsp;droite chrétienne américaine&nbsp;» et autres «&nbsp;Tea Party&nbsp;» se battent pour biffer l’interruption de grossesse de l’assurance-maladie de base. 
</p><p>Mais outre, la revendication éthico-religieuse, ils poursuivent deux autres buts. Ils veulent, d’une part, mettre des embûches sur la voie du progrès social et de l’égalité des sexes et, de l’autre, accélérer la désolidarisation également en matière de santé.
</p><p>L’idéologie de la responsabilité individuelle qui imprègne l’initiative ne s’arrête aucunement aux seuls avortements. Pourquoi la société devrait-elle payer pour des naissances&nbsp;? Qui est enceinte n’a qu’à s’en prendre à elle-même. Pourquoi l’assurance de base devrait-elle payer quelques années plus tard pour des enfants devenus gros&nbsp;? Ils ont simplement trop mangé. C’est donc de leur faute. Et si ces enfants gros se retrouvent un jour sans boulot, à quoi bon une assurance-chômage&nbsp;? Qui est au chômage est sans doute trop paresseux. C’est une affaire privée. À eux de se débrouiller pour boucler leurs fins de mois.
</p><p>Il s’agit, de manière tout à fait fondamentale, d’inculquer à l’être humain qu’il est toujours responsable lui-même, et lui seul, de son sort. Pour les gagnants, c’est génial. Pour les perdants, c’est catastrophique. L’idéologie de la responsabilité individuelle exige de ceux «&nbsp;dont c’est la faute&nbsp;» une honte suicidaire. Cela concerne les personnes tombées enceintes malgré elles. Comme les chômeurs et chômeuses. C’est inhumain. On doit le combattre.
</p><p>«&nbsp;Chacun est l’artisan de son propre bonheur&nbsp;», nous disent les grands penseurs de la responsabilité individuelle. C’est vrai, on peut forger soi-même son propre bonheur. Mais on a au moins besoin d’un marteau, d’une enclume, de la matière nécessaire et de connaissances en matière de forge. Facile, pour qui, comme les grands prédicateurs de la responsabilité individuelle, possède d’énormes forges entièrement automatisées. Plaçons la solidarité au tout premier rang et pas la lutte ancestrale de tous contre tous&nbsp;! Défendons une assurance de base qui aide celles et ceux qui ont besoin de soins médicaux. Et disons NON, le 9 février prochain, à l’initiative «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée&nbsp;»&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1420</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2014 09:38:00 +0100</pubDate><title>Dossier 100 : Arbeitszeit kontrollieren statt Burnouts kurieren - Mangelhafter Vollzug der Arbeitszeiterfassung in den Kantonen</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-100-arbeitszeit-kontrollieren-statt-burnouts-kurieren-mangelhafter-vollzug-der-arbeitszeiterfassung-in-den-kantonen</link><description>Avec introduction, conclusions et perspectives en français</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons sont responsables des soins de santé, de la prévention en matière de santé ainsi que des prescriptions de police sanitaire, mais également, pour autant qu’elle n’incombe pas à la Confédération ou à la SUVA, de la sécurité au travail.
</p><p>À cause de cette structure fédéraliste dont il est malaisé de se faire une idée claire, l’application des dispositions légales sur le lieu de travail est répartie entre 26 inspectorats cantonaux du travail (ICT), le SECO et la SUVA. Alors que la délimitation des compétences entre la SUVA et les ICT, respectivement le SECO, est plus ou moins claire selon les risques, la répartition des tâches entre le SECO et les ICT est plus complexe (verticale). De plus, le SECO exerce la haute surveillance sur les ICT en ce qui concerne les points prioritaires de l’exécution de la loi sur le travail (LTr) et de ses ordonnances, mais sans participer dans une mesure notable à son financement. 
</p><p>Les cantons doivent en revanche surveiller l’application des dispositions de la protection de la santé psychosociale découlant de la LTr (travail supplémentaire à éviter, respect de la durée hebdomadaire maximale de travail, pauses, dispositions sur le travail du soir, du dimanche et de nuit). Ces dispositions permettent souvent, en plus de la protection de la santé psychique (dépressions, épuisement professionnel, etc.) de concilier profession et vie familiale. Elles revêtent donc une énorme importance. 
</p><p>Afin d’avoir une vue d’ensemble de l’application des dispositions légales dans les cantons, l’Union syndicale suisse (USS) a, via ses unions syndicales cantonales, lancé auprès des ICT un sondage sous une forme anonymisée. Les résultats sont désabusants. Très peu d’ICT mettent à disposition les ressources qui seraient nécessaires pour mettre en œuvre une protection de la santé psychosociale au travail. Même les mesures de protection peu contraignantes, comme l’obligation d’établir une documentation relative à l’enregistrement de la durée de travail, ne sont que très rarement contrôlées, faute de ressources en personnes et financières, respectivement de volonté politique de la part des directions cantonales responsables. Pour ne pas parler des sanctions…
</p><p>À une époque où les maladies psychosociales professionnelles dues au stress – épuisement professionnel («&nbsp;burnout&nbsp;»), maladies cardio-vasculaires, troubles du sommeil – sont fortement en hausse, une nouvelle approche de ces questions s’impose tant au plan national, qu’au SECO, l’autorité de surveillance. Cela fait des années déjà que le stress au travail croît. Si nous n’entreprenons rien, nous risquons alors à proprement parler une «&nbsp;épidémie&nbsp;» d’épuisements professionnels. Les syndicats ne sont pas d’accord.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1418</guid><pubDate>Fri, 24 Jan 2014 13:35:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassung Teilrevision des Exportrisikoversicherungsgesetzes sowie der Verordnung über die Schweizerische Exportrisikoversicherung</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassung-teilrevision-des-exportrisikoversicherungsgesetzes-sowie-der-verordnung-ueber-die-schweizerische-exportrisikoversicherung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1414</guid><pubDate>Fri, 24 Jan 2014 10:48:00 +0100</pubDate><title>Les transports publics apportent à notre pays  places de travail et prospérité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-transports-publics-apportent-a-notre-pays-places-de-travail-et-prosperite</link><description>Oui à FAIF</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les transports publics sont un facteur économique important de la Suisse. La qualité élevée des prestations est à imputer en première ligne au personnel engagé qui veille 24 heures sur 24, par tous les temps, en été comme en hiver et le jour comme la nuit, à ce que les trains et les bus circulent ponctuellement, qu'ils soient sûrs et fiables.
</p><p>Le système ferroviaire suisse est un facteur d'implantation important qui contribue de façon décisive au développement économique de notre pays. Il apporte son concours à la compétitivité internationale, ce qui crée des places de travail et la base pour un développement positif de l'économie. 
</p><p>De bons réseaux de transports augmentent l'accessibilité du pays et la cohésion nationale. Ainsi, toutes les régions du pays participent au développement économique de notre pays. 
</p><p>Grâce à un bon système de transport, la zone d'influence du marché du travail augmente, de même que l'offre pour la main-d'oeuvre qualifiée. Les employés profitent d'un plus grand choix dans les offres d'emplois. 
</p><p>Récemment, et pour la première fois, l'importance de toute la chaîne de création de plus-values des transports publics - de la production jusqu'au transport proprement dit - a été reconnue. Ces derniers génèrent une plus-value directe de près de 10,4 milliards de francs et emploient environ 100&nbsp;000 collaborateurs. Du point de vue de l'économie nationale, ils sont aussi un secteur important. 
</p><p>Et pour qu'ils le restent, il faut un Oui à FAIF. FAIF est bon pour notre économie, il augmente la prospérité et contribue au succès de la Suisse de demain. 
</p><p>FAIF garantit aussi indirectement l'emploi dans les transports publics, dans la construction et l'entretien, dans l'exploitation et la planification. Grâce aux conventions collectives de travail de bonne qualité, les entreprises de transports publics offrent aussi des conditions de travail équitables. En tant que Syndicat du personnel des transports publics, nous nous sommes toujours battus dans ce sens, et nous continuerons à le faire, entre autres en recommandant de voter Oui au projet FAIF.
</p><p>En acceptant le projet FAIF, nous garantissons d'avoir aussi à l'avenir assez de personnel, payé de façon équitable, et qui s'engage avec conviction pour des transports publics sûrs, en bon état et fiables.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1413</guid><pubDate>Tue, 21 Jan 2014 14:14:00 +0100</pubDate><title>L’USS proteste contre l’information trompeuse de la Poste</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-proteste-contre-l-information-trompeuse-de-la-poste</link><description>Accord entre la Poste et le Surveillant des prix</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon un communiqué de la Poste suisse, cette dernière renoncerait à augmenter ses prix pour la distribution de journaux. C’est faux. Au contraire même, elle continue à augmenter ses prix aux dépens de la presse associative, ce qui porte directement préjudice à la diversité médiatique.
</p><p>L’envoi de journaux d’associations est déjà devenu jusqu’à 20&nbsp;% plus cher au début de l’année 2013, suite à une réorganisation du système des prix. Et au début de cette année, une nouvelle augmentation de 2 centimes par exemplaire a été imposée. De plus, la Poste veut augmenter ses prix de 6 centimes par exemplaire jusqu’en 2016. L’intervention de toutes les organisations faîtières des partenaires sociaux contre cette hausse supplémentaire prévue a été un échec. L’augmentation des tarifs met très sérieusement en danger la survie des journaux associatifs. Selon le produit concerné, le prix de son envoi renchérira d’un quart. Les produits de presse des associations et d’autres organisations des arts et métiers, des Églises et des partis politiques, mais aussi sportives ou musicales se trouvent ainsi très gravement menacés. Beaucoup d’organisations et d’associations devront renoncer à toute une série de dépenses ou même arrêter la publication de leur organe de presse. 
</p><p> La Poste qualifie elle-même sa situation financière de solide. Finalement, l’acheminement des journaux lui rapporte aussi 20 millions de francs de subventions en plus que les années passées. Qu’elle maintienne quand même ses hausses de prix est incompréhensible et en contradiction avec l’intention, manifestée par le Parlement fédéral, de renforcer le paysage médiatique en Suisse et donc la formation de l’opinion au sein de notre démocratie directe
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Dore Heim, secrétaire dirigeante de l'USS,&nbsp;079 744 93 90</li></ul>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1412</guid><pubDate>Mon, 20 Jan 2014 15:03:00 +0100</pubDate><title>L’initiative populaire AVSplus a formellement abouti</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-initiative-populaire-avsplus-a-formellement-abouti</link><description>Il faut renforcer ce modèle de réussite qu’est l’AVS !</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;» a formellement abouti. Sur les 112&nbsp;114 signatures en sa faveur déposées en décembre dernier à la Chancellerie fédérale, seules 419 n’ont été déclarées valables. Il apparaît ainsi clairement que, face au projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» du Conseil fédéral, nous avons désormais à proprement parler avec AVSplus un contre-projet qui veut renforcer et non affaiblir le revenu perçu à la retraite sous forme de rentes. C’est urgemment nécessaire. En effet, les rentes AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C’est pour cela que le revenu perçu sous forme de rentes (1er et 2e piliers) est insuffisant pour beaucoup. Si aucune mesure n’est prise pour y remédier, le problème va encore s’aggraver pour les futurs retraité(e)s. Le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» veut même dégrader encore plus les prestations de l’AVS en remettant en question l’indexation sur le renchérissement.
</p><p>Plutôt que de démanteler les prestations de l’AVS il faut renforcer la plus importante assurance sociale de Suisse soit renforcée. En effet, l’AVS constitue la prévoyance vieillesse la plus sûre, la plus efficiente et la plus sociale du pays. AVSplus demande une hausse de 10&nbsp;% des rentes AVS. Pour les personnes vivant seules, cela signifierait une augmentation mensuelle de 200 francs environ de leur rente AVS et, pour les couples, d’environ 350 francs. Grâce au système de financement génial et solidaire de cette assurance, un renforcement du 1er pilier est beaucoup plus efficace et avantageux pour les bas et moyens revenus que l’épargne privée, avec laquelle banques et assurances privées font aussi des bénéfices. En raison du rapport qualité-prix bien meilleur du 1e pilier, le renforcement de l’AVS est particulièrement intéressant pour la jeune génération.
</p><p>Et les femmes en profiteraient plus que la moyenne. Pour cause de maternité et d’éducation des enfants, elles perçoivent souvent des petites rentes du 2e pilier. Avec les bonifications pour tâches éducatives, l’AVS tient par contre compte des interruptions de carrière, si bien que les femmes avec enfant(s) reçoivent aussi des rentes AVS d’un bon niveau.&nbsp;
</p><h5>contact</h5><p>Doris Bianchi,&nbsp;secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l’USS,<a name="Text10">&nbsp;</a>076 564 67 67</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1411</guid><pubDate>Fri, 17 Jan 2014 09:27:00 +0100</pubDate><title>Coup d’envoi de la campagne pour l’initiative sur les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/coup-d-envoi-de-la-campagne-pour-l-initiative-sur-les-salaires-minimums</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision prise par le Conseil fédéral de fixer au 18 mai la date de la votation au sujet de l’initiative sur les salaires minimums donne le coup d’envoi à la campagne pour un salaire minimum légal en Suisse. L’Union syndicale suisse (USS), ses fédérations et ses partenaires – dont le PS et les Vert(e)s – s’engageront de toutes leurs forces ces prochains mois pour que la Suisse s’attaque au problème des bas salaires. De fait, même si notre pays est l’un des plus riches au monde, 330&nbsp;000 de ses habitant(e)s gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois (x12) pour un plein temps. C’est indigne de la Suisse, c’est une honte pour elle. Mais en disant oui à l’initiative sur les salaires minimums, on y remédiera et créera plus de justice. En outre, un salaire minimum de 22 francs de l’heure constitue la meilleure protection contre la sous-enchère salariale.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1409</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2014 16:16:00 +0100</pubDate><title>Anhörung Revision Art. 60 Abs. 2 ArGV1: Entlöhnung Stillpausen</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerung-revision-art-60-abs-2-argv1-entloehnung-stillpausen</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1407</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2014 16:05:00 +0100</pubDate><title>Des services publics forts pour une Suisse performante !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/des-services-publics-forts-pour-une-suisse-performante</link><description>Journée d’étude du 27 février</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Santé, formation, administration publique, transports publics et poste. Les services publics sont un pilier essentiel de notre pays. Mais les programmes d’austérité inutiles des cantons et des privatisations «&nbsp;idéologiques&nbsp;», ainsi que la &nbsp;maximisation des profits les sapent toujours plus. </p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats du secteur public (ssp, APC, SEV, syndicom et garaNto) s’opposent énergiquement à cette politique erronée. Car seuls des services publics forts sont les garants d’une Suisse forte, dont tous et toutes puissent bénéficier. Les bas et les moyens salaires, c’est-à-dire la grande masse des travailleurs et travailleuses de Suisse, ont besoin de services et d’infrastructures publics. Qui plus est, des personnes aux formations les plus poussées au réseau bien développé des transports, l’économie profite également de services publics forts.
</p><p>Lors de cette journée «&nbsp;Des services publics forts pour une Suisse performante&nbsp;!&nbsp;», il sera question des problèmes actuels les plus brûlants dans notre pays et des principaux éléments nécessaires à des services publics forts. Et pour élargir la vision, on regardera aussi ce qui se passe ailleurs. Deux exposés présenteront les débats en cours dans l’Union européenne à ce sujet, dont celui sur la première initiative citoyenne européenne «&nbsp;L’eau est un droit humain&nbsp;», qui a réuni environ 2 millions de signatures de citoyen(ne)s de l’Union européenne. 
</p><p> La journée d’étude se tiendra le 27 février 2014, de 9 h 15 à 17 h 15, à l’hôtel Bern, Zeughausgasse 9, à Berne. Les inscriptions doivent être envoyées jusqu’au 20 février.&nbsp;
</p><p>&lt;media anmeldetalon service public talon inscript&gt;Pour s'inscrire…&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category><category>Poste</category><category>Transports</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1406</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2014 15:35:00 +0100</pubDate><title>Non à la suppression de la solution des délais</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/non-a-la-suppression-de-la-solution-des-delais</link><description>Votation fédérale du 9 février 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative populaire «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée – Alléger l’assurance-maladie en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base&nbsp;», sur laquelle nous nous prononcerons le 9 février, a été lancée parce que ses auteurs, sachant très bien qu’ils n’ont aucune chance d’interdire les avortements comme par le passé, ont choisi d’avancer masqués&nbsp;: d’une manière ou d’une autre, ils veulent punir, ne serait-ce qu’au niveau financier.</p><p>La lutte pour la solution des délais a duré 30 ans. Elle fut âpre. Ce n’est qu’en 2002 que la solution des délais fut introduite. Elle autorise une interruption de grossesse durant les 12 premières semaines qui suivent les dernières règles. Cette solution a fait ses preuves. De fait, le nombre d’avortements a diminué depuis lors en Suisse.
</p><p>Les coûts d’un avortement sont pris en charge par l’assurance obligatoire de soins. C’est précisément là la disposition que les initiant(e)s veulent supprimer. Sachant bien qu’un retour dans le passé, quand l’avortement était encore punissable, n’a aucune chance aujourd’hui, ils font semblant de s’attaquer à l’aspect financier et demandent que les coûts des avortements soient assumés par les personnes qui se font avorter. C’est hypocrite et en défaveur des femmes. L’argumentation de l’«&nbsp;affaire privée&nbsp;» a en outre un effet boule de neige dangereux. Si l’avortement est une affaire privée, il doit être payé par les personnes concernées. Il n’y a alors plus qu’un pas jusqu’à l’effacement de toute solidarité dans l’assurance-maladie. La personne qui doit se faire soigner en raison de sa consommation d’alcool – une «&nbsp;affaire privée&nbsp;» – devra aussi payer de sa poche&nbsp;! Quiconque se fait soigner pour un ulcère dû au stress – une «&nbsp;affaire privée&nbsp;» – devra aussi payer de sa poche&nbsp;! Et celle ou celui qui a des problèmes de genou à cause d’une pratique du sport trop poussée – une «&nbsp;affaire privée&nbsp;» – devra aussi payer de sa poche&nbsp;! Et liste pourrait s’allonger… Finalement, comme plus de la moitié des traitements médicaux ont des causes privées, ils devront être payés par les personnes concernées. 
</p><p>Le fait est que les coûts des interruptions de grossesse représentent moins de 0,03&nbsp;% des coûts de la santé. L’époque des faiseuses et faiseurs d’anges est révolue. Tant mieux&nbsp;! Pas question de leur redonner une chance avec les couches les plus pauvres de la population&nbsp;! 
</p><p>Parlons enfin des initiant(e)s. Ils sont constamment présents avec des initiatives populaires du même calibre. En novembre 2013, les mêmes milieux ont échoué avec leur initiative sur la famille. Un mois plus tard, ils ont fait aboutir leur initiative populaire sur les cours d’éducation sexuelle «&nbsp;Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire&nbsp;». Et récemment, ils ont lancé une nouvelle initiative contre l’avortement. Un non clair s’impose donc en février prochain, ne serait-ce que pour ne pas avoir à voter chaque année sur le même sujet. 
</p><p> En résumé, ce non clair à «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée&nbsp;» s’impose parce que l’interdiction de l’interruption de grossesse n’est pas applicable et que le but minimum visé par les initiant(e)s est de punir financièrement les femmes.
</p><p>Plus d'informations sur:&nbsp;<a href="http://www.nein-angriff-fristenregelung.ch/fr/" class="external-link-new-window">www.non-attaque-regime-delai.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1408</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2014 13:40:00 +0100</pubDate><title>Garantir à long terme le trafic ferroviaire en Suisse, c’est dire OUI au FAIF</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/garantir-a-long-terme-le-trafic-ferroviaire-en-suisse-c-est-dire-oui-au-faif</link><description>Votation fédérale du 9 février 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) soutient le règlement du «&nbsp;Financement et de l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire&nbsp;» (FAIF) sur lequel nous voterons le 9 février prochain. Il s’agit là du contre-projet direct à l’initiative populaire «&nbsp;Pour les transports publics&nbsp;» de l’ATE et du Syndicat du personnel des transports (SEV) que ces derniers ont retiré en faveur d’un FAIF convaincant. L’USS estime que ce projet représente en effet un jalon important pour les transports publics de ce pays. Il représente une occasion historiquement unique qui ne devrait pas se représenter de sitôt.</p><p>Le Fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF), qui est l’élément central du FAIF, garantira à longue échéance le financement de l’entretien et de l’aménagement du trafic sur rail. Ainsi, ce dernier restera concurrentiel et le personnel concerné, de même que la qualité de l’infrastructure, sera protégé contre tout démantèlement. De plus, seul le FAIF permettra à long terme de développer les capacités et les cadences du trafic régional. De fait, l’actuel financement et l’actuel fonds destiné au financement des projets d’infrastructure des transports publics (FTP) – limité dans le temps et fortement endetté – ne seraient pas en mesure de garantir sur la durée l’entretien et l’aménagement durable de l’infrastructure ferroviaire, ni de soutenir un tant soit peu le rythme prévu de la demande.
</p><h3>Un mode de financement socialement acceptable</h3><p>Avec le FAIF, des recettes provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), de l’impôt sur les huiles minérales et de la TVA alimenteront aussi le nouveau FIF. S’y ajouteront des contributions de la Confédération et des cantons, ainsi qu’un pour mille supplémentaire, mais temporaire, de TVA. Les usagers et usagères seront aussi mis à contribution à travers la limitation de la déduction fiscale autorisée pour les pendulaires. L’USS juge ce mode de financement socialement acceptable. Si cela ne met pas pour autant fin au débat sur la tarification de la mobilité («&nbsp;mobility pricing&nbsp;»), cette question perdrait en intensité et en urgence, ce qui ne pourrait que profiter à la recherche de solutions socialement équitables. 
</p><h3>Maintenir la qualité de vie</h3><p>Grâce à un réseau ferroviaire bien aménagé et bien entretenu, une mobilité en douceur est possible dans notre pays, aussi pour les décennies à venir. Le trafic voyageurs et marchandises sur rail va continuer à augmenter, mais moins que le trafic routier si l’on ne donne pas un coup de barre aujourd’hui avec le FAIF. Ces dix dernières années, la mobilité professionnelle a fait un bond et elle ne va pour l’heure pas diminuer. Les travailleurs et travailleuses ont besoin de transports publics performants, ils ne peuvent pas échapper aux heures de pointe. Grâce au FAIF, on investira dans les transports publics et la mise en réseau régionale restera garantie. C’est là un facteur essentiel de la qualité de vie en Suisse. Toutes les générations en profiteront.
</p><p> Et avec le FAIF, le trafic marchandises sur rail se voit offrir une vraie chance, car le réseau ferroviaire pourra transporter plus de marchandises à l’avenir et des capacités fixes seront attribuées à ce trafic. C’est urgent, d’un point de vue écologique et dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses. L’augmentation prévue du trafic marchandises débouchera à moyen terme sur une situation inextricable sur les routes et les conditions de travail des chauffeur(e)s de camion seront toujours plus dangereuses.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1405</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2014 11:30:00 +0100</pubDate><title>L’initiative contre l’immigration de l’UDC favorisera la sous-enchère salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/l-initiative-contre-l-immigration-de-l-udc-favorisera-la-sous-enchere-salariale</link><description>Pas d’isolationnisme, pas d’autogoal au détriment des travailleurs et travailleuses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative isolationniste de l’UDC veut empêcher les gens de se déplacer et de travailler où bon leur semble en Europe. Elle veut renouer avec le désastreux système des contingents et le statut inhumain de saisonnier. Et elle entend supprimer l’actuelle protection des salaires. Nous n’acceptons pas ce qui est à tous les points de vue un réel retour en arrière.</p><p>L’initiative isolationniste de l’UDC veut jeter par-dessus bord la libre circulation des&nbsp; personnes. Si elle y parvient, les mesures d’accompagnement disparaîtront aussi, ce qui va à l’encontre des intérêts des travailleurs et travailleuses de ce pays. Les mesures d’accompagnement doivent au contraire être étoffées et durcies. Les instruments qu’elles offrent sont fondamentalement bons. Leur faute réside uniquement dans leur conception et leur application trop peu conséquentes.
</p><p>Selon l’UDC, le retour au vieux système des contingents réduira automatiquement l’immigration. Cet argument ne vaut pas tripette. De fait, la Suisse a appliqué pendant des décennies ce système et l’économie a toujours pu avoir autant de main-d’œuvre étrangère qu’elle le souhaitait. La situation de nombreuses personnes, surtout les saisonniers, était alors indigne parce que leurs droits les plus élémentaires n’étaient même pas garantis.
</p><p>Ce qui sera différent de l’ancien système des contingents si l’initiative gagne dans les urnes, c’est que les salaires des nouveaux arrivés ne seront plus protégés et les employeurs pourront ainsi plus facilement pratiquer la sous-enchère salariale. L’UDC veut des emplois sans droits pour les salarié(e)s, les étrangers et étrangères comme les Suisses et les Suissesses. En effet, si les salaires de ceux-là pourront être sans autre baissés, les salaires des travailleurs et travailleuses indigènes, sans protection, se trouveront sous pression. La spirale à laquelle on aboutira se présentera ainsi&nbsp;: des patrons sans scrupules pourront décider librement et les patrons corrects seront sous pression. 
</p><p>C’est pourquoi notre solution est de renforcer les mesures d’accompagnement, de fixer le plus grand&nbsp; nombre possible de salaires minimums dans des conventions collectives de travail et d’instaurer un salaire minimum légal pour tout le monde&nbsp;!
</p><p>Deux choses encore&nbsp;: </p><ol><li><span>L’UDC veut introduire une priorité pour les travailleurs et travailleuses suisses. Des contingents devront être attribués dès qu’il n’y aura plus de ressortissant(e)s suisses à disposition dans une branche. Dans l’ancien système des contingents, on donnait la «&nbsp;priorité à la main-d’œuvre indigène&nbsp;», ce qui englobait aussi les ressortissant(e)s étrangers résidant en Suisse. Avec l’initiative, par un simple claquement de doigt, ces personnes qui ont pour une part vécu et travaillé toute leur vie dans notre pays perdraient leurs droits&nbsp;!</span></li><li><span>Si la libre circulation tombe, tous les accords bilatéraux tombent. Or, en tant que petit pays, nous avons besoin de relations structurées avec l’Europe. Tout le reste n’est qu’aventure à la sauce UDC.</span></li></ol><p>Bref, l’initiative de l’UDC ne tiendra pas les promesses qu’elle fait. Elle représentera pour les travailleurs et travailleuses une régression, un autogoal. Mais c’est finalement aussi ce qu’elle veut, à savoir empêcher les syndicats de lutter contre la sous-enchère salariale. 
</p><p>Comment durcir les mesures d’accompagnement&nbsp;?</p><ul><li><span>En augmentant le nombre de contrôles, en durcissant les sanctions et en augmentant les amendes infligées aux entreprises coupables d’abus</span></li><li><span>En pouvant ordonner la suspension des travaux en cas de soupçon de dumping salarial</span></li><li><span>En facilitant l’extension des conventions collectives de travail</span></li><li><span>En protégeant contre le licenciement les travailleurs et travailleuses qui se battent ouvertement contre le dumping salarial et dénoncent les abus</span></li><li><span>En garantissant aux syndicats l’accès aux entreprises et autres lieux de travail pour y contrôler le respect des conditions de travail</span></li></ul><h5> DoCuments</h5><ul><li><span>&lt;media flyer masseneinwanderung&gt;Tract&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media&gt;Argumentaire&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1404</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2014 10:51:00 +0100</pubDate><title>Non à l&#039;ouverture intégrale du marché de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/non-a-louverture-integrale-du-marche-de-l-electricite</link><description>Pas question de faire des expériences de libéralisation avec le marché     
de l’électricité !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis longtemps, l’Union syndicale suisse (USS) demande à l’Office fédéral de l’énergie d’évaluer une bonne fois les effets de la libéralisation partielle du marché de l’électricité. Désormais, cette évaluation existe, et elle confirme largement l’estimation faite par l’USS en son temps, à savoir que les clients et la branche en question ont profité de ce que la Suisse n’a pas libéralisé intégralement ce marché. Les prix de l’électricité sont en effet restés stables et, dans l’approvisionnement de base, ils n’ont pas dépassé la moyenne des prix de l’Union européenne des 17. L’effet de frein exercé par les prix élevés connus au moment où le marché a été ouvert (2009) a été une aubaine. En effet, la plupart des grands clients sont restés dans l’approvisionnement de base et les entreprises électriques communales ont eu la possibilité de se positionner comme les pilotes du tournant énergétique.
</p><p>Depuis au plus tard 2012, les aspects problématiques de la libéralisation partielle sont apparus, le niveau des prix de l’électricité étant historiquement bas&nbsp;: les entreprises électriques se font concurrence sur les grands clients, alors que les prix s’effondrent. La suppression d’emplois dans les grandes entreprises interconnectées, et jusqu’aux petits fournisseurs d’électricité tourne à plein régime. Le personnel est réduit pour renforcer le capital, alors qu’il est déjà clair que la branche manque des spécialistes nécessaires pour réaliser le tournant énergétique. 
</p><p>On veut imposer maintenant une libéralisation totale dans cette situation du marché déjà très précaire. Or, cette deuxième ouverture prévue du marché n’apporterait aucun avantage aux clients qui, aujourd’hui déjà, se fournissent sur le marché administré, mais déstabiliserait dangereusement la branche. Le renforcement de la concurrence sur le marché entièrement libéralisé ferait obstacle au tournant énergétique en réduisant la marge de manœuvre pour les investissements des entreprises électriques communales qui, jusqu’à ce jour, pilotent ce tournant. 
</p><p>L’accord sur l’électricité avec l’UE est le principal argument donné en faveur de cette deuxième ouverture du marché. Celle-ci serait la prestation préalable de la Suisse pour obtenir celui-là. Mais il n’est pas possible de dire aujourd’hui si cet accord aboutira et le marché européen de l’électricité est un chantier. Pour l’USS, il est clair qu’une deuxième ouverture du marché de l’électricité ne peut pas être pratiquement donnée comme une prestation préalable à la conclusion d’un accord sur l’électricité dont le contenu n’est pas connu. 
</p><p>L’économie suisse, le marché du travail et les clients ont besoin d’un approvisionnement sûr et propre en électricité, ainsi que de prix stables. C’est pourquoi l’USS demande une convention collective de travail pour cette branche afin que les emplois y restent attrayants et que l’on investisse dans le personnel. Le tournant énergétique a besoin de spécialistes au niveau régional et dans les communes, des&nbsp; spécialistes qui savent ce que c’est que l’efficience énergétique et un approvisionnement en électricité décentralisé. Faire des expériences de libéralisation aujourd’hui coûterait trop cher à l’économie du pays&nbsp;!r ist, dass der Branche die Fachkräfte fehlen um die Energiewende zu schaffen.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Dore Heim, secrétaire centrale responsable des services publics à l'USS, 079 744 93 90</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1401</guid><pubDate>Mon, 13 Jan 2014 15:20:00 +0100</pubDate><title>7 bonnes raisons de soutenir FAIF</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/7-bonnes-raisons-de-soutenir-faif</link><description>Votation du 9 février 2014</description><content:encoded><![CDATA[<h3>1. FAIF au service des générations futures</h3><p>L’environnement et nos ressources sont fortement affectés par les transports: les voies de communication imperméabilisent les sols et morcellent les paysages. 35 pourcent de notre consommation d’énergie partent dans les transports. 
</p><p>Le train est la clé d’une politique des transports respectueuse de l’environnement. Les chemins de fer utilisent peu de surface au sol: seuls dix pourcent des surfaces dédiées aux transports sont réservées aux trains. 
</p><p>Le projet FAIF renforce les transports publics. Il permet de réaliser une politique des transports respectueuse de l’environnement dont nos enfants profiteront aussi. 
</p><h3>2. FAIF est indispensable</h3><p>Les transports publics ont connu un boom important ces dernières années. Entre 1998 et 2011 uniquement, les prestations du transport ferroviaire ont augmenté de 59 pourcent en Suisse. 
</p><p>Aujourd’hui, dans de nombreuses régions du pays, les trains ont atteint leurs limites, en particulier dans les agglomérations. Les pendulaires ne trouvent plus de places assises aux heures de pointe. L’exploitation du système ferroviaire jusqu’à sa saturation conduit à des pannes nettement plus fréquentes. L’attractivité des transports publics en souffre. 
</p><p>Les milliers de pendulaires de Suisse ont besoin de transports publics efficaces. Le projet pour l’infrastructure ferroviaire crée les conditions pour que davantage de trains ainsi que des convois plus longs puissent circuler. Les pendulaires en profiteront. Le FAIF leur est indispensable. 
</p><h3>3. FAIF assure la continuité</h3><p>Avec le projet FAIF, le trafic ferroviaire dans notre pays repose sur des bases solides à long terme. Le fonds FTP (fonds pour les transports publics), qui a financé jusqu’ici le développement et l’entretien du réseau ferroviaire, est limité dans le temps. FAIF prendra le relais. 
</p><p>Le fonds FTP doit être remplacé par le fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) à durée indéfinie. Les ressources actuelles du fonds FTP seront injectées dans le FIF. Ainsi, à l’avenir également, une partie de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), de la taxe sur les huiles minérales et de la TVA seront injectées dans le transports publics. Le fonds sera également alimenté par une contribution de la conféderation, des cantons ainsi que par un pour mille de TVA supplémentaire, limité du temps. 
</p><p>Le financement futur des transports publics est donc assuré à long terme. Le projet FAIF permet à la Confédération de poursuivre sa politique des transports sans accrocs et sans devoir trouver des solutions de financement. Les entreprises ferroviaires savent ainsi où elles en sont et peuvent planifier leurs investissements, sans craindre de mauvaises surprises. Cette continuité permet à la Suisse de rester, à l’avenir aussi, le pays du chemin de fer. 
</p><p>Le projet FAIF est plus qu’un simple projet de financement. Il contient également un programme de développement stratégique (PDS) ferroviaire. Le PDS est tourné vers l’avenir et prévoit une planification jusqu’en 2050. D’ici là, le développement futur du réseau ferroviaire doit être effectué par étapes régulières.
</p><h3>4. FAIF est équilibré</h3><p>Les sources de financement actuelles du fonds FTP ne suffisent pas au développement du réseau ferroviaire et à la suppression des goulets d’étranglement. Le projet FAIF prévoit d’alimenter le nouveau fonds d’infrastructure avec des moyens supplémentaires. 
</p><p> Les utilisatrices et les utilisateurs des transports publics, ainsi qu’une large part de la population et les pouvoirs publics, y contribuent. FAIF ne charge pas de manière unilatérale une partie de la population mais propose un bon compromis équilibré, typiquement helvétique. 
</p><h3>5. FAIF pour toutes les régions</h3><p>Le réseau ferroviaire suisse relie l’ensemble des régions de Suisse. Dans aucun autre pays du monde, les usagers des chemins de fer peuvent atteindre des zones reculées si facilement. Le projet FAIF veut préserver cet atout des transports publics de notre pays: le réseau ferroviaire ne doit pas être développé de manière ponctuelle mais sur l’ensemble du territoire. 
</p><p>La première étape du programme de développement de FAIF d’ici 2025 comprend, par exemple, les améliorations de l’axe est-ouest via Berne, le développement des nœuds ferroviaires Lausanne, Genève, Berne et Bâle ou l’introduction d’une offre semi-horaire, toutes les 30 minutes, sur des tronçons comme Bienne-Neuchâtel-Lausanne, Berne-Lucerne, Zurich-Coire, Zurich-Aarau, Zurich-Lugano ou Lugano-Locarno. L’offre sera aussi améliorée pour les S-Bahn des agglomérations de Berne et Bâle et de St-Gall Rheintal. 
</p><h3>6. FAIF rend le train encore plus sûr</h3><p>Le train est un moyen de transport sûr et fiable. Chaque jour des milliers de trains mettent à rude épreuve les rails, les aiguillages, les ponts ou les systèmes d’enclenchement. FAIF garantit l’entretien ou le remplacement de ces infrastructures et rend le train encore plus sûr. Le projet FAIF permet également d’assainir des tunnels vétustes avant qu’ils ne deviennent facteurs de risque. Les quais seront élargis afin de mettre un terme aux bousculades dangereuses lors de l’arrivée des trains. FAIF garantit à nos enfants également de voyager en train en toute sécurité. 
</p><h3>7. FAIF est bon pour l’économie</h3><p>Le train apporte à notre pays de l’argent, du bien-être et des emplois. Le personnel des chemins de fer à lui seul peut compter sur une valeur ajoutée annuelle de plusieurs milliards de francs. L’économie suisse profite à plusieurs niveaux d’un bon réseau ferroviaire: les transports publics sont un facteur important pour l’implantation d’entreprises. Les entreprises de transports profitent d’un système ferroviaire efficace tout comme le tourisme.
</p><p>FAIF est bon pour notre économie. Il renforce le bien-être et porte le succès de la Suisse de demain.&nbsp;
</p><p>Plus d'informations :&nbsp;<a href="http://alliance-tp.ch/fr/home/">www.alliance-tp.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1400</guid><pubDate>Fri, 10 Jan 2014 15:45:00 +0100</pubDate><title>Revision Mutterschaftsschutzverordnung</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-mutterschaftsschutzverordnung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1399</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2014 17:48:00 +0100</pubDate><title>Les transports publics: Un facteur du modèle de réussite de la Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-transports-publics-un-facteur-du-modele-de-reussite-de-la-suisse</link><description>Votation fédérale du 9 février: projet FAIF pour les transports publics</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un OUI le 9 février au FAIF est un OUI à la réussite de la Suisse. L’Alliance pour les transports publics, avec les 26 organisations et partis qu’elle regroupe, s’engage de toutes ses forces en faveur de ce projet pour les transports publics. FAIF garantit en effet l’entretien de l’infrastructure ferroviaire et permet un développement ciblé du réseau de chemins de fer.</p><p>Les transports publics sont un facteur important du modèle de réussite de la Suisse: économie, tourisme, pendulaires, voyageurs – tous profitent de transports publics de qualité. Et une politique des transports respectueuse de l’environnement ne peut pas se passer du train: sur les longues distances, le train est de loin le moyen de transport le plus écologique.
</p><p>«La ponctualité et la qualité de nos transports publics sont connues dans toute l’Europe», a relevé Roger Nordmann, président de l’Alliance pour les transports publics et vice-président de l’ATE Association transports et environnement, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu jeudi à Berne. «Pour que cela reste ainsi, les transports publics doivent, d’une part, être maintenus en état mais également être améliorés pour répondre aux exigences futures».
</p><p>Giorgio Tuti, président du SEV – Syndicat du personnel des transports et vice-président de l’Alliance, a quant à lui souligné l’importance économique des transports publics: leur valeur ajoutée directe représente 10,4 milliards de CHF. Et environ 100'000 travailleuses et travailleurs permettent aux trains et au bus de circuler. «Pour que cela reste ainsi, FAIF est indispensable. Le projet pour les transports publics est bon pour notre économie, améliore notre bien-être et participe au succès de la Suisse de demain.»
</p><h3>Faire face aux flux futurs des pendulaires</h3><p>Un développement ciblé du réseau de chemins de fer est indispensable, selon la présidente centrale de l’ATE et conseillère nationale Evi Allemann (PS/BE). «Le train a du succès mais le succès a un prix: le réseau de chemins de fer a atteint la limite de ses capacités.» Pour pouvoir faire face aux flux futurs des pendulaires, le train doit être adapté en conséquence. 
</p><p>Le Conseiller national Jürg Grossen (vert’libéraux/BE) a relevé que FAIF est bien plus qu’un projet de développement: ce projet finance aussi l’entretien et l’exploitation du réseau ferroviaire. Cette nouveauté est essentielle: «Avec FAIF, la Suisse a la garantie que les moyens nécessaires à l’entretien des constructions réalisées ne fassent pas défaut».
</p><p>Anne Mahrer, conseillère nationale des Verts (GE), a rappelé, pour sa part, que FAIF contribue à la cohésion nationale. La première étape de FAIF comprend notamment l’axe est-ouest qui ne joue pas uniquement un rôle important dans la région genevoise en plein essor. «Un OUI au FAIF, pour que les trains ne connaissent pas le „Röstigraben“, à l’avenir aussi.»<br></p><h3><span>Un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique</span></h3><p>«Avec FAIF, grâce à un financement sûr, les trains pourront à nouveau circuler en toute sécurité», a ajouté Kurt Schreiber, président de Pro Rail. Kurt Schreiber a rappelé que, ces dernières années, des économies ont été faites dans l’entretien. FAIF met des moyens à disposition sur le long terme. «Les intervalles entre les travaux seront raccourcis et les pannes liées à l’exploitation seront réduites.»
</p><p>Thomas Vellacott, CEO du WWF Suisse, a mis en avant le rôle essentiel du train dans la lutte contre le changement climatique. Aujourd’hui, les transports sont le plus gros émetteur de CO2 de Suisse. «Nous avons besoin de moyens de transport efficaces et le train reste inégalé. Un kilomètre en train produit 30 fois moins de gaz à effet de serre qu’un kilomètre en voiture. Et le train est également le moyen de transport le plus efficace en matière d’utilisation du territoire.»</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1398</guid><pubDate>Tue, 07 Jan 2014 11:03:00 +0100</pubDate><title>Renforcer le partenariat social : davantage de CCT étendues</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/renforcer-le-partenariat-social-davantage-de-cct-etendues</link><description>Conférence de presse annuelle de l’USS 2014</description><content:encoded><![CDATA[<p>Du point de vue des salarié(e)s, la situation économique et sociale de la Suisse suscite des inquiétudes
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Bien qu’en comparaison internationale, les salaires suisses soient très élevés, moins de 50&nbsp;% des travailleurs et travailleuses sont protégés par des salaires minimums fixés dans ces conventions collectives de travail (CCT). Parce que la Confédération fait plutôt obstacle aux CCT au lieu de les encourager et parce que de nombreux employeurs, «&nbsp;anti-partenaires sociaux&nbsp;», rejettent ces dernières, la couverture conventionnelle (par des CCT) suisse est comparativement basse et le partenariat social faible.</span></li><li><span>Le Conseil fédéral veut dégrader l’efficacité de notre prévoyance vieillesse, alors qu’aujourd’hui déjà, elle ne permet pas de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (le) niveau de vie antérieur&nbsp;». Or, c’est là son but, selon la Constitution fédérale. Le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» entraînerait une baisse importante du pouvoir d’achat des bas et moyens revenus parce qu’ils devraient verser des cotisations beaucoup plus élevées au 2e pilier.</span></li><li><span>Le chômage augmente, surtout à cause de la surévaluation du franc. Pour la première fois, la Suisse risque de passer derrière l’Allemagne.</span></li><li><span>À cause des baisses d’impôts décidées par les cantons – d’abord pour les entreprises – les programmes d’austérité empêchent aujourd’hui les investissements qui seraient nécessaires dans les services publics pour garantir le bien-être en Suisse. À elle seule, l’augmentation du nombre des élèves nécessitera des dépenses supplémentaires dans la formation.</span></li></ul><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’engagera de toutes ses forces en 2014 afin d’obtenir sur ces questions des améliorations pour les travailleurs et travailleuses. Comme elle l’a demandé lors de sa conférence de presse annuelle, il faut que le taux de couverture conventionnelle augmente rapidement de 10&nbsp;% pour passer à 60&nbsp;%. À cet effet, il faut que les obstacles mis à l’extension des CCT soient abaissés (suppression du quorum des employeurs). Confédération et cantons doivent encourager la conclusion de CCT (dans le cas de subventions, entre autres). Grâce à ces dernières, les employeurs corrects ne pourront plus subir la concurrence de «&nbsp;moutons noirs&nbsp;». Les CCT qui fixent des règles impératives en matière de salaires et de conditions de travail apportent plus de justice. Contrairement à ce qui est le cas avec les systèmes salariaux individualisés, si une CCT existe, les premiers à en profiter ne sont pas les gros salaires. En outre, les CCT sont des instruments efficaces pour lutter contre la discrimination salariale à l’égard des femmes. Subsidiairement, il faut aussi mettre en place un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure. 
</p><p>Concernant «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», l’USS demande que ce projet soit retravaillé. Il faut notamment développer le 1er pilier. Pour ce faire, l’USS a déposé l’initiative AVSplus. Afin de garantir la prospérité suisse, il faut appliquer une politique monétaire et financière appropriée. Les cantons doivent procéder aux investissements nécessaires dans la formation, les infrastructures et la santé. Ils doivent aussi revenir sur les baisses d’impôts inutiles décidées en faveur des entreprises.
</p><h5>Documents</h5><ul><li><span lang="FR">&lt;media&gt;Paul Rechsteiner, président de l’USS: "&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Le partenariat social, c’est davantage de conventions collectives de travail&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;conclues et étendues&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;"&lt;/media&gt;</span></li><li><span lang="FR">&lt;media&gt;Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS: "&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media&gt;Davantage de conventions collectives de travail et d’investissements dans les services publics"&lt;/media&gt;</span></li><li><p class="ladate">&lt;media&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS: "&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Prévoyance vieillesse 2020&amp;nbsp;: pas une bonne affaire pour les bas et&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;<span>&lt;media&gt;moyens revenus"&lt;/media&gt;</span></p></li></ul><h5>Renseignements</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante responsable des assurances sociales à l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1394</guid><pubDate>Mon, 23 Dec 2013 08:05:00 +0100</pubDate><title>La politique d’austérité des cantons menace le plan d’études 21 </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-politique-d-austerite-des-cantons-menace-le-plan-d-etudes-21</link><description>Lehrplan 21</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient le Lehrplan 21 (plan d’études 21). <a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Beilagen_Medienmitteilungen/AD131108F_A02_DL_Finances-publiques-sit-Conf-Cant.pdf" class="download">Dans la prise de position qu’elle publie aujourd’hui</a>, elle souligne que le plan d’études suisse alémanique est une étape indispensable de l’harmonisation scolaire. Selon elle cependant, le Lehrplan 21 ne va pas assez loin. Alors que les cantons romands se sont engagés de longue date dans le cadre d’un accord intercantonal à appliquer le Plan d’études romand (PER), le Lehrplan 21 restera facultatif. En l’absence d’un accord de nature politique entre les cantons alémaniques, l’USS craint que le Lehrplan 21 ne subisse de nombreuses modifications lors de sa mise en œuvre. L’USS regrette également que le Lehrplan ne prévoit pas d’harmonisation des grilles horaires. Il manque ainsi une chance de réduire les inégalités entre les cantons et de poser les bases pour le développement d’une école à horaire continu.
</p><p>L’USS demande un renforcement de l’orientation scolaire et professionnelle. Préparer la transition entre le secondaire I et II est une des missions les plus importantes du 3ème cycle. Les jeunes doivent pouvoir bénéficier d’un soutien et de conseils professionnels dans cette phase délicate. Une professionnalisation de l’orientation pourrait éviter de nombreuses erreurs d’orientation et raccourcir la phase de transition après l’école obligatoire.
</p><p>Vis-à-vis des cantons, l’USS tire la sonnette d’alarme&nbsp;: les programmes d’austérité qui sévissent dans toute la Suisse et touchent de plein fouet les budgets de l’éducation sont une menace pour le Lehrplan 21. L’USS exige que les cantons prévoient les ressources nécessaires en personnel enseignant pour répondre aux exigences pédagogiques posées par la réforme et pour permettre à chaque enfant d’atteindre les standards minimaux. Les cantons doivent également investir dans la formation continue des enseignant(e)s 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale, responsable de la formation à l’USS</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1397</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2013 14:51:00 +0100</pubDate><title>Consultation Lehrplan 21</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-lehrplan-21</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Beilagen_Medienmitteilungen/AD131108F_A02_DL_Finances-publiques-sit-Conf-Cant.pdf" class="download">Consultation Lehrplan 21</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1396</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2013 11:19:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 99 : Programmes d’austérité douteux et préjudiciables dans les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-99-programmes-d-austerite-douteux-et-prejudiciables-dans-les-cantons</link><description>Une analyse économique</description><content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux cantons ont ficelé des programmes d’austérité. Ils les justifient avant tout en avançant qu’ils dépenseront plus ces prochaines années qu’ils n’encaisseront, des déficits qui augmenteraient l’endettement public et ne seraient pas supportables. Or, c’est là dramatiser leur situation financière. Premièrement, ils ont tendance à établir des budgets trop pessimistes, alors que leurs finances sont en fait bien meilleures que dans leurs sombres scénarios. Deuxièmement, ils surestiment leurs dettes, car ils possèdent des fortunes plus élevées que celles-ci. Cette image biaisée de leur situation financière a pour conséquence une politique économique erronée. Les dépenses cantonales destinées à la formation et à la santé sont les premières touchées. La baisse de qualité qui découle des mesures d’austérité n’a pas uniquement des conséquences négatives pour la population, mais peut aussi nuire au bien-être suisse.
</p><p>Jusqu’à ce jour, le rôle-clé des cantons concernant les services publics essentiels pour la société et l’évolution économique n’a pas été suffisamment thématisé et aucune analyse des finances cantonales n’a non plus été réalisée. Sur pareille base, impossible de mener une politique financière efficace.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1393</guid><pubDate>Thu, 19 Dec 2013 14:37:00 +0100</pubDate><title>Salaires trop bas dans le commerce de détail et cantons inutilement économes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/salaires-trop-bas-dans-le-commerce-de-detail-et-cantons-inutilement-economes</link><description>Deux nouveaux Dossiers de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) vient de publier deux nouveaux Dossiers&nbsp;: «&nbsp;Schwache Lohnentwicklung trotz Produktivitätsschub&nbsp;», avec résumé en français (N°&nbsp;98) et «&nbsp;Finances cantonales - Programmes d’austérité douteux et préjudiciables dans les cantons&nbsp;» (N°&nbsp;99).</p><p>320&nbsp;000 personnes travaillent dans le commerce de détail, l’une des plus grandes branches du pays. Environ 47&nbsp;000 d’entre elles (= 14&nbsp;%) touchent un salaire horaire inférieur à 22 francs. Or, plus de la moitié a fait un apprentissage. Les femmes sont particulièrement concernées. En effet, tout juste 39&nbsp;000 femmes (16 % des salariées) travaillent pour un salaire horaire inférieur à 22 francs, alors que seulement 8&nbsp;000 hommes sont dans ce cas. Une très grande partie du problème des bas salaires dans le commerce de détail devrait être imputable à la discrimination salariale des femmes par rapport aux hommes.
</p><p>Telle est la situation, selon l’étude réalisée par Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, et Daniel Kopp, collaborateur scientifique de l’USS. Cette étude montre que les propriétaires des grandes chaînes de magasins de vêtements et de chaussures sont souvent des milliardaires. Elle analyse également dans le détail l’évolution des profits réalisés dans cette branche et prouve que les employé(e)s gains n’ont pas suffisamment profité des gains de productivité. Des hausses de salaires s’imposent donc plus que jamais.
</p><p>Daniel Lampart et Daniel Kopp: Der Detailhandel. Schwache Lohnentwicklung trotz Produktivitätsschub (avec résumé en français). 33 p. Dossier N° 98.
</p><h3>Économies&nbsp;: quand les cantons magouillent</h3><p>La majorité des cantons suisses prévoient des mesures d’austérité. D’un point de vue économique, ces programmes sont cependant douteux. La situation financière des cantons est en effet meilleure que ce qu’en disent leurs gouvernements. Les auteurs de ce Dossier, Daniel Lampart&nbsp; et Anna Tanner, collaboratrice scientifique de l’USS, montrent bien ces faits, sur la base d’une analyse approfondie. Mais ils établissent aussi que, là où d’importants déficits menacent, ils sont pour l’essentiel la conséquence de baisses d’impôts et/ou d’impôts inutilement bas. A priori, les cantons se portent de ce fait financièrement bien. Et les éventuelles différences entre dépenses et recettes pourraient être aisément corrigées en revenant sur les baisses d’impôts de ces dernières années.
</p><p>Daniel Lampart et Anna Tanner:&nbsp;Finances cantonales - Programmes d’austérité douteux et préjudiciables dans les cantons. 31 p. Dossier N° 99.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1392</guid><pubDate>Thu, 19 Dec 2013 11:06:00 +0100</pubDate><title>Le fédéralisme, c’est bien ; la justice sociale, c’est mieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-federalisme-c-est-bien-la-justice-sociale-c-est-mieux</link><description>Le Conseil fédéral ne se fatigue pas

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral propose au Parlement de rejeter sans contre-projet l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale)&nbsp;». Un parti pris évident en faveur des riches parmi les riches de ce pays. Mais un choix que l’on pourra corriger, au plus tard dans les urnes.</p><p>Au chapitre répartition de la fortune, la Suisse est l’un des pays les plus inégalitaires. Le 1&nbsp;% le plus fortuné possède autant que les 99&nbsp;% restants. La transmission d’héritages aggrave encore cette répartition injuste de la fortune. Chaque année, environ 40 milliards de francs sont hérités dans notre pays. Et les héritiers de grosses sommes sont même épargnés. Afin d’attirer des contribuables riches, les cantons ont en effet supprimé les uns après les autres les impôts sur les successions demandés aux descendants directs.&nbsp;
</p><p>C’est pour cela qu’une alliance regroupant le Parti évangélique, le Parti socialiste, l’Union syndicale suisse et les Verts a lancé l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;». Déposée le 15 février dernier à la Chancellerie fédérale, elle demande qu’un impôt de 20&nbsp;% soit prélevé sur les héritages à partir de deux millions de francs, les entreprises et les exploitations agricoles bénéficiant de réductions particulières importantes. Le produit de cet impôt, estimé à 3 milliards de francs par an, bénéficierait pour deux tiers à l’AVS et pour un tiers aux cantons. 
</p><p>Le 13 décembre, le Conseil fédéral a adopté son message sur cette initiative. Il la rejette sans aucun contre-projet, au seul et unique motif formel que l’imposition des successions incombe aux cantons et qu’il n’entend rien changer à cet état de fait. Ce faisant, il ne pipe mot de l’échec total du fédéralisme sur cette question, ni du fait que cet échec favorise la répartition extrêmement inégalitaire de la fortune en Suisse. 
</p><p>Et que dit notre gouvernement des deux milliards de francs que l’initiative entend verser chaque année dans les caisses de l’AVS&nbsp;? Il renvoie simplement au projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse&nbsp; 2020&nbsp;», qui envisage jusqu’à 2&nbsp;% de TVA supplémentaires pour financer le surcoût qu’entraînera cette réforme pour l’AVS…
</p><p>Il est probable que tel sera aussi l’avis de la majorité bourgeoise des Chambres fédérales qui en débattra l’an prochain. Mais c’est le peuple qui aura le dernier mot. Il n’aura pas à trancher uniquement sur une réforme fiscale, mais pourra aussi dire à qui il appartiendra selon lui à l’avenir de financer équitablement les besoins de l’AVS ou d’AVSplus. Tout le monde, avec la méthode de la tondeuse à gazon de la TVA, ou socialement, à savoir les plus riches, à travers un impôt sur les successions par lequel ils seront les seuls concernés. 
</p><p> Les cartes seront redistribuées au plus tard à ce moment-là, et les initiant(e)s auront alors de bons atouts en main.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1390</guid><pubDate>Thu, 19 Dec 2013 09:53:00 +0100</pubDate><title>Arguments fallacieux et réalités</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/arguments-fallacieux-et-realites</link><description>Le salaire minimum au secours de l’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Grâce au salaire minimum légal, les salaires des professionnel(le)s ne pourront plus baisser au gré des patrons. L’apprentissage s’en trouvera revalorisé. En effet, contrairement à certaines assertions, 40&nbsp;% des personnes qui touchent des bas salaires ont fait un apprentissage.</p><p>À en croire certains parlementaires, le salaire minimum serait une menace pour l’apprentissage&nbsp;: il démotiverait les jeunes à s’engager dans une formation professionnelle, le salaire d’apprenti(e)s étant moins attractif que le salaire minimum qu’ils pourraient soi-disant obtenir fraîchement sortis des bancs de l’école. Les auteurs de ces propos vivent bien loin des réalités de la jeunesse. Les quelques enquêtes existantes démontrent en effet que nos jeunes ont bien d’autres préoccupations à 15 ou 16 ans que de gagner leur vie immédiatement après leur scolarité. Ils souhaitent avant tout pouvoir exercer un métier qui leur plaise et leur garantisse une certaine stabilité économique. Chaque jeune est conscient aujourd’hui qu’un certificat ou un diplôme est devenu une exigence minimale pour faire sa place dans la société et mettre un pied dans le marché du travail. C’est pourquoi aucun n’envisage librement de travailler sans acquérir d’abord une formation.
</p><p>Entrée sur le marché du travail retardée
</p><p>Les études TREE, qui suivent la trajectoire des jeunes de 15 à 25 ans, confirment la tendance&nbsp;: les entrées sur le marché du travail directement après l’école se font toujours plus rares. C’est aussi la raison pour laquelle, malgré la forte demande des entreprises, la liste des jeunes en attente d’une place d’apprentissage ne désemplit guère d’année en année. En 2013, ils sont encore 16&nbsp;000 à attendre de pouvoir enfin entamer une formation professionnelle. Les cantons se plaignent d’ailleurs du trop grand succès des mesures de transition après l’école&nbsp;: entre 1990 et 2010, le nombre de jeunes en transition a pratiquement doublé, tandis que celui des élèves n’a augmenté que de 25&nbsp;%. Durant cette même période, on enregistre une forte augmentation de la part des jeunes qui, à 18 ans, sont toujours en formation. Ainsi, en 2011, on estimait que la part des jeunes de 15 à 19&nbsp;ans déjà entrés sur le marché du travail n’était que de 4&nbsp;%&nbsp;! Un succès en votation de l’initiative sur les salaires minimums ne renverserait pas cette tendance&nbsp;: demain, les jeunes continueront à prolonger leur formation et à repousser leur entrée sur le marché du travail.
</p><p>Aujourd’hui, l’apprentissage ne protège plus du besoin
</p><p>Plutôt que de voir la paille dans l’œil des initiants, les pseudo-défenseurs de l’apprentissage devraient commencer à apercevoir la poutre qui se trouve dans le leur. Parce que si l’apprentissage est aujourd’hui effectivement en danger, ce n’est pas dû au «&nbsp;diktat des salaires&nbsp;», mais à des mécanismes de protection inexistants ou partiellement dépassés. Sinon, comment expliquer aujourd’hui que, dans un pays où l’on met l’apprentissage sur un piédestal, plus d’un tiers des personnes touchant moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs ont précisément obtenu un certificat fédéral de capacité (CFC)&nbsp;? Comment justifier qu’un jardinier-paysagiste, une aide-soignante, un musicien, une vendeuse, une coiffeuse, un chauffeur ou même un mécanicien, dûment qualifiés, puissent toucher des années durant un salaire si bas qu’ils ne sont pas en mesure d’assurer l’entretien d’une famille&nbsp;? Aujourd’hui, plus de 10&nbsp;% des professionnel(le)s titulaires d’un CFC ont un bas salaire. En quelques années, leur situation s’est aggravée&nbsp;: entre 2002 et 2010, leur rémunération a en effet perdu de sa valeur réelle, alors que les gains de productivité ont dépassé 6&nbsp;%. Ce sont avant tout les cadres supérieurs diplômés des universités qui ont profité de la croissance, leur salaire ayant pris l’ascenseur.
</p><p>Le salaire minimum pour sauvegarder nos métiers
</p><p>À ce jour, seuls 40&nbsp;% des salarié(e)s sont protégés par une CCT qui fixe des salaires minimums. Cela signifie que 60&nbsp;% ne bénéficient d’aucune protection. Ce qui était encore tenable il y a 15 ans, ne l’est plus aujourd’hui. L’ouverture des frontières et le niveau de qualifications élevé des travailleurs et travailleuses européens mettent les professionnel(le)s suisses sous pression. Le positionnement de la formation professionnelle inquiète toujours plus les petits patrons. Car ce ne sont pas seulement les CFC, mais également les brevets et diplômes professionnels, qui perdent peu à peu de leur valeur sur un marché du travail qui s’internationalise.
</p><p> C’est dans ce contexte que les grandes organisations patronales partent en croisade contre les salaires décents. Les mêmes qui s’opposent au «&nbsp;diktat des salaires&nbsp;», n’ont hélas souvent que faire du partenariat social et n’hésitent pas à recruter le personnel déjà bien formé à l’étranger. En déposant une initiative pour un salaire minimum légal, les syndicats, eux, n’ont pas dévié d’un pouce de leur objectif premier, à savoir la protection des conditions de travail et des salaires. En empêchant un effondrement vers le bas, le salaire minimum légal revalorise les métiers qualifiés aujourd’hui déjà sous-payés. Ce verrou permettra à terme également de stopper le recul des salaires des titulaires d’un CFC qui sont toujours plus sous pression suite à la libre-circulation des personnes. C’est donc en votant oui à l’initiative sur le salaire minimum que nous donnerons une perspective aux jeunes. Car c’est en garantissant un salaire décent à nos professionnel(le)s, que l’on offre un avenir à notre apprentissage.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1386</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2013 16:23:00 +0100</pubDate><title>L’USS revendique un registre professionnel national</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-uss-revendique-un-registre-professionnel-national</link><description>Nouvelle loi sur les professions de la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral vient de présenter sa nouvelle loi sur les professions de la santé. L’USS salue ce projet qui pose les bases d’une première réglementation nationale pour les professions de la santé du niveau tertiaire. Cette loi a une importance stratégique&nbsp;: en renforçant les conditions-cadres pour former la relève professionnelle, elle contribue à assurer sur le long terme la couverture sanitaire.
</p><p>En regard du vieillissement de la population et de l’évolution rapide des maladies chroniques, les besoins en personnel dans les soins ne cesseront en effet ces prochaines années d’augmenter. Malgré les efforts consentis, notamment dans le domaine de la formation professionnelle, pour attirer les jeunes dans ce type de professions, la relève, à long terme, n’est toujours pas garantie. Aujourd’hui, plus d’un tiers du personnel qualifié dans les soins disposent d’un diplôme acquis à l’étranger. Vu que la situation de pénurie s’aggravera fortement dans toute l’Union européenne, il sera de plus en plus difficile de recruter du personnel qualifié à l’étranger. La Suisse doit donc impérativement augmenter ses investissements dans la formation et fixer des conditions-cadres qui permettent le développement de la pratique professionnelle et des soins intégrés. Ces conditions-cadre sont essentielles pour augmenter l’attractivité de ces professions.
</p><p>La nouvelle loi définit au niveau national les exigences minimales pour les filières de formation et leur accréditation, les conditions posées à la reconnaissance des diplômes, les critères d’octroi et de retrait des autorisations d’exercer en tant qu’indépendant. Si l’USS salue les principaux axes proposés, elle regrette que certains points ne figurent à l’heure actuelle que sous forme de variante.
</p><p> Ainsi, l’USS estime nécessaire de réglementer les formations master dans le cadre de cette loi. L’USS juge également indispensable d’introduire un registre actif centralisé au niveau national. Il s’agit d’un instrument éprouvé qui permet de garantir que les personnes soient suffisamment qualifiées dans l’exercice de leur profession. Le registre contribue à assurer la protection du patient et favorise la mise à jour des compétences professionnelles (par exemple via des mesures de formation continue). Sous la houlette de la Confédération, il pourrait devenir un instrument de pilotage efficace pour assurer la planification de la relève dans le domaine de la santé.
</p><h5>renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, 079 436 21 29</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1388</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2013 15:06:00 +0100</pubDate><title>Il faut affaiblir le franc suisse surévalué</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-affaiblir-le-franc-suisse-surevalue</link><description>Décision de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) laisse inchangés les taux d’intérêt et confirme le maintien d’un cours plancher. Cependant, le contexte monétaire reste restrictif pour l’économie suisse, car le franc est toujours fortement surévalué.
</p><p>Les effets de cette politique monétaire restrictive sont clairement visibles. Le chômage est même désormais plus élevé chez nous que dans le Bade-Wurtemberg, ce qui n’avait encore jamais été le cas jusqu’à ce jour. L’emploi dans l’industrie des machines baisse, alors qu’il a nettement augmenté en Allemagne. 
</p><p>Les risques conjoncturels restent considérables. La stabilité des prix n’est pas garantie. L’indice suisse des prix à la consommation ne change certes pas, mais, à cause de distorsions de mesures, il surestime l’inflation. Les grands dangers de déflation qui menacent la zone euro ont aussi leur importance pour le niveau des prix en Suisse. 
</p><p>En pareille situation, le mandat de la BNS est de mener une politique monétaire expansive. Or, en raison de la surévaluation du franc, celle-ci est restrictive. La BNS doit donc travailler en vue d’une dévaluation du cours du franc par rapport à l’euro.
</p><p> L’USS se réjouit de constater que, concernant la capitalisation des grandes banques, le langage tenu par la BNS est clair (en fonction du ratio de levier). Celles-ci ont besoin de substantiellement plus de sécurités sous forme de capitaux propres&nbsp;; ici, le ratio de levier doit constituer la mesure centrale.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS,&nbsp;079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1377</guid><pubDate>Wed, 11 Dec 2013 13:09:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement refuse de voir le problème des bas salaires et rejette une protection des salaires qui n’a que trop attendu</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-refuse-de-voir-le-probleme-des-bas-salaires-et-rejette-une-protection-des-salaires-qui-n-a-que-trop-attendu</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Parlement ne veut pas ouvrir les yeux sur le problème des bas salaires en Suisse. Dans notre pays, 330&nbsp;000 personnes travaillent pour moins de 22 francs de l’heure ou moins de 4&nbsp;000&nbsp;francs par mois (plein temps). Impossible de vivre décemment avec de tels salaires. Nombre de ces personnes ont un diplôme d’apprentissage. Les femmes sont les premières concernées. Cela n’a pas empêché le Conseil national de suivre le Conseil fédéral et de refuser de faire quelque chose contre ces salaires de misère. C’est maintenant aux citoyennes et citoyens de trancher.</p><p>Au lieu de prendre au sérieux le problème des bas salaires, la majorité bourgeoise du Conseil fédéral et des Chambres fédérales entonne le cantique du partenariat social et cherche à dénigrer l’initiative sur les bas salaires à l’aide d’arguments alarmistes. Ces deux attitudes ne sont pas correctes&nbsp;! En effet, le partenariat social est peu développé en Suisse. Parce que beaucoup d’employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail (CCT) qui prévoient des salaires minimums obligatoires et parce que dans de nombreuses branches, il n’y a aucune organisation patronale, seuls environ 45&nbsp;% des salarié(e)s sont protégés par des CCT qui fixent des salaires minimums.
</p><p>Fondamentalement, il est faux de dire que ce sont surtout les jeunes qui sont concernés par les bas salaires lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail. La statistique montre que trois quarts des personnes concernées par les bas salaires ont 25 ans et plus. Comme les jeunes adultes font leur entrée dans le monde du travail en passant par un apprentissage, le problème des bas salaires n’est pas en Suisse un problème de jeunes salarié(e)s, mais avant tout de femmes au bénéfice d’une expérience professionnelle. 
</p><p>Le Conseil fédéral et le Parlement ont raté l’occasion de protéger les salarié(e)s contre la pression qui s’exerce sur leurs salaires et l’arbitraire patronal. Ils ont aussi refusé de reconnaître qu’un salaire minimum légal constitue la meilleure protection contre la sous-enchère salariale et permet aux employeurs de lutter à barmes égales. Ce sont les citoyennes et les citoyens qui auront le dernier mot, probablement en mai 2014. L’USS, ses syndicats et ses alliés mettront tout en œuvre pour que la demande largement répandue de mesures contre les bas salaires puisse devenir réalité.
</p><h5>renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart,&nbsp;&nbsp;économiste et premier secrétaire de l’USS,&nbsp;</li><li>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann,&nbsp;responsable de la communication et porte-parole de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1361</guid><pubDate>Tue, 10 Dec 2013 15:31:00 +0100</pubDate><title>Une déresponsabilisation totale des employeurs</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-deresponsabilisation-totale-des-employeurs</link><description>Loi sur la formation continue
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national vient de vider la loi sur la formation continue d’une grande partie de sa substance&nbsp;: il refuse de mentionner toute responsabilité de l’employeur en matière de formation continue. Alors que le Conseil fédéral demandait une modeste participation de l’employeur aux efforts de formation continue, le Conseil national a décidé de biffer le paragraphe qui stipulait que «&nbsp;les employeurs, publics et privés, favorisent la formation continue de leurs employés&nbsp;».</p><p>Privée d’un point essentiel, la loi sur la formation continue passe à côté de son objectif premier, qui serait d’améliorer l’accès à la formation continue, notamment pour assurer aux salarié(e)s une intégration durable sur le marché du travail. Le Conseil national table ainsi essentiellement sur la responsabilité individuelle et le renforcement de la concurrence dans la formation continue. Au lieu d’encourager les entreprises à investir dans la qualification de leur personnel, il les incite à faire appel au recrutement externe.
</p><p>«&nbsp;Vis-à-vis des personnes peu qualifiées, tabler sur la responsabilité individuelle et le marché relève plus du cynisme que du bon sens&nbsp;», critique Véronique Polito, secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS). Que les employeurs soutiennent majoritairement la formation continue des personnes déjà bien qualifiées et ayant de bons revenus n’est un secret pour personne. Lors de son dernier recensement, l’Office fédéral de la statistique avait confirmé cette tendance&nbsp;: en 2011, seulement 28&nbsp;% des personnes sans formation avaient reçu un soutien de leur employeur, contre 70&nbsp;% des diplômé(e)s des hautes écoles.
</p><p>Il appartient désormais au Conseil des États de corriger le tir et de redonner à cette loi la substance qu’elle mérite.
</p><h5><a name="Text7">renseignements :</a></h5><p>Véronique Polito, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la formation, <br>079 436 21 29</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1384</guid><pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:53:00 +0100</pubDate><title>La presse associative menacée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-presse-associative-menacee</link><description>Le Conseil fédéral baisse les rabais d’acheminement</description><content:encoded><![CDATA[<p>La presse associative, celle des organisations et associations de Suisse, est financièrement toujours plus sous pression. Et le Conseil fédéral y contribue aussi. En effet, il a décidé aujourd’hui de diminuer les rabais accordés sur l’acheminement de ces journaux d’un centime, pour les faire passer à 14 centimes en 2014. Vu l’intention de la Poste d’augmenter le prix de l’envoi d’en tout 6 centimes jusqu’en 2016, les titres de la presse des organisations et associations des arts et métiers, des Églises et des partis politiques, mais aussi du sport et de la musique sont gravement menacés. Car, il n’est souvent pas possible ici de répercuter simplement ces augmentations sur les membres.
</p><p>La pression qui s’exerce sur la presse associative s’est fortement accentuée ces dernières années. La première grande augmentation a eu lieu au début de 2013, lorsque la Poste a introduit un nouveau système qui a entraîné une hausse d’en moyenne 6&nbsp;% du prix des envois, une hausse qui, dans certains cas, a même été de 20&nbsp;%. La nouvelle augmentation prévue par la Poste à partir de 2014 n’est pas la première tentative faite par cette dernière pour tirer encore plus de profits de l’envoi de journaux. 
</p><p>La Poste et la conseillère fédérale Doris Leuthard campent sur leurs positions&nbsp;: la Poste doit faire en sorte que ses services s’autofinancent. L’acheminent des journaux doit donc aussi boucler sur des comptes équilibrés. Que la Poste applique sa comptabilité analytique (tous les frais généraux, également les salaires de la direction sont pris en compte) aussi dans le domaine subventionné de l’acheminement des journaux est choquant. 
</p><p>La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral aggravera la situation de la presse associative. Si la Poste peut sans autre augmenter encore ses prix, plusieurs organisations et associations devront réduire le nombre d’éditions de leurs titres, voire en suspendre la publication. 
</p><p>La recherche de profits de la Poste se fait aux dépens de la diversité de la presse. Dans ce contexte, que le Conseil fédéral ait demandé à la commission des médias mise sur pied il y a une année de développer une conception de la diversité de la presse relève de la plaisanterie de mauvais goût.
</p><h5>&nbsp;&nbsp;renseignements</h5><ul><li>&nbsp;Dore Heim,&nbsp;secrétaire dirigeante de l’USS, 079 744 93 90</li></ul>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1382</guid><pubDate>Fri, 06 Dec 2013 10:24:00 +0100</pubDate><title>Plan social obligatoire en Suisse depuis le 1er janvier 2014</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plan-social-obligatoire-en-suisse-depuis-le-1er-janvier-2014</link><description>Les prédateurs peuvent passer leur chemin</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Jusqu’à ce jour, c’est surtout en Suisse qu’avait lieu la majorité des licenciements collectifs dans les entreprises multinationales ou contrôlées par des «&nbsp;hedge funds&nbsp;» – ces prédateurs financiers comme on les appelle – avec succursales dans plusieurs pays. Et pourquoi donc&nbsp;? Parce que nos dispositions sur les restructurations et les licenciements en cas d’«&nbsp;assainissement&nbsp;» d’une entreprise étaient faiblardes et faciles à tourner en raison d’une jurisprudence laxiste. Mais cela va changer. En effet, le nouveau droit de l’assainissement va mettre fin au «&nbsp;paradis suisse&nbsp;» des tueurs d’emplois.</p><p>Suite à la révision totale du droit de l’assainissement, l’obligation d’un plan social sera introduite en Suisse dès le 1er janvier 2014. Une mesure à mettre au crédit des syndicats, du Parti socialiste et des Verts qui se sont battus avec détermination, notamment au Conseil national. Les dispositions en question se trouvent à l’article 335h-k du Code des obligations (CO).
</p><h3>Assainissements facilités</h3><p>Le droit révisé de l’assainissement prévoit d’importantes nouveautés qui faciliteront l’assainissement d’entreprises en difficultés. Celles –ci auront désormais droit à une «&nbsp;pause pour souffler&nbsp;», à savoir qu’en cas de problèmes financiers elles bénéficieront d’un sursis provisoire sans devoir obligatoirement entrer dans une procédure de faillite, respectivement conclure un concordat. Pendant cette pause d’au maximum quatre mois, des mesures concrètes devront être prises pour assainir l’entreprise, par exemple de nouvelles négociations des baux à loyer ou la vente de parties de l’entreprise. 
</p><p>Ces modifications de contrat pour cause d’assainissement seront juridiquement plus simples. Ce sera aussi le cas lors de la reprise des contrats de travail, par exemple si des parties de l’entreprise sont transférées à un nouveau propriétaire dans le cadre de mesures engagées. Tous les contrats de travail, respectivement les dettes qui en découlent, ne devront plus être repris solidairement. Dans les faits, cela ne changera pas grand-chose en raison de la jurisprudence favorable aux employeurs des tribunaux, c’est-à-dire du droit suisse de résiliation. En contrepartie, une concession a été faite pour les salarié(e)s, soit l’introduction de l’obligation de négocier un plan social en cas de licenciement collectif, et de l’appliquer. 
</p><h3>Concrètement, qu’est-ce que l’obligation de négocier un plan social&nbsp;?</h3><p>Quels employeurs sont concernés par l’obligation de négocier un plan social en cas de licenciement collectif&nbsp;? Malheureusement pas tous. Pour que cette obligation s’applique, il faut que l’entreprise compte plus de 250 employé(e)s et veut en licencier au moins 30. Si aucun plan social n’est convenu, un tribunal arbitral doit être saisi pour en élaborer un. Que les entreprises de moins de 250 employé(e)s ne soient pas touchées par l’obligation d’un plan social doit être considéré comme une occasion manquée. 
</p><p>Mais que doit contenir un plan social&nbsp;? Et qui le négocie&nbsp;? Les plans sociaux ont pour but d’empêcher ou d’atténuer, pour les personnes concernées, les conséquences négatives d’un licenciement. Cela peut se faire par l’offre d’un autre emploi dans l’entreprise, un reclassement externe (donc le financement de formations externes, de cours, de formations continues) ou par la retraite anticipée. Ce sont les parties qui négocient ce que contiendra le plan social. S’il y a une convention collective de travail (CCT), ces parties sont les partenaires sociaux, sinon une représentation des salarié(e)s comme la commission du personnel. L’obligation ne s’applique pas seulement à la négociation d’un plan social, mais aussi à sa conclusion. Si un employeur refuse de négocier, il sera tenu de fournir des dommages-intérêts. Tous les licenciements sont alors à considérer comme abusifs, ce qui, à son tour, implique une indemnisation au sens de l’article 336a du CO pouvant se monter à six mois de salaire. L’employeur peut aussi être puni selon l’article 292 du Code pénal («&nbsp;insoumission à une décision de l’autorité&nbsp;»). Il faut encore souligner que le plan social n’est considéré comme tel que si toutes les parties sont d’accord&nbsp;! Si ce n’est pas le cas, par exemple parce que le syndicat juge les mesures de l’employeur trop faibles, c’est à un tribunal arbitral de trancher et d’élaborer un plan social, qui sera obligatoire. 
</p><h3>Tribunal arbitral</h3><p>Il appartient aux parties, respectivement aux partenaires sociaux, de désigner qui pourra être saisi comme tribunal arbitral. La CCT pourra par exemple le prévoir. Mais on pourra aussi choisir une instance cantonale ou fédérale ou, par exemple, un tribunal arbitral privé. Les coûts, si tant est qu’il y en ait, devront être supportés par qui pourra se le permettre&nbsp;; cela, afin de ne pas rendre dès le départ la procédure d’arbitrage impossible. Ce qui serait un abus de droit&nbsp;! Ce devrait donc être normalement à l’employeur d’assumer ces frais, notamment si, en l’absence de partenaires sociaux, la commission du personnel accepte une procédure privée ad hoc.
</p><h3>Des assainissements durables désormais possibles </h3><p> On voit que cette réforme comporte des avantages. Il faut notamment s’attendre à ce que l’obligation du plan social, qui inclut une obligation de négocier, et la participation des partenaires sociaux et des salarié(e)s permettront de trouver des solutions d’assainissement durables et originales. Il ne sera à l’avenir plus guère possible de procéder à des coupes claires dans le personnel. Désormais, le savoir-faire de toutes les parties contribuera au sauvetage des entreprises. Les travailleurs et travailleuses, les communes où se trouvent les entreprises et les employeurs tournés vers la durabilité en profiteront...</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1380</guid><pubDate>Thu, 05 Dec 2013 13:45:00 +0100</pubDate><title>Endiguer les risques et prolonger les délais de prescription</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/endiguer-les-risques-et-prolonger-les-delais-de-prescription</link><description>Conférence de l’USS sur les risques et opportunités des nanomatériaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La tragédie de l’amiante ne doit pas se reproduire avec les nanotechnologies. Lors d’une conférence sur ce thème, une amélioration de l’information, ainsi que des contrôles et une protection ad hoc ont été demandés. La SUVA et les employeurs doivent assumer leurs responsabilités. Et une prolongation des délais de prescription est nécessaire.</p><p>La commission «&nbsp;santé et sécurité au travail&nbsp;» de l’USS avait décidé, dans le cadre de ses activités, de donner la priorité en 2013 aux risques, sur le lieu de travail, dits «&nbsp;émergents&nbsp;», c’est-à-dire aux risques pour la santé qui ne se concrétisent qu’après de très nombreuses années. Les nanomatériaux, ces particules minuscules (souvent de quelques atomes seulement) en font aussi partie. Comme ils recèlent un important potentiel économique et technologique, leur utilisation a crû de manière exponentielle ces dix dernières années. Selon des estimations, ils généreront demain des dizaines de milliers d’emplois.
</p><h3>Conférence de la commission «&nbsp;santé et sécurité au travail&nbsp;» sur les nanomatériaux</h3><p>C’est précisément pour ces raisons – d’une part les grandes opportunités offertes par ces technologies notamment pour la technique médicale et la branche pharmaceutique et, de l’autre, les risques encore trop peu étudiés qu’elles impliquent – que la commission «&nbsp;santé et sécurité au travail&nbsp;» de l’USS a invité le 2 décembre dernier des expert(e)s de divers horizons à une conférence à Berne sur cette problématique. Les participant(e)s ont en effet aussi critiqué l’approche par trop peu prudente des nanomatériaux sur les lieux de travail. On ne sait en effet de loin pas comment ces derniers se comportent dans l’organisme humain une fois qu’ils y ont pénétré. Des études soulèvent le doute que certains d’entre eux s’accumulent, comme les fibres d’amiante, dans certaines parties du corps et peuvent déboucher sur des cancers ou d’autres maladies graves. On dispose en particulier de trop peu de connaissances sur de telles conséquences à long terme. La SUVA et plusieurs hautes écoles sont en train d’étudier ces questions. 
</p><h3>Tirer les leçons de la tragédie de l’amiante&nbsp;: des délais de prescription plus longs&nbsp;!</h3><p>Les diverses interventions et discussions faites lors de cette conférence ont permis de constater que la perception de ces problèmes est concordante&nbsp;: sur les lieux de travail, les nanomatériaux nécessitent, en tant que risques émergents, des mesures de protection de la part de l’employeur. Contrairement à la pratique en vigueur, celui-ci doit informer son personnel de manière exhaustive de la présence de nanomatériaux sur les lieux de travail, afin que celui-ci puisse se protéger. En outre, la SUVA doit absolument renforcer ses contrôles dans&nbsp; les entreprises, car elle ne passe qu’une fois en plusieurs années dans certaines entreprises qui travaillent avec des nanomatériaux. Les risques pour le personnel d’un maniement inapproprié de ces derniers sont en effet inadmissibles. 
</p><p>La conférence a également fait apparaître que la réforme du droit de la prescription mise en consultation par l’Office fédéral de la justice ne tient pas suffisamment compte des risques impliqués par les nanomatériaux. Ainsi, un délai de prescription de 30 ans est proposé en cas d’atteintes (professionnelles) à la santé, alors que les études existantes montrent que diverses formes de&nbsp; cancer ne se développent qu’après 40 ans. Ici, des mesures sont de toute urgence requises. On ne peut pas accepter que la Confédération ne tire pas les leçons de la tragédie de l’amiante et ne donne, aux victimes d’atteinte à la santé sur le long terme – aussi en matière de nanomatériaux –, aucun moyen d’agir juridiquement contre les responsables. 
</p><p> La conclusion de cette conférence peut être résumée en ces termes&nbsp;: les nanotechnologies sont quelque chose de formidable qui doit être développé en Suisse, mais des mesures d’accompagnement s’imposent.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1383</guid><pubDate>Thu, 05 Dec 2013 13:41:00 +0100</pubDate><title>La FIFA veut une amélioration des conditions de travail sur les chantiers de la Coupe du monde de football</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-fifa-veut-une-amelioration-des-conditions-de-travail-sur-les-chantiers-de-la-coupe-du-monde-de-football</link><description>Les protestations des syndicats commencent à agir</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En 2022, c’est le Qatar qui organisera la Coupe du monde de football… ou pas. De fait, la FIFA a fait savoir qu’elle pourrait retirer cette manifestation au Qatar si l’exploitation des travailleurs et travailleuses qui construisent ses infrastructures ne prenait pas fin.</p><p>C’est actuellement le plus grand chantier de la planète&nbsp;: des milliers de travailleurs et travailleuses, venant surtout d’Asie et d’Afrique, bâtissent au Qatar les infrastructures de la future Coupe du monde de football. Ces salarié(e)s travaillent dans des conditions catastrophiques. Ils sont pratiquement traités comme des esclaves. Tant la Confédération syndicale internationale (CSI), dont l’Union syndicale suisse (USS) est membre, qu’Amnesty International ont signalé à plusieurs reprises à l’émirat moyen-oriental que cette situation était inacceptable et demandé qu’il y soit remédié. Elles sont aussi intervenues auprès de la FIFA, l’organisatrice de la Coupe du monde, pour que le Qatar prenne une fois pour toutes des mesures en matière de droit du travail afin de mettre un terme à l’exploitation éhontée de ces travailleurs et travailleuses étrangers.
</p><p>La confédération syndicale allemande DGB et l’USS sont également intervenues dans le même but. Avec la Fédération allemande de football, le DGB a demandé à la FIFA que le Qatar respecte les normes fondamentales de travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT). L’USS a, pour sa part, appelé l’Association suisse de football à s’engager aussi auprès de la FIFA pour que le Qatar se voit retirer l’organisation de cette grande manifestation. 
</p><p>L’Association suisse de football a assuré l’USS qu’elle s’engagerait pour que «&nbsp;la FIFA enquête sur les irrégularités constatées en rapport avec la préparation de la Coupe du monde de football de 2022 et intervienne là où c’est possible et nécessaire&nbsp;» (trad. USS). Le président de la FIFA, Sepp Blatter, a salué de son côté l’initiative du DGB et de la Fédération allemande de football. Les acteurs économiques et politiques devraient contribuer à l’amélioration de cette situation intolérable. En mars 2014, le Qatar devra rendre rapport au comité exécutif de la FIFA sur les mesures prises et encore à prendre par lui dans ce cadre. 
</p><p> Les choses se mettent ainsi à bouger. Pour les syndicats, il est clair qu’ils plaident pour que la Coupe du monde de football soit retirée au Qatar s’il devait s’avérer que les premiers signes de bonne volonté donnés par ce dernier ne servent en fait qu’à gagner du temps.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1381</guid><pubDate>Thu, 05 Dec 2013 09:27:00 +0100</pubDate><title>Pas question de revenir à une situation indigne et dangereuse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-question-de-revenir-a-une-situation-indigne-et-dangereuse</link><description>Non à cette attaque vicieuse contre la solution du délai !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À l’initiative populaire «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée – Alléger l’assurance-maladie en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base&nbsp;», qui demande un retour irresponsable à des temps heureusement révolus, une seule réponse&nbsp;: NON&nbsp;!</p><p>La «&nbsp;solution du délai a été acceptée plus que nettement par 72,2&nbsp;% de oui, lors de la votation populaire du 2 juin 2002. Le même jour, l’initiative populaire «&nbsp;pour la mère et l’enfant – pour la protection de l’enfant à naître et pour l’aide à sa mère dans la détresse&nbsp;» de l’Aide suisse pour la mère et l’enfant fut encore plus sèchement rejetée (82&nbsp;%). La solution du délai permet une interruption de grossesse non punissable dans les douze semaines après le début des dernières règles. Parallèlement, la couverture des frais d’avortement par l’assurance obligatoire de soins était inscrite dans la Constitution fédérale.
</p><p>La lutte politique pour la solution du délai et le droit corollaire des femmes à l’autodétermination a duré 30 ans&nbsp;! Cette solution est désormais bien ancrée dans la société et elle a fait ses preuves. Il n’y a aucune raison d’y toucher. 
</p><p>Les initiants prétendent poursuivre des buts de politique de la santé. Un avortement n’étant pas une maladie, il ne devrait pas être financé selon eux par l’assurance-maladie. C’est un argument fallacieux destiné à cacher le fait qu’ils diabolisent les interruptions de grossesse. La réglementation qu’ils proposent pour les coûts de ces dernières contraindrait à nouveau les femmes à avorter dans des conditions médicalement douteuses et dans des circonstances humiliantes. Il n’est absolument pas question que nous acceptions pareille régression&nbsp;!
</p><p>Les coûts des interruptions de grossesse se montent, selon les données des assureurs-maladie, à 8 millions de francs par an, soit 0,03&nbsp;% des coûts totaux de la santé. Ces coûts sont en baisse, car le nombre d’avortements diminue. Rendre plus difficile la possibilité de se faire avorter dans des conditions médicales correctes, c’est favoriser les pratiques des charlatans et accepter les risques importants qu’elles comportent pour la santé. Les éventuels coûts induits par ces pratiques devraient alors être pris en charge par les caisses-maladie, si bien qu’il ne resterait plus rien des économies visées. Il ne peut donc être encore moins question ici de baisse des coûts ou des primes.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1379</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2013 16:24:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 98 : Commerce de détail : faible progression des salaires malgré l&#039;augmentation de la productivité </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-98-der-detailhandel-schwache-lohnentwicklung-trotz-produktivitaetsschub</link><description>(avec résumé en français)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1348</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2013 13:59:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 96 : Évolution des effectifs des syndicats en 2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-96-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2012</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1376</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2013 09:35:00 +0100</pubDate><title>2e pilier : le Conseil des États veut enfin mettre le holà à l’arnaque des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/2e-pilier-le-conseil-des-etats-veut-enfin-mettre-le-hola-a-l-arnaque-des-primes</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les compagnies d’assurance-vie exigent depuis des années déjà des primes excessives pour les prestations en matière d’invalidité et de décès. En 2012, elles ont encaissé&nbsp; 2,7 milliards de francs à ce titre, alors que leurs dépenses se sont montées à 1,4 milliard. En tout, elles ont empoché 8,8 milliards ces sept dernières années. Des profits réalisés sur le dos des assuré(e)s. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps déjà que les primes tiennent compte de la réduction des prestations d’assurance. Les primes pour les risques d’invalidité et de décès de la prévoyance professionnelle doivent être drastiquement baissées et il faut limiter les possibilités pour les assureurs-vie d’engranger des profits. 
</p><p>En acceptant la motion Egerszegi «&nbsp;Primes de risque équitables dans la prévoyance professionnelle&nbsp;», le Conseil des États satisfait enfin à cette revendication. Contrairement à l’avis du Conseil fédéral, qui voulait renvoyer cette dernière aux calendes grecques et d’abord attendre l’issue du projet de réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», la Chambre des cantons estime qu’il y a lieu d’agir rapidement sur cette question. Ainsi, elle veut inscrire des critères pour la fixation des primes de risque dans l’ordonnance sur la surveillance. 
</p><p>L’USS se félicite de cette décision qui renforce la prévoyance professionnelle dans son rôle d’assurance sociale.&nbsp;
</p><h5>Renseignement :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS responsable de la politique sociale, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1375</guid><pubDate>Wed, 27 Nov 2013 14:30:00 +0100</pubDate><title>L’Allemagne lutte contre les bas salaires avec un salaire minimum musclé – Le Parlement suisse ne veut pas ouvrir les yeux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-allemagne-lutte-contre-les-bas-salaires-avec-un-salaire-minimum-muscle-le-parlement-suisse-ne-veut-pas-ouvrir-les-yeux</link><description>Salaire minimum
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu’en Suisse, le Conseil national débat du rejet de l’initiative sur les salaires minimums, lors de leurs négociations en vue d’une coalition, la CDU/CSU et le SPD ont décidé d’introduire un salaire minimum en Allemagne. Fixé à 8,50 euros de l’heure, ce salaire minimum est certes inférieur en soi au salaire minimum dont il est actuellement question pour la Suisse (22&nbsp;francs/heure). Le salaire minimum allemand modifiera cependant beaucoup plus profondément la structure salariale que le salaire minimum suisse. En effet, avec un salaire horaire minimum de 8,50 euros, 16&nbsp;% environ des&nbsp; salaires allemands devront être relevés, alors qu’avec un salaire horaire minimum de 22&nbsp; francs, seuls 9 % des salaires suisses devraient être relevés.
</p><p>Contrairement à ce qui est le cas en Allemagne, les différences régionales sont beaucoup moins marquées en Suisse. Et parce que les jeunes adultes de Suisse entrent dans le monde du travail en passant par un apprentissage professionnel, le problème des bas salaires n’est, chez nous, pas un problème de jeunes travailleurs et travailleuses, mais surtout de femmes au bénéfice d’une expérience professionnelle. 
</p><p>Si le Conseil fédéral compare lors de ses délibérations le salaire minimum proposé pour la Suisse avec celui que l’Allemagne va se donner ou ceux qui existent déjà dans d’autres pays, ce n’est pas son montant qui doit être déterminant si l’on veut en juger de l’importance d’un point de vue économique, mais le nombre des personnes concernées. En revanche, pour son appréciation d’un point de vue social, c’est son montant en francs qui est décisif. En Suisse, 330&nbsp;000 personnes gagnent moins de 22 francs de l’heure et donc, pour un emploi à plein temps, moins de 4&nbsp;000 francs, ce qui ne leur permet pas de vivre décemment. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en Chef de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1374</guid><pubDate>Wed, 27 Nov 2013 10:44:00 +0100</pubDate><title>Protocole III concernant l’extension de l’accord sur la libre circulation des 	 personnes (ALCP) du 21 juin 1999 à la Croatie ; prise de position</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protocole-iii-concernant-l-extension-de-l-accord-sur-la-libre-circulation-des-personnes-alcp-du-21-juin-1999-a-la-croatie-prise-de-position</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1373</guid><pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:06:00 +0100</pubDate><title>Commerce de détail : des salaires d’au moins 4 000 francs s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/commerce-de-detail-des-salaires-d-au-moins-4-000-francs-s-imposent</link><description>Gros bénéfices et bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a un problème de bas salaires. Pour un travail à plein temps, environ 9 % des salarié(e)s de ce pays gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4 000 par mois. De tels salaires, qui ne permettent pas de vivre décemment, sont particulièrement fréquents dans le commerce de détail. Dans cette branche, 47 000 personnes gagnent moins de 22 francs de l’heure. « Avoir un apprentissage n’est par une protection contre des salaires aussi maigres », a souligné Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS, lors de la présentation d’une étude de branche ce mardi. « Plus de la moitié des personnes qui gagnent moins de 22 francs de l’heure dans le commerce de détail sont titulaires d’un certificat fédéral de capacité (apprentissage) », a-t-il précisé. Les femmes sont particulièrement touchées : presque 39 000 d’entre elles travaillent dans cette branche pour un salaire horaire inférieur à 22 francs. Toujours selon Daniel Lampart : « Une très grande partie du problème des bas salaires dans le commerce de détail devrait être imputable à la discrimination salariale des femmes par rapport aux hommes. »
</p><p>Le partenariat social loué tant et plus par le Conseil fédéral et les partis de droite n’a pas permis à ce jour de s’attaquer aux racines du problème des bas salaires dans cette branche. « Les employeurs du commerce de détail sont mal organisés. Leurs associations et un grand nombre d‘entre eux ont refusé jusqu’à présent d’améliorer les conditions d’embauche avec des conventions collectives de travail et d’introduire des salaires minimums au niveau de l’entreprise ou de la branche », a critiqué Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia, la plus grande organisation de salarié(e)s active dans le commerce de détail. Vania Alleva a aussi appelé les détaillants à enfin conclure des conventions collectives de travail nationales.
</p><p>La marge de manœuvre est là pour adapter ces salaires de misère. Grâce au recours plus poussé aux technologies de l’information et de la communication, à l’intégration verticale de nombreux détaillants et au processus de concentration dans le commerce de détail, la productivité a augmenté de presque 23 % entre 1998 et 2010. Alors que de nombreux employé(e)s n’ont qu’insuffisamment bénéficié de ces gains de productivité, les propriétaires des entreprises en ont excessivement profité. Leurs marges bénéficiaires ont presque doublé. « La branche peut se permettre de verser des salaires avec lesquels les gens puissent vivre décemment », a expliqué Vania Alleva. Et cela concerne tout particulièrement les domaines des vêtements et des chaussures. Ces commerces sont dominés par des groupes richissimes. Le contraste avec les salaires de misère qu’elles versent est grossier.
</p><p>L’initiative sur les salaires minimums, que le Conseil national traitera mercredi et qui passera bientôt en votation, peut être le remède à ce problème. Elle apportera « pour des dizaines de milliers de personnes occupées dans le commerce de détail, des progrès déterminants dont les effets seront immédiats », a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Ainsi qu’un sondage représentatif de l’USS et du syndicat Unia le montre, une majorité de la population est de cet avis : à la mi-novembre 74 % des personnes interrogées se sont déclarées plutôt ou totalement d’accord avec l’affirmation selon laquelle il faut introduire un salaire minimum légal de 4 000 francs par mois en Suisse.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</li><li>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li><li>Pepo Hofstetter, responsable de la communication d’Unia, 079 322 36 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1372</guid><pubDate>Sun, 24 Nov 2013 14:35:00 +0100</pubDate><title>Le problème des écarts salariaux est toujours là</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-probleme-des-ecarts-salariaux-est-toujours-la</link><description>Votations du 24 novembre : Initiative 1:12 et initiative sur les familles</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend acte du rejet dans les urnes de l’initiative 1&nbsp;:12. Les débats sur cette dernière ont montré que le mécontentement suscité par les salaires excessifs de certains managers est grand dans de très larges pans de la population, et jusqu’au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Parallèlement, le résultat de cette votation fait apparaître que les citoyen(ne)s ont été intimidés par les scénarios catastrophes développés par les adversaires de l’initiative. Mais le problème des écarts salariaux n’en est pas pour autant résolu, l’initiative Minder n’y change rien non plus. Des mesures efficaces sont maintenant nécessaires. Dans les entreprises publiques, les salaires ne doivent pas dépasser les 500&nbsp;000 francs. Et un impôt sur les bonus doit être introduit pour les salaires supérieurs à 1 million de francs. 
</p><p>L’USS prend connaissance avec satisfaction du rejet de l’initiative de l’UDC sur les familles. Ainsi, la politique suisse de la famille ne va pas régresser. Une majorité des Suissesses et des Suisses ont vu que cette initiative leur était présentée sous un emballage trompeur&nbsp;: les cadeaux fiscaux pour les ménages aisés à un revenu auraient en effet entraîné des pertes fiscales au niveau de la Confédération et des cantons et accentué la pression aux économies. Cette initiative aurait surtout aggravé les désavantages subis par les familles à deux revenus qui doivent faire garder leurs enfants par des tiers. Ces familles doivent être soutenues. C’est pourquoi l’USS demande que les structures d’accueil extrafamilial des enfants soient développées. 
</p><p>L’USS regrette le rejet de l’augmentation du prix de la vignette autoroutière. Elle aurait permis de donner une base à long terme au financement de la route. L’USS s’engagera à l’avenir pour que ce dernier, ainsi que le financement du rail, soit garanti à long terme, par exemple en défendant le projet de financement (FAIF) du rail sur lequel nous voterons le 9 février 2014..
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et Porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1371</guid><pubDate>Fri, 22 Nov 2013 18:47:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur Änderung des Tabaksteuergesetzes</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-aenderung-des-tabaksteuergesetzes</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1370</guid><pubDate>Fri, 22 Nov 2013 18:39:00 +0100</pubDate><title>Änderung SchKG – Umsetzung Motion Rutschmann 10.3780</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/a-nderung-schkg-umsetzung-motion-rutschmann-10-3780</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1366</guid><pubDate>Fri, 22 Nov 2013 14:43:00 +0100</pubDate><title>Irresponsable, à courte vue et hypocrite</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/irresponsable-a-courte-vue-et-hypocrite</link><description>L’initiative sur les familles sera source de pauvreté</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative populaire de l’UDC, sur laquelle nous voterons le 24 novembre prochain, favorise les familles aisées à un revenu, c’est-à-dire celles où un seul parent – en principe le père – gagne un salaire, l’autre – en principe la mère – s’occupant des enfants et du ménage. Seules elles pourraient désormais profiter de déductions fiscales pour la prise en charge de leur(s) enfant(s). Au lieu de mettre sur pied d’égalité tous les modèles de familles existants, l’initiative de l’UDC incite les mères à renoncer à une activité lucrative. D’un point de vue social, cela présente d’importants risques.</p><p>Alors que l’initiative de l’UDC prétend encourager les familles où un seul parent exerce une activité lucrative, l’évolution constatée dans les assurances sociales et le droit du divorce va dans une toute autre direction. Les familles où la mère n’exerce pas d’activité lucrative pourraient ainsi, en cas de divorce, de décès ou de maladie être encore plus défavorisées. 
</p><h3>Divorce</h3><p>Les chiffres sont connus&nbsp;: en Suisse, un mariage sur deux se termine par un divorce. Et dans de nombreux cas, c’est l’homme qui gagnait un salaire alors que la femme s’occupait d’abord du ménage. Dans de telles situations, l’homme doit souvent verser des pensions alimentaires à la femme. Ainsi, deux ménages sont à financer avec le même salaire. Fréquemment, ni l’homme ni la femme ne sont d’accord sur le calcul de ces pensions. Et les enfants, qui doivent grandir dans des conditions financières précaires, sont particulièrement touchés. 
</p><p>Mais l’UDC a une «&nbsp;solution&nbsp;» toute prête&nbsp;: supprimer la pension alimentaire et contraindre la femme à travailler. Dans une intervention au Parlement, les élu(e)s de ce parti demandent au Conseil fédéral que les mères divorcées dont les enfants ont plus de trois ans d’âge n’aient à l’avenir plus le droit à des pensions alimentaires. On serait en droit d’exiger d’elles qu’elles exercent une activité lucrative et fassent garder leurs enfants par des tiers. En cas de divorce, l’UDC ne voit donc absolument aucun problème aux «&nbsp;enfants étatisés&nbsp;»…
</p><p>Cette révision envisagée du droit en matière de contribution d’entretien menace de contraindre beaucoup de femmes et leurs enfants à recourir aux services sociaux. Quiconque n’a pas travaillé dans une profession pendant plusieurs années ne parviendra en effet pas à revenir sans autre dans la vie professionnelle. Dans de nombreuses branches, une interruption de 5 ans représente déjà un grand obstacle. Et la recherche d’offres de garde d’enfants financièrement supportables reste ardue.
</p><h3>Décès</h3><p>Un décès est un grave coup du sort pour les familles. Il a aussi des conséquences financières négatives à surmonter. Si le soutien de famille meurt, la veuve reçoit aujourd’hui une rente de veuve de l’AVS et du 2e pilier. Mais la rente de veuve de l’AVS est en grand danger, car le Conseil fédéral aimerait, à la faveur de sa réforme «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», supprimer les rentes des veuves dont les enfants ont plus de 18 ans. Les femmes qui n’exercent plus d’activité lucrative parce qu’elles se sont occupées de leur famille pendant de longues années, devraient rapidement trouver un emploi après le décès de leur conjoint ou augmenter leur horaire de travail pour pouvoir boucler leurs fins de mois. Que cela soit facile pour des femmes de 50 ans, on est en droit d’en douter.
</p><h3>Maladie</h3><p>Les conséquences financières d’une maladie qui se prolonge peuvent être dures, même pour les familles qui ont un bon revenu. Les femmes qui n’exercent pas d’activité professionnelle sont mal couvertes si elles deviennent invalides à la suite d’une maladie. Elles ne peuvent pas demander de rentes du 2e pilier et n’auraient droit qu’à une petite rente AI. En revanche, si c’est l’homme qui est gravement malade, il reçoit certes une rente du 2e pilier, mais les rentes AI ne sont accordées aujourd’hui qu’à des conditions très strictes. Quiconque ne peut plus travailler suite à une maladie a droit a priori à une rente AI. Ainsi, nombre de familles qui se trouvent dans ce genre de situations dépendent d’un revenu provenant d’une activité lucrative.
</p><p>En raison de l’évolution actuelle suivie par les assurances sociales et le droit du divorce, il est donc irresponsable de favoriser le modèle de famille à un seul revenu. La politique de la famille n’a pas le droit de s’orienter en fonction de la situation idéale. Elle doit aussi prendre en compte les risques potentiels. L’initiative de l’UDC sur les familles ne le fait pas. C’est pourquoi il faut lui dire NON le 24 novembre.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1368</guid><pubDate>Fri, 22 Nov 2013 10:43:00 +0100</pubDate><title>Des moulins à prière et de la jubilation précipitée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-moulins-a-priere-et-de-la-jubilation-precipitee</link><description>L’initiative sur les salaires minimums au Conseil national


</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a malheureusement lieu de craindre qu’après le Conseil des États, une majorité du Conseil national ne rejette sans état d’âme l’initiative de l’USS sur les salaires minimums. La majorité de droite des Chambres refuse en effet de débattre sérieusement de cette initiative et préfère sortir les moulins à prière du marché du travail libéral. Mais les cartes seront rebattues devant le peuple. </p><p>Par 31 voix contre 13, le Conseil des États avait rejeté l’automne dernier l’initiative de l’USS sur les salaires minimums. Par 18 voix contre 7, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) propose à celui-ci de faire la même chose le 27 novembre prochain. Cette décision repose sur trois arguments. 
</p><h3>Un petit nombre serait concerné…</h3><p>Peu de salarié(e)s seraient concernés par les bas salaires, estime la CER-N. 
</p><p>Dans les faits, 335&nbsp;000 personnes au moins ne gagnent aujourd’hui pas 22 francs de l’heure, le salaire minimum légal demandé par l’initiative. Cela représente 9&nbsp;% de tous les salarié(e)s du pays. Est-ce un «&nbsp;petit nombre&nbsp;»&nbsp;? S’ajoute à cela qu’un bon tiers des personnes concernées est titulaire d’un certificat fédéral de capacité (CFC), c’est-à-dire d’un diplôme de fin d’apprentissage. Le principe selon lequel avoir un CFC doit être la garantie de pouvoir boucler normalement ses fins de mois serait-il soudainement devenu préhistorique&nbsp;? L’équité, cela ne voudrait donc plus dire que celles et ceux qui travaillent durement et à 100&nbsp;% doivent pouvoir vivre décemment de leur salaire&nbsp;? Ou veut-on que les 60&nbsp;000 femmes qui travaillent dans le commerce de détail n’aient plus le droit d’avoir des enfants si elles ne vivent pas avec un manager&nbsp;? Et que dira-t-on aux personnes concernées de l’hôtellerie et de la restauration, des centres d’appels, de la sécurité privée, du nettoyage, etc.&nbsp;?
</p><h3>Un phénomène passager&nbsp;?</h3><p>Ne seraient concernés que les jeunes en début de carrière, leur situation s’améliorant cependant au bout de quelques années. 
</p><p>Ce deuxième argument des adversaires de l’initiative est également erroné. Si c’est possible dans les pays où les jeunes entrent dans la vie professionnelle après une formation en école, ce n’est pas le cas en Suisse grâce à notre système de formation duale (école + entreprise simultanément). De plus, l’initiative exclut tous les rapports de travail à caractère de formation du champ d’application du salaire minimum légal. Il existe sans doute quelques étudiant(e)s qui gagnent par-ci, par-là moins de 4&nbsp;000 francs pour un travail à plein temps, mais ce ne sont pas eux les bas salaires typiques. Les bas salaires typiques de Suisse – plus de 70&nbsp;% des personnes concernées - ont plus de 25 ans, travaillent dans certaines branches touchées par ce phénomène et se trouvent dans une impasse, alors qu’ils travaillent à plein temps. 
</p><h3>Le marché du travail libéral</h3><p>Lui, ce «&nbsp;modèle de réussite&nbsp;» qu’est la Suisse, ne doit pas être mis en danger par des interventions de l’État. Ce sont les partenaires sociaux, qui connaissent bien les différentes situations concrètes, qui ont à intervenir ici. 
</p><p>Ce troisième argument est, lui aussi, totalement erroné. L’initiative ne veut pas uniquement un salaire minimum légal. Elle demande aussi, à ses premier et deuxième paragraphes, que la Confédération et les cantons protègent les salaires et encouragent l’inscription de salaires minimums dans les conventions collectives de travail (CCT). Aujourd’hui, seul un peu plus de 40&nbsp;% des salarié(e)s sont protégés par des salaires minimums fixés dans une CCT. En comparaison européenne, c’est maigrelet comme proportion et cela lève le voile sur les prêches dominicaux et patronaux en faveur du partenariat social. La réalité, c’est que nombre de patrons refusent de conclure des CCT. Et précisément dans la perspective d’une protection des salaires usuels contre la sous-enchère constatée dans le cadre de la libre circulation des personnes, la Confédération aurait plus de possibilités, si l’initiative passait la rampe des urnes, pour encourager la diffusion de CCT et de salaires minimums fixés par des CCT. Cela, en adaptant la pratique en matière de quorums requis pour pouvoir étendre une CCT, la rendre de force obligatoire, ou en imposant l’obligation de conclure des CCT en matière de marchés publics et en cas de concessions ou de subventions, ainsi que lors d’externalisations de certaines activités. On aurait alors une économie sociale de marché…
</p><p>La majorité de droite des Chambres fédérales s’interdit même de considérer la problématique des salaires minimums avec un regard nuancé. Jubilant d’avance, elle veut couler l’initiative sans s’attaquer au problème soulevé par celle-ci. Il est bien possible qu’elle se réveille brusquement un jour lorsque le peuple aura tranché.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1363</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2013 13:54:00 +0100</pubDate><title>Une loi qui pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-loi-qui-pose-plus-de-questions-qu-elle-ne-donne-de-reponses</link><description>Nouvelle loi sur la formation continue
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En décembre, le Conseil national empoignera le dossier de la loi sur la formation continue. Les débats promettent d’être chauds autour de la question de la responsabilité de l’employeur, les propositions étant aussi nombreuses que contradictoires. Les différents modèles du congé-formation ne manqueront pas d’alimenter la polémique. Faute d’ambition et de moyens, la loi restera, malgré tout, un projet sans vision qui n’apportera aucune réponse aux difficultés de recrutement de main-d’œuvre qualifiée auxquels font face de nombreuses entreprises, de même que certains secteurs du service public.</p><p>L’évolution rapide de la structure du marché du travail exige aujourd’hui des individus une énorme capacité d’adaptation et un développement constant de leurs compétences. Dans ces circonstances, on pourrait logiquement s’attendre à ce que la nouvelle loi sur la formation continue se donne les moyens de permettre à chacune et chacun d’accéder à la formation continue et remédie aux principaux dysfonctionnements du système. L’USS en voit principalement deux.
</p><h3>Disparités sociales grandissantes</h3><p>Il existe peu de recherches et de données fiables sur la formation continue. Cependant, sur un point, les observations des chercheurs convergent : l’accès à la formation continue dépend du niveau de formation initiale et du niveau de revenu. Plus le niveau de formation et le salaire sont élevés, plus les investissements dans la formation continue le sont également. Cela signifie que la formation continue contribue largement à accentuer les disparités sociales entre personnes qualifiées et personnes peu qualifiées, au lieu de les compenser. En résumé, « la formation appelle la formation », tandis que les personnes non qualifiée en restent exclues.
</p><h3>Le dilemme du temps</h3><p>La double ou triple charge que représentent un emploi, une formation et des responsabilités familiales est un obstacle à la formation continue. Les dernières statistiques de l’Office fédéral de la statistique (micro-recensement paru le 24 juin 2013) ont montré que, à côté de la charge financière (15&nbsp;%), le manque de temps (33&nbsp;%) et les responsabilités familiales (16&nbsp;%) sont les principales raisons qui conduisent à renoncer à suivre un cours. Une étude de 2011 (econcept) sur les candidats aux examens professionnels ayant suivi des cours de préparation avait également mis à jour ce problème.
</p><h3>La nouvelle loi n’est pas à la hauteur des défis </h3><p>Aucun des deux constats précédents n’a trouvé réponse dans la nouvelle loi. Le phénomène des disparités sociales a été largement nié, le Conseil fédéral plaidant au contraire pour un renforcement de la concurrence dans «&nbsp;un marché qui fonctionne&nbsp;». La question du temps et de la conciliation n’a pas fait l’objet d’une analyse sérieuse, ni les instruments disponibles pour y répondre. L’option du congé-formation, par exemple, a été balayée avec des arguments douteux. Le sujet reviendra au niveau des débats parlementaires. Les différents modèles soumis ne réuniront cependant que difficilement une majorité. Il en ira de même des nombreuses propositions de la commission qui visent à renforcer le rôle et la responsabilité sociale de l’employeur.
</p><h3>La promotion des compétences de base en compensation</h3><p>Principale lueur d’espoir, la promotion de compétences de base a été inscrite dans la loi et a été très largement soutenue en commission. Il s’agit là d’un progrès considérable sachant que les besoins jusqu’à peu n’était pas reconnus, sinon parmi les professionnels et les spécialistes. Les lacunes en mathématiques élémentaires, en lecture, écriture, expression orale (dans une langue nationale) et connaissances informatique sont pourtant très répandues dans la population et peuvent représenter un obstacle insurmontable à la formation continue. On ne peut que regretter, à ce propos, l’absence de moyens financiers supplémentaires pour développer des offres complémentaires dans ce domaine.
</p><h3>Compter sur le personnel qualifié à l’étranger&nbsp;: une vision à court terme</h3><p>La loi sur la formation continue pose le principe de la «&nbsp;responsabilité individuelle&nbsp;». En bref, c’est la loi du «&nbsp;laisser-faire&nbsp;». Pourtant, les pressions que connaissent les salarié(e)s sur leur lieu de travail, qu’ils soient qualifiés ou non, augmentent de jour en jour. Le fait de reporter sur l’individu la seule responsabilité de la formation continue, indispensable pour rester en emploi, augmente cette pression et le sentiment d’insatisfaction. Sachant que de nombreuses entreprises, des établissements privés ou publics (dans le domaine de la santé par exemple) recrutent leur personnel et leur cadre à l’étranger pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, on serait légitimement en droit de s’interroger sur l’absence de volonté politique de favoriser la formation des personnes résidentes déjà dans notre pays et dont le potentiel reste aujourd’hui encore inexploité. Certains partis seraient en effet plus inspirés de promouvoir formation et conciliation famille/travail, plutôt que de favoriser le retour de la femme au foyer…</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1365</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2013 13:43:00 +0100</pubDate><title>Un pas en arrière, un pas en avant…</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/un-pas-en-arriere-un-pas-en-avant</link><description>Révision de la loi sur la nationalité

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Concernant la révision de la loi sur la nationalité, nous sommes en pleine procédure d’élimination des divergences entre les deux Chambres fédérales. Jusque-là, le Conseil national s’est montré dur et borné. </p><p>En mars dernier, lors de la session de printemps, le Conseil national transformait la loi sur la nationalité en véritable parcours du combattant&nbsp;! Ce ne seront, par exemple, pas huit ans mais bien dix qui seront nécessaire pour entamer une démarche de naturalisation. Pas question non plus que le temps passé en Suisse par le demandeur ou la demandeuse entre 10 et 20 ans compte double ou encore que les séjours effectués au titre d’une admission provisoire soient pris en compte. En septembre dernier cependant, le Conseil des États se montrait plus clairvoyant – même s’il conservait l’exigence de détention d’un permis C –, il estimait, en effet, que huit ans de séjour en Suisse devait suffire pour obtenir le passeport à croix blanche. Les années passées dans notre pays entre 10 et 20 ans pourraient aussi continuer à compter double et un séjour sous le régime de l’admission provisoire serait pris en considération. Les sénateurs n’exigeaient pas non plus une bonne maîtrise d’une langue nationale à l’écrit. 
</p><h3>Non au parcours du combattant&nbsp;!</h3><p>En raison de ces divergences, le Conseil national doit à nouveau se prononcer sur cette révision lors de la prochaine session. De mauvais augure, la Commission des institutions politiques du Conseil national a déjà confirmé s’en tenir pour l’essentiel aux décisions de son Conseil. Espérons néanmoins que ce dernier ne se montrera pas aussi borné que sa Commission des institutions politiques. 
</p><p>L’USS est favorable à ce que le temps passé en Suisse entre 10 et 20 ans compte double, la naturalisation des enfants de nationalité étrangère nés en Suisse doit être facilitée et un séjour sous le régime de l’admission provisoire doit être pris en compte. L’obtention du permis C ne doit pas être une condition préalable&nbsp;: de nombreux ressortissant(e)s des pays tiers vivent depuis des décennies en Suisse sans permis d’établissement et sont très bien intégrés dans notre société. Et ne pas maîtriser parfaitement une langue nationale (par écrit et par oral) n’est pas forcément synonyme d’un problème d’intégration mais sert avant tout à privilégier les personnes les plus éduquées. Pour l’USS, il n’est pas question qu’une demande de naturalisation se transforme en parcours du combattant impliquant une série d’épreuves basées sur des critères toujours plus difficiles à remplir, mais aussi de plus en de plus discriminatoires&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1364</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2013 13:42:00 +0100</pubDate><title>Bonifications pour tâches éducatives : de facto pour qui éduque</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/bonifications-pour-taches-educatives-de-facto-pour-qui-eduque</link><description>Réforme de l’autorité parentale: des effets secondaires néfastes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À cause de l’autorité parentale conjointe décidée par le Parlement fédéral l’été dernier, les bonifications pour tâches éducatives devraient désormais être réparties pour moitié entre le père et la mère. Cette règle est totalement étrangère à la pratique et représente, pour la plupart des mères divorcées ou célibataires, un grand pas vers la pauvreté.</p><p>Lors de sa session d’été, le Parlement a adopté la révision de l’autorité parentale, introduisant l’autorité parentale conjointe comme nouvelle règle aussi en cas de divorce ou pour les parents non mariés. Cette révision a également une incidence sur l’AVS. En effet, la garantie de la prise en compte de bonifications pour tâches éducatives dans le calcul de la rente s’oriente sur l’autorité parentale. 
</p><h3>Une discrimination indirecte des femmes</h3><p>Les bonifications pour tâches éducatives devraient donc désormais toujours être partagées, ce qui aurait des conséquences sensibles sur les rentes de nombreuses femmes. Aujourd’hui, une part essentielle de la rente AVS des mères célibataires ou divorcées est influencée par la prise en compte intégrale de ces bonifications. C’est en particulier le cas de celles qui ont travaillé à temps partiel ou dans des branches à bas salaires. Les bonifications pour tâches éducatives, qui concernent les enfants de moins de 16 ans (environ 42&nbsp;000 francs par an), sont la principale raison pour laquelle les rentes touchées par les mères célibataires ou divorcées sont plus élevées que par le passé (en moyenne environ 2&nbsp;000 francs par mois). Cet acquis social de la 10e révision de l’AVS est maintenant remis en question par la nouvelle autorité parentale. Si demain, dans tous les divorces, seule la moitié de ces bonifications était prise en compte, les rentes AVS futures de nombreuses femmes divorcées, ou célibataires, baisseraient de plus de 100 francs par mois. Ces femmes risqueraient alors de basculer dans la pauvreté. 
</p><p>Couper en deux les bonifications pour tâches éducatives, comme ce devrait être le cas demain à chaque divorce, discriminerait indirectement les mères divorcées, car cela défavoriserait fortement les femmes, dont le revenu annuel déterminant pour le calcul de la rente AVS diminuerait, alors que celui des pères divorcés augmenterait nettement grâce à leur taux d’activité plus élevé et à la prise en compte de la moitié des bonifications. 
</p><h3>En fait, qui s’occupe des enfants&nbsp;?</h3><p>Les bonifications pour tâches éducatives doivent atténuer, pour les femmes retraitées, les pertes subies parce qu’elles ont arrêté de travailler ou ont travaillé moins pour éduquer leurs enfants. Pour leur prise en compte, il faut donc que l’élément déterminant soit la personne qui s’est effectivement occupé des enfants et n’a, de ce fait, pas pu tirer profit de toutes les possibilités de travailler qu’elle aurait eues sinon. Aujourd’hui, 86&nbsp;% des enfants de parents divorcés grandissent chez leur mère, un taux qui reste constant. L’autorité parentale conjointe, possible sur demande et accord commun depuis l’an 2000, n’y a rien changé et elle concerne depuis lors presque la moitié des parents divorcés. Cela ne va pas changer à partir de 2014 si elle devient la règle. Moins d’un tiers des mères qui élèvent seules leurs enfants travaillaient à plein temps en 2012. L’écrasante majorité travaille à temps partiel (env. 50&nbsp;%).
</p><p>Partager en deux les bonifications pour tâches éducatives en cas de divorce, pour autant qu’aucun jugement ou accord ne prévoient pas une autre répartition, atténuerait dans une mesure insuffisante les pertes toujours dominantes essuyées par les mères. Les mères divorcées pourraient certes négocier une autre répartition et demander au tribunal de trancher, mais les bonifications pour tâches éducatives deviendraient alors un objet de négociation en cas de divorce. Les tribunaux, ou les personnes qui veulent divorcer, devraient ainsi se focaliser sur cet aspect de la prévoyance vieillesse. Au vu des expériences faites avec le partage de la prévoyance professionnelle, cela n’irait pas sans autres. En outre, la prise en compte des bonifications pour tâches éducatives devrait rendre encore plus difficile la recherche souvent déjà ardue de compromis sur le recouvrement des aliments et les prétentions de prévoyance. Pour cet aspect central de la prévoyance vieillesse des femmes, la négociation n’apparaît pas comme une voie praticable. La couverture matérielle des besoins vitaux par l’AVS à la retraite ne doit pas faire l’objet d’une négociation.
</p><p>Le 2 décembre, le Conseil des États traitera la motion Janiak, qui demande que la prise en compte d’éventuelles bonifications pour tâches éducatives lors d’un divorce ou de l’instauration de l’autorité parentale conjointe de parents non mariés soit obligatoirement réglée sur la base des tâches éducatives effectivement assumées, dans la convention de divorce ou par le juge dans le premier cas, par l’autorité de protection de l’enfant dans le deuxième. C’est certes là une amélioration, mais cela n’empêchera pas que ces bonifications resteront le jouet de ces procédures. 
</p><h3>Pour l’USS, les bonifications pour tâches éducatives reviennent a priori aux mères</h3><p>Il est bien plus urgent de trouver une solution pour compenser les pertes de revenu dues à l’éducation des enfants. Comme, dans la plupart des cas, celles-ci touchent les mères, l’Union syndicale suisse (USS) s’est adressée au Conseil fédéral pour lui proposer que, pour les parents divorcés aussi, les bonifications pour tâches éducatives reviennent entièrement aux mères, sauf s’ils ont négocié leur répartition ou leur entière attribution au père. Cette solution est simple et claire. Elle déchargera les tribunaux de négociations supplémentaires et les caisses de compensation de nombreuses adaptations. Lors de sa séance du 22 août, la Commission AVS/AI a également décidé de faire la même recommandation au Conseil fédéral.
</p><p>C’est maintenant à ce dernier de préserver le but des bonifications pour tâches éducatives et d’empêcher que le risque de discrimination indirecte à l’encontre de nombreuses femmes ne se réalise. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1360</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2013 14:21:00 +0100</pubDate><title>L’USS rejette la plus forte baisse de rentes de tous les temps : pas question d’affaiblir l’AVS !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-rejette-la-plus-forte-baisse-de-rentes-de-tous-les-temps-pas-question-d-affaiblir-l-avs</link><description>Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) approuve la stratégie globale adoptée par le Conseil fédéral pour faire avancer la réforme de la prévoyance vieillesse. C’est la bonne méthode car une approche par étape est vouée à l’échec. Mais, quant au contenu de cette réforme, le gouvernement doit placer d’autres accents et renforcer l’AVS plutôt que l’affaiblir. </p><p>En baissant le taux de conversion du 2e pilier de 6,8 à 6&nbsp;%, le Conseil fédéral propose la plus forte baisse de rentes de tous les temps, une baisse que l’amélioration de la quote-part d’excédents («&nbsp;legal quote&nbsp;») et les mesures compensatoires prévues ne sauraient compenser. Cette baisse du taux de conversion minimal serait deux fois plus importante que le vol des rentes massivement rejeté dans les urnes en 2010 par trois quarts des votant(e)s. L’USS ne peut accepter cette violente baisse. En effet, le Conseil fédéral fait fi de la réalité que vivront les futurs retraité(e)s qui ont un revenu normal. Quiconque gagne aujourd’hui 5&nbsp;500 francs par mois – comme un installateur-électricien – recevra à sa retraite environ 36&nbsp;000 francs de rentes par an (1er et 2e piliers) Après la baisse du taux de conversion, il perdra 1&nbsp;200 francs. Déjà basses, les rentes de vieillesse ne doivent pas diminuer encore plus, mais bien au contraire être augmentées, ainsi que le demande l’initiative populaire AVSplus. Ce n’est qu’en renforçant l’AVS que l’on pourra remplir le mandat inscrit dans la Constitution fédérale, selon lequel les rentes des 1er et 2e piliers doivent permettre aux gens de «&nbsp;maintenir dans une mesure appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;». 
</p><p>L’USS rejette aussi le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. Il est honteux de parler ici d’un pas vers l’égalité de traitement des hommes et des femmes. De fait, celles-ci touchent souvent, suite à la naissance d’un enfant et à cause de leurs salaires inférieurs à ceux des hommes, des rentes plus basses que celles de ces derniers. En outre, les travailleuses âgées sont moins recherchées sur le marché du travail que les hommes. On ne comprend pas non plus pourquoi le Conseil fédéral, avec son nouvel âge de la retraite de référence et sa «&nbsp;plage temporelle&nbsp;» permettant de prendre sa retraite entre 62 et 70 ans, ouvre tout grand la porte à une hausse généralisée de l’âge de la retraite comme le demandent les patrons et la droite. Augmenter l’âge de la retraite, c’est passer à côté des réalités du marché du travail, car les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà des difficultés à garder leur emploi ou à en trouver un nouveau.
</p><p>L’USS combattra également les projets du Conseil fédéral qui entend se retirer partiellement du financement de l’AVS. Si la contribution de la Confédération à l’AVS dépendait à l’avenir pour moitié de la TVA, l’AVS perdrait au moins 550 millions de francs par an jusqu’en 2030. L’USS rejette catégoriquement ce transfert du financement de l’AVS, de même que l’introduction d’un frein à l’endettement technocratique qui entraînerait automatiquement une dégradation des rentes. Il faut au contraire que l’AVS reçoive tous les moyens financiers qui lui sont dus actuellement mais ne lui parviennent pas. Elle doit ainsi profiter directement et entièrement du produit des impôts sur le tabac et l’alcool qui lui revient et il faut stopper la tendance à remplacer les salaires par des dividendes non soumis aux cotisations de l’AVS. 
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la sécurité sociale à l'USS, 076 564 67 67</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1359</guid><pubDate>Sat, 16 Nov 2013 11:23:00 +0100</pubDate><title>Pour des bonnes conditions de travail !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-des-bonnes-conditions-de-travail</link><description>Congrès des femmes de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">«&nbsp;L’initiative sera dommageable à la grande majorité des familles&nbsp;» et seules les familles aisées à un revenu en profiteront. Telles sont les raisons pour lesquelles les 200 déléguées du Congrès des femmes de l’USS ont rejeté à l’unanimité l’initiative de l’UDC sur les familles lors de leur deuxième journée de délibérations.</p><p>Lors du premier jour de ce congrès, les femmes de l’USS avaient, comme leur hôte, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, exigé des contrôles publics de l’égalité des salaires et des sanctions en cas d’infraction. Cela, afin de réaliser une fois pour toutes l’égalité des salaires qui leur est due depuis des décennies. Les femmes de l’USS attendent pour l’année prochaine des propositions du Conseil fédéral et du Parlement en ce sens. Si les choses n’avancent pas, l’USS devra étudier le lancement d’une initiative populaire. L’égalité salariale est en effet l’alpha et l’oméga de bonnes conditions de travail, ainsi que le demande le slogan du congrès. 
</p><p>Pour atteindre cet objectif, les femmes de l’USS ont aussi demandé que le travail puisse être conciliable avec l’éducation des enfants. C’est pourquoi sa durée doit être fortement réduite. Le travail sur appel doit être interdit et il faut plus de congés payés pour les personnes qui prennent en charge des tiers. Ensuite, il faut assurer une retraite décente et protéger contre les conséquences de la perte d’un emploi, de manière à ce que tous et toutes puissent vivre dans la dignité. Les rentes de l’AVS doivent donc être améliorées comme le propose le modèle AVSplus, il faut lutter contre le relèvement inacceptable de l’âge de la retraite des femmes et prévoir des bonifications pour tâches d’assistance aussi pour les soins prodigués à des parents. Enfin, tout le monde doit pouvoir défendre ses droits au travail et être mieux protégé contre le licenciement. 
</p><p>Dans d’autres résolutions adoptées par les congressistes, les femmes de l’USS ont demandé</p><ul><li><p>la fin des économies aux dépens des femmes et du démantèlement des services publics&nbsp;; </p></li><li><p>de meilleures conditions de travail et plus de mesures de prévention contre les maladies professionnelles&nbsp;;</p></li><li><p>le rejet de l’«&nbsp;attaque vicieuse contre la solution du délai&nbsp;» (votation de février 2014)&nbsp;;</p></li><li><p>une large mobilisation pour une grande manifestation nationale des femmes d’ici le prochain Congrès des femmes de 2017.</p></li></ul><p>Le Congrès des femmes de l’USS a aussi reçu avec la plus grande cordialité une délégation du personnel de Gate Gourmet (repas servis aux passagers des transports aériens), en grève à Genève depuis 2 (deux&nbsp;!) mois contre des baisses de salaire et a assuré aux grévistes son entier soutien.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Michela Bovolenta, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 078 647 72 83 (français), et Corinne Schärer, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 219 94 20 (deutsch), se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1357</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2013 14:52:00 +0100</pubDate><title>Égalité des salaires : l’heure est aux contrôles et aux sanctions !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-l-heure-est-aux-controles-et-aux-sanctions</link><description>Le Congrès des femmes de l’USS ne veut plus attendre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref lead">«&nbsp;Nous avons suffisamment attendu&nbsp;; d’eux-mêmes, les patrons n’agissent pas pour qu’il y ait égalité de salaire entre femmes et hommes. La loi doit être respectée. Et pour cela, il faut des contrôles et des sanctions&nbsp;», ont demandé les 200 déléguées réunies dans le cadre du Congrès des femmes de l’USS, qui se tient aujourd’hui et demain à Berne.</p><p class="Text"><span lang="FR">Les congressistes ont été confirmées, dans leur appréciation de la situation, par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Hôte du congrès, celle-ci a évoqué des mesures légales destinées à réaliser l’égalité salariale&nbsp;: «&nbsp;Si l’économie n’y arrive pas à elle seule, alors le pouvoir politique doit intervenir.&nbsp;» L’approche «&nbsp;libre&nbsp;» n’ayant pas réussi, des propositions concrètes seront soumises an Conseil fédéral avant la fin 2014.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Afin de faire le plein d’énergie en quantité suffisante pour réaliser ensemble, et surtout rapidement, l’objectif de l’égalité salariale, Simonetta Sommaruga a reçu symboliquement une barre de céréales géante, une barre normale étant offerte aux congressistes.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">En effet, depuis plus de 30 ans, la Constitution fédérale prescrit le versement d’un salaire égal pour un travail de valeur égale et depuis 17 ans, la loi sur l’égalité entre femmes et hommes est en vigueur. Mais les progrès accomplis depuis lors sont minimes et ne se suivent qu’à la vitesse de l’escargot. En moyenne, les femmes sont toujours privées de 677 francs par mois, uniquement parce qu’elles sont des femmes. Afin que cela cesse une bonne fois pour toutes, comme le demande une résolution adoptée par le congrès, le Conseil fédéral et le Parlement doivent désormais veiller à ce que la loi soit appliquée et imposer l’égalité salariale au moyen de contrôles et de sanctions. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dans la foulée, le Congrès des femmes de l’USS, qui est placé sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Pour des bonnes conditions de travail&nbsp;!&nbsp;», abordera la question des effets des politiques d’austérité pour les femmes, ainsi que celle des conditions de travail égalitaires nécessaires pour que le travail est valeur de «&nbsp;bon travail&nbsp;».</span></p><h5 style="font-size: 13px; ">Photo</h5><p>&lt;media sommaruga&gt;Photo Simonetta Sommaruga (Photo: Yoshiko Kusano)&lt;/media&gt;
</p><h5><span lang="FR">&nbsp;Renseignements</span></h5><p>&nbsp;</p><p class="Text"><b><span lang="FR">Christina Werder (079 341 90 01)</span></b><span lang="FR">, secrétaire centrale de l’USS responsable de la politique de l’égalité entre femmes et hommes, et <b>Ewald Ackermann (079 660 36 14)</b>, service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1358</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2013 12:45:00 +0100</pubDate><title>Reprise et mise en œuvre des règlements (UE) no 604/2013 (règlement de Dublin III) et (UE) no 603/2013 (règlement Eurodac) (développements de l’acquis de Dublin/Eurodac)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/reprise-et-mise-en-oeuvre-des-reglements-ue-no-604-2013-reglement-de-dublin-iii-et-ue-no-603-2013-reglement-eurodac-developpements-de-l-acquis-de-dublin-eurodac</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1356</guid><pubDate>Wed, 13 Nov 2013 11:49:00 +0100</pubDate><title>Des baisses d’impôts pour des profiteurs millionnaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-baisses-d-impots-pour-des-profiteurs-millionnaires</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Titre2eSPgras lead">Une analyse des baisses d’impôt sur le revenu ces dix dernières années montre que ce sont des «&nbsp;salarié(e)s millionnaires&nbsp;» qui en ont le plus profité.</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Des baisses d’impôt d’abord pour les classes moyennes et des personnes à bas revenus&nbsp;? Faux&nbsp;! Ces dix dernières années, ce sont les tout gros salaires des managers qui en ont profité plus que la moyenne. On le voit bien en analysant, comme l’USS l’a fait, les données fiscales de la Confédération et des cantons publiées par l’Administration fédérale des contributions. Il est donc clair que non seulement les salaires des managers profiteurs ont énormément augmenté, mais aussi que les impôts payés sur ces revenus indécents ont généreusement baissé&nbsp;!</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Pour les revenus ordinaires par contre, les baisses d’impôt sont restées marginales. Dans l’ensemble, la situation de ces personnes s’est même dégradée, car les hausses des loyers des primes des caisses-maladie ont étéplus importantes que les allégements fiscaux obtenus. Une salariée vivant seule et dont le revenu était de 70&nbsp;000 francs n’a payé en 2011 que 879 francs d’impôts de moins qu’en 2000. Par contre, celui dont le revenu était d’un million a pu économiser 34&nbsp;000 francs d’impôt pendant le même laps de temps.&nbsp; </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette politique fiscale en faveur des classes supérieures a coûté à notre&nbsp; pays des baisses de rentrées fiscales plus importantes que les pires scénarios-catastrophes élaborés par economiesuisse et compagnie pour le cas où l’initiative 1:12 était acceptée. Aujourd’hui, les politicien(ne)s de droite disent que cette initiative est une erreur parce qu’elle entraînerait une baisse des recettes fiscales. De quoi qualifient-ils alors la politique fiscale qu’ils ont appliquée eux-mêmes ces dix dernières années, de grossière erreur&nbsp;?</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Selon une modélisation de différents scénarios mise au point par le «&nbsp;Réseau de réflexion&nbsp;», en cas de oui à l’initiative 1:12, les effets à en attendre devraient se situer entre 30 millions de pertes et 50 millions de recettes supplémentaires pour les&nbsp; pouvoirs publics (<a href="http://www.denknetz-online.ch/IMG/pdf/Studie_Fiskalwirkung_1zu12-Initiative.pdf">http://www.denknetz-online.ch/IMG/pdf/Studie_Fiskalwirkung_1zu12-Initiative.pdf</a>; en allemand seulement).</span></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category><category>Économie</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1354</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2013 13:19:00 +0100</pubDate><title>Pour des bonnes conditions de travail !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-des-bonnes-conditions-de-travail</link><description>12e Congrès des femmes de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ce week-end aura lieu à Berne le 12e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS). Son slogan&nbsp;: «&nbsp;Pour des bonnes conditions de travail&nbsp;!&nbsp;». Plus de 200 femmes y débattront de propositions et d’autres voies pour atteindre cet objectif. </p><p>&nbsp;Le deuxième intitulé de ce congrès&nbsp;: «&nbsp;Ce n’est pas aux femmes de payer la crise&nbsp;!&nbsp;» montre non seulement l’assurance qui anime les femmes des syndicats, mais aussi le danger qui nous guette. Selon les Thèses qui seront discutées à ce congrès, conséquence de la crise économique, toujours plus de personnes se trouvent en effet contraintes, à cause d’externalisations et de la perte de leur emploi qui en découle, de travailler dans des conditions précaires. Ces Thèses expliquent aussi ce que sont des bonnes conditions de travail et ce qu’elles ne sont pas&nbsp;: «&nbsp;Le travail sur appel, les contrats de travail de durée déterminée, uniques ou à la chaîne […] sont synonymes d’insécurité et de stress. Les femmes sont les premières touchées par cette spirale.&nbsp;»
</p><h3>Cinq voies et instruments</h3><p>Les Thèses décrivent les stratégies pour lutter contre cette spirale du démantèlement, de même que les voies et les instruments grâce auxquels les femmes veulent obtenir «&nbsp;des bonnes conditions de travail&nbsp;». Premier instrument&nbsp;: des salaires équitables et l’égalité salariale avec les hommes. Invitée de ce congrès, la conseillère fédérale Simonetta Somaruga abordera cette question. Les femmes de l’USS demandent que l’on accélère le rythme auquel les discriminations salariales doivent être abolies, ainsi que des contrôles des salaires par l’autorité. De fait, la culture des appels à la bonne volonté patronale et celle-ci en tant que telle n’ont débouché que sur de maigres progrès. Le deuxième instrument est la conciliation du travail familial et du travail professionnel. Cela comprend aussi une interdiction du travail sur appel. Troisième et quatrième instruments&nbsp;: la protection de la santé au travail, qui doit être renforcée, et la sécurité sociale des retraité(e)s, qui doit être garantie. Ce dernier point ne concerne pas uniquement le projet AVSplus, mais aussi la bataille contre la hausse de l’âge de la retraite des femmes, qui menace, et une extension des bonifications pour tâches d’assistance aux soins prodigués à des parents. Finalement, il faut que le droit à être actif syndicalement soit également garanti. 
</p><h3>Quelque chose bouge-t-il au Conseil fédéral&nbsp;?</h3><p>Ces Thèses et leurs cinq ensembles de revendications seront le fil rouge des discussions du congrès. Les divers thèmes abordés seront toutefois approfondis dans le cadre d’ateliers, ce qui permettra d’entendre plus de voix et d’échanger directement des expériences. «&nbsp;Un bon travail&nbsp;» et «&nbsp;Les femmes face à la crise&nbsp;» feront en outre l’objet d’interventions plus poussées de la part de spécialistes. La sociologue allemande Alexandra Scheele cherchera à définir ce que sont les exigences et les critères d’un bon travail sous l’angle de l’égalité, alors que l’économiste française Esther Jeffers montrera comment les femmes doivent se défendre contre les effets de la crise. Et puisque nous parlons des hôtes de ce congrès, ajoutons que la participation de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga est sans doute des plus attendues. Les congressistes seront en effet impatientes d’apprendre, ou non, si quelque chose bouge au Conseil fédéral au sujet de l’égalité salariale.
</p><p>Des débats passionnants
</p><p>Pas de congrès sans résolutions et propositions au sujet desquelles les congressistes se prononcent. Comme les résolutions aborderont des sujets d’actualité, il faut s’attendre à ce que les femmes de l’USS confirment clairement leur opposition aux initiatives de l’UDC sur les familles et contre le remboursement des frais d’avortement par l’assurance-maladie. Quant aux propositions, elles concerneront directement la thématique du «&nbsp;bon travail&nbsp;». Notons encore que deux propositions destinées à l’USS demandent le lancement d’une initiative populaire pour l’égalité des sexes, ce qui va sans doute animer les débats, sur le sujet même, ainsi qu’à propos des méthodes à choisir et des conditions à remplir préalablement. Cela va être passionnant&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1353</guid><pubDate>Mon, 11 Nov 2013 15:08:00 +0100</pubDate><title>Prévoyance vieillesse : les «leçons» de l’UBS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-les-lecons-de-l-ubs</link><description>Billet d’humeur</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’UBS nous fait à nouveau pédagogiquement chaud au cœur. Le système suisse de la prévoyance vieillesse doit renoncer au luxe, demande-t-elle dans sa feuille d’information «&nbsp;UBS Outlook Suisse&nbsp;» sur la prévoyance et la planification successorale. </p><p>Et ça commence dès les premières lignes&nbsp;: notre prévoyance vieillesse serait une Ferrari, quand un simple tout terrain suffirait. Les 300&nbsp;000 retraité(e)s qui ne vivent que de leur rente AVS roulent-ils dans une Ferrari&nbsp;? L’UBS ne se l’est pas demandé. En effet, pour les petits salaires, l’UBS, disons-le, n’est pas vraiment l’interlocuteur idéal. Pour cela, ce sont plutôt les retraité(e)s qui font de la plongée aux Maldives qui auraient la cote. 
</p><p>Selon une démarche pédagogique logique, la banque veut donc imposer «&nbsp;moins de luxe&nbsp;» à la grande masse des retraité(e)s pour «&nbsp;décharger les générations à venir&nbsp;». En bon français&nbsp;: les rentes des vieux et des vieilles de ce pays doivent être diminuées afin que les jeunes aient moins de cotisations de prévoyance vieillesse à payer. Les conséquences de cette médication&nbsp;? Les retraité(e)s redeviendraient dépendants d’un coup de pouce financier de leurs enfants. Et ces derniers, parce que leurs cotisations auraient baissé, toucheraient des rentes moindres, une fois à la retraite.
</p><p>Mais l’UBS a aussi une opinion claire au sujet du taux de conversion minimal du 2e pilier. Droite dans ses bottes «&nbsp;didactiques&nbsp;», elle constate que, même s’il passait de 6,8 à 6&nbsp;% comme le propose le Conseil fédéral, ce taux resterait toujours à la «&nbsp;limite supérieure&nbsp;». Un taux se situant entre 5 et 6&nbsp;% serait plus réaliste. Et la banque de conclure sur une «&nbsp;leçon&nbsp;» de démocratie selon laquelle on ne comprend absolument pas pourquoi ce taux, qui est un «&nbsp;pion politique&nbsp;», serait soumis au vote de la population.
</p><p>Pas étonnant alors que la Suisse ne soit plus une élève modèle en matière de prévoyance vieillesse. Tous les pays européens ont été plus loin qu’elle dans le démantèlement de leurs prestations, souligne l’UBS. Un scandale&nbsp;: alors que la Grèce a abaissé ses rentes de vieillesse, la Suisse maintient le niveau de ses prestations&nbsp;! Qui plus est&nbsp;: il n’y a qu’en Suisse que les acteurs politiques doutent du renforcement nécessaire de l’épargne privée. Certains États de l’OCDE ont fait mieux encore et misent désormais moins sur les systèmes de rentes obéissant au principe de la répartition, mais plus sur l’épargne privée.
</p><p>Bon, on a bien le droit de se faire de la pub. Une augmentation des avoirs de vieillesse privés ne peut qu’engraisser les caisses de l’UBS. Mais que cela ait un sens…. Avec la quote-part nette d’épargne la plus élevée d’Europe, la Suisse se trouve de fait aussi dans le peloton de tête en matière de prévoyance vieillesse financée par capitalisation.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1352</guid><pubDate>Fri, 08 Nov 2013 16:10:00 +0100</pubDate><title>Les cantons doivent renoncer à leur politique financière erronée - Des mesures d&#039;accompagnement plus tranchantes s&#039;imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cantons-doivent-renoncer-a-leur-politique-financiere-erronee-des-mesures-daccompagnement-plus-tranchantes-simposent</link><description>Assemblée des délégué(e)s de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons dramatisent leur situation financière pour tailler ensuite dans leurs budgets. Mais leurs programmes d’austérité sont un danger pour le bien-être en Suisse. Surtout si ces coupes blanches touchent la formation et les infrastructures. L’Assemblée des délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) exige des cantons qu’ils changent de politique financière et fiscale. 
</p><p>Comme le montre une étude de l’USS, la situation financière des cantons est nettement meilleure que ce qu’en disent leurs gouvernements. De fait, elle est fondamentalement bonne. En outre, les cantons possèdent une fortune nette plus importante que leurs dettes. Leurs gouvernements ne veulent pas&nbsp; le savoir et fondent habituellement leurs perspectives financières sur des hypothèses bien trop pessimistes. L’analyse de l’USS montre qu’entre 1999 et 2012, les comptes financiers des cantons ont à chaque fois été meilleurs que ce qui avait été budgétisé. Durant cette période, tous les cantons ont budgétisé un déficit pour chaque année. Or, pour neuf de ces douze années, ils ont finalement enregistré des excédents. Les budgets et plans financiers ne doivent par conséquent pas servir de base à des programmes d’austérité.
</p><p>Si l’on fait abstraction des baisses provisoires de recettes s’expliquant par la conjoncture, recettes et dépenses sont équilibrées dans la plupart des cantons. On trouve des déficits structurels dans des cantons où les impôts sont extrêmement bas. Pour combler les différences entre recettes et dépenses, ces cantons doivent revenir sur les baisses d’impôts décidées par le passé.
</p><h3>Il faut des mesures d’accompagnement plus tranchantes&nbsp;!</h3><p>Dans une résolution, les délégué(e)s de l’USS appellent le Conseil fédéral à tout entreprendre pour qu’en Suisse, on verse des salaires suisses. Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes introduites dans ce but comportent encore trop de lacunes pour que ce principe puisse être appliqué. Il est aujourd’hui trop difficile d’étendre le champ d’application des conventions collectives de travail avec salaires minimums. Les obstacles existants doivent être supprimés (p. ex. le «&nbsp;quorum des employeurs&nbsp;»). Confédération et cantons doivent aussi appliquer rigoureusement les mesures d’accompagnement. Pour cela, il faut non seulement intensifier les contrôles et relever considérablement le montant des amendes, mais aussi, en cas de sous-enchère salariale, fermer les chantiers fautifs et obliger les responsables de cette dernière à payer des salaires corrects. En outre, il faut exclure des adjudications publiques les patrons coupables de sous-enchère et permettre aux syndicats d’entrer sur les chantiers pour pouvoir révéler les abus qui y sont commis. Les travailleurs et travailleuses qui découvrent de tels abus doivent être protégés contre le licenciement.
</p><p>Sans mesures d’accompagnement plus tranchantes, impossible d’empêcher la sous-enchère salariale. Et si l’on ne peut pas l’empêcher, alors c’est la libre circulation des personnes qui est menacée. L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS dressera un bilan du projet du Conseil fédéral et des décisions du Parlement pour déterminer ensuite sa position. Les délégué(e)s ont déjà pris clairement position contre l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse. Cette initiative entraînerait le retour à la douloureuse pratique des contingents. Et des patrons peu scrupuleux pourraient encore plus facilement recruter de la main-d’œuvre pour des&nbsp; salaires de dumping. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont rejeté sèchement, dans une autre résolution, l’initiative de l’UDC sur les familles. Ce sont en effet essentiellement des familles riches qui profiteraient du cadeau fiscal demandé par cette initiative. Et les ménages à deux revenus qui font garder leur(s) enfant(s) seraient défavorisés par des tiers par rapport aux autres familles. Dans une quatrième résolution, ils ont demandé que l’attractivité des apprentissages soit augmentée. Les obstacles financiers (p.ex. les coûts des tests d’aptitude) doivent être supprimés et les mesures de protection de la santé et de sécurité au travail doivent être renforcées.
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire de l‘USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, <br>079 249 59 74</li></ul><h5>Résolutions</h5><ul><li>&lt;media ad131108f dl resol mesures-accomp&gt;Mesures d'accompagnement :&amp;nbsp;Il faut imposer comme il se doit les salaires suisses&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media ad131108f tz resol initiative-famille&gt;Non à l'initiative de l'UDC sur les familles !&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media ad131108f vp sortir appr de l&gt;Sortir l'apprentissage de l'impasse&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li>Dossier N° 99 :&nbsp;<span>Programmes d’austérité douteux et préjudiciables dans les cantons - Une analyse économique</span><h1 class="csc-firstHeader" style="margin-top: 29px; padding: 0px; font-size: 27px; font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif; background-color: rgb(255, 254, 255); "></h1></li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1350</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2013 09:16:00 +0100</pubDate><title>Union syndicale suisse : l’Association suisse de football doit accentuer    </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/union-syndicale-suisse-l-association-suisse-de-football-doit-accentuer</link><description>Coupe du monde de football 2022 au Qatar</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conditions de travail sur les chantiers de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar sont indignes et mettent en danger la vie des travailleurs. Selon une visite sur place effectuée par l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), début octobre, les installations sanitaires de fortune et les logements surpeuplés et sales sont la normalité. En outre, nombre de travailleurs paient de leur vie la construction des infrastructures destinées à cette Coupe du monde. L’ambassade du Népal au Qatar fait savoir que, uniquement entre le 4 juin et le 8 août, 44 travailleurs migrants népalais sont mort sur ces chantiers. 
</p><p>Ces faits sont inacceptables. Un pays qui traite comme des esclaves les travailleurs chargés de construire les infrastructures destinées à une Coupe du monde de foot n’a pas le droit d’organiser une telle manifestation. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) a, dans une lettre datée du mardi 5 novembre, demandé instamment au président de l’Association suisse de football (ASF), M. Peter Gilléron, de s’engager activement au sein de la FIFA pour que cette coupe du monde soit retirée au Qatar. Ce faisant, l’USS se rallie à la demande adressée par M. Michael Sommer, président de la confédération allemande des syndicats (DGB) et la Confédération syndicale internationale (CSI) aux présidents de l’association allemande de football. 
</p><p>Si, lors de sa réunion de décembre à Porto Alegre, le comité exécutif de la FIFA laisse la Coupe du monde de 2022 au Qatar, l’ASF et la FIFA doivent faire pression sur les autorités qataries pour que les normes fondamentales du travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT) soient enfin reprises dans la législation qatarie et appliquées. . &nbsp;
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31</li><li>Vasco Pedrina, secrétaire national d'Unia et vice-président de l'IBB, 079 772 37 47</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1349</guid><pubDate>Tue, 05 Nov 2013 10:56:00 +0100</pubDate><title>La justice salariale est possible : OUI à l’initiative 1:12 le 24 novembre</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-justice-salariale-est-possible-oui-a-l-initiative-1-12-le-24-novembre</link><description>Votez maintenant par correspondance !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La lutte pour des salaires équitables et contre les abus salariaux de quelques profiteurs sans scrupules entame sa dernière ligne droite. Aujourd’hui, Christian Levrat, Regula Rytz, David Roth et Giorgio Tuti ont donné une conférence de presse, au nom du PS, des Verts, de la JS et de l’Union syndicale suisse (USS), pour rappeler l’importance d’un OUI à l’initiative 1:12. Pour la co-présidente des Verts suisses, Regula Rytz, « ni le Conseil fédéral, ni l’économie, n’ont de recette pour un changement de mentalité volontaire dans les bureaux de la direction. » Quant à Christian Levrat, président du PS Suisse, il rappelle qu’ « il est important que toutes les personnes qui souhaitent plus de justice salariale dans ce pays se déplacent aux urnes. »</p><p>La Suisse a changé au cours des derniers mois : plusieurs dizaines de milliers de drapeaux ont été suspendus aux balcons et fenêtres. Un panel de militant-e-s de tous âges a participé activement à cette campagne de proximité. Les employeurs et associations économiques n’ont d’autre choix que de reconnaître les excès salariaux de certains topmanagers et de vanter les mérites du partenariat social. Le thème de la justice salariale remplit, jour après jour, les journaux et les salles lors des discussions et débats publics. Peu de projets auront suscité un tel engouement et une telle mobilisation au cours de ces dernières années.
</p><p>La campagne entame aujourd’hui sa dernière ligne droite. Ceux qui souhaitent réellement stopper les profiteurs, ceux qui souhaitent instaurer un peu plus de vertu dans notre pays, ceux qui veulent réduire les écarts salariaux, ceux qui ne veulent pas se laisser intimider par les menaces patronales, ceux qui pensent que la justice salariale est positive pour l’économie, comme pour le pays ; tous ceux-là doivent voter et faire voter OUI le 24 novembre prochain.
</p><p>Les citoyen-ne-s suisses auront une occasion unique de mettre un terme aux abus salariaux par la voie démocratique. L’an dernier, les managers d’UBS se sont offerts 2,5 milliards de francs en bonus, alors que, dans le même temps, la banque essuyait des pertes équivalentes à ces bonus. Le cadeau de bienvenue de 26 millions pour Andrea Orcel, le parachute doré de 72 millions pour Daniel Vasella, un salaire annuel de 90 millions de francs malgré une garantie implicite de l’Etat pour Brady Dougan – autant d’affaires qui secouent l’opinion publique et auxquelles il convient aujourd’hui mettre un terme définitif. Toutes et tous doivent profiter du succès de l’économie suisse, sans privilèges.
</p><h5>Informations:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Christian Levrat, président du PS Suisse, 079 240 75 57&nbsp;</span></li><li><span>Regula Rytz, co-présidente des Verts suisses, 079 353 86 38&nbsp;</span></li><li><span>David Roth, président de la JS Suisse, 078 712 94 13&nbsp;</span></li><li><span>Giorgio Tuti, vice-président de l'USS et président du SEV, 079 221 45 64</span></li></ul><p>&nbsp;</p><div></div>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1338</guid><pubDate>Fri, 01 Nov 2013 15:10:00 +0100</pubDate><title>Dossier Nr. 97: Boni und wachsende Lohnschere</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-nr-97-boni-und-wachsende-lohnschere</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1346</guid><pubDate>Fri, 01 Nov 2013 13:12:00 +0100</pubDate><title>La lumière du jour est un droit humain !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-lumiere-du-jour-est-un-droit-humain</link><description>La Migros doit payer des pauses supplémentaires</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans un arrêt historique, le Tribunal administratif de Zurich a décidé que jouir d’une vue sur l’extérieur, donc de la lumière du jour, est un élément à part entière de la protection de la santé&nbsp;: le droit suisse du travail garantit aux travailleurs et travailleuses de ce pays un poste de travail doté de fenêtres ou, si ce n’est pas possible comme dans le centre commercial sous-terrain de la gare principale de Zurich, des pauses prolongées et, surtout, payées, prises à un endroit où la lumière du jour parvient, respectivement où l’on peut avoir vue sur l’extérieur. </p><h3>La loi sur le travail est claire</h3><p>La loi sur le travail et son ordonnance 3 (OLT 3) sont claires en ce qui concerne l’aménagement de pauses et de locaux pour les pauses. Les lieux de pauses doivent notamment satisfaire à toutes les exigences de la protection de la santé selon l’OLT 3 relative à la loi sur le travail (art. 15 et 24 OLT 3). Ces conditions minimales sont les suivantes&nbsp;: </p><ul><li>La vue sur l’extérieur doit être garantie.</li><li>Les pauses doivent avoir lieu dans des locaux séparés de la place de travail.</li><li>L’endroit doit être propre, tranquille et permettre de s’asseoir.</li><li>Il doit y être possible de manger quelque-chose.</li><li>De l’eau potable doit être gratuitement mise à disposition. </li></ul><p>Malheureusement, des employeurs cherchent régulièrement à économiser au détriment de la santé de leur personnel. C’est aussi ce qui s’est passé à la Migros du centre commercial de la gare de Zurich. Non seulement les horaires de travail sont très longs (les magasins ouvrent à 6 h 30 déjà, pour fermer souvent à 22 heures seulement… même le dimanche et les jours fériés…), mais le travail doit être effectué sous une lumière artificielle, respectivement dans des entrées de service à peine éclairées et dans des «&nbsp;tunnels&nbsp;»…
</p><p>En travaillant «&nbsp;au-dessous du jour&nbsp;», les salarié(e)s risquent beaucoup. Des études montrent en effet qu’avec le temps, l’absence de la lumière du jour peut occasionner de graves troubles de la santé, entre autres l’absence de mélatonine<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Plusieurs organisations internationales ont aussi constaté qu’un accès minimal à la lumière extérieure doit être à proprement parler considéré comme un droit humain découlant de la protection de la personnalité de tout individu. Cette doctrine a notamment été développée pour les mineurs, ainsi que pour les détenu(e)s. En Suisse, elle n’est malheureusement pas encore appliquée de manière conséquente, alors que les bases légales sont pourtant là. 
</p><h3>Mesures compensatoires</h3><p>Si le poste de travail n’offre, pour des raisons techniques ou de construction, aucune vue sur l’extérieur ou d’accès à la lumière du jour, des mesures compensatoires doivent être prises pour le personnel dont la santé est menacée. Les éléments suivants en font partie&nbsp;: </p><ul><li>rotation de travailleurs et travailleuses, à titre de mesure organisationnelle&nbsp;; </li><li>pauses supplémentaires payées avec accès à la lumière du jour et d’une durée d’au moins 20 minutes par demi-journée (= 4 heures).</li></ul><p>Mais la Migros ne voulait pas appliquer correctement la loi sur ces questions, refusant de payer les pauses supplémentaires. Quoique reconnaissant que ces pauses sont nécessaires pour protéger la santé de son personnel, elle entendait manifestement économiser au détriment de celle-ci&nbsp;: son personnel devait prendre ces pauses à ses propres frais, puisqu’elles ne leur seraient pas payées. Or, comme elle n’avait pas voulu prendre des mesures en matière de construction pour donner accès à la lumière du jour ou, à tout le moins, garantir une rotation du personnel, il lui appartenait de répondre de ces conditions de travail inacceptables.
</p><p>Le Tribunal administratif de Zurich a par conséquent constaté, dans un arrêt de principe, dont les motivations sont maintenant connues et qui a force de loi depuis le mois d’octobre, que la protection de la santé est l’affaire de l’employeur et que s’il doit répondre des risques la concernant (par exemple en ne voulant pas que la lumière du jour arrive dans ses locaux ou qu’il y ait un local de pose avec vue sur l’extérieur) il lui appartient aussi d’assumer les conséquences financières des mesures compensatoires. C’est aussi le cas pour les pauses d’au moins 20 minutes par demi-journée, payées comme du temps de travail. Un garde-fou juridique a ainsi été placé au niveau juridique pour tous les lieux de travail comparables. 
</p><h3>Des conséquences pour toutes les branches</h3><p>Il s’agit maintenant d’imposer dans toutes les entreprises et toutes les branches les dispositions des articles 15 et 24 OLT 3 concrétisées par le pouvoir judiciaire. Et il y a encore beaucoup à faire, justement dans le commerce de détail. En effet, les employeurs de ce secteur ont négligé, pour des raisons incompréhensibles, de laisser passer la lumière du jour dans leurs bâtiments. Au contraire&nbsp;: les fenêtres des magasins sont souvent recouvertes de publicité et la santé des employé(e)s est ainsi mise en danger à la légère. 
</p><p>Mais dans la logistique aussi, par exemple pour les employé(e)s des entrepôts frigorifiques ou autres, des adaptations sont nécessaires. Cela concerne en particulier les mesures compensatoires, soit les pauses supplémentaires payées de 20 minutes par demi-journée de travail.
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a><a href="http://www.fvlr.de/tag_sichtmedizin.htm">http://www.fvlr.de/tag_sichtmedizin.htm</a> (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1345</guid><pubDate>Fri, 01 Nov 2013 13:09:00 +0100</pubDate><title>En bonne voie, mais il y a du pain sur la planche !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/en-bonne-voie-mais-il-y-a-du-pain-sur-la-planche</link><description>Succès de la conférence syndicale sur la Migration</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin octobre, une soixantaine de syndicalistes originaires de la migration se sont réunis à Berne à l’occasion de la conférence de l’USS sur la migration. Ensemble, ils ont abordé la&nbsp; question de la politique que les syndicats de l’USS doivent mener pour celles et ceux de leurs membres qui sont issus de la migration. Ils sont aussi revenus sur un ancien programme de l’USS, dont le but était d’éliminer les discriminations à l’encontre des migrant(e)s, pour constater que, par rapport à certaines revendications émises il y a quatre ans, des progrès avaient été accomplis&nbsp;; cela, notamment en ce qui concerne les salaires minimums (campagne et initiative populaire). Ces dernières années, on a également constaté que les conventions collectives de travail (CCT) comportent plus de dispositions antidiscriminatoires. Et le syndicat Unia a mené pour sa part une campagne de sensibilisation sur ce thème («&nbsp;Sans nous, pas de Suisse&nbsp;»). Concernant l’intégration au plan professionnel, il a été fait état du modèle des cours de langue mis en place dans la construction. Par contre, aucun progrès n’est à relever en matière de reconnaissance des diplômes. Une des revendications de l’USS, celle des offres anonymisées, est apparue controversée en raison d’effets pervers constatés à l’étranger dans l’application de cette méthode. 
</p><p>L’après-midi, les participant(e)s à la conférence ont débattu en groupes de travail de thèmes en rapport avec les réalités du «&nbsp;terrain&nbsp;», comme les conditions de travail dans l’économie domestique, le rôle des CCT dans la lutte contre les discriminations, l’intégration des migrant(e)s dans les syndicats et la thématique «&nbsp;migration et formation&nbsp;», ainsi que la libre circulation des personnes. Aurora García, présidente de la Commission des migrations de l’USS a également constaté que l’USS, en tant que plus grande organisation de migrant(e)s du pays, est en bonne voie avec son programme, «&nbsp;même s’il reste encore beaucoup à faire pour intégrer activement les migrant(e)s dans les syndicats et arriver à l’égalité des chances pour tout le monde.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1344</guid><pubDate>Wed, 30 Oct 2013 13:38:00 +0100</pubDate><title>Une hausse par trop pusillanime</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-hausse-par-trop-pusillanime</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP : les atermoiements du Conseil fédéral 

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’année prochaine, les assuré(e)s du 2e pilier ne vont à nouveau pas profiter comme il se devrait de l’évolution positive depuis plusieurs années des bénéfices enregistrés par leur caisse de pensions. En effet, la petite hausse du taux d’intérêt minimal LPP – de 1,5 à 1,75&nbsp;% – décidée par le Conseil fédéral est beaucoup trop faible. Vu l’évolution très positive des bénéfices des caisses de pensions, un taux d’intérêt minimal de 2,25&nbsp;% serait indiqué, comme l’ont demandé l’Union syndicale suisse (USS) et les autres organisations de salarié(e)s du pays. 
</p><p>Selon une enquête de Swisscanto, la plupart des institutions de prévoyance professionnelle ont réalisé en 2012, avec 7&nbsp;%, une performance bien plus élevée que 1,5&nbsp;%. Et les années précédentes aussi, le taux d’intérêt minimal a été clairement inférieur à leur performance moyenne. Or, malgré cette évolution positive, la plupart des assuré(e)s n’ont bénéficié que d’un taux de 1,5&nbsp;%.
</p><p>Grâce à ce taux bas, les compagnies d’assurance-vie ont pu fortement augmenter leurs bénéfices. Ce sont elles qui profitent du 2e pilier, alors que les avoirs accumulés par les assuré(e)s stagnent… Cette politique unilatérale suscite à juste titre chez ces derniers le sentiment d’être les dindons de la farce. 
</p><p>En augmentant dans une mesure minime le taux d’intérêt minimal LPP, le Conseil fédéral a ainsi tenu trop peu compte de la nécessité, pour les assuré(e)s, de se rattraper par rapport aux années passées. Et il permet une nouvelle fois aux compagnies d’assurance-vie de profiter de nouvelles possibilités d’engranger des bénéfices encore plus juteux.
</p><h5 class="TitelAusknfte">Renseignements&nbsp;</h5><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante responsable de la politique sociale à l'USS, 076 564 67 67</li><li>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 031 377 01 09 ou 079 660 36 14</li></ul>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1341</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2013 10:13:00 +0100</pubDate><title>En lieu et place des bonus : salaires fixes, négociations salariales et CCT, et plafonnement des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-lieu-et-place-des-bonus-salaires-fixes-negociations-salariales-et-cct-et-plafonnement-des-salaires</link><description>Les bonus creusent les écarts salariaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, les écarts salariaux se sont creusés en Suisse. Les bonus sont le principal moteur de cette répartition inégalitaire des salaires. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Union syndicale suisse (USS). Plus la part des bonus à la masse salariale d’une branche est grande, plus les écarts salariaux sont importants. De plus, «&nbsp;Les inégalités sont moindres lorsque les salaires sont négociés. Les bonus ne sont de fait pas négociés, mais distribués par les managers et les employeurs&nbsp;», constate Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Et les cadres se réservent les parts les plus grandes.
</p><p>Pour revenir à une situation plus juste, il faut que tous et toutes les salarié(e)s puissent participer à la fixation des salaires. Ceux-ci doivent faire l’objet de négociations et non pas être distribués par les managers au personnel comme bon leur semble. «&nbsp;La meilleure garantie pour négocier les salaires, ce sont des CCT contenant des dispositions impératives sur les salaires&nbsp;», souligne Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS. Confédération et cantons doivent agir ici&nbsp;:</p><ul><li><span>Il faut que les CCT puissent être plus facilement étendues.</span></li><li><span>Les entreprises publiques et celles qui sont au bénéfice d’une concession ou touchent des subventions doivent être soumises à l’obligation de négocier une CCT.</span></li></ul><p>Pour empêcher les excès des cadres supérieurs, il faut limiter les bonus, au moyen d’une taxe sur les bonus assujettissant à l’impôt sur le bénéfice la partie des salaires supérieure à 1 million de francs, et en fixant des plafonds, comme le prévoit l’initiative populaire 1:12.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</span></li><li><span>Ewald Ackermann (031 277 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS</span></li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><span>«&nbsp;Des réponses politiques s’imposent&nbsp;!&nbsp;» de Paul Rechsteiner, président de l'USS</span></li><li><span>«&nbsp;Répartition plus équitable des salaires : négociations salariales et CCT en lieu et place de bonus&nbsp;!&nbsp;» de Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS</span></li><li>&lt;media dl dg&gt;Dossier N° 97 : Boni und wachsende Lohnschere&lt;/media&gt; (pour l'heure, n'existe qu'en allemand)</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1340</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2013 10:03:00 +0100</pubDate><title>Répartition plus équitable des salaires : négociations salariales et CCT en lieu et place de bonus</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/repartition-plus-equitable-des-salaires-negociations-salariales-et-cct-en-lieu-et-place-de-bonus</link><description>Conférence de presse du 29 octobre 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p> En Suisse, l’écart entre salaires s’est creusé depuis les années 1990. Les salaires élevés et très élevés ont augmenté beaucoup plus que les bas et moyens salaires. C’est l’Enquête suisse sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique qui le montre – la statistique sur les salaires la plus convaincante de Suisse, puisqu’elle porte actuellement sur près de 1,9 million de données. Les salaires du 1&nbsp;% des personnes qui touchent les plus hauts salaires (déduction faite du renchérissement) ont augmenté de 39&nbsp;%. Les bas salaires et les salaires moyens ont par contre dû se contenter d’une hausse de 7 à 8&nbsp;%. Dans la population, ce sont avant tout les excès salariaux de certains top-managers qui ont frappé les esprits et provoqué de vives critiques. Pourtant, les écarts salariaux ne concernent pas que des cas particuliers. Les salaires des 10&nbsp;% supérieurs des personnes occupées ont également augmenté beaucoup plus nettement que les bas salaires et les salaires moyens.
</p><p>&lt;media linkicon&gt;Lire le discours de Daniel Lampart...&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1339</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2013 09:56:00 +0100</pubDate><title>Des réponses politiques s’imposent !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-reponses-politiques-s-imposent</link><description>Conférence de presse du 29 octobre 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"> Le nouveau dossier de l’USS sur l’évolution des bonus confirme l’accroissement dramatique des inégalités salariales&nbsp;</p><p>Les fortunés adversaires de l’initiative populaire 1:12 veulent faire avaler à la population que les écarts salariaux ne se sont pas creusés en Suisse. Que les partis et organisations qui mènent ce combat le fassent est une chose. Mais c’en est une autre lorsque ce sont des médias qui, comme la télévision suisse alémanique qui a une fonction de service public, diffusent cette propagande. C’est surtout le cas de l’émission économique «&nbsp;Eco&nbsp;», qui a fait passer une message trompeur basé sur des statistiques inutilisables dans ce contexte (Enquête sur le budget des ménages).
</p><p>L’Union syndicale suisse présente aujourd’hui une étude d’actualité réalisée à partir de l’Enquête suisse sur la structure des salaires de l’Office fédéral de la statistique, une enquête qui recense les hauts et très hauts salaires, au lieu de les ignorer comme le fait l’Enquête sur le budget des ménages. L’étude de l’USS confirme de manière impressionnante que les hauts et très hauts salaires ont beaucoup plus augmenté depuis les années 1990 que les bas et les moyens. Les bonus ont été un puissant moteur des excès salariaux commis par les hauts et très hauts revenus. Selon l’étude, ils sont passés de 2 à 10 milliards de francs entre 1996 et 2010 dans l’industrie privée et ils ont profité quasi exclusivement aux classes de salaire élevées. L’analyse montre également que les inégalités sont moindres lorsque les salaires sont négociés. Les bonus ne sont de fait pas négociés, mais distribués par les managers et les employeurs. Or, les cadres et les bénéficiaires des salaires les plus élevés se réservent les parts de gâteau les plus grandes. 
</p><p>Cela fait longtemps que de larges pans de la population ont le sentiment que les échelons supérieurs de la hiérarchie ont incroyablement profité pendant les 10 à 15 dernières années, alors que leurs revenus à eux ont fait du surplace. L’étude de l’USS prouve que ce sentiment est justifié, car il reflète la réalité. Les bonus ont favorisé la mentalité de self-service qui sévit dans les classes de salaire supérieures et ils ont accentué les inégalités de revenu. Nous savons désormais que les excès commis à ce chapitre ont aussi été extrêmement dommageables à notre économie, car ils ont poussé les managers à prendre des risques irresponsables pour les maximiser, des risques qui ont finalement nui à tout le monde (pas seulement, mais surtout, avec les banques). Bâtir une politique salariale sur des bonus, c’est créer des incitations déplacées. 
</p><p>Ici, le mauvais message est que les hausses énormes de revenus, notamment d’abord induites pas les bonus versés aux classes de salaire supérieures, sont une réalité, le bon message étant que cette aberration peut être corrigée, que nous pouvons agir contre cela. 
</p><p>Conçue sur le long terme, la principale et première de toutes les autres mesures est le renforcement des conventions collectives de travail au moyen de salaires minimums. En effet, lorsque les salaires sont négociés collectivement, les inégalités salariales sont nettement moins importantes que si ce n’est pas le cas. En Suisse, nous nous trouvons actuellement à une nouvelle croisée de chemins décisive&nbsp;: maintenant qu’au Palais fédéral, on a raté l’occasion, pour des raisons idéologiques, de renforcer le partenariat social qu’offrait le débat au sujet de l’initiative sur les salaires minimums, des étapes cruciales nous attendent concernant les négociations sur les mesures d’accompagnement aux accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne.
</p><p>Plafonner les salaires et instaurer un rapport entre les plus élevés et les plus bas d’une entreprise, ainsi que le demande l’initiative populaire 1:12, permettrait de lutter contre les excès les plus grands. Avec une telle contribution à la politique salariale, la Suisse ferait littéralement fureur aussi au plan international. 
</p><p>La politique fiscale offre également suffisamment d’instruments pour corriger ces réalités. Un impôt sur les bonus en est un parmi d’autres. Toutes ces mesures, grâce auxquelles – selon le principe avéré que l’imposition fiscale doit être fonction de la capacité économique – les hauts revenus devront participer aux charges de la collectivité à travers la progressivité de l’impôt, sont importantes à cet égard. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1332</guid><pubDate>Thu, 24 Oct 2013 10:24:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung Parlamentarische Initiative: Stärkung der Wohlfahrtsfonds mit Ermessensleistungen</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vernehmlassung-parlamentarische-initiative-staerkung-der-wohlfahrtsfonds-mit-ermessensleistungen</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1331</guid><pubDate>Wed, 23 Oct 2013 16:10:00 +0200</pubDate><title>L’initiative populaire du PDC est un coup d’épée dans l’eau</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-initiative-populaire-du-pdc-est-un-coup-d-epee-dans-l-eau</link><description>La seule manière d’améliorer les rentes des couples mariés c’est AVSplus !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le PDC a récolté des signatures à l’appui de son initiative populaire «&nbsp;pour le couple et la famille – contre la pénalisation du mariage&nbsp;» en promettant que les couples mariés allaient ainsi toucher une meilleure rente de l’AVS. Ce parti considère en effet que la limitation à 3510 francs des rentes AVS des couples mariés désavantage ces derniers par rapport aux couples vivant en concubinage. Les concubins âgés peuvent en revanche recevoir une rente AVS pouvant aller jusqu’à 4680 francs. &nbsp;
</p><p>Dans son message sur l’initiative «&nbsp;pour le couple et la famille – contre la pénalisation du mariage&nbsp;» publié aujourd’hui, le Conseil fédéral arrive toutefois à la conclusion que l’AVS ne pénalise en rien les couples mariés, au contraire. Le Conseil fédéral constate que l’AVS privilégie même les personnes mariées à travers les rentes de veuve, le partage des revenus, le splitting, ou les exemptions de cotisations. Il recommande l’acceptation de l’initiative du PDC, parce qu’elle n’entraînerait aucune modification. En termes plus concrets&nbsp;: la limitation des rentes AVS des coupes mariés subsisterait, en dépit de la nouvelle disposition constitutionnelle.
</p><p>Le PDC a promis monts et merveilles aux citoyens et citoyennes en leur faisant miroiter une augmentation des rentes AVS des personnes mariées. Au bout du compte, si cette initiative populaire est acceptée, les couples mariés ne recevront pas un franc de plus de l’AVS. 
</p><p>La seule initiative populaire qui améliorera les rentes AVS des couples mariés est l’initiative populaire AVSplus. Grâce à l’initiative populaire AVSplus, l’écrasante majorité des couples mariés touchera une augmentation de 350 francs. Ce sont surtout les couples mariés à bas revenus ou moyens revenus qui en profiteront. Pour eux, l’AVS est la forme de prévoyance vieillesse la plus efficiente. Cet été, une vaste alliance d’organisations de salarié(e)s a récolté en un temps record le nombre de signatures nécessaire en faveur de cette initiative populaire. 
</p><p>Renseignements&nbsp;: Doris Bianchi, 031 377 01 13 ou 076 564 67 67</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1328</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2013 14:40:00 +0200</pubDate><title>L’USS dit oui à l’augmentation de la vignette autoroutière</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-dit-oui-a-l-augmentation-de-la-vignette-autoroutiere</link><description>Financement des routes nationales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le prix de la vignette autoroutière destinée au financement des routes nationales doit augmenter à 100 francs. Si le oui l’importe lors de la votation du 24 novembre prochain, <span style="font-size: 12px; line-height: 1.46em;"><a name="_Hlt369952291"></a></span>les transports publics pourront aussi espérer ne pas être privés à l’avenir de la manne publique.&nbsp;</p><p>Le lien entre la vignette autoroutière et les transports publics ne saute pas aux yeux. Or ce lien tient au fait que les recettes supplémentaires de 305 millions de francs escomptées de la hausse de la vignette autoroutière seraient versées intégralement dans le FORTA, le futur Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération. Ce fonds a été créé par le Conseil fédéral en guise de contreprojet à l’&nbsp;«&nbsp;initiative vache à lait&nbsp;» d’auto-suisse, du TCS, de l’ACS et de l’ASTAG. Les associations automobiles demandent qu’à l’avenir toutes les taxes prélevées sur les automobilistes soient affectées exclusivement à la route. Les transports publics se verraient du même coup privés de certaines subventions. A l’heure actuelle en effet, une partie des redevances sur les carburants est affectée aux transports publics, par exemple aux NLFA ou au financement des transports publics des villes et agglomérations. C’est ainsi qu’il a été possible ces dernières années d’y financer de nouvelle lignes de tram et d’y améliorer le réseau des transports publics. Cette participation au financement des transports publics a toujours été jugée insupportable par les clubs automobiles. Leur initiative populaire est dès lors censée interdire ce financement croisé. Ils remettent aussi en cause le financement des infrastructures ferroviaires, que le Conseil fédéral et le Parlement entendent placer sur une base solide et durable avec le projet FAIF et qui fera l’objet d’une votation populaire fixée au 9 février prochain. 
</p><p>Le fonds routier coupe l’herbe sous les pieds des associations automobiles. Indirectement, il permet aussi aux transports publics de continuer à bénéficier des recettes provenant des redevances sur les carburants. C’est d’une urgente nécessité. En effet, la seule manière de satisfaire les besoins de mobilité d’une manière compatible avec la défense de l’environnement est de disposer d’un réseau bien développé en matière de transports publics. Ce compromis ne devrait pas être remis en cause à la première occasion en privant le fonds routier des recettes supplémentaires provenant de la vignette autoroutière. C’est pourquoi l’USS dira oui le 24 novembre à la hausse de la vignette.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1327</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2013 14:34:00 +0200</pubDate><title>Non à cet attrape-gogo </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/non-a-cet-attrape-gogo</link><description>Initiative de l’UDC pour les familles</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’initiative populaire de l’UDC pour les familles coûterait très cher&nbsp;: en cas d’acceptation, la Confédération et les cantons risquent de subir des pertes de recettes fiscales de quelque 1,4 milliard de francs. Et c’est nous tous qui paieront la facture&nbsp;– à coup de programmes d’économies et de suppressions de prestations publiques, par exemple pour le financement des crèches. Les familles où le père et la mère doivent travailler risquent en outre de subir des hausses d’impôts. C’est pourquoi l’USS dit non à cet emballage trompeur.</p><p>L’UDC a lancé sa campagne en faveur de son initiative populaire pour les familles avec un mensonge grossier&nbsp;: les familles qui gardent elles-mêmes leurs enfants 24 heures sur 24 seraient discriminées. Il faudrait donc leur octroyer des allègements fiscaux, soutient le parti d’extrême droite. Au premier abord, cela semble une idée épatante. A y regarder de plus près, c’est une déformation crasse de la réalité, dont le seul but est de favoriser fiscalement le modèle de la famille traditionnelle. De plus, l’UDC omet de dire que quelqu’un devra bien payer l’addition. 
</p><p>Aujourd’hui, les familles qui font garder leurs enfants dans une crèche peuvent demander une déduction de ces frais dans leur déclaration d’impôt. Cette déduction des frais de garde par des tiers a été introduite parce que ces parents-là étaient auparavant lésés fiscalement par rapport aux parents qui ne recourent pas à la garde d’enfants à l’extérieur. Ces déductions concrétisent le principe constitutionnel selon lequel les habitants de ce pays doivent être imposés en fonction de leur capacité économique. Or c’est cet acquis que l’UDC entend à présent torpiller. Elle veut que les familles dont les enfants ne sont pas gardés par des tiers bénéficient de la même déduction fiscale, bien que ces familles-là n’aient pas de frais de garde à payer. Qui profiterait de ce système&nbsp;? Ce sont les familles aisées qui peuvent se permettre d’avoir un seul salaire, comme le montrent certaines études. 
</p><p>Les revendications de l’UDC peuvent être mises en œuvre de diverses façons. La première manière de procéder est l’introduction d’une déduction pour garde par les parents. Si cette déduction est aussi élevée que la déduction pour frais de garde par des tiers, les pertes de recettes fiscales que subiraient la Confédération et les cantons atteindraient 1,4 milliard de francs. Or, de nouvelles pertes fiscales se chiffrant en milliards ne sont pas supportables. Les programmes d’économies s’enchaîneraient inévitablement. Et cette fois-ci on toucherait le point critique&nbsp;: l’Etat déjà amaigri devrait supprimer des prestations. Dans le financement des crèches, par exemple, qui a été amélioré ces dernières années pour que l’activité professionnelle et les tâches familiales soient plus faciles à concilier. Ou dans le système de santé ou la sécurité sociale, et dans les infrastructures. Les pressions sur l’Etat seraient d’autant plus grandes que d’autres pertes fiscales se chiffrant en milliards de francs sont déjà dans le pipeline (imposition des entreprises, taxes sur les émissions, etc.).
</p><h3>Impôts plus élevés pour les familles à deux revenus</h3><p>Selon l’UDC, l’initiative pour les familles peut aussi être mise en œuvre sans pertes fiscales. Mais il faudrait alors supprimer la déduction pour frais de garde par des tiers. La facture serait alors payée par les familles qui placent leurs enfants dans une crèche. Leurs impôts augmenteraient sensiblement. Les familles traditionnelles où le père travaille à l’extérieur pendant que la mère reste aux fourneaux seraient avantagées par le fisc en comparaison des familles dont les deux parents doivent travailler pour s’assurer un revenu suffisant. Le système fiscal ne serait pas plus juste, comme le prétend l’UDC, mais il redeviendrait plus injuste. Le choix du modèle familial serait à nouveau influencé par les impôts, comme avant l’introduction des déductions pour frais de garde par des tiers. Ce retour en arrière doit être combattu le 24 novembre par un non clair et net à l’initiative de l’UDC pour les familles.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1329</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2013 16:03:00 +0200</pubDate><title>Quel serait votre salaire aujourd’hui si...</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/quel-serait-votre-salaire-aujourd-hui-si</link><description>À vos calculettes !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quel serait votre salaire aujourd’hui si vous aviez bénéficié des mêmes augmentations que les grands managers&nbsp;? Pour ne pas encore en dire trop&nbsp;: beaucoup plus élevé.</p><p>Entre 1996 et 2010, les salaires du 1&nbsp;% le mieux payé des cadres ont augmenté en Suisse de 107 (cent sept&nbsp;!)&nbsp;%. C’est-à-dire qu’ils ont plus que doublé, alors qu’ils étaient déjà les plus élevés du pays. Pendant la même période, le salaire médian (la moitié gagne plus, l’autre moitié gagne moins) n’a augmenté que de 7 (sept…)&nbsp;% misérables. Les salaires des grands managers ont donc augmenté plus de 15 fois plus fortement que le salaire de Marcel Normal (&lt;media&gt;graphique&lt;/media&gt;).
</p><p>Pour le «&nbsp;commun des salarié(e)s&nbsp;», il n’est guère imaginable de doubler son salaire en 14 ans. C’est pour cela que nous avons conçu un calculateur de salaire&nbsp;:
</p><p>Calculez quel serait aujourd’hui votre salaire si vous aviez bénéficié des mêmes augmentations que les grands managers.
</p><h3>Avec 1:12, mettons le holà à la mentalité du self-service&nbsp;!</h3><p>Ces grossières différences de salaire posent une question&nbsp;: pourquoi les salaires de ceux d’en haut ont-ils augmenté 15 fois plus que pour la grande majorité&nbsp;? La réponse est simple et doit servir d’avertissement&nbsp;: les salaires les plus élevés ont pu augmenter dans une mesure aussi disproportionnée parce que rien ni personne n’a mis le holà à la mentalité de self-service qui a cours aux étages hiérarchiques supérieurs. Ainsi, un petit nombre de personnes a pu s’approprier une part du gâteau toujours plus grande, alors que tous les autres recevaient toujours moins.
</p><p>Nous devons mettre le holà à cette mentalité du self-service. Avec l’initiative 1:12, nous le pourrons. Et nous ferons simultanément en sorte qu’à l’avenir les salaires évoluent à un même rythme&nbsp;: s’il y a assez d’argent pour les salaires des cadres, il doit aussi y en avoir assez pour qu’au bas de l’échelle, on perçoive des salaires décents. Ainsi, tout le monde recevra un salaire équitable et il n’y aura plus de salaire de profiteur pour quelques-uns.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1326</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2013 10:55:00 +0200</pubDate><title>Bundesgesetz sowie Verordnung über Zweitwohnungen</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/bundesgesetz-sowie-verordnung-ueber-zweitwohnungen</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1324</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2013 15:06:00 +0200</pubDate><title>Qui fait vraiment quelle Histoire ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/qui-fait-vraiment-quelle-histoire</link><description>La Suisse, un modèle de réussite : fables et réalité</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des leaders des milieux économiques et politiques se servent, ces temps, d’une expression quelque peu pompeuse pour traduire une réalité qu’ils estiment en grave danger aujourd’hui, à savoir «&nbsp;ce modèle de réussite&nbsp;» qu’est la Suisse. Pour Hans Hesse, président de SWISSMEN, l’association de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux, l’initiative populaire 1:12 détruirait, en cas de victoire dans les urnes, ce «&nbsp;modèle de réussite&nbsp;». Quant à lui, Heinz Karrier, le président d’economiesuisse, la Fédération des entreprises suisses, voit en cette initiative une attaque de fond toujours contre ce «&nbsp;modèle&nbsp;». Notre ministre de l’Économie, M. Schneider-Amman, reprend le même couplet et Ruedi Noser, conseiller national radical-libéral et entrepreneur, peut-être déjà en train d’anticiper l’écriture de «&nbsp;son&nbsp;» Histoire, indique que la droite serait à l’origine de ce «&nbsp;modèle de réussite&nbsp;». Parions que cette expression servira aussi à combattre les initiatives sur les salaires minimums et sur l’imposition des successions… 
</p><p>Mais à quoi font donc allusion nos «&nbsp;maîtres à penser&nbsp;» et autres «&nbsp;historiens&nbsp;» avec cette expression&nbsp;? Veulent-ils évoquer le fait qu’un cinquième des salarié(e)s de ce pays doit faire face à d’importants problèmes financiers lorsqu’il s’agit de s’acquitter d’une facture de dentiste imprévue de 2&nbsp;000 francs&nbsp;? Pensent-ils à ces 335&nbsp;000 personnes qui gagnent moins de 22 francs de l’heure dans notre pays&nbsp;? Ont-ils en tête ces 144&nbsp;000 titulaires d’un certificat fédéral de capacité (apprentissage) qui touchent un bas salaire, inférieur à 4&nbsp;000 francs par mois, dans une Suisse si chère&nbsp;? Ou font-ils référence au fait que chez nous, la fortune et les revenus sont répartis de manière toujours plus injuste&nbsp;?
</p><h3>Que non&nbsp;! C’est à eux-mêmes qu’ils pensent&nbsp;!</h3><p>De fait, avec cette «&nbsp;Suisse, modèle de réussite&nbsp;», c’est eux, les tout gros, les capitaines d’industrie et autres grands managers, ceux que l’on trouve année après année dans les listes des meilleurs bilans comptables, ceux qui occupent les étages supérieurs de notre société… et qui croient ainsi faire l’Histoire à eux seuls. Or, ils oublient que les monuments et les grands moments de toute Histoire avec un grand «&nbsp;H&nbsp;» n’ont été ni construits ni créés par eux, mais bien par les travailleurs et travailleuses. 
</p><p>De fait, l’Histoire suisse, ce ne sont pas les riches et leurs bilans qui l’ont faite et la font encore&nbsp;! Non&nbsp;! La part la plus glorieuse de cette Histoire est écrite par toutes celles et tous ceux qui, dans un très proche avenir, veilleront notamment à ce que richesses et revenus soient répartis de manière égalitaire. C’est-à-dire les citoyennes et citoyens ordinaires, comme vous et moi.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1323</guid><pubDate>Thu, 10 Oct 2013 10:41:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral passe à côté des besoins de la formation professionnelle supérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-passe-a-cote-des-besoins-de-la-formation-professionnelle-superieure</link><description>Initiative sur les bourses d’études</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral refuse de soutenir l’initiative sur les bourses d’études. Il soumettra tout prochainement à la Commissions de la science, de l'éducation et de la culture un contre-projet indirect. Celui-ci ignore purement et simplement les besoins spécifiques de la formation professionnelle supérieure. Et au lieu de renforcer la législation actuelle, comme le demande l’initiative, le Conseil fédéral propose de l’affaiblir. L’USS rejette donc ce contre-projet et affirme son soutien à l’initiative.</p><p>Les bourses sont un parent pauvre du système suisse de formation. Leur montant global a diminué de 11 % entre 1990 et 2009, tandis que les effectifs n’ont cessé d’augmenter durant cette même période. Alors qu’en 1990, la Confédération participait à hauteur de 40 % au financement des bourses des degrés secondaire II et tertiaire, sa participation ne s’élève aujourd’hui plus qu’à 8 %. Par ailleurs, l’absence de volonté d’harmonisation a conduit à une cacophonie entre les cantons, créant des inégalités de traitement inacceptables.
</p><h3>Pourquoi le contre-projet ne bénéficie pas à la formation professionnelle ?</h3><p>En guise « d’harmonisation », le contre-projet indirect du Conseil fédéral renvoie à quelques-unes des dispositions du concordat intercantonal qui n’ont eu qu’un impact extrêmement limité dans les cantons qui l’ont ratifié. Pour la formation professionnelle, les dispositions n’apportent pas l’amélioration présumée. Au contraire, plusieurs d’entre elles restreignent le droit à l’obtention d’une aide dans la formation professionnelle supérieure, qu’elle soit sous la forme d’une bourse ou d’un prêt. Aujourd’hui, uniquement 3 % des personnes qui suivent un cursus de formation professionnelle supérieure bénéficient d’une aide, soit le taux le plus bas de toutes les catégories d’étudiant(e)s (la moyenne se situe à plus de 8 %). Cela n’est pas dû à une situation privilégiée des personnes concernées; au contraire, les personnes qui s’engagent dans les filières de formation professionnelle proviennent de milieux souvent modestes. La poursuite d’une formation dans le tertiaire B s’accompagne de sacrifices personnels et financiers d’autant plus importants que les coûts de la formation y sont beaucoup plus élevés.
</p><h3>« Bourses d’études plutôt qu’aide sociale » : l’appel de la CSIAS</h3><p>En 2011, la CSIAS a publié un rapport sur les problèmes inhérents au système suisse de bourses. Elle a constaté des incohérences importantes entre les systèmes cantonaux d’aide sociale et les régimes de bourses, celles-ci conduisant à décourager des jeunes de mener à bien une première formation, l’entrée en apprentissage pouvant conduire à détériorer la situation financière des jeunes et de leur famille. Dans son rapport, la CSIAS plaide pour « l’élaboration de bases destinées à harmoniser le système des bourses d’études et celui de l’aide sociale ». Le contre-projet du Conseil fédéral n’apporte aucune réponse à cette problématique pourtant essentielle. Au contraire, il ne fera que consolider pour de nombreuses années la situation insatisfaisante qui règne actuellement dans les cantons.
</p><h3>L’USS rejette le contre-projet indirect</h3><p>En mettant en consultation un premier contre-projet indirect, le Conseil fédéral avait montré au départ une certaine volonté de répondre aux problèmes soulevés par l’initiative. Il faisait machine-arrière en soumettant une version finale du contre-projet indirect faisant exclusivement référence au concordat intercantonal sur l’harmonisation des bourses. Ce concordat est pourtant connu pour être un document de faible portée n’ayant eu qu’un impact minime sur les pratiques des cantons. Dans les faits, la Confédération renonce donc à faire usage de la compétence que lui octroie la Constitution de définir elle-même les critères d’harmonisation nationaux. Par son contre-projet indirect, au lieu de répondre aux problèmes soulevés par l’initiative, le Conseil fédéral se décharge de sa responsabilité sur les cantons.
</p><h3>L’USS soutient l’initiative de l’UNES</h3><p>Pour l’USS, il ne fait aucun doute que le système de bourses tel qu’il existe actuellement ne permet pas de garantir l’égalité des chances dans l’accès à la formation. Elle a soutenu activement l’initiative sur les bourses d’études, notamment parce que&nbsp;:
</p><p>-&nbsp;elle précise les compétences de la Confédération et favorise l’harmonisation des régimes de bourses au niveau des critères formels et matériels, 
</p><p>-&nbsp;elle contribue à diminuer les inégalités de traitement entre les filières professionnelles et académiques,
</p><p>-&nbsp;elle permet à la Confédération d’accorder des contributions financières pour le soutien aux apprenti(e)s.
</p><p>Pour l’USS, il ne fait aucun doute que si le Parlement décide de ne pas soutenir l’initiative, il doit au moins élaborer un autre contre-projet représentant une alternative vraiment sérieuse à l’initiative. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1322</guid><pubDate>Thu, 10 Oct 2013 10:26:00 +0200</pubDate><title>Abaisser le taux technique coûte 15 milliards francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/abaisser-le-taux-technique-coute-15-milliards-francs</link><description>Prévoyance professionnelle </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">A fin septembre, la Chambre suisse des actuaires-conseils a fixé le taux d’intérêt de référence applicable au taux technique à 3 pour cent. C’est une erreur et c’est dangereux. Dangereux, parce qu’il faudrait ensuite injecter 15 milliards de francs dans la prévoyance professionnelle et que la confiance dans le deuxième pilier serait ainsi ébranlée. Et c’est une erreur, parce que les fondements de cette décision ne coïncident pas avec le comportement effectif des caisses de pension en matière de placements.</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><p>Le rendement des capitaux jouent un rôle essentiel dans le financement des rentes des caisses de pension. Plusieurs taux d’intérêt revêtent une grande importance pour les personnes assurées. Alors que le taux d’intérêt minimal LPP est fixé tous les ans par le Conseil fédéral et voit braquer sur lui les projecteurs de l’actualité politique, le taux d’intérêt technique est en grande partie une valeur fixée par des moyens technocratiques. Il est déterminé uniquement au sein de commissions d’experts. 
</p><p>Le taux d’intérêt technique est une hypothèse de calcul qui sert à fixer les intérêts des rentes et prestations futures d’une caisse de pension. Il est ainsi possible de déterminer les engagements d’une caisse de pension. Le taux technique influence aussi le taux de conversion et les cotisations. Un taux technique en baisse entraîne pour les rentiers une augmentation de leur capital de prévoyance, et, pour les futurs rentiers, il provoque une diminution des rentes à cause de la baisse du taux de conversion. 
</p><p>La règle de base est la suivante&nbsp;: une réduction de 0,5 pour cent du taux d’intérêt technique entraîne une réduction du taux de conversion de quelque 0,35 pour cent et une augmentation du capital de prévoyance des rentiers de quelque 5 pour cent. 
</p><h3>Baisse du taux d’intérêt technique&nbsp;: coûts élevés</h3><p>En conséquence, toute baisse du taux technique induit des coûts élevés. Pour une caisse de pension qui détient une fortune de prévoyance de 1 milliard de francs, dans laquelle se trouvent 600 millions de francs des personnes actives et 400 millions de capital de prévoyance des bénéficiaires de rentes, la baisse du taux technique de 3,5 à 3% signifie une charge supplémentaire de 20 millions pour les rentiers. A cause de la baisse du taux de conversion, les futurs rentiers toucheraient en outre des rentes sensiblement diminuées. Des pertes de plus de 1000 francs par an seraient inévitables.
</p><p>Selon le rapport de la commission de haute surveillance LPP sur la situation financière des institutions de prévoyance en 2012, sur les 1800 institutions de prévoyance sans garantie de l’Etat, plus d’un tiers présentait un taux d’intérêt technique supérieur à 3,5%. La proportion passait même à deux tiers pour les caisses au bénéfice de la garantie de l’Etat. La baisse générale du taux technique pour toutes ces institutions de prévoyance signifie qu’un montant approximatif de 15 milliards devra être injecté ces prochaines années dans la prévoyance professionnelle. L’ensemble du système de prévoyance professionnelle se trouvera ainsi déstabilisé et sa légitimité même continuera d’être mise en question. 
</p><h3>Le taux d’intérêt de référence est étranger à la réalité</h3><p>La Chambre suisse des actuaires-conseils n’a pas suffisamment pris en compte ces conséquences le jour où, à fin septembre, elle a fixé à 3 pour cent le nouveau taux d’intérêt de référence applicable au taux technique. Aux dires des actuaires-conseils, le taux technique des caisses de pension ne doit être supérieur à 3 pour cent que dans des cas exceptionnels dûment justifiés. Les actuaires-conseils ont pris cette décision en se fondant sur leur directive technique 4. Selon ce texte, le taux d’intérêt technique de référence se détermine à partir de la moyenne arithmétique pondérée à raison de 2/3 par la performance moyenne des 20 dernières années et à raison de 1/3 par le rendement des emprunts à 10 ans de la Confédération. En outre, on diminue encore le tout de 0,5% au titre de marge de sécurité. Le taux d’intérêt technique de référence correspond à une approche sans risque. Car il reflète au premier chef les rendements d’obligations suisses. Comme les emprunts de la Confédération n’ont pour ainsi dire pas dégagé de rendements ces dernières années, il n’est pas étonnant que le taux d’intérêt technique de référence baisse et continuera de baisser. Dans peu d’années, il faudra compter avec un taux de référence de 2,5%. Cependant, des indices montrent aujourd’hui déjà que la phase actuelle, caractérisée par des taux d’intérêt bas, est un phénomène provisoire qui ne peut pas sans autre forme de procès être pronostiqué pour les prochaines décennies.&nbsp; 
</p><p>Pour le calcul des futurs taux d’intérêt techniques appropriés, les actuaires-conseils s’appuient sur une répartition des placements qui ne correspond en rien à celle des caisses de pension. Aucune caisse de pension ne place les trois quarts de sa fortune dans des obligations de la Confédération. Les caisses de pension pratiquent plutôt une large diversification. En moyenne, elles détiennent environ 30% d’actions et 20% de biens immobiliers. En conséquence, en 2012, la performance des caisses de pension, qui a dépassé 7%, a été très bonne. Pour 2013 aussi, il faut s’attendre à un bon résultat.&nbsp; 
</p><h3>Le deuxième pilier doit être plus qu’une assurance-vie privée</h3><p>Le poids excessif donné aux obligations de la Confédération correspond plutôt à la stratégie de placement de compagnies d’assurance sur la vie. Or, si les données servant à évaluer les caisses de pension s’ajustent toujours plus à celles des assurances privées, la prévoyance professionnelle tend à perdre de son importance. Car se pose alors légitimement la question de la plus-value de la prévoyance professionnelle par rapport à une assurance sur la vie. La baisse du taux d’intérêt technique est toujours justifiée par la création de garanties supplémentaires. Au bout du compte, le bas niveau des taux d’intérêt techniques a cependant un effet déstabilisateur sur le système suisse de prévoyance vieillesse. 
</p><h3>Fossoyeurs du deuxième pilier </h3><p>Le pouvoir des actuaires-conseils dans la détermination du taux d’intérêt technique est considérable. Certes, il appartient au conseil de fondation, composé de manière paritaire, de déterminer le taux d’intérêt technique, mais celui-ci le fait sur recommandation des actuaires-conseils. S’opposer à la recommandation de ces experts est délicat. La loi oblige l’expert à annoncer à l’autorité de surveillance toute dérogation à sa recommandation. En cas de difficultés financières de la caisse de pension, les membres du conseil de fondation peuvent ainsi être tenus pour responsables en dernière extrémité. Il n’est dès lors pas surprenant que les membres du conseil de fondation suivent toujours les recommandations des actuaires-conseils. Cependant, garder un œil critique sur les recommandations de ces experts est plus que nécessaire. 
</p><p>En abaissant globalement à 3% et moins les taux d’intérêt techniques, les actuaires-conseils se font les fossoyeurs du deuxième pilier. La directive technique 4 de ces experts des caisses de pension, qui repose sur des hypothèses erronées, doit être révisée au plus vite.&nbsp; 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1321</guid><pubDate>Tue, 08 Oct 2013 17:29:00 +0200</pubDate><title>La Commission de l’économie et des redevances prend le problème des bas salaires à la légère</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/la-commission-de-l-economie-et-des-redevances-prend-le-probleme-des-bas-salaires-a-la-legere</link><description>Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER</description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme le Conseil fédéral et la Chambre des cantons, la Commission fédérale de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) prend le problème des bas salaires en Suisse à la légère. Alors que, dans notre pays, 335&nbsp;000 personnes, dont un tiers est titulaire d'un certificat fédéral de capacité (CFC, apprentissage), gagnent moins de 22 francs de l’heure, soit moins de 4&nbsp;000 francs par mois, la CER-N rejette l'initiative de l'Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums. Or, avec des salaires aussi bas, il est de toute évidence difficile de s’en sortir financièrement et les personnes concernées se trouvent confrontées à de graves problèmes financiers lorsqu'elles doivent faire face à une dépense imprévue, comme une facture de dentiste. C’est indigne de notre riche Suisse&nbsp;! 
</p><p>Au lieu de reconnaître cette réalité, la CER-N suit les déclarations alarmistes du Conseil fédéral et de l'Administration fédérale, qui mettent à tort en garde contre un risque de chômage. De manière erronée elle qualifie les bas salaires de phéonomène passager survenant lors de l'entrée dans la vie professionnelle. C'est une honte!&nbsp;En effet, 77% des personnes concernées par les bas salaires en Suisse ont 25 ans ou plus, et&nbsp;ont donc terminé depuis&nbsp;longtemps leur Formation initiale.&nbsp;Et elle va même jusqu'à entonner le cantique du partenariat social. Ce n'est absolument pas crédible. Avec un taux de couverture conventionnelle (par conventions collectives de travail, CCT) d’environ 50&nbsp;%, notre partenariat social est sous-développé en comparaison internationale- La moitié des salarié(e)s de ce pays ne sont en effet pas protégés par une CCT. Pour la grande majorité d’entre eux, parce que leurs patrons ne veulent pas en entendre parler. Ils veulent imposer leurs salaires et conditions de travail sans restriction aucune. C’est pour cela que dans les commerces de chaussures et de vêtements, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire… alors que les propriétaires de ces chaînes de magasins ont, pour une part, accumulé des fortunes qui se montent à des milliards de francs.
</p><p>La CER-N a aussi refusé l'argument selon lequel les salaires minimums améliorent, relativement à la libre circulation des personnes, la protection contre la sous-enchère salariale. Seuls des seuils impératifs, combinés à des contrôles stricts, sont en mesure de garantir qu'en Suisse, ce sont bien des salaires suisses qui sont versés.
</p><p>La CER-N n'a même pas réussi à faire le pas pour renforcer l'instrument des CCT et faciliter ainsi une meilleure protection des travailleurs et travailleuses au moyen de salaires minimums. Il appartient désormais au Conseil national de montrer que les acteurs politiques ne prennent pas «&nbsp;comme ça&nbsp;» à la légère le sort des personnes dont les salaires sont bas, voire très bas. Parmi les citoyennes et citoyens, elles et ils sont très nombreux à partager les buts de l’initiative sur les salaires minimums. Ils trouvent de fait choquant qu'en Suisse, près de 10&nbsp;% des salarié(e)s gagnent moins de 4&nbsp;000 francs par mois pour un travail à temps plein.
</p><h5>Renseigenements</h5><ul><li>Thomas Zimmermann,&nbsp;responsable de la communication et porte-parole de l’USS, (079 249 59 74)</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1319</guid><pubDate>Tue, 08 Oct 2013 10:54:00 +0200</pubDate><title>Beaucoup reste à faire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/beaucoup-reste-a-faire</link><description>Sixième Journée mondiale pour le travail décent</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Journée mondiale pour le travail décent est une journée de mobilisation syndicale sur l’ensemble de la planète, des Îles Fidji à Hawaï. En tant que plus grande confédération syndicale du pays, l’Union syndicale suisse (USS) y participe aussi et demande à cette occasion la ratification rapide de la convention n°189 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur les travailleuses et travailleurs domestiques, entre autres pour manifester sa solidarité internationale.</p><p>Les droits des salarié(e)s, souvent des femmes, sont notamment foulés au pied dans les pays émergents comme le Brésil ou certains États en plein boom économique de la presqu’île arabique. L’absence de contrats ou des contrats incompréhensibles pour les salarié(e)s, l’interdiction des syndicats et des abus patents sont la réalité quotidienne de nombreux travailleurs et travailleuses domestiques. En Suisse, ces conditions de travail indignes ont fait la une des médias à Genève lorsque des membres de la famille Kadhafi ont été incarcérés pour avoir maltraité leur personnel de maison. Dans divers pays d’Amérique du Sud ou de la presqu’île arabique, des migrant(e)s qui vivent chez leur employeur se voient privés de leur passeport, leur autorisation de séjour dépend de ce dernier et ils se voient livrés sans défense à son arbitraire le plus total.
</p><p>Il est donc d’autant plus important que la convention n°189 susmentionnée soit ratifiée par le plus grand nombre d’États possible afin de garantir à ces gens une protection minimale au plan juridique international. 
</p><h3>La Suisse doit aussi ratifier cette convention.</h3><p>Sur cette question, notre pays peut montrer l’exemple. La protection des activités des employé(e)s de maison gagne toujours plus en importance. Le travail de soins et d’assistance destiné aux personnes âgées représente, dans nos sociétés où l’espérance de vie a augmenté, une branche au potentiel économique important, mais où les carences restent nombreuses sous l’angle de la protection de la santé et des droits des salarié(e)s. 
</p><p>Il est vrai que les problèmes sont différents d’un pays ou d’une région à l’autre et que les problèmes auxquels nous sommes confrontés en Suisse sont de nature différente (respect des durées maximales de travail, pauses en nombre suffisantes, sous-enchère salariale,…). Il est vrai que les problèmes des travailleurs et travailleuses domestiques de Suisse, ou de l’Europe occidentale, ne sont pas comparables à ceux que l’on rencontre en Amérique du Sud ou dans l’ancienne Europe de l’Est. A fortiori cependant, il faut exiger de la Suisse qu’elle montre l’exemple, précisément aussi en tant que pays hôte de l’OIT. L’USS souhaite que, pour cette 6e Journée mondiale pour le travail décent, le Parlement suisse donne un signal contre les pires formes de travail précaire dans le domaine des soins et de l’assistance (le «&nbsp;care&nbsp;») et ratifie le plus rapidement possible la convention n°189 sur les travailleuses et travailleurs domestiques. 
</p><p>Pour un aperçu des actions menées au plan international sous l’égide de la Confédération syndicale internationale (CIS), cliquer <a href="http://www.ituc-csi.org/sixieme-journee-mondiale-pour-le?lang=fr" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">ici</a>.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1320</guid><pubDate>Mon, 07 Oct 2013 14:17:00 +0200</pubDate><title>Projet de modification de la loi sur l’asile / Restructuration du domaine de l’asile</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/projet-de-modification-de-la-loi-sur-l-asile-restructuration-du-domaine-de-l-asile</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1316</guid><pubDate>Fri, 27 Sep 2013 10:21:00 +0200</pubDate><title>Révision de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-de-l-ordonnance-relative-a-l-admission-au-sejour-et-a-l-exercice-d-une-activite-lucrative-oasa</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1314</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2013 14:37:00 +0200</pubDate><title>Les fanatiques des achats non-stop passent la seconde</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-fanatiques-des-achats-non-stop-passent-la-seconde</link><description>Après le oui à la révision de la loi sur le travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Suite à l’acceptation, le week-end dernier, par les citoyen(ne)s de l’extension du travail de nuit et du dimanche dans les magasins de certaines stations-service, les fanatiques des achats non-stop accélèrent le rythme. Trois jours après la votation populaire, une nouvelle brèche s’est ouverte au Conseil national, qui demande une extension massive des ventes du dimanche. </p><p>La majorité de droite du Conseil national n’aurait pratiquement pas pu être plus rapide ni plus claire pour confirmer que nous avions raison avec notre thèse de la brèche. Un peu plus de 72 heures seulement après la votation, elle a en effet déjà entamé une nouvelle étape dans l’extension des heures d’ouverture des commerces. Par 105 voix contre 67, le Conseil national a accepté la motion du conseiller national démocrate-chrétien Yannick Buttet. Celle-ci demande que la loi sur le travail lève, pour les petits magasins des régions périphériques, l’interdiction du travail du dimanche stipulée par la loi sur le travail afin de protéger le personnel de vente.
</p><p>Toutes les protestations émises par les dérégulateurs avant la dernière votation, selon lesquelles ils n’appliqueraient pas de tactique du salami, ne s’avèrent donc être que des mensonges éhontés destinés à calmer une population critique à l’égard des libéralisations. À elle seule, l’importante proportion de non (44&nbsp;%) lors du récent scrutin qualifié de «&nbsp;bagatelle&nbsp;» ou de «&nbsp;question de détail&nbsp;» par les dérégulateurs montre bien à quel point le peuple regarde d’un œil critique les nouvelles prolongations des heures d’ouverture des commerces. Et il est intéressant de noter aussi que le canton d’origine du motionnaire Buttet a rejeté par 57&nbsp;% la votation sur les stations-service.
</p><p>La critique souvent faite des prolongations des heures d’ouverture et que l’on a également entendue à l’occasion de nombreuses votations cantonales, le Parlement fédéral en a à nouveau fait fi ces derniers mois. Dans un premier temps, c’est surtout l’interdiction des ventes du dimanche qui se trouve maintenant sous pression. Le Conseil fédéral proposera sous peu la modification d’une ordonnance relative à la loi sur le travail, modification qui permettra d’étendre les ventes du dimanche dans les régions touristiques. Et le peuple n’aura pas voix au chaitre, car les modifications par voie d’ordonnance ne lui sont pas soumises. Les protestations du ministre de l’Économie, Monsieur Johann Schneider-Ammann, selon qui le Conseil fédéral ne veut pas toucher à l’interdiction du travail de nuit et du travail du dimanche, si elles n’apparaissent pas comme un mensonge, se révèlent à tout le moins être une ruse&nbsp;: notre ministre va de fait se cacher derrière le Parlement qui le contraint à modifier l’ordonnance à cause de la motion Abate qu’il a acceptée.
</p><p>Avec la motion, ce sont désormais déjà quatre projets d’extension des heures d’ouverture des commerces qui se trouvent dans les tuyaux. Or, le malaise de la population face à une nouvelle progression vers la journée de travail de 24 heures est profond. Dans les cantons aussi, les offensives répétées contre leur souveraineté en matière d’heures d’ouverture des commerces se heurtent à une résistance. L’avenir nous dira si les fanatiques des achats non-stop parviendront une nouvelle fois à embobiner les citoyen(ne)s et à leur faire accepter une extension du travail de nuit, du soir et du dimanche, pourtant nuisible tant à la santé qu’à la vie familiale.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1315</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2013 13:23:00 +0200</pubDate><title>L&#039;USS demande une réduction plus forte des primes pour compenser la lourde charge des primes-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/luss-demande-une-reduction-plus-forte-des-primes-pour-compenser-la-lourde-charge-des-primes-maladie</link><description>Primes de caisse-maladie</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2014 aussi, les primes des caisses-maladie vont augmenter plus fortement que les salaires. Cette évolution constatée depuis plusieurs années a pour effet d’alourdir davantage la charge supportée par les ménages ordinaires du pays. En effet, les réductions des primes n’ont pas suivi le rythme de l’évolution des coûts de l’assurance-maladie. Au contraire même, des cantons, comme ceux de Zurich ou de Berne, ont diminué leur contribution à la réduction des primes des caisses-maladie. Et les programmes d’austérité de certains cantons, comme celui de Saint-Gall, prévoient également de nouvelles réductions de leur contribution aux réductions des primes pour 2014.
</p><p>&nbsp;</p><p><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) demande que plus d’argent soit affecté à la réduction de ces primes. La Suisse est encore bien loin de la réalisation de l’objectif social formulé par le Conseil fédéral, objectif selon lequel personne ne doit consacrer en Suisse plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable au paiement de ses primes de caisse-maladie.</span></p><h5 class="SCHWEIZERISCHERGEWERKSCHAFTSBUND">&nbsp;Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS,<br> 079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1312</guid><pubDate>Tue, 24 Sep 2013 15:46:00 +0200</pubDate><title>Faits et chiffres démentent un partenariat social idéalisé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/faits-et-chiffres-dementent-un-partenariat-social-idealise</link><description>Nouveau Dossier (94) de l’USS	</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, le «&nbsp;partenariat social&nbsp;» sert parfois aussi à embellir certains prêches dominicaux. Un nouveau Dossier de l’USS&nbsp;montre comment et où le partenariat social ne fonctionne pas dans notre pays.</p><p>«&nbsp;Le système de formation des salaires en Suisse est basé sur un partenariat social fort et responsable.[…] L’excellent fonctionnement du partenariat social constitue un atout majeur de la place économique suisse […] Le système en vigueur en Suisse, qui laisse les partenaires sociaux fixer les salaires minimums, permet d’équilibrer la distribution des salaires.&nbsp;» À ces trois phrases, qui entonnent le cantique du partenariat social, on pourrait en ajouter sans peine plusieurs dizaines de même tabac, toutes tirées d’un seul et unique document. Mais celui-ci n’est pas une brochure commémorant et idéalisant l’histoire suisse du partenariat social. Il s’agit du message du Conseil fédéral concernant l’initiative syndicale sur les salaires minimums.
</p><p>Dans son message, le gouvernement indique certes le nombre des personnes protégées par une convention collective de travail (CCT) prévoyant un salaire minimum (2012&nbsp;: 1&nbsp;289&nbsp;600), mais pour savoir que cela ne représente que 36 % des salarié(e)s du pays, à nous de faire le calcul nous-mêmes. Et l’on voit ainsi que pour 64&nbsp;% des salarié(e)s, c’est le patron qui fixe tout seul le salaire… 
</p><p>Tel est le point de départ de ce nouveau Dossier de l’USS. On y trouve, bien classés par branche, les noms des employeurs qui refusent le partenariat social, ce qui nous donne un tour d’horizon du paysage patronal qui, sitôt oubliées les pratiques des débuts de l’industrialisation, se caractérise aujourd’hui par l’idéologie du «&nbsp;seul maître à bord&nbsp;» (de l’entreprise s’entend). 
</p><p>Dans la branche textile, tant Calida que Forster Rohner ne veulent pas conclure une CCT. Chez les éditeurs, le président Hanspeter Lebrument se refuse depuis 2004 à signer une nouvelle CCT. Dans l’industrie des machines, des noms très connus comme André Kudelski, von Roll, Stöcklin SA et Jacquet Technology sont sortis de la CCT. Et dans l’industrie des denrées alimentaires, des firmes de renommée comme Emmi, Kambly, HUG et une partie des entreprises qui produisent pour Nestlé font la sourde oreille quand on leur parle CCT. L’ASTAG, l’Association suisse des transports routiers et surtout son président, Adrian Amstutz, veulent que les chauffeurs de camion qui transportent des matériaux sur les chantiers échappent à l’extension de la convention nationale du secteur principal de la construction. Dans l’horticulture, la majorité des patrons ne veulent rien savoir d’une CCT, tout comme Manor, Aldi, Denner, C&amp;A, H&amp;M, Spar, Dosenbach/Ochsner et de nombreux autres dans le commerce de détail. Conséquence&nbsp;: ce sont bien moins de la moitié des 320&nbsp;000 employé(e)s du commerce de détail qui sont protégés par une CCT. Des banques réputées (dont Vontobel et J.P. Morgan SA) adoptent la même attitude de refus que l’Union suisse des paysans&nbsp;: pas question de CCT. Enfin, dans le secteur de la santé, lorsque le personnel s’engage pour que la CCT en vigueur soit maintenue, une entreprise comme Genolier les licencie sans hésitation. 
</p><p> Le nouveau Dossier de l’USS parle de tous ces exemples et de bien d’autres encore. Il montre ainsi que si la vision gouvernementale du partenariat social en Suisse est édénique, c’est pour mieux endormir les citoyens et les citoyennes. 
</p><p>A. Rieger et E. Ackermann, Le semi-partenariat social en Suisse. Salaires minimums&nbsp;: le mensonge délibéré du Conseil fédéral, Dossier N° 94, USS, septembre 2013.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1313</guid><pubDate>Tue, 24 Sep 2013 15:42:00 +0200</pubDate><title>Conventions collectives de travail : les prochaines étapes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/conventions-collectives-de-travail-les-prochaines-etapes</link><description>Nouveau Dossier (95) de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pourquoi le taux de couverture conventionnelle est-il si peu important en Suisse&nbsp;? Pourquoi un taux plus élevé serait-il nécessaire&nbsp;? Et que faire pour que cela soit le cas&nbsp;? C’est notamment à ces trois questions centrales que le Dossier N°&nbsp;95 de l’USS&nbsp;s’attache à répondre.</p><p>En Suisse, seule la moitié des salarié(e)s profitent d’une convention collective de travail, CCT). Notre pays se différencie donc d’autres pays de l’OCDE qui n’appliquent pas non plus de salaire minimum légal, comme les états nordiques ou notre voisin autrichien, mais où le taux de couverture conventionnelle est beaucoup plus élevé. Prenant en considération plusieurs pays sous cet angle, les auteurs du Dossier, Daniel Lampart, économiste en chef, et Daniel Kopp, collaborateur scientifique, prouvent que le taux de syndicalisation (proportion de salarié(e)s membres d’un syndicat) n’explique pas à lui seul le taux de couverture conventionnelle. En effet, de nombreux pays «&nbsp;compensent&nbsp;» leur faible taux de syndicalisation par des mesures destinées à faciliter la conclusion de CCT ou à en étendre la portée (extension «&nbsp;allégée&nbsp;» du champ d’application des CCT, obligation de négocier faite aux employeurs, prescriptions en matière de marchés publics).
</p><p>De fait, relever du taux de couverture conventionnelle est un moyen de contrer les pressions sur les salaires et les conditions de travail qui a fait ses preuves et entraîne une meilleure justice distributive. Que des milieux patronaux importants refusent de conclure une CCT (dont swissmechanic, les chaînes de magasins de chaussures, Swissretail, l’Association suisse des transports routiers [ASTAG], l’agriculture) suggère que la Suisse doit favoriser les instruments légaux destinés à soutenir les CCT. L’exemple des chaines de vêtements H&amp;M et C&amp;A le montre de manière exemplaire. Dans d’autres pays que le nôtre comme en Autriche, elles ont conclu des CCT parce que les prescriptions y sont plus sévères que chez nous. Et elles ne s’en portent pas plus mal. Mais en Suisse, elles refusent d’en faire autant.
</p><h3>Faciliter l’extension des CCT et encourager les négociations collectives</h3><p>On voit par conséquent pourquoi il y a lieu d’abaisser les obstacles posés à l’extension des CCT. Il faut surtout supprimer le quorum des employeurs (au moins 50&nbsp;% des employeurs de la branche doivent être affiliés à l’organisation patronale signataire de la CCT pour que celle-ci puisse être étendue). Or, cette disposition permet à de toutes petites entreprises de contrecarrer l’extension d’une CCT. Ce quorum est plus que rare en Europe. L’Espagne en applique certes un, mais la part des employeurs demandée pour une extension de la CCT est de 10&nbsp;%, pas de 50&nbsp;%. Les auteurs du Dossier de l’USS esquissent aussi la proposition faite par l’USS de pouvoir étendre une CCT pour des raisons «&nbsp;d’intérêt public&nbsp;» (risque de sous-enchère salariale, de discrimination salariale à l’encontre des femmes, etc.). 
</p><h3>Encourager les négociations collectives</h3><p>S’il y a «&nbsp;intérêt public&nbsp;», les commissions tripartites ou les départements de l’économie devraient en effet pouvoir contraindre les partenaires contractuels d’une branche à négocier une CCT. Cela correspondrait, sous une forme atténuée, à l’obligation de négocier en vigueur dans d’autres pays. En cas d’échec des négociations, un mécanisme public d’arbitrage se mettrait alors en marche et si l’on n’obtenait toujours pas de résultat, un contrat-type de travail devrait être édicté. En outre, les marchés publics devraient prévoir que les soumissionnaires soient nécessairement soumis à une CCT comme critère d’adjudication et les aides financières de l’État (agriculture) seraient au moins liées à l’obligation de négocier une CCT. Cette condition s’appliquerait aussi aux entreprises de la Confédération et concessionnaires. 
</p><p>Cette nouvelle publication de l’USS sur les CCT établit, sur la base d’une comparaison étayée de faits, que la Suisse n’a de loin pas mis à profit tout le potentiel existant en matière de CCT et que c’est précisément ce qu’elle devrait faire si elle entend empêcher la sous-enchère salariale et donc, finalement, la marginalisation de celles et ceux qui sont les perdants de la modernisation, ainsi que la discorde sociale.
</p><p>D. Lampart et D. Kopp, Les CCT en Suisse&nbsp;: problèmes, mesures requises, solutions&nbsp;; Dossier N° 95, USS, septembre 2013.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1311</guid><pubDate>Tue, 24 Sep 2013 11:07:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États refuse une protection des salaires qui n&#039;a que trop tardé</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-conseil-des-etats-refuse-une-protection-des-salaires-qui-na-que-trop-tarde</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil fédéral, c’est au tour du Conseil des États de ne rien vouloir faire contre ces salaires qui ne permettent pas de vivre décemment. Le Conseil des États a donc raté l’occasion de donner un signal fort contre les bas salaires en protégeant les travailleurs et travailleuses contre les pressions qui s’exercent sur leurs salaires et l’arbitraire patronal. 
</p><p>En Suisse, près de 400&nbsp;000 personnes touchent actuellement des salaires très bas, inférieurs à 4&nbsp;000 francs pour un plein temps. Et près d’un tiers d’entre elles – il s’agit de vendeuses, de boulangers ou du personnel de cabine – sont même titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC). Or, il est impossible de vivre décemment dans notre riche pays avec des salaires aussi bas. Les personnes concernées par eux sont rapidement confrontées à d’importants problèmes financiers lorsqu’elles doivent faire face à une dépense imprévue, comme une facture de dentiste.
</p><p>Avec sa décision, le Conseil des États ignore que la protection des salaires en Suisse est faible, comparée à celles des autres pays. Contrairement à ce qui a été prétendu lors des débats parlementaires, le partenariat social ne fonctionne pas de manière idéale chez nous. Le faible taux de la couverture conventionnelle suisse (couverture avec des conventions collectives de travail, CCT), par rapport à celui des autres pays le montre bien. Ce taux, qui est de 48&nbsp;%, est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE (62,1&nbsp;%), ce qui est dû au fait que les employeurs de nombreuses branches (commerce de chaussures et de vêtements, journalisme, etc.) refusent de conclure des CCT. En outre, dans des secteurs économiques à très bas salaires, comme les centres d’appels, les instituts de beauté, les centres de mise en forme ou la livraison de courrier, il n’y a pas d’organisation patronale avec qui conclure une CCT. 
</p><p>Le Conseil des États n’a pas non plus voulu accepter l’argument selon lequel, dans le cadre de la libre circulation des personnes, les salaires minimums amélioreraient la protection contre la sous-enchère salariale. Ce n’est qu’avec des salaires plancher combinés avec des contrôles sévères que l’on pourra faire en sorte que les salaires versés en Suisse soient des salaires suisses. 
</p><p>Plutôt que de s’attaquer sérieusement au problème des bas salaires, le Conseil des États en est resté aux affirmations alarmistes du Conseil fédéral et de l’Administration fédérale, mettant à tort en garde contre le risque du chômage et d’une baisse de la compétitivité de l’économie suisse. La Chambre des cantons refuse ainsi de suivre le souhait pourtant largement répandu au sein de la population de mesures destinées à contrer les bas salaires. Selon des sondages, la population suisse ne veut pas de salaires de la honte. Comme l’USS avec son initiative sur les salaires minimums, elle veut que les salaires versés en Suisse permettent de vivre décemment.
</p><h5>Renseignements :</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en Chef de l'USS, 079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et Porte-parole de l'USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1309</guid><pubDate>Mon, 23 Sep 2013 09:50:00 +0200</pubDate><title>La Suisse est mûre pour un tournant social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-suisse-est-mure-pour-un-tournant-social</link><description>Halte au dumping salarial et au vol des rentes ! </description><content:encoded><![CDATA[<p>(Discours pour la manifestation de l'USS du 21 septembre 2013. La parole prononcée fait foi.)
</p><p>Ici, dans cette maison, dans ce Palais fédéral, un attentat se prépare. La plus violente attaque contre les rentes que la Suisse n’ait jamais connue.
</p><p>Où vivons-nous donc&nbsp;? Vivons-nous dans un pays économiquement au bout du rouleau&nbsp;? N’y aurait-il pas assez d’argent dans ce pays&nbsp;?
</p><p>La Suisse n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui. Jamais la réussite économique de la Suisse n’a été aussi importante. Jamais il n’y a eu autant d’argent en Suisse.
</p><p>Mais cette énorme richesse est inégalement répartie, on ne peut plus inégalement. Les gros et les très gros revenus ont incroyablement encaissé ces 10 à 15 dernières années. Sur le dos de la grande majorité, c’est-à-dire les bas et les moyens revenus. 
</p><p>Et maintenant, ces profiteurs et leurs acolytes politiques et médiatiques veulent nous faire accroire que la Suisse s’effondrerait à cause de l’initiative 1:12. Comme si la réussite économique de la Suisse était à mettre au crédit des profiteurs et de leurs excès, ces excès des Vasella et autres Ospel. 
</p><p>Lorsque leurs chefs n’encaissaient pas encore des millions de bonus, les entreprises et les grands groupes étaient-ils vraiment moins bien dirigés&nbsp;? Font-ils du bon boulot, à l’étage des chefs lorsqu’ils peuvent se remplir les poches de millions&nbsp;? Et les directeurs généraux des entreprises de la Confédération, les chefs des CFF, de la Poste, de Swisscom&nbsp;: leur travail vaut-il vraiment autant de plus que celui d’un conseiller fédéral&nbsp;?
</p><p>À l’étage des chefs des CFF, on encaisse aujourd’hui beaucoup plus d’argent que cela ne fut jamais le cas dans toute l’histoire des chemins de fer fédéraux. Or, ce sont précisément ces mêmes Messieurs, avec leurs traitements record, qui veulent massivement dégrader les rentes de nos cheminots. Des rentes variables, dites volatiles, tel est le nom de ce projet. On ne toucherait alors avec certitude plus que 85&nbsp;% de sa rente. Les rentes volatiles sont une attaque dirigée contre les cheminots, mais aussi contre l’ensemble des salarié(e)s. Car ce que les CFF font ici, c’est un essai pilote, un test pour toutes les caisses de pensions. Si la direction des CFF s’impose, plus personne ne pourra compter demain sur sa rente. 
</p><p>Mettons le holà aux agissements de ces Messieurs, stoppons cet incendie social criminel avant que tout ne s’embrase.
</p><p>Et stoppons le vol des rentes qui se prépare ici, au Palais fédéral. Les gens ont mérité leurs rentes. Quiconque a travaillé durant toute sa vie doit pouvoir vivre décemment sa retraite avec son AVS et son deuxième pilier. C’est la Constitution qui le veut. Et cela doit être la règle pour le projet Prévoyance vieillesse 2020. Et pas les fantasmes de démantèlement des groupes d’assurances et des partis bourgeois&nbsp;! C’est pour cela qu’AVSplus est nécessaire. D’autant plus, après le faux départ du Conseil fédéral.
</p><p>Nous luttons pour des salaires décents et contre la sous-enchère salariale. Mardi prochain, notre initiative passera au Parlement. Ils sont des centaines de milliers dans ce riche pays à gagner trop peu avec leur travail pour pouvoir en vivre décemment. Combien de temps cela va-t-il encore durer jusqu’à ce que le Conseil fédéral comprenne qu’il doit faire quelque chose contre cette situation inacceptable&nbsp;? Le travail fourni par des êtres humains a sa valeur et son prix. La politique des bas salaires, ce n’est pas une perspective pour notre pays. 
</p><p>Il n’est donc pas tolérable qu’une vendeuse qualifiée, titulaire d’un apprentissage et au bénéfice d’une expérience professionnelle, ne gagne pas 4&nbsp;000 francs par mois. Ou ne touche pas un salaire horaire de 22 francs. Ce n’est pas l’argent qui manque&nbsp;! Les grandes chaînes de magasins de chaussures et de vêtements que sont Zara, Navyboot, Dosenbach, Basta, C&amp;A ou H&amp;M, appartiennent à des milliardaires. Pas des millionnaires, des milliardaires. Ce n’est donc pas une question d’argent. Or, ces milliardaires refusent quand même le partenariat social, ils refusent quand même les conventions collectives de travail. C’est pour cela que l’initiative sur les salaires minimums est nécessaire.
</p><p>Mais encore&nbsp;: les salaires minimums sont la mesure la plus efficace contre la discrimination salariale subie par les femmes. Les bas salaires qui ne permettent pas de vivre sont souvent des salaires féminins. Cela fait maintenant plus de 30 ans que l’article sur l’égalité figure dans la Constitution fédérale&nbsp;: un salaire égal pour un travail de valeur égale. Cette manifestation est aussi une manifestation contre cette politique qui consiste à faire traîner les choses au Palais fédéral&nbsp;: Mesdames et Messieurs du Conseil fédéral, Mesdames et Messieurs du Parlement&nbsp;: mettez donc fin, une fois pour toutes, à la discrimination salariale à l’encontre des femmes&nbsp;!
</p><p>Les syndicats sont la force sociale la plus puissante de Suisse. Vous toutes et tous, vous appartenez à ce mouvement social puissant, avec des centaines de milliers d’autres dans ce pays. Faisons passer plus loin le message de cette manifestation. La Suisse est mûre pour un tournant social. La Suisse a besoin de ce tournant social.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1308</guid><pubDate>Sun, 22 Sep 2013 16:09:00 +0200</pubDate><title>Pas de feu vert à plus de travail de nuit, du soir et du dimanche</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-feu-vert-a-plus-de-travail-de-nuit-du-soir-et-du-dimanche</link><description>La journée de travail de 24 heures ne doit concerner que 24 magasins de stations-service</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance de l’acceptation par les citoyens de la modification de la loi sur le travail qui leur était proposée. Cela signifie que les 24 stations-service situées le long d’axes de circulation importants fortement fréquentés qui sont déjà ouvertes la nuit aujourd’hui pourront exploiter leurs magasins 24 heures sur 24. Ce oui à une exploitation non-stop ne concerne donc qu’un petit nombre de magasins de stations-service et pas plus.
</p><p>&nbsp;Le résultat de cette votation n’est en particulier pas un feu vert donné à plus de travail de nuit, du soir et du dimanche. La part de&nbsp;44&nbsp;&nbsp;% de non montre que le malaise que suscitent au sein de la population d’autres pas en direction de la journée de travail de 24 heures est profond. Car le travail de nuit est et reste nuisible pour la santé et, comme le travail du dimanche, porte atteinte à la vie sociale et familiale. 
</p><p>&nbsp;Nous prenons enfin au mot le ministre de l’Économie, M. Johann Schneider-Ammann, qui a souligné durant la campagne que l’on ne toucherait pas à l’interdiction du travail de nuit et du dimanche.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</li><li>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</li><li>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, 079 303 24 69</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1310</guid><pubDate>Sat, 21 Sep 2013 16:44:00 +0200</pubDate><title>Une puissante protestation contre le dumping salarial et le vol des rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/une-puissante-protestation-contre-le-dumping-salarial-et-le-vol-des-rentes</link><description>Plus de 15 000 personnes à la manifestation de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Plus de 15 000 personnes ont participé samedi 21 septembre à Berne, à la manifestation de l’Union syndicale suisse (USS) contre le dumping salarial et le vol des rentes, ainsi que pour des conditions de travail équitables. «&nbsp;Stoppons cet incendie social criminel avant que tout ne s’embrase&nbsp;», s’est exclamé, sur la Place fédérale, Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Un «&nbsp;tournant social&nbsp;» est nécessaire. Il faut en finir avec une répartition extrêmement inégale des salaires et des richesses dans ce pays. Il faut en finir avec ce vol des rentes préparé aujourd’hui au Palais fédéral, et avec ces rentes volatiles des CFF, qui constituent un «&nbsp;test pour toutes les caisses de pensions&nbsp;». Et il faut des salaires plus justes, une protection efficace des salaires et des rentes décentes. «&nbsp;C’est pour cela qu’AVSplus est nécessaire. […] C’est pour cela que l’initiative sur les salaires minimums est nécessaire.&nbsp;» Formés, à partir de diverses manifestations préliminaires, plusieurs cortèges colorés et bruyants, mais toujours pacifiques, ont sillonné en étoile le centre de Berne pour se rendre sur la Place fédérale.
</p><p>Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia et vice-présidente de l’USS, a dénoncé le fait qu’en Suisse, ce modèle de succès, on trouve presqu’un million de personnes touchées par la pauvreté et presque qu’un demi-million de bas salaires&nbsp;: «&nbsp;il ne doit plus y avoir de salaires inférieurs à 4&nbsp;000&nbsp;francs dans la riche Suisse, où le coût de la vie est si élevé. […] Et nul ne doit gagner un salaire plus de douze fois supérieur à celui de la personne la moins bien payée de son entreprise.&nbsp;» Pour l’an prochain, il faut aussi que les salaires augmentent, qu’il y ait plus de protection et que les mesures d’accompagnement soient améliorées. 
</p><p>«&nbsp;Les rentes volatiles sont choquantes, mesquines et dangereuses – faisons en sorte d’obtenir une prévoyance vieillesse équitable pour tous&nbsp;!&nbsp;» Par ces propos, prononcés sur la Place fédérale et lors d’une manifestation préliminaire du Syndicat du personnel des transports publics (SEV), Giorgio Tuti, président du SEV et vice-président de l’USS, a condamné la tentative faite par la caisse de pensions des CFF de répercuter sur les seuls retraité(e)s des pertes dues à des spéculations&nbsp;: «&nbsp;Nous aurons l’œil sur le Conseil fédéral ces prochains mois et prochaines années pour voir s’il a l’intention de soumettre la prévoyance vieillesse à de nouvelles règles. Nous n’accepterons aucune proposition qui, même si elle sonne bien, ne serait rien d’autre qu’un vol des rentes. Pour nous, il est clair que quiconque a travaillé toute sa vie a droit à une retraite digne et convenable.&nbsp;»
</p><p>Alain Carrupt, coprésident de syndicom, le syndicat des médias et de la communication, s’est opposé à l’accroissement du stress au travail et à l’extension encore plus poussée du travail de nuit et du dimanche&nbsp;: «&nbsp;Nous exigeons plus de respect pour les travailleuses et les travailleurs […] Les conditions de travail, la santé, la vie familiale et sociale passent avant l’achat de pizzas surgelées à trois heures du matin&nbsp;!&nbsp;»
</p><p>«&nbsp;Contre le scandale des mesures d’économie&nbsp;!&nbsp;», pas question «&nbsp;de miner le service public&nbsp;», a lancé Katharina Prelicz-Huber, la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), dénonçant aussi le surplace fait par l’égalité de salaire entre femmes et hommes&nbsp;: «&nbsp; Les mesures à bien plaire se sont avérées insuffisantes. Il faut des règles contraignantes pour imposer l’égalité salariale.&nbsp;»
</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Ewald Ackermann, service de la communication de l'USS, 079 660 36 14&nbsp;</span></li></ul><h5> Discours</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>&lt;media vania alleva&gt;Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media giorgio tuti&gt;Giorgio Tuti, président du SEV&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media katharina prelicz&gt;Katharina Prelicz, présidente du SSP&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media alain carrupt&gt;Alain Carrupt, coprésident de syndicom&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Images</h5><ul><li><span><a href="http://flic.kr/s/aHsjJuF8KR" class="external-link">flickr.com</a></span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1306</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2013 11:23:00 +0200</pubDate><title>Grèves à Genève</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/greves-a-geneve</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La moitié du personnel de <b>Gate Gourmet Genève</b>, une entreprise qui fournit les repas servis dans les avions, est en grève depuis le 13 septembre. Gate Gourmet a en effet annoncé vouloir dénoncer pour la fin de l’année la convention collective de travail en place depuis 17 ans. Du coup, 86 employé(e)s ont été licenciés en vue d’une réembauche au rabais, selon le principe «&nbsp;Accepte tes nouvelles conditions de travail (dégradées&nbsp;!) ou alors va-t’en&nbsp;!&nbsp;». De plus, Gate Gourmet est une entreprise qui a encaissé de juteux bénéfices ces dernières années. Les grévistes sont soutenus dans leur lutte par le Syndicat suisse des services publics (ssp) et toutes les gauches genevoises.</p><p class="Text"><span lang="FR">Plus sur le sujet&nbsp;: </span><a href="http://www.ssp-vpod.ch/secteurs/trafic-aerien.html"><span lang="FR">http://www.ssp-vpod.ch/secteurs/trafic-aerien.html</span></a><span lang="FR"></span></p><p class="Text"><span lang="FR">&nbsp;</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Depuis le 20 août dernier, les employé(e)s de <b>Partage</b> sont en grève. Partage est une «&nbsp;entreprise sociale&nbsp;» (sans but lucratif) qui propose à des chômeurs et chômeuses en fin de droit des «&nbsp;emplois en solidarité&nbsp;» (créés par des collectivités publiques auprès d’associations, d’ONG). Les grévistes sont soutenus par le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT). Les employé(e)s de Partage concernés s’occupent de ramasser les déchets encombrants de communes genevoises. Ils touchent des salaires de misère&nbsp;: 2&nbsp;800 francs&nbsp;! De plus, de tels salaires engendrent une concurrence à la baisse dans les services publics, souligne encore le SIT.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Plus sur le sujet&nbsp;: </span><a href="http://www.sit-syndicat.ch/spip/spip.php?article485"><span lang="FR">http://www.sit-syndicat.ch/spip/spip.php?article485</span></a><span lang="FR"></span></p><p>&nbsp;</p><p class="Text"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1307</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2013 18:06:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur Änderung des Steueramtshilfegesetzes</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-aenderung-des-steueramtshilfegesetzes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>(n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1305</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2013 11:21:00 +0200</pubDate><title>Il faut affaiblir le franc suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-affaiblir-le-franc-suisse</link><description>Examen de la situation économique et monétaire par la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) laisse inchangés les taux d’intérêt et maintienne le cours plancher. Cependant, le contexte monétaire reste restrictif pour l’économie suisse, car le franc est toujours fortement surévalué. </p><p>Les effets de cette politique monétaire restrictive sont clairement visibles. En Suisse, le produit intérieur brut (PIB) par habitant a stagné ces dernières années, alors que, par exemple, l’Allemagne a pu enregistrer une croissance vigoureuse. Le chômage est même désormais plus élevé chez nous que dans le Bade-Wurtemberg, ce qui n’avait encore jamais été le cas jusqu’à ce jour. 
</p><p>Les risques conjoncturels restent considérables. La stabilité des prix n’est pas garantie. L’indice suisse des prix à la consommation ne subit certes aucune modification, mais, à cause de distorsions de mesures, il surestime l’inflation. 
</p><p>En pareille situation, le mandat de la BNS est de mener une politique monétaire expansive. Or, en raison de la surévaluation du franc, celle-ci est restrictive. La BNS doit donc travailler en vue d’une dévaluation du cours du franc par rapport à l’euro. 
</p><h5>RENSEIGNEMENTS :</h5><ul><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS, <br>079 205 69 11</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1299</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2013 08:31:00 +0200</pubDate><title>Seulement avec des mesures d’accompagnement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/seulement-avec-des-mesures-d-accompagnement</link><description>Les dangers du télétravail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Toujours plus d’employeurs découvrent que le télétravail est «&nbsp;bon marché&nbsp;». Ils répercutent en effet leurs frais d’infrastructure et de loyer sur leurs employé(e)s. Or, pour ceux-ci, le télétravail est souvent synonyme de plus de stress et d’isolement. C’est pourquoi, ils doivent tout d’abord être mieux protégés, notamment au moyen de l’enregistrement sans faille de leur durée de travail.</p><p>L’enquête sur le télétravail publiée cet été<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2013/130909_Cirigliano_Teletravail.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> montre un fait étonnant&nbsp;: 45&nbsp;% des personnes occupées régulièrement à du télétravail n’enregistrent pas leur durée de travail et expliquent travailler selon un horaire basé sur la confiance. C’est beaucoup, car, sur l’ensemble de la population dite active, «&nbsp;seulement&nbsp;» 16,7&nbsp;% disent en faire autant<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2013/130909_Cirigliano_Teletravail.docx#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>.
</p><h3>Que des cadres supérieurs&nbsp;?</h3><p>Rappelons que, selon la loi sur le travail, seules les personnes qui «&nbsp;exercent une fonction dirigeante élevée&nbsp;» ou une «&nbsp;activité scientifique&nbsp;» (art. 3a) ont le droit de ne pas enregistrer leur durée de travail, soit bien moins que 3&nbsp;% de la population active&nbsp;; cela, pour la bonne raison qu’enregistrer la durée de son travail est la meilleure façon de se protéger contre le stress psychosocial (travail supplémentaire, troubles du sommeil, surmenage), qui peut mener, en fin de compte, à l’épuisement professionnel, aux dépressions et à d’autres problèmes de santé. Pour les rapports de travail de bureau classiques, c’est d’autant plus important qu’avec le télétravail, le temps de travail, les activités familiales et les temps de régénération s’entremêlent faute de locaux séparés.
</p><p>On ne peut pas partir de l’idée qu’une majorité des télétravailleurs et télétravailleuses sont des cadres supérieurs. Si 60&nbsp;% disent exercer une fonction de «&nbsp;supérieurs hiérarchiques&nbsp;», celle-ci ne correspond cependant pas à la définition de la «&nbsp;fonction dirigeante élevée&nbsp;», car cette dernière ne renvoie pas uniquement à une fonction de cadre, mais à une position quasi entrepreneuriale (art. 9 de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail), qui permet d’être dispensé d’enregistrer sa durée de travail. 
</p><h3>Pas d’enregistrement de la durée du travail = pas de loisirs&nbsp;!</h3><p>52&nbsp;% des télétravailleurs et télétravailleuses sont des femmes. Or, les femmes &nbsp;restent toujours exposées à la double charge du travail professionnel rémunéré et des tâches d’assistance et de soins non rémunérées («&nbsp;care&nbsp;»)<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2013/130909_Cirigliano_Teletravail.docx#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. 54,7&nbsp;% des personnes ayant participé à cette étude disent effectuer des tâches ménagères pendant leurs pauses, ce qui est en étroite corrélation avec un mal-être psychique. De plus, pour la majorité des personnes concernées l’impossibilité d’avoir des temps de régénération avec le télétravail pose problème, si les temps de pause légaux ne sont pas respectés. 52&nbsp;% des télétravailleurs et télétravailleuses estiment donc qu’il est nécessaire, malgré la proximité physique, de séparer travail et vie privée. Manifestement, seule une minorité y parvient. 
</p><p>54&nbsp;% disent souffrir de troubles du sommeil légers à moyens. C’est en rapport avec le fait que le télétravail doit être plus souvent effectué le soir, ce qui nuit à la qualité du sommeil et met en danger à long terme la santé. 
</p><p>Concernant le bien-être, il faut aussi citer ici le «&nbsp;Déséquilibre Efforts/Reconnaissance&nbsp;» («&nbsp;Effort-Reward-Imbalance&nbsp;»), un risque sanitaire psychosocial qui survient lorsque d’importants efforts personnels sont demandés au travail pour une faible reconnaissance («&nbsp;crise de gratification&nbsp;»). 31&nbsp;% des télétravailleurs et télétravailleuses vivent cette crise et ne se sentent pas assez appréciés, de même que leur travail. Les crises de gratification sont aussi un risque sanitaire psychosocial et augmentent la probabilité de tomber malade. Pour y parer, il faut que l’employeur puisse régulièrement échanger face à face avec ses collègues, respectivement ses chefs. C’est pourquoi au minimum 40&nbsp;% du temps de travail devraient être prévus dans la centrale (et pas en télétravail) pour de tels échanges. 
</p><h3>Pour les employeurs, un gros business </h3><p>Pour les personnes concernées, le télétravail présente des risques psychosociaux importants. Mais pourquoi tant d’entreprises l’ont-elles découvert&nbsp;? Parce qu’il s’agit d’une forme de travail «&nbsp;bon marché&nbsp;». Factures d’électricité, nouveau mobilier, encre pour imprimantes, tous ces coûts peuvent être reportés sur les employé(e)s. En comparaison avec un travail «&nbsp;normal&nbsp;», l’employeur économise surtout des frais d’infrastructure. Et il peut éventuellement réduire sa surface de bureaux et son loyer…
</p><h3>Pas de télétravail sans «&nbsp;mesures d’accompagnement&nbsp;»&nbsp;!</h3><p>Il faut faire rentrer le télétravail dans un corset juridique étroit, afin de réduire au minimum ses effets négatifs pour les travailleurs et travailleuses. Ces derniers peuvent s’opposer au télétravail, car il ne peut pas leur être imposé&nbsp;! Le lieu de travail est partie intégrante du contrat du travail et l’introduction du télétravail implique toujours un nouveau contrat de travail pour tenir compte de la nouvelle situation. L’employeur ne peut pas non plus imposer le télétravail à quelqu’un contre sa volonté en résiliant le contrat de travail pour en modifier le contenu, parce que le télétravail n’est pas un motif objectif de résiliation du contrat selon la loi. 
</p><p>Il faut en outre veiller à ce que tous les coûts, ainsi que l’achat, la réparation, respectivement le renouvellement des appareils, des logiciels, etc. destinés au télétravail soient intégralement supportés par l’employeur. La loi sur le travail à domicile doit en effet être appliquée de manière analogue au télétravail, dans le sens de la protection des travailleurs et travailleuses selon les règles de la bonne foi. 
</p><p>Pour prévenir le risque du travail supplémentaire, l’enregistrement de la durée du travail doit continuer à être une obligation légale en matière de télétravail (et d’autres formes d’horaires flexibles). Sinon, il ne peut y avoir télétravail, car seule l’observation des dispositions contre le travail supplémentaire (pauses, durées maximales de travail, interdiction du travail de nuit et du dimanche) protège contre les troubles psyschosociaux comme l’épuisement professionnel, les dépressions ou les infarctus. Il est impératif que le temps de travail supplémentaire soit compensé et les pauses respectées. Les «&nbsp;horaires de travail fondés sur la confiance&nbsp;» sont et restent un tabou absolu en matière de télétravail. 
</p><p>La disponibilité des travailleurs et travailleuses doit aussi être réglée dans un contrat. Par exemple, il ne faut pas qu’un employeur puisse exiger d’un(e) employé(e) qu’il/elle soit joignable «&nbsp;24 heures sur 24&nbsp;». Ces plages de temps doivent être fixées de manière contraignante à l’avance (p. ex. entre 9 h et 11 h 30).
</p><p>Il faudrait aussi fixer des règles spécifiques dans les contrats en ce qui concerne la responsabilité civile en cas de dégâts ou de vol (p. ex. cambriolage, dégâts d’eau, perte de données). Cette responsabilité ne doit pas être mise à la charge des télétravailleurs et télétravailleuses, mais l’employeur doit de toute façon garantir qu’elle soit réglée. Il peut en plus prévoir techniquement que les données soient, par exemple, synchronisées dans un «&nbsp;cloud&nbsp;» (nuage informatique). Cela, bien sûr toujours dans le respect de la protection des données et avec l’accord explicite de l’employé(e). Une «&nbsp;télésurveillance&nbsp;» de ce dernier serait illégale. 
</p><h3>Synthèse </h3><p>Aujourd’hui, il y a clairement le danger que le télétravail ne s’établisse comme forme d’auto-exploitation. En outre, les données montrent qu’il est lié à plusieurs risques psyschosociaux. Afin de les maîtriser le plus possible, il faut donc prendre des mesures de précaution spéciales. À l’avenir, des dispositions légales claires devront être intégrées à la loi, en particulier dans la loi sur le travail à domicile. Quoiqu’il en soit, le temps de travail doit toujours être enregistré via un logiciel ou des applications.
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2013/130909_Cirigliano_Teletravail.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a><a href="http://www.fhnw.ch/aps/ifk/ifk-projekte/aktuelle-projekte/home-office-2012/2013_Gisinet_SchweizerischeUmfrageHomeOffice2012_Webversion.pdf">http://www.fhnw.ch/aps/ifk/ifk-projekte/aktuelle-projekte/home-office-2012/2013_Gisinet_SchweizerischeUmfrageHomeOffice2012_Webversion.pdf</a>&nbsp; (en allemand seulement).
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2013/130909_Cirigliano_Teletravail.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a><a href="http://bit.ly/16gLFmE">http://bit.ly/16gLFmE</a></p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Articles/2013/130909_Cirigliano_Teletravail.docx#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Concernant l’éducation des enfants, plus de 90&nbsp;% des activités d’assistance et de soins sont non rémunérées&nbsp;; pour la prise en charge d’adultes malades et dépendants de soins, cette proportion est d’environ un tiers. Voir à ce sujet&nbsp;: <a href="http://bit.ly/1e8uI3A">http://bit.ly/1e8uI3A</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1109</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2013 20:22:00 +0200</pubDate><title>NON à la journée de travail de 24 heures !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>Votation du 22 septembre 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR"></span></p><p>Le 22 septembre, nous voterons sur une modification de la loi sur le travail. Les partisans de la journée de travail de 24 heures entendent ce jour-là poser la première pierre d’un vaste programme de libéralisation de l’ouverture des magasins dans l’ensemble de la Suisse. Les syndicats font de la résistance, rejoints par les personnes directement concernées dans le commerce de détail.&nbsp; 
</p><h3>Attention à la brèche&nbsp;!</h3><p>Les partisans de la modification de la loi ont beau prétendre que la question concerne seulement une poignée de shops de stations-service, la réalité est bien différente. Au parlement fédéral, les Vert’libéraux, s’appuyant sur un hypothétique oui le 22 septembre, ont d’ores et déjà déposé une motion demandant que tous les magasins dont la surface est la même que les boutiques des stations-service aient la possibilité d’ouvrir 24 heures sur 24. D’autres interventions parlementaires demandent une libéralisation des heures d’ouverture dans les zones touristiques, ou l’instauration d’heures d’ouverture minimales – de 6 heures à 20 heures du lundi au vendredi, et de 6 heures à 19 heures le samedi – dans toute la Suisse. 
</p><p>La tactique des partisans de la modification est facile à comprendre&nbsp;: ils veulent lentement mais sûrement vider de son contenu la protection des travailleurs et travailleuses, étendre peu à peu les heures d’ouverture des magasins et faire du travail de nuit et du dimanche la norme. Un oui le 22 septembre ouvrirait une première brèche. Dans cette brèche s’engouffrerait alors toute une série d’autres mesures de libéralisation néfastes aux travailleurs et travailleuses – d’où la nécessité de dire NON à la journée de travail de 24 heures&nbsp;!
</p><p>Plus…
</p><h3>Respecter la volonté du peuple&nbsp;!</h3><p>Depuis 2006, la population a rejeté l’allongement des heures d’ouverture des magasins lors de 12 scrutins sur 13 – et même très nettement ces dernières années, comme à Zurich (à 70%) et à Lucerne (à 68%). Il ne faut pas avoir fait de longues études pour le comprendre&nbsp;: la population ne veut pas de nouvelle libéralisation des heures d’ouverture des magasins&nbsp;!
</p><p>Alors que les partisans de la journée de travail de 24 heures se posent à tout bout de champ en gardiens de la volonté du peuple, ils feignent d’ignorer que le peuple a dit 12 fois non et clairement non. Mais nous ne nous laisserons pas faire – voilà pourquoi nous dirons NON et encore NON à la semaine de travail de 24 heures&nbsp;!
</p><p>Plus…
</p><h3>Protéger le personnel&nbsp;!</h3><p>Le travail de nuit est mauvais pour la santé et nocif pour la vie sociale. De nombreuses familles souffrent quand les parents doivent travailler la nuit. C’est pourquoi les médecins du travail s’opposent eux aussi à la révision de la loi sur le travail soumise à votation le 22 septembre. Ils le savent bien&nbsp;: le prix à payer par le personnel du commerce de détail est trop élevé. Et l’allongement des heures d’ouverture des magasins implique l’allongement des horaires de travail non seulement pour les caissiers et les caissières, – les fournisseurs risquent de subir le même sort.&nbsp; 
</p><p>Lorsque les partisans du oui prétendent que les consommateurs et consommatrices éprouveraient le «&nbsp;besoin&nbsp;» de disposer d’heures d’ouverture plus longues, ce n’est donc pas seulement complètement faux, c’est aussi se moquer des employé(e)s. En fait, les partisans du oui se fichent éperdument des besoins des employé(e)s. Nous pas – c’est pourquoi nous disons NON à la semaine de travail de 24 heures&nbsp;!
</p><p>&lt;media kissling&gt;Plus (en allemand)…&lt;/media&gt;
</p><h3>Empêcher un diktat de classe&nbsp;!</h3><p>Le sondage du 11 septembre réalisé par l’institut gfs le démontre noir sur blanc&nbsp;: les personnes qui gagnent 9000 francs et plus par mois ont tendance à dire oui à la journée de travail de 24 heures. Cela ne surprendra personne – les hauts revenus ne risquent guère d’avoir à travailler la nuit dans un shop de station-service. Et ils semblent indifférents au sort des vendeurs et vendeuses. En revanche, les bas et les moyens revenus rejettent la révision de la loi sur le travail. 
</p><p>Les&nbsp; partisans nantis de l’ouverture prolongée des magasins mettent délibérément en jeu la santé du personnel du commerce de détail, afin de pouvoir achever une saucisse à rôtir à 3 heures du matin. C’est une irresponsable lutte des classes, un diktat imposé à ceux d’en bas – c’est pourquoi nous disons NON à la journée de travail de 24 heures&nbsp;! 
</p><p>Plus…
</p><p><span lang="FR"></span></p><h5>Liens</h5><p><a href="http://alliance-dimanche.ch/" class="external-link">Alliance pour le dimanche</a></p><p><a href="http://lheure-tourne.ch/" class="external-link">L'heure tourne !</a></p><h5>A télécharger</h5><table summary style><tbody><tr><td scope><b>Affiche (.pdf)</b></td><td scope><span class="Apple-tab-span"></span>&lt;media&gt;deutsch&lt;/media&gt;</td><td scope>&nbsp;&lt;media&gt;français&lt;/media&gt;</td><td scope>&nbsp;&lt;media&gt;italiano&lt;/media&gt;</td></tr><tr><td><b>Tract (.pdf)</b></td><td><span class="Apple-tab-span"></span>&lt;media&gt;deutsch&lt;/media&gt;</td><td><span>&nbsp;&lt;media&gt;français&lt;/media&gt;</span></td><td><span>&nbsp;&lt;media&gt;italiano&lt;/media&gt;</span></td></tr></tbody></table><ul></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1302</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2013 14:33:00 +0200</pubDate><title>Pa. Iv. 10.467. Schuldenprävention: Keine Werbung für Kleinkredite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pa-iv-10-467-schuldenpraevention-keine-werbung-fuer-kleinkredite</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1300</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2013 11:45:00 +0200</pubDate><title>Empêchons un diktat de classe !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/empechons-un-diktat-de-classe</link><description>NON à la journée de travail de 24 heures </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Qui l’aurait pensé&nbsp;? La votation sur la journée de travail de 24 heures dans les magasins de stations-service est désormais une question de classe. Un vrai diktat de classe&nbsp;: ceux «&nbsp;d’en haut&nbsp;» veulent dicter leur volonté en matière de travail de nuit et du dimanche à ceux «&nbsp;d’en bas&nbsp;».</p><p>Qui regarde quel sera, selon leur revenu, le probable comportement des citoyen(ne)s lors de la votation sur les magasins des stations-services (dernier sondage gfs), s’en frotte d’abord les yeux d’étonnement. Mais un deuxième coup d’œil plus attentif le confirme dans ce qu’il a vu&nbsp;: le non à cet objet domine chez les bas et moyens revenus, et le oui chez les hauts revenus. 57&nbsp;% des revenus supérieurs à 9&nbsp;000 francs veulent voter oui, alors qu’ils ne sont que 33&nbsp;% pour les très bas revenus (jusqu’à 3&nbsp;000 francs). Ou, inversement, seuls 38 o% des plus riches (plus de 11&nbsp;000 francs) penchent pour le non et 41&nbsp;% seulement des personnes dont le revenu se situe entre 9&nbsp;000 et 11&nbsp;000 francs. Pour les bas et moyens revenus par contre, les quatre proportions de non oscillent entre 48 et 53&nbsp;%.
</p><p>Que cela signifie-t-il&nbsp;? Que les classes supérieures imposent leurs vues aux classes inférieures. Ceux qui consomment beaucoup veulent aussi pouvoir consommer la nuit et le dimanche. Et ceux qui consomment peu devraient donc travailler la nuit et le dimanche.
</p><p>On a connu des votations où les couches aisées aussi se sont dites solidaires avec le personnel de vente, ont reconnu que les salaires et conditions de travail de cette branche n’étaient pas bonnes et se sont opposées à l’extension des heures d’ouverture des commerces. Et pourquoi cela ne devrait-il plus être le cas aujourd’hui&nbsp;? Au contraire même, il s’agit apparemment de marcher encore plus sur les pieds des autres pour pouvoir s’acheter une saucisse à rôtir à 4 heures du matin, sans aucune pensée pour ce que l’on détruit&nbsp;? En effet, on ne sentirait vraiment ce que cela représente que si l’on devait travailler soi-même la nuit. Mais voilà, on n’y est pas obligé…
</p><p>Il ne faut vraisemblablement pas s’attendre à ce que la majorité des riches reprennent leurs sens et changent de comportement.
</p><p>Ne nous reste alors plus qu’une solution&nbsp;: les riches ne sont pas la majorité, car la majorité, c’est nous. Nous pouvons donc empêcher ce diktat de classe, si nous allons voter NON en nombre suffisant.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1298</guid><pubDate>Thu, 12 Sep 2013 17:15:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 93 : Négociations conventionnelles et salariales 2011/2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-93-negociations-conventionnelles-et-salariales-2011-2012</link><description>Un aperçu des secteurs couverts par les syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1297</guid><pubDate>Thu, 12 Sep 2013 10:32:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil national veut faire passer des baisses de rente en catimini</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-veut-faire-passer-des-baisses-de-rente-en-catimini</link><description>Taux de conversion minimal LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national veut que le taux de conversion minimal LPP ne figure plus dans la loi, mais soit fixé par le Conseil fédéral. Ce ne serait donc plus les citoyennes et citoyens, mais les compagnies d’assurance et le lobby des caisses de pensions qui décideraient du niveau des rentes futures. Pour l’Union syndicale suisse (USS), le taux de conversion minimal doit impérativement figurer dans la loi. Toute autre solution entraînerait une baisse des rentes. 
</p><p>Le taux de conversion minimal définit quel sera le montant de la rente du 2e pilier que les salarié(e)s à bas revenu toucheront. Cette principale garantie de prestation pour la partie obligatoire de la prévoyance professionnelle doit avoir une légitimité démocratique. Que les citoyennes et citoyens puissent avoir voix au chapitre en ce qui concerne les aspects essentiels de leur vie est conforme à notre système politique de démocratie directe. En 2010, le peuple a exercé ce droit et rejeté à une majorité écrasante de 70&nbsp;% la baisse du taux de conversion minimal LPP qui lui était proposée. Et aujourd’hui, le Conseil national veut jeter par-dessus bord la démocratie directe…
</p><p>Cette décision de la Chambre du peuple suit les projets des compagnies d’assurance et du lobby des caisses de pensions. Celles-ci et celles-là peuvent en effet beaucoup plus influencer le Conseil fédéral que les citoyennes et citoyens. Pour les compagnies d’assurance, les baisses de rente et la hausse de leurs bénéfices sont déjà programmées. 
</p><p>En transmettant au Conseil des États cette motion qui demande de sortir de la loi le taux de conversion minimal LPP, le Conseil national rend la situation encore moins favorable au processus de réforme intitulé «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Au relèvement de l’âge de la retraite et aux baisses de rente s’ajoute maintenant le «&nbsp;délestage&nbsp;» de la démocratie directe. Le peuple n’avalera pas de telles couleuvres. 
</p><h5 class="TitelAusknfte">renseignements :</h5><p>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1294</guid><pubDate>Tue, 10 Sep 2013 15:11:00 +0200</pubDate><title>Consultation : Taux d’intérêt minimal LPP 2014</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/consultation-taux-d-interet-minimal-lpp-2014</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1296</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2013 15:30:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung betreffend Revision des Korruptionsstrafrechts</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassung-betreffend-revision-des-korruptionsstrafrechts</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1291</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2013 14:47:00 +0200</pubDate><title>Quand c’est non, c’est non !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quand-c-est-non-c-est-non</link><description>Les apôtres de la libéralisation oublient le peuple</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2005, on a déjà voté 13 fois en Suisse sur la prolongation des heures d’ouverture des commerces. Et 12 fois, le peuple a dit nettement non. Mais les apôtres de la libéralisation dans ce domaine, la droite, s’en moquent totalement. Ils ne veulent rien savoir de la volonté pourtant claire des citoyennes et citoyens et persistent sans broncher dans leurs intentions. 
</p><p>La plupart d’entre nous l’avons appris lorsque nous étions enfants&nbsp;: «&nbsp;Quand c’est non, c’est non&nbsp;!&nbsp;». On serait donc en droit de penser que les parlementaires de la droite ont aussi appris cette leçon «&nbsp;pour la vie&nbsp;». Mais ce n’est manifestement pas tout à fait le cas. Bien qu’elle joue volontiers le rôle de gardienne de la volonté populaire, la droite, UDC en tête, fait preuve à ce chapitre d’une compréhension très sélective en ce qui concerne la volonté populaire. Un non du peuple n’est pour elle un non que si cela lui chante. En matière d’heures d’ouverture des commerces, le fossé qu’il y a entre réalité et perception des bourgeois saute aux yeux.
</p><h3>Un clientélisme qui passe à côté de la volonté populaire</h3><p>Ces dernières années, le peuple a été consulté à pas moins de 13 reprises sur les heures d’ouverture des commerces. Et 12 fois, il a dit non, les dernières fois nettement, par 68,2&nbsp;% des voix, à Lucerne, ou de manière on ne peut plus univoque à Zurich, par 70,7&nbsp;%. Pour tout observateur même à moitié objectif, il doit être évident avec de tels chiffres que le peuple n’a aucunement besoin d’une prolongation de ces heures. Mais ce n’est pas ce que croient les fanatiques des libéralisations de la droite politique. Ils affirment au contraire même avec le plus grand sérieux avoir reconnu un «&nbsp;besoin&nbsp;» durable d’une telle prolongation…
</p><p>Qu’ils prennent leurs désirs pour des réalités, c’est plus que manifeste. Avec son programme dogmatique de libéralisation, la droite applique une politique qui passe de toute évidence à côté de la volonté de l’écrasante majorité de la population. Les votations de ces dernières années ne laissent aucun doute à ce sujet. Néanmoins, ces partisans de la journée de travail de 24 heures veulent quand même affaiblir la protection des salarié(e)s, précisément dans une branche où les bas salaires et les mauvaises conditions de travail sont d’ores et déjà la normalité. 
</p><h3>On parle de personnes, pas de saucisses&nbsp;!</h3><p>S’ils s’imposent, toujours plus de personnes verront leur santé en danger à cause d’un travail de nuit inutile. Et pas seulement dans les commerces des stations-service. En effet, pour éviter toute «&nbsp;distorsion de concurrence&nbsp;», il faudra ensuite introduire la journée de travail de 24 heures dans tous les magasins dont la surface de vente est comparable, ainsi que le demande déjà une motion des verts-libéraux. L’enjeu du 22 septembre, ce ne sera donc pas quelques dizaines de commerces de stations-service, comme veulent nous le faire accroire les partisans de cette révision de la loi sur le travail, mais le sort de plus de 300&nbsp;000 employé(e)s du commerce de détail dont les conditions de travail sont menacées si un oui sort des urnes. 
</p><p>C’est le même esprit qui anime la campagne des partisans de cette révision. Au lieu de personnes humaines directement concernées ici, il s’agirait selon eux de saucisses. Il est absurde, s’emportent-ils, que l’on puisse s’acheter un cervelas à 4 heures du matin, mais pas une banale saucisse à rôtir&nbsp;! Les employé(e)s touchés par la journée de travail de 24 heures, ce ne sont pas leurs oignons. Ce qui n’est pas notre cas, ni celui de la population de ce pays. Ensemble, donnons donc une leçon aux apôtres de la libéralisation des heures d’ouverture des commerces&nbsp;: quand c’est non, c’est non&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1293</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2013 13:30:00 +0200</pubDate><title>La naturalisation ne doit pas devenir un parcours du combattant</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/la-naturalisation-ne-doit-pas-devenir-un-parcours-du-combattant</link><description>Révision de la loi sur la nationalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil des États discutera de la loi sur la nationalité lors de la prochaine session parlementaire. Espérons qu’il fera preuve de l’ouverture d’esprit qui a clairement manqué en mars dernier au Conseil national.</p><p>Le Conseil national a en effet transformé la loi sur la nationalité en véritable parcours du combattant&nbsp;! Rappelons que, dans la révision proposée par le Conseil fédéral, une personne pouvait demander la nationalité suisse après huit années passées dans le pays, contre douze actuellement. Néanmoins, les conditions à la naturalisation devenaient beaucoup plus contraignantes&nbsp;: en particulier seules les personnes détentrices d’un permis C seraient autorisées à demander le passeport suisse. Si la gauche saluait cette volonté de raccourcir le nombre d’années nécessaires pour entamer une demande de naturalisation, elle désapprouvait vivement les conditions toujours plus strictes posées pour pouvoir en faire la demande. Or, le Conseil national a durci sérieusement les conditions de naturalisation en mars dernier. Ce ne sera pas, par exemple, huit ans mais bien dix qui seront nécessaire pour entamer une démarche de naturalisation. Pas question non plus que les séjours effectués au titre d’une admission provisoire soient pris en compte ou encore que le temps passé en Suisse par le demandeur entre 10 et 20 ans compte double.
</p><h3>La naturalisation n’est pas un Graal&nbsp;!</h3><p>L’USS est clairement en faveur d’un processus de naturalisation plus équitable, moins long et contraignant, et qui ne se limite pas aux seuls détenteurs de permis C. La naturalisation n’est qu’une étape – certes très importante – vers une intégration réussie. Elle n’est pas un «&nbsp;Graal&nbsp;» ultime à atteindre, qui ferait suite à une série d’épreuves basées sur des critères toujours plus difficiles à remplir et, de plus en de plus, discriminants. C’est pourquoi l’USS est favorable à ce que le temps passé en Suisse entre 10 et 20 ans compte double et que la naturalisation des enfants de nationalité étrangère nés en Suisse soit facilitée. L’obtention du permis C ne doit pas être une condition préalable&nbsp;: de nombreux ressortissant(e)s des pays tiers vivent depuis des décennies dans notre pays sans permis d’établissement et sont très bien intégrés dans notre société. Ne pas maîtriser parfaitement une langue nationale (par écrit et par oral) n’est pas forcément synonyme d’un problème d’intégration, mais sert avant tout à privilégier les personnes les plus éduquées. 
</p><p>Bref, souhaitons que le Conseil des États montre un minimum de clairvoyance sur ce dossier et n’imite pas bêtement la mauvaise copie du Conseil national.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1292</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2013 11:30:00 +0200</pubDate><title>Attention à la brèche !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/attention-a-la-breche</link><description>Le travail de nuit ne doit pas devenir la normalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Actuellement, les citoyennes et les citoyens de ce pays peuvent avoir l’impression qu’avec la modification de la loi sur le travail, on leur demande de se prononcer sur un objet futile. Mais cette impression est trompeuse. Le 22 septembre, l’enjeu, c’est le risque qu’une brèche ne s’ouvre pour l’introduction de la journée de travail de 24 heures. </p><p>Dans la lutte menée par certains pour se rapprocher toujours plus d’une société où l’on travaillerait 24 heures sur 24, il nous est quotidiennement reproché aujourd’hui de défendre une «&nbsp;mesure bureaucratique absurde&nbsp;». Or, ce sont plutôt les exemples qui nous sont donnés à ce titre qui sont absurdes. Comme celui du conducteur de camping-car qui a de toute urgence besoin de papier toilette à 3 heures du matin et ne peut pas en acheter car il se trouve avec l’assortiment caché, c’est-à-dire qui ne doit pas être vendu à cette heure par les commerces des stations-service. Dans la réalité, cette personne devrait plutôt chercher où sont les WC du bistrot de la station-service que d’acheter du papier hygiénique et d’empuantir son véhicule. Le même raisonnement s’applique aux pizzas congelées. De fait, la vente de ce type de produits au milieu de la nuit ne répond pas à un besoin social urgent. 
</p><p>D’ailleurs, selon la loi sur le travail, un tel besoin doit être prouvé pour qu’il soit permis de déroger à l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. Il va de soi que les pompiers doivent éteindre des incendies même en pleine nuit et que les pharmacies ont le droit de vendre des médicaments à 2 heures du matin. Récemment encore dans la Berne fédérale, il était évident aux yeux de la majorité du gouvernement et du parlement que la vente de pizzas congelées, de produits de nettoyage et de packs de bière ne répondait pas à un besoin urgent. 
</p><h3>Les besoins importants sont de loin couverts</h3><p>Il a fallu le lobbying intensif des exploitants de commerces de stations-service (dont les grands distributeurs Migros et Coop dont les Migrolino et Coop Pronto, sont en pleine expansion) pour que les parlementaires tournent le dos à l’important principe selon lequel le travail de nuit, dommageable à la santé, et le travail du dimanche, ennemi de la famille, doivent rester l’exception dans nos sociétés. Ce faisant, ils ouvrent la boîte de Pandore&nbsp;: pour la première fois, ils autorisent l’exploitation commerciale 24 heures sur 24 dans un important segment économique, le commerce de détail. C’est tout sauf insignifiant. Et c’est une brèche. Car les autres détaillants vont immédiatement demander, au nom de l’égalité de traitement, à pouvoir se battre à armes égales avec les exploitants de stations-service. Des interventions parlementaires ont déjà été faites dans ce sens. Les verts-libéraux demandent qu’à l’avenir, tous les magasins dont la surface de vente ne dépasse pas les 120m2 aient aussi le droit de rester ouverts jour et nuit. Ils justifient cette énorme extension du travail de nuit par la modification de la loi sur le travail au sujet de laquelle nous voterons le 22 septembre. Pour eux, ce qui est garanti aux commerces des stations-service doit aussi l’être, pour des raisons d’égalité de traitement, aux magasins de quartier.
</p><p>Ainsi, le travail de nuit inutile deviendrait la normalité, avec toutes ses conséquences néfastes pour la santé et la vie sociale des travailleurs et travailleuses concernés. Mais nous pouvons empêcher aujourd’hui déjà que la protection des travailleurs et travailleuses ne soit vidée de sa substance et que les conditions de travail de ces personnes ne se dégradent. En votant clairement NON le 22 septembre prochain.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1295</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2013 09:28:00 +0200</pubDate><title>L’USS combattra les baisses de rente camouflées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-combattra-les-baisses-de-rente-camouflees</link><description>Pas question de rentes variables !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pas question d’introduire des rentes variables&nbsp;! Tel est le message clair et justifié qu’a fait passer l’Union syndicale suisse (USS) lors de sa conférence de presse du 5 septembre. En effet, ce genre de modèle mine le système suisse des rentes, fait fluctuer les revenus des retraité(e)s et précarise la retraite. 
</p><p>C’est aux CFF que l’on trouve les projets en la matière les plus avancés. Giorgio Tuti, le président du Syndicat du personnel des transports (SEV) qualifie de «&nbsp;monstrueux&nbsp;» celui de rentes variables du conseil de fondation de la caisse de pensions des CFF. Avec un tel modèle, un(e) mécanicien(ne) de locomotive verrait sa rente baisser de 560 francs par mois et un constructeur de voies ferrées de 400. Le montant total de la rente ne serait plus garanti. «&nbsp;Les assuré(e)s devraient entièrement supporter les risques auxquels sont exposés les marchés financiers. Les cheminot(e)s ne sont pas d’accord.&nbsp;» Pendant des années, ils se sont battus pour que leur caisse de pensions soit saine. Ils ont accepté une baisse des prestations pour cela, ainsi que des relèvements de l’âge de la retraite et des contributions d’assainissement de 2,5&nbsp;% toujours en cours. Au moyen d’une pétition et en manifestant le 21 septembre à Berne, «&nbsp;les cheminot(e)s montreront vigoureusement qu’ils sont pour la sécurité&nbsp;», aussi en matière de rentes. 
</p><p>Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a opposé un net refus à des tentatives similaires d’introduire des rentes variables. «&nbsp;Ces nouvelles idées (…) ne sapent pas uniquement les principes suivis à ce jour par le système suisse des retraites&nbsp;», elles sont «&nbsp;tout simplement anticonstitutionnelles&nbsp;», parce qu’elles ne permettront aux retraité(e)s plus de maintenir de manière appropriée leur niveau de vie antérieur, ce qui suppose un revenu fiable et régulier. «&nbsp;Les expériences auxquelles s’adonne la direction des CFF avec l’introduction de rentes variables doivent être stoppées avant que d’autres dégâts ne soient causés.&nbsp;»
</p><p>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, a aussi critiqué la tendance, toujours plus forte de «&nbsp;transférer le risque des caisses aux assuré(e)s&nbsp;». Les modèles de rentes qui prévoient une part fixe qui ne représente plus que 90&nbsp;% de la rente correspondant à l’avoir de vieillesse épargné se propagent toujours plus. Leurs conséquences ne sont pas uniquement de faire fluctuer les revenus des retraité(e)s et de précariser leur retraite. De fait, les rentes variables sont aussi des baisses camouflées de rente et des mesures d’optimisation des coûts pour les entreprises. Et elles reviennent également à jeter par-dessus bord la compensation du renchérissement.
</p><h5>Interventions de la conférence de presse :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS : &lt;media&gt;Caisse de pensions des CFF&amp;nbsp;: une offensive scandaleuse contre les rentes&lt;/media&gt; </li><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale : <span lang="FR">&lt;media&gt;Offensive contre la prévoyance vieillesse&lt;/media&gt;</span></li><li>Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV) : &lt;media&gt;Pas touche aux rentes des cheminot(e)s&amp;nbsp;!&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Renseignements :</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l'USS, responsable de la politique sociale,&nbsp;076 564 67 67</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1280</guid><pubDate>Tue, 03 Sep 2013 14:43:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral doit relever le taux d’intérêt minimal LPP à 2,25 %</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-doit-relever-le-taux-d-interet-minimal-lpp-a-2-25</link><description>La Commission LPP donne certes un signal, mais reste timorée </description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité de la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle (Commission LPP) propose au Conseil fédéral de relever légèrement en 2014 le taux d’intérêt minimal LPP en le faisant passer de son actuel niveau historiquement bas de 1,5&nbsp;% à 1, 75&nbsp;%. Cette proposition va certes dans la bonne direction, mais quelle pusillanimité&nbsp;! Au vu des bons résultats désormais réalisés sur la durée par les institutions de prévoyance, un relèvement plus important s’impose. L’Union syndicale suisse (USS), comme les autres organisations de salarié(e)s, demande au Conseil fédéral que le taux d’intérêt minimal LPP soit relevé à 2,25&nbsp;% en 2014. 
</p><p>En 2012, la plupart des institutions de prévoyance avaient réalisé une performance nettement supérieure (7&nbsp;%, selon une enquête de Swisscanto) à 1,5&nbsp;%. Et les années précédentes aussi, le taux d’intérêt minimal avait été la plupart du temps fixé à un niveau inférieur à leur performance moyenne. Or, malgré des bons résultats, les assuré(e)s n’ont bénéficié en principe que du taux minimal de 1,5&nbsp;%. Cette politique unilatérale provoque à juste titre chez eux le sentiment d’être constamment désavantagés. 
</p><p>Le Conseil fédéral doit corriger cette pesée bancale des intérêts lors de la fixation du taux d’intérêt minimal LPP pour 2014. Il faut qu’il prenne en considération de ce qui doit être rattrapé pour les assuré(e)s, ainsi que des rendements des placements courants. Car cette année également, ceux-ci sont bons. C’est pourquoi il doit relever à 2,25&nbsp;% ce taux. 
</p><h5>Renseignements :</h5><p><br>Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67 </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1286</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2013 14:23:00 +0200</pubDate><title>L’USS favorable à la loi sur les épidémies</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-favorable-a-la-loi-sur-les-epidemies</link><description>Votations populaire du 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En plus de la votation sur – contre&nbsp;! – la journée de travail de 24 heures, un combat dans lequel l’USS et ses fédérations mettent toute leur énergie, d’autres objets seront soumis au peuple le 22 septembre. Parmi eux, la loi sur les épidémies, une loi dont l’USS soutient la révision. Quant à l’abrogation du service militaire obligatoire, l’USS ne propose pas de recommandation.</p><p>Par rapport à celle qui l’a précédée, la nouvelle loi sur les épidémies transfère plus de compétences cantonales à la Confédération. Les syndicats membres de l’USS, et en particulier ceux qui défendent les intérêts du personnel médical, la soutiennent. Ainsi, le Syndicat suisse des services publics (ssp) et l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), qui a un «&nbsp;statut d’observateur&nbsp;» dans la grande confédération syndicale, estiment que les nouvelles dispositions de la loi permettront une prévention et une lutte efficaces contre les maladies contagieuses. Une vaccination obligatoire ne serait décrétée que dans le cas d’une situation extraordinaire, si un danger sérieux menaçait la santé publique et si une action rapide et uniforme au plan national était nécessaire. Enfin, elle ne concernerait que quelques catégories précises de personnes. 
</p><h3>Pas de vaccination obligatoire</h3><p>Ainsi, la nouvelle loi garantit que personne ne sera contraint de se faire vacciner et que personne ne pourra être puni pour avoir refusé d’être vacciné dans le cas d’une situation de crise comme décrit plus haut. Les membres du personnel de la santé qui, par exemple, refuseraient de se faire vacciner ne pourraient pas être mis au pilori et obligés de prendre un congé non payé, voire être licenciés. Pendant le temps que durera l’épidémie, leur employeur devra leur trouver un autre poste de travail.
</p><p>L’USS a décidé de recommander le oui à cette votation, parce que cette loi règle comme il se doit la protection des travailleurs et travailleuses concernés et que la forme de cette réglementation est approuvée par les organisations de travailleurs et travailleuses directement concernées. Ce oui est donc de «&nbsp;nature syndicale&nbsp;», si l’on puit dire. 
</p><p>S’ajoute à cela que les déclarations parfois embrouillées ou tapageuses des opposants à cette loi, du genre&nbsp;: La loi revient à une «&nbsp;sexualisation forcée de nos enfants&nbsp;!&nbsp;» ne sont pas vraiment de nature à entamer la confiance dans les dispositions du projet. 
</p><p>Quant à l’initiative populaire «&nbsp;Oui à l’abrogation du service militaire obligatoire&nbsp;», l’USS n’a pas décidé de recommandation.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1289</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2013 09:36:00 +0200</pubDate><title>De 1,5 à 2 % de hausses de salaires et 100 francs de plus pour les salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-1-5-a-2-de-hausses-de-salaires-et-100-francs-de-plus-pour-les-salaires-minimums</link><description>Revendications salariales des fédérations de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>D’importants pans de l’économie suisse se portent bien. C’est en particulier le cas de l’économie intérieure. Donc, la marge de manœuvre pour des hausses de salaire sensibles existe. Selon les branches, les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandent des hausses de 1,5 à 2&nbsp;%.
</p><p>Les bas et moyens revenus ont besoin de se rattraper. «&nbsp;Le bilan de ces dix dernières années en matière de salaire montre que les hauts et les très hauts revenus ont augmenté dans une mesure disproportionnée&nbsp;», a relevé Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Les salarié(e)s ordinaires ont profité de trop peu. Ce sont surtout les professionnels titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC, c.-à-d. un apprentissage) qui se sont retrouvés bredouilles. Après déduction du renchérissement, ils gagnaient à la fin de la décennie même moins qu’en 2002 (salaire médian&nbsp;:-0,5&nbsp;%). La meilleure recette, pour rattraper le retard pris, ce sont les hausses de salaire en montants fixes. Afin que toutes celles et tous ceux qui n’ont pas assez reçu y gagnent enfin, les syndicats de l’USS demandent globalement un relèvement de 100 francs des salaires minimums. Il faut en outre que les salaires des femmes soient augmentés plus que la moyenne et de manière ciblée. C’est l’arme la plus efficace contre la discrimination salariale sexospécifique.
</p><p>Malgré la crise, l’industrie suisse est parvenue à défendre sa position en Europe. «&nbsp;La main-d’œuvre n’a pas obtenu sa juste part des substantiels gains de productivité&nbsp;», a critiqué Vania&nbsp;Alleva, la coprésidente du syndicat Unia. Pour les industries MEM et alimentaire, Unia demande donc une hausse générale de 100 francs et, dans la chimie et la pharma, de 150 francs. 
</p><p>Pour la construction, qui est en plein boom, Unia demande une hausse générale de 80&nbsp;francs, ce qui correspond, pour les salaires moyens, à une hausse de 1,5&nbsp;% des salaires réels. Dans le commerce de détail, les affaires reprennent. Pour le grand distributeur Coop, par exemple, Unia veut une hausse générale d’au moins 80 francs. Des revendications analogues sont présentées aussi pour d’autres détaillants. 
</p><p>Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, demande également des hausses sensibles des salaires réels. Vu ses bénéfices confortables, Swisscom doit relever de 2 % ses salaires et la Poste de 1,5 à 2&nbsp;%. Pour le président de syndicom, Alain Carrupt, les excellents résultats annuels ne peuvent être obtenus pour l’essentiel que grâce à l’engagement soutenu des collaborateurs et collaboratrices. C’est pourquoi une croissance significative des salaires est à juste titre indiquée.
</p><p>Dans la branche des arts graphiques et des médias, syndicom demande des hausses d’au moins 100 francs. Au premier rang des préoccupations figure aussi la défense de la convention collective de travail (CCT) du journalisme de Suisse romande et des salaires minimums qu’elle prévoit. Pour la Suisse alémanique et le Tessin, syndicom demande avec insistance la conclusion d’une nouvelle CCT pour les rédactions de la presse écrite et en ligne.
</p><p>Concernant les compagnies de chemins de fer sans CCT, le SEV (Syndicat du personnel des transports) veut une hausse générale de 100 francs. Et pour celles qui ont une CCT, une part des hausses doit être réservée aux passages aux échelons supérieurs de salaire. En outre, le SEV demandera pour diverses compagnies qu’une part de la hausse de salaire prenne la forme de jours de congé supplémentaires. 
</p><p>Dans les services publics, le Syndicat suisse des services publics (ssp) s’engage pour que l’application intégrale des mécanismes salariaux soit prioritaire. Les hausses individuelles de salaire, le passage aux échelons supérieurs de salaire et les avancements professionnels doivent être entièrement garantis conformément aux dispositions des systèmes salariaux appliqués.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS</span></li><li><span>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</span></li></ul><h5>Discours</h5><ul><li>&lt;media pr&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media dl&gt;Daniel Lampart,&amp;nbsp;&lt;/media&gt;<span>&lt;media dl&gt;premier secrétaire et économiste en chef de l’USS&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media va&gt;Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media ac&gt;Alain Carrupt, coprésident syndicom&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1288</guid><pubDate>Sun, 01 Sep 2013 13:03:00 +0200</pubDate><title>4 000, c’est possible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/4-000-c-est-possible</link><description>Initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>« 4 000, c’est possible ». Ce message, onze syndicalistes engagés de toute la Suisse viennent de le concrétiser ce week-end. 4 000, comme un sommet de 4 000 mètres, mais aussi comme un salaire de 4 000 francs. C’est pourquoi, samedi 31 août, ils ont gravi les 4 153 mètres du Bishorn dans le Valais et ont déployé à son sommet une banderole où était écrit « 4 000, c’est possible », c’est-à-dire faisait référence à l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS), qui demande un salaire mensuel minimum de 4 000 francs. Cette action dans les Alpes a nécessité un départ tôt le matin, des habits chauds pour affronter le froid, un pas assuré pour fouler sans risque la glace et, lorsque le soleil s’est finalement montré, quelques gouttes de sueur. Là aussi, tout un symbole. Imposer des salaires minimums décents en Suisse ne sera en effet pas une promenade de santé. Mais quand on veut…
</p><p>Durant la session parlementaire qui s’annonce, le Conseil des États sera la première Chambre à traiter l’initiative populaire des syndicats. Sa commission parlementaire chargée de l’examen préalable la rejette sèchement et recommande au Conseil des États de rester indifférent au sort des travailleurs et travailleuses concernés. Elle n’a même pas envisagé d’améliorer la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant à la Chambre des cantons de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400 000 personnes gagnent moins de 4 000 francs par mois.
</p><p>Les onze conquérants et conquérantes des sommets engagés (8 hommes et 3 femmes) viennent de toute la Suisse. Le plus jeune a 23 ans, le plus âgé plus de 70. L’amour de l’alpinisme les réunit, ainsi que leur engagement pour des salaires équitables et une société solidaire.
</p><h5>Contact</h5><p>Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><h5>Images</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157635321862469/with/9641653357/" class="external-link">Photos (Flickr)</a></span></li><li><span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qVWwBXY7m8k&amp;feature=youtu.be" class="external-link">Vidéo de Daniel Künzi (YouTube)</a></span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1303</guid><pubDate>Sat, 31 Aug 2013 08:59:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 95: Les CCT en Suisse : problèmes, mesures requises, solutions</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-95-les-cct-en-suisse-problemes-mesures-requises-solutions</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<h5>Telecharger (pdf)</h5><p>Dossier N° 95:<a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/95f_DL-DK_CCT_en-Suisse.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer"> Les CCT en Suisse : problèmes, mesures requises, solutions.</a> Daniel Lampart et Daniel Kopp, USS, Août 2013</p><h5>Sommaire</h5><p>&nbsp;</p><p>1 Introduction : une protection des salarié(e)s vétuste en Suisse</p><p>2 L’importance des CCT&nbsp;</p><p>3 Pourquoi y a-t-il des différences entre les taux de couverture conventionnelle d’un pays à l’autre ?</p><p>4 Les CCT en Suisse&nbsp;</p><p>4.1 Évolution historique des CCT en Suisse et situation actuelle&nbsp;</p><p>4.2 Les contrats-types de travail : un ersatz de CCT ?&nbsp;</p><p>4.3 Les obstacles à une amélioration du taux de couverture conventionnelle en Suisse&nbsp;</p><p>4.3.1 L’opposition des employeurs&nbsp;</p><p>4.3.2 Des extensions de CCT comparativement rares&nbsp;</p><p>5 Comment moderniser l’instruments des CCT ?&nbsp;</p><p>5.1 Abaisser les obstacles à l’extension des CCT&nbsp;</p><p>5.2 Encourager les négociations collectives&nbsp;</p><p>6 Bibliographie&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1287</guid><pubDate>Thu, 29 Aug 2013 09:53:00 +0200</pubDate><title>2e pilier : le Conseil fédéral doit relever à 2,25 % le taux d’intérêt minimal</title><link>https://www.uss.ch/themes?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&amp;tx_news_pi1%5Bnews%5D=1287&amp;cHash=d7dc75678d9bd816de8de2d3a7f3409ced2c46c8d95eb1a038f9b61cd97240da</link><description>L’USS met en garde contre une perte de confiance</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) demande que, pour 2014, le taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle (2e pilier) soit relevé à 2,25&nbsp;%. Aujourd’hui, il est fixé à 1,5&nbsp;%, alors que la majorité des institutions de prévoyance ont réalisé une performance nettement supérieure en 2012. Ces dernières années aussi, ce taux a été la plupart du temps fixé au-dessous de la performance moyenne des institutions de prévoyance. Or, malgré les bons rendements obtenus (plus de 7&nbsp;% en 2012 selon une enquête de Swisscanto faite en 2013), la plupart des assuré(e)s n’ont bénéficié que d’un taux d’intérêt de 1,5&nbsp;%. Cet écart croissant entre performance et intérêts servis aura non seulement pour effet des rentes plus basses, mais entraîne aussi une perte de confiance dans le 2e pilier, qui se traduit par le reproche justifié de vol des rentes. 
</p><p>Le Conseil fédéral doit corriger ce déséquilibre lorsqu’il fixera le taux d’intérêt minimal LPP pour l’année 2014 et tenir compte des rendements des placements courants, car cette année aussi, ils sont bons. C’est pourquoi, au lieu de continuer à «&nbsp;geler&nbsp;» ce taux d’intérêt minimal au niveau historiquement bas de 1,5&nbsp;%, il faut le relever à 2,25&nbsp;%, comme c’est plus que justifié. 
</p><h5>Renseignements :</h5><p>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la sécurité sociale,<br>076 56467 67</p>]]></content:encoded><category>Themes</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1285</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2013 09:36:00 +0200</pubDate><title>Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/initiative-sur-les-salaires-minimums-la-decision-de-la-cer</link><description>La commission de l’économie indifférente au sort des bas salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>En rejetant l’initiative de l’USS sur les salaires minimums, les membres de la commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) tolèrent qu’en Suisse, les employeurs puissent continuer à verser des salaires très bas. Selon la CER-E, même l’obtention d’un certificat fédéral de capacité (CFC) n’a pas à garantir un salaire mensuel d’au moins 4&nbsp;000 francs pour un plein temps. Il est cynique de parler ici d’«&nbsp;état provisoire caractérisant l’entrée dans la vie active&nbsp;». En effet, presque 70&nbsp;% des 144&nbsp;600 personnes titulaires d’un CFC qui touchent un bas salaire ont 25 ans ou plus et ont donc terminé depuis longtemps leur formation. En tout, ce sont même 77&nbsp;% des plus de 400&nbsp;000 personnes qui touchent un bas salaire en Suisse qui ont 25 ans et plus.&nbsp; 
</p><p>Le fait que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire au moyen de conventions collectives de travail (CCT) soit d’environ 50&nbsp;% montre que le partenariat social est sous-développé dans notre pays. La moitié des salarié(e)s n’est ainsi pas protégée par une CCT. Pour la majorité d’entre eux, parce que leurs employeurs ne veulent pas de CCT. Ces patrons veulent dicter leurs conditions de travail sans être «&nbsp;gênés&nbsp;» par le partenariat social. Ils ne sont de fait pas des partenaires sociaux, mais des anti-partenaires sociaux. C’est pourquoi, dans les commerces de chaussures et de vêtements, pour prendre un exemple, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire, alors que certains propriétaires de ces grandes chaînes ont accumulé des fortunes colossales. 
</p><p>Cela n’empêche pas la CER-E d’être indifférente au sort des salarié(e)s concernés. Elle n’a même pas envisagé d’amélioration de la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant au Conseil des États de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400&nbsp;000 personnes gagnent moins de 4&nbsp;000 francs par mois.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, économiste en Chef et premier secrétaire de l'USS, <br>079 205 69 11</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1284</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2013 16:38:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 94 : Le semi-partenariat social en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-94-le-semi-partenariat-social-en-suisse</link><description>Salaires minimums : le mensonge délibéré du Conseil fédéral </description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1279</guid><pubDate>Fri, 16 Aug 2013 18:50:00 +0200</pubDate><title>Tendance au NON à la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tendance-au-non-a-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>Sondage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le premier sondage que la Télévision suisse a publié aujourd’hui pour la votation du 22 septembre 2013, les partisans du shopping jour et nuit s’achemineraient vers une défaite. Déjà à ce stade, une légère majorité des personnes interrogées refuse la détérioration de la loi sur le travail proposée par le Parlement. Les membres de l’Alliance pour le dimanche sont par conséquent convaincus que le 22 septembre, les citoyen-ne-s suisses diront non dans les urnes à la tactique du salami menée par le Parlement pour étendre les heures d’ouverture des commerces.</p><p>Au Parlement, les partis bourgeois ont soutenu à l’unisson la modification de la loi sur le travail, adoptée à une majorité des deux tiers. Six semaines avant la votation – soit avant même que la campagne ait véritablement commencé –, on voit que la majorité bourgeoise sera probablement désavouée par les citoyen-ne-s: selon le premier sondage réalisé par GfS, une majorité des personnes interrogées refuse la modification de loi. Le non ne domine encore que très légèrement. C’est pourquoi les organisations affiliées à l’Alliance pour le dimanche s’engagent pleinement dans la campagne dès la semaine prochaine, par le biais d’une vaste campagne d’affichage et d’autres activités encore.
</p><p>Plusieurs éléments plaident en faveur du NON à la péjoration de la loi sur le travail. Les projets émanant des autorités qui ne rallient pas à ce stade précoce une majorité des personnes interrogées ont de la peine à renverser la tendance. On l’a bien vu en 2005, où la part du non à l’extension des heures d’ouverture des commerces dans les grandes gares était passée de 33 % lors du premier sondage à presque 50 % le jour de la votation.
</p><p>Le scepticisme des citoyen-ne-s n’est pas surprenant. Les gens savent que le Parlement a adopté la tactique du salami: l’assouplissement visé ici de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche n’est que la première étape d’une extension généralisée des heures d’ouverture des commerces. Les prochaines étapes visant à augmenter le travail du soir, de nuit et du dimanche sont déjà prévues. Ainsi, les Vert’libéraux demandent que tous les commerces dont la surface de vente n’excède pas 120 m2 puissent également rester ouverts 24h/24.
</p><p>Au niveau cantonal, les citoyen-ne-s ont régulièrement refusé ce genre de projets au cours des dernières années. Ils feront de même au niveau fédéral. Car ils ne voient aucun besoin d’introduire le shopping 24h/24. Et comme chacun le sait, l’extension des heures d’ouverture des magasins ne fait que péjorer les conditions de travail de la main-d’œuvre du commerce de détail, porter atteinte à la vie de famille et générer davantage de trafic et de bruit.
</p><h5>Pour en savoir plus:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS, 079 620 11 14</span></li><li><span>Kurt Regotz, président de Syna, vice-président de Travail.Suisse, 079 617 62 94</span></li><li><span>Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35</span></li><li><span>Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10</span></li><li><span>Thomas Wallimann, président de Justice et Paix, 079 848 99 65</span></li><li><span>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, 079 303 24 69</span></li><li><span>Ada Marra, conseillère national socialiste, 076 383 20 69</span></li><li><span>Luc Recordon, conseiller aux Etats vert, 021 345 36 41</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1278</guid><pubDate>Thu, 15 Aug 2013 14:12:00 +0200</pubDate><title>Démantèlement de la loi sur le travail : en finir avec cette tactique du salami !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/demantelement-de-la-loi-sur-le-travail-en-finir-avec-cette-tactique-du-salami</link><description>Votation fédérale du 22 septembre</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La conférence de presse tenue aujourd’hui par le conseiller fédéral Schneider-Ammann n’est pas parvenue à dissiper les craintes de l’Alliance pour le dimanche. En effet, derrière cette votation soi-disant sur une «&nbsp;question de détail&nbsp;» se cache l’intention d’étendre toujours plus le travail de nuit et du dimanche dans le commerce de détail. Comme ils ont échoué à presque chaque votation cantonale, les partisans d’heures d’ouverture des commerces toujours plus longues essaient aujourd’hui d’appliquer une tactique du salami au niveau fédéral. La votation du 22 septembre représente le coup d’envoi.</p><p>Contrairement à ce que prétend le conseiller fédéral Schneider-Amman, l’enjeu est beaucoup plus important que «&nbsp;seulement&nbsp;» quelques magasins de stations-service. L’activisme parlementaire en faveur de prolongations des heures d’ouverture des commerces le montre bien. Invoquant les nouvelles règles prévues pour les magasins des stations-service et sous le slogan «&nbsp;Les mêmes droits pour tout le monde&nbsp;!&nbsp;», les verts-libéraux ont déjà mis sur rail la suppression de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche pour tous les magasins de même surface. Que le Conseil fédéral rejette cette demande ne sert pas à grand-chose. En effet, le Parlement a déjà accepté en juin dernier une extension globale des heures d’ouverture des commerces. Sous prétexte d’«&nbsp;encourager le tourisme&nbsp;», il a en outre déjà décidé d’introduire les ventes du dimanche à une grande échelle et de contraindre les cantons réticents à prolonger leurs heures d’ouvertures des commerces pour les fixer au minimum de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi.
</p><p>Il faut mettre maintenant un terme à cette tactique du salami adoptée par le Parlement en disant NON, le 22 septembre, au démantèlement de la loi sur le travail. Ce projet est aussi une supercherie parce que le champ d’application de la modification de la loi n’est pas clair. Il n’existe aucune définition claire de ce que sont des «&nbsp;axes de circulation importants fortement fréquentés par les voyageurs&nbsp;», sans parler d’une carte, que tout un chacun pourrait consulter, de toutes les routes et des riverain(e)s potentiellement concernés. On ouvre donc tout grand la porte à l’arbitraire. Ainsi il est prévisible qu’après l’assouplissement de l’interdiction du travail de nuit, un nombre toujours plus grand des 1&nbsp;300 magasins au moins de stations-service existants resteront ouverts 24 heures sur 24. Pour contrôler s’ils en auront le droit, il faudrait faire passer chacun d’entre eux devant un tribunal, ce qui serait difficilement faisable et prendrait beaucoup de temps. Une extension non contrôlée de l’exploitation 24 heures sur 24 de ces magasins et l’augmentation du travail, des mauvaises odeurs et du bruit en seraient la conséquence.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1277</guid><pubDate>Thu, 15 Aug 2013 13:58:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung: Totalrevision des Gütertransportgesetzes; Gesamtkonzeption zur Förderung des Schienengüterverkehrs in der Fläche</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vernehmlassung-totalrevision-des-guetertransportgesetzes-gesamtkonzeption-zur-foerderung-des-schienengueterverkehrs-in-der-flaeche</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1128</guid><pubDate>Wed, 14 Aug 2013 10:21:00 +0200</pubDate><title>85 % d&#039;oppositions au travail de nuit et du dimanche</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/85-doppositions-au-travail-de-nuit-et-du-dimanche</link><description>La longueur des journées de travail est le principal problème</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le problème majeur aux yeux des employé-e-s du commerce de détail suisse réside dans leurs (trop) longues journées de travail. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé à la demande du syndicat Unia par l'institut d'études de marché GfK. Or ces horaires de travail résultent de l'extension des heures d'ouverture des commerces, dont une écrasante majorité des personnes interrogées ne veut pas. Les vendeurs/euses voient par conséquent d'un mauvais œil les tentatives faites au niveau fédéral de démanteler l'interdiction faite dans la loi de travailler la nuit et le dimanche inscrite.
</p><p>A la demande d'Unia, le réputé institut d'études de marché réputé GfK, a mené l'enquête sur les horaires et conditions de travail dans le commerce de détail helvétique. Les résultats sont révélateurs des conditions de travail difficiles propres à cette branche. Près de 80% des personnes interrogées doivent aussi travailler le samedi, et même 11 % le dimanche. Les journées de travail avoisinent en moyenne dix heures les jours ouvrables, huit heures le samedi et sept le dimanche. Quelque 38 % des participant-e-s au sondage ont signalé que leurs heures d'ouverture avaient été prolongées. Or cette évolution n'a guère abouti à la création de nouveaux emplois, mais plutôt à l'allongement des journées de travail des employé-e-s.Les trop longues journées de travail sont également dénoncées par les personnes interrogées comme le problème n° 1 au niveau des conditions de travail (36 %). Les salaires trop bas suivent en deuxième position (25 %), ce qui peut surprendre dans une branche à bas salaires comme le commerce de détail. La pression au rendement est la troisième critique la plus fréquente (15 %).&nbsp;&nbsp;&nbsp;
</p><h3><span>85 % d'oppositions au travail de nuit et du dimanche</span></h3><p>Le sondage a en outre montré qu'une écrasante majorité des personnes interrogées refusent catégoriquement l'extension des heures d'ouverture des commerces: 85 % d'entre elles ne sont pas d'accord de travailler plus longtemps le soir, la nuit ou le dimanche. D'où un clair désaveu des diverses interventions parlementaires déposées au niveau fédéral afin de démanteler par étapes, dans le commerce de détail, l'interdiction du travail de nuit et du dimanche inscrite dans la législation sur le travail. Le peuple suisse aura une première occasion d'empêcher une telle évolution qui serait désastreuse pour le commerce de détail le 22 septembre, lors du scrutin sur la modification de la loi sur le travail concernant les shops des stations-service. «Les résultats du sondage soulignent l'importance de limiter les heures d'ouverture des commerces, par souci de la qualité des conditions de travail de la main-d'œuvre du commerce de détail», explique Arnaud Bouverat, membre de la direction du Secteur tertiaire d'Unia. «C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle Unia a lancé le référendum contre la péjoration de la loi sur le travail et s'est engagé pour le non à la votation du 22 septembre.»&nbsp;&nbsp;
</p><h3><span>Besoin urgent de CCT</span></h3><p>Selon Vania Alleva, coprésidente d'Unia, les résultats du sondage confirment les réclamations que le syndicat entend au quotidien parmi le personnel de vente. «Ils montrent que beaucoup d'employeurs privilégient le profit et l'augmentation de leurs parts de marché, plutôt que le respect du travail accompli par leurs collaborateurs/trices, de leur santé et de leur vie sociale.» D'où l'urgence d'introduire des conventions collectives de travail, pour corriger cette dérive et pour améliorer les conditions de travail et l'image des professions de la vente. Les salaires, la durée du travail et les conditions de travail y seraient définies de manière contraignante: «Les CCT restent rares dans le commerce de détail, et une convention de branche n'est pas à l'ordre du jour», regrette la coprésidente d'Unia. «Alors même qu'une CCT devrait aller de soi, dans une branche occupant 300 000 personnes et dans un pays se vantant de la qualité de son partenariat social et de sa longue tradition dans ce domaine.»&nbsp;
</p><h5>Documents</h5><p><a href="http://www.unia.ch/Umfrage-Verkauf.6935.0.html" class="external-link-new-window">Documentation Unia</a></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1119</guid><pubDate>Fri, 19 Jul 2013 15:07:00 +0200</pubDate><title>Révision totale de l’ordonnance relative à l’encouragement de la recherche et de l’innovation (O-LERI)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-totale-de-l-ordonnance-relative-a-l-encouragement-de-la-recherche-et-de-l-innovation-o-leri</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1219</guid><pubDate>Fri, 19 Jul 2013 11:37:00 +0200</pubDate><title>L’initiative populaire AVSplus de l’USS a abouti</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-initiative-populaire-avsplus-de-l-uss-a-abouti</link><description>De larges cercles de la population veulent un renforcement de l’AVS </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses partenaires ont rassemblé les signatures nécessaires à l’initiative AVSplus en quatre mois seulement. Avec plus de 116’000 paraphes récoltés, l’initiative « AVSplus: pour une AVS forte » a de facto abouti. L’USS a demandé à ses fédérations et à ses partenaires de mettre un terme à la récolte des signatures dans les deux prochaines semaines et de lui renvoyer les signatures déjà récoltées. L’USS demande aux communes de valider les signatures restantes jusqu’à fin août, afin que l’initiative puisse ensuite être déposée. L’USS remercie les nombreux bénévoles d’avoir ainsi récolté à un rythme digne d’un référendum.&nbsp; 
</p><p>Au vu des plans brutaux de démantèlement de la prévoyance vieillesse avancés par le Conseil fédéral, l’aboutissement rapide de l’initiative « AVSplus » n’est pas une surprise. Cela montre que de larges couches de la population veulent des progrès en matière de prévoyance vieillesse et non pas son démontage. Car elles savent que depuis des années, les rentes sont à la traîne du développement économique et que le mandat constitutionnel n’est de loin pas rempli, qui stipule que les rentes vieillesse du premier et du deuxième pilier doivent permettre de maintenir son niveau de vie antérieur « de manière appropriée ». Bien que cet engagement ne soit actuellement pas tenu pour de nombreuses personnes, le Conseil fédéral prévoit principalement des mesures de régression, qui devraient être compensées partiellement par des contributions supplémentaires massives au deuxième pilier. Au lieu de disloquer la prévoyance vieillesse, il faut maintenant renforcer l’AVS. AVSplus demande un supplément de rente de 10&nbsp;% pour toutes les rentes AVS. La rente AVS moyenne d’une personne seule s’élèverait ainsi d’environ 200 francs par mois et celle d’un couple d’environ 350 francs. AVSplus est désormais un atout en main des citoyen(ne)s pour permettre de riposter à la charge menée contre la prévoyance vieillesse d’un point de vue qui ne soit plus strictement défensif. 
</p><p>L’initiative populaire AVSplus a été lancée par les fédérations de l’USS et soutenue par le PS et les Verts, ainsi que par d’autres organisations de salarié(e)s – comme les associations d’enseignant(e)s LCH et SER, la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), la Fédération centrale des employés du secteur public (ZV), l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), le syndicat syna&nbsp;– et des organisations de retraité(e)s (VASOS, AVIVO).
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Ewald Ackermann, service de la communication, 031 377 01 09; 079 660 36 14</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1107</guid><pubDate>Fri, 12 Jul 2013 09:09:00 +0200</pubDate><title>La protection des travailleurs et travailleuses plus que jamais nécessaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-travailleurs-et-travailleuses-plus-que-jamais-necessaire</link><description>Bouleversement dans le monde des banques</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le secret bancaire va disparaître pour les clients étrangers, cela aura sans doute d’importantes conséquences économiques pour le marché financier suisse. Certaines banques pourraient être tentées de régulariser leur situation sur le dos de leur personnel. Or, précisément dans le cadre du projet qui doit remplacer une «&nbsp;Lex USA&nbsp;» qui a échoué au Parlement, les risques pour le personnel des banques ne doivent pas être sous-estimés. Au Conseil fédéral de garantir la protection des données le concernant. </p><p>L’objectif juridique prioritaire doit être de trouver, pour le personnel, la solution la meilleure possible aux conflits fiscaux avec l’étranger (États-Unis, Union européenne…) qui menacent aujourd’hui de fermer aux banques suisses l’accès au marché. 
</p><p>Le dossier américain montre que, pour certaines banques, la tentation est forte de se soustraire à une poursuite pénale Outre-Atlantique en livrant des données aussi complètes que possible aux États-Unis. Alors que le secret bancaire est protégé aux plans du droit pénal et civil par l’article 47 de la loi sur les banques (LB), quelques banques se sont en effet montrées prêtes à transmettre aux autorités américaines des données personnelles sur des collaborateurs ou collaboratrices ayant été en contact des ressortissant(e)s américains. 
</p><h3>La protection du personnel en milieu bancaire</h3><p>À divers égards, cette attitude n’est juridiquement pas défendable. Toutes les personnes qui travaillent en Suisse bénéficient d’une protection (qualifiée) des données&nbsp;: l’article 328b du Code des obligations (CO) stipule que l’employeur doit aussi protéger, dans le cadre de ses obligations, les données personnelles de ses collaborateurs ou collaboratrices. Cela comprend surtout, en plus d’une interdiction a priori de transmettre de telles données à des tiers, l’interdiction même de traiter des données personnelles, de les consulter ou d’en stocker, si elles ne sont pas en rapport direct avec les tâches prévues sur le contrat de travail et si les conditions stipulées dans la loi sur la protection des données (LPD) ne sont pas respectées. Mentionnons ici entre autres les principes de la proportionnalité en matière de traitement de données relatives à des collaborateurs ou collaboratrices et de leur transmission uniquement avec le consentement de la personne concernée. En l’absence d’un tel consentement, le traitement de données doit être justifié par «&nbsp;un intérêt prépondérant privé ou public, ou par la loi&nbsp;» (art. 12 et 13 LPD). 
</p><p>Vu les compétences peu claires du Conseil fédéral en matière de droit d’urgence et les questions qui se posent donc quant au respect du principe de la légalité, il y a vraiment lieu de douter du caractère légal (art. 271 du Code pénal, CP) de la livraison, en avril 2012, de données concernant des milliers de personnes&nbsp;; cela, via le droit d’urgence appliqué dans le but d’octroyer aux banques l’«&nbsp;autorisation globale&nbsp;» de communiquer ces données. Petit rappel&nbsp;: cet article 271 CP sanctionne les «&nbsp;actes exécutés sans droit pour un État étranger&nbsp;». Il faut donc garantir que la sphère de la souveraineté ne soit pas violée par des actes de caractère officiel qui exigent, par conséquent, l’application de certaines procédures de droit public lorsqu’ils sont effectués dans notre pays sur mandat d’un État étranger (p. ex. demandes d’entraide judiciaire, autorisation préalable de tribunaux, etc.).
</p><p>Le préposé fédéral à la protection des données n’était pas en mesure non plus, en 2012, d’imposer la protection légale des données à celles relatives au personnel des banques. On a au contraire observé qu’il a quelque peu relativisé la protection des employé(e)s de banque au nom des intérêts économiques supposés «&nbsp;supérieurs&nbsp;» qu’il y a avait à ne pas risquer une plainte des autorités américaines<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Ce qui a été particulièrement scabreux lors de la livraison de ces données aux autorités américaines par les employeurs CS, HSBS, Julisus Bär et les banques cantonales bernoise et zurichoise – une livraison d’ailleurs justifiée de manière très tortueuse par le biais du droit d’urgence - c’est que les (anciens) employé(e)s concernés n’en ont pas toujours été explicitement informés au préalable. Le droit suisse en vigueur en matière de protection des données d’employé(e)s a en tout cas on ne peut plus clairement montré ses limites formelles et matérielles dans le domaine très exposé des banques. 
</p><h3>Différend fiscal avec les États-Unis&nbsp;: de la «&nbsp;Lex USA&nbsp;» au Plan B</h3><p>Manifestement, le Conseil fédéral a reconnu, entre 2012 et 2013, le sérieux de la situation et il a décidé de passer par une loi pour trouver une solution aussi globale que possible. C’est ainsi qu’il s’est agi de régulariser les activités passées de certaines banques au moyen d’une «&nbsp;Lex USA&nbsp;», à savoir en édictant, sans recourir au droit d’urgence, une loi fédérale<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> qui serait appliquée sur une durée limitée. Cette loi aurait permis aux banques concernées, d’une part, d’échanger avec les États-Unis, selon l’article 271 du CP, des données qui, sinon, auraient dû être traitées uniquement dans le cadre d’une demande d’entraide ordinaire compliquée déposée auprès des autorités suisses compétentes. D’autre part, l’obligation des employeurs aurait été étendue dans le cadre d’un train, à proprement parler, de mesures d’accompagnement.
</p><p>L’Association suisse des employés de banque (ASEB), l’Association patronale des banques en Suisse (AGV Banken) et l’Association suisse des banquiers (ASB) ont été à juste titre associées par le Conseil fédéral à l’élaboration parallèle d’un accord destiné à donner forme aux obligations de l’employeur selon l’article 328 du CO en ce qui concerne d’éventuelles suites financières. Cela, afin de neutraliser le plus possible avec des mesures d’accompagnement, dans le cadre du traitement en cours le plus global possible aujourd’hui des anciennes fautes commises avec des clients américains, les conséquences les plus graves de la transmission en soi scandaleuse au Département de la justice américain (DoJ) de données sur des collaborateurs et collaboratrices de banques. La mise au point d’un tel accord, condition minimale pour qu’il puisse y avoir communication de données au DoJ, est un succès à porter au crédit de l’ASEB et du partenariat social dans le secteur bancaire. 
</p><p>Pendant la première semaine de juillet 2013, le Conseil fédéral a présenté un «&nbsp;Plan B&nbsp;», suite à l’échec de la «&nbsp;Lex USA&nbsp;» devant le Parlement. Ce plan prévoit la mise en vigueur par voie d’ordonnance d’une base légale spécifique permettant d’octroyer plus facilement des autorisations individuelles assorties d’obligations selon l’article 271 du CP. Dans le cadre du droit en vigueur (CO, LPD, LB, CP), le Conseil fédéral a fixé les lignes directrices de la coopération des banques suisses avec les autorités américaines. En outre, sur la base de ces lignes, intégrées ensuite dans l’ordonnance, il mènera de nouveaux entretiens avec le DoJ concernant le lancement d’un programme américain unilatéral sur la régularisation des activités passées des banques contre qui aucune procédure pénale n’a été engagée. En cas de participation à ce programme, ces banques auront aussi besoin d’une autorisation dans le cadre des lignes directrices adoptées. Quant au contenu du programme, il relèvera uniquement du DoJ, car il s’agit là d’une offre unilatérale de procédure faite par les autorités américaines à diverses banques suisses. 
</p><h3>Éléments contraignants du Plan B concernant la protection des employé(e)s</h3><p>Le 3 juillet 2013, le Conseil fédéral a décidé que l’accord mis au point avec les partenaires sociaux serait le principal pilier de la coopération des banques suisses avec les autorités américaines. Les banques devront s’engager à prendre à leur charge tous les éventuels frais de tribunaux, d’avocats et autres aux États-Unis, ainsi qu’à créer un fonds pour les cas de rigueur pour financer des coûts imprévus. 
</p><p>Les banques doivent bien sûr répondre aussi rétroactivement des coûts dus à la livraison de données sur la base de l’arrêté fédéral édicté dans la précipitation la plus totale le 4 avril 2012. Et le débat au plan juridique n’est pas encore terminé, comme l’a rappelé le blocage, fin juin 2013, par un tribunal genevois de la livraison de données aux États-Unis.
</p><p>Le fait que les réglementations du Plan ne sont inscrites que dans une ordonnance, et non dans une loi comme cela aurait été le cas avec la «&nbsp;Lex USA&nbsp;», montre clairement que la protection juridique, tant matérielle que formelle, doit être améliorée et renforcée, en particulier pour les employé(e)s. D’une part, toutes les personnes concernées, et aussi les anciens employé(e)s, dont les données sont communiquées doivent être informées au préalable individuellement. D’autre part, dans le respect du principe de proportionnalité, on ne devra communiquer, si tant est que livraison de données il y a, que des noms, respectivement des données de cadres dirigeants. La transmission aux autorités américaines de données sur les employé(e)s de banque subordonnés (conseillers/conseillères clientèle, personnel d’arrière-guichet ou «&nbsp;back office&nbsp;», responsables de dossiers, etc.) ne serait juridiquement pas justifiable.
</p><p>&nbsp;</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Pour une critique des recommandations du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence du 17 octobre 2012, voir la prise de position de l’USS (en allemand seulement) sur la transmission de données concernant les collaborateurs et collaboratrices des banques&nbsp;:
</p><p>&nbsp;&lt;media&gt;&lt;a href="http://www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Vernehmlassungen/121018_LC_Uebermittlung_Bankmitarbeiterdaten.pdf" target="_blank"&gt;www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Vernehmlassungen/121018_LC_Uebermittlung_Bankmitarbeiterdaten.pdf&lt;/a&gt;&lt;/media&gt;.
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Loi fédérale sur des mesures visant à faciliter le règlement du différend fiscal entre les banques suisses et les États-Unis du 29 mai 2013. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1110</guid><pubDate>Wed, 10 Jul 2013 14:31:00 +0200</pubDate><title>Les horticulteurs schaffhousois franchissent le seuil des 4 000 francs !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-horticulteurs-schaffhousois-franchissent-le-seuil-des-4-000-francs</link><description>Grève et salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’horticulture fait partie des branches à bas salaires. Dans la plupart des cantons, la recommandation en matière de salaires minimums est de 3&nbsp;450 francs par mois. Dans le canton de Schaffhouse aussi. Mais, particularité de ce dernier, les travailleurs et travailleuses de l’horticulture ne sont plus d’accord d’avaler pareilles couleuvres. Syndiqués chez Unia, ils ont décidé de se battre, si nécessaire durement, pour des salaires plus élevés. Une nécessité qui est apparue lorsque l’organisation patronale JardinSuisse a rompu, en juin dernier, les négociations salariales avec le syndicat Unia. Voyant que l’on ne voulait pas les écouter à la table de négociations, 80 horticulteurs se mirent alors en grève dès le 3 juillet pour des salaires minimums équitables.
</p><p>Leur détermination a été payante. Le 8 juillet, 9 entreprises touchées par la grève concernées ont accepté de signer un accord qui prévoit une hausse importante des salaires minimums en deux étapes. Ainsi, un horticulteur ou une horticultrice sans formation touchera un salaire minimum de 4&nbsp;100 francs à partir de 2014 et de 4&nbsp;200 francs une année plus tard, alors que l’actuelle recommandation parle de 3&nbsp;450 francs. Pour le personnel qualifié, ce salaire minimum sera de de 4&nbsp;500 francs dès l’année prochaine et de 4&nbsp;650 francs en 2015 (recommandation actuelle&nbsp;: 4&nbsp;020.-) et, avec 3 années d’expérience, de 4&nbsp;900 francs en 2014 et de 5&nbsp;100 en 2015 (recommandation actuelle&nbsp;: 4&nbsp;220.-). Ces hausses étalées sur deux ans sont donc respectables. Elles oscillent entre 630 et 880 francs par mois. 
</p><p>Afin que cet accord avec quelques entreprises devienne rapidement un modèle pour l’ensemble de la branche, Unia et les entreprises ont lancé une pétition à l’intention du canton et des communes exigeant d’eux qu’ils ne confient de travaux qu’aux entreprises qui paient les salaires minimums prévus par l’accord. 
</p><p>Ce dernier montre qu’il est possible d’aller au-delà de 4&nbsp;000 francs par mois, même lorsque cela représente un grand bond en avant. D’un autre côté, on voit aussi que l’engagement collectif, la solidarité et la grève peuvent être une «&nbsp;recette miracle&nbsp;» en dernier recours.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1105</guid><pubDate>Tue, 09 Jul 2013 10:12:00 +0200</pubDate><title>Attention, tout n’est pas permis !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/attention-tout-n-est-pas-permis</link><description>Petits jobs de vacances : les recommandations de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, gymnasiens et étudiants, c’est aussi le temps des petits boulots qui permettront de se faire un peu d’argent de poche, d’en mettre de côté pour les prochaines vacances et, très souvent, de financer les études. Lorsqu’on occupe ce genre d’emploi, on est un salarié, ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié, dit règles du droit du travail, salaire décent et respect des règles de la sécurité au travail.</p><h3>À partir de quel âge&nbsp;et pour quelle durée?</h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n’importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l’autorise qu’à partir de 15 ans, 13 pour les travaux légers, voire moins de 13 pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d’une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l’assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail. 
</p><p>L’ordonnance 5 de la LTr (OLT 5) précise les règles qui s’appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l’interdiction d’employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, cirque et spectacle – cf. art. 4 à 6 OLT 5). Le travail dominical n’est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d’animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d’été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d’une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).
</p><p>La durée de travail des moins de 13 ans ne peut pas excéder plus de trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu’à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6 heures et 18 heures, avec une pause d’au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l’entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d’au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu’à 20 heures, les 16-18 ans jusqu’à 22 heures (art. 31 al. 2 LTr). 
</p><h3>En cas de danger, je dis STOP&nbsp;!</h3><p>Les petits boulots d’été sont souvent l’occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n’est pas exempt de dangers, qui n’apparaissent pas toujours au premier coup d’oeil. Et le risque d’accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant les premiers jours. 
</p><p>Même si l’on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l’employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. Si malgré tout, je suis confronté à un danger, je dois oser dire STOP et demander l’aide d’un ou une collègue expérimenté. Les accidents, parfois, ne pardonnent pas.
</p><h3>Bien assuré&nbsp;!</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d’un petit job de vacances peut coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l’assurance-accidents par leur employeur. S’ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels et, au-delà, tous les accidents. En cas d’accident, l’employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n’y a pas d’obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG)&nbsp; ne sont obligatoires qu’à partir de l’année où l’on a ses 18 ans. Si l’employeur ne paie pas ses cotisations, il s’agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions. 
</p><h3>Connaître les salaires minimaux et salaires d’usage</h3><p>À ce jour, il n’existe pas encore de salaire minimum légal valable pour tous les secteurs d’activité. L’employeur est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) et les contrats-type de travail (CTT). Pour le petits boulots de vacances sont notamment importants les CCT de l’hôtellerie-restauration, du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros), la CCT pour le travail temporaire et les CTT cantonaux pour l’agriculture. La plupart des salaires minimaux conventionnés sont accessibles sous <a href="http://www.service-cct.ch/">www.service-cct.ch</a>.
</p><p>S’il n’existe pas de CCT ou CTT fixant des salaires minimums, les employeurs sont tenus de respecter les salaires d’usage de la branche et de la région. Les salaires d’usage peuvent être consultés sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/">www.salaire-uss.ch</a>. L’USS recommande un salaire de 22 francs de l’heure au minimum pour les salariés non qualifiés.
</p><h3>Et les vacances&nbsp;?</h3><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s’il occupe son emploi… pendant ses vacances. Si l’on est payé à l’heure, un supplément de salaire de 10,64% pour les moins de 20 ans, de 8,33&nbsp;% pour les plus de 20 ans doit être payé en sus du salaire. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel. 
</p><h5>Bourses aux emplois sur internet&nbsp;: attention aux annonces douteuses&nbsp;!</h5><p>«&nbsp;Cherchons jeune fille pour un stage d'un an dans la coiffure. Elle sera payée 400.- par mois.&nbsp;» (annonce parue fin juin sur <a href="http://www.adosjob.ch/">www.adosjob.ch</a>). Voilà le genre de petites annonces que l’on peut trouver sur les sites destinés aux jeunes à la recherche d’un petit emploi sur internet. Si ces sites partent généralement d’une bonne intention, cela ne signifie pas que les offres d’emploi qui y figurent soient nécessairement dans l’intérêt du jeune ou conformes au droit. Dans le cas présent, il s’agit d’un cas abusif&nbsp;: pour être correct, l’employeur devrait engager la jeune fille en question comme apprentie. Cela permettrait à cette dernière de bénéficier d’une formation en bonne et due forme, conformément aux dispositions en vigueur dans la branche. Il est probable que l’employeur en question n’ait pas reçu l’autorisation de former un apprenti. Il se tourne donc vers un stage non réglementé pour profiter pendant une année d’une main-d’œuvre bon marché.
</p><p>La Commission jeunesse de l’USS met à disposition des jeunes et de leurs proches une brochure contenant toutes les informations utiles sur le droit du travail. Celles-ci peuvent être téléchargées sur le site&nbsp;:&nbsp;<a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch">www.jeunesse-syndicale.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1108</guid><pubDate>Tue, 09 Jul 2013 10:09:00 +0200</pubDate><title>Nanotechnologie : pas question de revivre la tragédie de l’amiante !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nanotechnologie-pas-question-de-revivre-la-tragedie-de-l-amiante</link><description>L’État doit agir préventivement au plan de la loi</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La tragédie de l’amiante, qui n’a toujours pas pris fin, montre qu’avec les nouvelles substances au potentiel économique et technologique très prometteur, nous devons agir avec plus de sérieux que par le passé. Dans le cas d’une large utilisation de ces substances, il importe en effet d’en clarifier scientifiquement les conséquences possibles. Cela s’applique notamment aux nanomatériaux. L’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations organisent en décembre 2013 une journée d’étude sur ces questions.</p><p>Aujourd’hui encore, des personnes meurent du cancer parce qu’elles ont dû travailler, des décennies en arrière, avec l’amiante sans que leurs entreprises prennent les mesures de sécurité nécessaires. Mais souvent, l’utilisation sans précaution de l’amiante reposait sur de l’ignorance. Nous ne devons pas refaire la même erreur.
</p><h3>Nanotechnologie&nbsp;: l’appréciation des conséquences est en cours</h3><p>Le Conseil fédéral veut prolonger jusqu’en 2015 le plan d’action «&nbsp;Nanomatériaux synthétiques&nbsp;». Ce faisant, il veut encourager le site de production nano suisse et l’utilisation sûre de nanomatériaux synthétiques, ainsi qu’en continuer le développement. Il s’agit d’abord d’élaborer des bases méthodologiques pour formuler des prescriptions, c’est-à-dire de mettre au point les conditions-cadre pour des régulations, et de poursuivre le dialogue entre les partenaires sociaux, les milieux scientifiques, la recherche et les organisations de protection des consommateurs et consommatrices.
</p><p>Petit rappel&nbsp;: aujourd’hui déjà, les nanomatériaux sont soumis à la législation sur les produits chimiques conventionnels, les denrées alimentaires et les médicaments. Les mêmes prescriptions de sécurité et exigences en matière d’information leur sont appliquées dans le cadre de la procédure d’enregistrement. Pour la protection de la santé au travail, en cas d’utilisation de nanomatériaux synthétiques, les mêmes principes de prévention sont suivis que pour toutes les autres substances présentant des risques (encore inconnus) pour la santé…
</p><p>Ce qui saute immédiatement aux yeux ici, c’est que les bases actuelles ne sont pas suffisantes pour réglementer matériellement comme il se doit l’utilisation de nanomatériaux. Ceux-ci ne sont précisément pas des produits chimiques «&nbsp;conventionnels&nbsp;». Étant donné leur taille infime, ils ont un comportement très spécifique et unique et l’on n’est pas encore parvenu à évaluer leurs effets à long terme sur l’organisme humain. Avec sa plate-forme internet <a href="http://www.infonano.ch/">www.infonano.ch</a>, un projet interdépartemental commun à plusieurs services de la Confédération, le Conseil fédéral répond partiellement à un besoin exprimé entre autres par les travailleurs et travailleuses. Mais ce projet n’est pas suffisant. Et le programme 64 du Fonds national suisse de la recherche scientifique (<a href="http://www.nfp64.ch/F/Pages/home.aspx">http://www.nfp64.ch/F/Pages/home.aspx</a> ) n’est de loin pas non plus en mesure de combler toutes les lacunes existant en matière d’information, ni de répondre à toutes les questions qui se posent. 
</p><h3>L’État doit protéger</h3><p>L’État ne peut pas se soustraire à ses responsabilités pour cause d’ignorance. Les normes juridiques nationales et internationales stipulent qu’en ce qui concerne les «&nbsp;activités dangereuses&nbsp;», les autorités ont des «&nbsp;obligations de protection positives&nbsp;». L’État doit donc agir au plan de la loi afin d’empêcher le pire scénario potentiel encore inconnu, si improbable puisse-t-il paraître. Et cela, avant qu’il ne soit trop tard&nbsp;! Si des services de la Confédération ne le font pas, il y aura des tragédies humaines comme pour l’amiante. Avec cette dernière, les autorités suisses aussi ont longtemps brillé par leur léthargie, jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour la santé des travailleurs et travailleuses concernés. Marco Kistler, collaborateur de l’USS et parlementaire socialiste, a déposé en juin 2013 une motion au Grand Conseil glaronnais demandant que soit clarifié le rôle joué par l’État en rapport avec la production durant des décennies d’amiante mortelle par l’entreprise Eternit à Niederurnen. L’exemple de l’amiante montre ce que l’État et l’économie n’ont pas le droit de ne pas faire en matière de risques potentiels au travail. Dans le cas de l’amiante, les effets nocifs pour la santé des travailleurs et travailleuses n’ont en effet pas été supportés par les entreprises, mais par la société, à savoir&nbsp;: les familles, les caisses-maladie, l’AI, la SUVA… Cela ne doit plus se produire. Il faut prendre des mesures préventives relevant du droit du travail et du droit de la responsabilité civile. 
</p><h3>Journée sur les nanomatériaux de la commission «&nbsp;santé et sécurité au travail de l’USS&nbsp;» </h3><p>L’USS et ses fédérations qui s’occupent de ces questions au sein de la commission USS «&nbsp;santé et sécurité au travail&nbsp;» organisent une journée sur les nanomatériaux, le 2 décembre 2013 à Berne. Des scientifiques de haut niveau, la SUVA et les partenaires sociaux y traiteront des risques et des opportunités liés à la nanotechnologie pour les travailleurs et travailleuses, ainsi que pour le site industriel Suisse. La nanotechnologie y sera débattue tant sous l’angle de la technologie et des assurances que du droit de la responsabilité civile. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1104</guid><pubDate>Fri, 05 Jul 2013 15:06:00 +0200</pubDate><title>Enregistrement du temps de travail : première bataille gagnée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enregistrement-du-temps-de-travail-premiere-bataille-gagnee</link><description>Enregistrement du temps de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Temps de travail et loisirs ne doivent pas pouvoir se chevaucher sans autre. Notre ministre de l’Économie, Johann Schneider-Ammann, l’a désormais reconnu. En annonçant qu’il renonçait provisoirement à modifier sur ce point une ordonnance relative à la loi sur le travail, le Conseil fédéral a entendu la demande de l’Union syndicale suisse (USS) de n’autoriser que les personnes occupant une position dirigeante à bénéficier d’«&nbsp;horaires de travail basés sur la confiance&nbsp;».
</p><p>Ces modèles d’horaires permettent aux employeurs de renoncer à l’enregistrement et à la documentation des heures de travail effectuées. Conséquence&nbsp;: temps de travail et temps de repos se mélangent toujours plus, ce qui est malsain ainsi qu’en attestent diverses études&nbsp;: si le temps de travail n’est plus enregistré, le stress augmente, de même que les maladies psychiques comme l’épuisement professionnel. En outre, avec de tels rapports de travail, les personnes concernées vont souvent travailler alors qu’elles sont en fait malades. 
</p><p>Or, malgré les connaissances dont on dispose dans ce domaine, les employeurs demandent qu’à l’avenir, ils puissent renoncer à l’enregistrement du temps de travail pour tous leurs employé(e)s qui gagnent plus de 126&nbsp;000 francs. Le conseiller fédéral Schneider-Ammann vient donc de rejeter cette demande dans un premier temps, surtout en raison de l’opposition des syndicats. 
</p><p>L’affaiblissement de la protection des travailleurs et travailleuses n’a cependant pas pour autant disparu de l’ordre du jour politique. Le Secrétariat d’État à l’économie a été chargé d’élaborer un nouveau projet. L’USS suivra d’un œil critique ces travaux et s’engagera énergiquement pour que seules les personnes qui occupent une position dirigeante et peuvent aménager de manière autonome leur journée de travail aient le droit de renoncer à l’enregistrement de leur temps de travail. 
</p><p>Aujourd’hui, il s’agit d’imposer le droit en vigueur. À cet effet, les inspectorats cantonaux du travail doivent contrôler si les employeurs font bien enregistrer le temps de travail comme la loi le leur prescrit.
</p><h5>renseignements</h5><p>Luca Ciriglianosecrétaire central de l’USS, (076 335 61 97)</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1103</guid><pubDate>Thu, 04 Jul 2013 17:54:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung: Totalrevision der Kernenergiehaftpflichtverordnung</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vernehmlassung-totalrevision-der-kernenergiehaftpflichtverordnung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1102</guid><pubDate>Thu, 04 Jul 2013 17:52:00 +0200</pubDate><title>Avant-projet d’ordonnance contre les rémunérations abusives ; audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/avant-projet-d-ordonnance-contre-les-remunerations-abusives-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1101</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2013 16:04:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: Vorentwurf einer Teilrevision des Bundesgesetzes über die politischen Rechte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vernehmlassungsantwort-vorentwurf-einer-teilrevision-des-bundesgesetzes-ueber-die-politischen-rechte</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1100</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2013 16:02:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: Massnahmen zur besseren Vereinbarkeit von Völkerrecht und Landesrecht im Bereich der Volksinitiative auf Teilrevision der Verfassung</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vernehmlassungsantwort-massnahmen-zur-besseren-vereinbarkeit-von-voelkerrecht-und-landesrecht-im-bereich-der-volksinitiative-auf-teilrevision-der-verfassung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1099</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2013 09:27:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA) : Procédure d’audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ordonnance-relative-a-l-admission-au-sejour-et-a-l-exercice-d-une-activite-lucrative-oasa-procedure-d-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1098</guid><pubDate>Thu, 27 Jun 2013 15:06:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral baisse les pantalons devant les cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-baisse-les-pantalons-devant-les-cantons</link><description>
Message relatif à l’«Initiative sur les bourses d’études» 




</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une démission&nbsp;: il n’y a pas d’autre mot pour décrire la teneur du message que le Conseil fédéral a publié aujourd’hui en réponse à l’initiative sur les bourses d’études. Ce qu’il présente comme un contre-projet indirect, ne répond nullement aux objectifs de l’initiative. Pire encore, au lieu d’harmoniser les dispositions légales au niveau national, le Conseil fédéral renforce la compétence des cantons en se référant quasi exclusivement au concordat intercantonal. En bref, il renonce à définir lui-même les critères d’octroi des bourses en décentralisant les compétences. 
</p><p>«&nbsp;En Suisse, on favorise la formation des élites&nbsp;: ce ne sont pas les capacités personnelles qui déterminent l’accès à la formation, mais la taille du porte-monnaie&nbsp;», s’insurge Véronique Polito, secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS). Depuis 1990, les dépenses publiques pour les hautes écoles ont plus que doublé. Parallèlement, les dépenses pour les bourses ont reculé de plus de 10%, sachant que le nombre d’apprentis, d’écoliers et d’étudiants était, durant cette même période, en constante augmentation. «&nbsp;Les plus grands perdants sont les jeunes qui s’orientent vers la formation professionnelle&nbsp;: pour eux le système est mal conçu et limite l’accès à des aides à la formation.&nbsp;» Ainsi, moins de 5% des jeunes en apprentissage touchent une bourse et moins de 3% de ceux qui suivent une formation professionnelle supérieure.
</p><p>Dans de nombreux cantons, c’est l’aide sociale qui prend le relai des bourses, celles-ci n’étant conçues que comme une aide accessoire à la formation. «&nbsp;C’est un scandale que des jeunes soient contraints de faire appel aux services sociaux pour pouvoir suivre une première formation&nbsp;», dénonce la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber. Selon elle, le Parlement doit corriger le tir&nbsp;: «&nbsp;S’il renonce à soutenir l’initiative sur les bourses d’études, il doit lui opposer un contre-projet sérieux.&nbsp;».
</p><h5>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS, et Katharina Prelicz-Huber (076 391 79 15), présidente du ssp, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</h5>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1097</guid><pubDate>Thu, 27 Jun 2013 14:05:00 +0200</pubDate><title>Dispositions d’exécution relatives à la politique agricole 2014-2017 : audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dispositions-d-execution-relatives-a-la-politique-agricole-2014-2017-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1096</guid><pubDate>Wed, 26 Jun 2013 16:46:00 +0200</pubDate><title>Conseil fédéral sans courage et initiant(e)s confiants</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/conseil-federal-sans-courage-et-initiant-e-s-confiants</link><description>Abolition de l’imposition forfaitaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir décidé en mars déjà le rejet de l’initiative populaire demandant l’abolition des forfaits fiscaux, le Conseil fédéral veut manifestement progresser rapidement sur ce dossier. Le message adopté par lui aujourd’hui n’avance aucun argument nouveau. En disant non à cette initiative, le gouvernement a une nouvelle fois raté l’occasion de supprimer un super-privilège obsolète destiné aux super-riches et de résoudre une question fiscale internationalement délicate. &nbsp;
</p><p>L’initiative demande que les mêmes règles de jeu soient appliquées à tout le monde, à savoir que chacun(e) paie des impôts en fonction de sa capacité économique. L’imposition forfaitaire viole donc l’égalité et foule aux pieds la morale fiscale. Et le durcissement cosmétique décidé par le Parlement l’automne dernier concernant les forfaits appliqués ne remédie en rien à cette injustice fondamentale. En outre, les 5&nbsp;500 profiteurs actuels se sont vu accorder un délai transitoire de cinq ans depuis l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions. Pour eux, tout restera ainsi pour le mieux au moins jusqu’en 2019. 
</p><p>Comme toute une série de cantons ont déjà supprimé leur imposition forfaitaire, les initiant(e)s abordent la votation fédérale avec une grande confiance. La suppression de l’imposition forfaitaire s’impose toujours plus au plan national car elle permettra de mettre le holà au tourisme fiscal des millionnaires bénéficiaires de forfaits ainsi qu’à la répugnante concurrence fiscale à laquelle se livrent les cantons, une concurrence qui menacent de s’installer ponctuellement en cas de suppression de cette forme d’imposition seulement dans un canton ou l’autre.
</p><h5>Renseignements&nbsp;: </h5><ul><li>&nbsp;Nico Lutz, membre du comité directeur d’Unia 076 330 82 07</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS 031 377 01 06</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1094</guid><pubDate>Tue, 25 Jun 2013 18:04:00 +0200</pubDate><title>Non à la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>La campagne est lancée</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Les organisations affiliées à l’Alliance pour le dimanche lancent aujourd’hui la campagne de votation contre la péjoration de la loi sur le travail (LTr) soumise aux urnes le 22&nbsp;septembre. Concrètement, le Parlement vise à introduire la journée de travail de 24&nbsp;heures dans les shops des stations-service. La modification de la LTr prévue à cet effet risque de faire tache d’huile dans tout le commerce de détail. D’importantes plages de repos et de vie sociale disparaîtraient, avec des conséquences dramatiques pour toutes les autres branches d’activité. Voilà contre quoi proteste farouchement l’Alliance pour le dimanche.</b></p><p>Les partisans de la libéralisation à tout crin ont choisi la tactique du salami, afin de mieux démanteler la loi sur le travail, qui protège la santé des travailleurs/euses. Il en résulterait une explosion du travail de nuit et du dimanche. Le flou entourant le champ d’application de la modification de la loi sur le travail aboutirait à une prolifération incontrôlable des shops de stations-service et accroîtrait encore les pressions à la libéralisation dans le commerce de détail. Aussi les organisations affiliées à l’Alliance pour le dimanche ont-elles lancé un référendum, qui a abouti avec plus de 86&nbsp;000&nbsp;signatures. «Ce qui nous guette dans les shops des stations-service risque de devenir demain la règle dans le commerce de détail», prévient Vania Alleva, coprésidente d’Unia.
</p><p>Aujourd’hui déjà, le personnel de vente doit faire face à des salaires très bas, à des horaires de travail fragmentés et au travail sur appel. «Dans ces conditions, le travail devient un fardeau insupportable», rappelle Kurt Regotz, président du syndicat Syna. L’extension des horaires de travail pénaliseraient surtout les femmes, qui représentent presque 70&nbsp;% du personnel de vente. Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes protestantes en Suisse (FPS), rappelle une réalité loin d’être rose: «Cet énorme stress aboutit souvent, chez des femmes déjà confrontées à de multiples charges, à des situations mauvaises pour la santé.» Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, ne peut que confirmer les atteintes à la santé causées par le travail de nuit notamment: «Des troubles psychiques, pouvant aller jusqu’à la maladie (dépression), se multiplient, tout comme les problèmes digestifs, le manque d’appétit et la tendance à l’hypertension.»
</p><p>Le commerce de détail n’est d’ailleurs pas seul concerné. Car le projet démantèle la loi sur le travail sur un point essentiel – l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. Les employés dans les shops des stations-service ne sont pas les seuls concernés. L’assouplissement des règlementations va très vite s’étendre à tout le commerce de détail et ensuite à d’autres branches. Cette péjoration touchera l’ensemble des salarié-e-s, qui devront se tenir en permanence à disposition de l’employeur. En effet, la flexibilisation constante des horaires de travail menace de précieux moments, jusque-là réservés à la vie sociale. «Cette révision de loi constitue, au fond, une décision de principe. Il s’agit de faire du dimanche une journée ouvrable, consacrée aux achats!», prévient Thomas Wallimann, président de Justice et Paix.
</p><p>Enfin, ces péjorations infligées à un grand nombre de travailleurs/euses ne profiteront qu’à une petite minorité: «Le profit de la classe possédante passe avant la santé et la vie sociale du personnel», regrette Jacques-André Maire, conseiller national socialiste. Le cercle des personnes lésées est toutefois bien plus large, car les riverains et l’environnement feront également les frais de la journée de travail de 24&nbsp;heures. «Il s’agit ici de shops exclusivement accessibles en voiture. Ce qui encouragera du même coup les achats motorisés à toute heure – et en particulier la nuit où le bruit trouble le sommeil», rappelle Daniel Vischer, conseiller national vert.
</p><h5><b>Pour en savoir plus:</b></h5><ul><li><b>Vania Alleva:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Vania_Alleva_unia_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Non à la journée de travail de 24 heures</a><br></b>coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS, 079 620 11 14</li><li><b>Kurt Regotz:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Kurt_Regotz_syna_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">La nuit nous appartient!</a><br></b>président de Syna, vice-président de Travail.Suisse, 079 617 62 94</li><li><b>Liselotte Fueter:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Liselotte_Fueter_EFS_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">La libéralisation des horaires d’ouverture des commerces touche les femmes, les enfants et les familles</a><br></b>coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35</li><li><b>Klaus Stadtmüller:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Klaus_Stadtmueller_SGARM_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Klaus_Stadtmueller_SGARM_F</a><br></b>président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10</li><li><b>Thomas Wallimann:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Thomas_Wallimann_Justitia-et-Pax_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Thomas_Wallimann_Justitia-et-Pax_F</a><br></b>président de Justice et Paix, 079 848 99 65</li><li><b>Danièle Lenzin</b>:&nbsp;<strong><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Dani%C3%A8le_Lenzin_syndicom_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Aujourd’hui le commerce de détail, demain la poste et l’ensemble du secteur des prestations<br></a></strong>coprésidente de syndicom, 079 303 24 69</li><li><b>Jacques-André Maire:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Jacques-Andre_Maire_sp_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">La libéralisation des heures d’ouverture des magasins de stations service : une mine anti-personnel !</a><br></b>conseiller national socialiste, 078 709 48 50</li><li><b>Daniel Vischer:&nbsp;<a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/06/130625_MK_Nein-zum-24h-Tag_Daniel_Vischer_gruene_F.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">Non au shopping jour et nuit dans les shops des stations-service</a><br></b>conseiller national vert, 079 682 43 92&nbsp;</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1087</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2013 09:24:00 +0200</pubDate><title>Une protection efficace contre les licenciements antisyndicaux doit enfin voir le jour </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-protection-efficace-contre-les-licenciements-antisyndicaux-doit-enfin-voir-le-jour</link><description>Combien de Providence et de SPAR faudra-t-il encore? Plainte à l&#039;OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors d’une conférence presse en prélude à la 102e Conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT), les syndicats ont présenté les deux derniers cas d’étranglement d’une grève légitime par des employeurs usant d’une brutalité jusqu’alors inconnue. Les cas de SPAR et de La Providence soulignent combien une protection efficace contre les licenciements antisyndicaux est nécessaire.</p><p>&nbsp;Depuis peu, SPAR Dättwil n’est plus seulement le nom d’un magasin comme il en existe des milliers ailleurs. SPAR Dättwil est aujourd’hui le symbole d’une politique patronale arrogante et brutale. Corinne Schärer, membre du Comité directeur d’Unia a résumé ainsi la situation lors de cette conférence de presse à Genève: « Ces derniers jours, chez SPAR à Dättwil, s’est déroulée la plus longue grève que le commerce de détail ait connue en Suisse. Les employé(e)s ont proposé jour après jour des négociations à la direction de SPAR. Ce n’est qu’après sept jours de grève que le management de SPAR s’est déclaré favorable à cette option, pour toutefois quitter la table des négociations au milieu des discussions, sans donner de justification. Ensuite, la direction n’a plus pris en compte une quelconque proposition des employé(e)s ou d’Unia. Et au onzième jour de grève, survient le coup de force: au lieu de reprendre les discussions, la direction licencie les 11 employé(e)s avec effet immédiat. »
</p><h3>Brutal de chez brutal</h3><p>Cette façon brutale de procéder viole le droit de grève protégé par la Constitution, puisque des personnes licenciées ne peuvent plus faire grève. Elles n’ont même plus d’emploi pour lequel revendiquer quelque chose. Quel procédé « élégant » et quel dédain! S’y ajoute le fait que les licencié(e)s ne sont pas entrés en grève par goût du vandalisme. D’un côté, il y avait des salaires anémiques (3’600 francs), un manque de personnel chronique, entraînant des heures supplémentaires récurrentes, cause d’arrêts maladie provoquant en retour davantage de stress, bref une vraie spirale descendante en matière de conditions de travail. De l’autre côté, la démarche du personnel, qui demandait de discuter de mesures contre ces dysfonctionnements, fut complètement ignorée. Seul ce mélange détonnant de besoins objectifs et de rebuffade a débouché sur la décision de faire grève. Ni le large soutien public des grévistes, ni les actions de solidarité menées devant d’autres magasins SPAR, comme celles des Jusos et de la jeunesse d’Unia du samedi 15 juin, n’ont suffi pour faire dévier, ne serait-ce que d’un pouce, le cours agressivement brutal de la direction de SPAR. 
</p><h3>A Neuchâtel aussi</h3><p>SPAR Dättwil n’est pas un cas isolé. Katharina Prelicz-Huber, présidente du SSP, a évoqué le cas de l’hôpital de La Providence, à Neuchâtel, où 22 grévistes ont été licenciés. Le recours à la grève visait à refuser la dénonciation de leur CCT et la dégradation de leurs conditions de travail. Ces deux points faisaient partie des conditions de reprise de l’hôpital par un acquéreur privé, la société Genolier SA. Ici aussi, on a appliqué&nbsp; brutalement la méthode « marche ou crève ». Avec la même conséquence: fouler aux pieds les droits syndicaux garantis par l’OIT et la Constitution fédérale. Ici aussi, le droit de grève est vidé de son sens et un partenariat social loyal est remplacé par des diktats. Le SSP avait demandé une suspension juridique des licenciements. Le tribunal souligna toutefois leur conformité au droit, la législation suisse permettant de tels licenciements. Pour cette raison, le SSP a donc porté plainte contre la Suisse devant l’OIT, puisqu’elle admettait ces règles anticonstitutionnelles dans son droit du travail. Unia examine la possibilité de s’associer à la plainte du SSP auprès de l’OIT et/ou d’intervenir auprès du gouvernement suisse, afin qu’il relance la révision du Code des obligations (CO), actuellement mise au frigidaire. 
</p><h3>Plusieurs plaintes devant l’OIT</h3><p>L’USS a déjà porté plainte contre la Suisse devant l’OIT, il y a une décennie, pour violation des conventions&nbsp;87 et 98 de l’OIT, qu’elle avait ratifiées. Au cœur de cette plainte se trouve en particulier la très faible protection contre le licenciement des salarié(e)s actifs syndicalement. L’USS a suspendu sa plainte après que le Conseil fédéral a voulu lancer une révision du CO qui aurait dû s’attaquer à ce problème. Entre temps, sous la pression du patronat, le Conseil fédéral a gelé cette révision. En conséquence, l’USS a réactivé sa plainte auprès de l’OIT.
</p><p>Ces cas, choquants, de La Providence et de SPAR le montrent: une meilleure protection contre les licenciements est nécessaire. Sinon, aucune négociation ne pourra plus se dérouler sur un pied d’égalité. Les entreprises ne doivent plus être ces zones dans lesquelles on laisse au vestiaire ses droits démocratiques en même temps que son pardessus.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1089</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2013 09:08:00 +0200</pubDate><title>Maintenant, les très gros salaires paieront vraiment un pour cent de solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/maintenant-les-tres-gros-salaires-paieront-vraiment-un-pour-cent-de-solidarite</link><description>Plus de solidarité dans l’assurance-chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les deux Chambres fédérales ont approuvé le déplafonnement du pour cent de solidarité dans l’assurance-chômage. Ainsi, ce pour cent, aujourd’hui limité aux parts de salaire se situant entre 126&nbsp;000 et 315&nbsp;000 francs ne connaîtra plus de limite supérieure.</p><p>Depuis le 1er avril 2011, les cotisations à l’assurance-chômage sont fixées à 2,2&nbsp;% — répartis pour moitié entre l’employeur et le ou la salarié(e) s — prélevées sur le salaire assuré. Le maximum assurable est de 126&nbsp;000 francs. Dans le but d’éponger les dettes de l’assurance, un pour cent dit «de solidarité» — toujours versé paritairement — fut en outre introduit pour les parts de salaire de situant entre 126&nbsp;000 et 315&nbsp;000 francs. L’arrêt de la solidarité à partir d’un plafond de 315’000 francs ne pouvait s’expliquer que par une indulgence particulière pour ces pauvres riches. 
</p><p>Mais parfois, même les partis bourgeois finissent par comprendre et se corriger. C’est ainsi que le Conseil national et le Conseil des Etats ont approuvé une révision de la loi sur l’assurance-chômage. Elle ne plafonne plus le pour cent de solidarité à 315&nbsp;000 francs, qui sera désormais perçu sur la totalité du salaire à partir de 126’000 francs. Cette modification, une vieille revendication de l’Union syndicale suisse (USS), apportera chaque année à l’assurance-chômage environ 100 millions de francs supplémentaires. Les dettes de cette dernière seront ainsi épongées deux ans plutôt que prévu. Une confortable majorité pour cette modification s’est manifestée dans les deux Chambres: 132 voix contre 48 au Conseil national, 26 voix contre 5 au Conseil des Etats.
</p><p>Le 17 juin, lors des débats au Conseil des Etats, le président de l’USS, Paul Rechsteiner a expliqué: «c’est une mesure modeste, mais une mesure qui va dans le bon sens. Si, en suivant le modèle de l’AVS, l’obligation de cotiser était aussi déplafonnée dans son principe, cela correspondrait alors au caractère d’une assurance sociale. Ce pour cent de solidarité représente quand même un pas dans la bonne direction […]»
</p><p>En résumé: le pour cent de solidarité, lui au moins, portera bien son nom à l’avenir.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1091</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2013 08:59:00 +0200</pubDate><title>Des salaires minimums contre le dumping</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-minimums-contre-le-dumping</link><description>La nouvelle CCT de l’industrie des machines brise un tabou

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un tabou est brisé: la CCT la plus chargée de symbole en Suisse, celle de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM) comprend désormais des salaires minimaux.</p><p>Les négociations commencèrent en novembre 2012. Au printemps&nbsp;2013, elles étaient sérieusement en péril. Début mai, le recours à un médiateur, l’ancien chef du Seco Jean-Luc Nordmann, se révéla nécessaire. Puis, début juin, le déblocage de la situation se produit: Unia arrive à imposer sa revendication de salaires minimums dans la CCT MEM. Cette innovation ne peut être correctement évaluée que si l’on prend en compte la forte valeur symbolique de cette convention, qui remonte à la signature de l’Accord de paix du travail de 1937. Pendant trois quarts de siècle, le dogme imposé par les patrons disait que les entreprises décidaient seules des salaires. Aujourd’hui, le dogme est tombé. 
</p><p>22 francs de l’heure, une exigence remplie dans 5 catégories sur 6 
</p><p>La nouvelle CCT MEM fixe des salaires minimums pour les non-qualifiés et pour les qualifiés, en fonction de trois régions. Dans la région A, les salaires minimums annuels s’élèvent à 50’050 francs pour les non-qualifiés et 53’950 francs pour les qualifiés. Dans la région B, ces montants sont respectivement de 46’800 francs et 50’700 francs; dans la région C (Tessin et Arc jurassien), ils sont de 42’900 francs pour les non-qualifiés et de 46’800 francs pour les qualifiés. Converties en salaire horaire, ces valeurs donnent les montants suivants: 
</p><p>&nbsp;</p><p>Région A: 24,10 francs et 25,90 francs
</p><p>Région B: 22,50 francs et 24,40 francs
</p><p>Région C: 20,60 francs et 22,50 francs
</p><p>&nbsp;</p><h3>«Notre pierre du Niton»</h3><p>Si l’on compare ces salaires minimums conventionnels à l’initiative de l’USS, on constate rapidement que ce n’est que dans un seul cas que sa revendication de 22 francs de l’heure n’est pas respectée. Responsable du secteur Industrie à Unia, Corrado Pardini admet aussi que: «certains salaires sont trop bas. Ce fut une décision difficile à prendre. Soit pas de CCT, donc pas de salaires minimums. Ou alors une CCT qui, pour la première fois dans l’histoire de la branche, définit des salaires minimaux. Nous avons choisi de préserver cette avancée. Ce qui est décisif sur ce point, c’est d’avoir posé des limites claires au dumping. Et nous travaillons à l’amélioration de ces limites [...] Ces salaires minimums sont maintenant notre pierre du Niton» (work, 7.6.2013). Il reste à préciser que seuls 6&nbsp;% des salarié(e)s concernés travaillent dans la région C et que la conclusion de la CCT entraîne des augmentations de salaire allant jusqu’à 700 francs par mois pour nombre de travailleurs et travailleuses au Tessin.&nbsp;
</p><h3>Un salaire minimum légal reste nécessaire</h3><p>Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a en conséquence qualifié cette intégration des salaires minimums de «percée historique». Dans toute percée historique, il y a des traînards. C’est dire que les syndicats vont continuer à insister pour introduire des salaires minimums dans les CCT. Et là où ce n’est pas possible, l’initiative populaire de l’USS sur ce thème jouera son rôle de complément légal. Car même avec la nouvelle version de la CCT MEM, seul un bon 40&nbsp;% environ de toutes les personnes susceptibles d’être conventionnées pourront bénéficier d’un salaire minimum. En même temps, les bas salaires (3986 francs par mois en 2010) sont largement répandus: 437’000 personnes, soit 12&nbsp;% des salarié(e)s en Suisse étaient employés à ce piètre tarif. Au vu de ces éléments, la conclusion d’Ivo Zimmermann, porte-parole de l’organisation patronale Swissmem, est pour le moins précipitée: «Cette nouvelle convention collective est un signal indiquant que les questions salariales doivent être réglées au niveau des entreprises et des branches et non pas par des règles légales». La réalité montre que ce genre de signal n’est de loin pas entendu partout. Dans le commerce des chaussures, dans celui de détail et dans l’horticulture, pour ne citer que trois exemples particulièrement crasses, le front de refus des conventions collectives à la main haute. Cela montre que le salaire minimum légal est nécessaire, comme mesure complémentaire et comme niveau inférieur de protection. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Autres points de la CCT MEM </h5><ul><li>Une flexibilité plus grande en matière de temps de travail: les employeurs peuvent désormais transférer jusqu’à 200 heures en plus sur la nouvelle année. L’ancienne CCT fixait une limite à 100 heures. </li><li>Une nouvelle formulation de «l’article de crise»: elle permet aux entreprises, dans des circonstances exceptionnelles, d’augmenter le temps de travail pendant une durée limitée, en accord avec le seul personnel. Jusqu’alors, les syndicats devaient être partie prenante. </li><li>&nbsp;Autres améliorations: congé de paternité d’une semaine, développement de modèles du temps de travail plus flexibles comme le job sharing, renforcement de la formation professionnelle, ainsi que la promotion de tous les collaborateurs, en particulier les apprenti(e)s et les femmes.</li><li>La nouvelle CCT s’applique à près de 100’000 salarié(e)s. La convention entre en vigueur le 1er juillet 2013 et sera valide jusqu’en 2018. La ratification des organes compétents des deux côtés est encore nécessaire. </li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1092</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2013 08:56:00 +0200</pubDate><title>Réductions des rentes et autres détériorations sont stoppées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/reductions-des-rentes-et-autres-deteriorations-sont-stoppees</link><description>Le Parlement arrête la course à la révision de l’AI</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières années, l’assurance-invalidité a été soumise à un strict régime d’économies. Une révision chassait l’autre. Le Parlement a désormais stoppé cette course à la révision. À juste titre, car l’AI a redressé la barre. Sa situation financière s’est stabilisée, d’autres réductions des prestations ne sont pas nécessaires. Maintenant, l’AI doit plutôt consolider sa nouvelle fonction d’assurance intégratrice et les entreprises doivent créer des emplois permettant l’intégration des invalides.
</p><p>La révision 6b de l’AI aurait débouché sur des réductions de rente des personnes gravement invalides. En outre, les rentes n’auraient plus été adaptées au renchérissement et à l’évolution des salaires. Un «&nbsp;mécanisme d’intervention&nbsp;» pernicieux aurait privé l’AI de sa marge de manœuvre financière avec, conséquences technocratiques et automatiques, des augmentations de cotisations et des réductions de rentes. La décision du Parlement de laisser tomber cette révision technocratique est donc bienvenue.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1093</guid><pubDate>Fri, 21 Jun 2013 14:32:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette cette réédition du vol des rentes – L’AVS ne doit pas être affaiblie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-rejette-cette-reedition-du-vol-des-rentes-l-avs-ne-doit-pas-etre-affaiblie</link><description>Prévoyance vieillesse 2020</description><content:encoded><![CDATA[<p>En prévoyant de baisser le taux de conversion de 6,8 à 6&nbsp;%, le Conseil fédéral propose la plus forte réduction de rentes de tous les temps. Celles-ci diminueraient de plus de 12 pour cent. L’amputation représenterait le double de celle qui fut sèchement refusée par une majorité de trois quarts des votant(e)s en 2010. L’Union syndicale suisse (USS) ne peut accepter cette réduction draconienne du taux de conversion minimal. Elle la combattra. Elle n’a rien d’urgent, s’appuyant sur le faible taux d’intérêt actuel. Mais les taux d’intérêt et les rendements ne sont pas gravés dans le marbre. Il n’est pas sérieux de concevoir une réforme des rentes en se basant uniquement sur le scénario d’un taux d’intérêt bas.
</p><p>Certes, le Conseil fédéral veut amortir la réduction des rentes. L’augmentation du capital épargné (durée de cotisations plus longue, etc.) ne fera toutefois que continuer à gonfler un deuxième pilier soumis à l’imprévisibilité des marchés financiers. Il faudrait qu’environ 3,7 milliards supplémentaires rentrent chaque année dans les caisses de pensions. Cela coûtera très cher aux salarié(e)s à bas et moyens revenus. Au lieu de développer l’emprise d’un deuxième pilier onéreux, peu attractif pour les bas salaires, il faudrait améliorer les prestations de l’AVS, comme l’exige l’initiative populaire AVSplus.
</p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Le plan du Conseil fédéral de se soustraire à sa responsabilité dans le financement de l’AVS n’est pas acceptable. Si la contribution de la Confédération à l’AVS devait être pour moitié articulée sur la TVA, l’AVS serait privée annuellement d’au moins 550 millions jusqu’en 2030. Afin d’éviter la diminution des rentes, la TVA devrait donc être augmentée, par exemple. L’USS refuse catégoriquement cette répercussion financière.</span></p><p>L’USS s’oppose aussi à l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. Il s’agit là d’une mesure de démantèlement unilatérale et injuste. Car les femmes, à cause des interruptions de carrière et de leur bas salaire, ont aujourd’hui des rentes de vieillesse nettement plus basses que celles des hommes. L’augmentation de l’âge de la retraite ne ferait que renforcer l’inégalité de traitement matérielle entre les femmes et les hommes. Conjointement, l’USS met en garde contre l’idée d’abandonner l’âge ordinaire de la retraite à 64 et 65 ans et de le remplacer par un âge de référence, car il s’agirait d’un premier pas en direction d’une élévation générale de l’âge de la retraite.
</p><p>L’USS salue le fait que le Conseil fédéral aborde la question de la prévoyance vieillesse dans son ensemble. Mais le Conseil fédéral, au total, prend une orientation erronée, puisque ses propositions débouchent sur une expansion indésirable du deuxième pilier et un affaiblissement de l’AVS. L’USS rejette aussi toutes les tentatives de fractionner les réformes ou de ficeler différents paquets législatifs. Cette façon de procéder est condamnée à l’échec.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l’USS, responsable de la politique sociale, 076 564 67 67 se tient à votre disposition pour tout complément d’information</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1088</guid><pubDate>Tue, 18 Jun 2013 11:06:00 +0200</pubDate><title>L’USS ne permettra pas ce saccage des rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-ne-permettra-pas-ce-saccage-des-rentes</link><description>Le Conseil fédéral prévoit la plus forte baisse des rentes de tous les temps</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec brutalité et intransigeance, le Conseil fédéral a conçu son plan de réformes de la prévoyance vieillesse. L’USS se battra avec acharnement pour que chaque point de ce programme qui aurait pour effet une baisse des rentes soit enterré.</p><p>La presse dominicale a publié les plans de réforme de la prévoyance vieillesse prévue pour 2020. Si ces plans étaient appliqués, les rentiers et les rentières devraient à l’avenir s’en sortir avec moins ou alors payer préalablement nettement plus. Pour l’Union syndicale suisse, cette voie est impraticable. Aujourd’hui déjà, le montant des rentes pour les bas et moyens revenus est trop bas pour permettre une vie digne durant la vieillesse. En outre, les gens de plus de 50 ans ont d’ores et déjà de la peine à rester sur le marché du travail.
</p><h3>Une baisse des rentes brutale</h3><p>En prévoyant une diminution du taux de conversion minimal de 6,8 à 6 pour cent, le conseiller fédéral Alain Berset envisage la plus grande diminution des rentes de tous les temps. La dernière tentative de réduction du taux de conversion a été rejetée massivement dans les urnes en 2010. Près de 73 pour cent des votant(e)s ont repoussé le passage à un taux de 6,8 à 6,4 pour cent, soit une réduction de 0,4 point. Cette fois, il devrait y avoir une baisse du taux deux fois plus forte, avec pour conséquence une diminution des rentes des caisses de pensions de 12 pour cent. Cette réforme de la prévoyance vieillesse verrait celui qui a accumulé de quoi se payer une rente de 1500 francs par mois, un menuisier, par exemple, à perdre près de 200 francs par mois. Ce concassage des rentes passera difficilement l’obstacle des urnes. Certes, le Conseil fédéral propose de compenser ce manque. La compensation consiste toutefois à attribuer des moyens supplémentaires au deuxième pilier. Cette médication a déjà été prescrite lors de la première révision de la LPP. À l’époque, la réduction du taux minimal de conversion avait été adoucie par une augmentation de l’avoir de vieillesse. Dix ans plus tard toutefois, cette disponibilité à verser plus d’argent au deuxième pilier est nettement plus faible, même du côté des patrons. Pour les personnes à bas revenu, le deuxième pilier n’est pas rentable. L’AVS est, de loin, une prévoyance vieillesse plus efficiente pour les bas et moyens revenus que l’épargne obligatoire du IIe pilier. Le renforcement de l’AVS, comme le demande l’initiative AVSplus de l’USS, est la voie royale pour une bonne prévoyance vieillesse.
</p><h3>Une situation inéquitable en matière de rentes pour les femmes</h3><p>La revendication d’une prolongation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans est avancée depuis longtemps. Réduire la durée de versement de la rente représente aussi une baisse des rentes. Elle ne concerne que les femmes et pèse particulièrement lourd. Les femmes ont des rentes nettement plus basses que celles des hommes, à cause du IIe pilier et de leur salaire inférieur. On ne saurait donc parler d’égalité de traitement des femmes à l’âge de la retraite. 40 pour cent de toutes les femmes quittent le marché du travail avant 64 ans. Les obligations familiales jouent un rôle important dans cette situation. De nombreuses femmes autour de la soixantaine s’occupent de leurs petits-enfants et contribuent ainsi de manière essentielle à la conciliation du travail et de la famille. D’autres prennent en charge leurs parents ou leurs beaux-parents malades, voire leur propre partenaire. La prolongation de l’âge de la retraite des femmes nie la réalité sociale des femmes. En tant que mesure d’assainissement de l’AVS, elle est unilatérale et injuste. L’USS rejette cette dégradation des rentes. Il faut bien davantage améliorer les rentes des femmes par le biais du développement de l’AVS.
</p><h3>Les tours de passe-passe financiers saignent l’AVS</h3><p>De gros nuages s’amoncellent aussi sur le financement de l’AVS. La Confédération veut se soustraire à sa responsabilité vis-à-vis de l’AVS et se créer ainsi une marge de manœuvre plus confortable pour des réductions d’impôts, par exemple pour la troisième réforme de l’imposition des entreprises. Aujourd’hui, la Confédération prend en charge environ 20&nbsp;% des dépenses de l’AVS. Selon les plans de l’exécutif, elle devrait, à l’avenir, n’assurer que le 10&nbsp;% de ces dépenses. Le reste devrait dépendre des recettes de la TVA. La part actuelle de la Confédération de 7,6 milliards de francs se réduirait à environ 5 milliards. La différence devrait être comblée par une augmentation de la TVA. Ce faisant, les pouvoirs publics affaiblissent massivement le Ier pilier. Augmenter fortement la part de la TVA dans le financement de l’AVS est chose impopulaire, car elle renchérit la consommation. La pression en faveur d’une réduction des rentes s’accroîtra, tout à fait dans le sens d’Economiesuisse et des partis bourgeois qui demandent une adaptation automatique des prestations de l’AVS. En d’autres termes: un amenuisement des futures rentes. Sous le titre de «frein à l’endettement dans l’AVS», le parlement fédéral a déjà décidé de l’introduction d’une réduction technocratique des dépenses. À l’avenir, les rentes AVS ne seront plus adaptées à l’évolution des salaires et du coût de la vie. L’Union syndicale suisse s’opposera avec force à tous les plans qui feront pression sur le niveau des rentes.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1086</guid><pubDate>Thu, 13 Jun 2013 10:06:00 +0200</pubDate><title>Combattre les inégalités salariales avec des salaires minimums et des contrôles</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/combattre-les-inegalites-salariales-avec-des-salaires-minimums-et-des-controles</link><description>Discriminations salariales à l’encontre des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, l’égalité de salaire entre femmes et hommes laisse encore à désirer, comme le montrent les statistiques. Selon les toutes dernières de la Confédération, la discrimination salariale à l’encontre des femmes fait perdre à celles-ci chaque année 7,7 milliards de francs. Il s’agit de différences de salaire qui ne sont pas dues à des facteurs objectivement explicables comme des différences d’âge, de formation, d’ancienneté, de domaine d’activité, etc. Les femmes perdent ces milliards uniquement en raison de leur sexe. Selon la branche, la part de la différence de salaire entre femmes et hommes qui relève uniquement du sexe oscille entre 13,5 et 87&nbsp;%.
</p><p>Les inégalités salariales sont particulièrement choquantes dans les branches à bas salaires. Cette discrimination est sans doute même une des principales raisons pour lesquelles les femmes sont plus concernées que la moyenne par les bas salaires. Ainsi, 15,7&nbsp;% des femmes titulaires d’un apprentissage touchaient en 2010 un bas salaire (deux tiers du salaire médian, soit Fr.&nbsp;3&nbsp;986.- cette même année), alors que les hommes étaient trois fois moins concernés (5,6 %).
</p><p>Dans le commerce de détail, ce problème est répandu et de grande ampleur. Une femme sur cinq exerçant une activité lucrative y travaille en effet. En 2010, environ 60&nbsp;000 d’entre elles actives dans la vente ne recevaient qu’un bas salaire, comme l’a précisé Corinne Schärer, membre du comité directeur d’Unia. Les discriminations salariales en raison du sexe se montaient à près de 50&nbsp;%, soit 633 francs. Ces chiffres montrent toute l’urgence et la nécessité de salaires minimums corrects, comme le demande l’initiative sur les salaires minimums. De tels salaires élimineraient de fait une part importante des discriminations dans les branches à bas salaires. 
</p><p>Le secteur de l’accueil de l’enfance préscolaire, qui a connu une forte expansion et où travaillent presque exclusivement des femmes est fortement concerné aussi. La pénurie de personnel - qui, dans d’autres domaines, pousse les salaires à la hausse - &nbsp;a été utilisée pour augmenter la part de personnel non formé et comprimer les coûts salariaux, a expliqué Michela Bovolenta, secrétaire centrale du Syndicat suisse des services publics (ssp). Les salaires y sont extrêmement bas. En Suisse alémanique, Familienservice (servicefamille) recommande 3&nbsp;200 francs pour une semaine de travail de 43 heures et l’association KiTaS (Association suisse des structures d’accueil de l’enfance, ASSAE) 3&nbsp;500 francs. Le Tessin montre que souvent, les salaires sont encore plus bas. Au Tessin, la moitié du personnel non qualifié touche un salaire inférieur à 2&nbsp;560 francs&nbsp;!
</p><p>L’industrie graphique illustre bien l’effet des salaires minimums en matière d’inégalités salariales. Grâce à la hausse constante des salaires minimums prévus du contrat collectif de travail, la différence de salaire entre femmes et hommes est passée de 24,5 à 22,5&nbsp;% entre 2008 et 2010, ainsi que l’a expliqué Bernadette Häfliger, membre du comité directeur de syndicom. Mais ce n’est pas encore assez. Pour que de nouveaux progrès soient réalisés, il faut instaurer des contrôles obligatoires des salaires. Eux seuls semblent être à même de faire que le principe inscrit dans la Constitution fédérale, selon lequel «&nbsp;L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;», devienne enfin réalité.
</p><h5>Documents:</h5><ul><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Christina Werder, secrétaire centrale de l’USS, Commission féminine de l’USS: "&lt;/span&gt;Chaque année, les femmes se font voler plus de 7 milliards de francs !"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Michela Bovolenta, secrétaire centrale du ssp: "&lt;/span&gt;Bas salaire dans les secteurs féminins : l’exemple du secteur de l’accueil de l’enfance"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;B&lt;/span&gt;&lt;span&gt;ernadette Häfliger, membre du comité directeur de syndicom: "&lt;/span&gt;Il faut absolument agir dans l’industrie graphique"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Corinne Schärer, membre du comité directeur d’Unia: "&lt;/span&gt;Halte au dumping salarial sur le dos des femmes!"&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Renseignements:</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Christina Werder, secrétaire centrale de l’USS, Commission féminine de l’USS, </span><span>079 341 90 01</span></li><li><span>Michela Bovolenta, secrétaire centrale du ssp, 079 647 72 83</span></li><li><span>B</span><span>ernadette Häfliger, membre du comité directeur de syndicom, 079 874 46 67</span></li><li><span>Corinne Schärer, membre du comité directeur d’Unia, 079 219 94 20</span></li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1085</guid><pubDate>Wed, 12 Jun 2013 18:57:00 +0200</pubDate><title>Le mariage n’est pas puni</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-mariage-n-est-pas-puni</link><description>L’AVS accorde de nombreux avantages aux couples mariés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon d’aucuns, l’AVS pénaliserait les couples mariés par rapport aux concubins. Souvent entendu, ce reproche est faux. De fait, on oublie de nombreux avantages que&nbsp; l’AVS n’offre qu’aux couples mariés.
</p><p>En tout, les couples à la retraite reçoivent au maximum 3&nbsp;510 francs de l’AVS par mois. Cela, même si leurs deux rentes individuelles étaient supérieures à 2&nbsp;000 francs. Pour les couples mariés, les rentes de vieillesse de l’AVS sont plafonnées à 150&nbsp;% de la rente maximale.
</p><p>Ce plafond est-il injuste pour les couples mariés&nbsp;? S’agit-il d’une punition&nbsp;? Les couples de concubins sont-ils favorisés avec leurs deux rentes AVS individuelles non plafonnées&nbsp;?
</p><p>Argumenter de la sorte, c’est oublier que l’AVS, qui se base sur l’état civil, favorise à de nombreux égards les couples mariés. </p><ul><li><span>Allégement des cotisations des couples mariés&nbsp;: les couples mariés ne paient qu’une cotisation AVS si un seul des deux conjoints travaille. Le conjoint qui ne travaille pas et ne cotise donc pas à l’AVS reste toutefois assuré à cette dernière. Lors du calcul de la rente de vieillesse, le ou les revenus réalisés pendant les années de mariage sont divisés en deux, une moitié allant à l’homme, l’autre à la femme. C’est là un avantage pour les femmes mariées qui n’ont pas travaillé ou ont peu travaillé durant leurs années de mariage.</span></li><li><span>Du côté des rentes, la situation est plus favorable aux couples mariés qu’aux autres. Seuls ceux-là ont droit, en cas de décès du conjoint, à une rente de veuve ou de veuf. Si le mari ou la femme décède, l’autre conjoint retraité reçoit un supplément de 20&nbsp;% sur sa rente de vieillesse, mais tout au plus la rente maximale.</span></li></ul><p>Les avantages faits aux couples mariés se montent à 2,8 milliards de francs, Le fait que le conjoint qui ne travaille est quand même assuré à l’AVS représente 200 millions de francs, les rentes de veuves et veufs&nbsp;: 1&nbsp;400 millions et le supplément pour retraité(e)s devenant dont le conjoint&nbsp; décède&nbsp;: 1&nbsp;200 millions. Si l’on supprimait le plafonnement des rentes (150&nbsp;% de la rente AVS maximale), cela représenterait 2 milliards de prestations supplémentaires, mais il faudrait alors logiquement supprimer les avantages pour couples mariés, c’est-à-dire 2,8 milliards. Ceux-ci y perdraient donc finalement 800 millions.
</p><p>Le plafonnement des rentes de couple a un sens. Il tient compte du fait que le coût de la vie pour un ménage de deux personnes est moins élevé en règle générale que celui pour deux ménages de deux personnes. Il est donc judicieux d’adapter le revenu provenant des rentes AVS à cette situation. S’il est vrai que deux concubins ont les mêmes coûts qu’un couple marié, l’AVS n’est pas en mesure de contrôler dans les faits la situation de vie des uns et des autres. L’existence d’un mariage est la référence la plus claire pour établir qu’il y a ménage commun. Toute autre référence entraînerait par trop de bureaucratie.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1084</guid><pubDate>Wed, 12 Jun 2013 18:33:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de l’ordonnance sur les relevés statistiques et nouvelle ordonnance du Département fédéral de l’intérieur sur l’appariement des données : Procédure d’audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/revision-partielle-de-l-ordonnance-sur-les-releves-statistiques-et-nouvelle-ordonnance-du-departement-federal-de-l-interieur-sur-l-appariement-des-donnees-procedure-d-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1083</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2013 10:55:00 +0200</pubDate><title>Évolution inquiétante des salaires dans les branches sans protection</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-inquietante-des-salaires-dans-les-branches-sans-protection</link><description>Libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>La pression sur les salaires est malheureusement une réalité en Suisse. Le rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes publié mardi 11 juin le montre bien. Les résultats des contrôles des salaires font apparaître que des employeurs essaient de recruter de la main-d’œuvre «&nbsp;bon marché&nbsp;» à l’étranger. Dans les branches qui connaissent des conventions collectives de travail (CCT) étendues, c’est-à-dire de force obligatoire, il est possible d’infliger des amendes et de demander des comptes aux employeurs qui versent des salaires trop bas.&nbsp;Si les mesures d’accompagnement sont appliquées de manière conséquente, il est alors possible d’imposer les salaires suisses dans ces branches.
</p><p>La situation est beaucoup plus problématique dans les branches sans protection, à savoir sans CCT ni salaires minimums. Environ 50&nbsp;% des travailleurs et travailleuses sont concernés, par exemple dans le commerce de détail, l’horticulture, l’informatique et le journalisme, mais aussi dans certaines professions comme celle de musicien(ne). Les contrôles des salaires ont permis de constater qu’un employeur sur dix versait des salaires trop bas. Dans les faits, ce chiffre devrait être encore plus élevé, car certains cantons, comme celui de Zurich pour l’horticulture, effectuent leurs contrôles sur la base de salaires de référence trop bas. Il est inquiétant de voir que le recrutement de main-d’œuvre de l’Union européenne par des employeurs de Suisse a surtout augmenté dans ces branches sans protection. Et il est étonnant que, pour ces branches, le rapport de l’Observatoire ne mentionne que peu d’indices de l’existence de pressions sur les salaires. La raison doit en être, entre autres, les grilles interprétatives trop grossières qui ont été utilisées. En effet, dans les études sur l’évolution des salaires, les branches protégées et celles qui ne le sont pas sont analysées sans être différenciées. 
</p><p>Que les pressions sur les salaires dans les branches sans protection soient un problème, on le voit dans le fait que, selon l’Observatoire, les salaires des personnes titulaires d’un diplôme de degré tertiaire (p. ex. formation professionnelle supérieure, haute école spécialisée) sont désormais sous pression. Or, ils ne sont la plupart du temps pas protégés.
</p><p>Comparée à ce qui existe dans les petits pays européens où les salaires sont élevés (Autriche, Benelux, pays nordiques), la protection des salaires en Suisse est sous-développée. La Suisse doit donc encourager la conclusion de CCT et veiller à ce que le niveau des salaires soit protégé dans toutes les branches à l’aide de salaires minimums. Les obstacles à franchir pour étendre une CCT ou édicter un contrat-type de travail doivent être abaissés. En outre, l’application des mesures d’accompagnement doit être amélioré et les contrôles, surtout dans les régions frontalières, intensifiés. C’est le seul moyen qui permet de garantir que les Accords bilatéraux profitent aux salarié(e)s du pays et qu’en Suisse, on verse des salaires suisses.
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart, 079 205 69 11, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann, 079 249 59 74, responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><h5>Documents</h5><ul><li><span>&nbsp;</span><span>&lt;media dl cpr observatoire libre circul&gt;Discours de Daniel Lampart&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media dl cpr observatoire libre circul&gt;, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS&lt;/media&gt;</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1081</guid><pubDate>Wed, 05 Jun 2013 13:21:00 +0200</pubDate><title>Finissons-en avec les licenciements antisyndicaux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/finissons-en-avec-les-licenciements-antisyndicaux</link><description>Impressionnant cortège de manifestant(e)s à Genève</description><content:encoded><![CDATA[<p>2&nbsp;500 personnes ont manifesté le 2 juin dernier à Genève, à l’appel de l’Union syndicale suisse (USS), de la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) et du Syndicat suisse des services publics (ssp), pour une protection efficace des représentant(e)s du personnel contre le licenciement, pour un droit de grève garanti et le respect des conventions collectives de travail (CCT), ainsi que pour un salaire minimum équitable et plus de contrôles des entreprises.
</p><p>Cela a commencé par deux manifestations séparées, dont les participant(e)s se sont finalement retrouvés pour former un cortège commun. Sur la Place Neuve, les syndicalistes et la gauche, répondant à l’appel de la CGAS, ont revendiqué un salaire minimum équitable et une amélioration des contrôles des entreprises, tandis qu’au même moment, sur la Place du Molard, l’USS et le ssp manifestaient leur solidarité avec les grévistes licenciés de l’hôpital de la Providence. Les deux cortèges de manifestants se sont ensuite retrouvés sur le Pont du Mont Blanc pour n’en faire plus qu’un qui, tout en couleurs et drapeaux, se rendit, dans une atmosphère combative mais détendue, sur la Place des Nations, un lieu symbolique face aux bâtiments de l’Organisation internationale du Travail (OIT). C’est en effet auprès de l’OIT que le ssp et l’USS ont déposé leur plainte contre la Suisse qui, bien qu’ayant ratifié une convention internationale sur les droits syndicaux, ne protège pas comme elle le doit, en vertu de cette convention, les syndicalistes contre les licenciements abusifs. Avant de passer aux discours, les manifestant(e)s réunis sur la Place des Nations adoptèrent une résolution à l’intention de l’USS, dans laquelle ils recommandent à cette dernière une initiative populaire pour une meilleure protection contre le licenciement. 
</p><h3>Le cas de la Providence</h3><p>«&nbsp;Un représentant du personnel doit pouvoir défendre les intérêts de ses collègues sans craindre d’être licencié. Un délégué syndical doit pouvoir agir sans encourir de représailles. Des employés doivent pouvoir - en dernier recours - se mettre en grève sans risquer de se retrouver sur le carreau&nbsp;», s’est exclamée Sabine Furrer à la fin de la manif. Et elle sait de quoi elle parle&nbsp;! En effet, elle est l’une des 22 grévistes de la Providence, cet hôpital neuchâtelois, licenciés pour s’être battus contre la résiliation de leur convention collective de travail (CCT) et la dégradation de leurs conditions de travail, deux des mesures exigées par l’acquéreur privé de cet hôpital, le groupe Genolier SA. Ces licenciements brutaux, dans le style «&nbsp;marche ou crève&nbsp;!&nbsp;», violent la Constitution fédérale et les conventions de l’OIT qui protègent les droits syndicaux. Cela revient également à remplacer le partenariat social par un diktat. Tel est le triste sommet atteint à ce jour, après une longue liste de licenciements antisyndicaux dans notre pays. Le secrétaire général du ssp, Stefan Giger, a fustigé le président du conseil d’administration de Genolier, Raymond Loretan, qui, en tant que président de la SSR, «&nbsp;joue l’homme d’État sérieux&nbsp;», mais couvre en même temps les violentes attaques de Genolier contre la CCT en vigueur dans les hôpitaux neuchâtelois&nbsp;: «&nbsp;S’il faut un licenciement, ce n’est pas à celui des grévistes d’un hôpital qu’il faut procéder. Il faut mettre fin au mandat de M.&nbsp;Loretan, coupable de fouler aux pieds la Constitution fédérale et responsable de la violation des droits garantis par les conventions de l’OIT.&nbsp;»
</p><h3>Le Conseil fédéral doit reprendre la révision du Code des obligations</h3><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et coprésidente du syndicat Unia, a demandé lors de cette manifestation plus de respect pour les droits des travailleurs et travailleuses. Après Tesa, Manor et Chicorée, les cas de licenciements antisyndicaux se sont multipliés, a-t-elle souligné. Il est donc plus que temps que les droits syndicaux soient applliqués dans leur intégralité, que la protection contre le licenciement arbitraire, la réintégration des personnes licenciées abusivement et le droit de grève soient garantis. Elle a invité le Conseil fédéral à faire en sorte que les conventions de l’OIT contre les licenciements antisyndicaux ne restent pas lettre morte. Le gouvernement doit aussi reprendre la révision interrompue du Code des obligations afin d’améliorer la protection contre le licenciement antisyndical. Vania Alleva a aussi appelé les employeurs à renoncer à leur opposition de principe à tout progrès en cette matière. 
</p><p>En résumé, les syndicats ne sont pas restés les bras croisés à Genève. Ils ont fait passer un message fort, pour faire comprendre qu’ils n’oublient pas celles et ceux de leurs collègues qui sont sur le terrain et doivent souvent vraiment payer de leur personne pour obtenir des progrès ou empêcher des reculs. Il est clair qu’une Suisse qui ne veut pas bannir la démocratie du monde du travail doit enfin bouger sur cette question des droits syndicaux.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1080</guid><pubDate>Wed, 05 Jun 2013 13:17:00 +0200</pubDate><title>Étendre les CCT pour des raisons d’intérêt public</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/etendre-les-cct-pour-des-raisons-d-interet-public</link><description>L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS veut un renforcement des mesures d’accompagnement

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) reste favorable aux accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) et, de ce fait, à la libre circulation des personnes. Mais à condition que les mesures d’accompagnement soient plus efficaces. Toutes les branches ont besoin de salaires minimums comme protection contre la sous-enchère. Il faut donc conclure plus de conventions collectives de travail (CCT) et plus de CCT doivent être étendues, c’est-à-dire rendues obligatoires. Il faut aussi une application plus stricte des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Tel est le programme adopté par l’Assemblée des délégué(e)s (AD) de l’USS le 3 juin dernier. </p><p>«&nbsp;Les prochaines votations sur les initiatives «&nbsp;contre l’immigration de masse&nbsp;» de l’UDC et «&nbsp;Halte à la surpopulation&nbsp;» d’Ecopop, ainsi que, et surtout, la votation sur l’extension de la libre circulation des personnes à la Croatie sont tout, à ce que l’on peut en dire aujourd’hui, sauf gagnées.&nbsp;» C’est par ces mots que Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a ouvert la partie principale de la dernière AD. Et de présenter dans la foulée le programme avec lequel l’USS veut franchir ces obstacles&nbsp;: «&nbsp;Qui mise sur le partenariat social et les CCT doit renforcer l’extension de celles-ci, car elles sont le moyen grâce auquel non seulement les employeurs corrects, mais aussi ceux qui font pression sur les salaires doivent, qu’ils soient étrangers ou de suisses, respecter des règles. C’est dans l’intérêt de tout le monde.&nbsp;»
</p><h3>Simplifier l’extension des CCT</h3><p>Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, a expliqué les revendications demandant un durcissement des mesures d’accompagnement. Il a rappelé que la loi permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail date de 1956 et que cela se sent. Les obstacles à l’extension des CCT qu’elle pose sont bien trop élevés. Il doit être possible d’étendre des CCT pour des «&nbsp;raisons d’intérêt public&nbsp;». Par exemple, s’il y a risque de pression ou de sous-enchère salariales, de discrimination salariale à l’encontre des femmes ou de niveau salarial socialement inacceptable. Il faut aussi supprimer le quorum des entreprises (50&nbsp;% d’entre elles soumises à la CCT) appliqué pour étendre une CCT. De plus, qui reçoit des subventions ou un mandat publics devra négocier une CCT avec les syndicats représentatifs. Sinon, un contrat-type de travail (CTT) garantissant des salaires minimums sera édicté. Enfin dans les marchés publics, l’existence de CCT prévoyant des salaires minimums doit être un critère d’adjudication.
</p><p>Le même programme doit aussi s’appliquer aux CTT, ces quasi-ersatz dans les branches où aucune CCT n’est possible (par exemple, faute de partenaires sociaux). Leurs salaires minimums devront être assez élevés pour garantir les salaires usuels de la branche.
</p><h3>Des contrôles plus nombreux et plus stricts</h3><p>Il faut intensifier les contrôles pour une application correcte des mesures d’accompagnement. Pour les régions frontalières très touchées ici, la Confédération doit fournir une contribution supplémentaire pour financer une offensive menée au moyen de plus de contrôles. Les infractions doivent être punies plus sévèrement, entre autres avec des amendes plus élevées. Les salaires de référence, qui servent à constater la sous-enchère, doivent être fixés en fonction des salaires usuels de la branche et ne pas être trop bas. En cas d’«&nbsp;indépendance fictive&nbsp;», les contrôleurs doivent pouvoir exiger un arrêt immédiat des activités. Il faut mieux protéger contre les représailles et le licenciement les syndicalistes, qui jouent un rôle important dans le contrôle des conditions de travail.
</p><h3>Des salaires suisses pour quiconque travail en Suisse</h3><p>Treize délégué(e)s sont intervenus sur cette question. On a alors vu que la sous-enchère salariale n’est pas un phénomène limité aux branches proches de la construction. Des représentant(e)s de l’Union suisse des artistes musiciens (USAM), de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) et de syndicom, le syndicat des médias et de la communication, signalent l’existence de sous-enchère chez les musicien(ne)s libres, dans les soins à domicile et le journalisme. Dans ces branches, l’extension des CCT pour des «&nbsp;raisons d’intérêt public&nbsp;» serait nécessaire. Divers orateurs, d’accord avec l’orientation des propositions exigèrent plus de mordant dans la mécanique de précision de l’application des mesures d’accompagnement. Plusieurs délégué(e)s, surtout de Genève et du Tessin, mirent en garde contre la xénophobie et les divisions au sein des travailleurs et travailleuses. Si les syndicats ne parviennent pas à éliminer la sous-enchère salariale avec des mesures d’accompagnement efficaces, la main-d’œuvre indigène ne verra en effet dans les travailleurs et travailleuses étrangers qu’une concurrence à l’origine de sous-enchère, et rejettera la libre circulation lors des prochaines votations.
</p><p>Le programme d’adaptation des mesures d’accompagnement a été adopté à la quasi-unanimité, avec deux abstentions. L’USS ne modifiera donc pas sa ligne et continuera à soutenir ces accords bilatéraux si importants pour nos exportations. Mais elle restera fidèle au principe&nbsp;: «&nbsp;Quiconque travaille en Suisse doit toucher un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses&nbsp;». La conséquence est qu’il faut plus de salaires minimums déclarés obligatoires et des mesures d’accompagnement globalement renforcées.
</p><h3>Les résolutions</h3><p>Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les délégué(e)s ont appelé le gouvernement et l’administration fédérale à ne pas étendre le cercle des professions qui peuvent être exemptées de l’enregistrement du temps de travail. Également à l’unanimité, ils ont adopté une deuxième résolution qui demande au Parlement fédéral de renoncer à des coupes claires dans les effectifs du personnel de la Confédération, c’est-à-dire de ne pas supprimer les 2&nbsp;000 emplois comme annoncé, et donc de ne pas entrer en matière sur le programme de consolidation et de réexamen des tâches lors de la session qui s’ouvre.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1079</guid><pubDate>Wed, 05 Jun 2013 13:17:00 +0200</pubDate><title>Nulle part ailleurs un pareil rapport qualité-prix</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nulle-part-ailleurs-un-pareil-rapport-qualite-prix</link><description>AVSplus : une financement sans problème</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec AVSplus, toutes les rentes de vieillesse AVS seront augmentées de 10&nbsp;%. Si l’on veut financer tout le surcoût que cela entraînera au moyen des cotisations salariales, cela coûtera 0,55&nbsp;% de plus à chaque travailleur et travailleuse. Nulle part, on ne peut gagner autant en dépensant si peu. Et la hausse de la cotisation AVS pourrait même être plus petite si l’on recourait aussi à d’autres sources de financement. </p><p>Un supplément de&nbsp;10&nbsp;% sur les rentes, ce serait génial. Mais qui paierait l’addition&nbsp;? Chacune et chacun&nbsp;? Seulement les jeunes&nbsp;? C’est-à-dire ceux qui ont le plus besoin d’argent&nbsp;? Le supplément de 10&nbsp;% qu’AVSplus apportera sur les rentes AVS coûtera environ 3,6 milliards de francs. Cela correspond à 1,1&nbsp;% de prélèvement sur les salaires, la moitié (0,5&nbsp;%) à la charge de l’employeur, l’autre à celle de l’employé(e). 
</p><p>Mais peut-on faire un tel calcul&nbsp;: 0,55&nbsp;% prélevé en plus sur un salaire engendre une hausse de 10&nbsp;% de la rente, et à vie&nbsp;? Oui, c’est possible. Prenons un exemple concret&nbsp;: Madame Moret gagne 54 000 francs par an. Si sa cotisation AVS augmente de 0,55&nbsp;%, elle doit verser 297 francs de plus par an à cette assurance. Mais sa rente AVS va augmenter de plus de 2&nbsp;000 francs par an. Elle y gagne donc clairement au change. C’est ça l’AVS&nbsp;: un rapport qualité-prix jamais vu. Rien à voir avec les solutions de prévoyance vieillesse privées qui, elles, sont très onéreuses pour rapporter finalement bien peu. 
</p><h3>D’autres sources de financement sont possibles</h3><p>L’initiative AVSplus ne prévoit cependant pas de mode de financement de la hausse des rentes. Il se fondera essentiellement sur le système mixte qui continue à faire ses preuves avec l’AVS. Mais des recettes supplémentaires pour l’AVS sont également envisageables. </p><ul><li>&nbsp;Aujourd’hui, on fait accroire au peuple que le produit des impôts sur le tabac et l’alcool va directement dans la caisse de l’AVS. En réalité, cet argent va dans celle de la Confédération. Celle-ci finance avec ces fonds une partie de la contribution de 20&nbsp;% que la loi lui ordonne de verser à l’AVS. Lorsque la Confédération augmente l’impôt sur le tabac, l’AVS ne touche par conséquent pas un seul centime de plus. Si le produit de l’impôt sur le tabac allait directement dans la caisse de l’AVS et que l’on maintenait la contribution normale de la Confédération, l’AVS encaisserait 2,2 milliards de francs. Avec l’impôt sur l’alcool, où les mêmes règles sont appliquées qu’avec l’impôt sur le tabac, il s’agirait de 300 millions de francs supplémentaires.</li><li>Le relèvement de la TVA en 1999 pour l’AVS ne profite pas dans son intégralité à celle-ci. La Confédération empoche en effet 17&nbsp;% du montant et se justifie en disant qu’elle fournit déjà sa contribution à l’AVS. Et cette dernière perd 500 millions de francs de plus.</li><li>Le corps électoral se prononcera une de ces prochaines années au sujet d’un impôt fédéral sur les successions destiné aux très gros héritages. Le produit de cet impôt profiterait aussi à l’AVS. Cette dernière bénéficierait ainsi de 2 milliards de francs de recettes supplémentaires. La moitié des coûts supplémentaires entraînés par AVSplus serait donc déjà couverte.</li></ul><h3>Pour les jeunes, pas de meilleure &nbsp;prévoyance vieillesse</h3><p>Mais revenons à Madame Moret. Si elle doit payer une cotisation AVS relevée de 0,55&nbsp;% sur, disons, 50&nbsp;000 francs pendant 45 ans, elle versera finalement 275 francs multipliés par 45 ans, soit 12&nbsp;375 francs en plus. Comme sa rente sera augmentée de plus de 2&nbsp;000 francs par an, elle touchera, disons sur 20 ans de retraite, 2&nbsp;000 francs multipliés par 20 ans, soit 40&nbsp;000 francs, c’est-à-dire plus que le triple de ce qu’elle a payé en plus à l’AVS. Ou presque le double, si elle ne devait toucher sa rente que pendant 10 ans. On peut tout à fait se permettre une telle solution, si les prix et les services augmentent dans une mesure minime, parce que les patrons auront répercuté sur les prix leur cotisation supplémentaire de 0,55&nbsp;%.
</p><h5>Encadré</h5><h3>En matière d’AVS, la démographie est secondaire</h3><p>Pour l’AVS, l’évolution démographique ne joue qu’un rôle secondaire. Le rapport entre cotisant(e)s et bénéficiaires de rentes n’a cessé de se dégrader depuis l’introduction de l’AVS, sans pour autant que celle-ci s’en ressente. En 1948, lors de l’introduction de l’AVS, on comptait 7 cotisant(e)s pour 1 rentier/rentière. Aujourd’hui, ce rapport est de 3,8 cotisant(e)s pour 1 rentier/rentière. Pourquoi l’AVS a-t-elle pu «&nbsp;digérer&nbsp;» sans problème cette évolution&nbsp;? Parce que chaque franc de salaire est soumis à cotisation, même pour les super-salaires. On paie donc des cotisations sur toute la masse salariale. Or, celle-ci a augmenté, parce que tant les salaires que le nombre de personnes exerçant une activité lucrative ont augmenté. Et il en ira de même demain, ne serait-ce que parce que toujours plus de femmes veulent exercer une activité lucrative. Le passage d’un rapport de 3,8 cotisant(e)s pour 1 rentier/rentière à 2 cotisant(e)s pour 1 rentier/rentière en 2050, tel qu’annoncé, est même moins violent que ce qui s’est passé entre 1948 et 2012. 
</p><p>En d’autres termes, l’AVS fonctionne en grande partie indépendamment de l’évolution démographique, parce qu’absolument tout salaire est soumis à cotisation. On comprend dès lors pourquoi les riches de ce pays prêchent depuis des décennies le démantèlement d’une AVS qui ne pourrait plus être financée…&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1078</guid><pubDate>Mon, 03 Jun 2013 12:39:00 +0200</pubDate><title>Il faut moderniser les vieux instruments de protection des salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-moderniser-les-vieux-instruments-de-protection-des-salaires</link><description>L’USS veut des mesures d&#039;accompagnement renforcées </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les salaires versés en Suisse font partie des plus élevés. Mais ils sont trop peu protégés. Les instruments pour ce faire sont vieux, la plupart d’entre eux proviennent des années 1950. Ils doivent être modernisés et adaptées aux réalités actuelles du marché du travail et de la libre circulation des personnes. Telles sont les revendications décidées lundi 3 juin par les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS), à l’occasion d’une assemblée sur le thème des accords bilatéraux et des mesures d’accompagnement.
</p><p>Quiconque travaille en Suisse doit toucher un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses. C’est ce que demandent les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Or, ce principe n’est pas appliqué correctement aujourd’hui. Y remédier présuppose des salaires minimums obligatoires d’un bon niveau. Cela permet de demander des comptes aux patrons qui s’adonnent à la sous-enchère salariale et de les sanctionner. 
</p><p>Les instruments à disposition en Suisse pour imposer partout des salaires minimums obligatoires comme garde-fous et protéger effectivement nos salaires sont toutefois trop vieux. La loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail, date des années 1950. Par rapport à cette époque, le marché suisse est aujourd’hui nettement plus ouvert, les activités des entreprises suisses se sont beaucoup internationalisées. En outre, il y a actuellement bien moins de personnes qui travaillent dans le secteur secondaire où la couverture conventionnelle (par CCT) est traditionnellement étendue.
</p><p>Aujourd’hui, les obstacles à franchir pour étendre une CCT sont trop élevés. Cela explique pourquoi trop de branches n’ont pas de CCT ni salaires minimums. Il faut donc moderniser les instruments de protection des salaires, ainsi que les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) l’ont demandé le lundi 3 juin, lors de leur assemblée. 
</p><p>Les CCT doivent pouvoir être étendues pour des raisons «&nbsp;d’intérêt public&nbsp;». Par exemple lorsqu’il y a risque de pression sur les salaires, de sous-enchère, de discrimination à l’encontre des femmes ou parce que le niveau des salaires est socialement inacceptable. Le quorum concernant les entreprises doit être supprimé (aujourd’hui, il faut que 50&nbsp;% des entreprises soient soumises à la CCT). 
</p><p>Qui reçoit des subventions publiques ou se voit confier un mandat public devra à l’avenir non seulement respecter les conditions de travail usuelles dans la localité, la branche ou la profession, mais aussi négocier une CCT avec un syndicat représentatif. Sinon, un contrat-type de travail (CTT) prévoyant des salaires minimums devra être édicté. Dans les marchés publics, l’existence d’une CCT doit être un critère d’adjudication.
</p><p>S’il n’est pas possible de conclure une CCT dans une branche parce qu’il n’y a, par exemple, pas de partenaires sociaux, il faut pouvoir édicter un CTT avec salaires minimums pour des raisons «&nbsp;d’intérêt public&nbsp;». Les salaires minimums doivent être assez élevés pour garantir les salaires usuels de la branche.
</p><p>En outre, il s’agit d’intensifier les contrôles afin que les mesures d’accompagnement soient appliquées. Une offensive en matière de contrôles doit être lancée, en particulier dans les régions frontalières, avec le soutien financier de la Confédération. En cas d’infractions, les responsables de sous-enchère salariale doivent être punis plus sévèrement, entre autres en augmentant les amendes.
</p><p>Les syndicalistes jouent un rôle important dans les contrôles des conditions de travail. Celles et ceux d’entre eux qui dénoncent des abus dans les entreprises doivent être protégés contre les représailles et le licenciement.
</p><p>Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les délégué(e)s de l’USS ont demandé au Conseil fédéral et à l’administration fédérale d’imposer le contrôle du temps de travail et de ne pas élargir les catégories de salarié(e)s qui peuvent renoncer à enregistrer leur temps de travail. Également à l’unanimité, les délégué(e)s de l’USS ont appelé le Parlement fédéral à renoncer à des coupes claires sur le dos du personnel, c’est-à-dire à supprimer 2&nbsp;000 emplois dans ce secteur, ainsi qu’à ne pas entrer en matière, lors de la session en cours, sur le programme de consolidation et de réexamen des tâches 2014.
</p><h5>renseignements</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Suisse</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1076</guid><pubDate>Mon, 03 Jun 2013 11:27:00 +0200</pubDate><title>Dignité et équité contre répression et arbitraire</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/dignite-et-equite-contre-repression-et-arbitraire</link><description>Votation du 9 juin : droit d’asile</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 9 juin prochain, les citoyen(ne)s suisses voteront sur la révision du droit d’asile. La question posée est simple&nbsp;: voulez-vous que la Suisse conserve sa tradition humanitaire ou préférez-vous des pseudo-solutions&nbsp;?</p><p>&nbsp;La partie de la révision de la loi sur l’asile au sujet de laquelle le corps électoral suisse se prononcera le 9 juin concerne des mesures dites urgentes déjà en vigueur aujourd’hui. Ces mesures vont-elles améliorer le droit d’asile&nbsp;? On ne sait. Mais il est par contre certain qu’elles créeront de nouveaux problèmes. 
</p><p>Un exemple de cela est la toute dernière modification de la notion de réfugié. Désormais, la désertion n’est plus un motif donnant droit à l’asile. Outre le fait qu’elle égratigne la notion internationalement reconnue de réfugié, cette nouvelle définition entraînera de nouveaux problèmes d’intégration pour les migrant(e)s. Car les personnes qui désertent pour venir en Suisse doivent de toute façon être accueillies provisoirement, parce qu’elles sont poursuivies dans leur pays et y risquent la peine de mort. Impossible donc de les renvoyer. Comme elles ne seront admises qu’à titre provisoire, leur intégration chez nous n’en sera que plus difficile, car il est prouvé depuis longtemps que plus le statut de séjour est précaire, plus l’intégration est difficile.
</p><p>Une autre modification de la loi sur l’asile sur laquelle nous allons nous prononcer est la suppression de la possibilité de déposer une demande d’asile dans une ambassade suisse. Elle concerne surtout des personnes qui ont besoin de protection. Un avantage de cette procédure était que les réfugié(e)s se trouvaient ainsi protégés des bandes de passeurs et pouvaient atteindre la Suisse sans danger. En outre, cette procédure était efficace, car seules les personnes ayant reçu une réponse positive venaient en Suisse. La question d’un éventuel renvoi ne se posait donc plus pour elles. Aujourd’hui, les personnes qui fuient leur pays n’ont plus le choix. Pour rejoindre l’Europe, elles doivent sa lancer dans un voyage plein de dangers. Un voyage pendant lequel beaucoup meurent.
</p><p>Troisième modification inquiétante de la loi&nbsp;: les requérant(e)s d’asile qui menacent la sécurité et l’ordre publics ou qui portent sensiblement atteinte au fonctionnement des centre fédéraux peuvent être placés dans ces centres spécifiques. Des personnes qui n’ont commis aucun délit peuvent donc être enfermées. Et l’on ne sait pas ce que «&nbsp;récalcitrant&nbsp;», qui devrait s’appliquer à ces personnes, peut signifier et combien de temps elles resteront enfermées dans ces centres. C’est là ouvrir tout grand la porte à l’arbitraire.
</p><p>Le domaine de l’asile occupe et polarise la société suisse comme aucun autre domaine de la migration. L’actuelle révision de la loi sur l’asile ne résoudra toutefois aucun problème en matière d’asile, mais en créera uniquement. Elle met en particulier fortement à mal la tradition humanitaire de la Suisse. Le 9 juin, il s’agira de répondre à une question toute simple&nbsp;: voulons-nous une politique de l’asile digne d’êtres humains et équitable ou répressive et arbitraire&nbsp;? L’Union syndicale suisse veut une politique de l’asile qui soit digne d’êtres humains et équitable, et qui profite à tout le monde. C’est pourquoi nous dirons NON, le 9 juin, à la révision de la loi sur l’asile.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1073</guid><pubDate>Mon, 03 Jun 2013 10:00:00 +0200</pubDate><title>Heures d’ouverture des commerces : la tactique du salami  </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/heures-d-ouverture-des-commerces-la-tactique-du-salami</link><description>Nouvelle attaque contre la santé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">On constate depuis un certain temps que les interventions parlementaires qui visent un démantèlement dramatique des conditions de travail du personnel de la vente s’accumulent. Les menaces pèsent surtout sur le temps de repos en général, dominical et nocturne en particulier. La motion Lombardi, que le Parlement fédéral va traiter sous peu, apparaît tout particulièrement dangereuse.</p><p>Première attaque&nbsp;: l’initiative parlementaire Lüscher (à l’origine du texte sur lequel nous voterons le 22 septembre prochain, suite au référendum des syndicats et de l’Alliance pour le dimanche), supprimera pratiquement toutes les dispositions de protection pour les magasins de stations-service, au détriment des travailleurs et travailleuses concernés et de la qualité de vie en général de toute la population. Deuxième attaque&nbsp;: la motion Abate, qui veut redéfinir la notion de tourisme dans la loi sur le travail (art. 25 ordonnance 2 relative à la loi sur le travail). L’interdiction stricte du travail du dimanche selon la loi sur le travail en vigueur serait affaiblie, ce qui aurait des conséquences graves sur la vie en commun et tout spécialement sur la santé des salarié(e)s, de même que sur les conditions de travail dans la vente. Les femmes seraient les&nbsp; premières touchées, car elles représentent les deux tiers du personnel du commerce de détail.
</p><p>La troisième attaque contre le personnel de vente est la motion «&nbsp;Heures d’ouverture des magasins. Garantir une concurrence équitable&nbsp;» déposée par le groupe vert’libéral en décembre 2012. Elle demande, sous prétexte d’égalité de traitement, que la déréglementation proposée pour les magasins de stations-service, et combattue par référendum, soit appliquée à tous les points de vente des entreprises de services (!), quel que soit leur assortiment, d’une surface égale ou inférieure à 120 m2, qui pourraient ainsi faire travailler leurs employé(e)s 24 heures sur 24 et le dimanche. 
</p><h3>Lombardi&nbsp;: une motion déplacée et dangereuse</h3><p>La quatrième attaque, la motion Lombardi, demande que les cantons prévoient des heures d’ouverture des commerces de détail minimales obligatoires, de 6 à 20 heures du lundi au vendredi et de 6 à 19 heures le samedi. Cela, parce que, soi-disant, ces prolongations généreraient automatiquement plus de chiffre d’affaires. Ce qui est faux. 
</p><p>Les cantons frontaliers de Zurich et d’Argovie connaissent déjà de telles heures d’ouverture, ce qui n’empêche pas leurs habitants d’aller faire leurs achats en Allemagne. L’explication en est avant tout la force du franc suisse. Le chef de la Migros, Herbert Bolliger, a aussi relevé dans la presse alémanique que la pression venait ici du cours de change. Mentionnons encore, pour être complet, que les comptes annuels des deux plus grands commerces de détail du pays, font état d’une hausse du chiffre d’affaires. Les chiffres sont parlants&nbsp;: la partie commerce de détail de la Coop a augmenté de 1,7&nbsp;% en 2012, une hausse qui a même été de 2,3&nbsp;% pour la Migros.
</p><p>Prolonger la durée du travail comme le demande la motion Lombardi ne permettrait donc pas aux commerces d’améliorer leur chiffre d’affaires, mais porterait surtout atteinte à la santé, ainsi qu’à la vie sociale et familiale des personnes concernées. De plus,&nbsp; cela ne favorise ni l’emploi ni la croissance, mais traduit la concurrence mortelle pour toujours plus de petits commerces à laquelle on se livre dans la branche. Les victimes&nbsp;? Ce sont les employé(e)s du commerce de détail qui souffrent, aujourd’hui déjà, de mauvaises conditions de travail. Et ce serait à nouveau eux les premières victimes de la motion Lombardi.
</p><p>Des études montrent de fait clairement que la prolongation des heures d’ouverture des commerces entraîne simplement, à prix et pouvoir d’achat inchangés, une redistribution, soit un transfert du chiffre d’affaires, qui reste inchangé lui aussi. L’idée à la base de la motion Lombardi est donc dénuée de tout fondement. 
</p><h3>Respecter la volonté du peuple</h3><p>La motion Lombardi est aussi une offensive contre la souveraineté des cantons. Ces dernières années, les syndicats ont régulièrement saisi le référendum contre des prolongations des heures d’ouverture des commerces et plus de travail nocturne ou dominical. Dans la plupart des cas, le peuple leur a donné raison. Tout derniers exemples&nbsp;: la votation du 17 juin 2012 dans le canton de Zurich sur une initiative qui voulait globalement libéraliser ces heures d’ouverture et fut rejetée par plus de 70&nbsp;% des citoyen(ne)s et, à Lucerne, le refus, à la même date, par 54,5&nbsp;% d’une prolongation d’une heure des ventes du samedi, quand Bâle-Ville faisait de même, le 3 mars 2013, sur un objet similaire. On n’a pas le droit d’ignorer ces manifestations claires et nettes de la volonté du peuple&nbsp;!
</p><p>En acceptant la motion Lombardi, la majorité bourgeoise des Chambres fédérales a de facto mis hors d’état de marche des processus démocratiques courants dans les cantons. Cette décision est des plus inquiétantes pour le fonctionnement démocratique de notre pays. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) constate que l’on assiste à une course au démantèlement du droit du travail dans le secteur des services. Il s’y opposera avec toutes ses fédérations et les milieux intéressés&nbsp;: la motion Lombardi au Parlement et l’introduction de la journée de travail de 24 heures pour les magasins des stations-service, dans les urnes.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1075</guid><pubDate>Fri, 31 May 2013 08:23:00 +0200</pubDate><title>Qui gagne le plus doit être solidaire sur tout son salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/qui-gagne-le-plus-doit-etre-solidaire-sur-tout-son-salaire</link><description>Plus de solidarité dans l’assurance-chômage

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la prochaine session parlementaire d’été, les deux Chambres fédérales débattront du déplafonnement du pour-cent de solidarité dans l’assurance-chômage. Il paraît fort possible que ce pour-cent ne soit à l’avenir plus limité aux parts de salaire se situant entre 126 000 et 315&nbsp;000 francs.</p><p>Un peu d’histoire pour commencer. La révision de l’assurance-chômage acceptée de justesse en septembre 2010 et entrée en vigueur à partir du 1er avril 2011 a débouché, pour de nombreuses catégories de chômeurs et chômeuses, sur des baisses douloureuses de prestations et, pour tout le monde, sur une hausse de 2 à 2,2&nbsp;% des cotisations prélevées sur le salaire assuré, mais maximum 126&nbsp;000 francs. Dans le but d’éponger les dettes de l’assurance, un pour-cent dit «&nbsp;de solidarité&nbsp;» fut aussi introduit pour les parts de salaire de situant entre 126&nbsp;000 et 315&nbsp;000 francs. Les syndicats, qui avaient combattu la révision, demandaient que les cotisations soient perçues sur la totalité de la masse salariale. Concernant le pour-cent de solidarité, personne ne comprenait pourquoi la solidarité devait être «&nbsp;plafonnée&nbsp;», c’est-à-dire ne pas englober aussi les gros salaires dans leur totalité. 
</p><p>Mais parfois, les choses changent&nbsp;: on comprend et on corrige. C’est ainsi qu’en 2012, les deux Chambres et le Conseil fédéral ont adopté une motion intitulée «&nbsp;Assainissement de l’assurance-chômage&nbsp;», qui demande que le pour-cent de solidarité ne soit plus plafonné à 315&nbsp;000 francs, mais perçu sur la totalité des salaires. Cette modification, une vieille revendication de l’Union syndicale suisse (USS), apporterait chaque année à l’assurance-chômage environ 90 millions de francs supplémentaires. Les dettes de cette dernière seraient ainsi épongées deux ans plutôt que prévu. 
</p><p>Le Conseil fédéral présente maintenant une révision de l’assurance-chômage qui reprend cette revendication. Les commissions chargées de l’examen préalable des deux Chambres ont fait savoir qu’elles étaient d’accord&nbsp;: la commission de l’économie et des redevances du Conseil national et celle de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États ont dit oui au déplafonnement du pour-cent de solidarité, respectivement par 18 voix contre 7 et 9 voix contre 1 et 2 abstentions.
</p><p>On est donc en droit de s’attendre à ce que le pour-cent de solidarité mérite enfin son nom.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1071</guid><pubDate>Thu, 30 May 2013 15:48:00 +0200</pubDate><title>Une gifle pour les personnes gravement invalides ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-gifle-pour-les-personnes-gravement-invalides</link><description>6e révision de l’AI

</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les délibérations sur la 6e révision de l’AI entrent dans leur phase finale. L’enjeu est d’importance. Aujourd’hui déjà, les personnes qui ne peuvent plus travailler à cause d’une maladie doivent franchir des obstacles médicaux placés très haut pour pouvoir toucher des prestations de l’AI. Et demain, les prestations de cette dernière risquent même de se dégrader&nbsp;!</p><p>Les finances de l’AI suivent un cours positif. Les recettes supplémentaires et la réduction drastique du nombre de nouvelles rentes lui permettent de reprendre pied. Un nouveau programme d’austérité, comme prévu initialement par le Conseil fédéral, est par conséquent inutile. Les Chambres fédérales ont désormais pris en compte l’évolution positive des finances de l’AI. Elles ont aussi sorti de la révision la baisse des rentes pour enfant et du remboursement des frais de voyage. 
</p><h3>Une rente AI complète seulement à partir d’un taux d’invalidité de 80&nbsp;%&nbsp;?</h3><p>L’élément central de la révision est le nouveau système de rentes linéaire. Alors que le Conseil national ne voulait accorder de rente AI complète qu’à partir d’un taux d’invalidité de 70&nbsp;%, le Conseil des États a choisi d’être plus sévère et de n’accorder de rente qu’à partir d’un taux d’invalidité de 80&nbsp;%. Ce faisant, il punit les personnes qui seront gravement invalides demain, celles dont le taux d’invalidité oscille entre 60 et 79%. Ces personnes toucheront une rente inférieure de 30&nbsp;% à celle qu’elles recevraient aujourd’hui. Or, la perspective pour elles d’une activité lucrative résiduelle est pratiquement inexistante. Ces baisses de rentes devront finalement être compensées par les prestations complémentaires. La commission du Conseil national chargée de l’examen préalable aimerait suivre le Conseil des États sur le taux d’invalidité de 80&nbsp;%. Si le Conseil national en fait de même le 4 juin, la question d’un éventuel référendum deviendra brûlante, car, pour les organisations de personnes handicapées, une telle réaction sera probable si la rente AI complète n’est plus versée qu’à partir d’un taux d’invalidité de 80&nbsp;%.
</p><h3>Un mécanisme d’intervention à rejeter</h3><p>Le deuxième élément central de la révision est l’introduction d’un mécanisme d’intervention dans l’AI, à savoir d’un «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;». Le Conseil national en avait rejeté l’idée en son temps, alors que le Conseil des États s’entête à vouloir cette mesure. La notion de mécanisme d’intervention cache des baisses de rentes automatiques et durables. Déjà basses, celles-ci diminueraient encore plus si les recettes de l’AI baissaient, car elles ne seraient plus adaptées sur la base de l’indice mixte de l’AVS. Ce démantèlement est inacceptable. En outre, le mécanisme d’intervention entraînera aussi, lorsqu’il interviendra, une hausse automatique des cotisations salariales. Les baisses automatiques des rentes de l’AI sont en fait un ballon d’essai, avec l’AVS en point de mire. Les partis de droite et les organisations patronales demandent en effet avec insistance un frein à l’endettement pour cette dernière. Les décisions qui seront prises sur l’AI tracent donc la voie que suivra la réforme du Conseil fédéral «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». La commission du Conseil national chargée de l’examen préalable continue pour sa part à ne pas vouloir d’un tel frein à l’endettement.
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), le Parlement fédéral doit faire preuve de discernement dans l’aménagement du nouveau système de rentes linéaire. Le seuil de 80&nbsp;% pour une rente AI complète est trop élevé. De plus, l’USS juge inacceptable toute réduction des prestations des assurances sociales. Des technocrates décideraient du niveau de ces prestations, ce qui empêcherait la démocratie directe de fonctionner. Nous ne tolérerons pas le recours à une méthode qui n’a rien à voir avec notre tradition politique. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1074</guid><pubDate>Thu, 30 May 2013 13:22:00 +0200</pubDate><title>Plus d’argent en limitant la déduction fiscale des pendulaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/plus-d-argent-en-limitant-la-deduction-fiscale-des-pendulaires</link><description>Financement de l’infrastructure ferroviaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session parlementaire d’été, le Conseil national traitera l’un des plus importants objets concernant les transports publics de ces dernières années&nbsp;: le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF). Point controversé&nbsp;: la limitation de la déduction fiscale des pendulaires comme source de financement.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’initiative populaire «&nbsp;Pour les transports publics&nbsp;», dont les Chambres fédérales débattront lors de la session d’été avec le projet FAIF. Cette initiative veut donner plus de moyens financiers aux transports publics et peut être considérée à juste titre comme la vraie auteure du projet FAIF. En effet, sans elle, aucune conception n’aurait été élaborée pour le financement à long terme des transports publics. Avec le Fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) qu’il propose, le Conseil fédéral répond aux demandes de l’USS, à savoir la création d’un fonds unique permettant un financement public durable et stable de tous les projets d’infrastructure ferroviaire. 
</p><p>L’USS s’est engagée depuis longtemps pour que le nouveau fonds puisse commencer à être effectif sans être grevé de la dette actuelle de l’ancien Fonds FTP (fonds de financement des projets d’infrastructure des transports publics). Mais ni le Conseil fédéral ni le Conseil des États ne l’avaient suivie. La Chambre des cantons ayant cependant décidé d’augmenter à 6,4 milliards de francs les moyens financiers du nouveau fonds, celui-ci devrait pouvoir faire face au poids de la dette, à l’entretien du réseau et au financement des projets d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire. 
</p><p>Une des sources de financement du nouveau fonds viendra des recettes supplémentaires entraînées par la limitation de la déduction fiscale de 3&nbsp;000 francs pour les frais de déplacement en véhicule privé. C’est aussi l’avis défendu par plusieurs propositions minoritaires de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N), que l’USS juge inappropriées. Que veulent en effet ces minorités&nbsp;?
</p><h3>Minorité I Candinas&nbsp;: «&nbsp;jusqu’à concurrence du prix d’un abonnement général 2e classe&nbsp;»</h3><p>Cette proposition n’est pas appropriée parce que la notion de frais de déplacement va se modifier fondamentalement dans un avenir proche. Demain, les pendulaires choisiront des modèles d’abonnements régionaux combinés et l’abonnement général sera sans doute très cher. Lier la déduction fiscale à ces futurs abonnements généraux très chers priverait donc le FAIF de fonds substantiels. 
</p><h3>Minorité II Quadri&nbsp;: «&nbsp;selon le droit en vigueur&nbsp;»</h3><p>Aujourd’hui, la déduction fiscale pour les frais professionnels en rapport avec l’utilisation d’un véhicule privé n’est pas plafonnée. Conséquence&nbsp;: des inégalités choquantes entre les transports publics et les transports privés. D’autre part, le FAIF perdrait une importante source de financement avec la proposition de cette minorité.
</p><h3>Minorité III Grossen&nbsp;: «&nbsp;abroger les frais de déplacement&nbsp;»</h3><p>Cette proposition défavorise de manière inacceptable les pendulaires qui, à cause de leurs horaires de travail, ne peuvent pas prendre les transports publics. À rejeter donc.
</p><p>La majorité de la CTT-N et le Conseil des États veulent limiter à 3000 francs la déduction pour frais de déplacement. C’est prendre en considération le fait qu’aujourd’hui, nombre de pendulaires qui travaillent, par exemple, en équipe, sont contraints de se rendre en voiture sur leur lieu de travail. Ils pourront ainsi continuer à déduire fiscalement un montant substantiel. Parallèlement, la limitation de cette déduction est une bonne incitation financière pour les pendulaires, qui pourraient ainsi choisir les transports publics. Si le Conseil national accepte cette proposition de la majorité de sa commission, il garantira déjà une source de financement au FAIF.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1072</guid><pubDate>Thu, 30 May 2013 13:21:00 +0200</pubDate><title>Les jalons du tournant énergétique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-jalons-du-tournant-energetique</link><description>Politique énergétique
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de cette session d’été, le Conseil des États traitera de toute une série d’objets de politique énergétique d’une importance déterminante pour le prochain message du Conseil fédéral sur sa Stratégie énergétique 2050. La Chambre des cantons aura donc la possibilité soit de renforcer soit d’affaiblir cette stratégie. </p><p>Les principales interventions parlementaires que le Conseil des États aura à traiter à ce sujet sont les suivantes&nbsp;:</p><ul><li>l’initiative populaire «&nbsp;De nouveaux emplois grâce aux énergies renouvelables (Initiative cleantech)&nbsp;»,</li><li>l’initiative parlementaire «&nbsp;Libérer les investissements dans le renouvelable sans pénaliser les gros consommateurs&nbsp;» (Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national (CEATE-N),</li><li>la motion «&nbsp;Aménagement de la RPC&nbsp;» (rétribution à prix coûtant du courant injecté) (CEAT-N),</li><li>la motion «&nbsp;Une RPC modérée pour l’industrie&nbsp;» (CEATE-N).</li></ul><h3>Les objectifs des technologies vertes&nbsp;: ambitieux, mais nécessaires</h3><p>L’Union syndicale suisse (USS) soutient l’initiative cleantech qui veut accélérer le rythme du développement des énergies renouvelables, celles-ci devant garantir en 2030 50&nbsp;% de l’approvisionnement en énergie. La sortie du nucléaire n’est en effet possible que si l’on donne aux énergies renouvelables des buts fixés par petites étapes et plus ambitieux que ce que la Conseil fédéral prévoit dans sa Stratégie 2050. Le potentiel du photovoltaïque doit être mieux mis à profit, car les prix de revient ne cessent d’évoluer à la baisse et parce que les installations de production sont peu invasives et acceptées par la société. Si le tournant énergétique a lieu, il faut aussi que la consommation d’énergie soit limitée. Et, pour y arriver, rien de plus efficace que des prescriptions claires et obligatoires pour la consommation des appareils, des véhicules et des machines. 
</p><h3>Une rétribution correcte, mais pas de profits sur le dos de la communauté</h3><p>L’initiative parlementaire «&nbsp;Libérer les investissements dans le renouvelable sans pénaliser les gros consommateurs&nbsp;» veut augmenter à 1,5 centime/kWh le supplément sur les coûts de transport des réseaux à haute tension qui sert principalement à financer la RPC&nbsp;; cela, afin de permettre la réduction du nombre des projets en file d’attente. L’USS est favorable à l’accélération du développement des énergies renouvelables rendu possible de la sorte. Mais elle demande très clairement que l’on limite la rétribution à environ dix ans et que les taux de rétribution soient adaptés de manière dynamique aux prix de revient. 
</p><p>Cela pourra se faire avec la motion «&nbsp;Aménagement de la RPC&nbsp;», également présentée par la CEATE-N. Elle prévoit en effet d’aménager la RPC comme l’USS l’entend, à savoir de rétribuer équitablement les énergies renouvelables, mais sans que celles-ci deviennent une garantie de profits sur des coûts finalement supportés par la communauté en payant son électricité. 
</p><h3>Ne pas répercuter unilatéralement les coûts sur les petits consommateurs</h3><p>Le tournant énergétique ne sera économiquement et socialement supportable que si ses coûts sont répartis de la manière la plus équitable possible entre tous les consommateurs finaux. L’USS rejette l’introduction de conditions spéciales pour l’économie, car elles ne sont justifiées que pour les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie au point d’en subir d’éventuels désavantages concurrentiels. Décharger dans une importante mesure la totalité des entreprises industrielles de la RPC, comme le demande la motion «&nbsp;Une RPC modérée pour l’industrie&nbsp;», serait catastrophique, car cela ouvrirait tout grand la porte à une situation aberrante comme en Allemagne. L’USS espère que le Conseil des États corrigera la décision prise par le Conseil national avant Noël. La majorité de la Chambre des cantons enverrait un signal funeste si elle acceptait la motion Fournier «&nbsp;Approvisionnement en énergie et renouvellement du réseau de transport à haute tension par une répartition des charges&nbsp;». De fait, cette motion veut décharger les gros consommateurs des coûts d’utilisation du réseau. 
</p><p>Ces interventions parlementaires sont autant de ballons d’essai dont le but est de répercuter unilatéralement les coûts du tournant énergétique sur les petits consommateurs et les ménages. Le Parlement doit simplement les refuser, à temps et avec une nette majorité.
</p><p>L’Union européenne met aussi sous pression ces allégements destinés aux entreprises dans le cadre du tournant énergétique. La Commission européenne examine très attentivement les conditions spéciales que les États font à leurs entreprises car, s’il s’agissait d’aides publiques, elles contourneraient les règles du marché intérieur.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1070</guid><pubDate>Mon, 27 May 2013 16:26:00 +0200</pubDate><title>L’enregistrement du temps de travail toujours plus important</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-enregistrement-du-temps-de-travail-toujours-plus-important</link><description>Stress au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>La <a href="http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&amp;msg-id=48949" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer">publication par l’Office fédéral de la statistique (OFS) de nouveaux chiffres sur les heures travaillées en Suisse</a> donne une image fausse de la réalité dans la mesure où elle ne tient pas compte, ou ne le peut pas, des heures supplémentaires fournies gratuitement. 
</p><p>Les anciennes enquêtes du SECO sur le stress et la satisfaction au travail montrent que le stress au travail a fortement augmenté ces deux dernières décennies. Ainsi, plus d’un tiers des salarié(e)s (34,4&nbsp;%) ont déclaré être souvent ou très souvent stressés. C’est énorme&nbsp;! Il y a dix ans, ils étaient encore 26,6&nbsp;%. Les branches les plus touchées sont celles de la finance et des services. 
</p><p>On observe qu’en Suisse aussi, toujours plus de personnes travaillent pendant leur temps libre. Les journées de travail durent plus que dix heures, et ne sont souvent pas compensées. Ces heures supplémentaires ont souvent lieu le week-end et le soir à la maison, et ne sont pas enregistrées, alors que la loi le prescrit. 
</p><p>C’est pourquoi il est d’autant plus inquiétant et incompréhensible que le SECO joue toujours avec l’idée de renoncer de manière générale et absolument légale à tout enregistrement du temps de travail de certaines catégories de salarié(e)s (fondés de pouvoir, etc.). Les heures supplémentaires travaillées gratuitement, la surcharge de travail, le stress et le travail pendant leur temps libre augmenteraient ainsi encore plus. Et avec eux nombre de maladies psychosociales aussi. Pour les femmes surtout, il devient encore plus difficile de concilier des horaires de travail qui débordent de leur cadre avec la charge que représentent leurs activités familiales et de soins («&nbsp;care). L’USS et ses fédérations s’y opposent énergiquement. 
</p><p>L’USS se réjouit de voir que, d’après les dernières données de l’OFS, selon lesquelles, les travailleurs et travailleuses des branches qui ont une convention collective de travail sont tendanciellement plutôt protégés contre les horaires de travail irréguliers et précarisant, ainsi que les heures supplémentaires en nombre excessif et généralisées. Ce sont en effet précisément ces facteurs qui, selon les études existantes, comportent un risque plus élevé de maladie (stress, troubles du sommeil, dépressions, épuisement professionnel).
</p><h5>&nbsp;renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1069</guid><pubDate>Thu, 23 May 2013 14:21:00 +0200</pubDate><title>On ne peut compter que sur une AVS forte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/on-ne-peut-compter-que-sur-une-avs-forte</link><description>Caisses de pensions : moins de prestations malgré de bons rendements ! </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La plupart des caisses de pensions vont bien. Les derniers chiffres publiés au sujet de la santé financière du 2e pilier le montrent. Cela n’empêche pas la branche des caisses de pensions et son autorité de surveillance d’attiser les peurs et de prêcher le démantèlement des prestations. La confiance dans le 2e pilier baisse. L’Union syndicale suisse (USS) arrive donc au bon moment avec son projet de renforcement du 1er pilier, l’AVS.</p><p>Dans tout le pays, les caisses de pensions ont publié ces dernières semaines leurs résultats pour &nbsp;2012. Et ceux d’un vaste sondage de Swisscanto, un des acteurs de la prévoyance, ainsi que les chiffres analysés par la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle le font aussi apparaître&nbsp;: 2012 fut une année excellente pour les caisses de pensions, les rendements ayant connu une hausse soutenue. En moyenne, elles ont en effet réalisé un rendement d’au moins 7,2&nbsp;%, de 5 à 10&nbsp;% pour plus de 90&nbsp;% d’entre elles. Les taux de couverture ont augmenté en conséquence. Avec un taux moyen de près de 110&nbsp;% pour les caisses de droit privé et de 90&nbsp;% pour les caisses publiques, la prévoyance professionnelle apparaît bien lotie. En outre, les bases de calcul appliquées aux engagements liés aux rentes sont toujours plus prudentes. Et il y a lieu de se réjouir de la baisse progressive des coûts.
</p><h3>Bonnes performances, mais petits intérêts</h3><p>En dépit de cette évolution positive, la branche des caisses de pensions et les autorités compétentes continuent à attiser les peurs. Les assuré(e)s n’ont pratiquement rien vu de ces très bonnes performances&nbsp;: les intérêts moyens servis sur les avoirs de vieillesse ont été inférieurs à 2&nbsp;%. Le taux d’intérêt minimal LPP se montait à un misérable 1,5&nbsp;%, l’an dernier et, en 2013, il restera tout aussi maigre. Cela se traduit par autant de pression sur le capital vieillesse des futurs retraité(e)s. Le capital de vieillesse de 200&nbsp;000 francs d’une femme de 55 ans aurait dû augmenter de 6&nbsp;000 francs avec la seule moitié du rendement moyen effectivement réalisé. En réalité, il n’a augmenté que de 3&nbsp;000 francs environ. Ce cas montre qu’en trois ou quatre ans, ces maigres intérêts peuvent se transformer en une perte de plus de 10&nbsp;000 francs. De l’argent qui manquera lorsque la rente sera calculée, d’autant plus que les futures retraité(e)s devront s’accommoder de plus petites rentes. En effet, la majorité des caisses ont fait passer leur taux de conversion minimal LPP au-dessous de 6&nbsp;%.
</p><p>Après le sec rejet par le peuple de la baisse de ce taux en 2010, la branche des caisses de pensions voulait renforcer la confiance des gens dans la prévoyance professionnelle. Mais elle fait précisément l’inverse. Si, pendant les bonnes années, les intérêts restent maigrichons et les rentes sont réduites, la confiance dans le 2e pilier, d’ores et déjà ébranlée, diminue encore plus. Les assuré(e)s ne comprennent plus pourquoi, malgré les rendements élevés des caisses de pensions, les prestations diminuent
</p><h3>L’AVS est et reste compréhensible, et fiable</h3><p>La prévoyance vieillesse et son fonctionnement doivent être compréhensibles. Dans le modèle suisse des 3 piliers, seul le premier, l’AVS, l’est pour tout le monde. Le financement selon le principe de la répartition est en effet plus facile à comprendre que le financement des caisses de pensions dans lequel, malgré des bons rendements, les rentes futures n’ont pas le droit d’augmenter. Les recettes de l’AVS couvrent au fur et mesure les rentes versées. Tant que l’évolution économique est positive, les cotisations versées à cette dernière suffisent à financer les rentes. L’AVS repose sur le principe de solidarité, &nbsp;entre jeunes et vieux, ainsi qu’entre riches et pauvres. Sans solidarité, aucune société ne fonctionne et surtout pas une communauté de risque comme une assurance sociale. Soixante-cinq ans après son introduction, le financement solidaire de l’AVS est toujours performant, alors que le nombre de rentes servies a doublé et que le rapport entre le nombre des actifs/actives et celui des retraité(e)s s’est détérioré, passant de 1:9 à 1:2,5. 
</p><p>La situation paradoxale des caisses de pensions montre clairement que nous devons aménager notre futur système de prévoyance vieillesse en développant l’AVS. L’initiative populaire AVSplus demande une hausse de 10&nbsp;% des rentes de vieillesse. L’AVS est la seule garante d’une prévoyance vieillesse fiable et compréhensible.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1068</guid><pubDate>Tue, 21 May 2013 10:33:00 +0200</pubDate><title>Pas de hausse de la TVA à cause de cadeaux fiscaux offerts aux négociants de matières premières</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-hausse-de-la-tva-a-cause-de-cadeaux-fiscaux-offerts-aux-negociants-de-matieres-premieres</link><description>Réforme de l’imposition des entreprises III : des propositions grotesques</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du Conseil fédéral concernant les corrections à apporter aux privilèges fiscaux dénoncés par l’Union européenne montre désormais officiellement que 2 cantons seulement sur les 26 que compte la Suisse sont vraiment concernés de manière significative&nbsp;: Genève et Bâle. La proposition faite par le groupe de travail sur la troisième réforme de l’imposition des entreprises de baisser de manière générale ces impôts est de ce fait totalement disproportionnée. Si la Confédération autorisait des produits de licence («&nbsp;licence box&nbsp;»), seuls resteraient dans le canton de Genève les négociants de matières premières qui, en cas de suppression éventuelle des privilèges fiscaux dans ce canton – partiraient, pour éventuellement aller dans d’autres cantons. Il est totalement grotesque de la part du groupe de travail de vouloir baisser de manière générale les impôts des entreprises uniquement à cause de ces négociants. Et il serait encore plus grotesque que la population de Suisse doive payer cette facture salée avec une hausse de la TVA. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), une baisse générale des impôts sur les sociétés n’entre pas en ligne de compte. Ces dernières années, l’imposition des bénéfices a déjà baissé plus que de raison. Les entreprises sont toujours plus «&nbsp;libérées&nbsp;» du financement des prestations publiques, alors qu’elles en profitent souvent considérablement. Les propositions du groupe de travail favoriseraient encore plus la course aux taux d’imposition des entreprises les plus bas.
</p><p>L’USS exige que la Confédération prenne le leadership dans la lutte contre la sous-enchère fiscale. Des seuils obligatoires doivent être fixés à l’imposition des entreprises par les cantons. Pour que les cantons de Suisse centrale, qui doivent renoncer à leurs privilèges fiscaux, reçoivent plus de moyens, il faut mieux compenser les charges excessives dues à des facteurs sociodémographiques. Si des fonds supplémentaires sont nécessaires pour corriger de la sorte l’imposition des entreprises, il s’agira d’aller les chercher dans les entreprises et chez les actionnaires. Les effets du mensonge du Conseil fédéral lors de la votation sur la deuxième réforme de l’imposition des entreprises n’ont toujours pas été compensés. Or, si le Conseil fédéral et les Chambres fédérales avaient corrigé cette faute, la Confédération aurait enregistré des recettes supplémentaires de plusieurs centaines de millions de francs.
</p><h5>&nbsp;informations</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1056</guid><pubDate>Fri, 17 May 2013 09:35:00 +0200</pubDate><title>Indirekter Gegenvorschlag zur Volksinitiative „Für eine öffentliche Krankenkasse“ – Vernehmlassungsantwort</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/indirekter-gegenvorschlag-zur-volksinitiative-fuer-eine-oeffentliche-krankenkasse-vernehmlassungsantwort</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1065</guid><pubDate>Thu, 16 May 2013 13:36:00 +0200</pubDate><title>Toujours plus dur, toujous plus restrictifi : le NON s’impose !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/toujours-plus-dur-toujous-plus-restrictifi-le-non-s-impose</link><description>Votation du 9 juin: référendum sur l’asile</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Depuis plus d’une trentaine d’années, les révisions du droit d’asile se succèdent à un rythme effréné. Une partie peu glorieuse de la classe politique suisse en a fait son défouloir, cherchant à chaque fois à imposer de nouvelles restrictions. IL faut mettre fin à cette spirale anti-humanitaire. En votant NON le 9 juin prochain.</p><p>Le droit d’asile est un chantier en perpétuel remaniement, au point qu’aujourd’hui, trois révisions de loi sont parallèlement en cours&nbsp;! Le 9 juin, la votation portera sur le premier volet. Nous sommes en présence d’une stratégie de saucissonnage peu transparente pour la très grande majorité du peuple suisse, mais qui, au final, vise toujours à délivrer un même message avec un même bouc émissaire&nbsp;: la population étrangère ou partie d’entre elle est responsable de tous les maux qui accablent le pays. 
</p><p>La votation du 9 juin portera donc sur des mesures urgentes votées par les Chambres fédérales, qui sont entrées en vigueur à fin septembre 2012 déjà. Brièvement résumées, elles portent sur quatre points&nbsp;: l’abrogation de la désertion comme motif de l’asile, la suppression de la possibilité de déposer une demande d’asile à l’étranger (via les ambassades), la création de centres spéciaux pour les «&nbsp;récalcitrants&nbsp;» et l’introduction de phases-tests permettant au Conseil fédéral de déroger temporairement à la loi. 
</p><p>Ces mesures n’ont rien d’urgentes et ne vont rien régler du tout&nbsp;! Tout d’abord, l’immigration ne se régule pas de manière mécanique. Les demandes d’asile varient selon l’évolution des conflits à travers le monde. De plus, supprimer, par exemple, le statut de réfugiés pour les déserteurs ne permettra pas de renvoyer les Érythréens dans leur pays où ils risquent la mort. Ils demeureront en Suisse au bénéfice d’une admission provisoire, c’est-à-dire avec un statut très précaire. En bref, ce énième durcissement de la loi sur l’asile ne servira qu’à fragiliser d’autant plus les conditions de vie, déjà précaires, de personnes vulnérables. Pour 2011, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés estimait déjà à plus de 1500 les personnes qui ont péri en tentant la traversée illégale de la Méditerranée. Les mesures urgentes en question dans notre pays ne pourront qu’alimenter les filières illégales et faire le jeu des passeurs mafieux.&nbsp; 
</p><h3>Halte à une dérive anti-humanitaire en matière d’asile&nbsp;!</h3><p>Énième durcissement de la loi sur l’asile, énième affront à la tradition humanitaire de la Suisse… Il est temps de dire «&nbsp;Stop&nbsp;!&nbsp;». Lors de son assemblée du 16 novembre 2012, les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) décidaient de soutenir le référendum. L’USS ne peut que condamner les orientations prises au cours des trente dernières années en matière d’asile&nbsp;: un droit d’asile toujours plus dur, toujours plus restrictif. Nous devons donner un signal net et sans appel à nos autorités. C’est pourquoi l’USS appelle sans équivoque à voter «&nbsp;Non&nbsp;» le 9 juin.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1066</guid><pubDate>Thu, 16 May 2013 13:33:00 +0200</pubDate><title>Le gouvernement veut de facto favoriser les contrôles</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-gouvernement-veut-de-facto-favoriser-les-controles</link><description>Égalité des salaires et marchés publics de la Confédération</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 1er mai 2013, le Conseil fédéral a décidé d’augmenter de deux unités la dotation en personnel du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG). Ainsi, il deviendra possible de réellement contrôler les salaires dans le domaine des marchés publics de la Confédération. </p><p>&nbsp;La loi fédérale sur les marchés publics (LMP) prévoit, à son article 8, que la Confédération n’adjuge de marché qu’aux entreprises soumissionnaires qui garantissent l’égalité de salaire entre femmes et hommes. Que cela sonne bien&nbsp;! Et, en apparence du moins, que c’est exemplaire&nbsp;! Mais dans la pratique, il y a comme un (gros) hic. La Confédération a certes confié au BGEF le mandat de veiller à ce que tout se passe selon la loi au chapitre, de l’égalité des salaires, mais n’a pas affecté de moyens spécifiques pour ce faire. Si bien que le BGEF doit financer ces activités avec son budget normal. On comprend dès lors pourquoi, depuis l’introduction de cette disposition en 2006, moins de 20 entreprises ont été contrôlées. En 2010, il n’y a même eu que 4 contrôles sur 377 adjudications. L’USS a protesté à plusieurs reprises contre cette application lamentable de l’égalité des salaires en matière de marchés publics. Même la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a dû reconnaître devant les parlementaires que les contrôles étaient trop rares.
</p><p>Mais, une fois le terrain préparé par des interventions parlementaires et la ligne directrice sur l’égalité des sexes du programme de législature du Conseil fédéral, celui-ci est sorti de sa torpeur. Lors de sa séance du 1er mai, il a approuvé la création de deux postes supplémentaires au BGEF. Et ce dernier devra avant tout organiser un plus grand nombre de contrôles dans le cadre des marchés publics de la Confédération. En plus clair, le BGEF pourra désormais mieux remplir son mandat qu’avec des seuls contrôles par sondage. 
</p><p>Cette décision n’est toutefois pas encore totalement «&nbsp;prise&nbsp;». Le Conseil fédéral doit en effet confirmer l’augmentation de la dotation en personnel du BFEG lorsqu’il se prononcera, à la mi-2013, sur l’ensemble des ressources destinées aux frais de personnel. Nous verrons alors avec quel sérieux il s’occupe de l’application de l’égalité des salaires entre femmes et hommes en matière de marchés publics. 
</p><p>Synthèse, provisoire donc&nbsp;: en ce qui concerne un domaine circonscrit, le Conseil fédéral ne freine plus en ce qui concerne l’égalité de salaire entre femmes et hommes. C’est une bonne chose, mais il faut aller beaucoup plus loin encore&nbsp;: les politiques doivent enfin introduire partout des mécanismes efficaces pour contrôler cette égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1067</guid><pubDate>Thu, 16 May 2013 13:00:00 +0200</pubDate><title>Manifestation de solidarité contre les licenciements abusifs de l’hôpital de la Providence</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/manifestation-de-solidarite-contre-les-licenciements-abusifs-de-l-hopital-de-la-providence</link><description>Samedi, 1er juin, 14 heures, à Genève, Place du Molard</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat suisse des services publics (ssp) appellent toutes et tous les syndiqué(e)s à venir manifester le 1er juin à Genève contre les licenciements abusifs. L’affaire de l’hôpital de la Providence est la goutte qui a fait déborder le vase. </p><p>Le cas de l’hôpital de la Providence est le plus récent. Mais c’est de loin le plus violent de toute une série de licenciements antisyndicaux. En février 2013, 22 grévistes de l’hôpital neuchâtelois de la Providence se sont fait licencier avec effet immédiat. Et pourquoi ? Parce qu’ils se sont mis en grève contre la dénonciation de leur convention collective de travail (CCT) et contre la dégradation de leurs conditions de travail, deux des exigences posées par un acquéreur privé de l’hôpital, le groupe Genolier. Ces licenciements brutaux violent les droits syndicaux garantis par la Constitution fédérale et des conventions internationales. Or, invoquant la loi, le tribunal auquel le Syndicat suisse des services publics (ssp) a fait appel a refusé de les annuler. 
</p><p>Ainsi, le droit de grève se trouve foulé aux pieds. Il n’est plus possible de faire grève pour s’opposer à la dégradation de ses conditions de travail. Mais la décision du tribunal est aussi une attaque dirigée contre un partenariat social correct. Un acquéreur, comme Genolier, ne peut pas simplement « débrancher » la CCT et détériorer les conditions de travail. Si cet exemple fait école, les CCT ne vaudront même plus le papier sur lequel elles sont écrites. Ce sera alors uniquement marche ou crève. 
</p><p>Contre cette façon d’agir, le ssp a déposé le 10 avril 2013 une plainte auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT), à Genève. L’Union syndicale suisse (USS) en avait déjà de même en 2003 pour dénoncer la protection lacunaire contre les licenciements antisyndicaux dans notre pays et présenté des douzaines de cas à cette occasion. Mais, les employeurs et les politiques de droite avaient même enterré les améliorations de la protection contre le licenciement les plus minimes. Raison pour laquelle, l’USS a réactivé en automne 2012 la plainte qu’elle avait momentanément suspendue en 2009. 
</p><h3>Assez, c’est assez ! </h3><p>L’USS et le ssp appellent tous et toutes les syndiqué(e)s du pays à se joindre à la manifestation de solidarité contre les licenciements abusifs, qui se tiendra le 1er juin prochain. Nous ne nous laisserons pas arnaquer ! 
</p><p>Droit de grève garanti ! – Respect des CCT ! NON au démantèlement pur et dur ! 
</p><h5>Informations pratiques&nbsp;</h5><p>Samedi 1er juin 2013, Place du Molard, Genève
</p><p>Depuis la gare CFF, tram 14, direction P + R Bernex jusqu’à l’arrêt Bel-Air, puis 3 minutes à pied jusqu’à la Place du Molard
</p><p>À 14 h 30 environ, rassemblement avec les manifestant(e)s de la CGAS. Ces derniers auront déjà manifesté (13 h 30, Place Neuve) pour des salaires justes et une répartition équitable des revenus. Cortège commun des participant(e)s aux deux manifs jusqu’à la Place des Nations, où aura lieu la manifestation finale.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1064</guid><pubDate>Wed, 15 May 2013 14:26:00 +0200</pubDate><title>Nouveau site pour les apprenties et apprentis et réédition du bestseller de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/nouveau-site-pour-les-apprenties-et-apprentis-et-reedition-du-bestseller-de-l-uss</link><description>www.jeunesse-syndicale.ch</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, plus de 70&nbsp;000 jeunes commencent un apprentissage en entreprise. Ils ont généralement entre 16 et 18 ans et ne connaissent pour ainsi dire rien du monde du travail. En signant un contrat d’apprentissage, ils se sont engagés à travailler au service d’un employeur en échange de leur formation. À ce titre, le patron ne manquera pas de leur rappeler qu’ils sont soumis à un certain nombre des devoirs.
</p><p>Par contre, les apprenti(e)s, peu conscients de leurs droits, ne sont souvent pas en mesure de les faire respecter. Certains patrons ont tendance, par exemple, à «&nbsp;oublier&nbsp;» qu’un jeune de 16 ans ne peut pas être astreint à un travail plus de 9 heures par jour. Ou qu’une apprentie-vendeuse n’est pas sensée travailler le dimanche. Il existe pourtant une protection spécifique pour les jeunes travailleurs et travailleuses afin de ne pas entraver leur développement personnel, physique et psychique.
</p><p>Consciente de ces difficultés, la Commission jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) a réactualisé son bestseller, le guide «&nbsp;Je défends mes droits. Jeune, apprentie, apprenti&nbsp;: tes droits de A à Z&nbsp;» (parution le 16 mai). Simultanément, elle met dès aujourd’hui un nouveau site internet à disposition des apprenti(e)s et jeunes travailleurs et travailleuses. Un site, dont l’élément central est précisément ce guide. Ainsi, grâce à un moteur de recherche par mots-clés, les jeunes pourront en consulter en ligne tous les articles. Ce guide et le site en soi contiennent toutes les informations indispensables en relation avec le travail (conditions de travail, formation, assurances sociales, impôts, chômage, …), ainsi que les références aux bases juridiques et liens utiles. 
</p><p>Le tirage de la nouvelle édition de «&nbsp;Je défends mes droits&nbsp;» est de 50&nbsp;000 exemplaires (français et allemand). Les commandes (Fr.&nbsp;4.- l’exemplaire papier) peuvent être passées auprès de <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7">info(at)sgb.ch</a>. Sur demande, nous mettons à disposition des journalistes intéressés un exemplaire en service de presse. Pour d’autres informations&nbsp;: <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch">www.jeunesse-syndicale.ch</a>. 
</p><h5>Contacts</h5><p>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS, et&nbsp;Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1063</guid><pubDate>Mon, 13 May 2013 10:48:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: Bundesgesetz über die Zusammenarbeit mit ausländischen Behörden und über den Schutz der Schweizer Souveränität (ZSSG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vernehmlassungsantwort-bundesgesetz-ueber-die-zusammenarbeit-mit-auslaendischen-behoerden-und-ueber-den-schutz-der-schweizer-souveraenitaet-zssg</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>International</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1062</guid><pubDate>Mon, 13 May 2013 09:58:00 +0200</pubDate><title>Audition relative à l’ordonnance sur l&#039;obligation de déclarer les qualifications professionnelles dans le cadre des professions réglementées</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-relative-a-l-ordonnance-sur-lobligation-de-declarer-les-qualifications-professionnelles-dans-le-cadre-des-professions-reglementees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1060</guid><pubDate>Fri, 10 May 2013 11:31:00 +0200</pubDate><title>Procédure de consultation relative à la révision de la loi sur l’approvisionnement du pays</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/procedure-de-consultation-relative-a-la-revision-de-la-loi-sur-l-approvisionnement-du-pays</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1059</guid><pubDate>Wed, 08 May 2013 15:27:00 +0200</pubDate><title>Consultation sur la responsabilité solidaire - La position de l&#039;USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/consultation-sur-la-responsabilite-solidaire-la-position-de-luss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1061</guid><pubDate>Wed, 08 May 2013 09:54:00 +0200</pubDate><title>Réponse à la procédure d’audition – Guide de la formation professionnelle initiale de deux ans avec attestation fédérale</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/reponse-a-la-procedure-d-audition-guide-de-la-formation-professionnelle-initiale-de-deux-ans-avec-attestation-federale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1058</guid><pubDate>Mon, 06 May 2013 14:22:00 +0200</pubDate><title>Réponse à la procédure d’audition – Ordonnance relative à la culture générale dans la formation professionnelle initiale</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/reponse-a-la-procedure-d-audition-ordonnance-relative-a-la-culture-generale-dans-la-formation-professionnelle-initiale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1057</guid><pubDate>Wed, 01 May 2013 15:53:00 +0200</pubDate><title>Des salaires plus justes, des rentes meilleures – Non aux inégalités croissantes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-salaires-plus-justes-des-rentes-meilleures-non-aux-inegalites-croissantes</link><description>1er Mai fêté dans toute la Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à l’occasion de la Fête du travail dans une cinquantaine de localités du pays pour «&nbsp;Des salaires plus justes, des rentes meilleures&nbsp;», le slogan choisi par l’USS pour cette année.
</p><p>Partout, le creusement des écarts entre les salaires a été dénoncé. À Bâle, le président de l’Union syndicale suisse (USS), Paul Rechsteiner, a rappelé que dans la riche Suisse, 440&nbsp;000 personnes gagnent trop peu pour pouvoir vivre décemment et que 140&nbsp;000 d’entre elles ont pourtant fait un apprentissage. Où en sommes-nous arrivés, a-t-il encore demandé, pour qu’un apprentissage ne soit plus la garantie de gagner assez pour vivre normalement&nbsp;? Paul Rechsteiner a aussi fustigé spécialement les grandes chaînes de commerces de chaussures et de vêtements aux mains de milliardaires et qui versent des salaires de honte à leurs vendeuses. 
</p><p>C’est pour cela qu’un tournant s’impose en matière de salaires et de revenus, à savoir&nbsp;: leur répartition juste. Pour Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, présent à Weinfelden, expliquer le creusement des salaires avec la mondialisation et dire qu’on ne pourrait pas s’y opposer, c’est purement et simplement du flan. En effet, partout dans le monde, là où les syndicats sont actifs et où on applique une politique économique et salariale juste, les écarts entre les salaires sont moindres. 
</p><p>Mais comment réaliser ce tournant&nbsp;? En plus de la voie syndicale classique – la conclusion de conventions collectives de travail (CCT) -, les organisations des salarié(e)s misent sur la démocratie directe. À Schaffhouse, Giorgio Tuti, vice-président de l’USS et président du Syndicat du personnel des transports (SEV), a précisé que l’on pouvait stopper cette évolution en disant clairement oui aux initiatives populaires «&nbsp;1:12&nbsp;» et «&nbsp;sur les salaires minimums&nbsp;». La première fixera le rapport entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas de chaque entreprise, une nécessité et une urgence. Depuis 1997 en effet, le nombre des «&nbsp;salariés millionnaires&nbsp;» a quadruplé. Quant à l’initiative sur les salaires minimums, 400&nbsp;000 personnes, qui gagnent aujourd’hui moins de 4&nbsp;000 francs par mois, en profiteraient d’un seul coup. 
</p><p>Les syndicats ont aussi lancé une initiative en faveur de l’AVS. Leur initiative populaire AVSplus favorisera une «&nbsp;alphabétisation politique&nbsp;» dans un contexte où le social et la sécurité sociale sont systématiquement dénigrés (Paul Rechsteiner). Améliorer les rentes de vieillesse est important, surtout pour les jeunes familles. Grâce à l’AVS, elles devront ainsi beaucoup moins économiser pour leur retraite que si l’AVS n’existait pas. 
</p><p>À la plupart des manifestations du 1<sup>er</sup> Mai qui ont déjà eu lieu, il a aussi été question de la journée de travail de 24 heures, une réalité qui menace de s’imposer si une brèche était ouverte avec les magasins des stations-service. La votation à ce sujet sera donc un test. Vania Alleva, coprésidente de l’USS et présidente d’Unia, présente à Thoune, a souligné que 320&nbsp;000 personnes travaillent dans le commerce de détail et que si la journée de travail de 24 heures y était introduite, les travailleurs et travailleuses des entreprises sous-traitantes, de la sécurité et du nettoyage seraient aussi concernés. Toutes ces branches connaissent déjà le travail sur appel et des horaires «&nbsp;éclatés en plusieurs morceaux&nbsp;». Prolonger les heures d’ouverture des commerces serait augmenter encore plus le stress, réduire le temps libre et les moments destinés à la famille. Cela, pour des salaires bien trop bas.
</p><p>Et la protection des travailleurs et travailleuses va-t-elle est toujours plus mise à mal&nbsp;? Et les représentant(e)s du personnel doivent aussi être mieux protégés, comme le montre le cas, cité lors de nombreuses manifestations, des licenciements scandaleux de l’hôpital neuchâtelois de la Providence. De manière absolument illégale, des grévistes ont été licenciés avec effet immédiat, alors qu’ils s’étaient uniquement engagés pour le maintien de leur CCT. À Dietikon, la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katarina Hubert-Prelicz, a dénoncé la passivité du gouvernement neuchâtelois qui persiste dans une attitude passive. Mais cela ne se passera pas comme ça, a-t-elle ajouté, en rappelant la plainte déposée auprès de l’Organisation internationale du Travail et la manifestation du 1<sup>er</sup> juin à Genève. Une manifestation de solidarité, à laquelle tout le monde est appelé à participer&nbsp;!
</p><p>Un autre thème a dominé ces manifestations du 1<sup>er</sup> Mai, celui de l’encouragement de services publics performants. À Delémont, Alain Carrupt, coprésident du Syndicat des médias et de la communication (syndicom), a posé les bonnes questions à ce sujet&nbsp;: «&nbsp;Comme Jurassiennes et Jurassiens, vous savez mieux que d’autres ce que signifient privatisation et libéralisation en matière de service public. Augmentation des coûts, baisse des prestations, restriction des accès, société à deux vitesses. Est-ce cela que nous souhaitons&nbsp;? Est-ce cela que nous voulons laisser en héritage aux générations futures&nbsp;?&nbsp;»
</p><p><a name="Text10"><b></b></a>Ewald Ackermann (079 660 36 14 ou 031 377 01 09), service de la communication de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1055</guid><pubDate>Wed, 01 May 2013 12:27:00 +0200</pubDate><title>Discours de 1er mai 2013</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/discours-de-1er-mai-2013</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<ul><li>&lt;media paul&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS&lt;/media&gt;&nbsp;</li><li>&lt;media daniel&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS&lt;/media&gt;</li><li><span>&lt;media vania&gt;Vania Alleva, co-président d'Unia&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media giorgio&gt;Giorgio Tuti, président du SEV&lt;/media&gt;&nbsp;</li><li><span>&lt;media katharina&gt;Katharina Prelicz-Huber, président du ssp&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media alain&gt;Alain Carrupt, coprésident de syndicom&lt;/media&gt;</li><li style="FONT-SIZE: 12px"><span>&lt;media dore&gt;Dore Heim,&amp;nbsp;secrétaire dirigeante&amp;nbsp;de l'USS&lt;/media&gt;</span></li><li style="FONT-SIZE: 12px"><span>&lt;media nico&gt;Nico Lutz, Unia&lt;/media&gt;</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1052</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2013 13:49:00 +0200</pubDate><title>Non aux agressions contre le personnel </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-aux-agressions-contre-le-personnel</link><description>Sécurité au travail : face à la criminalité aussi et surtout dans les transports publics.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Syndicat du personnel des transports (SEV) demande, à la faveur d’une vaste campagne de sensibilisation, que les autorités et les employeurs renforcent leurs mesures destinées à protéger le personnel et les voyageurs et voyageuses contre tout acte de violence quel qu’il soit. Il faut accroître la prévention. Mais l’idéologie des économies à tout prix et du démantèlement s’y opposent.</p><p>Les organisations du personnel des transports publics annoncent toujours plus de cas d’agressions verbales, voire physiques, à l’encontre des contrôleur(e)s ou du personnel de guichet des CFF, de même que d’actes de vandalisme commis par des jeunes durant le trafic de nuit. 
</p><p>Les femmes sont surtout concernées pas les commentaires sexistes d’autres voyageurs. Il peut s’agit de remarques salaces sur leur physique, comme d’actes à caractère sexuel non souhaités (attouchements soi-disant involontaires). Et il y a malheureusement lieu de mentionner aussi des délits punissables, comme la contrainte sexuelle, etc. Dans ces cas, il est de la plus haute importance de porter logiquement aussi plainte contre ces agressions (verbales) à connotations sexuelles. Cela s’applique également, sous l’angle d’une politique de santé non discriminatoire («&nbsp;Gender health&nbsp;»), aux commentaires dirigés contre des lesbiennes, des gays, des bisexuel(le)s ou des transgenres (LGBT). Les lesbiennes et les gays sont en effet régulièrement confrontés à ce type d’agression. 
</p><p>Des études l’ont établi&nbsp;: les agressions contre le personnel, surtout celles à connotation sexuelle, ont de nombreuses conséquences négatives&nbsp;: troubles psychiques et physiques, absences, dégradation de l’ambiance au travail ou dans l’entreprise. En outre, elles représentent, pour leurs victimes, une très grave atteinte à leur personnalité, que l’employeur est tenu de combattre avec tous les moyens à sa disposition.
</p><h3>Une enquête pour améliorer la situation</h3><p>C’est pourquoi le SEV et ses sous-fédérations ont mis au point une «&nbsp;carte d’agression&nbsp;». Grâce à une vaste enquête réalisée auprès des employé(e)s, on disposera d’une meilleure vue d’ensemble des agressions dont ils sont la cible (<a href="http://www.sev-online.ch/fr/aktuell/kontakt.sev/2013/ausgabe_07/aggressionskarte.php">http://www.sev-online.ch/fr/aktuell/kontakt.sev/2013/ausgabe_07/aggressionskarte.php</a>). Et demain, il sera ainsi possible d’engager, avec les autorités et les employeurs, des mesures mieux ciblées. 
</p><p>Aujourd’hui déjà, il faut rappeler que toutes les agressions contre des collaborateurs ou des collaboratrices des transports publics sont reconnues officiellement comme des délits et qu’elles doivent être poursuivies avec toute la rigueur de la loi&nbsp;: selon le Code pénal, ces infractions sont poursuivies d’office, lorsqu’elles concernent des employé(e)s des transports publics durant leur service actif. Cela figure à l’article 59 de la loi sur le transport des voyageurs, ainsi qu’à l’article 88 de la loi sur les chemins de fer fédéraux. L’autorité en charge de telles enquêtes doit donc obligatoirement agir lorsqu’elle prend connaissance d’une agression. 
</p><p>La mesure la plus efficace contre les agressions reste la prévention. Celle-ci est la meilleure lorsqu’un personnel formé plus nombreux intervient en groupe dans les trains et les bus. Les exemples négatifs du Réseau des transports publics zurichois montrent ce qui ne doit pas avoir lieu, à savoir qu’à cause du diktat des économies, on réduit le personnel de manière générale et aux guichets, ce qui transforme par conséquent les gares en des «&nbsp;non-lieux&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1054</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2013 15:04:00 +0200</pubDate><title>Les remèdes efficaces contre les inégalités croissantes : des correctifs politiques et des syndicats forts !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-remedes-efficaces-contre-les-inegalites-croissantes-des-correctifs-politiques-et-des-syndicats-forts</link><description>Rapport sur la situation financière des travailleurs et travailleuses en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’étude publiée par l’Union syndicale suisse à l’occasion du 1er mai 2013 («&nbsp;Pressions sur les salaires et répartition injuste&nbsp;») résume de manière précise les principales données concernant la situation économique et sociale de la Suisse. Dans le secteur des hauts et des très hauts revenus, le nombre de millionnaires (et de demi-millionnaires) ne cesse d’augmenter. Ceux-ci réclament pour eux-mêmes une part toujours croissante de la masse salariale. Dans le même temps, ils s’affranchissent toujours plus de leur responsabilité sociale. Exemple&nbsp;: les privilèges fiscaux en hausse accordés aux hauts et très hauts revenus et patrimoines. Ces privilégiés vivent dans leur bulle à l’écart du monde, auquel ils entendent de surcroît imposer de nouvelles règles antisociales, en démantelant par exemple l’Etat social. 
</p><p>Par ailleurs, les salaires réels de la grande majorité de la population, qui dispose de faibles et moyens revenus, n’ont que peu augmenté ces dix ou quinze dernières années. Le tableau est encore plus sombre si l’on tient compte de l’évolution des principaux postes de dépenses. La hausse des dépenses de logement et de santé contraste fortement avec la modeste augmentation des revenus. Le bilan est encore plus catastrophique si l’on prend en compte le fait que le stress a pris une ampleur qui menace directement la santé de plus d’un tiers des personnes sous contrat de travail. Accroissement de la charge de travail et du surmenage – imputable en particulier à l’extension continuelle de la journée de travail –, loyers et primes des caisses-maladie en augmentation d’un côté, revenus qui piétinent de l’autre&nbsp;: pour le plus grand nombre, le bilan est négatif. 
</p><p>En Suisse, un problème majeur n’est toujours pas résolu: les trop bas salaires versés à près de 440'000 salarié-e-s. Une personne sur cinq se retrouve face à des difficultés matérielles quand elle doit payer une facture inattendue de 2000 francs envoyé par le dentiste ou le carrossier. Voilà qui devrait donner à réfléchir.
</p><p>Et parmi les personnes qui exercent une activité professionnelle à plein temps sans parvenir à joindre les deux bouts, les salarié-e-s ayant suivi un apprentissage sont toujours plus nombreux. C’est un puissant signal d’alarme pour une économie dont les performances reposent en bonne partie sur des employé-e-s bien formé-e-s en possession d’un certificat de fin d’apprentissage. La Suisse est fière – à juste titre – de la qualité de son système d’apprentissage. L’apprentissage devrait donc aussi être payant, faute quoi il subit une dévalorisation systématique. 
</p><p>La discrimination salariale est particulièrement flagrante chez les femmes travaillant dans des branches à bas salaires comme le commerce de détail. Quand des vendeuses qualifiées, jouissant d’une expérience professionnelle, sont employées dans des grandes enseignes de vêtements ou de chaussures et gagnent trop peu pour mener une vie décente, alors que les propriétaires de ces mêmes groupes sont tous sans exception milliardaires et refusent de conclure des conventions collectives de travail, voilà qui illustre à merveille toute l’étendue des inégalités salariales en Suisse. Si ces vendeuses qualifiées sont payées au lance-pierre, cela ne tient pas au manque d’argent mais bien à des conditions injustes. 
</p><p>Or il est possible de changer cette situation. Ce sont des mécanismes et des choix voulus par les responsables politiques qui ont fait que les inégalités se sont également accrues dans notre pays, que les revenus et les fortunes ont été répartis de manière toujours plus inégalitaire et que les acquis sociaux sont soumis à des pressions de plus en plus fortes. Cette évolution politique négative vers un accroissement des inégalités peut cependant être inversée. Comment&nbsp;? Par des décisions plus raisonnables, propices à une meilleure répartition et à une meilleure cohésion sociale. 
</p><p>La nouvelle dynamique de l’initiative sur les salaires minimums est un pas important dans cette direction. L’initiative populaire 1&nbsp;:12 va dans le même sens et constitue une mesure efficace contre les excès salariaux. Comme les inégalités sociales augmentent encore avec l’âge, il importe de renforcer l’AVS, socle de la prévoyance vieillesse pour tous. C’est ce que demande l’initiative populaire AVSplus. Parmi les démarches politiques visant à rétablir un équilibre raisonnable, il y a toutes les propositions de politique fiscale qui prévoient de faire participer de nouveau équitablement les hauts revenus et les hauts patrimoines aux charges publiques, comme par exemple l’impôt fédéral sur les successions. Et il y a le rejet de tous les projets qui affaiblissent la solidarité au sein de la société. Enfin, il est important de disposer de bonnes infrastructures publiques, accessibles à tous à des prix abordables, et d’un bon système de formation et de santé accessible sans obstacles financiers. 
</p><p>Finalement, un point déterminant pour parvenir à faire progresser les salaires ce sont des syndicats forts et de bonnes conventions collectives de travail. Les salaires et les conditions de travail sont meilleurs dans les secteurs où les syndicats sont forts et les conventions collectives de bonne qualité que dans ceux où il n’existe pas de conventions collectives. La Suisse a la chance de pouvoir réaliser de sérieuses avancées dans ces secteurs ces prochaines années, grâce aux salaires minimums et à la consolidation des conventions collectives. Les pressions croissantes sur les salaires et les conditions de travail ne sont pas une fatalité. Réussirons-nous à entamer un développement durable en faveur de la majorité de la population disposant de bas et moyens salaires, ou la tendance négative de ces 10 ou 15 dernières années va-t-elle perdurer&nbsp;? La décision se prend maintenant. L’enjeu est d’une grande importance. 
</p><p>Ainsi donc
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Il faut des conventions collectives de travail avec des salaires minimums dans toutes les branches, et surtout des salaires minimums spécifiques aux diverses professions. Personne ne doit gagner moins de 22 francs l’heure ou moins de 4000 francs par mois. A cet effet, il faut introduire un salaire minimum légal, en dessous duquel il ne sera pas permis de descendre, y compris dans les branches sans convention collective.</span></li><li><span>La protection offerte par les conventions collectives est insuffisamment développée en Suisse. C’est la conséquence d’une législation obsolète prévoyant des obstacles élevés pour étendre le champ d’application de ces conventions collectives. La protection des travailleurs doit être modernisée dans les secteurs à très bas salaires en y promouvant les conventions collectives.</span></li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1053</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2013 14:59:00 +0200</pubDate><title>Réorienter la politique salariale et des revenus vers une répartition plus juste</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reorienter-la-politique-salariale-et-des-revenus-vers-une-repartition-plus-juste</link><description>Rapport sur la situation financière des travailleurs et travailleuses en Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<h3>Soucis financiers et forte augmentation des contraintes au travail</h3><p>La Suisse n’a jamais été aussi riche. Et pourtant, les salaires de nombreuses personnes sont sous pression. Un cinquième d’entre elles ont même de sérieux soucis avec leurs revenus. Face à une dépense imprévue de 2&nbsp;000 francs pour leur dentiste ou pour réparer leur auto, elles se retrouvent à court d’argent. Mais l’argent n’est pas le seul problème. L’augmentation très forte des contraintes au travail en est aussi un. Désormais, plus d’un tiers des travailleurs et travailleuses se sentent souvent ou très souvent stressés au travail. Cela aussi parce qu’ils et elles doivent travailler de plus en plus en dehors des horaires de travail réguliers.
</p><h3>Bonus et individualisation de la politique salariale&nbsp;: la fourchette des salaires s’élargit </h3><p>L’ensemble des salarié(e)s ont contribué à plus de bien-être dans notre pays. Mais seule une minorité en a profité. Les grands gagnants sont les managers et les cadres. Ces dernières années, leurs salaires ont considérablement augmenté. Aujourd’hui, la Suisse compte 11&nbsp;586 personnes touchant un gros salaire, d’un demi-million de francs ou plus par an. C’est quatre fois plus qu’en 1997. Du côté des perdants, on trouve des professionnels titulaires d’un apprentissage. Ils ont beaucoup apporté à leurs entreprises. Mais, sur leurs comptes salaire, c’est le calme plat. Après déduction du renchérissement, leurs salaires ont même baissé entre 2002 et 2010 (salaire médian). 
</p><p>Les causes de ces excès&nbsp;: le versement de bonus et l’individualisation de la politique salariale. Depuis les années 1990, les managers ont plus participé aux bénéfices et plus profité du cours des actions de leurs entreprises. Cela, pour qu’ils gèrent celles-ci dans l’intérêt des actionnaires, pour lesquels ils ont dû faire le plus possible de bénéfices. Les bénéfices et le cours des actions ont explosé et, partant, les bonus afférents des managers aussi. L’introduction des bonus a permis aux dirigeants d’accaparer la plus grande partie de l’augmentation du poste des salaires. Si les entreprises avaient eu un système salarial classique, reposant sur des augmentations générales, les directions auraient été obligées de verser des salaires plus élevés à l’ensemble du personnel. La fourchette des salaires s’est élargie non seulement dans les grands groupes, mais aussi dans les entreprises de taille moyenne et celles qui sont en mains publiques. Après l’externalisation des entreprises de la Confédération, CFF et PTT, leurs chefs ont aussi pu toucher des salaires à hauteur de millions. 
</p><p>Tout au bas de l’échelle, la répartition des salaires est restée précaire. 437&nbsp;200 salarié(e)s doivent travailler pour un bas salaire (état 2010), soit 11,8&nbsp;% des travailleurs et travailleuses. Ils gagnent, en équivalent temps plein, moins de 4&nbsp;000 francs par mois (12 mois). Beaucoup ont besoin d’être aidés. Par exemple, leurs parents ou grands-parents les soutiennent financièrement ou bien ils doivent se tourner vers l’aide sociale. Alors qu’ils travaillent à temps plein&nbsp;!
</p><p>Il est particulièrement scandaleux qu’un tiers des personnes qui touchent un bas salaire soient titulaires d’un apprentissage. Manifestement, une formation de deux ou trois ans ne protège pas contre la sous-enchère salariale. On trouve de nombreux cas de ce genre dans les grands commerces de vêtements et de chaussures. Deux tiers des employé(e)s qui y gagnent moins de 4&nbsp;000 francs ont fait un apprentissage. Par contre, les propriétaires de ces commerces se portent très bien. Il n’est pas rare que leur fortune se compte en milliards de francs. 
</p><p>Mais une chose est positive&nbsp;: à la différence d’autres pays, le problème des bas salaires ne s’est pas aggravé chez nous. Grâce à la campagne «&nbsp;Pas de salaires au-dessous de 3&nbsp;000 francs&nbsp;!&nbsp;» des syndicats, il a par exemple été possible de relever les salaires les plus bas de l’hôtellerie-restauration de 2&nbsp;350 francs à 3&nbsp;400 francs (13 mois) entre 1998 et aujourd’hui. 
</p><p>Les salaires des femmes sont inférieurs de 18&nbsp;% à ceux des hommes. Pour une part, cette différence peut s’expliquer par le fait que les femmes effectuent d’autres travaux ou occupent moins souvent des positions supérieures dans les entreprises. Mais même si l’on en tient compte, elles gagnent plus de 400 francs de moins par mois que les hommes pour un travail et des qualifications identiques. Cette discrimination est illégale. Grâce à la forte pression exercée par les syndicats, il a été possible de la réduire ces dernières années.
</p><h3>Une politique fiscale et en matière de taxes favorable aux couches supérieures </h3><p>Les politiques fiscales et en matière de taxes jouent un rôle décisif lorsqu’il s’agit de savoir de combien d’argent une famille ou une personne dispose finalement pour vivre. À cet égard, les politiques ont de toute évidence favorisé les couches supérieures ces dernières années. Les impôts sur le revenu et sur la fortune ont été baissés, ce dont les ménages avec un revenu de 1 million ont le plus profité. Aujourd’hui, ils paient environ 30&nbsp;000 francs de moins d’impôts qu’il y a dix ans. 
</p><p>Le bilan des ménages à revenus plus bas ou moyens est nettement moins bon. Si leur charge fiscale a légèrement diminué, pour autant que cela soit possible pour un bas revenu, d’autres taxes ont parallèlement augmenté&nbsp;: émoluments, impôts indirects. Les primes d’assurance-maladie ont pris l’ascenseur. Cette dernière décennie, elles ont augmenté de plus de 50&nbsp;%. Le budget d’une famille de salarié(e)s ordinaires se voit donc grevé de 3&nbsp;600 francs supplémentaires (corrigé de l’inflation). Cette explosion aurait pu être atténuée avec des réductions de primes plus importantes ou des contributions cantonales aux hôpitaux plus élevées. Malheureusement, l’argent pour le faire a servi à compenser les baisses d’impôts.
</p><p>Les loyers ont également augmenté plus fortement que les salaires. Nombre de familles dans les agglomérations ont de la peine à trouver un logement à loyer abordable. Il faudrait lancer une offensive pour la construction de logements d’utilité publique. Mais c’est le contraire qui se passe. Les pouvoirs publics et les coopératives construisent moins de logements et la Confédération réduit massivement son aide à la construction de logements d’utilité publique.
</p><p>Une fois pris en compte les taxes, les primes d’assurance-maladie et les loyers, le bilan est inquiétant. Une famille à revenus élevés dispose, après dix ans, d’environ 15&nbsp;000 francs de plus par an pour vivre (corrigé de l’inflation). Un rêve pour les bas et moyens revenus&nbsp;! Or ils auraient plus que besoin d’une telle amélioration, mais n’ont bénéficié que d’un petit plus de 2&nbsp;900, respectivement 1&nbsp;300 francs. Et le revenu des ménages d’une personne a même diminué.
</p><h3>Réorienter la politique salariale et des revenus vers une répartition plus juste</h3><p>Il existe une grande marge de manœuvre au niveau national pour contrer cet élargissement de la fourchette des salaires et des revenus. Que la mondialisation ou d’autres facteurs non nationaux, sur lesquels il est impossible d’influer, aient élargi cette fourchette et que nous ne puissions rien contre cela est une histoire à dormir debout. Même l’OCDE (2011) le reconnaît désormais<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2013/130429_DL_situation_financiere.docx#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. Il est vrai qu’il peut y avoir des «&nbsp;forces du marché&nbsp;» qui soient à l’origine d’une répartition plus inégalitaire des salaires. C’est par exemple le cas, lorsque suite à l’introduction de nouvelles technologies (ordinateurs…), le marché du travail a plus besoin d’une main-d’œuvre plus qualifiée et mieux payée et qu’il est possible de demander des salaires encore plus élevés. Mais ces évolutions négatives peuvent être corrigées au plan national. Dans les pays où les syndicats et une politique économique et sociale active ont agi contre l’élargissement de la fourchette des salaires, la répartition des revenus est plus égalitaire.
</p><p>Il serait facile d’améliorer la politique fiscale et en matière de taxes au niveau national. Les baisses d’impôts destinées aux gros salaires doivent être annulées&nbsp;; il en résulterait des rentrées supplémentaires de plus de 3 milliards pour le budget public. Ces fonds doivent être mis au service d’un financement plus équitable du système de santé (en particulier la réduction des primes d’assurance-maladie) et de la construction de logements d’utilité publique.
</p><h3>La Suisse a besoin d’une réorientation de la politique salariale</h3><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Afin que chacun et chacune obtienne sa part d’accroissement de la prospérité du pays, un système salarial classique reposant sur des augmentations de salaire générales est nécessaire. L’idéologie de l’individualisation n’a quasiment profité qu’aux cadres et aux spécialistes.</span></li><li><span>Dans toutes les branches, les salaires doivent être protégés par un salaire minimum, surtout par le biais de salaires minimums par profession fixés par les conventions collectives de travail (CCT). Personne ne doit gagner mois de 22 francs de l’heure, respectivement moins de 4&nbsp;000 francs par mois à plein temps (salaire minimum légal). Grâce à la campagne des syndicats «&nbsp;Pas de salaires au-dessous de 3&nbsp;000 francs&nbsp;!&nbsp;», les bas salaires en Suisse ont nettement augmenté depuis 1998. C’est pourquoi les bas salaires ont évolué, précisément en Suisse, au même rythme que les salaires moyens.</span></li><li><span>Il faut des CCT pour toutes et tous. Le taux de couverture des CCT est insuffisant en Suisse. C’est dû aux obstacles légaux difficiles à franchir qui sont posés. Les pouvoirs publics doivent encourager les CCT qui prévoient des salaires minimums, comme c’est l’usage ailleurs. Ce n’est pas un hasard si le partenariat social de la plupart des pays européens est plus développé que le nôtre.</span></li><li><span>La discrimination salariale des femmes doit disparaître.&nbsp; La Constitution fédérale stipule clairement que les femmes et les hommes doivent toucher un salaire égal pour un travail de valeur égale. Cette discrimination est donc illégale.</span></li><li><span>La protection des travailleurs et des travailleuses doit être améliorée. Une assurance-chômage qui sert des prestations de qualité renforce la position des salarié(e)s quand ils s’opposent à de mauvaises conditions de travail ou lors des négociations salariales.</span></li><li><span>Les entreprises en main publique ne doivent pas verser de salaire supérieur à 500'000 francs (CFF, Poste, Banques cantonales). La Confédération et les cantons doivent appliquer ce principe. Dans les entreprises privées, le rapport entre les salaires doit être de 1:12.</span></li></ul><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2013/130429_DL_situation_financiere.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> OECD (2011)&nbsp;: Divided We Stand&nbsp;: Why Inequality Keeps Rising. Paris&nbsp;: OECD Publishing
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1051</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2013 11:15:00 +0200</pubDate><title>L’USS exige une réorientation urgente de la politique salariale et des revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-exige-une-reorientation-urgente-de-la-politique-salariale-et-des-revenus</link><description>Rapport sur la situation financière des salarié(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport publié par l’Union syndicale suisse (USS) lundi l’établit&nbsp;: la Suisse n’a jamais été aussi riche. Pourtant, la situation financière de nombreux salarié(e)s s’est détériorée depuis le passage dans le nouveau millénaire. Ils et elles sont confrontés à la pression sur les salaires. Un cinquième des salarié(e)s ont de sérieux soucis avec leur revenu et se retrouvent à court d’argent lorsqu’ils doivent faire face à une dépense imprévue de 2&nbsp;000 francs (dentiste, garagiste). Bien qu’ayant terminé leur apprentissage, près de 150&nbsp;000 personnes gagnent un salaire mensuel inférieur à 4&nbsp;000 francs. Il n’y a pas que l’argent à poser problème, mais aussi la forte augmentation des contraintes au travail. Plus d’un tiers des salarié(e)s éprouvent souvent ou très souvent du stress au travail. Et près d’un cinquième d’entre eux et elles doivent régulièrement emporter du travail à la maison et travailler en dehors des horaires réguliers. Seule une minorité a profité de l’évolution des salaires. Grâce au système des bonus, les grands vainqueurs sont les cadres et les dirigeants. Le nombre des «&nbsp;millionnaires en salaire&nbsp;» a quadruplé depuis 1997.
</p><p>Il est temps de réorienter la politique des salaires et des revenus&nbsp;: le système salarial classique avec ses augmentations générales doit remplacer celui des bonus. Des conventions collectives pour toutes et tous et de bons salaires minimums d’au moins 22 francs de l’heure dans toutes les branches sont nécessaires. Les entreprises en main publique ne doivent plus verser de salaire supérieur à 500&nbsp;000 francs. Dans les entreprises privées, le rapport entre les salaires doit être de 1:12.
</p><p>Une réorientation s’impose aussi en matière de prévoyance professionnelle&nbsp;: la politique dans ce domaine doit abandonner sa logique régressive et renforcer l’AVS au lieu de l’affaiblir. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra obtenir que les rentes du premier et du deuxième pilier permettent le maintien de manière appropriée du niveau de vie antérieur, comme la Constitution le prévoit. En conséquence, l’USS récolte actuellement des signatures pour son initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;» qui introduit un supplément de 10 pour cent de la rente AVS.
</p><p>&nbsp;</p><p>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS (079 205 69 11) et Thomas Zimmermann, responsable de la communication (079 249 59 74) se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><h5>Documents</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>La situation financière des travailleurs et travailleuses en Suisse : analyse et interventions possibles</span></li><li><span>&lt;media dl situation&gt;Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS: "&lt;/media&gt;</span><span>&lt;media dl situation&gt;Réorienter la politique salariale et des revenus vers une répartition plus juste"&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media pr situation financiere&gt;&lt;span&gt;Paul Rechsteiner, président de l’USS: "&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Les remèdes efficaces contre les inégalités croissantes : des&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/media&gt;<span>&lt;media pr situation financiere&gt;correctifs politiques et des syndicats forts !"&lt;/media&gt;</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1050</guid><pubDate>Fri, 26 Apr 2013 16:37:00 +0200</pubDate><title>Fixer des salaires minimums, durcir les contrôles, relever les salaires indicatifs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/fixer-des-salaires-minimums-durcir-les-controles-relever-les-salaires-indicatifs</link><description>Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les contrôles réalisés l’an passé ont permis de découvrir et de sanctionner de nombreuses infractions aux salaires minimums commises par les employeurs, ce qui montre l’importance des mesures d’accompagnement. À défaut, la loi de la jungle menace les salaires et les conditions de travail.&nbsp;&nbsp;
</p><p>Il est préoccupant de constater que, dans les branches sans salaires minimums, 10&nbsp;pour cent des employeurs versent des salaires insuffisants. La situation est particulièrement alarmante dans le commerce de détail et dans l’horticulture&nbsp;: puisqu’il n’y a pas de salaires minimums dans ces branches, il n’est pas possible d’amender les exploiteurs et les cantons se bornent à envoyer des lettres sans effet. La loi prévoit que la Confédération et les cantons édictent des salaires minimums lorsqu’ils sont en présence de cas de sous-enchère salariale. Or, aucun canton alémanique ne l’a fait jusqu’à présent. Quant à la Confédération, elle s’est exécutée dans deux cas seulement, après de fortes pressions politiques.
</p><p>Le recul du nombre de contrôles – pour la deuxième fois depuis&nbsp;2012 – est un autre aspect inquiétant, au moment même où il faudrait davantage d’inspections. Le nombre d’entreprises étrangères actives en Suisse a en effet augmenté, tout comme l’immigration.
</p><p>Pour constater la sous-enchère salariale, il faut un salaire indicatif, qui doit s’aligner sur les salaires d’usage dans les branches et les régions. Certains salaires indicatifs utilisés par les cantons sont trop bas, comme c’est le cas de l’horticulture dans le canton de Zurich. En réalité, la pression sur les salaires est probablement plus forte que ce que conclut le rapport.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><p>Il faut dès lors appliquer systématiquement les mesures d’accompagnement, soit:
</p><p>- En cas de sous-enchère salariale, la Confédération et les cantons doivent décréter des salaires minimums, seule mesure efficace contre ce phénomène.
</p><p>- Il faut augmenter le nombre de contrôles.
</p><p>- Les salaires indicatifs définis par les cantons doivent s’aligner sur les salaires d’usage, faute de quoi le niveau des salaires en Suisse en pâtira.&nbsp; 
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><p>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS, 079 205 69 11</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1049</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2013 17:00:00 +0200</pubDate><title>Ne pas abaisser l’âge de protection pour les travaux dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ne-pas-abaisser-l-age-de-protection-pour-les-travaux-dangereux</link><description>Workers’ Memorial Day</description><content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jour, 5500 personnes meurent dans le monde à cause d’accidents du travail ou des suites d’une maladie professionnelle. C’est nettement plus que les victimes des conflits armés. Cet état de fait constitue à lui seul une raison suffisante pour commémorer le 28 avril – jour du Workers’ Memorial Day —, les salarié(e)s qui sont tombés malades à cause du travail, ou qui sont morts, ont été blessés ou mutilés au travail.
</p><p>En Suisse aussi la question des accidents du travail reste d’actualité, particulièrement parmi les plus jeunes salarié(e)s. Selon les données du Service de centralisation des statistiques de l’assurance-accidents (SSAA), le nombre des accidents du travail touchant des apprenti(e)s a crû de plus de 6&nbsp;% de 1996 à 2009, alors que durant la même période, les accidents du travail reculaient dans l’ensemble de 13,4&nbsp;%. Malgré cette évolution alarmante, certains cantons et milieux bourgeois veulent abaisser l’âge de protection pour les travaux dangereux de 16 ans actuellement à 14 ans. Cela de surcroît sans connaître précisément les données de ces dernières années, puisque le SSAA ne dispose pas de chiffres récents sur le risque d’accident pour les apprenti(e)s. Ce pilotage à l’aveugle d’une dégradation de la protection contre les accidents du travail, qui plus est pour les jeunes salarié(e)s, n’est pas tolérable.
</p><h3>Dites stop en cas de danger&nbsp;!</h3><p>Afin de prévenir les accidents du travail, l’USS avec le soutien de la SUVA a élaboré un support pédagogique, afin de mettre à disposition des écoles professionnelles, des représentations syndicales des travailleurs, mais aussi d’autres personnes intéressées, un instrument permettant d’améliorer la sécurité du travail en Suisse. Son message fondamental&nbsp;: en cas de danger, chaque salarié(e) peut et doit dire stop, surtout s’il se trouve en formation. Le travail doit être interrompu et ne doit reprendre que lorsque la sécurité est à nouveau garantie.
</p><p>Des efforts sont en particulier nécessaires à la protection des apprenti(e)s et des jeunes travailleurs et travailleuses. Comme débutant(e)s, ils sont en effet soumis à une pression supplémentaire et ont besoin, justement parce qu’ils manquent d’expérience, d’un accompagnement plus vigilant pour prévenir les accidents. Les institutions de formation et les employeurs ont une responsabilité à cet égard&nbsp;; ce nouveau support pédagogique peut donc aussi leur servir d’instrument de prévention.
</p><p>Le support pédagogique «&nbsp;En cas de danger&nbsp;: stop&nbsp;!» de<span lang="FR-CH">&nbsp;l’USS , et soutenu financièrement par la SUVA</span>,&nbsp;&nbsp;peut être téléchargé gratuitement &lt;media lehrmittel stop&gt;ici&lt;/media&gt;.
</p><h5>Renseignements</h5><p>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1048</guid><pubDate>Wed, 24 Apr 2013 16:32:00 +0200</pubDate><title>Protéger les salaires plutôt que faire du symbolique</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/proteger-les-salaires-plutot-que-faire-du-symbolique</link><description>Une clause de sauvegarde inefficace contre le dumping salarial</description><content:encoded><![CDATA[<p>La clause de sauvegarde n’est pas une solution aux problèmes que rencontrent les salarié(e)s. Les questions particulièrement controversées des entreprises qui détachent des salarié(e)s, des autorisations de courtes durées (obligation d’annonce) et des frontaliers et frontalières ne sont justement pas concernées par cette clause. Il n’y a qu’une seule façon de se prémunir des conséquences négatives de la libre circulation: les mesures d’accompagnement et leur mise en œuvre doivent garantir qu’en Suisse des salaires suisses sont payés. Ainsi, les employeurs ne pourront plus employer de la main-d’œuvre étrangère «bon marché» à la place des travailleurs et travailleuses de ce pays. 
</p><p>Or aujourd’hui, au contraire, on ne combat pas assez énergiquement le dumping salarial. Par exemple, bien que les cantons constatent régulièrement, lors de leurs contrôles, la réalité de la sous-enchère salariale, ils n’ont pas, à l’exception des cantons de Genève, du Valais et du Tessin, introduit de salaire minimum pour protéger le niveau salarial suisse.
</p><p>Plutôt qu’une politique alibi, des mesures efficaces sont nécessaires. </p><ul><li>Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées systématiquement. Lorsque les cantons et la Confédération constatent qu’il y a dumping salarial, ils doivent introduire des salaires minimaux, comme la loi le prévoit.</li><li>Les salaires dans l’horticulture, le commerce de détail (vêtements et chaussures surtout), dans la sécurité privée et dans le journalisme («journalistes libres») sont sous pression. Ils doivent être protégés par des salaires minimaux. </li><li>Employé (e) s temporaires et employé (e) s fixes doivent être traités de la même manière. Malgré la CCT de la branche du travail temporaire, des entreprises industrielles peuvent payer nettement moins bien les temporaires que le personnel fixe. Cela renforce la tendance à se rabattre sur les temporaires «bon marché». </li><li>Il faut augmenter le nombre des contrôles, en particulier dans les régions frontalières. La Confédération et les cantons doivent y consacrer les moyens nécessaires.</li></ul><h5>Renseignements:</h5><p><b></b></p><ul><li><b>Daniel Lampart (</b><b>079 205 69 11)</b><b>,</b> premier secrétaire et économiste en chef de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information. </li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1047</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2013 17:46:00 +0200</pubDate><title>Le Parlement compense l’affaiblissement de la protection contre le licenciement en cas d’insolvabilité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-compense-l-affaiblissement-de-la-protection-contre-le-licenciement-en-cas-d-insolvabilite</link><description>Révision du droit de l’assainissement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">L’Union syndicale suisse (USS) est satisfaite d’apprendre qu’un plan social obligatoire a été introduit à la faveur de la révision du droit de l’assainissement des entreprises. Après le Conseil fédéral et le Conseil des États, c’est au tour du Conseil national de reconnaître que l’assouplissement prévu de la protection contre le licenciement dans le cas d’entreprises insolvables n’était pas tolérable sans mesures compensatoires pour les travailleurs et travailleuses concernés.</p><p class="Text"><span lang="FR">Pour compenser donc la possibilité d’un licenciement immédiat en cas d’assainissement d’entreprises, il y aura un plan social, ainsi que le demande depuis vieux l’USS. De fait, dans la crise économique actuelle, un plan social est plus nécessaire que jamais. Si des parachutes dorés et des primes d’arrivée continuent à être octroyés à des managers incapables, il y a suffisamment d’argent pour des indemnités de départ, des reconversions ou des retraites anticipées en faveur des salarié(e)s licenciés. Sans plan social obligatoire, le droit de l’assainissement aurait été bancal et inacceptable pour l’USS.</span></p><h5><a name="Text7"><span lang="FR">&nbsp;</span></a>Contact</h5><p class="Agencementdutexte"><b><span lang="FR">Luca Cirigliano (031 377 01 17),</span></b><span lang="FR"> secrétaire central de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1046</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2013 17:36:00 +0200</pubDate><title>La merveilleuse assurance</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/la-merveilleuse-assurance</link><description>1er Mai 2013 : contribution littéraire</description><content:encoded><![CDATA[<p>1948. Soudain, le facteur apporte une rente aux retraités. D’accord, les vieux n’ont rien payé, mais le peuple s’est transformé en bonne fée&nbsp;: «&nbsp;Maintenant on paye&nbsp;»,&nbsp; décidèrent les jeunes à une écrasante majorité, on paye pour que la peur régresse. Et les jeunes vieillirent. Pendant des années et des années, la confiance régna, comme le raconte un postier chevronné. Il dit&nbsp;: Rends-toi compte. Au début des années 70, encore on a demandé à un apprenti : «&nbsp;Tu saurais distribuer l’AVS tout seul&nbsp;?&nbsp;» Le chef s’absente une semaine. L’apprenti se retrouve seul, avec 120&nbsp;000 francs à distribuer. Et le chef a dit&nbsp;: «&nbsp;Mes femmes ne veulent que des billets de 100&nbsp;!&nbsp;». Alors, l’apprenti remplit toutes ses poches intérieures et extérieures. Rembourré comme un bonhomme Michelin, il va de porte en porte à travers le village. C’était ça, la confiance, une sorte d’avance que l’on voulait justifier pendant des décennies.
</p><p>Et en gros, c’est aussi comme ça que marche dans l’AVS&nbsp;: chacun paye pour les vieux, et il touche plus tard une rente payée par les plus jeunes. 
</p><p>Mais comme de nos jours, il y a des femmes qui se mettent à dépenser de temps en temps un billet de 200, il faut augmenter l’âge de leur retraite. Elles se contentent moins souvent qu’autrefois des deuxièmes rôles. Une femme de ma connaissance, Jocelyne Magnayon, a déjà transporté des billets de mille de l’autre côté de l’océan après que ses parents l’ont appelée de là-bas&nbsp;: «&nbsp;Il va falloir qu’on recommence à travailler, maintenant.&nbsp;». Après trois ans de retraite, l’argent s’était envolé&nbsp;; une assurance de guignols avait versé le capital des rentes, ils avaient tout investi et placé comme on le leur avait recommandé, ensuite, il y avait eu la crise asiatique, le trou noir. «&nbsp;Nous travaillerons jusqu’à notre mort&nbsp;», disent les parents de Jocelyne, qui prend de temps en temps l’avion pour leur apporter quelques billets de mille, parce que c’est sans frais si on cache bien les billets dans les poches intérieures et dans le soutien-gorge. L’assurance s’appelle Jocelyne Magnayon et elle fait ses calculs&nbsp;: que vaut la rente ici, que vaut-elle là-bas en tenant compte du loyer et des intérêts, le franc n’a qu’à continuer à augmenter.
</p><p>Partout, on calcule à l’avance. Les assurances de guignols crient à la baisse des rendements, les capitalistes conjurent la chute du capitalisme. Ils disent qu’on doit avoir peur. Le rapport entre les jeunes et les vieux deviendrait défavorable, en nombre. D’accord, mais il y a sans cesse des gens qui viennent ici et veulent travailler ici. Parce que le travail ne manque pas. Et il ne peut pas arriver que ceux qui touchent des salaires et payent des cotisations se volatilisent, éclatent comme une bulle financière en pleine crise. Je fais confiance au calcul suivant&nbsp;: le facteur et Jocelyne Magnayon, toutes les vendeuses et moi-même, nous gagnons de quoi payer les rentes. Comme nous sommes un peu plus nombreux que la famille de Jocelyne et que quelques-uns d’entre nous font de bonnes affaires, ça devrait bien suffire pour payer de bonnes rentes. 
</p><h5>Brève biographie d’Annette Hug</h5><p>Annette Hug est née en 1970 à Zurich, où elle vit à nouveau aujourd’hui. Elle a fait des études sur les femmes et le développement à Manille. Actuellement, elle travaille autant comme auteure que secrétaire syndicale. Son premier roman, «Lady Berta», a été publié au printemps 2008 par Rotpunktverlag. À partir de phrases rares et maigres prononcées par sa grand-mère, une personne découvre une histoire familiale. En 2010 a suivi le roman à épisodes «In Zelenys Zimmer», dans lequel la NZZ a vu un «&nbsp;petit chef-d’œuvre&nbsp;»</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1045</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2013 11:05:00 +0200</pubDate><title>Pas de retour un millénaire en arrière </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-de-retour-un-millenaire-en-arriere</link><description>Le Conseil national rejette l’initiative de l’UDC sur la famille</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>La Commission féminine de l’USS salue la décision prise par le Conseil national de recommander à la population le rejet de l’«&nbsp;Initiative pour les familles&nbsp;: déductions fiscales aussi pour les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants&nbsp;», une décision nette&nbsp;: 109 voix contre 74. Aux yeux de la Commission féminine de l’USS, cette initiative représente de fait un retour au dernier millénaire&nbsp;! Aujourd’hui, la réalité est que plus de 70 % des femmes exercent une activité lucrative et que le modèle de l’homme soutien de famille, sur lequel repose l’initiative de l’UDC, n’est plus une réalité pour une écrasante majorité de la population.&nbsp;
</p><h5>Renseignements</h5><p>Christine Flitner (079 266 52 37), coprésidente de la Commission féminine de l’USS<br>Christine Michel (079 275 14 20), coprésidente de la Commission féminine de ’USS</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1042</guid><pubDate>Fri, 12 Apr 2013 13:43:00 +0200</pubDate><title>Cette fois, le ssp dépose plainte contre la Suisse à l’OIT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/cette-fois-le-ssp-depose-plainte-contre-la-suisse-a-l-oit</link><description>La législation suisse viole les droits syndicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans notre pays, le droit de grève est garanti par la Constitution fédérale. Mais le droit suisse permet de licencier des grévistes, comme ce fut récemment le cas du personnel en grève de l’hôpital neuchâtelois de La Providence. Aujourd’hui, le Syndicat suisse des services publics (ssp) porte plainte auprès de l’OIT contre cette attitude anticonstitutionnelle. 
</p><p>En Suisse, le droit de grève est garanti par l’article 28 de la Constitution fédérale. Notre pays a aussi ratifié deux conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur les droits syndicaux et s’est engagé à les respecter. Il s’agit des conventions n°&nbsp;87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (ratifiée par la Suisse en 1975) et n°&nbsp;98 sur le droit d’organisation et de négociation collective (ratifiée en 1999). 
</p><h3>Plainte du ssp pour violation du droit de grève</h3><p>La plainte déposée auprès de l’OIT par le Syndicat suisse des services publics (ssp) concerne la violation du droit de grève dans le cas de l’hôpital neuchâtelois de La Providence, un hôpital qui fut récemment le théâtre d’une remise en question du droit de grève d’une violence inouïe.
</p><p>Petit retour dans un passé proche&nbsp;: le réseau de cliniques privées Genolier Swiss Medical Network veut acheter La Providence, mais à la condition que la convention collective de travail (CCT) en vigueur ne soit plus appliquée. Genolier entend notamment aussi prolonger la durée du travail, réduire diverses indemnités, ramener le congé de maternité au minimum légal de 14 semaines et supprimer la grille salariale. Depuis de nombreuses années, La Providence est couverte par la CCT du secteur de la santé neuchâtelois, dont profitent plusieurs milliers de travailleurs et travailleuses du secteur. Fin 2012, les employé(e)s de La Providence se sont mis en grève pour conserver cette CCT, l’employeur les menaçant alors de licenciements immédiats. Ce qu’il fera effectivement en février 2013 pour les 22 personnes toujours en grève. Ensuite, le tribunal auquel il est fait appel refusera d’empêcher ces licenciements en invoquant la loi. Pour le ssp, comme pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que le droit de grève a été violé. C’est pourquoi le ssp, en tant qu’organisation syndicale directement concernée, déposera une plainte auprès du siège principal de l’OIT, à Genève. «&nbsp;Ceux qui font grève se font licencier, et ne peuvent donc plus faire grève parce qu’ils n’ont plus de contrat de travail.&nbsp;» Telle est la raison pour laquelle, le ssp, explique Stefan Giger, son secrétaire général, a décidé de déposer plainte. De fait, l’absurdité de la législation suisse apparaît ici dans toute sa splendeur. 
</p><h3>Plainte de l’USS pour cause de protection lacunaire contre le licenciement</h3><p>En 2003 déjà, l’USS avait déposé pour la première fois une plainte auprès de l’OIT pour violation de la convention n°&nbsp;98 de cette dernière. Selon l’USS, la protection insuffisante des personnes de confiance, des militant(e)s syndicaux et autres membres de commissions d’entreprise contre les licenciements injustifiés est en contradiction avec la convention n°&nbsp;98. Une année plus tard, le Comité de la liberté syndicale de l’OIT, responsable de ces questions, pria nos autorités d’adapter la législation au droit international. Mais les politiques suisses, dominés par la droite, refusèrent d’introduire des sanctions concrètes contre les licenciements antisyndicaux. Et ils allèrent même jusqu’à enterrer la moindre amorce de solution à ce problème. C’est la raison pour laquelle l’USS a réactivé en 2012 sa plainte, qui avait été suspendue depuis 2009.
</p><h3>Manif de solidarité le 1er juin</h3><p>Suite à la plainte du ssp, la Suisse, pays hôte de l’OIT, se trouve une nouvelle fois, au plan international, sur le banc des accusés. Mais le ssp et l’USS ne combattent pas la mise à mort brutale de la grève des employé(e)s de La Providence avec des armes uniquement juridiques. Le samedi 1er juin, une manif de solidarité contre les licenciements abusifs aura lieu à Genève. L’USS appellera ses membres à y participer (des informations suivront). En effet, il s’agit, d’une part, de la garantie du droit de grève en Suisse et, de l’autre, du respect des CCT. Soit des deux piliers sur lesquels repose la liberté syndicale.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1022</guid><pubDate>Fri, 12 Apr 2013 09:32:00 +0200</pubDate><title>Pas de dégradation unilatérale au détriment des salarié(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-degradation-unilaterale-au-detriment-des-salarie-e-s</link><description>Révision du droit de l’assainissement sur la corde raide
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la prochaine session parlementaire d’été, le Conseil national traitera la réforme du droit de la poursuite pour dettes et la faillite (procédure d’assainissement, révision partielle de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite LP). L’Union syndicale suisse (USS) met en garde&nbsp;: pas question d’accéder aux revendications extrêmes des employeurs et de sortir l’obligation d’un plan social de la révision.
</p><p>Il y a quelques années de cela, il a été décidé, surtout en raison des expériences faites après l’effondrement traumatisant de Swissair, de corriger ponctuellement certains points faibles du droit de l’assainissement. À cet effet, l’Office fédéral de la justice (OFJ) mit sur pied un groupe d’expert(e)s chargé de clarifier les éléments de la loi à changer. Ce groupe présenta un rapport&nbsp; en avril 2005 et, en juin 2008, un avant-projet ainsi qu’un rapport explicatif. À l’époque déjà, l’USS avait critiqué le fait que les représentations des salarié(e)s et leur savoir-faire n’avaient pas été suffisamment pris en compte par les expert(e)s dans leurs travaux. 
</p><p>L’USS soutint tout de même, en tant que principal partenaire social, la révision du droit de l’assainissement des entreprises élaborée dans la foulée par le Conseil fédéral et le Conseil des États, car elles satisfaisaient à ses exigences minimales de l’obligation de négocier un plan social.
</p><h3>Ne pas mettre la révision en danger&nbsp;! </h3><p>La commission du Conseil national chargée de l’examen préalable a certes ensuite maintenu l’obligation d’un plan social, mais à une majorité des plus serrées (13 voix contre 12). Ce n’est pas de bon augure pour la votation en plénum, lors de la session à venir.
</p><p>L’USS rappelle que, sans obligation de plan social, aucun nouveau droit de l’assainissement n’est possible, car comment imaginer, à une époque de parachutes dorés et de «&nbsp;prohibition de faire concurrence&nbsp;» à hauteur de millions genre Vasella, assainir des entreprises unilatéralement sur le dos des salarié(e)s. 
</p><p>Le projet prévoit en effet qu’à l’avenir, les salarié(e)s pourraient faire l’objet d’un licenciement immédiat en cas d’assainissement de leur entreprise. Le Conseil fédéral veut faciliter de la sorte l’assainissement des entreprises insolvables. Il propose, pour compensation, l’obligation de négocier un plan social, comme le demande depuis longtemps l’USS.
</p><p>De fait, il y a suffisamment d’argent pour financer des indemnités de départ, des reconversions ou des retraites anticipées pour le personnel licencié. Seules ces mesures inclues dans des plans sociaux garantissent que les assainissements des entreprises ne se feront pas aux dépens de l’ensemble de la société et des destins individuels des travailleurs et travailleuses. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1040</guid><pubDate>Fri, 12 Apr 2013 08:25:00 +0200</pubDate><title>Solution du délai menacée ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/solution-du-delai-menacee</link><description>Pas question de retourner dans le passé !</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative populaire «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée&nbsp;» lancée par les milieux conservateurs, si elle n’entend certes pas interdire les avortements, veut donc en faire une «&nbsp;affaire privée&nbsp;». Ceux-ci seraient sortis du catalogue des prestations de l’assurance de base obligatoire et les femmes devraient y aller de leur poche. Cela va à l’encontre de leur dignité et représente un retour dans un passé conflictuel et douloureux pour elles. 
</p><p>Le 17 avril 2013, le Conseil national sera la première Chambre à s’occuper de l’initiative populaire «&nbsp;Financer l’avortement est une affaire privée – Alléger l’assurance-maladie en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base&nbsp;». Celle-ci demande que le remboursement des frais d’avortement par l’assurance-maladie obligatoire soit supprimé. En d’autres termes, les femmes devraient à l’avenir payer de leur poche les frais d’une interruption de grossesse. Cette initiative remet ainsi en question une solution en vigueur depuis des années et choisie par le biais d’une votation populaire. Son acceptation signifierait un retour inacceptable dans le passé. Il faut donc lui dire «&nbsp;non&nbsp;». Le «&nbsp;non&nbsp;» de la Commission féminine de l’USS et de 53 autres organisations nationales de femmes a été décidé depuis longtemps. Le Conseil fédéral et la commission compétente du Conseil national recommandent également le rejet de cette initiative. Seule une minorité de quatre hommes de l’UDC propose au Conseil national son acceptation.
</p><h3>Pas d’hésitation, c’est «&nbsp;non&nbsp;»&nbsp;!</h3><p>L’impunité garantie dans le cadre d’un délai clairement défini et la reprise des coûts par les caisses-maladie sont des éléments indissociables de la solution appliquée actuellement en matière d’avortement. Si ces coûts n’étaient plus couverts par les caisses-maladies, il y aurait de très forts risques que les femmes qui veulent se faire avorter se retrouvent placées dans des situations indignes. Un retour intolérable dans le temps&nbsp;! Qui plus est, la qualité de ces interventions ne serait plus garantie&nbsp;; d’où des effets dommageables sur la santé des femmes et des coûts supplémentaires pour l’assurance obligatoire des soins
</p><p>Le siècle dernier, une interruption de grossesses était punissable, sauf s’il y avait, après examen médical, un danger pour la vie de la mère ou d’atteinte grave à sa santé, et qu’il n’était pas possible d’y parer d’une manière acceptable pour elle (indication médicale).
</p><h3>Ne rouvrons pas de vieilles plaies&nbsp;!</h3><p>La discussion sur la façon de réglementer l’interruption de grossesse a connu plusieurs épisodes. L’initiative populaire «&nbsp;concernant la décriminalisation de l’avortement&nbsp;», qui avait abouti en 1971, fut finalement retirée au profit de l’initiative, lancée en 1975, pour la solution du délai. Le contre-projet du Conseil fédéral à cette initiative recommandait une version élargie de l’indication incluant l’indication sociale en plus de l’indication médicale. En mai 1978, il fut rejeté dans les urnes, ainsi que, en 1977, l’initiative populaire «&nbsp;pour la solution du délai&nbsp;». 
</p><p>Pendant la session parlementaire d’été 1978, quatre initiatives parlementaires et autant d’initiatives cantonales furent déposées. L’une d’entre elles demandait une solution fédérale en matière d’interruption de grossesse non punissable. Les initiatives cantonales avaient pour but de donner aux cantons la possibilité d’introduire la solution du délai. Aucune de ces interventions ne trouvèrent de majorité aux Chambres fédérales.
</p><p>En 1980, l’initiative populaire «&nbsp;Droit à la vie&nbsp;» aboutit, mais échoua cinq ans plus tard devant le peuple. L’initiative populaire «&nbsp;pour la mère et l’enfant – pour la protection de l’enfant à naître et pour l’aide à sa mère dans la détresse&nbsp;» fut également rejetée en votation par 81,8&nbsp;% de non, le 2 juin 2002. Le même jour, 79,2&nbsp;% de citoyen(ne)s acceptèrent par contre la réglementation en vigueur aujourd’hui, qui se base sur l’initiative parlementaire de l’ancienne conseillère nationale socialiste Barbara Hearing. Cette initiative parlementaire demandait que l’interruption de grossesses fasse l’objet d’une nouvelle réglementation, via l’introduction d’une solution du délai. 
</p><p>Les dispositions légales acceptées par le peuple et entrées en vigueur le 1er octobre 2002 stipulent qu’une interruption de grossesse – en plus des cas où elle s’impose à cause du risque d’atteintes graves à la santé de la mère – est non punissable si elle a lieu dans les douze premières semaines suivant le début des dernières règles&nbsp;; cela, sur demande faite par écrit de la femme enceinte. Simultanément, la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) fut adaptée en conséquence, de manière à ce que l’assurance obligatoire des soins prenne à sa charge les coûts d’un avortement non punissable. Cette solution est tout à fait entrée dans les mœurs et elle a fait ses preuves. C’est pourquoi il n’y a strictement aucune raison de la remettre en question aujourd’hui.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1041</guid><pubDate>Fri, 12 Apr 2013 08:21:00 +0200</pubDate><title>Non, sans tergiverser, à un xième durcissement de la loi sur l’asile !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/non-sans-tergiverser-a-un-xieme-durcissement-de-la-loi-sur-l-asile</link><description>Votation du 9 juin 
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour la xième fois, les Chambres fédérales ont décidé, fin septembre 2012, de durcir la loi sur l’asile. L’Union syndicale suisse (USS) refuse ces mesures autant inutiles qu’indignes et recommande de voter clairement non le 9 juin prochain. 
</p><p>Une fois de plus, la loi sur l’asile a été durcie&nbsp;! Arrêtons-nous aux mesures les plus dures votées par les Chambres fédérales et entrées en vigueur à fin septembre 2012. Les procédures d’asile via les ambassades seront supprimées et les victimes de persécution – y compris femmes et enfants – se verront ainsi livrées aux mafias de passeurs. Exit également le motif de désertion. De plus, les opposant(e)s politiques qui refusent de servir des régimes sanguinaires se trouveront également privés de la protection à laquelle ils ont droit. 
</p><h3>Des procédures dépourvues de toute base légale</h3><p>Des centres spécifiques pour les requérant(e)s «&nbsp;récalcitrants&nbsp;» seront créées sans motif clair, ni jugement, laissant la voie ouverte à un important flou et, surtout, à un grand risque d’arbitraire. En bref, c’est bien la «&nbsp;tête du client&nbsp;» qui pourrait être sanctionnée&nbsp;! De même, l’introduction de procédures tests – qui visent, entre autres, à raccourcir les délais de recours de 30 à 10 jours – va compliquer à l’absurde les recours des personnes qui ne parlent pas notre langue et ne connaissent pas nos lois. Ces procédures tests, dépourvues de toute base légale, donneront en dérogation à la loi sur l’asile carte blanche à nos autorités. Elles ouvriront aussi tout grand la porte à des modifications en profondeur, qui pourraient s’écarter dangereusement de la législation en vigueur. 
</p><h3>Pour l’USS, le non s’impose</h3><p>L’USS condamne énergiquement ce nouveau durcissement de la loi sur l’asile. Les demandes d’asile fluctuent pour l’essentiel au rythme des événements internationaux, comme le Printemps arabe, les conflits armés ou encore le durcissement d’une dictature. L’immigration ne se régule pas mécaniquement sur le modèle d’un robinet que l’on ouvre et que l’on ferme. C’est bien encore une fois la tradition humanitaire de la Suisse qui serait bafouée ici par de telles mesures dont le but, une fois de plus, est de stigmatiser la population étrangère ou certaines de ses parties.
</p><h3>Quand trop, c’est trop</h3><p>Lancé le 10 octobre 2012 par les Jeunes Vert(e)s et soutenu par toute une coalition d’organisations, le référendum contre les mesures urgentes a formellement abouti, avec plus de 63&nbsp;000 signatures récoltées. Le 9 juin prochain, ce sera donc au peuple de se prononcera. L’USS condamne fermement cet xième durcissement du droit d’asile, d’autant plus que rien n’est fini puisque le Parlement a décidé, en décembre dernier, un tour de vis supplémentaire au moyen de nouvelles mesures&nbsp;! Lors de son Assemblée des délégué(e)s du 16 novembre 2012, l’USS a clairement décidé de soutenir le référendum. Trop, c’est trop&nbsp;! Il est de temps de dire «&nbsp;stop&nbsp;!&nbsp;» à cette politique anti-humanitaire en donnant un signal net et sans appel aux autorités. L’USS invite, sans tergiversation aucune, les citoyennes et les citoyens de ce pays à voter NON, le 9 juin, contre des mesures urgentes contraires aux droits humains et à la tradition humanitaire de la Suisse.
</p><p>Concernant l’élection du Conseil fédéral par le peuple demandée par une initiative populaire de l’UDC, l’USS ne fait aucune recommandation.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1043</guid><pubDate>Fri, 12 Apr 2013 08:19:00 +0200</pubDate><title>Respect des normes en temps de crise : la Suisse doit mieux protéger les syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/respect-des-normes-en-temps-de-crise-la-suisse-doit-mieux-proteger-les-syndicats</link><description>Conférence de l’OIT à Oslo</description><content:encoded><![CDATA[<p>En période de crise aussi, les travailleurs et travailleuses ne doivent pas être licenciés uniquement parce qu’ils sont engagés au plan syndical. Les normes fondamentales de protection de l’Organisation internationale du Travail (OIT) doivent donc également s’appliquer lorsque le climat se fait plus rude entre les partenaires sociaux en raison de la crise. C’est là ce qu’ont demandé les délégations de l’OIT à la 9e Rencontre régionale européenne d’Oslo (8 – 11.4).
</p><p>Selon la Déclaration d’Oslo, même dans un contexte économique toujours plus difficile, les normes de l’OIT devraient être respectées et appliquées dans les pays. Parmi les libertés qui doivent être protégées sans concessions aucunes figurent celles de créer un syndicat, de s’y affilier ou de mener des négociations collectives. Les travailleurs et les travailleuses doivent être surtout protégés contre les licenciements antisyndicaux. 
</p><p>Or c’est précisément là une protection qui fait défaut dans notre pays. Et il en a aussi été à nouveau question lors de la rencontre en Norvège. Cela, d’autant plus que, le 10 avril, le Syndicat suisse des services publics (ssp) a déposé plainte dans ce contexte contre la Suisse au siège principal de l’OIT à Genève. À l’origine de cette plainte, le licenciement immédiat de 22 grévistes de l’hôpital neuchâtelois de La Providence, en février dernier<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. À l’occasion d’une action menée devant le siège de l’OIT à Genève, les grévistes licenciés ont exigé, avec le ssp et d’autres syndicats, que la Suisse applique une fois pour toutes les conventions N° 87 et 98 ratifiées depuis des décennies par elle. 
</p><p>Ces revendications ont aussi été entendues dans la lointaine Oslo, où l’Union syndicale suisse (USS), membre de la délégation tripartite helvétique, représentait les intérêts des salarié(e)s suisse. L’USS a soutenu les analyses et réflexions de l’OIT, ainsi que son directeur général, Guy Ryder, pour qui, précisément en périodes économiques difficiles, le partenariat social représente le seul moyen éprouvé pour trouver des mesures innovatrices contre la crise. 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir la contribution séparée sur ce sujet même.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1044</guid><pubDate>Fri, 12 Apr 2013 08:18:00 +0200</pubDate><title>La Commission de l’économie reconnaît le problème des bas salaires en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-commission-de-l-economie-reconnait-le-probleme-des-bas-salaires-en-suisse</link><description>L’initiative sur les salaires minimums au Parlement
</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a demandé lundi dernier 8 avril au Conseil fédéral un rapport sur la façon de procéder pour améliorer la situation difficile des salarié(e)s à bas salaires. Une bonne chose pour les personnes concernées. Ce faisant, la CER-E donne aussi un carton jaune au gouvernement, car celui-ci, dans son message au sujet de l’initiative sur les salaires minimums, avait froidement contesté tout besoin d’agir dans ce domaine.
</p><p>En Suisse, 430&nbsp;000 personnes environ touchent un salaire mensuel inférieur à 4&nbsp;000 francs en équivalent temps plein. Pour s’en sortir avec moins de 4&nbsp;000 francs, il faut se retreindre très fortement et souvent, l’aide de tierces personnes, voire de l’aide sociale, s’avère nécessaire. Sur ces 430&nbsp;000 personnes, plus de 140&nbsp;000 ont fait un apprentissage. Dans notre pays a cours le principe selon lequel toute personne ayant fait un apprentissage doit gagner suffisamment pour pouvoir fonder une famille. Manifestement, les employeurs du commerce de détail et d’autres branches s’en affranchissent froidement. Comment motiver après cela les jeunes à faire un apprentissage&nbsp;?
</p><p>L’«&nbsp;excellent fonctionnement du partenariat social&nbsp;», dont parle le Conseil fédéral dans son message, apparaît de ce fait cynique. En réalité, nombre d’employeurs refusent de négocier des conventions collectives de travail (CCT) avec nous, les syndicats. Cela concerne aussi les branches à bas et très bas salaires, comme le commerce de détail de vêtements et de chaussures. Pour le président de l’Union suisse des marchands de chaussures, Dieter Spiess, une CCT serait même une «&nbsp;aberration&nbsp;», alors que beaucoup de vendeuses gagnent nettement moins de 4&nbsp;000 francs dans sa propre branche... Ailleurs, comme dans les centres d’appels, les instituts de beauté, les centres de mise en forme, il n’y a même pas d’organisations patronales, avec qui conclure des CCT. Ces branches, nombreuses, sont en pleine croissance et les salaires y sont bas. Même dans le cas où des CCT ont été conclues, les quorums restrictifs à remplir pour en étendre le champ d’application ont régulièrement pour effet qu’une part appréciable de salarié(e)s se trouve privée de la protection d’une CCT. Exemple tout récent&nbsp;: la CCT genevoise du commerce de détail.
</p><p>La loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail (LECCT) date de 1956. C’est très loin. Depuis lors, beaucoup de choses ont changé sur le marché du travail suisse. La part de l’emploi représentée par le secteur secondaire – où la couverture conventionnelle (par CCT) est traditionnellement la plus forte – a beaucoup diminué. Dans la construction, 60&nbsp;% environ des salarié(e)s sont protégés par une CCT et 40 % dans l’industrie, mais ils sont seulement 30&nbsp;% dans le secteur tertiaire (services). Les grandes entreprises ont délocalisé un grand nombre d’emplois dans d’autres branches (p. ex. le nettoyage, les cantines d’entreprise, les centres d’appels). L’internationalisation de l’économie a eu, quant à elle, pour effet que de nombreuses entreprises sont en mains étrangères ou dirigées par des cadres étrangers peu au fait du partenariat social suisse. Que les femmes exercent une activité lucrative va désormais de soi. Aujourd’hui, beaucoup d’entre elles subviennent elles-mêmes à leurs besoins. Le travail temporaire s’est fortement répandu, au point que, désormais, les employé(e)s d’une entreprise n’ont pas tous été engagés par le même employeur. «&nbsp;Last but not least&nbsp;»&nbsp;: l’ouverture du marché suisse du travail dans le cadre de la libre circulation des personnes, qui, en raison du niveau relativement élevé des salaires suisses et d’un chômage comparativement bas, représente un danger.
</p><p>Contrairement à l’idéologie du gouvernement, la Suisse n’est en réalité pas une bonne élève en matière de partenariat social. Seule près de la moitié des salarié(e)s est protégée par une CCT. Nos syndicats ne peuvent pour l’heure que rêver des taux de couverture étrangers, comme ceux d’Autriche (99&nbsp;%), de Belgique (96&nbsp;%), de Suède (91&nbsp;%), etc. Mais pareils taux de couverture conventionnelle ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat de la politique d’encouragement actif des CCT menée par les autorités. Dans les pays où la protection par des CCT est meilleure, la loi est moins restrictive, par exemple en ce qui concerne les quorums permettant d’étendre leur champ d’application. Ces lois sur les CCT sont fondamentalement plus modernes que la nôtre.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1039</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2013 13:28:00 +0200</pubDate><title>Une intervention purement cosmétique en lieu et place d’une harmonisation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-intervention-purement-cosmetique-en-lieu-et-place-d-une-harmonisation</link><description>Contre-projet indirect à l’initiative sur les bourses d’études</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le contre-projet indirect à l’initiative sur les bourses d’études mis sur rail mercredi par le Conseil fédéral ne permettra pas de résoudre efficacement les problèmes qui se posent dans ce domaine, ni d’en arriver à une plus grande égalité des chances en matière de formation. «&nbsp;Le contre-projet est un beau geste symbolique, qui ne débouchera cependant que sur des changements purement cosmétiques&nbsp;», critique Véronique Polito, secrétaire centrale de l’Union syndicale suisse (USS), où elle est responsable de la politique de formation. «&nbsp;Le Conseil fédéral ne prévoit aucune amélioration matérielle.&nbsp;» Les cantons pourront continuer à décider eux-mêmes sur la base de quels critères (en particulier financiers), ils entendent accorder des bourses d’études ou des prêts. 
</p><p>Or, des améliorations dans ce domaine seraient cruellement nécessaires. Les statistiques nous montrent que les dépenses totales représentées par les bourses d’études ont diminué de 6&nbsp;% entre 1990 et 2011. À elle seule, la Confédération a réduit depuis 1998 ses subventions aux bourses, les faisant passer de plus de 100 à 25 millions de francs en 2011. Simultanément cependant, le nombre des étudiant(e)s du degré secondaire II et du tertiaire n’a cessé d’augmenter ces vingt dernières années. En outre, l’absence d’harmoniser du système des bourses d’études a entraîné des inégalités de traitement grossières entre les étudiant(e)s&nbsp;: le montant des bourses qui leur sont octroyées varie fortement en fonction de leur lieu de résidence. «&nbsp;Pour des jeunes de familles financièrement faibles, l’accès à une formation en devient une loterie&nbsp;», dénonce la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber. Cela, que la formation choisie soit professionnelle ou générale. 
</p><p>Or, du point de vue de l’USS et de ses fédérations, l’accès à une formation supérieure ne doit pas dépendre de la provenance sociale ou géographique des gens. En raison de ce contre-projet insuffisant, seule l’initiative sur les bourses d’études, que l’USS a soutenu dès son lancement, débouchera sur des améliorations concrètes. Elle seule permettra d’en arriver à une harmonisation des bourses d’études digne de ce nom, ainsi qu’à une plus grande égalité des chances en matière de formation. C’est pour cela que l’USS et ses fédérations continueront à soutenir l’initiative sur les bourses d’études.
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito, (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS</li><li>Katharina Prelicz-Huber, (076 391 79 15), présidente du ssp</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1038</guid><pubDate>Tue, 09 Apr 2013 09:09:00 +0200</pubDate><title>Selon la commission de l’économie et des redevances (CER), il y a bien un problème des bas salaire en Suisse  </title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/selon-la-commission-de-l-economie-et-des-redevances-cer-il-y-a-bien-un-probleme-des-bas-salaire-en-suisse</link><description>Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il faut qu’en Suisse, les travailleurs et les travailleuses puissent vivre de leur salaire. La commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a reconnu que ce principe ne s’appliquait malheureusement pas à tout le monde dans notre pays. C’est pourquoi, à la faveur de ses délibérations au sujet de l’initiative sur les salaires minimums, elle a chargé l’Administration fédérale de trouver d’autres moyens de lutte contre les très bas salaires de moins de 4&nbsp;000 francs. L’Union syndicale suisse (USS) apprend ainsi avec satisfaction que la CER, contrairement au Conseil fédéral, reconnaît l’existence d’un problème des bas salaires. Et elle a vu toute l’urgence que ce dernier revêt pour nombre de personnes. Désormais, l’USS attend de l’Administration qu’elle rédige un rapport qui aille bien au-delà de l’analyse pour l’heure insuffisante contenue dans le message du Conseil fédéral sur l’initiative. 
</p><p>400&nbsp;000 personnes environ travaillent aujourd’hui en Suisse pour des salaires très bas de moins de 4&nbsp;000 francs et un tiers d’entre elles ont fait un apprentissage, par exemple de vendeuse, de boulanger ou de fleuriste. Or, impossible de vivre dans la riche Suisse avec de tels salaires. C’est précisément à cela qu’entend s’attaquer l’initiative sur les salaires minimums. Elle demande l’introduction d’un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure, soit un salaire mensuel de 4&nbsp;000 francs.&nbsp;
</p><h5>renseignements :</h5><p>Daniel Lampart,&nbsp; économiste en chef,&nbsp;079 205 69 11
</p><p>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS,&nbsp;079 249 59 74</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-1036</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2013 19:05:00 +0200</pubDate><title>Des salaires plus justes, des rentes meilleures !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-salaires-plus-justes-des-rentes-meilleures</link><description>Appel de l’USS pour le 1er Mai 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes encore bien loin de l’équité&nbsp;! Dans notre pays, la répartition des revenus et de la fortune est en effet des plus inégalitaires. Tout en haut, on trouve une élite autoproclamée de profiteurs qui mènent grand train. Ils prêchent le marché pur et dur, c’est-à-dire leur propre enrichissement. En bas et au milieu, les revenus sont toujours plus sous pression. Les salaires réels des travailleurs et travailleuses qualifiés, titulaires d’un CFC, ont même légèrement reculé ces dix dernières années. Ainsi, l’apprentissage - la voie traditionnelle pour entrer dans la vie professionnelle - ne garantit plus un salaire correct. Preuve en est qu’un tiers des personnes qui touchent un bas salaire ont fait un apprentissage. Et comme si ce n’était pas assez, les femmes sont discriminées. En moyenne, elles gagnent toujours 18&nbsp;% de moins que les hommes. Et les externalisations comme les privatisations provoquent toujours les mêmes effets&nbsp;: en bas, les gens sont poussés dans la précarité, en haut, ils nagent dans les surprofits. Et entre deux, il n’y a qu’à se serrer la ceinture.
</p><p>Il faut que cela change. Nos propositions sont efficaces. Comme l’initiative populaire sur les salaires minimums. Ou celle dite 1:12. Ces initiatives veulent que dans tout le pays les salaires versés soient équitables. Et pour tout le monde&nbsp;! L’initiative sur les salaires minimums garantira un salaire mensuel de 4&nbsp;000 francs à toutes celles et tous ceux qui travaillent à plein temps, soit 22 francs de l’heure. Plus de 400&nbsp;000 personnes, dont 300&nbsp;000 femmes, disposeront immédiatement de plus d’argent pour vivre. Les nouveaux salaires minimums auront aussi une influence positive sur les bas et les moyens salaires. Et ils ouvriront efficacement la voie à l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Grâce à des salaires équitables, il y aura plus de justice et les personnes aujourd’hui marginalisées pourront mieux participer à la vie sociale.
</p><p>Les personnes âgées sont aussi touchées par des inégalités extrêmes. Alors que certains retraité(e)s sont riches, de très nombreux autres doivent compter chaque franc dépensé. Pour eux, la promesse de la Constitution fédérale selon laquelle les rentes de l’AVS et du 2<sup>e</sup> pilier doivent, ensemble, permettre de maintenir son niveau de vie antérieur n’est qu’un lointain rêve. Mais la droite politique ne veut jamais voir ces réalités. Tenus en laisse par economiesuisse, le Conseil fédéral et la majorité des Chambres fédérales menacent de couper dans les rentes. Leur mot de passe, le «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;», est aussi vieux que sa signification est évidente&nbsp;: chacun pour soi et foire d’empoigne pour tous. 
</p><p>Il faut que cela change. Nos propositions sont efficaces. Comme l’initiative AVSplus. Elle demande un supplément de 10&nbsp;% sur toutes les rentes AVS. Elle veut améliorer les rentes dans tout le pays. Le tournant social aura ainsi plus de chance de devenir réalité. Pendant des années, pilonnés par les néolibéraux, nous avons été contraints de résister à la régression sociale. Aujourd’hui, nous voulons non seulement éviter le pire, nous voulons obtenir du mieux. Soit des rentes meilleures avec AVSplus. 
</p><p>Et nous nous battons aussi pour&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><span>une politique fiscale juste&nbsp;; aujourd’hui, on allège la charge des riches et alourdit celles des gens ordinaires, ce qui renforce les inégalités matérielles&nbsp;;</span></li><li><span>moins de pression au rendement sur les travailleurs et travailleuses&nbsp;; le stress au travail cause toujours plus de problèmes de santé&nbsp;;</span></li><li><span>une meilleure protection des travailleurs et travailleuses&nbsp;; il ne doit plus être possible de licencier tout simplement celles et ceux qui s’opposent à la dégradation de leurs conditions de travail, comme ce fut de nouveau scandaleusement le cas à l’hôpital de la Providence.</span></li></ul><p>Tout cela doit changer. Tout cela, nous, mouvement syndical, pouvons le changer. Avec toutes les forces progressistes, nous sommes en mesure de renverser la tendance à la régression sociale. Des salaires plus justes et des rentes meilleures, voilà le fondement du tournant social.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1035</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2013 15:19:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: Vernehmlassung zur Änderung des Vernehmlassungsgesetzes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vernehmlassungsantwort-vernehmlassung-zur-aenderung-des-vernehmlassungsgesetzes</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemande)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1034</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2013 15:16:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: Übereinkommen der Vereinten Nationen zum Schutz aller Personen vor dem Verschwindenlassen vom 20. Dezember 2006</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vernehmlassungsantwort-uebereinkommen-der-vereinten-nationen-zum-schutz-aller-personen-vor-dem-verschwindenlassen-vom-20-dezember-2006</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemande)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1028</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2013 14:51:00 +0200</pubDate><title>366 851 membres : recul à nouveau freiné</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/366-851-membres-recul-a-nouveau-freine</link><description>Effectifs de l’USS en 2012</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À fin 2012, l’Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 366&nbsp;851 membres répartis dans 16 fédérations, dont six ont vu leurs effectifs augmenter. </p><p>L’USS, qui est de loin la plus importante confédération syndicale du pays, comptait exactement 366&nbsp;851 membres à fin 2012. Par rapport à 2011, elle avait perdu 1&nbsp;911 membres, soit 0,5 % de ses effectifs. Ce recul est surtout imputable à des circonstances particulières, soit une fusion. Sans elle en effet, l’USS aurait enregistré une croissance de ses effectifs. Ainsi, par rapport à 2010 et 2011, elle est parvenue à freiner nettement la baisse de ses effectifs (baisse en 2010&nbsp;: -1,4&nbsp;%&nbsp;; 2011&nbsp;: -0,9 %). Le nombre des fédérations qui lui sont affiliées est, pour sa part, resté de 16.
</p><p>Le nombre de membres féminins a augmenté en 2012. L’USS en comptait ainsi 104&nbsp;453 à cette date, contre 103&nbsp;180 en 2011. Et la part des femmes est passée à 28,5 % (2011&nbsp;: 28&nbsp;%). Elle augmente sans interruption depuis 20 ans, ayant même presque doublé pendant ce laps de temps. 
</p><p>Six syndicats ont vu leurs effectifs augmenter. La plus importante augmentation est, en chiffres absolus, celle d’Unia (2440) et, en pourcentage, celle de Nautilus (12,4&nbsp;%). En 2011 déjà, Unia, qui représente bien plus de la moitié des membres de l’USS, avait connu une légère hausse de ses effectifs. L’an dernier, elle a surtout vu le nombre de ses membres féminins croître fortement, de même que celui de ses membres actifs dans le secteur des services. Pour la cinquième année consécutive, les effectifs du Syndicat suisse des services publics (ssp) ont augmenté. Le ssp est le premier syndicat «&nbsp;traditionnel&nbsp;» de l’USS dont les femmes représentent la majorité - depuis 2010 -, une majorité qui s’est même renforcée par la suite. Depuis quelques années, les effectifs d’AvenirSocial, le syndicat des professionnel(le)s du travail social, et de kapers, l’association du personnel de cabine (trafic aérien), augmentent aussi. Quant à Nautilus, le syndicat des marins entré à l’USS en 2011 seulement, et à New Wood, le petit syndicat des employé(e)s de l’ONU à Genève, ils ont aussi enregistré une hausse du nombre de leurs membres. 
</p><p>Neuf fédérations de l’USS ont perdu des membres. En chiffres absolus, les pertes de syndicom, le syndicat des médias et de la communication, sont importantes. C’est encore là la conséquence de la fusion entre comedia (arts graphiques) et du Syndicat de la communication, d’il y a deux ans, dont syndicom est né. En effet, outre une «&nbsp;mise à jour administrative des fichiers de membres&nbsp;» et quelques démissions causées par la fusion elle-même, syndicom a surtout rencontré des difficultés pour recruter de nouveaux membres, car la réorganisation entraînée par la fusion a fortement mobilisé le personnel et les fonds du nouveau syndicat, qui ont donc fait défaut pour la recherche de nouveaux membres. La consolidation en cours du syndicat devrait mettre fin à cette tendance à la baisse. 
</p><p>Le nombre des syndiqué(e)s actif du SEV, le syndicat du personnel des transports, est resté stable, le recul des effectifs étant principalement dû à des décès de membres retraités.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1033</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2013 14:51:00 +0200</pubDate><title>Audition relative à l’ordonnance sur l&#039;obligation de déclarer les qualifications professionnelles dans le cadre des professions réglementées</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/audition-relative-a-l-ordonnance-sur-lobligation-de-declarer-les-qualifications-professionnelles-dans-le-cadre-des-professions-reglementees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1032</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2013 14:27:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung: Änderung des Bundesgesetzes über den Strassentransitverkehr im Alpengebiet (STVG) und Strassenbenutzungsgebühren</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vernehmlassung-aenderung-des-bundesgesetzes-ueber-den-strassentransitverkehr-im-alpengebiet-stvg-und-strassenbenutzungsgebuehren</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemande)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1031</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2013 14:25:00 +0200</pubDate><title>Strategie Stromnetze, Entwurf Detailkonzept: Stellungnahme des SGB</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strategie-stromnetze-entwurf-detailkonzept-stellungnahme-des-sgb</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemande)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1030</guid><pubDate>Wed, 03 Apr 2013 13:00:00 +0200</pubDate><title>86 499 signatures contre la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/86-499-signatures-contre-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>Alliance pour le dimanche : le référendum a abouti</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Le dépôt du référendum contre la journée de travail de 24 heures a lieu ce matin. Pas moins de 86&nbsp;499 signatures ont été récoltées en moins de trois mois contre la libéralisation des heures d’ouverture dans le commerce de détail. Les membres de l’Alliance pour le dimanche, dont l’USS, manifestent leur opposition à la journée de travail de 24&nbsp;heures, avec une installation figurant une horloge où de minuscules ouvrières et ouvriers trottent sans cesse, aux ordres de politiciens libéraux.
</p><p>Ce matin à 10&nbsp;heures, les organisations membres de l’Alliance pour le dimanche ont convergé à Berne pour y déposer à la Chancellerie fédérale les signatures contre la journée de travail de 24&nbsp;heures, récoltées à une vitesse record. L’Alliance pour le dimanche y a protesté contre l’augmentation du stress dans la société actuelle, facteur d’épuisement professionnel. Une installation figurait les turbos de la libéralisation actionnant une manivelle pour faire trotter en permanence, à toute vitesse, des ouvrières et ouvriers autour d’une horloge figurant les 24&nbsp;heures de la journée.
</p><p>La libéralisation des magasins des stations-service introduirait pour la première fois la journée de travail de 24&nbsp;heures dans le commerce de détail. Et il ne s’agit que d’un cheval de Troie. D’autres projets tout aussi radicaux suivront. La votation à venir a donc une valeur de signal pour les interventions parlementaires suivantes: le groupe vert’libéral souhaite introduire la journée de 24&nbsp;heures dans les petits commerces – 7/7 jours. Au motif que les magasins des stations-service pourront eux aussi ouvrir plus longtemps. Et le conseiller aux États Fabio Abate (PRL) exige l’introduction à grande échelle du travail du dimanche.
</p><p>Les organisations membres de l’Alliance pour le dimanche sont particulièrement satisfaites de la vitesse à laquelle les signatures nécessaires ont été réunies. Cela prouve que la population suisse désapprouve la course à la libéralisation des élus politiques. Les votations de ces dernières années en apportent la confirmation: dans plus de 90&nbsp;% des cas, les citoyen(ne)s se sont prononcés contre la prolongation des heures d’ouverture. Le personnel de vente est lui aussi farouchement opposé à toute nouvelle libéralisation – sachant par expérience que ses conditions de travail se détérioreraient encore. Les femmes seraient les premières victimes du travail de nuit et du dimanche, qui nuit à la santé.
</p><p>Étant donné la rapidité à laquelle les signatures ont été collectées, l’Alliance pour le dimanche fait confiance aux citoyennes et citoyens pour refuser ce projet de libéralisation des heures d’ouverture des magasins de stations-service.
</p><p>Quelque 67&nbsp;082 signatures ont été déposées aujourd’hui. Or ce n’est que la pointe de l’iceberg, l’Alliance pour le dimanche ayant reçu beaucoup plus de paraphes. Grâce au large soutien rencontré dans la population, les organisateurs ont même pu renoncer à faire contrôler toutes les signatures reçues, afin de réduire au maximum leurs frais administratifs
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</span></li><li><span>Vania Alleva (079 620 11 14), coprésidente d‘Unia</span></li><li><span>Danièle Lenzin (079 303 24 69), coprésidente de syndicom</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1029</guid><pubDate>Tue, 02 Apr 2013 18:31:00 +0200</pubDate><title>Anhörung zu Änderungen des Prämientarifs der Suva per 1.1.2016</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anhoerung-zu-aenderungen-des-praemientarifs-der-suva-per-1-1-2016</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemande)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1026</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2013 10:34:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement n’a rien appris !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-n-a-rien-appris</link><description>Journée de travail de 24 heures
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À peine les signatures pour le référendum contre la déréglementation intégrale des heures de travail dans les magasins des stations-services avaient-elles été récoltées dans un temps record que le Parlement fédéral décidait de dégrader encore plus les conditions de travail du personnel de vente, et même le dimanche&nbsp;! Cela, en acceptant les motions Lombardi et Abate.</p><h3>Le peuple ne veut pas de déréglementation</h3><p>Les résultats des votations populaires sur cette question n’ont cessé de le démontrer, et tout récemment encore dans le canton de Bâle-Ville&nbsp;: le peuple, donc les consommateurs et consommatrices, ne veut pas que les heures d’ouverture des commerces soient prolongées. Les citoyen(ne)s ont en effet compris qu’une telle déréglementation n’est que le signe avant-coureur d’une offensive générale contre la protection de la santé garantie dans toutes les branches par le droit du travail. Bientôt, ce serait aux bureaux et autres entreprises de services de prolonger leurs horaires de travail. Les Suisses et les Suissesses ne veulent pas d’une pareille «&nbsp;américanisation&nbsp;» de la vie professionnelle, soit une journée de travail de 24 heures.
</p><p>On le voit non seulement aux résultats des scrutins cantonaux, mais la vitesse record à laquelle les signatures nécessaires ont été récoltées pour le référendum contre la déréglementation des heures de travail dans les magasins des stations-service montre aussi que ce sujet est un sujet brûlant. Trois semaines avant la fin du délai imparti à la récolte de ces signatures (7 avril), les syndicats avaient en effet réuni, avec les organisations de l’Alliance pour le dimanche, plus de 85&nbsp;000 signatures. 
</p><h3>Motions Lombardi et Abate&nbsp;: inquiétantes sous l’angle démocratique…</h3><p>Tout cela n’a pas empêché les Chambres fédérales de maintenir leurs velléités déréglementatrices et de charger le Conseil fédéral de contraindre à l’avenir les cantons, en modifiant la loi, à permettre que tous les commerces puissent ouvrir dans tout le pays au moins depuis 6 heures à 20 heures la semaine, et 19 heures le samedi. L’«&nbsp;inventeur&nbsp;» de ce diktat centralisateur est le conseiller aux États tessinois Filippo Lombardi. Au lieu de défendre comme à son habitude le fédéralisme, il a demandé que l’«&nbsp;égalité&nbsp;» soit imposée d’en haut, de Genève à Saint-Gall et de Chiasso à Bâle. Les citoyen(ne)s bâlois doivent particulièrement s’énerver, eux qui viennent de rejeter à presque 60&nbsp;% une prolongation des heures d’ouverture des commerces le samedi.
</p><p>Encore plus lourde d’un point de vue démocratique est la motion Abate, qui charge le Conseil fédéral d’introduire les ventes du dimanche potentiellement dans toutes les régions du pays. De fait, le peuple n’aurait pas son mot à dire ici. Au lieu de suivre le processus normal de législation, le Conseil fédéral doit procéder à cette importante extension des ventes du dimanche via une modification d’ordonnance. Sous le couvert d’un «&nbsp;encouragement du tourisme&nbsp;», le personnel de vente perdrait le jour de congé le plus important d’un point de vue social. En effet, seul le dimanche joue le rôle, dans toute la Suisse et pour de vastes pans de la population, d’un jour de congé commun destiné à la famille, au repos et au recueillement. 
</p><p>L’USS et ses fédérations ne sauraient assister passivement à pareilles atteintes à la santé des salarié(e)s, hautement problématiques sous l’angle fédéraliste et démocratique. Nous nous réservons explicitement toutes les possibilités juridiques et politiques de stopper cette tactique de déréglementation par tranches.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1024</guid><pubDate>Thu, 28 Mar 2013 09:38:00 +0100</pubDate><title>Quatre gros mensonges bourgeois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/quatre-gros-mensonges-bourgeois</link><description>L’initiative populaire 1:12 au Conseil des États
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session de printemps, le Conseil des États a débattu de l’initiative 1:12, que l’Union syndicale suisse soutient. Pas de surprise&nbsp;: la majorité de droite recommande le rejet de cette initiative dirigée contre les salaires absurdes des grands managers du pays. Pour se justifier, la droite parlementaire a aligné toute une série d’arguments de toute évidence erronés, voire mensongers. Nous en avons choisi quatre<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. </p><h3>1er mensonge&nbsp;: délocaliser et contourner</h3><p>Peter Föhn, UDC, Schwytz&nbsp;: <br>«&nbsp;Les grandes groupes pourraient tout simplement et sans tralala soit délocaliser et déménager soit découper leurs groupes en en réunissant les parties sous le toit d’une holding, c’est-à-dire les scinder en plusieurs parties. Les gros salaires seraient ainsi simplement rémunérés par plusieurs entreprises.&nbsp;»
</p><p>Qu’avant même la votation, des politiciens de droite parlent de la manière de «&nbsp;contourner&nbsp;» la volonté populaire si l’initiative est acceptée, c’est fort de tabac&nbsp;! Mais s’ils s’imaginent que ces procédés antidémocratiques sont simples à mettre en œuvre, ils se trompent. Heureusement&nbsp;!
</p><p>Premièrement, le texte de l’initiative parle d’entreprises, ce qui inclut diverses formes de personnes juridiques économiquement non autonomes. Les parties d’une holding, d’une société de gestion, d’une entreprise sous-traitante ou même des indépendant(e)s en relation contractuelle durable sont de ce fait tous concernés par ce que demande l’initiative 1:12. Deuxièmement, l’initiative Minder acceptée par le peuple interdit noir sur blanc la délocalisation de l’encadrement des entreprises. Propager pareil comportement, c’est vouloir violer la Constitution fédérale et ne pas appliquer correctement l’initiative Minder. 
</p><h3>2e mensonge&nbsp;: l’étude de l’OCDE et les salaires des dirigeants</h3><p>Pankraz Freitag, PRL, Glaris&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>«&nbsp;La statistique de l’OCDE prouve que les inégalités de revenus en Suisse sont inférieures à la moyenne et qu’elles n’ont que modérément augmenté ces dernières années.&nbsp;»
</p><p>L’étude de l’OCDE citée par M. Freitag est le rapport «&nbsp;Toujours plus d’inégalité&nbsp;: Pourquoi les écarts de revenus se creusent&nbsp;». Elle montre que, pour la Suisse, les bas salaires ont légèrement augmenté plus en pour-cent (mais pas en chiffres absolus) que les salaires moyens. Mais elle montre aussi que les hauts salaires ont beaucoup plus augmenté.
</p><p>Il faut ajouter que cette étude ne tient pas compte du pour-cent supérieur, parce que de nombreux pays n’ont pas réuni les données à ce sujet (sic&nbsp;!). Mais les salaires – et surtout les revenus – ont énormément augmenté ces dernières années. C’est ce que démontrent par exemple les économistes Reto Föllmi et Isabel Martinez de l’Université de Saint-Gall&nbsp;: <a href="http://www.batz.ch/2013/01/reich-sein-in-der-schweiz/" target="_blank" rel="noreferrer">http://www.batz.ch/2013/01/reich-sein-in-der-schweiz/</a>). 
</p><h3>3e mensonge&nbsp;: le marché des managers</h3><p>Hannes Germann, UDC, Schaffhouse&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>«&nbsp;Ce que nous oublions, c’est qu’ici [la rémunération des cadres supérieurs] il y a un marché.&nbsp;»
</p><p>Le «&nbsp;marché&nbsp;» libre mondialisé invoqué par la droite en ce qui concerne les managers n’existe pas. Au contraire, les salaires élevés de ces derniers sont un effet de connivences, de pouvoir et de cupidité. Souvent, les mêmes managers à qui leurs conseils d’administration accordent des salaires à hauteur de millions siègent dans les conseils d’administration d’autres grandes entreprises (où ils sont encore princièrement rémunérés pour ces mandats). Une main «&nbsp;lave&nbsp;» donc l’autre. Ils ont fait jouer sans scrupule aucun l’énorme pouvoir dont ils disposent grâce à ces réseaux pour imiter leurs collègues américains et s’octroyer de millions de francs de salaire. Aux dépens de tous les autres&nbsp;!
</p><h3>4e mensonge&nbsp;: Bureaucratie&nbsp;! Bureaucratie&nbsp;! Bureaucratie&nbsp;!</h3><p>Johann N. Schneider-Ammann, PRL, conseiller fédéral&nbsp;:&nbsp;&nbsp; <br>«&nbsp;Si vous acceptiez cette initiative, elle entraînerait des frais administratifs élevés surtout pour les PME.&nbsp;»
</p><p>Selon des prévisions prudentes, 99,8&nbsp;% des entreprises ne sont pas concernées par l’initiative 1:12, car elles versent à leurs cadres des salaires qui ne sont pas douze fois supérieurs aux salaires les plus bas. Les PME appartiennent pratiquement toutes à la catégorie des entreprises qui n’ont pas besoin de payer des salaires de profiteurs. Ainsi, elles prouvent qu’il est possible de diriger une entreprise avec succès sans arroser les managers de millions.
</p><p>En outre, presque toutes les entreprises voient déjà leurs salaires contrôlés par l’AVS. La «&nbsp;bureaucratie&nbsp;» supplémentaire évoquée se limitera donc à surligner le salaire le plus élevé et le plus bas pour calculer dans quel rapport ils se trouvent. Ces cinq minutes supplémentaires de bureaucratie sont acceptables.
</p><h3>Quelques vérités reconnues par la droite</h3><p>Karin Keller-Sutter, PRL, St-Gall&nbsp;: <br>«&nbsp;Ces soi-disant salaires ou traitements des hauts dirigeants de l’économie ne peuvent guère s’expliquer. Ils ne peuvent pas non plus l’être par les prestations fournies.&nbsp;»
</p><p>Pirmin Bischoff, PDC, Lucerne&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>«&nbsp;Martin Luther a dit que le commerçant avait tout à fait le droit de se donner un salaire. Mais qu’il devait s’en donner un qui soit modéré. Martin Luther recommandait au commerçant de s’orienter, pour son salaire, sur les salaires journaliers.&nbsp;»
</p><p>Peter Föhn, UDC, Schwytz&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;Les PME, qui sont la grande majorité des entreprises en Suisse, n’auraient absolument aucun problème si l’initiative était acceptée.&nbsp;» 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Les citations sont traduites par nos soins.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1025</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2013 11:24:00 +0100</pubDate><title>La formation professionnelle a plus que jamais besoin des HES</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-formation-professionnelle-a-plus-que-jamais-besoin-des-hes</link><description>L’USS et la nouvelle loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès 2015, les universités, les hautes écoles spécialisées (HES) et les hautes écoles pédagogiques (HEP) seront soumises à un seul et même cadre légal au niveau national. Les nouvelles dispositions cachent certains dangers, en particulier pour les HES. Dans un texte d’orientation, l’USS veut y répondre.
</p><p>L’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE) est prévue pour 2015. La Confédération sera nouvellement chargée, en collaboration avec les cantons, de coordonner la politique des hautes écoles dans son ensemble (universités, HES et HEP). De nouvelles instances communes, à savoir la Conférence suisse des hautes écoles (sous forme de Conseil des hautes écoles et de Conférence plénière), le Conseil d’accréditation et la Conférence des recteurs seront responsables de la coordination et du pilotage stratégique. Dans le domaine des HES, la Confédération perdra une grande partie de ses prérogatives, tandis que les écoles polytechniques resteront de son seul ressort.<a name="sprungmarke0_1"></a></p><h3>Une petite révolution pour les HES</h3><p>Le nouveau cadre législatif aura essentiellement des conséquences pour les HES. En effet, même si ces dernières ont réussi en moins de deux décennies à occuper une place de choix dans le paysage des hautes écoles, elles restent fragiles à bien des égards. Leur orientation pratique et leur lien direct à la formation professionnelle, explicitement voulus par le législateur au moment de leur création, se sont partiellement perdus avec le temps. Aujourd’hui, plus de la moitié des étudiant(e)s des HES proviennent de filières générales (en particulier gymnasiales) et non de la formation professionnelle. Par ailleurs, une grande partie du personnel scientifique recruté dans les HES a suivi la filière universitaire et n’a acquis qu’une modeste expérience du monde du travail.
</p><p>Depuis leur création, les HES ont permis d’offrir à un nombre conséquent d’anciens apprenti(e)s la possibilité d’obtenir un diplôme de niveau académique. Cette évolution a permis de renforcer la perméabilité du système, de même que l’égalité des chances en matière de formation. Les HES ont ainsi contribué à maintenir le système de formation professionnelle attractif par rapport à la formation gymnasiale. Il s’agit là d’un acquis essentiel à défendre&nbsp;: c’est dans cette optique que l’USS s’engagera dans le processus de mise en œuvre de la nouvelle loi et dans les organes où les partenaires sociaux ont un droit de représentation.
</p><h3>Un profil clair pour chaque type de haute école </h3><p>Classiquement, les universités ont pour mandat d’assurer un enseignement et une recherche orientés principalement sur la science. Elles se doivent d’honorer leur mission en toute indépendance, sans subir de pressions liées à des intérêts économiques. Par contraste, les HES ont reçu le mandat de garantir un enseignement et une recherche orientés sur la pratique, ainsi que de préparer les étudiant(e)s à exercer une profession dans l’économie privée ou le service public. Dans ce cas, la collaboration avec le monde du travail est considérée non pas comme un obstacle, mais au contraire comme une condition pour garantir la qualité de l’enseignement et de la recherche. 
</p><p>L’USS soutient cette répartition des tâches. Cela nécessite en particulier un contrôle plus strict des conditions d’admission dans les HES. Dans celles-ci, les titulaires d’une maturité professionnelle doivent avoir la priorité, en particulier dans les domaines techniques et économiques. Fait exception le domaine des arts, qui n’a pas de base dans la formation professionnelle. Dans tous les cas, les étudiant(e)s des HES devraient se prévaloir d’une expérience professionnelle préalable pertinente dans le domaine d’étude visé, en particulier les détenteurs d’une maturité gymnasiale. L’accréditation d’une institution devrait impérativement dépendre du respect de ces conditions.
</p><h3>Moins de pression sur le personnel</h3><p>Le profil de chaque type d’école doit pouvoir se refléter également dans la qualification du personnel scientifique. Les professeur(e)s et chargé(e)s de cours des HES devraient bénéficier de plusieurs années d’expérience professionnelle dans leur domaine et, si possible, avoir effectué un apprentissage. Les HES devraient pratiquer également une politique du personnel plus sociale et plus durable. Cela signifie notamment davantage de contrats à durée indéterminée et l’abandon du système de mise au concours interne des tâches courantes, qui précarise toute une partie du personnel dont le statut se rapproche souvent de celui d’un(e) indépendant(e). Cela implique aussi que l’on réduise la pression à l’acquisition de nouveaux projets ou mandats externes. Pour ce faire, il serait impératif d’augmenter massivement le financement de base de la recherche, via le budget courant, afin de décharger le personnel scientifique du souci permanent de l’acquisition de fonds. Finalement, il faut offrir aux collaborateurs et collaboratrices du corps intermédiaire des perspectives de carrière claires et des possibilités de qualifications supplémentaires en cours d’emploi, en particulier dans le but de garantir la relève dont les HES ont urgemment besoin.
</p><p>Ces objectifs ne peuvent être atteints que si tous les acteurs relevant des hautes écoles, en particulier le personnel scientifique (corps enseignant et corps intermédiaire), ont la possibilité de participer aux processus décisionnels qui les concernent, aux niveaux local et national. C’est à cette seule condition que les HES, riches de leur nouvelle autonomie, seront en mesure de se développer selon une logique d’utilité sociale et de durabilité.
</p><p>&lt;media&gt;Enjeux de la réforme des hautes écoles (.pdf)&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1023</guid><pubDate>Mon, 25 Mar 2013 14:33:00 +0100</pubDate><title>Encore une grosse couleuvre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/encore-une-grosse-couleuvre</link><description>Révision 6b de l’AI : toujours en procédure de navette</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le deuxième volet de la 6e révision de l’AI se trouve dans la procédure d’élimination des divergences, la navette. Second conseil, le Conseil national a fait preuve de clémence et n’a suivi ni le Conseil fédéral ni le conseil prioritaire, le Conseil des États, sur certains points essentiels. Le Conseil des États maintient cependant une grande partie des baisses de prestations décidées par lui pendant la session de printemps.</p><p>Toujours est-il que la Chambre des cantons a tenu compte de l’évolution financière positive de l’AI. C’est pourquoi il a suivi les propositions du Conseil national et décidé de couper le projet en deux. La baisse contestée des rentes pour enfant et la réduction du remboursement des frais de voyage ont donc été sortis de la 6e révision de l’AI.
</p><h3>Rente complète depuis un taux d’invalidité de 70 ou de 80&nbsp;%&nbsp;?</h3><p>En scindant en deux cet objet, le Conseil des États aimerait faire passer le nouveau système de rentes linéaire. Alors que le Conseil national voulait n’accorder une rente AI complète qu’à partir d’un taux d’invalidité de 70&nbsp;%, le Conseil des États a maintenu sa position plus sévère&nbsp;: pour lui, une rente AI complète ne doit être servie qu’aux personnes dont le taux d’invalidité est de 80&nbsp;% au moins. Ce faisant, il punira les personnes gravement invalides (taux d’invalidité de 60 à 79&nbsp;%), qui devront s’accommoder d’une baisse de 30&nbsp;% de leurs rentes. Or ces personnes n’ont pratiquement aucune chance d’exploiter leur capacité de travail résiduelle. Et finalement, ce sont les prestations complémentaires qui devront compenser ces baisses de rentes.
</p><p>Selon le Conseil des États, le nouveau système de rentes ne devra être appliqué qu’aux nouvelles rentes. L’appliquer aux rentes courantes, comme le veut le Conseil national, entraînerait une baisse de ces dernières ainsi que des problèmes pour la prévoyance professionnelle.
</p><p>Le Conseil des États persiste en outre à vouloir introduire un mécanisme d’intervention dans l’AI. Une majorité PS/UDC du Conseil national avait rejeté cette mesure, l’UDC parce qu’elle était liée à un relèvement des cotisations salariales. La notion de mécanisme d’intervention cache des baisses de rentes automatiques et durables. D’ores et déjà basses, les rentes AI seront réduites si les recettes de l’assurance diminuent, car leur adaptation à l’indice mixte de l’AVS ne sera plus garantie. Il s’agit là d’une détérioration inacceptable des rentes. Mais ce n’est pas le seul enjeu, car ces baisses automatiques des rentes ne sont qu’un test réalisé avec l’AI dans la perspective d’en faire autant avec l’AVS. Les partis de droite et les organisations patronales demandent avec insistance que l’on introduise un frein à l’endettement dans l’AVS. Les décisions prises pour l’AI tracent donc la voie que suivra la réforme intitulée «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;».
</p><p>Le projet revient maintenant au Conseil national. Pour les associations de personnes handicapées, un référendum se dessine pour le cas où la rente AI complète ne serait servie qu’à partir d’un taux d’invalidité de 80&nbsp;%.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1020</guid><pubDate>Tue, 19 Mar 2013 16:18:00 +0100</pubDate><title>20 000 personnes contre l’austérité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/20-000-personnes-contre-l-austerite</link><description>Berne : grande manif pour des services publics forts</description><content:encoded><![CDATA[<p>Privilèges fiscaux pour les riches, concurrence dévastatrice pour le site de production et importantes baisses des impôts sont la cause, dans tout le pays, de déficits dans les caisses des communes et des cantons. Et le réflexe de la droite est de demander des mesures d’austérité pour les services publics et le personnel, prétendant corriger de cette manière une situation qu’ils ont eux-mêmes créée avec leur politique fiscale. Une politique qui passe complètement à côté des besoins de la majorité de la population. Cette dernière a en effet besoin d’un État fort. Elle s’attend à ce que les institutions communes lui servent des prestations de qualité&nbsp;: des soins, une police et un système de formation aussi solide que possible. Seules les 10&nbsp;000 personnes les plus riches ont intérêt à démanteler les prestations publiques, plutôt que de relever les impôts. Car elles peuvent s’acheter ces prestations dans le privé. 
</p><p>Que ces économies dangereuses se heurtent à une résistance, on l’a vu le 16 mars dernier à Berne, où 20&nbsp;000 personnes ont participé à une manifestation impressionnante. Personne ne s’était attendu à l’énorme succès de ce premier grand rassemblement depuis 2002 auquel les syndicats et les organisations du personnel du canton de Berne avaient appelé. Dans ce canton, les syndicats s’opposent aux coupes dans le personnel qui n’en finissent plus et à la dégradation des conditions de travail qu’elles entraînent. Au centre des revendications syndicales&nbsp;: une offre fiable de prestations dans le canton de Berne. L’actuel déficit n’a pas à être compensé au moyen d’un démantèlement social catastrophique. Il faut une offre universelle de services, pour que la vie de toutes celles et tous ceux qui vivent dans ce canton mérite d’être vécue. Les propos tenus par Béatrice Stucki, secrétaire syndicale du Syndicat suisse des services publics (ssp) sont clairs&nbsp;: «&nbsp; Celui qui prive l’État de l’argent dont il a besoin crée une société à deux vitesses et porte atteinte à la paix sociale.&nbsp;» Et Barbara Dätwyler, présidente de la section bernoise de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) a cité un exemple tiré du secteur où elle travaille&nbsp;: «&nbsp;Si nous ne disons pas maintenant clairement STOP, je ne sais pas si l’on trouvera encore des infirmières et des infirmiers dans quelques années.&nbsp;»
</p><p>Dans toute la Suisse – pas seulement à Berne – les acteurs du démantèlement social se heurtent à toujours plus de résistance. Ainsi, tant dans les cantons de Vaud, de Saint-Gall, du Tessin, de Lucerne, de Genève et de Neuchâtel, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté depuis l’automne dernier, voire ont fait grève contre des plans d’austérité et pour défendre leurs conditions de travail. Pour l’USS, une chose est évidente&nbsp;: les citoyen(ne)s et les syndicalistes sont prêts à se battre contre une politique de régression sociale dommageable.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1019</guid><pubDate>Thu, 14 Mar 2013 13:34:00 +0100</pubDate><title>Une politique monétaire toujours trop restrictive</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-monetaire-toujours-trop-restrictive</link><description>Banque nationale suisse
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend acte de la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer avec la plus grande rigueur un taux de change plancher franc-euro. C’est en effet là une mesure qui s’impose. De fait, le franc est toujours fortement surévalué. Pour garantir un tant soit peu les salaires et les emplois, un taux de change nettement plus faible serait nécessaire. Cela d’autant plus que, selon la BNS elle-même, les risques d’une détérioration de l’économie suisse&nbsp;»restent considérables&nbsp;».
</p><p>En Suisse, les prix sont à la baisse, alors que le chômage augmente. La stabilité des prix n’est pas garantie. Dans un tel contexte, le mandat de la BNS en matière de politique monétaire est très clairement de mener une politique expansionniste. Or, malgré un franc toujours fortement surévalué, on applique une politique monétaire restrictive. Certes, les taux d’intérêt sont bas, mais cet avantage dont pourrait tirer profit l’économie suisse est plus que réduit à néant par la surévaluation du franc. Les indicateurs comme le «&nbsp;Monetary Conditions Index&nbsp;» le montrent clairement. Selon son mandat constitutionnel, la BNS devrait relever aussi rapidement que possible le taux plancher du franc par rapport à l’euro. Les succès enregistrés dans la défense de l’actuel taux plancher, mais aussi les effets des intérêts négatifs annoncés par les banques prouvent qu’il est possible d’encadrer le cours du franc
</p><h5>renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205,69 11)&nbsp;économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1018</guid><pubDate>Mon, 11 Mar 2013 10:06:00 +0100</pubDate><title>Lancement de l’initiative populaire AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/lancement-de-l-initiative-populaire-avsplus</link><description>Renforcer l’AVS, ce modèle à succès</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, nombre de personnes ne sont plus en mesure de maintenir «&nbsp;de manière appropriée&nbsp;» leur «&nbsp;niveau de vie antérieur&nbsp;» avec le revenu de leurs rentes des 1er et 2e piliers, contrairement à ce que promet la Constitution fédérale. En outre, les rentes de l’AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C’est pourquoi il faut augmenter les rentes de l’AVS de 10&nbsp;%, comme le demande l’initiative populaire «&nbsp;AVSplus&nbsp;: pour une AVS forte&nbsp;», que l’USS et de nombreuses organisations alliées lanceront mardi. 
</p><p>L’AVS est la prévoyance vieillesse la plus sûr, la plus efficiente et la plus sociale de Suisse. Or, depuis des années, les idéologues du démantèlement social ne cessent de la dénigrer. Mais, grâce à son financement aussi génial que simple et solidaire, l’AVS, l’assurance sociale la plus importante de Suisse, reste solide. Des attaques continuent à être délibérément dirigées contre ce modèle à succès. L’heure est désormais venue pour un contre-projet qui tienne compte des besoins de larges milieux de la population. Avec ses syndicats, d’autres organisations de salarié(e)s (dont celles du corps enseignant), le Parti socialiste et les Verts ainsi que des associations de retraité(e)s, l’USS demande un supplément de 10&nbsp;% sur toutes les rentes de l’AVS. La rente AVS moyenne des personnes vivant seules augmenterait ainsi d’environ 200 francs, celle des couples d’environ 350 francs par mois.
</p><p>Les femmes profiteraient beaucoup de cette hausse. Pour cause de maternité et en raison de l’éducation des enfants, leurs rentes du 2e pilier sont souvent modestes. Dans l’AVS par contre, les interruptions de l’activité professionnelle sont compensées au moyen de bonifications pour tâches éducatives, si bien que les rentes AVS des femmes qui ont des enfants sont aussi d’un bon niveau. Les femmes profiteraient donc plus que la moyenne de ce supplément versés sur ces rentes. L’amélioration de l’AVS serait également intéressante pour la jeune génération. Pour les personnes à bas ou moyens revenus, la hausse des rentes dont elles bénéficieraient grâce à l’initiative AVSplus serait bien plus avantageuse que si elle devait avoir lieu à travers le 2e pilier. En effet, l’épargne privée destinée à la retraite coûte beaucoup plus cher parce que les banques et les assurances se servent au passage. 
</p><p>Ce qui a une certaine valeur a aussi un certain prix&nbsp;: l’amélioration des rentes de l’AVS devrait coûter 3,6 milliards de francs. Si la Suisse introduisait un impôt fédéral sur les successions, 2 milliards seraient déjà financés de la sorte. Et si l’impôt sur le tabac profitait directement à l’AVS au lieu d’aller dans la caisse de la Confédération, ce seraient 2,2 milliards de francs supplémentaires qui reviendraient d’un seul coup à l’AVS.
</p><h5>Discours</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS: "Il est à nouveau temps d’améliorer les rentes de l’AVS"</span></li><li>&lt;media discours&gt;Discours:&amp;nbsp;Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS;&amp;nbsp;&lt;span&gt;Giorgio Tuti, président du SEV – Syndicat du personnel des transports,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;vice-président de l’USS;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Maria Bernasconi, conseillère nationale socialiste, secrétaire générale de l’Association du personnel&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;de la Confédération (APC);&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Regula Rytz, coprésidente des Verts suisses;&amp;nbsp;Beat W. Zemp, président central de LCH;&amp;nbsp;Christiane Jaquet-Berger, présidente AVIVO&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Contacts</h5><p>Paul Rechsteiner (079 277 61 31), président de l’USS, et Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS, responsable des assurances sociales, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1017</guid><pubDate>Mon, 11 Mar 2013 09:45:00 +0100</pubDate><title>Il est à nouveau temps d’améliorer les rentes de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-est-a-nouveau-temps-d-ameliorer-les-rentes-de-l-avs</link><description>Paul Rechsteiner, président de l’USS, lancement de l’initiative populaire AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’AVS est le premier et, pour la majorité de la population, le principal pilier de la prévoyance vieillesse. Ses rentes ont l’avantage d’être régulièrement indexées – via l’indice mixte – sur le renchérissement. Néanmoins, elles sont à la traîne, et désormais sensiblement, de l’évolution des salaires. La dernière hausse réelle des rentes AVS date de 1975. Après 40 ans, il est donc plus que temps de les améliorer à nouveau. L’initiative populaire AVSplus demande un supplément de 10&nbsp;% sur toutes les rentes de vieillesse. Converti en franc, ce supplément représentera environ 200 francs de plus par mois pour les rentes des personnes vivant seules et 350 francs pour celles des personnes mariées.
</p><p>Mais pourquoi donc une initiative populaire&nbsp;? Les actuels projets du Conseil fédéral en matière de prévoyance vieillesse («&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;») ne pourront, sur des points décisifs, qu’entraîner une dégradation de la situation pour la population. Baisse des rentes du 2e pilier (taux de conversion), remise en question de la compensation du renchérissement dans l’AVS (frein à l’endettement), sans parler du relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Les projets concoctés au Palais fédéral ne répondent aucunement au problème des rentes insuffisantes pour nombre de personnes à bas ou moyen revenu. Et comme une hausse des rentes du 2e pilier n’est pas réaliste – la seule défense des rentes actuelles est déjà ardue en soi -, le but donné par la Constitution fédérale à la prévoyance vieillesse («&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;») ne pourra être atteint qu’en améliorant les rentes de l’AVS. 
</p><p>Un autre argument allant dans le même sens est que le financement de l’AVS est extrêmement solide et performant. De 1975 à aujourd’hui, le nombre des personnes à la retraite est passé de 900&nbsp;000 à plus de 2 millions. Mais les cotisations salariales&nbsp; pour l’AVS n’ont jamais été augmentées pendant ces 38 ans. Une seule et unique fois, il y a 15 ans de cela, un pour-cent supplémentaire de TVA a été nécessaire. Pourquoi le financement de l’AVS est-il à ce point performant&nbsp;? La recette est aussi simple que solidaire. Tout le monde paie des cotisations à l’AVS sur la totalité du revenu qu’il tire d’une activité lucrative, même si le revenu encaissé se monte à plusieurs millions. Cependant, les rentes AVS de ces personnes dont le revenu se compte en millions ne sont pas pour autant plus élevées que celles de la majorité de la population. 
</p><p>Pour la grande majorité de la population à bas ou moyen revenu, le rapport qualité/prix, dans le cas d’une amélioration des rentes, est par conséquent beaucoup plus avantageux avec l’AVS qu’avec toutes les autres formes de prévoyance vieillesse. Et cela n’est pas seulement vrai si l’amélioration des rentes AVS est financée au moyen de pour-mille de salaire (une hausse de 10&nbsp;% des rentes AVS coûterait 3,6 milliards de francs, soit 0,55 % de salaire pour l’employé(e) et autant pour l’employeur). En effet, si l’impôt sur les successions s’imposait, les deux tiers de l’amélioration des rentes AVS seraient déjà financés. Ce serait également le cas d’un seul coup si l’impôt sur le tabac profitait à l’AVS et non pas à la caisse fédérale. 
</p><p>Nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant en matière de rentes. Au lieu de médire constamment de l’AVS et de harceler la population avec des propositions de démantèlement à répétition, il faut une fois pour toutes adapter les rentes à l’évolution économique et aux besoins sociaux. L’initiative populaire AVSplus que lance une vaste alliance d’organisations indique la voie à suivre.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Informations de la conférence de presse</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1009</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2013 15:54:00 +0100</pubDate><title>C’est l’escalade !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/c-est-l-escalade</link><description>Répression antisyndicale toujours plus brutale en Afrique du Nord
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) et le SOLIFONDS, le Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale dans le tiers-monde, dont elle est l’une des marraines, observent avec la plus grande inquiétude l’escalade de la violence dont sont actuellement victimes les syndicats et les forces progressistes en Afrique du Nord.</p><h3>De plus en plus grave</h3><p>Le matin du 20 février, la police algérienne a arrêté onze chômeurs venus de Mauritanie, du Maroc et de Tunisie pour participer à un forum de chômeurs et chômeuses maghrébins, et les a expulsés. De plus, les participant(e)s algériens à ce forum furent arrêtés au siège du syndicat indépendant SNAPAP et détenus toute une journée. Par cette répression, les autorités et la police ont ainsi empêché la tenue de ce forum qui devait permettre sur trois jours aux organisations maghrébines de chômeurs et chômeuses de procéder à des échanges et de mettre un réseau sur pied. Ces organisations œuvrent pour l’emploi et le développement dans leurs pays. 
</p><p>Cette escalade inquiète énormément l’USS. Le forum déjà évoqué était soutenu entre autres par le SOLIFONDS. 
</p><p>Dans la semaine qui a suivi ces événements, la police algérienne a à nouveau usé de la violence contre une manifestation de protestation de chômeurs et chômeuses dans la commune de Laghouat. Selon l’organisation algérienne des droits humains LADDH, le régime autoritaire d’Alger a ainsi écrit une nouvelle page de violence. Or, les manifestants de Laghouat, une des plus riches communes du pays, n’avaient fait que d’user de leur droit constitutionnel de revendiquer des emplois. Ce qui leur a valu d’être arrêtés et forcés, sous la torture, de signer des procès-verbaux d’audition qui pourront se retourner contre eux devant un tribunal.
</p><p>Un jour avant, une importante mobilisation des forces de police à Alger avait déjà empêché une manifestation de protestation organisée par des syndicats indépendants des pouvoirs publics et de l’industrie gazière. Plus de trois cents syndicalistes avaient été arrêtés. 
</p><h3>Tunisie&nbsp;: les fondamentalistes contre les syndicats</h3><p>Alors qu’en Algérie ou au Maroc, la répression dirigée par l’État contre les revendications sociales justifiées des syndicats indépendants et des comités de chômeurs et chômeuses vise à imposer une chape de silence, en Tunisie, ce sont les fondamentalistes qui s’attaquent aux mêmes organisations. C’est pourquoi l’USS a protesté auprès des services diplomatiques compétents. Avec le SOLIFONDS, elle observe avec une grande inquiétude la répression qui se répand toujours plus dans les États du Maghreb. Et cela, encore plus, après l’assassinat en Tunisie du syndicaliste, politicien et avocat progressiste Chokri Belaïd.
</p><p>L’USS est persuadée que le Forum social mondial des 26 – 30 mars à Tunis, auquel de nombreux syndicalistes de Suisse participeront, donnera un signe fort de résistance à la répression et à l’oppression, ainsi que de solidarité avec les syndicats et les organisations sociales au Maghreb.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1016</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2013 13:04:00 +0100</pubDate><title>Prolongation des heures d’ouverture des commerces largement rejetée : le référendum a abouti</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/prolongation-des-heures-d-ouverture-des-commerces-largement-rejetee-le-referendum-a-abouti</link><description>Référendum contre la journée de travail de 24 heures</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le référendum contre la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail a abouti un mois avant la fin du délai imparti à la récolte des signatures. Les syndicats et leurs partenaires de l’Alliance pour le dimanche ont réuni avec une rapidité exceptionnelle plus de 60&nbsp;000 signatures contre la prolongation des heures d’ouverture des magasins de stations-service. 
</p><p>Selon Vania Alleva, coprésidente d’Unia qui a récolté plus de la moitié des signatures, la vitesse à laquelle cette récolte a eu lieu montre que de larges milieux de la population ne veulent pas plus de possibilités de faire des achats plus longtemps, ni dégrader les conditions de travail des vendeuses. L’engagement soutenu d’Unia en faveur de ce référendum se justifie, selon sa coprésidente, par le fait qu’en démantelant ainsi la loi sur le travail, on introduirait en catimini la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail. Il s’agit donc d’empêcher qu’une brèche ne soit ouverte. En effet, les victimes en seraient les salarié(e)s, parce que les journées de travail plus longues empêchent la vie familiale, accentuent le stress et rendent malade. 
</p><p>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom qui a également contribué plus que la moyenne au succès de la récolte des signatures, met aussi en garde contre le risque d’une telle brèche. Selon elle, si l’on peut faire ses achats non-stop, d’autres secteurs des services seront aussi menacés de devoir rester accessibles 24 heures sur 24. Selon elle, la Poste par exemple pourrait devoir distribuer des paquets le dimanche. Si le travail de nuit et du dimanche devient toujours plus banal, il perdra aussi de sa valeur. Et les suppléments actuellement versés pour le travail de nuit et du dimanche se retrouveront par conséquent sous pression dans toutes les branches. 
</p><p>Les syndicats voient aussi dans la rapidité de la récolte des signatures pour le référendum le signe que de larges milieux de la population en ont marre du harcèlement des propriétaires de commerces de détail. On l’a vu tout récemment encore avec le non que les citoyen(ne)s bâlois ont opposé à la prolongation des ventes du samedi. Ainsi, pour la septième fois à la suite, le corps électoral d’un canton a voté contre une extension des heures d’ouverture des commerces. Les artisans de la déréglementation risquent maintenant d’échouer au plan fédéral aussi.. 
</p><h5>renseignements </h5><ul><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS, coprésidente d’Unia</li><li>Danièle Lenzin (079 303 24 69), coprésidente de syndicom</li><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), <a name="Text9">secrétaire de l’USS chargé du droit du travail</a></li></ul>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1010</guid><pubDate>Thu, 07 Mar 2013 14:10:00 +0100</pubDate><title>Nous ne lâcherons pas : égalité des salaires, qu’on accélère une bonne fois !	</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/nous-ne-lacherons-pas-egalite-des-salaires-qu-on-accelere-une-bonne-fois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2000, les femmes gagnaient 21&nbsp;% de moins que les hommes pour un travail de valeur égale. En 2010, cette différence était toujours de 18&nbsp;%. Si les choses continuent à avancer à cette vitesse, il faudra 66 ans pour que l’égalité salariale entre femmes et hommes devienne réalité. Inacceptable&nbsp;!
</p><p>Dès l’arrivée dans le monde du travail, on constate une différence de salaire entre femmes et hommes (secteur privé et Confédération)&nbsp;: le salaire brut des femmes de 20 à 29 ans est de 4&nbsp;544 francs, alors qu’il est de 4&nbsp;960 francs pour les hommes du même âge. Et cette différence - 416 francs par mois - ne cesse d’augmenter. Entre 30 et 39 ans, les femmes gagnent déjà 686 francs de moins que les hommes et, dix ans plus tard, 1&nbsp;452 francs de moins. Entre 50 et 64/65 ans, la différence de salaire entre femmes et hommes et de 1&nbsp;589 francs. Ce qui punit, une deuxième fois, les femmes lorsqu’elles se trouvent à la retraite, leurs rentes étant inférieures à celles des hommes&nbsp;!
</p><p>Ces grandes différences subsistent aussi lorsque l’on prend en considération le niveau des exigences requises par tel emploi (secteur privé et Confédération). La différence la plus grande apparaît pour les activités exigeantes&nbsp;: le salaire mensuel des hommes est de 8&nbsp;224 francs et les femmes reçoivent 1&nbsp;494 francs de moins. Enfin, elles gagnent environ 700 francs de moins que les hommes pour les activités qui nécessitent des connaissances professionnelles ou spécialisées ou pour des tâches simples et répétitives. 
</p><p>Et ce n’est pas mieux en ce qui concerne les étages du personnel d’encadrement&nbsp;! Lors de l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes en 1996, les femmes ne représentaient qu’un tiers des membres de l’encadrement – fonctions de supérieures ou de dirigeantes d’entreprise. Quinze années plus tard, nous en sommes toujours au même point&nbsp;! Sans quota, le rythme ne va guère s’accélérer&nbsp;!
</p><p>Il faut que cela change&nbsp;! Nous voulons que les femmes soient les égales des hommes et qu’elles soient économiquement indépendantes. Mais nous, les syndicats, nous ne nous contentons pas de critiquer, nous agissons concrètement et avons posé deux jalons politiques. Avec les initiatives populaires «&nbsp;Pour la protection de salaires équitables&nbsp;» et «&nbsp;AVSplus&nbsp;» (cf. contribution de Ch. Michel), les syndicats montrent la voie à suivre pour sortir des salaires de la honte et améliorer les rentes, notamment celle des femmes. Et en ce qui concerne la discrimination salariale, c’est promis&nbsp;: nous ne lâcherons pas&nbsp;!
</p><p>Dans ce contexte, on ne saurait tolérer le relèvement de 64 à 65 ans de l’âge AVS des femmes. Tant que l’égalité effective entre femmes et hommes ne sera pas devenue réalité, il ne sera pas question de baisser les rentes servies aux femmes&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1011</guid><pubDate>Thu, 07 Mar 2013 14:07:00 +0100</pubDate><title>Il faut enfin accélérer !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-faut-enfin-accelerer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour un travail de valeur égale, un homme gagne 50 francs et une femme 41 francs seulement. Si les milieux économiques continuent à traîner les pieds comme ils l’ont fait ces dix dernières années, même la vie professionnelle d’une jeune femme ne suffira pas pour que cette dernière voie l’égalité des salaires réalisée. Dans le secteur privé, les femmes se font voler 677 francs chaque mois uniquement parce qu’elles sont des femmes. Grâce aux initiatives populaires des syndicats qui demandent l’introduction d’un salaire minimum et des rentes meilleures, nous abordons concrètement le thème du revenu et de l’égalité des sexes.
</p><p>Pour un travail de valeur égale, un homme gagne 50 francs et une femme 41 francs seulement. Si les milieux économiques continuent à traîner les pieds comme ils l’ont fait ces dix dernières années, même la vie professionnelle d’une jeune femme ne suffira pas pour que cette dernière voie l’égalité des salaires réalisée. Dans le secteur privé, les femmes se font voler 677 francs chaque mois uniquement parce qu’elles sont des femmes. Grâce aux initiatives populaires des syndicats qui demandent l’introduction d’un salaire minimum et des rentes meilleures, nous abordons concrètement le thème du revenu et de l’égalité des sexes.
</p><h3>Des effets différents selon la branche, mais la discrimination salariale subsiste</h3><p>Dans le commerce de détail, où travaillent des vendeuses titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC), les femmes gagnent – pour un même âge, une même formation et une même position hiérarchique – 633 francs de moins par mois que leurs collègues masculins. En outre, leur salaire mensuel est souvent inférieur à 4&nbsp;000 francs. Les femmes sont en effet spécialement touchées par les bas salaires, ce que les annonces faites sur l’«&nbsp;Épingleur de bas salaires&nbsp;» du syndicat Unia montrent clairement. Seule l’application concrète de l’égalité salariale entre femmes et hommes et un salaire minimum de 4&nbsp;000 francs garantiront aux vendeuses un revenu décent qui leur permette de vivre. 
</p><p>On peut dire la même chose de l’industrie graphique&nbsp;: la différence de salaire inexpliquée de 53,3% entre salaires féminins et salaires masculins y est nettement supérieure à la moyenne (37,6&nbsp;%). Près de la moitié des femmes non qualifiées de cette branche profiterait directement du salaire minimum de 4&nbsp;000 francs demandé par l’initiative des syndicats. 
</p><p>Dans le secteur de la santé, où les femmes sont également très nombreuses à travailler, la différence discriminatoire entre salaires masculins et salaires féminins est toujours de 388 francs par mois. Dans ce secteur, les salaires sont encore mieux protégés, par des conventions collectives de travail (CCT) et des règlements d’embauche publics, que dans les autres branches. Mais ils se trouvent toujours plus sous pression. C’est ce que montre clairement la reprise de l’Hôpital de la Providence à Neuchâtel par un groupe privé qui veut supprimer la CCT en vigueur. Les salaires négociés individuellement manquent de transparence et défavorisent, comme c’est prouvé, les femmes. 
</p><h3>Les mesures facultatives ne suffisent pas</h3><p>Alors que la nécessité d’agir à ce chapitre est évidente, très peu d’entreprises des branches susmentionnées participent au Dialogue sur l’égalité des salaires. On le voit bien&nbsp;: les mesures facultatives ne suffisent pas. Pour réaliser concrètement l’égalité de salaire entre les sexes, il faut prendre des mesures qui obligent les entreprises à agir. 
</p><h3>Un salaire minimum de 4 000 francs et des rentes meilleures</h3><p>Non seulement les syndicats développent, dans la perspective du 8 mars, le thème de la discrimination salariale à l’encontre des femmes lors des négociations tant salariales que conventionnelles, mais ils s’attaquent aussi de manière concrète à la question des revenus et de l’égalité des sexes. Le corps électoral pourra en effet se prononcer dans un avenir proche sur plus grande égalité entre&nbsp; femmes et&nbsp; hommes&nbsp;: 
</p><p>L’initiative de l’USS sur les salaires minimums demande un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 francs par mois. 400&nbsp;000 personnes, dont 300&nbsp;000 femmes en profiteraient immédiatement. 
</p><p>L’initiative de l’USS AVSplus est prête à être lancée. Elle demande le relèvement de 10&nbsp;% des rentes AVS. Toutes les femmes, et en particulier les mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s), en profiteraient.
</p><p>Et pour les femmes de l’USS, tant que l’égalité effective des sexes ne sera pas concrétisée et que le mandat constitutionnel sur l’égalité salariale ne sera pas appliqué, il ne sera pas question de relever de 64 à 65 ans l’âge AVS des femmes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1012</guid><pubDate>Thu, 07 Mar 2013 13:22:00 +0100</pubDate><title>Introduire des salaires minimums !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/introduire-des-salaires-minimums</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée internationale de la femme du 8 mars, les secrétaires d’Unia visiteront, dans toutes les parties du pays, des entreprises industrielles et du commerce de détail. Elles distribueront des billets de 41 francs ainsi que des pièces de monnaie en chocolat, qui symboliseront le combat d’Unia pour l’égalité salariale entre femmes et hommes. 
</p><p>Corinne Schärer, membre du comité directeur d’Unia&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Natalie Studer, chargée de la politique en matière d’égalité à Unia (ad intérim)
</p><p>Les femmes subissent des discriminations salariales tant dans le commerce de détail que dans l’industrie. Dans le commerce de détail, elles se font escroquer, uniquement en raison de leur sexe, de 633 francs par mois en moyenne, voire même de 878 francs dans l’industrie chimique. 
</p><h3>Différence aussi dans les branches à bas salaires&nbsp;: un salaire minimum de 4&nbsp;000 francs&nbsp;!</h3><p>Selon les calculs de l’Union syndicale suisse (USS), 15,8&nbsp;% des femmes travaillent actuellement pour un salaire inférieur à 4&nbsp;000 francs. Pour faire apparaître au grand jour la situation générale des bas salaires en Suisse, Unia a installé un «&nbsp;Épingleur de bas salaires&nbsp;» sur <a href="http://www.4000fr.ch/">www.4000fr.ch</a>. En peu de temps, de nombreux travailleurs et travailleuses ont fait savoir que leur salaire était inférieur à 22 francs de l’heure, soit moins de 4&nbsp;000 francs par mois. Cela montre que les bas salaires sont un problème national, qui n’est pas spécifique à une branche uniquement. Le commerce de détail, où environ 100&nbsp;000 personnes touchent un bas salaire - surtout des femmes - est concerné plus que la moyenne. Cette situation est inacceptable, d’autant plus que la charge de travail supportée par les vendeuses est lourde et que les heures d’ouverture des commerces risquent d’être prolongées. 
</p><p>Qu’à ce jour, pas une seule entreprise du commerce de détail n’ait participé au Dialogue sur l’égalité des salaires est révélateur. La grande majorité des employeurs refusent de conclure des conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires minimums. Ainsi, dans cette branche, un nombre supérieur à la moyenne de femmes profiteraient de l’introduction d’un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 francs. C’est pourquoi les secrétaires d’Unia s’occuperont principalement de commerces de détail, le 8 mars prochain, et revendiqueront l’indépendance économique de la femme&nbsp;: Égalité salariale&nbsp;! Salaire minimum de 4&nbsp;000 francs&nbsp;! AVSplus&nbsp;! Ils et elles informeront en outre les femmes des campagnes en cours, comme la pétition concernant la nouvelle CCT de Coop, une pétition qui demande une hausse des salaires minimums. 
</p><h3>Introduction de salaires minimums dans les branches</h3><p>L’introduction de salaires minimums, ou le relèvement de salaires minimums déjà existants est une revendication centrale adressée par Unia à ses partenaires sociaux lors des négociations conventionnelles. Ainsi, Unia mène actuellement une campagne pour l’introduction de salaires minimums dans l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (industrie MEM) et sera aussi présente le 8 mars dans des entreprises qui font partie de cette branche. Unia demande, dans le cadre des négociations en cours sur la CCT MEM à laquelle 100&nbsp;000 salarié(e)s sont soumis, que des salaires minimums soient introduits. Le syndicat veut rattraper le retard salarial des femmes qui travaillent surtout dans le secteur à bas salaires et empêcher que l’écart entre les salaires ne se creuse encore plus. 
</p><p>L’introduction d’un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 francs est dont les effets permettront de résoudre sans délai le problème de la discrimination salariale qui touche ces 15,8&nbsp;% de femmes dont la rémunération est actuellement inférieure à ce montant. Pareille mesure reviendrait aussi à revaloriser les activités «&nbsp;typiquement féminines&nbsp;». Unia demande également à ses partenaires sociaux que les salaires minimums, ainsi que l’égalité des salaires entre femmes et hommes, figurent explicitement dans les CCT.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1013</guid><pubDate>Thu, 07 Mar 2013 13:21:00 +0100</pubDate><title>Industrie graphique : Les entreprises ne font rien !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/industrie-graphique-les-entreprises-ne-font-rien</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La part non explicable et, donc, discriminatoire de la différence entre salaires masculins et salaires féminins est, avec 54,3&nbsp;%, nettement plus élevée dans l’industrie qu’en moyenne (37,6&nbsp;%). Cela veut dire que la moitié de la différence de salaire entre hommes et femmes représente purement et simplement de la discrimination en raison du sexe de ces dernières. 
</p><p>Avec de tels chiffres, l’industrie graphique occupe donc une sixième place choquante parmi les branches étudiées.
</p><p>Bien que l’association patronale Viscom ne se voile pas la face, c’est une honte qu’une seule entreprise de cette branche ait participé au Dialogue sur l’égalité des salaires. Cela montre que les mesures à prendre contre la discrimination salariale ne doivent pas être facultatives. 
</p><p>Le syndicat syndicom exige par conséquent que le nouveau contrat collectif de travail de la branche prévoie des instruments clairs destinés à contrer cette discrimination salariale, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ol><li><span>L’introduction d’un salaire horaire d’au moins 22 francs, dont profiteraient, directement et d’un seul coup, environ 40&nbsp;% des femmes non qualifiées&nbsp;! Aujourd’hui, près de 50&nbsp;% des salaires des femmes non qualifiées sont inférieurs à 4&nbsp;000 francs&nbsp;!</span></li><li><span>Les entreprises soumises au CCT doivent contrôler régulièrement l’égalité salariale en leur sein. Ce qui est actuellement facultatif doit devenir obligatoire et avoir des effets, car, la discrimination salariale doit disparaître d’ici deux ans. Ainsi, 750 entreprises devraient d’un seul coup prendre des mesures concrètes pour réaliser dans les faits l’égalité salariale telle que la prescrit la Constitution fédérale.</span></li></ol><p>Viscom a certes fait preuve d’une certaine disponibilité concernant le contrôle de la discrimination salariale. Mais elle ne comprend toujours pas que ces contrôles doivent être obligatoires.&nbsp; 
</p><p>Un problème supplémentaire ici est que cette branche se trouve actuellement dans un vide conventionnel, c’est-à-dire n’a momentanément pas de CCT. 
</p><p>Précisément du point de vue des femmes et pour respecter la Constitution fédérale, Viscom doit s’impliquer dans la conclusion d’un CCT et reprendre la revendication centrale d’une hausse des salaires minimums. 
</p><p>Ce serait là aussi, à proprement parler, la tâche du conseiller fédéral Schneider-Ammann, qui devrait influencer l’organisation patronale dans ce sens…
</p><p>Le 8 mars, le syndicat syndicom organisera des actions dans toutes les régions du pays et pas uniquement dans la branche graphique. Le syndicat SEV (Syndicat du personnel de transports) organisera des actions le 7 mars à Berne et à Bellinzone.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1014</guid><pubDate>Thu, 07 Mar 2013 13:20:00 +0100</pubDate><title>Sans CCT, c’est l’arbitraire qui règnera et les femmes passeront à la caisse !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/sans-cct-c-est-l-arbitraire-qui-regnera-et-les-femmes-passeront-a-la-caisse</link><description>Solidarité avec les grévistes de la Providence</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les grévistes de la Providence qui se battent pour le maintien de leur Convention collective de travail (CCT 21) sont en majorité des femmes, comme la très grande majorité des personnels du secteur de la santé. Leur travail est astreignant sur le plan psychique et physique avec des horaires pénibles. Les salaires et les conditions de travail ne sont pas mirobolants. Même avec une CCT&nbsp;!
</p><p>Le combat pour le maintien d’une CCT est aussi un combat pour l’égalité, puisque des normes claires régissent les salaires et règlementent les horaires de travail. Genolier veut individualiser les salaires, ce qui – des études l’ont montré – désavantage les femmes. Genolier veut externaliser certains services, ce qui – on en a déjà fait l’expérience – va précariser les employés, en majorité des femmes, les moins qualifiés. 
</p><p>Nous sommes toutes concernées par ce qui se passe à l’Hôpital de la Providence à Neuchâtel. Maintenir la CCT 21, c’est s’opposer au dumping salarial et à la péjoration des conditions de travail dans le secteur de la santé. C’est aussi défendre un modèle de santé publique axée sur l’être humain et non sur le profit&nbsp;!
</p><p>La Journée internationale des femmes est pour nous l’occasion d’affirmer notre solidarité avec le combat des grévistes et de dénoncer leur licenciement injustifié, puisque ces travailleuses et travailleurs exercent un droit fondamental garanti par la Constitution fédérale et le droit international.
</p><p>Plus sur <a href="http://www.solidarite-laprovidence.ch/">www.solidarite-laprovidence.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1015</guid><pubDate>Thu, 07 Mar 2013 13:19:00 +0100</pubDate><title>Egalité des salaires : qu’on accélère une bonne fois !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-qu-on-accelere-une-bonne-fois</link><description>Journée internationale de la femme</description><content:encoded><![CDATA[<p>Quand un homme gagne 50 francs, la femme qui fait un travail de même valeur ne gagne que 41 francs. Et seule la moitié de cette différence peut s’expliquer, par exemple par le fait que la carrière des femmes se ressent de la présence d’enfants. Pour l’autre moitié, il s’agit purement et simplement de discrimination à leur encontre. Malgré l’article constitutionnel et la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, le scandale de la discrimination salariale des femmes est toujours une réalité en Suisse.
</p><p>Il faut que cela change&nbsp;! Nous voulons que les femmes soient les égales des hommes et qu’elles soient économiquement indépendantes. Mais nous, les syndicats, nous ne nous contentons pas de critiquer, nous agissons concrètement. Dans un avenir proche, les citoyennes et citoyens de ce pays pourront se prononcer sur une plus grande égalité entre femmes et hommes. Car nous avons posé deux jalons politiques&nbsp;:
</p><h3>1. L’initiative populaire pour un salaire minimum de 4&nbsp;000 francs a abouti.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p> Cette initiative de l’USS demande l’introduction d’un salaire minimum de 4&nbsp;000 francs par mois, soit 22 francs de l’heure. 400&nbsp;000 personnes, dont 300&nbsp;000 femmes, profiteraient immédiatement de cette mesure. Les nouveaux salaires minimums ouvriraient la voie vers l’égalité salariale, aussi pour les salaires moyens. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Nous voterons probablement au printemps 2014 sur cette initiative. <br></p><h3>2. L’initiative populaire pour une hausse des rentes est dans les starting-blocks.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p> L’initiative AVSplus de l’USS demande une hausse linéaire de 10&nbsp;% des rentes AVS. Toutes les femmes en profiteraient, en particulier les mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s). &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Cette initiative sera lancée au printemps 2013. 
</p><h3>Discrimination salariale&nbsp;: nous ne lâcherons pas&nbsp;!</h3><p>Que ce soit lors des négociations salariales ou conventionnelles, les syndicats persisteront à aborder le thème de la discrimination salariale. Aujourd’hui, les choses n’avancent que péniblement dans le cadre du Dialogue sur l’égalité des salaires, un projet commun aux employeurs, aux syndicats et à la Confédération. Si les milieux économiques continuent à traîner les pieds comme ils l’ont fait ces dix dernières années, il faudra encore 66 (!) ans pour que la différence entre les salaires féminins et les salaires masculins disparaisse et que nous ayons ainsi l’égalité salariale en Suisse. Les milieux économiques doivent donc appuyer sur le champignon, sinon il faudra se doter d’instruments légaux pour imposer cette égalité. Le Conseil fédéral et le Parlement ne sont pas encore sortis d’affaire&nbsp;!
</p><p>Dans ce contexte, il est absolument inacceptable que l’on relève de 64 à 65 ans l’âge AVS des femmes. Tant que l’égalité effective entre femmes et hommes ne sera pas devenue réalité, il ne saurait être question d’un tel démantèlement des rentes servies aux femmes&nbsp;!
</p><p><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157632940814320/" class="external-link">Les photos de l'action sur flickr</a></p><h5>Articles sur le journée internationale de la femme</h5><ul><li><a href="http://www.uss.ch/themes/egalite-des-sexes/article/details/nous-ne-lacherons-pas-egalite-des-salaires-quon-accelere-une-bonne-fois/" class="external-link-new-window">Christina Werder, secrétaire centrale de l'USS :&nbsp;« Nous ne lâcherons pas : égalité des salaires, qu'on accélère une bonne fois !&nbsp;»</a></li><li><span><a href="http://www.uss.ch/themes/egalite-des-sexes/article/details/il-faut-enfin-accelerer/" class="external-link-new-window">Christine Michel, coprésidente de la commission féminine de l'USS :&nbsp;« Il faut enfin accélérer !&nbsp;»</a></span></li><li><span><a href="http://www.uss.ch/themes/egalite-des-sexes/article/details/introduire-des-salaires-minimums/" class="external-link-new-window">Corinne Schärer et Natalie Studer, Unia :&nbsp;« Introduire des salaires minimums !&nbsp;»</a></span></li><li><span><a href="http://www.uss.ch/themes/egalite-des-sexes/article/details/industrie-graphique-les-entreprises-ne-font-rien/" class="external-link-new-window">Toya Krummenacher, chargée de la politique en matière d'égalité de syndicom :&nbsp;« Industrie graphique : Les entreprises ne font rien ! »</a></span></li><li><span><a href="http://www.uss.ch/themes/egalite-des-sexes/article/details/sans-cct-cest-larbitraire-qui-regnera-et-les-femmes-passeront-a-la-caisse/" class="external-link-new-window">Michela Bovolenta, chargée de la politique en matière d'égalité du SSP :&nbsp;« Sans CCT, c'est l'arbitraire qui règnera et les femmes passeront à la caisse ! Solidarité avec les grévistes de la Providence »</a></span></li><li><span><a href="http://goo.gl/dlq4A" class="external-link-new-window">Video "La Téle"</a></span></li><li>&lt;media&gt;Journal "8 Minutes"&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1006</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:24:00 +0100</pubDate><title>Non à un démantèlement technocratique !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-un-demantelement-technocratique</link><description>Parlement fédéral : révision 6b de l’AI</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’AI ne retrouve plus le calme. Bien que ses dépenses diminuent depuis des années, il est toujours question d’en réduire les prestations. La révision 6b de cette assurance se trouve actuellement en procédure d’élimination des divergences.</p><p>Lors de la session du printemps, le Conseil des États débattra de l’AI. Après que le Conseil national eut su faire preuve de discernement lors de sa dernière session et amélioré le projet sur des points essentiels, il appartient désormais au Conseil des États d’empêcher que l’AI ne soit encore plus démantelée. Mais les augures ne sont pas des meilleurs. La commission parlementaire chargée de l’examen préalable a certes aussi décidé d’exclure du projet les réductions contestées des rentes pour enfant et des frais de voyage, mais elle maintient d’autres dégradations radicales en matière de prestations.
</p><h3>Une rente complète seulement à partir d’un taux d’invalidité de 80&nbsp;%&nbsp;!</h3><p>Dans le cadre du nouveau système de rentes linéaire proposé, le Conseil national est parti de l’idée qu’un taux d’invalidité de 70&nbsp;% devait continuer à donner droit à une rente AI complète, tenant ainsi compte des objections justifiées selon lesquelles la capacité de gain résiduelle de 20 ou 30&nbsp;% des personnes gravement invalides n’est en principe jamais exploitable. Ces personnes n’ont de ce fait pratiquement aucune chance de trouver un emploi à temps partiel d’environ un jour par semaine correspondant à leurs problèmes. 
</p><p>La commission compétente du Conseil des États propose par contre qu’une rente complète ne soit servie qu’à partir d’un taux d’invalidité de 80&nbsp;%. Le Conseil des États n’a pas le droit de défendre cette dégradation des prestations de l’AI, car les personnes concernées risquent de perdre ici près de 500 francs par mois&nbsp;!
</p><h3>Pas de gel automatique des rentes&nbsp;!</h3><p>Le Conseil des États veut aussi revenir en arrière, par rapport au Conseil national, en ce qui concerne le financement de l’AI. Le projet de révision de cette dernière prévoit un «&nbsp;mécanisme d’intervention&nbsp;». Ce nom cache en réalité une manœuvre perfide. Si les finances de l’AI atteignent un certain niveau, des réductions de prestations et des hausses des cotisations salariales seraient automatiquement programmées. D’ores et déjà basses, les rentes de l’AI - elles sont en moyenne d’environ 1&nbsp;600 francs – ne seraient plus adaptées au renchérissement et à l’évolution des salaires. Parallèlement, les cotisations salariales pour l’AI augmenteraient. Et cela, sans que la loi soit modifiée et sans que le peuple puisse se prononcer. Pour l’USS, un démantèlement social technocratique de ce type représente une attaque contre le système suisse de prévoyance sociale qui a fait ses preuves et n’a rien à voir avec notre conception de la démocratie directe. 
</p><p>Toujours est-il que le Conseil national a reconnu l’explosivité du projet et rejeté le mécanisme d’intervention. Par contre, le Conseil des États aimerait le maintenir. Et il louche déjà sur l’AVS... En effet, dans le cadre du projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» du Conseil fédéral, des réductions automatiques des prestations de l’AVS sont envisagées. Avec un tel mécanisme d’intervention, des éventuelles réductions de prestations seraient ainsi programmées. Comme ces réductions n’agiraient pas immédiatement, mais en fonction d’une certaine situation financière de l’assurance, elles ne toucheraient pas directement les retraité(e)s et pourraient donc séduire une majorité de parlementaires. Mais l’USS a bien compris à quoi rimait ce petit jeu. C’est pourquoi elle rejette énergiquement, à titre préventif, toute réduction et tout relèvement automatiques des rentes. En Suisse, il n’y a pas de place pour la technocratie. La Petite Chambre doit aussi le reconnaître et renoncer à introduire un mécanisme d’intervention dans l’AI.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1008</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:21:00 +0100</pubDate><title>Plus de transparence</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-de-transparence</link><description>Alliance de femmes en faveur de l’égalité salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les Business and Professional Women BPW, les femmes de l’USS, du PBD, du PS, du PDC, du PLR, des Vert libéraux et des Verts s’allient et participent ensemble à l’ Equal Pay Day du 7 mars et à la Journée internationale de la femme le 8 mars 2013. Les femmes gagnent 18,4% de moins que les hommes. Elles doivent travailler jusqu’au 7 mars 2013 pour atteindre le même salaire que leurs pendants masculins ont déjà gagné au 31 décembre 2012 à travail égal. Si les membres individuels et associations de l’alliance des femmes multipartite optent pour des stratégies différentes, une chose est claire pour tout le monde&nbsp;: l’égalité des salaires doit être appliquée sans attendre. Et ce, aussi bien dans les entreprises et dans l’économie qu’au niveau fédéral et cantonal. L’exigence d'une plus grande transparence en ce qui concerne les salaires, mais également au niveau de la procédure d’application de l’égalité salariale constitue la première approche commune.</p><p>Les bonus qui ne cessent de s’accroître depuis 1998 ne contribuent pas à combler plus rapidement l’écart salarial entre femmes et hommes. «&nbsp;les Business and Professional Women exigent plus de transparence dans le domaine des bonus et des fringe benefits (complément salarial)&nbsp;», explique Ursula Haller, la conseillère nationale du PBD dans le cadre des votations de dimanche.
</p><p>L’égalité des salaires est un pilier stratégique de la politique économique, sociale et du marché du travail. La prévoyance vieillesse dépend également du revenu salarial, raison pour laquelle l’égalité des salaires est indispensable. Marina Carobbio, conseillère nationale, s’engage aussi pour les femmes du PS au niveau de la Confédération et des cantons. «&nbsp;Il ne suffit pas d’approuver tout simplement des lois telles que la loi relative à l’égalité des salaires dans la vie professionnelle et la loi fédérale concernant les marchés publics. Des ressources et des instruments sont requis pour contrôler leur application. Le renforcement des contrôles en matière d’égalité salariale dans les marchés publics est indispensable&nbsp;». 
</p><p>Les discriminations et inégalités salariales influencent une série de développements dans la vie professionnelle. L’Etat investit des millions dans la formation des femmes. Ces dernières sont entre-temps plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme universitaire. Pourtant, elles sont toujours moins bien rémunérées sur le marché. «&nbsp;Cela entraîne une série de conséquences économiquement inefficaces, n’étant donc d’aucun intérêt public. Il est dès lors essentiel de combattre de manière cohérente les inégalités salariales&nbsp;», explique Tiana Moser au nom du Parti vert libéral.
</p><p>Les femmes du PLR font appel aux entreprises et à l’économie et les invitent à adhérer au Dialogue sur l’égalité des salaires de leurs partenaires sociaux. Ainsi, à ce jour seulement 32 entreprises sont prêtes à se soumettre au contrôle transparent de leur politique salariale par le biais du Dialogue. L’objectif fixé d’ici à 2014 est de 100 entreprises. «&nbsp;Ce résultat n’est pas du tout satisfaisant. J’attends maintenant une offensive pour renforcer le dialogue de l’égalité des salaires&nbsp;», déclare Carmen Walker Späh.
</p><p>«&nbsp;Négociations salariales ou contrats CCT, les syndicats ne sont pas uniquement actifs au sujet de la discrimination salariale en vue du 8 mars&nbsp;», souligne Christine Michel, co-présidente de la Commission féminine de l’USS. Ils se penchent sur le thème salaire et égalité de manière concrète. L’électorat pourra s’exprimer beaucoup plus sur l’égalité des sexes dans un proche avenir&nbsp;: avec l’initiative de l’USS sur les salaires minimums, qui revendique un salaire minimum de 4000 francs par mois. 400 000 personnes, dont 300 000 femmes pourront en profiter sans attendre.
</p><h5>Documentation</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR">&lt;media michel&gt;Intervention de Christine Michel, coprésidente de la Commission féminine de l’USS&lt;/media&gt;</span></li><li><span lang="FR">&lt;media flugi a5&gt;Le tract&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous ne lâcherons pas&amp;nbsp;: égalité des salaires, qu’on accélère une bonne fois&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li><li><span lang="FR">&lt;media sgb&gt;Billet de 41 francs «&amp;nbsp;Le travail est fait. Le salaire est au rabais&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li></ul><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li><span>Femmes socialistes suisses&nbsp;: Conseillère nationale Marina Carobbio, 079 214 61 78</span></li><li><span>PDB, BPW&nbsp;: Conseillère nationale Ursula Haller, 079 330 72 60</span></li><li><span>Commission féminine de l’USS&nbsp;: Christine Michel, co-présidente, 079 275 14 20</span></li><li><span>PLR.Les femmes libérales&nbsp;: Carmen Walker Späh, présidente 079 575 67 66</span></li><li><span>Parti vert libéral&nbsp;: Conseillère nationale Tiana Moser, présidente de fraction, 076 388 66 81</span></li><li><span>Femmes libérales&nbsp;: Katharina Prelicz-Huber, présidente, 076 391 79 15</span></li><li><span>Femmes du PDC&nbsp;: Conseillère nationale Barbara Schmid-Federer, 079 629 54 49</span></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1004</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:20:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement n’en veut pas, mais le peuple ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-n-en-veut-pas-mais-le-peuple</link><description>Parlement fédéral : Initiative populaire « 1:12 » : Pour des salaires équitables&quot;
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 21 mars, le Conseil des États va sans doute, comme l’a déjà fait le Conseil national, conseiller le rejet de l’initiative populaire de la Jeunesse socialise suisse «&nbsp;1&nbsp;:12 – Pour des salaires équitables&nbsp;». Mais lors du scrutin à venir, les cartes auront été brassées. </p><p>Le oui à l’initiative Minder est désormais acquis. Mais il est tout aussi acquis que les dispositions de cette initiative, une fois appliquées, ne changeront pas grand-chose aux énormes écarts qui existent entre les salaires. L’expérience faite dans les pays anglo-saxons le montre&nbsp;: ce ne sont pas les actionnaires qui réduisent les écarts salariaux. Dans les grandes entreprises suisses cotées en bourse, les rapports entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas resteront donc gigantesques. En 2011, ce rapport était de 266 (salaire le plus élevé) à 1 (salaire le plus bas) chez Novartis, de 215 à 1 chez Nestlé et de 213 à 1 chez Roche. 
</p><p>Contrairement à l’initiative Minder, l’initiative populaire de la Jeunesse socialiste suisse «&nbsp;1:12 – Pour des salaires équitables&nbsp;» s’attaque directement aux rouages à l’origine de cette répartition si injuste des revenus. Elle veut en effet fixer le salaire le plus élevé par rapport au salaire le plus bas. Dans une entreprise, la personne qui gagne le salaire le plus élevé ne pourra ainsi pas gagner plus de 12 fois le salaire le plus bas. Ce qui permettra un tant soit peu de nous rapprocher d’une certaine justice salariale et redonnera de la dignité aux salarié(e)s des échelons inférieurs. 
</p><p>L’Union syndicale suisse est clairement favorable à l’initiative «&nbsp;1:12&nbsp;». L’actuelle fourchette des salaires reflète un arbitraire pur et simple, ainsi que l’arrogance d’une élite de managers qui a perdu tout sens des réalités et des proportions. 
</p><p>Mais il est certain que le Conseil des États rejettera cette initiative. Toutefois, lors du scrutin populaire à venir, on reviendra à la case départ. Car, les pratiques des profiteurs vont continuer à pulluler d’ici-là. Et la colère du peuple grossira, elle aussi. Parions qu’economiesuisse va à nouveau dépenser des millions pour préserver l’économie locale d’une apocalypse certaine… Ce mélange de déception ici et de défense grossière de privilèges sera la semence qui pourra donner vie à un fruit inattendu…</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1005</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2013 09:48:00 +0100</pubDate><title>Ces projets rendent malades !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/ces-projets-rendent-malades</link><description>Parlement fédéral : heures d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avant même que le peuple ne se soit prononcé sur la prolongation des heures d’ouverture des magasins de stations-service décidée par le Parlement en décembre 2012 (référendum contre la journée de travail de 24 heures), la droite a déjà en point de mire, avec les motions Lombardi et Abate, les nouvelles étapes de la déréglementation du commerce de détail. Notre réponse est claire&nbsp;: STOP&nbsp;!</p><p>Après le Conseil des États, la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national a accepté, le 27 février, les motions Lombardi (12.3637) et Abate (12.3791). Alors que la première demande, pour toute la Suisse, des heures d’ouverture fixées entre 6 et 20 heures la semaine et 6 et 19 heures le samedi, la deuxième veut étendre fortement les ventes du dimanche. La principale victime de la prolongation des heures d’ouverture des commerces, ce sera le personnel de ces dernières, car les horaires de travail allongés portent préjudice à la vie de famille, augmentent le stress et rendent les gens malades.
</p><p>Il est cynique, précisément en pleine année européenne dédiée aux problèmes psychosociaux (épuisement professionnel, stress), que la majorité parlementaire de droite décide de mettre encore plus en danger la santé du personnel de vente. Des études montrent en effet que le travail de nuit, des équipes plus longues et l’absence de dimanches libres synchronisés rendent les gens malades. 
</p><p>Le report toujours plus important sur le soir des heures de travail hebdomadaires aggrave les problèmes de santé rencontrés par les personnes concernées. De plus, ces horaires longs lèsent leur vie sociale. L’office fédéral allemand de la protection de la santé et de la médecine du travail en a fait le constat en 2010 déjà, en analysant quatre études, indépendantes les unes des autres, sur le thème des durées du travail et de la santé. Ces résultats ont été confirmés par le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, dans une étude de 2012 sur les horaires flexibles en Suisse. 
</p><p>Il est apparu que le travail du soir et de nuit est particulièrement nocif et qu’il rend malade, parce qu’il perturbe le rythme du sommeil. Tout aussi néfaste pour la santé est le travail du dimanche&nbsp;: au lieu de pouvoir entretenir des relations avec sa famille et ses amis, et de s’immuniser ainsi psychiquement contre l’épuisement professionnel et d’autres phénomènes apparentés, les personnes qui travaillent le dimanche s’isolent socialement et sont encore plus stressées.
</p><h3>Toute la société en supporterait les coûts</h3><p>La situation contractuelle du personnel des commerces est souvent mauvaise. Les conventions collectives de travail (CCT) progressistes restent malheureusement souvent rares en raison de l’intransigeance patronale. Les rémunérations versées pour des équipes longues sont scandaleusement basses. Pour toutes ces raisons, l’Union syndicale suisse demande au Conseil national de refuser, lors de la session de printemps, toute nouvelle déréglementation dans ce domaine. 
</p><p>Il n’est pas question que le profit à court terme de quelques grandes chaînes de détaillants, qui seront les seules à profiter des actuels projets de déréglementation, soit réalisé aux dépens de la santé du personnel de vente et, finalement, de toute la société. Car il ne faut pas oublier que les coûts de la santé entraînés par les troubles du sommeil, l’épuisement professionnel et l’absence de vie sociale des familles, ce sont nous tous et toutes qui devons les supporter. Que ce soit par une hausse des coûts de la santé, des cotisations sociales et des nuisances produites par une société active 24 heures sur 24. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1007</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2013 18:47:00 +0100</pubDate><title>Le problème des profiteurs n’est toujours pas résolu</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-probleme-des-profiteurs-n-est-toujours-pas-resolu</link><description>L’USS demande des mesures efficaces pour des salaires plus justes</description><content:encoded><![CDATA[<p>La nette acceptation de l’initiative Minder traduit la grande indignation des citoyennes et citoyens face aux salaires vertigineux de certains managers et au creusement des différences de salaires en Suisse. Cette grogne est justifiée et l’Union syndicale suisse (USS) la partage. Celle-ci ne se fait toutefois pas d’illusion&nbsp;: l’acceptation de l’initiative Minder ne résoudra pas le problème des profiteurs. Le renforcement du droit de la société anonyme visé ne comblera guère l’énorme fossé entre les salaires faramineux des étages supérieurs et les salaires les plus bas. Pour que cela soit le cas, la Suisse a d’abord besoin d’un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 francs par mois, comme l’USS le demande avec son initiative sur les salaires minimums. Tout en haut de l’échelle des salaires, il faut par contre&nbsp; prévoir un plafonnement, ainsi que le prévoit l’initiative 1:12. C’est là le seul moyen, avec un impôt sur les bonus que déciderait le Parlement, &nbsp;de corriger une répartition des revenus toujours plus inégalitaire. 
</p><p>Que la population souhaite une répartition plus juste des revenus, one el voit également à travers l’acceptation par le peuple jurassien d’un salaire minimum cantonal. Après Neuchâtel, le Jura est le deuxième canton à se doter d’un salaire minimum cantonal légal. Les Chambres fédérales devraient prendre ces signaux au sérieux et traiter également avec sérieux l’initiative populaire pour des salaires minimums. 
</p><h3>Ce n’est pas un rejet a priori de l’accueil extra-familial des enfants</h3><p>L’USS regrette le rejet de l’article constitutionnel sur la famille. Mais elle n’y voit pas un vote dirigé a priori contre des mesures destinées à permettre une meilleure conciliation du travail et de la famille et prise en charge extrafamiliale des enfants. Les offres existantes dans ce domaine ne sont pas contestées et il ne serait pas imaginable ici de vouloir revenir en arrière. Une petite majorité de cantons a, pour des raisons de fédéralisme, rechigné à élargir les compétences fédérales dans ce domaine.
</p><h3>Heures d'ouverture des commerces : échec au harcèlement</h3><p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance avec satisfaction du rejet par les citoyennes et citoyens de Bâle-Ville de la prolongation des heures d’ouverture des commerces. Ce verdict confirme l’existence dans toute la Suisse d’un refus de déréglementer les heures d’ouverture des commerces. Sur les douze votations cantonales à ce sujet depuis 2006, une seule fois (Soleure en 2010), une déréglementation a passé la rampe. L’argument selon lequel les habitudes de consommation auraient changé se révèle être une nouvelle fois une appréciation plus qu’erronée de l’état d’esprit général de la population sur cette question. C’est donc tout en confiance que l’USS considère le futur référendum contre la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail, pour lequel des signatures sont actuellement récoltées. 
</p><p>L’USS salue en outre l’acceptation de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, grâce à laquelle il sera possible de faire un usage plus économie du sol en Suisse.
</p><h5>Contact</h5><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef de l’USS (initiative Minder) et &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS (tous les autres thèmes), se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1003</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2013 13:36:00 +0100</pubDate><title>Pour l’USS : un oui pragmatique</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pour-l-uss-un-oui-pragmatique</link><description>Parlement fédéral :  Imposition des frais de formation et de perfectionnement
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil national traitera au cours de cette session de la question de l’imposition des frais de formation et de perfectionnement. En principe opposée aux pertes fiscales, l’Union syndicale suisse (USS) est quand même d’accord avec ce projet, pour des raisons de pragmatisme. A priori cependant, elle préfèrerait la remise de bons de formation.</p><p>Le Conseil national débattra prochainement d’une nouvelle réglementation qui vise à élargir le champ des formations pouvant bénéficier de déductions fiscales. Ainsi, la déduction des frais engagés pour une reconversion professionnelle volontaire, pour un perfectionnement en vue d’une promotion professionnelle ou sans lien direct avec la profession exercée devraient être dorénavant possible. Par contre, les frais engagés jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme de niveau secondaire II (par exemple le certificat fédéral de capacité CFC), ne pourront pas être déduits, même si la formation se déroule à l’âge adulte. Il en ira de même pour les formations qui n’ont pas de fins professionnelles. Selon le Conseil fédéral et le Conseil des États, les déductions pour la formation devraient être plafonnées. Sur la base de son projet, le Conseil fédéral estime les pertes fiscales pour la Confédération à plus de 5 millions.
</p><p>Une minorité de la Commission de l’économie et des redevances (CER) recommande au Conseil national le renvoi du projet et souhaite charger le Conseil fédéral d’en élaborer un nouveau prévoyant, non pas des déductions fiscales, mais la remise de bons de formation destinés à financer la formation et le perfectionnement.
</p><p>L’USS s’oppose en principe à une extension des déductions fiscales qui entraînent des pertes financières pour l’État. Dans le cas présent, l’USS salue tout de même la nouvelle réglementation, étant donné que le projet devrait tendre à uniformiser les pratiques cantonales actuellement disparates. Le fait d’accepter une définition plus large des frais de formation déductibles devrait permettre un traitement plus équitable des contribuables dans les cantons.
</p><p>L’USS déplore le fait que les formations conduisant à l’obtention d’un diplôme du secondaire II ne soient pas prévues dans le catalogue des formations fiscalement déductibles. Selon elle, cette règlementation discrimine les personnes adultes qui n’ont pas pu obtenir un premier diplôme reconnu après l’école obligatoire et qui doivent combler cette lacune à l’âge adulte. Faciliter l’accès des personnes non qualifiées à un diplôme reconnu devrait être une priorité politique. Elles devraient pouvoir bénéficier des mêmes avantages fiscaux que les personnes qualifiées.
</p><p>Selon l’USS, les déductions fiscales ne sont pas un instrument adéquat pour promouvoir la formation et le perfectionnement professionnels. Elle estime donc que la proposition de la minorité &nbsp;- charger le Conseil fédéral d’élaborer un projet prévoyant la remise de bons de formation pour financer la formation et le perfectionnement - est digne d’intérêt. En 2009 déjà, l’USS avait soumis à la Confédération un concept de bons de formation pour inciter les jeunes à acquérir un titre de la formation professionnelle supérieure, un domaine dans lequel nous manquons de personnel qualifié et qui exigerait rapidement en engagement plus important de la Confédération.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1002</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2013 13:32:00 +0100</pubDate><title>Recherche, emplois et coûts</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/recherche-emplois-et-couts</link><description>Parlement fédéral : politique énergétique</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la prochaine session, les deux Chambres vont s’attaquer à divers aspects du tournant énergétique. Outre des questions de nature écologique et relatives à l’approvisionnement en électricité, des problèmes sociaux seront aussi abordés. </p><h3>Plan d’action «&nbsp;Recherche énergétique suisse coordonnée&nbsp;»</h3><p>Impossible de chiffrer avec précision les coûts qu’entraînera le tournant énergétique. Le principal facteur de coût, en plus de la désaffectation et de démantèlement des centrales nucléaires, est la transformation et le développement du réseau. Plus l’évolution technologique en matière de stockage progresse, plus ces coûts disparaissent. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) demande que l’on renforce la recherche appliquée focalisée sur les technologies de production, de réseau et de stockage. La Commission pour la technologie et l’innovation (CTI) doit jouer ici un rôle-clé, car elle est une passerelle entre l’économie privée et la recherche. 
</p><p>Il faut muscler la formation initiale dans les professions MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles, technique), c’est-à-dire concernant les technologies de production, de réseau et de stockage, ainsi que dans le conseil en énergie et l’assainissement énergétique. Il faut également renforcer la collaboration entre les hautes écoles et les petites et moyennes entreprises. Et n’oublions pas qu’il s’agit d’investir aussi dans la formation dans les professions techniques au niveau supérieur. Dans ce domaine également, le tournant énergétique a besoin d’une relève. 
</p><p>La Suisse n’a pas le droit de rater cette opportunité. Elle dispose d’excellentes filières dans les hautes écoles techniques et des meilleures infrastructures de toute l’Europe en matière de logistique, de recyclage, de transports et d’énergie. Une recherche en énergie coordonnée évitera des investissements erronés coûteux et créera des emplois qualifiés dans le tournant énergétique.
</p><p>Ce programme d’action, qui prévoit des mesures pour les années 2013 à 2016, sera débattu le 7 mars par le Conseil national et le 13 mars par le Conseil des États.
</p><h3>De nouveaux emplois grâce aux énergies renouvelables (initiative Cleantech)</h3><p>L’USS soutient les objectifs de l’initiative Cleantech. Sur un point vraiment déterminant, la stratégie du Conseil fédéral en matière de politique énergétique n’est pas une solution de rechange pour cette initiative&nbsp;: les buts fixés par le gouvernement concernant le développement des énergies renouvelables sont bien trop modestes. Plus les centrales nucléaires sont exploitées longtemps, plus elles deviennent un facteur de risque majeur. La sortie du nucléaire ne sera possible que si les objectifs relatifs aux énergies renouvelables sont fixés dans des étapes plus brèves et sont plus ambitieux que dans la Stratégie énergétique 2050. Le potentiel du photovoltaïque doit être beaucoup mis à profit, les prix de revient évoluent constamment à la baisse et les installations de production ne représentent que des atteintes minimes à la nature acceptée par la société. Pour que le tournant énergétique réussisse, la consommation d’énergie doit diminuer. Rien de plus efficace ici que des prescriptions contraignantes claires pour les appareils, les véhicules et les machines.
</p><p>Les assainissements énergétiques et le développement des énergies renouvelables vont sans doute créer de nouveaux emplois dans notre pays et alimenter la demande de main-d’œuvre qualifiée. Mais il faudra aussi veiller activement à ce que la branche énergétique reste un marché du travail attrayant pendant le tournant énergétique, car, aujourd’hui déjà, on y supprime des emplois. Actuellement, les victimes sont des spécialistes de l’entretien du réseau dont on aura à nouveau besoin d’ici peu. C’est pourquoi l’USS demande, pour toute la branche énergétique, une convention collective de travail qui garantisse des conditions de travail de qualité. 
</p><p>L’initiative populaire Cleantech du Parti socialiste sera débattue le 12 mars au Conseil national. 
</p><h3>Favoriser les gros consommateurs d’énergie&nbsp;?</h3><p>L’USS soutient le développement accéléré des énergies renouvelables qu’une hausse de la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) rendrait possible, mais demande très clairement que la durée de la RPC soit limitée à environ dix ans et que l’on adapte régulièrement ses taux aux prix de revient. Nous avons besoin d’une RPC équitable, mais pas d’une garantie de bénéfices sur les coûts supportés par la communauté à travers le prix de l’électricité. Le tournant énergétique ne sera économiquement et socialement supportable que si ses coûts sont répartis de la manière la plus équitable possible entre tous les consommateurs finaux, raison pour laquelle l’USS refuse absolument que les entreprises soient trop généreusement déchargées des redevances sur le prix de l’électricité. Pareille mesure n’est justifiée que pour les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie et subissent des désavantages de concurrence à cause des coûts engendrés par la production et la distribution de l’électricité. 
</p><p>L’initiative parlementaire «&nbsp;Libérer les investissements dans le renouvelable sans pénaliser les gros consommateurs&nbsp;» passera le 14 mars au Conseil national.
</p><h3>Favoriser les gros consommateurs d’énergie&nbsp;? (bis)</h3><p>Une motion Fournier demande que les coûts de réseau des gros consommateurs soient allégés, alors qu’une autre motion, de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national (CEATE-N) v celle-là, entend limiter pour toute l’industrie à 0,45 centimes le supplément pour la RPC. Ces deux interventions visent à libérer un important cercle d’entreprises des coûts engendrés par le tournant énergétique. L’USS met en garde&nbsp;: il ne faut pas faire les mêmes erreurs que l’Allemagne, où l’on a précisément agi de la sorte, ce qui a eu pour conséquence de faire de la consommation d’énergie un poste substantiel du budget des ménages. En Allemagne, on parle désormais d’un tarif social de l’électricité. Il faut éviter que les choses n’évoluent dans cette direction chez nous, car cela favoriserait la désolidarisation.
</p><p>Le tournant énergétique entraînera des couts importants de transformation et de développement des réseaux. L’infrastructure sera financée à travers le prix de l’électricité payé par les consommateurs finaux. En Suisse, la rémunération pour l’utilisation du réseau n’est de loin pas la même pour tout le monde, les ménages et les petites entreprises de l’artisanat payant deux fois plus que les gros consommateurs. Il est donc d’autant plus important qu’à l’avenir, les coûts soient équitablement partagés. 
</p><p>Les motions Fournier&nbsp;: Approvisionnement en énergie et renouvellement du réseau de transport à haute tension par une répartition des charges et de la CEATE-N&nbsp;: Une RPC modérée pour l’industrie seront débattues le 19 mars au Conseil des États.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1001</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2013 09:45:00 +0100</pubDate><title>Il faut supprimer des obstacles, pas en rajouter </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/il-faut-supprimer-des-obstacles-pas-en-rajouter</link><description>Parlement fédéral : révision de la loi sur la nationalité</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après la loi sur l’asile, c’est la loi sur la nationalité qui pourrait être durcie. C’est ce qui ressort des discussions de la Commissions des institutions politiques (CIP) du Conseil national. Mais intégrer suppose moins d’obstacles, pas plus&nbsp;!</p><p>Rappelons que le projet du Conseil fédéral avait mécontenté tant la gauche que la droite. Les points d’achoppement centraux portaient sur la durée et les conditions d’octroi de la naturalisation. Dans la révision proposée par le Conseil fédéral, une personne pouvait demander la nationalité suisse après un séjour de huit ans, contre douze actuellement. En revanche, les conditions posées à la naturalisation devenaient beaucoup plus contraignantes. En particulier, seules les personnes détentrices d’un permis C (autorisation d’établissement) seraient autorisées à demander le passeport suisse. Si la gauche a salué cette volonté de raccourcir le nombre d’années nécessaires pour entamer une demande de naturalisation, elle a vivement désapprouvé des conditions toujours plus strictes pour en faire la demande. 
</p><p>Or, aujourd’hui, la CIP du Conseil national n’a fait que durcir le projet du Conseil fédéral. Ce ne sera, par exemple, pas huit ans mais bien dix qui seront nécessaire demain pour entamer une démarche de naturalisation. Et pas question non plus que les séjours effectués au titre d’une admission provisoire soient pris en compte ou encore que le temps passé par le demandeur entre 10 et 20 ans ne compte double.
</p><h3>La naturalisation ne doit pas devenir un parcours du combattant&nbsp;!</h3><p>Le Conseil National discutera de la loi sur la nationalité lors de la prochaine session, le 13 mars précisément. Espérons qu’il ne montre pas une «&nbsp;volonté de fer&nbsp;» à transformer la loi sur la nationalité en parcours du combattant&nbsp;! Le Conseil fédéral et la droite en général tendent à considérer que la naturalisation est l’étape ultime d’une intégration réussie. Ce n’est pas du tout le point de vue défendu par l’USS. Au contraire, pour cette dernière, la naturalisation n’est qu’une étape – certes très importante – vers une intégration réussie. En conséquence, l’USS se prononce pour que le processus de naturalisation soit moins long, moins contraignant et qu’il ne se limite pas aux seuls détenteurs de permis C. L’USS est également favorable à ce que le temps passé en Suisse entre 10 et 20 ans compte double, la naturalisation des enfants de nationalité étrangère nés en Suisse ne pourra qu’en être facilitée. Il est d’ailleurs urgent pour l’USS de mettre en place une procédure de naturalisation rapide et simple pour les migrant(e)s de la deuxième génération. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1000</guid><pubDate>Thu, 28 Feb 2013 09:52:00 +0100</pubDate><title>Les bas salaires sont très répandus dans la riche Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-bas-salaires-sont-tres-repandus-dans-la-riche-suisse</link><description>Les femmes, mais aussi les titulaires d’un CFC fortement concernés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à ce jour, le problème des bas salaires dans notre pays a été clairement sous-évalué. C’est ce que montre une nouvelle étude réalisée par l’Université de Genève pour l’Union syndicale suisse (USS)&nbsp;: dans la riche Suisse, plus d’un(e) travailleur/travailleuse sur dix (11,8&nbsp;%) doit travailler pour un bas salaire qui, même en cas d’emploi à plein temps, ne permet souvent pas de vivre décemment. Pour au moins 437&nbsp;000 personnes concernées, ce salaire se situe au-dessous du seuil des bas salaires (Fr.&nbsp;3&nbsp;986.-/mois pour le secteur privé et la Confédération). Une estimation moins réservée donne même le nombre de plus de 500&nbsp;000 personnes concernées (seuil des bas salaires plus élevé vu la prise en compte des salaires des cantons et des communes). À ce jour, la Confédération se basait sur des chiffres nettement inférieurs, mais elle ne prenait en considération ni les employé(e)s de l’agriculture et de l’économie domestique, ni l’ensemble des salaires pour calculer le seuil des bas salaires. 
</p><p>Plus d’un tiers des personnes touchant un bas salaire sont titulaires d’un certificat fédéral de capacité (apprentissage). La grande partie d’entre elles travaillent dans le commerce de détail (37&nbsp;260). Ces chiffres donnent une triste image de la politique suisse du marché du travail et de la formation. Ainsi, «&nbsp;un apprentissage ne représente plus la garantie d’un emploi décemment rémunéré&nbsp;», a dénoncé Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Comment encore motiver les jeunes à faire un apprentissage&nbsp;?
</p><p>Les femmes sont particulièrement touchées par les bas salaires. Elles le sont presque trois fois plus que les hommes (15,8 % contre 6,1&nbsp;%). Cette différence de salaire avec les hommes, importante en comparaison internationale, est en très grande partie imputable à la discrimination salariale que les entreprises leur font subir par rapport aux hommes.
</p><p>Les 140 premières annonces faites sur l’«&nbsp;Épingleur de bas salaires&nbsp;» du syndicat Unia (<a href="http://mindestlohn.uniaction.ch/fr/participer/epingleur-de-bas-salaires/">http://mindestlohn.uniaction.ch/fr/participer/epingleur-de-bas-salaires/</a>) confirment les nouveaux chiffres de l’USS. Vania Alleva, la coprésidente d’Unia a énoncé une liste choquante de cas déjà annoncés par ce moyen. Pour elle, les bas salaires constituent l’un des principaux problèmes sociaux de la Suisse. Il est donc plus que nécessaire d’agir à ce chapitre .Grâce à l’initiative sur les salaires minimums, nous disposons enfin d’une solution de qualité à ce problème.
</p><p>L’analyse de ce dernier montre que la Suisse pourrait, grâce au salaire minimum de 22 francs (Fr.&nbsp;4&nbsp;000.-/mois) de l’heure demandé par l’initiative de l’USS, améliorer fortement les salaires des personnes concernées&nbsp;; cela, sans créer de chômage. Les récentes recherches en économie réalisées au plan international montrent déjà que les salaires minimums n’ont a priori aucune incidence négative sur le chômage. À cela s’ajoute qu’en Suisse, l’importante discrimination salariale à l’égard des femmes et le fait que beaucoup de personnes titulaires d’un CFC sont concernées par un bas salaire exigent une correction de la situation au moyen d’un salaire minimum&nbsp;; cela, sans remettre en cause les perspectives d’emploi des gens. 
</p><h5>les documents de la conférence de presse</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner, président de l'USS : "Le travail doit en valoir la peine"&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media lampart&gt;Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS : "La situation des bas salaires en Suisse - Titulaires d'un CFC et femmes sont fortement touchés"&lt;/media&gt;</li><li><span>&lt;media&gt;&lt;span&gt;Roman Graf, OUE, Université de Genève: Presentation "&lt;/span&gt;Les bas salaires en Suisse"&lt;/media&gt;</span></li><li>&lt;media vania a bas&gt;Vania Alleva, coprésident d'Unia : "Bas salaires : un scandale faisant 437'000 victimes, dans la riche Suisse"&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-999</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2013 15:23:00 +0100</pubDate><title>Anhörung zur Änderung der Verordnung über die berufliche Vorsorge(BVV2: Art. 48f) und der Verordnung über die Aufsicht in der beruflichen Vorsorge (BVV1: Art.9)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anhoerung-zur-aenderung-der-verordnung-ueber-die-berufliche-vorsorge-bvv2-art-48f-und-der-verordnung-ueber-die-aufsicht-in-der-beruflichen-vorsorge-bvv1-art-9</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>(n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-998</guid><pubDate>Wed, 27 Feb 2013 08:22:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national doit mettre le holà à une nouvelle déréglementation     </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-national-doit-mettre-le-hola-a-une-nouvelle-dereglementation</link><description>Les syndicats opposés à une prolongation des  heures d’ouverture des commerces
</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avant même que le peuple ne se soit prononcé sur la prolongation des heures d’ouverture des magasins de stations-service décidée par le Parlement en décembre 2012 (référendum contre la journée de travail de 24 heures), la droite a déjà en point de mire les nouvelles étapes de la déréglementation du commerce de détail. En effet, après le Conseil des États, c’est au tour de la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national d’accepter les motions Lombardi (12.3637) et Abate (12.3791). Alors que la première de ces motions demande, pour toute la Suisse, des heures d’ouverture fixées entre 6 et 20 heures la semaine et 6 et 19 heures le samedi, la deuxième veut fortement étendre les ventes du dimanche. La première victime de la prolongation des heures d’ouverture des commerces, ce sera le personnel de ces dernières, car les horaires de travail allongés portent préjudice à la vie de famille, augmentent le stress et rendent les gens malades. 
</p><p>Pour Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia et vice-présidente de l’USS, s’exprimant au nom de l’Union syndicale suisse (USS) et de ses partenaires de l’Alliance pour le dimanche, «&nbsp;Ces offensives à répétition dirigées contre la protection des travailleurs et travailleuses ne sont pas acceptables&nbsp;»&nbsp;: le Conseil national doit envoyer ces motions par le fond. «&nbsp;Il faut mettre le holà à la tactique du salami&nbsp;!&nbsp;» C’est pourquoi l’USS et ses partenaires récoltent actuellement des signatures pour leur référendum contre la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail, qu’ils entendent faire aboutir au début du mois d’avril. Et les motions Lombardi et Abate seraient aussi combattues par tous les moyens nécessaires si elles passaient la rampe parlementaire. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-997</guid><pubDate>Thu, 21 Feb 2013 16:24:00 +0100</pubDate><title>N’abandonnons pas le terrain à l’UDC !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/n-abandonnons-pas-le-terrain-a-l-udc</link><description>Pour une politique de la famille moderne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le dernier sondage SSR-SRG (Institut gfs), la part des oui à l’article constitutionnel sur la famille diminue. Un succès dans les urnes n’est désormais plus certain. En d’autres termes, si vous estimez que l’égalité des sexes est une revendication importante, vous devez redoubler d’efforts et faire de la publicité pour le oui autour de vous.</p><p>Le nouveau sondage SSR-SRG publié le 20 février montre que l’article constitutionnel sur la famille, d’abord largement soutenu selon les sondages, l’est toujours moins, alors que la proportion des opposants à cet article augmente nettement. En d’autres termes, la campagne de l’UDC, avec ses «&nbsp;enfants étatisés&nbsp;» derrière des grilles, semble efficace. Et cela, à une époque où mieux pouvoir concilier travail et famille est une revendication incontestée dans de larges milieux et qui reste cruellement des plus nécessaires. Nous devons en tirer une conclusion simple&nbsp;: toutes les personnes favorables à une politique de la famille qui soit moderne doivent à nouveau s’engager pour cette revendication.
</p><h3>Garantir le libre choix</h3><p>La majorité écrasante des parents exercent aujourd’hui une activité lucrative. C’est pourquoi des hommes et des femmes avec enfants se trouvent quotidiennement confrontés à un dilemme&nbsp;: comment concilier leurs diverses tâches professionnelles et familiales&nbsp;? Dans la pratique, cela signifie beaucoup de stress et d’efforts,&nbsp; si bien que des conditions-cadres sont nécessaires. L’article constitutionnel demande aux cantons d’encourager cette conciliation travail-famille. C’est au couple de décider comment il entend s’organiser en fonction de sa situation propre. Aujourd’hui, le manque de structures d’accueil extrafamilial des enfants a pour conséquence que les familles se trouvent coincées dans de longues files d’attente avant de pouvoir trouver une telle structure pour leur enfant, ce qui a, à son tour, pour conséquence que l’un des deux parents – la plupart du temps, la femme – doit réduire son temps de travail. Le revenu de la famille s’en trouve alors diminué et la femme, une fois à la retraite, doit s’attendre à des rentes diminuées aussi. 
</p><h3>Une régression sociale à combattre</h3><p>Du point de vue de l’égalité des sexes, mieux pouvoir concilier travail et famille est un but important, car cette conciliation est un signe indiquant un monde du travail moderne, dans lequel femmes et hommes peuvent mieux se répartir les rôles professionnels et familiaux. Or, l’UDC veut revenir en arrière. Elle veut que les femmes retournent aux fourneaux. Nous devons combattre pareille régression. Le scrutin du 3 mars nous offre l’opportunité de le faire tout simplement&nbsp;: en glissant un oui dans l’urne. Et en convainquant nos proches d’en faire autant.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-994</guid><pubDate>Mon, 18 Feb 2013 13:21:00 +0100</pubDate><title>Pas question de rafistoler, il faut biffer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-rafistoler-il-faut-biffer</link><description>Prévoyance professionnelle : le choix individuel d’une stratégie est négatif</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quand c’est faux, c’est faux, point barre&nbsp;! Comme il est faux que certains puissent choisir une stratégie individuelle de placement dans la prévoyance professionnelle, on doit y renoncer. Pas question de rafistolage ici&nbsp;!</p><p>Les prescriptions en vigueur concernant la prévoyance professionnelle autorisent les caisses de pensions des cadres à proposer à leurs assuré(e)s plusieurs stratégies de placement plus ou moins risquées. Les cadres peuvent donc opter pour des stratégies plus risquées, c’est-à-dire avec une part élevée d’actions, et profiter ainsi de rendements éventuellement plus juteux. Mais si ces derniers s’avèrent négatifs suite à d’importantes pertes en bourse, la loi sur le libre passage garantit à ces cadres, en cas de changement d’emploi, l’entier des prestations fournies par eux, avec les intérêts. Ainsi, une éventuelle perte ne sera pas supportée dans sa totalité par l’assuré(e) flambeur, mais par la caisse de pensions des cadres et, de ce fait, par les autres assuré(e)s. Le Conseil fédéral aimerait corriger cette situation inacceptable en proposant de modifier la loi sur le libre passage. 
</p><h3>Une décision prise à la va-vite qu’il s’agit de corriger</h3><p>Ses propositions partent certes d’une bonne intention, mais elles sont tout sauf bonnes. Le gouvernement souhaite en effet que l’assuré(e)s d’une caisse de pensions de cadres qui choisit une stratégie de placement supporte lui-même le risque d’une éventuelle perte lorsqu’il quittera la caisse de pensions. Or, il serait beaucoup plus efficace et conforme au système même que l’on revienne sur la possibilité d’un tel choix de stratégie. L’introduction de cette possibilité dans le cadre de la 1ère révision de la LPP a été décidée dans la précipitation et sans que l’on en ait évalué les effets possibles. La complexité de l’individualisation de la stratégie de placement et les nombreux problèmes posés par sa mise en œuvre montrent que nous sommes en présence là d’une décision prise à la va-vite, qu’il y a lieu de corriger. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) demande qu’au lieu d’adapter la loi sur le libre passage comme le propose le Conseil fédéral, l’on biffe l’article 1e de l’ordonnance 2 sur la prévoyance professionnelle. 
</p><h3>Un risque d’extension</h3><p>Le choix d’une stratégie de placement par l’assuré(e) n’est pas conciliable avec le principe de la solidarité collective au sein de l’institution de prévoyance. A priori, les risques – comme ceux de placement - sont supportés collectivement, ce qui donne plus de valeur à la prévoyance professionnelle qu’à la prévoyance privée. Que le risque soit assumé individuellement, comme le propose le Conseil fédéral, est contraire au système de la prévoyance professionnelle. Même s’il faut disposer d’un revenu annuel supérieur à 130&nbsp;000 francs pour être concerné par un tel transfert de risques, la seule possibilité du choix d’une stratégie de placement recèle en soi des dangers pour les personnes dont le revenu est inférieur à ce montant. L’expérience montre qu’aujourd’hui, l’on applique souvent aux salarié(e)s ordinaires aussi des conditions de travail autrefois réservées aux cadres. Ainsi les parts dites variables du salaire, comme les bonus, ou les horaires de travail, comme les «&nbsp;horaires de travail fondés sur la confiance&nbsp;», autrefois réservés aux cadres sont aujourd’hui également répandus parmi les autres catégories de salarié(e)s. Comme, en outre, la tendance à une individualisation de la prise en charge des risques se fait toujours plus sentir dans la prévoyance professionnelle, le transfert aux cadres des risques de placement devrait faire école et, tôt ou tard, s’appliquer aussi aux salarié(e)s dont le revenu annuel est inférieur à 130&nbsp;000 francs. Ainsi les futures retraité(e)s seraient exposés à de grandes incertitudes. 
</p><h3>Aucun besoin&nbsp;!</h3><p>Qui plus est, il n’est nul besoin de favoriser encore plus la prévoyance vieillesse des cadres. Celle-ci, dans son volet professionnel, resterait des plus attrayantes même sans la possibilité de choisir sa stratégie de placement. La limite du salaire qui y est assurable est actuellement fixée à Fr.&nbsp;842&nbsp;400.-. Jusqu’à ce plafond, les contributions d’épargne et les rachats sont exonérés de l’impôt dans les caisses de pensions des cadres. Les entreprises peuvent donc prévoir pour leurs cadres des plans de prévoyance «&nbsp;féodaux&nbsp;» fiscalement privilégiés. Les différences de revenu choquantes entre les cadres supérieurs et les employé(e)s se voient même bétonnées à la retraite. Les personnes assurées dans des caisses de cadres disposent de suffisamment de moyens financiers pour se permettre aussi une prévoyance privée en vue de leur retraite. Le choix individuel de placements peut se faire sous une forme satisfaisante dans le cadre de la prévoyance vieillesse privée (piliers 3a et 3b). Il n’y a donc pas lieu de l’étendre à la prévoyance professionnelle.
</p><p>Les possibilités de choisir une stratégie de placement ont créé plus de problèmes et de bureaucratie que nécessaire. La revendication d’une prévoyance vieillesse pour les personnes qui gagnent bien ou très bien leur vie est une réalité depuis longtemps en Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-995</guid><pubDate>Mon, 18 Feb 2013 10:51:00 +0100</pubDate><title>Une avancée de taille contre l’inégalité et pour une AVS solide</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-avancee-de-taille-contre-l-inegalite-et-pour-une-avs-solide</link><description>L&#039;initiative « Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS » a été déposée</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 15 février, une alliance d’organisations composée du Parti socialiste, de l’Union syndicale suisse, du Parti évangélique et des Vert(e)s a déposé à la Chancellerie fédérale l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;». Cette initiative demande que les parts d’héritage supérieures à 2 millions de francs soient imposées à hauteur de 20&nbsp;%. Les deux tiers du produit de cet impôt reviendraient à l’AVS, le dernier tiers aux cantons. Cette initiative contribuerait ainsi à plus de justice sociale dans notre pays, une justice qui fait actuellement encore trop cruellement défaut. </p><p>Depuis les années 90, la répartition des revenus en Suisse se caractérise par une inégalité massive. L’écart salarial s’est beaucoup creusé depuis lors. C’est ainsi que les hauts salaires ont augmenté de 33&nbsp;% depuis 1994, alors que les moyens et petits salaires n’ont crû que de 7 et 9&nbsp;%. Les différences de fortunes importantes - 2,6&nbsp;% de la population possèdent 50&nbsp;% de la fortune totale - et une politique des impôts et des charges orientée sur les intérêts des classes supérieures ont accru cette inégalité au lieu de la corriger.
</p><p>L’impôt sur les successions sert de correctif. Pour l’Union Syndicale Suisse (USS), cet impôt représente une pierre angulaire pour améliorer l’égalité. Les autres éléments aussi importants à cet égard sont des salaires minimums équitables pour les salarié(e)s ordinaires, ainsi que de meilleures rentes AVS pour les retraité(e)s. Ces deux revendications figurent sur l’agenda de l’USS, qui a lancé deux initiatives populaires en ce sens&nbsp;: l’initiative populaire « Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums) », qui va entrer en phase de consultation parlementaire, et l’initiative populaire « AVSplus », qui sera lancée cette année encore.
</p><p>Si l’initiative populaire déposée aujourd’hui est acceptée par le peuple, deux tiers des recettes de l’impôt sur les successions seront versés à l’AVS, soit environ 2 milliards de francs par an, qui seront placés comme il se doit et de manière socialement responsable. Grâce aux exonérations importantes prévues, seules les grandes fortunes seront concernées par l’impôt successoral. Celui-ci remplira ainsi la fonction d’une correction sociale. Cet argent provenant des très riches entrera dans un canal qui, de par son fonctionnement, jouera un rôle de redistribution efficace.
</p><p>La situation de l’AVS n’est pas dramatique et il n’y a pas de raison de paniquer. Malgré tout, l’AVS pourra utiliser cet argent de manière utile. Dans environ 15 ans, elle aura en effet besoin de plus de moyens pour assurer le même niveau de prestations. Avec le produit de l’impôt successoral, les hausses des cotisations (ou charges) resteront modérées. L’USS est cependant d’avis qu’un renforcement de l’AVS est nécessaire. C’est pour cela qu’elle va lancer, ce printemps encore, l’initiative populaire « AVSplus ». Celle-ci revendique un supplément de 10&nbsp;% sur toutes les rentes AVS. Ainsi l’objectif constitutionnel de « garantir le maintien du niveau de vie habituel de manière appropriée » deviendra réalité pour plus de personnes. Ici aussi&nbsp;: deux tiers du renforcement de l’AVS seraient déjà financés grâce au produit de l’impôt successoral.
</p><p>En d’autres termes : l’impôt successoral modéré aide considérablement à adapter l’AVS aux nouvelles conditions et aux nouveaux besoins. Il aide efficacement à corriger l’inégalité sociale et contribue également à dédramatiser un débat sur l’AVS dominé par des suppositions et des assertions erronées.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-996</guid><pubDate>Sat, 16 Feb 2013 13:30:00 +0100</pubDate><title>Manif de solidarité à Neuchâtel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/manif-de-solidarite-a-neuchatel</link><description>Plus de 2500 personne se sont solidarisées avec les grévistes de l’hôpital La Providence</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 16 février, plus de 2500 personne se sont solidarisées avec les grévistes de l’hôpital La Providence. Les manifestants ont réclamé l’annulation des licenciements et le respect du droit de grève. Ils ont en outre demandé que le gouvernement neuchâtelois s’engage pour que l’application des dispositions de la CCT «&nbsp;Santé 21&nbsp;» soit garantie. &nbsp;Il est inadmissible que des sociétés privées actives dans le domaine de la santé soient autorisées à faire des profits sur le dos des salariés, par le biais d’une augmentation des heures de travail et une baisse du salaire, alors que ces mêmes sociétés touchent des subventions étatiques et ne respectent pas les conditions minimales fixées dans la CCT.
</p><p>&lt;media providence&gt;Ci-joint vous trouverez un message de solidarité de l’USS&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-993</guid><pubDate>Mon, 11 Feb 2013 16:44:00 +0100</pubDate><title>L’USS réclame une protection contre les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-reclame-une-protection-contre-les-licenciements-antisyndicaux</link><description>Le directeur général de l’OIT rencontre le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Pressenotetitrebref">L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral veuille faire avancer le dialogue sur la protection des syndicalistes contre les licenciements abusifs, puisqu’il a enfin pris l’engagement de faire quelque chose pour améliorer la protection des représentant·e·s des travailleurs. L’USS insiste fortement pour que cette promesse — faite par le «ministre» de l’Economie et du Travail, Johann Schneider-Ammann, lundi lors de la rencontre avec Guy Ryder, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT) — soit suivie d’effets. Lors de cette rencontre, à laquelle les partenaires sociaux étaient invités, les représentants syndicaux ont souligné que les travailleurs et travailleuses en Suisse n’étaient pas protégés contre les licenciements antisyndicaux et que la Suisse avait été condamnée pour cette raison par l’OIT. L’USS a demandé, tant au Conseil fédéral qu’aux représentants du patronat, de collaborer une fois pour toutes à la recherche d’une solution qui satisfasse aux conventions concernées de l’OIT</p><p class="Text"><span lang="FR">Qu’une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux soit absolument nécessaire, un exemple d’actualité le montre sans conteste&nbsp;: l’Hôpital de la Providence de Neuchâtel a, en violation du droit en vigueur, licencié avec effet immédiat 22 syndicalistes en grève contre la dénonciation de la convention collective de travail par l’hôpital et l’augmentation de la durée du travail. L’automne dernier déjà, l’USS a publié un livre noir qui documente des douzaines de cas de représailles dirigées contre des employé(e)s en raison de leur engagement syndical. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">En ratifiant les conventions n°&nbsp;87 et n°&nbsp;98 de l’OIT, la Suisse s’est engagée à protéger les travailleurs et travailleuses qui défendent des revendications collectives et donc des intérêts publics. Majoritairement de droite, les milieux politiques suisses refusent cependant d’appliquer des normes impératives qui relèvent du droit international. C’est pourquoi l’USS a déposé une plainte auprès de l’OIT en 2003, acceptée par cette dernière après seulement une année. Le Conseil fédéral ayant enfin fait des propositions pour améliorer la protection contre le licenciement, l’USS a suspendu sa plainte en 2009. Mais comme la droite et le patronat ont rejeté ces propositions minimalistes, l’USS a réactivé sa plainte à l’automne dernier.</span></p><p class="GliederungText">&nbsp;</p><h5>Contact</h5><p class="GliederungText"><span lang="FR">&nbsp;</span><b><span lang="FR">Paul Rechsteiner (079 277 61 31)</span></b><span lang="FR">, président de l’USS, et <b>Luca Cirigliano (076 335 61 97)</b>, secrétaire central de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</span></p><p class="GliederungText">&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-992</guid><pubDate>Mon, 11 Feb 2013 10:01:00 +0100</pubDate><title>Procédure d’audition: Révision de la loi sur le libre passage et loi sur la prévoyance professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/procedure-d-audition-revision-de-la-loi-sur-le-libre-passage-et-loi-sur-la-prevoyance-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-932</guid><pubDate>Fri, 08 Feb 2013 09:14:00 +0100</pubDate><title>Un «non » progressiste</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-non-progressiste</link><description>Contrôle de la constitutionnalité des lois fédérales</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après le Conseil des États en juin, le Conseil national a aussi rejeté, lors de la session d'hiver, l’introduction du contrôle de la constitutionnalité des lois fédérales. L’Union syndicale suisse (USS) et plusieurs parlementaires de gauche ont lutté depuis le début contre ce projet de loi&nbsp;; cela, pour des raisons expressément progressistes.</p><h3>Un scepticisme de toujours</h3><p>Depuis 1848 déjà, les fondateurs de la Suisse moderne ont déclaré qu’une conception républicaine de la séparation des pouvoirs impliquait que la justice fasse preuve de retenue à l’égard de la législation fédérale, par respect des implications démocratiques et politiques possibles de ses interventions. Cet aspect a toujours été souligné lors de la révision de la Constitution en 1874 et des révisions postérieures, jusque dans les années 1990&nbsp;: le correctif à apporter aux droits relatifs à la démocratie directe, qui ne cesse de se développer (référendum facultatif et obligatoire, initiative), a été jugé à juste titre incompatible par principe avec un contrôle étendu de la constitutionnalité des lois comme aux États-Unis, où les droits démocratiques ont été fortement réduits depuis toujours au niveau fédéral<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.
</p><p>Lors de la révision totale de la Constitution en 1999, la plupart des milieux syndicaux et de gauche rejetaient encore l’introduction d’un système «&nbsp;diffus&nbsp;» ou «&nbsp;concentré&nbsp;» de contrôle de la constitutionnalité des lois fédérales. Citons l’intervention faite en 1998 au Parlement fédéral par le Conseiller national socialiste Erwin Jutzet<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, car elle est représentative de nombreuses autres&nbsp;: 
</p><p>«&nbsp;Il faut être naïf pour croire que le Tribunal fédéral est apolitique, que les juges fédéraux sont comparables à des eunuques politiques sans carte de parti ni opinion, sans convictions ni avis. […] Les cas et les questions en rapport avec le contrôle de la constitutionnalité des lois fédérales sont également souvent de nature politique. […] Finalement, le primat du droit international représente toujours une dernière bouée de sauvetage<a href="typo3/#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>.&nbsp;»
</p><h3>Volte-face dans la gauche</h3><p>Depuis quelques années, l’UDC tire à boulets rouges sur la justice et dénonce «&nbsp;l’État des juges&nbsp;». Estimant que c’en est désormais trop, certains représentant(e)s de la gauche réagissent véhémentement. Ils ne se contentent toutefois pas de repousser les scandaleuses attaques de l’UDC contre la neutralité des juges et la dépendance à l’égard des outils qui servent à protéger les droits humains comme la Cour Européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg, mais vont jusqu’à exiger un contrôle étendu de la constitutionnalité des lois fédérales.
</p><p>Dans le milieu des avocats aussi, où l’on constate qu’en matière de droit des étrangers, une attitude fondamentalement plus répressive s’est faite jour, certains demandent que la constitutionnalité des lois fédérales soit examinée par les tribunaux et d’autres organes d’exécution, en particulier quant au respect du droit à la famille. Il est toutefois quelque-chose d’important qu’ils ne voient pas&nbsp;: aujourd’hui déjà, le Tribunal fédéral tient largement compte, de ces éléments, en particulier aussi grâce à la jurisprudence dynamique de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la «&nbsp;dernière bouée de sauvetage&nbsp;» susmentionnée concernant les droits fondamentaux. Dans un certain sens, la Suisse dispose donc déjà d’un contrôle de la constitutionnalité de ses lois, bien que sous une forme discrète. 
</p><h3>Arguments de gauche</h3><p>Sans vouloir user d’arguments par trop utilitaires, ce serait manquer de vision que de ne pas examiner cet objet aussi sous l’angle de son incidence matérielle. Quelles dispositions légales importantes d’un point de vue syndical pourraient, à cause du contrôle de la constitutionnalité des lois fédérales, être sacrifiées sur l’autel de la liberté économique et de la garantie de la propriété, qui seraient alors formellement mieux protégées&nbsp;? De fait, il faut toujours garder à l’esprit que la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, ratifiée par la Suisse, ne protège aujourd’hui directement aucun de ces droits qui s’appliquent à des libertés de nature commerciale. 
</p><p>Si l’article 190 Cst était abrogé, on devrait assister à des offensives juridiques sur nombre de thématiques de la part du camp bourgeois et de l’économie libérale. Mentionnons d’abord l’assurance-maladie obligatoire introduite en 1996, qui reste aux yeux de certains milieux comme un empiètement disproportionné sur l’autonomie privée et la liberté économique. Il faudrait aussi s’attendre à une remise en cause de dispositions de protection prévues par le droit du travail. En outre, les monopoles du service public et les privilèges accordés pour des raisons de politique sociale à certaines catégories d’assurances (les assurances-accidents) seraient remis en question. Et l’âge de la retraite différent pour les hommes et les femmes se retrouverait également sur la corde raide. Au surplus, une revalorisation de la garantie de la propriété et de la liberté économique (et de la liberté de contracter qui en fait partie) ne paraît pas souhaitable au vu des actuels problèmes sur le marché du logement. 
</p><h3>Points faibles de la proposition du Conseil national</h3><p>L’idée d’abroger sans autre l’article 190 Cst paraît, quant à sa conception, comme une façon de procéder des plus faibles, si on la compare à divers modèles de contrôles de la constitutionnalité de lois fédérales. De fait, si l’on appliquait la proposition du Conseil national, cela signifierait qu’avec l’abrogation de cet article, l’ensemble des organes administratifs chargés d’appliquer le droit (p. ex. l’administration fiscale) ou des tribunaux auraient le droit, et devraient le faire, d’examiner à tous les niveaux la constitutionnalité supposée des lois fédérales. En application de l’article 49 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA), il serait même imaginable que les compagnies privées d’assurance effectuent un contrôle de constitutionnalité dans leur rôle d’assureur rendant des décisions et empêchent ainsi que des lois soient appliquées&nbsp;! Dans certains cas, faute d’instances précédant le Tribunal fédéral ou de recours fait par des autorités, il serait même impossible d’aller jusqu’à la plus haute Cour du pays pour corriger une décision<a href="typo3/#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>.
</p><p>Les partisan(e)s du contrôle de la constitutionnalité doivent encore admettre que, pour certains cantons, il pourrait être très intéressant d’empêcher l’application de lois fédérales pour cause d’absence supposée de compétence de la Confédération. On pourrait même voir des cantons conservateurs ester devant le Tribunal fédéral contre des dispositions d’exécution de la Confédération, dans le but de se soustraire à des prescriptions ou de gagner du temps. Pensons par exemple ici à la revendication, précieuse justement pour les milieux progressistes, d’une base constitutionnelle pour la politique en faveur des enfants et des jeunes<a href="typo3/#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>.
</p><p>Pour toutes ces raisons, l’USS va aussi dire à l’avenir clairement NON à une politisation inutile de la justice, dont les conséquences sont imprévisibles pour les positions progressistes. 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Pour une présentation des lignes du conflit entre conception «&nbsp;libérale&nbsp;» et conception «&nbsp;républicaine du droit en Suisse, voir Andreas Kley, «&nbsp;Geschichte des öffentlichen Rechts der Schweiz&nbsp;», Zurich, St-Gall 2011.
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Pour un positionnement progressiste, voir l’intervention au Parlement fédéral du Conseiller aux États et président de l’USS Paul Rechsteiner <a href="http://paulrechsteiner.ch/?p=900">http://paulrechsteiner.ch/?p=900</a>. 
</p><p><a href="typo3/#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Bulletin officiel, 1998 Conseil national 1465. 
</p><p><a href="typo3/#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Giovanni Biaggini, «&nbsp;Ausbau der Verfassungsgerichtsbarkeit&nbsp;: Ersatzlose Aufhebung von Art. 190 BV als optimaler Weg&nbsp;?&nbsp;», ZBJV 148/2012, p. 252.
</p><p><a href="typo3/#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Initiative parlementaire 07.402, Loi fédérale sur l’encouragement et la protection des enfants et des jeunes. Base constitutionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-989</guid><pubDate>Fri, 08 Feb 2013 08:33:00 +0100</pubDate><title>Au-delà de la conciliation famille-profession, le rôle de la femme</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/au-dela-de-la-conciliation-famille-profession-le-role-de-la-femme</link><description>Votation du 3 mars 2013 : article constitutionnel sur la famille</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Quiconque a l’égalité entre les sexes pour revendication prioritaire, comme c’est le cas de l’USS, doit concrètement s’engager pour que famille et profession soient mieux conciliables. Or, le nouvel article constitutionnel sur lequel nous nous prononcerons en votation le 3 mars prochain va dans cette direction. Raison pour laquelle l’USS et sa Commission féminine recommandent de lui dire un oui clair et net.</p><p>Le nouvel article 115 fera entrer dans la Constitution fédérale le principe de la conciliation entre famille et profession. Selon lui, Confédération et cantons devront à l’avenir veiller à proposer une «&nbsp;offre appropriée de structures de jour extrafamiliales et parascolaires&nbsp;». Et si leurs efforts, comme ceux de tiers, pour ce faire s’avèrent insuffisants, la Confédération fixera «&nbsp;les principes applicables à la promotion des mesures permettant de concilier la vie de famille et l’exercice d’une activité lucrative ou une formation&nbsp;».
</p><p>L’orientation donnée à cet article constitutionnel est la bonne. En effet, des milliers de places font toujours défaut en Suisse dans des crèches qui s’appuient sur un projet pédagogique et offrent des conditions de travail de qualité. Des milliers de «&nbsp;tables de midi&nbsp;», comme on les appelle à Fribourg et à Bienne, manquent également, si bien qu’il existe toujours des parents – dans les faits, des femmes – qui doivent réduire leurs activités professionnelles, faute d’un nombre suffisant de possibilités de prise en charge extrafamiliale pour leur(s) enfant(s). Et il y a aussi toujours des gens – là aussi, surtout des femmes - qui doivent renoncer pour les mêmes raisons à une carrière professionnelle. La Commission féminine de l’USS critique d’ailleurs durement ces lacunes funestes béantes depuis des années.
</p><p>En d’autres termes, la Suisse manque vraiment de structures qui sont nécessaires pour concilier famille et profession. L’article constitutionnel proposé aux citoyen(ne)s de ce pays va donc aider les cantons à la traîne à bouger. C’est pourquoi il représente un pas en avant dans la direction de l’égalité concrète entre femmes et hommes.
</p><p>En fait, on pourrait penser que plus de conciliation entre famille et profession et une meilleure intégration de la femme dans le monde du travail sont des demandes a priori consensuelles au sein des forces politiques de Suisse. Mais non&nbsp;! Une nouvelle fois, l’UDC fait bande à part. Dans le cadre d’une campagne de propagande malodorante, elle stigmatise cet article constitutionnel. Celui-ci déboucherait sur un élevage d’«&nbsp;enfants étatisés&nbsp;». Un «&nbsp;élevage&nbsp;»&nbsp;? Ce terme, nous l’avons choisi sciemment, car l’UDC présente dans sa propagande ces «&nbsp;enfants des crèches&nbsp;» avec des étiquettes agrafées à leurs oreilles, comme des veaux d’engraissement, ou encore pleurant derrière des barreaux de prison…
</p><p>Les femmes doivent retourner à leurs fourneaux, tel est le message de ce parti. Mais elles n’y retourneront pas. La meilleure réponse à ces mensonges et à cette attitude plus que surannée et hostile aux femmes sera de dire oui, le 3 mars prochain, à l’article constitutionnel sur la famille.
</p><p>Les autres recommandations de l’USS pour ces votations du 3 mars sont un oui à la loi sur l’aménagement et un vote blanc pour l’initiative Minder.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-988</guid><pubDate>Fri, 08 Feb 2013 08:31:00 +0100</pubDate><title>Détaillants opposés à des réglementations spéciales pour les magasins des stations-service</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/detaillants-opposes-a-des-reglementations-speciales-pour-les-magasins-des-stations-service</link><description>Référendum contre la journée de travail de 24 heures</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats et l’Alliance pour le dimanche ne sont pas les seuls à combattre la journée de travail de 24 heures. Des détaillants rejettent aussi cette modification de la loi sur le travail. Ils savent bien que cette mesure entraînerait une concurrence sans pitié, dont ils risqueraient bien d’être les victimes.</p><p>Difficile de tenir des propos plus limpides que ceux de la FAC, la Fédération des Artisans, Commerçants et Entrepreneurs de Genève, qui «&nbsp;invite les concitoyens à signer le référendum contre l’ouverture 24 heures sur 24 et sept jours sur sept des stations-services et de leurs shops intégrés, qui fausse clairement les règles de concurrence&nbsp;» (communiqué du 24.1.2013). La FAC va même jusqu’à mettre à disposition des listes de signatures à son secrétariat. À Genève donc, les détaillants et les syndicats tirent sur la même corde contre les ouvertures non-stop des magasins de stations-service.
</p><h3>Seulement à Genève&nbsp;?</h3><p>Que non&nbsp;! L’organisation faîtière des détaillants alémaniques a, déjà pendant les délibérations du Parlement, fait savoir qu’elle rejette l’ouverture 24 heures sur 24 de ces échoppes. Selon elle, un tribunal ne pourra pas faire appliquer de manière générale cette nouvelle disposition, qui s’avère donc inappropriée et favoriserait à nouveau unilatéralement les grands acteurs du marché. De fait, le flou qui entoure la notion d’«&nbsp;axes de circulation importants fortement fréquentés par les voyageurs&nbsp;» - où les magasins des stations-service pourraient rester ouverts jour et nuit – aurait pour conséquence que, tôt ou tard, toujours selon les mêmes, d’autres points de vente de ce type voudraient aussi jouir des mêmes droits (swissShop, 4/2012, le périodique des détaillants alémaniques).
</p><p>L’Association des boulangers-confiseurs suisses (BCS) défend une position semblable. Lors de la procédure de consultation sur cette question, elle avait rejeté les ventes 24 heures sur 24 dans les stations-service, considérant qu’il s’agirait là d’une inégalité de traitement et d’une distorsion de concurrence. Et à l’Union Professionnelle Suisse de la Viande (UPSV), on est tout sauf content avec ce projet qui avantagerait les grands distributeurs (Migros et Coop) ainsi que l’Union pétrolière. Et l’on est aussi fâché de l’attitude de l’Union suisse des arts et métiers qui, pour des raisons purement idéologiques, prône le oui. Chez VELEDES, l’Association suisse des détaillants en alimentation, la tendance est clairement au non. Lors de son assemblée générale de l’an dernier, son président, M. Hans Liechti, a résumé la problématique comme suit&nbsp;: certains seront avantagés et il faudra lutter avec des armes encore plus inégales qu’aujourd’hui.
</p><p>Les détaillants voient bien qu’il ne s’agit pas uniquement là de quelques magasins de stations-service, mais d’une brèche qui risque de s’ouvrir tout grand. S’ils veulent tenir le coup, ils devront donc suivre et rester dans toute la mesure du possible ouverts 24 heures sur 24. Mais le tour de force que représenterait la nouvelle disposition rebrasserait les cartes, car il est clair que la demande est trop faible pour que tous les commerces sans exception puissent rester ouverts non-stop. Si leurs heures d’ouverture continuent encore et encore à être prolongées, certains d’entre eux resteront sur le carreau. 
</p><p>Les détaillants ont compris qu’ils seront, eux, ces probables victimes.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-972</guid><pubDate>Wed, 06 Feb 2013 08:54:00 +0100</pubDate><title>L’USS consternée par les licenciements prononcés par l’hôpital neuchâtelois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-consternee-par-les-licenciements-prononces-par-l-hopital-neuchatelois</link><description>Grève à l’Hôpital de La Providence</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a appris avec consternation que la direction de l’Hôpital de la Providence a décidé de licencier avec effet immédiat 22 de ses employé(e)s. L’USS exprime sa solidarité avec les victimes de cette mesure.
</p><p>L’escalade prise par le conflit du travail à l’hôpital neuchâtelois est intolérable. En effet, le droit de grève garanti par la Constitution fédérale a été violé. On ne peut pas accepter qu’une personne qui se met en grève pour le maintien d’une convention collective de travail (CCT) doive s’attendre à être licenciée avec effet immédiat. Cela, d’autant moins que la Suisse a ratifié la convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT) contre les licenciements antisyndicaux.
</p><p>En procédant de la sorte, la direction de l’Hôpital de la Providence foule aux pieds le partenariat social. Et cet hôpital entend même profiter à l’avenir aussi de subventions publiques. Le gouvernement neuchâtelois doit une fois pour toutes mettre fin à de telles méthodes, ainsi que l’a également demandé le Parlement cantonal.
</p><p>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-987</guid><pubDate>Fri, 01 Feb 2013 15:26:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: 11.431 Parlamentarische Initiative – Rehabilitierung administrativ versorgter Menschen</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vernehmlassungsantwort-11-431-parlamentarische-initiative-rehabilitierung-administrativ-versorgter-menschen</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-986</guid><pubDate>Fri, 01 Feb 2013 14:34:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: Bundesgesetz über das Strafregister-Informationssystem VOSTRA (StReG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vernehmlassungsantwort-bundesgesetz-ueber-das-strafregister-informationssystem-vostra-streg</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-985</guid><pubDate>Fri, 01 Feb 2013 14:32:00 +0100</pubDate><title>Anhörungsantwort: Revision Art. 12 und Art. 47 ArGV 2 – Bodenpersonal der Luftfahrt</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerungsantwort-revision-art-12-und-art-47-argv-2-bodenpersonal-der-luftfahrt</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-984</guid><pubDate>Fri, 01 Feb 2013 11:03:00 +0100</pubDate><title>07.402 Initiative parlementaire – Loi fédérale sur l’encouragement et la  protection des enfants et des jeunes – Base constitutionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/07-402-initiative-parlementaire-loi-federale-sur-l-encouragement-et-la-protection-des-enfants-et-des-jeunes-base-constitutionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-983</guid><pubDate>Fri, 01 Feb 2013 11:01:00 +0100</pubDate><title>Deplafonierung des Solidaritätsprozents in der Arbeitslosenversicherung</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/deplafonierung-des-solidaritaetsprozents-in-der-arbeitslosenversicherung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-982</guid><pubDate>Fri, 01 Feb 2013 10:58:00 +0100</pubDate><title>Procédure d’audition : Directives régissant la présentation des demandes, la budgétisation et le décompte relatifs aux examens professionnels fédéraux et aux examens professionnels fédéraux supérieurs conformément à l’art. 56 LFPr et à l</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/procedure-d-audition-directives-regissant-la-presentation-des-demandes-la-budgetisation-et-le-decompte-relatifs-aux-examens-professionnels-federaux-et-aux-examens-professionnels-federaux-superieurs-conformement-a-l-art-56-lfpr-et-a-l</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-981</guid><pubDate>Fri, 01 Feb 2013 10:55:00 +0100</pubDate><title>Mandat de négociation en vue de l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes à la Croatie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/mandat-de-negociation-en-vue-de-l-extension-de-l-accord-sur-la-libre-circulation-des-personnes-a-la-croatie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-970</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2013 15:51:00 +0100</pubDate><title>Grande manifestation de solidarité avec les grévistes de « La Providence »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/grande-manifestation-de-solidarite-avec-les-grevistes-de-la-providence</link><description>L’attitude incompréhensible du gouvernement neuchâtelois</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Samedi 26 janvier, près de 1&nbsp;000 personnes ont manifesté leur solidarité avec les grévistes de l’hôpital de «&nbsp;La Providence&nbsp;». Ils ont demandé que les conditions de travail dans cet établissement ne soient pas dégradées et que le gouvernement prenne une décision dans ce sens.</p><p>Malgré une bise glaciale, des délégations d’employé(e)s du secteur de la santé, de syndicats et de la gauche sont venues massivement de toute la Suisse à Neuchâtel ce samedi 26 janvier. Ce large soutien apporté à un combat qui dure depuis le mois de novembre n’est pas un hasard. Les méthodes du groupe hospitalier Genolier, qui consistent à sortir de la convention collective de travail (CCT), à dégrader ensuite les conditions de travail malgré les subventions encaissées menacent en effet d’être appliquées ailleurs aussi.
</p><p>Petit rappel&nbsp;: le groupe hospitalier privé Genolier Swiss Medical Network GSMN veut acheter l’hôpital neuchâtelois «&nbsp;La Providence&nbsp;». Sur son ordre, l’hôpital a dénoncé la CCT et veut baisser les salaires ainsi que couper dans les conditions de travail. Celles et ceux qui ne sont pas d’accord sont menacés de licenciement. Parallèlement, l’hôpital demande encore plus de subventions au canton. Et le gouvernement de ce dernier laisse faire, veut maintenir l’hôpital sur la liste cantonale et envisage même de lui verser des subventions supplémentaires, alors qu’il ne respecte plus la CCT. 
</p><h3>À coups de ciseaux dans les conditions de travail</h3><p>Concrètement, les grands chefs de Genolier veulent augmenter la durée hebdomadaire de travail de 40 à 42 heures, diminuer radicalement les suppléments pour travail de nuit et du dimanche, supprimer l’actuel grille salariale qui prévoit des hausses de salaire liées aux années de service, supprimer le plan social, externaliser le service de nettoyage, la lingerie et la restauration, etc. etc. etc. Bref, les conditions de travail seraient massivement détériorées. Qui plus est, la direction de l’hôpital entend à l’avenir les définir elle-même unilatéralement, sans négocier avec le personnel et sa représentation syndicale. 
</p><p>Le seul but de la direction de Genolier est de mettre le grappin sur les éléments rentables du paysage hospitalier suisse, de presser le personnel comme un citron et – comme tout profiteur – d’empocher un maximum d’argent. 
</p><p>Les grévistes et leurs syndicat, le ssp (Syndicat suisse des services publics) et Syna, n’ont laissé planer aucun doute lors de cette manifestation du 26 janvier&nbsp;: selon eux, cela ne se passera pas comme ça&nbsp;! Une nouvelle fois, ils ont montré de manière impressionnante leur détermination à poursuivre le combat pour que la «&nbsp;CCT 21&nbsp;» continue à être appliquée. Un soutien venant de toute la Suisse leur a été apporté lors de cette manifestation. Des délégations du ssp et de Syna provenant de toutes les parties du pays leur ont fait part de leur solidarité et ont souligné qu’il n’y avait aucune place pour les intérêts privés dans le secteur de la santé, un service public par excellence. 
</p><h3>Le double langage cynique du gouvernement neuchâtelois</h3><p>La balle est maintenant dans le camp du gouvernement neuchâtelois, qui doit mettre en œuvre la décision du parlement cantonal selon laquelle les nouveaux propriétaires d’établissements hospitaliers doivent appliquer la «&nbsp;CCT 21&nbsp;». Ce qui est purement et simplement logique. En effet, fin 2011, le Conseil d’État a décidé de ne soutenir que les établissements hospitaliers qui appliquent cette CCT. Depuis lors, malgré la grève de «&nbsp;La Providence&nbsp;», il a décidé que Genolier devait appliquer cette dernière jusqu’à fin 2013, mais qu’il pourrait ensuite ne plus le faire pendant trois ans, jusqu’à fin 2016. 
</p><p>Pareil double langage à l’encontre de ses propres concitoyen(ne)s est socialement irresponsable et cynique. Le gouvernement, qui s’oppose aussi à l’attitude du législatif, doit changer la sienne.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-980</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2013 15:33:00 +0100</pubDate><title>Consultation sur la révision totale de la loi sur les contributions à la formation (contre-projet indirect à l’initiative sur les bourses d’études)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/consultation-sur-la-revision-totale-de-la-loi-sur-les-contributions-a-la-formation-contre-projet-indirect-a-l-initiative-sur-les-bourses-d-etudes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-979</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2013 13:59:00 +0100</pubDate><title>Un progrès.... avec piège intégré</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-progres-avec-piege-integre</link><description>Apprentissage : un guide pratique pour les jeunes sans-papiers</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À partir du 1er février 2013, les jeunes sans-papiers en Suisse pourront effectuer un apprentissage professionnel. La Commission fédérale pour les questions de migration a publié un guide destiné à orienter les jeunes et les employeurs. Les conditions posées aux jeunes sans-papiers sont exigeantes et la démarche n’est pas sans risque, car le jeune et sa famille risquent l’expulsion en cas de refus. La prudence est donc de mise&nbsp;!</p><p>Véronique Polito, secrétaire centrale de l’USS
</p><p>Somme toute, il s’agit d’une bonne nouvelle&nbsp;: dès le 1er février, les jeunes sans-papiers auront le droit déposer une demande d’autorisation de séjour pour pouvoir effectuer un apprentissage. La Suisse répond ainsi à ses obligations internationales. En 1997, en effet, elle a ratifié la <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_107/index.html">Convention relative aux droits de l’enfant</a> de l’ONU. Par cet acte, elle a reconnu le droit à tout enfant d’accéder à l’enseignement primaire et secondaire, aussi bien au niveau général que professionnel (art. 28), et cela, indépendamment de son statut légal.
</p><p>La Commission fédérale pour les questions de migration met à disposition des jeunes et des employeurs un guide pratique qui permet de les orienter dans leur démarche. Selon la base légale, une demande d’autorisation doit être déposée dans les 12 mois qui suivent la fin de la scolarité obligatoire (les offres de formation transitoires sont comptabilisées comme temps de scolarité obligatoire). Le jeune doit impérativement déclarer son identité. Si la demande d’autorisation est refusée, lui et sa famille risquent donc l’expulsion du territoire suisse. Même si un jeune remplit toutes les conditions, les autorités cantonales ne sont pas contraintes de lui accorder une autorisation de séjour.
</p><p>La prudence est donc de mise. Avant toute démarche, il est recommandé d’évaluer attentivement les risques. Plus d’informations sous&nbsp;: <a href="http://bit.ly/Xn822L">http://bit.ly/Xn822L</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-976</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2013 13:45:00 +0100</pubDate><title>À l’avenir, les gros salaires devront plus participer à l’amortissement de la dette</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-l-avenir-les-gros-salaires-devront-plus-participer-a-l-amortissement-de-la-dette</link><description>Plus de solidarité dans l’assurance-chômage </description><content:encoded><![CDATA[<p>Volte-face positif&nbsp;: une majorité des Chambres fédérales et du gouvernement est favorable depuis peu au déplafonnement du pour-cent de solidarité de l’assurance-chômage. Pour l’USS, si cette prise de conscience est certes tardive, cette mesure n’est que justice. Car aujourd’hui, le pour-cent de solidarité n’est prélevé que sur les parts de revenus situées entre 126&nbsp;000 et 315&nbsp;000 francs.
</p><p>La nouvelle assurance-chômage est en vigueur depuis le 1er avril 2011. Pour plusieurs groupes de chômeurs et chômeuses, ses effets sont douloureux. Ses cotisations sont passées de 2 à 2,2&nbsp;% du gain assuré, dont le maximum est fixé à 126&nbsp;000 francs et, afin d’éponger la dette de l’assurance, un pour-cent dit «&nbsp;de solidarité&nbsp;» a été introduit sur les parts de revenu qui se situent entre 126&nbsp;000 et 315&nbsp;000 francs. Les syndicats se sont battus contre cette dernière révision antisociale de la loi. À l’époque, ils ont demandé que les cotisations soient prélevées sur la totalité du salaire, si possible pour l’ensemble des cotisations, mais au moins en ce qui concerne le pour-cent de solidarité. Le résultat de la votation de septembre 2010 fut serré, la révision fut acceptée par 53&nbsp;% des citoyen(ne)s.
</p><h3>Volte-face</h3><p>Récemment, le Conseil national et le Conseil des États, puis le Conseil fédéral, ont fait volte-face sur la question de ce pour-cent de solidarité. Ils ont accepté une motion intitulée «&nbsp;Assainissement de l’assurance-chômage&nbsp;», qui demande son déplafonnement, c’est-à-dire qu’il soit aussi perçu sur les parts de revenu supérieures à 315&nbsp;000 francs. Cette modification, revendiquée depuis longtemps par l’USS, apporterait chaque année 90 millions de francs à l’assurance-chômage et les dettes de celle-ci seraient ainsi épongées deux ans avant la date prévue. 
</p><h3>Un geste concret de solidarité</h3><p>L’USS est favorable à une rapide mise en œuvre, au 1er janvier 2014, de cette mesure. Sous l’angle de la justice, elle estime que l’actuel plafonnement du pour-cent de solidarité n’a rien à faire dans le paysage de la sécurité sociale suisse. En effet, il est juste et important que celles et ceux qui gagnent très bien leur vie assument leurs responsabilités à l’égard de la société. Le pour-cent des salaires les plus élevés a massivement profité ces années passées du creusement des écarts entre les revenus et obtenu des hausses de salaires largement supérieures à la moyenne. Lors des débats parlementaires, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a souligné que les personnes qui touchent des revenus aussi élevés sont des privilégiés qui ont profité de la situation économique, alors que d’autres, tombés au chômage, en ont souffert. C’est pourquoi déplafonner ce pour-cent de solidarité est un geste de solidarité. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-978</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2013 09:54:00 +0100</pubDate><title>Répartition équitable des coûts du tournant énergétique et maintien de bonnes conditions de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/repartition-equitable-des-couts-du-tournant-energetique-et-maintien-de-bonnes-conditions-de-travail</link><description>Procédure de consultation sur la Stratégie énergétique 2050</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) se déclare satisfaite, sur le fond, de la Stratégie énergétique 2050, mais demande que des mesures d’urgences soient quand même prises afin de maintenir des conditions de travail de qualité dans la branche énergétique</p><p>Pour que les conditions de travail de la branche énergétique soient de qualité, il s’agit de négocier maintenant une convention collective de travail prévoyant des normes applicables à l’ensemble de la branche. On ne pourra garantir un approvisionnement en énergie durant le tournant énergétique qu’avec un réseau bien entretenu et des spécialistes chevronnés. Et il n’est pas question de supprimer encore plus d’emplois dans cette branche.
</p><h3>Pas de nouvelle ouverture du marché de l’électricité</h3><p>L’USS est favorable tant à un développement conséquent des énergies renouvelables en Suisse qu’à la fixation, pour les entreprises d’approvisionnement en électricité, d’objectifs en matière de diminution de la consommation d’énergie. Les projets des services techniques publics qui ont été couronnés de succès doivent être soutenus. Aujourd’hui, moteur innovateur du tournant énergétique, ils ont besoin d’une base fiable pour leurs activités. C’est pourquoi il faut rejeter toute nouvelle ouverture du marché de l’électricité, car, en plein tournant énergétique, elle entraînerait uniquement des incertitudes et des coûts inutiles, à cause de la bataille concurrentielle qui en découlerait. Pour les consommateurs finaux, aucun effet positif ne serait à en attendre, comme nous le montrent les expériences faites à l’étranger. 
</p><p>Le tournant énergétique doit être socialement et économiquement acceptable. Son prix dépendra de manière déterminante du choix que la Suisse fera entre un approvisionnement intérieur décentralisé et des grandes centrales ainsi que l’importation de courant. Les efforts financiers et technologiques qu’induiront le développement et la réorganisation du réseau seront très différents selon la stratégie appliquée. Ces décisions auront une incidence financière d’une si grande portée, ces prochaines décennies, qu’elles doivent relever d’une légitimité démocratique et ne pas être simplement abandonnées au bon vouloir des groupes électriques. C’est pourquoi les pouvoirs publics doivent prendre la direction du conseil d’administration de Swissgrid, la société nationale pour l’exploitation du réseau.
</p><p>Les coûts du tournant énergétique doivent être équitablement répartis et non pas unilatéralement répercutés sur les petites entreprises et les ménages privés. C’est la raison pour laquelle seul un nombre aussi restreint que possible d’entreprises doit être déchargé&nbsp; des adjudications et des redevances. La formation du prix de l’électricité, des carburants et des combustibles doit être transparente, la hausse des prix prévisible et maîtrisable. L’USS rejette tout nouvel allègement fiscal pour les assainissements de bâtiments, car cela prive les cantons et la Confédération de recettes dont ils ont un besoin urgent et favorise en outre les hauts revenus. En lieu et place, la Confédération est invitée à présenter le plus rapidement possible le projet d’une taxe d’incitation apte à déployer des effets majeurs sur la consommation d’énergie.
</p><p>La Suisse est suffisamment armée pour réaliser le tournant énergétique. L’infrastructure de son réseau d’électricité et de ses transports publics est de grande qualité. Sa logistique et son économie de recyclage sont exemplaires au plan européen. La collaboration entre la recherche et l’économie doit être intensifiée, comme la formation de spécialistes au niveau secondaire aussi. L’USS est persuadée que le tournant énergétique est une importante opportunité pour le site de production et de recherche suisse.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-977</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2013 09:53:00 +0100</pubDate><title>Stratégie énergétique 2050</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strategie-energetique-2050</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-967</guid><pubDate>Wed, 30 Jan 2013 10:33:00 +0100</pubDate><title>L’USS soutient une pétition contre le creusement d’un deuxième tube routier</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-soutient-une-petition-contre-le-creusement-d-un-deuxieme-tube-routier</link><description>Tunnel du Gothard</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le tunnel routier existant du Gothard doit faire l’objet d’une réfection. C’est pourquoi le Conseil fédéral propose d’en profiter pour faire creuser un deuxième tube, afin de permettre le trafic automobile nord-sud durant les travaux. À cause de l’importante opposition suscitée par ce projet, il veut ancrer ses plans dans la loi de manière à ce qu’après la fin des travaux d’assainissement, seule une voie soit en service dans chaque sens de la circulation. En construisant ce deuxième tube, le Conseil choisit de fuir en avant, favorisant du coup le lobby automobile, au lieu de mettre à profit cette opportunité de la réfection du tunnel pour le transfert du trafic vers le rail. Jusqu’à ce jour, aucun des objectifs fixés par la loi pour limiter le trafic poids lourd à travers les Alpes n’a été atteint. Et rien n’indique que les choses vont changer. Qui plus est, la Confédération investit des milliards dans l’infrastructure ferroviaire, le tunnel de base du Gothard sera ouvert environ en 2016 et le plafond du tunnel ferroviaire à travers les Alpes a été logiquement relevé à 4 mètres. Le ferroutage (transport combiné par train et camion) des automobiles et des poids lourds durant les travaux de réfection du tunnel routier reviendrait en outre moins cher que la construction d’un deuxième tube et ferait passer le bon message écologique. 
</p><p>La procédure de consultation relative à l’assainissement du tunnel du Gothard court&nbsp; jusqu’au 21 avril 2013. «&nbsp;L’initiative des Alpes&nbsp;» est opposée à la construction d’un deuxième tube routier au Gothard et récolte des signatures pour une pétition&nbsp;: 
</p><p><a href="http://www.initiative-des-alpes.ch/initiative-des-alpes.html">http://www.initiative-des-alpes.ch/initiative-des-alpes.html</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-974</guid><pubDate>Tue, 29 Jan 2013 10:59:00 +0100</pubDate><title>Opferhilfegesetz: Schaffung wichtiger Informationsrechte des Opfers</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/opferhilfegesetz-schaffung-wichtiger-informationsrechte-des-opfers</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-973</guid><pubDate>Mon, 28 Jan 2013 15:54:00 +0100</pubDate><title>L’USS ne veut pas d’interdiction de pratiquer de facto pour les jeunes médecins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-ne-veut-pas-d-interdiction-de-pratiquer-de-facto-pour-les-jeunes-medecins</link><description>Fournisseurs de prestations : pas de blocage des admissions !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Dans le cadre de la procédure de consultation par audition concernant l’ordonnance sur la limitation de l’admission des fournisseurs de prestations à pratiquer à la charge de l’assurance obligatoire des soins (OLAF), l’USS s’est prononcée contre la réintroduction d’un blocage provisoire de ces admissions. </p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande au Conseil fédéral de renoncer à limiter provisoirement l’admission des fournisseurs de prestations à pratiquer à la charge de l’assurance obligatoire des soins. Trois raisons à cela&nbsp;: </p><ol><li>1.&nbsp;&nbsp; Un tel blocage a déjà été appliqué pendant dix années. Jamais, on n’a étudié de manière approfondie ses effets sur les coûts. S’il y a lieu d’agir dans ce domaine, c’est au sujet de la coordination toujours insatisfaisante de la médecine de pointe qu’il faut le faire, ainsi qu’avec les prix toujours trop élevés des médicaments et l’absence de coordination dans l’application des appareils de haute technologie. </li><li>2.&nbsp;&nbsp; Un tel blocage touchera toujours plus de jeunes médecins pendant dix ans, une discrimination qui est inacceptable. Au lieu d’empêcher les jeunes médecins de développer une carrière professionnelle, il faut accroître l’attrait de l’activité médicale dans les hôpitaux et les spécialités aujourd’hui sous-représentées. Les conditions de travail dans les hôpitaux doivent aussi mieux tenir compte des besoins de la famille. Tout cela permettrait de freiner la tendance à la pratique indépendante de la médecine. </li><li>La limitation de l’admission visée par l’ordonnance ne tient pas compte de la qualité des fournisseurs de prestations, alors que ce devrait être là un élément central. </li></ol>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-975</guid><pubDate>Thu, 24 Jan 2013 11:08:00 +0100</pubDate><title>Entwurf der Verordnung über die Einschränkung der Zulassung von Leistungserbringern zur Tätigkeit zulasten der obligatorischen Krankenpflegeversicherung (VZEL)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/entwurf-der-verordnung-ueber-die-einschraenkung-der-zulassung-von-leistungserbringern-zur-taetigkeit-zulasten-der-obligatorischen-krankenpflegeversicherung-vzel</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-969</guid><pubDate>Tue, 22 Jan 2013 17:39:00 +0100</pubDate><title>Anhörung Weisung „Ausweis der Vermögensverwaltungskosten“</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/anhoerung-weisung-ausweis-der-vermoegensverwaltungskosten</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-968</guid><pubDate>Tue, 22 Jan 2013 14:30:00 +0100</pubDate><title>Un démantèlement automatique des rentes n’a aucune chance de passer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-automatique-des-rentes-n-a-aucune-chance-de-passer</link><description>Prévoyance vieillesse
</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est au moyen d’un mécanisme au nom séduisant de «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;» que la majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil des États prépare la mise en place d’un démantèlement automatique des rentes de l’AVS sous la forme de leur baisse ou en relevant l’âge de la retraite. En agissant de la sorte, la droite passe totalement à côté du peuple suisse qui a déjà sèchement rejeté ce genre de programme de démantèlement lors de la 11e révision de l’AVS. L’Union syndicale suisse (USS) combattra donc cette nouvelle tentative de démantèlement avec tous les moyens à sa disposition.
</p><p>L’USS prie instamment la CSSS du Conseil national d’envoyer par le fond l’initiative de sa commission-sœur et demande aux politiciens bourgeois d’arrêter de dénigrer sans cesse l’AVS pour s’attaquer désormais au pillage à répétition dont est victime cette assurance vieillesse et survivants. Globalement, celle-ci est privée chaque année d’environ 3 milliards de francs parce que la Confédération puise dans des recettes qui lui reviennent en fait comme celles de l’impôt sur le tabac ou de l’impôt sur l’alcool. De plus, cette assurance est constamment sevrée de ressources financières&nbsp;; cela, entre autres à cause de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises.
</p><p>Plutôt que de s’occuper sans arrêt de programmes de démantèlement, les politiques devraient se concentrer sur la manière dont on pourrait renforcer le pilier le plus solide de l’État social et remplir le mandat constitutionnel en matière de prévoyance vieillesse. Selon la Constitution fédérale, le revenu réalisé avec les rentes des 1er et 2e piliers doit permettre aux retraité(e)s de maintenir «&nbsp;de manière appropriée&nbsp;» leur niveau de vie antérieur. Pour que cela soit le cas, il faut augmenter les rentes de l’AVS comme le propose l’initiative populaire AVSplus que l’USS lancera au printemps procha
</p><h5 style="font-size: 13px; ">RENSEIGNEMENTS</h5><ul style="font-size: 12px; "><li style="font-size: 12px; "><span>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la sécurité sociale à l’USS</span></li><li style="font-size: 12px; "><span>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</span></li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-966</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2013 15:32:00 +0100</pubDate><title>L’USS inquiète de la situation en Tunisie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-uss-inquiete-de-la-situation-en-tunisie</link><description>Droits syndicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que le parti Ennahda est au pouvoir en Tunisie, les attaques dirigées contre les syndicats ont repris de l’ampleur. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) invite le Conseil fédéral à faire pression sur le gouvernement tunisien avec tous les moyens à sa disposition, pour que les droits syndicaux soient respectés en Tunisie.&nbsp;Partenaire commercial et bailleur de fonds important de cette dernière, la Suisse occupe une position privilégiée pour se faire entendre comme il se doit sur cette question. 
</p><p>Les droits syndicaux et les droits humains en général n’ont pas, juste après le Printemps arabe, à se voir à nouveau foulés aux pieds. Cet appel de l’USS s’inscrit dans la campagne de solidarité avec les syndicats tunisiens lancée par la Confédération européenne des syndicats. &nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><p>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-965</guid><pubDate>Fri, 18 Jan 2013 09:05:00 +0100</pubDate><title>Le contre-projet est un leurre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-contre-projet-est-un-leurre</link><description>Initiative sur l’harmonisation des bourses</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Conseil fédéral oppose à l’initiative sur les bourses d’études un contre-projet indirect par le biais d’une révision de la loi sur les contributions à la formation. Pour l’USS, le contre-projet est un leurre, qui vise en effet plus à tromper la population qu’à proposer de vraies solutions.</p><p>«&nbsp;La concurrence ne doit pas conduire à une situation dans laquelle tous les jeunes n’ont pas les mêmes chances d’accéder à la formation. Pour améliorer ces chances, nous avons besoin d’un meilleur système de bourses.&nbsp;» C’est par ces mots que le conseiller fédéral Schneider-Ammann a ouvert l’année 2013, lors de la journée de son département fraîchement rebaptisé Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche. «&nbsp;Soyons ambitieux&nbsp;!&nbsp;», lançait-il à ses collaborateurs, pour clore sans doute dans une envolée lyrique son discours rassembleur. Déclarer ses ambitions est tout à fait légitime. Avoir le courage de les réaliser ne semble, hélas, pas à la portée de tous.
</p><h3>De la poudre aux yeux</h3><p>Avec le soutien des syndicats, l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) déposait, il y a une année, l’initiative sur les bourses d’études. Cette initiative demande une harmonisation au niveau suisse du système d’aide à la formation. La compétence en matière de bourses devrait relever de la Confédération qui serait responsable de fixer des standards minimaux (formels et matériels) pour l’accès à la formation tertiaire (hautes écoles et formation professionnelle supérieure). La Confédération aurait également la possibilité, si elle le juge nécessaire, de légiférer au niveau secondaire II (formation professionnelle initiale et formation gymnasiale).
</p><p>Cette initiative, mesurée dans ses ambitions, n’a pas trouvé grâce aux yeux du Conseil fédéral. Celui-ci a souscrit certes à l’exigence d’harmonisation, mais n’a pas osé faire le pas de soutenir l’initiative en tant que telle. Il a soumis en lieu et place un contre-projet indirect sous la forme d’une révision de la loi sur les contributions à la formation. Un geste certes positif, mais surtout symbolique, étant donné que ce contre-projet ne fait que proposer des corrections de nature plutôt «&nbsp;cosmétique&nbsp;». Il intègre en effet à la législation actuelle des dispositions formelles du concordat intercantonal sur les bourses. Celui-ci, ratifié en 2009, n’a cependant pas suscité l’intérêt des cantons malgré ses modestes exigences&nbsp;; il entrera en vigueur seulement dans dix cantons durant l’année 2013.
</p><p>Inutile d’en rajouter pour affirmer que le Conseil fédéral ne pouvait rien faire de moins ambitieux que ce contre-projet indirect. Une façon discrète de couper l’herbe sous les pieds d’une initiative populaire, en jetant de la poudre aux yeux de la population et en feignant de prendre au sérieux ses préoccupations.
</p><h3>Une harmonisation matérielle s’impose</h3><p>Plus personne n’ose aujourd’hui le nier&nbsp;: le système des bourses actuel ne permet pas d’offrir des conditions égales à tous les jeunes. Les critères d’attribution et les montants alloués varient fortement en fonction du lieu de domicile. Pour les jeunes avec peu de ressources financières, l’accès à la formation est aujourd’hui une loterie&nbsp;; cela, indépendamment de la filière de formation choisie, qu’elle soit générale ou professionnelle.
</p><p>En réponse à ce problème, l’initiative permet non seulement une harmonisation au niveau formel, mais également au niveau matériel. Pour l’USS, cela ne fait donc aucun doute&nbsp;: l’initiative sur les bourses est seule à l’heure actuelle à être en mesure de répondre à l’objectif d’harmonisation et d’égalité des chances auquel le Conseil fédéral a également souscrit.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-963</guid><pubDate>Thu, 17 Jan 2013 14:53:00 +0100</pubDate><title>Consommer 24 heures sur 24 c’est tôt ou tard travailler 24 heures sur 24, pour tout le monde !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/consommer-24-heures-sur-24-c-est-tot-ou-tard-travailler-24-heures-sur-24-pour-tout-le-monde</link><description>Heures d’ouverture des commerces : référendum contre une brèche</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le référendum contre la déréglementation des heures d’ouverture des commerces est incontournable. Pas seulement à cause des conditions de travail catastrophiques du personnel de vente concerné ainsi que des effets des ventes non-stop d’alcool aux noctambules, mais aussi parce que les expériences faites à l’étranger nous montrent qu’en matière d’heures d’ouverture des commerces, les petits pas préparent l’extension du travail de nuit et du dimanche à toutes les branches. </p><p>Nul besoin de se rendre aux États-Unis pour trouver une société dérégulée jusqu’à la moelle, qui ne se repose jamais, une société où les gens sont occupés nuit et jour dans les magasins, les bureaux et les ateliers, la plupart du temps avec de mauvaises conditions de travail et pour des petits salaires. En effet, chez certains de nos voisins aussi, l’on voit où mène la déréglementation des heures d’ouverture des commerces.
</p><h3>D’abord les échoppes des stations service, ensuite les bureaux</h3><p>Prenons l’exemple de l’Italie, où cela a commencé dans les années 1990. À l’époque, les stations balnéaires furent autorisées à ouvrir les commerces quelques heures en été. Puis, cette réglementation «&nbsp;touristique&nbsp;» fut étendue à tout le pays et, rapidement, les maires décidèrent, sous la pression des employeurs, de déclarer «&nbsp;centres historiques de grande valeur du village&nbsp;» des périmètres situés autour des églises de plus de 20 ans&nbsp;; cela, afin que les commerces puissent rester ouverts le dimanche, et, bien sûr, aussi en hiver, car sait-on jamais quand et où un «&nbsp;touriste&nbsp;» pourrait s’égarer…. 
</p><p>En Italie, depuis 2012, tous (!) les commerces, restaurants, pubs, bars et autres endroits où casser la croûte peuvent rester ouverts 24 heures sur 24, également les dimanches, à Noël, le jour de la fête nationale, etc.&nbsp;! La feuille de vigne «&nbsp;promotion du tourisme&nbsp;» s’est envolée. Mais ces libéralisations n’ont en rien favorisé la consommation en Italie. Au contraire, la mort des petits commerces est très présente, précisément dans les vieilles villes de la péninsule. En effet, si certains ont profité de ce retour aux lois du Far-West, ce sont les mégastores, les centres commerciaux des agglomérations 
</p><p>Dans les pays où la pratique est comparable à celle de l’Italie, la prolongation des heures d’ouverture des magasins s’est finalement révélée être la brèche qui ouvre sur la déréglementation du temps de travail. De fait, dans les branches situées en aval et en amont du commerce de détail, comme la sécurité, les transports, le nettoyage, mais aussi, globalement, la logistique, etc., les horaires de travail se sont développés en parallèle, et, souvent, pour des salaires inférieurs à ce qu’ils étaient avant la généralisation de la déréglementation. Aujourd’hui, toujours plus de banques, d’assurances, de services informatiques, de cabinets d’avocats et de notaires travaillent le samedi et tard dans la nuit, quand ce n’est pas le dimanche aussi.
</p><h3>Les déréglementations appellent les déréglementations</h3><p>Une fois introduite dans une branche, une déréglementation demande encore plus de déréglementations et le justifie d’abord pour les branches situées en amont et en aval, et, tôt ou tard, partout&nbsp;! Cette façon de procéder correspond en fait à une technique pensée comme telle, qui banalise le travail de nuit et du dimanche en le rendant donc quotidien. Cette technique est aussi appliquée en Suisse. 
</p><p>Ainsi, les ventes du dimanche autorisées dans les commerces des grandes gares et des aéroports ont poussé les commerces avoisinants à faire pression pour profiter des mêmes conditions. Les propriétaires de ces commerces se plaignent d’une «&nbsp;concurrence déloyale&nbsp;» et exigent qu’en matière d’heures d’ouverture, ils puissent «&nbsp;lutter à armes égales&nbsp;». Actuellement, c’est le tour des échoppes des stations-service. L’intervention du conseiller aux États Abate leur permettrait d’ouvrir à leur gré le dimanche grâce à une réglementation légale fourre-tout (l’article italien sur le tourisme n’est pas très loin…). Et le conseiller aux États Lombardi veut «&nbsp;harmoniser&nbsp;» les heures d’ouverture des commerces pour toute la Suisse, en les prolongeant jusqu’à 20 heures&nbsp;!
</p><p>Les dérégulateurs du temps de travail savent qu’ils n’ont aucune chance s’ils s’attaquent frontalement à la protection des travailleurs et travailleuses. C’est pourquoi, ils recourent à une tactique des petits pas. Leur but reste toutefois la prolongation des heures d’ouverture de tous les commerces et, à long terme, la suppression de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche. L’Italie alimente ces espoirs. 
</p><h3>Le référendum est lancé&nbsp;! </h3><p>Pour toutes ces raisons, la déréglementation des heures d’ouverture des échoppes de stations-service nous concerne tous&nbsp;! Le référendum contre la journée de travail de 24 heures nous permet de stopper ceux qui mettent le turbo sur les déréglementations, avant que, dans les bureaux, les ateliers et toute autre entreprise, l’on ne doive subitement travailler plus longtemps sans être dédommagé pour autant&nbsp;!
</p><p>Des listes de signatures pour le référendum se trouvent sous le lien suivant&nbsp;: 
</p><p>&lt;media referendum arbeitstag web fr&gt;&lt;a href="http://bit.ly/WhQynN" target="_blank" rel="noreferrer"&gt;bit.ly/WhQynN&lt;/a&gt;&lt;/media&gt; </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-964</guid><pubDate>Thu, 17 Jan 2013 14:51:00 +0100</pubDate><title>OUI à l’article sur la famille et à la loi sur l’aménagement du territoire – bulletin blanc pour l’initiative Minder</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/oui-a-l-article-sur-la-famille-et-a-la-loi-sur-l-amenagement-du-territoire-bulletin-blanc-pour-l-initiative-minder</link><description>Recommandations de l’USS pour les votations du 3 mars 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’USS est favorable au nouvel article constitutionnel sur la famille ainsi qu’à la révision de la loi sur l’aménagement du territoire. Pour l’initiative Minder (rémunérations abusives), elle propose de glisser un bulletin blanc dans les urnes. Selon elle, ni l’initiative ni le contre-projet indirect ne s’attaquent au vrai problème, à savoir le creusement des différences de salaire. </p><h3>Article constitutionnel sur la famille&nbsp;: OUI</h3><p>Le nouvel article 115a de la Constitution fédérale ancre le principe selon lequel vie de famille et exercice d’une activité lucrative ou une formation doivent pouvoir être conciliés. Dans ce but, la Confédération et les cantons devront mettre en place une offre appropriée de structures de jour extrafamiliales et parascolaires destinées à l’accueil des enfants. Au cas où les efforts déployés dans ce sens par les cantons ou des tiers ne suffiront pas, la Confédération fixera les principes qui serviront à promouvoir des mesures permettant de concilier vie de famille et exercice d’une activité lucrative ou formation.
</p><p>Permettre de mieux concilier famille et profession est une revendication centrale de l’USS. Pour en faire avancer la réalisation, il faut une offre de structures d’accueil des enfants extrafamiliales et parascolaires qui soit adaptée aux besoins des gens. L’article sur la famille aidera à y parvenir.
</p><p>Christina Werder, secrétaire centrale responsable de la politique de l’égalité des sexes à l’USS, justifie l’acceptation de cet article en rappelant que «&nbsp;Des milliers de places manquent encore dans les crèches, dont les activités doivent reposer sur un projet pédagogique et qui doivent offrir des conditions de travail de qualité. Cet article constitutionnel est important pour qu’enfin soient créées les structures nécessaires à une meilleure conciliation des activités professionnelles et familiales.&nbsp;»
</p><h3>Révision de la loi sur l’aménagement du territoire&nbsp;: OUI</h3><p>Par cette révision, la nouvelle loi limite les réserves à bâtir des cantons. Concrètement, celles-ci ne seront plus définies qu’en fonction des besoins des 15 prochaines années. Ainsi, les zones constructibles surdimensionnées devront être réduites et les propriétaires seront indemnisés. Vingt pour cent de la plus-value réalisée lors du passage d’un terrain en zone constructible serviront à financer cette indemnisation. La taxe sur la plus-value sera prélevée lorsque le terrain sera construit ou vendu et l’État pourra obliger les propriétaires à construire en leur fixant des délais ou en les menaçant de sanctions.
</p><p>Le projet prévoit aussi toute une série de mesures destinées à lutter contre le mitage du territoire et à protéger les terres cultivables. Le but est de mieux coordonner l’urbanisation et les transports, ainsi que de garantir à cet égard un désenclavement rationnel et économe en terrains. 
</p><p>L’USS soutient cette révision, en particulier le prélèvement sur la plus-value. Les nouveaux instruments prévus par la loi permettront de s’attaquer au problème, connu depuis longtemps, du surdimensionnement des zones à bâtir et d’agir un tant soit peu contre la thésaurisation des terrains à bâtir.
</p><h3>Initiative Minder&nbsp;: bulletin blanc</h3><p>Une majorité de l’USS considère que tant l’initiative sur les rémunérations abusives (initiative Minder) que le contre-projet indirect, qui entrera en vigueur en cas d’échec de l’initiative, sont des instruments inaptes à combattre le creusement de l’écart entre les salaires. De plus, ils mettront des emplois en danger. Certes le nom de l’initiative sonne bien, mais celle-ci ne tient pas ses promesses.
</p><p>Une majorité de l’USS est d’avis que l’initiative améliorerait la situation des actionnaires, si tant est qu’elle améliore quelque-chose. Par le passé, ceux-ci étaient cependant du côté des profiteurs. Mais, pour les travailleurs et travailleuses, dont «&nbsp;on&nbsp;» a profité, rien ne s’améliorera. Il sera même plus simple pour les actionnaires agressifs de mettre la main sur des entreprises, d’en vampiriser la substance et de licencier du personnel. L’USS entend s’attaquer aux bas salaires ainsi qu’au creusement de l’écart entre hauts et bas salaires à l’aide de son initiative sur les salaires minimums et de l’initiative populaire 1:12. Ces deux initiatives sont des instruments beaucoup plus efficaces pour ces combats que l’initiative Minder.
</p><p>C’est le Comité de l’USS qui a décidé, lors de sa séance de novembre dernier et après un débat approfondi, de recommander le vote blanc.</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-962</guid><pubDate>Wed, 16 Jan 2013 11:26:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral refuse une protection des salaires qui n’a que trop tardé</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-refuse-une-protection-des-salaires-qui-n-a-que-trop-tarde</link><description>Message au sujet de l’initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral veut continuer à tolérer des salaires qui ne permettent pas de vivre décemment et refuse de protéger les travailleurs et travailleuses au moyen de salaires minimums contre les pressions qui s’exercent sur leurs salaires et l’arbitraire patronaux. Tel est le message qu’en disant non à l’initiative sur les salaires minimums, le gouvernement transmet au Parlement et à la population.
</p><p>En Suisse, près de 400&nbsp;000 personnes touchent actuellement des salaires très bas, inférieurs à 4&nbsp;000 francs. Et près d’un tiers d’entre elles, comme des vendeuses, des boulangers ou des fleuristes, sont même titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC). Or, il est impossible de vivre décemment dans notre riche pays avec des salaires aussi bas.</p><ul><li>Alors que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire via des conventions collectives de travail (CCT), est, avec 48&nbsp;%, nettement inférieure en Suisse à, par exemple, la moyenne des pays de l’OCDE (62,1&nbsp;%) (voir annexe au Message), le Conseil fédéral parle de l’«&nbsp;excellent fonctionnement du partenariat social&nbsp;».</li><li>Tous les&nbsp; pays dont le taux de couverture conventionnelle est aussi bas, voire plus bas que le nôtre ont un salaire minimum légal.</li><li>Bien que l’ensemble de la Suisse alémanique, malgré de nombreux cas de sous-enchère salariale, ne connaisse aucun salaire minimum prévu par un contrat-type de travail, le Conseil fédéral parle de lutte efficiente contre la sous-enchère salariale.</li></ul><p>Dans de nombreuses branches, comme celle des commerces de chaussures et de vêtements ou le journalisme, les employeurs refusent de conclure des CCT. Dans d’autres branches en pleine croissance, où les salaires sont très bas (centres d’appel, instituts de beauté, centres de remise en forme, livraison de courrier, etc.), il n’y a même pas d’organisations patronales avec qui il serait possible de conclure une CCT. En disant non aux salaires minimums, le Conseil fédéral a fait savoir que la situation de ces personnes lui était indifférente.
</p><p>Dans son message, le Conseil fédéral a dû manipuler les études économiques existantes pour justifier son rejet de l’initiative. En peignant le diable sur la muraille avec la hausse du chômage, la perte de compétitivité de notre économie, un marché du travail rigide, etc., il espère pouvoir contrer la grande sympathie que l’initiative sur les salaires minimums suscite au sein de la population. Ce qui va se transformer en boomerang, au plus tard lors de la votation populaire. 
</p><p>La population suisse ne veut pas de salaires de la honte&nbsp;! Comme l’USS avec son initiative, elle veut que les salaires versés dans notre pays permettent d’y vivre décemment.
</p><h5>Contact</h5><p><a name="Text10"></a>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-956</guid><pubDate>Fri, 11 Jan 2013 14:45:00 +0100</pubDate><title>Une meilleure AVS au lieu d’une extrême concentration de richesses</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-meilleure-avs-au-lieu-d-une-extreme-concentration-de-richesses</link><description>Au peuple de corriger une répartition inégale de la fortune
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le premier obstacle est franchi. L’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;» est en voie d’aboutissement. Le peuple pourra donc dire s’il veut un peu plus de justice distributive et mettre les riches et super-riches plus à contribution d’un point de vue social. </p><p>Une vaste alliance regroupant le Parti&nbsp; socialiste, le Parti évangélique, l’USS et les Verts ont récolté 127&nbsp;000 signatures pour l’initiative «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;». Environ 27&nbsp;000 attendent d’être validées dans les communes. Celles-ci d’ailleurs sont invitées à le faire rapidement pour que cette initiative populaire puisse être déposée dans les délais à la Chancellerie fédérale, soit le 15 février prochain. 
</p><p>Le peuple suisse aura donc la possibilité d’éliminer un des privilèges fiscaux les plus criants. En effet, les salaires, les gains au loto, les rentes, les intérêts des comptes d’épargne, les honoraires, les bénéfices des entreprises, le produit des ventes, etc. sont imposés. Mais pas les héritages aussi appelés successions. Dans notre pays, un petit nombre de femmes et d’hommes héritent chaque année de milliards de francs sans qu’ils aient eu à travailler ou investir pour cela. Et sans devoir payer d’impôts sur ces sommes. Un scandale auquel il devrait être bientôt mis fin.
</p><p>En Suisse, la répartition de la fortune est extrêmement injuste&nbsp;: 1&nbsp;% de la population possède autant de fortune que les 99&nbsp;% restants. Une inégalité qui va même s’aggravant et que l’initiative corrigera aussi. En effet, nombre de ces énormes fortunes n’ont pas été constituées par leurs propriétaires, mais simplement héritées. Le produit d’un impôt national sur les successions devrait se monter à environ 3 milliards de francs par an, une somme qui serait entièrement rétrocédée à la population. Deux tiers iraient à l’AVS, un «&nbsp;placement&nbsp;» très social et très intelligent. Si bien que notre principale assurance sociale pourrait relever les défis qui l’attendent, par exemple en améliorant les rentes selon le modèle AVSplus, en garantissant à tout le monde une retraite dans la dignité. Le dernier tiers du produit de cet impôt serait versé aux cantons qui pourraient ainsi financer des services importants pour la communauté. Les cantons seraient ainsi dédommagés du fait que leurs actuels impôts sur les successions seraient perçus par la Confédération. 
</p><p>Finalement, l’impôt fédéral sur les successions corrigerait la répartition injuste de la fortune dans notre pays. Son incidence sociale serait positive. Et cela, sans devoir plumer au passage les petites et moyennes fortunes, car les deux premiers millions de francs de fortune seraient exonérés de l’impôt.</p>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-961</guid><pubDate>Fri, 11 Jan 2013 14:32:00 +0100</pubDate><title>Sans plan social obligatoire, pas de nouveau droit de l’assainissement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sans-plan-social-obligatoire-pas-de-nouveau-droit-de-l-assainissement</link><description>Révision du droit régissant la procédure d’assainissement des entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que la Commission des affaires juridiques du Conseil national ait décidé, dans le cadre de la révision du droit d’assainissement des entreprises, de suivre le Conseil fédéral et le Conseil des États, à savoir d’introduire l’obligation de négocier un plan social. Mais, s’inquiétant de voir que cette décision a été prise d’extrême justesse, soit par 13 voix contre 12, elle met en garde&nbsp;: il n’est pas question de suivre les employeurs qui veulent sortir cet élément central du projet, sinon l’USS ne pourrait plus accepter cette révision. 
</p><p>Cette dernière prévoit certes en effet qu’à l’avenir, les travailleurs et travailleuses pourront être licenciés sans délai (résiliation immédiate), le Conseil fédéral entendant ainsi faciliter l’assainissement des entreprises en faillite. Mais ce dernier a aussi reconnu que cette mesure est dure pour les personnes concernées et qu’il faut donc les dédommager pour cela. C’est pourquoi il a proposé, pour atténuer les effets de tels licenciements, qu’il soit obligatoire de négocier un plan social, ce que l’USS demande depuis longtemps. Dans la crise économique que nous vivons, l’obligation d’un plan social est d’autant plus nécessaire. Et si les managers incapables continuent à profiter de parachutes dorés, c’est qu’il y a suffisamment d’argent pour financer des indemnisations, des reclassements ou des retraites anticipées destinés aux travailleurs et travailleuses licenciés. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano (031 377 01 17), secrétaire central de l’USS se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-960</guid><pubDate>Tue, 08 Jan 2013 14:07:00 +0100</pubDate><title>Accord intercantonal sur le domaine suisse des hautes écoles</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/accord-intercantonal-sur-le-domaine-suisse-des-hautes-ecoles</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-959</guid><pubDate>Tue, 08 Jan 2013 10:08:00 +0100</pubDate><title>Non à la journée de travail de 24 heures</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-la-journee-de-travail-de-24-heures</link><description>Référendum contre la libéralisation des horaires d’ouverture des magasins</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Les organisations de l’Alliance pour le dimanche lancent un référendum contre la détérioration de la Loi sur le travail. En cause, la volonté du Parlement d’introduire l’ouverture 24 heures sur 24 des magasins des stations-service. Cette brèche menace l’ensemble du commerce de détail. En outre, par sa décision, le Parlement édulcore la Loi sur le travail. Cela entraîne des conséquences dans toutes les branches et sape des libertés sociales importantes. Les organisations de l’Alliance pour le dimanche s’y opposent avec véhémence.</b></p><p>Le 14 décembre, le Parlement a pris la décision de déréglementer les horaires d’ouverture des magasins des stations-service, et d’instaurer pour la première fois la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail. Ce faisant, il élargit aussi le travail dominical. Par ailleurs, le manque de clarté du champ d’application entraînera une prolifération sauvage incontrôlable des magasins et accroîtra fortement la pression à la libéralisation dans le commerce de détail. «&nbsp;De plus, ce projet de loi ouvre la porte à de nouvelles tentatives radicales de libéralisation au Parlement&nbsp;», affirme Vania Alleva, coprésidente d’Unia.
</p><p>«&nbsp;La nuit et le dimanche nous appartiennent et ne seront pas sacrifiés sur l’autel de la libéralisation&nbsp;», affirme Kurt Regotz, président du syndicat Syna. Le personnel de vente pâtit d’ores et déjà de salaires bas, d’horaires de travail morcelés et du travail sur appel. Les femmes, qui constituent presque 70 % du personnel de vente, sont frappées de plein fouet par la prolongation des horaires d’ouverture. Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, ajoute : «&nbsp;Il est question d‘emplois classiquement féminins avec de mauvaises conditions de travail&nbsp;». En plus, le travail de nuit et le travail du dimanche portent atteinte à la santé. Klaus Stadtmüller, président de la Société Suisse de Médecine du Travail, le sait d’expérience : «&nbsp;La possibilité de faire ses achats 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 est un luxe qui ne justifie pas d’imposer aux employés des contraintes supplémentaires et de mettre leur santé&nbsp;en danger ».
</p><p>Qui plus est, le commerce de détail n’est pas le seul touché. Car le projet de loi sape la Loi sur le travail sur un point essentiel&nbsp;: l’interdiction du travail nocturne et du travail dominical. Tous les employés sont concernés. On leur demande toujours davantage une disponibilité permanente. Avec la flexibilisation continue des horaires de travail, des libertés sociales importantes se perdent. «&nbsp;Le dimanche férié nous offre le temps du repos et de la régénération. Non seulement en tant qu’individu, mais aussi en tant que membre de la société&nbsp;». L’Alliance pour le dimanche est convaincue qu’il ne faut pas renoncer à ces acquis de manière inconsidérée.
</p><h5><strong>Discours</strong></h5><ul><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Alleva_f.pdf">Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS:&nbsp;Non à la journée de travail de 24 heures</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Regotz_f.pdf">Kurt Regotz, président de Syna: &nbsp;Mauvaises conditions de travail dans le Commerce de détail. Alors,&nbsp;pourquoi ce passage en force de la libéralisation?</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Werlen_f.pdf">Intervention de Mgr Martin Werlen,&nbsp;Abbé d’Einsiedeln</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Fueter_f.pdf">Liselotte Fueter,&nbsp;Coprésidente Femmes Protestantes en Suisse (FPS):&nbsp;La libéralisation des heures d’ouverture des magasins de&nbsp;stations-service affecte les femmes, les enfants et les familles</a></li><li><a href="http://alliance-dimanche.ch/wp-content/uploads/2013/01/Referat_Stadtmuller_f.pdf">Klaus Stadtmüller,&nbsp;Société Suisse de Médecine du Travail:&nbsp;Le travail de nuit et du dimanche nuisent à la santé</a></li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Feuille&nbsp;de&nbsp;signatures</h5><p>&lt;media referendum arbeitstag web fr&gt;Télécharger en français&lt;/media&gt;
</p><h5><b>Pour de plus amples informations&nbsp;</b></h5><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Vania Alleva</b>, coprésidente Unia, vice-présidente USS, n<sup>o</sup> de tél. 079 620 11 14</li><li><b>Kurt Regotz</b>, président Syna, vice-président Travail.Suisse, 079 617 62 94.</li><li><b>Liselotte Fueter</b>, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35</li><li><b>Klaus Stadtmüller</b>, président de la Société Suisse de Médecine du Travail, 079 237 97 10</li><li><b>Contact Père Abbé Martin Werlen </b>: Wolfgang Bürgstein, secrétaire général Justice et Paix, 078 824 44 18</li><li><b>Géraldine Savary,</b> Conseillère des Etats, Vice-Présidente PS Suisse, 079 414 86 65</li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-958</guid><pubDate>Mon, 07 Jan 2013 09:44:00 +0100</pubDate><title>Pour une répartition plus juste des revenus et des rentes meilleures </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-une-repartition-plus-juste-des-revenus-et-des-rentes-meilleures</link><description>Conférence de presse annuelle
</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2013 aussi, l’évolution des salaires et des rentes se trouvera au tout premier rang dans l’agenda politique de l’Union syndicale suisse (USS). L’initiative sur les salaires minimums, qui sera débattue au Parlement, demande l’introduction d’un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 francs pour un emploi à plein temps, ainsi que l’encouragement des conventions collectives de travail par la Confédération. Un tel salaire minimum est cruellement nécessaire&nbsp;: 430&nbsp;000 personnes environ touchent, pour un emploi à plein temps, un bas salaire, comme il convient de le qualifier, inférieur à 4&nbsp;000 francs par mois et environ 140&nbsp;000 d’entre elles sont titulaires d’un certificat fédéral de capacité&nbsp;! La promesse selon laquelle quiconque a fait un apprentissage (CFC) doit pouvoir vivre de son salaire et fonder une famille n’est donc pas tenue. 
</p><p>Alors que les salarié(e)s titulaires d’un CFC ont subi une baisse de leurs salaires réels entre 2002 et 2010, les salaires réels des cadres ont augmenté de plus de 12&nbsp;%. Et les actionnaires, eux aussi, ont pu profiter ces dernières années de milliards de francs de cadeaux fiscaux. Un salaire minimum légal de 4&nbsp;000 est synonyme d’une plus grande justice en matière de salaires, ainsi que l’a souligné devant les médias Paul Rechsteiner, le président de l’USS.
</p><h3>Halte au pillage de l’AVS&nbsp;!</h3><p>Pendant le débat sur la prévoyance vieillesse, l’USS combattra toute tentative de dénigrer et d’affaiblir le 1er pilier, c’est-à-dire l’AVS. Pas question de priver cette dernière de l’argent qui lui revient. Aujourd’hui, le produit des impôts sur le tabac et sur l’alcool finit dans la caisse de la Confédération, et non dans celle de l’AVS. Et il y est déduit de la contribution de la Confédération à cette dernière qui se voit ainsi privée de 2,5 milliards de francs. Si l’AVS n’était pas privée de cet argent, elle aurait chaque année en tout 3 milliards en plus qu’actuellement, comme l’a montré Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS. Mais en lieu et place de cela, cet argent sert à financer les cadeaux fiscaux offerts aux classes supérieures et aux entreprises. Cela doit changer.
</p><p>Il faut aussi compenser les 300 à 400 millions de francs de recettes perdues par l’AVS à cause de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises, car les propriétaires d’entreprises préfèrent se verser des dividendes, qui ne sont pas soumis aux cotisations de l’AVS, plutôt que des salaires qui, eux, le sont. En outre, le Parlement fédéral doit refuser le projet du Conseil fédéral, selon lequel les intérêts de la dette de l’AI à l’égard de l’AVS ne seraient plus que de 1 au lieu de 2&nbsp;%, soit une perte de 150 millions pour l’AVS.
</p><p>«&nbsp;Les milieux qui font semblant de se préoccuper des finances de l’AVS feraient mieux de protéger cette dernière contre les pillages dont elle fait l’objet depuis des années et des années&nbsp;», a encore précisé Paul Rechsteiner. Que l’AVS dispose ou non de suffisamment d’argent pour relever les défis à venir est d’abord une question de volonté politique. Pays parmi les plus riches de la planète, la Suisse dispose des ressources nécessaires. 
</p><h3>Des rentes meilleures grâce à AVSplus</h3><p>Plutôt que d’être démantelée, l’AVS a besoin d’être améliorée. Il est urgent d’augmenter ses rentes, car aujourd’hui, nombre de retraité(e)s ne sont plus en mesure de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;», comme le prescrit la Constitution fédérale. L’AVS est le pilier de la prévoyance vieillesse le plus efficient et le plus stable, ainsi que l’a rappelé Doris Bianchi, responsable à l’USS de la sécurité sociale. C’est pour cela que l’USS veut la développer. Au printemps prochain, elle commencera donc à récolter des signatures pour son initiative populaire AVSplus. Le but visé est de garantir un supplément de 10&nbsp;% sur toutes les rentes vieillesse de l’AVS.
</p><h5>&nbsp;Documents</h5><ul><li>&lt;media rechsteiner&gt;Paul Rechsteiner, président de l’USS:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Pas de salaire inférieur à 4000 francs&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», des rentes décentes et&amp;nbsp;«&amp;nbsp;halte aux pillages répétés de la caisse de l’AVS&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media lampart&gt;Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS:&amp;nbsp;Des salaires équitables pour les ménages ordinaires – Halte aux baisses d’impôts pour les classes supérieures et au détriment de l’AVS&amp;nbsp;!&lt;/media&gt; </li><li><p>&lt;media bianchi&gt;Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS:&amp;nbsp;Pour des rentes meilleures&lt;/media&gt;</p></li></ul><p>&nbsp;</p><h5>Contact</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premiers secrétaire de l’USS &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</li><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la sécurité sociale à l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Repartition</category><category>Salaires et CCT</category><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-957</guid><pubDate>Fri, 21 Dec 2012 13:05:00 +0100</pubDate><title>Des pas de tortue inacceptables</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-pas-de-tortue-inacceptables</link><description>Contre la discrimination salariale à l’égard des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que la discrimination salariale à l’égard des femmes soit passée dans le secteur privé de 745 à 677 francs par mois entre 2008 et 2010 est en soi réjouissant. Cela confirme la tendance de cette discrimination à diminuer, observée depuis de longues années. Malheureusement, on n’avance, toujours et encore, qu’à pas de tortue&nbsp;: depuis 1998, la discrimination salariale dans le secteur privé est passée de 10,6 à 8,7&nbsp;%, soit une baisse de seulement 1,9&nbsp;%.
</p><p>Si l’on continuait à la même allure, il faudrait attendre encore 50 ans environ pour que les inégalités de salaire entre femmes et hommes disparaissent. Or, les femmes ont déjà attendu 60 ans pour que l’assurance-maternité prévue par la Constitution fédérale se concrétise. Le principe de l’égalité de salaire entre femmes et hommes figure dans la Constitution fédérale depuis 1981. Plus de 30 années se sont écoulées depuis cette date. On n’a pas le droit de faire attendre les femmes encore 50 ans jusqu’à ce que l’égalité de salaire devienne réalité. 
</p><p>L’Enquête suisse sur la structure des salaires confirme aussi que les femmes sont surreprésentées dans les branches à bas salaire. Elles représentent 64,5&nbsp;% des personnes dont le salaire mensuel brut est inférieur à 4&nbsp;000 francs. Ce serait donc elles qui profiteraient le plus du salaire minimum national de 4&nbsp;000 francs demandé par l’initiative populaire de l’USS sur les salaires minimums.
</p><p>Les entreprises doivent contrôler les rémunérations qu’elles versent et participer enfin au Dialogue sur l’égalité des salaires. Si celui-ci n’entraîne pas l’élimination de la discrimination salariale dans un avenir prévisible, gouvernement et parlement devront prendre leurs responsabilités et imposer l’égalité au moyen de mesures étatiques.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-955</guid><pubDate>Thu, 20 Dec 2012 16:06:00 +0100</pubDate><title>Initiatives parlementaires. Pour une protection du consommateur contre les abus du démarchage téléphonique / Abroger les dispositions sur le contrat de vente avec paiements préalables</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/initiatives-parlementaires-pour-une-protection-du-consommateur-contre-les-abus-du-demarchage-telephonique-abroger-les-dispositions-sur-le-contrat-de-vente-avec-paiements-prealables</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-951</guid><pubDate>Wed, 19 Dec 2012 10:41:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national adoucit la révision 6b de l’AI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-adoucit-la-revision-6b-de-l-ai</link><description>L’assainissement de l’AI progresse, des réductions de prestations inutiles
 
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la dernière session parlementaire d’hiver, le Conseil national a traité la révision 6b de l’AI (2e volet). Il a fait preuve d’un certain discernement et renoncé à des coupes extrêmes de prestations. Car les chiffres de l’AI ont clairement pris la bonne direction.</p><p>La première évaluation de la 5e révision de l’AI confirme que cette dernière éponge ses dettes. Le programme d’assainissement avait pour but un changement de culture&nbsp;: à travers la détection précoce et toute une palette de nouvelles mesures d’intégration, il s’agissait de favoriser la réadaptation. La 5e révision de l’AI a concouru de manière déterminante de faire de cette dernière une assurance de réadaptation. Le nombre des nouvelles rentes a reculé de presque 50&nbsp;% depuis 2003 et celui des rentes courantes diminue constamment depuis 2006. En contrepartie, les offices AI ont annoncé environ 11&nbsp;500 cas de réadaptation professionnelle réussis, soit à peu près le double qu’en 2007 (5&nbsp;800). L’évaluation de la 5e révision fait apparaître que le potentiel d’efficacité de celle-ci n’a pas encore été épuisé. Un bon nombre d’office AI pourraient renforcer leurs mesures, en particulier pour les personnes d’un bas niveau de formation.
</p><p>Mais cette évaluation ne montre qu’un côté de la médaille. Le taux de nouvelles rentes AI ne dépend pas uniquement de la pratique en matière de réadaptation, mais surtout de l’examen des rentes. Avec l’encouragement de la réadaptation, l’AI a durci cet examen. Et les réclamations contre les décisions des services médicaux de l’AI s’accumulent. Ce côté de la médaille ne doit pas être oublié. 
</p><p>Les dépenses de l’AI ont été à ce point réduites que leur montant se rapproche toujours plus de celui des cotisations perçues. Parallèlement, le financement additionnel de l’assurance via la hausse temporaire de 0,4&nbsp;% de la TVA a sensiblement augmenté les recettes. Au premier semestre 2012, l’AI a ainsi pu enregistrer un excédent de 230 millions de francs. Ces deux évolutions se maintiendront à la fin 2012, voire se renforceront. L’assainissement de l’AI est en bonne voie. 
</p><h3>Nouveau bol d’air et marge de manœuvre </h3><p>Selon les scénarios financiers actuels de la Confédération, l’AI enregistrera à l’avenir des excédents sans qu’il soit besoin de réduire des prestations. Inutile donc de prévoir de telles réductions pour des raisons financières. Socialement, ce serait très dur pour les personnes concernées, car, aujourd’hui déjà, une grande partie des rentiers et rentières AI dépendent des prestations complémentaires.&nbsp; 
</p><p>Ce contexte a amené le Conseil fédéral à séparer en deux partie la révision 6b de l’AI, une proposition qui, acceptée par le Conseil national lors de la session parlementaire d’hiver, assouplit fortement le projet de révision. 
</p><p>Et une alliance centre-gauche a réussi à s’imposer sur des points essentiels. Premièrement, la majorité a suivi le plan du conseiller fédéral Alain Berset et sorti de la révision les réductions des rentes pour enfant et les frais de voyage. Mais le Parlement pourrait revenir ultérieurement sur ces questions, par exemple si la situation financière de l’AI ne va pas dans la direction prévue.
</p><h3>Système de rentes linéaire, mais rente entière dès un taux d’invalidité de 70&nbsp;%</h3><p>La révision 6b de l’AI remplacera l’actuel système, qui prévoit des quarts de rentes, des demi-rentes, des trois quarts de rentes et des rentes entières, par un système de rentes linéaire. Mais, contrairement au Conseil fédéral et au Conseil des États, le Conseil national veut qu’une rente entière soit accordée comme aujourd’hui, soit à partir d’un taux d’invalidité de 70&nbsp;% et non de 80&nbsp;% comme proposé. Ce faisant, on adoucirait quelque peu ce qui constituerait sinon un grave démantèlement. La réduction de la rente entière pour les handicapé(e)s dont le taux d’invalidité se situe entre 70 et 79&nbsp;% aurait des effets marquants sur le revenu de ce groupe de personnes. En effet, celles-ci n’ont absolument aucune perspective d’exploiter leur capacité de travail résiduelle. 
</p><p>Le Conseil national a en revanche décidé, contrairement au Conseil des États, d’appliquer le nouveau système de rentes aussi aux rentes courantes, pour les personnes dont le taux d’invalidité est supérieur à 50&nbsp;% et qui ont mois de 55 ans. Les rentes courantes sont donc toujours menacées de baisser. Pour l’USS, l’introduction d’un nouveau système de rentes ne doit toucher que les nouvelles rentes. Toute autre façon de procéder viderait par trop de sa substance la sécurité juridique.
</p><p>Que la réduction des indemnités journalières sans obligation d’entretien n’ait pas trouvé de majorité est réjouissant.
</p><h3>Frein à l’endettement</h3><p>Le mécanisme d’intervention (frein à l’endettement) proposé par le Conseil fédéral revêt une grande importance pour tout le 1er pilier. Il se serait déclenché automatiquement dès que le niveau du fonds de l’AI aurait été inférieur à 40&nbsp;% des dépenses annuelles, supprimant l’adaptation des rentes. Le Conseil national a nettement rejeté cet automatisme. 
</p><p>Introduit dans l’AI, ce mécanisme d’intervention jouerait le rôle d’un projet pilote pour l’AVS. Economiesuisse le prône comme condition à tout processus de réforme des assurances sociales. Un jour avant le début des délibérations sur cette révision, les partis de droite ont convoqué les médias pour souligner la nécessité, selon eux, d’un mécanisme d’intervention dans la prévoyance vieillesse. Mais ils sont restés vagues quant à sa conception. Ce flou est aussi apparu lors des débats parlementaires. La droite ne suit de fait pas une seule et même ligne&nbsp;: alors que les libéraux-radicaux et l’UDC ne veulent intervenir que du côté des dépenses de l’AI, les Verts-libéraux et les chrétiens-démocrates sont favorables à une «&nbsp;symétrie des sacrifices&nbsp;», donc à des mesures concernant et les recettes et les dépenses. Cette scission au sein de la droite a entraîné le renoncement à l’automatisme du dispositif. On doit comprendre cela comme indiquant clairement que les adaptations automatiques en matière d’assurances sociales ne sont actuellement pas en mesure de séduire une majorité. 
</p><h3>Une révision certes adoucie, mais pas suffisamment</h3><p>La révision 6b scindée en deux de l’AI va retourner au Conseil des États dans le cadre de la procédure d’élimination des divergences entre les deux Chambres, un Conseil des États qui en débattra sans doute lors de sa session de printemps. Il y a de bonnes chances que cette révision soit fortement adoucie. Mais nous ne devons pas oublier que la protection offerte par l’assurance sera quand même dégradée. Ainsi, la proposition demandant un durcissement de la lutte contre les abus, bien qu’incontestée au Parlement, représente matériellement presque une violation des principes de la procédure dans un État de droit. Et le nouveau système linéaire de rentes créera des injustices principalement s’il est appliqué aux rentes courantes.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-954</guid><pubDate>Tue, 18 Dec 2012 15:38:00 +0100</pubDate><title>L’avenir du rail</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-avenir-du-rail</link><description>Quels aiguillages pour un rail fort ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de sa session d’hiver, la Chambre des cantons s’est occupée de l’avenir du rail en Suisse. Elle en a défini les principaux aiguillages, comme il lui incombait de le faire. D’autres, certains soi-disant experts des transports publics, veulent au contraire rendre ces derniers plus chers.</p><p>Primo, 6,4 milliards de francs seront investis durant la première étape (jusqu’en 2025) dans des aménagements qui toucheront les principales régions du pays et pas seulement les centres. Deuzio, le nouveau «&nbsp;Fonds d’infrastructure ferroviaire&nbsp;» permettra un financement stable qui ne dépendra pas des sautes d’humeur des parlementaires. Il garantira non seulement les investissements, mais aussi l’entretien. 
</p><p>Même si ce grand projet pour le rail doit encore être approuvé par le Conseil national puis en votation populaire, on peut d’ores et déjà constater que les avocats des transports publics, et tout spécialement le Syndicat du personnel des transports, le SEV, connaissent là un beau succès. Le SEV fait partie d’une grande coalition instigatrice de « l’initiative populaire pour les transports publics » (appelée aussi initiative ATE). Et pour une fois, le contre-projet voté par le Conseil des États va largement au-delà des exigences posées par les initiants. En lançant une initiative, on ne peut guère rêver mieux !
</p><p>Pour qu’un maximum de monde choisisse les transports publics, ce dont profite l’environnement, une offre attractive ne suffit cependant pas. Il est également important que les prix soient abordables. Avec leur récente adaptation, on a maintenant atteint un seuil au-delà duquel ils ne seraient plus supportables pour beaucoup. Prendre le train ne doit pas devenir un luxe pour la majorité de la population.
</p><p>Depuis peu, les associations des milieux économiques, qui ne disent rien de bien intelligent sur ce thème depuis des années, ne sont plus les seules à faire de la surenchère en prônant à tout bout de champ des transports publics plus chers. Certains milieux dits scientifiques font en effet état depuis un certain temps de découvertes dans ce domaine bien peu éclairantes et se contentent de jouer aussi la provocation. Le pompon revient au Professeur Laesser de l’Université de Saint-Gall, qui est le «&nbsp;créateur&nbsp;» d’un abonnement général à 10 000 francs. Même si ce prix ne concernerait finalement que la 1ère classe, toute la presse s’est jetée sur cette demande provocatrice d’augmenter les frais supportés par les usagers. Le clou de l’histoire: le Professeur Laesser dirige le « SBB Lab » à l’Université de Saint-Gall qui est financé par les CFF et chargé de développer des idées novatrices pour les transports, mais ne fait à proprement parler rien d’autre que de répandre la bouillie idéologique des libéralisations. Finalement, cela signifie que nous devons payer davantage pour que le «&nbsp;SBB Lab » puisse nous prendre pour des idiots...
</p><p>Toujours est-il que le passé récent nous montre bien que la politique ferroviaire en Suisse n’est pour le moment faite ni par les milieux économiques ni par des professeurs de Hautes Écoles. Une solide majorité de la population veut toutefois des chemins de fer attractifs et abordables. Nous devons donc faire en sorte que cela reste le cas, aussi bien au niveau de l’infrastructure que des prix.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-950</guid><pubDate>Tue, 18 Dec 2012 13:13:00 +0100</pubDate><title>Offensive « 24 heures sur 24 » contre le personnel des commerces</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/offensive-24-heures-sur-24-contre-le-personnel-des-commerces</link><description>Le profit rapide devrait à nouveau passer avant la santé des gens !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les représentant(e)s au Parlement fédéral des intérêts de l’Union pétrolière, des chaînes de grands magasins et des centres commerciaux n’ont pas pu s’en empêcher lors de la dernière session des Chambres&nbsp;: nouvelles coupes à la hache dans la protection de la santé des travailleurs et travailleuses et priorité aux profits rapides face aux intérêts de toute la société. En cherchant à empêcher le peuple et les cantons de dire leur mot sur les heures d’ouverture des commerces, de nombreux politicien(ne)s de droite ont une nouvelle fois montré qu’elle était leur conception douteuse de la démocratie.</p><p>En adoptant en votation finale l’initiative parlementaire Lüscher, les Chambres fédérales ont donné une nouvelle dimension à la dérégulation des horaires de travail. Dans les échoppes des stations-service situées sur les «&nbsp;grands axes routiers&nbsp;», il deviendrait ainsi possible de faire des achats 24 heures sur 24, même le dimanche&nbsp;! Le samedi à 3 heures ou le dimanche à 4 heures, ces échoppes pourraient rester toujours ouvertes, qu’elles se trouvent sur des grands axes routiers cantonaux, sur des routes principales de villages et de villes déjà bien fréquentées ou sur des aires d’autoroute. Jamais, aucun jour de repos. La législation sur le travail en deviendrait caduque. 
</p><h3>Aujourd’hui les échoppes de stations-service, demain…</h3><p>Des études montrent que le travail de nuit rend malade et entraîne pour la société des coûts énormes à cause de l’épuisement professionnel et des dépressions supplémentaires dont il est à l’origine. Tous, nous serons appelés à passer à la caisse. Mais le Parlement fédéral et les patrons (Union pétrolière, exploitants d’échoppes de stations-service) s’en moquent. Aujourd’hui déjà, les conditions de travail dans ces échoppes sont parmi les plus mauvaises de la branche (bas salaires, compensation insuffisante du travail de nuit). Simultanément, les patrons ont toujours refusé obstinément toute convention collective de travail (CCT), ce qui ne dérange pas les politicien(ne)s de droite. Que l’Union pétrolière ait maintenant créé à toute vitesse – il y a quelques mois, en septembre 2012&nbsp;!!!<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> – une «&nbsp;filiale&nbsp;» à fonction d’organisation patronale<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> et mis en garde le syndicat contre le lancement d’un référendum qui «&nbsp;menacerait&nbsp;» les négociations constitue une tentative de manipulation inappropriée, une astuce de marketing mesquine. 
</p><p>Les exploitants d’échoppes de stations-service ont pour fonction de servir de fer de lance de la dérégulation des heures d’ouverture des commerces&nbsp;; en raison du champ d’application peu clair de la nouvelle disposition, le travail de nuit et du dimanche pourra se répandre dans le pays en échappant à tout contrôle. Les autres commerçant(e)s de détail demandent déjà les mêmes droits que les échoppes de stations-service. Avec l’admission des ouvertures 24 heures sur 24 pour celles-ci, ce n’est plus qu’une question de temps jusqu’à ce que nous assistions à une libéralisation au plan national. Les expériences faites à l’étranger (États-Unis, Grande-Bretagne) montrent que la dérégulation des heures de travail dans le commerce de détail conduit immanquablement à une dérégulation ultérieure dans d’autres branches…<a href="typo3/#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a></p><p>C’est pourquoi les syndicats, les Églises, les médecins du travail, des partis politiques et nombre d’autres acteurs ont saisi le référendum contre la journée de travail de 24 heures dans les échoppes des stations-service. Le peuple comprendra l’astuce de l’Union pétrolière et des grands exploitants d’échoppes et l’enverra par le fond (des urnes).
</p><h3>Interventions parlementaires Abate et Lombardi&nbsp;: par voie d’ordonnance,…</h3><p>Elle est sournoise, l’attaque sournoise des deux conseillers aux États tessinois Abate et Lombardi (président de la Chambre des cantons de son état et à ce titre, gardien à proprement parler de la démocratie, avec les présidents du Conseil national et de la Confédération). Comme la plupart des tentatives de déréguler les heures d’ouverture des commerces au niveau cantonal ont échoué, ils veulent en effet imposer d’en haut aux cantons une prolongation de ces heures d’ouverture et des ventes dominicales. Que le Conseil des États, «&nbsp;chambre de réflexion&nbsp;» et des cantons, fasse partie des premiers coupables de ce péché contre le fédéralisme laisse un arrière-goût particulièrement amer. 
</p><p>La proposition Abate adoptée par le Conseil des États introduirait par une simple modification d’ordonnance (échappant à tout référendum&nbsp;!) des ventes durant tout le dimanche dans des parties potentiellement vastes du pays&nbsp;: le nouveau paragraphe de loi élastique aurait, de par sa définition nébuleuse des «&nbsp;réalités touristiques&nbsp;», des conséquences graves pour la vie sociale dans notre pays et pour la santé des salarié(e)s ainsi que pour les conditions de travail dans la vente. Ce serait les femmes, qui représentent les trois quarts environ du personnel du commerce de détail, les plus touchées.
</p><h3>… la souveraineté démocratique et cantonale jetée par-dessus bord&nbsp;?</h3><p>La motion Lombardi vise à unifier et prolonger la durée d’ouverture des commerces dans tous les cantons. Le personnel du commerce de détail en serait la victime. Et ce dernier n’en deviendrait pas financièrement sain. Augmenter le chiffre d’affaire ne passe pas par une prolongation des heures d’ouverture des commerces, mais par un franc moins cher&nbsp;!
</p><p>Ici aussi, les syndicats vont s’engager, dans le cadre d’une alliance élargie (Églises, ONG, partis) pour le maintien du dimanche comme jour général de repos et de détente. Ici aussi, ils combattront le diktat de la prolongation des heures d’ouverture en soirée. 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a><a href="http://www.arbeitgeber.ch/fr/actualite/echos-des-membres/7800-lassociation-des-exploitants-de-stations-service-de-suisse-a-ete-fondeefrs29">http://www.arbeitgeber.ch/fr/actualite/echos-des-membres/7800-lassociation-des-exploitants-de-stations-service-de-suisse-a-ete-fondeefrs29</a></p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le copinage entre le lobby du pétrole et les exploitants d’échoppes de stations-service passe aussi par des personnes&nbsp;: le premier président de l’Association des exploitants de shops de stations-service (AESS) est Walter Eberle, qui a dirigé Coop Mineraloel SA jusqu’en 2009…
</p><p><a href="typo3/#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Voir à ce sujet le Dossier N° 82 de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/themes/travail/droit-du-travail/article/details/dossier-82-consommer-24-heures-sur-24-cest-travailler-24-heures-sur-24/">http://www.uss.ch/themes/travail/droit-du-travail/article/details/dossier-82-consommer-24-heures-sur-24-cest-travailler-24-heures-sur-24/</a></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-953</guid><pubDate>Tue, 18 Dec 2012 12:42:00 +0100</pubDate><title>Sous-enchère salariale couverte par l’État : illégale et dangereuse              pour la paix sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sous-enchere-salariale-couverte-par-l-etat-illegale-et-dangereuse-pour-la-paix-sociale</link><description>Paul Rechsteiner: Grève à l’hôpital de la Providence</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Si, n’importe où dans ce pays, une commune veut construire une école, il va de soi que le maître couvreur qui aura pour mandat d’en construire la toiture devra respecter la convention collective de travail (CCT) de sa branche. Si le canton de Berne veut mettre au concours la ligne de bus que, Mesdames et Messieurs les journalistes, vous avez peut-être empruntée pour venir ici, l’entreprise soumissionnaire, qu’elle s’appelle Bernmobil, CarPostal ou Dysli devra respecter la CCT des bus bernois.
</p><p>Quand l’État achète une prestation, il le fait avec l’argent des contribuables. L’État n’a pas le droit de se servir de cet argent que nous autres, travailleurs et travailleuses, avons payé sous forme d’impôts, pour faire pression sur nos salaires. Il n’a pas le droit de pratiquer la sous-enchère salariale, mais doit acheter des biens et des prestations aux seuls soumissionnaires qui respectent les lois ainsi que les conditions de travail et les salaires en usage dans la localité et la branche.
</p><p>Telle est l’idée fondamentale des lois sur les marchés publics. En 1994, la Suisse a signé l’accord de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce, sur les marchés publics, sur la base duquel les accords bilatéraux ont été conclus avec l’Union européenne, et en particulier celui qui concerne les marchés publics. Tous les cantons ont pris les mesures pour s’adapter à cette ouverture du marché et conclu un Accord intercantonal sur les marchés publics, ainsi que transféré les nouvelles dispositions dans leur droit cantonal respectif. Celui de Neuchâtel aussi (voir annexe). 
</p><p>Ce qui s’applique aux marchés publics doit aussi s’appliquer aux mandats de prestations et au versement de subventions. Si un canton place un hôpital sur sa liste des hôpitaux et lui verse même des subventions, cet hôpital est tenu de respecter la CCT cantonale de la branche. C’est précisément ce que stipule l’arrêté neuchâtelois fixant les conditions à remplir pour figurer sur la liste hospitalière cantonale. Le canton de Neuchâtel connaît une CCT intitulée «&nbsp;Santé 21&nbsp;», qui s’applique aux acteurs publics et privés de la santé du canton, à tous les hôpitaux et EMS, et même aux soins à domicile. 
</p><p>Aujourd’hui, une entreprise privée à but lucratif veut s’emparer d’un de ces hôpitaux. GENOLIER (Genolier Swiss Medical Network) entend acheter l’hôpital de la Providence. Sur ordre de Genolier, ce dernier a déjà dénoncé la CCT «&nbsp;Santé 21&nbsp;», afin de permettre une baisse des salaires et un démantèlement des conditions de travail. Genolier demande en plus que le canton de Neuchâtel verse de nouvelles subventions à l’hôpital de la Providence, ce que le Conseil d’État veut manifestement faire. Contrairement à ce qui figure dans l’arrêté déjà cité, il veut maintenir l’hôpital de la Providence sur cette liste, même si Genolier fait passer les salaires au-dessous de ce que prévoit la CCT. 
</p><p>Ignorer la CCT, baisser les salaires, demander des subventions supplémentaires et pouvoir ainsi verser de juteux bénéfices aux actionnaires privés de Genolier SA, telle doit être la santé demain selon cette dernière. Après l’achat de plusieurs cliniques dans les cantons de Genève, de Vaud et du Tessin, Genolier étend son emprise désormais aussi dans le canton de Neuchâtel. Jusqu’à maintenant, le gouvernement neuchâtelois ne s’est pas montré en mesure de remettre à sa place cette entreprise. Il semble disposé à ignorer ses propres lois ainsi que l’Accord intercantonal sur les marchés publics. C’est indécent. En lutte contre la politique antisociale de Genolier, le personnel de l’hôpital de la Providence s’est mis en grève. L’Union syndicale suisse (USS), tout le mouvement syndical du pays se déclarent solidaires avec lui. 
</p><p>Communique USS
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-952</guid><pubDate>Tue, 18 Dec 2012 12:40:00 +0100</pubDate><title>Grève à l’hôpital de la Providence de Neuchâtel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/greve-a-l-hopital-de-la-providence-de-neuchatel</link><description>Il faut empêcher le dumping salarial couvert par l’État</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui va de soi pour toute l’économie suisse ne serait plus valable à Neuchâtel&nbsp;? Le secteur de la santé de ce canton connaît une convention collective de travail (CCT) intitulée «&nbsp;Santé 21&nbsp;». Elle s’applique à l’ensemble des hôpitaux, à la plupart des EMS et même aux soins à domicile. Selon le droit en vigueur dans ce canton, un hôpital qui veut recevoir des subventions et figurer sur la liste des hôpitaux est tenu de la respecter. Dans toutes les autres branches, c’est la même chose&nbsp;: lorsque l’État achète des biens ou des prestations, ou lorsqu’il met au concours des mandats de construction financés avec l’argent des impôts, il n’a pas le droit de pratiquer la sous-enchère salariale. Il doit exiger des entreprises soumissionnaires qu’elles respectent les conditions de travail en usage dans la localité et la branche.
</p><p>Le groupe hospitalier privé Genolier Swiss Medical Network GSMN veut s’emparer de l’hôpital de la Providence de Neuchâtel. Sur son ordre, ce dernier a dénoncé la CCT de la branche afin de permettre une baisse des salaires et un démantèlement des conditions de travail. Ceux qui ne sont pas d’accord sont menacés de licenciement. Parallèlement, l’hôpital demande des subventions supplémentaires au canton. Jusqu’à ce jour, le Conseil d’État neuchâtelois laisse faire l’hôpital, veut le maintenir sur la liste hospitalière et envisage même de lui octroyer des subventions supplémentaires alors que la CCT n’est plus respectée. 
</p><p>En persistant dans son attitude, le Conseil d’État met en danger les prestations en matière de santé. Chaque année, 10&nbsp;000 personnes doivent être recrutées pour surmonter une pénurie de personnel persistante aggravée de surcroît par l’évolution démographique. Mais impossible d’y parvenir si l’on ne propose pas des conditions de travail sûres et de qualité. Or, si ce qui se passe dans le canton de Neuchâtel fait école, la pénurie de personnel prendra de l’ampleur et les prestations de santé servies à l’ensemble de la population se détérioreront. 
</p><p>En lutte contre cette politique, le personnel de l’hôpital est en grève depuis la fin novembre. Le parlement cantonal a adopté, le 5 décembre dernier, une motion urgente demandant au gouvernement d’appliquer le droit en vigueur et d’exiger que la CCT soit respectée. Demain mercredi, le Conseil d’État traitera cette question. Ce mardi soir, à 17 h 30, les grévistes protesteront avec le soutien des syndicats contre la menace de sous-enchère salariale. 
</p><p>Les organisations faîtières des syndicats, USS et Travail.Suisse, confirment leur solidarité avec le personnel de l’hôpital de la Providence et leur soutien aux grévistes. Leur combat est exemplaire et l’attitude du gouvernement jusque-là inacceptable. Pas question de tolérer cette sous-enchère salariale couverte et subventionnée par l’État ainsi que la pénurie de personnel qui va s’aggravant. Les organisations faîtières syndicales appellent le Conseil d’État neuchâtelois à appliquer le droit en vigueur&nbsp;: qui veut figurer sur la liste des hôpitaux et recevoir des subventions supplémentaires doit respecter la CCT de branche. Toute autre attitude revient à mettre en jeu la paix sociale.
</p><p>Paul Rechsteiner, President USS:&nbsp;Sous-enchère salariale couverte par l’État&nbsp;: illégale et dangereuse pour la paix sociale
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Stefan Giger, secrétaire général du ssp, 079 296 77 07</li><li>Kurt Regotz, président de Syna, 079 617 62 94</li><li>Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05</li><li>Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l’USS, 079 249 59 74</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Santé</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-949</guid><pubDate>Fri, 14 Dec 2012 14:50:00 +0100</pubDate><title>La sous-enchère salariale par sous-traitance mise en échec</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-sous-enchere-salariale-par-sous-traitance-mise-en-echec</link><description>Le Parlement a définitivement voté la responsabilité solidaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est définitif&nbsp;: la responsabilité solidaire sera renforcée. Lors de la votation finale de vendredi 14 décembre, tant la Chambre des cantons (31 oui contre 7 non et 2 abstentions) que celle du peuple (106 contre 79 et 6 abstentions) ont en effet choisi de la muscler. L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir qu’ainsi, il sera possible d’endiguer la sous-enchère salariale pratiquée par certains patrons du bâtiment à travers des chaînes de sous-traitance. À l’avenir en effet, l’entrepreneur contractant, le premier donc, devra aussi répondre du non-respect par l’un de ses sous-traitants des salaires et des conditions de travail usuels, même s’il s’agit d’un sous-traitant de sous-traitant. 
</p><p>Avec sa pétition signée par 27&nbsp;318 salarié(e)s de la construction, le syndicat Unia a aussi clairement contribué à ce succès. Grâce à l’engagement des syndicats, les salaires et les conditions de travail suisses seront mieux protégés contre la maximisation des profits et la sous-enchère salariale de quelques entrepreneurs sans scrupule de cette branche. L’USS et ses fédérations suivront attentivement l’application concrète de la nouvelle responsabilité solidaire. Aux intentions sur le papier doivent succéder des actes. Les travailleurs et travailleuses de la construction que l’on retrouve par tous les temps sur les chantiers du pays méritent des salaires décents&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-948</guid><pubDate>Fri, 14 Dec 2012 10:46:00 +0100</pubDate><title>Un paysage dans la tempête</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-paysage-dans-la-tempete</link><description>Conventions collectives de travail : une renaissance menacée ?</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Ces dernières années, les conventions collectives de travail (CCT) ont connu une vraie renaissance. Fin 2012, les menaces s’accumulent brusquement. La mentalité du maître des lieux qui caractérise certains employeurs regagne en vitalité. Rien qu’un petit orage&nbsp;? Ou l’occasion pour les syndicats de remettre les points sur les i&nbsp;?</p><p>Personne ne conteste qu’en matière de CCT, on a assisté à un changement de tendance ces dernières années. Pendant les années 1990, le patron des patrons de l’époque, Monsieur Guido Richterich, traitait les CCT de rossignols, de modèles de fin de série. Et c’était dans l’air du temps. En effet, avec 1&nbsp;269&nbsp;000 de personnes assujetties à des CCT en 1996, on avait touché historiquement le fond. 
</p><h3>La renaissance des CCT</h3><p>En 2009, l’Office fédéral de la statistique dénombrait à nouveau 1,7 million de personnes protégées par une CCT. La tendance des années 1990 s’était donc inversée. Et pourquoi cette renaissance&nbsp;?
</p><p>Dans le secteur tertiaire, de nouvelles CCT ont été conclues (Poste, CFF et Swisscom, après la suppression du statut de fonctionnaire&nbsp;; nettoyage&nbsp;; sécurité privée&nbsp;; CCT régionales dans le commerce de détail et certaines parties de la santé). Au début de 2012, au terme de négociations ardues, la CCT «&nbsp;Location de services&nbsp;» était conclue, une année après l’entrée en vigueur du contrat-type de travail de l’économie domestique. Ces deux contrats sont historiques. Quelque chose s’est donc passé&nbsp;: les CCT s’avèrent à nouveau être des instruments permettant d’instaurer des conditions de travail quelque peu équitables et contraignantes. Elles ont désormais un avenir, et pas uniquement un passé. 
</p><h3>Subite rafale d’offensives</h3><p>C’est pourquoi on s’étonnera au premier abord de voir que, dans certaines branches, des offensives contre le partenariat contractuel sont lancées précisément aujourd’hui. </p><ul><li>Dans le canton de Neuchâtel, l’hôpital La Providence va être vendu au groupe Genolier qui ne veut plus de la CCT en vigueur, car il souhaite économiser sur le dos du personnel. Ce dernier est en grève depuis le 26 novembre contre la menace de dénoncer la CCT et la dégradation des conditions de travail qui en découlerait.</li><li>Les éditeurs de Suisse romande ont dénoncé le 5 décembre dernier sans avertissement la CCT de la presse suisse-romande. En Suisse alémanique et au Tessin, la même chose a eu lieu il y a huit ans, ce qui a entraîné une nette dégradation des conditions de travail des journalistes, et particulièrement de celles des journalistes libres. Le 11 décembre, les journalistes romands ont protesté à Genève, Fribourg et Sion ainsi que Neuchâtel où ceux de l’Express et de l’Impartial ont même débrayé une heure.&nbsp;</li><li>Lors des négociations sur le renouvellement du contrat collectif de travail (CCT) de l’industrie graphique, l’association patronale Viscom persiste à exiger une prolongation de la durée du travail et une baisse des suppléments de nuit. Les syndicats ne sont pas prêts à entrer en matière sur ce démantèlement. Le 11 décembre, Viscom a annoncé l’échec des négociations et demandé aux entreprises signataires du CCT en vigueur d’appliquer à partir du 1er janvier 2013, soit dès le début du vide conventionnel, ses revendications dans les entreprises. Les syndicats répondront par des grèves d’avertissement. L’an prochain, les membres concernés de syndicom diront, lors d’une votation générale, s’ils veulent prendre des mesures de lutte et de grève plus dures. </li></ul><h3>Il n’y a pas pire sourd que celui….</h3><p>Cette histoire récente a aussi sa leçon&nbsp;: on peut définir le contenu d’une CCT à la faveur d’un dialogue basé sur le respect mutuel des deux parties ou le conquérir de haute lutte. Parfois, c’est cette deuxième méthode qui est nécessaire. Cela a été par exemple le cas tout récemment dans le secteur principal de la construction, alors qu’Unia négociait parallèlement avec succès dans de nouveaux secteurs. L’orage qui menace en ce moment le paysage des CCT peut aussi avoir un effet cathartique. Ce sera le cas si les employeurs comprennent que la confrontation engendre la confrontation et que les syndicats acceptent l’idée de se battre quand les patrons spéculent sur leur docilité.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-947</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2012 13:08:00 +0100</pubDate><title>Une politique monétaire toujours trop restrictive</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-monetaire-toujours-trop-restrictive</link><description>Décision de la BNS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) prend acte de la décision prise par la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer avec la plus grande rigueur un taux de change plancher franc-euro. C’est en effet là une mesure qui s’impose. De fait, le franc est toujours fortement surévalué. Pour garantir un tant soit peu les salaires et les emplois, un taux de change nettement plus faible serait nécessaire. Ce qui est particulièrement vrai en cette période où plane une menace de récession.</p><p>En Suisse, les prix sont à la baisse, alors que le chômage augmente. La stabilité des prix n’est pas garantie. L’an prochain aussi, l’inflation devrait être inférieure à zéro. Dans un tel contexte, le mandat de la BNS en matière de politique monétaire est très clairement de mener une politique expansionniste. Or, malgré un franc restant fortement surévalué, on applique une politique monétaire restrictive. Certes, les taux d’intérêt sont bas, mais cet avantage dont pourrait tirer profit l’économie suisse est plus que réduit à néant par la surévaluation du franc. Les indicateurs comme le «&nbsp;Monetary Conditions Index&nbsp;» le montrent clairement. Selon son mandat constitutionnel, la BNS devrait relever aussi rapidement que possible le taux plancher du franc par rapport à l’euro. Non seulement les succès enregistrés dans la défense de l’actuel taux plancher, mais aussi les effets des intérêts négatifs annoncés par les banques prouvent qu’il est possible d’encadrer le cours du franc.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-944</guid><pubDate>Thu, 13 Dec 2012 10:35:00 +0100</pubDate><title>On ne jette pas une CCT comme un mouchoir en papier !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/on-ne-jette-pas-une-cct-comme-un-mouchoir-en-papier</link><description>Le personnel de la Providence est en grève</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après un premier débrayage le 18 septembre, le personnel de l’hôpital privé neuchâtelois La Providence s’est remis en grève depuis le 26 novembre. Il refuse en particulier la vente de l’établissement au groupe Genolier ainsi que la dénonciation de la CCT «&nbsp;Santé 21&nbsp;». Il persiste en outre à demander que le respect de cette CCT soit la condition pour qu’un établissement sanitaire puisse figurer sur la liste cantonale des hôpitaux. </p><p>Le souci pour sa propre santé a toujours fait partie des préoccupations majeures de tout un chacun. C'est pourquoi le fait de disposer d'un système sanitaire de qualité ainsi que l'accès à ce dernier répondent à un besoin primordial de la population. L'entrée en vigueur de la Loi sur l'assurance maladie (LAMal) en 1996 a introduit l'assurance de base obligatoire et établi sur le plan légal le principe de l'accès à un système sanitaire de qualité pour toutes les couches de la population.
</p><p>Les cantons ont la responsabilité d'assurer une couverture en soins de santé pour leur population, ce qui implique la fourniture d'une offre suffisante de prestations stationnaires et ambulatoires de qualité. Pour gérer leur offre en matière d'établissements hospitaliers, ils disposent d'un instrument&nbsp;: la liste des hôpitaux. En vue de garantir des prestations de qualité par le biais du système sanitaire cantonal neuchâtelois financé par les impôts, la CCT «&nbsp;Santé 21&nbsp;» joue un rôle central. En effet, pour pouvoir fournir de bonnes prestations, il est nécessaire de disposer de bonnes conditions de travail. Ces dernières doivent être négociées dans le cadre d'une CCT et garanties par cette dernière. Une telle convention implique le respect des conditions d'engagement usuelles au niveau local et dans la branche en question. En outre, le fait de disposer de bonnes conditions de travail protège la santé du personnel, détermine sa satisfaction au travail et assure la paix du travail.
</p><p>L'hôpital La Providence a déjà une longue histoire. Son statut est celui d'une fondation d'utilité publique régie par le droit privé. Il est inscrit sur la liste des hôpitaux du canton de Neuchâtel et dispose d'un mandat de prestations que lui a attribué ce dernier. Cet établissement fait ainsi partie du système de santé de base du canton, raison pour laquelle celui-ci lui verse des subventions et l'a soumis à la CCT «&nbsp;Santé 21&nbsp;» dont le but est de garantir de bonnes conditions de travail au personnel. En acceptant une motion populaire urgente le 5 décembre 2012, le Grand Conseil neuchâtelois a confirmé le principe selon lequel la CCT en question doit être respectée. Sa décision exprime également sa volonté d'assurer de bonnes conditions de travail au personnel travaillant dans le secteur subventionné du système sanitaire par le biais de ladite CCT. 
</p><p>Le fait que le gouvernement neuchâtelois a laissé entrevoir à l'hôpital en question qu'il allait continuer à lui attribuer un mandat de prestations et des subventions même en cas de résiliation et de non-respect de la CCT est incompréhensible, préoccupant et inacceptable. S'il prenait une telle décision, le gouvernement ne tiendrait compte ni de a loi neuchâteloise ni de ses propres ordonnances&nbsp;! Une telle attitude de la part du Conseil d'État neuchâtelois mettrait en danger non seulement d'autres CCT, mais également le respect des conditions de travail usuelles au niveau local et dans la branche en question dans d'autres cas. Et malgré cela, le canton continuerait à verser des subventions aux employeurs qui agissent de la sorte&nbsp;! Ce sont le personnel et l'ensemble de la population qui feraient les frais d'une telle politique. Car cette décision impliquerait nécessairement une dégradation de la qualité du système de santé de base pour l'ensemble de la population. Les enjeux de cette décision sont donc très importants&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-945</guid><pubDate>Tue, 11 Dec 2012 15:39:00 +0100</pubDate><title>AVS : les recettes inappropriées de la droite </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avs-les-recettes-inappropriees-de-la-droite</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les partis de droite UDC, PRL, PDC, PDB et Vert’libéral ont présenté une nouvelle fois ce mardi pour la prévoyance vieillesse des vieilles recettes plus que connues et inappropriées. Ils donnent la priorité à des mesures qui ont déjà échoué par le passé, comme le relèvement de l’âge de la retraite des femmes ou un mécanisme d’intervention, en réalité de démantèlement, joliment rebaptisé «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;». </p><p>Par peur de dévoiler leurs cartes, ils sont restés vagues quant à ce qu’un tel mécanisme pourrait être concrètement. Mais il est aisé de voir que derrière lui se cache surtout l’intention de baisser automatiquement les rentes ou de relever automatiquement l’âge de la retraite, des visées au sujet desquelles les citoyen(ne)s n’auraient plus rien à dire. 
</p><p>C’est surtout aux femmes que la droite entend prescrire une médication amère. Elle demande en effet qu’au chapitre de l’âge de la retraite, il y ait «&nbsp;égalité de traitement&nbsp;» entre elles et les hommes. Mais aujourd’hui, la situation des retraitées est nettement moins bonne que celles retraités. La rente moyenne du 2e pilier touchée par un homme est actuellement toujours d’environ le double de celle d’une femme. Le revenu perçu sous forme de rentes par les femmes est de ce fait clairement inférieur à celui des hommes. Seule l’AVS est en mesure d’atténuer cette inégalité de traitement. Ce n’est pas en relevant l’âge de la retraite des femmes et, donc, en réduisant la période durant laquelle la rente est versée que l’on favorisera la mise sur pied d’égalité de celles-ci avec les hommes, mais c’est en améliorant la rente AVS, comme le propose l’initiative populaire de l’USS AVSplus.
</p><p>Au surplus, les partis bourgeois n’aimeraient pas attendre demain pour baisser le taux de conversion minimal LPP, une mesure que le peuple a rejetée avec 70&nbsp;% de non en 2010.
</p><p>Les revendications de la droite ne tiennent pas compte des besoins de la population. Comme par le passé, elles échoueront par conséquent dans les urnes. L’USS concentrera pour sa part ses efforts dans le but de garantir à tout le monde une prévoyance qui soit solide.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-934</guid><pubDate>Mon, 10 Dec 2012 11:23:00 +0100</pubDate><title>Dossier N° 92 : Le marché du travail « libéral » en Suisse - Une démystification</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-92-le-marche-du-travail-liberal-en-suisse-une-demystification</link><description>Faible protection des travailleurs et travailleuses = chômage = faux !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La protection des travailleurs et travailleuses en Suisse est faible. Ce qui serait une bonne chose, prétendent nombre d’employeurs, car cela expliquerait le faible taux de chômage dans notre pays. Il y a toutefois un hic à cette thèse exposée avec la plus grande conviction qui soit&nbsp;: elle est fausse. Le Dossier N° 92 de l'USS le prouve.</p><p>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, et Daniel Kopp, collaborateur scientifique de l’USS, les deux auteurs de ce Dossier N° 92, signalent l’existence d’études de l’OCDE prouvant qu’en matière de protection des travailleurs et travailleuses, la Suisse est à bien des égards en retard en comparaison internationale. Concernant la protection contre le licenciement, elle occupe le 31e rang sur 34 pays étudiés. Et elle fait à peine mieux que les autres pour ce qui est des salaires minimums, des contrats de travail de durée limitée et du travail intérimaire.</p><p>Pour de nombreux employeurs et commentateurs «&nbsp;compétents&nbsp;», cette faible protection est le résultat d’un «&nbsp;marché du travail libéral&nbsp;» dont les effets seraient finalement bénéfiques, à savoir&nbsp;: un chômage nettement plus faible que dans les autres pays. S’ils reconnaissent&nbsp; qu’il est plus facile de licencier en Suisse, ils rappellent que cela explique pourquoi plus d’entreprises viennent dans notre pays et y créent des emplois. Selon eux donc, une faible protection des travailleurs et travailleuses serait synonyme de chômage faible. C’est pourquoi rien ne serait à modifier dans cette protection.&nbsp;</p><p>Mais, si ce raisonnement est juste, pourquoi le chômage en Norvège ou aux Pays-Bas est-il pratiquement le même que chez nous&nbsp;? La protection des travailleurs et travailleuses y est en effet très développée. D. Lampart et D. Kopp montrent quel est le vrai lien entre elle et le chômage&nbsp;: «&nbsp;Dans les faits, écrivent-ils, le rapport devrait être justement l’inverse. Les salarié(e)s de Suisse ont accepté une protection moins poussée avant tout parce qu’autrefois, le chômage était un risque relativement faible&nbsp;» (p.5). En outre, plusieurs études récentes de l’OCDE contredisent d’anciens travaux de cette dernière sur cette question. De fait, l’OCDE s’était effectivement prononcée par le passé en faveur d’un démantèlement de la protection des travailleurs et travailleuses.</p><p>Pour la Suisse, cette faible protection a une incidence fortement négative. Selon D. Lampart et D. Kopp&nbsp;: «&nbsp;Depuis les années 1990, le chômage a fortement augmenté dans notre pays. Des formes atypiques de travail, comme le travail temporaire, qui offrent une protection plus restreinte qu’en cas de rapports de travail «&nbsp;normaux&nbsp;», prennent de l’ampleur. Parallèlement, les partenaires sociaux ont toujours plus de difficulté à convenir de réglementations. Par exemple, les employeurs des nouvelles branches de services, qui se sont fortement développées (centres d’appels, distribution de courrier, instituts de beauté, etc.) sont peu, voire pas du tout organisés. Ces branches n’auront par conséquent pas de CCT dans un avenir prévisible. Dans d’autres branches, les employeurs refusent même toute négociation collective sur une éventuelle CCT. Par exemple, le président de l’Union suisse des marchands de chaussures – une branche dont les conditions de travail sont mauvaises – affirme publiquement qu’il s’engagera activement contre la conclusion d’une CCT.&nbsp;»</p><p>La conclusion à tirer est donc évidente&nbsp;: «&nbsp;la politique du marché du travail a besoin d’un aggiornamento.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-938</guid><pubDate>Mon, 10 Dec 2012 11:20:00 +0100</pubDate><title>Harcèlement parlementaire : un référendum y mettra bon ordre</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/harcelement-parlementaire-un-referendum-y-mettra-bon-ordre</link><description>NON au travail 24 heures sur 24 dans la vente !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Si la lumière de la raison ne devait pas subitement éclairer les parlementaires de droite – mais il n’y a guère lieu de s’y attendre –, ceux-ci adopteront le 14 décembre en votation finale la libéralisation des heures d’ouverture des échoppes des stations-service. Et le peuple aura ensuite le dernier mot… et le travail 24 heures sur 24 devrait en rester au stade de vœu pieux.&nbsp; </p><p>L’automne dernier, le Conseil des États avait déjà décidé que le travail de nuit et du dimanche dans les échoppes de stations-service situées sur les aires d’autoroutes et le long des «&nbsp;grands axes routiers&nbsp;» serait à l’avenir possible. Au Conseil national, une minorité gauche-verte, emmenée par Louis Schelbert, a essayé, mais en vain, de limiter ces autorisations aux seules autoroutes. Par 112 voix contre 62, le Conseil national a clairement choisi la variante «&nbsp;large&nbsp;». Cet objet n’a de ce fait plus qu’à passer le dernier obstacle de la votation finale au Parlement. En réalité cependant, la votation «&nbsp;vraiment finale&nbsp;», relèvera du peuple. Les syndicats, soutenus par d’autres milieux, ont en effet décidé de saisir le référendum. Au vu de ce qui s’est passé dans les urnes ces dernières années en matière de prolongation des heures d’ouverture et, donc, de travail dans les commerces, la destination de cet objet semble d’ores et déjà décidée&nbsp;: les poubelles de l’histoire. 
</p><p>Pour les dérégulateurs, pouvoir faire des achats 24 heures sur 24 dans les échoppes des stations-service, ne changerait pas grand-chose à la réalité actuelle. C’est pourquoi ils qualifient le référendum des syndicats de «&nbsp;fondamentaliste&nbsp;». Mais, il est évident que travailler 24 heures sur 24 dans les échoppes des stations-service, c’est un grand changement pour les personnes concernées. C’est aussi la porte grande ouverte à la généralisation du travail 24 heures sur 24 partout dans la vente, mais pas seulement. Quant aux «&nbsp;petits changements&nbsp;», n’oublions pas qu’ils peuvent devenir très grands lorsqu’ils s’ajoutent les uns aux autres. De fait, la motion Lüscher, à l’origine de la décision sur le travail de nuit et du dimanche dans les stations-service, n’est pas toute seule. Dans les tuyaux du Parlement, se trouvent déjà toute une série de propositions de «&nbsp;petits changements&nbsp;» en matière d’heures d’ouverture des commerces, dont le but ultime est une société qui achète et, finalement, travaille nuit et jour, douze mois sur douze. 
</p><p>«&nbsp;Il ne s’agit cependant pas là de propositions isolées (mais) d’une "stratégie du salami", dont le but est de vider petit à petit de sa substance l’interdiction de travailler la nuit ou le dimanche. Ses adeptes commencent par s’attaquer aux horaires des magasins, mais visent à terme toutes les entreprises. En effet, une attaque frontale contre deux principes de la loi sur le travail (LTr) qui protègent la santé, la vie sociale et familiale du personnel ainsi que la tranquillité publique n’aurait probablement aucune chance de s’imposer.&nbsp;» Ainsi que le montrent ces propos tirés de l’avant-propos de «&nbsp;Consommer 24 heures sur 24, c’est travailler 24 heures sur 24&nbsp;», un intitulé qui parle de lui-même, le Dossier N° 82 de l’USS de Jean Christophe Schwaab, ancien secrétaire de l’USS et actuellement conseiller national, le but de la droite est on ne peut plus clair&nbsp;: autoriser un jour partout le travail 24 heures sur 24&nbsp;; cela, en passant par quelques détours pour mieux tromper les gens. Ajoutons encore ceci&nbsp;: qui aurait pensé, après le tout récent naufrage de l’initiative zurichoise extrémiste «&nbsp;Le client est roi&nbsp;» et du projet lucernois de prolongation, même modeste, des heures d’ouverture des commerces, la droite de ce pays n’aurait pas enfin compris ce dont le peuple ne veut pas&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-939</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2012 15:31:00 +0100</pubDate><title>Le Parlement concrétise une revendication syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-concretise-une-revendication-syndicale</link><description>Une vraie libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Il y a encore une année, les employeurs et les représentants des milieux économiques souriaient des syndicats lorsque ceux-ci demandaient une responsabilité solidaire digne de ce nom. Aujourd’hui, le Parlement a justement décidé que les entreprises seraient plus clairement tenues de respecter et faire respecter les salaires et conditions de travail en usage chez nous.</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) prend acte avec satisfaction de la décision du Conseil national qui, après le Conseil des États, réalise une vieille revendication syndicale dans la lutte contre la sous-enchère salariale. Concrètement, grâce à l’introduction d’une responsabilité solidaire efficace, les entreprises devront à l’avenir répondre du respect des salaires et conditions de travail locaux par toutes les entreprises travaillant directement ou indirectement en sous-traitance pour elles. 
</p><p>La raison s’est donc imposée tant au gouvernement qu’aux Chambres fédérales. L’urgence de la situation est apparue sur les chantiers où, pratiquement chaque jour, le syndicat Unia a découvert des cas de sous-enchère salariale crasse. La recette des coupables est simple&nbsp;: une entreprise confie un mandat – comme des travaux de ferraillage ou d’artisanat du bâtiment – à une entreprise sous-traitante et lui verse par exemple 50&nbsp;000 francs pour cela. L’entreprise sous-traitante transmet le mandat à une autre entreprise, mais ne lui verse que 40&nbsp;000 francs, encaissant la différence. Ce petit jeu peut encore se poursuivre, chaque entreprise sous-traitante disposant de toujours moins d’argent pour rémunérer correctement les travailleurs chargés de réaliser le mandat. Au bout de la chaîne de sous-traitance, on trouve régulièrement des entreprises qui vont jusqu’à payer 10 francs de l’heure à leurs employé(e)s. 
</p><p>Dans une pétition lancée par le syndicat Unia, 27&nbsp;318 personnes&nbsp; ont demandé que le holà soit mis à ce type de pratiques. Leur demande a ainsi été entendue car à l’avenir, l’entrepreneur contractant (le premier entrepreneur) devra répondre solidairement du non-respect par tous ses sous-traitants des salaires minimums et des conditions de travail.
</p><p>Après le renforcement, décidé l’été dernier déjà, des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes (entre autres contre les soumissionnaires étrangers qui reprennent en Suisse des mandats en tant qu’indépendants fictifs et nouvelles possibilités de sanctionner les entreprises qui enfreignent des dispositions de conventions collectives de travail ou de contrats-types de travail), en décidant d’introduire une responsabilité solidaire digne de ce nom, le Parlement suisse a désormais fait un vrai pas en avant dans la protection du niveau des salaires de ce pays. L’USS et ses fédérations membres vont maintenant observer attentivement ce qui va se passer afin que les nouvelles dispositions légales soient concrètement efficaces.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-943</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2012 15:28:00 +0100</pubDate><title>La spirale à la baisse s’emballe</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-spirale-a-la-baisse-s-emballe</link><description>Les cantons veulent économiser  sur le dos de leur personnel</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La plupart des cantons ont budgétisé un déficit pour 2013. C’est pourquoi ils veulent économiser, et surtout sur le dos du personnel de la fonction publique. Mais ce dernier commence à se rebiffer. Jusqu’à aujourd’hui, lui et ses organisations sont entrés dans une résistance musclée dans quatre cantons déjà. </p><p>Afin d’éliminer aussi rapidement que possible le déficit qu’ils prévoient en 2013, une bonne majorité des cantons préparent des programmes d’austérité douloureux. Leur but&nbsp;: couper dans les services. Leurs propositions se retrouvent sur deux points&nbsp;: les gens auront droit à moins de services publics (moins de trains, de bus, d’heures d’école, de conseil, de rues déneigées, etc.) et le personnel des cantons devra passer à la caisse (encore plus de travail, moins de salaire et d’emplois ou un mélange des deux).
</p><h3>Coupes sur le dos du personnel des cantons</h3><p>Les exemples ci-après illustrent bien ce qui est en train de se préparer dans les cantons.
</p><p>Dans le canton de Genève, le gouvernement, après un premier échec de son budget, s’attend à un déficit de 191 millions de francs. Et il annonce des suppressions d’emplois dans la formation et l’éducation, des restrictions en matière de retraite anticipée et des baisses de salaire. 
</p><p>Au Tessin, le déficit attendu est de 198,5 millions de francs. Le gouvernement veut baisser les salaires de 2&nbsp;% dans la fonction publique (1,8 dans les entreprises soutenues par l’État). 
</p><p>Dans le canton de Saint-Gall, le déficit budgétisé est de 230 millions de francs. Fin novembre, le parlement cantonal a décidé de relever de 10&nbsp;% le taux de l’impôt cantonal. Avec d’autres mesures, il veut réduire le déficit à 27 millions, ce qui n’a pas empêché la majorité de droite du Grand Conseil de proposer au gouvernement de diminuer de 1&nbsp;% les dépenses de personnel en 2013. 
</p><p>Dans le canton de Lucerne, le gouvernement veut économiser 57,7 millions de francs l’an prochain et 111,8 millions en 2014. Ce sera au personnel de l’État de passer à la caisse, ses coûts ne devant augmenter que de 0,5 % au lieu de 1,5&nbsp;% comme prévu initialement. L’augmentation des effectifs de la police ne se fera que sur plusieurs années, et non pas immédiatement. Dans l’administration, 26 emplois seront supprimés et, en ce qui concerne la formation et la santé, les dépenses seront réduites.
</p><p>Dans le canton de Zurich., le déficit budgétisé est de 157 millions de francs. Le parlement a ainsi contraint le gouvernement a appliquer un programme d’austérité de 200 millions, en lui laissant la possibilité de choisir où et comment économiser. 
</p><p>Le canton de Berne va annuler les hausses de salaire à hauteur de 44 millions de francs, une mesure qui s’accompagnera d’un programme de démantèlement des prestations de 53 millions de francs répartis sur tous les domaines. 
</p><p>Dans 11 autres cantons, des programmes d’austérité sont annoncés. Seuls les cantons du Valais, de Fribourg, de Vaud, d’Argovie, de Bâle-Ville et d’Uri annoncent des chiffres noirs pour 2013. 
</p><h3>Contre toute équité</h3><p>Selon Dore Heim, responsable entre autres des services publics à l’USS, ces mesures de démantèlement sont totalement inéquitables. Et elles démotiveront le personnel concerné. En outre, on a tellement augmenté les rythmes de travail qu’un tel démantèlement signifiera automatiquement une baisse des prestations des services publics. À ses yeux, ces mesures mettront aussi en danger l’attractivité de l’État employeur sur le marché du travail, un signal négatif adressé à toutes celles et tous ceux qui pourraient s’imaginer travailler dans les services publics. L’USS met en outre en garde contre les effets contreproductifs des programmes d’austérité. Ils empoisonnent en effet la conjoncture et emballent la spirale à la baisse. L’USS va étudier de plus près la situation financière des cantons et publier les premiers résultats de ces analyses au début du printemps 2013.
</p><p>Que les cantons aient établi des budgets trop pessimistes ou non, une chose est d’ores et déjà certaine&nbsp;: ils sont eux-mêmes responsables des baisses de leurs recettes et donc de leurs déficits. En effet, parce qu’ils voulaient séduire les riches et les entreprises, ils ont baissé leurs impôts. Et pour ne pas se trouver en reste, ce seront bientôt tous les cantons qui se lanceront dans cette énorme concurrence fiscale. Conséquence&nbsp;: des recettes insuffisantes partout. L’exemple du canton de Saint-Gall montre l’ampleur de ce problème&nbsp;: la hausse des impôts décidée en 2012 représente seulement un quart des baisses d’impôts des années et décennies précédentes. 
</p><h3>L’opposition se met en place</h3><p>Dans plusieurs cantons, l’opposition aux programmes d’austérité se met en place. Les syndicats et les autres associations du personnel agissent et réagissent ensemble. 
</p><p>Ainsi, le 5 décembre, les fonctionnaires tessinois, emmenés par le Syndicat suisse des services publics (ssp) se sont mis en grève. La plupart des écoles sont restées fermées. Et 2&nbsp;000 fonctionnaires ont manifesté à Bellinzone le même jour à 15 heures, soit pendant le travail. Le 6 décembre, ce sont plus de 1&nbsp;000 membres de la fonction publique, selon la police, qui se sont ainsi mis en grève à Genève. Une nouvelle manifestation est prévue le 13 décembre.
</p><p>Auparavant, dans le canton de Saint-Gall, une manifestation&nbsp; (15.11) avait réuni 5000 employé(e)s de l’État, dont la moitié de la police, contre les mesures d’austérité, ce qui a entraîné finalement l’abandon par le parlement d’une baisse de salaire annoncée de 1,5&nbsp;%. Dans le canton de Lucerne, le 24 novembre, plus de 1&nbsp;500 employé(e)s de l’État étaient aussi descendus dans la rue pour remettre au gouvernement une pétition contre les mesures d’économies munie de plus de 6&nbsp;000 signatures. Décision a aussi été prise de faire grève dans les écoles le 10 décembre prochain.
</p><p>Cette opposition qui se met en place est différente d’un canton à l’autre. Impossible d’en dresser le bilan à ce jour. Pour Dore Heim, il est cependant clair que si toutes les organisations du personnel des cantons luttent résolument contre l’austérité annoncée, celle-ci ne pourra pas s’imposer. Nous constatons des signaux pleins d’espoir.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-933</guid><pubDate>Fri, 07 Dec 2012 15:08:00 +0100</pubDate><title>La branche de la gestion de fortune en difficulté</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-branche-de-la-gestion-de-fortune-en-difficulte</link><description>Les rétrocessions reviennent aux clients</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La gestion des fonds des caisses de pensions devient lentement mais sûrement plus transparente et financièrement avantageuse. Le violent rejet de la baisse du taux de conversion minimal LPP en mars 2010 a ouvert les yeux sur certains dysfonctionnements concernant les caisses de pensions. Diverses études commandées par l’Office fédéral des assurances sociales ont montré l’ampleur des coûts et des commissions astronomiques existants dans ce domaine. À eux seuls, les frais de gestion de la fortune du 2e pilier se montent à 3,9 milliards de francs. Un potentiel d’économies de 1,8 milliard est tout à fait réaliste. </p><p>Les nouvelles prescriptions entrées en vigueur depuis 2011 favorisent aussi la transparence. Pour la première fois en 2012, les comptes devront en effet présenter les frais de gestion de manière détaillée. Mais on en n’est de loin pas encore arrivé à une présentation transparente des coûts. Ceux du 2e pilier doivent baisser. Pour les assuré(e)s d’une caisse de pensions, les frais de gestion de la fortune et d’administration sont des dépenses incontournables et d’une grande portée, car ils réduisent finalement les futures prestations sous forme de rentes. 
</p><h3>Un arrêt du Tribunal fédéral lourd de conséquences</h3><p>La nouvelle jurisprudence du Tribunal fédéral est un outil supplémentaire qui permet de réduire les frais de gestion de la fortune. Dans une décision de principe, notre plus haute Cour a confirmé, fin octobre, que les rétrocessions («&nbsp;kick-backs&nbsp;») reçues par les banques pour leur rôle de gestionnaires de fortunes appartiennent aux clients. 
</p><p>De quoi s’agit-il&nbsp;? Une grande partie de la fortune des caisses de pensions va dans des placements collectifs de capitaux, comme des fonds d’actions ou des fonds d’obligations. Les promoteurs de fonds font souvent des rétrocessions aux banques pour la commercialisation de leurs fonds. Ces rétrocessions sont une partie des frais de gestion («&nbsp;management fee&nbsp;») et ne sont pas versées aux banques pour une transaction, mais uniquement pour le maintien du fonds dans les portefeuilles de placements des caisses de pensions. 
</p><p>Sur une plainte d’un client de l’UBS, le Tribunal fédéral a engagé les banques à verser ces commissions à ce client. L’obligation de restitution inclut aussi les remboursements internes à l’entreprise.&nbsp; Elle est même rétroactive.
</p><p>Ces dernières années, les banques ont commencé à faire signer à leurs clients des déclarations de renoncement à ces rétrocessions. Mais de telles déclarations globales ne sont pas admissibles sans autre. 
</p><h3>Les banques doivent, devraient informer</h3><p>Le volume des rétrocessions retenues jusqu’à ce jour n’est pas connu. Il n’y a aucune transparence quant à l’existence et au montant de telles commissions. La plus grande agitation règne cependant actuellement au sein de la branche de la finance. Il doit donc s’agir de beaucoup d’argent. 
</p><p>Quelques caisses de pensions ont négocié avec succès ces dernières années avec les banques le remboursement de cet argent. Il faut toutefois se battre durement pour obtenir ces rétrocessions, qui reviennent aux caisses de pensions et non aux banques. Malgré une jurisprudence claire, l’investisseur, la caisse de pensions, doit demander (dette quérable) le remboursement des rétrocessions. L’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a reconnu le caractère explosif de cette situation. Dans une circulaire de fin novembre dernier, elle demande aux banques d’appliquer sans délai la décision du Tribunal fédéral. Pour instaurer la transparence nécessaire ici, ces dernières doivent contacter et informer tous les clients potentiellement concernés. 
</p><h3>Les conseils de fondation doivent aussi agir</h3><p>Mais les caisses de pensions ne peuvent pas rester les bras croisés. Si elles ne font pas&nbsp; pression, rien ne bougera. Principaux interpellés&nbsp;: tous les représentant(e)s des travailleurs et travailleuses dans les conseils de fondation des caisses de pensions. Chaque caisse doit demander à la banque qui gère sa fortune s’il y a des rétrocessions dans son portefeuille. Le conseil de fondation peut aussi donner l’impulsion à cette clarification de la situation. Fréquemment, les caisses de pensions – surtout les petites – ne disposent pas d’éléments de comparaison et ne connaissent pas les structures des commissions des banques. Beaucoup de choses se font en cachette. L’ARPIP, Association des représentants du personnel dans les institutions de prévoyance, peut fournir une aide utile à cet égard. Elle regroupe des représentant(e)s du personnel dans les instances dirigeantes des caisses de pensions et propose des formations ainsi que des occasions d’échanger sur ces questions. </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-937</guid><pubDate>Wed, 05 Dec 2012 08:40:00 +0100</pubDate><title>Démasqués par leurs actes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/demasques-par-leurs-actes</link><description>Marchés publics et égalité des salaires entre femmes et hommes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Mesquin&nbsp;! Le 27 novembre, le Conseil national devait entre autres se prononcer sur un crédit de 100&nbsp;000 francs destinés à contrôler quelque peu correctement le respect de l’égalité de salaire entre les sexes lors d’adjudication de travaux par la Confédération. La majorité de droite a dit non.</p><p>La loi fédérale sur les marchés publics stipule que la Confédération ne confie de travaux qu’à des entreprises garantissant l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Si ce n’est pas le cas, elle peut annuler l’adjudication ou exclure l’entreprise soumissionnaire de la procédure. Le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG) organise des contrôles par sondages afin d’établir si l’égalité salariale est bien respectée. Mais il ne dispose que de très peu de moyens à cet effet, raison pour laquelle il n’est pas en mesure d’assumer ce mandat comme il se devrait. De fait, en 2011, quatre (4&nbsp;?) entreprises en tout ont été contrôlées, pour 370 travaux mis en soumission. 
</p><p>Dans le cadre des débats sur le budget de la Confédération, le Conseil national a traité une proposition socialiste qui proposait d’augmenter de 100&nbsp;000 francs la somme mise à disposition du BFEG. Elle aurait ainsi permis à celui-ci de procéder aux contrôles nécessaires concernant les marchés publics. Qu’une telle augmentation soit indispensable, les contrôles réalisés à ce jour le montrent bien, car ils ont permis de découvrir des cas d’inégalité salariale. 
</p><p>Mais les choses ont pris une autre tournure. La majorité de droite du Conseil national a sèchement refusé de relever le budget du BFEG, ratant ainsi l’occasion de faire appliquer des dispositions légales. Il a d’ailleurs aussi raté l’occasion d’encourager l’instauration progressive de l’égalité des salaires entre femmes et hommes ainsi que de faire passer un message indiquant qu’il est réellement déterminé à imposer cette dernière. 
</p><p>On encourage l’égalité entre les sexes lorsqu’il s’agit de demander des concessions aux femmes, par exemple le relèvement à 65 ans de l’âge leur donnant droit à une rente de vieillesse. Cette égalité est cependant refusée lorsqu’elle a un certain coût. Mais que sont en fait ces ridicules 100&nbsp;000 francs dans un budget de plusieurs milliards&nbsp;!?</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-941</guid><pubDate>Tue, 04 Dec 2012 15:32:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil des États veut exclure le peuple du débat sur les ventes du dimanche</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-veut-exclure-le-peuple-du-debat-sur-les-ventes-du-dimanche</link><description>Heures d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p>S’il en va comme selon la volonté du Conseil des États, toujours plus de personnes devront travailler aussi le dimanche en Suisse. La Chambre des cantons a en effet accepté par 24 voix contre 11 la motion du radical-libéral tessinois Fabio Abate, qui propose une extension massive du travail du dimanche dans le commerce de détail. Au lieu d’en rester comme aujourd’hui aux «&nbsp;seules&nbsp;» régions touristiques, les commerces pourraient ouvrir aussi le dimanche dans les grands espaces économiques. En outre, ils pourraient le faire toute l’année et pas uniquement pendant la saison touristique. 
</p><p>De plus, cette grossière offensive contre la protection des travailleurs et travailleuses, la majorité du Conseil des États veut la faire passer au nez et à la barbe du peuple. En effet, la motion demande au Conseil fédéral de procéder à cette déréglementation via la simple modification d’une ordonnance relative à la loi sur le travail. Or, il n’est pas possible de saisir le référendum contre une modification d’ordonnance, que le Conseil fédéral soutient par ailleurs. Cette façon de procéder est d’autant plus scandaleuse que, depuis 2006, les citoyen(ne)s ont rejeté lors de 10 votations cantonales sur 11 toute prolongation des heures d’ouverture des commerces. Par leur décision, le Conseil fédéral et le Conseil des États prouvent qu’ils ont peur du peuple. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-935</guid><pubDate>Fri, 30 Nov 2012 10:42:00 +0100</pubDate><title>La protection des jeunes n’est pas négociable à souhait</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-jeunes-n-est-pas-negociable-a-souhait</link><description>Abaissement de l’âge de protection des jeunes pour les travaux dangereux</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission jeunesse de l’USS est consternée d’apprendre aujourd’hui – de surcroît par voie de presse – que le SECO a soumis à la Commission fédérale du travail un projet qui prévoit d’abaisser l’âge de protection des jeunes pour effectuer des travaux dangereux pendant l’apprentissage. Ce projet est d’autant plus surprenant que la situation s’est fortement aggravée ces dernières années. Entre 2005 et 2009, les accidents professionnels des apprentis sont passés de 18'300 à près de 19'700, soit une hausse impressionnante de 8% en 4 ans&nbsp;! De plus, on sait qu’un quart des accidents pendant l’apprentissage ont lieu avant 16 ans, alors même que ces jeunes bénéficient encore à ce jour d’une meilleure protection.
</p><p>Lors de la révision de la loi sur le travail en 2006, l’USS s’était déjà opposée à l’abaissement de l’âge de protection de 20 à 18 ans. L’ordonnance 5 sur la protection des jeunes travailleurs, entrée en vigueur en 2008, visait à atténuer les conséquences négatives de cette révision, en prévoyant notamment une interdiction d’employer les apprentis en dessous de 16 ans à des travaux dangereux. L’administration semble vouloir aujourd’hui porter un nouveau coup dur à la protection des jeunes en révisant cette même ordonnance.
</p><p>Cette situation est d’autant plus déplaisante que la mise en œuvre des mesures de protection n’a jamais fait l’objet d’une quelconque évaluation. Il faudrait d’abord comprendre pourquoi le nombre d’accidents a augmenté, en particulier en dessous de 16 ans, et si les dispositions actuellement en vigueur sont respectées. La Commission jeunesse de l’USS attend des mesures de protection efficaces.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-936</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2012 14:20:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zum Bundesgesetz über die direkte Bundessteuer (ausgewogene Paar- und Familienbesteuerung)</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zum-bundesgesetz-ueber-die-direkte-bundessteuer-ausgewogene-paar-und-familienbesteuerung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-931</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2012 17:41:00 +0100</pubDate><title>Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’entre pas en ligne de compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes-n-entre-pas-en-ligne-de-compte</link><description>Commission féminine de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, le conseiller fédéral Alain Berset a dévoilé les grandes lignes de la prochaine révision de l’AVS et de la LPP. La Commission féminine de l’USS analysera en détail les modalités de cette révision lorsque le Conseil fédéral aura présenté les propositions concrètes. Toutefois, elle annonce aujourd’hui déjà que le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65&nbsp;ans n’entre pas en ligne de compte.
</p><p>Il n’y a en effet aucune raison d’adopter cette mesure&nbsp;: les assises financières de l’AVS sont solides et de nombreuses améliorations doivent encore être réalisées dans le domaine de l’égalité. En outre, les salarié(e)s âgés sont exclus du marché de l’emploi avant d’arriver à l’âge de la retraite. On pourrait tout au plus entrer en matière sur un relèvement de l’âge de la retraite des femmes si les fonds supplémentaires que cette mesure génère pour l’AVS étaient intégralement consacrés à l’amélioration de la prévoyance vieillesse des femmes. En effet, les femmes gagnent encore nettement moins que les hommes et accomplissent bien plus de travail non rémunéré, un travail essentiel pour l’ensemble de la société. En matière d’âge de la retraite, l’«&nbsp;égalité&nbsp;» unilatérale aux frais des femmes est inacceptable.
</p><p>UNION SYNDICALE SUISSE – commission FÉMININE
</p><h5>Renseignements</h5><p>Christine Filtner (079 318 28 25), coprésidente de la commission féminine de l’USS, et Christine Michel (079 275 14 20), 2ème coprésidente, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-930</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2012 13:36:00 +0100</pubDate><title>Anhörung: Verordnungsanpassungen im Rahmen des zweiten Schritts der Bahnreform 2 (BaRe 2.2): Personenverkehr</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/anhoerung-verordnungsanpassungen-im-rahmen-des-zweiten-schritts-der-bahnreform-2-bare-2-2-personenverkehr</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-929</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2012 13:28:00 +0100</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort: Bundesgesetz über das Bundesgericht (BGG): Erweiterung der Kognition bei Beschwerden in Strafsachen/Umsetzung Motion Janiak 10.3138</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vernehmlassungsantwort-bundesgesetz-ueber-das-bundesgericht-bgg-erweiterung-der-kognition-bei-beschwerden-in-strafsachen-umsetzung-motion-janiak-10-3138</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-927</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2012 14:48:00 +0100</pubDate><title>Embouteillage aux portes de l’apprentissage </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/embouteillage-aux-portes-de-l-apprentissage</link><description>Conférence sur les places d’apprentissage</description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation sur le marché des places d’apprentissage est moins rose qu’on ne l’espérait. Alors qu’elle s’était fortement détendue en 2011, en 2012, l’écart entre le nombre de places disponibles et les jeunes intéressés s’est à nouveau creusé. 96&nbsp;500 jeunes ont annoncé être à la recherche d’un apprentissage pour seulement 92&nbsp;000 postes vacants.
</p><p>Il s’agit là d’un signal d’alarme. Les efforts exceptionnels consentis ces dernières années pour étendre le marché des places d’apprentissage ont certes porté leurs fruits. La morosité économique pourrait cependant amener toujours plus d’entreprises à renoncer à former la relève professionnelle. Si l’on veut éviter que la situation ne se dégrade nettement, il faut donc renforcer les mesures de promotion mise en place dans les cantons.
</p><p>Le grand intérêt montré par les jeunes pour la formation professionnelle (61&nbsp;% d’entre eux sont confrontés au choix d’une filière en 2012) est réjouissant. Cependant, d’année en année, le décalage entre les aptitudes des candidats et les exigences des entreprises augmente. En 2012, quand bien même le nombre de jeunes à la recherche d’un apprentissage dépassait largement l’offre, ce ne sont pas moins de 7&nbsp;000 places qui n’ont pas été repourvues, dont une grande partie dans les branches techniques les plus exigeantes. La raison invoquée serait un manque de «&nbsp;candidatures appropriées&nbsp;».
</p><p>La réponse d’une partie des milieux bourgeois&nbsp;: une limitation de l’accès aux gymnases&nbsp;! Pour l’USS, une telle limitation serait un non-sens. Bien au contraire, elle estime que l’accès à la formation supérieure doit être encouragé à tous les niveaux pour répondre aux nouvelles exigences du marché du travail. Pour cela, elle exige des milieux économiques qu’ils offrent aux jeunes doués les meilleures perspectives, soit un accès sans condition à la maturité professionnelle durant l’apprentissage.
</p><h5>Renseignements</h5><p><b>Véronique Polito (079 436 21 29)</b>, secrétaire centrale de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-919</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2012 13:19:00 +0100</pubDate><title>Garantir les emplois - empêcher les licenciements</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/garantir-les-emplois-empecher-les-licenciements</link><description>Résolution de l&#039;assemblée des délégué(e)s</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le début de l’année, les entreprises suisses ont annoncé qu’elles allaient supprimer 13&nbsp;000 emplois. Mais le chiffre réel devrait être bien plus grand. En effet, le nombre d’emplois que des petites entreprises suppriment n’est pratiquement pas public. Et de nombreuses grandes entreprises essaient de réduire l’effectif de leur personnel en procédant par petits pas et sans en informer le public. La situation s’est nettement dégradée, surtout ces dernières semaines. Chaque jour de nouvelles suppressions d’emplois sont annoncées.
</p><p>L’USS est très préoccupée par cette évolution. Avec une politique économique active, on pourrait empêcher des licenciements. Mais la Banque nationale suisse (BNS) et le Conseil fédéral entendent céder face aux investisseurs et aux spéculateurs qui ont fait prendre l’ascenseur au franc. Au Département fédéral de l’économie du conseiller fédéral Schneider-Ammann, c’est le silence radio qui règne. Les autorités ne recommandent même pas le recours au chômage technique. 
</p><p>Les revendications de l’USS&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Le franc reste trop fort. Avec la Confédération, la BNS doit tout entreprendre pour ramener son cours à un niveau raisonnable. Dans la conjoncture actuelle, le site industriel suisse aurait besoin d’un taux de change de Fr.&nbsp;1.40 pour 1 euro. Un tel taux affaiblirait nettement la pression qui s’exerce sur les salaires et les emplois.</li><li>Les entreprises qui réalisent des bénéfices n’ont pas le droit de licencier. Et celles qui sont confrontées à des problèmes graves doivent introduire le chômage technique, combinable avec des offres de perfectionnement.</li><li>Les programmes d’austérité prévus par la Confédération et dans les cantons vont empoisonner l’économie suisse. Dans la plupart des cas, ils sont inutiles. Pour éliminer les déficits, il faut revenir sur les baisses d’impôts superflues accordées aux personnes fortunées, aux hauts revenus et sur les bénéfices des entreprises.</li><li>Les restructurations de la place financière ne doivent pas se faire aux dépens des employé(e)s. Les banques enregistrent des bénéfices. Elles n’ont donc pas à licencier. La CCT des banques doit prévoir des possibilités de formation initiale et continue. Et il appartient à la Confédération de s’engager dans ce sens à la faveur de sa «&nbsp;stratégie de l’argent propre&nbsp;».</li><li>L’amélioration de l’encouragement des activités d’innovation (Commission pour la technologie et l’innovation) a été un succès. La Confédération doit épuiser toutes ses possibilités dans ce cadre.</li><li>La surévaluation du franc met en grand danger le trafic des marchandises sur rail. Les aides financières de la Confédération pour 2012 doivent être prolongées.</li></ul><p>Cette résolution a été adoptée à l'unanimité par l'assemblée des délégué(e)s le 16 novembre 2012.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-918</guid><pubDate>Fri, 23 Nov 2012 11:26:00 +0100</pubDate><title>Il faut protéger les salaires de la construction contre la sous-enchère !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-proteger-les-salaires-de-la-construction-contre-la-sous-enchere</link><description>Plus de 27 000 travailleurs revendiquent la responsabilité solidaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après avoir traversé en cortège le centre de Berne, près de 400 travailleurs et travailleuses de la construction et syndicalistes ont déposé, le 20 novembre dernier, à la Chancellerie fédérale, une pétition munie de plus de 27&nbsp;000 signatures. Elle demande au Conseil national d’adopter, lors de la prochaine session, une responsabilité solidaire digne de ce nom afin de protéger les salaires suisses contre les entrepreneurs de la construction qui essaient de faire un maximum de profits, en renvoyant à des sous-traitants la responsabilité de respecter les salaires. </p><p>Ce qui s’est passé ces derniers mois sur des chantiers suisses est inimaginable. Pour augmenter leurs bénéfices, des entreprises suisses de la construction ont fait travailler des Portugais pour trois (&nbsp;!) euros de l’heure, à Aclens, dans le canton de Vaud. À Genève, des maçons français n’ont touché que dix euros de l’heure, et il est apparu que le salaire de plâtriers polonais occupés à Saint-Gall était la moitié du salaire minimum prescrit par la convention collective de travail. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres. Le principe appliqué est toujours le même&nbsp;: des entreprises suisses confient leurs mandats à des chaînes de sous-traitants, dont une partie viennent de l’étranger. Et ces sous-traitants ne versent pas les salaires contractuellement convenus, mais beaucoup moins. Le bénéfice est bien sûr empoché par l’entreprise contractante suisse, le premier maillon. La main-d’œuvre étrangère, qui doit ainsi travailler pour des salaires éhontés est clairement perdante, alors que les salaires des travailleurs et travailleurs indigènes s’en trouvent d’autant plus sous pression.
</p><p>Lors de la session d’hiver, le Conseil national a la possibilité de mettre fin à ces pratiques en introduisant une responsabilité solidaire digne de ce nom. Si l’entrepreneur contractant devait répondre du respect des salaires versés et des conditions de travail appliquées par ses sous-traitants, il choisirait sans doute très soigneusement avec lesquels il entend travailler. Ou alors il ne recourrait plus à des sous-traitants. Une telle mesure pousserait hors du marché les sous-traitants pas sérieux, ce qui remettrait de l’ordre dans ce domaine. Le Conseil des États l’a déjà reconnu en votant une telle responsabilité solidaire dite «&nbsp;en chaîne&nbsp;». Au Conseil national de le suivre et prendre au sérieux les 27&nbsp;000 travailleurs et travailleuses de la construction qui ont signé la pétition. Sinon, la confiance dans les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes diminuera toujours plus. Ces mesures doivent en effet faire en sorte qu’en Suisse, ce sont des salaires suisses qui sont versés.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-926</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 17:41:00 +0100</pubDate><title>Les besoins de larges pans de la population ne sont pas pris en compte</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-besoins-de-larges-pans-de-la-population-ne-sont-pas-pris-en-compte</link><description>Prévoyance vieillesse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a présenté les orientations des futures réformes de la prévoyance vieillesse. Le fait qu’il considère les prestations des 1er et 2e piliers ensemble est une bonne chose, car c’est ainsi que le prévoit la Constitution fédérale.
</p><p>Ses propositions ne tiennent malheureusement pas compte des besoins de larges pans de la population. Aujourd’hui, le revenu touché sous forme de rentes par les travailleurs et travailleuses qui ont reçu des petits salaires ou des salaires moyens est trop faible. Le mandat constitutionnel, selon lequel le niveau de vie antérieur à la retraite doit être maintenu dans une mesure appropriée une fois celle-ci venue n’est pas encore réalisé. Les rentes sont à la traîne derrière l’évolution des salaires. Et les futures rentes du 2e pilier sont sous pression. Aujourd’hui, avoir eu une vie professionnelle complète ne garantit pas que l’on percevra une rente de vieillesse décente. Il est donc vraiment nécessaire de relever clairement de 10&nbsp;% les rentes de vieillesse, comme le demande l’initiative populaire que l’Union syndicale suisse (USS) a décidé de lancer vendredi 16 novembre. 
</p><p>En voulant baisser le taux de conversion minimal, le Conseil fédéral s’accommode d’une baisse des rentes. Et le mécanisme d’intervention prévu pour geler les rentes AVS est aussi une attaque contre les revenus réalisés sous forme de rentes. 
</p><p>Les intentions du Conseil fédéral en matière d’âge de la retraite sont, elles aussi, éloignées des besoins des citoyens et citoyennes de ce pays. La situation des travailleurs et travailleuses âgés et surtout celle des femmes sur le marché de l’emploi est difficile. Près d’un tiers des personnes de plus de 58 ans préféreraient travailler pendant leur retraite plutôt que de devoir renoncer à leur travail. La moitié des femmes qui arrêtent de travailler avant 64 ans le font parce que leur travail est trop lourd pour leur santé. Relever l’âge de la retraite des femmes ou restreindre les possibilités de retraite anticipée est une mesure irréaliste et créera de nouveaux problèmes. 
</p><p>Un projet de réforme qui ne tient pas compte de ce qui tracasse la population est voué à l’échec. Jusqu’à ce jour, l’USS est toujours parvenue à faire obstacle aux révisions de la prévoyance vieillesse qui ne tenaient pas compte des besoins des retraité(e)s actuels et futurs.
</p><h5>Contact</h5><p>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la sécurité sociale à l’USS, et Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-925</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 16:35:00 +0100</pubDate><title>Le Comité de l’USS recommande de voter blanc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-comite-de-l-uss-recommande-de-voter-blanc</link><description>Initiative Minder </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a choisi sa recommandation pour la votation sur l’initiative populaire «&nbsp;contre les rémunérations abusives&nbsp;», dite «&nbsp;initiative Minder&nbsp;». Après un débat approfondi, la majorité de ses membres se sont prononcés pour un vote blanc. 
</p><p>Tant l’initiative que son contre-projet indirect, qui entrerait en vigueur dans le cas où l’initiative serait rejetée dans les urnes, sont des instruments qui ne sont pas en mesure d’empêcher que la fourchette des salaires ne s’ouvre toujours plus. Au contraire, ils sont un danger pour les emplois.
</p><p>Pendant la dernière décennie, non seulement les rémunérations et les bonus des cadres supérieurs ont explosé, mais les dividendes versés aux actionnaires ont aussi considérablement augmenté. Et il est peu resté pour la plupart des travailleurs et travailleuses, dont ont ainsi profité non seulement les top-managers, mais aussi les actionnaires. Or, le développement des droits des actionnaires demandé par l’initiative Minder renforcerait la position de ces derniers. 
</p><p>L’initiative augmenterait aussi le risque de voir des hedge funds ou d’autres actionnaires agressifs prendre le pouvoir dans une entreprise. En effet, en raison de l’interdiction du droit de vote d’organes et d’actions en dépôt ainsi que de l’élection annuelle du conseil d’administration demandées, entre autres, par elle, ils pourraient à l’avenir s’imposer plus facilement qu’aujourd’hui dans les assemblées générales. Comme on l’a vu par le passé, le démantèlement d’entreprises et, par conséquent, la suppression d’emplois pourrait en être la conséquence. 
</p><p>Pour vraiment empêcher que la fourchette des salaires ne s’ouvre toujours plus, il faut des bons salaires minimums, comme le propose l’USS dans son initiative sur les salaires minimums. Avec elle, une part plus importante de la masse salariale profiterait aux salarié(e)s ordinaires. L’USS soutient aussi l’initiative populaire 1:12.
</p><p>Le Comité de l’USS a, en plus de sa recommandation pour la votation sur l’initiative Minder, décidé de recommander deux fois le OUI à l’article sur la politique familiale et à la révision de la loi sur l’aménagement du territoire. </p>]]></content:encoded><category>Repartition</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-920</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 14:54:00 +0100</pubDate><title>L’AVS est performante  et solide: pas de problème pour relever ses rentes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-est-performante-et-solide-pas-de-probleme-pour-relever-ses-rentes</link><description>Initiative populaire AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 16 novembre dernier 2012, l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS a décidé à l’unanimité de lancer l’initiative populaire AVSplus au printemps 2013. Grâce à elle, les retraité(e)s AVS bénéficieront d’un supplément mensuel de 10&nbsp;%. L’uss-infos a posé quelques question à ce sujet à Doris Bianchi (DB), responsable de la sécurité sociale à l’USS et l’une des architectes de ce projet.</p><p>Dans toute l’Europe, la gauche doit actuellement se battre contre le démantèlement des retraites. Et l’USS veut développer l’AVS en Suisse. A-t-elle perdu la raison&nbsp;?
</p><p>DB&nbsp;: La Suisse se trouve dans une situation toute différente. Nos assurances sociales sont en bonne santé. Surtout l’AVS. Elle est très performante et solide parce qu’elle repose sur des cotisations non plafonnées, alors que les rentes le sont. C’est pour cela qu’elle peut sans problème aucun supporter une hausse de ses rentes. Ce sera d’ailleurs la première fois depuis une quarantaine d’années que l’on débattra publiquement de ce sujet. Nous avons les moyens nécessaires pour faire en sorte que, dans toute la mesure du possible, tous les retraité(e)s puissent maintenir leur niveau de vie d’avant la retraite, comme le prescrit la Constitution.
</p><p>L’initiative populaire de l’USS demande une hausse linéaire de 10&nbsp;% de toutes les rentes de vieillesse. Dans le débat qui a précédé la décision du lancement, il a toujours été question d’améliorer d’abord les petites et moyennes rentes. N’est-ce pas contradictoire&nbsp;?
</p><p>DB&nbsp;: Non, absolument pas. Si l’on sait comment l’AVS fonctionne, on voit tout de suite qu’elle favorise dans les faits les bas et moyens revenus au niveau de la formation des rentes. Elle le fait à travers le mode de financement que je viens de décrire, mais aussi à travers le splitting des rentes, c’est-à-dire le partage en parts égales des revenus des couples mariés, et les bonifications pour tâches éducatives pour toutes les personnes élevant des enfants. Ensuite, la formule de calcul des rentes favorise aussi les bas et moyens revenus. La conséquence en est que les personnes à bas revenus ne recevront pas une petite rente, mais une rente moyenne. Quant aux personnes à moyens revenus (dans les 6 000 francs), elles ne toucheront pas une rente moyenne, mais une rente élevée (dans les 2 000 francs ou plus).
</p><p>Et qui paiera tout cela&nbsp;?
</p><p>Notre demande d’une hausse de 10&nbsp;% de toutes les rentes de vieillesse coûtera environ 3,6 milliards de francs. L’initiative ne précise pas comment ce montant sera financé. Nous aimerions en rester aux sources de financement actuelles&nbsp;: cotisations salariales, TVA, participation de la Confédération. Si l’on ne recourrait qu’aux cotisations salariales, cela représenterait en tout 0,55&nbsp;% (pour l’employeur et pour l’employé). C’est peu, si l’on considère que la hausse des rentes AVS sera importante. Et ce sera d’autant plus aisé à réaliser que les cotisations salariales pour l’AVS n’ont plus été relevées depuis une quarantaine d’années. En outre, nous avons encore au four l’initiative populaire qui demande un impôt sur les successions et les donations. Il ferait entrer plus de 2 milliards de francs dans les caisses de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-923</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 14:03:00 +0100</pubDate><title>Halte au harcèlement politique visant à déréguler les heures d’ouverture 	</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/halte-au-harcelement-politique-visant-a-dereguler-les-heures-d-ouverture</link><description>Heures d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le conseiller national genevois Lüscher et les deux conseillers aux États tessinois Lombardi et Abate se réjouissent déjà de leur «&nbsp;cadeau de Noël&nbsp;», mais... Par le biais d’une salade russe composée de diverses intentions parlementaires, ils veulent réaliser au plan fédéral ce que le corps électoral des cantons a toujours clairement rejeté, à savoir&nbsp;: la prolongation généralisée des heures d’ouverture des commerces, de lundi à vendredi et, pour en remettre une bonne couche, l’introduction dans tout le pays du travail de nuit et du dimanche dans diverses catégories de magasins.</p><p>Si les propositions de révision de la loi sur le travail ou d’une ordonnance relative à cette loi contenues dans l’initiative parlementaire Lüscher et les motions Lombardi, dont l’examen a été renvoyé à février 2013, et Abate passent, on assistera à proprement parler à l’enterrement pur et simple de la protection des travailleurs et travailleuses garantie par cette loi. Dans un premier temps, «&nbsp;seul&nbsp;» le personnel de vente serait concerné, mais ensuite c’est une vague de dérégulations qui gagnerait toutes les branches.
</p><p>L’USS et ses fédérations feront face à ce danger avec des alliés, comme les Églises, des partis politique, l’Alliance pour un dimanche sans travail, ainsi que les services de prévention des médecins du travail. Son Assemblée des délégué(e)s du 16 novembre 2012 a adopté la résolution ci-après.
</p><h3>Résolution</h3><p>«&nbsp;En 2012, la Berne fédérale a vécu à proprement parler une offensive générale contre la loi sur le travail. Les interventions faites dans ce cadre visent la dérégulation des heures d’ouverture des commerces et, par ce biais, la suppression d’importantes dispositions de protection destinées aux travailleurs et travailleuses. Dans les faits, ces attaques auraient pour conséquence, comme par exemple l’initiative parlementaire Lüscher (PRL/GE), d’introduire le travail de nuit et du dimanche dans les échoppes de stations-service des autoroutes et sur les grands axes routiers de toute la Suisse ou, comme la motion Lombardi (PDC/TI), d’imposer aux cantons, au mépris du fédéralisme, des heures minimales d’ouverture des commerces. Il est particulièrement scandaleux que ces projets soient acceptés par les instances qui en délibèrent précisément au moment où le peuple refuse dans des votations cantonales de prolonger les heures d’ouverture des commerces, comme cela a été le cas à Lucerne et à Zurich.
</p><p>La dernière attaque est la motion Abate (PRL/GE), qui, sous prétexte d’encourager le tourisme, entend, par le biais d’une formulation imprécise, permettre dans une ordonnance les ventes du dimanche sur toute l’année et dans toutes les régions du pays, alors qu’elles sont actuellement limitées aux seules régions touristiques. 
</p><p>Les travailleurs et travailleuses sont confrontés à une tactique sournoise du salami dont le but est d’introduire, via le droit fédéral ou même par la voie totalement antidémocratique d’une ordonnance, une dérégulation intégrale qui échoue régulièrement dans les cantons face à l’opposition des citoyen(ne)s. Cette dégradation de la protection des travailleurs et travailleuses se traduirait par plus de travail de nuit ou du dimanche, non seulement dans le commerce de détail, mais aussi dans les branches du nettoyage, de la livraison de marchandises et de la sécurité. Ce qui entraînerait plus de stress et plus de maladies professionnelles, et appauvrirait la vie sociale des personnes concernées. Or, le travail de nuit est, aujourd’hui déjà, dangereux dans les échoppes en raison, par exemple, des agressions qui y ont lieu. En outre, l’acceptation de l’initiative Lüscher favoriserait à proprement parler, surtout les nuits des week-ends, un «&nbsp;tourisme d’achat et d’alcool&nbsp;» sur les autoroutes et les routes principales, avec des conséquences dommageables imprévisibles pour la sécurité du trafic, l’environnement et la prévention spécialement destinée aux jeunes.
</p><p>C’est pourquoi les syndicats sont prêts à faire obstacle, si nécessaire au moyen d’un référendum, aux projets de prolongation des heures d’ouverture des commerces que ne cessent de lancer les lobbyistes bourgeois. Cela, afin de faire passer aussi au plan fédéral un message clair contre la dérégulation des heures de travail et les tentatives de vider la loi sur le travail de sa substance&nbsp;!&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-924</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 09:08:00 +0100</pubDate><title>Même pour les apprenti(e)s, la maturité n’est plus un luxe !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/meme-pour-les-apprenti-e-s-la-maturite-n-est-plus-un-luxe</link><description>Conférence sur les places d’apprentissage du 23 novembre 2012</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La prochaine Conférence sur les places d’apprentissage traitera principalement des mutations du marché du travail. L’USS exige d’agir sur deux fronts. Elle plaide pour une augmentation du taux de maturités dans le cadre de la formation professionnelle initiale et pour la mise en place de formations de rattrapage accessibles aux jeunes adultes sans formation.</p><p>Le 23 novembre aura lieu à Martigny la Conférence sur les places d’apprentissage. Au programme&nbsp;: désindustrialisation et mutations structurelles. En toile de fond, les esprits s’échauffent sur une autre question, anecdotique en apparence&nbsp;: le taux de maturité. Deux visions s’affrontent. D’un côté, le conseiller fédéral Schneider-Ammann, futur ministre de l’éducation, prêche pour une baisse du taux de maturités gymnasiales, dans le but avoué de favoriser une formation professionnelle essentiellement «&nbsp;pratique&nbsp;». De l’autre, des âmes bien attentionnées proclament l’avènement d’une société de services exigeant du personnel hautement qualifié provenant essentiellement des universités. Ces deux visions se rejoignent en un point&nbsp;: si on s’aventurait à en suivre une seule, la Suisse irait droit dans le mur.
</p><h3>La Suisse au top des nations industrialisées</h3><p>Dans les années 90, la politique monétaire restrictive de la Banque nationale et le franc fort avait contribué à faire disparaître de nombreux emplois dans l’industrie. On parlait à cette époque d’une disparition du tissu industriel suisse. Qu’en est-il aujourd’hui&nbsp;? Vingt ans plus tard, la réalité a démenti les pronostics. En comparaison internationale, la Suisse est aujourd’hui l’un des pays les plus industrialisés au monde&nbsp;: en termes de pourcentage du PIB, la Suisse rivalise avec le Japon et l’Allemagne. Si l’on considère la production industrielle par habitant, la Suisse se trouve même en tête du palmarès international&nbsp;!
</p><p>Malgré un contexte économique plutôt défavorable à l’industrie, on ne peut donc parler aujourd’hui chez nous d’un phénomène de désindustrialisation. Si la Banque nationale et la Confédération renforcent leurs efforts pour combattre le franc fort et ses effets, on peut rester optimiste sur le maintien du tissu industriel et des emplois ces quelques prochaines années. À ce jour, les jeunes bénéficient encore d’une offre généreuse de places d’apprentissage dans les branches techniques, ces dernières étant souvent confrontées à des difficultés de recrutement de personnel qualifié, tant au niveau des titulaires d’un certificat fédéral de capacité qu’au niveau des diplômés du tertiaire. 
</p><h3>Vers une tertiarisation des qualifications</h3><p>Au lieu de «&nbsp;désindustrialisation&nbsp;», on assiste aujourd’hui plutôt à une «&nbsp;tertiarisation&nbsp;» du marché du travail. Celle-ci se traduit en réalité moins par le déplacement d’emplois du secteur industriel vers celui des services. La «&nbsp;révolution&nbsp;» se situe plutôt dans le transfert des emplois du «&nbsp;bas&nbsp;» vers le «&nbsp;haut&nbsp;». L’analyse de la structure du marché du travail ne fait à ce propos aucun doute&nbsp;: en vingt ans, les postes hautement qualifié ont augmenté de plus de 60%, tandis que les postes non qualifiés ont diminué d’environ un quart. Le nombre des postes intermédiaires (ouvriers et employés qualifiés) est resté, pour sa part, relativement stable.
</p><p>Pour répondre à cette évolution, la Confédération a fait preuve de clairvoyance et a mis en œuvre dès les années 90 des réformes de fond. En 1994-95, la création des Hautes écoles spécialisées (HES) et la mise en place de la maturité professionnelle permettant d’y accéder représentent la pierre angulaire de la réforme du système. L’objectif est clair&nbsp;: créer des passerelles pour permettre aux jeunes se lançant dans une formation professionnelle initiale de pouvoir également suivre des études supérieures.
</p><p>Vu son importance stratégique, il est fort étonnant que le débat public mené ces derniers temps sur la question du taux de maturités n’ait donc jamais tourné autour de la question des maturités professionnelles. À croire que personne, pas même le conseiller fédéral compétent, n’a réalisé que la maturité gymnasiale ne représente que 60% du total des maturités en Suisse, les 40% restantes étant acquises dans le cadre de la formation professionnelle initiale&nbsp;!&nbsp; 
</p><h3>Hausse du nombre des maturités&nbsp;: plus que jamais une nécessité</h3><p>Dans cette optique, le débat autour du taux de maturité prend une toute autre tournure. Alors que la part des maturités gymnasiales continue d’évoluer lentement, celle des maturités professionnelles stagne depuis 2005 autour de 12&nbsp;% par volée. De surcroît, si en 2001, 70&nbsp;% des jeunes pouvaient effectuer leur maturité professionnelle en cours d’apprentissage, ils ne sont plus que 56&nbsp;% en 2010. 
</p><p>En réponse aux exigences grandissantes du marché du travail, la question cruciale n’est donc pas de savoir s’il serait opportun de limiter le nombre de maturités gymnasiales au profit de la formation professionnelle. Au contraire, il serait judicieux de prendre des mesures efficaces pour augmenter le taux global de maturités en mettant l’accent avant tout sur la maturité professionnelle en apprentissage. Assurer l’accès à cette dernière permettrait en effet de mieux profiler l’apprentissage auprès des jeunes aux aptitudes scolaires élevées, dans le but de le rendre tout autant attractif que la formation gymnasiale.
</p><h3>Jeunes sans qualifications&nbsp;: sonnez l’alarme&nbsp;!</h3><p>L’augmentation des exigences sur le marché du travail à un revers de médaille. Chaque jeune sortant du système de formation post-obligatoire sans diplôme se trouve confronté à des difficultés d’insertion grandissantes. Malgré les efforts entrepris ces dernières années pour en limiter le nombre, le taux de jeunes sans formation reste proche des 10&nbsp;%. Il est essentiel que les partenaires de la formation (Confédération, cantons et partenaires sociaux) continuent d’allier leurs efforts pour offrir une formation post-obligatoire à tous les jeunes. Il devient entre autres urgent de lancer une offensive pour mettre en place une offre de formation de rattrapage adaptée aux jeunes adultes sans formation.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-922</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2012 09:04:00 +0100</pubDate><title>Au Conseil national de suivre le Conseil des États</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/au-conseil-national-de-suivre-le-conseil-des-etats</link><description>Responsabilité solidaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les salaires et conditions de travail suisses sont régulièrement contournés lorsque des mandats sont transmis à des entreprises sous-traitantes. Au bout des chaînes de sous-traitances, on trouve souvent des entreprises qui versent des salaires de misère à leurs employé(e)s, parfois même moins de 10 francs de l’heure. Il faut que cela cesse&nbsp;! Lors de la session d’hiver qui commencera la dernière semaine de décembre, le Conseil national devra se rallier à la décision du Conseil des États, soit&nbsp;: décider d’une responsabilité solidaire digne de ce nom afin de combler cette lacune des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes.</p><p>Il avait été promis aux travailleurs et travailleuses de ce pays que les salaires et les conditions de travail suisses seraient protégés par les mesures d’accompagnement. Cette promesse a aussi été discutée lors de l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 16 novembre passé. Il faut que le Conseil national la tienne, ont demandé les délégué(e)s de l’USS. À l’unanimité, ils ont adopté le document ci-après.
</p><h3>«&nbsp;Protéger les salaires et les emplois en Suisse à l’aide des &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>mesures d’accompagnement</h3><p>Avec les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, la Suisse dispose a priori d’un instrument qui lui permet de contrôler l’immigration de main-d’œuvre étrangère sur son territoire. Le principe à la base de ces mesures est que quiconque travaille en Suisse doit toucher un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses. S’il est appliqué systématiquement, les patrons ne peuvent plus engager de personnel étranger «&nbsp;bon marché&nbsp;» au détriment des travailleurs et travailleuses indigènes. Ce n’est pas uniquement important pour les personnes qui travaillent en Suisse depuis longtemps, mais aussi pour celles et ceux qui viennent dans notre pays afin d’y travailler, car ils veulent aussi profiter de bons salaires et de conditions de travail de qualité. Et ils y ont également droit. 
</p><h3>Responsabilité solidaire contre sous-enchère crasse des sous-traitants</h3><p>On constate des cas de sous-enchère grossière lorsque des mandats sont transmis à des sous-traitants. Au bout des chaînes de sous-traitance, il y a habituellement des entreprises dont les salaires peuvent même être inférieurs à 10 francs de l’heure. Ces entreprises ne viennent pas uniquement de l’étranger, mais aussi de Suisse. 
</p><p>À elle seule, la mosaïque d’entreprises présentes sur un chantier rend problématique leur identification et il est malaisé de déterminer qui y fait quoi. Cela entrave les contrôles effectués sur place. Souvent, il ne s’agit que d’assemblages informels. Dans pareille situation, il n’est guère possible de contrôler efficacement les livrets de salaires, c’est-à-dire d’exiger des entreprises qu’elles produisent les documents nécessaires à cet effet. Sans parler de l’application de sanctions aux sous-traitants en infraction. 
</p><h3>La position de l’USS&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p>Pour pouvoir imposer et les salaires et les conditions de travail suisses, il faut que l’entrepreneur contractant ou l’entreprise générale doive répondre pour les infractions commises tout au long de la chaîne de sous-traitance. Le Conseil des États a dit oui à une telle responsabilité solidaire et le Conseil national se prononcera lors de la session d’hiver, en novembre ou décembre. On a promis à la population suisse que les salaires et les conditions de travail du pays seraient respectés. Le Conseil national sera jugé à l’aune de cette promesse. C’est pourquoi l’USS attend de lui qu’il se prononce également en faveur de cette responsabilité solidaire.
</p><h3>Les contrôles montrent la sous-enchère salariale – aux cantons d’introduire des salaires minimums</h3><p>La sous-enchère salariale n’a malheureusement rien de nouveau. Cela fait longtemps que les patrons font pression sur les salaires de leurs employé(e)s afin d’augmenter leurs bénéfices. Les contrôles des salaires dévoilent l’ampleur de cette pression. Dans les branches sans salaires minimums obligatoires, la part des entreprises dans lesquelles les contrôleurs et contrôleuses ont découvert des cas de sous-enchère a presque doublé entre 2009 et 2011. Selon les statistiques du SECO, les taux d’infraction sont passés de 6 à 11&nbsp;%.
</p><p>Dans cette situation, les cantons doivent passer à l’action et protéger les salaires. La loi (art. 360a du Code des obligations) prévoit l’introduction de salaires minimums en cas de sous-enchère répétée. À ce jour cependant, seuls des cantons de Suisse latine et, dans deux cas (économie domestique, petites entreprises de nettoyage de Suisse alémanique), la Confédération ont édicté de tels salaires. En Suisse alémanique, aucun canton ne connaît encore de salaire minimum, alors que la situation n’y est pas meilleure qu’en Suisse latine. 
</p><h3>La position de l’USS</h3><p>La loi doit être appliquée. Lorsque la Confédération ou des cantons découvrent des cas de sous-enchère, ils doivent introduire des salaires minimums. 
</p><h3>Certains cantons tolèrent la sous-enchère en appliquant des salaires de référence trop bas lors des contrôles </h3><p>En réalité, la pression sur les salaires devrait être encore plus importante qu’annoncé officiellement. L’exemple de l’horticulture le montre bien. De nombreux cantons tolèrent par exemple des salaires de 3&nbsp;350 francs par mois pour des aides-jardiniers/jardinières et de 4&nbsp;120 francs pour des horticulteurs ou horticultrices avec certificat fédéral de capacité et expérience professionnelle, alors que le niveau salarial national de cette branche est nettement supérieur. Or, même avec ces salaires de référence clairement trop bas, il apparaît que 11&nbsp;% des entreprises contrôlées pratiquent la sous-enchère. Dans les cantons qui basent leurs contrôles sur des salaires de référence plus proches des salaires usuels, les taux d’infraction sont plus élevés (p. ex. 34&nbsp;% à Bâle-Ville/Bâle-Campagne). Les taux d’infraction officiels concernant l’horticulture donnent une image trop positive des salaires de cette branche. 
</p><h3>La position de l’USS&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p>Les cantons doivent baser leurs contrôles sur des salaires de référence corrects. Les salaires de référence appliqués doivent être examinés d’un œil critique afin de déterminer s’ils correspondent aux salaires usuels.
</p><h3>Protéger les salaires de l’horticulture, du commerce de détail et du journalisme avec des salaires minimums</h3><p>Dans certaines branches, la pression sur les salaires est particulièrement forte. Bien que les salaires de référence appliqués dans l’horticulture soient en maints endroits trop bas, les cantons ont constaté que 11&nbsp;% des entreprises contrôlées pratiquaient la sous-enchère. Dans le commerce de détail aussi, de nombreux employeurs versent des salaires trop bas. La situation est spécialement grave en ce qui concerne les commerces de chaussures et de vêtements. Dans les commerces de chaussures, le salaire mensuel de certains employé(e)s n’est que de 2&nbsp;700 francs, alors que les propriétaires des grandes chaînes de chaussures ont amassé des milliards de francs. Le vide conventionnel dans le journalisme de Suisse alémanique et du Tessin a pour conséquence que toujours plus de salaires et d’honoraires sont sous pression. Ce n’est pas seulement grave pour les personnes concernées, mais cela met aussi en danger la qualité de la presse dans notre pays. 
</p><h3>La position de l’USS&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p>Les salaires versés dans l’horticulture, le commerce de détail (chaussures, vêtements) et le journalisme (Suisse alémanique et Tessin) doivent être protégés. Ces branches sont en mesure de conclure des conventions collectives de travail. C’est pourquoi la priorité doit être donnée à l’introduction de bons salaires minimums conventionnels.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-913</guid><pubDate>Tue, 20 Nov 2012 13:17:00 +0100</pubDate><title>74 % pour taxer les héritages</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/74-pour-taxer-les-heritages</link><description>Initiative pour un impôt sur les successions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, 40 milliards de francs sont hérités chaque année, la grande partie exonérée de tout impôt. 74&nbsp;% de la population sont favorables à l’imposition de ces milliards hérités.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p><p>Que chaque année, des valeurs patrimoniales de plusieurs dizaines de milliards héritées échappent à tout impôt est inquiétant. Alors que Madame et Monsieur Tout le monde s’en vont au bureau, à l’usine ou sur le chantier et paient sagement des impôts sur leur revenu, les personnes qui ont hérité de millions de francs vivent dans un tout autre monde. Eux, ils n’ont rien fait qui justifie leurs richesses héritées, pour l’obtention desquelles ils ne paient par-dessus le marché aucun impôt. 
</p><h3>La population veut un impôt sur les successions</h3><p>La population en a manifestement ras-le-bol. Selon un récent sondage commandé par les syndicats Unia, ver.di (Allemagne) et GPS djp (Autriche), 74&nbsp;% des Suissesses et des Suisses sont favorables à l’imposition des millions hérités dans notre pays. Or, c’est précisément là ce que demande l’initiative «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale)&nbsp;». Elle prévoit qu’un impôt forfaitaire de 20&nbsp;% soit perçu, en cas d’héritage ou de donation, sur les parts supérieures à 2 millions de francs, les maisons individuelles y échappant ainsi que les entreprises familiales et les exploitations agricoles sous certaines conditions.
</p><p>Ce sont les plus riches parmi les riches qui passeront en revanche à la caisse. Ils ne pourront plus transmettre de génération en génération leurs fortunes sans que la société en profite aussi un peu. Ainsi, trois milliards de francs – et même plus encore demain, parce que les riches s’enrichissent encore plus et héritent – seront concernés chaque année. 
</p><h3>Un tiers pour les cantons, les deux autres pour l’AVS</h3><p>Ces trois milliards de francs seront reversés aux cantons et à l’AVS. Les cantons recevront un tiers du produit de cet impôt, aussi pour compenser le fait qu’à l’avenir, il ne sera plus cantonal mais fédéral. Pour la plupart d’entre eux, cela représentera des recettes supplémentaires dont ils ont d’urgence besoin, car beaucoup ont supprimé leur impôt sur les successions pour cause de compétitivité fiscale…. Ces recettes supplémentaires dont ils bénéficieront arrivent précisément à un moment où un plan d’austérité suit l’autre à cause de la politique fiscale erronée imposée par la droite.
</p><p>Les deux autres tiers – dans un premier temps, près de 2 milliards – seront destinés à l’AVS. Ils augmenteraient la marge de manœuvre de cette assurance qui pourrait alors procéder à des améliorations de rentes qui n’ont que trop tardé. En effet, contrairement à un cliché fort répandu, les retraité(e)s ne vivent de loin pas tous dans l’opulence. Au contraire&nbsp;! Nombre d’entre eux ont bien du mal à s’en sortir. 
</p><h3>Impôt sur les successions pour AVSplus</h3><p>Début 2013, l’USS lancera une initiative populaire demandant une hausse de 10&nbsp;% des rentes AVS. Car la prévoyance vieillesse (1er et 2e piliers) ne remplit pas son mandat constitutionnel qui consiste à permettre le maintien du niveau de vie antérieur à la retraite. 
</p><p>Mais avant d’en arriver là, il y a la dernière ligne droite des récoltes de signatures pour l’initiative qui demande un impôt sur les successions. Du 22 au 24 novembre, auront lieu dans toute la Suisse de telles récoltes mises sur pied par les syndicats de l’USS et les autres organisations qui ont lancé et soutiennent l’initiative. La population a clairement fait savoir qu’elle veut un tel impôt. Donnons corps à sa revendication, d’abord en faisant aboutir cette initiative.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-917</guid><pubDate>Fri, 16 Nov 2012 13:18:00 +0100</pubDate><title>L’USS demande une hausse des rentes qui n’a que trop attendu</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-demande-une-hausse-des-rentes-qui-n-a-que-trop-attendu</link><description>Lancement d’une initiative populaire : c’est décidé</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><b>En Suisse, le revenu réalisé sous forme de rentes est insuffisant pour de nombreuses personnes à la retraite. En outre, l’évolution des rentes est toujours plus à la traîne par rapport à celle des salaires. L’Union syndicale suisse (USS) veut s’attaquer à la racine de ce problème. C’est pourquoi son Assemblée des délégué(e)s (AD) a décidé de lancer au printemps prochain l’initiative populaire AVSplus. Grâce à elle, les retraité(e)s toucheraient à l’avenir un supplément mensuel de 10&nbsp;%.</b></p><p>La Constitution fédérale stipule que les rentes de l’AVS et celle du 2<sup>e</sup> pilier permettent ensemble «&nbsp;de maintenir de manière appropriée (le) niveau de vie antérieur&nbsp;». Ce but n’est pas atteint aujourd’hui pour de trop nombreuses personnes, ce qui concerne non seulement les retraité(e)s qui ne touchent qu’une rente AVS, mais aussi beaucoup d’autres pour qui le but constitutionnel n’est pas réalisé, alors qu’ils perçoivent aussi des rentes du 2<sup>e</sup> pilier. Et ce phénomène pourrait s’accentuer en raison de la pression qui pèse sur le 2<sup>e</sup> pilier. Il faut par conséquent relever les rentes de l’AVS.
</p><p>Dans son initiative, l’USS propose de relever de manière linéaire de 10&nbsp;% les rentes de l’AVS. Cela représenterait un supplément sensible de 116 à 232 francs par mois. Nombre de travailleurs et travailleuses doivent actuellement faire face à des hausses de leurs cotisations au 2<sup>e</sup> pilier, uniquement pour en garantir les prestations. Pour une rente de couple complète, le supplément apporté par AVSplus serait de 348 francs. Si l’on regarde comment les rentes sont réparties aujourd’hui, on voit que les femmes – surtout celles qui élèvent seules leur(s) enfant(s) – profiteraient beaucoup de la hausse proposée par l’initiative.
</p><p>AVSplus coûtera 3,6 milliards de francs. L’initiative ne fait aucune prescription quant au financement de ce montant. Parmi les sources de financement possibles, mentionnons le produit d’un impôt national sur les successions demandé par une initiative populaire que l’USS soutient. L’imposition des parts d’héritages supérieures à 2 millions de francs rapporterait chaque année 2 milliards de recettes supplémentaires à l’AVS. 
</p><p>L’USS va maintenant formuler la teneur précise de son initiative et la soumettre à l’examen dit préliminaire de la Chancellerie fédérale. La récolte des signatures commencera au printemps 2013 et l’initiative devrait être déposée à la Chancellerie fédérale pendant l’été.
</p><p>En plus de l’initiative AVSplus, l’AD de l’USS a aussi abordé le thème de la protection des salaires suisses au moyen des mesures d’accompagnement. L’USS demande aux Chambres fédérales de rappeler aux entreprises qu’elles doivent imposer des salaires et des conditions de travail suisses et que cela concerne aussi leurs sous-traitants. À cet effet, les Chambres devront introduire, lors de la session d’hiver à venir, une responsabilité solidaire digne de ce nom.
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont encore adopté une résolution contre la prolongation des heures d’ouverture des échoppes de stations-service et ont clairement fait savoir qu’ils étaient prêts à combattre cette extension du travail de nuit et du travail dominical par la voie référendaire si nécessaire. Les délégué(e)s de l’USS ont également appelé la Banque nationale à en faire plus contre la surévaluation du franc. De la Confédération et des cantons, ils ont demandé qu’ils renoncent à appliquer des programmes d’austérité, mais, en lieu et place, reviennent sur les cadeaux fiscaux superflus qu’ils ont offerts aux personnes fortunées, aux hauts revenus ou sur les bénéfices des entreprises.
</p><p>En outre les délégué(e)s ont décidé de soutenir le référendum contre la loi sur l’asile.
</p><h5>Documents</h5><p>&lt;media linkicon&gt;Factsheet AVSplus&lt;/media&gt;
</p><h5>Contact</h5><p><b>Doris Bianchi (076 564 67 67)</b>, secrétaire dirigeante de l’USS, responsable de la politique sociale et <b>Daniel Lampart (079 205 69 11)</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-916</guid><pubDate>Thu, 15 Nov 2012 09:27:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral gruge les assuré(e)s et ignore la loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-gruge-les-assure-e-s-et-ignore-la-loi</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p>En décidant de maintenir le taux d’intérêt minimal dans le 2e pilier au niveau historique de 1,5&nbsp;%, le Conseil fédéral gruge les assuré(e)s, car il ne tient aucunement compte de la reprise sur les marchés d’actions ni du boom immobilier. En lieu et place, il ignore la loi et prend en considération le taux de couverture des caisses de pensions. 
</p><p>Selon la loi, le taux de couverture des caisses de pensions n’a pas à jouer un rôle dans la fixation du taux d’intérêt minimal LPP. Ce qui est déterminant ici, ce sont les rendements des obligations de la Confédération ainsi que l’évolution des actions, des obligations et de l’immobilier. Depuis le début de l’année, le marché des actions a repris et son rendement a été bon. Les indices courants des caisses de pensions, qui contiennent une grande part d’obligations, ont augmenté de presque 10&nbsp;% ces douze derniers mois. Dans l’immobilier aussi – une destination importante des placements des caisses de pensions –, la tendance à la hausse est constante. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) demandait une hausse réaliste à 2,5&nbsp;% du taux d’intérêt minimal. 
</p><p>Mais le Conseil fédéral a écouté les lamentations du lobby des assurances, qui s’était déjà imposé dans la Commission LPP. Ainsi, ces dernières vont enregistrer des bénéfices juteux l’an prochain aussi sur le dos des assuré(e). Vu les courbettes du gouvernement devant les assureurs, les assuré()e)s seront à nouveau les dindons de la farce.
</p><h5>Contact</h5><p>&nbsp;Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), secrétaire dirigeante chargée de la prévoyance vieillesse à l’USS, et Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-915</guid><pubDate>Tue, 13 Nov 2012 16:16:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats prêts à saisir le référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-prets-a-saisir-le-referendum</link><description>La CER favorable à une ouverture 24 heures sur 24 </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national veut prolonger les heures d’ouverture des échoppes de stations-service la nuit et le dimanche. Si le Conseil national la suivait, le travail&nbsp; 24 heures sur 24 serait autorisé pour la première fois dans le commerce de détail en Suisse. Dans le cas où les Chambres fédérales décident cette extension du travail de nuit, l’Union syndicale suisse (USS) et les syndicats Unia et Syndicom sont prêts à saisir le référendum. 
</p><p>Pour les syndicats, il n’est pas question d’assouplir l’interdiction du travail de nuit, car cela mettrait en danger la santé des travailleurs et travailleuses concernés et détériorerait grandement leur vie familiale. En outre, les nouvelles règles équivaudraient à une rupture de digue. En effet, d’autres commerces de détail demandent déjà à être traités sur pied d’égalité avec les échoppes des stations-service. Le travail du dimanche et de nuit risque ainsi de s’installer dans tout le pays.
</p><p>Les syndicats ne peuvent ni comprendre ni accepter cette décision favorable aux exploitants d’échoppes de stations-service. Alors que la population les rejette les uns après les autres, les lobbyistes bourgeois du commerce de détail continuent de lancer de nouveaux projets pour une prolongation des heures d’ouverture des commerces. Mais les syndicats seront toujours prêts à mettre fin à ce harcèlement, si nécessaire au moyen d’un référendum.
</p><p class="Text"><span lang="FR">L’USS salue la décision de la CER de consulter les syndicats, les autres partenaires sociaux et les cantons avant de prendre une décision sur la Motion Lombardi. Néanmoins, nous sommes déçus que cette motion n’ait pas été tout simplement rejetée. Déjà acceptée par le Conseil des États, elle demande que, dans toute la Suisse, les commerces puissent rester ouverts au moins de 6 à 20 heures du lundi au vendredi et de 6 à 19 heures le samedi. Or, les cantons n’auront pas le droit de prévoir des heures d’ouverture plus courtes. À cause de ce brutal empiètement sur la souveraineté des cantons, nombre d’entre eux seraient contraints de prolonger très fortement les durées d’ouverture des commerces sur leur territoire. Et les conditions de travail des dizaines de milliers d’employé(e)s de la vente s’en trouveraient dégradées.&nbsp;</span></p><h5>Renseignements</h5><p><b>Luca Cirigliano (076 335 61 97)</b>, secrétaire central de l’USS, <b>Vania Alleva (079 620 11 14)</b>, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia, et <b>Thomas Zimmermann&nbsp;(031 377 01 06 ou 079 249 59 74)</b>, responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.&nbsp;
</p><p><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-914</guid><pubDate>Tue, 13 Nov 2012 10:41:00 +0100</pubDate><title>Contre l’austérité aveugle : NON à la destruction de l&#039;économie sociale de marché!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/contre-l-austerite-aveugle-non-a-la-destruction-de-leconomie-sociale-de-marche</link><description>Journée européenne d’action et de solidarité</description><content:encoded><![CDATA[<p>La politique d’austérité de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) conduit à une impasse : elle a déjà fait basculer de nombreux pays européens dans la plus grave crise jamais connue depuis celle des années 1930. Les baisses de salaire appliquées sur une vaste échelle et le démantèlement des filets de sécurité sociale ébranlent le modèle social européen dans ses fondements. 
</p><p>La Confédération européenne des syndicats (CES) ne veut pas rester passive face à cette évolution. C’est pourquoi elle a organisé ce mercredi 14 novembre une journée européenne d’action et de solidarité. L’Europe a un besoin urgent d’un nouveau pacte social. Cette revendication a été corroborée par des grèves générales en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce, à Malte et à Chypres. C’est la première fois que des grèves ont simultanément lieu dans plusieurs pays lors d’une journée d’action de la CES. En France, en Pologne, en Roumanie, en Slovénie et en République tchèque, des dizaines de milliers personnes ont manifesté dans la rue. Et dans la plupart des autres pays européens, dont la Suisse, les syndicats ont organisé des actions de solidarité avec les victimes des politiques d’austérité dans le sud et l’est de l’Europe. 
</p><p>À Berne et à Genève, Unia a mis sur pied des actions de solidarité devant les consulats portugais, espagnols et grecs. À Genève, les syndicats ont manifesté dans le quartier des banques pour protester contre le fait que ce soit au peuple de passer à la caisse pour la crise bancaire et financière. <span lang="FR">À Berne, Andreas Rieger, coprésident d’Unia, a remis à un représentant de l’Ambassade de l’UE une lettre ouverte et prononcé une allocution dans laquelle il a demandé que soit mise en œuvre une politique axée sur la justice sociale et une répartition juste des richesses dans tous les pays de l’Europe et également en Suisse. La majorité des employés portugais de l’Ambassade ont participé à cette action et se sont mis en grève à cette occasion.</span></p><p>La Suisse aussi subit toujours les effets de cette crise : le franc fort met à mal l’économie d’exportation et le tourisme. De plus, la stagnation s’installe sur les marchés cibles. Conséquence : l’économie suisse également faiblit, d’où une baisse des rentrées fiscales et une pression toujours plus forte sur les ménages publics. Des cantons ont déjà mis sur rail des programmes d’austérité. C’est pourquoi les syndicats descendront dans la rue à Saint-Gall, le 15 novembre. À Lucerne, ils manifesteront le 24 novembre contre la spirale à la baisse que déclenchera, comme dans de nombreux pays européens, la politique d’austérité rigide qui y est mise en œuvre. 
</p><p>Deux semaines avant la journée européenne d’action déjà, de nombreuses activités et manifestations ont eu lieu en Suisse, dans la perspective de la journée européenne. Avec ver.di (D) et le GPS (A), Unia a mis sur pied des semaines d’action dans ces trois pays, sous le slogan « Il y a bien assez d’argent. L’heure est à la justice sociale ! ». 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a adressé une lettre au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi qu’au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, pour leur demander de renoncer à une politique d’austérité qui est un échec et de mettre en place une politique de croissance fondée notamment sur des investissements dans l’éducation, les infras-tructures, l’environnement et la santé. Pour ce faire, il faut que la politique fiscale soit plus juste. 
</p><h5>Unterlagen zum Aktions- und Solidaritätstag</h5><p>&lt;media linkicon sr&gt;Veranstaltungen in der Schweiz im Zusammenhang mit dem europäischen Aktionstag vom 14. November 2012 (n'existe qu'en allemand)&lt;/media&gt;
</p><p><a href="http://etuc.org/a/10446" class="external-link">Carte des actions nationales qui auront lieu dans le cadre de la journée européenne d’action et de solidarité du 14 novembre</a></p><p>&lt;media linkicon&gt;Lettre à M. Barroso, président au de la Commission Européenne&lt;/media&gt;
</p><p>&lt;media linkicon van&gt;Lettre à M. van Rompuy, président du Conseil Européen&lt;/media&gt;
</p><p><a href="http://www.etuc.org/a/10023" class="external-link">Confédération européenne des syndicats&nbsp;:&nbsp;Un contrat social pour l’Europe</a></p><p><a href="http://www.etuc.org/IMG/pdf/09112012_Declaration_jeunes_syndicalistes.pdf" class="external-link">Appel à la solidarité&nbsp;:&nbsp;Jeunes d’Europe, debout !&nbsp;</a></p><h5>Renseignements</h5><p>Vasco Pedrina (079 772 37 47), représentant de l’USS auprès de la Confédération européenne des syndicats (CES), et Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-908</guid><pubDate>Tue, 06 Nov 2012 14:59:00 +0100</pubDate><title>Absence de protection des représentant(e)s du personnel : la Suisse viole des droits fondamentaux </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/absence-de-protection-des-representant-e-s-du-personnel-la-suisse-viole-des-droits-fondamentaux</link><description>Paul Rechsteiner, président de l&#039;USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le droit de s’organiser et d’être actif syndicalement fait partie des droits fondamentaux qui permettent de distinguer un État de droit démocratique d’une dictature ou d’un État arbitraire. La liberté d’association, également appelée liberté de coalition, est une condition pour garantir, par le biais des réglementations collectives, que les conditions de travail et les acquis sociaux puissent contrebalancer le pouvoir économique des patrons. La Constitution fédérale la mentionne expressément. La liberté d’association est concrétisée par les droits découlant de la Convention n°&nbsp;98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiée par la Suisse. Avec l’interdiction du travail des enfants et de l’esclavage, la liberté syndicale fait partie des «&nbsp;core labour standards&nbsp;», c’est-à-dire des&nbsp; normes fondamentales du travail qui doivent être respectées dans le monde entier, indépendamment de la législation nationale. Ces droits sociaux fondamentaux sont des droits humains. 
</p><p>La Suisse est une des plus vieilles démocraties du monde. À la fin du XIX<sup>e</sup> siècle et au début du XX<sup>e</sup> siècle, elle fut aussi un État pionnier dans le développement de principes fondamentaux du droit international du travail. C’est l’une des raisons pour lesquelles le siège de l’OIT se trouve toujours à Genève. Outre les préoccupations sociales, reconnaître la nécessité de fixer des limites, au-delà du cadre national, à la concurrence internationale a toujours nourri le développement du droit international du travail, afin d’empêcher que la violation des principes élémentaires de la justice sociale ne puisse, par-dessus le marché, être source de profit.
</p><p>Il est donc d’autant plus préoccupant de voir que la Suisse, pays pionnier en matière de droit international du travail, n’a pas été capable, jusqu’à maintenant, de réglementer la protection des représentant(e)s du personnel de manière à respecter les standards minimaux de ce droit. Si, durant les années fastes de la haute conjoncture et du plein emploi, cette absence de protection n’apparaissait peut-être pas, en pratique, comme un problème aigu, il a constamment gagné en acuité depuis les années nonante. Pour cette raison, l’Union syndicale suisse s’est vue obligée, pour la première fois de son histoire, de porter plainte en 2003 auprès des instances de l’OIT. En novembre 2006, l’OIT a établi sans ambiguïté que la protection lacunaire des membres des syndicats et des commissions d’entreprise face aux licenciements antisyndicaux violait la liberté de coalition et exigea de la Suisse, respectivement du Conseil fédéral, qu’il agisse pour y remédier.
</p><p>Six ans plus tard, force est de constater malheureusement que la situation juridique ne s’est pas améliorée. Dans la pratique, la question est devenue encore plus aiguë, si nous considérons les cas scandaleux de ces dernières années. Les tribunaux ont aussi apporté leur contribution à cette situation lamentable, lorsque, à l’instar du Tribunal fédéral dans le cas emblématique du président de la commission d’entreprise de Tamedia, ils ont considéré que presque tout motif évoqué par l’employeur pouvait justifier le licenciement d’un membre d’une commission d’entreprise. Le Tribunal fédéral a néanmoins dû admettre à cette occasion que le Conseil fédéral et le législateur devaient agir. Reposant sur une inapplication offensive des conventions de l’OIT, l’attitude de la cour suprême – répétée dans sa décision sur le cas Chevrier, condamnant des syndicalistes pour la distribution, sur la place de parc de l’entreprise, de tracts d’information sur une convention collective – est en opposition crasse à ses arrêts récents sur d’autres conventions internationales (p. ex. sur la Convention relative aux droits de l’enfant ou sur la Convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes). Dès leur ratification au plus tard, les conventions de l’OIT font pourtant aussi partie du droit applicable dans le pays par ses tribunaux et ses autorités.
</p><p>De son côté, le Conseil fédéral, après des années de valse-hésitation, a mis en consultation en 2010 un projet qui aurait apporté au moins un petit progrès, certes insuffisant, en matière de protection des représentant(e)s du personnel. Depuis, le dossier est à nouveau bloqué, les employeurs et les associations économiques (et à leur remorque, les partis bourgeois) faisant barrage à toute amélioration. Les cantons et les autres participant(e)s à la consultation avaient en majorité réagi positivement aux propositions du Conseil fédéral. 
</p><p>Vu le blocage de ce dossier à la Confédération, l’Union syndicale suisse a décidé de réactiver la plainte auprès de l’OIT et a présenté, avec sa requête du 19 septembre 2012, toute une série de nouveaux cas (dont celui, déjà évoqué, de Daniel Suter). A la longue, les autorités suisses, fortement imbriquées dans les relations internationales, mais aussi les associations d’employeurs et économiques, ne pourront plus simplement rester insensibles au fait que l’OIT, l’organisation mondiale faisant autorité dans ce domaine, doive constater que la Suisse viole ce droit fondamental de la liberté d’association. 
</p><p>Parallèlement, une campagne est lancée en Suisse autour du nouveau Livre noir, afin de souligner le caractère intenable de la situation actuelle. Celui ou celle qui célèbre le partenariat social comme base indispensable au succès de l’économie suisse ne peut accepter en même temps que des membres des commissions d’entreprise, dont la tâche consiste à représenter les intérêts du personnel, puissent être mis à la rue du jour au lendemain. Ou qu’une direction d’entreprise puisse licencier, en pleine négociation d’un plan social, le président de la commission d’entreprise, donc son partenaire dans ces négociations. Et aucune gestion paritaire de caisse de pensions ne peut fonctionner avec l’indépendance nécessaire si ceux et celles qui assument cette tâche hautement exigeante et responsable ne bénéficient pas d’une protection contre les licenciements digne de ce nom. Celui ou celle qui représente des intérêts collectifs, et ce faisant agit dans l’intérêt public, doit être protégé en conséquence contre l’arbitraire.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-911</guid><pubDate>Tue, 06 Nov 2012 14:53:00 +0100</pubDate><title>La plainte est indispensable à la protection de la liberté syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-plainte-est-indispensable-a-la-protection-de-la-liberte-syndicale</link><description>Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Organisation internationale du travail (OIT), l’un des plus anciens organismes spécialisés des Nations Unies et sans doute l’un des plus importants en raison de son impact social, a plus d’une fois sommé la Suisse d’agir. En effet, l’OIT a constaté à maintes reprises que les sanctions prévues à l’article&nbsp;336a du Code des obligations (CO) en cas de licenciement abusif pour motifs antisyndicaux ne sont pas suffisamment dissuasives, trop peu spécifiques et ne prévoient pas la réintégration, contrairement, par exemple, au cas du licenciement abusif qui contrevient à l’interdiction de la discrimination à raison du sexe, où la réintégration est possible en vertu de la Loi sur l’égalité.
</p><p>Bref rappel des faits&nbsp;: le 14&nbsp;mai 2003, l’USS a déposé une plainte à l’OIT, une première pour notre organisation. Elle considère que le droit du travail suisse ne protège pas suffisamment les délégué(e)s syndicaux élus contre les licenciements abusifs. Or, la Suisse a ratifié tant la Convention n<sup>o</sup>&nbsp;87 de l’OIT sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical que la Convention n<sup>o</sup>&nbsp;98 sur le droit d’organisation et de négociation collective. Comme nous l’avons déjà entendu, ces deux textes ne sont pas des accords quelconques, mais des conventions fondamentales, c’est-à-dire qu’ils font partie du droit international impératif dans le domaine des libertés fondamentales. Comme nous devons également toujours le rappeler, notre Constitution fédérale garantit elle aussi, à son article&nbsp;28, la liberté syndicale et son exercice. 
</p><p>Dans sa plainte, où elle illustrait la situation juridique insatisfaisante à l’aide de nombreux exemples de personnes victimes de licenciements abusifs, l’USS demandait que les licenciements de délégué(e)s syndicaux soient annulés et pas seulement sanctionnés par le versement d’une indemnité équivalant au plus à six (au plus à trois dans la pratique) mois de salaire. Les entreprises peuvent ainsi s’acheter à bas prix la liberté de se défaire des membres dérangeants des commissions du personnel&nbsp;: la sanction est trop légère. Il s’agit clairement d’une infraction, qui reste toutefois sans conséquence notable pour les employeurs. 
</p><p>En 2004 déjà, une commission de l’OIT avait admis la plainte et demandé à la Suisse d’adapter sa législation aux normes internationales en vigueur. Le Conseil fédéral a toutefois refusé de modifier le droit, en invoquant la position des employeurs, qui se refusent à admettre la nécessité d’agir. En 2006, l’USS a soumis à l’OIT une liste de délégué(e)s syndicaux victimes de congés abusifs. La commission de l’OIT a alors de nouveau invité la Suisse à modifier sa législation, lui suggérant de s’inspirer de la loi sur l’égalité, qui prévoit la réintégration de la personne licenciée lorsque le juge constate le caractère abusif du congé. 
</p><p>Depuis lors, rien ou presque n’a bougé. Si le SECO et l’Office fédéral de la justice ont certes effectué plusieurs tentatives de mener à bien une révision partielle du Code des obligations, celles-ci ont toujours échoué. C’est le cas du projet de révision du 5&nbsp;décembre 2008, de celui du 16&nbsp;décembre 2009 et du dernier avant-projet de révision partielle du Code des obligations soumis à consultation le 1<sup>er&nbsp;</sup>octobre 2010. Même cette dernière réforme modeste (relèvement à 12&nbsp;mois de salaire de l’indemnité versée en cas de licenciement abusif, possibilité pour les partenaires sociaux de convenir d’une meilleure protection dans les conventions collectives de travail) a reçu les critiques des organisations patronales et prend désormais la poussière dans un tiroir. Le Conseil fédéral n’a même pas présenté les résultats de la consultation, pourtant achevée le 14&nbsp;janvier 2011. Cette situation est inacceptable.
</p><p>Pour cette raison, le Comité de l’USS s’est vu contraint, après toutes ces années d’attente, de réactiver la plainte déposée à l’OIT en présentant de nouveaux éléments le 19&nbsp;septembre 2012. Il décrit ainsi l’inactivité du Conseil fédéral et la résistance des employeurs – qui ne soutiennent même pas des améliorations minimes de la protection –, tout en apportant de nouveaux cas de licenciement abusif. L’USS demande à l’OIT de constater le refus des autorités suisses de mettre un terme à une situation grave qui viole les droits fondamentaux. Cette infraction chronique commise par la Suisse à l’encontre d’un droit constitutionnel et d’une norme du droit international qu’elle a ratifiée amènera vraisemblablement un organe des Nations Unies à condamner à nouveau notre pays, cette fois de manière définitive, le mettant ainsi au même niveau que l’Iran, la Chine ou encore la Biélorussie en matière de protection des droits syndicaux.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-904</guid><pubDate>Tue, 06 Nov 2012 13:33:00 +0100</pubDate><title>« Pour l’emploi et la solidarité en Europe – NON à l’austérité »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-l-emploi-et-la-solidarite-en-europe-non-a-l-austerite</link><description>14 novembre : Journée européenne d’action et de solidarité des syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La Confédération européenne des syndicats (CES), dont l’Union syndicale suisse (USS) est membre, appelle à manifester le 14 novembre prochain sur tout le continent à l’occasion d’une journée d’action et de solidarité. Ce jour, en Espagne, au Portugal, à Malte, à Chypres et en Grèce, des grèves générales seront organisées contre la politique catastrophique de démantèlement appliquée par les gouvernements de ces pays. </p><p>«&nbsp;Depuis des années, le mouvement syndical européen dénonce les mesures d’austérité. Elles font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Le résultat&nbsp;: arrêt de la croissance et chômage en hausse continue. En coupant dans les salaires et dans la protection sociale on attaque le modèle social européen et on aggrave les inégalités sociales.&nbsp;» C’est ainsi que commence l’appel lancé par la CES pour la journée du 14 novembre. Le 17 octobre dernier, son comité a en effet décidé de faire de cette date une journée d’action et de solidarité contre cette austérité hystérique qui a été installé de force dans toute l’Europe. Il faut absolument faire comprendre aux gouvernements européens, de Reykjavik à La Valette et d’Helsinki à Lisbonne que l’heure est venue de changer résolument de cap pour se diriger vers un <a href="http://www.etuc.org/a/10023">contrat social européen</a>. 
</p><p>Bien que la situation ne soit pas exactement la même dans tous les États du Vieux Continent, un triste point leur est commun&nbsp;: ce sont les citoyen(ne)s ordinaires qui doivent payer le prix de la crise économique et financière à coups de violentes baisses de salaire et de démantèlement social gigantesque. Alors que les riches et les plus riches parmi les riches sont épargnés&nbsp;! C’est pourquoi la CES pose les exigences suivantes&nbsp;: des mesures doivent être prises pour favoriser une activité économique durable et créatrice d’emplois ainsi qu’instaurer une juste répartition des richesses, les transactions financières doivent être désormais imposées, la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale ainsi que le dumping social et salarial doit être renforcée et l’assiette fiscale des entreprises harmonisée en Europe. Enfin, il faut que les droits sociaux et syndicaux fondamentaux soient respectés ainsi que garantis. 
</p><p>Grève générale dans cinq États
</p><p>La situation de l’Europe méridionale est très grave. Les programmes d’austérité y succèdent aux programmes d’austérité dans une spirale sans fin. Le chômage atteint des dimensions parfois supérieures à celle de la Grande Dépression des années trente. On ne s’étonnera alors pas que des pays comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce, Malte et Chypres recourront, le 14 novembre, à l’instrument de lutte le plus dur&nbsp;: la grève générale. Un jour durant, la vie économique de ces pays sera totalement paralysée. En Espagne, ce sera la première fois depuis la fin de l’ère de Franco, soit depuis plus de 30 ans, que deux grèves générales auront eu lieu au cours d’une même année&nbsp;!
</p><p>Et en Suisse&nbsp;?
</p><p>En Suisse romande, cette journée d’action sera notamment célébrée à Genève avec, le matin, un rassemblement syndical dans le quartier des banques et, l’après-midi, des piquets devant les consulats de Grèce, du Portugal, d’Espagne et d’Italie&nbsp;; cela, en collaboration avec les associations des pays concernés. Des lettres de soutien aux grèves nationales et de réprobation des politiques d’austérité seront remises aux consuls. 
</p><p>Avec ses pendants allemand et autrichien, Unia organise des semaines d’action syndicales sur le thème «&nbsp;Ce n’est pas l’argent qui manque&nbsp;!&nbsp;» (du 1er au 14 novembre&nbsp;;&nbsp; voir <a href="http://www.unia.ch/">www.unia.ch</a>). Des syndicalistes originaires du sud de l’Europe y participent. Une revendication essentielle&nbsp;: imposer équitablement les hauts revenus, les grandes fortunes, les héritages et les transactions financières. D’autres actions décentralisées auront aussi lieu en Suisse en faveur de la responsabilité solidaire en cas de chaînes de sous-traitance ou contre des programmes cantonaux d’austérité.</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Repartition</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-912</guid><pubDate>Tue, 06 Nov 2012 12:15:00 +0100</pubDate><title>Protéger celles et ceux qui défendent nos droits</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/proteger-celles-et-ceux-qui-defendent-nos-droits</link><description>Livre noir des licenciements abusifs</description><content:encoded><![CDATA[<p><a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7" class="linkicon">À commander à&nbsp;info(at)sgb.ch</a></p><p>Editeur : Union syndicale suisse (USS)
</p><p>Rédaction : Jean Christophe Schwaab, Michael Stötzel, Vania Alleva, Vasco Pedrina, Matthias Hartwich, Florence Proton,&nbsp;Nico Lutz, Thomas Zimmermann 
</p><p>Traduction française : Sylvain Bauhofer, Fernand Quartenoud
</p><p>&nbsp;</p><p>En Suisse, lorsque l'on représente les intérêts des travailleuses et des travailleurs face à l'employeur, on risque des représailles dans de nombreuses entreprises. Il y a constamment des licenciements prononcés à l'encontre de représentant(e)s du personnel en lien avec leur engagement dans une commission du personnel ou en tant que délégué syndical.&nbsp;
</p><p>Le «&nbsp;Livre noir des licenciements abusifs&nbsp;» de l’USS décrit la réalité actuelle en matière de licenciements antisyndicaux, répond aux arguments fallacieux des patrons et présente les revendications syndicales qui permettront d’améliorer la situation. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-905</guid><pubDate>Tue, 06 Nov 2012 10:40:00 +0100</pubDate><title>Il faut continuer à enregistrer la durée du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-continuer-a-enregistrer-la-duree-du-travail</link><description>Quand les conditions de travail rendent psychiquement malade </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En matière d’horaires de travail, de pauses ou d’heures supplémentaires, certains politicien(ne)s de droite proposent d’appliquer la loi de la jungle. Selon eux, ce domaine n’a pas besoin de législation, les inspectorats du travail n’ont pas à contrôler quoi que ce soit. Que la pression sur le lieu de travail rende toujours plus de monde malade n’émeut en rien ces disciples de la dérégulation tous azimuts, pour qui il n’y a plus lieu non plus que l’on enregistre les durées du travail.</p><p>Les attaques continuellement dirigées contre le droit du travail présentent un avantage. Grâce à elles, des études pointues démontrent ensuite rapidement quelles relations existent, sur les lieux de travail, entre conditions de travail précaires, hausses de la productivité, mondialisation, stress et tableaux cliniques psychiques. Des études qui confirment toutes les anciennes analyses déjà effectuées ainsi que les revendications avancées par les syndicats.
</p><h3>Avec une CCT, c’est toujours mieux</h3><p>La nouvelle étude européenne sur les conditions de travail (<a href="http://www.seco.admin.ch/dokumentation/publikation/00008/00022/04921/index.html?lang=fr">Seco et Haute école de Suisse nord-occidentale&nbsp;: «&nbsp;5ème enquête européenne sur les conditions de travail 2010 – Résultats choisis selon la perspective suisse&nbsp;»</a>) montre qu’au chapitre des conditions de travail, harcèlement psychique compris, la Suisse ne se situe que dans le gros du peloton européen, mais ne fait pas mieux. Et la situation s’est plutôt dégradée ces cinq derniers années, notamment dans le secteur tertiaire (bureaux, banques, commerce, vente, services, etc.). Par contre, dans l’industrie et le secteur principal de la construction, les indicateurs de stress, bruit et autres facteurs de risques (physiques) pour la santé (port de lourdes charges, poussière, chaleur), se sont plutôt améliorés. Ce n’est sans doute pas un hasard si des progrès ont été réalisés précisément dans des branches où le taux de syndicalisation et la couverture des conditions de travail à travers des conventions collectives de travail (CCT) négociées par les partenaires sociaux sont élevés…
</p><p>En revanche, les conditions de travail se sont dégradées, durant la période étudiée, dans les branches où il n’a malheureusement pas été possible de négocier de CCT ou dans lesquelles celles-ci sont rares. Cela se traduit la plupart du temps par une pression psychique accrue sur le lieu de travail, à savoir&nbsp;: moins de temps pour accomplir les mêmes tâches, voire encore plus (pression aux délais) ou, par exemple, plus de grands bureaux bruyants et pas adaptés au plan ergonomique. En 2005, près de 70&nbsp;% des employé(e)s de Suisse ont dû travailler à une cadence trop élevée. En 2010, ils étaient déjà 84&nbsp;% dans cette situation&nbsp;! Et selon l’étude sur le stress du SECO (<a href="http://www.seco.admin.ch/dokumentation/publikation/00008/00022/04731/index.html?lang=fr&amp;download=NHzLpZeg7t,lnp6I0NTU042l2Z6ln1ae2IZn4Z2qZpnO2Yuq2Z6gpJCFfHx4gWym162epYbg2c_JjKbNoKSn6A--">«&nbsp;Résumé de l’étude sur le stress 2010&nbsp;»</a>), 25 % des personnes interrogées font état de symptômes d’épuisement professionnel ou de tendances à ce dernier. 
</p><h3>Un scandale&nbsp;: la durée du travail est enregistrée toujours moins souvent </h3><p>Mais le vrai scandale ici, c’est que toujours plus d’employeurs font pression sur leur personnel pour qu’il ne note plus ses heures supplémentaires ou ne respecte plus les pauses prévues ou ses temps de repos&nbsp;! Ce phénomène se manifeste aussi dans le fait qu’actuellement, 16,7 % des travailleurs et travailleuses du pays n’enregistrent plus (n’ont plus le droit d’enregistrer) leurs durées de travail. Ainsi, leurs employeurs ne remplissent de facto plus une grande partie de leurs obligations légales quant aux documents qu’il leur appartient de fournir aux inspectorats du travail… Autant de grossières infractions, que de nombreux gouvernements cantonaux tolèrent&nbsp;!
</p><p>Une autre étude (<a href="http://www.news.admin.ch/NSBSubscriber/message/attachments/27889.pdf">C. Dorsemagen, A. Krause, M. Lehmann, U. Pekruhl&nbsp;: «&nbsp;Les horaires de travail flexibles en Suisse – Évaluation des résultats d’un sondage représentatif auprès de la population active suisse&nbsp;»</a>) fait apparaître que l’enregistrement de la durée du travail et, logiquement, le contrôle régulier ainsi que le respect des pauses et des temps de repos qui vont de pair sont des facteurs de résistance au stress, au surmenage émotionnel, aux dépressions ou aux troubles du sommeil. Il y est aussi dit que la satisfaction au travail, un des meilleurs «&nbsp;contrepoisons&nbsp;» au stress, est toujours la plus grande lorsque les travailleurs et travailleuses peuvent combiner des horaires flexibles à un enregistrement simple et d’accès aisé de la durée du travail, par exemple au moyen d’une <a href="https://itunes.apple.com/fr/app/feuille-temps-timesheet-gerer/id445811752?mt=8">application</a>). L’expérience montre que si la durée du travail n’est pas enregistrée, les temps de repos ne sont tendanciellement pas respectés, les pauses sont «&nbsp;oubliées&nbsp;» et les gens travaillent plus durant leurs loisirs ou en cas de maladie, c’est-à-dire gratuitement. Impossible ensuite de se reposer et de récupérer. En outre, les heures supplémentaires non plus ne peuvent plus être comptabilisées proprement si l’employeur supprime l’enregistrement du temps de travail. Conséquence&nbsp;: du travail effectué gratuitement.
</p><h3>Les plus touchés&nbsp;: dans les bureaux et les banques</h3><p>Cette étude fait aussi apparaître que travailler gratuitement sous la forme d’heures supplémentaires non rémunérées ou non compensées et «&nbsp;oublier&nbsp;» des pauses nourrit l’insatisfaction au travail et, finalement, rend malade. Les principales victimes sont les employé(e)s de bureau et de banque. Depuis des années, certains employeurs veulent nous faire avaler que la flexibilité des horaires de travail et l’enregistrement de la durée du travail s’excluraient. Ce conte est désormais reconnu comme tel&nbsp;: non seulement les horaires flexibles et les formes modernes de contrôle de la durée du travail se complètent on ne peut mieux, mais ils font souvent aussi obstacle au stress et aux autres atteintes à la santé que sont, par exemple, l’épuisement professionnel ou les dépressions, sans parler de leur incidence financière sur l’économie&nbsp;!
</p><p>N’oublions pas que ce sont surtout les parents et leurs familles qui souffrent du stress engendré par le travail et du manque de temps de repos. Les femmes à qui, comme c’est fréquent aujourd’hui, il revient de prodiguer, sans être payées pour cela, des soins ou d’assurer l’éducation des enfants, se trouvent tout spécialement confrontées à un vrai dilemme (voir le texte d’orientation du Congrès 2010 de l’USS <a href="http://www.uss.ch/uploads/media/Dossier_73_Congres_de_l_USS.pdf">«&nbsp;Concilier l’horaire de travail avec la famille, les loisirs et la santé&nbsp;»</a>, Dossier N°&nbsp;73 de l’USS, p. 6 ss.). Les mères qui exercent une activité lucrative souffrent en particulier de ce que la séparation entre travail professionnel et travail familial devient toujours plus poreuse, ainsi que du non-enregistrement de la durée du travail. 
</p><p>Dans tous les cas, enregistrer la durée du travail est la seule mesure qui protège contre des conditions de travail psychiquement nocives. Y renoncer est une «&nbsp;activité à haut risque&nbsp;», tant pour le travailleur ou la travailleuse (risque de tomber malade) que pour l’employeur (incidence financière des maladies dues au stress).
</p><h3>NON à une dérégulation encore plus poussée – OUI à des contrôles de la durée du travail</h3><p>Pour protéger la santé des travailleurs et des travailleuses et leur permettre de mieux concilier famille et profession, l’Union syndicale suisse (USS) combat toute nouvelle dérégulation des horaires de travail (p. ex. via les heures d’ouverture des commerces). Nous lutterons, si nécessaire en saisissant le référendum, contre les projets débattus aux Chambres fédérales, comme l’initiative parlementaire Lüscher et ladite «&nbsp;Variante du Conseil fédéral&nbsp;», qui prévoient une ouverture 24 heures sur 24 (y compris le dimanche&nbsp;!) des échoppes des stations-service. Confronté à des conditions de travail d’ores et déjà suffisamment mauvaises, le personnel de vente a en effet largement gagné le droit de se reposer la nuit et le dimanche&nbsp;! Pour les mêmes raisons, l’USS rejette les autres propositions de dérégulation discutées au Parlement, comme la motion Lombardi, qui veut prolonger la durée du travail de tous les employé(e)s du commerce de détail, de même que la motion Abate, une nouvelle offensive contre les conditions de travail dans cette branche, qui se cache derrière l’énorme prétexte de l’encouragement du tourisme. 
</p><p>Étant donné les vérités scientifiquement établies par les études susmentionnées, l’USS rejette énergiquement la dérégulation proposée par le SECO, via une modification de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (art. 73a). Dans sa &lt;link uploads media&gt;réponse à la consultation fédérale à ce sujet, un document qui n’existe qu’en allemand, l’USS dit NON à la suppression de l’enregistrement de la durée du travail pour de nombreuses catégories d’employé(e)s, comme celles et ceux des banques et des bureaux&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; . C’est pourquoi elle demande aux gouvernements cantonaux de mettre une fois pour toutes plus de ressources en personnes et en argent à la disposition de leurs inspectorats du travail, afin que ceux-ci puissent effectuer dans les entreprises de tout le pays des contrôles sérieux comme il se doit, y compris celui de l’enregistrement de la durée du travail&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-910</guid><pubDate>Mon, 05 Nov 2012 16:47:00 +0100</pubDate><title>Änderung des Zivilgesetzbuchs (Kindesunterhalt), der Zivilprozessordnung (Art. 296a) und des Zuständigkeitsgesetzes (Art. 7): Vernehmlassungsantwort</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aenderung-des-zivilgesetzbuchs-kindesunterhalt-der-zivilprozessordnung-art-296a-und-des-zustaendigkeitsgesetzes-art-7-vernehmlassungsantwort</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-909</guid><pubDate>Mon, 05 Nov 2012 16:41:00 +0100</pubDate><title>Augmentation des subventions relatives à l’organisation des examens fédéraux — Révision de l’article 65 de l’ordonnance sur la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/augmentation-des-subventions-relatives-a-l-organisation-des-examens-federaux-revision-de-l-article-65-de-l-ordonnance-sur-la-formation-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-907</guid><pubDate>Mon, 05 Nov 2012 16:17:00 +0100</pubDate><title>Vertrag zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und der Bundesrepublik Deutschland über die Auswirkungen des Betriebs des Flughafens Zürich auf das Hoheitsgebiet der Bundesrepublik Deutschland</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vertrag-zwischen-der-schweizerischen-eidgenossenschaft-und-der-bundesrepublik-deutschland-ueber-die-auswirkungen-des-betriebs-des-flughafens-zuerich-auf-das-hoheitsgebiet-der-bundesrepublik-deutschland</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-906</guid><pubDate>Mon, 05 Nov 2012 10:51:00 +0100</pubDate><title>Protection contre les licenciements « Protéger celles et ceux qui défendent nos droits »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-les-licenciements-proteger-celles-et-ceux-qui-defendent-nos-droits</link><description>L&#039;USS réactive sa plainte auprès de l&#039;OIT</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, lorsque l'on représente les intérêts des travailleuses et des travailleurs face à l'employeur, on risque des représailles dans de nombreuses entreprises. Il y a constamment des licenciements prononcés à l'encontre de représentant(e)s du personnel en lien avec leur engagement dans une commission du personnel ou en tant que délégué syndical. C'est ce que montre le Livre noir publié lundi par l'Union syndicale suisse et qui traite de ces licenciements abusifs sous le titre « Protéger celles et ceux qui défendent nos droits ».
</p><p>Celui ou celle qui est menacé par des représailles ou par un licenciement ne peut évidemment pas négocier des conditions de travail sur pied d'égalité avec l'employeur. La liberté d'association garantie par la Constitution tourne alors à la farce. La Suisse a non seulement reconnu constitutionnellement ce droit, mais elle s'est aussi « engagée à garantir ce droit, en adhérant à la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur la protection des syndicalistes lors de licenciements abusifs » selon Alain Bovard, juriste à Amnesty International Suisse.
</p><p>Comme les milieux politiques suisses, dominés par les partis bourgeois, refusent d'introduire des sanctions effectives contre les licenciements antisyndicaux, l'USS a décidé de réactiver sa plainte déposée en 2003 auprès de l'OIT, mais suspendue en 2009. Cette plainte avait été gelée à la demande de l'USS, puisqu'alors le Conseil fédéral avait fait connaître des propositions pour améliorer la situation. Les partis bourgeois et les employeurs ont toutefois rejeté les suggestions des plus minimales de l'exécutif fédéral, reléguant celles-ci dans d'obscurs tiroirs. L'OIT doit donc reprendre l'examen du cas suisse et faire monter la pression. Le président de l'USS, Paul Rechsteiner, l'explique : « À la longue, les autorités suisses, fortement imbriquées dans les relations internationales, mais aussi les associations d'employeurs et de l'économie, ne pourront plus simplement rester insensibles au fait que l'OIT, l'organisation mondiale faisant autorité dans ce domaine, constate que la Suisse viole ce droit fondamental de la liberté d'association.
</p><h5>Contact</h5><p>&nbsp;</p><pre class="xml_contact" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; padding: 8px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; color: rgb(87, 87, 85); line-height: 20px; -webkit-text-size-adjust: auto; ">Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l'USS, responsable de ce dossier et Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de l'information et porte-parole de l'USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d'information </pre><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-903</guid><pubDate>Thu, 01 Nov 2012 16:34:00 +0100</pubDate><title>Un tout petit geste en faveur des bourses d’études</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-tout-petit-geste-en-faveur-des-bourses-d-etudes</link><description>Contre-projet à l’initiative des bourses d’études de l’UNES</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a reconnu la nécessité de renforcer le système des bourses d’études en Suisse qui souffre actuellement d’un manque total d’harmonisation. C’est du moins ce qui ressort de son contre-projet à l’initiative des bourses d’études qui a été mis aujourd’hui en consultation.
</p><p>L’USS se réjouit de cette évolution. Elle se déclare cependant sceptique sur la capacité du contre-projet à régler les problèmes qui se posent. Le contre-projet ne propose en effet que des corrections de détails de la législation actuelle. Il intègre quelques dispositions formelles prévues dans le concordat intercantonal sur les bourses d’études qui a été ratifié en 2009 par la Conférences des directeurs de l’instruction publiques (CDIP), mais qui, faute d’intérêt de la part des cantons, n’est toujours pas entré en vigueur. Les corrections proposées par le Conseil fédéral sont plutôt cosmétiques et ne proposent malheureusement aucune amélioration matérielle directe&nbsp;: les cantons devraient continuer à définir leur politique d’octroi des bourses et de prêts à leur manière, en particulier les critères financiers.
</p><p>L’USS, en tant qu’organisation partenaire, a soutenu l’initiative des bourses d’études lancée par l’Union des étudiant-e-s de Suisse UNES. Elle s’engagera pour un projet permettant d’atteindre une réelle harmonisation des bourses au niveau suisse, afin d’améliorer la situation économique des étudiant-e-s et favoriser l’égalité des chances.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-895</guid><pubDate>Fri, 26 Oct 2012 16:00:00 +0200</pubDate><title>Weissgeldstrategie statt Pranger für Bankmitarbeiter</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/weissgeldstrategie-statt-pranger-fuer-bankmitarbeiter</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand) Vernehmlassung zur Datenlieferung an die USA</description><content:encoded><![CDATA[<p>Für den SGB ist klar, eine Lösung der in der Vergangenheit liegenden Probleme mit verschiedenen&nbsp;Staaten, unter anderem den USA, kann nicht mit dem vorliegenden ad-hoc-Verfahren erreicht werden, sondern&nbsp;nur mit einer ganzheitlichen Weissgeld-Strategie. Dazu ist neben weiteren Massnahmen ein globales Steuerabkommen&nbsp;mit den USA durch den Bundesrat auszuhandeln.
</p><p>Dagegen bleibt die Datenlieferung in&nbsp;der heutigen rechtlichen Situation eine Massnahme ohne genügende gesetzliche Grundlage. Der&nbsp;SGB erwartet in diesem Zusammenhang auch einen baldigen Staatsvertrag, der garantiert, dass&nbsp;die den USA gelieferten Daten nur für Anklagen gegen die Bankinstitute verwendet werden dürfen,&nbsp;nicht aber gegen einzelne Mitarbeitende.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-940</guid><pubDate>Fri, 26 Oct 2012 15:42:00 +0200</pubDate><title>Beiträge des Bundes an die Olympischen Winterspiele Schweiz 2022</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/beitraege-des-bundes-an-die-olympischen-winterspiele-schweiz-2022</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>(n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-900</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2012 15:23:00 +0200</pubDate><title>Au Conseil national de tenir sa promesse !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/au-conseil-national-de-tenir-sa-promesse</link><description>Mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après le Conseil des États, la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national Sa adopté une version plus stricte de la responsabilité solidaire. L’Union syndicale suisse (USS) se félicite de cette décision, prise nettement par 14 voix contre 8 (2 abstentions). Il apparaît ainsi que les membres de la CER ont désormais pris au sérieux les informations pratiquement faisant état de graves cas, quasi quotidiens, de sous-enchère salariale dans notre pays.</p><p>Au Conseil national d’accepter maintenant la proposition de la Chambre des cantons et de sa commission. Les partis de droite, PRL et PDC, auront ainsi la possibilité, lors de la prochaine session, de tenir leur promesse d’une responsabilité solidaire apte à mettre fin à la sous-enchère salariale. 
</p><p>Pour l’USS, il va de soi que l’on ne peut combattre efficacement cette dernière que si l’entrepreneur contractant doit répondre pour tous ses sous-traitants du respect des conditions de travail usuelles. Sinon, impossible d’en arriver à ce qu’en Suisse, on verse partout des salaires suisses.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-901</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2012 14:46:00 +0200</pubDate><title>Mis à part quelques idéologues, personne ne veut relever l’âge de la retraite</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mis-a-part-quelques-ideologues-personne-ne-veut-relever-l-age-de-la-retraite</link><description>Départ à la retraite et démographie : une nouvelle étude</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) vient de publier une étude sur le départ à la retraite et la démographie<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Une étude dont l’interprétation des résultatse ne va pas de soi. De fait, dès le départ, deux problèmes avaient été posés (financement à long terme des assurances sociales et pénurie de main-d’œuvre spécialisée) de même que leur solution (les personnes âgées doivent travailler plus longtemps). En effet, lorsque l’on sait dès le départ à quelle conclusion on va, voire doit, aboutir, l’interprétation des résultats de l’étude relève d’une quasi-manipulation. </p><p>Le Conseil fédéral, à tout le moins son chef d’alors, le conseiller fédéral Didier Burkhalter, estime que, pour relever les défis de la prévoyance vieillesse et de la politique du marché du travail, l’orientation fondamentale à suivre consiste à maintenir la population âgée plus longtemps dans le monde du travail. Bref, les vieux doivent travailler plus longtemps&nbsp;! Il y aura moins de rentes à payer et les employeurs auront assez de personnel. 
</p><p>Les employeurs «&nbsp;réels&nbsp;» ne veulent pas de relèvement de l’âge de la retraite
</p><p>Il y a toutefois un hic&nbsp;: les employeurs ne veulent pas de cette solution, même si leurs organisations faîtières la demandent. Ainsi, 60&nbsp;% des entreprises interrogées n’ont pas engagé, ces trois dernières années, d’employé(e)s de plus de 58 ans. Seuls 13&nbsp;% d’entre elles pensent qu’il est &nbsp;judicieux de travailler au-delà de l’âge ordinaire de la retraite. Pour 32&nbsp;% par contre, c’est une erreur et 48&nbsp;% jugent que ce n’est raisonnable que pour certaines fonctions. Dans une situation de pénurie manifeste de main-d’œuvre qualifiée, les entreprises tableraient d’abord sur les femmes et la libre circulation des personnes. 15&nbsp;% seulement – c’est maigre - pensent ici aux personnes âgées. La majorité des employeurs refusent même le relèvement de l’âge ordinaire de la retraite. 
</p><p>Ces chiffres correspondent à la réalité en matière de départ à la retraite. En effet, 40&nbsp;% des personnes prennent leur retraite avant d’avoir 64/65 ans, alors que 20&nbsp;% le font à ce moment. Un bon tiers continuent à travailler, mais surtout à temps partiel et dans des fonctions dirigeantes. Le volume de ces activités n’a pas été calculé, ni leur durée. De plus, parmi les hommes de 65 à 70 ans actifs professionnellement, seuls 38&nbsp;% sont des salariés, les autres étant avant tout des indépendants (avocat(e)s, architectes, médecins, etc.), qui continuent à travailler à l’âge AVS. 
</p><p>Vu d’un œil critique, tous ces chiffres montrent qu’il n’existe pas de marge de manœuvre pour relever l’âge ordinaire de la retraite. Mais comme l’«&nbsp;on&nbsp;» connaît la solution du problème que l’on a construit soi-même déjà en le posant, les personnes qui interprètent cette étude lancent un appel aux employeurs – rappelons qu’uniquement une minorité d’entre eux veut engager des personnes âgées - &nbsp;pour qu’ils créent des emplois destinés à ces dernières. De plus, des emplois qui permettent de travailler avec plaisir, offrent des conditions de travail attrayantes (assez de temps libre pour pouvoir concilier travail, famille et loisirs) et leur apportent l’estime de leurs employeurs. Si cela ne concernait que les travailleurs et travailleuses jusqu’à 64/65 ans, ce ne serait pas un problème. Mais, ces réflexions concernent des personnes au-delà de cet âge… Les «&nbsp;interprètes&nbsp;» de cette étude savent bien que dans ce cas, ce n’est de loin pas évident. C’est pourquoi elles gonflent les maigres données dont elles disposent. Selon elles, si un tiers des personnes travaillent au-delà de 64/65 ans, si le taux d’activité des plus de 58 ans s’est amélioré (dans une mesure minime), c’est que nous sommes en présence d’une tendance. Travailler plus longtemps, comme suggéré, serait sans doute une évolution naturelle, estiment-elles.
</p><p>L’étude de l’OFAS montre au contraire que ce n’est le cas qu’exceptionnellement. Lorsque l’on fait semblant d’interpréter une étude, alors que l’on sait dès le départ à quelle conclusion l’on aboutira, cela suppose que l’on recoure à de multiples stratagèmes qui pourraient se retourner quelques années plus tard contre leurs auteurs… sous la forme d’un référendum. 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> «&nbsp;Altersrücktritt im Kontext der demografischen Entwicklung&nbsp;» (avec un résumé en français).</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-897</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2012 09:31:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 89 : « Évolution des effectifs syndicaux en 2011 »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/dossier-n-89-evolution-des-effectifs-syndicaux-en-2011</link><description>Une/une salarié(e) sur cinq est syndiqué</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Fin 2011, 744&nbsp;825 personnes étaient syndiquées. Cela représente un taux de syndicalisation de près de 20,9&nbsp;%.</p><p>Fin 2011, selon les statistiques de l’USS<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, 744&nbsp;825 personnes étaient syndiquées, soit 3&nbsp;302 de moins qu’en 2010. Ces syndiqué(e)s se répartissaient comme suit dans les deux organisations faîtières&nbsp;: 49,5&nbsp;% pour l’USS et 22,1&nbsp;% pour Travail.Suisse. Et 28,4&nbsp;% ne sont pas affiliés à une organisation faîtière. En comparaison annuelle, les fédérations de l’USS et celles qui n’appartiennent pas à une organisation faîtière ont perdu des membres (0,9&nbsp;%, resp. 0,5&nbsp;%), celles de Travail.Suisse en ayant gagné (0,7&nbsp;%).
</p><p>Les 744&nbsp;825 syndiqué(e)s représentaient, en 2011 20,9&nbsp;%<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> des personnes professionnellement actives (taux d’occupation de 50&nbsp;% ou plus). Ce taux de syndicalisation de 20,9&nbsp;% ainsi calculé est en recul depuis quelques années (22,8&nbsp;% en 2007). Le tableau 1 indique l’évolution sur cinq ans du nombre de syndiqué(e)s par organisation faîtière et sans organisation faîtière ainsi que le taux de syndicalisation suisse.
</p><p>Selon la fédération
</p><p>Cinq fédérations de l’USS ont vu leurs effectifs augmenter en 2011 (AvenirSocial, kapers, SBKV, Unia, ssp). En chiffres absolus, la hausse la plus forte a été enregistrée par le ssp (550 personnes)&nbsp;; en pour-cent, c’est kapers qui a le plus progressé (5&nbsp;%). Les effectifs féminins des fédérations de l’USS ont connu une hausse particulièrement forte<a href="typo3/#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> (1505 personnes = 1,5&nbsp;%).
</p><p>Huit fédérations de Travail.Suisse ont gagné des membres (Syna, OCST, Hotel&amp;Gastro Union, Transfair, pour les plus grandes), ce qui a été le cas de 4 organisations non rattachées à une organisation faîtière (LCH, FSFP, APEB et Association du personnel de la SUVA). Ces cinq dernières années, rien n’a changé au hit-parade des dix plus grandes organisations, mis à part un rang gagné grâce à la fusion qui a mené à syndicom (tableau 2). 
</p><p>&nbsp;</p><p>Tableau 1&nbsp;: Personnes syndiquées en Suisse, de 2007 à 2011 et taux &nbsp; <br>de syndicalisation approximatif </p><table cellpadding="0" cellspacing="0" border="1"><tbody><tr><td valign="top" width="130"><p>Organisation faîtière</p></td><td valign="top" width="125"><p>2007</p></td><td valign="top" width="125"><p>2008</p></td><td valign="top" width="125"><p>2009</p></td><td valign="top" width="125"><p>2010</p></td><td valign="top" width="125"><p>2011</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>USS</p></td><td valign="top" width="125"><p>374&nbsp;001 (17)</p></td><td valign="top" width="125"><p>368&nbsp;426 (16)</p></td><td valign="top" width="125"><p>377&nbsp;327 (16)</p></td><td valign="top" width="125"><p>372&nbsp;072 (15)</p></td><td valign="top" width="125"><p>368&nbsp;762 (16)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>Travail.Suisse</p></td><td valign="top" width="125"><p>168&nbsp;352 (12)</p></td><td valign="top" width="125"><p>162&nbsp;268 (12)</p></td><td valign="top" width="125"><p>164&nbsp;406 (12)</p></td><td valign="top" width="125"><p>163&nbsp;403 (11)</p></td><td valign="top" width="125"><p>164&nbsp;522 (11)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>aucune</p></td><td valign="top" width="125"><p>225&nbsp;708 (11)</p></td><td valign="top" width="125"><p>222&nbsp;547 (11)</p></td><td valign="top" width="125"><p>211&nbsp;994&nbsp;&nbsp; (10)</p></td><td valign="top" width="125"><p>212&nbsp;642&nbsp;&nbsp; (10)</p></td><td valign="top" width="125"><p>211&nbsp;541 (10)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>TOTAL</p></td><td valign="top" width="125"><p>768&nbsp;061 (40)</p></td><td valign="top" width="125"><p>753&nbsp;241 (39)</p></td><td valign="top" width="125"><p>753&nbsp;727 (38)</p></td><td valign="top" width="125"><p>748&nbsp;127 (36)</p></td><td valign="top" width="125"><p>744&nbsp;825 (37)</p></td></tr><tr><td valign="top" width="130"><p>Taux de syndicalisation</p></td><td valign="top" width="125"><p>22,8</p></td><td valign="top" width="125"><p>21,9</p></td><td valign="top" width="125"><p>22,1</p></td><td valign="top" width="125"><p>21,3</p></td><td valign="top" width="125"><p>20,9</p></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Tableau 2&nbsp;: Les 10 plus forts syndicats en effectifs de Suisse, de 2007 à 2011</p><table cellpadding="0" cellspacing="0" border="1"><tbody><tr><td valign="top" width="128"><p>Fédération</p></td><td valign="top" width="146"><p>Organis. faîtière</p></td><td valign="top" width="92"><p>2007</p></td><td valign="top" width="78"><p>2008</p></td><td valign="top" width="78"><p>2009</p></td><td valign="top" width="78"><p>2010</p></td><td valign="top" width="78"><p>2011</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>Unia</p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>198&nbsp;524</p></td><td valign="top" width="78"><p>196&nbsp;018</p></td><td valign="top" width="78"><p>196&nbsp;030</p></td><td valign="top" width="78"><p>193&nbsp;406</p></td><td valign="top" width="78"><p>193&nbsp;518</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>SYNA</p></td><td valign="top" width="146"><p>Travail.Suisse</p></td><td valign="top" width="92"><p>65&nbsp;924</p></td><td valign="top" width="78"><p>64&nbsp;073</p></td><td valign="top" width="78"><p>61&nbsp;830</p></td><td valign="top" width="78"><p>59&nbsp;880</p></td><td valign="top" width="78"><p>60&nbsp;097</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>SEC-Suissez</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune</p></td><td valign="top" width="92"><p>55&nbsp;678</p></td><td valign="top" width="78"><p>54&nbsp;222</p></td><td valign="top" width="78"><p>55&nbsp;000</p></td><td valign="top" width="78"><p>55&nbsp;000</p></td><td valign="top" width="78"><p>55&nbsp;000</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>LCH</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune</p></td><td valign="top" width="92"><p>50&nbsp;294</p></td><td valign="top" width="78"><p>49&nbsp;837</p></td><td valign="top" width="78"><p>49&nbsp;890</p></td><td valign="top" width="78"><p>50&nbsp;235</p></td><td valign="top" width="78"><p>50&nbsp;343</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>SEV</p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>48&nbsp;261</p></td><td valign="top" width="78"><p>47&nbsp;112</p></td><td valign="top" width="78"><p>46&nbsp;449</p></td><td valign="top" width="78"><p>45&nbsp;727</p></td><td valign="top" width="78"><p>45&nbsp;167</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>Syndicom*</p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>49&nbsp;089</p></td><td valign="top" width="78"><p>48&nbsp;109</p></td><td valign="top" width="78"><p>47&nbsp;108</p></td><td valign="top" width="78"><p>45&nbsp;833</p></td><td valign="top" width="78"><p>43&nbsp;640</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>OCST </p></td><td valign="top" width="146"><p>Travail.Suisse</p></td><td valign="top" width="92"><p>37&nbsp;086</p></td><td valign="top" width="78"><p>37&nbsp;026</p></td><td valign="top" width="78"><p>37&nbsp;542</p></td><td valign="top" width="78"><p>38&nbsp;819</p></td><td valign="top" width="78"><p>39&nbsp;580</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>ssp </p></td><td valign="top" width="146"><p>USS</p></td><td valign="top" width="92"><p>35&nbsp;003</p></td><td valign="top" width="78"><p>34&nbsp;950</p></td><td valign="top" width="78"><p>35&nbsp;124</p></td><td valign="top" width="78"><p>35&nbsp;486</p></td><td valign="top" width="78"><p>36&nbsp;036</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>FC</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune</p></td><td valign="top" width="92"><p>27&nbsp;887</p></td><td valign="top" width="78"><p>26&nbsp;109</p></td><td valign="top" width="78"><p>25&nbsp;750</p></td><td valign="top" width="78"><p>25&nbsp;500</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;800</p></td></tr><tr><td valign="top" width="128"><p>ASI</p></td><td valign="top" width="146"><p>Aucune </p></td><td valign="top" width="92"><p>25&nbsp;473</p></td><td valign="top" width="78"><p>25&nbsp;304</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;979</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;812</p></td><td valign="top" width="78"><p>24&nbsp;791</p></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>* Syndicom a été créé le 12 janvier 2011. Il s’agit d’une fusion du Syndicat de la Communication et de comedia. Les chiffres de 2011 sont la somme des effectifs de ces deux organisations. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Abréviations
</p><p>kapers&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat du personnel de cabine
</p><p>SBKV&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association suisse des artistes dramatiques (Suisse alémanique)
</p><p>SEV&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat du personnel des transports
</p><p>SIT&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs
</p><p>ssp&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Syndicat suisse des services publics
</p><p>&nbsp;</p><p>APEP&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association du personnel de l’État de Berne
</p><p>ASI&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association suisse des infirmières et infirmiers 
</p><p>FC&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fédération centrale du personnel des cantons et des communes de la Suisse
</p><p>FSFP&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fédération suisse des fonctionnaires de police
</p><p>LCH&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Association faîtière des enseignant(e)s suisses (Suisse alémanique)
</p><p>OCST&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Organisation socio-chrétienne du Tessin
</p><p>SEC-Suisse&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Société suisse des employés de commerce
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> &lt;media sr evolution-effectifs&gt;Évolution des effectifs des syndicats en 2011, Dossier N° 89 de l’USS&lt;/media&gt;
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Il s’agit là d’une approximation. D’une part, des organisations n’ont pas été en mesure de communiquer le nombre de leurs retraité(e)s et, de l’autre, les statistiques de l’USS ne recensent pas de nombreuses petites organisations. 
</p><p><a href="typo3/#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> La répartition par sexe n’est faite que pour les fédérations de l’USS. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-902</guid><pubDate>Tue, 23 Oct 2012 17:16:00 +0200</pubDate><title>Seule l’initiative sur les salaires minimums s’attaque aux racines du problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/seule-l-initiative-sur-les-salaires-minimums-s-attaque-aux-racines-du-probleme</link><description>Professionnellement actifs, mais pauvres</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le communiqué de presse publié aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique annonce qu’en Suisse, 120&nbsp;000 personnes exerçant une activité lucrative sont pauvres, le taux de pauvreté étant toutefois passe de 5,2 à 3,5&nbsp;% entre 2008 et 2009.- C’est certes réjouissant, mais il n’y a pas lieu de surestimer cette évolution positive, car, pour une personne seule, e seuil de pauvreté est fixé à un revenu mensuel moyen de 2&nbsp;250 francs, de 4&nbsp;000 francs pour un ménage avec deux enfants monoparentales de moins de 14 ans. Il apparaît également à nouveau que les personnes vivant dans des familles – la plupart du temps, il s’agit de femmes – sont les plus fortement touchées par la pauvreté.
</p><p>Le rapport de l’Union syndicale suisse (USS) sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse montre qu’en 2010, toujours plus de 10&nbsp;% des salarié(e)s gagnaient moins de 4&nbsp;000 francs par mois (en équivalents plein temps). C’est pourquoi l’initiative sur les salaires minimums de l’USS, qui demande un salaire minimum de 4&nbsp;000 francs, reste nécessaire et urgente. Seule son acceptation dans les urnes se traduira par une plus grande égalité en matière de salaires et une nette diminution de cette pauvreté causée par des salaires trop bas.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-899</guid><pubDate>Mon, 22 Oct 2012 15:16:00 +0200</pubDate><title>Révision partielle de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr) concernant le financement de places de détention administrative, les sanctions applicables aux entreprises de transport («carrier sanctions») et le système d’information sur </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-letr-concernant-le-financement-de-places-de-detention-administrative-les-sanctions-applicables-aux-entreprises-de-transport-carrier-sanctions-et-le-systeme-d-information-sur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-898</guid><pubDate>Fri, 19 Oct 2012 14:22:00 +0200</pubDate><title>Halte aux privilèges fiscaux des multimillionnaires </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/halte-aux-privileges-fiscaux-des-multimillionnaires</link><description>L’initiative est déposée</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Alternative Linke – La Gauche – La Sinistra (AL), le PS Suisse, l’Union syndicale suisse (USS) et Unia ont déposé ensemble l’initiative populaire «&nbsp;Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux)&nbsp;», lancée par la gauche alternative. Plus que <a name="_GoBack"></a>103&nbsp;000 signatures validées, sur les 120&nbsp;000 récoltées par ces organisations, ont été déposées à la Chancellerie fédérale. 
</p><p>Cette initiative veut abolir dans tout le pays le scandaleux privilège fiscal de l’imposition forfaitaires des millionnaires étrangers. Aujourd’hui, au lieu d’être imposés sur leurs revenus et leur fortune effectifs, ces derniers ne doivent déclarer comme revenu qu’un montant forfaitaire (jusqu’à maintenant 5 fois la valeur locative de leur logement, désormais 7 fois), pour autant qu’ils n’exercent pas d’activité lucrative en Suisse. 5&nbsp;500 super-riches profitent actuellement de ce dumping fiscal. Parmi eux, on trouve un nombre croissant de nomades du business et de chômeurs fictifs, comme Ingvar Kamprad ou Viktor Vekselberg, qui dirigent leurs conglomérats d’entreprises depuis chez nous.
</p><p>Les initiant(e)s exigent les mêmes règles de jeu pour tout le monde&nbsp;: chacun(e) doit payer des impôts selon sa capacité économique. L’imposition forfaitaire viole l’égalité devant la loi et sape la morale fiscale. Le durcissement cosmétique des tarifs de l’imposition forfaitaire décidé par le Parlement ne pourra rien changer à cette injustice fondamentale. 
</p><p>Qu’il vaille absolument la peine d’instaurer plus de justice fiscale, l’exemple zurichois le montre bien. La menace de quitter le canton brandie par les bénéficiaires de l’imposition forfaitaire ne s’est pas réalisée&nbsp;: près de la moitié sont restés. Finalement, l’administration fiscale encaisse plus d’impôts de ceux qui sont restés qu’elle en encaissait avant avec tous les profiteurs. 
</p><p>Toute une série de cantons (ZH, SH, AR, BS, BL) ayant déjà décidé de supprimer l’imposition forfaitaire chez eux, une telle suppression au plan national se fait toujours plus urgente maintenant. On pourra ainsi mettre le holà également au tourisme fiscal des millionnaires imposés forfaitairement et à la concurrence malsaine entre les cantons, qui menacent de s’installer si cette imposition n’est supprimée que dans quelques-uns d’entre eux.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Niggi Scherr (AL) 044 241 77 18</li><li>Fred Charpié (La Gauche) 078 892 73 74</li><li>Pierre Vanek (SolidaritéS) 079 664 74 44</li><li>Susanne Leutenegger Oberholzer (PS) 079 673 01 03</li><li>Andreas Rieger (Unia) 079 468 66 22.</li></ul><p></p> ]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-894</guid><pubDate>Thu, 18 Oct 2012 10:46:00 +0200</pubDate><title>Strassenzulassung und Verkehrsstrafrecht; Änderung des Personenbeförderungsgesetzes und weiterer Erlasse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/strassenzulassung-und-verkehrsstrafrecht-aenderung-des-personenbefoerderungsgesetzes-und-weiterer-erlasse</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-893</guid><pubDate>Tue, 16 Oct 2012 10:24:00 +0200</pubDate><title>L’Europe doit s&#039;attaquer à sa dette sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-europe-doit-sattaquer-a-sa-dette-sociale</link><description>La CES et la situation en Europe</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La crise de la dette et la manière d’en sortir alimentent partout les débats. Et c’est bien légitime. Mais il existe une dette sociale qui est tout aussi importante que la dette monétaire si on veut sauver l’Europe.</p><p>Les programmes imposés aux pays en difficulté, mais aussi à d’autres pays qui veulent se conformer aux critères, se concentrent sur les coupes budgétaires qui affectent les plus vulnérables, sur une diminution de la protection sociale et sur l’affaiblissement des relations industrielles. Il s’agit d’une opération systématique de démantèlement du modèle social qui a fait de l’Europe cette terre de démocraties avancées et d’inégalités sociales réduites. Il existe aujourd’hui une urgence sociale dans les pays du Sud alors que les niveaux d’inégalités augmentent partout. Certains programmes économiques encouragent la création de zones franches en Europe qui concurrencent et ébranlent les pays qui, pour le moment, s’en sortent mieux. C’est inacceptable. Ce que les travailleurs en Grèce, au Portugal, en Irlande et en Espagne subissent aujourd’hui fera tôt ou tard boomerang et affectera les travailleurs dans le Nord.
</p><p>La situation des jeunes est particulièrement insupportable. Leur taux de chômage est proche de ou atteint déjà 50% dans plusieurs pays du Sud et les conditions de travail précaires croissent partout en Europe.
</p><p>L’austérité ne mène pas seulement à une urgence sociale. L’austérité est aussi un spectaculaire échec&nbsp;: elle ne s’attaque pas au fardeau excessif de la dette ni ne restaure la confiance des marchés. Au contraire, l’austérité affaiblit davantage encore les finances publiques. Même si la Grèce ou l’Espagne connaissaient un déficit nul, leur ratio d’endettement exploserait malgré tout à cause de l’effondrement de leur PIB et de leur activité économique exacerbé par des taux d’intérêt intenables qui leur sont imposés pour satisfaire les attentes des marchés financiers.
</p><h3>Et qui en profite&nbsp;?</h3><p>Le capitalisme de casino est à l’origine des problèmes que nous rencontrons aujourd’hui. Ce système a échoué mais le capital n’est pas remis en cause et son fonctionnement est toujours protégé. Les banques manipulent les taux d’intérêt dans leurs confortables bureaux mais les gouvernements continuent à faire en sorte que ce soit les gens qui paient pour l’échec du système.
</p><p>Les institutions de l’Union européenne, Conseil et Banque centrale européenne, et le Fonds monétaire international devraient tendre vers une justice fiscale, mettre fin à la concurrence et à l’évasion fiscales et enfin – mais pas seulement – mettre en place une taxe sur les transactions financières. Au lieu de cela, ils appellent à des réformes structurelles, à des réductions des salaires minimum et des pensions et à des coupes dans les allocations de chômage. C’est injuste. C’est inefficace. Ce dont nous avons besoin, ce sont des investissements et des salaires décents pour une croissance durable.
</p><p>La CES fera usage de sa force et de son influence pour provoquer un changement de cap. Aller au-delà de la crise de manière durable présuppose le rétablissement et le renforcement de mécanismes et de politiques qui contribuent à réduire les diverses formes d’inégalité sociale et à renverser la tendance à une concentration excessive des richesses.
</p><p>La CES soutient une Union européenne qui défend les emplois de qualité, les salaires décents, le progrès social et la justice sociale. Nous sommes opposés au démantèlement de notre modèle social qui est une référence et une inspiration pour les travailleurs dans le reste du monde.
</p><p>Le CES a un projet social pour l’Europe. Alors que des discussions sont en cours au sujet d’une nouvelle convention, voire d’un nouveau Traité, les responsables doivent réaliser que nous sommes sérieux lorsque nous exigeons que priorité soit donnée aux droits sociaux par rapport aux libertés économiques.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-892</guid><pubDate>Mon, 15 Oct 2012 14:22:00 +0200</pubDate><title>Teilrevision des Bevölkerungs- und Zivilschutzgesetzes (BZG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/teilrevision-des-bevoelkerungs-und-zivilschutzgesetzes-bzg</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>(n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-885</guid><pubDate>Fri, 12 Oct 2012 14:54:00 +0200</pubDate><title>Pas de nouveaux cadeaux fiscaux pour les entreprises</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-nouveaux-cadeaux-fiscaux-pour-les-entreprises</link><description>Imposition des entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réagissant à la dénonciation, par l’Union européenne (UE), de la sous-enchère fiscale pratiquée en Suisse, le gouvernement genevois prévoit d’offrir aux entreprises un cadeau de 457 millions de francs. Il voudrait appliquer à l’avenir un taux d’imposition unique de 13&nbsp;% à toutes les entreprises ayant leur siège dans le canton. Ceux de Bâle et Zurich lorgnent aussi vers des baisses d’impôts radicales. Il faut mettre le holà à un tel dumping, car c’est la population qui va passer à la caisse.</p><p>Dans notre pays, les entreprises étrangères qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires au-delà de nos frontières profitent d’un climat fiscal très doux, sans concurrence aucune au plan international. Et elles paient aussi moins d’impôts que celles qui font leurs affaires d’abord en Suisse. La grande majorité des entreprises paient en Suisse des impôts de près de 23&nbsp;%, mais, selon le canton, le taux réservé à une petite minorité est de 11&nbsp;% seulement. Il n’y a qu’Hong Kong où les taux sont encore plus bas.
</p><p>L’UE estime qu’avec ce système, la Suisse pratique une concurrence déloyale. Elle exige donc que nous renoncions à nos réglementations de droit fiscal spéciales et que nous imposions avec un même taux les bénéfices réalisés à l’étranger et en Suisse. Le canton de Genève profite grandement de cette politique. Selon une étude de l’Institut universitaire lausannois Créa présentée en octobre, on y trouve 945 entreprises bénéficiant d’un statut fiscal spécial, auxquelles il faut encore ajouter 136 autres qui leur sont liées. Principalement actives dans le négoce – surtout de matières premières –, ces firmes (20&nbsp;000 employé(e)s) paient environ un milliard d’impôts sur les bénéfices au canton et aux communes, ainsi que 640 millions à la Confédération.
</p><p>Pour qu’elles n’émigrent pas, le gouvernement genevois entend baisser de manière générale à 13&nbsp;% le taux de l’impôt qui leur est appliqué&nbsp;; cela, aussi pour les entreprises suisses, qui paient actuellement un taux de 24&nbsp;%. Cette baisse, dont profiterait la grande partie des entreprises genevoises, entraînerait selon l’étude une perte fiscale de 457 millions de francs pour le canton et les communes. Pour la compenser, Genève demande le soutien de la Confédération.
</p><p>Effrayés par l’étude genevoise, les cantons de Bâle et de Zurich ont aussi pris les devants et évoqué à haute voix une baisse de leurs impôts sur les entreprises. Le gouvernement zurichois chiffre les pertes fiscales que représenterait pour lui l’abolition des réglementations fiscales spéciales à 350 millions de francs, le gouvernement bâlois n’articulant pas de chiffres pour les siennes.
</p><p>Des milliards de francs de cadeaux fiscaux inutiles
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) dénonce ces projets. S’ils devaient devenir réalité et faire école, les pertes fiscales se monteraient à plusieurs milliards de francs pour l’ensemble du pays. La Suisse ne peut pas se permettre de baisser de manière générale les impôts sur les entreprises. D’un point de vue économique, ce serait en effet une absurdité, car les centres s’en trouveraient affaiblis, les services publics démantelés et les infrastructures laissées à l’abandon. Aujourd’hui déjà, nombre de cantons préparent des mesures d’austérité. Il est donc évident que la contribution des entreprises au financement des services publics ne doit plus diminuer. Sinon, la population devra en payer la facture avec des hausses de ses impôts et/ou une détérioration des services publics.
</p><p>Une étude de l’USS montre que la Suisse peut renoncer aux baisses d’impôts générales que prône aussi economiesuisse. Seul Genève et vraisemblablement aussi Vaud et Bâle-Ville seraient fortement touchés. Mais, dans l’ensemble, les conséquences d’une adaptation de la Suisse aux exigences de l’UE resteraient supportables, car un nombre limité d’entreprises quitteraient notre pays. En effet, même en l’absence de taux spéciaux bas, l’imposition des entreprises en Suisse reste faible en comparaison mondiale. Pour Genève et éventuellement Vaud et Bâle-Ville, à qui l’abandon de taux de dumping ferait perdre une partie de leur substance fiscale, des solutions devraient être trouvées dans le cadre de la péréquation financière.
</p><p>Vu l’insuffisance des données concernant l’ampleur et l’importance de la faible imposition des sociétés à but spécifique, la Confédération doit d’abord procéder à une analyse approfondie. C’est seulement après que l’on pourra décider des mesures à prendre. 
</p><p>Plus d’équité, mais pas plus de sous-enchère fiscale
</p><p>Il est cependant d’ores et déjà clair aujourd’hui que la Suisse doit plutôt participer aux efforts déployés au plan international pour instaurer des systèmes fiscaux équitables, au lieu d’entraîner l’imposition des entreprises dans une spirale à la baisse. Tous les pays ont intérêt à cette équité. Le nôtre aussi, car il est lui-même victime de la sous-enchère fiscale pratiquée par d’autres. Chacun connaît la faible imposition des biens immatériels dans les pays du Benelux, où l’impôt sur les bénéfices appliqué aux produits des licences et des patentes va de 0 à 7&nbsp;%, quand il peut se monter à 3% pour d’autres revenus.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-891</guid><pubDate>Thu, 11 Oct 2012 10:23:00 +0200</pubDate><title>Importants témoignages de l’histoire sociale suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/importants-temoignages-de-l-histoire-sociale-suisse</link><description>3 novembre 2012 : Journée suisse des Archives</description><content:encoded><![CDATA[<p>Procès-verbaux du Comité d’Olten. Documents sur les grèves du début du 20e siècle. Accord de paix du travail de 1937. Discussions sur l’introduction des assurances sociales. Luttes en cours contre la précarisation du travail.
</p><p>Tels sont les principaux thèmes évoqués par l’exposition que les Archives de l’Union syndicale suisse (USS) organisent le 3 novembre prochain dans leurs locaux à l’intention d’un vaste public. Le 3 novembre, toutes les Archives du pays ouvriront leurs portes au public et exposeront leurs trésors à l’occasion de la Journée suisse des Archives. Celles de l’USS feront de même et présenteront leurs plus belles pièces, pour une traversée éclair à travers les 100 dernières années de l’histoire sociale de la Suisse, à laquelle nous invitent les documents rares sélectionnés par l’archiviste de l’USS, Dominique Moser-Brossy. 
</p><p>Si vous êtes intéressé à suivre, à partir de documents originaux, les grandes lignes du progrès social dans notre pays, vous êtes attendu le 3 novembre prochain dans les locaux des Archives de l’USS.
</p><p><b>Exposition «&nbsp;Conflits et acquis sociaux au 20<sup>e</sup> siècle&nbsp;»</b></p><p><b>Archives de l’USS, Berne, Monbijoustrasse 61, 3<sup>e</sup> étage (tram 9, arrêt Monbijoustrasse ou Sulgenau)</b></p><p><b>SAMEDI, 3.11.2012&nbsp;: de 10 h à 16 h</b></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-890</guid><pubDate>Mon, 08 Oct 2012 12:41:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort zur Teilrevision des Rechtshilfegesetzes und zur Übernahme des Zusatzprotokolles des Europarates zum Auslieferungsübereinkommen und über die Rechtshilfe in Strafsachen ohne Fiskalvorbehalt</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-zur-teilrevision-des-rechtshilfegesetzes-und-zur-uebernahme-des-zusatzprotokolles-des-europarates-zum-auslieferungsuebereinkommen-und-ueber-die-rechtshilfe-in-strafsachen-ohne-fiskalvorbehalt</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-889</guid><pubDate>Mon, 08 Oct 2012 12:40:00 +0200</pubDate><title>Fanzüge; Änderung des Personenbeförderungsgesetzes (PBG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/fanzuege-aenderung-des-personenbefoerderungsgesetzes-pbg</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-942</guid><pubDate>Sun, 07 Oct 2012 15:41:00 +0200</pubDate><title>Réponse à la consultation sur le concept relatif à l’encouragement de la mobilité dans la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/reponse-a-la-consultation-sur-le-concept-relatif-a-l-encouragement-de-la-mobilite-dans-la-formation-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-887</guid><pubDate>Fri, 05 Oct 2012 11:32:00 +0200</pubDate><title>Stellungnahme Anhörungsverfahren zum neuen Art. 73a ArGV 1: Verzicht auf Arbeitszeiterfassung</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/stellungnahme-anhoerungsverfahren-zum-neuen-art-73a-argv-1-verzicht-auf-arbeitszeiterfassung</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-886</guid><pubDate>Fri, 05 Oct 2012 11:26:00 +0200</pubDate><title>Convention entre la Confédération et les cantons sur la coopération dans le domaine des hautes écoles — Procédure d’audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/convention-entre-la-confederation-et-les-cantons-sur-la-cooperation-dans-le-domaine-des-hautes-ecoles-procedure-d-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-884</guid><pubDate>Thu, 04 Oct 2012 10:03:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 91 : Unternehmen müssen Steuern zahlen - Steuergeschenke für Firmen sind volkswirtschaftlich falsch</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dossier-n-91-unternehmen-muessen-steuern-zahlen-steuergeschenke-fuer-firmen-sind-volkswirtschaftlich-falsch</link><description>Imposition des entreprises</description><content:encoded><![CDATA[<h5>Synthèse </h5><p>Les entreprises doivent aussi payer des impôts. En effet, comme les ménages privés, elles ont besoin des services publics (infrastructures, formation, sécurité juridique, etc.). Cela s’applique a fortiori à un cadre fédéraliste. Sans impôts sur les entreprises, les centres économiques seraient confrontés à des difficultés financières. En effet, seuls les cantons et les communes de domicile prélèveraient des impôts. Les actionnaires étrangers de firmes suisses seraient même subventionnés. L’État suisse mettrait les infrastructures à la disposition de leurs entreprises sans – presque - qu’ils aient à acquitter d’impôts. Indirectement, les ménages privés riches pourraient aussi réduire leur charge fiscale. Lorsque les impôts sur les entreprises sont bas, ils peuvent transférer leur fortune dans des entreprises pour économiser des impôts. Comme la Suisse ne connaît pas d’impôt sur les gains en capital, une vente permet ensuite de transférer leurs gains dans leurs fortunes privées et d’échapper à l’impôt. 
</p><p>La Suisse connaît, depuis longtemps déjà, l’imposition des entreprises la plus faible du monde. Elle ne pourra pas améliorer sa position par rapport aux autres places économiques en la baissant encore plus. Au contraire, une telle baisse risquerait d’avoir surtout des conséquences négatives&nbsp;: en raison des pertes fiscales subies, les cantons-centres ne pourraient plus procéder autant aux investissements économiquement nécessaires dans les infrastructures, la formation, la sécurité, etc. ce qui pourrait avoir pour la Suisse un prix en termes de bien-être et d’emplois. Même pour les pays qui imposent fortement les entreprises, les recherches en sciences économiques à ce sujet n’aboutissent pas sur des résultats univoques. Mais que les baisses des impôts sur les entreprises se traduisent concrètement par plus d’emplois et d’investissements est on ne peut plus controversé. On assiste alors probablement d’abord à des réactions financières aux baisses de ces impôts, comme le transfert de substance fiscale de l’impôt sur les revenus vers l’imposition des entreprises ainsi qu’à des transferts de gains, sans qu’il y ait venues d’activités économiques substantielles. Économiquement, les entreprises suisses souffrent principalement d’une pénurie de main-d’œuvre et d’une demande de leurs produits insuffisante. Les sondages réalisés auprès d’elles le montrent. Par contre, la charge fiscale ne constitue, elle, pas un problème.
</p><p>En dépit de cela, l’imposition suisse a subi une pression massive ces dix dernières années. En 1998, la Confédération supprimait, à la faveur de la réforme de l’imposition des entreprises I, les taux d’imposition progressifs sur les bénéfices et l’impôt sur le capital. Incités par quelques petits cantons, où le produit de l’imposition des entreprises était infime, les cantons ont baissé ces dernières années parfois jusqu’à plus de 60&nbsp;% leurs impôts sur le capital et les bénéfices. Ainsi, l’écart entre les taux d’imposition cantonaux s’est fortement creusé. Les baisses d’impôts dans les cantons n’en ont pas valu la peine. Durant cette période, on peut donc dire que plus un canton a diminué ses impôts sur les entreprises, plus l’augmentation du produit de ces impôts s’est ralentie. 
</p><p>Les baisses des impôts sur les entreprises ne sont toutefois pas seulement d’une utilité douteuse, elles recèlent aussi de nombreux dangers.</p><ul><li>Un déséquilibre dangereux s’installe entre les cantons&nbsp;: les petits baissent leur imposition des entreprises déjà presque insignifiante, alors que les grands sont sous pression à cause des coûts importants induits par les services et les infrastructures nécessaires à la place économique suisse. Les transferts de gains réalisés en Suisse sont précisément à l’origine d’une «&nbsp;mentalité de resquilleur&nbsp;»&nbsp;: si les infrastructures des centres sont les bienvenues pour elles, les entreprises préfèrent cependant transférer leurs gains dans des cantons où les impôts sont bas. Ce problème s’aggrave avec le creusement de l’écart de l’imposition des entreprises entre les cantons. En outre, les centres alimentent les baisses d’impôts des petits cantons via la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons, la RPT.</li><li>La baisse des impôts sur les entreprises fait aussi pression sur les taux d’imposition les plus élevés appliqués aux revenus. Soit les impôts sur les revenus sont baissés simultanément, ce qui risque d’entraîner également une diminution des recettes et un affaiblissement de la progressivité, soit l’écart ainsi créé entre les taux de l’imposition des entreprises et ceux de l’imposition du revenu s’accentue, ce qui peut être utilisé, via un transfert de revenu dans une firme, comme une niche fiscale. Parallèlement, les baisses des impôts sur les entreprises débouchent tendanciellement sur une hausse des impôts directs (Loretz 2008). Dans l’ensemble, cela allège fiscalement le revenu du capital au détriment de celui du salaire, ce qui défavorise les bas et moyens revenus.</li><li>L’Union européenne (UE) n’accepte plus l’inégalité de traitement entre rendements étrangers et indigènes, ainsi que l’exonération fiscale des rendements ne provenant pas de participations pour les sociétés holding. La Suisse ne peut pas éviter de s’adapter, mais cela pourrait à nouveau renforcer la concurrence fiscale. Les effets de la suppression des privilèges fiscaux n’ont pas été étudiés. Néanmoins, la Confédération et les cantons font pression, avec des scénarios-catastrophes sur la fuite d’entreprises à l’étranger, en faveur de ce qui va être «&nbsp;la baisse d’impôt du siècle&nbsp;» en matière d’impôt sur les bénéfices. À travers la réforme de l’imposition des entreprises III, la Confédération verserait des milliards de francs aux cantons pour qu’ils puissent baisser fortement leurs impôts. Il est à craindre qu’en fin de compte, les salarié(e)s ordinaires ne doivent payer la facture. D’un point de vue économique, une absurdité. À Zurich, les grandes banques et les assurances bénéficieraient alors d’allégements superflus pouvant représenter jusqu’à un tiers de leurs impôts.</li><li>La Suisse est elle-même victime du dumping fiscal international, en particulier au sein de ses multinationales. Mais cette réalité n’est pas encore entrée dans la conscience politique. On essaie de défendre désespérément nos propres privilèges fiscaux, au lieu de soutenir les efforts déployés au plan international pour obtenir une imposition qui soit équitable.</li></ul><p>Les baisses massives des impôts sur les entreprises de ces dernières années menacent donc la place économique suisse à divers égards. Les centres risquent de manquer des fonds dont ils ont besoin pour financer les points forts essentiels de cette place. C’est pourquoi l’USS propose ceci&nbsp;: </p><ul><li>Les entreprises doivent à l’avenir aussi participer de manière appropriée aux coûts entraînés par la fourniture de services publics. En effet, ces derniers garantissent finalement les investissements et la création d’emplois de qualité en Suisse. Au plan fédéral, il faut donc garantir une perception étendue de la substance fiscale. Du fait que la mobilité des gains des entreprises est plus grande que celle des emplois effectifs et des revenus des personnes physiques, un transfert des cantons et des communes à la Confédération de l’imposition des bénéfices serait judicieux. Cela pourrait se faire en relevant modérément les impôts sur les bénéfices au niveau fédéral, par exemple de 8,5 à 11&nbsp;%. Les rentrées supplémentaires pourraient revenir dans les cantons à travers une hausse de leur participation au produit de l’impôt sur les entreprises, ou via la compensation des charges excessives dues à des facteurs socio-démographiques (CCS)&nbsp;; cela, afin de mieux compenser les charges financières entraînées, pour les centres, par les services importants pour le site de production suisse.</li><li>Économiquement malsaine, la concurrence fiscale doit être limitée au moyen d’un seuil minimal contraignant des taux d’imposition cantonaux, fixé au niveau fédéral. Cela évitera que les cantons-centres ne manquent d’argent pour financer des investissements économiquement importants.</li><li>Le «&nbsp;conflit fiscal&nbsp;» avec l’UE doit être résolu. À cet effet, le traitement particulier des sociétés holding, des sociétés de domicile et des sociétés mixtes doit être intégralement supprimé (biffer l’art. 28, al. 2 à 4 de la loi fédérale sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes). Au lieu de colporter des scénarios-catastrophes, la Confédération doit une fois pour toutes présenter une analyse sérieuse des effets de la suppression des privilèges fiscaux. Elle pourra montrer que ces effets seront probablement supportables d’un point de vue économique pour les cantons, à l’exception de celui de Genève, et de grandes incertitudes règnent à propos de la situation des cantons de Bâle-Ville et de Vaud. Même si une partie des entreprises aujourd’hui privilégiées se délocalisait à l’étranger, les pertes qui en découleraient se verraient compensées par la pleine imposition des bénéficies de celles restant en Suisse. Si l’on assistait à des délocalisations vers des cantons à faible imposition, les cantons-centres devraient recevoir plus d’argent à travers la RPT. Cet effet pourrait être renforcé en développant la CCS. Au niveau de la Confédération, d’éventuelles pertes fiscales pourraient être compensées par un élargissement de la substance fiscale (restriction du principe de l’apport de capital, moins de reports de pertes, entre autres). En prévoyant des délais de transition plus longs, les cantons pourraient s’adapter aux nouvelles conditions-cadres.</li><li>La Suisse devrait participer aux efforts internationaux en faveur d’une imposition équitable des entreprises et promouvoir cette dernière. À cet effet, il faut chercher à enrayer les transferts internationaux de gains réalisé au sein des entreprises à des fins fiscales. Les impôts sur les entreprises doivent a priori être payés là où celles-ci créent de la valeur ajoutée et revenir à l’État appelé à assumer les coûts entraînés par les services publics nécessaires. Ne pas traiter les divers bénéfices sur un pied d’égalité dans un pays – comme, par exemple, les rendements particulièrement mobiles des biens immatériels ou les gains réalisés à l’étranger – est pernicieux. Il faut l’empêcher au plan international.</li></ul><p>Avec ces mesures, ou d’autres semblables, il est certain que les entreprises participeront demain aussi aux coûts des services publics qu’elles demandent. Sans devoir intervenir directement, cela permettra de canaliser à l’avenir la concurrence à laquelle se livrent les entreprises en Suisse et de ne pas mettre inutilement sous pression les centres économiques du pays. En outre, le conflit fiscal avec l’UE sur l’imposition des entreprises sera réglé et la Suisse pourra œuvrer au plan international à une imposition équitable des entreprises. Globalement, la Suisse sera toujours très attrayante pour les entreprises, sa charge fiscale restant basse comparée à celle de l’Europe de l’Ouest.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-883</guid><pubDate>Thu, 04 Oct 2012 09:37:00 +0200</pubDate><title>Sauver 250 vies !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/sauver-250-vies</link><description>Campagne de prévention de la SUVA contre les accidents de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Chaque année, environ 100 travailleurs et travailleuses meurent suite à un accident professionnel. Le décès de 31 apprenti(e)s, entre 2000 et 2009, est particulièrement tragique. C’est pourquoi la SUVA, la Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents, mène depuis 2010 une campagne de prévention contre les graves accidents de travail intitulée «&nbsp;Vision 250 vies&nbsp;». Aujourd’hui, cette campagne connaît un nouveau développement et une nouvelle orientation spécifique&nbsp;: sécuriser les apprentissages.</p><p>Le message central est et reste la règle vitale, selon laquelle, en cas de danger au travail, toutes les personnes concernées ont le droit et le devoir de dire STOP et d’arrêter le travail. Ainsi, «&nbsp;Vision 250 vies&nbsp;» atteindra son objectif&nbsp;: diviser par deux en dix ans le nombre des accidents graves et mortels. Dans ce but, des dépliants aisément compréhensibles ont été mis au point pour les branches particulièrement touchées. Donnant des règles simples, ils permettront d’instaurer la sécurité au travail comme, par exemple dans le domaine des travaux forestiers ou dans le bâtiment&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br><a href="http://www.suva.ch/fr/startseite-suva/praevention-suva/arbeit-suva/lebenswichtige-sicherheitsregeln-suva.htm">http://www.suva.ch/fr/startseite-suva/praevention-suva/arbeit-suva/lebenswichtige-sicherheitsregeln-suva.htm</a>. 
</p><p>Les dossiers d’instruction sont très précieux pour les préposé(e)s à la sécurité des solutions de branche, mais aussi pour les chef(fe)s de groupe ou d’équipe et pour tous les travailleurs et travailleuses. Ces aides peuvent être commandées en ligne auprès de la SUVA ou téléchargées sur son site. Elles expliquent, à partir de photos, de listes de contrôles, d’exemples concrets et de «&nbsp;trucs&nbsp;», etc. comment améliorer rapidement et durablement la sécurité au travail pendant certaines séquences de travail. 
</p><p>Le droit des travailleurs et travailleuses à être consultés est un devoir&nbsp;!
</p><p>Il est clair que les employeurs doivent être les premiers à se préoccuper de la sécurité au travail. C’est également leur devoir de créer une culture de la sécurité dans leurs entreprises et leurs branches, une culture qui permette aux personnes concernées de réellement pouvoir dire STOP si un danger est identifié. Pour renforcer une telle culture, une charte de la sécurité a été lancée, par exemple, dans le secteur de la construction. Elle est signée entre autre par le syndicat Unia, la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) et la Société suisse des entrepreneurs (SSE). Ses signataires s’engagent à protéger la vie et la santé sur les chantiers et, en cas de danger, à dire STOP. Le but est que, sur tous les chantiers, cette charte soit placardée sur une bâche de manière à ce qu’elle signale, visuellement aussi, aux employeurs et aux employé(e)s leur droit et leur devoir de dire STOP lorsqu’un danger est reconnu comme tel (<a href="http://www.charte-securite.ch/accueil/">http://www.charte-securite.ch/accueil/</a>). 
</p><p>Un autre principe s’applique également à toutes les entreprises de toutes les branches&nbsp;: si une entreprise ne procède pas à une analyse des risques en son sein, les employé(e)s s’adressent au chef et, si cette démarche ne donne rien, ils l’annoncent à l’inspectorat cantonal du travail&nbsp;: &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.seco.admin.ch/themen/00385/01908/01913/index.html?lang=fr">http://www.seco.admin.ch/themen/00385/01908/01913/index.html?lang=fr</a> ou&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.arbeitsinspektorat.ch/">http://www.arbeitsinspektorat.ch/</a>.
</p><p>De plus, la consultation des travailleurs et travailleuses est nécessaire, par exemple, lors de l’installation d’appareils ou de machines sur lesquels ils doivent travailler, lorsqu’il est question de lunettes de protection, de protecteurs d’ouïe et d’autres moyens destinés à les protéger ainsi qu’en cas de visites d’inspectorats cantonaux du travail, de la SUVA, etc.
</p><p>Prochain but&nbsp;: mieux protéger les apprenti(e)s
</p><p>La SUVA poursuit actuellement le développement du projet «&nbsp;Vision 250 vies&nbsp;»&nbsp;: en septembre dernier, une journée des partenaires a été organisée, avec la participation de l’Union syndicale suisse (USS), d’autres syndicats ainsi que des organisations patronales et de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST, <a href="http://www.ekas.admin.ch/index-fr.php?frameset=1">http://www.ekas.admin.ch/index-fr.php?frameset=1</a>). Le but est de mener, d’ici 2013, une campagne de prévention destinée spécialement aux apprenti(e)s. Car la formation professionnelle et la prévention doivent avancer main dans la main en Suisse. Comme les apprenti(e)s souffrent souvent d’une importante charge de travail, ne se font pas fort de poser des questions sur la sécurité et ne savent pas encore évaluer les dangers, il y a lieu d’adopter une approche particulière à leur égard. Sans parler du fait qu’il est toujours dramatique de voir un jeune perdre la vie ou devenir invalide à cause d’un accident de travail. 
</p><p>La campagne de prévention destinée aux apprenti(e)s est en pleine gestation. Les moyens qui seront mis en œuvre seront conçus et élaborés avec la collaboration des partenaires sociaux, lors de futurs ateliers de la SUVA. Il est essentiel que les syndicats s’impliquent fortement dès cette phase&nbsp;! Car les organisations de salarié(e)s, par leur engagement depuis de longues années et leur collaboration avec la SUVA, ont réellement sensibilisé les gens à ces problèmes dans de nombreux domaines et pu amasser un vrai savoir-faire sur ces questions. Il faut que toutes les branches, et en particulier la relève, en profitent. Les collègues que cela intéresse, et qui veulent participer activement à l’élaboration ainsi qu’à la réalisation d’un projet en faveur d’un apprentissage en toute sécurité peuvent s’annoncer à l’adresse suivante&nbsp;: <a href="#" data-mailto-token="thpsav1sbjh5jpypnsphuvGzni5jo" data-mailto-vector="7">luca.cirigliano(at)sgb.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-882</guid><pubDate>Wed, 03 Oct 2012 14:21:00 +0200</pubDate><title>Innovation : vers un partenariat public-privé renforcé ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/innovation-vers-un-partenariat-public-prive-renforce</link><description>Loi sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La nouvelle mouture de la loi sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation devrait renforcer à l’avenir la position de la Suisse en matière de recherche et favoriser la création d’un parc suisse d’innovation. Une excellente nouvelle avec cependant un petit bémol&nbsp;: les ambitions régionales pourraient empêcher la création d’un parc d’innovation d’une envergure réellement nationale. La mise en place d’un projet cohérent, capable d’attirer les investisseurs privés, s’annonce des plus épineuses.</p><p>Une nouvelle mouture de la loi sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation devrait renforcer à l’avenir les possibilités de collaboration entre les hautes écoles et l’économie privée. Le Conseil des États a en effet accepté à l’unanimité le projet de révision qui améliore la cohérence des instruments d’encouragement, confirme l’autonomie de fonctionnement de la Commission pour la technologie et l’innovation et crée les bases légales pour le soutien à la création d’un parc national d’innovation. Le bilan est globalement très positif. Le projet devrait donc passer sans encombre l’obstacle des dernières divergences et être accepté par le Parlement fédéral, lors de leur prochaine session.
</p><p>D’importants défis à relever
</p><p>En matière d’innovation, ce ne sont pas les défis qui manquent. Il y a seulement quelques jours, le Conseil fédéral lançait la consultation sur le projet de la «&nbsp;Stratégie énergétique 2050&nbsp;». Au programme figure un plan d’action sur la recherche énergétique. Les ambitions, importantes, sont à la hauteur des défis qui s’annoncent&nbsp;: la reconversion écologique en matière d’énergie demandera une capacité d’innovation, une mise en réseau des savoirs et une collaboration intensive entre le secteur public et le secteur privé.
</p><p>Dans ce contexte, la création d’un parc national d’innovation représente indéniablement une chance. Les nombreuses ambitions affichées par différentes villes et cantons risquent cependant de faire perdre au projet de sa substance, voire de le mettre en péril. La difficulté sera de mettre en place un concept qui soit attractif non seulement pour les hautes écoles et les cantons responsables, mais aussi pour l’économie privée. En effet, sans investisseurs privés, pas de parc d’innovation, le rôle de la Confédération et des cantons n’étant que subsidiaire dans ce domaine. 
</p><p>Outre la création d’un parc national d’innovation, fortement soutenu par la classe politique, il ne faut pas sous-estimer l’importance des instruments d’encouragement déjà existants. Le travail effectué ces dernières années par la Commission pour la technologie et l’innovation a beaucoup apporté en termes de collaboration public-privé. Il a notamment permis aux Hautes écoles spécialisées (HES), vouées de par leur mandat à effectuer de la recherche appliquée, à développer leur capacité de collaboration avec les entreprises privées. Ce type de coopération doit à l’avenir être renforcé, non seulement pour augmenter la capacité d’innovation des entreprises, mais aussi pour permettre aux hautes écoles, en particulier aux HES, d’assurer la relève scientifique dont elles ont un urgent besoin.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-881</guid><pubDate>Tue, 02 Oct 2012 10:57:00 +0200</pubDate><title>Le « cadeau fiscal du siècle » serait économiquement absurde </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-cadeau-fiscal-du-siecle-serait-economiquement-absurde</link><description>Réforme de l’imposition des entreprises III</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réforme de l’imposition des entreprises II est à l’origine de pertes fiscales beaucoup plus élevées qu’annoncé en son temps par le Conseil fédéral. Au lieu de quelques centaines de millions de francs, il s’agit dans les faits de plusieurs milliards. Ce trou n’est ni financièrement digéré, ni politiquement réglé. Néanmoins, economiesuisse, l’UDC, le PRL, le PDC et le PBD – en partie soutenus par le Conseil fédéral – demandent à nouveau que des cadeaux fiscaux à hauteur de milliards de francs soient offerts aux entreprises.
</p><p>D’une part, ils veulent privilégier fiscalement la place financière et abolir intégralement les droits de timbre. Les coûts&nbsp;? 2,5 à 3 milliards de francs pour la Confédération. D’autre part, ils entendent baisser de manière générale à 15&nbsp;% les impôts sur les bénéfices des entreprises, ce qui coûterait 4 à 5 milliards de francs uniquement pour les cantons et les communes. Ils justifient cette baisse par les exigences de l’Union européenne (UE). Celle-ci demande à la Suisse d’abolir les privilèges fiscaux accordés à certaines entreprises, parce qu’ils provoquent une distorsion de concurrence et ne sont pas compatibles avec les accords existants. 
</p><p>La baisse générale du taux d’imposition des bénéfices visée par les milieux économiques et les partis bourgeois est une réaction exagérée aux exigences de l’UE. Même si le Conseil fédéral n’a pour l’heure pas présenté d’étude sur les effets d’une suppression des privilèges fiscaux, on nous dépeint une image par trop sombre de ces conséquences économiques. Selon une étude de l’Union syndicale suisse (USS), ces dernières seraient calculables. Elles se concentrent surtout sur le canton de Genève. Les cantons de Vaud et de Bâle-Ville seraient éventuellement touchés. 
</p><p>Il apparaît donc clairement qu’une «&nbsp;baisse générale des impôts pour l’ensemble des entreprises est une absurdité économique&nbsp;», a expliqué ce mardi aux médias l’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart. Les centres économiques rencontreraient des difficultés économiques à financer les services publics et les infrastructures. Il n’est par conséquent pas question que la contribution des entreprises au financement des services publics diminue. «&nbsp;C’est pourquoi elles devront à l’avenir participer de manière appropriée aux coûts des prestations publiques. Ces coûts ne doivent pas être uniquement, ou toujours plus, reportés sur les personnes physiques&nbsp;», a déclaré le président de l’USS, Paul Rechsteiner.
</p><p>Les entreprises n’ont pas du tout besoin de nouvelles baisses d’impôts. Il y a longtemps que la Suisse est un des pays où l’imposition des entreprises est la plus faible. De nouvelles baisses n’apporteraient que des milliards de pertes fiscales. En matière de politique fiscale, nous avons au contraire besoin d’une approche différente. La Suisse doit participer aux efforts déployés au plan international contre le dumping fiscal. Car elle aussi, elle est une victime des paradis fiscaux.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><h5> Documentation de la conférence de presse</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Discours de Paul Rechsteiner, président de l'USS:&nbsp;&lt;media&gt;&lt;span&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pas de nouvelle escroquerie fiscale sur le dos de la population !&lt;/media&gt;<span>&lt;media&gt;&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li><li>Discours de Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS:&nbsp;&lt;media&gt;&lt;span&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Il faut empêcher un trou absurde de milliards de francs dans les impôts 	 sur les entreprises &lt;/span&gt;&lt;/media&gt;<span>&lt;media&gt;&amp;nbsp;»&lt;/media&gt;</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-880</guid><pubDate>Mon, 01 Oct 2012 15:34:00 +0200</pubDate><title>Déjà du temps de travail et bientôt rémunéré ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/deja-du-temps-de-travail-et-bientot-remunere</link><description>Allaitement au travail</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, les mères ont le droit d’allaiter leur enfant sur leur lieu de travail. Que ce temps soit rémunéré ou non est laissé au bon vouloir de l’employeur. Cela devrait changer. En effet, le Conseil national a décidé, deux jours avant la fin de la session d’automne, de ratifier la convention n° 183 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la protection de la maternité.</p><p>C’est en 1999 déjà que la conseillère nationale socialiste Liliane Maury-Pasquier avait proposé de ratifier cette convention de l’OIT, dans la perspective de la votation populaire sur l’assurance-maternité. À l’époque, le peuple avait rejeté cette nouvelle assurance, pour ne l’accepter finalement qu’en 2004 (introduction en 2005). Avec ce succès dans les urnes, un obstacle important à la ratification de la convention de l’OIT était levé. Mais il a quand même fallu attendre jusqu’en 2010 pour que les commissions compétentes en cette matière acceptent cette initiative parlementaire. Et il fallut attendre deux années de plus jusqu’à la décision du Conseil national au sujet de sa mise en œuvre. Tellement l’opposition des employeurs était forte. 
</p><p>La convention n° 183 de l’OIT conforte certains progrès déjà réalisés en Suisse dans le domaine de la protection de la maternité et de la conciliation entre famille et profession, comme l’assurance-maternité, la protection contre le licenciement pendant et après la grossesse, l’interdiction de discriminer les mères ainsi que des mesures de protection de la santé. Mais cette convention réglemente aussi la question de l’allaitement. Et là, la Suisse doit encore adapter sa législation, car, selon la convention de l’OIT, l’allaitement au travail doit être considéré comme du temps de travail, c’est-à-dire rémunéré. 
</p><p>C’est pour cela et sur la base d’autres arguments encore, de nature idéologique, que les organisations patronales, l’UDC et certains éléments de la droite rejetaient la ratification de cette convention ainsi que les modifications en conséquence de la loi sur le travail. Mais une fois que le Conseil fédéral eut proposé de régler la question de l’allaitement au travail au niveau d’une ordonnance plutôt que dans la loi, cette opposition commença à se lézarder dans le camp bourgeois. Finalement, le Conseil national a adopté, par 103 voix contre 58, l’arrêté fédéral portant approbation de convention n° 183 de l’OIT. Au Conseil des États maintenant de permettre, lors d’une prochaine session, à cette vieille revendication de la Commission féminine de l’USS de passer la rampe. Nous ne lâcherons rien à ce sujet.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-878</guid><pubDate>Fri, 28 Sep 2012 13:30:00 +0200</pubDate><title>Le Parlement fédéral contraint les hauts revenus à plus de solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-parlement-federal-contraint-les-hauts-revenus-a-plus-de-solidarite</link><description>Assurance-chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Après le Conseil national, en mars dernier, c’est maintenant le Conseil des États qui accepte une motion demandant plus de solidarité dans l’assurance-chômage. Désormais, le pour-cent de solidarité ne s’appliquera plus uniquement jusqu’à un revenu de 315&nbsp;000 francs, car les super-riches du pays devront aussi s’en acquitter pour toutes les tranches au-delà de cette limite. </p><p>Dans le débat sur une motion qui demandait le déplafonnement du pour-cent de solidarité versé à l’assurance-chômage, Paul Rechsteiner, président de l’Union syndicale suisse (USS) et conseiller aux États, a déclaré ne pas comprendre pourquoi les revenus supérieurs à 315&nbsp;000 francs ne devraient pas participer à la réduction de la dette de l’assurance-chômage. Selon lui, les personnes qui touchent de tels revenus sont privilégiées, car elles profitent de la situation économique alors que les autres en souffrent lorsqu’elles tombent au chômage. Ce dont il est question ici, c’est donc d’un acte concret de solidarité. 
</p><h3>Aujourd’hui&nbsp;: solidarité des riches, mais pas des super-riches</h3><p>Le gain maximal assuré dans l’assurance-chômage est aujourd’hui de 126&nbsp;000 francs par an. Jusqu’à ce montant, la cotisation ordinaire versée à cette assurance est de 2,2&nbsp;% répartis en deux parts égales entre l’employeur et l’employé(e). Pour les tranches de revenu entre 126&nbsp;000 francs et 315&nbsp;000 francs, un pour-cent dit «&nbsp;de solidarité&nbsp;» est actuellement prélevé en raison du niveau des dettes de l’assurance. Aussi réparti en deux parts égales, ce pour-cent est uniquement destiné à réduire ces dettes. Ensuite, il disparaîtra. 
</p><p>Les syndicats et la gauche ont de tout temps demandé que les cotisations de cette assurance soient plus solidaire, mais n’avaient eu, jusqu’à tout récemment, que peu de succès. Que la majorité bourgeoise du Parlement ait toujours refusé cette solidarité sur l’ensemble des salaires des super-riches était particulièrement choquant. Mais le printemps dernier, les choses se sont mises à bouger. Si, durant la session parlementaire d’alors, le Conseil national rejeta une proposition de Katharina Huber-Prelicz, présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), demandant que les cotisations ordinaires de l’assurance-chômage soient prélevées sur la totalité du revenu, les syndicats et la gauche, soutenus par quelques élu(e)s de droite à la fibre sociale, réussirent tout de même à faire passer une motion de la commission prévoyant de faire sauter le plafond de 315&nbsp;000 francs pour le pour-cent de solidarité. La Chambre du peuple accepta alors cette idée par 106 voix contre 65 et aujourd’hui, la Chambre des cantons fait de même, à une majorité plus nette encore.
</p><h3>Le Conseil fédéral promet une application rapide</h3><p>Selon le conseiller fédéral Johannes N. Schneider-Ammann, une personne dont le revenu annuel est de 400&nbsp;000 francs devra payer 35 francs de plus par mois à l’assurance-chômage, son employeur autant. Et un(e) employé(e) qui touche 1 million de francs de revenu par an, devra payer 285 francs de plus par mois, comme son employeur. Grâce à l’extension de cette solidarité, l’assurance-chômage pourra encaisser 79 millions de plus par an. Aujourd’hui, ses dettes se montent à 5,4 milliards de francs. Si l’on parvient à maintenir le taux de chômage à au maximum 3,2&nbsp;%, alors les dettes de l’assurance-chômage seront remboursées en dix ans. Et les super-riches y auront aussi un peu contribué. 
</p><p>Et enfin, le ministre de l’Économie a répondu positivement à la suggestion faite par Paul Rechsteiner d’appliquer aussi rapidement que possible cette nouvelle loi.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-879</guid><pubDate>Fri, 28 Sep 2012 13:26:00 +0200</pubDate><title>Au tour du Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/au-tour-du-conseil-national</link><description>Responsabilité solidaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 25 septembre, le Conseil des États a adopté, par 22 voix contre 18, une responsabilité solidaire efficace. Lors de la prochaine session d’hiver, ce sera à la Chambre du peuple d’en faire autant. Ainsi, à l’avenir, la sous-enchère salariale pratiquée dans les chaînes de sous-traitance pourra être combattue comme il se doit. </p><p>Ces derniers temps, le nombre de cas de sous-enchère salariale dus à des sous-traitants a pour ainsi dire explosé. Le syndicat Unia a découvert quasi quotidiennement des cas scandaleux. Des travailleurs de la construction détachés de l’étranger ont reçu, des entreprises sous-traitantes qui les emploient, des salaires de misère violant gravement les conventions collectives de travail (CCT). 
</p><p>C’est pourquoi les syndicats ont demandé l’introduction d’une responsabilité solidaire efficace, c’est-à-dire avec laquelle, l’entrepreneur contractant doit assumer, de manière plus stricte, la responsabilité du non-respect, par ses sous-traitants, des conditions de travail fixées dans les CCT. L’Union syndicale suisse (USS) s’est toujours prononcée en faveur d’un modèle de responsabilité solidaire dit «&nbsp;en chaîne&nbsp;». Avec un tel modèle, l’entrepreneur contractant répond pour toute la chaîne de ses sous-traitants, donc aussi pour les sous-traitants de sous-traitants, et ainsi de suite. Lors de la session d’automne, le Conseil des États s’est prononcé pour ce modèle, rejetant la proposition de la majorité de sa commission, selon qui l’entrepreneur contractant n’aurait été tenu que de faire signer par son sous-traitant un contrat écrit dans lequel celui-ci se serait engagé à respecter les salaires minimums et les conditions de travail en vigueur en Suisse. Même le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann a mis les points sur les i en déclarant que cette variante minimale n’aurait pas eu plus d’utilité dans la pratique que le statu quo. 
</p><h3>Société suisse des entrepreneurs et USAM continuent à faire de la résistance</h3><p>Mais on n’est pas encore sorti de l’auberge. Se battant en première ligne, la Société suisse des entrepreneurs (SSE) et l’Union suisse des arts et métiers, l’USAM, continuent à rejeter la responsabilité solidaire en se servant de formules-chocs évoquant des «&nbsp;pratiques d’espionnage érigées en principes économiques&nbsp;» et la «&nbsp;criminalisation de toute une branche&nbsp;». Et ils se lâchent vraiment en affirmant que les rares entreprises qui violent effectivement la loi n’auraient rien à craindre, puisque ce serait de toute façon d’autres entreprises qui devraient endosser la responsabilité de leurs actes. Que répondre à ces parlementaires soupe au lait&nbsp;? Qu’ils lisent les alinéas 2 et 3 de l’article 6 de la loi qui a été adoptée et ils verront, à l’alinéa 2, que l’entrepreneur contractant ne répond de ses sous-traitants que si ceux-ci ont été poursuivis préalablement en vain ou s’ils ne peuvent pas l’être. Quant à l’alinéa 3, il prévoit que l’entrepreneur «&nbsp;peut s’exonérer de sa responsabilité (…) s’il prouve avoir accompli son devoir de diligence&nbsp;», c’est-à-dire «&nbsp;s’il a demandé à ses sous-traitants de prouver de manière crédible, sur la base de documents et de justificatifs, qu’ils respectent bien les conditions de salaire et de travail.&nbsp;»
</p><h3>Rien de bien sorcier pour une entreprise qui veut travailler correctement</h3><p>L’USAM sort encore un argument-massue en parlant de bureaucratie disproportionnée et, donc, inacceptable. Or, cette accusation apparaît tellement comme un réflexe, à chaque fois qu’il s’agit d’empêcher des abus, qu’elle en perd tout valeur. L’exemple du conseiller aux États glaronnais This Jenny en dit long à ce sujet. Lors des délibérations de la Chambre des cantons, il a déclaré que ces contrôles ne seraient pas un problème pour l’entreprise qu’il possède, mais le seraient pour les petites entreprises. Et, un jour et demi plus tard, devant les caméras de «&nbsp;classe politique&nbsp;», le même élu décrivait, avec force détails, comment son entreprise aussi allait être prise dans l’étau administratif à cause de ce type de responsabilité solidaire…
</p><h3>Rémunérer correctement le travail</h3><p>En fait, la SSE devrait revendiquer en priorité une concurrence loyale entre les entreprises qui cherchent à obtenir des mandats. Les victimes de la sous-enchère salariale ne sont en effet pas uniquement les travailleurs et travailleuses, mais aussi les entreprises qui se comportent correctement. Cela devrait aussi être évident pour le Conseil national, qui traitera ce thème lors de sa session d’hiver. Divers représentant(e)s de la droite à la Chambre du peuple ont également reconnu qu’il fallait combattre efficacement la sous-enchère pratiquée par des sous-traitants. La balle est dans leur camp. La SSE va sans doute pousser des hauts cris quelques jours encore, mais cette tempête va bientôt se calmer, elle aussi. Alors, cette droite s’habituera à mieux garantir ce qui est si important pour le ciment social de ce pays, à savoir que le travail doit être correctement rémunéré.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-877</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2012 15:34:00 +0200</pubDate><title>Stellungnahme zur Inkraftsetzung der Änderung des Obligationenrechts vom 23. Dezember 2011 (Rechnungslegungsrecht) und der Ausführungsbestimmungen</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/stellungnahme-zur-inkraftsetzung-der-aenderung-des-obligationenrechts-vom-23-dezember-2011-rechnungslegungsrecht-und-der-ausfuehrungsbestimmungen</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>(n'existe qu'en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-876</guid><pubDate>Thu, 27 Sep 2012 13:59:00 +0200</pubDate><title>Un but social de loin pas atteint</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-but-social-de-loin-pas-atteint</link><description>Hausse des primes des caisses-maladie pour 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que, pour la deuxième fois consécutive, la hausse des primes des caisses-maladie pour l’an prochain soit modérée est une nouvelle réjouissante. Mais elle ne doit pas nous faire oublier que, pour nombre de ménages, les primes des caisses-maladie restent une charge financière lourde. On le voit aussi dans le rapport sur l’efficacité des réductions de primes publié par l’Office fédéral de la santé en avril dernier: Malgré les réductions de primes, elles «&nbsp;mangent&nbsp;» selon le canton jusqu’à 14&nbsp;% du revenu disponible. 
</p><p>Ainsi, la Suisse est encore bien loin d’avoir réalisé le but social formulé par le Conseil fédéral, selon lequel personne ne devrait consacrer plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable pour ses primes de caisse-maladie. Tant que la Suisse conserve son système antisocial de primes par têtes, le mécanisme de réduction des primes doit impérativement être efficace afin d'alléger la charge de l'assurance maladie dans le budget des familles et des personnes seules.
</p><h5>renseignements</h5><p>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, et Christina Werder (031 377 01 12), secrétaire centrale de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-875</guid><pubDate>Tue, 25 Sep 2012 13:25:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États a adopté une responsabilité solidaire efficace </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-a-adopte-une-responsabilite-solidaire-efficace</link><description>Libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) prend connaissance avec soulagement de la décision du Conseil des États qui s’est prononcé aujourd’hui, par 22 voix contre 18, pour un modèle efficace de responsabilité solidaire. Pour l’USS, il est clair que seule une responsabilité solidaire assumée par l’entrepreneur contractant, le premier entrepreneur, pour toute la chaîne des sous-traitants permet de lutter efficacement contre la sous-enchère. C’est d’autant plus important que les annonces de cas de sous-enchère dus à des sous-traitants augmentent fortement, pour devenir quasi quotidiennes. 
</p><p>Le Conseil national est invité à confirmer lors de la session parlementaire d’hiver la ligne suivie par la Chambre des cantons. Pour qu’en Suisse, on verse des salaires suisses&nbsp;! 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11) économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-870</guid><pubDate>Mon, 24 Sep 2012 09:24:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 90 : Seule une minorité peut maintenir son niveau de vie antérieur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-n-90-seule-une-minorite-peut-maintenir-son-niveau-de-vie-anterieur</link><description>La situation économique des retraités et des retraitées en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/90_DB_JA_Seule_minorite_peut_maintenir_niveau_2012.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Télécharger en tant que PDF : Doris Bianchi, Jasmin Aregger: Dossier N° 90 - Seule une minorité peut maintenir son niveau de vie antérieur. La situation économique des retraités et des retraitées en Suisse 2012, 30 pages.</a></p><h5>résumé</h5><p>Le présent Dossier de l’USS se penche sur la question de la situation économique des retraité(e)s en Suisse. Pour y répondre, nous avons recouru à diverses sources soit, en plus des études récentes sur la prévoyance vieillesse, diverses statistiques d’assurances sociales (cf. p. 6).</p><p>Il apparaît que le modèle suisse des trois piliers - une combinaison de prévoyance publique, professionnelle et privée - vanté jusqu’à l’étranger comme une réussite, un modèle idéal, ne résiste pas à une analyse empirique. En l’état, il n’est en effet pas en mesure de garantir à la majorité des aîné(e)s le maintien de leur niveau de vie antérieur.</p><p>Seul un tiers des nouveaux retraités et moins d’un cinquième des nouvelles retraitées touchent des prestations des trois piliers. Il est bien plus fréquent que le budget des ménages de retraité(e)s soit composé de rentes AVS et de prestations de la prévoyance vieillesse (sous forme de rente et/ou de capital). Cela concerne 44,4&nbsp;% des hommes et 37,2&nbsp;% des femmes. Cependant, la prévoyance vieillesse de 12,6 % des hommes et 37,7&nbsp;% des femmes repose uniquement sur le 1er pilier, c’est-à-dire l’AVS.</p><p>Les retraité(e)s qui ne reçoivent pas de prestations des 2e et 3e piliers, ou qui ne bénéficient que de faibles compléments versés par leur 2e pilier, risquent de devoir se restreindre de manière draconienne, voire de basculer dans la pauvreté. En effet, la plupart des ménages de retraité(e)s confrontés à des difficultés financières n’ont pas de revenu qui leur viendrait d’une activité lucrative. Et il leur est tout aussi peu possible de recourir à une fortune pour financer leurs dépenses. Les retraité(e)s qui n’ont droit qu’à une rente AVS partielle ou une petite rente complète n’ont plus guère d’autre possibilité que de se soumettre au pénible examen de leurs besoins économiques, pour obtenir des prestations complémentaires.</p><p>Ainsi une majorité de retraité(e)s se trouvent dans l’incapacité de maintenir leur niveau de vie antérieur. La pauvreté est et reste dans une mesure importante un phénomène lié à la vieillesse, ou, pour le dire en d’autres termes, les personnes âgées sont plus souvent victimes que les autres de la pauvreté. En premier lieu les femmes, les personnes d’un bas niveau de formation, les ressortissant(e)s étrangers ainsi que les personnes très âgées et dépendantes de soins sont les groupes guettés par ce risque. Presque toujours, le fait d’avoir été défavorisé durant sa vie professionnelle (en raison d’un bas niveau de formation, d’un travail dur et mal payé ou à cause d’interruptions de l’activité lucrative en raison d’un chômage persistant, de la naissance d’un enfant ou de la prise en charge de la famille, de la maladie ou d’un accident) implique que l’on sera aussi défavorisé une fois à la retraite.</p><p>Toutes ces données prouvent que l’image si prisée des «&nbsp;vieux riches&nbsp;» s’avère un préjugé sciemment réducteur pour des raisons polémiques. Au vu de la situation inégalitaire qui règne au sein du groupe des retraité(e)s et étant donné que trop de ménages de retraité(e)s doivent s’en sortir avec des ressources très limitées, l’Union syndicale suisse (USS) demande que l’AVS soit améliorée via une hausse des rentes à l’intention des bas et moyens revenus.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category><category>AVS</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-874</guid><pubDate>Sun, 23 Sep 2012 15:11:00 +0200</pubDate><title>Pas de nouveau cadeau fiscal pour les mieux lotis</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-nouveau-cadeau-fiscal-pour-les-mieux-lotis</link><description>Votations fédérales du 23 septembre 2012 : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En rejetant l’initiative populaire «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;», le Souverain a aussi rejeté la troisième mouture d’un projet présenté par les propriétaires fonciers qui entendaient se faire un cadeau fiscal à eux-mêmes. Le verdict de ce scrutin montre que la population n’apprécie pas les pseudo-solutions lorsqu’il s’agit de résoudre les problèmes financiers des retraité(e)s. Seules des vraies solutions sont attendues. 
</p><p>C’est une telle solution que l’Union syndicale suisse (USS) a présentée il y a peu avec son projet AVSplus. Or la situation financière des personnes à bas ou moyens revenus qui, en plus de leur rente, ne peuvent pas compter sur d’autres ressources ou vivre de leur fortune, devient serrée, une fois qu’ils se retrouvent à la retraite. Ici, la seule aide possible est un relèvement des rentes. L’USS peaufine actuellement une initiative populaire qui va dans cette direction.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11) économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-873</guid><pubDate>Sun, 23 Sep 2012 14:35:00 +0200</pubDate><title>La formation musicale n’est pas un luxe – Meilleure protection de la santé : une chance de perdue</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-formation-musicale-n-est-pas-un-luxe-meilleure-protection-de-la-sante-une-chance-de-perdue</link><description>Votations fédérales du 23 septembre 2012 : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la nette acceptation de l’article constitutionnel sur la formation musicale. Par ce OUI clair, les citoyen(ne)s ont fait passer sans équivoque aucune un message en faveur d’un enseignement de musique qui ne soit plus un privilège réservé aux enfants «&nbsp;de milieux déjà favorisés&nbsp;». Tous les enfants, quels que soient la classe sociale et le revenu de leurs parents, pourront profiter de ce OUI tranché du Souverain. 
</p><h3>Non à une protection contre la fumée passive&nbsp;: une chance de perdue</h3><p>Par contre, en rejetant l’initiative populaire pour la protection contre la fumée passive, on a raté une chance d’améliorer la protection de la santé sur le lieu de travail et de remplacer le patch-work des législations cantonales par une réglementation nationale. Il appartient maintenant aux cantons&nbsp; de garantir la&nbsp; protection des travailleurs et travailleuses contre le tabagisme passif. En effet, nul ne conteste les lourdes conséquences de ce dernier.&nbsp;
</p><p>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-872</guid><pubDate>Thu, 20 Sep 2012 10:56:00 +0200</pubDate><title>L’USS peaufine une initiative pour des rentes AVS congrues</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-peaufine-une-initiative-pour-des-rentes-avs-congrues</link><description>AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une fois atteint l’âge de la retraite, de nombreuses personnes se retrouvent en terrain inconnu et hostile. D’un mois à l’autre, elles doivent renoncer à une part importante de leur ancien revenu et se serrer encore plus la ceinture. Beaucoup sont gagnées par une angoisse existentielle. Pour répondre à ces réalités, l’Union syndicale suisse (USS) est en train de peaufiner une initiative populaire qui demandera une hausse des rentes AVS. </p><p>La Constitution fédérale ne laisse subsister aucun doute&nbsp;: AVS et prévoyance professionnelle doivent permettre aux personnes à la retraite de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;». Par «&nbsp;de manière appropriée&nbsp;», le Conseil fédéral entend, depuis les années 1970, ceci&nbsp;: les rentes des 1er et 2e piliers servies aux personnes seules doivent représenter 60&nbsp;% du dernier revenu annuel brut. Pour les couples, ce taux de remplacement, comme on l’appelle, doit se monter à 80&nbsp;%.
</p><h3>Une ceinture encore plus serrée aussi pour les moyens revenus</h3><p>Un coup d’œil aux chiffres réels montre qu’avec de tels taux de remplacement, nombre de retraité(e)s doivent compter chaque franc dépensé. Quiconque gagnait 5&nbsp;000 francs bruts avant de prendre sa retraite – un niveau salarial très répandu, y a-t-il lieu de souligner -, aura dans son porte-monnaie, une fois retraité, tout juste 3&nbsp;000 francs par mois. C’est peu.
</p><p>Qui plus est, les taux officiels de remplacement ne sont guère atteints. De nombreuses personnes reçoivent en effet nettement moins des 1er et 2e piliers que 60&nbsp;% de leur dernier salaire brut. Les plus touchées sont celles qui ne peuvent compter que sur l’AVS pour prévoyance vieillesse. Cela concerne environ un homme vivant seul sur six de 65 à 70 ans. Ces personnes doivent subsister sans prestations des 2e ou 3e piliers. Elles peuvent à la rigueur toucher des prestations complémentaires. Presque une femme sur quatre de 64 à 69 ans se trouve dans cette situation. Quant aux couples, ils sont encore 13,5&nbsp;%.
</p><p>En Suisse, selon une étude de l’OCDE, 17,6&nbsp;% des retraité(e)s de 65 ans et plus disposaient récemment d’un revenu inférieur à 3&nbsp;000 francs. Avoir si peu d’argent pour vivre dans notre pays, c’est risquer l’isolement social. Les personnes concernées ne peuvent plus se permettre le train de vie suisse. Ce phénomène est aggravé par le fait que les rentes AVS restent largement à la traîne de l’évolution moyenne des salaires&nbsp;: pour la seule période qui s’est écoulée depuis l’an 2000, elles ont perdu plus de 10&nbsp;%. 
</p><p>Le Comité de l’USS estime qu’il est temps de donner un coup de barre. Avec son projet AVSplus, l’USS table sur une amélioration des rentes AVS. Ce projet s’inspire de l’exemple de réussite représenté par l’AVS qui offre à la grande majorité de la population de très bonnes prestations pour peu de coûts.
</p><h3>Relever sensiblement les rentes</h3><p>Les rentes AVS doivent être sensiblement relevées, au moins dans une mesure correspondant à une 13e rente mensuelle. C’est ce qu’ont décidé les délégué(e)s de l’USS lors de leur assemblée de mai 2012. Quant au modèle qui sera appliqué pour réaliser cet objectif, les instances responsables de l’USS s’en occupent actuellement.
</p><p>En septembre 2012, le Comité de l’USS a décidé, concernant AVSplus, de passer la vitesse supérieure et de mettre au point une initiative populaire. La décision définitive, relativement au lancement de cette initiative et à son contenu, reviendra aux délégué(e)s de l’USS, probablement au printemps 2013. La discussion en cours porte entre autres sur le modèle permettant de relever de 10&nbsp;% les rentes AVS, soit de 200 francs par mois pour les personnes seules. Un autre modèle permettrait de relever plus fortement les rentes des personnes ayant touché des bas et moyens salaires. Et l’extension du projet à l’AI est aussi débattue. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-770</guid><pubDate>Wed, 19 Sep 2012 15:00:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil des États doit passer à l’acte !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-des-etats-doit-passer-a-l-acte</link><description>Responsabilité solidaire « en chaîne »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 25 septembre, le Conseil des États s’attaquera au thème de la responsabilité solidaire. L’Union syndicale suisse (USS) demande que cette responsabilité soit aménagée de manière à être efficace et pleinement contraignante pour l’entrepreneur contractant. Sinon, l’adhésion du gouvernement et du Parlement fédéral au principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses, restera purement verbale. </p><p>Ces dernières années, les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes ont évolué à plusieurs égards. Il n’empêche qu’elles comportent toujours certaines lacunes au plan légal. Et des entreprises irresponsables en profitent pour tourner les dispositions locales sur les salaires. Le problème le plus important ici, ce sont les chaînes de sous-traitance, c’est-à-dire le fait que certaines parties de mandats soient transmises par l’entrepreneur contractant à une entreprise sous-traitante qui, à son tour, en fait autant avec une autre entreprise sous-traitante, et ainsi de suite. En fin de parcours, on trouve des entreprises étrangères, souvent même d’Europe centrale ou orientale, qu’il n’est pratiquement pas possible de sanctionner alors qu’elles «&nbsp;offrent&nbsp;» des salaires de misère à leur personnel. Or, en agissant de la sorte, elles ne respectent pas les conventions collectives de travail en vigueur et rendent la vie difficile aux entreprises qui agissent correctement ainsi qu’à leurs employé(e)s. De plus, avec l’extension de la libre circulation à l’Europe orientale et centrale, ce problème s’est aggravé de manière dramatique.
</p><h3>Responsabilité solidaire en chaîne&nbsp;: une nécessité</h3><p>L’USS demande que des mesures efficaces soient engagées contre la sous-enchère pratiquée par des sous-traitants. Elle veut une responsabilité solidaire qui soit contraignante pour l’entrepreneur contractant et veille à ce qu’il ne confie de mandats qu’à des entreprises respectueuses des conditions de travail en vigueur chez nous. Et si ce n’est pas le cas, ce sera à lui, en tant que premier entrepreneur, d’assumer la responsabilité des dommages causés. Pour l’USS, il est clair que, parmi les différents modèles existants, on doit choisir celui de la responsabilité solidaire en chaîne. Cela signifie que l’entrepreneur contractant doit assumer la responsabilité pour toutes les infractions commises dans la chaîne des sous-traitants. C’est le seul moyen qui l’obligera à choisir avec soin ses sous-traitants. C’est aussi le seul moyen de donner à l’instrument de la responsabilité solidaire une fonction vraiment préventive. 
</p><h3>Pas de tigre de papier</h3><p>Or, la majorité de la commission du Conseil des États chargée de l’examen préalable ne propose qu’un tigre de papier. Selon elle, les entrepreneurs contractants ne devraient obliger leurs sous-traitants à s’engager à respecter les salaires minimums et les conditions de travail suisses que par un contrat écrit. Un vœu pieux, pas un réel progrès par rapport au statu quo selon lequel un contrat oral suffit. Mêmes les organisations patronales du second œuvre et le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, jugent cette proposition inefficace.
</p><h3>Une dangereuse politique de pseudo-mesures </h3><p>Le 25 septembre, le Conseil des États devra corriger cette décision inopérante et, de ce fait, dangereuse. À une époque où les cas de sous-enchère salariale dus à des sous-traitants étrangers sont en passe d’être évoqués quotidiennement par les médias, réagir à ce dumping par des pseudo-mesures aura un prix élevé. En effet, si la population constate que les effets secondaires négatifs de la libre circulation des personnes ne sont pas combattus efficacement, elle ne voudra plus de cette dernière. Les député(e)s du Conseil des États devraient y regarder maintenant à deux fois, plutôt que de devoir se frotter les yeux quand il sera trop tard.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-809</guid><pubDate>Wed, 19 Sep 2012 14:39:00 +0200</pubDate><title>Adoptions possibles aussi pour les couples du même sexe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/adoptions-possibles-aussi-pour-les-couples-du-meme-sexe</link><description>Droit de l’adoption : l&#039;égalité est nécessaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 25 septembre, le Conseil national traitera la motion du Conseil des États «&nbsp;Droit de l’adoption. Mêmes chances pour toutes les familles&nbsp;». Les membres de la Commission USS des lesbiennes et gays demande l’élimination des inégalités introduites par le Parlement fédéral dans le droit de l’adoption.</p><p>En septembre 2011, le Conseil national a rejeté la pétition «&nbsp;Mêmes chances pour toutes les familles&nbsp;» déposée par Familienchancen, un collectif alémanique. En mars 2012, le Conseil des États prenait, lui, une autre décision, à savoir de transformer cette pétition en une motion demandant l’ouverture intégrale du droit de l’adoption, lorsque cette dernière a lieu pour le bien de l’enfant. Pour sa part, le Conseil fédéral ne veut autoriser que l’adoption, par des couples du même sexe, de l’enfant du partenaire</p><p>La balle est à nouveau dans le camp du Conseil national. Le contexte, avant ces prochaines délibérations, est le suivant&nbsp;: une petite minorité de la Commission des affaires juridiques rejette la motion, une majorité donne sa préférence à la variante du Conseil fédéral et une minorité importante veut l’ouverture intégrale du droit de l’adoption, comme le Conseil des États.</p><h3>Une égalité lacunaire</h3><p>Avec la loi sur le partenariat enregistré, le Parlement et le peuple ont sciemment créé des inégalités de traitement. L’une d’entre elles concerne le droit de l’adoption&nbsp;: si l’adoption est admise pour les personnes seules, indépendamment de leur orientation sexuelle, elle ne l’est pas dans le cas d’un partenariat enregistré. Cette incohérence a été supprimée aussi par le Conseil des États. Une telle inégalité de traitement créée en toute connaissance de cause dans la législation est aussi condamnable qu’une inégalité de traitement dans la vie quotidienne&nbsp;; et elle encourage même le sentiment que l’on peut traiter quelqu’un de manière inégale parce que la loi le fait aussi.</p><h3>Pourquoi revendiquer maintenant un droit de l’adoption égalitaire&nbsp;?</h3><p>Les organisations gays et lesbiennes ont renoncé, entre 2002 et 2004, à demander cette égalité de traitement afin de ne «&nbsp;pas trop charger la barque&nbsp;». À partir du moment où il était devenu clair qu’il n’y aurait pas de «&nbsp;mariage homosexuel&nbsp;», la réalisation du partenariat enregistré ne devait pas être mise en danger. Depuis lors, dix ans ont passé. Toutes les lois pouvent être modifiées afin de tenir compte de l’évolution de la société, il est donc légitime aujourd’hui de se débarrasser des inégalités présentes dans la loi. Il n’y a donc pas lieu ici de parler de «&nbsp;harcèlement&nbsp;», comme le fait l’UDC.</p><h3>Les parents, ce ne sont pas uniquement un homme + une femme</h3><p>La conception selon laquelle les parents ne peuvent être qu’un homme + une femme est une conception morale que la société s’est donnée. Que des couples homosexuels puissent empêcher l’enfant de découvrir son identité sexuelle est un mythe. L’éducation conduisant à une identité hétérosexuelle constitue ce que la pensée gay-lesbienne progressiste qualifie depuis des décennies de contrainte à l’hétérosexualité. Les enfants de mères lesbiennes ou de pères gays naissent hétéro, homo, bi ou intersexuels dans les mêmes proportions que ceux des hétérosexuels. La Cour européenne des droits de l’homme a déjà, dans la question «&nbsp;parents = seulement homme + femme&nbsp;», prononcé un jugement différent.</p><h3 class="Sous-titreSP">La tutelle est une mauvaise solution</h3><p>De toute façon, le bien de l’enfant est certainement mieux garanti dans un partenariat stable (couple marié, partenariat enregistré, concubinage) qu’avec une tutelle. Il est naturellement possible de garantir par d’autres moyens – comme des assurances – la situation juridique et financière d’«&nbsp;orphelin(e)s&nbsp;» qui pourraient ou devraient être adoptés par un(e) partenaire survivant. Mais pourquoi faire compliqué et mal lorsque l’on peut faire les choses correctement&nbsp;? De plus, la France prévoit aussi d’ouvrir intégralement le droit de l’adoption.</p><h3 class="Sous-titreSP">Les prochaines échéances</h3><p>En plus du problème de l’adoption non discriminatoire, la Commission USS des lesbiennes et gays devra s’occuper des priorités suivantes&nbsp;:</p><ul><li>droit de la naturalisation&nbsp;: même droit pour les couples et les partenaires enregistrés&nbsp;;</li><li>&nbsp;accès à la fécondation in vitro&nbsp;: pour tout le monde ou pour personne&nbsp;;</li><li>article 261bis du Code pénal suisse (aujourd’hui&nbsp;: discrimination raciale)&nbsp;: condamner pénalement aussi la discrimination en raison de l’orientation/l’identité sexuelle&nbsp;;</li><li>mettre en œuvre tout ce qui a été acquis&nbsp;!</li></ul><p>Enfin, les syndicats doivent faire inscrire, dans leurs CCT, que le congé pour adoption concerne non seulement les couples hétérosexuels, mais aussi les couples homosexuels et les personnes seules.</p>]]></content:encoded><category>LGBT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-848</guid><pubDate>Tue, 18 Sep 2012 14:59:00 +0200</pubDate><title>Konsultation BVG-Mindestzinssatz 2013</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/konsultation-bvg-mindestzinssatz-2013</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-793</guid><pubDate>Tue, 18 Sep 2012 14:58:00 +0200</pubDate><title>Révision de la loi sur la formation des Suisses de l’étranger</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/revision-de-la-loi-sur-la-formation-des-suisses-de-l-etranger</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur,
</p><p>Nous vous remercions de nous avoir invités à prendre position sur le projet&nbsp; de révision de la loi sur la formation des Suisses de l’étranger.
</p><p>L’USS soutient globalement le projet de loi. Elle salue les objectifs fixés dans la loi (Question 1). Elle est favorable au développement de la formation suisse à l’étranger et estime particulièrement le fait que la Confédération puisse à l’avenir soutenir subsidiairement la formation professionnelle initiale dans les écoles suisses à l’étranger (Question 4). Par contre, l’USS ne soutient pas le subventionnement d’offres de formation émanant d’entreprises de formation à but lucratif, les investissements dans l’éducation devant servir aux usagers du système éducatif et non à augmenter les profits d’organismes privés (Question 5).
</p><p>De plus, l’USS est favorable aux dispositions visant à assurer une couverture sociale adéquate aux enseignants détachés à l’étranger (art. 7 et 15).
</p><p>En vous remerciant de bien vouloir prendre en compte nos remarques, nous vous prions de croire, Monsieur le Conseiller fédéral, à l’assurance de notre haute considération.
</p><p>Union syndicale suisse</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-869</guid><pubDate>Tue, 18 Sep 2012 10:12:00 +0200</pubDate><title>Halte aux excès salariaux : initiative populaire « 1:12 – Pour des salaires équitables »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/halte-aux-exces-salariaux-initiative-populaire-1-12-pour-des-salaires-equitables</link><description>Salaires plus justes : la balle est dans le camp du Conseil national</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 27 septembre, le Conseil national traitera l’initiative populaire de la Jeunesse socialiste suisse «&nbsp;1:12 – Pour des salaires équitables&nbsp;». Elle a pour but d’empêcher les excès en matière de salaire et de réduire des écarts énormes et injustifiés&nbsp;; cela, en liant salaire maximal et salaire minimal. Lui dire OUI n’est, pour les syndicats, rien d’autre qu’une réponse logique.</p><p>D’abord, le bloc communiste implosa, puis les salaires des grands managers explosèrent. Exemple suisse&nbsp;: le rapport entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas était, en 2011, de 266 à 1 chez Novartis, de 215 à 1 chez Nestlé et de 213 à 1 chez Roche. Ou aussi&nbsp;: si l’on prend, pour la même année, le niveau salarial le plus élevé de la direction de 41 grandes entreprises de Suisse et qu’on le compare au segment le plus bas, on arrive à un rapport de 39 à 1.
</p><p>La révolte suscitée par les profiteurs, cette nouvelle clique féodale, est grande. Mais les mesures aptes à enrayer les rouages de cette répartition injuste des richesses sont rares. S’il en est un qui a transformé sa frustration en acte, c’est Thomas Minder. Avec son initiative «&nbsp;contre les rémunérations abusives&nbsp;», il veut s’attaquer aux salaires des profiteurs. Pour ce faire, il accorde sa confiance aux actionnaires, qui devraient juger. On est cependant en droit de se demander s’ils le feront vraiment. N’appartiennent-ils pas trop souvent, eux ou à tout le moins une partie importante de ceux qui donnent le la dans ces milieux, à la même caste&nbsp;? Dans les pays anglo-saxons, où les assemblées d’actionnaires peuvent voter sur les traitements des directions d’entreprise, les propositions de déclasser des personnes aux salaires par trop élevés qui passent la rampe sont aussi rares qu’un merle blanc.
</p><p>La proposition de l’initiative de la Jeunesse socialiste est en revanche efficace, car elle intervient directement dans les rouages de cette répartition injuste. En outre, elle est lapidaire et frappante. Selon elle, le salaire le plus élevé dans une entreprise ne doit pas être plus de 12 fois supérieur au salaire le plus bas. En d’autres termes, le grand manager peut gagner en un mois ce que le collaborateur ou la collaboratrice le moins bien payé gagne en un an. Mais pas plus. Tout compte fait, si le salaire mensuel le plus bas versé dans une entreprise est de 4&nbsp;000 francs - comme le demande l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums – à la tête de cette entreprise, on pourra quand même gagner 576&nbsp;000 francs par an. Pas de quoi devoir se mettre à manger de la vache enragée…
</p><p>Les syndicats sont clairement et univoquement favorables à l’initiative «&nbsp;1:12&nbsp;». On le voit entre autres au fait que les président(e)s de toutes les grandes fédérations membres de l’USS figurent dans le comité d’initiative. Le principal argument est ici celui de la justice distributive. Les écarts existant actuellement entre les salaires sont purement arbitraires. Ils traduisent une mentalité arrogante selon laquelle le succès économique ne serait que le produit d’une petite élite de managers. C’est cela qu’il faut corriger et «&nbsp;1:12&nbsp;» permettra de le faire.
</p><p>Et la menace brandie par Monsieur Brabeck, le boss de Nestlé, de partir avec son entreprise à l’étranger si l’initiative gagnait dans les urnes&nbsp;? Les grandes multinationales ne sont pas transférables rapidement et sans douleur. Cela concerne en particulier celles qui profitent du label suisse. Et si un «&nbsp;prince&nbsp;» ne veut rester ici qu’à la condition de pouvoir profiter tant et plus, qu’il s’en aille. La Suisse n’est pas le Liechtenstein.
</p><p>L’initiative «&nbsp;1&nbsp;:12&nbsp;» favorisera la justice sociale dans le monde économique. Il faut bien que quelqu’un commence à faire en sorte que dans les entreprises aussi, il y ait une certaine justice. Et cela peut aussi avoir un effet d’entraînement. Pour avoir le droit de s’autodéterminer démocratiquement, la Suisse a d’abord chassé ses princes. Ce que les Français et les Allemands n’ont fait que bien plus tard. Si nous chassons les princes du monde économique - ou simplement les ramenons à la raison – cela aura des effets au-delà de nos frontières.
</p><p>&nbsp;</p><p>Parfois, il faut prendre des décisions courageuses dans la vie. Celle de redresser la tête en fait partie.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-788</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2012 18:49:00 +0200</pubDate><title>La droite veut passer en force - les syndicats prêts à lancer le référendum !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-droite-veut-passer-en-force-les-syndicats-prets-a-lancer-le-referendum</link><description>Heures d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil des États a accepté aujourd’hui la proposition du Conseil fédéral concernant la mise en œuvre de l’initiative parlementaire Lüscher. L’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia rejettent tant les propositions que celle du Conseil fédéral, parce qu’elles entraîneraient une augmentation du travail de nuit. Si les partisans de la dérégulation devaient s’imposer lors de prochaines délibérations parlementaires, Unia et l’USS décideraient du lancement d’un référendum. Des propositions en ce sens sont déjà prêtes à être soumises aux instances décisionnelles.
</p><p>Le Conseil des États a aussi accepté la motion Lombardi. Celle-ci demande des heures d’ouverture des commerces minimales de 6 à 20 heures (lundi-vendredi) et de 6 à 19 heures (samedi) pour toute la Suisse. Nombre de cantons seraient contraints de prolonger massivement les heures d’ouverture des commerces sur leur territoire et les conditions de travail de dizaine de milliers de travailleurs et travailleuses de la vente s’en trouveraient dégradées. 
</p><p>Les syndicats ne comprennent pas ces décisions du Conseil des États. Alors que la population rejette les unes après les autres de nouvelles propositions de dérégulation, les lobbyistes bourgeois du commerce de détail n’arrêtent pas de lancer de nouveaux projets de prolongation des heures d’ouverture des commerces. Les syndicats seront toujours prêts à mettre fin à ce harcèlement, si nécessaire au moyen d’un référendum. 
</p><p>Seule petite lueur d’espoir dans les débats d’aujourd’hui au Conseil des États&nbsp;: le rejet de la motion radicale Hutter, qui entendait permettre aux cantons de fixer sans restriction aucune des heures d’ouverture des points de vente et des entreprises de service. Ce serait là un grand pas en direction de la disparition de l’interdiction fondamentale du travail de nuit et du travail du dimanche. 
</p><h5>Contact</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), secrétaire central de l’USS,</li><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia</li><li>Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l‘USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</li></ul><p>&nbsp;</p><p><a name="Text10"></a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-868</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2012 09:55:00 +0200</pubDate><title>Tous et toutes à la grande manif de l’industrie !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tous-et-toutes-a-la-grande-manif-de-l-industrie</link><description>Le 22 septembre, dès 14 heures</description><content:encoded><![CDATA[<p>Oui à une industrie et un site de production suisses forts&nbsp;!
</p><p>L’industrie suisse croît. Uniquement en 2011, 14&nbsp;000 emplois ont été créés. Plus de 700&nbsp;000 personnes travaillent dans cette branche. Pour nombre d’entre elles, d’importantes négociations collectives sont à l’ordre du jour année encore, à savoir&nbsp;: le renouvellement des deux CCT, celle de l’industrie MEM et celle de l’industrie graphique. C’est pourquoi l’heure est venue de donner un signal fort à l’industrie et au site de production suisses. Et aux patrons&nbsp;!
</p><p><b>La manifestation commencera à 14 heures sur la Schützenmatte, à Berne.</b> Le rappeur et beatboxer <b>Knackeboul </b>sera de la partie, de quoi assurer l’ambiance. Après les discours, <b>Stiller Haas jouera sur la Place fédérale</b>. Le programme est prévu pour toute la famille.
</p><p><a href="http://unia.ch/GAV-MEM-2013.6301.0.html?&amp;L=1" class="linkicon">Appel d’Unia</a></p><p><a href="http://www.syndicom.ch/fr/newsactivites/manifestations/fr-events-detailansicht/event/demo-ja-zu-einem-starken-industrie-und-werkplatz-schweiz.html" class="linkicon">Appel de syndicom</a></p><p><a href="http://www.sev-online.ch/fr/aktuell/kontakt.sev/2012/2012_09_22_demo.php" class="linkicon">Appel du SEV</a></p><p><a href="http://www.pvb.ch/index.asp?mode=shownews&amp;ID=496" class="linkicon">Appel de l’APC</a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-867</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2012 09:28:00 +0200</pubDate><title>Injuste et dangereux pour la solidarité entre les générations</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/injuste-et-dangereux-pour-la-solidarite-entre-les-generations</link><description>La Commission USS des retraité(e)s rejette « Sécurité du logement à la retraite »

</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’emballage à l’air prometteur, mais le contenu ne l’est pas. Telle est la constatation faite par la Commission USS des retraité(e)s qui rejette à l’unanimité l’initiative populaire «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;». Les uss-infos se sont brièvement entretenues avec Michel Béguelin, le président de cette commission ainsi qu’avec Heinz Thommen et Josef Lehmann, qui en sont tous deux membres.
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Pourquoi la Commission USS des retraité(e)s rejette-t-elle cette initiative&nbsp;? Les retraité(e)s en profiteraient, non&nbsp;?</h3><p>Michel Béguelin&nbsp;: Il y a surtout une chose que la commission ne peut pas accepter,&nbsp; c’est que cette initiative rompt la solidarité entre les générations. Elle privilégie certains retraité(e)s, les plus riches d’entre eux. C’est injuste et met en danger un bien auquel nous ne saurions accorder suffisamment d’importance&nbsp;: la solidarité entre jeunes et vieux. 
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Ne s’agit-il que de «&nbsp;jeunes contre vieux&nbsp;»&nbsp;?</h3><p>Heinz Thommen&nbsp;: Le deuxième point faible de l’initiative est qu’elle favorise très fortement les propriétaires par rapport aux locataires. Ceux-ci ne peuvent pas déduire un seul centime de leur revenu imposable. Or, les propriétaires de leur logement sont en principe plus aisés que les locataires. C’est socialement injuste. 
</p><p>Josef Lehmann&nbsp;: Je peux le confirmer. Je suis propriétaire de mon logement et sa valeur locative est imposée. À vrai dire, il faudrait, en ce qui concerne la propriété foncière, ne payer que l’impôt sur la fortune. Mais je suis quand même opposé à cette initiative. D’une part, il n’y a pas lieu de prévoir sans cesse des exceptions dans notre système fiscal. D’autre part, je trouve aussi que l’initiative contrevient à la solidarité intergénérationnelle. Enfin, elle n’est socialement pas acceptable, car seuls les riches retraité(e)s en profiteraient. Je voterai non.
</p><h3>uss-infos&nbsp;: Vous dites tous non. En tant que Commission USS des retraité(e)s, vous avez pour mission de représenter les retraité(e)s. Comme les représentez-vous «&nbsp;correctement&nbsp;»&nbsp;?</h3><p>Michel Béguelin&nbsp;: Je fais état de rentes suffisantes, d’AVSplus. Il faut absolument qu’à long terme, l’AVS soit consolidée et développée pour les plus faibles socialement. En outre, nous devons aussi avoir à l’esprit les interactions entre AVS et 2e pilier. Aujourd’hui, nous nous engageons pour que les retraité(e)s touchent 60&nbsp;% de leur ancien revenu. Mais il y a un gros problème à résoudre&nbsp;: que reçoit la même personne lorsqu’elle a 70 ou 80 ou 90 ans&nbsp;? Il est urgent que le pouvoir d’achat de ces retraité(e)s souvent nécessiteux soit maintenu. 
</p><h5>Les personnes interviewées</h5><p>Michel Béguelin, aujourd’hui retraité, a été secrétaire du SEV, conseiller national puis conseiller aux États (PS, VD).
</p><p>Heinz Thommen, aujourd’hui retraité, a été secrétaire du Syndicat du livre et du papier (devenu comedia après une fusion).
</p><p>Josef Lehmann représente garaNto, le syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière, au sein de la Commission USS des retraité(e)s.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Repartition</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-866</guid><pubDate>Fri, 14 Sep 2012 16:12:00 +0200</pubDate><title>Pas de cadeau fiscal royal pour le retraité Blocher !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-de-cadeau-fiscal-royal-pour-le-retraite-blocher</link><description>Non à l’initiative fallacieuse des propriétaires fonciers</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le contexte est connu&nbsp;: si l’initiative «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;» était acceptée le 23 septembre, les retraité(e)s aisés pourraient à l’avenir économiser une montagne d’impôts. Pour la seule Confédération, le Conseil fédéral s’attend à 250 millions de pertes fiscales. L’USS a regardé de plus près ce qu’il en serait des retraité(e)s les plus riches&nbsp;: même sur la base d’estimations prudentes, il apparaît que le retraité AVS Christoph Blocher économiserait un montant à six chiffres. Notre multimillionnaire n’en a nul besoin.</p><p>L’association des propriétaires fonciers veut que les propriétaires de leur logement puissent, une fois atteint l’âge AVS, décider s’ils veulent encore ou non faire imposer la valeur locative de leur bien. En contrepartie, ils ne pourraient plus faire valoir les intérêts de leur dette. Les frais d’entretien à concurrence de 4&nbsp;000 francs par an et les frais liés aux mesures d’économie d’énergie et de protection de l’environnement et des monuments historiques resteraient par contre déductibles du revenu imposable. 
</p><p>Le conseiller national Christoph Blocher habite sur la «&nbsp;Côte d’or&nbsp;» zurichoise, dans une villa cossue construite sur une propriété de 10&nbsp;000 mètres carrés de grande valeur en raison de sa situation. Pour ce type de région, les autorités comptent avec un prix du sol de 960 francs le mètre carré. À elle seule, la valeur de cette propriété, à partir de laquelle est calculée la valeur locative, se monte donc à presque dix millions de francs. On ne sait pas combien d’argent le stratège de l’UDC a dépensé en son temps pour construire sa villa. En restant prudent, on peut estimer que celle-ci vaut 2 millions de francs. La valeur vénale de ce bien foncier, calculée encore une fois avec la plus extrême des prudences, est donc de 12 millions de francs environ, ce qui donne une valeur locative de près de 480&nbsp;000 francs. Si aucune hypothèque ne grève ce bien et en supposant, toujours avec beaucoup de prudence, que le revenu annuel de Christophe Blocher se monte à un million de francs, ce dernier économiserait plus de 170&nbsp;000 francs si l’initiative était acceptée. Même avec des dettes hypothécaires de 7,5 millions de francs, le cadeau fiscal fait à notre multimillionnaire resterait supérieur à 100&nbsp;000 francs.
</p><p>C’est injuste. La situation financière d’un propriétaire de son logement est en principe meilleure que celle d’un locataire. Et ce n’est pas uniquement vrai pour le multimillionnaire Blocher. Malgré cela, l’initiative veut alléger fiscalement les retraité(e)s propriétaires de leur logement. Or, celui qui paie une location pour son appartement ne peut par contre rien déduire. En lieu et place, les locataires devront aussi compenser les pertes fiscales dues à l’initiative&nbsp;: à travers un démantèlement des services publics ou une hausse d’autres impôts ou taxes.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) ne fait surtout pas partie de ceux qui entonnent la rengaine selon laquelle tous les retraité(e)s seraient riches et qu’il ne serait plus nécessaire d’avoir une politique pour les personnes âgées. La pauvreté frappe aujourd’hui encore ces dernières et ce n’est de loin pas là un phénomène marginal. Seulement, on ne résoudra pas ce problème avec des propositions qui ne concernent qu’une catégorie de retraité(e)s, à savoir les plus aisés. Ce dont on a besoin, c’est de meilleures rentes AVS pour les bas revenus, une revendication qui est celle du projet AVSplus de l’USS. Pour les retraité(e)s qui, bien que propriétaires de leur logement, doivent compter chaque franc dépensé, il existe déjà, dans de nombreux cantons, des réglementations prévues pour les cas de rigueur. Mais les cadeaux fiscaux pour les retraité(e)s aisés sont par contre à rejeter. C’est pourquoi un NON s’impose le 23 septembre à l’initiative «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-865</guid><pubDate>Thu, 13 Sep 2012 15:44:00 +0200</pubDate><title>Le cours plancher doit être relevé dès que possible</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-cours-plancher-doit-etre-releve-des-que-possible</link><description>Cours du franc : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a pris connaissance de la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer «&nbsp;avec toute la détermination requise&nbsp;» l’actuel cours plancher du franc. C’est absolument nécessaire, car le franc est fortement surévalué. Pour garantir quelque peu les salaires et les emplois, il faudrait un cours d’au moins 1,40 franc pour 1 euro. Vu les risques de récession, un franc encore plus faible serait même nécessaire. 
</p><p>Actuellement en Suisse, les prix baissent. Le PIB baisse et le chômage augmente. On court un risque de récession et la stabilité des prix n’est plus garantie. L’année prochaine, l’inflation sera proche de zéro. Comme l’indice suisse des prix à la consommation surestime le renchérissement, l’évolution effective des prix devrait être moins importante. Dans son message à la BNS, le Conseil fédéral écrit que la stabilité des prix doit être assimilée à une inflation d’environ 1&nbsp;%.
</p><p> Dans une telle situation, le mandat de politique monétaire de la BNS prescrit très clairement une politique monétaire expansive. Or, avec un franc toujours fortement surévalué, c’est une politique restrictive qui est appliquée. Certes les taux d’intérêt sont bas, mais cet avantage pour l’économie suisse se trouve plus qu’anéanti par la surévaluation du franc. Les indicateurs, comme le «&nbsp;Monetary Conditions Index&nbsp;», le montrent clairement. Selon son mandat, la BNS devrait ainsi relever aussi rapidement que possible la cours plancher du franc.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-864</guid><pubDate>Mon, 10 Sep 2012 15:51:00 +0200</pubDate><title>Publications scientifiques de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/publications-scientifiques-de-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces ouvrages sont publiés dans la collection « Documents de l'Union syndicale suisse (USS) ». Ils peuvent être commandés en librairie ou directement chez l’éditeur. Ils peuvent être empruntés <a href="http://www.uss.ch/biblio" class="external-link-new-window">dans notre bibliothèque</a>, de même que toutes les publica-tions de l’USS.
</p><p>&lt;media linkicon&gt;les publications scientifiques de l’USS&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-863</guid><pubDate>Sat, 08 Sep 2012 16:48:00 +0200</pubDate><title>L’USS prépare une initiative pour une hausse des rentes AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-prepare-une-initiative-pour-une-hausse-des-rentes-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Contrairement à une idée fort répandue, la majorité des retraité(e)s ne roulent pas sur l’or en Suisse. Les rentes des premier et deuxième piliers ne permettent pas à nombre d’entre eux de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur&nbsp;», ainsi que le prescrit la Constitution fédérale. Même des personnes à revenus moyens sont touchées&nbsp;: alors qu’elles ont durement travaillé pendant toute leur vie, elles doivent compter chaque franc qu’elles dépensent, une fois arrivées à la retraite.&nbsp;
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) veut faire en sorte que le principe constitutionnel soit à l’avenir appliqué&nbsp;: «&nbsp;Le comité de l’USS a décidé cette semaine de lancer une initiative pour renforcer l’AVS. Notre objectif est d’améliorer la situation financière des retraité(e)s, en augmentant les rentes AVS de 10%. Cela correspond à une hausse mensuelle de 200 francs pour les personnes seules&nbsp;», a annoncé le président de l’USS, Paul Rechsteiner, lors de l’émission «&nbsp;Samstagsrundschau&nbsp;» de la radio alémanique DRS1. L’USS est en train de mettre au point le texte de cette initiative. La décision définitive sur le projet AVSplus reviendra à l’Assemblée des délégués de l’USS. Il est prévu que la récolte de signatures débute au printemps 2013.
</p><p>Ces hausses de rentes devront d’abord profiter aux personnes à bas ou moyens revenus. Pays parmi les plus riches de la planète, la Suisse peut se permettre d’avoir une prévoyance vieillesse garantissant une existence décente à ces retraité(e)s qui n’ont pas tellement gagné d’argent durant leur vie professionnelle.
</p><h5>Renseignements&nbsp;</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS chargée de la politique sociale</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-861</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2012 15:19:00 +0200</pubDate><title>Parlement, ouvre donc les yeux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/parlement-ouvre-donc-les-yeux</link><description>Responsabilité solidaire : une mini-décision à courte vue et inefficace </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Toujours plus d’entreprises sous-traitantes de l’Union européenne (UE) violent grossièrement les conditions de travail suisses. On pourrait les empêcher de pratiquer la sous-enchère salariale au moyen d’une responsabilité solidaire efficace. Mais, comme si elle était privée de toute vision de la réalité, une majorité de droite empêche une telle responsabilité digne de ce nom de voir le jour.</p><p>Bâle, le 20 août dernier&nbsp;: Unia rend publique une énorme sous-enchère salariale sur un chantier de la Foire de Bâle. Berne, le 21 août&nbsp;: l’Union syndicale suisse (USS) dénonce la grave sous-enchère pratiquée dans l’horticulture. Retour à Bâle le 22 août, où des chauffeurs sont payés 13,20 francs de l’heure sur un chantier&nbsp;! Armasuisse Ittigen, le même jour&nbsp;: Unia signale un monstrueux cas de sous-enchère salariale et des durées du travail beaucoup trop longues.
</p><p>Ces exemples montrent que, ces derniers temps, les cas de sous-enchère salariale dus à des sous-traitants explosent. Qu’ils soient découverts ne prouve pas pour autant que les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes soient des plus efficaces. En effet, pour empêcher que de nouveaux cas ne surviennent, des sanctions à effet préventif seraient nécessaires. Mais le hic est, en ce qui concerne les sous-traitants de l’étranger, l’application des sanctions. Un problème qui commence déjà avec les difficultés rencontrées pour dénicher ces entreprises…
</p><p>C’est pour cela que les syndicats demandent depuis longtemps que l’on renforce la «&nbsp;responsabilité solidaire&nbsp;», comme on l’appelle. Celle-ci signifie que l’entreprise contractante qui confie à des sous-traitants des parties de son mandat doit être responsable du respect par ces derniers des conditions de travail usuelles. Parmi les différentes réglementations possibles, l’USS a toujours demandé que l’on choisisse la «&nbsp;responsabilité solidaire en chaîne&nbsp;». Avec elle, l’entreprise contractante doit assumer la responsabilité pour tous les sous-traitants à qui elle confie une partie des travaux, c’est-à-dire aussi pour les sous-traitants de sous-traitants. Ce n’est que si l’entreprise contractante peut aussi être sanctionnée en cas d’abus qu’elle fera suffisamment attention, lorsqu’elle confiera une partie de son mandat à des sous-traitants, à ce que ces derniers respectent les conditions de travail usuelles. Que ce modèle fonctionne, on le voit dans l’exemple de l’Autriche, qui a renforcé dans ce sens ses mesures d’accompagnement lors de l’extension de la libre circulation des personnes à l’Europe centrale et orientale.
</p><p>Que l’on doive lutter contre la sous-enchère entraînée par la libre circulation des personnes, les partis bourgeois ne semblent pas encore l’accepter vraiment. Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a certes déclaré qu’il fallait mettre de l’ordre dans cette question, mais précisément les politicien(ne)s de droite donnent beaucoup plus d’importance à l’allégement des charges administratives des PME qu’à la protection des salaires… Ainsi, la commission du Conseil des États chargée de l’examen préalable de cet objet a pris, fin août, une décision qui n’aura, loin s’en faut, même pas un effet placebo&nbsp;; cela, alors que sa pendante du Conseil national s’était prononcée auparavant pour une responsabilité solidaire efficace. Selon la commission du Conseil des États, l’entrepreneur contractant ne devrait qu’engager ses sous-traitants par contrat écrit à respecter les salaires minimums et les conditions de travail suisses. C’est comme s’attaquer à un cyclone avec un canon anti-grêle et cela apparaît d’autant plus arrogant que les partis de droite ont promis, lors de la session parlementaire d’été, de traiter cette année encore d’une responsabilité solidaire digne de ce nom dans le cadre d’un projet séparé relatif aux mesures d’accompagnement. 
</p><p>La Chambre des cantons peut encore corriger la décision erronée et inopérante de sa commission. Il serait bien indiqué qu’elle le fasse, car ne pas combattre efficacement la sous-enchère salariale, c’est faire le jeu de ceux qui veulent enterrer les Accords bilatéraux conclus avec l’UE.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-860</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2012 15:18:00 +0200</pubDate><title>Une hausse ne poserait aucun problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-hausse-ne-poserait-aucun-probleme</link><description>Taux d’intérêt minimum LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Union syndicale suisse (USS) demande, avec de bonnes raisons, que le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle soit relevé à 2,5&nbsp;% pour l’année 2013. Les représentants des assureurs ont réussi à s’imposer dans la Commission LPP.</p><p>La Commission LPP conseille le Conseil fédéral en matière de prévoyance professionnelle,&nbsp; des conseils qui ne sont toutefois guère dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses. Le 3 septembre, dans sa grande majorité, elle a décidé de recommander au gouvernement un taux d’intérêt minimal LPP de 1,5&nbsp;% pour 2013.
</p><h3>Des rendements redevenus clairement meilleurs</h3><p>Le taux d’intérêt minimal LPP s’applique aux avoirs de vieillesse de la prévoyance professionnelle. Il définit donc le montant des futures rentes de vieillesse. Plus il est bas, moins les avoirs de vieillesse croissent. Ces dernières années, il a dégringolé de 4&nbsp;% environ à 1,5&nbsp;%, aujourd’hui. C’est très peu. L’argent des caisses de pensions fait ainsi quasiment du surplace, ses rendements étant plutôt chiches. Ces douze derniers mois cependant, les marchés d’actions ont nettement rebondi. Les portes-feuilles courants de placements ont augmenté de près de 10&nbsp;%. Cette amélioration des rendements se reflète aussi dans les actuelles performances des caisses de pensions, qui, avec plus de 3&nbsp;%, représentent presque le double du taux d’intérêt minimal. Ainsi, la fortune des caisses de pensions augmente, ce dont il faut que les assuré(e)s profitent aussi. 
</p><p>Les calculs courants, prudents, montrent qu’un taux d’intérêt minimal de 2,5&nbsp;% serait indiqué pour l’année prochaine. L’USS s’est d’ailleurs prononcée pour un tel taux. Toujours est-il que des calculs encore plus prudents aboutissent à un taux d’intérêt minimal de 2&nbsp;%. Un relèvement de celui-ci est de ce fait possible, au vu de l’évolution positive suivie par les marchés des placements. 
</p><h3>Toujours une poule aux oeufs d’or pour les assureurs-vie</h3><p>Or, la commission s’est laissé diriger par le climat général négatif qui caractérise la prévoyance professionnelle. Les assureurs-vie, craignant que la hausse du taux d’intérêt minimal ne réduise les rendements, sont les premiers à s’opposer à une hausse de celui-ci. Ils demandent même qu’on le baisse à 1&nbsp;%. Mais, malgré le climat pessimiste subi par la prévoyance professionnelle, cette dernière reste une poule aux œufs d’or pour la branche de la finance et des assurances. En dépit de la crise des rendements, des frais de gestion de la fortune élevés, des primes de risque surfaites et de juteuses distributions de bénéfices aux compagnies d’assurance sont à l’ordre du jour. La justice distributive semble devenue étrangère à la prévoyance professionnelle.
</p><p>La balle est maintenant dans le camp du gouvernement. Il fixera en novembre prochain le taux d’intérêt minimal LPP pour l’année 2013. À cette occasion, il devra veiller, en relevant ce taux, à ce que l’argent économisé profite en premier lieu aux assuré(e)s.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-862</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2012 15:15:00 +0200</pubDate><title>Quand les Gripen ont le vent en poupe, les étudiant(e)s s’enrhument</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/quand-les-gripen-ont-le-vent-en-poupe-les-etudiant-e-s-s-enrhument</link><description>Encouragement de la formation, de la recherche et de l&#039;innovation pendant les années 2013-2016</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le «&nbsp;frein aux dépenses&nbsp;» a bon dos quand il s’agit des budgets réservés à la formation, la recherche et l’innovation. Lors des débats aux Conseils des États de la session d’été, l’augmentation des budgets à la formation avaient été balayés sans exceptions. Les décisions avaient été prises à une majorité très serrée, avec une seule voix d’écart. La Commission de l’éducation, de la science et de la culture tente de rectifier le tir en proposant au Conseil national une augmentation de l’enveloppe budgétaire de 300 millions au total sur quatre ans. </p><p>Quand on parle d’argent, un petit détour par le Département fédéral des finances, garant de l’équilibre budgétaire, s’impose. Le rapport sur le budget 2013 est à ce titre des plus intéressants. À force de déclarations publiques intempestives, on pourrait être tenté de croire que l’armée est le parent pauvre de l’État, que les dépenses des assurances-sociales explosent et que la formation est un domaine d’avenir dans lequel la Confédération investit pour renforcer le place économique suisse. Une analyse du budget 2013 suffit à nous convaincre que la théorie s’éloigne de la pratique. En août 2012 déjà, la Confédération prévoyait d’augmenter le budget de l’armée de 3,4&nbsp;% pour 2013, soit l’équivalent de ce qui était prévu pour la formation (3,5&nbsp;%) et bien plus que la présumée «&nbsp;explosion&nbsp;» des coûts de la prévoyance sociale (2,7&nbsp;%). Et ceci, avant même que le Parlement ne décide de relever généreusement le plafond du budget ordinaire de l’armée à 5 milliards pour permettre l’achat de nouveaux avions de combat.
</p><p>Que pèsent 300 millions sur 4 ans pour la formation et la recherche — répartis entre les Hautes écoles spécialisées, les universités, les écoles polytechniques fédérales, le Fonds national suisse et la Commission pour la technologie et l’innovation — contre 3,1 milliards pour l’achat de 22 Gripen&nbsp;? À en croire les décisions passées du Parlement, le frein à l’endettement est à géométrie variable&nbsp;: l’attrait exercé par les prestigieux avions de combat est à même de faire perdre toute notion de mathématique de base aux personnes même les plus respectables.
</p><h3>Les étudiant(e)s priés de passer à la caisse&nbsp;?</h3><p>À l’autre bout de la chaîne, d’autres n’ont pas le choix. Pour beaucoup d’étudiant(e)s, chaque franc compte. Un franc reste en effet un franc et la «&nbsp;multiplication des pains&nbsp;» une belle parabole. Pendant la pause estivale, les débats autour des Gripen remplissent les colonnes des journaux. Parallèlement, le nouveau recteur de l’EPFZ annonce son programme dans la NZZ pour renflouer ses caisses&nbsp;: un doublement des taxes d’études pour une «&nbsp;école d’élite&nbsp;» qui se mérite. Cela ramènerait le niveau des taxes de l’EPFZ à celui de l’Université de Saint-Gall, une école d’élite d’un autre genre.
</p><p>Est-ce cela le système de formation dont la Suisse veut se doter ? Un système de formation au top, accessible essentiellement aux élites&nbsp;? On s’entend bien&nbsp;: non pas les élites en termes de capacités intellectuelles, mais bien celles dont la capacité financière dépasse largement la moyenne. J’ose espérer que telle ne sera pas la volonté du législateur. Une initiative parlementaire déposée par Matthias Reynard (PS, VS), visant à plafonner les taxes d’études pour juguler enfin leur augmentation, s’avère à ce titre tout à fait judicieuse. Cette initiative, qui devrait être traitée durant la session cet automne mérite le soutien de toutes celles et ceux qui prônent un système de qualité, accessible à tous et toutes en fonction des aptitudes personnelles et non en fonction des origines sociales.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-859</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2012 14:02:00 +0200</pubDate><title>Offensive sur plusieurs fronts contre le personnel du commerce de détail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/offensive-sur-plusieurs-fronts-contre-le-personnel-du-commerce-de-detail</link><description>Des courses 24 heures sur 24 ? Pas question !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session parlementaire d’automne, le personnel de vente du commerce de détail, une branche aux conditions de travail d’ores et déjà précaires, va se faire harceler. Il risque de devoir travailler plus longtemps et, dans les échoppes des stations-service, aussi non-stop la nuit et le dimanche. </p><p>Le tout nouvel avatar du pilonnage en règle auquel s’adonne le lobby des dérégulations est l’initiative du conseiller national genevois Christian Lüscher (PRL), qui passera au Conseil des États le 12 septembre. Elle demande que les stations-service en bordure des autoroutes ainsi que «&nbsp;sur les grands axes routiers&nbsp;» (potentiellement donc aussi en bordure de chaque route principale qui traverse un village) puissent à l’avenir ouvrir leurs échoppes 24 heures sur 24, dimanches compris. Ainsi, chaque exploitant d’échoppe pourrait décider lui-même s’il va fermer la nuit. Nombre des 1600, et même plus, échoppes de stations-service de Suisse se verraient de ce fait très rapidement «&nbsp;américanisées&nbsp;». 
</p><h3 class="Sous-titreSP">Des conditions de travail d’ores et déjà précaires</h3><p>Le personnel de ces échoppes, qui doit, aujourd’hui déjà, travailler dans des conditions très mauvaises, se verrait par conséquent exposé à des situations encore plus dommageables pour lui. D’une part, ces échoppes sont souvent exploitées en franchise, ce qui signifie la plupart du temps un cadre précaire sous l’angle du droit du travail. D’autre part, le travail de nuit a, c’est prouvé, une influence négative sur la santé et la vie sociale des travailleurs et travailleuses. Le risque de violences criminelles à l’encontre du personnel de vente (principalement des braquages) a également augmenté ces dernières années. Sans parler de l’incidence négative des heures d’ouverture extensibles à souhait sur le genre de consommation d’alcool (biture express ou «&nbsp;binge drinking&nbsp;») souvent spontané chez les jeunes. Enfin, n’oublions pas que tous les efforts déployés dans cette branche pour conclure une convention collective de travail (CCT) nationale ont échoué face à l’opposition des patrons. 
</p><h3 class="Sous-titreSP">Un compromis qui n’en est pas un</h3><p>La «&nbsp;proposition de compromis&nbsp;» que le Conseil fédéral nous offre maintenant ne fait que de diminuer quelque peu le nombre des échoppes à déréguler et doit être qualifiée de poudre aux yeux. En effet, les échoppes ouvertes 24 heures sur 24 resteraient possibles, avec toutes les conséquences négatives que cela implique. Les syndicats rejettent cette proposition de compromis et se réservent, ici aussi, le droit de saisir le référendum. 
</p><h3 class="Sous-titreSP">La motion Hutter</h3><p>Une motion du conseiller national zurichois Markus Hutter (PRL) poursuit le même but, mais avec des revendications encore plus extrêmes&nbsp;: Monsieur Hutter aimerait que les cantons soient totalement libres de fixer à leur bon plaisir les heures d’ouverture de tous les points de ventes existants (donc pas uniquement les échoppes de stations-service&nbsp;!). Tous les garde-fous et autres mesures de protection mis en place par la Confédération devraient disparaître. Le travail de nuit et le travail du dimanche pourraient à l’avenir devenir possibles, selon la systématique de la législation cantonale, au moyen d’une simple modification d’ordonnance. 
</p><h3 class="Sous-titreSP">La motion Lombardi&nbsp;: un diktat pour imposer une prolongation de la durée du travail</h3><p>L’idée-maîtresse de la motion du conseiller aux États tessinois Filippo Lombardi (PDC) est, elle aussi, inquiétante. Selon elle, pour toute la Suisse (villes, campagne, régions touristiques, voire communes rurales reculées), la Confédération devra imposer «&nbsp;d’en haut&nbsp;» aux commerces de détail une harmonisation de leurs heures d’ouverture (de 6 à 20 h sur semaine et de 6 à 19 h le samedi)&nbsp;; cela, en modifiant la loi sur le marché intérieur. Avec une telle réforme, les cantons n’auraient plus le droit de limiter les heures d’ouverture, mais uniquement celui de les étendre. Pour justifier sa demande, Monsieur Lombardi se sert d’un argument totalement inadéquat, à savoir&nbsp;: grâce à une prolongation des heures d’ouverture des commerces, le tourisme d’achat dans les régions limitrophes diminuerait. Que cet argument soit erroné, les deux cantons frontaliers d’Argovie et de Zurich nous le montrent. En effet, malgré des heures d’ouverture longues, ces cantons connaissent quand même un fort tourisme d’achat.
</p><p>Encore plus étonnant&nbsp;: le Conseil fédéral a recommandé d’accepter, il y a quelques jours de cela, que les droits démocratiques des populations des cantons soient ainsi limités. Reste à espérer que le Conseil des États, c’est-à-dire précisément la Chambre des cantons, ne soutiendra pas cette restriction de la souveraineté de ces derniers. 
</p><h3 class="Sous-titreSP">Combattre la dérégulation</h3><p>Ces offensives contre les droits du personnel de vente donnent d’autant plus l’impression d’un entêtement borné et idéologique que diverses votations populaires de ces années passées ont débouché sur le rejet d’une dérégulation plus poussée en matière d’heures d’ouverture des commerces. Cet été encore, ce fut à nouveau le cas dans les cantons de Lucerne et Zurich. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair que le commerce de détail - avec 320&nbsp;000 salarié(e)s – c’est la deuxième branche du pays après la construction – ne doit pas se transformer en laboratoire pour les expériences des idéologues de la dérégulation. Les durées du travail sont déjà longues, les salaires très bas et les autres conditions de travail, précisément dans les échoppes des stations-service (absence de CCT nationale), précaires. C’est pourquoi les syndicats combattront ces exigences de dérégulation, si nécessaire par le référendum. Les résultats des votations passées à ce sujet font apparaître que le peuple est du côté du personnel de vente. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-846</guid><pubDate>Tue, 04 Sep 2012 10:21:00 +0200</pubDate><title>Contre l’exclusion rampante de la musique hors de l’école obligatoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/contre-l-exclusion-rampante-de-la-musique-hors-de-l-ecole-obligatoire</link><description>Votation du 23 septembre 2012 : arrêté fédéral sur la formation musicale</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La formation musicale doit être accessible à tous les enfants, quelle que soit leur classe sociale et les revenus de leurs parents. Telle est, pour l’Union syndicale suisse (USS) la principale raison de dire oui à l’arrêté fédéral qui nous est proposé en votation. Une deuxième raison est qu’il y a lieu de combattre le démantèlement rampant de l’enseignement de la musique à l’école obligatoire. </p><p>L’«&nbsp;Arrêté fédéral sur la promotion de la formation musicale des jeunes&nbsp;», au sujet duquel nous nous prononcerons le 23 septembre, n’est pas un objet de luxe. Contreprojet à l’initiative populaire «&nbsp;jeunesse&nbsp; «&nbsp;+ musique&nbsp;», retirée entre temps, il reprend largement les demandes de celle-ci. C’est pourquoi les initiant(e)s le soutiennent. 
</p><h3>La pénurie d’enseignant(e)s est toujours plus nette</h3><p>En son temps, l’initiative a été lancée en raison de la situation inquiétante des écoles de musique. En effet, on assiste ici à démantèlement du service public, dont la population ne sait pratiquement rien. Depuis la suppression des «&nbsp;écoles normales&nbsp;» où les enseignant(e)s se formaient dans toutes les branches, les étudiant(e)s des Hautes écoles pédagogiques peuvent choisir divers «&nbsp;profils&nbsp;» et branches. À une époque où la société accorde beaucoup plus de valeur aux branches scientifiques (tests de performance, classement des écoles) que les branches qui n’entrent pas en ligne de compte pour sélectionner les étudiant(e), comme la musique et le dessin, nombre d’entre eux ne choisissent pas ces matières pour leur formation. Aujourd’hui déjà, nous constations une pénurie d’enseignant(e)s qualifiés en matière de formation musicale à l’école obligatoire. Imaginons ce qu’il adviendra lorsque les enseignant(e)s qui ont encore été formés comme généralistes prendront leur retraite. Cet enseignement sera alors prodigué par des personnes non formées, ou alors il disparaîtra. 
</p><h3>Transmettre le sentiment d’appartenance à une même communauté</h3><p>Les musicien(ne)s eux-mêmes (celles et ceux qui enseignent leur branche avec la plus grande motivation&nbsp;!) sont sceptiques&nbsp;: la réforme scolaire HARMOS ou le projet Lehrplan 21 (en Suisse alémanique et dans les parties alémaniques des cantons bilingues) sont-ils en mesure de résoudre les problèmes qui se posent&nbsp;? Une raison suffisante pour changer de cap. Mais, d’un point de vue pédagogique aussi, il s’agit de changer de cap. Car les branches comme la musique ou le sport offrent d’importantes possibilités de faire des expériences de nature différente et permettent souvent, précisément aux enfants qui ont des problèmes scolaires, de sentir leur valeur confirmée. Faire ensemble de la musique favorise en outre fortement l’intégration&nbsp;: dans nos classes où se retrouvent plusieurs nationalités, il serait plus nécessaire que jamais de transmettre aux enfants le sentiment d’appartenir à un même groupe, à une même communauté, si la société de demain doit fonctionner normalement et empêcher une ghettoïsation de certaines cultures. 
</p><h3>Pas de «&nbsp;barrière des revenus&nbsp;»</h3><p>Cet arrêté fédéral concerne aussi les écoles de musique&nbsp;: ici, il serait question de faire en sorte que, dans tout le pays, les enfants provenant de milieux moins aisés aient la possibilité de suivre des cours de musique en dehors de l’école. Certaines communes ont mis en place des systèmes de bourses exemplaires (en fonction de la capacité contributive des parents). Ailleurs, c’est uniquement le porte-monnaie qui décide. Et le pur hasard décide ainsi vraiment souvent des expériences musicales auquel l’enfant a droit. 
</p><h3>Un piano vit plus longtemps</h3><p>Comme en cas d’acceptation par le peuple de l’arrêté fédéral, les principales mesures devront figurer dans la loi, il n’est pas possible à l’heure actuelle de chiffrer les coûts. Les initiant(e)s ne sont cependant pas des affabulateurs&nbsp;: repenser la formation dans les Hautes écoles pédagogiques ne va en effet pas coûter une fortune (il ne s’agit finalement que de veiller à ce qu’il y ait suffisamment de personnel formé). L’enseignement de la musique à l’école obligatoire est vraiment «&nbsp;bon marché&nbsp;» et ne nécessite pas des places de travail spéciales chères. Même un piano a une durée de vie plus longue qu’un ordinateur.
</p><p>Ces dernières années, la pédagogie musicale a énormément évolué. Profitons-en&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-850</guid><pubDate>Mon, 03 Sep 2012 08:42:00 +0200</pubDate><title>Des hausses de salaire entre 1,5 et 2,5 % et un relèvement des salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-de-salaire-entre-1-5-et-2-5-et-un-relevement-des-salaires-minimums</link><description>Les revendications salariales des syndicats de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) demandent prioritairement des hausses de salaire se situant entre 1,5 et 2,5&nbsp;%, des hausses spécialement destinées aux femmes et 100 à 200 francs de plus pour les salaires minimums.</p><p>Paul Rechsteiner, président de l’USS, a souligné qu’il était important que les hausses de salaire soient générales. L’individualisation de la politique salariale, a-t-il ajouté, n’a finalement que profité aux hauts et très hauts salaires. Et seul un retour à des hausses générales peut corriger cette fausse route suivie les années passées. Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, estime que «&nbsp;l’argent est là pour ces hausses&nbsp;» et précise que «&nbsp;la productivité du travail a considérablement augmenté&nbsp;». Le retard des salaires sur cette dernière doit être rattrapé. 
</p><p>Vania Alleva, responsable du secteur tertiaire au syndicat Unia, a souligné que le besoin de rattrapage pour les salaires des femmes était toujours important. Selon elle, par exemple, la différence de salaire entre hommes et femmes est toujours de 18&nbsp;% dans la vente. C’est pourquoi Unia exige que l’égalité salariale garantie par la loi soit enfin appliquée. Il faut aussi des salaires minimums contraignants et, en plus, des hausses spéciales pour les femmes.
</p><p>Concernant les diverses branches couvertes par Unia, le syndicat demande une hausse de 2,5&nbsp;% dans le commerce de détail, principalement chez les grands distributeurs Coop et Migros. Dans l’industrie (MEM, chimie, industrie alimentaire), Unia revendique, dans la plupart des cas, une augmentation de 100 francs par mois. Dans l’industrie pharmaceutique, la confortable situation des affaires permet à certaines entreprises d’accorder des hausses générales de plus de 100 francs. 
</p><p>Syndicom demande une hausse de 2,5&nbsp;% à la Poste. Son président, Alain Carrupt, juge que cela garantira aux salarié(e)s la part des excellents résultats réalisés à laquelle ils ont droit. 
</p><p>Les salaires minimums doivent être augmentés de 100 francs (artisanat) à 200 (imprimerie), afin de garantir plus de justice sociale et de protéger les salaires des travailleurs et travailleuses au bénéfice d’un diplôme de fin d’apprentissage, qui ont été sous pression ces dernières années. 
</p><p>Finalement, des hausses supplémentaires de salaire pour les femmes devront être accordées dans diverses branches, tant dans l’économie privée que dans le secteur public&nbsp;; cela, afin de s’attaquer rapidement une fois pour toutes au scandale persistant des discriminations salariales subies par les femmes. 
</p><p>Le SEV (chemins de fer) demandera des hausses de 1 à 2&nbsp;% de la masse salariale selon l’entreprise, alors que le ssp demandera avant tout aux cantons et aux communes ainsi qu’à leurs entreprises que soit octroyé tout ce que prévoient les mécanismes salariaux existants. À cela devront s’ajouter des corrections de la classification des fonctions qui, suite à des plaintes pour inégalité des salaires qui ont abouti concernant certaines professions, devront supprimer des discriminations encore contenues dans les systèmes salariaux.
</p><h5>Documents de conférence de presse</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS: &lt;media rechsteiner&gt;"Négociations salariales 2013 : augmentation générale de 1,5 à 2,5 %, salaires minimaux plus élevés et progression de l’égalité des salaires pour les femmes"&lt;/media&gt;</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS: &lt;media lampart&gt;"Les entreprises ont l’argent pour des hausses de salaire"&lt;/media&gt;</li><li>Vania Alleva, membre du comité directeur du syndicat Unia: &lt;media die lohnforderungen der unia vania&gt;"100 francs pour tous – adaptation des salaires minimaux – l’égalité salariale maintenant!"&lt;/media&gt;</li><li>Alain Carrupt, coprésident syndicom: &lt;media carrupt&gt;"Poste et telecom: hausse réelle des salaires - industrie graphique et emballage: hausse des salaires minimaux"&lt;/media&gt;</li></ul><h5>Contacts</h5><p>&nbsp;</p><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et, &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-849</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2012 13:47:00 +0200</pubDate><title>Les assuré(e)s doivent aussi profiter de l’embellie des bourses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-assure-e-s-doivent-aussi-profiter-de-l-embellie-des-bourses</link><description>Taux d’intérêt minimal LPP</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La semaine prochaine, la Commission LPP recommandera au Conseil fédéral le taux que les caisses de pensions devront garantir sur le capital de leurs assuré(e)s en 2013. L’Union syndicale suisse (USS) demande, dans le cadre de l’audition des partenaires sociaux à ce sujet, que le taux d’intérêt minimal soit relevé à 2,5&nbsp;%. </p><p>Ces douze derniers mois, les marchés d’actions ont nettement rebondi. Ainsi, les indices courants des caisses de pensions ont, pour des portefeuilles composés d’actions et d’obligations, aussi fortement augmenté, parfois de plus de 10&nbsp;%. Dans&nbsp; l’immobilier également – une part importante des placements des caisses de pensions -, la tendance à la hausse est ininterrompue. De ce fait, le taux d’intérêt effectivement réalisé cette année devrait être clairement supérieur au taux d’intérêt minimal actuellement appliqué de 1,5&nbsp;%. Les assurances profitent donc sur le dos des assuré(e)s d’une marge bénéficiaire beaucoup trop importante. Il faut désormais corriger le taux d’intérêt minimal en le relevant fortement.
</p><p>Même avec la formule préférée ces dernières années par la Commission LPP et le Conseil fédéral pour fixer ce taux minimal, celui-ci devrait, sur la base des chiffres de fin juillet, se monter à 2,28&nbsp;%. Mais les bourses ont progressé aussi en août, si bien que, sur toute l’année, même des rendements de plus de 2,5&nbsp;% sont réalistes.
</p><p>Les données et les calculs sur lesquels repose la revendication de&nbsp; l’USS se trouvent ici&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> &lt;media beilage mindestzins&gt;&lt;a href="http://www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Beilagen_Medienmitteilungen/120831_Beilage_Mindestzins_2013.pdf" target="_blank"&gt;www.sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Beilagen_Medienmitteilungen/120831_Beilage_Mindestzins_2013.pdf&lt;/a&gt;&lt;/media&gt;
</p><p>&nbsp;</p><p>Doris Bianchi (076 564 67 67) secrétaire centrale chargée des questions de prévoyance vieillesse à l’USS, et &nbsp; <br> Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-847</guid><pubDate>Thu, 30 Aug 2012 15:56:00 +0200</pubDate><title>Le temps de travail doit être rémunéré. Même lorsqu’on allaite</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-temps-de-travail-doit-etre-remunere-meme-lorsqu-on-allaite</link><description>Parlement fédéral : session d’automne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la session d’automne, le Conseil national débattra de la ratification de la convention n°&nbsp;183 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la protection de la maternité. La majorité de la commission chargée de l’examen préalable est favorable à une ratification. L’USS également, et clairement.</p><p>Le but de l’initiative parlementaire de la conseillère aux États est que la Suisse ratifie la convention n°&nbsp;183 de l’OIT sur la protection de la maternité. Une telle décision ne nécessite pas d’adaptation de la loi sur le travail (LTr), mais seulement une modification de l’ordonnance 1 relative à la LTr (OLT 1). Cette modification est petite, mais elle n’en est pas moins importante du point de vue de la santé publique comme de l’égalité entre femmes et hommes&nbsp;: elle traite du paiement du salaire lors de l’allaitement sur le lieu de travail. La majorité de la commission de la santé et de la sécurité sociale (CSSS), chargée de l’examen préalable de cet objet, propose au plénum de ratifier cette convention 183. L’USS se réjouit de cette proposition et la soutient. Elle soutiendra aussi la modification de l’OLT 1, que le Conseil fédéral mettra prochainement en consultation.  
</p><p>Actuellement, le temps consacré à l’allaitement sur le lieu de travail est considéré comme du temps de travail (art. 35a, al. 2 LTr&nbsp;; art. 60 OLT 1). Mais que ce temps doive être rémunéré ou pas n’est pas clair. La loi est en effet muette sur le sujet. Une nouvelle jurisprudence a montré que cette absence de règles pose un problème réel&nbsp;: un tribunal genevois a ainsi récemment débouté une travailleuse qui demandait le paiement du temps de travail consacré à l’allaitement. La Conseil fédéral a donc proposé, pour garantir la sécurité juridique, que l’OLT 1 définisse la durée d’allaitement sur le lieu de travail donnant droit à un salaire. 
</p><p>Cette proposition, que la Commission féminine de l’USS soutient, est aussi une très bonne nouvelle pour la cause de l’égalité entre les sexes. Elle soutient concrètement les mères qui travaillent et élimine une discrimination salariale : en effet, la possibilité d’avoir du « temps de travail non rémunéré » pour allaiter ne concerne évidemment que les femmes. Cette proposition n’aura qu’un impact marginal sur les charges salariales, car cela ne correspond qu’à une durée très réduite. Les montants en jeu le sont donc aussi. Le litige genevois portait, par exemple, sur quelques centaines de francs seulement. Et il faut ajouter qu’en pratique, de très nombreux employeurs versent déjà un salaire pour le temps consacré à l’allaitement. 
</p><p>Il faut enfin saluer le principe de la ratification de la convention de l’OIT n° 183 sur la protection de la maternité. En effet, cette convention donne une assise internationale à de nombreuses mesures de protection des femmes enceintes et des mères qui travaillent, telles que l’assurance-maternité, la protection contre le licenciement pendant et après la grossesse, l’interdiction de discrimination, la protection de la santé et, bien sûr, des mesures en faveur de l’allaitement. La Suisse, qui souhaite jouer à l’avenir un rôle important au sein de l’OIT, se doit de montrer qu’elle en soutient les normes et ratifie les conventions qui apportent des réponses aux problèmes actuels du monde du travail, même si elle doit, pour cela, procéder à des adaptations de sa propre législation. En l’espèce, l’adaptation nécessaire est mineure, car notre législation remplit déjà les conditions de la convention, exception faite de la question du paiement du temps d’allaitement évoquée plus haut. Enfin, un refus de la Suisse d’encourager la protection de la maternité au niveau international serait incohérent avec sa stratégie de défense des droits humains et ne serait certainement pas compris par ses partenaires.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-845</guid><pubDate>Thu, 30 Aug 2012 14:10:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral ne tient pas compte du peuple</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-ne-tient-pas-compte-du-peuple</link><description>Heures d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p>En soutenant la motion Lombardi, qui demande une prolongation des heures d’ouverture des commerces, le Conseil fédéral prouve qu’il ne voit pas quel est l’air du temps. Au mois de juin encore, le canton de Zurich a rejeté par plus de 70&nbsp;% des citoyen(ne)s une prolongation des heures d’ouverture des commerces, comme d’autres cantons l’avaient déjà fait.
</p><p>Selon la motion Lombardi, ces heures d’ouverture doivent s’étendre pour toute la Suisse de 6 à 20 heures les jours ouvrés et de 6 à 19 heures le samedi. Cette extension n’augmentera pas les chiffres d’affaires, car les gens ne vont pas boire plus de lait ou manger plus de pain parce que les magasins sont ouverts plus longtemps. Pour des dizaines de milliers de vendeurs et vendeuses par contre, cela dégradera leurs conditions de travail. L’Union syndicale suisse (USS) ne peut l’accepter. Pour les syndicats, il est de fait clair qu’ils s’opposeront à ce genre de libéralisations. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Contact</h5><p>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de&nbsp; l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information. 
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-797</guid><pubDate>Wed, 29 Aug 2012 17:06:00 +0200</pubDate><title>Les millions hérités doivent aussi être imposés !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-millions-herites-doivent-aussi-etre-imposes</link><description>Impôt sur les successions</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, le pour-cent de la population le plus riche possède autant que les 99&nbsp;% restants. Si cette répartition inégale de la fortune n’évolue pas, c’est entre autres imputable au fait qu’une grande partie des héritages ne sont pas imposés. Nous voulons que cela change. C’est pourquoi une vaste alliance a lancé l’initiative populaire qui demande un impôt sur les successions. Aujourd’hui, des efforts sont encore nécessaires pour faire aboutir la récolte de signatures.</p><p>Depuis les années 90, presque tous les cantons ont supprimé, pour les descendants directs, leur impôt sur les successions&nbsp;; cela, aussi en Suisse romande. Cette information s’est répandue aussi chez notre voisin de l’ouest&nbsp;: pour nombre de riches Français, en plus des impôts généralement plus bas en Suisse que chez eux, ce fut une raison importante pour déplacer leur domicile fiscal au bord du Lac Léman. Aujourd’hui, près de 2&nbsp;000 millionnaires français vivent en Suisse. 
</p><p>Mais la France en a désormais assez&nbsp;: sous sa pression, notre ministre des Finances, Eveline Widmer-Schlumpf, a conclu avec elle une convention qui, en cas d’héritage, fera passer les Français exilés chez nous à la caisse. Les demandes de la France ont suscité le tollé chez les bourgeois, ce qui ne se justifie toutefois pas. Il n’est en effet pas juste que les grands héritages échappent à l’impôt, car cela bétonne une répartition des richesses déjà extrêmement inégalitaire dans notre pays. Les richesses sont toujours plus une question de parenté et non le résultat de prestations effectivement fournies.
</p><p>C’est pourquoi une alliance composée du Parti évangélique (PEV), du Parti socialiste, des Verts et des syndicats entend trouver un remède à cette situation. Elle demande la création d’un impôt fédéral uniforme de 20&nbsp;% pour toutes les parts d’héritage au-delà de 2 millions de francs. La maison familiale, ainsi que les exploitations agricoles (exonérées de l’impôt), ne seraient pas concernées. Si une entreprise ou une exploitation agricole fait partie d’un legs ou d’une donation, des réductions considérables s’appliqueront en effet à l’imposition (estimation de la valeur et taux), afin de ne pas mettre en danger leur existence et de préserver les emplois concernés. 
</p><p>Le produit de cet impôt fédéral sur les successions et les donations se monterait à 3 milliards de francs par an. Un tiers de cette somme irait aux cantons et les deux autres tiers à l’AVS. Les cantons seraient ainsi indemnisés pour le transfert de cet impôt à la Confédération. Effet secondaire positif&nbsp;: ceux-ci seraient aussi privés d’un instrument qu’ils ont mis à profit à des fins de concurrence fiscale, une concurrence qui a dégénéré ces dernières années. &nbsp;
</p><p>Avec les deux milliards destinés à l’AVS, on pourrait non seulement compenser la charge supplémentaire induite par l’évolution démographique, mais aussi éventuellement financer notre modèle AVSplus, dont le but est de relever les petites et moyennes rentes. C’est là en effet la seule manière, pour le 1er pilier, de remplir son mandat constitutionnel qui est de «&nbsp;couvrir les besoins vitaux de manière appropriée&nbsp;». 
</p><p>Pour répartir de façon plus juste les richesses et favoriser le développement de l’AVS, nous avons besoin de l’aide de la population. Car nous n’avons pas encore récolté les 100&nbsp;000 signatures authentifiées nécessaires pour cette initiative. Il faut donc télécharger les listes de signatures, les imprimer, les signer, les faires signer aux ami(e)s et aux proches et nous les retourner. D’avance, un grand merci !</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Économie</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-844</guid><pubDate>Wed, 29 Aug 2012 12:10:00 +0200</pubDate><title>Promesse rompue !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/promesse-rompue</link><description>Les partis bourgeois bloquent la protection contre la sous-enchère salariale via des sous-traitants</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">À la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E), les représentants des partis bourgeois ont refusé de renforcer les mesures d’accompagnement à l’aide d’une vraie responsabilité solidaire. Or, cette dernière aurait permis de lutter contre la sous-enchère salariale actuellement incontrôlée, qui est pratiquée à travers des entreprises sous-traitantes.</p><p>La CER a uniquement décidé que l’entrepreneur contractant devra engager ses sous-traitants par contrat écrit à respecter les salaires minimums et les conditions de travail suisses. Aujourd’hui, un contrat oral suffit pour ce faire. Même le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, a écrit dans son rapport à l’intention de la CER que cette variante minimale ne permet pas d’empêcher la sous-enchère salariale via des chaînes de sous-traitance. Pour combattre celle-ci efficacement, il faut une responsabilité en chaîne, c’est-à-dire que l’entrepreneur contractant soit contraint d’assumer la responsabilité pour toutes les infractions commises dans la chaîne de sous-traitance.
</p><p>Par leur non-décision, les partis bourgeois rompent une promesse faite à la session d’été. À l’époque en effet, ils avaient promis qu’ils allaient traiter d’une responsabilité solidaire digne de ce nom dans le cadre d’un projet séparé relatif aux mesures d’accompagnement. La majorité bourgeoise de la commission ignore ainsi la réalité que l’on trouve sur les chantiers de Suisse et dans certains pans de l’artisanat, à savoir que la sous-enchère salariale via la sous-traitance est omniprésente. De plus, avec l’extension à l’Europe centrale et orientale de la libre circulation des personnes, ce problème s’est aggravé. 
</p><p> L’Union syndicale suisse (USS) attend du Conseil des États qu’il corrige, lors de la prochaine session, cette rupture de promesse par sa commission.
</p><h5>Contacts</h5><ul><li> Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS)</li><li>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 240 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-843</guid><pubDate>Mon, 27 Aug 2012 14:02:00 +0200</pubDate><title>Dernière ligne droit dans la lutte contre les privilèges fiscaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/derniere-ligne-droit-dans-la-lutte-contre-les-privileges-fiscaux</link><description>Pas de régime spécial pour quelques nababs étrangers !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">5&nbsp;500 étrangers super-riches bénéficient aujourd’hui en Suisse d’une imposition forfaitaire. Des milliardaires économisent ainsi des millions et des millionnaires des centaines de milliers de francs. Depuis plusieurs années cependant, ce système injuste est toujours plus dénoncé&nbsp;: Zurich, Schaffhouse et Appenzell Rhodes-Intérieures l’ont déjà supprimé et le canton votera en septembre à ce sujet. Afin que ce type d’imposition soit aussi supprimé dans tout le pays, nous récoltons à l’heure actuelle des signatures pour une initiative populaire. Mais un effort soutenu est encore nécessaire pour qu’elle aboutisse. </p><p>Qu’ont en commun Johnny Hallyday, Michael Schumacher et Jean-Claude Mimran, le roi du sucre&nbsp;? Ils vivent en Suisse comme les quelque 5&nbsp;500 autres super-riches imposés de manière forfaitaire et économisent des millions d’impôts dont ils seraient redevables à leur pays d’origine. Au départ, l’imposition forfaitaire servait d’appeau pour les retraité(e)s étrangers fortunés. Aujourd’hui, elle sert à courtiser tous les super-riches. Comme chacun sait, l’argent n’a pas d’odeur. Ainsi, toujours plus de pseudo-sans-emploi, cachés derrière des montages juridiques cousus de fil blanc, gèrent leurs multinationales depuis la Suisse et pratiquent une optimisation fiscale grand format. Au lieu de déclarer leurs revenu et fortunes effectifs, comme Monsieur et Madame Tout-le-monde, ils ne déclarent en principe pour revenu qu’un montant forfaitaire correspondant habituellement à cinq fois la valeur locative de leur logement. Le hic ici, c’est que le mythe selon lequel chacun(e) profiterait de ces énormes avantages réservés à quelques super-riches convainc toujours moins de monde… 
</p><h3>L’exemple zurichois fait école</h3><p>Tout a commencé à Zurich, le canton le plus peuplé du pays, où l’imposition forfaitaire a été supprimée en 2009. Certes, cela a entraîné le départ de nombreux profiteurs qui se sentaient menacés, mais les recettes fiscales zurichoises n’en ont finalement pas souffert. En effet, les nouveaux locataires des villas de luxe «&nbsp;libérées&nbsp;» paient correctement leurs impôts et cela compense sans problème aucun les pertes fiscales. À Schaffhouse et en Appenzell Rhodes-Intérieures, des propositions similaires ont été acceptées par le peuple, alors qu’elles échouaient dans les cantons de Lucerne, Saint-Gall et Thurgovie. Dans les deux Bâle, l’abolition de l’imposition forfaitaire est débattue au parlement alors que des initiatives populaires ont été lancées dans les cantons de Genève, Argovie et Obwald. Et on votera le 23 septembre dans le canton de Berne sur une initiative populaire soutenue par les syndicats et les partis rose-verts&nbsp;: «&nbsp;Des impôts équitables – pour les familles&nbsp;». 
</p><h3>Lutte acharnée à Berne</h3><p>Cette lutte à Berne pour une charge fiscale équitable et contre des privilèges indéfendables ainsi que le bradage des valeurs démocratiques soulève de grandes vagues. En particulier dans certaines communes du Simmental et du district de Gessenay (Saanenland) – on y trouve la localité de Gstaad où vison et diamants vont naturellement de pair – les autorités opposées à cette initiative mettent en place un énorme écran de fumée à coup de propagande, afin de persuader leurs concitoyen(ne)s de voter «&nbsp;non&nbsp;». Leurs assemblées d’information ont été à ce point unilatéralement destinées à diffuser de la pure propagande que le syndicat Unia s’est vu contraint de déposer plainte. Le 8 septembre, ce dernier organise à Gstaad, dans la tanière du loup, une manifestation en faveur de cette initiative et pour une vraie discussion avant la votation. Rendez-vous donc au Palace-Dorf, le 8 septembre prochain…
</p><h3>Initiative fédérale près du but</h3><p> Au plan national aussi, l’imposition fédérale devrait bientôt devenir un thème à débattre. La Gauche, désormais soutenue par Unia, l’USS et le PS, a lancé une initiative populaire qui demande l’abolition de l’imposition forfaitaire. Les 100&nbsp;000 signatures n’ont pas encore été toutes récoltées et le temps presse. C’est pourquoi il faut signer et faire signer le plus rapidement possible la liste de signature en annexe… et la retourner&nbsp;! Des listes peuvent être téléchargées sur&nbsp;: &lt;link uploads media pauschalbesteuerung-bogen_franz_sgb.pdf&gt;<a href="http://www.sgb.ch/uploads/media/Pauschalbesteuerung-Bogen_franz_SGB.pdf" target="_blank">www.sgb.ch/uploads/media/Pauschalbesteuerung-Bogen_franz_SGB.pdf</a></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-842</guid><pubDate>Wed, 22 Aug 2012 14:13:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 88: Conditions de travail et salaires dans l’horticulture</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-88-conditions-de-travail-et-salaires-dans-l-horticulture</link><description>Salaires de l’horticulture : une pression particulièrement forte</description><content:encoded><![CDATA[<p>Tout récemment paru, le Dossier N° 88 de l’USS analyse de manière approfondie la situation des salaires dans la branche horticole. Cette analyse fait apparaître une situation inquiétante. Déjà très bas, ces salaires sont sous pression. Or, leur protection est très lacunaire dans cette branche. Il n’existe, au niveau national, aucune convention collective de travail (CCT) de force obligatoire (étendue) prévoyant des salaires minimaux pouvant faire concrètement obstacle à la sous-enchère salariale. Seuls quelques cantons (Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Suisse latine) connaissent des CCT de force obligatoire. La CCT nationale existante ne s’applique qu’aux membres de l’organisation patronale Jardin Suisse, soit seulement 40&nbsp;% environ des entreprises. De plus, les «&nbsp;salaires minimaux&nbsp;» de cette CCT sont fixés trop bas. Pour plusieurs groupes professionnels, ils sont nettement inférieurs aux salaires usuellement versés en Suisse. Or ce sont ces salaires trop bas qui servent de références lors des contrôles… Il apparaît ainsi, la CCT de Jardin Suisse n’est pas en mesure de protéger les salaires suisses de la sous-enchère.</p><p><a href="https://sgb.ch/fileadmin/user_upload/Dokumente/Dossier/88fd_Jaquet_Horticulture.pdf" target="_blank" class="link link--download" rel="noreferrer">Daniel Lampart, Virginie Jacquet : Conditions de travail et salaires dans l’horticulture, USS, août 2012, 26 p.</a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-840</guid><pubDate>Wed, 22 Aug 2012 12:16:00 +0200</pubDate><title>Il faut imposer une protection efficace des salaires au moyen de contrôles sévères, de salaires minimums et de la responsabilité solidaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-imposer-une-protection-efficace-des-salaires-au-moyen-de-controles-severes-de-salaires-minimums-et-de-la-responsabilite-solidaire</link><description>Exposé Paul Rechsteiner, président de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La protection des salaires est la pierre angulaire d’un marché du travail qui fonctionne correctement. Les mesures d’accompagnement aux accords bilatéraux sont le principal instrument à cet égard. Elles doivent faire en sorte qu’en Suisse, ce soient des salaires suisses qui soient versés. Lutter avec détermination contre la sous-enchère salariale est une condition indispensable.
</p><p>Comme il est apparu que les instruments servant à mener à bien cette lutte recèlent des lacunes sensibles, l’Union syndicale suisse (USS) a présenté, au printemps 2011, un nouveau train de mesures. Une partie de ces lacunes a pu être comblée grâce aux décisions prises par le Parlement lors de sa session d’été, par exemple avec l’adoption de mesures de lutte contre ladite «&nbsp;indépendance fictive&nbsp;». Mais les dispositions sur la responsabilité solidaire restent pendantes. Des décisions cruciales à ce sujet nous attendent à la session d’automne. 
</p><p>Les syndicats font à nouveau remarquer qu’il n’est plus possible de se contenter d’à-peu-près ou de pseudo-solutions dans ce domaine. Depuis que les accords bilatéraux s’appliquent aussi à l’Union européenne des huit (extension à l’Europe centrale et orientale), les abus grossiers s’accumulent, sous forme de pression sur les salaires à travers le transfert de travaux à des chaînes de sous-traitance. Et cela même sur des chantiers de pouvoirs publics. Lorsque les salariés de la métallurgie travaillant à l’usine d’incinération des déchets de Winterthour ne reçoivent que 8,45 francs de l’heure au lieu des 22,70 francs garantis par la convention collective de travail (CCT), c’est là contourner toute protection des salaires. Cela fait trop longtemps que les conditions de travail devraient aussi être garanties en cas de transfert de mandats à des sous-traitants. Ce qui est, aujourd’hui déjà, évident pour la qualité des travaux confiés à des sous-traitants doit à l’avenir s’appliquer également aux salaires versés, si l’on veut prendre la protection des salaires au sérieux. Au Parlement désormais d’agir comme il se doit sur cette question. 
</p><p>À vrai dire, les instruments destinés à protéger les salaires n’ont finalement de valeur que s’ils sont concrètement mis en œuvre. Après les améliorations de ces dernières années en matière de contrôles, c’est le problème de l’absence de salaires minimums qui se trouve toujours plus au premier plan. Si les contrôles des salaires montrent bien que le niveau salarial est régulièrement sous pression et n’apparaît plus respecté, il faut alors que, comme le demande la loi, des salaires minimums soient édictés. Qui plus est, malgré le nombre croissant d’infractions en matière de salaires constatées en Suisse alémanique, cela n’a encore jamais eu lieu dans cette région, et n’a été le cas que deux fois au niveau de la Confédération. 
</p><p>La situation est particulièrement extrême dans certains pans du commerce de détail et surtout dans l’horticulture, ainsi que le montre une récente étude de l’USS. En n’intervenant pas, les cantons tolèrent la sous-enchère salariale dans cette branche. Pire encore&nbsp;: comme les salaires de référence sont bien trop bas, les contrôles donnent une image bien trop positive de la situation salariale. Nombre d’entreprises, qui versent réellement des salaires trop bas, ne se font pas attraper lors des contrôles. 
</p><p>Malgré le fait que les activités soient pénibles et qualifiées dans l’horticulture, les salaires de cette branche sont, dans de nombreuses régions du pays, mais surtout en Suisse alémanique, si bas qu’ils relèvent de la pauvreté. Vu l’absence à ce jour d’une protection offerte par une CCT décente, il faut une fois pour toutes instaurer une régulation des salaires digne de ce nom. Et le mieux serait ici une CCT de force obligatoire. 
</p><p>Lorsque les autorités responsables n’appliquent par les mesures prescrites par la loi, ce n’est de leur part rien d’autre qu’un refus intolérable de faire leur travail. La loi prescrit l’édiction de salaires minimums si les salaires font l’objet d’une sous-enchère abusive et répétée dans une branche ou une région donnée. On ne peut plus accepter que cela ne se fasse pas, alors que c’est prescrit par la loi. L’enjeu n’est pas ici uniquement celui des intérêts des travailleurs et travailleuses concernés, mais aussi l’application au marché du travail des règles élémentaires qui ont été promises à la population. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-841</guid><pubDate>Wed, 22 Aug 2012 12:08:00 +0200</pubDate><title>Confédération et cantons permettent la sous-enchère salariale - Analyse des mesures d’accompagnement à travers l’exemple de l’horticulture</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/confederation-et-cantons-permettent-la-sous-enchere-salariale-analyse-des-mesures-d-accompagnement-a-travers-l-exemple-de-l-horticulture</link><description>Exposé Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré la hausse des cas de sous-enchère salariale, les cantons alémaniques n’édictent pas de salaires minimums à des fins de protection</p><p>C’est une réalité qu’en Suisse, les salaires sont sous pression, un problème qui s’est fortement aggravé ces dernières années. Dans les branches où l’on ne trouve pas de salaires minimums obligatoires, la part des entreprises où les contrôleurs et contrôleuses découvrent des cas de sous-enchère salariale a presque doublé entre 2009 et 2011&nbsp;! Selon les statistiques du SECO, les taux d’infraction sont en effet passés de 6 à 11&nbsp;%. Et la situation ne devrait pas s’améliorer en 2012. Au contraire, à cause du franc fort, les employeurs vont encore plus se mettre à la recherche de main-d’œuvre bon marché à l’étranger. 
</p><p>La loi (Code des obligations CO, art. 360a) prévoit qu’en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimums soient fixés. À ce jour, seuls des cantons de Suisse latine et, dans deux cas, la Confédération (économie domestique et petites entreprises de nettoyage) ont édicté de tels salaires. En Suisse alémanique, aucun canton ne l’a encore fait, alors que la situation n’est pas meilleure qu’en Suisse latine. 
</p><h3>Les cantons tolèrent la sous-enchère en appliquant des salaires de référence trop bas lors des contrôles</h3><p>En réalité, la pression sur les salaires devrait être substantiellement plus forte qu’annoncé officiellement. Une étude de l’USS consacrée à la branche horticole le fait apparaître de manière exemplaire. Par exemple, de nombreux cantons tolèrent que des salaires mensuels de 3&nbsp;350 francs soient versés à des aides-jardiniers ou de 4&nbsp;120 francs à des jardiniers au bénéfice d’une expérience professionnelle, alors que le niveau salarial de cette branche est de loin supérieur. Même avec ces salaires de référence visiblement trop bas, 11&nbsp;% des entreprises contrôlées pratiquent la sous-enchère salariale. Dans les cantons où l’on applique des salaires de référence plus proches des salaires usuels, les taux d’infraction sont plus élevés (p. ex. 34&nbsp;% dans les deux Bâle). Ainsi, les taux officiels d’infraction concernant l’horticulture donnent une image beaucoup trop positive de la situation de cette branche en matière de salaires. 
</p><p>Les salaires de référence appliqués par les cantons lors des contrôles proviennent de la convention collective de travail (CCT) de l’organisation patronale Jardin Suisse conclue avec la petite organisation de travailleurs et travailleuses Grüne Berufe Schweiz. Cette CCT ne s’applique qu’aux entreprises membres de l’organisation patronale et n’est donc pas de force obligatoire (étendue). Les salaires qui y figurent sont nettement inférieurs aux salaires usuellement versés et ne devraient par conséquent pas servir d’instruments de contrôle. 
</p><p>À titre de valeur de référence pour les salaires usuels de l’horticulture, on pourrait utiliser par exemple les salaires fixés dans des CCT cantonales conclues avec des syndicats actifs et indépendants. Dans la CCT genevoise (Unia, SIT et Syna), les salaires minimums sont de 4&nbsp;432 francs par mois (aides-jardiniers), respectivement de 5&nbsp;069 francs par mois (CFC et expérience d’au moins 3 ans). Une autre source peut être celle des salaires versés dans d’autres branches pour des activités apparentées. Dans la construction, par exemple, les personnes sans formation touchent un salaire mensuel supérieur à 4&nbsp;400 francs. Même une enquête de Jardin Suisse montre que les salaires de sa CCT ne peuvent pas servir de salaires de référence. Les limites supérieures du quartile le plus bas sont en effet de 3&nbsp;600 à 3&nbsp;700 francs pour les personnes sans formation et de 4&nbsp;200 à 4&nbsp;300 francs pour celles qui ont une formation et au moins trois années d’expérience. 
</p><h3>Les cantons doivent imposer le respect des salaires usuels</h3><p>Que les cantons se contentent, lors de leurs contrôles, d’appliquer des salaires tirés de n’importe quelle CCT est une pratique que l’on ne trouve pas uniquement dans l’horticulture. On doit donc présumer que la sous-enchère salariale est aussi tolérée dans d’autres branches, parce que les salaires de référence utilisés y sont trop bas. Les mesures d’accompagnement exigent que les salaires usuels suisses soient respectés. Dans leurs contrôles, les cantons doivent donc se référer à eux. S’ils ne le font pas, il appartient au SECO d’intervenir, car il a pour fonction d’exercer la haute surveillance de l’application des mesures d’accompagnement. 
</p><h3>L’horticulture a besoin d’une CCT avec des salaires minimums d’un bon niveau</h3><p>Pour lutter contre la sous-enchère dans la branche horticole, il faut rapidement fixer des salaires minimums nationaux de force obligatoire. C’est ce que demande la législation sur les mesures d’accompagnement (CO art. 360a). Le but visé est ainsi celui d’une CCT de force obligatoire. L’actuelle CCT, qui n’est pas de force obligatoire, ne constitue pas une base pour ce faire, car les&nbsp; salaires qu’elle prévoit sont trop bas, c’est-à-dire bien au-dessous des salaires usuels. Il faudrait donc une CCT stipulant des salaires supérieurs, des salaires fixés avec tous les syndicats importants. En outre, d’un point de vue syndical, le niveau salarial de la branche horticole doit être globalement relevé de manière conséquente. Et les salaires minimums qui devront figurer dans cette future CCT se référeront aux salaires minimums de la CCT genevoise ou aux salaires versés pour des activités apparentées du secteur principal de la construction.
</p><p>Sous-enchère via la sous-traitance&nbsp;: des lacunes légales à combler rapidement 
</p><p>Les mesures d’accompagnement contiennent toujours des lacunes légales dont des entreprises irresponsables qui détachent de la main-d’œuvre profitent pour tourner les dispositions suisses en matière de salaires. Le principal problème est celui des chaînes de sous-traitance. Avec l’élargissement de la libre circulation des personnes aux pays de l’Europe centrale et orientale, il est devenu encore plus difficile d’imposer les salaires suisses dans notre pays. De fait, comment les contrôleurs et contrôleuses peuvent-ils contrôler sérieusement les livres de paie en Pologne&nbsp;? Il faut que les mesures d’accompagnement permettent d’imposer directement les salaires suisses en Suisse. Dans de nombreuses branches, les entreprises de l’artisanat de la construction doivent verser aujourd’hui des cautions. Cet instrument est d’une certaine utilité. Mais, dans le cas de chaînes de sous-traitance, il s’avère souvent inefficace. Au bout de ces chaînes de sous-traitance, on trouve en effet régulièrement des entreprises de l’Union européenne des huit. 
</p><p>Lors de la session parlementaire d’automne, les Chambres fédérales doivent par conséquent adopter des mesures efficaces pour faire obstacle à la sous-enchère pratiquée à travers la sous-traitance. La responsabilité des entreprises sous-traitantes doit devenir une réalité, sans surplus de bureaucratie. Cela signifie, par exemple, que la première entreprise contractante doit assumer la responsabilité en matière de salaires et d’amendes infligées pour infractions aux salaires (responsabilité en chaîne), ce qui inclut aussi les peines conventionnelles. Sinon, les amendes sont trop faibles et la sous-enchère via la sous-traitance en vaut financièrement la peine.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-838</guid><pubDate>Wed, 22 Aug 2012 11:42:00 +0200</pubDate><title>Famille et ménage sont d’abord féminins</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/famille-et-menage-sont-d-abord-feminins</link><description>Femmes et chômage</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">L’Office fédéral de la statistique (OFS) vient de publier une étude qui dresse la liste des écarts persistants entre le taux de chômage des hommes et celui des femmes <a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Si l’OFS fait preuve de réserve lorsqu’il s’agit d’interpréter ces écarts, il semble évident que le fait que les femmes s’occupent beaucoup plus que les hommes de travail familial et d’activités ménagères explique une grande partie de ces différences.</p><p>Aujourd’hui, la population active se monte à environ 4,6 millions de personnes en Suisse, dont 2,1 millions de femmes et 2,5 millions d’hommes. Les femmes représentent donc environ 45,7&nbsp;% de la population active<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, mais elles travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes et représentent de ce fait une part beaucoup plus faible du volume de travail<a href="typo3/#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Bien que les femmes se soient rattrapées ces dernières années, leur taux d’activité reste inférieur à celui des hommes, et ce, dans toutes les catégories d’âge. Pour les jeunes (15 à 24 ans) cependant, les différences sont minimes, mais à partir de 25 ans, les écarts se creusent et ne se modifient que dans une très faible mesure. 
</p><p>La première explication de la différence croissante qui apparaît de manière frappante à partir de 25 ans et plus est simple&nbsp;: le renoncement (provisoire) à l’activité profession­nelle à l’apparition d’un enfant est nettement plus fréquent chez la femme que chez l’homme. 
</p><h3>Chômage des femmes&nbsp;: supérieur à la moyenne</h3><p>Malgré un taux d’activité plus bas pour les femmes que pour les hommes, celles-ci repré­sentent 50,4&nbsp;% des personnes au chômage (2011). C’est-à-dire que leur taux de chômage est plus élevé que celui des hommes&nbsp;: 4,4% contre 3,7&nbsp;% (2011).&nbsp; Qu’à tout le moins en partie, cette différence s’explique par le fait que, pour l’éducation des enfants, la responsabilité diverge selon le sexe, on le voit si l’on prend en compte le statut familial. Le taux de chômage BIT des hommes qui vivent seuls est de 4,2&nbsp;%, alors que celui des femmes dans la même situation est de 2,9&nbsp;%. Lorsqu’il y a un ou des enfants, la situation apparaît toute différente&nbsp;: le taux de chômage BIT des femmes qui vivent en couple avec enfant(s)s se monte à 4&nbsp;%, alors que celui des hommes est de 2,2&nbsp;% (2011). La différence de taux d’activité entre femmes et hommes croît avec l’âge des enfants. Ces chiffres montrent que les femmes se retirent plus fréquemment que les hommes du marché du travail pour des raisons familiales. 
</p><h3>Femmes&nbsp;: plus souvent «&nbsp;au foyer&nbsp;» que les hommes avant la recherche d’emploi et assez peu mobiles</h3><p>En 2011, 52,7&nbsp;% des femmes étaient actives occupées avant de se retrouver au chômage&nbsp;; 22,6&nbsp;% étaient en formation et 21,1&nbsp;% étaient au foyer. Pour les hommes, ces proportions étaient de 69,5&nbsp;% (actifs occupés), 22,9&nbsp;% (formation) et 2,1 au foyer<a href="typo3/#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Les femmes au chômage cherchent surtout un emploi dans la région de leur domicile. Un quart d’entre elles sont prêtes à déménager pour leur travail, contre 37&nbsp;% pour les hommes. Les raisons de cette mobilité géographique plus restreinte n’ont pas été étudiées par l’OFS. Mais il est fort probable que, là aussi, la situation familiale joue le premier rôle.&nbsp; 
</p><h3>Taux d’occupation et situation familiale </h3><p>La situation familiale détermine l’ampleur du taux d’occupation réel et recherché. Ainsi, 80,2&nbsp;% des femmes actives occupées âgées de 25 à 54 ans et vivant en couple avec en­fant(s) travaillent à temps partiel. Et 67,6&nbsp;% des chômeuses des mêmes catégories d’âge cherchent un emploi à temps partiel. Par contre, les femmes vivant seules sont en majo­rité actives occupées à plein temps ou à la recherche d’un emploi à plein temps. Et la très nette majorité des femmes vivant en couple sans enfant travaillent à plein temps. La situation est différente en ce qui concerne les femmes vivant seules avec enfant(e)s&nbsp;: 63,1% d’entre elles, soit leur majorité, travaillent à temps partiel. Pour résumer, cela si­gnifie que, pour les femmes, la présence d’un/d’enfants à prendre en charge et/ou d’un par­tenaire actif occupé sont les principales raisons de travailler à temps partiel. Par contre, pour les hommes au chômage ou actifs occupés le travail à plein temps est la règle, quelle que soit la situation familiale. 
</p><h3>Une étude qui confirme l’urgence des besoins existants</h3><p>La nouvelle étude de l’OFS livre toute une série de données sur le thème du travail et de sa répartition en fonction du sexe, que nous n’avons de loin pas toutes citées ici. Mais, ce qu’elles confirment sûrement, c’est que, tant que l’on n’aura pas mis en place les conditions-cadres sociales nécessaires pour mieux répartir entre les sexes le travail rémunéré et le travail non rémunéré, les femmes resteront défavorisées sur le plan professionnel. 
</p><p>Afin que le travail professionnel et les activités de prise en charge de tiers soient mieux conciliables, nous avons besoin d’horaires de travail compatibles avec la vie familiale, de l’égalité des salaires entre femmes et hommes, de modèles scolaires adaptés et, pour l’accueil extrafamilial des enfants, de suffisamment d’infrastructures abordables, reposant sur des projets pédagogiques et dotées d’un personnel qualifié assez nombreux. Nous avons également besoin que les structures de jour et les soins à domicile destinés à la prise en charge des personnes âgées et dépendantes de soins soient développées. 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> OFS&nbsp;: «&nbsp;Femmes et chômage&nbsp;: des écarts persistants avec le taux de chômage des hommes&nbsp;», Actualités OFS, août 2012, n° de commande&nbsp;: 1284-1100.
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Les définitions de personnes «&nbsp;actives occupées&nbsp;» et «&nbsp;chômeurs/chômeuses&nbsp;» répondent, tant dans l’étude de l’OFS que dans la présente contribution, aux recommandations du Bureau international du travail (BIT) et sont différentes de ce qui apparaît dans les statistiques mensuelles du chômage publiées par le SECO. Ainsi, le taux de chômage BIT&nbsp; était de 4&nbsp;% en moyenne (2011), alors que celui du SECO était de 2,7&nbsp;% (voir en p. 8 et 26 de l’étude de l’OFS). 
</p><p><a href="typo3/#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> On trouvera un rapide aperçu statistique concernant les différences hommes-femmes en matière de travail rémunéré dans&nbsp;: 14.06.2011&nbsp;: Femmes en mouvement, USS, 2012, p. 85ss.
</p><p><a href="typo3/#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> 4,6&nbsp;% autre, dont service militaire.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-839</guid><pubDate>Tue, 21 Aug 2012 10:05:00 +0200</pubDate><title>Une protection efficace des salaires nécessite des salaires minimums corrects et la responsabilité solidaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-protection-efficace-des-salaires-necessite-des-salaires-minimums-corrects-et-la-responsabilite-solidaire</link><description>Conditions de travail et salaires dans l’horticulture</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En Suisse, on est plus souvent que jamais confronté à la sous-enchère salariale. C’est ce que suggère une étude de l’Union syndicale suisse (USS) sur l’horticulture. L’USS y montre que les contrôleurs et contrôleuses se servent, dans cette branche, de salaires de référence qui, comparés au niveau salarial usuel de l’horticulture, sont beaucoup trop bas. </p><p> De nombreux cantons tolèrent, par exemple, des salaires mensuels de 3&nbsp;350 francs pour des personnes non formées, ou de 4&nbsp;120 francs pour des personnes qualifiées, alors que le niveau salarial de l’horticulture est bien plus élevé. Or, même avec ces salaires de références visiblement trop bas, on voit que 11&nbsp;% des entreprises contrôlées pratiquent la sous-enchère. Dans les faits cependant, le taux de sous-enchère est beaucoup plus élevé, a expliqué Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS. Selon lui, cela apparaît dans les cantons qui se servent de salaires de référence plus proches des salaires usuels (taux d’infraction de 34&nbsp;% à BL et BS). Pour lutter contre la sous-enchère dans l’horticulture, il faut rapidement conclure une CCT nationale prévoyant des salaires minimums obligatoires d’un bon niveau. 
</p><p> La sous-enchère salariale est très fréquente dans le cas de chaînes de sous-traitance, lorsque l’entreprise générale fait effectuer certains mandats par des sociétés sous-traitantes meilleur marché de l’étranger. Depuis l’extension de la libre circulation des personnes à huit pays de l’Europe centrale et orientale (Union européenne des huit), on constate une accumulation d’abus grossiers. «&nbsp;Cela fait trop longtemps que les conditions de travail devraient aussi être garanties en cas de transfert de mandats à des sous-traitants&nbsp;», a précisé Paul Rechsteiner, le président de l’USS. Sinon, impossible de garantir qu’en Suisse, ce sont des salaires suisses qui sont versés.
</p><p><a name="_GoBack"></a> La balle est désormais dans le camp du Parlement&nbsp;: lors de la session d’automne, la Petite Chambre (conseil prioritaire) décidera de ce que sera la responsabilité solidaire. Pour l’USS, il est clair qu’une entreprise contractante ne doit pas uniquement assumer la responsabilité des abus commis par des entreprises sous-traitantes directement mandatées par elle, mais aussi pour toutes les autres entreprises sous-traitantes. Seule cette «&nbsp;solidarité en chaîne&nbsp;» permet de lutter efficacement contre la sous-enchère salariale. Pour le coprésident du syndicat Unia, Renzo Ambrosetti, il est par conséquent clair que les choses ne seront en ordre qu’avec des salaires minimums corrects et une responsabilité solidaire.
</p><h5>Documents</h5><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS: <b>&lt;media rechsteiner mesures-acc&gt;Il faut imposer une protection efficace des salaires au moyen de contrôles sévères, de salaires minimums et de la responsabilité solidaire !&lt;/media&gt;</b></li><li>Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l’USS: <b>&lt;media lampart mesures-acc&gt;Confédération et cantons permettent la sous-enchère salariale - Analyse des mesures d’accompagnement à t ravers l’exemple de l’horticulture&lt;/media&gt;</b></li><li>Renzo Ambrosetti, coprésident du syndicat Unia: <b>&lt;media ambrosetti mersures-acc&gt;Pas d’«ordre dans l’étable» sans responsabilité solidaire&lt;/media&gt;</b></li></ul><h5>Dossier</h5><ul><li><b>&lt;media jaquet&gt;Conditions de travail et salaires dans l’horticulture&lt;/media&gt;</b></li></ul><h5>Contacts</h5><ul><li> Daniel Lampart (079 205 69 11), premier secrétaire et économiste en chef de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-836</guid><pubDate>Fri, 17 Aug 2012 10:48:00 +0200</pubDate><title>Pour une protection uniforme dans tout le pays</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-une-protection-uniforme-dans-tout-le-pays</link><description>Votations du 23 septembre 2012 : « Protection contre le tabagisme passif »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR">La protection des travailleurs et travailleuses ainsi que de leur santé est une revendication prioritaire de l’Union syndicale suisse (USS). C’est pourquoi celle-ci recommande le oui à l’initiative populaire «&nbsp;Protection contre le tabagisme passif&nbsp;», sur laquelle nous voterons en septembre prochain. La protection de la santé des travailleurs et travailleuses de Suisse doit être la même, et la meilleure possible, dans tous les cantons.</span><span lang="FR"></span></p><p><span lang="FR">Imaginons que les cantons fixent eux-mêmes les normes en matière de polluants atmosphériques ou de radioactivité. Ou que le taux d’alcoolémie admis pour les automobilistes oscille de 0 à 1, ou encore les dates de péremption des produits alimentaires divergent d’un canton à l’autre... Il est évident que la santé ne se définit pas en fonction des frontières cantonales&nbsp;! Et il n’en va donc pas autrement de la protection de la santé. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Pas de patchwork cantonal</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Or, en matière de tabagisme passif, une réalité dont les effets nuisibles pour la santé sont prouvés, ce n’est pas le cas. Dans seulement 8 cantons, les cantons romands (moins le Jura) ainsi que les deux Bâle, le personnel de service de la restauration est suffisamment protégé contre ses effets négatifs. Ailleurs, ce n’est pas encore le cas. Servir dans la fumée y est admis. L’initiative «&nbsp;Protection contre le tabagisme passif&nbsp;» éliminera ce patchwork cantonal et réglera, au niveau suisse et en toute clarté, cette protection. Car la fumée inhalée n’est pas moins nuisible en Thurgovie qu’à Saint-Gall&nbsp;!</span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">De manière uniforme, simplement et équitablement</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette initiative demande qu’il soit interdit, en Suisse, de fumer dans les espaces fermés qui servent de lieu de travail ou sont accessibles au public. En d’autres termes, il pourra toujours y avoir, dans les restaurants, des fumoirs où aucun service n’est assuré. L’initiative place donc les restaurateurs et restauratrices sur un pied d’égalité. Il ne leur sera plus possible de se faire concurrence sur le dos de leur personnel. Sous l’angle de la protection de ce dernier, c’est là un progrès à saluer. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Dans le débat à ce sujet, les opposants à l’initiative avancent souvent l’argument-massue selon lequel cette dernière serait l’œuvre de «&nbsp;talibans de la santé&nbsp;». Si l’expression peut séduire, elle est complètement à côté de la réalité. Cette initiative populaire n’interdira pas la fumée. En effet, il sera toujours permis de fumer sans restriction à la maison, dehors ou sur son lieu de travail, si des collègues n’y sont pas régulièrement présents. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">La solution proposée pour une meilleure protection des travailleurs et travailleuses est ainsi uniforme pour tout le pays, simple à appliquer et équitable.</span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-837</guid><pubDate>Fri, 17 Aug 2012 10:46:00 +0200</pubDate><title>Pas de cadeaux fiscaux pour des retraités très aisés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-de-cadeaux-fiscaux-pour-des-retraites-tres-aises</link><description>Votations du 23 septembre 2012 : « Sécurité du logement à la retraite »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><span lang="FR">L’initiative populaire «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;» entend favoriser les retraité(e)s propriétaires de leur logement par rapport aux locataires. Socialement injuste et erroné. L’Union syndicale suisse (USS) ne veut clairement pas de ces cadeaux fiscaux offerts aux retraité(e)s les plus aisés.</span><span lang="FR"></span></p><p><span lang="FR">Ces dernières années, les propriétaires d’habitations ont récolté avec application des signatures pour des initiatives populaires. Même pour trois, qui avaient chacune un objectif identique&nbsp;: des cadeaux fiscaux pour les propriétaires de leur logement. Et cela, a une cadence soutenue. Mais&nbsp;: le peuple n’a à ce jour jamais mordu à l’hameçon. Tentative numéro 1,&nbsp;l’initiative sur l’épargne-logement a été balayée en mars dernier par 55,8&nbsp;% des citoyen(ne)s. «&nbsp;Accéder à la propriété grâce à l’épargne-logement&nbsp;», une initiative jumelle, sombra encore plus nettement en juin dernier, avec 69&nbsp;% de non. Et, animée du même esprit, la troisième initiative «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;», sur laquelle nous voterons le 23 septembre prochain, ne mérite pas un meilleur sort. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette dernière initiative veut accorder aux retraité(e)s un droit exceptionnel, à savoir celui de décider que la valeur locative de leur logement ne sera plus imposée. En contrepartie, les intérêts hypothécaires ne pourraient plus être déduits de l’assiette fiscale. Par contre, les frais d’entretien, jusqu’à 4000 francs par année, et les frais liés à des mesures d’économie d’énergie et de protection de l’environnement ainsi que des monuments historiques le resteraient entièrement. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Du point de vue de la répartition des richesses, une erreur</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’USS s’est toujours opposée à la suppression de la valeur locative. Pareille mesure avantagerait de manière injustifiée les propriétaires par rapport aux locataires. Or, la situation financière des propriétaires de leur logement est habituellement meilleure que celle des locataires. Parmi ceux-là, les principaux bénéficiaires de l’initiative seraient d’abord les plus fortunés, ceux dont la dette hypothécaire est la plus faible. Bref, dire oui à l’initiative revient à doper une répartition des richesses déjà toujours plus injuste alors qu’il faut précisément lui mettre les bâtons dans les roues. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Enfin, la possibilité de ne plus faire imposer la valeur locative de son habitation en fonction de calculs individuels entraînerait une baisse des rentrées fiscales. Ce qui aurait pour conséquence de remettre en question des services publics ou d’entraîner de nouvelles charges destinées à compenser ces pertes fiscales. Deux bonnes raisons, du point de vue de la répartition des richesses, de rejeter cette initiative, car à chaque fois, il s’agirait d’alléger la charge des plus riches et d’alourdir celles des citoyen(ne)s ordinaires. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’USS est loin d’entonner ce couplet erroné selon lequel tous et toutes les retraité(e)s seraient riches et n’auraient plus besoin de politique sociale. La retraite reste synonyme de risques matériels. Et ce n’est pas là un phénomène marginal&nbsp;! Le hic est que l’on ne résoudra pas ces problèmes avec des propositions destinées à une seule catégorie de retraité(e)s&nbsp;: les plus aisés. Ce dont nous avons besoin, c’est de meilleures rentes AVS pour les petits revenus. Et c’est ce que veut l’USS avec son projet <i>AVSplus</i>. En revanche, les cadeaux fiscaux pour les retraité(e)s les plus aisés, doivent être rejetés.</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-835</guid><pubDate>Fri, 17 Aug 2012 10:05:00 +0200</pubDate><title>Formation musicale: Tout sauf élitaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/formation-musicale-tout-sauf-elitaire</link><description>Votations du 23 septembre 2012 </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Finalement, pas de monde sans musique. Mais «&nbsp;bien&nbsp;» faire de la musique ne doit pas être le privilège d’une élite. Le 23 septembre, nous voterons sur l’encouragement de la musique pour toutes les couches sociales. D’autres pays nous montrent que c’est là chose possible. </p><p>Gustavo Dudamel Ramirez pourrait être le jeune frère de Carles Puyol. Il n’est cependant pas footballeur, mais chef d’orchestre. Lui et «&nbsp;son&nbsp;» Orchestre national des jeunes Simon Bolivar sont désormais des célébrités mondiales. Ils incarnent le «&nbsp;miracle musical&nbsp;» vénézuélien, un vaste projet qui va chercher les enfants et les jeunes pauvres jusque dans la rue et leur offre de nouvelles perspectives à travers une formation musicale classique et la pratique en commun de la musique. Grâce au soutien généreux des pouvoirs publics («&nbsp;El Sistema&nbsp;») a ainsi pu se développer un mouvement musical populaire qui réunit 300&nbsp;000 enfants. Ils peuvent s’initier aux instruments et jouent dans plus de 200 orchestres. Gustavo Dudamel est la première vedette internationale créée par le système. Et il entre toujours en scène comme un footballeur…
</p><p>L’exemple vénézuélien montre que la pratique compétente de la musique ne doit pas être «&nbsp;élitaire&nbsp;». Et en quoi cela concerne-t-il la Suisse&nbsp;? Combien d’enfants des couches sociales à faibles revenus parviennent chez nous à acquérir une formation musicale&nbsp;? La réponse est évidente&nbsp;: beaucoup trop peu. 
</p><h3>Égalité des chances aussi en matière de musique</h3><p>C’est précisément ce que veut changer la communauté d’intérêt «&nbsp;jeunesse et musique&nbsp;». En 2008, elle a déposé une initiative populaire dont l’un des buts était le suivant&nbsp;: «&nbsp;Nous voulons que tous les enfants puissent avoir la possibilité de fréquenter une école de musique sur une base volontaire. Les écolages élevés versés par les parents entraînent une limitation d’accès à l’enseignement musical telle qu’on ne retrouve dans aucun autre domaine du secteur de la formation. Cette discrimination contrevient gravement à la promotion de l’égalité des chances (Constitution fédérale art. 2, al. 3).&nbsp;» Depuis lors, l’initiative a été retirée parce qu’un contreprojet reprend largement ses objectifs. Le 23 septembre prochain, nous voterons donc sur ce contreprojet&nbsp;: le nouvel article constitutionnel 67a «&nbsp;Formation musicale&nbsp;». 
</p><p>Convaincue du bien-fondé des objectifs visés ici, l’Union syndicale suisse (USS) recommande le oui à cet article. S’ils le souhaitent, la fille d’un manœuvre doit aussi pouvoir apprendre à jouer du violon et le fils d’une vendeuse s’exercer comme il se doit à la guitare électrique pour jouer dans son groupe de heavy metal. La première raison de voter oui est donc que les enfants des couches sociales à faibles revenus doivent pouvoir accéder plus facilement, c’est-à-dire à moindres frais, aux cours extrascolaires dispensés par les écoles de musique. Et cela ne concerne pas obligatoirement la musique classique. Celles et ceux qui préfèrent le rap, la musique de variété, le rock, le jazz, etc. devraient aussi être intéressés à ce que leurs enfants puissent apprendre dans les meilleures conditions la musique. 
</p><h3>Contre une formation unilatérale</h3><p>D’autre part, l’article constitutionnel entend renforcer la place de la branche musicale à l’école obligatoire. C’est juste, et socialement souhaitable. En effet, à l’école obligatoire, la musique – comme le sport – aide les enfants et les jeunes plutôt faibles dans les disciplines «&nbsp;du savoir&nbsp;» à faire de nombreuses expériences enrichissantes. Bien pratiquée, la musique crée un lien social au-delà des frontières culturelles. Je me souviens d’un spectacle musical présenté en 2002 avec des enfants, de la troisième à la sixième année (de 9 à 12 ans) dans le quartier fribourgeois du Schönberg, un quartier qui passe plutôt pour un ghetto en raison de sa population. Tous les enfants avaient leur propre rôle - ainsi que les enseignant(e)s, qui n’avaient encore jamais pu travailler aussi près de la réalité -, leur tâche et leur responsabilité propres. Tout cela, au service de l’œuvre présentée. Ce fut une école de la réussite, ce que seule la solidarité permet d’obtenir. Et les remerciements reçus ne prirent pas uniquement la forme des applaudissements nourris entendus lors des quatre représentations, mais aussi celle d’un nouveau respect entre enfants et enseignant(e)s. Presque «&nbsp;vénézuélien&nbsp;»…</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-834</guid><pubDate>Fri, 10 Aug 2012 15:37:00 +0200</pubDate><title>Réponse de l’USS à la consultation sur les modifications des ordonnances 2 sur l’asile relative au financement, sur l’intégration des étrangers et sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers  </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reponse-de-l-uss-a-la-consultation-sur-les-modifications-des-ordonnances-2-sur-l-asile-relative-au-financement-sur-l-integration-des-etrangers-et-sur-l-execution-du-renvoi-et-de-l-expulsion-d-etrangers</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-833</guid><pubDate>Fri, 10 Aug 2012 14:18:00 +0200</pubDate><title>Stellungnahme zur Änderung des Bundesgesetzes über Radio und Fernsehen (RTVG)</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/stellungnahme-zur-aenderung-des-bundesgesetzes-ueber-radio-und-fernsehen-rtvg</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-832</guid><pubDate>Mon, 06 Aug 2012 09:30:00 +0200</pubDate><title>Thomas Zimmermann : nouveau responsable de la communication de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/thomas-zimmermann-nouveau-responsable-de-la-communication-de-l-uss</link><description>Nouveau visage à l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a élu le Bernois Thomas Zimmermann (42), nouveau responsable de sa communication. Thomas Zimmermann entre dans ses nouvelles fonctions au début août et succède à Peter Lauener qui est devenu, depuis le printemps dernier, conseiller en communication et campagnes du conseiller fédéral Alain Berset. 
</p><p> Politologue de formation (licence en sciences politiques), Thomas Zimmermann travaillait auparavant comme rédacteur au Palais fédéral pour l’Agence télégraphique suisse (ats), après avoir été correspondant en Suisse romande de cette dernière où il était entré comme collaborateur de la rédaction économique. Avant de devenir journaliste, Thomas Zimmermann a entre autres travaillé dans la communication lors du percement du tunnel de base du Lötschberg.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), adjointe au premier secrétaire de l’USS</li><li>Thomas Zimmermann (031 377 01 06 ou 079 249 59 74), responsable de la communication et porte-parole de l’USS</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-831</guid><pubDate>Fri, 13 Jul 2012 12:13:00 +0200</pubDate><title>Stellungnahme zur Verordnung über die Reduktion der CO2-Emissionen</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/stellungnahme-zur-verordnung-ueber-die-reduktion-der-co2-emissionen</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-830</guid><pubDate>Fri, 13 Jul 2012 12:04:00 +0200</pubDate><title>Votations populaires du 23 septembre 2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/votations-populaires-du-23-septembre-2012</link><description>Les recommandations de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les recommandations de l’USS pour les votations populaires du 23 septembre 2012 sont les suivantes&nbsp;: 
</p><h3>Nouvel article constitutionnel 67a «&nbsp;Formation musicale&nbsp;»&nbsp;: OUI&nbsp;&nbsp;</h3><p>Aujourd’hui, pour accéder à une formation musicale, les jeunes des milieux à faibles revenus doivent venir à bout d’obstacles très difficiles. Les écolages élevés que doivent payer les parents débouchent quasiment sur une forme de «&nbsp;ségrégation sociale&nbsp;» lorsqu’il s’agit, pour ces enfants, d’acquérir des compétences musicales. Le nouvel article constitutionnel intervient à ce niveau et facilitera ainsi l’accès des enfants socialement défavorisés à une formation musicale Et l’importance accrue qui sera accordée par l’école cette dernière permettra, en plus, de mieux harmoniser une formation qui favorise l’esprit de collectivité.
</p><h3>Initiative populaire «&nbsp;Sécurité du logement à la retraite&nbsp;»&nbsp;: NON</h3><p>La suppression de la valeur locative favoriserait de manière injustifiée les personnes qui sont propriétaires de leur logement par rapport à celles qui le louent. Et ce seraient les plus riches parmi ceux-là, ceux dont la dette hypothécaire est la plus petite, qui en profiteraient le plus. Ce troisième projet de toute une série dont le but est de créer des avantages fiscaux pour les propriétaires fonciers jure autant dans le tableau, sous l’angle de la répartition des richesses, que ses prédécesseurs qui ont déjà échoué dans les urnes. Les pertes fiscales qui en découleraient - environ 750 millions de francs par an – soit entraîneraient un démantèlement des services publics, soit grèveraient encore plus le budget de la population. Toutes deux, ces éventualités sont déplacées et injustes&nbsp;; cela, toujours pour des raisons de répartition des richesses.
</p><h3>Initiative populaire «&nbsp;Protection contre le tabagisme passif&nbsp;»&nbsp;: OUI</h3><p>Pour des raisons de protection de la santé des travailleurs et travailleuses, l’USS recommande le OUI à l’initiative «&nbsp;Protection contre le tabagisme passif&nbsp;». Cette protection ne doit pas être différente d’un canton à l’autre, voire ne pas être du tout appliquée ici ou là. Or, dans 16 cantons, le personnel de service n’est pas protégé contre les effets nocifs du tabagisme passif. L’initiative mettra fin à ces disparités et réglementera la protection contre le tabagisme passif de manière claire et dans toute la Suisse. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-829</guid><pubDate>Fri, 13 Jul 2012 12:00:00 +0200</pubDate><title>Konsultation zur Änderung bzw. Einführung einer Subunternehmerhaftung des Erstunternehmers im Rahmen der FlaM</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/konsultation-zur-aenderung-bzw-einfuehrung-einer-subunternehmerhaftung-des-erstunternehmers-im-rahmen-der-flam</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Droit du travail</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-828</guid><pubDate>Thu, 12 Jul 2012 09:46:00 +0200</pubDate><title>Réponse à la consultation sur l’avant-projet de loi fédérale sur la formation continue (LFCo)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/reponse-a-la-consultation-sur-l-avant-projet-de-loi-federale-sur-la-formation-continue-lfco</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-826</guid><pubDate>Tue, 10 Jul 2012 17:16:00 +0200</pubDate><title>Pas de cadeaux pour les plus riches !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/pas-de-cadeaux-pour-les-plus-riches</link><description>Initiative « Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les riches étrangers peuvent profiter, en Suisse, d’une imposition forfaitaire et économiser ainsi parfois énormément sur leurs impôts. Les cantons de Zurich et de Schaffhouse ont cependant été des précurseurs en cette matière. Avant les autres, ils ont en effet dit halte à ces cadeaux fiscaux.</p><p>Pour autant qu’ils ne travaillent pas officiellement en Suisse, les multimillionnaires étrangers peuvent profiter d’une imposition dite forfaitaire. Au lieu de se voir imposés sur leurs revenus et fortunes réels, comme tous les gens ordinaires, ils ne le sont que sur un montant forfaitaire, qui représente en général cinq fois la valeur locative de leur habitation. Actuellement, 5&nbsp;500 millionnaires étrangers profitent de ce type d’imposition. Parmi eux, on compte toujours plus de nomades du business et de chômeurs fictifs qui gèrent depuis notre pays leurs conglomérats disséminés sur toute la planète.  
</p><h3>Des impôts justes pour tout le monde</h3><p>Pareil privilège, réservé de toute façon à des personnes déjà privilégiées, relève d’une logique fiscale néolibérale archaïque. La population du canton de Zurich l’a compris en 2009 en jetant cette vieillerie par-dessus bord. Et aucune des prévisions les plus sombres formulées alors par la droite ne s’est avérée. Au contraire, après qu’une bonne moitié des bénéficiaires de l’imposition forfaitaire eurent quitté le canton de Zurich suite au scrutin, les communes concernées firent état de recettes fiscales en augmentation, parce que les villas et autres maisons de maître devenues libres avaient rapidement trouvé de nouveaux locataires aussi riches que les anciens. 
</p><p>Et cela fonctionnera aussi comme cela au plan national. Car la suppression de l’imposition forfaitaire à ce niveau ne permettra plus à ces contribuables nantis de tout simplement déménager dans le canton voisin. Ceux qui voudront vivre en Suisse et profiter de ses avantages devront aussi participer, dans une mesure équitable, à leur financement. Et ils le feront. La Suisse n’est en effet pas uniquement attrayante pour ses impôts&nbsp;!
</p><p>Des listes de signatures peuvent être téléchargées sous&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> &nbsp;&lt;link uploads media pauschalbesteuerung-bogen_franz_sgb.pdf&gt;<a href="http://www.sgb.ch/uploads/media/Pauschalbesteuerung-Bogen_franz_SGB.pdf" target="_blank">www.sgb.ch/uploads/media/Pauschalbesteuerung-Bogen_franz_SGB.pdf</a></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-827</guid><pubDate>Tue, 10 Jul 2012 17:14:00 +0200</pubDate><title>Important et juste</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/important-et-juste</link><description>Initiative populaire « Imposer les successions de plusieurs millions
pour financer notre AVS »</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Chaque année, près de 40 milliards de francs sont hérités en Suisse. Une grande partie est exonérée de tout impôt. Ainsi, la richesse reste dans les mêmes mains. C’est là qu’intervient l’initiative populaire sur les successions.</p><p>En Suisse, le pour-cent de la population le plus riche possède autant que les 99&nbsp;% restants. Non seulement il possède beaucoup de richesses, mais aussi il se la transmet de génération en génération. Ainsi, la richesse est une question de famille, sans qu’il y ait besoin de fournir la moindre prestation pour la posséder Mais ce n’est pas tout&nbsp;: alors que le reste de la population est imposé sur un revenu durement gagné, les héritages, même à hauteur de millions, voire de milliards, sont souvent exonérés de l’impôt. Ce qui favorise encore plus la concentration des fortunes dans les mains de quelques-uns. Se forme alors une caste fermée de super-riches toujours plus isolés de la société.  
</p><h3>Une construction judicieuse</h3><p>C’est pourquoi l’initiative sur les successions demande la création d’un impôt fédéral de 20&nbsp;% sur les parts d’héritages supérieures à 2 millions de francs. Maisons familiales, entreprises familiales et PME (franchise supplémentaire et taux réduit) ainsi qu’exploitations agricoles (exonérées) ne sont pas concernées. Les nouvelles recettes fiscales qui en découleront se monteront à environ 3 milliards de francs par an et seront réparties entre les cantons (un tiers) et l’AVS (deux tiers).
</p><p>La part qui reviendra aux cantons indemnisera ceux d’entre eux qui perdront alors le produit de leur propre impôt qui disparaîtra. Et, effet secondaire positif, cet impôt fédéral sur les successions ne pourra plus servir de«&nbsp;vil accélérateur&nbsp;» à une concurrence fiscale qui a dégénéré.
</p><h3>Renforcement de l’AVS et grande opportunité pour <i>AVSplus</i></h3><p>En raison de la prolongation de l’espérance de vie, les héritages tombent le plus souvent pendant la retraite. Pour garantir à long terme l’AVS et alléger du même coup les charges de la génération qui cotise, la génération qui touche une rente financera donc aussi l’AVS via l’impôt sur les successions. 
</p><p>Ce dernier rapporterait à l’AVS 2 milliards de francs de recettes supplémentaires par an. Cela permettrait non seulement de compenser les effets de l’évolution démographique, mais aussi d’offrir une éventuelle base financière à notre modèle <i>AVSplus,</i> qui veut relever les petites et moyennes rentes. 
</p><h3>D’une pierre deux coups</h3><p>C’est pourquoi, l’initiative «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;» revêt aussi une grande importance pour le mouvement syndical. Grâce à elle, nous pouvons relier deux luttes politiques importantes&nbsp;: pour une meilleure justice distributive et pour une AVS sûre et améliorée. À ce jour, bien 65&nbsp;000 signatures ont été récoltées. 
</p><p>Des listes de signatures peuvent être téléchargées ici&nbsp;: &nbsp; <br> &lt;link uploads media erbschaftssteuer-bogen_fr_sgb.pdf&gt;<a href="http://www.sgb.ch/uploads/media/Erbschaftssteuer-Bogen_fr_SGB.pdf" target="_blank">www.sgb.ch/uploads/media/Erbschaftssteuer-Bogen_fr_SGB.pdf</a></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-824</guid><pubDate>Thu, 05 Jul 2012 11:57:00 +0200</pubDate><title>Luca Cirigliano élu secrétaire central de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/luca-cirigliano-elu-secretaire-central-de-l-uss</link><description>Nouveau responsable du dossier Droit du travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a élu à l’unanimité le juriste argovien Luca Cirigliano (31) secrétaire central responsable du dossier Droit du travail à l’USS. Luca Cirigliano entrera dans ses nouvelles fonctions au début du mois de septembre et succédera à Jean Christophe Schwaab, qui quitte le Secrétariat de l’USS en raison de son élection au Conseil national. Le Comité a rendu hommage à Jean Christophe Schwaab et l’a également remercié pour les multiples et précieux services rendus. 
</p><p>Luca Cirigliano est actuellement juge ordinaire au Tribunal de district de Lenzbourg ainsi que collaborateur scientifique auprès de la Chaire de droit public, droit européen et droit international de l’Université de Zurich. Enfin, il aussi est le vice-président de la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse. 
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Doris Bianchi (031 377 01 13 ou 076 564 6767) ajointe du Premier secrétaire de l’USS et secrétaire dirigeante de l’USS</li><li>Luca Cirigliano (076 335 61 97), nouveau secrétaire central de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Suisse</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-823</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2012 16:52:00 +0200</pubDate><title>Indifférence face aux pressions sur les salaires et aux salaires scandaleux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/indifference-face-aux-pressions-sur-les-salaires-et-aux-salaires-scandaleux</link><description>Initiative sur les salaires minimums : le Conseil fédéral prend position</description><content:encoded><![CDATA[<p>En disant non à l’initiative syndicale sur les salaires minimums, le Conseil fédéral se prononce contre une protection efficace des salaires. Il entend donc continuer à accepter des salaires qui ne permettent pas de vivre. 
</p><p> Près de 400 000 personnes travaillent en Suisse pour des salaires scandaleusement bas, inférieurs à 4 000 francs. Nombre d’entre elles, comme des boulangers, des coiffeuses ou des fleuristes, sont même au bénéfice d’une formation professionnelle. Or, dans la riche Suisse, de tels salaires ne permettent pas de vivre. 
</p><p> En comparaison internationale, les salaires minimums sont peu répandus dans notre pays. Dans de nombreuses branches en pleine croissance, on ne trouve aucune organisation patronale, si bien qu’il y est impossible de conclure des conventions collectives de travail. Le commerce de détail (vêtements, chaussures), les centres d’appel, les instituts de beauté, les centres de fitness (remise en forme) et la distribution de courrier en sont autant d’exemples parmi d’autres encore. C’est pour cela que certains pays ont introduit des salaires minimums, protégeant ainsi les salarié(e)s de ces branches contre les pressions sur les salaires et l’arbitraire patronal. Aujourd’hui par contre, le gouvernement suisse a décidé que la situation de ces personnes lui était indifférente. 
</p><p> Avec son initiative sur les salaires minimums, l’Union syndicale suisse (USS) demande qu’en Suisse, les salaires versés aux travailleurs et travailleuses leur permettre de vivre. La population suisse ne veut pas de salaires scandaleusement bas et elle aura le dernier mot dans les urnes.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li><li>	 Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 60 36 14), service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-821</guid><pubDate>Mon, 02 Jul 2012 13:58:00 +0200</pubDate><title>Réponse à la consultation sur le nouveau plan d’études cadre pour la maturité professionnelle (PEC MP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/reponse-a-la-consultation-sur-le-nouveau-plan-d-etudes-cadre-pour-la-maturite-professionnelle-pec-mp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-820</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2012 13:45:00 +0200</pubDate><title>Les jalons manquants</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-jalons-manquants</link><description>Future loi sur la formation continue</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral vient de poser les jalons de la future loi sur la formation continue. L’USS salue la volonté de mener le projet jusqu’à son terme. Hélas, les jalons posés sont lacunaires. Sans l’introduction dans la loi d’une responsabilité de l’employeur et d’un droit à la formation continue — par le biais notamment d’un congé annuel de formation —la formation continue en Suisse restera l’apanage de quelques privilégiés. La formation continue est devenue une condition sine qua non pour s’intégrer durablement au marché du travail et participer pleinement à la société. 
</p><p>De récentes études ont montré que la question du temps représente pour les salarié(e)s un des obstacles majeurs à la réalisation d’un projet de formation. Les difficultés à concilier formation, vie professionnelle, sociale et familiale sont une réalité pour la grande majorité d’entre eux, qu’ils soient des hommes ou des femmes. Le Département fédéral de l’économie et les employeurs ne cessent de nous rappeler que le personnel qualifié manque en Suisse. Au lieu de mots, nous attendons des actes. Un droit à la formation continue s’impose. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Véronique Polito (079 436 21 29), secrétaire centrale de l’USS</li><li>Ewald Ackermann (031 377 01 09) service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-819</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2012 12:13:00 +0200</pubDate><title>Le Tribunal fédéral confirme l’interdiction des abus</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-tribunal-federal-confirme-l-interdiction-des-abus</link><description>Sous-traitance en chaîne dans les marchés publics</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le Tribunal fédéral a confirmé l’amende infligée à une entreprise vaudoise qui n’avait pas empêché ses sous-traitants de commettre des abus en matière de conditions de travail. Il s’agit là d’un arrêt de grande importance. La prochaine étape doit être celle d’une vraie responsabilité solidaire. </p><p>Le Tibunal fédéral vient de rendre un arrêt déterminant pour la lutte contre les abus de la sous-traitance en chaîne. Ce véritable fléau, qui sévit surtout dans le bâtiment, réside en ceci que des entrepreneurs principaux, en sous-traitant tout ou partie de leurs tâches à des entreprises qui sous-traitent à leur tour, tentent de se défaire de leur responsabilité si un des sous-traitants viole les règles du contrat de travail et pratique la sous-enchère. 
</p><p>Les autorités vaudoises avaient condamné un entrepreneur principal qui n’avait pas veillé à ce que toute la chaîne des entreprises de sous-traitance respecte les conditions de travail et de salaire et lui avaient infligé une amende de 60&nbsp;000 francs. Les entreprises concernées exécutaient un mandat public, à savoir la construction de la semi-autoroute H 144 dans le Chablais valdo-valaisan. Cette sanction, qui avait d’abord été confirmée par le Tribunal cantonal, vient désormais de l’être aussi par le Tribunal fédéral. Selon la Haute Cour, l'adjudicataire de travaux doit s'assurer que tous ses sous-traitants respectent les dispositions relatives à la protection des travailleurs et travailleuses de même qu’aux conditions de travail. Ainsi, une négligence peut être imputée à un adjudicataire qui sous-traite à une entreprise ne respectant pas ces dispositions. 
</p><p>Cette décision est une très bonne nouvelle pour la lutte contre la sous-enchère salariale. Même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’une responsabilité solidaire (l’entrepreneur&nbsp; ne doit payer qu’une amende et pas l’entier du dommage subi par les travailleurs et travailleuses), c’est là un premier pas vers son introduction, d’abord dans les marchés publics, puis pour tous les travaux privés, car elle montre qu’un entrepreneur principal peut et doit se soucier de ce que font tous ses sous-traitants. 
</p><p>La responsabilité solidaire est le meilleur moyen de veiller à ce que les entrepreneurs principaux ne se défaussent pas de leur responsabilité envers les salarié(e)s, en recourant à des sous-traitants, puis en négligeant totalement de surveiller les pratiques de ces derniers. De fait, certains cantons ont déjà inscrit la responsabilité solidaire dans leur législation sur les marchés publics, notamment les deux Bâle<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. 
</p><p>Les autres cantons et la Confédération doivent s’en inspirer et se doter de règles pour que les entrepreneurs négligeant ne soient pas condamnés uniquement à une amende comme dans le cas vaudois, mais doivent répondre de tous les dommages commis envers les travailleurs et travailleuses par leurs sous-traitants (et les sous-traitants des sous-traitants, etc.), c’est-à-dire&nbsp;: arriérés de salaires, de cotisations sociales, etc. Les Chambres fédérales, qui doivent se pencher plus en détail sur l’introduction de la responsabilité solidaire pour toutes les entreprises, et pas seulement celles qui travaillent sur mandat d’une collectivité publique, doivent également s’inspirer de cette décision du Tribunal fédéral et prendre note qu’il s’agit d’un complément réellement efficace aux mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes.
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Cf. §6 Beschaffungsgesetz BL/BS.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-818</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2012 11:35:00 +0200</pubDate><title>Même Zurich dit non</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/meme-zurich-dit-non</link><description>Prolongation des heures d’ouverture des commerces </description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les partisans d’une société sans garde-fou aucun s’attaquent sans discontinuer à l’interdiction de principe du travail de nuit et du travail du dimanche. Mais, ces derniers temps, leur courage doit en avoir pris un coup. En effet, même les Zurichois(es) ont mis un carton rouge aux dérégulateurs des heures d’ouverture des commerces. Mais les Chambres fédérales ont-elles bien compris le message, elles qui doivent traiter actuellement de propositions semblables ?</p><p>&nbsp;</p><p>Ces dernières années, plusieurs des tentatives de libéraliser les horaires de travail sont venues de Zurich. Ainsi, c’est pour légaliser a posteriori le centre commercial « shopville », sis sous la gare centrale de Zurich, qu’avait été déposée l’initiative Hegetschwiler (votée en 2005), qui demandait la libéralisation du travail dominical dans toutes les grandes gares. Plus récemment, c’est parce que quelques échoppes de stations-service zurichoises se sont vu interdire d’ouvrir la nuit par le Tribunal fédéral (qui a, comme la loi l’exige, donné la priorité à la santé et à la vie familiale des travailleurs et travailleuses concernés) que l’initiative parlementaire Lüscher a été lancée. Son but est de répondre aux attentes d’une petite minorité de consommateurs et consommatrices impatients en permettant à ces échoppes d’ouvrir 24 heures sur 24. Et il y a encore la motion « Hutter », du nom d’un conseiller national libéral-radical zurichois, qui veut que les cantons puissent fixer leurs horaires d’ouverture sans tenir compte du droit fédéral sur la protection des travailleurs et travailleuses, ou encore la proposition du Grand conseil zurichois, qui entend faire passer à 200m2 la surface des magasins pouvant ouvrir n’importe quand. À chaque fois, on a l’impression que c’est la « grande ville moderne » qui veut faire tomber des législations « obsolètes » et « contraires aux intérêts des consommateurs et consommatrices ». On en serait presque à une lutte des « urbains visionnaires » contre les « bouseux conservateurs ». 
</p><p>Le 17 juin, les Zurichois(es) ont fait mentir ce cliché de la manière la plus éclatante qui soit, en rejetant massivement l’initiative du Parti libéral-radical « Le client est roi ». Cette initiative souhaitait libéraliser complètement les horaires de travail de tous les commerces (et, par ricochet, des branches à leur service : nettoyage, logistique, sécurité, etc.). Lors de la campagne qui a précédé ce scrutin, tant les mauvaises conditions de travail qui règnent dans la branche (bas salaires, pratiquement pas de CCT, risques de braquage) que la qualité de vie (nuisances pour les voisins des « shops ») ont été mises en avant par les syndicats, qui ont aussi insisté sur la nécessité, pour la société, de bénéficier de plages de repos communes à toute la population. Le peuple s’est rangé de leur côté à plus de 70 % des voix ! 
</p><p>Le même jour, les électeurs et électrices lucernois ont aussi refusé de prolonger les horaires des commerces. Même si la modification avait l’air anodine (une heure de plus par semaine seulement, le samedi), près de 55 % des électeurs et électrices l’ont refusée. Les syndicats ont montré qu’il ne s’agissait en effet que de l’avant-goût d’une initiative des jeunes libéraux-radicaux au contenu similaire à celui de l’initiative « Le client est roi », qui sera soumise au vote populaire cet automne. 
</p><h3>Tirer les leçons des résultats des votations ? </h3><p>Cette nette double-défaite des partisans du « 24 heures sur 24 » indique que, contrairement à ce que d’aucuns voudraient nous faire accroire, les citoyen(ne)s-consommateurs/consommatrices tiennent, eux aussi, à la santé des salarié(e)s et à la qualité de vie qu’une prolongation des horaires des magasins ne manquerait pas de dégrader, comme nous l’avons déjà montré. Et ces résultats sont de très bon augure avant un éventuel référendum contre le travail de nuit et du dimanche dans les échoppes de stations-service.
</p><p> La Commission des redevances et de l’économie du Conseil des États (CER-E) a déjà tiré les leçons de ces scrutins en rejetant, le 26 juin, la motion Hutter. Et pour ce qui est de l’initiative parlementaire Lüscher, la même commission a montré qu’elle était consciente du problème. En effet, elle ne l’accepte que sous une forme atténuée, ce qui, comparé à la décision du Conseil national, est un progrès. Par rapport à cette dernière, la solution adoptée par la CER-E entraînerait plus de travail de nuit, mais pas plus de travail du dimanche. Toutefois, au vu de l’état d’esprit évident de la population sur ces questions, cette initiative doit être, elle ausisi, rejetée dans sa totalité. 
</p><p>Dans sa grande majorité, le peuple est satisfait des actuelles heures d’ouverture des commerces. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) espère que la Chambre des cantons rejettera l’initiative parlementaire Lüscher. Aux yeux de l’USS en effet, il est clair que, pour des raisons sociales et de santé, le travail de nuit et le travail du dimanche doivent rester des exceptions. Et, si nécessaire, elle combattra par la voie référendaire toute banalisation de ces formes de travail. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-817</guid><pubDate>Thu, 28 Jun 2012 10:57:00 +0200</pubDate><title>Précarité, quand tu nous tiens…</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/precarite-quand-tu-nous-tiens</link><description>La crise de l’emploi des jeunes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">La situation devient alarmante : le chômage des jeunes a atteint des records sans précédent dans de nombreux pays développés. Comme un arbre qui nous cache la forêt, le faible taux de chômage des jeunes en Suisse nous donne une fausse impression de confort. Pourtant, les indices ne manquent pas : chez nous également, on assiste peu à peu à une dégradation des conditions d’embauche pour cette catégorie de la population.</p><p>&nbsp;</p><p> La crise économique a touché les jeunes plus fortement que la moyenne des personnes actives. Le phénomène est particulièrement frappant dans les économies développées et l’Union européenne (UE) : le chômage des jeunes y a atteint un taux de 18,1 %, un niveau jamais égalé depuis le début des années 1990. Parallèlement au chômage, on assiste aussi chez les jeunes à une forte dégradation des conditions d’entrée sur le marché du travail et une augmentation des emplois précaires. Selon Eurostat, ce n’est pas moins de 42 % des personnes de moins 25 ans qui sont concernés par le travail temporaire en Europe (UE des 27), alors que cette forme d’emploi ne concerne « que » 15 % des personnes actives. Au vue des perspectives globales de croissance, il est à craindre que le marché du travail pour les jeunes ne continue à se détériorer en Europe et dans le monde ces prochaines années. 
</p><p>En comparaison internationale, la Suisse reste pour le moment relativement épargnée. Son faible taux de chômage cache cependant un phénomène qui est aussi en augmentation dans notre pays, à savoir l’accroissement, chez les jeunes, de formes atypiques d’emploi. En Suisse, un tiers des travailleurs et travailleuses temporaires ont moins de 26 ans, alors qu’ils représentent à peine 10 % de la population active. Une étude du SECO parue en 2010 faisait état d’une augmentation des rapports de travail précaires chez les jeunes de 6 % à plus de 9 % entre 2004 et 2008. L’instabilité économique qui règne depuis 2008, les durcissements de la loi sur le chômage — entrée en vigueur en avril 2011 — sont des facteurs qui auront probablement contribué à accentuer cette tendance ces quatre dernières années. 
</p><h3>Agir avant la tempête </h3><p>Dans de nombreux pays, l’absence de perspectives pour la jeunesse est une bombe à retardement. La Suisse se doit d’agir en amont pour offrir les meilleures perspectives d’avenir possibles à ses jeunes. En comparaison internationale, elle dispose d’atouts qu’elle pourrait et doit mieux exploiter.
</p><h3>Pour un système de formation professionnelle capable de se remettre en question </h3><p>Des études internationales ont montré que les pays dans lesquels le système de formation professionnel dual (formation en école professionnelle et entreprise) est bien implanté dans le tissu économique, connaissent un taux de chômage des jeunes particulièrement bas en comparaison européenne. C’est le cas de la Suisse, de l’Allemagne, du Danemark et de l’Autriche. L’évolution des valeurs amène cependant de plus en plus de jeunes à suivre une formation gymnasiale au détriment de la formation professionnelle. Afin de maintenir l’attractivité de cette dernière pour eux il faut oser envisager l’apprentissage sous un angle différent ; et le fait qu’ils soient tendanciellement moins nombreux dans cette catégorie d’âge le permet d’autant mieux : 
</p><p>Pour les apprenti(e)s, l’école ne s’arrête pas à 15 ans. Au contraire, l’apprentissage mène même de nombreux jeunes à des études supérieures. Pour les syndicats, il n’y a pas l’ombre d’un doute : à long terme, la réduction du temps passé en entreprise en faveur du temps scolaire s’imposera, faute de quoi l’apprentissage ne répondra finalement plus ni aux exigences du marché du travail, ni aux attentes de la jeunesse. 
</p><p>Contrairement aux idées propagées par la Confédération, la formation professionnelle ne doit pas à tout prix être « une activité rentable » pour les entreprises. Aucun(e) apprenti(e) ne se sent stimulé dans une entreprise qui le considère comme un facteur de rentabilité. Pour les syndicats, les bonnes entreprises formatrices investissent sans compter pour la formation de leurs jeunes et proposent des conditions salariales et des horaires décents.
</p><h3>Pour une protection sociale qui sort de l’impasse </h3><p>L’entrée des jeunes sur le marché du travail représente une phase délicate qui va être déterminante pour la suite de leur parcours professionnel. Plus que jamais, ceux-ci ont besoin de soutien dans cette phase de transition. Le démantèlement des prestations de l’assurance-chômage en 2011, de même que l’abaissement de l’âge de protection des jeunes travailleurs et travailleuses en 2008 allaient à rebours du bon sens. Pour briser la spirale de la précarité, qui touche de plus en plus de jeunes, il faut rétablir des prestations de chômage dignes de ce nom et introduire un salaire minimum légal pour tous. 
</p><h3>Pour un partenariat social qui se soucie des jeunes </h3><p>La précarisation de l’emploi des jeunes favorise l’érosion du marché du travail régulier ; ceci, à la barbe des systèmes traditionnels de régulation. Rares notamment sont les conventions collectives de travail qui intègrent les apprenti(e)s, les stagiaires ou les temporaires dans leur champ de protection. Or, les jeunes sont déterminants pour le système : leur rapport au marché du travail dépendra fortement de leurs premières expériences. C’est pourquoi, il faut tabler à l’avenir sur un partenariat social qui les intègre systématiquement dans les systèmes de protection en les faisant notamment participer au dialogue.  </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-802</guid><pubDate>Wed, 27 Jun 2012 11:40:00 +0200</pubDate><title>Vêtements professionnels: «bien habillés» au travail, mais à quel prix?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/vetements-professionnels-bien-habilles-au-travail-mais-a-quel-prix</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Policières, pompiers, secouristes, employés de voirie, chirurgiennes et postiers portent tous des vêtements bien spécifiques: des vêtements professionnels. Ces «uniformes», achetés en grande partie par l’Etat et donc financés par les impôts, inspirent souvent le respect, mais qu’en est-il des êtres humains qui les produisent? Les vêtements professionnels suisses sont généralement fabriqués à l’étranger, dans des conditions qui relèvent trop souvent de l’exploitation.</p><p>En Suisse, quelque deux millions de personnes, soit près de 50% de la population active, sont équipées de vêtements professionnels. Ces tenues remplissent différentes fonctions. Elles permettent notamment d’identifier les policiers et les contrôleurs CFF, protègent les pompiers des flammes dévastatrices et les employés de voirie de la saleté ou garantissent une certaine hygiène à celles et ceux qui les portent, comme le personnel médical. En bref: les vêtements de travail jouent un rôle essentiel dans de nombreuses professions et font partie de notre quotidien.<br><b>Les achats risqués du secteur public</b><br>Le secteur public est l’un des principaux acheteurs sur le marché des vêtements professionnels. La Confédération, les cantons, les communes et les hôpitaux font régulièrement l’acquisition d’uniformes, de blouses médicales et autres produits textiles. Les vêtements et les textiles sont connus pour être des produits à risque, dont les conditions de production posent problèmes dans le monde entier: salaires de misère, heures supplémentaires excessives, protection insuffisante de la santé au travail et violations des normes fondamentales de l’OIT.<br>Dans sa politique et ses pratiques d’achat, le secteur public a le devoir de se montrer exemplaire. La Confédération, les cantons, les communes et les hôpitaux devraient exiger des entreprises de vêtements professionnels qu’elles les informent de manière transparente sur leur chaîne d’approvisionnement, jusqu’à l’usine où sont effectivement produits les vêtements. De plus, le secteur public ne devrait acheter de marchandises qu’aux fournisseurs ayant ancré le respect de critères sociaux minimaux au centre de leur pratique commerciale, comme par exemple les normes fondamentales de l’OIT (interdiction du travail forcé, du travail des enfants, de la discrimination et garantie des libertés syndicales), la limitation du temps de travail et le versement d’un salaire de subsistance. (<a href="http://www.evb.ch/fr/p20151.html">Lire nos revendications complètes</a>). Les recherches de la DB montrent que l’Etat n’assume pas systématiquement son rôle d’exemple: le respect des critères sociaux minimaux et la transparence de la chaîne d’approvisionnement pèsent encore très peu au moment de la décision d’achat.<br><b>Des lois cantonales insuffisantes</b><br>Au niveau fédéral, une ordonnance exige le respect des normes fondamentales de l’OIT aussi bien pour les marchandises produites en Suisses qu’à l’étranger. La Confédération a ainsi posé un jalon important, en comparaison européenne. Cependant, environ 80% des achats sont effectués au niveau des cantons et des communes et, fédéralisme oblige, ils sont régis par les lois cantonales.<br>Or, jusqu’à maintenant, très peu de cantons ont intégré le respect des normes fondamentales de l’OIT dans leur législation. Les résultats du questionnaire envoyé par la DB/CCC aux centrales d’achat publiques montrent que des critères tels que la limitation du temps de travail ou le versement d’un salaire de subsistance n’influencent que très peu la décision d’achat de vêtements professionnels aux niveaux cantonal et communal. Rares sont les exceptions. Quand aux contrôles, si contrôles il y a, ils n’ont lieu que sur la base des déclarations volontaires des fournisseurs. Le respect de critères sociaux n’est donc pas garanti dans le secteur des vêtements professionnels.
</p><p><a href="http://www.evb.ch/fr/p20151.html" class="external-link">Lisez nos revendications</a></p><p><a href="http://www.evb.ch/fr/p20122.html" class="external-link">Signez la petition</a></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-816</guid><pubDate>Tue, 26 Jun 2012 17:58:00 +0200</pubDate><title>Certes consciente du problème mais trop peu conséquente </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/certes-consciente-du-probleme-mais-trop-peu-consequente</link><description>Travail de nuit et travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) constate avec plaisir que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a nettement rejeté la motion Hutter. Celle-ci voulait permettre aux cantons de fixer librement les heures d’ouverture des points de vente et des entreprises de services ; de quoi pratiquement vider de son sens l’interdiction de principe du travail de nuit et du travail dominical. Cette mesure irait d’ailleurs à l’encontre de la volonté clairement exprimée par le peuple à ce sujet, comme l’ont à nouveau prouvé les votations zurichoise et lucernoise du 17 juin dernier.  
</p><p>La même CER-E entend accepter l’initiative parlementaire Lüscher, qui veut étendre le travail de nuit et le travail du dimanche dans la vente, sous une forme atténuée, ce qui, comparé à la décision du Conseil national, est un progrès. Par rapport à cette dernière, la solution adoptée par la CER-E entraînerait plus de travail de nuit, mais pas plus de travail du dimanche. Toutefois, au vu de l’état d’esprit évident de la population sur ces questions, cette initiative doit être rejetée dans sa totalité.  
</p><p>Dans sa grande majorité, le peuple est satisfait des actuelles heures d’ouverture des commerces. La majorité de la CER-E ne l’a qu’insuffisamment compris aujourd’hui. L’Union syndicale suisse (USS) espère que la Chambre des cantons rejettera l’initiative parlementaire Lüscher. Pour l’USS en effet, il est clair que, pour des raisons sociales et de santé, le travail de nuit et le travail du dimanche doivent rester des exceptions. Et, si nécessaire, elle combattra par la voie référendaire toute banalisation du travail de nuit et du travail du dimanche.  
</p><h5>Reinseignements</h5><ul><li>Jean Christophe Schwaab (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS et conseiller national</li><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS et membre du comité d’Unia</li><li>Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-815</guid><pubDate>Tue, 26 Jun 2012 15:40:00 +0200</pubDate><title>Verordnung über den Bau von Zweitwohnungen: Schriftliche Stellungnahme</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/verordnung-ueber-den-bau-von-zweitwohnungen-schriftliche-stellungnahme</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-814</guid><pubDate>Mon, 25 Jun 2012 16:44:00 +0200</pubDate><title>Solidarité avec les victimes de Xstrata, Glencore et autres multinationales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/solidarite-avec-les-victimes-de-xstrata-glencore-et-autres-multinationales</link><description>Manif à Zoug, le 11 juillet à 19 heures</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Les géants des matières premières Glencore (160 milliards de chiffre d’affaires) et Xstrata (35 milliards) décideront les 11 et 12 juillet à Zoug de leur fusion. Dans ce contexte aura également lieu à Zoug, le soir du mercredi 11 juillet, une manifestation soutenue notamment par l’Union syndicale suisse (USS). </p><p>Les multinationales suisses, en l’occurrence zougoises, comme Xstrata et Glencore, violent les droits humains et les droits sociaux, causent des dégâts à l’environnement et empoisonnent les eaux, cachent ce qui se passe dans leurs filiales, transfèrent leurs bénéfices dans des paradis fiscaux et creusent encore plus le fossé mondial entre riches et pauvres.
</p><p>Elles incarnent un monde dans lequel la population totale des 96 pays les plus pauvres gagne moins en une année que ce qu’ont gagné les six managers de Glencore lorsque celle-ci est entrée en Bourse. Et, pour la fusion avec Glencore, les managers de Xstrata toucheront 370 millions de francs. Pour la Suisse, le nouveau super-groupe représentera aussi un risque majeur en soi et pour sa réputation. 
</p><p>En avril dernier, les deux œuvres d’entraide chrétiennes Action de carême et Pain pour le prochain ont découvert comment Glencore profitait de conditions de travail et du travail des enfants, tous deux inacceptables, existant en République Démocratique du Congo (RDV). Ainsi, dans la mine dite «&nbsp;inactive&nbsp;» de Tilwezmbe, près de 700 enfants n’ayant pas atteint la majorité travaillent de manière informelle comme «&nbsp;creuseurs&nbsp;». Les accidents mortels sont fréquents, car ils travaillent sans équipements de sécurité dans des puits pouvant descendre à plus de 80 mètres. La mine appartient à une filiale de Glencore qui en reçoit des matières premières. Selon Pain pour le prochain, la Kamoto Copper Company, qui appartient à Glencore, a économisé en deux ans près de 200 millions de dollars d’impôts, aux dépens de la RDC.
</p><p>Autre filiale de Glencore, Mopani (Zambie), pratique une forme semblable d’«&nbsp;optimisation fiscale&nbsp;». Pays parmi les plus pauvres, la Zambie perd chaque année, selon l’œuvre d’entraide britannique «&nbsp;Christian Aid&nbsp;», environ 174 millions de dollars. Une partie des recettes fiscales dont l’Afrique est ainsi privée se retrouve dans les recettes fiscales zougoises. 
</p><p>Depuis des semaines, Xstrata fait les manchettes de la presse parce que la population et les autorités de la région d’Espinar protestent contre la mine Xstrata de Tintaya au Pérou. Fin mai, la police, qui a la réputation d’être au service du groupe zougois, a tué deux manifestants, un travailleur de la construction et un agriculteur. Près de 100 personnes furent aussi blessées et des douzaines arrêtées. Les manifestant(e)s protestent contre le fait que le groupe minier refuse d’entrer en matière sur les reproches qui lui sont faits de polluer l’environnement. Deux études, réalisées en 2012 et 2011, attestent pourtant de la présence de métaux lourds dans les sols et les eaux ainsi que dans le sang et l’urine de la population qui vit dans la proximité directe de cette mine à ciel ouvert. Et l’on pourrait encore citer d’autres tristes exemples concernant ces deux groupes&nbsp;: en Argentine, en Bolivie, en Colombie, en Afrique du Sud.
</p><p>Les principaux buts de la manifestation zougoise sont&nbsp;: </p><ul><li>le respect des droits humains, en particulier des droits du travail et des peuples indigènes partout dans le monde&nbsp;; </li><li>le respect de la nature et de l’environnement&nbsp;; </li><li>l’interdiction de la spéculation sur les produits alimentaires&nbsp;; </li><li>la libération des manifestant(e)s arrêtés à Espinar, au Pérou&nbsp;;</li><li>la publication de la structure de l’actionnariat dans les registres cantonaux du commerce&nbsp;; </li><li>la ventilation par pays des données concernant les filiales&nbsp;; </li><li>l’application aux négociants en matières premières de la loi sur le blanchissement de l’argent&nbsp;;</li><li>la mise sur pied d’égalité au plan fiscal des sociétés suisses et étrangères et, par conséquent, l’abolition des privilèges fiscaux pour les multinationales des matières premières&nbsp;; </li><li>un droit sans frontière, </li><li>un monde plus juste&nbsp;!</li></ul><p>Soutenue par l’USS, l’Union syndicale du canton de Zoug et les syndicats Unia, SEV, ssp et Syndicom, la manifestation commencera le 11 juillet à 19 heures à la gare de Zoug sur la Unteren Postplatz, qui se trouve entre le bâtiment d’Xstrata et celui du gouvernement. </p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-813</guid><pubDate>Thu, 21 Jun 2012 15:46:00 +0200</pubDate><title>Une large coalition s’oppose à un second tube au Gothard</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-large-coalition-s-oppose-a-un-second-tube-au-gothard</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec plus de 30 organisations nationales et régionales l’USS en appelle au Conseil fédéral et au Parlement à renoncer à la construction d’un second tube routier au Gothard et de compenser par une offre ferroviaire la capacité du tube routier durant la période de l’assainissement. Dans &lt;media&gt;leur appel&lt;/media&gt; les organisations signataires affirment à nouveau leur détermination à combattre toute modification de l’article constitutionnel sur la protection des Alpes et de la loi fédérale sur le transit routier par tous les moyens démocratiques à leur disposition.  
</p><p>La Confédération a démontré à l’aide de diverses études que le tunnel routier du Gothard pouvait être assaini sans devoir construire au préalable un second tube routier. Une offre de rechange performante pour transférer les voitures et les camions sur le rail permettrait à la fois de maintenir la circulation dans les deux sens et de désenclaver le Tessin sur le plan du trafic routier et de le relier au reste de la Suisse. En outre, le tunnel de base du Gothard permettra dès 2016 de franchir un pas en avant capital tant pour les personnes que pour les marchandises transitant à travers les Alpes. Giorgio Tutti, le président du SEV syndicat du personnel des transports, insiste : « Il est inadmissible que la Suisse sape sa nouvelle offre en matière de rail en voulant construire un nouveau tube routier. Cela reviendrait à donner à l’UE un signal désastreux, à savoir que la Suisse n’accorde que peu d’importance au transfert de la route au rail. » </p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-812</guid><pubDate>Wed, 20 Jun 2012 16:01:00 +0200</pubDate><title>Conflit social chez Merck Serono</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/conflit-social-chez-merck-serono</link><description>L’USS se solidarise avec les grévistes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Convoqués en Assemblée extraordinaire au début de leur 4ème journée de grève, les 400 personnes présentes ont pris connaissance de la convocation de la CRCT qui interrompt les mesures de lutte. Unia et le personnel de Merck Serono salue le fait que le groupe soit désormais obligé de négocier sur le plan social. Ils restent cependant mobilisés si aucun progrès ne devait se faire sentir du côté de la direction. Ils appellent aussi le Conseiller fédéral Schneider-Ammann à actionner tous les leviers possibles pour concrétiser le projet d’Institut pour la Haute Technologie Médicale issu de la task force. Une standing ovation a salué le courage des 10 personnes qui avaient entamé une grève de la faim hier. 
</p><p>&lt;media linkicon greve merck-serono&gt;Message de solidarité de l'USS&lt;br&gt;&lt;/media&gt;
</p><p><a href="http://www.unia.ch/Meldungen.6267.0.html" class="external-link">plus d'information sur www.unia.ch<br></a></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-811</guid><pubDate>Wed, 20 Jun 2012 14:58:00 +0200</pubDate><title>Bas salaires : Le problème reste urgent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bas-salaires-le-probleme-reste-urgent</link><description>Bas salaires en suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le problème des bas salaires en Suisse reste urgent. Près de 370 000 travailleurs et travailleuses ont une activité à bas salaire, ainsi que le montrent les chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Et les personnes les plus concernées sont les femmes. 
</p><p>Une grande partie des bas salaires se trouvent dans des branches où les rémunérations ne sont pas protégées par des dispositions de force obligatoire contenues dans des conventions collectives de travail. La plupart de ces bas salaires se trouvent dans le commerce de détail où ils peuvent parfois même être inférieurs à 3 000 francs (commerces de chaussures p. ex.). Dans la branche des aménagements paysagers – où n’existe aucun salaire minimum -, beaucoup de travailleurs et travailleuses doivent encore travailler pour des salaires bien trop bas. 
</p><p>L’étude de l’OFS fait en outre apparaître que même les personnes au bénéfice d’un apprentissage ne sont pas protégées contre les bas salaires. Environ 10 % des salarié(e)s qui ont un apprentissage en poche touchent en effet des bas salaires. 
</p><p>Ces réalités prouvent la nécessité d’un salaire minimum légal. Personne ne doit gagner moins de 22 francs de l’heure (4 000 francs par mois). Et la totalité des rémunérations doivent être protégées par des salaires minimums obligatoires. Tels sont les buts visés par l’initiative sur les salaires minimums que l’Union syndicale suisse (USS) a déposée à la Chancellerie fédérale au printemps dernier. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USAS</li><li>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-810</guid><pubDate>Tue, 19 Jun 2012 16:03:00 +0200</pubDate><title>Halte à une politique migratoire sans humanité</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/halte-a-une-politique-migratoire-sans-humanite</link><description>Appel à la manifestation du 23 juin</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, la chasse aux migrantes et migrants a atteint un triste sommet lors de la session d’été du Conseil national. Le durcissement de la loi sur l’asile imposé par la droite bourgeoise avec l’aide de partis du centre complaisants va trop loin. Son but : dégrader les conditions de vie des requérant(e)s d’asile jusqu’à ce qu’ils s’en aillent, dans l’idéal « volontairement » et que plus personne n’ait l’idée de venir en Suisse pour échapper à ses tortionnaires. Son slogan : « Dehors les étrangers ! ». Qui ne l’entend pas ? 
</p><p>La tradition humanitaire de la Suisse est traitée par-dessous la jambe afin de pouvoir faire de la loi sur l’asile un pur et simple instrument de répression pour rejeter les migrantes et les migrants. 
</p><p>Nous protesterons ensemble contre cette attitude le 23 juin sous le slogan « Halte à une politique migratoire sans humanité ! ». Rassemblement à 15 h 30, sur la Schützenmatte à Berne. &lt;media plaki a4 fr&gt;Vers le tract &lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>International</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-808</guid><pubDate>Tue, 19 Jun 2012 12:01:00 +0200</pubDate><title>Le G20 est informé que les électeurs veulent que les banques réinjectent dans l’économie mondiale </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-g20-est-informe-que-les-electeurs-veulent-que-les-banques-reinjectent-dans-l-economie-mondiale</link><description>63% soutiennent une taxe sur les transactions financières</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le nouveau sondage d’opinion mondial effectué dans 13 pays et commandé par la Confédération syndicale internationale, 63&nbsp;% des personnes sondées soutiennent une taxe sur les transactions financières – souvent dénommée «&nbsp;taxe Robin des bois&nbsp;» – afin que les banques et les institutions financières apportent une contribution en retour à la société.</p><p>Les syndicats soumettront le sondage aux dirigeants mondiaux au Sommet du G20 à Los Cabos. En vue de remettre au menu du G20 la TTF, le président français François Hollande prévoit d’aborder la question avec ses homologues lors du premier Sommet du G20 depuis son élection. 
</p><p>La TTF bénéficie également d’un grand soutien dans les pays étudiés du G20 (63&nbsp;%) et est même plus populaire dans les six pays de l’UE (73&nbsp;% la soutiennent, 10 points au-dessus de la moyenne globale). À la fin de cette semaine (vendredi), les ministres des Finances de l’UE se réuniront pour décider d’une TTF au niveau de l’UE&nbsp;: ils savent désormais que les électeurs européens veulent qu’ils avancent.
</p><p>Aux États-Unis, la connaissance de cette imposition est faible, dans la mesure où seulement 17&nbsp;% des personnes interrogées connaissaient la TTF comme moyen pour les banques de contribuer à la société. Toutefois, après leur avoir expliqué, leur soutien atteignait 63&nbsp;%.
</p><p>«&nbsp;Quatre ans après l’éclatement de la crise, le chômage mondial atteint 210 millions, les revenus diminuent et la majorité de la population n’est pas en mesure d’économiser. La TTF permettrait de réinjecter 480 millions d’euros dans l’économie mondiale et de freiner la spéculation financière&nbsp;», a affirmé Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.
</p><p>La colère et le ressentiment sont de plus en plus grands à l’égard des banques internationales et des grandes entreprises car ils n’ont pas payé assez pour résoudre la crise financière mondiale. Soixante-dix-huit pour cent des personnes sondées considèrent que les banques internationales devraient payer davantage, et 77&nbsp;% estiment que les grandes entreprises devraient payer plus.
</p><p>«&nbsp;Il est désormais temps que Wall Street paie sa juste part moyennant une taxe sur les transactions financières qui créerait des emplois, jugulerait la spéculation, lèverait des centaines de milliards de nouvelles recettes et jetterait les bases d’une prospérité économique à long terme&nbsp;», a déclaré Richard Trumka, président de l’AFL-CIO.
</p><p>«&nbsp;Il est temps que le gouvernement britannique prenne position, au lieu de jouer le rôle de défenseur des intérêts de la City&nbsp;; il est clair qu’une TTF bénéficie d’un très large soutien de l’opinion publique dans le monde entier, transformera les finances publiques et favorisera la croissance et la justice sociale&nbsp;», a affirmé Brendan Barber, secrétaire général du TUC.
</p><p>Le mouvement syndical international a prévenu que le contrat démocratique avec les électeurs est rompu dans de nombreux pays après que le sondage mondial de la CSI révèle les tendances alarmantes indiquant que 67&nbsp;% des personnes estiment que les électeurs n’ont pas assez d’influence sur les décisions économiques.
</p><p>«&nbsp;Les gouvernements doivent tenir compte de leur population, au risque de voir s’accroître l’instabilité politique et économique. Les banques et les grandes entreprises ont trop d’emprise sur les économies nationales. Une taxe sur les transactions financières constitue un bon moyen de veiller à ce les banques internationales apportent une contribution en retour à l’économie mondiale&nbsp;», a déclaré Sharan Burrow.
</p><p>Les syndicats remettront le sondage aux dirigeants mondiaux lors des réunions au G20, notamment à David Cameron (Royaume-Uni), à Julia Gillard (Australie), à Angela Merkel (Allemange), à Cristina Kirchner (Argentine), à Yoshihiko Noda (Japon), ainsi qu’à Christine Lagarde (FMI) et à Ángel Gurría (OCDE).</p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-806</guid><pubDate>Sun, 17 Jun 2012 14:35:00 +0200</pubDate><title>Victoire du repos nocturne et dominical : même à Zurich</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victoire-du-repos-nocturne-et-dominical-meme-a-zurich</link><description>Rejet de l’initiative pour libéraliser les horaires d’ouverture des commerces</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit du très net rejet de l’initiative cantonale zurichoise «&nbsp;Der Kunde ist König&nbsp;» («&nbsp;Le client est roi&nbsp;»). Cette initiative voulait permettre aux détaillants d’ouvrir leurs commerces 24 heures sur 24. Son échec est une grande victoire des salarié(e)s du commerce de détail, des syndicats et d’autres organisations qui, au nom de la qualité de vie et de la protection de la santé, s’engagent pour une interdiction efficace du travail de nuit et du dimanche.
</p><p>Ce signal fort contre une ouverture illimitée des commerces, qui nous vient de Zurich, doit aussi avoir une portée nationale. En particulier le Conseil des États, qui débattra à la fin du mois de l’initiative parlementaire Lüscher, est de ce fait appelé à corriger la décision du Conseil national qui a accepté cette initiative selon laquelle on pourrait travailler 24 heures sur 24 dans les échoppes des stations-service. Ces dernières années, c’est de Zurich que sont venues la plupart des propositions visant à la dérégulation des horaires de travail dans toute la Suisse. Le NON zurichois montre de ce fait de manière exemplaire que la revendication de l’initiative parlementaire Lüscher et d’autres interventions qui poursuivent des buts semblables ne sont même pas en mesure de rassembler une majorité et échouent au plus tard dans les urnes. 
</p><p>L’USS apprend aussi avec satisfaction que le peuple lucernois a refusé que les heures d’ouverture des commerces soient prolongées le samedi et la veille des jours fériés. Cette décision montre également que la dérégulation tant vantée des heures d’ouverture des commerces est tout sauf un désir de la population. 
</p><h5>Contacts</h5><p>Jean Christophe Schwaab (078 690 3509), secrétaire central de l’USS et conseiller national, et Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-805</guid><pubDate>Sun, 17 Jun 2012 14:13:00 +0200</pubDate><title> L’heure est à un but social pour les primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-heure-est-a-un-but-social-pour-les-primes-des-caisses-maladie</link><description>Votations du 17 juin : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est très satisfaite du rejet exceptionnellement net par le peuple du projet de réseaux de soins intégrés «&nbsp;Managed care&nbsp;». Ce rejet massif d’un projet qui aurait entraîné un alourdissement de la charge supportée par les assuré(e)s en matière d’assurance-maladie montre que la population suisse veut une offre en soins médicaux qui soit de qualité et financée de manière équitable. La priorité est à donner à des mesures efficaces pour alléger la charge actuellement extrêmement lourde qui pèse sur de vastes pans de la population. La Suisse demande une amélioration du système de réduction des primes. Notre pays est encore bien éloignée du but social formulé par le Conseil fédéral, selon lequel personne ne doit payer en Suisse plus de 8&nbsp;% de son revenu imposable pour ses primes de caisse-maladie. La nécessité d’un tel but a aussi été mise en évidence par les résultats du monitorage publié en avril dernier par l’Office fédéral de la santé publique sur l’efficacité de la réduction des primes. Seuls le refus des primes individuelles et la concrétisation d’un but social pourront enfin permettre aux familles et aux personnes vivant seules qui souffrent du poids de ces dernières de reprendre leur souffle.
</p><p>La décision prise par le peuple aujourd’hui est aussi un non à la commercialisation des soins médicaux et un non à un pas funeste qui aurait été fait en direction d’une médecine à deux vitesses. Pour être proches demain des patient(e)s et intégrés, les soins médicaux, doivent s’articuler autour de modèles qui ne soient pas des modèles d’assurance. Il faut aussi renoncer à la coresponsabilité budgétaire obligatoire. En outre, l’obligation de contracter, c’est-à-dire l’obligation pour les caisses de collaborer avec l’ensemble des médecins, doit être maintenue et étendue aux réseaux de soins. 
</p><p>«&nbsp;Accéder à la propriété grâce à l’épargne-logement&nbsp;»&nbsp;: À travers leur non très net, les citoyen(ne)s ont montré qu’ils avaient deviné ce qui se cachait derrière cette initiative et contré les intentions des initiants qui entendaient offrir de nouveaux avantages financiers à des personnes d’ores et déjà nanties. Les citoyen(ne)s suisses ne veulent pas d’allégements fiscaux pour ces dernières ainsi que pour les actionnaires et les propriétaires. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent en outre revenir une fois pour toutes sur la tromperie dont a été victime la population suisse avec la deuxième réforme de l’imposition des entreprises (principe de l’apport de capital). 
</p><p>Enfin, le peuple a également donné un carton «&nbsp;rouge pétant&nbsp;» à l’Association pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) et empêché qu’il ne faille voter inutilement sur un grand nombre d’objets et que l’obstacle représenté par ma majorité des cantons ne gagne encore plus en importance. 
</p><p>&nbsp;</p><h5>Contacts</h5><p>Pour les réseaux de soins intégrés&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l’USS, &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Jean Christophe Schwaab (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS et conseiller national, et Katharina Prelicz (076 391 79 15), Comité présidentiel de l’USS et présidente du ssp, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. 
</p><p><br>Pour l’épargne-logement et les accords internationaux&nbsp;: <br>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS,&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Jean Christophe Schwaab (078 690 3509) secrétaire central de l’USS et conseiller national, et Ewald Ackermann (079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-804</guid><pubDate>Thu, 14 Jun 2012 14:47:00 +0200</pubDate><title>Il faut relever le plus vite possible le taux de change plancher franc-euro  </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-relever-le-plus-vite-possible-le-taux-de-change-plancher-franc-euro</link><description>La politique monétaire pèse sue l&#039;économie réelle
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a pris connaissance de la volonté de la Banque nationale suisse (BNS) de continuer à imposer avec la fermeté qui s’impose le taux plancher de 1,20 franc pour 1 euro. Cette mesure est absolument nécessaire, car le franc est fortement surévalué. Le cours équitable du franc par rapport à l’euro oscille entre 1,40 franc et 1,50 franc pour 1 euro, comme le font apparaître des comparaisons internationales de prix. En Suisse, les prix baissent et le chômage augmente. Dans une telle situation, le mandat constitutionnel de la BNS en politique monétaire prescrit on ne plus clairement l’application d’une politique monétaire expansionniste. Or, vu la surévaluation persistante du franc, l’actuelle politique monétaire est restrictive. Selon le mandat de la BNS, le taux de change plancher doit être relevé le plus vite possible.
</p><p> Les critiques favorables à la suppression du taux plancher adressées par les grandes banques et des politicien(ne)s proches d’elles sont stupides ; une telle suppression serait en effet funeste pour l’économie et antisociale. L’actuel cours extrêmement élevé du franc par rapport à l’euro pèse lourdement sur l’économie réelle suisse. Supprimer le taux plancher serait livrer cette dernière à l’arbitraire des spéculateurs sur les cours de change. Les coûts économiques et sociaux seraient énormes. Salaires et emplois seraient en effet soumis à une très forte pression.
</p><h5>Renseignements</h5><p>&nbsp;</p><ul><li>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-803</guid><pubDate>Thu, 14 Jun 2012 09:05:00 +0200</pubDate><title>Les parlementaires doivent afficher la couleur</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-parlementaires-doivent-afficher-la-couleur</link><description>14 juin : les femmes de l’USS manifestent pour l’égalité des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>« Monsieur Rime : Vos salaires riment-ils avec égalité ? – L’égalité, maintenant ! » Munies de cette banderole et d’autres semblables, une soixantaine de femmes de l’Union syndicale suisse (USS) ont accueilli le 14 juin les parlementaires qui se rendaient à la session des Chambres fédérales. Les femmes de l’USS leur ont demandé de fournir une fois pour toutes, tant dans leur rôle de parlementaire que dans celui de dirigeant(e) d’entreprise ou de membre de conseils d’administration, la preuve concrète qu’ils veulent l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Les lois ne doivent en effet pas uniquement être adoptées, il faut aussi qu’elles soient appliquées. 
</p><p>Cela fait 30 ans que le droit de tout homme et de toute femme à un salaire égal pour un travail de valeur égale figure dans la Constitution fédérale. Cependant, les femmes continuent à gagner 18,4 % de moins que les hommes, une réalité qui transparaît aussi dans le fait qu’à ce jour, 24 entreprises seulement ont rejoint le Dialogue sur l’égalité des salaires. Ce 14 juin, 21e anniversaire de la légendaire grève des femmes, les femmes de l’USS ont clairement fait savoir devant le Palais fédéral qu’elles n’attendront pas plus longtemps la réalisation concrète de l’égalité des salaires. Elles exigent qu’un nombre beaucoup plus élevé d’entreprises participent au Dialogue précité, sinon des contrôles par une autorité ad hoc devront être mis en place. 
</p><p><a href="http://www.flickr.com/photos/55425572@N04/sets/72157630124813258/" class="external-link">photos de l'action (flickr)</a></p><h5>Renseignements </h5><ul><li>Christina Werder (079 341 90 01), secrétaire centrale de l’USS </li><li>Christine Michel (079 275 14 20), coprésidente de la Commission féminine de l’USS</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-801</guid><pubDate>Wed, 13 Jun 2012 14:35:00 +0200</pubDate><title>Le dimanche ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’intérêts purement économiques</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-dimanche-ne-doit-pas-etre-sacrifie-sur-l-autel-d-interets-purement-economiques</link><description>Une alliance contre le travail dominical</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;Les offensives dirigées contre le repos dominical se font toujours plus culottées, surtout en ce qui concerne le commerce de détail. Désormais, une Alliance «&nbsp;Pour un dimanche sans travail&nbsp;» combat cette suppression rampante du repos dominical. Composée de syndicats, d’Églises, d’organisations féminines et de médecins du travail, elle estime nécessaire le maintien d’un jour commun voué au repos, à la communauté, à la famille et la liberté. Voici la déclaration de sa fondation. 
</p><h5>documents sur l'article</h5><p>&lt;media linkicon gruendungserklaerung sonntagsallianz&gt;Déclaration de fondation de l’Alliance «Pour un dimanche sans&lt;br&gt;travail » en Suisse&lt;/media&gt;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-800</guid><pubDate>Wed, 13 Jun 2012 12:20:00 +0200</pubDate><title>Le premier sondage d’opinion international de la CSI révèle une méfiance profonde à l’égard des décideurs économiques</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-premier-sondage-d-opinion-international-de-la-csi-revele-une-mefiance-profonde-a-l-egard-des-decideurs-economiques</link><description>Degré alarmant d’incertitude à l’échelle mondiale à la veille du Sommet du G20, indiquent les syndicats</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">12 juin 2012 : Le premier <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a> d’opinion mondial commandé par le syndicat mondial, dont le siège se trouve à Bruxelles et qui représente 175 millions de membres dans le monde entier, révèle une méfiance profonde, une crainte et une impuissance politique dans la moitié des économies du G20, dans six pays européens et dans quatre économies émergentes. </p><p>Le <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a>, commandé par la Confédération syndicale internationale à la société internationale d’étude de marché TNS, couvre au total 13 pays.
</p><p>Publiée la veille de la réunion du Sommet du G20 au Mexique, qui débutera le 18 juin, le sondage révèle une opposition généralisée aux mesures d’austérité, un effondrement de la croyance selon laquelle les gouvernements servent les intérêts de leurs électeurs ainsi qu’un ferme soutien aux législations du travail dans les 13 pays où le sondage a été réalisé, a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.
</p><p>Les résultats du <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a>, réalisé en mai en Allemagne, en Belgique, au Brésil, en Bulgarie, au Canada, en France, en Grèce, en Indonésie, au Japon, au Mexique, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis, résonnent comme une sonnette d’alarme non seulement pour ces gouvernements, mais également pour la gouvernance financière mondiale, signale Sharan Burrow.
</p><p>Le <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a> révèle que&nbsp;: </p><ul><li>&nbsp;58% des personnes considèrent que leur pays avance dans la mauvaise direction&nbsp;; </li><li>&nbsp;66% ont le sentiment que les générations futures vivront moins bien&nbsp;; </li><li>&nbsp;67% pensent que les banques et les institutions financières internationales ont trop d’influence sur les décisions économiques prises par leur gouvernement. Inversement, 67% considèrent que les électeurs n’ont pas assez d’influence sur les décisions économiques.</li></ul><p>«&nbsp;Le contrat démocratique avec les électeurs est rompu dans de nombreux pays et les gouvernements doivent prêter attention à leur population, au risque de voir s’accroître l’instabilité politique et économique&nbsp;».
</p><p>«&nbsp;L’orthodoxie économique mondiale est largement rejetée par la population, et cette montée de l’opinion antigouvernementale et contre l’austérité dans autant de pays devrait conduire à une nouvelle réflexion urgente à l’échelle mondiale&nbsp;».
</p><p>«&nbsp;Si elles devaient choisir une politique économique, 66% des personnes interrogées soutiennent la mesure mise en œuvre par le gouvernement pour investir dans la création d’emplois afin de permettre la croissance et de pouvoir rembourser les dettes, alors que seulement 24% veulent que les dettes soient remboursées maintenant, en réduisant les dépenses publiques&nbsp;», a affirmé Sharan Burrow.
</p><p>Le <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a> dévoile, en outre, des degrés croissants d’incertitude quant au revenu familial et à la sécurité de l’emploi&nbsp;: </p><ul><li>&nbsp;une personne interrogée sur sept est un(e) travailleur/euse pauvre – qui n’a pas assez d’argent pour les biens de première nécessité, comme le logement, la nourriture et l’électricité&nbsp;; </li><li>&nbsp;les revenus de 58% des personnes ont diminué par rapport au coût de la vie&nbsp;; </li><li>&nbsp;une personne sur trois pense que son emploi est moins sûr qu’il y a deux ans.</li></ul><p>Le <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a> met en évidence un rejet total des mesures d’austérité prises par certains gouvernements et le soutien aux emplois et à l’investissement dans l’infrastructure.
</p><p>«&nbsp;Le <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a>, mené dans 13 pays, y compris la moitié des pays du G20, montre que l’opinion publique ne se range pas du côté des gouvernements, ne croit pas au message d’austérité et est très pessimiste&nbsp;», a indiqué Sharan Burrow.
</p><p>Sharan Burrow a signalé que les résultats du <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a> semblent indiquer une colère généralisée contre les personnes considérées comme les responsables de la crise financière mondiale et un ressentiment parmi ceux qui doivent payer pour les erreurs des gouvernements et du secteur bancaire et financier international.
</p><p>Le <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a> révèle que&nbsp;: </p><ul><li>&nbsp;78% des personnes pensent que les banques et les institutions financières internationales devraient payer plus pour la crise financière mondiale&nbsp;; </li><li>&nbsp;45% des personnes estiment que les petites entreprises devraient payer moins pour la crise financière et 50% pensent que les travailleurs devraient payer moins pour régler la crise financière.</li></ul><p>Une première mondiale&nbsp;: le sondage a également examiné le soutien aux législations fondamentales du travail parmi la population dans les 13 pays.
</p><p>«&nbsp;Ce <a href="http://www.ituc-csi.org/sondage-d-opinion-mondial-2012-de.html">sondage</a> de l’opinion publique révèle, en outre, un ferme soutien aux législations protégeant les droits des travailleurs&nbsp;», a indiqué Sharan Burrow.</p><ul><li>70% des personnes pensent que les lois actuelles ne protègent pas la sécurité de l’emploi des travailleurs&nbsp;; </li><li>89% des personnes soutiennent le droit de s’affilier à un syndicat&nbsp;;</li><li>86% des personnes soutiennent le droit de négociation collective.</li></ul><p>Le mouvement syndical international présentera les points de vue des travailleurs/euses aux dirigeants mondiaux qui se réuniront à Los Cabos à l’occasion du Sommet du G20 les 18 et 19 juin.</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-798</guid><pubDate>Wed, 13 Jun 2012 11:23:00 +0200</pubDate><title>Sprint final pour 3 NON</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/sprint-final-pour-3-non</link><description>Votations du 17 juin : 3 miroirs aux alouettes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Trois objets, trois miroirs aux alouettes. Une bonne raison de dire trois fois NON le 17 juin prochain. Mais ces NON ne s’imposeront que si tout le monde va voter, vos proches aussi.</p><p>Premier miroir aux alouettes&nbsp;: Le projet de réseaux de soins intégrés «&nbsp;Managed care&nbsp;» promet des économies et des traitements médicaux plus efficients. Dans les faits, il renforcera le pouvoir des caisses-maladie et fera du libre choix du médecin un privilège réservé aux nanti(e)s. Ce projet introduira aussi la coresponsabilité budgétaire des réseaux. Conséquence&nbsp;: à l’avenir, les prestations médicales ne seront plus décidées d’abord sur la base d’un diagnostic objectif, mais en fonction de critères économiques. Et certaines d’entre elles seront même refusées. 
</p><p>Deuxième miroir aux alouettes&nbsp;: L’initiative Accéder à la propriété grâce à l’épargne-logement&nbsp;» lancée par l’organisation des propriétaires promet aux classes moyennes l’encouragement de l’accès à la propriété. Dans les faits, elle permettra uniquement aux plus riches d’économiser des impôts. Autrement dit, plus, et non pas moins, d’inégalités sociales.
</p><p>Troisième miroir aux alouettes&nbsp;: L’Association pour une Suisse indépendante et neutre promet que son initiative «&nbsp;Accords internationaux&nbsp;: la parole au peuple&nbsp;» apportera plus de démocratie en matière de politique étrangère. Dans les faits, elle débouchera sur un grand nombre de votations inutiles et donnera encore plus d’importance à l’obstacle que représente la majorité des cantons. 
</p><p>Nous ne nous laisserons pas mystifier&nbsp;! C’est pourquoi nous voterons 3 fois NON à ces 3 miroirs aux alouettes&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-796</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2012 16:49:00 +0200</pubDate><title>Égalité salariale : Désormais, il faut que les choses avancent rapidement		</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-desormais-il-faut-que-les-choses-avancent-rapidement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 juin, jour du 21e anniversaire de la légendaire grève des femmes, les femmes des syndicats dénonceront une nouvelle fois à Berne la lenteur avec laquelle l’égalité des salaires s’installe en Suisse. Elles exigeront des parlementaires fédéraux un engagement plus soutenu sur cette question.  
</p><p>« Cette lettre vous invite à vous engager dans votre rayon d’action immédiat – par exemple en tant qu’employeur ou membre d’un conseil d’administration – pour que les entreprises qui vous sont proches adhèrent au Dialogue sur l’égalité des salaires. Nous vous prions aussi de nous informer de vos démarches dans ce sens. À ce jour, vingt entreprises ont fait le pas. » 
</p><p>Ces lignes sont extraites d’une lettre adressée aux membres du Parlement fédéral par la Commission féminine de l’USS le 8 mars dernier, Journée internationale de la femme. Depuis lors, le nombre d’entreprises à jouer le jeu dans le cadre de ce Dialogue est de 24. Un progrès plutôt maigre. Et les parlementaires n’ont pas encore prouvé par des actes concrets qu’ils sont réellement favorables à l’égalité des salaires entre les sexes. Dans ce cadre politique aussi, cette dernière traîne à s’imposer ! Néanmoins, certains signes permettent d’espérer. Ainsi, une commission du Conseil national a récemment accepté une initiative parlementaire de la députée Verte et coprésidente de la Commission féminine de l’USS, Franziska Teuscher, demandant que des contrôles officiels puissent être mise en place si le Dialogue sur l’égalité des salaires devait s’avérer insuffisant. Deuxièmement, le Parlement fédéral a décidé que le Conseil fédéral devait prévoir, dans son programme de législature, des mesures de lutte contre les discriminations salariales, y compris l’examen de la création de nouveaux instruments légaux.  
</p><p>Mardi 14 juin, les femmes de l’USS redemanderont aux parlementaires fédéraux de faire la preuve qu’ils sont favorables à l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Elles rappelleront ce qu’elles leur avaient déjà écrit il y a trois mois, à savoir que :  
</p><p>« Depuis 30 ans, le droit, pour les femmes et les hommes, à un salaire égal pour un travail de valeur égale est inscrit dans la Constitution. Mais la situation réelle a peu évolué. Aujourd’hui encore, les femmes gagnent 18,4 % de moins que les hommes pour un travail équivalent. Il est vraiment temps de faire des progrès effectifs pour lever cette injustice! […] Vous ne sauriez rester indifférent au fait que les lois que vous votez restent inappliquées. » 
</p><p>Pour les femmes de l’USS, une chose est claire : si le nombre d’entreprises à rejoindre le Dialogue sur l’égalité des salaires jusqu’en 2014 reste insuffisant, l’arsenal juridique concernant l’égalité salariale devra être complété.  </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-799</guid><pubDate>Tue, 12 Jun 2012 11:31:00 +0200</pubDate><title>Les licenciements antisyndicaux doivent être combattus ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-licenciements-antisyndicaux-doivent-etre-combattus</link><description>Conférence internationale du travail : des syndicalistes réservent un accueil particulier au conseiller fédéral Schneider-Ammann</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, à l’occasion de la Conférence internationale du Travail, une quarantaine de syndicalistes ont remis une lettre de protestation au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann à la faveur d’une action symbolique. Cette lettre invite le Conseil fédéral à s’engager pour l’amélioration de la protection contre le licenciement antisyndical.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a choisi le cadre de cette conférence parce que, suite à une plainte déposée par elle, le Comité de la liberté syndicale du Bureau international du Travail (BIT) avait, en 2006 déjà, invité le gouvernement suisse à mieux protéger les représentant(e)s du personnel et les militant(e)s syndicaux contre le licenciement antisyndical. En raison de cette pression exercée sur lui, le Conseil fédéral avait mis en consultation, en 2010, une révision du Code des obligations améliorant cette protection tant pour les lanceurs d’alerte que pour les syndicalistes actifs. L’USS avait alors suspendu sa plainte. 
</p><p>Aujourd’hui, cédant à la pression du patronat, le Conseil fédéral se dégonfle et n’entend plus soumettre au Parlement de propositions pour mettre fin au scandale des licenciements antisyndicaux. 
</p><p>L’USS ne peut pas accepter ce refus. Cela, d’autant plus que, ces deux dernières années, le nombre des licenciements antisyndicaux a même augmenté et que le Tribunal fédéral a constaté, dans le cas Suter-Tages Anzeiger, qu’une meilleure protection contre les licenciements abusifs (&nbsp;!) ne sera possible que si la loi était modifiée. 
</p><p>C’est pourquoi, une chose est claire pour les syndicats&nbsp;: il faut mettre une fois pour toutes en place une procédure efficace contre le licenciement antisyndical. Si les politiques ne réagissent pas, l’USS devra passer à l’action et réactiver sa plainte contre la Suisse auprès de l’Organisation internationale du Travail pour violation de la convention fondamentale 98 ratifiée par notre pays. 
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Vasco Pedrina (079 772 37 47), chef de la délégation des travailleurs suisses à la Conférence internationale du travail</li><li>Vania Alleva (079 620 11 14), vice-présidente de l’USS, membre du comité </li></ul>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-794</guid><pubDate>Fri, 08 Jun 2012 16:32:00 +0200</pubDate><title>Pétition «Stop aux coupes drastiques dans le trafic par wagons complets» </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/petition-stop-aux-coupes-drastiques-dans-le-trafic-par-wagons-complets</link><description>Presque un point de desserte sur trois est en danger en Suisse</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">CFF Cargo examine 155 points de desserte servant au trafic par wagons         complets. Ils sont tous menacés de fermeture. Cette stratégie n'est pas         la bonne</p><p>&nbsp;</p><p class="lead"><a href="http://www.pro-cargo.ch/de/index.php" class="external-link">Signer la pétition</a></p><p class="lead"><a href="http://goo.gl/maps/z6be" target="_blank" class="external-link" rel="noreferrer">Carte           des points concernés</a></p><p>CFF  Cargo veut supprimer 155 points de desserte parmi les 500  répartis en Suisse si  leur rentabilité ne s'améliore pas. Parmi ces  points de desserte, 29  appartiennent au réseau de base selon la  convention de prestations entre la  Confédération et les CFF. La filiale  des CFF qui a la main mise sur le système  de trafic par wagons  complets en Suisse veut se concentrer dès 2013 déjà sur un  « réseau  central efficient ». Cette décision est d'autant plus  incompréhensible  que le Conseil fédéral a reçu un mandat contraignant des  commissions  des transports des deux chambres de présenter une stratégie globale   pour le trafic marchandises en Suisse. CFF Cargo veut ainsi changer la  donne  avant que l'on ne sache à quoi ressemblera le futur mandat de la  Confédération  pour le trafic marchandises intérieur et comment sont  financement pourra être  réglé. 
</p><p>Le  Conseil fédéral a déjà pris la semaine passée, un peu trop  rapidement et en  totale contradiction avec le mandat donné par la  motion, une décision préalable  allant dans le sens du démantèlement  inconsidéré prévu par CFF Cargo. Ceci  avant même d'avoir répondu aux  diverses interventions parlementaires sur ce  thème.
</p><h3>Revendication principale</h3><p>CFF  Cargo doit stopper le projet de démantèlement du réseau jusqu'à ce que les  bases politiques soient claires.
</p><p>La  décision hâtive de CFF Cargo </p><ul><li> va amener plus de camions sur la route;  plusieurs dizaines de milliers de véhicules supplémentaires par année !</li><li> contredit les objectifs de politique  climatique de réduire les émissions de CO2.</li><li>néglige le mandat du Conseil fédéral  d'assurer un trafic marchandises ferroviaire intérieur couvrant tout le  territoire. </li><li>laisse passer une opportunité de générer  des éventuelles  indemnisations supplémentaires, même seulement pour une phase   transitoire jusqu'à l'acceptation d'une stratégie globale.</li><li>va à l'encontre de la volonté du peuple  qui demande clairement un transfert du trafic marchandises de la route au rail.</li><li>ne tient pas compte du fait qu'un  transfert du trafic  marchandises du rail sur la route aura des répercussions  économiques  par l'extension de certaines parties du réseau routier, la hausse  du  danger de bouchons pour le trafic individuel motorisé et une atteinte à  la  sécurité pour les autres acteurs du transport. </li><li>met en péril l'approvisionnement pour  les consommatrices et  consommateurs et amène à moyen terme (à cause de  l'explosion des coûts  suite aux répercussions économiques mentionnées  ci-dessus) une hausse  des prix des transports et de la consommation.</li><li>annihile les efforts des cantons, des  communes et des diverses  entreprises d'effectuer la distribution par rail par  le biais de voies  de raccordement et remet en question les investissements  réalisés.</li></ul><p>En  bref: Il s'agit d'éviter à CFF Cargo d'appliquer cette décision  qui a été prise  au mauvais moment et qui aura des répercussions  néfastes et durables pour  l'économie, l'écologie, la sécurité et la  consommation. Même si le volume de  marchandises touché par le  démantèlement, puisqu'effectué dans ces points de  desserte, n'est pas  très grand dans ces endroits, cette décision envoie un faux  signal à la  clientèle et au public et va à l'encontre de la volonté du peuple   exprimée à maintes reprises concernant le transfert du trafic. 
</p><p><a href="http://www.pro-cargo.ch/fr/index.php" class="external-link">Si  vous êtes aussi d'avis que les marchandises appartiennent au rail, signez la  pétition.</a></p>]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-822</guid><pubDate>Fri, 08 Jun 2012 14:19:00 +0200</pubDate><title>Un contrat social pour l’Europe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-contrat-social-pour-l-europe</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Réunis au sein de la Confédération européenne des syndicats, nous, dirigeants syndicaux d’Europe, lançons cet appel et proposons un contrat social pour l’Europe. </p><p>Nous observons les inégalités croissantes, l’augmentation de la pauvreté et de l’exclusion, le chômage qui explose, la précarité de l’emploi qui affecte surtout les jeunes et un désenchantement grandissant pour le projet européen. 
</p><p>Nous assistons à une augmentation inquiétante du nationalisme, du racisme et de la xénophobie. Cette tendance, aggravée par une concurrence des bas salaires, pourrait mener à un rejet du projet européen que la CES a toujours soutenu.
</p><p> Nous constatons que l’accord économique et social d’après-guerre qui a conduit à la création de l’Union européenne et du modèle social européen est menacé. Ce modèle social unique a généré des gains considérables pour les citoyens et les travailleurs et nous a permis de surmonter la crise et d’asseoir la prospérité.
</p><p> Nous affirmons que les droits sociaux fondamentaux doivent avoir la priorité sur les libertés économiques. C’est là l’esprit de la Charte des droits fondamentaux annexée au traité de Lisbonne. Cela doit être souligné dans un Protocole de progrès social à joindre aux traités. 
</p><p>Nous croyons que l'union monétaire doit contribuer au processus d’intégration européenne, basé sur les principes de paix, de démocratie et de solidarité ainsi que sur une cohésion économique, sociale et territoriale. C'est le moyen d’assurer un avenir aux citoyens dans un monde globalisé. 
</p><p>Nous rappelons que l’objectif déclaré de l’UE est le progrès économique et social. La réalisation des objectifs UE 2020 demande des sociétés socialement stables, une croissance économique durable et des institutions financières au service de l’économie réelle. 
</p><p>Nous croyons que c’est au travers du dialogue social que nous serons capables de trouver des solutions justes et efficaces pour répondre à la grave crise à laquelle l’Union est confrontée. Et pourtant, nous constatons malheureusement que l’exercice de la démocratie et le dialogue social sont souvent négligés, attaqués ou affaiblis. 
</p><p>Nous appelons l’UE à se concentrer sur des politiques qui améliorent les conditions de vie et de travail et assurent des emplois de qualité, des salaires justes, l’égalité de traitement, un véritable dialogue social, les droits syndicaux et autres droits humains, des services publics de qualité, la protection sociale, y compris des services de santé et des régimes de pension justes et durables, ainsi que sur une politique industrielle favorisant une transition juste vers un modèle de développement durable. De telles politiques contribueront à développer la confiance des citoyens dans leur avenir commun. 
</p><p>Nous rejetons toutes les politiques qui mènent à une concurrence vers le bas, que ce soit en matière de droits du travail, de salaires, de temps de travail, de sécurité sociale, d’impôts ou d’environnement. 
</p><p>Nous soutenons les politiques économiques coordonnées tout comme l’objectif d’assainissement des finances publiques mais nous déplorons les mesures de gouvernance économique mises en place qui menacent les acquis sociaux des dernières décennies, étouffent le développement durable, la relance économique et l’emploi et détruisent les services publics. C’est la raison pour laquelle nous sommes opposés au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG). 
</p><p>Nous nous inquiétons également de la méthode utilisée pour parvenir au traité TSCG qui a exclu toute participation sérieuse du Parlement européen et des citoyens. 
</p><p>Nous insistons pour que l’UE et ses États membres respectent scrupuleusement les instruments européens et internationaux tels que les conventions de l’OIT, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et la Charte sociale européenne révisée, à laquelle l'Union européenne doit adhérer ainsi qu'à son protocole prévoyant un système de réclamations collectives (1995). 
</p><p>Pour toutes ces raisons, nous exigeons un contrat social pour l’Europe. Nous proposons d’en discuter et de nous accorder sur son contenu au niveau tripartite européen. 
</p><p>La Confédération européenne des syndicats estime que les éléments suivants doivent être inclus dans ce contrat social : 
</p><h3>Négociations collectives et dialogue social : </h3><p>Les négociations collectives libres et le dialogue social font partie intégrante du modèle social européen et doivent être garantis au niveau européen et national. Chaque État membre doit mettre en place les mesures de soutien nécessaires ; 
</p><p>L’autonomie des partenaires sociaux aux niveaux national et européen ainsi que leur rôle et leur place doivent être respectés. Il ne peut y avoir d’intervention unilatérale des pouvoirs publics dans les négociations collectives ou les conventions collectives existantes et la couverture des travailleurs par convention collective doit être développée au maximum ; 
</p><p>La participation effective des partenaires sociaux dans la gouvernance économique européenne et les plans nationaux de réforme est indispensable dès le stade du diagnostic. Les éventuels efforts d’adaptation aux nouvelles situations doivent être répartis selon la capacité distributive de chacun et non pas être supporté par les seuls travailleurs et leurs familles. 
</p><h3>Gouvernance économique pour une croissance et des emplois durables :</h3><p> Des mesures urgentes pour mettre fin à la crise de la dette souveraine et donner à la BCE le rôle de prêteur de dernier ressort permettant ainsi l’émission d’euro-obligations. Des programmes de croissances adaptés à chaque pays doivent être examinés, approuvés et contrôlés en collaboration avec les partenaires sociaux ; 
</p><p>Des politiques européennes pour l’industrie et l’investissement visant à relever les défis économiques et environnementaux, donnant priorité aux investissements dans les infrastructures durables, la recherche-développement, la technologie climatique et les ressources renouvelables. Ces investissements ne doivent pas être inclus dans le calcul des déficits publics ; 
</p><p>Des normes pour garantir un secteur financier réglementé, solide et transparent au service de l’économie réelle ; 
</p><p>Des ressources supplémentaires provenant d’un meilleur usage des Fonds structurels européens, de la Banque européenne d’investissement, d’emprunts obligataires pour le financement de projets et d’une taxe sur les transactions financières adéquate, doivent être affectées à des fins sociales et environnementales ; 
</p><p>Mettre fin aux pressions de l’UE pour libéraliser les services publics qui relèvent de la responsabilité nationale ; 
</p><p>Des salaires décents pour tous pour contribuer à la croissance et à la demande intérieure ; 
</p><p>Une garantie jeunes pour que tous les jeunes d’Europe aient accès à un emploi décent ou à des formations adéquates dans une période de quatre mois à compter du moment où ils se sont inscrits au chômage ou ont quitté l’école ; 
</p><p>Des mesures pour améliorer la qualité de l’emploi et lutter contre les emplois précaires ; lutter contre les abus en matière de contrats à temps partiel, temporaires ou à durée déterminée ; 
</p><p>Des politiques actives du marché du travail, y compris des initiatives pour soutenir les personnes ayant peu ou pas de liens avec le marché du travail. 
</p><h3>Justice économique et sociale : </h3><p>Une fiscalité redistributive et progressive sur les revenus et la fortune et la fin des paradis fiscaux, de l’évasion et de la fraude fiscales, de la corruption et du travail au noir ; 
</p><p>Une action déterminée contre la spéculation ; 
</p><p>Des mesures effectives garantissant à tous les travailleurs l’égalité salariale et l’égalité de droits pour un travail de valeur égale ; les conventions collectives et des salaires 4 égaux doivent s’appliquer à tous, quel que soit le type de contrat, particulièrement dans le cas d'un même lieu de travail ; 
</p><p>La mise en oeuvre de politiques pour mettre fin à l’écart salarial entre femmes et hommes ; 
</p><p>La fixation des salaires doit rester une compétence nationale et être traitée conformément aux pratiques et aux systèmes de relations du travail nationaux. Les négociations entre partenaires sociaux au niveau adéquat sont le meilleur outil pour assurer de bons salaires et des conditions de travail correctes ; le salaire minimum légal, dans les pays où les syndicats le considèrent nécessaires, doit être augmenté de manière substantielle. Quoiqu'il en soit, tous les planchers salariaux doivent respecter les normes du Conseil de l'Europe relatives aux salaires équitables; 
</p><p>L’harmonisation de l’assiette pour l’impôt des sociétés et des taux d’imposition minimum pour les entreprises, éventuellement par l’introduction d’un taux minimum de 25% qui est le taux d’imposition moyen actuel en Europe. 
</p><p><b>Nous faisons appel aux organisations patronales européennes, aux institutions de l’UE, aux gouvernements nationaux et aux organisations sympathisantes pour engager le débat sur cette initiative de la CES pour un contrat social pour l'Europe.</b></p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-790</guid><pubDate>Wed, 06 Jun 2012 16:41:00 +0200</pubDate><title>Régime du délai : Nous ne tolérons aucune régression !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/regime-du-delai-nous-ne-tolerons-aucune-regression</link><description>Résolution du 2 juin 2012 sur le régime du délai</description><content:encoded><![CDATA[<p>Face aux offensives politiques contre le régime du délai en matière d’interruption de grossesse et contre une éducation sexuelle responsable à l’école, la Commission féminine de l'USS sutient la résolution suivante :
</p><p class="lead">Nous considérons que : </p><p>Le 2 juin 2002, le régime du délai a été accepté en votation populaire avec plus de 72% de « oui ». Cette décision était le résultat d'un vaste débat public mené durant plusieurs décennies. 
</p><p>Le régime du délai a donné aux femmes le droit de décider de manière autonome et responsable d’interrompre ou non une grossesse non voulue. 
</p><p>L'obligation pour l’assurance-maladie de rembourser l'intervention faisait partie intégrante du texte voté et fut clairement acceptée par le peuple. 
</p><p>Dix ans après la votation, le régime du délai a fait ses preuves : </p><ul><li>Le nombre d’interruptions de grossesse n’a pas augmenté, malgré la croissance de la population. </li><li>Le taux d'IG est le taux le plus bas de toute l'Europe. </li><li>Ces résultats sont le fait d’une bonne prévention. </li></ul><h3>Nous combattons toute attaque de ces acquis : </h3><h3>L'initiative « Financer l'avortement est une affaire privée » doit être refusée. </h3><ul><li>Elle s’attaque aux acquis du régime du délai et au droit des femmes à la santé sexuelle et reproductive. </li><li>Elle discrimine toutes les femmes en dégageant les hommes de toute responsabilité financière. </li><li>Elle rend l'accès à l'IG plus difficile pour les femmes socialement et financièrement défavorisées et met leur santé en danger. </li><li>Elle mine le principe de solidarité de l'assurance de base. </li><li>Elle promet une baisse trompeuse des coûts de la santé, mais vise en réalité la stigmatisation de l'interruption légale de la grossesse. </li></ul><h3>La pétition « Contre la sexualisation de l'école obligatoire » doit être refusée. </h3><ul><li>Une éducation sexuelle à l’école, responsable et de qualité, favorise la santé et notamment la contraception. Elle contribue à diminuer le nombre des grossesses non voulues et des interruptions de grossesse. </li><li>Les enfants ont droit à l'information et à la connaissance.</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-789</guid><pubDate>Wed, 06 Jun 2012 13:50:00 +0200</pubDate><title>Syndicalistes licenciés, arrêtés, emprisonnés, voire assassinés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/syndicalistes-licencies-arretes-emprisonnes-voire-assassines</link><description>CSI : Rapport sur les violations des droits syndicaux en  2011</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Selon le rapport annuel de la Confédération syndicale internationale (CSI,) l’année 2011 s’est révélée « difficile et souvent dangereuse pour les travailleurs/euses du monde entier ». Ce rapport, qui couvre 143 pays, peut être lu dans son intégralité <a href="http://survey.ituc-csi.org/" class="external-link-new-window">sur le site de la CSI</a>.</p><p>Les tendances mondiales que fait apparaître le rapport de la CSI sont inquiétantes. Elles vont du non-respect de la législation du travail par les gouvernements à l’exploitation éhontée de la main-d’œuvre, principalement féminine, dans les différentes zones franches industrielles de la planète, en passant par l’absence de droits pour les travailleurs et travailleuses migrants, certes surtout dans les États du Golfe, mais presque partout dans le monde.  
</p><h3>Syndicalistes assassinés : la Colombie toujours « championne du monde » </h3><p>Une fois de plus, la Colombie occupe la première place au « palmarès » des pays où des syndicalistes sont assassinés en raison de leurs activités syndicales. Sur 76 syndicalistes assassinés dans le monde, 29 l’ont en effet été dans ce pays, alors que 10 l’étaient au Guatemala et en Asie.  
</p><p>Si aucun syndicaliste n’a été assassiné en Europe, mentionnons tout de même, qu’il y eut 22 tentatives d’assassinat à leur encontre ainsi que 31 menaces de mort… Un continent où l’on a également dénombré 27 emprisonnements et 208 arrestations de syndicalistes. 
</p><h3>Printemps arabe fort sombre et grèves réprimées </h3><p>2011 fut l’année du printemps arabe et des révolutions qui l’ont accompagné en Afrique du Nord, au Moyen–Orient et dans les pays du Golfe. Mais la répression des droits syndicaux y fut aussi féroce, car, vu leur rôle prépondérant durant ces événements, notamment en Tunisie, en Égypte et au Bahreïn, les organisations syndicales en ont payé le prix fort, avec des centaines de militant(e)s tués lors d’affrontements et des milliers d’autres arrêtés. Aujourd’hui, la création d’un mouvement syndical indépendant est en bonne voie, même si la liberté syndicale n’existe pas en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, en Érythrée ou au Soudan.  
</p><p>Des mouvements de grève ont été violemment réprimés dans bon nombre de pays, notamment à travers des licenciements massifs, des arrestations et des détentions ; cela, par exemple en Géorgie, au Kenya, en Afrique du Sud et au Botswana où 2 800 travailleurs et travailleuses ont été renvoyés après une grève dans le secteur public.   
</p><h3>Travailleurs et travailleuses migrants : peu, voire pas de droits ! </h3><p>Les travailleurs et travailleuses migrants constituent toujours un groupe très vulnérable. C’est particulièrement le cas dans les États du Golfe où ils représentent la majorité de la main-d’œuvre de pays comme le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis, mais n’ont que très peu de droits, voire aucun. Parmi ces migrant(e)s, on ne dénombre pas moins de 100 millions de travailleurs et travailleuses domestiques, pour la plupart des femmes, qui ne connaissent pas suffisamment leurs droits et n’ont, de plus, en principe aucun moyen de les faire respecter. C’est pour cela que la CSI a salué l’adoption de la convention n° 189 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur les travailleurs et travailleuses domestiques, une convention qui leur accorde le droit de former des syndicats et de bénéficier de conditions de travail décentes… pour autant bien sûr que les États concernés la ratifient et l’appliquent. 
</p><h3>Aussi dans les pays industrialisés… Suisse comprise </h3><p>La liberté syndicale n’est pas seulement en danger dans les pays en voie de développement. En effet, dans de nombreux pays industrialisés aussi, les droits syndicaux sont menacés, notamment au Canada dont le gouvernement conservateur a régulièrement tenté d’affaiblir le droit de négociation collective et la liberté syndicale. 
</p><p> Quant à la Suisse, elle n’y échappe pas non plus. L’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats ont continué à dénoncer en 2011 l’absence de sanctions suffisamment dissuasives contre le licenciement antisyndical. De plus, des employeurs ont cherché à exploiter toutes les failles de la législation (pas encore compatible avec la convention fondamentale de l’OIT n° 98, que la Suisse a pourtant ratifiée). 
</p><p>Plus d’informations sur les licenciements antisyndicaux dans notre pays sous : <a href="/luss/organes/commission-queer" class="internal-link">Droits syndicaux</a></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-787</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2012 17:08:00 +0200</pubDate><title>Stellungnahme zur Konsultation über die Grundsätze betreffend institutionelle Fragen Schweiz-EU</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/stellungnahme-zur-konsultation-ueber-die-grundsaetze-betreffend-institutionelle-fragen-schweiz-eu</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>International</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-786</guid><pubDate>Tue, 05 Jun 2012 16:16:00 +0200</pubDate><title>Réponse de l’USS à la consultation sur l’adaptation de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reponse-de-l-uss-a-la-consultation-sur-l-adaptation-de-l-ordonnance-relative-a-l-admission-au-sejour-et-a-l-exercice-d-une-activite-lucrative-oasa</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-785</guid><pubDate>Fri, 01 Jun 2012 09:32:00 +0200</pubDate><title>Le Parlement s’arrête au milieu du gué : la responsabilité solidaire est urgente !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-parlement-s-arrete-au-milieu-du-gue-la-responsabilite-solidaire-est-urgente</link><description>Mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Certes, il faudra encore passer par la « procédure de navette », c’est-à-dire d’élimination des divergences existant encore entre les deux Chambres, mais on peut quand même d’ores et déjà dire que les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes ont fait un nouveau pas en avant. Quoique ce soit là un pas trop timide. </p><p>Tant le Conseil national que le Conseil des États ont fait preuve de feeling social en ce qui concerne les mesures de lutte contre l’indépendance fictive. À l’avenir, les faux indépendant(e)s seront mieux contrôlés et les autorités auront plus de possibilités de sanctionner les infractions. C’est très important, car les prescriptions relatives aux salaires usuels ne s’appliquent pas aux vrais indépendant(e)s, raison pour laquelle toujours plus d’entreprises étrangères font, à des fins frauduleuses, passer pour indépendant le personnel qu’elles détachent en Suisse. Le relèvement des amendes infligées aux entreprises suisse qui ne respectent pas les salaires minimums prévus dans des contrats-types de travail doit aussi être considéré comme quelque chose de positif.  
</p><p>Malheureusement, les deux Chambres sont restées au milieu du gué : elles n’ont pas encore décidé l’introduction d’une responsabilité solidaire, une majorité des parlementaires voulant d’abord étudier plus à fond cette mesure. Selon celle-ci, l’entrepreneur contractant – c’est-à-dire le premier entrepreneur – est coresponsable du respect des conditions de travail usuelles par les entreprises à qui il fait sous-traiter des travaux dont il a reçu le mandat. Or, vu l’ampleur prise par la sous-traitance – surtout dans la construction – la responsabilité solidaire est une mesure désormais indispensable et urgente ; d’autant plus que les cas de non-respect, parfois grossier, des salaires usuels par des sous-traitants sont toujours plus nombreux. Car, plus le siège des entreprises sous-traitantes est éloigné de la Suisse, plus il est difficile d’appliquer les sanctions prévues.  
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) invite le Parlement à dire oui, à l’automne prochain, à une forme efficace de responsabilité solidaire. On ne peut pas accepter que des mandats de construction attribués en Suisse soient exécutés avec des salaires horaires inférieurs à 10 francs, quand les salaires usuels sont plus que le double. Pas question de s’arrêter à mi-chemin à ce chapitre des salaires !  
</p><p>En Suisse, on doit payer des salaires suisses. Si des infractions aux prescriptions sur les salaires suisses sont commises dans le cas de sous-traitances, il faut alors y faire obstacle en introduisant une responsabilité solidaire. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-784</guid><pubDate>Thu, 31 May 2012 15:28:00 +0200</pubDate><title>La coresponsabilité budgétaire nuit à la qualité des soins</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-coresponsabilite-budgetaire-nuit-a-la-qualite-des-soins</link><description>Votation du 17 juin 2012 : réseaux de soins intégrés</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ChapeauSPitalique lead"><span lang="FR-CH">Le projet de réseaux de soins intégrés «&nbsp;Managed care&nbsp;» ne va pas, malgré ce qu’en disent ses partisans, améliorer la qualité des soins pour les patient(e)s. Bien au contraire, il mettra en place des incitations perverses pour les médecins et favorisera donc le rationnement des traitements. Telle est la conclusion à laquelle aboutit une étude réalisée par le professeur Binswanger sur mandat de l’association </span><span lang="FR-CH">Medizin und Ethik Schweiz</span><span lang="FR-CH">. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Améliorer les traitements et freiner les coûts&nbsp;: des arguments avancés par les partisans du projet de réseaux de soins intégrés sur lequel nous nous prononceront le 17 juin prochain. S’ils ont apparemment fière allure, ces arguments n’ont plutôt que peu à voir avec la réalité…, car, si l’on veut être plus sincère, c’est plutôt de freiner les traitements et de comprimer les coûts qu’il faut parler avec ce projet. En effet, la coresponsabilité budgétaire n’est précisément pas sans conséquences dans d’autres domaines. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Et cela sera sensible à l’avenir, justement en ce qui concerne les traitements hors-réseaux, comme, par exemple, des traitements de physiothérapie, des diagnostics effectués par des spécialistes ou des transferts dans un hôpital. En effet, les prestations de ce genre sont certes calculées dans le budget du réseau, mais ce dernier ne réalisera aucun bénéfice avec elles. Le médecin traitant sera par conséquent incité à prescrire le moins possible de ces traitements, même si un(e) patient(e) en aurait besoin. La même chose s’applique aux médicaments. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">À cause de cette coresponsabilité budgétaire, les médecins ne pourront plus se concentrer pleinement sur ce qui est le mieux pour leurs patient(e)s. Pour chaque traitement, ils devront toujours se demander si, bien que nécessaire, il entre encore dans le budget. Et, si ce n’est pas le cas, ils pourront soit décider contre leurs propres intérêts et le prescrire quand même, soit le refuser pour des raisons de coûts. Le projet de réseaux de soins intégrés «&nbsp;Managed care&nbsp;» contraindra de ce fait les médecins qui veulent nous traiter de manière optimale à agir contre leurs propres intérêts. Il est évident que pareille solution est donc la plus mauvaise qui soit&nbsp;!</span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR"><b>Comment mesurer la qualité&nbsp;?</b></span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le même problème se pose pour le contrôle de la qualité. Qu’est-ce qu’un traitement de bonne qualité&nbsp;? Un traitement aussi bon que possible ou aussi avantageux que possible&nbsp;? Comme la réponse à cette question est laissée aux seules caisses-maladie (contrats secrets, n’oublions pas), il faut s’attendre à ce que ce soit la deuxième réponse qui soit donnée, soit&nbsp;: «&nbsp;aussi avantageux que possible&nbsp;». Et comme l’ensemble des contrats et des contrôles décidés entre les caisses et les réseaux seront secrets, les patient(e)s ne pourront même pas être sûrs des priorités que se seront données leur réseau et leur caisse-maladie.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le 17 juin, nous aurons donc le choix entre un système de santé opaque et entrelardé d’incitations perverses, dont la première maxime sera de faire des bénéfices, et le système actuel dans le cadre duquel nos médecins peuvent entièrement se concentrer sur notre santé. Il ne doit pas être trop ardu de trancher. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR"><b>Les partisans du projet manipulent les chiffres</b></span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Les partisans de la coresponsabilité budgétaire semblent avoir remarqué il y a peu les bobards qu’ils entendent faire avaler aux citoyen(ne)s de ce pays. C’est pourquoi, pour ne pas sombrer corps et âme, ils essaient volontiers de s’en sortir en prétendant qu’aujourd’hui déjà, un grand nombre de personnes sont assurées dans un réseau appliquant la coresponsabilité budgétaire. Or, si l’on regarde les chiffres de <i>santésuisse</i>, l’organisation des assureurs-maladie, cette assertion ne repose sur aucune base. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Seuls 17&nbsp;% des personnes assurées se trouvent dans un réseau de médecins et 90&nbsp;% des réseaux proposent des modèles avec coresponsabilité budgétaire. Mais même pas la moitié des assuré(e)s membres d’un réseau ont choisi un tel modèle&nbsp;: 6,2% seulement des assuré(e)s le sont en effet dans un modèle avec coresponsabilité budgétaire&nbsp;!</span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR"><b>Punir les personnes âgées&nbsp;?</b></span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">La plupart des personnes assurées dans un réseau avec coresponsabilité budgétaire sont ce que l’on appelle des «&nbsp;bons risques&nbsp;», c’est-à-dire des personnes jeunes qui n’occasionnent que peu de coûts. Par contre, pour les personnes âgées, une catégorie de la population dont les besoins en traitements médicaux sont élevés, c’est en vain que l’on rechercherait cette coresponsabilité budgétaire. En d’autres termes, le projet de réseaux de soins intégrés «&nbsp;Managed care&nbsp;» reviendra à brutalement punir les personnes âgées qui, pour de bonnes raisons, ne choisissent pas la coresponsabilité budgétaire et que, demain, une hausse de leur quote-part, leur participation aux frais remboursés, punira pour cela. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Ici, une seule réponse est possible&nbsp;: un NON clair et net au projet de réseaux de soins intégrés «&nbsp;Managed care&nbsp;» le 17 juin&nbsp;!</span></p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-783</guid><pubDate>Tue, 29 May 2012 11:57:00 +0200</pubDate><title>Des règles contraignantes pour les multinationales suisses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-regles-contraignantes-pour-les-multinationales-suisses</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le Conseil fédéral et le Parlement doivent faire en sorte que les entreprises ayant leur siège en Suisse respectent les droits humains et l’environnement partout dans le monde.</strong></h3><p><a href="http://www.solidar.ch/droit-sans-frontieres-3.html" class="linkicon">Signer la pétition</a></p><p>Glencore au Congo, Holcim ou Guatemala ou Triumph en Thaïlande… A chaque fois des firmes suisses violent des droits humains et des standards environnementaux. Nombre d’entreprises ont, certes, adopté des codes de conduite internes en matière de responsabilité sociale et écologique. Mais ces dispositions sont volontaires. Il n’existe souvent pas d’instance indépendante qui en vérifie la mise en œuvre. Les violations ne sont pas sanctionnées et les victimes concernées ne peuvent s’en réclamer.
</p><p>La campagne «&nbsp;Droit sans frontières&nbsp;» demande au Conseil fédéral et au Parlement de créer les bases légales pour que les entreprises ayant leur siège en Suisse doivent respecter les droits humains et l’environnement partout dans le monde. Les victimes de violations des droits humains et des normes environnementales par ces firmes, leurs filiales et fournisseurs, doivent avoir la possibilité de porter plainte en Suisse pour obtenir réparation.
</p><p>La Suisse a une responsabilité particulière en tant que siège de très nombreuses sociétés internationales. Elle abrite le plus grand nombre de multinationales par habitant au monde. Par ses cadeaux fiscaux et d’autres avantages, elle n’est pas seulement intéressante pour les firmes qui y sont implantées depuis longtemps, elle attire aussi de plus en plus de sociétés immigrantes douteuses, actives notamment dans les secteurs des matières premières et de la sécurité. La Suisse s’est jusqu’ici prononcée contre des dispositions juridiquement contraignantes pour les multinationales. Il est grand temps que cela change&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-782</guid><pubDate>Fri, 25 May 2012 14:47:00 +0200</pubDate><title>Hausse du nombre des infractions en matière de salaire : les lacunes des mesures d’accompagnement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/hausse-du-nombre-des-infractions-en-matiere-de-salaire-les-lacunes-des-mesures-d-accompagnement</link><description>Prise de position de l’USS sur le huitième rapport de l’Observatoire de la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les Accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) doivent profiter aux travailleurs et travailleuses suisses. Les mesures d’accompagnement ont été mises en place afin d’empêcher que la libre circulation des personnes avec l’UE ne génère des pressions sur les salaires et du chômage. Elles obéissent au principe suivant&nbsp;: quiconque travaille en Suisse doit recevoir un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses.
</p><p>Ces mesures d’accompagnement offrent à notre pays un instrument qui lui permet de contrôler l’immigration de main-d’œuvre. Si le principe à leur base est appliqué de manière conséquente au moyen de contrôles, de salaires minimums et de sanctions, il est possible de protéger les salaires suisses et les employeurs ne peuvent pas engager une main-d’œuvre étrangère bon marché aux dépens des travailleurs et travailleuses indigènes.
</p><h3><b>Des cas de sous-enchère salariale plus nombreux, mais pas de salaires minimums pour protection</b></h3><p>L’application des mesures d’accompagnement reste un problème. L’an dernier, les contrôles ont été moins nombreux, bien que les emplois et l’immigration ont augmenté. Et dans les branches qu’aucun salaire minimum ne protège, un nombre plus grand de cas de sous-enchère salariale ont à nouveau été découverts. Depuis 2009, les taux d’infractions dans ce domaine ont presque doublé, passant de 6 à 11&nbsp;% environ&nbsp;! Et la situation ne s’est sans doute pas détendue en 2012. Au contraire&nbsp;: à cause de la surévaluation du franc, les employeurs devraient plus essayer de trouver de la main-d’œuvre meilleur marché à l’étranger. Les branches les plus concernées sont les suivantes&nbsp;: horticulture (taux d’infractions 2011&nbsp;: 11&nbsp;%), commerce (de détail) (11&nbsp;%) et industrie (18&nbsp;%). La loi (Code des obligations art. 360a) prévoit, en cas de sous-enchère salariale répétée, l’introduction de salaires minimums. À ce jour, seuls des cantons de Suisse latine et, dans deux cas, la Confédération (économie domestique et petites entreprises de nettoyage) l’ont fait. Mais en Suisse alémanique, aucun canton n’a encore édicté de salaire minimum, alors que la situation n’y est pas différente de celle de la Suisse latine.
</p><p>Il est même possible que le nombre des infractions soit sous-estimé. En effet, les salaires de référence en fonction desquels est établie l’existence d’un cas de sous-enchère salariale sont probablement fixés trop bas dans quelques cantons. C’est par exemple le cas de l’horticulture pour laquelle le salaire prévu par la convention collective de travail (CCT) est nettement inférieur au salaire usuel versés aux horticulteurs et horticultrices en Suisse. 
</p><h3><b>Le foyer de troubles des nouveaux engagements&nbsp;: des signes précurseurs de</b><b> sous-enchère salariale</b></h3><p>Les nouveaux engagements représentent le plus grand risque de sous-enchère salariale. En effet, ils permettent de baisser les salaires sans avoir à dénoncer de contrats de travail existants. Une étude réalisée à la demande de la Commission de gestion du Conseil national a trouvé des indices qui confirment les soupçons des syndicats à ce sujet (Henneberger/Ziegler 2011). Si l’on compare l’évolution des salaires des nouveaux engagements avec celle de tous les salaires, la différence obtenue entre ces deux catégories de salaires entre 2004 et 2010 s’est effectivement nettement accrue. Selon le graphique ci-dessous, cette évolution est particulièrement frappante dans les branches qui ne sont pas protégées par des salaires minimums inscrits dans une CCT, comme le commerce, les transports ou la branche santé et action sociale. 
</p><p>La dérégulation de la branche temporaire dans le cadre de la libre circulation des personnes a probablement aggravé le problème. Contrairement à ce qui était autrefois le cas, les services des frontalières et frontaliers, ainsi que des résident(e)s de courte durée ou soumis à annonce peuvent être loués. De par leur nature, les activités temporaires sont susceptibles de changer souvent. La part du volume de travail effectué par les temporaires au total des heures de travail prestées en Suisse a plus que doublé depuis l’introduction de la libre circulation des personnes, passant de 1 à 2&nbsp;%. Le risque de sous-enchère salariale dans cette branche est important. Selon le rapport du Secrétariat d’état à l’économie (SECO) sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement, 40&nbsp;% des agences de travail temporaires ont versé des salaires trop bas.
</p><h3>Lacunes dans la loi suisse - l’Autriche va plus loin</h3><p>Les mesures d’accompagnement ont des lacunes au plan de la loi, dont des entreprises irresponsables tirent profit pour tourner les dispositions suisses sur les salaires. Les problèmes sont en particulier ceux de l’indépendance fictive et de la sous-traitance en cascade. Avec l’extension à l’Est de l’Europe de la libre circulation des personnes, il est devenu encore plus difficile d’imposer les salaires suisses. C’est pourquoi les mesures d’accompagnement doivent permettre d’imposer les salaires directement en Suisse. Désormais, les entreprises de l’artisanat de la construction doivent verser des cautions, ce qui est un plus. Mais, en cas de sous-traitance en cascade, cet instrument n’est souvent d’aucun secours. Les entreprises qui pratiquent la sous-enchère salariale peuvent se cacher derrière ces chaînes de sous-traitance. Cela ne constitue pas uniquement un danger pour la protection des salaires, mais peut aussi menacer la couverture conventionnelle (par CCT), en cela que le nombre des entreprises présentes dans les organisations patronales diminue au contraire de celui des entreprises louches. 
</p><p>L’Autriche, un membre de l’UE, a renforcé ses mesures d’accompagnement depuis l’extension à l’Est de la libre circulation des personnes. Elle a introduit une responsabilité solidaire. En outre, les entreprises étrangères doivent annoncer les salaires versés avant le début des missions, ce qui facilite les contrôles.
</p><p>La commission du Conseil national chargée de ces questions est favorable à la responsabilité solidaire et à l’annonce préalable des salaires. Le Conseil des États, par contre, freine l’introduction d’une responsabilité solidaire efficace, entre autres suite à l’intervention du conseiller fédéral Schneider-Ammann.
</p><h3><b>D’importantes mesures sont toujours requises</b></h3><p>Pour que l’immigration soit contrôlée et que les salaires suisses soient garantis, certaines améliorations sont nécessaires. Le nombre des contrôles doit être augmenté, afin de correspondre à l’évolution de l’immigration et de l’emploi. L’actuel plafonnement du nombre des contrôles des entreprises qui détachent de la main-d’œuvre en Suisse est contreproductif. S’y ajoute la surévaluation du franc, qui nécessite un contrôle renforcé des salaires. Si les cantons découvrent des cas de sous-enchère salariale, ils doivent, eux ou la Confédération, édicter des salaires minimums. Le SECO doit, en tant qu’autorité de haute surveillance, résoudre les problèmes d’application des mesures d’accompagnement. 
</p><p>Les lacunes existant au plan de la loi doivent être éliminées. Les mesures contre l’indépendance fictive et les amendes infligées en cas d’infraction aux salaires minimums doivent être rapidement appliquées. La réglementation en matière de responsabilité solidaire adoptée par la commission du Conseil national compétente est efficace et n’implique aucune bureaucratie. Elle peut et doit être introduite aussi rapidement que possible. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-779</guid><pubDate>Thu, 24 May 2012 16:19:00 +0200</pubDate><title>L’initiative « Pour une poste forte » reste des plus actuelles</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-initiative-pour-une-poste-forte-reste-des-plus-actuelles</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 5 juin prochain, le Conseil national traitera l’initiative populaire « Pour une poste forte », placée sous le leadership de Syndicom, le syndicat des médias et de la communication. Cette initiative demande qu’un réseau d’offices de poste soit garanti sur tout le territoire du pays et exploité par des employé(e)s de la Poste suisse.</p><p>C’est le 2 septembre 2010 qu’une coalition de syndicats et du Parti socialiste emmenée par Syndicom déposait cette initiative, après cinq mois seulement de récolte de signatures. En plus d’un réseau d’offices de poste répartis sur l’ensemble du territoire, cette initiative demande une desserte universelle de qualité. Et elle entend contraindre la Poste à exploiter ce réseau avec son personnel, le financement étant assuré par le monopole sur les lettres et les bénéfices d’une banque postale. 
</p><p>Le Conseil fédéral et la commission chargée de l’examen préalable du Conseil national propose de rejeter cette initiative. Selon eux, la nouvelle législation sur la poste adoptée en 2012 garantirait dans une mesure suffisante une desserte universelle de grande qualité et sur l’ensemble du pays. Ils estiment aussi que l’initiative imposerait à l’entreprise la Poste suisse des contraintes par trop administratives, alors qu’il faudrait plutôt lui offrir une plus grande liberté en tant qu’entreprise. C’est pourquoi, ils considèrent que des « agences postales » devraient pouvoir remplacer les offices de poste supprimés. 
</p><h3> Les agences ne sont pas équivalentes aux offices </h3><p>Mais Syndicom signale à juste titre les lacunes qui grèvent ces agences postales comme, par exemple, l’impossibilité d’y effectuer des virements en espèces et des paiements. Ces agences ne versent pas non plus d’argent liquide aux PME et aux commerces. Et au chapitre de la confidentialité, des problèmes se posent, car cette dernière n’est pas garantie dans la même mesure qu’avec un office de poste traditionnel. La même remarque s’applique au service à domicile que la Poste propose aussi en divers endroits pour remplacer des offices de poste. Un tel service ne se révèle utile que pour une partie des client(e)s, celles et ceux qui sont tout le temps à la maison. Il restreint cependant l’autonomie au quotidien de nombreux autres. 
</p><h3>Des conditions de travail de qualité </h3><p>L’initiative demande également que l’exploitation du réseau postal soit assurée par du « personnel se trouvant dans un rapport de travail avec la Poste suisse ». Cette façon de faire empêchera que la Poste ne confie à n’importe quelles conditions des tâches à n’importe quelle entreprise. Il s’agit là d’un obstacle à la sous-enchère salariale et des conditions de travail de qualité seraient de ce fait aussi garanties dans les régions périphériques. De plus, la pression sur les salaires des employé(e)s de la Poste serait stoppée. 
</p><h3>Nécessaire d’un point de vue de politique régionale </h3><p>Même si la législation postale révisée – ce qui est clairement un effet de l’initiative – apparaît meilleure que ce qu’il y avait lieu de craindre quelques années auparavant, les buts visés par l’initiative « Pour une poste forte » restent d’une très grande actualité. On le voit, primo, à travers les incessantes offensives dirigées contre le monopole des lettres, comme ce fut encore le cas tout récemment lors de la présentation du rapport PostReg. Secundo, les dispositions de l’initiative garantissent aux régions périphériques des services de postes sans restriction. Tertio, l’initiative garantit au personnel des conditions de travail unifiées et de qualité, ce qui aura également des effets positifs au plan régional. Et, quarto, l’initiative garantit le financement de ces prestations. 
</p><p>Cela devrait à proprement parler être évident pour les parlementaires de la droite, en particulier celles et ceux qui viennent de régions campagnardes. Ils pourraient alors, en acceptant l’initiative, s’engager activement pour le maintien d’emplois précieux dans leurs régions. </p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-780</guid><pubDate>Thu, 24 May 2012 16:17:00 +0200</pubDate><title>Mesures d’accompagnement : des lacunes au plan de la loi - l’Autriche est en avance</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/mesures-d-accompagnement-des-lacunes-au-plan-de-la-loi-l-autriche-est-en-avance</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Lors de la prochaine session parlementaire, il sera question de l’élargissement des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE). La commission du Conseil national chargée de l’examen préalable de cet objet veut combler certaines lacunes que contient la loi, mais le Conseil fédéral freine de manière totalement incompréhensible l’introduction d’une responsabilité solidaire efficace. </p><p>Grâce aux mesures d’accompagnement, la Suisse dispose a priori d’un instrument qui lui permet de contrôler l’arrivée de main-d’œuvre sur son territoire. Le principe à leur base est le suivant : quiconque travaille en Suisse doit recevoir un salaire suisse et bénéficier de conditions de travail suisses. Si ce principe est appliqué de manière conséquente au moyen de contrôles, de salaires minimums et de sanctions, il est possible de protéger les salaires suisses et les employeurs ne peuvent pas engager une main-d’œuvre étrangère bon marché aux dépens des travailleurs et travailleuses indigènes. 
</p><h3>Des lacunes à combler </h3><p>Malheureusement, les mesures d’accompagnement ont des lacunes au plan de la loi, dont des entreprises irresponsables tirent profit pour tourner les dispositions suisses sur les salaires. Les problèmes sont en particulier ceux de l’indépendance fictive et de la sous-traitance en cascade. La Commission de gestion du Conseil national l’a aussi clairement constaté. 
</p><p>Avec l’extension à l’Est de l’Europe de la libre circulation des personnes, il est devenu encore plus difficile d’imposer les salaires suisses. Comment les personnes chargées des contrôles peuvent-elles contrôler sérieusement les livrets de salaire en Pologne ou en Hongrie ? Il faut donc que les mesures d’accompagnement permettent d’imposer les salaires directement en Suisse. Désormais, les entreprises de l’artisanat de la construction doivent, dans de nombreuses branches, verser des cautions, ce qui est un plus. Mais, en cas de sous-traitance en cascade, cet instrument n’est souvent d’aucun secours. Ces derniers temps, on a découvert un plus grand nombre de chaînes de sous-traitance constituées d’entreprises de l’UE des 8 (Europe centrale et orientale), qui violaient grossièrement les conditions de travail suisses. Pour sa part, l’Autriche, un membre de l’UE, a renforcé ses mesures d’accompagnement depuis l’extension à l’Est de la libre circulation des personnes. Elle a introduit une responsabilité solidaire. En outre, les entreprises étrangères doivent annoncer les salaires versés avant le début des missions, ce qui facilite les contrôles. 
</p><h3>Nécessaire, la responsabilité solidaire doit être introduite rapidement </h3><p>La Commission de l’économie et des redevances a décidé, en mars dernier, de combler ces lacunes de la loi. Elle a adopté des mesures de lutte contre l’indépendance fictive et pour l’annonce préalable des salaires. En matière de lutte contre les abus commis en cas de sous-traitance en cascade, elle s’est prononcée, pour les mandats tant privés que publics, en faveur de la responsabilité solidaire (l’entreprise contractante, la première donc, est coresponsable du respect ou non des salaires et des conditions de travail suisses par les entreprises à qui elle fait sous-traiter des mandats). Mais le Conseil des États freine l’introduction d’une telle responsabilité solidaire, entre autres suite à l’intervention du conseiller fédéral Schneider-Ammann. On court ainsi le risque d’en arriver finalement qu’à une variante de responsabilité solidaire peu efficace et d’une application bureaucratiquement lourde. Et dire que ce projet est pourtant mûr : la commission compétente du Conseil national a adopté une responsabilité solidaire efficace et n’impliquant aucune lourdeur bureaucratique. Elle peut et doit être introduite aussi rapidement que possible. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-781</guid><pubDate>Thu, 24 May 2012 16:13:00 +0200</pubDate><title>Investir aujourd’hui c’est garantir l’emploi de demain !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/investir-aujourd-hui-c-est-garantir-l-emploi-de-demain</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Malgré l’image qu’elle se donne, la Suisse ne forme pas assez pour répondre à la demande croissante en personnel qualifié. L’emploi de demain dépend pourtant des investissements consentis aujourd’hui dans la formation. Cessons de lésiner sur les moyens, épargnons-nous d’interminables guerres de chapelles : il en faut pour tous et à tous les niveaux !</p><p>Le Conseil des États débattra en juin sur le financement de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) pour une période de 4 ans. Pour 2013-2016, le Conseil fédéral prévoit une modeste augmentation des moyens de 3,5%. C’est peu si l’on tient compte de facteurs tels que l’inflation et l’augmentation du nombre d’étudiant(e)s dans les divers cursus. 
</p><p>La commission chargée du dossier au Conseil des États propose divers ajustements pour corriger le tir. Des augmentations supplémentaires sont prévues dans le domaine des Écoles polytechniques fédérales (EPF) (+103 millions), des universités (+54 millions), de la recherche (+77 millions) et de l’innovation (+58,9 millions). Dans le domaine des Hautes écoles spécialisées (HES), il est prévu de mieux répartir le financement sur toute la période. Quant à la formation professionnelle, elle avait déjà obtenu pour l’année 2012 une augmentation de 100 millions du budget qui a été fort heureusement maintenu pour la période 2013-2016. 
</p><p>Ces ajustements absolument nécessaires sont hélas fortement contestés. Dans un souci d’équilibre budgétaire, les augmentations en faveur des hautes écoles, de la recherche ou de l’innovation devraient se faire, pour certains, au détriment d’autres domaines de formation. Ces calculs n’ont pas leur place dans les débats parlementaires : le système de formation doit évoluer à tous les niveaux pour répondre, par sa diversité, aux besoins des individus, de la société et du marché du travail. 
</p><h3>Le système des bourses toujours à la traîne </h3><p>Ces dernières années, la Confédération s’est pratiquement retirée du domaine des bourses, laissant dans les faits ce champ sous la seule responsabilité des cantons. Cette situation n’est pas tolérable : le système des bourses est un instrument central pour garantir l’égalité des chances face à la formation ! 
</p><p>L’USS s’engage en faveur d’une harmonisation des bourses et d’un engagement renforcé de la Confédération dans ce domaine. Elle revendique, au sein du message FRI, une augmentation sensible des moyens financiers dévolus à ce domaine. Au côté de l’Union des étudiant(e)s de Suisse (UNES), elle soutient l’initiative des bourses qui a été déposée le 20 janvier 2012 et sera traitée en cours de législature. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-778</guid><pubDate>Wed, 23 May 2012 10:04:00 +0200</pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes : un signal fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-un-signal-fort</link><description>La Commission de l’économie et des redevances favorable à des compétences étatiques en matière d’investigation et d’intervention</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national a pris, le 23 mai 2012, une décision très importante pour la réalisation de l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Elle a en effet adopté une initiative parlementaire (F. Teuscher, Les Verts) demandant la création d’une commission indépendante chargée de réaliser l’égalité salariale entre femmes et hommes et dotée de compétences en matière d’investigation et d’intervention. L’Union syndicale suisse (USS) et sa Commission féminine prennent acte avec satisfaction de cette décision. Il s’agit là en effet d’une mesure qu’elles demandent depuis des années. 
</p><p>La commission appelée à être créée est nécessaire parce que la réalisation sur une base volontaire de l’égalité des salaires entre femmes et hommes progresse beaucoup trop lentement. On le voit bien à travers les expériences déjà faites avec le Dialogue sur l’égalité des salaires auquel un nombre beaucoup trop petit d’entreprises a participé, le résultat étant que la différence de salaire entre femmes et hommes se monte toujours à 18,4 %. 
</p><p><a href="http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20110404" class="external-link">l'initiative parlementaire</a></p><h5>Renseignements</h5><ul><li>Christina Werder, secrétaire centrale de l'USS, 079 341 90 01</li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-773</guid><pubDate>Mon, 21 May 2012 15:38:00 +0200</pubDate><title>Contrats léonins là, contrats secrets ici</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/contrats-leonins-la-contrats-secrets-ici</link><description>Votation du 17 juin : projet de réseaux de soins intégrés</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de réseaux de soins intégrés « Managed care » ? En veux-tu en voilà ! Les assuré(e)s risquent de se faire arnaquer. Et cela, également à travers des contrats secrets qui permettront d’affecter l’argent des primes-maladie au financement d’une propagande politique. 
</p><p>Il y a d’abord le contrat que les assuré(e)s concluent avec une caisse-maladie. Aujourd’hui, ceux-ci peuvent changer chaque année de caisse ou de modèle (médecin de famille, franchise plus élevée, etc.). Avec le projet de réseaux de soins intégrés sur lequel nous nous prononcerons le 17 juin prochain, les caisses pourront proposer des contrats pouvant courir jusqu’à trois ans. C’est au moyen de primes meilleur marché que les assuré(e)s seront poussés à conclure de tels contrats. Les bas revenus n’auront ainsi pratiquement pas d’autre choix pour économiser sur leurs primes. Mais attention ! Il s’agit de contrats léonins, c’est-à-dire qu’ils ne profitent qu’à une seule partie contractante. En tout petits caractères d’imprimerie, on pourra y lire le montant de la prime de sortie dont l’assuré(e) devra s’acquitter s’il veut quitter le réseau de soins intégrés avant les trois ans que durera son contrat. Et le projet « Managed care » ne fixe pas de plafond à ces primes. Les caisses en fixeront le montant et les assuré(e)s ne doivent pas s’attendre à ce qu’elles fassent preuve de générosité. Ces primes pourraient donc vite se monter à plusieurs milliers de francs. 
</p><p>Mais ce n’est pas tout. Pour l’assuré(e), accepter le projet de réseaux de soins intégrés « Managed care » signifierait qu’à l’avenir, il ou elle devra savoir quel réseau est proposé par quelle caisse, si les médecins importants pour lui ou elle se trouvent dans tel ou tel réseau, à combien se monte la prime pour un contrat d’un an ou de trois ans et, finalement, quelle sera la prime de sortie à payer s’il ou elle veut quitter le réseau avant l’échéance du contrat. Une procédure à ce point complexe et l’existence de contrats léonins d’une durée de plusieurs années sont, en tant que conditions générales de l’assurance de base, inacceptables.
</p><h3>Des contrats léonins aux contrats secrets </h3><p>La caisse conclura un autre contrat avec le réseau de soins. Sans contrat en effet, impossible de mettre en œuvre le modèle des réseaux de soins intégrés. Ce contrat réglera la collaboration (traitement et encadrement) entre la caisse et le réseau, l’échange de données, la garantie de la qualité et la rémunération des prestations (budget). Aujourd’hui déjà, on voit ce qui sera la norme demain : ces contrats entre caisses et réseaux seront secrets et échapperont à tout contrôle. Récemment, un tel contrat a été remis à la Verein Ethik und Medizin Schweiz (Association éthique et médecine Suisse) et le docteur en droit Ueli Kieser l’a expertisé, ce qui a abouti à une dénonciation à l’autorité de surveillance de l’Office fédéral de la santé publique (voir &lt;media dossier mc-geheimvertraege&gt;Dossier Geheimverträge&lt;/media&gt;, en allemand seulement). La raison de cette dénonciation ? Le fait que le réseau affecte des fonds puisés sur les primes pour financer du travail de lobbyisme. Le projet de réseaux de soins intégrés « Managed care » non seulement permet à ces contrats de rester secrets, mais donne aussi une « touche » légale à cette situation intolérable. Au lieu de favoriser la transparence, ce projet ouvre tout grand la porte à plus d’opacité et laisse les assuré(e)s dans le flou quant aux intérêts pour lesquels les réseaux travailleront à proprement parler. Ceux des patient(e)s ou ceux des caisses ?
</p><p> Ce projet de réseaux de soins intégrés « Managed care » doit absolument être retourné à son expéditeur. C’est pourquoi il faudra lui dire NON le 17 juin prochain. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-772</guid><pubDate>Mon, 21 May 2012 15:24:00 +0200</pubDate><title>Pas de nouveaux cadeaux fiscaux pour les nantis !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-de-nouveaux-cadeaux-fiscaux-pour-les-nantis</link><description>Votations du 17 juin : Initiative sur l&#039;épargne-logement</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le 11 mars dernier, la population s’est clairement prononcée dans les urnes contre de nouvelles subventions pour l’acquisition du logement propre. Mais l’association des propriétaires fonciers ne s’en émeut guère : le 17 juin, nous devrons en effet déjà voter sur une initiative également favorable&nbsp; à l’épargne-logement.</p><p>Des idées stupides ne peuvent pas devenir tout à coup géniales uniquement parce qu’on les répète suffisamment longtemps. Or, deux mois seulement après la nette défaite de la dernière initiative sur l’épargne-logement, nous devons nous en coltiner une nouvelle. On a presque l’impression que la volonté populaire ne pèse guère pour les amis des logements propres subventionnés destinés aux nantis. Mais cela correspond tout à fait à leur souhait : les contribuables devraient subventionner leurs maisons. Nous sommes donc au moins assez bons pour passer à la caisse.
</p><p> Remettons-nous en mémoire ce qu’est l’épargne-logement : qui économise de l’argent pour son propre logement n’a pas à payer d’impôts sur les montants économisés. Dans la présente variante, ces montants peuvent aller jusqu’à 10 000 francs par an et personne. Autrement dit : quiconque peut mettre 800 francs de côté par mois pour les placer sur un compte épargne-logement profitera en plus d’une remise fiscale pour cela. Tous les contribuables en supporteront les coûts et, dans leur grande majorité, ce sont des locataires…
</p><p> Le deuxième essai des partisans de ces subventions pour les nantis montre clairement avec quelle énergie certains continuent à favoriser un partage des richesses du bas vers le haut. Il montre aussi la perfidie avec laquelle ils agissent dans ce but. Ces projets sont vendus avec le rêve de devenir soi-même aussi un jour le bénéficiaire de pareils privilèges. Et c’est aussi le cas de cette deuxième initiative. Avec le dessin fait par un enfant d’une famille heureuse devant sa maison, les initiants vont à la pêche aux voix. En nous faisant miroiter que, grâce à l’initiative, nous aurons une vie de famille idyllique entre nos propres quatre murs. Ce serait bien… si c’était vrai.
</p><p>La réalité est cependant différente. Nombre de familles doivent faire face à une pression financière toujours plus forte, parce que les cantons et les communes ont supprimé certaines de leurs prestations parce qu’ils ont fait des cadeaux fiscaux aux riches ces dernières années. Parallèlement, taxes et émoluments ont augmenté, sans oublier les primes des caisses-maladie ! Le rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse fait clairement apparaître que les familles à bas ou moyens revenus n’avaient guère plus d’argent à disposition pour vivre en 2010 qu’en 2000. Les grands profiteurs ont été les hauts revenus, précisément ceux dont la charge diminuerait grâce à cette nouvelle initiative sur l’épargne-logement.
</p><p>Ce partage des richesses des bas et moyens revenus vers les riches et les plus riches parmi les riches doit cesser une fois pour toutes. Le 11 mars dernier, le peuple a fait un pas dans la bonne direction en rejetant dans les urnes la première initiative sur l’épargne-logement. Il s’agit désormais de confirmer cela. Et s’ils construisent leurs maisons, nous ne les payerons pas ! </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-774</guid><pubDate>Mon, 21 May 2012 15:21:00 +0200</pubDate><title>Des économies sur le dos des patientes et des patients</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-economies-sur-le-dos-des-patientes-et-des-patients</link><description>Votation du 17 juin : projet de réseaux de soins intégrés</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le projet de réseaux de soins intégrés « Managed care » sur lequel nous voterons le 17 juin prochain est un projet qui vise des économies. Seulement, il économise au mauvais endroit, c’est-à-dire chez les patient(e)s.</p><p>Même ses partisans reconnaissent, dans leurs moments de sincérité, que ce projet vise à faire des économies. Mais il n’aboutira pas à des économies responsables en matière de coûts de la santé – là où existe un réel potentiel -, mais à des économies faites sur le dos des patient(e)s et du personnel de la santé. Tel qu’il est conçu, il entraînera un démantèlement des prestations médicales et un rationnement des thérapies.
</p><p>Il est illusoire de croire que cette révision de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) fera baisser les coûts de la santé sans toucher à la qualité des soins. Les vrais facteurs de coûts – industrie pharmaceutique et bureaucratie des caisses-maladie – seront épargnés. Au contraire, les nouveaux modèles de soins intégrés et les innombrables contrats et réglementations qui en découleront entraîneront toujours plus de bureaucratie onéreuse et de confusion.  
</p><h3>Une coresponsabilité budgétaire dangereuse </h3><p>Les réseaux de médecins devront décider d’un budget avec les caisses-maladie. Chaque réseau sera coresponsable du respect de ce budget. Pour l’établir, on estimera les coûts qu’occasionnera tout(e) assuré(e) l’année suivante. Si les coûts réels s’avèrent inférieurs aux montants budgétisés, le réseau et la caisse-maladie pourront se partager un bénéfice réalisé. Mais s’il y a perte, le réseau – les médecins qui en font partie - et la caisse-maladie devront aussi se la partager. Conséquence de cette coresponsabilité budgétaire : les médecins d’un réseau auront un intérêt financier à ne pas prescrire certains traitements, surtout ceux qui sont chers. Pour le médecin, c’est en effet souvent une question d’appréciation que de prescrire ou non une analyse ou un traitement.  
</p><p>Et qui ne sera pas satisfait de son réseau à cause de cette médecine « économique », ne pourra pas simplement en changer. De fait, quiconque adhérera à un réseau pourra être obligé d’y rester au moins trois ans. Et s’il voudra en sortir avant, ce sera au prix d’une prime de sortie salée. D’un autre côté, les caisses-maladie ne seront pas contraintes de proposer des réseaux de soins intégrés...  
</p><h3>Ne plus pouvoir choisir son EMS </h3><p>Mais il y a plus encore : les réseaux de soins intégrés auront le droit de conclure des contrats exclusifs avec des hôpitaux et des EMS. Ainsi, des patient(e)s pourront être contraints d’aller dans tel hôpital ou EMS uniquement parce qu’il aura conclu un contrat avantageux pour le réseau. En outre, la qualité ne jouera qu’un rôle secondaire lors de la conclusion de ces contrats. Ce qui sera en effet déterminant, ce sera le prix. De plus, la loi ne prévoit pas non plus de contrôle de la qualité.  
</p><p>Ce projet de réseaux de soins intégrés « Managed care » fera également disparaître des modèles existants qui permettent vraiment d’économiser - médecin de famille ou modèles de HMO - grâce auxquels les assuré(e)s peuvent économiser sur leurs primes, parce que, pour eux, la quote-part (participation aux frais remboursés) passera à 15 % (Fr. 1000.-. par an) ou parce que les caisses n’auront plus le droit de proposer leurs modèles propres.  
</p><p>Il y a donc suffisamment de raisons de rejeter nettement dans les urnes, le 17 juin prochain, ce projet qui vise à faire des économies, mais sur le dos des patientes et des patients. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-771</guid><pubDate>Mon, 21 May 2012 15:18:00 +0200</pubDate><title>C’est ça plus de démocratie?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/c-est-ca-plus-de-democratie</link><description>Votations du 17 juin : initiative sur les accords internationaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Avec son initiative « Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère (accords internationaux : la parole au peuple !) », l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) nous promet plus de démocratie. Or, c’est précisément l’inverse qui arrivera si le peuple ne la rejette pas dans les urnes, le 17 juin prochain.</p><p>L’ASIN n’aime pas que le Parlement puisse voter des accords internationaux sans devoir les soumettre au peuple, ou plutôt, qu’il puisse même conclure des accords internationaux et n’isole donc pas le plus possible notre pays au plan international. Pour y remédier, cette organisation proche de l’aile droite de l’UDC, a lancé cette initiative qui veut que tout accord international soit obligatoirement soumis au peuple.
</p><p>Et cela concernerait tous les accords internationaux, donc aussi les 96 % des accords conclus ces 90 dernières années et qu’absolument personne n’a contestés. Parmi eux, des accords vedettes comme la Convention de Lugano du 30 octobre 2007 concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale ou la Convention de la Haye du 5 juillet 2006 sur la loi applicable à certains droits sur des titres détenus auprès d’un intermédiaire.
</p><p>Aujourd’hui déjà, nous pouvons saisir le référendum contre la plupart des accords internationaux et les faire passer en votation. Depuis 1921, sur 257 accords, il a été fait dix fois seulement usage de cette possibilité et deux fois l’accord fut rejeté. Dans tous les autres cas, les accords n’étaient nullement contestés. Grâce au référendum facultatif, nous avons donc pu nous prononcer sur ceux qui l’étaient, tout en nous épargnant 248 votations inutiles.
</p><p>L’ASIN veut que cela change. Selon elle, il faudrait au moins 1 dimanche supplémentaire de votation par an, un chiffre contesté par les opposants pour qui il y aurait 8 ou 9 votations de plus, soit en tout cas deux dimanches supplémentaires. Ce surplus de votations s’accompagnerait d’un courrier postal à chaque fois plus épais et des objets d’un point de vue juridique encore plus techniques et compliqués, sur lesquels nous devrions garder une vue d’ensemble. Chacun et chacune peut s’imaginer sans peine à quel point cela favorise-rait la participation des citoyen(ne)s aux scrutins. Pour l’ASIN, il semble que la quantité soit plus importante que la qualité…
</p><p>Mais l’élément vraiment déterminant ici, c’est qu’en cas de référendum obligatoire, la majorité des voix ne suffit pas. Il faut aussi celle des cantons, ce qui équivaudrait à une distorsion de la volonté populaire. En effet, la majorité des cantons donne à une voix d’Appenzell Rhodes-Intérieures 70 fois plus de poids qu’à une voix zurichoise. Les petits cantons pèseraient ainsi beaucoup trop en matière de politique extérieure, alors que les cantons les plus peuplés auraient le dessous et, avec eux, leurs citoyen(ne)s.
</p><p>L’initiative de l’ASIN ne tient pas même le commencement du début de ce qu’elle pro-met. Au lieu de plus de démocratie, elle provoquera un flot de votations inutiles et une distorsion de la démocratie. L’ASIN aime cela, car elle fait ses choux gras avec ses efforts pour isoler la Suisse. Mais nous ne nous ferons pas abuser avec pareille poudre de perlimpinpin et dirons NON à cette initiative le 17 juin. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-762</guid><pubDate>Wed, 16 May 2012 14:46:00 +0200</pubDate><title>Bienvenue sur le nouveau site internet de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/bienvenue-sur-le-nouveau-site-internet-de-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) a relooké son site internet. Nous espérons que vous continuerez à vous y retrouver sans problème&nbsp;! Nous avons profité de ce relookage, d’une part, pour adapter ce site aux derniers développements d’internet et, de l’autre, pour essayer de présenter nos informations de manière à en rendre l’accès le plus simple possible. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">De plus, nous avons fortement misé sur un allégement de la présentation, avec pour but d’en rester au strict nécessaire. Mais les nouvelles fonctions permettent aussi de plonger plus profondément dans notre fonds d’informations politiques que par le passé. Les cinq options de notre menu correspondent chacune à un autre volet du site&nbsp;:</span></p><ul><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span lang="FR">Actuel&nbsp;: Vous trouvez ici les informations les plus récentes de l’USS. La page d’accueil propose des accroches concernant les communiqués de presse et les articles les plus importants et les plus récents. Sous les autres options du menu se trouvent des informations destinées aux collaborateurs et collaboratrices des médias, des informations de fond sur des campagnes d’actualité ainsi que les dernières communications des fédérations membres de l’USS.</span></li><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span lang="FR">Thèmes&nbsp;: Il s’agit, à proprement parler, du noyau de notre nouveau site. Les informations y sont réparties par thèmes et sous-thèmes. </span></li><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span lang="FR">Publications&nbsp;: Cherchez-vous des informations sur des réponses données dans le cadre de consultations fédérales ou uniquement sur des discours&nbsp;? Sur des communiqués de presse ou des Dossiers de l’USS&nbsp;? Vous êtes à la bonne place. </span></li><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span lang="FR">Services&nbsp;: L’USS propose divers services allant du calculateur de salaire aux archives et à la bibliothèque de l’USS. C’est ici que vous trouvez tout cela. </span></li><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span lang="FR">L’USS&nbsp;: Cherchez-vous l’adresse de votre union syndicale cantonale ou vous intéressez-vous à une commission particulière de l’USS&nbsp;? Et l’USS, c’est quoi, finalement&nbsp;? À cet endroit, nous vous présentons notre organisation sous toutes ses facettes. </span></li><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span lang="FR">Newsletter&nbsp;: Nous avons aussi réorganisé nos uss-infos. <a href="/publications/communiques-de-presse" class="internal-link">C’est ici que vous pouvez vous y abonner</a>. </span></li></ul><p class="Text"><span lang="FR">Il se peut que notre site n’ait pas encore corrigé tous ses «&nbsp;défauts de jeunesse&nbsp;». C’est pourquoi nous serions heureux si nos fidèles visiteurs nous signalaient les erreurs ou les lacunes qu’ils trouvent sur ce nouveau site. D’avance merci pour toutes vos réactions&nbsp;: </span><a href="#" data-mailto-token="thpsav1thyjv5rpzaslyGzni5jo" data-mailto-vector="7"><span lang="FR">marco.kistler(at)sgb.ch</span></a><span lang="FR">. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Je vous souhaite beaucoup de plaisir à surfer – avec succès – sur notre site à la recherche d’informations. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Marco Kistler, responsable du relookage du site internet de l’USS</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-766</guid><pubDate>Wed, 16 May 2012 10:36:00 +0200</pubDate><title>Réponse à l’audition relative au projet d’ordonnance sur le cadre national des certifications pour la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/reponse-a-l-audition-relative-au-projet-d-ordonnance-sur-le-cadre-national-des-certifications-pour-la-formation-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-764</guid><pubDate>Tue, 15 May 2012 17:33:00 +0200</pubDate><title>Paul Rechsteiner: Des rentes meilleures avec AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/paul-rechsteiner-des-rentes-meilleures-avec-avsplus</link><description>Discours d’ouverture AD d&#039;USS Mai 2012</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec l’Assemblée des délégué(e)s (AD) de ce jour, nous nous trouvons à nouveau devant des décisions importantes à prendre. Des décisions importantes non seulement pour nous, pour nos membres, mais, au-delà, pour toute la société. Il y a deux ans, avec notre initiative sur les salaires minimums, nous avons ouvert un nouveau chapitre de la politique salariale de notre pays. Depuis lors, cette initiative a abouti et a été déposée. Aujourd’hui, elle marque de son empreinte les discussions de politique salariale bien au-delà de nos propres rangs. 
</p><p>Il s’agit maintenant d’attaquer un nouveau chapitre de la politique des retraites. Cela fait trop longtemps que plus rien de positif ne s’est passé en matière de rentes. Les dix dernières ann sous l’ère des ministres radicaux des Affaires sociales Couchepin et Burkhalter, ont été des années perdues. Elles furent en effet marquées par des projets de démantèlement social. Grâce au succès de nos référendums sur l’AVS et le 2<sup>e</sup> pilier, nous avons empêché un démantèlement des rentes. Mais nous n’avons plus progressé. Les rentes sont à la traîne des salaires. Cependant, le coût de la vie, les primes des caisses-maladie et les loyers augmentent. Pas étonnant que les rentes des retraité(e)s de conditions modestes suffisent tout juste, voire ne suffisent pas du tout pour vivre décemment. Il est temps de réaliser à nouveau un progrès social aussi en matière de rentes. 
</p><p>L’idée d’<b>AVSplus</b> a été lancée lors du congrès de l’USS de fin 2010. Depuis cette date, le Secrétariat de l’USS a beaucoup travaillé. L’AD de ce jour pose les jalons de ce projet. 
</p><p>Le point de départ d’<b>AVSplus</b> est le mandat constitutionnel en matière de prévoyance vieillesse. La Constitution exige que les rentes de l’AVS et de la prévoyance professionnelle permettent ensemble de «&nbsp;maintenir de manière appropriée (le) niveau de vie antérieur&nbsp;». Ce n’est aujourd’hui pas ou plus le cas pour de trop nombreuses personnes à bas ou moyens revenus.
</p><p><b>AVSplus</b> mise sur l’amélioration des rentes de l’AVS. Et, de ce fait, sur le modèle à succès qu’est l’AVS avec un rapport prix-prestations de très bonne qualité pour la grande majorité de la population. Le financement de l’AVS est solide. Le modèle de l’AVS permettra à l’actuelle génération de rentiers et rentières de déjà profiter d’<b>AVSplus</b>. Les nombreux rentiers et rentières à revenus modestes en ont besoin. 
</p><p>L’amélioration des prestations de vieillesse via le 2<sup>e</sup> pilier ne peut réalistement pas être financée jusqu’à nouvel ordre, a fortiori pas pour la génération des plus âgés. Concernant le 2<sup>e</sup> pilier, nous devons déjà être contents, dans la situation actuelle qu’il n’y ait pas de baisse des rentes. Concernant l’AVS, un retard doit être comblé. Trop longtemps, les rentes de l’AVS n’ont pas été adaptées à l’évolution des salaires et du coût de la vie.
</p><p>C’est pourquoi nous avons besoin maintenant que la politique en matière de rentes entame un nouveau cycle&nbsp;: avec des rentes AVS améliorées pour les personnes à bas et moyens revenus, en lieu et place de dégradations des prestations dont le Palais fédéral n’a cessé de nous menacer les dix dernières années. 
</p><p>Une chose est importante&nbsp;: nous ne sommes plus seuls à demander une amélioration des rentes. Lors des élections, le PDC a lancé une initiative qui aboutirait, pour les couples, à des rentes nettement supérieures. Le mot-clé ici&nbsp;: suppression du plafonnement des rentes de couples. Peu importe s’il ne s’agissait là que d’une idée électoraliste ou sérieuse et qu’elle a ses «&nbsp;hics&nbsp;». L’essentiel est que, pour la première fois depuis longtemps, un parti de droite veut des rentes AVS plus élevées. 
</p><p>La hausse des rentes AVS devient ainsi le thème de la prochaine étape du débat sur la prévoyance vieillesse. <b>AVSplus</b> offre à cet égard un objectif déterminant.
</p><p>Des salaires décents et des rentes suffisantes&nbsp;: tels sont les objectifs pour demain. Afin que celles et ceux qui, par leur travail et leur engagement, contribuent de manière décisive au bien-être de la Suisse reçoivent la part de ce dernier qui leur revient. Des objectifs qui rendront la Suisse à nouveau plus juste et plus solidaire.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-763</guid><pubDate>Tue, 15 May 2012 17:13:00 +0200</pubDate><title>Travail professionnel et travail familial doivent être mieux répartis</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/travail-professionnel-et-travail-familial-doivent-etre-mieux-repartis</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Se référant aux derniers chiffres de l’Enquête suisse sur la population active (ESPA), la Commission féminine de l’Union syndicale suisse (USS) constate que le travail professionnel et le travail familial restent très inégalement répartis entre les sexes. En 2011, le taux d’activité (en équivalent plein temps) était de 86,7 % pour les hommes contre 56 % pour les femmes. Les tâches éducatives non rémunérées reviennent, dans leur très grande majorité, aux femmes, qui réduisent en conséquence leurs activités professionnelles. Selon les derniers chiffres de l’ESPA, une nette majorité des femmes qui exercent une activité lucrative et vivent dans un ménage avec un ou des enfants de moins de sept ans travaillent à temps partiel (87,2 %), alors que seulement 8,6 % hommes sont dans la même situation. Leur taux d’activité moindre et leur important engagement dans des tâches éducatives, les femmes le paient une fois qu’elles sont à la retraite, entre autres sous la forme de rentes de vieillesse inférieures à celles des hommes.
</p><p>La Commission féminine de l’USS demande que des mesures soient prises pour que le travail professionnel et le travail familial puissent être mieux répartis entre les sexes. Parmi ces mesures, citons notamment l’égalité des salaires entre femmes et hommes ainsi que le développement des structures d’accueil extrafamilial des enfants, avec du personnel en nombre suffisant et au bénéfice d’une formation pédagogique. Il faut également développer les structures de jour et les soins à domicile afin d’améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes de soins. 
</p><p><b>Christina Werder (079 341 90 01)</b> secrétaire de la Commission féminine de l’USS, et 	 <b>Christine Flitner (079 318 28 25)</b>, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, se tiennent à votre disposition pour toute information complémentaire. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-761</guid><pubDate>Sat, 12 May 2012 09:51:00 +0200</pubDate><title>Assemblée des délégué(e)s de l’USS en mai 2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/assemblee-des-delegue-e-s-de-l-uss-en-mai-2012</link><description>Des rentes meilleures avec AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé d’améliorer les rentes AVS à l’aide d’un projet intitulé AVSplus. Ce sont surtout les rentes des bas et moyens revenus qui devront être substantiellement augmentées. Cette décision représente un tournant dans l’histoire de l’AVS : après une vingtaine d’années de défensive en cette matière, les délégué(e)s de l’USS ont désormais posé la première pierre d’un nouveau développement social de cette assurance.</p><ul><li>Discours d'ouverture sur le projet AVSplus de Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>&lt;media db avsplus&gt;Les variantes AVSplus&lt;/media&gt;</li></ul><p>En plus, les délégué(e)s ont adopté les résolutions suivantes:</p><ul><li>&lt;media dl&gt;Pour protéger les salaires et les emplois : un cours de Fr. 1.40 pour 1 euro&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media jcs dereguler horaires de&gt;Non à la stratégie du salami pour déréguler les horaires de travail&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media jcs crise dette europe non austerite oui&gt;Crise de la dette en europe : non à l'austérité, oui à l'emploi&lt;/media&gt;</li><li>&lt;media merck&gt;Merck Serono: Ja zum Kampf für den Denk- und Werkplatz Schweiz! (n'éxiste qu'en allemand)&lt;/media&gt;</li></ul>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-769</guid><pubDate>Fri, 11 May 2012 14:48:00 +0200</pubDate><title>Libre circulation des personnes et mesures d’accompagnement: Des mesures à développer encore plus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/libre-circulation-des-personnes-et-mesures-d-accompagnement-des-mesures-a-developper-encore-plus</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Grâce aux mesures d’accompagnement, la Suisse dispose fondamentalement d’un instrument lui permettant de contrôler l’immigration de la main-d’œuvre. Le principe à la base des mesures d’accompagnement est le suivant&nbsp;: celui qui travaille en Suisse doit recevoir un salaire suisse et accéder à des conditions de travail suisses. L’application rigoureuse de ce principe, au moyen de contrôles minutieux, de salaires minimums et de sanctions sévères, permettrait de protéger les salaires suisses et les employeurs ne pourraient pas engager des forces de travail à bon marché à l’étranger au détriment des travailleurs et des travailleuses de ce pays. 
</p><p><b>Faire respecter les salaires suisses – combler les lacunes des mesure d’accompagnement</b></p><p>Malheureusement, les mesures d’accompagnement ont de notables lacunes que des firmes irresponsables peuvent utiliser pour contourner les conditions salariales helvétiques. Les problèmes proviennent surtout des indépendants fictifs et de la sous-traitance en cascade. Avec l’élargissement à l’Est, faire respecter les salaires suisses est devenu encore plus difficile. C’est la raison pour laquelle les mesures d’accompagnement doivent permettre de faire respecter directement les salaires en Suisse. Actuellement, les entreprises de l’artisanat du bâtiment sont obligées, dans de nombreuses branches, de déposer une caution. C’est en partie utile. Mais dans les cas de sous-traitance en cascade, ce moyen reste le plus souvent sans effet. L’Autriche, membre de l’UE, a durci ses mesures d’accompagnement lors de l’élargissement à l’Est, en introduisant une responsabilité solidaire. En outre, les entreprises étrangères doivent procéder à une annonce préalable des salaires, ce qui facilite les contrôles. La commission du Conseil national compétente a approuvé cette proposition. Au Conseil des États, toutefois, le conseiller fédéral Schneider-Ammann est intervenu contre une responsabilité solidaire efficace&nbsp;! C’est inacceptable. Pour protéger les salaires suisses, il faut introduire et appliquer rapidement&nbsp;: </p><ul><li><p>les mesures contre l’indépendance fictive,</p></li><li><p>l’annonce préalable des salaires,</p></li><li><p>une responsabilité solidaire efficace.</p></li></ul><p><b>Problèmes d’exécution&nbsp;: contrôles supplémentaires et protection par le biais des salaires minimaux</b></p><p>L’application des mesures d’accompagnement reste problématique. Il y a eu moins de contrôles l’an passé, alors que le nombre d’emplois en Suisse augmentait et que l’immigration se développait. Et dans les branches sans protection par des salaires minimaux, on a constaté une recrudescence de la sous-enchère salariale. Depuis 2009, le taux d’infractions y est passé de 6 à 11 pour cent, doublant quasiment&nbsp;! En 2012, la situation ne devrait pas s’être améliorée, au contraire&nbsp;: la surévaluation du franc suisse doit avoir poussé certains patrons à rechercher de la main-d’œuvre bon marché à l’étranger. Les branches particulièrement touchées sont celles de l’horticulture (taux d’infractions&nbsp;: 11&nbsp;%), celle du commerce (de détail) (11&nbsp;%) et de l’industrie (18&nbsp;%). La loi (CO art. 360a) établit clairement qu’en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimaux doivent être introduits. Mais aucun canton alémanique n’a encore promulgué de salaire minimum. L’USS exige en conséquence&nbsp;:</p><ul><li><p>l’introduction rapide et rigoureuse de salaires minimaux lors de dumping salarial </p></li><li><p>davantage de contrôles stricts dans les branches sans salaires minimaux – en particulier lors de nouvelles embauches et dans les régions frontalières </p></li><li><p>davantage de ressources pour les contrôles dans les branches à CCT étendue et la suppression du plafonnement dans les accords de prestations de la Confédération. </p></li></ul><p><b>Pas d’affaiblissement des mesures d’accompagnement à l’occasion du règlement des «&nbsp;questions institutionnelles&nbsp;» avec l’UE.</b></p><p>La Commission européenne exige de la Suisse qu’elle s’adapte à l’évolution juridique de l’UE dans le cadre des bilatérales. Mais justement, la direction suivie par l’UE en matière de protection des salaires est trop laxiste. Dans plusieurs de ses jugements, la Cour européenne de justice a tenté de saper cette protection. L’USS s’est toujours prononcée pour de bonnes relations, régulées, avec l’UE – mais à condition que les salarié(e)s en Suisse tirent avantage de cette ouverture vers l’Europe. On ne peut donc approuver une solution à cette question de l’évolution conjointe de la législation que si la Suisse ne déroge pas d’un millimètre au principe qui veut qu’en Suisse, des salaires suisses soient versés. La règle des 8 jours, les cautions et les autres mesures de protection des salaires suisses ne sont pas négociables.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-759</guid><pubDate>Fri, 11 May 2012 13:59:00 +0200</pubDate><title>Des rentes meilleures avec AVSplus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-rentes-meilleures-avec-avsplus</link><description>L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS demande un changement de cap</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé d’améliorer les rentes AVS à l’aide d’un projet intitulé AVSplus. Ce sont surtout les rentes des bas et moyens revenus qui devront être substantiellement augmentées. Cette décision représente un tournant dans l’histoire de l’AVS : après une vingtaine d’années de défensive en cette matière, les délégué(e)s de l’USS ont désormais posé la première pierre d’un nouveau développement social de cette assurance.
</p><p>Ils ont décidé à l’unanimité que l’évolution future de l’AVS devrait répondre au moins aux principes suivants :</p><ul><li>pas de baisse des rentes, </li><li>des hausses des rentes correspondant à au moins une 13e rente mensuelle, la hausse pour les bas et moyens revenus devant être particulièrement marquée, </li><li>une amélioration des rentes via l’AVS, dont le financement repose sur le système de la répartition, et la possibilité d’une augmentation des cotisations, toujours selon le même système. </li></ul><p>La prochaine Assemblée des délégué(e)s de l’USS se prononcera, le 16 novembre 2012, sur un modèle d’AVSplus concret. 
</p><p>&nbsp;</p><p><a href="/luss/qui-sommes-nous" class="linkicon">Plus d'information sur le projet AVSplus</a></p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-760</guid><pubDate>Fri, 11 May 2012 11:44:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort Abschaffung Stempelsteuer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/vernehmlassungsantwort-abschaffung-stempelsteuer</link><description>(n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[<p>09.503 Parlamentarische Initiative. Stempelsteuer schrittweise abschaffen und Arbeitsplätze schaffen: Vernehmlassungsantwort</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Suisse</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-756</guid><pubDate>Tue, 01 May 2012 15:59:00 +0200</pubDate><title>Un signal fort pour PLUS de protection, de salaire et de rente</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-signal-fort-pour-plus-de-protection-de-salaire-et-de-rente</link><description>Le 1er Mai célébré dans toute la Suisse </description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté, à l’occasion de la Fête du travail, dans plus de 50 localités du pays pour « Plus de protection, de salaire, de rente ».
</p><p>Le rapport actualisé de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune prouve l’existence d’un fossé entre les revenus. Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, en a parlé en ces termes à Zurich : « En Suisse, nous avons maintenant 10 à 15 années d’inégalité derrière nous. Dix à 15 années pendant lesquelles les hauts et très hauts revenus ont augmenté, alors que la majorité des bas et moyens revenus ont fait du surplace. Cela suffit ! » Cette dérive a des causes politiques : « Et c’est aussi au plan politique que l’on peut redresser la barre », avec une politique salariale de la raison, avec des conventions collectives de travail fortes et des salaires minimums qui permettent de vivre dignement.
</p><p>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS a stigmatisé, à Bülach, les milliards de francs de cadeaux fiscaux que la Confédération et les cantons ont offerts aux gros salaires et a proposé de faire le lien avec la votation sur les réseaux de soins intégrés : « Faire des cadeaux fiscaux aux riches et économiser sur le dos des salariés ordinaires. C’est malheureusement comme cela que fonctionne la politique fiscale des bourgeois. Si, le 17 juin, nous ne disons pas clairement non au projet de réseaux de soins intégrés « Managed care », cela continuera. La prise en charge médicale de la population se dégradera. Et, au lieu d’un financement plus juste, nous devrons payer plus de notre poche. »
</p><p>Plus de protection pour les travailleurs et travailleuses, a demandé, à Bâle, Vania Alleva, la vice-présidente de l’USS : les salaires minimums inscrits dans les conventions collectives de travail et un salaire minimum légal sont des instruments efficaces qui empêchent la sous-enchère salariale et sociale ! Ces instruments sont nécessaires pour que, au même endroit, le même salaire soit versé pour un même travail. Vania Alleva a aussi demandé plus de protection pour les syndicalistes actifs : « Précisément à une époque qui voit la pression sur les conditions de travail et les salaires s’accentuer, les syndicalistes actifs sont particulièrement exposés. Les droits syndicaux fondamentaux, comme la protection contre le licenciement ou la réintégration des personnes abusivement licenciées, n’en sont alors que plus urgents. »
</p><p>Divers autres orateurs et oratrices ont critiqué le fait que la promesse selon laquelle les rentes des premier et deuxième piliers doivent permettre de maintenir durant la retraite le niveau de vie antérieur, n’a toujours pas été réalisée. Plutôt qu’une réduction des rentes – à travers la baisse du taux de conversion minimal et du taux d’intérêt minimal LPP ainsi que le relèvement de l’âge de la retraite, la suppression de la compensation du renchérissement ou l’introduction d’un « frein à l’endettement » -, il faut une fois pour toutes inverser la tendance, soit : améliorer les rentes en améliorant l’AVS. Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV) et vice-président de l’USS, a déclaré que « le projet AVSplus, cela signifie d’abord que l’on fera ce qui figure de toute façon déjà dans la Constitution fédérale, à savoir : que tout le monde puisse passer sa retraite dans la dignité. »
</p><p>Tous et toutes les orateurs et oratrices des syndicats ont en outre demandé que des progrès concrets soient accomplis en matière d’égalité des sexes. De plus, les assurances sociales doivent protéger efficacement les gens et les services publics fournir des prestations de qualité. Alain Carrupt, coprésident de Syndicom, le syndicat des médias et de la communication, a rappelé, à Sierre, que la privatisation des services publics entraîne une hausse des coûts, restreint l’accès à des prestations publiques. Il n’est pas question de transmettre un tel héritage aux générations futures ! </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-768</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 19:38:00 +0200</pubDate><title>Dossier N° 87: Négociations conventionnelles et collectives 2011/2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-n-87-negociations-conventionnelles-et-collectives-2011-2012</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le présent document tente de récapituler les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses syndicats et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces derniers concluent des conventions collectives de<br>travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2012, dans la mesure où ils étaient disponibles.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-748</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 09:39:00 +0200</pubDate><title>Dossier Nr° 86: Rapport de repartition 2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-nr-86-sgb-verteilungsbericht-2012</link><description>Une analyse de la répartition des salaires, des revenus et de la fortune en Suisse (en allemand avec un résumé en français)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, les écarts entre les revenus et les salaires représentent un des problèmes économiques les plus importants en Suisse. Or, d’un point de vue statistique et analytique, ce problème n’est pas traité comme il devrait l’être. C’est pourquoi l’USS a rédigé l’an dernier un rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse (« Verteilungsbericht »). D’une part, le présent rapport est une actualisation (nouvelles données) de ce dernier ; de l’autre, il contient un plus grand nombre d’analyses des causes à l’origine des écarts entre revenus et entre salaires. Afin de clarifier ces causes, un chapitre du présent rapport a été consacré à l’analyse des études économiques existantes sur cette question.</p><p>Depuis les années 1990, les écarts entre les salaires se sont fortement accrus. Les salaires élevés (+33 % depuis 1994) ont augmenté nettement plus que les bas (+9 %) et les moyens (+7 %) salaires. En raison de la crise financière, les salaires les plus élevés (pour-cent supérieur) ont certes connu un léger recul entre 2008 et 2010, mais, en comparaison sur un plus long terme, il n’y a rien de particulier à cela. Si la valeur ajoutée créée par les banques a momentanément chuté, la croissance des salaires très élevés a aussi été un peu plus faible.</p><p>En Suisse, contrairement à ce qui a été le cas dans d’autres pays, aucun écart ne s’est creusé entre bas et moyens salaires. Cela devrait s’expliquer par la politique que les syndicats ont activement menée contre les bas salaires. Grâce à la campagne « Pas de salaires au-dessous de 3000 francs ! », les salaires les plus bas du secteur des services ont été augmentés. Dans certaines branches (hôtellerie-restauration, commerce de détail, etc.), certains salaires minimums ont augmenté de plus de 40 % depuis 1998.</p><p>Pendant la crise, la part des plus riches à la fortune totale a légèrement diminué. Les différences de fortune sont toutefois restées extrêmes. 2,6 % de la population possèdent 50 % de la fortune. La Suisse fait ainsi partie des pays les plus inégalitaires du monde.</p><p>La politique fiscale appliquée entre 2000 et 2010 a favorisé les couches supérieures de la société. Les hauts et très hauts revenus ont en effet profité de baisses d’impôts sur le revenu et sur la fortune. Par contre, les bas et moyens revenus ont vu leur charge croître à cause des impôts indirects, de certaines taxes et des primes de caisse-maladie ainsi que des loyers. Concernant les ménages d’une personne à bas et moyens revenus, les hausses de salaire réel de la dernière décennie ont même été plus qu’entièrement « mangées » par les hausses de certaines taxes, des primes de caisse-maladie et des frais de logement. Le revenu disponible de cette catégorie de personnes a ainsi baissé.</p><p>Les politiques peuvent combattre activement les inégalités de salaire. Que ce ne soit pas simplement des « forces du marché » globales qui creusent les écarts entre les salaires, on le voit déjà au fait que ces écarts ne se sont pas creusés de manière identique et pendant la même période dans tous les pays. S’il peut être vrai que c’est surtout une main-d’oeuvre hautement qualifiée et mieux rémunérée qui a pu profiter de l’introduction de nouvelles technologies (ordinateurs, entre autres) ou de la mondialisation, de la dérégulation des marchés financiers, etc., les politiques (« institutions ») n’étaient pas désarmés face à cette évolution. Les études économiques existantes montrent que dans tous les pays où les syndicats, ainsi qu’une politique économique et sociale active, se sont opposés au creusement des écarts entre les salaires, la répartition des revenus est aujourd’hui moins inégalitaire. Pour une évolution équilibrée des salaires, l’existence de syndicats forts, des salaires minimums efficaces, une assurance-chômage de qualité et une bonne protection des travailleurs et travailleuses 7 Schweizerischer Gewerkschaftsbund / Union syndicale suisse / Unione sindacale svizzera sont des éléments déterminants. Ces « institutions » renforcent la position des salarié(e)s ordinaires sur le marché du travail et contribuent à ce que leurs salaires puissent progresser au même rythme que l’évolution économique. Contrairement aux systèmes de salaires avec bonus axés sur une politique salariale individualisée, les systèmes classiques prévoyant des hausses générales freinent les excès commis avec les salaires les plus élevés. Certaines mesures publiques destinées à améliorer la formation initiale et continue des travailleurs et travailleuses ont aussi pour effet de réduire les inégalités. Et l’organisation des services publics est également importante ici. Les pays qui ont privatisé ces derniers ou les ont externalisés se signalent par des écarts entre les salaires plus importants que dans les pays qui n’ont pas procédé de la sorte.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-750</guid><pubDate>Fri, 27 Apr 2012 16:45:00 +0200</pubDate><title>Rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement en 2011 - Moins de contrôles, plus de pression sur les salaires : il reste beaucoup à faire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/rapport-sur-la-mise-en-oeuvre-des-mesures-d-accompagnement-en-2011-moins-de-controles-plus-de-pression-sur-les-salaires-il-reste-beaucoup-a-faire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement en 2011 donne une image très inquiétante de la situation. Premièrement, moins de contrôles ont été réalisés, alors que le nombre des personnes occupées et l’immigration ont augmenté. Deuxièmement, plus de cas de sous-enchère ont été mis au jour dans des branches particulièrement sensibles, c’est-à-dire surtout des branches qui ne sont pas protégées au moyen de salaires minimums. Depuis 2009, le taux d’infraction y a presque doublé, passant de 6 à 11 % ! Les branches principalement concernées sont celles de l’horticulture et du commerce (de détail), avec un taux d’infraction de 11 % chacune, ainsi que de l’industrie, avec un taux de 18 %.
</p><p>Dans pareille situation, la Confédération et les cantons doivent faire ce qui est clairement prévu par la loi (Code des obligations, art. 360a), à savoir : introduire, en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimums. Or, rien de tel ne s’est encore passé dans les branches concernées. La Confédération et les cantons doivent protéger les salaires dans l’horticulture et dans certaines parties du commerce de détail (chaussure, habillement) en introduisant des salaires minimums. Pour l’industrie, il faut identifier les secteurs à problème et envisager d’y introduire aussi des salaires minimums.
</p><p>Le nombre des contrôles doit être adapté aux chiffres de l’emploi et de l’immigration. En outre, la surévaluation du franc va accroître la pression sur les salaires, ce qui implique une vigilance re-doublée. Il faut donc que les commissions paritaires reçoivent les moyens nécessaires pour cela. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-758</guid><pubDate>Fri, 27 Apr 2012 11:41:00 +0200</pubDate><title>Faible progression dans les branches sans conventions collectives de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/faible-progression-dans-les-branches-sans-conventions-collectives-de-travail</link><description>Indice suisse des salaires 2011</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2011, les salaires suisses ont faiblement augmenté de 1 %, compte tenu d’une inflation de 0,7 % l’année de négociation (2010). Une évolution constatée est particulièrement inquiétante : les salaires non négociés dans le cadre de conventions collectives de travail (CCT) sont restés nettement à la traîne des salaires conventionnels (CCT).
</p><p>En 2011, les salaires conventionnels ont augmenté de 1,6 % (publication de l’OFS du 25.4). Il se peut que ces évolutions différenciées soient imputables à la pression qui s’exerce sur les salaires dans les branches sans salaires minimums. Le rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement publié le 27 avril montre en effet que les cas de sous-enchère salariale constatés sont plus nombreux dans ces branches.  </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-749</guid><pubDate>Thu, 26 Apr 2012 16:35:00 +0200</pubDate><title>Rapport sur l’avenir du 2e pilier – Audition</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/rapport-sur-l-avenir-du-2e-pilier-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-755</guid><pubDate>Mon, 23 Apr 2012 18:15:00 +0200</pubDate><title>Finissons-en avec les inégalités croissantes en matière de revenus  et de fortune !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/finissons-en-avec-les-inegalites-croissantes-en-matiere-de-revenus-et-de-fortune</link><description>Avant le 1er mai de l’an dernier, l’Union syndicale suisse (USS) présentait pour la pre-mière fois en Suisse un rapport sur la répartition des revenus et de la fortune dans notre pays. Ce rapport scientifique montrait dans quelle mesure dramatique les inégalités de revenus et de fortune s’étaient accrues ces dernières dix à quinze années en Suisse aussi. Ce grave constat n’a pas pu être réfuté, même par ceux à qu’il il ne plaisait pas, comme l’organisation faîtière de l’économie : economiesuisse. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Actualisé et remanié, le nouveau rapport poursuit l’analyse commencée. Il confirme, sur la base des données les plus récentes – qui concernent désormais aussi l’an 2010 – que le revenu disponible des petits et moyens revenus n’a guère augmenté, voire même qu’il a baissé pour des ménages à une personne, alors qu’il augmentait de façon démesurée pour les hauts et très hauts revenus. L’évolution des salaires, qui a favorisé les hauts et très hauts salaires, n’en est pas seule responsable. La politique fiscale l’est aussi, qui se caractérisait et se caractérise encore par des allégements fiscaux pour les revenus les plus élevés et les fortunes les plus grandes, pendant que les primes de caisse-maladie et les loyers alourdissent de manière excessive la charge supportée par les salarié(e)s ordinaires.
</p><p>Mais cette évolution négative n’est pas une loi de la nature. Comme le montre le rapport 2012 de l’USS, qui présente aussi les résultats des nouvelles recherches effectuées à l’étranger, ce sont finalement des décisions politiques qui entraînent plus d’inégalités ou plus d’égalité et de justice en matière de revenus et de fortune.
</p><p>Ces décisions politiques déterminantes pour l’évolution des revenus et de la fortune ont été, tout compte fait, très négatives ces dernières années précisément pour les bas et moyens revenus. Il ne suffit cependant pas de se plaindre de cette dérive concernant les hauts revenus, comme l’a tout récemment fait le Conseil fédéral dans son message sur l’initiative populaire « 1:12 – Pour des salaires équitables ». Des mesures concrètes et des progrès politiques sont nécessaires.
</p><p>En matière de politique fiscale, la spirale des baisses sans fin d’impôts en faveur des hauts revenus et des grandes fortunes doit être stoppée. L’exemple le plus flagrant est, au plan fédéral, la deuxième réforme de l’imposition des entreprises, qui se traduira par des milliards de francs de pertes pour la Confédération et au profit des riches actionnaires, donc de ceux qui ont le moins besoin d’allégements. Pour la seule année 2012, cette réforme a entraîné 400 millions de pertes fiscales pour les impôts sur le revenu et 350 millions pour l’impôt anticipé. Comme le Tribunal fédéral l’a aussi confirmé entretemps, les citoyen(ne)s ont été dupés avant le vote par les autorités fédérales compétentes, c’est-à-dire qu’on leur a menti. Non seulement eu égard aux graves conséquences de cette réforme, mais aussi d’un point de vue démocratique, ce serait un échec capital du Conseil fédéral et du Parlement s’ils n’étaient pas en mesure de faire en sorte, dans des délais raisonnables, que ces conséquences ne se reproduisent plus.
</p><p>Somme toute, la politique fiscale doit revenir aux principes élémentaires inscrits dans la Constitution fédérale, à savoir : une imposition en fonction de la capacité économique. En lieu et place de nouvelles baisses d’impôts en faveur des entreprises, il faut corriger certaines choses comme le propose, par exemple, l’initiative pour un impôt fédéral sur les successions soutenue par les syndicats. Un impôt sur les bonus, ainsi qu’il en est actuellement question en rapport avec l’initiative « contre les rémunérations abusives », serait un signal allant dans la bonne direction.
</p><p>Pour les bas et moyens revenus, il est d’autre part déterminant qu’à nouveau quelque chose d’utile se passe enfin en ce qui concerne les primes des caisses-maladie, qui se transforment toujours plus en un impôt indirect antisocial. Les premiers pas à effectuer en matière de réductions des primes n’ont que trop attendu.
</p><p>Enfin, du point de vue de la politique salariale, il faut introduire des salaires minimums en fonction des professions et des qualifications et un seuil inférieur de 22 francs de l’heure, ainsi que le demande l’initiative des syndicats pour des salaires minimums. C’est nécessaire pour que l’évolution des bas et des moyens salaires puissent redevenir durablement positive. Le rapport sur la répartition des revenus et de la fortune montre que les systèmes salariaux qui prévoient des salaires minimums et des hausses générales rendent la situation plus juste. Telles sont les conclusions les plus urgentes à tirer de ce rapport 2012. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-753</guid><pubDate>Mon, 23 Apr 2012 18:13:00 +0200</pubDate><title>Écarts entre les salaires : les politiques peuvent et doivent agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/ecarts-entre-les-salaires-les-politiques-peuvent-et-doivent-agir</link><description>On peut remédier au creusement des inégalités de salaires. Ce qui est déterminant pour une évolution équilibrée des salaires, c&#039;est l&#039;existence de syndicats forts, des salaires minimums effficaces, une assurance-chômage de qualité et une protection solide des travailleurs et travailleuses.</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-757</guid><pubDate>Mon, 23 Apr 2012 16:24:00 +0200</pubDate><title>On peut et on doit combler les écarts croissants entre les revenus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/on-peut-et-on-doit-combler-les-ecarts-croissants-entre-les-revenus</link><description>L’USS actualise son rapport sur la répartition des revenus et de la fortune</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport 2012 de l’Union syndicale suisse (USS) sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse confirme, sur la base de données récentes, que les écarts entre les revenus continuent de se creuser. En 2010, une famille de quatre personnes avec un revenu élevé avait, après déduction du renchérissement, 15 000 francs de plus à disposition qu’en 2000 ; la même famille, mais à bas revenu, avait, elle, 1 300 francs seulement de plus à disposition à la même date. Les salarié(e)s ordinaires vivant en ménage à une personne avait même moins d’argent pour vivre en 2010.
</p><p>Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, explique comme suit cette évolution antisociale : « Les hauts salaires ont beaucoup plus augmenté que les autres. S’y ajoute une politique fiscale favorable aux couches supérieures de la société. Par contre, les bas et moyens revenus voient leur charge fortement augmenter à cause des primes des caisses–maladie et des loyers. »
</p><p>Cette évolution négative des salaires n’est pas, explique aussi Paul Rechsteiner, le président de l’USS, une « loi de la nature », mais découle de décisions politiques. Les nouvelles études de l’OCDE le montrent bien. C’est pourquoi on peut et doit supprimer les inégalités croissantes en matière de revenus et de fortune.
</p><p>Ici, un rôle-clé est joué par des « syndicats forts, qui veillent à diminuer les inégalités de salaire, en particulier à l’aide de salaires minimums fixés en fonction des professions et des qualifications », a encore précisé Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur du syndicat Unia, ajoutant : « Nous avons aussi lancé l’initiative populaire pour un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure pour empêcher les abus commis avec les bas salaires. »
</p><p>D’autres mesures nécessaires sont :</p><ul><li>une correction de la politique fiscale antisociale : il est urgent que le principe de l’apport de capital de la deuxième réforme de l’imposition des entreprises soit restreint ;</li><li>un financement plus juste, en fonction du revenu, de l’assurance-maladie et, à court terme, une hausse des fonds destinés aux réductions des primes de caisse-maladie ;</li><li>le passage d’une politique salariale individualisée avec bonus à des systèmes salariaux classiques prévoyant des hausses générales ;</li><li>une politique de formation initiale et continue active pour les salarié(e)s ordinaires. </li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-754</guid><pubDate>Wed, 04 Apr 2012 18:03:00 +0200</pubDate><title>Mauvais arguments pour une baisse des rentes </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/mauvais-arguments-pour-une-baisse-des-rentes</link><description>Les rentes du 2e pilier ont pour fonction, avec celles de l’AVS, de permettre aux retraité(e)s de « maintenir de manière appropriée (leur) niveau de vie antérieur ». C’est notre Constitution fédérale qui le demande. Aujourd’hui déjà, cet objectif constitutionnel est menacé pour de nombreuses personnes de bas ou moyen revenu. On ne saurait donc d’autant moins tolérer, concernant des rentes réglementées par la loi, que leur niveau actuel soit baissé. </description><content:encoded><![CDATA[<p><b>[UNVOLLSTÄNDIG]</b></p><p>C’est sur cette toile de fond que les Suisses et les Suissesses ont, le 7 mars 2010, rejeté par 72,7 % dans les urnes un projet de baisse du taux de conversion minimal de la prévoyance professionnelle. Avant ce scrutin, le Conseil fédéral et l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) ainsi que les partis bourgeois avaient juré aux citoyen(ne)s que le 2e pilier serait financièrement menacé si les rentes n’étaient pas baissées. Les arguments avancés dans ce sens à grands frais lors d’une des plus onéreuses campagnes de votation de ces dernières années ne convainquirent pas.
</p><p>Le dernier acte officiel accompli par le conseiller fédéral Didier Burkhalter en tant que chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) chargé de ce dossier a été d’ouvrir l’audition au sujet du rapport sur l’avenir du 2e pilier. Le cœur de ce rapport est à nouveau la baisse, présentée comme incontournable, du taux de conversion minimal. Étant donné l’importance revêtue par ce rapport pour les décisions stratégiques qui seront très prochainement prises en matière de prévoyance vieillesse, l’Union syndicale suisse (USS) a soumis à un examen minutieux les hypothèses de l’OFAS, compétent pour ces ques-tions, et les buts à atteindre fixés par lui. Le résultat de cette analyse montre que ces hy-pothèses et buts sont aussi problématiques que les anciennes prévisions erronées du même office sur l’avenir de l’AVS, des erreurs qui ont été nettement corrigées depuis lors par ce dernier, pour se rapprocher de la réalité.
</p><p>Quiconque lit attentivement ce rapport volumineux s’étonne tout d’abord de voir que les hypothèses centrales sur l’évolution de l’espérance de vie et les taux d’intérêts ne s’appuient que sur peu de données chiffrées. Pour les taux d’intérêt, on voit des courbes descendantes vertigineuses en ce qui concerne les placements à faible risque et, pour l’espérance de vie, les données sont celles de quelques institutions de prévoyance et con-cernent notamment des employé(e)s de l’État. Ainsi, déjà dans la partie déterminante de ce rapport, on est surpris par la superficialité du travail et la maigreur des données utilisées.
</p><p>Un examen plus fouillé fait apparaître qu’avant de prendre des décisions qui sont de grande portée pour l’avenir et auront des effets en conséquence pour la sécurité sociale, l’évolution des taux d’intérêt et des rendements doit être considérée et analysée dans un contexte plus vaste. Il suffit de mentionner à cet égard que, survenant dans le cadre d’une inflation aujourd’hui absente, de petites modifications peuvent déjà changer totalement la donne. Et il y aurait aussi lieu de s’étonner du fait que même l’Administration fédérale des finances, réputée pour sa grande retenue, arrive, dans les « Perspectives à long terme des finances publiques en Suisse » qu’elle vient de publier, à des taux d’intérêt de loin supérieurs à ceux de l’OFAS.
</p><p>Quant à l’évolution de l’espérance de vie, la maigreur des données utilisées saute encore plus aux yeux. On dissimule par exemple purement et simplement le fait que cette minorité d’assuré(e)s à qui s’applique en premier lieu le taux de conversion minimal est composée des classes sociales dont l’espérance de vie est moindre. Et dire que chacun sait que l’« inégalité » face à la mort est importante, c’est-à-dire qu’il y a donc « inégalité » de l’espérance de vie : Celles et ceux qui gagnent peu pour un travail correspondant vivent en effet moins longtemps que celles et ceux qui gagnent plus et dont les activités sont plus qualifiées.
</p><p>Mais qui aimerait imposer à la population des baisses de rentes est tenu d’analyser ou de faire analyser les réalités fondamentales ici. Et de le faire de manière approfondie, sérieuse et compréhensible. Que la « communauté de croyance » qui va de la branche des groupes d’assurances jusqu’à l’Association suisse des institutions de prévoyance (ASIP) soit unanime à penser, comme avant le 7 mars 2010, que le taux de conversion minimal doit être baissé n’est pas suffisant dans un processus démocratique pour justifier des décisions politiques importantes. Pour cela, il faut des bases qui reposent sur des faits et soient crédibles. Le rapport sur l’avenir du 2e pilier ne satisfait pas à ces exigences.
</p><p>S’ajoute à cela que l’OFAS lui-même a commandé des études qui établissent que les coûts administratifs et générés par la gestion de la fortune sont fortement surfaits. Qui plus est, les primes de risque représentent des affaires importantes pour les compagnies d’assurance, en cela que les bénéfices y sont presqu’aussi élevées que les dépenses totales de ces compagnies. Mais tant que, du côté de l’OFAS, on ne fait que constater les faits sans en tirer de conclusions politiques, il n’est pas question que les gains des groupes d’assurance continuent à augmenter grâce à des baisses de rentes sur le dos des personnes concernées.
</p><p>Dans pareil contexte, l’USS continuera son combat contre toute baisse des rentes du 2e pilier. Il reste à espérer que le DFI retravaille dans un proche avenir de manière appro-fondie, comme pour celles de l’AVS, les bases du 2e pilier. </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-742</guid><pubDate>Fri, 30 Mar 2012 11:10:00 +0200</pubDate><title>Projet Managed care : Trompeur et dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/projet-managed-care-trompeur-et-dangereux</link><description>Le projet « Managed care » est un projet trompeur et dangereux. En y regardant de plus près, on s&#039;aperçoit qu&#039;il conduit non seulement à une médecine à deux vitesses, mais qu&#039;il sert aussi de prétexte pour réorienter le pilotage du système sanitaire en fonction d&#039;intérêts économiques. C&#039;est à juste titre que s&#039;est constitué un large mouvement d&#039;opposition au projet au sein de la population, avec le soutien de nombreuses organisations concernées. Cette opposition est mise en évidence par plus de 130’000 signatures récoltées en faveur du référendum contre ce projet</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Les raisons de dire NON au projet de réseaux de soins intégrés sont multiples</h3><p>Selon ce projet, l'obligation de contracter basée sur le principe de la solidarité serait supprimée: les caisses-maladie pourraient alors dicter leurs décisions et prendre le contrôle du pilotage du système de la santé. Elles pourraient ainsi imposer leurs condi-tions aux réseaux de soins intégrés – par le biais de contrats secrets – et en biffer cer-tains de leur liste selon leur bon vouloir. Ces problèmes toucheraient également les hôpitaux, les homes, les services d'aide et de soins à domicile et les cliniques, qui de-vraient intégrer directement ou indirectement ces réseaux. En effet, ces derniers au-raient l'obligation de proposer l'ensemble des prestations de soins de santé conformé-ment à la Loi sur l’assurance-maladie.
</p><p>Les réseaux de soins intégrés devraient également respecter des objectifs budgétaires (fixés par les caisses) et participeraient ainsi pour moitié à un éventuel bénéfice ou à une éventuelle perte. Ces conditions inciteraient les fournisseurs de prestations à ne miser que sur des examens et thérapies réduits au minimum et à priver les patient(e)s des traitements les mieux adaptés à leur situation, mais occasionnant des coûts plus élevés. Pour le personnel du secteur de la santé, cette situation engendrerait un stress énorme du point de vue éthique : il serait soumis à une pression morale qui le pousserait à accorder davantage d'importance à des critères économiques qu'aux besoins des patient(e)s. La pression des coûts exercée sur les réseaux de soins entraînerait des me-sures d'économies prises au détriment du personnel et de ses conditions d'engagement, que ce soit dans les cabinets médicaux, les hôpitaux ou les homes. Tous ces facteurs provoqueraient une dégradation de la qualité du système de santé pour les patient(e)s.
</p><p>Le projet actuel prévoit de lier les assuré(e)s à leur caisse maladie et au modèle d'assu-rance choisi par le biais de contrats d'une durée de trois ans. Les assuré(e)s qui vou-draient changer de réseau avant l'échéance de leur contrat devraient payer une prime de sortie élevée.
</p><p>Le système sanitaire américain, dans lequel les réseaux de soins intégrés sont très ré-pandus, nous montre les problèmes qu’un tel système peut engendrer : une augmenta-tion massive des aspects bureaucratiques, des litiges (portés devant les tribunaux) et des coûts administratifs.
</p><p>Une personne qui ne voudrait ou ne pourrait adhérer à un réseau de soins intégré (en raison d'une couverture régionale insuffisante par ces derniers) devrait dorénavant as-sumer une quote-part pouvant s'élever jusqu'à 1000 francs par année, cette participation payée par l’assuré(e) venant s'ajouter à la franchise (dont le montant minimal est de 300 francs) et aux primes de caisse-maladie en constante augmentation. L'assuré(e) incapable de payer un tel prix serait privé du libre choix du médecin et du libre choix de l'hôpital.
</p><p>Étant donné l'intégration des homes et des hôpitaux dans ces réseaux de soins, la sup-pression de la liberté de choisir ne concernerait pas seulement les médecins, mais éga-lement les hôpitaux et les homes.
</p><h3>Prenons trois exemples</h3><p>Le médecin de famille que Madame H. consulte depuis de nombreuses années change de réseau de soins intégré. Or la caisse-maladie de Madame H. n'a pas conclu de con-trat avec ce nouveau réseau. Cette situation place Madame H. devant le dilemme sui-vant : soit elle accepte de payer une prime de sortie élevée, soit elle doit changer de médecin de famille.
</p><p>Monsieur R. devient dépendant de soins. Son réseau de soins intégré n'a signé de con-trat qu'avec des homes très éloignés de son domicile, sa famille et ses amis. M. R. est donc obligé de se rendre dans un home faisant partie du réseau de son assurance-maladie ou de payer une prime de sortie élevée.
</p><p>Chaque fois que son médecin lui prescrit des médicaments anticancéreux onéreux, Madame S. doit faire une journée d'hôpital, car le canton participe à la prise en charge des coûts pour les cas hospitaliers (stationnaires), ce qui allège le budget du réseau de soins concerné.
</p><p>Les réseaux de soins intégrés sont importants. C'est pourquoi nous avons besoin d'un nouveau projet de réseaux de soins intégrés qui prévoie le libre choix du réseau et donc du médecin. Nous voulons un projet sans contrat liant les assuré(e)-s à leur caisse sur plusieurs années, sans coresponsabilité budgétaire, mais qui fixe l'obligation de contracter pour les caisses et qui renforce la qualité professionnelle. Pour obtenir des réseaux de soins intégrés répondant aux intérêts des assuré(e)s, nous devons refuser massivement l’actuel projet « Managed care », qui est un projet trompeur !</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-747</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 17:11:00 +0200</pubDate><title>Ordonnance sur la poste</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/ordonnance-sur-la-poste</link><description>(traduction partielle)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-746</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 17:06:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassung zur Parl. Initiative von Siebenthal „Raumplanerische Rahmenbedingungen für die Lagerung einheimischer erneuerbarer Rohstoffe“</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vernehmlassung-zur-parl-initiative-von-siebenthal-raumplanerische-rahmenbedingungen-fuer-die-lagerung-einheimischer-erneuerbarer-rohstoffe</link><description>(n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-745</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 14:00:00 +0200</pubDate><title>Une AVS solide et une AI qui a redressé la barre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-avs-solide-et-une-ai-qui-a-redresse-la-barre</link><description>Comptes d’exploitation 2011 du Fonds de compensation AVS/AI/APG </description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien que les rentes AVS aient été relevées en 2011 sur la base de l’indice mixte et en dépit du catastrophisme alimenté par certains depuis des années à ce sujet, les comptes 2011 de l’AVS bouclent sur un résultat par répartition positif. Les finances de l’AVS sont et restent stables. Un relèvement de l’âge de la retraite des femmes se révèle ainsi superflu. Et l’USS s’y opposerait donc.
</p><p>Concernant l’AI, la 5e révision et le financement additionnel déploient leurs effets. En 2011, les rentes de l’AI ont été presque entièrement financées par les recettes. Et cette assurance n’accumule plus de dettes. Grâce aux mesures de la révision 6a entrées en vigueur depuis 2012, l’AI va même enregistrer des bénéfices. Toute nouvelle coupe dans les rentes, comme le prévoit la révision 6b, serait superflue. L’USS demande que l’on renonce à cette révision 6b.
</p><p><b>Doris Bianchi (076 564 67 67)</b>, secrétaire dirigeante de l’USS, et<br><b>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</b>, Service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-732</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 10:36:00 +0200</pubDate><title>Recul clairement freiné : 368 752 membres</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/recul-clairement-freine-368-752-membres</link><description>Effectifs des syndicats en 2011</description><content:encoded><![CDATA[<p>À la fin 2011, l’Union syndicale suisse (USS) comptait exactement 368 752 membres répartis dans 16 fédérations. Par rapport à 2010, cela représente 3 330 membres de moins, soit -0,89 %. Mais ce recul a été clairement freiné (-1,39 % l’année précédente).
</p><p>Le nombre de femmes membres de l’USS a augmenté. Elles sont aujourd’hui 103 175 (2010 : 101 675), soit 1,5 % de plus. Leur part aux effectifs totaux est maintenant de 28 % (2010 : 27,3 %). Cela fait 20 ans que le nombre de membres féminins ne cesse d’augmenter à l’USS. Depuis cette époque, il a presque doublé.
</p><p>Cinq syndicats de l’USS ont vu leurs effectifs augmenter. En chiffres absolus comme en pourcent, c’est le ssp (Syndicat suisse des services publics) qui a enregistré la plus forte croissance. Ce syndicat progresse d’ailleurs depuis quatre ans. En 2011, il comptait 550 membres de plus (1,5 %) qu’en 2010 et, pour la première fois, plus de femmes que d’hommes. La hausse la plus forte concerne le secteur de la santé. Unia, qui représente plus de la moitié de l’USS (193 518 membres) a vu ses effectifs légèrement augmenter de 112 unités ; cela, en particulier dans le tertiaire, alors que les secteurs bien syndiqués comme la construction, les arts et métiers et l’industrie enregistraient une stagnation de leurs effectifs, ou reculaient légèrement là où l’emploi reculait également. Les syndicats kapers (personnel de cabine du transport aérien), AvenirSocial (Professionnels du travail social Suisse) et la SBKV (artistes dramatiques de Suisse alémanique) ont aussi connu une hausse de leurs effectifs.
</p><p>Neuf fédérations ont perdu des membres. En chiffres absolus, le recul de syndicom (Syndicat des médias et de la communication) apparaît particulièrement marqué. Dans ce cas, la fusion qui a abouti à ce syndicat a eu l’effet habituel de toute fusion : membres refusant la fusion, mise à jour administrative des fichiers de membres, élimination des doublons, pour une part, et, de l’autre, forte concentration sur la fusion entraînant un affaiblissement momentané de la présence syndicale sur le terrain.
</p><p>L’an dernier, l’USS a accueilli un nouveau membre, Nautilus, le syndicat international des transports maritimes, qui compte 680 membres. Nautilus est la neuvième fédération à rejoindre l’USS depuis le nouveau millénaire. Si l’on ne tient pas compte de cette affiliation, les fédérations de l’USS ont perdu 1,08 % de leurs membres en 2011. Mais même dans ce cas, il apparaît que le recul de 2010 a été visiblement freiné en 2011.
</p><p><b>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</b>, service de la communication de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-744</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 10:21:00 +0200</pubDate><title>Vernehmlassungsantwort des SGB zur Änderung der Radio- und Fernsehverordnung</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/vernehmlassungsantwort-des-sgb-zur-aenderung-der-radio-und-fernsehverordnung</link><description>(n’existe qu’en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Communication et medias</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-743</guid><pubDate>Wed, 28 Mar 2012 17:30:00 +0200</pubDate><title>Réponse de l’USS à la consultation sur la révision partielle de la loi fédérale sur les étrangers (chapitre sur l’intégration et lois spéciales)</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/reponse-de-l-uss-a-la-consultation-sur-la-revision-partielle-de-la-loi-federale-sur-les-etrangers-chapitre-sur-l-integration-et-lois-speciales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-741</guid><pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:01:00 +0200</pubDate><title>L’USS exige que le conseil fédéral combatte les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-exige-que-le-conseil-federal-combatte-les-licenciements-antisyndicaux</link><description>Le tribunal fédéral tâcle les droits syndicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS s’insurge contre la décision du tribunal fédéral, qui a donné raison à tamedia en jugeant que le licenciement du président de la commission du personnel du «Tages Anzeiger&nbsp;» Daniel Suter n’était pas abusif. Ce dernier avait été licencié pour «&nbsp;motifs économiques&nbsp;» juste avant le début de négociations importantes qu’il devait mener au nom de ses collègues. Ce licenciement antisyndical, contraire à l’esprit du partenariat social, avait particulièrement choqué.
</p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">En acceptant des «&nbsp;motifs économiques&nbsp;» comme justification pour licencier un représentant du personnel, le tribunal fédéral affaiblit les salariés qui s’engagent pour défendre les intérêts de leurs collègues et, partant, le partenariat social. Un tel licenciement, prononcé en période de négociations, montre que certains employeurs refusent un partenariat social qui se déroule entre deux partenaires égaux. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">L’USS exige désormais du Conseil fédéral qu’il présente enfin au Parlement un projet de renforcement de la protection contre le licenciement antisyndical, qui soit digne de ce nom et conforme aux engagements internationaux de la Suisse. Elle exige notamment que les victimes de ces licenciements puissent être réintégrées et que les employeurs ne puissent plus invoquer n’importe quel prétexte pour mettre au pas les représentants du personnel.&nbsp; </span></p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-740</guid><pubDate>Mon, 26 Mar 2012 16:58:00 +0200</pubDate><title>Dossier 85: Coûts administratifs de la prévoyance professionnelle : un potentiel important d&#039;économies</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-85-berufliche-vorsorge-iii-verwaltungskosten-bedeutendes-sparpotenzial</link><description>(en allemand, avec un résumé en français)</description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résumé</strong></p><p>La prévoyance professionnelle est conçue comme une assurance sociale. Les cotisations des salarié(e)s et des employeurs servent à financer les prestations dues lorsque certains risques surviennent. Ce processus entraîne nécessairement des coûts. En outre, de nombreux fournisseurs de services y participent aussi et doivent donc également être rémunérés. Mais ces coûts doivent être dans un rapport raisonnable avec la prestation. La présente analyse de l'Union syndicale suisse montre que ce n'est pas le cas dans le 2<sup>e</sup> pilier.</p><p>La question des coûts ne doit pas être uniquement posée sous l'angle de la crédibilité de la prévoyance professionnelle. Les coûts influencent aussi le financement des engagements, sous forme de prestations, des institutions de prévoyance. Si le Conseil fédéral met en discussion une nouvelle baisse du taux de conversion minimal dans son rapport sur l'avenir du 2<sup>e</sup> pilier, il y a alors lieu d'établir quels sont les coûts et de montrer aussi quelles sont les économies potentielles.</p><p>Le premier obstacle ici, c'est que les coûts administratifs, et en particulier ceux entraînés par la gestion de la fortune, ne sont pas présentés de manière transparente. Une étude commandée par l'Office fédéral des assurances sociales sur les coûts de gestion de la fortune a révélé que ces derniers se sont montés, pour la seule année 2009, à plus de 2,8 milliards de francs, une somme qui a été directement déduite du produit des capitaux et dont il n'a jamais été fait état dans les comptes. Il a en outre été prouvé que des coûts de gestion de la fortune élevés n'entraînent pas une hausse des rendements nets ; au contraire, ceux-ci ont tendance à diminuer.</p><p>En ce qui concerne les coûts de gestion de la fortune, les économies potentielles de 1,8 milliard (étude c-alm) sont considérables. Si les institutions de prévoyance réalisaient 80 % de ce potentiel, on disposerait chaque année d'environ 1,45 milliard de plus pour financer les prestations. Cela représente 0,15 point de pour-cent du taux de conversion minimal. Ainsi, les charges financières entraînées par la prolongation d'une année de l'espérance de vie pourraient être totalement compensées.</p><p>Les compagnies d'assurance-vie occupent aujourd'hui une position importante dans la prévoyance professionnelle. Elles jouent le rôle de porteuses de risques et assument la garantie du capital concernant les engagements en matière de prestations. À cause de bases légales et de prescriptions en matière de présentation des comptes différentes, la structure des coûts des compagnies d'assurance-vie est encore plus opaque et il n'est guère possible de la comparer à celle des caisses de pensions. Les coûts administratifs ne sont pas indiqués de manière unifiée. Pour des raisons de marketing, les compagnies d'assurance demandent systématiquement des coûts administratifs trop bas, qui ne couvrent pas les dépenses effectives. Et c'est aux assuré(e)s de payer la différence. En ce qui concerne les coûts administratifs des assureurs-vie, des économies d'au moins 130 millions sont possibles.</p><p>Le principe de la couverture des coûts n'est pas non plus appliqué aux primes qui servent à couvrir les risques de décès et d'invalidité. Dans le processus de risque, les assuré(e)s paient des primes qui dépassent de beaucoup les dépenses. Ces primes sont calculées sur la base des données de l'AI des années 2000-2005 et dépassaient donc en moyenne de plus d'un tiers, en 2010, ce que les dépenses auraient justifié. Les assureurs-vie font en premier lieu des bénéfices avec le produit des primes de risque non reversé sous forme de prestations. En tant qu'autorité de surveillance, la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) tolère des primes exagérées et ne remplit de ce fait pas son mandat qui est de protéger les assuré(e)s contre les abus des assurances. Pour qu'une prime de risque ne soit pas considérée comme abusive, elle ne doit pas dépasser de plus de 20 % les dépenses concernées. Si les tarifs avaient été corrects en 2010, les économies potentielles se seraient montées à 442 millions.</p><p>Les garanties offertes par les assureurs-vie pour le capital qu'ils gèrent sont payées par les assuré(e)s eux-mêmes ; cela, d'une part, à travers des primes de risque élevées, de l'autre, à cause de provisions importantes et, enfin, du fait des attributions faites au fond des excédents. Les assureurs-vie ont en effet le droit de comptabiliser ce fonds des excédents - ceux-ci appartiennent aux assuré(e)s - comme capital garantissant leur solvabilité. À cause de ces filets de sécurité, la participation des assureurs-vie au fonds des excédents - elle ne doit pas excéder 10 % du produit global - est trop élevée. Tant que l'on n'aura pas établi ce qu'est une rémunération raisonnable du service fourni sous forme de garantie du capital, dans le système de la prévoyance professionnelle conçue comme une assurance sociale, l'actuelle participation aux excédents se révèle arbitraire. C'est pourquoi il est urgent que l'on applique la méthode " basée sur le résultat ". Cela représenterait à nouveau des économies potentielles de 310 millions de francs.</p><p>Pour la seule année 2010, 880 millions de trop ont bénéficié aux assureurs-vie. De l'argent payé par les assuré(e)s et qui devrait être à disposition pour financer leurs prestations.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-739</guid><pubDate>Mon, 26 Mar 2012 16:45:00 +0200</pubDate><title>Dossier 84: La prévoyance professionnelle -analyse critique des bases utilisées aujourd&#039;hui en matière d&#039;espérance de vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-84-berufliche-vorsorge-ii-lebenserwartung-eine-kritische-analyse-der-heute-verwendeten-grundlagen</link><description>en allemand, avec un résumé en français</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><strong>Résumé</strong></p><p class="Text">Nous sommes en meilleure santé et vivons plus longtemps qu’autrefois, ce que la population apprécie beaucoup. Il s’agit là aussi là d’un signe de bien-être économique. Plus le niveau des revenus est élevé dans un pays, plus l’espérance de vie y est habituellement longue. Pour la prévoyance vieillesse, cela signifie que le potentiel financier des caisses de prévoyance augmente avec l’espérance de vie.</p><p class="Text">Le débat public sur le financement de la prévoyance vieillesse est cependant dominé par la question de la hausse des coûts entraînés par la prolongation de l’espérance de vie. Dans le cas du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, ce débat concerne le niveau du taux de conversion minimal, qui transforme en rente annuelle l’avoir de vieillesse accumulé par chaque assuré(e).</p><p class="Text">Comme l’espérance de vie des personnes assurées dans le 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier a augmenté, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) propose, au nom du Conseil fédéral dans le rapport sur l’avenir du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier, de baisser le taux de conversion minimal&nbsp;; cela, alors qu’avec l’entrée en vigueur, de 2004 à 2006, de la 1<sup>ère</sup> révision de la LPP, il a déjà été tenu compte de la prolongation de l’espérance de vie des assuré(e)s à travers la baisse progressive de 7,2&nbsp;% à 6,8&nbsp;% de ce taux. De plus, le peuple a rejeté en mars 2010 dans les urnes une nouvelle baisse à 6,4&nbsp;%.</p><p class="Text">L’USS a analysé les assertions faites par l’OFAS sur l’espérance de vie dans son rapport. Il lui est apparu que ce dernier laisse sans réponse bon nombre de questions centrales, voire ne les pose même pas. Sur d’autres points prédomine une approche superficielle.</p><p class="Text">1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La baisse du taux de conversion minimal concerne d’abord les personnes assurées dans le seul régime obligatoire ou juste au-dessus. Habituellement, ce sont des personnes dont l’espérance de vie est faible. Les personnes assurées dans le régime surobligatoire, c’est-à-dire les groupes de personnes à espérance de vie plus longue, seraient beaucoup moins touchées par une baisse de ce taux. On peut déjà leur appliquer en règle générale un taux de conversion inférieur. Celui qui avance l’argument selon lequel ce taux doit être baissé à cause de la longue espérance de vie doit prouver que le groupe des personnes assurées dans le régime obligatoire a aussi une longue espérance de vie. À ce jour, la Confédération n’a pas encore produit cette preuve.</p><p class="Text">2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La présente analyse montre que la qualité des données relatives à l’espérance de vie et leur accessibilité pour le public sont absolument insuffisantes. Ainsi, sur l’espérance de vie dans le 2<sup>e&nbsp;</sup>pilier, il n’y a aucune donnée officielle englobant la totalité des assuré(e)s. En lieu et place, on s’appuie sur des données fournies par quelques institutions de prévoyance qui ne satisfont pas à l’exigence de représentativité. Cela se voit dans les données parfois très différentes des tables de mortalité officiellement utilisées. Il faut ainsi partir de l’idée qu’elles font état d’une espérance de vie trop élevée. Une grande partie des données officielles soit n’est pas du tout accessible au public, soit ne l’est que moyennant finance - et pas un petit montant -, ce qui va à l’encontre de la transparence la plus grande possible légitimement demandée. Pour étudier sérieusement dans quelle mesure l’augmentation de l’espérance de vie nécessite une nouvelle baisse du taux de conversion minimal, on a besoin d’une base de données indépendante, exhaustive, d’une qualité au-dessus de tout soupçon et qui puisse être consultée par tout un chacun.</p><p class="Text">3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Même si les caisses de pensions doivent dépenser plus d’argent à cause de la prolongation de l’espérance de vie, elles peuvent simultanément profiter d’évolutions qui allègent leurs charges. En effet, alors que les rentes de vieillesse ont augmenté de plus de 30&nbsp;% de 2004 à 2010, le nombre des rentes d’invalidité a stagné. Le nombre des rentes de conjoint a progressé bien moins fortement que celui des rentes de vieillesse. Il s’agit là d’évolutions nouvelles, qui doivent être prises en considération lorsque l’on apprécie les perspectives financières du 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier.</p><p class="Texte">Pour apprécier correctement les effets réels de l’espérance de vie sur la situation financière des institutions de prévoyance, il faut tout d’abord élaborer et rendre accessibles les bases techniques correspondantes, dont la qualité doit aussi être suffisante. En outre, la discussion ne doit pas se limiter à l’espérance de vie et aux rendements, mais englober également d’autres évolutions importantes au plan des dépenses. Enfin, il faut instaurer une transparence totale quant au groupe de personnes effectivement concernées et aux conséquences financières exactes pour les caisses de pensions.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-699</guid><pubDate>Fri, 23 Mar 2012 15:26:00 +0100</pubDate><title>Halte aux licenciements antisyndicaux, un scandale antidémocratique ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/halte-aux-licenciements-antisyndicaux-un-scandale-antidemocratique</link><description>RÉSOLUTION
Adoptée par le Congrès de l’USS du 5/6 novembre 2010</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans tous les pays démocratiques, les travailleurs et les travailleuses qui exercent une fonction syndicale spécifique bénéficient d’une importante protection contre les licenciements. En Suisse, cette protection se limite à un strict minimum. Qui plus est, si un tribunal juge qu’un représentant syndical a été abusivement licencié, l’indemnité prévue peut être – tout au plus – de six mois de salaire et aucune réintégration de la personne concernée ne peut être ordonnée.
</p><p>Qu’il soit possible de se «&nbsp;racheter&nbsp;» à si bon compte constitue un affront à la démocratie et une violation du droit international, à savoir&nbsp;: la convention n° 98 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) que la Suisse a ratifiée. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) a déposé plainte contre la Suisse auprès de l’OIT en 2003. Ensuite, l’OIT a tancé la Suisse, mais le Conseil fédéral et l’Administration fédérale, invoquant le blocage des employeurs sur cette question, n’ont pas voulu agir. 
</p><p>Lors de la dernière crise, les licenciements antisyndicaux ont fortement augmenté. Plusieurs entreprises – et parmi elles, certaines qui aiment à se présenter au public comme étant des modèles (Tamedia, Manor) – ont procédé à des licenciements abusifs de représentant(e)s syndicaux. Ce faisant, elles se sont débarrassées de leur critique et opposition en leur sein pour pouvoir réaliser sans heurts des restructurations contre la volonté du personnel. Ce style «&nbsp;marche ou crève&nbsp;», ce recours impératif à la muselière est absolument contraire à toute notion de partenariat social et de société démocratique. Le personnel et le syndicat y sont pris en tenailles. Les syndicats de l’USS ont dénoncé à la faveur d’une campagne publique ce scandale qui se répand dramatiquement. Ce qui a enfin amené entretemps le Conseil fédéral à reconnaître qu’il y avait lieu d’agir. Dans son projet de renforcement de la protection contre le licenciement de personnes qui signalent des faits répréhensibles dans leur entreprise, il entend désormais aussi protéger les représentant(e)s syndicaux. 
</p><p>Le congrès de l’USS réaffirme que
</p><p>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les licenciements antisyndicaux et la répression antisyndicale sont un affront à l’État de droit et indignes d’une démocratie&nbsp;;
</p><p>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le mouvement syndical continuera à dénoncer publiquement les licenciements antisyndicaux, car les entreprises qui appliquent des méthodes autoritaires doivent savoir qu’il leur en coûtera cher. Les syndicats continueront à mener campagne contre les licenciements antisyndicaux, pour renforcer les droits syndicaux dans les entreprises et pour que les employeurs qui en entravent l’exercice soient lourdement sanctionnés&nbsp;;
</p><p>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; si les négociations et efforts déployés en faveur d’une meilleure protection des représentant(e)s syndicaux contre les licenciements devaient échouer, l’USS renouvellera sa plainte auprès de l’OIT&nbsp;; elle étudiera aussi le recours à des&nbsp; initiatives au niveau parlementaire et politique. Dans toutes les négociations de CCT, la question de la protection des représentants du personnel et délégués syndicaux sera prioritaire&nbsp;;
</p><p>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les propositions faites par le Conseil fédéral pour améliorer la protection contre les licenciements de représentant(e)s syndicaux et des élu(e) des travailleurs doivent aussi permettre la réintégration des personnes abusivement licenciées,&nbsp; En effet, la réintégration des victimes de licenciement antisyndical&nbsp;constitue :
</p><p>a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la meilleure mesure de dissuasion à l’égard des employeurs qui bafouent la démocratie et méprisent le partenariat social. Les attaques contre la démocratie ne «&nbsp;s’expient&nbsp;» pas uniquement en versant de l’argent&nbsp;;
</p><p>b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la meilleure réparation des torts subits par les victimes de licenciement antisyndical&nbsp;;
</p><p>c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; un renforcement de la compétence des démocrates à défendre la démocratie et à combattre la tyrannie.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-738</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 16:25:00 +0100</pubDate><title>Dossier 83: Prévoyance professionnelle – rendement : causes, liens et perspectives</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/dossier-83-berufliche-vorsorge-i-rendite-ursachen-zusammenhaenge-und-perspektiven</link><description>avec un résumé en français </description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><strong>Résumé</strong></p><p class="Text">Les caisses de pensions disposent d’un horizon temporel long. Les travailleurs et travailleuses cotisent pendant environ 40 années et perçoivent ensuite pendant 20 ans environ une rente tirée de leur avoir de vieillesse. Cet horizon temporel long permet aux caisses de pensions de faire face à des phases de taux d’intérêt bas. Le taux de conversion minimal du 2<sup>e</sup> pilier en tient compte. Il est fixé dans la loi afin de permettre aux rentiers et rentières une planification financière sûre.</p><p class="Text">Cela n’empêche toutefois pas l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) de proposer, au nom du Conseil fédéral dans le rapport sur l’avenir du 2<sup>e</sup> pilier, une baisse du taux de conversion minimal en raison des actuels taux d’intérêt bas, respectivement des faibles rendements. Il part de l’idée que ces taux resteront à l’avenir toujours aussi bas qu’aujourd’hui. Mais le rapport susmentionné ne contient aucune analyse économique sur l’évolution des rendements.</p><p class="Text">Le présent dossier identifie et analyse les causes des faibles rendements enregistrés ces années passées. Il aborde également la question du caractère temporaire ou durable de cette évolution. Vu le long horizon temporel des caisses de pensions, une phase temporaire de faibles rendements ne constituerait pas une raison suffisante pour baisser le taux de conversion minimal. Seuls des rendements structurellement faibles justifieraient pareille mesure.</p><p class="Text">Depuis 1930, en Suisse, un avoir de vieillesse placé en actions et en obligations a eu un rendement annuel moyen de plus de 5&nbsp;%. Vus sous cet angle, les actuels faibles rendements sont exceptionnels. Dans les années 1990 par contre, les rendements ont été extraordinairement élevés.</p><p class="Text">La théorie économique nous apprend que les taux d’intérêt sur les placements à faible risque sont aussi élevés que la croissance du PIB, à quoi il faut ajouter un supplément&nbsp;: le prix de la renonciation à la liquidité. Concrètement, la croissance nominale à long terme de l’économie suisse est d’environ 3&nbsp;% par an. S’y ajoute environ 1 point de pour cent pour la renonciation à la liquidité. Cela fait 4&nbsp;% en tout, qui pourront être augmentés au moyen de placements plus risqués (immobilier, obligations d’entreprise…) ou dans des monnaies étrangères.</p><p class="Text">Le bas niveau des taux d’intérêt est un phénomène global et, quant à ses causes aussi, une évolution internationale. Une partie de ce phénomène est à imputer au fait qu’en raison de la mauvaise conjoncture, les banques centrales ont fortement baissé leurs taux d’intérêt à court terme. De telles fluctuations de taux dues à des raisons conjoncturelles se corrigent à moyen terme.</p><p class="Text">Un des principaux moteurs du recul non dû à la conjoncture des taux d’intérêt, ces dernières années, est la faible inflation au plan mondial. Les raisons de cette dernière sont les suivantes&nbsp;: des capacités de production moins bien utilisées et une hausse du chômage, une politique monétaire plus nettement axée sur la stabilité des prix, l’augmentation des importations en provenance de pays en pleine expansion et dont la monnaie est pour une part sous-évaluée (Chine), la suppression d’obstacles au commerce (baisse des droits d’entrée, entre autres), des nouvelles technologies (technologies de l’information, entre autres) et la pression sur les salaires (démantèlement de la protection des travailleurs et travailleuses).</p><p class="Text">Les taux d’intérêt réels ont également baissé. Les raisons en ont été, entre autres, la création de l’Union monétaire européenne, un «&nbsp;excédent d’épargne&nbsp;» des pays émergents et des exportateurs de pétrole et le durcissement des prescriptions régulatrices appliquées aux investisseurs institutionnels ainsi qu’une aversion pour le risque plus prononcée depuis l’effondrement du marché des actions en 2001/2002.</p><p class="Text">La faible performance des actions ces dix dernières années n’est pas due à des rendements restés constamment faibles, mais est le résultat des deux graves crises des années 2001/2002 et 2008. À cet égard, ces deux crises constituent, en comparaison historique, des exceptions, tant en ce qui concerne leur ampleur que la rapidité de leur déroulement.</p><p class="Text">Que les rendements des caisses de pensions restent faibles à l’avenir, on est en droit d’en douter. Si, par exemple, le renchérissement augmente, tous les pronostics annonçant des taux d’intérêt bas seront bons à jeter. L’incidence de nombre des facteurs d’influence cités devrait au moins s’estomper. Quelques-uns perdront en importance dès que le contexte économique se modifiera et d’autres n’ont d’effet que durant un processus de transformation. Les bas taux d’intérêt actuels ne devraient par conséquent pas se maintenir sans autre demain. Il n’est de ce fait pas étonnant qu’aussi bien l’Administration fédérale des finances que des instituts financiers privés prédisent, aujourd’hui déjà, un fort relèvement du niveau des taux d’intérêt dans un proche avenir.</p><p class="Text">Ainsi, l’analyse de l’évolution à long terme de l’économie réelle et des marchés financiers ne permet actuellement pas de déceler la nécessité impérative d’une baisse du taux de conversion minimal.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-693</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:59:00 +0100</pubDate><title>La Confédération n’a pas d’argument justifiant une baisse des rentes du 2e pilier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-confederation-n-a-pas-d-argument-justifiant-une-baisse-des-rentes-du-2e-pilier</link><description>Conférence de presse de l’USS sur la situation financière des caisses de pensions</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui déjà, nombre de retraité(e)s doivent serer leur ceinture. Mais l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) propose quand même de baisser les rentes du 2e pilier, parce que ce dernier, avec l’actuel taux de conversion minimal, n’aurait plus assez d’argent. Mais les arguments manquent pour justifier une telle baisse.
</p><p>Pour Paul Rechsteiner, président de l’USS, les « hypothèses et buts (de l’OFAS) sont aussi problématiques que les anciennes prévisions erronées du même office sur l’avenir de l’AVS, des erreurs qui ont été nettement corrigées depuis lors par ce dernier, pour se rapprocher de la réalité. »
</p><p>Concernant le potentiel de rendement des caisses de pensions, l’OFAS projette de manière acritique dans le futur le contexte actuel, avec des taux d’intérêt très bas. Il n’analyse même pas les causes de ce bas niveau des taux. Or, même le Département fédéral des finances calcule, dans ses « perspectives à long terme », des taux d’intérêt futurs plus élevés que ceux de l’OFAS.
</p><p>Selon Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, les preuves apportées concernant l’espérance de vie des rentiers et rentières concernés sont totalement insuffisantes : « La diminution du taux de conversion minimal concerne en grande partie des personnes dont l’espérance de vie est moindre. La Confédération utilise toutefois des statistiques concernant des personnes qui vivent plus longtemps. » Les économies que pourraient faire les caisses de pensions grâce à la stagnation du nombre des rentes d’invalidité ou le ralentissement de l’augmentation des rentes de conjoint ne sont pas non plus prises en compte.
</p><p>Les coûts administratifs du 2e pilier sont toujours trop élevés. Les assureurs-vie et les banques se servent sur le dos des assuré(e)s. Selon Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS chargée de la sécurité sociale : « En ce qui concerne les coûts de gestion de la fortune, les économies potentielles de 1,8 milliard (étude c-alm) sont considérables. » En outre, les primes de risque représentent désormais des affaires juteuses pour les compagnies d’assurance : les bénéfices y sont presqu’aussi élevés que les dépenses totales. Dans un tel contexte inacceptable, Aldo Ferrari, membre du Comité directeur d’Unia, demande que la surveillance soit stricte et que la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, dont il fait partie, soit dotée des moyens nécessaires pour ce faire.
</p><p>L’OFAS doit entièrement revoir les bases sur lesquelles il s’est fondé ainsi que ses analyses de la situation financière du 2e pilier. Des mesures doivent être prises pour réduire les coûts administratifs. Dans ce contexte, l’USS continuera à combattre toute baisse des rentes du 2e pilier.
</p><p><b>Daniel Lampart</b> (031 377 01 16 ou 079 205 69 11), économiste en chef de l’USS,<br><b>Doris Bianchi</b> (031 377 01 13 ou 076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS, et<br><b>Ewald Ackermann</b> (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-93</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:48:00 +0100</pubDate><title>Un franc beaucoup trop cher : la BNS doit remplir son mandat !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-franc-beaucoup-trop-cher-la-bns-doit-remplir-son-mandat</link><description>Banque nationale (BNS) : examen de la situation économique et monétaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son examen de la situation économique et monétaire du jeudi 15 mars, la BNS n’annonce aucune mesure de politique monétaire, alors qu’il y a un grand besoin d’agir. En effet, le franc est toujours fortement surévalué. Cela a pour conséquence qu’en Suisse, le chômage augmente et que les prix baissent. Les salaires et les rentes risquent ainsi d’être mis sous pression.
</p><p>La BNS prévoit un taux d’inflation de -0,6 % pour 2012. Pendant les premiers mois de l’année, l’indice suisse des prix à la consommation a reculé de près de 1 % : La BNS devra donc probablement corriger ultérieurement ses prévisions à la baisse.
</p><p>La BNS doit garantir la stabilité des prix et favoriser une évolution équilibrée de la conjoncture. Tel est son mandat. Or, en décidant de ne rien décider, elle ne le remplit pas. Au contraire, elle donne même le signal inquiétant qu’elle veut permettre une légère hausse des taux d’intérêt.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’elle prenne des mesures pour corriger la su-révaluation du franc. Si le cours est inférieur à 1,40 franc pour 1 euro, il en résulte en effet une pression sur les salaires et l’emploi.
</p><p><b>Daniel Lampart</b> (031 377 01 16 ou 079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et<br><b>Ewald Ackermann</b> (031 377 01 09 ou 079 660 36 14), service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.  </p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-694</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:42:00 +0100</pubDate><title>Marre de ces « trucs » grâce auxquels les nanti(e)s peuvent payer encore moins d’impôts !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/marre-de-ces-trucs-grace-auxquels-les-nanti-e-s-peuvent-payer-encore-moins-d-impots</link><description>Rejet de l’initiative sur l’épargne-logement : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est satisfaite de l’échec essuyé par l’initiative sur l’épargne-logement. Avec cette dernière, le Souverain a compris qu’il était en présence d’un emballage trompeur, qu’il s’agissait d’une initiative dont le but était de permettre aux gros salaires d’économiser des impôts et non, comme le prétendaient ses défenseurs, d’un instrument destiné à encourager l’accès à la propriété d’une habitation à usage personnel. Cette exonération fiscale de l’épargne-logement n’aurait de fait profité qu’aux nanti(e)s et n’aurait pas favorisé l’accès des moins riches à la propriété du logement. De plus, celle-ci est déjà favorisée aujourd’hui au plan fiscal. Créer de nouveaux avantages fiscaux est injuste pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas acheter leur habitation.
</p><p>Ce non à l’initiative sur l’épargne-logement indique aussi que les citoyen(ne)s de ce pays en ont marre de ces « trucs » que les politicien(ne)s de droite n’arrêtent pas d’imaginer pour que les nanti(e)s puissent payer moins d’impôts. Nous avons besoin non pas de nouvelles niches fiscales pour les hauts revenus, mais de plus de justice fiscale et en matière de taxes ; cela, dans l’intérêt des salarié(e)s ordinaires.
</p><p><b>Jean Christophe Schwaab</b> (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS,<br><b>Daniel Lampart</b> (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS et économiste en chef de l’USS,<br><b>Paul Rechsteiner</b> (079 277 61 31), président de l’USS et<br><b>Ewald Ackermann</b> (079 660 36 14), service de la communication de l’USS se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-692</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:27:00 +0100</pubDate><title>Désormais, le livre devra être mieux protégé</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/desormais-le-livre-devra-etre-mieux-protege</link><description>Rejet du prix unique du livre : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dimanche de votation est un jour noir pour le livre en Suisse, et même globalement pour toute la culture. En rejetant la loi sur la réglementation du prix du livre, c’est-à-dire le prix unique du livre, la majorité des citoyen(ne)s a malheureusement suivi les idéologues du marché, qui aimeraient étendre le marché libre et la concurrence sauvage si possible à tous les domaines de la vie et sans se préoccuper aucunement des conséquences qui en découleraient. En l’absence d’un prix unique du livre, la Suisse va faire cavalier seul, si l’on regarde ce qui se passe chez nos voisins. Et cela aura des conséquences néfastes sur le marché indigène du livre, que nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer.
</p><p>Le non à la loi sur la réglementation du prix du livre fera disparaître encore plus de petites et moyennes librairies ces prochaines années ainsi que de nombreux emplois précieux. La publication de livres indigènes à petit tirage potentiel n’en deviendra que plus difficile encore et des pe-tites maisons d’édition devront alors fermer. Il ne s’agit pas là des scénarios-catastrophes, mais de la leçon à tirer des expériences faites dans les pays qui ont déjà renoncé au prix unique du livre.
</p><p>Les pouvoirs publics doivent contrer la menace d’une telle évolution en prenant les mesures appropriées. Comme le moyen le plus avantageux à disposition à cet égard -- le prix unique du livre -- n’entre pas en ligne de compte vu le verdict des urnes, ne reste plus que les mesures d’encouragement directes que la Confédération peut prendre. Lors de cette votation, les oppo-sants au prix unique du livre les ont aussi proposées comme solution de rechange au prix unique. Il faut donc les prendre au mot et exiger d’eux qu’ils passent désormais aux actes.
</p><p><b>Jean Christophe Schwaab</b> (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS,<br><b>Daniel Lampart</b> (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS et économiste en chef de l’USS,<br><b>Paul Rechsteiner</b> (079 277 61 31), président de l’USS et<br><b>Ewald Ackermann</b> (079 660 36 14), service de la communication de l’USS se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-135</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:20:00 +0100</pubDate><title>La balle est dans le camp des partenaires sociaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-balle-est-dans-le-camp-des-partenaires-sociaux</link><description>Initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rejet de l’initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous » n’est pas un plébiscite pour encore plus de stress au travail, des horaires encore plus longs et une disponibilité à travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ! Le non des citoyen(ne)s a au contraire la valeur d’un mandat adressé aux partenaires sociaux appelés à trouver des solutions communes pour diminuer la pression exercée au travail sur les salarié(e)s.
</p><p>Les opposants à l’initiative – Conseil fédéral, partis de droite, employeurs – n’ont cessé de souli-gner durant la campagne qui a précédé la votation qu’ils partageaient la revendication de base de cette initiative – plus de temps de repos pour les travailleurs et travailleuses -, mais qu’ils refusaient toute réglementation au plan de la loi. Aux employeurs donc de prouver maintenant que ce n’était pas là des paroles en l’air, prononcées surtout pour gagner ce scrutin. L’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats leur rappelleront d’ailleurs ces déclarations lors des prochaines négociations collectives et demanderont que des solutions soient trouvées pour mieux protéger les salarié(e)s, diminuer le stress au travail et augmenter le temps libre. Pour leur part, les politiques devront améliorer la protection des salarié(e)s dans les branches où l’on ne trouve pas de partenaires sociaux en mesure de négocier.
</p><p><b>Jean Christophe Schwaab</b> (078 690 35 09), secrétaire central de l’USS,<br><b>Daniel Lampart</b> (079 205 69 11), premier secrétaire de l’USS et économiste en chef de l’USS,<br><b>Paul Rechsteiner</b> (079 277 61 31), président de l’USS et<br><b>Ewald Ackermann</b> (079 660 36 14), service de la communication de l’USS se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-689</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012 14:04:00 +0100</pubDate><title>Il faut briser le tabou des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-faut-briser-le-tabou-des-salaires</link><description>Nouvelle large alliance de femmes pour l’égalité des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle large alliance de femmes s’est constituée en Suisse dans la perspective du 7 mars (Equal Pay Day) et du 8 mars (Journée internationale de la femme). Réunissant des femmes des milieux de la politique, de l’économie et des syndicats, elle est unanime à dire qu’il faut, maintenant, que l’égalité des salaires progresse une fois pour toutes. En effet, en violation évidente des prescriptions légales en vigueur, les femmes gagnent en moyenne 18,4 % de moins que les hommes pour un travail de valeur égale. Cette alliance regroupe les Business and Professional Women (BPW), les Femmes de l’USS, les Femmes du PBD, les Femmes PDC suisses, les Femmes PRL Les libéraux-radicaux et les Femmes socialistes suisses.
</p><p>S’il est vrai que les approches concrètes de ces diverses organisations de l’alliance peuvent diverger, toutes ces dernières sont d’accord pour dire que le tabou des salaires doit être brisé et qu’il faut en parler ouvertement. Ensemble, ces organisations demandent aux entreprises d’adhérer librement au Dialogue sur l’égalité des salaires et de faire contrôler leurs salaires. Or, le fonctionnement de ce Dialogue, lancé en 2009, apparaît déficient, car seulement 20 entreprises y ont adhéré.
</p><p>L’exemple d’une grande entreprise comme les CFF, – ils ont participé à la conférence de presse tenue aujourd’hui par l’alliance – montre que si l’étage des dirigeants fait preuve de bonne volonté, le Dialogue sur l’égalité des salaires fonctionne sans aucun problème.
</p><p><b>Renseignements :</b></p><p>Ursula Haller, conseillère nationale PBD, Business and Professional Women, 079 330 72 60<br>Christa Markwalder, conseillère nationale, Femmes PRL Les libéraux.-radicaux, 079 222 52 80<br>Barbara Schmid-Federer, conseillère nationale, les Femmes PDC suisses, 079 629 54 49<br>Franziska Teuscher, conseillère nationale, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, 079 608 91 03<br>Marina Carobbio, conseillère nationale, les Femmes socialistes suisses, 079 214 61 78<br>CFF : Press@sbb.ch ; 051 220 41 11</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-690</guid><pubDate>Thu, 08 Mar 2012 16:51:00 +0100</pubDate><title>Égalité salariale : le compte à rebours a commencé</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-salariale-le-compte-a-rebours-a-commence</link><description>Manifestation de femmes devant le Palais fédéral et lettre ouverte 	aux parlementaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les Femmes de l’USS n’acceptent pas qu’en moyenne, les femmes de ce pays gagnent toujours 18,4&nbsp;% de moins que les hommes pour un travail de valeur égale. Et elles l’ont fait savoir le 8 mars, Journée internationale de la femme, en manifestant devant le Palais fédéral. Une bonne soixantaine d’entre elles ont accueilli les parlementaires qui se rendaient aux Chambres et revendiqué que le Dialogue sur l’égalité des salaires prenne une fois pour toutes réellement de l’ampleur. En effet, ce dernier, une procédure de contrôle et d’adaptation des salaires mise en place par les partenaires sociaux et à laquelle les entreprises adhèrent librement, ne s’impose que péniblement. À ce jour, seules 20 entreprises l’ont rejoint. Dans une lettre ouverte à l’intention de tous les parlementaires, les Femmes de l’USS ont ainsi demandé que ces derniers, d’abord en tant que membres de conseils d’administration ou entrepreneurs, fassent en sorte que «&nbsp;leur&nbsp;» entreprise adhère à ce Dialogue. Ci-après, quelques extraits de cette lettre&nbsp;:
</p><p><i>«&nbsp;Depuis 30 ans, le droit, pour les femmes et les hommes, à un salaire égal pour un travail de valeur égale est inscrit dans la Constitution. Mais la situation réelle a peu évolué. (…)Vous ne sauriez rester indifférent au fait que les lois que vous votez restent inappliquées. (…)</i></p><p><i>…le Dialogue sur l’égalité des salaires (<a href="http://www.dialogue-egalite-salaires.ch">www.dialogue-egalite-salaires.ch</a>) (doit) accélérer la mise en application de l’égalité salariale dans les entreprises. L’objectif est d’amener le plus possible d’entreprises, d’administrations et d’institutions de plus de 50 collaborateurs et collaboratrices à examiner volontairement leurs salaires dans le cadre du Dialogue et à éliminer d’éventuelles discriminations. Ce volontariat ne fonctionne que dans la mesure où de nombreuses entreprises y adhèrent. Ce qui n’est pas encore le cas. Si jusqu’en 2014, le nombre d’entreprises adhérant au Dialogue n’est pas suffisant, un durcissement des instruments légaux deviendra inévitable.&nbsp;»</i></p><p>Lettre ouverte et photos de haute résolution dès 9 heures sur&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch">www.uss.ch</a>.
</p><p><b>Christina Werder (031 377 01 01 ou 079 341 90 01)</b>, secrétaire centrale de l‘USS, et <br><b>Ewald Ackermann (031 377 01 09 ou 079 660 36 14)</b>, service de la communication de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-44</guid><pubDate>Fri, 02 Mar 2012 15:09:00 +0100</pubDate><title>La responsabilité solidaire est une nécessité</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-responsabilite-solidaire-est-une-necessite</link><description>Modification des mesures d’accompagnement à la libre circulation      
des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;L’Union syndicale suisse (USS) constate avec satisfaction que le Conseil fédéral reconnaît désormais le problème que pose l’indépendance fictive dans le cadre de la libre circulation des personnes. Le message adopté aujourd’hui sur la «&nbsp;Modification des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes&nbsp;», à l’intention des Chambres fédérales montre que le gouvernement veut renforcer les mesures d’accompagnement. Les nouvelles sanctions prévues en cas d’indépendance fictive et d’infractions commises contre des conditions de salaire et de travail contraignantes représentent un premier pas important et correspondent à ce que l’USS demande depuis longtemps. 
</p><p>Mais la protection contre la sous-enchère pratiquée par des entreprises sous-traitantes reste insuffisante. Au bout de ces chaînes qui pratiquent la sous-enchère et sont souvent constituées de plusieurs entreprises sous-traitantes, on trouve les travailleurs et les travailleuses, leurs salaires et leurs conditions de travail. C’est pourquoi l’USS demande l’introduction d’une responsabilité solidaire. Une telle mesure contraindrait à juste titre chaque entrepreneur contractant à endosser la responsabilité du respect, par les entreprises sous-traitantes, des conditions de travail légales et des salaires contractuellement fixés. &nbsp; 
</p><p>&nbsp;</p><p>Daniel Lampart (079 205 69 11), économiste en chef et premier secrétaire de l’USS, et<br>Marco Kistler (079 297 79 23), Service de l’information de l’USS, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information. &nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-43</guid><pubDate>Fri, 02 Mar 2012 11:52:00 +0100</pubDate><title>L’externalisation de MétéoSuisse est inutile et injustifiée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-externalisation-de-meteosuisse-est-inutile-et-injustifiee</link><description>Position de l’USS concernant la révision de la loi sur la météorologie et la climatologie (LMét)
</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">L’Union syndicale suisse (USS) rejette la révision totale de la loi sur la météorologie et la climatologie (LMét) que propose aujourd’hui le Conseil fédéral, principalement en raison de l’externalisation inutile et injustifiée de MétéoSuisse qu’elle prévoit. Une telle mesure risquerait de remettre en cause la qualité des prestations de cette dernière. Ce faisant, le gouvernement cède à une mode, sans présenter d’analyse concernant d’éventuelles lacunes. Or, MétéoSuisse fournit un service public très prisé, d’un niveau scientifique incontesté. Pas question de démantèlement ici&nbsp;!</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Une évaluation du Contrôle fédéral des finances n’a détecté aucune lacune qui justifierait une révision. Bien au contraire, en raison d’une réglementation surabondante due à la révision, la loi simple, en vigueur depuis dix ans seulement, deviendrait bien plus compliquée. Des prestations fournies gratuitement dans l’intérêt public seraient désormais à la charge de la Caisse fédérale et les prestations destinées à des tiers renchériraient. La réduction du personnel prévue menace la qualité légendaire de ce service que de nouvelles instances de contrôle et une mercatique zélée ne seront guère en mesure d’améliorer. Penser remédier à l’insatisfaction croissante du personnel, à laquelle il faut s’attendre, en intégrant plus les syndicats aux décisions concernant ce dernier est une évidence et apparaît louable. Mais cela ne compense pas les inconvénients que présente cette réforme inutile.&nbsp; </span></p><p class="Agencementdutexte"><span lang="FR">&nbsp;</span></p><p class="Agencementdutexte"><b><span lang="FR">Rolf Zimmermann (079 756 89 50)</span></b><span lang="FR">, secrétaire dirigeant de l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information. </span></p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-261</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2012 10:31:00 +0100</pubDate><title>Réponse de l’USS à la consultation sur la révision de la loi fédérale sur la compétence de conclure des traités internationaux de portée mineure et sur l’application provisoire des traités internationaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reponse-de-l-uss-a-la-consultation-sur-la-revision-de-la-loi-federale-sur-la-competence-de-conclure-des-traites-internationaux-de-portee-mineure-et-sur-l-application-provisoire-des-traites-internationaux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category><category>International</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-262</guid><pubDate>Tue, 28 Feb 2012 10:30:00 +0100</pubDate><title>Réponse de l’USS à l’audition relative à l’ordonnance sur l’obligation de délivrer des attestations pour les participations de collaborateur (ordonnance sur les attestations de participations, OAP)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/reponse-de-l-uss-a-l-audition-relative-a-l-ordonnance-sur-l-obligation-de-delivrer-des-attestations-pour-les-participations-de-collaborateur-ordonnance-sur-les-attestations-de-participations-oap</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-726</guid><pubDate>Fri, 24 Feb 2012 14:32:00 +0100</pubDate><title>Votation du 11 mars 2012 : Prix unique du livre – Épargne-logement: Un OUI et un NON pour plus d’équité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/votation-du-11-mars-2012-prix-unique-du-livre-epargne-logement-un-oui-et-un-non-pour-plus-d-equite</link><description>Dans le cas du prix unique du livre, il s’agit de protéger un produit culturel singulier de la logique aveugle du profit. Dans celui de l’épargne-logement, il s’agit d’éviter que la répartition inégale des profits ne soit encore plus encouragée. De manière complémentaire, nos positions sur ces deux objets vont dans le même sens.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Absatznormal"><span lang="FR">Il y a de nombreux motifs sensés en faveur du prix unique du livre. Le plus important toutefois est que le prix unique du livre permet la diversité et la qualité de l’édition. L’éditeur qui gagne un beau paquet d’argent grâce à un best-seller peut ainsi envisager de publier une anthologie de la poésie et accepter, ici ou là, des perspectives de gains bien plus maigres. Certains idéologues bornés dénoncent le mécanisme du prix unique comme un subventionnement indirect. S’ils ont réussi jusqu’à maintenant à éliminer une large part d’un commerce dépendant de cette solidarité à petite échelle, cela n’implique pas qu’ils aient carte blanche pour poursuivre cette élimination. Dans ce sens, le OUI au prix unique du livre, défendu par la quasi-totalité des créateurs et créatrices culturels, représente un contre-pied à la pure logique du profit. Un petit pas vers plus d’équité.&nbsp; </span></p><h3 class="Absatznormal"><span lang="FR">Ne pas élargir le fossé</span></h3><p class="Absatznormal"><span lang="FR">Le NON à l’initiative sur l’épargne-logement représente un autre contre-pied. Durant des années, la politique fiscale de la Confédération, incarnée en quelque sorte par un ancien conseiller fédéral appenzellois, n’a cessé d’élargir le fossé béant de la répartition primaire du revenu. Pour faire bref : celui qui percevait toujours plus de salaire ou de bonus se voyait régulièrement offrir des cadeaux fiscaux. Cette politique fiscale au service des plus aisés a largement contribué à l’écartement des branches du ciseau des revenus et de la fortune. L’initiative sur l’épargne-logement se situe dans la même logique. Si nous voulons plus d’égalité et moins de polarisation sociale, il faut la refuser. Et si l’on cherche à promouvoir la propriété du logement, il faut alors développer les coopératives d’habitation.</span></p><h3 class="Absatznormal"><span lang="FR">Corriger la tendance actuelle</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’initiative sur les six semaines de vacances<span lang="FR">[1]</span></span> se situe aussi dans la logique d’une répartition plus équitable. Les salarié(e)s ont déjà produit sa contrepartie. Le 11 mars<span lang="FR">[2]</span>, les votant(e)s pourront donc apporter quelques corrections à la tendance actuelle à une répartition toujours plus inégale.</p><div><hr><div id="ftn1"><p><span lang="FR"><span lang="FR">[1]</span></span><span lang="FR"></span><span lang="FR-CH">Voir article séparé du présent <i>uss-infos</i>.</span></p></div><div id="ftn2"><p><span lang="FR"><span lang="FR">[2]</span></span><span lang="FR"> L’USS recommande le OUI à la réglementation des jeux d’argent.</span></p></div></div>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-729</guid><pubDate>Fri, 24 Feb 2012 13:48:00 +0100</pubDate><title>Votation du 11 mars 2012 : initiative « 6 semaines de vacances pour tous »: OUI à un droit aux vacances plus équitable !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/votation-du-11-mars-2012-initiative-6-semaines-de-vacances-pour-tous-oui-a-un-droit-aux-vacances-plus-equitable</link><description>En Suisse, les vacances sont très inégalement réparties. Les salarié(e)s dont les horaires sont longs et les salaires bas sont précisément les plus discriminés. Un argument supplémentaire pour l’initiative qui demande 6 semaines de vacances pour tous et toutes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son dossier récemment consacré aux vacances, l’Office fédéral de la statistique (OFS) arrive à une conclusion peu surprenante : celles et ceux qui ne bénéficient déjà pas d’une bonne durée du travail et d’un bon salaire sont aussi pénalisés en matière de vacances. Les données des graphiques ci-dessous concernent l’année 2010.
</p><p>Alors que seuls 48&nbsp;% des salarié(e)s avec un revenu annuel maximal de 60&nbsp;000 francs bénéficient de 5 semaines ou plus de vacances, ce taux passe à un confortable 77&nbsp;% chez les gros salaires de plus de 110&nbsp;526 francs par an (1<sup>er</sup> graphique). La situation est semblable en matière de temps de travail hebdomadaire&nbsp;: seuls 50&nbsp;% des salarié(e)s qui travaillent 43&nbsp;heures ou davantage par semaine ont 5&nbsp;semaines ou plus de vacances par année. Pour ceux et celle qui travaillent moins de 41&nbsp;heures hebdomadaires, cette proportion s’élève déjà à 65&nbsp;% (2<sup>e</sup> graphique). 
</p><p>Mais ce n’est pas tout. La taille de l’entreprise a aussi une forte influence sur la durée du temps de repos concédé aux salarié(e)s. Alors que dans les plus petites entreprises, de quatre salarié(e)s au maximum, 42&nbsp;% seulement des collaborateurs et collaboratrices ont 5 semaines ou plus de vacances, ce taux grimpe à 70&nbsp;% dans les grandes entreprises de plus de 100 employé(e)s.
</p><p>Malgré ces chiffres, les adversaires de l’initiative ne se lassent pas de répéter leur ritournelle du libre marché. L’attribution des vacances et leur durée doivent être laissées aux branches économiques, il ne faut en aucun cas d’intervention légale dans ce domaine. C’est pourtant justement ce laisser-faire qui est à l’origine de la répartition actuelle, complètement inégalitaire, des vacances. L’État étant resté passif, le libre marché a redistribué de bas en haut non seulement les gains, mais aussi le temps de récupération.
</p><p>Les bas salaires privent déjà celles et ceux qui travaillent durement de leur part de la valeur produite&nbsp;; s’octroyer des profits supplémentaires au prix de leur santé, en leur refusant un temps de récupération suffisant, est totalement indéfendable. Ce dernier point au moins peut être changé le 11 mars. L’initiative «&nbsp;6 semaines de vacances pour tous&nbsp;» introduira immédiatement 5&nbsp;semaines de vacances pour tout le monde et, pendant les 5&nbsp;ans qui suivront, ajoutera chaque année un jour de vacances supplémentaire. Au terme de cette période, tous les salarié(e)s auront au moins 6 semaines de vacances, indépendamment de leur horaire de travail, de leur revenu et de l’entreprise qui les emploie. Bref&nbsp;: un droit aux vacances plus équitable pour tous et toutes.
</p><p>N’oubliez donc pas: jusqu’au 11 mars, OUI à l’initiative «6 semaines de vacances pour tous! »
</p><p>Le dossier sur les vacances de l’Office fédéral de la statistique (OFS) peut être consulté à l’adresse suivante&nbsp;:&nbsp; <br><a href="http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/03/02/blank/dos/01.html">http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/03/02/blank/dos/01.html</a>.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-691</guid><pubDate>Thu, 16 Feb 2012 13:39:00 +0100</pubDate><title>Dossier 82: Consommer 24 heures sur 24, c’est travailler 24 heures sur 24</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dossier-82-consommer-24-heures-sur-24-c-est-travailler-24-heures-sur-24</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La question des horaires de travail, en particulier les ouvertures des magasins, est sur toutes les lèvres. Le Conseil national s’apprête à se prononcer sur la libéralisation complète des horaires d’ouverture des échoppes (lesdits « shops ») de stations-service. Les citoyens et citoyennes des cantons de Lucerne et Zurich voteront bientôt sur la prolongation des horaires d’ouverture des commerces. Ceux des cantons d’Argovie, de Genève et de Soleure viennent de se prononcer sur cette même question. Et d’autres propositions pour étendre les horaires d’ouverture, le travail de nuit et du dimanche dans d’autres types d’entreprises et d’autres régions sont actuellement pendantes.
</p><p>Il ne s’agit cependant pas là de propositions isolées. Vu l’ampleur, la systématique et la récurrence des attaques auxquelles on assiste, il s’agit plutôt d’une « stratégie du salami », dont le but est de vider petit à petit de sa substance l’interdiction de travailler la nuit ou le dimanche. Ses adeptes commencent par s’attaquer aux horaires des magasins, mais visent à terme toutes les entreprises. En effet, une attaque frontale contre deux principes de la loi sur le travail (LTr) qui protègent la santé, la vie sociale et familiale du personnel ainsi que la tranquillité publique n’aurait probablement aucune chance de s’imposer. En revanche, plusieurs petites attaques isolées et ciblées ont plus de chances de l’emporter, même si le peuple donne tort aux partisans de la flexibilité totale dans huit votations sur dix.
</p><p>Le présent dossier fait le tour des attaques en cours contre le repos nocturne et dominical, explique les conséquences de la dérégulation rampante des horaires de travail et montre que la législation actuelle est suffisamment souple pour que les biens et services vraiment indispensables puissent être proposés à n’importe quelle heure. De fait, pour ce qui n’est pas indispensable, attendre le lendemain est tout à fait raisonnable.
</p><p>Si l’on n’y prend pas garde, une société qui ne se repose jamais, avec des entreprises qui tournent 24 heures sur 24, s’instaurera petit à petit. Avec pour corollaire, une dégradation de la santé, de la vie sociale, de la vie familiale et de la qualité de vie de très nombreuses personnes.
</p><p>Selon l’Enquête suisse sur la population active 2010 de l’Office fédéral de la statistique, 13,4 % de la population active travaillent régulièrement ou parfois la nuit et 25,2 % régulièrement ou parfois le dimanche (dont 20,1 % en étant payé). </p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-711</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 18:08:00 +0100</pubDate><title>2 fois NON à l’exclusion : comment intégrer d’une main et exclure  de l’autre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/2-fois-non-a-l-exclusion-comment-integrer-d-une-main-et-exclure-de-l-autre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Sans hésitation aucune, l’Union syndicale suisse (USS) dit non à l’initiative dite «&nbsp;sur le renvoi&nbsp;» et à son contreprojet. L’USS a déjà clairement défini sa position de principe dans la résolution adoptée par son Assemblée des délégué(e)s de mai 2010&nbsp;: «&nbsp;Si l’on considère les individus comme égaux, on ne peut pas appliquer pour le même crime un droit différent et ce, parce qu’un individu est de nationalité différente. Développer un droit parallèle basé sur la nationalité est inadmissible&nbsp;»<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. 
</p><p>Les syndicats membres de l’USS combattent cette initiative et son contreprojet pour les raisons suivantes&nbsp;: 
</p><h3>1. Les syndicats sont aussi des organisations de la migration </h3><p>Les syndicats suisses font partie des organisations de la migration les plus importantes du pays. On estime qu’un tiers des 380&nbsp;000 membres de l’USS est issu de la migration. Près de la moitié des membres du syndicat Unia (env. 200&nbsp;000) ne possède, par exemple, pas de passeport suisse. De générations en générations, les syndicats suisses sont parvenus à favoriser de manière notable l’intégration professionnelle des personnes d’origine étrangère. Après une phase durant laquelle ils ont rencontré certains problèmes de ligne politique (initiatives Schwarzenbach pendant les années 1960-1970), ils se sont toujours engagés pour les droits des migrantes et migrants. 
</p><h3>2. Éliminer les discriminations, et non pas les aggraver</h3><p>Il n’empêche&nbsp;: les syndicats savent que les migrantes et migrants subissent toujours et encore des discriminations dans le monde du travail, des discriminations qui se manifestent tant à l’embauche que durant la carrière professionnelle ou au plan des salaires. Il y a une année, l’USS a revendiqué tout un catalogue de mesures antidiscriminatoires<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Ce catalogue a aussi pour but spécifique d’empêcher que les candidatures à des places d’apprentissage émanant de personnes au nom de famille étranger n’échouent régulièrement du fait de ce nom. 
</p><p>Lutter contre les discriminations à l’égard des migrantes et migrants a de tout temps été une tache des syndicats de l’USS. Il va donc de soi que ces derniers combattent de nouvelles discriminations qui seraient créées au plan juridique.
</p><h3>3. En finir avec une agressivité et une stigmatisation qui n’ont que trop duré</h3><p>De même que le Mouvement républicain et l’Action nationale avaient, dans les années 1960 et 1970, sans cesse pilonné les migrantes et migrants, aujourd’hui, l’UDC et ses acolytes tirent, depuis des décennies, sur les mêmes personnes à coups d’initiatives populaires à répétition. Les migrantes et migrants sont constamment stigmatisés. Il faut une fois pour toutes mettre fin à cette politique qui fait miroiter aux yeux des perdants des rationalisations industrielles l’espoir fallacieux d’une vie meilleure. Et il faut y mettre fin par un NON massif, le 28 novembre. Cela, aussi pour le contreprojet, car l’intégration ne s’achète pas avec une discrimination renforcée, ou, dit autrement&nbsp;: une discrimination n’en devient pas «&nbsp;meilleure&nbsp;» emballée dans de l’ouate, apparemment parce que l’on voudrait s’éviter d’éventuels conflits juridiques avec l’Union européenne. 
</p><h3>4. Perception abusive de prestations sociales</h3><p>Ce dernier point est précisément illustré par le fait que la perception abusive de prestations sociales soit une raison de renvoi, tant dans l’initiative que dans le contreprojet. À ce sujet, la campagne sur les «&nbsp;faux invalides&nbsp;» se poursuivra en droite ligne et, mine de rien – mais tout cela est voulu -, une association d’idées sera créée, selon laquelle l’État social est en danger dans notre pays, naturellement, toujours et encore à cause des migrantes et migrants. 
</p><p>Pour toutes ces raisons, l’USS oppose un NON clair à cette initiative et à son contreprojet. 
</p><h3>Annexe&nbsp;: Résolution de l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 17 mai 2010</h3><p>Un crime est un crime. Et les crimes doivent être punis. 
</p><p>Si l’on considère les individus comme égaux, on ne peut pas appliquer pour le même crime un droit différent et ce, parce qu’un individu est de nationalité différente. Développer un droit parallèle basé sur la nationalité est inadmissible. 
</p><p>Il n’y a donc pas à hésiter face à une initiative qui vise précisément à appliquer un droit différencié sur la base de la nationalité. Toute sanction ne peut être définie qu’indépendamment de la nationalité. Elle ne peut dépendre que de l’importance de l’infraction ou du crime. L’USS rejette ainsi énergiquement l’initiative de l’UDC qui vise à renvoyer des criminels sur la base de leur nationalité. Cette initiative n’est d’ailleurs pas compatible avec certaines garanties fondamentales de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Pacte des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques (Pacte ONU II) et aurait dû conséquemment être invalidée&nbsp;!
</p><p>Il n’y a pas de place non plus pour une contre-proposition adoucie à la manière du contre-projet du Conseil des États – et ce, même en respectant le droit international…
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir le texte en fin de la présente contribution
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> M. Bruderer, «&nbsp;Wie die Diskriminierung der MigrantInnen in der Arbeitswelt beseitigen&nbsp;? Das Programm des SGB&nbsp;» (avec un résumé en français), Dossier N°66, juillet 2009.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-643</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 16:39:00 +0100</pubDate><title>Programme conjoncturel : lutte contre le chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/programme-conjoncturel-lutte-contre-le-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de cette conférence de presse, nous aimerions vous présenter un train de mesures de lutte contre la crise et le chômage, dont un programme d’investissement visant à rendre l’économie suisse plus écologique. Nous souhaiterions aussi vous présenter une étude dont le mandat a été confié par l’USS et le syndicat Unia au Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF. Une étude qui a eu pour tâche de calculer l’impact du programme d’investissement proposé par les syndicats. 
</p><p>En annexe, vous trouverez les discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l’USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l’USS</li></ul><ul><li><b>Andreas Rieger</b>, coprésident du syndicat Unia,</li></ul><p>deux fact-sheets sur la thématique et l'étude du KOF (en allemand).</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-640</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 15:52:00 +0100</pubDate><title>Désormais, il faut rapidement passer des paroles aux actes</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/desormais-il-faut-rapidement-passer-des-paroles-aux-actes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Les pronostics inquiétants concernant l’évolution de la conjoncture se succèdent coup sur coup. Après la Banque nationale, c’est au tour du Secrétariat d’État à l’économie de devoir revoir ses pré­visions à la baisse. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">La semaine dernière, l’Union syndicale suisse (USS) a participé à la rencontre au sommet sur la crise, qui a réuni les partenaires sociaux et la conseillère fédérale Doris Leuthard, et proposé des mesures concrètes et réalisables à court terme de soutien de la conjoncture. Un rôle important y est dévolu à l’assurance-chômage dont les prestations soutiennent le pouvoir d’achat. Doris Leuthard et l’administration fédérale ont accepté ces propositions de l’USS pour examen.</span></p><p class="GliederungText">L'USS présente ses positions dans ces discours de :&nbsp; <span lang="FR"></span></p><ul><li><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Paul Rechsteiner</span></span><span lang="FR">, conseiller national, président de l’USS</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Andreas Rieger</span></span><span lang="FR">, vice-président de l’USS et coprésident du syndicat Unia</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Daniel Lampart</span></span><span lang="FR">, économiste en chef de l’USS</span></li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-627</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 11:21:00 +0100</pubDate><title>« Quand les femmes bougent, le monde bouge ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/quand-les-femmes-bougent-le-monde-bouge</link><description>Manifestation nationale des femmes du 13 mars 2010</description><content:encoded><![CDATA[<p>Environ 8000 femmes sont venues, à l’appel de plus de 50 organisations féminines et groupements de femmes de partis politiques et d’autres associations, manifester aujourd’hui à Berne contre la violence envers les femmes et la pauvreté des femmes&nbsp;; cela, dans le cadre de la 3e action internationale de la Marche mondiale des femmes. 
</p><p>Sur la Place fédérale, des femmes ont abordé divers thèmes comme ceux de la violence domestique, du démantèlement social en pleine crise, de l’égalité entre les sexes dans la profession et l’éducation, de la paix et de la démilitarisation, de l’autonomie et de l’autodétermination, du renforcement des services publics, de la protection de l’environnement et des droits des migrantes. 
</p><p>Les 8000 femmes présentes sur la Place fédérale </p><ul><li>demandent le respect des droits élémentaires des femmes à l’autonomie et la sécurité, comme protection contre la violence sexualisée&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent un renforcement de la sécurité sociale et refusent tout relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;! </li></ul><ul><li>demandent un accueil extrafamilial des enfants suffisant, de qualité et à des prix abordables&nbsp;!</li></ul><ul><li>protestent contre les inégalités de salaire à raison du sexe, demandent aux entreprises de contrôler les salaires qu’elles versent et d’éliminer toutes les discriminations salariales constatées&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent des structures et des programmes scolaires qui encouragent l’égalité entre les sexes et améliorent l’égalité des chances sur le marché de l’emploi&nbsp;!</li></ul><ul><li>exigent une protection contre la violence par les armes, à l’étranger comme en Suisse&nbsp;!</li></ul><ul><li>protestent contre l’exclusion des sans-papiers&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent de pouvoir choisir elles-mêmes leurs partenaires hommes ou femmes&nbsp;!</li></ul><ul><li>protestent contre la guerre et la militarisation&nbsp;!</li></ul><ul><li>se solidarisent avec les femmes des régions en conflit et demandent qu’il soit mis fin aux viols systématiques des femmes pendant les guerres et les conflits&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent un commerce mondial qui respecte les droits humains, ne mette pas en danger l’environnement et contribue à diminuer la pauvreté dans le monde&nbsp;!</li></ul><ul><li>demandent un autre monde, car c’est possible&nbsp;!</li></ul><p> Cette manifestation est un moment de la 3e action internationale de la Marche mondiale des femmes. Depuis le 6 mars déjà, des actions locales ont lieu dans douze villes de Suisse. Dans plus de 50 pays, des femmes organisent des marches et des manifestations dans le cadre de cette campagne et demandent qu’il soit mis fin à la pauvreté des femmes et à la violence envers les femmes. Le prochain moment fort de la Marche mondiale des femmes sera le rendez-vous européen du 30 juin à Istanbul lors duquel sera posé un jalon en faveur d’une Europe ouverte et solidaire. En octobre, des femmes du monde entier se rencontreront au Sud-Kivu (République démocratique du Congo) afin de donner sur toute la planète une voix aux femmes de cette région, qui se battent pour une paix durable, ainsi qu’en mémoire des milliers de femmes victimes des viols les plus brutaux lors de ce conflit.
</p><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez la plateform de la manifestation nationale des femmes ainsi que tous les discours prononcés.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-435</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:31:00 +0100</pubDate><title>Les organisation de jeuness combattent la discrimination des jeunes ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-organisation-de-jeuness-combattent-la-discrimination-des-jeunes</link><description>Le comité des organisations de jeunesse contre la discrimination des jeunes dans la révision de la LACI appelle les électrices et électeurs, en particulier les jeunes et toutes celles et tous ceux qui le sont restés, à rejeter la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI).</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>De nombreuses organisations de jeunesse suisses, qui représentent des centaines de milliers de jeunes salariés, apprentis, étudiants et écoliers, condamnent une révision de la LACI qui discrimine les jeunes à cause de leur âge. Ces mesures ont été décidées malgré le fait que les jeunes sont beaucoup plus touchés par le chômage que la moyenne, notamment le chômage de longue durée: En juin 2010, il y a avait 133% de jeunes chômeurs de longue durée de plus qu’une année auparavant. Et, en comparaison avec la situation avant le début de la crise, le nombre des 15-24 ans au chômage a crû de 60%.
</p><p>Voici les mesures contenues dans la révision de la LACI qui discriminent le plus les jeunes :</p><ul><li>Les moins de 30 ans sans emploi devront accepter n’importe quel emploi, même s’il n’a rien à voir avec leurs qualifications. Il s’agit de la notion de travail convenable. Cette mesure dévalorise la formation professionnelle.</li></ul><ul><li>Le nombre d’indemnités journalières dont bénéficient les jeunes chômeurs sera drastiquement réduit. Les jeunes chômeurs de moins de 25 ans sans enfants ne recevront plus que 200 indemnités journalières au lieu de 400. Cela correspond à une durée de 9 mois. Cette mesure est en totale contradiction avec la situation actuelle du chômage de longue durée des jeunes.</li><li>Les jeunes qui achèvent une formation n’auront droit plus qu’à 90 indemnités journalières au lieu de 260. Cela correspond à une durée d’indemnisation de 4 mois.</li><li>Le délai d’attente jusqu’à ce qu’un chômeur reçoive ses indemnités sera prolongé pour les jeunes. Les moins de 25 ans devront attendre désormais de 10 à 20 jours (en fonction de leur revenu) au lieu de 5. Pour les jeunes qui achèvent une formation, le délai d’attente est même de 6 mois.</li></ul><p>Ces coupes pousseront de nombreux jeunes vers l’aide sociale, alors que les moins de 25 ans sont déjà la catégorie d’âge la plus représentée parmi les bénéficiaires de l’aide sociale. Les problèmes seront donc simplement reportés sur les villes, les communes et les cantons, au lieu d’être résolus.
</p><p>Une large coalition d’organisations de jeunesse va mener activement campagne contre la révision de la LACI. La jeune génération défend ses droits et va motiver les jeunes à se rendre aux urnes. Pour des nombreux jeunes, il s’agira de la première expérience des droits populaires. Le site de campagne <a href="http://www.chomage-des-jeunes.ch/" target="_self">www.chomage-des-jeunes.ch</a> contient donc, outre des arguments contre la révision de la LACI, des éléments didactiques sur le droit de référendum (qu’est-ce que c’est, comment cela aboutit, etc.). Une journée d’action nationale des jeunes est prévue, ainsi que des actions décentralisées.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Les discours de</p><ul style="font-style: italic; "><li><span>Jean Christophe Schwaab</span>, Gewerkschaftsjugend SGB</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Kathrin Balmer</span>, SAJV&nbsp;</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Catia Candeias</span>, VSS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Elena Obreschkow</span>, Unia-Jugend</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Sonja Oesch</span>, Comedia-Jugend/Gewerkschaft Kommunikation</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span>Jérôme Hayoz</span>, SEV-Jugend</li></ul><ul><li><span>Michael Stampfli</span><span>, USO</span></li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-588</guid><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 13:59:00 +0100</pubDate><title>OUI à la loi  sur les allocations familiales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-la-loi-sur-les-allocations-familiales</link><description>Dossier Nº 42</description><content:encoded><![CDATA[<p>OUI à la loi sur les allocations familiales (LAFam) :
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>Les allocations familiales constituent une compensation importante pour les familles à bas et moyens revenus</li><li>La nouvelle loi apporte des améliorations aux travailleuses et travailleurs</li><li>Enfin, un changement de canton ou d’emploi n’est plus synonyme de mauvaises surprises</li><li>Les allocations de formation professionnelle sont un investissement dans notre jeunesse</li><li>Des allocations plus élevées restent possibles aux niveaux des cantons et des CCT</li><li>La charge des employeurs a baissé au cours des dernières années</li></ol><p></p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-559</guid><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:32:00 +0100</pubDate><title>Effets d’une appréciation du franc sur l’économie suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/effets-d-une-appreciation-du-franc-sur-l-economie-suisse</link><description>DOSSIER N° 71</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text">La Suisse étant une petite économie ouverte, le cours du franc influence fortement son évolution économique. Un aperçu des évaluations modélisées visant à chiffrer cette influence des taux de change le montre bien. Une appréciation du franc renchérit les exportations suisses par rapport aux produits étrangers. Simultanément, des produits étrangers deviennent meilleur marché pour la population suisse, ce dont souffrent les entreprises tournées vers le marché indigène. Si le franc s’apprécie de 10&nbsp;%, environ, 100&nbsp;000 emplois disparaissent en l’espace de 3 à 5 ans. Parallèlement, l’inflation enregistre un net recul. La Banque nationale suisse (BNS) a pour mandat d’assurer la stabilité des prix et de tenir compte de l’évolution conjoncturelle. Comme le cours du franc a une grande influence sur l’inflation et la conjoncture en Suisse, il en découle indirectement qu’elle a aussi pour mandat de lutter contre les importantes fluctuations des taux de change. Elle a de ce fait implicitement également un objectif de taux de change.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2411</guid><pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:06:00 +0100</pubDate><title>Revision de la loi fédérale sur la proposition pour dettes de la faillite(LP): mesures d&#039;assainisement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revision-de-la-loi-federale-sur-la-proposition-pour-dettes-de-la-faillite-lp-mesures-dassainisement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-42</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2012 14:40:00 +0100</pubDate><title>La Banque nationale et la Confédération doivent protéger l’économie réelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-et-la-confederation-doivent-proteger-l-economie-reelle</link><description>Depuis la fin 2007, le franc s’est apprécié de plus de 20 %. Même en partant de l’idée qu’il a été sous-évalué jusqu’en 2008, sa toute dernière appréciation est marquée. Par rapport à une tendance à long terme, il est surévalué d’environ 10 %.</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p><b>Valeur extérieure réelle du franc</b></p><table cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td width="178" height="35" bgcolor="white"><table cellpadding="0" cellspacing="0"><tbody><tr><td><p>---------------&nbsp; Valeur extérieure réelle du franc</p><p>- - - - - - - - Appréciation tendancielle</p></td></tr></tbody></table> &nbsp;</td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><h3>Le franc fort a une incidence négative grave</h3><p>Pour la petite économie ouverte qu’est la Suisse, cette appréciation a de graves effets négatifs. L’étude disponible aujourd’hui du KOF (Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique de Zurich) au sujet des effets du franc fort sur l’économie suisse confirme les résultats auxquels avaient abouti d’anciennes recherches[1]. Après 2 ans environ, une appréciation de 10&nbsp;% fait baisser de 3 % le produit intérieur brut et reculer en conséquence l’emploi. Cela représente environ 120&nbsp;000 emplois. L’industrie des machines et des métaux ainsi que le tourisme sont particulièrement concernés. 
</p><p>Les effets du franc fort ne se traduisent pas en chocs, mais sont rampants. Ils sont cependant déjà clairement visibles. Les exportations nominales de marchandises stagnent largement à un niveau toujours bien inférieur aux valeurs d’avant-crise (-8&nbsp;%). Les prix et les marges diminuent. Le nombre des nuitées baisse. Les enquêtes effectuées auprès des entreprises montrent l’ampleur des problèmes. C’est par exemple dans l’industrie (en particulier MEM) que l’on trouve la majorité des entreprises interrogées qui sont fortement/nettement touchées par le franc fort. Elles ont déjà engagé ou planifié des mesures en matière de personnel. À court terme, elles visent avant tout des baisses de salaire. Suivent des compressions de personnel et des délocalisations.&nbsp;
</p><p><b>Effets du franc fort – résultats d’enquêtes actuelles auprès des entreprises</b></p><table summary><thead><tr><th scope="col">Source</th><th scope="col">Branches</th><th scope="col"><b>Part des entreprises&nbsp;touchées négativement</b></th><th scope="col"><b>Mesures des entreprises&nbsp;(en mat. de salaire, emploi)</b></th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Swissmem&nbsp;</span><br style="font-size: 12px; white-space: nowrap; "><span>(janv./fév. 2011)</span></td><td><span>Industrie MEM</span></td><td><span>52&nbsp;% (fort)</span><br style="font-size: 12px; "><span>33&nbsp;% (moyen)</span></td><td><span>Court terme&nbsp;: baisse sal. (8&nbsp;%); sal. en € (7&nbsp;%)</span><br style="font-size: 12px; "><span>Long terme&nbsp;: délocal. à l’étranger (41&nbsp;%),&nbsp;</span><br style="font-size: 12px; "><span>Compression du personnel (28&nbsp;%)</span></td></tr><tr><td><span>OSEC (1</span><sup>er</sup><span>&nbsp;trim. 2011)</span></td><td><span>div. PME</span></td><td><span>55&nbsp;% (baisses exportations)</span><br style="font-size: 12px; "><span>75&nbsp;% (diminution marges</span></td><td><span>pas de réponse</span></td></tr><tr><td><span>BNS (1</span><sup>er</sup><span>&nbsp;trim. 2011)</span></td><td><span>Industrie</span></td><td><span>51&nbsp;% (nettement)</span><br style="font-size: 12px; "><span>28&nbsp;% (peu)</span></td><td><span>Compression du personnel (15&nbsp;%),</span><br style="font-size: 12px; "><span>Baisses des salaires (7&nbsp;%),</span><br style="font-size: 12px; "><span>Délocalisation à l’étranger (8&nbsp;%)</span></td></tr><tr><td rowspan="1"></td><td rowspan="1"><span>Services</span></td><td rowspan="1"><span>14&nbsp;% (nettement)</span><br style="font-size: 12px; "><span>26&nbsp;% (peu)</span></td><td rowspan="1"></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>La Banque nationale et la Confédération doivent protéger l’économie réelle du franc fort</h3><p>Le franc est fortement surévalué. Sa cherté ne s’explique pas par des facteurs fondamentaux (parité de pouvoir d’achat entre autres).
</p><p>La Banque nationale (BNS) a pour mandat de garantir la stabilité des prix et de tenir compte de l’évolution de la conjoncture. Un mandat indirect découle pour elle de la forte influence exercée par le franc fort sur l’inflation&nbsp;: celui d’intervenir contre les fortes fluctuations de change. Cela figure dans le message du 26 juin 2002 sur la révision de la loi sur la Banque nationale&nbsp;:
</p><p>«&nbsp;Lorsque la demande globale est perturbée en Suisse, il faut généralement en rechercher la cause à l’étranger. Ainsi, des restructurations des portefeuilles internationaux entraînant une augmentation de la part des placements en francs suisses peuvent se traduire par une forte appréciation de notre monnaie sur le marché des devises. Si la pression extérieure sur le franc risque de persister, il convient d’envisager un assouplissement de la politique monétaire suisse. Car une hausse forte et durable du franc suisse compromet la stabilité des prix&nbsp;: elle commence par freiner la production et l’emploi, et provoque ensuite une baisse du niveau des prix. Si la BNS assouplit sa politique monétaire, elle sauvegarde la stabilité des prix tout en contribuant à atténuer le recul de la production et de l’emploi.&nbsp;» (p. 90 du Message ou p. 5734 de la Feuille fédéral n° 40 du 8 octobre 2002)
</p><p>La cherté du franc constitue un énorme danger pour l’économie suisse&nbsp;: à court terme, pour l’économie de l’exportation (industrie et tourisme) et, à long terme, pour l’ensemble de l’économie. En effet, dans la petite Suisse, les revenus dépendent de manière déterminante de la santé de l’économie d’exportation. Le monde politique doit donc combattre le franc fort. </p><ul><li>La BNS ne doit pas relever ses taux, sinon elle attirera des capitaux étrangers. La politique monétaire est déjà, à cause du franc fort, beaucoup trop restrictive (voir le graphique sur l’lndice des conditions monétaires, ICM).</li><li>La BNS doit stopper le renchérissement en instaurant et en défendant un cours de change minimal franc/euro. Dans les pays qui ont un objectif de cours de change, comme le Danemark, les interventions qu’implique ce dernier sont pratiques courantes. Et cela porte ses fruits. Les craintes d’une inflation sont exagérées. Premièrement, l’inflation de base est actuellement presque nulle[2] et le franc fort va peser sur les prix suisses. Deuxièmement, en cas de dépréciation du franc, la liquidité créée pourra être à nouveau rapidement retirée du circuit par la vente des placements en euros de la BNS.</li><li>La BNS et la Confédération doivent introduire ensemble des mesures destinées à limiter la spéculation sur le franc. Presque toutes les petites économies se sont protégées contre les fluctuations des cours de change[3], que ce soit en limitant le commerce des devises<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Lampart_Franc-fort.docx#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> (p. ex. Singapour, Corée du Sud, Danemark) ou en créant une monnaie commune avec d’autres États (p. ex. les Pays-Bas). Le commerce sans restrictions du franc et l’ouverture totale des marchés des capitaux de Suisse sont pratiquement uniques en comparaison internationale.</li></ul><p>&nbsp;</p><p><b>Politique monétaire restrictive (ICM)<b><sup>[5]</sup></b></b></p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>&nbsp;<b></b></p><p><b>Voir la vue d’ensemble des évaluations modélisées existantes pour la Suisse dans le Dossier de l’USS N° 71&nbsp;: «&nbsp;Effets d’une&nbsp; appréciation du franc sur l’économie suisse&nbsp;», <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Documents, «&nbsp;Dossier&nbsp;».</b></p><p>&nbsp;</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> L’inflation de 1&nbsp;% de mars 2011 est due à la hausse des prix du pétrole et à l’effet statistique spécial selon lequel les prix du groupe «&nbsp;habillement&nbsp;» ont été saisis pour la première fois aussi en mars au lieu de janvier, ce qui a mis en comparaison les prix de la collection printemps/été avec les prix soldés de janvier 2010. Cet effet spécial augmente l’indice des prix à la consommation d’environ 0,4 point de pour-cent.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Voir la vue d’ensemble du Fonds monétaire international&nbsp;: <a href="http://www.imf.org/external/np/mfd/er/2008/eng/0408.htm">http://www.imf.org/external/np/mfd/er/2008/eng/0408.htm</a>. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir aussi une appréciation des contrôles des mouvements des capitaux par le Fonds monétaire international&nbsp;: <a href="http://www.imf.org/external/pubs/ft/sdn/2011/sdn1106.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">www.imf.org/external/pubs/ft/sdn/2011/sdn1106.pdf</a>.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Calcul de l’ICM&nbsp;: libor réel à trois mois (correction de l’inflation avec l’inflation de base en tant que moyenne tronquée (trimmed mean&nbsp;») selon la BNS) avec poids triplé et écart tendanciel de la valeur extérieure réelle du franc (calcul de la tendance avec la tendance déterministe).
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-170</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:03:00 +0100</pubDate><title>[Translate to fr:] Anstoss - Sepp Blatter die gelbe Karte zeigen</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/translate-to-fr-anstoss-sepp-blatter-die-gelbe-karte-zeigen</link><description>[Translate to fr:] Über 4,5 Milliarden Franken investiert Südafrika in die Fussball-WM. Die Baukonzerne haben ihre Gewinne verfünffacht, die FIFA rechnet mit zwei Milliarden Gewinn. Doch bei den 20 Millionen Armen in Südafrika kommt davon nichts an. </description><content:encoded><![CDATA[<p>[Translate to fr:] Die Erwartungen an die Fussball-WM in Südafrika waren gross: Sie sollte Hunderttausende von Jobs bringen und Südafrika einen Entwicklungsschub verleihen. Heute zeigt sich aber: Profitiert haben vor allem internationale Baukonzerne und die Fifa. Die ArbeiterInnen auf den WM-Baustellen hingegen wurden mit Löhnen von 2500 Rand pro Monat (etwa 360 Franken) abgespeist – weit unter den von Gewerkschaften als Existenzminimum geforderten 4500 Rand. Erst dank Streiks und internationaler Proteste<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">*</a>&nbsp;haben sich die Löhne gegen Ende der Bauzeit auf durchschnittlich 3000 Rand verbessert. Für ein menschenwürdiges Leben ist auch dies zu wenig.&nbsp;
</p><h3>Menschen in Lager verfrachtet</h3><p>In Südafrika leben Hunderttausende Menschen in Slums oder sind obdachlos. Nun will sich aber die südafrikanische Regierung an der WM 2010 den erwarteten TouristInnen und den Millionen FernsehzuschauerInnen als blühende Nation präsentieren. Dabei stören Bilder von Elendsvierteln an Austragungsorten wie Durban. Deshalb wurden und werden Zehntausende vertrieben und während der WM in Übergangslagern untergebracht. Die Umsiedlung hat verheerende Folgen: Die Camps befinden sich weit ausserhalb der Städte. Die ArbeiterInnen und Schulkinder können sich die Transportkosten nicht leisten. Soziale Beziehungen werden auseinandergerissen. Diese Netzwerke sind aber in einem Land, in dem weder Gesundheits- noch die Altersvorsorge funktionieren, für die Menschen überlebenswichtig.&nbsp;
</p><h3>Welche Verantwortung hat die Fifa?</h3><p>Auf solche Missstände angesprochen, betont Fifa-Präsident Sepp Blatter jeweils, dass nicht die Fifa selbst Arbeits- und Menschenrechtsverletzungen begeht. Verantwortlich seien vielmehr die südafrikanische Regierung, Bauunternehmen etc. Rein legalistisch mag dies stimmen. Doch mit Verlaub: In dicken Vertragswerken regelt die Fifa sämtliche Bereiche, die einen reibungslosen, gewinnbringenden Ablauf der Spiele garantieren – von der Höhe der Grashalme auf den Spielfeldern bis hin zur zulässigen Bildschirmdiagonale bei Public-Viewings. Die Fifa hätte es in der Hand, griffige Regelungen zur Verhinderung von Ausbeutung&nbsp; und Vertreibung zu formulieren.&nbsp;
</p><p style="font-style: italic; font-weight: bold;">Unterschreiben Sie unsere Petition und helfen Sie so mit, den Druck auf die Fifa zu erhöhen: www.anstoss-südafrika.ch&nbsp;</p><h3 style="font-weight: bold;">Unterstützung des Widerstands in Honduras</h3><p>Während das SAH (siehe oben) seine Aktionen zum 1. Mai 2010 gegen Ausbeutung und Unterdrückung rund um die Fussball-WM in Südafrika richtet, führt der SOLIFONDS in fünf Schweizer Städten Veranstaltungen mit Carlos H. Reyes, dem Präsidenten der honduranischen Lebensmittelgewerkschaft STIBYS und Vertreter der Volkswiderstandsfront, durch. Die 1. Mai-Spendensammlung des SOLIFONDS ist dem Aufbau eines Radios der Volksbewegungen in Honduras gewidmet.
</p><p style="font-weight: bold;">Veranstaltungen mit Carlos H. Reyes:</p><p>Genf, 26.4., 19.30, Maison des Associations
</p><p>Basel, 28.4., 19.30, Volkshaus, Rebgasse 12 (C. Reyes ist auch Hauptredner an der 1.- Mai-Kundgebung um 11.00, Marktplatz)
</p><p>Bern, 29.4., 19.30, Progr, Waisenhausplatz 30
</p><p>St. Gallen, 30.4., 19.30, Rest. Dufour, Bahnhofstr. 19
</p><p>Zürich, 2.5., 14.30, Zeughaus 5 am 1.-Mai-Fest.&nbsp;&nbsp;
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">*</a>&nbsp;Wesentlich dazu beigetragen hat die internationale Kampagne «Fair Games – Fair Play», die vom SAH mitlanciert wurde.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-196</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 17:23:00 +0100</pubDate><title>Conférence de presse annuelle de l’USS: Consolider l’État social, créer des emplois et introduire un impôt sur les bonus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/conference-de-presse-annuelle-de-l-uss-consolider-l-etat-social-creer-des-emplois-et-introduire-un-impot-sur-les-bonus</link><description>Le chômage va poursuivre sa progression en 2010. La droite s’attaque frontalement à notre sécurité sociale. Et les banques veulent arroser leurs dirigeants de juteux bonus. L’Union syndicale suisse (USS) entend stopper cette effrayante évolution, entre autres à l’aide d’un impôt de 50 % sur les bonus. Tel est en quelques mots le message que l’USS vient de faire passer lors de sa traditionnelle conférence de presse annuelle. </description><content:encoded><![CDATA[<p>En période de crise, les assurances sociales sont plus nécessaires que jamais. Or, selon le président de l’USS, Paul Rechsteiner, «&nbsp;les milieux politiques proches des banques, voire, pour une part d’entre eux, financés par elles, (veulent) démanteler les prestations de l’assurance-chômage&nbsp;; cela, en pleine crise&nbsp;!&nbsp;», ainsi qu’à l’orée d’une année qui, au chapitre «&nbsp;chômage&nbsp;», sera sans doute la pire depuis des décennies. Et la vaste offensive de la droite n’est pas uniquement dirigée contre l’assurance-chômage. À l’enseigne d’un démantèlement social général, les bourgeois entendent aussi s’attaquer à l’AVS, comme ils l’ont déjà fait avec le 2e pilier (votation du 7 mars), ainsi qu’à l’assurance-accidents et à l’AI. Jamais la Suisse n’avait connu une telle «&nbsp;offensive concertée contre l’État social (…) orchestrée par les partis de droite&nbsp;», a ajouté Paul Rechsteiner. Un président qui a encore précisé que les syndicats, déterminés à défendre le rôle de l’État social dans notre société, se battront de toutes leurs forces lors de cette grande confrontation qui se dessine.
</p><h3>Impôt sur les bonus&nbsp;: économiquement judicieux et socialement juste</h3><p>L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart, a dressé un bilan sombre de l’emploi ces 20 dernières années en Suisse. Sans égard aucun pour leur personnel, les entreprises ont rationalisé, les actionnaires et les top managers se sont réservé les meilleures parts du gâteau et ont fait payer les coûts de ce comportement, aussi égoïste qu’arrogant, à la collectivité par le biais des assurances sociales et de l’aide sociale. Toujours selon Daniel Lampart, après le krach des banques, on constate toutefois un certain tournant, à tout le moins chez nos voisins&nbsp;: les trains de mesures conjoncturelles démontrent leur efficacité et la concurrence fiscale en faveur des plus riches s’attiédit. Mais en Suisse, rien n’ira – et ne va – sans impulsion dans la même direction, comme le montre l’exemple d’une l’UBS qui «&nbsp;remplit la corne d’abondance des bonus pour les hauts dirigeants et les banquiers d’affaires, tout en voulant se débarrasser de 1200 à 1500 salarié(e)s.&nbsp;» 
</p><p>C’est pourquoi il faut que nous luttions avec détermination contre ces démantèlement sociaux qui menacent, ainsi que pour une meilleure justice distributive et contre le chômage. Cela, entre autres au moyen d’un impôt de 50&nbsp;% sur les bonus versés aux grands dirigeants. Le produit d’un tel impôt – Daniel Lampart l’estime avec prudence à 2 milliards de francs – devra être distribué aux bas et moyens revenus&nbsp;; ce qui représentera plus de 1000 francs pour une famille de quatre personnes. Parallèlement, il faut lancer une offensive de formation en vue de la «&nbsp;pénurie de main-d’œuvre spécialisée&nbsp;» qui s’annonce. Et encore&nbsp;: la durée maximale du chômage technique devra être étendue à 24 mois, soit 520 indemnités journalières.
</p><h3>Défense du service public</h3><p>Lors de cette conférence de presse annuelle, l’USS a présenté quelques uns des thèmes qui l’occuperont en priorité durant l’année 2010 (congrès ordinaire, initiative pour des salaires minimaux, libre circulation des personnes…). Le premier secrétaire de l’USS, Rolf Zimmermann, a souligné la nécessité d’infrastructures publiques performantes. L’USS fera donc «&nbsp;tout pour éviter à la Suisse une libéralisation intégrale des services postaux.&nbsp;» et pour le maintien ou le rétablissement de l’«&nbsp;approvisionnement en électricité sûr et avantageux garanti par des monopoles régionaux munis d’un mandat public de prestation.&nbsp;» En matière de transports ferroviaires, Rolf Zimmermann a encore précisé que l’USS luttera pour que l’on ne se dirige pas vers un démantèlement.
</p><p>&nbsp;</p><p>Vous trouvez les contribution de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Rolf Zimmermann</b>, premier secrétaire de l'USS</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Colette Nova</b>, secrétaire dirigeante de l’USS</li></ul><p>en annexe.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-216</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 16:36:00 +0100</pubDate><title>D’abord augmenter les subsides pour réduire les primes, ensuite piloter le système</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/d-abord-augmenter-les-subsides-pour-reduire-les-primes-ensuite-piloter-le-systeme</link><description>Telle est l’ordonnance médicale que l’USS prescrit pour le système de santé en Suisse : en un mot comme en cent, il est nécessaire – et aussi pour des raisons économiques – d’augmenter dans l’immédiat les subsides pour la réduction des primes, et à moyen terme de limiter socialement les primes et d’introduire un pilotage du système à l’aide d’ « interlocuteurs/interlocutrices de santé » (IPS).</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les primes vont augmenter massivement l’an prochain<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. Cette augmentation grèvera sérieusement le budget des ménages. Et ce sous deux aspects&nbsp;: parce que le nombre de sans-emploi augmente continuellement et donc que le revenu de nombreux ménages diminue en parallèle, le nombre de familles qui ne peuvent s’en sortir sans bénéficier d’une réduction de leurs primes prend l’ascenseur. Dans le même temps, l’augmentation massive des primes aggrave la crise – l’économie se trouve privée de quelque deux milliards de pouvoir d’achat. Quiconque entend raisonner en termes économiques et agir de manière socialement responsable en tirera une conclusion évidente&nbsp;: il faut augmenter les subsides versés pour réduire les cotisations. Or c’est précisément ce que le Conseil national a refusé de faire à sa session d’automne. Cette décision à courte vue est un scandale – et ce refus est irresponsable. L’USS demande que la Confédération, à titre de mesure d’urgence, affecte à la réduction des primes le produit extraordinaire tiré de la vente de l’emprunt UBS, d’un montant de 1,2 milliard de francs. Le Conseil des Etats doit corriger le tir sur ce point. 
</p><h3>Introduction d’un objectif social identique dans toute la Suisse</h3><p>Naturellement, l’explosion des coûts dans l’assurance obligatoire des soins doit être endiguée à moyen et long terme. Ce frein ne peut toutefois être utilisé de manière abrupte – car le risque est trop important de provoquer des coupes sombres dans le catalogue des prestations et de sévères mesures d’économies, tout cela aux frais des personnes assurées, des patients et du personnel de santé. En effet, une chose est sûre pour l’USS&nbsp;: l’accès à un système de soins médicaux de haute qualité pour toutes les couches de la population ne saurait être restreint.
</p><p>En revanche, la charge qui pèse sur les ménages doit être allégée. En d’autres termes&nbsp;: il faut augmenter les subsides destinés à la réduction des primes. Au moment de l’introduction de la LAMal, le Conseil fédéral a jugé que l’objectif visé était que la charge des primes ne dépasse pas 8 pour cent au maximum du revenu imposable, ce qui correspond grosso modo à 6 pour cent du revenu disponible<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>. 
</p><p><b>Effet social de la réduction des primes. Suivi<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>&nbsp;2007</b></p><table><thead><tr><th scope="col">Type de ménage</th><th scope="col">Réduction moyenne des primes</th><th><span>Pourcentace du revenu par la prime restante</span></th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Famille classe moyenne</span><span><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftn4" name="_ftnref4"><sup>[4]</sup></a></span>&nbsp;</td><td>28 %</td><td>9.8 %</td></tr><tr><td rowspan="1"><span>Famille monoparentale</span><span><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftn5" name="_ftnref5"><sup>[5]</sup></a></span></td><td rowspan="1">24 %</td><td>7 %</td></tr><tr><td rowspan="1"><span>Famille nombreuse</span><span><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftn6" name="_ftnref6"><sup>[6]</sup></a></span></td><td rowspan="1">34 %</td><td>8,5 %</td></tr><tr><td><span>Famille avec un enfant et un jeune adulte</span><span><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftn7" name="_ftnref7"><sup>[7]</sup></a></span></td><td>37%</td><td>10,5 %</td></tr></tbody></table><p>Ces exemples le montrent à l’évidence&nbsp;: après déduction de la réduction des primes, la prime restante est encore nettement supérieure au but social proposé par le Conseil fédéral. L’USS demande que cet objectif social, identique pour toute la Suisse, soit introduit à titre obligatoire. C’est la seule et unique manière de faire en sorte que la charge des primes soit supportable pour tous les ménages.
</p><h3>Préparer l’avenir&nbsp;: avec l’IPS, l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé</h3><p>Nous l’avons déjà indiqué&nbsp;: à moyen et long terme, les coûts devront être maîtrisés et ils devront être abaissés dans l’assurance-maladie. La question fondamentale est de savoir comment y parvenir... A cet égard, le projet de managed care revêt une importance cruciale dans le débat politique en cours. Les modèles de managed care définis et gérés par les caisses-maladie favorisent la sélection des risques et renforcent le pouvoir desdites caisses-maladie. Nous les rejetons. L’USS préconise la mise en place de modèles de managed care de haute qualité (gatekeeping, soit le triage réalisé par un médecin de famille), couplés à des normes de qualité inscrites dans la loi, la responsabilité de la fourniture des soins incombant aux cantons. Une vaste alliance composée d’associations spécialisées et professionnelles de la santé a, avec l’USS et le ssp, élaboré le modèle de l’&nbsp;«&nbsp;interlocuteur/interlocutrice personnel de santé&nbsp;» (IPS), et l’a mis en discussion au sein de la commission parlementaire compétente. Ce modèle garantit la fourniture des soins primaires par le médecin de famille, assure l’envoi des patients vers les autres prestataires de soins et donne la maîtrise de toute la chaîne thérapeutique. Toutes les personnes assurées ont le libre choix de leur IPS. Les cantons doivent garantir la fourniture de soins à l’ensemble de la population au moyen d’IPS.
</p><p>Si les décideurs politiques se résolvent à emprunter cette voie pour réformer le système de santé, ils pourront à la fois freiner la progression des coûts et empêcher l’instauration d’une médecine à deux vitesses. 
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Augmentation moyenne pour les adultes&nbsp;: 8.7%&nbsp;; pour les jeunes adultes&nbsp;: 13.7%&nbsp;; pour les enfants&nbsp;: 10%
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>[2]</sup></a> Rapport de suivi 2007: Die sozialpolitische Wirksamkeit der Prämienverbilligungen in den Kantonen, Interface Politikstudien, Lucerne, février 2008.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftnref3" name="_ftn3"><sup>[3]</sup></a> Ibidem 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftnref4" name="_ftn4"><sup>[4]</sup></a> Deux adultes, deux enfants de trois ans et demi et de cinq ans, revenu brut (sans les allocations familiales) de 70'000 francs, pas de fortune 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftnref5" name="_ftn5"><sup>[5]</sup></a> Un adulte, deux enfants de trois ans et demi et de cinq ans, revenu brut (sans les allocations familiales) de 60'000 francs, pas de fortune
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftnref6" name="_ftn6"><sup>[6]</sup></a> Deux adultes et quatre enfants de trois ans et demi, cinq ans, huit ans et dix ans&nbsp;; revenu brut (sans les allocations familiales) de 85'000 francs, pas de fortune
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1309_CW_Sante_primes.doc#_ftnref7" name="_ftn7"><sup>[7]</sup></a> Salaire brut (sans les allocations familiales) de 70'000 francs, pas de fortune
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-657</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:24:00 +0100</pubDate><title>Relever l’âge de la retraite des femmes et supprimer l’adaptation des rentes ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/relever-l-age-de-la-retraite-des-femmes-et-supprimer-l-adaptation-des-rentes</link><description>SESSION PARLEMENTAIRE : La commission du Conseil des États veut porter à 65 ans l’âge de la retraite des femmes. Si, contrairement au National, elle assortit ce relèvement de mesures sociales, celles-ci restent hélas très modestes. La commission ne s’embarrasse en revanche pas de scrupu¬les pour supprimer l’adaptation des rentes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au printemps 2008, le Conseil national avait adopté une nouvelle mouture de la 11e&nbsp;révision de l’AVS, qui, à l’exception de la suppression virtuelle de la rente de veuve, ressemblait fort à la première tentative étrillée par le peuple lors du référendum de 2004&nbsp;: relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65&nbsp;ans sans mesure sociale compensatoire et affaiblissement du mécanisme de l’adaptation des rentes. Il n’est même pas entré en matière sur la solution «&nbsp;prestation de préretraite&nbsp;» proposée pour la galerie par le Conseil fédéral. Le Conseil des États examinera maintenant le dossier lors de la session d’été 2009. Sa commission a amélioré quelque peu le premier point, dans l’espoir de faire avaler au peuple la couleuvre du relèvement de l’âge de la retraite. En revanche, elle se montre sans pitié pour les rentiers et rentières sur le second point.
</p><h3>Pas de mesure durable de compensation de la réduction de la rente en cas de retraite anti­cipée</h3><p>Selon les plans du Conseil fédéral, l’âge de la retraite des femmes serait porté à 65&nbsp;ans quatre ans après l’entrée en vigueur de la 11e révision de l’AVS, soit en 2015. Pendant cinq ans, c’est-à-dire jusqu’en 2019, les femmes pourraient, si elles prennent leur retraite à 64&nbsp;ans, bénéficier d’un taux de réduction égal à la moitié du taux actuel, soit 3,4&nbsp;%. Cette proposition s’inspire du régime transitoire de la 10e révision de l’AVS. La retraite anticipée serait possible à partir de 60&nbsp;ans (demi-rente) ou de 62&nbsp;ans (rente complète), les rentes subissant alors une réduction actuarielle complète. Toutefois, le projet prévoit de modérer ces taux de réduction pendant dix ans (soit de 2011 à 2020). Les hommes (à par­tir de 62&nbsp;ans) et les femmes (entre 62 et 64&nbsp;ans et entre 62 et 65&nbsp;ans en 2020) pourront bénéficier d’un taux de réduction préférentiel si leur revenu annuel AVS moyen ne dé­passe pas une certaine limite (fixée actuellement à 82&nbsp;080&nbsp;francs). Les taux de réduction suivants s’appliqueraient aux revenus inférieurs à 34&nbsp;200&nbsp;francs&nbsp;: 2,3&nbsp;% pour un an, 4,2&nbsp;% pour deux ans, 6&nbsp;% pour trois ans, 7,7&nbsp;% pour quatre ans et 9,2 % pour cinq ans d’anticipation. Pour les revenus situés entre 34&nbsp;200 et 82&nbsp;080&nbsp;francs, les taux de réduction s’échelonneraient de façon linéaire entre les taux mentionnés ci-dessus et les taux actua­riels. Dès 82&nbsp;080&nbsp;francs de revenu annuel, la réduction actuarielle s’appliquerait entière­ment à la rente anticipée. Toutefois, cette mesure compensatoire très modique ne bénéfi­cierait pas à tous les assuré(e)s, puisque que ceux et celles qui ne peuvent attester d’une durée de cotisation ininterrompue de 30&nbsp;ans en seraient exclus. En outre, cette atténuation de la réduction ne pourrait être exportée. Dès lors, les étrangers et étrangères devraient rester en Suisse pendant l’anticipation de leur rente, de peur de perdre le bénéfice du taux préférentiel. Si cette mesure doit être financée par la caisse fédérale, celle-ci voit toutefois ses charges allégées par le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, car sa contribu­tion est calculée en pour cent des dépenses AVS. En conclusion, les mesures sociales prévues par la commission du Conseil des États sont mesquines, temporaires et xénopho­bes. La minorité de gauche de la commission leur oppose des mesures compensatoires nettement meilleures et sans limite de temps, qui ne défavorisent pas les étrangers et étrangères.
</p><h3>Adaptation des rentes&nbsp;: une question fondamentale</h3><p>L’adaptation des rentes revêt une grande importance&nbsp;: si les rentes ne sont pas adaptées régulièrement au moins au renchérissement, leur pouvoir d’achat décline. Même si l’inflation est relativement faible, la dépréciation est considérable sur une période de 18 à 20&nbsp;ans. Actuellement, les rentes AVS et, par conséquent, les rentes AI, c’est-à-dire les rentes de vieillesse, de survivants et d’invalidité du premier pilier, sont adaptées tous les deux ans à l’évolution de l’indice mixte, fondé sur la moyenne arithmétique de l’indice des salaires et de l’indice des prix. Cette méthode garantit le maintien du pouvoir d’achat des rentiers et rentières et leur permet même de bénéficier, à raison de moitié, de la pro­gression des salaires. Étant donné que les rentes AVS et AI doivent, en vertu de la Cons­titution, couvrir les besoins vitaux - ce qu’elles ne font quand même pas, comme chacun sait - l’indice mixte joue un rôle capital. Les fossoyeurs du social ont ce bon système de­puis belle lurette dans leur viseur. Inlassablement, ils tentent de l’abattre, mais sans suc­cès jusqu’ici. L’indice mixte a ainsi été plusieurs fois la cible d’attaques. Lors de la pre­mière version de la 11e révision de l’AVS, le Conseil fédéral et les Chambres voulaient ralentir le rythme d’adaptation en le portant à trois ans, ce que le peuple a proprement balayé lors du référendum. 
</p><h3>À vos armes rentiers et rentières&nbsp;!</h3><p>La dernière tentative est mieux maquillée et d’autant plus perfide&nbsp;: si le niveau du fonds de compensation de l’AVS passait au-dessous de 70&nbsp;% des dépenses annuelles, les rentes ne seraient plus automatiquement adaptées tous les deux ans, mais seulement lorsque le renchérissement accumulé depuis la dernière adaptation dépasserait 4&nbsp;%. Si le niveau du Fonds AVS descendait en dessous de 45&nbsp;%, l’adaptation des rentes serait même suspen­due. Ce mécanisme est perfide, car le Parlement a le pouvoir de faire descendre le niveau du fonds en dessous de cette limite, tout simplement en refusant à l’AVS les recettes sup­plémentaires dont elle a besoin. En effet, on sait que l’évolution démographique accroît les charges de l’assurance. Même si on se fonde sur des hypothèses moins pessimistes que celles du Conseil fédéral, le niveau du Fonds passera un jour sous la barre des 70&nbsp;%, si l’AVS ne reçoit pas de financement supplémentaire. Pire, les Chambres fédérales sont constamment tentées de piller le trésor de l’AVS. Elles entendent ainsi accorder un capi­tal initial de 5&nbsp;milliards à une AI déficitaire si les votant(e)s acceptent de relever la TVA en faveur de l’AI. Ce capital émargerait non à la Confédération, mais à l’AVS. Il y a quelques années, la commission du Conseil des États avait même décidé de soustraire plus de la moitié du capital à l’AVS pour éponger les dettes de l’AI. Heureusement, elle s’était ensuite ravisée, mais pour combien de temps&nbsp;? Compte tenu de ces intentions dan­gereuses, le nouveau régime proposé par le Conseil fédéral et entériné par la commission du Conseil des États revient à jouer avec le feu. Il incite sans détour le Parlement à affa­mer ou à piller l’AVS. La tentation de le faire est grande, car les dettes de l’AI n’ont toujours pas été résorbées. Au printemps, le Conseil national a calmé le jeu en supprimant la suspension de l’adaptation des rentes lorsque le niveau du fonds AVS descend en des­sous de 45&nbsp;%. Manifestement, la majorité de la commission du Conseil des États cherche maintenant la confrontation avec les rentiers et rentières.
</p><p>Conclusion&nbsp;: les Chambres fédérales n’ont de toute évidence pas tiré les leçons de l’échec en référendum de la révision de l’AVS en 2004.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-310</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:00:00 +0100</pubDate><title>Au cœur du problème : le détachement de salarié(e)s sans contrôle des risques de sous-enchère </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/au-coeur-du-probleme-le-detachement-de-salarie-e-s-sans-controle-des-risques-de-sous-enchere</link><description>La libre circulation des personnes dans les États européens sans mesures d’accompagnement efficaces débouche, à court ou moyen terme, sur des mouvements sociaux de protestation. Les grèves sauvages qui se multiplient actuellement en Grande-Bretagne en témoignent.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un projet de nouvelle construction dans une raffinerie de pétrole à North Killingholme (Lindsey Oil Refinery) est à l’origine de ces protestations. Après appel d’offres, le groupe pétrolier Total, propriétaire des installations, confia le contrat à une entreprise italienne qui prévoyait d’occuper 300 travailleurs italiens et portugais sur ce chantier.
</p><p>Le 28 janvier, le personnel permanent de la raffinerie a entamé son action de protestation, en reprenant un slogan déjà utilisé il y a un an et demi par le Premier ministre Gordon Brown, fraîchement élu à ce poste, lors du premier jour du congrès annuel du Labour&nbsp;: «&nbsp;des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques&nbsp;». Les grévistes demandaient que les travaux de la construction soient réalisés par des salarié(e)s indigènes, la région comptant suffisamment de personnel qualifié en attente de travail. Cette grève sauvage s’est ensuite étendue à environ une vingtaine de raffineries et centrales électriques, dans lesquelles des travaux devaient aussi être confiés à des entreprises étrangères. 3'000 tra­vailleuses et travailleurs entrèrent alors en grève.
</p><p>À la suite des négociations menées par les syndicats britanniques Unite et GMB (Bri­tain’s General Union), la grève de la Lindsey Oil Refinery s’est terminée le 4 février&nbsp;: les grévistes approuvèrent un accord qui, outre le détachement des travailleurs italiens, pré­voyait la création de 100 postes supplémentaires pour des nationaux. Mais d’autres grè­ves et d’autres actions sont annoncées dans tout le pays.
</p><h3>Le détachement sans mesures d’accompagnement</h3><p>Les protestations ont pour cible la pratique, répandue en Grande-Bretagne, d’adjudication privée ou publique de grosses commandes à des entreprises étrangères avec pour corol­laire le détachement de salarié(e)s étrangers. Le slogan initial «&nbsp;British Jobs for British people&nbsp;»&nbsp;» fut reformulé sous une forme plus neutre par les syndicats en un «&nbsp;Fair access to jobs&nbsp;» (Pour un accès équitable à l’emploi). Contrairement à la Suisse, où les syndicats se sont engagés pour le maintien des conditions de travail suisses usuelles dans la localité en cas de détachement, les syndicats britanniques ont pour objectif la diminution de ces détachements. Mais le nœud du problème réside aussi, en Grande-Bretagne, dans la sous-enchère salariale et sociale qui naît du détachement des travailleuses et travailleurs.
</p><p>La raison de la grève chez Lindsay Oil Refinery provient finalement des mauvaises conditions de travail «&nbsp;offertes&nbsp;» par l’entreprise italienne de construction. Bien que le groupe Total, en tant que donneur d’ordre, ait demandé à ses sous-traitants de respecter contractuellement la convention collective de travail (CCT) en vigueur localement, les recherches menées depuis par les syndicats ont montré que l’entreprise italienne ne le faisait pas. D’une part, les salaires étaient versés sans aucune transparence et d’autre part, les clauses protectrices de la CCT en matière d’horaires de travail, de temps de pause et d’indemnités étaient contournées. Or, ce contournement n’est pas illégal. Selon les lignes directrices de l’Union européenne (UE) et la jurisprudence, les CCT qui ne sont pas dé­clarées de force obligatoire — comme dans le cas de la raffinerie de pétrole Lindsey Oil&nbsp;— ne sont pas contraignantes en cas de détachement. Comme la Grande-Bretagne n’effectue pas de contrôle lors du détachement de travailleuses et travailleurs, chaque vérification des conditions de travail repose sur des observations partielles, des déclara­tions et des suppositions. Une situation qui condamne les syndicats à l’impuissance et détériore encore la situation.
</p><h3>L’extrême droite saute sur l’occasion</h3><p>Les grèves sont sauvages, mais souvent initiées, ou épaulées, par les délégué(e)s syndi­caux. La réglementation antisyndicale de l’ère Thatcher — toujours en vigueur — interdit aux syndicats de soutenir ce genre de mouvement de grèves spontanées. Les syndicats ont alors dû endosser un rôle de médiateur et négocier des accords pour régler le litige. Conjointement, le syndicat Unite a tenté de modérer les accents nationalistes du mouve­ment de grève. Car le slogan «&nbsp;Britsh jobs for British people&nbsp;» est rapidement devenu du pain béni pour le British National Party (BNP), organisation d’extrême droite. Celui-ci a essayé de capter le mouvement de grève, ce qu’il a en partie réussi. La plateforme Inter­net, très visitée, des partisans du mouvement<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0509_DB_Greves_GB.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>, est soutenue par le BNP.
</p><p>Les petits partis de gauche sont divisés sur cette question. Quelques-uns soutiennent la grève, les autres la condamnent comme un mouvement raciste. Au début, le Labour Party — au gouvernement — fit encore preuve d’une certaine compréhension pour la cause des grévistes. Mais par la suite, durant les actions de protestation, il a durement critiqué le mouvement. Le ministre de l’Économie Peter Mandelson&nbsp; a accusé les grévistes d’attiser la haine raciale. Gordon Brown a, pour sa part, jugé que les grèves sauvages n’étaient pas justifiées, mais contreproductives. Les syndicats craignent que ces déclarations n’amènent la classe ouvrière britannique à se détacher encore plus du Labour Party pour se tourner vers le BNP.
</p><h3>Les syndicats réagissent</h3><p>Le syndicat Unite a élaboré un plan en trois points afin d’empêcher l’escalade&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Des accords sont nécessaires pour garantir aux salarié(e)s indigènes l’accès aux em­plois lors de la passation de marché à des entreprises étrangères.</li><li>Des enquêtes plus approfondies doivent être menées sur la pratique d’adjudication des travaux. Lorsqu’il s’agit de soumissions publiques, les pouvoirs publics sont obligés de respecter les standards sociaux.</li><li>La jurisprudence européenne, qui favorise la sous-enchère salariale et sociale, doit être annulée.</li></ul><p>Sur ce dernier point, Unite a lancé une campagne accompagnée d’une pétition.
</p><p>On ne voit pas clairement comment le syndicat va mettre en pratique son slogan «&nbsp;Pour un accès équitable à l’emploi&nbsp;». Finalement, cette revendication ne peut être réalisée que si les mêmes conditions de travail locales sont appliquées aux salarié(e)s aussi bien indi­gènes que détachés. Sinon, l’engagement de salarié(e)s autochtones aux conditions de travail du pays d’origine de l’entreprise n’aurait rien «&nbsp;d’équitable&nbsp;». Ce n’est pas la question de savoir qui a accès à l’emploi qui doit figurer au premier rang — car elle ne peut que stimuler la xénophobie. La question est plutôt&nbsp;: à quelles conditions de travail, l’accès à l’emploi doit-il être garanti&nbsp;?
</p><p>C’est cette logique que les syndicats suisses ont suivie lors de l’élaboration des mesures d’accompagnement de la libre circulation des personnes. Véritable produit d’exportation politique, cette logique leur a permis un parcours pour ainsi dire sans faute.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0509_DB_Greves_GB.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a><a href="http://www.britishwildcats.com/">www.britishwildcats.com</a>.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-346</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:44:00 +0100</pubDate><title>De la parole aux actes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/de-la-parole-aux-actes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Schneider-Amman a invité aujourd’hui, les partenaires sociaux à se prononcer sur le rapport «&nbsp;Du personnel qualifié pour la Suisse&nbsp;»,&nbsp;lors d’une table ronde organisée par le Département fédéral de l’économie (DFE). 
</p><p>L’USS juge favorablement les propositions esquissées dans le rapport. Le catalogue de mesures présentées reste cependant au stade de la déclaration d’intention. Les moyens à mettre en œuvre pour leur réalisation sont encore loin d’être concrets. Pourtant, tous les acteurs sont d’accord sur un point&nbsp;: la formation est un élément central de notre économie et de notre société et elle doit être promue à tous les niveaux.
</p><p>Depuis plusieurs années, les syndicats attendent l’élaboration d’une loi sur la formation continue qui permette enfin d’améliorer l’accès des adultes à une formation quel que soit l’âge et le niveau de qualifications. Aujourd’hui, les obstacles à la formation du personnel peu qualifié et des femmes restent énormes. Le DFE mettra en consultation d’ici la fin de l’année une nouvelle loi sur la formation continue. L’USS attend du projet de loi qu’îl présente de véritables améliorations pour les salarié(e)s, en particulier&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>l’introduction d’un congé de formation payé, comme cela existe déjà dans les pays voisins,</li><li>une promotion systématique des compétences de base chez les adultes.</li></ul><p>En parallèle, il est nécessaire d’agir au niveau des conditions de travail et des conditions-cadre pour exercer une activité professionnelle. Encore trop de femmes avec charge de famille renoncent à exercer une activité professionnelle à la hauteur de leur compétence, parce que les conditions de travail et de salaires ne sont pas suffisamment attractives. Il faut des améliorations significatives en particulier au niveau&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>des salaires (par exemple dans l’enseignement et les professions de la santé),</li><li>des aménagements du temps de travail (réduction du temps de travail, temps partiel, planification),</li><li>des structures d’accueil pour la petite enfance et les enfants en âge scolaire.</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-362</guid><pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:19:00 +0100</pubDate><title>Sifflets pour des salaires féminins équitables -  Suisse aux couleurs des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/sifflets-pour-des-salaires-feminins-equitables-suisse-aux-couleurs-des-femmes</link><description>Journée nationale d’action et de grève pour l’égalité entre femmes et hommes : déjà un succès</description><content:encoded><![CDATA[<p>À 14 heures 06 précises, dans toutes les grandes localités de Suisse, on a entendu aujourd’hui un concert de sifflets strident. Il s’agissait de faire comprendre que l’on en a «&nbsp;Marre des inégalités&nbsp;!&nbsp;» et que l’«&nbsp;On veut les mêmes salaires&nbsp;!&nbsp;». Tel fut le point culminant de cette journée nationale d’action et de grève du 14 juin&nbsp; 2011.
</p><p>Avant lui, des dizaines d’actions avaient déjà commencé dans tout le pays. Le centre de Bâle s’était réveillé en partie violet et rose fuchsia. Tôt le matin, des actions avaient eu lieu un peu partout, devant des banques, dans des gares, etc. À Olten, les employé(e)s des télécoms ont participé à une conférence des femmes de cette branche et des délégations ont rendu visite aux chefs des grandes entreprises de chemin de fer pour leur demander l’égalité des sexes. Les premières manifestations ont eu lieu à Saint-Gall et dans le canton du Jura. À Genève, on a protesté devant l’Organisation internationale du Travail. Des «&nbsp;caravanes de voitures&nbsp;» pour l’égalité se sont mises à sillonner Jura et Jura bernois. À Lausanne, ce fut aussi une présentation de films. Des pauses prolongées ou des discussions ont été organisées dans de nombreuses entreprises, principalement dans l’industrie alimentaire et dans l’industrie des machines ainsi que dans la chimie. Et, dans toute la Suisse, on a assisté à la distribution de dizaines de milliers de chocolats portant l’inscription «&nbsp;Notre travail vaut bien plus&nbsp;!&nbsp;». De nombreuses femmes se sont aussi retrouvées lors de pique-nique ou d’apéritifs de l’égalité. Bref, cette journée nationale d’action pour plus d’égalité a commencé de manière impressionnante. Pour l’heure, la participation aux activités organisées dans ce cadre dépasse les attentes. Les organisatrices tablent sur plus de 100&nbsp;000 femmes et hommes. Durant l’après-midi et au début de la soirée, de nombreuses autres activités sont prévues.
</p><p>Trois revendications se trouvent au centre de ce mouvement de protestation emmené par l’USS&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Le même salaire pour un même travail ou un travail équivalent et le relèvement des salaires féminins. Les femmes gagnent en effet toujours 20&nbsp;% de moins que les hommes et les discriminations salariales se sont même remises à augmenter ces dernières années.</li><li>Le partage équitable de tout travail. Le travail familial et professionnel est toujours réparti d’une manière extrêmement inégale entre les hommes et les femmes.</li><li>La famille et la profession doivent une fois pour toutes être conciliables. Les places d’accueil destinées aux enfants continuent à faire défaut.</li></ul><p>«&nbsp;Aujourd’hui, les femmes, mais aussi les hommes, montrent que l’imposture scandaleuse en matière de salaires ne sera plus tolérée durant des années encore&nbsp;», a déclaré le président de l’USS, Paul Rechsteiner, ajoutant le regard tourné vers l’avenir&nbsp;: «&nbsp;Ici, malgré de nombreuses différences, un réseau s’est mis en place, qui devrait fournir durant quelques années encore l’impulsion nécessaire en cette question de l’égalité entre femmes et hommes.&nbsp;» Une cinquantaine d’organisations et de réseaux de femmes participent à la journée nationale d’action et de grève du 14 juin 2011.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-421</guid><pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:22:00 +0100</pubDate><title>L’USS conteste que PUSH soit un syndicat apte à conclure une CCT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-conteste-que-push-soit-un-syndicat-apte-a-conclure-une-cct</link><description>Accord entre ISS Aviation et PUSH</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’association PUSH, qui ne compte aucun membre chez ISS Aviation, a été appelée à la rescousse par cette dernière pour conclure une convention collective de travail (CCT) dont l’unique objectif est de contourner le Syndicat suisse des services publics (ssp) et le personnel d’ISS en grève depuis bientôt près de trois mois. L’Union syndicale suisse (USS) considère que PUSH n’est pas un syndicat apte à conclure une CCT. En effet, elle n’offre pas les garanties d’indépendance par rapport à l’employeur pourtant exigées par les règles du droit collectif du travail. 
</p><p>PUSH, qui n’est membre ni de l’USS, ni de la Communauté Genevoise d’Action Syndicale (CGAS), ni d’aucune autre faîtière syndicale, apparaît comme téléguidée par les employeurs, en particulier afin de briser des conflits collectifs. Ainsi, l’adresse de PUSH est bien souvent celle de l’employeur et les démarches enjoignant le personnel de rejoindre cette association sont souvent le fait de supérieurs hiérarchiques. Ses délégués «&nbsp;syndicaux&nbsp;» sont le plus souvent des cadres des entreprises avec lesquelles elle prétend «&nbsp;négocier&nbsp;». En outre, PUSH affirme systématiquement vouloir éviter les conflits du travail et prend le plus souvent le parti de l’employeur en signant des accords qui lui sont favorables, respectivement qui sont défavorables aux salariés. Dans ces conditions, PUSH ne saurait être considérée comme un syndicat apte à défendre réellement les intérêts de ses membres et à rester indépendant par rapport à la partie patronale. 
</p><p>L’USS soutient donc les démarches du ssp visant à ce que PUSH ne soit pas reconnue comme organisation apte à conclure une CCT. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-323</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2012 11:17:00 +0100</pubDate><title>Il faut éviter la récession et normaliser le cours du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-eviter-la-recession-et-normaliser-le-cours-du-franc</link><description>Démission du président de la Banque nationale</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) regrette la démission de M. Philipp Hildebrand, le président de la Direction générale de la Banque nationale suisse (BNS), et le remercie de son engagement auprès de cette dernière, notamment en vue d’améliorer la régulation du secteur financier.
</p><p>Mais cela ne change rien au fait que le franc reste très fortement surévalué et qu’une récession&nbsp; menace. Dans pareille situation, le mandat de la BNS est clair&nbsp;: elle doit veiller à la stabilité des prix et à une bonne évolution économique. C’est pourquoi elle doit, même après la démission de son président, défendre énergiquement l’actuel cours de change de 1,20 pour 1 euro et normaliser rapidement le cours du franc. Un taux de change plancher d’au moins 1,40 pour 1 euro est nécessaire à cet effet. </p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2407</guid><pubDate>Tue, 13 Dec 2011 13:53:00 +0100</pubDate><title>Loi fédérale portant modification des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes ; prise de position </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federale-portant-modification-des-mesures-d-accompagnement-a-la-libre-circulation-des-personnes-prise-de-position</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Économie</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2408</guid><pubDate>Wed, 07 Dec 2011 13:56:00 +0100</pubDate><title>Réponse de l’USS à la consultation sur la modification du code pénal et du code pénal militaire / Allongement des délais de prescription </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/reponse-de-l-uss-a-la-consultation-sur-la-modification-du-code-penal-et-du-code-penal-militaire-allongement-des-delais-de-prescription</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2951</guid><pubDate>Fri, 14 Oct 2011 10:51:00 +0200</pubDate><title>Manifestation à Genève pour les droits syndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/manifestation-a-geneve-pour-les-droits-syndicaux</link><description>Près de 200 syndicalistes ont exigé, vendredi 7 octobre à Genève, à l’occasion de la Con-férence internationale du Travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT), pour demander plus de respect à l’égard des droits syndicaux et une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Afin qu’il soit possible d’avoir une activité syndicale dans une entreprise pour obtenir une amélioration des conditions de travail, il faut prévoir une protection spéciale. Il faut en particulier qu’un membre de commission du personnel ne puisse pas être licencié à cause de son engagement syndical. Sur toute la planète, cette protection contre les licenciements qualifiés d’antisyndicaux est sous pression et la Suisse n’y fait pas exception. Elle a même été blâmée par l’OIT pour sa protection insuffisante des délégué(e)s syndicaux au sein des entreprises. Mais à ce jour, si peu de choses ont changé. La demande faite à la Suisse par l’OIT d’améliorer la protection des délégué(e)s syndicaux se heurte à l’opposition de la majorité bourgeoise des Chambres fédérales qui fait la sourde oreille, prétendant que la liberté entrepreneuriale aurait la priorité sur la protection des salarié(e)s syndicalement engagés. 
</p><p>C’est pourquoi, à l’occasion de la dernière Conférence internationale du Travail de l’OIT à Genève, la Communauté genevoise d’action syndicale, l’Union syndicale suisse et le syndicat Unia ont organisé une action dans le but d’attirer l’attention sur les abus commis dans ce domaine en Suisse. Les 200 syndicalistes présents ont notamment parlé des menaces proférées dans une entreprise contre un collaborateur pour son engagement syndical. Le message est clair&nbsp;: il faut, une fois pour toutes, que les choses bougent en matière de protection des délégué(e)s syndicaux contre la pression et l’arbitraire au travail qu’ils subissent trop souvent encore.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2950</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2011 10:50:00 +0200</pubDate><title>La porte ouverte à la sous-enchère</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-porte-ouverte-a-la-sous-enchere</link><description>Malgré la fixation d’un taux plancher de 1,20 franc pour 1 euro, notre franc reste forte-ment surévalué. En conséquence, la pression sur les salaires et les emplois se maintiendra ces prochains temps.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les nouvelles embauches sont particulièrement sensibles. Elles courent en particulier le risque de faire l’objet de pression sur les salaires. Si un employeur veut baisser le salaire d’un emploi déjà occupé, il doit résilier le contrat de travail. Ce n’est toutefois pas nécessaire dans le cas d’une nouvelle embauche, car il peut alors proposer un nouveau contrat avec un salaire inférieur.
</p><p>En Suisse, 10&nbsp;% des salarié(e)s passent d’un emploi sur la durée à un autre, sur la durée aussi. Le potentiel pour baisser les salaires est ainsi relativement élevé dans ces cas. Mais ce sont surtout les emplois temporaires, les missions brèves ou la main-d’œuvre détachée – c’est-à-dire les engagements de courte durée qui impliquent de nombreux changements – qui sont sensibles sous cet angle. En effet, contrairement à ce qui est le cas avec une nouvelle embauche pour une activité sur la durée, il n’y a guère de risque qu’une personne nouvellement engagée se plaigne, après un certain temps, parce qu’elle gagne moins que ses collègues.
</p><p>L’Enquête suisse sur la structure des salaires fait apparaître que les salaires de départ ont été sous pression ces dernières années. Si elles ne vont malheureusement que jusqu’en 2008, les données à disposition montrent entre autres que les salaires des personnes au bénéfice d’une autorisation de courte durée sont systématiquement inférieurs aux autres.
</p><p>Et depuis lors, le problème s’est très vraisemblablement aggravé. À l’époque en effet, le&nbsp; cours du franc était nettement supérieur à 1,50 franc pour 1 euro. Aujourd’hui, il est de 1,20 franc. En outre, le nombre de personnes ayant une autorisation de courte durée (jusqu’à 90 jours) est beaucoup plus grand. L’emploi temporaire aussi s’est fortement développé (près de 20&nbsp;% sur un an). Or, il se caractérise par de fréquents changements d’emploi. Cette année, on devrait donc avoir atteint un record dans ce domaine. Selon le rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement, 41&nbsp;% des agences de travail temporaire ont versé des salaires trop bas. Les travailleuses et travailleurs temporaires se trouvent essentiellement dans l’industrie, un secteur particulièrement concerné par la cherté du franc.
</p><p>C’est pourquoi, pour protéger les salaires suisses de toute pression, il faut surveiller de près les nouvelles embauches. L’USS exige que la moitié des salaires de départ soit examinée.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2949</guid><pubDate>Mon, 19 Sep 2011 10:48:00 +0200</pubDate><title>Six nouveaux spécialistes en gestion et développement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/six-nouveaux-specialistes-en-gestion-et-developpement</link><description>Six nouveaux spécialistes en gestion et développement des organisations syndicales ont reçu le 23 septembre dernier leur brevet professionnel, reconnu au niveau fédéral.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les permanent(e)s du mouvement syndical doivent savoir faire beaucoup de choses. Ils doivent posséder de solides connaissances juridiques et bien connaître les branches de leur activité. Ils doivent aussi avoir le sens de la négociation, intervenir de manière convaincante, mener des campagnes, diriger et motiver une équipe, etc. etc. Où peut-on acquérir une telle palette de compétences ? Depuis 2009, dans le nouveau cycle de formation «&nbsp;GEDEon&nbsp;» (Gestion et développement des organisations syndicales), divisé en plusieurs modules et représentant une véritable formation en emploi intensive. 
</p><p>En 2010, 12 personnes ont suivi avec succès ces cours proposés par l’Institut de formation des syndicats Movendo et débouchant sur un brevet reconnu par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT). Cette année, six futurs professionnel(le)s du syndicalisme ont réussi l’examen final (4 hommes et 2 femmes : 4 d’Unia,&nbsp; 1 du ssp, 1 du SEV&nbsp;; 2 germanophones, 2 francophones et 1 italophone). Le prix de l’USS, attribué au travail de brevet le plus original, a été décerné au syndicaliste d’Unia Ivano Marraffino, qui travaille depuis le printemps à la section de Soleure du syndicat. Son travail s’intitule «&nbsp;Un syndicat fort pour les travailleurs du second œuvre dans le Haut-Valais : construisons-le <b>ensemble</b> !&nbsp;», soulignant ainsi que la philosophie de l’«&nbsp;organizing&nbsp;» -&nbsp; terme désignant les activités et campagne de syndicalisation - est désormais devenue une conception de référence pour les syndicats.
</p><p>Outre Ivano Marraffino, nos félicitations vont aux autres breveté(e)s de ce cycle :
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Bajram Arifaj, Unia&nbsp;;</li><li>Nathalie Chammartin, Unia&nbsp;;</li><li>Lucas Dubuis, Unia&nbsp;;</li><li>Rezia Boggia, ssp&nbsp;;</li><li>Angelo Stroppini, SEV.</li></ul><p>À toutes et à tous, un chaleureux «&nbsp;Bienvenue au club&nbsp;!&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2405</guid><pubDate>Fri, 01 Jul 2011 13:30:00 +0200</pubDate><title>07.445 Iv. Pa. Ratification de la Convention no 183 de l’OIT sur la protection de la maternité – Prise de position </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/07-445-iv-pa-ratification-de-la-convention-no-183-de-l-oit-sur-la-protection-de-la-maternite-prise-de-position</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Égalité des sexes</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-452</guid><pubDate>Thu, 30 Jun 2011 16:29:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral veut faire avaler au peuple le démantèlement de l’assurance-chômage au moyen d’un attrape-nigaud</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-veut-faire-avaler-au-peuple-le-demantelement-de-l-assurance-chomage-au-moyen-d-un-attrape-nigaud</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est au moyen d’une grosse ficelle que le Conseil fédéral veut gagner le prochain scrutin sur le démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;: il ne dit en effet pas aux citoyennes et citoyens depuis quand les personnes au chômage seront menacées pas des baisses douloureuses des prestations de cette assurance. Et il peint sur la muraille le diable de hausses des prélèvements sur les salaires. Les citoyennes et les citoyens de ce pays ne sont toutefois pas dupes et signent en nombre le référendum contre cette révision. Ils savent que celle-ci, décidée pour assainir les dettes de cette assurance, est totalement inutile et constituerait un douloureux démantèlement pour les chômeurs et les chômeuses. De fait, à cause de cette révision, près de 10&nbsp;000 d’entre eux, dont beaucoup de personnes d’un certain âge, se retrouveraient en fin de droit et poussées vers l’aide sociale.
</p><p>Si le niveau de sa dette atteint un certain seuil l’assurance-chômage doit d’après la loi en vigueur, relever temporairement ses cotisations jusqu’à 0,5&nbsp;% de salaire, ainsi qu’introduire un pour-cent de solidarité pour les hauts revenus. Or, ce niveau est atteint aujourd’hui. Cet assainissement «&nbsp;automatique&nbsp;», qui fonctionne, a été promis à la population lors de la dernière révision de la loi sur l’assurance-chômage. 
</p><p>En voulant assainir cette dernière par le biais d’une nouvelle révision prévoyant des baisses des prestations, le Conseil fédéral veut briser cette promesse. De plus, il n’existe aucune prescription prévoyant que cette hausse des cotisations doive se faire dans sa totalité en une fois. Pour que le pouvoir d’achat ne souffre pas l’an prochain d’une hausse de cotisations, l’USS propose donc de procéder par étape, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>début 2011&nbsp;: hausse de 0,1&nbsp;% de salaire et introduction du pour-cent de solidarité,</li><li>début 2012&nbsp;: nouvelle hausse de 0,4 % de salaire et maintien du pour-cent de solidarité.</li></ul><p>Ainsi, l’assurance-chômage serait assainie d’une manière socialement acceptable et sans qu’il y ait baisse de ses prestations. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2406</guid><pubDate>Thu, 30 Jun 2011 13:39:00 +0200</pubDate><title>Financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) ; contreprojet à l’initiative populaire « Pour les transports publics » </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/financement-et-amenagement-de-l-infrastructure-ferroviaire-faif-contreprojet-a-l-initiative-populaire-pour-les-transports-publics</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-551</guid><pubDate>Wed, 08 Jun 2011 10:11:00 +0200</pubDate><title>Mesures et instruments pour lutter contre la discrimination salariale liée au sexe</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/massnahmen-und-instrumente-zur-bekaempfung-der-geschlechtsspezifischen-lohndiskriminierung</link><description>Dossier Nr° 79</description><content:encoded><![CDATA[<p>En analysant les pays européens et le Canada, on s’aperçoit que la discrimination salariale est un problème non seulement en Suisse, mais dans tous les pays et qu’il y est répondu de façons très diverses. Aucun pays — même ceux qui s’attaquent très activement à cette question — n’est parvenu à ce jour à l’éliminer entièrement. Presque tous sont confrontés à des difficultés d’application et à des résistances politiques.</p><p>&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec une conclusion en français.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2928</guid><pubDate>Mon, 16 May 2011 10:28:00 +0200</pubDate><title>Les Vaudois comblent deux lacunes du filet social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-vaudois-comblent-deux-lacunes-du-filet-social</link><description>La « stratégie cantonale de lutte contre la pauvreté » a été plébiscitée par plus de 61% des Vaudoises et des Vaudois lors de la votation populaire du 15 mai dernier. Cette stratégie comporte deux volets, qui comblent deux lacunes importantes du filet social : les prestations complémentaires pour familles de travailleurs pauvres (PC familles) et les rentes-ponts pour chômeurs et chômeuses âgés. Elle est financée en partie par une coti-sation salariale paritaire de 0,06 %.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>PC familles&nbsp;: pour que le travail en vale la peine</h3><p>Bien des travailleurs et travailleuses pauvres ont un revenu disponible à peine supérieur à celui qu’ils auraient s’ils ne travaillaient pas du tout et dépendaient entièrement de l’aide sociale. Ce qui signifie qu’une personne dépendant de cette dernière qui fait le choix de se réinsérer dans le monde du travail n’améliorera pas sa situation financière. Bref, à ce tarif, le travail n’en vaut guère la peine. Pour les personnes concernées, c’est problématique, car rester à l’aide sociale diminue les chances de retrouver un jour un emploi. L’État en subit aussi les inconvénients, car les bénéficiaires de l’aide sociale n’ont pas intérêt à en sortir. Or, elle coûte de plus en plus cher, notamment à cause de la dernière révision de la loi sur l’assurance-chômage. 
</p><p>C’est là qu’interviennent les PC familles. Il s’agit d’un complément de revenu d’au maximum 33&nbsp;000 francs par an (en moyenne Fr. 7800.- par famille concernée) versé aux travailleurs et travailleuses pauvres avec enfants de moins de 16 ans. Contrairement à l’aide sociale, qui diminue avec la croissance du revenu d’un éventuel emploi, les PC familles s’ajoutent au revenu du travail, dans le but d’encourager la reprise d’une activité lucrative sans diminuer le revenu disponible. Dans ce cas, plus les personnes concernées travaillent, plus leur revenu disponible augmente. Bref, travailler en vaut de nouveau la peine. En outre, les PC familles sont bien plus adaptées à la situation des personnes qui travaillent que l’aide sociale, en particulier parce qu’elles n’ont pas besoin de mesures de réinsertion. Enfin, elles sont doublées pour les familles avec enfants de moins 6 ans, car c’est quand on a de très jeunes enfants que les possibilités de travailler sont le plus réduites. 
</p><p>Comme les familles de travailleurs et travailleuses pauvres sont encouragées à retrouver du travail grâce aux PC familles, elles ont moins, voire plus du tout besoin de l’aide sociale. Dans le canton de Vaud, 900 familles (2600 personnes) pourront ainsi en sortir. 
</p><p>Les PC familles existent désormais dans les cantons du Tessin, de Genève, Vaud et Soleure. Dans les deux derniers cas, elles ont été acceptées en vote populaire. L’USS s’engage pour que cet excellent système soit étendu à tout le pays. 
</p><h3>Des rentes-pont pour une fin de carrière digne</h3><p>Les personnes qui perdent leur emploi à un âge avancé ont peu de chances d’en retrouver un. Même s’ils refusent toute forme de retraite flexible, les employeurs ont plutôt tendance à ne pas engager les travailleurs et travailleuses de plus de 55 ans. Or, les assurances sociales n’offrent qu’une protection très lacunaire aux chômeurs et chômeuses âgés. Et cette protection vient malheureusement d’être affaiblie par la prolongation du délai de cotisation nécessaire pour bénéficier, dès 55 ans, de la prolongation des indemnités de chômage. 
</p><p>Pour les personnes au chômage concernées, il n’y a souvent pas d’autre solution que le recours à l’aide sociale. Ce recours est dramatique sur le plan personnel. En effet, il signifie que l’on achève sa carrière professionnelle en tant qu’assisté. Sur le plan financier, c’est une situation difficile&nbsp;: avant de bénéficier de l’aide sociale, il faut en effet épuiser (presque) toutes les économies patiemment amassées pendant une vie entière et parfois même liquider son deuxième pilier. Une telle fin de carrière n’est pas digne.
</p><p>Les rentes-pont sont une excellente solution à ce grave problème. Au lieu de l’aide sociale, les personnes au chômage à deux ans de l’âge AVS qui ont épuisé leurs droits à l’assurance-chômage toucheront une préretraite calquée sur les prestations complémentaires AVS/AI. Cela permettra à environ 600 retraité(e)s d’éviter l’aide sociale, de conserver la majeure partie des économies de toute une vie, d’éviter de devoir liquider leur avoir de caisse de pension et, surtout, de terminer leur carrière professionnelle dans la dignité.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2923</guid><pubDate>Thu, 05 May 2011 10:13:00 +0200</pubDate><title>50 000 personnes pour dire NON à l’austérité en Europe</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/50-000-personnes-pour-dire-non-a-l-austerite-en-europe</link><description>Le 9 avril, 50 000 travailleurs et travailleuses ont manifesté à Budapest contre les brutales politiques d’austérité appliquées dans les États de l’Union européenne (UE), pour des salaires équitables, une Europe sociale et des emplois de qualité. Une délégation d’Unia représentait l’Union syndicale suisse (USS). C’est à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), dont l’USS est membre, que cette manifestation a été organisée.</description><content:encoded><![CDATA[<p>John Monk, secrétaire général de la CES, a expliqué que ce n’était pas aux travailleurs et aux travailleuses de payer le prix d’une crise qu’ils n’ont pas provoquée. En point de mire de ses propos&nbsp;: les ministres européens des finances qui décidaient à quelques kilomètres de la manifestation d’un programme d’austérité antisocial. De fait, ces ministres lient l’aide fournie au Portugal à un programme d’économies qui, des plus violents, touchera d’abord les gens ordinaires, ainsi que cela a déjà été le cas en Grèce et en Irlande. 
</p><p>Une représentante de la confédération allemande DGB, Annelie Buntenbach, a critiqué le «&nbsp;pacte euro plus&nbsp;» qui, pour les travailleurs et les travailleurs, ne sera synonyme que de </p><ul><li>moins d’argent dans leur portemonnaie, vu les pressions sur les salaires&nbsp;;</li><li>une sécurité de l’emploi moindre, vu les dérégulations entreprises et en cours&nbsp;;</li><li>moins de prestations sociales, vue les coupes dans les budgets sociaux et</li><li>une retraite détériorée, à cause de rentes avec lesquelles les gens ne pourront vivre décemment.</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2920</guid><pubDate>Wed, 06 Apr 2011 10:06:00 +0200</pubDate><title>Indéfendable, localement et globalement désastreux</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/indefendable-localement-et-globalement-desastreux</link><description>Les effroyables scènes du terrible désastre atomique qui a ravagé le Japon ces jours ré-pondent malheureusement aux craintes qui avaient conduit les syndicats, dans les années 1980 du XXe siècle déjà, à estimer que la technologie nucléaire est hostile aux êtres hu-mains et donc à abandonner. La catastrophe nucléaire qui, après un tremblement de terre aux effets destructeurs déjà inimaginables et un tsunami terrifiant, a détruit les réacteurs de la centrale de Fukushima, et son incidence globale qui va s’aggravant dépassent tout ce que même les milieux antinucléaires avaient pu imaginer jusqu’à ce jour. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme à Tchernobyl, en 1986, les premières victimes sont les travailleurs et travailleuses de la centrale nucléaire japonaise. Sur ordre du gouvernement, aussi comme dans l’ancienne Union soviétique d’alors, ils ont été contraints d’effectuer une mission qui les condamnera inéluctablement à la mort. Sur place, le rayonnement est si fort que tout le personnel a dû être évacué des installations, lui qui lutte désespérément pour éviter une mégacatastrophe. Tout cela prouve que ces technologies, qui impliquent des risques tels qu’ils mettent sens dessus dessous toute norme en matière de sécurité au travail, sont mises en œuvre dans un mépris total de la vie humaine et sont donc inacceptables. 
</p><p>Le sacrifice du personnel de la centrale japonaise suppose qu’il ne soit aucunement tenu compte de la dignité humaine. Il a lieu afin de limiter des dangers mortels incalculables autant que possible dans les zones proches de la catastrophe, où vivent 150&nbsp;000 personnes, et n’atteignent pas les 35 millions habitants de l’agglomération tokyoïte. En même temps, les Japonais et Japonaises se battent contre les conséquences «&nbsp;normales&nbsp;» du tremblement de terre le plus violent de l’histoire. Avec la catastrophe nucléaire, leur situation est devenue apocalyptique. On a vu, avec Tchernobyl, que le nombre de victimes directes n’avait jamais été communiqué et que celui, important, des victimes après coup avait été systématiquement minimisé. Il est humainement compréhensible et psychologiquement explicable de vouloir se protéger par l’oubli. Mais cela ne doit pas avoir pour effet que les conséquences politiques soient, elles aussi, refoulées.
</p><p>Tous les commentateurs disent qu’après la catastrophe de Fukushima, le monde ne sera plus jamais le même. Cela signifie que l’État nucléaire, craint depuis si longtemps et qui apparaît aujourd’hui au grand jour, ne doit plus avoir d’avenir. La technologie nucléaire - dont l’usage militaire est traumatisant pour les Japonais(es) depuis 1945 – n’est manifestement pas maîtrisable non plus dans son usage civil. Les risques mortels encourus – pour lesquels aucune assurance ne veut engager sa responsabilité – sont humainement inacceptables et, même en l’absence de catastrophe aux conséquences de toute évidence incalculables, seront présents des siècles durant. C’est pourquoi il faut en finir avec le nucléaire&nbsp;!
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est ralliée depuis des décennies - après le conflit autour de la centrale atomique jamais construite de Kaiseraugst, dans les années 1970 – aux arguments des organisations écologistes, du Parti socialiste et des Verts. Elle n’a cessé d’œuvrer pour un approvisionnement durable en énergie et est parvenue à empêcher une libéralisation absurde du marché de l’électricité. Nous avons aussi développé nos propres conceptions concernant l’avenir énergétique de la Suisse, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>L’économie et la société dépendent d’un approvisionnement sûr en énergie, qui doit être durable, aujourd’hui déjà et pour les générations futures.</li><li>Il faut sortir du nucléaire. C’est faisable et cela permettra de créer des emplois, plus sûrs et plus innovateurs qu’aujourd’hui.&nbsp;</li><li>Les énergies renouvelables (vent, eau, soleil) doivent avoir la toute première priorité. D’un point de vue climatique et en raison du pic pétrolier atteint, un approvisionnement à partir d’énergies fossiles est la mauvaise solution.</li><li>La toute première priorité doit être donnée à l’efficience énergétique. Pour les technologies destinées à l’isolation thermique et à l’économie d’énergie, il faut des programmes d’encouragement plus efficaces et des prescriptions correspondant mieux au nouvel état de la technique. Dans les régions très peuplées, les capacités en chauffage à distance doivent être mieux mises à profit ou développées. Et, en dehors de ces régions, à titre de solution transitoire, il faut encourager les installations décentralisées de couplage chaleur-force (solution de rechange aux centrales à gaz non souhaitées).</li></ul><p>Sur fond de sortie du nucléaire, désormais nécessaire, la production et l’approvisionnement en électricité sera, encore plus qu’à ce jour, une tâche publique. C’est pourquoi l’USS refuse vigoureusement – sans parler des autres désavantages induits&nbsp;: prix instables, spéculation et régulation bureaucratique complexe – la libéralisation du marché de l’électricité. Les travaux de la révision de la loi sur l’approvisionnement en électricité doivent désormais se concentrer sur la sécurité de l’approvisionnement.
</p><p>À juste titre, les médias dénoncent les magouilles de l’industrie atomique japonaise<a href="file:///H:/ABT5/DOMINIK/Misc%20franz/0511_Zimmerman_Energie-nucleaire.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Finalement, la situation japonaise n’est qu’au plus marginalement différente de la situation suisse ou européenne. Les dernières décennies de politique nucléaire font clairement apparaître que la sortie de l’atome est, par conséquent, également synonyme d’un meilleur contrôle démocratique des groupes d’électricité largement aux mains de cantons.
</p><p>Three Mile Island et Tchernobyl ont été trop rapidement oubliés par les politiques et n’ont pas entraîné la conversion nécessaire. Fukushima doit corriger cela. Les actuelles professions de foi, à gauche comme à droite, sont l’aspect positif de la tragédie japonaise. Mais, contrairement à ce qui fut le cas par le passé, elles ne doivent pas rester des déclarations purement tactiques. C’est pourquoi tous les milieux critiques à l’égard du nucléaire doivent faire preuve de ténacité, les syndicats aussi.  
</p><hr><p><a href="file:///H:/ABT5/DOMINIK/Misc%20franz/0511_Zimmerman_Energie-nucleaire.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> «&nbsp;Die Macht der Atomindustrie&nbsp;», NZZ, 18.3.2011, p. 5.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2404</guid><pubDate>Mon, 29 Nov 2010 13:13:00 +0100</pubDate><title>Consultation sur la révision partielle du Code des Obligations (CO) (sanction en cas de licenciement abusif) : prise de position </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/consultation-sur-la-revision-partielle-du-code-des-obligations-co-sanction-en-cas-de-licenciement-abusif-prise-de-position</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2403</guid><pubDate>Mon, 29 Nov 2010 13:12:00 +0100</pubDate><title>Consultation sur la révision partielle du Code des Obligations (CO) (sanction en cas de licenciement abusif) : prise de position </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/consultation-sur-la-revision-partielle-du-code-des-obligations-co-sanction-en-cas-de-licenciement-abusif-prise-de-position</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2402</guid><pubDate>Fri, 26 Nov 2010 13:06:00 +0100</pubDate><title>Disposition constitutionnelle générale concernant le service universel : prise de position </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/disposition-constitutionnelle-generale-concernant-le-service-universel-prise-de-position</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2401</guid><pubDate>Thu, 07 Oct 2010 12:41:00 +0200</pubDate><title>6e révision de l’AI, deuxième volet (révision 6b) </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/6e-revision-de-l-ai-deuxieme-volet-revision-6b</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2954</guid><pubDate>Thu, 07 Oct 2010 10:54:00 +0200</pubDate><title>Fausses promesses et espoirs déçus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fausses-promesses-et-espoirs-decus</link><description>Le premier Mondial de foot sur sol africain s’est terminé il y a près de trois mois. Cet événement a constitué un succès total pour la FIFA. Il avait auparavant suscité d’immenses espoirs en Afrique du Sud. La population locale a rêvé de nouveaux emplois, d’essor économique et d’un avenir meilleur. Ces aspirations légitimes ont été attisées par la propagande de la FIFA et du gouvernement. En Afrique du Sud, 20 millions de personnes vivent dans la pauvreté. Le Mondial était censé améliorer leur quotidien.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>FIFA exemptée d’impôts</h3><p>L’œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) a mené une étude sur les conséquences sociales et économiques du Mondial. Ses résultats sont accablants. Les coûts pour le gouvernement sud-africain sont supérieurs de 1709&nbsp;% à ce qui était initialement prévu&nbsp;: ils se sont élevés à 5,5 milliards au lieu de 321 millions de francs suisses. La Coupe du monde a, en définitive, entraîné une perte nette de 2,8 milliards de francs pour l’Afrique du Sud. De son côté, la FIFA a enregistré un gain de plus de 3 milliards, ainsi que, par rapport à la Coupe du monde 2006, une hausse de ses bénéfices de 50&nbsp;%. Elle avait auparavant obtenu du gouvernement sud-africain que ses gains et ceux de ses partenaires, soient exemptés d’impôts. Un porte-parole des autorités fiscales sud-africaines a tenu des propos très explicites à ce sujet&nbsp;: «&nbsp;Les privilèges que nous avons dû octroyer à la FIFA étaient tout simplement excessifs. Ils ont rendu impossible le moindre gain financier pour l’Afrique du Sud.&nbsp;»
</p><p>Contrairement aux projections officielles, le Mondial n’a pas généré de places de travail nouvelles et durables. À fin juillet, le taux d’occupation avait diminué de 4,9&nbsp;% par rapport au même mois de l’année précédente. Dans le secteur de la construction, 111&nbsp;000 emplois ont disparu entre juin 2009 et juin 2010. En revanche, les cinq plus grandes entreprises de la construction actives en Afrique du Sud ont connu une très nette augmentation de leurs bénéfices&nbsp;: de 110 millions de francs en 2004 à 1,4 milliard en 2009. Durant cette même période, les salaires de leurs directeurs ont augmenté en moyenne de 200&nbsp;%. Les ouvriers et ouvrières de la construction ont, quant à eux, dû mener 26 grèves pour arriver à des hausses de salaire qui couvrent le renchérissement du coût de la vie. L’écart de salaire entre un travailleur ordinaire de la construction et un directeur est passé de 1:166 à 1:285.
</p><h3>Personnes expulsées</h3><p>Parmi les 10 stades construits ou agrandis en vue de la Coupe du monde, trois au moins sont trop grands et trop onéreux pour pouvoir être utilisés sans générer de coûts supplémentaires. La construction d’infrastructures, et en particulier de stades, a abouti, selon des estimations de l’ONU, à ce qu’environ 20&nbsp;000 personnes soient expulsées de leur logement.
</p><p>Les 5,5 milliards de francs investis en vue du Mondial auraient pu être affectés à d’autres priorités. La plupart de la population sud-africaine vit dans des conditions inhumaines&nbsp;: 7,5 millions de personnes (40&nbsp;% de la population) sont sans emploi, 8,4 millions de personnes vivent dans des bidonvilles et des logements sont nécessaires pour au moins 12 millions de personnes.
</p><h3>La FIFA n’éprouve aucune mauvaise conscience</h3><p>Il n’y a rien de choquant à ce que le Mondial ait été organisé en Afrique du Sud. En revanche, il est extrêmement choquant que la FIFA utilise le slogan «&nbsp;Pour le bien du jeu, pour le bien du monde&nbsp;», alors qu’elle se soucie exclusivement de son propre profit. Elle pourrait utiliser sa formidable influence pour que le Mondial profite aussi à la population locale. Au lieu de cela, elle émet de fausses promesses et ne se préoccupe nullement du respect des droits humains.
</p><p>La FIFA n’éprouve aucune mauvaise conscience. Elle exige au contraire une exemption totale de tout impôt direct ou indirect lors du Mondial 2018. Elle justifie cette exigence par le fait qu’elle paie déjà des impôts en Suisse. C’est pourtant faux&nbsp;: la FIFA est considérée comme une «&nbsp;organisation d’utilité publique&nbsp;»’ et est, par conséquent, exemptée de tout impôt fédéral direct. Le parlement a refusé, en juin de cette année, d’abolir ce privilège.
</p><h3>Plus de fair-play lors du prochain Mondial</h3><p>Le même scénario que lors du dernier Mondial risque de se répéter au Brésil, lors de la prochaine Coupe du monde, en 2014. L’OSEO exige par conséquent de la FIFA et de son président, Sepp Blatter, du fair-play également en dehors du terrain. La FIFA doit user de son influence pour faire en sorte que le Mondial ne profite pas uniquement à elle-même et aux entreprises de la construction, mais aussi aux habitant(e)s du pays organisateur.
</p><p>Pour l’étude&nbsp;:&nbsp; <br><a href="http://www.oseo.ch/index.cfm?ID=D2A1FABA-E82D-4332-83CD34DD6B28EF1D">http://www.oseo.ch/index.cfm?ID=D2A1FABA-E82D-4332-83CD34DD6B28EF1D</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-416</guid><pubDate>Fri, 01 Oct 2010 17:28:00 +0200</pubDate><title>L’USS juge les sanctions prévues trop faibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-juge-les-sanctions-prevues-trop-faibles</link><description>Une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux est nécessaire
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que le Conseil fédéral entend enfin améliorer la protection contre les licenciements de représentant(e)s syndicaux et de lanceurs et lanceuses d’alerte. Mais les sanctions proposées sont bien trop faibles&nbsp;: pour les grandes entreprises, une indemnité maximale de douze mois n’est guère dissuasive. En outre, les représentant(e)s du personnel, les syndicalistes et les lanceurs et lanceuses d’alerte qui seront victimes d’un licenciement abusif perdront définitivement leur emploi. Ils n’auront en effet aucun droit à être réintégrés et tomberont donc au chômage ou ne pourront plus faire valoir leurs droits sur leur lieu de travail.
</p><p>L’USS demande donc instamment au Conseil fédéral de fixer des sanctions dignes de ce nom, d’améliorer la protection contre les licenciements antisyndicaux et de prévoir la possibilité de réintégrer les personnes abusivement licenciées. Des mesures plus déterminées sont nécessaires, car, ces derniers mois, le nombre de licenciements abusifs de représentant(e)s du personnel ou de syndicalistes a dramatiquement augmenté. 
</p><p>À cela s’ajoute que la Suisse a été condamnée par l’Organisation internationale du Travail (OIT) parce qu’elle ne respecte pas les normes de protection internationales en matière de licenciements antisyndicaux. Or, ces normes font partie des droits humains fondamentaux.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-419</guid><pubDate>Wed, 29 Sep 2010 17:24:00 +0200</pubDate><title>Priorité à l’emploi et à la croissance</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/priorite-a-l-emploi-et-a-la-croissance</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Aujourd’hui, dans toute l’Europe, les syndicats protestent sous le slogan «&nbsp;NON à l’austérité. Priorité à l’emploi et à la croissance&nbsp;». Ils demandent entre autres un impôt sur les transactions et les instruments financiers afin de faire obstacle au dumping social. Et ils refusent aussi que la population, les travailleurs et les travailleuses doivent payer la note d’une crise dont ils n’ont pas la responsabilité. De nombreux gouvernements européens préparent des mesures d’austérité qui déboucheront sur un démantèlement douloureux des assurances sociales et des services publics. Et ils essaient en plus de restreindre les droits des travailleurs et travailleuses. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">En Suisse, la Confédération et plusieurs cantons préparent des programmes d’austérité aux effets dévastateurs sur l’économie et les services publics. Et une vaste offensive dirigée contre nos institutions sociales est aussi en cours. Lors d’une campagne étalée sur plusieurs semaines, l’USS a combattu la révision de l’assurance-chômage, qui s’est malheureusement imposée de justesse. Pour des milliers de personnes, la conséquence s’appellera «&nbsp;entrée en fin de droit&nbsp;». Si le Parlement décide de démanteler l’AVS comme prévu, l’USS saisira alors le référendum. L’USS rejette également les dégradations prévues en matière d’AI et d’assurance-accidents.</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Une délégation des syndicats de l’USS participe aujourd’hui à la grande manifestation de Bruxelles.</span></p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2953</guid><pubDate>Wed, 29 Sep 2010 10:53:00 +0200</pubDate><title>Une crise de la solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-crise-de-la-solidarite</link><description>Après la votation sur la révision de l’assurance-chômage : Un commentaire de Paul Rechsteiner, président de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Même si le résultat de cette votation est nettement meilleur que ce que prédisaient les sondages d’opinion – ils nous avaient annoncé une défaite à deux contre un -, il n’y a pas là de quoi se réjouir. Face à 58&nbsp;% de «&nbsp;oui&nbsp;» en Suisse alémanique (seules les villes, et surtout Bâle, n’entrent pas dans ce tableau), on trouve 58&nbsp;% de «&nbsp;non&nbsp;» en Suisse latine. Ce qui donne finalement 53&nbsp;% de votes favorables à la révision.
</p><p>Ce résultat soulève toutefois des questions qui dépassent ce seul scrutin. Que veut dire le fait que le «&nbsp;oui&nbsp;» le plus fort au démantèlement des prestations vient du canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures, un «&nbsp;paradis&nbsp;» où le chômage est le plus bas de toute la Suisse. Et que l’ampleur du «&nbsp;oui&nbsp;» au projet de révision reflète largement le taux de chômage&nbsp;? Donc, que ce projet a été rejeté d’autant plus nettement par une région que son taux de chômage était élevé&nbsp;? Ainsi, à l’inverse, là où ce taux est comparativement bas, comme en Suisse centrale, c’est le «&nbsp;oui&nbsp;» qui a dominé.
</p><p>Il est évident qu’en Suisse alémanique, beaucoup de personnes ne parviennent pas à s’imaginer tomber un jour au chômage, crise économique ou pas. Que l’attitude face à un démantèlement de prestations d’une assurance sociale importante – un démantèlement qui aura des conséquences brutales pour des dizaines de milliers de personnes - &nbsp;dépende fortement de ce que les gens se sentent plus ou moins concernés, semble évident au premier au coup d’œil. À y regarder de plus près, ces liens d’intérêts étroits soulèvent des questions fondamentales. Une assurance sociale a pour but de couvrir les risques fondamentaux qui menacent tout le monde&nbsp;; cela, même si, seule une minorité sera réellement concernée. Celles et ceux que le risque, le «&nbsp;cas d’assurance», ne concerne pas peuvent s’estimer heureux. Ils, ou elles, s’en sortent toujours mieux que les autres pour qui le risque ses concrétise. L’assurance sociale, qui repose sur le principe de la solidarité, est non seulement sociale, mais aussi rationnelle et judicieuse du point de vue économique. 
</p><p>Ce principe élémentaire de la solidarité, la base de toute assurance sociale, est violé si seuls les intérêts personnels comptent finalement. Cette situation est particulièrement explosive avec la votation sur l’assurance-chômage, parce qu’on risque de voir les parties latines du pays, qui ont refusé en bloc ce démantèlement, dominées par une Suisse alémanique économiquement plus forte. La cohésion du pays repose sur le principe de la solidarité des assurances sociales et des pouvoirs publics. L’arrogance manifestée par la présidente de la Confédération, à l’occasion de la révision de l’assurance-chômage, à l’égard des régions économiquement plus faibles est un mauvais signal à cet égard.
</p><p>La Suisse vit une crise de la solidarité dont il faut débattre. La prochaine votation sur l’initiative pour des impôts équitables du Parti socialiste en sera une première occasion.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-420</guid><pubDate>Sun, 26 Sep 2010 17:23:00 +0200</pubDate><title>Pour l’USS, le démantèlement des prestations doit encore attendre</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pour-l-uss-le-demantelement-des-prestations-doit-encore-attendre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Les citoyennes et citoyens ont certes accepté la révision de la loi sur l’assurance-chômage, mais avec de grandes réserves, étant donné que la baisse des prestations versées aux chômeuses et chômeurs qu’elle entraînera surviendra en pleine crise. Un appel au secours a été lancé par les régions particulièrement touchées par le chômage. Le fait que toute une partie du pays, là où ce dernier est élevé, ait dit «&nbsp;non&nbsp;» à cette révision doit aussi faire réfléchir le Conseil fédéral.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Ce dernier devra, lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, veiller à ce que l’on ne réduise les prestations qu’une fois la crise dépassée avec certitude et qu’une fois que le marché de l’emploi aura clairement repris. L’USS exige en outre que, pour le moment, les régions particulièrement touchées par la crise puissent continuer à verser des indemnités journalières durant six mois de plus que le reste de la Suisse. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">De plus, l’USS renforcera sa pression en faveur d’un financement plus juste de cette assurance. Les gens ne comprennent plus pourquoi les hauts et les très hauts revenus sont exemptés de l’obligation de cotiser sur leur totalité. Même si la menace brandie par le Conseil fédéral – une hausse généralisée de 2,5&nbsp;% des cotisations à l’assurance-chômage en cas de «&nbsp;non&nbsp;» - a fait peur à une majorité des citoyen(ne)s, il faut désormais qu’à l’avenir, le financement de cette dernière devienne concrètement plus juste. </span></p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-422</guid><pubDate>Wed, 22 Sep 2010 17:21:00 +0200</pubDate><title>Une révision qui finit là où elle devait finir : dans la corbeille à papier</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-revision-qui-finit-la-ou-elle-devait-finir-dans-la-corbeille-a-papier</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est soulagée et satisfaite de voir qu’aujourd’hui, le Conseil national a renvoyé au Conseil fédéral le projet de modification de la loi sur l’assurance-accidents (LAA). L’USS s’est totalement engagée dès le départ pour ce renvoi d’une révision complètement ratée et s’est alliée à cet effet avec certains pans des arts et métiers ainsi que des employeurs pour qui cette révision aurait eu des effets négatifs. 
</p><p>Dans les faits, une baisse du gain maximal assuré se serait traduite par une nette dégradation de la situation pour beaucoup. La hausse de degré d’invalidité minimal de 10 à 20&nbsp;% aurait touché de nombreux travailleurs et travailleuses manuels victimes d’un accident. En outre, l’affaiblissement voulu de la SUVA (CNA) aurait mis en danger le vaste programme de prévention des accidents de cette dernière. 
</p><p>L’USS constate avec satisfaction que le projet de démantèlement d’une assurance sociale dont le fonctionnement et le financement sont excellents finit là où il devait finir&nbsp;: dans la corbeille à papier.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-425</guid><pubDate>Mon, 13 Sep 2010 17:18:00 +0200</pubDate><title>« Alliance des femmes pour l’AVS » : la 11e révision de l’AVS est inacceptable !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/alliance-des-femmes-pour-l-avs-la-11e-revision-de-l-avs-est-inacceptable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 septembre 2010, le Conseil national délibérera pour la dernière fois au sujet des propositions de sa commission concernant la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS. Cette révision arrive ainsi dans sa phase ultime. Aux yeux de l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;», elle n’est, en l’état, pas acceptable. 
</p><p>Dès le début des délibérations sur la nouvelle mouture de 11<sup>e</sup> révision, l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;», qui représente plus d’un million de femmes, s’est prononcée contre un relèvement de l’âge de la retraite des femmes qui ne serait pas accompagné d’une retraite anticipée flanquée de mesures destinées à en amortir socialement les effets. La discussion porte encore sur le modèle de retraite anticipée adopté l’été dernier par le Conseil des États, un modèle que la majorité de la commission du Conseil national propose désormais aussi. 
</p><p>Ce modèle, l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;» le juge insuffisant. D’une part en effet, les mesures chargées d’atténuer la réduction des rentes anticipées seront limitées à 10 ans et, de l’autre, les 400 millions de francs décidés à cet effet ne permettront pas d’introduire une flexibilisation sociale de l’âge de la retraite. Les taux de réduction de la rente prévus dès la deuxième année d’anticipation sont trop élevés&nbsp;; c’est pourquoi beaucoup de personnes ne seront pas en mesure d’y faire face. La conséquence devrait en être que ces 400 millions ne seront pas entièrement mis à profit. 
</p><p>L’actuelle indexation bisannuelle des rentes au renchérissement ne sera plus garantie et pourra être suspendue. La réglementation prévue est une attaque contre les rentes futures, ce que l’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;» ne saurait accepter. 
</p><p>L’«&nbsp;Alliance des femmes pour l’AVS&nbsp;» s’est toujours clairement prononcée pour que la somme économisée par l’AVS via le relèvement de l’âge de la retraite des femmes (env. 800 millions) soit affectée à la flexibilisation de la retraite. La 10<sup>e</sup> révision de l’AVS a relevé progressivement de 62 à 64 ans l’âge de la retraite des femmes. À titre de compensation, le splitting avait été introduit à l’époque, ainsi que les bonifications pour tâches éducatives et, sur une période limitée, des taux de réduction de la rente plus faibles pour les femmes prenant une retraite anticipée. En outre, il avait été promis qu’une retraite anticipée <i>sociale</i> serait introduite à la faveur de la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS. Le projet actuellement débattu ne prévoit absolument aucune compensation durable au relèvement de l’âge de la retraite des femmes. La remise en cause du caractère régulier de l’indexation des rentes sur la base de l’indice mixte frappera durement les femmes parce qu’elles sont particulièrement dépendantes des rentes AVS (2<sup>e</sup> pilier minime ou absent).</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-426</guid><pubDate>Wed, 08 Sep 2010 17:15:00 +0200</pubDate><title>Il faut étendre l’obligation de plan social - Pas d’assainissements d’entreprise sur le dos du personnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-etendre-l-obligation-de-plan-social-pas-d-assainissements-d-entreprise-sur-le-dos-du-personnel</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS salue la proposition du Conseil fédéral d’introduire une obligation de conclure un plan social. Ce progrès social était nécessaire depuis longtemps, tant la protection des salarié(e)s contre les effets négatifs des licenciements collectifs a accumulé de retard par rapport aux pays voisins. L’USS regrette cependant que cette obligation ne s’applique qu’aux entreprises de plus de 250 salarié(e)s. Elle demande que ce seuil soit abaissé à 100 salarié(e)s, afin qu’un plus grand nombre de travailleurs et travailleuses bénéficient d’une atténuation des conséquences de licenciements collectifs. 
</p><p>En revanche, l’USS rejette la proposition du Conseil fédéral de délier les acquéreurs d’une entreprise en faillite de leur obligation de reprendre tels quels tous les contrats de travail. Il n’est pas acceptable que l’assainissement d’une entreprise se fasse sur le dos de son personnel. Lors d’un assainissement, c’est en effet le maintien des emplois qui doit figurer au premier plan. Or, la flexibilité du droit suisse du travail donne déjà une marge de manœuvre suffisante aux employeurs. La suppression de cette protection reviendrait à reporter le coût des assainissements d’entreprises sur l’assurance-chômage. 
</p><p>L’affirmation comme quoi l’obligation pour le nouvel employeur de reprendre tous les contrats de travail rendrait les reprises plus difficiles, respectivement comme quoi sa suppression les rendrait plus efficaces, ne repose sur aucune preuve empirique. À notre connaissance, il n’existe aucun cas où un acquéreur potentiel d’une entreprise en faillite y aurait renoncé à cause de l’obligation de reprendre les contrats de travail aux mêmes conditions. En revanche, les cas de faillites abusives, déclenchées uniquement pour ne pas avoir à honorer des créances salariales, sont malheureusement monnaie courante. De même, les pseudo-assainissements, dont l’objectif réel est plutôt de licencier du personnel, sont une réalité et des mesures doivent être prises pour les éviter. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-427</guid><pubDate>Tue, 07 Sep 2010 17:13:00 +0200</pubDate><title>Le démantèlement de l’assurance-chômage créera des milliers de « fin de droit »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-demantelement-de-l-assurance-chomage-creera-des-milliers-de-fin-de-droit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage de longue durée a poursuivi sa progression au mois d’août. Il concerne désormais un quart des personnes au chômage. Pour une grande part, il s’agit de personnes de plus de<br> 50 ans. Le chômage de longue durée frappe particulièrement la Suisse latine, des cantons où la loi en vigueur permet aujourd’hui d’augmenter à 520 le nombre d’indemnités journalières. 
</p><p>Si l’assurance-chômage est démantelée, c’est-à-dire si la 4e révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) est acceptée dans les urnes le 26 septembre, des milliers de personnes se retrouveront en fin de droit. Cela, d’une part, parce que les cantons où la crise sévit n’auront plus le droit de prolonger la durée d’indemnisation et, de l’autre, parce que les travailleurs et travailleuses âgés qui auront eu des emplois précaires recevront moins d’indemnités journalières.
</p><p>Pour les personnes concernées, arriver en fin de droit est un triste sort. Elles sont condamnées à l’aide sociale, ce qui, pour les plus âgées d’entre elles, est particulièrement grave. En effet, elles devront recourir à leurs avoirs du 2e pilier avant de bénéficier de l’aide sociale. En d’autres termes, leurs revenus ne baisseront pas seulement durant la période où elles dépendront de l’aide sociale, mais, une fois à la retraite, elles disposeront aussi de beaucoup moins d’argent. 
</p><p>Le démantèlement de l’assurance-chômage visé économise aux dépens des personnes défavorisées et entraînera de très graves injustices sociales. Une fois de plus, on veut ménager les hauts et très hauts revenus, à savoir&nbsp;: ceux des managers qui portent la responsabilité des licenciements durant la crise. C’est pour tout cela que l’Union syndicale suisse (USS) s’engage en faveur du NON à la révision de la LACI. À l’avenir, les profiteurs doivent payer à l’assurance-chômage des cotisations sur la totalité de leurs revenus. Celle-ci retrouverait alors son équilibre financier sans qu’il soit besoin de faire passer à la caisse les salarié(e)s comme vous et moi ainsi que les chômeurs et les chômeuses.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-429</guid><pubDate>Thu, 02 Sep 2010 17:08:00 +0200</pubDate><title>Le Comité de l’USS se solidarise avec les grévistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-comite-de-l-uss-se-solidarise-avec-les-grevistes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa première réunion après la pause estivale, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a adopté une résolution de solidarité avec le personnel en grève de l’entreprise ISS Aviation (nettoyage d’avions) de l’aéroport de Genève&nbsp;:
</p><p>«&nbsp;Depuis plus de 50 jours, le personnel d’ISS Aviation de l’aéroport de Genève est en grève. Il refuse les baisses violentes de salaire que l’entreprise veut imposer et le fait que cette dernière a dénoncé la convention collective de travail (CCT) en vigueur. Pour certaines catégories du personnel, ces baisses de salaire seraient de 25&nbsp;% (&nbsp;!). ISS veut que le salaire maximum d’une nettoyeuse passe de 4847,75 (après 20 années de pratique) à 3550 francs. 
</p><p>Le Comité de l’USS estime qu’une telle offensive est purement et simplement insultante et porte atteinte à la dignité des personnes concernées. ISS Aviation, qui est une entreprise mondiale et non une petite boîte qui lutterait pour sa survie, doit continuer à verser des salaires décents et à respecter la CCT en vigueur. 
</p><p>Le Comité de l’USS se solidarise avec les grévistes. Il demande avec insistance au gouvernement genevois, qui est l’«&nbsp;autorité concédante&nbsp;» pour les entreprises actives à l’aéroport, de s’opposer avec détermination à de telles baisses des salaires.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-430</guid><pubDate>Wed, 01 Sep 2010 17:07:00 +0200</pubDate><title>Les jeunes se mobilisent contre le démantèlement de l’assurance-chômage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-jeunes-se-mobilisent-contre-le-demantelement-de-l-assurance-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) saborde la protection des chômeurs et chômeuses, en particulier des travailleuses/travailleurs âgés, de ceux qui ont été longtemps malades et des habitant(e)s des régions très touchées par la crise. Les jeunes sont aussi durement punis par cette révision&nbsp;: ils doivent payer plus de cotisations pour recevoir moins de prestations. Beaucoup risquent donc de dépendre de l’aide sociale. Pendant ce temps, les managers aux salaires abusifs sont récompensés par cette révision de la LACI. 
</p><p>C’est pourquoi les organisations de jeunesse se mobilisent contre cette 4ème révision de la LACI. Dès le 2, mais surtout le 4 septembre, ils organisent des actions dans toute la Suisse. Dans de nombreux cantons (BE, BS, FR, GE, SG, SO, TG, VD, VS, ZH) et dans la plupart des grandes villes (Genève, Lausanne, Fribourg, Bâle, Berne, St-Gall, Winterthour, Zurich) auront lieu des actions de sensibilisation pour faire voter les jeunes et tous ceux qui défendent une assurance-chômage équitable. Les formes d’actions ont été définies par les groupes de jeunes locaux et elles seront créatives et parfois spectaculaires. 
</p><p>Sur le site internet du comité des jeunes contre le démantèlement de la LACI&nbsp;: <a href="http://www.chomage-des-jeunes.ch/">www.chomage-des-jeunes.ch</a>, des images des actions seront publiées. Sur ce site, on peut trouver en outre des informations détaillées sur la révision de la LACI ainsi que des conseils pour mener campagne. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-431</guid><pubDate>Tue, 31 Aug 2010 17:05:00 +0200</pubDate><title>Arts et métiers et syndicats en demandent ensemble le renvoi au Conseil fédéral</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/arts-et-metiers-et-syndicats-en-demandent-ensemble-le-renvoi-au-conseil-federal</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Dans le cadre d’une alliance quelque peu inhabituelle, les arts et métiers ainsi que les syndicats demandent aujourd’hui au Parlement de renvoyer au Conseil fédéral une révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) complètement ratée. Les directions, d’une part, de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) et de l’Union suisse des arts et métiers (USAM) et, de l’autre, de l’Union syndicale suisse (USS) ainsi que du syndicat Unia sont unanimes à constater que cette révision va inutilement dégrader une assurance qui a toujours bien fonctionné, ce qui, pour une nette majorité des entreprises et des salarié(e)s, entraînera une hausse des cotisations pour une protection moindre. </span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le conseiller national Werner Messmer, président de la SSE, représente aussi une «&nbsp;plate-forme des associations de branches assurées auprès de la SUVA&nbsp;», qui regroupe pas moins de 60&nbsp;000 entreprises comptant plus d’un million de travailleurs et travailleuses assurés. Estimant que cette dégradation de la SUVA n’est «&nbsp;pas compréhensible&nbsp;», il signale, entre autres, la baisse du gain maximal assuré de 126&nbsp;000 à 100&nbsp;000 francs&nbsp;: «&nbsp;Conséquence&nbsp;: un relèvement nécessaire de deux pour-cent des primes de l'assurance de base, étant donné que les recettes de primes diminueraient plus fortement que les dépenses de prestations d'assurances. En outre, l'entreprise serait contrainte de conclure des assurances complémentaires pour éviter que ses cadres subissent des diminutions de couverture. Les coûts s'alourdiraient du fait de la conclusion de ces assurances…&nbsp;» Le secteur principal de la construction serait durement frappé par cette importante «&nbsp;"désolidarisation", car la fréquence des accidents serait sensiblement plus élevée pour les collaborateurs résiduels assurés auprès de la SUVA que pour les cadres "exonérés des cotisations".&nbsp;»</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a rappelé que l’assurance-accidents était un modèle historique de succès&nbsp;: «&nbsp;Avec l’AVS, elle est la mieux financée des assurances sociales, ses comptes sont sains et elle ne coûte pas un centime à la Confédération.&nbsp;» Paul Rechsteiner a aussi stigmatisé la hausse du degré d’invalidité minimal de 10 à 20&nbsp;%. Pour les travailleuses et les travailleurs manuels, cela représenterait des coûts sensibles et, pour les employeurs, de nouveaux risques en matière de responsabilité civile. Et il a mis en garde le lobby des assurances privées qui s’est imposé jusque là au niveau du Parlement&nbsp;: «&nbsp;Nous sommes confiants&nbsp;: le peuple, qui, dans ce cas extrême, devrait payer plus de primes pour moins de prestations, rejetterait vigoureusement cette révision. Le législateur doit et peut s’épargner un tel fiasco, en retournant cette révision ratée à son expéditeur&nbsp;: le Conseil fédéral.&nbsp;»</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Pour le directeur de l’USAM, Hans-Ulrich Bigler, «&nbsp;cette assurance fonctionne aujourd’hui trop bien pour que nous soyons prêts à accepter une révision bâclée aux conséquences imprévisibles.&nbsp;». L’USAM refuse également que la SUVA soit affaiblie. Ces dernières années, elle a abaissé progressivement les primes de l’assurance-accidents professionnels, «&nbsp;ce que les entreprises apprécient fortement&nbsp;». Hans-Ulrich Bigler a aussi critiqué «&nbsp;la manière dont les assureurs privés, qui souhaiteraient volontiers s’assurer des possibilités de gains supplémentaires, ont fait pression sur le Parlement.&nbsp;»</span></p><p class="Texte"><span lang="FR-CH">Il faut «&nbsp;mettre fin à l’enrichissement scandaleux des assureurs et défendre la SUVA&nbsp;», a résumé Andreas Rieger, le coprésident du syndicat Unia, signalant d’autres dangers qu’entraînerait un affaiblissement de la SUVA. De fait, cette dernière encourage aussi la mise en œuvre concrète de la sécurité au travail dans les entreprises&nbsp;» et ses efforts en matière de prévention ont eu pour effet «&nbsp;une diminution sensible du nombre d’accidents de travail graves – et donc coûteux.&nbsp;» C’est aussi pour cela que cette révision est «&nbsp;absurde, inutile et scandaleuse&nbsp;». Et si le Parlement ne le comprend pas, «&nbsp;une alliance (…) inhabituelle&nbsp;» veillera à ce que ce «&nbsp;projet des groupes d’assureurs privés (échoue) au plus tard en votation populaire.&nbsp;»</span></p><p>&nbsp;</p><h3>Plus d'information dans ces discours de :</h3><ul><li><span><b>Werner Messmer</b>, conseilleur national, président de la Société Suisse des Entrepreneurs (SSE)</span></li><li style="font-style: italic; "><b>Paul Rechsteiner</b>, conseilleur national, président de l'USS</li><li style="font-style: italic; "><span><b>Hans-Ulrich Bigler</b></span>, directeur de l'Union suisse des arts et métiers usam</li><li style="font-style: italic; "><span><b>Andreas Rieger</b></span>, coprésident du Syndicat Unia</li></ul>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-432</guid><pubDate>Mon, 16 Aug 2010 16:53:00 +0200</pubDate><title>Ils veulent empêcher le NON à coups de millions</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ils-veulent-empecher-le-non-a-coups-de-millions</link><description>C’est avec une campagne onéreuse, à hauteur de plusieurs millions de francs, que les par-tisans du démantèlement de l’assurance-chômage tentent de dissuader le peuple de rejeter glisser un NON à une révision ratée. Une campagne financée pour l’essentiel par les profiteurs, ceux que la révision ménage. </description><content:encoded><![CDATA[<p>S’il était plus sincère, le slogan de la campagne pour le démantèlement de l’assurance-chômage devrait être&nbsp;: «&nbsp;Éviter une hausse plus forte des cotisations salariales DES PROFITEURS&nbsp;» ou «&nbsp;Pas de hausse des cotisations salariales DES PROFITEURS&nbsp;». Aujourd’hui, le patron du Crédit Suisse, Brady Dougan, dont le salaire s’élève à plusieurs millions, paie en effet exactement 2520 francs par an de cotisations à l’assurance-chômage, c’est-à-dire la même chose qu’un salarié dont le salaire se monte à 126&nbsp;000 francs. C’est là une injustice que la révision bétonnerait. Or un NON à cette révision ratée ouvrirait la voie à un financement plus juste de cette assurance, attendu depuis trop longtemps. En effet, si la totalité des salaires, donc sans plafonnement aucun, était soumise – comme pour l’AVS ou l’AI - à des cotisations de l’assurance-chômage, celle-ci pourrait être financée sans problème et sans démantèlement de ses prestations. 
</p><p>La révision injuste de l’assurance-chômage coûterait environ 1,4 milliard de francs aux contribuables et aux personnes au chômage. Elle réduirait les prestations servies aux jeunes et aux plus âgés qui perdent leur emploi, ainsi qu’à celles et ceux qui veulent réintégrer le marché du travail. 
</p><p>Pas étonnant alors si plus de 140&nbsp;000 personnes ont signé le référendum. Et elles seront encore beaucoup plus, le 26 septembre, à voter NON, ouvrant la voie à une révision juste de l’assurance-chômage.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-433</guid><pubDate>Thu, 12 Aug 2010 16:52:00 +0200</pubDate><title>Dumping salarial par les autorités – le gouvernement genevois sème la misère</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dumping-salarial-par-les-autorites-le-gouvernement-genevois-seme-la-misere</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 8 juillet – soit depuis plus d’un mois -, le personnel d’ISS Aviation (nettoyage d’avions) de l’aéroport de Genève est en grève. Il se bat contre la dénonciation de la convention collective de travail (CCT) et la baisse des salaires. Pour certaines catégories du personnel, ISS veut imposer des baisses de près de 25&nbsp;% (&nbsp;!). Et cela, pour des salaires qui ne permettent de toute façon guère de vivre dans un endroit aussi cher que Genève. Un exemple&nbsp;: selon les dispositions de la CCT dénoncée, une nettoyeuse peut arriver, après vingt ans d’activité, à un salaire maximum de 4847,75 francs. Et ce montant devrait être encore abaissé à 3550 francs. Socialement, c’est purement et simplement une insulte et une attaque contre la dignité des travailleuses et travailleurs. 
</p><p>Pire encore&nbsp;: ce dumping salarial est favorisé par l’État de Genève, qui est l’«&nbsp;autorité concédante&nbsp;». La société Aéroport international de Genève (AIG), qui est présidée par le président du gouvernement cantonal, le radical François Longchamp, est tenue de veiller à ce que les salaires versés à l’aéroport soient corrects. Or, en lieu et place de cela, AIG s’est opposée aux grévistes. 
</p><p>Le ssp et l’USS demande au gouvernement genevois de mettre un terme à cette politique de démolition. Il n’est quand même pas possible qu’un gouvernement (sa majorité) décrète des salaires de misère pour sa propre population.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-560</guid><pubDate>Thu, 12 Aug 2010 11:03:00 +0200</pubDate><title>Emploi et famille : un casse-tête au quotidien !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/emploi-et-famille-un-casse-tete-au-quotidien-1</link><description>DOSSIER N° 70</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 11e Congrès des femmes de l’USS s’est tenu les 20 et 21 novembre 2009, à Berne. Environ 240 congressistes et hôtes y ont participé. Son principal thème a été une meilleure conciliation entre travail professionnel et travail familial. Placé sous le slogan «&nbsp;Emploi et famille&nbsp;: un casse-tête au quotidien&nbsp;! Nos revendications&nbsp;!&nbsp;». Il a permis de mettre cette problématique particulièrement en exergue.</p><p>Le moment central de ce congrès a été l’adoption unanime, après d’intenses discussions, d’un Manifeste en six points (cf. p. 7). Les syndicalistes y demandent que la conciliation du travail professionnel et du travail familial devienne un objectif de poids et que les mesures et revendications énumérées dans le manifeste soient mises en œuvre.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2410</guid><pubDate>Wed, 11 Aug 2010 12:32:00 +0200</pubDate><title>Loi fédéral sur l&#039;imposition des frais formation et de perfectionnement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-federal-sur-limposition-des-frais-formation-et-de-perfectionnement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-434</guid><pubDate>Fri, 06 Aug 2010 16:50:00 +0200</pubDate><title>La présidente de la Confédération à court d’arguments</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-presidente-de-la-confederation-a-court-d-arguments</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La présidente de la Confédération, Doris Leuthard et son chef de la Direction du travail, Serge&nbsp; Gaillard, ont de la peine à dissuader les citoyennes et citoyens de dire NON à leur révision ratée de l’assurance-chômage. Ce qui n’étonnera pas, car cette révision est synonyme de&nbsp;: </p><ul><li>hausses des cotisations pour les travailleurs et travailleuses ainsi que pour les employeurs&nbsp;;</li></ul><ul><li>baisses des prestations aux dépens des jeunes et des plus âgé(e)s qui perdront leur emploi ainsi que les personnes qui, désirant revenir sur le marché du travail, n’y trouveront aucun emploi&nbsp;;</li></ul><ul><li>augmentations des dépenses des cantons et des communes ainsi que de tous les contribuables.</li></ul><p>En tout, cette révision coûtera environ 1,4 milliard de francs. Une somme qui devra être payée par les cotisant(e)s, les contribuables et les chômeurs et chômeuses.
</p><p>Cette révision devrait supprimer le déficit structurel de l’assurance-chômage, prétendent Mme Leuthard et M. Gaillard. En réalité, elle ne fait que transférer des coûts&nbsp;: sur les cantons, les communes, les contribuables et les cotisant(e)s ainsi que les plus faibles, les personnes au chômage.
</p><p>Les syndicats ont saisi le référendum contre cette révision ratée, parce qu’ils sont persuadés que cette importante assurance sociale peut être assainie sans en démanteler les prestations. En effet, si, comme pour l’AVS, les hauts et très hauts revenus devaient payer des cotisations sur leur totalité, on serait en mesure de financer l’actuel niveau des prestations.
</p><p>Par sa valse hésitation sur le moment de l’entrée en vigueur de cette révision – si elle est acceptée – Doris Leuthard montre à quel point elle est mal à l’aise. Ses hésitations et ses incertitudes prouvent de fait qu’elle sait très bien que ce projet de démantèlement aura des conséquences négatives sur la conjoncture et la situation des chômeurs et chômeuses.
</p><p>Que la présidente de la Confédération cherche à résoudre sa pénurie d’arguments en faisant pression sur les citoyennes et les citoyens est inquiétant. De fait, ce ne sont pas les partisan(e)s du référendum qui, avec leur NON, provoqueront une hausse de 0,5 des cotisations. C’est le Conseil fédéral qui a décidé cette hausse en cas de victoire du NON&nbsp;; cela, alors que la loi en vigueur permettrait aussi des solutions modérées ici. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-428</guid><pubDate>Tue, 03 Aug 2010 17:10:00 +0200</pubDate><title>Sans changements substantiels, le référendum sera lancé contre la 11e révision de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/sans-changements-substantiels-le-referendum-sera-lance-contre-la-11e-revision-de-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa première séance après la pause estivale, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé à l’unanimité de saisir le référendum contre la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS si le projet n’était pas substantiellement corrigé à l’occasion de la session d’automne. Le Comité de l’USS a également adopté ses recommandations pour les votations populaires du 28 novembre, à savoir&nbsp;: un OUI unanime à l’initiative «&nbsp;Pour des impôts équitables&nbsp;» et un double NON à l’initiative «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels&nbsp;» et à son contreprojet. 
</p><p>Parce qu’il dégrade le système d’adaptation des rentes, le projet de <b>11<sup>e</sup> révision de l’AVS</b> représente une offensive brutale contre les rentes de cette assurance. Les mesures destinées à compenser les effets financiers de la retraite anticipée sont, elles aussi, absolument insuffisantes. Pour que cette compensation soit sociale, le montant à prévoir ici doit être de 800 millions de francs, soit la somme économisée avec le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. &nbsp;
</p><p>L’<b>initiative «&nbsp;Pour des impôts équitables&nbsp;»</b> doit enrayer la mécanique d’une concurrence fiscale excessive et ruineuse qui n’est, finalement, qu’une lente saignée des pouvoirs publics de toute la Suisse et ne sert qu’à améliorer la position des milieux déjà favorisés. En fixant des taux d’impositions minimaux pour les très hauts revenus et les très grandes fortunes, respectivement de 22&nbsp;% et 0,5&nbsp;%, l’initiative du Parti socialiste jugule cette concurrence fiscale et fait obstacle à la propagation de traitements de faveur pour les nantis.
</p><p>Le Comité de l’USS justifie son double NON à l’<b>initiative «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels</b>&nbsp;» et à son <b>contreprojet</b> d’abord par l’argument suivant&nbsp;: le même crime doit être puni en appliquant le même droit. La nationalité ne saurait être un critère ici. En outre, l’initiative aurait dû être invalidée parce que ne satisfaisant pas certaines normes internationales. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2946</guid><pubDate>Thu, 29 Jul 2010 10:44:00 +0200</pubDate><title>Un nouveau guide de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-nouveau-guide-de-l-uss</link><description>Pendant de longues années, on n’a pas disposé d’ouvrage juridique à jour présentant le droit collectif du travail d’un point de vue syndical. Une lacune que l’Union syndicale suisse USS) a désormais comblée avec son nouveau guide. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le droit collectif du travail a évolué ces dernières années en raison de nouvelles obligations internationales, de la reprise des dispositions du droit communautaire et de l’introduction de mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE). C’est pourquoi le nouvel article constitutionnel sur la liberté syndicale, entré en vigueur au 1er janvier 2000, les modifications intervenues dans le code des obligations (CO) et dans la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail (CCT), la LECCT, demandaient la&nbsp; publication d’un guide juridique sur le droit collectif du travail. Rien de ce genre, toujours sous l’angle syndical, n’avait en effet été réalisé depuis le «&nbsp;Commentaire de la convention collective de travail&nbsp;» de Schweingruber et Bigler, publié durant le dernier quart du 20e siècle…
</p><p>Désormais un nouveau guide est à disposition en français. Outre un commentaire des dispositions du CO concernant la CCT et la LECCT, il aborde les bases, constitutionnelles et de droit international, du droit collectif du travail, ainsi que la participation en entreprise et les dispositions du CO relatives au contrat-type de travail. Au-delà des aspects purement juridiques, l’importance économique des CCT y est également développée. 
</p><h3>Auteur(e)s et thèmes</h3><p>Ce guide offre, notamment aux secrétaires syndicaux, des explications utiles et de première qualité sur des questions juridiques d’actualité comme, par exemple, les effets de la paix du travail, l’admissibilité des mesures de lutte ou la validité des CCT. Il s’adresse donc également aux avocat(e)s et aux autorités judiciaires, de même qu’aux départements du personnel des entreprises qui sont régulièrement confrontés à des problèmes de droit du travail dans leurs activités quotidiennes. 
</p><p>Quel(le)s auteur(e)s pour quels thèmes&nbsp;? Ci-après, en quelques mots, le sommaire du guide&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Arthur Andermatt&nbsp;: liberté syndicale et droit de grève&nbsp;;</li><li>Christian Bruchez, Doris Bianchi, Christoph Häberli, Thomas Gabathuler, Giacomo Roncoroni, Peter Schmid&nbsp;: commentaires d’articles du CO sur les CCT et le contrat-type de travail&nbsp;;</li><li>Susanne Kuster Zürcher&nbsp;: liberté syndicale dans le contexte international&nbsp;;</li><li>Romolo Molo&nbsp;: la Convention 98 de l’OIT et la liberté syndicale en Suisse&nbsp;;</li><li>Andreas Rieger&nbsp;: développement et importance des CCT en Suisse&nbsp;;</li><li>Thomas Gabathuler&nbsp;: participation des travailleurs et travailleuses&nbsp;;</li><li>Giacomo Roncoroni&nbsp;: commentaire de la LECCT.</li></ul><p>Cet ouvrage (500 p.) est publié par l’USS aux éditions Helbing Lichtenhahn. Son prix est de 78 francs (en librairie ou sur le site <a href="http://www.helbing-shop.ch/">www.helbing-shop.ch</a>).</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-436</guid><pubDate>Tue, 20 Jul 2010 16:46:00 +0200</pubDate><title>Les sanctions en cas de licenciement abusif d’un représentant du personnel sont trop faibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-sanctions-en-cas-de-licenciement-abusif-d-un-representant-du-personnel-sont-trop-faibles</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS salue le récent jugement du tribunal des prud’hommes de Zurich, qui a confirmé que le licenciement du président de la commission du personnel de TA-Media en pleine négociation de plan social était abusif. 
</p><p>Mais ce jugement démontre aussi que les sanctions en cas de licenciement abusif de représentants du personnel sont trop faibles. Le tribunal n’a accordé qu’une indemnité de trois mois de salaire. De telles sanctions n’ont pas le moindre effet dissuasif. En effet, une grande entreprise comme TA-Media peut s’acquitter sans problème d‘un tel montant. Des employeurs hostiles au partenariat social peuvent donc facilement se débarrasser de leurs employés syndiqués ou des représentants du personnel. Les travailleurs qui défendent les intérêts de leurs collègues doivent donc toujours craindre pour leur emploi, en particulier lorsqu’ils négocient avec leur employeur pour sauver des emplois en cas de difficultés ou pour amoindrir les conséquences sociales d’une restructuration. 
</p><p>La Suisse a été condamnée par l’OIT sur plainte de l’USS, car sa législation ne respecte pas les standards minimaux protégeant la liberté syndicale et le partenariat social. Ce jugement démontre à nouveau l’urgence et la nécessité d’une amélioration de la protection contre le licenciement antisyndical. L’USS exige que les syndicalistes et les représentants du personnel licenciés abusivement puissent être réintégrés.&nbsp; </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2930</guid><pubDate>Fri, 09 Jul 2010 10:34:00 +0200</pubDate><title>Socialement juste, malgré la TVA</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/socialement-juste-malgre-la-tva</link><description>L’assurance-invalidité (AI) dépense chaque année plus d’un milliard de francs de plus que ce qu’elle encaisse. Afin de couvrir ce déficit, le Parlement fédéral a décidé une hausse de la TVA de 0,4 pour cent. Le 27 septembre prochain, les citoyennes et citoyens de ce pays se prononceront à ce sujet. Depuis que le Parlement a modifié cette proposition à cause de la crise et repoussé d’une année l’entrée en vigueur de cette hausse, un succès dans les urnes devient plus probable. </description><content:encoded><![CDATA[<h3>Produits alimentaires</h3><p>Pour alléger les charges financières de l’AI, il y aurait certes des solutions plus sociales qu’une augmentation de la TVA. Mais comme le produit de cette mesure se retrouvera – c’est le but - dans les caisses de l’AI, il en résultera dans l’ensemble un effet redistributif finalement positif. L’existence de différents taux de TVA apporte déjà un certain correctif social à une hausse de cette dernière. Les produits alimentaires bénéficient d’un taux réduit de 2,4 pour cent, ce qui diminue la charge des bas revenus par rapport aux revenus élevés. Les ménages dont le revenu mensuel est inférieur à 4500 francs dépensent en effet environ 13 pour cent de ce dernier pour l’achat de produits alimentaires, contre seulement 5 pour cent pour les revenus supérieurs à 11&nbsp;000 francs. Avec la hausse de la TVA destinée au financement de l’AI, ce taux réduit appliqué aux produits alimentaires n’augmentera que de 0,1 pour cent, et non de 0,4 pour cent.
</p><h3>Des petites rentes </h3><p>Fondamentalement, la situation financière des rentiers et rentières AI est mauvaise. Une très grande partie d’entre eux ne peuvent pas vivre de leur rente. C’est pourquoi près d’un tiers des personnes handicapées reçoivent des prestations complémentaires. Pour celles et ceux qui ont moins de 30 ans, cette proportion est même de 70 pour cent. Ces prestations complémentaires sont, elles aussi, tout sauf somptueuses&nbsp;: les personnes vivant seules ont environ 2700 francs par mois à leur disposition&nbsp;; et n’oublions pas qu’il faudra payer des primes-maladie, ainsi que d’éventuels frais de dentiste … Quant aux couples, ils peuvent compter sur près de 3600 francs. 
</p><p>Le produit de la hausse de la TVA destinée à l’AI profitera donc à une catégorie de la population qui doit péniblement subvenir à ses besoins en raison d’une situation financière extrêmement difficile. Par conséquent, cette hausse de la TVA aura dans l’ensemble un effet redistributif positif. Grâce à l’assainissement de l’AI, des gens qui se situent aux échelons les plus bas de la hiérarchie salariale y gagneront quelque peu en sécurité.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-438</guid><pubDate>Thu, 08 Jul 2010 16:45:00 +0200</pubDate><title>Avec, en plus, cette révision faite à la hache</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avec-en-plus-cette-revision-faite-a-la-hache</link><description>Une vague d’arrivées en fin de droits menace</description><content:encoded><![CDATA[<p>En juin, le nombre des sans-travail s’est une nouvelle fois rétracté pour des raisons presque exclusivement saisonnières. Ce recul risque de cacher une évolution menaçante&nbsp;: il y a de plus en plus de chômeuses et chômeurs de longue durée, les salarié(e)s âgés étant particulièrement touchés. Depuis 2008, le nombre des sans-travail de longue durée ayant perdu leur place dans l’industrie des machines et des métaux a été multiplié par cinq. Et les chiffres du chômage dans les régions fortement touchées par la crise continuent d’inquiéter. Ainsi, dans le canton de Neuchâtel, le recul du nombre de chômeuses et chômeurs reste inférieur à la moyenne.
</p><p>Les perspectives de croissance retenues pour 2010 et 2011 ne laissent prévoir qu’une faible reprise de l’emploi. La Suisse est menacée par une vague d’exclusions, touchant particulièrement les travailleuses et travailleurs âgés. Rejeté(e)s à l’aide sociale, ils et elles ne devront pas seulement vivre avec un revenu amoindri, mais seront en outre menacés de perdre une partie importante de leurs rentes de vieillesse, puisque de nombreuses personnes concernées devront utiliser d’abord leur avoir de prévoyance avant d’obtenir une aide sociale.
</p><p>En outre, la situation difficile des sans-travail va être aggravée par la régression organisée en matière d’assurance-chômage. La révision de la LACI prévoit notamment une réduction du nombre des indemnités journalières pour les salarié(e)s âgés et pour les chômeuses et les chômeurs dans les régions touchées par la crise. Pour des milliers d’entre eux et d’entre elles, cela signifie l’arrivée en fin de droits.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-437</guid><pubDate>Thu, 08 Jul 2010 16:39:00 +0200</pubDate><title>Jean Christophe Schwaab est le nouveau responsable du droit du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jean-christophe-schwaab-est-le-nouveau-responsable-du-droit-du-travail</link><description>Nouveau changement au secrétariat de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’unanimité, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a élu Jean Christophe Schwaab responsable à l’USS des domaines du droit du travail ainsi que de la sécurité et santé au travail. Il reprend ainsi, à la faveur d’une rocade, les dossiers dont Doris Bianchi avait à ce jour la charge. Celle-ci prendra à son tour la responsabilité du dossier des assurances sociales à partir du 1er janvier 2011, en remplacement de Colette Nova qui quitte l’USS pour devenir vice-directrice de l’Office fédéral des assurances sociales. 
</p><p>Occupé à 60&nbsp;% à l’USS depuis 2007 en tant que secrétaire central, Jean Christophe Schwaab était chargé des domaines de la formation professionnelle initiale, de la politique de la jeunesse et des affaires internationales. Mais il traitait également déjà avec compétence de thèmes relevant du droit du travail, en particulier de celui de la protection contre les licenciements. Provisoirement, il continuera à s’occuper de la politique de jeunesse et du domaine de l’international, son taux d’occupation passant alors à 80&nbsp;%.
</p><p>Né en 1979, Jean Christophe Schwaab est docteur en droit depuis 2009. Marié et futur père, il vit à Riex. En Suisse romande, ses talents d’orateur et de défenseur des revendications syndicales et de gauche sont bien connus&nbsp;; et cela, bien au-delà du canton de Vaud dont il est membre du Grand Conseil depuis 2007.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-439</guid><pubDate>Tue, 06 Jul 2010 16:35:00 +0200</pubDate><title>Plus de 140 000 personnes ont déjà dit NON</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plus-de-140-000-personnes-ont-deja-dit-non</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En l’espace de trois mois seulement, <b>140 514</b> Suissesses et Suisses ont signé le référendum contre la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). Ils et elles ont ainsi dit&nbsp;:</p><ul><li>NON au démantèlement des prestations de la LACI sur le dos des plus faibles en pleine crise, alors qu’une bonne protection est plus que nécessaire&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON aux hausses des cotisations uniquement pour les petits salaires et les salaires normaux&nbsp;;</li></ul><ul><li>NON à un financement injuste de l’assurance-chômage qui épargne les hauts et très hauts revenus&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON aux discriminations à l’encontre des chômeurs et chômeuses jeunes et âgés, ainsi que de celles et ceux qui reprennent une activité lucrative&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON à une révision qui sera synonyme de surcoûts pour les cantons et les communes, parce que les gens arriveront plus rapidement en fin de droit et seront poussés vers l’aide sociale&nbsp;; </li></ul><ul><li>NON à une révision qui ne fera qu’alourdir les charges<br>en augmentant les cotisations salariales d’environ 642 millions de francs,<br>des cantons et des communes de beaucoup plus que 100 millions de francs,<br>des chômeurs et chômeuses de près de 622 millions de francs. </li></ul><p>La large alliance «&nbsp;NON au démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;» a déposé aujourd’hui à la Chancellerie fédérale un nombre de signatures beaucoup plus élevé que nécessaire pour un référendum. Ce succès éclatant montre que la révision de la LACI se heurte au rejet de la population dans toutes les régions du pays. L’alliance référendaire est convaincue que les citoyennes et citoyens de ce pays jetteront clairement aux oubliettes le 26 septembre prochain cette révision inéquitable et irréfléchie. 
</p><p>L’alliance «&nbsp;NON au démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;» coordonnée par l’USS regroupe des syndicats, des partis politiques, des organisations de chômeurs et chômeuses ainsi que d’autres organisations. Il s’agit pour l’heure des organisations suivantes&nbsp;: les fédérations membres de l’USS et de Travail.Suisse. SEC Suisse, la Jeunesse syndicale, le Parti socialiste suisse, les Verts, le PEV, le PCS, le PST-POP, la Jeunesse socialiste suisse, les Jeunes vert-e-s, les comités de chômeurs et chômeuses, le comité référendaire «&nbsp;Non au démantèlement de la LACI&nbsp;». le CSAJ et l’OSEO. L’adresse de leur site commun est&nbsp;: <a href="http://www.laci.ch/">www.laci.ch</a>. 
</p><h3>Signatures récoltées</h3><p><b>Unia</b>: 32 517
</p><p><b><b><b>SE</b>V</b></b>: 5 194
</p><p>ssp: 4 644&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
</p><p>comedia: 1 701
</p><p>Diverses fédérations de l’USS: 13 092
</p><p><b>Total USS: 57 154</b></p><p>&nbsp;</p><p>Syna: 17 782
</p><p>Employés Suisse: 5 466
</p><p>SCIV: 2 623
</p><p>transfair: 2 737
</p><p>Diverses organisations membres de Travail.Suisse: 10 955
</p><p>Total Travail.Suisse: 39 563
</p><p>&nbsp;</p><p>PS Suisse: 30 492
</p><p>Comités de chômeurs et chômeuses: 7 886
</p><p>Verts: 3 115
</p><p>Divers (p.ex. PCS, OSEO, etc.): 2 304
</p><p>&nbsp;</p><p><b>Total: 140 514</b></p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-451</guid><pubDate>Thu, 01 Jul 2010 16:33:00 +0200</pubDate><title>La cherté du franc menace 30 000 emplois – La Banque nationale doit agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-cherte-du-franc-menace-30-000-emplois-la-banque-nationale-doit-agir</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&gt;Dans une résolution, le Comité de l’USS demande instamment à la Banque nationale de prendre des mesures contre l’appréciation destructrice du franc suisse. 
</p><p>«&nbsp;Cette appréciation du franc risque de causer des dommages durables à l’économie suisse d’exportation. Petit pays, la Suisse a besoin d’une économie d’exportation qui soit solide. C’est pourquoi le Comité de l’USS demande instamment à la Banque nationale d’agir contre cette appréciation destructrice du franc. La Banque nationale ne peut pas soutenir le secteur financier et laisser l’économie réelle en rade.
</p><p>Ces dernières semaines, le franc s’est énormément apprécié. Comme la Banque nationale s’est retirée des marchés des devises, il ne s’est pas uniquement fortement apprécié par rapport à l’euro, mais aussi par rapport aux autres monnaies, comme le dollar. Depuis 2007, sa valeur extérieure pondérée des exportations a augmenté d’environ 20&nbsp;%. Dont 6 % depuis la fin 2009 seulement. La compétitivité-prix de l’économie suisse d’exportation par rapport à ses concurrents étrangers s’est nettement dégradée. Pression sur les salaires, licenciements et délocalisations de pans de la production en seront les conséquences. Selon une évaluation de l’USS, la seule appréciation du franc depuis fin 2009 devrait coûter 30&nbsp;000 emplois.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2525</guid><pubDate>Thu, 01 Jul 2010 12:21:00 +0200</pubDate><title>Acceptation des amendements du 4 juin 2004 de la Convention sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière : audition </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/acceptation-des-amendements-du-4-juin-2004-de-la-convention-sur-l-evaluation-de-l-impact-sur-l-environnement-dans-un-contexte-transfrontiere-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-455</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2010 16:32:00 +0200</pubDate><title>Inacceptable : une hausse des primes pour… des prestations moindres dans l’assurance-accidents !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/inacceptable-une-hausse-des-primes-pour-des-prestations-moindres-dans-l-assurance-accidents</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La commission de politique sociale du Conseil national serre la vis pour plusieurs assurances sociales solides&nbsp;: l’AVS et l’assurance-accidents.&nbsp; 
</p><p>Monstrueux&nbsp;! Les assureurs privés dictent la révision de l’assurance-accidents. Or, cette dernière se trouve dans la meilleure santé possible et dans les chiffres noirs. Nonobstant, la majorité de la commission du Conseil national chargée de l’examen préliminaire prépare un grossier démantèlement des prestations de cette assurance sociale. Ce faisant, elle donne aux assureurs privés accès à de juteuses affaires avec les assurances complémentaires pour les hauts revenus.
</p><p>Afin d’offrir aux assureurs privés de nouvelles sources de profits, la majorité de cette commission veut radicalement réduire, sans nécessité aucune, la couverture d’assurance obligatoire (de Fr.&nbsp;126&nbsp;000.- à Fr. 101&nbsp;000.- de salaire annuel) dans la loi sur l’assurance-accidents. Les prestations destinées aux bas et moyens revenus baisseraient ensuite aussi. Et à cause de la baisse induite des recettes, les primes de l’assurance de base devraient être augmentées de 2&nbsp;% pour tout le monde. Afin de maintenir les prestations à leur niveau actuel, les entreprises devraient conclure des polices d’assurances complémentaires chères et tant les employeur(e)s que les salarié(e)s devraient supporter un surcoût. 
</p><p>La décision de supprimer les rentes d’invalidité pour les personnes accidentées d’un degré AI inférieur à 20 % ne détonne pas dans le paysage d’une politique favorable aux intérêts des assureurs privés. Les personnes exerçant une activité lucrative devront désormais réclamer le payement de leurs pertes de salaire en cas d’invalidité causée par un accident jusqu’à 20&nbsp;% auprès de leur employeur, et non plus de l’assureur-accidents C’est un retour au 19e siècle, qui s’accompagnera de nombreux et onéreux passages devant les tribunaux, ce qui pèsera sur les rapports de travail. Les réductions des rentes pour les invalides par accident arrivés à l’âge AVS sont également inacceptables&nbsp;; ces rentes seraient massivement réduites, voire totalement supprimées pour certaines. 
</p><p>La 11e révision de l’AVS continue à aller dans le mur. Le relèvement impopulaire de l’âge de la retraite des femmes ne serait acceptable que si les économies d’au moins 800 millions ainsi réalisées étaient affectées au financement d’une retraite anticipée socialement aménagée. 
</p><p>L’USS demande aux Chambres fédérales qu’elles corrigent ces décisions antisociales concernant l’AVS et l’assurance-accidents.. Le 7 mars a montré que le peuple a déjà sorti un carton rouge pour sanctionner les visées de démantèlement au profit des assureurs-vie.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-454</guid><pubDate>Fri, 25 Jun 2010 16:28:00 +0200</pubDate><title>Des organisations suisses demandent au Conseil fédéral d’intervenir</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-organisations-suisses-demandent-au-conseil-federal-d-intervenir</link><description>À travers une pétition lancée par l’Union syndicale suisse (USS) et l’organisation de solidarité le SOLIFONDS, 32 organisations demandent au Conseil fédéral de s’engager pour les droits humains au Honduras. Depuis le putsch d’il y a une année, des membres de l’opposition et des journalistes sont régulièrement victimes de mesures d’intimidation et d’assassinats sciemment commis. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 juin 2009, le président démocratiquement élu Manuel Zelaya du Honduras a été renversé par l’armée et expulsé du pays. Les nombreuses protestations émises par la population contre ce putsch ont été violemment réprimées, des centaines de manifestant(e)s furent emprisonnés et brutalisés, et nombre d’entre eux tués. Les élections organisées en novembre 2009 par les put-schistes se sont déroulées dans un climat de répression politique et en l’absence d’une vraie liberté d’opinion&nbsp;; elles furent d’ailleurs largement boycottées. La majorité de la population ne reconnaît pas le gouvernement de Porfirio Lobo Sosa issu de ces «&nbsp;élections&nbsp;» comme son représentant légitime. 
</p><p>Depuis l’entrée en fonction de Lobo, en janvier 2010, les violations des droits humains se sont poursuivies&nbsp;: des dirigeant(e)s de syndicats, mais aussi des journalistes, sont les victimes de mesures d’intimidation et de pression. Sur les seuls trois mois de février, mars et avril 2010, sept journalistes, quatre syndicalistes et plusieurs membres de l’organisation paysanne MUCA ont été assassinés. Mais pour aucun de ces cas une enquête sérieuse n’a été menée à ce jour et il a été encore moins question d’établir l’identité des responsables et de les traduire en justice. 
</p><p>C’est pourquoi 32 organisations – dont les syndicats Unia, ssp et comedia, la communauté de travail des grandes œuvres d’entraide «&nbsp;Alliance Sud&nbsp;» et le Parti socialiste suisse, ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales et de solidarité – s’adressent au Conseil fédéral au moyen d’une pétition lancée par l’USS et le SOLIFONDS. Elles demandent qu’il s’engage pour que les violations des droits humains commises depuis le putsch militaire fassent l’objet d’une enquête indépendante et exhaustive et que les coupables aient à rendre des comptes. 
</p><p>La Suisse doit aussi s’engager pour que la liberté d’expression soit garantie au Honduras et que les protestations de la population ne soient plus criminalisées. L’armée doit retourner dans ses casernes. En outre, ces organisations demandent que la Suisse ne poursuive ses activités de coopération au développement dans ce pays que là où elles servent directement à la population et renforcent les droits humains.
</p><p>Une intervention de la Suisse, État dépositaire de la convention de l’ONU relative aux droits humains, est, précisément en ce moment, urgente&nbsp;: on doit en effet craindre qu’à l’approche du 28 juin, date anniversaire du putsch, la répression ne s’accentue à l’encontre de la population qui s’engage pour une démocratisation du pays via une assemblée constitutionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-456</guid><pubDate>Wed, 23 Jun 2010 16:27:00 +0200</pubDate><title>L’USS condamne la violente offensive dirigée contre les rentes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-condamne-la-violente-offensive-dirigee-contre-les-rentes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la révision 6b de l’AI, le Conseil fédéral propose un exercice brutal d’austérité sur le dos des personnes qui touchent les revenus les plus bas. En voulant abaisser des rentes courantes, il brise un tabou. Une grande partie des futurs bénéficiaires de rentes AI (39 %) verraient leur situation se dégrader par rapport à aujourd’hui. S’y ajouterait un démantèlement concernant les rentes pour enfants (rentes pour enfants des ayants droit à une rente AI)&nbsp;; et là aussi, il s’agirait de réduire des rentes courantes. 
</p><p>Aujourd’hui déjà, les rentes de l’AI ne couvrent pas les besoins vitaux. Leur baisse aurait des conséquences catastrophiques pour de nombreuses personnes handicapées, principalement pour celles qui ne reçoivent pas de bonnes rentes du 2e pilier pour compléter leur revenu. En outre, le démantèlement prévu entraînerait un transfert de coûts au détriment d’autres assurances sociales (prévoyance professionnelle, assurance-accidents) et de l’aide sociale (communale et cantonale). 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) juge inacceptable cette proposition de baisser les rentes d’invalidité et pour enfant. Elle prendra position de manière circonstanciée dans le cadre de la procédure de consultation qui s’ouvre. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-457</guid><pubDate>Tue, 22 Jun 2010 16:26:00 +0200</pubDate><title>L’« oubli » des assurances sociales doit être sanctionné </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-oubli-des-assurances-sociales-doit-etre-sanctionne</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les contrôles concernant le travail au noir font état de nombreuses infractions au droit des assurances sociales. Or, les annonces «&nbsp;oubliées&nbsp;» ou le versement «&nbsp;oublié&nbsp;» de cotisations sociales n’ont guère de conséquences pour l’employeur. Celui-ci peut se refaire une virginité simplement en effectuant une annonce après coup. 
</p><p>Cette constatation a été confirmée aujourd’hui par la publication du rapport du Secrétariat d’État à l’économie sur la mise en œuvre de la loi fédérale sur le travail au noir en 2009. L’Union syndicale suisse (USS) juge cette situation inacceptable&nbsp;: les annonces nécessaires doivent être faites aux assurances sociales dès que le travail commence. Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: l’employeur qui ne le fait pas doit être sanctionné.
</p><p>Une remarque positive est cependant à faire&nbsp;: les contrôles effectués par les cantons et les sanctions infligées depuis 2008 ont augmenté. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2943</guid><pubDate>Wed, 16 Jun 2010 10:39:00 +0200</pubDate><title>1 à 0 pour les profiteurs, mais on n’en est qu’à la mi-temps</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/1-a-0-pour-les-profiteurs-mais-on-n-en-est-qu-a-la-mi-temps</link><description>Pas de commission d’enquête parlementaire, pas d’impôts sur les bonus, pas de régulation du secteur financier. Le 15 juin, la majorité du Parlement fédéral a accepté l’accord conclu avec les États-Unis sans une seule et unique mesure d’accompagnement. Elle veut clore le dossier « crise » sans même oser essayer de faire en sorte que cela ne se reproduise plus. </description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;La Paradeplatz zurichoise a dicté ses ordres à la Place fédérale bernoise. Et les parlementaires ont acquiescé.&nbsp;» C’est en ses termes que le coprésident du syndicat Unia a décrit à une bonne centaine de manifestant(e)s présents devant le Palais fédéral comment les vrais puissants de ce monde ont imposé au Conseil national – via une majorité bourgeoise soutenue par l’UDC - l’acceptation de l’accord conclu avec les États-Unis et le rejet de toute mesure d’accompagnement. 
</p><p>Il était 10 heures. Nous étions le 15 juin. Syndicats, partis de gauche et verts ont alors appelé à manifester devant le Palais fédéral contre cette décision scandaleuse. Une bonne centaine de personnes sont ainsi venues, munies de banderoles et de vuvuzelas. Il était 12 heures 30. «&nbsp;1 à 0 pour les profiteurs contre le peuple&nbsp;», a-t-on pu lire sur une banderole. Quant à l’espoir, exprimons-le aussi dans le jargon footballistique, à savoir&nbsp;: nous n’en sommes qu’à la mi-temps. Les syndicats, la gauche et les verts sont déterminés, ils vont contre-attaquer pour refaire leur retard.
</p><p>Ce qui s’est passé sous la Coupole fédérale correspond exactement à la définition du mot «&nbsp;scandale&nbsp;» et nous montre des parlementaires – celles et ceux de droite et d’extrême droite populiste&nbsp;! - devenus les marionnettes consentantes des grandes banques. Or, il s’agissait de la crise du siècle, une crise du système financier causée par les profiteurs eux-mêmes&nbsp;! Des profiteurs à qui les politiques de la droite se hâtent d’apporter leur soutien&nbsp;! Et cela, sans même prendre la moindre mesure pour que le peuple n’ait pas à passer une nouvelle fois à la caisse. Les petits criminels, on les arrête et on les met quelque temps derrière les barreaux. Par contre, les incendiaires des grandes banques, on les laisse impunis et libres de recommencer. On va même jusqu’à leur offrir essence et briquets&nbsp;!!!
</p><p>Mais, on n’en est qu’à la mi-temps…</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-458</guid><pubDate>Tue, 15 Jun 2010 16:23:00 +0200</pubDate><title>Au chômage et en plus puni !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/au-chomage-et-en-plus-puni</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau «&nbsp;baromètre des places d’apprentissage&nbsp;» montre que la situation sur le marché des places d’apprentissage est loin d’être aussi rose que le prétend l’Office fédéral de la formation professionnelle (OFFT) et de la technologie. Parallèlement à ces difficultés sur le marché du travail, les jeunes sans emploi risquent de devoir subir des discriminations et une dégradation supplémentaire de leur situation si la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) n’est pas rejetée en référendum.
</p><p>À la lecture du « baromètre&nbsp;», on constate en effet que la tendance au recul du nombre de places d’apprentissage offertes amorcée l’an passé se poursuit (-3&nbsp;%), alors que le nombre de places de formation était en augmentation constante entre 2004 et 2008. La part des entreprises formatrices a également à nouveau régressé (-3,4&nbsp;%). En outre, malgré le recul démographique des jeunes en âge d’entrer en formation – ce qui, selon l’OFFT, devait contribuer à résoudre le problème – le nombre de places offertes reste inférieur au nombre de jeunes. Les jeunes ne se trouvent donc pas face à un vrai choix professionnel et ne sont pas confrontés à un marché qui fonctionne. Ils risquent ainsi de se trouver obligés d’accepter des métiers pour lesquels ils n’ont pas la motivation, ni les aptitudes. Pour que le marché des places d’apprentissage fonctionne, il faut en effet que l’offre dépasse la demande d’environ 15&nbsp;%, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. La revendication de l’USS de créer 10'&nbsp;000 nouvelles places de formation s’en trouve donc d’autant plus justifiée.
</p><p>Pour les jeunes originaires de la migration, la situation est encore plus difficile. Une enquête du Fonds national suisse de la recherche scientifique a récemment confirmé qu’ils ont de plus grandes difficultés à s’intégrer sur le marché de l’emploi et se retrouvent de ce fait souvent contraints face au choix de la profession de revoir leurs exigences à la baisse.
</p><p>Passant cette situation difficile par pertes et profits, la majorité bourgeoise du Parlement a choisi non pas d’améliorer le sort des jeunes sans emploi, mais de les discriminer en les obligeant, via la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI), à accepter n’importe quel emploi jusqu’à 30 ans et en réduisant drastiquement les prestations de chômage des moins de 25 ans. Ce mépris de la jeune génération et de ses problèmes est tout simplement scandaleux. Ce n’est pas aux jeunes de payer la crise&nbsp;!
</p><p>Face à cette situation, l’USS réitère ses revendications&nbsp;: </p><ul><li>rejet clair et net de la révision de la LACI le 26 septembre&nbsp;;</li><li>création de 10&nbsp;000 places d’apprentissage, en particulier pour les jeunes ayant des difficultés scolaires, si nécessaire dans les écoles des métiers publiques&nbsp;;</li><li>réduction des entraves au choix du métier, notamment en combattant les discriminations à l’embauche et en supprimant les tests de sélection payant genre «&nbsp;multicheck&nbsp;»</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-459</guid><pubDate>Tue, 08 Jun 2010 16:21:00 +0200</pubDate><title>Le chômage de longue durée atteint un niveau record – le pouvoir d’achat risque de baisser considérablement</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/le-chomage-de-longue-duree-atteint-un-niveau-record-le-pouvoir-d-achat-risque-de-baisser-considerablement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage de longue durée a atteint un niveau record en mai dernier. Les travailleuses et travailleurs âgés sont plus touchés que la moyenne. La reprise économique continue à largement les oublier. Ainsi, le chômage des femmes d’un certain âge est resté élevé. Les chômeurs et chômeuses de longue durée souffriront particulièrement du démantèlement planifié de l’assurance-chômage. À cause de la réduction prévue de la période d’indemnisation, nombre d’entre eux se trouveront plus rapidement en fin de droit et contraints de recourir à l’aide sociale. Non seulement les personnes concernées verraient leurs revenus considérablement diminuer, mais leur situation dans la prévoyance professionnelle se dégraderait, elle aussi, très fortement. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) a saisi le référendum contre la révision de la loi sur l’assurance-chômage. Les signatures récoltées par les organisations qui se sont alliées contre cette révision seront déposées à la Chancellerie fédérale au début du mois de juillet. 
</p><p>Les prévisions conjoncturelles du SECO pour 2011 soulèvent d’importantes questions. Diverses mesures (réductions de prestations dans l’assurance-chômage, hausse des primes des caisses-maladie) coûteront environ 5 milliards de francs de pouvoir d’achat. La hausse pronostiquée de la consommation privée de 1,5&nbsp;% est très optimiste. Des contre-mesures sont nécessaires pour que l’économie intérieure ne s’effondre pas l’an prochain&nbsp;: le peuple pourra stopper la réduction des prestations de l’assurance-chômage lors de la votation référendaire et des réductions des primes-maladie plus importantes seront nécessaires pour contrer la hausse de ces dernières. On pourrait par exemple financer ces réductions avec le produit d’un impôt sur les bonus. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-460</guid><pubDate>Thu, 03 Jun 2010 16:19:00 +0200</pubDate><title>Doris Bianchi succède à Colette Nova </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/doris-bianchi-succede-a-colette-nova</link><description>Changement au secrétariat de l’USS </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a désigné Doris Bianchi (35) responsable du domaine des assurances sociales. Docteure en droit, elle reprendra donc le dossier dont Colette Nova avait la charge. Et celle-ci deviendra vice-directrice de l’Office fédéral des assurances sociales.
</p><p>Doris Bianchi travaille depuis 2005 en tant que secrétaire centrale de l’USS. Avec une grande compétence et un engagement soutenu, elle y est en charge des dossiers du droit du travail et de la sécurité au travail. Elle pourra mettre à profit son expérience et le grand professionnalisme qui est le sien dans le domaine politiquement exposé de la prévoyance vieillesse, ainsi que de l’AI et de l’assurance-accidents
</p><p>Mariée et mère d’un enfant – prochainement d’un deuxième - , Doris Bianchi vit à Berne. En raison de son congé de maternité, elle ne prendra ses fonctions qu’au début 2011. Jusque là, c’est le premier secrétaire de l’USS, Rolf Zimmermann, qui assumera la responsabilité du dossier des assurances sociales. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-462</guid><pubDate>Tue, 01 Jun 2010 16:17:00 +0200</pubDate><title>Pas question d’introduire un diktat des caisses en catimini !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-d-introduire-un-diktat-des-caisses-en-catimini</link><description>Large alliance pour des soins intégrés socialement acceptables</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la session d’été, le Conseil national débattra d’une révision de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) appelée à faire accomplir aux soins intégrés un pas en avant substantiel (projet «&nbsp;managed care&nbsp;»). Les organisations signataires du présent communiqué sont des partisanes convaincues des soins intégrés. Il est en effet essentiel, particulièrement pour les malades chroniques, que se forment des réseaux regroupant divers fournisseurs de prestations (médecins de famille, soins à domicile, cabinets médicaux spécialisés, cliniques, etc.). La couverture médicale s’en trouvera améliorée et on s’évitera d’onéreux doublons. 
</p><p>Malheureusement, cet important projet court un grand danger parce que la majorité de la commission chargée de l’examen préalable l’a, alors que c’était totalement inutile, assorti de la suppression du libre choix du médecin. Selon elle, les caisses-maladie doivent pouvoir décider de manière autonome avec quels réseaux de soins intégrés elles entendent contracter ou non. Comme, simultanément, toutes les personnes assurées qui ne rejoindront pas un réseau verront le montant de leur quote-part doubler, le libre choix du médecin devrait leur coûter cher. Facteur aggravant, les personnes assurées seront liées à une caisse et une forme d’assurance par des contrats courant sur plusieurs années et prévoyant des primes de sortie élevées. 
</p><p>Cette révision de la LAMal proposée par la majorité de la commission parlementaire ne représente pas, aux yeux des organisations signataires, un vrai pas en avant vers une fourniture de soins intégrés dignes de ce nom. Ce projet ravale plutôt les soins intégrés au rang de «&nbsp;médecine bon marché&nbsp;». Le Parlement fédéral doit donc de toute urgence l’améliorer. La volonté du corps électoral est claire, car un projet prévoyant d’instaurer un diktat des caisses et de supprimer le libre choix du médecin a déjà été énergiquement balayé en juin 2008. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Les organisations suivantes font partie ce cette alliance&nbsp;:
</p><p>Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Union syndicale suisse (USS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Syndicat suisse des services publics (ssp),&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Organisation suisse des patients (OSP)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Association des médecins indépendants pour une santé juste et sociale (VUA)&nbsp; <br> Fédération suisse des associations professionnelles du domaine de la santé (FSAS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Fédération suisse des associations professionnelles du domaine de la santé (FSAS)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Association suisse des ergothérapeutes (ASE)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Fédération des associations des retraités et de l’entraide en Suisse (FARES)</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-461</guid><pubDate>Tue, 01 Jun 2010 16:15:00 +0200</pubDate><title>Madame Leuthard doit s’engager pour le respect des conventions de l’OIT !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/madame-leuthard-doit-s-engager-pour-le-respect-des-conventions-de-l-oit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Invitée par le Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la Présidente de la Confédération prononcera l’allocution d’introduction de la Conférence internationale du Travail 2010 qui s’ouvre demain à Genève. À cette occasion, le chef de la délégation des travailleurs et travailleuses de Suisse, Vasco Pedrina, lui demandera de s’engager personnellement pour une protection efficace des représentant(e)s et des délégué(e)s syndicaux contre le licenciement. Madame Doris Leuthard doit clairement s’engager pour qu’à la faveur de la révision prévue du Code des obligations (CO), les personnes licenciées abusivement en raison de leur activité syndicale puissent être réintégrées dans leur entreprise.
</p><p>Aujourd’hui, des employeurs peu scrupuleux ont facilement la possibilité de faire taire les travailleuses et travailleurs syndicalement engagés en les licenciant. Même en cas d’abus constaté par un tribunal, ils n’ont en effet qu’à verser une maigre indemnisation privée de tout effet dissuasif. Ces derniers temps, les licenciements antisyndicaux se sont d’ailleurs multipliés. Pour l’année 2009, l’USS a recensé 15 cas. 
</p><p>Pour le pays hôte de l’OIT et la plus ancienne démocratie du monde, l’existence d’une protection à ce point lacunaire de personnes qui ne font qu’exercer leurs droits sur leur lieu de travail est plus qu’indigne. De ce fait, la Suisse viole aussi des conventions de l’OIT ratifiées par elle. L’Union syndicale suisse (USS) demande depuis des années que, comme c’est nécessaire, on modifie la législation ici concernée. C’est pourquoi elle a déposé plainte auprès de l’OIT, une plainte qui a abouti à la condamnation de la Suisse. Pour l’heure, une nouvelle plainte de l’USS est suspendue auprès de l’OIT. L’USS la relancera si aucune solution convaincante ne devait être trouvée lors de la révision du CO en matière de protection des syndicalistes actifs. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-463</guid><pubDate>Mon, 31 May 2010 16:14:00 +0200</pubDate><title>Des points essentiels toujours pas clarifiés – une commission d’enquête parlementaire s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-points-essentiels-toujours-pas-clarifies-une-commission-d-enquete-parlementaire-s-impose</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport des Commissions de gestion (CdG) des Chambres ne donne pas de réponses à certaines questions décisives concernant la façon dont a été gérée la crise des grandes banques. Or ces dernières représentent un grave danger pour l’économie suisse et les salarié(e)s de ce pays. Les autorités n’en tenaient pas compte avant la crise, notamment parce qu’elles n’étaient pas indépendantes à l’égard des (grandes) banques. Les CdG ne se sont pas attaquées à cette anomalie, pratiquement à l’origine de tous les autres problèmes. Les points suivants doivent en particulier être clarifiés&nbsp;: </p><ul><li>Le problème du «&nbsp;trop grand pour faire faillite&nbsp;» était déjà connu des autorités depuis douze ans déjà et le Parlement en avait débattu. Ni ce dernier, ni le Conseil fédéral n’ont néanmoins pris de mesures efficaces pour le résoudre. </li></ul><ul><li>La Commission fédérale des banques était dotée de bien trop peu de personnel. Là aussi une conséquence de l’attitude selon laquelle le secteur bancaire doit s’autoréguler («&nbsp;Code de conduite&nbsp;»).</li></ul><ul><li>Avant la crise, la surveillance des banques était soumise à une pression politique pour qu’elle intervienne le moins possible. L’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la FINMA, a écrit dans son rapport de 2009 que «&nbsp;Dans le contexte de déréglementation qui prévalait à l’époque, une attitude plus dure aurait sans doute été considérée comme de l’interventionnisme bureaucratique, éloigné de la réalité et entravant la concurrence, et elle n’aurait pas été soutenue par les politiques&nbsp;» &nbsp;(p. 42). </li></ul><ul><li>Alors que la crise avait éclaté en 2007, le Conseil fédéral Hans Rudolf Merz mit sur pied un «&nbsp;Comité de pilotage – Dialogue place financière&nbsp;» chargé d’élaborer une liste des désirs politiques du secteur financier. </li></ul><ul><li>Au sein de l’Administration fédérale, le secret bancaire a été traité comme un sujet tabou. Si bien qu’aucune solution de rechange n’a été mise au point.</li></ul><ul><li>La forte influence exercée par les grandes banques sur le travail des autorités est prouvée&nbsp;; cela, pour la dernière fois, dans le rapport de la FINMA rédigé par le professeur Geiger. </li></ul><p>La conclusion tirée par l’Union syndicale suisse (USS) est par conséquent univoque&nbsp;: pour pouvoir tirer les leçons du quasi-effondrement du système financier, il faut créer une commission d’enquête parlementaire (CEP). Car seule une CEP a suffisamment de pouvoir et est en mesure de remédier efficacement à l’absence d’indépendance des autorités. En effet, les faits qui se sont passés et les abus qui ont été commis doivent être exhaustivement clarifiés, car ils ont conduit notre économie dans une récession qui a coûté des milliers d’emplois. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2929</guid><pubDate>Tue, 18 May 2010 10:31:00 +0200</pubDate><title>L’initiative pour des salaires minimums est prête</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-initiative-pour-des-salaires-minimums-est-prete</link><description>Le 17 mai, une soixantaine de délégué(e)s ont adopté à l’unanimité le texte de l’article constitutionnel qui figurera dans l’initiative populaire pour des salaires minimums. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour les syndicats, la chose est claire&nbsp;: la protection et l’amélioration des salaires passe d’abord par les conventions collectives de travail (CCT). C’est pourquoi l’initiative (voir texte par ailleurs) vise à protéger les salaires d’abord à travers l’encouragement de ces dernières et, donc, des salaires minimums qu’elles prévoient. Mais l’initiative demande aussi un salaire minimum légal national, qui devra être régulièrement adapté à l’évolution des salaires et des prix. La raison d’être d’un tel salaire est qu’aujourd’hui, près de 60&nbsp;% des travailleurs et travailleuses ne sont pas couverts par une CCT, et qu’il ne sera guère possible de rapidement réduire cette proportion. Actuellement, près de 400&nbsp;000 salarié(e)s de Suisse touchent un salaire inférieur à 22 francs de l’heure. Impossible, pour eux, de vivre dignement. C’est pourquoi les délégué(e)s de l’USS ont décidé que l’initiative demanderait un salaire minimum légal de 22 francs (pour 2011). Des exceptions ne seraient possibles que pour les activités ayant un caractère essentiellement de formation et le bénévolat, ou encore pour les engagements dans l’entreprise de la famille. 
</p><h3>Pourquoi un salaire horaire&nbsp;?</h3><p>Les suppléments cantonaux à ce salaire minimum ont suscité un débat parmi les délégué(e)s. La majorité d’entre eux s’est prononcée pour une formulation potestative (les cantons peuvent…), alors que la délégation genevoise préférait une formulation impérative. Une autre proposition genevoise a, par contre, été acceptée par la majorité&nbsp;: elle prévoit que les cantons devront désigner les autorités chargées de contrôler que le salaire minimum est bien respecté. Autre débat&nbsp;: pourquoi inscrire dans la constitution fédérale un salaire horaire et non mensuel&nbsp;? La réponse du Comité de l’USS&nbsp;: fixer un salaire mensuel aurait nécessité que l’on aborde la question de la durée du travail. Mais, lors de la campagne pour l’initiative, on travaillera avec des salaires mensuels. Celle-ci sera lancée soit à l’automne prochain soit au printemps 2011. La date précise dépend pour l’essentiel de l’éventuel lancement d’un nouveau référendum par les syndicats durant le deuxième semestre 2010.
</p><h3>Résolutions</h3><p>Les délégué(e)s de l’USS ont aussi adopté trois résolutions. Concernant le piètre projet relatif aux réseaux de soins intégrés – le Conseil national en débattra cet été – l’USS demande que la quote-part soit limitée dans la loi à un montant maximal de 700 francs par an, l’obligation pour les caisses de contracter avec tous les réseaux de soins intégrés reconnus, ainsi que l’abolition des primes de sortie et des contrats léonins. 
</p><p>Concernant la nouvelle et arrogante vague de bonus, l’USS demande un impôt sur ces derniers. Pour chaque franc de traitement dépassant le million, 20 centimes devront être perçus au titre de l’impôt et redistribués aux bas et moyens revenus. Enfin, l’USS se prononce, sans hésitation aucune, contre l’initiative demandant l’exclusion des criminels étrangers, et tous les contre-projets du même tabac. Il ne doit pas exister de droit parallèle punissant systématiquement les mêmes crimes de manière différente selon la nationalité des coupables. 
</p><h3>Le texte de l’initiative pour des salaires minimums</h3><p><b>Art.&nbsp;110a Protection des salaires</b></p><ol><li>La Confédération et les cantons adoptent des mesures pour protéger les salaires sur le marché suisse de l’emploi.</li><li>Ils encouragent en particulier à cette fin l’adoption et le respect de salaires minimums d’usage dans la localité, la profession et la branche dans les conventions collectives de travail.</li><li>La Confédération édicte un salaire minimum légal. Ce salaire est indexé régulièrement sur l’évolution des salaires et des prix, dans une mesure qui ne peut être inférieure à l’évolution de l’indice des rentes AVS.</li><li>Le salaire minimum légal est applicable à tous les travailleurs en tant que limite inférieure contraignante. La Confédération peut édicter des dérogations pour des rapports de travail particuliers.</li><li>Les dérogations et l’indexation du salaire minimum légal sur l’évolution des salaires et des prix sont édictées avec le concours des partenaires sociaux.</li><li>Les cantons peuvent édicter des suppléments contraignants au salaire minimum légal.</li></ol><p><b>Disposition transitoire ad art.&nbsp;110a (Protection des salaires)</b></p><p>Le salaire minimum légal se monte à Fr.&nbsp;22.-- par heure. Au moment de l’entrée en vigueur, ce montant est majoré de l’évolution des salaires et des prix accumulée depuis 2011 conformément à l’art.&nbsp;110a, al.&nbsp;3.
</p><p>Le Conseil fédéral met en vigueur l’art.&nbsp;110a au plus tard trois ans après son acceptation par le peuple et les cantons. 
</p><p>Si aucune loi d’application n’est entrée en vigueur dans ce délai, le Conseil fédéral édicte les dispositions d’application par voie d’ordonnance avec le concours des partenaires sociaux.
</p><p>Les cantons désignent les autorités compétentes. Ces dernières veillent à ce que les salaires minimums soient appliqués (ceci reste une formulation provisoire).&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-464</guid><pubDate>Mon, 17 May 2010 16:13:00 +0200</pubDate><title>L’initiative pour des salaires minimums prête à être lancée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-initiative-pour-des-salaires-minimums-prete-a-etre-lancee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La soixantaine de délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) réunis à Berne le 17 mai a adopté à l’unanimité le texte de l’article constitutionnel qui figurera dans l’initiative pour des salaires minimums. 
</p><p>Cette initiative vise en premier lieu à protéger les salaires en encourageant les conventions collectives de travail et les salaires minimums qui s’y trouvent fixés. À titre subsidiaire, elle demande la création d’un salaire minimum national légal qui sera régulièrement adapté – au minimum comme l’indice des rentes AVS – à l’évolution des salaires et des prix. Ce salaire minimum légal devra se monter à 22 francs de l’heure en 2011. Aujourd’hui, 400&nbsp;000 salarié(e)s se situent au –dessous de ce seuil. En outre, la Confédération pourra prévoir des exceptions, notamment pour des rapports de travail ayant surtout un caractère de formation.
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont également adopté trois résolutions. Concernant le piètre projet relatif aux réseaux de soins intégrés – le Conseil national en débattra en été -, l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS demande que la quote-part soit limitée dans la loi à un montant maximal de 700 francs par an, l’obligation pour les caisses de contracter avec tous les réseaux de soins intégrés reconnus, ainsi que l’abolition des primes de sortie et des contrats léonins. 
</p><p>Concernant la nouvelle et arrogante vague de bonus, l’USS demande un impôt sur ces derniers. Pour chaque franc de traitement dépassant le million, 20 centimes devront être perçus au titre de l’impôt et redistribué aux bas et moyens revenus. Enfin, l’USS se prononce, sans hésitation aucune, contre l’initiative demandant l’exclusion des criminels étrangers, et tous les contre-projets du même tabac. La raison en est qu’il ne doit pas exister de droit parallèle punissant systématiquement les mêmes crimes de manière différente selon la nationalité des coupables. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2927</guid><pubDate>Tue, 11 May 2010 10:25:00 +0200</pubDate><title>OUI à des services garantis – NON à une libéralisation totale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-des-services-garantis-non-a-une-liberalisation-totale</link><description>L’initiative « Pour une poste forte » lancée par le Syndicat de la Communication et soutenue par l’Union syndicale suisse (USS) a abouti. Les 120 000 signatures récoltées en quelques mois sont un message clair, que le premier secrétaire de l’USS rappelle et détaille ci-après. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS et tous les syndicats qui lui sont affiliés soutiennent clairement l’initiative du Syndicat de la Communication. Ils l’ont fait savoir déjà lors du lancement de cette dernière et, aujourd’hui, ils se réjouissent de pouvoir constater que les signatures nécessaires ont pu être récoltées en peu de mois seulement. Si ce n’est pas là un nouveau record, le rythme auquel cette récolte a été menée à bien compte, dans l’histoire des initiatives populaires, parmi les plus élevés. À cela, une raison est déterminante&nbsp;: la Poste est appréciée par les citoyennes et les citoyens parce qu’elle fournit des services de qualité dans l’ensemble du pays et, surtout, parce qu’elle dispose d’un réseau d’offices dense. La population ne veut pas y renoncer. Et l’initiative «&nbsp;Pour une poste forte&nbsp;» leur en offre la garantie.
</p><p>Son rapide aboutissement est un message clair à l’intention du Parlement, à qui il reviendra d’adopter la réforme de la Poste. La commission du Conseil national, qui abordera sous peu cette question, sait que les projets de libéralisation n’ont en principe pas bonne presse dans notre pays. Le rejet par le peuple de la loi sur le marché de l’électricité en 2002 l’a bien montré. Et, s’agissant de la Poste, le scepticisme devrait être encore plus patent. Certes, le Conseil des États a accepté le projet du Conseil fédéral, un projet inapte à rassembler suffisamment de suffrages en sa faveur. La décision de supprimer le monopole résiduel n’a toutefois été prise qu’à une majorité de hasard, et par 20 voix contre 19. Une proposition de libéraliser intégralement et sans délai la Poste a, elle, nettement échouépar 31 voix contre 9. La gauche et les représentant(e)s des régions de montagne ont fait savoir sans détours au Conseil des États que cette révision de la Poste entraînerait de graves problèmes, comme une hausse des prix, une dégradation de l’approvisionnement en services postaux et une baisse des salaires. Mis à part l’intéressante perspective, pour les opérateurs privés, de maximiser leurs profits, il n’y a aucune raison de réformer la Poste de la sorte.
</p><p>Aux yeux des syndicats, les revendications suivantes sont essentielles&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>Le monopole résiduel doit être maintenu, avec l’actuelle limite des 50 grammes. La sécurité financière du service universel ne saurait s’en passer. Il n’est pas question pour les syndicats de libéraliser entièrement les services postaux. En dépit des fortes oppositions qui s’étaient manifestées dans le cadre de la procédure de consultation, cédant à la pression des concurrents privés de la Poste placés sous la houlette d’economiesuisse, le Conseil fédéral a proposé une libéralisation intégrale et rapide via la loi sur la poste,</li><li>Le réseau d’offices de poste existant est le garant de services de qualité supérieure dans l’ensemble du pays. Pas question de l’affaiblir. Il faut au contraire continuer à le garantir sous sa forme actuelle.</li><li>L’obligation pour la Poste de conclure une CCT avec les syndicats ne doit pas disparaître. Aujourd’hui déjà, la concurrence prend principalement la forme d’une pression qui s’exerce sur les conditions de travail et les salaires. Les expériences, parfois catastrophiques, faites à l’étranger le montrent aussi. La stabilité offerte par une CCT est incontournable. Outre une CCT pour la Poste, la réforme de cette dernière doit également prévoir une CCT de branche.</li><li>Les syndicats refusent toute privatisation de la Poste et jugent inutiles les expérimentations prévues concernant la forme juridique de diverses entités. La privatisation «&nbsp;par tranches&nbsp;»de PostFinance est, elle aussi, inacceptable. Propriété de la Confédération, la Poste a besoin de ces services financiers fructueux pour garantir dans l’ensemble l’approvisionnement en services.</li></ol><p>Les syndicats ne sont pas seuls à défendre cette politique de services postaux de haute qualité. Les discussions menées à ce jour ont fait apparaître qu’une vaste alliance s’y rallie aussi. Les Chambres fédérales seraient bien avisées de ne pas suivre les idéologues de la libéralisation et de mettre au premier rang de leurs soucis un approvisionnement en services postaux qui soit sûr. À cet égard, l’initiative sera une aide supplémentaire et précieuse.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-465</guid><pubDate>Mon, 10 May 2010 16:12:00 +0200</pubDate><title>Plus que jamais, il faut défendre les droits des apprenti(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-que-jamais-il-faut-defendre-les-droits-des-apprenti-e-s</link><description>Nouvelle édition du best-seller de l’USS « Je défends mes droits »</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de jeunesse de l’USS publie une 7<sup>ème</sup> édition remaniée de son best-seller, la brochure «&nbsp;Je défends mes droits – jeune, apprentie, apprenti, tes droits de A à Z&nbsp;». Cette édition, mise à jour et augmentée, donne des explications sur des tendances inquiétantes mais malheureusement bien réelles du monde du travail actuel. Le guide pratique des apprenti(e)s aborde les questions de salaire (avec des nouveaux articles intitulés «&nbsp;sous-enchère&nbsp;» ou «&nbsp;salaire minimum&nbsp;»), de la précarité («&nbsp;stage&nbsp;», «&nbsp;travail temporaire&nbsp;», «&nbsp;travail sur appel&nbsp;»), de la migration («&nbsp;mesures d’accompagnement&nbsp;», «&nbsp;autorisation de séjour&nbsp;»), de la situation sur le marché de l’emploi («&nbsp;caisse de chômage&nbsp;», «&nbsp;travail convenable&nbsp;», «&nbsp;changement de place d’apprentissage&nbsp;») ainsi que de la santé et de la sécurité au travail («&nbsp;dyslexie&nbsp;», «&nbsp;troubles du déficit de l’attention&nbsp;», «&nbsp;dépression&nbsp;»). La place des jeunes dans la société est également présente, avec des articles sur la «&nbsp;participation politique&nbsp;» ou le «&nbsp;courage civil&nbsp;». 
</p><p>Le monde du travail est en effet devenu plus difficile aussi pour les jeunes. La pénurie des places d’apprentissage, la montée du chômage et la dégradation de la protection légale des jeunes travailleurs ont malheureusement laissé des traces&nbsp;: un nombre croissant de jeunes s’adressent aux syndicats pour recevoir conseils et aide. Leur santé se dégrade, les accidents de travail impliquant des jeunes sont trop nombreux et les salaires des apprenti(e)s stagnent. La situation pourrait même dégrader davantage&nbsp;: en adoptant une révision de la loi sur l’assurance-chômage qui fait la part belle aux réductions de prestations pour les jeunes chômeurs et chômeuses, le Parlement fédéral a montré qu’il était prêt à passer les intérêts des jeunes par pertes et profits et n’hésite pas à leur faire subir des discriminations. Après la diminution de l’âge de protection des jeunes travailleurs, quel mauvais coup la majorité bourgeoise s’apprête-t-elle à faire aux jeunes&nbsp;?
</p><p>Tirée à plus de 50&nbsp;000 exemplaires en français et en allemand, cette nouvelle édition peut être commandée au prix de 4 francs l’exemplaire auprès de l’Union Syndicale Suisse (<a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7">info(at)sgb.ch</a>) et consultée gratuitement sur <a href="http://www.jeunesse-syndicale.ch/">www.jeunesse-syndicale.ch</a>. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2926</guid><pubDate>Tue, 04 May 2010 10:21:00 +0200</pubDate><title>Quelques citations pour des manifestations impressionnantes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/quelques-citations-pour-des-manifestations-impressionnantes</link><description>« Du boulot, des salaires et des rentes ? » Le slogan de l’Union syndicale suisse (USS) pour ce 1er Mai 2010 a attiré des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Suisse lors des douzaines de manifestations organisées à cette occasion. Et le message semble bien être passé. Seules deux ombres au tableau : le mauvais temps et les débor-dements de casseurs à Zurich. Ci-après quelques citations extraites de certains discours prononcés par des représentants de l’USS. </description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;L’offensive concertée dirigée contre l’État social que nous sommes en train de vivre aujourd’hui (…) fait passer à l’arrière-plan tout ce que la Suisse a jamais vécu à ce jour. Et cela, pas seulement avec les rentes du 2e pilier, mais aussi avec l’assurance-chômage. Or, c’est précisément les victimes de la crise financière, les chômeurs et les chômeuses, et toutes celles et tous ceux qui pourraient aussi le devenir, les jeunes et les moins jeunes, qui devraient passer à la caisse à cause du démantèlement des prestations de l’assurance-chômage….&nbsp;» (Paul Rechsteiner, président de l’USS, à Berne)
</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; *****
</p><p>«&nbsp;Nous entendons souvent dire que, dans l’économie, " quand le bâtiment va, tout va". Et dans nos vies, quand le travail va, tout va&nbsp;? En tout cas, si le travail ne fait pas le bonheur, il y participe… Notre pays connaît l’un des plus forts taux de suicide de toute l’Europe. Il serait très étonnant qu’une partie d’entre eux ne soient pas liés aux pressions subies sur le marché du travail. Dans les années 1970, ce sont les ouvriers à la chaîne qui connaissaient un taux de suicide particulièrement élevé. Depuis les années 1990, toute l’industrie et les services sont concernés. Le suicide n’est pourtant pas une «&nbsp;mode&nbsp;», comme a osé le prétendre le PDG de France Télécom, et encore moins un problème individuel. C’est bel et bien l’organisation du travail qu’il faut dénoncer:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>les stratégies d’isolement, tout ce qui casse les solidarités entre collègues, ce qui favorise le chacun pour-soi et la compétition entre les salariés&nbsp;;</li><li>de même que les exigences toujours plus élevées qui minent les travailleurs et les travailleuses.&nbsp;» (Jean-Claude Rennwald, vice-président de l’USS, membre du comité directeur d’Unia et conseiller national, La Chaux-de-Fonds)</li></ul><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; ***** 
</p><p>«&nbsp;La toute dernière proposition d’introduire un impôt sur les bonus est certes un premier signe indiquant que la colère du peuple contre les profiteurs et le lobby des banques commence lentement à être traverser les murs épais du Palais fédéral. Mais ce que le Conseil fédéral vient de présenter n’est en réalité que le pire rideau de fumée dont le but est, une nouvelle fois, de mener le peuple par le bout du nez.
</p><p>Si, par contre, on avait un vrai impôt sur les bonus et les bénéfices des profiteurs – un impôt avec de vraies dents -, cela rapporterait bien 2 milliards de francs. C’est beaucoup d’argent, de l’argent dont il est urgent que l’on fasse usage. Ou alors, comment, par exemple, une famille ayant un revenu moyen de 70&nbsp;000 francs peut-elle payer des primes de caisse-maladie et des loyers toujours plus élevés&nbsp;? Si nous allions chercher chez les profiteurs des banques l’argent qui nous appartient, nous pourrions baisser les primes des caisses-maladie d’environ 10 pour cent, ou de plus de 1000 francs. Alors, celles et ceux qui, jour après jour, s’engagent dans leur entreprise mais doivent compter chaque franc qu’ils dépensent, profiteraient enfin un peu de ces énormes bénéfices des banques.&nbsp;» (Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, Aarau)
</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; ***** 
</p><p>«&nbsp;Nous devons économiser. Les travailleurs et travailleuses. Les rentières et rentiers. Les chômeurs et chômeuses. Les personnes handicapées. Les jeunes…. Cela, par exemple, en démolissant les assurances sociales. 
</p><p>Ce qu’on nous annonce&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> le démantèlement de l’AVS,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> le démantèlement de l’AI&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> le démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;; mais là, le référendum a été lancé&nbsp;; n’oubliez pas de le signer&nbsp;!&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> et le démantèlement de l’assurance-accident.
</p><p>Démolir l’État social…. Cela, nous ne le permettrons PAS&nbsp;! Nous nous battrons pour l’empêcher. Nous nous battrons contre le démantèlement de la sécurité sociale en lançant des référendums. Et nous gagnerons&nbsp;!&nbsp;» (Giorgio Tuti, vice-président de l’USS, président du SEV, Soleure)</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-466</guid><pubDate>Fri, 30 Apr 2010 16:11:00 +0200</pubDate><title>Doubler à 20 % la quote-part est absolument inacceptable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/doubler-a-20-la-quote-part-est-absolument-inacceptable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La révision de la loi sur l’assurance-maladie en matière de soins intégrés (projet «&nbsp;managed care&nbsp;») ado
</p><p>ptée par la commission du Conseil national est totalement insuffisante. Pour les assuré(e)s – ils souffrent aujourd’hui déjà de primes-maladie élevées -, le doublement à 20&nbsp;% de leur quote-part risque d’être une dégradation financièrement trop lourde de leur situation et est, de ce fait, socialement inacceptable. Avec cette réforme, qui est une régression, celle ou celui qui ne sera pas en mesure de s’acquitter de cette nouvelle quote-part perdra le libre choix du médecin. Cela aussi, c’est inacceptable. Le projet adopté instaure ainsi un diktat des caisses, ce qui avait été clairement rejeté par le peuple lors du scrutin du 1er juin 2008. L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment au Parlement fédéral d’éliminer les lacunes de ce projet. 
</p><p>Si ce dernier était adopté par les Chambres fédérales sous la forme décidée par la majorité de la commission, la Suisse risquerait de voir s’installer une médecine à deux vitesses. Pour les familles, un doublement de la quote-part se traduirait, en cas de maladie, par plusieurs milliers de francs de dépenses supplémentaires par an. Et en plus, il y a encore les franchises. Une majorité des gens ne pourraient pas se permettre un tel doublement de leur quote-part et se trouveraient ainsi livrés au choix de médecin dicté par les seules caisses. Pour ces raisons, le projet est antisocial et liberticide. Il supprime l’équivalence des soins médicaux pour toutes et tous les citoyen(ne)s. Le Parlement doit de toute urgence l’améliorer. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-467</guid><pubDate>Wed, 28 Apr 2010 16:10:00 +0200</pubDate><title>Le Comité de l’USS adopte le texte constitutionnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-comite-de-l-uss-adopte-le-texte-constitutionnel</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’unanimité, le Comité de l’USS a adopté – à l’intention de l’Assemblée des délégué(e)s de l’USS du 17 mai prochain qui se prononcera sur le lancement de l’initiative – le texte constitutionnel de cette dernière (cf. infra). Son but est, premièrement, de protéger les salaires via l’encouragement des conventions collectives de travail et des salaires minimaux conventionnels. Elle demande, comme instrument subsidiaire, un salaire minimum légal national régulièrement indexé à l’évolution des prix et des salaires. Ce salaire minimum légal devra entrer en vigueur en 2011 et être de Fr. 22.- l’heure. Aujourd’hui, 400&nbsp;000 salarié(e)s se trouvent au-dessous de ce seuil.
</p><p>Le texte constitutionnel proposé est le suivant&nbsp;: 
</p><p><i>«&nbsp;Art.&nbsp;110a Protection des salaires&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </i></p><ol><li>La Confédération et les cantons adoptent des mesures pour protéger les salaires sur le marché suisse de l’emploi.</li><li>Ils encouragent en particulier à cette fin l’adoption et le respect de salaires minimums d’usage dans la localité, la profession et la branche dans les conventions collectives de travail. </li><li>La Confédération édicte un salaire minimum légal. Ce salaire est indexé régulièrement sur l’évolution des salaires et des prix, dans une mesure qui ne peut être inférieure à l’évolution de l’indice des rentes AVS.</li><li>Le salaire minimum légal est applicable à tous les travailleurs et constitue une limite inférieure contraignante. La Confédération peut édicter des dérogations pour des rapports de travail particuliers.</li><li>Les dérogations et l’indexation du salaire minimum légal sur l’évolution des salaires et des prix sont édictées avec le concours des partenaires sociaux.</li><li>Les cantons peuvent édicter des suppléments contraignants au salaire minimum légal. </li></ol><p><i>Disposition transitoire ad art.&nbsp;110a (Protection des salaires)</i></p><p>Le salaire minimum légal se monte à Fr.&nbsp;22.- par heure. Au moment de l’entrée en vigueur, ce montant est majoré de l’évolution des salaires et des prix accumulée depuis 2011 conformément à l’art.&nbsp;110a, al.&nbsp;3.
</p><p>Le Conseil fédéral met en vigueur l’art.&nbsp;110a au plus tard trois ans après son acceptation par le peuple et les cantons. 
</p><p>Si aucune loi d’application n’est entrée en vigueur dans ce délai, le Conseil fédéral édicte les dispositions d’application par voie d’ordonnance avec le concours des partenaires sociaux.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans le discours attaché de Vania Alleva, membre du comité du Syndicat UNIA, et la documentation sur la thématique.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2922</guid><pubDate>Wed, 14 Apr 2010 10:10:00 +0200</pubDate><title>Les 12 premiers spécialistes de la gestion et du développement des organisations syndicales </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-12-premiers-specialistes-de-la-gestion-et-du-developpement-des-organisations-syndicales</link><description>Autrefois, ils et elles suivaient l’« École ouvrière de Suisse ». Aujourd’hui, ils et elles suivent la formation « Gestion et développement des organisations syndicales » et peuvent obtenir un brevet fédéral de « spécialistes de la gestion et du développement des organisations syndicales ». Les douze premiers diplômés viennent d’être honorés le 12 avril dernier.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis toujours, les syndicats ont essayé de former leur personnel. Mais cette formation ne prit réellement son essor qu’avec le don considérable fait par Max Weber<a href="file:///H:/ABT5/DOMINIK/Misc%20franz/0610_Ackermann_Professionnels-syndicats_Brevets.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> en 1946. Ainsi naquit l’École ouvrière de Suisse. Au fil des ans, ce cycle se donna toujours plus pour but d’offrir en huit semaines de cours aux futurs secrétaires syndicaux et syndicales une base solide en économie, en droit du travail, en assurances sociales et en histoire du mouvement ouvrier. Une formation que l’Institut de formation des syndicats, Movendo, adapta vers la fin du siècle dernier aux nouveaux défis aujourd’hui posés aux professionnel(le)s des syndicats.
</p><p>Organiser des campagnes, conduire un projet selon des méthodes modernes, arbitrer des conflits, telles sont quelques unes des principales qualifications demandées à qui veut devenir un ou une spécialiste de la gestion et du développement des organisations syndicales. On le voit bien&nbsp;: cette formation ne se concentre plus uniquement sur le savoir classique autrefois diffusé par l’École ouvrière. Syndicalisation, organisation du travail, communication, activité de conseil, etc. en sont autant d’aspects importants. 
</p><h3>«&nbsp;Beaucoup appris&nbsp;»</h3><p>Les expériences concrètes faites par les nouveaux diplômés durant leur formation sont, aux dires de ces derniers, on ne peut plus positives. Ainsi l’une d’entre eux, Elisabeth Jacchini, présidente d’une sous-fédération du Syndicat du personnel des transports (SEV) déclare avoir beaucoup appris durant le module consacré à la gestion de projets&nbsp;: «&nbsp;Maintenant, je suis capable de m’attaquer avec plus de professionnalisme, de rapidité et d’efficacité aux campagnes du syndicat.&nbsp;» Et pour Max Chopart, autre titulaire du nouveau brevet, qui fut monteur-mécanicien pendant 20 ans avant de devenir syndicaliste professionnel&nbsp;: «&nbsp;Grâce au module sur la gestion de projets, nous avons transformé de fond en comble notre travail dans l’industrie de la région de Zurich/Argovie. Aujourd’hui, j’y dirige une équipe de projet qui fait le travail qu’effectuait autrefois individuellement chaque secrétaire.&nbsp;»
</p><h3>Des modules au lieu de blocs de semaines</h3><p>Ces deux exemples montrent un autre nouvel aspect de cette formation&nbsp;: son orientation en fonction de la pratique. Ce qui est appris doit en effet pouvoir être mis en pratique. Un autre changement est le renoncement aux anciens blocs de semaines. Désormais, il y a 13 modules représentant en tout 74 jours de formation répartis sur trois ans. Cette formation, parce qu’elle peut se faire aussi en cours d’emploi, devient plus facilement accessible aux syndicalistes ayant des obligations familiales et professionnelles. 
</p><h3>La reconnaissance</h3><p>Mais pourquoi donc un brevet fédéral&nbsp;? Déjà proposée depuis l’an 2000, cette formation est désormais reconnue au plan fédéral depuis 2008. Responsable de formation à Movendo, Wolfram Müller attire l’attention sur le fait que les syndicalistes professionnels changent souvent d’emploi&nbsp;: «&nbsp;Désormais, ils pourront faire état de qualifications reconnues. Cela aidera à tout le moins ces patrons qui ne peuvent s’imaginer les syndicalistes que comme des porteurs de drapeaux rouges.&nbsp;» Max Chopard confirme&nbsp;: «&nbsp;Après mon radical changement de profession et quelques années d’activité syndicale, j’avais besoin de théorie, mais aussi d’un certificat.&nbsp;» Et s’il a reçu beaucoup d’outils qu’il peut utiliser maintenant, le brevet prouve aussi ses nouvelles compétences. 
</p><p>Pour la première fois, douze candidat(e)s ont réussi l’examen leur donnant droit au titre de «&nbsp;spécialiste de la gestion et du développement des organisations syndicales&nbsp;». Ces quatre femmes et huit hommes - sept de Suisse alémanique et cinq de Suisse romande - ont été reconnus par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie. Tous et toutes ont dû sacrifier une partie de leurs vacances pour atteindre ce but, mais selon eux, cela ne leur a pas posé de problème, car, s’ils ont beaucoup donné, ils ont aussi beaucoup reçu. Le 12 avril, leurs diplômes leur ont été remis. 
</p><h3>Apprendre et agir ensemble</h3><p>De fait, les tâches des secrétaires syndicaux sont énormes&nbsp;: créer des groupes de membres, conduire des projets, négocier avec les patrons, faire du lobbying, s’adresser aux médias, prodiguer des conseils professionnels,... Les propos de Yves Defferrard (Unia Vaud), qui a réalisé le meilleur travail de diplôme couronné en tant que tel, recoupent ceux de Max Chopard&nbsp;: «&nbsp;Si tu viens d’une profession, tu as certes une grande expérience du terrain, mais il te manque la théorie. Cette théorie, on me l’a donnée. Et aujourd’hui je négocie yeux dans les yeux avec les patrons.&nbsp;» Mais on peut encore mieux prouver l’utilité de cette formation. Yves Defferrard précise en effet qu’«&nbsp;En cas de problème, (il peut) désormais profiter de l’important réseau de relations qui s’est mis en place au fil des ans durant cet apprentissage commun.&nbsp;»
</p><p>Comment s’appelle cette vertu qui consiste à miser sur les générations de syndicalistes&nbsp;? La solidarité, à savoir&nbsp;: apprendre et agir ensemble. Une ligne dont la formation syndicale n’a jamais dévié. Et dont elle ne déviera jamais.. 
</p><hr><p><a href="file:///H:/ABT5/DOMINIK/Misc%20franz/0610_Ackermann_Professionnels-syndicats_Brevets.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Max Weber fut économiste à l’Union syndicale suisse de 1929 à 1940, puis conseiller fédéral à partir de 1951. Son don était explicitement destiné à la formation interne des syndicats.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-468</guid><pubDate>Thu, 08 Apr 2010 16:09:00 +0200</pubDate><title>Le risque de nombreuses personnes en fin de droit parmi les travailleuses et travailleurs âgés et dans les régions en crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-risque-de-nombreuses-personnes-en-fin-de-droit-parmi-les-travailleuses-et-travailleurs-ages-et-dans-les-regions-en-crise</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Au mois de mars, le nombre de chômeurs et chômeuses a baissé, principalement pour des raisons saisonnières. Mais les personnes de plus de 55 ans qui sont au chômage n’ont pas pu en profiter. On a même enregistré un nombre plus grand de femmes de 55 ans au chômage qu’en février. Pour ces personnes, il est très difficile de trouver un emploi. Et le risque qu’elles deviennent des chômeurs et chômeuses de longue durée est grand. La loi en vigueur permet de leur verser 520 indemnités journalières, ce qui leur donne plus de temps pour chercher un emploi qu’aux jeunes. 
</p><p>Le démantèlement des prestations de l’assurance-chômage (LACI) décidé par le Parlement fédéral rendra encore plus dure la situation des personnes concernées. Une partie des personnes au chômage de plus de 55 ans ne devraient ainsi plus recevoir que 400 indemnités journalières. Ce qui sera, dans de fréquents cas, synonyme d’exclusion de la LACI et d’obligation de se tourner vers l’aide sociale. Conséquence&nbsp;: souffrance sociale pour les travailleuses et travailleurs âgés et transfert des coûts aux cantons et communes. 
</p><p>Dans l’arc jurassien et en Suisse romande, le chômage reste élevé. C’est pourquoi le Conseil fédéral a décidé – également pour Genève et le Jura – d’augmenter de 400 à 520 le nombre maximum d’indemnités journalières. Si le démantèlement des prestations de l’assurance-chômage décidé par les Chambres fédérales devenait réalité, cela ne serait plus possible. La conséquence en serait à nouveau de nombreuses personnes en fin de droit dans ces régions durement frappées par la crise. 
</p><p>Le nombre actuel de chômeurs et chômeuses montre que ce démantèlement est totalement à côté de la plaque. Raison pour laquelle les syndicats ont saisi le référendum.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2524</guid><pubDate>Thu, 08 Apr 2010 12:08:00 +0200</pubDate><title>Modification de l’article 30 de l’Ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (OLT1) / Travail de nuit sans alternance avec un travail de jour ; audition </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/modification-de-l-article-30-de-l-ordonnance-1-relative-a-la-loi-sur-le-travail-olt1-travail-de-nuit-sans-alternance-avec-un-travail-de-jour-audition</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-469</guid><pubDate>Tue, 30 Mar 2010 16:06:00 +0200</pubDate><title> A eux les bonus ? A nous les malus? NON au démantèlement de l’assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-eux-les-bonus-a-nous-les-malus-non-au-demantelement-de-l-assurance-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Une large coalition s’est formée contre le démantèlement de l’assurance-chômage. Composée de l’USS, d’Unia, de Travail.Suisse, du PSS, des Verts et du comité des chômeurs, elle a commencé aujourd’hui la récolte des signatures contre une révision injuste, anti-sociale, absurde et donc inacceptable de la loi sur l’assurance-chômage. La diminution des prestations décidée par les chambres récompense les managers sans scrupules et punit la population. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">«&nbsp;Cette révision va a rebours du bon sens&nbsp;» a dit <i>Paul Rechsteiner</i><i>, </i>président de l’USS : «&nbsp;Le taux de chômage élevé que nous connaissons actuellement est la conséquence des abus commis dans le secteur financier. […] Les grandes banques, et parmi elles l’UBS, ont pu être sauvées uniquement grâce à l’intervention de l’État, une intervention d’une ampleur sans précédent. – Mais dans le secteur financier, tout recommence comme avant la crise. Les bénéfices et les bonus réservés aux managers s’accumulent, les excès dépassent l’entendement. A qui doit-on ces profits&nbsp;? Exclusivement à l’État, selon la maxime bien connue&nbsp;: privatisons les profits, mettons les frais et les risques à la charge de l’État. Ce sont des profits et des bonus immérités payés par les contribuables.&nbsp;»</span></p><p><i><span lang="FR">Vania Alleva, </span></i><span lang="FR">membre du comité directeur d’Unia, a dénoncé les coupes spécialement dirigées contre les chômeurs âgés: «&nbsp;Les prestations pour cette catégorie de salarié-e-s vont encore être raccourcies dans le sens qu’ils ne pourraient désormais bénéficier de l’entier de leurs indemnités journalières qu’après 2 années complètes de cotisations. Il faut vraiment ne pas se soucier des réalités du monde du travail pour prendre une telle décision. Celui ou celle qui se retrouve sans emploi après 55 ans a peu de chances de retrouver du travail.&nbsp;» Les jeunes sont aussi durement touchés. «&nbsp;Ils doivent attendre plus longtemps pour pouvoir toucher le chômage après avoir terminé leur formation et pour une partie d’entre eux, reçoivent nettement moins d’indemnités journalières. […] Il ne faut donc plus s’étonner que les jeunes aient l’impression que cette société les laisse tomber.&nbsp;»</span></p><p><span lang="FR-CH">Pour <i>Christian Levrat</i><i>, </i>président du PSS, la Confédération sabote un instrument efficace pour lutter contre la crise: «&nbsp;La Confédération se prive de moyens d’action contre la crise: à l’avenir, les régions particulièrement touchées par le chômage ne pourront plus solliciter la prolongation, à 520 jours, de la durée d’indemnisation. Cet instrument vient pourtant de démontrer son utilité à l’occasion d’une récession dont l’ampleur a été différemment ressentie sur l’ensemble de la Suisse. Grâce à ce dispositif, les cantons du Tessin, du Jura, de Neuchâtel, Vaud et le Jura bernois sont ainsi parvenus à en amortir les plus douloureuses conséquences. Le supprimer sans autre alternative est contraire à la raison.&nbsp;»&nbsp;</span></p><p><i><span lang="FR">Therese Frösch</span></i><span lang="FR">, conseillère nationale des Verts et ancienne directrice des finances de la ville de Berne, a &nbsp;</span>expliqué que cette révision anti-sociale ne fait que reporter les charges sur les communes et les cantons. En effet: «&nbsp;L'effet principal à moyen terme serait une augmentation de plusieurs milliers du nombre de pauvres en Suisse. Sans mesures transitoires, environ un tiers des personnes qui perçoivent déjà des prestations devront en outre s'inscrire directement à l'aide sociale.<span lang="FR-CH">&nbsp;»</span></p><p><span lang="FR">Le président de Travail.Suisse <i>Martin Flügel</i> a considéré que la révision du mécanisme de financement de l’assurance-chômage n’est „qu’une mauvaise blague“. En effet, la législation actuelle est bien meilleure. Grâce au mécanisme d’augmentation automatique des cotisations, «&nbsp;le Conseil fédéral peut augmenter le taux de cotisation de 0.5% au maximum (1’150 mios de francs de recettes supplémentaires) et introduire le pour cent de solidarité (160 mios de francs). En résumé: sans révision, il y a plus d’argent à disposition pour l’assainissement des dettes qu’avec une révision.&nbsp;»</span></p><p><i><span lang="FR">Thomas Näf</span></i><span lang="FR">, président du comité des chômeurs et des personnes concernées par la pauvreté a quant à lui dénoncé „la sous-enchère salariale“ que provoquerait cette révision: «&nbsp;Il n’est pas uniquement question d’économies dans la caisse AC mais il est aussi question de provoquer la concurrence entre les employé(e)s et les chômeurs et chômeuses. À pratiquement chaque fois qu’un emploi est attribué, le rapport de force sera changé artificiellement à l’avantage des patrons par les postulations à bas-salaires des chômeurs et chômeuses.&nbsp;»</span></p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discour attachés de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span>Paul Rechsteiner</span>, Präsident des SGB</li><li><span>Vania Alleva</span>, Mitglied der Geschäftsleitung Unia</li><li><span>Christian Levrat</span>, Präsident SPS</li><li><span>Therese Frösch</span>, Nationalrätin Grüne</li><li><span>Martin Flügel</span>, Präsident Travail.Suisse</li><li><span>Thomas Näf</span>, Präsident Komitee der Arbeitslosen und Armutsbetroffenen</li></ul>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-470</guid><pubDate>Fri, 19 Mar 2010 16:05:00 +0100</pubDate><title>L’USS saisit le référendum contre la 4e révision de la LACI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-saisit-le-referendum-contre-la-4e-revision-de-la-laci</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Si la Suisse n’a pas été plus touchée par la crise jusqu’à maintenant, c’est en grande part grâce à ses assurances sociales performantes et en particulier à l’assurance-chômage. Or, en pleine crise, «&nbsp;le bras parlementaire&nbsp;» des profiteurs a choisi de tailler dans cette assurance. Cette décision frappe de plein fouet les jeunes, les femmes et les plus âgé(e)s des régions en crise. Alors que les profiteurs se sont largement servis, plongeant l’économie mondiale dans une crise profonde, ce serait maintenant à la communauté de passer à la caisse&nbsp;! Les coûts devraient ainsi être répercutés sur les demandeurs et demandeuses d’emploi, ainsi que sur les cantons et les communes.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a combattu avec succès l’offensive contre les caisses de pensions. Elle défendra aussi les prestations de l’assurance-chômage au moyen d’un référendum. La population suisse s’est clairement prononcée le 7 mars dernier en faveur de la sécurité sociale et contre les profiteurs. Concernant l’assurance-chômage, elle se prononcera aussi pour la sécurité sociale et contre les profiteurs. Qui dit«&nbsp;non&nbsp;» à ce démantèlement, dit «&nbsp;oui&nbsp;» à une assurance-chômage solide et sociale. Car la loi en vigueur prescrit déjà que les cotisations des revenus élevés doivent être augmentées si l’assurance est endettée. C’est la bonne solution, la solution efficiente ici, parce que l’assurance-chômage se désendettera ainsi cinq années plus tôt qu’avec la variante brutale des profiteurs. Et c’est là aussi la solution qui a été promise au peuple lors de la dernière révision.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-471</guid><pubDate>Thu, 11 Mar 2010 15:56:00 +0100</pubDate><title>Les effectifs de l’USS à nouveau à la hausse – le seuil des 100 000 femmes dépassé pour la première fois</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-effectifs-de-l-uss-a-nouveau-a-la-hausse-le-seuil-des-100-000-femmes-depasse-pour-la-premiere-fois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS, de loin la plus grande organisation syndicale faîtière de Suisse, comptait fin&nbsp;2009 exactement 377&nbsp;327 membres. En comparaison avec l’année précédente, elle a donc gagné 8901 membres, ce qui correspond à une croissance de 2,4&nbsp;%. 
</p><p>Pour la première fois dans son histoire, l’USS rassemble à fin&nbsp;2009 plus de 100&nbsp;000 femmes. Elle a ainsi atteint l’objectif qu’elle s’était fixé il y a quatre ans. En 1980, l’USS comptait à peine 55&nbsp;000 membres féminins, en 1990 un peu plus de 56&nbsp;000 et tout juste 80&nbsp;000 en 2000. Les deux dernières décennies ont été caractérisées par une croissance régulière de l’effectif féminin. Cette augmentation marquée ne reflète pas seulement l’augmentation de la part féminine de la population active, mais témoigne en même temps de l’effort de construction entrepris depuis des années par les syndicats et de la grande importance accordée aux revendications égalitaire (égalité des salaires, conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale). 
</p><p>Une grande partie de la croissance de l’effectif est redevable à l’association du syndicat genevois SIT. Conjointement toutefois, 7 fédérations ont connu l’an passé une augmentation de leurs membres (Unia, le SSP, AvenirSocial, le SSM, l’USDAM, le SBKV, New Wood). Une année auparavant, seules trois fédérations avaient obtenu un solde positif. Pour la première fois depuis sa création il y a quatre ans, Unia, clairement la plus grande fédération syndicale de Suisse, a connu une légère augmentation de ses effectifs. Parmi les neuf autres fédérations de l’USS, la plupart ont réussi à freiner la perte des membres par rapport à l’année précédente. Syndicat du personnel des transports publics, le SEV a ainsi pu annoncer une croissance de ses membres actifs. Projet de construction syndicale et défense rigoureuse des intérêts des membres commencent donc à porter leurs fruits. Cette évolution est particulièrement réjouissante, car lors des crises passées, les syndicats, sous la pression des suppressions d’emplois et en recherche d’orientation socioprofessionnelle stable, avaient à chaque fois connu plus de départs que d’admissions.
</p><p>L’<a name="OLE_LINK1">adhésion </a>du syndicat genevois généraliste SIT démontre l’efficacité de la politique d’ouverture suivie par l’USS à partir du début du siècle. Avec le SIT, l’USS a gagné depuis lors sa neuvième fédération. Plus de 45'000 personnes ont ainsi rejoint les rangs de l’USS, principalement dans les secteurs des banques, de l’administration fédérale, du travail social, de la culture et de l’éducation. Le statut d’observateur nouvellement accordé à l’ASI (secteur de la santé), montre que l’USS poursuit sans faiblir cette politique d’ouverture. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2918</guid><pubDate>Tue, 09 Mar 2010 10:00:00 +0100</pubDate><title>Il faut améliorer la prévoyance vieillesse !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-ameliorer-la-prevoyance-vieillesse</link><description>Un jour après le verdict populaire on ne peut plus clair au sujet du vol des rentes du 2e pilier, l’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia ont publiquement réclamé un tournant social. Ce dernier doit inclure l’abandon du démantèlement social voulu par la droite, un meilleur encadrement des compagnies d’assurances actives dans le 2e pilier et – nouveauté – une amélioration des buts donnés aux prestations de la prévoyance vieillesse, c’est-à-dire une adaptation de celles-ci aux réalités sociales actuelles. </description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Le droit à vieillir dans la dignité, concrétisé par l’État social, est l’un des principaux acquis de notre civilisation&nbsp;», a rappelé le président de l’USS, Paul Rechsteiner, précisant encore que l’objectif donné aujourd’hui aux prestations pour pouvoir vivre décemment – remplacer environ 60&nbsp;% du dernier revenu – n’est plus actuel. En effet, pour les personnes à bas revenus surtout, cet objectif donné aux prestations des 1er et 2e piliers ne permet en aucune manière de réaliser le mandat constitutionnel de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;». Après la décision plus que nette des citoyen(ne)s, l’heure est venue de défendre une nouvelle conception de la prévoyance vieillesse en mettant les prestations au tout premier plan. Qui peut vivre avec 3000 francs de rente par mois&nbsp;? C’est pourquoi les syndicats demandent que les nouveaux objectifs donnés aux rentes des deux piliers (AVS et LPP) soient les suivants&nbsp;: </p><ul><li>pour les revenus allant jusqu’à 5000 francs&nbsp;: taux de remplacement de 80&nbsp;%,</li><li>pour les revenus allant jusqu’à 7000 francs&nbsp;: taux de remplacement de 70&nbsp;%,</li><li>pour les revenus supérieurs&nbsp;: taux de remplacement de 60&nbsp;%.</li></ul><p>La façon d’y arriver n’a pas encore été arrêtée de manière précise. 
</p><p>Le coprésident d’Unia, Andreas Rieger, a souligné qu’il faut une rupture fondamentale. La conception des assurances sociales ayant été définie depuis des décennies par les tenants du néolibéralisme, il est maintenant temps que l’on replace au centre les gens et leurs besoins. Ces revendications, a-t-il aussi dit, sont comparables à la campagne pour des salaires minimaux lancée par les syndicats au tournant du millénaire et qui fut un succès&nbsp;; à l’époque, on avait aussi fixé le but minimal de 3000 francs pour tout le monde et décidé ensuite sa réalisation progressive. 
</p><p>«&nbsp;La prévoyance vieillesse n’est pas là pour enrichir les compagnies d’assurance, mais pour garantir des rentes correctes aux retraités&nbsp;», s’est exclamé Aldo Ferrari, secrétaire régional Unia Vaud. La ligne est claire&nbsp;: il faut en finir avec les abus et les arnaques des assureurs-vie dans le 2e pilier&nbsp;! L’experte de la sécurité sociale à l’USS, Colette Nova, et le conseiller national socialiste Ruedi Rechsteiner ont proposé un vaste programme à cet effet. Celui-ci demande, entre autres, que la surveillance dans ce domaine soit renforcée. Il faut aussi que la gestion paritaire soit appliquée dans les fondations collectives et que la protection des représentant(e)s du personnel dans les organes des caisses de pensions soient améliorée. 
</p><p>Enfin, il est urgent que, troisième conséquence à tirer de ce scrutin, le Parlement renonce à toutes ses révisions d’assurances sociales plus ou moins avancées (AVS, assurance-chômage, assurance-accidents, AI), car toutes ces révisions sont à l’enseigne d’un démantèlement social radical. Sinon, de nouvelles gifles retentissantes pourraient à nouveau s’entendre.
</p><p>Toutes les interventions de cette conférence de presse se trouvent sur le site de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-473</guid><pubDate>Sun, 07 Mar 2010 15:55:00 +0100</pubDate><title>Une gifle retentissante pour les fossoyeurs du social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-gifle-retentissante-pour-les-fossoyeurs-du-social</link><description>L’USS et ses fédérations empêchent un vol des rentes</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR-CH">Les Suissesses et les Suisses ne veulent pas de démantèlement social, ni dans le 2<sup>e</sup> pilier ni dans l’AVS. Le «&nbsp;non&nbsp;» à une baisse des rentes du 2<sup>e</sup> pilier sorti des urnes aujourd’hui est aussi net que le rejet par le peuple de la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS en 2004. Le résultat du scrutin d’aujourd’hui revient également à renvoyer à leurs chères études ces politicien(ne)s qui pensent devoir justifier leurs visées de démantèlement social en dressant les uns contre les autres les jeunes et les aîné(e)s. La majorité des citoyen(ne)s de ce pays savent cependant que le niveau de la prévoyance vieillesse ne saurait être abaissé, précisément en ce qui concerne les bas et moyens revenus. Pour cette même majorité, le niveau des rentes n’est pas, contrairement aux affirmations des partisans de leur baisse, uniquement une question de mathématique financière et actuarielle. Le niveau des rentes doit en effet permettre à chacun(e) de vivre une retraite décente, à quelle que catégorie de revenu il appartienne. Ce n’est possible que si les assurances privées ne transforment pas les assurances sociales en instruments de maximisation de leurs profits. Le «&nbsp;non&nbsp;» du peuple du peuple est donc aussi un «&nbsp;non&nbsp;» aux milliards réalisés par les assurances sociales au détriment des assuré(e)s. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Le résultat de ce scrutin – acquis malgré les dix millions de francs de propagande dépensés par economiesuisse </span>et les assurances – est aussi une mise en garde à l’intention du Parlement&nbsp;: si la majorité de droite veut, comme elle entend le faire, démanteler l’assurance-chômage, l’AVS (via la 11<sup>e</sup> révision) et l’assurance-accidents, c’est le peuple qui, là aussi, aura le dernier mot. L’USS et ses fédérations vont en effet continuer à combattre toutes les tentatives d’abaisser le niveau de protection sociale obtenu après des décennies de haute lutte.</p><p class="PresseText"><span lang="FR">Pour elle, le «&nbsp;non&nbsp;» d’aujourd’hui représente un mandat&nbsp;: celui de combattre non seulement des baisses de rentes et le démantèlement d’assurances sociales, mais aussi celui de continuer à améliorer le niveau de la sécurité sociale en Suisse. Précisément en ce qui concerne la prévoyance vieillesse, le but de garantir à tout un chacun une retraite décente, quelle que soit la situation conjoncturelle et indépendamment des crises financières, n’est de fait pas encore atteint.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-629</guid><pubDate>Thu, 04 Mar 2010 15:53:00 +0100</pubDate><title>L’égalité de salaire a besoin de nouvelles impulsions</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-egalite-de-salaire-a-besoin-de-nouvelles-impulsions</link><description>Il faut que l’égalité des salaires entre femmes et hommes se remette à progresser ! Telle est la revendication lancée par les syndicats à l’approche de la « semaine des femmes ». Une revendication d’autant plus urgente que, tout récemment, l’écart entre salaires masculins et salaires féminins s’est remis à se creuser. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l’entrée en vigueur en 1996 de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, la différence entre salaires féminins et salaires masculins n’a cessé de diminuer. Certes, pas par bonds impressionnants, mais continuellement. Et tout à coup, elle se remet à augmenter&nbsp;! En 2008, selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires, les femmes ont en effet touché un salaire mensuel (médian) de 5040 francs, soit 19,3&nbsp;% de moins que leurs collègues masculins (6248 francs). Deux années auparavant, cette différence était encore de 18,9&nbsp;%.
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est urgent que les choses bougent. La voie offerte par la loi sur l’égalité – faire valoir devant un tribunal et/ou un office de conciliation son droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale – s’avère très difficile et de longue haleine. C’est pourquoi les syndicats invitent instamment les entreprises à agir par elles-mêmes. Elles doivent&nbsp;: </p><ul><li>contrôler leurs salaires et structures salariales, </li><li>éliminer toute forme de discrimination salariale à raison du sexe, </li><li>rendre les salaires transparents et les adapter.</li></ul><p>Pour que cela aille vite, l’USS appelle avant tout les entreprises à rejoindre le «&nbsp;Dialogue sur l’égalité des salaires&nbsp;» lancé en 2009 par les organisations faîtières des employeur(e)s et l’État. Et si ce dialogue devait échouer, les syndicats seraient alors contraints de réinscrire à l’ordre du jour politique la prise de mesures étatiques de contrôle. Dans une «&nbsp;Lettre ouverte&nbsp;» l’USS demande aux trois premières citoyennes du pays (la présidente de la Confédération, Doris Leuthard&nbsp;; la présidente du Conseil national, Pascale Bruderer et la présidente du Conseil des États, Erika Forster) de s’engager activement pour l’égalité des salaires entre femmes et hommes. 
</p><h3>Écarts salariaux dans les branches et échelons hiérarchiques</h3><p>Dans quelles branches, les écarts salariaux se sont-ils creusés ces deux dernières années&nbsp;? Une vue d’ensemble fait apparaître que, dans toutes les branches, ce sont les échelons hiérarchiques supérieurs qui sont concernés. Ici, la part des bonus a fortement augmenté. Or ceux-ci sont d’abord versés aux hommes. Plus la part des bonus aux salaires est élevée, plus les inégalités salariales sont prononcées. C’est pourquoi il faut en finir maintenant avec ces bonus&nbsp;!
</p><p>La situation dans les classes de revenu moyennes et inférieures est différente. Là, dans la majorité des cas, les différences de salaire entre femmes et hommes ont pu être diminuées. C’est une preuve évidente de l’efficacité de la politique salariale à l’élaboration de laquelle les syndicats participent via les conventions collectives de travail&nbsp;; une politique salariale qui, rappelons-le, mise d’abord sur une hausse des salaires minimaux. Il est certain que les syndicats poursuivront dans cette voie. 
</p><p>Dans le domaine des services publics, il apparaît que les différences salariales sont restées dans l’ensemble stables concernant la Confédération, alors qu’elles ont reculé dans les cantons et les communes. Toutefois, pour les bas et moyens revenus de la Confédération, ainsi que pour certains domaines cantonaux et communaux (santé, social et enseignement, mais uniquement communal pour ce dernier), ces différences se sont accrues. Pour les services publics, qui devraient être exemplaires à cet égard, de tels résultats sont scandaleux. La revalorisation nécessaire des professions de la santé devra en tenir compte. 
</p><p>Les syndicats se battront aussi dans la rue contre le «&nbsp;rythme de sénateur&nbsp;», voire les reculs qui caractérisent la politique de l’égalité des sexes. Ainsi, des actions seront organisées le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, et lors de l’Equal Pay Day, le 11 mars. En outre, une vaste alliance, dont fait partie la Commission féminine de l’USS, appelle à une grande manifestation de femmes le 13 mars à Berne. En plus de l’égalité des salaires, deux autres revendications égalitaires fondamentales seront avancées&nbsp;: </p><ul><li>Pas de relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;!</li><li>Plus de places d’accueil extrafamilial pour les enfants et un financement équitable des structures concernées&nbsp;!</li><li>Contre la pauvreté des femmes et la violence faite aux femmes&nbsp;!</li></ul><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez les discours de : </p><ul><li><b>Corinne Schärer</b>, secrétaire syndicale chargée de la politique en matière d’égalité d’Unia</li><li><b>Michela Bovolenta</b>, secrétaire centrale ssp</li><li><b>Franziska Teuscher</b>, coprésidente de la Commission féminine de l’USS, conseillère nationale</li></ul><p>et la l<b>ettre ouverte</b> aux trois première citoyennes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-474</guid><pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:52:00 +0100</pubDate><title>Parlement : une majorité socialement aveugle, sourde et muette</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/parlement-une-majorite-socialement-aveugle-sourde-et-muette</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, en pleine crise, il est apparu que la sécurité sociale ne vaut pas un fifrelin aux yeux de la majorité parlementaire de droite. Le Conseil national, qui s’est penché sur la deuxième mouture de 11e révision de l’AVS, a confectionné un projet très proche de celui que les citoyennes et citoyens avaient, à une majorité écrasante, enterré en 2004, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>La nouvelle adaptation des rentes ouvrira tout grand la porte à un démantèlement des rentes.</li><li>L’âge de la retraite des femmes sera relevé sans compensation aucune.</li><li>Il ne sera pas possible aux personnes qui touchent des bas ou moyens revenus de prendre une retraite anticipée. </li></ul><p>L’Union syndicale suisse (USS) saisira le référendum contre un projet à ce point marqué par une volonté de démantèlement.
</p><p>Les décisions du Conseil des États concernant la révision de la loi sur l’assurance-chômage témoignent du même esprit. Alors que la crise est à son apogée et que les chômeurs et chômeuses ont un urgent besoin d’être aidés, le projet adopté par la Chambre des cantons démantèlera radicalement la protection garantie par cette assurance. Ce sont principalement les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée – les principales victimes de la crise&nbsp;! – qui devront casquer pour les fautes des encaisseurs de bonus. C’est pour cela que, il y un mois déjà, l’USS a décidé de combattre ce nouveau démantèlement social en saisissant le référendum.
</p><p>Mais le peuple pourra déjà montrer le week-end prochain un carton rouge à une politique sociale aussi caricaturale en rejetant clairement dans les urnes le vol des rentes du 2e pilier. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-475</guid><pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:51:00 +0100</pubDate><title>Des perspectives de croissance menacées par une politique économique procyclique</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/des-perspectives-de-croissance-menacees-par-une-politique-economique-procyclique</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les services publics ont été le moteur de la croissance économique, qui a été de 0,6 pour cent au 4e trimestre 2009. Le produit intérieur brut (PIB) a en effet augmenté uniquement grâce à la création de valeur dans les branches des services publics (santé, transports, formation, administration, bâtiment public). 
</p><p>Toutefois, si les mesures d’austérité qui se dessinent aujourd’hui à la Confédération, dans les cantons et les communes sont mises en œuvre cette année, l’évolution risque de devenir négative. Car, le soutien apporté par les services publics à la conjoncture disparaîtra. S’ajoute à cela que le pouvoir d’achat au mieux stagnera&nbsp;; cela, à cause du renchérissement qui s’installe et de l’explosion des primes des caisses-maladie. De plus, l’économie d’exportation souffre de l’appréciation du franc, une appréciation qui, selon nos estimations, devrait coûter 7000 emplois.
</p><p>Les défis posés à la politique conjoncturelle restent très grands. De ce fait, les mesures suivantes s’imposent.</p><ul><li>L’économie dépend toujours des impulsions de l’État&nbsp;; il faut renoncer aux programmes d’austérité.</li></ul><ul><li>La Banque nationale doit intervenir sur le marché des devises et maintenir un cours de change supérieur à 1,50 francs pour 1 euro.</li></ul><ul><li>Afin de renforcer le pouvoir d’achat, il faut imposer à hauteur de 50 pour cent les bonus élevés&nbsp;; le produit de cette imposition – 2 milliards de francs – devra être reversé aux ménages à bas et moyens revenus. </li></ul>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-476</guid><pubDate>Wed, 24 Feb 2010 15:50:00 +0100</pubDate><title>Les employeurs doivent être tenus d’engager des personnes handicapées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-employeurs-doivent-etre-tenus-d-engager-des-personnes-handicapees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La 6e révision de l’AI, «&nbsp;axée sur la réadaptation&nbsp;», fait, à première vue bonne impression, selon ce que le Conseil fédéral nous en a dit aujourd’hui. À travers elle, le Conseil fédéral entend, afin de réaliser des économies, réduire ou supprimer 12&nbsp;500 rentes (en équivalents 100&nbsp;%), soit 5 pour cent du volume total des rentes (toujours en équivalents 100&nbsp;%). À cet effet, il veut proposer des mesures de réadaptation aux allocataires de rentes concernés.
</p><p>Mais il y a alors le risque qu’une grande partie de ces personnes perdent leur rente, sans pour autant trouver un emploi, c’est-à-dire ne pas pouvoir en fin de compte se réinsérer. Et cela, malgré des mesures onéreuses de réadaptation. Ces personnes n’auraient plus que l’aide sociale pour seul recours. Au lieu de rentes sûres, elles ne recevraient donc plus que le strict minimum vital. Il ne s’agirait de ce fait pas d’économies, mais uniquement du transfert de coûts aux communes et aux cantons. S’il est aujourd’hui déjà des patrons qui s’engagent volontairement dans ce domaine, ils sont malheureusement bien trop rares. En effet, tant qu’ils ne seront pas contraints d’engager des personnes handicapées, cette révision de l’AI n’a aucun sens. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) exige que l’on fixe un pourcentage obligatoire de personnes handicapées que les entreprises devront engager à des fins de réinsertion. Ce pourcentage devrait s’appliquer à toutes les entreprises de 100 personnes et plus et se monter à 1&nbsp;% de l’effectif du personnel. Son inobservation entraînerait des sanctions. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2409</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 14:00:00 +0100</pubDate><title>Protection contre les licenciements abusifs de représentant-e-s des travailleurs/euses </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-contre-les-licenciements-abusifs-de-representant-e-s-des-travailleurs-euses</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2523</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2010 12:00:00 +0100</pubDate><title>Rapport sur l’avenir des réseaux d’infrastructure nationaux en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/rapport-sur-l-avenir-des-reseaux-d-infrastructure-nationaux-en-suisse</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2522</guid><pubDate>Fri, 05 Feb 2010 11:40:00 +0100</pubDate><title>La Suisse doit reconnaître ses enfants. Initiative parlementaire </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/la-suisse-doit-reconnaitre-ses-enfants-initiative-parlementaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-477</guid><pubDate>Thu, 04 Feb 2010 15:44:00 +0100</pubDate><title>Une base qui confirme la politique de la formation défendue par l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-base-qui-confirme-la-politique-de-la-formation-defendue-par-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Rapport sur l’éducation en Suisse 2010, premier du nom, confirme les principales propositions développées par l’USS, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>la formation doit être comprise comme un domaine d’investissement sur le long terme et n’a donc pas à être soumise à une politique d’austérité axée sur le court terme&nbsp;; </li></ul><ul><li>les offres de formation et d’accueil des enfants en âge préscolaire, ainsi que les structures de jour destinées aux élèves des écoles primaires ont des effets positifs&nbsp;; elles doivent donc d’urgence être développées&nbsp;; </li></ul><ul><li>des efforts particuliers en matière de formation et d’intégration doivent être fournis pour celles et ceux dont la carrière scolaire n’a eu lieu que partiellement en Suisse, </li></ul><ul><li>si l’on veut vraiment en arriver à ce que 95&nbsp;% des jeunes terminant leur scolarité suivent une formation postobligatoire (certificats d’apprentissage ou diplômes sanctionnant des formations générales), il faut qu’en temps de crise aussi un nombre suffisant de places d’apprentissage soit proposé, c’est-à-dire qu’on en crée de nouvelles de qualité&nbsp;; </li></ul><ul><li>donnant accès aux écoles supérieures, la formation professionnelle atténue certes quelque peu les inégalités sociales, mais des inégalités subsistent toujours entre les sexes&nbsp;;</li></ul><ul><li>il faut continuer à renforcer la formation professionnelle supérieure&nbsp;;</li></ul><ul><li>concernant la formation continue, il faut principalement s’attaquer, via une nouvelle loi, aux désavantages qui sont encore le lot des femmes, et y faire aussi figurer la transmission aux adultes socialement défavorisés de compétences de base. </li></ul><p>Confortée par le présent rapport, l’Union syndicale suisse (USS) continuera à s’engager pour que ces défis soient relevés. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-480</guid><pubDate>Fri, 29 Jan 2010 15:37:00 +0100</pubDate><title>Quelle insolence ! Après le vol des rentes du 2e pilier, le lobby des assurances veut piller l’assurance-accidents !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/quelle-insolence-apres-le-vol-des-rentes-du-2e-pilier-le-lobby-des-assurances-veut-piller-l-assurance-accidents</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité de la commission de la sécurité sociale et de la santé publique veut aussi, sous la pression du lobby des assurances, détériorer massivement la loi sur l’assurance-accidents&nbsp;; cela après le vol des rentes du 2e pilier (baisse du taux de conversion). En effet, </p><ul><li>elle propose d’abaisser le gain assuré, ce qui sera synonyme de nouvelles affaires pour les assurances privées et entraînera une hausse massive des primes des salarié(e)s et des employeur(e)s&nbsp;; </li></ul><ul><li>elle veut supprimer toutes les rentes versées pour un degré d’invalidité inférieur à 20&nbsp;%&nbsp;; cette mesure touchera surtout des personnes qui travaillent physiquement et manuellement et sont victimes de blessures aux mains, aux bras, aux épaules, aux jambes ainsi qu’au dos, entraînant une diminution de leur rendement&nbsp;; les fonds de couverture destinés à ces accidents existent déjà et se montent à plus d’un milliard de francs&nbsp;; </li></ul><ul><li>elle veut massivement baisser les rentes des personnes qui, accidentées par le passé, souffrent&nbsp; d’une invalidité persistante&nbsp;; et les personnes concernées ne pourraient pas faire valoir leurs droits auprès d’une assurance responsabilité civile, parce que les assureurs-accidents auraient déjà encaissé les montants y relatifs&nbsp;; une injustice crasse&nbsp;!</li></ul><p>L’Union syndicale suisse (USS) se battra énergiquement pour stopper cette offensive dirigée contre une assurance-accidents performante. Elle demande instamment au Parlement d’enterrer cette révision superflue et nuisible et, en lieu et place, de s’attaquer aux vrais problèmes, comme ceux de l’assurance-maladie.
</p><p>Comme la pression en faveur de cette révision vient à nouveau du lobby des assurances, le NON au vol des rentes (votation du 7 mars) sera le meilleur moyen de mettre fin aux manœuvres arrogantes et dangereuses de ces milieux pour notre sécurité sociale. 
</p><p>L’assurance-accidents obligatoire est une assurance sociale qui fonctionne remarquablement et ne connaît aucun problème financier. Les 700&nbsp;00 accidents et plus traités par elle chaque année montrent toute l’importance qu’elle revêt dans le quotidien des travailleurs et travailleuses. Il n’y a aucune raison d’en modifier la législation.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-481</guid><pubDate>Wed, 20 Jan 2010 15:36:00 +0100</pubDate><title>Pas sur le dos des salarié(e)s!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-sur-le-dos-des-salarie-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a approuvé aujourd’hui, au nom d’un „assainissement facilité“ des entreprises, le principe selon lequel les contrats de travail ne devront plus être transférés automatiquement à la nouvelle société en cas de reprise. Cette décision est choquante, et le Parlement doit remettre les pendules à l’heure. 
</p><p>En période de crise économique, les faillites se multiplient, et c’est justement la raison pour laquelle il faut protéger efficacement les emplois. Or, avec ses propositions de révision de la procédure d’assainissement des entreprises, le Conseil fédéral met en péril un grand nombre de places de travail. Lors de l’assainissement d’une entreprise, le maintien des postes de travail doit avoir la priorité absolue. Il n’est pas normal que, au moyen d’un assainissement, le parc de machines soit converti en argent ou que l’entreprise soit dépecée pour être ensuite vendue par morceaux. Pour l’USS, il est inacceptable que les travailleurs et travailleuses puissent demain être licenciés sans délai lorsqu’une entreprise est assainie. 
</p><p>Le Conseil fédéral a néanmoins reconnu les effets négatifs de ses projets et, à titre de compensation, il propose d’instaurer une obligation de mettre en place un plan social. L’USS demande depuis fort longtemps l’obligation légale de prévoir un plan social. En période de crise économique, cette obligation se justifie d’autant plus. Quand les entreprises sont encore capables de dégager des moyens pour payer des parachutes dorés à des managers incompétents, elles ont également assez de moyens pour financer des indemnités de licenciement, des stages de recyclage ou des retraites anticipées pour les travailleurs et travailleuses mis à la porte.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-482</guid><pubDate>Wed, 06 Jan 2010 15:34:00 +0100</pubDate><title>Des prévisions économiques frivoles aux dépens des personnes assurées</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-previsions-economiques-frivoles-aux-depens-des-personnes-assurees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Economiesuisse, qui organise pour les milieux économiques la campagne en faveur de la baisse du taux de conversion LPP, a fait connaître aujourd’hui son objectif concernant le scrutin du 7 mars prochain&nbsp;: «&nbsp;Les rentes actuelles sont trop élevées par rapport à l’allongement de l’espérance de vie et au rendement du capital dans les caisses de pensions.&nbsp;» Les organisations économiques vont donc s’engager pleinement en faveur de la baisse du taux de conversion LPP.
</p><p>Economiesuisse se trompe toutefois à plusieurs égards, en effet&nbsp;: </p><ol><li>Le montant des rentes ne peut pas être uniquement fixé en fonction du «&nbsp;rendement du capital&nbsp;» ou de «&nbsp;l’allongement de l’espérance de vie&nbsp;», comme elle le prétend. Le critère est ici bien plutôt celui des besoins des rentières et rentiers, comme le dit la constitution fédérale&nbsp;: «&nbsp;la prévoyance professionnelle conjuguée avec l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité permet à l’assuré de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur.&nbsp;» Ce qui s’applique aussi en cas d’allongement de l’espérance de vie et de baisse du rendement du capital.</li><li>Les rentes actuelles ne sont – quoiqu’en dise economiesuisse – nullement trop élevées. Les spécialistes de la branche des assurances le savent mieux que quiconque&nbsp;: «&nbsp;Les prestations des 1er et 2e piliers ne couvrent en règle générale que 60 pour cent du dernier revenu. Après l’entrée en retraite cependant, on table sur un besoin s’élevant entre 80 et 90 pour cent. Ce n’est qu’à ce niveau qu’il est possible de maintenir sans souci le niveau de vie antérieur&nbsp;» (trad. USS). Ces propos sont de M. Thomas Bah, le responsable du secteur opérationnel Particulier chez Swiss Life. Dans un prospectus de Axa/Winterthur, on peut aussi lire que les rentes de la prévoyance publique et professionnelle ne couvrent habituellement qu’environ 40 à 60 pour cent de l’ancien revenu et… qu’il faut combler cette lacune en contractant une prévoyance privée.</li><li>En prétendant que le capital des caisses de pensions ne permet plus de réaliser un rendement suffisant pour maintenir l’actuel niveau des rentes, economiesuisse contredit ses propres spécialistes de la branche financière. Tant les grands banquiers que les dirigeants de la branche des assurances promettent à nouveau à leurs actionnaires un rendement de 15 à 25 pour cent sur les capitaux propres. Toutefois, le fait est que ni la phase de boom boursier de ces dernières décennies, ni l’actuelle crise financière n’ont été prévues par ces personnes qui prétendent aujourd’hui avoir su avec précision à l’époque comment évoluerait, ces prochaines années, le rendement du capital des caisses de pensions. Il ne s’agit là de rien d’autre que de prévisions économiques frivoles, aux dépens des personnes assurées.</li><li>La prévoyance professionnelle existe depuis le 19e siècle déjà. Depuis lors, l’espérance moyenne de vie s’est continuellement allongée en Suisse. Les rentes servies par les caisses de pensions ont néanmoins augmenté, comme le bien-être général. L’argument de l’allongement de l’espérance de vie vient surtout des compagnies d’assurances et des conseillers en placements. Il sert uniquement à justifier de nouvelles baisses des prestations dans l’AVS et le 2e pilier. Le but est ici le suivant&nbsp;: toujours plus de personnes doivent être convaincues de contracter des assurances privées. M. Carsten Maschmeyer, membre du conseil d’administration de Swiss Life le dit sans fioritures&nbsp;: «&nbsp;Nous nous trouvons face au plus grand boom que notre branche ait jamais vécu&nbsp;: le transfert de la prévoyance vieillesse publique vers le privé est un marché en croissance pour des décennies… On ne peut certes pas avoir une vue d’ensemble précise quant à la façon dont se présente la montée de la prévoyance vieillesse privée. Mais c’est comme si nous étions assis sur une source de pétrole. Elle a été forée, elle est énorme et elle va jaillir&nbsp;» (trad. USS). </li></ol><p>En résumé, la baisse prévue du taux de conversion LPP est inutile, fausse et en contradiction avec le mandat constitutionnel du 2e pilier. Elle servira uniquement à procéder à un nouveau «&nbsp;forage pétrolier&nbsp;» juteux en faveur de la branche des assurances. </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2912</guid><pubDate>Mon, 04 Jan 2010 17:30:00 +0100</pubDate><title>Grande figure du syndicalisme jurassien de la deuxième moitié du siècle dernier, Jean Born a tiré sa dernière révérence le 24 décembre 2009, dans sa 87e année</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/grande-figure-du-syndicalisme-jurassien-de-la-deuxieme-moitie-du-siecle-dernier-jean-born-a-tire-sa-derniere-reverence-le-24-decembre-2009-dans-sa-87e-annee</link><description>Horloger animé, dès son apprentissage, d’une foi inébranlable de syndicaliste, Jean Born fut durant trois décennies le secrétaire avisé que s’étaient choisi ses collègues d’Ajoie et du Clos-du-Doubs pour diriger la section de Porrentruy de la Fédération des ouvriers sur métaux et horlogers (FOMH, devenue FTMH en 1972)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Habile négociateur, notamment au sein de la Commission nationale de l’industrie horlogère et microtechnique, Jean Born a toujours défendu avec détermination les membres du syndicat tout au long de sa carrière, tant en période de haute conjoncture que durant la crise qui, dès 1975, a durement frappé l’industrie de la chaîne du Jura. 
</p><p>Alors que la «&nbsp;Question jurassienne&nbsp;» divisait les partis politiques et de nombreuses associations, Jean Born, en fin diplomate, fut l’un des artisans du renforcement de la solidarité au sein du mouvement syndical libre et indépendant de Boncourt à La Neuveville. C’est grâce aux personnalités de sa trempe que la FTMH est restée au-dessus de la mêlée durant cette période difficile, consolidant même son impact dans la région. Membre des instances du Cartel syndical jurassien, il a participé à la création de l’Union syndicale jurassienne dont il fut le président avisé et respecté. 
</p><p>Socialiste qui ne mettait pas son drapeau dans sa poche, Jean Born assuma de longues années la fonction de vice-préfet du district de Porrentruy, démontrant à l’envi que sa quête d’harmonie et de justice était reconnue et respectée, tant par les «&nbsp;Noirs&nbsp;» (démocrates-chrétiens) que par les «&nbsp;Rouges&nbsp;» (libéraux-radicaux) déjà dominants en Ajoie et au Clos-du-Doubs. C’est tout naturellement qu’il a pris une part active aux activités de l’Association de développement économique du district de Porrentruy (ADEP) et à de nombreuses commissions cantonales et locales, notamment dans le domaine de la formation professionnelle, thème qui lui tenait particulièrement à cœur.
</p><p>À son épouse Gisèle et à sa famille nous adressons nos sentiments de profonde sympathie en ces moments difficiles de séparation.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-484</guid><pubDate>Tue, 22 Dec 2009 15:21:00 +0100</pubDate><title>Peter Lauener sera le nouveau responsable de la communication</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/peter-lauener-sera-le-nouveau-responsable-de-la-communication</link><description>Nouvelle tête au Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) a nommé Peter Lauener nouveau responsable de la communication en son sein. Dans ses nouvelles fonctions, Peter Lauener remplacer Pietro Cavadini qui s’occupera principalement l’an prochain des activités, renforcées, en matière de campagnes de l’USS.
</p><p>Âgé de 40 ans, Peter Lauener est actuellement responsable de la communication au Parti socialiste suisse, après avoir été responsable de l’information au Syndicat du personnel des transports (SEV). Il entrera en fonction à l’USS en 2010, à une date encore à fixer.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-485</guid><pubDate>Thu, 17 Dec 2009 15:20:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil fédéral reconnaît enfin qu’il faut agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-reconnait-enfin-qu-il-faut-agir</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral a décidé d’étendre à d’autres catégories de salarié(e)s la protection contre le licenciement des travailleurs ou travailleuses qui dénoncent des faits répréhensibles dans leur entreprise. Les représentant(e)s des syndicats et les membres des commissions d’entreprise pourront ainsi profiter d’une meilleure protection contre les licenciements abusifs.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS), qui a signalé depuis longtemps cette situation inacceptable, salue la volonté manifestée par le gouvernement suisse d’étendre cette protection. Enfin, ce dernier est aussi conscient du fait que le courage civique dont font preuve certains salarié(e)s de Suisse ne doit pas être puni par un licenciement. Le Conseil fédéral entend aussi réexaminer la dureté des sanctions qui prévoient aujourd’hui, en cas de licenciement abusif, tout au plus le versement de six mois de salaire. L’USS demande d’ailleurs que les licenciements abusifs grossiers soient déclarés nuls. 
</p><p>Dans la crise actuelle, de nombreux représentant(e)s des travailleurs et travailleuses ont été les victimes de licenciements abusifs et réduits ainsi au silence. Qui fait preuve de courage sur son lieu de travail mérite d’être mieux protégé.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-486</guid><pubDate>Wed, 16 Dec 2009 15:19:00 +0100</pubDate><title>Il faut prolonger à 24 mois la durée maximale du chômage partiel</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/il-faut-prolonger-a-24-mois-la-duree-maximale-du-chomage-partiel</link><description>L’USS intervient auprès de la conseillère fédérale Doris Leuthard</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le chômage partiel a permis de maintenir de nombreux emplois durant l’actuelle crise. Sa prolongation à 18 mois décidée par le Conseil fédéral au 1er avril 2009 y a beaucoup contribué. Mais de nombreuses entreprises vont prochainement atteindre cette limite de 18 mois. Afin qu’elles puissent continuer à miser sur cet instrument et maintenir des emplois, une nouvelle prolongation à 24 mois de la durée maximale du chômage partiel s’impose.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) est intervenue aujourd’hui dans ce sens auprès de la conseillère fédérale Doris Leuthard en lui faisant parvenir un courrier lui demandant de proposer au gouvernement cette prolongation à 24 mois. L’USS fait remarquer qu’une décision rapide est importante pour les entreprises qui doivent pouvoir planifier au mieux leurs activités. Les gouvernements cantonaux de l’arc jurassien ont formulé une demande semblable. </p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-487</guid><pubDate>Mon, 14 Dec 2009 15:15:00 +0100</pubDate><title>La directrice de l’OFFT a-t-elle bien lu ses propres chiffres ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-directrice-de-l-offt-a-t-elle-bien-lu-ses-propres-chiffres</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le fait que les statistiques publiées par son propre office, il y a un mois à peine, annoncent une baisse du nombre de places d’apprentissage, Madame Renold, directrice de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT), a prétendu dans la Zentralschweiz am Sonntag&nbsp;» «&nbsp;qu’un record a été atteint en 2009&nbsp;». En effet, si l’on en croit le «&nbsp;baromètre des places d’apprentissage&nbsp;» publié par l’OFFT le 26 octobre dernier, le nombre de places d’apprentissage a diminué pour la première fois depuis 5 ans. Prétendre, comme le fait Madame Renold, qu’il aurait atteint «&nbsp;un record&nbsp;» est donc tout simplement faux. L’Union syndicale suisse (USS) dénonce cette tentative d’embellir la situation du marché des places d’apprentissage. 
</p><p>Si Madame Renold avait lu un tant soit peu attentivement le baromètre publié par l’office qu’elle dirige, elle aurait pu constater que&nbsp;: </p><ul><li>Pour la première fois depuis 2004, le nombre de places d’apprentissage recule (87&nbsp;000 en 2009 contre 88&nbsp;000 en 2008), comme le nombre de contrats d’apprentissage signés (82&nbsp;000 en 2009 contre 83&nbsp;000 en 2008). Certes, le nombre de jeunes à la recherche d’une place recule aussi, mais cela démontre que – contrairement à ce que d’aucuns ont pu prétendre – le recul démographique ne résoudra pas la pénurie, car il y a toujours beaucoup plus de jeunes à la recherche d’une place (91&nbsp;500) que de places disponibles (87&nbsp;000). </li></ul><ul><li>Le nombre de jeunes sans la moindre solution à la sortie de l’école obligatoire augmente de 2000 personnes (+28&nbsp;%). La plupart de ces jeunes sont les futurs bénéficiaires de l’aide sociale. Entre 2006 et 2008, ce chiffre avait reculé. </li></ul><ul><li>Le nombre de jeunes en «&nbsp;liste d’attente&nbsp;», c’est-à-dire qui ont dû se contenter d’une solution transitoire mais chercheront à nouveau une place l’an prochain, ne diminue que de manière marginale (-2&nbsp;%), malgré les années de croissance économique et la «&nbsp;détente&nbsp;» sur le marché des places d’apprentissage que l’OFFT croyait voir ces dernières années. Et ce nombre reste très élevé&nbsp;: 21&nbsp;000 jeunes. </li></ul><p>L’USS considère donc que la situation reste critique. Elle craint que, suite aux nombreuses suppressions d’emplois annoncées, des places d’apprentissage soient également menacées, notamment dans l’industrie. Elle réitère ses revendications, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>La création de 10&nbsp;000 places d’apprentissage, notamment dans des écoles professionnelles à plein temps, en particulier dans le secteur de la santé. </li></ul><ul><li>La création de fonds pour la formation professionnelle dans tous les cantons qui ne l’ont pas encore fait. </li></ul><ul><li>La création de modèles innovants de formation professionnelle initiale, par exemple les années d’apprentissage de base.</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2911</guid><pubDate>Mon, 14 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate><title>La majorité bourgeoise du Conseil national s’attaque aux chômeurs et chômeuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-majorite-bourgeoise-du-conseil-national-s-attaque-aux-chomeurs-et-chomeuses</link><description>Lors de sa session de décembre, le Conseil national, confondant de manière impression-nante cause et effet, a lancé la chasse aux chômeurs et chômeuses. Sa majorité de droite croit que l’aide fournie à ces derniers leur permet de vivre convenablement et qu’il suffit d’en fermer le robinet pour qu’ils retrouvent immédiatement du travail. Mais sur quelle planète vivent donc ces « Messieurs Dames » de la Coupole ?</description><content:encoded><![CDATA[<p>La principale cause de l’important chômage actuel et de la situation tendue dans laquelle se trouvent les assurances sociales est la crise économique et financière. Or, alors que les équilibristes de la finance croulent à nouveau sous un flot de bonus, de larges pans de l’économie luttent contre les conséquences de cette crise. Le chômage a explosé. Actuellement, 226&nbsp;000 demandeurs et demandeuses d’emploi sont enregistrés, quand le nombre d’emplois à repourvoir n’est que de 13&nbsp;000 environ. Cependant, ignorant les chômeurs et chômeuses d’une manière inimaginable, l’UDC, les radicaux et les démocrates-chrétiens viennent de décider un démantèlement encore inédit en Suisse des prestations de l’assurance-chômage. Une méthode à la hussarde que justifieraient les actuels déficits de cette assurance&nbsp;; tout cela, sur fond d’une rengaine trop souvent entendue durant ces débats, selon laquelle notre assurance-chômage serait trop attractive, ce qui poserait problème. 
</p><p>Cette polémique menée sur le dos des personnes concernées est injuste et même surréaliste. Le chômage est synonyme de perte de 20&nbsp;% du revenu en cas d’obligations familiales, de 30&nbsp;% dans le cas contraire. En quoi est-ce «&nbsp;attractif&nbsp;»&nbsp;? Vu l’ampleur du chômage, il n’est pas si simple non plus de retrouver rapidement un nouvel emploi. En tant que secrétaire syndical, je suis chaque jour en contact avec des entreprises de l’industrie qui, étant donné la situation économique tendue, décident de geler les embauches, de ne pas remplacer les départs, d’introduire le chômage partiel, voire de licencier. Ce qui rend l’accès du monde au travail nettement plus ardu, spécialement pour les jeunes ayant terminé leur scolarité ou un apprentissage.
</p><h3>Un démantèlement social sans pitié</h3><p>Mais ces Messieurs Dames du Conseil national n’en ont manifestement cure. S’il n’en allait que selon leurs voeux<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/Misc/0110_Chopard-Acklin_Assurance-chomage.doc#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, le démantèlement des prestations de l’assurance-chômage se présenterait sous la forme du multipack suivant&nbsp;:</p><ol><li>À l’avenir, une période de cotisation de 12 mois ne donnera plus droit qu’à 260 indemnités journalières au lieu de 400 comme aujourd’hui.</li><li>Seules les personnes ayant cotisé durant 18 mois d’affilée auront désormais droit au maximum de 400 indemnités journalières, cette durée étant actuellement de 12 mois&nbsp;; en outre, ces personnes devront être âgées de plus de 30 ans ou avoir des obligations familiales.</li><li>Les personnes âgées de moins de 30 ans et n’ayant pas d’obligations familiales n’auront plus droit qu’à un maximum de 260 indemnités journalières, celles de moins de 25 ans à 130 indemnités seulement.</li><li>Les jeunes chômeurs et chômeuses sans obligations familiales âgés de 30 ans ou moins devront accepter tout emploi, quelle que soient leurs aptitudes ou leur expérience professionnelle.</li><li>Pour les plus de 55 ans, le droit à 520 indemnités journalières ne naîtra qu’après une période de cotisation de 24 mois, contre 18 à ce jour.</li><li>Les chômeurs et chômeuses de longue durée seront également punis&nbsp;: par 93 voix contre 88, le Conseil national s’est prononcé pour une réduction de leurs indemnités. Après une période d’indemnisation de 260 jours, le montant de leurs indemnités baissera de 5&nbsp;%, une nouvelle baisse de 5 % étant prévue après le versement de 330 indemnités.</li><li>Le droit aux indemnités des «&nbsp;personnes libérées de l’obligation de cotiser&nbsp;» sera réduit à 90 jours. Cela concerne par exemple les jeunes qui ne trouvent pas d’emploi une fois leurs études terminées ou les femmes dont la durée de cotisation est insuffisante, suite à une maternité, ou qui doivent chercher un emploi après le décès de leur conjoint ou une séparation.</li></ol><h3>Le référendum comme frein de secours</h3><p>Avec ces décisions, le Conseil national biffe des prestations de l’assurance-chômage pour un montant de 700 millions de francs, sans pour autant créer le moindre emploi. Les coupes réalisées dans les indemnités journalières auront au contraire pour effet qu’en Suisse, encore plus de personnes dépendront de l’aide sociale. C’est indigne pour les personnes concernées. Il s’agira là aussi d’un énorme transfert de coûts vers les communes. Cette révision, trop unilatérale, punit les chômeurs et chômeuses alors qu’il n’y peuvent mais. Or aujourd’hui, pendant la plus grande crise depuis des décennies, la Suisse a précisément besoin d’une assurance-chômage qui soit forte et serve des prestations de qualité. Pour les personnes concernées, mais aussi pour stabiliser l’activité économique. Si ce projet de révision reste en l’état, un frein de secours devra inévitablement être actionné sous la forme d’un référendum. Ensuite, le peuple pourra mettre le holà à cet injuste démantèlement social&nbsp;! 
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/Misc/0110_Chopard-Acklin_Assurance-chomage.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Le Conseil national, qui a été la deuxième Chambre à s’occuper de cette révision, a même décidé de durcir encore plus le projet – de fait déjà inacceptable – adopté par le Conseil des États. La procédure d’élimination des divergences entre les deux Chambres devrait avoir lieu lors de la session parlementaire du printemps 2010.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-489</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2009 15:07:00 +0100</pubDate><title>Le chômage continue à augmenter et le Parlement en punit les victimes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-chomage-continue-a-augmenter-et-le-parlement-en-punit-les-victimes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les derniers chiffres du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) montrent que le chômage poursuit son escalade. En novembre 2009, il a augmenté de 0,2&nbsp;% pour passer désormais à 4,2&nbsp;%. Et presque 230&nbsp;000 personnes sont désormais à la recherche d’un emploi.
</p><p>Or, que font, précisément maintenant, les politiques de notre pays? Ils veulent punir les victimes, c’est-à-dire les chômeurs et chômeuses, et non les coupables&nbsp;! Que de perversité&nbsp;! L’actuel débat au sujet de la révision de la loi sur l’assurance-chômage en fait la démonstration quasiment magistrale. Que le Parlement fédéral entende réduire aussi drastiquement la protection sociale contre le chômage, principalement en ce qui concerne celles et ceux qui sont le plus touchés par la crise&nbsp;: les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée, c’est le monde à l’envers, un vrai scandale&nbsp;! Cela, alors que, sur toutes les décisions visant à promouvoir l’emploi, ce même Parlement freine à mort.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) va continuer à lutter pour une politique conjoncturelle active. Elle combattra énergiquement le démantèlement social de l’assurance-chômage.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-488</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2009 15:05:00 +0100</pubDate><title>Le Conseil national va droit dans le mur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-national-va-droit-dans-le-mur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les débats du Conseil national sur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) révèlent de manière effrayante à quel point la majorité de droite de cette Chambre, totalement insensible aux problèmes sociaux, veut imposer une politique d’austérité sur le dos des chômeuses et chômeurs&nbsp;! Elle a en effet même décidé de nouvelles coupes claires et de nouveaux durcissements brutaux de dispositions à la mouture d’ores et déjà inacceptable du Conseil des États&nbsp;!
</p><p>Ainsi, les Chambres ont à proprement parler mené campagne contre les jeunes. Elles ont fait preuve d’un comble de cynisme en réduisant à 130 jours la durée d’indemnisation des moins de 25 ans et à 260 jours celles des 25-30 ans, en faisant passer de 260 à 90 le nombre d’indemnités des personnes libérées de l’obligation de cotiser et en durcissant la réglementation sur le travail «&nbsp;convenable&nbsp;», ce qui aura notamment pour effet que des personnes hautement qualifiées devront accepter des emplois entraînant leur déqualification. 
</p><p>Les chômeurs et chômeuses de longue durée se trouvent, eux aussi, tout spécialement dans le viseur des fossoyeurs hystériques du social, le National ayant supprimé la possibilité de prolonger à 520 le nombre d’indemnités dans les régions très touchées par le chômage. Il a en outre décidé qu’après une année de chômage, les indemnités seraient réduites de 5&nbsp;% chaque fois en deux étapes. 
</p><p>Dans l’histoire du Parlement fédéral, le 9 décembre restera comme un jour noir. La majorité de droite du National, suivant une logique tordue, n’avait sans doute jamais proposé jusqu’ici de punir les victimes d’une crise, comme si elles en étaient les responsables. L’Union syndicale suisse (USS) rétorquera par le référendum à pareille arrogance. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-490</guid><pubDate>Mon, 07 Dec 2009 15:03:00 +0100</pubDate><title>Ni l’espérance de vie ni les rendements ne justifient une baisse des rentes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ni-l-esperance-de-vie-ni-les-rendements-ne-justifient-une-baisse-des-rentes</link><description>Baisse des rentes LPP : les arguments du Conseil fédéral 	
ne convainquent pas</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral recommande aux citoyen(ne)s de ce pays de décider, le 7 mars prochain, &nbsp;que leurs propres rentes du deuxième pilier soient abaissées. Mais ses arguments pour justifier pareille exigence ne convainquent pas.
</p><p><b>Espérance de vie</b>&nbsp;: les gens vivent toujours plus longtemps. On a cependant déjà tenu compte de cette réalité lors de la 1ère révision de la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) en 2003. À l’époque, le Parlement fédéral, invoquant l’augmentation de l’espérance de vie, avait décidé de baisser progressivement le taux de conversion LPP de 7,2&nbsp;% à 6,8&nbsp;%. Et les caisses de pensions elles-mêmes ont aussi déjà tenu compte de cette évolution en constituant des réserves en conséquence. 
</p><p>En outre, déduire du fait que les gens vivent plus longtemps qu’ils auront par conséquence besoin de moins d’argent une fois à la retraite, relève d’une logique «&nbsp;tordue&nbsp;». 
</p><p><b>Rendements attendus</b>&nbsp;: les caisses de pensions ne seraient plus en mesure de réaliser les rendements nécessaires de 4,5&nbsp;% sur le capital de vieillesse. Tel est un autre argument des partisans d’une baisse des rentes LPP. Or, pareille justification est des plus aventureuses. En effet, prétendre connaître l’évolution future des marchés des capitaux, c’est confondre politique, au sens sérieux du terme, avec lecture des astres. Les scénarios d’avenir pessimistes appliqués par le Conseil fédéral sont en outre souvent, en ce qui concerne les rendements possibles, en nette contradiction avec les attentes des spécialistes de banques et des assurances. Ces derniers parlent sans complexe aucun de rendements futurs de capitaux propres oscillant entre 16&nbsp;% et 25&nbsp;%. 
</p><p>Les assureurs privés actifs en matière de prévoyance professionnelle sont en effet aussi les premiers à demander une baisse du taux minimum de conversion LPP. Ils savent bien qu’il y a un rapport entre leurs profits et le niveau du taux de conversion (et d’ailleurs aussi du taux d’intérêt minimal), à savoir que&nbsp;: plus le taux de conversion est bas, plus leurs bénéfices sont élevés. 
</p><p>Mais les assuré(e)s ne vont pas jouer à ce petit jeu. Pour eux, la baisse des rentes planifiée «&nbsp;à titre préventif&nbsp;» n’est rien d’autre que du vol. Et ils s’y opposeront dans les urnes, le 7 mars 2010. </p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-491</guid><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 15:02:00 +0100</pubDate><title>Les droits fondamentaux doivent, à plus forte raison, être protégés !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/les-droits-fondamentaux-doivent-a-plus-forte-raison-etre-proteges</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le oui à l’interdiction des minarets sorti des urnes ce dernier week-end place aussi l’Union syndicale suisse (USS) dans la minorité. Ce qu’elle regrette. 
</p><p>Il est cependant clair qu’avec cet article constitutionnel interdisant la construction de nouveaux minarets, l’État s’immiscera dans la liberté religieuse. Ce droit spécial remettra par principe en question des droits fondamentaux. Or, ceux-ci et les droits humains ne sont pas négociables. L’État doit les respecter et les appliquer afin de protéger la dignité humaine. Très inquiète, l’USS ne tolérera aucune dévalorisation rampante de cette dernière. C’est pourquoi elle confirme que les syndicats continueront à s’engager pour la défense des droits de tous les travailleurs et travailleuses, quelle que soit leur religion. Ce qui est dirigé aujourd’hui contre la minorité musulmane pourrait rapidement menacer demain les droits d’autres minorités, voire même de la majorité. Les droits fondamentaux et humains doivent donc, à plus forte raison, être protégés.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-492</guid><pubDate>Thu, 26 Nov 2009 15:01:00 +0100</pubDate><title>Les jeunes protestent contre les coupes dans l’assurance-chômage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-jeunes-protestent-contre-les-coupes-dans-l-assurance-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une centaine de jeunes venus de toute la Suisse et représentant diverses organisations de jeunesse (faîtière des organisations de jeunesse, syndicats, étudiant(e)s, partis) ont protesté ce matin contre les attaques qui visent les chômeurs et chômeuses de moins de 30 ans. Ils ont accueilli les parlementaires fédéraux à leur arrivée au Palais fédéral pour leur demander de renoncer à&nbsp;: </p><ul><li>une dévalorisation de la formation professionnelle&nbsp;: avec l’affaiblissement de la notion de «&nbsp;travail convenable&nbsp;» pour les moins de 30 ans, les jeunes chômeurs et chômeuses pourraient être obligés d’accepter n’importe quel emploi, même s’il n’a rien à voir avec leur formation et leur expérience professionnelle&nbsp;; outre le fait qu’il s’agit d’une discrimination à l’égard des jeunes, cette mesure est en contradiction avec tous les efforts déployés pour encourager les jeunes à entreprendre une formation professionnelle&nbsp;;</li></ul><ul><li>une diminution drastique du nombre d’indemnités journalières versées aux jeunes&nbsp;: rien ne justifie de réduire le droit aux indemnités journalières de 400 à 130 pour les moins de 25 ans, respectivement à 260 pour les 25-29 ans&nbsp;; les cotisations salariales des jeunes n’ont pas moins de valeur que celles des travailleurs et travailleuses plus âgés&nbsp;! En outre, personne ne reste au chômage de gaieté de cœur, y compris les jeunes&nbsp;; les jeunes chômeurs et chômeuses de longue durée, dont le nombre a explosé (+146&nbsp;% en un an), ne doivent pas être poussés vers l’aide sociale&nbsp;: il faut plutôt les aider à se réinsérer&nbsp;; </li></ul><ul><li>la division par trois du nombre d’indemnités journalières pour les personnes libérées de l’obligation de cotiser&nbsp;: cette mesure aura des conséquences dramatiques pour les jeunes qui ont suivi une formation à plein temps (et n’ont donc pas pu cotiser) ou pour les jeunes femmes qui retournent sur le marché du travail après une maternité&nbsp;; si ces jeunes n’ont pas pu cotiser, c’est qu’ils avaient une bonne raison&nbsp;; et ce n’est pas de leur faute s’ils ne (re)trouvent pas tout de suite du travail. </li></ul><p>Les jeunes ne sont pas responsables de la crise économique et de la hausse du chômage, ils en sont les principales victimes&nbsp;: il serait irresponsable d’assainir l’assurance-chômage sur leur dos. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2955</guid><pubDate>Wed, 25 Nov 2009 10:55:00 +0100</pubDate><title>La Suisse et ses partenaires sociaux offrent leurs bons offices</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-suisse-et-ses-partenaires-sociaux-offrent-leurs-bons-offices</link><description>Le symposium organisé à Oerlikon par l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) le 19 novembre 2009 a réuni plus d’une centaine de syndicalistes et de représentants d’associations patronales suisses et des pays d’Europe centrale et orientale (PECO) pour débattre du partenariat social. Placée sous le patronage du Département fédéral des affaires étrangères, cette manifestation a permis de dresser l’état des lieux des relations professionnelles en Suisse et dans cinq pays ex-communistes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En quoi l’expérience de la paix sociale helvétique, fondée avant tout sur le volontarisme et la force de persuasion de ses acteurs peut-elle intéresser les syndicalistes et les employeurs de Bulgarie, Roumanie, Hongrie, République tchèque et Serbie&nbsp;? A contrario, pourquoi l’anomie dont souffre la concertation sociale dans les PECO préoccupe-t-elle les partenaires sociaux et les autorités de notre pays&nbsp;?
</p><p>Il est indéniable que, depuis une soixantaine d’années, le partenariat social est un facteur de stabilité essentiel pour l’économie suisse. MM. Hans Hess, vice-président de Swissmem, Daniel Lehmann, directeur la Société suisse des entrepreneurs, Renzo Ambrosetti, vice-président d’Unia, et Hans-Jürg Fehr, président de l’OSEO se sont livrés lors de ce symposium à une véritable profession de foi en exprimant publiquement, et d’une même voix, leur confiance dans des relations professionnelles basées sur la bonne foi et une réglementation pacifiques des conflits. 
</p><p>Pragmatiques, sans pour autant ne rien céder sur leurs convictions de patrons et de syndicalistes, ils ont relevé que la force du système réside non seulement dans des mécanismes conventionnels qui doivent être aptes à fonctionner en toutes circonstances, en temps de crise aussi bien que de haute conjoncture. Il s’agit surtout d’un état d’esprit, d’une prédisposition au dialogue. Car tout conflit mène nécessairement à la table de négociation et, lorsque c’est l’impasse, à l’arbitrage volontaire qui, rendu selon des règles fixées préalablement, est exécutoire.
</p><h3>Nécessité de fortifier le dialogue social dans les PECO</h3><p>De leur côté, les invités d’Europe centrale et orientale ont fait état du cadre dans lequel se déroule le dialogue social dans leurs pays respectifs. En raison des entraves auxquelles il est confronté, il n’en est qu’à ses débuts. C’est un fait que la transformation des économies planifiées des anciens pays communistes en économies dites de marché s’est réalisée généralement en l’absence de toute forme de régulation. Ce qui a engendré des inégalités croissantes, une généralisation de la pauvreté, la désertification des campagnes et une émigration des personnes les plus qualifiées…
</p><p>Le dialogue social étant au cœur du modèle social européen, l’intégration de dix PECO à l’Union européenne (UE) a ouvert des perspectives susceptibles de favoriser le bipartisme et la conduite de négociations collectives autonomes. Le ministre du travail de Hongrie, M. Lásló Herczog, a souligné les nombreux freins qui empêchent son développement dans les pays en transition&nbsp;: «&nbsp;Il a fallu se défaire des anciennes institutions, qui ne toléraient aucune contestation, et, au nom du pluralisme, s’accommoder d’une fragmentation inouïe des partenaires sociaux qui affaiblit la représentativité et le poids des organisations syndicales et des associations patronales. En Hongrie par exemple, les organisations faîtières des partenaires sociaux sont au nombre 9 pour les employeurs et 8 pour les syndicats&nbsp;!&nbsp;» 
</p><p>Constatant que le dialogue social rencontre encore beaucoup de difficultés dans les PECO pour remplir ses fonctions naturelles de négociation, de régulation et de cohésion, M. Herczog s’est réjoui que la Suisse se préoccupe de témoigner de son expérience de paix sociale pour démontrer, par l’exemple, qu’il est possible aux représentants des travailleurs et des employeurs de relever ensemble les défis de l’évolution économique et sociale.
</p><h3>L’exemple roumain</h3><p>En Roumanie, où 11 organisations d’employeurs regroupées au sein de l’Alliance confédérale patronale (ACPR) traitent avec 5 confédérations syndicales fortes de 75 fédérations sectorielles, le taux de syndicalisation atteint l’honorable niveau de 32 %, ce qui est rare dans les PECO. Remerciant la Suisse et l’OSEO, qui ont beaucoup contribué au développement du dialogue social bipartite et à la formation de ses acteurs dans son pays, M. Petru Sorin Dandea, vice-président de la Confédération syndicale Cartel Alfa, a relevé que cette coopération a produit des résultats tangibles, y compris dans le domaine des mesures dites actives sur le marché du travail. 
</p><p>Malheureusement, dans les entreprises, l’application des conventions collectives de travail laisse encore à désirer. Les travailleuses et les travailleurs victimes d’abus renoncent la plupart du temps à faire valoir leurs droits du fait que les procédures judiciaires sont longues et coûteuses. Selon M. Dandea, les pressions qu’exercent sans répit les sociétés multinationales en faveur d’une déréglementation totale du marché du travail son énormes. Mais le veto des partenaires sociaux, qui ont défendent ensemble le bien commun, a empêché jusqu’ici un démantèlement du Code du travail qui ne ferait qu’alimenter un populisme de mauvaise augure.
</p><h3>Encouragements de la Suisse aux efforts de cohésion sociale</h3><p>Actuelle présidente du Conseil de l’Europe, Mme la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a, pour sa part, souligné que la Suisse était sensible aux dangers que représente, pour la démocratie, la fragilité du partenariat social dans les PECO&nbsp;: «&nbsp;Les mécontents de la transition grossissent les rangs des extrémistes que seules des organisations fortes et représentatives peuvent combattre. Il est essentiel que le développement économique des nouveaux pays de l'UE conduise à une harmonisation vers le haut. (…) Une économie durable et basée sur une harmonisation sociale vers le haut dans les nouveaux pays membres de l'UE est aussi dans notre intérêt. Elle contribue à protéger les conditions de travail en Suisse et notre système de sécurité sociale. Les activités de la Suisse en matière de coopération avec l'Europe centrale et orientale soutiennent par conséquent des programmes qui visent à promouvoir le partenariat social et à renforcer la formation professionnelle. Notre pays contribue ainsi à un développement responsable sur le plan social. L'OSEO est un important partenaire de la DDC dans la mise en œuvre de ces programmes.&nbsp;»
</p><h3>Que faire et comment s’y prendre ?</h3><p>L’échange d’expériences qui était l’objectif visé par l’OSEO à travers ce symposium a été atteint. Le tableau du partenariat social en Suisse et en Europe centrale et orientale a été esquissé dans les grandes lignes. Les participants se sont dits convaincus de la nécessité d’agir pour contribuer au renforcement de la cohésion sociale que l’essor du capitalisme sauvage met à mal dans les pays ex-communistes. 
</p><p>Avec l’aide de la Confédération et à la demande des acteurs du dialogue social des PECO, les organisations syndicales et les associations patronales suisses sont bien en mesure de soutenir des interventions dans la perspective d’un accompagnement social du changement. Au vu des expériences déjà conduites par l’OSEO et l’Union syndicale suisse (USS), avec le soutien de la DDC dans le Sud-Est de l’Europe, les exigences de la réussite d’un tel processus nécessitent des analyses préalables et un diagnostic à dresser pays par pays, respectivement secteur par secteur, pour tenir compte de l’état des partenaires sociaux et du dialogue social dans chacun d’eux.
</p><p>L’idée de cette approche est d’offrir aux partenaires intéressés un espace de débat ainsi qu’un apport en expertise et en formation nécessaires au développement des relations professionnelles. De telles interventions s’inscrivent sur une durée de plusieurs années. En effet, enclencher de nouveaux apprentissages sur le plan des acteurs et de leurs interrelations prend du temps. Même dans les pays qui connaissent un dialogue social vivant et productif la précipitation n’est pas de mise dans l’édification de processus de légitimation de règles communes aux employeurs et aux syndicats.
</p><p>Enfin, il serait malvenu de vouloir faire du «&nbsp;modèle suisse&nbsp;» de partenariat social un produit d’exportation. Les pays concernés sont membres de l’UE ou candidats à l’adhésion, donc tenus d’en respecter les règles. Aucun modèle ne saurait être imposé ou suggéré aux parties prenantes. Il leur appartient de construire elles-mêmes des dispositifs de négociation et de règlements des différends qui répondent à leurs besoins spécifiques et aux exigences de l’UE. Cela en s’inspirant évidemment des normes internationales du travail édictées par l’Organisation internationale du Travail (OIT) que les partenaires sociaux et les gouvernements des PECO connaissent bien pour avoir bénéficié de son assistance technique tout au long de leur transition.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2956</guid><pubDate>Tue, 24 Nov 2009 10:57:00 +0100</pubDate><title>Famille-profession : pour en finir avec un casse-tête quotidien !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/famille-profession-pour-en-finir-avec-un-casse-tete-quotidien</link><description>Le principal thème du 11e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse, auquel 200 congressistes et hôtes participèrent, était celui de la conciliation entre travail familial et travail professionnel. De quoi, notamment, en faire un manifeste (voir encadré).</description><content:encoded><![CDATA[<h3>L’obstacle du travail à temps partiel</h3><p>Pour Christina Klenner, de l’Institut des sciences économiques et sociales de la Fondation Hans Böckler, «&nbsp;Le défi à relever aujourd’hui est celui d’imposer des «&nbsp;modèles de temps de travail adaptés aux genres&nbsp;» et accordant, tant aux femmes qu’aux hommes, suffisamment de temps pour la famille et la dispensation de soins à des proches&nbsp;». Christina Klenner souligne que l’extension massive du travail à temps partiel entraîne une diminution de l’intérêt politique pour des réductions générales du temps de travail. Le «&nbsp;marché du travail parallèle&nbsp;», avec ses contrats fixant, pour du travail à temps partiel, des conditions individualisées et flexibilisées est un piège pour les femmes, car il les prive de toute maîtrise du temps et ne leur garantit pas une vie décente. Le partage des activités professionnelles et familiales dépend fortement de la durée hebdomadaire totale du travail et de la prévisibilité des horaires, ajoute Christina Klenner, qui propose, pour modèle d’avenir possible, celui que le syndicat Verdi a pu négocier&nbsp;: chaque parent reçoit un crédit-temps, qu’il peut utiliser pendant la phase familiale de sa vie. En résumé&nbsp;: un nouveau partage de tout le travail – rémunéré et non rémunéré – suppose un droit à recevoir de l’assistance et à en fournir, a conclu Chstitina Klenner.</p><h3>Réduire le temps de travail pour augmenter le temps social</h3><p>Christiane Marty, conseillère auprès d’ATTAC France a expliqué, à partir de l’exemple français de la semaine de 35 heures, les incidences des réductions du temps de travail (RTT) sur la conciliation entre travail professionnel et travail familial. Selon elle, la semaine de 35 heures a certes eu des effets favorables à une telle conciliation, ainsi qu’une incidence égalitaire (plus de temps social, améliorations au plan salarial), mais la situation n’en est pas pour autant devenue optimale en France à cet égard. En effet, cette RTT a accru la pression au travail et fait exploser le nombre d’heures supplémentaires. Christiane Marty demande aux syndicats qu’ils s’engagent plus pour la redistribution des gains de productivité que pour des RTT. Il n’y a pas d’autres choix, estime-t-elle, car l’égalité des sexes est le seul moyen de garantir des conditions de vie qui soient dignes.</p><h3>Des incitations pour un nouveau partage</h3><p>Autre thème central de ce congrès&nbsp;: les améliorations à apporter à la législation pour favoriser un meilleur partage du travail non rémunéré (congé de paternité,…). La conseillère nationale Jacqueline Fehr a présenté un modèle de congé parental de 12 mois payés à 80 pour cent (avec plafonnement), réparti en trois tiers&nbsp;: un pour la mère, un pour le père, le dernier restant libre. Le coût&nbsp;? 3 milliards de francs. À partir de l’exemple du modèle allemand («&nbsp;Elternzeit&nbsp;»), Claudia Menne, de la Confédération syndicale allemande DGB, a montré l’importance que revêt l’aménagement de ce temps parental. Comme, en Allemagne, l’argent versé aux parents ne représente que 67 pour cent du revenu, 60 pour cent des femmes touchent moins de 500 euros par mois et la moitié des femmes ne retrouvent plus leur emploi malgré la garantie existante. Pour les États de l’Union européenne, un accord-cadre des partenaires sociaux a été négocié. Il prévoit au moins quatre semaines de temps parental pour les pères et les mères.</p><h3>50 ans de participation des femmes</h3><p>Les discussions menées dans les quatre ateliers ont constamment fait apparaître que la flexibilisation du temps de travail a fortement aggravé le casse-tête quotidien imposé aux &nbsp;mères. Les horaires atypiques et le travail sur appel ont beaucoup augmenté. Et on voit déjà que la crise économique accentue la pression subie par les femmes. Une résolution adoptée par les congressistes dénonce un scandale&nbsp;: pour la première fois depuis l’introduction de la loi sur l’égalité, la différence entre salaires féminins et salaires masculins s’est remise à se creuser. Les entreprises doivent immédiatement contrôler et, si nécessaire, adapter leurs salaires aux normes de l’égalité, a-t-il aussi été demandé.</p><p>En marge de ce congrès, la Commission féminine de l’USS a fêté ses 50 ans d’existence. Une rétrospective retraçant les moments forts de cette histoire montre que les femmes des syndicats ont toujours réussi à faire passer d’importantes revendications sociales.&nbsp;</p><h3>Un manifeste en six points&nbsp;: l’essentiel</h3><p><strong>Horaires et travail précaire</strong></p><p>&nbsp;</p><ul><li>L’USS s’engage pour une réduction générale du temps de travail et développe des horaires permettant de concilier famille et emploi</li><li>Examen d’une loi sur le travail à temps partiel et interdiction du travail sur appel</li></ul><p><strong>Travail non rémunéré</strong></p><p>&nbsp;</p><ul><li>Reconnaissance dans les CCT et prise en compte lors de la fixation des conditions de travail des activités non rémunérées nécessaires (travail familial, soins aux proches…)</li><li>Prise en compte du travail non rémunéré dans les assurances sociales</li></ul><p><strong>Réglementations légales</strong></p><p>&nbsp;</p><ul><li>Prolongation à 18 semaines du congé de maternité + congé de paternité de 8 semaines</li><li>Garantie légale du même emploi après le congé de maternité</li><li>Droit à une réduction (temporaire) du temps de travail pour les enfants et les proches ayant besoin de soins + droit à des brèves absences et à un congé payé pour des soins</li><li>L’USS développe un modèle de congé parental (participation obligatoire des pères)</li></ul><p><strong>Accueil des enfants et soins</strong></p><p>&nbsp;</p><ul><li>Inscrire dans les lois cantonales un droit à un accueil extrafamilial des enfants</li><li>Gratuité de l’accueil extrafamilial des enfants + 1&nbsp;% du PIB pour son développement</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Meilleures conditions de travail pour les professionnel(e)s s’occupant de l’accueil des enfants et la dispensation de soins et revalorisation des investissements d’infrastructure.</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-493</guid><pubDate>Sat, 21 Nov 2009 14:58:00 +0100</pubDate><title>Pour une meilleure conciliation du travail familial et du travail professionnel </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-une-meilleure-conciliation-du-travail-familial-et-du-travail-professionnel</link><description>Le Congrès des femmes de l’USS s’attaque au casse-tête 	
quotidien : comment concilier emploi et famille ?</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les principaux thèmes abordés par le 11e Congrès des femmes de l’USS des 20 et 21 novembre 2009 ont été la conciliation entre travail professionnel et travail familial, ainsi que les effets de la crise sur les femmes. Les congressistes ont adopté à l’unanimité un manifeste en six points intitulé «&nbsp;Emploi et famille&nbsp;: un casse-tête au quotidien&nbsp;! Nos revendications&nbsp;!&nbsp;», ainsi que d’autres revendications contre les effets de la crise. Les principales d’entre elles sont&nbsp;: </p><ul><li>Le travail socialement nécessaire, mais non rémunéré, doit être mieux reconnu dans le droit du travail et le droit des assurances sociales.</li></ul><ul><li>Toute personne qui prend en charge des enfants et/ou soigne des proches doit avoir plus de droits à de courtes absences ou à un congé à cet effet&nbsp;; parallèlement, l’accueil extrafamilial des enfants et la dispensation de soins par des professionnel(le)s doivent être étendus et les conditions du personnel améliorées.</li></ul><ul><li>Une réduction générale de la durée du travail est impérative pour lutter contre la crise et pour l’égalité entre femmes et hommes&nbsp;; elle devra s’accompagner de mesures visant à un nouveau partage entre femmes et hommes du travail familial et d’assistance non rémunéré.</li></ul><ul><li>Les revendications en faveur de l’égalité entre femmes et hommes sont valables en tout temps et doivent être traitées en priorité. En font notamment partie&nbsp;: la réalisation de l’égalité des salaires, ainsi que des investissements d’au moins 1 pour cent du produit intérieur brut dans l’accueil extrafamilial des enfants. </li></ul><ul><li>Pour concilier travail familial et travail professionnel, il n’est pas nécessaire d’introduire de nouveaux systèmes d’horaires flexibles, mais il faut des horaires adaptés aux besoins des familles et prévisibles. Plutôt que la possibilité de faire des courses 24 heures sur 24, il faut prévoir des horaires d’ouverture des magasins obligatoires. Travail à temps partiel et conditions de travail flexibles et précaires doivent, sous toutes leurs formes, être régulés&nbsp;; les syndicats doivent en faire une de leurs priorités.</li></ul><ul><li>Le recul de l’égalité des salaires est scandaleux et inacceptable. Le Congrès des femmes de l’USS invite les employeurs à analyser sans délai les salaires en place dans leurs entreprises avec les partenaires sociaux, dans le cadre du Dialogue sur l’égalité des salaires, et à les adapter le cas échéant. Cependant, si les employeurs tardent à agir, les politiques devront adopter de nouvelles mesures contraignantes, afin d’imposer le droit des femmes à un salaire égal pour un travail de valeur égale.</li></ul><p>Ces revendications des femmes de l’USS sont une réaction, d’une part, au partage - toujours très inégal - du travail familial et d’assistance non rémunéré entre femmes et hommes et, de l’autre, à l’augmentation de la pression induite par la crise sur les conditions de travail précaires qui concernent surtout les femmes. Dans ce premier domaine (conciliation emploi-famille), il s’agit non seulement de la prise en charge des enfants, mais aussi du fait que le nombre des personnes dépendantes de soins – elles sont pour la plupart soignées par des femmes exerçant une activité professionnelle – est en augmentation. Or, les conditions de travail n’en tiennent aucun compte. La plupart des femmes travaillent en effet à temps partiel, avec ce que cela implique au plan financier et de la prévoyance vieillesse.
</p><p>Pour le deuxième domaine, celui de la crise, les congressistes ont constaté que cette dernière, contrairement aux premières appréciations, ne touche pas en priorité les hommes du secteur industriel, mais aussi les femmes. Le taux de chômage de ces dernières dépasse celui des hommes (4,1&nbsp;% contre 3,9&nbsp;%, octobre 2009). De plus, les programmes d’austérité annoncés par les pouvoirs publics frapperont de plein fouet les femmes. Ainsi, par exemple, le programme d’impulsion lancé par la Confédération pour encourager l’accueil extrafamilial des enfants est désormais en danger.
</p><p>Alors que, selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2006, la différence entre les salaires féminins et les salaires masculins était encore de 18,9&nbsp;% en défaveur des femmes, les derniers chiffres montrent une différence de 19,3&nbsp;%. C’est là clairement un recul dans la suppression des inégalités salariales entre les sexes et une infraction à la constitution fédérale ainsi qu’à la loi sur l’égalité. Aux employeurs d’agir maintenant&nbsp;!
</p><p>Le Congrès des femmes de l’USS s’est également prononcé pour le OUI à l’initiative contre les exportations du matériel de guerre. 
</p><p>Le Congrès des femmes de l’USS se tient tous les quatre ans. Cette année, 230 congressistes et hôtes y ont participé. La Commission de l’USS et le Congrès des femmes conseillent les instances de l’USS en matière de politique de l’égalité entre femmes et hommes. </p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-494</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 14:57:00 +0100</pubDate><title>L’USS se solidarise avec la protestation étudiante </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-uss-se-solidarise-avec-la-protestation-etudiante</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la forte participation dans tout le monde au mouvement de protestation des étudiant(e)s organisé dans le cadre de la semaine d’action internationale «&nbsp;Education is not for sale&nbsp;» («&nbsp;La formation n’est pas à vendre&nbsp;») et se solidarise en particulier avec les étudiant(e)s des universités de Bâle, Zurich et Berne.
</p><p>L’USS soutient les revendications des étudiant(e)s, à savoir&nbsp;: </p><ul><li>NON aux mesures d’austérité dans la formation,</li><li>NON au relèvement des taxes d’études,</li><li>NON aux effets négatifs du système de Bologne,</li><li>OUI à un développement des bourses d’études,</li><li>OUI à une amélioration de l’encadrement,</li><li>OUI à une participation efficace des étudiant(e)s et du corps intermédiaire</li></ul><p>et OUI à un droit à la formation pour toutes et tous.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-495</guid><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 14:55:00 +0100</pubDate><title>Évolution des salaires 2006-2008 : deux années perdues à de nombreux égards</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evolution-des-salaires-2006-2008-deux-annees-perdues-a-de-nombreux-egards</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant les années de bonne conjoncture, il est plus facile d’éliminer certains déséquilibres dans la structure des salaires et de corriger certaines évolutions socialement douteuses que pendant des années de récession&nbsp;; cela, parce que les entreprises alors ont plus d’argent grâce à la bonne situation économique. Les résultats de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2008 qui nous sont présentés dressent cependant un tableau inquiétant. Les cadres et les hommes sont les principaux gagnants de la reprise dans les années 2006 à 2008. Les salaires des femmes ont fait du surplace et l’écart entre les salaires s’est fortement creusé dans de nombreuses branches. Pour contrer cette évolution, il faut lancer une offensive sur les salaires minimums, et procéder de manière automatique à l’examen des discriminations à l’encontre des salaires féminins.
</p><h3>Des écarts salariaux qui se creusent encore plus</h3><p>La bonne conjoncture des années 2006 à 2008 a surtout entraîné une forte hausse des traitements des cadres. Ces traitements ont augmenté de 11,5&nbsp;%, après avoir déjà crû, de 2004 à 2006 (+5,4&nbsp;%), plus que la moyenne. La situation de la grande majorité des travailleurs et travailleuses s’est même dégradée, après déduction du renchérissement. Par exemple, les salarié(e)s sans fonction de cadre ont même reçu, en 2008, 0,5&nbsp;% de moins en termes réels qu’en 2006. L’écart entre les salaires des cadres et ceux de la majorité des travailleurs et travailleurs s’est nettement creusé en Suisse.
</p><p>Dans certaines branches, cette évolution est très marquée. Les chefs se sont servis alors que les salaires des employé(e)s allait même jusqu’à baisser. Ce fut le cas dans les banques, pour prendre un exemple. Alors que les salaires de cadres ont augmenté de bien plus de 30&nbsp;%, la majorité des employé(e)s ordinaires des banques ont même gagné 80 francs environ de moins qu’en 2006. On retrouve une situation semblable dans la branche des «&nbsp;Transports terrestres&nbsp;» (CFF et autres transports publics, transports routiers)&nbsp;: les salaires des cadres y ont augmenté de près de 10&nbsp;% quand ceux du personnel baissaient de 0,1&nbsp;%. En tant qu’exploitant et donneurs d’ordres des transports publics, la Confédération, les cantons et les communes sont clairement coresponsables de ces écarts.
</p><p>Le tableau des branches soumises à des conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires minimums est plus positif. Dans la construction et l’hôtellerie-restauration, mais aussi dans le commerce de détail (CCT avec les grandes entreprises), les écarts entre les salaires des cadres et ceux des employé(e)s ont même pu être en partie réduits.
</p><h3>Bas salaires&nbsp;: une situation qui reste explosive</h3><p>Ces dernières années, ce sont surtout les offensives lancées par les syndicats en faveur de salaires minimums qui ont permis d’atténuer le problème des bas salaires. Toutefois, ces derniers sont toujours et encore une réalité et l’évolution entre 2006 et 2008 inquiète. La part des postes à plein temps rémunérés moins de Fr. 3500.- par mois a quelque peu diminué (de 6,2 à 5,4&nbsp;%), ce qui, en comparaison avec les années passées, est plutôt modeste. Mais, dans de nombreux emplois à bas salaires, les hausses ont été mangées par le renchérissement. Le problème des emplois à bas salaire est le plus grave dans le secteur des services (services personnels, hôtellerie-restauration, commerce de détail). Cependant, les très bas salaires sont également restés répandus dans certains pans de l’industrie (p. ex. habillement). La situation est particulièrement alarmante dans la branche des services personnels (salons de coiffure, instituts de beauté, etc.). Ici, la majorité du personnel même qualifié – par exemple les employé(e)s qui ont fait un apprentissage – gagne moins de Fr. 3600.-. Après déduction du renchérissement entre 2006 et 2008, le salaire de ces personnes a diminué de 2&nbsp;%. Cette branche n’est pratiquement pas protégée par des salaires minimums (s’y ajoute un vide conventionnel pour la coiffure). Le problème des bas salaires ne sera pas maîtrisé si l’on ne lance pas de nouvelles offensives pour des salaires minimums. En l’absence d’une politique active dans ce domaine, on risque au contraire de voir les bas salaires tomber encore plus bas qu’aujourd’hui.
</p><h3>L’écart entre salaires féminins et salaires masculins s’est creusé</h3><p>Concernant l’égalité entre femmes et hommes, la période 2006 et 2008 a aussi été un échec. Alors que l’on était parvenu à réduire quelque peu l’écart entre salaires féminins et salaires masculins depuis la fin des années 1990, ce dernier s’est remis à se creuser pour la première fois depuis 2006. Le but consistant à éliminer les inégalités de salaires entre les sexes et, ainsi, à remplir le mandat constitutionnel de l’égalité entre femmes et homme s’éloigne donc encore plus.
</p><p>Au niveau fédéral, les employeurs et les syndicats ont lancé en mars 2009 le Dialogue sur l’égalité des salaires. L’objectif est ici de contrôler sur une base de partenariat social les salaires des femmes afin d’établir s’il y a discrimination ou non à l’encontre de celles-ci. Le creusement de l’écart des salaires montre clairement que ces contrôles sont plus nécessaires que jamais. Mais l’élimination des discriminations directes ne sera pas synonyme d’égalité intégrale des salaires. Pour cela, il faudrait aussi qu’il y ait égalité des chances en matière de formation continue, etc.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-496</guid><pubDate>Fri, 13 Nov 2009 14:52:00 +0100</pubDate><title>Les syndicats ont obtenu des hausses des salaires réels</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-syndicats-ont-obtenu-des-hausses-des-salaires-reels</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Nous connaissons désormais les premiers accords salariaux conclus lors des négociations de cette année. Ils montrent que, pour l’heure, les hausses des salaires réels sont la règle (cf. tableau infra). Les syndicats sont ainsi parvenus à éviter que la récession ne se répercute pleinement l’an prochain sur l’économie intérieure. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Des hausses de salaire ne sont toutefois pas certaines partout. Dans quelques branches et entreprises en effet, des patrons essaient de repousser les négociations pour qu’elles aient lieu une fois que la récession aura atteint l’économie intérieure. En outre, avec culot et sans tenir compte du fait que deux tiers des salarié(e)s sont occupés dans des branches dont les affaires sont bonnes ou satisfaisantes, certains représentants patronaux ont exigé un gel général des salaires. Or ce serait là du poison pour l’économie qui a autant besoin de hausses des salaires que d’une injection de vitamines. Il faut en plus, pour éviter une aggravation de la situation économique, que les fonds destinés à la réduction des primes-maladie soient augmentés dans la même mesure que la hausse de ces dernières l’an prochain. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Le tableau des résultats des accords salariaux conclus à ce jour par Unia et le Syndicat suisse des services publics (ssp) se trouve sur la page suivante</span><span lang="FR">.</span></p><p class="PresseText">&nbsp;</p><p class="Text"><b><span lang="FR">Vue d’ensemble des négociations salariales</span></b></p><p class="Text">&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col"><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Branche / entreprises (toutes UNIA)<br></span></span></p></th><th scope="col">Hausses des salaires effectifs</th><th scope="col">Hausses des salaires minimums</th><th scope="col">Nombre de personnes concernées</th></tr></thead><tbody><tr><td>Coops</td><td><p><span lang="FR">jusqu’à Fr. 4500/mois&nbsp;:</span><span class="TextCar"><b><span lang="FR">plus Fr. 40.- (moyenne&nbsp;: 1%</span></b></span><span class="Zusatzfett"><b><span lang="FR">)</span></b></span></p><p><span lang="FR">depuis Fr. 4500..-/mois plus 0,75&nbsp;%</span></p></td><td><p><span lang="FR">plus Fr. 100 .- par mois </span></p><p><span lang="FR">(moyenne&nbsp;: 2,5&nbsp;%)</span></p></td><td><p><span lang="FR">40’000</span></p></td></tr><tr><td>Lidl</td><td><p><b><span lang="FR">plus 5&nbsp;% de la masse salariale</span></b></p></td><td><p><span lang="FR">de Fr. 100.- à Fr. 250 p.- par mois</span></p></td><td><p><span lang="FR">1000</span></p></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Nettoyage (Suisse alémanique)</span></span></p></td><td></td><td><b><span lang="FR">plus 2&nbsp;%</span></b></td><td><span lang="FR">35’000</span></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Nettoyage (Suisse romande)<br></span></span></p></td><td></td><td><p><b><span lang="FR">de 1,25&nbsp;% à 1,55&nbsp;%</span></b></p></td><td><span lang="FR">6000</span></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Construction en bois</span></span></p></td><td><p><span lang="FR">- plus 1&nbsp;% à titre général</span></p><p class="Briefanrede"><span lang="FR">- plus 1,5&nbsp;% progression d’échelon</span></p><p><b><span lang="FR">au total&nbsp;: 2,5&nbsp;%</span></b></p><p><span lang="FR">pour 70&nbsp;% des employé(e)s</span></p></td><td><span lang="FR">plus 1&nbsp;%</span></td><td><span lang="FR">12’000</span></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Gros oeuvre</span></span></p></td><td><p><span lang="FR">- plus 1&nbsp;% à titre général</span></p><p class="Briefanrede"><span lang="FR">- plus Fr. 1.-/jour (repas de midi) </span></p><p><span lang="FR">soit une hausse de</span></p><p><b><span lang="FR">Fr. 70.- à Fr. 80.-/mois</span></b></p></td><td></td><td><p><span lang="FR">80’000</span></p></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Sucrerie d’Aarberg</span></span></p></td><td><p><b><span lang="FR">plus 1&nbsp;%</span></b></p></td><td></td><td><span lang="FR">275</span></td></tr><tr><td><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Lindt &amp; Sprüngli</span></span></td><td><p><b><span lang="FR">plus 1&nbsp;% à 1,5&nbsp;%</span></b></p></td><td></td><td></td></tr><tr><td><p><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Industrie horlogère</span></span></p></td><td><p><span lang="FR">Seul le renchérissement est négocié chaque année</span></p></td><td><p><span lang="FR">plus Fr. 100.-</span></p></td><td><p><span lang="FR">41’000</span></p></td></tr></tbody></table><p class="Text">&nbsp;</p><table><tbody><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Canton de Soleure </span></span></p><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">(tous = ssp) </span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1&nbsp;% à titre général plus octroi des annuités</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Anuités à titre individuel</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Canton de Fribourg</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Mécanismes salariaux garantis (= 1&nbsp;%)&nbsp;; d’autres points ouverts</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Hôpitaux du canton d’Argovie</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1,5&nbsp;% en tout (dont au moins 1&nbsp;% pour annuités)</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Ville de Zurich</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Compensation du renchérissement au 1.4.2010&nbsp;; plus 35 millions de francs pour des augmentations</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Centrales électriques du canton de Zurich</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1,7&nbsp;% à titre individuel</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Centrales électriques du canton d’Argovie</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">1,2&nbsp;% (dont 0,34&nbsp;% pour tous les employé(e)s</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Hôpital du Jura et homes</span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Annuités individuelles octroyées (= 2,3&nbsp;% en moyenne</span></p></td></tr><tr><td><p class="Text"><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Ville de Thoune </span></span></p></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Annuités octroyées (= 1,25&nbsp;%)</span></p></td></tr></tbody></table><p class="PresseAuskunftspersonundTel">Plus d'information dans les discours de :</p><ul><li><b>Andreas Rieger</b>, coprésident du syndicat UNIA</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Stefan Giger</b>, secrétaire central ssp</li></ul><p class="PresseAuskunftspersonundTel">en annexe.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-497</guid><pubDate>Wed, 11 Nov 2009 14:51:00 +0100</pubDate><title>Lier les bonus au cours des actions est faux et dangereux</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/lier-les-bonus-au-cours-des-actions-est-faux-et-dangereux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La circulaire publiée aujourd’hui par la FINMA constitue précisément une invitation faite aux grandes banques à poursuivre la politique de bonus erronée et dangereuse qui était la leur avant la crise. En effet, la FINMA salue par exemple le fait que les bonus des grands managers soient liés au cours des actions. Or c’est justement un tel lien qui a été l’une des principales causes de la crise. De fait, Marcel Ospel recevait déjà la moitié de son salaire de millionnaire en actions (bloquées). Et c’est ce qui l’a incité, au lieu de constituer des réserves pour les temps difficiles, à racheter pour 30 milliards de francs afin de pousser artificiellement le cours des actions à la hausse. Conséquence&nbsp;: l’UBS a disposé de réserves trop faibles durant la crise pour compenser ses pertes. Si les rémunérations sont liées au cours des actions, les managers essaient de faire monte ce dernier par tous les moyens. 
</p><p>La solution au problème des bonus est claire&nbsp;: un salaire fixe modéré. Les top managers n’ont pas besoin d’incitations monétaires pour travailler. Les règles sont claires aussi&nbsp;: celui ou celle qui travaille bien reçoit un salaire fixe. Sinon, il doit prendre la porte. 
</p><p>Afin de limiter les bonus des managers, l’Union syndicale suisse (USS) propose que des impôts sur les bénéfices soient prélevés sur la part supérieure à un million de francs. Pour les entreprises appartenant aux pouvoirs publics (banques cantonales, Banque nationale), les salaires doivent être limités à 500&nbsp;000 francs. D’un point de vue économique, cette mesure ne pose aucun problème. Le chef de la Banque fédérale américaine, Ben Bernanke, travaillerait-il mal parce qu’il ne gagne que 200&nbsp;000 dollars&nbsp;?</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2461</guid><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:48:00 +0100</pubDate><title>Claire décision de principe en faveur d’une initiative pour des salaires minimums</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/claire-decision-de-principe-en-faveur-d-une-initiative-pour-des-salaires-minimums</link><description>Berne, le 9 novembre 2009</description><content:encoded><![CDATA[<p>Réunis aujourd’hui à Berne, les délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) ont clairement approuvé – à l’unanimité moins une abstention – le principe d’une initiative populaire pour des salaires minimums. D’une part, celle-ci devra contenir en priorité une disposition sur l’encouragement des conventions collectives de travail (CCT) prévoyant des salaires minimums. D’autre part, et subsidiairement, elle devra fixer un salaire minimum général. Le Secrétariat de l’USS a été chargé d’élaborer des dispositions détaillées à ce sujet. Et c’est à l’AD de mai 2010 ou, si l’examen du texte devait prendre plus de temps, au Congrès de l’USS de novembre 2010, qu’il reviendra de prendre la décision finale quant aux revendications exactes de cette initiative. Toutes les personnes qui sont intervenues aujourd’hui ont donné pour principale raison à cette décision, de s’attaquer à ce fléau national que sont les très bas salaires via une initiative populaire, le fait qu’il n’est quasiment pas possible, dans les branches qui connaissent de tels salaires, de progresser à l’aide de l’outil syndical traditionnel que sont les CCT. Car seule la moitié des 400&nbsp;00 personnes qui gagnent actuellement moins de 3500 francs par mois (x 13) bénéficient aujourd’hui de la protection d’une CCT. 
</p><p>Auparavant, les délégué(e)s de l’USS ont adopté à l’unanimité une résolution demandant que l’on arrête de mener une politique qui aggrave encore plus la crise et qu’au contraire, des hausses de salaire de 1,5 à 2,5&nbsp;% soient accordées ainsi qu’un chèque pour atténuer l’explosion des primes-maladie, qu’il soit procédé à des investissements publics et qu’une offensive de formation continue soit lancée en lieu et place des mesures d’austérité prises au détriment des gens ordinaires, et que la durée d’indemnisation par l’assurance-chômage soit prolongée. 
</p><p>Dans son exposé introductif, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a mis en évidence l’offensive groupée actuellement menée en Suisse contre l’État social. Pratiquement toutes les assurances sociales sont touchées. Mais les syndicats lutteront, énergiquement et dans le cadre d’une alliance aussi vaste que possible, pour défendre leurs acquis – et, donc, une Suisse sociale.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2952</guid><pubDate>Thu, 05 Nov 2009 10:52:00 +0100</pubDate><title>Une révision à oublier !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-revision-a-oublier</link><description>La révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) touche principalement les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée. Elle coupe en effet drastiquement dans la protection sociale de celles et ceux qui sont précisément le plus durement frappés par la crise. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) exige que l’on y renonce. On peut assainir cette assurance avec la loi en vigueur. Et même mieux qu’avec le projet de révision du gouvernement !</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;À oublier&nbsp;!&nbsp;», a réclamé énergiquement le président de l’USS, Paul Rechsteiner. Ce qu’il faut «&nbsp;oublier&nbsp;» ici, c’est ici la 4e révision de la LACI, qui s’est conformé pour l’heure à un seul modèle, celui du démantèlement social. Le Conseil des États lui a déjà donné sa bénédiction, coupant massivement dans les prestations destinées aux jeunes et aux chômeurs et chômeuses de longue durée. La commission du Conseil national était même allée plus loin encore lors de sa première réunion pour, toutefois, finir ensuite par décider de recommander au Conseil national de ne pas entrer en matière. 
</p><p>Le projet de révision de la LACI veut donc imposer, aux jeunes qui sont au chômage, ainsi qu’aux personnes qui le sont depuis un certain temps, des réductions énormes de leurs prestations. Concernant ces derniers, dans les régions particulièrement touchées par le chômage, ils ont aujourd’hui droit à une prolongation de leur durée d’indemnisation. Selon la révision, ce ne serait plus possible. Quant aux jeunes, leur durée d’indemnisation se verrait brutalement raccourcie. Bref, ce sont précisément ceux qui sont le plus touchés par la crise qui se verraient punis une deuxième fois avec cette révision&nbsp;!
</p><p>Finalement, cette dernière n’apporte rien, mis à part le démantèlement d’une protection sociale. Et cela, à une époque où la crise qui s’étend demande logiquement une meilleure protection. Ou encore, comme Paul Rechsteiner l’a dit&nbsp;: «&nbsp;Une assurance sociale qui ne remplit plus ses tâches - ou ne les remplit plus dans une mesure satisfaisante - à un moment où elle est particulièrement appelée à intervenir ne mérite pas ce nom.&nbsp;»
</p><p>Et l’assainissement financier&nbsp;? Lui aussi serait réalisable avec plus d’efficience dans le cadre de la loi en vigueur plutôt qu’avec la révision proposée. En effet, la loi actuelle contient un mécanisme d’assainissement automatique. L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart, l’a rappelé&nbsp;: «&nbsp;Lorsque la dette de l’assurance-chômage représente 2,5&nbsp;% au moins de la somme des salaires soumis à cotisation, le Conseil fédéral doit augmenter le taux de cotisation. Ce qui sera le cas l’an prochain.&nbsp;» Le gouvernement devra donc relever l’an prochain d’au maximum 0,5 point de pourcentage la cotisation de l’assurance-chômage et introduire le pour-cent de solidarité pour les hauts revenus, à savoir pour les parts de revenus se situant entre 126&nbsp;000 et 315 000 francs par an.
</p><p>Le calcul est vite fait&nbsp;: avec la loi en vigueur, le Conseil fédéral peut mieux améliorer le financement de l’assurance-chômage qu’avec son projet de révision en l’état (hausse de 0,3&nbsp;% des cotisations, dont 0,1&nbsp;% pour le désendettement de l’assurance).
</p><p>Et le «&nbsp;calcul social&nbsp;» est lui aussi vite fait&nbsp;: en «&nbsp;oubliant&nbsp;» cette révision, on laisse intacts&nbsp; les droit des chômeurs et chômeuses, des droits qui témoignent quand même d’un minimum de respect à l’égard de celles et ceux que ce fléau frappe de plein&nbsp; fouet.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-499</guid><pubDate>Wed, 21 Oct 2009 14:42:00 +0200</pubDate><title>Pas d’effet domino pour le travail de nuit!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-d-effet-domino-pour-le-travail-de-nuit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision du tribunal administratif fédéral rendue publique aujourd’hui met une fois de plus les choses au point en matière de travail de nuit:&nbsp; Il n’est pas possible de déroger pour des raisons futiles à l’interdiction de travailler la nuit ancrée dans la loi sur le travail.&nbsp; 
</p><p>La travail de nuit est une lourde charge pour les travailleuses et travailleurs, il met leur santé en danger et ne doit donc être autorisé qu’exceptionnellement. 
</p><p>Faire ses achats dans des supermarchés de stations-service n’est pas un besoin avéré de la population. Le plaisir du shopping de quelques-uns ne justifie en aucun cas un assouplissement de l’interdiction de travailler la nuit. 
</p><p>Si les supermarchés des stations-service pouvaient ouvrir la nuit, d’autres magasins, dans les gares ou au centre des villes ne tarderaient pas à demander l’égalité de traitement et obtiendraient des dérogations similaires. Cela provoquerait un véritable effet domino. Bientôt, des milliers d’employées et d’employés du commerce de détail pourraient être forcés de travailler la nuit.&nbsp; 
</p><p>Il est donc tout à fait justifié de fermer les supermarchés des stations-service pendant la nuit. La protection des travailleurs doit être prise au sérieux, en particulier en temps de crise.&nbsp; 
</p><p>L’Union Syndicale Suisse se battra bec et ongle contre tout assouplissement de la protection des travailleurs et veillera à une application rigoureuse de la loi sur le travail.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-500</guid><pubDate>Thu, 15 Oct 2009 14:41:00 +0200</pubDate><title>On ne fait pas les choses à moitié !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/on-ne-fait-pas-les-choses-a-moitie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Non, pas comme ça&nbsp;! L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’actuel projet de 6e révision de l’AI et le démantèlement des prestations qui l’accompagne. 
</p><p>La réadaptation n’est pas une mesure qui concerne unilatéralement les personnes handicapées. Les employeurs ont aussi à assumer leur part de responsabilité à cet égard. Or, le but déclaré de cette «&nbsp;révision des rentes axée sur la réadaptation&nbsp;», à savoir&nbsp;: réduire l’effectif des rentes de 5 % en l’espace de six ans (soit 12&nbsp;500 rentes pondérées, resp. 16&nbsp;500 allocataires de rentes AI en moins), ne pourra&nbsp; être atteint que si les employeurs créent les emplois nécessaires à cet effet. En l’absence de quotas obligatoires, impossible d’y arriver. C’est pourquoi l’USS propose que les entreprises dont l’effectif du personnel est de 100 personnes ou plus occupent au moins 1&nbsp;% de rentières et/ou rentiers AI, respectivement de personnes placées par l’AI. L’entreprise qui n’observerait pas ces quotas serait sanctionnée&nbsp;: pour chaque emploi destiné à un(e) allocataire de rente AI manquant, elle devrait verser un montant correspondant à une rente AI annuelle moyenne. Sinon, la réadaptation risque d’avoir un effet boomerang sur les personnes concernées. En effet, ayant été au bénéfice de mesures de réadaptation, elles perdent leur rente AI, mais sans pour autant trouver un emploi, ce qui les rendra dépendantes de l’aide sociale. Pour les rentières et rentiers AI de plus de 50 ans, c’est-à-dire qu’il n’est guère possible de placer, il faut en plus introduire le principe de la préservation des acquis. Si la 6e révision de l’AI ne prévoit pas ces deux compléments, l’USS la rejettera. 
</p><p>Des raisons administratives aussi parlent en défaveur de cette révision. Il faut en effet d’abord évaluer les instruments de réadaptation introduits par la 5e révision de l’AI. L’USS propose en outre que l’on ne se limite pas aux seules prestations, mais que l’on examine également d’autres sources de financement.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2521</guid><pubDate>Thu, 15 Oct 2009 11:34:00 +0200</pubDate><title>6e révision de l’AI, premier train de mesures </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/6e-revision-de-l-ai-premier-train-de-mesures</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-501</guid><pubDate>Wed, 14 Oct 2009 14:39:00 +0200</pubDate><title>L’Assemblée des délégué(e)s (AD) l’Union syndicale suisse (USS) du 9 novembre prendra une décision de principe.</title><link>https://www.uss.ch/luss/organes/detail/l-assemblee-des-delegue-e-s-ad-l-union-syndicale-suisse-uss-du-9-novembre-prendra-une-decision-de-principe</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Le 14 octobre, le Comité de l’USS a décidé de proposer à l’AD du 9 novembre prochain de prendre une décision de principe concernant le lancement d’une initiative populaire pour un salaire minimum. La décision finale sera prise par l’AD de mai ou celle de novembre 2010. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Depuis leur campagne «&nbsp;Pas de salaires au-dessous de 3000 francs&nbsp;!&nbsp;», lancée en 1999, l’USS et ses syndicats étudient de manière approfondie la question d’un salaire minimum. Au printemps dernier, l’USS a créé un groupe d’expert(e)s chargé d’étudier dans le détail cette problématique et d’examiner l’éventuel lancement d’une initiative populaire à ce sujet. De plus, des initiatives populaires cantonales visant le même but ont été lancées - et certaines déposées -, une initiative au plan fédéral ayant également été annoncée. Enfin, le congrès du syndicat Unia a pris une décision semblable.</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Le Comité de l’USS a choisi d’articuler une telle initiative autour de deux axes&nbsp;: encouragement en priorité des conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimaux et, subsidiairement, fixation d’un salaire minimum général. Avant d’équilibrer avec précision ces deux axes, d’autres clarifications seront encore nécessaires après la décision de principe de l’AD de novembre.</span></p>]]></content:encoded><category>Décisions des organes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-503</guid><pubDate>Wed, 07 Oct 2009 14:35:00 +0200</pubDate><title>Au lieu de s’attaquer… aux victimes, il faut renforcer le pouvoir d’achat !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/au-lieu-de-s-attaquer-aux-victimes-il-faut-renforcer-le-pouvoir-d-achat</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation des salarié(e)s a continué à se dégrader fortement en septembre. Aujourd’hui, 154&nbsp;409 personnes sont inscrites au chômage (3,9&nbsp;%) et les demandeurs et demandeuses d’emploi sont 213&nbsp;902 (5,4 %). Le chômage continue donc à s’étendre. La situation des jeunes apparaît particulièrement inquiétante. Désormais, 30&nbsp;000 d’entre eux sont au chômage. Un scandale social&nbsp;! Que les politiques ne réagissent qu’avec la plus extrême pusillanimité et avec la plus grande retenue est encore plus scandaleux. Ils ne voient pas qu’une bombe sociale a retardement s’est enclenchée.
</p><p>Au vu des sombres perspectives d’avenir, la passivité des autorités est incompréhensible&nbsp;: même les prévisions teintées d’optimisme du SECO annoncent un chômage de 5,2 % pour juin 2010. 
</p><p>Comment accepter que, précisément en une période de chômage élevé, les mailles du filet de l’assurance-chômage soient desserrées&nbsp;?! Le démantèlement proposé des prestations frappe les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée, soit celles et ceux qui sont le plus violemment touchés par une crise dont ils ne sont en rien responsables. Pour eux, la réduction de leurs prestations est un camoufler, car c’est ainsi leur faire payer une deuxième fois pour une crise qu’ils ont déjà payée en perdant leur emploi. L’Union syndicale suisse (USS) exige du Conseil fédéral qu’il revienne sur ce projet raté de révision. Si nécessaire, elle saisira le référendum pour le combattre. 
</p><p>Mais au-delà, afin que cesse l’hécatombe des emplois, il est urgent de renforcer immédiatement le pouvoir d’achat. L’USS exige que la réduction des primes-maladie des familles et ménages à bas revenus compense entièrement les hausses massives annoncées pour 2010. De plus, une hausse équitable de salaire de 80 à 120 francs selon la branche doit être garantie à l’ensemble des salarié(e)s, aussi pour renforcer le pouvoir d’achat et, ainsi, contrer une nouvelle hausse du chômage.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-502</guid><pubDate>Wed, 07 Oct 2009 14:34:00 +0200</pubDate><title>La jeunesse syndicale condamne les attaques inacceptables contre les jeunes chômeurs et chômeuses !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-jeunesse-syndicale-condamne-les-attaques-inacceptables-contre-les-jeunes-chomeurs-et-chomeuses</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Commission de jeunesse de l’USS est scandalisée par les décisions de la commission de l’économie et des redevance du Conseil national, qui s’est violemment attaquée aux jeunes chômeurs et chômeuses en réduisant le nombre de leurs indemnités journalières (à 130 pour les moins de 25 ans et à 260 pour les 25-30 ans), ainsi qu’en confirmant la décision du Conseil des États de baisser les exigences du «&nbsp;travail convenable&nbsp;» pour les moins de 30 ans. Il faut en outre rappeler que le projet du Conseil fédéral prévoit déjà de diviser par trois le nombre d’indemnités journalières des jeunes qui n’ont pas pu cotiser à l’assurance-chômage parce qu’ils sortent de formation. 
</p><p>Ces décisions sont d’autant plus inacceptables que les jeunes forment une catégorie de chômeurs particulièrement vulnérable&nbsp;: comme le prévoyait la Commission de jeunesse de l’USS, qui avait sonné l’alarme en février 2009 déjà, le chômage des 15-24 ans a explosé ces derniers mois. Par rapport à septembre 2008, il a augmenté de 75 %. Pour les 20-24 ans, l’augmentation est même de&nbsp;82%&nbsp;! 
</p><p>La jeunesse syndicale exige donc le retrait de ces propositions révoltantes, qui ne sont qu’une marque de mépris envers les jeunes.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-504</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 14:33:00 +0200</pubDate><title>Un chèque contre l’explosion des primes et le gain de 1,2 milliard de francs réalisé avec l’UBS, pour les réduire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-cheque-contre-l-explosion-des-primes-et-le-gain-de-1-2-milliard-de-francs-realise-avec-l-ubs-pour-les-reduire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les hausses des primes communiquées aujourd’hui vont empoisonner la vie des gens et aggraver la crise. Une famille avec un enfant et un(e) jeune adulte devra ainsi payer en moyenne 1193 francs de primes de plus l’an prochain. Le chômage progressant, pour beaucoup, cela posera des problèmes quasiment insolubles. Parallèlement, la perte d’environ 2 milliards de pouvoir d’achat va considérablement renforcer la crise et le chômage. C’est pourquoi la revendication de l’USS est claire&nbsp;: il faut créer un chèque pour contrer l’explosion des primes. La Confédération doit prendre à sa charge ces hausses pour les familles et les bas revenus. Elle doit affecter aux réductions des primes la somme de 1,2 milliard de francs gagnée avec la vente de son emprunt convertible auprès de l’UBS.
</p><p>Le rejet par le Conseil national, lors de la session d’automne, de toute augmentation des fonds destinés aux réductions de primes est un scandale sans pareil. Il prouve que la majorité bourgeoise des Chambres, qui adopte des cadeaux fiscaux pour les nanti(e)s, ne veut tout simplement rien faire contre la crise, alors que ses victimes s’accumulent. Les syndicats ont spontanément manifesté aujourd’hui devant le Département fédéral de l’intérieur pour protester contre cette politique arrogante et socialement insensible. Leur revendication est simple&nbsp;: que le Conseil des États corrige le tir. 
</p><p>Il faut s’occuper sérieusement du but social des réductions de primes. Celui qui avait été fixé lors de l’introduction de la loi sur l’assurance-maladie était que la charge représentée par les primes ne dépasse pas, dans toute la Suisse, 8&nbsp;% du revenu imposable. Il doit une fois pour toutes être appliqué, la réduction des primes étant un correctif aux actuelles primes individuelles antisociales.
</p><p>L’Union syndicale suisse exige aussi la mise en place dans tout le pays de réseaux de soins intégrés (managed care). Le modèle de l’«&nbsp;interlocuteur/interlocutrice personnel de santé&nbsp;» introduit par les syndicats et les associations professionnelles dans les débats de la commission parlementaire indique la voie à suivre ici, contrairement aux mesures de managed care décidées par le Conseil des États, car elles favoriseront la sélection des bons risques et renforceront le pouvoir des caisses. IL s’agit donc de les corriger. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2948</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2009 10:47:00 +0200</pubDate><title>Il faut renforcer le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/il-faut-renforcer-le-pouvoir-d-achat</link><description>Grâce aux bons accords salariaux conclus l’an dernier, l’économie suisse intérieure se porte momentanément assez bien. Mais si le pouvoir d’achat n’est pas renforcé, on risque la chute libre l’an prochain.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2010 en effet, les pouvoirs publics vont – en pleine crise&nbsp;! – appliquer une politique qui videra largement les poches de la population&nbsp;; cela, via l’explosion des primes des caisses-maladie et la hausse de la taxe sur le CO2 dont le produit ne devrait pas être remboursé. Et s’il faut encore payer plus pour les caisses de pensions afin de les assainir, il restera encore moins pour vivre. S’ajouteront à cela les conséquences des mesures d’austérité que les cantons et des communes vont appliquer en 2010. Tout cet argent dont la population sera privée, l’économie elle aussi ne le verra pas. Plus de 40&nbsp;000 emplois vont ainsi passer à la trappe. 
</p><p>Si l’on ne veut pas que l’économie intérieure s’effondre, il faut donc renforcer de toute urgence le pouvoir d’achat des gens, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>les salaires doivent être augmentés de 1,5 à 2,5 pour cent&nbsp;; les entreprises peuvent tout à fait se le permettre&nbsp;; en effet, deux tiers des salarié(pe)s travaillent dans des entreprises dont les affaires sont bonnes ou satisfaisantes&nbsp;;</li><li>il faut que les primes des caisses-maladie soient réduites d’au moins autant qu’elles auront augmenté&nbsp;; les bénéfices encaissés par la Confédération en revendant ses actions UBS doivent être affectés à cet effet&nbsp;;</li><li>e produit de la taxe sur le CO2 des années 2009 et 2010 doit être remboursé sans délai à la population&nbsp;; il représente plus d’un milliard de francs&nbsp;;</li></ul><p></p> pour contrer la politique d’austérité des cantons et des communes l’an prochain, il faut mettre en œuvre un programme d’investissement.]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-2947</guid><pubDate>Wed, 30 Sep 2009 10:46:00 +0200</pubDate><title>Les banques doivent augmenter leur capital propre</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-banques-doivent-augmenter-leur-capital-propre</link><description>Une des principales causes de la crise financière a été  le fait que les banques disposaient de trop peu de réserves pour compenser leurs pertes dues à des spéculations immobilières ou sur des produits dérivés. Ces dernières années en effet, elles avaient massivement réduit leur capital propre. L’UBS, par exemple, avait racheté, depuis 2001, des actions pour un montant de 30 milliards de francs. La diminution du capital propre suit de toute évidence la logique des années ’90  selon laquelle les  actionnaires sont prioritaires : plus le capital propre est petit, plus grands sont les rendements.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si l’on considère les cent dernières années, on voit que la place financière suisse avait, au début du XX<sup>ème</sup> siècle, 15 centimes, soit 15 pour cent, de capital propre par franc inscrit à son bilan. Ensuite, ce pourcentage s’est mis à baisser fortement. Ainsi, en 2008, le capital propre des banques n’était plus que de 4 pour cent de la somme portée au bilan. Et la situation était des plus extrêmes dans les grandes banques&nbsp;: pour un 1 franc inscrit au bilan, il n’y avait plus que 2 centimes de capital propre. 
</p><p>Depuis lors, les régulateurs du marché financiers se sont largement mis d’accord pour dire que les banques devraient, à l’avenir, augmenter leur capital propre. La FINMA, l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, parle de 4 à 5 centimes de capital propre par franc inscrit au bilan. Mais c’est encore trop peu. En effet, même si le Credit Suisse remplissait déjà cette condition au printemps dernier, son action était toujours considérée comme risquée. 
</p><p>Les actuelles discussions sur un système bancaire dit «&nbsp;différencié&nbsp;», sur une séparation des activités bancaires nationales et internationales - ce qui permettrait à l’État de laisser aussi une grande banque faire faillite - font également obstacle à un durcissement des prescriptions en matière de capital propre. En effet, la mise en œuvre de telles propositions étant très complexe, les banquiers participeront volontiers à ces discussions tout en se disant que, au fil du temps, la pression sur les banques devrait diminuer et qu’aucune solution ne sera finalement trouvée. C’est pourquoi il faut exercer une pression soutenue pour que les banques soient tenues d’augmenter leur capital propre. Ce dernier étant cher, si elles doivent en posséder plus, les banquiers sortiront de leur passivité. C’est en effet là le seul langage qu’ils comprennent.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-506</guid><pubDate>Thu, 24 Sep 2009 14:31:00 +0200</pubDate><title>Mesquin – et dans l’ensemble susceptible d’accroître la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/mesquin-et-dans-l-ensemble-susceptible-d-accroitre-la-crise</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’USS, la chose était et est toujours entendue : des fonds publics bien plus importants que ceux prévus dans le troisième paquet conjoncturel sont nécessaires pour protéger les habitant(e)s de ce pays des conséquences dramatiques de la crise. Or, les chambres fédérales ont en outre sérieusement raboté ce petit paquet, ce dernier d’ailleurs approuvé à la dernière minute. Les mesures en faveur des chômeurs de longue durée ont aussi été amputées de moitié. C’est mesquin.
</p><p>Toujours aussi mesquin – et susceptible d’accroître la crise –, le refus du Conseil national de toute subvention supplémentaire pour réduire les primes des caisses-maladie pour l’année prochaine. Dans quelques jours les nouvelles primes seront connues. La perte de pouvoir d’achat qui en découlera pour les ménages sera conséquente. Nouvelle régression à laquelle assistent sans broncher l’UDC et le PRD. 
</p><p>Pour l’USS, il est clair qu’une politique garantissant emploi, salaire et rente est nécessaire. La manifestation syndicale de samedi passé a montré que de larges couches de la population réclament une telle politique. Quelle frange de la population représentent vraiment les conseillers nationaux de l’UDC et du PRD&nbsp;?</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-507</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 14:30:00 +0200</pubDate><title>L’USS rejette l’initiative populaire sur les minarets</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/l-uss-rejette-l-initiative-populaire-sur-les-minarets</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa dernière séance, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a formulé ses recommandations de vote pour la votation fédérale du 29 novembre prochain. A l’unanimité, il se prononce pour un «&nbsp;NON&nbsp;» &nbsp;à l’initiative populaire «&nbsp;Contre la construction de minarets<a name="OLE_LINK1">&nbsp;». </a>Les objectifs de l’initiative sont contraires aux droits humains. Les avis sont, en revanche, plus partagés en revanche à propos de l’initiative «&nbsp;Pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre&nbsp;». Sur ce point, l’USS a décidé de laisser la liberté de vote à ses fédérations, qui peuvent ainsi se déterminer elles-mêmes. Concernant l’Arrêté fédéral pour la création d’un financement spécial en faveur du transport aérien, l’USS n’a pas formulé de recommandation de vote. </p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-508</guid><pubDate>Sat, 19 Sep 2009 14:28:00 +0200</pubDate><title>30 000 manifestant(e)s exigent un tournant politique</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/30-000-manifestant-e-s-exigent-un-tournant-politique</link><description>Impressionnante manifestation des syndicats à Berne</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Au moins 30 000 de personnes – nettement plus que ce qu’attendaient les syndicats - ont manifesté aujourd’hui à Berne pour exiger un tournant politique. C’est un signal on ne peut plus clair qu’ils &nbsp;</span>ont envoyé au gouvernement et à la majorité parlementaire, pour qu’ils s’attaquent une fois pour toutes à la crise au lieu de la prolonger. Impressionnante, haute en couleurs et pacifique de bout en bout, la manifestation était placée sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Contre la crise&nbsp;: garantir les emplois, les salaires et les rentes&nbsp;!&nbsp;». Les politiques doivent immédiatement prendre des décisions pour garantir les emplois, à savoir&nbsp;: adopter un vaste programme conjoncturel et des mesures efficaces contre le chômage des jeunes, mettre le holà aux absurdes mesures d’austérité et prolonger à 24 mois la durée du chômage partiel. Avec force, les manifestant(e)s ont aussi exigé que l’on garantisse le pouvoir d’achat par des hausses de salaires de 80 à 120 francs, l’an prochain, par l’augmentation du montant des indemnités journalières de chômage et la prolongation de la durée d’indemnisation pendant la crise, par le remboursement immédiat du produit de la taxe sur le CO<sub>2</sub> et par la compensation intégrale, pour les bas et moyens revenus, des augmentations des primes versées aux caisses-maladie. Enfin, avec détermination, les manifestant(e)s ont déclaré la guerre à tout démantèlement de l’AVS et du 2<sup>e</sup> pilier. </p><p class="PresseText"><span lang="FR">Après la manifestation d’aujourd’hui, une chose est désormais claire&nbsp;: la population de ce pays veut une autre politique que celle du Conseil fédéral et de la majorité parlementaire. Elle en a marre d’une politique qui consiste notamment, comme l’a montré le Conseil fédéral au début de la semaine, à vider de sa substance un programme conjoncturel d’ores et déjà squelettique&nbsp;; une pure insulte au vu des effrayantes annonces de licenciements faites jour après jour. Les gens en ont marre de payer deux fois pour une crise dont ils ne sont pas responsables&nbsp;: par la perte de leur emploi et à travers le démantèlement de la sécurité sociale. Ils en ont marre de ces décideurs politiques qui obéissent au doigt et à l’œil aux managers. Ils en ont marre de la morgue de ces bénéficiaires de «&nbsp;bonus de chefs&nbsp;» qui, après une forte baisse des affaires, ont retrouvé leur ancienne arrogance. Les syndicats, qui sortent renforcés de cette manifestation impressionnante, vont lutter avec la population de ce pays – sur les lieux de travail et sur la scène politique - pour que les emplois, les salaires et les rentes soient garantis. Et contre l’appât du gain.</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">La manifestation nationale «&nbsp;Contre la crise&nbsp;: garantir les emplois, les salaires et les rentes&nbsp;!&nbsp;» a été organisée par l’USS et ses fédérations affiliées, avec le soutien de l’ensemble des grandes associations de salarié(e)s, du parti socialiste suisse, des Verts et d’autres organisations.</span></p><p class="PresseText">&nbsp;</p><p class="PresseText">En annexe, vous trouverez les discours de :</p><ul><li><span>Alain Carrupt</span>, Zentralpräsident Gewerkschaft Kommunikation</li><li><span>Kurt Regotz</span>, Präsident syna</li><li><span>Martin Flügel</span>, Präsident travail.suisse</li></ul>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-563</guid><pubDate>Wed, 16 Sep 2009 11:10:00 +0200</pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2008 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2008</link><description>Dossier N° 67</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2009, l’USS comptait au total 368&nbsp;426 membres, répartis dans désormais 16 fédérations affiliées. Anciennement, il y en avait 17, mais en 2008, la Fédération suisse des tisserands de toile à bluter (FSTT) s’est dissoute. Après une histoire longue et animée, cette organisation n’était plus présente que dans quelques entreprises et comptait moins de 100 membres. Par rapport à l’année dernière, l’USS a perdu 5575 membres, soit 1,5&nbsp;% de ses effectifs.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-510</guid><pubDate>Tue, 08 Sep 2009 14:24:00 +0200</pubDate><title>Les acteurs politiques se cantonnent dans la passivité :	à la manif syndicale de les en sortir !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/les-acteurs-politiques-se-cantonnent-dans-la-passivite-a-la-manif-syndicale-de-les-en-sortir</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En août 2009, la situation des salarié(e)s de Suisse a continué à se dégrader. Bien que la crise ne dure pas encore depuis une année, près de 210&nbsp;00 personnes sont officiellement déjà au chômage ou à la recherche d’un emploi. Cela représente un taux d’environ 5,2&nbsp;%. Lors de la récession commencée en 2001, il a fallu plus d’une année et demie pour que la situation se dégrade à ce point. En outre, près de 60&nbsp;000 personnes sont aujourd’hui au chômage partiel. Soit 1,5&nbsp;% de toutes les personnes occupées. Selon les prévisions de la Banque nationale et du SECO, la situation va s’aggraver l’an prochain.
</p><p>La constitutionnel fédérale décidée par le peuple suisse charge la Confédération, les cantons et les communes de lutter contre le chômage. Or, ils font exactement l’inverse. Les hausses des primes des caisses-maladie et de la taxe sur le CO2 – sans que le produit de cette dernière soit remboursé – privent la population de plusieurs milliards de pouvoir d’achat. Et tant les cantons que les communes prévoient, selon la dernière statistique financière de la Confédération, d’appliquer des politiques d’austérité en 2010. Là aussi, il s’agit de milliards de francs. Tout cet argent manquera à l’économie suisse, si bien que cette politique d’absorption du pouvoir d’achat et d’économies coûtera des dizaines de milliers d’emplois en plus. 
</p><p> Lors de la session parlementaire en cours, les Chambres fédérales doivent adopter des mesures pour empêcher que la crise ne s’aggrave encore plus. Pour faire pièce à la baisse du pouvoir d’achat, il faut des réductions plus conséquentes des primes-maladie – en utilisant aussi les rentrées encaissées grâce à la vente par la Confédération de son emprunt convertible à l’UBS. Il faut aussi rembourser immédiatement le produit de la taxe sur le CO2 de 2009 et 2010, prolonger à 24 mois la durée maximale du chômage partiel et appliquer un programme d’investissement pour contrer la politique d’austérité des cantons et des communes. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations, ainsi que d’autres organisations de salarié(e)s, appellent à manifester à Berne le 19 septembre. Cette grande manifestation veut réveiller une fois pour toutes ces acteurs politiques qui se complaisent dans la passivité et l’embellissement de la réalité au point de laisser entièrement libre cours à la crise. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-511</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2009 14:23:00 +0200</pubDate><title>Lancement d’une campagne pour une meilleure protection contres les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lancement-d-une-campagne-pour-une-meilleure-protection-contres-les-licenciements-antisyndicaux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une soixantaine de syndicalistes, dont de nombreux membres de commissions du personnel et des personnes concernées, ont demandé une meilleure protection des représentant(e)s syndicaux, lors d’une journée d’étude sur cette question. Ils ont aussi décidé de lancer une campagne intitulée «&nbsp;Licenciements antisyndicaux&nbsp;: ça suffit&nbsp;!&nbsp;», dans le but de faire connaître à l’opinion publique les lacunes de la protection légale dans ce domaine. Une partie substantielle de cette campagne est constituée par une lettre ouverte de représentant(e)s du personnel dans les entreprises adressée au Conseil fédéral à qui il est instamment demandé qu’il fasse une fois pour toutes en sorte que cette protection soit efficace. 
</p><p>Le contexte&nbsp;: la Suisse protège extrêmement peu contre les licenciements abusifs les syndicalistes actifs dans les entreprises. Or, il est nécessaire – ce qui va aussi de soi dans les pays limitrophes – que les syndicalistes qui s’acquittent activement de leurs tâches syndicales de représentation soient protégés. Précisément en pleine crise, de nombreux représentant(e)s du personnel et délégué(e)s syndicaux ont en effet permis d’éviter des coupes claires dans le personnel et garanti ainsi des emplois. 
</p><p>Par leur attitude, les autorités suisses violent aussi le droit international. L’Union syndicale suisse (USS) a signalé qu’elle maintenait la plainte contre la Suisse qu’elle a déposée auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et présentera à la commission compétente de cette dernière de nouveaux cas de licenciements antisyndicaux. La Suisse a déjà été condamnée par l’OIT à cause de sa protection lacunaire des syndicalistes actifs dans les entreprises. Pour sa part, le syndicat Unia va aussi chercher à améliorer cette protection dans le cadre des négociations conventionnelles à venir. </p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-512</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2009 14:22:00 +0200</pubDate><title>L’USS veut sans délai une réduction plus forte des primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-veut-sans-delai-une-reduction-plus-forte-des-primes-des-caisses-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les primes des caisses-maladie vont augmenter de plus de 10&nbsp;% l’an prochain et faire perdre beaucoup d’argent à la population de Suisse. Mais ce n’est pas encore tout&nbsp;: les décisions prises aujourd’hui par la commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national grèveront encore plus les budgets des assuré(e)s et mettront les salaires du personnel de la santé sous pression. En effet, chaque adulte devra désormais payer un montant non plafonné pour chaque jour d’hospitalisation. La CSSS a aussi refusé de fixer dans la loi l’actuel plafond de 700 francs par an de participation aux coûts et décidé de relever de 10 à 20&nbsp;% la quote-part de tous les assuré(e)s qui consultent directement un spécialiste. On estime que cela représentera une charge supplémentaire d’au moins 300 millions de francs pour les assuré(e)s. Et, en intervenant dans le système tarifaire, ce seront encore plus de millions qui vont être économisés sur le dos du personnel de la santé travaillant dans les divisions ambulatoires des hôpitaux. 
</p><p>Cette réduction massive du pouvoir d’achat pèsera sur le budget des ménages et occasionnera de graves dégâts à la conjoncture. À cause des hausses des primes versées aux caisses-maladie, ainsi que des mesures supplémentaires décidées par la CSSS au détriment des assuré(e)s et du personnel de la santé, les ménages devront baisser leur consommation. Conséquence&nbsp;: l’économie intérieure – qui fonctionne encore de manière satisfaisante à l’heure actuelle – sera sensiblement touchée. Et de nombreux emplois seront menacés.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige que la somme de 1,2 milliard de francs encaissée par la Confédération grâce à la vente de ses actions UBS doit servir à augmenter les fonds destinés aux réductions des primes des caisses-maladie. Cela, en plus des 200 millions déjà proposés à cet effet. Cette mesure permettra de compenser les conséquences négatives de ces hausses sur la conjoncture. Et les ménages qui, bien qu’innocents, subissent la crise causée par certains profiteurs, verront leurs charges quelque peu allégées. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-513</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2009 14:21:00 +0200</pubDate><title>Grippe A : le salaire doit aussi être versé en cas de pandémie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/grippe-a-le-salaire-doit-aussi-etre-verse-en-cas-de-pandemie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En juillet dernier, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) a ouvert sur la page d’accueil de son site Web un FAQ (Foire aux questions&nbsp;: «&nbsp;Pandémie et entreprises&nbsp;») sur les droits et devoirs des employeurs et des travailleurs et travailleuses, une initiative qui est à saluer. Or, le droit du travail y est interprété, sur quelques aspects fondamentaux, de manière défavorable aux travailleurs et travailleuses. Après intervention de l’USS, le SECO a certes revu sa copie, mais la nouvelle version continue à donner, sur des questions importantes pour ces derniers, des réponses lacunaires ou, sans autre forme de procès, toujours en leur défaveur. Désormais, une expertise de Me Bernard Waeber, un spécialiste du droit du travail, confirme que certaines interprétations du SECO sont erronées.
</p><p>Ainsi, contrairement à ce que pense le SECO, les personnes contraintes de s’occuper de leurs enfant(s) malade(s) doivent continuer à toucher sur plus de 3 jours leur salaire pendant une pandémie, car il s’agit là d’un devoir d’assistance selon la loi.
</p><p>En outre, les employeur(e()s doivent aussi continuer à verser les salaires si leur entreprise est fermée provisoirement pour cause de grippe A, que cette fermeture ait été ordonnée par les autorités ou qu’ils l’aient décidée de leur propre chef. Le droit prévoit en effet clairement que l’employeur(e) supporte aussi le risque entrepreneurial, même lorsqu’il ne porte pas la responsabilité d’événements extérieurs, comme une pandémie. Et les travailleurs et travailleuses n’ont pas à rattraper ultérieurement le temps de travail ainsi perdu.
</p><p>L’Union patronale et d’autres organisations patronales (hotelleriesuisse, Gastrosuisse) ont repris tel quel ce FAQ. Pour que la protection des travailleuses et travailleurs durant une pandémie soit garantie, les erreurs constatées dans ce document doivent de toute urgence être corrigées. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-515</guid><pubDate>Wed, 26 Aug 2009 14:20:00 +0200</pubDate><title>La somme de 1,2 milliard de francs encaissée par la Confédération en revendant ses actions UBS doit servir à réduire plus fortement les primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-somme-de-1-2-milliard-de-francs-encaissee-par-la-confederation-en-revendant-ses-actions-ubs-doit-servir-a-reduire-plus-fortement-les-primes-des-caisses-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’an prochain, les primes des caisses-maladie vont augmenter de plus de 10 pour cent, comme le confirment les chiffres publiés aujourd’hui par Comparis. En pleine crise, la population suisse va donc devoir fortement puiser dans son porte-monnaie&nbsp;: en tout, près de 2 milliards de francs. En 2010, une famille de quatre personnes devra ainsi payer 1500 francs de prime en plus.
</p><p>Cette énorme baisse du pouvoir d’achat ne grèvera pas uniquement le budget des ménages, mais aura aussi de graves conséquences sur la conjoncture. À cause de la hausse des primes des caisses-maladie, les ménages disposeront de moins d’argent pour leur consommation. Ce qui aura une incidence douloureuse pour l’économie intérieure, qui fonctionne pour l’heure de manière encore satisfaisante. De nombreux emplois seront ainsi en danger. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment que cette somme de 1,2 milliard de francs encaissée par la Confédération à travers la revente de son emprunt à conversion obligatoire UBS doit être affectée à une hausse des fonds destinés à la réduction des primes des caisses-maladie. Cela, en plus des 200 millions de francs déjà proposés à cet effet. Par cette mesure, on pourrait compenser les effets négatifs pour la conjoncture de ces hausses de primes. Les ménages qui, bien qu’innocents, pâtissent d’une crise provoquée par ceux qui se sont remplis les poches de bonus pourraient voir ainsi leur charge quelque peu allégée. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2945</guid><pubDate>Mon, 24 Aug 2009 10:43:00 +0200</pubDate><title>Pour les deux tiers des entreprises, la situation est bonne — 80 à 120 francs d’augmentation de salaire, c’est nécessaire, possible et pertinent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-les-deux-tiers-des-entreprises-la-situation-est-bonne-80-a-120-francs-d-augmentation-de-salaire-c-est-necessaire-possible-et-pertinent</link><description>Les fédérations de l’USS revendiquent pour 2010 des augmentations de salaire de 80 à 120 francs, ou d’environ 1,5 à 2 %. Cela n’a rien d’exagéré, car en Suisse, deux tiers des salarié(e)s travaillent dans des entreprises qui, en 2009, ont réalisé de bons résultats ou au moins des résultats satisfaisants. L’augmentation des salaires contribuera à soutenir le marché intérieur. Les baisses de salaires sont inacceptables.</description><content:encoded><![CDATA[<p>120 francs pour le bâtiment, autant ou presque autant dans les arts et métiers, 100 francs à la Migros et probablement la même chose à la Coop, 100 francs aussi dans les transports routiers privés&nbsp;: voilà les revendications concrètes présentées par le coprésident d’Unia Andreas Rieger lors de la conférence de presse de l’USS du 20 août. Les requêtes du Syndicat de la Communication vont dans la même direction, comme l’a détaillé le président central Alain Carrupt&nbsp;; dans le secteur des télécoms comme à la Poste, le syndicat réclame 2&nbsp;% d’augmentation de salaire. Et Judith Bucher, du ssp, a demandé au moins 1,5 à 2&nbsp;% pour les annuités et les promotions du personnel des services publics.
</p><h3>Nécessaire et supportable</h3><p>L’économie peut-elle le supporter&nbsp;? ont demandé les journalistes. Oui, elle le peut, et dans la majorité des cas sans problème aucun. Car, contrairement au sombre tableau que l’on dresse, de nombreuses branches se portent très bien en Suisse, a répondu l’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart, qui mentionna nommément les secteurs des transports et des communications, du bâtiment, du commerce, des administrations publiques, de la santé et de l’éducation, ainsi qu’une partie de l’industrie (industrie alimentaire et des boissons, industrie pharmaceutique) et le secteur financier (banques cantonales, Raiffeisen, Credit Suisse). Ces entreprises occupent environ les deux tiers de tous les salarié(e)s du pays. Pour refuser d’augmenter les salaires réels, les entreprises de ces branches et secteurs devront — selon le président de l’USS Paul Rechsteiner — invoquer de bien mauvaises excuses.
</p><p>Il est évident que les salaires en hausse sont le carburant dont a besoin le moteur du marché intérieur. Les augmentations de 2009, obtenues lors des négociations de 2008, ont assuré le maintien du pouvoir d’achat de la majorité des salarié(e)s et ainsi, le fonctionnement d’un marché intérieur encore robuste. Il en va exactement de même pour l’actuel cycle de négociations salariales, qui portera ses fruits durant une année 2010 qui s’annonce menaçante. Inversons le raisonnement&nbsp;: sans une augmentation des salaires, l’année prochaine risque de voir le marché intérieur s’affaisser, entraînant ainsi une croissance encore plus forte du chômage, qui sera de toute façon déjà marquée.
</p><h3>Les baisses de salaire&nbsp;: un poison&nbsp;</h3><p>Les syndicats prennent en compte les problèmes que connaissent certains secteurs de l’industrie. Pour les entreprises qui se portent bien, Unia revendique un montant fixe de 100 francs et plus (respectivement entre 1,5 et 2,5&nbsp;%). Dans les entreprises où les commandes ont reculé, mais qui se sont «&nbsp;fait du gras&nbsp;» avec les super-bénéfices de ces dernières années, cette revendication est ramenée entre 80 et 100 francs. Et dans les entreprises qui vont mal et qui, de ce fait, veulent baisser les salaires&nbsp;? Unanimement, les syndicats refusent ces baisses&nbsp;: «&nbsp;Il s’agit d’un poison pour la conjoncture, car elles anéantissent le pouvoir d’achat. Elles sont également fatales à la motivation des employés. Enfin, elles pénalisent doublement les travailleurs concernés&nbsp;: d’abord par la réduction de salaire, ensuite par la baisse liée des allocations de l’assurance-chômage et des autres assurances sociales.&nbsp;» (Andi Rieger). Et Daniel Lampart de préciser&nbsp;: ce qui fait défaut à ces entreprises, c’est la demande, et la baisse des salaires n’y remédie en rien. Pour que la demande reprenne, il faut au contraire des mesures internationales de soutien à la conjoncture. Donc, des hausses de salaire dans tous les pays.
</p><h3>Déprécier le franc — réduire le prix de l’électricité</h3><p>Si certaines entreprises d’exportation ont des problèmes de coûts, ceux-ci doivent être résolus via une dépréciation du franc suisse. Une dépréciation de 3 petits centimes aurait, pour elles, un effet sur les coûts similaire à une réduction des salaires de 10&nbsp;%. Et cela leur rendrait service à toutes. Une réduction du prix de l’électricité est aussi nécessaire à ces entreprises. Le gouvernement et le parlement doivent revenir sur l’ouverture du marché de l’électricité qui, dans de nombreuses firmes, a provoqué une hausse allant jusqu’à 20&nbsp;% de son prix.
</p><h3>Compenser complètement l’augmentation des primes des caisses-maladie</h3><p>En 2010, les pertes de pouvoir d’achat pourraient aussi provenir d'ailleurs&nbsp;: du côté de l’explosion des primes des caisses-maladie et de l’augmentation de la taxe saur le CO2. C’est prioritairement la Confédération qui est concernée, puisqu’elle pourrait agir par un subventionnement des primes égal à leur augmentation et par une rétrocession immédiate de la taxe sur le CO2. Une lueur d’espoir est apparue à ce propos, la commission du Conseil national compétente proposant cette rétrocession immédiate, ainsi que la prolongation du chômage partiel à 24 mois — une exigence avancée par les syndicats dès les premières manifestations de la crise, le chômage partiel pouvant être considéré comme une solution de rechange, nettement plus sociale, aux baisses de salaires.
</p><h3>D’autres revendications dans les négociations salariales</h3><p>Dans l’industrie comme dans le secteur tertiaire, Unia continue d’accorder une grande importance à l’égalité salariale entre femmes et hommes. Les femmes doivent percevoir des augmentations de salaire spécifiques et les salaires dans les entreprises doivent être systématiquement analysés sous l’angle de la discrimination.
</p><p>Le ssp, la CNPC (Communauté de négociation du personnel de la Confédération) et le SEV, en ce qui concerne les entreprises de transports concessionnaires, demandent en plus des augmentations de salaire, des réductions du temps de travail ou un allongement de la durée des vacances.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2942</guid><pubDate>Fri, 14 Aug 2009 10:38:00 +0200</pubDate><title>Les baisses de salaire sont un poison pour la conjoncture</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-baisses-de-salaire-sont-un-poison-pour-la-conjoncture</link><description>Dans certaines entreprises industrielles comme Rieter ou Alu Menziken, la direction a imposé ces dernières semaines des baisses de salaire. Une gifle pour les salarié(e)s concernés. Pendant les années de vaches grasses, ils ont dû assister au spectacle d’actionnaires et de dirigeants qui empochaient les bénéfices et aujourd’hui, la situation s’étant dégradée, ce serait à eux de faire des sacrifices financiers !?</description><content:encoded><![CDATA[<p>Qui plus est, les baisses de salaire sont du poison pour la conjoncture. Jusqu’à ce jour, l’économie intérieure n’a été largement épargnée par la récession que grâce aux bons accords salariaux conclus lors des négociations de l’automne 2008. Si on économise maintenant sur les salaires, le pouvoir d’achat fera défaut à l’économie suisse en 2010. Conséquence&nbsp;: une récession massive qui ne frappera plus uniquement le secteur des exportations, mais l’économie intérieure aussi. 
</p><p>L’écrasante majorité des entreprises exportatrices n’ont aucun problème de coûts de production. Selon un sondage du KOF, le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, la compétitivité des prix est restée bonne. Ce qui manque aux entreprises, c’est la demande, et la baisse des salaires n’y remédie en rien. Pour que la demande reprenne, il faut au contraire des mesures internationales de soutien à la conjoncture. Donc, des hausses de salaire dans tous les pays. 
</p><p>Si certaines entreprises ont des problèmes de coûts, ceux-ci doivent être résolus via une dépréciation du franc suisse et une baisse du prix de l’électricité. Selon la branche, les frais de personnel ne représentent que 18 à 25 pour cent des coûts totaux. Une baisse de 10 pour cent des salaires n’entraînerait de ce fait qu’une diminution de 2 pour cent environ de ces coûts. L’effet, sur les coûts des entreprises, d’une baisse de 3 petits centimes du franc par rapport à l’euro serait le même. Si la Banque nationale procédait à une telle dépréciation, les produits des entreprises suisses seraient 2 pour cent moins chers à l’étranger. De manière générale, la conjoncture en profiterait et toutes les entreprises aussi. Les entreprises exportatrices pourraient proposer leurs marchandises pour moins cher et les entreprises tournées vers le marché intérieur pourraient vendre plus, car les produits étrangers renchériraient quelque peu.
</p><p>Pour nombre de grandes entreprises, l’ouverture du marché de l’électricité a provoqué une hausse de 20 pour cent au moins du prix de cette dernière. Et souvent (industries des métaux et du papier), l’électricité représente 5 pour cent ou plus des coûts totaux. Pour réduire ces derniers, il faut que le prix de l’électricité retrouve son niveau antérieur, à savoir&nbsp;: que le gouvernement et le parlement reviennent sur l’ouverture de ce marché. Les coûts totaux baisseraient alors de 1 à 2 pour cent, soit autant que les effets dus à une baisse de 10 pour cent des salaires.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-666</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2009 14:19:00 +0200</pubDate><title>Déprécier le franc et baisser le prix de l’électricité</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/deprecier-le-franc-et-baisser-le-prix-de-l-electricite</link><description>Les baisses de salaire sont un poison pour la conjoncture</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les baisses de salaire imposées par la direction des entreprises Alu Menziken et Rieter sont une gifle pour les salarié(e)s concernés. Alors que ces derniers ont dû assister pendant les années de vaches grasses au spectacle d’actionnaires et de dirigeants empochant les bénéfices réalisés, on leur impose aujourd’hui à eux des sacrifices financiers parce que la situation s’est dégradée&nbsp;!
</p><p>Les baisses de salaire sont un poison pour la conjoncture. Jusqu’à ce jour, l’économie intérieure n’a été largement épargnée par la récession que parce que les salaires ont augmenté. Si on économise maintenant sur ces derniers, le pouvoir d’achat fera défaut à l’économie suisse en 2010. Conséquence&nbsp;: une récession massive, non seulement du secteur des exportations, mais aussi de l’économie intérieure. 
</p><p>Si les entreprises exportatrices ont des problèmes de coûts, il faut alors diminuer ceux-ci en dépréciant le franc et en abaissant le prix de l’électricité. Les frais de personnel ne représentent, selon la branche, que 18 à 25 pour cent des coûts totaux. Si les salaires sont abaissés de 10 pour cent, ces coûts ne diminueront donc que de 2 pour cent. L’effet, sur les coûts des entreprises, d’une baisse de 3 petits centimes du franc suisse par rapport à l’euro sera le même. Si la Banque nationale agit ainsi, le prix des produits des entreprises suisses baissera de 2 pour cent à l’étranger. Globalement, ce sera une bonne chose pour la conjoncture. En effet, toutes les entreprises profiteraient d’une dépréciation du franc. Celles qui exportent pourraient proposer leurs produits moins chers et celles qui sont actives sur le marché intérieur augmenter leurs ventes et ce, parce que les marchandises et les services étrangers renchériraient quelque peu.
</p><p>Pour nombre de grandes entreprises, l’ouverture du marché de l’électricité a provoqué une hausse de 20 pour cent ou plus du prix de cette dernière. Pour beaucoup d’entre elles (industries des métaux et du papier), l’électricité représente 5 pour cent ou plus des coûts totaux. Pour diminuer ces derniers, il faut que le prix de l’électricité retrouve son niveau antérieur, ce qui sera le cas si le Conseil fédéral et les Chambres fédérales renoncent à ouvrir ce marché. Les coûts totaux baisseraient ainsi de 1 à 2 pour cent, soit autant que les effets dus à une baisse de 10 pour cent des salaires.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-516</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2009 14:12:00 +0200</pubDate><title>Le Conseil fédéral s’obstine !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-s-obstine</link><description>Plainte de l’USS auprès de l’OIT concernant la protection des droits syndicaux</description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR-CH">On connaît depuis hier la réponse du Conseil fédéral au sujet de la plainte déposée par l’Union syndicale suisse (USS) auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour une protection plus efficace des droits syndicaux. Le Conseil fédéral, malgré une première condamnation par l’OIT n’est pas disposé à prendre, comme le lui demande cette dernière, les mesures légales nécessaires pour empêcher de nouveaux abus en cette matière, c’est-à-dire pour que les représentant(e)s syndicaux ne fassent plus l’objet de licenciements abusifs, mais soient protégés comme il se doit.</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">L’USS va donc maintenir sa plainte auprès des instances compétentes de l’OIT, afin que les représentant(e)s syndicaux licenciés abusivement soient réengagés (et pas uniquement «&nbsp;consolés&nbsp;» par un maximum de 6 mois de salaire). La confédération syndicale va ainsi tout entreprendre pour que la Suisse soit à nouveau condamnée par l’organisation internationale et mettra sur pied des actions pour que ce sujet obtienne enfin dans ce pays toute l’attention qui lui est due. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">La décision du Conseil fédéral de ne rien faire est d’autant plus regrettable que, ces derniers temps, les licenciements antisyndicaux se multiplient. Or, un partenariat social conscient de ses responsabilités, cela nécessite – et surtout en période de crise – que les membres des commissions d’entreprise ,qui doivent tout particulièrement s’exposer dans le cas de restructurations et de mesures semblables, bénéficient aussi d’une protection particulière. Sous cet angle, la décision du gouvernement est non seulement en contradiction avec la convention concernée de l’OIT – une convention que la Suisse a ratifiée-, mais aussi une prise de position pour un net affaiblissement des syndicats. </span></p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-517</guid><pubDate>Thu, 25 Jun 2009 14:11:00 +0200</pubDate><title>Le SIT devient membre associé et l’ASI obtient un statut d’observateur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-sit-devient-membre-associe-et-l-asi-obtient-un-statut-d-observateur</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) compte désormais, avec le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) de Genève, un nouveau membre associé. De plus, lors de sa réunion d’hier, le Comité de l’USS a eu le plaisir d’accorder un statut d’observateur à l’Association suisse des infirmières et infirmiers, l’ASI. Deux événements dont l’USS se réjouit beaucoup, car ils représentent autant de succès de sa politique d’ouverture à l’égard de nouvelles organisations syndicales et professionnelles. L’aggravation de l’actuelle crise montre en effet jour après jour l’importance, pour les salarié(e)s, d’une alliance des organisations de salarié(e)s la plus large possible. 
</p><p>Après avoir joui trois années durant d’un statut d’observateur à l’USS, le SIT a finalement décidé de devenir un membre associé de cette dernière. Cela, après avoir dressé, dans un débat de fond, un bilan positif de sa collaboration avec l’USS. Cette collaboration est surtout visible en ce qui concerne les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, ainsi que la politique salariale et sociale. L’USS est heureuse de pouvoir maintenant la renforcer et profiter de l’énorme expérience du SIT dans le domaine de la migration. 
</p><p>Avec l’ASI aussi, l’USS collaborait activement depuis longtemps - mais de manière informelle – sur les questions très difficiles d’assurance-maladie, principalement le financement des soins. Ensemble, et au sein d’une alliance élargie, l’ASI et l’USS ont réussi à faire rejeter dans les urnes un article constitutionnel sur la santé qui se serait avéré funeste. En outre, les deux organisations ont développé, ensemble avec le ssp, le modèle de l’«&nbsp;interlocuteur/interlocutrice personnel de santé&nbsp;», dont la base est le médecin de famille librement choisi, un modèle qui constituera une contribution importante à la baisse urgente et nécessaire des coûts de la santé. Désormais institutionnalisée, cette collaboration entre l’ASI et l’USS promet d’être un succès. 
</p><p>L’ASI compte 25&nbsp;000 membres au moins et le SIT plus de 11&nbsp;000. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2941</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2009 10:36:00 +0200</pubDate><title>Pour une vraie protection contre les licenciements collectifs</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-une-vraie-protection-contre-les-licenciements-collectifs</link><description>Une vague de licenciements collectifs menace. Les syndicats sont résolus à en contrer les effets, entre autres au moyen d’une amélioration du droit du travail. En l’état, ce dernier est totalement impuissant à protéger les salarié(e)s comme il se doit. Les trois principales revendications de l’USS et de ses syndicats : une meilleure protection contre les licen-ciements collectifs et antisyndicaux et l’obligation de conclure des plans sociaux. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 30 ans, aucun syndicaliste quel qu’il soit n’avait vécu un été social aussi chaud, a récemment estimé devant la presse Renzo Ambrosetti, le coprésident du syndicat Unia. Et l’on risque en effet d’assister à des licenciements collectifs en masse également dans des entreprises qui pourraient s’en passer. Une réaction s’impose donc. Renzo Ambrosetti demande qu’il n’y ait désormais plus de licenciements collectifs&nbsp;:</p><ul><li>sans épuisement préalable des possibilités offertes par la réduction de l’horaire de travail (chômage partiel)&nbsp;;</li><li>tant que les entreprises distribuent des dividendes et que les salaires de certains managers dépassent le demi-million de francs&nbsp;;</li><li>tant que les entreprises – qui ont dégagé des bénéfices souvent substantiels au cours des dernières années – disposent des réserves financières requises.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>Le Conseil fédéral doit agir </h3><p>Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a également demandé que la protection des travailleurs et travailleuses contre les licenciements collectifs soit améliorée. On sait – et cela, au moins depuis la crise des années 1990 – que les dispositions suisses qui s’y rapportent doivent être adaptées aux standards européens et qu’il y a lieu, de ce fait, d’introduire chez nous aussi l’obligation de conclure un plan social. À l’époque, l’USS était intervenue auprès du Conseil fédéral et l’Office fédéral de la justice avait déjà un projet «&nbsp;fin prêt&nbsp;», un projet qui prévoyait des droits de consultation améliorés et l’obligation de conclure un plan social. Mais le conseiller fédéral Blocher, nouvellement élu, «&nbsp;tiroirisa&nbsp;» tout cela en son temps. D’où l’appel lancé par Paul Rechsteiner au Conseil fédéral pour qu’il intervienne en raison de l’actuel «&nbsp;durcissement brutal des relations de travail&nbsp;».
</p><h3>Autre chose qu’un tigre de papier&nbsp;! </h3><p>À cet effet, les droits de consultation doivent être améliorés. Certes garantis sur le papier et permettant en principe d’élaborer des propositions en cas de restructuration, ces droits sont inefficaces. Selon Doris Bianchi, secrétaire centrale de l’USS en charge de ce dossier, les entreprises n’entrent souvent même pas en matière sur les propositions du personnel consulté. Il faut que cela cesse une bonne fois et que l’on adapte nos dispositions aux réglementations européennes, qui prévoient des droits d’être informés bien plus importants, ainsi que des sanctions en cas de non-observation de la procédure de consultation. Avant tout cependant, il faut que cette dernière aboutisse à un accord entre le personnel et l’entreprise, si nécessaire au moyen d’instances d’arbitrage. Outre ces droits, l’USS demande une meilleur protection contre le licenciement de représentant(e)s syndicaux. Tant Renzo Ambrosetti que Denise Chervet, secrétaire centrale de l’Association suisse des employés de banque, ont souligné, exemples à l’appui (Georg Fischer AG, Müller Martin, UBS), que les droits de consultation n’étaient très fréquemment dans les faits qu’un chiffon de papier. 
</p><p>Prochainement, l’USS transmettra à la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf une requête centrée sur trois revendications&nbsp;: de meilleurs droits de consultation, une meilleure protection des représentant(e)s du personnel contre le licenciement et l’obligation de conclure un plan social en cas de licenciement collectif.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-518</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2009 13:53:00 +0200</pubDate><title>La Suisse signe le Pacte mondial pour l’emploi… qu’elle ne respecte pas elle-même !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/la-suisse-signe-le-pacte-mondial-pour-l-emploi-qu-elle-ne-respecte-pas-elle-meme</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR-CH">La Conférence internationale du Travail 2009 s’est terminée aujourd’hui à Genève avec l’adoption du «&nbsp;Pacte mondial pour l’emploi&nbsp;» de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Les délégations suisses gouvernementale, patronale et des travailleurs et travailleuses ont également approuvé ce pacte. Ce qui est à la fois louable et cynique. En effet, deux jours seulement auparavant, le gouvernement suisse avait agi, en décidant de renoncer à relancer la conjoncture, en totale contradiction avec les principes contenus dans ce pacte. Celui-ci exige en effet, concernant l’encouragement de l’emploi, que la conjoncture soit stimulée. La décision prise mercredi dernier par le gouvernement révèle une mentalité de resquilleur&nbsp;: des autres États, on attend qu’ils prennent des mesures conjoncturelles actives alors que, pour soi-même, on y renonce sur son territoire…</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">De plus, le pacte mondial pour l’emploi de l’OIT, pour lequel se sont entre autres engagés des chefs d’État comme Lula ou Sarkozy, se prononce pour une protection efficiente en particulier des personnes spécialement vulnérables, ainsi que pour une politique salariale qui s’attaque à l’expansion de la pauvreté en donnant un rôle accru à des salaires minimaux corrects.</span></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-519</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2009 13:52:00 +0200</pubDate><title>Insensible, le Conseil fédéral décide contre la majorité de la population</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/insensible-le-conseil-federal-decide-contre-la-majorite-de-la-population</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Insensible, le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de renoncer à un train de mesures conjoncturelles qui aurait protégé efficacement la population suisse contre le chômage en 2010. Il préfère offrir l’an prochain des milliards de francs de cadeaux fiscaux aux 10 pour cent les plus riches du pays (surtout via la «&nbsp;révision de l’imposition des familles&nbsp;»). Cela, alors que le chômage battra en 2010 un triste record historique. D’un côté, le gouvernement suisse a subitement soutenu l’UBS en dehors de toute procédure décisionnelle démocratique, en affectant une somme de 40 milliards de francs à cet effet. De l’autre, il laisse totalement en rade la population obligée de trinquer aujourd’hui à cause des erreurs de management commises aux étages supérieurs de cette même banque.
</p><p>Dans les faits, les pouvoirs publics et les caisses-maladie vont fortement aggraver la récession en Suisse l’an prochain. L’augmentation des primes versées aux caisses-maladie privera la population suisse de près de 3 milliards de francs de pouvoir d’achat. Et les mesures d’austérité des cantons et des communes diminueront ce pouvoir d’achat de 5 milliards de francs supplémentaires. Le fonds destinés au financement des infrastructures des transports publics encaissera moins de recettes, ce qui aura pour effet que moins de projets de construction devraient être réalisés. Cette politique, qui revient à priver les gens de pouvoir d’achat par des augmentations et des économies, amplifiera la récession et fera disparaître 50&nbsp;000 emplois en 2010. Les mesures proposées aujourd’hui par le Conseil fédéral ne seront même pas en mesure d’atténuer un tant soit peu cette aggravation de la crise. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) va se battre contre cette politique d’aggravation de la crise et engagera tous les moyens à sa disposition pour que l’État s’attaque au chômage comme le lui prescrit la constitution fédérale. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-520</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2009 13:50:00 +0200</pubDate><title>Irréaliste ! Comme si tous les patrons « transpiraient » le social et la générosité…</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/irrealiste-comme-si-tous-les-patrons-transpiraient-le-social-et-la-generosite</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Étant donné la situation sur le marché du travail, le but du projet de 6e révision&nbsp; de l’AI - réadapter chaque année plusieurs milliers de bénéficiaires de rentes AI – est irréaliste. Aujourd’hui, la plupart des employeurs ne sont toujours pas disposés à conserver ou engager des personnes touchées dans leur santé, c’est-à-dire dont le rendement n’est pas optimal. Pourquoi devraient-ils tout à coup être plus généreux ou plus sensibles aux aspects sociaux&nbsp;? On verra malheureusement qu’ils n’engageront pas de personnes invalides depuis plusieurs années, surtout si leur invalidité est d’origine psychique. En outre, les modalités proposées prévoient aussi de tout simplement contester leur rente à certains assuré(e)s sans leur donner le droit à des mesures de réadaptation. De plus, le maintien du statu quo ne sera pas garanti aux assuré(e)s âgés pour qui, dès le départ, il est illusoire d’envisager une réadaptation réussie. De ce fait, les mesures proposées auront pour unique effet que des milliers de personnes passeront de l’AI à l’aide sociale au lieu d’être réadaptées. Bref, un simple transfert de coûts sans aucune économie et des tracasseries pour les personnes concernées. 
</p><p>Ce qu’il est nécessaire de faire aujourd’hui, c’est de s’engager pour le financement additionnel de l’AI (votation du 27.9). Celle-ci doit être le plus possible consolidée&nbsp;; c’est ce qu’il y a lieu de faire, plutôt que de s’exciter en exhibant, avec l’UDC, l’image tristement fallacieuse de soi-disant «&nbsp;parasites&nbsp;» des assurances sociales. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-522</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2009 13:48:00 +0200</pubDate><title>Plainte de l’USS auprès de l’OIT concernant la protection contre les licenciements antisyndicaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plainte-de-l-uss-aupres-de-l-oit-concernant-la-protection-contre-les-licenciements-antisyndicaux</link><description>L’USS rappelle à la conseillère fédérale Leuthard que l’on ne peut pas traîner éternellement les pieds </description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui 9 juin, l’Union syndicale suisse (USS) a protesté par une action symbolique devant le siège genevois de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Le Conseil fédéral refuse en effet de légiférer pour protéger comme il se doit les représentant(e)s syndicaux contre les licenciements abusifs. Quelques victimes de licenciements antisyndicaux ont participé à cette action. Celle-ci a été organisée à l’occasion de la visite de la conseillère fédérale Doris Leuthard à l’OIT lors de la commémoration du 90 anniversaire de cette dernière. De cette même OIT qui… a demandé à plusieurs reprises au gouvernement suisse d’agir sur cette question. La conseillère fédérale Doris Leuthard a été invitée à faire en sorte que la Suisse, le pays hôte de l’OIT, ne prêche pas le respect des droits démocratiques uniquement pour le Tiers Monde, mais les applique elle-même sur son propre territoire. 
</p><p>Un peu d’histoire&nbsp;: en 2003, l’USS a déposé une plainte contre la Confédération devant le Comité de la liberté syndicale du Bureau international du Travail (BIT). Elle portait sur le fait que la législation suisse ne protège pas assez les travailleurs et travailleuses contre les licenciements antisyndicaux, alors que la Suisse a ratifié en 1999 la convention 98 de l’OIT sur la liberté syndicale, convention qui prévoit pareille protection. L’USS y exigeait aussi que les licenciements antisyndicaux soient annulés et pas uniquement indemnisés par le versement d’au maximum six mois de salaire (dans la réalité, il s’agit la plupart du temps de deux ou trois mois). En 2004, le Comité de la liberté syndicale a accepté cette plainte et prié la Suisse de mettre sa législation en conformité avec les normes internationales du travail. Mais le Conseil fédéral refuse d’obtempérer, se fondant sur le refus des patrons qui n’estiment pas nécessaire d’agir. En 2006, l’USS a soumis à une nouvelle reprise au même comité du BIT plusieurs cas récents de travailleurs syndiqués licenciés à cause de leur engagement syndical. Et le comité du BIT a à nouveau prié la Suisse de mettre sa législation en conformité avec la convention 98, lui suggérant de s’inspirer de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, qui prévoit l’annulation d’un licenciement reconnu abusif. Mais une nouvelle fois, le Conseil fédéral a refusé d’agir.
</p><p>Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: cette politique qui consiste à toujours reporter à plus tard la résolution de ce problème et à se cacher derrière les patrons, leur accordant ainsi de facto un droit de veto, doit prendre une bonne fois fin. Car aujourd’hui, en pleine crise, les licenciements antisyndicaux se multiplient (Manor à Genève, Karl Mayer AG, «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;», «&nbsp;Bund&nbsp;»). Ce faisant, on cherche, dans ce contexte, à dégoûter directement – et à titre dissuasif – les représentations du personnel dans leur lutte pour le maintien d’emplois. C’est pourquoi, si le Conseil fédéral persiste dans sa passivité, l’USS veillera à ce que la Suisse soit à nouveau mise en accusation lors de la Conférence internationale du Travail de 2010. Ces dernières années, parmi les pays qui se sont retrouvés sur le banc des accusés, on trouvait&nbsp; la Birmanie, la Chine ou le Bélarus …
</p><h3>Un témoignage personnel</h3><p>Lors de la conférence de presse qui a suivi cette action symbolique, le président de la commission du personnel du «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;», Daniel Suter, licencié en 2009, a présenté son témoignage. Daniel Suter travaillant depuis 22 ans comme rédacteur dans ce quotidien. Il y a cinq ans, il a mis sur pied une commission du personnel avec d’autres collègues et contre l’avis de l’entreprise. Son licenciement dans le cadre d’un licenciement collectif représente clairement à ses yeux une attaque contre cette commission du personnel. Dès le départ, il s’agissait de la dégoûter de s’opposer à des licenciements collectifs. Ce que Daniel Suter commente en ces termes&nbsp;: «&nbsp;Aussi longtemps que le législateur n’empêchera pas ces congés abusifs - les employeurs coupables […] devant […] être condamnés […] aussi à la réintégration des personnes abusivement licenciées - la protection des représentant(e)s des travailleurs restera une illusion.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez les discours compets de :</p><ul><li><b>Daniel Suter</b>, président de la commission du personnel du quotidien Tages-Anzeiger, licencié à la mi-mai 2009</li><li><b>Vasco Pedrina</b>, chef de la délégation des travailleurs/euses de Suisse à la Conférence internationale du Travail 2009</li><li><b>Christian Bruchez</b>, avocat, expert en droit du travail</li></ul><p>et la <b>chronologie </b>de la plainte.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-523</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2009 13:47:00 +0200</pubDate><title>L’État doit intervenir lorsqu’il a pénurie de places d’apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-etat-doit-intervenir-lorsqu-il-a-penurie-de-places-d-apprentissage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le récent rapport de l’OCDE sur la formation professionnelle suisse présenté aujourd’hui par la conseillère fédérale Doris Leuthard fait une recommandation claire&nbsp;: si, en période de crise, il manque des places d’apprentissage pour les jeunes ayant terminé leur scolarité obligatoire, l’État doit alors créer, ou aider à créer, une offre supplémentaire. Cela peut se faire au moyen d’incitations directes à l’intention des entreprises formatrices ou à travers des écoles des métiers. Cette conclusion&nbsp; - le principal résultat de l’étude de l’OCDE sur la formation professionnelle suisse – confirme ce que l’Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps. 
</p><p>Précisément aujourd’hui, en pleine crise, cette recommandation est des plus actuelles. Ces prochains mois, voire ces prochaines années, les entreprises ne vont guère créer de nouvelles places d’apprentissage qui permettraient de vider les files d’attente dans lesquelles se trouvent de nombreux jeunes, les perspectives économiques étant trop incertaines pour un engagement de trois à quatre ans en faveur des jeunes qui veulent se former. 
</p><p>L’USS attend par conséquent de la conseillère fédérale Doris Leuthard qu’elle s’attelle sans retard à la mise en œuvre des recommandations formulées par l’OCDE. Les chiffres du dernier baromètre des places d’apprentissage reflètent surtout la situation passée et décrivent uniquement un moment donné. L’été prochain déjà, la situation sera totalement différente. C’est pourquoi Madame Leuthard et le Conseil fédéral sont instamment priés d’engager maintenant, dans l’intérêt des jeunes, les mesures nécessaires formulées dans le rapport de l’OCDE. </p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-521</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2009 13:45:00 +0200</pubDate><title>À nouveau un pur et simple démantèlement social… qui prend la route d’un nouveau naufrage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-nouveau-un-pur-et-simple-demantelement-social-qui-prend-la-route-d-un-nouveau-naufrage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est scandalisée par ce que le Conseil des États a décidé aujourd’hui au sujet de l’AVS. En effet, comme le Conseil national, il a fait passer à 65 ans l’âge de la retraite des femmes. Mais à la différence qu’il a prévu, pour une période limitée, des «&nbsp;mesurettes&nbsp;» desti­nées à atténuer, pour elles, les effets d’une anticipation de leur rente. Cet emplâtre sur une jambe de bois ne sera bien sûr en aucun cas en mesure de relever les défis sociaux à venir. 
</p><p>Le Conseil des États s’en est également pris à la règle appliquée en matière d’adaptation des rentes, ce qui aura des conséquences funestes. La solution trouvée permet en effet au Parlement fédéral d’étrangler l’AVS en lui refusant des recettes supplémentaires&nbsp;; cela, afin de suspendre totalement l’adaptation des rentes. Deux millions de retraitées et retraités sont ainsi menacés d’un grave gel de leurs rentes. 
</p><p>Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: si la procédure d’élimination des divergences entre les deux Chambres n’améliore pas substantiellement ce projet de révision, le référendum devra être saisi. Cette révision antisociale échouera alors au plus tard comme celles qui l’ont précédée, c’est-à-dire dans les urnes. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-524</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2009 13:41:00 +0200</pubDate><title>Alarmes AVS et OUI à la votation sur l’AI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/alarmes-avs-et-oui-a-la-votation-sur-l-ai</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa réunion d’aujourd’hui, la commission USS des retraitées et retraités s’est déclarée scan­dalisée par le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. Les retraité(e)s syndiqués sont aussi indignés par la décision du Conseil national de ne plus adapter les rentes au renchérissement et à l’évolution du coût de la vie. La commission de l’USS se déclare également entièrement favora­ble au référendum lancé contre la baisse du taux de conversion dans le 2e pilier. Ce qui explique que des retraité(e)s aient aussi participé aux alarmes AVS lancée hier dans plusieurs villes du pays. Les retraité(e)s de l’USS vont s’engager pour l’éventuel référendum qui sera lancé contre la détério­ration de l’AVS dans le cadre de sa onzième révision. 
</p><p>Pour empêcher une dégradation de la situation des rentières et rentiers AI et, du coup, pour que les dettes de l’AI ne grèvent plus le fonds de compensation de l’AVS, les retraité(e)s de l’USS appellent la population à dire oui, lors de la votation du 27 septembre prochain, au financement de l’AI. En outre, les retraité(e)s syndiqués participeront en nombre à la grande manifestation du 19 septembre pour protester contre les effets de la crise sur les salaires, les rentes et les emplois. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-525</guid><pubDate>Fri, 29 May 2009 13:40:00 +0200</pubDate><title>Les trucs de Monsieur Couchepin sont inefficaces – l’USS veut stopper l’explosion des primes des caisses-maladie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-trucs-de-monsieur-couchepin-sont-inefficaces-l-uss-veut-stopper-l-explosion-des-primes-des-caisses-maladie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec ses propositions destinées à lutter contre l’évolution des coûts de la santé, le Conseil fédéral essaie de calmer à l’aide d’un placebo une population aujourd’hui très inquiète. Dans les faits, ces propositions ne changeront absolument rien à la hausse de 15 à 16 pour cent qu’enregistreront les primes des caisses-maladie l’an prochain. Cette poussée est une conséquence de négligences commises par le passé. Il faut la stopper rapidement au moyen de la réduction des primes. En effet, toute mesure prise pour freiner les coûts n’aurait pas d’incidence sur les primes avant 2011.
</p><p>La poussée des primes empoisonne la conjoncture suisse. L’explosion de celles-ci grèvera lourdement les budgets des ménages suisses et aggravera la récession l’an prochain. Elle réduira de 3 milliards de francs environ le pouvoir d’achat des gens. Ce qui coûtera près de 30&nbsp;000 emplois. L’Union syndicale suisse (USS) exige de la Confédération qu’elle neutralise l’augmentation des primes au moyen de leur réduction. Les subsides mis à disposition pour ce faire doivent ainsi être augmenté d’environ 3 milliards de francs. 
</p><p>Pour contenir l’augmentation des coûts de la santé ces prochaines années, il faut que des mesures efficaces soient engagées. Le conseiller fédéral Couchepin mise au contraire à nouveau sur des «&nbsp;trucs&nbsp;». En limitant le changement de franchise et en introduisant une taxe de consultation rebaptisée «&nbsp;ticket modérateur, au lieu de les faire passer à la caisse à travers les primes, on puise directement dans le porte-monnaie des gens. L’USS propose, avec les organisations professionnelles du secteur de la santé, une première prise en charge par un médecin de famille chargé de piloter la chaîne des traitements. Ce qui ne se traduira pas des coûts moindres pour une qualité au moins égale.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-526</guid><pubDate>Tue, 26 May 2009 13:37:00 +0200</pubDate><title>Un bon de 5000 francs pour toutes celles et tous ceux qui ont terminé un apprentissage</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-bon-de-5000-francs-pour-toutes-celles-et-tous-ceux-qui-ont-termine-un-apprentissage</link><description>L’USS et la SEC Suisse veulent que la formation professionnelle supérieure soit encouragée
</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS et la SEC Suisse demandent que toute personne ayant suivi avec succès une formation profes­sionnelle initiale et étant au bénéfice d’un certificat fédéral de capacité (CFC) ou d’une formation comparable du degré secondaire II reçoive un bon de formation. D’une valeur de 5000 francs, ce dernier pourra être converti durant cinq ans pour l’obtention d’un diplôme de formation profession­nelle supérieure reconnu au plan national, à savoir&nbsp;: examens professionnels et professionnels su­périeurs (maîtrise) et hautes écoles spécialisées (HES). L’USS et la SEC Suisse, qui ont expliqué au­jourd’hui le pourquoi de cette revendication lors d’une conférence de presse, ont déposé ensemble plusieurs motions en ce sens dans divers cantons. 
</p><p>Les deux organisations syndicales donnent plusieurs raisons au maintien et au développement d’un système de formation professionnelle supérieure qui a fait ses preuves&nbsp;: </p><ul><li>Le besoin d’un personnel hautement qualifié va continuer à croître. La formation professionnelle supérieure est la forme traditionnelle que prennent le développement et l’amélioration des qua­lifications de la relève. Elle est un pilier essentiel de l’économie suisse. Cette voie doit être spé­cialement encouragée pour les jeunes ayant terminé un apprentissage, comme pour les jeunes professionnel(le)s. C’est important, non seulement d’un point de vue économique, mais aussi sous l’angle de l’équité sociale.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>En période de crise, les entreprises font preuve de retenue surtout lorsqu’il est question de favori­ser des formations continues d’une certaine durée. La formation professionnelle supérieure s’en ressent particulièrement. Avec les bons de formation, on pourra redresser la barre&nbsp;: c’est en effet précisément aujourd’hui qu’il faut investir de manière ciblée et à long terme dans les systèmes de qualification&nbsp;; cela, pour avoir des praticien(ne)s hautement qualifiés dont profitera la com­pétitivité de l’économie suisse.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>La formation professionnelle supérieure ne figure pas au rang des principales préoccupations des pouvoirs publics. L’engagement financier de ceux-ci ne représente que 140 millions de francs environ (2006), soit 0,5 % des dépenses pour la formation. Sur l’ensemble des bourses versées en Suisse, seuls 6,5&nbsp;% concernent cette filière. Cela justifie un engagement plus soutenu de la part des pouvoirs publics dans ce domaine. L’USS et la SEC Suisse demandent que les per­sonnes en formation en soient les premières bénéficiaires directes. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>Les bons de formation sont un important instrument d’incitation. Leurs effets sur l’attitude des gens en matière de formation continue seront positifs sur la durée. Mais encore&nbsp;: soutenir les jeunes ayant terminé un apprentissage, c’est s’assurer des résultats à long terme. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </li></ul><ul><li>Aujourd’hui, les femmes sont sous-représentées dans le domaine de la formation professionnelle supérieure (14&nbsp;% contre 30 % pour les hommes). L’introduction de bons de formation contri­buera à corriger cela. </li></ul><p>L’USS et la SEC Suisse partent de l’idée que cette mesure coûtera environ 120 millions de francs par an, si environ 40 % des 60&nbsp;000 jeunes terminant chaque année un apprentissage en font usage. Si un tel système s’avère concluant dans certains cantons pilotes, l’USS et la SEC Suisse renforceront leur collaboration pour trouver ensemble une solution nationale. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discours en annexe de :</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, conseiller national</li></ul><ul><li>Mario Fehr, président de SEC Suisse, conseiller national</li></ul><ul><li>Michèle Rosenheck, responsable de la formation professionnelle au sein de SEC Suisse</li></ul><ul><li>Peter Sigerist, secrétaire central de l’USS, en charge de la formation professionnelle</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-527</guid><pubDate>Wed, 20 May 2009 13:36:00 +0200</pubDate><title>Les syndicats disent NON à une libéralisation qui sera funeste</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-syndicats-disent-non-a-une-liberalisation-qui-sera-funeste</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) oppose un NON clair et net à la libéralisation intégrale de la Poste, proposée aujourd’hui par le Conseil fédéral, via une révision de la législation. Pareille mesure s’avérera funeste&nbsp;: les expériences déjà faites à l’étranger montrent en effet que la qualité des servi­ces postaux s’en trouvera dégradée, alors que leur prix augmentera&nbsp;; par ailleurs, elle sera aussi à l’origine d’une énorme sous-enchère salariale. Les actions menées actuellement par les syndicats contre le démantèlement des offices de poste font apparaître que la population ne veut pas renoncer à des services postaux de niveau élevé, comme le prouvent les 120&nbsp;000 signatures environ récoltées en peu de temps pour une pétition en ce sens. La politique de libéralisation appliquée ici par le Conseil fédéral passe totalement à côté des vœux de la population. 
</p><p>L’USS rejette aussi énergiquement le fait que la nouvelle loi sur la poste ne prévoie que des négo­ciations sur une convention collective de travail (CCT). Aujourd’hui, le droit en vigueur stipule une obligation de conclure une CCT. Et le respect des «&nbsp;conditions de travail usuelles dans la branche&nbsp;» est une garantie insuffisante. Pour empêcher la sous-enchère salariale, il faut une CCT de force obligatoire, c’est-à-dire étendue à toute la branche. 
</p><p>L’USS rejette enfin la transformation de la Poste Suisse et de PostFinance en une société anonyme. Une telle mesure n’apportera aucun avantage aux client(e)s et aux employé(e)s, mais sera unique­ment synonyme de nouveaux risques et d’une perte d’influence démocratique sur les services pu­blics. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-528</guid><pubDate>Mon, 18 May 2009 13:33:00 +0200</pubDate><title>Moratoire sur les cadeaux fiscaux destinés aux hauts revenus et actions contre la politique du laisser-faire </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/moratoire-sur-les-cadeaux-fiscaux-destines-aux-hauts-revenus-et-actions-contre-la-politique-du-laisser-faire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p>Réunie aujourd’hui à Berne, l’Assemblée des délégué(e)s (AD) de l’USS demande un moratoire sur les cadeaux fiscaux que la Confédération a l’intention d’offrir aux nanti(e)s et aux hauts revenus. Tel est le contenu d’une résolution adoptée par elle à l’unanimité. L’AD condamne une politique qui, sous couleur de révision de l’imposition des familles et avec la compensation de la progression à froid, allégera d’un milliard de francs environ la charge fiscale des 10 pour cent les plus riches. Mais les 90 pour cent restants de la population ne seront pas oubliés… L’an prochain, ils devront en effet verser près de 2 milliards de francs de primes en plus aux caisses-maladie&nbsp;! Tant d’un point de vue conjoncturel que social, cette politique est suicidaire. 
</p><p>Les délégué(e)s de l’USS ont demandé au Conseil fédéral de prendre sans délai des mesures pour contrer l’effrayante progression du chômage. Cela concerne en premier lieu une compensation in­tégrale de la hausse des primes des caisses-maladie, ainsi qu’un programme d’investissement à tout le moins à hauteur de 5 milliards de francs. Vu les hésitations du Conseil fédéral, qui n’envisage de stimuler la conjoncture qu’au moyen d’un mini-programme, les délégué(e)s de l’USS ont encore dé­cidé de sortir notre gouvernement de sa torpeur en organisant des actions syndicales. Celles-ci se­ront également dirigées contre le démantèlement des assurances sociales. Les premières «&nbsp;manifes­tations d’alarme&nbsp;» décentralisées sont prévues pour le 2 juin 2009 (notamment contre le démantè­lement de l’AVS). Et le 19 septembre aura lieu une grande manifestation nationale, qui constituera l’apogée de la mobilisation syndicale contre la politique irresponsable de laisser-faire des autorités. 
</p><p>À l’unanimité contre trois non, l’AD de l’USS a aussi décidé de recommander le OUI pour la vota­tion sur le financement additionnel de l’AI (27.9). Celle-ci a un besoin urgent d’argent. Sinon, im­possible d’en stopper l’endettement. Les délégué(e)s de l’USS ont jugé cette hausse nécessaire pour éviter un nouveau démantèlement, encore plus radical, des prestations de l’AI.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>Finances et fiscalité</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2924</guid><pubDate>Tue, 12 May 2009 10:16:00 +0200</pubDate><title>Récessions : à long terme, sont-elles créatrices ou destructrices ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/recessions-a-long-terme-sont-elles-creatrices-ou-destructrices</link><description>Une récession serait un orage purificateur qui anéantirait les entreprises vieillies et les structures surannées. De la place serait ainsi faite pour des firmes innovatrices et pro-metteuses, des entreprises qui pourraient se développer et se substituer aux anciennes. C’est là une idée que l’on ne cesse de nous rabâcher. Il y a plus de septante ans de cela, l’économiste Joseph Schumpeter parlait, de « destruction créatrice » .</description><content:encoded><![CDATA[<p>De récentes études scientifiques montrent cependant que cette conception est erronée. Certes, les récessions possèdent incontestablement un potentiel destructeur, mais peu d’effets positifs en résultent. Au contraire, l’évolution d’une économie s’en trouve à long terme bridée. 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Durant les récessions, les entreprises se montrent moins innovatrices, parce que la vente de leurs produits stagne et qu’elles ont de ce fait moins d’argent à affecter à la recherche, comme le montre de manière exemplaire le cas des États-Unis (cf. graphi­que). Ainsi, elles créent moins de nouveaux produits et de nouvelles technologies.</li><li>La personne au chômage risque de voir ses aptitudes et sa formation dévalorisées. Ce qui est en effet le cas si, la situation du marché du travail étant mauvaise, elle doit ac­cepter un emploi ne correspondant pas à ses qualifications. Du savoir-faire est alors perdu.</li><li>En période de récession, les nouvelles entreprises doivent franchir des obstacles plus élevés pour commencer leurs activités. Il leur est par exemple, plus difficile de trouver des crédits. Conséquence&nbsp;: il y a moins de nouvelles entreprises.</li><li>Lorsque les fluctuations économiques sont importantes, il en découle une plus grande insécurité et il est plus difficile d’investir.</li></ul><p>Les perspectives économiques à long terme des États qui luttent contre leurs récessions en appliquant une politique anticyclique sont de ce fait meilleures que celles où rien n’est fait, voire où l’on dégrade encore plus une situation économique déjà mauvaise. Par le passé, la Suisse faisait partie de cette dernière catégorie. Aujourd’hui, elle a la possibilité de tirer les leçons de ce passé. Pour la Banque nationale, cela semble être le cas. Elle a rapidement réagi à la crise actuelle. Par contre, la politique financière de la Confédéra­tion, des cantons et des communes paraît retomber dans l’ornière. Le risque est ici que l’on engage des mesures d’austérité au lieu de mener une politique anticyclique.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-529</guid><pubDate>Thu, 07 May 2009 13:31:00 +0200</pubDate><title>Beurk… Madame la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/beurk-madame-la-conseillere-federale-widmer-schlumpf</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est précisément en pleine crise économique que notre ministre de la Justice, Evelyn Widmer-Schlumpf, entend faciliter les licenciements en cas d’assainissements d’entreprises.
</p><p>Les propositions faites par le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans le cadre de la ré­vision de la loi sur la poursuite pour dette et la faillite – une révision qui court jusqu’au 8 mai – pré­voient de favoriser les assainissements d’entreprises en bout de course, en permettant à ces derniè­res de jeter plus vite à la rue leurs collaborateurs et collaboratrices. Ce serait ainsi à ces derniers de payer l’addition pour les entreprises en proie à de graves difficultés financières. En effet, selon les propositions gouvernementales, l’acquéreur d’une entreprise chétive pourrait désormais les licencier sans délai. Contrairement à ce que prévoit le droit en vigueur, le transfert automatique des contrats de travail disparaîtrait lors de la de reprise d’une entreprise. Le DFJP veut en outre que l’entité qui réalisera l’assainissement puissent licencier sans délai les salarié(e)s, même si l’entreprise continuait ses activités. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), ces propositions sont autant de gifles pour les salarié(e)s. Ceux-ci doivent casquer pour une crise dont ils ne sont pas responsables. 
</p><p>À cause de cette dernière, les faillites d’entreprises vont se multiplier. On n’a pas le droit de réagir en procédant à des déréglementations et au démantèlement social. Il faut trouver des solutions qui permettent de maintenir les emplois et d’offrir des perspectives d’avenir aux salarié(e)s. L’actuelle crise économique nécessite en outre l’introduction d’une obligation légale de négocier des plans so­ciaux en cas de licenciements collectifs. </p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-531</guid><pubDate>Wed, 06 May 2009 13:30:00 +0200</pubDate><title>Attrape-nigaud au détriment des assuré(e)s</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/attrape-nigaud-au-detriment-des-assure-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Couchepin se met une nouvelle fois le doigt dans l’œil avec ses propositions censées endiguer l’augmentation des coûts de la santé. D’une part, il promet de baisser les primes des caisses-maladie et les coûts de la santé et, de l’autre, en introduisant une «&nbsp;contribution à la consultation&nbsp;» et en bloquant le changement de franchise, il reprend aux assuré(e)s l’argent qu’ils économiseraient. Cette politique, qui consiste uniquement à manipuler des chiffres et à dresser un rideau de fumée, Monsieur Couchepin l’a déjà appliquée par le passé avec les réserves des caisses-maladie. D’une manière ou d’une autre, ce sont les assuré(e)s qui passent à la caisse. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) ne fait aucun cas d’une contribution à la consultation. Dans le contexte économique actuel, le pouvoir d’achat de la population doit être renforcé et non pas affai­bli, comme cela se passerait précisément avec une telle contribution. Cette mesure frapperait en premier lieu les malades chroniques et les ménages à bas revenus. De plus, ce serait prendre le ris­que d’une assistance médicale insuffisante, car des personnes malades pourraient hésiter jusqu’au dernier moment, à consulter leur médecin, ce qui renchérirait finalement d’autant la facture. 
</p><p>Le fait est que la hausse des primes des caisses-maladie annoncée pour 2010 grèvera lourdement le budget des ménages et affaiblira leur pouvoir d’achat. Il faut empêcher cela. Pour soutenir le pouvoir d’achat des bas et moyens revenus, ainsi que des familles avec enfants et des jeunes adultes en formation, l’USS exige par conséquent que la Confédération augmente, à hauteur de l’augmentation des primes,&nbsp; les fonds mis à disposition pour réduire ces dernières. Pour une hausse de 10 pour cent, cela représente 2 milliards de francs. Les 200 millions proposés sont totalement in­suffisants. </p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-530</guid><pubDate>Wed, 06 May 2009 13:26:00 +0200</pubDate><title>L’USS crée une commission d’expert(e)s </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-cree-une-commission-d-expert-e-s</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, un peu plus de 40 pour cent seulement des salarié(e)s travaillent dans des professions où existent des salaires minimaux. Comparé avec d’autres pays, où la loi prévoit de tels salaires, c’est peu. Or, les salaires minimaux obligatoires sont l’unique instrument permettant d’empêcher effica­cement la sous-enchère salariale. Le dernier rapport du SECO sur l’application des mesures d’accompagnement montre clairement que, dans de nombreuses branches sans salaires minimaux - p. ex. coiffure, «&nbsp;Santé et action sociale&nbsp;» -, les employeurs suisses font pression sur les salaires.
</p><p>Pour protéger ces derniers, il faut lancer une offensive pour des salaires minimaux. Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé aujourd’hui de créer une commission d’expert(e)s sur cette question. Sa tâche sera d’analyser la situation en matière de salaires minimaux et d’établir dans quelles branches ceux-ci sont nécessaires pour protéger les salarié(e)s contre la sous-enchère. Cette commission devra aussi évaluer quels instruments (conventions collectives de travail, contrats-type ou prescriptions légales) sont les plus efficaces pour introduire de tels salaires. Elle étudiera aussi la né­cessité d’une éventuelle initiative populaire à ce sujet. </p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2925</guid><pubDate>Tue, 05 May 2009 10:18:00 +0200</pubDate><title>Jean-Claude Rennwald : Quand la gauche s’éveillera </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/jean-claude-rennwald-quand-la-gauche-s-eveillera</link><description>Jean-Claude Rennwald, vice-président de l’Union syndicale suisse, membre de la direction du syndicat Unia, conseiller national socialiste et politologue averti n’a pas digéré, et on le comprend, la défaite électorale de son parti en octobre 2007. Estimant qu’il y a lieu de secouer le cocotier de la gauche, il vient de commettre un nouvel ouvrage qui est à la fois un bilan et un appel. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le bilan peut se résumer «&nbsp;à la hache&nbsp;»&nbsp;: la gauche, les gauches se portent mal, elles se sont endormies, et pas seulement en Suisse. L’échec électoral de 2007, moins de 20 % des voix - c’est-à-dire retour à la «&nbsp;case 1919&nbsp;» - impose des questions fondamentales, dont celle du louvoiement entre une stratégie de participation gouvernementale et quasi inconditionnelle et une politique d’opposition. Et celle aussi du rôle mineur joué, toujours selon l’auteur, pas les syndicats et les mouvements sociaux dans le changement social&nbsp;? 
</p><p>Il s’agit donc de se réveiller, d’autant plus que nous vivons une crise économique des plus graves. Il s’agit de reconquérir le terrain idéologique abandonné à la droite et au pa­tronat. «&nbsp;De l’échec à la reconquête&nbsp;», le sous-titre de l’ouvrage est clair. Et les &nbsp;«&nbsp;éta­pes&nbsp;» pour parvenir à ce but tracent un parcours à la fois international&nbsp;: «&nbsp;Le socialisme ne vient pas de l’Est, mais du chaud [Amérique du Sud] et du froid [pays nordiques]&nbsp;» et national, avec «&nbsp;Dix réformes pour 2012, ou quand la gauche gouvernera&nbsp;». Pour ce faire, celle-ci devra être «&nbsp;de mouvement&nbsp;» et, les syndicats y auront un «&nbsp;rôle décisif&nbsp;» à jouer. 
</p><p>À lire, à cogiter, à commenter…, pour passer à l’action.
</p><p><i>Jean-Claude Rennwald, Quant la gauche s’éveillera, Lausanne, Éditions Favre, 2009, 157 p., fr. 24.-.</i></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2921</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2009 10:08:00 +0200</pubDate><title>1er Mai 2009 : Après l’échec du néolibéralisme, réorientons la politique salariale et fiscale, ainsi que la sécurité sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/1er-mai-2009-apres-l-echec-du-neoliberalisme-reorientons-la-politique-salariale-et-fiscale-ainsi-que-la-securite-sociale</link><description>La grande crise économique mondiale a commencé à frapper de plein fouet l’économie suisse. Certes, les effets n’en sont pas encore visibles dans toute leur ampleur, car le marché intérieur fonctionne encore bien et de nombreuses entreprises ont, à juste titre, d’abord choisi d’appliquer le chômage technique pour faire face à la baisse de leurs commandes. Toutes les prévisions montrent cependant que la Suisse devra faire bientôt face à un chômage d’un niveau encore jamais atteint à ce jour. Si rien n’est fait rapide-ment et avec détermination, si aucun effort significatif n’est déployé pour redresser la barre, les conséquences sociales et économiques qui en résulteront seront catastrophiques</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malheureusement, le Conseil fédéral, emmené par un président qui conçoit son rôle d’abord comme celui d’un larbin des dirigeants de l’UBS, n’a toujours pas compris quel est l’enjeu de cette crise pour l’économie et les emplois suisses. Si, au mépris de toutes les règles démocratiques, il a été décidé de consacrer 68 milliards de francs pour sauver l’UBS – soit 10&nbsp;000 francs par habitant(e), nourrissons et nobles vieillards compris -, la lutte contre le chômage nécessite aujourd’hui que l’on procède&nbsp; à des investissements substantiels. La constitution fédérale oblige expressément les autori­tés à combattre le chômage. Pour la politique économique de la Confédération, le troisième pro­gramme conjoncturel sera le défi décisif de ces prochains mois. D’une part, il devra avoir pour effet de renforcer le pouvoir d’achat dès le début 2010. Les augmentations des primes des caisses-mala­die sont un des principaux problèmes à résoudre&nbsp;; elles devront être compensées au moyen d’un train de mesures sociales. D’autre part, un important programme d’investissement s’impose. Sinon, et cela est déjà prévisible aujourd’hui, les cantons et les communes vont couper dans leurs budgets, car leurs recettes seront en recul à cause de la crise&nbsp;; ce qui aura des effets funestes pour la crise, l’aggravant encore plus. C’est maintenant que l’on doit donner une nouvelle orientation pour mettre en place une politique offensive dirigée contre la crise. 
</p><p>La sécurité sociale aussi devra se donner de nouvelles orientations importantes. À la différence fon­damentale de la crise années 30, nous disposons aujourd’hui d’assurances sociales performantes. En période de crise, c’est l’assurance-chômage qui est appelée à relever les plus grands défis. Au lieu de limiter, voire de diminuer les droits à ses prestations, il faut, en raison de la gravité de la si­tuation actuelle, prolonger la durée de perception des indemnités journalières à 520 jours et en re­lever le montant de 10 pour cent. Cela améliorera la couverture sociale et renforcera le pouvoir d’achat de celles et ceux qui en ont un besoin urgent. La crise n’a en effet pas été causée par les personnes concernées ou menacées par le chômage et leurs familles. Les coupables, ce sont au contraire ces managers irresponsables du secteur financier et leurs idéologues néolibéraux dont l’incapacité force maintenant l’État à intervenir. Le principe d’une certaine justice demande aussi que les hauts revenus participent plus aux frais de l’assurance-chômage. Nous exigeons que les parts de revenus supérieures à 126&nbsp;000 francs paient 2 pour cent de cotisation à cette dernière, ce qui représentera une contribution substantielle à ses coûts. 
</p><p>La défense des rentes est aussi le mot d’ordre du moment. L’enjeu du référendum contre la baisse du taux de conversion LPP, ce sont les rentes de la part obligatoire du 2e pilier, des rentes indispen­sables au maintien du niveau de niveau de vie. Une autre conclusion importante à tirer de la crise des marchés financiers est le renforcement nécessaire de l’AVS&nbsp;; l’AVS est en effet économiquement beaucoup plus performante que les autres formes de prévoyance et, de plus, financée selon le prin­cipe de la répartition. Les syndicats combattront par la voie référendaire le projet de démantèlement social que représente la nouvelle mouture de 11e révision de l’AVS s’il devait définitivement passer la rampe des Chambres. En lieu et place d’un démantèlement de l’AVS, il faut à nouveau s’atteler à améliorer en termes réels les rentes de cette dernière. C’est précisément parce que le 2e pilier est en crise, qu’il y a lieu de développer, et non pas démanteler, le 1er. 
</p><p>La sécurité sociale n’est cependant pas le seul élément déterminant de ces nouvelles réorientations nécessaires auxquelles doit mener la lutte pour une meilleure répartition des revenus, plus de justice sociale et la disparition des excès des plus riches. La politique salariale et la politique fiscale ont aussi à jouer un rôle de premier plan. En politique salariale, il faut, d’une part, atteindre dans les faits les objectifs fixés en matière de salaires minimaux, à savoir&nbsp;: 3500 francs par mois pour les personnes sans formation et 4500 pour celles qui sont formées. D’autre part, il faut fixer pour les entreprises aux mains des pouvoirs publics, y compris pour la Poste et Swisscom, un nouveau pla­fond salarial de 500&nbsp;000 francs à l’intention des cadres. On ne peut justifier à aucun titre que les dirigeants des entreprises publiques gagnent nettement plus que les membres du Conseil fédéral. Si les pouvoirs publics plafonnaient les salaires des cadres à 500&nbsp;000 francs, ce serait un signal fort pour la politique salariale des entreprises privées. Une autre mesure contre les excès salariaux - me­sure dont la réalisation n’a que trop attendue - est de soumettre à l’impôt sur les bénéfices les parts de revenus supérieures à un million de francs. 
</p><p>Somme toute, la politique fiscale doit faire en sorte que les hauts revenus et les grandes fortunes supportent à nouveau leur part de charge fiscale. Pour ce faire, il convient d’abord mettre le holà aux projets de notre ministre des Finances, des projets qui ont tous pour seul et unique but d’alléger la charge fiscale de ceux «&nbsp;d’en haut&nbsp;» en alourdissant celle de ceux «&nbsp;d’en bas&nbsp;». Les projets simi­laires développés dans certains cantons doivent aussi être stoppés. Au lieu d’affaiblir la progressivité de l’impôt, il faut la renforcer à tous les niveaux. L’introduction d’un impôt fédéral sur les succes­sions - avec franchise - y contribuera. 
</p><p>Finalement, il faut mettre un terme à la politique erronée de libéralisation et privatisation des servi­ces publics. Ces projets n’apportent que des désavantages à la population et aux salarié(e)s. Les ré­centes décisions du Conseil fédéral concernant la Poste montrent que, dans sa composition actuelle, celui-ci n’a pas encore commencé, après le fiasco de l’idéologie néolibérale, à voir les choses dif­féremment, comme il aurait dû le faire depuis longtemps. Un gouvernement qui, au lieu de désigner les causes de la crise économique et financière brutale que nous vivons, continue à diffuser et appli­quer les recettes inefficaces du néolibéralisme est lui-même un élément du problème et non de sa solution. 
</p><p>Le 1er Mai est le seul jour fêté dans le monde entier depuis plus d’un siècle. Né il y a 120 ans grâce à un mouvement de jeunes hommes et femmes, il rappelle l’importance de la dignité des travailleu­ses et des travailleurs, ainsi que les revendications en faveur de la justice sociale. À une époque où certains s’enrichissent de manière éhontée, alors que d’autres se trouvent plongés dans la détresse sociale, ces revendications n’ont pas perdu de leur importance. L’Histoire nous montre que la force des syndicats est déterminante si l’on veut que la situation économique et sociale soit équitable. Cela implique, d’une part, des conventions collectives de travail de qualité et des assurances sociales performantes et, de l’autre, que la Suisse se dote d’une protection contre les licenciements antisyndi­caux efficace et enfin conforme aux normes internationales appliquées en matière de droits hu­mains. Après l’échec du néolibéralisme, nous avons désormais besoin de nouvelles orientations qui nous conduisent à plus de justice sociale.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-533</guid><pubDate>Mon, 27 Apr 2009 13:25:00 +0200</pubDate><title>Les salarié(e)s ont été privés des fruits de la reprise!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salarie-e-s-ont-ete-prives-des-fruits-de-la-reprise</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’indice suisse des salaires 2008 publié aujourd'hui par l’Office fédéral de la statistique montre qu’avec une augmentation moyenne de 2&nbsp;% des salaires nominaux et une inflation de 2,4&nbsp;%, les salaires réels ont diminué de 0,4&nbsp;%. Ainsi, les salarié(e)s ont, en termes réels, disposé de moins d’argent en 2008 que l’année précédente&nbsp;; de surcroît, ce recul des salaires réels a pratiquement réduit à néant les augmentations, pour la plupart modestes, des salaires réels obtenues les années précédentes. De 2004 à 2008, la hausse moyenne des salaires réels n’a donc été que de 0,1&nbsp;% par an. En d’autres termes, la dernière reprise économique n’a eu pratiquement aucun effet financier positif pour les salarié(e)s. Ceux-ci n’ont pas eu droit à ses fruits. Cette chute des salaires réels est due à l’explosion du prix du pétrole l’an dernier, une hausse du prix du pétrole qui, rappelons-le, s’explique en grande partie par la spéculation.
</p><p>Qu’en 2007 et 2008, l’écart entre les salaires des femmes et ceux des hommes se soit creusé est in­quiétant. En résumé, si les patrons ont reconnu du bout des lèvres qu’il devait y avoir plus d’égalité salariale entre les sexes, ils n’ont rien fait de concret dans ce sens. 
</p><p>Que la reprise n’ait presque rien apporté aux personnes qui l’ont créée sera corrigé par les résultats des négociations conclues en 2008. Les négociations se réfèrent toujours au renchérissement enre­gistré durant l’année écoulée. C’est donc le renchérissement élevé de 2008 qui a été déterminant pour les accords salariaux conclus pour 2009. Nombre de ces derniers ont un 3 avant la virgule et devraient ainsi – l’inflation devant être faible selon les prévisions – corriger la «&nbsp;mauvaise année&nbsp;» que fut 2008.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-534</guid><pubDate>Thu, 23 Apr 2009 13:23:00 +0200</pubDate><title>Vu le nombre des infractions, des mesures s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vu-le-nombre-des-infractions-des-mesures-s-imposent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport du SECO sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes en 2008 prouve indubitablement le rôle important joué par celles-ci dans la protection des salaires et des conditions de travail en Suisse. Pour environ 28&nbsp;000 entreprises contrôlées, pres­que 4000 infractions en matière de salaire ont été découvertes. Soit 14 infractions pour 100 entre­prises. Le nombre de ces infractions n’a pas baissé depuis les années 2006/2007.
</p><h3>Il est urgent d’augmenter les contrôles des employeurs indigènes</h3><p>La situation s’est aggravée concernant les employeurs suisses. D’où l’importance de la hausse pré­vue du nombre des contrôles d’entreprises indigènes. La forte augmentation des infractions dans les branches «&nbsp;Santé humaine et action sociale&nbsp;» et «&nbsp;Salons de coiffure et instituts de beauté&nbsp;» est parti­culièrement inquiétante. Dans ces deux branches, le taux d’infraction a nettement augmenté par rapport à la dernière période passée sous revue (2006/2007). Pour la branche de la coiffure, la persistance d’un vide conventionnel depuis le début 2007 a fait pression sur les salaires. Sans pro­tection garantie par une convention collective de travail (CCT), les salaires d’ores et déjà bas de cette branche resteront sous pression.
</p><h3>Infractions contre l’obligation d’annonce</h3><p>Par rapport à la dernière période passée sous revue, les infractions à l’obligation d’annonce ont fortement augmenté. Or, une entreprise qui ne s’annonce pas ne peut pas être contrôlée. Pour la protection des salaires et des conditions de travail suisses, il faut donc absolument que les entrepri­ses s’annoncent correctement. L’espoir suscité par la mise en place à cet effet d’un nouveau site In­ternet devrait être déçu. Tant que toutes les infractions contre l’obligation d’annonce ne seront pas punies d’une amende, elles se poursuivront. 
</p><h3>Le problème des pseudo-indépendant(e)s</h3><p>Les pseudo-indépendant(e)s sont un grave problème. Près d’un quart des contrôles ont fait apparaî­tre que des prestateurs de services s’étaient faussement déclarés indépendants. Ce problème s’est aggravé. Durant la période 2006/2007, la part des pseudo-indépendant(e)s était encore de 11 pour cent. 
</p><h3>Mauvaise moralité de paiement des amendes</h3><p>Concernant les amendes infligées, la moralité de paiement laisse toujours à désirer. Dans certains cantons, seuls 50 à 60 pour cent d’entre elles ont été acquittés. Une solution à ce problème est&nbsp; l’introduction de cautions prévues dans les CCT étendues (de force obligatoire). 
</p><h3>Pas de sanctions pour les infractions relatives aux contrats-types de travail </h3><p>On ne dispose toujours pas de base légale pour sanctionner d’office les infractions relatives aux contrats-types de travail. Cela, alors que le nombre des rapports de travail pour lesquels le salaire est protégé par un contrat-type est en augmentation. Il faut que le Parlement fédéral crée une base légale pour ces cas. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-536</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2009 13:21:00 +0200</pubDate><title>L’État, un risque pour la conjoncture : Le Conseil fédéral doit remplir le mandat que le peuple lui a conféré</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/l-etat-un-risque-pour-la-conjoncture-le-conseil-federal-doit-remplir-le-mandat-que-le-peuple-lui-a-confere</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral continue à se dérober&nbsp;: il refuse toujours d’engager un programme conjoncturel pour 2010. Il veut en effet d’abord attendre les prévisions de juin avant de prendre une décision. Une chose est donc claire&nbsp;: par son comportement, l’État est des plus dangereux pour la conjoncture suisse. Au lieu de soutenir cette dernière, lui et quelques assurances sociales (caisses-maladie, allo­cations pour perte de gain) vont aggraver la récession l’an prochain, par exemple&nbsp;: </p><ul><li>à travers la hausse des primes des caisses-maladie qui va priver les ménages suisses d’un pouvoir d’achat d’environ 2 milliards de francs&nbsp;; </li></ul><ul><li>en raison de l’austérité que les cantons et les communes appliqueront en 2010 et </li></ul><ul><li>par le relèvement de la taxe sur le CO2 et des cotisations versées aux allocations pour perte de gain, qui diminueront encore plus le pouvoir d’achat des ménages suisses. </li></ul><p>Le peuple suisse a, à travers la Constitution fédérale, donné au Conseil fédéral pour mandat de lut­ter activement contre le chômage. En traînant les pieds comme il le fait, le gouvernement ne remplit pas ce mandat. 
</p><p>Pour que la crise ne s’accentue pas l’an prochain, il faut compenser les hausses des primes des cais­ses maladie (environ 2 milliards) par des réductions des primes au moins aussi importantes. Les 200 à 300 millions de francs proposés par le Département fédéral de l’intérieur sont dérisoires. Pour contrer la politique d’austérité des cantons et des communes - dont les effets aggravent la crise -, il faut un programme d’investissement. Et pour lutter contre le chômage, des mesures de formation continue et au niveau de l’assurance-chômage s’imposent. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-535</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2009 13:20:00 +0200</pubDate><title>Politique de la Poste : le Conseil fédéral continue à décider à l’aveugle</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/politique-de-la-poste-le-conseil-federal-continue-a-decider-a-l-aveugle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">L’abaissement de la limite de monopole des lettres de 100 à 50 grammes accentuera pour la Poste - une entreprise de la Confédération - la pression au démantèlement. Le Conseil fédéral poursuit ainsi sa politique fortement teintée d’idéologie et continue - ce qui est très risqué - à décider à l’aveugle. Il agit en dépit d’une importante opposition parlementaire et du fort scepticisme de la po­pulation. Car celle-ci craint un démantèlement encore plus prononcé des services postaux suisses autrefois de qualité supérieure. De plus, l’Europe montre les effets négatifs de leur libéralisation&nbsp;: hausse des prix et sous-enchère salariale. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Ce qui n’empêche cependant pas le gouvernement d’abaisser précipitamment cette limite de mono­pole, entendant même libéraliser plus tard intégralement le marché postal. Les exemples européens à ce sujet sont effrayants&nbsp;: les conditions d’embauche des prestataires privés sont nettement infé­rieures à celle de la poste publique, mais ont pour effet d’engendrer une forte pression salariale aussi dans cette dernière. Ainsi, le gouvernement allemand a dû fixer un salaire minimal légal pour stopper l’extension des salaires ne permettant pas de vivre au-dessus du seuil de pauvreté. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) réitère sa demande univoque d’une réglementation immé­diate des conditions d’embauche, qui soit convenue avec les partenaires sociaux et prévoie une convention collective de travail étendue à tous les prestataires privés de services postaux (KEP&amp;Mail).</span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">L’enjeu est ici aussi celui d’une desserte postale de base indispensable, dans toute la Suisse, à l’économie et à la population. C’est pour cela que la Poste doit retirer sans délai son projet de ré­examen injustifié de la nécessité de 500 offices postaux. Propriété de la Confédération, la Poste doit prendre conscience de sa responsabilité régionale et, précisément dans la situation économique actuelle, maintenir dans tout le pays l’actuel niveau de qualité de son offre de services et de ses em­plois. </span></p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-537</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2009 13:19:00 +0200</pubDate><title>L’USS s’oppose à une « taxe de consultation »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-s-oppose-a-une-taxe-de-consultation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) n’attend rien d’une «&nbsp;taxe de consultation&nbsp;». Dans le contexte écono­mique actuel, il faut renforcer et non affaiblir le pouvoir d’achat. Or, c’est faire l’inverse que de per­cevoir une taxe de consultation. Les personnes qui seront touchées par cette dernière sont à nouveau les malades chroniques et les femmes et les hommes qui ont besoin de soins réguliers, c’est-à-dire des personnes dépendant de consultations médicales régulières aussi. Ce groupe de la population devra ainsi supporter une charge supplémentaire, car le nouveau régime du financement de soins leur impose déjà une participation du 20 pour cent. 
</p><p>L’USS est favorable à de mesures efficaces sur la durée, qui permettent de maîtriser et réduire les coûts. L’introduction au plan national d’un/e interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS) demandée par les syndicats et les organisations professionnelles de la santé en est un bon exemple. La commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national aura la possibilité, déjà avant la pause estivale, de se prononcer en faveur de l’IPS, dans le cadre du projet de mana­ged-care (réseaux de soins intégrés) actuellement débattu dans une sous-commission.
</p><p>Au cœur de ce modèle figure l’IPS qui fournit les soins primaires dans le cadre de la médecine de famille, se charge d’adresser le ou la patient(e) à d’autres fournisseurs de prestations et conserve&nbsp; une vue d’ensemble sur la chaîne thérapeutique. Un processus qui garantit la qualité, élimine les actes redondants et réduira les coûts dûs à un manque de coordination. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2463</guid><pubDate>Thu, 09 Apr 2009 10:53:00 +0200</pubDate><title>Avant-projet de modification du code pénal concernant la nouvelle règlementation des droits d’accès en ligne des autorités chargées des naturalisations au niveau cantonal, de l’Office fédéral de la police et du service d’analyse et de préven</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/avant-projet-de-modification-du-code-penal-concernant-la-nouvelle-reglementation-des-droits-d-acces-en-ligne-des-autorites-chargees-des-naturalisations-au-niveau-cantonal-de-l-office-federal-de-la-police-et-du-service-d-analyse-et-de-preven</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2462</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2009 10:50:00 +0200</pubDate><title>Loi sur le numéro d&#039;identification des entreprises (LIDE)</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/loi-sur-le-numero-didentification-des-entreprises-lide</link><description></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-538</guid><pubDate>Mon, 06 Apr 2009 13:17:00 +0200</pubDate><title>Couchepin aggrave la crise en faisant violemment pression pour que les caisses prennent des mesures d’assainissement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/couchepin-aggrave-la-crise-en-faisant-violemment-pression-pour-que-les-caisses-prennent-des-mesures-d-assainissement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’oppose à l’assainissement forcé des caisses de pensions que le dé­partement de Pascal Couchepin veut imposer. L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) va jusqu’à conseiller aux caisses d’engager rapidement des mesures d’assainissement même en cas de faible découvert. C’est là semer inutilement la panique et aggraver la crise économique. 
</p><p>Les mesures d’assainissement sont d’abord synonymes de diminution douloureuse du pouvoir d’achat des personnes exerçant une activité lucrative et des retraité(e)s, à cause de l’augmentation induite des cotisations, pour les premiers, et une baisse de leurs rentes, pour les seconds. Non seu­lement cette politique est erronée d’un point de vue conjoncturel, mais encore elle insécurisera inu­tilement les gens en renforçant le pessimisme ambiant en période de crise. L’USS s’est adressée en temps opportun au Conseil fédéral pour qu’il incite les autorités de surveillance à tenir compte du pouvoir d’achat en faisant preuve de retenue. Aujourd’hui, il fait tout le contraire et conseille d’assainir les caisses de pensions, ce dont il n’avait jamais été question auparavant.
</p><p>Il est particulièrement choquant que l’OFAS profite de cette occasion pour faire de la publicité en fa­veur de la baisse du taux de conversion, baisse contre laquelle un référendum muni de plus de 150&nbsp;000 signatures a déjà abouti. Or, les assainissements futurs des caisses de pensions n’ont rien à voir avec le taux de conversion dont les effets se déploient sur le long terme. Seul point commun&nbsp;: la volonté manifestée par les acteurs politiques nationaux de baisser les rentes du 2<sup>e</sup> pilier. Ne pas accompagner cette mesure d’une hausse équivalente des rentes de l’AVS est politiquement irrespon­sable et inacceptable. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-539</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2009 13:16:00 +0200</pubDate><title>L’USS proteste contre un licenciement arbitraire – Les recommandations pour les votations populaires du 17 mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-proteste-contre-un-licenciement-arbitraire-les-recommandations-pour-les-votations-populaires-du-17-mai</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Siégeant aujourd’hui à Berne, le Comité de l’USS a assuré Maria Pralong, vendeuse licenciée par Manor Genève et le syndicat concerné Unia de son total soutien dans leur lutte pour un réengage­ment. Marisa Pralong, déléguée du syndicat Unia, a été licenciée pour s’être montrée critique, dans un article de journal, au sujet des conditions de travail pendant les ventes nocturnes de fin d’année. En outre, ce licenciement viole clairement la liberté syndicale. Il prouve de manière éclatante que, comme l’Organisation internationale du Travail l’a aussi constaté, les représentant(e)s syndicaux sont insuffisamment protégés en Suisse contre les licenciements abusifs.
</p><p>Le Comité de l’USS a aussi fait parvenir un message de solidarité aux médecins de famille et au per­sonnel des cabinets et des laboratoires qui ont manifesté aujourd’hui dans la rue en faveur de soins médicaux de base efficients. 
</p><p>L’USS a aussi adopté ses recommandations pour les votations fédérales du 17 mai prochain. Elle re­commande ainsi un OUI à l’article constitutionnel sur les médecines complémentaires. Cet article crée ainsi une base pour la reprise de ces dernières dans l’assurance de base, ce qui devrait finale­ment faire baisser les coûts. Concernant la révision de la loi sur les documents d’identité (passeports biométriques), le Comité de l’USS a décidé de ne faire aucune recommandation. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2919</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2009 10:04:00 +0100</pubDate><title>Des primes de caisses-maladie qui assassinent la conjoncture</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-primes-de-caisses-maladie-qui-assassinent-la-conjoncture</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est grâce à la consommation que l’économie suisse n’est pas (encore) en trop mauvais état. Ce qui est à mettre notamment au crédit des accords salariaux conclus l’automne dernier et au renchérissement qui a pratiquement disparu depuis lors. Comment la conjoncture suisse se présentera-t-elle l’année prochaine&nbsp;? Cela dépendra essentiellement de l’évolution du pouvoir d’achat de la population. 
</p><p>Concernant l’évolution de ce dernier, les signes sont pour l’heure tout sauf réjouissants. La hausse du chômage rendra en effet plus difficile la conclusion de bons accords sala­riaux. Et c’est précisément dans ce contexte que les caisses-maladie veulent massivement relever leurs primes, prévoyant des augmentations pouvant aller jusqu’à 10 pour cent&nbsp;! 
</p><p>Or, une augmentation de cette ampleur aurait des conséquences graves pour la conjonc­ture. Avant d’avoir bénéficié d’une éventuelle réduction de ses primes, un ménage suisse consacre en moyenne 8 pour cent de son revenu disponible à son assurance-maladie obli­gatoire. Pour les bas revenus, cette proportion est même beaucoup plus importante. 
</p><p>Si les primes augmentaient de 10 pour cent, le budget moyen des ménages s’en trouverait grevé d’une charge supplémentaire de 1 pour cent. De l’argent qui ferait défaut pour d’autres dépenses. Les ménages à bas et moyens revenus, qui doivent dépenser la quasi-totalité de leurs revenus et ne peuvent donc pratiquement rien mettre de côté, en seraient les principales victimes. 
</p><p>Reporté sur l’ensemble de l’économie, cela signifierait que, pour 2010, il faudrait s’attendre à ce que la seule charge représentée par la hausse des primes soit à l’origine d’une croissance de la consommation inférieure de 1 à 2 pour cent. Étant donné les conséquences négatives que cela aurait sur l’économie, les prévisions devraient d’autant plus être revues à la baisse. 
</p><p>Pour que cela n’ait pas lieu, il faut premièrement faire le maximum afin d’éviter ces hausses et, deuxièmement, que le Conseil fédéral propose des mesures qui empêchent que ces dernières ne mangent les revenus des ménages suisses&nbsp;; ce qui est possible par exem­ple avec un fort relèvement des réductions des primes. Le président des États-Unis, Ba­rack Obama, a montré la voie à suivre ici en finançant l’assurance-maladie par une hausse des impôts pour les nantis.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-541</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2009 13:15:00 +0100</pubDate><title>Malgré des pertes dans les placements, l’AVS reste fondamentalement saine</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/malgre-des-pertes-dans-les-placements-l-avs-reste-fondamentalement-saine</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p>L’AVS et les APG sont elles aussi des victimes de la crise des marchés financiers. La perte dans les produits des placements est la plus forte de l’histoire de l’AVS. Elle a détruit des cotisations durement acquises par les assuré(e)s et les patrons. C’est une perte douloureuse.
</p><p>Toutefois, le sensationnel «&nbsp;résultat d’exploitation&nbsp;» (résultat de l’activité d’assurance) est encore plus remarquable&nbsp;: contrairement à tous les pronostics provenant du Palais fédéral et malgré le nombre croissant de retraité(e)s, ainsi que l’adaptation régulière des rentes, l’AVS a connu un formidable résultat d’assurance de plus de 2 milliards de francs. Depuis 2000 déjà, l’AVS connaît sans discontinuer des résultats positifs, nonobstant toutes les sinistres prédictions se référant à l’évolution démographique.
</p><p>Il faut partir du fait que la crise économique aura aussi une influence négative ces prochains temps sur le résultat de l’activité d’assurance. L’AVS est toutefois fondamentalement saine et surmontera aussi cette crise. Elle n’a pas dû affronter et n’affronte pas le marasme sempiternellement annoncé, mais démontre au contraire qu’elle est une institution sociale extrêmement solide.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2917</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2009 17:38:00 +0100</pubDate><title>Une approche nouvelle face à une vieille revendication</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-approche-nouvelle-face-a-une-vieille-revendication</link><description>Texte présenté lors de la conférence de presse des partenaires sociaux et de la Confédération, qui s’est tenue le 2 mars 2009.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En concluant la convention concernant le dialogue sur l’égalité des salaires, les organisa­tions faîtières des employeurs et des travailleurs se sont dotées d’un projet novateur et - à vrai dire surprenant – qui vise à concrétiser le principe constitutionnel « à travail égal, salaire égal », principe dont on attend depuis (trop) longtemps qu’il soit traduit dans les faits. Cela est d’autant plus remarquable que voici seulement deux ans les syndicats ont été amenés à tirer un bilan extrêmement décevant de l’évaluation de l’efficacité de la loi sur l’égalité à laquelle le Conseil fédéral a fait procéder après dix ans d’application. Ce bilan répondait d’autant moins à ce qu’on attendait que les organisations patronales, le Conseil fédéral et les partis bourgeois n’étaient pas disposés à mettre en oeuvre les mesu­res d’amélioration de la législation préconisées dans le cadre de cette évaluation. La voie proposée aujourd’hui est innovante même si elle exige d’importants efforts. Elle fait ap­pel, pour la seconde fois, en l’espace de quelques années, au partenariat social pour la réalisation d’un projet de réforme. Rappelons que cette solution avait été appliquée avec succès pour la mise au point des mesures d’accompagnement de la libre circulation des personnes, dans un domaine sensible du marché de l’emploi; or eu égard au fait que les intérêts des syndicats et des organisations patronales sont souvent diamétralement oppo­sés, il n’allait absolument pas de soi que l’on choisisse une telle voie. La tentative lancée aujourd’hui de résoudre enfin de manière pragmatique un vieux problème est logique dans la mesure où c’est le monde économique lui-même qui se préoccupe d’éliminer une inégalité criante qu’il a causée et qui subsiste. L’article constitutionnel sur l’égalité sala­riale était en quelque sorte une mesure d’urgence visant à imposer cette égalité dans les textes pour pallier la défaillance des mécanismes du marché en la matière. 
</p><p>Rappelons une fois encore que le droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale représente, s’il en est, l’une des plus anciennes revendications syndicales. En Suisse, sur le plan juridique, le respect de ce droit a été imposé la première fois à la faveur de l’article constitutionnel datant de 1981. Cette disposition a été concrétisée par la loi sur l’égalité 2 adoptée en 1996. La plupart des actions intentées depuis lors pour faire cesser des discriminations salariales l’ont été soit avec le soutien des organisations syndicales soit directement par elles. De concert avec les campagnes sur les salaires minimaux qui ont eu pour effet d’améliorer la rémunération des personnes (en grande majorité des femmes) appartenant aux catégories de salaires les plus bas, les actions en justice le plus souvent couronnées de succès, ont permis de réaliser certains progrès – bien qu’insuffisants – sur la voie de la concrétisation du principe « salaire égal pour un travail de valeur égale ». 
</p><p>Lors de la conférence de presse d’août 2007 consacrée aux salaires, les syndicats mem­bres de l’USS en ont appelé aux grandes entreprises de Suisse pour qu’elles aillent de l’avant en matière d’égalité salariale et contrôlent (avec la participation des syndicats) les salaires qu’elles versent, en utilisant Logib, instrument d’autocontrôle de l’égalité des salaires, mis au point par la Confédération. Cet appel était annonciateur de la convention conclue aujourd’hui entre les partenaires sociaux. Le fait que les syndicats l’ont repris à leur compte lors des négociations salariales qui ont suivi, n’est pas resté sans effets. Dans plusieurs entreprises allant de La Poste à Swisscom et Cablecom (Syndicat de la Com­munication) et de Nestlé Konolfingen à Lindt &amp; Sprüngli Kilchberg (Unia) des contrôles de salaires opérés conjointement par les partenaires sociaux ont été lancés. En d’autres termes, le dialogue sur l’égalité des salaires ne démarrera pas de zéro. 
</p><p>Il est notoire que la Suisse possède une économie performante, innovante et surtout for­tement structurée qui peut s’appuyer sur des travailleuses et des travailleurs bien formés et motivés. Le net accroissement de la proportion de femmes exerçant une activité lucra­tive est l’un des changements majeurs qu’a connu le marché du travail en Suisse, ces 20 à 30 dernières années. Cela étant, il est incompréhensible qu’en matière d’égalité des chan­ces et d’égalité salariale la Suisse continue d’être à la traîne par rapport à de nombreux autres pays. Il est donc grand temps que, sur ces plans, elle fasse des progrès décisifs, dans l’intérêt même de l’économie et de la société.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2916</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2009 17:37:00 +0100</pubDate><title>Il faut stabiliser le pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/il-faut-stabiliser-le-pouvoir-d-achat</link><description>Désormais, la Suisse aussi est en récession. Ce que divers indicateurs montrent depuis longtemps déjà a été confirmé mardi 3 mars par la Confédération. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté  pour le deuxième mois consécutif. Que ce recul ne soit pas encore plus prononcé s’explique essentiellement par l’augmentation des stocks. Nous devons partir de l’idée que c’est là un effet momentané qui disparaîtra ces prochains trimestres. En effet, les stocks ne vont sans doute pas augmenter encore plus. Il faut donc s’attendre à un nouveau recul, encore plus prononcé, du PIB. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 4 janvier dernier, l’Union syndicale suisse (USS) avait pronostiqué un recul du PIB de 1,2 pour cent. Depuis lors, les perspectives de l’économie ont continué de se dégrader. La consommation des ménages suisses, qui est le dernier soutien de cette dernière, croît sen­siblement moins&nbsp;; cela, suite à la détérioration de la situation sur le marché de l’emploi. De plus, la conjoncture dans les principaux pays vers lesquels la Suisse exporte est net­tement moins bonne, ce qui, avec l’appréciation du franc par rapport à l’euro, a engendré un inquiétant recul des exportations. Selon l’indicateur conjoncturel de l’USS, le PIB s’est plus fortement contracté en 2009 que l’USS ne l’avait supposé au début de l’année (nouvelle estimation pour 2009&nbsp;: -1,9&nbsp;%). 
</p><p>Pour lutter contre la dégradation de la conjoncture et le risque d’une augmentation du chômage, des mesures destinées à soutenir la conjoncture s’imposent. C’est évident. Le Parlement fédéral doit, lors de la session extraordinaire de la semaine prochaine, adopter un train de mesures à hauteur de 700 millions de francs. Mais, à elle seule, cette impul­sion ne suffira pas. La progression du chômage et les augmentations des primes des cais­ses-maladie attendues en 2010 vont largement entamer le pouvoir d’achat. Conséquence&nbsp;: si aucune mesure n’est prise pour soutenir ce dernier, la consommation va se contracter. Celle-ci représentant près de 60 pour cent du PIB, son effondrement aurait de graves ef­fets sur l’ensemble de la bonne marche de l’économie suisse. Il s’agit dès lors de mettre également en route un programme d’investissement pour la reconversion écologique et un meilleur accueil extrafamilial des enfants. 
</p><p>Le Conseil fédéral a décidé qu’une troisième étape de programmes conjoncturels serait décidée si la conjoncture devait continuer à se détériorer encore plus. Les perspectives s’étant assombries, cette condition est désormais remplie.</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-2914</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2009 17:36:00 +0100</pubDate><title>Peu de chômage grâce à une bonne assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/peu-de-chomage-grace-a-une-bonne-assurance-chomage</link><description>En comparaison internationale, la Suisse a une assurance-chômage dont les prestations sont relativement bonnes. Avec un taux de remplacement du revenu d’en moyenne 75 %, cette dernière figure parmi les meilleures du genre. Avec une période d’indemnisation de 18 mois, elle se trouve toujours dans le gros du peloton. Et malgré l’ampleur de ces prestations, le chômage est à un niveau relativement bas dans notre pays. Celui-ci est ainsi en très bonne compagnie. Ainsi, pour prendre quelques exemples, le Danemark et les Pays-Bas ont eux aussi une bonne assurance-chômage et connaissent un faible chômage. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette constatation contraste avec l’exigence selon laquelle on devrait réduire les presta­tions de l’assurance-chômage pour que celui-ci baisse. Les dernières recherches à ce sujet donnent différentes explications au fait qu’une bonne assurance-chômage et un faible chômage sont deux réalités conciliables. 
</p><p>Avec une bonne assurance-chômage, les personnes au chômage disposent de suffisam­ment de temps pour trouver un emploi correspondant à leurs aptitudes. Par contre une mauvaise assurance-chômage les contraint à trouver le plus rapidement possible un em­ploi, même si ce dernier ne leur permet pas de mettre à profit leur savoir-faire. Le danger, par exemple, de voir les connaissances acquises dévalorisées augmente d’autant. Les re­cherches parlent d’un «&nbsp;scar effect&nbsp;» (effet de scarification)&nbsp;: celle ou celui qui tombe au chômage acceptera rapidement – y sera contraint – de prendre un nouveau travail et ses perspectives en la matière s’en trouveront durablement moins bonnes que celles des per­sonnes qui, ayant les mêmes qualités, ne sont pas tombées au chômage. 
</p><p>Un autre argument est qu’une bonne assurance-chômage peut rendre les gens mieux dis­posés à aussi accepter un emploi hautement productif lié toutefois à un risque élevé de chômage. Une comparaison internationale de l’OCDE a montré que les pays qui réduisent les prestations de leur assurance-chômage peuvent subir ensuite des baisses de producti­vité. 
</p><p>En outre, l’existence d’une bonne assurance-chômage a, sur la conjoncture, des effets stabilisateurs à ne pas sous-estimer. L’assurance-chômage suisse, par exemple, soutient l’économie en période de récession, en fournissant au produit intérieur brut une impulsion d’environ 0,5&nbsp;%, alors qu’en période de haute conjoncture, elle exerce un effet de ralen­tissement sur cette dernière, qui est de même ampleur.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2915</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2009 17:36:00 +0100</pubDate><title>Peu de chômage grâce à une bonne assurance-chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/peu-de-chomage-grace-a-une-bonne-assurance-chomage</link><description>En comparaison internationale, la Suisse a une assurance-chômage dont les prestations sont relativement bonnes. Avec un taux de remplacement du revenu d’en moyenne 75 %, cette dernière figure parmi les meilleures du genre. Avec une période d’indemnisation de 18 mois, elle se trouve toujours dans le gros du peloton. Et malgré l’ampleur de ces prestations, le chômage est à un niveau relativement bas dans notre pays. Celui-ci est ainsi en très bonne compagnie. Ainsi, pour prendre quelques exemples, le Danemark et les Pays-Bas ont eux aussi une bonne assurance-chômage et connaissent un faible chômage. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette constatation contraste avec l’exigence selon laquelle on devrait réduire les presta­tions de l’assurance-chômage pour que celui-ci baisse. Les dernières recherches à ce sujet donnent différentes explications au fait qu’une bonne assurance-chômage et un faible chômage sont deux réalités conciliables. 
</p><p>Avec une bonne assurance-chômage, les personnes au chômage disposent de suffisam­ment de temps pour trouver un emploi correspondant à leurs aptitudes. Par contre une mauvaise assurance-chômage les contraint à trouver le plus rapidement possible un em­ploi, même si ce dernier ne leur permet pas de mettre à profit leur savoir-faire. Le danger, par exemple, de voir les connaissances acquises dévalorisées augmente d’autant. Les re­cherches parlent d’un «&nbsp;scar effect&nbsp;» (effet de scarification)&nbsp;: celle ou celui qui tombe au chômage acceptera rapidement – y sera contraint – de prendre un nouveau travail et ses perspectives en la matière s’en trouveront durablement moins bonnes que celles des per­sonnes qui, ayant les mêmes qualités, ne sont pas tombées au chômage. 
</p><p>Un autre argument est qu’une bonne assurance-chômage peut rendre les gens mieux dis­posés à aussi accepter un emploi hautement productif lié toutefois à un risque élevé de chômage. Une comparaison internationale de l’OCDE a montré que les pays qui réduisent les prestations de leur assurance-chômage peuvent subir ensuite des baisses de producti­vité. 
</p><p>En outre, l’existence d’une bonne assurance-chômage a, sur la conjoncture, des effets stabilisateurs à ne pas sous-estimer. L’assurance-chômage suisse, par exemple, soutient l’économie en période de récession, en fournissant au produit intérieur brut une impulsion d’environ 0,5&nbsp;%, alors qu’en période de haute conjoncture, elle exerce un effet de ralen­tissement sur cette dernière, qui est de même ampleur.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-542</guid><pubDate>Mon, 23 Feb 2009 13:13:00 +0100</pubDate><title>Personnes faiblement qualifiées et personnes au bénéfice d’une formation pro-fessionnelle supérieure : il faut améliorer leurs chances sur le marché de l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/personnes-faiblement-qualifiees-et-personnes-au-benefice-d-une-formation-pro-fessionnelle-superieure-il-faut-ameliorer-leurs-chances-sur-le-marche-de-l-emploi</link><description>Étude « Formation continue et bons de formation » réalisée pour l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Forte de ses expériences et en s’appuyant sur l’évaluation de la mise en œuvre du chèque-formation dans le canton de Genève, l’Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps avec insistance l’introduction ciblée de bons (ou «&nbsp;chèques&nbsp;») de formation à l’intention de groupes bien définis, à savoir&nbsp;: les personnes faiblement qualifiées (école obligatoire au maximum). Un tel outil améliorerait nettement leurs chances sur le marché de l’emploi. 
</p><p>Mais il faut que les personnes qui, pour être en mesure de répondre aux exigences accrues de l’économie, suivent une formation professionnelle supérieure (examen de maîtrise, etc.) aient aussi droit à ces bons. Si donc, après avoir suivi une première formation professionnelle, elles veulent, à travers une formation professionnelle supérieure, acquérir des compétences supplémentaires centrées sur la pratique, elles seront en mesure d’améliorer elles aussi nettement leurs chances et leur position sur le marché de l’emploi. 
</p><p>L’USS propose donc que la remise du certificat fédéral de capacité (1<sup>ère</sup> formation professionnelle) s’accompagne d’un bon de formation de plus de 5000 francs convertible pendant 6 ans auprès d’une institution de formation professionnelle supérieure reconnue par la Confédération.
</p><p>Les résultats de l’étude réalisée pour l’OFFT (une expérience menée sur le terrain) confirment l’USS dans son attitude. Les mesures à prendre devront aussi figurer dans la loi fédérale sur la formation continue prévue, une loi à l’élaboration de laquelle on doit s’atteler aussi rapidement que possible.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-543</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2009 12:21:00 +0100</pubDate><title>Le gouvernement préfère les cadeaux fiscaux inutiles au renforcement du pouvoir d’achat</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-gouvernement-prefere-les-cadeaux-fiscaux-inutiles-au-renforcement-du-pouvoir-d-achat</link><description>Programme conjoncturel : il faut mettre le paquet au lieu de procé-der par doses homéopathiques !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les perspectives conjoncturelles sont toujours plus sombres. Certains pans de l’économie intérieure souffrent déjà de la mauvaise situation. Si l’on ne veut pas que le chômage ne batte pas de nou­veaux records, des mesures de stabilisation s’imposent. Celles présentées par le Conseil fédéral (1er et 2e phase) sont insuffisantes à cet égard. 
</p><p>À ce jour, la consommation et des parties de la construction ont pu freiner le recul de l’économie suisse. Mais sans coup de barre conjoncturel, cela aura été en vain. L’explosion des primes des cais­ses-maladie et l’augmentation du chômage affaibliront radicalement le pouvoir d’achat des ména­ges. Ce qui aura une incidence négative sur la consommation et la construction de logements.
</p><p>Cependant, pour que ce coup de barre ait lieu, le Conseil fédéral doit mettre au point un train de mesures conjoncturelles plus complet. Il faut prévoir des mesures destinées à renforcer le pouvoir d’achat des ménages, notamment en relevant la réduction des primes des caisses-maladie et les al­locations familiales. Concernant l’industrie de la construction, l’USS a déjà présenté publiquement (20.1.2009), des investissements possibles à hauteur de 7 milliards de francs. Ils doivent être dé­sormais réalisés. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la prolongation à 18 mois de l’indemnisation en cas de réduc­tion de l’horaire de travail, décidée par le Conseil fédéral, car elle contribuera à freiner la hausse du chômage. Mais, pour maintenir les emplois et empêcher les licenciements, il s’agit de redoubler d’efforts. Il faut lancer l’offensive de formation continue esquissée par l’USS le 20 janvier. 
</p><p>La révision de l’imposition des familles est un pur miroir aux alouettes, car seuls les hauts revenus en profiteront. Par contre, la majorité de la population en souffrira, parce qu’à cause des baisses d’impôts, il n’y aura pas assez d’argent pour compenser la charge toujours plus lourde des primes des caisses-maladie. Ces cadeaux fiscaux ne favorisent en rien la conjoncture, car les hauts revenus mettent de côté l’argent ainsi économisé. </p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-544</guid><pubDate>Sun, 08 Feb 2009 12:20:00 +0100</pubDate><title>Oui la libre circulation des personnes grâce aux mesures d’accompagnement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/oui-la-libre-circulation-des-personnes-grace-aux-mesures-d-accompagnement</link><description>Mais les questions que les gens se posent doivent être prises au sérieux</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les Suissesses et les Suisses ont à nouveau dit oui à la libre circulation des personnes. Ce faisant, ils ont envoyé paître l’UDC, l’ASIN et les Démocrates Suisses et leur propagande. Ce oui est aussi à mettre au crédit de l’Union syndicale suisse (USS) qui est parvenue, en dépit des oppositions qui se sont manifestées, à lier la libre circulation des personnes à la mise en place de mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires et les conditions de travail du pays. 
</p><p>Les chiffres sortis des urnes montrent toutefois aussi que les gens sont inquiets pour leurs emplois. Au vu de la crise économique actuelle, la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, ces craintes sont justifiées, même si elles ont été attisées par les arguments xénophobes des adversaires de la libre circulation.
</p><p>La nécessité de cette dernière ayant donc été confirmée une nouvelle fois par le peuple, il importe maintenant que le Conseil fédéral et les patrons tiennent leur promesse d’appliquer de manière plus stricte les mesures d’accompagnement. En font aussi partie le renoncement au démantèlement prévu de la protection des salaires dans le droit des marchés publics et l’introduction d’une convention collective de travail dans la branche de la poste.
</p><p>Maintenant, il faut s’attaquer activement contre la crise. À cet égard, l’USS a fait des propositions - offensive de formation continue, programme public d’investissements d’au moins 5 milliards de francs, renforcement du pouvoir d’achat des bas et moyens revenus et lutte contre la cherté du franc - qui doivent être rapidement réalisées. Les acteurs politiques feraient preuve de négligence s’ils se donnaient l’illusion qu’après l’issue positive de ce scrutin, les problèmes économiques vont désormais se résoudre d’eux-mêmes. </p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-479</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2009 15:46:00 +0100</pubDate><title>L’USS décide de saisir le référendum</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-decide-de-saisir-le-referendum</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En temps de crise, l’assurance-chômage doit protéger efficacement contre la perte de leur salaire les personnes qui se retrouvent sans emploi. Or, la révision en cours de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) va dans une direction diamétralement opposée. En effet, alors que la crise bat son plein et que les chômeurs et chômeuses ont de toute urgence besoin d’aide, elle prévoit de démanteler radicalement la protection d’assurance. C’est pourquoi le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé à l’unanimité de combattre ce nouveau démantèlement social par un référendum. 
</p><p>L’USS ne reviendra sur sa décision que si les prochaines délibérations parlementaires se traduisent par des progrès importants. Ceux-ci devraient garantir un niveau plus élevé de protection que le projet – déjà à l’enseigne du démantèlement – présenté par le Conseil fédéral.
</p><p>Le Conseil des États, puis le Conseil national – et de manière encore plus marquée pour ce dernier – ont massivement dégradé ce projet. Plusieurs attaques frontales sont même dirigées contre les jeunes, c’est-à-dire les principales victimes de l’actuelle crise&nbsp;: réduction de 400 à 130 du nombre des indemnités journalières versées aux 25 ans et moins, et à 260 jusqu’à 30 ans&nbsp;; réduction de 260 à 90 du nombre des indemnités versées aux personnes libérées de l’obligation de cotiser&nbsp;; durcissement des dispositions sur le «&nbsp;travail convenable&nbsp;». Mais les chômeurs et chômeuses de longue durée sont aussi en point de mire&nbsp;: la possibilité, pour les régions particulièrement frappées par le chômage, d’augmenter à 520 jours la durée d’indemnisation par l’assurance sera supprimée. Parallèlement, le Conseil national veut réduire les indemnités après une année de chômage&nbsp;; cela, en deux étapes de chacune -5&nbsp;%.
</p><p>Cette révision punit les victimes de la crise comme si elles en étaient coupables. En saisissant le référendum, l’USS veut contrer pareil cynisme social. Qui plus est, cette révision ne peut pas se justifier pour des raisons d’assainissement financier. En effet, la loi actuelle prescrit une hausse des cotisations à partir du moment où le niveau des dettes atteint les 2,5&nbsp;% de la somme des salaires assurés. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-546</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2009 12:14:00 +0100</pubDate><title>Des scénarios toujours aussi irréalistes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-scenarios-toujours-aussi-irrealistes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Deux mois après la votation populaire au sujet de l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) sur l’AVS, le Conseil fédéral présente des scénarios retouchés sur l’avenir financier de cette assurance. Il apparaît alors qu’un modèle donnant une image ne serait-ce qu’un tout petit peu meilleure de la réalité économique suisse que les anciens modèles se traduit par des scénarios moins sombres pour les finances de l’AVS. Jusqu’en 2025, le résultat par répartition de celle-ci s’améliorera en effet de 900 millions de francs selon le nouveau modèle du Conseil fédéral.
</p><p>Bien que le gouvernement y reprenne des éléments du modèle de l’USS<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">typo3/#_ftn1</a>, ce nouveau modèle reste par trop irréaliste.</p><ul><li>Il se fonde en effet toujours sur des hypothèses irréalistes quant à l’immigration. Dans les années 1991-2005, celle-ci a été dans les faits de 10&nbsp;000 personnes de plus par an que dans le modèle du Conseil fédéral (scénario moyen). Or ces années ont pour une part été difficiles pour l’économie et la libre circulation n’existait pas encore. Si l’on table sur une immigration plus forte, la charge de l’AVS diminue d’environ 2 milliards de francs par an (valeur en 2025).</li></ul><ul><li>La croissance (revue) de la productivité ne déchargera qu’en partie l’AVS. En comparaison avec l’ancien modèle, les recettes de celle-ci seraient, avec les nouveaux scénarios, inférieures d’environ 0,28&nbsp;% par an. Jusqu’en 2025, cela reviendra à plus de 1,5 milliard de francs et non à 900 millions comme présumé par le Conseil fédéral (scénario moyen). Par le passé, l’allégement de l’AVS grâce à la productivité était nettement plus fort. Si le modèle partait sur cette base, il permettrait un allègement de près de 3 milliards de francs par an (valeur en 2025).</li></ul><p>À ce sujet des finances de l’AVS, l’USS attend du Conseil fédéral un modèle plus proche de la réalité. Des scénarios trop pessimistes ne constituent pas pour le peuple et les Chambres une base sérieuse pour se prononcer. L’initiative de l’USS a été la victime de ce pessimisme. Avec ses pronostics systématiquement erronés, le gouvernement a dévoyé la volonté populaire. </p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-545</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2009 12:13:00 +0100</pubDate><title>L’USS soutient le référendum contre la baisse du taux de conversion LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-soutient-le-referendum-contre-la-baisse-du-taux-de-conversion-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Réuni aujourd’hui à Berne, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a décidé à l’unanimité de soutenir le référendum lancé contre la baisse du taux de conversion LPP. 
</p><p>Cette baisse frapperait le plus durement les assuré(e)s qui ne percevront que les rentes les plus bas­ses du minimum LPP (partie obligatoire). Une diminution de rentes d’ores et déjà modestes remet­trait en cause les moyens d’existence de nombreux retraité(e)s. Ces personnes, dont les revenus sont bas, ne sont en effet pas en mesure de faire face à une baisse du taux de conversion, par exemple en compensant par l’épargne la diminution de leur rente. 
</p><p>La baisse du taux de conversion LPP illustre aussi les activités néfastes des assureurs-vie dans le ca­dre d’une assurance sociale. Ce sont ces derniers qui ont en effet fait pression pour imposer cette mesure grâce à laquelle ils pourront réaliser des affaires encore plus rentables qu’aujourd’hui avec les rentes de vieillesse. Pas question que nous le tolérions&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-547</guid><pubDate>Wed, 14 Jan 2009 12:17:00 +0100</pubDate><title>Les bénéficiaires de petites rentes: principales victimes de la baisse du taux de conversion LPP </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-beneficiaires-de-petites-rentes-principales-victimes-de-la-baisse-du-taux-de-conversion-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité présidentiel de l’USS propose au Comité de l’USS de soutenir le référendum lancé contre la baisse du taux de conversion appliqué dans la prévoyance professionnelle (LPP). Le Comité de l’USS se prononcera le 28 janvier prochain sur cette question. 
</p><p>La baisse du taux de conversion LPP toucherait surtout les asssuré(e)s du deuxième pilier dont les rentes seront les plus basses du minimum LPP (partie obligatoire). Une diminution de celles-ci, déjà modestes, mettrait ainsi en danger les moyens d’existence de nombreux rentiers et rentières. Ces derniers, dont les bas revenus ne sont pas en mesure de compenser, par exemple par l’épargne, la baisse du taux de conversion, à savoir&nbsp;: de leur future rente.
</p><p>Cette baisse du taux de conversion LPP a été décidée principalement sous la pression des assureurs-vie. Pour eux, elle se traduira par des bénéfices encore plus juteux en matière de rentes de vieillesse. Uniquement en 2007, ces bénéfices ont été de 823 millions de francs. Pareil résultat montre que les assureurs servent des prestations qui sont non pas trop élevées, mais trop basses.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-548</guid><pubDate>Tue, 13 Jan 2009 12:11:00 +0100</pubDate><title>Georg Fischer licencie 10 pour cent de son personnel</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/georg-fischer-licencie-10-pour-cent-de-son-personnel</link><description>Le président d’economiesuisse, M. Gerold Bührer, préfère licencier au lieu d’introduire le chômage partiel</description><content:encoded><![CDATA[<p>À ce jour, la majeure partie des entreprises qui connaissent des problèmes de carnets de comman­des ont introduit le chômage partiel pour une période transitoire. Chez Georg Fischer SA, les choses sont toutes différentes&nbsp;: le conseil d’administration, au sein duquel siègent Messieurs Gerold Bührer (le «&nbsp;patron des patrons&nbsp;» et ancien président du parti radical) et Flavio Cotti (ancien conseiller fé­déral PDC), n’y va pas avec le dos de la cuillère. Au lieu d’introduire le chômage technique, il a dé­cidé de licencier 10 pour cent du personnel. Georg Fischer SA a largement profité de l’embellie économique. Depuis 2003, cette entreprise a augmenté ses réserves de 25 pour cent, si bien qu’elle a assez d’argent pour conserver ses collaborateurs et collaboratrices même en période de vaches maigres. 
</p><p>Ces licenciements montrent que les responsables d’economiesuisse et les représentant(e)s de la droite ne veulent pas assumer leurs responsabilités à l’égard des salarié(e)s. C’est inacceptable&nbsp;! La population suisse a déjà dû passer à la caisse pour les erreurs des membres du conseil&nbsp; d’administration de l’UBS. Et maintenant, economiesuisse et la droite politique estiment qu’elle doit aussi supporter les conséquences de la crise financière…
</p><p>Si l’on veut faire obstacle à la montée du chômage en Suisse, on doit prendre des mesures efficaces, à savoir&nbsp;:</p><ul><li>introduire le chômage partiel et favoriser la formation continue, au lieu de procéder à des licencie­ments, car les entreprises ont assez d’argent pour ce faire&nbsp;; </li><li>renforcer le pouvoir d’achat des gens, augmenter les réductions des primes d’assurance-mala­die et les allocations familiales&nbsp;; </li><li>lancer un programme public d’investissement dans le domaine des transports publics&nbsp;;</li><li>Et la Banque nationale doit combattre l’appréciation du franc suisse. </li></ul>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-568</guid><pubDate>Tue, 04 Nov 2008 11:27:00 +0100</pubDate><title>Quels programmes conjoncturels sont efficaces?</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/quels-programmes-conjoncturels-sont-efficaces</link><description>Dossier N° 62</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a mis en place deux programmes d’investissement dans les années 1990. Ces programmes ont atteint leur objectif. Alors que la Suisse traversait une période conjoncturelle difficile, ils ont donné un sérieux coup de fouet anticyclique à l’économie du pays. Pris dans son ensemble, le bilan de la politique conjoncturelle de la Suisse est cependant mauvais. Dans aucun autre pays comparable, la politique financière n’a autant renforcé les cycles conjoncturels. En réalité, cette manière d’agir est illégale, puisque la Confédération, les cantons et les communes sont tenues, de par la Constitution, de stabiliser la conjoncture. Pour ce faire, les mesures les plus efficaces en matière de politique financière sont les investissements publics dans la construction ou les mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat des bas revenus. En revanche, les baisses d’impôts ne sont pas adaptées, du fait qu’elles profitent avant tout aux hauts revenus, qui se signalent par leur forte propension à l’épargne.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-582</guid><pubDate>Wed, 25 Apr 2007 14:18:00 +0200</pubDate><title>Le travail temporaire en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-travail-temporaire-en-suisse</link><description>Dossier Nº 48</description><content:encoded><![CDATA[<p>De 2004 à 2006, le travail temporaire en Suisse a augmenté de près de 60 %. Par rapport à 1993, il a même quadruplé. La forte progression du travail temporaire n’est pas un phénomène spécifiquement helvétique. Tous les pays européens, pour lesquels des données sont disponibles, ont enregistré durant la même période une montée très nette de l’emploi temporaire.&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec&nbsp;compte-rendu en français (résumé et conclusion).</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-597</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2005 02:00:00 +0200</pubDate><title>OUI à la loi sur le partenariat enregistré</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/oui-a-la-loi-sur-le-partenariat-enregistre</link><description>Dossier Nº 33</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les lesbiennes et les gays participent à notre société de la même façon et avec les mêmes&nbsp;devoirs que les personnes hétérosexuelles. Ils et elles paient des impôts et des cotisations&nbsp;AVS, effectuent leur service militaire et soignent ou aident les personnes âgées ou malades.&nbsp;L’égalité voudrait, qu’en plus des devoirs, les personnes homosexuelles bénéficient des&nbsp;mêmes droits que les personnes hétérosexuelles.</p><p>La Loi sur le partenariat leur accorde cette possibilité. Si elle est acceptée par le peuple, les&nbsp;couples de même sexe qui le désirent pourront ainsi enregistrer leur partenariat et obtiendront&nbsp;un « paquet » de droits et de devoirs par rapport à leur partenaire, l’État et les tiers.</p><p>La Loi sur le partenariat est le résultat d’un compromis raisonnable. Elle est soutenue par&nbsp;une large majorité du Parlement et par une grande partie de la population.</p><p>Suivant celles du mariage, les règles valables pour le partenariat enregistré sont simples et&nbsp;usuelles. C’est pourquoi elles clarifient les choses non seulement pour les couples de même&nbsp;sexe, mais aussi pour leurs parents et proches, pour les autorités et les institutions.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>LGBT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-408</guid><pubDate></pubDate><title>Des salaires minimums décents sont nécessaires pour pouvoir en vivre</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-minimums-decents-sont-necessaires-pour-pouvoir-en-vivre</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le moteur de l’économie ronfle, les entreprises encaissent de juteux bénéfices. Mais notre pays compte toujours d’innombrables travailleurs et travailleuses pauvres, lesdits «&nbsp;working poor&nbsp;», c’est-à-dire des personnes qui sont pauvres alors qu’elles travaillent à plein temps. Pour un pays&nbsp; riche comme le nôtre, c’est un signe évident de pauvreté.
</p><p>Pour mettre fin à cette situation inacceptable, l’Union syndicale suisse (USS) a mis au point une initiative populaire pour des salaires minimums. Elle doit garantir que personne, travaillant à plein temps, ne gagne moins de 4000 francs par mois. Elle veut aussi introduire des salaires minimums dans le plus grand nombre possible de branches, respectivement protéger ceux qui existent déjà&nbsp;; cela, à travers les conventions collectives de travail (CCT). L’initiative pour des salaires minimums sera l’un des principaux points abordés par le congrès de l’USS, samedi prochain à Berne. La récolte des signatures commencera à la mi-janvier.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-117</guid><pubDate></pubDate><title>Quand enseignantes et enseignants apprennent à se défendre</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quand-enseignantes-et-enseignants-apprennent-a-se-defendre</link><description>Le mouvement de protestation des enseignant(e)s contre des conditions de travail inac-ceptables a désormais aussi atteint la Suisse alémanique. À Zurich, leur initiative « Schule im Sinkflug » (« L’école en chute libre ») est parvenue à déclencher un large mouvement. Et à Berne, des milliers d’enseignant(e)s sont descendus dans la rue à la mi-novembre. Leur slogan : « Wir bilden die Zukunft – aber nicht gratis ! »(« Nous formons/construisons le futur – mais pas gratuitement ! »).</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’association bernoise des enseignant(e)s, le LEBE, et la section bernoise du Syndicat suisse des services publics (ssp) avaient lancé un appel commun&nbsp;: ils et elles sont venus, de tout le canton, devant l’Hôtel de ville de la capitale, sous la pluie. Ils étaient 4000 à 5000, soit près du tiers de tout le corps enseignant. Leur message au gouvernement et au parlement cantonaux était clair&nbsp;: «&nbsp;«&nbsp;Nous formons/construisons le futur – mais pas gratuitement&nbsp;!&nbsp;». Concrètement, ils demandent la réintroduction de l’évolution garantie des salaires et l’adaptation de ces derniers à l’ancien système&nbsp;; une réduction de leur cahiers des charges d’une heure de cours pour tout le monde et d’autres heures encore pour les maîtres et maîtresses de classe et les nouveaux enseignant(e)s&nbsp;; des classes plus petites et l’enseignement en équipe. Pour 2011, ils demandent aussi la pleine compensation du renchérissement et 1,5&nbsp;% de hausse individuelle des salaires. 
</p><h3>Premier succès à Zurich</h3><p>La pénurie d’enseignant(e)s, la très bonne étude réalisée par l’association faîtière des enseignants de Suisse alémanique (LCH) et l’initiative «&nbsp;L’école en chute libre&nbsp;», lancée par les enseignant(e)s des bords de la Limmat, ont déclenché à Zurich, et même au-delà, un largement mouvement de solidarité. Les enseignant(e)s justifient ainsi leur action&nbsp;: «&nbsp;Nous disons oui à l’intégration, à l’individualisation, au travail en équipe et à la participation, mais nous disons non à des projets de réformes réalisés dans la précipitation, à des horaires surchargés, à des moyens pédagogiques inadaptés et à des classes trop nombreuses&nbsp;». Le parlement cantonal a, pour une fois, évalué correctement la situation dans les écoles et clairement augmenté les salaires de départ des enseignant(e)s, n’en déplaise aux élus UDC. Un premier pas qui devra être suivi d’autres, tant à Zurich qu’à Berne et ailleurs. 
</p><p>Plus d'information:&nbsp;www.schule-im-sinkflug.ch.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-407</guid><pubDate></pubDate><title>Salaires minimums, rentes satisfaisantes et lutte contre le chômage</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaires-minimums-rentes-satisfaisantes-et-lutte-contre-le-chomage</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) maintient que, relativement à la conférence sur la pauvreté de ce jour, lors de laquelle des stratégies de lutte contre cette dernière seront discutées, des salaires minimums équitables, un État social performant et une formation professionnelle qui s’occupe aussi d’intégrer les personnes rencontrant des difficultés scolaires, constituent les meilleurs moyens pour faire obstacle à la pauvreté. 
</p><p>C’est pourquoi l’USS lancera, au début de l’année prochaine, son initiative pour des salaires minimums. Elle prévoit des salaires horaires minimums de 22 francs (environ 4000 francs par mois) et concernera aussi des branches qui ne connaissent toujours pas de salaires convenus par les partenaires sociaux.
</p><p>En outre, l’USS s’engage pour une sécurité sociale de qualité dans ce pays. La reprise économique doit servir au lancement d’une offensive à mener dans le cadre de la lutte contre le chômage.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-116</guid><pubDate></pubDate><title>La guerre fiscale entre les cantons doit s’arrêter</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-guerre-fiscale-entre-les-cantons-doit-s-arreter</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bon nombre de citoyennes et citoyens manifestent, et c’est naturel, une grande sympathie pour l’initiative du Parti socialiste en faveur d’impôts équitables. De fait, ceux qui profitent de la guerre fiscale sont exclusivement les plus riches. Ce sont eux qui reçoivent les cadeaux fiscaux les plus généreux, alors qu’ils ne subissent guère les graves retombées négatives de la guerre fiscale. Vu les énormes cadeaux fiscaux qu’ils offrent aux revenus les plus élevés, les cantons se trouvent contraint d’économiser, ce qui se répercute directement sur les bas et moyens revenus. Car les économies réalisées le sont d’abord dans la formation, la santé et avec le personnel, donc concernant des prestations publiques dont d’importantes parties de la population dépendent. 
</p><p>Si la charge représentée par les impôts et les taxes et émoluments s’alourdit toujours plus pour les bas et moyens revenus, alors qu’elle s’allège toujours plus pour les plus riches, c’est que quelque chose ne marche fondamentalement plus dans notre pays.&nbsp; Mais cette tendance, nous pouvons la bloquer en disant OUI, le 28 novembre, à l’initiative pour des impôts équitables. Il faut en finir avec cette absurde guerre fiscale entre les cantons et revenir à une société solidaire dans laquelle chacune et chacun a sa place, pas seulement les 10 pour cent les plus riches&nbsp;!
</p><p>Pour que cette initiative triomphe dans les urnes, il faut que, tous et toutes, nous nous engagions. Faites en sorte que vos collègues, vos familles, vos ami(e)s et vos connaissances disent «&nbsp;oui&nbsp;» à plus de justice fiscale et aillent réellement voter s’ils ne l’ont pas encore fait. Ne nous laissons pas intimider par ces super-riches qui, ces derniers jours, font du chantage en menaçant de s’exiler si l’initiative passe, et votons clairement OUI à des impôts équitables&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-619</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut financer des investissements pour le futur avec de nouveaux emprunts de la Confédération et garantir l’entretien du réseau</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/il-faut-financer-des-investissements-pour-le-futur-avec-de-nouveaux-emprunts-de-la-confederation-et-garantir-l-entretien-du-reseau</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV) ont présenté aujourd’hui publiquement leurs revendications concernant le maintien de la qualité supérieure des transports publics suisses, la sécurité des infrastructures et les conditions de travail en vigueur.</p><ol><li>Même après le «&nbsp;succès du Gothard&nbsp;», les transports publics doivent être développés en Suisse. C’est pourquoi il faut faire sans retard avancer le projet «&nbsp;Rail 2030&nbsp;» - dans la variante prévoyant des investissements d’au moins 21 milliards – et en assurer les assises financières. Seule la variante élargie est à même de garantir le transfert du trafic de la route au rail.</li><li>L’entretien du réseau et de ses extensions doit à nouveau être pleinement garanti, aussi en ce qui concerne la prévention des accidents. Il devra englober en particulier la suppression des tronçons de ralentissement, des mesures de prévention systématiques et, afin de maintenir à long terme le savoir-faire, une internalisation au lieu d’une externalisation.</li><li>Un financement des transports publics garantis sur le long terme doit inclure le désendettement de l’actuel Fonds FTP destiné au financement des grands projets ferroviaires réalisés à ce jour et son redémarrage en tant que fonds d’infrastructure avec un nouveau but&nbsp;; cela, pour une durée non limitée dans le temps.</li></ol><p>Afin de garantir les investissements d’au moins 40 milliards de francs qui se dessinent jusqu’en 2030, l’USS et le SEV proposent que la Confédération à la fois éponge les 8 milliards de dettes du Fonds FTP et, parallèlement, finance un train d’investissements réalisables à court d’environ 5 milliards de francs, via des emprunts. Pour ce faire, elle devra profiter la situation favorable sur les marchés des capitaux afin de procéder à un emprunt en faveur des transports publics. Les actuelles sources de financement du Fonds FTP doivent être maintenues et complétées par au minimum 50&nbsp;% des recettes de l’impôt sur les huiles minérales (env. 800 millions par an, selon l’initiative de l’ATE et du SEV).
</p><p>&nbsp;</p><p>Des discours de&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Giorgio Tuti</b>, président du SEV</li><li><b>Rolf Zimmermann</b>, premier secrétaire de l'USS</li></ul><p> sont attachés.<br></p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-118</guid><pubDate></pubDate><title>Stop à la stigmatisation des étrangers ! Toutes et tous aux urnes le 28 novembre prochain pour voter 2XNON tant à l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels qu’à son contre-projet</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/stop-a-la-stigmatisation-des-etrangers-toutes-et-tous-aux-urnes-le-28-novembre-prochain-pour-voter-2xnon-tant-a-l-initiative-sur-le-renvoi-des-etrangers-criminels-qu-a-son-contre-projet</link><description>Il est des choix qui n’en sont pas. La stigmatisation des étrangers n’a que trop duré dans notre pays et choisir – comme on nous le propose le 28 novembre prochain – entre l’initiative de l’UDC et un contre-projet tout autant discriminatoire n’est pas un véritable choix. C’est pourquoi l’USS appelle énergiquement à voter NON à l’initiative et à son contre-projet. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Encore une fois, l’UDC, au travers de son initiative sur le renvoi des étrangers criminels, traîne les migrantes et les migrants dans la boue. Certes, un crime est un crime et les crimes doivent être punis. Il n’est cependant pas admissible d’appliquer, et surtout de développer, un droit différencié pour les personnes de nationalité différente. C’est de la discrimination pure et simple et c’est inacceptable. L’USS propose donc – et sans ambages – de voter NON à une initiative qui vise à appliquer un droit différencié selon la nationalité. 
</p><p>De plus, rappelons encore une fois avec force que l’initiative de l’UDC n’est pas compatible avec certains accords internationaux, à l’instar de la Convention européenne des droits de l’homme. Elle aurait dû être invalidée. Comme c’est souvent le cas face aux propositions de l’UDC, les Chambres fédérales n’ont une fois de plus pas su prendre leurs responsabilités et ont préféré pratiquer la politique de l’autruche. 
</p><p>Le contre-projet, et malgré quelques dispositions habilement ajoutées sur l’intégration et son «&nbsp;heureuse&nbsp;» compatibilité avec le droit international, ne vaut guère mieux – sur le fonds – que l’initiative. Il va exactement dans la même direction que cette dernière puisqu’il discrimine également en fonction de la nationalité. En bref, le contre-projet est de la même veine que l’initiative et l’USS appelle tout aussi clairement à voter NON à celui-ci. 
</p><p>L’initiative de l’UDC est une énième tentative d’amalgame entre nationalité et criminalité. Il est aujourd’hui définitivement temps d’en finir avec une agressivité et une stigmatisation qui n’ont que trop duré. Les étrangers ne sont pas à l’origine de tous les maux de la Suisse et ne sont pas les « pilleurs » de l’État social. Une telle association d’idées est encore une fois illustrée par le fait que la perception abusive de prestations sociales soit une raison de renvoi, tant dans l’initiative que dans le contre-projet&nbsp;! 
</p><p>Il n’est pas question de transformer la Constitution en code pénal pour étrangers. La Suisse est traditionnellement considérée comme un pays solidaire et humanitaire. Le racisme croissant et la discrimination à l’encontre des minorités dégradent la tradition humanitaire de la Suisse. Ceux et celles qui veulent que ces valeurs soient encore représentées à l'avenir, doivent prendre clairement position et rejeter les deux propositions le 28 novembre prochain. Le choix que l’on nous propose – entre la peste et le choléra – n’en est pas un&nbsp;! C’est pourquoi l’USS propose un double NON, tant à l’initiative qu’au contre-projet.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-403</guid><pubDate></pubDate><title>Daniel Lampart succède à Rolf Zimmermann</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/daniel-lampart-succede-a-rolf-zimmermann</link><description>Changement à la tête du Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dès début 2011, Daniel Lampart reprendra, la direction du Secrétariat de l’Union syndicale suisse (USS) à Berne. Le Comité de l’USS l’a élu aujourd’hui, à l’unanimité, successeur de Rolf Zimmermann au poste de premier secrétaire de l’USS. Âgé de 42 ans, Daniel Lampart travaille depuis quatre ans à l’USS, en tant qu’économiste en chef et adjoint au premier secrétaire. Auparavant, docteur en économie et historien de l’économie, il avait entre autres travaillé sept années durant au Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF.
</p><p>Le Comité de l’USS a aussi élu Doris Bianchi au poste d’adjointe au premier secrétaire. Docteure en droit, Doris Bianchi est responsable à l’USS des assurances sociales. Le Comité a également confirmé Peter Lauener, responsable de la communication, comme membre de l’équipe de direction. 
</p><p>Après quatre années passées à la tête de l’USS, Rolf Zimmermann souhaite, avant de prendre sa retraite et dans le prolongement du dernier congrès des 5 et 6 novembre derniers qui fut un succès, transmettre la responsabilité opérationnelle de l’USS à une direction rajeunie et garantir ainsi la continuité. Il restera entre autres en charge des services publics.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-110</guid><pubDate></pubDate><title>Halte au démantèlement ! Créons des emplois et prenons les gens au sérieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/halte-au-demantelement-creons-des-emplois-et-prenons-les-gens-au-serieux</link><description>Avec la 5e révision de l’AI, les rentières et rentiers avaient déjà atteint le seuil de la dou-leur. Avec la révision 6b de l’AI, on risque d’assister à des baisses systématiques des rentes. La révision précédente, la 6a, qui suivait initialement une ligne de démantèlement pur et dur, sera traitée par le Conseil national lors de la session d’hiver. Le cercle vicieux du démantèlement sera-t-il rompu ? Pour que cela ait lieu, les parlementaires devront soutenir les bonnes propositions.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Personne ne conteste que le déficit accumulé de l’AI – plus de 10 milliards – doive être éliminé. Ce qui est contesté, c’est que les actuels et les futurs rentières et rentiers AI devront passer à la caisse, via des baisses de rentes ou des rentes non accordées, pour compenser les fonds refusés par les autorités. Les mesures prises à ce jour – entre autres la 5e révision de l’AI – ont stoppé l’augmentation des nouvelles rentes. Mais les deux volets de la 6e révision s’attaquent désormais aux actuels rentières et rentiers AI. Cela signifie que toujours plus de personnes seront poussées vers l’aide sociale. Logiquement, les cantons et des communes ont réagi de manière critique à la révision 6b. Le conseiller fédéral Didier Burkhalter ferait bien de revoir fondamentalement ce projet unilatéral. La révision 6a aurait, elle aussi, eu besoin d’être soigneusement retravaillée. Or ce n’est plus possible au parlement si elle n’est pas rejetée. Il serait donc d’autant plus important maintenant que l’on supprime les inepties les plus grossières qu’elle contient. 
</p><h3>Refuser des quotas, c’est choisir sciemment la politique de l’autruche</h3><p>Le Conseil fédéral a placé cette révision à l’enseigne de&nbsp;: «&nbsp;La réadaptation prime la rente&nbsp;», comme si cette devise ne s’appliquait pas dès le début de l’AI (1960) déjà. On fait comme si les rentières et rentiers AI ne voulaient pas travailler et ne faisaient que de simuler. Le fait est, toutefois, que les emplois nécessaires à cette réadaptation font défaut depuis plus de 30 ans, en raison des récessions qui se sont suivies. Qui veut la réadaptation des personnes handicapées doit aussi exhorter les employeurs à créer des postes de travail pour ces personnes. Or, sans obligation, cela ne marche pas et les incitations sur lesquelles le Conseil fédéral a misé jusqu’à ce jour n’ont pas été un succès. Il faut donc fixer des quotas. La commission du Conseil national demande aujourd’hui (art. 8a) que les entreprises de plus de 250 employé(e)s occupent au minimum 1&nbsp;% de personnes handicapées. Cette proposition va dans la bonne direction, mais la droite la combat au nom de la liberté d’entreprise. Il serait plus conséquent de suivre non pas la majorité, mais la minorité de gauche de la commission qui demande l’application de ces quotas déjà aux entreprises de plus de 100 employé(e)s et l’introduction, pour les entreprises qui ne s’acquitteraient pas de cette obligation, de verser une taxe représentant une rente AI annuelle moyenne (env. Fr. 19&nbsp;000.-) pour financer des mesures de réadaptation. Refuser des quotas, c’est, pour le législateur, choisir sciemment la politique de l’autruche. Les victimes en sont les personnes handicapées qui ne trouvent pas d’emploi.
</p><p>Un deuxième point critique de la révision réside dans l’article 18a sur le «&nbsp;placement à l’essai&nbsp;», une formule en soi douteuse. Selon cet article des personnes seraient occupées à titre d’essai pendant au maximum 180 jours, recevraient une «&nbsp;indemnité journalière&nbsp;» en lieu et place d’un salaire, auraient tous les devoirs qui incombent à un(e) employé(e), mais ne bénéficieraient pas de la protection usuelle offerte par la législation sur le travail. Dans ces cas, les offices AI devraient ainsi ordonner une forme de «&nbsp;travail forcé&nbsp;» ravalant les personnes concernées à un statut qui leur serait imposé. Bref, une mise sous tutelle au lieu d’une intégration et, au lieu d’aider ces personnes à prendre conscience de leur propre valeur, un asservissement. C’est inacceptable&nbsp;!
</p><h3>Quand des juristes évaluent la santé des gens…</h3><p>Pour terminer, un troisième point, particulièrement choquant&nbsp;: le réexamen – avec risque que la rente soit baissée ou supprimée – d’atteintes ne s’expliquant pas par des causes organiques. Les décisions sur le très contesté coup du lapin devront avoir force de loi et des maladies psychiques seront mises à l’«&nbsp;index&nbsp;». Des diagnostics médicaux, des handicaps manifestes et des souffrances des plus lourdes seront, de ce fait, classées au chapitre «&nbsp;simulations&nbsp;». Sans parler du mépris ainsi manifesté à l’égard des personnes concernées, ces «&nbsp;cas&nbsp;» ne seront pas pour autant éliminés de la surface de la terre – sauf si on pousse les victimes au suicide – mais renvoyés à l’aide sociale. Des dispositions à ce point injustes n’ont rien à faire dans la loi&nbsp;!
</p><p>Donner à la loi la réadaptation pour but, c’est important et bien. Mais cette réadaptation doit prendre au sérieux les personnes touchées et leurs souffrances, les intégrer à ce processus et faire en sorte qu’il y ait suffisamment d’emplois pour elles.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-401</guid><pubDate></pubDate><title>Un désir de plus de justice fiscale</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-desir-de-plus-de-justice-fiscale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières années, les riches de ce pays ont vu leurs charges s’alléger au détriment des salarié(e)s «&nbsp;normaux&nbsp;» qui pâtissent d’un accroissement des taxes et émoluments ainsi que des hausses d’impôts indirects. Pas étonnant alors que l’initiative pour des impôts équitables, soutenue par l’Union syndicale suisse (USS), ait rassemblé une grande partie des voix des citoyennes et citoyens. Un important besoin de répartir de manière plus juste la charge fiscale existe en effet au sein de la population. Cette tendance a, par exemple, déjà été observée dans le canton de Thurgovie où le peuple a sèchement dit non à un impôt à taux unique. Ou dans le canton de Zurich qui a voté la suppression de l’impôt forfaitaire sur son territoire.
</p><p>Les opposants à l’initiative pour des impôts équitables ont reconnus, lors de la campagne qui a précédé ce scrutin, que l’actuelle situation de concurrence entre les cantons avait des effets pas très reluisants. Et ils ont promis de collaborer pour améliorer la situation. Une révision de la péréquation financière apporterait, par exemple, un peu plus de justice fiscale&nbsp;: les cantons qui appliquent un taux d’imposition très bas devraient recevoir moins d’argent au titre de la péréquation. 
</p><p>L’initiative pour des impôts équitables a été soutenue largement au-delà du camp gauche-vert, malgré l’énorme avalanche de propagande déversée par economiesuisse qui a même publié des annonces aujourd’hui&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-111</guid><pubDate></pubDate><title>La Confédération doit débloquer les investissements</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-confederation-doit-debloquer-les-investissements</link><description>Le Conseil fédéral et la majorité du Parlement ont reconnu que l’infrastructure ferroviaire avait besoin de plus d’argent ; et cela, rapidement. Le problème est qu’ils sont trop peu déterminés à en tirer les conséquences.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les transports ferroviaires suisses sont exemplaires&nbsp;: un réseau très dense, des liaisons rapides, de bons raccordements, des services ponctuels, un personnel compétent et très motivé. En comparaison internationale, la Suisse est régulièrement l’objet de titres élogieux dans la presse, et pas seulement pour le Gothard. Cela ne doit pas changer. Si tout le monde est d’accord là-dessus, rien n’est moins sûr. Un audit des CFF réalisé au printemps dernier a fait apparaître de graves lacunes en matière d’entretien, des lacunes qui, s’il n’y est pas rapidement remédié, pourraient transformer le miracle du rail suisse en chaos à l’anglaise. Le Conseil fédéral et la commission parlementaire ont désormais réagi, mais de manière bien trop pusillanime et inconséquente. 
</p><p>Le Conseil national traitera du cadre financier de l’infrastructure ferroviaire durant la session en cours. Le gouvernement a déjà proposé 419 millions de plus que prévu dans les plans financiers. Le Conseil des États a ajouté 59 millions pour les chemins de fer privés et la commission du Conseil national veut 140 millions de plus pour les deux années à venir. Ainsi, le gouvernement et la majorité parlementaire ont reconnu, contre la minorité UDC et radicale-libérale favorable aux économies, que l’infrastructure ferroviaire avait rapidement besoin de plus d’argent. Mais ces 600 millions environ ne suffiront pas. L’audit du réseau des CFF parle d’un besoin supplémentaire de 2,25 milliards de francs jusqu’en 2012 et l’Office fédéral des transports, se fondant sur une contre-expertise, articule au moins la moitié de cette somme. S’y ajoute que le Conseil fédéral veut prélever cet argent sur le fonds FTP destiné au financement des grands projets ferroviaires, c’est-à-dire financer l’entretien du réseau sur le dos du développement du rail. Cela signifie que le retard accumulé dans l’entretien ne se résorbera que dans une faible mesure et que, cette fois, on risque de prendre du retard en matière d’investissements de développement. Or, c’est une double erreur. Nous devrions au contraire rapidement agir.
</p><p>Avec le Syndicat du personnel des transports, le SEV, l’Union syndicale suisse (USS) a mis au point une proposition pour un financement à long terme de l’infrastructure ferroviaire, à savoir&nbsp;: le Conseil fédéral doit penser simultanément à l’entretien et au développement, pour s’attaquer sans tarder à redéfinir le fonds FTP. À court terme, il doit se procurer de l’argent à des conditions avantageuses en procédant à un emprunt en faveur du rail. Nous voulons que le miracle du rail suisse se poursuive. Les décisions courageuses prises par le passé montrent qu’il y a des majorités pour que cela soit possible.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-402</guid><pubDate></pubDate><title>Sans étrangers et étrangères, la Suisse serait paralysée</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/sans-etrangers-et-etrangeres-la-suisse-serait-paralysee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Tout crime doit être puni. L’Union syndicale suisse (USS) persiste toutefois à penser que la fixation de la peine infligée doit répondre aux mêmes critères pour tout le monde, quel que soit le passeport. L’USS regrette le résultat du scrutin d’aujourd’hui. Les droits fondamentaux garantis par la Constitution fédérale et la Charte européenne des droits humains ne sont pas négociables. L’USS continuera à s’engager pour qu’ils soient respectés lorsque l’initiative sera appliquée.
</p><p>Avec ses fédérations et leurs nombreux membres provenant de l’étranger, l’USS est aussi l’une des plus importantes organisations de la migration en Suisse. Elle sait l’importance que revêtent pour les migrant(e)s pour notre pays. Sans eux, les&nbsp; assurances sociales seraient confrontées à des problèmes financiers. Jour après jour, des centaines de milliers de migrant(e)s font marcher notre économie. L’USS et ses fédérations combattent les discriminations dont ils sont victimes dans le monde du travail, par exemple à l’embauche et aux plans de leur parcours professionnel et salarial.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-113</guid><pubDate></pubDate><title>Fort, combatif et proche de ses membres</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/fort-combatif-et-proche-de-ses-membres</link><description>Le 3 décembre 2010, près de 500 délégué(e)s ont créé le nouveau syndicat syndicom qui, avec ses 47 000 membres, appartiendra au trio de tête des plus grands syndicats de l’USS. Les trois premières années, la nouvelle organisation sera présidée par Alain Carrupt et Danièle Lenzin.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Préparée depuis longtemps, la fusion du Syndicat de la Communication et de comedia s’est réalisée sans problème. Le nouveau syndicat «&nbsp;syndicom&nbsp;» sera opérationnel dès le 1er janvier 2011. Rappelons que ni le Syndicat de la Communication ni comedia n’était de «&nbsp;vieux&nbsp;» syndicats. Ils furent en effet créés à la fin du siècle dernier, comme autant de fusions de nombreuses organisations de branches, qui étaient, pour la plupart, déjà membres de l’Union syndicale suisse (USS). Mais l’évolution technique s’est poursuivie, ce qui explique sans doute l’opposition manifestée par certains contre la création du nouveau syndicat ou la composition de ses instances dirigeantes, et aussi quelques doutes suscités par cette démarche&nbsp;; mais cela, dans une mesure très marginale (environ 1 pour cent des délégué(e)s). 
</p><h3>Plus proche des membres</h3><p>Être plus fort, engagé, combatif et proche de ses membres, telle est la volonté du nouveau syndicat. Le dernier de ces objectifs deviendra d’ailleurs réalité dès le premier jour de syndicom. En effet, avec autant, ni plus ni moins, de professionnel(le)s, syndicom sera, grâce à un gain de synergie, présent dans 17 secrétariats régionaux, contre 14 en tout pour le Syndicat de la Communication et comedia. Et il n’y a pas lieu de douter de son engagement ou de sa combativité&nbsp;: les deux organisations ont prouvé à plusieurs reprises qu’elles savaient se battre et ne craignaient pas la confrontation, si nécessaire. Ensemble, elles se sont imposées au début de l’année, via une grève, dans la défense de 10&nbsp;000 personnes chargées de la distribution matinale de journaux. 
</p><p>Syndicom comprendra trois secteurs&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>logistique, Poste, KEP&amp;Mail, transports/infrastructure&nbsp;;</li><li>télécommunications&nbsp;;</li><li>médias (y c. arts graphiques).</li></ul><p>«&nbsp;Ce qui nous est dû, on ira le chercher nous-mêmes, si nécessaire&nbsp;»
</p><p>Danièle Lenzin (ancienne coprésidente de comedia) et Alain Carrupt (ancien président du Syndicat de la Communication) ont été brillamment élus coprésidente et coprésident de syndicom. Danièle Lenzin a justifié cette fusion avant tout par la nécessité de s’adapter à l’évolution technologique. Mais reste encore à élaborer ce qui sera l’identité du nouveau syndicat. Pour ce faire, il faudra beaucoup de loyauté, de curiosité et être vraiment prêt à apprendre. Pour sa part, Alain Carrupt s’est attaqué au culte des actionnaires et des déréglementations. La course à la maximisation des profits se traduit, pour les salarié(e)s, par des licenciements ou des dégradations énormes de leurs conditions de travail. C’est sur cela que le nouveau syndicat interviendra, avec efficacité, conscient de sa force et riche d’un potentiel accru de développement. Si on ne nous donne pas ce qui nous est dû, nous irons le chercher nous-mêmes. 
</p><p>Outre les deux coprésident(e)s, le comité présidentiel a aussi été élu. Il est composé de&nbsp;: Mario Fedeli, Fritz Gurtner, Bernadette Häfliger Berger, Roland Kreuzer, Didier Page, Giorgio Pardini et Monika Uhlmann. Soit en tout&nbsp;: 6 «&nbsp;anciens&nbsp;» du Syndicat de la Communication et 3 «&nbsp;anciens&nbsp;» de comedia.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-399</guid><pubDate></pubDate><title>L’avenir doit nous apporter une AVS plus performante</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avenir-doit-nous-apporter-une-avs-plus-performante</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la 11e révision «&nbsp;technique&nbsp;» de l’AVS proposée par le Conseil fédéral. À ce sujet, elle a eu un entretien détaillé et de qualité avec le conseiller fédéral Didier Burkhalter. Mais cette révision «&nbsp;technique&nbsp;», anticipée à juste titre, ne pourra rapidement aboutir que si les fossoyeurs de l’AVS ne la mettent pas à nouveau en danger en resservant leurs plats réchauffés&nbsp;: le relèvement, inutile, de l’âge de la retraite et des mécanismes destinés à baisser les rentes. Il appartient désormais au conseiller fédéral Burkhalter d’appeler ses propres rangs à la raison.
</p><p>Cette révision «&nbsp;technique&nbsp;» crée une certaine latitude pour préparer la 12e révision de l’AVS. L’AVS est en bonne santé. Les chiffres présentés depuis des années par l’USS à son sujet sont enfin arrivés au niveau des autorités, qui les acceptent. De ce fait, on dispose de suffisamment de temps pour trouver, pour une future AVS performante, des solutions solides et soignées ainsi que reposant sur le soutien le plus large possible&nbsp;; cela, en prévoyant entre autres des rentes qui permettent de vivre. Aujourd’hui en effet, nombreuses sont les rentes de vieillesse trop basses. L’USS s’occupe actuellement de cette anomalie. Elle élabore actuellement un modèle appelé «&nbsp;AVSplus&nbsp;», qui prévoira des compléments à l’AVS nécessaires de toute urgence et conçus en fonction du dernier revenu.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-115</guid><pubDate></pubDate><title>Relever la quote-part, sans obliger les caisses à faire des offres en matière de soins intégrés, c’est 	punir les malades</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/relever-la-quote-part-sans-obliger-les-caisses-a-faire-des-offres-en-matiere-de-soins-integres-c-est-punir-les-malades</link><description>Le projet de réseaux de soins intégrés (« managed care ») revient sur la table parlemen-taire. Le 15 décembre, le Conseil des États en discutera en effet. Une chose apparaît clairement : le lobby des caisses-maladie est bien représenté au sein de la commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil des États et a, une nouvelle fois, réussi à s’imposer.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce projet a pour but d’encourager les soins intégrés. C’est judicieux. Ces derniers étant fournis via des réseaux, les traitements parallèles sont évités. Et lka croissance des coûts s’en trouve freinée, ce qui devrait se répercuter sur les primes. 
</p><p>Mais&nbsp;: pour que les soins intégrés soient appliqués, il faut notamment, et entre autres, qu’existe une offre dans tout le pays. Chaque assuré(e) doit avoir directement accès à un réseau de soins intégrés. Autrement dit, chaque caisse doit faire des offres en conséquence à ses assuré(e)s. Or, c’est précisément ce à quoi les caisses s’opposent. 
</p><h3>Les caisses-maladie freinent</h3><p>Le Conseil national avait décidé, en son temps, que les caisses devraient faire au moins une offre de soins intégrés. Une obligation supprimée par la CSSS du conseil des États où le lobby des caisses est bien présent comme déjà dit. Une proposition minoritaire de la commission maintient toutefois cette obligation. La Chambre des cantons suivra-t-elle cette proposition minoritaire, le 15 décembre prochain, comme l’a fait le Conseil national&nbsp;? La question reste ouverte.
</p><h3>Le hic&nbsp;: une hausse de la quote-part</h3><p>L’obligation pour les caisses de faire une offre de soins intégrés est directement en rapport avec l’introduction de la quote-part différenciée, comme on l’appelle. En d’autres termes, les assuré(e)s qui ne veulent pas adhérer à un réseau de soins intégrés, ou ne le peuvent pas, devraient payer une quote-part plus élevée. Le Conseil national l’a fixée à 20&nbsp;%, mais au maximum à 1400 francs par an, contre 10&nbsp;% et 700 francs aujourd’hui. La CSSS du Conseil des États veut introduire le même système, mais prévoit des montants légèrement inférieurs&nbsp;: les assuré(e)s recourant aux soins intégrés devraient payer une quote-part de 500 francs par an, sinon de 1000 francs. Pour ces derniers, ce seraient donc 300 francs de plus qu’aujourd’hui.
</p><p>Cependant, cette réglementation présente un hic&nbsp;: si les caisses ne sont pas obligées de faire une offre de soins intégrés, alors les malades qui sont assurés dans des caisses qui n’en proposent pas devront payer plus pour la même prestation. En l’absence de cette obligation, la hausse de la quote-part n’est donc rien d’autre qu’une offensive dirigée contre les malades. Mais il est encore temps de corriger ce projet au Parlement&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-400</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral ne prend pas la formation au sérieux</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-federal-ne-prend-pas-la-formation-au-serieux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Par l’adoption de son Message sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant l’année 2010, le Conseil fédéral donne un mauvais signal à ce sujet. Il limite en effet les dépenses au lieu de garantir une aide renforcée à ce domaine porteur d’avenir&nbsp;; cela, au contraire de ce que l’Allemagne et la Chine, par exemple, font en y investissant massivement.
</p><p>Le Conseil fédéral ne tient ainsi pas compte des recommandations de la 6e Conférence nationale sur les places d’apprentissage. Cette dernière demande que la part de la Confédération au coût de la formation professionnelle soit enfin relevée, pour passer à un quart des dépenses publiques, comme le prévoit la loi sur la formation professionnelle. 
</p><p>Il appartient désormais au Parlement – comme ce fut déjà le cas avec le dernier message sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation – de corriger le projet du gouvernement. La formation professionnelle a besoin d’au moins 100 millions de francs supplémentaires et la formation générale ainsi que la recherche doivent être renforcées.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-112</guid><pubDate></pubDate><title>L’argent n’est pas tout, mais il a son importance</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-argent-n-est-pas-tout-mais-il-a-son-importance</link><description>Pour une campagne politique, quelle influence les moyens financiers engagés exercent-ils sur le résultat de la votation ? La question est simple, pas la réponse. Pour gagner dans les urnes, il faut certes un sujet convaincant et un message « qui prend ». Mais il est clair qu’il est aussi nécessaire d’affecter suffisamment d’argent à la campagne de votation.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 novembre dernier, les opposants à l’initiative pour des impôts équitables ont placé pour plus de 155&nbsp;000 francs d’annonces dans sept journaux seulement. Ainsi, ils ont dépensé, sur un seul dimanche, plus de la moitié du budget des partisans de l’initiative. Mais il ne s’agit là que d’un «&nbsp;instantané&nbsp;» de cette campagne pour le «&nbsp;non&nbsp;» qui a coûté plusieurs millions de francs. 
</p><p>L’initiative aurait échoué parce que mauvaise et la campagne menée à coups de millions contre elle ne serait pour rien dans le «&nbsp;non&nbsp;» du peuple, nous disent les opposants. Car «&nbsp;le peuple ne se laisse pas acheter.&nbsp;»
</p><p>Il est vrai que ce sont les citoyennes et les citoyens qui décident de leur vote. Mais pour le faire, ils ont besoin d’informations nécessaires pour pouvoir trancher. Une démocratie qui fonctionne doit garantir que les deux parties en présence puissent convenablement communiquer leurs arguments à la population
</p><p>Il est également vrai qu’un porte-monnaie mieux garni ne permet pas obligatoirement de gagner une votation. On l’a vu par exemple lors du scrutin sur les baisses des rentes du deuxième pilier au printemps dernier. Avec la gauche, les syndicats firent mordre la poussière à ce projet en menant de nombreuses activités à la base qui compensèrent quelque peu l’inégalité des «&nbsp;armes&nbsp;» aux mains des uns et des autres. Toutefois, nombre d’experts s’accordent à dire qu’une campagne onéreuse peut faire pencher la balance si les deux camps sont de force presque égale. 
</p><p>Il y a de quoi se poser des questions lorsque l’on lit que la rédaction du Tages-Anzeiger a manifestement été contrainte par les étages supérieurs de l’éditeur de publier non seulement un commentaire «&nbsp;pour&nbsp;», mais aussi un commentaire «&nbsp;contre&nbsp;» l’initiative pour des impôts équitables. Ou encore&nbsp;: pendant la campagne sur la réforme II de l’imposition des entreprises, selon le syndicat comedia, le milliardaire UDC Walter Frey, a massivement fait pression, allant jusqu’à menacer le Blick d’un boycott des annonces&nbsp;; cela, parce que la présentation de cette réforme ne lui avait pas plu. Quant à l’UBS, elle a probablement refusé de publier durant un certain temps des annonces dans la Sonntag pour cause d’article (lui) déplaisant.
</p><p>Avec un volume global d’annonces annuel de plus d’un quart de milliard de francs, les banques, les assurances et les entreprises pharmaceutiques sont des clients sérieux des médias. Comment s’étonner que cela puisse leur donner envie d’obtenir plus que les seuls espaces publicitaires acheté&nbsp;? 
</p><h3>Absence de transparence</h3><p>Une autre question épineuse, concernant le financement des campagnes de votations, est la fréquente absence de transparence quant aux sources de financement. Par son argent, le donateur veut contribuer à ce que ses intérêts propres s’imposent. C’est pourquoi son identité est importante pour pouvoir comprendre ce qui se passe. Economiesuisse et l’UDC peuvent se payer les plus grandes campagnes de votations en Suisse. Economiesuisse est&nbsp; principalement financée par les banques, les assurances et les entreprises pharmaceutiques. Mais ni cette organisation faîtière de l’économie ni ses principaux bailleurs de fonds n’apparaissent comme responsables du matériel destiné à leurs campagnes. Que l’on s’imagine une affiche appelant à réduire les prestations destinées aux chômeurs et chômeuses sur laquelle aurait figuré un logo de l’UBS&nbsp;! Mais peut-être que cette transparence aurait apporté aux défenseurs du «&nbsp;non&nbsp;» les quelques petits pour-cent qui leur auraient été nécessaires pour rejeter la révision de l’assurance-chômage.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-618</guid><pubDate></pubDate><title>Pas question de saper la protection des salaires !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-question-de-saper-la-protection-des-salaires</link><description>L’USS proteste devant l’Ambassade de l’Union européenne</description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion d’une manifestation devant l’Ambassade de l’Union européenne (UE) à Berne, l’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats affiliés ont protesté aujourd’hui contre le risque de voir les autorités de l’UE essayer de supprimer certains éléments essentiels des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, c’est-à-dire de la protection des salaires. En effet, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé hier, dans la perspective du Conseil des Ministres des 16 et 17 décembre, de prendre en point de mire l’obligation d’annoncer 8 jours à l’avance les détachements de travailleurs en Suisse, les contributions pour les frais d’exécution des CCT et le nouveau système de cautions. 
</p><p>Or, la Suisse a précisément négocié en 2009 avec les États de l’UE concernés et conclu un accord prévoyant des facilitations d’application à cet égard. Qu’aujourd’hui l’UE fasse à nouveau pression en développant les mêmes critiques concernant les mesures d’accompagnement revient à violer le principe de la bonne foi&nbsp;; ce qui est doublement inacceptable. 
</p><p>Dans l’UE, des voix se font toujours plus entendre, qui demandent de la Suisse qu’elle reprenne la jurisprudence de la Cour européenne de justice en matière de libre circulation des personnes. La Suisse ne doit l’accepter en aucun cas, sinon la Cour européenne de justice, sur plainte d’entreprises de l’UE, ruinerait la protection des salaires en Suisse. 
</p><p>Comme l’USS en Suisse, les syndicats de la CES ont manifesté ou se sont mis en grève&nbsp;(voir <a href="http://www.etuc.org">www.etuc.org</a>) dans de nombreux pays. La CES a en effet décrété ce 15 décembre 2010 journée d’action européenne placée sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Non à l’austérité pour tous et aux bonus pour quelques-uns&nbsp;!&nbsp;». Les syndicats européens exigent une approche déterminée de la crise – avant tout via des investissements infrastructurels globaux et la conversion écologique, d’une part, et, de l’autre, le développement de nouvelles sources de financement, notamment au travers d’une taxe sur les transactions financières, une deuxième sur les bonus excessifs et une autre encore sur les bénéfices non réinvestis. Dans d’autres pays aussi, la politique toujours plus antisyndicale des autorités de l’UE a été durement critiquée.
</p><p>&nbsp;</p><p>La lettre de protestation à l'Ambassadeur Michael Reiterer, le discours de Renzo Ambrosetti, coprésidente du Syndicat Unia, la note d'information concernant la protection des salaires et le flyer de la CES sont attachées.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-114</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut combattre le franc fort au lieu de faire payer les travailleurs et travailleuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-combattre-le-franc-fort-au-lieu-de-faire-payer-les-travailleurs-et-travailleuses</link><description>Les spéculations ont eu pour effet que le franc s’est apprécié de plus de 20 % depuis la fin 2007. Désormais, ce dernier est nettement surévalué. Cela constitue un grand danger pour les salaires et les emplois en Suisse. Si la Banque nationale et la Confédération ne font rien contre le franc fort, les salarié(e)s de Suisse devront, une fois de plus, payer pour les dégâts dus à la spéculation sur les marchés financiers. On peut lutter de deux manières contre la force du franc : ou bien avec des mesures qui affaiblissent le franc par rapport à d’autres monnaies (lutte contre les causes), ou bien avec des mesures qui protègent l’économie réelle (lutte contre les symptômes).</description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant le deuxième semestre 2010, le franc a battu de nouveaux records avec un taux de change de nettement moins que Fr. 1,30 par rapport à l’euro. Par rapport au dollar américain, le franc n’atteint pas la parité depuis la fin septembre. Le taux de change franc/livre anglaise est inférieur à Fr. 1,60/1£ depuis le mois d’août. Depuis le début de l’année<a name="_Hlt272157273"></a> 2009, pondéré des parts respectives des exportations, le franc s’est apprécié de presque 10&nbsp;%. Depuis 2007, cette appréciation est même supérieure à 20&nbsp;%. Ce fut la dernière fois le cas dans les années 1992-1995, lorsque l’économie suisse a stagné, notamment en raison de cette appréciation.
</p><p><b>Valeur externe nominale du franc &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> (pondéré des échanges commerciaux)</b></p><h3>Il faut s’attendre à des dommages graves pour l’économie réelle</h3><p>Si le franc reste longtemps à ce niveau, les conséquences pour l’économie réelle seront catastrophiques. Les entreprises industrielles, en réponse au sondage du mois d’août du KOF, ont déjà indiqué que leur position concurrentielle s’était fortement dégradée au plan international. </p><table><tbody><tr><td width="392" height="44"><table><tbody><tr><td><p><b>Industrie (total), position concurrent. dans l’UE les 3 derniers mois, solde, courbe lissée – Toute la Suisse</b></p></td></tr></tbody></table> &nbsp;</td></tr></tbody></table><p>L’enquête de «&nbsp;Swiss Export&nbsp;» (un groupement d’intérêt économique de petites et moyennes entreprises d’exportation) est également inquiétante. Pour 62&nbsp;% des entreprises, le «&nbsp;seuil de douleur&nbsp;» est atteint lorsque le taux de change se situe entre Fr. 1,30/1,40 pour 1 euro. Les entreprises prévoient des baisses de salaire, plus d’achats à l’étranger et le transfert, ou l’arrêt, de certaines productions.
</p><p>Dans la branche du tourisme aussi, les problèmes devraient s’accentuer ces prochains temps. La saison d’été a certes encore profité d’une forte croissance des touristes en provenance d’Asie, mais ceux-ci ne jouent qu’un rôle des plus minimes pour la saison d’hiver. Pour une grande part, les touristes viennent alors de l’Union européenne.
</p><p>Des simulations réalisées à l’aide de modèles économétriques montrent que l’appréciation du franc fera de sérieux dégâts dans l’économie suisse. Un résumé des études disponibles pour la Suisse le fait clairement apparaître[1]&nbsp;: une appréciation durable du franc de 10&nbsp;% par rapport aux autres monnaies a pour effet de faire baisser le produit intérieur brut (PIB) de 2,5 à 4&nbsp;%. Les conséquences pour le renchérissement sont du même ordre. Quant aux effets pour l’emploi, ils sont même un peu plus importants que les répercussions sur le PIB, car un franc plus fort entraîne des mesures de rationalisation accrues. Une appréciation de 10&nbsp;% se traduit par une perte de 1000&nbsp;000 emplois. Les appréciations et les dépréciations se font rapidement sentir. Cependant, l’effet négatif maximal se déploie avec un retard d’environ 3 à 5 ans. Les victimes principales en sont les branches exportatrices&nbsp;: industrie des machines, métallurgie et tourisme. Mais, à l’avenir, l’économie intérieure sentira aussi les effets du franc fort. Soit parce qu’il y a plus de chômeurs et chômeuses dans la branche de l’exportation, soit parce que les entreprises exportatrices achèteront moins de produits intermédiaires en Suisse ou investiront moins. Comme la force du franc rend l’achat de produits étrangers plus avantageux, les entreprises qui produisent aussi pour le marché intérieur seront plus fortement exposées à la pression exercée par les produits importés moins chers. 
</p><p>Les dommages économiques de cette surévaluation sont durables. Si la situation perdure, des entreprises qui sont concurrentielles lorsque le taux de change est réaliste fermeront leurs portes. La production sera délocalisée à l’étranger. Ces entreprises et unités d’entreprise reviendront en Suisse au mieux après plusieurs années, mais il faut plutôt s’attendre à les perdre pour très longtemps.
</p><p><b>Effet sur l’emploi d’une appréciation du franc de 10% <br></b> (écart par rapport au scénario sans appréciation en %, en trimestres, modèle VAR USS)
</p><p>La pression sur les salarié(e)s est d’ores et déjà bien réelle. Dans les entreprises, des mesures de rationalisation sont mises en œuvre. On a déjà assisté à certaines tentatives de baisser les salaires ou de payer les frontaliers et frontalières en euros. 
</p><h3>La spéculation provoque la surévaluation du franc</h3><p>Selon les estimations du FMI, le Fonds monétaire international, le franc est actuellement nettement surévalué (différence par rapport au «&nbsp;taux de change d’équilibre&nbsp;»). Dans son rapport de mai 2010 sur la situation économique de la Suisse<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, l’organisation internationale relève que le franc s’est situé, à l’automne 2008, à 1,2&nbsp;% et, à l’automne 2009, à 6,1&nbsp;% au-dessus de son niveau d’équilibre. Aujourd’hui, la surévaluation devrait dépasser nettement les 10&nbsp;%.&nbsp; 
</p><p><b>Valeur externe «&nbsp;réelle&nbsp;» du franc et écarts par rapport &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br></b> à l’équilibre selon le FMI
</p><p>Une comparaison des parités de pouvoir d’achat effectuée par l’UBS part d’un cours franc/euro «&nbsp;équilibré&nbsp;» de Fr. 1,47/1 euro.
</p><p><b>Cours franc/euro</b>&nbsp;: effectif et sur la base de la parité du pouvoir d’achat, selon l’UBS&nbsp;</p><table><tbody><tr><td width="277" height="24"><table><tbody><tr><td><p>Source&nbsp;: Reuters EcoWin, UBS Research Schweiz</p><p></p></td></tr></tbody></table></td></tr></tbody></table><p>Certaines comparaisons historiques attestent aussi la nette surévaluation actuelle du franc. La valeur externe réelle de celui-ci se situe actuellement 10 % environ au-dessus de la moyenne historique. Par rapport à l’Allemagne, le franc, en données corrigées des différences de prix, se situe aussi plus de 10 % au-dessus de la moyenne des 10 dernières années. Le cours «&nbsp;équilibré&nbsp;» du franc face à l’euro devrait ainsi se situer dans une fourchette comprise entre Fr.&nbsp;1,45 et Fr.&nbsp;1,50. 
</p><p>Les phases de forte surévaluation n’ont malheureusement rien d’inhabituel[3]. Les cours de change peuvent diverger sur de longues périodes de leurs «&nbsp;fondamentaux&nbsp;» économiques (parité de pouvoir d’achat, parité des taux, solde de la balance des transactions courantes). Le commerce des devises et l’économie réelle sont fortement déconnectés. Le volume sur lequel portent les marchés des devises est environ 50 fois plus important que les exportations mondiales, respectivement 16 fois plus important que le PIB mondial. Presque tous les négociants en devises recourent à des instruments d’analyses dits «&nbsp;techniques&nbsp;». Les échanges de devises reposent pour une grande part sur des réflexions à caractère spéculatif se référant au «&nbsp;modèle chartiste&nbsp;», et non à des transactions liées à l’économie réelle (exportations, importations entre autres), respectivement à des contextes économiques fondamentaux. 
</p><p><b>Volume des affaires dans le commerce des devises et données &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br></b> de l’économie réelle (en billions de $)
</p><p><b>Instrument d’analyse des devises CHF/EUR</b></p><h3>Mesures contre la surévaluation</h3><p>La Banque nationale suisse (BNS) a pour mandat de garantir la stabilité des prix et de tenir compte de l’évolution conjoncturelle. Comme le cours du franc a une grande influence sur le renchérissement et la conjoncture en Suisse, il en découle indirectement que la BNS a pour mandat de lutter contre les fortes fluctuations des cours de change. Elle a par conséquent implicitement un objectif en termes de taux de change. L’appréciation de plus de 10&nbsp;% du franc constitue un réel danger pour l’économie suisse. Si cette tendance n’est pas infléchie rapidement, celle-ci subira de fortes baisses de son PIB et de lourdes pertes d’emplois seront enregistrées. La stabilité des prix sera, elle aussi, menacée. Selon des évaluations modélisées, le renchérissement devrait reculer de 1 à 2&nbsp;%. La Suisse se rapproche ainsi d’une évolution déflationniste.<a name="_Hlt272217075"></a></p><p>La force du franc constituant un danger pour l’économie suisse, la BNS et la Confédération doivent prendre des mesures en conséquence. Pour ce faire, deux types de mesures sont possibles&nbsp;: 
</p><p>a) des mesures qui affaiblissent le franc par rapport aux autres monnaies (lutte contre les causes)&nbsp;;
</p><p>b) des mesures qui protègent l’économie réelle de dommages possibles (lutte contre les symptômes).
</p><h3>Lutte contre les causes</h3><p>Que la politique soit en mesure d’influencer réellement les taux de change, l’exemple des États-Unis nous le montre bien. La seule annonce par la Fed d’assouplissements monétaires quantitatifs («&nbsp;quantitative easing&nbsp;»&nbsp;; d’un ordre de grandeur de 600 milliards de dollars ou d’environ 5&nbsp;% du PIB américain) a suffi pour que le dollar se déprécie fortement. </p><ul><li>La BNS ne doit pas baisser les taux d’intérêt, sinon elle attirera de l’argent étranger.</li><li>La BNS doit combattre le franc fort en assouplissant sa politique monétaire&nbsp;; pour ce faire, elle peut s’inspirer des États-Unis.</li><li>La BNS doit envisager d’autres interventions encore sur le marché des devises – en particulier des interventions non stérilisées injectant de la liquidité supplémentaire qui n’est pas retirée du système (comme aujourd’hui avec les bons de la BNS ou les mises en pension de titre, les «&nbsp;reverse repos&nbsp;»). Elle doit intervenir dans toute la mesure du possible en coopération avec des banques centrales étrangères et de préférence en se donnant un but clair comme en 1978. À l’époque, elle avait réussi à faire passer le Deutsche Mark au-dessus de 80 centimes[4]. Dans les pays qui se sont donné un objectif en termes de taux de change, les interventions sur le marché des devises sont courantes. Et elles portent leurs fruits<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Les pertes entraînées par ces interventions disparaitront à long terme parce que le franc est actuellement surévalué. Les craintes concernant un risque d’inflation découlant de ces interventions sont exagérées. Premièrement, l’inflation de base est actuellement négative et le franc fort va peser sur les prix suisses. Deuxièmement, en cas de dépréciation du franc, la liquidité pourra être rapidement puisée dans le système via la vente des placements en euros de la BNS.</li><li>Le Conseil fédéral et la BNS doivent étudier des mesures destinées à limiter la spéculation. Dans les années 1970, ils ont fortement restreint les opérations sur le marché des devises<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>.. Deux exemples à cela&nbsp;: la BNS avait conclu un gentlemen’s agreement avec les banques suisses et leurs filiales à l’étranger, par lequel elles s’engageaient à ne pas spéculer contre le franc. En outre, les étrangers fortunés durent s’acquitter d’un intérêt négatif. Les autorités pourraient aussi étendre les droits de timbre au commerce des devises («&nbsp;taxe Tobin&nbsp;»).</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>Lutte contre les symptômes</h3><p>Par le passé, divers pays ont pris des mesures pour protéger l’économie réelle de fortes appréciations. En Suisse, ce fut par exemple le cas dans les années 1970. La Confédération et la BNS doivent examiner aujourd’hui dans quelle mesure l’économie réelle doit être protégée d’une surévaluation du franc.</p><ul><li>Par le passé. plusieurs pays ont introduit pendant certaines périodes un «&nbsp;taux de change parallèle&nbsp;» («&nbsp;dual exchange rate&nbsp;») afin de protéger l’«&nbsp;économie réelle&nbsp;» indigène des turbulences des cours de change (Belgique et Luxembourg p. ex.). Cette mesure permet à l’économie réelle de changer des devises à un cours spécial[7].</li><li>Dans les années 1970, la Confédération et la BNS ont atténué les effets négatifs du franc fort en garantissant des conditions préférentielles de change de monnaie étrangère en monnaie suisse aux entreprises exportatrices concernées. Cela, d’une part dans le cadre de la garantie contre les risques à l’exportation (aujourd’hui&nbsp;: «&nbsp;assurance contre les risques à l’exportation&nbsp;»), mais, d’autre part, aussi via les opérations à terme sur devises, sous la forme d’accords conclus entre la BNS et, par exemple, l’industrie horlogère ainsi que l’industrie du textile et de l’habillement[8].</li><li>Il est inadmissible, concernant les frontaliers et les frontalières, de verser leurs salaires en euros ou de les abaisser. Agir de la sorte met en effet les salaires suisses sous pression. Non seulement des salarié(e)s sont ici victimes d’un franc devenu fort à cause de la spéculation, mais les baisses des salaires des frontaliers et frontalières sont aussi contradictoires à l’accord sur la libre circulation des personnes, parce que des salarié(e)s se voient alors discriminés selon leur provenance[9].</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>Faut-il adapter le mandat de la BNS&nbsp;?</h3><p>Lorsqu’elles sont fortes, les fluctuations de change peuvent, dans une petite économie nationale ouverte comme la Suisse, causer des dégâts durables. Par exemple, une appréciation forte et longue peut mettre en faillite des pans concurrentiels de l’économie d’exportation. C’est pourquoi les banques centrales des petites économies nationales ouvertes devraient aussi stabiliser le taux de change. C’est pourquoi l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, recommande aux petites économies nationales ouvertes de faire figurer explicitement la stabilisation du taux de change au nombre de leurs objectifs de politique monétaire[10].
</p><p>Les taux de change peuvent fluctuer fortement. Les phases de surévaluation peuvent être brèves ou longues. Ce sont surtout ces dernières qui occasionnent d’importants dégâts à l’économie réelle. Mais impossible de savoir à l’avance quelle sera la durée d’une forte appréciation. Le fait qu’une banque centrale se donne une faible inflation pour objectif, comme la BNS, se traduit par une absence malsaine d’interventions de sa part. La banque centrale fait en effet preuve de retenue, parce qu’intervenir pour corriger de manière étonnamment rapide la surévaluation peut renforcer provisoirement l’inflation. Pour empêcher que cela ne se passe ainsi, il faudrait accepter une inflation plus forte (distance prise par rapport à l’objectif de la stabilité des prix).
</p><p>M. Blanchard du FMI estime que cet objectif présente des désavantages de poids. Pour la banque centrale, une faible inflation a pour effet que la marge de manœuvre pour une baisse des taux d’intérêt se trouve rapidement épuisée et qu’elle doit alors recourir à d’autres formes d’assouplissements monétaires (interventions sur le marché des devises, etc.). O. Blanchard propose d’étudier la possibilité d’un objectif d’inflation de 4&nbsp;%.
</p><p>Vu les fortes appréciations et dépréciations auxquelles nous avons tout récemment assisté sur les marchés globalisés des devises, on doit se demander quels sont les avantages offerts par des marchés de capitaux et de devises totalement ouverts. Les salarié(e)s de Suisse vont souffrir de la toute dernière surévaluation du franc. Que les marchés ouverts soient finalement bons ou mauvais pour eux sur une longue période est une question à laquelle il est difficile de répondre. Il vaut la peine, à cet égard, de lire par exemple l’exposé du responsable anglais de la surveillance des marchés financiers, A. Turner[11]. La Suisse doit cependant se poser cette question. La Confédération et la BNS doivent participer aux discussions internationales sur le marché globalisé des devises. Il faut aussi clarifier au plan national quels sont les avantages et les désavantages des marchés des devises et des capitaux entièrement ouverts et examiner d’éventuelles restrictions.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> D. Lampart, «&nbsp;Auswirkungen einer Frankenaufwertung auf die Schweizer Wirtschaft Ergebnisse von ökonometrischen Modellsimulationen&nbsp;» («&nbsp;Répercussions d’une appréciation du franc sur l’économie suisse – résultats de simulations économétriques&nbsp;»), USS, Dossier N° 71, Berne, septembre 2010 (n’existe qu’en allemand)
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;Equilibrium exchange rate&nbsp;», FMI (2010)&nbsp;: Staff Report for the 2010 Article IV Consultation, p. 15, www.imf.org.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Turner, A. (2010)&nbsp;: «&nbsp;After the crisis&nbsp;: Assessing the costs and benefits of financial liberalization, 14th Chintaman Deshmukh Memorial Lecture&nbsp;», <a href="http://rbidocs.rbi.org.in/rdocs/Speeches/PDFs/ISRT12022010.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">rbidocs.rbi.org.in/rdocs/Speeches/PDFs/ISRT12022010.pdf</a>.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voir BNS, 1982, «&nbsp;75e anniversaire Banque nationale suisse&nbsp;», ouvrage commémoratif, www.bns.ch.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fatum, R. et J. Pedersen (2009): Real-time effects of central bank interventions in the Euro market, Journal of International Economics, Vol. 75/1.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans les années 1971/72, ladite «&nbsp;convention transitoire a été introduite&nbsp;» dans le but d’atténuer les pressions sur le franc suisse. <a name="_Hlt272220956"></a>Le Conseil fédéral a édicté 6 ordonnances contre l’afflux de fonds étrangers (interdiction de rémunérer les avoirs étrangers en banque, prélèvement d’une commission, dite intérêt négatif, de 10% par trimestre sur tous les nouveaux dépôts étrangers, ainsi qu’une large restriction au placement de fonds étrangers dans des papiers-valeurs et des immeubles suisses) (voir BNS 1982). Selon la BNS (1982), «&nbsp;à la suite des dispositions prises, l’appréciation du franc s’atténua&nbsp;» (p. 102).&nbsp; 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C’est par exemple ce que recommande l’économiste du MIT (Massachussets Institute of Technnology), R. Caballero&nbsp;: <a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/5690" target="_blank" rel="noreferrer">www.voxeu.org/index.php</a>.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voir BNS (1982, p. 281).
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voir G. Aubert, «&nbsp;Les salariés peuvent-ils être payés en euros&nbsp;?&nbsp;», Le Temps, 15 octobre 2010. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Blanchard, O, et al. (2010)&nbsp;: «&nbsp;Rethinking Macroeconomic Policy&nbsp;», IMF Staff Position Note 10/03. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1810_Lampart_Franc-fort.docx#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Turner, A. (2010)&nbsp;: «&nbsp;After the crisis&nbsp;: Assessing the costs and benefits of financial liberalization&nbsp;», 14th Chintaman Deshmukh Memorial Lecture, <a href="http://rbidocs.rbi.org.in/rdocs/Speeches/PDFs/ISRT12022010.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">rbidocs.rbi.org.in/rdocs/Speeches/PDFs/ISRT12022010.pdf</a>.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-398</guid><pubDate></pubDate><title>La Banque nationale suisse doit combattre le franc fort</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-suisse-doit-combattre-le-franc-fort</link><description>Appréciation de la situation monétaire : inquiétant</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces derniers jours, le franc suisse, déjà fortement surévalué, a battu de nouveaux records. Environ 100&nbsp;000 emplois sont en jeu dans l’industrie d’exportation et le tourisme. Et la sous-enchère salariale menace. Malgré cela, la Banque nationale suisse (BNS) n’a annoncé aucune mesure de lutte contre le franc fort à la faveur de l’appréciation de la situation économique et monétaire qu’elle a rendue publique aujourd’hui. De ce fait, elle livre le sort des travailleurs et travailleuses concernés au jeu des spéculateurs sur les marchés des devises. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) attend de la BNS qu’avec la Confédération, elle combatte activement le franc fort. Soit en affaiblissant le franc par des interventions directes sur les marchés des devises, soit en endiguant la spéculation. Ou encore, en permettant, avec la Confédération, aux entreprises concernées de changer leurs devises étrangères à un cours réaliste. 
</p><p>Après déduction de la hausse de la TVA et de l’évolution du prix du pétrole, le renchérissement devrait être égal à zéro, voire négatif, l’an prochain. La stabilité des prix ne serait ainsi plus garantie.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-106</guid><pubDate></pubDate><title>Quel(s) habit(s) l’employeur peut-il prescrire ou proscrire ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quel-s-habit-s-l-employeur-peut-il-prescrire-ou-proscrire</link><description>Tant l’UBS que la Radio Télévision Suisse (RTS) viennent d’édicter de nouvelles directives vestimentaires plutôt détaillées. La première a été commentée par la presse internationale (du « Times » britannique à « l’Humanité » française), la seconde a été révélée par l’hebdomadaire satirique romand « Vigousse ». Ces directives contiennent des détails plutôt intimes, allant jusqu’à conseiller ou interdire certains types de sous-vêtement ou de décolletés. En outre, en cette période de fêtes de fin d’année, nombreux sont les commerces à vouloir affubler leur personnel de costumes de circonstance, par exemple de Père Noël. Il est donc utile de rappeler les règles du droit du travail concernant l’habillement des salarié(e)s et sur ce que l’employeur peut leur imposer ou interdire.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’il exige de porter des vêtements de travail (p. ex. blouse pour personnel soignant, tablier de cuisine, uniforme) et autres équipements spéciaux (p. ex. de sécurité), l’employeur doit rembourser tous les frais (art. 327-327a Code des obligations, CO), y compris ceux de nettoyage et d’entretien. Chacun(e) devant, en principe, se vêtir pour se rendre à son travail (mais aussi pour la plupart des activités qui ont lieu en dehors de son lieu de travail), l’employeur n’est donc pas obligé de rembourser les frais d’habillement pour des vêtement «&nbsp;normaux&nbsp;». L’obligation de remboursement ne vaut que lorsque qu’il est impossible d’effectuer son travail avec ses vêtements usuels, par exemple en raison de règles d’hygiène. Il faut aussi noter que cette règle légale n’est malheureusement pas impérative et peut être modifiée, y compris au détriment du travailleur ou de la travailleuse, par un simple accord. 
</p><h3>Un droit certes…</h3><p>Mais jusqu’où l’employeur peut-il aller lorsqu’il souhaite imposer une certaine tenue vestimentaire (p. ex. tailleur pour les femmes, complet-cravate pour les hommes), sans que cette dernière soit considérée comme vêtement de travail&nbsp;? En principe, le droit de l’employeur de donner des directives (art. 321d CO) comprend celui d’imposer une certaine tenue vestimentaire. Ce droit est d’autant plus étendu que l’employé(e) est amené à être en contact avec la clientèle, les fournisseurs ou les partenaires commerciaux ou à exercer une fonction de représentation de son entreprise. Le droit d’imposer des tenues vestimentaires sera aussi plus étendu en fonction du standing de l’entreprise et des usages de la branche. Il pourra même s’étendre à d’autres éléments de style que l’habillement, tels que piercing et tatouages (pour autant qu’ils soient visibles), mais seulement dans les cas où de tels attributs sont réellement à même de nuire à l’image de l’entreprise concernée. 
</p><h3>…mais limité</h3><p>Le droit de l’employeur de donner des directives est cependant limité par son obligation de protéger la personnalité de ses employé(e)s (art. 328 CO). Il ne peut notamment pas donner d’instructions chicanières ou portant atteinte à la personnalité de son personnel. En matière d’habillement, des prescriptions de tenue vestimentaires destinées à du personnel sans contact avec la clientèle, sans fonction de représentation ou dans une branche sans usage vestimentaire ne seront donc qu’exceptionnellement acceptables. En outre, des instructions trop détaillées ou portant sur des détails trop intimes, par exemple les sous-vêtements, ne sont pas acceptables non plus, même pour les personnes amenées à représenter leur entreprise ou travaillant dans une branche aux standards vestimentaires stricts. Imposer un déguisement, même lorsqu’il se rapporte à la période de l’année (Noël, Pâques, Halloween), n’est pas possible sans l’accord de chaque travailleur et travailleuse concerné, sauf s’il ou elle a été expressément engagé pour produire une prestation artistique ou pour des tâches d’animation exigeant le port d’un déguisement. 
</p><p>Enfin, l’employeur doit respecter l’égalité entre femmes et hommes. Il ne peut donc pas imposer des règles de tenues vestimentaires détaillées à l’un des deux sexes si l’autre n’a que peu de règles à respecter. Par exemple, la récente directive de l’UBS n’ordonnant qu’aux femmes de veiller, si elles ont les cheveux décolorés, à ce que les racines soient «&nbsp;toujours impeccables&nbsp;», n’est pas acceptable étant donné qu’aucune règle similaire ne s’applique aux hommes. Il faut en outre rejeter catégoriquement l’argument comme quoi certaines tenues, en particulier féminines, «&nbsp;encourageraient le harcèlement sexuel&nbsp;» et pourraient donc être interdites par l’employeur au titre de son obligation de prévenir ces comportements. En effet, ce sont les coupables de harcèlement qu’il faut punir. Les victimes ne peuvent en aucun cas être considérées comme «&nbsp;coresponsables&nbsp;» parce qu’elles portent une tenue aguichante.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-397</guid><pubDate></pubDate><title>Grotesque : la Confédération aide les grandes banques à s’endetter</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/grotesque-la-confederation-aide-les-grandes-banques-a-s-endetter</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Qu’après le décevant rapport de la commission d’experts «&nbsp;too big to fail&nbsp;», le Conseil fédéral ne présente pas aujourd’hui de projet vraiment fondamental, il fallait s’y attendre. Mais qu’en supprimant le droit d’émission sur les obligations, il encourage en plus les grandes banques à s’endetter a de quoi faire hocher la tête.
</p><p>Finalement, tout le monde est d’accord&nbsp;: une des principales causes de la crise a été que les banques détenaient trop peu de fonds propres pour être en mesure de compenser les pertes enregistrées par elles sur leurs placements en titres. Pour que la crise ne se répète pas, les banques doivent donc détenir plus de fonds propres. Jusqu’à ce jour, c’était en effet là un des principaux axes de la nouvelle régulation des banques. 
</p><p>Les propositions du groupe d’experts concernant les nouvelles prescriptions en matière de fonds propres étaient déjà insuffisantes. De fait, en les respectant, l’UBS n’aurait très vraisemblablement pas réussi à compenser totalement les pertes enregistrées par elle durant la crise. Pour cela, les banques ont besoin de plus de fonds propres. Or, le Conseil fédéral reprend ces prescriptions trop faibles des experts et proposes, en plus, de rendre l’endettement des banques moins cher. Ce faisant, il ne les encourage en tout cas pas à détenir plus de fonds propres que selon les nouvelles prescriptions minimales. Alors que d’autres pays ont introduit des taxes sur les banques (p. ex. la Suède), la Suisse devrait, si l’on suit le Conseil fédéral, supprimer les taxes existantes dans ce domaine…</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-107</guid><pubDate></pubDate><title>Autrefois : un cauchemard, aujourd’hui : une histoire à succès</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/autrefois-un-cauchemard-aujourd-hui-une-histoire-a-succes</link><description>Les accords de branche peuvent être une voie pour réaliser la retraite anticipée ou à la carte. Une voie qui sera d’autant plus souvent empruntée que la bataille livrée actuelle-ment au plan politique est axée sur le niveau des rentes AVS. À ce jour, le syndicat Unia a conclu une vingtaine d’accords sur la retraite anticipée. Une chose étonne ici : les em-ployeurs, qui ont tout d’abord combattu par tous les moyens la retraite anticipée, ont trouvé leur chemin de Damas, c’est-à-dire s’y sont finalement convertis. </description><content:encoded><![CDATA[<p>4 novembre 2002&nbsp;: grève nationale dans la construction. La grande majorité des chantiers du pays sont à l’arrêt. 12 novembre 2002&nbsp;: les syndicats SIB<sup>[1]</sup> et Syna signent avec la Société suisse des entrepreneurs la convention collective de travail pour la retraite anticipée dans le secteur principal de la construction (CCT RA)&nbsp;; un acquis qui est le fruit des actions du 4 novembre. La conclusion de cet accord fut l’apogée de la lutte des travailleurs et travailleuses de la construction et de leur syndicat, le SIB, pour l’introduction de la retraite anticipée. Cette grève réduisit en effet à néant l’opposition patronale. Pour les syndicats, elle fut un succès majeur du siècle. Et la concrétisation d’un progrès social des plus nécessaires, car les salarié(e)s de ce secteur appartiennent aux catégories de la population dont l’espérance de vie est la plus faible. 
</p><h3>Aujourd’hui&nbsp;: une histoire à succès</h3><p>Faisons un saut dans le temps pour passer au 12 novembre 2010. Daniel Schlatter, directeur de la Fondation FAR (créée pour la retraite anticipée), conclut comme suit son exposé présenté lors d’une journée de travail et bourse aux informations sur la retraite anticipée&nbsp;: «&nbsp;La retraite flexible dans le secteur principal de la construction est une histoire à succès.&nbsp;» Les syndicalistes applaudissent, mais aussi ces employeurs qui s’étaient si longtemps et si brutalement opposés à la retraite anticipée et qui sont désormais persuadés que l’on a créé ensemble quelque chose de bien. Que les temps peuvent changer&nbsp;!
</p><p>Lors de cette journée, quatre accords de branche sur la retraite anticipée ont aussi été présentés. Outre la FAR du secteur principal de la construction, il existe aussi le RESOR<sup>[2]</sup>, le MPR<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a> et le RAMB<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftn4" name="_ftnref4"><sup>[4]</sup></a>. Le tout dernier de ces accords est le MPR, qui a été conclu en 2008 et dont les premiers travailleurs et travailleuses profiteront dès janvier 2011. Les trois autres modèles ont été introduits en&nbsp; 2003 et 2004.
</p><h3>Qui reçoit quoi et combien cela coûte</h3><p>Le tableau ci-dessous montre que ces accords – ils sont pour la plupart déclarés de force obligatoire, c’est-à-dire s’appliquent à toute la branche, donc également aux entreprises qui ne sont pas affiliées à des organisations patronales – se ressemblent beaucoup dans leurs dispositions concernant les droits acquis. Le niveau des prestations et leur financement sont également très similaires. 
</p><p>Vue d’ensemble des ayants-droit, des prestations et des cotisations :</p><table summary><thead><tr><th scope="col"><b>Contrat/</b><span>rentes actuelles</span></th><th scope="col"><b>Qui, depuis quand&nbsp;?<span><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftn5" name="_ftnref5"><b><sup>[5]</sup></b></a></span></b></th><th scope="col"><b>Prestations</b></th><th scope="col"><b>Cotisations</b></th></tr></thead><tbody><tr><td><p><b>FAR</b></p><p>8562 en tout, dont 4658 en cours</p></td><td><span>Dès 60 ans</span></td><td><span>Rente annuelle de 65&nbsp;% du salaire moyen + Fr. 6000.-&nbsp;; mais au maximum 80&nbsp;% de la dernière année de travail ou au maximum 2,4 x la rente AVS maximale simple</span></td><td><p>Patr*.&nbsp;: 4&nbsp;%</p><p>Sal.*&nbsp;: 1,3&nbsp;%</p></td></tr><tr><td><p><b>RESOR</b></p><p>273 en cours</p></td><td><span>Dès 62 ans</span></td><td><span>75 % du salaire moyen des 3 dernières années, mais au minimum Fr. 3800.-&nbsp;; au maximum Fr. 4800.-&nbsp;; reprise des cotisations LPP (mais pas AVS)</span></td><td><span>Patr. et Sal.&nbsp;: chacun 0.9&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><p><b>RAMB</b></p><p>2009&nbsp;: 25</p></td><td><span>Dès 62 ans</span></td><td><span>Maximum Fr. 4750.- + au maximum Fr. 180.- pour les cotisations AVS et 11&nbsp;% du salaire mensuel pour les cotisations LPP</span></td><td><span>Patr. et Sal.&nbsp;: chacun 1&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><p><b>MPR</b></p><p>Dès janvier 2011</p></td><td><span>Dès 63 ans (60)</span></td><td><p>70 % de la perte (RTT* aussi possible)&nbsp;; possible dès 60 ans, mais en suite compensation de&nbsp;:</p><p>27,5&nbsp;%&nbsp;: 60 ans</p><p>35&nbsp;%&nbsp;: 61 ans</p><p>47,5&nbsp;%&nbsp;: 62 ans</p></td><td><p>Patr.&nbsp;: 0.95&nbsp;%</p><p>Sal.&nbsp;: 0,65&nbsp;%</p></td></tr></tbody></table><p>* Patr. = patron&nbsp;; Sal. = salarié&nbsp;; RTT = réduction du temps de travail
</p><h3>Autres modèles</h3><p>Dans les secteurs couverts par Unia, on compte actuellement dans les 20 CCT prévoyant la retraite anticipée. Celle-ci est la plupart du temps conçue selon les modèles décrits plus haut. Mentionnons par exemple&nbsp;: le secteur du marbre et granit (Suisse alémanique), Holcim, la branche automobile du Valais et divers contrats d’entreprise. D’autres contrats, pour la plupart cantonaux, sont conçus selon le modèle RESOR. Dans l’industrie horlogère, il a été convenu en 2007 qu’une retraite anticipée peut être prise une année avant l’âge de l’AVS. Les personnes qui le font ont droit à au maximum 24&nbsp;000 francs par an.
</p><h3>Conclusion (provisoire)</h3><p>Le nombre des accords conclus est remarquable, comme l’est aussi la volte-face des employeurs sur cette question. Mis à part la FAR, des accords qui ont sensiblement amélioré la qualité de vie de leurs bénéficiaires ont été conclus hors des projecteurs médiatiques. En outre, les fonds créés à cet effet reposent sur des bases financières solides. Ces modèles ont de l’avenir. D’autres branches suivront sans doute.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> À l’origine, avec la FTMH, la FCTA et le «&nbsp;petit&nbsp;» unia de la fusion qui donnera naissance à Unia. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> RESOR = Caisse de retraite anticipée de second œuvre romand et tessinois. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> MPR = Modèle de préretraite dans le secteur des toitures et façades.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> RAMB = Retraite Anticipée de la Métallurgie et du Bâtiment à Genève.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1910_Ackermann_Retraite-anticipee_Branches.docx#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Parmi les conditions, on trouve toujours une durée préalable durant laquelle la personne aura dû avoir travaillé dans le domaine concerné. La plupart du temps, il s’agit de 20 années dont les dernières (7 ou 10) d’activité ininterrompue, ou tout au plus par 2 ans de chômage. Les années manquantes se traduisent souvent par une baisse correspondante des prestations.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-396</guid><pubDate></pubDate><title>Après beaucoup d’ombres au tableau, une lueur d’espoir en cette fin d’année ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/apres-beaucoup-d-ombres-au-tableau-une-lueur-d-espoir-en-cette-fin-d-annee</link><description>Licenciements antisyndicaux : rétrospective annuelle</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une rétrospective de l’année 2010 montre que l’on a recensé de nouveaux cas de personnes – la plupart du temps, des représentant(e)s du personnel - licenciées en raison de leurs fonctions syndicales. Les deux cas les plus récents ont eu lieu en Suisse romande dans le secteur des soins (ALSMAD, l’Association lausannoise pour l’aide et le maintien à domicile, et l’EMS Fort Barreau de Genève). Les deux représentantes du personnel licenciées travaillaient depuis plusieurs années dans leurs établissements respectifs. 
</p><p>Tous ces licenciements antisyndicaux violent des normes légales ratifiées par la Suisse. Dans les pays qui nous entourent, ils seraient annulables, ou ne pourraient même pas être prononcés. Le problème en Suisse est le suivant&nbsp;: même si un tribunal constate le caractère abusif d’un tel licenciement, la sanction infligée ne consiste qu’en une indemnité d’au maximum six mois de salaire, qui est versée à la victime. Une sanction aussi légère n’a aucun effet dissuasif. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats se battent depuis des années pour mettre un terme à cette situation inacceptable. Après avoir longtemps bloqué ce dossier, le Conseil fédéral apparaît maintenant disposé à faire bouger les choses. En effet, dans le cadre de la législation sur les lanceurs d’alertes, il propose de mieux protéger aussi les représentant(e)s du personnel contre les licenciements abusifs. Et les licenciements de tels représentant(e)s pour raisons économiques seraient désormais automatiquement déclarés abusifs. Toutefois, le projet de loi ne prévoit que de doubler la sanction financière susmentionnée. Pour l’USS, il est clair qu’une législation qui entend protéger efficacement les salarié(e)s qui endossent des fonctions syndicales de représentation doit également permettre la réintégration des personnes abusivement licenciées. De fait, seule une telle disposition protégera contre les licenciements abusifs et garantira des négociations d’égal à égal entre partenaires sociaux. De plus, le droit à la réintégration après un licenciement abusif ne serait pas quelque chose de nouveau, la loi sur l’égalité entre femmes et hommes le prévoyant déjà depuis une quinzaine d’années. 
</p><p>Le texte de la réponse de l’USS à la consultation sur ce projet de loi se trouve sur le site de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-108</guid><pubDate></pubDate><title>Des buts partiellement atteints – construction et pouvoirs publics : trop bas</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-buts-partiellement-atteints-construction-et-pouvoirs-publics-trop-bas</link><description>En août 2010, les fédérations affiliées à l’Union syndicale suisse (USS) demandaient, pour 2011, une hausse de salaire de 2 à 3 pour cent, compensation du renchérissement et part des salarié(e)s aux gains de productivité compris. La plupart des accords ont été désormais conclus. Dressons-en un premier bilan.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans de nombreuses branches et entreprises, le but de 2 à 3 pour cent a pu être atteint. Cela fut par exemple le cas dans le commerce de détail (Coop), dans la branche poste et télécommunication (Poste), dans l’industrie (Rockwell, V-Zug) et dans divers secteurs de la construction (installations électriques). Les revendications syndicales se sont avérées réalistes.
</p><p>La plupart des accords conclus dans la construction sont par contre insatisfaisants. Or, la construction tourne à plein régime depuis un certain temps dans notre pays. Les maçons et les monteurs triment durement. De nombreuses heures supplémentaires sont effectuées et on travaille même le samedi. Qu’il faille tirer pour la deuxième année consécutive un bilan négatif dans cette branche est un affront pour les salarié(e)s de cette dernière. Dans le secteur principal de la construction, les employeurs ont rompu les négociations. Et les installateurs sanitaires ne recevront, par exemple, que 50 francs par mois en plus (augmentation générale).
</p><p>Dans le secteur public, les hausses des salaires réels sont la règle, ce dont il y a lieu de se réjouir. Mais en raison de mesures d’austérité pour la plupart inutiles, les accords sont loin derrière ceux de l’économie privée. Ce qui aura un effet boomerang car les problèmes de recrutement, dont on se plaint, aujourd’hui déjà, dans les pouvoirs publics (pénurie d’enseignant(e)s et de personnel soignant p. ex.) s’accentueront encore plus.
</p><p>Voir tableau attaché :&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-617</guid><pubDate></pubDate><title>Plus d’argent pour vivre pour les petits et moyens revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plus-d-argent-pour-vivre-pour-les-petits-et-moyens-revenus</link><description>L’USS présente ses priorités et la conjoncture de 2011</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Les salaires des personnes qui touchent des petits ou moyens revenus subissent depuis des années une forte pression. Ces derniers ont toujours moins d’argent pour vivre. Une famille de quatre personnes dispose, une fois déduits les impôts, les taxes, les frais de logement et les primes de caisse-maladie, de moins de 1400 francs environ qu’il y a dix ans. Une famille disposant d’un haut revenu a en revanche plus de 19&nbsp;000 francs de plus à disposition. 
</p><p>Les salaires les plus élevés ont explosé (depuis 1996, le nombre de «&nbsp;salarié(e)s&nbsp;» millionnaires a été presque multiplié par six, passant à 2800 personnes), alors que les salarié(e)s ordinaires étaient sous pression. De plus, les revenus les plus élevés et les fortunes les plus importantes profitent de cadeaux fiscaux à hauteur d’environ 7 milliards de francs, alors que les salarié(e)s ordinaires souffrent constamment des hausses des primes de caisses-maladie et des loyers.
</p><p>Cette année, un but prioritaire de l’USS est de combattre cette évolution funeste et de faire en sorte que les bas et moyens revenus, ainsi que les retraité(e)s, aient plus d’argent pour vivre et que les assurances sociales restent performantes. L’Union syndicale suisse (USS) veut y parvenir entre autres de la manière suivante&nbsp;: </p><ul><li>en lançant, à fin janvier, la récolte de signatures pour l’initiative sur les salaires minimums&nbsp;; elle protégera tous les salaires au moyen de salaires minimums inscrits dans les conventions collectives de travail ou d’un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure&nbsp;;</li><li>la spéculation sauvage poussant le cours du franc à la hausse, l’USS insiste pour que les banques ne puissent ni spéculer sur le franc ni donner des recommandations de placement en ce sens&nbsp;; la Banque nationale doit intervenir de manière ciblée&nbsp;; pour les entreprises touchées, il faut examiner un taux de change spécial&nbsp;; plus de 100&nbsp;000 emplois sont en jeu&nbsp;;</li><li>«&nbsp;AVSplus&nbsp;» sera concrétisé&nbsp;: qui gagne 5000 francs et moins par mois doit, une fois à la retraite, toucher 80&nbsp;% de son ancien revenu sous forme de rentes AVS et du 2e pilier (20&nbsp;% de plus qu’aujourd’hui)&nbsp;; le taux de remplacement de 60 % visé à ce jour pour toutes les catégories de revenus est trop bas et n’est adapté qu’aux revenus mensuels de 7000 francs et plus.</li><li>Les révisions en cours de l’AI, de l’assurance-maladie (soins intégrés) et de l’assurance-accidents seront suivies de près. L’USS luttera contre tout démantèlement comme, par exemple, des hausses de quote-part au détriment des assuré(e)s.&nbsp;</li></ul><p class="GliederungText"><span lang="FR"></span></p><h2>&nbsp;</h2><p>Les discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Paul Rechsteiner</b></span>, président de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Daniel Lampart</b></span>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS&nbsp;</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Doris Bianchi</b></span>, adjointe au premier secrétaire de l'USS</li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-109</guid><pubDate></pubDate><title>Pas de sous-enchère salariale ! Ni en Suisse, ni dans l’Union européenne</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pas-de-sous-enchere-salariale-ni-en-suisse-ni-dans-l-union-europeenne</link><description>Le 15 décembre, les syndicats ont manifesté dans toute l’Europe pour dire « NON à l’austérité pour tous et aux bonus pour quelques-uns ! » En Suisse, l’Union syndicale suisse (USS) a ajouté un volet supplémentaire à cette action. À l’occasion d’une manifestation menée devant l’Ambassade de l’Union européenne (UE) en Suisse, une centaine de syndicalistes ont protesté contre les tentatives réitérées de l’UE de saper la protection suisse des salaires. Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a remis à l’ambassadeur de l’UE, Monsieur Michael Reiter, la lettre suivante. </description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Monsieur l’Ambassadeur,
</p><p>À la veille du Conseil des Ministres de l’Union européenne (UE) des 16 et 17 décembre 2010, la Confédération européenne des syndicats (CES) a appelé tous ses affiliés à organiser une 2e journée d’action européenne de protestations dans toute l’Europe. À l’ordre du jour de ce sommet sont notamment prévus l’examen des problèmes économiques et monétaires graves dans lesquels se débat l’UE et l’adoption d’un rapport fort inquiétant sur les relations entre l’UE et la Suisse. C‘est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) – avec ses propres affiliés – a décidé de donner suite à cet appel en organisant une manifestation à caractère symbolique devant l’Ambassade de l’UE à Berne&nbsp;; cela, 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>pour protester contre la nouvelle tentative annoncée par l’UE de remettre en cause le dispositif suisse de protection contre la sous-enchère salariale et sociale&nbsp;;</li><li>pour se solidariser avec nos collègues européens et soutenir leurs revendications en faveur d’une réorientation de la politique économique et sociale aussi bien de l’UE que de la plupart de ses États membres.</li></ul><p>Pour une Suisse sans sous-enchère salariale&nbsp;: non à tout affaiblissement des mesures sociales d’accompagnement à la libre circulation&nbsp;!
</p><p>D’octobre 2008 à mai 2009, la Suisse a négocié avec les États de l’UE concernés une application simplifiée des mesures d’accompagnement. Ces négociations se sont conclues par un compromis, accepté par les deux parties, prévoyant des améliorations en matière d’information ainsi que des assouplissements de la mise en œuvre de notre dispositif de protection, sans toutefois remettre en cause ses éléments-clé. Cependant, malgré cet accord, le Parlement européen a, le 7 septembre 2010, durement critiqué, à une nouvelle reprise, ces mêmes mesures d’accompagnement (voir le rapport de l’IMCO). Le 14 décembre 2010, dans la perspective du Conseil des Ministres des 16 et 17 décembre, les Ministres des Affaires étrangères de l’UE ont, largement repris la position du Parlement européen. Que les autorités européennes veuillent maintenant faire à nouveau pression sur ces questions représente pour les syndicats une rupture de cette arrangement, soit le non-respect du principe de bonne foi. 
</p><p>La protection des salaires garantie par les mesures d’accompagnement va être confrontée à une nouvelle attaque.
</p><p>Il s’agit en l’occurrence d’éléments-clés du système suisse de protection contre la sous-enchère salariale et sociale&nbsp;(…). Il convient de rappeler que les mesures en cause respectent le principe d’égalité de traitement entre indigènes et immigrés. 
</p><p>Dans une résolution adoptée à l’unanimité, le Congrès de l’USS des 5 et 6 novembre 2010 a réaffirmé «&nbsp;à l’adresse du gouvernement suisse qu’il n’est pas question d’entrer en matière sur une quelconque concession pouvant conduire à un affaiblissement de nos mesures sociales d’accompagnement à la libre circulation des personnes (LCP). Il reste clair que notre soutien à la LCP et à une politique de rapprochement à l’UE est étroitement lié au dispositif de protection anti-dumping social tel que nous le connaissons. Les autorités de l’UE doivent par ailleurs être conscientes que toute nouvelle attaque contre nos mesures d’accompagnement à la LCP aura pour effet de discréditer l’UE aux yeux des salariés suisses et immigrés travaillant en Suisse. Une telle attaque apportera de plus de l’eau au moulin des forces populistes de droite anti-européennes de notre pays.&nbsp;»
</p><p>Jusqu’à aujourd’hui, les syndicats ont dit oui à l’ouverture du marché suisse du travail pour autant que les conditions de travail soient protégées. La Suisse est l’un des pays européens où le niveau des revenus est le plus élevé. Ce qui la rend très attrayante pour les entreprises et la main-d’œuvre étrangères. Si les mesures d’accompagnement sont vidées de leur substance, la protection qu’elles garantissent disparaîtra. Ce n’est ni dans l’intérêt des salarié(e)s de Suisse ni dans celui de leurs collègues de l’UE, d’autant plus que cela nourrira aussi les tendances xénophobes en Suisse. C’est pour cela que l’USS demande aux institutions de l’UE de s’en tenir aux anciens accords conclus.
</p><p>En Suisse, ce sont des salaires suisses qui doivent être versés. Telle a toujours été et telle reste la position des syndicats. 
</p><p>Veuillez croire, Monsieur l’Ambassadeur, à l’assurance de notre haute considération.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-395</guid><pubDate></pubDate><title>Des signes clairs de permanence d’un chômage élevé</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/des-signes-clairs-de-permanence-d-un-chomage-eleve</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Près de 150‘000 personnes étaient au chômage en décembre. Ce chiffre, largement au-dessus de la moyenne des années passées et indique que le marché du travail suisse est toujours en récession. Pour les chômeurs et les chômeuses, l’année 2011 sera dure d’un double point de vue&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>En avril, la nouvelle Loi sur le chômage (LACI) entrera en vigueur. Environ 15'000 sans-travail se retrouveront ainsi abruptement en fin de droit. Les chômeurs et chômeuses de longue durée seront particulièrement touchés. Pour plus d’un tiers, ce sont des personnes de plus de cinquante ans qui auront des difficultés à retrouver du travail. Arrivés en fin de droit, ils devront recourir à l’aide sociale, un sort peu enviable en particulier pour les salarié-e-s âgés, puisqu’ils devront d’abord mettre à contribution leur avoir en capital du 2e pilier avant de recevoir de l’aide. Conséquence&nbsp;: non seulement leur revenu diminuera le temps de leur passage à l’aide sociale, mais ils auront des rentes nettement réduites une fois à la retraite.</li><li>La force du franc et la reprise conjoncturelle hésitante à l’étranger pèsent sur le marché suisse du travail. Les indicateurs précoces de l’Université de Bâle indiquent que le nombre des chômeurs et des chômeuses ne diminuera plus cette année. Les régions où l’activité touristique ou l’industrie des machines et des métaux dominent seront spécifiquement touchées. Plusieurs de ces régions connaissent déjà maintenant un fort taux de chômage (Arc jurassien, Valais).</li></ul><p>&nbsp;</p><p>La Confédération ne pourra rester en la demeure. La meilleure solution consisterait à repousser l’entrée en vigueur de la LACI. Cela se justifierait par la récession qui continue à dominer le marché du travail ou par la revalorisation du franc. Personne ne peut vouloir détériorer les prestations de l’assurance-chômage en pleine crise, soit au moment même où elles sont nécessaires.&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-8</guid><pubDate></pubDate><title>Retour à la case départ</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/retour-a-la-case-depart</link><description>La loi fédérale sur l’aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine des hautes écoles (LAHE) a passé le cap des délibérations du Conseil des États et va maintenant être débattue au sein de la commission du Conseil national chargée de l’examen préalable. L’Union syndicale suisse (USS) estime que la Chambre du peuple devrait retourner cet objet au Conseil fédéral. </description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, les hautes écoles spécialisées (HES) représentent le couronnement scientifique de la formation professionnelle. C’est pour cela qu’elles ont besoin d’une loi propre. La LAHE proposée par le gouvernement et, pour l’essentiel, acceptée entre temps par le Conseil des États constitue une menace pour l’autonomie d’une filière de formation axée sur les professions, à savoir&nbsp;: la menace de voir les HES ravalées au rang d’universités de seconde zone, de simples appendices des «&nbsp;vraies&nbsp;» unis. 
</p><h3>Pas de «&nbsp;recantonalisation&nbsp;»</h3><p>À son article 63, la Constitution fédérale attribue à la Confédération la compétence et le mandat d’encourager la formation professionnelle. Le projet de LAHE veut «&nbsp;recantonaliser&nbsp;» les HES considérées comme faisant partie du système des hautes écoles. Mais aujourd’hui, les HES sont le volet (tertiaire) du système d’une la formation professionnelle qui relève de la Confédération, mais aussi des principaux acteurs concernés. De ce fait, la réglementation proposée débouchera, dans la pratique, sur des problèmes de pilotage. C’est pourquoi l’USS est catégorique&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Il n’est pas question de «&nbsp;recantonaliser&nbsp;» la formation professionnelle tertiaire. La Confédération doit aussi assumer ses responsabilités à ce niveau.</li><li>Le contenu de l’actuelle loi sur les HES doit être repris dans une nouvelle loi sur la coordination dans les hautes écoles.</li></ul><p></p><h3>Autres remarques critiques</h3><p>Nous regrettons aussi que le Conseil des États n’ait pas voulu inscrire dans la LAHE de mandat explicite relativement à l’égalité des sexes. Une autre critique à faire concerne l’importance trop faible accordée au partenariat entre les principaux acteurs, un partenariat qui représente pourtant une caractéristique fondamentale de toute formation professionnelle. Saluons enfin le fait que la participation des étudiant(e)s et des enseignant(e)s ait été quelque peu améliorée par rapport au projet initial.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-394</guid><pubDate></pubDate><title>Certes un premier pas, mais bien trop timide</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/certes-un-premier-pas-mais-bien-trop-timide</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral propose, dans le cadre d’une révision du Code des obligations (la consultation prend fin ces jours), de renforcer les sanctions infligées en cas de licenciement abusif. C’est une bonne chose. Mais notre gouvernement, bien qu’allant dans la bonne direction, reste bien trop timide.
</p><p>Aujourd’hui, les licenciements déclarés abusifs par un tribunal sont punis d’au maximum six mois de salaire. Désormais, ils devraient l’être d’au maximum 12 mois de salaire, un durcissement qui ne donne pas pour autant un caractère dissuasif à cette mesure. 
</p><p>Le Conseil fédéral propose aussi que les licenciements de représentant(e)s du personnel prononcés pour des raisons économiques soient automatiquement déclarés abusifs. C’est également un progrès, mais, là encore, bien trop maigre. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), il est clair qu’une législation qui veut protéger efficacement les travailleurs et travailleuses appelés à représenter le personnel doit aussi permettre la réintégration de la personne abusivement licenciée. De fait, seule une telle disposition protégera de manière suffisamment préventive et garantira des négociations d’égal à égal entre partenaires sociaux. De plus, le droit à la réintégration après un licenciement abusif ne serait pas quelque chose de nouveau, la loi sur l’égalité entre femmes et hommes le prévoyant déjà depuis une quinzaine d’années, sans que personne n’ait jamais eu à s’en plaindre.
</p><p>La longue liste de licenciements antisyndicaux de ces dernières années, et jusqu’à récemment, montre qu’il est urgent d’agir sur cette question. 
</p><p>Le texte de la réponse de l’USS à la consultation sur ce projet de loi se trouve sur le site de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Documents (page d’accueil), Procédures de consultation&nbsp;: réponses de l’USS («&nbsp;Révision partielle du code des obligations - sanction en cas de congé abusif ou injustifié&nbsp;»).</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-7</guid><pubDate></pubDate><title>Enfin une lueur d’espoir ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enfin-une-lueur-d-espoir</link><description>Les choses se mettraient-elles enfin à bouger ? Apparemment, en ce qui concerne la pro-tection contre les licenciements antisyndicaux. C’est à la mi-janvier que prendra fin la procédure de consultation fédérale sur un projet de loi qui entend améliorer cette protec-tion. Mais bien timidement…</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2010, on a à nouveau recensé des cas de personnes – la plupart du temps, des représentant(e)s du personnel - licenciées en raison de leurs fonctions syndicales. Les deux cas les plus récents ont eu lieu en Suisse romande dans le secteur des soins (ALSMAD, l’Association lausannoise pour l’aide et le maintien à domicile, et l’EMS Fort Barreau de Genève). Les deux représentantes du personnel licenciées travaillaient depuis plusieurs années dans leurs établissements respectifs. 
</p><p>Tous ces licenciements antisyndicaux violent des normes légales ratifiées par la Suisse. Dans les pays qui nous entourent, ils seraient annulables, ou ne pourraient même pas être prononcés. Le problème en Suisse est que même si un tribunal constate le caractère abusif d’un tel licenciement, la sanction infligée ne consiste qu’en une indemnité d’au maximum six mois de salaire versée à la victime. Une sanction si légère n’a aucun effet dissuasif. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) et ses syndicats se battent depuis des années pour mettre un terme à cette situation inacceptable. En 2002, ils ont déposé plainte auprès de l’Organisation internationale du Travail contre la Suisse. Après avoir longtemps bloqué ce dossier, le Conseil fédéral apparaît maintenant disposé à faire bouger les choses. En effet, dans le cadre de la législation sur les lanceurs d’alertes, il propose de mieux protéger aussi les représentant(e)s du personnel contre les licenciements abusifs. Et les licenciements de tels représentant(e)s pour raisons économiques seraient désormais automatiquement déclarés abusifs. Toutefois, le projet de loi ne prévoit que de doubler la sanction financière susmentionnée. Pour l’USS, il est clair qu’une législation qui entend protéger efficacement les salarié(e)s qui endossent des fonctions syndicales de représentation doit également permettre la réintégration des personnes abusivement licenciées. De fait, seule une telle disposition protégera contre les licenciements abusifs et garantira des négociations d’égal à égal entre partenaires sociaux. De plus, le droit à la réintégration après un licenciement abusif ne serait pas quelque chose de nouveau, la loi sur l’égalité entre femmes et hommes le prévoyant déjà depuis une quinzaine d’années.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-393</guid><pubDate></pubDate><title>Analyser, puis agir rapidement – et pas seulement palabrer!</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/analyser-puis-agir-rapidement-et-pas-seulement-palabrer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’aspect positif de la rencontre au sommet d’aujourd’hui sur le franc est qu’elle a fini par se tenir&nbsp;: la prise de conscience du redoutable problème posé à la place industrielle suisse par un franc se renforçant constamment a énormément progressé.
</p><p>En revanche, il est inacceptable de ne percevoir aucun signal d’une volonté d’agir de la Confédéra-tion. Des rencontres au sommet pour se borner à échanger des réflexions, sans intention de passer ensuite de la parole aux actes, n’apportent rien à la population. Des gens perdent leur emploi justement à cause de cette inaction. 
</p><p>L’USS revendique avec force que toutes les mesures qu’elle a proposées depuis belle lurette soient rapidement et sérieusement examinées puis mises à l’épreuve. La Banque Nationale doit lutter contre le franc fort (défense d’un seuil vis-à-vis de l’euro ou lien provisoire). La spéculation doit être contenue (par un gentlemen’s agreement, entre autres). 
</p><p>Si l’inaction devait se poursuivre, la suppression de 100'000 emplois et l’augmentation de la pres-sion sur les salaires se profilent. Prenons garde&nbsp;: celui qui délocalise aujourd’hui sa production à l’étranger pour cause de franc fort ne reviendra pas de sitôt.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-9</guid><pubDate></pubDate><title>Pour endiguer la violence domestique </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pour-endiguer-la-violence-domestique</link><description>En Suisse, 300 personnes se suicident chaque année avec une arme à feu et 70 autres sont victimes d’homicides commis à l’aide d’armes à feu. L’initiative populaire « Pour la protection face à la violence des armes » veut endiguer cette violence. C’est pour cela qu’il faut dire OUI à cette initiative. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’arme dans l’armoire à habits ne facilite pas uniquement les suicides, elle est aussi un danger pour les proches. Car les hommes – il s’agit pratiquement toujours d’hommes – qui se suicident à l’aide d’une arme à feu ont parfois tué au préalable leur femme et leurs enfants. En outre, la présence d’une arme à feu dans les ménages privés constitue pour nombre d’enfants et de femmes une menace subtile. Cela, surtout lorsqu’il est régulière­ment rappelé à la famille que l’arme se trouve à la cave, aux galetas ou sous le lit. Chaque jour, des femmes et des enfants s’enfuient de leur maison parce qu’ils ont peur et se sen­tent menacés par une arme à feu à portée de main. La violence domestique concerne presque toujours les femmes et les enfants et est en principe exercée par des membres masculins de la famille.
</p><h3>Pour plus de sécurité</h3><p>Cette initiative a pour but de contribuer à l’endiguement de la violence domestique ainsi qu’à la prévention du suicide. Elle a été lancée le 4 septembre 2007 par une large coalition composée de plus de 60 organisations parmi lesquelles on trouve aussi des syndicats (comedia, ssp). Elle demande que l’acquisition et la détention d’armes ne puissent se faire qu’en cas de besoin et de capacités prouvés, que les armes des militaires soient conservées dans des locaux sécurisés de l’armée, qu’un registre national des armes à feu soit tenu et que les armes particulièrement dangereuses pour les personnes privées soient interdites. L’initiative se veut une contribution à une sécurité améliorée. Il est prouvé depuis longtemps qu’en Suisse, la possibilité de disposer beaucoup trop facilement d’une arme à feu représente un danger important, un danger qu’il est possible de neutraliser sans autre. 
</p><h3>Prévention du suicide</h3><p>Lorsque des armes à feu sont à portée de main, les tentatives de suicide mènent presque toujours à la mort. Le suicide est principalement un acte impulsif, dirigé par des senti­ments forts devenant très rapidement toujours plus forts. Le suicide est presque toujours un acte passionnel. C’est pourquoi l’Office fédéral de la santé, dans son rapport sur la prévention du suicide (avril 2005), arrive clairement à la conclusion qu’une loi restrictive sur les armes contribuerait de manière importante à la prévention du suicide. Pour la Fé­dération des médecins suisses (FMH) et pour toutes les importantes sociétés de psychia­tres de Suisse aussi, il est scientifiquement prouvé qu’en restreignant la disponibilité des armes à feu, on diminue le taux de suicide. C’est pourquoi elles ont décidé de soutenir officiellement cette initiative. Le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a également décidé, en novembre 2008, sur propositions de la Commission féminine de l’USS, de soutenir cette initiative et politiquement et au plan des idées et idéaux qu’elle véhicule.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-392</guid><pubDate></pubDate><title>Pour les syndicats : clairement insuffisant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-les-syndicats-clairement-insuffisant</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de fonds d’infrastructure ferroviaire (FinFer) présenté aujourd’hui est à saluer parce qu’il constitue la solution nécessaire, demandée par les syndicats, au remplacement du fonds de financement des projets d’infrastructure des transports publics (Fonds FTP) dont l’existence était limitée dans le temps. Il est également à saluer parce qu’il pourra fonctionner sur une durée désormais illimitée et sans devoir se restreindre à certains projets précis. C’est aussi une bonne chose que les sources de financement disponibles jusqu’à ce jour pour la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) et Rail 2000 alimenteront également le nouveau fonds. Mais comme ce dernier devra garantir à juste titre l’exploitation, l’entretien, le maintien de l’infrastructure et le développement de l’ensemble du réseau ferroviaire, les moyens envisagés sont clairement insuffisants et le remboursement de la dette accumulée représentera une charge déraisonnable. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV), il est totalement incompréhensible que l’on fasse de l’ancienne avance, à rembourser de 7 milliards de francs, destinée à la NLFA un patin de frein au nouveau fonds. Cela restreindra par trop la marge de manœuvre financière de ce dernier. Nous maintenons notre revendication de novembre 2010&nbsp;: la Confédération doit reprendre la dette du fonds et garantir le financement à l’aide d’emprunts. Aux taux d’intérêt actuels, ce serait bon marché. En imposant un corset trop serré au rail, la Confédération raterait une occasion historique de développer à l’avenir et de maintenir jour après jour notre réseau ferroviaire exemplaire. 
</p><p>D’un point de vue syndical, la revendication du maintien de la substance et de l’entretien - tous deux actuellement insuffisants au point de mettre en danger la qualité et la sécurité du réseau – est essentielle. Le nouveau fonds doit être conçu de manière à ce que plus aucune coupe ne soit désormais nécessaire ici. L’exploitation, le développement et l’entretien doivent reposer sur un financement sûr. Ce que le projet présenté aujourd’hui ne garantit pas.
</p><p>L’USS et le SEV rejettent énergiquement la hausse des prix du sillon proposée avec le nouveau projet. Elle représente le début de la fin du transfert, incontesté, du trafic de la route vers le rail. Relever une nouvelle fois les tarifs du transport par rail des personnes et des marchandises afin de financer l’infrastructure n’est pas la bonne solution. Par contre, le désendettement par la Confédération serait moins cher et adapté aux buts poursuivis. Il créerait rapidement la marge de manœuvre nécessaire. En outre, la part du produit de l’impôt sur les huiles minérales devrait être augmentée comme le demande l’initiative sur les transports publics. Le projet de la Confédération doit être amélioré en ce sens.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-12</guid><pubDate></pubDate><title>Les employeurs ne font pas confiance au partenariat social</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-employeurs-ne-font-pas-confiance-au-partenariat-social</link><description>La consultation sur les améliorations de la protection contre le licenciement abusif, en particulier des syndicalistes et des délégués du personnel, vient de s’achever. Force est de constater que les fronts sont très divisés. Les partis se divisent selon un axe gauche-droite clair, la gauche soutenant la position de l’USS, la droite se rangeant derrière l’Union Patronale, qui refuse toute amélioration.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La position de l’Union Patronale est particulièrement choquante, car celle-ci va même jusqu’à soustraire totalement cette question au partenariat social. En effet, jusqu’à présent, les patrons avaient toujours prétendu que la question du licenciement antisyndical relevait des partenaires sociaux et devait être réglée dans les conventions collectives de travail (CCT). Le récent jugement d’un tribunal genevois dans l’affaire Manor/Marisa Pralong avait cependant confirmé que les partenaires sociaux ne peuvent interdire purement et simplement le licenciement antisyndical dans les CCT, car les articles correspondant du CO sont «&nbsp;absolument impératifs&nbsp;», donc non modifiables, même en faveur des travailleurs. Or, dans leur réponse à la consultation, les patrons refusent que les dispositions sur le licenciement antisyndical deviennent «&nbsp;relativement impératives&nbsp;», c’est-à-dire modifiables en faveur des travailleurs. 
</p><p>Moralité&nbsp;: les organisations patronales veulent des licenciements antisyndicaux, y compris dans des situations que les tribunaux ont jugé scandaleuses, par exemple le licenciement du président de la commission du personnel juste avant l’ouverture de négociations sur un plan social comme dans le cas du «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;» à Zurich. Et ce n’est pas tout&nbsp;: ils ne veulent pas que les partenaires sociaux puissent introduire des dispositions pour défendre le partenariat social. En effet, protéger les syndicalistes et les délégués du personnel n’est pas seulement un moyen de défendre les droits fondamentaux des travailleurs, c’est aussi un instrument qui permet de garantir la bonne application des CCT. 
</p><p>En ouvrant une consultation sur le sujet, le Conseil fédéral a enfin admis qu’il y a un urgent besoin de mieux protéger les travailleurs contre le licenciement abusif. Même si ses propositions sont insuffisantes, c’est déjà une importante victoire pour l’USS, qui va donc continuer à se mobiliser pour que défendre ses droits et ses collègues sur son lieu de travail ne puisse plus être réprimé par les employeurs.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-616</guid><pubDate></pubDate><title>Des salaires minimums pour empêcher les pressions sur les salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-minimums-pour-empecher-les-pressions-sur-les-salaires</link><description>Initiative sur les salaires minimums : l’USS lance la récolte de signatures </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 janvier 2011, les syndicats de l’USS ont lancé la récolte de signatures pour l’initiative sur les salaires minimums intitulée «&nbsp;Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums)&nbsp;». Cette initiative vise à stopper la pression toujours plus grande qui s’exerce sur les salaires&nbsp;; cela, à travers, d’une part, l’encouragement des conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimums et, de l’autre l’introduction d’un salaire minimum légal national de 22&nbsp;francs de l’heure (salaire mensuel de Fr.&nbsp;3800.- pour 40 heures hebdomadaire, resp. Fr.&nbsp;4000.- pour 42 heures).
</p><p>«&nbsp;L’évolution des deux dernières décennies est marquée par la pression énorme qui s’est exercée sur les bas et les moyens salaires, alors que les salaires élevés et très élevés explosaient…&nbsp;», a rappelé Paul Rechsteiner, le président de l’USS, lors de la conférence de presse qui a accompagné le lancement de cette initiative. Et s’«&nbsp;il y a dix ans de cela, les syndicats (…) en lançant une campagne (…) intitulée «&nbsp;Pas de salaire au-dessous de 3000 francs&nbsp;!&nbsp;» [, ont pu stopper] cette tendance négative, à tout le moins pour les très bas revenus (…) aujourd’hui, il apparaît que (…) les nouveaux moyens proposés par l’initiative sont désormais nécessaires pour faire pièce aux pressions sur les bas et les moyens salaires (…) et pour inverser la tendance...&nbsp;»
</p><p>L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart, a réfuté l’argument selon lequel les salaires minimums entraîneraient une hausse du chômage. Selon lui au contraire, ils permettront à certaines personnes de renoncer à un deuxième emploi et en inciteront d’autres à quitter l’aide sociale pour retrouver un emploi. De plus, «&nbsp;Les salaires minimums entraînent une répartition des revenus plus égale, car ils améliorent la situation des bas et moyens revenus&nbsp;», ce qui est juste et favorise la consommation. De fait «&nbsp;ces classes de revenus économisent moins que les hauts revenus, si tant est qu’elles sont en mesure d’économiser. En rendant la répartition des revenus moins inégale, il faut donc aussi s’attendre à ce que plus d’argent soit injecté dans le circuit économique pour la consommation.&nbsp;» En outre, les salaires minimums ne provoquent pas de hausse des prix. En effet, «&nbsp;depuis 1998, le salaire minimum le plus bas figurant dans une CCT – attention&nbsp;: suite à des négociations entre les partenaires sociaux -, qui était alors de 2350 francs par mois, est passé à 3393 francs (+44&nbsp;%) (…) Par contre, les prix des restaurants et des hôtels ont largement crû à l’unisson des prix habituels des prestations de services en Suisse.&nbsp;» Selon lui, le salaire minimum légal interviendra lorsque la conclusion d’une convention collective de travail n’est pas possible. Là aussi, les salaires doivent permettre de vivre&nbsp;!
</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur du syndicat Unia, a rappelé la longue liste de salarié(e)s concernés par les salaires minimums, à savoir&nbsp;: les travailleurs et travailleuses agricoles, de l’industrie de l’alimentation et du textile ainsi que les paysagistes, sans oublier les employé(e)s de maison, d’entreprises de nettoyage, de centres d’appel, de services de transport de courrier, de services à la personne – des coiffeurs et coiffeuses aux esthéticiennes – et de certaines parties du commerce de détail. Mais d’autres branches et professions auxquelles on n’aurait pas pensé sont aussi concernées, comme les assistant(e)s en pharmacie ou les salarié(e)s des technologies de l’information. On devrait ne surtout pas oublier que presque un(e) travailleur/travailleuse sur dix touche un salaire inacceptable. Environ 300&nbsp;000 femmes et 100&nbsp;000 hommes sont concernés.
</p><p>La présidente de kapers, l’association du personnel de cabine, Valérie Hauswirth, a présenté des exemples particulièrement choquants&nbsp;: «&nbsp;Le salaire de départ d’un membre d’équipage de la compagnie Swiss est de Fr.&nbsp;3300.- (maîtrise de 2 langues) et de Fr.&nbsp;3400.- (3 langues) et atteint, après trois années, un montant de Fr.&nbsp;3500.-, respectivement Fr.&nbsp;3600.-.&nbsp;» Or, il ne s’agit pas là d’une activité auxiliaire&nbsp;: «&nbsp;Pour être membre d’un équipage, il faut être âgé d’au moins 18&nbsp;ans, avoir un diplôme professionnel ou une maturité, un passeport suisse ou européen (Union européenne) avec un permis de séjour B ou C, des qualités personnelles comme l’amabilité, certaines prédispositions à travailler dans les services, l’aptitude à travailler en équipe, etc. et être en excellente santé.&nbsp;» Et chez Air Berlin, le salaire de départ est même de 2900 misérables francs. 
</p><p>La conseillère nationale socialiste tessinoise Marina Carobbio a souligné que les salaires minimums représentent un pas important vers l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Elle a également précisé que les bas salaires sont très répandus au Tessin, même dans l’horlogerie&nbsp;: «&nbsp;Dans cette branche, les employés gagnent seulement 2500 francs par mois, malgré un accord qui prévoit une augmentation de 100 francs chaque année sur trois ans, à partir de 2400 francs en 2008. Une indécence&nbsp;!&nbsp;» Ainsi, à travers cette initiative sur les salaires minimums, «&nbsp;Nous voulons une Suisse solidaire&nbsp;». 
</p><p>L’initiative de l’USS et de ses syndicats sur les salaires minimums est soutenue par le Parti socialiste, LCH (association faîtière des enseignant(e)s alémaniques), les Vert-e-s, Alternative Liste / Linke, La Gauche, l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), le PCS, la Jeunesse socialiste, les Jeunes Vert-e-s, la Fédération des associations des retraités et de l’entraide en Suisse (FARES), IG Sozialhilfe et le KABBA – Komittee der Arbeitslosen und Armutsbetroffenen.
</p><p>Pour plus d’informations sur l’initiative&nbsp;: <a href="http://www.salaires-minimums.ch/">www.salaires-minimums.ch</a></p><p>&nbsp;</p><p>Des discours de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li></ul><ul><li><b>Vania Alleva</b>, vice-présidente de l'USS et membre du comité directeur du Syndicat UNIA</li></ul><ul><li><b>Valérie Hauswirth</b>, présidente de kapers</li></ul><ul><li><b>Marina Carobbio</b>, conseillère nationale (TI)</li></ul><p>et la <b>documentation sur les salaires minimum</b> sont attachées.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-10</guid><pubDate></pubDate><title>But pas encore atteint</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/but-pas-encore-atteint</link><description>Le Conseil fédéral a présenté ses propositions pour la mise en œuvre de la réforme structurelle de la prévoyance professionnelle. La consultation sur les modifications d’ordonnances nécessaires dure jusqu’à fin février. Dans le paysage des caisses de pensions, le projet récolte des critiques radicales. L’Union syndicale suisse (USS) craint, elle aussi, que ce n’est pas en régulant plus que l’on va résoudre les problèmes du deuxième pilier. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’USS, le but de cette réforme – renforcer la transparence et la crédibilité du deuxième pilier – est une grande priorité. Mais elle considère que les amorces de solutions et les instruments proposés à cette fin sont souvent inadéquats. Par exemple, les modifications d’ordonnances prévues renforcent par trop le pouvoir des organes de révision qui deviendront les «&nbsp;grands manitous&nbsp;» de la prévoyance professionnelle. Nous assisterons donc à l’arrivée d’un nouvel acteur, nullement lié aux assuré(e)s et encore plus puissant, qui interviendra de façon opaque dans les destinées du deuxième pilier et augmentera les coûts. L’USS estime que l’amélioration de la transparence et de la crédibilité du deuxième pilier passe par le renforcement de la parité dans les organes des institutions de prévoyance. Un partenariat social digne de ce nom instaure la confiance et rapproche le système de la prévoyance professionnelle des assuré(e)s. 
</p><p>Les propositions de l’Administration fédérale qui restreignent l’autonomie des conseils de fondation et entravent leurs activités par des obstacles bureaucratiques vont, par conséquent, dans la mauvaise direction. L’USS rejette énergiquement la proposition qui vise à interdire les améliorations de prestations tant que des réserves de fluctuation suffisantes n’ont pas été constituées. L’adoption du taux d’intérêt applicable à l’avoir de vieillesse relève de la compétence de l’organe suprême et varie d’une caisse à l’autre. Dès lors, il n’est pas avisé d'inscrire dans l'ordonnance des prescriptions d’ordre général. Les obligations de déclarer prévues pour les membres des conseils de fondation ne sont pas mesurées. 
</p><p>Quelques propositions, comme une meilleure transparence en matière de frais de gestion, vont dans la bonne direction. Mais elles restent timides. L’USS demande une transparence totale des coûts concernant les opérations effectuées par les caisses de pensions. Pour nombre d’assuré(e)s, les frais de gestion du deuxième pilier sont un grand scandale et, aussi, une raison de la perte de confiance dans les prestations de la prévoyance professionnelle. C’est pourquoi les objectifs de cette réforme structurelle ne pourront être atteints que si l’existence de frais de gestion bas transparents devient la norme dans les caisses de pensions.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-615</guid><pubDate></pubDate><title>L’affaiblissement de la protection des salaires n’est pas négociable</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-affaiblissement-de-la-protection-des-salaires-n-est-pas-negociable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse a aujourd’hui clairement fait savoir qu’elle n’accepterait, sous aucune condition, un affaiblissement des mesures d’accompagnement dans le cadre de l’évolution future des accords bilatéraux. Elle revendique bien au contraire leur application pleine et entière.
</p><p>Le président de l’USS a constaté que l’UE critique les mesures d’accompagnement, bien qu’au cours des négociations un accord ait été trouvé (exemples : cautions, délais d’annonce, interdiction de travail temporaire provenant de l’étranger). L’exigence récente de l’UE de reprise de son évolution juridique est un « point (…) particulièrement dangereux pour le système suisse de protection des salaires » puisque « la jurisprudence de la Cour européenne de justice s’est développée dans un sens catastrophique, à l’encontre des intérêts des salarié(é)s ces trois dernières années (…). C’est la substance même des mesures d’accompagnement qui est en cause lorsque — comme dans la récente jurisprudence de la Cour européenne, qui fait référence pour l’application du droit communautaire — la liberté de commerce et d’industrie dans le marché intérieur prend soudainement le pas sur les droits du travail nationaux. Il en va de même quand ce n’est plus, comme actuellement en Suisse, le lieu de prestation qui importe pour les conditions de travail, mais le principe du lieu de provenance. » Le Conseil fédéral ne doit donc rien concéder sur cette question, les syndicats sont prêts à combattre résolument un futur paquet de négociation contenant un affaiblissement de la protection du salaire.
</p><p>L’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart a mis en évidence les lacunes de l’application des mesures d’accompagnement : malgré les infractions constatées en matière de salaire, trop peu de salaires minimaux ont été édictés, particulièrement en Suisse alémanique, où les mesures d’accompagnement sont insuffisamment appliquées. Daniel Lampart a exigé, entre autres, des salaires minimaux dans les petites entreprises du nettoyage et de la sécurité — pour les journalistes également — ainsi qu’une rapide déclaration d’extension du champ d’application de la CCT du travail temporaire par le Conseil fédéral.
</p><p>En outre, Daniel Lampart a mis le doigt sur des manques dans le recours aux moyens prévus par les mesures d’accompagnement. Les amendes infligées aux entreprises qui détachent des travailleurs depuis l’étranger ne sont effectives que dans la moitié des cas. « C’est pourquoi il faut introduire des cautions (garanties) dans les CCT ».
</p><p>Deux autres lacunes ont été soulignées par Renzo Ambrosetti, le coprésident d’Unia. Pour éliminer « l’irresponsabilité organisée de la chaîne des sous-traitants, la responsabilité solidaire doit être introduite ». Ce faisant, les entreprises générales seraient responsables du respect de salaires corrects. De plus, des moyens légaux supplémentaires sont nécessaires pour corriger la croissance massive des faux indépendant(e)s. Pour Renzo Ambrosetti, l’extension de la CCT à toutes les entreprises du secteur du nettoyage, respectivement l’application des prescriptions de la CCT à tous les fournisseurs des branches concernées est urgente.
</p><p>&nbsp;</p><p>Des discours de&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS,</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS,</li><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA,</li></ul><p>une <b>note d'information</b> sur la protection des salaires et la <b>position de l'USS</b> concernant l'illegalité de payer les salaires en euros l'USS &nbsp;sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-13</guid><pubDate></pubDate><title>ECAP : polyphonie et harmonie</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/ecap-polyphonie-et-harmonie</link><description>Orchestre symphonique de Londres : pianiste norvégien, compositeur russe, directeur anglais d’origine italienne. Ce qui est courant dans le domaine de la musique classique peut-il aussi l’être dans le monde profane ? L’exemple de l’institut de formation professionnelle, de formation permanente et de recherche appelé ECAP – il vient de fêter ses 40 ans - prouve que oui.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le long boom économique qui fit suite à la Deuxième Guerre mondiale entraîna une immigration énorme en provenance du sud de l’Europe, principalement du sud de l’Italie. Pour l’essentiel, il s’agissait d’hommes peu qualifiés (quelques années d’école primaire) et de saisonniers recrutés par la construction et l’industrie des machines. Parallèlement, le populisme de droite s’installait dans notre pays pour atteindre son apogée le 7 juin 1970, lorsque 46&nbsp;% des citoyen(ne)s et 7 cantons (75&nbsp;% de participation&nbsp;!) acceptèrent l’initiative du député James Schwarzenbach demandant que la population étrangère en Suisse soit plafonnée à 10 &nbsp;% de la population totale. Si elle avait été acceptée, 300&nbsp;000 personnes auraient dû quitter la Suisse. 
</p><h3>Rattrapage de formation et justice sociale</h3><p>Dans ce contexte, la plus grande centrale syndicale italienne, la CGIL, décide de créer l’«&nbsp;Ente per la formazione, la riqualificazione professionale e la ricerca&nbsp;», c’est-à-dire l’ECAP. Celle-ci veut permettre aux saisonniers italiens de rattraper une formation professionnelle en suivant des cours du soir et du week-end. Les syndicats et les organisations de la migration (comme la Federazione delle Colonie Libere Italiane in Svizzera, FCLI, les Colonies libres) organisent ces cours, grâce à des fonds italiens (syndicats et État italiens) et beaucoup de travail bénévole fourni par des personnes qualifiées solidaires. Bénéficiant de l’impulsion du mouvement de Mai 68, ce n’est pas uniquement un transfert de savoir professionnel axé sur le marché de l’emploi qui a lieu, mais aussi la transmission de valeurs culturelles et sociales centrales. Et le carburant s’appela ici «&nbsp;justice sociale&nbsp;» et «&nbsp;épanouissement culturel libre&nbsp;». 
</p><p>L’évolution de la migration fit aussi évoluer l’ECAP. La première grande crise économique d’après-guerre, au milieu des années 1970, renvoya près de 200&nbsp;000 migrant(e)s dans leur pays. Réponse à la politique de Schwarzenbach et à une migration régulée selon des critères purement économiques, l’initiative «&nbsp;être solidaire en faveur d’une nouvelle politique à l’égard des étrangers&nbsp;» est lancée. Son but&nbsp;: garantir aux saisonniers un permis de séjour autorisant le regroupement familial. Mais elle ne trouvera pas grâce devant le Souverain (16 % de oui, le 4.4.1981). Le retour d’une longue embellie gonfle à nouveau les rangs de l’immigration, entraînant plus de regroupements familiaux. L’ECAP se trouve confrontée avec, d’une part, les besoins en formation de la deuxième génération d’immigré(e)s et, de l’autre, les exigences croissantes concernant la maîtrise de la langue locale. En outre, les pays d’où proviennent les immigré(e)s se font beaucoup plus nombreux&nbsp;; d’où plus de besoins en matière de compréhension de la langue et de la culture. 
</p><h3>Nouvelle migration</h3><p>La nouvelle migration des années 1980 n’est plus auto-organisée comme l’était l’ancienne, d’Italie. Les nouveaux pays de provenance (ex-Yougoslavie) ne mettent aucun moyen à sa disposition pour la formation et l’acquisition de la culture. Et de nombreuses petites organisations suisses se créent alors pour répondre aux nouveaux besoins de formation, mais selon une conception tendanciellement axée sur l’assimilation (apprendre la langue locale, s’intégrer, s’adapter). 
</p><p>L’introduction de l’assurance-chômage obligatoire, à la fin des années 1970, déboucha sur un recul des activités de la société civile au profit de projets financés par l’État social, en fonction des cycles conjoncturels. La formation et la transmission de la culture se professionnalisent, mais dans une perspective fortement axée sur l’employabilité. L’ECAP s’engage dans une croissance soutenue. Les mesures de cette dernière en matière de formation et de culture se propagent en effet toujours plus et s’étoffent, en raison de la nouvelle situation entraînée par l’introduction de la libre circulation des personnes avec l’Union européenne, la nouvelle loi sur les étrangers (article sur l’intégration) et les nouveaux besoins de l’économie en migrant(e)s très qualifiés ainsi que l’augmentation très forte de la part des femmes au sein de la migration. 
</p><h3>Le présent</h3><p>Si, il y a 40 ans, l’ECAP était une organisation italienne de la société civile financée à l’aide de fonds italiens et destinée à des jeunes hommes italiens, elle forme aujourd’hui des personnes provenant de 130 pays, la majorité, tant des enseignant(e)s que des élèves, étant des femmes. Son financement est essentiellement public (cantonal) ou se fait à travers l’assurance-chômage. L’évolution du nombre des élèves montre que ses cours répondent aux nouveaux besoins sociaux. 
</p><p>L’exemple de l’ECAP fait apparaître que les grandes ruptures sociales ont d’abord eu lieu suite à des initiatives de la société civile et sont perçues comme telles. Pour atteindre de manière durable les buts visés, un (co-)financement public est nécessaire étant donné l’augmentation du volume des tâches et leur multiplicité. 
</p><p>Ou, pour retrouver notre image du début, l’ECAP contribue à rehausser dans la vie de tous les jours le niveau de la polyphonie et de l’harmonie.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-390</guid><pubDate></pubDate><title>Un emplâtre sur une jambe de bois</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-emplatre-sur-une-jambe-de-bois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil fédéral continue à barguigner, risquant de voir 100&nbsp;000 emplois disparaître en Suisse. Il essaie simplement, au moyen de mesures ponctuelles et maigrichonnes – comme une hausse des subventions destinées à la promotion touristique – de résoudre, sans s’y attaquer sérieusement, une situation qui est dramatique pour l’économie exportatrice. Ce faisant, il met en danger des emplois et des entreprises en Suisse et ne s’oppose en rien à la pression accrue qui s’exerce sur les salaires dans notre pays.
</p><p>Ce dont le site industriel suisse a besoin aujourd’hui, c’est d’une intervention déterminée des autorités contre la spéculation sur le franc et contre le fait que les avantages entraînés par la force de notre monnaie en matière d’importations ne profitent pas à tout le monde. Le site industriel suisse a également besoin que la Banque nationale donne les signaux de politique monétaire qui s’imposent.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-14</guid><pubDate></pubDate><title>Pas seulement pour celles et ceux qui ont déjà beaucoup</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pas-seulement-pour-celles-et-ceux-qui-ont-deja-beaucoup</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant de longues années, le conseiller fédéral Pascal Couchepin a freiné, sans dévier d’un iota de ses principes. Puis, c’est Didier Burkhalter qui a pris sa place et le vent s’est mit à souffler. Le nouveau conseiller fédéral décida de mettre au point une loi sur la formation continue. Toutes celles et tous ceux qui s’étaient engagés depuis longtemps pour un encouragement de la formation continue axé sur les besoins ont-ils alors poussé prématurément un soupir de soulagement&nbsp;? À lire attentivement la description du mandat confié par le Conseil fédéral à la commission d’expert(e)s et à considérer la composition de cette dernière, il y a en effet lieu de douter de la bonne volonté du gouvernement. La nouvelle loi sur la formation continue ne devra prévoir aucun élément d’encouragement et les partenaires sociaux, comme nombre d’autres acteurs, ne seront que consultés. 
</p><p>En d’autres termes, le Conseil fédéral ne veut pas améliorer l’offre de formation continue pour les personnes socialement défavorisées. Celles et ceux qui en veulent doivent concentrer leur énergie sur la voie parlementaire. En matière de formation, le Parlement a en effet refusé plusieurs fois de suivre le Conseil fédéral, estimant que les besoins des apprenant(e)s et des enseignant(e)s étaient plus élevés que ce que pensait le gouvernement. Ce fut par exemple le cas, en son temps, avec le message sur l’encouragement de la formation de la recherche et de l’innovation, lorsque les dernières propositions du Conseil fédéral, misérables, durent être corrigées par les Chambres. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) exige que la loi sur la formation professionnelle ait un profil clair. Elle demande le droit à un bilan tous les cinq ans, cinq jours de congés payés de formation continue par an, de nouvelles offres à l’intention des analphabètes et une offensive linguistique pour les migrant(e)s. 
</p><p>Au Parlement de jouer&nbsp;! Que la nouvelle loi doive mettre au premier plan la formation continue des personnes défavorisées n’est pas une revendication qui va trouver d’elle-même une majorité. Actuellement, on n’est même pas certain que les institutions qui proposent des cours à l’intention des personnes particulièrement défavorisées sous l’angle de la formation continueront à bénéficier du soutien garanti par l’article sur l’encouragement de la culture. Les acteurs de la formation continue doivent pouvoir s’imposer à ce chapitre.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-389</guid><pubDate></pubDate><title>Un projet bon… pour les poubelles de l’Histoire</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-projet-bon-pour-les-poubelles-de-l-histoire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme précédemment le Conseil national, le Conseil des États a décidé de renvoyer la révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) au Conseil fédéral. Ainsi prend fin une révision infecte, durant laquelle les représentant(e)s des assureurs privés ont tenté d’imposer sans scrupules aucun leurs intérêts. Sans qu’il n’y en ait nul besoin, une assurance qui fonctionne parfaitement s’est violemment fait assaillir. Pour les travailleuses et travailleurs assurés, cette révision se serait traduite pas des coûts supplémentaires pour des prestations moindres. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a combattu dès le départ cette offensive destructrice, parvenant à mettre sur pied une «&nbsp;alliance de la raison&nbsp;» entre les partenaires sociaux (USS, Société suisse des entrepreneurs, Union suisse des arts et métiers)&nbsp;; une alliance qui s’est finalement imposée au Conseil national d’abord, puis aux États. 
</p><p>Il n’est de ce fait plus question d’un démantèlement des plus grossiers. Si cependant, des aspects matériels – baisse des rentes pour accident versées à des retraité(e)s - devaient être «&nbsp;passés en contrebande&nbsp;» à la faveur de la révision technique prévue, l’USS s’y opposerait.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-15</guid><pubDate></pubDate><title>Des patins de frein qui doivent être retirés !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/des-patins-de-frein-qui-doivent-etre-retires</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Fonds d’infrastructure ferroviaire (FinFer) proposé par le Conseil fédéral correspond à la revendication, émise par les syndicats l’an dernier, d’un financement garanti sur le long terme et, via un pot commun, du développement, de l’entretien et de l’exploitation des transports publics. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV) se réjouissent a priori du projet présenté par la nouvelle cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), Madame, Doris Leuthard. En effet, un fonds non limité dans le temps et ne se restreignant pas à certains projets précis – contrairement à l’ancien fonds FTP – est à la fois judicieux et de toute urgence nécessaire. Il est donc d’autant plus regrettable que l’on ait posé ici des patins de freinage qui pourraient même repousser à plus tard, voire empêcher, la réalisation du FinFer. Ce dernier doit d’abord franchir l’obstacle du référendum obligatoire, ce qui ne sera possible que si la poursuite de la politique ferroviaire exemplaire appliquée par la Suisse est garantie et si le transfert de la route vers le rail n’est pas mis en danger. 
</p><p>Comme le nouveau fonds sera responsable, et c’est judicieux, pour l’ensemble du financement des transports ferroviaires – donc aussi bien des investissements onéreux dans leur développement que de l’entretien et de l’exploitation du réseau – il a besoin de plus de moyens que l’ancien FTP. Une évaluation grossière des besoins fait apparaître que les montants prévus par le DETEC ne devraient pas être suffisants. Même si le FinFer recevra certes, en plus des moyens versés au FTP, tous les crédits garantis par la Confédération pour financer les mandats de prestations décidés jusqu’à ce jour, ce sera moins qu’un «&nbsp;coup pour rien&nbsp;», car le nouveau fonds devra aussi reprendre les 7 milliards de dettes du FTP, devant ainsi éponger, dès le départ, une énorme dette et en payer les intérêts. La marge de manœuvre nécessaire au développement indispensable dans le cadre du projet «&nbsp;Rail 2030&nbsp;» s’en trouvera restreinte. De plus, pour les tâches futures, comme l’octroi de crédits destinés au développement du rail – cela, afin de garantir la qualité du réseau actuellement en danger–, le Conseil fédéral fait déjà des propositions de financement totalement controversées&nbsp;: hausses des tarifs et des contributions des cantons ainsi que baisse des déductions fiscales pour les pendulaires. Avec les anciennes dettes du FTP, ces propositions sont autant de patins de frein politiques et financiers qui mettent en danger l’idée d’un FinFer de qualité.
</p><p>Les justifications présentées par la cheffe du DETEC sont totalement inacceptables. En lançant un signal en matière de tarifs, on viserait à juguler les grands flux de pendulaires. Il serait en effet trop intéressant de vivre en dehors des centres et de faire de longs trajets pour se rendre au travail. La population est ainsi rendue responsable de la triste politique d’aménagement du territoire des autorités ainsi que de l’éparpillement de l’habitat en Suisse qui en résulte. Et on la fait passer à la caisse, alors qu’elle n’a pas vraiment la possibilité de choisir. En outre, le retour du trafic du rail vers la route est en contradiction avec le modèle suisse, un succès confirmé à plusieurs reprises dans les urnes ces deux dernières décennies. Le financement du FinFer ne devrait pas créer d’incitations contradictoires. 
</p><p>Du point de vue des syndicats et du personnel concernés, une chose est claire&nbsp;: nous voulons que le système ferroviaire exemplaire de notre pays repose sur un financement sûr. Y compris l’entretien du réseau&nbsp;! L’idée du FinFer ne doit pas se retrouver politiquement «&nbsp;hors jeu&nbsp;». C’est pourquoi les patins de frein, à savoir&nbsp;: les idées de financement risquées, doivent être retirés. La clé du problème réside dans le remboursement de la dette de 7 milliards. Or, la Confédération peut s’en charger sans problème, ce qui rendrait la grande majorité des propositions contestées de financement caduques. Et l’on ferait ainsi d’une pierre deux coups&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-388</guid><pubDate></pubDate><title>Plus que de beaux appels, il faut enfin des actes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/plus-que-de-beaux-appels-il-faut-enfin-des-actes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), soutenu par l’Union patronale suisse et l’Union suisse des arts et métiers, a lancé aujourd’hui un appel pour le renforcement de la présence des femmes dans les fonctions dirigeantes et publié à ce sujet un recueil de bonnes pratiques. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Cette initiative, qui peut apparaître sympathique au premier coup d’œil, est en réalité l’aveu d’un échec. Certes proclamée depuis 30 ans, mais ne s’étant concrétisée que dans une mesure infime, l’égalité entre femmes et hommes est un problème qui dépasse largement les lacunes constatées concernant la présence de femmes aux étages supérieurs. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Bien plus problématique est le fait que les femmes sont tout particulièrement concernées par les (très) bas salaires, que le postulat «&nbsp;À travail égal, salaire égal&nbsp;» n’est de loin pas devenu réalité et que notre pays manque d’infrastructures globales permettant de mieux répartir le travail rémunéré et le travail non rémunéré entre les hommes et les femmes. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Pour l’USS, une chose est claire. La question de l’égalité des sexes a besoin d’une nouvelle impulsion, et pas seulement d’appels purement gratuits. C’est pourquoi elle invite la population à participer, le 14 juin prochain, à une journée nationale d’action et de grève placée sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Femmes en mouvement. L’égalité absolument&nbsp;!&nbsp;». L’USS ouvrira, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, sa campagne en vue de cet événement par une conférence de presse qui se tiendra donc mardi prochain 8 mars à l’Hôtel Kreuz de Berne (13 h 30).</span></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-11</guid><pubDate></pubDate><title>Une vraie leçon de capitalisme</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-vraie-lecon-de-capitalisme</link><description>Dans la branche du nettoyage et de l’entretien des bâtiments, le nombre de salarié(e)s est aujourd’hui de 50 % plus élevé qu’à la fin des années 1990. Une évolution nettement plus marquée que celle de l’emploi total qui, durant le même laps de temps, a crû d’un peu plus de 10 %. La branche du nettoyage n’a pas autant progressé parce qu’on nettoie plus en Suisse que par le passé, mais parce que de nombreuses externalisations de ces activités ont été réalisées. Avant celles-ci, ces travailleurs et travailleuses étaient statistiquement enregistrés dans le secteur où ils et elles nettoyaient (banques, hôpitaux, etc.). Aujourd’hui, ils ne figurent plus dans ces secteurs, mais dans celui du nettoyage. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces externalisations ont empoisonné les conditions de travail de cette branche. Le salaire minimum y est d’environ 20 francs de l’heure, si l’on prend en considération l’indemnité de vacances et la part du 13e salaire. Si le personnel du nettoyage était directement employé, par exemple, par les banques, les salarié(e)s recevraient environ 27 francs de l’heure&nbsp;; même celles qui touchent le salaire minimum le plus bas. 
</p><p>Ce sont surtout des grandes entreprises – UBS, Crédit Suisse, Novartis, Swisscom – qui ont externalisé le nettoyage de leurs bâtiments. L’UBS, par exemple, l’a fait en 2006, en autonomisant ses services de nettoyage sous la forme d’une nouvelle entreprise du nom de Edelweiss FM. Dans de nombreux cas, il a été exigé des entreprises de nettoyage extérieures qu’elles reprennent les anciennes conditions de travail des employé(e)s. Mais ce ne fut le cas que provisoirement. Premièrement en effet, cette branche, qui connaît d’importantes fluctuations, a pu, lors de nouvelles embauches, convenir de salaires plus bas. Deuxièmement, des entreprises de nettoyage ont été vendues à d’autres entreprises qui n’étaient pas tenues de respecter ces accords. Ce fut aussi le cas de l’ancienne entreprise de nettoyage de l’UBS, Edelweiss FM, qui fut reprise par ISS, une entreprise internationale avec siège au Danemark. 
</p><p>Dans les milieux syndicaux, ISS est surtout connue comme étant l’entreprise qui a dénoncé en 2010 la convention collective de travail de l’aéroport de Genève&nbsp;; cela, afin de pousser les salaires à la baisse. Un culot que le Syndicat suisse des services publics, le ssp, en déclenchant une grève. ISS est propriété des fonds d’investissement de Private Equity qui, à leur tour, appartiennent à la famille Wallenberg, de l’oligarchie suédoise ainsi qu’à la banque d’investissement Goldman Sachs.
</p><p>La boucle est ainsi bouclée. Les banques et les grandes entreprises externalisent les travaux de nettoyage afin d’économiser des coûts, respectivement pour faire plus de profits. Ces économies se font en grande partie aux dépens des nettoyeuses et nettoyeurs, dont les salaires minimums baissent fortement. De ce fait, les entreprises de nettoyage peuvent enregistrer des bénéfices qui, à leur tour, reviennent aux banques qui ont achetées ces mêmes entreprises&nbsp;!
</p><p>L’initiative de l’USS sur les salaires minimums pourrait mettre fin à cette pression sur les salaires au détriment du personnel de nettoyage. En effet, si ce dernier gagne plus, l’externalisation de ces activités n’en vaudra plus la peine.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-614</guid><pubDate></pubDate><title>14 juin 2011 : journée nationale d’action et de grève</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/14-juin-2011-journee-nationale-d-action-et-de-greve</link><description>Égalité entre femmes et hommes : un nouvel élan</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH"></span></p><p>Malgré un article constitutionnel et une loi sur l’égalité entre femmes et hommes, celle-ci n’a que peu progressé ces dernières années. Concernant l’égalité des salaires, on a même enregistré des reculs tout récemment. C’est pour cela que les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) appellent à une journée nationale d’action et de grève «&nbsp;Femmes en mouvement. L’égalité absolument&nbsp;!&nbsp;», le 14 juin 2011, soit 30 ans après la votation au sujet de l’article constitutionnel sur l’égalité entre femmes et hommes et 20 ans après la Grève des femmes. 
</p><p>Des actions décentralisées auront lieu dans tout le pays. Elles pourront prendre la forme de pauses prolongées/débrayages dans les entreprises, de rassemblements, de manifestations dans les villes et de fêtes, autant d’activités qui, comme l’a dit à la presse la coordinatrice USS de cette journée, Lea Kusano, créeront de «&nbsp;nouvelles impulsions pour que les choses bougent&nbsp;». À cette occasion, les principales revendications seront&nbsp;: l’égalité des salaires, des hausses des salaires minimums, suffisamment de places dans les crèches, un congé de paternité et un congé parental. Dans les régions, des comités s’occupent déjà des préparatifs et de la planification de&nbsp; leurs actions.
</p><h3>Lutte contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes</h3><p>La discrimination salariale doit être combattue avec encore plus de détermination. Les syndicats de branches et les entreprises doivent participer au Dialogue sur l’égalité des salaires, a demandé Therese Wüthrich, secrétaire de syndicom, le syndicat des médias et de la communication. Une revendication développée aussi par Corinne Schärer, secrétaire responsable de l’égalité au syndicat Unia&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi, tout en ayant effectué la même formation, en assumant la même fonction au même niveau hiérarchique et en possédant la même expérience professionnelle, les femmes devraient-elles accepter d’être privées en moyenne de 9,4&nbsp;% de leur salaire&nbsp;?&nbsp;». «&nbsp;L’augmentation de la partie inexplicable de la différence salariale prouve que les femmes sont discriminées en raison de leur sexe&nbsp;», a-t-elle encore précisé. 
</p><h3>Hausse des salaires minimums grâce à l’initiative de l’USS</h3><p>Pour Corinne Schärer, l’initiative sur les salaires minimums, que l’USS vient de lancer, constitue un moyen efficace pour lutter contre le scandale des très bas salaires qui, clairement, concernent en majorité des femmes&nbsp;: «&nbsp;(Cette initiative) et l’introduction d’un salaire minimum garanti permettront (…) d’augmenter substantiellement les bas salaires féminins et de franchir une étape importante en direction de l’égalité.&nbsp;»
</p><h3>Mieux concilier famille et profession</h3><p>Une répartition plus équitable entre les sexes du travail salarié et des tâches non rétribuées est nécessaire, estime Françoise Gehring secrétaire syndicale du Syndicat du personnel des transports (SEV) et présidente du groupe des femmes USS Ticino et Moesa. Parce qu’elles se chargent toujours d’une grande partie des tâches domestiques, «&nbsp;les femmes paient un prix bien trop élevé (…). Elles sont perdantes au niveau du revenu, des chances de faire carrière, et de leur place dans la société.&nbsp;» Afin qu’il soit possible de concilier famille et profession, il faut, demande Michela Bovolenta, secrétaire du Syndicat suisse des services publics (ssp), consacrer beaucoup plus de moyens pour les structures d’accueil destinées aux enfants, «&nbsp;au minimum un congé maternité de 18 semaines, un congé paternité de 8 semaines et un congé parental, dont le modèle précis reste à discuter.&nbsp;» Mais aussi&nbsp;: «&nbsp;davantage de congés, non seulement pour les parents, mais aussi pour les proches aidants.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Lea Kusano</b></span><span>, coordinatrice USS du 14. juin</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Theres Wüthrich</b></span><span>, secrétaire centrale, syndicom</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><span><b>Corinne Schärer</b></span>,&nbsp;</span><span>secrétaire syndicale UNIA responsable de la politique de l'égalité</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><span><b>Michela Bovalenta</b></span>,&nbsp;</span><span>secrétaire centrale du ssp</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Françoise Gehring</b></span><span>, secrétaire syndicale SEV</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-18</guid><pubDate></pubDate><title>Et maintenant, le coup de grâce !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/et-maintenant-le-coup-de-grace</link><description>Lors de la session parlementaire du printemps, le Conseil des États, second conseil à traiter de cet objet, décidera du sort de la révision de la loi sur l’assurance-accidents, la LAA. Si la raison a encore cours sous la coupole, la Petite Chambre n’a pas le choix, elle doit renvoyer à son expéditeur une révision infecte.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Petit rappel&nbsp;: en 2008, le Conseil fédéral avait soumis au Parlement fédéral un projet de révision de la LAA et, dans la commission du Conseil national chargée de l’examen préalable, le lobby des assureurs privés était ensuite parvenu à imposer ses intérêts. Résultat&nbsp;: une assurance sociale qui fonctionne bien et repose sur des bases financières stables risquait d’être mise à mal pour devenir un «&nbsp;centre de profit&nbsp;» des assureurs privés. Pour les salarié(e)s et les employeur(e)s assurés, la conséquence en aurait été une hausse des coûts pour des prestations moindres. Mais, grâce à une alliance de la raison entre les partenaires sociaux – Union syndicale suisse, Société suisse des entrepreneurs et Union suisse des arts et métiers – et apparition publique déterminée, le Conseil national se ravisa, en plénière, et renvoya ce projet au Conseil fédéral. C’était l’automne dernier. 
</p><h3>Pas de contrebande sous le manteau&nbsp;!</h3><p>En janvier 2011, la commission du Conseil des États chargée de l’examen préalable a aussi reconnu les lacunes de ce projet et également recommandé à sa Chambre de le retourner à son expéditeur. Ainsi, l’affaire serait liquidée. Mais restent les envies de révision. Il s’agirait en effet de s’attaquer aux points non contestés à la faveur d’une révision technique. Subsiste cependant le risque que des aspects matériels – comme la baisse de rentes pour accidents versées à des retraité(e)s –soient «&nbsp;passés en contrebande&nbsp;» à cette occasion. L’USS suivra donc de près ces travaux et passera à l’action si des baisses de prestations sont à l’ordre du jour.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-387</guid><pubDate></pubDate><title>En finir avec cette tragicomédie à répétition – L’égalité salariale maintenant</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/en-finir-avec-cette-tragicomedie-a-repetition-l-egalite-salariale-maintenant</link><description>EQUAL PAY DAY (Journée de l’égalité salariale entre femmes et hommes)</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, les femmes doivent travailler cinq jours par semaine pour gagner ce que les hommes obtiennent en quatre jours. Chez nous, les femmes sont payées en moyenne 19,3&nbsp;% de moins que les hommes. La différence de salaire est la plus flagrante dans le canton de Zurich, où elle s’élève à 25 pour cent. Autrement dit&nbsp;: pour gagner ce que les hommes ont reçu à la fin de l’année 2010, les femmes ont dû travailler jusqu’à ce jour de l’Equal Pay Day en 2011.
</p><p>Chaque année, la même tragicomédie se répète autour de l’Equal Pay Day. Tout le monde dénonce cette différence salariale, mais personne n’agit.
</p><p>30 ans après le vote de l’article constitutionnel sur l’égalité et 15 ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes, nous sommes toujours très éloignés du moment où les femmes et les hommes auront un salaire égal pour un travail égal.
</p><p>L’USS redouble d’efforts cette année pour éliminer l’inégalité salariale. Elle organise le 14 juin une journée nationale d’action et de grève et appelle toutes et tous à y participer. Verser un salaire inégal pour un travail égal est un acte punissable. Cela doit cesser !</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-19</guid><pubDate></pubDate><title>Une adaptation nécessaire aux réalités du monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-adaptation-necessaire-aux-realites-du-monde-du-travail</link><description>L’initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous » prévoit de faire passer de 4 à 6 semaines le droit légal aux vacances. Une revendication qui répond à un besoin avéré des travailleurs et des travailleuses de ce pays.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’augmentation du droit aux vacances visée par cette initiative permettrait notamment d’alléger le stress qui pèse sur de nombreux salarié(e)s et d’en réduire, de ce fait, nettement les effets négatifs. De surcroît, ceux-ci sont extrêmement coûteux pour l’économie. En effet, les coûts du stress au travail sont estimés à environ 10 milliards de francs par an, soit 2&nbsp;% du PIB. Et ils pourraient bien aller croissant ces prochaines années, car les salarié(e)s doivent aujourd’hui faire face à des conditions toujours plus difficiles&nbsp;: accroissement de la précarité et de la pénibilité, difficultés à concilier vie familiale et professionnelle, etc. 
</p><p>Augmenter le droit aux vacances serait parfaitement supportable pour les entreprises. Son prix, 6,6 milliards de francs par an, ne correspond finalement qu’à une hausse de salaire d’environ 0.4&nbsp;% par an sur 6 ans ou à une diminution du temps de travail de… 10 minutes par jour. Ce montant est, au surplus, nettement inférieur au coût du stress au travail. Il existe en outre une marge de manœuvre importante pour réduire le temps de travail en Suisse, par exemple grâce à plus de congés. En effet, sur ces 20 dernières années, la productivité a augmenté beaucoup plus vite que les salaires, pour une durée du travail moyenne qui est restée pratiquement stable (une diminution d’à peine… 18 minutes par semaine en 18 ans&nbsp;!). La Suisse fait d’ailleurs partie du peloton de tête européen des durées du travail les plus longues. Qui plus est, les salarié(e)s de ce pays accumulent chaque année des heures supplémentaires correspondant à environ 100&nbsp;000 postes à plein temps&nbsp;!
</p><p>Il convient enfin de relever que les droits aux vacances stipulés par les conventions collectives de travail (CCT) ou par les lois sur le personnel des collectivités publiques, bien que représentant souvent des améliorations sensibles par rapport aux 20 jours par an accordés par le Code des obligations, restent très en-deçà de l’objectif de l’initiative. Il existe en effet de nombreuses CCT comptant plusieurs milliers d’assujettis (p. ex. nettoyage en Suisse alémanique, routiers suisses, coiffure, boucherie, sécurité privée) qui ne prévoient pas de droit aux vacances allant au-delà du minimum légal. D’autres le font, mais cela ne va que rarement au-delà de 5 jours supplémentaires. Enfin, ces améliorations ne concernent souvent que les salarié(e)s d’un certain âge (p. ex. les plus de 55 ans) ou les apprenti(e)s. Une semaine supplémentaire de vacances pour tous améliorerait déjà la situation de plus de 3&nbsp;100&nbsp;000 travailleurs et travailleuses, alors que les deux semaines supplémentaires préconisées par l’initiative augmenteraient le droit aux vacances de la quasi-totalité des salariés suisses. Le compte est vite fait&nbsp;!
</p><p>L’USS soutient donc l’initiative «&nbsp;6 semaines de vacances pour tous&nbsp;». Augmenter les congés pour diminuer le stress au travail et permettre aux travailleurs et travailleuses de mieux profiter de leur vie familiale et sociale n’est en effet pas un luxe, mais une adaptation nécessaire aux réalités du monde du travail moderne.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-386</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral doit immédiatement stopper les énormes pertes fiscales</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-conseil-federal-doit-immediatement-stopper-les-enormes-pertes-fiscales</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) attend du Conseil fédéral qu’il stoppe, en recourant à la procédure d’urgence, les lourdes pertes fiscales qu’entraîne la deuxième réforme de l’imposition des entreprises. Il en est redevable à la population suisse. Celle-ci n’a accepté que d’extrême justesse cette réforme&nbsp;; et sur la base d’informations erronées. 
</p><p>Le Souverain a été doublement blousé lors de cette votation référendaire&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Dans le livret présentant cet objet, il n’était question que de pertes fiscales à hauteur de 83 millions de francs. Aujourd’hui, la Confédération présente de nouveaux chiffres&nbsp;: elle s’attend à des pertes de 400 à 600 millions de francs par an. Une estimation qui s’avérera probablement, elle aussi, trop basse.</li><li>Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz a déclaré, lors d’une conférence de presse avant la votation, qu’il était temps de faire quelque chose pour les petites et moyennes entreprises - les PME - pour tous ces milliers de peintres, de pharmaciens, de garagistes, de fleuristes, de bouchers. Or, de cette deuxième réforme de l’imposition des entreprises, ce sont avant tout les actionnaires de grands groupes, comme le Crédit Suisse, Swiss Re ou ABB, qui en profitent à travers les milliards de francs de cadeaux fiscaux qui leur sont accordés. Pas les PME.</li></ul><p>Ces énormes cadeaux fiscaux offerts aux actionnaires des grands groupes coûteront très cher à la population.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-20</guid><pubDate></pubDate><title>À qui le tour ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/a-qui-le-tour</link><description>Le libéral-radical Christian Lüscher lance, concernant le shops des stations-service, une initiative « portes toujours ouvertes ». À droite, où le sort des personnes qui y travaillent, qui doivent y travailler, n’inquiète guère. Une chose est certaine, le débat sur les heures d’ouverture des commerces est loin d’être clos. </description><content:encoded><![CDATA[<p>S’il y a un mythe bien ancré dans les têtes des partis bourgeois, c’est sans doute aucun celui qui veut que la société aurait évolué vers le 24 heures sur 24 et que les besoins des consommateurs et consommatrices exigent que les heures d’ouverture des commerces s’y adaptent. Que ce mythe ne repose sur rien d’autre que des suppositions toutes théoriques n’empêche pas cette droite de vouloir faire accroire à l’opinion publique que ceux qui défendent les droits des travailleurs concernés pour des «&nbsp;vieux archaïques plus en phase avec la société&nbsp;». Or, personne ne constate une évolution significative des «&nbsp;besoins des consommateurs&nbsp;», ni une «&nbsp;tendance inéluctable&nbsp;» menant à une société qui ne se repose jamais. En effet, le rythme «&nbsp;travail de jour en semaine, repos de nuit et le week-end&nbsp;» reste celui de l’immense majorité de la population et des services qui lui sont destinés (sauf les services d’urgence). 
</p><p>La loi sur le travail (LTr) se base sur ce qui est toujours une réalité sociale et postule l’interdiction de principe du travail nocturne et dominical, sauf en cas de besoin impérieux dûment démontré. Les tribunaux rappellent régulièrement que la santé et la vie sociale des travailleurs passe avant les profits des grandes enseignes du commerce de détail ou d’hypothétiques «&nbsp;besoins des consommateurs&nbsp;». 
</p><p>Les milieux économiques et les partis bourgeois sont conscients qu’une attaque frontale contre ces principes cardinaux du droit du travail n’aurait pas la moindre chance de succès&nbsp;; ce qui a été confirmé par les votes populaires dans les cantons qui ont, en grande majorité, rejeté les tentatives de libéraliser les horaires d’ouverture des magasins. Ces milieux, économiques et politiques, procèdent par conséquent en appliquant leur désormais traditionnelle «&nbsp;stratégie du salami&nbsp;». Or, chaque tranche de salami ouvre un petit peu plus la porte à une libéralisation totale des heures d’ouverture de tous les commerces, puis à une libéralisation, totale aussi, de tous les horaires de travail. En effet, pour un commerce qui ouvre en dehors des heures habituelles, ce sont toute une série de services (sécurité, nettoyage, livraison, etc.) qui doivent, eux aussi, s’adapter pour être à disposition 24 heures sur 24. 
</p><p>Dernière tranche en date&nbsp;: l’initiative Lüscher (PLR/GE), qui vise à libéraliser totalement le travail de nuit dans les shops de stations-service le long des grands axes routiers. Et à nouveau, cette proposition ne s’appuie que sur une pseudo «&nbsp;évolution des besoins des consommateurs&nbsp;». Que le travail de nuit soit mauvais pour la santé – et c’est prouvé - ne semble pas émouvoir ses partisans, pas plus le fait que les stations-service soient des lieux de travail dangereux, en particulier la nuit&nbsp;: il ne se passe en effet pas une semaine sans que les médias rapportent un braquage. En outre, l’absence de solution de garde pour les enfants ou de transports publics pendant la nuit ne pèse guère dans la balance face à la volonté du commerce de détail de ne jamais fermer ses magasins. La commission de l’économie et des redevances du Conseil national a donc malheureusement accepté l’initiative Lüscher à une large majorité. 
</p><p>Mais l’USS continuera à s’opposer fermement à toute nouvelle libéralisation des horaires de travail. Affaire à suivre.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-384</guid><pubDate></pubDate><title>Politique monétaire restrictive de la Banque nationale : salaires et emplois en danger </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/politique-monetaire-restrictive-de-la-banque-nationale-salaires-et-emplois-en-danger</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La force du franc grève des plus lourdement l’économie suisse d’exportation. La nuit dernière, le franc a en effet réalisé un nouveau record par rapport au dollar. Malgré la croissance de l’économie mondiale, les exportations suisses stagnent.
</p><p>La conséquence en a été que certaines entreprises ont déjà essayé de baisser les salaires ou d’augmenter les durées de travail. Les syndicats s’opposent à ces mesures, mais si le franc reste fort, la digue risque de rompre ouvrant tout grand la porte à la pression sur les salaires et aux suppressions d’emplois. 
</p><p>Les chiffres de la croissance du produit intérieur brut (PIB) sont trompeurs. L’économie suisse croît avant tout parce que la population augmente. Jugée en particulier à l’aune de la force du franc, mais aussi de la croissance par tête, la politique monétaire appliquée est nettement trop restrictive. 
</p><p>Il est particulièrement inquiétant de voir la Banque nationale ne plus envisager, dans son appréciation de la situation économique et monétaire, d’interventions en cas de risque de déflation. 
</p><p>L’Union syndicale suisse demande instamment à la Banque nationale d’engager des mesures contre la force du franc. Elle propose, premièrement, d’introduire un seuil par rapport à l’euro et de le défendre, ainsi que, deuxièmement, de prendre des mesures pour restreindre le commerce spéculatif des devises.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-21</guid><pubDate></pubDate><title>Le diktat de l’austérité toujours dans les têtes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-diktat-de-l-austerite-toujours-dans-les-tetes</link><description>Concernant l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pour l’année 2012 (FRI 2012), le Conseil fédéral est sur les freins. L’avant-dernier jour de la prochaine session parlementaire, la Chambre des cantons devra corriger le tir. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans son message FRI 2012, le Conseil fédéral se méprend sur au moins trois points essentiels, à savoir&nbsp;: l’importance à long terme des investissements dans la formation, la volonté commune – et exprimée comme telle – des acteurs de la formation professionnelle ainsi que les expériences faites avec le message FRI 2007-2011.
</p><h3>La formation sous-évaluée</h3><p>Dans son message FRI 2012, le Conseil fédéral reconnaît à la Suisse une position internationalement de pointe en matière de formation et de recherche. Mais il ne mentionne pas les énormes taux de croissance décidés par l’Allemagne et la Chine au chapitre des investissements dans ces domaines. Il n’a manifestement pas pris connaissance des déclarations faites par Claudia Schmied, ministre fédérale de l’éducation, des arts et de la culture (Autriche), qui a présidé la réunion ministérielle de l’OCDE sur l’éducation (Paris, 4/5.11.2010), selon qui&nbsp;: «&nbsp;La formation doit être plus que jamais considérée comme un investissement et un moteur d’une croissance à long terme ainsi que de la cohésion sociale. Nous avons besoin de plus de personnes mieux formées afin de garantir le bien-être futur des gens dans notre société toujours plus mondialisée et multiforme.&nbsp;» La formation et la recherche ne doivent donc pas simplement passer après les affaires politiques quotidiennes et le but d’une «&nbsp;quote-part de l’État stable&nbsp;». Domaines importants d’investissement, elles ont besoin de stabilité et de continuité, car les incessantes hausses de la productivité ainsi que la complexification des processus démocratiques nécessitent que tous et toutes disposent de compétences plus poussées. Dans le message FRI 2012, cette évidence ne se traduit cependant que par une croissance de 1,9&nbsp;% seulement des investissements destinés à l’ensemble du domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation, programmes européens exceptés.
</p><p>Qui plus est, l’enquête PISA 2010 nous a déjà appris qu’en ciblant ses efforts de formation ciblés, on pouvait améliorer tout spécialement la situation des personnes socialement défavorisées. Des dépenses qui, par la suite, peuvent se transformer coûts sociaux et frais d’exécution pénale économisés. 
</p><h3>La Confédération ne satisfait pas à ses obligations financières</h3><p>C’est au plus tard après la publication du Livre blanc de l’Académie suisse des sciences qu’une lutte s’est engagée entre partisans de la formation professionnelle et partisans de la formation générale. Or, avec son message FRI 2012, le Conseil fédéral verse de l’huile sur ce feu, car il encourage en particulier un projet de l’École polytechnique fédérale, mais ne veut pas tenir compte des revendications émises par la 6e Conférence nationale sur les places d’apprentissage. Le 25 octobre 2010, emmenés par Doris Leuthard, alors présidente de la Confédération, les représentant(e)s de la Conférence suisse des directeurs de l’instruction publique et des partenaires sociaux ont proposé de relever aussi rapidement que possible à la valeur de référence légale de 25&nbsp;% la part de la Confédération aux coûts engendrés, pour les pouvoirs publics, par la formation professionnelle. De fait, la Confédération aurait dû avoir atteint ce niveau depuis 2009 déjà. Or, pour 2012, c’est même un recul qui est prévu. Selon ses propres calculs, la Confédération a une dette de 100 millions de francs envers les cantons, une somme qui manque précisément à ces derniers pour renforcer la formation professionnelle supérieure, comme ce fut décidé à cette 6e Conférence nationale sur les places d’apprentissage. C’est pourquoi la Confédération doit remplir, une fois pour toutes, le mandat stipulé à l’article constitutionnel 65, qui consiste à «&nbsp;(encourager) la diversité et la perméabilité de l’offre dans ce (de la formation professionnelle) domaine&nbsp;». 
</p><h3>Au Parlement de recorriger </h3><p>Pour la période 2007-2011, la situation de départ était comparable&nbsp;: le Conseil fédéral avait défini un but de croissance des investissements dans la formation de seulement 4,5&nbsp;%. Prenant l’initiative, les syndicats exigèrent alors, avec les employeurs et les cantons, une croissance de 8 à 10&nbsp;%, un objectif auquel toutes institutions importantes de formation et de recherche se rallièrent. Finalement, les Chambres fédérales décidèrent une croissance de 6&nbsp;% pour tout le domaine FRI.
</p><p>Cette année, le Parlement peut faire preuve de la même clairvoyance qu’en 2006 et encourager - pour l’étape intermédiaire de 2012 déjà - le secteur des EPF, mais aussi celui de la formation professionnelle&nbsp;; cela, par la reprise des objectifs arrêtés par la Conférence sur les places d’apprentissage.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1535</guid><pubDate></pubDate><title>Anhörung Bundesgesetz über die Ladenöffnungszeiten (LadÖG), Umsetzung der Motion Lombardi (12.3637). Frankenstärke: Teilharmonisierung der Ladenöffnungszeiten</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/anhoerung-bundesgesetz-ueber-die-ladenoeffnungszeiten-ladoeg-umsetzung-der-motion-lombardi-12-3637-frankenstaerke-teilharmonisierung-der-ladenoeffnungszeiten</link><description>(n&#039;existe qu&#039;en allemand)</description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-383</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil des États fait un premier pas vers son renforcement</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-conseil-des-etats-fait-un-premier-pas-vers-son-renforcement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, le Conseil des États a réalisé, dans le cadre du Message sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant l’année 2012 (FRI 2012), un pas certes petit, mais un premier pas quand même, vers le renforcement de la formation professionnelle. Il a relevé d’environ 50 millions de francs la proposition contenue dans le projet du Conseil fédéral, dans le but d’encourager la formation professionnelle supérieure.
</p><p>Depuis 2008, la Confédération devait financer un quart des dépenses publiques de formation professionnelle. Ce qu’elle n’a pas fait jusqu’à aujourd’hui. Toujours est-il que la décision prise par la Chambre des cantons le rapproche de ce but. Et le Conseil fédéral a fait une déclaration d’intention claire&nbsp;: il veut absolument atteindre ce but dans le cadre du Message FRI 2013-16. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) s’est engagée pour le relèvement de ce crédit. Après ce premier pas réjouissant du Conseil des États, le Conseil national a la possibilité de réaliser pleinement en 2012 déjà la tâche du gouvernement et donner ainsi une nouvelle impulsion à la formation professionnelle supérieure.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-22</guid><pubDate></pubDate><title>Un non de plus</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-non-de-plus</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Tessin, Bâle-Campagne et Thurgovie, c’est maintenant au tour du canton de Saint-Gall&nbsp;: régulièrement, quatre cinquièmes des citoyennes et citoyens rejettent des ini­tiatives cantonales dont le but est de privatiser entièrement ou partiellement l’école pri­maire. Et le 13 février dernier, ce sont les citoyennes et citoyens du canton de Saint-Gall qui ont montré au «&nbsp;Lobby des parents&nbsp;» («&nbsp;Elternlobby&nbsp;») et aux jeunes radicaux, que seules 20 pour cent des parents font…. du lobbyisme. Cette fois, les auteurs de l’initiative voulaient, usant d’une feinte technique, ne privatiser «&nbsp;que&nbsp;» le niveau supérieur. Mais le Souverain ne s’en est pas laissé conter et rejeta l’initiative par 82,5 pour cent des voix.
</p><p>Vieille de 175 ans dans de nombreux cantons, l’école primaire est, malgré des lacunes encore à combler, fortement enracinée dans la population qui s’y identifie. Les jeunes radicaux saint-gallois ont dû s’en rendre compte et se sont retirés du débat. Par contre, le «&nbsp;Lobby des parents&nbsp;» entend continuer le combat. Affaire à suivre.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-613</guid><pubDate></pubDate><title>Aucune hausse des cotisations nécessaire durant au moins 15 ans</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/aucune-hausse-des-cotisations-necessaire-durant-au-moins-15-ans</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’en 2025, l’AVS pourra être financée sans hausse des cotisations, même si l’espérance de vie se prolonge encore et sans réduction de quelque sorte que ce soit de ses prestations. C’est ce que montrent les nouveaux scénarios financiers de l’Union syndicale suisse (USS), qui partent d’hypothèses prudentes et des actuels scénarios démographiques officiels pour les quinze prochaines années.
</p><p>La principale cause du bon financement de l’AVS, c’est la croissance des salaires. Grâce à la forte hausse de la productivité, les salaires réels ont plus que quadruplé depuis 1950. Ce qui a fortement augmenté les recettes de l’AVS. En appliquant une bonne politique du marché du travail (hausse des salaires, chômage de faible importance) et une politique fiscale sociale, il est possible de renforcer ce mécanisme de financement performant et solide.
</p><p>Par le passé, les scénarios financiers de l’USS se sont avérés vraiment précis. Année après année, l’AVS a enregistré des milliards d’excédent alors que, selon les scénarios de la Confédération, elle aurait dû être depuis longtemps largement déficitaire. 
</p><p>Les scénarios officiels concernant l’AVS sont beaucoup trop pessimistes. Ils servent à semer la panique et à justifier des démantèlements. Ils n’ont rien à voir avec la réalité. Jusqu’à tout récemment, la Confédération n’a cessé de présenter des chiffres dramatiquement faux dans d’autres domaines politiques encore (p. ex. pertes fiscales entraînées par la deuxième réforme de l’imposition des&nbsp; entreprises).
</p><p>Aujourd’hui, l’USS demande que l’on change de cap&nbsp;:</p><ul><li>Les constantes demandes de démantèlement relatives à l’AVS doivent être retirées une fois pour toutes. Il faut en finir avec cette politique basée sur la peur imposée ces dix dernières années aux personnes à la retraite et à celles qui le seront un jour.</li><li>La Confédération doit éponger les 15 milliards de dette de l’AI auprès de l’AVS. Elle doit affecter à cet effet les excédents enregistrés par la Confédération à la suite des énormes erreurs de budgétisation commises ces dernières, qui se trouvent sur le compte de compensation.</li><li>La Confédération doit revenir, dans sa pratique, à des hypothèses plus justes et plus réalistes. Les erreurs de budgétisation cumulées sous l’ère Merz se montent à plus de 22 milliards de francs. Comme le frein à l’endettement s’appuie sur des données budgétaires erronées (au lieu des vrais résultats comptables), les chiffres de la Confédération apparaissent toujours plus comme des instruments de manipulation politique servant à justifier une politique antisociale.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Attachés, vous trouvez les discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li></ul>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-23</guid><pubDate></pubDate><title>Une solution acceptable en vue</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-solution-acceptable-en-vue</link><description>En décembre 2010, le Conseil des États a, pratiquement à la majorité, approuvé la pro-position du Conseil fédéral. Le Conseil national devrait suivre lors de la session de mars et approuver le 1,148 milliard de francs proposé. Ainsi, après 10 années d’attente, une solution acceptable pour toutes les parties concernées aurait été trouvée.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Mais reprenons les choses depuis leur début&nbsp;: avec ce compromis, la Confédération reste encore débitrice des réserves de fluctuation nécessaires au fonctionnement d’une caisse de pensions saine. Vraiment moche&nbsp;!
</p><p>L’élément positif ici, c’est que la commission des finances du Conseil national est apparemment sérieuse avec sa proposition. Elle suit, à une majorité également nette, la décision claire du Conseil des États (16 voix contre 2). Cela ne va pas de soi, car il y eut aussi une proposition de non-entrée en matière qui échoua par 14 voix contre 7. Les «&nbsp;Neinsager&nbsp;», qui voulaient transférer la totalité de la charge sur les CFF et leur personnel, sont en effet restés minoritaires. Désormais, la majorité veut enfin imposer l’assainissement de la caisse et soutient donc la solution avec laquelle la participation de la Confédération, des CFF et de leur personnel serait manière égale. Étant donné la forte pression exercée par les problèmes à résoudre, c’est acceptable. 
</p><p>Ce qui n’est vraiment pas beau ici, c’est que la caisse de pensions des CFF fait définitivement l’objet d’un traitement différent de celui d’autres caisses comparables. En 1999, la Confédération l’a refinancée sans réserves de fluctuation, ce qui a eu immédiatement pour conséquence que les pertes en bourse - des milliards - n’ont pas pu être compensées rapidement après le lancement de la nouvelle caisse et ont été à l’origine d’une sous-couverture persistante. Au surplus, contrairement à ce qui fut le cas avec Swisscom et RUAG, la caisse de pensions des CFF a dû reprendre ses rentiers et rentières. Le déséquilibre qui en découla par rapport aux actifs et actives cotisant devrait peser lourdement sur elle durant longtemps. Tous ceux et toutes celles qui pensent aujourd’hui que la Confédération serait très généreuse avec son 1,5 milliard environ, encore à décider, doivent aussi prendre connaissance de ces faits. En tant qu’ancien employeur, la Confédération devrait à proprement parler payer beaucoup plus. De fait, un refinancement correct aurait représenté 3,4 milliards de francs. Et il ne faut pas non plus oublier que, depuis 2003, les CFF et son personnel paient chacun 1,5&nbsp;% de plus de cotisations et versent, depuis 2010, des cotisations supplémentaires d’assainissement qui représentent des milliards de francs&nbsp;; cela, alors que l’actuel personnel touchera des rentes moindres, malgré le relèvement de l’âge de la retraite. Le personnel fournit ainsi une contribution très élevée. D’un point de vue syndical, le compromis trouvé représente par conséquent le strict minimum.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Transports</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-382</guid><pubDate></pubDate><title>Des prescriptions plus sévères en matière de fonds propres sont nécessaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/des-prescriptions-plus-severes-en-matiere-de-fonds-propres-sont-necessaires</link><description>Modification de la loi sur les banques (too big to fail) : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans un passé tout récent, on a pu voir que les crises financières causent d’énormes dégâts et mettent en danger les emplois et les salaires. Or, pour résoudre le problème du «&nbsp;too big to fail&nbsp;» («&nbsp;trop grand pour faire faillite&nbsp;»), le Conseil fédéral se contente de mesures allégées. 
</p><p>Lorsqu’il s’agit de circonscrire des risques, l’alpha et l’oméga, ce sont des prescriptions beaucoup plus strictes que celles du gouvernement. En effet, la hausse des fonds propres demandée par ce dernier ne suffira de loin pas. L’UBS et le Crédit suisse doivent détenir demain des fonds propres d’un montant qui aurait permis de compenser leurs pertes (rapportée au bilan) les plus importantes de ces 30 dernières années. Et la liquidité doit aussi obéir aux mêmes critères. L’Union syndicale suisse (USS) exige en outre que les fonds propres des banques soient d’abord mesurés par rapport aux actifs non pondérés en fonction de leur risque (ratio de levier). Il faut viser un ratio de levier de 10 pour cent.
</p><p>L’USS rejette la prise en compte des CoCo avec les fonds propres prescrits. Ces CoCo peuvent&nbsp; potentiellement renforcer une crise. Si les banques doivent devenir plus sûres, il faut augmenter les fonds propres «&nbsp;durs&nbsp;». 
</p><p>La suppression du droit d’émission pour les obligations et les papiers monétaires est totalement contreproductive. C’est là non seulement un nouveau cadeau aux banques, mais aussi une incitation pour elles à s’endetter au lieu de constituer des fonds propres. L’USS rejette donc cette suppression.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-24</guid><pubDate></pubDate><title>Les mouvements pour la démocratie ont besoin de notre solidarité</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/les-mouvements-pour-la-democratie-ont-besoin-de-notre-solidarite</link><description>« Le travail est un droit, pas une aumône ! », « Liberté ! », « Ministère de l’intérieur = ministère du terrorisme », « Du pain et de l’eau ! Ben Ali, dégage ! ». Les stratèges poli-tiques d’Europe et des États-Unis ont été très étonnés de voir qu’avec de tels slogans des jeunes manifestant(e)s – et non pas ces islamistes tant évoqués par eux - ont fait vaciller les dictatures d’Afrique du Nord. Tout à coup, le mot « démocratie » était dans toutes les bouches.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les pays caractérisés par l’oppression et la corruption, il n’y avait et il n’y a toujours guère de perspectives d’avenir pour la majorité de la population. Les détenteurs du pouvoir sont les seuls à jouir des richesses économiques, alors que la pauvreté, le chômage et la pénurie de logements est le lot quotidien de tous les autres. Avec la fermeture toujours plus totale des frontières avec l’Union européenne, et donc la Suisse aussi, a disparu pour eux la possibilité de remédier à cette absence de perspectives. L’explosion n’était alors plus qu’une question de temps.
</p><p>En Tunisie, c’est en décembre dernier qu’a commencé le soulèvement populaire, qui s’est étendu ensuite rapidement à de nombreux pays arabes. Le maître depuis longtemps de la Tunisie, Ben Ali, s’est finalement enfui du pays avec sa famille. Et tout à coup, celui qui avait été un ami courtisé par l’Ouest est devenu un dictateur dont les comptes en Suisse et dans d’autres banques européennes devaient être bloqués.
</p><p>Une fois que la population eut contraint le président égyptien Moubarak à démissionner, le gouvernement militaire s’est mis à négocier l’avenir du pays en coulisses, avec les grandes puissances. Des intérêts géostratégiques – canal de Suez, Israël – sont au premier plan ici, pas les revendications de la population qui demande du pain, du travail et des salaires qui permettent de vivre. 
</p><p>Que cela marche, comme en Tunisie ou en Égypte, ou que cela soit encore ouvert, comme en Algérie ou dans d’autres pays arabes, partout dans cette région, la majorité de la population a amorcé un processus de démocratisation centré sur la liberté politique, la justice sociale et l’égalité. Pour renforcer ce processus, notre solidarité est nécessaire.
</p><p>Le SOLIFONDS est en contact avec plusieurs organisations qui luttent depuis des années pour la démocratie en Tunisie. En font partie l’organisation féministe ATFD (Association Tunisienne des Femmes Démocrates), l’organisation des chômeurs UDC (Union des Diplomé-e-s Chômeurs/euses) et des milieux syndicaux engagés, qui sont à l’origine d’une révolution tunisienne notamment portée par des centrales syndicales. Étonnés par les événements qui se sont déroulés, ils sont en train de redéfinir leur action et de développer une stratégie. Le soutien dont ces forces pourront bénéficier sera déterminant pour le processus de démocratisation en cours. Le SOLIFONDS s’en occupe.
</p><p>Les événements de Tunisie ont entraîné, dans de nombreuses villes d’Algérie, une vaste mobilisation de la population qui s’est heurtée à la répression violente des autorités en place. Les détenteurs du pouvoir -&nbsp; chefs de l’armée et gouvernement – essaient de maintenir la situation sous contrôle en réprimant les manifestations et en faisant des petites concessions. Le mouvement algérien pour la démocratie, pour sa part, ne faiblit pas&nbsp;; de fait il se bat depuis de longues années contre le régime en place. Mais il a aussi besoin d’une grande solidarité internationale, également à travers le SOLIFONDS, qui est en contact direct depuis longtemps avec des syndicats autonomes qui comptent parmi les acteurs les plus importants du mouvement pour la démocratisation. 
</p><p>www.solifonds.ch, CCP&nbsp;: 80-7761-7</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-381</guid><pubDate></pubDate><title>Déjà 25 414 signatures de récoltées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/deja-25-414-signatures-de-recoltees</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En deux mois seulement, plus de 25&nbsp;000 personnes ont signé l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums. Par ce geste, elles montrent qu’elles veulent que les conventions collectives de travail offrent une protection plus efficace contre les pressions qui s’exercent sur les salaires de tous les travailleurs et travailleuses. Et elles soutiennent aussi l’introduction d’un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure. Cela, afin que tous les hommes et toutes les femmes qui travaillent dans ce pays reçoivent un salaire décent. 400&nbsp;000 personnes en profiteraient, dont une grande majorité de femmes.
</p><p>Le succès rencontré par l’initiative syndicale «&nbsp;pour la protection de salaires équitables&nbsp;» rend les dirigeants de l’économie toujours plus nerveux. Ainsi, ces dernières semaines, on a toujours plus souvent pu lire des textes dirigés contre le salaire minimum légal. C’est donc au stade de la récolte des signatures pour cette initiative déjà qu’economiesuisse, Avenir Suisse et d’autres porte-voix de l’économie se battent sur le terrain idéologique et tentent de fournir des arguments à leurs partisans. 
</p><p>Du jeudi 31 mars au samedi soir 2 avril, l’USS donnera un coup d’accélérateur à son initiative. Dans toute la Suisse, elle récoltera des signatures à plus d’une centaine de stands et sera soutenue dans cette démarche par d’autres organisations alliées. Le but est de rassembler quelques dizaines de milliers de signatures supplémentaires.
</p><p>Vous trouverez plus d’informations sur les stands de récolte de signatures et au sujet de l’initiative sur les salaires minimums ici
</p><p><a href="http://www.salaires-minimums.ch/">http://www.salaires-minimums.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-16</guid><pubDate></pubDate><title>Encore et toujours des différences importantes, encore et toujours des dangers !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/encore-et-toujours-des-differences-importantes-encore-et-toujours-des-dangers</link><description>Les réseaux de soins intégrés sont à l’ordre du jour de la session parlementaire qui va s’ouvrir. Les deux Chambres en traiteront : d’abord le Conseil national (3 mars), puis le Conseil des États (9 mars). Les différences entre elles étant importantes, impossible de dire aujourd’hui si la votation finale pourra avoir lieu durant cette session.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Commençons par un petit rappel&nbsp;: le projet de «&nbsp;managed care&nbsp;» a pour objectif d’encourager les réseaux de soins intégrés, des réseaux qui permettent d’éviter les traitements médicaux parallèles. Ce freinera la croissance des coûts et devrait aussi agir sur les primes de caisse-maladie. En soi, quelque chose de judicieux, donc. Mais les délibérations du Parlement ont fait apparaître plusieurs chausse-trappes.
</p><h3>L’obligation de proposer des réseaux</h3><p>Il n’y en aura pas pour les caisses&nbsp;! Tel est le credo du Conseil des États, alors que la majorité de la commission du Conseil national voulait que toutes les caisses soient tenues de proposer des réseaux de soins intégrés et que ces derniers soient indépendants des caisses. Pour l’Union syndicale suisse (USS), l’obligation de proposer des réseaux et leur indépendance sont des éléments importants du projet.
</p><h3>Quote-part différenciée</h3><p>La réglementation de la quote-part est un point central. Sur cette question, les avis divergent toujours. L’actuelle quote-part ordinaire se monte à 10&nbsp;% des frais médicaux, mais au maximum 700 francs par an. Le projet de «&nbsp;managed care&nbsp;» prévoit une quote-part différenciée. Celle des assuré(e)s qui opteraient pour un réseau de soins intégré serait inférieure (5 %) à celle des personnes qui aimeraient continuer à choisir librement leur médecin de famille (15 %). La majorité de la commission du Conseil national a rallié la position du Conseil des États, mais relevé de 5 à 7,5&nbsp;% la quote-part des personnes rejoignant un réseau et fixé à 15&nbsp;% celle des autres. Cette majorité ne veut pas non plus fixer dans la loi une quote-part annuelle maximale en francs. Dans cette commission, une minorité souhaite que la quote-part des personnes rejoignant un réseau soit de 5&nbsp;%, que le montant annuel maximal soit maintenu dans la loi et que son indexation ne se fasse pas sur l’évolution des coûts dans le domaine de l’assurance-maladie, mais sur l’évolution des salaires et des prix. Une autre minorité de cette commission veut, par contre, rester fidèle à la position initiale du Conseil national, soit&nbsp;: une quote-part de 10&nbsp;% pour les assuré(e)s affiliées à un réseau de soins intégré et de 20 % pour tous les autres.
</p><p>L’USS estime qu’une quote-part différenciée n’a de sens que s’il y a obligation pour les caisses de proposer un réseau de soins intégré.
</p><h3>Contrats léonins<span>&nbsp;</span>et obstacles à la sortie d’une caisse</h3><p>(Un contrat léonin (on parle habituellement d’une clause léonine d’un contrat) est un contrat qui avantage une des parties au détriment complet de l’autre.)
</p><p>Les caisses pourraient lier les assuré(e)s à des réseaux de soins intégrés au moyen de contrats d’une durée pouvant aller jusqu’à trois ans. Avant la fin de cette durée, il ne serait possible de changer de caisse et de forme d’assurance qu’en s’acquittant de primes de sortie convenues, dont les caisses pourraient fixer le montant à leur gré.
</p><p>Une minorité de la commission veut proposer au Conseil national de biffer ces contrats léonins et ces obstacles à la sortie d’une caisse. La majorité de la commission soutient par contre, comme le Conseil des États, la pose d’obstacles importants à la sortie d’une caisse ainsi que les contrats sur plusieurs années. Ainsi, les deux Chambres sont d’accord pour que les assuré(e)s affiliés à des réseaux de soins intégrés doivent s’attendre à devoir conclure de tels contrats. Par contre, de nombreuses autres dispositions et des facilitations concernant le changement de caisses et les obstacles en pareils cas sont contestées. 
</p><p>L’USS juge que les primes de sortie et les contrats léonins doivent être dans toute la mesure du possible exclus du projet. 
</p><h3>Qualité et responsabilité budgétaire</h3><p>Il n’y a plus aucune différence sur les exigences concernant en matière de qualité faites aux réseaux de soins intégrés et l’ampleur de la responsabilité budgétaire. Les Chambres se sont mises d’accord pour dire que le Conseil fédéral peut fixer des exigences, mais ne le doit pas. Une minorité de la commission exige une disposition impérative. L’USS estime aussi que c’est dans l’intérêt des assuré(e)s.
</p><h3>Des dispositions transitoires piège</h3><p>Le Conseil des États a biffé toutes les dispositions transitoires. La commission du Conseil national reste fidèle à la décision prise par la Chambre du peuple en 2010. Selon ces dispositions, les assureurs devront, en l’espace de trois ans, proposer partout des réseaux de soins intégrés. Et s’il devait apparaît qu’il n’existe pas d’offre dans l’ensemble du pays, le Conseil fédéral devrait alors proposer de nouvelles mesures. Jusque-là, rien à redire. Mais la commission du Conseil national vient de transformer ces dispositions transitoires en leur contraire. Elle veut – si des réseaux n’existent pas dans l’ensemble du pays après trois ans – laisser tomber l’obligation faire aux caisses de proposer de tels réseaux ainsi que les dispositions selon lesquelles ceux-ci devront être indépendants des caisses. En d’autres termes, les caisses verraient leurs obligations tomber et ne resteraient que la quote-part différenciée, les contrats léonins et les obstacles à la sortie d’une caisse ainsi que la responsabilité budgétaire. Pas question qu’il en aille ainsi&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-380</guid><pubDate></pubDate><title>Véronique Polito élue secrétaire centrale en charge de la formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/veronique-polito-elue-secretaire-centrale-en-charge-de-la-formation</link><description>Nomination au Secrétariat de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa réunion du 30 mars 2011, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a élu à l’unanimité Véronique Polito Schmidt secrétaire centrale en charge de la formation. Véronique Polito succédera à Peter Sigerist, qui prend sa retraite vers le milieu de l’année, après 16 années d’activité engagée et couronnée de succès au sein du Secrétariat de l’USS. 
</p><p>Détentrice d’un master de sciences sociales, Véronique Polito (1977) a travaillé, une fois ses études terminées, dans diverses organisations s’occupant du problème de l’asile. Depuis 2007, elle travaille comme secrétaire syndicale au secrétariat central du syndicat Unia, au département de la politique conventionnelle et des groupes d’intérêt, et gère également le dossier de la «&nbsp;formation professionnelle initiale et continue&nbsp;». Nouvelle secrétaire centrale de l’USS, elle assumera la responsabilité de la politique de la formation avec, pour priorité, le dossier de la formation professionnelle initiale et continue. 
</p><p>Véronique Polito prendra ses fonctions à l’USS à une date qui reste encore à fixer.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-17</guid><pubDate></pubDate><title>Une révision dirigée contre les rentières et rentiers AI	</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-revision-dirigee-contre-les-rentieres-et-rentiers-ai</link><description>L’AI se fait démanteler à fond de train. À peine la 5e révision est-elle entrée en vigueur, avec ses coupes massives, que la révision 6a est expédiée par les Chambres fédérales, alors que la 6b est déjà dans les starting-blocks. Et c’est sciemment que l’on s’accommode ici des bâclages législatifs et autres mesures déséquilibrées que cela implique. Finalement, les seules concernées sont les personnes handicapées…</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les dettes accumulées par l’AI ont entraîné des mesures d’assainissement. La première étape de ces dernières réunissait les 4e et 5e révisions entrées en vigueur respectivement en 2004 et 2008. Ainsi le nombre des nouvelles allocations de rentes a radicalement baissé, ce qui a influé directement sur le sort des personnes concernées. Aujourd’hui, quiconque souffre d’une maladie grave ou est victime d’un accident est doublement puni. En plus de la souffrance humaine subie, sa sécurité économique est gravement menacée. Ces personnes décrivent leur parcours à travers les offices AI comme une course d’obstacles dont les médecins de cette assurance sont devenus les acteurs tout-puissants. 
</p><p>La deuxième étape comprend l’élimination des déficits de l’AI. Pour celle-ci, la TVA a été légèrement augmentée à 8&nbsp;% pour les années 2011 à 2017. À partir de 2017, des mesures d’austérité supplémentaires seront prises afin de remettre à flot les finances de l’assurance. Cette troisième étape a également été mise sur rail avec la 6e révision.
</p><p>Le Conseil des États débattra, en tant que second conseil, de la révision 6a de l’AI (1er train de mesures) lors de cette session de printemps. S’il ne subsiste ensuite que des différences minimes avec le Conseil national, la votation finale pourra avoir lieu en mars. 
</p><h3>Des devoirs uniquement pour les rentières et rentiers AI</h3><p>Le Conseil fédéral qualifie cette révision d’«&nbsp;axée sur la réadaptation&nbsp;». Grâce à elle, les comptes de l’AI devraient être allégés chaque année, de 2018 à 2027, d’environ 500 millions de francs en tout. Un nombre de 17&nbsp;000 rentières et rentiers AI devront être réadaptés quasiment d’un seul coup. En revanche, la majorité de droite du Parlement a brutalement refusé toute obligation pour les employeurs de prévoir un nombre même modeste d’emplois pour les personnes handicapées. Bien au contraire, la droite mise sur ledit «&nbsp;placement à l’essai&nbsp;». Cette mesure de réadaptation devra être appliquée à tous les assuré(e)s de l’AI. Ceux-ci pourront donc être placés par un office AI auprès d’un employeur&nbsp; et devront effectuer le travail qui leur aura été attribué. Ils ne recevront pas de salaire, mais leurs droits par rapport à l’AI seront garantis. Si un(e) assuré(e) refuse cette mesure, il/elle risque de se voir retirer sa rente. Pour l’employeur, il n’en découlera aucun coût, puisque ces personnes devront travailler gratuitement pour lui. Cette disposition représente donc un travail gratuit pour un employeur privé avec, pour l’assuré(e), le risque d’être sanctionné par la perte de tous ses droits par rapport à l’AI s’il refuse un tel travail. D’un point de vue juridique, il ne s’agit là de rien d’autre qu’une forme indirecte de «&nbsp;travail forcé&nbsp;». Le fait que le placement à l’essai soit limité à six mois ne garantit en rien que l’employeur n’en profitera pas pour abuser de la situation. En effet, les personnes peu qualifiées courront le risque que ces placements se suivent les uns aux autres, sans déboucher sur un engagement fixe. Finalement, l’employeur ne sera pas obligé d’offrir un emploi à la personne placée à l’essai.
</p><h3>Réductions des prestations pour les victimes du coup du lapin</h3><p>Cette révision de l’AI prévoit également des réductions sensibles de prestations. La proposition de réexaminer les rentes existantes, avec pour intention de les supprimer, est très explosive aussi. Il s’agit de rentes accordées avant 2008 pour des troubles douloureux ne s’expliquant pas par des causes organiques (p. ex. coup du lapin). La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national, chargée de l’examen préalable, a imposé une définition perverse (&nbsp;du tableau clinique de ces troubles&nbsp;; cela, en se basant sur la formulation contenue dans l’arrêt controversé du Tribunal fédéral (août 2010) sur le coup du lapin. Cette définition floue pourrait, de fait, concerner une large palette d’affections psychiques. Il apparaît que le Conseil des États va aussi soutenir cette extension des tableaux cliniques à réexaminer. La révision 6a a pris en point de mire un groupe précis de rentières et rentiers AI dont elle a fait un ramassis de simulateurs et simulatrices qu’elle fera basculer, une fois leur rente supprimée, dans la pauvreté. 
</p><p>En outre, cette révision créera plus de concurrence dans l’acquisition de moyens auxiliaires et concernant la participation aux frais d’assistance depuis si longtemps souhaitée. À travers cette participation, c’est une nouvelle prestation qui est introduite pour les adultes atteints d’un handicap physique. Elle complétera l’indemnité pour impotent ainsi que l’aide fournie aux proches&nbsp;; elle sera donc une solution de rechange à l’entrée dans un home. En effet, cette participation permettra aux bénéficiaires de rentes AI d’engager eux-mêmes les aides qui leur sont nécessaires. Pour les coûts induits, ils recevront ainsi de l’AI une participation de 30 francs par heure. Cette dernière n’engendrera aucun surcoût, car elle permettra d’économiser sur les indemnités pour impotent.
</p><h3>Démantèlement</h3><p>Le démantèlement de l’AI se trouve ainsi accéléré, en l’absence de pronostics fiables concernant la situation financière qui sera celle de l’AI ces dix prochaines années. La majorité parlementaire de droite a donc, après les soi-disant parasites sociaux et les étrangers criminels, trouvé une nouvelle tête de Turc&nbsp;: les rentières et rentiers AI simulateurs. Elle peut ainsi justifier le démantèlement qu’elle appelle de ses voeux. 
</p><p>La révision 6b de l’AI, que le Conseil fédéral entend soumettre aux Chambres en mai prochain, va encore plus loin. Elle prévoit des baisses de rentes directes pour tous les rentiers et rentières AI. Le seuil de la douleur a été atteint depuis longtemps avec les diverses révisions de l’AI. Il faut en finir avec ces remèdes de cheval&nbsp;!&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-379</guid><pubDate></pubDate><title>En un seul jour, plus de 15 000 arrivées en fin de droit !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/en-un-seul-jour-plus-de-15-000-arrivees-en-fin-de-droit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle loi sur l’assurance-chômage (LACI) entrera en vigueur le vendredi 1er avril 2011. À cette date, parce que, malgré toutes les mises en garde des syndicats, le Conseil fédéral a maintenu sa décision de couper dans les prestations de toutes les personnes au chômage et non pas – comme c’est la pratique usuelle – uniquement des nouveaux chômeurs et chômeuses, plus de 15&nbsp;000 personnes se retrouveront en fin de droit en un seul jour.
</p><p>Le gouvernement porte l’entière responsabilité de ce 1er avril noir. En modifiant brutalement les règles du jeu en pleine partie, il viole sciemment la règle de la bonne foi. À plusieurs reprises, l’Union syndicale suisse (USS) lui avait demandé de n’introduire les nouvelles dispositions de la LACI que pour les personnes qui tomberaient au chômage à partir du 1er avril 2011. Et plusieurs fois, elle l’avait également interpellé pour qu’il ne mette en vigueur cette loi révisée qu’une fois la crise passée. 
</p><p>Non, ce n’est là pas un poisson d’avril raté, mais une triste vérité&nbsp;: le Conseil fédéral arrose les nantis de cadeaux fiscaux aux nantis et retire aux défavorisé(e)s la protection d’une assurance.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-25</guid><pubDate></pubDate><title>Alors que le Conseil fédéral prévoit de fêter, les syndicats veulent agir</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/alors-que-le-conseil-federal-prevoit-de-feter-les-syndicats-veulent-agir</link><description>Le Conseil fédéral veut fêter comme il se doit le quarantième anniversaire de l’introduction du suffrage féminin. L’Union syndicale suisse (USS) entend par contre, 30 ans après l’article constitutionnel sur l’égalité, relancer la question de l’égalité. Durant la première moitié du mois de juin, la Suisse de l’égalité des sexes aura ainsi deux visages : un, tourné vers le passé et l’autre, vers l’avenir.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de l’heure des questions du 7 mars au Parlement fédéral, plusieurs conseillères nationales ont demandé au Conseil fédéral quelles activités il avait prévu pour le 14 juin 2011, soit 30 ans après l’adoption de l’article constitutionnel sur l’égalité. Selon la chancelière fédérale, qui répondait à une question de la conseillère nationale Margret Kiener Neller, les 40 ans de suffrage féminin seront dûment fêtés dans la Berne fédérale. Et cela, le 6 juin, 40 ans après que les femmes ont pu voter pour la première fois dans tout le pays. La manifestation se centrera sur cette commémoration historique. 
</p><p>On en conclura donc ceci&nbsp;: a) le Conseil fédéral ne fera rien le 14 juin, b) au centre de la fête du gouvernement, on ne trouvera pas la question des sexes au sens étroit du terme, mais celle de la participation politique des femmes à l’ensemble de la vie politique. Quant à ce qui concerne l’égalité effective, 30 ans après le scrutin sur l’article constitutionnel et 15 ans après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, il y aurait certes moins à fêter qu’à réaliser... En effet, malgré ces 30 ans de loi sur l’égalité, les femmes gagnent toujours moins que les hommes, assument toujours beaucoup plus de travail non rémunéré que les hommes et sont, de ce fait, moins actives professionnellement, ce qui, à son tour, a pour effet qu’elles sont bien plus fréquemment touchées par la pauvreté que les hommes. Mais si le Conseil fédéral veut fêter…
</p><p>Par contre, les syndicats veulent relancer l’égalité des sexes. Car elle est plus nécessaire que jamais. C’est pourquoi ils lancent, le 14 juin, une journée nationale – mais décentralisée – d’action et de grève intitulée&nbsp;: «&nbsp;FEMMES EN MOUVEMENT. L’ÉGALITÉ ABSOLUMENT&nbsp;!&nbsp;».
</p><p>À cet effet, des comités ont été créés ces derniers mois dans presque tous les cantons. En font souvent partie des organisations qui n’appartiennent pas au milieu syndical au sens restreint du terme. Ces comités sont en train de planifier cette journée. Sur la base des informations déjà reçues, on peut dire que le 14 juin se caractérisera par des actions comme 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>des pauses prolongées/débrayages dans certaines branches et entreprises&nbsp;;</li><li>des actions dans des entreprises, des centres de formation, dans les ménages et dans l’espace public&nbsp;;</li><li>des manifestations, des rassemblements et des fêtes, le soir, dans les grandes localités.</li></ul><p>L’USS appelle toute la population, hommes et femmes, à participer à ces actions et à donner de la sorte un nouvel élan à l’égalité des sexes. Ainsi, il y aura aussi de quoi fêter un jour à venir…
</p><p>Plus d’informations sur <a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-378</guid><pubDate></pubDate><title>Double démantèlement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/double-demantelement-de-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les masques sont tombés&nbsp;: sur proposition des deux représentants saint-gallois aux Conseil des États, Eugen David (PDC) et Erika Forster (PRL), la commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États a décidé de démanteler doublement l’AVS. D’une part, l’âge de la retraite des femmes sera relevé et, de l’autre, le niveau des rentes baissé. L’Union syndicale suisse (USS) combattra énergiquement ces deux mesures.
</p><p>Le financement de l’AVS est fondamentalement solide, comme le prouvent les derniers chiffres concernant le fonds de cette assurance. Et rien ne changera durant les 15 prochaines années, ainsi que le montre une analyse de l’USS récemment publiée.
</p><p>Pour de nombreuses personnes, les prestations de la prévoyance vieillesse ne sont pas suffisantes pour vivre décemment. Relever l’âge de la retraite reviendra à baisser les rentes. 
</p><p>Il faut garantir que les salarié(e)s âgés puissent travailler jusqu’à l’âge de la retraite, au lieu de contraindre des personnes qui ont déjà atteint cette âge de retourner sur le marché du travail. La réalité montre en effet qu’aujourd’hui déjà, les personnes âgées de 55 ans qui perdent leur emploi n’ont pratiquement aucune chance d’en retrouver un. C’est à cela qu’il faut s’attaquer.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-27</guid><pubDate></pubDate><title>15 000 arrivées en fin de droit en un seul jour !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/15-000-arrivees-en-fin-de-droit-en-un-seul-jour</link><description>Ce n’est pas un poisson d’avril. Que non ! Mais le 1er avril, 15 000 chômeurs et chô-meuses arriveront en effet en fin de droit d’un seul coup. Telle est la volonté du Conseil fédéral : en dépit de ce qui se fait habituellement dans ces cas, malgré les voix syndicales qui n’ont cessé de mettre en garde contre ce risque et sans qu’il soit du tout nécessaire qu’il en aille ainsi.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est vrai&nbsp;: le 26 septembre 2010, les syndicats ont perdu leur référendum contre la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). Une majorité des votant(e)s ont dit oui au démantèlement des prestations de celle-ci. Seule la Suisse latine a dit non. C’est comme ça.
</p><p>Il n’empêche&nbsp;: avec les assurances sociales, le principe appliqué habituellement est celui de la bonne foi. Les règles du jeu ne doivent pas être changées en cours de partie. Traduisons&nbsp;: les droits acquis ne peuvent être retirés. Ou, pour le dire au sujet de la LACI&nbsp;: si des prestations sont dégradées, cela ne doit toucher que les personnes qui seront concernées à partir de l’entrée en vigueur des changements. Cela a toujours été ainsi. Or, aujourd’hui, le Conseil fédéral veut changer les règles du jeu. À partir du 1er avril 2011, la nouvelle LACI entrera en vigueur et s’appliquera de manière identique à tous les chômeurs et toutes les chômeuses. Conséquence&nbsp;: d’un seul coup, en un seul jour, 15&nbsp;000 chômeurs et chômeuses se retrouveront en fin de droit, c’est-à-dire exclus de l’assurance-chômage, parce qu’une nouvelle durée, abrégée, de prestation leur sera appliquée. Une telle pratique n’avait à ce jour jamais été constatée dans la récente histoire de notre pays.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) a toujours demandé que la LACI révisée n’entre en vigueur qu’une fois la crise passée. Elle a plusieurs fois mis en garde le gouvernement à ce sujet, mais ce dernier a fait la sourde oreille…
</p><p>Le 9 mars encore, les syndicats de Suisse romande ont lancé un appel au Conseil fédéral pour qu’il n’applique les nouvelles règles qu’aux personnes qui tomberont au chômage à partir du 1er avril, rappelant qu’en un seul jour, 15&nbsp;000 personnes allaient se retrouver sinon en fin de droit. Entre temps, ce nombre de 15&nbsp;000 a dû être corrigé à la hausse, suite à un sondage de l’Agence télégraphique suisse auprès des cantons.
</p><p>Mais la majorité du Conseil fédéral reste obstinément sur la même ligne&nbsp;: distribution de cadeaux fiscaux «&nbsp;en haut&nbsp;» et économies pour celles et ceux «&nbsp;d’en bas&nbsp;». Il entend appliquer implacablement la nouvelle LACI. À lui donc d’assumer cette détresse supplémentaire q&nbsp;&nbsp;&nbsp; u’il crée. Mais gageons qu’occupé à quelque dîner de gala, il n’entendra rien.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-377</guid><pubDate></pubDate><title>L’inflation a presque entièrement mangé les hausses de salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-inflation-a-presque-entierement-mange-les-hausses-de-salaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2010, les salaires réels ont pratiquement stagné. Cette année, la hausse de 0,8&nbsp;%des salaires nominaux a été mangée par l’inflation. Et des augmentations des primes de caisse-maladie s’y sont ajoutées, si bien que, finalement, le revenu disponible des salarié(e)s de ce pays a même été inférieur à ce qu’il était l’année précédente. 
</p><p>Lors des négociations de 2009, l’inflation était de -0,5&nbsp;%. Mesurés à l’aune de cette inflation négative, les accords salariaux auraient été positifs pour l’année 2010. Ce qui ne change rien à la réalité décrite plus haut…
</p><p>Une chose positive ici, c’est que les salaires des femmes ont augmenté un peu plus (1,1&nbsp;%). Ce qui comble une petite partie de la différence avec les salaires des hommes. Mais, à ce rythme, il faudrait encore des décennies pour que cette différence soit entièrement comblée. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) mène une campagne sur l’égalité des salaires entre femmes et hommes, dont l’apogée sera la journée nationale d’action et de grève du 14 juin prochain.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-28</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut relever les salaires les plus bas et stopper la sous-enchère salariale</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-relever-les-salaires-les-plus-bas-et-stopper-la-sous-enchere-salariale</link><description>Près de 400 000 personnes gagnent moins de 4000 francs par mois. Et les salaires de celles et ceux qui ne doivent pas « tout simplement » se battre pour survivre sont aussi sous pression. C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) a lancé son initiative sur les salaires minimums.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Éhonté&nbsp;! En Suisse, près de 10 % des personnes exerçant une activité lucrative sont si peu rémunérés qu’ils ne sont pratiquement pas en mesure de s’en sortir, et encore moins s’ils ont une famille à nourrir. Près de 300&nbsp;000 femmes et 100&nbsp;000 hommes gagnent – calculé en équivalent plein temps – moins de 4000 francs par mois, soit moins de 22 francs de l’heure. Et il ne s’agit de loin pas uniquement de personnes qui, en raison de graves problèmes, ne seraient parvenus qu’imparfaitement à se former. Il s’agit aussi de personnes qualifiées, au bénéfice d’un apprentissage et/ou d’une expérience professionnelle. 
</p><p>Les salaires des salarié(e)s plus ou moins correctement rémunérés sont également sous pression. En externalisant des activités auparavant effectuées dans et par elles, des entreprises veulent économiser de l’argent. Précisément en recourant à des emplois temporaires et non fixes. Et, concernant les femmes, c’est en avançant un argument «&nbsp;léger&nbsp;», comme celui du manque d’années d’expérience ou d’une expérience inadéquate, que certains justifient le versement de salaires plus bas que pour les hommes. 
</p><p>C’est à cause de ces deux réalités que, le 25 janvier dernier, l’USS a lancé son initiative populaire sur les salaires minimums. L’USS veut relever les salaires les plus bas à un niveau un tant soit peu acceptable et protéger les salarié(e)s de ce pays contre la pression accrue qui s’exerce sur leurs salaires. C’est pourquoi son initiative prévoit, d’une part, un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure – ou 4000 francs par mois – et, de l’autre, l’encouragement, par la Confédération et les cantons, de l’inscription de salaires minimums obligatoires dans les conventions collectives de travail. Aujourd’hui en effet, seuls 40&nbsp;% des salarié(e)s sont protégés par des salaires minimums. Or, ces derniers étoufferaient l’emploi de celles et ceux qui devraient en profiter, affirment à cor et à cris les adversaires de cette initiative. Mais si c’était vrai, pourquoi les syndicats ont-ils pu obtenir en dix ans près de 50&nbsp;% de hausse des salaires minimums à la Coop et à la Migros&nbsp;?
</p><p>Les salaires minimums sont un instrument de protection des salaires des plus utiles. Pas étonnant que l’initiative syndicale ait déjà pu rassembler 25&nbsp;000 signatures au moins en plein hiver. Les week-ends des 1er et 2 avril, l’USS organise une première grande action de récolte nationale de signatures. Plus de 100 stands, répartis dans tout le pays, sont déjà prévus et chaque jour, de nouveaux sont annoncés.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-376</guid><pubDate></pubDate><title>Les grandes banques restent un gros risque</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-grandes-banques-restent-un-gros-risque</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a deux ans, la Confédération et la Banque nationale se sont empressées d’injecter des milliards de francs pour venir en aide à l’UBS. Aujourd’hui, le Conseil fédéral entend, par son projet, garantir que ce qui fut le quasi-effondrement de l’une de ces banques trop grandes pour qu’on puisse les laisser faire faillite («&nbsp;too big to fail&nbsp;») ne se répète. Mais le but visé est raté. 
</p><p>Tout le monde s’accorde pour dire que les banques doivent posséder suffisamment de fonds propres pour être moins sujettes aux crises et pour juguler leur plaisir à réaliser des transactions des plus risquées. En demandant que les grandes banques possèdent environ 3 centimes par franc inscrit au bilan, le Conseil fédéral propose une prescription beaucoup trop faible en matière de fonds propres. De plus, elles devront pouvoir augmenter ces «&nbsp;vrais&nbsp;» fonds propres à l’aide de CoCo. Il s’agit là de montages structurés des plus complexes, qui n’ont pas encore été confrontés à ce jour à une crise. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) juge totalement absurde que le gouvernement veuille supprimer le droit de timbre et renoncer aussi à 200 millions de recettes fiscales. Cela permet aux banques de s’endetter à bon marché et augmente ainsi le risque de crise. 
</p><p>Il appartient maintenant au Parlement d’améliorer ce projet de sorte que les grandes banques soient stables. Il n’est pas question qu’une nouvelle crise financière éclate à cause de spéculations risquées des banques.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-26</guid><pubDate></pubDate><title>La conseillère fédérale Widmer-Schlumpf au service des riches et des banques comme son prédécesseur, le conseiller fédéral Merz ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-conseillere-federale-widmer-schlumpf-au-service-des-riches-et-des-banques-comme-son-predecesseur-le-conseiller-federal-merz</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Sous l’ère Merz, la réputation du Département fédéral des finances fut méchamment mise à mal. Chiffres erronés, projets de baisses d’impôt pour les gros salaires, les riches et les banques ainsi que mesures d’austérité inutiles ont marqué cette époque de leur empreinte.
</p><p>Depuis plusieurs années, ce département publie, concernant la Confédération, de sombres perspectives financières. Ce qui a servi à justifier l’engagement de mesures d’austérité et le renvoi à plus tard de l’assainissement de l’AI. Or, la réalité des finances fédérales a été, année après année, bien meilleure qu’annoncé. Les comptes ont bouclé nettement mieux que pronostiqué. Sous l’ère Merz, les résultats de la Confédération ont été supérieurs de près de 23 milliards de francs à que ce qui avait été budgétisé. Soit plus d’un tiers du budget total de la Confédération&nbsp;!
</p><p>Le Département des finances a, toujours sous l’ère Merz, battu tous les records avec la deuxième réforme de l’imposition des entreprises. Lors d’une conférence de presse avant la votation à ce sujet, en 2008, le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz avait déclaré qu’il était temps de faire quelque chose pour les petites et moyennes entreprises - les PME - pour tous ces milliers de peintres, de pharmaciens, de garagistes, de fleuristes, de bouchers. Or, grâce à cette réforme, ce sont avant tout des grands groupes, comme le Crédit Suisse, Swiss Re ou ABB, qui versent encore plus de dividendes (non imposés&nbsp;!), faisant des trous de plusieurs milliards de francs dans les finances de la Confédération. À l’époque, les citoyens et les citoyennes ont été salement grugés.
</p><p>La successeure de Monsieur Merz, la conseillère fédérale Evelyn Widmer-Schlumpf, a désormais la possibilité de restaurer la réputation de ce département. Mais elle est plutôt mal partie pour y arriver. Elle veut en effet offrir près de 200 millions de baisses d’impôts aux banques afin qu’elles puissent s’endetter à meilleur marché encore (suppression du droit d’émission). Et elle essaie, en plus, de cacher les pertes à hauteur de milliards de francs occasionnées par la réforme de l’imposition des entreprises. Car, il devrait même s’agir d’un montant encore plus élevé que celui présenté lundi à la presse. 
</p><p>Ce sont une nouvelle fois les personnes fortunées et les super-riches qui profiteront de ce cadeau fiscal fait aux actionnaires. En effet, ce sont eux qui détiennent les actions, les ménages ordinaires n’en possédant guère. En moyenne, un actionnaire bénéficiera ainsi d’une remise fiscale d’environ 1000 francs par an&nbsp;!
</p><p>La politique financière appliquée par la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf semble de ce fait être la copie parfaite de celle du conseiller fédéral Merz&nbsp;: les riches et les gros revenus profitent de rabais fiscaux alors que la famille moyenne attend depuis des années que la Confédération améliore une bonne fois les réductions des primes-maladie, pour que les budgets des ménages ne soient pas mangés par l’explosion de ces primes.
</p><p>La conseillère fédérale Widmer-Schlump doit stopper les remises fiscales offertes aux gros actionnaires et aux banques. Avec sa politique, le conseiller fédéral Merz a perdu la face. Avec la sienne, Madame Widmer-Schlumpf court le risque de ne plus oser regarder la population dans les yeux…</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-612</guid><pubDate></pubDate><title>Une politique salariale et fiscale intelligente pour contrecarrer le creusement des écarts salariaux</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-politique-salariale-et-fiscale-intelligente-pour-contrecarrer-le-creusement-des-ecarts-salariaux</link><description>Avec son rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse ces quinze dernières années, l’Union syndicale suisse (USS) offre une vue d’ensemble scientifique qui manquait jusqu’à ce jour sur ces questions. Le résultat de cette étude est clair : les profiteurs des dix à quinze dernières années sont les hauts et très hauts revenus, tant en ce qui concerne les salaires que la fortune, comme l’a souligné le président de l’USS, Paul Rechsteiner.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Les 40&nbsp;000 personnes les mieux payées ont vu leurs salaires réels augmenter de plus de 20&nbsp;%, alors que les bas et moyens salaires n’ont progressé que d’environ 2 à 4&nbsp;%, c’est-à-dire bien moins que la croissance de la productivité. Cet élargissement de la fourchette salariale est dû à l’individualisation de la politique salariale. Cette fourchette s’élargit en effet le plus dans les branches où le versement de bonus est le plus courant (banques, assurances). La situation apparaît meilleure dans les branches actives en matière de salaires minimums et dotées de bonnes conventions collectives de travail (CCT). Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV) et vice-président de l’USS, constate que grâce à un taux de syndicalisation élevé, on arrive à maintenir des rapports comparativement acceptables entres les salaires des professions aux exigences simples et les classes de salaire supérieures. Mais, ajoute-t-il, la pression exercée par les entreprises va clairement dans la direction opposée.
</p><p>La politique fiscale et la politique en matière de taxes ont entièrement été au service des revenus les plus élevés et des fortunes les plus grandes. Conséquence&nbsp;: en 2008, une famille de quatre personnes à hauts revenus disposait d’un revenu disponible supérieur de 14&nbsp;000 francs par rapport à 1998. Par contre, les familles à moyens et, tout particulièrement, à bas revenus n’avaient en 2008 guère plus d’argent pour vivre que dix années auparavant (Fr.&nbsp;2700.-, resp. Fr. 300.-).
</p><p>Le résumé de Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, est clair&nbsp;: «&nbsp;La politique salariale individualisée et les bonus privent les bas et moyens revenus de leur part des plus-values créées.&nbsp;» Pour que la situation devienne plus juste, des hausses générales de salaire sont nécessaires. Le 13e salaire doit remplacer les bonus et tous les salaires doivent être protégés par des salaires minimums, via des CCT et un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure, comme le demande&nbsp; l’initiative de l’USS sur les salaires minimums.
</p><p>La politique fiscale et la politique en matière de taxes doivent profiter aux bas et moyens revenus. L’USS rejette les baisses d’impôts en faveur de l’épargne-logement, la suppression du droit d’émission pour les obligations et la révision de l’imposition de la propriété du logement. Cet argent public doit servir à garantir un financement plus juste de l’assurance-maladie. La priorité doit être donnée à une réduction plus conséquente des primes de caisse-maladie.
</p><p>Le rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune peut être chargé (en allemand, sauf un résumé d’une page) sur <a href="http://www.verteilungsbericht.ch/">www.verteilungsbericht.ch</a>.
</p><p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">Attachés, vous trouvez les discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Paul Rechsteiner</b></span>, président de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Daniel Lampart</b></span>, économiste en chef de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Giorgio Tuti</b></span>, vice-président de l'USs et président du SEV</li></ul>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-30</guid><pubDate></pubDate><title>Une majorité à côté des réalités du monde du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-majorite-a-cote-des-realites-du-monde-du-travail</link><description>[Translate to fr:] Am 17. März hat der Nationalrat die Volksinitiative «6 Wochen Ferien für alle» von Travail.Suisse abgelehnt. Er hat damit eine Chance verpasst, einen Ausgleich zum zunehmenden Stress zu schaffen.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En rejetant l’initiative «&nbsp;6 semaines de vacances pour tous&nbsp;», le Conseil national vient de rater une belle opportunité d’améliorer la santé des travailleurs et des travailleuses ainsi que d’adapter le droit du travail aux réalités modernes. En effet, une augmentation des vacances serait notamment un moyen efficace pour réduire le stress au travail, dont les coûts annuels se montent à quelque 10 milliards de francs, soit environ 2% du PIB. La majorité bourgeoise préfère donc que l’économie continue à assumer ces charges… et que la santé des salarié(e)s continue d’en pâtir. 
</p><p>Une augmentation à 6 semaines de la durée des vacances bénéficierait à la totalité des salarié(e)s suisses. En effet, malgré de nombreux progrès dans les conventions collectives de travail (CCT), beaucoup de travailleurs et travailleuses, même âgés, ne bénéficient que du minimum légal de 4 semaines. Un grand nombre ne bénéficie que d’améliorations marginales. Or, le coût d’une augmentation de la durée des vacances à 6 semaines pour tous serait modeste&nbsp;: 6,6 milliards de francs, ce qui est dans tous les cas inférieur aux coûts du stress au travail. En outre, 2 semaines de vacances supplémentaires ne correspondent qu’à une diminution du temps de travail de… 10 minutes par jour. 
</p><p>La santé au travail est l’un des défis du monde du travail actuel, et ce dans toutes les branches. Augmenter les vacances pour diminuer le stress et améliorer la qualité de vie est un projet moderne, en phase avec les réalités. Visiblement, certains ne l’ont toujours pas compris.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-375</guid><pubDate></pubDate><title>Le droit de dire NON, quand cela devient trop dangereux !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-droit-de-dire-non-quand-cela-devient-trop-dangereux</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, plus de 250 000 accidents de travail ont lieu chaque année. Cent d’entre eux sont mortels et beaucoup débouchent sur une grave invalidité. L’Union syndicale suisse (USS) entend contribuer à faire baisser ces chiffres dans le cadre de la campagne de la SUVA (CNA) et de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (CFST) «&nbsp;Vision 250 vies&nbsp;». Concrètement, il s’agit de diviser par deux le nombre de décès et de cas d’invalidité. 250 vies s’en trouveraient protégées et autant de cas d’invalidité grave évités. 
</p><p>Pour l’USS, il est clair qu’aucun travail, si important soit-il, ne saurait justifier que l’on mette sa vie en danger. Les syndicats doivent veiller à ce que tous les travailleurs et toutes les travailleuses aient, sans condition aucune, le droit d’interrompre leur travail dès que la protection de leur santé et leur sécurité ne sont plus garanties. 
</p><p>C’est pourquoi, dans le cadre de cette campagne, l’USS présente tout spécialement, sur un dépliant au format d’une carte de crédit, les principaux droits des travailleurs et travailleuses en matière de sécurité au travail. À l’enseigne de <b>«&nbsp;Halte&nbsp;! La sécurité d’abord&nbsp;!&nbsp;»</b>, elle rappelle que les employeurs doivent prendre toutes les mesures de protection nécessaires et que les salarié(e)s doivent y participer en s’informant, en parlant entre eux et en agissant lorsque surgissent des problèmes. 
</p><p>Le prospectus existe en français, allemand, italien, portugais, espagnol, serbo-croate, turc et albanais. Il sera distribué gratuitement aux syndicalistes à partir du 28 avril, Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail et peut être commandé à&nbsp;: <a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7">info(at)sgb.ch</a> ou aux syndicats affiliés à l’USS.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-31</guid><pubDate></pubDate><title>Une initiative claire au lieu d’un contre-projet mou</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-initiative-claire-au-lieu-d-un-contre-projet-mou</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative «&nbsp;jeunesse + musique&nbsp;», que le Conseil national recommande au peuple et aux cantons d’accepter, est désormais passée devant le Conseil des États. Malheureusement, ce dernier la refuse. Il a décidé de lui opposer un contreprojet plutôt mou, qui laisserait une trop grande marge de manœuvre aux cantons. Sa formulation n’est en effet pas contraignante et ne touche en rien à la répartition des compétences. 
</p><p>Avec un tel contreprojet, il serait de ce fait plus difficile et plus incertain d’atteindre les objectifs visés par l’initiative, à savoir&nbsp;: encourager la formation musicale des jeunes. En effet, les cantons pourraient alors décider eux-mêmes ce qu’ils entendent concrètement par l’encouragement de la formation musicale des jeunes.
</p><p>L’USS soutient cette initiative et espère que c’est cette voie qui sera finalement suivie par l’Assemblée fédérale, puis par le peuple et les cantons qui devraient se prononcer en 2012.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-374</guid><pubDate></pubDate><title>Un signal fort en faveur des salaires minimums, de la justice redistributive et de l’égalité hommes-femmes </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-signal-fort-en-faveur-des-salaires-minimums-de-la-justice-redistributive-et-de-l-egalite-hommes-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier et aujourd’hui dans plus de 50 localités du pays à l’occasion du 1er Mai, le seul jour férié célébré simultanément dans le monde entier, pour demander des salaires minimums et plus de justice redistributive, exiger aussi des assurances sociales fortes, la concrétisation de l’égalité entre femmes et hommes et un monde plus solidaire. L’USS avait placé le 1er Mai 2011 sous le slogan <a name="_Hlt291936657"></a>«&nbsp;Halte au dumping&nbsp;! Des salaires minimums maintenant&nbsp;!&nbsp;». Dans de nombreuses localités, des signatures ont également été récoltés à l’appui de l’initiative populaire de l’USS pour des salaires minimums. En l’espace de trois mois,&nbsp;plus de 66’000 personnes l’ont déjà signée. Les manifestants ont presque partout fustigé le creusement des inégalités entre une élite qui se targue de manière éhontée d’empocher des revenus et d’accumuler des fortunes exceptionnellement élevés et les gens ordinaires dont les salaires subissent des pressions toujours plus fortes.&nbsp; 
</p><p>Partout, la bataille a été déclarée ouverte contre ces disparités sociales en forte augmentation. A St-Gall, Paul Rechsteiner, le président de l’USS, a évoqué un remède&nbsp;: «&nbsp;Nous demandons des hausses générales des salaires réels et la compensation automatique du renchérissement pour tout le monde, cette conquête sociale peu spectaculaire mais importante aux yeux de la population. Et cela, en lieu et place des bonus, des primes et des excès d’un tout petit nombre. Et il nous faut enfin des salaires minimums, de bonnes conventions collectives de travail et un minimum légal pour les branches qui ne possèdent pas de conventions collectives. Vingt-deux francs par heure ou 4000 francs par mois sont le minimum.&nbsp;» 
</p><p>La politique fiscale antisociale, qui aggrave les écarts de revenus, a été dénoncée par tous les orateurs. Exemple, Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, qui s’exprimait à Thalwil&nbsp;: «&nbsp;Les nombreux cadeaux fiscaux accordés par la Confédération et les cantons aux hauts revenus et aux nantis coûtent des milliards de francs. Et ce sont les familles qui doivent compter chaque franc qui passent à la caisse. Ces familles paient des taxes plus élevés, des impôts indirects plus élevés, des primes d’assurance-maladie plus élevées. Une famille de la classe moyenne de quatre personnes a aujourd’hui moins d’argent pour vivre qu’il y a dix ans, bien que la croissance économique ait enregistré une hausse de 15 pour cent durant cette même période.&nbsp;»
</p><p>Outre la nécessité de disposer d’assurances sociales fortes, et en particulier d’améliorer l’AVS, les orateurs ont abordé un autre thème, le démantèlement de l’Etat. Alain Carrupt, coprésident de Syndicom et membre du comité présidentiel de l’USS, s’exprimait à Zurich&nbsp;: «&nbsp;Les libéralisations et les privatisations sont le carburant du moteur d’une répartition inéquitable. C’est la raison pour laquelle nous combattrons avec succès les prochaines privatisations et libéralisations.&nbsp;»&nbsp;&nbsp; 
</p><p>En bonne place parmi les revendications, l’égalité entre femmes et hommes. Un grand nombre d’orateurs et d’oratrices ont stigmatisé le fait que l’écart entre les salaires masculins et féminins avait recommencé à s’élargir ces derniers temps. Les syndicats, associés à de nombreuses organisations, entendent dénoncer ce scandale à l’occasion d’une campagne de grande ampleur. Le 14 juin, ils mèneront des actions sur ce thème dans toute la Suisse. Il est également prévu d’organiser des débrayages symboliques. La vice-présidente de l’USS Vania Alleva a pris la parole à Uster&nbsp;: «&nbsp;Nos revendications sont claires. Des salaires féminins plus élevés, enfin le même salaire pour un travail de valeur égale, et des conditions de travail compatibles avec la vie de famille. Le 14 juin n’est cependant pas une journée réservée aux femmes. Nous avons besoin de tout le monde – femmes et hommes – pour avancer sur le chemin de l’égalité.&nbsp;»
</p><p>L’USS condamne fermement le Black Blo<a name="_Hlt292017523"></a>c qui, à Zurich, a essayé – heureusement sans succès – d’empêcher la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, de prendre la parole. Le 1er Mai n’est pas fait pour empêcher le débat mais pour avancer des arguments porteurs d’avenir.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-32</guid><pubDate></pubDate><title>« Et pourquoi pas 30 % de fonds propres »</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/et-pourquoi-pas-30-de-fonds-propres</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaisseur réputé de la régulation des banques, le professeur Martin Hellwig de l’Institut Max Planck de Bonn, prenant la parole dans le débat sur la problématique du «&nbsp;trop grand pour être mis en faillite&nbsp;», ou «&nbsp;too big to fail&nbsp;», se demande&nbsp;: «&nbsp;Et pourquoi pas 30&nbsp;% de fonds propres obligatoires non pondérés&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;. Cela représenterait 30 centimes de fonds propres par franc inscrit au bilan, alors que, de son côté, le Conseil fédéral ne propose qu’environ 3 centimes…
</p><p>Martin Hellwig pense ainsi à dix fois plus de fonds propres obligatoires et prévoit même des conditions plus strictes que le gouvernement suisse dans son projet de régulation des grandes banques. La procédure de consultation à ce sujet durera encore jusqu’au 23 mars et il est d’ores et déjà clair que les grandes banques ne prendront pas de gants pour faire pression afin que les exigences en matière de fonds propres soient inférieures. Et le camp bourgeois leur offrira son soutien. 
</p><p>Martin Hellwig estime que la détention de suffisamment de fonds propres est centrale pour éviter à l’avenir de nouvelles crises financières. Il se déclare très sceptique au sujet des modèles de risque, car ils ont offert aux banques des possibilités de manipulations. Il réfute également l’argument couramment opposé, selon lequel les fonds propres seraient chers. Si une banque possède plus de fonds propres, elle gagne en sécurité. Elle doit donc moins payer d’intérêts sur les capitaux étrangers, ce qui lui épargne des coûts. 
</p><p>La menace de délocalisation brandie par l’UBS en cas de régulation plus stricte des banques, laisse Martin Hellwig imperturbable. Il ne peut pas s’imaginer que toute la banque quitte la Suisse. Il y a en effet trop de raisons pour elle de rester sur le site actuel, dont, entre autre, la stabilité politique, la renommée et le savoir-faire à disposition. 
</p><p>Longtemps avant la crise financière qui menaçait toutes les économies il y a trois ans, Martin Hellwig signalait déjà les graves lacunes des régulations des banques, notamment les modèles de risque selon Bâle II. Ces modèles sous-estimaient en effet les risques et ils furent &nbsp;une incitation pour les banques à «&nbsp;externaliser&nbsp;» les risques de leurs bilans, par exemple dans le secteur peu régulé des assurances, comme ce fut le cas avec AIG.
</p><p>&nbsp;</p><p>Martin Hellwig a présenté son exposé à l’Université de Berne, le 17 mars 20101, dans le cadre d’une soirée organisée par l’USS. Les transparents de son exposé intitulé «&nbsp;Bankenregulierung nach der Krise&nbsp;: Reichen die Reformen aus&nbsp;?&nbsp;» (non traduit) peuvent être téléchargés sur le site allemand de l’USS&nbsp;: www.sgb.ch.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-373</guid><pubDate></pubDate><title>Les cantons de Suisse alémanique doivent rapidement édicter des salaires minimums </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cantons-de-suisse-alemanique-doivent-rapidement-edicter-des-salaires-minimums</link><description>L’USS s’inquiète de l’ampleur que prend la sous-enchère salariale</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le dernier rapport sur l’application des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes donne une image inquiétante de la réalité. Le nombre des infractions en matière de salaires a augmenté. Dans des cantons comme ceux d’Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures ou Bâle-Campagne, un quart à un tiers des employeurs versent des salaires trop bas. Vu ces cas de sous-enchère salariale, on ne comprend pas pourquoi pas un seul canton de Suisse alémanique n’a introduit à ce jour de salaires minimums sur son territoire pour protéger les travailleurs et travailleuses concernés. La loi dit en effet clairement qu’en cas de sous-enchère salariale, des salaires minimums doivent être édictés. 
</p><p>Les salaires minimums représentent aussi un puissant instrument pour contrôler le marché de l’emploi. De fait, s’il est garanti que les employeurs doivent verser le même salaire à leurs employé(e)s étrangers qu’aux indigènes, seule la main-d’œuvre étrangère manquant en Suisse sera engagée. Ainsi, les travailleurs et travailleuses indigènes ne se font pas évincés. 
</p><p>La branche du travail temporaire connaît toujours des problèmes très importants. 41&nbsp;% des agences de travail temporaire versent des salaires trop bas (selon les contrôles effectués dans le cadre des conventions collectives de travail, CCT). La CCT de cette branche doit donc être rapidement appliquée dans toute la Suisse. Et les cantons doivent retirer leur autorisation d’exploiter aux agences de travail temporaire coupables de sous-enchère salariale. C’est la loi qui l’exige&nbsp;!
</p><p>Dans les branches couvertes par une CCT étendue (p. ex. la construction), la sous-enchère salariale peut être combattue à l’aide d’amendes, ce qui est une bonne chose. Mais de nombreux employeurs essaient de tourner les dispositions sur les salaires en recourant à de pseudo-indépendant(e)s. La tendance est ici à la hausse. C’est pourquoi une base légale est urgente afin que l’on puisse combattre efficacement ce phénomène des pseudo-indépendant(e)s. 
</p><p>De nombreux cas de sous-enchère salariale ont été découverts grâce aux contrôles effectués dans la branche du nettoyage. Celle-ci n’étant que partiellement protégée au moyen de salaires minimums, il faut que les salaires minimums conventionnels (de la CCT) s’y appliquent partout, y&nbsp; compris dans les petites entreprises de Suisse alémanique.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-38</guid><pubDate></pubDate><title>La barre des 40 000 signatures déjà franchie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-barre-des-40-000-signatures-deja-franchie</link><description>La récolte des signatures pour l’initiative des syndicats sur les salaires minimums marche comme sur des roulettes. Deux mois tout juste après son  lancement, plus de 40 000 personnes ont déjà signé cette initiative. Un succès qui n’étonne pas étant donné la pression sur les salaires, voire la sous-enchère constatée dans des cas extrêmes, qui règne actuellement. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Tout récemment, à Marbach dans le canton de Saint-Gall, un des cas les plus crasses de sous-enchère salariale a été découvert. Chicorée Suisse cherche dans cette région des collaborateurs et collaboratrices devant travailler 50 heures par semaine debout pour un salaire de 12,50 francs de l’heure&nbsp;;&nbsp; soit un salaire de misère net de moins de 2000 francs par mois. Ce qui rend cette exploitation d’êtres humains encore plus grave, c’est qu’elle figure dans la bourse des emplois de l’office régional de placement…
</p><p>Plutôt que de faire de la publicité à un dumping de cet acabit, les autorités devraient s’y attaquer concrètement. Avec l’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) sur les salaires minimums, pareils agissements ne seraient plus tolérés. Elle demande en effet que plus personne en Suisse ne gagne moins de 22 francs de l’heure, c’est-à-dire 4000 francs par mois. Environ 400&nbsp;000 personnes profiteraient de ce salaire minimum, une majorité de femmes, car elles sont particulièrement victimes de discriminations salariales.
</p><p>Mais les personnes «&nbsp;rétribuées&nbsp;» avec la plus grande parcimonie ne sont pas les seules à pâtir de la pression qui s’exerce sur les salaires. Cette dernière touche aussi les salarié(e)s ordinaires. De fait, toujours plus d’entreprises externalisent certaines activités à des entreprises qui rémunèrent moins bien leur personnel que ce n’était le cas avant l’externalisation. Ou alors, elles occupent du personnel temporaire bon marché. En outre, les hausses de salaire accordées ne sont pas à la hauteur de ce qui serait justifié. Tout cela pèse sur les paies des employé(e)s «&nbsp;normaux&nbsp;». 
</p><p>Pour que tous les salaires soient protégés, l’initiative de l’USS demande, en plus d’un salaire minimum légal, que l’on encourage l’inscription dans les conventions collectives de travail de salaires minimums. Ceux-ci garantissent en effet que les personnes concernées touchent les salaires usuels dans leur profession ou branche.
</p><p>Ces deux buts de l’initiative sont largement acceptés dans la population, comme cela apparaît lors des récoltes de signatures. Les journées d’actions de fin mars/début avril ont donc été logiquement fructueuses. Des milliers de signatures ont été récoltées si bien que l’initiative a, en peu de temps, déjà franchi la barre des 40&nbsp;000 signatures.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-372</guid><pubDate></pubDate><title>Une estimation plus réaliste des finances de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-estimation-plus-realiste-des-finances-de-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Enfin, ils ont pigé&nbsp;! Au lieu de peindre le diable sur la muraille en prédisant, sur la base d’hypothèses super-pessimistes, l’effondrement de l’AVS, le Département fédéral de l’intérieur (DFI) présente désormais une estimation crédible de la situation financière de l’AVS.
</p><p>Ce faisant, il se rapproche des scénarios financiers mis au point par l’Union syndicale suisse (USS) pour l’AVS. Par le passé, ces derniers se sont révélés beaucoup plus justes que les sombres prophéties de la Confédération. Selon les prévisions récemment publiées par l’USS, l’AVS peut être financée sans hausse de cotisation jusqu’en 2025, même en cas de nouvelle prolongation de l’espérance de vie et sans qu’il faille en réduire les prestations d’une manière ou d’une autre.
</p><p>Bien que le DFI considère maintenant que les finances de cette assurance sont stables, il est à craindre qu’il ne reste prisonnier de l’ancienne logique. Des relèvements de l’âge de la retraite et des baisses des rentes restent en effet à l’ordre du jour politique, nuisant au dialogue sur cette question.
</p><p>Or, c’est plutôt une amélioration des rentes AVS qui est urgente aujourd’hui. Celles-ci visent actuellement à remplacer 60&nbsp;% du dernier revenu. Tant pour les bas que pour les moyens revenus, cela ne suffit en aucune manière. C’est pour cela que l’USS a lancé son projet «&nbsp;AVSplus&nbsp;», un projet qui demande que les rentes AVS soient relevées en fonction du dernier revenu touché. 
</p><p>De plus, il faut éponger une bonne fois la dette de l’AI auprès de l’AVS. Grâce aux excédents de recettes qu’elle a dégagés, la Confédération dispose, sur son compte de compensation, des 15 milliards de francs nécessaires pour ce faire. On garantirait ainsi qu’une fois que le financement additionnel aura pris fin (2018), l’AI n’aura pas à supporter en plus la charge de plusieurs centaines de millions de francs que représentent les intérêts de la dette.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-33</guid><pubDate></pubDate><title>Pas question de revenir à la guerre froide contre les femmes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pas-question-de-revenir-a-la-guerre-froide-contre-les-femmes</link><description>Le conseiller national Peter Föhn fait souffler une bise glaciale sur la politique suisse. Concernant l’interruption de grossesse, il veut revenir à l’époque de la guerre froide contre les femmes. Une pareille volonté de régresser montre que les femmes doivent faire passer un message clair le 14 juin prochain, lors de la journée nationale d’action et de grève. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 juin 2002, le peuple suisse acceptait par 72&nbsp;% de «&nbsp;oui&nbsp;» la solution dite des délais. Grâce à la lutte menée durant des années par les femmes, l’interruption de grossesse était enfin décriminalisée. L’obligation, pour l’assurance-maladie, de prendre en charge les frais entraînés par les avortements constituait l’un des éléments du projet soumis au vote. La loi est entrée en vigueur le 1er octobre 2002. 
</p><p>Ce verdict du peuple fut très difficile à digérer pour les défenseurs de la vieille morale hypocrite dans ce domaine. Après avoir laissé passer un certain temps, ils s’attelèrent à leur travail de sabotage. Pas frontalement, mais avec subtilité et sous de nouveaux «&nbsp;atours&nbsp;». Un de leur héraut est le conseiller national UDC Peter Föhn. Peter Föhn ne veut pas que les avortements soient à nouveau interdits, mais entend les exclure du catalogue des prestations obligatoires de l’assurance-maladie de base. Selon lui, une interruption de grossesse ne serait remboursée par l’assurance qu’en cas de viol ou lorsque la vie de la mère est en danger. La motion de Monsieur Föhn passera le 12 avril prochain devant le Conseil national, lors de sa session spéciale. 
</p><p>Peter Föhn justifie et vend sa proposition comme une contribution à la baisse des coûts de la santé. Mais qu’adviendrait-il si la guerre froide contre les femmes s’imposait grâce à son idée&nbsp;? Celles d’entre elles dont les revenus sont modestes devraient – comme par le passé – se débrouiller toutes seules ou recourir à des non-professionnel(le)s. Ce serait quand même incroyable qu’en plein 21e siècle, des femmes soient à nouveau contraintes de vivre des situations à ce point indignes&nbsp;!
</p><p>Peter Föhn est cependant tout sauf isolé dans son combat. L’an dernier, on a en effet assisté au lancement d’une initiative populaire fédérale qui demande que les interruptions de grossesse soient retirées de l’assurance-maladie obligatoire&nbsp;; cela, en avançant le même argument des coûts. La récolte des signatures prendra fin le 26 juillet 2011. 
</p><p>Pour parer à ce risque d’un retour à une époque supposée révolue, une seule réponse&nbsp;: le 14 juin prochain, les femmes doivent faire passer un message clair en faveur de l’égalité des sexes et d’une société marquée au sceau de l’égalité entre femmes et hommes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-371</guid><pubDate></pubDate><title>Contre l’austérité, la sous-enchère salariale et la remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/contre-l-austerite-la-sous-enchere-salariale-et-la-remise-en-cause-des-droits-des-travailleurs-et-travailleuses</link><description>Congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES)</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un bon millier de délégué(e)s de 83 confédérations syndicales provenant de 36 pays européens participeront, du 16 au 19 mai 2011 à Athènes, au 12e congrès ordinaire de la CES, sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Se mobiliser pour l’Europe sociale&nbsp;».
</p><p>Le congrès veut ouvrir de nouvelles voies socialement valables pour sortir de la crise. Il s’opposera énergiquement au «&nbsp;pacte euro-plus&nbsp;» qui impose des programmes d’austérité radicale dont l’effet sera de prolonger la crise aux seuls dépens des couches sociales inférieures. À l’aide d’un plan d’investissement, financé notamment par les fonds structurels européens, il s’agit de relancer la croissance dans les États endettés, la Banque centrale européenne étant également appelée à y contribuer en mettant à disposition des liquidités à faible taux d’intérêt. 
</p><p>Autre point important de ce congrès&nbsp;: la remise en cause croissante des droits syndicaux. De fait, les autorités européennes vont pouvoir restreindre le droit à des négociations autonomes, ce que les syndicats de la CES ne sauraient accepter. Comme ils n’acceptent pas non plus que leur lutte contre la sous-enchère salariale soit toujours plus contrecarrée au nom des libertés économiques.
</p><p>Cette thématique est celle que développera la délégation de l’USS à Athènes emmené par son président Paul Rechsteiner. Elle proposera une campagne «&nbsp;Pour une Europe sans dumping salarial et social&nbsp;», dont l’élément central est le lancement, au printemps 2012, d’une initiative citoyenne européenne (ICE). Selon cette ICE, les autorités européennes devront prendre des dispositions pour que les droits sociaux fondamentaux passent avant les libertés du marché intérieur et afin que le principe d’un même salaire pour un travail de valeur égale (principe du lieu d’emploi) s’applique dans toute l’Union européenne. Quant à la proposition des syndicats espagnols&nbsp;: une grève générale européenne, elle suscitera sans nul doute un débat animé. 
</p><p>La délégation de l’USS au congrès de la CES se compose de Paul Rechsteiner (président de l’USS), Vasco Pedrina (représentant de l’USS au comité exécutif de la CES), Andreas Rieger, coprésident d’Unia et Barbara Spalinger, vice-président du SEV (Syndicat du personnel des transports). Pour de plus amples informations sur ce congrès, son déroulement et ses décisions&nbsp;: <a href="http://www.etuc.org/r/1672">http://www.etuc.org/r/1672</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-34</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut mieux protéger les personnes qui se défendent</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-faut-mieux-proteger-les-personnes-qui-se-defendent</link><description>Le harcèlement sexuel au travail est un phénomène malheureusement fréquent. Mais les plaintes déposées contre lui sont rares. La conseillère nationale Franziska Teuscher veut que cela change et propose une procédure à deux volets.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa session spéciale qui débutera le 11 avril, le Conseil national a la possibilité d’adopter des mesures destinées à la lutte contre le harcèlement sexuel au travail. En effet, il devra débattre d’une initiative parlementaire qui demande, d’une part, que «&nbsp;chaque employeur désigne un service ou une personne de confiance, interne ou externe, à qui s’adresser en cas de harcèlement sexuel&nbsp;» et, de l’autre, que «&nbsp;l’allègement du fardeau de la preuve s’applique aussi à l’infraction constituée par le harcèlement sexuel&nbsp;». 
</p><p>La première mesure, un service ou une personne à qui s’adresser, est conçue pour les cas où la personne harcelée restera probablement dans l’entreprise après être intervenue auprès de ce service ou de cette personne, autrement dit&nbsp;: que le climat dans l’entreprise pourra changer. Quant à l’allègement du fardeau de la preuve, l’initiative parlementaire se réfère à l’article 6 de la loi sur l’égalité. Ainsi, lorsqu’une action serait intentée, il y aurait suspicion de harcèlement si la victime rendait ce dernier crédible, la personne dénoncée devant alors prouver que c’est faux. 
</p><p>Les principales bénéficiaires de cette deuxième mesure seraient avant tout des femmes qui portent des affaires de harcèlement devant la justice. Dans la plupart des cas, elles ne travaillent plus dans l’entreprise concernée. C’est ce qui ressort du rapport d’évaluation de la loi sur l’égalité. Une femme sur trois et un homme sur dix est victime de harcèlement sexuel au moins une fois durant sa vie professionnelle. Cela, alors que la loi sur l’égalité s’applique depuis 1996. Or, ces infractions sont malgré tout rarement dénoncées devant les tribunaux, la peur de perdre son emploi étant déterminante ici.
</p><p>Par conséquent, ces propositions profiteront autant aux personnes qui veulent corriger immédiatement un préjudice subi qu’à celles qui portent plainte et quittent donc leur entreprise. Dans ces deux cas, il est important et juste que la victime soit soutenue.. 
</p><p>Mais nous tirons un autre enseignement encore de ces faits. Il faut un vent nouveau pour relancer l’égalité et améliorer la situation de la femme. C’est pourquoi, le 14 juin a été décrété journée nationale d’action et de grève, à l’enseigne de&nbsp;: FEMMES EN MOUVEMENT. L’ÉGALITÉ ABSOLUMENT&nbsp;! (<a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a>).&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-369</guid><pubDate></pubDate><title>Un démantèlement de l’AI en lieu et place d’un assainissement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-de-l-ai-en-lieu-et-place-d-un-assainissement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>À la légère et par trop hâtivement, le Conseil fédéral a présenté son projet de démantèlement de l’AI. Malgré les nombreuses critiques émises durant la procédure de consultation au sujet de cette révision, non seulement il ne s’en est pas tenu à ses propositions de démantèlement, mais va maintenant jusqu’à les renforcer en prévoyant même de baisser toutes les rentes AI courantes. 
</p><p>Pareil procédé violerait un principe de politique sociale qui avait toujours été appliqué jusqu’à ce jour. Déjà modestes, plus de 50&nbsp;000 rentes AI diminueraient d’environ 20&nbsp;%. De plus, le gouvernement veut baisser radicalement les rentes pour enfant, tant celles de l’AI que celles de l’AVS. L’étroit corset du frein à l’endettement désormais proposé pour l’AI priverait en outre la totalité des rentes AI de la compensation automatique du renchérissement.
</p><p>Cette révision est un piège à pauvreté. Pour s’en sortir, les personnes qu’elle touchera dépendront fortement des prestations complémentaires et de l’aide sociale. Ces dernières seront par conséquent confrontées à d’énormes charges et les cantons seront les dindons de la farce. 
</p><p>L’AI est sur la voie de la stabilité financière. Les économies draconiennes réalisées avec les révisions 5 et 6a déploient leurs effets comme le montre l’importante baisse du nombre de nouveaux rentiers et de nouvelles rentières. Le financement additionnel de l’AI apporte en outre des recettes supplémentaires, si bien qu’en ce qui concerne les dépenses, aucune nouvelle mesure ne s’impose. La révision 6b de l’AI est superflue. L’Union syndicale suisse (USS) exige le retrait de ce projet. 
</p><p>Les rentiers et rentières AI ne peuvent pas être rendus responsables des problèmes financiers de cette assurance. Or, on les fait passer à la caisse alors que la Confédération, grâce aux copieux excédents qu’elle a enregistrés, aurait pu éponger depuis vieux les dettes de l’AI.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-36</guid><pubDate></pubDate><title>Halte au dumping ! Des salaires minimums, maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/halte-au-dumping-des-salaires-minimums-maintenant</link><description>Appel du 1er Mai de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme si de rien n’était, les capitaines d’industrie et les managers de haut vol empochent à nouveau des millions de bonus. Technocrates complices et politiciens inféodés veillent à ce qu’ils puissent se servir en toute tranquillité.
</p><p>Le résultat&nbsp;? Jamais les riches n’auront été aussi riches. Jamais le fossé entre l’élite et la population laborieuse n’aura été aussi profond.
</p><p>En même temps, les salaires des gens ordinaires sont mis sous pression. Toujours plus d’activités sont externalisées vers des entreprises bon marché. Le chômage reste élevé. Le nombre des emplois temporaires croît massivement. Les salaires des femmes sont à la traîne derrière ceux des hommes. D’un autre côté, les loyers ne cessent d’augmenter, de même que les taxes. Qui plus est, les offensives dirigées contre les assurances sociales se suivent en rangs serrés. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) combat cette politique des nantis. Elle veut des emplois sûrs, des rentes et des salaires décents. Et un État qui soit performant, en mesure de compenser les inégalités sociales.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>En lieu et place de bonus, nous avons besoin de hausses de salaire pour tout le monde. Les salarié(e)s doivent être protégés au moyen de salaires minimums. C’est d’ailleurs dans ce but que l’USS a lancé une initiative populaire. Pour près de 400&nbsp;000 salarié(e)s, le salaire minimum légal qu’elle demande - 22 francs de l’heure ou 4000 par mois - sera un apport précieux. Mais les effets de l’initiative iront bien au-delà de la protection contre la sous-enchère salariale et la lutte contre la répartition inéquitable des revenus. Les femmes en particulier, toujours et encore discriminées à cet égard, en profiteront aussi. Le 14 juin, journée nationale d’action et de grève, nous nous opposerons à cette discrimination salariale et relanceront ainsi l’égalité entre femmes et hommes.</li><li>Nous n’accepterons jamais que l’on démolisse la Suisse en matière d’AVS, d’AI, d’assurance-chômage et accidents. Nous n’accepterons jamais qu’en Suisse, les personnes socialement défavorisées soient à nouveau contraintes de mendier. Avec notre projet AVSplus, nous voulons combler les manques financiers dont souffrent les bas et moyens revenus une fois à la retraite. Les aîné(e)s doivent pouvoir vivre dans la dignité&nbsp;!</li><li>Il faut, une fois pour toutes, en finir avec les cadeaux fiscaux offerts aux riches, des cadeaux qui se traduisent, pour les gens ordinaires, par des hausses de taxes et une régression sociale à grande échelle. Les successions importantes doivent être imposées. L’assurance-maladie doit reposer sur un financement plus juste et la construction de logements d’utilité publique doit être encouragée.</li></ul><p>Nous voulons la liberté, l’égalité et la solidarité pour tous et toutes, dans le monde entier. C’est pourquoi, ce 1er Mai 2011, nous espérons, avec les syndicats d’Afrique du Nord, que le soulèvement des peuples de cette région les conduise à un avenir plus juste.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-368</guid><pubDate></pubDate><title>Non à 24 heures de travail sur 24 imposées dans la vente, aussi dans les échoppes des stations-service !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/non-a-24-heures-de-travail-sur-24-imposees-dans-la-vente-aussi-dans-les-echoppes-des-stations-service</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia rejettent énergiquement l’initiative parlementaire Lüscher qui veut que les échoppes (shops) des stations-service situées le long des autoroutes et des grands axes routiers puissent rester ouvertes tous les dimanches et toute la nuit. Les partisans d’une flexibilisation totale du monde du travail veulent continuer à couper une nouvelle tranche de salami dans la protection des salarié(e)s contre le travail nocturne et dominical.
</p><p>Membre du comité directeur d’Unia et vice-présidente de l’USS, Vania Alleva critique les visées libéralisatrices des employeurs. Elle estime que l’initiative Lüscher constitue une offensive inacceptable contre le droit du travail et une liberté importante pour les salarié(e)s, à savoir&nbsp;: celle de ne pas devoir être disponible 24 heures sur 24. Les conséquences de cette initiative seraient en effet funestes&nbsp;: le travail nocturne et dominical entraîne plus de stress et nuit à la santé. Il augmente les risques de cancer, les problèmes cardiaques et les troubles cardio-vasculaires ainsi que de la digestion et du sommeil. En outre, de nombreuses mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s) travaillent dans la vente. Pour elles, travailler de nuit et le dimanche est particulièrement difficile, car elles ne trouvent alors pas de solution de garde pour leur(s) enfant(s). Souvent aussi, le dimanche est le seul jour où les mères de familles monoparentales et les enfants ont congé en même temps. Et, finalement, le travail de nuit dans les échoppes de stations-service est dangereux, les braquages étant très fréquents à ces heures. 
</p><p>De fait, cette initiative ouvre la voie à une déréglementation générale des horaires de travail. Si les échoppes des stations-service situées le long des grands axes urbains et dans les agglomérations peuvent ouvrir plus longtemps, d’autres commerces devront les suivre pour rester concurrentiels. De plus, des salarié(e)s d’autres branches (nettoyage, livraisons, sécurité, informatique, etc.) devraient aussi travailler plus souvent la nuit et le dimanche pour garantir le bon fonctionnement des échoppes de stations-service. La prochaine étape vers une déréglementation totale des heures d’ouverture des commerces et des horaires de travail est déjà en préparation&nbsp;: le Conseil national vient d’accepter la motion Hutter qui veut que les cantons puissent fixer eux-mêmes les horaires de travail. Si les États acceptent aussi cette motion, l’interdiction de travailler la nuit et le dimanche se trouvera vidée d’un seul coup de toute sa substance. 
</p><p>Pour l’USS et Unia, il est clair que la santé, la sécurité, la vie sociale et familiale des salarié(e)s ne peuvent pas être sacrifiées sur l’autel des intérêts des propriétaires d’échoppes de stations-service. En outre, il est manifeste qu’aucun besoin avéré des consommateurs et consommatrices ne justifie l’ouverture prolongée des commerces. Ces dernières années, la population a rejeté neuf fois sur dix dans les urnes des projets de libéralisation similaires.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-37</guid><pubDate></pubDate><title>Souvenirs de demain</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/souvenirs-de-demain</link><description>1er Mai 2011</description><content:encoded><![CDATA[<p>Hubert Schaller* (trad. D. Süri)
</p><p>Les autoroutes furent construites.
</p><p>Les minarets sont interdits.
</p><p>Les journaux sont remplis :
</p><p>le nouveau scandale bancaire,
</p><p>le nouveau film alimentaire,
</p><p>le nouveau président,
</p><p>le progrès annoncé tous les jours
</p><p>en boucle.
</p><p>&nbsp;</p><p>Les vieux mensonges alimentent toujours les questionneurs.
</p><p>Les politiciens jonglent avec les pour cents électoraux.
</p><p>Les accidents nucléaires sont enregistrés très exactement.
</p><p>La météo tient ce qu’elle promet.
</p><p>&nbsp;</p><p>Les syndicats marchandent des pour-cent de salaires.
</p><p>Les opposants à la mondialisation finissent en prison.
</p><p>Le pape se rend à Hollywood.
</p><p>Les requérants d’asile sont renvoyés chez eux.
</p><p>L’opposition fait de la tactique avec l’adversaire.
</p><p>&nbsp;</p><p>Qu’attendons-nous encore,
</p><p>là où la multiplication miraculeuse des bonus s’invite à table,
</p><p>là où le patriotisme de l’Albisgüetli prospère,
</p><p>et que l’ennui suinte à la commissure des lèvres,
</p><p>là où le bonheur familial goutte comme du miel de la boîte à images
</p><p>et que les petits riches sont solidaires des grands riches.
</p><p>&nbsp;</p><p>Qui donc parle sans cesse d’insatisfaits,
</p><p>là où tous se rendent en pèlerinage aux urnes les joues empourprées d’optimisme
</p><p>et affirment imperturbablement 
</p><p>que nous sommes un peuple de Dieu extra-européen.
</p><p>Qui donc se porte mieux que nous,
</p><p>qui, patiemment et avec application, accroissons le bien-être
</p><p>et érigeons des murs contre le regard des envieux.
</p><p>&nbsp;</p><p>Et lorsqu’une nouvelle crise économique éclate
</p><p>et lorsque l’avant-dernier travailleur est licencié
</p><p>et qu’il ne reste pas pierre sur pierre,
</p><p>infrangibles et fermes
</p><p>nous sentons sous nos pied
</p><p>la roche inébranlable
</p><p>de la haute finance.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;Hubert Schaller, né en 1955, professeur de gymnase et poète, vit à Alterswil (FR). En 1984, le prix de littérature du canton de Fribourg lui a été décerné. Publications : Trommelfellschläge (poésies, 1985)&nbsp;; Drùm (poésies, 2005). Publie régulièrement des chroniques et essais dans différents journaux et revues.
</p><p>(Traduction D. Süri) 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-367</guid><pubDate></pubDate><title>Examen d’une initiative citoyenne européenne pour une Europe sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/examen-d-une-initiative-citoyenne-europeenne-pour-une-europe-sociale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) en cours (16/19 mai) à Athènes débat sur les graves conséquences des programmes d’austérité pour les salarié(e)s et sur la stratégie syndicale qui permettra de retrouver la voie menant à une Europe sociale. Dans ce contexte, le congrès s’est penché sur la proposition commune de l’Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse demandant le lancement d’une initiative citoyenne européenne (ICE) intitulée&nbsp;: «&nbsp;Pour une Europe sociale sans dumping salarial – Priorité aux droits sociaux fondamentaux par rapport aux libertés économiques&nbsp;». Tout en acceptant l’idée d’une telle campagne pour l’Europe sociale, le congrès a renvoyé pour examen ultérieur une décision sur le lancement d’une ICE. La principale raison réside dans le fait que, dans un certain nombre de pays comme la France et la Belgique, la récolte de signatures ne fait pas partie de la tradition syndicale et que dans d’autres, elle est soumise à des restrictions excessives. 
</p><p>Les syndicats suisses poursuivront leur travail de persuasion au sein de la CES, car ils restent convaincus qu’une ICE permettrait de réaliser un large travail de sensibilisation et de pression politique susceptible de provoquer le changement de cap nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-39</guid><pubDate></pubDate><title>La sortie du nucléaire doit être pilotée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-sortie-du-nucleaire-doit-etre-pilotee</link><description>Fukushima montre que, dans des cas extrêmes, la technologie nucléaire n’est pas maîtrisable. C’est pourquoi une sortie du nucléaire s’impose. Elle nécessitera que l’approvisionnement en électricité fasse l’objet d’un contrôle démocratique public. Il faut donc arrêter d’expérimenter des libéralisations et autres privatisations.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus de trois semaines, les travailleurs et travailleuses, les ingénieur(e)s et les sapeurs-pompiers et sapeuses-pompières essaient vainement d’endiguer la catastrophe de Fukushima. Les contremesures sans cesse improvisées depuis le premier jour montrent que personne ne maîtrise plus rien. La technologie nucléaire est si complexe et dangereuse que dans des cas extrêmes, les scénarios imaginés échouent et que les spécialistes apparaissent désespérément impuissants. Désormais, il est clair que le cœur des réacteurs japonais est en train de fondre, c’est-à-dire que l’on devrait passer à une nouvelle étape, celle d’un accident maximal théorique. Depuis plusieurs jours, l’être humain et son environnement sur plus de 40 kilomètres autour de la centrale subissent des radiations d’un niveau mortel, alors que la contamination de l’océan Pacifique par de l’iode radioactif s’étend aussi. L’eau servant à refroidir les réacteurs qui s’écoule dans l’océan représente une dose d’irradiation de 1000 millisieverts par heure, c’est-à-dire des milliers de fois la dose annuelle admise. De quoi frapper mortellement du «&nbsp;syndrome d’irradiation aiguë&nbsp;» les individus qui lui sont exposés. 
</p><p>Cette situation apocalyptique montre la face grimaçante d’une technologie nucléaire qui tient l’être humain dans le plus pur mépris. Tout cela fait en effet clairement apparaître en quoi elle s’avère irresponsable. Aujourd’hui, avec un œil sur les futures élections fédérales, des partis de droite – jusque-là généreusement financés par le lobby atomique&nbsp;! – prônent également la sortie du nucléaire. Mais les professions de foi à bon marché ne suffisent plus. Il faut, une fois pour toutes, appliquer une politique contraignante.
</p><h3>Les piliers de la sortie du nucléaire</h3><p>La politique énergétique défendue par les syndicats demandait avant tout, ces dernières années, un approvisionnement public et sûr en électricité, à des prix stables. Nous sommes parvenus à contrer la libéralisation de ce marché et, parallèlement, avons soutenu et développé des conceptions prévoyant un approvisionnement durable. On y voit que la sortie du nucléaire est possible si l’on se donne des objectifs politiques clairs. De plus, un tel changement de cap créera plus d’emplois, des emplois plus sûrs et plus innovants qu’avec la voie erronée suivie jusqu’à ce jour. Les principaux axes à cet effet sont&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Il faut, en premier lieu, exploiter entièrement le potentiel d’efficience énergétique. selon les principes de la société à 2000 watts. En matière d’isolation des bâtiments, des économies de 50 à 80&nbsp;% sont possibles&nbsp;; elles sont de 70&nbsp;% pour les moteurs et les appareils. Mais la liberté de choix, qui a toujours eu cours, n’est plus de mise. Des exigences et des interdictions s’imposent désormais, par exemple contre les innombrables et inutiles mises en veille d’appareils.</li><li>L’avenir appartient aux nouvelles énergies renouvelables. L’énergie éolienne est déjà concurrentielle, mais provient principalement de la Mer du Nord où les conditions sont idéales. Dans quelques années, l’énergie solaire sera globalement rentable, et pas seulement pour la production d’eau chaude comme c’est déjà le cas aujourd’hui.</li><li>La future production d’énergies renouvelables devra être plus décentralisée que maintenant. C’est pourquoi, nous devrons miser à court et moyen terme, dans les régions d’habitat disséminé, sur des installations de couplage chaleur-force (CCF) de grande efficacité, produisant à la fois de la chaleur et de l’électricité. Dans les régions à forte densité de population, il faudra par contre mettre de manière efficiente à profit le surplus de chaleur à disposition (usines de traitement des ordures ménagères, centrales de cogénération).</li><li>La nouvelle politique énergétique qui mènera à la sortie du nucléaire nécessitera aussi une meilleure efficience en matière de réseau, tant pour le transport transfrontalier de l’électricité que pour l’utilisation de l’électricité produite de manière décentralisée. Les maîtres-mots sont ici&nbsp;: des réseaux de distribution intelligents («&nbsp;smart grid&nbsp;») pour une distribution optimale de la production d’électricité et, pour les liaisons internationales, des systèmes de transmission d’électricité en courant continu haute tension (HVDC).</li></ul><p></p><h3>Un pilotage politique contraignant est nécessaire</h3><p>La sortie du nucléaire, que presque tout le monde demande dorénavant, nécessite – de manière continue durant des décennies – une production et un approvisionnement en électricité qui soient bien planifiés, gérés de manière systématique, économes en ressources et, cependant, d’un prix abordable. Des dispositions politiques non impératives ne permettront naturellement pas d’y parvenir. Il faut ici un pilotage contraignant. Le rôle des centrales électriques devra être redéfini, de la production décentralisée à l’utilisation économique de l’électricité. Des modèles basés sur la coopération et soumis à un pilotage politique de conception démocratique s’y prêteront mieux que la concurrence axée sur la maximisation des profits. Les expérimentations tentées ces dernières années avec des libéralisations et des privatisations ont largement échoué. Elles ont définitivement fait leur temps.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-366</guid><pubDate></pubDate><title>Offensive en matière de contrôle des nouveaux engagements et task force pour résoudre les problèmes d’application de la loi</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/offensive-en-matiere-de-controle-des-nouveaux-engagements-et-task-force-pour-resoudre-les-problemes-d-application-de-la-loi</link><description>Les délégué(e)s de l’USS veulent durcir et compléter 	
les mesures d’accompagnement</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des mesures d’accompagnement dures et efficaces s’imposent pour garantir les salaires, les conditions de travail et les emplois en Suisse. Le besoin d’agir est important. Car la sous-enchère salariale est répandue, comme le montre le tout dernier rapport du Secrétariat d’État à l’économie. Or, malgré cette situation alarmante, l’application de la loi fait apparaître de grands problèmes&nbsp;: dans toute la Suisse alémanique, aucun salaire minimum n’a été édicté, alors que cette mesure est prescrite par la loi en cas de sous-enchère salariale. Il est souvent impossible d’appliquer des sanctions pour les infractions constatées. Pour remédier à cette situation inacceptable, les délégué(e)s de l’USS, réunis à Berne, ont arrêté le train de mesures suivant&nbsp;:
</p><p>La moitié des nouveaux engagements en Suisse doivent être contrôlés. Les nouveaux engagements présentent, de fait, le plus grand risque de sous-enchère salariale. Et 50&nbsp;% des entreprises étrangères qui détachent de la main-d’œuvre doivent aussi être contrôlés.
</p><p>Bien que la sous-enchère salariale soit répandue, la Confédération et les cantons de Suisse alémanique n’édictent pas de salaires minimums, alors que la loi le leur prescrit. Une task force nationale, incluant les syndicats, doit mettre fin à ces problèmes d’application.
</p><p>Les lacunes suivantes de la loi doivent être comblées&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>obligation de produire des documents attestant qu’une activité est indépendante&nbsp;; compétence pour les contrôleurs d’imposer une interruption de l’activité en cas de soupçon d’activité faussement indépendante&nbsp;;</li><li>la Confédération et les cantons doivent infliger des amendes pour toute infraction à un contrat-type de travail&nbsp;; les employeurs pratiquant la sous-enchère doivent verser après coup la différence de salaire due&nbsp;;</li><li>les licenciements auxquels il a été procédé en vue d’engager une main-d’œuvre meilleur marché doivent pouvoir être annulés&nbsp;;</li><li>en cas de sous-enchère salariale, la responsabilité civile incombe par principe au maître d’œuvre, mais à tout le moins à l’entreprise générale (responsabilité solidaire)&nbsp;;</li><li>abolition de la discrimination de la main-d’œuvre indigène par rapport à la main-d’œuvre provenant de l’Union européenne (UE) en matière de participation et de licenciements collectifs. Des entreprises internationales ne doivent pas pouvoir mettre à la rue du personnel uniquement parce que c’est plus simple en Suisse.</li></ul><p>Les délégué(e)s de l’USS se sont en outre préoccupés de la situation des rentiers et rentières. La répartition inégale des revenus et de la fortune s’aggrave une fois la retraite arrivée. Beaucoup de rentes ne permettent pas de garantir le niveau de vie antérieur. Cela, aussi parmi les personnes qui ont travaillé toute leur vie durant. Sans relèvement des rentes, la garantie de passer ses vieux jours dans la dignité est menacée. C’est pourquoi l’USS a lancé son projet «&nbsp;AVSplus&nbsp;», qui demande de compléter les rentes AVS des anciens travailleurs et travailleuses en fonction de leur revenu.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-40</guid><pubDate></pubDate><title>Un domaine toujours beaucoup trop féminin et toujours pénalisé</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/un-domaine-toujours-beaucoup-trop-feminin-et-toujours-penalise</link><description>Qui choie les jeunes enfants ? Habituellement, les mères. Qui soigne les proches atteints d’affections chroniques et les vieux parents malades ? Habituellement l’épouse ou une fille, ou d’autres femmes parmi les proches. Ces « habitudes » doivent changer. Il faut procéder à un nouveau partage entre les femmes et les hommes des activités rémunérées et non rémunérées. Cela aussi, les femmes le demanderont le 14 juin prochain.</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Notre but&nbsp;: l’égalité pour toutes&nbsp;!&nbsp;», tel est le slogan de la journée nationale d’action et de grève à laquelle les syndicats appellent pour le 14 juin prochain. «&nbsp;L’égalité pour toutes&nbsp;» est une revendication qui ne concerne pas uniquement les salaires, mais aussi d’autres domaines. Comme la répartition du travail rémunéré et du travail non rémunéré. Ce dernier est toujours et encore d’abord à la charge des femmes. Cela s’explique avant tout par le fait que la prise en charge des enfants et des personnes âgées, lorsqu’elle relève du privé, revient principalement aux femmes. Aujourd’hui, ces tâches d’assistance et de soins aux personnes sont souvent nommées le «&nbsp;care&nbsp;». 
</p><p>Le «&nbsp;care&nbsp;» est important. Il concerne directement la vie, influence notre quotidien et notre qualité de vie. Aucune société ne saurait s’en passer, à la différence d’autres produits ou services. 
</p><p>Mais qui ne vit que d’«&nbsp;importance&nbsp;»&nbsp;? Prenons quelques chiffres. Près d’un tiers du travail effectué en Suisse relève du «&nbsp;care&nbsp;». 80&nbsp;% n’en sont ni rémunérés ni vraiment pris en considération publiquement. 93 % (2013 millions d’heures par an) de ces activités destinées aux enfants ne sont pas rémunérés. Mais comment sont-elles réparties entre les sexes&nbsp;? Les femmes consacrent une bonne vingtaine d’heures par semaine aux enfants, contre 13 pour les hommes<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Werder_Care.docx#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. Les femmes investissent environ 11 heures par semaine pour la prise en charge d’adultes, contre 8 pour les hommes. Et les femmes qui sont spécialement engagées dans ce domaine ont entre 40 et 64 ans.
</p><p>Lorsqu’il y a des enfants en âge préscolaire, les conséquences pour le travail ménager et familial sont les suivantes&nbsp;: 32 heures pour les hommes et 59, pour les femmes. Dans ce cas, les hommes exercent une activité lucrative pendant 41 heures hebdomadaires, contre 12, pour les femmes. Le travail professionnel et le travail de prise en charge sont donc répartis d’une manière particulièrement inégale dans les couples ayant des enfants encore jeunes. Lorsqu’ils sont plus âgés, cette inégalité diminue. 
</p><p>Mais l’égalité entre femmes et hommes ne s’installe pas pour autant. De fait, ces dernières paient pour leur engagement. Et la plupart du temps, durant toute leur vie. Parce qu’elles s’occupent à ce point des jeunes enfants, elles ne peuvent chercher que des emplois à temps partiel. Conséquence&nbsp;: elles touchent des salaires moindres et lorsque, quelques décennies plus tard, elles pourraient à nouveau reprendre pleinement une vie professionnelle, leur retard sur les hommes, qui se sont d’abord concentrés leur vie durant sur leur carrière professionnelle, est tel qu’elles ne peuvent plus le rattraper. S’ajoute à cela que le travail à temps partiel est beaucoup moins bien couvert par les assurances sociales. De plus, à peine les enfants ont-ils quitté la maison que beaucoup de femmes sont appelées à prendre en charge des proches.
</p><p>De ce fait, des femmes se trouvent désavantagées sur toute la planète dans la reconnaissance du travail important qu’elles fournissent. Or, tout cela n’a rien à voir avec une loi de la nature. Les jeunes pères d’aujourd’hui – c’est déjà un signe – effectuent plus de «&nbsp;care&nbsp;» que leurs grands-pères. Mais ce n’est toujours pas suffisant, et de loin pas. 
</p><p>Chers hommes, l’heure est à l’action&nbsp;! Faites en sorte que, grâce à des réductions drastiques du temps de travail, tant les femmes que les hommes disposent de plus de temps pour s’occuper comme il se doit de leur descendance&nbsp;! Profitez donc de l’opportunité que vous offre la journée nationale d’action et de grève du 14 juin&nbsp;!
</p><h3><b>Encadré</b></h3><p>Pour le 14 juin prochain, les syndicats appellent à participer à une journée nationale d’action et de grève «&nbsp;Notre but&nbsp;: l’égalité pour toutes&nbsp;!&nbsp;». Dans le cadre d’une vaste alliance, ils veilleront à ce que des actions, des manifestations et des rencontres, aient lieu dans tout le pays. Des pauses prolongées sont aussi prévues dans diverses entreprises.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0611_Werder_Care.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Ces chiffres concernent les ménages avec enfants. Ils sont tous tirés de l’Enquête suisse sur la population active (ESPA) 2007.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-609</guid><pubDate></pubDate><title>Les entreprises doivent respecter une fois pour toutes la loi !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-entreprises-doivent-respecter-une-fois-pour-toutes-la-loi</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré 30 ans d’article constitutionnel sur l’égalité des salaires et 15 ans de loi sur l’égalité entre femmes et hommes, celles-ci ne sont que peu intégrées dans le monde du travail et, - contrairement à ce que prévoit la loi – restent discriminées au plan des salaires, même lorsqu’elles exercent une activité de valeur égale. Il faut enfin que cela change, exige l’Union syndicale suisse (USS).
</p><p>Que cette discrimination se soit même aggravée ces dernières années est particulièrement inquiétant, a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l’USS, lors d’une conférence de presse de cette dernière et de ses syndicats. «&nbsp;Il y a deux ans, une tentative visant à supprimer cette discrimination inacceptable à l’encontre des femmes a été mise en place sous la forme d’un projet innovant pour la Suisse&nbsp;: le «&nbsp;Dialogue sur l’égalité des salaires&nbsp;». Bien que les faîtières des employeur(e)s et des salarié(e)s aient déployé des efforts soutenus dans ce cadre, les résultats obtenus à ce jour sont décevants.&nbsp;» Mais si rien ne change, «&nbsp;des mesures étatiques et légales plus efficaces seront nécessaires pour faire appliquer le droit. Nous pensons ici d’abord à des autorités dotées de compétences en matière d’investigation et d’intervention, comme le mentionnaient, en&nbsp; 2006, les auteur(e)s de l’évaluation de l’efficacité de la loi sur l’égalité.&nbsp;» Et d’appeler la majorité du Conseil fédéral à «&nbsp;contribuer énergiquement à mettre fin, une fois pour toutes, au scandale perdurant d’une inégalité de salaire qui viole la Constitution.&nbsp;»
</p><p>La secrétaire centrale de l’USS en charge des questions féminine, Christina Werder, a critiqué le fait qu’aujourd’hui, seulement dix entreprises et deux administrations ont participé au Dialogue sur l’égalité des salaires&nbsp;: «&nbsp;C’est aussi la raison pour laquelle, le 14 juin prochain, nous ferons pression publiquement à partir de la base, à l’occasion d’une journée nationale d’action et de grève. Notre but&nbsp;: il faut qu’une fois pour toutes, l’égalité des salaires fasse un pas énergique en avant.&nbsp;»
</p><p>La vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur du syndicat Unia, Vania Alleva, a &nbsp;aussi cloué au pilori le désintérêt patronal pour ce dialogue. Dans l’industrie des machines, a-t-elle rappelé, la discrimination salariale à l’encontre des femmes se monte encore à 14,2&nbsp;%, dans le commerce de détail à 11,1&nbsp;%, dans l’industrie alimentaire à 12,8&nbsp;% et dans les banques ainsi que les assurances à 8,7&nbsp;%. Cela, pour conclure que&nbsp;: «&nbsp;les employeurs réfractaires au Dialogue refusent visiblement d’adapter les salaires des femmes. Car l’égalité salariale a un prix. Parmi les exceptions positives, on peut citer Tornos dans l’industrie des machines, Audemars Piguet dans l’industrie horlogère ou Mc Donald’s dans l’hôtellerie-restauration, qui ont décidé de participer au Dialogue sur l’égalité des salaires.&nbsp;»
</p><p>Pour sa part, le Syndicat du personnel des transports (SEV) revendique que d’abord les grandes entreprises collaborent au sein de ce Dialogue. «&nbsp;Les CFF déclarent (qu’ils) sont prêts à envisager et à régler de manière contraignante une participation au dialogue sur l’égalité des salaires après l’introduction de leur système salarial.&nbsp;», a informé le président du SEV et vice-président de l’USS, Giorgio Tuti. Le SEV a aussi écrit dans ce sens au BLS et à la Rhätische Bahn, des entreprises dont il rencontrera les directions le 14 juin, à l’occasion de la journée nationale de grève et d’action, pour leur demander oralement de participer à ce Dialogue. Ensuite, les petites entreprises régionales seront abordées et seront sans doute plus faciles à motiver si les grandes entreprises leur montrent l’exemple.
</p><p>Le Syndicat des médias et de la communication (syndicom) a pu annoncer un succès dans ce domaine avec la Poste qui a participé à ce Dialogue. Aucune correction n’y a été nécessaire. Syndicom a également persuadé Swisscom d’en faire autant. Les choses sont par contre plus ardues, selon Bernadette Häfliger-Berger, membre du comité directeur de syndicom, dans l’industrie graphique et les médias. Syndicom estime qu’il lui appartient également, à la faveur des actions du 14 juin, de convaincre d’autres entreprises de participer au Dialogue sur l’égalité des salaires.
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus des informations dans les discours de :
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Christina Werder</b>, secrétaire centrale de l'USS</li><li><b>Vania Alleva</b>, membre du comité directeur du syndicat UNIA et vice-présidente de l'USS</li><li><b>Giorgio Tuti</b>, président du SEV et vice-président de l'USS</li><li><b>Bernadette Häfliger Berger</b>, membre du comité directeur du syndicom</li></ul><p></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-41</guid><pubDate></pubDate><title>Pas de chèque en blanc sur les prestations !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-cheque-en-blanc-sur-les-prestations</link><description>Le conseiller fédéral Didier Burkhalter entend renforcer la surveillance de l’assurance-maladie sociale au moyen d’une nouvelle loi. Son projet prévoit une clause de besoin permettant au Conseil fédéral de remettre en question certaines prestations de l’assurance de base. L’USS rejette énergiquement ces méthodes putschistes. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon le rapport qui accompagne le projet de loi sur la surveillance de l’assurance-maladie sociale (LSAMa), le système en place a fait ses preuves. Quand trois caisses-maladie ont, depuis 1996, été déclarées insolvables, le fonds d’insolvabilité a dû reprendre les coûts des prestations légales. Mais le même rapport juge les instruments de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) insuffisants en cas de crise&nbsp;: l’insolvabilité d’un grand ou d’un moyen assureur pourrait mettre en danger tout le système de l’assurance. 
</p><h3>Un chèque en blanc</h3><p>Pour protéger ce système et, donc, aussi les assuré(e)s, une compétence serait octroyée au Conseil fédéral qui pourrait, s’il estimait le système menacé, limiter ou même biffer par voie d’ordonnance les prestations de l’assurance de base. Il aurait également la possibilité de baisser les tarifs et de relever la participation des assuré(e)s aux coûts. En cas de besoin, le gouvernement pourrait prendre ces mesures sans délai et décider seul de la façon de procéder, c’est-à-dire quelle mesure ou quelle combinaison de mesures serait appliquée. 
</p><h3>Inacceptable&nbsp;!</h3><p>Le Conseil fédéral aurait ainsi le loisir d’engager ces mesures radicales qui risqueraient de frapper très durement les patient(e)s et les fournisseurs de prestations. Selon son projet, il suffirait que le système de l’assurance-maladie soit jugé menacé. C’est inacceptable&nbsp;! Des mesures dérogeant à ce point à la loi ont besoin d’une légitimité démocratique plus large. Le Parlement doit examiner d’autres solutions et pouvoir trancher.&nbsp; 
</p><p>S’ajoute à cela que ce genre de chèque en blanc offert au gouvernement pourrait faire école et permettre à ce dernier, en cas de «&nbsp;crise&nbsp;», de décider également tout seul à propos d’autres assurances sociales. Logiquement, la réponse donnée par l’USS&nbsp;dans le cadre de cette consultation est claire. C’est non&nbsp;! Les cantons sont d’ailleurs du même avis.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-365</guid><pubDate></pubDate><title>L’Association suisse des employés de banque s’affilie à l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-association-suisse-des-employes-de-banque-s-affilie-a-l-uss</link><description>L’USS s’agrandit et élargit son champ d’activité</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de la décision prise aujourd’hui par les délégué(e)s de l’Association suisse des employé(e)s de banque (ASEB), à savoir que cette dernière devienne un membre à part entière de l’USS. L’assemblée des délégué(e)s de l’USS de novembre 2011 confirmera formellement cette affiliation. Celle-ci prendra concrètement effet début 2012. Par cette décision, l’ASEB entend renforcer sa position au profit de ses membres. Ces derniers sont au nombre de 10&nbsp;000 environ. L’ASEB défend les intérêts des employé(e)s du secteur financier.
</p><p>Grâce à cette affiliation, l’USS, plus grande faîtière syndicale de Suisse, renforce sa présence dans le secteur des services. Ces dix dernières années, des organisations de salarié(e)s provenant de l’Administration fédérale, du travail social, du trafic aérien, de l’informatique, de la musique et du théâtre ainsi que de l’ONU ont rejoint l’USS.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-364</guid><pubDate></pubDate><title>Il reste plus à faire qu’à fêter !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-reste-plus-a-faire-qu-a-feter</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La Chancellerie fédérale a invité à une commémoration destinée à rappeler – à l’occasion du 40e anniversaire de la première votation populaire à laquelle les femmes ont pu participer – les combats qui furent nécessaires pour que le droit de vote soit octroyé aux femmes. 
</p><p>Certes, il faut se préoccuper du passé. Mais étant donné les inégalités frappantes qui subsistent entre hommes et femmes, il reste de toute urgence indispensable de se préoccuper du présent et de l’avenir aussi. En effet, 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>les femmes restent toujours et encore grossièrement moins bien rémunérées que les hommes pour un travail de valeur égale, une discrimination qui s’est même accentuée ces dernières années&nbsp;;</li><li>les activités professionnelles et familiales, ou privées, restent réparties de manière extrêmement inégalitaire entre femmes et hommes&nbsp;;</li><li>il manque toujours des places d’accueil pour les enfants.</li></ul><p>Pour toutes ces raisons, l’Union syndicale suisse (USS) a déclaré le 14 juin prochain Journée nationale d’action et de grève&nbsp;: «&nbsp;Marre des inégalités&nbsp;: ça doit changer&nbsp;! On veut les mêmes salaires&nbsp;!&nbsp;». Durant cette journée, l’égalité sera énergiquement revendiquée dans tout le pays, ainsi que l’application de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes. 
</p><p>Toutes les actions prévues se trouvent sur&nbsp;: <a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-45</guid><pubDate></pubDate><title>Il suffi de le faire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-suffi-de-le-faire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Mardi 3 mai, le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, a publié son rapport sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Selon ce dernier, 38&nbsp;% des entreprises qui détachent du personnel en Suisse et 41&nbsp;% des entreprises suisses contrôlées font pression sur les salaires. Et, par rapport à l’année précédente, les cas d’abus ont augmenté en 2010.
</p><p>En soi, ces chiffres sont inquiétants. Mais le fait que les autorités ne s’attaquent qu’avec la plus grande mollesse et tiédeur aux infractions commises en matière de salaire est encore plus inquiétant. Et ce n’est pas faute d’instruments&nbsp;! La loi dit clairement qu’en cas de sous-enchère répétée, des salaires minimums doivent être édictés&nbsp;: soit en étendant la convention collective de travail (CCT), soit via un contrat-type de travail (CTT) prévoyant des salaires minimums obligatoires. 
</p><p>Comme l’indiquent les chiffres officiels, les cas de sous-enchère salariale s’accumulent, mais à ce jour, seuls des cantons de Suisse latine ont édicté des CTT. Les cantons alémaniques ne font pas ce qu’ils devraient faire. C’est de l’aveuglement social parce qu’ainsi, les travailleurs et travailleuses indigènes se voient refuser, comme la main-d’œuvre venant de l’étranger, la protection qui leur revient. Et c’est aussi jouer là avec le feu, car cette attitude négligente de non-intervention politique renforce la méfiance des gens à l’égard de la libre circulation des personnes.
</p><p>Les salaires minimums sont l’alpha et l’oméga d’une politique qui protège la main-d’œuvre résidente contre la concurrence déloyale. Mais encore faudrait-il l’appliquer…
</p><p>De plus, il est et reste nécessaire de mettre en œuvre rapidement sur tout le territoire national la CCT destinée à la branche temporaire. Dans le nettoyage, une branche où les cas de sous-enchère salariale constatés dépassent également la moyenne, il faut que les salaires minimums de la CCT s’appliquent aussi aux petites entreprises de Suisse alémanique. Il est enfin urgent de créer une base légale qui permette de combattre efficacement les faux-indépendant(e)s. Car nombre de travailleuses et travailleurs détachés ne sont indépendants que sur le papier. Les entreprises qui les ont détachés, ingénieuses et tortueuses, leur ont en effet conseillé de se déclarer comme tels afin de pouvoir contourner la protection légale minimale. 
</p><p>Les faits sont là. Les moyens de les corriger aussi. Il suffit de le faire&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-363</guid><pubDate></pubDate><title>Lutte contre les discriminations salariales à l’encontre des femmes : trop peu conséquente et trop peu déterminée</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/lutte-contre-les-discriminations-salariales-a-l-encontre-des-femmes-trop-peu-consequente-et-trop-peu-determinee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, on ne s’attaque que de manière lacunaire aux discriminations salariales à l’encontre des femmes. En effet,
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>il ne suffit pas de recourir à des mesures non obligatoires&nbsp;;</li><li>pour rendre les mesures existantes plus efficaces, plus de moyens sont nécessaires.</li></ul><p>Telles sont les deux principales conclusions auxquelles aboutit une étude comparative entre différents pays, réalisée à la demande de l’Union syndicale suisse (USS) et publiée tout récemment<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Communiqu%C3%A9s/2011/36_Werder_Discrimination-sal_Dossier.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Les auteures de cette étude montrent comment on s’attaque aux discriminations salariales dans plusieurs États de l’Union européenne ainsi qu’au Canada. Elles font référence aux États qui ont introduit des mesures impliquant une certaine contrainte – rapports salariaux, autorités dotées de compétences de contrôle, … - lorsque les mesures non obligatoires ne se sont pas révélées suffisamment fructueuses. Or, le Conseil fédéral n’a, à ce jour, jamais voulu entendre parler de telles mesures.
</p><p>Les auteures proposent aussi d’affecter plus de moyens aux mesures déjà existantes en Suisse. Cela concerne notamment les contrôles en matière de marchés publics. 
</p><p>En conclusion, 15 ans après l’introduction de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, la Suisse n’a pas encore beaucoup progressé sur la voie de l’élimination des discriminations salariales. Et, comme l’étude le montre, la volonté d’y parvenir fait défaut. C’est pourquoi il faut exercer une pression à partir de la base. Soutenue par un vaste éventail d’alliés, l’USS y veillera. En effet, le 14 juin 2011, journée nationale d’action et de grève, sera l’occasion de clamer dans tout le pays qu’«&nbsp;on en a marre des inégalités, que ça doit changer et qu’on veut les mêmes salaires&nbsp;!&nbsp;» Pour cette occasion, des centaines d’actions ont été annoncées jusqu’à ce jour et chaque jour, de nouvelles le sont encore. Plus de 100&nbsp;000 participantes et participants sont attendus.
</p><p>Pour plus d’informations&nbsp;: <a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a>.
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Communiqu%C3%A9s/2011/36_Werder_Discrimination-sal_Dossier.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Marianne Schär Moser, Silvia Strub&nbsp;: «&nbsp;Massnahmen und Instrumente zur Bekämpfung der geschlechtsspezifischen Lohndiskriminierung – Die Schweiz im Spiegel des europäischen Auslands&nbsp;» (en allemand seulement, avec conclusion en français), Dossier N°&nbsp;79 de l’USS, mai 2011, <a href="http://www.sgb.ch/downloads.php#top1">http://www.sgb.ch/downloads.php#top1</a>.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-46</guid><pubDate></pubDate><title>Des bourses d’étude pour garantir le droit à la formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/des-bourses-d-etude-pour-garantir-le-droit-a-la-formation</link><description>L’accès à la formation dépend toujours plus du porte-monnaie des parents que des com-pétences et de la motivation des personnes qui souhaitent se former. Mais, malheureuse-ment, les bourses d’études et d’apprentissage ont longtemps été négligées. En outre, le fédéralisme fait que chaque canton a son propre système. Autant de raisons pour lancer une initiative populaire. Ce qui a été fait. La récolte des signatures bat son plein.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Étant donnée le fédéralisme qui règne dans notre pays, l’accès à la formation dépend aussi du canton où l’on réside. Si certains cantons ont pris ce problème au sérieux et mis sur pieds des mécanismes efficaces pour soutenir les jeunes, de l’apprentissage aux hautes écoles, d’autres n’ont malheureusement pas jugé nécessaire d’investir dans la formation de la jeunesse. Tel est le problème qu’entend résoudre l’«&nbsp;Initiative sur les bourses d’études&nbsp;», lancée par l’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES) et soutenue par l’USS. Une initiative qui prévoit en particulier de fixer des standards minimaux pour les bourses, afin que la totalité des jeunes en formation de tous les cantons puissent bénéficier d’un meilleur soutien. 
</p><p>L’initiative de l’USS permettra aussi d’améliorer les bourses destinées aux apprenti(e)s. En effet, malgré leur salaire, ils et elles sont nombreux à disposer d’un revenu insuffisant pour vivre décemment. Parfois, certains interrompent carrément leur formation pour prendre un emploi non-qualifié, mais mieux payé qu’un apprentissage. Or, ils paieront les conséquences de cette décision toute leur vie, car l’absence d’une formation constitue un risque important de pauvreté et de précarité. 
</p><p>L’USS s’engage pour le droit de toute et tous à la formation, donc pour un renforcement du système des bourses d’études. Elle encourage tous les membres des syndicats qui lui sont affiliés à signer et à faire signer l’initiative des bourses d’études, afin que chacun et chacune puisse avoir accès à une formation de qualité et n’en soit pas exclu pour des raisons uniquement financières&nbsp;!
</p><p>Les feuilles de signatures peuvent être téléchargées sur&nbsp;: <a href="http://www.stipendieninitiative.ch/drupal/sites/default/files/u3/Unterschriftenbogen_gzd_BK_F_02_100708_Logo.pdf">http://www.stipendieninitiative.ch/drupal/sites/default/files/u3/Unterschriftenbogen_gzd_BK_F_02_100708_Logo.pdf</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-48</guid><pubDate></pubDate><title>Heures d’ouverture des commerces de détail : La loi de la jungle va-t-elle s’installer ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/heures-d-ouverture-des-commerces-de-detail-la-loi-de-la-jungle-va-t-elle-s-installer</link><description>À la surprise générale, et contre l’avis du Conseil fédéral qui a appelé à maintenir la protection des travailleurs et travailleuses, la majorité de droite du Conseil national a accepté la motion du libéral-radical zurichois Markus Hutter. Cette motion demande que la loi sur le travail (LTr) puisse être adaptée aux horaires d’ouverture des commerces, que les cantons seraient libres de fixer. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien emballée dans le désormais habituel discours des ultralibéraux, dont l’unique souhait est de satisfaire le moindre désir, plus fantasmé que réel, des consommateurs et consommatrices, cette motion ne demande rien moins que les autorités cantonales puissent vider la LTr de sa substance&nbsp;! 
</p><h3>À terme, tous les salarié(e)s sont visés</h3><p>De fait, si les cantons étaient libres de fixer les horaires d’ouverture des magasins comme bon leur semblent, l’interdiction d’employer du personnel la nuit ou le dimanche sauterait totalement dans le commerce de détail. Or, il s’agit là de principes cardinaux de la LTr visant à protéger la santé et la vie tant sociale que familiale des travailleurs et travailleuses. On sait en effet que le travail nocturne et les horaires flexibles sont dangereux pour la santé et qu’il est difficile, sinon impossible, d’assumer ses responsabilités familiales en dehors des horaires habituels de la société&nbsp;; cela, en particulier parce que les solutions de garde d’enfants ne sont pas disponibles à ces moments. Enfin, la vie sociale est fortement entravée lorsque l’on n’a pas congé en même temps que sa famille ou ses amis. Mais les partisans d’une société qui ne se repose jamais n’en ont cure. Ils se moquent totalement de ce que l’ouverture des magasins 24 heures sur 24 force d’autres secteurs économiques (par exemple la logistique, la sécurité, le nettoyage) à s’adapter et à ne plus connaître de temps de repos. À terme donc, c’est l’ensemble des salarié(e)s qui pourraient être amenés à subir des horaires de travail totalement flexibilisés. 
</p><h3>Des tranches de saucisson indigestes&nbsp;!</h3><p>C’est en effet bien là l’objectif des partisans de la flexibilité intégrale. Mais comme ils n’osent pas s’en prendre frontalement aux dispositions de protection des travailleurs et travailleuses, par peur du verdict populaire, ils procèdent par la désormais habituelle «&nbsp;stratégie du saucisson&nbsp;». Chaque «&nbsp;tranche&nbsp;» est plus facile à faire avaler, car la population croit qu’elle ne concerne qu’un nombre restreint de personnes. Toutefois, si l’on additionne ces tranches, on constate alors l’ampleur des dégâts&nbsp;: après le travail dominical dans les commerces des grandes gares, le travail nocturne et dominical pour les jeunes travailleurs et travailleuses et la possibilité données aux cantons d’autoriser les ouvertures dominicales 4 dimanches par an, voici venir l’ouverture 24 heures sur 24 des échoppes de stations-service (initiative Lüscher, actuellement en consultation) et la motion Hutter, qui compte laisser aux cantons le soin d’instaurer la loi de la jungle dans leurs magasins, sans que la Confédération ne puisse y mettre le holà. Et les tranches suivantes sont déjà en préparation&nbsp;! Le Parti libéral-radical (PLR) zurichois a en effet obtenu que le Conseil d’État de ce canton intervienne auprès de la Confédération pour augmenter à 200 m2 la surface maximale des magasins autorisés à ouvrir n’importe quand pour vendre n’importe quoi. 
</p><h3>PLRT&nbsp;: triste «&nbsp;projet de société&nbsp;» et logique abracadabrantesque</h3><p>Cette offensive contre le droit du travail et pour la consommation débridée semble être le seul «&nbsp;projet de société&nbsp;» actuel d’un PLR déboussolé par ses récents déboires électoraux. L’on peine d’ailleurs à comprendre comment les radicaux-libéraux comptent manœuvrer pour faire croire que ces propositions visent un quelconque intérêt général. En effet, elles sacrifient la santé et la vie sociale des salarié(e)s de la vente aux désirs d’une petite minorité de noctambules désireux de consommer à toute heure. Elles ne servent en outre que les intérêts des grandes chaînes du commerce de détail et menacent des milliers d’emplois dans les petits commerces des villages et des quartiers. Pour atteindre ces objectifs peu légitimes, le PLR semble en outre prêt à vouer aux gémonies l’État protecteur des salarié(e)s, État qu’ils ont pourtant largement contribué à construire. Enfin, ces propositions sont en totale contradiction avec les propositions sécuritaires du même PLR&nbsp;: alors que ses élus dans les exécutifs font, par exemple, tout pour limiter la vente d’alcool aux supporters sportifs, le PLR souhaite en même temps libéraliser les heures d’ouverture des échoppes de stations-service dont une bonne partie du chiffre d’affaire repose… sur la vente d’alcool aux noctambules. 
</p><p>Fort heureusement la population n’est, dans sa grande majorité, pas dupe et sait fort bien que la possibilité de consommer 24 heures sur 24 ne justifie pas que l’on porte atteinte à la santé et la vie sociale des salarié(e)s. Les votes populaires à ce sujet dans les cantons le démontrent d’ailleurs aisément&nbsp;: dans 90% des cas, les tentatives de libéraliser les heures d’ouverture des commerces et les horaires de travail ont été rejetées dans les urnes.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-361</guid><pubDate></pubDate><title>Près de 100 000 femmes et hommes protestent pour plus d’égalité </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/pres-de-100-000-femmes-et-hommes-protestent-pour-plus-d-egalite</link><description>Journée nationale d’action et de grève : un grand succès</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Cette journée d’action et de grève est un signal fort contre les discriminations salariales persistantes à l’encontre des femmes. Maintenant, il faut que l’État secoue une bonne fois les employeurs pour qu’ils cessent de discriminer les femmes et haussent massivement leurs salaires. Lorsque la Constitution fédérale et la loi sont si grossièrement ignorées, il ne peut plus continuer à regarder sans rien faire&nbsp;», estime Paul Rechsteiner, le président de l’USS.
</p><p>En tout, plus de 100&nbsp;000 femmes et de nombreux hommes ont participé, depuis tôt ce matin du 14 juin, dans tout le pays, à des centaines d’actions pleines de coleurs. Dans de nombreuses entreprises, des pauses prolongées ou des discussions ont eu lieu. Et sur la place publique, on a aussi manifesté&nbsp;: contre les discriminations salariales persistantes, contre le partage inégal du travail familial et professionnel, pour que famille et profession soient conciliables et pour un nombre suffisant de places d’accueil destinées à cet effet aux enfants. Beaucoup d’actions et de fêtes se prolongeront juste tard dans la soirée. Une vaste alliance d’une cinquantaine d’organisations, emmenée par l’USS, est à l’origine dans toute la Suisse d’un mouvement de protestation fuchsia, conscient de sa force. 
</p><p>Après des dizaines d’actions locales le matin, une première parenthèse nationale a suivi à 14 heures 06, avec un concert de sifflets pour des salaires féminins équitables. Puis, toute l’après-midi, cela a continué avec des actions décentralisées. Ainsi, on a assisté, à Berne, à Bâle, à Saint-Gall, dans le Jura et au Tessin, à des marches et à des «&nbsp;caravanes de voitures&nbsp;» pour l’égalité, qui ont principalement pris la direction d’entreprises de commerce de détail ou de l’industrie horlogère. À Bâle une «&nbsp;manif escargot&nbsp;» s’est rendue auprès d’entreprises en retard au chapitre de l’égalité des salaires. À Berne, des femmes peintres ont revendiqué, dans la construction, des conditions de travail respectueuses des besoins des femmes&nbsp;; à&nbsp;Berthoud et à Thoune, les guichets de la poste sont restés plus longtemps fermés&nbsp;; lâcher d’une grappe de ballons pour l’égalité à Lausanne et à Yverdon&nbsp;; marche en hauts talons à Coire&nbsp;; marche pour l’égalité à Saint-Gall&nbsp;; grève en chaises longues dans le Petit-Bâle&nbsp;; apéritif de l’égalité à La Chaux-de-Fonds&nbsp;; action «&nbsp;push-up&nbsp;» avec des soutien-gorge à Berne&nbsp;; flamenco pour l’égalité à Lugano&nbsp;; remise d’une pétition pour une bonne formation des éducatrices de la petite enfance à Genève. Autant d’autres exemples des innombrables actions qui ont eu lieu dans le pays. En outre, après avoir reçu la visite des femmes syndicalistes, la direction des CFF a annoncé qu’elle participerait au Dialogue sur l’égalité des salaires. 
</p><p>Â partir de 17 heures, dans presque toutes les villes du pays, ont lieu des manifestations, qui seront suivies de fêtes.
</p><p>Responsable de la journée d’action de l’USS, Christine Werder tient, en raison des 100&nbsp;000 participant(e)s environ à cette journée, des propos clairs&nbsp;: «&nbsp;L’impulsion nécessaire à une nouvelle offensive contre les discriminations dont sont généralement victimes les femmes et contre les discriminations salariales en particulier a pu être fournie aujourd’hui. Sous la houlette des syndicats, un réseau pour l’égalité a été mis sur pied, qui poursuivra ses activités. Ce fut un début, pas une fin.&nbsp;»
</p><p>Plus sur&nbsp;: <a href="http://www.14juin2011.ch/">www.14juin2011.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-53</guid><pubDate></pubDate><title>La Suisse doit soutenir les efforts internationaux </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-suisse-doit-soutenir-les-efforts-internationaux</link><description>La commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national a accepté l’initiative parlementaire de la socialiste genevoise Liliane Maury-Pasquier et mis en consultation un projet de ratification de la convention n° 183 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la protection de la maternité. Elle propose aussi de procéder à une petite adaptation de la loi sur le travail (LTr), afin d’ancrer dans la loi que le temps consacré à l’allaitement sur le lieu de travail doit être salarié. Ce point est le seul où une adaptation de la législation suisse à la convention n° 183 est nécessaire.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Actuellement, le temps consacré à l’allaitement sur le lieu de travail est considéré comme du temps de travail (art. 35a al. 2 LTr, art. 60 OLT 1). Mais que ce temps doive être rémunéré ou pas n’est pas clair. La loi est muette sur le sujet. Certains postulent, par exemple, qu’il doit être payé comme une absence en cas de maladie (art. 324a CO). Cela est problématique, d’une part, parce qu’allaiter ne saurait être considéré comme une maladie et, de l’autre, parce que cette durée de paiement du salaire est limitée, en particulier lors de rapports de travail courts. La CSSS propose donc, pour garantir la sécurité juridique, de modifier l’article 35a LTr&nbsp;: l’ordonnance devra définir la durée d’allaitement sur le lieu de travail qui donne droit à un salaire. 
</p><p>Cette proposition est une très bonne nouvelle pour la cause de l’égalité. Elle soutient concrètement les mères qui travaillent et élimine une discrimination salariale&nbsp;: en effet, la possibilité d’avoir du «&nbsp;temps de travail non rémunéré&nbsp;» pour allaiter ne concerne évidemment que les femmes. Cette proposition n’aura qu’un impact minime, si ce n’est marginal, sur les charges salariales, car cela ne correspond qu’à une durée très réduite. Et il faut ajouter qu’en pratique, de très nombreux employeurs versent déjà un salaire pour le temps consacré à l’allaitement. 
</p><p>Il faut enfin saluer le principe de la ratification de la convention de l’OIT n° 183 sur la protection de la maternité. En effet, cette convention donne une assise internationale à de nombreuses mesures de protection des femmes enceintes et des mères qui travaillent, telles que l’assurance-maternité, la protection contre le licenciement pendant et après la grossesse, l’interdiction de discrimination, la protection de la santé et, bien sûr, des mesures en faveur de l’allaitement. La Suisse, qui souhaite jouer à l’avenir un rôle important au sein de l’OIT, se doit de montrer qu’elle soutient ses normes et ratifie ses conventions qui apportent des réponses aux problèmes actuels du monde du travail, même s’il faut pour cela procéder à des adaptations de sa propre législation. En l’espèce, l’adaptation nécessaire est mineure et un refus de la Suisse d’encourager la protection de la maternité au niveau international serait incohérent avec sa stratégie de défense des droits humains et ne serait certainement pas compris par ses partenaires.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-607</guid><pubDate></pubDate><title>Les salaires minimums ont le vent en poupe – 85 % de la population en veulent </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salaires-minimums-ont-le-vent-en-poupe-85-de-la-population-en-veulent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse comme en Europe, les salaires minimums ont le vent en poupe. Tel est le résultat d’un rapport d’expert(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) présenté par cette dernière lors d’une conférence de presse. Les salaires minimums sont un instrument efficace de lutte contre la sous-enchère salariale. Selon Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS et coauteur du rapport&nbsp;: «&nbsp;S’ils sont suffisamment élevés, ils entraînent une répartition plus équilibrée des revenus, parce qu’ils améliorent la situation des bas et moyens revenus.&nbsp;»
</p><p>Les salaires minimums sont toujours plus souvent recommandés comme moyen efficace de lutte contre la sous-enchère salariale, ainsi que pour l’amélioration du niveau des salaires. Cela, également parce qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils aient une incidence négative en matière de chômage.
</p><p>Daniel Lampart souligne aussi qu’en Suisse, les salaires minimums devraient en premier lieu être introduits à travers un renforcement des conventions collectives de travail (CCT), puis, au plan national, via la loi. C’est ce que demande l’initiative de l’USS, lancée il y a cinq mois, «&nbsp;Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums)&nbsp;». 
</p><p>«&nbsp;L’initiative de l’USS pour l’introduction d’un salaire minimum national est très bien accueillie au sein de la population&nbsp;», rappelle Paul Rechsteiner, le président de l’USS. À ce jour, 80&nbsp;000&nbsp;citoyen(ne)s l’ont signée. Que l’idée d’un salaire minimum national recueille une large adhésion est aussi prouvé par un sondage représentatif réalisé, pour l’USS et Unia, par l’Institut Link. Selon ce sondage, 85&nbsp;% de la population sont favorables à l’introduction d’un salaire minimum légal pour résoudre le problème des salaires trop bas. À la question du niveau minimal que devrait atteindre ce salaire pour être équitable, le montant moyen donné est de 4&nbsp;487&nbsp;francs, près de 500&nbsp;francs de plus que dans l’initiative de l’USS. Ces résultats impressionnants du sondage n’étonnent pas si l’on considère que presque 70&nbsp;% des sondé(e)s sont persuadés qu’en Suisse, nombreux ou très nombreux sont ceux et celles qui ne peuvent pas vivre de leur travail.
</p><p>Avec ses journées d’action du 30 juin au 2 juillet dans toute la Suisse, l’USS produira une accélération dans la récolte de signatures pour son initiative. 
</p><p>Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, le syndicat des médias et de la communication, prouve que les CCT resteront l’alpha et l’oméga d’une fixation correcte des salaires. Dans le secteur des médias écrits de Suisse alémanique et du Tessin, où il n’y a plus de CCT depuis 2004, une grande partie des salaires stagne, l’écart entre salaires masculins et féminins se creuse et les honoraires des journalistes libres se réduisent pratiquement comme peau de chagrin. Dans la librairie, syndicom veut profiter de l’impulsion fournie par l’initiative sur les salaires minimums pour, à la faveur des prochaines négociations collectives, fixer des salaires minimums plus élevés.
</p><p>Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d’Unia Genève, prouve la nécessité d’un salaire minimum légal pour le canton de Genève, avant tout avec les frontalières et frontaliers&nbsp;: «&nbsp;Alors que le salaire médian des frontaliers était inférieur de 10,7&nbsp;% à celui des suisses en 2000, cet écart est passé à 16,3&nbsp;% en 2008.&nbsp;» C’est pourquoi des mesures d’accompagnement plus dures et un salaire minimum légal constituent «&nbsp;le meilleur rempart contre toute tentative xénophobe de division des travailleurs et travailleuses.&nbsp;»
</p><p>Le rapport d’expert(e)s «&nbsp;Mindestlöhne – Situation und Handlungsbedarf&nbsp;» (en allemand seulement) peut être commandé auprès de l’USS ou acheté en librairie (ISBN 978-3905708806). Plus d’information au sujet de l’initiative sur les salaires minimums&nbsp;: <a href="http://www.salaires-minimums.ch/">www.salaires-minimums.ch</a>.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans les discours attachés de:</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li></ul><ul><li><b>Danièle Lenzin</b>, coprésidente de syndicom (en allemand)</li></ul><ul><li><b>Alessandro Pelizzari</b>, secrétaire régional UNIA Genève&nbsp;</li></ul><p>et dans le résumé de l'études (en allemand)</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-49</guid><pubDate></pubDate><title>Pour une Europe plus sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/pour-une-europe-plus-sociale</link><description>Du 16 au 20 mai, la Confédération européenne des syndicats (CES) a tenu son congrès à Athènes. L’Union syndicale suisse (USS) y était représentée par Vasco Pedrina, repré-sentant de l’USS au comité exécutif de la CES, Paul Rechsteiner, président de l’USS, Andi Rieger, président du syndicat Unia, et Barabara Spalinger, vice-présidente du Syndicat du personnel des transports (SEV). Les congressistes ont adopté une stratégie et un plan d’action pour répondre à la crise de l’euro et aux programmes d’austérité toujours plus durs appliqués en Europe au détriment des travailleuses et travailleurs.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les autorités de l’UE et de ses États membres répondent à la crise de l’euro par un «&nbsp;Pacte pour l’euro&nbsp;» aux conséquences dramatiques pour beaucoup de salarié(e)s. Les mesures d’austérité ont aggravé la situation et les pays concernés font face à une récession prolongée, une charge de la dette et un chômage en hausse. Le risque est réel de voir des pays et leurs populations s’endetter davantage encore, mettant ainsi l’Europe sociale et le projet européen tout court en grand danger. La Suisse ne sera pas épargnée, comme elle ne l’est déjà pas suite à la multiplication des attaques contre les droits des travailleurs et travailleuses résultant du «&nbsp;Pacte de stabilité renforcée&nbsp;» de l’UE et d’une série d’arrêts de la Cour de justice européenne. 
</p><p>L’USS soutient donc pleinement la résolution adoptée par le congrès de la CES d’Athènes, qui exige d’urgence un changement fondamental dans l’approche de la crise par l’UE et une augmentation de l’aide aux pays en difficulté comprenant un plan d’investissement européen ambitieux, l’émission d’obligations par l’UE (pour réduire la pression sur les économies en détresse), le développement d’une politique industrielle durable soutenue par une réforme fiscale incluant une taxe sur les transactions financières. 
</p><p>A l’instar de la CES, l’USS dénonce les implications du «&nbsp;Pacte pour l’euro&nbsp;» en voie d’adoption, notamment en matière de salaires. Ces nouvelles règles remettent en cause l’autonomie des partenaires sociaux et créent une pression à la baisse sur les salaires ainsi que sur les retraites. Contre ce «&nbsp;corset salarial&nbsp;européen», nous continuerons de soutenir activement les mobilisations de la CES jusqu’au vote final du «&nbsp;Pacte sur l’euro&nbsp;» ainsi que celles qui devront suivre. En effet, seules des actions de mobilisation et de grèves concertées en Europe pourront stopper cette dérive néolibérale et antisociale.
</p><p>Face au démantèlement en cours de l’Europe sociale, la protection des droits des travailleurs et travailleuses exige une nouvelle assise juridique dans l’UE. Elle est nécessaire aussi pour mettre un terme à l’offensive des autorités européennes contre notre dispositif de protection antidumping face à la libre circulation des personnes. C’est pourquoi, les syndicats suisses ont proposé au congrès de la CES de lancer une initiative citoyenne européenne (ICE), conformément au nouveau Traité de Lisbonne, intitulée «&nbsp;Pour une Europe sans dumping salarial – priorité aux droits sociaux fondamentaux par rapport aux libertés économiques&nbsp;». Une telle ICE viserait à donner aux autorités de l’UE le mandat d’ancrer
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>dans le Traité de l’UE un protocole de progrès social fixant cette priorité des droits sociaux fondamentaux et</li><li>dans la législation y relative – notamment la Directive sur le Détachement des travailleurs – le principe «&nbsp;A travail de valeur égale, salaire égal&nbsp;» sur la base des pays d’accueil des migrant(e)s.</li></ul><p>Tout en acceptant l’idée d’une telle campagne pour l’Europe sociale, le Congrès a renvoyé pour examen ultérieur une décision sur le lancement d’une ICE. L’USS poursuivra le travail de persuasion au sein de la CES, car nous restons convaincus qu’une telle ICE permettrait de provoquer le changement de cap nécessaire.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-360</guid><pubDate></pubDate><title>Arrêtons d’abord de dégrader l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/arretons-d-abord-de-degrader-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une pause qui permettra aux actuels et futurs rentiers et rentières AVS de reprendre leur souffle&nbsp;: la commission du Conseil national compétente sur ces questions conseille de ne pas commencer par de nouvelles dégradations en matière de rentes AVS, ainsi que le proposent les deux conseillers aux États bourgeois Forster et David (SG), à savoir&nbsp;: abandonner l’indexation des rentes et relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes.
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), il n’est pas question d’affaiblir l’AVS. «&nbsp;Quiconque connaît la réalité actuelle concernant les bas et moyens revenus en Suisse sait qu’aucune coupe dans les rentes n’est supportable pour eux, tout aussi peu qu’un relèvement de l’âge de la retraite ne saurait entrer en ligne de compte au vu de la situation sur le marché du travail&nbsp;», a déclaré Paul Rechsteiner, le président de l’USS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-50</guid><pubDate></pubDate><title>Notre but : l’égalité pour toutes</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/notre-but-l-egalite-pour-toutes</link><description>Nous n’attendrons pas encore 20 ans ! Nous la voulons maintenant ! Et sans exception ! L’égalité pour toutes. Tel est notre combat. Prochain moment fort : le 14 juin.</description><content:encoded><![CDATA[<p>À force de persévérance et grâce aux nombreuses combattantes pour l’égalité entre femmes et hommes, nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons le droit de vote et d’éligibilité, depuis 30 ans l’article constitutionnel sur l’égalité et, depuis 15 ans, la loi sur l’égalité. Autant de jalons importants menant à l’égalité. Nous n’y sommes cependant pas encore arrivés. Touchons-nous&nbsp; le même salaire pour le même travail ou un travail de valeur égale&nbsp;? Qui est le plus en vue dans les médias&nbsp;? Qui fait les nettoyages et la lessive&nbsp;? Qui s’occupe des enfants et des personnes nécessitant des soins&nbsp;? Qui fait quelle carrière&nbsp;? Jusqu’à l’égalité concrète, beaucoup reste encore à faire. Les faits le montrent&nbsp;: 
</p><p>Depuis des années, l’égalité des salaires n’avance qu’à la vitesse d’un escargot. Les derniers chiffres doivent même nous réveiller&nbsp;: différences de salaire et discrimination salariale ont raugmenté, au lieu de diminuer&nbsp;! De plus, les femmes travaillent souvent dans des branches à bas salaires, dans des rapports de travail précaires. Sur les plus de 400&nbsp;000 travailleurs et travailleuses occupés en Suisse dans des branches à bas salaires, deux tiers sont des femmes. Elles assument une part de travail non rémunéré presque deux fois plus grande que les hommes. Il manque toujours des dizaines de milliers de places d’accueil pour les enfants. Nous sommes encore bien loin d’un congé de paternité et d’un congé parental. Cela fait longtemps que la Suisse aurait dû ratifier la convention de l’OIT sur la protection de la maternité pour que les mères allaitantes ne soient plus discriminées. 
</p><p>Finissons-en avec l’égalité uniquement sur le papier&nbsp;! Sans les femmes, rien ne va&nbsp;! Pour les syndicats, le 14 juin sera un jour central pour faire avancer l’égalité. Nous appelons les femmes et les hommes à montrer, le 14 juin 2011, par des actions amusantes et originales, où plus d’égalité est nécessaire selon elles et eux. Arrêtez de faire des nettoyages, suspendez un objet symbolique à votre fenêtre, rassemblez-vous sur votre lieu de travail, organisez des pauses de protestation, présentez vos revendications pour l’égalité, rejoignez les manifestations et les actions, participez au concert de sifflets à 14&nbsp;h&nbsp;06, habillez-vous de rose fuchsia ou de mauve&nbsp;! Exigez&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>L’égalité des salaires et des salaires minimums, maintenant&nbsp;!</li><li>Un partage juste du travail rémunéré et non rémunéré entre hommes et femmes, maintenant&nbsp;!</li><li>Plus de structures d’accueil des enfants, maintenant&nbsp;!</li></ul><p>Le congé de paternité, le congé parental, et une meilleure protection de la maternité, maintenant&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-606</guid><pubDate></pubDate><title>Pas de dumping par le biais des engagements temporaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-de-dumping-par-le-biais-des-engagements-temporaires</link><description>Mêmes conditions de travail pour la main-d’œuvre temporaire</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Le travail temporaire est une forme de travail précaire et constitue très souvent une source de sous-enchère salariale. 41&nbsp;% des agences de travail temporaire ne respectent pas, par exemple, les conditions minimales de travail des CCT. Le travail temporaire a quadruplé de volume ces 15 dernières années, sous l’influence aussi de la libre circulation des personnes avec l’UE.
</p><p>Avant la dernière votation populaire sur l’élargissement de la libre circulation (à la Roumanie et à la Bulgarie en 2009), les autorités promirent de renforcer les mesures de protection des conditions de travail, également dans le domaine du travail temporaire. A ce jour, toutefois, une convention collective de travail étendue à la branche du travail temporaire n’existe toujours pas.
</p><p>L’objectif visé est que les conditions de travail de la main-d’œuvre temporaire soient les mêmes que celles du personnel fixe. Dans une annexe, la CCT devra dresser la liste des autres CCT et entreprises qui appliquent cette égalité de traitement. Le point crucial selon Paul Rechsteiner, le président de l’USS, est que, recourant contre la déclaration d’extension&nbsp;: «&nbsp;les employeurs de diverses branches refusent depuis longtemps d’appliquer leurs CCT aussi aux travailleurs et travailleuses temporaires&nbsp;; et cela, afin de pouvoir appliquer à la main-d’œuvre temporaire des conditions inférieures au niveau prévu dans ces CCT». Même des entreprises de la Confédération, comme les CFF, ne veulent pas offrir le niveau de protection de leurs CCT à leur personnel temporaire.
</p><p>Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS, demande par conséquent que «&nbsp;La Confédération (veille) à ce que l’égalité de traitement soit aussi garantie en Suisse, à tout le moins en contraignant les anciennes régies à figurer dans cette annexe de la future CCT et en faisant pression sur les grandes entreprises et branches... Si l’on n’arrive pas à doter la branche temporaire d’une CCT efficace, il faudra ancrer le principe de l’égalité de traitement dans la loi.&nbsp;» Enfin, Daniel Lampart estime aussi que la Confédération doit édicter en plus un contrat-type de travail avec des salaires minimums obligatoires&nbsp;: «&nbsp;La location en Suisse de services de ressortissant(e)s étrangers de l’UE doit en outre être limitée aux personnes détentrices d’un permis de séjour ou d’établissement (permis B ou C).&nbsp;»
</p><p>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia, montre, exemples à l’appui, pourquoi certaines entreprises refusent d’appliquer leur CCT à leur personnel temporaire. Selon elle, chez Novartis Stein, un(e) employé(e) sur cinq n’a qu’un contrat de durée déterminée. Concrètement, cela signifie ceci&nbsp;: le salaire horaire des opérateurs/opératrices en chimie est habituellement de 34 francs, mais la plupart des temporaires ne reçoivent que 26 francs environ. L’entreprise économise ainsi plus de 20&nbsp;% de coûts salariaux. La CCT de la location de services devrait empêcher une telle sous-enchère.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><i>Plus d'information dans les discours de :</i></p><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Paul Rechsteiner</b></span>, président de l'USS</li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Daniel Lampart</b></span><span>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</span></li></ul><ul style="font-style: italic; "><li><span><b>Vania Alleva</b></span><span>, vice-présidente de l'USS, membre du comité directeur du Syndicat UNIA</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-51</guid><pubDate></pubDate><title>Elles doivent être durcies et complétées</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/elles-doivent-etre-durcies-et-completees</link><description>Il faut durcir les mesures d’accompagnement pour garantir les salaires, les conditions de travail et les emplois en Suisse. Le besoin d’agir est ici important. On le voit aux nom-breuses infractions commises et au refus de la Confédération et des cantons d’introduire des salaires minimums, malgré le mandat légal. Il y a un problème d’application de la loi. Cette aggravation de la situation nécessite un durcissement des mesures.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour empêcher les abus, l’assemblée des délégué(e)s de l’USS du 20 mai dernier a adopté le train de mesures suivant&nbsp;: 
</p><p><b>Une offensive en matière de contrôles&nbsp;:</b> 50&nbsp;% des nouveaux engagements en Suisse doivent être contrôlés. Les nouveaux engagements présentent de fait le plus grand risque de pression sur les salaires. D’où la nécessité d’augmenter le nombre des contrôles. En outre, 50&nbsp;% des entreprises étrangères qui détachent de la main-d’œuvre doivent être contrôlés.
</p><p><b>Une offensive en matière de salaires minimums&nbsp;:</b> bien que la sous-enchère salariale soit répandue, la Confédération et les cantons de Suisse alémanique n’édictent pas de salaires minimums. Une task force nationale, incluant les syndicats, doit mettre fin aux problèmes d’application. En cas de sous-enchère, il faut&nbsp; protéger les salaires au moyen de salaires minimums obligatoires, ainsi que la loi le prescrit. 
</p><p><b>Le comblement des lacunes de la loi&nbsp;: </b></p><p>&nbsp;</p><ul><li>lutte contre les faux-indépendant(e)s&nbsp;: obligation de produire des documents attestant que l’activité est indépendante&nbsp;; compétence attribuée aux contrôleurs d’imposer une interruption de l’activité&nbsp;;</li><li>sanctionnement des infractions aux contrats-type de travail&nbsp;: la Confédération et les cantons doivent infliger des amendes pour chaque infraction de ce type&nbsp;; les employeurs pratiquant la sous-enchère doivent verser après coup la différence de salaire due&nbsp;;</li><li>protection contre les licenciements abusifs&nbsp;: les licenciements auxquels il a été procédé en vue d’engager une main-d’œuvre meilleur marché doivent pouvoir être annulés&nbsp;;</li><li>responsabilité solidaire&nbsp;: en cas de sous-enchère salariale, la responsabilité civile doit incomber par principe au maître d’œuvre, mais à tout le moins à l’entreprise générale&nbsp;;</li><li>abolition de la discrimination de la main-d’œuvre indigène par rapport à la main-d’œuvre provenant de l’Union européenne (UE) en matière de participation (reprise de la réglementation de la directive de l’UE sur les comités d’entreprise européens) ainsi que de licenciements collectifs (reprise de la directive de l’UE). Des entreprises internationales ne doivent pas pouvoir licencier du personnel en Suisse uniquement parce que c’est plus simple dans notre pays.</li></ul><p></p>    ]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-356</guid><pubDate></pubDate><title>La Confédération doit désendetter le rail et en maintenir les prix stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/la-confederation-doit-desendetter-le-rail-et-en-maintenir-les-prix-stables</link><description>Consultation fédérale sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il en va de la garantie à long terme de la «&nbsp;success story&nbsp;» du rail suisse. Dans ce but, l’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV) soutiennent le projet de financement (non limité dans le temps) et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF), mais demandent que la Confédération procède en même temps au désendettement du rail et en maintienne les prix stables. 
</p><p>Nous saluons tout particulièrement le projet de FAIF, dont l’élément central est constitué par un fonds d’infrastructure ferroviaire (FinFer), car ce dernier représente un instrument global de financement destiné à d’importants projets d’investissement ainsi qu’à l’exploitation et à l’entretien du rail. Toutefois, cet instrument ne pourra fonctionner que si le FinFer n’est pas freiné dès le départ par le poids de la dette de l’ancien fonds affecté au financement des projets d’infrastructure des transports publics (FTP), ce qui enclencherait en plus une spirale des prix à la hausse. Personne ne saurait souhaiter qu’en raison d’une telle hausse, l’on assiste à un retour sur la route du trafic passagers/passagères et des marchandises. 
</p><p>C’est pourquoi l’USS et le SEV demandent instamment à la Confédération de reprendre à sa charge l’acompte de 8 milliards de francs environ octroyé en son temps au FTP pour des grands projets ferroviaires aujourd’hui achevés. Sa situation financière le permet sans problème aucun. Même un éventuel endettement supplémentaire représenterait, dans le contexte actuel du marché, un investissement d’avenir aisément supportable.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-52</guid><pubDate></pubDate><title>Changer de cap vers plus de justice !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/changer-de-cap-vers-plus-de-justice</link><description>Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire : la politique fiscale de la Suisse doit changer de cap. Le 20 mai dernier, les délégué(e)s de l’USS ont adopté une position en huit points.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières années, et les revenus et la fortune ont été répartis d’une manière toujours plus inégale en Suisse. Le rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune, le premier du genre<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0711_Lampart_Politique-fiscale.docx#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>, le montre bien. Qui plus est, l’État n’a rien fait contre cette évolution socialement inacceptable. Il a allégé la charge fiscale des hauts revenus en baissant les impôts directs et alourdi celle des bas et moyens revenus via des hausses des impôts directs et de taxes. Le domaine de la santé est une autre bonne illustration de cette saignée dont sont victimes les bas et moyens revenus. En plus des lourdes hausses habituelles des primes de caisse-maladie, les cantons veulent moins payer pour les hôpitaux, ce qui se traduira, à son tour, par des hausses supplémentaires des primes, essentiellement aux dépens des bas de moyens revenus.
</p><p>Il faut que cela cesse&nbsp;! L’USS demande que l’on mette désormais le cap sur plus de justice. Les huit points suivants indiquent clairement la voie à suivre ici&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>La progressivité des taux d’imposition doit être renforcée et non démantelée.</li><li>Le secteur de la santé doit reposer sur un financement juste. À court terme, il faut nettement augmenter les fonds destinés aux réductions des primes de caisse-maladie. À moyen terme, il s’agira d’abandonner le système des primes individuelles. Et les ressources fiscales destinées au secteur de la santé doivent augmenter, pas diminuer.</li><li>Un impôt fédéral sur la masse successorale, avec une franchise de 2 millions de francs, doit remplacer les impôts cantonaux sur les successions et donations qui ont été affaiblis. Son produit devra être affecté pour deux tiers à l’AVS et pour un tiers aux cantons.</li><li>Un taux de TVA unique grèverait les bas revenus. L’USS n’en veut pas.</li><li>Les entreprises sont vraiment peu imposées en Suisse. L’USS rejette toute nouvelle baisse d’impôt en leur faveur.</li><li>L’USS soutient l’abolition de l’imposition forfaitaire dans les cantons.</li><li>L’USS s’engage en faveur d’une harmonisation fiscale entre les cantons, mais aussi entre les communes. Une telle mesure empêchera le dumping fiscal.</li></ul><p>Lors de la votation populaire sur la deuxième réforme de l’imposition des entreprises, la population suisse a été trompée. C’est surtout la charge des grands actionnaires qui a été allégée. Le Conseil fédéral doit revenir sur cette réforme. Les apports de capital distribués ne doivent plus être exonérés d’impôt que si les entreprises ont versé aux actionnaires la totalité des bénéfices distribuables, y compris ceux de l’année en cours.  
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0711_Lampart_Politique-fiscale.docx#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Voir <a href="http://fr.verteilungsbericht.ch/">http://fr.verteilungsbericht.ch/</a>.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-354</guid><pubDate></pubDate><title>Une interdiction « catégorique » de penser, en lieu et place d’une action réfléchie </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-interdiction-categorique-de-penser-en-lieu-et-place-d-une-action-reflechie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les explications du Conseil fédéral à propos du franc fort ne sont d’aucun secours pour les salarié(e)s de l’industrie d’exportation, que ce dernier met sous pression. Le franc est actuellement fortement surévalué, une réalité que la Banque nationale et le gouvernement se doivent combattre.
</p><p>Le problème principal est bien celui de la Banque nationale qui refuse de lutter contre la cherté du franc en introduisant et en défendant un &nbsp;taux de change euro-franc au-dessous duquel il n’est pas question d’aller. Le Conseil fédéral a pour rôle, primo, de faire en sorte que la Banque nationale assume sa tâche et, secundo, de la soutenir dans ses efforts. 
</p><p>Rejeter globalement, «&nbsp;catégoriquement&nbsp;», toute mesures complémentaire dans ce cadre est totalement déplacé ici. Alors que même le Fonds monétaire international recommande, dans pareilles situations, de contrôler les mouvements des capitaux ou d’introduire des taux d’intérêt négatifs, notre gouvernement continue à pratiquer l’interdiction de penser sur ces questions. L’introduction, par exemple, de taux d’intérêt négatifs, pourrait faciliter la défense d’une valeur maximale du franc par rapport à l’euro, parce qu’un tel instrument pourrait, surtout en matière d’opérations à terme, entraîner des pertes sèches pour les investisseurs qui spéculent. Leur effet serait ainsi dissuasif.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-54</guid><pubDate></pubDate><title>Pour une sortie programmée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-une-sortie-programmee</link><description>Le gouvernement, ce mercredi, et le Parlement, lors de sa prochaine session, vont fixer la voie que la Suisse suivra demain en matière d’énergie nucléaire. Pour l’Union syndicale suisse (USS), il n’y a clairement pas lieu de tergiverser : nous avons besoin d’une sortie programmée du nucléaire et les vieux réacteurs doivent être immédiatement mis hors service.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le choc de la catastrophe nucléaire de Fukushima ne doit pas rester sans conséquence. La technologie nucléaire représente un risque existentiel inacceptable pour les travailleurs et travailleuses concernés, les équipes de sauvetage et l’humanité ainsi que l’environnement à des dizaines de milliers de kilomètres des centrales. Tchernobyl et Harrisburg n’ont pas entraîné la réaction politique qui s’imposait. Il s’agit, maintenant, de passer à l’action. Un quatrième accident maximal théorique ne doit plus se produire.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande au Parlement fédéral de décider, lors de sa session de juin, une sortie planifiée et impérative du nucléaire. Concrètement, cela signifie ceci&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>Aucune nouvelle centrale nucléaire ne doit être construite en Suisse et celles déjà existantes seront débranchées, une fois leur temps d’exploitation échu.</li><li>Les trois centrales les plus vieilles du pays, en particulier celle de Mühleberg, qui connaît de graves lacunes en matière de sécurité, doivent immédiatement être mises hors service et son personnel actuel maintenu en emploi. Ne rien faire à cet égard est irresponsable. Les investissements effectués dans des solutions de rechange rapidement réalisables en vaudront beaucoup plus la peine que ceux demandés par les autorités pour rééquiper des vieux réacteurs.&nbsp;</li><li>La sortie programmée du nucléaire nécessite une nouvelle politique énergétique systématique de la Suisse. À savoir&nbsp;: des quotas pour les nouvelles énergies renouvelables, des prescriptions en matière d’efficience pour les moteurs et les appareils selon la technique la plus récente et l’interdiction des chauffages électriques dévoreurs d’énergie Des installations de couplage chaleur-force de grande efficacité devront produire, de manière décentralisée, à la fois de la chaleur et de l’électricité. La sortie du nucléaire exige, en outre, le développement et la transformation de l’infrastructure de réseau.</li><li>Le tournant énergétique est l’occasion de réaliser un progrès technologique respectueux de l’être humain. Il créera de nouvelles professions et de nouveaux emplois qualifiés, plus sûrs et plus porteurs d’avenir que l’impasse à laquelle la technologie nucléaire a conduit jusqu’à ce jour.</li></ol><p>L’USS participera activement aux prochains débats sur ces questions en présentant des propositions concrètes. La sortie du nucléaire implique que la production d’électricité fasse l’objet d’un encadrement politique assorti d’obligations, afin de garantir un approvisionnement efficient et stable en énergie. Cela veut dire&nbsp;: plus de services publics et l’abandon de la libéralisation du marché de l’électricité.
</p><p>L’assemblée des délégué(e)s de l’USS du 20 mai dernier a adopté é n l’unanimité dette proposition.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-355</guid><pubDate></pubDate><title>La nécessité d’agir a été reconnue – Des problèmes à résoudre rapidement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-necessite-d-agir-a-ete-reconnue-des-problemes-a-resoudre-rapidement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue les mesures discutées le mercredi 7 juillet par le Conseil fédéral en vue de renforcer les mesures d’accompagnement (lutte contre les pseudo-indépendant(e)s et durcissement des sanctions en cas d’infractions en matière de salaires minimums). Ces mesures doivent désormais être mises le plus rapidement possible en œuvre. 
</p><p>Pour protéger les salaires et les conditions de travail suisses, il est particulièrement important de s’attaquer aux problèmes identifiés lors de la réunion entre les directions des partenaires sociaux et l’Administration, qui a précédé la décision du Conseil fédéral, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>la forte pression sur les salaires constatée avec les nouvelles embauches,</li><li>le fait que les cantons de Suisse alémanique n’aient pas édicté de salaires minimums malgré une sous-enchère salariale répandue,</li><li>l’application concrète de sanctions en cas d’abus.</li></ul><p>Le groupe de travail mis sur pied devra proposer des recommandations après la pause estivale, afin qu’il soit possible de prendre des contremesures. Les salarié(e)s suisses doivent être protégés des effets négatifs de la libre circulation des personnes.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-47</guid><pubDate></pubDate><title>La prise en charge des enfants et de tiers : du temps et de l’argent</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/la-prise-en-charge-des-enfants-et-de-tiers-du-temps-et-de-l-argent</link><description>Pourquoi faut-il encore descendre dans la rue en 2011 pour l’égalité des sexes ? La réponse de Christine Flitner, coprésidente de la Commission féminine de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1991, je travaillais dans une maison d’édition. Le 14 juin, les femmes se sont rassemblées dans le local de pause, ont décoré le bâtiment et mis par écrit leurs revendications. Ce ne fut pas du goût de la direction. Pas le fait que nous ayons couvert le bâtiment de couleur mauve et nous étions réunies pendant le travail, mais celui d’avoir concrètement revendiqué au lieu de demander et, en plus, d’avoir cité la Constitution. 
</p><p>Vingt ans plus tard, tout cela n’est guère imaginable. Tout le monde est pour l’égalité. Pratiquement plus personne ne conteste publiquement le droit à un salaire égal. 
</p><p>Grâce à la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, quelque chose s’est passé, notamment dans les services publics. Toute une série de professions dites «&nbsp;féminines&nbsp;» ont vu leur position s’améliorer dans les systèmes salariaux et nombre d’employeurs publics ont des règlements qui tiennent particulièrement compte de la situation des parents exerçant une activité lucrative. Les mesures préventives contre le harcèlement sexuel au travail sont désormais aussi devenues la norme dans le secteur public.
</p><p>Il n’empêche que ça traîne encore dans de nombreux domaines. Une enquête réalisée par nos soins dans la perspective du 14 juin prochain montre que les employeurs s’accordent à dire que le travail à temps partiel est une mesure en faveur de l’égalité. Ce qui est faux. Pour de nombreuses femmes et pour quelques hommes, le travail à temps partiel offre une possibilité de concilier leurs diverses obligations, mais ils et elles en paient le prix sous forme de salaires incomplets, de couverture sociale lacunaire et, plus tard, de rentes moindres. Au lieu de chercher une solution – valable pour toute la société - à la question de la conciliation entre tâches de garde des enfants et activités professionnelles, on répercute le problème sur des individus, en majorité des femmes.
</p><p>Le travail de garde, rémunéré ou non, est d’une importance vitale pour l’ensemble de la société. Et il le sera toujours plus. Or, il n’est pas vraiment reconnu, car traditionnellement assumé par des femmes. Les salaires versés pour les activités professionnelles de prise en charge sont trop bas et les conditions de travail fréquemment mauvaises. Le personnel des hôpitaux et des homes subit les programmes d’austérité, le financement des soins à domicile est insuffisant, il y a trop peu de places d’accueil pour les enfants et trop peu de personnel bien formé dans ces structures. Cela ne peut pas continuer comme ça&nbsp;!
</p><p>Tout le monde est favorable à l’égalité des sexes, mais elle ne devrait toujours rien coûter... Les activités de prise en charge d’enfants et de tiers doivent être reconnues et ont besoin d’argent. Autant de raisons de descendre dans la rue le 14 juin prochain.
</p><p>&nbsp;</p><p><b><i>Lisez aussi les conrtibution de Elisabeth Joris, Christina Werder et Tanja Walliser.</i></b></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-359</guid><pubDate></pubDate><title>L’avertissement donné pour activité syndicale doit être retiré</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-avertissement-donne-pour-activite-syndicale-doit-etre-retire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 juillet 2011, le Comité de l’Union syndicale suisse (USS) a demandé, dans une lettre adressée au conseil d’administration des Transports publics de la région lausannoise (tl), de retirer sans délai l’avertissement et la menace de licenciement qui ont été adressés au représentant syndical Aïssam Echchorfi. 
</p><p>Mais pourquoi une telle sanction&nbsp;? Aïssam Echchorfi avait envoyé, en décembre 2010, à ses collègues de travail des courriels et textos ainsi que via Facebook des informations sur des actions de mobilisation syndicales. L’USS rappelle aux tl que l’exercice des droits syndicaux est garanti par la Constitution fédérale et le droit international. Vouloir y faire obstacle par le biais d’avertissements et de menaces de licenciement constitue une intimidation inacceptable dans une démocratie et un État de droit.
</p><p>Si les tl ne retirent pas cet avertissement et ne reviennent pas sur leur refus d’une hausse ordinaire de salaire, l’USS se réserve le droit de soumettre ce cas aux instances compétentes de l’Organisation internationale du travail (OIT).&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-3</guid><pubDate></pubDate><title>Une indignation toujours là</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/une-indignation-toujours-la</link><description>Pourquoi faut-il encore descendre dans la rue en 2011 pour l’égalité des sexes ? La réponse de Elisabeth Joris, historienne et syndicaliste.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que je ne travaillerais pas le 14 juin 1991, c’était évident depuis longtemps pour moi. Il y a 20 ans, j’avais, en tant que syndicaliste, réuni pour les écoles, avec deux autres historiennes, du matériel sur l’histoire des femmes en grève, écrit des articles et participé à des actions dans mon école ainsi que dans les rues de Zurich. Des expériences d’une valeur que rien ne saurait jamais estomper. Haut-valaisanne, je m’étais particulièrement réjouie que, précisément à Naters, une septantaine d’ouvrière de Microtechnik AG avaient montré qu’elles n’avaient pas froid aux yeux et, en dépit des menaces de la direction, ouvertement débrayé pour attirer l’attention sur leurs salaires de misère.
</p><p>Ce 14 juin 2011, à la demande de Saint-Galloises, je prendrai la parole au «&nbsp;Vieux cinéma&nbsp;», à Mels, lors d’une manifestation intitulée «&nbsp;20 ans après la journée (de grève) des femmes, une raison de fêter&nbsp;!&nbsp;». Il y a effectivement des raisons de fêter. Sans le demi-million de femmes qui ont participé en 1991 aux multiples actions organisées en Suisse dans le cadre de la grève nationale des femmes – une mobilisation encore jamais atteinte dans l’histoire de la Suisse -, Ruth Dreifuss n’aurait pas été élue conseillère fédérale et le Parlement fédéral n’aurait pas voté la loi sur l’égalité entre femmes et hommes. Les groupes d’action et les réseaux nés alors ne se sont pas dissouts après la grève des femmes, la mobilisation a continué. La pression exercée par les femmes sur le Parlement et les partis a été considérable, entrant dans l’histoire sous le nom d’«&nbsp;effet Brunner&nbsp;». 
</p><p> Il faut dire que la loi sur l’égalité, adoptée vers le milieu des années 1990, était en totale contradiction avec la politique néolibérale suivie à l’époque par les partis bourgeois qui réclamaient des dérégulations. Cette loi prescrit en effet des règles impératives concernant l’application dans les faits du principe constitutionnel selon lequel «&nbsp;L’homme et la femme sont égaux en droit&nbsp;» et, donc, de l’égalité de rémunération. Ce but central de la grève des femmes de 1991 n’a pas encore été atteint à ce jour. Depuis lors, la situation a également changé. Sous le signe de la domination exercée sur l’économie par le capital financier, non seulement la fourchette salariale entre riches et pauvres s’écarte toujours plus à toute vitesse, mais l’écart entre salaires masculins et féminins aussi recommence à se creuser depuis la crise financière. Ainsi, «&nbsp;Indignez-vous&nbsp;!&nbsp;», l’appel relancé aujourd’hui, 20 ans après la première grève des femmes, reste valable pour le 14 juin 2011. Soyez si nombreuses et si nombreux à l’être que la pression exercée de la sorte se traduira par des changements sur la durée, comme après 1991.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b><i>Lisez aussi les conrtibution de Christine Flitner, Christina Werder et Tanja Walliser.</i></b></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-353</guid><pubDate></pubDate><title>L’allaitement sur le lieu de travail doit donner droit à un salaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-allaitement-sur-le-lieu-de-travail-doit-donner-droit-a-un-salaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse USS salue la volonté de la Suisse de ratifier la convention no 183 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la protection de la maternité. Cette convention ancre au niveau international de nombreuses mesures de protection des femmes enceintes et des mères sur leur lieu de travail. Parmi ces mesures, l’assurance-maternité, la protection contre le licenciement pendant la grossesse et après l’accouchement, l’interdiction de discrimination ou des mesures en faveur de l’allaitement. &nbsp;
</p><p>Cette ratification nécessite une adaptation de la loi sur le travail (LTr), qui améliorera la sécurité juridique pour les mères qui allaitent. &nbsp;La durée des pauses d’allaitement donnant droit à un salaire sera clairement réglée dans la loi. En effet, l’allaitement sur le lieu de travail est aujourd’hui considéré comme du temps de travail, mais la loi ne dit pas si cela donne droit à un salaire. La modification de la LTr supprimera cette discrimination salariale. 
</p><p>La réponse à la consultation est disponible sur <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-4</guid><pubDate></pubDate><title>Des grands et des petits pas : une progression persévérante</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/des-grands-et-des-petits-pas-une-progression-perseverante</link><description>Pourquoi faut-il encore descendre dans la rue en 2011 pour l’égalité des sexes ? La réponse de Christine Werder, secrétaire centrale de l’USS en charge de l’égalité</description><content:encoded><![CDATA[<h3>record:tt_news:1087Petite chronologie</h3><p>1971&nbsp;: introduction du suffrage féminin
</p><p>1981&nbsp;: protection contre le licenciement pendant la durée de la grossesse et 16 semaines après l’accouchement
</p><p>1985&nbsp;: nouveau droit matrimonial&nbsp;: partenariat égalitaire et responsabilité commune des époux concernant les enfants
</p><p>1993&nbsp;: élections fédérales&nbsp;: au lieu de la candidate socialiste officielle, c’est Francis Matthey qui est élu&nbsp;; sur pression des femmes, il renonce à son élection&nbsp;; Ruth Dreifuss devient ensuite conseillère fédérale
</p><p>1995&nbsp;: splitting des rentes et bonifications pour tâches éducatives dans l’AVS&nbsp;: les rentes de couples sont remplacées par des rentes individuelles&nbsp;; cela, à un prix élevé en raison du relèvement de l’âge de la retraite
</p><p>1996&nbsp;: loi sur l’égalité entre femmes et hommes&nbsp;: interdiction de toute discrimination dans la vie professionnelle 
</p><p>2002&nbsp;: décriminalisation de l’interruption de grossesse durant les 12 premières semaines
</p><p>2003&nbsp;: la violence dans le couple, marié ou non, est désormais un délit poursuivi d’office 
</p><p>2004&nbsp;: adoption de la loi sur l’assurance-maternité
</p><p>2006&nbsp;: amélioration de la protection contre la violence domestique
</p><p>2010&nbsp;: majorité de femmes au Conseil fédéral
</p><p>2011&nbsp;: journée nationale d’action et de grève&nbsp;: les principales revendications sont l’abolition des discriminations salariales à l’encontre des femmes, un partage juste du travail familial et du travail professionnel et plus de places d’accueil pour les enfants
</p><p> La leçon de cette chronologie&nbsp;: pas de progrès sans combats. Et aussi&nbsp;: nous voulons continuer cette chronologie&nbsp;! Avec un 14 juin combatif&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b><i>Lisez aussi les conrtibution de Christine Flintner, Elisabeth Joris&nbsp;et Tanja Walliser.</i></b></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-352</guid><pubDate></pubDate><title>Enfin une réaction de la Banque nationale… bien qu’il ne s’agisse que de mesures « light » </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/enfin-une-reaction-de-la-banque-nationale-bien-qu-il-ne-s-agisse-que-de-mesures-light</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que la Banque nationale suisse (BNS) renonce enfin à sa politique du laisser-faire et entende combattre l’appréciation massive du franc suisse. À cause de l’’inaction dont elle et la Confédération ont fait preuve jusqu’à ce jour, la Suisse était menacée de tomber en récession. La cherté du franc cause en effet d’énormes dégâts à l’industrie d’exportation et au tourisme. À moyen terme, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont en jeu. 
</p><p>Concernant les mesures désormais arrêtées par la BNS, il ne s’agit toutefois que de mesures «&nbsp;light&nbsp;». La BNS ne pourra pas ne pas fixer et défendre une limite inférieure au cours de l’euro par rapport au franc. Jusqu’à récemment, elle a toujours agi – explicitement ou implicitement – de la sorte (p. ex. 80 centimes pour 1 Deutschemark ou 1,45 pout 1 euro). 
</p><p>À la fin des années 1970, la BNS est intervenue, avec la Confédération, à l’aide d’un train de mesures plus poussées pour lutter contre la spéculation dont le franc faisait l’objet.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-5</guid><pubDate></pubDate><title>L’égalité dans les têtes </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-egalite-dans-les-tetes</link><description>Pourquoi faut-il encore descendre dans la rue en 2011 pour l’égalité des sexes ? La réponse de Tanja Walliser, secrétaire du syndicat Unia</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;L’égalité&nbsp;? Mais nous l’avons déjà depuis longtemps. Ce n’est plus du tout un thème d’actualité.&nbsp;» C’est tous les jours que l’on entend ce genre de déclaration. En particulier venant de jeunes femmes. J’appartiens à une génération pour laquelle il était clair, déjà au niveau de l’éducation, que ce que j’apprends en tant que femme à l’école et dans la vie me permet plus de choses qu’uniquement repasser des chemises et élever des enfants. Le choix du collège fut facile à faire et l’étape suivante a logiquement été celle de faire des études. Une fois mes 18 ans fêtés, je me suis réjouie de pouvoir me rendre aux urnes pour la première fois. Pour pouvoir voter, je n’avais pas besoin d’en avoir 35 comme ce fut le cas pour ma grand-mère. La part de collégiennes est depuis lors devenue plus importante que celles des garçons et c’est la même chose dans les unis. La part représentée par les femmes exerçant une activité lucrative ne cesse de croître et beaucoup d’entre elles font carrière. Jusque-là, c’est parfait. Les pionnières ont beaucoup obtenu pour nous. Mais le féminisme et la politique de l’égalité des sexes ne sont-ils pour autant plus des thèmes actuels&nbsp;? L’égalité est entrée dans les lois, mais l’est-elle aussi dans les têtes des gens&nbsp;?
</p><p>Le 14 juin, je descendrai dans la rue parce que ce n’est malheureusement pas le cas. Ou&nbsp;: pourquoi mes parents me disaient-ils de faire plus d’efforts quand mes résultats en français n’étaient pas bons, alors qu’une mauvaise note en maths n’entraînait qu’un «&nbsp;Bah&nbsp;! Pour une fille, ce n’est pas grave&nbsp;». Ou encore&nbsp;: peut-on effectivement prétendre que les discriminations à l’encontre des femmes ne sont pas un sujet, puisque la majorité des personnes qui étudient sont des femmes, alors que les professeures d’université n’occupent que… 14&nbsp;% des chaires universitaires&nbsp;? Et si, en tant que femme, on veut se lancer dans une carrière, comment s’organise-t-on avec son ou sa partenaire si l’on entend fonder une famille&nbsp;? Les hommes peuvent-ils réellement assumer leurs responsabilités de pères s’il ne leur est guère loisible d’occuper un emploi à temps partiel&nbsp;?
</p><p> Nous vivons toujours dans une société dans laquelle notre sexe détermine les possibilités qui sont les nôtres. C’est pour cela qu’il est si important que des femmes et des hommes descendent ensemble dans la rue le 14 juin prochain&nbsp;: pour plus de places d’accueil des enfants, pour un salaire égal, pour un partage juste du travail familial, pour un congé de paternité. Pour une société dans laquelle il sera indifférent que je naisse femme ou homme.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><b><i>Lisez aussi les conrtibution de Christine Flintner, Elisabeth Joris&nbsp;et&nbsp;Christina Werder.</i></b></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-351</guid><pubDate></pubDate><title>La Banque nationale doit fixer maintenant un cours plancher</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-doit-fixer-maintenant-un-cours-plancher</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Que la Banque nationale suisse (BNS) reconnaisse la nécessité d’agir et qu’elle mette en place des mesures contre la surévaluation massive du franc est rassurant. Mais on ne comprend pas pourquoi elle ne prend pas clairement l’initiative en introduisant et défendant un cours plancher par rapport à l’euro, ainsi qu’elle l’a toujours fait – avec succès – depuis 1978, lors de phases critiques. Les représentant(e)s et les expert(e)s des organisations du monde économique sont tous d’accord pour dire que la BNS doit imposer une valeur acceptable pour le franc en introduisant un cours de change plancher par rapport à l’euro. 
</p><p>À travers la faiblesse dont ils témoignent ici et les mesures insuffisantes qu’ils proposent, le Conseil fédéral et la BNS causent des dommages importants à notre pays et le poussent vers une crise économique. Les entreprises exportatrices ainsi que celles de la gastronomie et du tourisme souffrent d’ores et déjà énormément de la grande cherté du franc. On risque ainsi d’assister à des fermetures ou des délocalisations d’entreprises, ce qui entraînera la perte de dizaines de milliers d’emplois. S’y ajoute qu’entre temps, les caisses de pensions ont enregistré des pertes comptables d’environ 50 milliards de francs.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-55</guid><pubDate></pubDate><title>Un jugement contre les droits syndicaux et le partenariat social</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-jugement-contre-les-droits-syndicaux-et-le-partenariat-social</link><description>Le Tribunal cantonal de Zurich a annulé le jugement de première instance dans l’affaire Tamedia/Daniel Suter. Un mépris total pour les droits syndicaux et le partenariat social.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Daniel Suter, président de la commission du personnel du quotidien «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;», avait été licencié quelques jours avant le début de négociations sur un plan social, négociations qu’il devait mener au nom de ses collègues. Le tribunal de première instance avait jugé ce licenciement abusif. Selon lui, un employeur ne peut invoquer de motif économique comme «&nbsp;motif justifié&nbsp;» permettant de licencier un ou une représentant(e) élu du personnel (art. 336 al. 2 lit. b CO) avant le début d’une négociation. En effet, licencier le principal négociateur côté travailleurs revient à vider le partenariat social de sa substance. 
</p><h3>Un énorme pas en arrière</h3><p>Malheureusement, l’instance supérieure a cassé ce jugement. Condamnée en première instance à verser une indemnité de 3 mois de salaire, une somme dérisoire pour une entreprise affichant un chiffre d’affaire de plusieurs centaines de millions de francs, Tamedia avait fait recours. L’argumentation du Tribunal cantonal est un affront aux droits syndicaux et au partenariat social. Selon son jugement, des motifs économiques, même incertains, peuvent être invoqués pour licencier des représentant(e)s du personnel. Un employeur qui craint de mauvaises affaires peut restructurer, y compris aux dépens des représentant(e)s du personnel. Il n’a pas besoin pour cela d’être réellement dans les chiffres rouges. Le fait que la situation se soit améliorée depuis la restructuration ne peut être invoqué a posteriori pour contester la pertinence des «&nbsp;motifs économiques&nbsp;» avancés par l’employeur.&nbsp; Cependant, le tribunal a admis qu’il convenait d’examiner très attentivement ces «&nbsp;motifs économiques&nbsp;», car sinon, le renversement du fardeau de la preuve prévu par l’article 336 alinéa 2 lettre b CO serait de facto supprimé&nbsp;: selon cette disposition, c’est en effet l’employeur qui doit prouver qu’il licencie pour un autre motif que l’activité en tant que représentant(e) du personnel. Malheureusement, le tribunal n’a guère suivi son propre raisonnement et a finalement donné raison à Tamedia. 
</p><h3>Une correction qui s’impose</h3><p>Daniel Suter, soutenu par syndicom, le syndicat des médias et de la communication, fera recours au Tribunal fédéral. Mais, quelle que soit son issue, ce procès démontre que la protection contre le licenciement antisyndical doit absolument être renforcée en Suisse. Les syndicalistes et représentant(e)s du personnel doivent pouvoir être réintégrés à leur place de travail s’ils sont victimes d’un licenciement abusif et, comme le propose le Conseil fédéral, ils ne doivent pas pouvoir être licenciés pour motif économique, afin d’éviter que l’employeur n’invoque ce prétexte pour se débarrasser de ses salarié(e)s qui défendent les droits de leurs collègues. Le jugement du tribunal zurichois, qui s’appuie sur une jurisprudence récente du Tribunal fédéral[1] a donné l’employeur une très grande marge de manœuvre pour se servir de ce prétexte.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-604</guid><pubDate></pubDate><title>La BNS au turbin ! Nos emplois le valent bien</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-bns-au-turbin-nos-emplois-le-valent-bien</link><description>L’USS exige un taux plancher de 1,40 franc pour 1 euro</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Réunis le 16 août devant le bâtiment de la Banque nationale suisse (BNS) à Berne, des travailleurs et travailleuses ont exigé que des mesures plus dures soient mises en place contre la spéculation sur le franc. À cette occasion, ils ont symboliquement imprimé des billets de mille sur lesquels figurait un réveil indiquant qu’il est «&nbsp;minuit moins cinq&nbsp;». </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Cette action montre que le temps presse, que la spéculation sur le franc doit être rapidement stoppée. À cet effet, la BNS doit introduire et défendre un taux plancher par rapport à l’euro. Si l’on prend en compte le pouvoir d’achat des monnaies concernées, l’USS estime que ce taux doit être d’environ 1,40 francs pour 1 euro. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Étant donné la surévaluation de près de 30&nbsp;% du franc, les produits suisses sont menacés par une grave récession, mais venir en Suisse est aussi devenu trop cher pour nombre de touristes étrangers. Finalement, ce sont surtout les travailleurs et travailleuses qui sont touchés. Plus de 100&nbsp;000 emplois sont en effet en jeu. Et des entreprises ont déjà profité de la surévaluation massive du franc pour augmenter la durée du travail ou baisser les salaires.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">En outre, certains politicien(ne)s se remettent déjà à parler d’une baisse des rentes. Les pertes comptables des caisses de pensions – 50 milliards de francs, soit plus de 10&nbsp;000 francs par salarié(e)s – font apparaître que les fortunes de ces dernières sont devenues une fois de plus le jouet des marchés financiers. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Les manifestant(e)s présents devant la BNS ont clairement fait savoir que les travailleurs et les travailleuses ne sont pas prêts à payer une fois de plus pour les fautes commises par les acteurs politiques, ni à supporter les conséquences de la spéculation sur le franc suisse. Les hésitations des autorités responsables menacent la Suisse d’une hausse du chômage et de pressions sur les salaires. C’est pourquoi le coprésident d’Unia, Andreas Rieger, a demandé qu’en plus d’un taux de change plancher, il soit interdit de verser en Suisse des salaires en euros. Les baisses de salaire et les augmentations de la durée du travail ne sont pas les bons outils pour combattre la spéculation sur les cours de change. Le vice-président de l’USS et président du SEV (Syndicat du personnel des transports), Giorgio Tuti, a exigé que des mesures urgentes soient prises contre la spéculation sur le franc, comme l’introduction d’intérêts négatifs ou l’extension du droit de timbre au commerce des devises. </span></p><p class="Texte">Plus d'information : voyez la position de l'USS concernant la cherté du franc.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-56</guid><pubDate></pubDate><title>À l’unanimité, le Conseil national renforce la formation professionnelle supérieure</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/a-l-unanimite-le-conseil-national-renforce-la-formation-professionnelle-superieure</link><description>Le Conseil national a suivi les partenaires sociaux – notamment l’USS – et relevé de 100 millions de francs les ressources prévues dans le cadre du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant l’année 2012 (FRI 2012). Ce qui renforcera la formation professionnelle supérieure.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mars dernier, le Conseil des États avait déjà effectué un premier pas supplémentaire par rapport au projet du gouvernement et approuvé la moitié des 100 millions nécessaires pour que la Confédération soit en mesure de remplir ses obligations légales à ce chapitre. Selon la loi sur la formation professionnelle, celle-ci devait verser en 2008 déjà aux cantons un quart des dépenses publiques de formation professionnelle (écoles professionnelles et formation professionnelle supérieure en partie). Mais elle ne l’avait pas encore fait jusqu’à ce jour. Par sa récente décision, et pour autant que le Conseil des États le suive comme c’est prévisible, le Conseil national a transmis un mandat clair au Conseil fédéral. Ainsi, ce sera la deuxième fois que le Parlement fédéral corrige le gouvernement sur cette question de FRI&nbsp;; cela, en prévoyant plus d’investissements dans la formation et, en l’occurrence, dans la formation professionnelle supérieure. 
</p><p>Cette décision réjouissante facilitera les discussions lors de la «&nbsp;table ronde&nbsp;» qui réunira les partenaires sociaux, la Confédération et les cantons pour débattre du renforcement de la formation professionnelle supérieure. Sous pression, celle-ci doit non seulement mieux se positionner au plan international, mais aussi, dans l’intérêt des personnes en formation, bénéficier d’un meilleur financement public. Rappelons enfin que l’USS a joué un rôle non négligeable dans ce processus décisionnel et, donc, dans cet important succès.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-605</guid><pubDate></pubDate><title>Une contribution essentielle pour l’avenir de notre principale assurance sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-contribution-essentielle-pour-l-avenir-de-notre-principale-assurance-sociale</link><description>Initiative pour un impôt sur les successions : pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) y participe</description><content:encoded><![CDATA[<p>Qui fait fortune en cède une partie à la communauté à travers des impôts. Cette règle s’applique aux revenus du travail ou touchés sous forme de rentes ainsi qu’aux gains au loto, aux intérêts produits par les comptes d’épargne, aux honoraires, aux bénéfices de ventes, etc.
</p><p>Mais les héritages y échappent. Dans notre pays, un petit nombre de femmes et hommes héritent chaque année de milliards de francs, sans qu’ils aient eu à faire quoi que ce soit (ni même travailler). Le summum&nbsp;: ils ne paient pas non plus d’impôts sur cet argent. C’est injuste&nbsp;!
</p><p>Comment la richesse est-elle répartie en Suisse&nbsp;?
</p><p>Sur cette question, l’USS a présenté, il y a quelques mois, un rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse (www.verteilungsbericht.ch). 
</p><p>En voici les principaux éléments&nbsp;: en 2007, le 1 % le plus riche de la population de la Suisse possédait 40,9&nbsp;% de la fortune totale&nbsp;; 9&nbsp;% en détenaient 34,4&nbsp;%, une part considérable et les 90&nbsp;% les plus pauvres, soit l’écrasante majorité des habitant(e)s de ce pays, seulement 24,7&nbsp;%. 
</p><p>Et ces différences se creusent&nbsp;: en l’espace d’une décennie, le 1 % le plus riche a pu augmenter de 6,1&nbsp;% sa part du gâteau de la fortune totale&nbsp;; cela, presque exclusivement au détriment de 90&nbsp;% de la population. La tendance est claire, à savoir&nbsp;: une répartition des richesses qui profite toujours plus aux super-riches. En effet, le nombre des Suissesses et Suisses détenant une très grande fortune (plus de 2, respectivement 5 millions de francs) a plus que doublé entre 1997 et 2007. Si, en 1997 encore, on trouvait bien 12&nbsp;000 personnes au bénéfice d’une fortune de plus de 5 millions de francs en 1997, elles sont aujourd’hui déjà au nombre de presque 25&nbsp;000.
</p><p>En Suisse, la fortune est dont répartie d’une manière extrêmement injuste. Un impôt fédéral sur les successions sur, et uniquement sur, les fortunes les plus grandes est donc plus que justifié. 
</p><h3>Transfert&nbsp;: des super-riches vers tout un chacun</h3><p>Cette initiative populaire ne touche pas les petites et moyennes fortunes. Qui a fait des économies ou possède sa propre maison et même&nbsp;: qui a fait des économies et possède sa propre maison ne sera pas imposé pour cela. L’impôt pour les successions ne sera perçu que sur les fortunes de plus de 2 millions de francs, donc sur des fortunes vraiment importantes, qui ne peuvent pas provenir du seul revenu du travail. 
</p><p>Le produit de cet impôt sur les successions, environ trois milliards de francs, sera intégralement restitué à la population. Un tiers ira aux cantons et deux tiers à l’AVS. Ainsi, notre principale assurance sociale sera apte à relever les défis à venir (garantie d’une retraite décente pour tous et toutes, maintien du niveau de vie antérieur aussi pour les petits revenus, retraite flexible pour les petits et moyens revenus). 
</p><p>En résumé, on peut affirmer que l’impôt sur les successions sera un impôt qui ne prendra de l’argent à personne, mais en donnera à beaucoup&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-57</guid><pubDate></pubDate><title>Pour plus de sécurité : accélérer une sortie structurée </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pour-plus-de-securite-accelerer-une-sortie-structuree</link><description>La décision prise par le Conseil national de sortir du nucléaire est réjouissante. Mais elle ne nous fait qu’entrer dans cette sortie. Maintenant, il faut rapidement appliquer une politique de sortie structurée et systématique du nucléaire. C’est le seul moyen pour nous de créer la sécurité nécessaire : au travail, pour l’environnement et pour l’économie.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La décision de principe de sortir du nucléaire est la conséquence politique de la catastrophe de Fukushima. L’apaisement des esprits que les milieux économiques, uniquement intéressés à faire des profits, avaient réussi à imposer après Tchernobyl ne doit plus nous faire hésiter. Les images terrifiantes qui nous sont parvenues du Japon prouvent qu’on ne&nbsp; peut pas vivre avec des centrales nucléaires. Des solutions de rechange à cette technologie existent depuis longtemps. Assez barguigné&nbsp;! La sortie du nucléaire doit et peut être accélérée dès aujourd’hui. Pour ce faire, la sécurité d’un plan structuré s’impose. À savoir, par exemple, une loi sur la sortie du nucléaire donnant les bons signaux politiques et économiques pour que les bons investissements soient réalisés.
</p><h3>Un encadrement systématique</h3><p>À l’avenir, l’approvisionnement en électricité sera plus décentralisé. Toutes les études montrent qu’aujourd’hui aussi, si l’on prend en compte le réchauffement climatique, l’approvisionnement en électricité et en chaleur vont de pair. Pour la Suisse, les mots-clés sont le couplage chaleur-force (chauffer et produire simultanément de l’électricité), l’énergie solaire et la géothermie. Ils se présentent de manière décentralisée. Cela revalorisera les entreprises d’approvisionnement en électricité des villes et des régions. Leur rôle et leur mandat public devront être renforcés. L’encadrement systématique nécessaire de la sortie du nucléaire – entre autres via des quotas pour de nouvelles parts de production – est par conséquent incompatible avec les rêves de libéralisation et les profits ainsi escomptés, balayés à juste titre par le peuple en 2002.
</p><p>Mais en tout premier lieu, nous devons augmenter l’efficience. Les kilowatt/heures non utilisés nous rapprocheront le plus rapidement de notre objectif. Cela nécessite des prescriptions légales claires débouchant sur de nouvelles impulsions en faveur d’investissements. Récemment publiée, une étude mandatée par des organisations de protection de l’environnement, des cantons et des entreprises d’approvisionnement en électricité montre qu’économiquement, c’est la solution la plus efficace. L’économicité (valeur nette actuelle) des investissements dans les grandes centrales électriques est par contre clairement négative. C’est seulement après une longue période provisoire risquée que ceux-ci créent des emplois peu durables et cela, uniquement de&nbsp; manière ponctuelle. Au contraire, une politique axée sur l’efficience et des énergies renouvelables se traduira largement, aux plans régional et des branches (construction, planification, optique, diverses installations, électronique, commerce de détail, activités de conseils, etc.) par la création très rapide de 160 000 années-personnes&nbsp;; cela, jusqu’en 2035. Le gaspillage des ressources et des investissements doit cesser et céder la place à une politique visant une croissance durable. 
</p><h3>Fermer rapidement les vieilles centrales</h3><p>Le Parlement fédéral s’est malheureusement prononcé contre l’arrêt du fonctionnement des vieilles centrales nucléaires. Or, seuls des profits à court terme parlent pour le maintien de leur exploitation. Elles représentent un grand risque pour les personnes qui y travaillent et celles qui vivent dans leur environnement. C’est finalement la collectivité qui en assume la responsabilité, car aucune assurance ne veut porter ce risque élevé et cher. C’est pourquoi les vieilles centrales doivent être débranchées. Le faire accentuera aussi la pression en faveur de solutions de rechange réalistes. La décision – encore générale – de sortir du nucléaire prise par le Conseil national doit avoir sans tarder des conséquences concrètes. Elle ne doit pas uniquement apaiser sur cette question la population avant les élections. Il faut qu’elle soit le tournant de politique énergétique menant à une plus grande sécurité et à plus d’emplois d’avenir. L’Allemagne montre pour une fois l’exemple, en fermant immédiatement ses centrales les plus vieilles. Pour des raisons tant économiques qu’écologiques, la Suisse doit la suivre rapidement et énergiquement.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-350</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut s’attaquer à la racine du problème</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-s-attaquer-a-la-racine-du-probleme</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est déçue de voir que le Conseil fédéral ne veuille pas s’attaquer à la racine du problème que constitue le franc fort et n’ait pas décidé, avec la Banque nationale (BNS), d’introduire un taux de change plancher de 1,40 franc pour 1 euro.
</p><p>Les 2 milliards promis par le gouvernement sont une goutte d’eau dans la mer. À elles seules, les caisses de pensions ont subi, à cause du franc fort, des pertes comptables évaluées à près de 50 milliards de francs. S’ajoutant à la pression sur les prix et au risque d’une hausse du chômage dans l’économie d’exportation, la cherté du franc coûtera bientôt plus de 100 milliards de francs à la Suisse. 
</p><p>La force opérationnelle mise sur pied par le gouvernement est chargée de mettre au point des mesures ciblées. Celles qui ont été introduites pendant la crise financière concernant l’assurance-chômage doivent être prolongées. Il faut en outre trouver une solution pour les caisses de pensions en sous-couverture, lors de liquidations d’entreprises ou de suppressions d’emplois. 
</p><p>Afin que les salaires ne soient pas mis sous pression, les entreprises doivent faire l’objet de contrôles intenses, en particulier concernant les nouveaux engagements. En cas de sous-enchère, il s’agit d’introduire des salaires minimums. Enfin, les salaires versés en euros sont illégaux.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-61</guid><pubDate></pubDate><title>En toute sécurité et pour un salaire honnête</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-toute-securite-et-pour-un-salaire-honnete</link><description>L’été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, écolières, gym-nasiennes, gymnasiens, étudiantes et étudiants, c’est aussi le temps des petits boulots qui permettront d’arrondir l’argent de poche, d’en mettre de côté pour les prochaines va-cances et, très souvent, de financer les études. Lorsqu’on occupe ce genre d’emploi, on est un salarié, ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié(e), dit règles du droit du travail. Et, bien sûr, salaire. Mais aussi : sécurité au travail.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>À partir de quel âge&nbsp;et pour quelle durée?</h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n’importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l’autorise qu’à partir de 15 ans, 13 pour les travaux légers, voire moins de 13 pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d’une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l’assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail. 
</p><p>L’ordonnance 5 de la LTr (OLT 5) précise les règles qui s’appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l’interdiction d’employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, cirque et spectacle – cf. art. 4 à 6 OLT 5) et à quelles conditions ils peuvent être exceptionnellement astreints au travail dominical. Le travail dominical n’est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d’animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d’été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d’une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).
</p><p>La durée de travail des moins de 13 ans&nbsp; ne peut pas excéder plus de trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu’à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6 heures et 18 heures, avec une pause d’au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l’entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d’au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu’à 20 heures, les 16-18 ans jusqu’à 22 heures (art. 31 al. 2 LTr). 
</p><h3>Le travail, c’est la santé&nbsp;?</h3><p>Les petits boulots d’été sont souvent l’occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n’est pas exempt de dangers, qui n’apparaissent pas toujours au premier coup d’oeil. Et le risque d’accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant les premiers jours. 
</p><p>Même si l’on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l’employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Et, si ce dernier ne veut pas en donner et que l’on estime en avoir besoin, il faut avertir sans délai l’inspectorat du travail et le syndicat. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. 
</p><h3>Bien assuré&nbsp;!</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d’un petit job de vacances peut coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l’assurance-accidents par leur employeur. S’ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels et, au-delà, tous les accidents. En cas d’accident, l’employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n’y a pas d’obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG)&nbsp; ne sont obligatoires qu’à partir de l’année où l’on a ses 18 ans. Si l’employeur ne paie pas ses cotisations, il s’agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions. 
</p><h3>Tout travail mérite salaire et tout travailleur, toute travailleuse a droit à des vacances</h3><p>Comme il n’existe pas de salaire minimum légal, le salaire peut être librement convenu par les parties au contrat. Même si c’est en général l’employeur qui a le dernier mot, il est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) étendues et les contrats-type de travail (CTT). Pour le petits boulots de vacances sont notamment importants la CCT nationale de l’hôtellerie-restauration, les CCT du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros, CCT cantonales et communales) et les CTT cantonaux pour l’agriculture. Les employeurs doivent en outre respecter les salaires d’usage de la branche et de la région, que l’on peut consulter sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/">www.salaire-uss.ch</a>. 
</p><p>S’il n’existe pas de salaire minimum obligatoire (CCT ou CTT), l’USS recommande un salaire de Fr. 15.- bruts de l’heure pour les jeunes n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire et de Fr. 22.- pour les autres travailleurs et travailleuses non qualifiés. En effet, chaque travail mérite un salaire honnête. Le fait que ce soit un petit boulot de vacances ne justifie pas un salaire plus bas que pour un travailleur ou une travailleuses «&nbsp;normal&nbsp;». Ce que le ou la jeune salarié(e) fera ensuite de son salaire (p. ex. financer ses loisirs) non plus. 
</p><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s’il occupe son emploi… pendant ses vacances. Si l’on est payé à l’heure (ce qui est en général le cas pour les petits boulots), un supplément de salaire de 10,64% (correspondant aux 5 semaines de vacances auxquelles ont droit les jeunes de moins de 20 ans&nbsp;; s’ils ont plus de 20 ans, le supplément horaire est de 8,33 %) doit être payé en sus du salaire, ce que de nombreux employeurs oublient. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Pour en savoir plus&nbsp;: &nbsp; </h3><p>www.jeunesse-syndicale.ch
</p><p>Le syndicat Unia a édité une brochure destinée aux salariés payés à l’heure, que l’on peut consulter et commander ici&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br><a href="http://www.unia.ch/Flexible-a-tout-prix.2569.0.html?&amp;L=1#c11838">http://www.unia.ch/Flexible-a-tout-prix.2569.0.html?&amp;L=1#c11838</a></p><p>La LTr&nbsp;: <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_11.html">http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_11.html</a></p><p>L’OLT 5&nbsp;: <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115.html">http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115.html</a></p><p>La liste des travaux dangereux interdits aux jeunes&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115_2.html" target="_blank" rel="noreferrer">www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115_2.html</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-624</guid><pubDate></pubDate><title>Des hausses générales de 2 à 3 %, mais au moins 100 francs en plus du renchérissement </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-hausses-generales-de-2-a-3-mais-au-moins-100-francs-en-plus-du-rencherissement</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR"></span></p><p>Les principaux syndicats des diverses branches affiliés à l’Union syndicale suisse (USS) revendiquent des hausses de salaire oscillant entre 2 et 3&nbsp;%, mais au moins 100 francs par mois en plus de la compensation du renchérissement. Ces hausses devront être générales et les versements uniques seront refusés. C’est là le seul moyen de relever les bas et moyens salaires, car ils ont besoin de combler leur retard pris. En effet, seuls les hauts et les très hauts salaires ont profité de la reprise entre 2004 et 2008. Les autres ont perdu en valeur réelle.
</p><p>«&nbsp;Il apparaît toujours plus que des faux prétextes sont cherchés pour carotter des adaptations de salaire aux travailleurs et travailleuses&nbsp;» a déclaré aux médias le président de l’USS, Paul Rechsteiner. Or, la plupart des branches ont des carnets de commandes bien remplis et engrangent des bénéfices. De plus, beaucoup d’entreprises se plaignent d’un manque de main-d’œuvre. 
</p><p>Pour Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS, il est donc clair qu’il y a de l’argent pour des hausses de salaire. Il a aussi précisé que «&nbsp;Le problème du franc fort n’est très souvent pas pertinent pour les négociations salariales de cette année. Près de 90&nbsp;% des salarié(e)s de Suisse travaillent dans des branches qui ne sont pas sensibles au taux de change.&nbsp;»
</p><p>Selon Aldo Ferrari, membre du comité directeur du syndicat Unia, des hausses de salaire d’au&nbsp; moins 100 francs, en plus de la compensation du renchérissement, sont nécessaires, possibles et judicieuses dans les services, la construction, l’artisanat et&nbsp; l’industrie. Et dans l’industrie pharmaceutique, la hausse devra même être de 150 francs. En 2012, l’hôtellerie et la restauration doivent introduire pour tout le monde le 13e mois intégral convenu il y a plusieurs années déjà. Et dans la branche de la coiffure, Unia revendique l’introduction d’un 13e mois qui n’a que trop attendu. 
</p><p>Cette année, Confédération, cantons et communes enregistreront des milliards de francs d’excédents. La marge de manœuvre pour augmenter les salaires de 2 à 3&nbsp;% existe, a expliqué la présidente du Syndicat suisse des services publics (ssp), Katharina Prelicz-Huber. Et il s’agit aussi améliorer les conditions de travail dans les services publics et d’y engager plus de personnel.
</p><p>L’Association suisse des employés de banque (ASEB) constate depuis des années des écarts tendanciellement croissants entre bas et hauts salaires, ainsi qu’entre femmes et hommes. En outre, la part des bonus, qui sont exclus des négociations, tend à augmenter. L’ASEB veut une hausse des salaires fixes et les commissions du personne doivent pouvoir contrôler la répartition des salaires, a déclaré Denise Chervet, sa secrétaire centrale.
</p><p>Dans les transports publics aussi, les entreprises versent toujours plus souvent uniquement des primes, au lieu d’adapter les salaires. Les hausses de salaire sont une mesure durable, alors que les primes sont uniques. Or le pouvoir d’achat des salarié(e)s ne concerne pas qu’une seule année, a précisé Giorgio Tuti, le président du Syndicat du personnel des transports (SEV). Ce dernier revendique de vraies hausses des salaires de 2 à 3&nbsp;%, car il faut empêcher une baisse du pouvoir d’achat (resp. à cause de nouvelles ponctions pour les caisses de pensions).
</p><p class="Text">&nbsp;</p><p class="Text">Les discours de</p><ul><li style="font-style: italic; "><span>Paul Rechsteiner</span>, Präsident des SGB</li><li style="font-style: italic; "><span>Daniel Lampart</span>, Chefökonom des SGB</li><li style="font-style: italic; "><span>Hansueli Scheidegger</span>, Unia-Geschäftsleitung, Leiter Sektor Bau</li><li style="font-style: italic; "><span>Alain Carrupt</span>, Präsident Gewerkschaft Kommunikation</li><li><span>Denise Chervet</span><span>, Zentralsekretärin Schweiz. Bankpersonalverband (SBPV</span>)</li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-59</guid><pubDate></pubDate><title>90 assassinats, 2500 arrestations, 5000 licenciements</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/90-assassinats-2500-arrestations-5000-licenciements</link><description>Chaque année, la Confédération syndicale internationale (CSI), dont l’USS fait partie, dresse l’impressionnante liste des violations des droits syndicaux sur la planète. Dans son rapport pour l’année 2010, c’est à nouveau la Colombie qui se retrouve en première place, avec 49 assassinats de syndicalistes !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La triste leçon de ce rapport sur les actes antisyndicaux commis en 2010 dans 143 pays peut se résumer ainsi&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>90 assassinats de syndicalistes, dont 45 pour la seule Colombie&nbsp;;</li><li>75 menaces de morts&nbsp;;</li><li>2500 arrestations au moins&nbsp;;</li><li>5000 licenciements au moins pour cause d’activité syndicale.</li></ul><p>Les tendances mises en exergue dans ce rapport incluent le non-respect des législations du travail par les gouvernements, le manque d’aide au financement de l’inspection ou de la protection, l’absence des droits et les abus à l’encontre des travailleurs et travailleuses migrants dans le monde entier ainsi &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; que l’exploitation de la main-d’œuvre principalement féminine dans les zones franches d’exportation. 
</p><p>Au Moyen-Orient, le rapport de 2010 dépeint un tableau des gouvernements qui tentent de réprimer leur peuple engagé pour l’amélioration de sa vie au plan économique et de l’empêcher de le faire au moyen d’une représentation syndicale, de hausses de salaires et de la négociation collective. La répression des activités syndicales libres a en effet aussi été l’une des racines des révoltes dans les pays arabes. 
</p><p>Mais en Europe non plus, aucune raison de se vanter à ce chapitre. Les mesures d’austérité prises par de nombreux gouvernements pour combattre les importants déficits dus à la crise économique et financière mondiale ont eu des conséquences néfastes pour de nombreux travailleurs et travailleuses&nbsp;: baisse des salaires, remise en question de rentes, coupes budgétaires... La situation des syndicats est restée particulièrement difficile en Ukraine, en Russie, en Biélorussie et en Turquie. 
</p><p>La présence peu glorieuse de la Suisse dans ce rapport s’explique principalement par les reproches de licenciements antisyndicaux et d’absence de protection spéciale pour les délégué(e)s des salarié(e)s qui lui sont faits.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-349</guid><pubDate></pubDate><title>La fixation d’un taux de change plancher reste nécessaire malgré les mesures du Conseil fédéral </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-fixation-d-un-taux-de-change-plancher-reste-necessaire-malgre-les-mesures-du-conseil-federal</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue le fait que le Conseil fédéral reconnaisse la nécessité d’agir contre la cherté du franc. Mais il n’y a pas lieu de se faire des illusions. Le train de mesures proposé par le gouvernement ne peut pas remplacer la Banque nationale. Si celle-ci ne fixe pas rapidement un taux de change plancher de Fr.&nbsp;1,40 pour 1 euro, le prix qu’il en coûtera pour notre économie se montera bientôt à 100 milliards de francs. 
</p><p>Les mesures désormais proposées par le Conseil fédéral devraient certes contribuer à atténuer les effets négatifs de la surévaluation du franc, en particulier via le chômage partiel. Toutefois, le Parlement fédéral devra prolonger au début de 2012 la durée maximale de ce dernier, car la nouvelle loi la limite à une année.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-62</guid><pubDate></pubDate><title>Et le vent commence à tourner</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/et-le-vent-commence-a-tourner</link><description>Depuis les années 1990, l’USS réclame des entreprises qu’elles créent plus de places d’apprentissage. Ici, l’offre doit nettement dépasser la demande. C’est en effet seulement à cette condition que les apprenti(e)s pourront, comme les gymnasien(ne)s, réaliser leur vœu en matière de profession. Dans de nombreuses régions du pays, le nombre de places d’apprentissage dépasse celui de jeunes qui en recherchent une, et cela continuera ainsi assez longtemps. Les jeunes doivent s’en réjouir. Les entreprises n’ont pas à se plaindre, mais doivent maintenir leur offre de places d’apprentissage et la rendre attrayante. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis une vingtaine d’années, les jeunes ayant terminé leur scolarité obligatoire subissaient une énorme pression lorsqu’ils se mettaient à la recherche d’une place d’apprentissage correspondant quelque peu à leurs vœux. Rédiger des dizaines d’offres, passer et repasser par de nouvelles solutions transitoires, payer des tests d’aptitudes, d’intelligence et autres, avoir l’impression en pleine adolescence – une période en soi difficile – d’être exclu de la société, telle fut la réalité de milliers de jeunes à 16 ans. 
</p><h3>77&nbsp;000 jeunes face à 81&nbsp;000 places d’apprentissage</h3><p>Le baromètre des places d’apprentissage d’avril 2011 montre que, pour 77&nbsp;000 personnes intéressées à faire un apprentissage, on trouve aujourd’hui 81&nbsp;000 places, soit 5&nbsp;000 de plus qu’en 2010. Ainsi, le vent commence à tourner en faveur des jeunes. C’est bien&nbsp;! Mais pour que ce marché soit optimal, l’offre doit dépasser encore plus la demande, de 10 à 15&nbsp;%. Et tous les jeunes auront ainsi une chance de se former selon leurs qualités.&nbsp; 
</p><p>Il est également réjouissant de voir que la Confédération et les cantons persistent dans leur intention, soit&nbsp;: qu’en 2015, le taux de diplômé(e)s du niveau secondaire II (apprentissage ou gymnase) soit de 95&nbsp;% des personnes ayant terminé leur scolarité obligatoire. Ce but, négocié avec les partenaires sociaux, devrait pouvoir être atteint grâce aux mesures engagées (gestion par cas, formation professionnelle initiale de 2 ans avec accompagnement individuel, etc.). Mais les efforts doivent être maintenus et les fonds publics à cet effet augmentés&nbsp;; cela, pour que les jeunes socialement défavorisés puissent aussi obtenir un diplôme de formation postobligatoire. Et&nbsp; que le Parlement ait, lors de sa session d’été, décidé contre l’avis du gouvernement d’affecter 100 millions de plus à la formation professionnelle, complète de manière positive ce bilan.
</p><h3>Formation professionnelle contre formation générale</h3><p>Les organisations des arts et métiers et professionnelles commencent à craindre que la demande ne devienne insuffisante et parlent avec fatalisme d’une «&nbsp;guerre des talents&nbsp;». Le directeur de l’USAM, M. Bigler, a même demandé que l’on limite le taux de maturité à 24&nbsp;%, ce qui équivaudrait, dans nombre de cantons, à un numerus clausus appliqué pour les collèges. Alors que, par le passé, le choix d’une profession était limité en raison d’une offre défaillante, s’agirait-il, aujourd’hui, d’en faire de même en matière de formation générale&nbsp;? C’est-à-dire de transférer à la formation générale l’inégalité des chances qui sévit dans la formation professionnelle&nbsp;? Ces deux options sont anticonstitutionnelles, socialement condamnables et économiquement absurdes.
</p><h3>Pour une meilleure formation professionnelle</h3><p>Dans l’intérêt des jeunes, les entreprises et les associations patronales doivent améliorer à divers égards la qualité de la formation au lieu de polémiquer contre la formation générale, qui, elle aussi, est nécessaire. En soi une réussite, le système dual de formation (l’économie prend en charge, sous le contrôle de l’État, la formation en entreprise et interentreprises, alors que les cantons offrent l’enseignement en écoles professionnelles) doit être revalorisé sur divers points&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Enseignement de culture générale&nbsp;: une deuxième langue pour tout le monde et la revalorisation des compétences sociales. Le nouveau chef de l’Économie, le conseiller fédéral Schneider-Ammann, a déclaré à ce sujet devant les deux Chambres – des propos guère remarqués par le public – que le système de formation ne doit définitivement pas être axé sur le seul marché du travail. Il doit aussi veiller à ce que les jeunes soient préparés à vivre de manière autonome. Toujours selon lui, le système de formation doit en effet aider les personnes qui veulent se former, jeunes ou adultes, à devenir des citoyennes et des citoyens conscients de leur valeur, autonomes et critiques.</li><li>Choix de la profession dominé depuis des générations par des critères de sexes&nbsp;: même si la loi sur la formation professionnelle stipule que l’égalité effective entre femmes et hommes doit être encouragée, beaucoup trop peu de changements positifs ont eu lieu ici.</li><li>Santé et sécurité au travail&nbsp;: les statistiques de la SUVA (CNA) montrent que le taux d’accidents est de 70&nbsp;% plus élevé chez les personnes en formation que chez celles qui ont déjà une formation&nbsp;!</li><li>Temps de présence en entreprise des personnes en formation&nbsp;: ils ont été flexibilisés suite à l’abaissement de l’âge de protection pour les jeunes (plus de travail de nuit et le week-end).</li><li>Salaires des apprenti(e)s&nbsp;: ils stagnent depuis des années.</li><li>Conventions collectives de travail&nbsp;: les apprenti(e)s ne bénéficient de leur protection que dans de rares branches.</li><li>Droit de participation des apprenti(e)s&nbsp;: garanti par la loi sur la formation professionnelle (art. 10), il ne s’est pas concrétisé.</li><li>Perméabilité, au sein d’une profession et entre le système de formation professionnelle et celui de formation générale&nbsp;: si elle a été améliorée, il existe toutefois, ici aussi, un besoin de rattrapage.</li></ul><p>Ces dernières années, les syndicats ont défendu ces revendications. Mais peu de progrès ont été réalisés sur des revendications qualitatives, vu la prédominance, dans ce domaine, des aspects quantitatifs. Ces prochaines années, des succès pourront être plus facilement engrangés, car le vent a tourné en faveur des jeunes. Mais, cela, pour autant que les responsables de ces questions dans les syndicats hissent les bonnes voiles.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-602</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS ne tolérera aucune sous-enchère salariale et exige un taux de change plancher de Fr. 1,40 pour 1 euro</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-ne-tolerera-aucune-sous-enchere-salariale-et-exige-un-taux-de-change-plancher-de-fr-1-40-pour-1-euro</link><description>La surévaluation du franc est synonyme de pression sur les salaires et de suppression d’emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si le franc reste surévalué, le risque de sous-enchère salariale se renforcera ces prochains temps. Telle est la conclusion alarmante que l’on peut tirer de la conférence de presse tenue par l’Union syndicale suisse (USS) le 5 septembre, à Berne. Aujourd’hui déjà, nombre de salarié(e)s subissent les conséquences douloureuses du franc fort&nbsp;: prolongation de la durée du travail, délocalisations, réductions des salaires ou baisse des salaires des frontaliers et frontalières. La politique du laisser-faire «&nbsp;se paiera par la disparition de nombreux emplois, le climat de travail se dégradera et, dans le pire des cas, cela se terminera par une désindustrialisation et une crise économique&nbsp;», a averti Paul Rechsteiner, le président de l’USS. 
</p><p>Il n’est pas possible de compenser une surévaluation du franc de 20&nbsp;% en prenant des mesures dans les entreprises, car cela signifierait qu’il faudrait diviser les salaires par deux. Qui pourrait vivre d’un tel salaire&nbsp;?
</p><p>Pour protéger les salaires, les emplois et les entreprises, une certaine stabilité du cours de change est nécessaire&nbsp;; celui-ci doit refléter la réalité économique. Pour Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, le taux de change plancher doit être de Fr.&nbsp;1,40 pour 1&nbsp;euro. Aujourd’hui, le franc est surévalué de bien plus de 20&nbsp;%. Et les craintes d’une inflation sont exagérées.
</p><p>Mandaté par l’USS, Michael Bernegger, un expert de la politique monétaire, a analysé l’actuelle force du franc. Son étude montre en quoi elle est due à des facteurs tant internationaux que nationaux et comment ces deux aspects se sont mutuellement influencés. Son analyse détaillée débouche sur des solutions possibles pour la politique de la Banque nationale suisse (BNS), des solutions encore jamais discutées dans des publications ou dans des médias. Grâce au soutien politique dont elle bénéficie à nouveau aujourd’hui, la BNS devrait être en mesure de fixer un taux de change plancher compatible avec l’objectif d’inflation et de l’imposer sur le marché.
</p><p>Coprésident d’Unia, Andreas Rieger, a appelé les employeurs et leurs organisations à arrêter la dangereuse partie de poker contre les salaires et la durée du travail. Il leur a demandé d’agir dans l’intérêt de toute l’économie et de toute la population, et de soutenir la BNS avec les syndicats.
</p><p>L’USS n’exige pas uniquement que l’on s’attaque à la racine du problème du franc largement surévalué. Elle s’oppose énergiquement aux abus qui se propagent désormais sur le marché du travail. Les nouveaux engagements sont tout particulièrement menacés par la sous-enchère salariale. C’est pourquoi il faut augmenter nettement le nombre des contrôles. Et lorsqu’un cas de sous-enchère salariale est découvert, la Confédération et les cantons doivent édicter des salaires minimums qui protègent les salaires suisses. Et TOUS les salaires, pas seulement les plus bas, mais aussi ceux de la main-d’œuvre qualifiée.
</p><p>&nbsp;</p><p>Les discours de
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS</li><li>Andreas Rieger, coprésident du Syndicat Unia</li><li>Jean Christophe Schwaab, secrétaire centrale de l'USS</li></ul><p> sont attachés. Le discours de Michael Bernegger, specialiste du politique monetaire, est attaché en allemand.<br></p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-58</guid><pubDate></pubDate><title>Merci « Pierre »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/merci-pierre</link><description>Peter Sigerist va prendre sa retraite</description><content:encoded><![CDATA[<p>La contribution de Peter Sigerist au présent uss-infos est sans doute la dernière de lui dans ce cadre. À la mi-juillet en effet, il passera le flambeau de la politique de la formation à l’USS à une successeure plus jeune. Durant 16 ans, Peter Sigerist a été secrétaire central à l’USS&nbsp;; 13 années durant, il a marqué la politique de la formation de son empreinte et cela, bien au-delà des seuls syndicats. Peter Sigerist fut aussi responsable des commissions de la jeunesse, des retraité(e)s et, durant un certain temps, des migrations. Avec aisance. Bien que profondément persuadé que la formation professionnelle ne devait pas se concevoir exclusivement en fonction des professions, mais avait aussi à encourager l’autonomie et la sociabilité des personnes, il dut toutefois mettre au second plan cette approche émancipatrice. Au milieu des années 1990 en effet, la crise des places d’apprentissage fut bien trop grave pour qu’il fut alors possible de placer les aspects qualitatifs – décrits dans sa contribution au présent uss-infos - au centre de la politique syndicale. Mais Peter Sigerist a eu pour mérite déterminant de s’attaquer activement à cette «&nbsp;bombe à retardement sociale&nbsp;» de la politique de la formation. 
</p><p>Avec son départ, l’Union syndicale suisse (USS) perd surtout une de ses figures les plus originales. Impossible de ne pas le croiser lorsqu’il sera à la retraite, lui, le combattant de toujours pour la paix et la justice. Car trop forte est sa croyance, osons le dire ainsi&nbsp;: dans l’action permanente, trop riche son potentiel moral à la source de sa révolte, trop présente la misère du monde contre laquelle il s’agit de se battre. Il n’empêche&nbsp;: le militant inexorablement engagé est aussi un homme du peuple qui peut aussi trouver son plaisir dans des activités sportives ou les nombreuses autres banalités de la vie quotidienne. Et il est également un pragmatique qui abandonne aux dogmatiques les revendications pures et dures pour préférer un progrès réalisé sous le sceau du compromis. Pareil alliage le rend fascinant&nbsp;!
</p><p>Des années durant, Peter Sigerist a vécu au «&nbsp;rez-de-chaussée&nbsp;» de la maison syndicale. Et il a régulièrement frappé à la porte des «&nbsp;étages supérieurs&nbsp;» pour que leurs locataires ne s’endorment pas, finissant par intégrer ces étages durant ses 16 années d’activité au secrétariat de l’USS. Toutefois, en gardant si souvent la tête au rez-de-chaussée, lui, que seuls ses amis les plus proches avaient le droit d’appeler «&nbsp;Pierre&nbsp;».
</p><p>Aujourd’hui, osons le faire et disons-lui&nbsp;: «&nbsp;Merci, Pierre, pour tout et au revoir&nbsp;».</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-347</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS demande des mesures contre le stress !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/l-uss-demande-des-mesures-contre-le-stress</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) s’inquiète de la montée du stress au travail décrite par l’étude du Seco publiée aujourd’hui. Elle s’inquiète notamment de la très nette augmentation de la part des salariés qui subissent du stress sur leur lieu de travail (de 27&nbsp;% à 34&nbsp;% entre 2000 et 2010) et du nombre important de salarié(e)s qui doivent prendre des substance soit dopantes, soit calmantes pour tenir le coup face aux cadences de travail difficiles. 
</p><p>L’USS exige des mesures pour limiter les conséquences du stress au travail, dont les coûts annuels ont précédemment été estimés à 10 milliards de francs par an. Il s’agit notamment de supprimer les modèles d’organisation du temps de travail qui génèrent du stress, par exemple le travail sur appel, le temps de travail «&nbsp;basé sur la confiance&nbsp;» ou la disponibilité permanente, en particulier grâce aux smartphones. L’USS exige en outre des mesures contre la précarisation des rapports de travail et les bas salaires, eux aussi facteurs de stress. &nbsp;
</p><p>L’USS s’engage également pour une baisse du temps de travail, par une augmentation du droit aux vacances et une baisse générale de la durée hebdomadaire du travail. L’étude du Seco a en effet souligné qu’un temps de travail trop élevé est facteur de stress. Elle confirme que les entreprises qui augmentent le temps de travail à cause du cours de l’euro font fausse route aussi du point de vue de la santé des salarié(e)s. 
</p><p>L’USS demande enfin une amélioration des droits de participation des salarié(e)s, car être impliqué dans les décisions est un facteur qui permet de diminuer le stress.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-60</guid><pubDate></pubDate><title>Les salaires minimums ne sont pas synonymes de hausse du chômage !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salaires-minimums-ne-sont-pas-synonymes-de-hausse-du-chomage</link><description>La position, souvent défendue comme un dogme, selon laquelle les salaires minimums feraient augmenter le chômage n’est désormais plus qu’une affabulation pure et simple. Le rapport sur les salaires minimums récemment publié par l’Union syndicale suisse (USS), le prouve.</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est un groupe d’expert(e)s de haut niveau qui est l’auteur de ce rapport. Celui-ci s’attelle d’abord à étudier la fréquence des bas salaires et des salaires minimums en Suisse. Le deuxième chapitre est consacré à la politique menée en matière de salaires minimums dans plusieurs États de l’Union européenne. Il débouche sur la constatation que, depuis le milieu des années 1990, les salaires minimums ont connu un nouvel essor.
</p><p>Dans son troisième chapitre, le rapport pose la question de l’incidence des salaires minimums sur l’emploi et la répartition des revenus. Pour y répondre, plus de 50 études scientifiques – dont de nombreuses à caractère empirique – ont été dépouillées. Les résultats obtenus montrent clairement que les salaires minimums, respectivement leur relèvement, n’entrainent ni hausse ni à recul du chômage, contrairement à ce que certains «&nbsp;théoriciens&nbsp;» ont toujours considéré comme devant être leur conséquence inéluctable, conclut Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS. Des études plus récentes font même apparaître que, le cas échéant, un salaire minimum peut avoir une influence positive sur l’emploi. Et l’OCDE et l’OIT tiennent compte de cette réalité aujourd’hui établie.
</p><p> Le dernier chapitre est rédigé sous un angle juridique. Il tente principalement de répondre à la question de la façon dont on peut réguler les salaires minimums en Suisse.
</p><p>«&nbsp;Mindestlöhne. Situation und Handlungsbedarf. Bericht der SGB-Expertengruppe Mindestlohn&nbsp;» (n’existe qu’en allemand), 127 p., Fr. 12,50 en librairie (ISBN: 978-3 905708-80-6)&nbsp;; peut être commandé auprès de l’USS (<a href="#" data-mailto-token="thpsav1pumvGzni5jo" data-mailto-vector="7">info(at)sgb.ch</a>).</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-348</guid><pubDate></pubDate><title>Un pas important pour protéger les salaires et les emplois, mais un cours de Fr. 1,40 pour 1 euro reste nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-pas-important-pour-proteger-les-salaires-et-les-emplois-mais-un-cours-de-fr-1-40-pour-1-euro-reste-necessaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par la Banque nationale suisse (BNS) de fixer un taux de change plancher de Fr.&nbsp;1,20 pour 1 euro et de le défendre par tous les moyens. Il est également important que la BNS déclare que le franc est à un «&nbsp;niveau élevé&nbsp;» et qu’elle est prête à prendre «&nbsp;des mesures supplémentaires&nbsp;».
</p><p>Mais des mesures plus ambitieuses sont nécessaires. En effet, avec un cours inférieur à Fr.&nbsp;1,40 pour 1 euro, les salaires et les emplois restent en danger. L’USS attend de la BNS qu’elle vise rapidement un taux de change plancher de Fr.&nbsp;1,40 pour 1 euro.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-63</guid><pubDate></pubDate><title>L’initiative populaire « Pour une poste forte » : toujours d’actualité</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-initiative-populaire-pour-une-poste-forte-toujours-d-actualite</link><description>Le Conseil fédéral recommande le rejet de l’initiative « Pour une poste forte ». Rien d’étonnant à cela. Mais lorsqu’il s’agira de voter les cartes seront rebattues. En effet, cette initiative demande le maintien du réseau d’offices postaux et de la qualité de ses prestations. Et ça, le peuple, il aime. Cette initiative a été lancée par le Syndicat de la Communication (aujourd&#039;hui syndicom, suite à sa fusion avec le syndicat comedia), avec le soutien de l’Union syndicale suisse et du Parti socialiste suisse.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 2004, l’initiative «&nbsp;Services postaux pour tous&nbsp;» échouait face à une majorité de hasard. Le peuple ne veut pas que l’on démantèle les services postaux, car ils sont importants. C’est pourquoi, cette deuxième initiative a de bonnes chances d’être acceptée.
</p><p>S’appuyant sur la grande popularité dont jouit la Poste Suisse, elle montre comment garantir des prestations de qualité. Elle propose de sauvegarder ce réseau d’offices postaux étendu à tout le pays que la politique de libéralisation menée par les autorités ne cesse de mettre en danger. Elle propose également d’en assurer la qualité à l’aide d’un personnel doté d’une bonne formation. De plus, elle garantit le financement de la Poste au moyen d’un monopole sur les lettres qui a désormais fait ses preuves, ainsi que les bénéfices d’une banque postale. Bref, elle renforce les services publics.
</p><p>Ses opposants objectent que son principal but aurait déjà été atteint, parce que le Parlement a maintenu dans la loi le monopole résiduel pour les lettres de 50 grammes et moins et que la libéralisation totale proposée par le Conseil fédéral a été évitée. C’est vrai et le temps record durant lequel furent récoltées, en 2009, les signatures pour cette initiative constitue un grand record. Mais seul l’article constitutionnel demandé par cette dernière pourra mettre un terme aux absurdes visées de libéralisation et de privatisation de la Poste qui animent la droite. Et le réseau d’offices postaux ne continuera à approvisionner le pays en services postaux de grande qualité que si l’initiative s’impose dans les urnes. Sinon, la Poste restera sous pression.
</p><p>Mais l’initiative assure aussi le financement des coûts du réseau postal national en prévoyant intelligemment d’y affecter les bénéfices de PostFinance appelée à devenir une vraie banque postale. En demandant que celle-ci – qui a fait ses preuves, en tant que PostFinance, durant la crise financière – soit propriété à 100&nbsp;% de la Confédération, l’article constitutionnel demandé fera obstacle aux dangereuses envies de privatisation de certains. Des services publics de qualité sont, de fait, dans l’intérêt de toute la population.
</p><p>Les syndicats ne sont pas les seuls à défendre des services postaux de grande qualité. Depuis 2004, date de l’échec de toute justesse de la première initiative déjà citée, le scepticisme à l’égard des libéralisations a pris de l’ampleur. Dans les pays où le marché de l’électricité a été intégralement libéralisé, mais aussi avec la libéralisation partielle du marché suisse, on a clairement vu quels sont les risques encourus. Nous allons devoir nous engager de toutes nos forces – également en vue d’une sortie du nucléaire – contre toute nouvelle libéralisation dans ce domaine. Concernant la branche postale, nous disposons, avec cette initiative, d’une proposition constructive et d’avenir.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-65</guid><pubDate></pubDate><title>Une contribution essentielle pour l’avenir de notre principale assurance sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-contribution-essentielle-pour-l-avenir-de-notre-principale-assurance-sociale</link><description>Qui fait fortune paie des impôts. Cette règle s’applique aux revenus du travail ou touchés sous forme de rentes ainsi qu’aux gains au loto, aux intérêts produits par les comptes d’épargne, aux honoraires, aux bénéfices de ventes, etc. Mais celles et ceux qui héritent y échappent. Concernant les super-riches, il faut que cela change.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans notre pays, un petit nombre de femmes et hommes héritent chaque année de milliards de francs, sans qu’ils aient eu à faire quoi que ce soit (ni même travailler). Le summum&nbsp;: ils ne paient pas non plus d’impôts sur cet argent. C’est injuste&nbsp;!
</p><h3>Comment la richesse est-elle répartie en Suisse&nbsp;?</h3><p>Sur cette question, l’USS a présenté, il y a quelques mois, un rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1011_Tuti_Initiative_Impot-successions.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. En voici les principaux éléments&nbsp;: en 2007, le 1 % le plus riche de la population de la Suisse possédait 40,9&nbsp;% de la fortune totale&nbsp;; 9&nbsp;% en détenaient 34,4&nbsp;%, une part considérable et les 90&nbsp;% les plus pauvres, soit l’écrasante majorité des habitant(e)s de ce pays, seulement 24,7&nbsp;%. 
</p><p>Et ces différences se creusent&nbsp;: en l’espace d’une décennie, le 1 % le plus riche a pu augmenter de 6,1&nbsp;% sa part du gâteau de la fortune totale&nbsp;; cela, presque exclusivement au détriment de 90&nbsp;% de la population. La tendance est claire, à savoir&nbsp;: une répartition des richesses qui profite toujours plus aux super-riches. En effet, le nombre des Suissesses et Suisses détenant une très grande fortune (plus de 2, respectivement 5 millions de francs) a plus que doublé entre 1997 et 2007. Si, en 1997 encore, on trouvait bien 12&nbsp;000 personnes au bénéfice d’une fortune de plus de 5 millions de francs en 2007, elles sont aujourd’hui déjà au nombre de presque 25&nbsp;000.
</p><p>En Suisse, la fortune est dont répartie d’une manière extrêmement injuste. Un impôt fédéral sur les successions sur, et uniquement sur, les fortunes les plus grandes est donc plus que justifié. 
</p><h3>Transfert&nbsp;: des super-riches vers tout un chacun</h3><p>Cette initiative populaire ne touche pas les petites et moyennes fortunes. Qui a fait des économies ou possède sa propre maison et même&nbsp;: qui a fait des économies ET possède sa propre maison ne sera pas imposé pour cela. L’impôt pour les successions ne sera perçu que sur les fortunes de plus de 2 millions de francs, donc sur des fortunes vraiment importantes, qui ne peuvent pas provenir du seul revenu du travail. 
</p><p>Le produit de cet impôt sur les successions, environ trois milliards de francs, sera intégralement restitué à la population. Un tiers ira aux cantons et deux tiers à l’AVS. Ainsi, notre principale assurance sociale sera apte à relever les défis à venir (garantie d’une retraite décente pour tous et toutes, maintien du niveau de vie antérieur aussi pour les petits revenus, retraite flexible pour les petits et moyens revenus). 
</p><p>En résumé, on peut affirmer que l’impôt sur les successions sera un impôt qui ne prendra de l’argent à personne, mais en donnera à beaucoup&nbsp;!
</p><h3>Ce que l’initiative demande</h3><p>(ea) L’alliance emmenée par le PEV (Parti évangélique) qui a lancé l’initiative populaire «&nbsp;Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS&nbsp;» le 16 août dernier est composée, entre autres, de l’Union syndicale suisse (USS), du Parti socialiste suisse et des Verts. Elle demande que les successions (héritages) supérieures à 2 millions de francs soient désormais imposées au niveau fédéral, à un taux de 20&nbsp;%. Des conditions plus favorables sont prévues lorsque c’est une entreprise qui est héritée et les exploitations agricoles ne sont pas concernées, dans les deux cas à certaines conditions (reprise par les héritiers ou les donataires). Le produit de cet impôt sera affecté, pour un tiers, aux cantons et, pour les deux autres tiers, à l’AVS. L’USS considère qu’au vu du fossé qui s’est gravement creusé depuis plus d’une décennie entre les riches et les gens ordinaires, cette initiative va dans la bonne direction.
</p><p>Des <i>listes et cartes de signatures ainsi que des informations supplémentaires peuvent être obtenues sur le site de l’USS&nbsp;: </i><a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>. 
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1011_Tuti_Initiative_Impot-successions.docx#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Il se trouve dans la présente documentation destinée à la presse&nbsp;; des informations peuvent aussi être obtenues sur <a href="http://www.verteilungsbericht.ch/">www.verteilungsbericht.ch</a>)&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-345</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral abondonne les salarié(e)s dans la tourmente</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-abondonne-les-salarie-e-s-dans-la-tourmente</link><description>Salaires en euros et frontaliers</description><content:encoded><![CDATA[<p>La réponse négative, de ce jour,&nbsp; du Conseil fédéral à la proposition parlementaire d’interdire les salaires en euros abandonne les salarié(e)s de Suisse dans la tourmente. Les principes légaux sont pourtant clairs : si les entreprises paient les salaires en euros, afin de transmettre le risque de change aux salarié(e)s, voire même si elles ne font qu’indexer les salaires à un cours de l’euro trop bas, elles transfèrent le risque d’entreprise à leur personnel. Ce qui est interdit par le droit du travail. Des telles diminutions de salaires représentent une participation inacceptable à un développement négatif des affaires.
</p><p>Il est positif&nbsp; que le Conseil fédéral se soit exprimé clairement contre le fait que les frontaliers ne puissent être plus mal payés que la main-d’oeuvre indigène. Ce genre d’inégalité de traitement &nbsp;va à l’encontre du principe de non-discrimination de l’accord sur la libre circulation des personnes (art. 2). L’USS attend des autorités de surveillance qu’elles appliquent sans faille ce principe.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-64</guid><pubDate></pubDate><title>Imposer un taux de change plancher de Fr. 1,40/1 euro et faire obstacle au chômage </title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/imposer-un-taux-de-change-plancher-de-fr-1-40-1-euro-et-faire-obstacle-au-chomage</link><description>Ce fut une première. Jamais encore, il n’y avait eu de manifestation devant la Banque nationale (BNS). Mais jamais encore non plus, on n’avait demandé aussi instamment que ces derniers temps à celle-ci d’agir efficacement contre le franc super-fort. Par une action - lors de laquelle furent symboliquement imprimés des billets de 1000 francs illustrés d’un réveil indiquant « minuit moins cinq » -, les syndicats de l’USS ont demandé à la BNS d’introduire et de défendre un taux de change plancher de 1,40 franc pour 1 euro. Cette mesure est nécessaire, si l’on veut éviter que la Suisse ne plonge dans une crise et que 100 000 emplois ne disparaissent. Les mesures annoncées le 17 août par le Conseil fédéral (un « paquet » de 2 milliards contre le franc fort) ne sont malheureusement qu’une goutte d’eau dans la mer . </description><content:encoded><![CDATA[<h3>Extrêmement surévalué, le franc met en danger et les emplois et les revenus</h3><p>Depuis le début 2010, le franc s’est apprécié de près de 30&nbsp;% par rapport à pratiquement toutes les monnaies. À cause de cette surévaluation, une grave récession nous menace&nbsp;; l’économie d’exportation de produits suisses est la première concernée, mais venir en Suisse est aussi devenu trop cher pour nombre de touristes étrangers. Finalement, les premiers touchés sont les travailleurs et travailleuses. Dans un tel contexte, nombre d’entreprises, surtout des grandes, ne peuvent assurer leur survie qu’en délocalisant à l’étranger leurs achats ou des parties de leur production. Ce qui n’aide en rien les salarié(e)s de Suisse. En effet, les emplois disparaissent et le chômage ainsi que les pressions sur les salaires se font menaçants. Plus de 100&nbsp;000 emplois sont en jeu. 
</p><p>Le franc surévalué a aussi laissé des traces profondes dans les caisses de pensions. Leurs placements en monnaies étrangères ont perdu de la valeur. À ce jour, les pertes comptables se montent à environ 50 milliards de francs, soit plus de 10&nbsp;000 francs par travailleur ou travailleuse.
</p><h3>Un taux de change franc-euro convenable par rapport à l’Allemagne&nbsp;: Fr. 1,50 pour 1 euro</h3><p>Le franc est extrêmement surévalué. Par rapport à l’Allemagne – le principal partenaire commercial de la Suisse -, cette surévaluation est désormais de plus de 35&nbsp;% (cf. graphique). Le taux de change convenable par rapport à l’Allemagne serait d’à peu près Fr. 1,50 pour 1 euro. Par rapport au dollar et à la livre anglaise aussi, le franc a énormément pris de la valeur. De fait, des estimations montrent qu’il est également trop cher pour plus de 30&nbsp;% par rapport à ces monnaies.
</p><p><b>Évolution du cours du franc<br></b>(valeur extérieure réelle par rapp. à l’Allemagne, 1999=100)
</p><h3>Spéculation sur le franc – calme en Norvège</h3><p>Le Conseil fédéral et la Banque nationale suisse (BNS) ont longtemps prétendu que le franc s’était apprécié parce que l’état des finances suisses était meilleur que celui des États de l’Europe du Sud. C’est faux. En effet, la situation de la Norvège est meilleure que celle la Suisse, mais il n’y a pas de spéculation sur la couronne norvégienne. La surévaluation du franc suisse n’est donc pas la conséquence des problèmes rencontrés dans la zone euro, mais celle de la spéculation dont il fait l’objet. C’est pourquoi, la Suisse est en mesure de combattre seule et avec succès la cherté de sa propre monnaie. 
</p><p><b>Valeur extérieure du franc suisse et de la couronne norvégienne<br></b>(en termes réels, 2005=100, chiffres de la BRI)
</p><p><br></p><h3>La Banque nationale doit fixer un taux de change plancher et le défendre</h3><p>La BNS doit fixer un taux de change plancher par rapport à l’euro et le défendre. C’est ce qu’elle n’a cessé de faire, plus ou moins explicitement et avec succès, depuis la fin des années 1970. Ce fut le cas, par exemple en introduisant un taux de change plancher de 80 centimes pour 1 Deutsche Mark en 1978. Ou en imposant un taux de Fr. 1,45 pour 1 euro après le 11 septembre 2001. Si la BNS ne prend pas la tête des opérations, les marchés des devises pourraient rapidement échapper à tout contrôle. Comme c’est le cas aujourd’hui. Avec un taux plancher, il est par contre possible de contrôler le marché. 
</p><p>Ce taux plancher doit être fixé à un niveau crédible. La BNS ne doit pas se soumettre à la spéculation sur le marché des devises, mais clairement faire savoir quelle est la marge raisonnable pour le cours du franc par rapport à l’euro. Cela doit se faire selon l’évolution de l’économie réelle. Il en résulte qu’il faut viser un taux plancher de Fr. 1,40 pour 1 euro.
</p><p>La BNS peut imposer un tel taux si elle le veut. Elle est en effet souveraine dans sa politique par rapport au franc. Aucun spéculateur sur les taux de change n’est près d’être aussi puissant qu’elle. Car en théorie, elle peut jeter à l’infini une grande quantité de francs sur le marché, alors qu’aucun autre intervenant ne le peut.
</p><p>Les craintes d’une inflation sont exagérées. L’inflation, cela signifie que les entreprises relèvent fortement leurs prix. Pour l’heure, c’est précisément le contraire qui a lieu. Le franc surévalué a en effet pour conséquence de mettre les prix sous pression. Le danger est celui d’une déflation. Lorsque le taux de change était de plus de Fr. 1,65 pour 1 euro, l’inflation était inférieure à 1&nbsp;% en Suisse. Un cours de Fr. 1,40 pour 1 euro permettrait aux entreprises de survivre. À ce niveau, des hausses de prix ne seront plus guère possibles. De ce fait, on ne court aucun risque d’inflation.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-344</guid><pubDate></pubDate><title>Bien que des lacunes sensibles soient comblées, un renforcement supplémentaire s’impose toujours </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/bien-que-des-lacunes-sensibles-soient-comblees-un-renforcement-supplementaire-s-impose-toujours</link><description>Mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le renforcement des mesures d’accompagnement mis en consultation par le Conseil fédéral est important pour la&nbsp; protection des salaires et des emplois en Suisse. Il permettra de mettre fin aux agissements des employeurs qui essaient de ne pas verser les salaires usuels dans notre pays en faisant passer leurs employé(e)s pour des soi-disant indépendant(e)s. Et, il sera aussi possible à l’avenir d’infliger des amendes aux employeurs qui ne respectent pas les salaires minimums des contrats-types de travail. Ainsi se trouveront comblées des lacunes sensibles de l’actuel dispositif de protection prévu par les mesures d’accompagnement.
</p><p>Pour protéger nos salaires et nos emplois, le renforcement de ces dernières est nécessaire et urgent. Une large unanimité règne à ce sujet. C’est pourquoi la procédure doit être accélérée. Pour l’heure, l’entrée en vigueur de ces mesures d’accompagnement renforcées n’est en effet prévue que pour le début 2013.
</p><h3>Une offensive en matière de contrôles est nécessaire</h3><p>À cause du franc fort, la pression sur les salaires et les conditions de travail suisses s’accentue, notamment lors des nouveaux engagements, qui devaient déjà faire face auparavant à une telle pression. À ce sujet, l’Union syndicale suisse (USS) demande instamment le lancement d’une offensive en matière de contrôles&nbsp;: là où il y a sous-enchère salariale, Confédération et cantons doivent introduire des salaires minimums, ainsi que la loi l’exige. Et les sanctions doivent être durcies&nbsp;; en introduisant la responsabilité solidaire, il s’agit d’empêcher que les entreprises fautives n’échappent au paiement des amendes qui leur sont infligées, L’USS attend du groupe de travail des partenaires sociaux et du SECO qu’ils adoptent des mesures allant dans ce sens.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-66</guid><pubDate></pubDate><title>10 idées reçues… et la vérité à ce sujet</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/10-idees-recues-et-la-verite-a-ce-sujet</link><description>Les syndicats ont gagné l’immense majorité des votes populaires concernant les horaires des magasins. Les arguments des partisans de la libéralisation sont toujours les mêmes et peuvent être démontés facilement. Voici les dix exemples principaux :</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les horaires flexibles ne créent pas d’emplois. </span></b><span lang="FR">Un franc dépensé le dimanche ne peut l’être la semaine (et vice-versa). Le pouvoir d’achat des consommatrices et consommateurs ne devient pas extensible parce que les plages horaires pour le dépenser sont plus grandes. Les emplois créés en dehors des heures d’ouverture habituelles ont donc de fortes chances d’être supprimés en semaine. En outre, la libéralisation des horaires entraîne une forte tendance à la disparition des petits commerces au profit des grandes enseignes: les petits commerces des quartiers et des villages qui peuvent ouvrir le dimanche (parce ce sont des entreprises familiales) perdent ce qui est un de leurs derniers avantages concurrentiels si une grande surface proche peut ouvrir aux mêmes heures. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les pays qui ont libéralisé leurs horaires d’ouverture des commerces font des expériences négatives.</span></b><span lang="FR"> Une comparaison internationale faite par le Seco a montré que les libéralisations auxquelles on a assisté dans d’autres pays ont eu des effets contrastés et conclut que la libéralisation «&nbsp;peut avoir des effets économiques tant positifs que négatifs&nbsp;». Dernier exemple en date&nbsp;: le Portugal. La libéralisation complète des ouvertures dominicales vide les commerces des centres-ville pour déplacer la clientèle vers les grands centres commerciaux des périphéries. De tels déplacements de clientèle génèrent du trafic motorisé. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les salarié-e-s qui travaillent la nuit et le dimanche ne sont pas tous volontaires. </span></b><span lang="FR">En théorie, la loi sur le travail (LTr) stipule que les travailleurs doivent donner leur consentement pour être occupés la nuit ou le dimanche. En pratique, l’employeur n’engage tout simplement pas celle ou celui qui ne veut pas travailler en dehors des horaires habituels et menace souvent de licenciement le personnel occupé en semaine qui n’est pas d’accord de travailler aussi le dimanche, par exemple en faisant miroiter que «&nbsp;d’autres seraient d’accord de travailler le dimanche…&nbsp;». </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les salarié-e-s qui travaillent la nuit et le dimanche n’ont pas tous droit à un supplément de salaire.</span></b><span lang="FR"> En cas de travail dominical, le supplément n’est dû que si le travailleur ne travaille au maximum que… 6 dimanches par an (soit un tous les deux mois). Dès le 7<sup>ème</sup> dimanche de travail par an, le supplément n’est plus obligatoire. Or, dans la plupart des branches qui bénéficient d’une dérogation à l’interdiction de travailler le dimanche, le nombre de dimanches de travail peut aller jusqu’à… 40 par an (soit un seul dimanche de congé par mois&nbsp;!). Pour le travail de nuit, la majoration de salaire n’est due que pour un maximum de 24 nuits par an seulement. Dans tous les cas, les conditions de travail dans le commerce de détail sont loin d’être enviables&nbsp;: bas salaires et conditions de travail précaires (p. ex. sur appel) y sont la règle. Lors d’enquête réalisées auprès du personnel de la vente, les syndicats constatent que les horaires irréguliers sont cause de forte pression et de stress. Enfin, ce sont des emplois dangereux&nbsp;: les commerces ouverts la nuit sont souvent victimes de brigandages. Et le travail de nuit est aussi dangereux pour la santé: il peut notamment causer des troubles cardiaques, du sommeil, de la digestion et augmente le risque de cancer.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les salarié-e-s qui travaillent le dimanche et la nuit ne sont pas tous des étudiant-e-s sans charge de famille ou des gens qui veulent absolument travailler en dehors des horaires habituels.</span></b><span lang="FR"> Certes, de nombreux étudiant-e-s sont ravis de trouver un petit boulot le dimanche parce que les bourses d’études sont insuffisantes. Il n’en demeure pas moins que la majorité des salarié-e-s appelés à travailler le dimanche sont ceux qui travaillent aussi la semaine et dont l’emploi n’est pas qu’un simple appoint pendant les études, mais constitue l’activité professionnelle principale. La majorité de ces salarié-e-s sont des femmes, et parmi elles de nombreuses mères de famille monoparentale, dont la situation familiale n’est guère compatible avec des horaires irréguliers. Enfin, bon nombre des salarié-e-s concernés sont en situation précaire, ce qui les force à accepter n’importe quel emploi. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR-CH">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les horaires flexibles ou irréguliers ne concernent pas que «&nbsp;quelques salarié-e-s&nbsp;» du commerce de détail. </span></b><span lang="FR">Lorsqu’un magasin ouvre en dehors des horaires habituels, toutes les entreprises à son service doivent en faire de même&nbsp;: livraison, logistique, sécurité, nettoyage, informatique, etc. Et, plus on ira vers une société qui ne se repose jamais, plus d’autres services devront à leur tour être disponibles 24h/24&nbsp;: transports publics, crèches, etc. </span><span lang="FR-CH"></span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les besoins des consommateurs n’ont pas changé&nbsp;; ceux-ci ne veulent pas consommer 24h/24.</span></b><span lang="FR"> Lors de la plupart des votations aux niveaux fédéral, cantonal et communal, les citoyens refusent de prolonger les horaires d’ouverture des commerces, que ce soit le soir, le samedi ou le dimanche. Entre 2006 et 2010, les syndicats ont gagné 90&nbsp;% des scrutins sur le sujet. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">La présence de personnel n’est pas déterminante pour les heures d’ouverture, mais plutôt ce qu’on a le droit de vendre. </span></b><span lang="FR">Les partisans de la libéralisation prétendent que l’assortiment des magasins qui ouvrent déjà la nuit et le dimanche peut être étendu, étant donné que «&nbsp;le personnel est déjà sur place&nbsp;». Avec cet argument, on nivelle la protection des travailleurs par le bas, puisqu’il suffirait d’un seul produit autorisé à la vente 24h/24 pour que tout le magasin ouvre selon ces mêmes horaires. C’est la nécessité de protéger les salarié-e-s qui définit l’assortiment.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">Les horaires de travail légaux protègent les salarié-e-s et ne sont pas un «&nbsp;carcan&nbsp;» qui empêche de consommer la nuit et le dimanche.</span></b><span lang="FR"> Le dimanche, on peut acquérir n’importe quel bien et service dans les grandes gares et les aéroports. Dans les autres gares et le long des axes routiers à forte fréquentation touristique, les voyageurs et les automobilistes peuvent se procurer ce dont ils ont besoin le dimanche et la nuit jusqu’à 1h du matin. Dans les régions touristiques, les magasins destinés aux touristes peuvent ouvrir le dimanche. La nuit et/ou le dimanche, les Boulangeries, magasins de fleurs, stations-service, les cafés et restaurants et pharmacies peuvent ouvrir. On peut donc se procurer sans problème ce dont on a vraiment besoin. Pour ce qui n’est pas indispensable, attendre le lendemain ou le lundi suivant est tout à fait suffisant. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><b><span lang="FR">La libéralisation totale du travail nocturne ou dominical est bel et bien en marche. </span></b><span lang="FR">Chaque tentative de libéralisation n’est qu’une «&nbsp;tranche du salami&nbsp;». Dès que la flexibilisation a été introduite dans une branche, même pour un très petit nombre de salarié-e-s, même pour une seule région ou un seul canton, même pour un type précis de commerce, les partisans du travail 24h/24 veulent aller plus loin. Parfois, ils prétendent que si une catégorie de commerces peut ouvrir en dehors des horaires habituels, il s’agit d’une «&nbsp;distorsion de concurrence&nbsp;» et se servent de cet argument pour exiger d’autres libéralisations. Leur objectif est donc bien la libéralisation totale des horaires de travail. Mais, comme ils savent qu’une attaque générale contre le repos dominical, le repos nocturne et les horaires réguliers et prévisibles n’aurait aucune chance en votation populaire, ils procèdent par petites tranches de salami, pour mieux faire passer la pilule. Heureusement, les salarié-e-s concernés et la population voient clair dans leur jeu et ne se laisseront pas rouler dans la farine&nbsp;!</span></p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-343</guid><pubDate></pubDate><title>Pas de Suisse sans migration</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/pas-de-suisse-sans-migration</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les migrants et les migrantes jouent un rôle important dans l’économie et la société suisses. Sans migration, la Suisse ne serait pas ce qu’elle est. C’est ainsi que l’on peut résumer la journée de l’Union syndicale suisse (USS) à laquelle bon nombre de personnes ont participé le 1er octobre 2011. Avec ses fédérations et leurs nombreux membres étrangers, l’USS est aussi l’une des plus importantes organisations de la migration en Suisse. 
</p><p>Des personnalités des syndicats et de partis de gauche ont souligné dans leurs interventions la grande importance que revêt la migration pour notre pays&nbsp;: Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS, a abordé dans son exposé le rôle et l’importance de la migration pour le marché suisse du travail. Présentant ensuite un tableau des perspectives syndicales en matière de politique de la migration, il a aussi expliqué les activités menées par l’USS contre les discriminations à l’égard des migrant(e)s sur le marché du travail. 
</p><p>Que la politique syndicale en matière de migration ne se résume pas à de belles paroles et de vibrants appels, mais représente un travail concret, à la base, c’est ce qu’a montré Rita Schiavi, membre du comité directeur du syndicat Unia, en présentant la campagne de ce dernier&nbsp;: «&nbsp;Sans nous pas de Suisse. Halte à la xénophobie&nbsp;».
</p><p>Cette conférence s’est terminée par une table ronde. La question «&nbsp;Comment la gauche peut-elle devenir le principal acteur en matière de migration&nbsp;?&nbsp;» y fut débattue par Andy Tschümperlin (conseiller national PS), Hasim Sancar (comité des Verts), Daniel Lampart, Guglielmo Bozzolini (président de la Commission USS des migrations) et Fiammetta Jahreiss (vice-présidente du Forum pour l’intégration des migrantes et des migrants, FIMM).
</p><p>Les participant(e)s à cette conférence de l’USS sur la migration ne se sont enfin pas privés de déclarer, à la manifestation nationale des sans-papiers qui a eu lieu l’après-midi, leur solidarité avec les migrants et les migrantes les plus faibles dans notre société.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-67</guid><pubDate></pubDate><title>Mon-Repos remet la libéralisation à sa place</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/mon-repos-remet-la-liberalisation-a-sa-place</link><description>Au début de la pause estivale, le Tribunal fédéral a, dans un arrêt qui mérite toute notre attention, mis clairement un frein à la libéralisation du marché de l’électricité et rappelé à l’ordre le Département fédéral concerné. L’entreprise Stahl Gerlafingen AG, confrontée au prix élevé de l’électricité sur le marché « libre », a ainsi le droit, contrairement au verdict prononcé par la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), de ne pas céder aux sirènes du marché. Des cas semblables vont suivre. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Chacun sait que, depuis le 1er janvier 2008, la nouvelle loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl) permet aux entreprises dont la consommation annuelle dépasse 100&nbsp;MWh, de choisir librement leur fournisseur. La libéralisation totale, donnant ce libre choix à tout le monde, est prévue dans une deuxième étape qui sera soumise au référendum facultatif. Les entreprises qui se sont expressément décidées, dans le cadre de la libéralisation partielle de la première étape, pour le libre accès au réseau (art.&nbsp;1, al.&nbsp;3 de l’ordonnance sur l’approvisionnement en électricité OApEl) ne peuvent pas revenir à l’obligation de fourniture à prix fixes par l’entreprise locale d’approvisionnement. C’est pourquoi l’ElCom avait refusé à Stahl Gerlafingen AG, à cause de ses contrats de rabais conclus avant l’entrée en vigueur de la LApEl, le droit de choisir librement comme prévu à l’article 7 de cette dernière et l’avait contrainte à rester dans le marché «&nbsp;libre&nbsp;». Étant donné l’explosion des prix du marché «&nbsp;libre&nbsp;» qui a accompagné la libéralisation, le producteur soleurois d’acier n’avait toutefois aucun intérêt au libre accès au réseau, beaucoup plus onéreux. Ainsi a-t-il renoncé en 2008 à reconduire le contrat de fourniture qui lui donnait libre accès au réseau, contrat qui&nbsp; venait à échéance à cette date. Logiquement, il revendiqua du même coup explicitement le droit à bénéficier du service universel fourni par les entreprises électriques régionales, assorti de l’obligation de fourniture à prix fixes. 
</p><h3>Seul un monopole régulé garantit une fourniture de courant à des prix avantageux </h3><p>La Cour de Mon-Repos a, comme auparavant le Tribunal administratif fédéral, conforté la position de Stahl Gerlafingen AG et remis à l’ordre l’ElCom ainsi que le département fédéral concerné. La Cour supérieure affirme que les accords spéciaux conclus sur le long terme entre les fournisseurs d’électricité et les grands consommateurs ne peuvent pas être interprétés comme impliquant une entrée quasi définitive dans le marché «&nbsp;libre&nbsp;», contrairement à l’opinion de l’ElCom. La libéralisation partielle et les règles qui la régissent ne s’appliquent que depuis l’entrée en vigueur de la LApEl. Comme les grands consommateurs doivent explicitement faire savoir qu’ils sortent du monopole pour accéder au marché «&nbsp;libre&nbsp;», il n’y a aucune libéralisation automatique qui se fonderait sur d’anciens contrats&nbsp;; de fait, ceux-ci n’ont pas été conclus sur la base d’une ouverture du marché alors inexistante. L’ancienne situation juridique était justement l’inverse. 
</p><p>Cette décision du Tribunal fédéral n’est pas importante uniquement d’un point de vue juridique, mais aussi politique. Elle montre très concrètement que libéraliser des systèmes d’approvisionnement basés sur des réseaux ne fait pas baisser les prix comme le prétendent les fondamentalistes du marché. Bien au contraire&nbsp;: en l’absence de protection réglementée, les grands consommateurs de courant restent impuissants sur le marché. En 2002 déjà, l’Union syndicale suisse (USS) avait souligné, avec son référendum contre la loi sur le marché de l’électricité (LME) – une victoire dans les urnes - qu’en matière d’électricité, les fournisseurs sont si puissants que le monopole régulé est le seul système pouvant garantir un approvisionnement avantageux. La libéralisation voulue par la LApEl le confirme. C’est pourquoi le signal donné par Mon-Repos est nouveau également sous l’angle politique, parce qu’il impose sans exception le libre choix aussi aux entreprises grandes consommatrices de courant et ne les force pas à subir les prix surfaits du marché international et de la bourse de l’électricité de Leipzig. Cet arrêt du Tribunal fédéral corrige donc également l’interprétation politique faite jusqu’à ce jour de son arrêt de 2003. Celui-ci avait imposé, dans le canton de Fribourg, un droit de libre acheminement de courant qui n’avait pas été acheté dans la région d’approvisionnement, préparant – même après le «&nbsp;non&nbsp;» du peuple à la LME en 2002&nbsp;! – le terrain à la libéralisation partielle appliquée à travers la LApEl. Aujourd’hui, le tribunal dit clairement qu’à l’époque, il n’avait aucunement anticipé ni préjugé de la libéralisation de ce marché. Ce n’est pas ce que l’on avait compris jusqu’à maintenant.
</p><h3>La libéralisation est le problème, pas la solution</h3><p>C’est pourquoi, quelque peu résignée, la NZZ (29.7.2011) a choisi pour titre&nbsp;: «&nbsp;L’ouverture du marché de l’électricité, un pétard mouillé&nbsp;». Et précisément les industries grandes consommatrices de courant, pour lesquelles le marché partiellement libéralisé avait été mis en place via la LApEl, ne sont pas prêtes à payer les prix surfaits entraînés par cette libéralisation. Elles exigent désormais des prix régulés et des garanties d’approvisionnement. Cette volte-face montre qu’en ce qui concerne l’électricité, la libéralisation ne peut qu’être le problème et certainement pas la solution. 
</p><p>Les monopoles régulés par l’État ont assuré, durant tout un siècle, une quantité suffisante de courant et un climat rassurant pour les investisseurs. Après la poussée des prix dans les pays qui ont libéralisé ce marché et après les effets immédiatement négatifs dus à la LApEl, rien ne plaide pour une libéralisation totale dans une deuxième étape. La sortie du nucléaire rendue nécessaire par Fukushima renforcera la demande de garanties légales en matière d’approvisionnement et d’une planification publique méticuleuse de la production. Cela signifie que le tournant énergétique et la toute récente décision du Tribunal fédéral parlent en faveur d’une limitation, et non plus d’une extension, de la libéralisation de ce marché dans le cadre de la révision déjà entamée de la LApEl. Il n’y a de toute façon pas urgence. La décision de Mon-Repos montre aussi que l’intérêt d’avoir une sécurité de l’approvisionnement en électricité à des prix stables – le but explicite depuis des années des syndicats – est aussi important pour les petits consommateurs que pour les grands. Il apparaît déjà qu’ils vont enfin tirer politiquement à la même corde.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-341</guid><pubDate></pubDate><title>Vaste offensive contre l’État social</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/vaste-offensive-contre-l-etat-social</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes sans doute en train de vivre la plus violente offensive menée contre l’État social de notre histoire. Des réductions massives de rentes menacent la population si les trois attaques menées&nbsp; par la droite contre l’État social ne sont pas bloquées. Alors que le conseiller aux États Eugen David veut supprimer la compensation automatique du renchérissement sur les rentes AVS, la conseillère aux États PRL Erika Forster entend relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes. Et le Conseil fédéral, emmené ici par Didier Burkhalter, prépare une baisse du taux minimum de conversion LPP pour après les prochaines élections. 
</p><p>Les délibérations au sujet des interventions des deux conseillers aux États ont déjà commencé. La commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) de la Chambre des cantons a déjà traité ces objets. Et la CSSS du Conseil national s’en occupera ce vendredi.
</p><p>Les conséquences de ces trois plans de démantèlement seront salées&nbsp;: la rente d’un couple à bas revenu risque d’être réduite de 2&nbsp;160 francs par an et celle d’une femme à bas revenu, de 911 francs par an. Pour un couple à moyen revenu, la réduction de la rente serait de 3&nbsp;192 francs&nbsp; par an et de 1&nbsp;206 francs pour une femme à moyen revenu.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment aux parlementaires de respecter le mandat prévu par la Constitution fédérale en matière de prévoyance vieillesse. Ce mandat&nbsp; prévoit que les rentes doivent couvrir les besoins vitaux de manière appropriée. Les rentes des bas et moyens revenus ne sont déjà pas vraiment suffisantes. Elles ne supporteraient aucune baisse. Les baisses proposées par Eugen David et Erika Forster sont d’autant plus incompréhensibles que la situation financière de l’AVS est bonne.
</p><p>Plus d’information au sujet de ces projets de réductions des rentes sur&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a> .</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-68</guid><pubDate></pubDate><title>Un projet contesté et menacé d’échec… ce qui ne serait pas si grave</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-projet-conteste-et-menace-d-echec-ce-qui-ne-serait-pas-si-grave</link><description>Le projet dit de « managed care », c’est-à-dire de réseaux de soins intégrés atteindra sa dernière étape lors de la prochaine session parlementaire d’automne. Les deux Chambres devront éliminer quelques divergences de poids. Mais s’il franchit cet obstacle, il pourrait encore devoir affronter un référendum. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les deux Chambres ont déjà arrêté quelques axes de ce projet. Le processus de traitement médical sera donc encadré par des réseaux de soins intégrés. On parle de tels réseaux lorsque des fournisseurs de prestations se regroupent pour coordonner la dispensation de soins. Devant aussi garantir l’accès à l’ensemble des prestations de l’assurance-maladie obligatoire, il est impératif qu’ils assument une corresponsabilité budgétaire. Cela signifie qu’ils recevront le montant fixé dans des contrats conclus avec des assurances, qui règlent la collaboration, la garantie de qualité et l’échange de données ainsi que le remboursement des prestations. Ces réseaux limitent le libre choix du médecin. 
</p><p>Les assuré(e)s qui choisissent la forme d’assurance du réseau de soins intégrés signent un contrat en ce sens avec leur caisse-maladie. Contrairement à ce qui est le cas aujourd’hui, ce contrat peut s’étendre jusqu’à trois ans. Et les assuré(e)s qui voudraient le dénoncer avant son échéance, ne pourraient le faire qu’en payant une prime de sortie, dont le montant, encore à déterminer, sera stipulé par le contrat. Les obstacles aux sorties anticipées seront très élevés et devraient procurer bien des tracas aux assuré(e)s&nbsp;!
</p><h3>Les points controversés</h3><p>Trois éléments essentiels, qui n’ont pas encore été fixés, devraient beaucoup animer les délibérations parlementaires. Il s’agit d’abord de décider si l’obligation pour les caisses de proposer des réseaux dans leur offre s’impose ou non. Ensuite se pose la question de l’indépendance des réseaux à l’égard des caisses. Celles-ci doivent-elles être autorisées à avoir leurs propres réseaux ou ces derniers doivent-ils être dans tous les cas indépendants des caisses&nbsp;? Vient enfin le problème de la quote-part différenciée. La question centrale est de savoir s’il faut prévoir ou non une incitation financière pour que les assuré(e)s adhèrent à un réseau de soins intégrés. L’incitation proposée est celle d’une quote-part qui serait inférieure pour les assuré(e)s qui choisiraient un tel réseau.
</p><h3>Pas plus simple pour les assuré(e)s</h3><p>Ce projet ne facilitera pas la tâche des assuré(e)s lorsqu’ils chercheront à savoir quelle caisse et quelle forme d’assurance leur offrent les meilleures conditions, à savoir&nbsp;: des primes intéressantes et, pour les réseaux de soins intégrés, une prime de sortie basse en cas de dénonciation anticipée du contrat. Les assuré(e)s devront aussi savoir si les fournisseurs de prestations par qui ils aimeraient être traités font partie du réseau choisi ou non. Car, en adhérant à un tel réseau, ils ne pourront plus choisir librement leur médecin.
</p><h3>Pas encore gagné</h3><p>Il est cependant tout à fait possible que le projet de «&nbsp;managed care&nbsp;» échoue au Parlement en raison des importantes différences existant encore entre les Chambres. Ce ne serait toutefois pas une catastrophe, car cela ouvrirait une nouvelle porte au projet préféré par l’USS, ses syndicats et les organisations spécialisées et professionnelles du secteur de la santé&nbsp;: le modèle de l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé. Mais même si les Chambres devaient trouver un compromis, celui-ci pourrait être amené à passer par l’épreuve d’un référendum. En effet, diverses associations de médecins se demandent actuellement si elles vont avaler ce projet ou le combattre. L’USS décidera en temps voulu de son éventuel soutien à un référendum que lancerait une autre organisation.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-340</guid><pubDate></pubDate><title>Baisse des rentes AVS via le relèvement de l’âge de la retraite des femmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/baisse-des-rentes-avs-via-le-relevement-de-l-age-de-la-retraite-des-femmes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La droite veut relever à 65 ans l’âge de la retraite des femmes et cela, contrairement à la promesse faite depuis de longues années, sans aucune compensation comme, par exemple, la possibilité, pour les bas et moyens revenus, de prendre une retraite anticipée. Telle est la décision prise aujourd’hui par la commission du Conseil national chargée de l’examen préalable.
</p><p>Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’est rien d’autre qu’une baisse des rentes à plusieurs égards&nbsp;: les femmes devraient en effet travailler une année de plus et continuer à payer des cotisations AVS durant cette année, mais elles recevraient leurs rentes pendant une année de moins. Les deux sexes seraient concernés, puisque les couples recevraient ainsi 733 francs de moins par an. 
</p><p>S’y ajoute qu’aujourd’hui déjà, les personnes âgées de 55 ans et plus ne sont plus demandées sur le marché de l’emploi. Ce qui est à plus forte raison vrai pour les femmes de 64 ans. 
</p><p>Les rentes ne sont déjà pas suffisantes pour les petits revenus si bien que toute baisse serait insupportable. Au surplus, l’AVS se porte financièrement bien.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) invite le Parlement à envoyer sur les roses ces baisses de rentes proposées. Et elle luttera contre tout projet qui ira dans ce sens.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-74</guid><pubDate></pubDate><title>Une hausse des salaires de 2 à 3 pour cent, mais au moins 100 francs 	 et le renchérissement en plus </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-hausse-des-salaires-de-2-a-3-pour-cent-mais-au-moins-100-francs-et-le-rencherissement-en-plus</link><description>Ces dernières années, ce sont surtout les hauts salaires qui ont augmenté, alors que les bas et moyens salaires stagnaient. Il est aujourd’hui plus que temps qu’un tournant ait lieu : les syndicats de l’USS, principales organisations de salarié(e)s dans leurs branches respectives, demandent par conséquent des hausses de salaire de 2 à 3 %, mais au moins 100 francs en plus de la compensation du renchérissement.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le franc fort, les carnets de commandes sont pleins dans la plupart des branches économiques et les bénéfices pleuvent. Environ 90&nbsp;% des salarié(e)s de Suisse travaillent dans des branches qui ne sont pas concernées par le franc fort ou ne le sont que marginalement. 
</p><p>L’argent pour des hausses de salaire est donc bien là. Les employeurs doivent enfin assumer leurs responsabilités à l’égard de leurs employé(e)s et leur verser des salaires équitables. Il n’est plus question que seuls les hauts et très hauts salaires profitent de la croissance et que l’écrasante majorité des salarié(e)s ne reçoivent que des miettes. 
</p><p>Les revendications détaillées que les grandes fédérations de l’USS émettront lors des négociations salariales en cours et à venir apparaissent sur le tableau ci-dessous.</p><table summary><thead><tr><th scope="col">Syndicat</th><th scope="col">Brance</th><th scope="col">Revendication</th></tr></thead><tbody><tr><td><b>Unia</b></td><td>Industrie</td><td><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; De Fr.&nbsp;100.- à Fr.&nbsp;150.- d’augmentation générale</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Contrôle des salaires relativ. aux discriminations</p></td></tr><tr><td></td><td><span>Construction&nbsp;: premier et second œuvre</span></td><td><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fr.&nbsp;100.- d’augmentation générale + renchérissement</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fr.&nbsp;100.- pour les salaires minimums</p></td></tr><tr><td></td><td><span>Sécurité privée</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; De 2 à 3&nbsp;% d’augmentation générale</span></td></tr><tr><td></td><td><span>Hôtellerie-restauration</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; 13</span><sup>e</sup><span>&nbsp;mois intégral pour tout le monde (déjà décidé)</span></td></tr><tr><td></td><td><span>Commerce de détail</span></td><td><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fr.&nbsp;100.- d’augmentation générale + renchérissement</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Contrôle des salaires relativ. aux discriminations</p></td></tr><tr><td><span><b>SEV</b></span></td><td><span>CFF, entrepr. de transport concessionnées</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Décision fin septembre</span></td></tr><tr><td><span><b>ssp</b></span></td><td><span>Services publics</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; De 2 à 3&nbsp;% d’augmentation générale (+ progression d’échelon, compensation du renchérissement et autres revendic. qualitatives comme le maintien des temps de repos, le paiement du temps supplémentaire et suffisamment de personnel qualifié)</span></td></tr><tr><td><span><b>CNPC</b></span></td><td><span>Confédération</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2&nbsp;% + compensation du renchérissement</span></td></tr><tr><td><span><b>syndicom</b></span>&nbsp;</td><td><span>Poste</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3&nbsp;%</span></td></tr><tr><td></td><td><span>Swisscom</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Déjà décidé&nbsp;: 2,6&nbsp;%</span></td></tr><tr><td></td><td><span>Presse et impression</span></td><td><span>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fr.&nbsp;100.- + compensation du renchérissement (décision déf. le 24.9.)</span></td></tr><tr><td><span><b>ASEB</b></span></td><td><span>Banques</span></td><td><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; De 0,5 à 1,5&nbsp;% d’augmentation générale + compensation du renchérissement selon le résultat de l’entreprise</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Participation au Dialogue sur l’égalité des salaires entre femmes et hommes</p></td></tr></tbody></table><table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0"><tbody></tbody></table>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-339</guid><pubDate></pubDate><title>Un pas dans la bonne direction, en attendant les suivants</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/un-pas-dans-la-bonne-direction-en-attendant-les-suivants</link><description>Indemnisation prolongée en cas de réduction de l’horaire de travail</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite que le Conseil fédéral prolonge la durée maximale d’indemnisation en cas de réduction de l’horaire de travail, comme elle l’avait demandé. Cette mesure permettra d’éviter des licenciements.
</p><p>D’autres pas dans ce sens doivent suivre. Comme le Conseil fédéral le constate lui-même, la situation économique se dégrade, ce qui, conjointement avec une surévaluation du franc d’environ 20 pour cent, exerce une énorme pression sur les salaires et l’emploi. C’est pourquoi il faut un cours plancher de l’euro à 1,40 franc au moins, des mécanismes de protection contre la ruée des capitaux sur le franc, des mesures d’accompagnement renforcées (p. ex. davantage de contrôles et de salaires minimaux), des dispositions contre la contraction des rentes dans le deuxième pilier ainsi que la possibilité pour les PME de se protéger des variations du taux de change.
</p><p>L’USS attend du Conseil fédéral qu’il assume sa responsabilité envers les salarié(e)s et les entreprises. Son action doit être décidée et rapide.&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-69</guid><pubDate></pubDate><title>Intérêts malingres sur les avoirs du 2e pilier et marges bien replètes pour les banques et les assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/interets-malingres-sur-les-avoirs-du-2e-pilier-et-marges-bien-repletes-pour-les-banques-et-les-assurances</link><description>La semaine dernière, la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle a recom-mandé au Conseil fédéral de baisser à 1,5 % le taux d’intérêt minimal pour l’année 2012. La position de l’Union syndicale suisse (USS) s’en trouve minorisée.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme d’autres organisations de salarié(e)s, l’USS avait demandé le maintien en 2012 de l’actuel taux minimal de 2&nbsp;%. Une proposition largement balayée par la commission. En effet, la caste des caisses de pensions a brandi l’épouvantail d’un effondrement du système si celles-ci devaient maintenir un taux de 2&nbsp;% sur les avoirs de vieillesse. Ces mêmes milieux deviennent ainsi les fossoyeurs du système de la capitalisation dont elles ont entonné des années durant le cantique. Un taux d’intérêt minimal inférieur à 2&nbsp;% représente de fait un signal funeste pour la prévoyance professionnelle. 
</p><p>Pour les assuré(e)s, l’épargne forcée collective doit en valoir la peine. Or, ce n’est pas le cas avec un taux de 1,5&nbsp;%. Quand on sait que les comptes épargne jeunesse dégagent des intérêts plus élevés, il va de soi qu’avec un tel taux, la confiance dans le 2e pilier s’estompera. Cela ne sert donc pas à grand-chose de faire remarquer que les marchés financiers sont mal en point&nbsp;! Que les salarié(e)s doivent à nouveau passer à la caisse pour les puissants de l’industrie des finances frise l’impertinence. Surévalué, le franc suisse est même une double menace pour les salarié(e)s&nbsp;: leurs emplois sont en jeu et les fortunes des caisses de pensions fondent. Que l’industrie de la finance se remplisse les poches avec le 2e pilier n’en est que plus choquant. Une récente enquête de l’Office fédéral des assurances sociales confirme les craintes des syndicats&nbsp;: les coûts de gestion de la fortune des caisses grèvent beaucoup plus lourdement les budgets des caisses qu’on ne le disait jusqu’ici. Les assuré(e)s sont en réalité privés d’environ 4 milliards de francs qui profitent aux banques et aux assurances. Pour elles, les caisses de pensions sont des affaires on ne peut plus attrayantes, grâce aux honoraires, aux taxes, aux courtages et aux frais de transactions qu’elles supposent. Tant que ces marges ne seront pas resserrées, il n’y a pas lieu de faire supporter à chaque fois aux seul assuré(e)s la charge induite par l’assainissement des caisses. 
</p><p>Ces prochaines semaines, le Conseil fédéral fixera le taux d’intérêt minimal LPP pour 2012. Il s’agira alors pour lui de garder en vue les intérêts des assuré(e)s et de renforcer la crédibilité du 2e pilier. Deux objectifs dont un taux d’intérêt de moins de 2&nbsp;% ne pourra pas tenir compte&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-338</guid><pubDate></pubDate><title>Évaluation alarmante en matière de mesures d’accompagnement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/evaluation-alarmante-en-matiere-de-mesures-d-accompagnement</link><description>Insuffisance d’application et refus d’exécuter le travail de la part des autorités laissent prospérer le dumping salarial</description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est maintenant officiel&nbsp;: le dumping salarial est une réalité en Suisse. Et au lieu de combattre conséquemment la sous-enchère salariale, les autorités enjolivent la situation. Ces conclusions de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N) confirment un état de fait critiqué depuis longtemps par les syndicats. Il y a insuffisance d’application – voire en partie refus d’exécuter le travail — en matière de dumping salarial. 
</p><p>Les points principaux de la critique de la CdG-N sont les suivants&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Les salaires sont mis sous pression particulièrement lors de nouvelles embauches.</li><li>Au mépris de cette pression à la baisse des salaires, il n’y a pas un seul canton en Suisse alémanique qui ait introduit des salaires minimaux pour protéger les rémunérations.</li><li>Quelques cantons ont même volontairement renoncé à constater le dumping salarial.</li><li>Les instruments de protection sont lacunaires&nbsp;: ainsi il n’est pas possible de demander des comptes aux &nbsp;entreprises sous-traitantes qui pratiquent la sous-enchère salariale. Les exemples récemment découverts de cas de dumping sur les chantiers le montrent clairement. L’Union syndicale suisse exige que la Confédération et les cantons combattent systématiquement ce dumping. En ce qui concerne la pression sur les salaires lors de l’embauche, une offensive de contrôle, afin de mettre en pleine lumière le dumping, est nécessaire. Là où les salaires sont sous pression, les cantons et la Confédération doivent introduire des salaires minimaux. C’est ce que prévoit la loi. Et les lacunes du dispositif de protection doivent être comblées (p. ex. en introduisant la responsabilité solidaire).</li></ul><p>Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann est l’ultime responsable de l’application correcte des mesures d’accompagnement. Ce mandat n’est pas rempli si les salaires sont soumis à une pression à la baisse, mais que la Confédération et les cantons ne luttent pas conséquemment contre cette situation. Le conseiller fédéral Schneider-Ammann doit donc prendre des mesures sans tarder afin que les salaires soient garantis en Suisse et que le dumping salarial soit combattu par tous les moyens.&nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-70</guid><pubDate></pubDate><title>Faire pièce aux continuelles tentatives de démantèlement de la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/faire-piece-aux-continuelles-tentatives-de-demantelement-de-la-prevoyance-vieillesse</link><description>[Translate to fr:] An der Hochschule St. Gallen diskutierte die Elite am 7. „World ageing &amp; generations congress“ über die alternde Bevölkerung. In Gossau forderten am gleichen Tag, dem 31. August, über 300 Rentner und Rentnerinnen bessere Renten. Sie wussten, worüber sie sprachen. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Désormais, les retraité(e)s de l’USS ont choisi de tenir leur congrès «&nbsp;hors capitale&nbsp;». Cette année, c’était ainsi au tour de Gossau, dans le canton de Saint-Gall. Au menu, notamment&nbsp;: l’AVS et les offensives auxquelles elle ne doit cesser de faire face. 
</p><p>Ruth Dreifuss, ancienne conseillère fédérale et ancienne secrétaire de l’USS était présente, ainsi que, entre autres, l’actuel président de l’USS, Paul Rechsteiner, Giorgio Tuti, vice-président de l’USS et président du SEV, Stefan Giger, secrétaire général du ssp et Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom. Parmi les points de mire&nbsp;: les prochaines élections fédérales et les initiatives parlementaires de deux conseillers aux États saint-gallois demandant l’abandon de l’indexation automatique des rentes de l’AVS à l’évolution des salaires et des prix, de même qu’un relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes.
</p><p>Les participant(e)s à ce congrès ont adopté trois revendications, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Il n’est pas question de toucher aux droits acquis en matière de rentes du 2e pilier.</li><li>Les prestations de l’AVS n’ont pas à être réduites. Il faut continuer à indexer régulièrement les rentes AVS à l’évolution des salaires et des prix.</li><li>L’AVS doit être renforcée et ses prestations développées. Impossible sinon, pour elle, de remplir son mandat constitutionnel&nbsp;: la couverture des besoins vitaux.</li></ul><p>Ce congrès a été organisé par le Syndicat du personnel des transports (SEV), le Syndicat suisse des services publics (ssp), le Syndicat des médias et de la communication (syndicom) ainsi que l’Union syndicale du canton de Saint-Gall.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-337</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral fait un cadeau aux assurances</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-conseil-federal-fait-un-cadeau-aux-assurances</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Alors que cela n’était nullement nécessaire, le Conseil fédéral a baissé de 2 à 1,5&nbsp;% le taux d’intérêt minimal appliqué dans le deuxième pilier. Ce faisant, il donne suite aux lamentations de la branche des assurances qui croyait ses copieux bénéfices en matière de deuxième pilier en danger à cause des turbulences qui agitent les marchés financiers. Une baisse de ce taux n’équivaut cependant à rien d’autre qu’à une baisse des rentes qui seront versées demain aux assuré(e)s. L’Union syndicale suisse (USS) critique le fait que le gouvernement se cache ici derrière une méthode de calcul sujette à caution, au lieu de garder à l’esprit les futures rentes de vieillesse des actuels salarié(e)s. 
</p><p>Alors que les capitaux épargnés dans le pilier 3a continuent à offrir des taux d’intérêt de 2 à 3&nbsp;%, le Conseil fédéral prétend qu’il ne serait plus possible de maintenir un taux d’intérêt de 2&nbsp;% pour les avoirs du deuxième pilier. Par le passé, le rendement sans risque du capital a toujours été supérieur au taux minimal décidé par le Conseil fédéral. Et les recettes supplémentaires tombaient dans la poche des compagnies d’assurance. 
</p><p>Avec une politique aussi peu crédible en matière de taux d’intérêt minimal LPP, notre gouvernement détruit la confiance placée dans le système des caisses de pensions.
</p><p>Après cette incompréhensible décision, l’USS exige du Conseil fédéral qu’il prenne à tout le moins des mesures permettant de garantir que les rendements réalisés au-delà du taux d’intérêt minimal profitent aux assuré(e)s et non aux assureurs.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-71</guid><pubDate></pubDate><title>À mener à bien, car apte à atténuer les problèmes</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/a-mener-a-bien-car-apte-a-attenuer-les-problemes</link><description>La Banque nationale suisse (BNS) est la seule en mesure de s’attaquer à la racine de la cherté du franc. Mais cela ne signifie pas qu’il ne soit pas judicieux d’atténuer les pro-blèmes existants. </description><content:encoded><![CDATA[<p>C’est à la BNS de lutter en toute première ligne contre le franc fort. En fixant cette semaine un taux de change plancher de Fr.&nbsp;1,20 pour 1 euro, elle a déjà fait un pas très important – quoique encore largement insuffisant – dans cette direction. Mais, pour que les salaires et les emplois ne soient pas mis sous pression, ce taux doit être d’au moins Fr.&nbsp;1,40.
</p><p>En revanche, le train de mesures du Conseil fédéral, que les Chambres seront appelées à traiter lors de leur session d’automne, aura pour effet d’atténuer les problèmes dus à la cherté du franc. Le transfert d’une partie de l’excédent de la Confédération à l’assurance-chômage est en particulier judicieux. Le Conseil fédéral devra alors faire passer de 12 à 18 mois la durée maximale du chômage partiel. Il est donc logique qu’il propose simultanément un mode de financement à cet effet. La prolongation du chômage partiel permettra de maintenir des emplois dans l’industrie d’exportation. Les entreprises pourront compenser ainsi une baisse de leurs commandes ou sélectionner provisoirement celles qui sont rentables, c’est-à-dire qui n’entraîneront pas de pertes supplémentaires pour elles. Mais il est également judicieux de compenser approximativement les pertes importantes essuyées dans les transports par rail (facturation en euros, mais coûts en francs), de quoi garantir le but du transfert sur le rail du trafic de marchandises par la route. Il faut aussi saluer les mesures prévues dans le domaine de l’innovation (Commission pour la technologie et l’innovation CTI, etc.). La force d’innovation s’en trouvera préservée dans une phase difficile. En effet, le franc fort incite sans doute certaines entreprises à remettre à plus tard leurs projets d’innovation&nbsp;; cela, également parce que les moyens pour ce faire leur font en partie défaut. 
</p><p>En outre, l’USS est favorable à ce qu’une décision de principe pour un deuxième train de mesures soit prise aujourd’hui déjà. Son but devrait être formulé avec précision afin de représenter une solide base de planification pour les entreprises. Ce deuxième train de mesures devrait en particulier soutenir la demande à travers les marchés publics, faire obstacle à un resserrement du crédit et contribuer à empêcher l’assainissement ou la liquidation onéreux de caisses de pensions en sous-couverture dans l’industrie d’exportation. Et il faudrait alors prévoir que les partenaires sociaux des branches concernées soient entendus.
</p><p>L’USS juge certaines mesures fiscales contre-productives, comme l’abolition du droit de timbre, l’affaiblissement général de l’imposition des entreprises ou une baisse de la TVA (en particulier dans l’hôtellerie). Non seulement ce genre de mesures provoqueraient d’énormes pertes fiscales, mais les bénéficiaires seraient des entreprises déjà rentables, comme les importateurs qui demandent déjà des prix surfaits. Supprimer le droit de timbre favoriserait même une appréciation du franc, car les placements en francs deviendraient plus intéressants. Enfin, il convient également de dire non à des subventions salariales générales, car elles sont chères et ne sont pas adaptées au but visé.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-336</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS exige que le nouveau fonds ne soit pas grevé d’anciennes charges</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/l-uss-exige-que-le-nouveau-fonds-ne-soit-pas-greve-d-anciennes-charges</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le financement durable de l’infrastructure ferroviaire suisse – elle est un exemple envié dans le monde - est une nécessité. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) salue l’orientation prise par le message du Conseil fédéral à ce sujet. Judicieusement, les investissements destinés à l’entretien et à l’aménagement de cette infrastructure seront en effet financés par une seule source, à savoir&nbsp;: un fonds unique. Il est par contre faux de priver dès le départ ce dernier de certaines recettes et de le grever des milliards de dette de l’ancien. L’USS demande instamment que le nouveau financement de l’infrastructure ferroviaire soit libéré de cette dernière (due à la NLFA, la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes). 
</p><p>Le nouveau fonds permettra un financement durable de l’entretien et de l’aménagement, indispensable pour garantir la qualité des chemins de fer suisses. Jusqu’en 2040, les nouveaux investissements nécessiteront à eux seuls l’engagement de plus de 40 milliards de francs. Or, et surtout dès le départ, le poids de l’ancienne dette met en danger tout le projet. C’est pourquoi, le montant budgétisé de 3,5 milliards de francs destiné à la première étape de développement allant jusqu’en 2025 est nettement insuffisant. De plus, l’abandon par la Confédération de la dette de l’ancien fonds désamorcerait d’autres problèmes financiers (comme la hausse des prix des sillons, resp. des titres de transport ou des parts versées par les cantons). L’USS trouve absurde qu’il faille disposer de 5&nbsp; milliards de francs pour des avions de combat manifestement inutiles, alors que l’on veut refiler aux chemins de fer suisses une charge d’environ 1 milliard de francs chaque année, entre 2017 et 2027, au titre du remboursement de la dette et du paiement de ses intérêts. Cette façon de procéder empêchera des investissements porteurs d’avenir nécessaires.
</p><p>Il est tout aussi inacceptable que le Conseil fédéral prive le nouveau fonds d’infrastructure ferroviaire de recettes jusque-là garanties, pour en faire&nbsp; profiter la route. Une bonne infrastructure ferroviaire décharge en effet la route. Or, si le prix payé pour atteindre ce but baisse, c’est le rail qui en fait les frais.</p>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-72</guid><pubDate></pubDate><title>Retour à l’expéditeur !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/retour-a-l-expediteur</link><description>La révision de  la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP) est on peut plus menacée par un échec. Un échec dont les syndicats pourraient s’accommoder. Car, selon leur analyse, les points négatifs pèsent plus lourd que les améliorations.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La majorité de la Commission des affaires juridiques du Conseil national rejette le projet de révision de la LP consacrée à l’assainissement des entreprises en difficultés. Elle propose de ne pas entrer en matière. L’Union syndicale suisse (USS) soutient cette position. En effet, ce projet de révision comporte trop de dangers et de lacunes pour être acceptable en l’état. Il ne tient entre autres pas suffisamment compte des intérêts des créanciers, notamment des salarié(e)s.
</p><h3>Une attaque inacceptable contre un des principes cardinaux du contrat de travail</h3><p>Selon le projet de révision de la LP, lors d’un assainissement, l’entreprise repreneuse aurait désormais le choix de reprendre ou non les contrats de travail de l’entreprise à assainir. L’USS rejette cette proposition de délier les repreneurs d’une entreprise en faillite de leur obligation de reprendre tels quels tous les contrats de travail. Cette obligation est en effet une des garanties importantes du droit du contrat de travail. Il n’est pas acceptable que l’assainissement d’une entreprise se fasse sur le dos de son personnel. Lors d’un assainissement, c’est en effet le maintien des emplois qui doit figurer au premier plan. Or, la flexibilité du droit suisse du travail, en particulier la grande liberté de licencier qu’il prévoit, donne déjà une marge de manœuvre suffisante aux employeurs. La suppression de cette protection reviendrait dans bien des cas à reporter le coût des assainissements d’entreprises sur l’assurance-chômage. 
</p><p>L’affirmation selon laquelle l’obligation pour le nouvel employeur de reprendre tous les contrats de travail rendrait les reprises plus difficiles, respectivement comme quoi la suppression de cette obligation les rendrait plus efficaces, ne repose sur aucune preuve empirique. À notre connaissance, il n’existe aucun cas où un acquéreur potentiel d’une entreprise en faillite y aurait renoncé à cause de l’obligation de reprendre les contrats de travail aux mêmes conditions. En revanche, les pseudo-assainissements, dont l’objectif réel est plutôt de licencier du personnel, sont une réalité. 
</p><h3>Mettre un terme aux faillites en chaînes</h3><p>Le projet de révision de la LP contient enfin une lacune importante qui justifie que le Conseil fédéral revoie sa copie&nbsp;: il ne contient en effet aucune mesure pour juguler les faillites abusives en chaîne, phénomène que l’on rencontre de plus en plus fréquemment, surtout dans le bâtiment et les arts et métiers. Souvent, des employeurs peu scrupuleux se déclarent en faillite pour éviter de devoir verser à leur personnel les arriérés de salaire et de cotisations sociales, puis recréent aussitôt une autre entreprise active dans la même branche, en employant souvent le même personnel, mais sous une autre raison sociale. Cette nouvelle entreprise fait ensuite rapidement faillite pour les mêmes raisons, et ainsi de suite. Vu l’ampleur que ce phénomène est en train de prendre, il est nécessaire d’y apporter des réponses fermes, y compris sur le plan du droit pénal.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-335</guid><pubDate></pubDate><title>Un modeste pas dans la bonne direction</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-modeste-pas-dans-la-bonne-direction</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle loi sur la formation continue, mise aujourd’hui en consultation par le Conseil fédéral, représente une timide avancée dans la bonne direction. Cette loi-cadre va surtout servir à amener un peu de structure dans ce domaine.
</p><p>L’USS salue en particulier la volonté du Conseil fédéral de promouvoir plus systématiquement les compétences de base chez les adultes (à savoir&nbsp;: la lecture, l’écriture, le calcul et l’utilisation des technologies de l’information). Les moyens mis à disposition restent bien trop modestes.
</p><p>Par contre, l’USS regrette la vision par trop libérale du Conseil fédéral. Pour lui, la formation continue relève essentiellement de la responsabilité individuelle, chacun devant avant tout par sa propre initiative et ses propres moyens veiller à sa formation continue. L’USS est d’avis que les employeurs ont, dans leur propre intérêt, un rôle central à jouer dans la formation de leurs collaborateurs et collaboratrices.
</p><p>Pour l’USS, l’introduction d’un congé de formation payé serait un moyen législatif simple pour non seulement encourager l’initiative individuelle, mais aussi mettre les employeurs face à leurs responsabilités.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-73</guid><pubDate></pubDate><title>Le mauvais signal de la commission du Conseil des États</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-mauvais-signal-de-la-commission-du-conseil-des-etats</link><description>Si la toute dernière décision de la commission du Conseil des États en faveur d’un retour du nucléaire par la petite porte ne corrige peut-être que symboliquement celle de sortir du nucléaire prise par le Conseil national, elle n’en est pas moins un signal totalement déplacé. Au lieu de mener une politique centrée sur la sécurité de l’approvisionnement en électricité, elle répand l’insécurité au sein de la population par ses options irréalistes. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Manifestement, les millions dépensés par economiesuisse et le lobby du nucléaire ont servi. L’étonnante décision prise à l’unanimité par la commission du Conseil des États constitue un brusque retour dans une ère atomique que l’on croyait dépassée. Elle vise, malgré la sortie du nucléaire demandée dans tous les sondages et par la majorité des citoyen(ne)s, à faire revenir par la fenêtre une technologie nucléaire qui serait certes plus sûre, mais qui reste inconnue à ce jour. Il est en soi naturel que l’on ait des options concernant une évolution encore à venir. Et les lois peuvent être adaptées en tout temps. C’est d’ailleurs précisément pour cela que la proposition de la commission est inutile et donne un mauvais signal. Elle répand de l’insécurité là où la sécurité devrait être la règle. De fait, alors que le représentant radical du lobby du nucléaire, Rolf Schweiger, estime la nouvelle option technologique imaginable pour dans 10 à 15 ans déjà, la Verte libérale Verena Diener parle de 2050 au plus tôt. Autrement dit, la foire d’empoigne politique et son cortège de dogmes pourraient reprendre, en lieu et place du développement de conceptions claires. Cela, nous n’en voulons pas.
</p><p>Après Fukushima, nous avons en effet besoin que la Confédération applique une stratégie qui soit claire, ce que la commission du Conseil des États ne conteste d’ailleurs pas. Mais en raison de ces options qui permettent au nucléaire de revenir par la petite porte, cette clarté s’en trouve désormais relativisée. C’est une mauvaise chose pour les investissements qui seraient nécessaires pour financer des solutions de rechange durables au nucléaire. Il semble que l’on soit d’accord pour dire qu’après la catastrophe japonaise et ses précédents tout aussi catastrophiques de Tchernobyl et Harrisburg, l’actuelle technologie atomique apparaît comme définitivement non maîtrisable et représente un danger pour l’humanité. Cela signifie qu’il faut se concentrer totalement, aux plans politique et économique, sur des solutions de rechange. La stratégie suisse en matière d’énergie, d’approvisionnement en électricité, doit par conséquent être réaliste et ne pas s’enliser dans des options vaseuses. Elle doit viser un approvisionnement garanti sur le long terme, ce qui veut dire investir d’abord dans des appareils plus efficients quant à leur consommation d’énergie. Et ses effets seront les plus rapides si elle investit simultanément dans des énergies renouvelables, comme le soleil et le vent, ce qui implique également le passage à un approvisionnement plus décentralisé. Le développement parallèle d’installations de couplage chaleur-force serait ici la méthode qui déploierait le plus rapidement des effets. La sortie du nucléaire créera ainsi un grand nombre d’emplois d’avenir. 
</p><p>Mais tout cela nécessite des objectifs politiques et légaux clairs ainsi que des mandats de prestations impératifs pour les entreprises publiques d’approvisionnement en électricité. Pour ces dernières, la sortie du nucléaire représente une importante opportunité. La sécurité de l’approvisionnement recevra une nouvelle base. Avec son option d’un «&nbsp;retour du nucléaire par la fenêtre&nbsp;», le monde politique crée au contraire de l’insécurité. Economiesuisse et le lobby du nucléaire, de même que la commission du Conseil des États qui les a suivis sur cette question, rendent un mauvais service à la population et à l’économie en signant de la sorte un chèque sans provision. Le Conseil des États et surtout le Conseil fédéral ainsi que le Conseil national ont la possibilité de rétablir la clarté et la sécurité qui s’imposent dans ce domaine.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-334</guid><pubDate></pubDate><title>La situation devrait s’améliorer</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-situation-devrait-s-ameliorer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et sa Commission féminine saluent la décision de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national, qui propose à ce dernier de ratifier la Convention n° 183 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la protection de la maternité ainsi que de modifier la loi sur le travail (LTr) pour que les mères qui allaitent sur leur lieu de travail aient droit à une pause payée. 
</p><p>En effet, le droit au salaire n’est pas toujours garanti en cas d’allaitement sur le lieu de travail. Dans un jugement très récent (fin octobre 2011), le Tribunal cantonal genevois a d’ailleurs refusé d’accorder un droit au salaire pendant l’allaitement, même s’il ne s’agissait que d’un petit montant. La modification de la LTr que propose la CSSS apportera donc une clarification juridique bienvenue et améliorera concrètement la situation des mères qui allaitent au travail. Il s’agit en outre d’une mesure favorisant l’allaitement, dont les vertus en matière de santé publique ne sont plus à démontrer.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-75</guid><pubDate></pubDate><title>Mobiliser !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/mobiliser</link><description>En matière de social, l’Europe se trouve en pleine ère glaciaire. Les programmes d’austérité frappent directement les bas et moyens salaires. Certes, les syndicats ont de meilleures idées pour répondre à la crise de la dette, mais ils ne pourront les imposer que s’ils parviennent à mieux se mobiliser. Telle est l’analyse de Vasco Pedrina, qui représente l’Union syndicale suisse (USS) au sein de la Confédération européenne des syndicats (CES).</description><content:encoded><![CDATA[<p>Vasco Pedrina prend pour point de départ le fait que les pays de l’Union européenne (UE) ont sauvé les banques après la crise de 2008/2009, pour, après «&nbsp;un premier train de mesures de relance économique (…) imposer partout des plans d’austérité draconiens avec pour but de reporter sur les épaules des travailleurs et des rentiers les coûts du "tsunami financier" 2008/2009.&nbsp;»
</p><p>Il décrit aussi comment ces programmes d’austérité et le «&nbsp;pacte pour l’euro&nbsp;» nous conduisent dans une impasse sociale et économique et quelles sont les dangereuses conséquences institutionnelles de la lutte contre les déséquilibres macro-économiques&nbsp;: «&nbsp;De nouveaux mécanismes sont introduits donnant aux autorités de l’UE les moyens pour accroître la pression pour un démantèlement social sur les pays membres. Concrètement, il s’agit d’un «&nbsp;corset salarial&nbsp;» (qui englobe aussi les rentes), une harmonisation vers le haut de l’âge de la retraite et l’introduction dans la législation nationale de «&nbsp;freins à la dette&nbsp;». Et c’est encore une fois au peuple de payer.
</p><p>La CES exige certes un «&nbsp;New Social and Green Deal&nbsp;»<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1111Ackermann_Crise-dette_Pedrina.docx#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>, au lieu d’une «&nbsp;politique de stabilité&nbsp;» mais elle essaie aussi d’organiser la protestation contre l’application d’un tel remède de cheval. Cependant, elle n’a pas encore trouvé comment faire reculer les gouvernements impliqués. C’est pourquoi Vasco Pedrina défend l’idée d’une mobilisation plus déterminée. D’une part, la «&nbsp;capacité de grève&nbsp;» doit être renforcée sur les lieux de travail et, de l’autre, il faudrait mettre sur pied une campagne européenne pour «&nbsp;L’égalité des salaires – L’égalité des droits&nbsp;», par exemple via une initiative citoyenne européenne. 
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1111Ackermann_Crise-dette_Pedrina.docx#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Les principales revendications de la CES sont&nbsp;: un plan d’investissement et d’occupation ambitieux, financé par les moyens des fonds structurels de l’UE inutilisés&nbsp;; l’émission d’eurobonds (= obligations de l’UE), soutenue par la Banque centrale européenne (BCE), afin de réduire la pression sur les économies en détresse&nbsp;; la mise à disposition par la BCE de liquidités à faible taux d’intérêt suivant les besoins des États membres, comme cela se pratique actuellement pour le secteur bancaire&nbsp;; le développement d’une politique industrielle bas carbone soutenue par une réforme fiscale incluant une taxe sur les transactions financières.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-333</guid><pubDate></pubDate><title>La Confédération doit prendre à sa charge la dette de l’AI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-confederation-doit-prendre-a-sa-charge-la-dette-de-l-ai</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Inutile d’expédier à la va-vite une nouvelle révision de l’AI. Ces dernières années, celle-ci n’a cessé de passer d’une révision à l’autre. Des révisions qui avaient pour point commun d’en dégrader les prestations. Plutôt que de persister dans cette hyperactivité destructrice, il faut d’abord évaluer sérieusement les changements déjà intervenus. Cela concerne en particulier les révisions 5 et 6a&nbsp;: leurs promesses de créer des postes de travail pour les personnes handicapées n’ont pas encore été réalisées. On note parallèlement que l’AI n’est plus dans les chiffres rouges.
</p><p>En outre, la révision 6b de l’AI est brutale et erronée. De fait, pour la première fois, des rentes courantes seraient réduites et l’indexation au renchérissement disparaîtrait. Tout cela représente un démantèlement de l’AI et conduira les personnes touchées à l’aide sociale.
</p><p>On n’a pas le droit d’éponger la dette de l’AI auprès du fonds de compensation de l’AVS sur le dos des personnes handicapées. Il faut au contraire que la Confédération reprenne cette dette à sa charge. L’argent pour ce faire existe. Finalement, avec ses erreurs systématiques de budget, la Confédération a exercé une forte pression aux économies et aux réformes sur les assurances sociales et accumulé plus de 15 milliards de francs d’excédents sur le compte de compensation du frein à l’endettement. Cet argent doit être engagé pour payer la dette de l’AI auprès de l’AVS. Ainsi, la Confédération n’aurait plus besoin de s’acquitter des intérêts de cette dette.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-76</guid><pubDate></pubDate><title>Pas de pitié pour les fins de droit juste avant leur retraite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-de-pitie-pour-les-fins-de-droit-juste-avant-leur-retraite</link><description>Lors de sa session d’automne, le Conseil des États a clairement rejeté ce que les Vaudois et les Vaudoises ont largement accepté, c’est-à-dire : une rente-pont pour les chômeuses et chômeurs âgés. Ce problème attend donc toujours sa solution.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Entrée en vigueur en octobre dernier, la solution vaudoise prévoit que les femmes et les hommes disposant d’une fortune modeste peuvent désormais recevoir une rente si elles, ou ils, se trouvent au maximum deux ans avant l’âge de leur retraite et n’ont plus droit à l’aide de l’assurance-chômage. Cette rente-pont leur est alors versée jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge ordinaire de la retraite. 
</p><p>Aux Conseil des États, bien que demandant uniquement que la nécessité et la faisabilité d’une telle mesure soient étudiées, la proposition de la socialiste vaudoise Géraldine Savary a été nettement rejetée. 
</p><p>Il est pourtant statistiquement prouvé qu’une fois au chômage, les hommes et les femmes dans la soixantaine peuvent difficilement se réinsérer dans le marché du travail. Selon la durée pendant laquelle on a pu cotiser à l’assurance-chômage, il se passe plus ou moins de temps avant que l’office régional de placement ne ferme le robinet et coupe les indemnités journalières. Mais après&nbsp;? Que se passe-t-il après une ou deux années et demie - pendant lesquelles on a aligné les offres d’emploi et suivi avec zèle tout plein de formations continues - si on n’a toujours pas trouvé de nouveau travail et qu’un année ou deux manquent encore jusqu’à l’âge ordinaire de la retraite&nbsp;? Dans ce cas, la situation se fait douloureuse et coûteuse. Le nombre de personnes qui ne choisissent pas de prendre leur retraite mais y sont contraintes<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1211_Aregger_Rente-pont_Chomeurs.docx#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> et la hausse du «&nbsp;taux d’aide sociale&nbsp;» dans cette classe d’âge le prouvent bien<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1211_Aregger_Rente-pont_Chomeurs.docx#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>.
</p><p>Au premier coup d’œil, la retraite anticipée comme échappatoire ne semble peut-être pas être une solution si aberrante que cela. Mais, sans capital sous forme de rentes, elle entraîne surtout d’importantes baisses de celles-ci&nbsp;; et cela, jusqu’à la fin de la vie. Une perception anticipée de la rente d’une année ou deux se traduira en effet par une baisse de 6,8&nbsp;%, respectivement 13,6&nbsp;%. Qui plus est, des coupes qui se font sur des rentes AVS qui, aujourd’hui déjà, ne permettent guère de vivre décemment. Pour celles et ceux qui n’auront de toute façon jamais d’épais matelas de sécurité pour leur vieillesse, pareille diminution représente une perte douloureuse.
</p><p>Le passage par les services sociaux n’empêche qu’exceptionnellement l’anticipation de la rente. Seuls les plus pauvres parmi les fins de droit ont en effet droit à l’aide sociale. De fait, les prestations de la prévoyance professionnelle, les avoirs du troisième pilier ou une assurance-vie de la prévoyance libre sont pris en compte dans le budget des personnes qui reçoivent une aide. Et l’usage est que les services sociaux poussent à anticiper la perception de la rente AVS. 
</p><p>Dans ce genre de situation, l’existence d’une rente-pont sur le modèle vaudois serait une aide bienvenue pour les chômeuses et chômeurs âgés en fin de droit. Grâce à elle, celles et ceux qui ont travaillé pendant de longues années avec zèle ainsi que consciencieusement et qui ont fait des économies se font éjecter du monde du travail et sont punis financièrement de manière indigne, alors qu’ils n’ont commis aucune faute. 
</p><p>Les parlementaires ont néanmoins fait preuve de plus de discernement lorsqu’il s’est agi d’adapter la loi sur l’assurance-chômage. Désormais en effet, les personnes de plus de 55 ans devront avoir cotisé 22 mois, et non plus 24, durant un délai-cadre de 2 ans, pour avoir droit au maximum de 520 indemnités journalières. 
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1211_Aregger_Rente-pont_Chomeurs.docx#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> En 2008, selon l’Office fédéral de la statistique, plus d’un tiers des personnes en retraite anticipée n’avait pas vraiment choisi de s’y trouver. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1211_Aregger_Rente-pont_Chomeurs.docx#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>[2]</sup></a> Le taux d’aide sociale de la classe d’âge des 56-64 ans est le seul à avoir constamment augmenté entre 2005 et 2009.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-332</guid><pubDate></pubDate><title>Une mauvaise chose pour l’économie suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-mauvaise-chose-pour-l-economie-suisse</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Si la loi sur les cartels est modifiée comme le Conseil fédéral le propose, cela aura des conséquences négatives pour l’économie suisse. Il sera en effet plus difficile de lutter contre la nocivité des cartels. 
</p><p>n&nbsp; Le rapport sur la concurrence proposé renforcera la position des avocats des cartels alors que les autorités de la Confédération chargées d’enquêter dans ce domaine (aujourd’hui, le secrétariat de la Commission de la concurrence) verront la leur affaiblie, car les uns et les autres se retrouveront sur pied d’égalité face au tribunal. Conséquence&nbsp;: les amendes infligées aux cartels seront plus rares et plus faibles.
</p><p>n&nbsp; Les nouveaux programmes de conformité – ils auront pour effet d’alléger les sanctions - ouvrent une nouvelle brèche en faveur des cartels. Et ils rendront le travail des autorités plus difficile parce qu’ils devront être pris en considération lorsqu’une décision sera prise. Cela devrait entraîner d’importantes difficultés au niveau pratique.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>D’un point de vue économique, l’interdiction des ententes verticales est erronée (incitation à une intégration verticale avec des entreprises en position de force sur le marché, apparition de rentes d’oligopoles, etc.). D’un point de vue économique aussi, la proposition qu’un tribunal procède à des examens portant sur l’efficience économique relève de l’aventurisme.</li><li>Avec l’introduction des nouveaux contrôles des concentrations d’entreprises, il sera plus difficile à un petit pays comme la Suisse de profiter d’avantages d’échelle.</li><li>Le Conseil fédéral a laissé à la loi la question des possibilités, pour la Commission de la concurrence, de s’immiscer dans les services publics. Par le passé déjà, cela a débouché sur des décisions économiquement erronées, comme par exemple en matière d’approvisionnement en électricité.</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-77</guid><pubDate></pubDate><title>On y va, mais la décision irréfléchie sur le CO2 ne donne pas le bon signal</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/on-y-va-mais-la-decision-irreflechie-sur-le-co2-ne-donne-pas-le-bon-signal</link><description>Désormais, le Conseil des États soutient aussi clairement la sortie du nucléaire. Aucun doute, par conséquent, quant à l’objectif donné à la stratégie choisie pour sortir du nucléaire en 2050. Mais le chemin qui y mène reste semé d’embûches, des embûches dont l’une est le oui à la taxe – à affectation liée – sur le CO2.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’il s’est agi pour lui de prendre une décision de principe sur la sortie du nucléaire, le Conseil des États s’est à nouveau révélé être la légendaire «&nbsp;Chambre de réflexion&nbsp;»&nbsp;: la «&nbsp;petite porte&nbsp;» prévue d’abord au niveau de la commission, à savoir de n’interdire que l’«&nbsp;actuelle génération de centrales nucléaires&nbsp;» s’est ainsi refermée. Après une réflexion approfondie, la commission a, peu avant le débat au niveau de la Chambre elle-même, formulé une motion qui, comme le proposent le Conseil fédéral et le Conseil national, exclut toute nouvelle autorisation d’exploitation d’une centrale nucléaire. De ce fait, les deux Chambres veulent un avenir sans nucléaire. Les détails au sujet de la politique de recherche ajoutés à titre de compromis au projet, ne pèsent pas lourd. Ils vont de soi et ne devraient pas poser de problèmes en décembre au Conseil national. Dans les deux Chambres, la grande majorité des élu(e)s vont ainsi instaurer toute la clarté politique nécessaire et la garantie pour des investissements dans les nouvelles technologies. Soulignons que, dans son ensemble, le Conseil des États s’est trouvé dans une ambiance favorable à un renouveau optimiste et pragmatique. 
</p><p>La Stratégie énergétique 2050 doit maintenant proposer des mesures, des lois, des interdictions et des principes qui soient concrets ainsi que des mesures d’encouragement et des quotas. L’Administration fédérale s’en occupe depuis le printemps et a entamé, après la pause estivale, un processus de discussion qui, avec toutes les organisations concernées, doit servir à ancrer la sortie du nucléaire au plan politique. Les syndicats ont tout intérêt à ce que ce tournant énergétique ait lieu. Celui-ci doit – comme l’USS n’a cessé de le répéter ces derniers mois – aboutir à un approvisionnement en électricité progressivement décentralisé&nbsp;; cela, à travers des installations de couplage chaleur-force et l’énergie solaire comme principaux piliers, ce qui nécessitera des technologies de réseaux («&nbsp;smart grid&nbsp;», «&nbsp;smart metering&nbsp;»). Concernant le tournant énergétique (approvisionnement alternatif) et la rupture à effectuer (démantèlement du nucléaire), la «&nbsp;high tech&nbsp;» permettra de réaliser ici un très bon travail. 
</p><p>Mais le tournant énergétique n’est pas une opportunité uniquement pour notre économie. Elle est aussi un tour de force politique, technologique et économique. Ces prochaines années, nous devrons mener de nombreux débats et luttes controversés sur la «&nbsp;bonne&nbsp;» ou la «&nbsp;mauvaise&nbsp;» technologie de remplacement, sur son efficience sur la quantité de gaz, de petites ou grandes centrales, de géothermie, de pompage, de soleil et de vent ainsi que sur la qualité des réseaux de distribution. Mais le but visé devra rester clair.
</p><h3>La taxe sur le CO2 est une erreur stratégique</h3><p>C’est pourquoi nous n’avons pas le droit de faire des erreurs stratégiques, de prendre des décisions irréfléchies qui peuvent nous faire sortir de notre route. La motion du radical Pankraz adoptée par le Conseil des États en faveur d’une taxe sur le CO2 d’une durée limitée à 20 ans et dont l’affectation sera liée est précisément une décision irréfléchie. Le Conseil national peut encore la bloquer, car elle n’a recueilli que 20 voix contre 19. De fait, elle pourrait inutilement retarder le tournant énergétique à prendre. À elle seule, la modification de la Constitution fédérale qu’elle suppose durera trop longtemps. Actuellement, cette taxe n’est pas un impôt, mais une taxe incitative dont le produit est entièrement rétrocédé. Prévoir une affectation bloquée est un manquement à la parole donnée, qui empêchera d’étendre cette taxe aux carburants comme c’est devenu nécessaire d’un point de vue de politique climatique. Les taxes d’incitation déploient leurs effets uniquement si elles sont rétrocédées individuellement à la population et récompensent ainsi celles et ceux dont le comportement consiste à peu consommer d’énergie et est donc conforme au but visé. Par contre, les affectations liées du produit de taxes récompensent par exemple unilatéralement la branche de la construction ou les propriétaires de leur logement ou encore telle ou telle technologie. En tant qu’impôt de consommation, elles sont antisociales. Elles sont aussi contreproductives parce que, mieux elles fonctionnent, plus la substance fiscale diminue. Cette critique s’applique aussi à la réforme fiscale dite écologique. En tant que pilier important de la Stratégie énergétique 2050, elle pourrait devenir un piège pour la sortie du nucléaire décidée par la grande majorité. Nous avons besoin de décisions prises la tête froide, pas de décisions irréfléchies.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-331</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut investir plus dans la formation professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/il-faut-investir-plus-dans-la-formation-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de conférence sur les places d’apprentissage de ce jour, l’Union syndicale suisse (USS) a en particulier exigé que tous les efforts soient entrepris pour qu’au moins 95% de jeunes obtiennent un diplôme après l’école obligatoire. Et cet objectif doit inclure les jeunes qui n’ont pas accompli l’entier de leur scolarité en Suisse. Il faut aussi garantir que les jeunes en recherche d’une place de formation puissent enfin en trouver une. Pour que cela soit possible, l’offre de places d’apprentissage doit augmenter encore plus&nbsp;; cela, même si, ce qui est réjouissant, l’offre de places faite aux jeunes de 16 ans dépasse la demande pour la première fois depuis des années. 
</p><p>L’USS demande également le renforcement de la formation générale donnée dans le cadre de l’apprentissage. Cela facilitera l’accessibilité à la formation continue. L’USS demande aussi que des mesures concrètes soient prises pour augmenter la part des maturités professionnelles. Il en va de l’attractivité de la formation professionnelle dans son ensemble. 
</p><p>Début décembre, le Parlement devrait finalement se mettre d’accord sur les moyens alloués à la formation professionnelle en 2012. L’USS l’appelle à ne pas faire d’économies sur le dos de la formation et de la jeunesse. Mieux vaut armer nos jeunes pour l’avenir qu’armer la Suisse d’avions de combat flambant neufs&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-78</guid><pubDate></pubDate><title>Ça recommence… et comme jamais auparavant </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ca-recommence-et-comme-jamais-auparavant</link><description>Retraite à 65 ans pour les femmes et suppression de la compensation automatique du renchérissement pour les rentes AVS. Le nouveau Parlement fédéral devra se prononcer sur ces deux propositions de démantèlement de l’AVS. S’y ajoute une nouvelle offensive contre les rentes du 2e pilier, la prévoyance professionnelle. Autant d’arrogance nécessite certaines mises au point. Ce que les prochaines élections fédérales permettront.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle fois, des soi-disant représentant(e)s du peuple s’attaquent… au peuple. La députation saint-galloise au Conseil des États se distingue tout particulièrement dans cet exercice. Erika Forster (PRL) a ainsi développé une proposition de relèvement de 64 à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes et Eugen David (PDC) propose de supprimer la compensation automatique du renchérissement sur les rentes AVS. Et ils ont passé le cap de la commission de la Chambre des cantons. La commission parallèle du Conseil national va probablement traiter ces deux objets avant les élections encore. Et la décision finale sera prise par le nouveau Parlement qui sortira des urnes à la fin octobre, vraisemblablement lors de sa session de décembre. Mais ce n’est pas tout&nbsp;!
</p><p>Le conseiller fédéral Didier Burkhalter prépare pour 2012 – prouvant ainsi la même incompréhension de ces réalités – un projet de baisse du taux minimum de conversion LPP, c’est-à-dire dans le 2<sup>e</sup> pilier (passage de 6,8 à 6,4 %).
</p><p>Les étapes du programme de démantèlement est donc fixé. Mais que signifierait tout cela pour les actuels et futurs rentiers et rentières&nbsp;? L’USS a calculé.
</p><h3><b>Pertes annuelles sur les rentes de couple</b></h3><p>&nbsp;</p><table><thead><tr><th></th><th scope="col"><span>Rente adaptée selon E. David*</span></th><th scope="col"><span>Relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes **</span></th><th scope="col"><span>Baisse du taux minimal de conversion LPP</span></th><th scope="col"><b>Total</b></th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Bas revenus</span></td><td><span>Fr. 752.-</span></td><td><span>Fr. 733.-</span></td><td><span>Fr. 675.-</span></td><td><b>Fr. 2160.-</b></td></tr><tr><td><span>Moyens&nbsp;</span><span>revenus</span></td><td><span>Fr. 752.-</span></td><td><span>Fr. 733.-</span></td><td><span>Fr. 1&nbsp;707.-</span></td><td><b>Fr. 3192.-</b></td></tr><tr><td><span>Hauts&nbsp;</span><span>revenus</span></td><td><span>Fr. 752.-</span></td><td><span>Fr. 733.-</span></td><td><span>Fr. 2&nbsp;480.-</span></td><td><b>Fr. 3965.-</b></td></tr></tbody></table><h3><b>Pertes annuelles sur les rentes des femmes</b></h3><p>&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col"><span>Rente adaptée selon E. David *</span></th><th scope="col"><span>Relèvement à 65 ans de l’âge de</span><span>la retraite des femmes **&nbsp;</span>&nbsp;<span>&nbsp;</span></th><th scope="col" style="text-align: -webkit-auto; "><span>Baisse du taux minimal de conversion LPP</span></th><th scope="col" style="text-align: -webkit-auto; "><b>Tota</b></th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Bas revenu</span></td><td><span>Fr. 283.-</span></td><td><span>Fr. 552.-</span></td><td><span>Fr. 76.-</span></td><td><b>Fr. 911.</b></td></tr><tr><td><span>Moyens r</span><span>evenus</span></td><td><span>Fr. 409.-</span></td><td><span>Fr. 797.-</span></td><td><span>Fr. 929.-</span></td><td><b>Fr. 1206.-</b></td></tr><tr><td><span>Hauts&nbsp;</span><span>revenus</span></td><td><span>Fr. 501.-</span></td><td><span>Fr. 977.-</span></td><td><span>Fr. 1&nbsp;311.-</span></td><td><b>Fr. 2&nbsp;789.-</b></td></tr></tbody></table><p>Les catégories de revenus prises en compte ici concernent la dernière année avant la retraite. Elles se composent comme suit&nbsp;: pour les couples Fr. 79&nbsp;100.- = bas revenu&nbsp;; Fr.&nbsp;135&nbsp;100.- = moyen revenu&nbsp;; Fr.&nbsp;262&nbsp;300.- = haut revenu. Pour les femmes&nbsp;: Fr.&nbsp;30&nbsp;600.- =&nbsp; bas revenu&nbsp;; Fr.&nbsp;69&nbsp;600.- = moyen revenu&nbsp;; Fr.&nbsp;130&nbsp;000.- = haut revenu. 
</p><p>* Moyenne des dernières 20 années, aux prix de 2011. 
</p><p>** 22 au lieu de 22,8 ans de perception de la rente, sans effets sur le marché du travail.
</p><p>Paul Rechsteiner, le président de l’Union syndicale suisse (USS), constate qu’il s’agit là de la plus grande offensive menée contre l’État social suisse à laquelle on n’ait jamais assisté. Le démantèlement visé remettrait en question le mandat constitutionnel, selon lequel les rentes des 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> piliers doivent maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur. 
</p><p>Les différentes propositions faites dans le cadre de cette offensive ont déjà été rejetées par le peuple lors de votations populaires. Cela n’empêche par les Forster, David et autres Burkhalter de nous les resservir pour la x<sup>ème</sup> fois. 
</p><p>Les conséquences logiques à en tirer&nbsp;? Il faut élire un autre Parlement fédéral. Il faut élire des personnes qui ont une vraie sensibilité sociale, pas des fossoyeurs du social&nbsp;! Il faut élire des représentant(e)s du peuple qui méritent ce nom. Dans deux semaines, nous le pourrons.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-330</guid><pubDate></pubDate><title>La fourchette salariale reste très ouverte</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-fourchette-salariale-reste-tres-ouverte</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La tendance qui se dégage des résultats de l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2010 est positive. L’importante différence existant entre les salaires des cadres et ceux des travailleurs et travailleuses sans fonction de cadre s’est restreinte. Et l’on constate que l’écart entre les salaires des hommes et ceux des femmes a également quelque peu diminué.
</p><p>Malgré cette tendance positive, les écarts salariaux sont restés très grands. Par exemple, le salaire médian des cadres supérieurs et moyens est toujours le double du salaire médian des femmes sans fonction de cadre. Quant à l’écart entre les salaires des employé(e)s et des ouvriers/ouvrières et ceux des cadres supérieurs, il est resté énorme. Les bonus, grâce auxquels les cadres se distribuent des parts importantes du budget destiné au personnel, en sont une cause. 
</p><p>Le problème des bas salaires n’a pas non plus été résolu. Près de 11&nbsp;% des salarié(e)s – dans la majorité, des femmes - gagnent moins de 4000 francs par mois. C’est pour améliorer cette situation que l’USS, ses fédérations et quelques alliés ont lancé l’initiative sur les salaires minimums. Plus de 125&nbsp;000 signatures ont déjà été récoltées. Elle sera déposée à la Chancellerie fédérale à fin janvier.
</p><p>La différence de salaire entre femmes et hommes se monte toujours à plus de 20&nbsp;%. Même si elle continuait à diminuer ces prochaines années de 0,9 point de pour-cent par an, il faudrait 40 ans&nbsp; pour que l’égalité des salaires entre les sexes soit effective en Suisse. Cette situation est contraire à la loi et doit donc être rapidement corrigée.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-329</guid><pubDate></pubDate><title>La section suisse du syndicat des marins Nautilus International s’affilie à l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/la-section-suisse-du-syndicat-des-marins-nautilus-international-s-affilie-a-l-uss</link><description>L’USS s’agrandit</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">Lors de sa séance du 30 novembre, le Comité de l’USS a accepté la demande d’affiliation de la section suisse du syndicat anglo-néerlando-suisse des marins Nautilus International. Cette section deviendra donc membre de l’USS à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2012. Elle compte actuellement 680 membres, dont 60 actifs dans la navigation sur le Rhin et 620 marins de haute mer actifs sur des bateaux battant pavillon suisse. Nautilus International a été fondé en 2009.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Ce syndicat est la neuvième organisation à rejoindre l’USS depuis le début du millénaire. L’USS compte désormais en tout 16 fédérations affiliées, qui dénombrent un peu plus de 372&nbsp;000 membres.</span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-328</guid><pubDate></pubDate><title>Journée internationale des migrantes et migrants</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/journee-internationale-des-migrantes-et-migrants</link><description>Actions des syndicats de l’USS dans tout le pays</description><content:encoded><![CDATA[<p>Du 16 au 18 décembre, dans une vingtaine de villes du pays, des actions auront lieu dans le cadre de la Journée mondiale d’action globale contre le racisme et pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées. Elles sont organisées par les syndicats membres de l’USS, souvent à travers des alliances avec d’autres organisations actives en matière des droits humains. 
</p><p>Par ces actions, les syndicats entendent donner un signal contre l’augmentation de la xénophobie et du racisme. Ils pourront ainsi donner encore plus de poids à leur revendication que les droits fondamentaux soient appliqués à tout être humain, indépendamment de sa nationalité et de son statut de séjour. 
</p><p>Cette journée d’Action globale contre le racisme et pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées a été suggérée par le Forum social mondial qui s’est tenu à Dakar en février dernier. Le 18 décembre a été choisi parce que l’ONU a adopté sa Convention sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille le 18 décembre 1990, une convention que la Suisse n’a toujours pas ratifiée.
</p><p>Actions&nbsp;: quand et où&nbsp;? Voir sur <a href="http://globalmigrantsaction.uniaktiv.ch/francais/">http://globalmigrantsaction.uniaktiv.ch/francais/</a></p><p>Informations internationales&nbsp;: <a href="http://globalmigrantsaction.org/index.php?mysection=Francais">http://globalmigrantsaction.org/index.php?mysection=Francais</a></p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-80</guid><pubDate></pubDate><title>Plus de 600 arrivées en fin de droit évitées par année ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/plus-de-600-arrivees-en-fin-de-droit-evitees-par-annee</link><description>Suivant la proposition du président de l’Union syndicale suisse (USS), le conseiller na-tional Paul Rechsteiner, le Parlement suisse a décidé de faire passer la durée de cotisation à l’assurance-chômage de 24 à 22 mois pour que les chômeurs et chômeuses de plus de 55 ans aient droit au maximum de 520 indemnités journalières. Ce qui permettra d’éviter une bonne cinquantaine d’arrivées en fin de droit pas mois, ou plus de 600 par an. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’âge est toujours plus un facteur de chômage. Alors que les apprenti(e)s ne trouvent souvent pas de possibilités de travailler après leur formation, les plus de 55 ans, une fois passés par la case chômage, ne parviennent pratiquement jamais à réintégrer le monde du travail. La 4e révision de la loi sur l’assurance-chômage, la LACI, n’a pas résolu ce problème central. Au contraire, le démantèlement massif de cette assurance a même aggravé les conséquences du chômage. En effet&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Pour les personnes de moins de 25 ans, la durée maximale d’indemnisation a été réduite à 250 jours et les jeunes qui terminent leur scolarité ou leurs études ne bénéficient d’aucune aide de l’assurance-chômage pendant les 120 premiers jours.</li><li>Avec cette révision, les plus de 55 ans devaient avoir cotisé sans interruption durant 24 mois pour avoir droit au maximum de 520 indemnités journalières. Et il suffisait que quelques jours seulement manquent pour que ce maximum ne soit plus garanti. Cela, pour une catégorie de chômeurs et chômeuses qui rencontre les plus grandes difficultés à retrouver un nouvel emploi.</li></ul><p>La conséquence de cette deuxième mesure était que, chaque mois, une cinquantaine de personne arrivaient en fin de droit pour n’avoir cotisé – travaillé - «&nbsp;que&nbsp;» 22 ou 23 mois sur les 24 requis. Cela, par exemple parce que, entre deux emplois, il y avait un «&nbsp;trou&nbsp;» de quelques jours. Cette rigueur totalement disproportionnée disparaîtra désormais, grâce à l’intervention de Paul Rechsteiner. En effet, les personnes de plus de 55 ans n’auront plus besoin d’avoir cotisé – travaillé - que 22 mois sur les 24 derniers pour toucher à nouveau les 520 indemnités journalières maximales.
</p><p>On voit de toute évidence à quel point cette correction était nécessaire si l’on considère que le risque, pour une personne de plus de 55 ans, de devenir chômeur ou chômeuse de longue durée est passé, selon le SECO, de 39 à 46&nbsp;% entre 2006 et 2010, pour les seuls cantons alémaniques. Le Conseil fédéral et les Chambres fédérales ont aussi reconnu l’urgence de trouver une solution à ce problème et adopté cette mesure à la faveur d’une procédure accélérée, durant la session parlementaire de cet automne. Elle pourra donc entrer en vigueur dès le 1er janvier 2012.
</p><p>Si limité ce succès peut-il apparaître, comparé aux mesures d’économies prises dans le cadre de la 4e révision de la LACI, il n’en est pas moins important pour les personnes concernées. Et il représente également un grand succès contre la précarisation des conditions de vie durant la vieillesse.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-327</guid><pubDate></pubDate><title>Résultats des négociations salariales 2011/2012</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/resultats-des-negociations-salariales-2011-2012</link><description>Dans l’ensemble, les accords sont bons, mais insuffisants dans les services</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les négociations salariales 2011/2012 ont pris fin dans une grande partie des branches et entreprises. Pour une bonne part, les accords conclus prévoient des hausses de salaire oscillant entre 1,5 et 2,5&nbsp;%, l’inflation ayant été d’environ 0,3&nbsp;% en 2011 (voir tableau). Dans ces cas, les revendications des syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) ont été réalisées. Ceux-ci demandaient des hausses des salaires réels de 1,3 à 2,3&nbsp;% (2 à 3&nbsp;% moins l’inflation de 0,7&nbsp;% supposée alors).
</p><p>Dans la plupart des branches de l’économie intérieure, la situation, en 2011, est bonne et les recettes de la Confédération, des cantons comme des communes augmentent. Même dans l’économie d’exportation, on trouve de nombreuses entreprises qui font de bonnes affaires et peuvent donc verser des salaires plus élevés.
</p><p>Vu ce contexte, quelques résultats apparaissent totalement insuffisants, notamment dans les services. Chez Coop et Migros, les salaires n’augmenteront guère, une fois le renchérissement déduit. Dans la sécurité privée, aucun accord n’a été conclu. Et, les patrons de certaines banques ont même refusé toute augmentation digne de ce nom à leurs employé(e)s (p. ex. le Crédit Suisse), alors que l’argent pour ce faire est là ainsi que le prouvent les salaires totalement exagérés versés aux grands managers et dans les banques d’investissement. La construction est aussi un problème. Alors que les travailleurs et travailleuses n’y ont jamais effectué autant d’heures supplémentaires ces dix dernières années, aucun accord n’a cependant encore été trouvé. Dans les cantons et les communes, il n’est pas question que les hausses de salaire méritées soient remises en cause par une politique d’austérité erronée.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-81</guid><pubDate></pubDate><title>Une lourdeur qui risque de rendre la loi inefficace</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/une-lourdeur-qui-risque-de-rendre-la-loi-inefficace</link><description>La nouvelle loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE) a passé la rampe du vote final le 30 septembre au Parlement fédéral. Cette loi, qui va remplacer la loi sur les hautes écoles spécialisées (LHES) et la loi sur l’aide aux universités (LAU), doit cependant être considérée sous un œil critique.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La LEHE va entraîner des changements importants au niveau du pilotage dans le domaine des hautes écoles. Une conséquence va être notamment un renforcement du rôle des cantons dans la gestion des hautes écoles spécialisées (HES). Ceux-ci seront en effet trop fortement représentés au sein du Conférence suisse des hautes écoles, l’organe de pilotage principal prévu par la loi. Par conséquent, la Confédération va perdre une bonne partie des prérogatives qui lui était attribuées jusqu’ici. Le rôle joué par les organisations du monde du travail – les partenaires sociaux - a pu, par chance, être amélioré lors des délibérations parlementaires&nbsp;: un comité permanent pourra se prononcer sur les affaires traitées. Une délégation, constituée de deux représentant-e-s des travailleurs et travailleuses, et autant du patronat, siégera avec voix consultative. 
</p><p>La structure fédéraliste des organes décisionnels imposée par la nouvelle loi laisse l’Union syndicale suisse sceptique. Et elle n’est pas seule. Une grande attention sera portée à la mise en œuvre de cette loi et à son incidence, en particulier pour le domaine des hautes écoles spécialisées, les HES.
</p><p>Parallèlement aux discussions sur la LEHE, les débats sur le financement de la formation professionnelle en 2012 se sont poursuivis. Le Conseil national a accepté par deux fois à l’unanimité le relèvement du financement à hauteur de 25&nbsp;%, comme le prévoit depuis 2004 la loi sur la formation professionnelle. Par contre, le Conseil des États s’est obstiné à maintenir sa position, à savoir&nbsp;: une augmentation du crédit par palier jusqu’en 2013. Le projet passera en décembre en Conférence de conciliation.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-326</guid><pubDate></pubDate><title>En Suisse, on doit verser des salaires suisses !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-suisse-on-doit-verser-des-salaires-suisses</link><description>Consultation sur les modifications apportées aux mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) se félicite des propositions avancées par le Conseil fédéral pour lutter contre l’«&nbsp;indépendance fictive&nbsp;» ainsi que pour sanctionner les infractions aux salaires minimums stipulés dans des contrats-type de travail (CTT) ou des conventions collectives de travail (CCT) «&nbsp;étendues de manière facilitée&nbsp;». L’indépendance dite «&nbsp;fictive&nbsp;» représente une stratégie surtout répandue dans le second œuvre et appliquée par des entreprises qui cherchent à contourner les salaires minimums suisses. Qu’il soit impossible de punir des infractions aux salaires minimums de CTT a pour effet que l’application de ces derniers ne peut que s’avérer insuffisante.
</p><p>Les propositions du Conseil fédéral ne comblent toutefois qu’une partie des lacunes qui grèvent les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Pour que des salaires suisses soient versés en Suisse, il faut résoudre comme suit les problèmes qui se posent&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Pour combattre la pression toujours plus forte qui s’exerce sur les salaires via des chaînes de sous-traitance, la Confédération doit introduire une responsabilité solidaire efficace.</li><li>Les cantons, surtout en Suisse alémanique doivent introduire des salaires minimums s’ils constatent des cas de sous-enchère. La Confédération doit faire en sorte que les cantons appliquent cette prescription légale. Les branches les plus concernées ici sont l’horticulture ainsi que certains pans du journalisme et du commerce de détail.</li><li>Il faut nettement augmenter le nombre des contrôles des nouvelles embauches pour lesquelles le risque de pression sur les salaires est particulièrement grand.&nbsp;</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-94</guid><pubDate></pubDate><title>Maintien d’une forte représentation syndicale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/maintien-d-une-forte-representation-syndicale</link><description>Le nouveau parlement élu comptera, lui aussi, une forte présence syndicale. Dix-huit élus ont ou avaient des fonctions importantes auprès de l’USS ou de l’une de ses fédérations syndicales. Trois autres proviennent d’autres organisations de salarié(e)s.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien sûr, selon les circonstances, l’USS travaille avec tous les groupes parlementaires. Toutefois, les élu(e)s ayant un lien étroit, le plus souvent de nature professionnelle, avec les syndicats se trouvent toutes et tous dans deux groupes du nouveau parlement&nbsp;: celui des Verts et celui du PS. 
</p><p>Les élu(e)s qui sont aussi des professionnel(le)s des syndicats de l’USS sont les suivant(e)s&nbsp;:&nbsp; 
</p><p>Pour le <b>PS&nbsp;</b>: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS (SG), &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</li><li>Max Chopard-Acklin, secrétaire syndical Unia (AG),</li><li>Philipp Hadorn, secrétaire syndical SEV (SO),</li><li>Edith Graf-Litscher, secrétaire syndicale SEV (TG),</li><li>Corrado Pardini, secrétaire syndical Unia (BE),</li><li>Maria Roth-Bernasconi, secrétaire générale de l’APC (GE),</li><li>Jean-Christophe Schwaab, secrétaire syndical USS (VD,)<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1311_Ackermann_Parlement.docx#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a></li><li>Eric Voruz, secrétaire syndical retraité Unia (VD).</li></ul><p>Le groupe du Conseil national du PS compte ainsi huit syndicalistes au sens étroit du terme, et donc un élément de plus que lors des élections d’il y a quatre ans. Dans leurs rangs, Jean-Claude Rennwald, André Daguet et Christine Goll ne se représentaient plus.
</p><p>Pour les <b>Verts&nbsp;</b>: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Balthasar Glättli, responsable de campagnes pour le ssp (ZH),</li><li>Louis Schelbert, secrétaire dirigeant de l’Union syndicale lucernoise (LU),</li><li>Franziska Teuscher, coprésidente de la Commission féminine de l’USS (BE),</li><li>Daniel Vischer, président de la section Transport aérien du ssp (ZH).</li></ul><p>Le groupe parlementaire des Verts compte donc de nouveau quatre syndicalistes professionnels. Malheureusement, Katharina Prelicz-Huber, présidente du ssp, malgré un excellent travail parlementaire, n’a pas été réélue. 
</p><h3>Lien biographique</h3><p>D’autres élu(e)s, qui consacrent une bonne partie de leurs activités aux syndicats et /ou ont occupé par le passé, durant de longues années, des fonctions importantes dans les syndicats se retrouvent par exemple&nbsp;: 
</p><p>dans le <b>PS</b>&nbsp;: 
</p><p>Hildegard Fässler, présidente de la Commission de politique sociale de syndicom (SG), Susanne Leutenegger, ancienne secrétaire centrale du SIB (BL), Christian Levrat, ancien vice-président de l’USS (FR), Mathias Reynard, président de la Jeunesse Unia du Valais romand (VS) et Roberto Zanetti, ancien secrétaire SEV (SO)&nbsp;;
</p><p>chez les <b>Verts&nbsp;</b>: Regula Rytz, ancienne secrétaire centrale de l’USS (BE). 
</p><p>En outre, de nombreux élu(e)s du PS et des Verts sont membres d’un syndicat de l’USS et prennent aussi part à la défense des intérêts syndicaux.
</p><h3>Autres associations</h3><p>Avec les nouveaux élu(e)s Yvonne Feri, secrétaire dirigeante de l’association des enseignant(e)s zurichoise (AG), et Martin Naef, du comité de la SEC du canton de Zurich (ZH) ainsi que la confirmation du sortant Daniel Jositsch (contrat de coopération avec la SEC), la «&nbsp;députation ouvrière&nbsp;» dans le groupe socialiste englobe trois membres de plus, représentant d’autres associations de salarié(e)s, qui n’appartiennent pas à l’USS. 
</p><p>De nouveau, les syndicats sont ainsi solidement représentés. Cela ne sera pas de trop. Car les bourgeois ont hissé le pavillon noir du démontage, particulièrement en matière de politique sociale, une tradition désormais. L’engagement total de représentant(e)s des salarié(e)s et de la gauche sera nécessaire pour que ce parlement n’approuve pas que des projets que nous serons ensuite obligés d’enterrer à coup de référendum. Car, après des années de croissance des inégalités sociales et de redistribution inéquitable, les signes de changement doivent aussi se manifester au parlement.  
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1311_Ackermann_Parlement.docx#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Son siège n’est pas définitivement assuré, puisque dépendent du deuxième tour des élections vaudoises au Conseil des États, dans lesquelles la conseillère nationale élue G. Savary fait office de favorite. Si G. Savary est confirmée au Conseil des États, J. C. Schwaab prendra sa place au Conseil national.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-322</guid><pubDate></pubDate><title>Lutte contre le chômage et réorientation de la politique économique et sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/lutte-contre-le-chomage-et-reorientation-de-la-politique-economique-et-sociale</link><description>La crise économique va nous toucher de plein fouet. Si rien de conséquent n’est entrepris, les perspectives pour 2009 sont plutôt sombres. Lors de sa récente conférence de presse annuelle, l’Union syndicale suisse (USS) a présenté les mesures qui s’imposent désormais à ses yeux. </description><content:encoded><![CDATA[<p>En quelques mots, le contexte actuel se présente comme suit&nbsp;: </p><ul><li>L’échec pitoyable du monétarisme, des privatisations et des déréglementations est dé­sormais avéré. Mais, toujours en place, les mêmes responsables politiques et économi­ques continuent à ces idéologies…</li><li>Contrairement aux salarié(e)s, les entreprises ont largement profité de la dernière re­prise économique, au point que leurs caisses sont pleines.</li><li>Si aucune mesure n’est prise pour redresser la barre, le chômage battra de nouveaux records en 2010.</li></ul><p>Pour toutes ces raisons, les syndicats présentent des revendications précises.
</p><h3>Il faut apprendre de ses erreurs</h3><p>La crise a été causée par une recherche forcenée de rendements les plus élevés possi­bles de fonds propres. Dévastateur, ce système a entraîné la création de programmes de bonus, synonymes de salaires directoriaux pharamineux&nbsp;; une «&nbsp;ospélisation&nbsp;» à laquelle il im­porte de s’opposer farouchement. D’une part, il faut durcir les prescriptions sur les fonds propres applicables aux banques. De l’autre, les salaires des directeurs doivent être limi­tés, par exemple en taxant comme bénéfice la part excédant le million de francs. 
</p><h3>Marché du travail</h3><p>La montée du chômage, qui menace, doit être combattue par tous les moyens à disposi­tion. En tout premier lieu, les entreprises, qui ont pu remplir leurs caisses durant les an­nées de vaches grasses - notamment grâce à un personnel dévoué et engagé – doivent, elles aussi, mettre la main à la pâte. Si (vraiment&nbsp;!) nécessaire, qu’elles introduisent le chômage partiel (appelé aussi «&nbsp;technique&nbsp;»), plutôt que de licencier. Confédération, cantons et communes doivent aussi faire face à la crise et lancer des programmes d’investissement et autres, destinés à soutenir le pouvoir d’achat des gens. Il s’agit, primo, d’augmenter les allocations familiales, ainsi que les réductions des primes versées aux caisses-maladie et, secundo, d’investir dans les infrastructures publiques<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/uss-infos/2009/0109_EA_Priorites_USS.doc#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. 
</p><h3>Sécurité sociale</h3><p>Des assurances sociales performantes représentent la meilleure manière de se prémunir contre les risques qui s’annoncent. Elles sont aussi un moyen de stabiliser l’économie et permettent une certaine compensation des inégalités sociales. Autant de raisons pour les­quelles elles doivent répondre aux besoins sociaux de la population. Concrètement </p><ul><li>l’USS luttera contre le démantèlement de l’AVS et de l’assurance-accidents&nbsp;;</li><li>l’AI et l’assurance-chômage doivent rester stables et aptes à fonctionner comme il se doit&nbsp;;</li><li>l’écrémage des meilleurs parts réalisé par les assureurs-vie dans le 2e pilier et l’assurance-accidents doit prendre fin&nbsp;;</li><li>les caisses de pension en situation de sous-couverture ne doivent pas être assainies à la hâte et la responsabilité de la Confédération à l’égard de celles qui sont de droit public doit être développée&nbsp;; il faut renoncer à la recapitalisation complète des caisses en 40 ans et recapitaliser en particulier celle des CFF&nbsp;; le Conseil fédéral doit corriger les nouvelles prescriptions sur les placements des caisses (tendance&nbsp;: plus de produits is­sus du marché financier, moins d’immobilier).</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>Impôts</h3><p>Il faut stopper le «&nbsp;rythme fiscal merzien&nbsp;» consistant à présenter chaque semestre une nouvelle «&nbsp;optimisation fiscale&nbsp;» qui, finalement, consiste uniquement à donner plus à celles et ceux qui ont déjà plus que les autres. C’est avec la plus grande énergie que l’USS combattra aussi ces nouveaux «&nbsp;produits&nbsp;» que sont le taux unique de TVA et une nouvelle réforme de l’imposition des entreprises, de même que les systèmes d’impôts à taux unique («&nbsp;flat-tax&nbsp;»), comme celui que le canton de Thurgovie va introduire. Et cela, non seulement parce qu’ils sont injustes, mais aussi parce que les cadeaux offerts aux revenus les plus élevés ne favorisent en rien la conjoncture. En effet, comme la majeure partie de ces sommes offertes est économisée ou placée à l’étranger, voire dépensée pour importer des marchandises, la demande intérieure n’en profite pas. Qui plus est&nbsp;: les bais­ses constantes d’impôts au profit des plus riches ont très probablement alimenté l’énorme progression des cours sur les marchés des titres. 
</p><h3>Services publics</h3><p>Les services publics doivent être renforcés. Pour faire pièce à la crise, cela suppose donc que l’on développe les transports publics et augmente le nombre de places destinées, à des prix abordables, à l’accueil extrafamilial des enfants. Simultanément, la situation sur le marché de l’électricité révèle l’échec de la libéralisation. Il faut donc renoncer à la deuxième étape de ce processus, à savoir&nbsp;: la libéralisation totale de ce marché. Concer­nant la Poste, l’USS se battra aussi, en l’absence d’une convention collective de travail étendue, contre une progression de la libéralisation. Quant au projet de libéralisation de Swisscom, il doit être définitivement enterré.
</p><p>&nbsp;</p><p>Vous trouvez des information complémentaire dans les contributions attachée de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li><li><b>Rolf Zimmer</b><b><b>man</b>n</b>, premier secrétaire de l'USS</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Colette Nova</b>, secrétaire dirigeante de l'USS</li></ul><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/uss-infos/2009/0109_EA_Priorites_USS.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> À la fin de janvier 2009, l’USS présentera des revendications précises pour que ces programmes d’investissement soient efficaces.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-83</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral ne peut plus refuser de se mettre au travail !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-conseil-federal-ne-peut-plus-refuser-de-se-mettre-au-travail</link><description>Le 21 octobre dernier, dans l’ombre du dernier sprint électoral final qui le fit passer à l’arrière-plan, un rapport de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N) confirmait l’existence manifeste de sous-enchère salariale en Suisse et, du coup, le peu d’entrain du Conseil fédéral à y mettre fin. L’Union syndicale suisse (USS) ne dit pas autre chose, mais de manière plus claire : Conseil fédéral et autorités sont coupables de refuser de se mettre au travail.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les conclusions que la CdG-N tire du rapport «&nbsp;Évaluation de la surveillance et des effets des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes&nbsp;» demandé au Contrôle parlementaire de l’administration (CPA), celle-ci constate sommairement «&nbsp;qu’il peut être conclu à&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>des pressions réelles sur les salaires&nbsp;;</li><li>une application partielle et inégale des mesures d’accompagnement&nbsp;;</li><li>un pilotage tardif, complexe et mal ciblé ;</li><li>la [sic] communication est basée sur des données inadaptées.&nbsp;»</li></ul><p>Le rapport du CPA, c’est-à-dire l’enquête à proprement parler, désigne les points sombres suivants&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les salaires sont mis sous pression particulièrement lors de nouvelles embauches&nbsp;;</li><li>malgré cette pression à la baisse, il n’y a pas un canton de Suisse alémanique qui ait introduit des salaires minimums pour protéger les rémunérations&nbsp;; quelques cantons ont même volontairement renoncé à constater la sous-enchère salariale&nbsp;;</li><li>les instruments de protection sont lacunaires&nbsp;: ainsi, il n’est pas possible, en cas de sous-traitance à la chaîne, de demander des comptes aux entreprises qui pratiquent la sous-enchère salariale&nbsp;; les exemples de sous-enchère récemment découverts sur les chantiers le montrent clairement.</li></ul><p>Pour l’USS, il est clair que la Confédération et les cantons doivent combattre systématiquement cette sous-enchère salariale. Ils doivent, une fois pour toutes arrêter de… ne rien faire. En ce qui concerne la pression sur les salaires lors des nouvelles embauches, une offensive de contrôle doit être lancée, afin de mettre en pleine lumière la sous-enchère. Là où les salaires sont sous pression, les cantons et la Confédération doivent introduire des salaires minimums. C’est ce que prévoit la loi. Et les lacunes du dispositif de protection doivent être comblées (p. ex. en introduisant la responsabilité solidaire).
</p><p>Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann est l’ultime responsable de l’application correcte des mesures d’accompagnement. Ce mandat n’est pas rempli si les salaires sont soumis à une pression à la baisse, mais que la Confédération et les cantons ne luttent pas de manière conséquente contre cette situation. Le conseiller fédéral Schneider-Ammann doit donc prendre des mesures sans tarder, afin que les salaires soient garantis en Suisse et que la sous-enchère salariale soit combattue par tous les moyens.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-319</guid><pubDate></pubDate><title>Jouer avec les bilatérales, c’est jouer avec nos emplois !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/jouer-avec-les-bilaterales-c-est-jouer-avec-nos-emplois</link><description>La Suisse doit-elle reconduire l’accord sur la libre circulation des personnes et l’étendre à la Bulgarie et à la Roumanie, derniers pays ayant adhéré à l’Union européenne (UE) ? Nous répondrons à cette question le 8 février prochain. L’Union syndicale suisse (USS) recommande vivement le OUI. Parce qu’elle a veillé à ce que des barrières nous protègent de la sous-enchère salariale. Des barrières qui ne sauraient tolérer aucune brèche d’aucune sorte. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Au fond, la liberté, c’est toujours quelque chose de bien. La libre circulation des person­nes aussi et, donc, le droit de pouvoir travailler dans un autre pays sans passer par par­cours du combattant bureaucratique et d’autres obstacles insurmontables. Il y a cependant un «&nbsp;hic&nbsp;»&nbsp;: ce qui ne promet, au premier coup d’œil, que des avantages aux gens qui font preuve d’initiative, recèle en réalité un grand potentiel de dangers pour le marché du tra­vail. Les personnes qui peuvent travailler dans un pays économiquement très supérieur au leur sont plutôt disposées à le faire à des conditions moins bonnes que les conditions usuelles, parce que, de toute façon, elles gagnent plus que dans leur pays. Et les em­ployeurs des pays de migration peuvent ainsi exulter de pouvoir puiser dans un réservoir de main-d’œuvre bon (meilleur) marché. C’est à cause de ces dangers que l’USS a, dès le départ, fait clairement dépendre son acceptation de la libre circulation des personnes de la mise en place de mesures d’accompagnement efficaces contre la sous-enchère salariale. 
</p><h3>Les mesures d’accompagnement protègent les salaires et les conditions de travail suisses</h3><p>En suivant leur ligne&nbsp;: oui à la libre circulation des personnes, mais pas sur le dos des salaires et des conditions de travail, les syndicats ont enregistré quelques succès. Grâce aux mesures d’accompagnement, 150 inspecteurs et inspectrices effectuent des contrôles dans tout le pays et peuvent infliger des amendes si nécessaire. Dans les cantons et à la Confédération, des commissions tripartites surveillent le marché du travail. Si elles cons­tatent que les salaires suisses font l’objet de pressions, elles peuvent introduire des salai­res minimaux. Ainsi, dans les cantons de Genève et du Tessin, des salaires minimaux ont été édictés pour l’économie domestique, les esthéticiennes et le personnel des centres d’appels. Grâce aux mesures d’accompagnement aussi, d’importantes conventions col­lectives de travail (CCT) ont été étendues, c’est-à-dire rendues de force obligatoire (net­toyage en Suisse alémanique, sécurité et construction en bois). De ce fait, les anciens moutons noirs doivent désormais respecter les conditions de travail usuelles. Enfin, les syndicats sont parvenus à améliorer substantiellement ces mesures durant les derniers mois.
</p><h3>Les accords bilatéraux sont indispensables aux salarié(e)s de Suisse </h3><p>On peut aussi voir les choses sous un autre angle et se demander ce qu’il adviendra si c’est le non qui s’impose le 8 février. La réponse à cette question est évidente&nbsp;: tous les autres accords bilatéraux conclus avec l’UE tomberont au minimum pour un certain temps, ce qui aura de graves conséquences. La Suisse est en effet un petit pays qui a be­soin d’entretenir des relations clairement définies et de collaborer étroitement avec l’UE, ce que garantissent précisément les accords bilatéraux en vigueur. Si bien que, si ces der­niers devaient être caducs, des emplois seraient menacés en Suisse, ainsi que le niveau des salaires, que ce soit en raison d’une baisse des exportations ou de délocalisations. 
</p><h3>Ne jouons pas avec le feu</h3><p>Les autorités ont donc raison de souligner les avantages apportés à la Suisse par les ac­cords bilatéraux. Mais elles seraient aussi bien avisées de faire en sorte que toute sous-enchère salariale disparaisse. C’est pourquoi, malgré sa «&nbsp;profession de foi&nbsp;» en faveur du OUI, l’USS maintient qu’en matière de travail intérimaire, une offensive est nécessaire pour imposer l’application des normes légales. Et le président Hans Rudolf Merz ne doit pas oublier que sa proposition d’un droit des marchés publics prévoyant l’abandon, pour les entreprises suisses, du respect des conditions de travail du lieu de la prestation, pour­rait empoisonner non seulement la paix sociale dans nos frontières, mais aussi nos rela­tions avec l’UE.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-86</guid><pubDate></pubDate><title>Désormais, Angela Merkel y pense aussi à voix haute</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/desormais-angela-merkel-y-pense-aussi-a-voix-haute</link><description>À ce jour, contrairement à de nombreux pays européens – sauf la Suisse -, l’Allemagne ne connaît toujours pas de salaire minimum légal. Certes, syndicats et partis de gauche en demandent un depuis longtemps, mais la majorité démocrate-chrétienne s’y oppose de toutes ses forces. Toutefois, il y a quelques jours, la chancelière allemande Angela Merkel a ouvertement fait volte-face sur cette question.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il a dû se sentir longtemps très seul Karl-Josef Laumann, cet ancien syndicaliste d’IG-Metall, aujourd’hui, en tant que président national de la «&nbsp;Christlich-Demokratische Arbeitnehmerschaft&nbsp;», chef de file de l’aile chrétienne-sociale de la CDU (démocratie-chrétienne). Les dirigeants de son parti jugeaient en effet totalement inutile de faire figurer dans le catalogue de revendications de la CDU l’idée d’introduire un salaire minimum légal, portée par la gauche et les syndicats. Or, depuis la fin octobre, la situation a changé&nbsp;: la chancelière Merkel en personne - avec sa ministre du Travail, van der Leyen - est désormais favorable à un salaire plancher fixe, une «&nbsp;feste Lohnuntergrenze&nbsp;», autrement dit&nbsp;: un salaire minimum garanti par l’État. L’option actuellement retenue est de confier à une commission des partenaires sociaux la&nbsp; tâche d’édicter &nbsp;un tel salaire dans les branches où aucune négociation collective ou salariale n’a lieu et de l’adapter régulièrement. Il est actuellement question d’un salaire horaire d’à peine 7 euros pour la partie est du pays et de 8 euros pour la partie ouest. Mais le DGB, le pendant allemand de l’Union syndicale suisse (USS), demande au moins 8,50 euros pour l’ensemble du pays.
</p><p>À ce revirement des plus remarquables auquel l’on a assisté aux étages supérieurs de la hiérarchie politique allemande, on trouve deux types de raisons&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>Plus l’on parle de salaires minimums et plus des recherches empiriques sont effectuées à leur sujet, plus il apparaît que les équations du style&nbsp;: «&nbsp;salaires minimums = plus de chômage&nbsp;», déduites à partir de constructions idéologiques purement néolibérales, reflètent uniquement l’opinion de leurs auteurs et non pas la réalité des faits. Ainsi, la ministre du Travail van der Leyen a également demandé à six instituts de recherche allemands d’étudier l’incidence économique des salaires minimums fixés. Et, grâce à une indiscrétion, on sait désormais qu’aucune de ces études n’a trouvé d’effets négatifs aux salaires minimums.</li><li>Dans un pays où 7&nbsp;% des salarié(e)s travaillent pour des salaires bruts inférieurs à 6 euros de l’heure (et cela, sans tenir compte des apprenti(e)s et des «&nbsp;travailleurs/travailleuses à 1 euro&nbsp;»&nbsp;!), c’est-à-dire &nbsp;pour un salaire mensuel brut de 1&nbsp;000 euros, dans un tel pays règne de ce fait une misère sociale avec laquelle il n’est pas possible de gagner des élections fédérales. La chancelière, entre autres, doit bien le savoir.</li></ol><p>Cette volte-face de la chancelière Merkel n’est-elle par conséquent qu’un réflexe pragmatique de survie de sa part&nbsp;? Et parviendra-t-elle à convaincre les ailes frondeuses, libérale et conservatrice, de son parti&nbsp;? À ce jour, nul ne le sait. Mais le feu vert donné par Angela Merkel à un salaire minimum légal en Allemagne représente un signe très fort.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-318</guid><pubDate></pubDate><title>Marché de l’électricité: Inutile de pleurnicher, il faut rétablir la stabilité des prix !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/marche-de-l-electricite-inutile-de-pleurnicher-il-faut-retablir-la-stabilite-des-prix</link><description>Un commentaire de Rolf Zimmermann, premier secrétaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>En marge du dernier congrès de la branche électrique, le président de l’Association des entreprises électriques suisses (AES) a annoncé, pour 2009, des hausses de prix désor­mais réduites de 6 à 7&nbsp;%. C’est-à-dire près de la moitié des moyennes articulées l’automne dernier – certaines augmentations devant alors même aller jusqu’à 40&nbsp;%. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger met le discernement dont les producteurs d’électricité ont fait preuve ici au crédit de la rapide révision de l’ordonnance sur l’approvisionnement en électricité. Le problème n’en est toutefois pas pour autant résolu. Les augmentations du prix de l’électricité n’ont été que différées. Car leur cause première réside dans la libéralisation de ce marché. Importante pour l’économie, la stabilité du prix de l’électricité ne sera garantie que si l’on revient à un approvisionnement contrôlé dans le cadre d’un monopole régional. Ce qui nous renvoie au plan politique, un plan où il s’agit d’entreprendre des modifications conséquentes de la loi et, à tout le moins, de veiller à ce que, au vu de l’échec manifeste de la première étape de libéralisation du mar­ché de l’électricité, il ne soit plus question de la deuxième étape prévoyant une libéralisa­tion totale. 
</p><p>Tout le monde pleurniche aujourd’hui lorsqu’il est question de porter un jugement sur la libéralisation du marché de l’électricité. Dans les médias, les commentaires négatifs s’accumulent. Le président de la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), Carlo Schmid, fin connaisseur de la politique suisse, souligne qu’en Suisse, les privatisations et les libéralisations d’infrastructures performantes ne sont pas bien vues par la population. Lors du congrès des électriciens, il a critiqué le fait que cette branche a grossièrement sous-estimé la sensibilité publique en matière de prix de l’électricité. Une étude de l’institut munichois Ifo confirme l’existence, dans l’Union européenne (UE) aussi, d’un scepticisme à l’égard d’une telle libéralisation, scepticisme connu depuis longtemps, mais sans grande influence à ce jour. Cette étude constate que la libéralisation du marché de l’électricité a débouché sur une augmentation des prix dans tous les pays européens. Si bien que l’appel à une plus grande régulation par l’État prend de l’ampleur. Mais une telle mesure est compliquée. Il serait plus simple de renoncer à expérimenter l’ouverture des marchés. De récents articles parus dans la presse confirment que même les grands clients, pour qui la première étape de la loi sur l’approvisionnement en électricité avait été prévue, ne profitent pas du tout de cette «&nbsp;nouvelle liberté&nbsp;». En principe, ils n’osent pas prendre le risque de s’approvisionner d’eux-mêmes sur le marché, parce que l’ancienne situation les satisfaisait pleinement. Et l’exemple d’une aciérie lucernoise, relaté dans les médias alémaniques du 14 janvier, montre qu’à cause des augmentations générales des prix sur le marché libéralisé de l’électricité, on ne trouve pas d’offres plus avantageuses.
</p><p>Un «&nbsp;marché libre de l’électricité&nbsp;» est quelque chose d’impossible, car l’approvisionnement en énergie dépend entièrement de réseaux et nécessite, pour des rai­sons purement physiques, une planification complexe. Un marché libre renforce unique­ment la position des producteurs et des négociants, ce qui a pour conséquence des prix élevés. Pendant des décennies, la Suisse a disposé - à la grande satisfaction de la popula­tion, de l’économie et des entreprises publiques d’électricité - d’un système d’approvisionnement en électricité performant et sûr qui a permis, grâce à des coûts de revient bas, de maintenir les prix stables. Le système qui sera mis en place demain devra aussi être jugé à cette aune, et non pas à celle des prix en bourse pour les heures de pointe. La révision de la loi demandée lors de la session parlementaire d’hiver est une opportunité à saisir à cet égard. Les augmentations quelque peu réduites des prix annon­cées par la branche électrique ne servent qu’à embrouiller les choses.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-87</guid><pubDate></pubDate><title>Pourquoi une consultation si l’on ne tient pas compte de ses résultats ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pourquoi-une-consultation-si-l-on-ne-tient-pas-compte-de-ses-resultats</link><description>L’initiative Lüscher (PLR, GE) est une tranche de salami supplémentaire dans la stratégie qui vise à lever petit à petit l’interdiction de travailler la nuit et le dimanche. Ses partisans, comme toujours, tentent de minimiser son impact en prétendant qu’il ne s’agit que de « rendre service aux consommateurs » en traduisant dans la loi ce qui serait « entré dans les mœurs depuis longtemps ». Mais les résultats de la consultation fédérale sur cette initiative démontrent que le front du refus est bien trop large pour qu’on puisse décemment prétendre qu’il s’agit de « simplement s’adapter à l’évolution de la société ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les opposants à la libéralisation, on trouve bien entendu les syndicats, les partis de gauche et les Églises, traditionnels défenseurs du repos nocturne et dominical. La plupart des cantons se joignent à leur refus. Mais il y a aussi les organisations de petits commerçants et des cafetiers-restaurateurs. Elles refusent ce qu’elles considèrent à juste titre comme une concurrence déloyale&nbsp;: en effet, selon la proposition Lüscher, les échoppes de stations-services pourraient vendre n’importe quoi à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, y compris le dimanche. Les médecins du travail, les inspecteurs et inspectrices du travail ainsi que la FMH (Fédération des médecins suisses) sont également opposés à cette libéralisation, car elle fait peser un gros risque sur la santé des travailleurs et travailleuses concernés. On sait en effet que le travail de nuit peut causer des troubles cardiaques, du sommeil, de la digestion et, c’est une étude récente qui l’affirme, peut doubler le risque de sclérose en plaque chez les jeunes. Les organisations de jeunesse et les milieux de la prévention contre les dépendances combattent aussi la proposition Lüscher, au nom de la protection contre la surconsommation de boissons alcoolisées, qui représentent une bonne partie du chiffre d’affaires nocturne de ces «&nbsp;shops&nbsp;». Enfin, des organisations environnementales craignent une augmentation des nuisances dues au trafic motorisé généré par la clientèle des stations-services. 
</p><p>Malheureusement, la majorité de la Commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national a choisi d’ignorer purement et simplement les résultats de la consultation qu’elle avait elle-même lancée&nbsp;! Elle propose au plénum d’entériner ce pas supplémentaire vers une libéralisation totale des horaires d’ouverture de tous les commerces. La prochaine tranche de salami est d’ailleurs en passe d’être coupée, car le Conseil national a déjà accepté la motion Hutter (PLR/ZH), selon laquelle les cantons pourraient, lorsqu’ils fixent les horaires d’ouverture des magasins sur leur territoire, ignorer la législation fédérale sur la protection de la santé des travailleurs et travailleuses.
</p><p>Le Conseil national doit donc prendre connaissance des résultats de cette consultation, c’est-à-dire de la forte opposition manifestée, et donner la priorité à la protection de la santé et de la vie privée des travailleurs et travailleuses concernés, plutôt qu’aux profits des marchands d’essence.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-320</guid><pubDate></pubDate><title>Le refus d’un cessez-le-feu immédiat est totalement inacceptable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-refus-d-un-cessez-le-feu-immediat-est-totalement-inacceptable</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Toujours selon la confédération syndicale, « La Résolution de l’ONU offrait un cadre clair et équilibré à un cessez-le-feu immédiat.&nbsp;» Traitant «&nbsp;les causes immédiates des combats actuels [, elle] constitue la base pour instaurer une paix juste et durable.&nbsp;»
</p><p>La CSI appelle la communauté internationale et en particulier les pays qui ont une in­fluence sur Israël et le Hamas à «&nbsp;s’engager de manière effective à réclamer un cessez-le-feu immédiat, et à appeler les gouvernements israélien et palestinien à la table de négo­ciations&nbsp;».
</p><p>La CSI représente 168 millions de travailleurs et travailleuses au sein de 311 organisa­tions affiliées nationales dans 155 pays. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br><br> Son site&nbsp;: &nbsp;<a href="http://www.ituc-csi.org/">http://www.ituc-csi.org</a><a href="http://www.youtube.com/ITUCCSI.">http://www.youtube.com/ITUCCSI.</a></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-88</guid><pubDate></pubDate><title>Une mesure depuis longtemps nécessaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-mesure-depuis-longtemps-necessaire</link><description>Les prestations complémentaires ne prennent souvent pas assez en compte le coût du loyer. Les propositions d’amélioration sur ce point ont longtemps été bloquées. La dernière en date a toutefois reçu le feu vert.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le ou la bénéficiaire des prestations complémentaires (PC) se voit attribuer, pour son loyer, 1'100 francs par mois pour une personne seule et au maximum 1'250 francs pour un ménage de deux personnes ou plus. Si l’appartement doit être accessible en fauteuil roulant, 300 francs mensuels supplémentaires peuvent être octroyés. Ces règles sont en vigueur depuis 2001. 
</p><p>Selon l’endroit où habite la personne qui touche les PC, ces montants ne suffisent de loin pas à couvrir les frais réels du loyer, qui devient donc une trappe à pauvreté. Vivre dans un appartement dont la location est plus élevée que le montant alloué implique d’économiser la somme manquante sur un budget des dépenses courantes déjà bien maigre.
</p><p>Les organisations d’aîné(e)s et de handicapé(e)s ont donc depuis longtemps demandé que la limite maximale pour les frais de logements soit adaptée à l’évolution du prix des loyers et donc revue à la hausse. Des démarches très diverses ont été entreprises, en dehors du parlement, pour obtenir cette augmentation. Au parlement, de nombreuses propositions reprenant cette revendication ont été déposées. Aucune d’entre elles n’avait passé la rampe. Durant la session d’automne, c’est même grâce à la voix prépondérante de la présidence qu’une proposition similaire a été repoussée. Les choses évoluent toutefois&nbsp;: lors de la dernière séance de la Commission de la sécurité sociale et de la santé, une motion de la commission, que j’avais proposée, a été adoptée. Elle demande une hausse des maximums concernant les loyers. Les ménages de plusieurs personnes, ainsi que les différences de loyers interrégionales devront être particulièrement pris en compte. Un rapport de l’Office fédéral des assurances sociales a en effet montré qu’il y avait non seulement urgence à agir en cette matière, mais aussi que la situation était particulièrement précaire dans les ménages d’une ou d’un bénéficiaire des PC comptant plusieurs personnes. 
</p><p>La transmission de cette motion n’est qu’un début. D’autres pas devront suivre. Mais comme la motion a été transmise sans opposition et avec deux abstentions seulement, la démarche a des chances d’aboutir. C’est ce que l’on peut souhaiter de tout cœur aux personnes concernées.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-321</guid><pubDate></pubDate><title>L’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé pour une qualité élevée et des coûts modérés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-interlocuteur-interlocutrice-personnel-de-sante-pour-une-qualite-elevee-et-des-couts-moderes</link><description>Le 12 janvier, une large coalition d’organisations de salarié(e)s de la santé et de fournis-seurs de prestations ont présenté le nouveau modèle de l’interlocuteur/interlocutrice per-sonnel de santé (IPS). Un modèle qui doit permettre de sortir de l’impasse dans la quelle se trouve actuellement la politique de la santé dans notre pays ; et cela, en garantissant à tout le monde des soins médicaux de qualité supérieure. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La réforme de la politique suisse de la santé ressemble à un énorme chantier tombé en friches depuis plusieurs années déjà. En effet, l’«&nbsp;ingénieur en chef&nbsp;» Pascal Couchepin ne propose aucune vue d’ensemble et se satisfait manifestement de quelques révisions «&nbsp;locales&nbsp;». Le 1er juin 2008, le peuple a rejeté d’instinct un nouvel article constitutionnel sur la santé qui aurait donné par trop de pouvoir aux caisses, privant de surcroît les as­suré(e)s du libre choix du médecin. Fin 2009 prendra fin le gel des admissions de nou­veaux cabinets et le Conseil des États n’a pas été capable d’élaborer une solution pour la période qui suivra. À la mi-janvier, la commission compétente du Conseil national se prononcera sur trois projets sectoriels importants&nbsp;: la liberté de contracter, la participation aux coûts et le «&nbsp;managed care&nbsp;» (réseaux de soins intégrés). Et à chaque fois, on risquera de se diriger vers un rationnement des prestations de santé et/ou d’alourdir la charge sup­portée par la population. 
</p><h3>Un nouveau lobby solide</h3><p>C’est dans ce contexte que s’est formée la nouvelle coalition, dotée d’une vaste assise, qui est à l’origine du modèle d’IPS. Des médecins, des infirmières et des infirmiers, des physiothérapeutes et de nombreux autres spécialistes confrontés au quotidien avec les réalités de la santé ont lancé ce modèle avec l’Union syndicale suisse (USS) pour sortir la politique suisse de la santé dans l’impasse où elle se trouve actuellement. Le but visé est un système de santé de qualité supérieure dans le cadre de l’assurance obligatoire, qui, grâce à l’abolition des actes et prestations redondants, permettra d’économiser. 
</p><h3>L’issue pour sortir de l’impasse</h3><p>Le modèle de l’IPS est une réponse adaptée à la crise de la médecine de famille. Il offre aussi une solution tant globale que garante d’un système de soins de qualité et efficace. Il remplace le gel des admissions et rend superflu le débat sur la levée de l’obligation de contracter. 
</p><p>Au cœur de ce modèle figure l’lPS. Pourront faire office d’IPS&nbsp;: les cabinets de médecins de famille ou de pédiatres, les cabinets groupés, les services ambulatoires et les autres réseaux dirigés par des médecins de famille. Ce sont les assuré(e)s qui se choisiront li­brement un ou une IPS chargé de fournir les soins primaires et de base et d’adresser les patient(e)s aux autres fournisseurs de prestations, ce qui lui permettra de conserver une vue d’ensemble sur la chaîne thérapeutique. Les assuré(e)s auront droit, si nécessaire, à un deuxième avis médical. En outre, l’IPS regroupera la totalité des informations sur les patient(e)s. Quant aux cantons, ils seront tenus de garantir une offre généralisée en IPS. 
</p><p>Ce sera là un renforcement décisif des soins de base au travers de la médecine générale. Toutes et tous les assuré(e)s disposeront de soins équivalents et conserveront le droit de choisir leur médecin. Ce modèle empêchera une bipartition des soins de base en réseaux bon marché d’une part et, de l’autre, une variante onéreuse avec libre choix du médecin. L’IPS fera donc obstacle à une médecine de qualité qui ne serait plus garantie qu’aux seuls nanti(e)s. Qui plus est, les actes redondants seront évités, ce qui se traduira par une baisse des coûts.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-92</guid><pubDate></pubDate><title>Développement, recul et renaissance</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/developpement-recul-et-renaissance</link><description>Les conventions collectives de travail (CCT) règlent les conditions de travail d’une grande partie du monde du travail, donc de la vie quotidienne des personnes concernées. Le 24 novembre, les partenaires sociaux et le Conseil fédéral traiteront du développement futur des CCT, dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’entrée de celles-ci dans le code des obligations. Ci-après, un bref retour sur leur histoire.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1877, après un âpre débat, la Suisse introduit la loi sur les fabriques. Elle prévoit la journée de travail de 11 heures, l’interdiction du travail des enfants (moins de 14 ans) et de sévères restrictions au travail de nuit. À ce moment, les CCT se comptent presque sur les doigts d’une seule main. Ceux et celles qui combattent l’exploitation des salarié(e)s misent en effet d’abord sur un droit national du travail et sur la grève.
</p><p>En 1911, la situation n’est pas fondamentalement différente lorsque la CCT fait son entrée dans le code suisse des obligations. Le Conseil fédéral de l’époque espère que l’encouragement des CCT atténuera quelque peu la lutte des classes. Car la Suisse du début du XXème siècle – contrairement à ce qu’un mythe idéalisera ultérieurement – n’est pas un pays où règne la concordance. En réalité, on y fait souvent grève. À la fin des années 1920, le nombre de travailleurs et travailleuses susceptibles d’être soumis à une CCT<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Ackermann_100-CCT.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> à l’être effectivement est clairement inférieur à 10%. Il faudra attendre dix ans pour que cela commence à changer. On assistera alors à une première vague de CCT. Les plus importantes sont la convention nationale du secteur principal de la construction, la convention horlogère et l’accord de paix du travail dans l’industrie des machines. Lorsque la guerre éclate, près d’un quart des rapports de travail sont définis par une CCT. La deuxième vague commencera dès 1944 (chimie et produits alimentaires, textile), si bien qu’en 1950, près de 50&nbsp;% des salarié(e)s profitent de la protection d’une CCT.
</p><h3>D’instrument de redistribution à «&nbsp;modèle de fin de série&nbsp;»</h3><p>Ce taux de couverture conventionnelle ne changera guère jusqu’au début des années 1990. Pendant, quatre décennies, la CCT aura été un instrument permettant une redistribution un tant soit peu juste des richesses produites. Les salaires – comme c’est prévu dans les CCT – grimpent, les vacances augmentent de 4 à 6 ou 7 semaines (pour les plus âgés) et la durée hebdomadaire du travail diminue de 41 à 40 heures. Simultanément, les CCT abordent de nouveaux thèmes&nbsp;: formation continue, participation du personnel, protection de la santé, égalité des sexes…
</p><p>Pendant la crise des années 1990, les néolibéraux s’attaquent de front aux CCT. Le patron des patrons d’alors, Guido Richterich, les qualifie de «&nbsp;modèles de fin de série&nbsp;». Leur contenu s’amincit. La compensation automatique du renchérissement est éliminée, quelques CCT transfèrent les négociations salariales au niveau de l’entreprise (banques, chimie bâloise, industrie graphique). Ainsi, l’individualisation des rémunérations gagne en importance, entraînant un creusement toujours plus important des écarts entre les salaires. La tertiarisation persistante du monde du travail a en outre pour effet que les CCT, surtout répandues dans les arts et métiers et l’industrie, couvrent un nombre toujours moindre de rapports du travail. En 1996, un niveau plancher est atteint&nbsp;: on ne compte plus que 1&nbsp;269&nbsp;000 travailleurs et travailleuses à bénéficier d’une CCT, soit un taux de couverture qui passe au-dessous de la barre des 50&nbsp;%.
</p><h3>La renaissance</h3><p>En 2009, l’Office fédéral de la statistique dénombrait 614 CCT couvrant en tout 1,7 million de travailleurs et travailleuses. Le taux de couverture est ainsi repassé au-dessus de 50&nbsp;%. La tendance des années 1990 s’est donc inversée. Et pourquoi cette renaissance&nbsp;?</p><ol><li>Après la suppression en grande partie du statut de fonctionnaire à la Confédération et dans les cantons, les rapports de travail comme à la Poste, aux CFF et chez Swisscom, mais aussi dans le secteur de la santé sont désormais réglés à l’aide de CCT.</li><li>Dans le secteur tertiaire, quelques nouvelles CCT ont pu être conclues (nettoyage, sécurité privée, petites CCT régionales dans le commerce de détail).</li><li>La constellation politique qui s’est mise en place avec la libre circulation des personnes favorise cette renaissance. Si l’on veut empêcher que les conditions de travail ne se dégradent, on doit disposer d’un cadre de référence, ce que les CCT, surtout celles qui prévoient des salaires minimums, constituent idéalement. Dans ce contexte, mais aussi grâce aux campagnes menées par les syndicats, le poids normatif des salaires minimums conventionnels s’est accru. Et l’on en arrive à un plus grand nombre de CCT étendues (déclarées de force obligatoire).</li></ol><p>La CCT visée pour le travail temporaire, dont l’entrée en vigueur ne cesse d’être torpillée, montre que cette évolution se poursuit, de manière certes non linéaire, mais tortueuse. La CCT en tant qu’expression d’une stratégie de recherche d’un consensus par la négociation peut toutefois aussi être source de conflits. On le voit actuellement avec le renouvellement de la convention nationale du secteur principal de la construction. C’est précisément dans cette branche que fut introduite en 2003, après un conflit très dur, la retraite anticipée convenue par les partenaires sociaux, qui est devenue depuis lors un modèle pour de nombreuses réglementations conventionnelles semblables. Un autre thème toujours plus souvent repris dans les CCT ces dernières années est celui de la conciliation profession/famille. 
</p><p>Sous l’angle de la couverture quantitative, le modèle de la CCT apparaît donc aujourd’hui comme très solide et apte à renouveler son contenu. 
</p><p><b>Tableau 1&nbsp;: Couverture conventionnelle (par CCT) selon Rieger 2009<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Ackermann_100-CCT.docx#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a></b></p><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">Faible (&lt;30%)</th><th scope="col">Moyenne (de 30 à 60%)</th><th scope="col"><span>Élevée (&gt; 60&nbsp;%)</span></th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Secteurs</span></td><td><span>primaire</span></td><td><span>tertiaire</span></td><td><span>secondaire</span></td></tr><tr><td><span>Formation</span></td><td><span>supérieure</span></td><td></td><td><span>non-qualifié(e), apprentissage</span></td></tr><tr><td><span>Salaires</span></td><td><span>&lt; Fr.&nbsp;6000.-</span></td><td><span>de Fr.&nbsp;4500.- à Fr.&nbsp;6000.-</span></td><td><span>&lt; Fr.&nbsp;4500.-</span></td></tr></tbody></table><p><b>Tableau 2&nbsp;: Les 5 plus grandes CCT de Suisse</b></p><table><thead><tr><th scope="col"><span>Branche/entreprise</span></th><th scope="col"><span>Nombre d’affilié(e)s</span><span><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Ackermann_100-CCT.docx#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a></span></th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Hôtellerie-restauration</span></td><td><span>206&nbsp;000</span></td></tr><tr><td><span>Industrie des machines</span></td><td><span>110&nbsp;000</span></td></tr><tr><td><span>Secteur de la construction</span></td><td><span>80&nbsp;000</span></td></tr><tr><td><span>Banques</span></td><td><span>80&nbsp;000</span></td></tr><tr><td><span>Migros</span></td><td><span>65&nbsp;000</span></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Ackermann_100-CCT.docx#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> La couverture conventionnelle (= par une CCT) renvoie ici, et après, au nombre des personnes susceptibles d’être soumises à une CCT et non à l’ensemble des salarié(e)s. Les indépendant(e)s et les cadres ne sont de ce fait pas pris en compte.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Ackermann_100-CCT.docx#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>[2]</sup></a> Andreas Rieger&nbsp;: Développement et importance des CCT en Suisse, p. 112, in&nbsp;: Ouvrage collectif, «&nbsp;Droit collectif du travail&nbsp;» Bâle 2010.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Ackermann_100-CCT.docx#_ftnref3" name="_ftn3"><sup>[3]</sup></a> Idem, p. 111, chiffres de 2006.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-313</guid><pubDate></pubDate><title>Dire oui, pour mieux se protéger</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/dire-oui-pour-mieux-se-proteger</link><description>On peut tourner cela dans tous les sens : sans accords bilatéraux, la crise économique sera encore plus violente en Suisse. Raison pour laquelle, un oui s’impose, le 8 février, à la libre circulation des personnes. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Qu’on le veuille ou non, si la Suisse met fin à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE), tous les autres accords tomberont. Un pays exportateur situé en plein centre de l’UE ne peut pas se permettre d’entretenir avec son principal partenaire commercial des relations qui ne seraient pas clairement définies. Ce serait économique­ment un non-sens. À l’heure où les vagues de la crise (financière) internationale attei­gnent nos rivages, jouer de manière écervelée avec un régime aux effets stabilisateurs serait effectivement suicidaire.
</p><p>Le oui de l’Union syndicale suisse (USS) à la libre circulation des personnes n’est pas un oui d’angélisme. L’USS a une ligne en cette matière, pour parer aux dangers qui peuvent être liés à cette libre circulation. Une ligne suivie depuis le début du bilatéralisme, qui continuera à être suivie et qui trouve son expression dans la «&nbsp;philosophie&nbsp;» des mesures d’accompagnement, à savoir&nbsp;: oui à la libre circulation, mais pas aux dépens des sala­rié(e)s de ce pays. Ou, vu sous l’angle de ces mesures&nbsp;: lorsque des patrons cupides veu­lent profiter d’une nouvelle offre de forces de travail européennes pour faire de la sous-enchère salariale et dégrader les conditions de travail, il faut absolument les en empêcher. 
</p><p>C’est dans ce but que l’USS a développé les mesures d’accompagnement, une protection concrète encore à étoffer. Celui ou celle qui considère avec mépris les succès obtenus ces dernières années (extension facilitée des conventions collectives de travail, possibilité de contrats-types de travail avec salaires minimaux obligatoires, mise en place de 150 ins­pecteurs et inspectrices, commissions tripartites cantonales, …) ne sont que des «&nbsp;mons­tres&nbsp;» de bureaucratie devrait jeter une bonne fois un coup d’œil à l’histoire récente et, plus précisément, vers le milieu des années 90. À cette époque, le la était donné, en ma­tière de régulation du travail, par le patron des patrons d’alors, Monsieur Richterich, qui estimait, ainsi que sa nombreuse «&nbsp;suite&nbsp;», que les conventions collectives de travail étaient devenues obsolètes et que des lois faméliques à l’envi devaient suffire pour régler le strict minimum nécessaire… Si l’on a vraiment assisté à un changement radical tant invoqué, c’est bel et bien à ce chapitre, non&nbsp;? 
</p><p>C’était d’ailleurs nécessaire. Et les choses continueront à évoluer dans ce sens. Notre oui, ce 8 février en sera le garant.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-316</guid><pubDate></pubDate><title>Un gouvernement irresponsable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-gouvernement-irresponsable</link><description>La triste saga de l’AI vient de vivre un nouvel épisode : le Conseil fédéral a décidé que la votation sur la modification de la Constitution fédérale (relèvement temporaire de la TVA pour garantir un financement additionnel à cette assurance) n’aurait pas lieu le 17 mai, mais le 27 septembre. Cela, pour que le Parlement fédéral puisse « le cas échéant, (…) modifier son projet d’arrêté ». Mais sans pour autant faire de proposition concrète.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’AI est le souffre-douleur de la politique suisse. Pratiquement depuis sa création, elle souffre de sous-financement chronique. Et les acteurs politiques ont du mal à la doter de structures qui fonctionnent ainsi que de moyens suffisants. Après une augmentation des cotisations (1 pour mille des cotisations versées aux allocations pour perte de gain, APG) dans les années 1990 et le transfert, en deux fois, de capitaux des APG, les déficits an­nuels se sont accumulés, créant d’importantes dettes. 
</p><p>À proprement parler, l’AI n’est pas du tout une assurance chère. Il aurait suffi d’augmenter un peu, assez tôt, les cotisations des assuré(e)s et des employeur(e)s pour que recettes et dépenses soient à nouveau d’aplomb. L’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss avait tenté, mais en vain, de faire adopter par le gouvernement des projets de financement de l’AI. Et une modification de la Constitution prévoyant un relèvement de la TVA en faveur de l’AVS et de l’AI a été rejetée en 2004, la droite politique prenant subitement la tangente au lieu de soutenir ce projet. 
</p><h3>Un financement additionnel gâché</h3><p>Entre temps, les déficits de l’AI se sont transformés en une dette d’environ 13 milliards de francs. Et, perfidie suprême, ces déficits doivent être financés par l’AVS, des dettes qui apparaissent ensuite dans les comptes de l’AVS sous le nom de «&nbsp;report des pertes de l’AI&nbsp;». Concrètement, celle-ci «&nbsp;grille&nbsp;» année après année l’argent de l’AVS. Mais l’irresponsabilité institutionnalisée est allée plus loin encore&nbsp;: la majorité bourgeoise du Parlement a constamment différé un financement additionnel en soi urgent et nécessaire. Et c’est après de longues années seulement qu’il s’est enfin mis d’accord sur un projet&nbsp;: un relèvement de 0,4&nbsp;% de la TVA sur sept ans, combiné avec la création d’un fonds sé­paré pour l’AI et le transfert de 5 milliards de francs de l’AVS vers cette dernière, à titre d’aide au démarrage. Sans désendettement donc, mais avec la prise en charge par la Confédération des intérêts débiteurs. 
</p><p>Relever la TVA implique une modification de la Constitution, donc une double majorité (peuple et cantons) lors de la votation populaire nécessaire dans ce cas. La barre est pla­cée haut, comme le Parlement le savait bien. Selon sa volonté, une telle hausse de la TVA devait entrer en vigueur en janvier 2010. 
</p><h3>Crise économique&nbsp;? Peur de l’UDC&nbsp;? Non&nbsp;! Faiblesse du pouvoir&nbsp;!</h3><p>Relever la TVA au début d’une récession n’est certainement pas idéal. Mais, il était clair que celle-ci aurait lieu, même si l’on ne savait pas quand. C’est pour cela que l’USS a toujours demandé que le financement additionnel de l’AI et de l’assurance-chômage soit rapidement mis en place. Mais le Parlement n’a rien voulu entendre. Pour leur part, les représentants d’<i>economiesuisse</i> ont clairement fait savoir qu’ils souhaitaient un report de la votation. À l’exception de l’UDC, qui est de toute façon opposée à ce que l’on donne plus d’argent à l’AI et qui prétend, de mauvaise foi, que l’on peut assainir cette dernière en économisant, tous les partis présents au Conseil fédéral y étaient opposés. Chose en­core jamais vue à ce jour, il a toutefois repoussé la votation en septembre. A-t-il eu la trouille de l’UDC&nbsp;? Ou du peuple&nbsp;? Il n’est guère vraisemblable que le Parlement par­vienne à se mettre d’accord en quelques semaines seulement sur une bonne solution de rechange. Le Conseil fédéral a d’ailleurs lui-même rejeté une compensation, par une baisse temporaire de la TVA, de la hausse, elle aussi temporaire, destinée à l’AI&nbsp;; cela aurait été financièrement neutre pour les consommatrices et consommateurs et aurait alourdi les charges des finances fédérales. 
</p><h3>Il faut empêcher le pillage de l’AVS </h3><p>Le gouvernement a créé une grande confusion dans ce dossier. Et, à nouveau, il s’accommode de l’éclatement d’un compromis minimal bricolé à grand-peine et d’un nouveau report du financement additionnel de l’AI, ainsi que de la poursuite du pillage de l’AVS. Quelles que soient les actuelles discussions au sein du Parlement, il faut que, avec ou sans compensation via une baisse des recettes de la Confédération, le financement additionnel de l’AI devienne rapidement une réalité. Et plus question de prendre un seul franc à l’AVS&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-79</guid><pubDate></pubDate><title>Une victoire pour les salarié(e)s !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-victoire-pour-les-salarie-e-s</link><description>La majorité du Conseil national (PS, Verts, UDC) a rejeté, par 97 voix contre 42 l’entrée en matière sur le projet de révision de la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP) consacrée à l’assainissement des entreprises en difficulté, une position que l’USS soutenait aussi. En effet, le projet de révision de la LP, s’il contient quelques propositions in-téressantes, comporte trop de dangers et de lacunes pour être acceptable en l’état. Il ne tient notamment pas assez compte des droits des créanciers, en particulier des salarié(e)s.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La minorité (PLR, PDC, PBD), soutenue par le Conseil fédéral (et economiesuisse), proposait d’entrer en matière. Le dossier va passer maintenant au Conseil des États. 
</p><h3>Il ne faut pas supprimer l’obligation de reprendre tous les contrats de travail en cas de faillite </h3><p>Un des principes cardinaux du droit du contrat de travail est l’obligation faite à tout repreneur de reprendre tous les salarié(e)s aux mêmes conditions, y compris s’il s’agit d’une entreprise en faillite (art. 333 CO). Cette règle revêt une importance capitale en pratique, notamment dans l’industrie. Elle permet d’éviter que les conditions de travail ne soient dégradées par le simple fait du changement de propriétaire. La suppression de l’obligation de reprendre tous les contrats de travail en cas de faillite aurait donc été un coup très dur pour les salarié(e)s concernés. L’USS fera en sorte que ce principe soit maintenu. De ce point de vue, le refus de l’entrée en matière est une excellente nouvelle.&nbsp; 
</p><h3>Plans sociaux&nbsp;: une contrepartie incertaine et insuffisante</h3><p>Le Conseil fédéral propose, en contrepartie, l’obligation de conclure un plan social dans les grandes entreprises. L’USS avait certes revendiqué une telle mesure à maintes reprises. Mais la version proposée ne pouvait pas la satisfaire, car l’introduction des plans sociaux, comme prévu dans le projet rejeté par le Conseil national, ne compenserait pas la perte de l’obligation de reprendre tous les contrats. En effet, comme elle ne s’appliquerait qu’aux entreprises d’au moins 250 salarié(e)s, cette obligation de plan social n’aurait qu’une portée pratique restreinte. En outre, il n’est de loin pas sûr que la majorité bourgeoise du Parlement fédéral aurait accepté pareille contrepartie, bien qu’elle soit modeste, car les milieux patronaux y sont très hostiles. Il n’était donc pas exclu que l’obligation de reprendre les contrats de travail en cas de faillite soit supprimée sans compensation aucune. Dans ce cas, les salarié(e)s auraient été perdants sur les deux tableaux. 
</p><p>Il n’en demeure pas moins que l’introduction d’une obligation de négocier et de conclure un plan social reste nécessaire, tant la protection des salarié(e)s contre les effets négatifs des licenciements collectifs est lacunaire en Suisse, surtout lorsqu’on la compare aux pays voisins. L’USS n’abandonnera donc pas cette revendication pour autant. 
</p><h3>Il y a encore du pain du sur la planche pour juguler les faillites en chaîne</h3><p>Le projet de révision de la LP contient enfin une lacune importante qui justifie que le Conseil fédéral revoie sa copie&nbsp;: il ne contient en effet aucune mesure pour juguler les faillites abusives en chaîne, phénomène de plus en plus fréquent, notamment dans le bâtiment et les arts et métiers. En effet, des employeurs peu scrupuleux se déclarent en faillite pour éviter d’avoir à payer salaires, fournisseurs et charges sociales. Puis, ils refondent presque immédiatement, et sous une autre raison sociale, une entreprise qui déploie la même activité, souvent avec le même personnel. Cette «nouvelle» entreprise ne tarde pas à faire faillite à son tour en laissant des salaires, des factures et des cotisations sociales impayés, et ainsi de suite... À chaque fois, les pertes sont en grande partie mises à la charge de la collectivité, en particulier de l’assurance-chômage. Ces faillites abusives en chaîne peuvent aussi provoquer d’autres faillites subies, cette fois-ci, par les créanciers honnêtes, par exemple les fournisseurs. Lors d’une nouvelle mouture de la révision de la LP, il conviendra par conséquent d’apporter une réponse ferme à ces abus.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-315</guid><pubDate></pubDate><title>L’ordonnance est illégale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-ordonnance-est-illegale</link><description>À la surprise générale, le Conseil fédéral avait adopté il y a quelques années des dispo-sitions qui transformaient la participation aux excédents des assureurs-vie prescrite par la loi en une participation des assureurs-vie à la totalité des recettes. À cette époque, ces articles de l’ordonnance qui confèrent aux assureurs un droit à 10 pour cent des recettes totales avaient stupéfié (pratiquement) tout le monde. Aujourd’hui, un travail de maîtrise en droit justifie cette indignation en parvenant sans équivoque à la conclusion que l’ordonnance du Conseil fédéral est illégale.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Rappel des faits&nbsp;: en 2002, une délégation de grosses huiles de Swisslife (tombées plus tard dans l’ignominie) avait convaincu le Conseil fédéral d’abaisser pratiquement d’un jour à l’autre le taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle. Grâce à cet évé­nement, l’opinion publique avait pour la première fois pris conscience d’un scandale qui passera à l’histoire sous le nom de «&nbsp;pillage des rentes&nbsp;». Ne devant de compte à per­sonne, les assureurs-vie ont détourné pendant des années d’immenses sommes de la pré­voyance professionnelle. Ce qui était rendu possible par l’existence d’un monopole légal, par l’absence de prescriptions ad hoc et par le laxisme des autorités de surveillance. Dans la foulée, les Chambres fédérales ont adopté, après d’âpres négociations, une disposition légale censée mettre un terme à ce pillage en instituant une quote-part minimale. Les pre­neurs de prévoyance (soit les institutions de prévoyance liées aux assureurs par des contrats de réassurance) devaient encaisser 90&nbsp;% des excédents. La notion d’excédent était alors claire pour tout le monde&nbsp;: ce qui reste une fois que toutes les dépenses ont été déduites des recettes. 
</p><h3>Soudaine réinterprétation de la notion d’excédent par le Conseil fédéral </h3><p>L’ordonnance du Conseil fédéral, censée préciser la disposition légale, a provoqué une énorme surprise et une grande déception en bouleversant cette unanimité. D’une façon aussi soudaine qu’illogique, les excédents se muaient en totalité des recettes (ou, plus simplement, en totalité du chiffre d’affaires). De cette somme, les preneurs d’assurance devraient en recevoir au moins 90&nbsp;pour cent, ce qui revient à dire que les assureurs peu­vent faire tomber dans leur escarcelle jusq u’à 10&nbsp;pour cent de toutes les recettes (primes, revenu du capital, bénéfices techniques). Ou, pour reprendre les termes des magouilleurs&nbsp;: la «&nbsp;méthode brute&nbsp;» est venue remplacer la «&nbsp;méthode nette&nbsp;» prévue à l’origine. La dif­férence entre les deux méthodes se chiffre en centaines de millions de francs et pourrait dépasser le milliard de francs par an, de l’argent qui fait ensuite défaut aux personnes assurées, dont les rentes s’amenuisent. Mais ce n’est pas tout&nbsp;: du maigre pécule qui re­vient encore aux institutions de prévoyance selon la méthode de calcul adoptée par le Conseil fédéral, seule une part minime leur est réellement versée. La plus grande partie alimente un fonds dans lequel les assureurs peuvent aussi se servir (cf. l’article dans l’uss-infos 1/2009). Il s’est rapidement avéré que quelque chose ne tournait pas rond dans les formulations abstruses de la loi sur la surveillance des assurances (LSA) et de l’ordonnance sur la surveillance (OS, régie auparavant dans une ordonnance antérieure). La méthode retenue n’a jamais été mentionnée pendant les travaux sur l’article de la LSA. Néanmoins toutes les tentatives de modifier cette méthode de calcul absconse par la voie parlementaire ont été vaines. Le Conseil fédéral, noyauté par les re­présentants des assurances, et l’Office fédéral des assurances privées (FINMA, au­jourd’hui) sont restés inébranlables. Leur argumentation&nbsp;: les «&nbsp;pauvres&nbsp;» assureurs fe­raient faillite. Les lobbyistes des assurances privées ont utilisé une partie de l’argent ré­quisitionné aux assuré(e)s pour arroser généreusement des partis et des parlementaires. En conséquence, il a été impossible de réunir une majorité parlementaire suffisante pour s’opposer à ce pillage perpétré avec la bénédiction du Conseil fédéral.
</p><h3>Le Conseil fédéral enfreint la loi&nbsp;!</h3><p>Franco Saccone de l’Université de Genève a consacré son travail de maîtrise à ce sujet. Dans une enquête remarquablement fouillée<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/uss-infos/2009/0309_CN_LPP_assureurs-vie.doc#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, il a examiné la légalité des dispositions de l’ordonnance. Il a procédé selon toutes les règles de l’art et appliqué les méthodes d’interprétation familières à tout(e) juriste et confirmées à maintes reprises par le Tribu­nal fédéral&nbsp;: quelle que soit la méthode d’interprétation retenue, il conclut que la «&nbsp;mé­thode brute&nbsp;» utilisée par l’ordonnance est illégale. Le Conseil fédéral n’a pas respecté la loi et aurait dû s’en tenir à la «&nbsp;méthode nette&nbsp;» voulue par les Chambres fédérales et qui découle explicitement de la teneur de la loi. Seuls les excédents sont des excédents – les recettes totales sont des recettes, pas des excédents&nbsp;!
</p><h3>Le Conseil fédéral baissera-t-il pavillon ou faudra-t-il une décision en justice&nbsp;?</h3><p>Que cela signifie-t-il concrètement&nbsp;? Afin de mettre enfin un terme au pillage continu des rentes perpétré par les assureurs et le Conseil fédéral, qui se chiffre par milliards, il y a deux façons de procéder&nbsp;: d’une part, une institution de prévoyance concernée peut porter plainte contre la compagnie d’assurances et faire valoir que les dispositions de l’ordonnance selon lesquelles celle-ci calcule la distribution des excédents est illégale. Dans ce cas, le pillage des rentes se poursuivra probablement encore jusqu’à ce que le Tribunal fédéral tranche définitivement l’affaire, soit quelques années. Dans la seconde option, plus rapide, le Conseil fédéral évite le ridicule et révise l’ordonnance. Il en aurait l’obligation, car, en vertu de notre régime juridique, le Conseil fédéral doit respecter les lois en vigueur. Cette mesure, qui va dans l’intérêt des assuré(e)s, serait «&nbsp;la moindre des choses&nbsp;»&nbsp;- voilà si longtemps que les assuré(e)s sont plumés qu’il faut enfin y mettre le holà. Si le Conseil fédéral veut sauver son honneur, il ne tient q u’à lui&nbsp;!
</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/uss-infos/2009/0309_CN_LPP_assureurs-vie.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Synthèse publiée dans la RSAS, Revue suisse des assurances sociales et de la prévoyance professionnelle, 1/2009, sous le titre&nbsp;: «&nbsp;Participation aux excédents en matière de prévoyance professionnelle : légalité de la méthode de calcul basée sur le rendement&nbsp;?&nbsp;».
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-314</guid><pubDate></pubDate><title>Créations linguistiques et vieilles pratiques</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/creations-linguistiques-et-vieilles-pratiques</link><description>Parce que cette politique même qui a sauvé l’UBS entend autoriser cette dernière à pour-suivre les pratiques qui l’ont menée au bord de la ruine - l’octroi de bonus -, mais parce que ce terme de « bonus » est, à juste titre, tombé en discrédit, on passe à la case « voca-bulaire » pour créer de toutes pièces l’expression : « parts variables du salaire ». Cousu de fil blanc !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien que sauvée par les pouvoirs publics, l’UBS a décidé de continuer à verser des bonus, comme c’est l’usage chez elle. De quoi soulever l’indignation de toute personne norma­lement constituée. Or le Conseil fédéral, le président de la Banque nationale (BNS) et l’autorité de surveillance des marchés financiers, la FINMA, estiment justifiée la distri­bution de deux milliards de bonus. «&nbsp;Je trouve que c’est en ordre&nbsp;», a dit la conseillère fédérale Doris Leuthard au Forum économique mondial de Davos, car il semble qu’il ne s’agit pas uniquement de bonus, mais, par exemple, d’un 13e salaire figurant parmi les coûts salariaux variables. 
</p><p>Ainsi, une nouvelle mode linguistique a conquis notre pays, du moins ses éléments bour­geois&nbsp;: «&nbsp;bonus&nbsp;» est un terme désormais stigmatisé et honni, alors que «&nbsp;parts variables du salaire&nbsp;» est une expression agréée et même défendue par le président de la BNS, Monsieur Jean-Pierre Roth. 
</p><h3>Les pratiques restées opaques de l’UBS</h3><p>Peut-être bien que le système salarial de l’UBS est aussi opaque que les «&nbsp;produits struc­turés&nbsp;» de cette dernière et que plus personne n’y comprend plus rien. Mais la grossière stratégie de justification de l’UBS adoptée par notre gouvernement et consorts consiste uniquement à jeter de la poudre aux yeux. Du réchauffé&nbsp;!
</p><p>Le concept de «&nbsp;bonus&nbsp;» est un concept séduisant dont la définition juridique n’est pas claire. Il est la «&nbsp;part variable du salaire&nbsp;» par excellence, car il peut être tout ce qui, tou­chant à la rémunération du travail, n’est pas compris dans le salaire fixe. Un bonus peut jouer le rôle d’une gratification, une prime au rendement ou une participation aux bénéfi­ces. Mais un 13e salaire n’est pas un bonus parce que, s’il est convenu, il fait partie du salaire fixe. Les deux milliards de l’UBS ne sont donc pas affectés au versement d’un 13e salaire, mais à des indemnisations variables toujours aussi&nbsp; opaques.
</p><p>Le bonus peut être une part du salaire, lorsqu’il est calculable sur une base objective. Cela veut dire qu’il est impérativement dû lorsqu’il correspond à une prestation objective, par exemple la réalisation d’un bénéfice ou d’un but défini. Mais le hic, c’est l’appréciation de ce dernier…
</p><h3>Toujours le risque du copinage</h3><p>Passons maintenant à la question du montant du bonus. Il peut être clairement défini – par exemple&nbsp;: 1 mois de salaire), ou laissé à l’appréciation du patron, comme c’est souvent le cas. Ce dernier souhaite en effet la plus grande flexibilité possible en cette matière, sou­haitant se réserver le droit de ne pas traiter tous ses employé(e)s de la même manière&nbsp;; cela, afin de pouvoir «&nbsp;mieux&nbsp;» en récompenser certains. Un système de bonus ne tombe pas du ciel, mais est mis au point par la direction qui lui donne ensuite sa bénédiction. Il va donc de soi que les plus «&nbsp;intimes&nbsp;» recevront le plus, quelle que soit leur prestation. Si bien qu’un tel système devient un simple «&nbsp;libre-service&nbsp;».
</p><p>Les problèmes rencontrés lors de l’appréciation de la prestation fournie et de la part va­riable du salaire n’apparaissent pas uniquement dans le cas de systèmes de bonus. Les rémunérations variables sont toujours sujettes à une partialité opaque et au copinage, les critères les plus pointus n’étant pas d’un grand secours ici. 
</p><h3>La solution s’appelle «&nbsp;salaires fixes&nbsp;»</h3><p>En rebaptisant «&nbsp;parts variables du salaire&nbsp;» les bonus et en en justifiant le versement, les sauveteurs de l’UBS pérennisent telle quelle l’ancienne politique salariale des banques. La solution, ce ne sont pas de nouvelles formes de parts variables du salaire, car elles incitent non pas à plus de prestations, mais à un comportement dangereux. La solution s’appelle «&nbsp;salaires fixes&nbsp;». Une solution qui s’applique aussi bien aux entreprises soute­nues par l’État, comme l’UBS, qu’aux autres établissements bancaires. Si les accros du libre-service décrit plus haut veulent continuer à (s’) octroyer des millions de francs de rémunérations variables, alors il faudra que ces versements soient au moins soumis à l’impôt sur les bénéfices.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-317</guid><pubDate></pubDate><title>Soins de haut niveau et droit d’être entendus garanti, pour des coûts maîtrisés</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/soins-de-haut-niveau-et-droit-d-etre-entendus-garanti-pour-des-couts-maitrises</link><description>Une vaste alliance de syndicats et d’organisations actives dans le secteur de la santé a présenté à la mi-janvier 2009 le modèle dit de l’interlocuteur/interlocutrice de santé (IPS). Un modèle qui garantit à toute la population des soins de haut niveau et le droit d’avoir son mot à dire, tout en maîtrisant les coûts. De quoi marquer de son em-preinte la future politique suisse de la santé. Christine Goll, vice-présidente de l’Union syndicale suisse (USS) et conseillère nationale nous en dit plus. </description><content:encoded><![CDATA[<p><b>uss-infos&nbsp;: Christine Goll, quels problèmes l’IPS peut-il résoudre&nbsp;?</b></p><p>Christine Goll (CG)&nbsp;: Le modèle de l’IPS garantit à toute la population l’accès à des soins médicaux de qualité supérieure. Il permet également une meilleure coordination des trai­tements et favorisera la maîtrise des coûts de la santé. Chacun(e) pourra le ou la choisir librement, l’IPS pouvant être un médecin de famille, des services ambulatoires, un réseau dirigé par des médecins, des cabinets groupés, un pédiatre ou, dans des cas clairement définis, un ou une spécialiste. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Ce modèle a été lancé il y a près de deux semaines. A-t-il déjà trouvé sa place dans l’un des nombreux «&nbsp;chantiers&nbsp;» de la santé, ou à tout le moins une porte ouverte&nbsp;?</b></p><p>CG&nbsp;: L’alliance de syndicats et d’organisations du secteur de la santé à l’origine de ce modèle estime important qu’un grand débat s’ouvre maintenant à ce sujet. Je suis déjà intervenue au Parlement fédéral et, concrètement, notre modèle sera débattu lors des déli­bérations toujours en cours sur les soins intégrés («&nbsp;managed care&nbsp;») et la liberté de contracter. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Quels sont les conflits&nbsp;?</b></p><p>CG&nbsp;: Les caisses-maladie aimeraient détenir le pouvoir absolu en matière de santé. Ce que nous refusons totalement. Nous souhaitons maintenir un contrôle démocratique et public dans ce domaine. L’IPS le permet. C’est pour cela qu’il est important pour nous de le faire accepter.
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: As-tu des indices laissant entendre que ce modèle est accepté au-delà des membres de l’alliance qui l’a lancé&nbsp;?</b></p><p>CG&nbsp;: La palette d’organisations actuellement derrière ce modèle est déjà réjouissante en soi. Mais nous allons nous efforcer d’en trouver d’autres encore. Nous sommes notam­ment confiants parce que notre modèle correspond à la décision prise par la majorité de la population suisse le 1er juin 2008. Ce jour-là, elle a dit clairement non au diktat des cais­ses-maladie et à une médecine à deux vitesses. Les gens veulent donc des modèles qui continuent à garantir le libre choix du médecin, ne donnent pas un pouvoir absolu aux caisses-maladie et freinent l’évolution des coûts. 
</p><p><sub>Pour plus de détails, voir sous&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Actuel, conférence de presse du 12.01.2009.</sub></p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-311</guid><pubDate></pubDate><title>Nouvelle étape franchie à force de persévérance </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/nouvelle-etape-franchie-a-force-de-perseverance</link><description>Le 2 mars 2009, le Conseil fédéral et les directions des partenaires sociaux, dont l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé de mener un dialogue social sur l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Cette importante étape de l’histoire de l’égalité est l’aboutissement d’un engagement, principalement syndical, qui s’est maintenu sur des an-nées. Ci-après, une rétrospective. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La loi sur l’égalité (LEg) est entrée en vigueur le 1er juillet 1996. Son but est d’imposer dans les faits le droit constitutionnel à un salaire égal pour un travail de valeur égale. Elle interdit aussi toute discrimination dans la vie professionnelle à raison du sexe.
</p><p>Dix années plus tard, l’efficacité de cette loi était globalement évaluée. Premier résultat de cette évaluation&nbsp;: les salaires des femmes sont en moyenne inférieurs à ceux des hom­mes. Dans le secteur privé, le salaire mensuel brut médian des femmes était de 4’875 francs en 2006, alors que celui des hommes se montait à 6’023 francs, c’est-à-dire une différence de 19,1 pour cent. Le deuxième résultat était que, bien qu’allant en diminuant, la différence de salaire entre hommes et femmes ne se résorbe que lentement&nbsp;: en 1994, elle était de 23,8 pour cent. Troisième résultat&nbsp;: la peur d’être licenciée et de s’exposer constitue le principal obstacle lorsqu’il s’agit d’agir contre une discrimination à raison du sexe. Or la LEg laisse les travailleuses concernées agir d’elles-mêmes en cette matière. 
</p><h3>Des mesures s’imposent</h3><p>En raison de ces résultats, le Conseil fédéral a décidé, en février 2006, d’étudier de façon plus approfondie quels instruments de l’État permettraient d’imposer l’égalité des salai­res. Dotées des compétences nécessaires à cet effet, les autorités pourraient par exemple procéder au contrôle systématique des salaires dans les entreprises. Lors d’une audition organisée en automne 2007 par l’administration fédérale et à laquelle les partenaires so­ciaux étaient présents, on s’est mis d’accord sur la nécessité de mesures destinées à accé­lérer le processus menant à l’égalité des salaires. Les partenaires sociaux ont alors décidé de chercher par le dialogue des solutions pour accélérer de façon pragmatique l’élimination des inégalités 
</p><h3>Début du dialogue sur l’égalité des salaires</h3><p>En 2008, les faîtières des organisations de salarié(e)s (USS et Travail.Suisse) et patrona­les (Union suisse des arts et métiers et Union patronale), emmenées par l’administration fédérale (Office fédéral de la justice, Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes et Secrétariat d’État à l’économie), siégèrent à plusieurs reprises et conclurent un accord entre organisations et institutions porteuses du projet. Par cet accord, les parties concer­nées ont fait connaître leur volonté d’éliminer le plus rapidement possible les inégalités discriminatoires de salaire entre femmes et hommes. Les organisations patronales veulent motiver dans les meilleurs délais un grand nombre d’entreprises pour qu’elles réexami­nent leurs salaires sous cet angle et, en cas de discrimination constatée, prennent des me­sures pour y mettre rapidement fin. Les modalités concrètes seront réglées dans les «&nbsp;ac­cords particuliers&nbsp;» que les entreprises concluront séparément avec les organisations de salarié(e)s ou les représentations élues de ces derniers. Le projet durera cinq ans, une évaluation intermédiaire étant prévue après deux ans. 
</p><h3>Ce qui est à faire et comment cela fonctionne</h3><p>La participation au projet intitulé «&nbsp;Dialogue sur l’égalité des salaires&nbsp;» est facultative pour les entreprises et celles qui décident d’être de la partie doivent remplir la condition qui consiste à conclure un accord particulier. Et ce sont elles aussi qui annoncent leur participation à ce projet. L’accord particulier alors conclu stipule que l’entreprise contrô­lera ses salaires et fixe les mesures qui seront prises pour éliminer d’éventuelles discrimi­nations, ainsi que sur quelle durée cela se fera. Une documentation détaillée, ainsi que l’instrument – gratuit – d’autocontrôle Logib («&nbsp;Lohngleichheitsinstrument Bund&nbsp;») sont mis à la disposition des entreprises. 
</p><p>Le projet prévoit aussi que, pour le contrôle de ses salaires, chaque entreprise mette sur pied un groupe de suivi formé par les partenaires sociaux. Les petites et moyennes entre­prises de moins de 50 collaboratrices et collaborateurs, qui ne peuvent de ce fait pas ap­pliquer dans les règles une méthode statistique, recevront une notice technique. Celle-ci les rendra attentives à la problématique des discriminations salariales sexospécifiques et de leur élimination.
</p><p>Pour les organisations de salarié(e)s, l’auteure du présent texte, secrétaire centrale de l’USS et Valérie Borioli de Travail.Suisse siègent au comité de pilotage et dans l’équipe de projet, aux côtés, cette fois, de Christine Michel, secrétaire à l’égalité et responsable du tertiaire au syndicat Unia.
</p><h3>Equal Pay Day et Journée internationale de la Femme du 8 mars</h3><p>Le 8 mars, ce sera la Journée internationale de la Femme et le 10 du même mois, ce sera l’Equal Pay Day, une manifestation organisée dans de nombreux pays de la planète, mais à des dates différentes. En Suisse, dans toutes les grandes villes du pays des syndicalistes femmes (et hommes) distribueront aux passant(e)s des «&nbsp;sacs rouges&nbsp;» pour symboliser les chiffres rouges dans les bourses des femmes. Le 8 mars, des syndicats et des organisations féminines organiseront dans tout le pays des manifestations également en rapport avec l’égalité des salaires. Pour une vue d’ensemble, veuillez consulter (dès le 6 mars) le site de l’USS&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-304</guid><pubDate></pubDate><title>Une privatisation violemment rejetée</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-privatisation-violemment-rejetee</link><description>Le dernier scrutin fédéral sur la libre circulation des personnes a été accompagné de diverses votations cantonales et locales. Parmi elles, un résultat réjouissant : 84,3 % des citoyennes et citoyens de la ville de Thoune ont refusé la vente partielle d’Énergie Thoune SA. Ce résultat revêt une importance nationale, car il reflète le scepticisme général manifesté par la population à l’égard de la privatisation d’entreprises publiques qui ap-provisionnent le pays en divers services.  </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les autorités fédérales doivent tirer les leçons de la votation de Thoune, à savoir&nbsp;: «&nbsp;Pas touche à Swisscom&nbsp;!&nbsp;», de même que&nbsp;: «&nbsp;Pas question de privatiser la Poste&nbsp;!&nbsp;». Au Conseil fédéral d’oublier ses projets en ces matières. 
</p><p>Comme cela a été le cas partout où ont eu lieu des votations sur la vente d’entreprises publiques, les Thounoises et Thounois ont refusé une telle éventualité. Le référendum à l’origine de ce scrutin a été lancé par les syndicats et le parti socialiste local. Et, en un temps record, un nombre de signatures bien supérieur au nombre nécessaire a été récolté. Précisons qu’à Thoune, Énergie Thoune SA est responsable de l’approvisionnement en électricité, en gaz et en eau. La vente de 49&nbsp;% de ses actions aux Forces motrices bernoi­ses (FMB) l’aurait rendue également dépendante de celles-ci. Des comparaisons ont fait apparaître que les prix risquaient d’augmenter de plus de 40&nbsp;%. Les FMB avaient, comme dans des cas analogues, des visées sur le réseau et la production thounoise propre de 20 %, financièrement avantageuse. 
</p><p>Quel problème les FMB représentent-elles&nbsp;? Si elles appartiennent bien en majorité au canton de Berne, elles ne sont dans une grande mesure plus soumises depuis décennies à des prescriptions politiques. Malgré sa majorité d’actions, le gouvernement n’a que deux représentants sur 11 au conseil d’administration. La stratégie du groupe des FMB et son management ne s’orientent pas en fonction de la politique du canton en matière d’énergie. Contrairement aux entreprises communales d’approvisionnement en électricité, aucun contrôle démocratique n’est ici prévu. Aujourd’hui, 20&nbsp;% des FMB sont aux mains du géant allemand E.On qui entend influer toujours plus le commerce et la production d’électricité.
</p><p>Si la réalité était différente, on pourrait tout à fait discuter de fusions d’entreprises publi­ques, qui soient contrôlables d’un point de vue démocratique et économiquement judi­cieuses au plan régional. Mais des ventes, comme celle rejetée énergiquement par la po­pulation de Thoune, auraient pour effet que ce ne serait plus sur place, mais beaucoup plus loin, à Berlin ou New York, que seraient prises des décisions concernant des services cruciaux. Et ça, nous ne le voulons pas, car les barons de l’électricité veulent accaparer en masse des entreprises communales à ce jour indépendantes. C’est pour cela qu’il est im­portant que d’autres référendums soient alors saisis. La plupart du temps, on justifie la vente d’entreprises publiques en disant qu’il s’agit de les assainir financièrement. Mais en principe, les parts de bénéfices annuels engrangés par les communes sont plus élevées que les intérêts de la dette économisés grâce à une vente. Ce qui était aussi vrai dans le cas de Thoune. Le non clair et net sorti des urnes de la cité oberlandaise montre que, dans de tels cas, l’opposition des syndicats se justifie par des raisons tant entrepreneuriales que finan­cières et d’approvisionnement, et qu’il faut s’attendre à ce que le peuple y soit également opposé. C’est pourquoi Thoune ne doit pas rester un cas isolé.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-307</guid><pubDate></pubDate><title>Une nouvelle occasion manquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-nouvelle-occasion-manquee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre des débats parlementaires sur la nouvelle loi sur l’encouragement à la culture (LEC), la majorité radicale – UDC du Conseil national a torpillé une motion dé­posée par la commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) qui visait à améliorer la sécurité sociale des acteurs culturels. On sait en effet que leur situation est très préoccupante et qu’ils sont nombreux à avoir des lacunes de prévoyance, car leur activité cumulant les situations d’employés, d’indépendants, de faux indépendants, le tout entrecoupé de fréquentes périodes de chômage, les empêche souvent de cotiser suffi­samment aux assurances sociales, notamment au 2e pilier. Ces lacunes apparaissent au grand jour lorsqu’ils atteignent l’âge de la retraite ou deviennent invalides et c’est la col­lectivité qui doit alors y suppléer, en versant des prestations complémentaires ou en ga­rantissant de l’aide sociale.
</p><p>La majorité de la CSEC avait admis le problème, mais n’avait pas souhaité le régler dans la LEC, qui devait, à son avis, se concentrer sur le soutien à la création culturelle. En re­vanche, elle avait décidé de déposer une motion de commission pour forcer le Conseil fédéral à prendre des mesures en faveur de la sécurité sociale des personnes ayant une activité professionnelle atypique, en particulier les artistes. Un pas qu’il s’est toujours refusé à faire jusqu’ici, malgré l’existence de bases légales le permettant. Malheureuse­ment, le groupe radical-libéral, au départ plutôt favorable à la motion, a retourné sa veste, suite à l’intervention du Conseiller fédéral Couchepin, qui a cependant admis devant le plénum avoir – mieux vaut tard que jamais – pris conscience du problème et demandé à l’Office fédéral des assurances sociales d’élaborer des solutions, en collaboration avec l’USS et Suisseculture (faîtière des associations culturelles). 
</p><p>Tout espoir n’est donc pas perdu, mais il faudra que le Conseil fédéral tienne rapidement cet engagement. À défaut de quoi, le Conseil des États (2e conseil) devra revenir à la charge pour que l’encouragement à la culture ne néglige pas totalement les acteurs cultu­rels.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-308</guid><pubDate></pubDate><title>10 000 nouvelles places d’apprentissage pour contrer la crise</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/10-000-nouvelles-places-d-apprentissage-pour-contrer-la-crise</link><description>La Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) tire la sonnette d’alarme : ces prochains mois, le chômage des jeunes pourrait prendre l’ascenseur. C’est pourquoi il faut créer 10 000 places de formation, principalement d’apprentissage.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malgré quelques lueurs d’espoir ces deux dernières années, la situation actuelle sur le marché des places d’apprentissage est dans l’ensemble restée précaire. 20&nbsp;000 jeunes se trouvent en effet en­core dans des «&nbsp;solutions transitoires&nbsp;». Comme le chômage des jeu­nes risque d’augmenter très for­tement ces prochains mois, la Commission de jeunesse de l’USS demande instamment la création de 10&nbsp;000 places d’apprentissage, si nécessaire aussi dans des écoles professionnelles à plein temps. Selon Jean Christophe Schwaab, secrétaire central de l’USS où il est en charge de la forma­tion professionnelle&nbsp;: «&nbsp;Il faut notamment intensifier le démarchage de places d’apprentissage, la créa­tion de réseaux d’entreprises formatrices et le soutien aux jeunes en difficultés scolaires.&nbsp;» Les fonds pour la formation professionnelle, tels qu’ils existent déjà dans les cantons de Genève, Fri­bourg, Neuchâtel, Valais, Zurich et du Jura - et bientôt dans celui de Vaud aussi - sont des bons ins­truments indiqués pour ce faire.
</p><h3>Ne pas économiser là où il ne faut pas</h3><p>En outre, la Commission de jeunesse de l’USS demande que l’on ne taille pas dans les budgets de la formation, ce qui concerne les places dans les écoles des métiers, les pro­grammes de soutien à la création de places de formation ou les mesures de soutien aux jeunes, ainsi que les mesures de marché du travail (MMT) permettant à ceux-ci d’obtenir un titre post-obligatoire, car ils retrouvent en général très vite un em­ploi par ce biais. Le Conseil fédéral doit aussi annuler la réduction des frais pour les MMT destinées aux jeu­nes chômeurs.
</p><h3>Garantir la qualité</h3><p>Mais la Commission de jeunesse de l’USS demande également que les places d’apprentissage à créer soient de qualité. Engager rapidement des jeunes sans leur donner en même temps les outils leur permettant de parfaire leur formation professionnelle conduit à une impasse. Ces craintes ne sont pas injustifiées. En effet, un sondage réalisé par le syndicat Unia montre qu’il y a un malaise qui dépasse la seule question de la qua­lité de la formation initiale et concerne aussi l’estime en gé­néral accordé aux apprenti(e)s. Ainsi, 52&nbsp;% de ces derniers ne sont pas satisfaits de leur salaire. Un autre sondage d’Unia Genève prouve aussi que 38&nbsp;% des apprenti(e)s de certaines branches<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0409_EA_Places-apprentissage.doc#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> se plai­gnent d’atteintes à leur santé due aux horaires atypiques qui sont les leurs.
</p><h3>Quelques résultats du sondage d’Unia auprès des apprenti(e)s</h3><p>&nbsp;</p><ul><li>L’insatisfaction augmente avec la durée&nbsp;: 55&nbsp;% des apprentis jugent insatisfaisant le rapport entre leur salaire et le travail accompli (63&nbsp;% en 3e&nbsp;année et plus de 75&nbsp;% en 4e&nbsp;année d’apprentissage).</li><li>64&nbsp;% des apprentis perçoivent un 13e&nbsp;salaire. Ils sont tendanciellement plus satisfaits de leur salaire.</li><li>L’alimentation (46&nbsp;%) et les transports (42&nbsp;%) sont les postes qui grèvent fortement le budget mensuel des apprenti(e)s. Le matériel scolaire apparaît aussi dans 19&nbsp;% des cas.</li><li>65&nbsp;% des entreprises formatrices ne contribuent ni aux frais de matériel scolaire, ni à ceux de transport. Seules 7&nbsp;% prennent entièrement en charge les frais de transport et de matériel scolaire, tandis que 27&nbsp;% participent à un ou plusieurs des postes de dé­penses susmention­nés.</li></ul><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0409_EA_Places-apprentissage.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> L’étude ne concerne pas toutes les&nbsp; branches, mais&nbsp; uniquement les suivantes&nbsp;: coiffure, commerce de détail (y c. assistantes en pharmacie), restauration, boulangerie, pâtisserie-confiserie et employé(e)s de commerce.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-306</guid><pubDate></pubDate><title>Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées comme il se doit</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-d-accompagnement-doivent-etre-appliquees-comme-il-se-doit</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise économique qui est en train de s’installer avec une grande violence dans notre pays a marqué de son empreinte le résultat sorti des urnes le 8 février, ce qui constitue un contexte fort différent de celui de haute conjoncture dans lequel avaient eu lieu les deux scrutins sur les bilatérales de 2000 et 2006. Net, ce dernier oui aux bilatérales montre que les citoyennes et citoyens, soucieux de garantir la sécurité de l’emploi, n’ont pas voulu mettre en danger les relations économiques stables que la Suisse entretient avec l’Union européenne (UE), de loin notre principal partenaire commercial. Tel était aussi l’avis des syndicats.
</p><p>Une nouvelle fois, ce oui clair a essentiellement dépendu de l’existence de mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires. Un marché du travail qui s’ouvre est synonyme de risques, des risques auxquels on peut toutefois parer. C’est pourquoi il a été si important que les syndicats soient parvenus, avec la mise en place des mesures d’accompagnement, à imposer le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des sa­laires suisses. Sous la pression des syndicats, ces mesures ont d’ailleurs été renforcées dans la perspective de la dernière votation&nbsp;; cela, principalement à travers l’augmentation du nombre des contrôles et, comme promis, la mise en œuvre dans des secteurs précaires (branche du travail temporaire et économie domestique) de prescriptions sur les salaires minimaux. L’application conséquente de ces mesures sera surtout déterminante durant la période économiquement difficile qui nous attend. Sinon les accords bilatéraux conclus avec l’UE ne pourront pas continuer à fonctionner avec succès. Aux autorités, tant fédé­rales que cantonales, de remplir leurs obligations à ce chapitre. 
</p><p>Il est tout aussi important que l’on mette désormais sur rail une politique de lutte contre les effets de la crise, qui mérite ce nom. S’il est vrai que celle-ci aurait été nettement plus grave en cas de rejet des bilatérales, le oui à ces dernières ne doit pas servir de prétexte pour ne pas prendre toutes les mesures nécessaires et possibles afin de lutter contre le chômage. L’Union syndicale suisse (USS) a récemment présenté un train de mesures re­présentant environ 1 pour cent du produit intérieur brut, celles annoncées et préparées à ce jour par la Confédération étant largement insuffisantes. Ce train de mesures est «&nbsp;la&nbsp;» solution qui s’impose aujourd’hui. Et le oui du 8 février constitue une bonne base pour l’appliquer.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-300</guid><pubDate></pubDate><title>Lacunaire, la législation suisse doit être améliorée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/lacunaire-la-legislation-suisse-doit-etre-amelioree</link><description>La crise bancaire et les tragiques événements de la maison de retraite « Paradies » à Zurich rappellent à quel point il est important que des faits répréhensibles (de la mal-traitance à la protection des délinquants fiscaux) commis à l’intérieur d’une entreprise soient signalés à l’employeur, aux autorités, voire, si ni employeur ni autorité ne pren¬nent des mesures, au grand public. Malheureusement, le droit suisse, contrairement aux législations de la plupart des pays développés, est bien lacunaire à ce chapitre... </description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse protège fort mal les salarié(e)s qui signalent de tels faits. Ils sont en effet sou­vent licenciés, car leur employeur considère qu’en signalant ces faits, ils violent leur de­voir de fidélité. Et, même lorsqu’ils finissent par obtenir gain de cause, ce n’est qu’après de longues années de procès, qu’ils ont dû assumer seuls, tout en ayant été parfois stig­matisés comme «&nbsp;traîtres&nbsp;» dans leur propre branche. C’est ce qui est arrivé à un employé de banque tessinois dans un cas récemment jugé par le tribunal fédéral. Un autre do­maine où une meilleure protection contre le licenciement en cas de signalement de faits répréhensibles est celui de la santé. En effet, le personnel soignant est souvent le premier à remarquer les mauvais traitements que subissent les pensionnaires de homes ou maisons de retraite. C’est d’autant plus important si les personnes concernées sont trop âgées, malades ou handicapées pour se plaindre ou n’ont pas de proches qui pourraient interve­nir. Malheureusement, les employé(e)s qui dénoncent ces mauvais traitements perdent souvent leur emploi, et sont même parfois mis sur une «liste noire» de personnes à ne pas réengager. De nombreux syndicats, notamment le SSP Vaud, se battent d’ailleurs avec vigueur pour améliorer leur situation. 
</p><h3>Le conseil fédéral à contre-courant </h3><p>Le Conseil fédéral avait été chargé en son temps, suite à l’adoption de la motion Gysin (PS/BL), de mieux protéger les whistleblowers contre le licenciement. Cette proposition s’inscrit dans une tendance mondiale à mieux défendre ce groupe de personnes, ainsi que le montre l’exemple de Barack Obama qui en a fait un des points forts de sa campagne et de son mandat. Malheureusement, l’avant-projet du gouvernement helvétique, qui vient d’être mis en consultation, rate largement sa cible. Le Conseil fédéral, s’appuyant sur le dogme de la «&nbsp;liberté contractuelle&nbsp;», se contente en effet d’appliquer la procédure habi­tuelle en cas de licenciement abusif&nbsp;aux travailleurs et travailleuses qui signalent des faits répréhensibles et se font ensuite licencier. Malheureusement, une telle «&nbsp;protection&nbsp;» n’a pas d’effet dissuasif sur l’employeur et est donc inefficace. Elle ne donne en effet droit qu’à une indemnité d’en moyenne deux à trois mois de salaire. Et, une fois le licen­ciement prononcé, il ne peut être révoqué, si bien que la personne concernée se retrouve sans emploi, alors même qu’elle défendait un intérêt public légitime. Il faut aussi relever ici que les travailleurs et travailleuses qui signalent des faits répréhensibles se trouvent souvent dans une situation plus précaire que d’autres employé(e)s victimes d’un licen­ciement abusif. Ils ont, comme dans l’exemple évoqué plus haut, beaucoup de peine à retrouver un emploi dans leur branche, car ils n’obtiennent souvent pas de bon certificat de travail. L’employé de banque tessinois concerné, a dû, pendant les quatre ans qu’a duré la procédure, assumer seul les frais de sa défense et affronter des difficultés à re­trouver un emploi à cause de son licenciement, pour n’obtenir au final qu’une indemnité sans grand effet sur son ex-employeur. L’Organisation internationale du Travail (OIT), en acceptant la plainte de l’USS pour violation de la convention 98 sur la liberté syndicale, a d’ailleurs admis que le licenciement abusif au sens de la loi&nbsp;est une protection insuffi­sante. 
</p><p>Cette trop faible protection risque d’avoir pour effet de dissuader les employé(e)s qui remarquent des activités répréhensibles de les dénoncer. En effet, il y a fort à parier que de nombreux whistleblowers potentiels, lorsqu’ils mettront en balance leur propre intérêt (conserver leur emploi) avec un intérêt public incertain, privilégieront nettement le pre­mier. Ainsi, la réglementation proposée risque fort de rester lettre morte. 
</p><h3>Le licenciement d’un whistleblower doit être annulable</h3><p>Pour ces raisons, l’USS a exigé une amélioration concrète de la protection contre le licen­ciement, par exemple en introduisant une possibilité d’annuler le congé sur le modèle de la loi sur l’égalité. Il est en effet indispensable que les salarié(e)s, par nature très bien placés pour découvrir des faits répréhensibles qui se passent sur leurs lieux de travail, puissent les dénoncer sans risquer des représailles. Le Conseil fédéral admet d’ailleurs dans son rapport explicatif qu’une telle protection serait efficace, mais, aveuglé par le dogme de la liberté contractuelle, il a tout de même renoncé à cette possibilité, malgré ses avantages évidents. Pourtant, comme toute liberté, la liberté contractuelle doit pouvoir être limitée quand un intérêt public l’exige. Or, lorsqu’il s’agit de dénoncer des maltrai­tances comme de débusquer des fraudeurs au fisc, l’intérêt public est évident.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-301</guid><pubDate></pubDate><title>Le Syndicat de la Communication organise la résistance</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-syndicat-de-la-communication-organise-la-resistance</link><description>Actuellement, suivant un plan précis, des équipes du Syndicat de la Communication passent d’un village à l’autre et d’un quartier à l’autre pour informer les gens des menaces qui planent sur leur poste et les appeler à résister. L’entreprise de la Poste a en effet à nouveau « libéré » un virus appelé à hâter la mort des offices de poste. Mais elle a oublié que le syndicat, lui, est encore bien vivant. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de la Poste n’est pas nouveau. Au contraire. Le géant jaune a déjà fermé 1500 offices de poste ces dix dernières années. En automne 2004, une initiative populaire des syndicats, qui visait à protéger les rescapés, a échoué d’un poil en votation. Et au­jourd’hui, en janvier dernier, la Poste annonce qu’elle veut en fermer 500 de plus. Le Syndicat de la Communication et les postières et postiers n’ont pas hésité une seule se­conde&nbsp;: il faut combattre ce démantèlement&nbsp;! Car il revient à trahir le mandat confié à la Poste concernant le service universel et l’infrastructure postale. L’enjeu n’est donc pas uniquement de maintenir des emplois de qualité, mais aussi de garantir à tous les groupes de la population de toutes les régions du pays toute la palette des prestations de la Poste dans des offices situés à une distance convenable. Tel est le mandat de service universel que la Poste est chargée d’honorer. Un mandat qui a son importance et sa justification d’un point de vue de politique régionale&nbsp;; cela, même à l’ère d’Internet. Or une Poste qui réduit son réseau de 20&nbsp;% ou ne compense que de manière insuffisante les effets de ses restructurations ne peut plus prétendre remplir ce mandat. 
</p><h3>La Poste nous appartient, alors…</h3><p>La Poste appartient à la population. C’est pourquoi cette dernière doit rappeler à l’ordre la direction de cette entreprise. Le Syndicat de la Communication est clair. Et pour appuyer son appel, il a lancé des équipes chargées de se rendre dans le plus grand nombre de lo­calités et de quartiers dont l’office de poste est menacé, une action qui durera jusqu’à fin mai. Afin de vraiment pouvoir venir à bout de cette mission, les secrétaires régionaux du syndicat, aidés par des militant(e)s, se sont donnés un plan de marche qui doit leur per­mettre d’expliquer l’importance de ce combat. 
</p><p>Mais le Syndicat de la Communication ne mise pas uniquement sur l’information et la mobilisation sur les lieux concernés. Il a aussi lancé une pétition qu’il est aussi possible de signer en ligne[1]. Les communes touchées par ce démantèlement seront aussi abordées et informées comme il se doit. Car elles aussi doivent réagir et se défendre.  
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0509_EA_Offices-postaux_Petition.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> La pétition «&nbsp;NON à un nouveau démantèlement du réseau postal&nbsp;!&nbsp;» peut être signée sur le site suivant&nbsp;: &nbsp;<a href="http://www.reseaupostal.ch/">www.reseaupostal.ch</a>.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-302</guid><pubDate></pubDate><title>« À dire vrai, le discours tenu par l’État sur les programmes conjoncturels est pu-rement et simplement de la poudre aux yeux »</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/a-dire-vrai-le-discours-tenu-par-l-etat-sur-les-programmes-conjoncturels-est-pu-rement-et-simplement-de-la-poudre-aux-yeux</link><description>Il y a peu, l’Union syndicale suisse (USS) a demandé avec insistance aux autorités un troisième programme conjoncturel. Un programme à la réalisation duquel c’est mainte-nant qu’il faut s’atteler. Pourquoi cette demande et d’autres qui ont déjà été formulées plus tôt ? Une interview avec </description><content:encoded><![CDATA[<p><b>uss-infos&nbsp;: Une nouvelle et importante mesure que devra prévoir le troisième programme conjoncturel demandé par l’USS est l’augmentation de 10&nbsp;% des indemnités journalières de chômage et leur prolongation à 520 jours. N’est-ce pas trop généreux à une époque où il s’agit de se serrer la ceinture&nbsp;?</b></p><p>DL&nbsp;: Désormais, l’économie suisse ne dépend plus que de la consommation. Le chômage se développant, le pouvoir d’achat des gens va diminuer, ce qui, à son tour, entraînera une baisse de la consommation. Nous devons briser ce cercle vicieux, d’autant plus que l’État veut, lui aussi, entamer ce pouvoir d’achat à travers la hausse de 5 à 10&nbsp;% des primes versées aux caisses-maladie, de la taxe sur le CO<sub>2</sub>, du prix de l’électricité et l’assainissement des caisses de pensions. Ce qui revient à jeter tant et plus de l’huile sur le feu. Des contre-mesures s’imposent donc. Les plus importantes d’entre elles sont&nbsp;: des indemnités journalières de chômage plus élevées et servies plus longtemps et une réduc­tion plus importante des primes des caisses-maladie. Cela aura aussi une incidence so­ciale positive, empêchant notamment que les familles concernées ne se retrouvent tout à coup à l’aide sociale.&nbsp; 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: N’y a-t-il aucun risque d’abus&nbsp;? Si, en tant que chômeur, je touche désormais 90 % de mon salaire et que je peux travailler un peu au noir, j’aurai alors plus d’argent et de temps libre qu’avant, non&nbsp;?</b></p><p>DL&nbsp;: C’est totalement faux&nbsp;! Le chômage est une épreuve difficile. Personne ne choisit de la vivre, et surtout pas en pleine crise. En outre, les offices régionaux de placement (ORP) contrôlent minutieusement si les chômeuses et chômeurs cherchent sérieusement un emploi. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: L’USS maintient ses anciennes revendications, à savoir&nbsp;: un programme d’investissement d’au moins 5 milliards de francs. Pourquoi ce programme apparaît-il si centré sur la construction&nbsp;? Cette dernière ne s’est en effet pas encore effondrée, alors que l’industrie d’exportation est frappée de plein fouet par la crise.</b></p><p>DL&nbsp;: À dire vrai, le discours tenu par l’État sur les programmes conjoncturels est pure­ment et simplement de la poudre aux yeux. En 2010, les pouvoirs publics, c’est-à-dire la Confédération, les cantons, les communes et les assurances sociales ne vont pas stabiliser, mais <i>dé</i>stabiliser l’économie. Ils vont le faire en augmentant des coûts et en faisant des cadeaux déplacés&nbsp;; cela, pour un montant de 7 milliards de francs. En effet, les cantons et les communes préparent des programmes d’austérité au lieu d’augmenter leurs dépenses comme c’est nécessaire pour combattre activement la crise. Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz va prochainement demander des trains de mesures d’économie parce qu’à cause des cadeaux fiscaux et des calculs erronés qui découlent du frein à l’endettement, il annoncera des déficits «&nbsp;structurels&nbsp;». On économisera alors d’abord dans les investisse­ments, parce que c’est le plus facile à faire. En anticipant des projets de construction prêts à être réalisés, nous ne ferons qu’empêcher le pire. De plus, dès le deuxième semestre 2009, la construction va commencer à se ressentir de la mauvaise conjoncture et cela, tant en ce qui concerne la construction de logements que de bureaux. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Mais cela aidera-t-il l’industrie&nbsp;?</b></p><p>DL&nbsp;: Pour la construction d’infrastructures, il faut aussi des ingénieurs et des planifica­teurs&nbsp;; pour l’assainissement des bâtiments, on mobilise également l’artisanat technique et, donc, en second ressort l’industrie. Enfin, nous demandons aussi que des moyens considérables soient affectés à l’amélioration de la formation dans le domaine de l’accueil extrafamilial des enfants. Au surplus, nous favorisons l’industrie avant tout en combattant la cherté du franc, une politique que la Banque nationale mène d’ailleurs au­jourd’hui. Mais pour ce faire, elle doit pouvoir collaborer efficacement avec d’autres pays. Or tous ces derniers soutiennent la conjoncture en leur sein et, de ce fait, aussi la conjoncture mondiale. Ils attendent que la Suisse y contribue aussi. Si nous répondons présents, alors nous pourrons compter sur l’aide des autres banques centrales lorsque nous combattons un franc trop fort.&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-84</guid><pubDate></pubDate><title>Pas comme ça !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-comme-ca</link><description>Le projet de réseaux de soins intégrés (« managed care ») adopté par les Chambres fédérales lors de leur session d’automne est désormais combattu par voie référendaire. L’USS fait aussi partie du camp de ceux qui n’en veulent pas. Car, cette réforme alourdira la charge supportée par les assuré(e)s et recèle aussi de nouveaux risques. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) est favorable aux soins intégrés. C’est pourquoi, avec le Syndicat suisse des services publics (ssp), l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) et d’autres organisations professionnelles du secteur de la santé, elle a mis au point le modèle de l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé. L’USS doit toutefois quand même rejeter le projet adopté au Parlement, d’autant plus que les assuré(e)s ont déjà été les dindons de la farce des autres récentes réformes en matière de santé et parce qu’il n’y a toujours pas de volonté politique suffisante pour atténuer les effets du système antisocial de primes individuelles en hausse constante&nbsp;; cela, au moyen d’une réduction des primes liée à un objectif social appliqué dans tout le pays.
</p><p>Le nouveau régime du financement des soins et le financement hospitalier sont des exemples de ces réformes «&nbsp;malheureuses&nbsp;». Dans le premier cas, la solution fédéraliste choisie a pour effet d’accroître les charges des personnes dépendantes de soins dans une mesure telle que le Surveillant des prix s’en est alarmé&nbsp;! Dans le deuxième cas, le financement hospitalier aura pour effet, vu l’absence de mesures d’accompagnement, d’accentuer la pression sur le personnel de la santé. Lors de la journée d’action du 22 septembre 2011, des milliers de travailleurs et travailleuses de la santé ont manifesté pour protester contre leurs difficiles conditions de travail. Quant aux soins intégrés, ce projet relèvera la quote-part maximale pour la faire passer de 700 à 1&nbsp;000 francs par an. S’y ajoutera une hausse de la quote-part en pour-cent (par prestation) de 10 à 15&nbsp;%. Cela, sans pour autant que les assuré(e)s bénéficient de prestations supplémentaires par rapport à aujourd’hui. Au contraire même, comme avec les autres réformes, ils se feront encore plus plumer. Seuls ceux et celles d’entre eux qui choisiront un réseau de soins intégrés verront leur quote-part annuelle baisser de 200 francs. 
</p><p>De plus, ce projet octroie beaucoup trop de pouvoir aux caisses-maladie. Et, parmi les autres dangers qu’il recèle encore, mentionnons la «&nbsp;coresponsabilité budgétaire&nbsp;» des réseaux, qui pourra entraîner un rationnement des prestations. De fait, comme les déficits devront être supportés par le réseau, des prestations nécessaires risquent d’être refusées ou limitées. En outre, les caisses seront libres de conclure des contrats avec les réseaux de leur choix et, qui plus est, elles ne seront même pas obligées de proposer des réseaux à leurs assuré(e)s. Dans la pratique, cela pourra déboucher par un énorme embrouillamini. 
</p><p>En résumé, bien que raisonnable en soi, le concept de soins intégrés présente, en l’état, des inconvénients dangereux et antisociaux. C’est pourquoi l’USS n’en veut pas et soutient donc le référendum qui a été saisi contre lui. 
</p><p>Plus&nbsp;: <a href="http://www.managed-care-non.ch/" target="_blank" rel="noreferrer">www.managed-care-non.ch</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-303</guid><pubDate></pubDate><title>Eppur si muove !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/eppur-si-muove</link><description>Pouvoir mieux concilier travail professionnel et travail familial, telle est la revendication fondamentale de toutes celles et tous ceux qui veulent instaurer l’équité entre les sexes. Au plus tard depuis l’Assemblée des délégué(e)s de l’Union syndicale suisse (USS) qui s’est tenue le 3 novembre 2008, la centrale syndicale a inscrit ce point parmi les toutes premières priorités de son agenda. Un rapide coup d’œil le montre : « Eppur si muove ! », quelque chose a en effet quand même bougé depuis lors à ce chapitre.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux">C’est à une nette majorité que le Conseil national a, lors de sa session de printemps qui vient de prendre fin, décidé de prolonger le programme d’impulsion pour la création de structures d’accueil de la petite enfance. Grâce à ces incitations financières en vigueur depuis février 2003, près de 24&nbsp;000 nouvelles places ont été aménagées partout en Suisse dans des crèches. Mais il en manque encore pour près de 120’000 enfants, comme l’a fait apparaître une publication de la commission fédérale de coordination pour les questions familiales faisant le point sur cette question (2.2009). Les besoins sont donc énormes et il faut aussi que les prochaines incitations financières soient augmentées. </p><h3><span lang="FR">Investir dans la qualité, c’est-à-dire dans la formation </span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le développement demandé devra aussi garantir la qualité. Pour ce faire, tant l’effectif que la formation du personnel concerné devront être suffisants. Les structures d’accueil des enfants sont donc tenues d’offrir plus de places de formation et l’USS demande qu’elles reçoivent une contribution financière pour chaque formation terminée. Ce serait là un pas important dans la bonne direction. Le programme d’impulsion pour la création de structures d’accueil de la petite enfance ne doit donc pas être seulement prolongé, mais aussi amélioré qualitativement. L’USS a repris cette revendication dans son programme anticrise.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Pour leur part, les femmes du Syndicat des services publics (ssp) ont mis au point des directives qualitatives pour les structures d’accueil du jour. La brochure publiée par elles&nbsp;en février dernier montre que la qualité n’est pas uniquement une revendication «&nbsp;anémi­que&nbsp;», car nous avons aussi besoin que des critères de qualité figurent dans la loi. La révi­sion de l’ordonnance sur le placement d’enfants – qui ne s’est que trop fait attendre – est une bonne occasion pour ce faire. La présidente du ssp, Christine Goll, ne baisse pas la garde&nbsp;: lors de la session parlementaire du printemps, elle a justement posé une question sur l’avancement de ces travaux de révision et sur la prise en compte de critères de qua­lité. </span></p><h3><span lang="FR">Des interventions dans les cantons</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le 20 février 2009, la gauche genevoise a lancé une initiative populaire demandant l’introduction dans la constitution cantonale d’un droit pour la petite enfance à une place d’accueil dans une crèche. En ville de Berne aussi, une initiative populaire lancée par le Parti socialise a été déposée et à Zurich, on votera cette année encore sur celle des syndi­cats, intitulée «&nbsp;Ja zur Kinderbetreuung&nbsp;» («&nbsp;Oui à l’accueil des enfants&nbsp;»). Là, également, c’est le droit à une place d’accueil qui est revendiqué. </span></p><h3><span lang="FR">Congé de maternité et de paternité&nbsp;: on progresse</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le développement des allocations de maternité fait aussi partie des revendications de l’USS. Les deux conseillères nationales et syndicalistes Christine Goll et Franziska Teu-scher (coprésidente de la commission féminine de l’USS) ont déposé des interven­tions sur la question. La présidente du ssp demande un développement progressif de l’allocation en cas de maternité pour en faire passer le versement de 14 à 18 semaines. Et l’intervention de Franziska Teuscher a pour but de régler le versement d’allocation dans tous les cas où une lacune survient entre l’accouchement et le congé de maternité. C’est là quelque chose d’important pour les femmes dont l’enfant, par exemple, doit rester à l’hôpital après sa naissance. Enfin, le syndicat des médias SSM a réussi, dans la CCT qu’il a conclue avec la SSR, à faire inscrire un congé de paternité de 10 jours. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Et n’oublions pas non plus que le congrès des femmes de l’USS, qui se tiendra les 20 et 21 novembre prochains, sera entièrement consacré au thème de la compatibilité entre travail professionnel et travail familial. Il permettra de ce fait de dresser des bilans, d’en débattre et de formuler des revendications (nouvelles&nbsp;?).</span></p><div><div id="ftn1"></div></div><p></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-297</guid><pubDate></pubDate><title>Contre la crise : emplois et sécurité sociale ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/contre-la-crise-emplois-et-securite-sociale</link><description>Appel de l’USS pour le 1er Mai 2009</description><content:encoded><![CDATA[<p>Qui a provoqué la crise&nbsp;? Les managers et les banquiers à la recherche effrénée du profit à tout prix. Qui paie les pots cassés&nbsp;? Les honnêtes gens. Ospel et les autres spéculateurs en chef ont perdu leur honneur, les travailleuses et les travailleurs leur emploi. C’est intolérable&nbsp;! Nous nous opposons absolument à ce que la crise se résolve sur le dos des personnes de condition modeste&nbsp;! La balle est dans le camp du patronat et de la classe politique.
</p><p>Les dernières années ont été prospères pour la plupart des employeurs. Ils ont empoché les bénéfices ou constitué des réserves. Ils disposent donc des ressources nécessaires pour endiguer la crise. Nos exigences&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Pas de licenciement maintenant&nbsp;!</b> Le chômage partiel est, à la rigueur, une solu­tion possible.</li><li><b>Offensive de formation continue&nbsp;:</b> comme le volume de travail diminue, c’est maintenant que les entreprises doivent former leur personnel et recevoir pour ce faire le soutien des pouvoirs publics&nbsp;; ainsi, nous serons parés pour le moment où l’économie redémarrera.</li><li><b>Hausse des salaires pour tous et toutes,</b> et en particulier des salaires minimaux&nbsp;: pas de salaire inférieur à 3500&nbsp;francs&nbsp;; ou 4500&nbsp;francs pour les personnes au béné­fice d’une formation&nbsp;!</li><li><b>Suffisamment de places d’apprentissage</b> pour les jeunes&nbsp;! Engagement dans l’entreprise des apprenti(e)s qui y ont achevé leur formation&nbsp;!</li></ul><p>&nbsp;</p><p>L’État doit lui aussi lutter énergiquement contre la crise. Quand l’embrasement généralisé menace, on ne se sert pas d’un tuyau d’arrosage pour y faire face. Alors qu’il apparaît toujours plus clairement que les banquiers agissent sans scrupule aucun, l’État n’a pas le droit de qualifier d’acceptable l’entêtement de l’UBS à vouloir verser des bonus. Obama, et Brown, ainsi que Sarkozy et Merkel lancent d’énormes programmes conjoncturels, tandis que notre classe politique bourgeoise se contente de quelques petits projets. C’est inacceptable&nbsp;! Nos revendications&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Des programmes d’investissement de 5&nbsp;milliards de francs au bas mot&nbsp;!</b> L’État a généreusement volé au secours de l’UBS. Maintenant, il doit mettre les excédents de ces dernières années au service de l’emploi. Cette politique a un double avan­tage&nbsp;: l’argent investi reviendra dans les caisses publiques et l’État encouragera une reconversion écologique attendue depuis trop longtemps.</li><li><b>Renforcement du pouvoir d’achat&nbsp;:</b> il faut non seulement relever les salaires, mais également stabiliser les primes de caisse-maladie ou augmenter leur réduction. Une forte augmentation des allocations familiales est tout aussi nécessaire. De la sorte, c’est le pouvoir d’achat des bas et moyens revenus qui s’accroîtra, là où c’est le plus nécessaire et le plus efficace. Les programmes de baisse d’impôts de Mon­sieur Merz n’avantageront que les personnes d’ores et déjà aisées. Ces cadeaux ont le double inconvénient d’être inéquitables et de ne pas stimuler la conjoncture.</li></ul><p>La droite veut démanteler les prestations sociales sans se soucier du prix que les person­nes devront alors payer. Les fossoyeurs du social font penser à ces apprentis sorciers qui laissent pourrir, voire veulent supprimer, les protections anti-avalanches avant l’hiver le plus enneigé de mémoire d’homme&nbsp;! Ici aussi, nous opposons une fin de non-recevoir à toute solution qui ferait payer la crise aux personnes de condition modeste&nbsp;! Nos exigen­ces&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Une assurance-chômage efficace&nbsp;:</b> pas de réduction des prestations&nbsp;!</li><li><b>La consolidation de l’AI&nbsp;:</b> l’UDC et l’USAM veulent faire traîner encore plus le dossier du financement de l’AI, avant de mettre les prestations en coupe réglée sous prétexte d’endettement excessif&nbsp;; nous devons opposer un non catégorique à ces manœuvres&nbsp;!</li><li><b>Pas de réduction des prestations dans la 11<sup>e</sup> révision de l’AVS&nbsp;!</b> Sinon, nous ferons en sorte qu’elle échoue à nouveau devant le peuple.</li><li><b>Non au pillage des rentes du deuxième pilier&nbsp;!</b> Nous combattrons l’abaissement du taux de conversion minimal.</li></ul><p>Nous refusons de payer les pots cassés par les profiteurs dont la cupidité a provoqué la crise. Nous ne tolérerons pas que l’égalité des sexes, l’égalité salariale et le développe­ment de l’accueil extrafamilial des enfants fassent les frais de la crise. En tenant compte des demandes des salarié(e)s, nous garantissons davantage de cohésion sociale, davantage de justice. C’est cette lutte que livrent les syndicats. Une lutte qu’il vaut la peine de livrer.</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-296</guid><pubDate></pubDate><title>I’m busy</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/i-m-busy</link><description>Contribution littéraire à l’occasion du 1er Mai 2009 </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p><i>«&nbsp;Pour moi, un travailleur est quelqu’un que la perte de son travail plonge dans des diffi­cultés existentielles, quelqu’un qui vit exclusivement de son travail.&nbsp;»</i> - Peter Bichsel
</p><p>&nbsp;</p><p>Est-ce toi&nbsp;? 
</p><p>C’est toi.
</p><p>Celui qui rénove ma maison. Celle qui décore mon appartement. Celui qui répare mon vélomoteur et, accessoirement, masse mes muscles fourbus.&nbsp; 
</p><p>Tu t’es solidarisé et descends dans la rue pour défendre les emplois.&nbsp; 
</p><p>Parce que c’est toi&nbsp;: celui qui sait qu’il sera le premier à être licencié. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Est-ce moi&nbsp;? 
</p><p>Ce n’est pas moi. 
</p><p>Je suis celui qui écrit tes textes. Celle qui compose tes sons et tes images. Celui qui trans­pose tes phrases en allemand et, accessoirement, met en scène une pièce de théâtre.&nbsp; 
</p><p>J’ai acquis mon indépendance et dois à présent me débrouiller tout seul en permanence. Je suis à mon compte et j’avance délibérément en terrain glis­sant. Je me suis organisé différemment. J’utilise le mot&nbsp;«&nbsp;informel&nbsp;» et, à part ça, je parle le plus souvent anglais.
</p><p>Et pourtant c’est moi&nbsp;: celui qui sait qu’il sera la première victime des mesu­res d’économies. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Est-ce lui&nbsp;? 
</p><p>Ce n’est pas lui. 
</p><p>C’est le type en complet qui joue en bourse mes cachets et les perd. Qui di­vise par deux ce que j’ai épargné et, accessoirement, toise mon vélo du haut de son 4x4. 
</p><p>Il n’a pas réussi grand-chose. Et a même gravement échoué dans beaucoup de domaines.&nbsp; 
</p><p>Et néanmoins c’est lui&nbsp;: celui qui sait qu’il sera la première victime des mesu­res de ratio­nalisation. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Sommes-nous tous ces gens&nbsp;? La génération du 1<sup>er</sup> mai. Des syndicats. Et du 
</p><p>prolé-
</p><p>prolé-
</p><p>tariat&nbsp;? 
</p><p>&nbsp;</p><p>Oui, peut-être&nbsp;: sous le règne du libre marché. Rendus égaux dans la peur et la peur nous fait tous marcher – nous incite à poursuivre sur notre lancée.&nbsp; 
</p><p>&nbsp;</p><p>Est-ce lui&nbsp;?&nbsp; Est-ce toi&nbsp;? 
</p><p>Non, non, ce n’est pas moi. 
</p><p>&nbsp;</p><p>I’m busy.
</p><p>I’m busy!
</p><p>&nbsp;</p><p>Ce n’est certainement pas moi –
</p><p>&nbsp;</p><p><i>(N.B. : SVP, régler la facture dans les 30 jours. Merci pour le mandat.)</i>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
</p><p>******
</p><h3>Simon Froehling</h3><p>Né en 1978. A la double nationalité suisse et australienne. Vit à Zurich. Lauréat du Prix Eli­sabeth Gerter 2008 pour sa nouvelle «&nbsp;Frl. Anja abseits&nbsp;» (décerné par l’association Panto­graf, l’Union syndicale suisse et la Literaturhaus Basel). Ses pièces de théâtre lui ont no­tamment valu le Prix de l’écriture théâtrale de la Société Suisse des Auteurs (SSA) et le Prix du public des 2<sup>es </sup>Journées littéraires de St-Gall. En juin 2009, le Schlachthaus Theater de Berne et le Theater Winkelwiese de Zürich donneront «&nbsp;und dunkel und hell&nbsp;», pièce écrite par Ruth Schweikert et Simon Froehling (www.schlachthaus.ch / <a href="http://www.winkelwiese.ch/">www.winkelwiese.ch</a>).
</p><p>(Traduction française: Frédéric Terrier)
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-2</guid><pubDate></pubDate><title>Sécurite sociale : Les nouveautés de 2011</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/securite-sociale-les-nouveautes-de-2011</link><description>Qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui ne change pas ? Ci-après, un aperçu des principales nouveautés concernant les prestations et les cotisations des assurances sociales à partir de 2011.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Assurance-vieillesse et survivants (AVS)</h3><p><b>Adaptation des rentes&nbsp;:</b> cette année, les rentes AVS sont adaptées à l’évolution des salaires et des prix et sont donc les suivantes&nbsp;:</p><table summary><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">Minimum</th><th scope="col">Maximum</th></tr></thead><tbody><tr><td>Rente de vieillesse</td><td>1 160.-</td><td>2 320.-</td></tr><tr><td>Montant maximal pour couple</td><td></td><td>3 480.-</td></tr><tr><td>Rente de veuve/veuf</td><td>928.-</td><td>1 856.-</td></tr><tr><td>Rende d'orphelin et d'enfant</td><td>464.-</td><td>928.-</td></tr></tbody></table><p>Les allocations pour impotents sont aussi augmentées dans la même mesure. Peuvent en bénéficier les rentiers et rentières AVS qui ont besoin d’une aide de tiers pour accomplir les «&nbsp;actes ordinaires de la vie&nbsp;», de soins ou d’un accompagnement constants. Pour une impotence grave, l’allocation correspond à 80&nbsp;% de la rente AVS minimale (Fr.&nbsp;928.-), pour une impotence moyenne, à 50&nbsp;% (Fr.&nbsp;580.-) et, pour une impotence faible, les personnes vivant encore la maison ont droit à une allocation de Fr.&nbsp;232.- (20&nbsp;%).
</p><p><b>Hausse des cotisations AVS/AI/APG (allocations pour perte de gain) des indépendant(e)s et des personnes sans activité lucrative&nbsp;: </b>la cotisation annuelle minimale passe de Fr.&nbsp;460.- à Fr.&nbsp;475.-. 
</p><p>Les indépendant(e)s dont le revenu annuel se monte au moins à Fr.&nbsp;55&nbsp;700.- paient désormais 9,7&nbsp;% de cotisations AVS/AI/APG. Les cotisations des revenus inférieurs, jusqu’à Fr.&nbsp;9300.-, baissent. Le revenu tiré d’une activité indépendante exercée à titre accessoire ne dépassant pas Fr.&nbsp;2300.- par année (anciennement&nbsp;: Fr.&nbsp;2200.-) n’est pas soumis à cotisation. Les ménages privés et les employeur(e)s du domaine de la culture doivent par contre cotiser de toute façon. 
</p><p>La cotisation minimale pour l’assurance facultative passe de Fr. 892.- à Fr. 904.-. 
</p><p><b>Révision&nbsp;:</b> nous avons réussi à faire échouer au niveau du Parlement fédéral une triste 11<sup>e</sup> révision de l’AVS. En 2011 est prévue une révision dite «&nbsp;technique&nbsp;», qui n’est pas contestée et prévoit des adaptations nécessaires au fonctionnement de l’assurance.
</p><h3>Assurance-invalidité (AI)</h3><p><b>Adaptation des rentes&nbsp;:</b> en 2011, les rentes de l’AI sont augmentées comme celles de l’AVS, à savoir&nbsp;:</p><table summary><thead><tr><th scope="col">Rente</th><th scope="col"><span>Rente compléte</span></th><th scope="col"><i>¾ de rente</i></th><th scope="col"><i>½ rente</i></th><th scope="col"><i>¼ de rente</i></th></tr></thead><tbody><tr><td>Rente d'invalidité*</td><td>1160.-/2320.-<table summary style="font-size: 12px; "><tbody style="font-size: 12px; "></tbody></table></td><td>870.-/1740.-<table summary style="font-size: 12px; "><tbody style="font-size: 12px; "></tbody></table></td><td>580.-/1160.-<table summary style="font-size: 12px; "><tbody style="font-size: 12px; "></tbody></table></td><td>290.-/580.-</td></tr><tr><td>Rente pour enfant*<table summary style="font-size: 12px; "><tbody style="font-size: 12px; "></tbody></table></td><td>494.-/928.-<table summary style="font-size: 12px; "><tbody style="font-size: 12px; "></tbody></table></td><td>348.-/696.-<table summary style="font-size: 12px; "><tbody style="font-size: 12px; "></tbody></table></td><td>232.-/464.-<table summary style="font-size: 12px; "><tbody style="font-size: 12px; "></tbody></table></td><td>116.-/232.-</td></tr></tbody></table><p><i>* Rente minimale/maximale</i></p><p>Les allocations pour impotents de l’AI sont également augmentées de manière analogue à celles de l’AVS.
</p><p><b>Hausse de la TVA&nbsp;: </b>afin de désendetter l’AI, la TVA est relevée de 0,4&nbsp;% (resp. 0,2&nbsp;% et 0,1&nbsp;% pour le taux réduit) en 2011. Ainsi, son nouveau taux est de 8&nbsp;% (resp. 3,8&nbsp;% et 2,5&nbsp;%). Cette hausse est limitée dans le temps. Pour l’AI, il en résultera des recettes supplémentaires de 1,1 milliard de francs par année. Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2011, l’AVS, l’AI et les APG ont chacune leur propre fonds de compensation. Afin de garantir la transparence et la séparation de ces assurances au plan financier, ces trois fonds doivent tenir une comptabilité séparée. Le subventionnement croisé entre eux n’est pas autorisé.
</p><p><b>Révisions&nbsp;:</b> concernant l’AI, on passe d’une révision à une autre. La 5<sup>e</sup> n’est en vigueur que depuis trois ans et, en 2011 déjà, le Parlement adoptera la 6a, qui prévoit des adaptations radicales des rentes et demande des prestations d’intégration, mais sans rien imposer aux employeurs. En 2011 aussi, le Conseil fédéral soumettra aux Chambres la révision 6b, qui remet en question l’ensemble du système de rentes. 
</p><p>Allocations pour perte de gain en cas de service et de maternité (APG)
</p><p><b>Hausse des cotisations&nbsp;: </b>le taux de cotisation aux APG est augmenté de 0,2&nbsp;% et passe à 0,5&nbsp;%. Les cotisations AVS/AI/APG totales se montent désormais à 10,3&nbsp;%. 
</p><p>Cette hausse tient compte des dépenses supplémentaires dues aux allocations en cas de maternité. Le Conseil fédéral était parti de l’idée que les cotisations devraient être augmentées en 2008 déjà. Étant donné l’évolution économique positive, le produit des APG a été plus élevé que prévu, si bien que les réserves du fonds ont permis de financer plus longtemps les dépenses.
</p><h3>Prévoyance professionnelle (2<sup>e</sup> pilier)</h3><p>Les <b>montants limites</b> de la prévoyance professionnelle ont été augmentés et sont les suivants&nbsp;:</p><table summary><tbody><tr><td scope><span>Seuil d’entrée / salaire annuel minimal</span></td><td scope><span>20’880.-</span></td></tr><tr><td><span>Déduction de coordination</span></td><td><span>24'360.-</span></td></tr><tr><td><span>Limite supérieure du salaire annuel formateur de rente</span></td><td><span>83'520.-</span></td></tr><tr><td><span>Salaire coordonné maximal</span></td><td><span>59'160.-</span></td></tr><tr><td><span>Salaire coordonné minimal&nbsp;</span></td><td><span>3'480.-</span></td></tr></tbody></table><p><b>Taux d’intérêt minimal&nbsp;:</b> en 2011, le taux d’intérêt minimal LPP reste inchangé (2&nbsp;%). Il ne s’applique qu’aux avoirs obligatoires, donc pas aux avoirs extra-obligatoires (c’est-à-dire pré-obligatoires et surobligatoires).
</p><p><b>Taux de conversion minimal&nbsp;:</b> la baisse à 6,8&nbsp;% du taux de conversion minimal, décidée dans le cadre de la 1<sup>ère</sup> révision de la LPP, se poursuit comme prévu. Pour les hommes nés en 1946, qui prendront leur retraite (65 ans) en 2011, le taux de conversion appliqué est de 6,95&nbsp;%. Pour les femmes de 1947, qui prendront leur retraite (64 ans) en 2011, le taux appliqué est de 6,90&nbsp;%. Le taux minimal s’applique aux avoirs obligatoires. Pour les avoirs surobligatoires et dans les plans de prévoyance enveloppants, l’institution de prévoyance peut fixer un taux différent. Grâce à un référendum gagné le 7 mars 2010, il a été possible d’empêcher une nouvelle baisse à 6,4 % du taux de conversion. 
</p><p><b>Adaptation des rentes de survivant(e)s et d’invalidité à l’évolution des prix&nbsp;: </b>les rentes de survivant(e)s et d’invalidité du 2<sup>e</sup> pilier sont adaptées périodiquement à l’indice des prix à la consommation. Cette compensation du renchérissement doit avoir lieu pour la première fois après trois ans. Ainsi, depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2011, toutes les personnes qui touchent une telle rente depuis 2007, bénéficient de cette compensation. Leurs rentes de survivant(e)s et d’invalidité augmentent de 2,3&nbsp;%. Les rentes octroyées depuis 2006 sont adaptées au même rythme que les rentes AVS, ce qui correspond à une compensation du renchérissement de 0,3&nbsp;%. Les rentes versées depuis une date antérieure à 2006 ont été augmentées au 1<sup>er</sup> janvier 2009, en même temps que les rentes AVS. Elles n’ont pas été augmentées au 1<sup>er</sup> janvier 2011, parce que l’indice des prix à la consommation était moins élevé en septembre 2010 qu’en septembre 2008. Si les rentes dépassent le minimum légal prescrit, la compensation du renchérissement n’est pas obligatoire. L’adaptation des rentes est décidé par l’organe paritaire de l’institution de prévoyance qui décide aussi d’une éventuelle compensation du renchérissement pour les rentes en cours.
</p><p><b>Nouvelles possibilités de placement pour le capital de libre passage&nbsp;:</b> depuis 2011, les fondations de libre passage peuvent aussi effectuer des placements dans des fonds étrangers dont la distribution est autorisée en Suisse par la FINMA, l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers. En outre, il est également permis d’investir directement dans certains placements portant intérêts, comme les obligations de la Confédération ou des obligations de caisse.
</p><p><b>Fonds de garantie LPP&nbsp;:</b> la limite supérieure du salaire maximal pour lequel ce fonds garantit les prestations en cas d’insolvabilité de l’institution de prévoyance est désormais fixée à Fr.&nbsp;125&nbsp;280.-. Le taux de cotisation pour les subsides versés pour structure d’âge défavorable reste de 0,07&nbsp;%, celui pour insolvabilité baissant de 0,02&nbsp;% à 0,01&nbsp;%. 
</p><p><b>Mesures en faveur des travailleurs et travailleuses âgés&nbsp;: </b>les institutions de prévoyance professionnelle ont désormais la possibilité de prévoir que leurs assuré(e)s âgés, qui réduisent leur taux d’occupation dès 58 ans, pourront maintenir leur salaire assuré au même niveau que précédemment. Et aussi que les assuré(e)s qui aimeraient poursuivre leur activité professionnelle après l’âge ordinaire de la retraite pourront continuer à cotiser au 2<sup>e</sup>&nbsp;pilier jusqu’à 70 ans. Ces mesures font partie du premier volet de la réforme structurelle de la prévoyance professionnelle qui entrera en vigueur en trois étapes. La deuxième étape, qui durcira les prescriptions en matière de gouvernance des caisses de pensions, entrera en vigueur au 1<sup>er</sup> juillet 2011. 
</p><h3>Prestations complémentaires (PC)</h3><p>Les montants prévus pour la couverture des besoins vitaux sont les suivants&nbsp;: 
</p><p>personnes seules&nbsp;: Fr. 19&nbsp;050.- 
</p><p>couples&nbsp;: Fr. 28&nbsp;575.-
</p><h3>Assurance-maladie et nouveau régime de financement des soins</h3><p><b>Hausse des primes de caisses-maladie&nbsp;:</b> en moyenne, cette nouvelle hausse est, pour les adultes, de 6,5&nbsp;%, de 6,3 % pour les enfants et de 11,8&nbsp;%pour les jeunes adultes. Cette forte hausse pour les jeunes adultes s’explique par le fait que plusieurs assurances-maladie ont à nouveau baissé les rabais offerts sur les primes de cette tranche d’âge. 
</p><p><b>Hausse de la contribution aux frais de séjour hospitalier pour tous les adultes&nbsp;: </b>à ce jour, seules les personnes vivant seules devaient s’acquitter d’un montant de Fr.&nbsp;10 par jour en cas de séjour en hôpital. En 2011, ce montant passe à Fr.&nbsp;15.- et concerne désormais <b>tous</b> les adultes. Les enfants (0-18 ans) ne le paient pas, de même que les jeunes adultes (19-25 ans) en formation et les femmes séjournant à l’hôpital en cas de maternité.
</p><p><b>Contribution aux frais de soins&nbsp;: </b>le financement des soins fait l’objet d’une nouvelle réglementation dont le principal élément est que les caisses-maladie ne devront plus fournir de contribution qu’aux frais de soins et non à l’ensemble des frais, comme prévu initialement dans la loi de 1996. Cela signifie que nombre de pensionnaires de homes et de client(e)s des soins à domicile pourront devoir s’acquitter d’une contribution aux frais de soins. Celle-ci est actuellement d’au maximum Fr.&nbsp;21,60 par jour pour les personnes en homes (Fr.&nbsp;7884.- par an) et d’au maximum Fr.&nbsp;15,95 par jour pour les soins à domicile (Fr.&nbsp;5821,75 par an). Les cantons peuvent fixer des montants inférieurs. Aucune contribution ne doit être versée si les soins suivent directement un séjour hospitalier et ont été prescrits par un médecin de l’hôpital. Cette réglementation s’applique uniquement sur deux semaines. 
</p><h3>Assurance-accidents </h3><p><b>Pas d’adaptation des rentes&nbsp;:</b> les rentes d’invalidité et de survivant(e)s de l’assurance-accidents obligatoire restent inchangées en 2011 parce qu’il n’y a plus eu de renchérissement depuis la dernière adaptation de janvier 2009. Le montant maximum du gain assuré reste fixé à Fr.&nbsp;126&nbsp;000.- par an, respectivement Fr.&nbsp;346.- par jour.
</p><p><b>Révision&nbsp;:</b> la révision de la loi sur l’assurance-accident passera au Conseil des États en 2011, &nbsp;après avoir été rejetée en 2010 par le Conseil national.
</p><p>Assurance-chômage
</p><p><b>Hausse des cotisations&nbsp;: </b>0,2&nbsp;% (passage à 2,2&nbsp;%) pour tous les gains assurés jusqu’à Fr.&nbsp;126&nbsp;000.- par an (Fr.&nbsp;10&nbsp;500.- par mois). Pour les parts de salaire entre Fr.&nbsp;126&nbsp;000.- et Fr.&nbsp;315&nbsp;000.-, un pour-cent de solidarité supplémentaire est perçu. Toutes les cotisations sont versées pour une moitié par les employeurs et pour l’autre par les salarié(e)s. 
</p><p>L’augmentation de ces cotisations entraînera, pour l’assurance, des recettes supplémentaires annuelles de 620 millions de francs. 
</p><p><b>Baisses de prestations&nbsp;: </b>les baisses de prestations prévues dans la nouvelle loi s’appliqueront dès le 1<sup>er</sup> avril 2011. Le chômage restant élevé, l’USS demande un report de cette entrée en vigueur. 
</p><h3>Allocations familiales </h3><p>Le nouveau registre des allocations familiales est en service depuis 2011. Il représente la plate-forme d’information centrale sur les allocations familiales et est géré par la Centrale de compensation de l’AVS/AI. Selon des estimations, 1,7 millions d’enfants et de jeunes touchant des allocations familiales y seront enregistrés lors de sa mise en service. 
</p><p>Pour les montants de ces allocations, on se reportera au site de l’Office fédéral des assurances sociales<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0111_Bianchi_Secu-soc_Nouveautes.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.
</p><p>Prévoyance personnelle liée (pilier 3a)
</p><p>La déduction fiscale maximale est désormais de Fr.&nbsp;6682.- pour les personnes assurées dans la prévoyance professionnelle, respectivement de Fr. 33&nbsp;408.- pour les personnes qui ne le sont pas. 
</p><h3>Assurance militaire</h3><p><b>Adaptation des rentes&nbsp;: </b>en 2011, les rentes de l’assurance militaire sont aussi adaptées à l’évolution des salaires et des prix. Celles des personnes qui n’ont pas encore atteint l’âge AVS et celles des survivant(e)s sont augmentées de 3,2&nbsp;%, pour autant qu’elles aient été fixées en 2008 ou antérieurement. Les rentes allouées en 2009 sont augmentées de 0,9&nbsp;%. Les autres rentes ne le sont pas, en raison d’un renchérissement trop faible.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0111_Bianchi_Secu-soc_Nouveautes.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a><a href="http://www.ofas.admin.ch/">www.ofas.admin.ch</a>, Thèmes, Famille/allocations familiales.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-292</guid><pubDate></pubDate><title>Pourquoi aggraver encore plus la crise ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/pourquoi-aggraver-encore-plus-la-crise</link><description>La décision tombée il y a quelque jours n’a pas surpris, mais n’en est pas moins malve-nue : usant de sa compétence, le Conseil fédéral a fait un pas de plus dans la libéralisation de la Poste. Sous la pression des sociétés privées, il sacrifie les intérêts de la Poste pourtant détenue par la Confédération. Ce faisant, le Conseil fédéral ouvre la porte au dumping salarial et à la diminution des prestations, il attise le climat d’insécurité et ag-grave la crise plutôt que de veiller à la stabilité.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les radicaux jubilent et imaginent déjà de nouveaux emplois, de meilleures prestations et des baisses de prix. Ils n’ont rien appris de la libéralisation du marché de l’électricité, avec ses conséquences néfastes - en Suisse aussi&nbsp;! - sur les tarifs, et occultent aussi les expériences faites dans d’autres pays avec la libéralisation de la poste&nbsp;: sous-enchère massive en Allemagne et aux Pays-Bas - avec des salaires de misère de 6 euros de l’heure et travail des enfants -, augmentation des prix pour des moins bonnes prestations pour pratiquement toutes les catégories d’usagers en Suède. La libéralisation de la poste suit la règle déjà bien connue&nbsp;suivante : les prix montent, les salaires baissent et la qualité dimi­nue. Dans une lettre de lecteurs à la Neue Zürcher Zeitung, un usager se plaignait récem­ment de l’impossibilité de joindre téléphoniquement la responsable d’un office de poste villageois et comparait cette situation à celle qui prévalait autrefois dans le «&nbsp;socialisme réel&nbsp;». Mais non&nbsp;: ce à quoi nous assistons ici, c’est à l’émergence du «&nbsp;libéralisme réel&nbsp;» dans un service public qui jusqu’alors fonctionnait parfaitement. Ce sont là les «&nbsp;fruits&nbsp;» de la concurrence voulue par la politique aux dépens d’infrastructures efficaces, couvrant l’ensemble du territoire.
</p><h3>Contre la privatisation des bénéfices</h3><p>L’opposition du Syndicat de la Communication contre les nouvelles suppressions d’offices de poste revêt une importance majeure. La population veut un service public efficace&nbsp;; elle veut garder ses offices de poste villageois et sauvegarder les bons emplois. 1500 offices de poste ont déjà disparu depuis le début de la libéralisation (1998), cela suffit&nbsp;! Or, la Poste envisage d’en sacrifier 500 autres. En quatre semaines, le Syndicat de la Communication a récolté plus de 40'000 signatures contre ce projet et sur Facebook le cercle d’ami(e)s qui s’opposent au démantèlement de la Poste s’accroît de jour en jour. À n’en pas douter, une libéralisation totale de la poste ne résisterait pas à un référendum populaire&nbsp;! 
</p><p>La Poste est une entreprise publique de la Confédération, solide et des plus modernes. Tenue par son mandat légal relatif à la desserte de base sur l’ensemble du territoire, elle a néanmoins réussi ces dernières années à générer des bénéfices de l’ordre de 800 à 900 millions de francs. C’est précisément cela qui est visé par la concurrence : la privatisation des bénéfices publics. Les privés entendent laisser la desserte de base à la Poste et offrir eux-mêmes les services lucratifs en milieu urbain – avec des employé(e)s moins bien payés. C’est inacceptable&nbsp;! Les syndicats exigent par conséquent du Conseil fédéral, après l’abaissement précipité de la limite du monopole sur les lettres à 50 grammes, qu’il impose désormais la négociation et la conclusion d’une convention collective de travail pour l’ensemble de la branche, comme il l’avait lui-même déjà demandée.
</p><h3>Non aux salaires de misère</h3><p>Les prestataires privés de services postaux se situent dans le segment des bas salaires. La récente annonce de diminution de salaires jusqu’à 20 % dans le secteur de la distribution matinale annonce ce qui attend les employé(e)s de l’ensemble de la branche, pourtant déjà mal payés. Des salaires de misère sont inacceptables&nbsp;! En ces temps de crise tout particulièrement, il s’agit de défendre et d’améliorer le pouvoir d’achat des catégories de salarié(e)s les moins bien rémunérés. L’USS soutient par conséquent les syndicats de la branche qui exigent l’ouverture immédiate de négociations.
</p><p>La sous-enchère salariale dans la distribution matinale et le démantèlement des offices postaux montrent à quoi mène la libéralisation dans ce secteur. D’où l’importance que revêt aujourd’hui l’opposition des syndicats, qui sert les intérêts des employé(e)s tout comme ceux de la population et de l’économie tributaires de services postaux irréprocha­bles.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-295</guid><pubDate></pubDate><title>Une contribution à une baisse des coûts</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-contribution-a-une-baisse-des-couts</link><description>Le 17 mai, nous voterons sur l’article constitutionnel intitulé « Pour la prise en compte des médecines complémentaires ». L’Union syndicale suisse (USS) recommande le OUI. Ce que justifie ci-après Edith Graf-Litscher (EGL), conseillère nationale socialise (TG), une politicienne spécialisée dans le domaine de la santé, membre à ce titre du comité pour le oui et secrétaire du SEV, le Syndicat du personnel des transports. </description><content:encoded><![CDATA[<p><b>uss-infos&nbsp;: Pourquoi voter OUI le 17 mai à cet article constitutionnel&nbsp;?</b></p><p>EGL&nbsp;: En tant que syndicalistes, nous nous engageons toujours pour les plus faibles. Et c’est tout à fait le cas avec les médecines complémentaires. Elles sont toujours repoussées dans les marges, alors qu’elles représentent un complément judicieux de la médecine conventionnelle. C’est pour cela qu’il est juste de préciser dans la constitution fédérale que la Confédération et les cantons «&nbsp;pourvoient, dans les limites de leurs compétences respectives, à la prise en compte des médecines complémentaires.&nbsp;» 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: À la différence de l’initiative populaire retirée, la formulation donnée à ce contreprojet, sur lequel nous voterons, est ouverte. L’application relèvera du Parlement fédéral. N’était-ce alors pas une erreur de retirer l’initiative&nbsp;?</b></p><p>EGL&nbsp;: Septante-huit pour cent des parlementaires ont accepté le contreprojet. En quoi est-t-il différent de l’initiative retirée&nbsp;? Le terme «&nbsp;complète&nbsp;» (pour «&nbsp;prise en compte com­plète des médecines complémentaires&nbsp;») a disparu. Mais en cas de OUI au contreprojet, la Confédération et les cantons <i>devront </i>quand même prendre en compte celles-ci. Il est clair que, comme pour beaucoup d’autres votations, le travail à proprement parler commencera après le verdict des urnes. Il est également clair que nous nous engagerons, lors des déli­bérations parlementaires, pour une mise en œuvre efficiente de l’initiative. C’est pour cela que j’ai créé avec le conseiller aux États Rolf Büttiker un groupe parlementaire sur les médecines complémentaires. Ce groupe s’emploiera à ce que la disposition constitu­tionnelle soit correctement transposée dans la loi. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Mais si beaucoup de nouvelles prestations se retrouvent dans l’assurance de base, cela va entraîner une nouvelle poussée des coûts, non&nbsp;?</b></p><p>EG&nbsp;: Bien au contraire. Un OUI le 17 mai aidera à économiser. Il est essentiel que l’assurance de base intègre – comme cela avait déjà été le cas auparavant - les cinq méde­cines complémentaires concernées<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0609_EA_Votation_Medecines-complementaires.doc#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. S’ajoute à cela que l’assurance de base n’interviendra financièrement que si les traitements sont donnés par des médecins au bé­néfice d’une formation complémentaire spécifique reconnue. Il ne s’agit donc pas d’une extension quantitative. Le patient ou la patiente devra décider avec son médecin s’ils veulent appliquer, pour tel ou tel diagnostic, une méthode conventionnelle ou de méde­cine complémentaire. Faite en 2004 – les cinq médecines complémentaires étaient alors provisoirement prises en compte dans l’assurance de base –, une évaluation a montré que celles-ci avaient représenté 30 centimes (sic&nbsp;!) des primes. Et ce qu’il ne faut pas oublier ici, c’est que tout ce qui est proposé par des thérapeutes – comme le shiatsu ou la ré­flexologie plantaire (massage des pieds) – continuera à relever des assurances complé­mentaires.
</p><p>&nbsp;</p><p><i>L’USS a décidé de ne faire aucune recommandation pour la votation sur le <b>passeport biométrique</b>. </i></p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0609_EA_Votation_Medecines-complementaires.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Médecine anthroposophique, homéopathie, thérapie neurale, phytothérapie, médecine chinoise traditionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-294</guid><pubDate></pubDate><title>Vacances, salaires minimaux et congé de paternité : des progrès</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/vacances-salaires-minimaux-et-conge-de-paternite-des-progres</link><description>La majorité des hausses de salaires négociées pour 2009 par les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) oscille entre 2 et 3 %. Le moment auquel l’accord a été conclu est déterminant ici. Concernant les conventions collectives de travail (CCT) renouvelées, on constate de fréquentes améliorations à la rubrique « vacances ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’aperçu des résultats auxquels les négociations conventionnelles et salariales ont abouti en 2008/2009 montre d’abord que quelques nouvelles CCT ont été conclues. Cela concerne notamment le domaine couvert par le SEV (Syndicat du personnel des trans­ports) qui dispose désormais d’une CCT-cadre pour les chemins de fer à voie normale (durée indéterminée), ainsi qu’une CCT avec les Chemins de fer appenzellois et d’une autre conclue avec RailGourmio (restauration ferroviaire). Au chapitre des CCT renou­velées, on remarquera celle - contestée, mais nettement acceptée par quatre cinquièmes des membres en votation générale - que comedia a conclue dans les arts graphiques. Ce CCT, masculin en l’occurrence, améliore certes la situation des salaires minimaux conventionnels, mais introduit aussi une baisse des indemnités de nuit. Le renouvellement de la CCT de la chimie et de la pharma bâloises (Unia) s’est traduit par quelques nou­veaux acquis en faveur de la famille.
</p><p>Le conflit dans la construction
</p><p>Ce conflit, de toute évidence le plus dur de tous, a concerné le secteur principal de la construction. Les entrepreneurs avaient dénoncé la convention nationale en 2007 parce qu’ils voulaient obtenir plus de flexibilité en matière d’horaires de travail et reporter le risque entrepreneurial sur leurs employé(e)s. La nouvelle CCT n’a pu être conclue au printemps 2008 qu’après une vague de grèves (automne 2007) et une médiation des pou­voirs publics, toutefois après deux tentatives. On a ainsi trouvé, pour les indemnités en cas d’intempéries, de pannes techniques ou de pénurie de travail, une solution acceptable pour les patrons et transparente pour les salarié(e)s. C’est sans devoir passer par un conflit de cette ampleur que le ssp (Syndicat suisse des services publics) a pu renouveler une vingtaine de CCT dans les domaines du social, des soins et de la santé, des transports publics suburbains, de l’énergie et de la formation. Pour sa part, la presse de Suisse alé­manique et du Tessin connaît toujours un vide conventionnel. C’est en 2004 que les édi­teurs ont résilié la CCT parce qu’ils ne voulaient plus régler la question des salaires à ce niveau, mais à celui des entreprises. Ce qui a entraîné l’opposition des syndicats. 
</p><p>L’aperçu de l’USS fait encore apparaître que beaucoup de CCT renouvelées prévoient une amélioration en matière de vacances. Et, souvent, les salaires minimaux ont aussi été augmentés, parfois nettement. En ce qui concerne l’égalité des sexes et la possibilité de concilier travail professionnel et famille, des progrès ont également été accomplis. Cela concerne notamment le congé de paternité qui a été prolongé dans plusieurs branches. 
</p><p>Négociations salariales
</p><p>Les accords salariaux conclus parlent d’abord du moment où ils ont été négociés. La plu­part de ceux qui avaient déjà abouti en novembre 2008 ont un 3 devant la virgule. Cela vaut pour la plupart des accords trouvés dans l’artisanat de la construction, pour quelques uns dans l’industrie, ainsi que pour de nombreux services (Poste, Swisscom, Coop, Mi­gros et quelques administrations cantonales). Les accords conclus à partir de décembre sont clairement moins bons, pour une part à cause de la forte baisse du renchérissement et, pour l’autre, en raison des effets psychologiques de la crise financière. L’USS s’attend, pour 2009, à une augmentation d’environ 3&nbsp;% des salaires nominaux pour les domaines où ceux-ci sont négociés. En cas de stagnation des prix à la consommation, cela repré­sentera un renforcement substantiel du pouvoir d’achat. 
</p><p>Le Dossier «&nbsp;Négociations conventionnelles et salariales 2008 / 2009&nbsp;» (E. Ackermann, USS, avril 2009) peut être commandé à l’USS pour un montant de 4 francs (info@sgb.ch) ou téléchargé sur le site de l’USS&nbsp;: www.uss.ch, rubrique des téléchargements.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-298</guid><pubDate></pubDate><title>Pas question de faire l’impasse sur les obligations sociales !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pas-question-de-faire-l-impasse-sur-les-obligations-sociales</link><description>Qui acquiert aujourd’hui une entreprise faillie reprend automatiquement ses employé(e)s restants, les contrats de travail existants et les créances des salarié(e)s échues avant le transfert de l’entreprise. Or, il sera question de tirer un trait sur presque tout cela si le Département fédéral de justice et police (DFJP) parvient à imposer ses vues. Mais l’Union syndicale suisse (USS) rejette énergiquement cette révision.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le DFJP veut réviser la LP. Ses propositions visent en particulier la procédure concorda­taire, ou d’assainissement. Mais le droit du contrat de travail est aussi concerné.
</p><p>L’USS est surprise de voir qu’alors que nous sommes dans une grave récession économi­que, on se lance dans une révision qui fait aussi peu cas des intérêts des salarié(e)s. En cas d’insolvabilité, les prescriptions en vigueur offrent déjà une protection insuffisante à ces derniers. Par exemple, l’obligation de négocier un plan social en cas de licenciement collectif fait défaut. Contrairement aux autres créanciers, les salarié(e)s sont même dou­blement concernés par la crise et l’insolvabilité de leur employeur. D’une part, en tant que créanciers, leurs arriérés de salaire et leurs salaires futurs sont menacés. De l’autre, ils risquent de perdre leur emploi, leur revenu économique étant ici alors en jeu. Lors de l’élaboration du projet, on a accordé beaucoup trop peu d’attention à ce dernier aspect.
</p><h3>Des droits tout simplement gommés&nbsp;!</h3><p>L’USS rejette ce projet, car les propositions faites visent à affaiblir la position des sala­rié(e)s. Selon l’avant-projet, le transfert automatique des rapports de travail en cas de reprise d’entreprise serait exclu durant le sursis concordataire, ainsi que dans le cadre d’une faillite ou d’un concordat par abandon d’actifs. L’acquéreur d’une entreprise faillie ne devrait ainsi plus reprendre les collaboratrices et collaborateurs restants ou pourrait modifier sur-le-champ les conditions de travail. 
</p><p>De plus, concernant les créances des salarié(e)s échues dès avant le transfert de l’entreprise, la responsabilité solidaire de l’ancien employeur et du nouvel acquéreur de l’entreprise tomberait. L’acquéreur devrait ainsi répondre uniquement des créances des salarié(e)s repris. Qui plus est, en cas d’assainissement, les droits de participation du per­sonnel seraient limités. En résumé, ces modifications proposées permettraient au nouvel acquéreur de gommer purement et simplement les droits acquis des salarié(e)s concer­nés… qui deviendraient ainsi les dindons de la farce. 
</p><h3>Des visées purement idéologiques</h3><p>Mais comment donc le DFJP est-il arrivé à de telles propositions&nbsp;? Il «&nbsp;argumente&nbsp;» en prétendant que le transfert automatique des rapports de travail empêcherait des assainis­sements. Or, l’affirmation selon laquelle l’application de l’article 333 CO rendrait les as­sainissements plus difficiles, voire impossibles ne repose sur aucune preuve empirique, même embryonnaire. Par contre, le but visé ici est clair&nbsp;: il s’agit de donner plus de poids à la liberté des employeurs. Les assainissements, qui ne sont possibles que si les créances échues des salarié(e)s ne doivent pas être payées, sont aussi très problématiques d’un point de vue économique. Ils grèvent en effet excessivement l’assurance-chômage à tra­vers les indemnités en cas d’insolvabilité et débouchent fréquemment sur de nouveaux assainissements. Que le législateur entende même favoriser des assainissements aussi bancals est choquant.
</p><p>Au demeurant, le droit suisse du contrat de travail offre, de par sa flexibilité, suffisam­ment de possibilités pour adapter les conditions de travail en cas de changement d’employeur. La pratique montre en outre qu’en cas de transferts d’entreprises, des ac­cords entre le nouvel et l’ancien employeur ainsi que les partenaires sociaux sont tout à fait courants. L’encouragement d’accords entre les partenaires sociaux est en effet la seule amorce constructive de solution pour favoriser des assainissements.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-305</guid><pubDate></pubDate><title>Le licenciement de Marisa Pralong doit être annulé !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-licenciement-de-marisa-pralong-doit-etre-annule</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">La liberté syndicale, soit le droit de s’affilier à un syndicat et de participer à des activités syndicales, fait partie – au même titre que l’interdiction du travail des enfants ou celle du travail forcé – du noyau intangible des droits des travailleurs. De tels droits s’appliquent dans le monde entier, indépendamment de leur reconnaissance ou non par les États. L’Organisation internationale du travail (OIT), qui promeut un travail décent pour tous, a son siège en Suisse. Notre pays a reconnu la liberté syndicale aussi bien dans la Constitu­tion fédérale (art.&nbsp;28 Cst.) que dans les conventions internationales qu’elle a ratifiées. Concrètement, la Suisse est tenue de respecter les pactes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme, la Convention européenne des droits de l’homme, de même que les conventions 87 et 98 de l’OIT. Or tous ces textes garantissent le droit de s’affilier à un syndicat et de participer à des activités syndicales.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Au vu de cette situation juridique, le licenciement de la déléguée syndicale Marisa Pra­long faisant suite à ses activités syndicales viole des droits fondamentaux élémentaires que toute démocratie se doit de garantir. Par conséquent, un tel acte ne lèse pas seulement les intérêts individuels de Marisa Pralong. Il s’agit en même temps d’une attaque fla­grante contre le droit de s’engager sur le plan syndical. Et en dernier lieu d’une attaque contre les syndicats et la défense des intérêts des travailleurs, lesquels ont besoin des syn­dicats pour assurer la protection de leurs conditions de travail. Le licenciement de Marisa Pralong doit donc être annulé.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette exigence vaut malgré les lacunes de la législation suisse sur le travail. Les droits fondamentaux – et donc la liberté syndicale – restent valables même si le Code des obli­gations ne prévoit pas une protection suffisante contre les licenciements, en l’occurrence l’annulation des licenciements contraires aux droits fondamentaux. Comme le droit suisse ne garantit pas la protection contre les licenciements antisyndicaux, l’Union syndicale suisse (USS) a déposé en 2003, pour la première fois de son histoire, une plainte auprès du Comité de la liberté syndicale de l’OIT. L’action a abouti et en novembre 2006, ce comité a invité la Suisse à garantir un régime de protection contre les licenciements anti­syndicaux qui prévoie l’annulation du licenciement et le réengagement, par analogie aux cas de licenciements discriminatoires en raison du sexe. Ce précédent ne restera pas sans conséquences.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Ainsi, au cas où le licenciement contraire aux droits fondamentaux de Marisa Pralong ne serait pas annulé, nous n’hésiterons pas à soumettre cette nouvelle atteinte à la liberté syndicale au Comité de la liberté syndicale de l’OIT. Quiconque prétend, comme le font les autorités suisses, que les licenciements abusifs pour motifs antisyndicaux ne consti­tuent pas un problème concret en Suisse, devra alors se rendre à l’évidence. D’autant plus que l’OIT (et son Comité de la liberté syndicale) siège à Genève.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le licenciement de Marisa Pralong intervient à une époque où même les États-Unis ont réalisé que la dégradation systématique des droits des travailleurs (et des salaires), rendue possible par l’affaiblissement des syndicats, a des conséquences désastreuses au niveau tant social que macro-économique. Le programme électoral d’Obama, que Walmart a combattu à coups de millions, prévoyait en particulier l’adoption de l’Employee Free Choice Act (EFCA), projet de loi facilitant la représentation syndicale dans les entrepri­ses. Si en Suisse un grand groupe privé croit pouvoir fouler aux pieds les droits syndicaux fondamentaux, comme cela vient de se passer avec Marisa Pralong, il se trompe lourde­ment.</span></p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-291</guid><pubDate></pubDate><title>Des voies pour l’avenir praticables</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/des-voies-pour-l-avenir-praticables</link><description>En matière de travaux sur la formation, la Belle au bois dormant est désormais sortie de son sommeil. Plusieurs publications récentes - malheureusement surtout en allemand -, dont des rapports de l’OCDE  développent des thèses qui seraient encore à travailler. Le défi le plus difficile à relever est le suivant : comment la formation surmontera-t-elle la crise qui frappe le marché des places d’apprentissage ? Ci-après une vue d’ensemble non exhaustive. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à tout récemment, la formation professionnelle était le parent pauvre de la recher­che dans ce domaine en Suisse. Ce qui reflète le peu de considération que lui accorde l’élite «&nbsp;académique&nbsp;». Ces dernières années, les choses ont commencé à bouger un peu.
</p><h3>L’OCDE découvre la formation professionnelle duale</h3><p>Désormais, l’OCDE s’intéresse plus aux systèmes duaux de formation professionnelle. Ce printemps, elle a publié deux rapports à ce sujet sur la Suisse.
</p><p>L’OCDE donne de bonnes notes à notre système dual de formation professionnelle, tout en en montrant clairement les limites. Son rapport sur la Suisse souligne en particulier les effets négatifs de l’actuelle crise économique sur le marché des places d’apprentissage. L’OCDE recommande à notre pays, en cas d’échec du marché, d’éviter un rationnement de la formation principalement en créant plus d’offres publiques. Toujours selon elle, durant la crise, les entreprises formatrices devraient bénéficier d’incitations financières limitées dans le temps. En particulier, les administrations publiques devraient renforcer leur engagement et la Suisse créer plus d’offres de formation professionnelle à plein temps (écoles des métiers) financées par les pouvoirs publics&nbsp;; ce, au moins jusqu’à la prochaine reprise. 
</p><p>Ces recommandations se retrouvent dans une étude récente où sont comparés les systè­mes de formation professionnelle hollandais et suisse. Une étude qui souligne les criti­ques faites depuis longtemps par l’Union syndicale suisse (USS)&nbsp;; ce qui donne plus de poids aux propositions de cette dernière.
</p><h3>Rudolf &nbsp;Strahm&nbsp;: très intéressant, mais trop idéalisé</h3><p>Dans «&nbsp;Warum wir so reich sind&nbsp;» («&nbsp;Pourquoi nous sommes si riches&nbsp;»), Rudolf Strahm explique la répartition inégale des richesses avant tout par la formation professionnelle duale, tout en relativisant cependant immédiatement, voire explicitement, cette explica­tion par une seule cause. En outre, les années 90 ont montré qu’en Suisse aussi, la forma­tion professionnelle duale a dérapé vers un chômage des jeunes deux fois plus élevé que la moyenne, comme à l’étranger. Il s’agit en outre de prendre en compte le fait qu’entre temps, un jeune sur cinq ayant terminé sa scolarité obligatoire se retrouve dans les files d’attente des solutions transitoires, majoritairement financées par des fonds publics ou l’assurance-chômage. De plus, plusieurs milliers de jeunes n’apparaissent dans aucune statistique. L’ouvrage de Rudolf Strahm est utile, engagé et critique. La formation profes­sionnelle suisse en profitera, si elle n’est pas inutilement idéalisée. 
</p><h3>Le renforcement des inégalités</h3><p>La contribution de Thomas Meyer («&nbsp;Rapport social 2008&nbsp;») prouve de manière impres­sionnante à quel point, en matière de formation, la sélection joue un rôle déterminant dans notre pays. Le problème des migrant(e)s renvoie, quant à lui, à la répartition de no­tre société en différentes couches sociales et aux inégalités aggravées par la pénurie mar­quée et persistante de places de formation au niveau secondaire II. 
</p><p>Dans l’«&nbsp;Almanach social 2009&nbsp;» de Caritas, Ernest Albert met en garde contre les désa­vantages entraînés par une attitude consistant à s’orienter de manière rigide en fonction de la norme selon laquelle les systèmes de formation et de création de relève doivent s’adapter aux besoins des employeurs. Le débat lancé dans «&nbsp;75 Jahre eidg. Berufsbil­dungsgesetz&nbsp;» montre que le système suisse de formation professionnelle s’est développé historiquement, ce qui explique et ses points faibles et ses atouts. La contribution de Martina Späni aboutit à des conclusions similaires. Enfin, dans leur contribution, Iten et Schulthess constatent qu’aujourd’hui, les jeunes chômeuses et chô­meurs bénéficient de moins de solidarité et de considération que dans les années 30. 
</p><p>Ces prochains mois et ces prochaines années, le système dual de formation profession­nelle sera à nouveau soumis à l’épreuve d’une crise&nbsp;; cela, après une brève et faible re­prise de l’offre de places d’apprentissage. Aujourd’hui cependant, nous savons mieux ce qu’il convient de faire. Mais que cela se fasse ou non dépend de la volonté politique des principaux acteurs, dont les jeunes eux-mêmes font partie. Il ne serait pas surprenant que, après cette très longue traversée du désert, si l’offre de place d’apprentissage recule à nouveau, une part au moins des jeunes se rappelle qu’elle est capable de se mobiliser en conséquence. 
</p><h3>Bibliographie sélective</h3><p>&nbsp;</p><ul><li>Bauder T. et Osterwalder F. (éd.)&nbsp;: «&nbsp;75 Jahre eidg. Berufsbildungsgesetz&nbsp;», hep, 2008</li><li>Caritas (éd.)&nbsp;: «&nbsp;Almanach social 2009&nbsp;»</li><li>Criblez L.&nbsp;: «&nbsp;Bildungsraum Schweiz&nbsp;» Haupt, 2008</li><li>Gemperle M. et Streckeisen P. (éd.)&nbsp;: «&nbsp;Ein neues Zeitalter des Wissens&nbsp;», Seismo, 2007</li><li>Hollenstein H. et Stucki T.&nbsp;: «&nbsp;Determinanten des Angebots an Lehrstellen&nbsp;», KOF/EPFZ Analysen, printemps 2009</li><li>Iten K. et Schulthess A.&nbsp;: «&nbsp;Le chômage des jeunes hier et aujourd’hui&nbsp;: La méfiance éclipse la solidarité et l’estime&nbsp;» in Panorama 1/09, Berne 2008 (renvoie au travail de diplôme des mêmes sur le chômage durant la crise économique des années trente, HES en travail social de Berne)</li><li>OCDE, études de cas de différents pays dans le domaine de la formation professionnelle&nbsp;: «&nbsp;Learning for Jobs. OECD Policy Reviews of Vocational Education and Training&nbsp;», avril 2009 (actuellement en anglais sur Internet, le français devant sortir en été&nbsp;; lien direct sur le site de l’Office fédéral de la for­mation professionnelle et de la technologie&nbsp;: <a href="http://www.bbt.admin.ch/">www.bbt.admin.ch</a> / International&nbsp;; sur la même page, le lien vers la nouvelle étude de l’OCDE (pour l’heure en anglais) sur la force d’innovation de la forma­tion professionnelle «&nbsp;Systemic Innovation in Vocational Educational and Training&nbsp;»)</li><li>Rauner Felix&nbsp;: «&nbsp;Steuerung der beruflichen Bildung im internationalen Vergleich&nbsp;», Bertelsmann Stif­tung, 2008</li><li>Strahm Rudolf&nbsp;: «&nbsp;Warum wir so reich sind&nbsp;», hep, 2008</li><li>Suter et al. (éd.)&nbsp;: «&nbsp;Rapport social 2008&nbsp;», Seismo, 2009</li><li>Zulauf Madeleine&nbsp;: «&nbsp;École à plein temps&nbsp;: comparaison entre la Suisse et les Pays-Bas&nbsp;», in Panorama 2/2009</li></ul><p></p>          ]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-96</guid><pubDate></pubDate><title>Avant que la fin de la première mi-temps ne soit sifflée</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/avant-que-la-fin-de-la-premiere-mi-temps-ne-soit-sifflee</link><description>L’initiative sur les salaires minimums est là, et bien là. Le seuil des 120 000 signatures a été clairement franchi. L’Union syndicale suisse (USS) appelle aux dernières récoltes de signatures et au retour des listes même incomplètes. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats ont joué une première mi-temps avec engagement, efficacité et tout en rapidité. En dix mois, ils ont récolté 121&nbsp;000 signatures pour leur initiative populaire qui demande l’introduction d’un salaire minimum légal et l’encouragement de l’inscription de salaires minimums dans les conventions collectives de travail (CCT). Toutes ces signatures n’ont pas encore été validées, si bien que leur nombre devrait normalement diminuer quelque peu. D’un autre côté cependant, de nouvelles signatures devraient s’y ajouter, car l’USS a appelé à en récolter et à tout lui retourner, même sur des listes incomplètes, jusqu’au 9 décembre. L’initiative sera sans doute déposée à la Chancellerie fédérale vers la fin janvier 2012.
</p><p>Une chose est d’ores et déjà certaine&nbsp;: il faudra encore attendre trois à quatre années pour que les citoyennes et citoyens puissent se prononcer en votation sur cet objet, à savoir&nbsp;: sur l’introduction d’un salaire minimum de 4000 francs pour un travail à plein temps. L’idée de ne pas uniquement passer par les CCT pour fixer des salaires minimums, mais aussi par la loi ou d’autres mesures légales gagne toujours plus en importance. L’exemple le plus récent se trouve certainement en Allemagne. La coalition de droite au gouvernement a rejeté pendant des années l’introduction d’un salaire minimum demandée par la confédération syndicale DGB et la gauche. Or, aujourd’hui, la chancelière Angela Merkel en personne et une part non négligeable de son entourage direct ont effectué une volte-face sur cette question. Madame Merkel entend en effet mettre sur pied une commission, placée sous la houlette des partenaires sociaux, qui serait chargée d’édicter un salaire minimum pour les branches où aucune négociation salariale n’a lieu. C’est là un signe positif qui parle en faveur du salaire minimum outre-Rhin. 
</p><p>Pour en savoir plus sur l’initiative des syndicats sur les salaires minimums&nbsp;: <a href="http://www.salaires-minimums.ch">www.salaires-minimums.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-89</guid><pubDate></pubDate><title>Les entreprises doivent agir ! Et maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-entreprises-doivent-agir-et-maintenant</link><description>L’égalité des salaires entre femmes et hommes figure dans la Constitution fédérale depuis des décennies. Et pourtant, elle n’a toujours pas été réalisée. Des entreprises économisent de la sorte des millions de francs sur le dos des femmes ! Le délai de grâce pour l’abolition de cette discrimination est désormais écoulé !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La discrimination salariale à raison du sexe dans le secteur privé a reculé de 10,6 % à 9,4&nbsp;% entre 1998 et 2008. Ce recul à vitesse d’escargot n’est plus acceptable, comme l’ont fait savoir des milliers de femmes lors de la journée d’action et de grève du 14 juin 2011. Pour les femmes, l’égalité est essentielle ici également dans la perspective de la conciliation du travail professionnel et du travail familial. L’existence de salaires différents selon le sexe renforce en effet la répartition traditionnelle des rôles entre hommes et femmes. De tels salaires font ainsi obstacle à une meilleure conciliation entre la profession et la famille&nbsp;; cela, surtout au détriment des femmes. Mais les inégalités de salaire à raison du sexe ont aussi une incidence sur la sécurité sociale, à savoir&nbsp;: des rentes inférieures dans l’AVS, voire aucune rente dans le deuxième pilier. 
</p><p>Il y a deux années environ, les partenaires sociaux et la Confédération ont lancé le Dialogue sur l’égalité des salaires. Son but est d’éliminer les discriminations salariales à raison du sexe. À la mi-novembre, les acteurs de ce dialogue ont tenu une conférence de presse afin d’en dresser un bilan intermédiaire. Seulement 16 entreprises et administrations ont participé au Dialogue sur l’égalité des salaires[1] et la plupart d’entre elles uniquement à la suite des importants efforts déployés par les syndicats. C’est insatisfaisant. Les partenaires sociaux et la conseillère fédérale Simonette Sommaruga sont unanimes à le dire.
</p><p>Du point de vue des syndicats, le besoin de rattrapage à ce chapitre est grand, principalement dans les banques et les grandes entreprises du commerce de détail ainsi que dans l’industrie graphique. Mais la Confédération et les cantons pourraient aussi promouvoir sur la durée ce dialogue, par exemple en exigeant qu’en cas d’adjudications publiques, l’égalité des salaires doive nécessairement être respectée.
</p><p>Le Dialogue sur l’égalité des salaires va continuer jusqu’en 2014. Les syndicats vont continuer à s’engager dans ce cadre. Mais il faut avant tout que les entreprises agissent au lieu d’en rester à de pieux prêches dominicaux. Si le Dialogue devait échouer, les syndicats estiment qu’il y aurait lieu de prendre des mesures légales comme celles mentionnées dans le rapport d’évaluation de la loi sur l’égalité après dix ans d’application et que les femmes des syndicats ont reprises pour les revendiquer le 14 juin 2011.
</p><p>La conseillère fédérale Sommaruga veut également donner encore une chance au Dialogue. Mais elle propose aussi qu’en cas d’échec, le Conseil fédéral et le Parlement réfléchissent à des mesures publiques pour imposer l’égalité des salaires entre femmes et hommes.
</p><h3>La discrimination en chiffres</h3><p>En moyenne, une femme qualifiée (plein temps) se voit privée en tout de Fr.&nbsp;380&nbsp;000.- de salaire durant sa vie professionnelle&nbsp;; cela, uniquement en raison d’une discrimination salariale «&nbsp;pure&nbsp;» (= part de la différence de salaire ne pouvant s’expliquer par la formation, l’âge, l’expérience professionnelle ou la fonction). 
</p><p>Ce vol de salaire est d’un montant différent selon la branche&nbsp;: </p><ul><li>hôtellerie-restauration&nbsp;: Fr. 146&nbsp;000.-</li><li>commerce de détail&nbsp;: Fr.&nbsp;359&nbsp;000.-</li><li>industrie des machines et horlogerie&nbsp;: Fr.&nbsp;513&nbsp;000.-</li><li>industrie alimentaire, des boissons et du tabac&nbsp;: Fr.&nbsp;469&nbsp;000.-</li><li>banques et assurances&nbsp;: Fr.&nbsp;765&nbsp;000.-</li></ul><p>Source&nbsp;: calculs du Bureau BASS sur la base des nouveaux chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2008. 
</p><hr><p>[1] Voir sur <a href="http://www.dialogue-egalite-salaires.ch/">www.dialogue-egalite-salaires.ch</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-633</guid><pubDate></pubDate><title>4e révision de la LACI : Interrompre l’exercice !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/4e-revision-de-la-laci-interrompre-l-exercice</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Par ses décisions prises à fin octobre à propos de la 4<sup>e</sup> révision de la LACI, la commission du Conseil national a créé une situation complètement nouvelle. Pour l’USS, une chose est claire&nbsp;: il faut immédiatement mettre un terme à l’exercice et arrêter les frais&nbsp;!&nbsp; 
</p><p>Avec cette révision, la confrontation sociale était programmée. Le démantèlement massif des prestations – en une période de crise, alors que la population a besoin de bonnes prestations de l’assurance afin de ne pas être marginalisée – aurait dû être combattu par les syndicats au moyen du référendum.
</p><p>Lisez dans les discours de <b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS, et <b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS, pourquoi il est judicieux de demander d’interrompre l’exercice et pourquoi cette interruption ne signifie pas l’endettement pour l’assurance-chômage. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-98</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut maintenir les incitations financières </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/il-faut-maintenir-les-incitations-financieres</link><description>SESSION PARLEMENTAIRE : Il faut prolonger les aides de la Confédération destinées au développement de l’accueil extrafamilial des enfants. Le Conseil national en a déjà décidé ainsi et le Conseil des États se prononcera le 4 juin. Une chose est certaine : sans ces subsides, on connaîtra un recul dans ce domaine. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La «&nbsp;loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants&nbsp;» est en vigueur depuis le 1er février 2003 et va échoir le 31 janvier 2011. Avec ce programme limité à huit années, la Confédération devait contribuer à la création de nouvelles places d’accueil pour enfants. C’est désormais prouvé&nbsp;: selon l’Office fédéral des assurances sociales, ce programme a permis, pour un coût d’environ 200 millions de francs, de créer près de 33’000 places d’accueil. Un succès relatif, donc. Néanmoins, eu égard à l’augmentation de la demande, l’offre reste lacunaire. Si l’on laissait tout simplement ce programme arriver à sa fin, cette dernière s’accroîtrait. Et avec elle, le stress, voire la dé­tresse de jeunes familles.
</p><h3>Conseil national&nbsp;: la Confédération doit continuer à pousser à la roue</h3><p>La commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national a ac­cepté, le 21 août 2008, une motion sur les incitations financières en ce domaine, motion qui demande que la loi soit révisée et que, d’ici l’édiction de nouvelles bases légales, on maintienne en vigueur l’actuelle loi. Cela signifie qu’à l’avenir aussi, la Confédération devra participer à la création de nouvelles places d’accueil. Le 12 août 2008, le Conseil fédéral s’est déjà déclaré prêt à accepter cette motion. Il pense également que le besoin de places d’accueil supplémentaires est important. C’est lors de sa session du printemps que le Conseil national a débattu de cette proposition, pour l’accepter clairement par 115 voix contre 56. Seule l’UDC et quelques radicaux s’y étaient opposés.
</p><h3>Au Conseil des États de se rallier</h3><p>C’est maintenant au tour du Conseil des États de s’occuper de cet objet. Le 4 juin pro­chain, il se prononcera en effet sur cette motion et décidera si le Conseil fédéral doit être chargé de préparer un projet de révision de la loi pour qu’à partir du 1er février 2011, de nouvelles places d’accueil seront créées grâce aux aides financières de la Confédération. Il est incontestable et incontesté que l’offre est ici toujours insuffisante pour satisfaire la demande. C’est pourquoi les aides fédérales doivent être maintenues. C’est pourquoi aussi le Conseil des États doit en décider ainsi.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-90</guid><pubDate></pubDate><title>L’activisme aveugle est une erreur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-activisme-aveugle-est-une-erreur</link><description>Spirale infinie de démantèlements : la révision 6a de l’AI n’est même pas en vigueur que le Conseil des États va débattre, lors de la prochaine session parlementaire, de nouvelles dégradations dse prestations de cette assurance.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La commission du Conseil des États chargée de l’examen préalable a décidé à la mi-novembre d’entrer en matière sur le projet du Conseil fédéral. Mais elle propose quand même, contrairement à ce dernier, de renoncer à baisser des rentes courantes. Selon elle, le nouveau système de rentes linéaire, devra s’appliquer aux nouvelles rentes. 
</p><h3>Frein à l’endettement avec barbelés</h3><p>Les autres points de cette révision, de nouvelles mesures de réinsertion discutables comme la location de services, restent cependant inchangés, voire s’aggravent. C’est par exemple le cas du frein à l’endettement que le Conseil fédéral présente pour l’AI. Si le fonds de cette dernière passe au-dessous de 40&nbsp;% des dépenses annuelles, un mécanisme prévoyant des hausses des cotisations salariales et la suspension limitée dans le temps de l’adaptation au renchérissement des rentes AI se met alors en marche. Mais la commission n’entend plus limiter cette suspension dans le temps. Cela signifie que la perte de l’adaptation au renchérissement ne sera plus compensée, même si le fonds se remet à croître. Ce mécanisme de baisse des rentes pourrait s’enclencher souvent. Car le fonds de l’AI ne dispose guère de marge de manœuvre pour constituer des réserves afin de compenser les années de faibles recettes. Le fonds de l’AI n’a pas le droit d’être supérieur à 50&nbsp;% des dépenses annuelles. Si ce seuil est franchi, il doit affecter le surplus au désendettement de l’assurance.
</p><p>Pour l’USS, ce frein à l’endettement n’est pas applicable. Le désendettement de l’AI – tel est le but de la révision 6b – ne peut fondamentalement pas être atteint en réduisant les prestations de l’assurance. Cela ne fera que de vider de sa substance une assurance sociale importante et contribuer au transfert de coûts sur d’autres branches de la sécurité sociale.
</p><h3>Pas d’activisme aveugle</h3><p>Expédier au jour d’aujourd’hui à la va-vite une nouvelle révision de l’AI n’est toutefois pas seulement faux, mais aussi inutile. Ces dernières années, les révisions de cette assurance n’ont cessé de s’enchaîner et elles avaient en commun de dégrader les prestations. Afin de mettre le holà à cet hyperactivisme, il faut évaluer sérieusement les modifications opérées à ce jour. Cela concerne tout particulièrement les révisions 5 et 6a. Leur promesse de créer des postes de travail pour les personnes handicapées n’a toujours pas été tenue. On note parallèlement que l’AI n’est plus dans les chiffres rouges. Le nombre des nouvelles rentes a nettement diminué. Mais les vies humaines qui se trouvent «&nbsp;derrière&nbsp;» cette évolution sont ignorées. 
</p><h3>La Confédération doit reprendre la dette de l’AI</h3><p>Il n’est pas question d’éponger la dette de l’AI auprès de l’AVS sur le dos des personnes handicapées en réduisant leurs prestations. La Confédération doit au contraire reprendre cette dette à sa charge. L’argent pour ce faire existe. Finalement, avec ses erreurs systématiques de budget, la Confédération a exercé une forte pression aux économies et aux réformes sur les assurances sociales et accumulé plus de 15 milliards de francs d’excédents sur le compte de compensation du frein à l’endettement. Cet argent doit être engagé pour payer la dette de l’AI auprès de l’AVS. Aujourd’hui déjà, la Confédération paie des intérêts de 2&nbsp;% sur cette dette de 15 milliards. Ce taux, à un moment où les taux d’intérêt sont très bas comme à l’heure actuelle, est avantageux. Mais, pendant la durée du financement additionnel de l’AI, de 2011 à 2018, cela représentera quand même des intérêts à hauteur de 1,1 milliard de francs à la charge de la Confédération. Par contre, si celle-ci reprend la dette de l’AI, elle n’aura plus à payer d’intérêts. 
</p><p>Le Parlement nouvellement élu va ainsi avoir bientôt la possibilité de faire en sorte que le désendettement de l’AI ait réellement lieu.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-600</guid><pubDate></pubDate><title>Le franc est trop fort et les mesures d’accompagnement sont trop faibles </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-franc-est-trop-fort-et-les-mesures-d-accompagnement-sont-trop-faibles</link><description>La pression sur les salaires et le dumping salarial en passe d’échapper à tout contrôle </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les conséquences de la force du franc sont dramatiques, comme l’a exposé aujourd’hui, devant les médias, l’économiste en chef de l’USS Daniel Lampart : les exportations et les nuitées sont en baisse, les caisses de pension devraient avoir subi à ce jour des pertes comptables de près de 30 milliards de francs, les entreprises vont de plus en plus s’approvisionner à l’étranger et les ménages pratiquent avec assiduité le tourisme des achats. Si le pouvoir d’achat recule du fait d’une hausse du chômage ou à cause des salaires qui n’augmentent que très peu, c’est la récession qui menace... Actuellement, « nous assistons à toutes les formes possibles et imaginables de pression sur les salaires », constate Renzo Ambrosetti, coprésident du syndicat Unia : simple baisse des salaires, allongement non payé de la durée du travail, introduction de salaires en euros pour l’ensemble ou « seulement » une partie du personnel, fixation du salaire ou de l’allongement du temps de travail en fonction de marges de fluctuation du taux de change totalement arbitraires. Le syndicat Unia s’est battu contre plusieurs cas de ce genre au moyen d’actions dans les entreprises ou de démarches juridiques.
</p><p>L’évolution de ces derniers mois le montre très clairement : le dispositif défensif des mesures d’accompagnement présente des lacunes trop importantes. L’Union syndicale suisse tire la sonnette d’alarme : les mesures d’accompagnement sont conçues pour être efficaces si le cours du franc est « équitable ». Si le franc est surévalué de 20%, elles ne sont pas assez performantes. «&nbsp;Nous devons rendre la protection des salaires capable d’affronter tous les climats », exige le président de l’USS Paul Rechsteiner.
</p><p>Pour assurer la protection des salaires même en situation de crise des taux de change, l’USS demande que les mesures suivantes soient prises : </p><ul><li>Il faut attaquer le problème de la surévaluation du franc à la racine. Pour protéger les salaires et les emplois, un cours de 1 franc 40 pour 1 euro est une nécessité.</li><li>La Banque nationale suisse (BNS) doit relever son taux plancher. Il faut au moins un cours de 1 franc 40.</li><li>En cas de fortes turbulences sur les marchés financiers, il n’est pas exclu d’assister à un repli sur le franc. Dans ce cas, la BNS et la Confédération devront soit introduire en plus des contrôles des mouvements de capitaux, soit restreindre la libre négociabilité du franc.&nbsp;</li><li>Les mesures d’accompagnement doivent être renforcées de telle manière que les salaires soient de toute façon protégés :&nbsp;50 pour cent des nouvelles embauches et des entreprises qui détachent de la main-d’œuvre doivent être contrôlés. Pour 2012, la Confédération doit, dans le cadre du train de mesures contre le franc fort, prévoir les moyens financiers nécessaires à cet effet. Si l’on découvre de la sous-enchère salariale, la Confédération et les cantons doivent édicter des salaires minimums qui protègent les salaires suisses. Le Département fédéral de l’économie est responsable de l’exécution de ce mandat par la Confédération et les cantons. S’il n’agit pas, il se rend coresponsable des pressions qui s’exercent sur les salaires. Les amendes doivent être plus sévères, pour que la sous-enchère salariale n’en vaille pas la peine (amendes plus élevées, responsabilité solidaire).</li><li>Le Conseil fédéral doit prolonger de 12 à 18 mois la durée maximale du chômage partiel, pour éviter les licenciements. Et il doit présenter rapidement un deuxième train de mesures contre le franc fort. En plus d’une contribution supplémentaire pour augmenter les contrôles des salaires, ce paquet doit comprendre notamment des mesures contre les baisses de rentes dans le 2e pilier (en cas de licenciements ou de liquidations).</li><li>Les petites et moyennes entreprises doivent elles aussi pouvoir s’assurer contre des fluc-tuations du cours du change. Les banques cantonales et l’assurance contre les risques à l’exportation doivent offrir des possibilités à cet égard.&nbsp;</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Des discours de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef et premier secrétaire de l'USS</li><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul><p>sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-659</guid><pubDate></pubDate><title>Les hauts revenus doivent assumer leurs responsabilités</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-hauts-revenus-doivent-assumer-leurs-responsabilites</link><description>SESSION PARLEMENTAIRE : Concernant la révision de l’assurance-chômage, la commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États a largement suivi les propositions du Conseil fédé-ral. Elle a en effet soutenu les réductions de prestations centrales de cette assurance (p. ex. de 400 à 260 indemnités journalières pour certain(e)s chômeurs et chômeuses). Ce démantèlement ne se fait pas uniquement au détriment de la sécurité sociale, mais pourra aussi avoir une incidence négative sur l’économie. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les récentes études économiques parues à ce sujet, on a accordé plus d’attention à la question de savoir dans quelle mesure une durée d’indemnisation prolongée augmentait les chances de trouver un meilleur emploi. Initialement, de nombreux économistes supposaient que la possibilité de percevoir plus longtemps de l’argent de l’assurance-chômage augmentait le chômage, puisqu’il est moins intéressant, dans ce cas, d’accepter un emploi qui rapporte moins. Toutefois, celui ou celle qui doit rapidement accepter n’importe quel travail, perd de ce fait souvent une part de ses qualifications. Et cela, durablement. De plus, il ne s’agit pas seulement d’une perte pour l’individu concerné, mais aussi un phénomène qui n’est pas souhaitable pour l’économie. 
</p><p>La révision de l’assurance-chômage doit tenir compte de ces nouvelles connaissances. Pour remettre à flot les finances de cette assurance, mieux vaut donc que les hauts revenus assument leurs responsabilités, c’est-à-dire soient assurés jusqu’à 315’000 francs, au lieu d’économiser sur les prestations. Cette extension du gain assuré se traduira par des recettes supplémentaires à hauteur de plus de 300 millions de francs. Ce qui permettra de renoncer à réduire les prestations centrales de l’assurance-chômage.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-91</guid><pubDate></pubDate><title>Un aveu du directeur de la FINMA qui nous ôte toutes nos illusions</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-aveu-du-directeur-de-la-finma-qui-nous-ote-toutes-nos-illusions</link><description>Le projet « Too big to fail » (trop grand pour être mis en faillite) vient tout juste d’être adopté par le Parlement que la FINMA, l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, capitule déjà. La preuve que « Trop grand pour être mis en faillite » est « trop maigre ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Raaflaub, le directeur de la FINMA, a reconnu, dans une interview donnée à la NZZ le 19 novembre dernier, que la liquidation contrôlée d’une grande banque en faillite, telle que promis, ne fonctionne pas&nbsp;: «&nbsp;Nous ne devrions pas nous faire d’illusions sur la capacité de faire sortir du marché selon les règles prévues une grande banque active au plan mondial […] Toujours est-il qu’en Suisse, on pourrait procéder à la liquidation d’une banque active uniquement dans le pays, de petite taille ou de taille moyenne&nbsp;» (trad. USS).
</p><p>Se trouve ainsi confirmé ce que l’Union syndicale suisse (USS) avait toujours dit&nbsp;: le projet «&nbsp;Too big to fail&nbsp;» n’est pas en mesure d’empêcher une nouvelle crise. Un coup d’œil rétrospectif sur l’histoire de ce projet montre à quel point on a jeté de la poudre aux yeux de la population&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Qui peut définir quel est le problème, définit aussi la solution. Le Conseil fédéral et la Banque nationale (BNS) ont, avec economiesuisse et d’autres, réussi à imposer le point de vue selon lequel le problème était celui du «&nbsp;trop grand pour être mis en faillite&nbsp;», c’est-à-dire que l’on ne pouvait pas laisser des grandes banques faire faillite. Le fait, par exemple, que l’actuel système financier soit «&nbsp;sensible aux crises&nbsp;» a été ignoré déjà dès le départ.</li><li>Le conseiller fédéral Merz a dit que l’on voulait résoudre le problème du «&nbsp;trop grand pour être mis en faillite&nbsp;». Dans le message du Conseil fédéral, il n’a ensuite plus été question que de la volonté de désamorcer ce problème. Et, alors que les débats parlementaires ont désormais pris fin, le directeur de la FINMA reconnaît que l’on ne peut pas maîtriser ce problème.</li></ul><p>Nos illusions ont aussi disparu lors de la publication, en octobre dernier, d’une étude consacrée par Andrew Haldane<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Lampart_Too-big_FINMA.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, en charge de la stabilité financière à la Banque d’Angleterre, à ce qu’il faudrait à proprement parler faire ici. Selon lui, la Suisse devrait renforcer ses prescriptions en matière de fonds propres. Les CoCo bonds devraient être conçus différemment. Ni les régulateurs, ni les banques ne devraient pouvoir décider du moment auquel ils doivent être transformés en fonds propres. Le modèle suisse de la conversion en fonction du ratio de fonds propres (mesuré selon les actifs pondérés en fonction des risques) offre une marge de manœuvre trop importante au management et la conversion a lieu trop tard. Dans toute la mesure du possible, la conversion devrait se faire tôt, par exemple en fonction de l’évolution du cours des actions. Et terminons sur un classique&nbsp;: le fait d’amarrer les bonus au cours des actions ou au rendement des fonds propres a pour conséquence que le management prend des risques trop élevés. Il faut choisir des formes de rémunération différentes.
</p><p>En Suisse, la régulation des banques doit se faire d’abord au niveau politique. D’un point de vue économique cependant, le besoin d’agir à ce chapitre reste énorme. On a maintenant le droit d’être impatient en ce qui concerne les prochaines actions de la FINMA&nbsp;: si elle pense que les mesures prises en Suisse ne suffisent pas, elle doit s’engager pour de meilleures. Car il ne suffira pas de prétendre, lors de la prochaine crise, que l’on avait déjà signalé cette grosse lacune dans une interview accordée à la NZZ.  
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1411_Lampart_Too-big_FINMA.docx#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Andrew G. Haldane (2011)&nbsp;: «&nbsp;Control rights (and wrongs)&nbsp;», Bank of England, <a href="http://www.bankofengland.co.uk/publications/speeches/2011/speech525.pdf">http://www.bankofengland.co.uk/publications/speeches/2011/speech525.pdf</a>.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-603</guid><pubDate></pubDate><title>C’est maintenant l’heure des bas et des moyens salaires</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/c-est-maintenant-l-heure-des-bas-et-des-moyens-salaires</link><description>Les revendications salariales des fédérations de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>La grande majorité des entreprises suisses vont enregistrer des bénéfices juteux cette année. Malgré l’actuelle surévaluation du franc, les perspectives pour l’an prochain sont également positives. Les salarié(e)s doivent profiter de cette évolution réjouissante sous la forme de hausses sensibles de leurs salaires. Car ils ont contribué de manière déterminante à la bonne situation dans laquelle se trouve l’économie suisse.
</p><p>Les salarié(e)s à bas et moyens revenus ont été les perdants&nbsp; de la dernière reprise conjoncturelle, de 2004 à 2008. Les principaux profiteurs ont été les hauts et très hauts revenus. Cela ne doit plus se reproduire. Des hausses générales des salaires s’imposent. Elles sont la base d’une évolution des salaires juste et équilibrée ainsi que du remplacement des bonus par des salaires fixes.
</p><p>Dans ces discours attachés de
</p><p>&nbsp;</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, présidente de l'USS</li><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Aldo Ferrari</b>, membre de comité directeurs du syndicat UNIA</li><li><b>Giorgio Tuti</b>, président du SEV</li><li><b>Denise Chervet</b>, secrétaire centrale ACEB</li></ul><p>nous montrerons qu’existe une marge de manœuvre pour des hausses de salaire. Nous aborderons aussi la question de l’importance des négociations salariales pour la répartition des revenus et la politique conjoncturelle et présenterons des pronostics concernant la situation conjoncturelle.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-658</guid><pubDate></pubDate><title>De nouveaux progrès sont en cours</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/de-nouveaux-progres-sont-en-cours</link><description>SESSION PARLEMANTAIRE : Le Conseil National avait déjà fait un grand pas en faveur de la protection sociale des acteurs culturels en introduisant dans la nouvelle loi sur l’encouragement de la culture (LEC) une disposition obligeant la Confédération à verser des contributions aux caisses de pensions des artistes à chaque fois qu’elle verse une subvention encourageant la création culturelle . Malheureusement, le même National avait refusé une motion de sa Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC-CN) demandant au Conseil fédéral de combler les lacunes de sécurité sociale des personnes aux rapports de travail atypiques (dont de nombreux artistes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les travaux de la commission du Conseil des États incitent à l’optimisme. Elle n’a non seulement pas remis en cause l’amendement Bortoluzzi, mais aussi, sous la conduite du conseiller aux États Theo Maissen (PDC/GR), elle a repris à son compte la motion de la CESC-CN rejetée par le premier conseil. Cette motion demande notamment une amélio­ration de l’accès aux institutions de la prévoyance professionnelle et une adaptation des conditions de l’obtention d’indemnités de chômage pour les personnes qui connaissent des difficultés en la matière parce qu’ils exercent des professions avec changements d’employeur fréquents ou ont des engagements de durée limitée, cumulant parfois plu­sieurs taux d’occupation modiques. Le plénum devra confirmer ces deux décisions. 
</p><p>La branche s’organise
</p><p>Parallèlement à ces nouvelles dispositions légales, des organisations actives dans le do­maine de la culture ont créé le réseau «&nbsp;prévoyance culture&nbsp;» (<a href="http://www.vorsorge-kultur.ch/">www.prevoyance-culture.ch</a>). Il s'agit des caisses de pension Musique et Formation, de la Fondation Char­les Apothéloz (dite CAST), de la Fondation de prévoyance film et audiovision (fpa), de la Caisse de pension de l’Association des libraires et éditeurs de Suisse alémanique SBVV (désormais désignée en allemand sous l’appellation «PK BUCH»), ainsi que de la Fonda­tion de prévoyance Artes et Comoedia. 
</p><p>Ce réseau offre d'une part aux promoteurs de la culture la possibilité de calculer et de verser très simplement des cotisations de prévoyance pour les artistes engagés. Il permet d'autre part aux intermittents et artistes indépendants membres de l'une des associations professionnelles de s'affilier à une institution de prévoyance et d'y assurer l'intégralité de leurs revenus. En cela, il favorise les collectivités publiques qui encouragent la culture à contribuer aussi à la prévoyance professionnelle des artistes qu’elles soutiennent.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-95</guid><pubDate></pubDate><title>Un mois très mauvais…</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-mois-tres-mauvais</link><description>Rarement on aura vu, au cours d’un même mois, autant d’attaques contre la liberté syn-dicale. Or, c’est là un droit garanti par la constitution fédérale, à son article 28, ainsi que par de nombreuses conventions internationales. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces attaques contre la liberté syndicale, auxquelles assistons ces derniers temps, se caractérisent par leur violence et par le mépris du partenariat social dont ont fait montre leurs auteurs. Les syndicats concernés (Unia, syndicom et le ssp) se battront avec le soutien de l’USS pour que la liberté syndicale soit toujours respectée. 
</p><h3>Membres de la commission du personnel licenciés sur un prétexte bidon</h3><p>Dans le canton de Vaud, Tesa et Edipresse ont montré le peu de cas qu’elles font de la négociation entre partenaires sociaux. Chez Edipresse, un membre féminin de la commission du personnel a été licencié pour «&nbsp;motifs économiques&nbsp;», en violation de la CCT. Ce cas fait suite au licenciement du président de la commission du personnel du «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;» (dont le propriétaire, Tamedia, vient de racheter les activités suisses d’Edipresse) juste avant le début de négociations sur un plan social et dont le cas est toujours pendant devant le Tribunal fédéral. Chez Tesa, deux membres de la commission du personnel ont été licenciés juste après des négociations ardues, lors desquelles la commission s’était opposée avec succès à une augmentation du temps de travail sans compensation. L’employeur a donné un prétexte bidon pour justifier le licenciement immédiat et contourner ainsi la CCT. La raison invoquée (une pétition) est non seulement fausse, mais elle ne permettrait pas de justifier légalement une telle mesure de rétorsion. La situation n’a, pour l’heure, par encore trouvée d’issue. Au Tessin, une entreprise industrielle a annoncé au président de la commission du personnel lors d’un rencontre dédiée aux négociations salariales annuelles… son intention de le licencier&nbsp;!
</p><h3>La diffamation contre la grève</h3><p>Aux Hôpitaux universitaires genevois, plusieurs mouvements de grève sont en cours ou viennent de se terminer&nbsp;: transporteurs et transporteuses de patient(e)s, aides-soignantes, laborantin(e)s, nettoyeurs et nettoyeuses. Les grévistes protestent notamment contre la dégradation du service public due à des coupes budgétaires et le blocage des réévaluations salariales. La direction de l’hôpital, pour terroriser le personnel, jeter le discrédit sur les grévistes et imposer abusivement un «&nbsp;service minimum&nbsp;» qui n’existe dans aucune loi, a carrément prétendu dans la presse que «&nbsp;la grève a mis des vies humaines en danger&nbsp;» et déposé plainte pénale. Ces accusations erronées ne sont rien d’autre qu’une attaque en règle contre le droit de grève. Même grévistes, les salarié(e)s appliquent scrupuleusement leur éthique professionnelle et veillent à ce que leurs actions ne portent pas atteinte à la santé des patient(e)s. 
</p><h3>Basse vengeance après le succès d’une grève</h3><p>Le personnel de Barbey SA dans le canton de Vaud a, grâce à une grève en mai 2010, obtenu de nombreuses améliorations de ses conditions de travail. En outre, tous les salarié(e)s qui avaient fait valoir leurs droits devant les tribunaux ont obtenu gain de cause. Mauvaise perdante et décidément peu respectueuse des lois, l’entreprise a déposé une plainte abusive en dommages-intérêts de 3,5 millions de francs contre le syndicat Unia. Elle a en outre obtenu la condamnation pénale pour diffamation d’un secrétaire syndicale, dont les propos se basaient pourtant sur des témoignages de salarié(e)s concernés. Ces pratiques scandaleuses montrent que certains employeurs n’hésitent pas à criminaliser le mouvement syndical pour avoir les coudées franches et des salarié(e)s dociles. 
</p><h3>Lueur d’espoir&nbsp;: un syndicat a le droit de dire qu’un employeur qui abuse… abuse</h3><p>Heureusement, un tribunal fribourgeois a montré que le bon sens existe encore. Le Tribunal de police de la Broye a levé toute les accusations contre le syndicat et les travailleurs qui avaient dénoncé publiquement et de bonne foi les agissements clairement abusifs de l’agence de location de services OK personnel SA. Une victoire pour les libertés d’expression et syndicale.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-290</guid><pubDate></pubDate><title>La moitié des salarié(e)s protégés par une CCT</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-moitie-des-salarie-e-s-proteges-par-une-cct</link><description>De plus en plus de salarié(e)s sont protégés par une convention collective de travail (CCT) en Suisse. C’est ce que montre la nouvelle statistique à ce sujet. De 1,52 million en 2005, ils sont passé à 1,68 million en 2007 déjà. Ainsi, les conditions de travail de la moitié des salarié(e)s pouvant être assujettis à une CCT sont réglées par un contrat collectif. Un progrès, certes… mais le verre continue d’être à moitié vide.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant la crise des années 90, les idéologues néolibéraux, en particulier le président des patrons Guido Richterich, ne considéraient les CCT que comme un modèle à bout de course. Selon lui, elles n’avaient plus qu’une importance limitée pour un nombre toujours plus faible de salarié(e)s de l’industrie et des arts et métiers. L’autre partie — en expansion — de l’économie devait pouvoir se développer en étant «&nbsp;libérée&nbsp;» des contraintes d’une CCT. Cette position, ainsi que le changement structurel intervenu dans l’emploi, a influencé l’évolution réelle du nombre des employé(e)s assujettis à des CCT. Dans la première moitié des années 90, leur nombre n’a cessé de reculer,&nbsp; jusqu’à se monter à 1,2 million en 1996, soit 45&nbsp;% des salarié(e)s pouvant être assujettis à une CCT<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0809_AR_CCT_Suisse.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>.
</p><p><b>Graphique 1&nbsp;: Évolution des salarié(e)s assujettis à une CCT de 1991 à 2007, en milliers</b></p><p>Depuis le passage au nouveau millénaire toutefois, les CCT gagnent de nouveau du terrain. En 2007, 1,68 million de salarié(e)s étaient assujettis à une CCT, soit 50&nbsp;% des salarié(e)s susceptibles de l’être.
</p><h3>La renaissance</h3><p>Trois raisons expliquent cette renaissance des CCT. La première réside dans la suppression du statut de fonctionnaire à la Confédération et dans de nombreux cantons. Depuis lors, des CCT sont aussi négociées dans le secteur public, à la Poste, aux CFF et chez Swisscom, mais également, par exemple, pour tous les employé(e)s des hôpitaux du canton de Berne.
</p><p>La deuxième raison est que les syndicats, en particulier Unia et les organisations qui l’ont précédée, ont pris en main la construction syndicale dans le secteur des services privés, depuis le milieu des années 90. Ce qui a débouché sur une série de nouvelles CCT dans le commerce de détail et d’autres branches.
</p><p>La troisième raison se trouve dans la libre circulation des personnes en provenance de l’Union européenne. Afin d’empêcher la sous-enchère salariale, les associations patronales des branches du marché intérieur étaient prêtes, en collaboration avec les syndicats, à régler les conditions de travail dans des CCT au champ d’application étendu. C’était le cas dans les secteurs de la sécurité privée et du nettoyage, et dans bien d’autres branches artisanales. La déclaration d’extension du champ d’application d’une CCT permet d’assujettir tous les salarié(e)s de la branche concernée. L’augmentation des CCT dites étendues (ou «&nbsp;de force obligatoire) a contribué de manière significative au développement du taux de couverture des CCT.
</p><p>Graphique 2&nbsp;: Proportion de salarié(e)s assujettis à une CCT par rapport &nbsp;&nbsp; <br> au nombre des assujetti(e)s potentiels.
</p><p>&nbsp;</p><table><tbody><tr><td width="220" height="28"><table><tbody><tr><td><p><b>Couverture par CCT en&nbsp; Suisse</b></p></td></tr></tbody></table> &nbsp;</td></tr></tbody></table><p>Source&nbsp;: Rieger 2009&nbsp;; Oesch 2007 + 2008&nbsp;; propres estimations pour 2010 sur &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la base des CCT conclues.
</p><p>Cette renaissance des CCT est sans aucun doute positive et s’est encore poursuivie après la statistique la plus récente de 2007&nbsp;: depuis lors, la CCT pour le travail temporaire a, entre autres, été négociée et la branche de la coiffure a mis fin à son vide conventionnel, ce qui fait qu’en 2010, la proportion pourrait bien s’établir autour des 52&nbsp;%.
</p><h3>Les déserts</h3><p>Néanmoins, le verre reste à moitié plein seulement. Les pays nordiques ou l’Autriche connaissent notamment un taux de couverture des CCT de 80&nbsp;% et plus. Autour de 50&nbsp;% des salarié(e)s en Suisse continuent à ne pas bénéficier d’une telle couverture. Seuls quelques-uns de ces «&nbsp;sans-protection&nbsp;» ont une situation suffisamment bonne pour pouvoir se passer de CCT en cas de besoin. Pour les autres, c’est même le contraire, puisque beaucoup de secteurs à bas salaires et à conditions de travail partiellement précaires ne connaissent pas de CCT&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>des dizaines de milliers de salarié(e)s dans le secteur à bas salaire de l’économie domestique et dans les services à la personne (soins corporels, etc.)&nbsp;;</li><li>des dizaines de milliers de salarié(e)s dans le domaine du sport, des loisirs et de la culture&nbsp;;</li><li>des dizaines de milliers d’employé(e)s dans le secteur de la branche informatique, très instable&nbsp;;</li><li>des dizaines de milliers d’employé(e)s dans les assurances&nbsp;;</li><li>des milliers de journalistes de Suisse alémanique et du Tessin, dont la CCT a été dénoncée .</li></ul><p>Dans d’autres branches, seule une partie du personnel est assujettie à une CCT, alors que des centaines de milliers de salarié(e)s restent sans cette protection&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>dans le commerce de détail, où les grandes firmes Manor, Denner, Aldi, Lidl, Spar, etc. ne connaissent pas de CCT, et tous les petits magasins de détail encore moins&nbsp;;</li><li>dans l’industrie, où une partie de la chimie, de l’industrie alimentaire, mais aussi de l’industrie des machines refuse de signer une convention&nbsp;;</li><li>dans le domaine des transports, dans le secteur de la santé, etc.</li></ul><p>Dans toutes ces branches, le patronat applique le principe du «&nbsp;charbonnier maître chez soi&nbsp;». Que les travailleuses et travailleurs, avec les syndicats, frappent à leur porte et ils se verront opposer un non sec et sonnant. Cela en Suisse, pays toujours célébré pour son «&nbsp;partenariat social&nbsp;»&nbsp;!
</p><p>Un salaire minimum garanti
</p><p>Si 50&nbsp;% des salarié(e)s susceptibles d’être conventionnés sont assujettis à une CCT, c’est une proportion moindre qui profite de l’existence d’un salaire minimum garanti. Car certaines conventions, comme celle de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux, ne contiennent aucun salaire minimal, alors que des salarié(e)s (en particulier des femmes) y travaillent pour des salaires bien inférieurs à 4’000 francs&nbsp;!
</p><p>Pour ces raisons, une commission d’expert(e)s de l’USS examine actuellement la question d’un salaire minimum légal en Suisse.
</p><p>Les syndicats peuvent donc prendre positivement acte d’une certaine renaissance des CCT ainsi obtenue; mais la revendication d’«&nbsp;une CCT pour toutes et tous&nbsp;!&nbsp;» n’est encore de loin pas réalité.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0809_AR_CCT_Suisse.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Pour calculer le taux de couverture des CCT, le nombre des personnes couvertes par la CCT doit être comparé au nombre global des salarié(e)s susceptibles d’y être assujettis. Cela n’équivaut pas à toutes les personnes employées, puisque ni le propriétaire de l’entreprise, ni les membres de sa famille qui collaborent dans l’entreprise, ni les cadres, ne peuvent être soumis à une CCT, pas plus que les fonctionnaires d’ailleurs.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-101</guid><pubDate></pubDate><title>Pas d’économies sur le dos de la formation et de la jeunesse !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pas-d-economies-sur-le-dos-de-la-formation-et-de-la-jeunesse</link><description>Message « Formation Recherche et Innovation </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 décembre, le Parlement fédéral devrait finalement se mettre d’accord sur les moyens qui seront alloués à la formation professionnelle en 2012. Depuis des mois, les Chambres se renvoient la balle. Alors que le Conseil national a décidé à plusieurs reprises à l’unanimité d’allouer les moyens financiers prévus selon les dispositions de la loi sur la formation professionnelle – 25&nbsp;% revenant à la Confédération -, le Conseil des États s’y est opposé à plusieurs reprises, préférant une contribution inférieure.
</p><p>Résultat des courses&nbsp;: depuis plusieurs années, ce sont les cantons qui subventionnent la Confédération dans le domaine de la formation professionnelle. Une situation cautionnée précisément par la Chambre des cantons&nbsp;!
</p><p>Mais le paradoxe ne s’arrête pas là. À l’heure où les milieux économiques se plaisent à brandir le spectre du manque de main-d’œuvre qualifiée, les élus bourgeois au Parlement s’empressent de jeter l’argent des contribuables par les fenêtres pour acheter des avions de combat. Pourtant, et c’est clair comme de l’eau de roche, cette décision aura dans les années à venir un impact sur les dépenses non liées (qui ne sont pas directement prévues par une loi), donc forcément sur les budgets prévus pour la formation. 
</p><p>Une chose est certaine&nbsp;: l’avenir de la Suisse sera sans doute mieux assuré avec des jeunes au bénéfice d’une formation de qualité qu’avec de nouveaux avions de combats&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-632</guid><pubDate></pubDate><title>Crise des marchés financiers et Suisse : il faut créer une commission d’enquête parlementaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/crise-des-marches-financiers-et-suisse-il-faut-creer-une-commission-d-enquete-parlementaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une année s’est écoulée depuis que la plus grande banque de Suisse a dû être sauvée par une opération, fondée sur le droit d’urgence, de la Confédération et de la Banque nationale. Les moyens engagés, 68 milliards de francs (valeur d’alors) atteignaient des dimensions dépassant de loin tout ce que l’on avait pu s’imaginer jusqu’à ce jour dans notre pays. Encore jamais, dans l’histoire de notre État fédéral, les pouvoirs publics n’étaient intervenus de la sorte, Et ni le Parlement fédéral ni le peuple n’eurent la voix au chapitre sur cet engagement de fonds publics. Jamais encore l’économie suisse n’avait été à ce point mise en danger par le secteur financier. 
</p><p>Les abus qui auraient presque pu ruiner le système financier mondial n’ont pas uniquement été causés par les grandes banques suisses. Mais la Suisse et son économie sont tout particulièrement exposées aux risques provenant du système financier. Les bilans totaux des deux grandes banques actives dans l’«&nbsp;Investment Banking&nbsp;» mondialisé représentent plusieurs fois le produit intérieur brut suisse. 
</p><p>À ce jour, rien n’indique que l’on aurait tiré les leçons du quasi-effondrement du système financier, même pas sous forme d’ébauches. La direction de l’UBS vise les mêmes bénéfices, voire des bénéfices plus élevés encore (15 milliards), et un même rendement des capitaux propres (20&nbsp;%) qu’avant la crise. Des buts qui ne pourront pas être réalisés sans nouveau recours à une stratégie commerciale des plus risquées. La pratique à risque des bonus, à laquelle l’autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) a donné sa bénédiction, est maintenue sous une forme à peine modifiée.
</p><p>Comme avant la crise, les instances de la Confédération chargées des contrôles sont étroitement liées aux grandes banques. Les contrôleurs dépendent des contrôlés, tant au plan des connaissances qu’à celui des personnes qui y siègent (une dépendance qui s’est accrue depuis que la Commission fédérale des banques a cédé la place à la FINMA). Constater, comme le fait celle-ci dans son dernier rapport sur la crise financière, que ni l’UBS ni l’autorité de surveillance n’avaient reconnu les risques que comportaient leurs activités commerciales, pour relativiser tout de suite en précisant que, même si cela avait été le cas, il n’aurait pas été possible d’intervenir politiquement pour corriger la réalité, cela revient à une capitulation de toute autorité de surveillance fonctionnant en tant que telle. La faiblesse du Conseil fédéral, compétent en cette matière, qui s’illustre en expliquant par exemple qu’il referait absolument la même chose que ce qu’il a fait aggrave encore cette problématique. Cette façon d’agir à l’aveuglette et l’absence d’indépendance des acteurs de la Confédération ici déterminants – ainsi que leur manque de volonté et/ou de capacité à tirer les conclusions qui s’imposent de la crise des marchés financiers – représentent un grave danger pour l’économie suisse, et pour la Suisse surtout. 
</p><p>La seule réponse possible et nécessaire à cette situation encore inédite pour la Suisse est la création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP). Le droit du Parlement stipule qu’une CEP doit être&nbsp; créée «&nbsp;en cas d’événements d’une grande portée sur lesquels il est indispensable de faite la lumière&nbsp;». Les événements dont il s’agit ici dépassent dans leur ampleur toutes les anciennes situations lors desquelles une CEP fut instituée (affaire des mirages en 1964&nbsp;: CEP du Département de justice et police et du Département militaire fédéral en 1989/1990, CEP pour la Caisse de pension de la Confédération en 1995). Dans tous les cas cités, la création d’une CEP a débouché en règle générale sur des résultats très positifs, en cela qu’à chaque fois des enseignements importants ont été tirés de crises. On ne dispose d’aucun autre moyen efficace permettant de tirer pour la Suisse les conclusions politiques qui s’imposent de la crise des marchés financiers 
</p><p>Il serait irresponsable, d’un point de vue non seulement économique, mais aussi politique, de laisser les choses continuer comme avant et de croire que, malgré des faiblesses au plan institutionnel, plus rien ne sera passera désormais. Afin de tirer les conclusions de la crise des marchés financiers qui s’imposent pour la Suisse, il faut mener une enquête sans réserve, sans préjugé et indépendante, avec l’autorité et les moyens nécessaires, ce dont seule une CEP dispose dans notre système politique. 
</p><p>Le Parlement se trouve face à un défi historique qu’il n’a encore jamais connu sous cette forme. Il ne faut pas que l’État suisse et la population suisse doivent un jour supporter une nouvelle fois les conséquences d’abus commis par les directions des grandes banques. Si le Conseil fédéral n’a pas été en mesure à ce jour de faire en sorte que les événements de l’automne 2008 ne puissent se reproduire, c’est au Parlement, en tant que pouvoir supérieur, qu’il incombe d’engager l’instrument parlementaire le plus puissant&nbsp;: la CEP. Celle-ci est le seul moyen pour la démocratie suisse de faire confirmer ses droits face aux directions des grandes banques qui, sinon, fortes d’une garantie de l’État implicite, continueront à appliquer leur propres règles. Il s’agit là de poser des jalons décisifs pour l’avenir de la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-284</guid><pubDate></pubDate><title>Les droits internationaux doivent être garantis !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-droits-internationaux-doivent-etre-garantis</link><description>Le 9 juin dernier, l’Union syndicale suisse (USS) a protesté par une action symbolique devant le siège genevois de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Le Conseil fédéral refuse en effet de légiférer pour protéger comme il se doit les représentant(e)s syndicaux contre les licenciements abusifs.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Un peu d’histoire&nbsp;: en 2003, l’USS a déposé une plainte contre la Confédération devant le Comité de la liberté syndicale du Bureau international du Travail (BIT). Elle portait sur le fait que la législation suisse ne protège pas assez les travailleurs et travailleuses contre les licenciements antisyndicaux, alors que la Suisse a ratifié en 1999 la convention 98 de l’OIT sur la liberté syndicale, une convention qui prévoit pareille protection. Dans sa plainte, l’USS y exigeait aussi que les licenciements antisyndicaux soient annulés et pas uniquement indemnisés par le versement d’au maximum six mois de salaire (dans la réalité, il s’agit la plupart du temps de deux ou trois mois). 
</p><p>En 2004, le Comité de la liberté syndicale a accepté cette plainte et prié la Suisse de mettre sa législation en conformité avec les normes internationales du travail. Mais le Conseil fédéral a refusé d’obtempérer, se fondant sur le refus des patrons qui, pour leur part, n’estiment pas nécessaire d’agir. En 2006, l’USS a soumis à une nouvelle reprise au même comité du BIT plusieurs cas récents de travailleurs syndiqués licenciés à cause de leur engagement syndical. Et le comité du BIT a à nouveau prié la Suisse de mettre sa législation en conformité avec la convention 98, lui suggérant cette fois de s’inspirer de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, qui prévoit l’annulation d’un licenciement reconnu abusif. Mais une nouvelle fois, le Conseil fédéral a refusé d’agir.
</p><p>Cette situation est d’autant plus inacceptable que, dans le contexte de la crise mondiale actuelle, qui laisse des traces de plus en plus profondes dans notre pays, un nombre croissant d’employeurs remettent en cause les règles du partenariat social et portent atteinte aux droits syndicaux en se livrant en particulier aux licenciements de nos délégué(e)s syndicaux, voire de représentant(e)s du personnel.
</p><p>Pour preuve, ce qui s’est passé ces derniers mois&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>en février 2009, une vendeuse a été licenciée à Genève pour des motifs purement antisyndicaux par le grand Magasin Manor. Bien que la «&nbsp;Chambre des relations collectives de travail CRTC&nbsp;», un office de conciliation, ait demandé sa réintégration, la direction de Manor ne semble pas vouloir du tout faire marche arrière.</li><li>À la fin avril 2009, la grande fabrique de machines textiles, Karl Mayer AG a licencié, après 39 ans de bons et loyaux services, un militant syndicaliste monteur de profession qui, durant de très nombreuses années, a présidé la commission d’entreprise. Lui aussi avait fait part à un journaliste des problèmes survenus en temps de crise dans son entreprise en restructuration&nbsp;!</li><li>À la mi-mai 2009, dans le cadre d’un plan de restructuration de deux des plus grands journaux suisses alémanique, le «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;» et le «&nbsp;Bund&nbsp;», deux journalistes sont licenciés. Tous les deux sont présidents de leur commission d’entreprise respective...</li></ul><p>Il est plus que temps que les autorités changent d’attitude. Le président du groupe des travailleurs et vice-président de la Confédération internationale du Travail de 2009, Sir Roy Trotman, a également lancé un appel dans ce sens à l’attention du gouvernement suisse. Mais si rien ne change, l’USS veillera à ce que la Suisse soit à nouveau mise en accusation lors de la Conférence internationale du Travail de 2010. Ces dernières années, parmi les pays qui se sont retrouvés sur le banc des accusés, on trouvait la Birmanie, la Chine ou le Bélarus… La liberté syndicale implique nécessairement une protection spéciale des représentant(e)s syndicaux contre les licenciements abusifs. Comme l’interdiction du travail des enfants ou du travail forcé, elle fait partie des normes fondamentales du travail, que la Suisse est, elle aussi, tenue de respecter.
</p><h3>Encadré - Un témoignage personnel</h3><p>Pour cette action syndicale devant le siège de l’OIT, Daniel Suter, président de la commission du personnel du «&nbsp;Tages-Anzeiger&nbsp;», qui a été licencié en 2009, a présenté son témoignage. À ses yeux son licenciement dans le cadre d’un licenciement collectif représente de toute évidence une attaque contre la commission du personnel à la création de laquelle il avait participé en son temps. Une commission que, dès le départ, il s’agissait de dégoûter de s’opposer à des licenciements collectifs. Ce que Daniel Suter commente en ces termes&nbsp;: «&nbsp;Aussi longtemps que le législateur n’empêchera pas ces congés abusifs - les employeurs coupables […] devant […] être condamnés […] aussi à la réintégration des personnes abusivement licenciées - la protection des représentant(e)s des travailleurs restera une illusion.&nbsp;»</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-97</guid><pubDate></pubDate><title>Le bien-être suisse en danger</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-bien-etre-suisse-en-danger</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Si le cours du franc ne se normalise pas rapidement, sa surévaluation devrait aussi laisser des traces à long terme dans l'économie suisse. Le bien-être de notre pays dépend de la santé de l’économie d’exportation. Le niveau salarial du peintre de Zurich ou de la conductrice de bus de Fribourg reflète la situation de l’économie d’exportation. Si cette dernière ne pouvait plus s’imposer dans le segment des produits de qualité, les salaires de l’économie intérieure seraient aussi en danger à long terme. Si moins d’argent était gagné avec les exportations, les salaires de l’économie intérieure seraient également tôt ou tard en danger. 
</p><p>À cause de la surévaluation du franc, les entreprises d’exportation rencontrent momentanément des difficultés à faire jeu égal avec la concurrence étrangère au plan des prix, alors que leurs produits sont, dans des conditions à peu près normales, totalement concurrentiels. Les entreprises industrielles perdront des parts de marché. On assistera parfois aussi à des délocalisations à l’étranger de parties de la production. Et jusqu’à ce que les parts de marché et les emplois perdus soient retrouvés en Suisse, un certain temps devrait s’écouler, même si la valeur du franc redevenait équitable. 
</p><p>S’y ajoute que la recherche et le développement d’une grande partie des entreprises industrielles dépendent de la situation des affaires. Lorsqu’elles se portent bien, les entreprises investissent davantage dans de nouveaux produits. Dans le cas contraire, les innovations reculent ou alors, les investissements se font plutôt dans des mesures de rationalisation, ainsi que le montre une étude du KOF. De ce fait, on n’investit pas assez dans des produits d’avenir importants, sur lesquels se fondera la compétitivité de demain. Ces interdépendances ont aussi être prouvées par des études macroéconomiques. Les monnaies surévaluées et les fortes fluctuations de taux de change ont dans l’ensemble pour conséquence une croissance moindre de la productivité, respectivement de l’économie<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1511_Lampart_Franc-surevalue_Bien-etre.docx#_ftn1" name="_ftnref1"><sup></sup></a>[1].
</p><p>Pour qu’à long terme, les salaires et les emplois, et donc le bien-être, soient garantis aussi à long terme en Suisse, la Banque nationale doit placer le franc à un niveau un tant soit peu normal. En comparaison avec l’Allemagne, le cours «&nbsp;équitable&nbsp;» du franc par rapport à l’euro se situe entre Fr.&nbsp;1,45 et Fr.&nbsp;1,50. Si un cours de Fr.&nbsp;1,40/1 euro ne représente pas encore une valeur équitable pour le franc, il permettrait quand même d’enlever la forte pression qui s’exerce sur les salaires et les emplois. 
</p><p><b>Innovations&nbsp;: dépendance par rapport à la situation des affaires&nbsp;dans l’industrie<br></b>(part des firmes par branche)</p><table><thead><tr><th scope="col">Branche</th><th scope="col">Procyclique</th><th scope="col">Anticyclique</th><th scope="col"><span>Dépendant de la conjoncture</span></th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Industrie des machines</span></td><td>51%</td><td>20%</td><td>29%</td></tr><tr><td><span>Chimie</span></td><td>58%</td><td>31%</td><td>11%</td></tr><tr><td><span>Électronique/horlogerie</span></td><td>49%</td><td>23%</td><td>28%</td></tr><tr><td><span>Total industrie</span></td><td>42%</td><td>17%</td><td>40%</td></tr></tbody></table><p>Source&nbsp;: Arvanitis, S. et M. Wörter (2011)&nbsp;: Konjunktur und Innovationsverhalten, <a href="http://www.kof.ethz.ch/de/publikationen/p/kof-studien/2196/" target="_blank" rel="noreferrer">www.kof.ethz.ch/de/publikationen/p/kof-studien/2196/</a></p><hr><p>[1] Aghion, P. et al. (2006)&nbsp;: Exchange rate volatility and productivity growth: the role of financial development&nbsp;; Rodrik, D. (2008)&nbsp;: The real exchange rate and economic growth, Brookings papers on economic activity, Fall 2008.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-342</guid><pubDate></pubDate><title>Pourquoi une consultation si l’on ne tient pas compte de ses résultats ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pourquoi-une-consultation-si-l-on-ne-tient-pas-compte-de-ses-resultats</link><description>Pas de travail non-stop dans les stations-service !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les organisations des salarié(e)s, des petits commerces, de l’hôtellerie-restauration, des Églises, de la jeunesse ainsi que presque tous les cantons, les médecins du travail et la FMH (Fédération des médecins suisses) sont opposés à la libéralisation des heures d’ouverture des échoppes des stations-service. C’est ce que montrent les résultats de la consultation réalisée sur l’initiative parlementaire Lüscher (PLR, GE) et c’est ce qu’a choisi d’ignorer purement et simplement la majorité de la commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national qui vient d’adopter l’initiative Lüscher, montrant ainsi le mépris qui est le sien pour les salarié(e)s concernés et les organisations opposées à une telle libéralisation. 
</p><p>L’ouverture non-stop des échoppes de stations-service voulue par cette initiative accroîtra le travail de nuit et du dimanche ainsi que le stress et dégradera les conditions de travail du personnel directement concerné ainsi que des salarié(e)s occupés dans des domaines au service de ces échoppes (nettoyage, livraison, sécurité, etc.). Or, avec cette décision arrogante, la majorité de la CER n’a fait qu’un pas vers «&nbsp;le&nbsp;» but, soit&nbsp;: la libéralisation totale de tous les horaires de travail. Mais la prochaine étape est déjà en cours, car le Conseil national a déjà accepté la motion Hutter (PLR/ZH) selon laquelle les cantons pourraient, lorsqu’ils fixent les horaires d’ouverture des magasins sur leur territoire, ignorer la législation fédérale sur la protection de la santé des travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Le Conseil national doit une bonne fois prendre connaissance des résultats de cette consultation, c’est-à-dire de la forte opposition manifestée par les cantons dans ce cadre contre une telle libéralisation, demande la vice-présidente de l’USS et membre du comité directeur d’Unia, Vania Alleva. Quant à Jean Christophe Schwaab, secrétaire central de l’USS en charge de ce dossier. il ajoute que, pour les syndicats, l’enjeu n’est pas, ici, une coutume qui serait «&nbsp;surannée&nbsp;», mais la protection concrète de la santé et de la vie privée des travailleurs et travailleuses concernés.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-289</guid><pubDate></pubDate><title>Simple raisonnable, fixe et plafonné ! </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/simple-raisonnable-fixe-et-plafonne</link><description>Alors que l’initiative sur les rémunérations abusives était au centre des débats la semaine dernière dans le cadre de la révision du droit des sociétés anonymes, le Conseil des États n’a pas pris le taureau par les cornes. Il est resté extrêmement prudent et passif. Pour l’USS, des mesures sont pourtant nécessaires en matière de rémunération : les bonus en tout genre doivent être abolis et les salaires plafonnés.
</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Globalement dans la bonne direction…</h3><p>Rappelons brièvement que plusieurs nouveaux modèles ou systèmes de rémunération sont actuellement proposés et en discussion. Il s’agit en particulier de l’initiative Minder et du projet de la FINMA. Ce dernier ne concerne cependant que les établissements financiers. L’initiative Minder s’intéresse, pour l’essentiel, aux rémunérations et demande l’adoption d’une norme constitutionnelle imposant, en substance&nbsp;: l’élection annuelle du conseil d’administration&nbsp;; un vote de l’assemblée générale sur la somme globale des rémunérations des organes dirigeants&nbsp;; l’élection du comité de rémunération par les actionnaires&nbsp;; l’interdiction des indemnités de départ et la menace de sanctions pénales allant jusqu’à 3 ans de prison en cas d’infractions aux principes précités. 
</p><p>Dans son projet – actuellement en procédure de consultation –, la FINMA, quant à elle, exige que les critères d’attribution des rémunérations variables aux différents secteurs de l'entreprise et collaborateurs ne soient pas tournés vers le court terme. Elle veut éviter ainsi que les collaborateurs gardent l’œil essentiellement sur des indicateurs qui ne soient guère en phase avec le succès économique durable de l’établissement ou qui ne tiennent pas compte des risques courus. À cet effet, les directives prévues par la FINMA sont nombreuses et très détaillées. 
</p><p>Si ces propositions vont globalement dans la bonne direction – puisqu’elles cherchent à réduire les rémunérations excessives, voire abusives et, in fine, les incitations perverses du système actuel –, sont-elles néanmoins vraiment adéquates et suffisantes ? Dans le cadre de l’initiative Minder, la solution se trouve dans le renforcement du pouvoir de contrôle des actionnaires sur les managers. Pour la FINMA, c’est en reliant rémunérations et performances sur le long terme que se résout la question. Indépendamment des difficultés que soulève la question du long terme – l’évaluation des risques à long terme n’est pas chose aisée, l’incertitude y étant particulièrement radicale, au sens de Keynes – comment être sûr, en effet, que la majorité des actionnaires ne souffrent pas soudainement des mêmes vices que les hauts dirigeants et ne répondent pas aux sirènes du court terme&nbsp;?
</p><h3>… mais ratant l’essentiel&nbsp;!</h3><p>À aucun moment, par contre, les deux propositions précédemment mentionnées ne semblent vouloir remettre en question le principe même des rémunérations à part variable. Or, et en lieu et place de se noyer dans les directives et les détails, à l’instar de l’initiative Minder et du projet de la FINMA, ne faudrait-il tout simplement pas en finir avec cette politique de rémunération axée sur des options et des bonus qui est devenue un danger pour notre système économique&nbsp;? À cet égard, et si l’exemple UBS devient un jour - comme arrivera très certainement - un cas d’école, la crise financière récente est une démonstration grandeur nature du caractère inefficace des bonus en tout genre et du fait que cette explosion des hautes rémunérations relève tout simplement d’une captation pure et simple de la richesse par certaines élites dirigeantes. 
</p><p>En bref, l’explosion des salaires des managers n’a jamais été en rapport avec les performances réelles des entreprises mais bien plutôt avec la cupidité de certaines personnes. À notre sens, c’est la logique même d’un système à base de bonus qui ouvre la porte à toutes les tentations, puisqu’elle pousse tout simplement à se servir dans la caisse… La période récente, qui a vu l’explosion des rémunérations, a non seulement été celle des scandales financiers et des crises financières à répétition mais également celle du creusement des inégalités salariales… Inégalités croissantes qui, in fine, n’ont pour seul résultat que de saper la cohésion sociale. Dès lors, nous pensons qu’il est urgent de revenir à un système simple, raisonnable et qui, de surcroît, a déjà fait ses preuves en matière de rémunérations. 
</p><p>C’est pourquoi l’USS se prononce en faveur d’un système de rémunération où les salaires sont fixes et raisonnables, et ceci en lieu et place de bonus sous forme d’options et d’actions. De plus, elle souhaite soit un plafonnement des hauts salaires – aucun salaire ne devrait excéder les 500'000 francs par an, en particulier s’agissant des entreprises publiques –, soit que des mesures fiscales soient prises afin d’éviter toute nouvelle dérive des salaires. Dans cette dernière optique, les parts de revenus supérieures au million de francs devraient être soumises à l’impôt sur les bénéfices.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-100</guid><pubDate></pubDate><title>Le choix clair de l’initiative</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-choix-clair-de-l-initiative</link><description>Déposée fin 2008 à la Chancellerie fédérale avec plus de 150 000 signatures, l’initiative « jeunesse + musique » demande que, via un article constitutionnel, la Confédération et les cantons doivent encourager l’enseignement de la musique dans les écoles du pays. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’encouragement de la musique auprès des jeunes est un objectif que partage la majorité de la population. Le Conseil national s’est fait le porte-parole de cette position en proposant au peuple et aux cantons d’accepter l’initiative «&nbsp;jeunesse + musique&nbsp;». Malheureusement, le Conseil des États propose de lui opposer un contre-projet qui va certes dans la bonne direction, mais crée de trop grandes incertitudes, car il ne serait pas contraignant pour les cantons. Dans ce cas, les objectifs de l’initiative ne seraient atteints que beaucoup plus difficilement et d’une manière qui ne serait pas homogène sur l’ensemble du territoire. S’il suivait sa commission, le Conseil national pourrait rejoindre le Conseil des États. La prochaine session parlementaire nous le dira bientôt. 
</p><p>Pour sa part, l’Union syndicale suisse (USS) soutient toujours l’initiative et souhaite que le Parlement propose au corps électoral de l’accepter. Il convient cependant de recommander aussi l’acceptation du contre-projet. En effet, ce dernier, même s’il va moins loin que l’initiative, n’en constituerait pas moins un progrès en matière d’encouragement de la formation musicale. Mais, puisque l’initiative sera beaucoup plus favorable à la promotion de la musique, c’est à cette dernière qu’il faudra donner la préférence pour la question subsidiaire qui sera posée au peuple (initiative ou contre-projet).
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-102</guid><pubDate></pubDate><title>Actions des syndicats de l’USS dans toute la Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/actions-des-syndicats-de-l-uss-dans-toute-la-suisse</link><description>Du 16 au 18 décembre, des activités ont eu lieu dans de nombreuses villes de Suisse à l’occasion de la Journée mondiale d’action globale contre le racisme et pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées. Les syndicats de l’USS y ont joué un rôle de premier plan. </description><content:encoded><![CDATA[<p>À Berne, ce fut un «&nbsp;sapin de Noël des vœux&nbsp;», à Zurich, le slogan était&nbsp;: «&nbsp;Sans nous, pas de Noël&nbsp;», à La Chaux-de-Fonds, les syndicats ont revendiqué un «&nbsp;Travail décent&nbsp;» et à Genève, les passant(e)s ont pu participer à un quizz sur les migrations. Mais d’autres actions encore se sont déroulées dans une bonne douzaine de localités du pays, d’Aarau à Martigny, en passant par Lausanne, Lucerne et Wetzikon. Dans la plupart des cas, ce sont les syndicats de l’USS, souvent en collaboration avec d’autres organisations, qui ont pris si activement fait et cause pour les droits humains.
</p><p>Quel but était visé&nbsp;? Par ces actions, les syndicats veulent faire passer un message contre la xénophobie et le racisme qui se répandent toujours plus. Ces journées sont donc pour eux l’occasion de donner encore plus de poids à leur revendication&nbsp;: les droits fondamentaux doivent être appliqués à tout être humain, indépendamment de sa nationalité et de son statut de séjour. Pour le syndicat Unia, il s’est aussi agi d’une nouvelle étape de sa campagne «&nbsp;Sans nous - pas de Suisse&nbsp;». D’autres syndicats, comme celui du personnel des transports, le SEV, ont repris l’idée pour leur secteur&nbsp;: «&nbsp;Sans nous, pas de transports publics&nbsp;!&nbsp;», pour rappeler que ces derniers non plus ne pourraient pas fonctionner sans les migrant(e)s. 
</p><p>Mais, ce que les syndicats ont fait ces derniers jours n’est pas à proprement parler une action de Noël, quoique l’on puisse également lire l’histoire de cette fête comme évoquant certaines réalités de l’asile. Le cadre de ces actions était en effet celui de la <i>Journée mondiale d’action globale contre le racisme et pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées. </i>C’est en février 2011 que le Forum social de Dakar a suggéré qu’une telle journée ait lieu un 18 décembre, parce que c’est le 18 décembre 1990 qu’a été adoptée la <i>Convention sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille.</i> Une convention – et il n’y a pas lieu d’en être fier&nbsp;! - que la Suisse n’a toujours pas ratifiée…
</p><p>Informations internationales&nbsp;:<a href="http://globalmigrantsaction.org/index.php?mysection=Francais" target="_blank" class="external-link-new-window" rel="noreferrer"><br>http://globalmigrantsaction.orG/index.php?mysection=Francais</a></p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-286</guid><pubDate></pubDate><title>Ne pas stabiliser la conjoncture, c’est mettre en danger le potentiel de croissance</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/ne-pas-stabiliser-la-conjoncture-c-est-mettre-en-danger-le-potentiel-de-croissance</link><description>En Suisse, on pense généralement qu’il est possible de mettre au point des trains de me-sures grâce auxquels il serait pratiquement inutile de stabiliser activement la conjoncture. C’est là aussi ce que fait apparaître le rapport récemment rendu public par le Conseil fédéral sur la situation économique du pays. Les récentes recherches effectuées dans ce domaine montrent cependant que les fluctuations on peut conjoncturelles et les possibilités de croissance d’une économie sont étroitement interdépendantes. Le tout dernier Dossier de l’Union syndicale suisse (USS)  présente et commente les résultats de ces recherches.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les études internationales sur la croissance mettent en lumière des aspects très variés. Il apparaît ainsi que le comportement en matière d’investissement, la diffusion et la conservation de savoir-faire et l’évolution du chômage ne sont que quelques uns des éléments que les fluctuations conjoncturelles influencent négativement sur la durée. Ainsi, en période de crise, les entreprises, confrontées à des problèmes de financement, sont contraintes de réduire, voire de suspendre, de ce fait leurs efforts en matière d’innovation et de développement. Dans une économie ouverte et de taille restreinte comme celle de la Suisse, si les innovations font défaut, la compétitivité des entreprises indigènes en pâtit. 
</p><p>À cela s’ajoute que les récessions détruisent du savoir à cause de l’utilisation insuffisante des capacités de production et du niveau élevé du chômage. Finalement, une hausse du chômage en raison de la conjoncture n’est souvent pas de nature provisoire. De conjoncturel, le problème peut donc devenir structurel et le chômage se stabilise à long terme à un niveau plus élevé. Telle est l’expérience douloureuse vécue par la Suisse après la longue crise des années 90. La recherche dans ce domaine montre aussi que les mesures actives de stabilisation de la conjoncture favorisent le potentiel de croissance d’un pays. Ainsi, politique conjoncturelle et politique de croissance vont nécessairement de pair. 
</p><h3>Bien que la science se soit remise en cause…</h3><p>La recherche en économie a compris que nombre d’hypothèses néolibérales courantes ne résistent pas à un examen empirique si bien que, peu à peu, on pense différemment. Il est désormais clair que l’appel à une politique conjoncturelle active ne repose de ce fait plus uniquement sur la revendication socialiste d’un État social fort et d’une redistribution généreuse des richesses, mais sur des connaissances scientifiquement établies, selon lesquelles une politique financière et monétaire procyclique a, à long terme, des effets négatifs sur les possibilités de croissance d’une économie. 
</p><h3>… les politiques n’ont pas suivi</h3><p>Mais il semble bien qu’en Suisse, on ne le sache pas encore. En effet, malgré le mandat constitutionnel exigeant de la Confédération, des cantons et des communes, ainsi de la Banque nationale, qu’ils agissent comme le demande la conjoncture, la politique financière et monétaire a, par le passé, renforcé les cycles conjoncturels. Dans l’actuelle récession, on risque à nouveau de subir les effets d’une politique conjoncturelle procyclique. Alors que les perturbations sur les marchés financiers devraient renforcer plus que jamais le rôle de la politique financière dans la stabilisation de la conjoncture, la politique financière va - à cause du frein à l’endettement, de l’augmentation de la taxe sur le CO2 et de la TVA, ainsi que des politiques d’austérité menées par les cantons et les communes - avoir une incidence restrictive sur l’économie dès 2010 et amplifier, de ce fait, la récession.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-103</guid><pubDate></pubDate><title>Le gouvernement tessinois refuse l’accès des syndicats aux établissements du canton</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-gouvernement-tessinois-refuse-l-acces-des-syndicats-aux-etablissements-du-canton</link><description>Incroyable, mais vrai : le Conseil d’État tessinois a décidé que les syndicats n’avaient plus le droit d’accéder aux établissements du canton. Cette mesure est en contradiction avec la liberté syndicale garantie par la Constitution fédérale. En outre, ce même gouvernement restreint encore plus les possibilités pour les syndicats de s’exprimer en tant que tels, comme si nous vivions en plein absolutisme… </description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Du jamais vu en Suisse […] une décision anticonstitutionnelle et sans valeur, mais néanmoins très grave&nbsp;: c’est en effet un acte dangereux contre les droits des travailleurs de l’ensemble du Canton du Tessin&nbsp;». Les termes dans lesquels est rédigée la résolution de l’union syndicale tessinoise a des accents dramatiques. Car c’est la réalité qui est ainsi. Mais reprenons tout cela dans l’ordre. 
</p><p>Le 29 novembre 2011, le Conseil d’État tessinois a fait parvenir aux associations du personnel de l’État une lettre dans laquelle il les informait de sa décision concernant les activités syndicales dans l’administration cantonale. Dans sa missive, le gouvernement stipule que les syndicats du personnel de l’État n’ont fondamentalement plus le droit d’accéder aux bâtiments du canton pour leurs activités syndicales. Et si les syndicats souhaitent utiliser une salle de l’administration pour y aborder, en dehors des heures de travail, des thèmes concernant le personnel de l’État, ils devront désormais disposer d’une autorisation délivrée par la Chancellerie cantonale. Enfin, la distribution d’informations syndicales devra passer par les services cantonaux de l’information et de conciergerie. 
</p><p>Cette décision est en contradiction avec la Constitution. L’avocat Arthur Andermatt, spécialiste de ces questions, affirme sans équivoque aucune que «&nbsp;De la liberté de coalition garantie par la nouvelle Constitution fédérale se déduit aussi le droit des syndicats à accéder aux entreprises.&nbsp;»&nbsp;(trad. USS). Selon lui, les limites à l’activité de recrutement syndical dans l’entreprise sont uniquement que le bon fonctionnement de cette dernière ne doit pas être dérangé par cette activité. Le droit d’informer et le droit de recruter s’appuient directement sur la Constitution, ces activités syndicales sont donc protégées. Jean Christophe Schwaab, spécialiste du droit du travail et secrétaire central de l’USS, constate que «&nbsp;Cette décision du gouvernement tessinois est d’autant plus incompréhensible que l’on est en droit d’attendre des pouvoir publics qu’ils témoignent de plus de sensibilité à l’égard du partenariat social.&nbsp;» 
</p><p>Pour l’USS, il est donc clair que le gouvernement tessinois doit revenir sur cette décision scandaleuse. C’est aussi ce que demande le Syndicat suisse des services publics, le ssp, directement concerné ici et soutenu par l’OCST (syndicat chrétien) ainsi que le CCS (organisations des fonctionnaires radicaux). Le ssp a aussi chargé un avocat de faire recours contre cette décision. 
</p><p>Mais comment le gouvernement cantonal tessinois a-t-il bien pu en arriver là&nbsp;? «&nbsp;Le «&nbsp;mobile du crime&nbsp;» n’est un secret pour personne. En effet, en 2010, le ssp avait distribué au Tessin des tracts contre la proposition d’introduire le salaire au mérite dans une nouvelle loi sur le personnel de l’État. Ensuite, les citoyens et citoyennes tessinois avec sèchement rejeté ce projet cantonal…&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-105</guid><pubDate></pubDate><title>Un succès important pour le personnel de la Confédération</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-succes-important-pour-le-personnel-de-la-confederation</link><description>Dans un premier temps, le Conseil national avait décidé, sur proposition de l’extrême-droite, d’économiser 150 millions de francs sur le dos du personnel de la Confédération. Grâce à un travail de lobbyisme acharné, les organisations du personnel de la Confédé-ration sont finalement parvenues à retourner la vapeur. On est rassuré. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui est évident n’apparaît malheureusement pas toujours comme tel. Par exemple, au début de la session parlementaire d’hiver, on ne savait absolument pas que l’offensive provocatrice lancée par l’UDC et quelques-uns de ses alliés contre le personnel de la Confédération, lors des délibérations sur le budget 2012, pouvait être contrée. Or, l’argument, selon lequel les dépenses supplémentaires entraînées par les décisions du Parlement nécessitaient aussi que l’effectif du personnel soit suffisant, s’est finalement aussi imposé au Conseil national le 15 décembre dernier. C’est réjouissant. Espérons que le dénigrement répugnant dont est l’objet le personnel de la Confédération de la part de l’extrême droite cessera une fois pour toutes. 
</p><p>Au début de la session d’hiver, on devait supposer que la majorité de la commission parlementaire favorable à la proposition de l’UDC Zuppiger, de diminuer de 150 millions de francs (3&nbsp;%) les crédits destinés au personnel de la Confédération, allait aussi s’imposer au Conseil national. Mais si, dans une première étape, ce dernier suivit largement cette proposition de coupe budgétaire, la Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC) – elle regroupe l’Association du personnel de la Confédération (APC), le Syndicat suisse des services publics (ssp), le Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière (garaNto), l’Association du personnel de l’Office fédéral de la police (APfedpol) – réagit immédiatement en envoyant une lettre aux membres des deux Chambres. Dans cette lettre, elle demandait instamment aux député(e)s qu’ils suivent une politique du personnel responsable et que le résultat des négociations entre les partenaires sociaux soit respecté. Avançant des arguments soigneusement choisis, les syndicats soulignaient les raisons expliquant la hausse des frais de personnel – les décisions prises au niveau politique – et corrigeaient la fausse «&nbsp;vérité&nbsp;», répandue par d’aucuns, d’un renchérissement qui serait «&nbsp;surcompensé&nbsp;». 
</p><p>Logique, le Conseil des États traita alors le budget comme la concrétisation évidente de décisions démocratiquement prises et fut unanime à refuser les coupes claires voulues par l’extrême droite. Cette attitude conforta aussi le Conseil fédéral qui, par la bouche de Madame Eveline Widmer-Schlumpf, appela à la raison. Mais, une nouvelle fois, elle n’obtint que le soutien de la minorité de gauche de la commission du Conseil national, alors que le «&nbsp;nouveau centre&nbsp;» cherchait des pseudo-compromis. Et finalement, le Conseil national basculait, par 86 voix contre 82, du côté de la raison et du sérieux en matière de politique budgétaire. Les emplois et les mesures salariales sont désormais garantis.
</p><p>Ainsi, l’engagement des syndicats du personnel de la Confédération a payé. Espérons que la majorité raisonnable des Chambres respectera à l’avenir la valeur du travail et l’efficience des employé(e)s de la Confédération et que les préjugés réchauffés seront remisés dans le placard à balais de la politique.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-288</guid><pubDate></pubDate><title>S’il ne réagit pas maintenant comme il se doit, l’État deviendra le principal tueur d’emplois du pays !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/s-il-ne-reagit-pas-maintenant-comme-il-se-doit-l-etat-deviendra-le-principal-tueur-d-emplois-du-pays</link><description>Avec leur politique de dépenses et de recettes, les pouvoirs publics de Suisse - de la Con-fédération aux communes, en passant par les cantons - vont détruire 50 000 emplois en 2010. Cela, bien sûr si le troisième programme de relance ne redresse pas radicalement la barre. À cet égard, l’Union syndicale suisse (USS) vient de présenter quatre revendi-cations. La première est une compensation de l’explosion des primes versées aux caisses-maladie (3 milliards), les enfants ne devant plus payer de primes du tout et les jeunes adultes n’ayant pas à subir les nouvelles hausses des leurs. La deuxième consiste en un programme d’investissement (5 milliards) pour compenser les effets de la politique d’austérité des cantons et des communes. Avec la troisième, il s’agit d’anticiper l’adaptation des rentes AVS en 2010 et la quatrième est un train de mesures destinées à la formation continue. L’uss-infos a demandé quelques précisions à l’économiste en chef de l’USS, Daniel Lampart (DL).</description><content:encoded><![CDATA[<p><b>uss-infos&nbsp;: L’USS veut un programme qui dépasse nettement les 8 milliards de francs. Est-ce bien nécessaire&nbsp;? De fait, le nombre des personnes au chômage a diminué pour la première fois en mai dernier, non&nbsp;?</b></p><p>DL&nbsp;: Les perspectives sont très sombres. Le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique de Zurich, le KOF, a adapté à la baisse ses prévisions. Il prévoit qu’en 2010, 250&nbsp;000 personnes seront au chômage, un nouveau «&nbsp;record&nbsp;» pour notre pays. Que le chômage ait reculé en mai s’explique par des raisons saisonnières&nbsp;: lorsqu’il fait plus chaud, on construit plus. Cela devrait encore être le cas en juin. Mais au plus tard en automne, la situation va devenir dramatique. En plus, les jeunes ayant terminé un apprentissage chercheront aussi un emploi. Si l’État ne réagit pas maintenant, il deviendra le principal tueur d’emplois du pays&nbsp;!
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: Le vaste programme de relance demandé par l’USS doit redonner du souffle à l’économie. Mais à long terme, ne va-t-il pas constituer une charge pour les jeunes qui deviendront alors les victimes de ses &nbsp;effets&nbsp;?</b></p><p>DL&nbsp;: Durant la reprise, la Confédération a, en plus de ce qui était prévu par le frein à l’endettement, encaissé presque 8,5 milliards de plus que ce qu’elle a dépensé. Cet argent est là. On peut donc le dépenser. La Confédération doit une bonne fois respecter ce que la constitution fédérale lui commande de faire. À savoir&nbsp;: freiner pendant les périodes fastes pour que l’inflation n’augmente pas, mais combattre le chômage pendant les périodes difficiles. 
</p><p><b>uss-infos&nbsp;: L’USS demande 3 milliards pour compenser l’explosion des primes versées aux caisses-maladie. N’est-ce pas là jeter l’argent par les fenêtres, alors que l’on n’a pas encore résolu les problèmes en matière de santé&nbsp;?</b></p><p>DL&nbsp;: Cela fait vieux que l’USS a présenté diverses propositions pour baisser les coûts dans ce secteur. Il faut désormais les réaliser. Malheureusement, l’explosion des primes de l’an prochain est la conséquence d’anciens coûts et d’astuces comptables dues au conseiller fédéral Pascal Couchepin. Impossible de lutter contre ces hausses en abaissant les coûts. Il faut procéder à des réductions des primes pour que les ménages puissent un tant soit peu conserver leur actuel niveau de consommation et que la conjoncture ne soit pas définitivement étouffée.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-104</guid><pubDate></pubDate><title>Les gares sont des lieux publics où les droits politiques s’exercent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-gares-sont-des-lieux-publics-ou-les-droits-politiques-s-exercent</link><description>L’Office fédéral des transports (OFT) vient de prendre une décision importante pour le mouvement syndical, mais aussi pour les partis et les organisations politiques et, partant, pour tous les citoyens et citoyennes de ce pays. Il a en effet confirmé que les gares sont des espaces publics et que, dans les espaces publics, l’usage des droits politiques, par exemple la récolte de signatures ou les actions lors de campagnes de votations, ne saurait être restreint de manière disproportionnée.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’OFT a admis le recours d’un parti politique contre la Sudostbahn et les Appenzeller Bahnen, qui avaient refusé qu’une action à caractère politique se déroule dans la gare d’Herisau, en se fondant sur leur «&nbsp;règlement de la gare&nbsp;». Les CFF interdisent également les actions à caractère politique, arguant que cela « entrave le flux des pendulaires&nbsp;». Il faut relever à ce sujet que, malgré ce «&nbsp;risque d’entrave&nbsp;», les CFF accordent généreusement des autorisations à des entreprises privées pour mener des actions à but commercial dans les gares, même si d’immenses stands publicitaires entravent beaucoup plus le flux des voyageurs et voyageuses que quelques militant(e)s en train de récolter des signatures… 
</p><h3>Pourquoi le commercial et pas le politique&nbsp;?</h3><p>De fait, les transports publics sont une tâche de l’État, même s’il la délègue à des entreprises. Celles-ci sont donc, comme l’État, liées aux droits fondamentaux lorsqu’elles exercent des tâches publiques, peu importe qu’elles soient de droit privé ou public. Les droits fondamentaux protègent l’exercice des droits politiques, par exemple la distribution de tracts, la récolte de signatures pour des initiatives, des référendums ou des pétitions, les actions de campagne ou la tenue de stands en période de votation ou d’élection. Les activités politiques qui, comme les distributions de tracts ou les récoltes de signatures, n’entraînent qu’un usage restreint du domaine public parce qu’elles ne nécessitent aucune infrastructure et ne gênent pas vraiment le passage des voyageurs et voyageuses, sont possibles sans autorisation. Et il serait même illégal, car disproportionné, de les soumettre à une telle procédure. 
</p><p>En revanche, la tenue d’un stand peut être soumise à autorisation, parce que cela nécessite un usage accru du domaine public. Mais l’entreprise de transport ne peut refuser cette dernière sans raison impérieuse et doit respecter l’égalité de traitement, en particulier si elle a précédemment donné des autorisations similaires pour des actions à but commercial. Prétendre qu’un stand perturberait le passage des voyageurs et voyageuses ne fait certainement pas partie de ces raisons impérieuses, étant donné que, jusqu’à présent, des actions commerciales ont pu avoir lieu sans que cet argument soit avancé. 
</p><p>Enfin, l’obligation légale des entreprises de transports d’afficher une «&nbsp;neutralité politique&nbsp;» n’est pas touchée par le déroulement d’actions politiques dans les gares, du moment qu’il est clair pour le public que c’est un parti ou une autre organisation qui le met sur pied et non l’entreprise de transport en question. Les CFF ne peuvent donc pas s’appuyer sur leur «&nbsp;neutralité&nbsp;» pour interdire l’exercice des droits politiques dans les gares. 
</p><h3>… ainsi que le syndical&nbsp;?</h3><p>Pour les syndicats, cette décision a encore un autre avantage. Si les entreprises de transports publics sont liées aux droits fondamentaux, elles sont aussi liées à la liberté syndicale (art. 28 de la Constitution fédérale et nombreuses conventions internationales). Elles doivent donc, dans les mêmes conditions que précédemment évoqué, accepter que des actions syndicales se tiennent dans les gares. 
</p><p>Les CFF ont malheureusement fait recours au Tribunal fédéral dans une cause similaire, espérant pouvoir continuer à privilégier l’usage commercial des gares et à y interdire l’exercice des droits politiques. Stratégie regrettable d’une entreprise qui devrait se rappeler qu’elle appartient à la Confédération, donc au peuple suisse&nbsp;! 
</p><p>Pour en savoir plus&nbsp;: Lukas MATHIS, Die Ausübung politischer Rechte auf Bahnhofsarealen (L’exercice des droits politique dans les gares), Jusletter (revue juridique en ligne sur <a href="http://www.weblaw.ch/">www.weblaw.ch</a>) du 12 décembre 2011 (en allemand).</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-287</guid><pubDate></pubDate><title>Il le reste à Zurich et le devient à Neuchâtel</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/il-le-reste-a-zurich-et-le-devient-a-neuchatel</link><description>Le 1er Mai reste un jour férié dans le canton de Zurich et va le devenir dans le canton de Neuchâtel. Deux bonnes décisions de parlements cantonaux, d’une clarté qui n’était pas nécessairement attendue.</description><content:encoded><![CDATA[<p>À Zurich, l’UDC voulait tordre le cou au 1er Mai. Elle avait déposé une initiative parlementaire qui demandait tout simplement de le biffer de la liste des jours fériés cantonaux. L’UDC, fidèle à son populisme, a mis en avant les émeutes et leurs dégâts lors du 1er Mai en ville de Zurich, comme s’ils découlaient du statut de jour férié de cette date. Derrière ce trompe-l’oeil, l’initiative était directement dirigée contre les partis de gauche et les syndicats, qui font entendre leurs revendications à l’occasion de la fête du travail. L’UDC voulait détruire ou du moins limiter, la portée de cet «&nbsp;émetteur&nbsp;» qui fait passer le message de la gauche et des syndicats.
</p><p>Mais il n’en fut rien. Le gouvernement et le parlement ont reconnu que le 1er Mai, journée plus que centenaire de lutte et de fête du monde du travail disposait d’une légitimité suffisante. Par 105 voix contre 53 - plus nettement que prévu - le parlement a rejeté, le 25 mai, la suppression de ce jour férié au niveau cantonal.
</p><h3>Neuchâtel, le neuvième canton </h3><p>L’an prochain, le 1er Mai sera pour la première fois un jour férié dans le canton de Neuchâtel. C’est ce que le parlement a décidé fin mai, sans grande opposition à la surprise générale, seuls quelques murmures accompagnant cette décision. Cette décision trouve son origine dans une initiative populaire, déposée par Unia Neuchâtel, qui demandait que le 1er Mai soit déclaré jour férié dans le canton. Le gouvernement proposa un contre-projet, qui prévoyait de réformer la loi sur les jours fériés et d’y intégrer cette nouvelle date. Et les syndicats retirèrent alors leur initiative.
</p><p>Ainsi, après Bâle-Campagne et Bâle-Ville, le Jura, Schaffhouse, le Tessin et la Thurgovie, Zurich et Soleure (une demi-journée fériée), Neuchâtel devient le neuvième canton dans lequel le 1er Mai reçoit le respect qui lui est dû.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-276</guid><pubDate></pubDate><title>Aschi va nous manquer</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/aschi-va-nous-manquer</link><description>Ernst Leuenberger – Aschi pour les intimes – compte parmi les personnalités politiques peu nombreuses qui sont irremplaçables. Cet attachement franc et sans fioritures aux aspirations du peuple, son discours clair, enraciné dans le terroir et évitant toute com-plaisance face au conservatisme dominant, qui pouvait au même instant dégager l’essentiel de la proximité sociale et du progrès social, son espièglerie et ses poses souvent étudiées ne se retrouvent que rarement dans une seule et même personne. L’ancien conseiller national socialiste, figure de proue des syndicats et conseiller aux États soleurois en exercice, est décédé  mardi soir 30 juin. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Aschi Leuenberger était corps et âme un syndicaliste proche du peuple. «&nbsp;Je voulais être paysan&nbsp;», confia-t-il un jour dans un débat télévisé, mais Willi Ritschard l’invita, dans les années 70, à «&nbsp;venir labourer&nbsp;» les terres syndicales soleuroises. Mais même sans le tuyau donné par le grand magistrat socialiste, Aschi aurait eu le syndicalisme dans le sang. Qui l’a vu à l’œuvre vingt ans durant au sein de l’Union syndicale soleuroise, qui l’a côtoyé après&nbsp; 1993, d’abord comme vice-président puis, de 1996 à 2005, comme président du SEV et en tant que vice-président de l’USS toujours engageable à tous les niveaux, le sait bien&nbsp;: pour Aschi Leuenberger, le travail syndical était profession et vocation tout à la fois. Certes, ce fils d’ouvrier de condition modeste vivant à la campagne n’est pas né syndicaliste, mais la situation sociale vécue dans son enfance a déterminé son engagement politique. Il entame sa lutte inlassable en faveur de la justice sociale comme militant politique sur les bancs de l’Université et la poursuit une vie durant dans les rangs syndicaux et socialistes. Il savait de quoi il parlait. Il ne laissait pas d’impressionner où qu’il apparût, dès ses jeunes années. Aschi écoutait avec une grande attention, et savait toujours donner très vite une réponse politique fondée. Il s’entendait à transcrire en termes politiques les soucis et problèmes des gens. Il était proche des collègues syndiqués, des cheminots&nbsp; ou des vendeuses, des ouvriers ou des simples paysans et artisans. Fiable, crédible, franc, fidèle à ses principes tout en étant ouvert au compromis, un pragmatique combatif, quoi.
</p><p>Ernst Leuenberger a dédié sa vie au progrès social. Partout où c’était nécessaire, il défendait les acquis de la social-démocratie et des syndicats en matière de sécurité sociale. Il pouvait aussi piquer des colères mémorables. Par exemple, lorsque dans un passé récent on s’est mis à discréditer les droits légitimes des défavorisés et à lancer la chasse aux pauvres dans les médias au prétexte de traquer les abus, alors que la fraude fiscale des grosses nuques est érigée en vertu. Il s’est insurgé contre la mise en question systématique de l’État social, de la responsabilité sociale et des tâches redistributives de l’État. Et de mettre en garde contre le temps politiquement révolu où la misère absolue, les dépendances de l’ordre patriarcal et l’arbitraire des actes de clémence de l’autorité étaient à l’ordre du jour. Fin connaisseur de l’histoire suisse, Aschi faisait volontiers des rapprochements historiques. À ses&nbsp; yeux, les enseignements du passé étaient la clé d’un avenir meilleur. Il a toujours insisté sur le fait que le progrès social et économique n’était pas réalisable aussi longtemps que les gens seraient plongés dans l’incertitude quant à leur sécurité sociale et à leur existence matérielle.
</p><p>De toute sa capacité argumentative, il s’est constamment fait l’avocat du service public, de l’approvisionnement du pays en lignes de chemins de fer, en services postaux, en télécommunications et en électricité, en tant que parties intégrantes de la sécurité sociale et de la stabilité économique. C’est dire la fougue avec laquelle il s’éleva contre la folie des libéralisations et autres privatisations de régies étatiques fonctionnant parfaitement. En qualité de président du SEV et de conseiller national et aux États, il a contribué de manière déterminante à ranger le système ferroviaire helvétique parmi les plus performants du monde et à faire en sorte que les employés de chemins de fer – même s’ils doivent passer sous les fourches caudines d’une semi-libéralisation – peuvent travailler sous le régime d’une bonne convention collective de travail. Il a marqué de son empreinte les politiques des transports et sociale de la Suisse, en participant à la formulation des positions syndicales idoines et les faisant passer, dans toute la mesure du possible, sur le plan politique.
</p><p>Aschi fut tout à la fois un tribun populaire n’ayant rien d’un donneur de leçons et un excellent ambassadeur des enjeux politiques, un syndicaliste et un homme politique de proximité. Les syndicats lui doivent beaucoup. Le souvenir de l’ami et compagnon de route, de son entrain et de ses principes nous donne la force de continuer à nous battre pour nos objectifs communs. Pour cela aussi, il reste pour nous inoubliable.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-325</guid><pubDate></pubDate><title>Pas question de baisser les rentes!</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/pas-question-de-baisser-les-rentes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Peu avant de passer le témoin à son successeur, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a mis en consultation le rapport sur l’avenir du 2e pilier. Ce rapport est de première importance. Il a pour objectif la baisse du taux de conversion minimal et, donc, des rentes, et propose également des pistes possibles pour y parvenir.
</p><p>Mais, contrairement à ce que prétend ce rapport, la baisse du taux de conversion minimal de 6,8 à 6,4&nbsp;% à l’horizon 2015 n’est absolument pas largement acceptée. Au contraire. C’est une réalité que les rentes actuelles des 1er et 2e piliers sont souvent trop justes pour les bas et moyens revenus. Le fil conducteur de tous les&nbsp; projets de réforme de la prévoyance vieillesse doit donc être la réalisation du mandat constitutionnel, soit&nbsp;: garantir aux personnes à la retraite leur niveau de vie antérieur.
</p><p>Le rapport reflète presque telle quelle la «&nbsp;formule sacrée&nbsp;» du monde des caisses de pensions, selon laquelle l’espérance de vie ne cesse d’augmenter et les rendements de diminuer. On est en train de peindre le diable sur la muraille&nbsp;!
</p><p>Mais, pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire&nbsp;: modifier l’aune principale qui sert à déterminer le niveau des rentes, cela nécessite des analyses fouillées. Or celles-ci sont largement absentes du rapport. Pour combler cette lacune, l’USS analyse de son côté le financement des rentes actuelles de la prévoyance professionnelles. Durant la procédure d’audition sur le rapport concernant l’avenir du 2e pilier, elle présentera les données bases à ce sujet. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-280</guid><pubDate></pubDate><title>En toute sécurité et pour un salaire honnête</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-toute-securite-et-pour-un-salaire-honnete</link><description>L’été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, écolières, gym-nasiennes, gymnasiens, étudiantes et étudiants, c’est aussi le temps des petits boulots qui permettront d’arrondir l’argent de poche, d’en mettre de côté pour les prochaines va-cances et, très souvent, de financer les études. Lorsqu’on occupe un tel petit emploi, on est un salarié, ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié(e), dit règles du droit du travail. Et, bien sûr, salaire. Mais aussi : sécurité au travail.</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><h3>À partir de quel âge&nbsp;et pour quelle durée?</h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n’importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l’autorise qu’à partir de 15 ans, 13 pour les travaux légers, voire moins de 13 pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d’une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l’assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail. 
</p><p>L’ordonnance 5 de al LTr (OLT 5) précise les règles qui s’appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l’interdiction d’employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, du cirque et du spectacle – cf. art. 4 à 6 OLT 5) et à quelles conditions ils peuvent être exceptionnellement astreints au travail dominical. Le travail dominical n’est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d’animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d’été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d’une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).
</p><p>La journée de travail des moins de 13 ans&nbsp; ne peut pas durer plus de trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu’à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6 heures et 18 heures, avec une pause d’au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l’entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d’au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu’à 20 heures, les 16-18 ans jusqu’à 22 heures (art. 31 al. 2 LTr). 
</p><h3>Le travail, c’est la santé&nbsp;?</h3><p>Les petits boulots d’été sont souvent l’occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n’est pas exempt de dangers, qui n’apparaissent pas toujours au premier coup d’oeil. Et le risque d’accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant des premiers jours. 
</p><p>Même si l’on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l’employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Et, si ce dernier ne veut pas en donner pas et que l’on estime en avoir besoin, il faut avertir sans délai l’inspectorat du travail et le syndicat. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. 
</p><h3>Bien assuré&nbsp;!</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d’un petit job de vacances peuvent coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l’assurance-accidents par leur employeur. S’ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels et, au-delà, tous les accidents. En cas d’accident, l’employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n’y a pas d’obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG)&nbsp; ne sont obligatoires qu’à partir de l’année où l’on a ses 18 ans. Si l’employeur ne paie pas ses cotisations, il s’agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions. 
</p><h3>Tout travail mérite salaire&nbsp;; tout travailleur, toute travailleuse a droit à des vacances</h3><p>Comme il n’existe pas de salaire minimum légal, le salaire peut être librement convenu par les parties au contrat. Même si c’est en général l’employeur qui a le dernier mot, il est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) étendues et les contrats-type de travail (CTT). Pour le petits boulots de vacances, sont notamment importants la CCT nationale de l’hôtellerie-restauration, les CCT du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros, CCT cantonales et communales) et les CTT cantonaux pour l’agriculture. Les employeurs doivent en outre respecter les salaires d’usage de la branche et de la région, que l’on peut consulter sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/">www.salaire-uss.ch</a>. 
</p><p>S’il n’existe pas de salaire minimum obligatoire (CCT ou CTT), l’USS recommande un salaire de Fr. 15.— bruts de l’heure pour les jeunes n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire et de Fr. 20.— pour les autres travailleurs et travailleuses non qualifiés. En effet, chaque travail mérite un salaire honnête. Le fait que ce soit un petit boulot de vacances ne justifie pas un salaire plus bas que pour un travailleur ou une travailleuses «&nbsp;normal&nbsp;». Ce que le jeune salarié fera ensuite de son salaire (p. ex. financer ses loisirs) non plus. 
</p><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s’il occupe son emploi… pendant ses vacances. Si l’on est payé à l’heure (ce qui est en général le cas pour les petits boulots), un supplément de salaire de 10,64% (correspondant aux 5 semaines de vacances auxquelles ont droit les jeunes de moins de 20 ans) doit être payé en sus du salaire, ce que de nombreux employeurs oublient. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Pour en savoir plus&nbsp;: &nbsp; </h3><p>www.jeunesse-syndicale.ch
</p><p>&nbsp;</p><p>Le syndicat Unia a édité une brochure destinée aux salariés payés à l’heure, que l’on peut consulter et commander ici&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br><a href="http://www.unia.ch/Flexible-a-tout-prix.2569.0.html?&amp;L=1#c11838">http://www.unia.ch/Flexible-a-tout-prix.2569.0.html?&amp;L=1#c11838</a></p><p>La LTr&nbsp;: <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_11.html">http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_11.html</a></p><p>L’OLT 5&nbsp;: <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115.html">http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115.html</a></p><p>La liste des travaux dangereux interdits aux jeunes&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115_2.html" target="_blank" rel="noreferrer">www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115_2.html</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-418</guid><pubDate></pubDate><title>De vraies interventions, pas des emplâtres sur une jambe de bois !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/de-vraies-interventions-pas-des-emplatres-sur-une-jambe-de-bois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour la deuxième fois de suite, les primes des caisses-maladie augmentent massivement. Cela alourdira considérablement le budget des ménages concernés et réduira leur pouvoir d’achat, ce qui aura une incidence négative sur la conjoncture.
</p><p>Le Conseil fédéral et la majorité parlementaire doivent compenser cette nouvelle charge en intervenant de manière efficace. L’Union syndicale suisse (USS) demande instamment que les mesures suivantes soient prises&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>La Confédération et les cantons doivent réduire la charge représentée pour les bas et moyens revenus par ces primes en réduisant ces dernières.</li><li>Une étude de santésuisse montre que, en ce qui concerne les médicaments, on pourrait économiser 850 millions de francs, sans toucher à leur qualité. Actuellement, ce potentiel n’est pas entièrement mis à profit. S’agenouiller devant la pharma coûte chaque année 450 millions de francs. Ce potentiel d’économies doit être&nbsp; mis à profit sans délai.</li><li>La Confédération doit faire en sorte que les salaires exagérés des cadres supérieurs des assurances-maladie soient bridés. Car c’est là du pur gaspillage de primes.</li></ul><p></p>  ]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-279</guid><pubDate></pubDate><title>L’initiative des syndicats en valait la peine !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-initiative-des-syndicats-en-valait-la-peine</link><description>Le 18 mai 2003, le peuple et tous les cantons rejetaient l’initiative « pour des places d’apprentissage » (lipa) par près de 69 % de « non ». Cela, malgré une belle campagne menée par des centaines de jeunes militant(e)s, une campagne dont le point culminant fut un festival de musique sur la Place fédérale (avec des vedettes comme Greis ou Polo Hofer). L’USS l’avait soutenue avec énergie cette initiative lancée par la jeunesse syndicale, la Jeunesse socialiste suisse (JSS) et le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ). Malheureusement elle fut soumise au vote populaire un dimanche de votation battant tous les records avec pas moins de… 9 objets, dont 7 initiatives provenant des syndicats, de la gauche, des milieux de défense des locataires, des personnes handicapées et de l’environnement. Conseil fédéral, partis bourgeois et milieux patronaux eurent donc beau jeu de prôner un « non » indifférencié à toutes les initiatives.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Mais l’initiative n’a pas été – et de loin - la débâcle que l’on pourrait croire de prime abord. Au contraire, elle a eu un impact positif sur la politique du Conseil fédéral - qui dut mettre sur pied une «&nbsp;task force places d’apprentissage&nbsp;2003 » pour ne pas se trouver à court d’arguments – et sur la révision de la loi fédérale sur la formation professionnelle. Mais elle a surtout eu une influence bénéfique sur les actions des cantons en faveur des places d’apprentissage. Et, 6 ans après le vote populaire, son influence est toujours là. 
</p><h3>Une influence évidente</h3><p>On le voit avec la multiplication des fonds pour la formation professionnelle dans les cantons. Ce modèle de répartition solidaire des frais de formation entre toutes les entreprises, et non pas entre les seules entreprises formatrices, avait fait ses preuves dans les cantons de Genève, Fribourg et Neuchâtel. Or, la lipa s’appuyait sur ce modèle qui, depuis lors, a essaimé dans tout le pays, malgré le rejet de l’initiative. Depuis 2003, cinq nouveaux cantons se sont en effet dotés d’un tel instrument&nbsp;: Valais (2007), Jura (2007), Zurich (2008), ainsi que Tessin et Vaud (2009). À chaque fois, les parlements cantonaux, tous à majorité bourgeoise, ont été convaincus par l’efficacité du fonds cantonal auquel cotisent toutes les entreprises et dont les montants sont répartis entre celles qui forment des jeunes. De quoi encourager les entreprises «&nbsp;resquilleuses&nbsp;» (4 sur 5&nbsp;!) à en faire autant. 
</p><p>De plus, c’est un vote populaire qui a adoubé le principe du fonds défendu par la lipa&nbsp;:&nbsp; au Jura et dans le canton de Zurich, le fonds a même été plébiscité par près de 60% des votant(e)s, suite à des référendums lancés par des associations patronales jusqu’au-boutistes. Une erreur que les patrons vaudois se sont empressés de ne pas commettre&nbsp;: avant même de connaître le résultat des urnes jurassiennes et zurichoises, ils s’étaient déclarés favorables au modèle préconisé par l’initiative et, lors des derniers débats parlementaires, plusieurs députés représentant les milieux patronaux ont multiplié les louanges à l’égard du fonds cantonal, parlant de projet «&nbsp;utile&nbsp;» et «&nbsp;encourageant l’équité&nbsp;entre les entreprises formatrices et non formatrices». 
</p><h3>Encore du pain sur la planche</h3><p>Cependant, tous les cantons n’ont pas encore été gagnés à la cause des fonds pour la formation professionnelle. En effet, dans plusieurs cantons où syndicats et parti socialiste demandent la création d’un tel instrument (BS, SO, SG), les partis bourgeois mettent les pieds au mur, parfois pour des raisons purement idéologiques - malgré les exemples probants chez leurs voisins -, parfois parce qu’ils préfèrent privilégier les fonds de branche. Ces derniers se basent certes sur le même principe de financement solidaire que les fonds cantonaux, mais ils ont le défaut d’être limités à une seule branche - en général une branche où la formation duale est déjà bien développée - et de ne couvrir que 8&nbsp;% des salarié(e)s. Or, un fonds cantonal a l’avantage d’encourager la formation dans toutes les branches, y compris dans celles qui ont un fort potentiel, mais pas de tradition formatrice. 
</p><p>Cet épilogue (provisoire) prouve que l’initiative des jeunes en faveur de la formation professionnelle a été clairement un succès et que la mobilisation syndicale en valait la peine, même si on pouvait penser plutôt le contraire à l’heure du verdict des urnes. Il montre que l’engagement des syndicats en faveur de la création de places d’apprentissage a été payant sur le long terme et qu’une défaite dans les urnes ne doit jamais être un prétexte à baisser les bras. Six ans après la lipa, la hausse attendue du chômage des jeunes doit nous inciter à poursuivre nos efforts. Les fonds cantonaux devront notamment se montrer à la hauteur des enjeux de la crise&nbsp;: ils devront prouver qu’ils sont capables de débloquer des moyens en faveur de la création de places d’apprentissage alors que les entreprises licencient.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-278</guid><pubDate></pubDate><title>Un concordat intercantonal insuffisant, malgré la montée du chômage des jeunes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/un-concordat-intercantonal-insuffisant-malgre-la-montee-du-chomage-des-jeunes</link><description>Si l’Union syndicale suisse (USS) salue la volonté d’harmoniser les bourses au niveau national et la fixation de standards minimaux, elle regrette que la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) ait été aussi timorée lors de l’élaboration du nouveau concordat intercantonal. Pourtant, la crise économique et la forte montée prévisible du chômage des jeunes devraient plutôt inciter à lever toute barrière financière à la formation.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS regrette en particulier les points suivants du concordat&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Les faibles montants dévolus aux bourses pour le secondaire II (Fr. 12'000.— seulement par an pour le minimum de la tranche supérieure). La CDIP semble faire fi de son propre objectif, à savoir&nbsp;: de permettre à 95&nbsp;% des jeunes d’obtenir une formation post-obligatoire. Ce montant est notamment insuffisant pour les étudiant(e)s en maturité professionnelle à plein temps. Pendant une année, ces titulaires de CFC doivent en effet renoncer à tout revenu. Avec des bourses aussi faibles, il y a fort à parier que de trop nombreuses personnes renonceront à faire une maturité professionnelle pour des raisons financières. Or, il s’agit d’une mesure efficace pour lutter contre le chômage des jeunes&nbsp;: un jeune qui fait une maturité professionnelle à plein temps libère en effet une place de travail et retourne sur le marché de l’emploi une année plus tard avec des compétences recherchées. L’USS espère donc que les cantons iront au-delà du minimum prévu par l’accord intercantonal.</li><li>La possibilité de remplacer un tiers des bourses du tertiaire par des prêts. Visiblement, la CDIP n’a pas tenu compte de l’endettement croissant des jeunes et des conséquences qu’un trop grand endettement des ménages peut avoir sur l’économie toute entière (la situation aux États-Unis – surabondance de cartes de crédit et surendettement de nombreuses familles- devrait pourtant inciter à la réflexion). L’USS exige que les cantons renoncent à la possibilité de remplacer une partie des bourses par des prêts.</li></ul><p>Le concordat a ceci de positif que la formation professionnelle supérieure y est clairement définie comme formation initiale élargie et non plus comme formation continue, ce qui facilitera l’accès aux bourses.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-282</guid><pubDate></pubDate><title>Une information trompeuse du département de Monsieur Merz</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-information-trompeuse-du-departement-de-monsieur-merz</link><description>La majorité bourgeoise de la commission de l’économie et des redevances a adopté en un tour de main la  « révision de l’imposition de la famille ». Mais cette étiquette est trom-peuse, car les familles normales n’en profiteront que peu, voire pas du tout. Au contraire, elles devront subir, l’an prochain, l’énorme hausse des primes des caisses-maladie. Les principaux gagnants de cette révision seront les 10 pour cent des revenus les  plus élevés. </description><content:encoded><![CDATA[<p>À l’avenir, les ménages ayant un revenu annuel de 150&nbsp;000 francs ou plus devront payer entre 1000 et 5000 francs d’impôts de moins qu’aujourd’hui. Pour la plupart, les familles normales ne gagneront par contre rien. En effet, plus de la moitié des ménages avec enfants ont un revenu brut de 80&nbsp;000 francs ou moins. Dans le meilleur des cas, la révision leur permettra de payer 300 francs de moins d’impôt. Mais une grande partie des familles repartira les mains vides. Ainsi, lorsque le Conseil fédéral parle d’«&nbsp;alléger la charge fiscale des familles avec enfants&nbsp;», il se moque tout simplement du monde. 
</p><p>Toutefois, pour cacher cette disproportion entre l’allégement fiscal offert aux riches et son absence pour les pauvres, le département de Monsieur Merz a embelli, dans son message sur la révision de la loi, la vue d’ensemble à ce sujet. En effet, calculant l’ampleur de l’allégement pour une famille, il est partie de l’hypothèse que l’accueil extrafamilial des enfants coûte 12&nbsp;000 francs par année, un montant déductible de l’assiette fiscale. Mais dans les faits, une grande partie des ménages dont le revenu brut est moyen dépensent nettement moins pour la garde de leur enfant. À Zurich, un couple qui place son enfant 3 jours par semaine dans une crèche et a un revenu imposable de 65&nbsp;000 francs paie à cet effet environ 550 francs par mois, soit 6500 francs pas an. Selon l’étude de l’Office fédéral de la statistique «&nbsp;Les familles en Suisse&nbsp;», les coûts moyens de l’accueil extrafamilial des enfants se montent à 400 à 500 francs par mois.
</p><p>Par conséquent, les calculs du département de Monsieur Merz sur les allégements fiscaux induisent en erreur. Pour les familles à revenu moyen, l’allégement ne dépassera pas de beaucoup les 150 francs par an. Par contre, les hauts revenus recevront entre 1000 et 5000 francs de cadeaux fiscaux.
</p><p>Ceux-ci coûteront près de 600 millions de francs. Si on affectait cette somme aux bas et moyens revenus, chaque famille aurait environ 1500 francs de plus par an en plus, soit pratiquement ce que les familles devront dépenser en plus l’an prochain pour leurs primes de caisses-maladie&nbsp;; cela, si elles ne bénéficient pas d’une réduction de celles-ci.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-281</guid><pubDate></pubDate><title>La cause n’est pas la libre circulation des personnes, mais une politique qui aggrave la récession </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-cause-n-est-pas-la-libre-circulation-des-personnes-mais-une-politique-qui-aggrave-la-recession</link><description>On peut combattre la pression sur les salaires et les conditions de travail en appliquant de manière conséquente les mesures d’accompagnement. Mais contre une politique d’austérité et d’absorption du pouvoir d’achat, qui aggrave la récession, ces dernières ne sont d’aucune utilité. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec son dernier rapport consacré aux effets de la libre circulation des personnes sur le marché suisse de l’emploi en 2008 (rapport de l’Observatoire), le SECO a surtout procédé à un aperçu rétrospectif d’une phase de bonne conjoncture. Mais il est très intéressant de connaître l’incidence &nbsp;de la libre circulation sur l’emploi et les conditions de travail en Suisse durant l’actuelle récession. Le fait est qu’en cas de récession, la pression sur les salaires et les conditions de travail augmente à cause du chômage élevé, ce qui est un phénomène largement indépendant de l’existence d’un marché de l’emploi ouvert ou non. Pour la première fois dans l’histoire de la Suisse cependant, dans l’actuelle récession, nous disposons avec les mesures d’accompagnement d’un instrument qui nous permet de lutter contre cette pression. Les commissions paritaires et les cantons peuvent mettre à jour les cas de sous-enchère salariale et les combattre si elles appliquent de manière conséquente ces mesures. 
</p><p>Toutefois, le danger à proprement parler pour la sécurité de l’emploi et les conditions de travail suisses ne vient pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. L’an prochain, la crise risque de s’aggraver dramatiquement à cause de la politique financière des pouvoirs publics. L’État va se mettre à moins dépenser et les caisses-maladie absorberont une part importante du pouvoir d’achat des gens. Cette politique d’austérité et de «&nbsp;vampirisation&nbsp;» de la population amplifiera la récession, et coûtera près de 50&nbsp;000 emplois si le gouvernement et le parlement ne font rien contre elle. 
</p><h3>La mauvaise politique</h3><p>L’actuelle récession place la politique suisse du marché de l’emploi devant une épreuve difficile. Dans ses prévisions, le Conseil fédéral s’attend, pour 2010, à ce que le nombre des chômeurs et chômeuses dépasse les 200&nbsp;000. Du jamais vu&nbsp;! En sont responsables les gouvernements et parlements aux niveaux fédéral, cantonal et communal. Avec la baisse du pouvoir d’achat à hauteur de milliards de francs (hausses des primes maladie, pas de rétrocession rapide du produit de la taxe sur le CO2) et les programmes d’austérité qui se profilent aux plans cantonal et communal, les pouvoirs publics créeront encore plus de chômage au lieu de le combattre. 
</p><p>Avec un chômage important qui touchait près de 100&nbsp;00 personnes à l’automne 2008. la Suisse a déjà entamé un fléchissement conjoncturel. Lors de la dernière reprise, le chômage ne s’est que faiblement résorbé, alors que, comparativement, le PIB et l’emploi augmentaient fortement. C’est là surtout une conséquence du démantèlement des prestations de sécurité sociale. Ces dernières années, l’âge de la retraite des femmes a été relevé, l’octroi de rentes AI s’est fait plus restrictif et les âges réglementaires donnant droit à une rente de la prévoyance professionnelle ont été relevés. La conséquence en fut qu’en 2007, près de 50&nbsp;000 personnes de plus qu’auparavant se sont trouvées sur le marché de l’emploi ou à l’assurance-chômage. Par contre, une concurrence sans merci de la main-d’œuvre indigène par des travailleurs et travailleuses de l’Union européenne (UE) ne devrait guère avoir joué de rôle ici. Sous le régime de la libre circulation des personnes aussi, les salarié(e)s de l’UE n’obtiennent d’autorisation de séjour que s’ils ont un emploi en Suisse. Ce qui est en revanche nouveau, c’est que&nbsp;: a) les agences de travail temporaire peuvent recruter du personnel dans l’UE et, b), les entreprises étrangères peuvent travailler en Suisse jusqu’à 90 jours (entreprises détachant de la main-d’œuvre). Le volume de travail fourni ici ne correspond toutefois qu’à 15&nbsp;000 emplois environ. La levée des contingents appliqués jusqu’en juin 2007 n’a guère influé sur l’immigration, car, par le passé, ces contingents n’étaient dans l’ensemble pas épuisés. Elle a uniquement conduit à un transfert des autorisations pour un séjour durable en autorisations pour des séjours de courte durée. 
</p><p>On a introduit les mesures d’accompagnement pour empêcher que la main-d’œuvre indigène ne soit soumise à une concurrence sans merci et q&nbsp;&nbsp; ue les conditions de travail ne se dégradent. Avec des contrôles et des sanctions, on peut garantir le respect des mêmes conditions d’embauche par tous les employeurs. Si la main-d’œuvre indigène et celle étrangère doivent être engagées aux mêmes conditions, il vaut alors la peine pour les employeurs suisses de renoncer à recruter du personnel à l’étranger et les entreprises qui détachent des travailleurs et travailleuses en Suisse n’ont pas d’avantage concurrentiel par rapport aux employeurs indigènes.
</p><p>Par le passé, l’immigration de main-d’œuvre étrangère a rapidement réagi lorsque la situation économique suisse se dégradait, le solde migratoire des années 1996 et 1997 ayant même été négatif. En ce qui concerne la situation actuelle, on remarque déjà la présence d’indices qui laissent clairement entendre que l’immigration devrait fortement reculer. Selon le type de séjour, les reculs oscilleront entre 15 et 30 pour cent. Car, pour la libre circulation des personnes aussi, aucune autorisation de séjour n’est délivrée à une personne dépourvue d’un emploi sur la durée en Suisse. Et si moins d’emplois sont créés, l’immigration diminue obligatoirement.
</p><h3>Des contrôles plus fréquents</h3><p>De manière générale, n’oublions pas que s’il n’y avait pas de libre circulation des personnes, il n’y aurait pas non plus d’accords bilatéraux avec l’UE. La conséquence en serait que les entreprises suisses d’exportation devraient faire face à encore plus de difficultés pour vendre leur production dans l’UE qu’elles n’en rencontrent aujourd’hui déjà avec l’actuelle crise. Cela étant, la réponse à la question de savoir dans quelle mesure la libre circulation des personnes aura une incidence négative sur la main-d’œuvre étrangère durant la crise dépend essentiellement de l’application des mesures d’accompagnement. Si les autorités ne font rien pour empêcher que les conditions suisses de travail soient respectées, il faut s’attendre à ce que celles-ci se dégradent. Par exemple, la hausse de 20 pour cent du nombre des contrôles promise par le Conseil fédéral lors de l’extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie doit devenir le plus rapidement possible réalité. Il faut surtout que les employeurs suisses soient plus souvent contrôlés, parce que ce sont eux qui occupent la majorité du personnel dans ce pays. En outre, il faut édicter avec fermeté des salaires minimaux dans les secteurs où les salaires sont sous pression. Tant la convention collective de travail pour le travail temporaire que le contrat-type de travail dans l’économie domestique doivent être le plus rapidement possible déclarés de force obligatoire pour la totalité des employeurs concernés. Et les nombreuses infractions dans le secteur de la santé et de l’action sociale découvertes en 2007 nécessitent la mise en place de mesures de protection supplémentaires. 
</p><p>L’an prochain, la politique économique et la politique sociale joueront un rôle déterminant pour l’évolution du chômage. Si le Conseil fédéral et les Chambres fédérales persistent dans leur politique d’austérité et d’absorption du pouvoir d’achat, qui amplifie la récession, le chômage augmentera fortement. L’Union syndicale suisse exige par conséquent un train de mesures de relance qui permette de lutter contre le chômage, au lieu d’y faire basculer toujours plus de monde.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-277</guid><pubDate></pubDate><title>Rentes AVS : l’heure est à la compensation du renchérissement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/rentes-avs-l-heure-est-a-la-compensation-du-rencherissement</link><description>Il y a plus d’une année, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a voulu « scien-tifiquement » établir que l’idée selon laquelle les richesses se concentrent chez les retrai-té(e)s n’est pas un préjugé. Résultat : ces derniers devraient s’acquitter d’une contribution de solidarité. Entre temps, le Conseil suisse (CSA) des aînés et Pro Senectute ont répliqué avec deux études prouvant l’existence d’une pauvreté des personnes âgées, chez qui les inégalités sociales sont même plus prononcées que pour le reste de la population. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le conseiller fédéral Pascal Couchepin aimait faire de la provocation aussi en matière de prévoyance vieillesse. Au printemps 2003, il profita de son «&nbsp;pèlerinage&nbsp;» sur l’Ile Saint Pierre pour lancer la retraite à 67 ans. Cinq ans plus tard, l’OFAS lançait l’idée d’une contribution de solidarité versée par les retraité(e)s, une idée (abusivement) tirée d’un étude commandée aux professeurs Wanner et Gabadinho<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. L’OFAS concluait que l’introduction d’une telle contribution de solidarité «&nbsp;permettrait de tenir compte [du fait que] le risque de pauvreté concerne principalement certains groupes d’actifs de moins de 50 ans&nbsp;»<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>. C’était là sciemment programmer une guerre entre les générations. 
</p><h3>Les organisations de retraité(e)s réagissent</h3><p>Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, aussi pour le CSA et Pro Senectute, les deux grandes organisations de personnes à la retraite. Le CSA chargea l’Institut de travail social de la HES de Saint-Gall (technique économie et travail social) d’étudier la situation économique des personnes âgées. Auteur de cette étude<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>, le professeur Rehberg y critique la fragilité de la méthode appliquée par l’OFAS au travail des universitaires genevois, regrettant que cet office livre ainsi au débat une contribution unilatérale et peu objective. 
</p><p>Le professeur Rehberg montre entre autres, dans une présentation très lisible, que la part de pauvres parmi les jeunes et les personnes âgées est à peu près la même et que les inégalités socio-économiques sont plus marquées chez celles-ci. Il fait également apparaître que la pauvreté des jeunes est souvent passagère, alors qu’elle est souvent insurmontable chez les personnes âgées, que les prestations sociales fournies librement par ces dernières sont très importantes et qu’ainsi, la solidarité entre les générations fonctionne parfaitement. Pour réponse à la contribution de solidarité versée par les retraité(e)s, il &nbsp;propose un impôt sur le capital et un renforcement des impôts sur la fortune et les successions.
</p><h3>Vivre avec une marge de manœuvre réduite</h3><p>Récente aussi, l’étude de Pro Senectute sur la pauvreté des personnes âgées<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftn4" name="_ftnref4"><sup>[4]</sup></a> aboutit aux mêmes conclusions que celle du CSA. Saluant le fait que l’évolution de la prévoyance vieillesse (1er et 2e piliers) a concrètement et nettement amélioré la situation des personnes âgées et constitue une des principales bases de la prolongation de l’espérance de vie, cette étude souligne que la pauvreté des personnes âgées est toujours là. Et même qu’elle croît à nouveau depuis quelques années, alors que la part des bénéficiaires des prestations complémentaires (12&nbsp;%), est, elle, restée inchangée. Mais, avec 18&nbsp;% de personnes âgées pauvres, la Suisse est bien en dessous de la moyenne de l’OCDE (13&nbsp;%).
</p><p>L’étude de Pro Senectute repose sur une base plus large que celle du CSA. Dotée de parties historique, sociologique et sociopolitique, elle dresse un tableau global de la problématique. Proposant une vaste bibliographie et une vue d’ensemble des lois concernées, ses considérations sociologiques se basent sur des enquêtes réalisées auprès des bureaux de consultation de Pro Senectute, qui conseillent 30&nbsp;000 retraité(e)s par an. C’est là une réponse impressionnante aux préjugés répandus sur la «&nbsp;génération argentée&nbsp;», l’argent ne renvoyant pas ici à la couleur grise des cheveux…, une image caricaturale s’il en est&nbsp;!
</p><h3>Tout le monde à la manif du 19 septembre&nbsp;: pour du travail et des rentes garanties&nbsp;!</h3><p>Étant donné la situation des retraité(e)s de ce pays, les récentes tentatives de la majorité parlementaire bourgeoise de remettre en question l’adaptation des rentes AVS à l’évolution du coût de la vie et des salaires, et de faire massivement casquer les retraité(e)s pour assainir leurs caisses de pensions, sont, socialement et conjoncturellement, une provocation et une stupidité. C’est pourquoi le président de l’Union syndicale suisse, Paul Rechsteiner, a déposé une motion demandant une adaptation extraordinaire des rentes AVS selon l’indice mixte. 
</p><p>Simultanément, les retraité(e)s du Syndicat du personnel des transports (SEV) demandent à toutes les organisations de retraité(e)s de les soutenir dans leur lutte pour le financement à près coup de la caisse de pensions des CFF, une mesure rendue nécessaire par une externalisation de la caisse qui ne s’est pas faite correctement. Et les délégué(e)s des retraité(e)s du Syndicat de la Communication viennent, pour leur part, d’adopter une résolution appelant le personnel de la Confédération et des entreprises de cette dernière à agir de concert pour obtenir une compensation équitable du renchérissement. 
</p><p>Pour toutes ces raisons, les retraité(e)s des syndicats manifesteront nombreux le 19 septembre sur la Place fédérale pour la sécurité des rentes et du travail pour tout le monde. Les autres organisations de retraité(e)s en feront sans doute autant et viendront aussi revendiquer à cette même date dans la capitale. 
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Wanner, Ph.&nbsp;; Gabadinho, Alexis&nbsp;: «&nbsp;La situation économique des actifs et des retraités&nbsp;», Berne, OFAS, 2008.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a>&nbsp; Communiqué de l’OFAS du 10.4.2008. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Rehberg W.&nbsp;: «&nbsp;Préjugés et faits concernant la situation économique des personnes âgées&nbsp;», Berne, Conseil suisse des aînés, 2009 (téléchargeable sur&nbsp;: <a href="http://www.ssr-csa.ch/">www.ssr-csa.ch</a>).
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0909_PS_Pauvrete_personnes-agees_AVS.doc#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Pilgram, A., Seifert, K.&nbsp;; «&nbsp;« Vivre avec peu de moyens. La pauvreté des personnes âgées en Suisse », Berne, Zurich,&nbsp; Pro Senectute, 2009 (commande via&nbsp; <a href="http://www.pro-senectute.ch/">www.pro-senectute.ch</a>).
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-283</guid><pubDate></pubDate><title>Une ineffable révision stoppée</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/une-ineffable-revision-stoppee</link><description>Depuis des années, le Département fédéral des finances s’escrime à réviser entièrement le droit des marchés publics. Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz, estimant le moment était venu, voulait harmoniser et flexibiliser le droit des marchés publics de la Confédé-ration et des cantons. L’Union syndicale suisse (USS) est parvenue à contrecarrer ces vi-sées. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour les syndicats, l’enjeu de cette révision était important. Monsieur Merz voulait en effet déréglementer les conditions de travail à respecter dans le cadre des marchés publics. Selon son administration, seules les conditions de travail fixées par les pouvoirs publics auraient ainsi dû être observées, celles du lieu de provenance de l’entreprise devenant déterminantes. Cela aurait signifié que ni la Confédération ni les cantons n’auraient pu exiger le respect des salaires usuels locaux et de branche. Et les CCT concernées n’auraient donc pas dû être appliquées&nbsp;: la porte grand ouverte à la sous-enchère salariale. 
</p><p>Les propositions du conseiller fédéral Merz n’ont trouvé qu’un faible écho, sauf auprès des fondamentalistes du libéralisme siégent à la commission fédérale de la concurrence. Les cantons se sont opposés à une harmonisation, y voyant une réduction de leur marge de manœuvre. Et l’USS a su mobiliser contre ce projet les autres organisations de salarié(e)s, ainsi que certains pans du patronat&nbsp;; cela, avant tout en expliquant que le principe du lieu de provenance de l’entreprise allait devoir s’appliquer tôt ou tard aussi aux entreprises étrangères. Un argument qui a largement convaincu. La perspective de voir des entreprises européennes pouvoir faire des offres pour des travaux de construction de bâtiments publics en appliquant les conditions de travail de leur pays d’origine a déplu à beaucoup. 
</p><p>Suite à ces protestations, le Conseil fédéral a décidé à fin juin de suspendre la révision totale du droit des marchés publics. Seules des modifications de moindre portée et ponctuelles se feront par voie d’ordonnance. 
</p><p>La grande offensive du conseiller fédéral Merz contre les CCT et les salaires usuels locaux et de branche s’est donc ensablée. L’USS a défendu avec succès le principe d’un «&nbsp;salaire égal pour un travail égal au même endroit&nbsp;» en matière de soumissions publiques. Et donc empêché une grave régression sociale.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-275</guid><pubDate></pubDate><title> La protection des travailleurs et travailleuses n’a pas à être « bagatellisée »</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-protection-des-travailleurs-et-travailleuses-n-a-pas-a-etre-bagatellisee</link><description>Les Chambres fédérales ont adopté l’automne passé une loi fédérale qui ne protège pas de manière satisfaisante la population du tabagisme passif. C’est pourquoi une vaste alliance de plus de 40 organisations a lancé, au mois de mai, une initiative populaire « Protection contre le tabagisme passif », qui demande une protection globale de tous les salarié(e)s, ainsi qu’une réglementation claire et uniforme  pour toute la Suisse. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La loi sur la protection contre le tabagisme passif adoptée par les Chambres fédérales le 3 octobre 2008 ne mérite pas son nom. Elle autorise la fumée dans les locaux d’une surface inférieure à 80m2 et toutes les entreprises de l’hôtellerie-restauration pourront continuer à avoir des locaux fumeurs. Des serveuses et serveurs continueront donc à y travailler dans la fumée des cigarettes, mettant ainsi leur santé en danger. Selon cette loi, aucun travailleur ni aucune travailleuse ne pourra toutefois y être contraint. Ici, la règle sera certainement de passer d’abord par des «&nbsp;volontaires&nbsp;». La loi prévoit que les employé(e)s travaillant dans des locaux fumeurs devront donner leur consentement par écrit. Selon le Parlement fédéral, ce dernier devra être stipulé dans le contrat de travail, ce qui garantira que les personnes concernées s’exposeront librement au tabagisme passif. Bref, une «&nbsp;bagatellisation&nbsp;» de la protection des travailleuses et travailleurs. 
</p><h3>Des consentements «&nbsp;librement&nbsp;» donnés</h3><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), cette façon de procéder avec la protection des travailleuses et travailleurs est non seulement cousue de fil blanc, mais parfaitement déloyale. Il est clair que, dans un contrat de travail, il n’y a pas de consentement «&nbsp;librement&nbsp;» donné. Ici, le ou la salarié(e) occupe toujours la position la plus faible. Lorsque l’on travaille, c’est pour en vivre, raison pour laquelle on accepte parfois des conditions de travail de moins bonne qualité – c’est-à-dire malsaines -, parce que l’on n’a pas le choix. Surtout aujourd’hui. En effet, pendant une crise économique, la principale maxime est&nbsp;: «&nbsp;Marche ou crève&nbsp;!&nbsp;».
</p><p>Qui donc risquera son emploi en refusant de travailler dans des locaux fumeurs&nbsp;? Sans doute personne. Les expériences faites avec le travail de nuit et du dimanche le montrent bien, car là aussi, il s’agit uniquement de personnes ayant «&nbsp;librement choisi&nbsp;». De fait, malgré son impopularité auprès des salarié(e)s, ce type de travail a explosé en Suisse.
</p><p>De même, il est clair que la responsabilité en matière de protection de la santé au travail ne peut pas être reportée sur les salarié(e)s eux-mêmes. Outre l’obligation de verser un salaire, celle de veiller à leur santé fait partie des obligations fondamentales de l’employeur. Impossible donc de la déléguer aux travailleurs et travailleuses en les contraignant à donner leur consentement à des atteintes à leur santé. &nbsp;
</p><h3>Un modèle dangereux</h3><p>L’USS craint que cette manière d’agir ne fasse école. On pourrait s’imaginer ainsi, par exemple dans le cas de travaux de désamiantage, qu’au lieu de prendre toutes les mesures de protection existantes, des employeurs exhortent désormais leurs employé(s) à donner leur consentement par écrit à de telles activités et s’offrent par là à bon marché un certificat de bonne conscience concernant des travaux malsains et dangereux. Pour toutes ces raisons, l’USS rejette cette loi et soutient l’initiative populaire «&nbsp;Protection contre le tabagisme passif&nbsp;» lancée par une quarantaine d’organisations actives dans les domaines de la santé, de la prévention, de la protection des consommateurs et consommatrices, ainsi que de jeunes et de parents. 
</p><p>Si l’initiative passe, les travailleurs et travailleuses ne seront plus confrontés à un dilemme&nbsp;: protection de leur santé ou maintien de leur emploi. En outre, elle mettra un terme à l’actuel capharnaüm des prescriptions cantonales divergentes, car elle demande une réglementation uniforme et efficace pour tout le pays. Son but est qu’en Suisse, tous les locaux fermés accessibles au public ou servant de lieux de travail soient non fumeurs. Les entrepreneur(e)s de l’hôtellerie-restauration pourront cependant aménager des «&nbsp;fumoirs&nbsp;» où aucun service ne sera assuré. Chaque signature pour cette initiative est un geste en faveur d’une protection efficace des travailleurs et travailleuses. 
</p><p>Des listes de signatures peuvent être commandées sous&nbsp;: www.sansfumee-oui.ch.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-273</guid><pubDate></pubDate><title>Aggravation de la situation</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/aggravation-de-la-situation</link><description>Si le nombre de syndicalises assassinés dans le monde en 2008 a été inférieur à celui de 2007, les licenciements et les incarcérations pour activité syndicale ont augmenté. Le rapport annuel de la Confédération syndicale internationale (CSI)  s’attend cependant à des « éclaircies », notamment  aux États-Unis et en Australie. Quant à la Suisse, elle est aussi montrée du doigt, à juste titre. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon le rapport annuel de la CSI, 2008 a une nouvelle fois été une année dangereuse pour les syndicalistes. Des violations des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses ont en effet été constatées dans 143 pays.
</p><h3>Des assassinats trop souvent «&nbsp;ignorés&nbsp;» par les gouvernements&nbsp;!</h3><p>Sur toute la planète, 76 syndicalistes ont été assassinés en 2008 (2007&nbsp;: 91) en raison de leurs actions de défense des droits des travailleurs et travailleuses. Pour la seule Colombie, ce nombre est de 49 (2007&nbsp;: 39), ce qui en fait le pays le plus dangereux sur terre pour les syndicalistes. Au Guatemala, neuf syndicalistes ont été assassinés et quatre aux Philippines ainsi qu’au Venezuela, trois au Honduras, deux au Népal et un en Irak, au Nigeria, au Panama, en Tunisie et au Zimbabwe. Dans bien des cas, les gouvernements ont été directement ou indirectement impliqués dans ces assassinats. Cinquante graves menaces de mort ont été recensées en tout dans sept pays, conjointement avec 100 cas d’agressions physiques dans 25 pays. 
</p><p>Les gouvernements d’au moins neuf pays (Birmanie, Burundi, Chine, Cuba, Iran, Corée du Sud, Tunisie, Turquie et Zimbabwe) ont été responsables de l’emprisonnement de syndicalistes en raison de leurs activités légitimes en faveur des travailleurs et travailleuses. Selon Guy Ryder, secrétaire général de la CSI&nbsp;: «&nbsp;les autorités (…) sont, dans certains cas, complices des assassinats avec des employeurs sans scrupules.&nbsp;»
</p><h3>Licenciements systématiques</h3><p>Quelques 7500 cas de licenciements de travailleurs et travailleuses impliqués dans des activités syndicales ont été enregistrés dans 68 pays, dont 20 rien qu’en Afrique. Ces cas ne sont toutefois que la partie visible de l’iceberg dans la mesure où de nombreux autres licenciements ne sont pas rapportés. Le pays qui détient le record a été la Turquie, où plus de 2000 licenciements ont été rapportés et où le gouvernement est resté intolérant à l’égard des activités syndicales en général. En Indonésie (600 cas), au Malawi, au Pakistan, en Tanzanie et en Argentine aussi, des centaines de syndicalistes ont été licenciés pour leurs activités légitimes. 
</p><p>En Birmanie, en Chine, au Laos, en Corée du Nord, au Vietnam, ainsi que dans d’autres pays, seuls les syndicats officiels contrôlés par l’État sont autorisés, alors qu’en Arabie saoudite, de réelles activités syndicales demeurent pratiquement impossibles. Au Belarus, on observe toujours une intense ingérence du gouvernement dans les affaires syndicales. 
</p><h3>Des menaces spécifiques</h3><p>La CSI mentionne en outre l’impact de la crise financière mondiale, qui s’est fait sentir fin 2008, exerçant une pression supplémentaire sur la sécurité de l’emploi, les salaires et les conditions de travail. La tendance à bafouer gravement les droits des travailleurs et travailleuses dans les zones franches d’exportation s’est renforcée en 2008, ce qui concerne notamment&nbsp;: l’Albanie, les Bahamas, le Belize, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, la Jamaïque, la Jordanie, le Mexique, le Nicaragua, la Pologne, la République dominicaine, le Salvador et le Sultanat d’Oman. Mais encore&nbsp;: 22 autres pays ont été critiqués en raison de l’exploitation des travailleurs et travailleuse migrants qui, généralement, ne bénéficient même pas des droits les plus fondamentaux pour se défendre.
</p><h3>Quelques lueurs d’espoir</h3><p>Et dans les pays industrialisés&nbsp;? Le rapport de la CSI note une augmentation du recours aux agences de sous-traitance de main-d’œuvre, une pratique qui sape les salaires, les conditions de travail et les droits au travail. Du côté positif, il convient de mentionner que les changements de gouvernement en Australie et aux États-Unis font espérer de nouvelles protections pour les travailleurs et travailleuses dans ces deux pays où les niveaux s’étaient avérés extrêmement bas ces dernières années. 
</p><p>Un certain optimisme est de mise concernant le Burkina Faso, le Kenya et le Mozambique, qui reconnaissent et autorisent désormais la syndicalisation, tandis qu’aux Maldives, la nouvelle constitution du pays garantit la liberté syndicale et le droit de grève. 
</p><h3>Suisse&nbsp;: affligeant</h3><p>Certes la situation en Suisse ne se caractérise pas par des assassinats ou autres incarcérations de syndicalistes. Le rapport du CSI constate toutefois que tout n’y est pas rose&nbsp;: «&nbsp;Aucun progrès n’a été accompli pour améliorer la protection juridique contre les licenciements antisyndicaux. Plusieurs syndicalistes, dans au moins cinq entreprises, ont perdu leur emploi durant l’année [2008]. Les mesures visant à empêcher les syndicats de se rendre sur les lieux de travail sont en hausse. Le géant du commerce de détail Migros s’est une nouvelle fois distingué par ses politiques antisyndicales.&nbsp;»
</p><p>Source&nbsp;: &nbsp;http://survey09.ituc-csi.org
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-274</guid><pubDate></pubDate><title>Non ! Mais instaurer des réductions des primes maladie pour tout le monde !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/non-mais-instaurer-des-reductions-des-primes-maladie-pour-tout-le-monde</link><description>Dans l’histoire de la Confédération, aucun projet n’aura vu idéologie et faits concrets se trouver en contradiction aussi totale que dans le cas de ladite révision de l’« imposition du couple et de la famille ». Les partisans de cette réforme prétendent que les baisses d’impôt prévues allégeraient la charge : 1)  des familles avec enfants, 2) des classes moyennes. Ah bon ?</description><content:encoded><![CDATA[<p>En réalité, ces deux affirmations sont erronées comme le montrent les statistiques du Département fédéral des finances (DFF). Les bénéficiaires de cette révision seront les 10 pour cent de la population qui touchent les plus hauts revenus. Les familles normales ne gagneront pratiquement rien. Au contraire même, elles devraient subir, d’une manière ou d’une autre, les effets néfastes des mesures d’austérité qui s’ensuivront et se traduiront par des pertes fiscales à hauteur de 600 millions de francs. En vérité, cette révision reviendra à redistribuer les richesses en faveur des couches supérieures de la population. 
</p><p>Selon les statistiques du DFF, la moitié des familles de Suisse ont un revenu annuel net de 80&nbsp;000 francs ou moins. En revanche, neuf pour cent des familles avec enfants disposent d’un revenu annuel de 150&nbsp;000 francs ou plus.
</p><p>Qui profitera de cette révision et dans quelle mesure&nbsp;? Pour donner une réponse chiffrée à cette question, consultons les comparaisons entre charges contenues dans le message du Conseil fédéral. Mais précisons d’abord que ces comparaisons induisent en erreur, car le département de Monsieur Merz est parti de l’hypothèse que les familles à bas et moyens revenus dépensent chaque année 12&nbsp;000 francs en frais de garde pour leurs enfants. Ce qui est faux. Selon une étude de l’Office fédéral de la statistique, les frais de garde des enfants se montent en moyenne à environ 6000 francs par an. Par conséquent, l’allégement dont les familles à moyens revenus profiteraient grâce à la révision de l’imposition des familles est sans doute surévalué dans le message du gouvernement.
</p><p>Mais même si l’on prend les chiffres du DFF, il apparaît que cette révision aura un impact inquiétant. Les familles dont le revenu est égal ou inférieur à 80&nbsp;000 francs ne gagneront pratiquement pas un centime. Autrement dit, la moitié des familles ne payeront pour ainsi dire pas un franc d’impôt en moins «&nbsp;grâce&nbsp;» à cette révision. Cette dernière fera cependant des cadeaux, mais aux échelons supérieurs des revenus. Les 10 pour cent de familles avec enfants qui touchent les revenus les plus élevés empocheront la moitié des 600 millions de francs. Une famille appartenant à ces milieux privilégiés verra ainsi ses impôts diminuer d’au minimum 3000 francs chaque année. Quant à la famille normale, dont le revenu est moyen, elle ne devrait, dans la majeure partie des cas, pratiquement pas économiser un seul centime d’impôt, ou au maximum 200 francs par an. 
</p><p>Ce cadeau fiscal offert aux couches supérieures coûtera près de 600 millions de francs. Si les Chambres fédérales avaient affecté cet argent à l’allégement de la charge des familles à revenus moyens ou normaux, chaque famille du pays aurait 1500 francs de plus par an à sa disposition. Ce qui allégerait précisément la charge de celles qui ont besoin de cet argent. Cette somme de 1500 francs correspond par exemple à peu près à ce que les familles devront probablement dépenser en plus en 2010 pour leurs primes de caisses-maladie, si elles ne peuvent pas profiter de réduction de ces primes. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) est opposé à l’allégement de la charge fiscale des couches supérieures de la population. L’année prochaine, la hausse des primes maladie va alourdir considérablement la charge des familles. C’est pourquoi nous avons besoin que ces primes soient réduites pour compenser pareille augmentation.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-267</guid><pubDate></pubDate><title>Sécurité sociale des acteurs culturels : des progrès à confirmer </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/securite-sociale-des-acteurs-culturels-des-progres-a-confirmer</link><description>La sécurité sociale des acteurs culturels pourrait, devrait progresser. Le Parlement fédéral continuera à en débattre lors de la prochaine session. Si l’on parle ici d’abord de prévoyance professionnelle, c’est cependant toute la sécurité sociale des acteurs culturels qui, encore par trop lacunaire, est concernée. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La loi sur l’encouragement de la culture (LEC) retourne donc au Conseil national cette prochaine session parlementaire. En acceptant qu’une partie des subventions culturelles serve des cotisations à la prévoyance professionnelle pour les acteurs culturels (art 8a, proposition Bortoluzzi), le Conseil des États avait confirmé le premier progrès fait dans ce domaine par la Chambre du peuple. Mais ils l’avaient accepté sous une forme légèrement modifiée, afin de créer une divergence de manière à avoir le temps d’en affiner la formulation. C’est désormais chose faite&nbsp;: la commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national a rédigé à nouveau cet article, qui prescrit désormais que la Confédération et Pro Helvetia devront à l’avenir verser un pourcentage de leurs subventions artistiques à la caisse de pension ou à une autre forme de prévoyance professionnelle des artistes concernés. Et c’est au Conseil fédéral qu’il reviendra d’en fixer le pourcentage. Le plénum du Conseil national devra encore avaliser cette nouvelle formulation.
</p><p>Or, la Chambre des cantons avait, quant à elle, fait un pas supplémentaire lors de la session précédente. En effet, alors que le Conseil national avait, dans un premier temps, refusé de charger le Conseil fédéral d’étudier comment combler les lacunes de sécurité sociale des acteurs culturels, les États avaient, eux, accepté une motion contraignant le gouvernement à se pencher sérieusement sur cette question. Cette motion, la CSEC du Conseil national l’a maintenant acceptée, mais en proposant de la transformer en mandat d’examen qui ne concernerait plus que les questions d’assurance-chômage. En effet, le fait que les questions de prévoyance professionnelle soient déjà examinées par l’administration fédérale (travaux auxquels l’USS est associée) et le nouvel article 8a le la LEC devraient constituer une garantie suffisante pour que des solutions aux lacunes de prévoyance professionnelle des acteurs culturels soient prochainement trouvées. Mais là aussi, il faudra d’abord que cette proposition passe le cap du plénum.
</p><p>Cette session pourrait donc bien être un succès dans le long combat de l’USS pour améliorer la protection sociale des artistes. Leur accès à la prévoyance professionnelle sera grandement amélioré et les impulsions auront été données pour que les Conseil fédéral fasse des propositions pour combler d’autres lacunes, notamment en matière d’assurance-chômage. Mais dans tous les cas, il restera beaucoup à faire pour traduire concrètement ces premiers progrès dans la pratique.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-268</guid><pubDate></pubDate><title>Contre la crise : garantir les emplois, les salaires et les rentes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/contre-la-crise-garantir-les-emplois-les-salaires-et-les-rentes</link><description>La crise s’étend toujours plus. Il faut absolument redresser la barre ! Or, la droite poli-tique, majoritaire dans ce pays, se défile, adoptant une attitude de laisser-faire irresponsable. Les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) mobilisent la population et leurs membres. Ils manifesteront en masse le 19 septembre à Berne. Il faut faire comprendre aux autorités qu’elles doivent une fois pour toutes prendre le taureau par les cornes !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si le Conseil fédéral et le Parlement continuent à bricoler, alors la crise va se transformer en catastrophe. Et la Suisse se retrouvera des décennies en arrière, à une époque que la plupart d’entre nous ne connaissent que par les livres d’histoire, c’est-à-dire dans les années 30, en pleine misère sociale. Tous les spécialistes sont unanimes à dire que le chômage va maintenant augmenter massivement. Mais que font donc les décideurs politiques&nbsp;? À l’enseigne d’une soi-disant relance de la conjoncture, quelques misérables mesures inoffensives ont été planifiées. Sinon, les pouvoirs publics, tous niveaux confondus, ont principalement décidé de mener une politique d’austérité. Qui plus est, les gens vont voir leur pouvoir d’achat fondre encore plus vite l’an prochain, avec l’explosion des primes des caisses-maladie. Et alors que, dans certains milieux politiques dominants, la tendance est à s’accommoder d’une telle progression du chômage, le feu passe au rouge pour les assurances sociales, du 2<sup>e</sup> pilier à l’assurance-chômage, notamment. On veut donc faire peser tout le poids de la crise sur le dos des travailleurs et travailleuses, des gens ordinaires, de celles et ceux qui n’y sont pour rien. Alors que Messieurs Ospels et consorts n’y perdent qu’un peu de leur réputation, des gens ordinaires perdent leur emploi et une bonne partie de leur sécurité sociale. Or, la Confédération aurait assez d’argent pour agir, car ces dernières années, elle a économisé 8 milliards de francs en plus de ce que lui demandait le frein à l’endettement&nbsp;!
</p><h3>Ras-le-bol&nbsp;!</h3><p>Cela fait depuis une année bientôt que l’USS et ses syndicats, bien qu’avec un succès limité, critiquent énergiquement cette politique du laisser-faire. C’est pourquoi, désormais, ils appellent leurs membres à venir manifester en masse le samedi 19 septembre à Berne. Il s’agit de faire clairement comprendre aux autorités de ce pays, des cantons et des communes qu’ils en ont franchement ras-le-bol. On ne peut pas uniquement aider l’UBS et abandonner sans autre la population à son triste sort&nbsp;!
</p><h3>Nos revendications</h3><p>Les revendications des syndicats sont de trois sortes&nbsp;: <i>Que chacun ait un emploi garanti</i>&nbsp;!, <i>Que les salaires et le pouvoir d’achat soient garantis&nbsp;!</i><i>Que les rentes soient garanties&nbsp;!</i></p><p>Pour <i>garantir les emplois</i>, les syndicats demandent que l’on mette enfin en œuvre un programme conjoncturel digne de ce nom, prévoyant des investissements dans les infrastructures, les transports publics et l’accueil extrafamilial des enfants, qu’une reconversion écologique et que les cantons et les communes renoncent à leurs absurdes politiques d’austérité. De plus, des mesures efficaces doivent être prises contre le chômage des jeunes, de même qu’il faut stopper les licenciements et prolonger à 24 mois la durée maximale du chômage partiel.
</p><p>Pour <i>garantir les salaires et le pouvoir d’achat</i>, il faut des hausses de salaire de 80 à 120 francs l’an prochain. Pendant la crise, les indemnités journalières de chômage doivent être augmentées et la durée d’indemnisation doit être prolongée. L’explosion des primes des caisses-maladie doit être intégralement compensée pour les bas et moyens revenus et le produit de la taxe sur le CO<sub>2</sub> remboursé sans délai. 
</p><p>Et il faut également <i>garantir la sécurité sociale</i> durant la crise. Concrètement&nbsp;: pas de démantèlement des rentes AVS, pas de relèvement de l’âge AVS et pas de coupes dans les rentes du 2<sup>e</sup> pilier&nbsp;!
</p><h3>Une vaste alliance contre la crise</h3><p>L’USS et ses syndicats ne sont pas les seuls à appeler à cette manifestation. Celle-ci est aussi soutenue par Travail.Suisse et ses fédérations affiliées, le SEC Suisse, les deux organisations d’enseignant(e)s de Suisse romande et alémanique (SER et LCH, le Parti socialiste suisse, les Verts, attac Suisse et de nombreuses autres organisations comme la Fédération des Associations des retraités et de l’entraide en Suisse (FARES), l’Oeuvre &nbsp;suisse d’entraide ouvrière (OSEO), Solidarité sans frontière et les Colonies libres, ainsi que la Marche mondiale des femmes. 
</p><p>Les manifestant(e)s se retrouveront dès 13h30 sur trois lieux de rassemblement. Au premier, la Schützenmatte, le Syndicat du personnel des transports (SEV) tiendra une «&nbsp;prémanif&nbsp;» dès 12h30 sous le slogan&nbsp;: «&nbsp;Caisses de pensions&nbsp;: halte à l’arnaque&nbsp;!&nbsp;». Et à partir de 13h30, les trois cortèges se rendront, de la Schützenmatte, de la Laupenstrsse et de la Fosse aux ours, au Palais fédéral. 
</p><p>Plus d’infos sur cette manifs&nbsp;: <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>.</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-269</guid><pubDate></pubDate><title>OUI à l’AI !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-l-ai</link><description>Tout un chacun peut être un jour handicapé. Brusquement, sans savoir ni où ni quand. Qu’il y ait pour toute souffrance individuelle au moins une assurance qui atténue les con-séquences sociales et économiques pour les personnes concernées est un acquis essentiel de l’État social moderne. Un acquis qui doit reposer sur un financement solide. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la crise des années 90, l’assurance-invalidité (AI) s’est enfoncée dans les dettes. Et pourquoi donc&nbsp;? D’une part, les entreprises se sont «&nbsp;assainies&nbsp;», multipliant les vagues de restructurations. Les personnes atteintes dans leur santé, dont les performances au travail étaient limitées, se sont retrouvées les premières sur le carreau. Et envoyées au large filet de l’AI qui a ainsi servi de garant à ces rationalisations... Parallèlement, les acteurs politiques se sont refilés la patate chaude du financement – solide – dont cette assurance avait un urgent besoin. Dans ce contexte, l’UDC a ainsi pu lancer sa campagne haineuse contre les «&nbsp;faux invalides&nbsp;»&nbsp;; cela, avec pour but de s’attaquer aux prestations de l’AI. Une campagne qui va d’ailleurs encore gagner en puissance. Le résultat de ces agissements et calculs est qu’aujourd’hui, les dettes de l’AI auprès de l’AVS se montent déjà à 13 milliards de francs. Et plus elles augmentent, plus cela fait les choux gras de ces milieux qui ont carrément l’intention d’assommer l’AI.
</p><p>La hausse de la TVA, limitée sur sept ans, en faveur de l’AI est un compromis. Et, comme pour tout compromis, les parties intéressées à un financement durable y ont laissé des plumes. Mais on n’a, actuellement, pas de meilleure solution qui pourrait réunir une majorité. Réalistement&nbsp;: ou bien on accepte cette solution, ou bien on renonce pour longtemps à résoudre le problème du financement de l’AI. 
</p><p>La TVA touche toute la population, et pas seulement celles et ceux qui exercent une activité lucrative. En outre, une augmentation de 0,4&nbsp;%, respectivement 0,1&nbsp;% pour les biens de consommation courante, est une augmentation modérée. Elle ne déclenchera pas une spirale antisociale des prix. Finalement, il faut aussi voir l’autre côté de la médaille, à savoir&nbsp;: une aide efficace pour les personnes qui dépendent de l’AI. 
</p><p>Abstraction faite qu’un OUI aurait un effet positif sur l’AVS – par la création d’un fonds de compensation de l’AI indépendant et la reprise par la Confédération des dettes de celle-ci à l’égard de celle-là -, cet assainissement de l’AI est nécessaire parce que, comme le dit le Conseil fédéral, dans le livret destiné aux citoyen(ne)s, en cas de refus, on risquerait de devoir prendre des «&nbsp;mesures drastiques pouvant aller jusqu’à une réduction substantielle des rentes&nbsp;». De quoi mettre rapidement en danger la vie quotidienne des personnes concernées. Et comme nul ne sait aujourd’hui s’il ne sera pas handicapé demain…</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-270</guid><pubDate></pubDate><title>Gouttes homéopathique contre grosse poussée de fièvre</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/gouttes-homeopathique-contre-grosse-poussee-de-fievre</link><description>Si l’on ne redresse pas la barre maintenant, la politique des pouvoirs publics va aggraver la crise l’an prochain, au lieu de l’endiguer. Certes les commissions parlementaires ont décidé quelques améliorations, mais, en matière de réduction des primes des caisses-maladie, elles ont reculé. Le Parlement fédéral va devoir corriger beaucoup de choses s’il veut que les pouvoirs publics luttent efficacement contre la crise. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’an prochain, la Suisse comptera, selon des pronostics officiels, près de 250&nbsp;000 personnes au chômage, un «&nbsp;record&nbsp;» jamais atteint depuis les années 30. Or, au lieu de l’éteindre, les pouvoirs publics suisses jettent de l’huile sur cet incendie. L’explosion des primes versées aux caisses-maladie privera la population de 2 à 3 milliards de francs. Et comme la taxe sur le CO2 a été augmentée, mais que son produit n’est pas immédiatement remboursé, il en résultera une nouvelle perte de pouvoir d’achat d’environ 500 millions. Pour les années 2009 et 2010, cette taxe réduira le pouvoir d’achat de près d’un milliard de francs. Dans les cantons et les communes, des mesures d’austérité commencent à se dessiner en raison de la baisse des recettes fiscales. Selon un sondage du Département fédéral des finances publié le 20 août dernier, les cantons et les communes veulent dépenser l’an prochain 2,5 milliards de francs de moins qu’en 2009. Si l’on ne les freine pas, les pouvoirs publics suisses vont ainsi détruire près de 40&nbsp;000 emplois en 2010. 
</p><p>Cette politique, qui aggrave la crise, est en contradiction avec la constitution fédérale. Le peuple suisse y charge en effet clairement la Confédération, les cantons et les communes de lutter contre le chômage. Telle est la teneur de l’article 100 de la constitution. 
</p><h3>Des améliorations certes, mais de loin pas suffisantes</h3><p>Dans ce contexte, le troisième volet de mesures de stabilisation présenté par le Conseil fédéral ne permettra qu’une lutte des plus timides contre les diverses conséquences de la crise. De fait, elle est largement insuffisante, se limitant à atténuer quelque peu la situation des parties de la population touchées par le chômage. Et la destruction d’emplois par les pouvoirs publics aura quand même lieu…
</p><p>Les Chambres fédérales traiteront de «&nbsp;conjoncture et chômage&nbsp;» lors de leur session automnale, le Conseil des États le 9 septembre et le Conseil national le 15. Les propositions du Conseil fédéral qui seront débattues ont été substantiellement améliorées. En effet, les commissions des deux Chambres ont décidé de rembourser l’an prochain le produit de la taxe sur le CO2 de 2009 et 2010. Pour les ménages, cela représentera près de 500 millions de pouvoir d’achat en plus. De plus, le Conseil fédéral devra pouvoir faire passer de 18 à 24 mois la durée maximale du chômage partiel. Des emplois seront ainsi sauvés et du chômage évité. Par contre, la décision de ne pas augmenter pour 2010 les fonds destinés aux réductions des primes des caisses-maladie est décevante. Au Parlement de revenir sur elle. L’Union syndicale suisse (USS) propose que la somme de 1,2 milliard encaissée grâce à la vente des actions UBS s’ajoute aux 200 millions de francs proposés par le gouvernement à cet effet. Il faut en outre mettre au point un programme d’investissement pour contrer les prochaines mesures d’austérité des cantons et des communes. 
</p><h3>L’argent est là&nbsp;!</h3><p>L’argent nécessaire au financement d’un programme conjoncturel apte à neutraliser les effets d’une politique qui aggrave la crise est là&nbsp;! En effet, comme le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le KOF, l’a souligné à divers égards, durant les années de reprise, la Confédération a économisé environ 8,8 milliards de plus que ce qu’exigeait le frein à l’endettement. En dépensant cet argent, la Confédération n’augmentera pas la dette publique (brute), mais rendra au contraire à la population ce qu’elle a pris en trop durant l’embellie.</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-271</guid><pubDate></pubDate><title>La Commission du Conseil national pose les mauvais jalons</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/la-commission-du-conseil-national-pose-les-mauvais-jalons</link><description>Le Conseil fédéral et le Parlement veulent endiguer les coûts dans l’assurance de base. Avant le début de la session, la commission du Conseil national chargée de l’examen préalable a toutefois posé les mauvais jalons .En effet, il est faux de vouloir saigner à blanc les assuré(e)s et de faire pression sur les salaires du personnel de la santé.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Fin mai, le Conseil fédéral a adopté des mesures urgentes afin d’endiguer les coûts dans l’assurance de base. En font partie, pour citer deux exemples, une contribution à la consultation et des services de conseil téléphonique. Et comme l’explosion des primes en pleine crise frappe de plein fouet de nombreux assuré(e)s, le gouvernement veut consacrer en 2010 200 millions de francs en plus pour réduire celles des assuré(e)s de condition modeste. D’autres propositions ont aussi été faites par un comité interpartis. Lors de cette session d’automne, les Chambres fédérales vont ainsi devoir adopter une loi fédérale urgente à partir de toutes ces idées. 
</p><p>La commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national vient de prendre les premières décisions à fin août. Bilan&nbsp;: un train de mesures que les syndicats ne sauraient soutenir en l’état. 
</p><h3>Pour des réductions plus importantes des primes</h3><p>Les 200 millions de francs – une somme de loin insuffisante – destinés aux réductions des primes ont été rejetés par la CSSS. L’Union syndicale suisse (USS) demande des fonds supplémentaires d’un montant égal à celui de la hausse des primes (10&nbsp;% d’augmentation des primes devant représenter 2 milliards de francs en plus pour les réductions des primes). La somme de 1,2 milliard de francs encaissée par la Confédération grâce à la vente de ses actions UBS doit être affectée à cet effet.
</p><h3>Les assuré(e)s contraints de passer à la caisse</h3><p>Si la contribution à la consultation de 30 francs qui a été proposée a certes été biffée du projet, cette décision, qui est à saluer, ne doit pas nous cacher le fait que les assuré(e)s devront passer à la caisse à d’autres égards. En effet, les adultes devront, pour chaque jour d’hospitalisation, verser un montant qui sera fixé par le Conseil fédéral. Pour un séjour en hôpital d’un mois, cela pourra vite représenter des centaines de francs. Ici, il faudrait à tout le moins fixer un plafond. La CSSS du National a aussi refusé d’inscrire dans la loi l’actuelle limite supérieure de 700 francs par an de participation aux coûts. Or cette mesure serait d’autant plus nécessaire aujourd’hui que l’actuelle quote-part de 10&nbsp;% va passer à 20&nbsp;% pour les assuré(e)s qui consulteront directement un ou une spécialiste.
</p><h3>Personnel de la santé&nbsp;: des salaires sous pression</h3><p>En intervenant dans le système tarifaire, on vise à ce que les valeurs du point ne diffèrent pas de plus de 10&nbsp;% dans toute la Suisse. Il faut partir de l’idée que l’on va se référer ici aux valeurs les plus basses, ce qui conduira, dans certains cantons, à des baisses dramatiques de ces valeurs. Non seulement les fournisseurs de soins de base s’en ressentiront, mais aussi le personnel des divisions ambulatoires des hôpitaux. Cette problématique deviendra encore plus explosive en raison du fait que, dès le 1er janvier 2012, le financement des soins hospitaliers stationnaires se fera sur la base de forfaits par cas. Et là aussi, des efforts sont déployés pour que l’on fixe les tarifs en fonction des hôpitaux les moins chers de Suisse. On ne doit pas appliquer de tels systèmes, tant dans le domaine ambulatoire que stationnaire, car ils auraient uniquement pour effet de faire pression sur le personnel de la santé. 
</p><h3>Adieu au libre choix du médecin&nbsp;?</h3><p>Il s’agit également de supprimer le libre choix du médecin. La CSSS veut que les caisses-maladie choisissent elles-mêmes le médecin de famille. Elles devront en effet pouvoir décider avec quels médecins elles entendent travailler. Cette décision conduirait à un diktat des caisses. Or, c’est précisément ce que les citoyennes et citoyens ont clairement rejeté le 1er juin 2008&nbsp;!
</p><h3>Interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS)</h3><p>Maîtriser les coûts, les endiguer, ce serait donc une mission impossible&nbsp;? Pas du tout. Une large alliance d’organisations spécialisées et professionnelles du secteur de la santé, et l’USS, ont développé un modèle qui a été proposé à la commission compétente dans le cadre du débat sur les réseaux de soins intégrés («&nbsp;managed care&nbsp;»). Les délibérations de la CSSS à ce sujet sont encore pendantes. Au centre du modèle&nbsp;: l’IPG, qui garantira, à titre de médecin de famille, les soins de base et coordonnera de manière optimale la fourniture des prestations, contribuant de la sorte à maîtriser et freiner les coûts.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-266</guid><pubDate></pubDate><title>Deux piliers : l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé et la réduction des primes</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/deux-piliers-l-interlocuteur-interlocutrice-personnel-de-sante-et-la-reduction-des-primes</link><description>La politique de la santé est un gigantesque chantier permanent chantier. Et l’architecte en chef, sur le point de partir à la retraite, n’est pas le seul à avoir perdu toute vision d’ensemble. Pour l’Union syndicale suisse, les piliers qui doivent maintenant être érigés vont de soi : le modèle de l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS) doit ga-rantir l’accès aux soins et limiter les coûts et la réduction des primes doit être améliorée.</description><content:encoded><![CDATA[<p>À grand fracas, le Conseil fédéral avait annoncé au printemps 2009 des «&nbsp;mesures pour endiguer l’évolution des coûts&nbsp;». Ce projet de loi, d’une durée limitée à trois ans, devait avoir le caractère d’une mesure urgente. Hélas, durant la session d’automne des Chambres fédérales, il est apparu qu’il n’en serait rien, puisque la commission compétente du Conseil des États a reporté sa discussion de détail.
</p><h3>Évolution des coûts&nbsp;: beaucoup de fumée, mais pas de feu</h3><p>En revanche, le Conseil national a débattu du projet. Mais ce qu’il a décidé lors de sa session d’automne est inacceptable. En premier lieu, malgré l’augmentation massive des primes en 2010, il ne veut pas entendre parler de subsides supplémentaires pour leur réduction. Et ce ne sont pas seulement les propositions syndicales d’augmenter ces derniers afin de parvenir à une compensation complète pour les bas et moyens revenus qui ont été repoussées, car même le petit emplâtre du Conseil fédéral, 200 millions des subsides en plus, n’a pas trouvé grâce devant le National. Le refus de la proposition gouvernementale d’introduire une taxe de consultation – un «&nbsp;ticket modérateur&nbsp;»&nbsp;! - de 30 francs est en revanche positif. Mais les assuré(e)s passeront tout de même à la caisse d’une autre manière puisque tous les adultes hospitalisés devront payer un forfait journalier dont le montant sera fixé par le Conseil fédéral. En cas d’hospitalisation de longue durée, cela pourrait rapidement représenter plusieurs centaines de francs. Une limite supérieure devrait au moins être fixée d’urgence&nbsp;; ce que le Conseil national a refusé de faire, comme il a repoussé la proposition d’inscrire dans la loi le plafonnement actuel à 700 francs de la quote-part. Le fait que l’industrie pharmaceutique ait réussi une fois de plus à étouffer toute mesure sérieuse concernant les prix des médicaments s’accorde bien avec ce tableau de l’accroissement des charges supportées unilatéralement par les malades.
</p><p>Le Conseil des États discutera du projet durant la session d’hiver. Même si ce dernier devait alors être approuvé par le parlement, il n’aurait pas d’influence sur les primes 2010. Du coup, ces nombreuses mises à feu n’auront fait que beaucoup de fumée.
</p><h3>Réseaux de soins intégrés&nbsp;: les cantons doivent garantir la qualité</h3><p>Trois autres projets seront prochainement discutés par le parlement<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1209_CW_assurance-maladie.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>&nbsp;: le Managed Care (soins intégrés), la liberté de contracter et la participation aux coûts. Le Managed Care est le plus important. La commission compétente du Conseil national en discutera durant le premier trimestre 2010. Le Conseil des États a déjà approuvé des dispositions qui permettent aux assureurs d’introduire des modèles de Managed Care. Mais ceux-ci auraient toutefois pour effet d’accroître le pouvoir des caisses et, simultanément, de mettre en péril la qualité des soins primaires. Les associations professionnelles et de spécialistes de la santé ont en conséquence développé, avec l’USS et le ssp, le modèle de l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS) et l’ont intégré aux débats de la commission du Conseil national. Ce modèle garantit les soins primaires dans la médecine familiale, coordonne de manière optimale les prestations de soins et attribue aux cantons la responsabilité de mettre en place un réseau national d’IPS. Une correction dans ce sens du système de Managed Care modèle Conseil des États est donc non seulement urgente et nécessaire, mais aussi possible.
</p><h3>Davantage de fonds pour les réductions de primes</h3><p>L’augmentation des primes en 2010 va toucher de manière très sensible de nombreux ménages. La revendication de l’USS est claire&nbsp;: des réductions de primes supplémentaires sont nécessaires. Lors de l’introduction de la loi sur l’assurance-maladie, en 1991, le Conseil fédéral a défini quelle devait être la charge maximale due aux primes des caisses, à savoir&nbsp;: pas plus de huit pour cent du revenu imposable. Pour la plupart des ménages, cette charge dépasse ce seuil, même en tenant compte des réductions de primes. En d’autres termes&nbsp;: la réduction des primes n’atteint pas son objectif social. Correctif de prime antisociale par tête, la réduction n’a jamais été utilisée de manière satisfaisante. C’est la raison pour laquelle il faut l’améliorer massivement.  
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1209_CW_assurance-maladie.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a>.&nbsp;Les projets sur la liberté de contracter et la participation aux coûts seront traités par la commission du Conseil national avec celui du Managed Care et devraient voir leur sort dépendre fortement du résultat des débats sur ce dernier.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-549</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2010</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2010</link><description>DOSSIER N° 81</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR">À fin&nbsp;2010, l’USS, de loin la plus importante organisation syndicale faitière de Suisse, comptait exactement 372&nbsp;082 membres, soit un peu plus de 5&nbsp;000 membres de moins qu’en 2009. Cela correspond à une perte de 1,3&nbsp;% de ses effectifs. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Le nombre des organisations affiliées à l’USS s’est réduit de 16 à 15, à la suite de la fusion du&nbsp; Syndicats de la Communication et de comedia, qui ont formé le nouveau syndicom. </span></p><p class="Text">Ne sont pas prises en compte ici les trois organisations qui avaient déjà un statut d’observateur à l’USS l’an dernier.</p><div><div id="ftn1"></div></div><p></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-221</guid><pubDate></pubDate><title>Il arrive que les scientifiques ne voient pas au-delà de la science</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/il-arrive-que-les-scientifiques-ne-voient-pas-au-dela-de-la-science</link><description>En 2030, il devra y avoir 70 % d’universitaires : tel est l’objectif dévolu à la future poli-tique de l’éducation en Suisse par le livre blanc des « Académies des sciences suisses ». Six thèses à propos de cette étude aux nombreuses qualités, toutefois gâchée par une optique trop restrictive</description><content:encoded><![CDATA[<ol><li>Le livre blanc «&nbsp;Une éducation pour la Suisse du futur. Exigences posées au système de formation suisse en 2030&nbsp;» des Académies suisses des sciences a été présenté de façon provocatrice à l’opinion publique, l’auteur principal avançant que la formation professionnelle était un modèle à bout de course. Cette contribution au débat risque donc de dégénérer en une polémique stupide opposant formation professionnelle et formation générale, sans que les réflexions et les objectifs de l’ouvrage, en soi estimables, soient réellement pris en compte. Si les Académies mettent politiquement leur feuille de route en œuvre dans cet esprit-là, elle ne pourra que nourrir la querelle entre ces deux types de formation, affaiblissant du coup la revendication de davantage de formation.</li><li>Les lacunes du livre blanc se manifestent rapidement&nbsp;: la formation professionnelle n’y apparaît pas du tout comme un système parallèle à celui de la formation générale, bien que, depuis le niveau du secondaire II, elle regroupe la plus grande partie des apprenant(e)s. L’introduction de la maturité professionnelle, qui mène aux Hautes écoles spécialisées, n’est pas appréciée à sa juste valeur. Les efforts actuels pour faire reconnaître internationalement les curriculums de formation professionnelle — très demandés sur le marché du travail — dans le tertiaire au niveau A et B n’ont pas été pris en compte. Peut-être que les auteurs ne les connaissent d’ailleurs pas.</li><li>Le chapitre «&nbsp;Scénario 2030&nbsp;» évoque des objectifs auxquels nous souscrivons&nbsp;: «&nbsp;L’égalité des chances a été atteinte dans le sens où l’origine sociale ne constitue plus un facteur déterminant pour le succès de la formation&nbsp;» (p. 8). C’est aussi le cas pour d’autres buts, comme la compétence fédérale renforcée en matière de hautes écoles et l’augmentation visée des moyens de financement de la formation à hauteur de 10&nbsp;% du produit intérieur brut, principalement d’origine publique.</li><li>Ce «&nbsp;Scénario 2030&nbsp;» est toutefois fondamentalement animé par un individualisme méthodologique. Il est axé sur la volonté de chaque individu et sur sa disposition à se former afin d’améliorer sa situation dans la société, ce qui revient à idéaliser l’effet de la formation. Or, les efforts de formation n’ont, à eux seuls, jamais réussi à rendre la société socialement plus juste. Pour cela, il faut aussi des propositions sociales en matière de politique économique, de politique sociale et de l’emploi.</li><li>Si les académies cherchent à jouer un rôle dans l’élaboration d’un «&nbsp;programme national de formation&nbsp;», si elles veulent être prises au sérieux à ce propos, elles devront davantage prendre langue avec tous les acteurs en matière de formation et développer des propositions mieux fondées historiquement et factuellement. A cette occasion surtout, les acteurs de la formation au niveau décisionnel ne devront pas être divisés en partisans de la formation générale ou de la formation professionnelle. Les deux systèmes ont un fort besoin de réformes et de moyens financiers. Si les lobbies de la formation se combattent, ni l’un ni l’autre des systèmes ne pourra obtenir de moyens financiers supplémentaires.</li><li>Il existe finalement une littérature abondante — également scientifique — sur l’importance de la formation professionnelle en Suisse. Encore faut-il la lire.</li></ol><p>(Cet article repose sur une contribution en allemand de Peter Sigerist à l’occasion de la journée organisée par l’Académie des sciences suisses à Bienne, le 24 septembre dernier.)</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-550</guid><pubDate></pubDate><title>Salaires minimums : situation et mesures requises. Rapport d’expert(e)s de l’USS sur les salaires minimums  (version abrégée) </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaires-minimums-situation-et-mesures-requises-rapport-d-expert-e-s-de-l-uss-sur-les-salaires-minimums-version-abregee</link><description>DOSSIER N° 80</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le présent <i>Dossier</i> constitue la version abrégée du rapport «&nbsp;</span><span lang="FR-CH">Mindestlohn – Situation und Handlungsbedarf - Bericht der SGB-Expertengruppe Mindestlohn&nbsp;» (publié uniquement en allemand). Le groupe d’expert(e)s qui a rédigé ce rapport était composé des personnes suivantes&nbsp;: </span><span lang="FR-CH">Doris Bianchi, Stefan Giger, Daniel Lampart, Danièle Lenzin, Alessandro Pelizzari, Andreas Rieger et Georges Tissot. Il a bénéficié du soutien rédactionnel de Doris Bianchi, Daniel Lampart, Isabel Martinez, Gabriela Medici et Jean Christophe Schwaab. Cette version a pour but de présenter les résultats du rapport sous une forme ramassée.&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-222</guid><pubDate></pubDate><title>Demi-échec au Parlement fédéral </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/demi-echec-au-parlement-federal</link><description>En matière de sécurité sociale des acteurs culturels, un premier pas a certes été franchi au Parlement fédéral. Mais on n’est pas encore au bout de nos peines. Espérons que le nouvel arrivé sous la Coupole bernoise permettra de progresser sur ce dossier urgent. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’examen de la Loi sur l’encouragement de la culture (LEC) par le Conseil national s’est soldé sur un demi-échec. Certes, la disposition&nbsp;qui prescrit que la Confédération et Pro Helvetia devront désormais verser un pourcentage de leurs subventions artistiques à la caisse de pension ou à une autre forme de prévoyance professionnelle des artistes concernés a été confirmée. La Chambre du peuple a ainsi suivi la recommandation de sa commission et accepté la nouvelle mouture de l’article de loi. Ce faisant, elle a confirmé sa ligne, car c’est en effet de ses rang qu’était issue cette proposition qui était ensuite sortie légèrement modifiée des débats du Conseil des États. 
</p><p>Mais le Conseil national n’est malheureusement pas allé jusqu’au bout. Il a refusé pour la deuxième fois une motion demandant des améliorations de la couverture de sécurité sociale des travailleurs «&nbsp;atypiques&nbsp;», notamment les acteurs culturels. Pourtant, le Conseil des États l’avait acceptée et le Conseil fédéral ne s’y opposait pas. 
</p><p>Ce refus est doublement problématique. D’une part, parce que cette proposition risque d’être définitivement enterrée. En effet, une première mouture de la motion, déposée par la commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national ayant déjà été refusée au printemps 2009, il y a fort à parier que ce second échec sera fatal et qu’une nouvelle opportunité d’améliorer la sécurité sociale des artistes ne se représentera pas à court terme. D’autre part, le changement de titulaire du Département fédéral de l’intérieur (DFI) implique que les syndicats et les milieux culturels devront recommencer leur travail de conviction qui avait fini par payer auprès de M. Couchepin. Il faut désormais espérer que M. Burkhalter, le nouveau chef du DFI, sera sensible aux difficultés des acteurs culturels et acceptera de trouver des solutions pour que l’extinction des lumières de la scène ne laisse plus la place aux lacunes de couverture sociale.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-224</guid><pubDate></pubDate><title>Au moins une personne sur cinq est syndiquée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/au-moins-une-personne-sur-cinq-est-syndiquee</link><description>Fin 2008, la Suisse comptait 752 173 syndiqué(e)s, soit un taux de syndicalisation d’environ 21,9 %.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Absatznormal"><span lang="FR">Les organisations de salarié(e)s répertoriées dans les statistiques de l’USS</span>&nbsp;comptaient, à la fin 2008, 12&nbsp;000 membres de moins qu’en 2007. Les effectifs syndicaux se répartissaient comme suit entre les deux organisations faîtières et le groupe sans organisation faîtière&nbsp;: 49&nbsp;% à l’USS, 21,4&nbsp;% à Travail.Suisse et 29,6&nbsp;% sans organisations faîtières.</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Selon la statistique de l’emploi de l’Office fédéral de la statistique, en 2008 (4<sup>e</sup> trimestre), le nombre d’employé(e)s occupés à au moins 50&nbsp;% était de 3&nbsp;430&nbsp;000. Les 752&nbsp;173<span lang="FR">[3]</span></span> syndiqué(e)s recensés par l’USS représentent donc un taux de syndicalisation de 21,9&nbsp;% (25&nbsp;% en 2002).</p><h3><span lang="FR">Fédérations affiliées à l’USS</span></h3><p class="Sous-titreSP">&nbsp;</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Avec 368&nbsp;426 membres répartis dans 16 fédérations, l’USS a perdu en un an 5&nbsp;575 membres (-1,5&nbsp;%). Quatre fédérations seulement ont vu leurs effectifs augmenter&nbsp;: kapers, SBKV, SSM et New Wood<span lang="FR">[4]</span></span>.</p><h3><span lang="FR">Fédérations de Travail.Suisse</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En un an, Travail.Suisse a perdu au moins 6000 membres (-3,6 %) et compte désormais 161&nbsp;200 membres (12 fédérations). Si l’on fait abstraction des problèmes d’attribution (note 2), les fédérations de Travail.Suisse ont perdu en tout 3610 membres (-2,1&nbsp;%).</span></p><p class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Autres associations</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Les 11 associations non affiliées à une organisation faîtière ont perdu 3161 membres en 2008 (-1,4&nbsp;%), 4 d’entre elles gagnant des membres et 7 en perdant.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR"><b>Nombre de syndiqué(e)s de 2002 à 2008 (organisations enregistrées dans&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> les statistiques de l’USS) et taux de syndicalisation approximatif</b></span></p><p class="ParagrSPnormaux">&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col">Syndiqué de&nbsp;</th><th scope="col">2002</th><th scope="col">2003</th><th scope="col">2004</th><th scope="col">2005</th><th scope="col">2006</th><th scope="col">2007</th><th scope="col">2008</th></tr></thead><tbody><tr><td><b>USS</b></td><td><p><span>384&nbsp;691 </span></p><p><span>(17)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>393&nbsp;128 </span></p><p><span>(18)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>383&nbsp;236 </span></p><p><span>(16)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>384&nbsp;816 </span></p><p><span>(16)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>379&nbsp;956 </span></p><p><span>(17)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>374&nbsp;001</span></p><p><span><br></span><span>(17)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>368&nbsp;426 </span></p><p><span>(16)</span>&nbsp;</p></td></tr><tr><td><b>Travail.Suisse</b></td><td><p><span>166&nbsp;808 </span></p><p><span>(13)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>164&nbsp;195 </span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>161&nbsp;418 </span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>161&nbsp;667</span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>162&nbsp;283 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>167&nbsp;299</span></p><p><span><br></span><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>161&nbsp;200 </span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td></tr><tr><td><b>Autres Organisation</b></td><td><p><span>226&nbsp;298 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>224&nbsp;371 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>225&nbsp;832</span></p><p><span> (10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>223&nbsp;509 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>225&nbsp;024 </span></p><p><span>(11)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>225&nbsp;708</span></p><p><span>(11)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>222&nbsp;547 </span></p><p><span>(11)</span>&nbsp;</p></td></tr><tr><td rowspan="1"><b>Total</b></td><td rowspan="1"><p><span>777&nbsp;797 </span></p><p><span>(40)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>781&nbsp;694 </span></p><p><span>(40)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>770&nbsp;486 </span></p><p><span>(38)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>769&nbsp;992 </span></p><p><span>(38)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>767&nbsp;263 </span></p><p><span>(38)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>767&nbsp;008 </span></p><p><span>(40)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>752&nbsp;173 </span></p><p><span>(39)</span></p></td></tr><tr><td><b>Taux des syndicalisation</b></td><td><span>25&nbsp;%</span></td><td><span>24,9&nbsp;%</span></td><td><span>24,7&nbsp;%</span></td><td><span>24,6&nbsp;%</span></td><td><span>24,0&nbsp;%</span></td><td><span>22,9&nbsp;%</span></td><td><span>21,9&nbsp;%</span></td></tr></tbody></table>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-552</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles  et salariales 2010 / 2011 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2010-2011</link><description>DOSSIER N° 78</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR-CH">Le présent document entend récapituler les principaux résultats des négociations conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses syndicats et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces derniers concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2011, dans la mesure où ils étaient disponibles.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-263</guid><pubDate></pubDate><title>Travailler 24 heures sur 24 ? Non merci !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/travailler-24-heures-sur-24-non-merci</link><description>Initiative Lüscher : l’USS et Unia critiquent vivement le Conseil fédéral</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et Unia, le principal syndicat actif dans la branche du commerce de détail se félicitent que le Conseil fédéral refuse d’autoriser les ventes 24 heures sur 24 dans toute la Suisse. Mais il est quand même inacceptable que les échoppes situées sur les aires de repos des autoroutes ou «&nbsp;le long d’axes de circulation importants à forte fréquentation touristique&nbsp;» puissent, à l’avenir, occuper leur personnel 24 heures sur 24. Les syndicats invitent instamment le Parlement à rejeter ce projet.
</p><p>Vania Alleva, membre du comité directeur d’Unia, critique la décision du Conseil fédéral. Selon elle, le gouvernement ne respecte pas une liberté importante des travailleurs et travailleuses, celle de ne pas avoir à être disponible 24 heures sur 24. Obtenue de haute lutte, la limitation du travail nocturne et dominical se trouve ainsi vidée de son sens. Et le secrétaire central de l’USS Jean Christophe Schwaab d’exiger des Chambres fédérales qu’en raison de la forte résistance suscitée par ce projet, elles corrigent en plénum cette proposition idéologique à courte vue.
</p><p>Pour le Conseil fédéral, la vente de la totalité des articles doit être possible entre 1 et 5 heures dans les échoppes de stations-service situées sur les aires de repos des autoroutes et «&nbsp;le long d’axes de circulation importants à forte fréquentation touristique&nbsp;». Cette décision va certes moins loin que l’initiative parlementaire Lüscher. Il n’empêche que l’extension du travail de nuit est totalement inutile et erronée. Pour le personnel occupé dans ces commerces, ainsi que pour celui qui travaille dans des secteurs qui leur sont directement liés (nettoyage, livraison, sécurité), elle sera synonyme de plus de stress, de conditions de travail dégradées, de problèmes de santé et d’entraves à la vie de famille. En outre, le travail de nuit dans les échoppes de stations-service est dangereux, car les agressions y sont fréquentes.
</p><p>Il apparaît ainsi, le Conseil fédéral accorde plus d’importance aux intérêts de quelques chaines de magasins qu’à la protection des travailleurs et travailleuses. C’est d’autant moins compréhensible que l’écrasante majorité de la population ne veut pas d’extension du tout des heures d’ouverture des commerces. On le voit dans les résultats des votations de ces dernières années, lors desquelles 90&nbsp;% des projets de libéralisation des heures d’ouverture ont nettement fait naufrage. Les politiques aussi devraient enfin prendre connaissance de ces signaux clairs. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-554</guid><pubDate></pubDate><title>Rapport sur la réparation des revenus et de la fortune en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/rapport-sur-la-reparation-des-revenus-et-de-la-fortune-en-suisse</link><description>Dossier N° 77</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 1990, la répartition des revenus et de la fortune est devenue un des thèmes brûlants en Suisse. De vastes pans de la population ont depuis longtemps l’impression qu’ils n’ont plus assez d’argent pour vivre, alors que notre pays est toujours plus riche. Manifestement, l’argent finit dans d’autres poches que celles des bas et moyens revenus.&nbsp;C’est pour cela que l’Union syndicale suisse (USS) a décidé d’analyser la répartition des revenus et de la fortune.
</p><p>&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec un résumé français.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-265</guid><pubDate></pubDate><title>Crise renforcée par la majorité parlementaire au lieu de vraie politique conjoncturelle…  </title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/crise-renforcee-par-la-majorite-parlementaire-au-lieu-de-vraie-politique-conjoncturelle</link><description>Ce qu’il est resté du troisième train de mesures conjoncturelles après son passage au Parlement fédéral est plus que décevant. Ainsi, on risque, l’an prochain, une aggravation de la crise à causes des pouvoirs publics et des caisses-maladie. L’explosion des primes des ces dernières (env. 2 milliards de francs de pouvoir d’achat en moins) et les pro-grammes d’austérité cantonaux et communaux (env. 2,5 milliards de francs) se traduiront, pour l’économie suisse, par une baisse de la demande. Et le troisième train de mesures conjoncturelles ne fait rien contre cela. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Commençons par un flash-back&nbsp;: au printemps de cette année déjà, le Département fédéral de l’économie avait signalé qu’en 2010, la hausse des primes des caisses-maladie, de la taxe sur le CO2 et du prix de l’électricité, ainsi que d’éventuelles contributions destinées assainir les caisses de pensions absorberaient largement le pouvoir d’achat des gens. Et que des mesures pour y faire face s’imposeraient. Il fut alors entre autres proposé d’augmenter fortement les fonds destinés à réduire les primes des caisses-maladie. Mais, en fin de compte, le message du Conseil fédéral ne prévoyait plus aucune mesure.
</p><p>Si on remboursera finalement au moins le produit de la taxe sur le CO2, c’est la gauche parlementaire qu’il faut remercier d’avoir réintroduit cette proposition dans les débats de la commission chargée de l’examen préalable de ce dossier. Par contre, d’autres propositions plus ambitieuses, comme une réduction plus importante des primes des caisses-maladie ou des mesures pour contrer les effets de la politique d’austérité des cantons et des communes – comme par exemple un bonus à l’investissement – n’ont pas trouvé de majorité. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) continuera à se battre contre cette politique qui aggrave la crise. Il faut absolument engager des mesures pour neutraliser les effets des programmes d’austérité des cantons et des communes. Concernant les primes des caisses maladie, les yeux de la population vont définitivement se dessiller ces prochaines semaines, lorsqu’elle saura combien elle devra payer en plus en 2010. Le budget d’une famille de quatre personnes sera ainsi grevé de 1000 à 1500 francs en plus à cette rubrique des primes. L’USS attend donc du Conseil des États qu’il décide, lors de la session parlementaire d’hiver, d’augmenter les fonds destinés aux réductions de ces primes.-</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-553</guid><pubDate></pubDate><title>L’AVS toujours stable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-avs-toujours-stable</link><description>DOSSIER N° 76</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les finances de l’AVS sont saines. Même si le nombre des retraités et retraitées augmente plus fortement, depuis de nombreuses années déjà, que celui des personnes exerçant une activité lucrative, l’AVS a encaissé, ces dernières années, plus d’un milliard de francs de plus que ce qu’elle a dépensé. Elle va beaucoup mieux que ce que lui prédisait le Conseil fédéral dans ses sombres prévisions.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-264</guid><pubDate></pubDate><title>La dette publique</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-dette-publique</link><description>La situation des finances publiques est très solide, contrairement à ce que certains ne cessent de prétendre. Face à la dette publique existe une fortune au moins aussi impor-tante. On a assez d’argent pour engager des mesures conjoncturelles, comme le montre une analyse économique objective. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Après que la politique conjoncturelle soit tombée en disgrâce depuis la fin des années 1980, soudainement les programmes conjoncturels publics sont redevenus en vogue à la fin 2008/début 2009. Toutefois, l’ancienne idéologie regagne du terrain depuis la fin du printemps dernier, brandissant notamment l’argument selon lequel ces programmes gonfleraient l’endettement public et nuiraient ainsi au potentiel de croissance, une fois la crise terminée. Cette situation est encore aggravée par le fait que de nombreux cantons ont adopté, pendant la dernière époque de haute conjoncture, des freins à l’endettement restrictifs qui exigent l’équilibre de leurs comptes, quelle que soit la conjoncture. Dès lors, les cantons et les communes freineront leurs dépenses en 2010 et, au beau milieu de la crise, ils entendent couper dans leurs budgets. Selon une enquête du Département fédéral des finances, ils prévoient de réduire leurs dépenses d’environ 1&nbsp;milliard de francs et les communes de près de 3&nbsp;milliards (graphique). Alors que le chômage atteindra, en 2010, un niveau jamais vu, les pouvoirs publics de Suisse visent l’équilibre budgétaire.
</p><p><b>Dépenses de la Confédération, des cantons et des communes en 2010<br> (variation par rapport à 2009, en millions de francs)</b></p><p>En pleine crise, la politique financière suisse adopte une ligne restrictive qui accentue la récession. Or, le pouvoir d’achat sera déjà été fortement réduit en raison de la hausse des primes des caisse-maladie (de 2 à 3&nbsp;milliards), ce qui privera l’économie d’une part de demande. Et le pouvoir d’achat diminuera encore à cause des programmes d’austérité des cantons et des communes. L’un dans l’autre, le frein que l’État donnera à la conjoncture dépassera 5&nbsp;milliards de francs, soit plus d’un pour cent du PIB. 
</p><p>Or, nous disposerions de l’argent nécessaire à l’application d’une politique économique plus performante, susceptible de stabiliser la conjoncture. D’une part, la dette publique n’est pas un problème en Suisse (cf. ci-après). D’autre part, les pouvoirs publics suisses ont pratiqué une politique restrictive pendant les années de haute conjoncture. Entre 2003 et 2008, la quote-part de l’État (dépenses de la Confédération, des cantons et des communes, en % du PIB) a reculé de 2 points de pourcentage. Selon les calculs du KOF, le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, la Confédération a, à elle seule épargné, 8&nbsp;milliards de francs de plus que ce que le frein à l’endettement exigeait. Le taux d’endettement des pouvoirs publics a chuté de 55 à 42&nbsp;pour cent. Nous disposons donc sans problème de l’argent nécessaire à l’application d’une politique stabilisatrice. 
</p><p><b>Quote-part de l’État et taux d’endettement brut&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Confédération, cantons et communes</b> &nbsp;&nbsp; <br> (dépenses ordinaires et endettement brut en % du PIB)
</p><h3>La dette publique n’est pas par essence un problème – petite digression économique</h3><p>La notion de dette publique fait habituellement référence à la dette brute, c’est-à-dire au capital emprunté, sans tenir compte de la fortune publique. Or, celle-ci existe aussi, sous la forme de titres ou d’immeubles. Toutefois, la pratique comptable appliquée dans les comptes des collectivités publiques sous-estime cette fortune, en comptabilisant par exemple les titres à leur valeur nominale et en appliquant, autrefois, de forts taux d’amortissement sur les biens-fonds et les immeubles. Dès lors, il est impossible de comparer directement dette brute et fortune, de sorte qu’il faut avoir recours à une comparaison indirecte, en mettant par exemple côte à côte les intérêts débiteurs et le revenu de la fortune. Si nous comparons ces deux grandeurs, nous constatons que le revenu de la fortune est nettement supérieur aux intérêts débiteurs. 
</p><p>L’un dans l’autre, la Confédération, les cantons et les communes ne sont pas endettés, mais disposent d’une fortune nette. L’endettement brut de l’État norvégien dépasse 50&nbsp;pour cent du PIB, mais sa fortune est près de trois fois supérieure. La Norvège a notamment un endettement brut pour approvisionner le marché norvégien des capitaux en obligations de l’État. Sans ces obligations, la politique monétaire, par exemple, est plus difficile à appliquer. 
</p><p>Toutefois, même l’endettement net d’un État n’est pas une cause d’inquiétude. Le fait de payer des intérêts sur la dette publique ne suffit pas à lui seul à déclencher une spirale de l’endettement, pour autant que le déficit public ne soit pas supérieur aux intérêts de la dette. Puisque le taux d’intérêt est égal à long terme au taux de croissance économique, les dettes augmentent au même rythme que le produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire le revenu d’une économie. L’État peut régler les intérêts sans devoir augmenter les impôts ou perdre la maîtrise de son endettement. 
</p><p>Tant qu’un État n’est pas fortement endetté envers l’étranger, la dette publique n’appauvrit personne ni ne constitue un fardeau pour les prochaines générations. Un exemple&nbsp;: un village organise une fête, payée par la commune. Cette activité peut être financée de deux façons&nbsp;: soit a) la commune emprunte auprès de ses habitant(e)s, soit b) la commune augmente les impôts du montant du coût de la fête. Quelle en est la conséquence pour les enfants des habitant(e)s qui ont organisé la fête&nbsp;? Dans les deux cas, ils transmettent à leurs enfants une fortune diminuée du coût de la fête. Dans le premier cas, les enfants héritent en sus d’une obligation dont le montant est égal au coût de la fête. Si la commune veut rembourser l’obligation, elle doit relever les impôts. Autrement dit, les habitant(e)s qui ont une obligation devront payer davantage d’impôt pour que la dette puisse être remboursée. Il s’agit donc d’un jeu à somme nulle. Conclusion&nbsp;: peu importe que la fête ait été financée par un crédit ou par une hausse des impôts, l’argent est dépensé.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-556</guid><pubDate></pubDate><title>Des salaires décents et des rentes suffisantes ; Davantage de revenus pour vivre ; Assumer solidairement les risques de la vie </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-salaires-decents-et-des-rentes-suffisantes-davantage-de-revenus-pour-vivre-assumer-solidairement-les-risques-de-la-vie</link><description>DOSSIER N° 74</description><content:encoded><![CDATA[<p>Conférence de presse annuelle de l’USS du 5 janvier 2011</p>]]></content:encoded><category>Travail</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-220</guid><pubDate></pubDate><title>Une absurdité à stopper !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/une-absurdite-a-stopper</link><description>Contrairement à ses anciennes assurances, le Conseil fédéral veut rapidement libéraliser les services postaux ; et ce, pour des raisons purement idéologiques. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans un premier temps, et sans raison aucune, il avait permis à la concurrence – c’était à l’été 2009, soit trois ans seulement après l’introduction de la limite de 100 grammes - d’acheminer aussi le courrier jusqu’à 50 grammes. Lancée à la même époque, la révision totale de la législation sur la Poste va passer devant le Conseil des États et pourrait être déjà traitée par le parlement fédéral lors de sa session d’hiver. Comme elle prévoit la libéralisation intégrale des services postaux, la desserte de base s’en trouverait remise en question parce que seul le monopole restant est en mesure de la financer. Le gouvernement entend aussi transformer la Poste en société anonyme (SA) régie par une loi spéciale et externaliser PostFinance dans le cadre d’une SA entièrement privatisée. Cela, alors qu’il n’y a aucune raison de tout chambouler, parce que, après d’innombrables restructurations, la Poste est désormais très efficiente, tant en ce qui concerne la technique la plus moderne à laquelle elle recourt qu’en comparaison internationale. 
</p><h3>Un naufrage total programmé, preuves par l’étranger à l’appui</h3><p>Cette nouvelle réforme risque d’être un naufrage total. En effet, toute libéralisation de services publics revient, comme nous le montrent l’ensemble des expériences faites à l’étranger – et notamment en matière de services postaux – à une hausse des prix, à un recul de l’emploi et à un renforcement de la pression exercée sur des salaires d’ores et déjà bas. En Suède, où la poste a été libéralisée en 1996, les prix payés par les usagers privés ont fortement augmenté, seuls les envois de masse des grandes entreprises sont étant devenus moins chers. De plus, la présence de la poste dans l’ensemble du pays s’est raréfiée et l’emploi y a diminué de 25&nbsp;%. Rapporté à la Suisse, tout cela pourrait se traduire par la destruction de 10&nbsp;000 emplois. C’est inacceptable, surtout en pleine crise. Tout aussi inacceptable que le renforcement de la sous-enchère salariale - comme en Allemagne - qui a débouché sur des salaires de misère de 6 euros de l’heure. 
</p><h3>Un naufrage total, c’est-à-dire des prestations de moindre qualité et… plus chères</h3><p>Cette réforme risque aussi d’être un naufrage total en ce sens que, en plus d’une lus forte pression sur les salaires, elle entraînerait un démantèlement de la desserte de base. Aujourd’hui déjà, la Poste menace de réduire le nombre d’offices de poste, des intentions contre lesquelles le Syndicat de la Communication a récolté 160&nbsp;000 signatures, en plein été et en peu de semaines. De fait, la population ne veut pas que l’on démantèle les offices de poste, comme elle ne veut pas que les services postaux renchérissent. Personne ne s’étonnera donc qu’un sondage réalisé cet été par l’institut Gfs Recherche en politique, communication et société, de Berne, montre que les gens sont très contents de leur Poste. À une majorité écrasante, ils rejettent la libération voulue par le Conseil fédéral. 
</p><h3>La libéralisation&nbsp;: un cadeau pour quelques «&nbsp;élus&nbsp;», souvent étrangers</h3><p>Seuls quelques rares «&nbsp;élus&nbsp;», à savoir, concrètement, quelques entreprises concurrentes, principalement en mains étrangères, profiteraient d’une libéralisation de la Poste. Ces entreprises voudraient en effet piquer à la Poste, propriété de la Confédération, les meilleures parts du gâteau postal qui se trouvent dans les agglomérations. Les conditions de travail en feraient les frais, ainsi que la qualité des services fournis. La Poste doit au contraire rester en mains publiques, être présente sur l’ensemble du territoire national, fiable et financièrement avantageuse. C’est tout cela que mettent en danger la libéralisation proposée et la privation qui menace. 
</p><p>Cela fait des années que les syndicats se battent contre cette tendance. L’enjeu de cette lutte, ce sont des emplois et des services postaux de qualité dans tout le pays. Par chance, les d’alliés sont ici de poids&nbsp;: de nombreux cantons, les grandes villes, l’Association des Communes Suisses, les organisations de protection des consommateurs et consommatrices et l’Union suisse des paysans, ainsi que le groupement d’intérêt des régions de montagne, à savoir&nbsp;: autant d’acteurs opposés à une libéralisation de la Poste. Un référendum contre cette réforme aussi inutile que dommageable aurait ainsi de grandes chances de s’imposer. Le parlement fédéral serait bien inspiré de faire son sort au spectre de la libéralisation avant qu’il ne se manifeste.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-557</guid><pubDate></pubDate><title>Congrès de l’USS du 5 au 6 novembre 2010 : Textes d’orientation et résolutions </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/congres-de-l-uss-du-5-au-6-novembre-2010-textes-d-orientation-et-resolutions</link><description>DOSSIER N° 73</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Text"><span lang="FR-CH">« des salaires décents – des rentes suffisantes ! », tel a été le slogan à l’enseigne duquel s’est tenu le 54e Congrès de l’Union syndicale suisse (USS), les 5 et 6 novembre 2010 au Kursaal de Berne. Plus de 300 personnes y participèrent et les 225 délégué(e)s adoptèrent quatre textes d’orientation, le projet « AVSplus », 13 résolutions et 40 propositions. Autant de décisions qui posent les principaux jalons pour les activités syndicales de quatre années à venir. </span></p><p class="Text"><span lang="FR-CH">Le présent Dossier réunit ces textes d’orientation, le projet « AVSplus » et les résolutions adoptées par les congressistes. Vous y trouverez aussi le discours de clôture que le président de l’USS, Paul Rechsteiner – réélu à l’unanimité – n’a malheureusement pas pu prononcer, faute de temps.</span></p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-219</guid><pubDate></pubDate><title>Une nette majorité du peuple veut une AI renforcée</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-nette-majorite-du-peuple-veut-une-ai-renforcee</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le oui clair et net de la majorité du peuple suisse au financement additionnel de l’assurance-invalidité (AI) est un signal clair contre tout démantèlement social. La majorité des votant(e)s s’est également montrée prête à payer plus d’impôt pour l’AI. En soi, qu’une majorité accepte une augmentation d’impôt est chose remarquable. Mais, au vu de la campagne tonitruante de l’UDC en faveur du non, c’est d’autant plus impressionnant. Finalement, une confortable majorité de citoyen(ne)s ne s’est pas laissée induire en erreur par la campagne mené à coups de millions de francs par les milliardaires de l’UDC. Ni la présence majoritaire durant deux mois des affiches pour le non, ni le recours à une argumentation démagogique et odieuse, dirigée contre de soi-disant abus n’ont été en fin de compte déterminants ici. Ce qui l’a au contraire été, c’est la responsabilité prise par le peuple de rendre l’AI à nouveau solide, après des années pendant lesquelles une majorité irresponsable de parlementaires de droite n’a cessé de l’affamer. 
</p><p>Étant donné la petite majorité de cantons favorables au oui, on entend un peu partout, du moins en Suisse alémanique, des appels à des économies encore plus drastiques dans l’AI. Mais le résultat sorti des urnes ne permet pas d’en arriver à de cette déduction. Au contraire en effet, la nette majorité du peuple s’est prononcée pour une AI solide et performante, même au prix d’une hausse de la TVA. En Suisse romande et dans les villes, les majorités pour le oui sont même très marquées. La conclusion à en tirer est claire&nbsp;: précisément en période de crise, les assurances sociales sont vitales pour les personnes qui en ont besoin et pour l’ensemble de l’économie. Sans elles, le pouvoir d’achat des gens et, donc, la consommation globale s’effondreraient au point que nous devrions faire face une dépression. C’est pourquoi les apôtres du démantèlement social n’ont pas à interpréter ce scrutin de façon aussi «&nbsp;déséquilibrée&nbsp;» que l’a été la répartition des moyens financiers investis dans cette campagne. Un projet de démantèlement de l’AI n’aurait pas eu la moindre chance ce 27 septembre. Il s’agit ainsi d’aborder avec prudence la 6e révision de l’AI. Les syndicats ne refuseront pas les bonnes solutions, mais rejetteront, comme faux et inacceptable, tout démantèlement de cette assurance.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-223</guid><pubDate></pubDate><title>Chômage de longue durée et jeunes chômeurs et chômeuses : amputation et mesures prises du bout des lèvres </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/chomage-de-longue-duree-et-jeunes-chomeurs-et-chomeuses-amputation-et-mesures-prises-du-bout-des-levres</link><description>Quel triste jeu ! Radicaux et UDC ne voulaient accorder aucun soutien aux chômeuses et chômeurs ; cela, en pleine crise ! Mais s’ils n’ont – heureusement ! – pas réussi à imposer leur politique de la table rase, leur comportement a néanmoins nettement marqué les décisions finalement prises  par les Chambres fédérales. Vraiment, quel triste jeu !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Conférence de conciliation des deux Chambres fédérales a finalement sauvé les mesures en faveur des jeunes chômeurs et chômeuses contenues dans la troisième phase des mesures de stabilisation. Radicaux-libéraux et UDC, opposés au principe même d’un plan de relance, aveuglés par leur idéologie de rigueur financière et considérant, en gros, que le chômage des jeunes n’est qu’un «&nbsp;phénomène passager qui ne frappe que les paresseux&nbsp;», ont bataillé ferme pour supprimer totalement ces modestes mesures. Même s’il faut se réjouir qu’ils n’y soient finalement pas parvenus, le paquet de mesures adopté ne peut que laisser un sentiment d’inachevé, voire de gâchis, tant il est faible. 
</p><p>De fait, les mesures qui étaient prévues en faveur des chômeurs et chômeuses de longue durée, elles aussi importantes malgré leur modestie, ont été carrément amputées de moitié, sacrifiées sur l’autel du frein à l’endettement&nbsp;! 
</p><p>Il n’en demeure pas moins que les mesures destinées aux jeunes chômeurs et chômeuses, notamment parce qu’elles leur permettront de mettre à profit leur période de chômage pour acquérir des qualifications reconnues (p. ex. en apprenant une langue étrangère), constituent un premier pas dans la bonne direction. Même si c’est un pas limité. Il ne reste qu’à espérer que la droite dure de ce pays se rende compte que la gravité de la situation du marché de l’emploi n’est vraiment pas propice à son chipotage idéologique.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-561</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2009</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2009</link><description>DOSSIER N° 69</description><content:encoded><![CDATA[<p>À fin 2009, l’USS, de loin la plus importante organisation syndicale faitière de Suisse, comptait exactement 377&nbsp;327 membres, soit exactement 8901 de plus qu’en 2008 (2,4&nbsp;%). Ainsi, pour la première fois depuis 2005, ses effectifs se sont remis à augmenter. 
</p><p>De plus, pour la première fois dans son histoire, elle a franchi la barre des 100&nbsp;000 femmes, atteignant un objectif qu’elle s’était fixée il y a quatre ans.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-213</guid><pubDate></pubDate><title>7000 francs pour chaque place d’apprentisage dans le secteur social et dans celui des soins</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/7000-francs-pour-chaque-place-d-apprentisage-dans-le-secteur-social-et-dans-celui-des-soins</link><description>Le 26 octobre a eu lieu la conférence nationale sur les places d’apprentissage. Les acteurs de la formation professionnelle réunis sous la houlette du Conseil fédéral se sont retrouvés pour la cinquième fois afin de donner leur accord à des mesures censées augmenter le nombre de places d’apprentissage. L’USS a demandé qu’un soutien concret soit apporté pour développer de la formation dans le secteur des soins.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Comme par le passé, l’USS était représentée cette année à la conférence sur les places d’apprentissage créée à son instigation. Sa proposition principale visait à mettre en œuvre des mesures spécifiques et efficaces en vue de promouvoir la formation professionnelle dans le domaine sanitaire et social. L’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) voit certes les choses de la même façon. Il demande à juste titre que les capacités de formation soient doublées ou triplées dans ces domaines mais, ce faisant, il semble ignorer les barrières qui font obstacle à cette demande. Pour beaucoup d’entreprises du secteur de la santé, la formation est aujourd’hui trop coûteuse. Dans le secteur des soins extrahospitaliers et infirmiers, les entreprises sont souvent de si petite taille qu’elles renoncent à toute formation. Leur proposer seulement du réseautage et de l’encadrement part sans doute d’une intention louable mais ce ne sera pas nécessairement efficace. 
</p><h3>7000 francs par an et par place de formation</h3><p>C’est pourquoi, à l’initiative du SSP, l’USS a proposé une mesure d’encouragement supplémentaire prévoyant que la Confédération et les cantons soutiendraient chaque place de formation dans le domaine sanitaire et social durant une certaine période au moyen d’un montant de 7000 francs par an. Cette aide au démarrage devait être en vigueur pendant six ans. En outre, le projet de formation professionnelle initiale de deux ans <a name="_Hlt243471010"></a>devait s’adresser avant tout aux élèves les plus faibles venant d’un milieu social défavorisé&nbsp;; et être perméable vers le haut. De surcroît, la constitution de réseaux d’entreprises formatrices devait être encouragée tout particulièrement, comme le propose l’ASI, l’Association suisse des infirmières et infirmiers. 
</p><h3>Il ne faut pas reprendre d’une main ce que l’on donne de l’autre</h3><p>Enfin, comme les associations du personnel du domaine de la santé l’attentent de nous, l’USS s’est également engagée pour inciter les acteurs de la formation réunis dans le cadre de la conférence à s’opposer à une politique d’économies catastrophique. En effet, si les conditions de travail dans le secteur sanitaire et social continuent de se dégrader ou subissent le contrecoup de la réduction des coûts, toutes les initiatives prises pour former plus de personnel dans ce secteur ne serviront à rien. Les personnes formées abandonneront tôt ou tard ce secteur. Le nombre exceptionnellement élevé de personnes qui délaissent leur profession dans le domaine de la santé et le domaine social en Suisse témoigne des effets destructeurs de ce démantèlement.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-562</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et salariales 2009 / 2010 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2009-2010</link><description>DOSSIER N°68</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous tenez en main tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses fédérations et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces dernières concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2010, dans la mesure où ils étaient disponibles.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-214</guid><pubDate></pubDate><title>Nouvelle victoire d’étape de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouvelle-victoire-d-etape-de-l-uss</link><description>Une modification du règlement sur l’AVS (RAVS) avait eu en son temps l’effet d’une bombe pour les travailleurs et travailleuses atypiques, notamment les intermittents du spectacle : à compter du 1er janvier 2008, celles et ceux qui gagnent moins de 2200 francs par engagement doivent faire eux-mêmes les démarches pour que leurs employeurs les affilient à l’AVS et paient des cotisations salariales. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Or, beaucoup d’acteurs culturels l’ont oublié, négligé ou se sont vu signifier un refus par leur employeur, qui leur a fait comprendre que, s’ils insistaient, on ne ferait plus appel à leurs services. Toutes ces personnes risquent des lacunes d’assurance sociale qu’elles paieront cher si elles deviennent invalides ou lorsqu’elles prendront leur retraite. Cette nouvelle règle ne faisait qu’aggraver une situation déjà mauvaise&nbsp;: un rapport de l’Office fédéral de la culture avait documenté en 2007 la mauvaise couverture des acteurs culturels par les assurances sociales.
</p><p>L’USS, par la voix de sa vice-présidente Christine Goll, conseillère nationale socialiste, est donc intervenue au Parlement fédéral. Suite une question posée par elle, des négociations entre l’USS, la faîtière des organisations culturelles Suisseculture et l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) ont été ouvertes. Elles ont abouti sur une importante victoire d’étape de l’USS en vue de l’amélioration de la sécurité sociale des acteurs culturels. Le RAVS sera modifié au 1er janvier 2010, afin que toutes les personnes engagées par des producteurs de danse et de théâtre, des orchestres, des producteurs dans les domaines phonographiques et audiovisuels, des radios et télévisions, ainsi que des écoles artistiques soient dans tous les cas assurées aux l’AVS/AI, aux allocations pour perte de gain et à l’assurance-chômage, même si leur salaire est inférieur à 2200 francs. Ces employeurs auront l’obligation de verser des cotisations salariales sans que les salarié(e)s concernés aient à en faire la demande. Une règle similaire existe déjà pour le personnel de maison des ménages privés, pour éviter que ces derniers ne passent entre les mailles du filet social. 
</p><p>Malheureusement, cette amélioration ne concerne pas les acteurs culturels engagés par des employeurs qui ne sont pas dans les catégories citées&nbsp;: ainsi, par exemple, un écrivain engagé par une librairie pour lire quelques bonnes feuilles de son dernier ouvrage lors d’un vernissage ou une pianiste donnant un récital lors de la soirée d’entreprise d’une banque, devront, si leur gages sont inférieurs à 2200 francs, continuer à faire eux-mêmes les démarches pour que des cotisations sociales soient prélevées sur leurs honoraires. 
</p><p>Ce succès de l’USS ne doit cependant pas masquer le fait que la sécurité sociale des acteurs reste très lacunaire et que d’autres améliorations sont nécessaires. Certaines ont pu être obtenues lors des débats parlementaires au sujet de la nouvelle loi sur l’encouragement de la culture (LEC), grâce à laquelle la Confédération et Pro Helvetia devront verser des cotisations au deuxième pilier des artistes qu’elles soutiennent. En outre, des discussions se poursuivent avec l’OFAS afin d’améliorer l’accès des acteurs culturels à la prévoyance professionnelle. 
</p><p>En revanche, d’autres propositions ont essuyé des échecs&nbsp;: c’est le cas d’une motion de la commission de la science, de l’éducation et de la culture. Cette proposition, acceptée par le Conseil des États mais enterrée par un double rejet du Conseil national, demandait une amélioration de l’assurance-chômage des acteurs culturels. Une assurance-chômage qui est déjà précaire, que la révision en cours de la loi s’y rapportant risque d’aggraver et que la commission de l’économie et des redevances du Conseil national vient de refuser d’améliorer. En outre, elle vient d’entériner les coupes dans l’assurance-chômage qui frapperont le plus durement les acteurs culturels. 
</p><p>L’USS continuera donc son combat pour que les travailleurs et travailleuses atypiques, les acteurs culturels en particulier, bénéficient d’une meilleure protection sociale.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-217</guid><pubDate></pubDate><title>Une lente dérive ? Non, un chavirage</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-lente-derive-non-un-chavirage</link><description>Pendant cette session d’hiver, le Conseil national traitera à son tour de la 4e révision de la LACI. Les capitaines autoproclamés de cette révision font route volontairement, mais de manière bien trop arrogante, dans des eaux de plus en plus tempétueuses.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Normalement, les assurances sont censées nous protéger lorsque le besoin s’en fait sentir. Ce principe ne semble plus s’appliquer à l’assurance-chômage. Le Conseil des États a débattu durant la session d’automne de la révision de cette loi, approuvant toute une série de dégradations des prestations, entre autres en matière d’acceptabilité d’un emploi, de gains intermédiaires et de nouveaux rapports entre la durée de cotisation et le nombre des indemnités journalières. La commission de l’économie et des redevances du Conseil national l’a suivi dans cette voie. Il y a deux semaines, elle en a même remis une couche. Désormais, les indemnités des jeunes sont en ligne de mire. Les jeunes de moins de 25 ans sans obligation d’entretien ne devraient plus avoir droit qu’à 125 indemnités journalières, au lieu des 400 actuelles. Les 25 à 30 ans, toujours sans obligation d’entretien, n’en recevraient que 260, au lieu de 400. Les jeunes en fin de scolarité ne toucheraient que 90 indemnités (aujourd’hui 260), et cela seulement après un délai d’attente de trois mois. En même temps, la commission a approuvé la proposition du Conseil fédéral supprimant la possibilité, pour les cantons fortement touchés par le chômage, de demander à l’exécutif une prolongation de la durée d’indemnisation de 400 à 520 jours.
</p><p>Que signifient concrètement ces décisions et ces propositions &nbsp;? Tout simplement que l’on punit les victimes. Les chambres s’attaquent aux jeunes et aux chômeurs de longue durée. Ce sont justement ces deux catégories de personnes qui vont être le plus durement touchées dans l’année qui vient par le développement du chômage, mais aussi lors des prochaines crises. La thérapie utilisée marche sur la tête&nbsp;: ceux qui devraient être le plus protégés se voient prescrire le traitement le plus vulnérabilisant.
</p><p>C’est pervers. Mais cela ne restera pas sans réponse. Si l’armada de la droite bourgeoise croit pouvoir ainsi faire route, elle se trompe. Ce cap la conduira directement sur le récif du référendum syndical.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-564</guid><pubDate></pubDate><title>Migration et crise économique</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/migration-et-crise-economique</link><description>Dossier N° 66</description><content:encoded><![CDATA[<p>En ce moment, tout le monde parle d'intégration - mais le plus souvent seulement pour dire ce que les migrantes et migrants doivent agir par eux-mêmes pour s'intégrer. Or, une intégration réussie sur le plan économique et social ne dépend pas seulement de la capacité d'intégration des personnes concernées.
</p><p>Le dossier n'existe qu'en allemand avec un résumé français.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-218</guid><pubDate></pubDate><title>Des fonctionnaires patronaux coupés des réalités</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-fonctionnaires-patronaux-coupes-des-realites</link><description>Pour des raisons idéologiques, les fonctionnaires patronaux préconisent à longueur de journée un gel des salaires. Mais la réalité n’est pas de leur côté. Car deux tiers des entreprises de ce pays se portent bien et elles négocieront des hausses de salaire avec les syndicats.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les banques réalisent des profits de plusieurs milliards et leurs dirigeants veulent s’octroyer des bonus de même ampleur, comme si rien ne s’était passé. Dans l’industrie pharmaceutique, des bons résultats trimestriels sont annoncés. Le commerce de détail a connu un chiffre d’affaires en hausse tout au long de 2009. Dans le second œuvre du bâtiment, les salarié(e)s travaillent le samedi, car les patrons n’ont pas engagé de personnel supplémentaire. Dans le secteur des machines et des équipements électriques, secoué par la crise, seul un tiers des entreprises ont annoncé des mesures d’assainissement ou introduit le chômage partiel. L’analyse de l’USS se confirme&nbsp;: les deux tiers des entreprises font de bonnes — ou de satisfaisantes — affaires en 2009.
</p><p>Dans cette situation, des fonctionnaires patronaux veulent imposer un gel des salaires. Selon le directeur de l’Union suisse des arts et métiers, Monsieur Bigler, les augmentations de salaire doivent être l’exception. Les excédents de bénéfices doivent se retrouver exclusivement dans les poches des actionnaires et des hauts dirigeants.
</p><p>Des études montrent que les crises dans le secteur des exportations se transmettent au marché intérieur dans un délai de neuf mois à une année. Comme le chômage augmente et qu’en conséquence, le pouvoir d’achat s’affaiblit, les branches du commerce de détail, du bâtiment, des transports, etc. sont menacées par la crise dans un avenir proche. Ce risque serait massivement accru si aucune augmentation de salaire n’était accordée. Les accords salariaux de 2009 définissent le pouvoir d’achat en 2010. Un gel des salaires contracterait ainsi la clientèle des entreprises suisses, d’autant plus que l’augmentation des primes des caisses-maladie soustraira deux milliards de francs au pouvoir d’achat.
</p><p>Heureusement, les fonctionnaires des associations patronales sont très éloignés de la réalité des entreprises. On le voit déjà dans le cas de Coop, dont le personnel touchera un salaire plus élevé en 2010. Même le maître plâtrier-peintre ou le chef d’une entreprise d’isolation ne pourront pas expliquer à leurs salarié(e)s pourquoi ils doivent travailler le samedi sans obtenir pour autant un meilleur salaire. Les syndicats pourront donc négocier des hausses de salaire dans de nombreuses branches et entreprises.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-566</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et salariales 2008 / 2009 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2008-2009</link><description>DOSSIER N° 64</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous avez sous les yeux tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur une enquête réalisée par l’USS auprès de ses fédérations et ne concerne que les secteurs dans lesquels ces dernières concluent des conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats annoncés avant le 20 février 2009, dans la mesure où ils étaient disponibles.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-208</guid><pubDate></pubDate><title>La « Plate-forme 2e Langue » prépare sa relève</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/la-plate-forme-2e-langue-prepare-sa-releve</link><description>Depuis 2007, la plate-forme s&#039;est développée avec le soutien de l&#039;Office fédéral de al formation professionnelle et de al technologie (OFFT). L&#039;Union syndicale suisse (USS) - avec ses partenaires « FormationetSyndicats.ch », « Fondation Langues et Cultures » et « Formation Professionnelle Suisse FPS » - y traite de la lacune existant dans la formation professionnelle initiale en matière de langues étrangère.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette plate-forme s’engage pour que tous les apprenti(e)s puissent continuer à progresser dans au moins une deuxième langue (2e langue nationale ou anglais), que ce soit par un enseignement de cette langue, un enseignement bilingue ou une combinaison des deux. Elle propose aux autorités, écoles,&nbsp;associations et entreprises, des arguments et des conseils pour une plus large et une meilleure promotion des langues et fournit des informations sur l’évolution en cours dans ce domaine.
</p><p>Aujourd'hui, il n'y a toujours pas d'instance nationale ou d'autorité fédérale soit responsable juridiquement de cette question et la prenant en charge - alors qu’environ 50&nbsp;% des apprenti(e)s n’ayant pas de maturité professionnelle perdront durant leur apprentissage les connaissances linguistiques acquises à l'école obligatoire, faute de possibilité de les entretenir. À ce sujet, l'ordonnance sur la formation professionnelle stipule que «&nbsp;l’enseignement d’une deuxième langue doit en règle générale être prévu&nbsp;», et que, «&nbsp;pour les branches dans lesquelles un enseignement bilingue a été dispensé, l’examen peut se dérouler, en partie ou en totalité, dans la seconde langue&nbsp;».
</p><p>Cet été, ce projet a été prolongé d'un an, avec pour objectif de lui trouver une institution officielle nationale appropriée qui reprenne cette mission de promotion et de coordination. Nous sommes donc ouverts à toutes propositions, soutiens et offres qui pourraient contribuer à ce que la formation professionnelle ne ferme pas les yeux sur le défi HarmoS, et que les apprenti(e)s - fierté de notre système dual - sortent de leur monolinguisme.
</p><p><a href="http://www.2langues.ch" target="_blank" rel="noreferrer">www.2langues.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-567</guid><pubDate></pubDate><title>Conditions de travail favorisant la santé des travailleurs âgés </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/conditions-de-travail-favorisant-la-sante-des-travailleurs-ages</link><description>Dossier N° 63</description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans les pays européens industriellement très développés, la répartition de la population par âge se décale vers le haut. Cette tendance se remarque également en Suisse et subsistera durant les prochaines décennies. De ce fait, dans les entreprises, l’âge du personnel s’élève. Le présent rapport de base fournit un résumé des études et enquêtes majeures, suisses et étrangères, traitant sous leurs divers aspects les capacités des travailleurs âgés. Il examine le lien entre les conditions de travail et les aspects de la santé ainsi que leurs répercussions sur les travailleurs âgés. La définition courante considère les travailleurs comme âgés à partir de 50 ans.
</p><p>Ce rapport informe le public de la position de l’USS et sert de document de base pour les revendications envers les partenaires sociaux et le monde politique. Il a été initié dans le cadre d’un programme prioritaire de la Commission spécialisée en protection de la santé et sécurité au travail de l’USS, ayant pour thème «&nbsp;Des postes de travail sains et sûrs pour les travailleurs âgés&nbsp;». En 2007, le programme prioritaire a été soutenu financièrement par la Suva.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-656</guid><pubDate></pubDate><title>Absolument inacceptable !</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/absolument-inacceptable</link><description>Lors de la session parlementaire d’hiver, le Conseil des États débattra d’une révision totale de la législation sur la poste, une révision qui se caractérise par une soumission inutile et précipitée à l’Union européenne (UE), et va exclusivement dans la direction indiquée par economiesuisse. Fondamentalement, une réforme est inutile. Comparée aux autres pays, la Poste suisse fonctionne de manière exemplaire et avantageuse. À part ses concurrents, personne ne veut d’une libéralisation intégrale des services postaux parce que, l’expérience l’a démontré, cela débouche toujours sur une dégradation des services fournis, des prix plus chers et une pression accrue sur les employé(e)s de la Poste. Une telle mesure ne peut d’ailleurs pas réunir une majorité et la Chambre des cantons devrait par conséquent y renoncer. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet soumis à cette dernière recèle, c’est la majorité de la commission qui l’a voulu ainsi, de nombreuses erreurs fondamentales. Premièrement, il veut soumettre les services postaux au marché intégralement libéralisé une année déjà après l’entrée en vigueur de la révision totale des deux lois sur la poste et sur l’organisation de la Poste. Deuxièmement, propriété aujourd’hui de la Confédération, la Poste sera transformée en une société anonyme régie par une loi spéciale et PostFinance en une société anonyme privée. Troisièmement, le réseau d’offices de poste qui couvre tout le pays sera ravalé au rang d’un ensemble lâche de «&nbsp;points d’accès&nbsp;». Et, quatrièmement, l’obligation de conclure une convention collective de travail (CCT) pour la Poste ne sera plus qu’un mandat, non impératif, de négocier. Cela, afin d’ajuster les conditions de travail de la Poste, qui ont toujours été décentes, à celles, précaires et non soumises à une CCT, qu’appliquent les concurrents privés de la Poste. Ces quatre erreurs fondamentales sont la conséquence commune à toute libéralisation d’infrastructures publiques&nbsp;: concurrence inutile dans une infrastructure monopolistique qui fonctionne bien, privatisation de services lucratifs, dégradation de la qualité des services fournis et des conditions de travail&nbsp;; cela, afin d’économiser les coûts induits par la libéralisation.
</p><p>Pour les syndicats, il est clair que sans obligation de conclure une CCT pour la Poste et sans réalisation d’une telle CCT pour toute la branche, cette révision déclenchera une pression inacceptable sur les salaires et l’emploi. Un tel recul est intolérable. Le Parlement doit réagir. Les promesses faite par le Conseil fédéral avant la votation sur la libre circulation avec l’UE ne doivent pas être oubliées&nbsp;!
</p><p>La qualité de la fourniture des services est, elle aussi, importante. En renonçant au monopole résiduel pour les lettres de moins de 50 grammes, on ne peut plus garantir le service universel. Les expériences faites à l’étranger et les études consacrées à cette problématique sont univoques à ce sujet&nbsp;: nous devrons payer plus cher pour une fourniture de services de moindre qualité. Le projet de réforme de la Poste veut parer à ce risque au moyen de taxes, c’est-à-dire inscrire dans la loi une mesure chère et source de bureaucratie. Maintenir ce monopole serait plus simple et moins cher. Il n’y a aucune raison, sauf purement idéologique, de reprendre une politique également contestée au sein de l’UE. De toute façon, l’Union syndicale suisse (USS) combattra véhémentement cela. 
</p><p>Les sondages montrent que la population n’attend rien d’une libéralisation et est satisfaite de sa Poste, qui est dotée des technologies les plus modernes. En peu de temps, le Syndicat de la Communication a réuni 160&nbsp;000 signatures pour une pétition contre les fermetures d’offices de poste. La forte tendance à privatiser, qui caractérise aussi ce projet, n’est, elle non plus, pas du tout appréciée. La victoire du référendum contre la loi sur le marché de l’électricité en 2002 a montré qu’une politique des infrastructures au détriment du peuple n’est pas possible en Suisse. Le Conseil d’État et, ensuite, le Conseil national ne devraient pas l’oublier.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-210</guid><pubDate></pubDate><title>Droit au salaire également si le nouveau-né doit rester à l’hôpital</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/droit-au-salaire-egalement-si-le-nouveau-ne-doit-rester-a-l-hopital</link><description>Des décisions de tribunaux ont établi que les mères ont droit à leur salaire lorsque leur nouveau-né doit rester plus de trois semaines à l’hôpital. Cela, même si elles ne peuvent pas travailler durant cette période. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le droit à des allocations de maternité selon le régime des allocations pour perte de gain (APG) s’applique fondamentalement dès le jour de la naissance. Mais que se passe-t-il si un nouveau-né doit rester plus de trois semaines à l’hôpital pour des raisons de santé&nbsp;?
</p><p>Le rôle du congé de maternité n’est pas uniquement de permettre à la mère de récupérer de sa grossesse et de son accouchement, mais aussi de lui donner suffisamment de temps pour s’occuper de manière intense de son enfant pendant les premiers mois. C’est pourquoi la mère peut, si son enfant doit rester à l’hôpital, demander que le versement des allocations de maternité soit repoussé jusqu’au moment où l’enfant peut venir à la maison. Simultanément, elle n’a pas le droit de travailler pendant les huit semaines suivant l’accouchement. Se posait donc la question des savoir dans quelle mesure les mères ont le droit de toucher leur salaire durant l’hospitalisation du nouveau-né et si la durée d’hospitalisation diminuait d’autant celle du congé de maternité.
</p><p>Entre temps, un arrêt de tribunal, prononcé suite à un recours dans le canton de Genève, a clarifié les choses&nbsp;: un tel cas doit être traité selon les règles usuelles lors de l’«&nbsp;empêchement du travailleur/de la travailleuse de travailler sans faute de sa part&nbsp;». Ainsi, lorsqu’une mère ne peut pas travailler après un accouchement parce qu’elle doit s’occuper de son enfant à l’hôpital, elle a droit à son salaire pour une durée limitée, comme lorsqu’elle ne peut pas travailler pour cause de maladie. Indépendamment de l’allocation de maternité, l’employeur doit verser le salaire, le congé de maternité et le versement de l’allocation qui l’accompagne prenant effet seulement à partir du moment où le nouveau-né quitte l’hôpital. En créant l’assurance-maternité, le législateur n’avait en effet nullement l’intention de restreindre l’actuelle protection des travailleuses. 
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) salue cette clarification des dispositions légales en faveur des travailleuses.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-569</guid><pubDate></pubDate><title>Politique de la libéralisation en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/politique-de-la-liberalisation-en-suisse</link><description>Dossier n° 61</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dossier n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Services Publics</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-211</guid><pubDate></pubDate><title>Contre la discrimination sur le lieu de travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/contre-la-discrimination-sur-le-lieu-de-travail</link><description>Les salarié(e)s séropositifs ont aussi droit à un climat de travail exempt de toute discri-mination et l’USS s’engage à ce que leurs droits soient respectés.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, environ 25’000 personnes sont séropositives ou vivent avec le sida. Ce sont surtout des adultes en âge de travailler. Près de 70&nbsp;% des personnes séropositives sont professionnellement actives, le plus souvent à plein temps. Grâce aux progrès du traitement médical, elles peuvent généralement vivre et travailler normalement durant des années et des décennies. Toutefois, nombre d’entre elles, la réalité quotidienne est encore faite de rejet, d’exclusion, de violation de la protection des données et de discriminations. C’est la raison pour laquelle l’USS s’engage, afin que les salarié(e)s séropositifs puissent réellement bénéficier de leurs droits.
</p><h3>Risque de transmission</h3><p>Le risque effectif de transmission de la séropositivité dans la vie professionnelle est souvent surestimé. Dans la plupart des professions, il est pratiquement nul. Même dans le domaine médical, le risque d’une contamination par piqûre infectée est inférieur à 0,3&nbsp;%. Logiquement, il n’y a donc pas en Suisse de professions interdites aux personnes séropositives. Les employeurs ne peuvent exiger de test VIH des postulant(e)s à un emploi et/ou leur poser des questions concernant leur statut VIH. Ces tests ne permettent pas de déterminer l’aptitude au travail du moment. Si la question est néanmoins posée, le ou la postulant(e) a le droit de donner une réponse erronée.
</p><h3>Travail quotidien/absences</h3><p>L’infection par le VIH n’a généralement pas d’influence sur l’aptitude au travail de la personne touchée, qui ne tombe pas plus souvent malade que les autres. Le succès de la thérapie dépend de manière décisive de la prise régulière et systématique des médicaments prescrits. Il est essentiel que les salarié(e)s reçoivent un soutien afin de pouvoir suivre le plus fidèlement possible le plan thérapeutique. Cela implique surtout la possibilité de prendre discrètement ses médicaments ou des collations en dehors des heures de repas officielles, lorsque les médicaments ne peuvent être absorbés à jeun. Les changements de rythme de travail doivent être prévisibles, afin que les personnes concernées puissent, si nécessaire, adapter leur plan thérapeutique. Cela vaut aussi pour les éventuelles heures supplémentaires.
</p><p>On recommande aux malades de se soumettre régulièrement (tous les trois mois) à un contrôle médical et à un examen du système immunitaire. Si ces rendez-vous médicaux ne peuvent être pris que durant les horaires de travail réguliers, ils doivent pouvoir se faire sans déduction de salaire. Pour les autres absences pour maladie, les personnes séropositives sont soumises aux règles habituelles concernant la perte de salaire. Dans des cas concrets, il est possible et souhaitable qu’à travers une organisation plus flexible du travail, le nombre des absences soit réduit.
</p><h3>Protection des données</h3><p>Les questions sur le statut sérologique de la personne sont contraires au droit. De même, la diffusion de la connaissance d’une infection par le VIH à un tiers sans consentement explicite de la personne concernée représente une atteinte à la personnalité et une violation de la loi sur la protection des données. La connaissance de l’infection ne peut en aucune circonstance être transmise à quiconque.
</p><h3>Indemnités journalières/caisses de pensions</h3><p>Les caisses de pensions et les assurances peuvent se renseigner sur l’état de santé en ce qui concerne la partie surobligatoire. Les réponses à ces questions doivent correspondre à la vérité. Les médicaments modernes font de la séropositivité une maladie chronique, la plupart du temps soignable. Dans de nombreux cas, les assurances continuent de considérer, malgré tout, les personnes séropositives comme des malades en fin de vie. Celles-ci ne peuvent conclure d’assurance complémentaire. En outre, des problèmes surgissent régulièrement au sujet des indemnités journalières de l’assurance de l’entreprise, ainsi qu’en matière d’exclusions. Cela met en danger de manière inadmissible la sécurité sociale des personnes vivant avec le VIH ou le sida . Les collaboratrices et collaborateurs séropositifs ne doivent pas être discriminés. Cette absence de discrimination peut résulter de l’affiliation à une assurance d’indemnités journalières collective qui renonce à l’enquête sanitaire auprès des salarié(e)s. Cela représente de plus une meilleure solution pour l’entreprise, car le risque de versement du salaire en cas de maladie reste calculable. Pour les salarié(e)s exclus de l’assurance des indemnités journalières, c’est l’entreprise elle-même qui doit payer.
</p><h3>Discrimination/harcèlement psychologique</h3><p>Malgré les campagnes d’information, la méconnaissance du VIH, ainsi que les peurs conscientes ou inconscientes d’une contamination, conduisent à la diffusion de rumeurs et de préjugés dont découlent assez souvent des comportements discriminatoires et des attitudes dévalorisantes. Le harcèlement psychologique peut avoir des effets importants sur l’estime de soi de la personne qui le subit et générer des maladies physiques et psychiques. Les employeurs doivent donc encourager une communication ouverte dans l’entreprise et fournir les informations permettant d’éliminer les craintes infondées.
</p><h3>Protection contre les licenciements </h3><p>Les personnes séropositives ne peuvent être licenciées au seul motif de leur infection. Les licenciements signifiés pour des raisons inhérentes à la personnalité sont abusifs (art. 336 du CO). Dans ce cas, le ou la salarié(e) peut réclamer une indemnité de six mois de salaire. Pendant les périodes où la personne touchée ne peut fournir, partiellement ou totalement, sa prestation de travail pour cause de maladie, elle ne peut pas être congédiée pour d’autres raisons non plus. Dans ce cas, le licenciement est nul et le rapport de travail continue d’exister, comme si le congé n’avait pas été donné.
</p><h3>Aide aux personnes touchées/informations</h3><p>L’Aide suisse contre le sida (ASS) réalise des projets de prévention contre le VIH et le sida et s’engage au côté des personnes touchées, pour leurs besoins, leurs droits et l’égalité de traitement dans la société. Elle dispose d’un service de conseil juridique et de centres d’accueil ou les personnes séropositives reçoivent conseils, formation et soutien sur les différents aspects de la vie après l’infection par le VIH. À l’adresse web <a href="http://www.workpositive.ch/">www.workpositive.ch</a>, elle publie une plate-forme, rédigée avec compétence, pour les employeurs et les salarié(e)s.
</p><h3>Sur la scène politique </h3><p>L’effet de la lutte contre les discriminations est toujours influencé par la volonté politique et la sensibilisation de la société à la nécessité de protéger les personnes séropositives. Mais la lutte contre les discriminations dans le domaine du travail nécessite aussi des instruments juridiques. État de droit moderne, la Suisse se doit d’offrir les mêmes chances initiales à tout le monde et de lutter contre les discriminations. C’est la raison de la position de l’USS pour une interdiction générale de discriminer au niveau législatif.
</p><p>L’épidémie de VIH/sida représente un des défis les plus difficiles au développement et au progrès social dans le monde. Il est donc essentiel de suivre et de participer aux efforts entrepris au niveau international. L’OIT prépare pour sa conférence de juillet 2010 des recommandations en matière de «&nbsp;sida sur le lieu de travail&nbsp;» à l’intention des États membres. Ici aussi, l’USS sera appelée à prendre activement position
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-570</guid><pubDate></pubDate><title>Politique économique en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/politique-economique-en-suisse</link><description>Dossier n° 60</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce dossier n'existe qu'en allemand.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-655</guid><pubDate></pubDate><title>Non seulement inutile, mais aussi absurde, tant socialement qu’économiquement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-seulement-inutile-mais-aussi-absurde-tant-socialement-qu-economiquement</link><description>L’actuelle loi sur l’assurance-chômage (LACI) contient un mécanisme d’assainissement automatique. Lorsque la dette de l’assurance-chômage représente 2,5 % au moins de la somme des salaires soumis à cotisation, le Conseil fédéral doit augmenter le taux de coti-sation. Ce qui sera le cas l’an prochain. Une révision de la loi est alors nécessaire. Si le parlement fédéral devait décider un démantèlement brutal des prestations de l’assurance-chômage, l’Union syndicale suisse (USS) combattrait cette révision à travers un référendum.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Aucune révision de la LACIn’est nécessaire, mais on peut procéder à un assainissement dans le cadre du droit en vigueur</h3><p>Si aucun miracle n’a lieu et que la Suisse ne mène pas de politique conjoncturelle digne de ce nom, le nombre de personnes au chômage sera nettement supérieur à 200&nbsp;000 l’an prochain. Et les dépenses de l’assurance-chômage prendront l’ascenseur. À la fin 2010, les dettes accumulées par cette dernière seront d’environ 9 milliards de francs. La situation sera ainsi totalement différente de ce qu’elle était lorsque le message relatif à la révision a été publié. En effet, si la dette de l’assurance-chômage dépasse 2,5&nbsp;% de la somme des salaires soumis à cotisation, le gouvernement doit augmenter le taux de cotisation de 0,5 de point de pourcentage et introduire le pour-cent de solidarité. C’est l’article 90c de la LACI en vigueur qui le dit&nbsp;: 
</p><p>Si, à la fin de l’année, la dette du fonds de compensation atteint ou dépasse 2,5 % de la somme des salaires soumis à cotisation, le Conseil fédéral […] augmente […] de 0,5 point de pourcentage au maximum le taux de cotisation fixé à l’art. 3, al. 2 et le salaire soumis à cotisation jusqu’à deux fois et demie le montant maximum du gain assuré. La cotisation perçue sur la tranche de salaire située entre le montant maximum du gain assuré et deux fois et demie ce montant ne peut dépasser 1 %.
</p><p><b>Situation financière de l’assurance-chômage en 2010</b></p><table summary><thead><tr><th scope="col">Somme des salaires soumis à cotisation</th><th scope="col">2,5 % de la somme des salaires soumis à cotisation</th><th scope="col">Montant la dette de l'assurance-<span>chômage en 2010</span></th></tr></thead><tbody><tr><td>250 Md de francs</td><td>6,25 Md de francs</td><td>9 MD de francs</td></tr></tbody></table><p>Si le Conseil fédéral augmente de 0,5 de point de pourcentage le taux de cotisation de l’assurance-chômage, celle-ci encaissera 1,25 milliard de francs en plus. Le pour-cent de solidarité apportera, quant à lui, 160 millions supplémentaires. Ce qui suffira pour combler le trou d’environ 800 millions de francs par an qui grève cette assurance, ainsi que pour résorber sa dette sur dix ans. On peut donc assainir l’assurance-chômage sans devoir réviser la loi, dans le cadre du droit en vigueur.
</p><p>En 2006 déjà, la dette de cette assurance avait dépassé le seuil critique, si bien que le gouvernement avait dû hausser le taux de cotisation au début 2007. On aurait pu assainir l’assurance-chômage durant la reprise. Mais comme le Département fédéral de l’économie en a réduit le fonds de roulement - diminuant ainsi la dette de l’assurance de près de 900 millions - le niveau de celle-ci a été abaissé au-dessous du seuil critique, ce qui a permis d’éviter une hausse des cotisations. Ce fut une grosse erreur. 
</p><p><b>Situation financière de l’assurance-chômage en 2006</b></p><table summary><thead><tr><th scope="col">2,5 % de la somme des salaires soumis à cotisation</th><th scope="col">Dette effective en 2006</th><th scope="col">Dette en 2006 sans baisse du fonds de roulement</th></tr></thead><tbody><tr><td>5,6 Md francs</td><td>4,8 Md francs</td><td>5,7 Md francs</td></tr></tbody></table><h3>Un assainissement via la cotisation est tout à fait supportable</h3><p>Sous un angle historique, un taux de cotisation de 2,5&nbsp;% est un taux modéré. Il est clairement inférieur à celui de 3&nbsp;% appliqué du milieu des années 1990 au deuxième semestre 2003. En outre, les salaires élevés ont dû, dès 1999, payer 2&nbsp;% de solidarité à l’assurance-chômage. 
</p><p>D’un point de vue de politique conjoncturelle, une hausse de la cotisation – notamment l’introduction du pour-cent de solidarité – est moins dangereuse que les réductions de prestations planifiées par le Conseil fédéral et celles demandées, en plus, par les employeurs. Pour que l’assainissement de l’assurance-chômage ne compromette pas la conjoncture, il faudrait que la Confédération intervienne et prenne à sa charge en 2011 les hausses de la cotisation. Une partie des recettes extraordinaires de 2009 pourrait être affectée à cet effet. 
</p><p>Démanteler les prestations de l’assurance-chômage est économiquement et socialement dangereux
</p><p>Avec les pays nordiques, la Suisse fait partie des États dotés de systèmes d’assurance-chômage les plus performants. Grâce à une organisation fondée sur le partenariat social (la part de marché des syndicats est de 35&nbsp;%), on atteint un taux de chômage comparativement bas. Comparée au reste de l’Europe, le revenu de remplacement moyen de 75 % connu en Suisse se trouve dans le peloton de tête&nbsp;; par contre, avec une durée d’indemnisation moyenne de 18 mois, notre pays ne se situe plus qu’au milieu du peloton. 
</p><p><b>Durée d’indemnisation par l’assurance-chômage en comparaison internationale&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br></b> (moyenne en mois)</p><table><tbody><tr><td width="399" height="288"><table></table> &nbsp;</td></tr></tbody></table><p>Source&nbsp;: OCDE 
</p><p>Les prestations de l’assurance-chômage revêtent une grande importance sociale et économique. En garantissant le revenu individuel des assuré(e)s en cas de chômage, cette assurance soutient le pouvoir d’achat global durant les années de fort chômage. Ses mesures d’intégration aident les personnes au chômage à reprendre pied rapidement et durablement dans le marché de l’emploi. 
</p><p>La crise actuelle montre toute l’importance d’une assurance-chômage performante. Le fait de pouvoir prolonger la durée du chômage partiel et augmenter à 520 le nombre d’indemnités journalières permet d’éviter une hausse du chômage, respectivement des arrivées en fin de droit.
</p><p>De récentes études<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_DL_LACI_Revision.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> (p. ex. de l’OCDE) montrent qu’une assurance-chômage avec de bonnes prestations (entre autres une durée d’indemnisation et un taux de remplacement suffisants) améliore durablement les possibilités de trouver un emploi et l’évolution des salaires des personnes au chômage. Ces dernières disposent en effet de plus de temps pour trouver un emploi correspondant à leurs aptitudes. Par contre, une assurance-chômage de mauvaise qualité les contraint à accepter le plus rapidement possible un emploi, même si elles ne pourront pas y mettre à profit leur savoir-faire. Cela augmente par exemple le risque d’une dévalorisation des connaissances déjà acquises. C’est pourquoi les pays qui réduisent les prestations de leur assurance-chômage peuvent subir de ce fait une baisse de leur productivité. Le démantèlement des prestations destinées aux plus jeunes durcit cette problématique, car ceux-ci, au lieu d’être pris surtout en charge par le biais de programmes d’emploi ou de mesures de perfectionnement, seront poussés encore plus rapidement vers l’aide sociale et perdront de ce fait beaucoup au plan professionnel. 
</p><p>Le démantèlement des prestations de l’assurance-chômage provoquera une forte augmentation des arrivées en fin de droit. L’Office fédéral de la statistique (OFS) a récemment publié une étude sur la situation de ces dernières. On y voit qu’après ou 5 ans aussi 64&nbsp;% seulement des personnes arrivées en fin de droit retrouvent un emploi. Et leurs conditions de travail se sont nettement dégradées. Elles gagnent en effet près de 25&nbsp;% de moins que la moyenne des salarié(e)s de Suisse. Cette différence est, pour une part importante, à imputer à leur situation de fin de droit. Ces personnes travaillent beaucoup plus souvent dans des emplois à durée déterminée (12 %), comme intérimaires (6&nbsp;%), ou alors ils travaillent sur appel (14&nbsp;%).
</p><p><b>Conditions de travail de salarié(e)s arrivés en fin de droit &nbsp;&nbsp; <br></b> (arrivées en fin de droit il y a 4 ou 5 ans&nbsp;; en %)
</p><p>Source&nbsp;: BFS<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_DL_LACI_Revision.doc#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a></p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_DL_LACI_Revision.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> OECD (2009): Employment Outlook 2009.
</p><p>&nbsp;&nbsp; Bell, D. et D. Blanchflower (2009)&nbsp;: What Should Be Done About Rising Unemployment in the OECD&nbsp;? IZA Discussion Paper 4455.
</p><p>&nbsp;&nbsp; OECD (2007)&nbsp;: More Jobs but Less Productive&nbsp;? The Impact of Labour Market Policies on Productivity, OECD Employment Outlook. Gangl, M. (2004)&nbsp;: Welfare States and the Scar Effects of Unemployment: A Comparative Analysis of the United States and West Germany, American Journal of Sociology, Volume 109(6), p. 1319–64.&nbsp;&nbsp; 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_DL_LACI_Revision.doc#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>[2]</sup></a> OFS (2009)&nbsp;: Arriver en fin de droit, et après&nbsp;? Analyse de la réinsertion des personnes arrivées en fin de droit de l’assurance chômage
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-572</guid><pubDate></pubDate><title>Droit au bilan professionnel et à l’apprentissage tout au long de la vie</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/droit-au-bilan-professionnel-et-a-l-apprentissage-tout-au-long-de-la-vie</link><description>Dossier n° 58</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’USS lance un nouveau projet de formation professionnelle visant l’apprentissage tout au long de la vie, en s’appuyant sur le présent document. Le projet gravite autour de huit axes&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>le droit à la formation pour tous et toutes – au moins jusqu’à l’obtention d’un diplôme du degré secondaire II (formation professionnelle de base ou formation générale)&nbsp;;</li><li>l’encouragement de la formation professionnelle supérieure (brevet fédéral, maîtrise, écoles supérieures, etc.)&nbsp;;</li><li>la loi fédérale sur l’aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine des hautes écoles (LAHE), qui devra obligatoirement attribuer les hautes écoles spécialisées à la formation professionnelle&nbsp;;</li><li>l’encouragement du système de validation des acquis&nbsp;;</li><li>le droit de tout un chacun à un bilan professionnel à faire tous les 5 ans auprès des services d’orientation professionnelle et de conseil de carrière&nbsp;;</li><li>le droit de tout un chacun à 5 jours de congé de formation continue par an&nbsp;;</li><li>un train de mesures destinées à encourager l’intégration des migrant(e)s&nbsp;;</li><li>un train de mesures contre l’illettrisme.&nbsp;</li></ol><p></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-654</guid><pubDate></pubDate><title>Une deuxième mouture tout aussi inacceptable que la première</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-deuxieme-mouture-tout-aussi-inacceptable-que-la-premiere</link><description>Lors de sa session d’hiver, le Conseil national va à nouveau s’occuper de la 11e révision de l’AVS. En l’état, cette deuxième mouture est assez semblable à la première, qui avait été violemment rejetée par les citoyen(ne)s en mai 2004.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les «&nbsp;pièces de résistance&nbsp;» de ce projet sont les suivantes&nbsp;: dégradation du mécanisme d’adaptation des rentes, relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes et, probablement, absence d’encadrement social de la retraite anticipée. Les différences subsistant entre les deux Chambres concernent ce dernier point et l’adaptation des rentes.
</p><h3>Retraite anticipée&nbsp;: le petit jeu tactique de la droite</h3><p>Dans une première étape, le Conseil national a rejeté toute mesure destinée à amortir les conséquences sociales de la retraite anticipée. Par contre, le Conseil des États a proposé d’échelonner les réductions de la rente en fonction du revenu AVS déterminant. Mais le montant prévu à cet effet (400 millions) est très maigre. On devrait donc répartir très peu d’argent entre beaucoup de personnes avec, pour résultat, que seuls les taux de réduction des assuré(e)s dont le revenu AVS leur donne aujourd’hui droit à des prestations complémentaires apparaîtraient acceptables. Ce serait toutefois largement inefficace parce que l’on ne ferait que remplacer des prestations complémentaires par l’AVS et qu’ainsi, pratiquement aucune personne ne pourrait profiter d’une retraite anticipée «&nbsp;subventionnée&nbsp;», même si sa santé et/ou d’autres raisons la contraignent de quitter avant l’heure le monde du travail. Le projet des État prévoit aussi l’interdiction d’exporter cette mesure, ce qui ne serait guère applicable. 
</p><p>La majorité de la commission du National propose de consacrer 1,15 milliard de francs à l’amortissement des conséquences sociales d’une retraite anticipée. 66&nbsp;% des hommes et 90&nbsp;% des femmes pourraient en bénéficier. Cette somme correspond aux économies (à moyen terme) induites par le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Or, cette décision ne reflète pas un brusque changement d’opinion dans la bonne direction, mais est uniquement une manoeuvre tactique. Étant donné la proposition de la minorité de la commission - qui reprend, sous une forme légèrement modifiée, la proposition minimale des États, nombre de membres de la droite ont sciemment soutenu une proposition plus ambitieuse de la socialiste Christine Goll. Cela, afin d’assurer, en fin de compte, le succès d’une proposition ne prévoyant aucun amortissement social. La majorité du National va donc probablement confirmer son attitude négative sur cette question et, tout à la fin des débats parlementaires, il n’y aura sans doute aucun amortissement des conséquences sociales d’une retraite anticipée. On reviendrait alors, sur ce point, à la même situation qu’il y a quelques années en arrière.
</p><h3>Adaptation des rentes&nbsp;: une perte de pouvoir d’achat programmée</h3><p>À première vue, on pourrait penser qu’il faudra très longtemps pour que le niveau du Fonds passe au-dessous de ces 70&nbsp;%, c’est-à-dire pour que le rythme d’adaptation des rentes ralentisse. Mais ce ne sera pas le cas. Premièrement en effet, l’AVS va devoir verser, en 2011, 5 milliards de francs à l’AI à titre de capital de départ. Deuxièmement, les «&nbsp;contributions qui proviennent de versements uniques et extraordinaires&nbsp;» ne doivent pas être prises en considération dans le calcul du niveau du Fonds. Il s’agit en l’occurrence des quelque 7 milliards que l’AVS a reçus récemment au titre du tiers de l’or excédentaire de la Banque nationale suisse revenant la Confédération. Au total, le niveau du Fonds, qui détermine l’adaptation des rentes, serait au moins inférieur de 12 milliards (5 + 7 milliards) à ce qu’il est aujourd’hui, 5 milliards – ce qui est le comble de la perfidie - étant même déduits à deux reprises ou ignorés (la première fois au titre de «&nbsp;versement unique&nbsp;» et la seconde en tant que versement à l’AI). Résultat&nbsp;: le niveau du Fonds AVS serait probablement déjà inférieur à 70&nbsp;% au moment de l’entrée en vigueur de la révision (ou juste après). Le rythme bisannuel d’adaptation des rentes en vigueur disparaîtrait immédiatement aux oubliettes et vraisemblablement pour toujours. Cette réglementation est donc en tous les cas, y compris dans la version du Conseil national, pire que le dispositif prévu par la première mouture de la 11e révision de l’AVS rejetée en 2004 (adaptation fixe tous les 3 ans). Par conséquent, cette réglementation est même de toute façon – aussi sous la forme choisie par le National –pire que celle de la première mouture de la 11e révision de l’AVS (adaptation fixe tous les 3 ans) rejetée dans les urnes. 
</p><h3>Rentes AVS transformées en argent de poche&nbsp;?</h3><p>La deuxième différence entre les Chambres est encore plus explosive. Les États veulent supprimer toute adaptation des rentes si le niveau du Fonds est inférieur à 45&nbsp;% des dépenses d’une année. Toutefois, la commission du National maintient que cette adaptation doit avoir lieu même si le niveau du Fonds est inférieur à ce niveau. Or, celui-ci pourrait aussi - vu d’aujourd’hui - être plus rapidement atteint qu’il n’apparaît. Premièrement, le niveau déterminant pour le calcul serait de toute façon inférieur au niveau réel à cause de la «&nbsp;tromperie comptable&nbsp;» déjà mentionné et le transfert de capital à l’AI. Deuxièmement, le Parlement a la possibilité de faire nettement baisser volontairement le niveau du Fonds, par exemple en «&nbsp;se servant&nbsp;» de l’AVS pour éponger les dettes de l’AI. La tentation est grande, car ces dettes seront toujours là. Or, les conséquences de tels agissements seraient graves pour les retraité(e)s. Même dans le cas d’une inflation faible, les rentes de l’AVS perdent énormément de leur valeur au fil des décennies. Or, les actuelles rentes ne permettent déjà pas de «&nbsp;couvrir les besoins vitaux&nbsp;», malgré la teneur claire du mandat inscrit dans la constitution fédérale.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-573</guid><pubDate></pubDate><title>Changements du système d&#039;éducation suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/changements-du-systeme-deducation-suisse</link><description>Dossier n° 57</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p>Tendance à la tertiarisation et la «&nbsp;scolarisation&nbsp;» croissantes du paysage de la formation. La filière de culture générale est dominante par rapport à la formation professionnelle. L’État assume ses responsabilités relativement à la culture générale, mais s’en remet largement à l’économie en ce qui concerne la formation professionnelle.&nbsp;
</p><p>Le dossier est en allemand avec un résumé français.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-212</guid><pubDate></pubDate><title>Emploi et famille : un casse-tête au quotidien !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/emploi-et-famille-un-casse-tete-au-quotidien</link><description>Les 20 et 21 novembre prochains les femmes de l’USS tiendront leur 11e congrès, à Berne, à l’enseigne de « Emploi et famille : un casse-tête au quotidien ! Nos revendications ». Les syndicats sont appelés à créer les conditions grâce auxquelles les  femmes et les hommes pourront concilier famille et profession. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Même Clara Zetkin<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_EA_Congres_Femmes-USS.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> – si il lui était offert de traverser brièvement l’histoire féministe récente en Europe – parlerait de progrès en matière de condition de la femme. Un progrès qui n’est pas tombé du ciel, mais a été obtenu de haute lutte par les femmes actives, principalement des syndicats. Un progrès qui n’est pas non plus définitivement acquis. Et de loin pas&nbsp;! En Suisse, le travail précaire et mal rémunéré est souvent dévolu aux femmes, alors que l’immense majorité du travail familial est aussi resté leur lot. Pas étonnant donc que leurs revendications à l’intention du monde du travail sont formulées dans une perspective «&nbsp;privée&nbsp;». Car si les enfants, ou d’autres proches, sont malades, ce sont d’abord elles qui doivent fournir des efforts particuliers. 
</p><h3>Aménager le travail en fonction des femmes et des tâches d’assistance</h3><p>Les femmes de l’USS ont placé leur congrès sous le signe de la compatibilité famille-profession, une compatibilité qui ne doit plus être un casse-tête quotidien. Un manifeste en six points appelle ainsi les syndicats
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>à créer des normes pour un travail de qualité et rémunéré comme il se doit, ainsi que des horaires adaptés aux besoins des familles&nbsp;;</li><li>à mieux tenir compte dans les conventions collectives de travail (CCT) et les règlements du personnel du travail nécessaire à la société, mais non rémunéré&nbsp;; outre l’extension du congé de maternité et le développement du congé de paternité, il faut aussi créer un nouveau droit à une réduction temporaire de la durée du travail, ainsi que permettre de courtes absences ou un congé pour cause de tâches d’assistance&nbsp;;</li><li>à reprendre la discussion sur la durée du travail dans la perspective de l’égalité des sexes&nbsp;;</li><li>à améliorer les réglementations légales en vigueur dans tous ces domaines.</li></ul><p>Le cinquième point du manifeste demande que l’accueil extrafamilial des enfants devienne une tâche publique&nbsp;; il faut que, du nourrisson à l’ado de 16 ans, chacun(e) ait un droit à un accueil extrafamilial gratuit. Le personnel nécessaire ici devra bénéficier d’une formation satisfaisante et de bonnes conditions de travail. Enfin, le sixième point du manifeste invite les syndicats à accorder plus d’importance au thème de la prise en charge de personnes dépendantes de soins. Lorsque ces tâches sont assumées par des proches qui exercent une activité lucrative, il s’agira d’appliquer les droits mentionnés au deuxième point (courtes absences, congé). Concernant les soins professionnels, les syndicats doivent s’engager pour leur développement et l’amélioration des conditions de travail. 
</p><h3>Propositions et approfondissements</h3><p>Une soixantaine de propositions ont déjà été déposées sur ce manifeste. Il appartiendra au congrès d’en débattre et de trancher. Ces propositions demandent la plupart que les différents points soient complétés avec de nouveaux droits, comme celui à un travail rémunéré, celui à retrouver son emploi après un congé de maternité, celui à la formation continue même en cas de travail à temps partiel, celui à un congé avant l’accouchement et d’adoption, etc. Quatre ateliers permettront en outre d’approfondir les thèmes développés dans le manifeste et d’en discuter librement sans considérations tactiques, puisqu’il n’y aura pas de votes définitifs à ce niveau.
</p><p>Également en vue d’approfondir ces problématiques, trois oratrices ont été invitées à s’exprimer à cette occasion. Christina Klenner, de l’Institut – proche des syndicats - des sciences économiques et sociales (WSI) de Düsseldorf, se demander comment concilier profession et famille avec des modèles de temps de travail adaptés aux besoins de chaque genre, Christiane Marty du Conseil scientifique d’ATTAC France, se demandera, quant à elle, si la semaine de 35 heures est la solution optimale pour une telle conciliation et Claudia Menne, de la Confédération syndicale allemande (DGB), abordera la problématique du congé parental par le biais de l’accord-cadre révisé des partenaires sociaux européens  
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_EA_Congres_Femmes-USS.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Clara Zetkin (1857- 1933)&nbsp;: enseignante, journaliste et femme politique marxiste allemande qui fut une figure de proue du mouvement féministe.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-571</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2007 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2007</link><description>DOSSIER N° 59</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2008, l’USS comptait au total 374’001 membres, répartis dans les 17 mêmes fédérations. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc perdu 5955 membres, ce qui correspond à une diminution de 1,6 %.
</p><p>Les deux organisations possédant un statut d’observateur à l’USS, le SIT (11154 membres) et FPS&nbsp;(2153 membres) ne sont pas prises en compte dans ces statistiques. L’an passé, l’USS comptait le même nombre de fédérations membres qu’en 2006. 
</p><p>À l’instar de l’année précédente, 2 fédérations sur les 17 que compte la faîtière ont connu un accroissement de leurs effectifs. Pour les autres fédérations, la diminution des membres s’explique par la poursuite des mutations structurelles, qui se traduisent avant tout par des suppressions d’emplois dans des secteurs où les syndicats sont traditionnellement bien implantés. On constate ainsi que cer­tains syndicats, dans les services publics en particulier, ont certes perdu des membres mais que le taux de syndicalisation s’est en revanche amélioré. Les syndicats de l’USS sont conscients des conséquences de ce processus et préparent&nbsp; à agir en conséquence.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-209</guid><pubDate></pubDate><title>Places d’apprentissage : progrès et inquiétudes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/places-d-apprentissage-progres-et-inquietudes</link><description>Comme ces dernières années, Mme Leuthard a réuni partenaires sociaux et cantons pour la 5ème « Conférence nationale sur les places d’apprentissage ». L’existence de cette conférence est due à l’engagement permanent de l’USS en faveur de la formation profes-sionnelle, notamment à sa campagne de 2003 en faveur de l’initiative « pour des places d’apprentissage ». Cette année, le thème de la conférence était la formation professionelle dans le secteur de la santé, en particulier la pénurie de personnel qualifié.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le résultat de la conférence<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_JCS_Conf%C3%A9rence-places-apprentissage.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> peut être considéré comme assez positif. En effet, notre analyse de la situation et la plupart de nos revendications concernant la pénurie de personnel dans le secteur de la santé ont été partagées par les autres organisations et collectivités publiques représentées&nbsp;: ainsi, les participant(e)s sont tombés d’accord pour améliorer le démarchage de places d’apprentissage, l’information aux jeunes qui recherchent une place, le soutien à la reconversion professionnelle dans le secteur de la santé et le soutien aux cantons lançant des projets pilotes de création de places de formation. Nous avons pu obtenir que certaines des mesures proposées par l’Office fédérale de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) aillent plus loin que prévu, par exemple sur la question du financement initial des entreprises formatrices et des mécanismes d’incitation à la création de places de formation. Il faudra cependant continuer à maintenir la pression sur l’OFFT, les cantons et les organisations du monde du travail (OdA Santé) pour que ces engagements se réalisent et pour que les moyens nécessaires soient réellement mis à disposition. Le travail ne fait donc que commencer. 
</p><p>En revanche, la situation sur le marché des places d’apprentissage se dégrade. C’est en tout cas ce qui ressort du «&nbsp;baromètre des places d’apprentissage&nbsp;»<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_JCS_Conf%C3%A9rence-places-apprentissage.doc#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>, que l’OFFT a publié le jour même de la conférence. Si l’OFFT maintient son angélisme habituel en prétendant que «&nbsp;la situation est stable&nbsp;», une analyse fine des chiffres du baromètre incite à la prudence, si ce n’est au pessimisme. 
</p><p>On peut y constater en effet que: 
</p><p>§&nbsp; Le nombre de nouvelles places d’apprentissage recule pour la première fois depuis 2004. Ce recul est certes modéré (-1&nbsp;%), mais il pourrait marquer le début d’une tendance due, d’une part, à la crise économique et, de l’autre, au recul démographique. Malgré ce dernier, on ne peut en outre que constater que le nombre de jeunes à la recherche d’une place de formation est toujours largement supérieur à celui de places d’apprentissage offertes. Cela confirme l’avis de l’USS selon qui il ne suffit pas de compter sur le recul démographique pour que le problème se résolve. L’OFFT, qui persiste à prétendre le contraire depuis plusieurs années, devra réviser son jugement. 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Le nombre de jeunes sans la moindre solution à la sortie de l’école obligatoire augmente de 2000 personnes (+28&nbsp;%), alors qu’entre 2006 et 2008, il avait reculé. La plupart de ces jeunes sont les futurs bénéficiaires de l’aide sociale. Malheureusement, l’OFFT ne semble guère s’en alarmer.</li><li>Le nombre de jeunes en «&nbsp;liste d’attente&nbsp;», c’est-à-dire qui ont dû se contenter d’une solution transitoire mais chercheront à nouveau une place l’an prochain, ne diminue que de manière marginale (-2&nbsp;%)&nbsp;; cela, malgré la bonne situation de l’économie lors des années précédentes et la «&nbsp;détente&nbsp;» sur le marché des places d’apprentissage que l’OFFT croyait voir. Et ce nombre reste très élevé: 21&nbsp;000 jeunes, dont la plupart n’apparaissent pas, soit dit en passant, dans les statistiques du chômage du Seco. La période de baisse du chômage de ces dernières années n’a donc pas permis d’améliorer de manière sensible l’accès des jeunes à la formation post-obligatoire.</li></ul><p>Dans ce contexte, les revendications de l’USS (fonds cantonaux pour la formation professionnelle dans tous les cantons, démarcheurs/démarcheuses de places d’apprentissage pour toutes les branches et pas seulement pour le secteur de la santé, 10&nbsp;000 nouvelles places de formation en écoles professionnelles à plein temps et mise en place d’années d’apprentissage de base) restent d’actualité.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_JCS_Conf%C3%A9rence-places-apprentissage.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a>&nbsp;&nbsp; Le catalogue des mesures prise se trouve sur&nbsp;: <a href="http://www.news-service.admin.ch/NSBSubscriber/message/attachments/17144.pdf">http://www.news-service.admin.ch/NSBSubscriber/message/attachments/17144.pdf</a></p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1409_JCS_Conf%C3%A9rence-places-apprentissage.doc#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>[2]</sup></a>&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.bbt.admin.ch/aktuell/medien/00483/00594/index.html?lang=fr&amp;msg-id=29686">http://www.bbt.admin.ch/aktuell/medien/00483/00594/index.html?lang=fr&amp;msg-id=29686</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-574</guid><pubDate></pubDate><title>Salaires minimum en suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/salaires-minimum-en-suisse</link><description>Dossier n° 56</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1997, l’économie suisse est sortie d’une récession d’une durée inhabituellement longue, de six années consécutives de stagnation. Cette longue crise n’a pas seulement fait grimper le chômage à un taux élevé, elle a aussi pesé de tout son poids sur l’évolution des salaires&nbsp;: entre 1991 et 1998, les salaires réels n’ont augmenté globalement que d’un pour-cent et demi. Comme la TVA a été introduite à la même époque et que les primes des caisses-maladie prenaient l’ascenseur, le revenu disponible des dix pour-cent de ménages actifs les plus pauvres a diminué de 5,2 pour cent entre 1990 et 1998. Conséquence, une forte croissance du nombre de salaires qui ne suffisent pas pour vivre. L a Suisse faisait face à un problème aigu de travailleurs pauvres, les working poor. Dans ce contexte, l’Union syndicale suisse (USS) a lancé en 1998 sa campagne sur les salaires minimaux et demandé qu’aucun salaire ne descende désormais au-dessous de 3000 francs.
</p><p>&nbsp;</p><p>Le dossier est en allemand avec un résumé français.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-203</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS se solidarise avec la protestation étudiante et défend le droit à la formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/l-uss-se-solidarise-avec-la-protestation-etudiante-et-defend-le-droit-a-la-formation</link><description>La réforme de Bologne fait toujours moins l’unanimité. Et cela, pas uniquement en Italie, en Allemagne ou en Autriche. En Suisse aussi. Marchandisation et scolarisation sont les principaux risques que ce nouveau système fait courir à la formation ; sans parler des iné-galités sociales face à la formation supérieure. Les étudiant-e-s réagissent et l’Union syndi-cale suisse (USS) se déclare solidaire avec eux. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans de nombreuses universités suisses, les étudiant-e-s ont occupé des salles de cours et se sont mobilisés pour dénoncer l’asservissement rampant de la formation et de la recherche aux intérêts des milieux économiques, ainsi que les nombreux ratés du «&nbsp;système de Bologne&nbsp;». Ils s’engagent aussi contre de nouvelles barrières financières à la formation, par exemple une hausse des frais d’écolages, dont sera par exemple bientôt saisie le Parlement zurichois. En résumé, ils défendent le droit pour chacune et chacun d’avoir accès à une formation de qualité.
</p><p>Le Comité de l’USS s’est réjoui de la forte participation au mouvement de protestation des étudiant-e-s et s’est rallié à son slogan&nbsp;international: «&nbsp;Education is not for sale&nbsp;» («&nbsp;La formation n’est pas à vendre&nbsp;»), relayé dans de nombreux pays. Il s’est en particulier solidarisé avec les étudiant-e-s des universités de Bâle, Zurich, Berne, Genève et Lausanne. Il soutient également le personnel technique et le corps intermédiaire des hautes écoles, qui paient, eux aussi, la facture des plans d’austérité. 
</p><p>Ce soutient de l’USS aux étudiant-e-s n’est pas le fruit du hasard. En effet, l’USS porte depuis longtemps les revendications mises aujourd’hui en avant par les étudiant-e-s, à savoir&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>NON aux mesures d’austérité dans la formation, que ce soit dans la formation professionnelle initiale ou dans les hautes écoles,</li><li>NON au relèvement des taxes d’études,</li><li>NON aux effets négatifs du système de Bologne,</li><li>OUI à un développement des bourses d’études,</li><li>OUI à une amélioration de l’encadrement,</li><li>OUI à une participation efficace des apprenti-e-s, des étudiant-e-s, du personnel des hautes écoles et du corps intermédiaire</li></ul><p>et OUI à un droit à la formation pour toutes et tous.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-575</guid><pubDate></pubDate><title>Argumentaire contre l’initiative populaire de l’UDC « pour des naturalisations démocratiques » </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/argumentaire-contre-l-initiative-populaire-de-l-udc-pour-des-naturalisations-democratiques</link><description>DOSSIER N°55</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juin 2008, l’initiative populaire de l’UDC baptisée, de manière trompeuse, «&nbsp;pour des naturalisations démocratiques&nbsp;» sera mise en votation. Or cette initiative populaire est tout sauf démocratique. Elle viole en effet des principes fondamentaux&nbsp;: ceux de la démocratie, ceux de l’État de droit et aussi ceux du fédéralisme.
</p><p>Avec cette initiative populaire, l’UDC tentera par tous les moyens de se profiler comme «&nbsp;parti d’opposition&nbsp;». Dans le style – ou l’absence de style – qui est sa marque de fabrique, elle essaiera, à coup de slogans grossiers, d’attiser les peurs de la population et de dénigrer les autorités et les tribunaux.
</p><p>Défenseurs et modèles d’intégration réussie de travailleurs et travailleuses de toutes les origines, les syndicats rejettent catégoriquement cette initiative populaire. Il est hors de question que les travailleurs et travailleuses qui vivent ici et y paient des impôts soient discriminés et attaqués sur la base de votations arbitraires impossibles à contester lorsqu’ils demandent à être naturalisés. Il est hors de question que des garanties offertes par l’État de droit et des droits constitutionnels de notre démocratie soient vidés de leur sens uniquement parce que l’UDC ne veut pas naturaliser certaines catégories de la population, même lorsque les candidat(e)s au passeport suisse ont franchi avec succès tous les obstacles et les trois étapes d’une procédure complexe, de longue haleine et unique en son genre sur le plan international.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-204</guid><pubDate></pubDate><title>Le Syndicat de la Communication et comedia ont dit OUI</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/le-syndicat-de-la-communication-et-comedia-ont-dit-oui</link><description>Un OUI clair et net, le 28 novembre, du congrès de comedia. Un OUI tout aussi clair et net, le 30 novembre, du congrès du Syndicat de la Communication. Deux OUI à la fusion prochaine de ces deux syndicats actifs dans la production et la diffusion d’informations. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Par 145 oui, contre 3 non et autant d’abstentions, le congrès du Syndicat de la Communication a dit OUI à une fusion avec comedia. Deux jours plus tôt, les congressistes de ce dernier avaient été encore plus tranchants&nbsp;: 92 oui, contre un seul et unique non. Plus rien ne fait donc obstacle à la fusion de ces deux syndicats actifs dans les domaines de l’information et de la communication. En 2010, on se retroussera les manches pour donner forme concrète à cette fusion. Et au 1er janvier 2011, il n’y aura «&nbsp;plus qu’un&nbsp;» nouveau syndicat, qui comptera désormais 48&nbsp;000 membres environ (selon les effectifs de 2009) et sera fort probablement le deuxième syndicat en importance de l’USS.
</p><p>Hasard ou destin&nbsp;? Ces deux organisations fusionneront en fêtant leur douze années d’existence et sont tous deux le produit de fusions encore récentes. Tant le Syndicat de la Communication que comedia sont nés en 1999. Celui-là est la somme de cinq organisations indépendantes qui, ayant le même employeur (les anciennes PTT), coopéraient avant leur fusion déjà. Pour sa part, comedia est le résultat de la fusion de deux syndicats de l’imprimerie (Syndicat du livre et du papier, SLP, et Union suisse des lithographes, USL) avec l’Union suisse des journalistes (membre du Syndicat suisse des services publics, ssp) et l’Association suisse des employés en librairie. Le grand syndicat des médias visé alors ne put toutefois pas devenir réalité, le Syndicat suisse des mass médias et la Fédération suisse des journalistes (aujourd’hui Impressum, qui a désormais un statut d’observateur au sein de l’USS) refusant de fusionner aussi. 
</p><p>Ce qui apparaît aujourd’hui «&nbsp;naturel&nbsp;» vu les branches concernées ne l’a longtemps pas été. En effet, au milieu de cette décennie, le Syndicat de la Communication s’était donné pour priorité de fusionner avec le Syndicat du personnel des transports (SEV). But visé&nbsp;: un grand syndicat pour le personnel des réseaux publics. Bien avancé, ce projet fut toutefois désapprouvé par la base du SEV inquiète pour son unité culturelle et l’autonomie de ses sous-fédérations. Et l’idée qui suivit, une grande fusion entre Syndicat de la Communication, ssp et comedia échoua aussi. Alors que les négociations étaient bien avancées, le ssp refusa d’aller plus loin en raison de la différence de ses structures. 
</p><p>Aujourd’hui, le Syndicat de la Communication et comedia veulent contracter un mariage de raison, ce qui, en ces temps difficiles, n’est pas une mauvaise chose. Nous leur souhaitons bon vent et plein succès dans leurs préparatifs en vue du grand mariage.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-576</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et salariales 2007 / 2008 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2007-2008</link><description>DOSSIER N°54</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous avez sous les yeux tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur un sondage réalisé par l’USS au­près de ses fédérations membres et ne couvre que les secteurs économiques dans lesquels ces der­niè­res ont conclu de nouvelles conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des ré­sultats jusqu’au 15 février 2008, dans la mesure où ils étaient disponibles. Les principales abrévia­tions figurent sous le point 3.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1389</guid><pubDate></pubDate><title>Les réponses des syndicats à « Prévoyance vieillesse 2020 »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-reponses-des-syndicats-a-prevoyance-vieillesse-2020</link><description>Initiative AVSplus</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’été dernier, les syndicats ont mené à bien en l’espace de quatre mois seulement la récolte des signatures pour l’initiative populaire AVSplus. Son succès montre à quel point ce qu’elle demande est populaire. En repoussant son dépôt à aujourd’hui, juste avant Noël, on l’a désormais inscrite au même calendrier politique que le processus législatif concernant «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;». Les travailleurs et travailleuses à bas ou moyens revenus ont besoin, une fois à la retraite, de rentes décentes («&nbsp;maintenir de manière appropriée (le) niveau de vie antérieur&nbsp;», comme le dit la Constitution fédérale). Ils en ont assez de ces revendications de démantèlement des rentes qui n’en finissent plus, d’autant plus que le mandat constitutionnel n’est toujours pas rempli. En tant que processus, le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;» prend la bonne direction, avec son approche globale des 1er et 2e piliers. Mais il doit être fortement modifié sur le fond. Pas question de réduire les rentes, il faut renforcer l’assurance populaire qu’est l’AVS&nbsp;!
</p><p>Pourquoi faut-il améliorer les rentes AVS&nbsp;? Par rapport à l’évolution économique, celles-ci ont perdu de leur valeur depuis de nombreuses années («&nbsp;dégression à froid&nbsp;»). La compensation du renchérissement au moyen de l’indice mixte (pour une moitié, le renchérissement et, pour l’autre, l’évolution des salaires) est une bonne chose pour les rentes AVS courantes. Mais ce système a pour effet que, lors du passage à la retraite, les nouvelles rentes prennent lentement, mais sûrement, du retard par rapport à l’évolution des salaires. C’est pour cela qu’après des décennies, il faut combler ce retard au moyen d’un supplément de rente AVS. Impossible, sinon, à la prévoyance vieillesse de satisfaire au mandat constitutionnel.&nbsp; 
</p><p>&nbsp;«&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», non seulement ne résout pas le problème du retard pris par les rentes AVS, mais l’aggrave même en remettant en question la compensation du renchérissement sous couvert de «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;». Tout le contraire du maintien des prestations annoncé.
</p><p>Comment financer des rentes AVS meilleures&nbsp;? Si nous regardons le projet «&nbsp;Prévoyance vieillesse 2020&nbsp;», nous voyons que les mesures destinées à compenser la baisse des rentes proposées dans le 2e pilier auront pour prix des prélèvements salariaux supplémentaires importants. Pour les personnes concernées, ces cotisations supplémentaires au 2e pilier auront un rapport qualité-prix très désavantageux&nbsp;: des coûts élevés pour des prestations modestes. 
</p><p>Pour les petits et moyens revenus, le rapport qualité-prix est bien meilleur avec l’AVS. Ce qui est décisif ici, c’est le financement tant solidaire que très efficient de celle-ci, qui prévoit une obligation de cotiser non plafonnée, mais des rentes, elles, plafonnées. C’est pour cela qu’AVSplus renforcera une AVS qui a fait ses preuves et dont tout le monde profite. Les dépenses faites dans ce but seront de bons investissements. Et, soit dit en passant, si l’initiative populaire pour un impôt sur les successions passait la rampe, deux tiers des coûts entraînés par l’amélioration des rentes grâce à AVSplus seraient déjà financés.
</p><p>AVSplus renforcera la base de notre prévoyance vieillesse, à savoir l’AVS. L’initiative populaire pose donc la question cruciale pour les rentes des décennies à venir, celle de rentes décentes pour toute la population.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-202</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut créer une commission d’enquête parlementaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/il-faut-creer-une-commission-d-enquete-parlementaire</link><description>Une année s’est écoulée depuis que la plus grande banque de Suisse a dû être sauvée par une opération, fondée sur le droit d’urgence, de la Confédération et de la Banque natio-nale. Les moyens engagés, 68 milliards de francs (valeur d’alors) atteignaient des dimen-sions dépassant de loin tout ce que l’on avait pu s’imaginer jusqu’à ce jour dans notre pays. Encore jamais, dans l’histoire de notre État fédéral, les pouvoirs publics n’étaient intervenus de la sorte, Et ni le Parlement fédéral ni le peuple n’eurent la voix au chapitre sur cet engagement de fonds publics. Jamais encore l’économie suisse n’avait été à ce point mise en danger par le secteur financier.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les abus qui auraient presque pu ruiner le système financier mondial n’ont pas uniquement été causés par les grandes banques suisses. Mais la Suisse et son économie sont tout particulièrement exposées aux risques provenant du système financier. Les bilans totaux des deux grandes banques actives dans l’«&nbsp;Investment Banking&nbsp;» mondialisé représentent plusieurs fois le produit intérieur brut suisse. 
</p><p>À ce jour, rien n’indique que l’on aurait tiré les leçons du quasi-effondrement du système financier, même pas sous forme d’ébauches. La direction de l’UBS vise les mêmes bénéfices, voire des bénéfices plus élevés encore (15 milliards), et un même rendement des capitaux propres (20&nbsp;%) qu’avant la crise. Des buts qui ne pourront pas être réalisés sans nouveau recours à une stratégie commerciale des plus risquées. La pratique à risque des bonus, à laquelle l’autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) a donné sa bénédiction, est maintenue sous une forme à peine modifiée.
</p><p>Comme avant la crise, les instances de la Confédération chargées des contrôles sont étroitement liées aux grandes banques. Les contrôleurs dépendent des contrôlés, tant au plan des connaissances qu’à celui des personnes qui y siègent (une dépendance qui s’est accrue depuis que la Commission fédérale des banques a cédé la place à la FINMA). Constater, comme le fait celle-ci dans son dernier rapport sur la crise financière, que ni l’UBS ni l’autorité de surveillance n’avaient reconnu les risques que comportaient leurs activités commerciales, pour relativiser tout de suite en précisant que, même si cela avait été le cas, il n’aurait pas été possible d’intervenir politiquement pour corriger la réalité, cela revient à une capitulation de toute autorité de surveillance fonctionnant en tant que telle. La faiblesse du Conseil fédéral, compétent en cette matière, qui s’illustre en expliquant par exemple qu’il referait absolument la même chose que ce qu’il a fait aggrave encore cette problématique. Cette façon d’agir à l’aveuglette et l’absence d’indépendance des acteurs de la Confédération ici déterminants – ainsi que leur manque de volonté et/ou de capacité à tirer les conclusions qui s’imposent de la crise des marchés financiers – représentent un grave danger pour l’économie suisse, et pour la Suisse surtout. 
</p><p>La seule réponse possible et nécessaire à cette situation encore inédite pour la Suisse est la création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP). Le droit du Parlement stipule qu’une CEP doit être&nbsp; créée «&nbsp;en cas d’événements d’une grande portée sur lesquels il est indispensable de faite la lumière&nbsp;». Les événements dont il s’agit ici dépassent dans leur ampleur toutes les anciennes situations lors desquelles une CEP fut instituée (affaire des mirages en 1964&nbsp;: CEP du Département de justice et police et du Département militaire fédéral en 1989/1990, CEP pour la Caisse de pension de la Confédération en 1995). Dans tous les cas cités, la création d’une CEP a débouché en règle générale sur des résultats très positifs, en cela qu’à chaque fois des enseignements importants ont été tirés de crises. On ne dispose d’aucun autre moyen efficace permettant de tirer pour la Suisse les conclusions politiques qui s’imposent de la crise des marchés financiers 
</p><p>Il serait irresponsable, d’un point de vue non seulement économique, mais aussi politique, de laisser les choses continuer comme avant et de croire que, malgré des faiblesses au plan institutionnel, plus rien ne sera passera désormais. Afin de tirer les conclusions de la crise des marchés financiers qui s’imposent pour la Suisse, il faut mener une enquête sans réserve, sans préjugé et indépendante, avec l’autorité et les moyens nécessaires, ce dont seule une CEP dispose dans notre système politique. 
</p><p>Le Parlement se trouve face à un défi historique qu’il n’a encore jamais connu sous cette forme. Il ne faut pas que l’État suisse et la population suisse doivent un jour supporter une nouvelle fois les conséquences d’abus commis par les directions des grandes banques. Si le Conseil fédéral n’a pas été en mesure à ce jour de faire en sorte que les événements de l’automne 2008 ne puissent se reproduire, c’est au Parlement, en tant que pouvoir supérieur, qu’il incombe d’engager l’instrument parlementaire le plus puissant&nbsp;: la CEP. Celle-ci est le seul moyen pour la démocratie suisse de faire confirmer ses droits face aux directions des grandes banques qui, sinon, fortes d’une garantie de l’État implicite, continueront à appliquer leur propres règles. Il s’agit là de poser des jalons décisifs pour l’avenir de la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-578</guid><pubDate></pubDate><title>Congrès USS 9.11 – 11.11.2006</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/congres-uss-9-11-11-11-2006</link><description>DOSSIER N° 52</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si l’on voulait résumer à l’extrême, on pourrait dire que le congrès de l’USS des 9, 10 et 11 novem­bre 2006 a fixé, pour les quatre années à venir, les priorités suivantes&nbsp;:
</p><p>plein emploi – salaires équitables – meilleures conditions de travail – égalité des chances – sécurité sociale pour tout le monde – des services publics forts.
</p><p>Mais quant à la façon dont ces différents aspects programmatiques peuvent être reliés entre eux sous l’angle argumentatif, à savoir&nbsp;: comment – contrairement à ce que pourraient faire croire de trop hâtives suppositions - ils se complètent mutuellement, ne se contredisent pas et de quelles au­tres revendications ils se nourrissent, seuls le sauront celles et ceux qui se plongeront dans les trois textes d’orientation adoptés par les congressistes. Dans ces textes, les derniers points ont été mis sur les «&nbsp;i&nbsp;» d’un programme syndical doté d’une légitimité démocratique. 
</p><p>On trouvera également ci-après l’ensemble des résolutions adoptées lors de ce congrès. Elles relèvent du même engagement que les textes d’orientation, mais n’abordent en règle générale qu’un seul thème à la fois et parfois, leur impact se limite à un problème d’actualité.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-205</guid><pubDate></pubDate><title>D’abord beaucoup de bruit, puis beaucoup de placebos, mais pas d’actions…</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/d-abord-beaucoup-de-bruit-puis-beaucoup-de-placebos-mais-pas-d-actions</link><description>Le Conseil fédéral se lamente sur la libre circulation des personnes et prononce des oracles sur les rapports qu’elle entretient avec le chômage. Ce faisant, il ne pipe mot de ce qu’aucune ligne de l’accord bilatéral concerné ne lui interdit de lutter contre le chômage. Il préfère les placebos aux actions. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Mois après mois, la Suisse compte 5000 nouvelles personnes au chômage, qui seront plus de 200&nbsp;000 en 2010. Du jamais vu. Alors que, il y a 20 ans de cela, la Suisse connaissait un taux de chômage très bas en comparaison internationale, elle risque désormais toujours plus de glisser dans le milieu du peloton des nations. Plusieurs pays, dont par exemple le Danemark ou les Pays-Bas, sont déjà mieux classés que nous. 
</p><p>Le problème est «&nbsp;fait maison&nbsp;». La mauvaise politique conjoncturelle des années 1990 a provoqué une hausse massive du chômage. Jusqu’à la fin des années 1990, 300&nbsp;000 personnes sont arrivées en fin de droit&nbsp;; une grande partie d’entre elles n’a plus jamais retrouvé de place dans le monde du travail, une autre faisant la navette entre boulots précaires et chômage. En outre, depuis le nouveau millénaire, les prestations sociales se sont dégradées. Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et le durcissement de la pratique dans l’AI ont eu pour effet qu’il y a aujourd’hui environ 50&nbsp;000 personnes de plus qu’à la fin des années 1990 à avoir besoin d’un emploi. Ce qui restreint les chances d’en trouver un pour les nouveaux et nouvelles qui arrivent sur le marché du travail et débouche sur un transfert de l’AVS et de l’AI vers l’assurance-chômage. 
</p><h3>La logique de la droite aggrave les problèmes</h3><p>Ces dernières semaines, la libre circulation des personnes a été décrite, surtout par la droite politique, comme favorisant le chômage. L’UDC exige que l’accord s’y rapportant soit dénoncé. Le côté positif de tout cela est celui-ci&nbsp;: le fait que le chômage représente un problème important pour la Suisse est désormais politiquement reconnu aussi par l’extrême droite. Toutefois, si la politique du marché du travail suit la logique de la droite, le problème du chômage s’aggravera. Si l’accord sur la libre circulation des personnes est dénoncé, les Accords bilatéraux I tomberont et il sera plus difficile d’appliquer l’accord sur le libre échange. C’est surtout l’industrie d’exportation qui en souffrirait, elle qui, aujourd’hui déjà, subit de plein fouet la crise. Simultanément, à cause de la discussion sur l’immigration, il n’est pas possible d’activer de nouvelles mesures efficaces contre le chômage, comme par exemple le renforcement du pouvoir d’achat, une offensive de formation continue ou l’augmentation du nombre d’indemnités journalières en cas de chômage. Il est symptomatique que le Conseil fédéral ait fait savoir la semaine passée qu’il allait examiner au printemps 2010 s’il faut activer la clause de sauvegarde. C’est là purement et simplement un placebo inutile. En effet, comme il y a peu de travail en Suisse, l’immigration accuse un recul si prononcé que le seuil prévu par cette clause<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1509_DL_Libre-circulation.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> ne sera pas du tout atteint. 
</p><h3>Renforcer l’efficacité des mesures d’accompagnement</h3><p>Les syndicats ont réussi à imposer des mesures d’accompagnement pour contrer les effets négatifs de la libre circulation des personnes. Si les patrons doivent verser à la main-d’œuvre en provenance de l’Union européenne (UE) des salaires aussi élevés que pour la main-d’œuvre de Suisse, ils donneront alors la priorité à cette dernière. Mais si l’application des mesures d’accompagnement s’est améliorée, des lacunes importantes subsistent. Sanctionner les entreprises qui pratiquent la sous-enchère est un problème encore pendant. Les infractions aux contrats-type de travail ne sont punies d’une amende qu’en cas d’action civile. Il est toujours difficile de faire appliquer des sanctions à l’étranger, ainsi que contre des sous-entreprises. Une base légale est ici nécessaire pour que les autorités puissent infliger une amende en cas d’infraction à un contrat-type, pour introduire des cautions dans toutes les conventions collectives de travail (CCT) au champ d’application étendu (de force obligatoire), de même que pour mettre en place une responsabilité solidaire de l’employeur plus stricte. Dans les branches où il y a pression sur les salaires, des salaires minimaux doivent être prévus. Les CCT de force obligatoire des branches du nettoyage et de la sécurité privée doivent être étendues aux petites entreprises et, dans la santé et l’agriculture, ainsi que dans l’économie domestique et le travail temporaire, des salaires minimaux doivent être ancrés dans les CCT de force obligatoire ou dans les contrats-type. 
</p><p>Le secteur de la santé montre de manière exemplaire comment des employeurs recourent à une main-d’œuvre étrangère pour pouvoir maintenir en Suisse leurs mauvaises conditions de travail. Une étude réalisée en septembre 2009 par l’institut gfs.berne Recherche en politique, communication et société pour H+ Les Hôpitaux de Suisse montre clairement que de nombreux hôpitaux ont de la peine à trouver du personnel soignant, parce que les horaires de travail ne sont pas attrayants, les salaires étant, quant à eux, trop bas. Dans les hôpitaux suisses aussi, il est courant de licencier des femmes médecins enceintes, les postes devenus vacants étant repourvus avec des médecins de l’UE.
</p><p>Dans ce contexte, la pratique du grand écart mise en œuvre par l’UDC mérite notre attention. Lors de sa toute dernière assemblée des délégués, ce parti nous a resservi, en la célébrant, la vieille répartition surannée des rôles entre hommes et femmes. Ces dernières devraient ainsi à nouveau s’occuper exclusivement du ménage et des enfants. Et lors de la même assemblée, l’UDC a demandé que l’accord sur la libre circulation des personnes soit dénoncé. Mais qui devra faire le travail actuellement fourni par les femmes dans leur profession, si celles-ci s’occupent à nouveau exclusivement du ménage et des enfants&nbsp;?
</p><h3>Le problème, ce n’est pas de pouvoir, mais de vouloir</h3><p>Les syndicats continueront à se battre pour de meilleures conditions de travail et des mesures de lutte contre le chômage. C’est là l’unique manière de protéger les travailleurs et travailleuses contre les conséquences négatives de la crise. À cet égard, l’accord sur la libre circulation des personnes ne constitue pas un obstacle. La Suisse a le droit de faire tout son possible pour lutter contre le chômage, pour autant qu’elle ne discrimine pas la main-d’œuvre de l’UE par rapport à celle indigène. Si elle le veut, elle peut étendre un filet de salaires minimaux sur l’ensemble du pays, créer des garanties pour l’emploi, introduire des dispositions de protection contre le licenciement, etc. Et elle peut également décider librement de mesures de soutien à la conjoncture. Le Conseil fédéral et les Chambres doivent faire leur travail, maintenant. Le bilan des mesures déjà prises contre la crise est clairement insuffisant.
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1509_DL_Libre-circulation.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Seuil permettant la réintroduction de contingents si un certain pourcentage d’autorisations de séjour par rapport à une moyenne calculée sur les trois années précédentes est dépassé.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-577</guid><pubDate></pubDate><title>Scénario de l’USS sur le financement de l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/scenario-de-l-uss-sur-le-financement-de-l-avs</link><description>DOSSIER N°53</description><content:encoded><![CDATA[<p>La situation financière de l’AVS est très bonne. Bien que le nombre des rentières et rentiers augmente plus fortement depuis de nombreuses années déjà que celui des personnes exerçant une activité lucrative, elle a enregistré ces dernières années des excédents de recettes supérieurs à 2 milliards de francs, voire plus encore. Cela, en totale contradiction avec les pronostics les plus sombres du Conseil fédéral. Si les pronostics faits par ce dernier en 2000 s’étaient réalisés, le déficit actuel de l’AVS serait d’environ 1,5 milliard de francs. Les scénarios du Conseil fédéral sont par conséquent inutilisables si l’on veut se faire une idée réaliste de l’avenir de l’AVS.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-509</guid><pubDate></pubDate><title>Manifester pour un tournant politique et social</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/manifester-pour-un-tournant-politique-et-social</link><description>Manifestation nationale des syndicats le 19 septembre 2009</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait pratiquement un an jour pour jour que,&nbsp; suite de la faillite de Lehman Brothers, le système financier mondial menaçait de s’effondrer, provoquant la plus grande crise économique jamais vue depuis les années ’30. Seules des interventions publiques gigantesques, d’une ampleur inimaginable à ce jour, ont réussi à le sauver. Cela vaut aussi pour la Suisse, avec le sauvetage de l’UBS pour qui des fonds publics à hauteur du budget total de la Confédération furent engagés. L’industrie d’exportation est la principale victime de cette crise. Et le chômage, surtout celui des jeunes, va bientôt battre des records. 
</p><p>La politique économique néolibérale est la cause du quasi-effondrement du système financier et de l’éclatement de la crise économique. Celle-ci a été provoquée par une augmentation massive des rendements des capitaux dans le secteur financier – au détriment de l’économie réelle, comme on l’appelle – et par la déréglementation de produits financiers impliquant des risques imprévisibles et incontrôlables ainsi que, conséquence logique, par la hausse démesurée des salaires des managers qui imposèrent cette politique. Le corollaire de cette dernière était, et est encore, la pression constamment exercée sur les salaires, l’État social et les services publics. Les conséquences, économiques et sociales du néolibéralisme sont catastrophiques. 
</p><p>Mais à peine les gigantesques mesures de sauvetage engagées par les pouvoirs publics déploient-elles leurs effets et que les cours de la bourse se remettent à monter, que ladite élite économique – et sa «&nbsp;suite&nbsp;»&nbsp;: ladite élite politique – se comporte à nouveau comme si rien ne s’était passé, comme si elle régnait toujours sur le monde. Ainsi, les banquiers d’investissement réaugmentent leurs traitements et leurs bonus, et un ancien conseiller fédéral va jusqu’à justifier à nouveau de tels abus. Le Conseil fédéral, c’est-à-dire le gouvernement de ce pas, n’a, dans son actuelle composition, même pas commencé à comprendre ce qui s’est passé et quelles conclusions tirer de cette grave crise. En lieu et place, emmené par un président dont les errements incarnent précisément l’échec du néolibéralisme, il continue à appliquer exactement cette même politique économique qui a conduit l’économie mondiale et suisse pratiquement au bord du gouffre. 
</p><p>Au lieu de veiller à ce que l’explosion des primes des caisses-maladie – qui coûtera pour une famille 1500 francs de plus l’an prochain – soit compensée par une hausse des fonds destinés à leur réduction, il baisse de plus de 3000 francs les impôts des gros revenus -150&nbsp;000 francs et plus -, alors que les familles qui gagnent moins de 80&nbsp;000 francs – c’est-à-dire la majorité – ne recevront quasiment rien. Ces hausses des primes-maladie diminueront le pouvoir d’achat des gens, favorisant du coup le chômage également dans l’économie tournée vers le marché intérieur, &nbsp;et cela, précisément à un moment critique où le pouvoir d’achat de la majorité devient décisif. 
</p><p>Au lieu de veiller à ce que le filet social reste intact pendant la crise, on va réduire tout spécialement les prestations de l’assurance-chômage destinées aux jeunes et aux chômeurs et chômeuses de longue durée. C’est non seulement du pur cynisme, mais aussi une stupidité d’un point de vue tant économique que social. Pour l’AVS, en relevant l’âge donnant droit à une rente, de nouvelles classes d’âge devront rester sur le marché du travail à un moment où, aujourd’hui, elles seraient à la retraite. Tout cela, avec, en plus, la baisse des rentes due à la remise en cause de leur adaptation via l’indice mixte. 
</p><p>Et pour la Poste, le rythme de sa libéralisation s’accélère, avec, pour conséquences, ce que nous ont déjà appris toutes les autres libéralisations de services publics, à savoir&nbsp;: des prestations moins bonnes pour la population et plus chères, ainsi qu’une pression massive sur les conditions de travail dans la branche. C’est là une politique économique qui va droit dans le mur, au détriment de la population et des salarié(e)s.
</p><p>Ce que le Conseil fédéral montre dans ce contexte, les gens le subiront dans les entreprises à savoir, souvent, l’arrogance incroyable de jeunes managers bardés de masters en gestion d’entreprise qui profiteront avec la plus grande froideur du fait que les autorités politiques s’opposent bec et ongles à une protection même minimale contre les licenciements, au lieu de se ranger du côté des salarié(e)s lors d’abus et de discriminations. Il y a quelques années encore, on n’aurait pas pu s’imaginer des travailleurs et des travailleuses âgées jetés sans autre à la rue comme aujourd’hui, après 30 ou 40 ans d’entreprise. Notre médiatique ministre de l’économie n’est peut-être pas consciente des signaux qu’elle lance lorsque, à ses yeux, l’économie ne semble composée que de patrons.
</p><p>Bénéficiant d’un large soutien, la manifestation de l’Union syndicale suisse réclame un tournant politique, un tournant économique et social qui n’a que trop attendu. Les travailleurs et travailleuses ont droit à des salaires décents, à des conditions de travail décentes, car ce sont elles et eux – et non pas les créateurs des produits financiers spéculatifs – qui créent les richesses et portent l’économie. Ils ont droit à des assurances sociales qui fonctionnent et couvrent les risques de l’âge, qui concernent tout un chacun, et du chômage, qui peut frapper tout le monde. Ils ont droit au respect. Au respect des employeurs, et au respect du Conseil fédéral qui, finalement, est élu pour défendre les intérêts publics. </p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-201</guid><pubDate></pubDate><title>Conseil des États : l’annonce d’un bug</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/conseil-des-etats-l-annonce-d-un-bug</link><description>Le Conseil des États vient d’adopter en grande partie le projet de révision totale de la loi sur la poste que proposait le Conseil fédéral. La réponse donnée à la question décisive concernant la libéralisation fut serrée : 20 voix contre 19. C’est là clairement un signe pouvant annoncer un bug du lobbyisme des libéralisateurs. À la Chambre du peuple de renverser maintenant ce résultat. Les syndicats s’engageront dans ce sens. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Commençons par le positif&nbsp;: les aventures purement idéologiques de la majorité des conseillères et conseillers aux États ont-elles aussi une fin. À la Chambre des cantons, le scepticisme était tout à fait sensible et même très répandu. La non-entrée en matière a été défendue par les socialistes (Géraldine Savary, VD), et des élu(e)s PDC (principalement Théo Maissen). Cela, sur la base de bons exemples étrangers illustrant l’échec de libéralisations de la poste. Ces délibérations parlementaires ont fait apparaître aux yeux de tout le monde que la réforme de la Poste suisse serait à l’origine de nouveaux problèmes&nbsp;: hausse des prix, dégradation des services, baisse des salaires. De plus, personne n’a été en mesure de justifier la nécessité d’une telle réforme. Au contraire, on a même cité un sondage montrant la satisfaction de la population concernant les actuels services postaux. 
</p><p>Certes négatif, le résultat serré du vote sur le cœur même du projet est étonnant&nbsp;: la suppression du monopole résiduel pour les lettres légères n’est passée que par 20 voix contre 19. Et si l’on tient compte du fait que la conseillère aux États jurassienne PDC a reconnu s’être trompée dans son vote, il y aurait même eu rejet de cette suppression. Quant à une libéralisation totale immédiate, elle a nettement échoué, par 31 voix contre 9, la prolongation à 3 ans de l’étape de monopole comme solution transitoire n’échouant, elle, que de justesse. L’obligation, pour les opérateurs privés voulant utiliser les infrastructures de la Poste, de respecter la convention collective de travail (CCT) de la Poste n’a pour l’instant pas trouvé grâce auprès des député(e)s. C’est là une sous-enchère sociale et salariale inacceptable à laquelle seule une CCT obligatoire de branche pourrait mettre fin. 
</p><p>Le Conseil national doit maintenant remettre l’ouvrage sur le métier. Une réforme de la Poste qui serait décidée à ce point de justesse n’a pratiquement aucune chance de s’imposer dans les urnes. Les risques d’un démantèlement des prestations – si appréciées, car légendaires – des services postaux sont tellement manifestes. Inversement, l’actuel monopole résiduel de la Poste garantit sans problème le financement du service universel. Personne n’a vraiment envie d’échanger ce dernier contre des structures redondantes et chaotiques, ainsi qu’un fonctionnement basé sur une bureaucratie taxatrice. C’est pourquoi il est désormais important que le Conseil national mette clairement un terme à cette réforme inutile. Seul le monopole résiduel est en mesure de garantir des services postaux de qualité dans tout le pays. Permettre que certains se réservent les meilleures parts du gâteau dans les agglomérations est finalement trop cher, antisocial et inefficient. C’est une façon de procéder qui ne convient pas à notre pays.
</p><h3>Initiative populaire «&nbsp;Pour une Poste forte&nbsp;»</h3><p>Fin novembre, le Syndicat de la Communication, soutenu par l’Union syndicale suisse (USS) et le Parti socialiste suisse, a lancé une initiative populaire demandant une Poste forte. Cette initiative demande un réseau d’offices de postes sur l’ensemble du pays et un service universel tourné vers l’avenir, garanti par le personnel de la Poste suisse et financé avec les recettes du monopole sur les lettres et les bénéfices d’une banque postale. 
</p><p>On peut signer cette initiative sous&nbsp;: www.initiativepostale.ch.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-580</guid><pubDate></pubDate><title>Évolution des effectifs des syndicats en 2006 </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2006</link><description>DOSSIER N° 50</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2007, l’USS comptait au total 379’956 membres, répartis dans 17 fédérations. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc perdu 4860 membres, ce qui correspond à une diminution de 1,3 %. 
</p><p>Une nouvelle organisation a adhéré à l’USS en 2006, à savoir le petit syndicat New Wood qui représente le personnel des organisations onusiennes sises à Genève. Par ailleurs, un statut d’observateur limité à deux ans a été accordé l’an dernier au Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT, 11'823 membres)&nbsp;et à Formation professionnelle suisse (FPS, 1'326 membres)&nbsp;; ces deux organisations ne sont pas prises en compte dans les statistiques ci-après. </p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-207</guid><pubDate></pubDate><title>Les porteurs d’eau des assureurs privés au Parlement s’acharnent contre les prestations et alourdissent les charges sociales</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-porteurs-d-eau-des-assureurs-prives-au-parlement-s-acharnent-contre-les-prestations-et-alourdissent-les-charges-sociales</link><description>Moins connue que celles de l’AVS et de l’assurance-chômage, la révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) n’en est pas pour autant moins dangereuse. Dans la commission du Conseil national qui s’en occupe, de nombreux parlementaires bourgeois attaquent éhontément les intérêts des personnes assurées et des employeurs : réduction ou suppression de prestations, affaiblissement de la SUVA et même hausse des primes pour tous les assuré(e)s et employeurs, ils ne reculent devant rien pour élargir le champ d’action des assurances complémentaires, très profitables pour les assureurs privés.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le scénario est bien connu, puisqu’il reprend mot pour mot celui de l’assurance-maladie&nbsp;: les commissions de la santé et de la sécurité sociale des deux Chambres sont noyautées par des parlementaires bourgeois inféodés aux caisses-maladie et aux assureurs privés, qui font échec à toutes les réformes judicieuses et ne songent qu’à accroître leurs possibilités de gain, au détriment des assuré(e)s et des patient(e)s. La même tragédie se reproduit actuellement pour l’assurance-accidents obligatoire. Si les Chambres fédérales peuvent encore «&nbsp;justifier&nbsp;» des modifications de l’assurance-maladie qui nuisent aux personnes assurées en invoquant la hausse constante des coûts et des primes, elles n’ont en revanche pas cette excuse pour la révision de la LAA&nbsp;: l’assurance-accidents est financièrement saine et des mesures d’économies ne s’imposent pas. Malgré tout, les lobbyistes des caisses-maladie et des assureurs privés veulent réduire les prestations d’assurance, dans le but d’accroître le champ des assurances complémentaires de droit privé, bien plus rentables pour eux-mêmes. Or, cette ambition se traduit, pour les assuré(e)s et pour les employeurs, par un relèvement des primes et par une dégradation des prestations en cas d’accident.
</p><h3>Abaissement du salaire assuré maximal&nbsp;: recul des prestations et hausse des primes&nbsp;?</h3><p>Actuellement, la proportion de travailleuses et travailleurs assurés pour la totalité du salaire oscille dans une fourchette qui va de 92 à 96&nbsp;% des assuré(e)s. Cela signifie notamment que tous ces travailleurs et travailleuses perçoivent, en cas d’accident, des indemnités journalières et des rentes à hauteur de 80&nbsp;% de leur salaire. Du point de vue technique, le Conseil fédéral revoit périodiquement le salaire assuré maximal LAA pour que cette fourchette soit respectée. Actuellement, ce salaire est de 126&nbsp;000&nbsp;francs par an. À première vue, cela peut sembler beaucoup, comparé par exemple aux prestations bien plus basses de l’AVS ou de la prévoyance professionnelle, mais cet écart repose sur de très bonnes raisons&nbsp;: en cas d’accident, l’assurance-accidents remplace la responsabilité civile de l’employeur. Et elle ne peut le faire que si la quasi-totalité des personnes assurées sont réellement bien couvertes contre les conséquences économiques d’un accident. Or, la commission du Conseil national a, sur proposition de Mme Humbel-Näf (PDC), une lobbyiste des caisses-maladie, décidé que seuls 85 à 90&nbsp;%&nbsp; des travailleuses et travailleurs seraient assurés pour la totalité de leur salaire. Actuellement, la limite inférieure de 85&nbsp;% équivaut à un salaire annuel de 96&nbsp;000&nbsp;francs, de sorte que l’écart est considérable. Au premier abord, on pourrait argumenter que seuls les hauts salaires feraient figure de perdants (réduction des rentes d’invalidité et de survivants, ainsi que des indemnités journalières). Ils seraient au nombre de 250&nbsp;000 environ, ce qui n’est pas peu. Or, il n’en va pas ainsi&nbsp;: le salaire assuré maximal jouant aussi un rôle dans le calcul de diverses prestations de l’assurance-accidents, de nombreuses victimes d’accidents se retrouveraient elles aussi dans une situation pire qu’auparavant, y compris des bas et moyens revenus. Cela est particulièrement vrai des personnes qui, à la suite d’un accident, souffrent d’une atteinte physique permanente (indemnité pour atteinte à l’intégrité) ou dépendent durablement de l’aide d’autrui (allocation pour impotent). Surtout, la totalité des 3,8&nbsp;millions d’assuré(e)s à l’assurance-accidents devraient débourser davantage&nbsp;: le salaire assuré maximal étant aussi le plafond utilisé pour le calcul des primes, son abaissement entraînerait un manque à gagner qui ne pourrait être compensé que par un relèvement des primes de l’ordre de 2 à 3&nbsp;%. En conséquence, tous les assuré(e)s devraient acquitter des primes supérieures pour les accidents non professionnels, en dépit de la réduction des prestations. Leurs employeurs devraient eux aussi débourser davantage pour les primes d’assurance accidents professionnels. En dépit de ces primes plus chères, ils courent le risque, en cas d’accident, d’être assignés en justice sur la base du contrat du travail ou du droit de la responsabilité civile, pour les prestations que l’assurance-accidents ne couvre plus. Dans certaines situations, les travailleuses et travailleurs accidentés n’auraient d’autre solution que d’introduire une action en justice, ce qui constituerait une épreuve pour eux aussi.
</p><h3>Qui en profite&nbsp;? Qui se frotte les mains&nbsp;?</h3><p>Les lobbyistes des caisses-maladie et des assureurs n’ont même pas à justifier devant le Conseil national cet abaissement du salaire assuré maximal et les conséquences qui en résultent pour les accidenté(e)s et pour tous les assuré(e)s et employeurs. Il n’en reste pas moins que l’on sait à qui le crime profite&nbsp;: les assurances privées et les caisses-maladie qui offriraient aux employeurs des assurances-accidents complémentaires de droit privé. Ces assurances sont plus chères que l’assurance-accidents obligatoire, les assureurs ayant toute liberté pour en retirer davantage de bénéfice. Conclusion&nbsp;: tous les assuré(e)s et tous les employeurs devraient acquitter des primes plus importantes, tout en bénéficiant de prestations moindres. Quiconque souhaiterait bénéficier des mêmes prestations qu’auparavant devrait donc passer deux fois à la caisse. La perfidie ne s’arrête toutefois pas là&nbsp;: alors que la quarantaine d’assureurs-accidents privés auraient le droit de proposer ces assurances complémentaires et tireraient parti du potentiel créé par l’abaissement du salaire assuré maximal, la SUVA ne peut le faire. Simultanément, les lobbyistes des assurances privées veulent priver la caisse nationale des meilleurs morceaux, c’est-à-dire des branches à faible risque. Or, la SUVA est la seule assurance-accidents gérée par les partenaires sociaux et sans but lucratif.
</p><h3>Les cotisations de l’assurance-chômage seraient elles aussi relevées</h3><p>Mais ce n’est pas tout&nbsp;: le salaire assuré maximal LAA étant aussi déterminant pour les cotisations et les prestations de l’assurance-chômage, cette branche des assurances sociales verrait elle aussi ses prestations réduites et essuierait une perte nette de 130&nbsp;millions de francs par an. Aujourd’hui déjà, l’assurance-chômage est déficitaire et cette mesure ne ferait qu’aggraver ce déséquilibre. Ses détracteurs demanderaient encore davantage de réduction des coûts et des prestations.
</p><h3>Les fossoyeurs du social s’en donnent à cœur joie</h3><p>En dépit des finances solides de l’assurance-accidents, les assureurs privés s’obstinent à en réduire les prestations. Ainsi, ils veulent subordonner le droit à une rente d’invalidité à un taux d’invalidité de 40&nbsp;% au moins pour certaines conséquences des accidents. Ils prétendent aussi remplacer l’efficace système tarifaire médical de l’assurance-accidents par celui de l’assurance-maladie, bien plus cher et bien plus compliqué, ce qui alourdirait une fois de plus inutilement les charges. Finalement, ils demandent que la rente des personnes invalides en raison d’un accident soit réduite dès l’âge de la retraite.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-583</guid><pubDate></pubDate><title>Propositions de réforme pour un nouveau système de santé en Suisse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/propositions-de-reforme-pour-un-nouveau-systeme-de-sante-en-suisse</link><description>Dossier Nº 47</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats et les associations professionnelles du secteur de la santé font des suggestions en faveur d’un système à la fois social et performant dans l’intérêt des assurés et de toutes celles et de tous ceux qui travaillent dans le secteur de la santé. L’élément central de ce système est la fourniture des soins qui couvre l’ensemble du pays et qui est assumée par un ou une prestataire de santé personnel. Ce prestataire de santé peut être choisi librement et garantit la coordination des soins intégrés pour les patientes et les patients quels que soient les traitements. La prévention et la promotion de la santé en font également partie. L’objectif est de parvenir à une qualité plus élevée, basée sur un suivi plus systématique des patients et présentant un caractère économique également plus élevé en évitant les examens et les envois inutiles de patients à d’autres spécialistes pour de plus amples investigations.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-192</guid><pubDate></pubDate><title>Les dégâts collatéraux de la libéralisation</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/les-degats-collateraux-de-la-liberalisation</link><description>Un commentaire de Rolf Zimmermann, premier secrétaire de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le débat dans la presse au sujet de M. Claude Béglé, le président du conseil d’administration de la Poste, montre, pratiquement comme un exemple de manuel scolaire, quels sont les dégâts collatéraux – ici, sur des personnes - de la politique de libéralisation appliquée à la Poste ces dernières années. Les médias qui soutiennent cette tendance aux libéralisations ont favorisé la mise en place, à la tête d’infrastructures publiques, de vedettes de l’économie soi-disant nécessaires. Et aujourd’hui, ces mêmes médias sont les premiers à les démolir. 
</p><p>Dans ses dernières prises de position, M. Claude Béglé a inlassablement souligné que le service public est sa toute première préoccupation. Prenons-le au mot&nbsp;; et cela, aussi quand il se déclare défavorable à la poursuite des suppressions d’offices postaux. La Poste doit en effet pouvoir garantir des activités de grande qualité. À cet égard, les récents débats à propos de telle ou telle personne ne nous sont d’aucun secours. Comme l’est encore moins la libéralisation totale de la branche de la poste proposée au parlement. Or, c’est maintenant qu’il faut débattre de cette question de manière approfondie. La libéralisation totale de la Poste met le service universel – lire&nbsp;: le service public – en grand danger. Elle est aussi ce qui a déclenché les activités à l’étranger tant évoquées aujourd’hui. De fait, d’anciens monopolistes se disputent mutuellement des clients sur des terrains étrangers. C’est là une concurrence inutile aux effets négatifs sur la qualité, les prix et les conditions de travail dans cette branche.
</p><p>Il faut que des décisions politiques claires soient rapidement prises. Cette demande d’une décision politique définitive sur cette question se fait toujours plus forte, car il s’agit là, en premier lieu, d’un service public qui doit être défini et garanti sur une base démocratique. Si ce service public devait être entièrement livré à la «&nbsp;main invisible du marché&nbsp;», pareilles scandaleuses histoires se multiplieraient. Le renoncement à d’autres libéralisations est une réponse durable à ce problème. Pour l’heure, les dégâts collatéraux se limitent à des personnes. La Poste, son personnel motivé et ses services indispensables doivent en être épargnés.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-584</guid><pubDate></pubDate><title>Négociations conventionnelles et 	salariales 2006 / 2007 </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/negociations-conventionnelles-et-salariales-2006-2007</link><description>DOSSIER N° 46</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le document que vous avez sous les yeux tente de récapituler les principaux résultats des négocia­tions conventionnelles et salariales de l’an passé. Il se fonde sur un sondage réalisé par l’USS au­près des fédérations membres et ne couvre que les secteurs économiques dans lesquels ces derniè­res ont conclu de nouvelles conventions collectives de travail (CCT). Il a été tenu compte des résultats jusqu’au 20 février 2007, dans la mesure où ils étaient disponibles.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-197</guid><pubDate></pubDate><title>La Banque nationale doit s’opposer énergiquement à l’appréciation du franc</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-doit-s-opposer-energiquement-a-l-appreciation-du-franc</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que la Banque nationale a annoncé, en décembre dernier, qu’elle n’interviendrait qu’en cas de forte appréciation du franc, les spéculateurs testent la nouvelle marge de manœuvre qui leur a ainsi été offerte. Depuis lors, le franc s’est nettement apprécié. Cette évolution - plus particulièrement en ce qui concerne le cours du franc par rapport à l’euro - préoccupe énormément l’Union syndicale suisse (USS). Que la Banque nationale laisse la situation évoluer de la sorte va aggraver les difficultés auxquelles doivent déjà faire face les salarié(e)s des entreprises d’exportation. L’appréciation du franc renchérit en effet à l’étranger les produits des exportateurs suisses&nbsp;: d’ores et déjà limitées par la valeur de notre monnaie, les possibilités de ventes deviennent de ce fait encore plus difficiles. 
</p><p>Le franc a déjà été mis sous pression par la crise financière ce qui l’a poussé à s’apprécier. De fait, depuis le deuxième semestre 2007, il a considérablement augmenté par rapport à la plupart des monnaies. Et sa valeur extérieure réelle avait déjà augmenté de plus de 10&nbsp;% avant sa toute dernière appréciation par rapport à l’euro. 
</p><p>Une petite économie ouverte est exposée aux spéculations sur les marchés des devises, lorsque les cours fluctuent. C’est pourquoi les interventions de la Banque nationale sont devenues une tradition de longue date. En automne 1978, elle est en effet intervenue contre une appréciation du franc suisse par rapport au Deutsche Mark, afin qu’il ne dépasse pas la valeur de 80 centimes pour un Deutsche Mark. Par la suite, le franc s’est toujours maintenu au-dessous de cette valeur, à l’exception d’une brève période (1983/84).
</p><p>Aujourd’hui, l’USS invite par conséquent la Banque nationale à agir en conformité avec cette tradition - qui a fait ses preuves - pour que le franc se situe clairement au-dessus de 1,50 pour 1 euro. Aucun risque d’inflation n’est prévisible. Ce sont, au contraire, des risques de déflation qui prédominent. Abstraction faite des loyers, le renchérissement est en effet égal à zéro en Suisse.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-585</guid><pubDate></pubDate><title>OUI à la caisse-maladie unique et sociale</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-a-la-caisse-maladie-unique-et-sociale</link><description>Dossier Nº 45</description><content:encoded><![CDATA[<p>La caisse-maladie unique et sociale nous apporte les progrès suivants&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Pour l’assurance obligatoire des soins, il y aura désormais une caisse-maladie commune (la «&nbsp;caisse-maladie unique et sociale&nbsp;») en lieu et place d’une centaine de caisses-maladie (87 en 2006).</li></ul><ul><li>L’initiative consacre le principe des primes variables en fonction de la capacité économique des assuré(e)s. Une loi règlera ultérieurement l’application concrète de ce principe de financement.</li></ul><ul><li>La représentation paritaire des autorités, des fournisseurs de prestations et des représentant(e)s des assuré(e)s est garantie dans les organes de la caisse-maladie unique et sociale (conseil d’administration et conseil de surveillance).</li></ul><p>L’initiative conserve les éléments de notre système de santé qui ont fait leurs preuves et met en chantier les réformes nécessaires.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-193</guid><pubDate></pubDate><title>Premiers succès des syndicats</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/premiers-succes-des-syndicats</link><description>Le 1er janvier 2010, de nouvelles mesures de financement sont entrées en vigueur concer-nant la formation. D’autres mesures sont prévisibles dans la formation professionnelle supérieure et une loi sur la formation continue est en préparation. Par sa ténacité, l’Union syndicale suisse (USS) a ouvert plus grand les portes de la formation pour de nombreuses personnes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec la nouvelle année est entrée en vigueur la troisième phase de mesures de stabilisation conjoncturelle. Elle prévoit entre autres des mesures de financement de la formation en faveur de personnes se trouvant au chômage technique (30 millions de francs) et des contributions salariales de 1000 francs par mois (emploi à plein temps) aux employeurs fournissant un emploi d’une durée indéterminée à des personnes de moins de trente ans au chômage depuis plus de 6 mois (12 millions). En outre, 215 millions supplémentaires sont prévus pour des emplois à durée déterminée dans le domaine de l’énergie et pour les jeunes ayant terminé un apprentissage<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. Il est essentiel de recourir rapidement à ces fonds et de pouvoir préparer ainsi le terrain à une quatrième phase, élargie, de mesures de stabilisation. Avec son programme «&nbsp;Crise&nbsp;: mesures en matière de formation&nbsp;», l’USS a déjà montré la voie à suivre ici<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>.
</p><h3>L’espoir d’un meilleur financement de la formation professionnelle supérieure </h3><p>Depuis deux bonnes années, l’avenir de la formation professionnelle supérieure fait l’objet de débats intenses entre les principaux acteurs concernés, les organisations professionnelles (faîtières des employeurs et des salarié(e)s), cantons (Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique) et Confédération (Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie, OFFT). Une première tentative d’imaginer, dans le cadre d’un groupe de travail «&nbsp;Master plan&nbsp;», une nouvelle réglementation et un nouveau financement dans ce domaine a entre temps été transformée, sur l’initiative de l’OFFT, en un genre de table ronde sur l’avenir de la formation professionnelle supérieure. Divers modèles de financement y sont étudiés de manière approfondie. Parallèlement, sur mandat de l’USS, on cherche à établir si les cours préparatoires aux examens de la formation professionnelle supérieure doivent être reconnus par la loi sur la formation professionnelle comme justifiant le versement de subventions.
</p><p>L’an dernier, l’USS et la SEC suisse<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a> ont lancé une initiative visant à faciliter à tout(e) apprenti(e) au bénéfice d’un diplôme l’accès à une formation professionnelle supérieure via une bon de formation de 5000 francs. Il s’agit en particulier d’encourager les femmes, peu présentes ici, à suivre une formation continue<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftn4" name="_ftnref4"><sup>[4]</sup></a>. Des interventions en ce sens ont été faites presque simultanément dans huit cantons. Dans celui de Berne, le gouvernement a accepté d’examiner cette demande. L’OFFT s’est aussi déclarée prête à étudier un financement de la formation professionnelle supérieure orienté en fonction de la demande. 
</p><h3>Une loi sur la formation continue en préparation</h3><p>Déjà lors de la première séance du Conseil fédéral en présence de Monsieur Didier Burkhalter, il a été possible de lever le blocage installé depuis plusieurs années par Pascal Couchepin contre l’élaboration d’une loi sur la formation continue. Une commission d’expert(e)s encore à créer devra soumettre au gouvernement un projet d’ici 2011. Mais on risque de voir la majorité de droite, à la botte de l’Union patronale suisse et de l’Union suisse des arts et métiers –hostiles à une telle loi -, n’accepter qu’un texte malingre dont le seul effet serait d’entraîner une nouvelle bureaucratie chargée des contrôles, mais qui ne permettrait nullement à tout un chacun d’accéder à une formation continue. 
</p><p>L’USS a deux priorités concernant la future loi sur la formation continue&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>Les 600&nbsp;000 adultes qui, bien qu’ayant accompli leur scolarité obligatoire et étant au bénéfice d’une formation professionnelle initiale, ne maîtrisent pas suffisamment les compétences de base (lire, écrire, calculer et connaissance de l’informatique), doivent pouvoir accéder, comme ils en ont besoin, à des offres de formation financièrement avantageuses.</li><li>La future loi sur la formation continue et le code des obligations doivent prévoir un droit à un congé de formation de 5 jours par an. Mais au-delà, tous les adultes, et également les salarié(e)s âgés, doivent avoir librement accès à des conseils en matière de profession et de carrière.</li></ol><p>La Fédération suisse pour la formation continue<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftn5" name="_ftnref5"><sup>[5]</sup></a>, à laquelle tant Movendo, l’Institut de formation des syndicats, que l’USS appartiennent, a repris le congé de formation continue dans son propre projet de loi, ce dont les médias se sont largement faits l’écho. Mais ces priorités sont contestées au sein même de cette faîtière. 
</p><p>Le canton de Zurich a fortement étendu les déductions fiscales pour les dépenses de formation continue demandées avant tout par la SEC Suisse, prenant particulièrement en considération les mesures de formation en emploi (cf. <a href="http://www.steueramt.zh.ch/">www.steueramt.zh.ch</a>).
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Pour plus de détails, voir sous <a href="http://www.seco.admin.ch/stabilisierungsmassnahmen/index.html?lang=fr">http://www.seco.admin.ch/stabilisierungsmassnahmen/index.html?lang=fr</a>.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Cf. <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Thèmes / Formation.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Société suisse des employés de commerce. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Cf. <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Thèmes / Formation.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Sigerist_Progres-formation.doc#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Elle regroupe des organisations privées et publiques, des formateurs et des formatrices travaillant de manière indépendantes, des associations et des départements de formation continue d’entreprise.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-586</guid><pubDate></pubDate><title>Argumentaire : Loi fédérale sur la coopération avec l’Europe de l’Est </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/argumentaire-loi-federale-sur-la-cooperation-avec-l-europe-de-l-est</link><description>Dossier Nº 44</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après l’effondrement du «&nbsp;socialisme réel&nbsp;» en Europe de l’Est et en Asie centrale, le parle­ment a décidé que la Suisse devait encourager le passage à la démocratie et à l’économie so­ciale de marché dans les anciens pays communistes (aide à la transition). Pour ce faire, depuis 1989, il a accordé des crédits-cadres et des crédits additionnels d’un montant total de 3,45 milliards de francs. Le 24 mars 1995, il a créé une première base légale sous forme d’arrêté fédéral de portée générale de durée limitée. Chaque année, ce sont 200 millions qui sont dé­pensés au titre de l’aide à la transition.
</p><p>Cet arrêté fédéral vient à expiration début mars 2008 et doit être reconduit. Cela se fera à tra­vers la nouvelle loi fédérale sur la coopération avec les États d’Europe de l’Est (en bref, loi sur la coopération avec l’Europe de l’Est), dont la durée est limitée à 10 ans. L’UDC et l’ASIN ont saisi le référendum contre cette loi. La votation du 26 novembre porte donc sur cette loi.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-194</guid><pubDate></pubDate><title>NON au vol des rentes de la prévoyance professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-au-vol-des-rentes-de-la-prevoyance-professionnelle</link><description>L’abaissement projeté du taux de conversion LPP brise un tabou de la politique sociale suisse. Pour la première fois en effet, les rentes de la prévoyance professionnelle vont, de manière générale, diminuer. Les grandes assurances affûtent leurs armes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Qu’en premier lieu, seules les rentes du domaine obligatoire soient visées et, formellement, uniquement que les classes d’âges qui partiront à la retraite ces prochaines années n’améliore nullement les choses. Comment les rentières et les rentiers, qui renoncent déjà à la compensation du renchérissement depuis de longues années et doivent ainsi s’accommoder d’une dévalorisation constante de leurs rentes, peuvent-ils encore croire, si les promesses faites aux plus de soixante ans peuvent être rompues sans scrupule aucun, que leurs rentes sont sûres et ne seront pas remises en question&nbsp;? Mais que signifient aussi ces baisses pour les membres de la génération dite active&nbsp;? À quelles promesses et à quelles garanties peuvent-ils encore s’en remettre, si ce qui leur avait été expressément promis il y a quelques années encore de cela ne vaut maintenant plus pour les classes d’âge qui se trouvent sur le seuil de la retraite&nbsp;?
</p><p>Autrefois et jusqu’à aujourd’hui, ces promesses reposaient sur le principe de la bonne foi. Or, baisser massivement les rentes - qui avaient été récemment promises avec la 1ère révision de la LPP - de celles et ceux qui ont cru à ces promesses, c’est violer ce principe. À leur âge, ces personnes n’ont de fait plus aucune chance de compenser une perte si importante et irréversible. 
</p><p>La constitution fédérale stipule que les rentes de la prévoyance professionnelle doivent permettre, conjuguées avec celles de l’AVS, de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement, relativement à l’objet de la prochaine votation populaire&nbsp;? La prévoyance professionnelle obligatoire se traduit par des rentes d’au maximum 1500 par mois, mais qui sont fréquemment inférieures à ce montant. Dans ces cas, même avec les rentes de l’AVS, le maintien du niveau de vie antérieur n’est souvent pas garanti avec la partie obligatoire de la LPP. Cela, d’autant moins si ces rentes allaient subir en plus une baisse de 10 pour cent environ. Le projet imposé par la droite du Parlement fédéral - la baisse du taux de conversion LPP&nbsp;; cela, sans compensation pour atteindre le but constitutionnel, ce qui est en contradiction avec la 1ère révision de la LPP – viole ainsi non seulement le principe de la bonne foi, mais ne respecte par non plus le mandat constitutionnel. 
</p><p>Cette baisse du taux de conversion décidée dans la précipitation ne s’explique d’ailleurs pas, contrairement aux affirmations propagées par les organisations des milieux économiques, par la prise en considération de la démographie , entendez&nbsp;: de l’allongement de l’espérance de vie. Ce phénomène a déjà été pris en compte à travers la baisse progressive et prudente du taux de conversion décidée dans le cadre de la 1ère révision de la LPP, une baisse dont les effets furent d’ailleurs amortis à l’aide de mesures d’accompagnement. Le scrutin du 7 mars ne concerne pas l’allongement de l’espérance de vie, mais a pour enjeu les intérêts sonnants et trébuchants des grandes compagnies d’assurance surtout, qui vont dépenser de très grandes sommes durant cette campagne de votation. Car ce sont elles qui profiteraient massivement de ce que les prestations de la prévoyance professionnelle ne seraient plus garanties. Ce dont les travailleurs et les travailleuses seront privés en tant que futurs rentiers et rentières ira directement dans les poches des actionnaires et se retrouvera dans les bonus versés aux dirigeants des grandes compagnies d’assurance. D’un côté, on trouve ces dernières, qui promettent un rendement de 10 à 15&nbsp;% sur les capitaux propres et, de l’autre, des rentières et rentiers pour qui l’enjeu est, dans le cadre de la prévoyance professionnelle obligatoire, ce dont ils ont absolument besoin pour leur subsistance et ce pour quoi ils ont payé de bonne foi. L’expression de «&nbsp;vol des rentes&nbsp;» ne fait qu’exprimer en toute clarté cette réalité. Pas étonnant non plus, en effet, que les compagnies d’assurance veuillent, aujourd’hui déjà, refiler à la population leurs onéreuses assurances pour combler la lacune de couverture des besoins vitaux. Difficile d’être plus culotté&nbsp;!
</p><p>Avec leur référendum placé à l’enseigne du «&nbsp;NON au vol des rentes&nbsp;», les syndicats défendent les prescriptions constitutionnelles ainsi que les promesses légales de rentes minimales. Même si les compagnies d’assurance et les associations économiques et autres partis qu’elles financent à coups de millions propagent le contraire, il n’y a aucune raison objectivement défendable de briser les promesses faites avec la 1ère révision de la LPP entrée en vigueur au 1er janvier 2005 seulement. Personne ne conteste qu’il faudra à nouveau (dès 2015) prendre en compte l’évolution de l’espérance de vie. Mais les travailleurs et travailleuses, et surtout ceux et celles qui n’ont que la prévoyance professionnelle obligatoire, ne sont pas là pour effacer avec leurs rentes les erreurs commises par les dirigeants des grands groupes financiers.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-198</guid><pubDate></pubDate><title>Aux responsables de la crise de payer !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/aux-responsables-de-la-crise-de-payer</link><description>Ils ont remonté la pente et ont le toupet d’exiger maintenant des bonus. Ils ? Les grands dirigeants de la branche financière. En demandant l’introduction d’un impôt de 50 % sur les bonus, l’Union syndicale suisse (USS), veut gripper pareils mécanismes et renforcer le pouvoir d’achat, c’est-à-dire endiguer les effets de la crise.</description><content:encoded><![CDATA[<p>En théorie, une banque est une entreprise qui récolte l’argent de ses clients pour le prêter à des privés et d’autres entreprises sous forme de crédits. Mais dans la pratique, la banque met la main sur une grande partie de cet argent, ce qui est encore le cas aujourd’hui. En effet, même si l’économie est plongée dans une grave crise, les banques – surtout d’investissement – encaissent d’importants bénéfices. Et un flot de bonus se déverse à nouveau dans les poches des dirigeants et des grands banquiers, comme si rien ne s’était passé…
</p><p>Pour une grande part, les profits réalisés s’expliquent par les mesures de stabilisation prises par les États et les banques centrales. Les taux d’intérêt du marché monétaire étant restés très bas, les banques peuvent avantageusement s’approvisionner en argent. En raison du renflouement de plusieurs banques, des baisses des taux d’intérêt et des interventions des banques centrales sur les marchés des obligations, le cours des titres a augmenté. Les États ont maintenant besoin de beaucoup plus de capitaux, car leurs déficits se sont fortement accrus. Les pouvoirs publics et les banques centrales ont certes permis de sauver certaines banques, mais les pertes réalisées par ces banques auraient en premier lieu dû être supportées par les actionnaires et les détenteurs d’obligations. 
</p><p>Les banquiers d’investissement, les négociants en titres et les gestionnaires de fortunes ayant dû être sauvés, c’est aux salarié(e)s des autres branches économiques – mais aussi aux employé(e)s de banque ordinaires – de payer la facture. Le chômage s’installe dans une grande partie des branches extérieures au secteur de la finance. Qui plus est&nbsp;: l’UBS se prépare, malgré ses gains et ses excès salariaux, à licencier jusqu’à 1500 de ses employé(e)s. La collectivité paie, quand les gros salaires empochent les profits. 
</p><p>Après l’Angleterre et la France, c’est aujourd’hui le gouvernement des États-Unis qui entend faire passer à la caisse ceux qui, dans les banques, sont sortis gagnants de la crise. Or, ces profiteurs réagissent avec une arrogance incroyable. Selon un sondage du Financial Times, les dirigeants de la moitié des banques interrogées ne veulent pas payer l’impôt sur les bonus, mais en transférer la charge aux banques elles-mêmes. 
</p><p>L’USS exige plus de justice aussi en Suisse. Les bonus importants doivent être imposés à hauteur de 50&nbsp;%, et cela, dans toutes les branches. Le produit d’un tel impôt – environ 2 milliards - devra être versé aux ménages à bas et moyens revenus. Ainsi, une famille de quatre personnes recevrait près de 1000 francs. De l’argent dont elle a besoin, car les salaires n’augmentent que peu, alors que le renchérissement est tiré vers le haut par le prix du pétrole et que les primes versées aux caisses-maladie mangent 2 milliards de francs de pouvoir d’achat. D’un point de vue conjoncturel, cette impulsion serait une bénédiction. En effet, si le pouvoir d’achat n’est pas renforcé, la consommation – principal pilier de la conjoncture – risque de s’effondrer. La crise laisserait alors des traces profondes sur l’économie tournée vers le marché intérieur, ce qui provoquerait un chômage record. Et, irrémédiablement, celles et ceux qui sont innocents devraient alors payer pour une crise dont les responsables se prépareraient à un nouveau festin.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-589</guid><pubDate></pubDate><title>L’évolution des effectifs des syndicats en 2005  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2005</link><description>Dossier Nº 41</description><content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’année 2006, l’USS comptait 384‘816 membres au total, répartis dans 16 fédérations. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc 1580 membres supplémentai­res, ce qui correspond à une augmentation de 0,4% &nbsp;
</p><p>Cette augmentation est due en premier lieu à l’adhésion de la SSPM, qui a valu à l’USS de gagner 4700 nouveaux membres. Et puis, AvenirSocial compte aussi 821 membres de plus qu’il y a un an; cet accroissement s’explique par la fusion réalisée avec deux petites associations précédemment indépendantes, actives dans la prise en charge sociale et pé­dagogique.&nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-199</guid><pubDate></pubDate><title>Sécurité sociale suisse : Les nouveautés de 2010</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/securite-sociale-suisse-les-nouveautes-de-2010</link><description>Qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui ne change pas ? Ci-après, un aperçu des principales nouveautés dans les prestations et les cotisations des assurances sociales à partir de 2010</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Assurance-vieillesse et survivants (AVS)</h3><p>Dans l’AVS, tant les <b>prestations servies</b> par l’AVS que les <b>cotisations versées</b> à cette assurance restent inchangées cette année. Exprimées en francs, les différentes rentes mensuelles sont les suivantes&nbsp;:</p><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">Maximum</th><th>Minimum</th></tr></thead><tbody><tr><td>Rente de vieillesse</td><td>1140.-</td><td>2280.-</td></tr><tr><td>Montant maximal pour couple</td><td></td><td>3420.-</td></tr><tr><td>Rende de veuve/veuf</td><td>912.-</td><td>1824.-</td></tr><tr><td>Rente d'orphelin et d'enfant</td><td>456.-</td><td>912.-</td></tr></tbody></table><p><b>Cotisations à l’AVS, à l’AI et aux allocations pour perte de gain (APG) des acteurs/actrices culturels&nbsp;:</b> l’exemption générale de cotiser pour les revenus allant jusqu’à Fr. 2200.- par an et par employeur, qui a été introduite en raison de la loi sur le travail au noir, défavorise les travailleurs et travailleuses dont les rapports de travail sont atypiques. Cette disposition avait en effet une incidence négative sur les rentes AVS et AI, ainsi que d’éventuels droits aux prestations de l’assurance-chômage, en particulier pour les acteurs et actrices culturels dont le revenu est principalement, voire exclusivement, constitué d’une multiplicité de petits revenus inférieurs à ce seuil. Suite à l’intervention de l’Union syndicale suisse (USS) et d’organisations syndicales regroupant des acteurs et actrices culturels, le Conseil fédéral a décidé une modification d’ordonnance, qui corrige à tout le moins partiellement ce handicap. À partir du 1<sup>er</sup> janvier 2010, des cotisations AVS, AI et APG, ainsi que de l’assurance-chômage seront systématiquement prélevées sur tous les salaires des acteurs et actrices culturels. Cette obligation de cotiser s’applique aux personnes qui travailleront pour des producteurs de danse et de théâtre, des orchestres, des producteurs dans les domaines phonographiques et audiovisuels, des radios et des télévisions, ainsi que des écoles artistiques. 
</p><h3>Assurance-invalidité (AI)</h3><p>Les montants des <b>rentes</b> AI et les <b>cotisations versées</b> à l’AI restent aussi inchangés. 
</p><h3>Prévoyance professionnelle</h3><p>Les montants limites de la prévoyance professionnelle obligatoire n’ont pas changé. Ils sont les suivants&nbsp;:</p><table><thead><tr><th scope="col">Salaire annuel minimal</th><th scope="col">20 520.-</th></tr></thead><tbody><tr><td>Déduction de coordination</td><td>23 940.-</td></tr><tr><td>Limite supérieure du salaire annuel</td><td>82 080.-</td></tr><tr><td>Salaire coordonné maximal</td><td>58 140.-</td></tr><tr><td>Salaire coordonné minimal</td><td>3 420.-</td></tr></tbody></table><p><b>Taux d’intérêt minimal&nbsp;: </b>le taux d’intérêt minimal pour 2010 est de 2&nbsp;%. Il ne s’applique qu’aux avoirs obligatoires, mais pas aux avoirs extra-obligatoires (c’est-à-dire pré-obligatoires et surobligatoires).
</p><p><b>Taux de conversion minimal&nbsp;: </b>la baisse progressive du taux de conversion décidé à la faveur de la première révision de la LPP se poursuit comme prévu. Pour les hommes nés en 1945 qui partent à la retraite en 2010, à 65 ans, le taux de conversion qui s’applique désormais est de 7&nbsp;%. Pour les femmes nées en 1946 qui partent à la retraite en 2010, à 64 ans, le taux de conversion qui s’applique désormais est de 6,95&nbsp;%. Le taux de conversion minimal LPP ne s’applique qu’aux avoirs obligatoires. Pour les avoirs surobligatoires et dans les plans de prévoyance enveloppants, l’institution de prévoyance peut fixer un autre taux de conversion. La baisse progressive susmentionnée n’a aucun rapport avec la nouvelle baisse de ce taux combattue par voie de référendum, sur laquelle les citoyennes et citoyens se prononceront le 7 mars prochain.
</p><p><b>Adaptation des rentes de survivant(e)s et d’invalidité à l’évolution des prix&nbsp;: </b>au 1<sup>er</sup> janvier 2010, toutes les rentes de survivant(e)s et d’invalidité du 2<sup>e</sup> pilier obligatoire versées depuis trois ans seront adaptées pour la première fois à l’évolution des prix. Pour les rentes qui ont pris naissance en 2006, le taux d’adaptation se monte à 2,7 %. Les adaptations de ces rentes qui suivront par la suite seront de la même ampleur et auront lieu au même rythme que pour les rentes AVS. Ces adaptations concernent uniquement la part obligatoire des rentes. Si les rentes sont supérieures au minimum LPP, l’institution de prévoyance peut, en vertu du principe d’imputation, renoncer à les adapter au renchérissement. Les adaptations des rentes de vieillesse du 2<sup>e</sup> pilier relèvent de l’appréciation de l’organe paritaire de l’institution de prévoyance. Celui-ci doit commenter sa décision. 
</p><p><b>Cotisations au Fonds de garantie LPP&nbsp;: </b>les taux des cotisations versées au Fonds de garantie pour l’année de calcul 2009 sont restés inchangés. Ils se montent à 0,07&nbsp;% (subsides pour structure d’âge défavorable) et de 0,02&nbsp;% (prestations pour insolvabilité). La limite supérieure du salaire maximal à hauteur de laquelle le Fonds de garantie assure les prestations en cas d’insolvabilité de l’institution de prévoyance se situe à 123&nbsp;120 francs. 
</p><p><b>Assurance risque prévoyance professionnelle pour chômeuses et chômeurs&nbsp;:</b> le taux de cotisation est encore de 0,8&nbsp;% du salaire journalier coordonné. Comme ce taux ne couvre pas les coûts, il sera relevé au courant de l’année 2010. 
</p><p><b>Plus de retraite imposée&nbsp;: </b>depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2010, une modification importante de la loi sur le libre passage (LFLP) est entrée en vigueur, suite à une initiative parlementaire de la députée socialiste Susanne Leutenegger Oberholzer. Désormais, les personnes assurées qui quittent l’institution de prévoyance entre l’âge où le règlement leur ouvre au plus tôt le droit à une retraite anticipée et l’âge réglementaire ordinaire de la retraite ne pourront plus être contraintes de toucher une rente de vieillesse quand leurs rapports de travail prennent fin durant la période en question, une obligation qui était la plupart du temps synonyme de réduction de la rente. Depuis 2010, elles ont ainsi droit à une prestation de libre passage pour autant qu’elles continuent d’exercer une activité lucrative ou s’annoncent à l’assurance-chômage. 
</p><h3>Prestations complémentaires (PC)</h3><p>Les montants prévus pour la couverture des besoins vitaux sont les suivants&nbsp;:<br> personnes seules&nbsp;: Fr. 18&nbsp;720.-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> couples&nbsp;: Fr. 28&nbsp;080.-
</p><h3>Assurance-maladie</h3><p>Les primes ont à nouveau augmenté. Dans l’assurance obligatoire des soins, pour une franchise ordinaire, cette hausse est en moyenne de 8,7&nbsp;%. Selon les cantons, elle se situe entre 3,6 et 14,6&nbsp;%. Pour les franchises à option, la réduction de la prime a diminué, ce qui engendrera, pour les personnes assurées concernées, une hausse plus forte de leurs primes. 
</p><h3>Assurance-accidents</h3><p>Le montant maximum du gain assuré est resté inchangé&nbsp;: 126&nbsp;000 francs par an, respectivement 346 francs par jour.
</p><h3>Assurance-chômage</h3><p>Dans les cantons du Jura, de Neuchâtel et de Vaud, la durée d’indemnisation a été provisoirement (pour quelques mois) prolongée.
</p><h3>Allocations familiales </h3><p>Pour les montants des allocations familiales, on se reportera au site de l’Office fédéral des assurances sociales[1].
</p><h3>Prévoyance personnelle liée (pilier 3a)</h3><p>Pas de changement par rapport à l’an dernier. La déduction fiscale maximale se monte à 6566 francs par personne assurée dans cette prévoyance professionnelle, respectivement 32&nbsp;832 francs qui n’y est pas assuré.
</p><h3>Allocation pour perte de gain en cas de service et de maternité</h3><p>Aucun changement
</p><h3>Assurance militaire</h3><p>Aucun changement
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0110_Nova_Securit%C3%A9-sociale-nouveautes.doc#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a><a href="http://www.ofas.admin.ch/">www.ofas.admin.ch</a> , Thèmes, Famille/allocations familiales.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-590</guid><pubDate></pubDate><title>Le travail est fait, le salaire est au rabais – Égalité des salaires maintenant !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/le-travail-est-fait-le-salaire-est-au-rabais-egalite-des-salaires-maintenant</link><description>Dossier Nº 40</description><content:encoded><![CDATA[<p>250 personnes ont pris part au 10e Congrès des femmes de l’Union syndicale suisse (USS) qui s’est tenu à Berne le 5 novembre 2005, un congrès d’une journée cette fois, étant donné le Congrès du 125e anniversaire de l’USS du lendemain. Le thème de l’«&nbsp;Égalité des salaires maintenant&nbsp;!&nbsp;» et l’adoption d’un manifeste en cinq points en ont été les principaux moments. Quatre groupes de travail ont permis aux congressistes de faire connaissance avec diverses manières de se battre contre la discrimination salariale&nbsp;: des systèmes d’évaluation du travail permettant d’établir l’équivalence du travail effectué, le «&nbsp;controlling&nbsp;» de l’égalité comme instrument de la transparence des salaires, les voies permettant de garantir des salaires minimaux via des campagnes sur les CCT ou les commissions tripartites et des stratégies pour faire aboutir les plaintes pour égalité salariale. Un cinquième groupe de travail s’est occupé de discuter de l’Année de l’égalité des salaires.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1402</guid><pubDate></pubDate><title>Non au rétablissement d’une discrimination ! Non à une politique des bas salaires encouragée par l’État !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/non-au-retablissement-d-une-discrimination-non-a-une-politique-des-bas-salaires-encouragee-par-l-etat</link><description>Initiative isolationniste de l’UDC : la position de l’USS</description><content:encoded><![CDATA[<p>Petit pays situé au centre de l’Europe, la Suisse dépend de relations structurées avec l’Union européenne (UE). Les syndicats ont soutenu dès le départ les accords bilatéraux conclus avec l’UE, y compris avec leur élément central&nbsp;: la libre circulation des personnes. La condition à ce soutien était qu’un nouveau système de protection des salaires, les «&nbsp;mesures d’accompagnement&nbsp;», soit mis en place. Ces mesures et l’attitude adoptée par les syndicats ont aussi pesé de manière déterminante en faveur de l’acceptation des accords bilatéraux lors de plusieurs votations populaires, la première fois comme à l’occasion des extensions de ces accords. 
</p><p>Les accords bilatéraux et la libre circulation des personnes ont mis fin à la discrimination juridique d’une partie de la main-d’œuvre de Suisse, à savoir celle qui avait un passeport étranger. Le statut de saisonnier, qui violait les droits humains, fut notamment aboli. D’un point de vue économique, le système des contingents de main-d’œuvre étrangère, associé à la discrimination juridique des salarié(e)s concernés, a conduit à une politique des bas salaires encouragée par l’État dans des branches structurellement faibles comme l’agriculture ou l’hôtellerie-restauration. Et on ne sait même pas si, en l’absence de contingentement, la main-d’œuvre étrangère aurait été plus nombreuse en Suisse. Pendant les années de contingentement, les mouvements migratoires ont en effet aussi suivi l’évolution économique. 
</p><p>L’initiative isolationniste de l’UDC («&nbsp;Contre l’immigration de masse&nbsp;») veut supprimer la libre circulation des personnes, soit l’élément central des accords bilatéraux. Or, contrairement à une opinion répandue, elle ne veut pas revenir au pilotage de l’immigration selon le modèle appliqué avant l’entrée en vigueur des accords bilatéraux. Elle est bien plus extrémiste et va au-delà de la politique des contingents menée des décennies en arrière. Avant les accords bilatéraux, la politique suisse de l’immigration accordait en effet la «&nbsp;priorité aux travailleurs indigènes&nbsp;». Et par «&nbsp;travailleurs indigènes&nbsp;», on comprenait l’ensemble des personnes résidant en Suisse et y exerçant une activité lucrative, qu’elles soient de nationalité suisse ou non. Et les contingents concernaient exclusivement l’immigration qui s’ajoutait à la population résidente. 
</p><p>L’initiative de l’UDC veut remplacer la «&nbsp;priorité des travailleurs indigènes&nbsp;» par la «&nbsp;priorité des travailleurs suisses&nbsp;» et les contingents proposés se rapporteraient non pas à l’immigration, mais à la totalité des personnes à passeport étranger. L’UDC ne fait pas la différence entre «&nbsp;indigènes&nbsp;» à passeport étranger, citoyen(ne)s de l’UE et ressortissant(e)s de tout autre pays. Les Chinois(es), les Allemand(e)s, mais aussi des personnes qui sont nées en Suisse, y ont grandi et y vivent et travaillent toujours, mais n’ont pas de passeport à croix blanche («&nbsp;indigènes&nbsp;» à passeport étranger) sont placés par l’UDC dans le même «&nbsp;panier&nbsp;»&nbsp;: ils sont mis dans la même catégorie des «&nbsp;étrangers&nbsp;» dont les droits à un séjour durable, au regroupement familial et à des prestations sociales peuvent être limités. Pour les indigènes à passeport étranger qui vivent en Suisse, et à plus forte raison pour celles et ceux qui y sont nés, cela revient purement et simplement à une privation de droits collective et, pour tous et toutes les autres qui travailleront et vivront une fois en Suisse, à une dégradation radicale de leur statut juridique. Pour la population active de Suisse, également donc pour celle qui a un passeport à croix blanche, pareille précarisation des droits d’une partie de la population active ne serait pas une bonne chose. 
</p><p>L’initiative de l’UDC demande ainsi une politique à l’égard des étrangers et étrangères que la Suisse n’a encore jamais connue sous une forme aussi extrême. Historiquement elle se situe, dans sa logique de privations de droits et d’exclusion, dans le prolongement de l’initiative Schwarzenbach des années 1970 et des initiatives sur la «&nbsp;surpopulation étrangère&nbsp;» qui l’ont suivie et furent, toutes, rejetées dans les urnes. 
</p><p>Les syndicats organisent les salarié(e)s et défendent leurs intérêts en Suisse, quelle que soit la couleur de leur passeport. Ils combattent la chasse xénophobe aux sorcières et refusent que l’on dresse les salarié(e)s les uns contre les autres, car tout le monde y perdra. 
</p><p>Afin que la libre circulation des personnes fonctionne et qu’il n’en soit pas abusé pour pratiquer la sous-enchère salariale, il faut protéger efficacement les salaires. Ici, des améliorations s’imposent, car, la protection des salaires protège aussi les emplois. On doit poursuivre le travail déjà réalisé, au lieu de rendre les personnes à passeport étranger responsables des problèmes existants.
</p><p>Mais, fondamentalement, la libre circulation des personnes est un acquis qui mérite d’être défendu. Toute économie et toute société développées reposent sur des individus qui travaillent et doivent pouvoir jouir pleinement des droits sociaux élémentaires. Retomber dans la discrimination systématique d’une part importante de la population active ferait faire à la Suisse un énorme bond en arrière, politiquement, économiquement et socialement. 
</p><p>C’est pourquoi il est irresponsable de prétendre que l’acceptation de l’initiative isolationniste de l’UDC serait sans conséquence. Et partir de l’idée que les États de l’UE pourraient accepter que leurs ressortissant(e)s – la majeure partie de la main-d’œuvre à passeport étranger active en Suisse en provient – soient à nouveau discriminés, c’est se bercer d’illusions. L’acceptation de l’initiative isolationniste de l’UDC serait par conséquent non seulement discriminatoire, mais aussi stupide.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-591</guid><pubDate></pubDate><title>« Les choses ne changent pas toutes seules » </title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-choses-ne-changent-pas-toutes-seules</link><description>Dossier Nº 39</description><content:encoded><![CDATA[<p>La maquilleuse de théâtre, l’ouvrière de la blanchisserie centrale, lavendeuse de grand magasin, la physiothérapeute en hôpital. Toutes cesfemmes et d’innombrables autres travailleuses ont lutté ces dernièresannées et décennies pour de meilleurs salaires féminins. En intervenantdans l’entreprise, en négociant des conventions collectives de travail,en actionnant la justice ou aussi en faisant grève. Ces femmes ontchoisi différentes voies pour arriver au même but : améliorer les salairesféminins qui sont trop bas. Le droit était avec elles : « un salaire égalpour un travail de valeur égale » est un principe qui figure en effetdepuis 25 ans dans la constitution fédérale.
</p><p>Il faut du courage pour s’engager pour ses droits. Du courage, commeen donnent les cinq portraits de combattantes pour l’égalité de salaire,de professions différentes, que présente cette brochure. Ces femmesen représentent de nombreuses autres. Deux interviews dressent lebilan de dix années de la loi sur l’égalité et indiquent dans quelledirection vont nos revendications. La brochure veut donner à d’autresfemmes le courage de s’engager pour une plus grande égalité dessalaires. Avec le soutien des syndicats. Ensemble avec des collègueshommes et femmes.
</p><p>C’est pourquoi : «Augmentez les salaires – cap sur l’égalité ! ».</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1403</guid><pubDate></pubDate><title>Une initiative qui entraînera plus de dumping salarial et de travail au noir</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/une-initiative-qui-entrainera-plus-de-dumping-salarial-et-de-travail-au-noir</link><description>Non à l’initiative isolationniste de l’UDC</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les organisations de travailleurs et travailleuses estiment que l’initiative isolationniste de l’UDC est la plus mauvaise manière que l’on puisse imaginer pour réguler l’accès au marché suisse de l’emploi. En effet, elle s’oppose diamétralement aux intérêts des salarié(e)s. Avec elle, la protection des salaires et des conditions de travail s’en trouverait radicalement dégradée et la main-d’œuvre à passeport étranger serait privée collectivement de droits. Enfin, le dumping salarial et le travail au noir augmenteraient. 
</p><p>Pour les deux organisations syndicales faîtières USS et Travail.Suisse, les syndicats Unia et Syna, ainsi que l’organisation professionnelle des infirmières et infirmiers (ASI), il est clair que les problèmes concrets du marché suisse du travail sont causés par des employeurs sans scrupules qui foulent au pied le principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Profitant sans retenue aucune de la détresse de la main-d’œuvre étrangère, ils versent des salaires de misère et mettent ainsi les salaires sous pression. Pour mettre le holà à ces pratiques, une seule solution&nbsp;: développer les mesures d’accompagnement, multiplier les contrôles et durcir les amendes. 
</p><p>Or, avec son initiative, l’UDC vise exactement le contraire, car les mesures d’accompagnement ont toujours été une épine dans le pied des dirigeants de ce parti. Si elle était acceptée, ces mesures de protection aussi tomberaient avec la libre circulation des personnes. Et les salarié(e)s seraient livrés pieds et poings liés aux patrons. 
</p><p>Les effets en seraient particulièrement durs pour les travailleurs et travailleuses indigènes sans passeport suisse. Car l’UDC ne veut pas simplement revenir au système des contingents qui a été un échec en son temps, mais demande qu’à l’avenir la priorité soit donnée aux ressortissant(e)s suisses et non pas simplement aux travailleurs et travailleuses indigènes. En l’absence de Suissesses ou de Suisses à disposition dans une branche, des contingents seraient alors garantis à l’économie. Cela, même si des travailleurs et travailleuses indigènes avec un passeport étranger – comme des Italien(ne)s, des Espagnol(e)s ou des Portugais(es) – établis depuis longtemps dans notre pays se trouvaient au chômage. Pire encore&nbsp;: ces personnes risqueraient d’être privées collectivement de droits. En effet, selon l’initiative, elles feraient désormais partie de ces personnes dont les droits à un séjour durable, au regroupement familial et à des prestations sociales peuvent être limités. Si elles se retrouvent sans emploi, l’UDC veut les chasser du pays au mépris de tous les principes juridiques. 
</p><p>Un regard dans le passé montre que cette initiative est un instrument inapte à piloter l’immigration. La Suisse devrait prétendument pouvoir définir elle-même le volume de l’immigration avec un système de contingentement. C’est une illusion. À l’époque des contingents aussi, l’économie s’est vu attribuer autant d’autorisations de travail qu’elle le voulait. C’est pour cela que l’immigration des années 1960 a été en pourcentage plus forte que ces dernières années. Une main-d’œuvre particulièrement nombreuse a été dirigée vers des branches structurellement faibles comme l’agriculture et l’hôtellerie-restauration, ce qui a conduit l’État à encourager une politique des bas salaires. 
</p><p>Au lieu d’attiser la xénophobie, l’UDC ferait bien de reconnaître que les migrant(e)s ont contribué dans une mesure essentielle à notre prospérité. Sans eux, la Suisse ne fonctionnerait pas. Sans eux, nombre d’établissements de l’hôtellerie-restauration, de chantiers et d’hôpitaux pourraient fermer. Sans eux, la prévoyance vieillesse se retrouverait dans une situation critique. Car, pour les seules années 2000 à 2010, les résultats de l’AVS ont été de 20 milliards de francs plus élevés qu’ils ne l’auraient été sans immigration
</p><p>Il est irresponsable de prétendre que l’acceptation de l’initiative isolationniste de l’UDC serait sans conséquence. En effet, cette initiative ferait faire à la Suisse un énorme bond en arrière, politiquement, économiquement et socialement. C’est pour cela que nous devons clairement rejeter cette initiative extrémiste.
</p><h5>Renseignements</h5><ul><li><span>Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31</span></li><li><span>Vania Alleva, coprésidente d’Unia, 079 620 11 14</span></li><li><span>Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05</span></li><li><span>Kurt Regotz, président de Syna, 079 617 62 94</span></li><li><span>Pierre Théraulaz, président de l’ASI, 079 310 85 64</span></li></ul><h5>Discours</h5><ul><li style="margin-left: 0.5em; "><span>"</span>Non au rétablissement d’une discrimination ! Non à une politique des bas salaires encouragée par l’État !"&nbsp;<span>de Paul Rechsteiner, président de l’USS</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media va initiative isolat&gt;"Non à la xénophobie – Non à la destruction des droits des salarié-e-s et de la protection des salaires"&lt;/media&gt; de Vania Alleva, coprésidente d’Unia</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media fluegel initiati isolat&gt;"Inefficace contre l’immigration et nuisible à l’AVS"&lt;/media&gt; de Martin Flügel, président de Travail.Suisse</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media regotz cp initiat&gt;"Protéger les travailleurs et travailleuses!"&lt;/media&gt;</span><span>&nbsp;de Kurt Regotz, président de Syna</span></li><li style="font-size: 12px; margin-left: 0.5em; "><span>&lt;media theraulaz initiati&gt;"Non à l’initiative isolationniste de l’UDC"&lt;/media&gt; de Pierre Théraulaz, président de l’ASI</span></li></ul>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-195</guid><pubDate></pubDate><title>Victoire après onze jours de grève !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/victoire-apres-onze-jours-de-greve</link><description>Au début, il y avait même deux grèves à l’aéroport international de Genève (AIG), dans deux entreprises d’assistance au sol. Celle de Dnata n’a duré que 2 jours, une solution ayant rapidement pu être trouvée. Par contre, celle de Swissport n’a pris fin que le 13 janvier. Le Syndicat suisse des services publics (ssp) a encadré les grévistes dans leur combat avec, notamment, l’appui du SIT, d’Unia et d’autres organisations syndicales encore, ainsi que politiques. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les revendications du personnel de Swissport - une hausse des salaires, l’abolition de la retenue salariale de 20&nbsp;% sur les trois premiers jours de maladie (soi-disant pour lutter contre l’absentéisme…), une amélioration des allocations pour travail irrégulier -, les grévistes n’ont pas craint de les porter à bout de bras en pleine période de fort trafic aérien (les vacances d’hiver). Et le 9 janvier, 300 personnes sont même venues manifester avec et pour les grévistes, cortège et discours à l’appui devant les portes de l’AIG. 
</p><p>Au final, une victoire, estime le ssp&nbsp;: suppression de la pénalité salariale de 20&nbsp;%, augmentation de 40 francs des salaires de base, introduction d’une prime de 100 francs pour port de charges, bonification supplémentaire de 35 centimes pour les heures de nuit et du dimanche. Bref&nbsp;: 190 francs de plus par mois. On ne peut que se féliciter de la détermination des grévistes et des syndicats, à qui l’Union syndicale suisse (USS) a d’ailleurs fait connaître son entière solidarité, sous la signature de son président et de son premier secrétaire, respectivement Paul Rechsteiner et Rolf Zimmermann. 
</p><p>Mais tout n’est sans doute pas fini à l’AIG du bout du lac où, dénoncent les syndicats, la concurrence effrénée à laquelle se livrent les compagnies d’aviation dégrade tant et plus les conditions de travail du personnel. 2010 pourrait, devrait, connaître d’autres conflits dans d’autres entreprises de l’aéroport. Syndicalement parlant, on pourrait, on devrait s’en réjouir, non&nbsp;?
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-592</guid><pubDate></pubDate><title>12 problèmes de politique salariale en Suisse </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/12-problemes-de-politique-salariale-en-suisse</link><description>Dossier Nº 38</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le début des années 90, les salaires, corrigés de l’inflation, ont pratiquement fait du surplace en Suisse&nbsp;: entre 1993 et 2004, les salaires réels ont augmenté en tout de quatre petits pour cent. À l’exception des banques, des assurances et de l’industrie chimique, les salaires ont stagné. De ce point de vue, les années 90 ont été une décennie perdue. Les comparaisons internationales font aussi apparaître cette croissance anémique. Entre 1995 et 2005, les salaires réels ont augmenté de 23% aux États-Unis, de 26% en Grande-Bretagne et même de 28% en Suède. Avec ses 4%, la Suisse se retrouve à la traîne, lâchée par le peloton. Même en Allemagne, championne du monde de la modération salariale, les salaires réels ont augmenté deux fois plus qu’en Suisse.&nbsp;
</p><p>Cette croissance molle des salaires a aggravé toute une série de problèmes de politique salariale.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-186</guid><pubDate></pubDate><title>Premiers pas dans la formation pour la transition écologique</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/premiers-pas-dans-la-formation-pour-la-transition-ecologique</link><description>Le brouillard qui, en décembre, nappait le sommet mondial du climat de Copenhague s’est déchiré. Si l’on veut que les efforts pour une transition écologique et sociale de la société réussissent, ne serait-ce qu’imparfaitement, alors il faut se mettre à l’ouvrage avec énergie dans tous les secteurs concernés. La recherche et la formation jouent un rôle important dans ce contexte. En Suisse, les premiers pas ont déjà été faits.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les responsables politiques réunis à Copenhague souffrent vraisemblablement de la même maladie que les jeunes de 15 ans dans les États de l’OCDE&nbsp;: 90 pour cent des jeunes de cet âge estiment que les thèmes de l’environnement sont certes importants, mais seuls 40 pour cent peuvent fournir des éléments sur les tenants et aboutissants de la pollution de l’environnement. Auprès de jeunes, la formation peut combler cette lacune. Auprès des politicien(ne)s, une pression supplémentaire des personnes engagées dans le camp vert et social et de leurs organisations est nécessaire.
</p><h3>Une formation pour le développement durable</h3><p>Toujours est-il qu’en Suisse, la Conférence des directeurs de l’instruction publique (CDIP) a intégré l’éducation au développement durable (EDD) dans son programme d’activités 2008-2014 pour les écoles primaires. L’EDD est aussi intégrée dans le plan d’étude romand (PER). La formation des enseignant(e)s et le matériel pédagogique doit donc être adaptés en conséquence.
</p><p>La loi sur la formation professionnelle a mis en place, il y six ans, des bases essentielles pour le développement durable. Dans son article&nbsp;15, elle indique que la formation professionnelle initiale vise à transmettre «&nbsp;les connaissances et les compétences économiques, écologiques, sociales et culturelles qui lui [la personne en formation] permettront de contribuer au développement durable.&nbsp;». Dans les ordonnances en matière de formation professionnelle initiale entrées en vigueur depuis lors, les objectifs de formation, généralement regroupés, concernant la sécurité au travail, la protection de la santé et de l’environnement sont bien présents. Cela, grâce à la collaboration étroite entre les syndicats de l’USS et l’office de formation du WWF (<a href="http://www.umwelt.berufe.ch/">www.umwelt.berufe.ch</a>). Là où la nouvelle conscience écologique correspond aussi à des perspectives de profits supérieurs à la moyenne, des nouvelles professions écologiques apparaissent, comme celle de polybâtisseur (<a href="http://www.polybau.ch/">www.polybau.ch</a>).
</p><h3>Encore dans l’ombre, les nouvelles compétences solaires </h3><p>Les limites du New Deal écologique apparaissent souvent par le biais du manque de compétences disponibles. Ainsi, aujourd’hui, le manque d’ingénieurs et surtout le manque d’ingénieures sont à déplorer, mais aussi celui des spécialistes du solaire, à tous les niveaux de compétence. Ensemble, les syndicats de l’USS et les organisations de l’environnement ont donc fait passer la mise en oeuvre du projet <a href="http://www.energiewissen.ch/">www.energiewissen.ch</a> (uniquement en allemand), dans le cadre de la troisième étape du programme conjoncturel. Cela permettra de remédier à ces lacunes. Ce n’est toutefois qu’un début&nbsp;: pour la circulation routière, des initiatives analogues font défaut, bien que la réorganisation durable de la mobilité soit vraisemblablement la plus à même d’atteindre les objectifs environnementaux souhaités.
</p><h3>Un soutien durable à la recherche et à l’innovation</h3><p>Actuellement, la révision totale de loi fédérale sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation est en consultation. Les syndicats de l’USS, avec les organisations de l’environnement, exigeront à cette occasion que la loi fournisse les bases permettant ensuite d’encourager la recherche scientifique et les innovations basées sur la science dans le sens d’un développement social et durable.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-593</guid><pubDate></pubDate><title>L’évolution des effectifs des syndicats en 2004  </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/l-evolution-des-effectifs-des-syndicats-en-2004</link><description>Dossier Nº 37</description><content:encoded><![CDATA[<p>En abordant l’année 2005, l’USS comptait 383’236 membres en tout, regroupés au sein de 16 fédérations affiliées. Par rapport à l’année précédente, l’USS a donc perdu&nbsp; 9892 membres, soit une diminution de 2,5 %.
</p><p>Ce recul s‘explique principalement par la fusion des 4 syndicats SIB, FTMH, unia et FCTA en un syndicat unique, Unia. La différence calculée entre les chiffres additionnés des syndi­cats fondateurs et Unia, soit 9294, correspond presque au recul total enregistré par l’USS. Ce recul ne saurait pourtant conduire à une évaluation erronée. L’histoire des fusions syndicales nous apprend que le nombre des membres diminue au cours de la phase initiale. Unia s’était fixé pour objectif de démarrer avec 200'000 membres. Ce but a aussi été clairement atteint.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-634</guid><pubDate></pubDate><title>Revendications salariales des syndicats de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/revendications-salariales-des-syndicats-de-l-uss</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Quelles seront, lors des prochaines négociations - qui seront sans doute ardues dans certaines branches -, les revendications salariales des syndicats de l’USS&nbsp;? 
</p><p>Des représentants de divers syndicats de l’USS souhaitent non seulement vous présenter leurs revendications, mais aussi les justifier en fonction des branches concernées. Parallèlement, l’USS exposera les différentes situations dans lesquelles se trouvent les secteurs, ainsi que des revendications devant permettre d’endiguer les effets de la crise. Elle va notamment présenter des propositions de mesures économiques comme solutions de rechange sociales et appropriées aux baisses de salaire que les entreprises sont toujours plus tentées d’appliquer en leur sein. Ces propositions prennent en compte les problèmes de coûts rencontrés par les entreprises concernées. Finalement, les acteurs politiques sont aussi appelés à contrecarrer un nouveau recul du pouvoir d’achat. 
</p><p>En annexe, vous trouverez les discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner,</b> président de l’USS, conseiller national</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart, </b>économiste en chef de l’USS</li></ul><ul><li><b>Andreas Rieger, </b>coprésident du syndicat Unia</li></ul><ul><li><b>Alain Carrupt, </b>président du Syndicat de la Communication</li></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-187</guid><pubDate></pubDate><title>Qu’on ne nous prenne pas pour des imbéciles !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/qu-on-ne-nous-prenne-pas-pour-des-imbeciles</link><description>Qui veut s’assurer contre les « intempéries » de la vie veut, une fois l’une de celles-ci survenue, recevoir la prestation promise au départ. C’est ainsi que fonctionnent les assu-rances contre le vol, les assurances-vie, etc. Et il doit également en aller ainsi avec la pré-voyance vieillesse. Or, selon la volonté des voleurs de rentes, cela ne devrait plus être le cas pour la prévoyance professionnelle.</description><content:encoded><![CDATA[<p>On a promis aux assuré(e)s de la prévoyance professionnelle, le 2e pilier, que le capital qu’ils auront accumulé durant leur vie dite active serait transformé en une rente qui, avec celle de l’AVS, devra suffire pour maintenir leur niveau de vie antérieur de manière appropriée. Cette promesse figure même dans notre Constitution fédérale. Or, avec la baisse voulue du taux de conversion LPP, elle ne sera pas tenue. C’est là une escroquerie, un vol de rentes. 
</p><p>À proprement parler, les assuré(e)s n’ont pas à se préoccuper des raisons pour lesquelles une baisse du taux de conversion serait indiquée. On leur avait en effet promis dès le départ une certaine prestation d’assurance et cette prestation doit leur être servie. C’est là un de leurs droits. Et, le 7 mars, c’est pour cela qu’ils et elles diront NON. NON à la baisse de leur rente.
</p><p>Tout le monde vit plus longtemps. Les prestations de vieillesse devraient donc être versées plus longtemps. Or, le capital économisé ne suffirait pas pour garantir l’actuel niveau des rentes. Il faudrait donc baisser les rentes. Ce raisonnement est erroné à plusieurs égards&nbsp;: déduire du fait qu’à l’avenir certains pourraient vivre plus longtemps que tout le monde aurait besoin de rentes moindres une fois à la retraite, c’est suivre une logique tordue. Si l’argument de l’espérance de vie est juste, alors il faudra prendre beaucoup plus de mesures pour tenir l’actuel niveau de rentes et la promesse faite au départ. 
</p><p>Mais la raison donnée à cette baisse des rentes n’est, objectivement aussi, pas bonne. La prolongation de l’espérance de vie des assuré(e)s invoquée a déjà été prise en compte lors d’une révision antérieure de la LPP, en 2003, justifiant alors une baisse du taux de conversion. À l’époque cependant, il avait été possible de maintenir le niveau des rentes par le biais de mesures de compensation. Revenir aujourd’hui avec l’argument de l’espérance de vie pour justifier une nouvelle baisse du taux de conversion, c’est vraiment prendre les gens pour des imbéciles. 
</p><p>Le deuxième argument avancé par les partisans de cette baisse est, lui aussi, erroné. Les rendements espérés sur les marchés de capitaux en prenant des risques prudents ne seraient pas suffisants pour permettre aux caisses de pensions de financer leurs rentes. Mais comment le savent-ils&nbsp;? Pratiquent-ils le tarot divinatoire&nbsp;? L’échec des prévisionnistes avant la crise financière, mais aussi les pronostics de croissance économique corrigés tous les trois mois par les instituts spécialisés et les prévisions joyeusement contradictoires des analystes boursiers montrent clairement que les déclarations concernant les rendements futurs ont la précision d’horoscopes. Pour qu’une baisse des rentes de millions d’assuré(e)s soit justifiée, quelle impudence&nbsp;!
</p><p>La seule chose que nous pouvons affirmer au sujet des rendements futurs possibles à long terme part d’un regard sur le passé. Ce regard fait apparaître que, durant les 80 dernières années, il a été possible de réaliser sans problème les rendements nécessaires aux caisses de pensions pour financer leurs rentes. Ce n’est pas une garantie pour l’avenir, mais un indice qui vaut plus que les sombres prophéties des spécialistes autodéclarés des rendements. 
</p><p>Et il s’agit aussi, dans cette discussion sur la baisse voulue des rentes du 2e pilier, de toujours prendre en considération une chose&nbsp;: la prévoyance vieillesse, ce sont des affaires gigantesques, des affaires dont les compagnies d’assurances veulent un morceau encore plus grand. Mais cela n’est possible qu’en affaiblissant la prévoyance vieillesse publique et obligatoire et donc aussi la solidarité entre les assuré(e)s, entre jeunes et moins jeunes. Toujours plus de personnes devraient alors contracter des assurances privées et les profits des compagnies d’assurances se multiplieraient.
</p><p>Mais, comme toujours plus comprennent ce petit jeu, ils et elles voteront NON, le 7 mars prochain, à la baisse du taux de conversion LPP, c’est-à-dire à la baisse de leurs rentes.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-594</guid><pubDate></pubDate><title>Droits fondamentaux et modernisation du droit suisse du tra-vail</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/droits-fondamentaux-et-modernisation-du-droit-suisse-du-tra-vail</link><description>Dossier Nº 36</description><content:encoded><![CDATA[<p>En Allemagne, en France, en Italie, on observe un débat public et des mesures concernant l’affaiblissement des normes légales et conventionnelles protégeant les salariés, notamment contre les licenciements; rarement, l’allongement de la durée conventionnelle du travail s’accompagne d’une extension de la protection contre les licenciements économiques; une telle extension, pouvant aller, dans un exemple concret, jusqu’en 2012, a été qualifiée de «&nbsp;monstrueuse&nbsp;» par la Neue Zürcher Zeitung. <i>A chacun ses monstres</i>.
</p><p>Cela étant, le débat dans les pays qui nous entourent ne doit pas occulter le fait que, dans aucun de ces pays, aucune voix, même la plus réactionnaire, n’ose réclamer le droit, pratiqué en Suisse, de licencier sans motif ou pour un motif abusif. 
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-635</guid><pubDate></pubDate><title>Migrantes et migrants discriminés sur le marché de l’emploi</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/migrantes-et-migrants-discrimines-sur-le-marche-de-l-emploi</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les migrantes et migrants sont particulièrement touchés par la crise économique. Souvent, ce sont elles et eux les premiers à perdre leur emploi et il leur est très difficile d’en trouver un nouveau.
</p><p>L’Union syndicale suisse (USS) vous présente les conséquences de la crise économique pour les migrantes et les migrants, ses propositions pour mettre fin aux discriminations dont ils sont victimes sur le marché de l’emploi, ainsi que les recettes inefficaces à ce sujet, dans les discours en annexe.
</p><p>Vous y trouverez des discours de :</p><ul><li>Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et membre de la direction du syndicat Unia,</li></ul><ul><li>Guglielmo Bozzolini, président de la commission USS des migrations,</li></ul><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l’USS.</li></ul>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-188</guid><pubDate></pubDate><title>Un soleil qui tarde à briller pour certains pans de l’industrie d’exportation</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-soleil-qui-tarde-a-briller-pour-certains-pans-de-l-industrie-d-exportation</link><description>Dans son communiqué de presse du 21 décembre 2009, l’Administration fédérale des douanes (AFD) pouvait écrire qu’en novembre 2009, le commerce extérieur suisse re-montait timidement vers la surface et que le bout du tunnel était en vue… Un tel optimisme est-il justifié ?</description><content:encoded><![CDATA[<p>Une analyse, en données désaisonnalisées, de trois «&nbsp;grands&nbsp;» secteurs exportateurs – la chimie, l’industrie des machines et de l’électronique, l’industrie horlogère – nous pousse toutefois à tempérer les «&nbsp;bons&nbsp;» résultats de novembre 2009. En effet, si les exportations de l’industrie chimique – après s’être orientées sur une pente descendante en particulier dans la deuxième moitié de l’année 2008 – semblent reparties sur une trajectoire haussière, d’autres secteurs, à l’instar de l’industrie des machines et de l’industrie horlogère, ne connaissent pas le même redémarrage (graphique). Ces dernières voient leurs exportations se stabiliser à un niveau relativement bas – sans montrer une véritable reprise. Le phénomène est inquiétant puisqu’il signifie, pour ces secteurs, qu’on est loin de retrouver les niveaux de production d’avant-crise… et donc les niveaux d’emplois correspondants. En bref, il est fortement à craindre que ces deux secteurs ne continuent à licencier du personnel au cours des prochains mois.
</p><p><b>Exportations, valeurs nominales mensuelles, de janvier 2004 à novembre 2009, séries désaisonnalisées</b></p><p>Source&nbsp;: AFD
</p><h3>Que faire&nbsp;? </h3><p>Dans ces conditions, il faut définitivement prolonger le chômage partiel de 18 à 24 mois. La mesure n’est pas que sociale puisqu’elle devrait également permettre aux entreprises qui en bénéficient de mieux pouvoir planifier le futur, de conserver les compétences acquises –et même de les parfaire par le biais de la formation continue – et ainsi d’être prêtes et toujours à la pointe dans leur(s) domaine(s) le jour de la reprise. 
</p><p>De plus, il faut absolument éviter que le franc suisse ne s’apprécie vis-à-vis de l’euro, comme ce fut à nouveau le cas très récemment. Un franc qui s’apprécie ne représente qu’une contrainte supplémentaire à l’exportation&nbsp;! L’USS est ainsi intervenue auprès de la Banque nationale suisse pour que le franc suisse se situe clairement au-dessus de 1,50 franc pour 1 euro. 
</p><p>Enfin, il faut mettre en oeuvre une politique industrielle intelligente – en créant un fonds de financement – pour les entreprises industrielles prêtes à se tourner vers l’écologie ainsi qu’à créer des emplois de qualité et durables.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-595</guid><pubDate></pubDate><title>Le développement du secteur des salaires bas, 1998 - 2002</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-developpement-du-secteur-des-salaires-bas-1998-2002</link><description>Dossier Nº 35</description><content:encoded><![CDATA[<p>En 1998, la politique salariale fut l’un des points abordés par l’Union syndicale suisse (USS), lors de son Congrès de Davos. À ce chapitre, les congressistes décidèrent entre autres de lancer une campagne contre les salaires inférieurs à 3000 francs. Suite à une longue période de stagnation, les bas salaires avaient aggravé la précarisation et la pauvreté en Suisse. Et la population avait toujours plus conscience de l’existence des «&nbsp;travailleurs pauvres&nbsp;», les «&nbsp;working poor&nbsp;». Après six années de récession et étant donné le fort taux de chômage à l’époque, les salarié(e)s qui touchaient des petits salaires risquaient de sortir bredouilles de la reprise économique annoncée, un danger alors renforcé par l’introduction attendue de la libre circulation des personnes avec les pays de l’Union européenne (UE). Il s’agissait donc, en lançant un débat public sur les bas salaires, de redresser la barre. Le but visé était de sortir la question salariale d’un contexte uniquement fédératif et de la &nbsp;«&nbsp;politiser&nbsp;». La mise en œuvre de la campagne sur les salaires minimaux s’est déroulée à divers niveaux.&nbsp;
</p><p>Le dossiers est en allemand avec un résumé en français.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-189</guid><pubDate></pubDate><title>Accroissons d’abord la pression sur les fondations collectives bien trop onéreuses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/accroissons-d-abord-la-pression-sur-les-fondations-collectives-bien-trop-onereuses</link><description>Les partisans de la baisse du taux de conversion LPP ne cessent de nous le répéter en long et en large : tous les spécialistes du 2e pilier seraient aussi favorables à une telle baisse. Mais il y a comme un hic : cette affirmation est en effet erronée, comme le montre l’interview ci-après de Christoph Häberli (ChH), le président du conseil de fondation de la caisse de pensions de la Société suisse des entrepreneurs (SSE). </description><content:encoded><![CDATA[<p><b>Florian Keller (FK)&nbsp;: L’Association suisse des institutions de prévoyance (ASIP) laisse volontiers entendre durant cette campagne de votation que l’ensemble des spécialistes de la prévoyance professionnelle seraient favorables à la baisse du taux de conversion LPP. Vous, en tant que membre du conseil de fondation de la caisse de pension de la SSE, êtes ouvertement opposé à cette baisse. Pourquoi&nbsp;?</b></p><p>ChH&nbsp;: Même la NZZ a récemment écrit que seule la «&nbsp;majorité&nbsp;» des «&nbsp;experts&nbsp;» est favorable à cette baisse. Or, à ma connaissance, aucune consultation sérieuse de ces derniers n’a jamais eu lieu. Les experts de notre caisse de pensions ne sont justement pas de cet avis. Il y a en effet de bonnes raisons de penser que ni l’espérance de vie ne continuera à se prolonger continuellement (comme le prétendent les experts qui veulent une baisse des rentes), ni les rendements espérés ne resteront dans les faits des décennies durant aussi bas que ces dernières années. Souvenons-nous du battage qui avait été fait avec la «&nbsp;nouvelle économie&nbsp;» à la fin des années 1990. À l’époque des «&nbsp;experts&nbsp;» prétendaient aussi que rien ne serait désormais plus comme avant dans le monde de l’économie. Et peu après, c’est absolument l’inverse qui s’est révélé vrai. La Banque nationale, partant d’une étude sur plus de 60 ans, a calculé les rendements possibles avec des risques prudents. C’est quelque chose de plus fiable que des estimations basées sur les cinq dernières années&nbsp;!
</p><p><b>FK&nbsp;: Une baisse du taux de conversion ne rendrait-elle pas beaucoup plus facile votre travail de membre d’un conseil de fondation&nbsp;? Vous pourriez continuer à appliquer des taux plus élevés, mais les baisser si nécessaire.</b></p><p>ChH&nbsp;: Se créer partout des marges ou des réservoirs de sécurité, cela correspond bien à la mentalité suisse. Mais en agissant de la sorte, on court alors le risque qu’en cas de taux de conversion trop bas, on accumule trop de réserves qui ne seront pas diminuées judicieusement et au bon moment. Un taux de mobilité professionnelle - et donc aussi de changements de caisse de pensions, vu l’actuelle structure du 2e pilier -, cela a pour effet que les mêmes salarié(e)s accumulent toujours des réserves pour d’autres, mais ne peuvent jamais en profiter eux-mêmes. Sauf absolue nécessité, cette possibilité de se donner de telles marges ne sert à rien. Il faut plutôt accroître la pression sur les fondations collectives bien trop onéreuses des compagnies d’assurances. Ces dernières ne veulent en effet que générer des excédents plus importants, parce qu’elles peuvent y puiser une part fixe. 
</p><p><b>FK&nbsp;: Que verriez-vous comme solutions de rechange pour combler de futurs trous dans les comptes des caisses de pension tout en maintenant le niveau des prestations&nbsp;?</b></p><p>ChH&nbsp;: Le 2e pilier a un besoin urgent d’être fondamentalement réformé pour éliminer ses nombreuses inefficiences. À mes yeux, le plus important est ici de verser beaucoup moins d’argent aux compagnies d’assurancessp (donc aussi pour leur bonus), ainsi que sous la forme d’honoraires versés à des banques pour des conseils ou la gestion de fortune. Dans l’assurance-maladie, on parle de frais administratifs trop élevés, alors que l’on est face à une centaine de caisses&nbsp;; dans la prévoyance professionnelle, ce sont près de trois mille caisses qui sont actives. Avant de réduire les prestations, il faut engager tous les moyens existants&nbsp; pour resserrer l’organisation.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-190</guid><pubDate></pubDate><title>La crise relevant du système, c’est ce dernier qu’il faut changer</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-crise-relevant-du-systeme-c-est-ce-dernier-qu-il-faut-changer</link><description>Les dernières décisions du Tribunal administratif fédéral ont donné une nouvelle dyna-mique à la crise bancaire en Suisse. Au centre de la discussion politique, on trouve une fois de plus l’UBS. Dans ce cas précis, ce n’est pas faux en soi. Mais on n’a absolument pas le droit d’oublier que la crise relève du système. Et qui ne veut rien changer à ce dernier a fortement intérêt à ce que ce problème soit mis sur le dos d’une seule banque, l’UBS, c’est-à-dire sa direction.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Personne ne conteste que l’ancienne direction de l’UBS (MM Ospel, Wuffli et Spuhler) a fait un travail aussi mauvais que son arrogance a été sans limite. Il est également clair qu’aux chapitres arrogance et gestion aventureuse, la nouvelle équipe emmenée par MM Grübel et Villiger, avec ses rêves de rendements absurdes, ses projets de licenciements et ses programmes de bonus, ne se différencie guère de celle qui l’a précédée. 
</p><p>Cependant, si l’on se donne pour but d’avoir, après la crise, une économie plus sûre et plus juste, contraindre l’actuelle direction de l’UBS à livrer des données aux États-Unis et à commettre ainsi un acte punissable n’est pas une priorité. Car ensuite, ce sont des individus qui seraient reconnus coupables et, s’ils étaient traînés devant les tribunaux et sanctionnés, toute cette histoire serait liquidée. «&nbsp;On&nbsp;» pourrait alors recommencer à faire des affaires comme si rien ne s’était passé. Une telle solution est donc dans l’intérêt de ceux qui veulent revenir aux méthodes d’avant la crise, c’est-à-dire au laisser-faire et au secret bancaire. C’est pour cela qu’une solution à ce problème sera nécessairement politique.
</p><p>Qui se focalise sur la solution au problème du «&nbsp;trop grand pour laisser faire faillite&nbsp;» («&nbsp;too big too fail&nbsp;»), est peut-être être animé par le même désir. Le but d’une telle solution est en effet qu’à l’avenir, les grandes banques puissent faire faillite sans intervention de l’État. Ce qui est dans l’intérêt des défenseurs du laisser-faire dans le secteur financier.
</p><p>Or ce dernier est précisément l’une des principales causes de la crise. Les marchés financiers ont été déréglementés, la politique fiscale et de revenu a favorisé les hauts revenus au détriment des bas, sur lesquels elle a fait pression. Conséquence&nbsp;: beaucoup de pays se sont énormément endettés et le secteur financier a été livré à lui-même. En Suisse, la complaisance des autorités à l’égard du secteur financier était, et est encore, très marquée. 
</p><p>Pour que l’absence d’indépendance des autorités par rapport au secteur financier soit analysée et qu’un bilan à ce sujet puisse être tiré, il faut une commission d’enquête parlementaire. Il faut aussi prendre, dans le secteur financier, des mesures de stabilisation qui aillent plus loin que la solution au problème de la taille des grandes banques, des mesures comme une re-régulation des marchés des produits dérivés et une nette hausse des exigences en matière de capitaux propres. Enfin, il faut pratiquer une distribution plus juste du revenu. Un premier pas dans cette direction serait d’imposer tous les bonus élevés et de distribuer le produit de cet impôt aux ménages à bas et moyens revenus. Le pouvoir d’achat intérieur s’en trouverait renforcé et la conjoncture stabilisée. Et ce serait aussi un signal à l’intention de la population qui souffre de la crise et se sent laissée en rade par le gouvernement. Un gouvernement qui a sauvé les grandes banques et laisse livrés à eux-mêmes les gens menacés par le chômage&nbsp;!&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-598</guid><pubDate></pubDate><title>Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-d-accompagnement-a-la-libre-circulation-des-personnes</link><description>Dossier Nº 32</description><content:encoded><![CDATA[<p>Entré en vigueur en 2002, l’Accord sur la libre circulation des personnes prévoit l’abolition, depuis le 1er juin 2004, de la priorité accordée en Suisse aux travailleurs et travailleuses indigènes ainsi que du contrôle des conditions de travail et de salaire des ressortissant(e)s de l’Union européenne (UE).
</p><p>C’est en particulier la disparition du contrôle des conditions de travail et de salaire qui a amené le parlement helvétique à élaborer des mesures d’accompagnement. Jusqu’à fin juin 2004, le système de contrôle en vigueur des conditions de travail et de salaire de la main-d’œuvre provenant de l’étranger a reposé sur l’ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE&nbsp;; RS 823.21). Le système de contrôle de l’OLE, qui s’applique toujours pour les ressortissant(e)s d’États tiers, est général&nbsp;; il prend effet dès la prise d’emploi et agit donc de manière préventive. Il est cependant discriminatoire, puisque seule la main-d’œuvre étrangère y est soumise. Les salarié(e)s suisses peuvent accepter un emploi à n’importe quelles conditions et sans contrôle administratif préalable.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-191</guid><pubDate></pubDate><title>Mais progresse-t-elle vraiment ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/mais-progresse-t-elle-vraiment</link><description>Ce fut longtemps ainsi : lentement, mais avec ténacité, année après année et souvent à la vitesse d’un escargot, mais sans se laisser détourner de leur but, les femmes de Suisse ont activement cherché – et cherchent encore ! -  à rattraper leur retard salarial. Or, les choses sont différentes aujourd’hui : l’écart entre salaires masculins et salaires féminins se creuse. La menace d’un grand recul est bien là. Les syndicats veulent réagir, car c’est nécessaire. Ainsi, ils organisent entre autres une manifestation le 13 mars prochain. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 1996, les écarts salariaux en fonction du sexe avaient toujours diminué. Certes, on ne pouvait parler de «&nbsp;bonds en avant&nbsp;», car une différence subsistait, une différence toujours et encore importante, honteuse. Toujours est-il, cependant, qu’elle diminuait continuellement. Or, tout à coup, en 2008, elle s’est remise à augmenter. Selon l’Enquête suisse sur la structure des salaires, cette année, les femmes ont gagné 19,3&nbsp;% de moins que les hommes, soit une détérioration de 0,4&nbsp;% par rapport à 2006 (18,9&nbsp;%). Ce nouveau chiffre est comme une gifle. Alors que l’égalité des sexes est reconnue comme allant de soi, alors que les syndicats se battent depuis des années, lors des négociations collectives, pour la réalisation de postulats égalitaires, alors que la loi exige de manière univoque – et ce, depuis 14 ans&nbsp;! – qu’un salaire égal soit payé pour un travail de valeur égale, on assiste, dans les faits, à une régression. Impossible d’interpréter cette évolution autrement que comme reflétant le peu de cas que les patrons font de l’égalité salariale dont ils se moquent comme de l’an quarante. Les belles envolées rhétoriques du dimanche, bourrées de bonnes intentions, sont déjà bonnes le lundi pour la poubelle&nbsp;! 
</p><h3>Des sacrifices, toujours et encore</h3><p>Ce recul sur le chemin qui doit mener à l’égalité salariale entre femmes et hommes n’est pas un phénomène isolé. Les femmes doivent en effet aussi se sacrifier dans d’autres domaines&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>La 11e révision de l’AVS voulue par la droite entend relever à 65 ans leur âge de la retraite. C’est de l’égalité par le bas&nbsp;; cela, sans la moindre once de responsabilité sociale eu égard à la situation sur le marché du travail.</li><li>Alors qu’il serait urgent et nécessaire de rendre en Suisse profession et famille mieux conciliables, trop peu de choses bougent. De fait, il manque toujours 50&nbsp;000 places pour l’accueil extrafamilial de 84&nbsp;000 enfants.</li><li>La majorité des femmes travaillent à temps partiel. Ce qui suppose souvent un salaire moindre (salaire à l’heure), des désavantages en matière de santé, de formation continue, de carrière professionnelle et de maîtrise de son temps (travail sur appel,…). C’est pour cela que beaucoup de femmes aimeraient travailler plus. Le hic, c’est que cela leur est actuellement la plupart du temps refusé.</li></ul><p></p><h3>Pour que les choses bougent enfin plus</h3><p>Les syndicats doivent s’opposer à ce grave recul au chapitre de l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Ils doivent émettre haut et fort leurs revendications, à savoir&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Des hausses de salaire et l’égalité salariale entre les sexes, maintenant&nbsp;!</li><li>Pas de relèvement de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;!</li><li>Une sécurité sociale renforcée grâce à des assurances sociales solides&nbsp;!</li><li>Plus de places d’accueil extrafamilial des enfants et un financement équitable de ces structures&nbsp;!</li></ul><p>Et c’est ce qu’elles feront, avec toutes les forces qui poursuivent les mêmes buts. Ainsi, lors de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, et dans le cadre de la troisième action de la Marche mondiale des femmes, des femmes des syndicats, la Commission féminine de l’USS et la Marche mondiale des femmes appelleront à une grande manifestation colorée.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-596</guid><pubDate></pubDate><title>Finalement des rentes suffisantes pour assurer le minimum vital</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/finalement-des-rentes-suffisantes-pour-assurer-le-minimum-vital</link><description>Dossier Nº 34</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’article introduit dans la constitution fédérale en 1925 suite à la Grève générale de 1918 exigeaitune assurance vieillesse et survivants et une assurance invalidité obligatoires, dont les rentesdevaient couvrir les besoins vitaux de manière appropriée. Aujourd’hui, ce but n’a toujours pasété atteint.&nbsp;
</p><p>Dans ce contexte, l’USS a nommé un groupe d’expert(e)s qui a eu pour mandat d’élaborer uneproposition capable d’améliorer le montant des rentes dans l’AVS et l’AI et de transformerpartiellement le deuxième pilier en renforçant parallèlement le premier. Le rapport que le grouped’expert(e)s vient de rendre est la première étude complète et systématique du modèle des troispiliers publiée depuis longtemps sur le sujet. Il apporte des éléments de réponse très précieux etpropose un modèle concret d’amélioration du premier pilier et de transformation partielle dudeuxième. L’USS remercie les auteurs du remarquable travail accompli.
</p><p>Le dossier est en allemand avec un avant-propos et un résumé en français.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-650</guid><pubDate></pubDate><title>Révision de la loi sur l’assurance-chômage : le peuple décidera</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/revision-de-la-loi-sur-l-assurance-chomage-le-peuple-decidera</link><description>La voie était toute tracée et plus le parlement bricolait, plus les mesures de démantèlement s’entassaient les unes sur les autres. Un désastre ! Les chances de sauver cette révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) sont désormais quasi nulles. C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) a décidé de saisir le référendum car elle cherche uniquement à punir les victimes du chômage. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Cela n’arrive pratiquement jamais&nbsp;: le Comité de l’USS a déjà décidé – c’était le 3 février – de saisir le référendum contre la révision de la LACI. Lors de la session parlementaire de printemps, les deux Chambres vont toutefois à nouveau devoir se pencher sur cette question et éliminer leurs divergences. Mais une chose est d’ores et déjà claire&nbsp;: confondant comme rarement vu cause et effet, les Chambres ont lancé une vraie croisade contre les chômeuses et les chômeurs. Le démantèlement cumulé des prestations de cette assurance a ainsi pris une ampleur insupportable illustrant du coup une arrogance sans bornes. «&nbsp;On&nbsp;» a fait comme s’il y avait assez de travail, mais trop d’indemnités pour les personnes au chômage qui, par conséquent, refuseraient de travailler...
</p><p>Les premiers attaqués sont les jeunes. Principales victimes de l’actuelle crise, ils devraient s’accommoder du passage de 400 à 130 du nombre des indemnités journalières pour ceux qui ont 25 ans et moins, et à 260 pour ceux qui ont entre 25 et 30 ans. S’ajoute à cela une réduction du nombre des indemnités (de 260 à 90) des personnes libérées de l’obligation de cotiser et une réglementation plus sévère concernant la notion de «&nbsp;travail convenable&nbsp;». Les chômeurs et chômeuses de longue durée sont aussi en point de mire. Il est en effet prévu de supprimer la disposition qui permet aujourd’hui de prolonger à 520 le nombre d’indemnités versées aux chômeurs et chômeuses des régions particulièrement frappées par le chômage. Enfin, le Conseil national veut diminuer deux fois de 5&nbsp;% les indemnités des personnes au chômage depuis une année. 
</p><p>Il est possible que la session parlementaire de printemps permette d’«&nbsp;adoucir&nbsp;» quelque peu une ou plusieurs de ces mesures de démantèlement. Mais cela ne changera rien à l’effet global de la révision. Alors que le chômage causé par les jongleries financières inouïes de la droite augmente, celle-ci veut radicalement restreindre la protection dont les personnes concernées ont justement un besoin urgent. Si ce n’est pas là de la perversité pure et simple&nbsp;!
</p><p>C’est pourquoi l’USS va, dans le cadre d’une vaste alliance, tout faire pour que ce projet socialement bancal échoue. Et elle peut le faire avec bonne conscience parce que la loi en vigueur prévoit déjà un mécanisme efficace pour endiguer la dette de l’assurance.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-599</guid><pubDate></pubDate><title>Les CCT sont synonymes de protection, de progrès et de relations stables</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-cct-sont-synonymes-de-protection-de-progres-et-de-relations-stables</link><description>100 ans de conventions collectives de travail (CCT) – une « success story »</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;La CCT est la voie royale&nbsp;», a déclaré aujourd’hui, à Berne, le chef du Département fédéral de l’économie, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, lors de la journée organisée à l’occasion du centenaire des CCT. La Suisse a été le premier pays à ancrer de tels contrats dans la loi.
</p><p>Pendant la dernière décennie, les CCT ont connu un essor fulgurant, surtout grâce aux mesures d’accompagnement destinées à protéger les salaires et les emplois. Aujourd’hui, plus de la moitié des travailleurs et travailleuses profitent d’une CCT. Ce sont 1,7 million de personnes, dont les conditions de travail sont régies par une CCT. Et ces conditions sont supérieures au minimum prévu par la loi.
</p><p>«&nbsp;Grâce à l’inscription dans les CCT de salaires minimums, de la retraite anticipée et d’autres conquêtes, la situation des salarié(e)s de Suisse s’est nettement améliorée&nbsp;», a précisé Paul Rechsteiner, le président de l’Union syndicale suisse (USS). 
</p><p>Les CCT continuent leur développement&nbsp;; cela, dans la direction de la retraite anticipée, de l’égalité entre femmes et hommes, de l’adaptation des durées de travail ainsi que de la formation initiale et continue. Pour le conseiller fédéral Schneider- Amman, il est clair que «&nbsp;si nous soignons l’outil CCT, nous continuerons à figurer parmi les gagnants.&nbsp;»
</p><h3>Particulièrement important maintenant</h3><p>«&nbsp;Les avantages que présente des relations employeur(e)s/employé(e)s structurées et constructives sont flagrants, surtout dans une économie ouverte et fortement dépendante de l’exportation&nbsp;», a encore dit Thomas Daun, le directeur de l’Union patronale suisse. 
</p><p>Plus de 170 personnes provenant des milieux de l’économie, des autorités et de la science ont participé à la journée «&nbsp;100 ans de CCT. Les 100 ans d’un pilier du partenariat social&nbsp;», qui durera encore jusqu’à 17 heures. Les organisateurs en sont l’Union patronale suisse, l’USS et Travail.Suisse.
</p><p>Attaché, vous trouvez le <b>discours de&nbsp;Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS, sur les CCT.</p><ul></ul>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-651</guid><pubDate></pubDate><title>Toujours et encore : blocage et démantèlement</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/toujours-et-encore-blocage-et-demantelement</link><description>Le Conseil national s’occupera pour la deuxième fois de la 11e révision de l’AVS lors de la session de printemps. En résumé, alors que la première mouture de cette révision a été très largement rejetée dans les urnes en mai 2004 pour cause de démantèlement à l’envi, les Chambres fédérales n’ont pas su en tirer la leçon. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Remise en cause du mécanisme d’adaptation des rentes, relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes et, probablement, absence de mesures sociales en cas de retraite anticipée, telles sont les principales caractéristiques de cette deuxième mouture de 11e révision.
</p><h3>Retraite anticipée&nbsp;: la droite ne veut aucune mesure sociale, sinon des mesures malingres</h3><p>Le Conseil national a d’abord rejeté toute mesure destinée à atténuer socialement les conséquences financières de la retraite anticipée, c’est-à-dire la réduction des rentes. Pour sa part, le Conseil des États a quand même proposé d’échelonner la réduction des rentes en fonction du revenu AVS déterminant. Mais les 400 millions de francs qu’il prévoyait à cet effet représentent une somme plutôt malingre. Son efficacité sociale se dégonflerait rapidement. 
</p><p>La majorité de la commission du National propose maintenant de consacrer 1,15 milliard de francs à ces mesures sociales, c’est-à-dire les économies qu’induirait le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. 66&nbsp;% des hommes et 90&nbsp;% des femmes pourraient en bénéficier. Or, cette décision – à première vue réjouissante - est uniquement une manoeuvre tactique de la droite. Les partisans d’une ligne dure dans les rangs de cette dernière – ils ne veulent absolument aucune mesure sociale pour encadrer la retraite anticipée – aimeraient s’assurer qu’en fin de compte, ce soit une proposition «&nbsp;cent pour cent édentée&nbsp;», à savoir&nbsp;: dépourvue de toute mesure sociale, qui s’impose sous la Coupole fédérale. Pour le dire en image, c’est un âge glaciaire qui règne depuis 2004 dans ce domaine. 
</p><h3>Adaptation des rentes&nbsp;: aux retraité(e)s de casquer…</h3><p>La majorité des deux Chambres est d’accord pour dire que l’adaptation des rentes (aujourd’hui, tous les deux ans, idem pour l’AI) doit dépendre de l’état du Fonds de l’AVS. Dès que celui-ci serait inférieur à 70 % des dépenses annuelles, les rentes ne seraient adaptées qu’en cas de renchérissement cumulé d’au moins 4&nbsp;% depuis la dernière adaptation, ce qui diminuerait sensiblement le pouvoir d’achat des retraité(e)s. Car ils devraient attendre plus longtemps pour que leurs rentes soient adaptées. 
</p><p>N’est-ce là, ne serait-ce là que (triste) musique d’avenir&nbsp;? Que non&nbsp;! On pourrait très rapidement voir le niveau du Fonds passer au-dessous de ces 70&nbsp;%, c’est-à-dire assister au ralentissement du rythme d’adaptation des rentes. Cela, pour deux raisons&nbsp;: l’AVS va en effet devoir verser (2011) 5 milliards de francs à l’AI à titre de capital de départ et les quelque 7 milliards reçus par l’AVS de la part de la Banque nationale (le tiers de l’or excédentaire) ne sont pas pris en considération dans les comptes. De quoi faire passer le niveau du Fonds de l’AVS au-dessous du seuil des 70&nbsp;%.
</p><h3>…et d’être saignés à blanc</h3><p>La deuxième différence entre les Chambres est encore plus explosive. La Chambre des cantons veut supprimer toute adaptation des rentes si le niveau du Fonds est inférieur à 45&nbsp;% des dépenses annuelles. Ce seuil pourrait, lui aussi, être plus rapidement atteint qu’il n’a paraît. Premièrement, l’«&nbsp;astuce&nbsp;» comptable déjà mentionnée aura aussi ses effets ici. Deuxièmement, on peut penser que la majorité parlementaire de droite va baisser volontairement le niveau du Fonds. Conséquences (graves&nbsp;!) pour les retraité(e)s&nbsp;: les rentes de l’AVS, qui ne remplissent d’ores et déjà pas le mandat inscrit dans la constitution fédérale (couvrir les besoins vitaux&nbsp;») perdront énormément de leur valeur au fil des décennies.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-601</guid><pubDate></pubDate><title>De nouveaux progrès s’imposent !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/de-nouveaux-progres-s-imposent</link><description>30 ans après l’introduction dans la Constitution de l’article sur l’égalité des salaires</description><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a trente ans de cela, en 1981, le droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale a été ancré dans la Constitution fédérale. Mais l’application concrète de ce qui est désormais devenu un droit fondamental s’avère ardue&nbsp;; cela, malgré quelques succès percutants (p. ex. grâce à des plaintes en matière de salaire dans le secteur des soins). Pendant la dernière décennie, la discrimination salariale à raison du sexe dans le secteur privé n’a diminué que de 10,6 à 9,4&nbsp;%. Pareils progrès sont insuffisants.
</p><p>Il apparaît que des améliorations au plan légal de l’application du droit à un salaire égal - ainsi que cela a été thématisé sur la base de l’évaluation à laquelle il fut procédé lors du dixième anniversaire de la loi sur l’égalité entre femmes et hommes – ne sont pas en mesure de rassembler une majorité politique&nbsp;; ces améliorations ont été naturellement soutenues et demandées par les syndicats. Étant donné cette situation de pat politique, il y a lieu de relever qu’avec le Dialogue sur l’égalité des salaires, les organisations dirigeantes de l’économie, suivant la logique du partenariat social, se sont engagées, en 2009, sur une voie nouvelle et innovatrice. Ce nouvel outil doit motiver les entreprises à contrôler, sur une base volontaire mais de manière fiable, l’état de l’égalité des salaires en leur sein. 
</p><p>Il est malheureusement apparu que, durant les deux premières années de ce projet – malgré d’importants efforts de la part des syndicats aussi – seul un très petit nombre d’entreprises ont participé au Dialogue. Qu’il se soit agi, pour une part, d’entreprises importantes n’y change rien. L’étape suivante du Dialogue sera donc déterminante pour le succès ou l’échec de ce projet.
</p><p>Pour les entreprises qui veulent rester à long terme sur le marché du travail, il ne devrait bien sûr plus être question qu’elles pratiquent une discrimination salariale en fonction du sexe ou que cela soit toléré de leur part. La participation au Dialogue garantit aussi que cette intention est mise en œuvre de manière crédible et visible. Sans une telle participation, difficile d’imaginer à long terme une politique du personnel qui soit porteuse d’avenir.
</p><p>De nombreuses branches connaissent un retard qu’il y a lieu de combler, également parmi celles qui sont très présentes publiquement. Nous pensons par exemple ici aux banques et aux grandes entreprises du commerce de détail.
</p><p>À la Confédération et dans les cantons aussi, nous avons la possibilité d’encourager de manière durable ce Dialogue. Par exemple, le principe du respect de l’égalité des salaires entre femmes et hommes doit s’appliquer aux marchés publics. Participer au Dialogue, c’est appliquer correctement ce principe qui ne doit pas rester lettre morte.
</p><p>Finalement, les progrès qui auront été concrètement accomplis dans la réalisation du principe de l’égalité des salaires seront déterminants. Le but visé est plus important que les moyens engagés.
</p><p>Ces deux prochaines années, les syndicats vont continuer à promouvoir le Dialogue sur l’égalité des salaires et veiller à cet effet que cette question soit abordée lors des négociations entre les partenaires sociaux. Mais le succès du Dialogue dépendra de l’implication des entreprises.
</p><p>Si ce n’était pas le cas, ou dans une mesure insuffisante seulement, l’adaptation des instruments légaux – comme le demandait l’évaluation réalisée à l’occasion du dixième anniversaire de la loi sur l’égalité – serait incontournable.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-652</guid><pubDate></pubDate><title>Nouvelles pistes pour une meilleure intégration… si les parlementaires va-t-en-guerre ne l’emportent pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/nouvelles-pistes-pour-une-meilleure-integration-si-les-parlementaires-va-t-en-guerre-ne-l-emportent-pas</link><description>Le 3 mars, le Conseil national traitera, lors d’une session extraordinaire, un ensemble d’interventions sur la migration. Le Conseil des États en fera de même quinze jours plus tard. Ce sera l’occasion pour la droite de fulminer contre les imams et les requérant(e)s d’asile criminels. Mais certaines interventions permettraient aussi de relever quelques défis importants de la politique de la migration.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Actuellement tendue, la situation sur le marché de l’emploi ne pourra s’améliorer que si l’on protège concrètement les conditions de travail locales et au moyen d’une politique active dans ce domaine. Cependant, exactement les mêmes milieux qui fulminent bruyamment contre la libre circulation des personnes ne cessent de s’opposer à ce que nos salaires soient protégés par des salaires minimaux inscrits dans des conventions collectives de travail (CCT) ou des contrats-types de travail, à ce que des contrôles du marché du travail aient lieu et à ce que les syndicats puissent défendre les droits des salarié(e)s. 
</p><p>Il n’y a toujours pas de CCT de force obligatoire dans des branches où la main-d’œuvre en provenance de l’Union européenne (UE) croît nettement. Pendant cette session extraordinaire, les parlementaires traiteront toute une série d’interventions, notamment de Paul Rechsteiner, Marina Carobbio Guschetti et Hans-Jürg Fehr, qui demandent une application conséquente des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Qui veut prendre au sérieux la main-d’œuvre indigène et trouver des solutions aux problèmes de la politique de la migration soutiendra ces interventions. 
</p><h3>Concrétiser l’égalité des chances</h3><p>Sur le marché de l’emploi suisse, les travailleurs et travailleuses étrangers n’ont pas les mêmes chances que la main-d’œuvre indigène. Les jeunes étrangers sont en particulier concernés par certains handicaps. Pour eux, trouver une place d’apprentissage représente quelque chose d’extrêmement ardu. Toutefois, le Conseil fédéral, reconnaissant la nécessité d’agir ici, propose d’accepter le postulat de la socialiste vaudoise Josiane Aubert, qui demande que soient prises des mesures pour favoriser l’égalité des chances des jeunes étrangers dans leur recherche d’une place d’apprentissage. La situation de celles et ceux qui ne sont pas au bénéfice d’une autorisation légale de séjour est particulièrement difficile. Même très bien intégrés et pouvant faire état de très bons résultats scolaires, ces jeunes sans-papiers n’ont pas la possibilité de commencer un apprentissage. Choquant, tant humainement qu’économiquement.
</p><p>Le 3 mars, trois motions – du démocrate-chrétien genevois Luc Barthassat, du Vert vaudois Christian van Singer et du Vert genevois Antonio Hodgers – seront traitées. Elles demandent la légalisation des jeunes sans-papiers&nbsp;; cela, afin de leur permettre de suivre une formation professionnelle ou scolaire supérieure. Or, contrairement à quelques membres bourgeois d’exécutifs ou de législatifs cantonaux, la majorité de droite du Conseil fédéral ne veut pas d’une telle égalité des chances et rejette donc ces interventions. Espérons que la majorité des Chambres fédérales ne suivra pas.
</p><p>La crise économique frappe de plein fouet les travailleurs et travailleuses étrangers. Leurs déficits linguistiques et de formation pèsent particulièrement lourd dans la balance. Une bonne raison pour investir dans leur formation, afin d’améliorer leurs aptitudes sur le marché de l’emploi. À travers une motion, le socialiste bernois André Daguet propose des bons de formation et des crédits-temps pour promouvoir l’intégration linguistique des migrant(e)s. Les partis de droite devraient désormais passer de déclarations faites du bout des lèvres à l’adoption de mesures concrètes. Pour nombre de migrant(e)s, les cours de langue sont encore trop chers ou difficiles à suivre à cause d’activités la plupart du temps précaires et d’horaires trop longs. La grande importance toujours accordée aux connaissances linguistiques - tant sur le lieu de travail que pour l’octroi d’une autorisation de séjour, respectivement de la nationalité suisse - exige la mise en œuvre de programmes performants. Si la politique de la migration ne parle que d’exigences et de soutien à apporter, il faut donc aussi arrêter des mesures concrètes de soutien. 
</p><h3>L’intégration grâce à l’acceptation de la différence</h3><p>La personne qui ne se sent pas acceptée dans un lieu ne s’y intégrera guère. La Suisse a, à proprement parler, une longue tradition en matière d’acceptation de langues, religions ou particularités culturelles différentes. Jusque là, cette attitude a été synonyme de succès pour elle. Que la différence ne trouve plus sa place dans notre pays est par conséquent en contradiction avec cette tradition. La différence doublée d’un attachement simultané à la Suisse sont des caractéristiques essentielles de l’identité des étrangers et étrangères de la deuxième génération. Aujourd’hui, les secondos et les secondas sont une couche importante de la population suisse. Leurs prestations économiques, culturelles, sportives et sociales sont ne notoriété publique. 
</p><p>Beaucoup d’entre eux ont, en plus du passeport suisse, conservé la nationalité de leurs parents. Mais ils ne sont pas acceptés en Suisse, sinon des propositions comme celle de l’ancienne conseillère nationale Jasmin Hutter finiraient directement dans la poubelle. Jasmin Hutter veut en effet supprimer le droit à la double nationalité pour les futurs naturalisé(e)s. Or, ce droit ne relève aucunement d’une mentalité selon laquelle il s’agirait d’avoir le beurre et l’argent du beurre&nbsp;; le réclamer ne remet, de plus, pas en cause la loyauté de ces personnes à l’égard de la Suisse. C’est là l’expression de l’identité des secondos et secondas. Si l’intégration de la population étrangère est vraiment le but que poursuit la politique suisse de la migration, il est alors nécessaire que l’on accepte cette différence et cet attachement à la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-608</guid><pubDate></pubDate><title>Femmes et hommes annoncent la couleur et exigent « L’égalité, maintenant ! »</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/femmes-et-hommes-annoncent-la-couleur-et-exigent-l-egalite-maintenant</link><description>14 juin : des centaines d’activités dans le cadre de la journée nationale d’action et de grève des femmes</description><content:encoded><![CDATA[<div><p>&nbsp;</p><p>Déjà plus de 45 organisations et réseaux appellent à participer, le 14 juin prochain, à la journée nationale d’action et de grève des femmes. Au vu de la mobilisation réalisée à ce jour et des commandes de matériel déjà faites, les organisatrices s’attendent à ce que plus de 100&nbsp;000 femmes et hommes participent à cette journée d’action, ainsi qu’elles l’ont expliqué aujourd’hui à la presse.
</p><p>Des centaines d’activités auront lieu dans l’espace public ainsi que dans des entreprises. À Bâle, par exemple, on trouvera dans des centres commerciaux des personnes portant des gilets de grève avec le slogan «&nbsp;Reclaim the mall&nbsp;» («&nbsp;Reprenez le contrôle des centres commerciaux&nbsp;»)&nbsp;;&nbsp; à Zurich, des calculateurs de salaire seront installés&nbsp;; à Berne, il y aura une fête des femmes&nbsp;; à Genève, le Jet d’eau sera violet&nbsp;; à Lausanne, des activistes décoreront des bâtiments administratifs&nbsp;et, à Aarau, des actions auront lieu dans les hôpitaux.
</p><p>Les points communs de ces diverses activités seront&nbsp;: un concert bruyant de sifflets pour des salaires féminins équitables à 14 h 06, des manifestations et des festivités en fin d’après-midi ainsi que les couleurs rose fuchsia, mauve et violet. Celles et ceux qui ne pourront pas participer à ces activités pourront annoncer la couleur, avec des vêtements, pour «&nbsp;l’égalité, maintenant&nbsp;!&nbsp;».
</p><p>Les femmes exigent la vraie justice salariale et une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. L’égalité formelle des sexes dans les lois n’est toujours reconnue que du bout des lèvres. «&nbsp;Notre but&nbsp;: l’égalité pour toutes&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;: c’est en ces termes que Rosmarie Zapfl, présidente d’alliance F, de loin la plus grande faîtière féminine, résume les revendications de cette journée d’action.
</p><p>Pour un même travail, les femmes gagnent presque 20 pour cent de moins que les hommes. C’est pourquoi Christine Michel, coprésidente des femmes de l ‘USS, affirme que si la discrimination ne disparaît pas, nous aurons besoin d’autorités dotées de compétences d’investigation et d’intervention ainsi que d’une fonction de médiation. S’ajoute à cela que les professions féminines sont encore sous-rémunérées, comme l’a expliqué Yvonne Ribi, secrétaire générale adjointe de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI)&nbsp;: en comparaison avec des professions masculines aux exigences semblables, la profession d’infirmière est beaucoup moins bien rémunérée.
</p><p>Non seulement les femmes gagnent moins que les hommes, mais encore elles assument deux fois plus de travail non rémunéré que ceux-ci et elles rencontrent plus de difficultés à concilier famille et profession. «&nbsp;Leurs carrières professionnelles (des femmes) sont freinées pendant la phase familiale&nbsp;», affirme Christine Bühler, la présidente de l’Union suisse des paysannes et des femmes rurales (USFP). Et, parce que la présence des femmes dans des positions de direction ne progresse que trop peu, il faut introduire des quotas en ville de Berne, demande Judith Renner-Bach, membre du législatif bernois.
</p><p>Informations détaillées sur les activités du 14 juin et les organisations qui les portent&nbsp;:&nbsp;http://www.14juin2011.ch.
</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'informations : Voyez les discours de :</p><ul style="font-size: 12px; font-style: italic; "><li style="font-size: 12px; "><span>Christine Michel</span>, coprésidentes des femmes de l'USS</li></ul><ul style="font-size: 12px; font-style: italic; "><li style="font-size: 12px; "><span>Christine Bühler</span>, Präsidentin des Schweiz. Bäuerinnen- und Landfrauenverbands</li></ul><ul style="font-size: 12px; font-style: italic; "><li style="font-size: 12px; "><span>Yvonne Ribi</span>, stellvertretende Geschäftsführerin Schweizer Berufsverband der Pflegefachfrauen und Pflegefachmänner SBK</li></ul></div><p></p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-653</guid><pubDate></pubDate><title>Commission d’enquête parlementaire dans la dernière ligne droite</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/commission-d-enquete-parlementaire-dans-la-derniere-ligne-droite</link><description>Le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a été le premier à demander - c’était le 7 dé-cembre 2009 - la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) afin de clarifier notamment ce qui s’était passé avec le sauvetage de l’UBS en plein marasme financier. À l’époque, cette demande s’était heurtée à de vives résistances, mais au-jourd’hui….</description><content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;À ce jour, rien n’indique que l’on aurait tiré les leçons du quasi-effondrement du système financier, même pas sous forme d’ébauches. La direction de l’UBS vise les mêmes bénéfices, voire des bénéfices plus élevés encore (15 milliards), et un même rendement des capitaux propres (20&nbsp;%) qu’avant la crise. Des buts qui ne pourront pas être réalisés sans nouveau recours à une stratégie commerciale des plus risquées. La pratique à risque des bonus, à laquelle l’autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) a donné sa bénédiction, est maintenue sous une forme à peine modifiée.&nbsp;»
</p><p>Tels furent les principaux arguments développés par Paul Rechsteiner pour demander la mise sur pied d’une CEP. Or, le 5 février, le bureau du Conseil national a décidé de proposer une CEP qui serait chargée d’enquêter sur la régulation du secteur financier et de clarifier la transmission par l’UBS de données aux États-Unis. 
</p><p>Début mars, le bureau du Conseil des États se prononcera aussi à ce sujet. De fait, une CEP est, de toute urgence, nécessaire. Il serait irresponsable que les politiques veuillent prendre acte par un simple haussement d’épaules de la pire crise économique jamais vécue depuis 70 ans, c’est-à-dire sans en tirer pour l’avenir les leçons qui s’imposent. Peu probable, un «&nbsp;niet&nbsp;» à la création d’une CEP serait, pour les politiques, synonyme d’autocensure face à un monde économique déconnecté des réalités.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-611</guid><pubDate></pubDate><title>La Banque nationale et la Confédération doivent protéger l’économie réelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-banque-nationale-et-la-confederation-doivent-proteger-l-economie-reelle</link><description>Le franc fort menace plus de 100 000 emplois</description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la fin 2007, le franc s’est apprécié de plus de 20&nbsp;%. Même en partant de l’idée qu’il a été sous-évalué jusqu’en 2008, sa toute dernière appréciation est marquée. Par rapport à une tendance à long terme, il est surévalué d’environ 10&nbsp;%.
</p><p><b>Valeur extérieure réelle du franc</b></p><h3>Le franc fort a une incidence négative grave</h3><p>Pour la petite économie ouverte qu’est la Suisse, cette appréciation a de graves effets négatifs. L’étude disponible aujourd’hui du KOF (Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique de Zurich) au sujet des effets du franc fort sur l’économie suisse confirme les résultats auxquels avaient abouti d’anciennes recherches<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Après 2 ans environ, une appréciation de 10&nbsp;% fait baisser de 3 % le produit intérieur brut et reculer en conséquence l’emploi. Cela représente environ 120&nbsp;000 emplois. L’industrie des machines et des métaux ainsi que le tourisme sont particulièrement concernés. 
</p><p>Les effets du franc fort ne se traduisent pas en chocs, mais sont rampants. Ils sont cependant déjà clairement visibles. Les exportations nominales de marchandises stagnent largement à un niveau toujours bien inférieur aux valeurs d’avant-crise (-8&nbsp;%). Les prix et les marges diminuent. Le nombre des nuitées baisse. Les enquêtes effectuées auprès des entreprises montrent l’ampleur des problèmes. C’est par exemple dans l’industrie (en particulier MEM) que l’on trouve la majorité des entreprises interrogées qui sont fortement/nettement touchées par le franc fort. Elles ont déjà engagé ou planifié des mesures en matière de personnel. À court terme, elles visent avant tout des baisses de salaire. Suivent des compressions de personnel et des délocalisations.
</p><p><b>Effets du franc fort – résultats d’enquêtes actuelles auprès des entreprises</b></p><table summary><thead><tr><th scope="col">Source</th><th scope="col">Branches</th><th scope="col"><b>Part des entreprises&nbsp;touchées négativement</b></th><th scope="col"><b>Mesures des entreprises&nbsp;(en mat. de salaire, emploi)</b></th></tr></thead><tbody><tr><td><p><span>Swissmem&nbsp;</span></p><p><span>(janv./fév. 2011)</span></p></td><td><span>Industrie MEM</span></td><td><span>52&nbsp;% (fort)</span><br style="font-size: 12px; "><span>33&nbsp;% (moyen</span></td><td><span>Court terme&nbsp;: baisse sal. (8&nbsp;%); sal. en € (7&nbsp;%)</span><br style="font-size: 12px; "><span>Long terme&nbsp;: délocal. à l’étranger (41&nbsp;%),&nbsp;</span><br style="font-size: 12px; "><span>Compression du personnel (28&nbsp;%)</span></td></tr><tr><td><span>OSEC (1</span><sup>er</sup><span>&nbsp;trim. 2011)</span></td><td><span>div. PME</span></td><td><span>55&nbsp;% (baisses exportations)</span><br style="font-size: 12px; "><span>75&nbsp;% (diminution marges)</span></td><td><span>pas de réponse</span></td></tr><tr><td><span>BNS (1</span><sup>er</sup><span>&nbsp;trim. 2011)</span></td><td><p><span>Industrie</span></p><p></p><p><span>Services</span></p><p></p></td><td><p><span>51&nbsp;% (nettement)</span><br style="font-size: 12px; "><span>28&nbsp;% (peu)</span></p><p><span>14&nbsp;% (nettement)</span><br style="font-size: 12px; "><span>26&nbsp;% (peu)</span></p><p></p></td><td><span>Compression du personnel (15&nbsp;%),</span><br style="font-size: 12px; "><span>Baisses des salaires (7&nbsp;%),</span><br style="font-size: 12px; "><span>Délocalisation à l’étranger (8&nbsp;%)</span></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>La Banque nationale et la Confédération doivent protéger l’économie réelle du franc fort</h3><p>Le franc est fortement surévalué. Sa cherté ne s’explique pas par des facteurs fondamentaux (parité de pouvoir d’achat entre autres).
</p><p>La Banque nationale (BNS) a pour mandat de garantir la stabilité des prix et de tenir compte de l’évolution de la conjoncture. Un mandat indirect découle pour elle de la forte influence exercée par le franc fort sur l’inflation&nbsp;: celui d’intervenir contre les fortes fluctuations de change. Cela figure dans le message du 26 juin 2002 sur la révision de la loi sur la Banque nationale&nbsp;:
</p><p>«&nbsp;Lorsque la demande globale est perturbée en Suisse, il faut généralement en rechercher la cause à l’étranger. Ainsi, des restructurations des portefeuilles internationaux entraînant une augmentation de la part des placements en francs suisses peuvent se traduire par une forte appréciation de notre monnaie sur le marché des devises. Si la pression extérieure sur le franc risque de persister, il convient d’envisager un assouplissement de la politique monétaire suisse. Car une hausse forte et durable du franc suisse compromet la stabilité des prix&nbsp;: elle commence par freiner la production et l’emploi, et provoque ensuite une baisse du niveau des prix. Si la BNS assouplit sa politique monétaire, elle sauvegarde la stabilité des prix tout en contribuant à atténuer le recul de la production et de l’emploi.&nbsp;» (p. 90 du Message ou p. 5734 de la Feuille fédéral n° 40 du 8 octobre 2002)
</p><p>La cherté du franc constitue un énorme danger pour l’économie suisse&nbsp;: à court terme, pour l’économie de l’exportation (industrie et tourisme) et, à long terme, pour l’ensemble de l’économie. En effet, dans la petite Suisse, les revenus dépendent de manière déterminante de la santé de l’économie d’exportation. Le monde politique doit donc combattre le franc fort. </p><ul><li>La BNS ne doit pas relever ses taux, sinon elle attirera des capitaux étrangers. La politique monétaire est déjà, à cause du franc fort, beaucoup trop restrictive (voir le graphique sur l’lndice des conditions monétaires, ICM).</li><li>La BNS doit stopper le renchérissement en instaurant et en défendant un cours de change minimal franc/euro. Dans les pays qui ont un objectif de cours de change, comme le Danemark, les interventions qu’implique ce dernier sont pratiques courantes. Et cela porte ses fruits. Les craintes d’une inflation sont exagérées. Premièrement, l’inflation de base est actuellement presque nulle<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> et le franc fort va peser sur les prix suisses. Deuxièmement, en cas de dépréciation du franc, la liquidité créée pourra être à nouveau rapidement retirée du circuit par la vente des placements en euros de la BNS.</li><li>La BNS et la Confédération doivent introduire ensemble des mesures destinées à limiter la spéculation sur le franc. Presque toutes les petites économies se sont protégées contre les fluctuations des cours de change<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, que ce soit en limitant le commerce des devises<a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> (p. ex. Singapour, Corée du Sud, Danemark) ou en créant une monnaie commune avec d’autres États (p. ex. les Pays-Bas). Le commerce sans restrictions du franc et l’ouverture totale des marchés des capitaux de Suisse sont pratiquement uniques en comparaison internationale.</li></ul><p>&nbsp;</p><hr><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir la vue d’ensemble des évaluations modélisées existantes pour la Suisse dans le <i>Dossier</i> de l’USS N° 71&nbsp;: «&nbsp;Effets d’une&nbsp; appréciation du franc sur l’économie suisse&nbsp;», <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a>, Documents, «&nbsp;Dossier&nbsp;». 
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> L’inflation de 1&nbsp;% de mars 2011 est due à la hausse des prix du pétrole et à l’effet statistique spécial selon lequel les prix du groupe «&nbsp;habillement&nbsp;» ont été saisis pour la première fois aussi en mars au lieu de janvier, ce qui a mis en comparaison les prix de la collection printemps/été avec les prix soldés de janvier 2010. Cet effet spécial augmente l’indice des prix à la consommation d’environ 0,4 point de pour-cent.
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Voir la vue d’ensemble du Fonds monétaire international&nbsp;: <a href="http://www.imf.org/external/np/mfd/er/2008/eng/0408.htm">http://www.imf.org/external/np/mfd/er/2008/eng/0408.htm</a>. 
</p><p><a href="file:///H:/ALLGEMEI/Pressedienste%20(pd)/FR/Conf%C3%A9rences%20de%20presse%20et%20autres/2011/110502_UNIA_Lampart_Cours-change.docx#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir aussi une appréciation des contrôles des mouvements des capitaux par le Fonds monétaire international&nbsp;: <a href="http://www.imf.org/external/pubs/ft/sdn/2011/sdn1106.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">www.imf.org/external/pubs/ft/sdn/2011/sdn1106.pdf</a>.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-185</guid><pubDate></pubDate><title>Des gains confortables sans risque et une arnaque qui n’en finit pas</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/des-gains-confortables-sans-risque-et-une-arnaque-qui-n-en-finit-pas</link><description>Des frais de gestion trois fois plus élevés que ceux des caisses de pensions autonomes ; des primes de frais de gestion qui ne sont pas justifiées auprès des employeurs et des as-suré(e)s, mais dissimulées dans les primes de risque ; des primes pour les prestations en cas d’invalidité et de décès qui sont jusqu’à quatre fois supérieures aux coûts de ces mêmes prestations ; une autorité de contrôle (la FINMA) qui accepte ces primes, alors que c’est contraire à la loi ; des gains garantis sans risque; des mesures d’assainissement prises bien avant que survienne le moindre découvert ; une assurance, Swisslife, qui en-gloutit des centaines de millions de francs des assuré(e)s dans des fonds spéculatifs et dans l’achat d’entreprises à l’étranger. Tous ces faits scandaleux sont disséminés dans la « Publication des comptabilités séparées » des assureurs-vie de 2008. Le 7 mars, l’occasion nous est fournie de brandir un carton rouge contre ces assureurs.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Pour la première fois depuis l’introduction des règles comptables de la quote-part légale, le «&nbsp;processus d’épargne&nbsp;», qui englobe les rentes de vieillesse, était dans le rouge en 2008, avec une perte de 2574 millions de francs. Chez les assureurs aussi, le produit des placements n’a donc pas suffi à couvrir en 2008 les intérêts du capital vieillesse, ni à financer les capitaux de couverture des rentes. Cela n’a rien de surprenant, puisque, vue sous l’angle des placements, l’année 2008 fut catastrophique, pour les assureurs comme pour les caisses de pensions. En observant les choses de plus près, on s’aperçoit toutefois que 62 % de ces pertes, soit 1619 millions de francs, sont dues à Swisslife, qui ne détient pourtant que 30 % des assuré(e)s auprès des assureurs-vie. La perte ne peut donc pas simplement être mise sur le compte des marchés financiers, mais relève aussi d’une gestion consternante. Durant les années précédentes, les assureurs-vie avaient obtenu des résultats positifs dans le secteur des rentes vieillesse également, ce qui ne les a pas empêchés de réclamer une baisse du taux de conversion.</span></p><p class="Textetra"><b><span lang="FR">Résultats de l’épargne vieillesse&nbsp;</span></b><span lang="FR">(en millions de francs)</span></p><p class="Textetra">&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">2005</th><th scope="col">2006</th><th scope="col">2007</th><th scope="col">2008</th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Solde du «&nbsp;processus d’épargne&nbsp;»</span></td><td>999,7</td><td>1138,5</td><td>823,5</td><td>-2574,5</td></tr></tbody></table><h3><span lang="FR">Frais de gestion : bien plus élevés que ce que prétendent les assureurs&nbsp;!</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Selon le département de la propagande des assureurs, c’est-à-dire la FINMA, les frais de gestion s’élèvent à 1011 millions de francs, soit 469 francs par assuré(e)s. Mais la FINMA et les assureurs mélangent ici des pommes et des poires pour cacher la somme réelle&nbsp;: en plus de 1,64 million d’assuré(e)s et de 207&nbsp;715 rentiers, les assureurs gèrent aussi 306&nbsp;571 polices de libre passage. La gestion de ces polices n’occasionne que de frais très faibles quand on l’organise de manière efficace, nettement moins élevés que la gestion technique des assuré(e)s. Toutefois, dans la publication de la FINMA, l’ensemble des coûts est simplement réparti entre tous les destinataires, y compris les détenteurs et détentrices d’une police de libre passage, ce qui fausse nécessairement les résultats. Si l’on prélève 20 francs de frais de gestion par an et par police pour ces assuré(e)s, alors les coûts de gestion pour ce qui relève effectivement de la prévoyance professionnelle se montent à 543 francs par personne! Comparons ce chiffre à ceux de la statistique des caisses de pensions (2007) : on constate que les coûts pour la gestion technique de 4,45 millions de destinataires (3,45 millions d’assuré(e)s actifs et 0,9 million de rentiers et rentières) s’élèvent à 784 millions de francs, soit 176 francs par destinataire. Les frais de gestion par destinataire auprès des assureurs-vie sont donc trois fois plus élevés que dans les caisses de pensions autonomes&nbsp;! Il faut en outre tenir compte du fait que dans les fondations collectives des assurances-vie et dans les autres institutions entièrement réassurées, des frais existent et s’ajoutent au niveau de ces fondations. Ces coûts ne peuvent malheureusement pas être évalués précisément. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que par tête, les frais se situent entre 600 et 700 francs. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Mais cela n’est pas tout, puisqu’aux frais de gestion s'ajoutent ceux de la gestion de la fortune, qui se montent à 287 millions de francs. De surcroît, il faut prendre en compte un autre aspect : les assureurs-vie gèrent de grands effectifs d’assuré(e)s (entre 20&nbsp;000 et 572&nbsp;000 assuré(e)s actifs et rentiers et rentières par assureur). Ces effectifs sont bien plus importants que ceux de la plupart des caisses de pensions autonomes. Le potentiel de rationalisation des assureurs devrait donc être très grand, mais n’est visiblement pas mis à profit. Aussi longtemps que les assureurs pourront dissimuler leurs frais exorbitants dans les primes de risque (c’est-à-dire les primes correspondant aux prestations de l’assurance-invalidité et des survivants), ceux-ci ne seront pas visibles aux yeux de l’assuré(e) et de l’employeur, et aucune pression ne s’exercera. Même l’autorité de surveillance ne fait rien contre cette situation : elle se contente d’appeler les <i>preneurs et les preneuses</i> d’assurance à un comportement économe...</span></p><h3><span lang="FR">Primes de décès</span> et d’invalidité : une vaste arnaque </h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’affaire devient encore plus intéressante lorsque l’on considère le processus de risque. Il s’agit ici des prestations en cas de décès (rente de survivant) et d’invalidité. Les coûts s’élèvent à 1281 millions de francs et les rentrées à 2950 millions. Les assureurs ont ainsi soutiré aux salarié(e)s et aux patrons des primes représentant plus du double des coûts ! Cette entourloupe se poursuit depuis des années, comme on peut le vérifier dans le tableau ci-dessous. La Zurich et Axa Winterthour se sont montrées particulièrement voraces en 2008&nbsp;; elles qui encaissent des primes de risque trois et même quatre fois supérieures aux coûts ! Le tableau suivant montre que d’année en année, l’arnaque des assureurs a pris des proportions de plus en plus inacceptables. Les assureurs ont toujours raconté aux assuré(e)s et aux employeurs que si les primes de risque étaient aussi élevées, c’était à ca</span>use d’une forte invalidité. Mais, visiblement, il s’agit d’autre chose.</p><p><b><span lang="FR">Résultat du processus de risque</span></b><span lang="FR">&nbsp;(en millions de francs)</span></p><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">2005</th><th scope="col">2006</th><th scope="col">2007</th><th scope="col">2008</th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Solde du processus de risque</span></td><td>1155,6</td><td>1144,1</td><td>1543,1</td><td>1669,1</td></tr><tr><td><span>Produit des primes de risque en % des coûts du risque</span></td><td>164,5 %</td><td>190,7 %</td><td>201,6 %</td><td>230,2 %</td></tr></tbody></table><h3><span lang="FR">Swisslife, responsable des pertes : les autres assureurs ont fait des profits</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le solde des processus d’épargne, de risque et des frais, appelé «&nbsp;résultat brut de la comptabilité&nbsp;» est de -1073 millions de francs; pour la première fois depuis la nouvelle réglementation (2005), il est négatif. Un résultat qui provient exclusivement de Swisslife, en déficit de 1264 millions. La dissolution ou l’augmentation de diverses réserves et provisions modifient ce résultat brut&nbsp;; un «&nbsp;résultat intermédiaire&nbsp;» de -472&nbsp;millions apparaît alors.&nbsp;Ensuite, les assureurs ont «&nbsp;versé&nbsp;» 434 millions à leur fonds d’excédents, ce qui malheureusement ne signifie pas que les assuré(e)s verront un jour vraiment la couleur de cet argent (voir plus bas). Pour la quote-part minimale de la prévoyance LPP, Swisslife et la Bâloise n’ont toutefois absolument rien versé en 2008 au fonds d’excédents. Après cette affectation au dit fonds, le «&nbsp;résultat net de la comptabilité&nbsp;» pour tous les assuré(e)s est de -906 millions. Pour de nombreux assureurs, ce résultat net était toutefois positif ou en équilibre. Le mauvais résultat d’ensemble est de nouveau à mettre sur le compte de Swisslife : son «&nbsp;résultat net&nbsp;» est de -1082 millions de francs. Sans lui, le résultat intermédiaire serait de 610 millions. Même après l’attribution au fonds des excédents, les autres assureurs gagnent encore de l’argent (176 millions), même si ce n’est pas autant que les années précédentes.</span></p><h3><span lang="FR">Pas d’excédents sans primes de risque exorbitantes - les assureurs ne supportent pas eux-mêmes les pertes</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Les primes de risque éhontément exagérées jouent un rôle central pour les assureurs : les bonnes années, sans cette arnaque, il n’y aurait pratiquement pas eu de bénéfice pour les assureurs ou de versement au fonds d’excédents. Il n’y a donc pas vraiment d’excédents. Les assuré(e)s et l’employeur paient eux-mêmes la totalité de leur «&nbsp;participation aux excédents&nbsp;», par le biais des primes de risque extravagantes. Dans les mauvaises années, ces primes servent à couvrir les pertes comptables. Certes, les assureurs prétendent constamment qu’ils donneraient des garanties et supporteraient les pertes, ce qui leur permet ensuite de justifier leurs gains dans les bonnes années. Mais les fait montrent tout autre chose : dans les mauvaises années, les gains sont pompés dans les primes de risque afin de couvrir les pertes. Pour l’essentiel, les assureurs ne supportent donc pas celles-ci, mais les épongent grâce aux cotisations des assuré(e)s et des employeurs.</span></p><p class="Titretra"><b><span lang="FR">Résultats de la comptabilité</span></b><span lang="FR">&nbsp;(en millions de francs)</span></p><p class="Titretra">&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">2005</th><th scope="col">2006</th><th scope="col">2007</th><th scope="col">2008*</th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Solde du processus d’épargne</span></td><td>977,7</td><td>1138,5</td><td>823,5</td><td>-2574,5</td></tr><tr><td><p><span lang="FR">Solde du processus&nbsp;</span><span>des frais</span></p></td><td>-200,2</td><td>-240,3</td><td>-186,1</td><td>-168,2</td></tr><tr><td><p><b><span lang="FR">Solde du</span><span lang="FR">&nbsp;</span></b><b><span lang="FR">processus&nbsp;</span></b><b><span lang="FR">de risque</span></b></p></td><td><b>1155,6</b></td><td><b>1444,1</b></td><td><b>1543,1</b></td><td><b>1669,1</b></td></tr><tr><td>Résultat brut</td><td>1952</td><td>2342</td><td>2181</td><td>-1073</td></tr><tr><td>Résultat intermédiaire</td><td>1295</td><td>1565</td><td>1950</td><td>-472</td></tr><tr><td><p><span lang="FR">Attribution au fonds&nbsp;</span><span>des excédents</span></p></td><td>695</td><td>869</td><td>1257</td><td>434</td></tr><tr><td><span>Gain des assureurs</span></td><td>600</td><td>696</td><td>693</td><td>-906</td></tr><tr><td><b><span lang="FR">Résultat brut sans</span></b></td><td><b>797</b></td><td><b>898</b></td><td><b>637,9</b></td><td>-<b>1'842,1</b></td></tr></tbody></table><p class="Titretra"><span lang="FR">* Chiffres biaisés par le pitoyable résultat de Swisslife</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><b><b><b><span lang="FR">Ces constatations entraînent quelques interrogations concernant l’autorité de surveillance, la FINMA, qui approuve les tarifs des assureurs pour le secteur de la prévoyance professionnelle. Selon l’article 33, alinéa 3 de la Loi sur la surveillance des assurances (LSA), elle doit vérifier que les primes sont adaptées au risque et aux frais. Selon l’article 38 de la LSA, elle doit aussi contrôler si les primes garantissent aux assuré(e)s une protection contre les abus. Lorsque les primes sont plus de deux fois supérieures aux frais, en partie même quatre fois plus élevées, elles ne sont alors plus adaptées au risque et aux frais&nbsp;; il existe donc un cas flagrant d’abus au détriment des assuré(e)s. Cette arnaque ne pourra jamais être justifiée. Pour quelles raisons la FINMA approuve-t-elle pourtant ces tarifs ?</span></b></b></b></p><h3><span lang="FR">L’argent du fonds des excédents n’appartient pas aux assuré(e)s, mais fait figure de capital propre des assureurs</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En 2008, les fonds d’excédents ont reçu 433,5 millions de francs, alors que 943 millions en sortaient et étaient versés aux institutions de prévoyance réassurées. À fin 2008, 1262 millions étaient accumulés dans ces fonds. La part qui doit ou peut en revenir aux assureurs est définie juridiquement par l’autorité de surveillance. Ces fonds ne doivent pas être sous-estimé. Avec les primes de risque abusivement élevées et la règle d’affectation complètement unilatérale et contraire à la loi, ils représentent un élément central du mécanisme de l’arnaque mitonnée par les assureurs-vie, qui reste pratiquement impénétrable aux non-initiés. Cela fonctionne ainsi : les «&nbsp;parts d’excédents&nbsp;» sont affectées avec force démonstrations au fonds des excédents. 90 % du montant total doit être «&nbsp;utilisé au profit&nbsp;» des preneurs de prévoyance (soit des institutions de prévoyance qui sont assurées auprès des assureurs-vie). «&nbsp;Utilisé au profit&nbsp;» des assurés, cette expression recouvre en fait toutes les dépenses effectuées par les assureurs, donc aussi, par exemple, les commissions des courtiers, qui font tourner le carrousel des entreprises affiliées, ou les frais de marketing des assureurs. Grâce à l’affection au fonds d’excédents, les assureurs peuvent prétendre qu’ils ont attribués aux institutions plus de 90 %, ou même 94 ou 95 %. En réalité, l’argent que ce fonds reçoit n’est pas «&nbsp;contractuellement dû&nbsp;» aux institutions de prévoyance. Ce n’est que ce qui est finalement distribué qui appartient aux preneurs d’assurance. Les sommes figurant dans le fonds d’excédents font au contraire partie des «&nbsp;fonds propres&nbsp;» des assureurs (= le capital propre dans le jargon de l’assurance) et leur permet même d’engager eux-mêmes moins de capitaux propres. Ce qui a pour conséquence d’augmenter proportionnellement d’autant les gains réalisés sur le capital restant, celui qui a réellement été avancé par les assureurs. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Plus haut, nous avons montré que les pertes sont d'abord essuyées par les assureurs en recourant aux primes de risque abusivement élevées. Lorsque les pertes sont plus massives, les assureurs peuvent sans dommage recourir au fonds des excédents, avant de faire appel à leurs capitaux propres, avancés par les actionnaires. Dans le jargon de la FINMA, cela s’appelle un «prélevé du fonds d’excédents pour couvrir un déficit d’exploitation». Pratiquement, Swisslife aurait dû vider le fonds d’excédents. Elle ne l’a pas fait, mais a pris en charge elle-même le déficit qui subsistait après utilisation du solde provenant des primes de risque (351 millions), soit en tout plus d’un milliard de francs. Elle a probablement agi ainsi pour des raisons de bonne réputation. Elle ne s’est donc servie «&nbsp;que&nbsp;» des primes de risque excessives pour réduire ses pertes. Mais elle aurait aussi pu dévaliser la totalité du fonds des excédents, de plus d’un demi-milliard, et alléger ainsi le sort des actionnaires. </span></p><h3><span lang="FR">Une «&nbsp;quote-part minimum&nbsp;» absurde et contraire au droit</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Nous avons déjà expliqué à de nombreuses reprises comment l’application de la «&nbsp;quote-part légale&nbsp;» ou «&nbsp;quote-part minimum&nbsp;» par le Conseil fédéral et la FINMA était illicite. La loi parle «&nbsp;d’excédents&nbsp;», terme qui dans le monde entier désigne le résultat de la soustraction des dépenses aux recettes. Mais le Conseil fédéral et la FINMA ont déclaré que les excédents représentaient la totalité des recettes. Dans cette façon de faire, les assureurs ont droit à 10 % des de l’ensemble des recettes. Logiquement, cela renchérit la prévoyance jusqu’à 11 %. Comme on l’a vu plus haut, les assureurs peuvent sans autre prendre 100 % et traiter comme des fonds propres, à disposition en cas de perte, l’argent qui revient officiellement aux assuré(e)s, dans le cadre de la quote-part minimum. On voit parfaitement bien en quoi cette manière de comptabiliser la quote-part est absurde et ridicule dans le compte d’exploitation 2008 : Axa Winterthour a réalisé un bénéfice de 136 millions, après une attribution de (seulement) 10 millions de francs au fonds des excédents. Selon l’entreprise, cela correspond à une quote-part légale de 91,5 %. En revanche, Swisslife a utilisé des réserves (payées par les assuré(e)s et les employeurs) à hauteur de 365 millions, englouti le solde des primes de risque (encore financées par les assuré(e)s et les employeurs), renoncé à toute attribution au fonds des excédents et atteint selon la FINMA une quote-part minimum de 288 %.</span></p><h3><span lang="FR">Une activité rentable à coup sûr pour les assureurs, mais une mauvaise affaire pour les assuré(e)s et les employeurs</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Les assureurs ont pipé les dés. Ils ont le droit de revendiquer 10 % de toutes les recettes. Les bonnes années, ils font de juteux bénéfices, provenant presque exclusivement des primes de risque exorbitantes qu’ils prélèvent - illégalement, mais avec l’aval de leur autorité de surveillance - sur le dos des assuré(e)s et des employeurs. Les gains issus de ces primes peuvent servir, les mauvaises années, à couvrir les pertes. Ils peuvent traiter comme leurs fonds propres les montants officiellement attribués aux preneurs d’assurance en tant que «&nbsp;participation aux excédents&nbsp;». En cas de pertes, ils peuvent même se servir dans ce fonds d’excédents avant de prier leurs actionnaires de passer à la caisse. Lorsqu’ils ne se comportent pas aussi déplorablement que Swisslife, ils sont toujours en situation de faire de profits. Si ce n’est pas le cas, les déficits peuvent être transférés aux assuré(e)s et aux employeurs. Grâce au fonds d’excédents, ces affaires lucratives autour du 2<sup>e</sup> pilier peuvent être réalisées avec des fonds propres effectifs d’à peine 2 à 4 %, dont le rendement moyen ces dernières années est de plus de 10 %.</span></p><p>Les assureurs «&nbsp;vendent&nbsp;» ce modèle, en prétendant qu’ils fournissent des garanties. Avec eux, les assuré(e)s et les employeurs n’auraient pas besoin de verser des cotisations d’assainissement. Nous avons vu plus haut qui supportait effectivement les risques et quelle est la valeur de ces garanties. Il est évident que, sur la durée, ce genre de prévoyance est nettement plus cher que celle pratiquée par les caisses autonomes. Prétendre qu’il n’y a pas de cotisations d’assainissement auprès des assureurs est de plus inexact. Les caisses de pensions ne peuvent engager des mesures d’assainissement que lorsqu’il y a un déficit de couverture. Selon un jugement du Tribunal fédéral de 2004, les assureurs-vie sont toutefois autorisés à exiger des cotisations d’assainissement même de manière préventive, donc avant même qu’un déficit de couverture se manifeste. Cette possibilité leur est accordée en sus des petits arrangements que nous avons décrits ci-dessus. Les compagnies d’assurances ne prennent donc finalement aucun risque sur le marché de la prévoyance professionnelle. Mais alors, il n’est pas non plus acceptable qu’elles puissent faire des profits, en tout cas dans une assurance sociale obligatoire !</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-620</guid><pubDate></pubDate><title>La majorité des accords déjà conclus correspondent aux revendications</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-majorite-des-accords-deja-conclus-correspondent-aux-revendications</link><description>Négociations salariales 2010/2011 : bilan intermédiaire</description><content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, les syndicats de l’Union syndicale suisse (USS) ont dressé un bilan intermédiaire des négociations en cours. Les accords conclus à ce jour montrent que les hausses obtenues se situent, pour leur majorité, dans la fourchette revendiquée par les syndicats de l’USS, soit entre 2 et 3&nbsp;%. Les hausses sont inférieures dans le secteur public, en raison de programmes d’austérité pour la plupart inutiles. L’écart qui se maintient entre les salaires du secteur public et ceux de l’économie privée va accentuer encore plus les problèmes de recrutement auxquels sont confrontés les pouvoirs publics (pénurie d’enseignant(e)s et de personnel soignant), estime Daniel Lampart, l’économiste en chef de l’USS.
</p><p>Daniel Lampart a aussi signalé que, dans les branches où les négociations se poursuivent, l’argent pour financer des augmentations de salaire correctes est bien là. La situation conjoncturelle s’améliorant aussi, il existe un grand besoin de rattrapage pour les salaires, constate le coprésident d’Unia, Andreas Rieger. C’est pourquoi le refus manifesté en la matière diverses branches des arts et métiers ainsi que par la Migros est d’autant plus incompréhensible. Giorgio Pardini, le vice-président du Syndicat de la Communication a qualifié l’accord conclu avec la Poste de signal important pour toute la branche des communications, un signal dont tous les services publics devraient à proprement parler s’inspirer.
</p><h3><b><span lang="FR-CH">Vue d’ensemble de divers accords salariaux conclus à ce jour</span></b></h3><p>&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col">Branche / entreprise</th><th scope="col">Résultat</th></tr></thead><tbody><tr><td><span>Coop (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Jusqu’à un salaire mensuel de Fr- 5000 CHF&nbsp;: au moins 3&nbsp;%</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Travailleurs/travailleuses de longue date&nbsp;: jusqu’à 4,3&nbsp;%</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Dès un salaire mensuel de Fr. 5000.-&nbsp;: au moins 2&nbsp;%</span></p></td></tr><tr><td><span>Constructions en bois (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Jusqu’à 10 ans d’expérience professionnelle&nbsp;: au moins 1,8&nbsp;%</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Tous les autres&nbsp;: de Fr. 80.- à Fr- 120.-</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Hausses des salaires minimums pour les employé(e)s de bureau et les personnes en formation&nbsp;: jusqu’à Fr. 74.-</span></p></td></tr><tr><td><span>Second-œuvre romand (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">Au moins Fr. 100.- pour tout le monde</span></p><p class="Text"><span lang="FR">À l’avenir, indexation automatique des salaires au renchérissement</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Grâce à une harmonisation régionale, les salaires minimums sont augmentés jusqu’à Fr. 250.-</span></p></td></tr><tr><td><span>M PS (horlogerie, Unia)</span></td><td><span>Fr. 90.- d’augm. générale</span></td></tr><tr><td><span>Fabricants de fourniture automobile du canton l’Argovie (Unia)</span></td><td><span>Au moins 2,3&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Rockwell Automation, Aarau AG (Unia)</span></td><td><span>2,3&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Holcim (Unia)</span></td><td><p class="Text"><span lang="FR">De Fr. 100.- à Fr. 150.-&nbsp;; en moyenne Fr. 120.-</span></p><p class="Text"><span lang="FR">Hausse des salaires minimums de 1,8 à 2,3&nbsp;%&nbsp;; à l’avenir, il seront&nbsp; automatiquement&nbsp; indexés au renchérissement et adaptés à l’évolution des salaires dans l’entreprise</span></p></td></tr><tr><td><span>Poste (Syndicat de la Communication)</span></td><td><span>En tout, 2,8&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Télégenève (Syndicat de la Communication)</span></td><td><span>2,8&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Canton d’AG (ssp)</span></td><td><span>1,75&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Canton d’OW (ssp)</span></td><td><span>1,8&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>Canton de TG (ssp)</span></td><td><span>2&nbsp;% d’augm. générale, 1&nbsp;% d’augm. individuelle</span></td></tr><tr><td><span>Ville d’Aarau (ssp)</span></td><td><span>1,5&nbsp;%</span></td></tr><tr><td><span>EPF Zurich (ssp)</span></td><td><span>0,6&nbsp;% de compensation du renchérissement et 1,2&nbsp;% par le passage à l’échelon supérieur de la classe de salaire</span></td></tr><tr><td><span>CCT des entreprises de bus soleuroises (ssp)</span></td><td><span>1,5&nbsp;% d’augm générale et hausse de l’allocation pour service de piquet</span></td></tr><tr><td><span>Énergie (divers accords, ssp)</span></td><td><span>De 1,6&nbsp;% à 2,3&nbsp;%</span></td></tr></tbody></table><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans ces discours de :&nbsp;</p><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li><li><b>Andreas Rieger</b>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-184</guid><pubDate></pubDate><title>NON : il faut une bonne fois que les assureurs-vie reçoivent un carton rouge !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-il-faut-une-bonne-fois-que-les-assureurs-vie-recoivent-un-carton-rouge</link><description>La baisse du taux de conversion LPP aura de graves conséquences sociales. Lui dire NON permettrait aussi de faire un premier pas pour couper court aux menées des assureurs-vie. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 mars, le NON à la baisse du taux de conversion LPP s’impose pour les raisons suivantes&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Les principales victimes d’une telle baisse seraient les travailleurs et travailleuses qui ont touché des petits salaires durant toute leur vie et qui ne recevront que de faibles rentes une fois âgés et dans le cadre de la prévoyance. Même avec la rente AVS, ces rentes sont aujourd’hui déjà minimes et souvent insuffisantes. Si elles devaient être réduites encore plus suite à la baisse de plusieurs pour-cent du taux de conversion, ces retraité(e)s perdraient une part de revenu dont ils ont le plus grand besoin. On ne vit de pour-cent théoriques ou «&nbsp;modèles&nbsp;», mais de francs&nbsp;! Un abaissement du taux de conversion sans mesures d’accompagnement qui en compenseraient les effets est donc inacceptable. L’USS a exigé dès le départ de telles mesures, mais ni le gouvernement ni le parlement n’ont voulu rien entendre.</li><li>Les assureurs-vie font des bénéfices grâce aux rentes de vieillesse, même pendant les années où les placements ne sont pas très rentables. Une baisse du taux de conversion augmenterait ces bénéfices. Cela, sur le dos des retraité(e)s&nbsp;! Des politiciens de droite ont même ouvertement admis, durant les débats parlementaires, qu’ils voulaient cette baisse à cause des assureurs-vie. C’est entre autres le cas du conseiller aux États radical Rolf Büttiker pour qui «&nbsp;Nous devons abaisser le taux de conversion d’abord à cause des assurances-vie&nbsp;» (11.12.2008, trad. USS). Or, il n’est pas question de réduire des prestations d’assurances sociales pour procurer des bénéfices supplémentaires à des entreprises privées tournées vers le profit&nbsp;! Il a quelques années seulement de cela, les assureurs-vie ont brusquement abaissé les taux de conversion du domaine surobligatoire (à 5,8&nbsp;% pour les hommes et 5,4&nbsp;% pour les femmes), ce qui a eu pour conséquence des baisses de rente de 19 à 25&nbsp;%. Et impossible pour les personnes concernées de s’opposer à cette mesure. Cependant, le 7 mars, elles auront enfin l’occasion de brandir un carton rouge à l’intention des assureurs.</li><li>L’autorité de surveillance, la FINMA<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0310_Nova_Taux-conversion-LPP_Votation.doc#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> devrait protéger les assuré(e)s contre les abus des assureurs. De plus, la loi lui prescrit de faire en sorte que les tarifs des primes tiennent compte des risques et des coûts. Or, depuis quelques années, elle autorise des primes de risque jusqu’à quatre fois plus élevées que les coûts et permet donc aux assureurs de piller les assuré(e)s. Mais ce n’est pas tout&nbsp;: le parlement a adopté, il y a quelques années, une disposition légale qui limite les bénéfices des assureurs à 10&nbsp;% des excédents. Le Conseil fédéral a ensuite simplement fait des recettes totales lesdits «&nbsp;excédents&nbsp;». Grâce à cette astuce illégale, les assureurs peuvent ainsi continuer à se servir tant et plus dans les affaires qu’ils réalisent avec la LPP. Cependant, les «&nbsp;parts des excédents&nbsp;» que les assureurs octroient avec indulgence aux assuré(e)s avec les primes trop élevées versées par ces derniers ne leur reviennent pas vraiment selon le Conseil fédéral&nbsp;: elles font partie des capitaux propres des assureurs-vie qui ont le droit d’y recourir pour couvrir des pertes. Beaucoup de profits sans avoir à courir de risques et avec la bénédiction publique du parlement ainsi que du Conseil fédéral. Mettons un terme aux manœuvres de ces détrousseurs. La première possibilité de le faire sera en disant NON le 7 mars prochain.</li></ul><p>Toute une série de projets de démantèlement d’assurances sociales sont dans les tuyaux du parlement&nbsp;: 11e révision de l’AVS, révision de l’assurance-chômage, révision de l’assurance-accidents, etc. Il faut mettre fin à cette orgie de régression sociale en votant NON le 7 mars&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-622</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS demande des interventions directes contre ceux qui spéculent sur les devises  </title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/l-uss-demande-des-interventions-directes-contre-ceux-qui-speculent-sur-les-devises</link><description>Les spéculations sur les devises font grimper le cours du franc à des niveaux dangereux. Comme dans les années 1970, la Banque nationale suisse (BNS) doit à présent lutter avec détermination contre un franc exagérément fort. En effet, si le franc reste longtemps surévalué à un tel point, l’économie risque de subir de graves dommages.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="Texte"><span lang="FR"></span></p><p>L’USS a regroupé les études disponibles qui traitent des conséquences de l’appréciation du franc sur l’économie suisse (cf. le dossier «&nbsp;Répercussions d’une appréciation du franc sur l’économie suisse – résultats de simulations économétriques&nbsp;»). Ces études montrent qu’une durable appréciation du franc de dix pour cent provoquera de sérieux dégâts dans l’économie. Les principales victimes en seront l’industrie d’exportation et le tourisme.&nbsp;&nbsp; 
</p><p>Il faut à présent une volonté politique de prendre des mesures contre la surévaluation spéculative du franc. Dans les années 1970, la BNS a, par diverses mesures, lutté avec succès contre les appréciations du franc. Les mesures aujourd’hui prioritaires sont des interventions directes sur le marché des changes. En 1978, la BNS a utilisé ce remède, elle s’est donné un objectif en termes de taux de change et a réussi à atteindre un cours supérieur à 80 centimes pour 1 mark allemand. De surcroît, l’USS préconise encore d’autres mesures&nbsp;:&nbsp; </p><ul><li>L’introduction d’un impôt sur les transactions financières&nbsp;: lorsque le cours du franc est surtout poussé vers le haut par une spéculation à court terme, un impôt sur les transactions va fortement réduire le bénéfice de ces opérations spéculatives, de sorte que les volumes en jeu diminueront.</li><li>Des interventions régulatrices auprès des banques&nbsp;: dans les années 1970 déjà, la Confédération et la BNS ont considérablement restreint les opérations sur le marché des devises, afin de protéger l’économie suisse d’une appréciation du franc («&nbsp;convention transitoire&nbsp;»). Cette mesure a été un grand succès.</li><li>Une offre destinée aux entreprises exportatrices pour les inviter, moyennant pièces justificatives, à changer des euros contre des francs à un taux spécial&nbsp;: le financement (temporaire) de cette mesure peut aussi se faire par l’intermédiaire de la Confédération.</li></ul><p>Si le franc fort n’est pas combattu rapidement, cela aura de graves et durables conséquences. Le chômage risque de prendre l’ascenseur et les salaires de baisser. Des entreprises fermeront leurs portes, alors qu’elles sont compétitives lorsque le taux de change est réaliste. La production sera délocalisée dans les pays étrangers. Ces entreprises et unités d’entreprise reviendront en Suisse au mieux au bout de longues années. Aujourd’hui déjà de tels cas de dumping salarial nous sont parvenus.
</p><p>&nbsp;</p><p>Plus d'information dans ces discours de :</p><ul style="font-style: italic; "><li><span>Paul Rechsteiner</span>, président de l'USS</li><li><span>Daniel Lampart</span>, économiste en chef de l'USS</li><li><span>Renzo Ambrosetti</span>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-181</guid><pubDate></pubDate><title>Finissons-en avec les abus dans la prévoyance professionnelle ! Maintenant, les prestations de la prévoyance vieillesse ont besoin d’un nouveau but !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/finissons-en-avec-les-abus-dans-la-prevoyance-professionnelle-maintenant-les-prestations-de-la-prevoyance-vieillesse-ont-besoin-d-un-nouveau-but</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec leur projet de baisse des rentes du 2e pilier, le Conseil fédéral et les partis de droite ont, sous la pression des compagnies d’assurance et des organisations de l’économie, essayé pour la première fois en Suisse de largement démanteler les prestations d’une assurance sociale. Mais, ils ont monstrueusement échoué. Par leur vote, les citoyen(ne)s ont fait savoir qu’ils ne se laisseraient pas dérober les rentes qui leur avaient été promises et qu’ils ont d’ailleurs payées et paient encore, ainsi que la protection sociale qu’elles leur garantissent. 
</p><p>Premièrement, l’issue de ce scrutin signifie que les projets de démantèlement social mis sur rail au Parlement ces temps - qu’il s’agisse de l’AVS, de l’assurance-chômage ou de l’assurance-accidents – doivent être stoppés. Si cela n’a pas lieu au Parlement, les syndicats s’y opposeront par le référendum. Les gens en ont assez de voir que les bonus et les bénéfices sont protégés, quand on dégrade leur sécurité sociale.
</p><p>Deuxièmement, les réformes du 2e pilier qui n’ont que trop attendu parce le lobby des assurances les repousse depuis de longues années, doivent être entreprises. Cela concerne les coûts administratifs et les primes de risque trop élevés, de même qu’un transfert de bénéfices par les assurances qui est contraire à la loi. Les assurances sociales ne sont pas là pour servir à faire des profits. Cela signifie aussi qu’en ce qui concerne l’autorité de surveillance (en particulier la FINMA, autrefois Office fédéral des assurances privées), un bon coup de balai doit être donné. Jusqu’à ce jour, cette dernière a entériné et défendu les abus des compagnies d’assurance, au lieu de défendre les intérêts des assuré(e)s. Enfin, la parité prévue par la loi dans la prévoyance professionnelle doit aussi être concrètement appliquée avec sérieux. Cela signifie, d’une part, qu’une vraie parité, qui mérite ce nom, et une représentation en conséquence du personnel doivent également être le fait des fondations collectives des assureurs-vie. D’autre part, il faut une bonne fois que les représentant(e)s du personnel dans les caisses de pensions, où leur tâche est de défendre les intérêts de ce dernier, bénéficient d’une protection efficace contre le licenciement. 
</p><p>Troisièmement – et c’est essentiel -, le but fixé aux prestations de la prévoyance vieillesse des personnes exerçant une activité lucrative doit être reformulé. Depuis que le système des trois piliers figure dans la Constitution fédérale (1972) s’applique le principe constitutionnel selon lequel la prévoyance professionnelle, conjuguée avec l’AVS, doit permettre à l’assuré(e) de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;» (art. 113, al. 2, let. b Cst.). Autrement dit, même une fois à la retraite, on doit pouvoir continuer à vivre décemment et dignement avec les rentes du 1er et du 2e pilier. Aujourd’hui encore, ce principe constitutionnel est d’actualité, sans équivoque et clair. Il n’y a pas à tortiller&nbsp;!
</p><p>Il est devenu obsolète et désormais indéfendable qu’en son temps (il y a 30 à 40 ans), on ait supposé qu’il soit possible de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;» avec environ 60&nbsp;% du dernier revenu. La bataille dans les urnes qui vient de se terminer l’a à nouveau fait on ne peut plus nettement apparaître. Alors qu’il est possible de maintenir son niveau de vie, une fois à la retraite, avec 60&nbsp;% de 10&nbsp;000 francs par mois, ce n’est pas le cas avec 60&nbsp;% de 5000 francs. Or, donner aux prestations un but qui, pour un salaire de 5000 francs mensuels, se traduit concrètement par un revenu des rentes de 3000 francs par mois, cela viole la Constitution parce qu’un tel montant ne permet pas de «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;». Pour les bas et moyens revenus, ces 60&nbsp;% sont par conséquent contraires à la Constitution, parce qu’ils ne permettent pas de vivre décemment.
</p><p>Le but donné aux prestations de la prévoyance vieillesse du 1e et du 2e pilier doit par conséquent être reformulé. Nous proposons les buts suivants («&nbsp;taux de remplacement&nbsp;» du revenu du travail) pour ces rentes&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>pour les revenus allant jusqu’à 5000 francs&nbsp;: taux de remplacement de 80&nbsp;%,</li><li>pour les revenus allant jusqu’à 7000 francs&nbsp;: taux de remplacement de 70&nbsp;%,</li><li>pour les revenus supérieurs&nbsp;: taux de remplacement de 60&nbsp;%.</li></ul><p>Non seulement ces buts correspondent aux réalités vécues par les gens, mais elles remplissent aussi le mandat constitutionnel de l’article 113 Cst., garantissant également la dignité humaine des uns et des autres. Le droit à vieillir dans la dignité, concrétisé par l’État social, est l’un des principaux acquis de notre civilisation. Celle ou celui qui gagne 5000 francs par mois a besoin, pour pouvoir vivre décemment une fois à la retraite et «&nbsp;maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur&nbsp;» que ses rentes lui garantissent un revenu de 4000 francs. L’objectif d’un taux de remplacement de 60&nbsp;% est par conséquent irréaliste. 
</p><p>Politiquement, cela veut dire que ni les rentes de l’AVS ni celles du 2e pilier du domaine obligatoire (correspondant à un revenu annuel de 82&nbsp;000 francs) ne peuvent être diminuées. La dernière votation populaire l’a clairement montré. Toujours politiquement, cela signifie aussi que lorsque les buts fixés aux prestations ne sont pas atteints, les rentes doivent à nouveau être améliorées. Car celles qui ne sont plus indexées depuis longtemps au renchérissement ne sont pas les seules à avoir perdu de leur valeur ces dernières années. Depuis l’introduction de l’indice mixte (1980) les rentes de l’AVS ont pris un retard de 6&nbsp;% sur l’évolution économique. 
</p><p>La votation du 7 mars 2010 sur le vol des rentes du 2e pilier marque une coupure dans la politique de la prévoyance vieillesse. Pour la première fois, on a vécu une votation qui visait directement et concrètement le montant des rentes de vieillesse de la grande majorité des personnes exerçant une activité lucrative. Le résultat confirme de manière impressionnante les objectifs constitutionnels de la prévoyance. Sur la base des réalités actuelles, ceux-ci doivent être concrètement reformulés et réalisés. C’est pourquoi, après quinze années de néolibéralisme perdues, il faut que la politique de la prévoyance vieillesse prenne un nouveau départ et se donne des objectifs sociaux, comme ce fut le cas en 1948, avec la création de l’AVS, et en 1972, avec l’instauration du principe des trois piliers.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-625</guid><pubDate></pubDate><title>Avec un financement plus juste, l’assurance-chômage serait assainie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/avec-un-financement-plus-juste-l-assurance-chomage-serait-assainie</link><description>Un milliard 400 millions de francs pour une révision ratée de l’assurance-chômage ? Des cotisations salariales plus élevées pour des prestations moindres ? C’est par une campagne déterminée que les organisations des salarié(e)s s’opposent à cette révision absurde et synonyme de pur démantèlement. Si des cotisations étaient aussi prélevées sur la totalité des salaires – comme dans l’AVS ou  l’AI -, cette assurance pourrait être financée sans problème aucun et sans démantèlement de ses prestations.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les causes du chômage sont à chercher dans la société et dans l’économie, pas chez les personnes au chômage. C’est pourquoi les coûts de ce dernier doivent être supportés par l’ensemble de la société et de l’économie. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. L’assurance-chômage n’est pas financée comme une assurance sociale. «&nbsp;Pour une assurance sociale comme l’AVS, il va de soi que la totalité des hauts et très hauts revenus est soumise à cotisation, même si les rentes ensuite versées ne sont pas plus élevées que celles de la majorité de la population.&nbsp;», rappelle Paul Rechsteiner, conseiller national socialise et président de l’Union syndicale suisse (USS).
</p><p>Le passage à un financement plus juste de l’assurance-chômage n’a jamais été sérieusement pris en considération par la majorité parlementaire lors des travaux de révision de cette assurance. Pourquoi&nbsp;? Parce que le SECO avait livré des chiffres erronés selon lesquels cette autre possibilité d’assainissement rapporterait trop peu d’argent. Or, les calculs de l’USS montrent que les chiffres du SECO sont faux et que les autorités (volontairement ou par négligence&nbsp;?) ont calculé sur la base de chiffres beaucoup trop bas (voir notre Feuille d’information). Incroyable&nbsp;! Après le rejet de ce projet de démantèlement, il faudra donc entreprendre une nouvelle révision prévoyant un financement plus juste. 
</p><p>«&nbsp;Les citoyens et citoyennes ne seront pas dupes&nbsp;: il n’est pas question de payer davantage pour percevoir moins de prestations – simplement pour que les top-managers et autres profiteurs continuent à payer moins de cotisations. C’est pourquoi le peuple votera NON le 26 septembre&nbsp;», déclare Vania Alleva, membre du comité directeur d’Unia.
</p><p>Le démantèlement radical des prestations toucherait les personnes d’un certain âge qui perdront leur emploi ainsi que celles et ceux qui voudront revenir sur le marché de l’emploi. Les jeunes chômeurs et chômeuses seraient également frappés de plein fouet. «&nbsp;Un économiste d’entreprise de 29 ans, qui se retrouve subitement au chômage, devrait accepter un emploi de pompiste, tandis que l’assistant du commerce de détail, qui n’a pas trouvé d’emploi en fin d’apprentissage, devrait être magasinier (…) [Il ne faut] pas punir les jeunes chômeurs mais les former&nbsp;», dit Mario Fehr, conseiller national socialiste et président de SEC Suisse.
</p><p>«&nbsp;A cela s’ajoute qu’une grande partie des économies dont bénéficie l’assurance chômage en vertu de la 4e révision de la LACI résulte simplement d’un déplacement des coûts. Si les prestations de l’assurance-chômage sont amputées, un nombre supérieur de personnes devra bénéficier de l’aide sociale. Selon les derniers chiffres publiés par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), cette aide coûterait jusqu’à 236 millions de francs annuels&nbsp;», précise Martin Flügel, le président de Travail.Suisse. Or, tous les contribuables sont concernés par le financement de l’aide sociale, même les retraité(e)s qui ne touchent jamais d’indemnités de chômage. 
</p><p>Bertrand Zufferey, secrétaire général des Syndicats Chrétiens du Valais (SCIV), critique «&nbsp;la suppression absurde des mesures extraordinaires régionales en cas de chômage élevé&nbsp;». Selon lui, la crise actuelle montre que cet instrument est particulièrement important et judicieux. Il permet en effet d’éviter des vagues de «&nbsp;fin de droit&nbsp;» lorsque la crise atteint son apogée. 
</p><p>Pour Jocelyne Haller, du comité de chômeuses et chômeurs de Genève, cette révision «&nbsp;attaque les chômeurs, alors qu’ils ne sont pas plus responsables de leur chômage qu’ils ne le sont de la crise économique&nbsp;». Et réduire les prestations servies aux chômeurs aura des effets sur l’ensemble de l’économie.
</p><p>Plus d’informations sur les arguments contre le démantèlement de l’assurance-chômage&nbsp;: <a href="http://www.laci.ch/">www.laci.ch</a>.
</p><p>Les discours de</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l’USS et conseiller national PS/SG </li></ul><ul><li><b>Vania Alleva</b>, membre du comité directeur d’Unia</li></ul><ul><li><b>Mario Fehr</b>, président de SEC Suisse et conseiller national PS /ZH</li></ul><ul><li><b>Martin Flügel</b>, président de Travail.Suisse</li></ul><ul><li><b>Bertrand Zufferey</b>, secrétaire général des SCIV</li></ul><ul><li><b>Jocelyne Haller</b>, comité de chômeuses et chômeurs de Genève</li></ul><p>et un <b>feuille d'information</b> sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-183</guid><pubDate></pubDate><title>Urgentes et nécessaires, des réformes du 2e pilier doivent être entreprises dès maintenant </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/urgentes-et-necessaires-des-reformes-du-2e-pilier-doivent-etre-entreprises-des-maintenant</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<h3>1. Mettre fin aux abus et à l’arnaque des assureurs-vie</h3><p>De manière générale, il est hautement problématique que dans un système d’épargne forcée comme le 2e pilier, des compagnies d’assurances privées, guidées par le profit, soient aussi actives aux côtés des caisses autonomes de pensions. C’est d’autant plus choquant que, sans les assureurs ou presque, tout fonctionne aussi bien<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. Le but du 2e pilier n’est pas d’offrir un maximum d’affaires rentables aux assureurs&nbsp;! Ceux-ci ont instrumentalisé à leur profit le 2e pilier, avec l’aide du Conseil fédéral et de l’autorité de surveillance. Cette entente fonctionne vis-à-vis de l’administration et du parlement comme celle des banques (UBS).
</p><p>Parmi les objectifs de la 1ère révision de la LPP figurait aussi la transparence des activités des assureurs-vie dans le 2e pilier. Surtout, l’attribution des excédents devait être réglée et leur distribution devait se faire davantage en faveur des preneurs d’assurances. Le parlement a décidé que les assureurs pouvaient conserver 10&nbsp;% des excédents. En association avec les assureurs-vie, la FINMA et le Conseil fédéral ont tout simplement court-circuité le parlement, en décidant sans autre forme de procès que les excédents désignaient la totalité des recettes<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>. Le «&nbsp;modèle économique&nbsp;» des assureurs est conçu pour que l’État leur garantisse des profits, bien qu’ils ne courent pratiquement aucun risque, puisque ce dernier peut être complètement transféré aux assuré(e)s et aux employeurs. Les profits réalisés sans risque dans les assurances sociales sont inacceptables&nbsp;! Même la transparence laisse beaucoup à désirer&nbsp;: aucun bilan n’est publié et ce que l’on présente comme une comptabilité n’est compréhensible que par les spécialistes, mais pas par les assuré(e)s ni par les employeurs. Du côté des primes aussi, l’opacité est de mise et les primes de risque payées par les assuré(e)s et les employeurs sont largement surfaites.
</p><p>Ces lacunes grossières doivent enfin être éliminées&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Les assureurs-vie doivent à l’avenir ne pouvoir conserver que 10&nbsp;% au maximum des excédents figurant dans la comptabilité et non plus 10&nbsp;% de l’ensemble des recettes. La «&nbsp;quote-part légale&nbsp;» doit donc revenir de la méthode de calcul «&nbsp;brute&nbsp;» ou «&nbsp;basée sur le rendement&nbsp;» à la méthode de calcul «&nbsp;nette&nbsp;» ou «&nbsp;basée sur le résultat&nbsp;» qui était prévue au départ. Il appartient donc au Conseil fédéral de modifier l’Ordonnance sur la surveillance des institutions d’assurance privées (OS) dans ce sens. L’actuelle réglementation est illégale, comme une analyse juridique de ses dispositions l’a indubitablement démontré<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>.</li><li>Les «&nbsp;Fonds d’excédents&nbsp;» doivent être supprimés. Les assureurs doivent verser immédiatement et en totalité aux preneurs d’assurances leur participation aux excédents. De cette façon, ces sommes profiteront à ceux qui les ont financées. Et les assureurs ne pourront plus utiliser ces participations aux excédents, appartenant aux preneurs d’assurance, comme des «&nbsp;fonds propres&nbsp;», afin de couvrir leurs pertes. Lors de la liquidation des fonds d’excédents, la totalité des sommes s’y trouvant doit être répartie entre les preneurs de prévoyance, sans ponction aucune. Le Conseil fédéral doit modifier dans ce sens l’ordonnance correspondante (OS).</li><li>La FINMA doit enfin respecter la Loi sur la surveillance des assurances<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn4" name="_ftnref4"><sup>[4]</sup></a> et s’engager pour que les assureurs réduisent à un niveau indispensable les primes<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn5" name="_ftnref5"><sup>[5]</sup></a> pour les risques de décès et d’invalidité actuellement abusivement élevées. Les recettes provenant de ces primes sont aujourd’hui deux à quatre fois plus élevées que les frais liés à ces risques.</li><li>À l’avenir, les assureurs-vie devront établir de manière séparée, à l’intention des preneurs d’assurance et des assuré(e)s, les primes de risque et les primes de frais de gestion. Les assureurs ne doivent plus pouvoir dissimuler leurs coûts de gestion bien trop élevés dans les primes de risque. Ce n’est qu’ainsi qu’il y aura concurrence et que les assureurs seront poussés à rationaliser leur gestion. Cela aussi pourrait être appliqué par la FINMA.</li></ul><p></p><h3>2. La gestion paritaire concerne aussi les fondations collectives des assureurs-vie</h3><p>La gestion paritaire des assuré(e)s, donc la participation à égalité de droits, est une des clés de voûte de la prévoyance professionnelle en Suisse. En partie, malheureusement, elle n’existe que sur le papier. Dans les institutions des assureurs-vie, les procédures de désignation et d’élection sont conçues de telle manière que seules les personnes triées sur le volet par les assureurs accèdent aux conseils de fondation. Par suite, des centaines de milliers d’assuré(e)s en sont pratiquement totalement exclus<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn6" name="_ftnref6"><sup>[6]</sup></a>. Très fréquemment, les contrats entre ces institutions et les assureurs sont très unilatéralement favorables aux intérêts des entreprises d’assurance. Pour pouvoir défier la puissance des assureurs, des personnes indépendantes sont indispensables.
</p><p>Nous exigeons donc que les conseils de fondation des institutions collectives des assureurs-vie soient enfin réellement paritaires et indépendants de ces firmes. Les assureurs-vie ne doivent plus pouvoir manipuler à leur convenance la composition de ces instances. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br></p><p>&nbsp;</p><ul><li>Des procédures électorales respectant les standards démocratiques minimaux sont nécessaires.</li><li>Tous les salarié(e)s assurés doivent pouvoir prendre part aux élections directes (droit de vote actif et passif).</li><li>Lors d’élections indirectes, il faut s’assurer que les «&nbsp;délégué(e)s&nbsp;» disposant du droit de vote pour l’élection de l’organe supérieur existent, qu’ils ont été eux-mêmes élus et possèdent donc une légitimité démocratique.</li><li>La charge de représentant(e)s des salarié(e)s ne peut être occupée que par des personnes sans fonction dirigeante dans l’entreprise (donc uniquement par des «&nbsp;véritables représentant(e)s des travailleurs&nbsp;»).</li><li>Une partie de la représentation du personnel est désignée par des organisations représentatives des salarié(e)s.</li></ul><p>&nbsp;</p><h3>3. Meilleure protection des représentant(e)s des travailleurs, indépendance&nbsp;à l’égard de l’employeur</h3><p>Les membres de l’organe dirigeant d’une institution de prévoyance doivent pouvoir s’engager sans retenue pour leur tâche. Dans de nombreux cas et en situation normale, cela ne pose pas de problèmes. Dans des situations de stress et de conflits, remplir sa fonction dans l’organe supérieur de l’institution de prévoyance peut devenir difficile pour les représentant(e)s du personnel, surtout (mais pas seulement) dans les caisses de pensions d’entreprise. Ils et elles doivent défendre les intérêts de l’institution de prévoyance et des destinataires, le cas échéant contre l’employeur aussi. Mais leur salaire, leur carrière et l’organisation de leur travail dépendent de l’employeur. Dans certaines circonstances, ils risquent même de perdre leur emploi en agissant dans l’intérêt de l’institution de prévoyance et des destinataires. Cette absence d’indépendance les empêche de remplir leur tâche comme on le leur demande et comme un fonctionnement conforme aux règles de la prévoyance professionnelle l’exige. Nous devons constamment faire face à des plaintes sur cette question. 
</p><p>La protection contre le licenciement des représentant(e)s des travailleurs doit donc être renforcée. Certes, un congé donné au motif d’une activité de membre du conseil de fondation peut être combattu parce qu’abusif<sup><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>.</sup> Mais une protection absolue, au sens d’une interdiction de licencier n’existe pas, ce qui revient à fragiliser la situation du ou de la représentant(e) des travailleurs et, au-delà, à contredire finalement les principes de base d’une parité authentique<sup><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>.</sup> Seul un renforcement de la protection contre le licenciement peut assurer l’indépendance des représentant(e)s des travailleurs et travailleuses vis-à-vis de l’employeur et par conséquent une véritable défense des intérêts de l’institution de prévoyance et de ses destinataires<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn9" name="_ftnref9"><sup>[9]</sup></a>. Une étude réalisée à la demande de l’Office fédéral des assurances sociales<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a> recommande aussi une amélioration de la protection contre le licenciement.
</p><h3>4. Les banques et les autres gestionnaires de fortune doivent déclarer leurs taxes et autres frais de gestion de la fortune </h3><p>Ces dernières semaines, on a critiqué le fait que les frais de gestion de la fortune mentionnés par les institutions de prévoyance n’étaient pas exhaustifs. C’est exact&nbsp;; cepenant, cela ne relève pas de la négligence des institutions de prévoyance, mais de celle de tiers. Ceux-ci ne détaillent pas précisément les frais qu’ils demandent pour leurs activités en matière de produits de placement, se contentant de verser un rendement net. Un système qui leur permet d’exiger des frais trop élevés. Seules les grandes caisses de pensions ont un certain poids sur le marché en ce qui concerne les prix et la transparence, mais pas les autres. Les institutions de prévoyance ne peuvent faire complètement état des coûts des produits de placement que lorsque leurs partenaires commerciaux ont une pratique transparente à leur égard. Nous exigeons donc de la FINMA qu’elle mette enfin bon ordre à cela. Les banques et les autres gestionnaires de fortune qui agissent sous la surveillance de la FINMA doivent, à l’avenir, présenter avec transparence aux institutions de prévoyance les rendements bruts obtenus et l’ensemble des frais et taxes. 
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> La réassurance n’a de sens que là où une institution de prévoyance est trop petite pour assumer seule tous les risques actuariels. Sinon, elle revient bien trop cher. Les grandes fondations collectives des assureurs sont suffisamment étendues pour pouvoir supporter elles-mêmes les risques actuariels. Les «&nbsp;garanties&nbsp;» fournies par les assureurs ne sont pas gratuites. Ils veulent être très bien rétribués pour ce service. Selon les règles de l’Ordonnance sur la surveillance des institutions d’assurance privées, les assureurs peuvent, en cas de pertes ou de mauvaises affaires (Swisslife), transférer la quasi-totalité du risque sur les destinataires. Leur prévoyance en devient nettement plus chère que celle gérée de manière autonome. Les assureurs prétendent qu’en contrepartie, il n’existe pas de mesures d’assainissement. Même ceci n’est pas juste. En réalité, selon le Tribunal fédéral, les assureurs peuvent aussi recourir à des mesures d’assainissement, et cela avant même d’être en déficit de couverture. Les caisses autonomes ne peuvent le faire qu’une fois le déficit de couverture avéré (ATF 130 II p. 258 ss.).&nbsp; 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>[2]</sup></a> Les produits des cotisations, des capitaux, mais aussi les bénéfices techniques (bénéfices de liquidation).
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref3" name="_ftn3"><sup>[3]</sup></a> Cette analyse correspond à l’état de la technique et à la pratique du Tribunal fédéral. La méthode appliquée est celle qu’apprennent les étudiant(e)s en droit dès leur première année. Elle peut être vérifiée dans n’importe quel manuel. Voir : Franco Saccone, «&nbsp;Participation aux excédents en matière de prévoyance professionnelle&nbsp;: légalité de la méthode de calcul basée sur le rendement&nbsp;?&nbsp;», Schweizerische Zeitschrift für Sozialversicherung und berufliche Vorsorge 2009/1.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref4" name="_ftn4"><sup>[4]</sup></a> Art. 46 al. 1 lit. f&nbsp; LSA et art. 38 LSA&nbsp;: protection des assurés contre les abus des entreprises d’assurances.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref5" name="_ftn5"><sup>[5]</sup></a> Ces primes sont actuellement deux à quatre fois supérieures aux frais. Cette différence permet un financement transversal du tout. Sans elle, les assureurs feraient moins de profits et il y aurait moins «&nbsp;d’excédents&nbsp;» (qui sont en retour utilisés abusivement par les assureurs en lieu et place de leur propre capital risque).
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref6" name="_ftn6"><sup>[6]</sup></a> Problèmes principaux&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Limitation du droit de vote actif ou passif aux personnes qui figurent dans les commissions de prévoyance des institutions de prévoyance (donc de chaque affilié, ou de chaque entreprise affiliée à une de ces institutions). Ces commissions n’existent souvent que sur le papier et ne sont élues démocratiquement que dans des cas rarissimes. La limitation du droit de vote à ces personnes est donc antidémocratique et celles qui sont élues manquent de légitimité démocratique.</li><li>Des représentant(e)s du personnel qui, en réalité, sont des représentant(e)s des employeurs, car ils occupent une fonction dirigeante dans l’entreprise. Une légitimité de principe fait défaut. Les assurances sont souvent vendues par paquet aux entreprises. Des conflits d’intérêts existent donc pour ces personnes.</li><li>Opacité des procédures de désignation, totalement dirigées en coulisse par les entreprises d’assurances.</li></ul><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref7" name="_ftn7"><sup>[7]</sup></a> Selon l’art. 336, al. 2, litt. b du CO la résiliation du contrat de travail par l’employeur est abusive lorsqu’elle est donnée pendant que le travailleur, représentant élu des travailleurs, est membre d’une commission d’entreprise ou d’une institution liée à l’entreprise et que l’employeur ne peut prouver qu’il avait un motif justifié de résiliation. 
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref8" name="_ftn8"><sup>[8]</sup></a> Hans-Ulrich Stauffer, Berufliche Vorsorge, Bâle/Genève 2005, Rz. 1382.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref9" name="_ftn9"><sup>[9]</sup></a> Cette protection contre le licenciement doit être renforcée comme celle des membres des commissions d’entreprise, selon les dispositions de la convention n° 98 de l’OIT. Pour que la protection soit efficace, une invalidation du congé doit être possible.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0410_Nova_Votation-2epilier.doc#_ftnref10" name="_ftn10"><sup>[10]</sup></a> Bolliger, Christian et Rüefli, Christian : Umsetzung und Wirkung der Vorschriften über die paritätische Verwaltung. Forschungsbericht N° 7/09.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-182</guid><pubDate></pubDate><title>Sur la Place fédéral pour l’égalité des sexes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/sur-la-place-federal-pour-l-egalite-des-sexes</link><description>Ce samedi 13 mars, la Place fédérale sera féminine. La Commission féminine de l’Union syndicale suisse (USS) et la Marche mondiale des femmes appellent en effet à une grande manifestation de femmes. Les revendications sont multiples. Pour les syndicats, c’est l’égalité des salaires entre femmes et hommes qui sera au premier plan.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon les tracts diffusés par différents syndicats, la loi est claire&nbsp;: un travail de valeur égale donne droit à un salaire égal. Les entreprises doivent une fois pour toutes contrôler leurs salaires et les adapter le cas échéant&nbsp;! De fait, l’égalité des salaires est aujourd’hui le premier but poursuivi par les syndicats dans leur lutte pour l’égalité des sexes. Pas étonnant&nbsp;! Depuis 1996 en effet, quand la loi sur l’égalité est entrée en vigueur, la différence entre salaires masculins et salaires féminins s’est régulièrement amenuisée, pas par bonds impressionnants, mais continuellement. Or, tout à coup, il apparaît, selon l’Enquête sur la structure des salaires, elle s’est remise à se creuser. En 2008 en effet, les femmes gagnaient en moyenne 5040 francs (salaire médian) par mois, soit 19,3&nbsp;% de moins que les hommes (6248 francs). Or, deux années auparavant, cet écart était encore de 18,9&nbsp;%. Des études plus précises font apparaître que c’est surtout chez les cadres – donc là où la pratique des bonus est répandue – que cet écart s’est creusé. Dans de nombreuses branches des secteurs inférieurs et intermédiaires – donc là où les syndicats sont actifs et où, grâce aux conventions collectives de travail et aux négociations salariales, ils peuvent empêcher les entreprises de n’en faire qu’à leur tête -, les écarts salariaux entre femmes et hommes ont pu être réduits. Mais cela, seulement «&nbsp;souvent&nbsp;», c’est-à-dire pas partout. Et, qui plus est, cela avance à une vitesse inférieure à celle d’un escargot&nbsp;! 
</p><h3>Nouvelles revendications pour l’égalité des sexes</h3><p>Cette situation concernant l’application du principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale est donc encore bien triste, honteuse. À elle seule, elle justifierait de participer à la manif des femmes. Mais celle-ci permettra aux femmes d’émettre d’autres revendications encore&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>pour la conciliation de la famille et de la profession, ce qui nécessite un engagement plus soutenu des pouvoirs publics en faveur de la création de places d’accueil pour les enfants ou en faveur des soins pour les personnes âgées&nbsp;;</li><li>contre le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes&nbsp;;</li><li>contre les désavantages systématiquement subis par les personnes travaillant à temps partiel.</li></ul><p>La Marche mondiale des femmes, pour sa part, présente d’autres revendications qui, en plus de l’autodétermination économique et sociale des femmes concernent aussi les plans personnel, physique et sexuel.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-626</guid><pubDate></pubDate><title>[Translate to fr:] Finanzplatzstrategie: Position der Arbeitnehmenden</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/translate-to-fr-finanzplatzstrategie-position-der-arbeitnehmenden</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dépasser le secret bancaire&nbsp;? Oui, mais comment, si l’on veut éviter que les employé(e)s des banques ne doivent en payer le prix sous forme de chômage&nbsp;? Stabiliser les marchés financiers, en contrôler les acteurs&nbsp;? Oui, mais avec quelles mesures, avec quelles autorités, si l’on veut être efficace&nbsp;? 
</p><p>Dans ces discours de</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>Daniel Lampart, éconimiste en chef de l'USS</li><li>Denise Chervet, secrétaire centrale de l’Association suisse des employés de banque (ASSB)</li></ul><p>attachés, nous présentes notres réponses à ces questions. Elle souhaite expliquer quelles voies sont à suivre ici pour que la place financière devienne «&nbsp;clean&nbsp;», stable, acceptable pour tout un chacun et «&nbsp;protégée d’elle-même&nbsp;». </p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-180</guid><pubDate></pubDate><title>Politique de la formation : Des succès ici aussi </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/politique-de-la-formation-des-succes-ici-aussi</link><description>Elle est un peu comme la cerise sur le gâteau, cette petite victoire en politique de la for-mation du dernier week-end de votation. Mais rien de comparable, bien sûr, avec la vic-toire éclatante contre le vol des rentes du 2e pilier.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec plus de 61 pour cent des voix, le canton de Fribourg a dit oui au concordat HarmoS, c’est-à-dire l’accord intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité obligatoire, entré en vigueur au 1er août 2009. Ainsi douze cantons, représentant 67 pour cent de la population suisse, ont désormais accepté, à travers HarmoS, d’encourager la petite enfance qui n’a que trop attendu et de créer de nouvelles structures de jour dans les écoles. Quatre cantons démographiquement importants (Saint-Gall, Zurich, Berne et Fribourg) ont accepté cette réforme dans les urnes. À Glaris, c’est la Landsgemeinde qui a décidé, alors que, dans sept autres cantons, c’est le parlement qui s’est prononcé. Dans six cantons démographiquement moins importants (Lucerne, Grisons, Thurgovie, Nidwald, Uri et Zoug), l’adhésion à HarmoS a échoué suite à un référendum. Dans huit cantons, la décision est encore pendante. Le délai pour la mise en œuvre d’HarmoS court jusqu’au 31 juillet 2015.
</p><h3>Thurgovie&nbsp;: non à l’école privée</h3><p>L’école primaire aura 175 ans cette année dans le canton de Thurgovie. Celui ou celle qui veut s’attaquer avec des privatisations à pareil pilier de l’identité suisse doit avoir de meilleurs arguments que quelques lacunes à invoquer, des lacunes qui, de toute façon, apparaissent régulièrement dans toute institution historique et auxquelles il peut être remédié. Le «&nbsp;lobby parents suisse&nbsp;» ne s’en sort pas mieux avec sa volonté de privatiser l’école primaire que le clergé tessinois qui, il y a quelques années déjà de cela, a vu tant sa propre initiative en faveur de l’école privée que le contre-projet du parlement clairement échouer. Le 30 novembre 2009, les citoyen(ne)s de Bâle-Campagne ont défendu leur école publique par 80 pour cent des voix. Et le 7 mars, les Thurgovien(ne)s ont fait encore mieux, avec 83,2 pour cent des voix favorables à une école publique et démocratique&nbsp;! De quoi attendre calmement les autres votations cantonales annoncées par le «&nbsp;lobby parents suisse&nbsp;».
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-176</guid><pubDate></pubDate><title>Un carton jaune pour Sepp Blatter</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/un-carton-jaune-pour-sepp-blatter</link><description>Organiser des événements de dimension planétaire dans des pays émergents ou en voie de développement ne va pas sans problèmes. En effet, le non-respect des droits humains à ces occasions accompagne régulièrement ce genre de manifestations. Et finalement, la population pauvre de ces contrées n’en profite que peu, voire pas du tout. Cela s’applique aussi à la coupe du monde de football qui va avoir lieu en Afrique du Sud.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Actuellement, l’Afrique du Sud subit un toilettage intégral en vue de la coupe du monde de football. Mais alors qu’elle espère engranger jusqu’à deux milliards de bénéfices, la Fédération Internationale de Football Association, la FIFA, n’a rien apporté aux 40 pour cent de la population locale qui vivent dans la pauvreté. Ceux qui ont profité des 4,5 milliards de francs investis par le gouvernement sud-africain, ce sont d’abord les grands groupes internationaux de la construction, ainsi que la FIFA&nbsp;; cela, alors que les travailleurs et travailleuses occupés sur les chantiers de la coupe du monde touchent des «&nbsp;salaires&nbsp;» inférieurs au minimum vital. Des «&nbsp;salaires&nbsp;» qui n’ont été finalement augmenté de douze pour cent qu’après des grèves et des protestations internationales. 
</p><h3>Expulsion de la population des quartiers pauvres</h3><p>En Afrique du Sud, des centaines de milliers de personnes vivent dans des quartiers pauvres ou sont sans abri. Là où se dérouleront les manifestations sportives, comme à Durban, les images de quartiers miséreux troublent l’image de nation florissante que le gouvernement aimerait montrer. C’est pourquoi des dizaines de milliers de personnes de ces quartiers ont été expulsées de leurs habitations et transportées dans des camps provisoires. 
</p><h3>Pétition à l’intention de la FIFA</h3><p>Le 14 avril 2010, l’œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) lancera une pétition adressée à Sepp Blatter, le président de la FIFA. Cette pétition demandera à cette dernière qu’elle exige des pays et des villes qui voudront accueillir une coupe mondiale de football qu’elles respectent les droits humains. Les preneurs de licences, les sponsors et les consortiums de construction devront être contractuellement obligés de verser des salaires suffisants pour vivre décemment et contrôler l’observation des droits fondamentaux du travail. Tout pays ou toute entreprise qui ne serait pas prêt à remplir ces conditions ne pourrait à l’avenir plus organiser de coupe du monde de football.
</p><h3>Activités annexes</h3><p>En mettant sur pied un tour de Suisse qui traversera 20 villes, l’OSEO attirera l’attention de la population sur cette problématique et récoltera des signatures pour sa pétition. 
</p><p>Sur le site de la campagne (<a href="http://www.horsjeu-afriquedusud.ch/">www.horsjeu-afriquedusud.ch</a>), qui sera ouvert à partir du 14 avril, des informations seront données sur les violations des droits humains en Afrique du Sud, ainsi que sur l’exploitation des travailleurs et travailleuses dans ce pays. 
</p><p>Pendant la coupe du monde, un jeu en ligne permettra aux internautes non seulement de s’engager d’un point de vue footballistique, mais aussi sur un plan solidaire&nbsp;: pour chaque but marqué par l’équipe préférée de l’internaute, ce dernier ou cette dernière pourra faire un don en faveur de projets de l’OSEO.
</p><h3>L’OSEO en Afrique du Sud </h3><p>Cela fait 20 ans que l’OSEO s’engage en Afrique du Sud pour y améliorer les conditions de vie et lutter contre l’exploitation des travailleurs et travailleuses.
</p><p>Ainsi, à travers notre campagne «&nbsp;Faires Games&nbsp; Fair Play&nbsp;», lancée il y a deux ans avec les syndicats, nous demandons une amélioration des conditions de travail sur les chantiers de la coupe du monde. Et de nombreuses améliorations ont déjà été obtenues. 
</p><p>Dans les townships autour de Johannesburg, le taux d’infection au sida dépasse parfois les 50 pour cent. Et l’assistance médicale s’avère fréquemment précaire. Ainsi, avec nos partenaires locaux, nous organisons un genre de «&nbsp;soins à domicile pour les pauvres&nbsp;». 
</p><p>L’OSEO est également présente sur le média le plus populaire là bas&nbsp;: la radio. Le projet Africa Labour Radio donne une voix aux Sud-africain(e)s. Dans dix pays (Malawi, Lesotho, Zambie, Zimbabwe, Afrique du Sud, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Ghana, Nigeria), des émissions sont diffusées chaque semaine sur les droits des travailleurs et travailleuses, la politique sociale et la politique économique, ainsi que sur les activités des syndicats. Pour plus d’information&nbsp;: <a href="http://www.oseo.ch/">www.oseo.ch</a>, Projets, Afrique du Sud.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-628</guid><pubDate></pubDate><title> Nouveaux objectifs pour la prévoyance vieillesse</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/nouveaux-objectifs-pour-la-prevoyance-vieillesse</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Si l’issue du scrutin de ce week-end n’est certes pas encore connue, on peut déjà dire avec certitude que le référendum des syndicats et du mouvement des consommateurs et consommatrices, ainsi que des partis à orientation sociale aura des conséquences sur l’aménagement futur de la prévoyance vieillesse. Un jour après cette votation, l’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia souhaitent vous présenter leurs revendications pour de nouvelles perspectives et de nouveaux objectifs dans la prévoyance vieillesse dans les discours en annexe. </span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-177</guid><pubDate></pubDate><title>La réintégration doit aussi être possible</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/la-reintegration-doit-aussi-etre-possible</link><description>Cela fait des années que l’Union syndicale suisse (USS) se bat pour une meilleure pro-tection contre les licenciements antisyndicaux. L’USS est même intervenue à plusieurs reprises dans ce sens auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et y a déposé une plainte contre la Suisse. Rappelée à l’ordre par l’OIT, cette dernière a déjà expliqué que, dans le cadre de la législation sur les lanceurs et lanceuses d’alertes, des solutions à ce problème seraient cherchées. L’USS continue à demander que les repré-sentant(e)s syndicaux abusivement licenciés puisses être réintégrés. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Un ou une représentant(e) syndical peut toucher au plus six mois de salaire lorsque son licenciement a été reconnu abusif par un tribunal. Dans les faits, il ne s’agit la plupart du temps que de deux ou trois mois. Et pourquoi faut-il aussi leur donner le droit d’être réintégré&nbsp;?
</p><h3>Le système n’exclut pas d’office une réintégration</h3><p>La protection contre le licenciement prévue à l’article 10 de la loi sur l’égalité (LEg) prévoit la possibilité d’annuler un licenciement lorsqu’il a été prononcé pour une personne qui s’est opposée à une discrimination. Dans le message du Conseil fédéral concernant la LEg, le Conseil fédéral estime que les articles 336ss CO «&nbsp;n’offrent pas une protection suffisante&nbsp;», notamment en cas de congés de rétorsion, pour lesquels, «&nbsp;une protection accrue se justifie&nbsp;». Or, les licenciements antisyndicaux sont souvent prononcés en représailles à une action syndicale légale. Ils s’apparentent donc aux congés-rétorsion contre lesquels la LEg apporte une protection. 
</p><p>En outre, le gouvernement juge qu’une annulation du licenciement est nécessaire «&nbsp;si l’on entend permettre aux travailleuses d’exercer leurs droits pendant le rapport de travail déjà…&nbsp;». Protéger les syndicalistes contre le licenciement antisyndical poursuit un même objectif&nbsp;: permettre aux travailleurs et travailleuses d’exercer leurs droits fondamentaux (liberté syndicale) sur leur lieu de travail, et non pas uniquement une fois les rapports de travail terminés.
</p><h3>Marginalisation</h3><p>Le travailleur victime d’un licenciement abusif est souvent mis au ban de sa branche pendant toute la durée des procédures judiciaires (contestation du licenciement, procès, recours), ce qui peut durer de nombreuses années. Durant cette période, il risque d’être marginalisé au sein de sa propre branche et de se retrouver au chômage, voir d’être contraint de recourir à l’aide sociale. Même s’il finit par obtenir réparation, l’indemnité d’au maximum six mois de salaire ne permet en général pas de réparer le préjudice subi durant plusieurs années.
</p><h3>L’obstacle de la peur </h3><p>Un licenciement antisyndical frappe en général une personne connue par ses collègues pour son engagement syndical et fait très peur au reste du personnel de l’entreprise, voire de la branche et de la région concernées. Les gens oseront ainsi encore moins devenir un jour des militant(e)s syndicaux actifs. Pareille mise au pas des salarié(e)s est incompatible avec un partenariat social reposant sur une discussion entre partenaires égaux.
</p><h3>Contraire au droit international</h3><p>La jurisprudence constante du Comité de la liberté syndicale de l’OIT exige la possibilité de réintégration en cas de licenciement antisyndical, faute de quoi la législation ne respecte pas la convention 98.
</p><p>Tous nos pays voisins connaissent la possibilité d’annuler le licenciement d’un(e) syndicaliste ou d’un membre d’une commission du personnel. En Autriche et en France, le licenciement d’un(e) représentant(e) du personnel ou d’un(e) délégué(e) syndical n’est possible qu’avec l’accord d’un(e) juge ou d’un(e) inspecteur/inspectrice du travail. En Italie, un juge peut ordonner la réintégration immédiate d’un(e) syndicaliste licencié abusivement. En Allemagne, le licenciement d’un(e) représentant(e) du personnel n’est possible qu’avec l’accord de la commission d’entreprise.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-630</guid><pubDate></pubDate><title>« Tu te tais ou tu pars ! » - C’est indigne de notre démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/tu-te-tais-ou-tu-pars-c-est-indigne-de-notre-democratie</link><description>Accompagnés de 200 représentant(e)s de commissions d’entreprise, l’Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia ont remis au Conseil fédéral une lettre ouverte qui exige une meilleure protection contre les licenciements antisyndicaux et antidémocratiques. Il n’est pas question que des représentant(e)s du personnel soient punis quand ils exercent leurs tâches conformément à la loi. Cette lettre ouverte a été signée par 1234 membres de représentations du personnel. Elle demande la mise en place d’une protection efficace contre les licenciements abusifs et la création d’une base légale permettant d’annuler les licenciements abusifs de représentant(e)s du personnel. </description><content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, il est possible de simplement licencier des personnes qui exercent des mandats syndicaux, comme par exemple les membres de commissions d’entreprise. Et si le caractère abusif d’un tel licenciement antidémocratique est constaté par un tribunal, le réengagement de la personne concernée n’est pas prescrit&nbsp;; cela, contrairement à ce qui est le cas dans les pays limitrophes. 
</p><p>«&nbsp;Le droit et la liberté de créer des syndicats et d’agir syndicalement (…) font partie des normes de travail fondamentales, (…) qui doivent être respectées et garanties sur toute la planète&nbsp;», a constaté le président de l’USS, Paul Rechsteiner, lors de la conférence de presse de ce jour. Et c’est là un droit que la Suisse s’est engagée à respecter en ratifiant la Convention n° 89 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). C’est pour cela qu’en 2003, l’USS a déposé auprès de l’OIT une plainte contre la Suisse. Alors que le Comité de la liberté syndicale de l’OIT a ensuite blâmé la Suisse, le Conseil fédéral n’a, jusqu’à récemment, rien fait pour modifier en conséquence la loi. Les employeurs ne veulent pas d’une meilleure protection, leur argument étant que de tels cas sont rares. «&nbsp;(La) quinzaine de cas d’abus en 2009 (…) n’est selon nous que le sommet de l’iceberg&nbsp;», constate Renzo Ambrosetti, le coprésident d’Unia. «&nbsp;La démocratie et le partenariat social ne peuvent pas s’arrêter aux portes de l’entreprise&nbsp;!&nbsp;», s’est-il encore exclamé. Il est donc urgent et nécessaire que le Conseil fédéral propose une solution. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement, des membres de commissions d’entreprise et des représentant(e)s du personnel critiquent l’augmentation du nombre des licenciements antisyndicaux et exigent du Conseil fédéral qu’il prenne des mesures. «&nbsp;Manor m'a licenciée en raison d'un article paru fin décembre 2009 dans la Tribune de Genève dans lequel je me prononçais contre l'extension des heures d'ouverture des commerces&nbsp;», a expliqué Marisa Pralong, vendeuse à Genève. «&nbsp;La liberté d'opinion et d'expression est un des garants de la démocratie. Or, j'ai été licenciée en raison de mes opinions&nbsp;», a-t-elle encore ajouté. Pour sa part, Ernst Gabathuler a été licencié alors qu’il était membre, puis président, de la commission d’entreprise depuis des décennies. Même la maison-mère allemande a dû reconnaître qu’en Allemagne, il ne serait pas possible d’agir de la sorte. Selon Ernst Gabathuler, il est «&nbsp;choquant que les syndicalistes et les personnes de confiance du syndicat ne bénéficient pas d’une protection particulière contre le licenciement, quand ils s’engagent pour les intérêts du personnel et qu’ainsi il leur faut parfois tenir tête à la direction.&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>Ces derniers mois, des représentant(e)s des syndicats se sont entretenus avec les deux conseillères fédérales responsables de ces questions, Mesdames Doris Leuthard et Eveline Widmer-Schlumpf, et leurs départements respectifs. Le nombre important de nouveaux cas, ainsi que le risque d’une nouvelle condamnation de la part de l’OIT ont incité le Conseil fédéral à enfin mettre à l’ordre du jour la question d’une meilleure protection contre le licenciement dans le cadre de la législation sur les lanceurs et lanceuses d’alertes, ces personnes qui signalent des faits répréhensibles ayant lieu dans leur entreprise. Outre les personnes qui signalent de tels faits, il s’agira désormais de mieux protéger contre des licenciements abusifs aussi les personnes qui assument des responsabilités syndicales. La procédure de consultation sur cette législation débutera très probablement dès le deuxième semestre de cette année. Pour l’heure, les syndicats ont tendu la main et décidé de geler pendant cette période leur plainte auprès de l’OIT. Mais si la nouvelle voie choisie ne devait pas déboucher sur une amélioration décisive – l’élément central étant toujours la possibilité d’annuler un licenciement abusif -, alors l’USS et Unia relanceraient cette plainte.
</p><p>&nbsp;</p><p>En annexe, vous trouverez des discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS,</li><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA,</li><li><b>Marisa Pralong</b>, vendeuse licenciée par Manor,</li><li><b>Ernst Gabathuler</b>, représentant syndical de longue date,</li></ul><p>la <b>documentation </b>des licenciement antisyndicaux en Suisse et la <b>lettre ouverte</b> au Conseil fédéral.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-178</guid><pubDate></pubDate><title>À ne plus banaliser, mais à limiter (encore plus) strictement</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/a-ne-plus-banaliser-mais-a-limiter-encore-plus-strictement</link><description>Des années durant, le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO,  a généreusement auto-risé le travail de nuit sans alternance avec un travail de jour. Suite à une plainte du syn-dicat Unia, il s’est fait remettre à l’ordre par le Tribunal fédéral. Et il en a tiré les leçons. Aujourd’hui en effet, il met en consultation des propositions applicables. Mais pour l’Union syndicale suisse (USS), leur formulation n’est pas encore assez claire.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre de personnes occupées normalement de nuit en Suisse a très fortement augmenté ces dix dernières années. Il était de 206&nbsp;000 en 2009 contre 165&nbsp;000 en 1999. Pourquoi cette hausse d’un bon quart&nbsp;? Les raisons sont, d’une part, la croissance de l’emploi dans le secteur de la santé et de nouveaux besoins de consommation pour le secteur des produits alimentaires, ainsi que d’autres services. D’autre part, la pratique des autorités d’exécution de la loi sur le travail a également été généreuse. Conséquence&nbsp;: le principe de l’interdiction du travail de nuit s’est trouvé clairement vidé de sa substance.
</p><p>C’est Unia qui a enrayé la machine à banaliser le travail de nuit. Unia s’est en effet battu, avec succès – et jusqu’au Tribunal fédéral – contre autorisation une de travail de nuit sans alternance accordée avec une nonchalance par trop prononcée par le SECO à la Micarna (abattoirs de la Migros). S’étant fait sonner les cloches, celui-ci décida alors de modifier et clarifier les règles en matière de travail de nuit sans alternance. La procédure de consultation à ce sujet court jusqu’au 9 avril.
</p><h3>Changer d’équipe doit rester la règle</h3><p>Pour l’USS, il est évident que les dérogations à l’interdiction du travail de nuit ne doivent être octroyées qu’avec retenue. Elle demande instamment que changer d’équipe reste la règle ici. Dans sa réponse à cette consultation, elle souligne que «&nbsp;le travail de nuit sans alternance est la forme la plus extrême de travail de nuit, car il transforme réellement la nuit en jour.&nbsp;» Elle est ainsi strictement opposée à ce que travail de nuit sans alternance et travail de nuit avec alternance soient mis sur un même pied. Dès qu’existe du travail de jour, les personnes concernées par le travail de nuit doivent entrer dans un système de rotation qui leur permette d’alterner régulièrement travail de jour et travail de nuit.
</p><p>Les «&nbsp;problèmes de recrutement&nbsp;», comme on les appelle (= certain(e)s veulent uniquement travailler de nuit…) ne justifient aux yeux de l’USS le travail de nuit sans alternance que si l’entreprise concernée a élaboré, avec la participation du personnel, un plan d’équipe équitable et conforme au droit, et que le changement d’équipe entraîne, pour la majorité des collaborateurs et collaboratrices touchés, des problèmes de santé ou des difficultés à remplir des obligations familiales. Ce que les entreprises auront à prouver au moyen de procès-verbaux d’assemblées d’entreprise ou de commissions du personnel.
</p><p>En outre, l’USS exige que toutes les personnes travaillant de nuit sans alternance avec un travail de jour soient informées de manière transparente de leurs droits de participation et des mesures spéciales de protection de la santé à prendre.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-631</guid><pubDate></pubDate><title>Pour des mesures d’accompagnement avec plus de punch</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/pour-des-mesures-d-accompagnement-avec-plus-de-punch</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Sortant sa grosse artillerie rhétorique, l’UDC a provoqué l’an dernier un débat sur la libre circulation des personnes. L’Union syndicale suisse (USS) aimerait vous présenter une appréciation de dernière du point de vue de ses membres. Elle souhaite également dresser le bilan des mesures d’accompagnement à la libre circulation.
</p><p>Une chose est claire&nbsp;: il faut que ces mesures aient plus de punch. Nous aimerions aussi vous dire où et comment cela doit se faire dans ces discours de :</p><ul><li><b>Paul Rechsteiner</b>, président de l'USS</li></ul><ul><li><b>Daniel Lampart</b>, économiste en chef de l'USS</li></ul><ul><li><b>Renzo Ambrosetti</b>, coprésident du Syndicat UNIA</li></ul>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-179</guid><pubDate></pubDate><title>La passivité de la Banque nationale coûtera des dizaines de milliers d’emplois !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-passivite-de-la-banque-nationale-coutera-des-dizaines-de-milliers-d-emplois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le franc n’a jamais été aussi fort que ces derniers jours face à l’euro. Pour l’économie suisse, cela représente un problème énorme. Les problèmes de vente rencontrés en particulier par l’économie d’exportation et le tourisme à cause de la récession mondiale s’en trouveront aggravés. Le risque est grand de voir les entreprises de ces secteurs passer à côté de la (faible) reprise économique, parce qu’elles ne seront pas en mesure de faire face sous l’angle des prix et, de ce fait, perdront durablement des parts de marché. Et des entreprises qui disposent de sites de production en Suisse et dans la zone euro devraient se demander si elles ne vont pas se délocaliser. On estime, sur la base de modèles économique, que l’appréciation du franc suisse ces derniers mois coûtera sans doute jusqu’à 20&nbsp;000 emplois.
</p><p>Par conséquent, la Banque nationale suisse (BNS) doit combattre ce franc fort, ce qui aidera à sauver de nombreux emplois. Les dangers peints sur la muraille par les opposants à une telle intervention sont minimes&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Lors de ses interventions, la BNS achète des obligations d’État étrangères (à un taux d’environ 2&nbsp;%), ce qui lui permet une perte annuelle sur cours de 2&nbsp;% sur ces placements, sans qu’il y ait cependant de perte en valeur absolue.</li><li>Par rapport à l’euro, la valeur du franc est nettement plus élevée qu’en moyenne historique. Celui qui investit en euros à partir de francs a donc le droit de s’attendre à réaliser tôt ou tard des gains de change. Si la BNS intervient, elle peut donc même faire des bénéfices à moyen terme.</li><li>En revendant ultérieurement les valeurs en euros qu’elle aura achetées, la BNS peut sans problème puiser dans la liquidité en francs. Tant que le franc est fort, il n’y a guère de risque d’inflation, mais, au contraire, celui d’une évolution déflationniste. En effet, une grande part des produits vendus en Suisse provient de la zone euro, d’où une pression sur le renchérissement intérieur.</li></ul><p>La BNS a pour mandat de stabiliser les prix et la conjoncture. En regardant passivement l’appréciation du franc suisse, elle met en danger la réalisation de ces objectifs. Se pose donc la question de savoir si, en plus du mandat légal existant, elle ne doit pas aussi stabiliser le taux de change. C’est ce que propose M. Olivier Blanchard, l’économiste en chef du Fonds monétaire international. Les économies petites et ouvertes peuvent beaucoup souffrir des fluctuations des taux de change. C’est pourquoi les banques centrales doivent les stabiliser.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-636</guid><pubDate></pubDate><title> Assainissement des caisses de pensions : Trop unilatéral, trop précipité et à courte vue</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assainissement-des-caisses-de-pensions-trop-unilateral-trop-precipite-et-a-courte-vue</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Outre la peur de perdre son emploi, aucun autre sujet que celui du découvert de leurs caisses de pensions – et donc des mesures d’assainissement engagées à cet effet – n’anime autant aujourd’hui les travailleurs et travailleuses de ce pays. Pareilles mesures auront des effets négatifs soit sur les salaires soit sur les futures rentes. Des effets qui, pour certains, dépasseront le seuil de tolérance. Au surplus, nombre de ces assainissements sont ou seront pris à la hâte et les charges unilatéralement répercutées sur les salarié(e)s. Leur incidence sur la conjoncture sera, elle aussi, catastrophique. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Dans les discours en annexe de :</span></p><p class="PresseText">&nbsp;</p><ul><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Paul Rechsteiner</span></span><span lang="FR">, président de l’USS, conseiller national</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Colette Nova</span></span><span lang="FR">, secrétaire dirigeante de l’USS</span></li></ul><ul><li><span lang="FR"><span><span></span></span></span><span class="Zusatzfett"><span lang="FR">Giorgio Tuti</span></span><span lang="FR">, président du Syndicat du personnel des transports et vice-président de l’USS</span></li></ul><p class="PresseText"><span lang="FR">l'USS présente son catalogue de revendications en faveur d’une politique d’assainissement raisonnable des caisses de pensions. Il accorde aussi une attention particulière aux caisses de pensions dont la gestion par leurs anciens employeurs publics a été défaillante.</span></p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-171</guid><pubDate></pubDate><title>100 000 signatures pour 100 000 emplois</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/100-000-signatures-pour-100-000-emplois</link><description>Ensemble, bâtissons la Suisse du futur ! Depuis la mi-mars, l’initiative socialiste « De nouveaux emplois grâce aux énergies renouvelables (Initiative cleantech) » n’attend plus que votre signature. En tablant sur la création de postes très qualifiés, elle représente un investissement d’avenir pour l’emploi tout en constituant une réponse particulièrement appropriée à la crise économique et financière. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Si la Suisse se convertit massivement aux technologies propres – solaire, vent, géothermie, biomasse – pour sa production d’énergie, elle peut envisager la création de 100&nbsp;000&nbsp;nouvelles places de travail en l’espace d’une vingtaine d’années. De multiples petites et moyennes entreprises profiteront des investissements consentis, en particulier dans les régions périphériques où le potentiel des énergies renouvelables est aussi considérable que peu exploité.
</p><p>La production énergétique du futur passe incontestablement par les énergies renouvelables comme par l’exploitation rationnelle et efficace de l’énergie produite. L’initiative en fournit justement les conditions-cadre nécessaires. Dans l’Union européenne, la production d'électricité est déjà assurée de manière substantielle par les énergies renouvelables, sur lesquelles se basent plus de 60 pour cent des installations nouvellement créées. Pour sa part, la Suisse bénéficie d’un avantage supplémentaire grâce à l’énergie d’origine hydraulique. Cela signifie que, dans notre pays, le potentiel des énergies renouvelables est de loin supérieur à la consommation. Et si nous parvenons à exploiter plus intelligemment les sources d’énergie indigènes, nous préserverons l'environnement tout en réalisant des économies. C’est la raison pour laquelle l'initiative exige notamment que la meilleure technologie disponible soit appliquée aux nouveaux bâtiments, véhicules et appareils. 
</p><p>Dans le domaine des énergies renouvelables, les vocations se multiplient. À ce jour, pas moins de 5000 projets de production d’énergie sont inscrits sur liste d'attente auprès de l’Office fédéral de l'énergie, dans l’espoir d’obtenir une subvention alors que les investissements privés se chiffrent en milliards de francs. Seulement voilà, si – en matière de recherche et développement dans ce secteur – la Suisse figure incontestablement dans le peloton de tête sur le plan international, la taille de notre marché intérieur souffre de la comparaison, avec nos voisins par exemple. Ainsi, la plupart des producteurs européens de cellules photovoltaïques se situent en Allemagne bien que nombre de brevets soient helvétiques. Preuve s’il en est que nous n’exploitons pas assez notre savoir-faire, ni notre marge de manœuvre financière. D’où l’intérêt primordial de l’initiative socialiste dont l’objectif est justement la mise en œuvre des incitations nécessaires.
</p><p>Toutes les deux semaines, dans le monde entier, il se construit assez d’éoliennes pour produire autant d’énergie qu’une centrale nucléaire. Les cellules photovoltaïques deviennent toujours meilleur marché. En une journée, l'Allemagne construit autant d'installations solaires que la Suisse en une année. Les principales puissances économiques, à commencer par Berlin et Washington l'ont bien compris&nbsp;: pour jouer dans la cour des grands, il faut devenir un acteur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, un marché où les chiffres d’affaire croissent de manière exponentielle. Si la Suisse entend s’y profiler non seulement au niveau de la recherche mais aussi de la production, elle doit absolument se réveiller. Politiquement et économiquement, nous en avons les moyens. Saisissons notre chance&nbsp;!
</p><p>L'initiative populaire fédérale «&nbsp;De nouveaux emplois grâce aux énergies renouvelables (Initiative cleantech)&nbsp;»&nbsp;introduit les principes suivants&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>La Confédération et les cantons, de concert avec l’économie, garantissent un approvisionnement énergétique reposant sur les énergies renouvelables.</li><li>La Confédération soutient la promotion de l'innovation dans le domaine énergétique ainsi que les investissements privés et publics en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Cela permet la création de quelque 100&nbsp;000 nouveaux emplois dans de petites et moyennes entreprises sur tout le territoire suisse.</li><li>La Confédération légifère sur la consommation d’énergie des installations, véhicules et appareils. En ce qui concerne les prescriptions pour les nouveaux appareils, véhicules et installations, elle tient compte de la meilleure technologie disponible.</li></ol><p>Notre pays doit se libérer de sa dépendance unilatérale au pétrole. A partir de 2030, les énergies renouvelables devront couvrir la moitié au moins des besoins énergétiques totaux de la Suisse.</p>]]></content:encoded><category>Énergie et environnement</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-637</guid><pubDate></pubDate><title>Il faut en finir ave une protection bidon !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/il-faut-en-finir-ave-une-protection-bidon</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise se traduit aussi par une multiplication des licenciements collectifs. Cette augmentation inquiétante a aussi des raisons politiques. En effet, aucun pays comparable à la Suisse ne restreint aussi mollement que le nôtre le recours aux licenciements collectifs Nulle part ailleurs, il n’est donc possible de faire usage de ces derniers. Tant en ce qui concerne la consultation préalable du personnel que l’obligation de conclure un plan social et la protection contre le licenciement, les prescriptions appliquées chez nous sont toutes totalement inoffensives. En font les frais les travailleurs et les travailleuses qui peuvent se trouver à la rue plus rapidement que dans le reste de l’Europe 
</p><p>Dans ces discours en annexe de </p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l’USS, conseiller national</li></ul><ul><li>Renzo Ambrosetti, coprésident du syndicat Unia</li></ul><ul><li>Doris Bianchi, secrétaire centrale de l’USS</li></ul><ul><li>Denise Chervet, secrétaire centrale de l’Association suisse des employés de banque (ASEB)</li></ul><p>l'USS présente, sur la base d’exemples concrets, les effets catastrophiques de cette protection lacunaire et expose ses revendications en faveur de son ajustement au niveau européen.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-638</guid><pubDate></pubDate><title>En pleine crise, le Conseil fédéral se révèle être le plus grand tueur d’emplois !</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/en-pleine-crise-le-conseil-federal-se-revele-etre-le-plus-grand-tueur-d-emplois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p class="PresseText"><span lang="FR">Dans quelques jours, le Conseil fédéral adoptera le troisième programme de relance. Tout porte à croire qu’il ne voit pas, ou ne veut pas voir, le sérieux de la situation. Si cette politique n’est pas radicalement modifiée, elle débouchera sur la perte de très nombreux emplois en Suisse. Ainsi le gouvernement deviendra le principal tueur de ces emplois qu’il a pourtant pour fonction de protéger. </span></p><p class="PresseText"><span lang="FR">Dans les discours en annexe de Paul Rechsteiner, président de l'USS, et Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS, L'USS présente brièvement pourquoi la politique menée par le gouvernement durant cette crise se traduira par un désastre pour l’emploi.</span></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-169</guid><pubDate></pubDate><title>Les œillets de mai</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-oeillets-de-mai</link><description>Werner Wüthrich : Une contribution littéraire au 1er Mai 2010</description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p>I&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Lorsque j’étais jeune, ma mère, qui aimait les fleurs, disait de temps en temps que, dans la vie, il faudrait beaucoup plus souvent les laisser parler. À l’époque, je n’ai jamais compris pourquoi les fleurs devaient pouvoir parler.
</p><p>Des années plus tard, lors d’une discussion avec mes parents, j’évoquai le prix de littérature des syndicats «&nbsp;Arbeit und Alltag&nbsp;», qui avait incité beaucoup de gens à se mettre à l’écriture. Au moment du départ, mon père me tendit ses deux mains et remarqua simplement qu’<i>elles</i> avaient travaillé toute leur vie et auraient aussi des choses à raconter. Au service d’autrui comme travailleur ou pour la famille ou, de temps en temps, pour faire le poing dans la poche. Il ajouta ensuite, avec un petit sourire malicieux : - Un écrivain devrait au moins pouvoir faire <i>ça - </i>Faire quoi, dis-je - <i>ça</i>, justement, répondit mon père : amener les mains à dire des choses et les fleurs à parler.
</p><p>II&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Le 1<sup>er</sup> Mai en France, lors de la Fête du Travail, on a pour habitude de s’offrir un bouquet de muguet en guise de porte-bonheur. Le muguet devient symbole du printemps, signe de l’éveil, de la joie de vivre et d’un avenir meilleur.
</p><p>Dans bien d’autres pays, c’est un œillet que l’on porte à la boutonnière et dans les manifestations du 1<sup>er</sup> Mai. Sur toute la planète, cette fleur est ainsi devenue le symbole de la Fête du 1<sup>er</sup> Mai et de la journée internationale du Travail.
</p><p>Dans le monde entier, le 1<sup>er</sup> Mai, on arbore la couleur rouge. Les travailleurs et les travailleuses organisés ont un insigne rouge sur leur veste, leur chandail ou leur chemise et portent, année après année, les principales revendications de la manifestation sur des banderoles rouges. Il y eut d’abord celle de la journée de huit heures dans les usines, puis celle d’une protection sociale minimale. Aujourd’hui, l’État est <i>aussi</i> un État social, donc une conquête des partis progressistes, des syndicats et des mouvements, qu’il faut défendre.
</p><p>III&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Si les mains du père désiraient dire des choses et si les fleurs de la mère devaient parler, alors seul - c’est certain - un œillet du 1<sup>er</sup> Mai pouvait le faire. Je l’imaginai devant moi : un peu stylisé ou dans le style gravure sur bois, tenu par une main, en pleine floraison et de la couleur du 1<sup>er</sup> Mai. Et parce que la main tient la fleur de l’oeillet, tendre, fraîche et inaltérable, elle est aussi un poing.
</p><p>Voilà ! Tout d’un coup cette image se met à parler : l’œillet de mai et la main disent à l’observateur la longue histoire mouvementée de notre 1<sup>er</sup> Mai. Mais elles ne font pas que parler de ce qui a été vécu et de ce qui s’est passé : une image peut fort bien poser des questions. Sur notre avenir, sur l’avenir du mouvement ouvrier et syndical dans le monde entier, comme sur celui de notre planète.
</p><p>Clairement, nettement, comme mes parents le souhaitèrent jadis, j’entends cette image de l’œillet du 1<sup>er</sup> Mai me parler d’une histoire inouïe, jamais racontée à l’école, qui s’est déroulée le 1<sup>er</sup> Mai 1886 au Haymarket à Chicago. L’origine et le début de la journée internationale du Travail, le 1<sup>er</sup> Mai; la grève de plusieurs jours aux États-Unis à cette époque; les affrontements violents entre la police et les travailleurs qui manifestaient, et les morts à la clef.
</p><p>IV&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Cette année, on portera de nouveau la couleur rouge. Des calicots rouges avec le slogan «&nbsp;Arbeit, Lohn und Rente - statt Profit und Gier&nbsp;!&nbsp;»/&nbsp;»Du boulot, des salaires et des rentes&nbsp;!&nbsp;»/«&nbsp;Lavoro, salario et rendite per tutti&nbsp;!&nbsp;». En France, à la Fête du Travail, on distribuera du muguet. Dans de nombreux pays, on portera des œillets de mai, des insignes du 1<sup>er</sup> Mai et d’innombrables drapeaux rouges flotteront sur les manifestations.
</p><p>Au fond, on en est conscient, l’œillet de mai et sa couleur ne représentent qu’une certaine attitude. Qui, me dis-je, fut en réalité toujours très vivante dans chaque génération et l’emporta constamment sur d’autres attitudes face à la vie. Ce serait donc une attitude de la conscience, allant par le monde l’esprit ouvert et sans dogmatisme. Sans préjugés, mais avec un point de vue toujours clairement défini sur les contradictions sociales, l’évolution humaine et les menaces pour l’environnement. Et un engagement, dans le sens de l’histoire du 1<sup>er</sup> Mai ou comme l’a dit un penseur connu : la vision du monde la plus dangereuse et celle de qui n’a pas encore commencé à voir le monde.
</p><p>De cette manière, l’œillet de mai - comme ce souvenir de mon père et ma mère - est devenu porteur de sens, puisque les fleurs, finalement, parlent <i>aussi </i>et que les mains peuvent <i>quand même</i> dire des choses.
</p><h3>Notice bio-bibliographique&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </h3><p> Werner Wüthrich, est né en 1947 à Ittigen près de Berne. Fils d’un fermier, il étudie à l’Université de Vienne le théâtre, la philologie allemande et la philosophie. Depuis 1972, il travaille comme auteur dramatique indépendant et écrivain. Lauréat du prix Doron en 2004. Il est aussi connu comme spécialiste de Brecht, animateur d’ateliers d’écriture et de cours sur le théâtre.&nbsp; <br> Ses œuvres récemment publiées sont «&nbsp;1948-Brechts Zürcher Schicksalsjahr&nbsp;» (Chronos Verlag, Zurich), «&nbsp;Emil Zbinden&nbsp;» (Limmat Verlag, Zurich) et le long récit «&nbsp;Zimmerwald&nbsp;»paru dans l’ouvrage collectif «&nbsp;Die sie Bauern nannten&nbsp;» (Verlag Huber, Frauenfeld).</p>]]></content:encoded><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-639</guid><pubDate></pubDate><title>1er Mai 2009 – Contre la crise : emplois et sécurité sociale !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/1er-mai-2009-contre-la-crise-emplois-et-securite-sociale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, l’Union syndicale suisse (USS) place 1<sup>er</sup> Mai sous le signe de la lutte contre la crise et aimerait ainsi vous présenter ses revendications au sujet du troisième train de mesures conjoncturelles. Nous souhaitons aussi vous montrer, relativement aux projets fiscaux de Monsieur Merz et aux dangers qui menacent l’assurance-chômage, avec quelle dureté la question de la répartition des richesses se pose désormais à nouveau dans ce pays. Nous vous présenterons nos propositions pour y faire face, notamment en ce qui concerne les réductions des primes des caisses-maladie. 
</p><p>En annexe, vous trouverez des discours de :</p><ul><li>Paul Rechsteiner, président de l'USS</li><li>Daniel Lampart, économiste en chef de l'USS</li><li>Christine Goll, vice-présidente de l'USS et présidente ssp</li></ul><p>et l' appel de l'USS pour le 1er Mai 2009.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category><category>Santé</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-173</guid><pubDate></pubDate><title>Les acteurs culturels paieront un lourd tribut </title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/les-acteurs-culturels-paieront-un-lourd-tribut</link><description>Nombre d’acteurs culturels vivent dans la précarité - ou à la limite -, car ils enchaînent les engagements de courte durée, cumulent les situations de salarié(e) et d’indépendant(e) - parfois contre leur gré - et voient leur revenu et leurs taux d’activité varier fortement d’un engagement à l’autre. Ils subissent en outre le chômage bien plus fréquemment que la moyenne. Au final, beaucoup passent entre les mailles du filet social. Et la collectivité doit verser aide sociale et prestations complémentaires. Un rapport du Conseil fédéral considère d’ailleurs que la situation des acteurs culturels est symptomatique de la multiplication des rapports de travail atypiques et précaires ; cela, même s’il préconise, étonnamment, de ne rien faire... </description><content:encoded><![CDATA[<p>La révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) pourrait aggraver la situation de nombreux acteurs culturels. L’USS la combat par référendum, un référendum auquel se sont jointes d’autres organisations culturelles, à l’instar de leur faîtière Suisseculture, de l’Association des Créateurs du Théâtre indépendant (ACT) ou du Syndicat Suisse Romand du Spectacle (SSRS). Voici trois points de la révision de la LACI qui leur seraient particulièrement dommageables. 
</p><h3>Allongement de la durée de cotisation</h3><p>De nombreux acteurs culturels seraient dans l’impossibilité de remplir les nouvelles conditions pour bénéficier de 400 indemnités journalières. La plupart d’entre eux cumulent en effet des engagements de courte durée, des activités rémunérées, des périodes de chômage, des activités dépendantes et d’autres indépendantes. Dans ces conditions, il leur est déjà difficile de remplir les conditions en vigueur pour bénéficier d’une couverture par l’assurance-chômage, même si la LACI et son ordonnance (OACI) apportent une amélioration notable&nbsp;: le premier mois de cotisation des personnes qui travaillent dans le milieu artistique compte double. Malgré cette disposition, très peu d’entre elles parviendront à cotiser durant 18 mois pendant le délai-cadre de 24 mois, ce qui reviendra à diminuer drastiquement le nombre de leurs indemnités journalières. À cela s’ajoute le fait que le nombre d’engagements a, depuis quelques années, plutôt tendance à régresser. 
</p><p>De nombreux acteurs culturels devraient soit compter sur une précarité accrue et un recours plus fréquent à l’aide sociale, soit abandonner leur métier, pour autant qu’une reconversion leur soit possible. Il faut noter dans ce contexte que les aides à la reconversion sont rares, même pour les professionnels du spectacle dont la carrière est par nature très courte (p. ex. les danseuses et danseurs, dont l’âge ne dépasse que très rarement 35 ans). 
</p><h3>Suppression de la prise en compte des indemnités compensatoires pour le calcul du gain assuré </h3><p>La plupart des acteurs culturels ont besoin de gains intermédiaires, qui complètent leur revenu lorsqu’ils traversent une période de chômage&nbsp;; ce qui, on l’a vu, est très fréquent. Si ces gains intermédiaires sont inférieurs à leur indemnité journalière, la caisse de chômage leur verse une indemnité compensatoire pour couvrir la différence. Si les indemnités compensatoires ne devaient plus être prises en compte pour calculer le futur gain assuré, comme cela est prévu dans la révision de la LACI, de nombreux acteurs culturels devraient faire face à une diminution drastique de leur revenu lorsqu’ils sont sans emploi. Là encore, beaucoup seraient contraints de s’adresser à l’aide sociale.&nbsp; 
</p><h3>Prolongement du délai d’attente et réduction du nombre d’indemnités journalières pour les personnes libérées de l’obligation de cotiser&nbsp; </h3><p>Cette modification aurait des conséquences néfastes pour de nombreux étudiant(e)s des écoles d’art ou des conservatoires de musique. En effet, ces derniers ne trouvent que très rarement un emploi dans leur domaine dès la fin de leurs études. En outre, leurs chances de se faire engager dès l’obtention de leur diplôme, notamment les acteurs et actrices de théâtre, ont diminué ces dernières années. Par exemple les nombreux ex-étudiant(e)s en arts dramatiques de Suisse alémanique qui pouvaient espérer trouver un emploi dans un théâtre allemand ont vu ces espoirs fondre. Aujourd’hui déjà, de nombreux anciens étudiant(e)s en arts dramatiques ou en musique ont dû renoncer à exercer leur métier et changé d’orientation professionnelle, faute de perspectives suffisantes dans leur branche. 
</p><p>Diminuer le nombre d’indemnités journalières pour ces personnes les pousserait plus rapidement vers l’assistance publique. Certains risquent d’en rester dépendant pendant une longue durée. Il en résulterait une augmentation des charges pour les cantons et les communes. Une augmentation qui aurait des effets à long terme, car les chances de se réinsérer sur le marché de l’emploi diminuent avec la durée de dépendance à l’égard de l’aide sociale.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-172</guid><pubDate></pubDate><title>Le juteux petit commerce de la préparation à l’apprentissage.</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/le-juteux-petit-commerce-de-la-preparation-a-l-apprentissage</link><description>Il est de notoriété publique que trouver une place de formation est loin d’être simple. La pénurie de places d’apprentissage sévit toujours dans de nombreuses régions - notamment les centres urbains - et de nombreux métiers, comme par exemple dans le secteur santé-social. Pour les jeunes concernés et leurs familles, c’est une situation difficile. Il n’est pas rare de devoir faire plusieurs dizaines de postulations sans succès et de devoir passer par la case « solution transitoire » pendant 6 mois, 1 an ou plus, pour parvenir à ses fins et entrer enfin en formation professionnelle.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette situation a donné des idées à quelques petits malins et c’est tout un petit commerce qui s’est monté sur le dos des jeunes et de leurs parents. Il y a tout d’abord les tests «&nbsp;multicheck&nbsp;», «&nbsp;basic-check&nbsp;» et apparentés. Ces tests, exigés par un nombre croissant d’entreprises, y compris des administrations ou des entreprises publiques, sont plutôt chers&nbsp;: entre 100 et 120 francs, une somme qui peut se multiplier s’il faut en faire plusieurs parce qu’on postule dans des entreprises exigeant différents tests ou différentes variantes du même test (la plupart se déclinent en versions par branche). Mais le principal défaut réside dans leur manque de sérieux. Les questions ne sont en général qu’un ramassis d’exercices de pseudo-logique n’ayant rien à voir avec le futur métier ou de questions portant sur des compétences scolaires, qui n’auraient pas besoin d’un tel test pour être appréciées. Ces tests ont tendance à remplacer petit à petit les tests de sélection organisés par les associations professionnelles, qui ont, eux, un réel rapport avec le métier et permettent vraiment d’évaluer les compétences du jeune ou de la jeune qui postule à une place d’apprentissage. 
</p><p>Mais il n’y a pas que les tests. Il y a aussi les cours de préparation aux tests. En effet, les «&nbsp;multicheck&nbsp;» et consorts ont pris une telle importance que des écoles privées proposent désormais des cours pour s’entraîner à passer le «&nbsp;multicheck&nbsp;», bien entendu contre espèces sonnantes et trébuchantes. Un jeune qui voudra mettre toutes les chances de son côté pour trouver une place de formation sera donc incité à ouvrir sa bourse non seulement pour un ou plusieurs tests, mais aussi pour les cours qui y préparent. Au final, l’addition risque d’être lourde, en particulier pour les familles modestes. 
</p><p>Le petit commerce de la préparation à l’apprentissage est loin d’avoir atteint son apogée. En effet, on peut aussi suivre des cours afin de se préparer à postuler pour une place d’apprentissage. Là encore, les jeunes ayant des difficultés à trouver une place de formation n’auront pas d’autre choix que de dépenser à nouveau plusieurs centaines de francs. 
</p><p>Il est temps de mettre un terme à ce déplorable petit business. Tout d’abord, en mettant les tests de sélection genre «&nbsp;multicheck&nbsp;» à la charge des entreprises qui les exigent, même si aucun contrat n’est ensuite conclu. C’est ce qu’a décidé le canton de Vaud, dans sa nouvelle loi cantonale sur la formation professionnelle. Ainsi les entreprises qui souhaitent recourir à un test devront mettre sur pied, grâce aux associations professionnelles, un test qui permette réellement d’évaluer l’aptitude au métier. À moins qu’elles ne préfèrent payer plus de 100 francs par candidat(e) pour un test mal fichu qui n’évalue que l’aptitude à répondre au test et pas la capacité à accomplir avec succès une formation professionnelle. 
</p><p>Il convient en outre de renforcer l’orientation professionnelle, qui aide déjà des milliers de jeunes dans leurs démarches vers l’apprentissage. Ce travail doit être soutenu et valorisé, afin qu’il ne vienne plus à l’idée de personne de dépenser des sommes importantes auprès d’institutions privées dont le but n’est pas d’aider les jeunes à s’intégrer dans le monde du travail, mais de faire des bénéfices.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-642</guid><pubDate></pubDate><title>Pour une formation meilleure et plus de places de formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pour-une-formation-meilleure-et-plus-de-places-de-formation</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La crise va frapper les jeunes de plein fouet. La situation sur le marché des places d’apprentissage devient encore plus précaire qu’elle ne l’était déjà. Il est de ce fait urgent de créer des places de formation. Et les écoles à plein temps aussi doivent relever le défi. D’un point qualitatif également, des progrès s’imposent. L’extension urgente de la formation en entreprise ne doit pas faire oublier cet aspect du problème. Pour une part, les résultats des sondages réalisés par les syndicats auprès des apprenti(e)s sont inquiétants. Ceux-ci critiquent le fait que leurs salaires stagnent parfois depuis des années et qu’à cause de la suppression de certaines mesures de protection relevant du droit du travail, les charges qu’ils doivent supporter s’accroissent, mettant toujours plus leur santé en danger. 
</p><p>La Commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) présente un aperçu des problèmes auxquels les jeunes sont confrontés dans la formation professionnelle, ainsi que des pro­positions de solutions dans ces discours en annexe de : </p><ul><li><b>Jean Christophe Schwaab</b>, secrétaire central de l’USS</li></ul><ul><li><b>Elena Obreschkow,</b> secrétaire à la jeunesse Unia</li></ul><ul><li><b>Laetitia Magnin</b>, secrétaire à la jeunesse Unia Région Genève</li></ul><ul><li><b>Jérôme Hayoz, </b>responsable de la Jeunesse SEV (Syndicat du personnel des transports)</li></ul>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-175</guid><pubDate></pubDate><title>Le travail : un moyen de gagner sa vie ou de la perdre ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-travail-un-moyen-de-gagner-sa-vie-ou-de-la-perdre</link><description>Chaque année, plus de 2 millions de personnes – dont 12 000 enfants – meurent par la faute du métier qu’elles exercent et plus de 160 millions contractent une maladie professionnelle. Chaque année aussi, des substances toxiques tuent 340 000 salarié(e)s, l’amiante provoquant à elle seule la mort de 100 000 personnes. Le 28 avril, les syndicats rendront hommage à ceux et celles qui ont perdu la vie, qui ont été blessés ou qui souffrent de maladies professionnelles.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette tragédie «&nbsp;silencieuse&nbsp;» se déroule loin des projecteurs des médias et ne secoue guère la conscience de notre société. En Suisse également, les accidents mortels au travail méritent au plus un entrefilet dans les quotidiens et les maladies professionnelles sont cataloguées d’inévitables, dans un élan de frivolité coupable. Or, les chiffres sont effrayants pour la Suisse aussi&nbsp;:
</p><p>En 2007, 111&nbsp;personnes ont péri au travail et 136 sont mortes des suites d’une maladie professionnelle reconnue, dont 108 pour la seule amiante. De la sorte, le risque de mortalité est élevé en Suisse. Avec 2,3&nbsp;accidents professionnels mortels pour 100&nbsp;000&nbsp;postes à plein temps, nous caracolons loin devant l’Angleterre (1,4), l’Allemagne (1,9) ou la France (2,0). En Italie, où chaque accident mortel au travail fait des vagues, ce risque est de 2,6 et n’est donc pas sensiblement plus élevé qu’en Suisse.
</p><p>En Suisse aussi, nous nous plaisons à refouler l’idée que le travail peut tuer. Nous nous souhaitons ainsi bonne route et conseillons fréquemment de rouler avec prudence, alors que pratiquement personne ne conseille de faire attention au travail. Nous voyons dans les accidents professionnels des dommages collatéraux à la charge de l’assurance-accidents. Or, l’accident professionnel, surtout, est rarement le fait du hasard. Si l’on recherche les causes d’un accident du travail ou de conditions de travail peu salubres, on trouve d’habitude un rythme effréné, des mesures d’économies ou encore un manque de formation et d’information. Les employeurs ne cessent de se démettre de leur responsabilité de garantir des conditions de travail sûres et salubres. En fin de compte, cette négligence est toujours considérée comme une peccadille et on prend comme prétexte la responsabilité individuelle des salarié(e)s pour justifier le laxisme dans l’application des dispositions relatives à la santé et à la sécurité au travail.
</p><h3>Vision 250 vies</h3><p>Néanmoins, la SUVA et les inspections cantonales du travail ont reconnu que des mesures s’imposent et lancé en 2009 une campagne de prévention pour réduire les cas de décès. Appelée «&nbsp;Vision 250 vies&nbsp;», elle a pour but de diminuer de moitié le risque de mortalité en Suisse à l’horizon 2015. L’USS la soutient expressément, car elle vise à renforcer les contrôles en entreprise. Voilà longtemps déjà que la centrale syndicale exige une intensification des inspections en matière de santé et de sécurité au travail. En parallèle, l’USS et ses fédérations mèneront à bien des projets d’information ponctuels dans le cadre de cette campagne.
</p><h3>Journée internationale de commémoration</h3><p>La Journée internationale de commémoration du 28&nbsp;avril est l’occasion de prendre conscience de la souffrance provoquée par chaque accident de travail et chaque maladie professionnelle. Organisée depuis 1996 par le mouvement syndical international, elle est reconnue comme journée officielle de commémoration par l’Organisation internationale du travail et 20&nbsp;États. La Suisse ne s’est pas encore jointe à ces États et l’USS interviendra dans ce sens. Toutefois, le 28 avril est davantage qu’une journée de commémoration des victimes du passé et doit être mis au service de l’information et de la sensibilisation en matière de santé et de sécurité au travail. Dès lors, la Confédération syndicale internationale a choisi «&nbsp;Les syndicats rendent le travail plus sûr&nbsp;» comme thème commun à la journée d’action de cette année. Les syndicats jouent un rôle capital dans l’instauration de conditions de travail sûres et salubres. En effet, les accidents et les maladies professionnels ne sont pas des problèmes ou des coups du sort individuels, mais ont toujours une dimension collective, de sorte que seule une action commune permet de les prévenir.</p>]]></content:encoded><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-644</guid><pubDate></pubDate><title>Le modèle de l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS) : une proposition idéale pour réformer la politique de la santé</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/le-modele-de-l-interlocuteur-interlocutrice-personnel-de-sante-ips-une-proposition-ideale-pour-reformer-la-politique-de-la-sante</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juin 2008, le peuple a dit clairement NON au diktat des caisses et à une médecine à deux vi­tesses. Aujourd’hui, il s’agit donc de trouver des solutions pour une politique sociale de la santé. Lors de sa dernière session d’hiver, le Conseil des États a «&nbsp;décidé de ne rien décider&nbsp;». C’est main­tenant le tour du Conseil national. Dans la perspective des délibérations de sa commission compé­tente, des organisations spécialisées et professionnelles du secteur de la santé veulent présenter un modèle commun qui se différencie nettement des modèles qui ont échoué à ce jour et est compati­ble avec les idées développées par l’assurance-maladie Visana. Au cœur de ce modèle se trouve l’interlocuteur/interlocutrice personnel de santé (IPS). L’IPS doit garantir les soins primaires dans le cadre de la médecine de famille, coordonner de manière optimale les prestations entre elles et contribuer ainsi à la baisse et à la maîtrise de coûts. Ce modèle garantira également l’accès de toutes les catégories de la population à des soins médi­caux de haut niveau, favorisera la fourniture de soins en réseau et laissera pour l’essentiel aux pa­tient(e)s le libre choix du médecin. 
</p><p>Plus d'information dans ces discours en annexe de :</p><ul><li>Claudia Galli, président de la FSAS</li><li>Christine Goll, présidente du ssp et vice-présidente de l’USS</li><li>Christoph Bosshard, président de l’ASMAC</li><li>David Winizki, médecin de famille</li></ul><p>et les commentaires de l'USS sur la thématique.</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-174</guid><pubDate></pubDate><title>Du boulot, des salaires et des rentes !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/du-boulot-des-salaires-et-des-rentes</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les profiteurs ont plongé la planète dans la crise. Et ce serait aux travailleurs et travailleuses de casquer&nbsp;! Le chômage ne diminue pas, alors que les intégristes du bonus se font toujours plus arrogants. Ils n’ont pas eu longtemps honte d’avoir causé un tel désastre. Aujourd’hui déjà, ils revendiquent sans vergogne aucune le droit de se remplir les poches.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> En haut, un petit nombre fait bombance, quand en bas, ils sont nombreux à devoir toujours plus se serrer la ceinture. Ça ne peut plus durer&nbsp;! À nous de dire NON et d’exiger&nbsp;: du boulot, des salaires et des rentes&nbsp;!
</p><p>Le <b>boulot</b>, c’est pour la plupart d’entre nous bien plus qu’une sécurité matérielle, une condition d’existence. C’est pour cela que nous voulons que les patrons assument leurs responsabilités et évitent de licencier. Les entreprises doivent aussi créer de toute urgence plus de places d’apprentissage et garder les apprenti(e)s qui ont terminé leur formation. 
</p><p>Jusqu’à maintenant, l’État et les politiques n’ont que mollement combattu la crise. Nous exigeons désormais que les bonus soient imposés. L’argent ainsi récolté doit être redistribué à la population. Non seulement c’est une mesure juste, mais aussi cela soutiendra la consommation et créera par conséquent à nouveau des emplois. Il faut également lancer de vastes programmes de formation continue pour les travailleurs et les travailleuses. Au lieu d’économiser aveuglément dans les transports publics, il faut investir massivement dans les infrastructures publiques et la conversion écologique. Et il appartient à la Banque nationale de stopper un envol du franc dont les conséquences sont fatales pour la Suisse.
</p><p>Les <b>salaires </b>ne sont pas uniquement la contre-valeur du travail. Ils sont aussi l’huile qui fait tourner les rouages de la conjoncture. Des hausses de salaire s’imposent, en premier lieu pour celles et ceux qui en ont instamment besoin pour vivre. Elles renforceront le pouvoir d’achat des gens. Le marché intérieur s’en trouvera plus solide, ce qui est plus que nécessaire si l’on ne veut pas que le chômage continue de s’étendre. Et on a également besoin de salaires minimums justes, qui permettent de vivre décemment. Les syndicats vont s’engager pour ces salaires. D’une part, lors des négociations avec les patrons et, de l’autre, en lançant, cette année encore, une initiative populaire pour qu’en Suisse, les salaires de misère appartiennent désormais au passé. 
</p><p>Les <b>rentes </b>permettent aux personnes qui n’ont plus d’activité lucrative de vivre dans une relative sécurité. Tout récemment, les partis de droite se sont attaqués frontalement aux retraites. Unis comme jamais, ils ont posé les jalons d’un démantèlement généralisé de toutes les assurances sociales. Le peuple les a certes déjà remis à l’ordre, et de manière impressionnante, mais ils n’estiment pas pour autant devoir tirer les leçons de cette votation du 7 mars sur le 2e pilier. La révision de l’assurance-chômage décidée par la droite veut punir la population pour les fautes commises par les managers. Confondant de manière perverse cause et effet, elle veut en effet punir les jeunes et les chômeurs et chômeuses de longue durée. C’est pourquoi nous allons retourner ce projet à son expéditeur. Les révisions de l’AVS, de l’AI et de l’assurance-accidents s’inspirent toujours et encore d’un même cynisme pur et dur. De plus, le larbin des banques qui siège au Conseil fédéral veut distribuer des cadeaux fiscaux aux nantis, tout en réduisant les prestations des assurances sociales. Nous ne sommes pas d’accord&nbsp;! Celle ou celui qui gagne peu ou dont le salaire est dans la moyenne a besoin de rentes de vieillesses plus élevées, pas de plus maigres. Les jeunes sans-travail et les chômeurs et chômeuses de longue durée doivent être mieux protégés. 
</p><p>Comme ils ont empêché le vol des rentes du 2e pilier, les syndicats empêcheront pareille régression sociale&nbsp;!
</p><p>Les syndicats veulent que les gens soient respectés, indépendamment de leur compte bancaire. Ils veulent l’égalité des salaires, quel que soit le sexe des gens, l’égalité des chances, quel que soit le passeport, ainsi qu’un développement durable et solidaire, au-delà des frontières nationales. 
</p><p>Notre monde recèle beaucoup de richesses. Elles doivent uniquement être réparties avec plus d’équité.</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-701</guid><pubDate></pubDate><title>Le licenciement de Marisa Pralong doit être annulé!</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-licenciement-de-marisa-pralong-doit-etre-annule</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;
</p><p>La liberté syndicale, soit le droit de s’affilier à un syndicat et de participer à des activités syndicales, fait partie – au même titre que l’interdiction du travail des enfants ou celle du travail forcé – du noyau intangible des droits des travailleurs. De tels droits s’appliquent dans le monde entier, indépendamment de leur reconnaissance ou non par les Etats. L’Organisation internationale du travail (OIT), qui promeut un travail décent pour tous, a son siège en Suisse. Notre pays a reconnu la liberté syndicale aussi bien dans la Constitution fédérale (art.&nbsp;28 Cst.) que dans les conventions internationales qu’elle a ratifiées. Concrètement, la Suisse est tenue de respecter les pactes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme, la Convention européenne des droits de l’homme, de même que les conventions 87 et 98 de l’OIT. Or tous ces textes garantissent le droit de s’affilier à un syndicat et de participer à des activités syndicales.
</p><p>Au vu de cette situation juridique, le licenciement de la déléguée syndicale Marisa Pralong faisant suite à ses activités syndicales viole des droits fondamentaux élémentaires que toute démocratie se doit de garantir. Par conséquent, un tel acte ne lèse pas seulement les intérêts individuels de Marisa Pralong. Il s’agit en même temps d’une attaque flagrante contre le droit de s’engager sur le plan syndical. Et en dernier lieu d’une attaque contre les syndicats et la défense des intérêts des travailleurs, lesquels ont besoin des syndicats pour assurer la protection de leurs conditions de travail. Le licenciement de Marisa Pralong doit donc être annulé.
</p><p>Cette exigence vaut malgré les lacunes de la législation suisse sur le travail. Les droits fondamentaux – et donc la liberté syndicale – restent valables même si le Code des obligations ne prévoit pas une protection suffisante contre les licenciements, en l’occurrence l’annulation des licenciements contraires aux droits fondamentaux. Comme le droit suisse ne garantit pas la protection contre les licenciements antisyndicaux, l’Union syndicale suisse (USS) a déposé en 2003, pour la première fois de son histoire, une plainte auprès du Comité de la liberté syndicale de l’OIT. L’action a abouti et en novembre 2006, ce comité a invité la Suisse à garantir un régime de protection contre les licenciements antisyndicaux qui prévoie l’annulation du licenciement et le réengagement, par analogie aux cas de licenciements discriminatoires en raison du sexe. Ce précédent ne restera pas sans conséquences.
</p><p>Ainsi, au cas où le licenciement contraire aux droits fondamentaux de Marisa Pralong ne serait pas annulé, nous n’hésiterons pas à soumettre cette nouvelle atteinte à la liberté syndicale au Comité de la liberté syndicale de l’OIT. Quiconque prétend, comme le font les autorités suisses, que les licenciements abusifs pour motifs antisyndicaux ne constituent pas un problème concret en Suisse, devra alors se rendre à l’évidence. D’autant plus que l’OIT (et son Comité de la liberté syndicale) siège à Genève.
</p><p>Le licenciement de Marisa Pralong intervient à une époque où même les Etats-Unis ont réalisé que la dégradation systématique des droits des travailleurs (et des salaires), rendue possible par l’affaiblissement des syndicats, a des conséquences désastreuses au niveau tant social que macro-économique. Le programme électoral d’Obama, que Walmart a combattu à coups de millions, prévoyait en particulier l’adoption de l’Employee Free Choice Act (EFCA), projet de loi facilitant la représentation syndicale dans les entreprises. Si en Suisse un grand groupe privé croit pouvoir fouler aux pieds les droits syndicaux fondamentaux, comme cela vient de se passer avec Marisa Pralong, il se trompe lourdement.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-164</guid><pubDate></pubDate><title>Du football pour le progrès social ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/du-football-pour-le-progres-social</link><description>Tous les fans de football attendent avec impatience la Coupe du monde qui va bientôt débuter en Afrique du Sud. Mais qui, en regardant les matches et les magnifiques stades où ils se déroulent, pense aux conditions de travail de ceux et de celles qui les ont construits? Jusqu’à 2500 ouvriers et artisans ont contribué à la construction de chacun des 10 stades de la prochaine coupe du monde. Pourquoi ne pas saisir une telle chance pour imposer le principe d’un travail décent pour une vie décente, à savoir : des conditions de travail dignes? Pour la première fois lors d’un événement sportif de grande ampleur, une campagne de solidarité placée sous l’égide de l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) a été menée dans ce but. Son slogan « Faires Games – Fair Play ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette campagne a consisté à renforcer les trois syndicats du bâtiment sud-africains par le recrutement, la formation des cadres syndicaux et le soutien à leurs luttes pour l’obtention du libre accès aux chantiers, ainsi qu’à promouvoir leurs combats pour de meilleures conditions de travail. Les résultats sur trois ans sont appréciables&nbsp;: 25&nbsp;000 adhésions (1/4 des effectifs syndicaux), une augmentation des salaires minimums de 30&nbsp;% et d’autres indemnités, l’introduction de préposés à la sécurité au travail, etc. Une belle réussite&nbsp;! 
</p><p>La clé du succès réside dans le fait que l’on a su miser sur les forces respectives des partenaires impliqués. Les syndicats sud-africains ont pu, pour mener à bien la plupart des 26 grèves déclenchées, tirer profit aussi bien de l’expérience de leurs cadres dans la lutte contre le régime de l’apartheid que de leur système légal des «&nbsp;shop stewards&nbsp;» (représentant(e)s syndicaux). Quant à elle, l’IBB a recouru au levier que constituent les accords-cadres qu’elle a conclus avec des multinationales, par exemple le géant hollandais Royal Bam engagé sur le stade de Johannesburg. 
</p><p>Le syndicat Unia, l’Union syndicale suisse (USS) et l’œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) ont assuré une partie du financement, mis à disposition leur savoir-faire et joué un rôle décisif lorsqu’il s’est agi d’amener la FIFA à accepter de coopérer concrètement. Geste de reconnaissance symbolique, c’est grâce à cette coopération que chaque travailleur et travailleuse sur les chantiers de la coupe du monde pourra assister gratuitement à deux matches. La solidarité internationale, ça paye&nbsp;! C’est certes là une petite contribution, mais elle porte en elle l’espoir qu’un autre monde plus juste est possible. Et, pour les fans de football, la bonne conscience que les flamboyants stades où se joueront les matches ont été, cette fois, construits en respectant la devise «&nbsp;Faires Games – Fair Play&nbsp;»&nbsp;!&nbsp;
</p><p>Un DVD de 10 minutes les résultats de la campagne «&nbsp;Faires Games –Fair Play&nbsp;» est disponible en français, allemand et italien pour qui souhaitera le montrer lors d’assemblées syndicales ou de projections publiques de matches de la coupe du monde 2010. Pour vos commandes&nbsp;: <a href="#" data-mailto-token="thpsav1ohuz5mpzjoihjolyGbuph5jo" data-mailto-vector="7">hans.fischbacher(at)unia.ch</a>. Le plan avec le calendrier des matches peut être commandé à la même adresse.
</p><h3>«&nbsp;Hor$jeu – Un carton jaune pour Sepp Blatter&nbsp;!&nbsp;»</h3><p>La campagne de l’OSEO a déjà récolté 6000 signatures exigeant que la FIFA s’engage activement à l’avenir contre l’exploitation et pour le respect des droits humains lors de coupes du monde de football. 
</p><p>L’OSEO va sillonner la Suisse romande du 20 au 29 mai avec un ballon géant de 4,50 mètres de diamètre. Elle tiendra des stands aux lieux et dates suivants&nbsp;:
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>jeudi 20 mai, de 7 h 30 à 12 h, à Fribourg, devant la gare CFF&nbsp;; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</li><li>samedi 22 mai, de 9 h 30 à 13 h, à Lausanne, à la Place de l’Europe (lieu sous réserve)&nbsp;; stand tenu en collaboration avec le Parti socialiste de Lausanne&nbsp;;</li><li>jeudi 27 mai, de 9 h 30 à 13 h, à Genève, à la Place du Molard (lieu sous réserve)&nbsp;; stand tenu en collaboration avec la Jeunesse socialiste genevoise et le Parti socialiste genevois&nbsp;;</li><li>samedi 29 mai, de 9 h 30 à 16 h, à la Place du Scex, à Sion&nbsp;; stand tenu en collaboration avec le Parti socialiste de Sion.</li></ul><p>Toujours dans le même cadre de la coupe du monde, l’OSEO mettra aussi mis en ligne deux jeux à la mi-mai. Chacun(e) pourra créer sa propre équipe de pronostics avec des ami(e)s. Les meilleurs gagneront une radio en fil métallique issue d’un projet de réinsertion pour chômeurs et chômeuses en Afrique du Sud. Avec le deuxième jeu, il sera possible de soutenir l’OSEO en versant une certaine somme pour chaque but de son équipe favorite, par exemple 10 francs par but. Et même si aucun but n’est marqué par votre équipe favorite, les dons seront toujours les bienvenus. 
</p><p>À découvrir dès le 19 mai sur <a href="http://www.horsjeu-afriquedusud.ch/">www.horsjeu-afriquedusud.ch</a>.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-702</guid><pubDate></pubDate><title>Égalité des salaires entre femmes et hommes : les syndicats ne  baissent pas la garde !</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/egalite-des-salaires-entre-femmes-et-hommes-les-syndicats-ne-baissent-pas-la-garde</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Il est plus que temps d’instaurer l’égalité des salaires entre femmes et hommes. Et cela, maintenant&nbsp;! Car, bien que le principe de l’égalité des sexes soit inscrit dans la Constitution fédérale depuis 28 ans et que la loi sur l’égalité soit entrée en vigueur il y a 13 ans, les salaires des femmes sont restés en moyenne inférieurs à ceux des hommes. À travers l’Equal Pay Day – que l’Union syndicale suisse (USS) et ses fédérations soutiennent et à la réalisation duquel elles participent activement – et la Journée internationale de la femme du 8 mars, les femmes revendiquent avec fermeté l’égalité des salaires entre femmes et hommes. &nbsp;
</p><p>Le salaire mensuel brut standardisé (salaire médian) des femmes du secteur privé était de Fr. 4875.- en 2006, alors que celui des hommes se montait à Fr. 6023.-, la différence étant ainsi de 19,1&nbsp;%. Le calculateur de salaire selon le sexe (calculateur-Fairpay&nbsp;; <a href="http://www.egalitedessalaires.ch/">www.egalitedessalaires.ch</a>) montre, pour chaque profil individuel, quelle est la différence de salaire entre les femmes et les hommes. Depuis 1994, les salaires ont augmenté tant pour ceux-ci que pour celles-là, mais la différence entre eux ne se résorbe que lentement, beaucoup trop lentement, c’est-à-dire à la vitesse d’un escargot&nbsp;: rappelons qu’en 1994, elle était de 23,8&nbsp;%&nbsp;! Il faut que cela change. C’est pourquoi les syndicats veulent l’égalité des salaires maintenant&nbsp;! Et il y a lieu d’agir aussi dans le secteur public&nbsp;!
</p><p>Dans ce dernier (les cantons), les différences se situent à un niveau semblable. En 2006, le salaire médian des femmes était de Fr. 6595.-, celui des hommes, de Fr. 8124.-. C’est-à-dire 18,8&nbsp;%. Si elle a constamment diminué depuis 1998 (22,5&nbsp;%), cette différence ne s’est guère modifiée entre 2004 et 2006. 
</p><h3>L’égalité des salaires entre femmes et hommes&nbsp;: une vieille revendication syndicale</h3><p>«&nbsp;Un salaire égal pour un travail de valeur égale&nbsp;» a été l’une des premières revendications syndicales. Il n’a été possible de l’imposer politiquement et juridiquement en Suisse qu’en 1981, par le biais d’un article constitutionnel. Et en 1996 suivit la loi sur l’égalité entre femmes et hommes. Le dialogue entre les partenaires sociaux sur l’égalité des salaires lancé le 2 mars dernier est une nouvelle étape dans cette direction. Il ouvre de nouvelles perspectives à une vieille revendication.
</p><h3>Ensemble vers l’égalité des salaires</h3><p>Dans toute la Suisse, les syndicats et des organisations féminines vont organiser ces prochains jours de nombreuses actions pour l’égalité des salaires. À chaque fois, l’enjeu sera le fair-play salarial, ce qui implique là aussi le droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. La conception et la mise en œuvre de systèmes salariaux ne doivent donc pas créer des discriminations entre femmes et hommes. Les syndicats demandent des droits à l’égalité et des systèmes salariaux transparents. En outre, les salaires doivent être périodiquement contrôlés pour établir si discrimination il y a. 
</p><h3>Deux nouvelles publications sur la mise en œuvre de l’égalité des salaires </h3><p>L’USS vient de réaliser deux nouvelles publications sur le fair-play salarial. Toutes deux abordent la question de la fixation des salaires dans les entreprises. La grande brochure (43 pages A4)<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> propose une vue d’ensemble éclairante sur les principaux aspects de cette problématique. Elle a été conçue pour les personnes qui s’occupent professionnellement ou dans un cadre syndical des systèmes salariaux. Elle fait apparaître les opportunités et les dangers que recèlent divers mécanismes de fixation des salaires, les étudie sous un angle critique du point de vue de l’égalité des sexes et désigne les pièges pouvant mener à des discriminations. La deuxième brochure, plus courte<a href="typo3/#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, est une introduction à cette problématique. Elle est destinée à un vaste public. 
</p><p>Liens&nbsp;: <a href="http://www.egalitedessalaires.ch/">www.egalitedessalaires.ch</a>&nbsp;; <a href="http://www.equalpayday.ch/">www.equalpayday.ch</a>&nbsp;; <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a></p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Fair-play salarial pour les femmes et les hommes. Fixer les salaires dans l’entreprise… (Fr. 10.-).
</p><p><a href="typo3/#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Fair-play salarial&nbsp;! … pour les femmes et les hommes&nbsp;! L’entreprise fixe les salaires – mais comment&nbsp;? Comprendre et participer&nbsp;! (gratuit).&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br> Le calculateur de salaire en fonction du sexe (calculateur-fairpay) ainsi que les deux publications précitées ont bénéficié du soutien du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes, dans le cadre des aides financières prévues par la loi sur l’égalité.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-166</guid><pubDate></pubDate><title>Les estimations des grandes banques nous fourvoient</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/les-estimations-des-grandes-banques-nous-fourvoient</link><description>La toute récente (forte) appréciation du franc par rapport à l’euro frappe de plein fouet l’économie suisse. Ses produits et ses services renchérissent par rapport à ceux de la concurrence étrangère. Si cette valeur du franc se maintient, les ventes reculeront et de nombreux emplois disparaîtront. Avec le rapport aujourd’hui prôné par les grandes banques – 1,40 franc/1 euro -, cela représentera une perte d’environ 20 000 emplois.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’appréciation du franc a lieu au début d’une reprise économique. Actuellement, les commandes redeviennent en effet plus nombreuses. Mais si les entreprises suisses ne peuvent pas faire des offres à des prix avantageux aujourd’hui, elles risquent de perdre durablement des parts de marché. L’appréciation du franc peut donc causer de graves dégâts à moyen terme. 
</p><p>Les (grandes) banques prétendent que la valeur actuelle du franc par rapport à l’euro (Fr.&nbsp;1,40 / 1 €) est équitable. C’est là aussi suggérer que le franc se déplacera tôt ou tard automatiquement dans cette direction et que la Banque nationale suisse (BNS) ne pourra que freiner le rythme de cette appréciation. Mais si l’on regarde les estimations et statistiques existantes, la réalité apparaît différente. Selon elles, le franc est actuellement surévalué, ce qui est la conséquence de spéculations exagérées. À moyen terme, il faut s’attendre à ce qu’elle s’amoindrisse, car les interventions de la BNS contrarient les effets de ces spéculations. 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>En termes «&nbsp;réels&nbsp;» le cours du franc par rapport à l’Allemagne est actuellement d’environ 107&nbsp;; cela, alors que la moyenne historique est de 100. Le franc serait donc surévalué de 7 pour cent (indice des cours de change de la BNS).</li><li>En Suisse, les prix relatifs à l’exportation se sont, pour un cours franc/euro d’environ 1,46, rapprochés de leur record historique au début de 2010 déjà, (SECO, Tendances conjoncturelles printemps 2010). On n’a connu une compétitivité-prix de l’économie d’exportation moins bonne qu’au milieu des années 1990, à cause de l’appréciation du franc. La récente appréciation a rendu cette compétitivité-prix plus mauvaise que jamais. Ce qui indique clairement une nette surévaluation.</li><li>Selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI), la valeur du franc était équitable au printemps 2009 (Article IV Consultation 2009). Cela, alors que son cours était de 1,51 pour 1 euro.</li><li>Au printemps 2008, le FMI partait de l’idée d’une sous-évaluation d’environ 7 pour cent (Article IV Consultation 2008). À l’époque, le cours franc/euro était de tout juste 1,60.</li><li>Celui qui – comme les économistes de l’UBS et du Crédit Suisse – dit que la Suisse est un îlot de cherté, affirme aussi, implicitement, que le franc est surévalué.</li></ul><p>Pour empêcher le développement de tendances à la déflation et d’importants reculs des ventes pour l’industrie d’exportation, la BNS doit s’attaquer à l’actuelle appréciation du franc. Tôt ou tard, ce dernier va se diriger vers une valeur équitable, c’est-à-dire vers plus de 1,45 pour 1 euro. Ensuite elle pourra à nouveau vendre ses placements en euros.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category><category>Économie extérieure</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-703</guid><pubDate></pubDate><title>L’USS soutient pleinement le référendum contre la baisse du taux de conversion LPP</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/l-uss-soutient-pleinement-le-referendum-contre-la-baisse-du-taux-de-conversion-lpp</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette baisse frapperait le plus durement les assuré(e)s qui ne percevront que les rentes les plus basses du minimum LPP (partie obligatoire). Une diminution de rentes d’ores et déjà modestes remettrait en cause les moyens d’existence de nombreux retraité(e)s. Ces personnes, dont les revenus sont bas, ne sont en effet pas en mesure de faire face à une baisse du taux de conversion, par exemple en compensant par l’épargne la diminution de leur rente.
</p><p>Les principales raisons de cette baisse sont que les affaires faites avec la prévoyance professionnelle représentent un immense marché en expansion pour la branche des assurances, et le 2e pilier en fait partie. Ce sont surtout les assurances-vie qui s’y sont fortement engagées. Évidemment, les assureurs cherchent à ce que ces solutions leur rapportent de solides bénéfices. Et ils savent que plus le taux permettant de convertir le capital épargné et ses intérêts en rente (taux de conversion) est bas, plus leurs profits sont élevés&nbsp;; il n’est donc pas surprenant que, depuis des années, les assureurs et les parle­mentaires membres de leur lobby au Conseil national et aux Conseil des États exigent des taux de conversion revus à la baisse. 
</p><h3>Pourquoi un référendum&nbsp;?</h3><p>La réduction prévue des rentes viole l’objectif de la prévoyance professionnelle tel que le définit la Constitution. Son article 113 prévoit notamment&nbsp;: «&nbsp;La prévoyance professionnelle conjuguée avec l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité permet à l’assuré de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur.&nbsp;» Cette disposition est clairement violée — au moins en ce qui concerne les bas revenus — par la baisse envisagée des rentes. Lorsque la Constitution est modifiée dans notre pays, c’est le peuple qui se prononce en dernière instance. Il doit aussi pouvoir le faire lorsqu’un objectif défini par la Constitution est modifié par un changement de législation. Le référendum lui donne cette possibilité.
</p><p>Enfin, si une réduction du taux de conversion était nécessaire pour des raisons de technique financière — ce qui, dans le cas présent, est tout sauf acquis — des mesures conjointes devraient être prises pour garantir le niveau de vie, par exemple par le truchement d’une augmentation des rentes AVS.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-167</guid><pubDate></pubDate><title>Oui aux soins intégrés, mais pas comme ça !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/oui-aux-soins-integres-mais-pas-comme-ca</link><description>L’Union syndicale suisse (USS) estime que le projet concernant les réseaux de soins inté-grés « managed care » tel qu’il sera soumis au Conseil national lors de la session d’été est totalement insuffisant. Les assuré(e)s risquent en effet de voir leur quote-part passer à 20 % et les personnes de conditions modestes pourraient ne plus pouvoir choisir leur médecin. Mais ce n’est pas tout…</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon ce projet en effet, les caisses-maladie décideront avec quels réseaux de soins intégrés et à quelles conditions elles concluront des contrats. Elles ne seront donc pas obligées d’en conclure avec tous les réseaux, mais devront uniquement créer une offre de soins intégrés. Cela signifie qu’elles piloteront la demande et que l’obligation de contracter sera assouplie dans l’assurance de base.
</p><h3>Le diktat des caisses</h3><p>Les réseaux de soins intégrés devront obligatoirement assumer une coresponsabilité budgétaire. Ce qui favorisera un rationnement camouflé et créera des incitations à fournir des prestations insuffisantes&nbsp;; cela, parce que, quelles que soient les prestations servies ou ordonnées, les réseaux ne recevront que le montant figurant au contrat. Les réflexions de caractère économique gagneront ainsi en importance, le rapport entre médecin et patient(e) se compliquera («&nbsp;Me fera-t-on encore tout ce dont j’ai besoin&nbsp;?&nbsp;») et des conflits surgiront entre les différents fournisseurs de prestations des réseaux. On courra en particulier le risque que des prestations de soins et thérapeutiques, comme de physiothérapie ou d’ergothérapie, soient dévalorisées au profit des prestations fournies par les médecins, car le pouvoir de prescription et la responsabilité budgétaire reviennent au médecin.
</p><p>Les caisses-maladie seront contraintes de faire tout au plus une offre de soins intégrés à leurs assuré(e)s. Si cette offre ne convient plus à un(e) assuré(e), il/elle devra changer de caisse ou payer plus de sa poche et s’acquitter d’une quote-part de 20&nbsp;%. Les caisses lieront les assuré(e)s au réseau de soins intégrés au moyen de contrats, léonins, d’une durée pouvant aller jusqu’à trois ans. Les obstacles à franchir pour sortir avant terme de tels contrats seront élevés et pourront coûter cher&nbsp;: en cas de modifications importantes des conditions d’assurance ou de hausse des primes supérieure à la hausse moyenne des primes du canton, l’assuré(e) pourra changer de caisse, mais pas de forme d’assurance. Ce n’est qu’en payant une prime de sortie contractuellement convenue que l’assuré(e) pourra changer et de caisse et de forme d’assurance avant l’arrivée à terme de la durée contractuelle. Comme la loi ne plafonne pas cette prime de sortie, les caisses pourront en fixer librement le montant. L’obligation faite aux caisses de proposer une telle offre étant minimale, les assuré(e)s – surtout à la campagne – auront, le cas échéant, une liberté très limitée à cet égard, mais aucune garantie de trouver un réseau de soins intégrés dans leur proche environnement. La loi ne définissant pas de rayon d’activité pour les réseaux ceux-ci &nbsp;pourront être très vastes.
</p><h3>Vers une médecine à deux vitesses</h3><p>Un autre problème concerne les malades chroniques qui dépendent d’une assistance médicale continue en soins et thérapies. Si l’équipe qui fournit le traitement et les soins depuis des années n’appartient pas au réseau responsable, le ou la patient(e) devra se faire soigner en dehors du réseau et donc s’acquitter d’une quote-part de 20&nbsp;%.
</p><p>La hausse à 20&nbsp;% de la quote-part sans plafonnement légal (l’actuel plafond de Fr. 700.- n’est fixé qu’au niveau d’une ordonnance), entraînera des frais très importants pour les assuré(e)s qui ne voudront pas s’exposer aux contrats léonins d’une durée de trois ans proposés par les caisses, ni restreindre leur liberté de choix. Une quote-part de 20&nbsp;%, cela pourra représenter jusqu’à 1400 francs par an. Pour un couple, cela signifierait qu’il aurait à payer de lui-même 3400 francs (2 x 1400.- de quote-part plus 2 x 300.- de franchise). Il faudra en outre payer des primes des caisses-maladie représentant plusieurs milliers de francs par an. Cela signifie que, pour nombre d’assuré(e)s, l’adhésion à un réseau de soins intégrés ne se fera de facto pas volontairement. Des raisons financières les y «&nbsp;contraindront&nbsp;». Cela ne reviendrait à rien d’autre qu’à introduire une médecine à deux vitesses.
</p><p>Le projet concernant les réseaux de soins intégrés mis sur rail n’est pas une profession de foi en faveur de ces derniers. Il semble bien plus propre à déprécier les soins intégrés pour en faire une médecine bon marché.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-704</guid><pubDate></pubDate><title>En 2010, l’État créera du chômage au lieu de s’y attaquer</title><link>https://www.uss.ch/themes/detail/en-2010-l-etat-creera-du-chomage-au-lieu-de-s-y-attaquer</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<h3>Pas une discussion entre partenaires sociaux</h3><p>Un préalable fondamental au partenariat social est une participation paritaire des représentants des parties. Telle est la réalité du partenariat social en Suisse aussi. Lors de ladite «&nbsp;Journée de l’emploi&nbsp;», ce principe n’a clairement pas été respecté. Alors que, du côté patronal, outre les organisations faîtières, on trouvait des représentants des organisations de diverses branches et entreprises, du côté des travailleurs et travailleurs, la présence d’un seul représentant pour chacune des deux organisations faîtières que sont l’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse avait été souhaitée. Manifestement, les travailleurs et travailleuses de ce pays revêtent aux yeux du Département fédéral de l’économie une importance nettement moindre que les employeurs&nbsp;; cela, alors que les salarié(e)s représentent en Suisse la part de loin la plus importante de la population du pays. L’USS ne saurait accepter pareil dédain. Désormais, elle ne participera aux manifestations qui suivront que si la parité est garantie. 
</p><h3>Une politique qui aggrave la récession provoque une hausse du chômage</h3><p>La Confédération doit, comme les cantons et les communes, mener une politique anticyclique. C’est ce que stipule l’article constitutionnel sur la conjoncture (art. 100). Contrairement à ce mandat de la constitution fédérale, les pouvoirs publics du pays vont massivement aggraver la récession en 2010, parce que </p><ul><li>les hausses des primes des caisses-maladie videront le porte-monnaie de la population de Suisse de 2 à 3 milliards de francs&nbsp;: </li></ul><ul><li>la taxe sur le CO<sub>2</sub> sera augmentée, mais son produit ne sera pas redistribué immédiatement, ce qui diminuera le pouvoir d’achat des gens de près de 500 millions de francs supplémentaires&nbsp;; en tout, cette taxe sera la cause, pour 2009 et 2010, d’une baisse cumulée du pouvoir d’achat de près d’un milliard de francs&nbsp;; </li></ul><ul><li>les cantons et les communes prévoient pour 2010 des mesures radicales d’austérité&nbsp;; selon un sondage du Département fédéral des finances publié le 20 août dernier, les cantons et les communes veulent dépenser 2,5 milliards de francs de moins qu’en 2009&nbsp;; construction et formation, entre autres, sont menacées par des impulsions négatives sur la demande. </li></ul><p>À travers leurs mesures d’austérité et en puisant dans le pouvoir d’achat, les pouvoirs publics vont détruire des emplois l’an prochain. Il faut par conséquent au moins lancer un programme conjoncturel apte à neutraliser cette politique dont les effets néfastes aggraveront encore plus la récession. 
</p><p>Au regard de ces faits, le troisième volet des mesures de stabilisation s’attaque on ne peut plus modestement aux conséquences de la crise et sera donc largement insuffisant. Il se limite en effet à atténuer quelque peu les conséquences du chômage pour certaines parties de la population. Ce qui n’empêchera toutefois pas que les pouvoirs publics détruiront des emplois.
</p><p>L’argent nécessaire à la mise en œuvre d’un programme conjoncturel apte à neutraliser les effets d’une politique qui aggrave la récession existe déjà. En effet, comme le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich (KOF) l’a souligné à divers égards, la Confédération a économisé pendant la reprise près de 8,8 milliards de plus que ce qu’elle aurait dû économiser avec le frein à l’endettement. En dépensant cet argent, elle n’augmenterait pas la dette publique (brute), mais rendrait à la population ce qu’elle a encaissé en trop. Le 1,2 milliard de francs que la Confédération a touché en vendant son emprunt convertible accordé à l’UBS doit profiter à la population suisse. Cette somme doit servir à réduire les primes des caisses-maladie. 
</p><h3>Mesures contre la crise</h3><p>Le troisième volet des mesures de stabilisation doit être radicalement étendu afin de pouvoir faire pièce à la politique qui aggrave la récession et lutter contre le chômage l’an prochain. C’est pourquoi l’USS pose en priorité les revendications suivantes&nbsp;: </p><ul><li>augmenter les fonds servant aux réductions des primes des caisses-maladie dans la même mesure que les hausses de ces dernières, par exemple au moyen d’un «&nbsp;chèque pour primes&nbsp;»&nbsp;; </li></ul><ul><li>redistribuer sans délai le produit de la taxe sur le CO<sub>2</sub> des années 2009 et 2010&nbsp;; </li></ul><ul><li>mettre en œuvre un programme d’investissement (travaux publics, accueil extrafamilial des enfants) pour compenser les effets des mesures d’austérité prises par les cantons et les communes, ainsi que pour assurer les projets d’infrastructures de la Confédération (5 milliards)&nbsp;;</li></ul><ul><li>prolonger de 18 à 24 mois la durée maximale du chômage partiel.</li></ul><p>Contrairement au Conseil fédéral, la commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national a fait preuve d’une certaine sensibilité à l’égard des personnes que le chômage menace et décidé de redistribuer en 2010 déjà le produit de la taxe sur le CO<sub>2</sub>, ainsi que de prolonger à <br> 24 mois la durée maximale du chômage partiel. C’est maintenant au tour de la CER du Conseil des États d’en faire autant. À travers la constitution fédérale, le peuple a clairement chargé le gouvernement et le parlement de lutter contre le chômage. Le Conseil des États doit corriger la politique du Conseil fédéral, qui va à l’encontre de cette volonté populaire et prendre des mesures pour empêcher une aggravation de la crise et protéger la population de Suisse contre le chômage. </p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-648</guid><pubDate></pubDate><title>Un NON clair et énergique à l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/un-non-clair-et-energique-a-l-initiative-sur-le-renvoi-des-etrangers-criminels</link><description>Lors de la session parlementaire d’été, l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels sera discutée au Conseil national… avec le risque que le débat fasse encore une fois resurgir la face « obscure » de la Suisse vis-à-vis de sa population étrangère. L’USS refuse tout simplement d’entrer dans un tel jeu et dit clairement « non » à l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels ainsi qu’à toutes les versions mêmes adoucies qui pourraient en découler. </description><content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><h3>L’USS rejette sans compromis l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels</h3><p>L’initiative populaire «&nbsp;Pour le renvoi des étrangers criminels (initiative pour le renvoi)&nbsp;» vise à ce que les étrangers condamnés pour certains délits ou ayant perçu abusivement des prestations des assurances sociales ou de l’aide sociale soient privés de tous leurs droits à séjourner en Suisse et soient expulsés.
</p><p>Les crimes doivent être punis. Cela ne fait aucun doute. Si l’on considère, cependant, les individus comme égaux, on ne peut pas appliquer pour le même crime un droit différent et ce, parce qu’un individu est de nationalité différente. En bref, chercher à développer un droit parallèle basé sur la nationalité n’est pas acceptable. 
</p><p>Il n’a y donc pas à hésiter face à une initiative qui vise précisément à appliquer un droit différencié sur la base de la nationalité. Toute sanction ne peut être en effet définie qu’indépendamment de la nationalité. Elle ne peut dépendre que de l’importance de l’infraction ou du crime. 
</p><p>L’USS rejette donc énergiquement l’initiative de l’UDC qui vise à expulser de Suisse des criminels sur la base de leur nationalité. Cette initiative n’est d’ailleurs pas compatible avec certaines garanties fondamentales de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Pacte des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques (Pacte ONU II) et aurait dû conséquemment être invalidée&nbsp;!
</p><p>Il n’y a pas de place non plus pour une contre-proposition adoucie à la manière du contre-projet du Conseil des États, même si ce dernier respecte le droit international. Encore une fois, toute sanction doit être rapportée à l’importance de l’infraction ou du crime, et non à la nationalité. Ce principe ne doit faire l’objet d’aucun compromis. 
</p><p>Lors de leur assemblée du 17 mai 2010, les délégué(e)s de l’USS ont ainsi clairement rejeté l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels et toutes les versions adoucies qui pourraient en découler.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-705</guid><pubDate></pubDate><title>Un pas urgent et nécessaire, tant pour l’AI que pour l’AVS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-pas-urgent-et-necessaire-tant-pour-l-ai-que-pour-l-avs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’assurance-invalidité (AI) est l’une des principales assurances sociales de Suisse - comme c’est d’ailleurs le cas dans tout État un tant soit peu développé. Elle couvre un risque élémentaire qui peut concerner tout un chacun. Ce risque &nbsp;est l’une des plus graves catastrophes qui peut frapper l’être humain durant sa vie. Les causes d’une invalidité peuvent être diverses&nbsp;: un accident, une piqûre de tique, une maladie grave incurable, un handicap de naissance. Seule une assurance sociale performante est en mesure de couvrir ce risque majeur pouvant survenir durant la vie de tout individu. 
</p><p>Aujourd’hui, nous sommes confrontés au problème suivant&nbsp;: depuis près de 15 ans, l’AI est victime d’un sous-financement chronique. Il y a deux causes principales à cela. D’une part, le nombre des cas d’invalidité a augmenté pendant la longue et grave crise économique des années 90 et, à l’époque, on a massivement envoyé à l’AI des personnes touchées dans leur santé dont les performances au travail avaient diminué. D’autre part, le gouvernement et le parlement ont éludé ce problème durant de longues années, se défilant face à la nécessité d’un financement solide pour cette assurance. En lieu et place, ils s’en sont remis au Fonds de compensation de l’AVS – à savoir&nbsp;: la fortune de l’AVS – pour couvrir les dettes de l’AI. Depuis lors, les dettes de celle-ci à l’égard de l’AVS représentent déjà 13 milliards de francs. Pour l’AVS aussi, pareille situation n’est pas confortable.
</p><p>Le financement additionnel de l’AI au sujet duquel nous voterons, est un compromis péniblement trouvé. Et s’il arrive tard, très tard, au moins existe-t-il. Pour l’Union syndicale suisse, que l’on ait choisit une hausse de la TVA pour base de financement, n’est pasr la meilleure des options. Il n’empêche que ce mode de financement présente l’avantage que toute la population, et pas seulement les personnes exerçant une activité lucrative, en supportera la charge. En outre, cette hausse de la TVA est de 0,4&nbsp;%, donc &nbsp;très modérée. Comme les prix stagnent actuellement, elle ne devrait pas provoquer une augmentation considérable de ces derniers. Dans l’ensemble, ce 0,4&nbsp;% est un montant mesuré pour un bien précieux&nbsp;: le maintien d’une AI qui mérite ce nom. 
</p><p>Mais ce n’est pas seulement pour cette dernière qu’il est important que cet objet soit accepté. Ça l’est tout autant pour l’AVS. L’objet soumis au peuple va de pair avec &nbsp;une nouvelle loi qui séparera désormais l’AI et l’AVS au plan financier et – ce qui est encore plus important – contraindra enfin la Confédération à verser à l’AVS les intérêts de la dette de l’AI. De ce fait, la Confédération devra assumer l’entière responsabilité du financement de l’AI et, ne pourra donc plus la faire tout simplement endosser par l’AVS. Pour celle-ci aussi, ce sera un progrès décisif. Lorsque les opposants à ce projet prétendent que l’enjeu est de sauver l’AVS, c’est exactement l’inverse qui est vrai. Or ces opposants sont précisément les mêmes milieux qui ne veulent plus que les rentes de l’AVS soient adaptées au renchérissement (indice mixte). 
</p><p>À ceux qui pensent que, finalement, on doit assainir l’AI simplement en continuant à en démanteler les prestations, il faut répondre que ces dernières sont tout sauf luxueuses. Personne ne peut vivre d’une rente AI. S’ils n’ont pas de rentes du deuxième pilier, la plupart des rentières et rentiers AI dépendent des prestations complémentaires. De plus, l’accès aux rentes AI est devenu beaucoup plus difficile ces dernières années. Là aussi, la marge de manœuvre est pratiquement nulle, si l’AI doit vraiment remplir son mandat 
</p><p>Notre constitution fédérale prévoit, dans son préambule, que «&nbsp;la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres&nbsp;». Le 27 septembre, il s’agira d’appliquer ce principe. Le financement de l’AI doit une bonne fois trouver une solution, et non pluss à travers l’AVS. </p>]]></content:encoded><category>Assurance-invalidité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-647</guid><pubDate></pubDate><title>Minuscules améliorations pour une mouture inacceptable</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/minuscules-ameliorations-pour-une-mouture-inacceptable</link><description>Le 3 juin, le Conseil des États s’occupera à nouveau de la 11e révision de l’AVS. Trois différences importantes existent encore avec le Conseil national. La commission chargée de l’examen préalable pour la Chambre des cantons propose des changements concernant l’âge flexible de la retraite et l’adaptation des rentes. Des changements qui sont autant d’améliorations. Mais même ainsi, l’USS juge inacceptable cette révision.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Concernant la retraite anticipée assortie de mesures sociales, les Chambres ne sont pas d’accord. Le Conseil national a déjà refusé par deux fois de mettre de l’argent à disposition pour cette mesure. Quant aux États, ils veulent bien faire quelque chose, mais quelque chose qui ne devrait pratiquement rien coûter, soit seulement 400 millions de francs par an environ. Ce montant représente la moitié des économies qui seraient réalisées avec le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. 
</p><p>Le modèle proposé par les États prévoit, en cas d’anticipation de la rente (avant 65 ans pour les hommes et les femmes), de diminuer les taux de réduction actuarielle en fonction du revenu AVS et de la durée de l’anticipation, autrement dit de «&nbsp;subventionner&nbsp;» ces réductions. Mais ces subventions ne seront pas exportables à l’étranger, à l’exception des pays de l’Union européenne pour lesquels un accord y relatif existe. Et elles devront aussi être limitées pendant 10 ans. La commission du Conseil des États s’est maintenant efforcée de répartir un peu mieux sur les diverses catégories de revenus les moyens limités qu’elle entend affecter à cet effet. Ainsi, les bas revenus, en particulier, seraient moins fortement subventionnés qu’avec la première mouture des États. C’est judicieux, parce que ces catégories de revenus (en cas de domicile en Suisse) ont de toute façon droit aux prestations complémentaires qui, de ce fait, pourront compenser les réductions de la rente. Les autres assuré(e)s recevraient donc un peu plus. Malheureusement, le résultat reste insatisfaisant, faute de moyens suffisants. Ce modèle est conçu de telle sorte que ce serait presque exclusivement des femmes qui pourraient profiter des taux de réduction «&nbsp;subventionnés&nbsp;». Tout au plus 19&nbsp;% des hommes et 71&nbsp;% des femmes – en tout 42 % des assuré(e)s – y auraient théoriquement droit. Mais dans ces catégories aussi, les taux de réduction resteraient prohibitifs pour nombre de personnes. 
</p><h3>Pas de gel des rentes&nbsp;!</h3><p>La commission du Conseil des États maintient certes le projet actuel de ce dernier, un projet qui prévoit de supprimer totalement l’indexation périodique de l’AVS selon l’indice mixte et, indirectement, de l’AI aussi&nbsp;; cela, si l’état du fonds de l’AVS est inférieur à 45&nbsp;% des dépenses annuelles. Mais elle propose désormais aussi que, dans ce cas, le Conseil fédéral doit augmenter de 5&nbsp;% les cotisations AVS, ce qui représenterait un taux de 8,82&nbsp;% pour les salarié(e)s. S’il est réjouissant que la commission a enfin remarqué qu’il s’agit là d’un élément essentiel qu’en cas de référendum, le corps électoral n’apprécierait guère, le gel des rentes qu’il représente – elles ne couvrent même pas les besoins vitaux&nbsp;! – n’est pas négociable. Si le capital de l’AVS fondait pour atteindre un niveau qui menacerait le paiement des rentes et le maintien de liquidités suffisantes, il ne faudrait alors pas geler les rentes, mais relever les cotisations et augmenter les autres recettes de l’assurances de manière à ce que l’on puisse continuer à financer des rentes AVS si importantes pour les retraité(e)s.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-707</guid><pubDate></pubDate><title>NON au vol des rentes de la prévoyance professionnelle !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-au-vol-des-rentes-de-la-prevoyance-professionnelle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’abaissement projeté du taux de conversion LPP brise un tabou de la politique sociale suisse. Pour la première fois en effet, les rentes de la prévoyance professionnelle vont, de manière générale, diminuer. Qu’en premier lieu, seules les rentes du domaine obligatoire soient visées et, formellement, uniquement que les classes d’âges qui partiront à la retraite ces prochaines années n’améliore nullement les choses. Comment les rentières et les rentiers, qui renoncent déjà à la compensation du renchérissement depuis de longues années et doivent ainsi s’accommoder d’une dévalorisation constante de leurs rentes, peuvent-ils encore croire, si les promesses faites aux plus de soixante ans peuvent être rompues sans scrupule aucun, que leurs rentes sont sûres et ne seront pas remises en question&nbsp;? Mais que signifient aussi ces baisses pour les membres de la génération dite active&nbsp;? À quelles promesses et à quelles garanties peuvent-ils encore s’en remettre, si ce qui leur avait été expressément promis il y a quelques années encore de cela ne vaut maintenant plus pour les classes d’âge qui se trouvent sur le seuil de la retraite&nbsp;?
</p><p>Autrefois et jusqu’à aujourd’hui, ces promesses reposaient sur le principe de la bonne foi. Or, baisser massivement les rentes - qui avaient été récemment promises avec la 1ère révision de la LPP - de celles et ceux qui ont cru à ces promesses, c’est violer ce principe. À leur âge, ces personnes n’ont de fait plus aucune chance de compenser une perte si importante et irréversible. 
</p><p>La constitution fédérale stipule que les rentes de la prévoyance professionnelle doivent permettre, conjuguées avec celles de l’AVS, de maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement, relativement à l’objet de la prochaine votation populaire&nbsp;? La prévoyance professionnelle obligatoire se traduit par des rentes d’au maximum 1500 par mois, mais qui sont fréquemment inférieures à ce montant. Dans ces cas, même avec les rentes de l’AVS, le maintien du niveau de vie antérieur n’est souvent pas garanti avec la partie obligatoire de la LPP. Cela, d’autant moins si ces rentes allaient subir en plus une baisse de 10 pour cent environ. Le projet imposé par la droite du Parlement fédéral - la baisse du taux de conversion LPP&nbsp;; cela, sans compensation pour atteindre le but constitutionnel, ce qui est en contradiction avec la 1ère révision de la LPP – viole ainsi non seulement le principe de la bonne foi, mais ne respecte par non plus le mandat constitutionnel. 
</p><p>Cette baisse du taux de conversion décidée dans la précipitation ne s’explique d’ailleurs pas, contrairement aux affirmations propagées par les organisations des milieux économiques, par la prise en considération de la démographie , entendez&nbsp;: de l’allongement de l’espérance de vie. Ce phénomène a déjà été pris en compte à travers la baisse progressive et prudente du taux de conversion décidée dans le cadre de la 1ère révision de la LPP, une baisse dont les effets furent d’ailleurs amortis à l’aide de mesures d’accompagnement. Le scrutin du 7 mars ne concerne pas l’allongement de l’espérance de vie, mais a pour enjeu les intérêts sonnants et trébuchants des grandes compagnies d’assurance surtout, qui vont dépenser de très grandes sommes durant cette campagne de votation. Car ce sont elles qui profiteraient massivement de ce que les prestations de la prévoyance professionnelle ne seraient plus garanties. Ce dont les travailleurs et les travailleuses seront privés en tant que futurs rentiers et rentières ira directement dans les poches des actionnaires et se retrouvera dans les bonus versés aux dirigeants des grandes compagnies d’assurance. D’un côté, on trouve ces dernières, qui promettent un rendement de 10 à 15&nbsp;% sur les capitaux propres et, de l’autre, des rentières et rentiers pour qui l’enjeu est, dans le cadre de la prévoyance professionnelle obligatoire, ce dont ils ont absolument besoin pour leur subsistance et ce pour quoi ils ont payé de bonne foi. L’expression de «&nbsp;vol des rentes&nbsp;» ne fait qu’exprimer en toute clarté cette réalité. Pas étonnant non plus, en effet, que les compagnies d’assurance veuillent, aujourd’hui déjà, refiler à la population leurs onéreuses assurances pour combler la lacune de couverture des besoins vitaux. Difficile d’être plus culotté&nbsp;!
</p><p>Avec leur référendum placé à l’enseigne du «&nbsp;NON au vol des rentes&nbsp;», les syndicats défendent les prescriptions constitutionnelles ainsi que les promesses légales de rentes minimales. Même si les compagnies d’assurance et les associations économiques et autres partis qu’elles financent à coups de millions propagent le contraire, il n’y a aucune raison objectivement défendable de briser les promesses faites avec la 1ère révision de la LPP entrée en vigueur au 1er janvier 2005 seulement. Personne ne conteste qu’il faudra à nouveau (dès 2015) prendre en compte l’évolution de l’espérance de vie. Mais les travailleurs et travailleuses, et surtout ceux et celles qui n’ont que la prévoyance professionnelle obligatoire, ne sont pas là pour effacer avec leurs rentes les erreurs commises par les dirigeants des grands groupes financiers.</p>]]></content:encoded><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-163</guid><pubDate></pubDate><title>Est-ce l’heure de la preuve pas l’acte ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/est-ce-l-heure-de-la-preuve-pas-l-acte</link><description>Le Conseil national va aborder à plusieurs reprises la question de la conciliation entre travail professionnel et travail familial lors de la prochaine session d’été. L’occasion pour les amoureux des grandes déclarations de fournir la preuve par l’acte de leur volonté réelle. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national va en effet décider si – ce qui est de toute urgence nécessaire – les aides financières à la création de places d’accueil des enfants doit être prolongée. Toutes celles et tous ceux qui veulent favoriser par ce biais la conciliation entre travail professionnel et travail familial doivent cependant affronter un fort vent contraire. Ce programme pourrait en effet échouer au Parlement sur une question de crédit. 
</p><p>La loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants est entrée en vigueur au 1er février 2003. Sa validité est limitée à huit ans, donc jusqu’au 31 janvier 2011. Grâce à elle, il a été possible de créer 25&nbsp;000 nouvelles places d’accueil. Le Conseil fédéral propose de la proroger pendant quatre ans. Dans un premier temps, il a mis 140 millions de francs à disposition et veut maintenant réduire ce montant à 80 millions seulement&nbsp;; cela, afin de faire des économies. 
</p><h3>Petit jeu tactique</h3><p>La commission du Conseil national s’est prononcée pour une prolongation de quatre ans de ce programme. Elle veut y affecter 200 millions de francs, soit plus du double de ce que propose le gouvernement. Mais derrière cette correction au premier coup d’œil réjouissante se cachent aussi d’intenses manœuvres tactiques et une grande volonté de faire obstruction. Car les opposants déclarés à ce programme ont accepté ce crédit de 200 millions. Leur but est de faire en sorte que ce dernier soit finalement rejeté par une majorité du Parlement fédéral parce que trop cher. C’est pourquoi il existe aussi au Conseil national des propositions minoritaires demandant des crédits moins importants. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire&nbsp;: malgré la création de nombreuses places d’accueil pour les enfants ces dernières années, l’offre ne parvient toujours pas à couvrir une demande croissante. Or, une offre suffisante et adaptée aux besoins de place d’accueil de qualité représente une condition fondamentale pour pouvoir concilier travail professionnel et travail familial. C’est-à-dire contribuer substantiellement à l’égalité entre hommes et femmes. Il faut donc absolument éviter que ce programme n’échoue aux Chambres.
</p><h3>Ça commence à être serré</h3><p>Le Conseil national va aussi se prononcer sur deux interventions en faveur d’une amélioration des allocations pour perte de gain en cas de maternité. Une initiative parlementaire de la conseillère nationale Christine Goll demande en effet la hausse échelonnée de la durée du versement de ces allocations de 14 semaines (98 jours) à 18 semaines (126 jours). De justesse, la commission du Conseil national a décidé de proposer à ce dernier le rejet de cette intervention. Comme elle le fait pour une autre intervention, de la conseillère nationale Franziska Teuscher, celle-là. Il y est demandé qu’une lacune des allocations pour perte de gain soit comblée. Il faut en effet que, si une mère doit laisser son nouveau-né plus longtemps à l’hôpital, le versement des allocations de maternité soit repoussé dans le temps. 
</p><p>Ces deux interventions doivent être acceptées, car la conciliation entre travail professionnel et travail familial a besoin de nouvelles impulsions.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-708</guid><pubDate></pubDate><title>OUI à des services garantis – NON à une libéralisation totale</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/oui-a-des-services-garantis-non-a-une-liberalisation-totale</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’Union syndicale suisse (USS) et tous les syndicats qui lui sont affiliés soutiennent clairement l’initiative du Syndicat de la Communication. Nous l’avons fait savoir déjà lors du lancement de cette dernière et nous nous réjouissons de pouvoir constater aujourd’hui que les signatures nécessaires ont pu être récoltées en peu de mois seulement. Si ce n’est pas là un nouveau record, le rythme auquel cette récolte a été menée à bien compte, dans l’histoire des initiatives populaires, parmi les plus élevés. À cela, une raison est déterminante&nbsp;: la Poste est appréciée par les citoyennes et les citoyens parce qu’elle fournit des services de qualité dans l’ensemble du pays et, surtout, parce qu’elle dispose d’un réseau d’offices dense. La population ne veut pas y renoncer. Et notre initiative leur en offre la garantie.
</p><p>Son rapide aboutissement est un message clair à l’intention du Parlement, à qui il reviendra d’adopter la réforme de la Poste. La commission du Conseil national, qui abordera sous peu cette question, sait que les projets de libéralisation n’ont en principe pas bonne presse dans notre pays. Le rejet par le peuple de la loi sur le marché de l’électricité en 2002 l’a bien montré. Et, s’agissant de la Poste, le scepticisme devrait être encore plus patent. Certes, le Conseil des États a accepté le projet du Conseil fédéral, un projet inapte à rassembler suffisamment de suffrages en sa faveur. La décision de supprimer le monopole résiduel n’a toutefois été prise qu’à une majorité de hasard, et par 20 voix contre 19. Une proposition de libéraliser intégralement et sans délai la Poste a, elle, nettement échoué par 31 voix contre 9. La gauche et les représentant(e)s des régions de montagne ont fait savoir sans détours au Conseil des États que cette révision de la Poste entraînerait de graves problèmes, comme une hausse des prix, une dégradation de l’approvisionnement en services postaux et une baisse des salaires. Mis à part l’intéressante perspective, pour les opérateurs privés, de maximiser leurs profits, il n’y a aucune raison de réformer la Poste de la sorte. 
</p><p>Aux yeux des syndicats, les revendications suivantes sont essentielles&nbsp;:</p><ol><li>Le monopole résiduel doit être maintenu, avec l’actuelle limite des 50 grammes. La sécurité financière du service universel ne saurait s’en passer. Il n’est pas question pour nous de libéraliser entièrement les services postaux. En dépit des fortes oppositions qui s’étaient manifestées dans le cadre de la procédure de consultation, cédant à la pression des concurrents privés de la Poste placés sous la houlette d’<i>economiesuisse,</i> le Conseil fédéral a proposé une libéralisation intégrale et rapide via la loi sur la poste.</li><li>Le réseau d’offices de poste existant est le garant de services de qualité supérieure dans l’ensemble du pays. Pas question de l’affaiblir. Il faut au contraire continuer à le garantir sous sa forme actuelle.</li><li>L’obligation pour la Poste de conclure une CCT avec les syndicats ne doit pas disparaître. Aujourd’hui déjà, la concurrence actuelle s’exprime principalement à travers une pression sur les conditions de travail et les salaires. Les expériences, parfois catastrophiques, faites à l’étranger le montrent aussi. La stabilité offerte par une CCT est incontournable. Outre une CCT pour la Poste, la réforme de cette dernière doit également prévoir une CCT de branche.</li><li>Nous refusons toute privatisation de la Poste et jugeons inutiles les expérimentations prévues concernant la forme juridique de diverses entités. La privatisation «&nbsp;par tranches&nbsp;»de PostFinance est, elle aussi, inacceptable. Propriété de la Confédération, la Poste a besoin de ces services financiers fructueux pour garantir dans l’ensemble l’approvisionnement en services.  </li></ol><p>Les syndicats ne sont pas seuls à défendre cette politique de services postaux de haute qualité. Les discussions menées à ce jour ont fait apparaître qu’une vaste alliance s’y rallie aussi. Les Chambres fédérales seraient bien avisées de ne pas suivre les idéologues de la libéralisation et de mettre au premier rang de leurs soucis un approvisionnement en services postaux qui soit sûr. Ici, l’initiative nous sera une aide supplémentaire.</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-990</guid><pubDate></pubDate><title>Oui à la conciliation de la famille et du travail</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/oui-a-la-conciliation-de-la-famille-et-du-travail</link><description>Communiqué de presse de l’Alliances des femmes, Votation du 3 mars 2013</description><content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><b>La conciliation de la famille et du travail est le défi sociétal de notre temps et constitue un engagement important qui doit figurer dans notre Constitution fédérale. Mais d’un point de vue économique aussi, des efforts sont nécessaires, car qui veut travailler doit le pouvoir. La responsabilité en incombe aux cantons, ce qui respecte le principe de la subsidiarité. La mise en place d’une offre de structures extrafamiliales et extrascolaires d’accueil de jour pour les enfants, qui soit adaptée aux besoins existants, représente la première pierre d’une société où les femmes et les hommes assument sur un même pied leurs responsabilités face à la famille et au travail.</b></p><p>La revendication de la conciliation de la famille et du travail est un élément central d’une politique de la famille moderne. Une telle conciliation aide à lutter contre la pauvreté des familles, à réaliser l’égalité des chances des enfants ainsi qu’à augmenter la production et le revenu national, permet de relever les défis démographiques et favorise la concrétisation de l’égalité entre les femmes et les hommes. 
</p><p><b>La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est respectée</b></p><p>L’article constitutionnel proposé respecte la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons. La Confédération ne se voit octroyée qu’une compétence subsidiaire, qui n’entrera en ligne de compte qu’une fois que les efforts déployés par les cantons et des tiers ne s’avéreront pas suffisants pour améliorer la conciliation entre la famille et le travail. 
</p><p><b>Économiquement judicieux</b></p><p>L’existence de conditions-cadres de qualité pour les familles est un facteur de succès pour la Suisse. Elles favorisent la croissance économique qualitative ainsi que la mise en valeur des ressources humaines à disposition. L’économie peut ainsi compter sur une meilleure participation des femmes et des hommes au marché du travail et ne doit donc pas renoncer à l’important savoir-faire de nombreuses personnes au bénéfice d’une formation de qualité. 
</p><p>Carmen Walker Späh, présidente des Femmes libérales-radicales&nbsp;: «&nbsp;Cet article constitutionnel est un pas important en direction d’une société dans laquelle les hommes et les femmes assument ensemble la responsabilité de la famille et de l’activité professionnelle. L’économie en profitera&nbsp;!&nbsp;»
</p><p>Christina Werder, secrétaire centrale de l’USS&nbsp;: «&nbsp;Des milliers de places manquent encore dans les crèches dont les activités doivent reposer sur un projet pédagogique et qui doivent offrir des conditions de travail de qualité. Cet article constitutionnel est important pour qu’enfin soient créées les structures nécessaires à une meilleure conciliation des activités professionnelles et familiales.&nbsp;»
</p><p>Lucrezia-Meier Schatz, directrice de Pro Familia Suisse&nbsp;: «&nbsp;Quiconque veut encourager la responsabilité propre des familles doit leur donner la possibilité de maîtriser leur quotidien familial et de s’assurer les ressources nécessaires, sinon elles courent le risque de devenir dépendantes de l’aide publique comme, par exemple, de l’aide sociale, des réductions des primes des caisses maladie et des bourses d’études. Une offre de structures d’accueil des enfants extrafamiliales adaptée aux besoins garantit aux familles un libre choix et allège durablement les charges des pouvoirs publics. Qui sait calculer comprend immédiatement que c’est une situation gagnante-gagnante, car si les dépenses sociales ainsi que les coûts d’intégration et de réadaptation diminuent et si les frais d’infrastructures sont couverts et les recettes fiscales plus élevées, les conséquences pour l’État sont alors positives.&nbsp;»
</p><p>Katharina Prelicz-Huber, présidente de Femmes vertes suisses&nbsp;: «&nbsp;Seule une prise en charge des enfants extrafamiliale globale permet aux femmes une vie professionnelle sans interruption et empêche que les enfants ne deviennent un risque de pauvreté. Ici, une offre très diversifiée tiendra non seulement compte des objectifs en matière d’égalité, de formation et de politique sociale, mais représentera aussi un facteur important pour l’intégration et le site suisse. Comme le montre une étude<a href="file:///C:/Users/kism/AppData/Local/Microsoft/Windows/Temporary%20Internet%20Files/Content.Outlook/KDXWXK9U/MM_Frauenallianz_Vereinbarkeit_08022013_f.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> sur ces questions, chaque franc investi dans une place dans une crèche est multiplié par trois. 
</p><p>&nbsp;</p><p>Les personnes suivantes sont à votre disposition pout tour renseignement complémentaire&nbsp;:
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Monique Ryser, présidente de BPW, 079/207 51 44
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lucrezia Meier-Schatz, conseillère nationale, directrice de Pro Familia Suisse, 079 639 14 77
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cesla Amarelle, conseillère nationale, vice-présidente des Femmes socialistes suisses, 079 240 46 87
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Kathrin Bertschy, conseillère nationale, Vert’libéraux, 078/667 68 85
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ursula Haller, conseillère nationale, PBD, 079/330 72 60
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Katharina Prelicz-Huber, Femmes vertes suisses, 076/ 391 79 15
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rosmarie Zapfl, présidente d’alliance F, 079/ 425 54 31
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes protestantes en Suisse, 079/302 45 35
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Christina Werder, secrétaire centrale chargée de la politique de l’égalité, USS, 079/341 90 01
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Babette Sigg, présidente des Femmes PDC suisses, 076/373 83 18
</p><p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Isabelle Moret, conseillère nationale, PLR, 079 332 08 23
</p><p>&nbsp;</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/kism/AppData/Local/Microsoft/Windows/Temporary%20Internet%20Files/Content.Outlook/KDXWXK9U/MM_Frauenallianz_Vereinbarkeit_08022013_f.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Büro Bass, Kindertagesstätten zahlen sich aus, 2001
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Politique sociale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-649</guid><pubDate></pubDate><title>NON à une médecine à deux vitesses</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/non-a-une-medecine-a-deux-vitesses</link><description>L’Union syndicale suisse (USS) salue l’encouragement des réseaux de soins intégrés (« managed care »). Mais le projet de la commission parlementaire est antisocial et li-berticide. À améliorer et de toute urgence !</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de soins intégrés dont le Conseil national va débattre est une importante révision partielle de l’assurance-maladie. Les soins intégrés, ce sont des fournisseurs de prestations, comme des médecins de famille, des spécialistes, ainsi que des physiothérapeutes regroupés au sein de réseaux. Ceux-ci ont pour tâche de mieux coordonner, ainsi que de piloter, le traitement des malades. Les doublons devraient ainsi disparaître et les coûts de la médecine être maîtrisés, leur augmentation étant bridée. 
</p><p>L’USS leur est clairement favorables. Mais le projet de révision concocté par la commission chargée de l’examen préliminaire contient plusieurs défauts de construction lourds de conséquences. Le premier&nbsp;: la quote-part des assuré(e)s qui ne se décideront pas pour un réseau intégré, mais préféreront continuer à pouvoir choisir librement leur médecin, risque de doubler, passant à 20 %. Nombre d’entre eux n’auront pas les moyens de se le permettre et seront contraints d’opter pour un réseau de soins intégrés, ainsi que de s’accommoder parfois d’une nette baisse de qualité des soins médicaux fournis. En effet – et c’est là le défaut de construction numéro 2 -, le projet octroie aux caisses la compétence de décider avec quels réseaux de soins intégrés elles décideront de contracter. Cette logique bancale nous fera directement passer à une médecine à deux vitesses. Bref, qui ne pourra pas se payer une quote-part doublée sera livré au choix de médecin dicté par les seules caisses.
</p><p>Mais pas question que cela se passe ainsi&nbsp;! Le projet de soins intégrés mis sur rail ne garantit pas une vraie fourniture de soins intégrés. Il est au contraire beaucoup plus à même de discréditer ces derniers en en faisant une «&nbsp;médecine bon marché&nbsp;». Au Parlement fédéral donc de l’améliorer de toute urgence&nbsp;! L’Assemblée des délégué(e)s de l’USS a adopté, le 17 mai dernier, à ce sujet une résolution formulée comme suit&nbsp;:
</p><p><b><i>«&nbsp;NON à une médecine à deux vitesses:</i></b>le doublement de la quote-part, qui passe (…) à 20&nbsp;%, sera financièrement des plus lourds à supporter pour les personnes assurées. Au lieu de 700 francs par an, leur participation aux coûts se montera à 1400 francs. Et s’y ajoute encore la franchise de 300 francs par an. L’adhésion de nombreuses personnes aux soins intégrés ne se fera donc pas volontairement. Des raisons financières les y «&nbsp;contraindront&nbsp;». Nous rejetons une telle médecine à deux vitesses.
</p><p><b><i>NON au diktat des caisses&nbsp;:</i></b>les caisses décideront avec quels réseaux de soins intégrés et à quelles conditions elles concluront des contrats. Elles ne seront pas obligées de le faire avec l’ensemble des réseaux. Les personnes assurées se retrouveront de ce fait livrées au choix du médecin dicté par les caisses seules. Nous voulons le maintien de l’obligation de contracter, et non pas un diktat des caisses. 
</p><p><b><i>NON à des contrats léonins&nbsp;:</i></b> les caisses lieront les personnes assurées à des réseaux de soins intégrés par des contrats pouvant courir jusqu’à trois ans. Il ne sera possible de changer de caisse et de forme d’assurance avant la fin de la durée contractuelle que contre paiement d’une prime de sortie convenue dans le contrat. Les caisses auront tout loisir d’en fixer le montant comme bon leur semblera. Nous rejetons ces contrats léonins.&nbsp;»
</p><p>L’USS adresse ainsi au Parlement fédéral les revendications suivantes&nbsp;: 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>limiter la quote-part et en fixer dans la loi le maximum à 700 francs par an&nbsp;;</li><li>maintenir l’obligation des caisses de contracter avec tous les réseaux de soins intégrés&nbsp;;</li></ul><p>abolir les primes de sortie et les contrats léonins.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-709</guid><pubDate></pubDate><title>Les mesures d’accompagnement doivent être appliquées, car la sous-enchère menace </title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-mesures-d-accompagnement-doivent-etre-appliquees-car-la-sous-enchere-menace</link><description>Prise de position de l’USS concernant les rapports du SECO</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Protection des salaires et des conditions de travail</h3><p>La libre circulation des personnes fait partie des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE). La Suisse ayant besoin de pouvoir collaborer étroitement avec l’UE et d’entretenir avec elle des relations structurées, de tels accords sont nécessaires. Mais une ouverture pure et simple du marché suisse du travail mettrait en danger les salaires et les emplois. C’est pourquoi la population n’a dit oui à la libre circulation des personnes qu’à la condition que les salaires et les conditions de travail soient protégés à l’aide de mesures d’accompagnement, car&nbsp;: &nbsp;</p><ul><li>si les employeurs doivent engager du personnel de l’étranger aux conditions appliquées à la main-d’œuvre indigène, ils donneront leur préférence à cette dernière&nbsp;; en effet, les coûts de recrutement et certaines incertitudes (bonne connaissance de la façon de travailler en Suisse entre autres) sont moindres avec la main-d’œuvre indigène&nbsp;; </li></ul><ul><li>si cette main-d’œuvre dotée de qualifications particulières qui fait défaut dans notre pays vient y travailler, les salarié(e)s indigènes peuvent y gagner&nbsp;; il est alors possible de maintenir ou développer la production en Suisse&nbsp;; ce qui ne serait pas possible dans la même mesure en l’absence de ces qualifications étrangères. </li></ul><p>Pour que la population suisse puisse profiter des avantages apportés par les accords bilatéraux et pour empêcher que ces derniers n’aient une incidence négative, les salaires et les conditions de travail suisses doivent être protégés. 
</p><h3>Les mesures d’accompagnement sont efficaces si la Confédération et les cantons les appliquent</h3><p>L’instrument de protection que sont les mesures d’accompagnement a pour une grande part été amélioré ces dernières années. Ces mesures sont absolument nécessaires. Les rapports&nbsp;du&nbsp;SECO&nbsp;montrent en effet que lorsque des contrôles ont lieu, on découvre de nombreux employeurs qui essaient de faire pression sur les salaires et les conditions de travail. Dans les branches qui connaissent des salaires minimums obligatoires, il est possible de leur infliger des amendes et de les contraindre à verser les salaires dus. Les récidivistes sont même menacés de suspension. Lorsqu’un employeur sait qu’il devra passer à la caisse s’il verse des salaires trop bas, il se garde de toute infraction aux conditions de travail suisses. 
</p><p>Des problèmes existent cependant dans les branches sans salaires minimums obligatoires. Si des contrôleurs tombent sur un employeur qui verse des salaires trop bas, ils peuvent certes exiger de lui qu’il verse des salaires corrects, mais ne peuvent l’y contraindre s’il s’y refuse. En 2009, ce fut le cas de 40&nbsp;% des employeurs suisses. Ces branches sont donc menacées par la sous-enchère. Y protéger les salaires n’est possible que si la Confédération ou les cantons y introduisent des salaires minimums, comme le prévoient les mesures d’accompagnement. Or à ce jour et &nbsp;malgré des cas régulièrement mis au jour de sous-enchère salariale, seuls l’ont fait les cantons de Genève (économie domestique, esthéticiennes), du Tessin (centres d’appels, esthéticiennes) et du Valais (maintenance et nettoyage industriel). Les autres cantons ne font rien. Quant à la Confédération, elle prépare des salaires minimums dans l’économie domestique (aide et soins privés à domicile, etc.).
</p><p>Les rapports du SECO montrent clairement qu’il faut agir. Dans les secteurs du nettoyage et de la sécurité privée, les salaires minimums ne s’appliquent qu’aux grandes et moyennes entreprises (nettoyage en Suisse alémanique&nbsp;: dès 6 employé(e)s&nbsp;; sécurité&nbsp;: dès 10 employé(e)s), alors que de nombreux cas de sous-enchère salariale y ont été découverts. Ces salaires minimums doivent aussi s’appliquer aux petites entreprises. Dans l’économie domestique également, l’absence de ces derniers risque d’entraîner de la sous-enchère. De même, dans l’industrie (en particulier la chimie et l’industrie des machines), on constate une pression sur les salaires de départ. Dans la chimie, les salaires moyens des personnes effectuant des séjours de longue durée et ceux des frontalières et frontaliers ont baissé entre 2006 et 2008, respectivement de 8,4 % et de 4,2&nbsp;%, ainsi que de 2 % dans l’industrie des machines<a href="typo3/#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. 
</p><h3>Problèmes d’application concernant les faux indépendant(e)s et les sous-traitants</h3><p>Un autre problème est celui des lacunes contenues dans les mesures d’accompagnement. Les infractions aux salaires minimums prévus par des contrats-types de travail ne sont punies d’une amende que s’il y a action civile. Une base légale est donc nécessaire ici. L’application des sanctions à l’étranger, ou à des sous-traitants – désormais plus fréquentes sur le marché suisse - reste difficile. Pour contrer ce risque, il faut au moins introduire dans les conventions collectives de travail (CCT) le versement de cautions, mais une meilleure solution serait ici une responsabilité solidaire plus sévère. L’augmentation du nombre de faux indépendant(e)s mine la protection offerte par les CCT, en particulier dans le second œuvre. Là aussi des contre-mesures doivent être prises (meilleure identification, sanctions plus lourdes).
</p><h3>Agences de travail temporaire&nbsp;: des difficultés persistantes</h3><p>Le rapport sur les mesures d’accompagnement montre que les agences de travail temporaire commettent toujours plus fréquemment des infractions aux salaires minimums que les autres employeurs. Elles font partie des principaux profiteurs de la libre circulation des personnes. Jusqu’à l’introduction de cette dernière, elles ne pouvaient louer à des entreprises suisses que les services de personnes au bénéfice d’une autorisation de séjour. Avec la libre circulation des personnes, on a assisté en plus à l’arrivée de frontalières et frontaliers, de personnes au bénéfice d’un permis pour séjour de courte durée ou de personnes soumises à l’obligation de s’annoncer (séjour jusqu’à 90 jours). De ce fait, le nombre des travailleurs temporaires a augmenté en Suisse. Si la CCT étendue destinée aux agences de travail temporaire – elle est actuellement en suspens – devait échouer suite à la résistance des employeurs, il faudrait alors édicter un CTT. La location de services de la main-d’œuvre provenant de l’UE doit être limitée aux personnes bénéficiant d’une autorisation de séjour (permis B), comme c’était déjà le cas avant l’introduction de la libre circulation des personnes. 
</p><hr><p><a href="typo3/#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Selon l’Enquête sur la structure des salaires 2006 et 2008.</p>]]></content:encoded><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-155</guid><pubDate></pubDate><title>Droit dans le mur</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/droit-dans-le-mur</link><description>Contrairement à l’une ou l’autre opinion positive émise à son sujet, la 11e révision de l’AVS – elle est pendante depuis vieux – concoctée par  le Conseil des États n’a rien à voir avec l’œuf de Colomb. Au contraire, elle contient des propositions inacceptables et ne devrait, de ce fait, pas passer le cap d’un scrutin populaire. Le Parlement ferait mieux de tenir compte du « non » massif opposé à la première mouture de cette révision et de mettre au point une retraite anticipée sociale. Mais comme il ne semble pas en mesure de le faire, il serait plus sincère de sa part d’abandonner cet exercice.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 mai 2004, le peuple a violemment envoyé au tapis, par presque 70&nbsp;% de «&nbsp;non&nbsp;», la première mouture de 11e révision de l’AVS. Les principales raisons en étaient que, premièrement, le Conseil fédéral avait, depuis la votation sur la 10e révision, fait plusieurs fois, mais sans la tenir, la promesse d’introduire un âge flexible de la retraite assorti de mesures destinées à en amortir les conséquences sociales. Deuxièmement, l’indexation des rentes au renchérissement aurait été repoussée dans le temps en cas d’acceptation de cette version. Mais au lieu de réagir dans un esprit démocratique à ces critiques du souverain, le conseiller fédéral Pascal Couchepin s’entêta dans sa politique de démantèlement, proposant même une révision encore plus antisociale. En outre, et par deux fois, le Conseil national rejeta dans sa majorité toute concession concernant une retraite anticipée sociale. 
</p><p>Toujours est-il que le conseiller fédéral Didier Burkhalter proposa une solution qui n’allège pas en premier lieu la charge des cantons en matière de prestations complémentaires, mais profite aux petites rentes. Bien qu’ayant désormais trouvé une majorité au Conseil des États, cette solution, avec 400 millions de francs seulement prévus pour des mesures sociales, est si mal financée que les rentes réduites pour cause d’anticipation ne s’en trouveraient pas vraiment améliorées. C’est pourquoi les gens ne devraient guère y recourir. Ainsi, la vieille promesse d’un âge flexible de la retraite socialement aménagé n’a toujours pas été tenue. Intolérable, estime l’USS.
</p><h3>Seulement la moitié et seulement pendant 10 ans</h3><p>Le relèvement impopulaire – comme chacun sait – de l’âge de la retraite des femmes prévu dans cette révision ne serait acceptable que si les économies d’au moins 800 millions ainsi réalisées étaient affectées à des mesures destinées à amortir les effets de l’anticipation de la rente&nbsp;; cela, tant pour les hommes que pour les femmes. Mais aujourd’hui, le Conseil des États ne veut y affecter que la moitié de cette somme et seulement sur une période de 10 ans. Manifestement, la Berne fédérale continue à ne tenir aucun compte des décisions du peuple. Âge de la retraite et montant de la rente sont des acquis sociaux très importants pour les citoyennes et citoyens de ce pays. La dernière votation sur la prévoyance professionnelle du 7 mars (taux de conversion) l’a montré sans équivoque aucune par le «&nbsp;non&nbsp;» éclatant qui a empêcher un vol des rentes du 2e pilier qui menaçait.
</p><h3>Trop c’est trop, définitivement trop&nbsp;!</h3><p>En l’état dans lequel elle sera transmise au Conseil national, cette révision va clairement droit dans le mur. Le blocage de l’indexation des rentes qu’elle prévoit si le niveau du fonds de l’AVS représente 45&nbsp;% ou moins des dépenses annuelles de l’assurance est la goutte qui fait déborder le vase. Définitivement. Car une telle solution signifierait que, en plus du ralentissement du rythme d’indexation déjà existant à partir d’un niveau de 70&nbsp;%, les rentes courantes seraient démantelées en termes réels. Pour les rentières et rentiers, cela dépasse les bornes. 
</p><h3>Un exercice à stopper</h3><p>Cette révision n’est pas en mesure de rassembler une majorité derrière elle. De toute évidence, le Parlement n’est pas capable de trouver une solution qui réponde aux décisions prises dans les urnes par le peuple ces dernières années. Pour toutes les parties en présence, la meilleure chose à faire serait de stopper cet exercice. L’AVS est en bonne santé. Il n’y a aucune urgence à la réformer. Bien au contraire, on devrait en profiter pour débloquer la situation et trouver de vrais compromis.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-710</guid><pubDate></pubDate><title>La crise financière, une crise de la démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/la-crise-financiere-une-crise-de-la-democratie</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Deux décisions ont marqué la session parlementaire d’été. Premièrement, la majorité des Chambres s’est prononcée contre la création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) et, deuxièmement, elle a aussi refusé à une nouvelle reprise – cette fois en relation avec l’accord UBS conclu avec les États-Unis – toute obligation pour les grandes banques en matière de bonus et concernant leurs fonds propres.
</p><p>Après plus d’une année et demie, le bilan intermédiaire de la crise financière se révèle catastrophique pour la Suisse. 
</p><p>Il commence par le sauvetage de l’UBS, début octobre 2008, un sauvetage décidé par le Conseil fédéral dans le cadre du droit d’urgence – comme en temps de guerre – et au nez et à la barbe du Parlement et de la démocratie (contrairement à ce qui s’est fait dans les autres pays). Il s’agissait de 68 milliards de francs, la plus grande dépense publique de tous les temps, dont une part substantielle «&nbsp;traîne&nbsp;» toujours dans les comptes de la Banque nationale. Fin novembre 2008, donc deux mois plus tard, les actionnaires de l’UBS purent «&nbsp;démocratiquement&nbsp;» décider, lors d’une assemblée générale, s’ils acceptaient ou non cette aide Le Parlement, qui représente celles et ceux qui ont dû payer cette somme, n’a pas eu un seul et unique mot à dire sur ce sauvetage. 
</p><p>L’autorité compétente en matière de banques, à savoir&nbsp;: l’autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA), donne sa bénédiction à de nouvelles transactions bancaires hautement risquées en matière d’investissements, ainsi qu’à des bonus qui éclipsent même les excès commis avant la crise financière. La même FINMA prétend publiquement que les agissements criminels de l’UBS aux États-Unis ne sont le fait que de quelques sous-fifres. Or, l’UBS a reconnu elle-même aux États-Unis, dans le «&nbsp;Deferred Prosecution Agreement&nbsp;», que les étages hiérarchiques supérieurs de la banque connaissaient et approuvaient ces agissements. 
</p><p>Les événements ont culminé lorsqu’une majorité du Conseil des États a contrecarré, comme durant l’Ancien régime, la création d’une CEP. Une CEP aurait pourtant été le seul instrument parlementaire efficace qui aurait permis de clarifier des événements sans précédent dans l’histoire de l’État fédéral et d’en tirer les conséquences qui s’imposaient. L’exercice d’alibi des commissions de gestion (CdG) – elles ne se sont intéressées ni à l’UBS et aux causes de crise ni à l’indépendance des autorités – a rempli son rôle de manœuvre de diversion pour celles et ceux qui veulent continuer à agir comme par le passé. Le rapport des CdG met en effet le doigt sur le fonctionnement du Conseil fédéral, c’est-à-dire sciemment sur un point par rapport auquel la crise financière n’apparaît que comme n’importe quel autre événement antérieur ou postérieur. 
</p><p>Tout cela montre que la crise financière est devenue une crise institutionnelle et une crise de la démocratie d’une ampleur énorme. Sinon, comment pourrait-on s’imaginer que l’autorité de surveillance soit dirigée par un homme de l’UBS&nbsp;? Lui qui, ayant été l’un des managers responsables, se fait même délivrer en plus par l’autorité qu’il préside aujourd’hui un certificat de virginité pour des agissements criminels commis aux États-Unis&nbsp;! Comment peut-on en arriver à ce que les agendas de toute la politique de la place financière soient officiellement définis au Département fédéral des finances par un groupe de travail extraconstitutionnel où siègent des dirigeants des banques (le Comité de pilotage Dialogue place financière, CODIFI)&nbsp;?
</p><p>Les deux grandes banques sont un risque systémique pour l’économie suisse et l’État. Ce risque est encore accru par l’indépendance déficiente, voire la servilité, manifestée par des acteurs principaux de l’État et des autorités à l’égard des intérêts de ces grandes banques. Qui peut encore s’étonner que, la semaine dernière, après son triomphe – le rejet, comme souhaité par lui, d’une CEP et d’obligations minimales à assortir à l’accord avec les États-Unis -, &nbsp;Monsieur Grübel de l’UBS exige en plus que l’on renonce aux prescriptions plus que minimales et soi-disant non contestées sur les fonds propres des banques&nbsp;?
</p><p>Pendant la crise financière, les processus démocratiques été mis hors service dans une mesure encore jamais vue durant l’histoire de la Suisse moderne. Les gens en sont conscients, comme je ne cesse de le constater en parlant avec eux. Par conséquent, il faut que les citoyennes et les citoyens bougent afin que, ces prochains mois et ces prochaines années – des décisions essentielles seront en effet à prendre – les événements qui se sont produits ne se répètent plus. La Suisse, c’est quand même plus et mieux qu’un pays colonisé par les intérêts des grandes banques. 
</p><p>C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) se bat non seulement pour plus de justice sociale et pour que les coûts de la crise causée par les abus commis dans le secteur financier ne soient pas mis à la charge de larges pans de la population. L’USS lutte aux avant-postes du mouvement qui réclame le retour de la démocratie. Cela, entre autres au moyen de manifestations sur le thème de&nbsp;: «&nbsp;La Suisse est-elle vendue&nbsp;?&nbsp;», qui débuteront à la fin de l’été. Il s’agira de manifestations publiques lors desquelles les rapports de force en Suisse seront analysés avec d’autres milieux intéressés par ces questions. 
</p><p>En outre, l’USS soutient les efforts encore en cours déployés en faveur d’une régulation des marchés financiers. Dans les fédérations de l’USS et auprès de leurs membres, la passivité des autorités, ainsi que la mentalité éhontée de «&nbsp;libre-service&nbsp;» qui sévit dans les grandes banques soulèvent une forte indignation. L’USS a déjà présenté plusieurs idées pour imposer les salaires des profiteurs. Toutes ces idées ayant été à ce jour rejetées, elle propose désormais une initiative populaire, dont elle étudiera prochainement, au sein d’une vaste alliance, la conception et le lancement. Les bonus exagérés ne sont aujourd’hui possibles que parce que les contribuables ont sauvé le système financier. De ce fait, il n’est pas juste que le peuple n’en récupère pas au moins une partie, par exemple via des réductions des primes des caisses-maladie.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-156</guid><pubDate></pubDate><title>Plus d’inspections du travail = des coûts de santé moindres</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-d-inspections-du-travail-des-couts-de-sante-moindres</link><description>Non-observation de la réglementation des pauses, horaires irréguliers ou trop longs, charges lourdes à porter, mauvaise aération des locaux, plans d’équipe astreignants, autant de situations à l’origine de problèmes de santé. Le conseiller national et syndicaliste d’Unia Marc Chopart-Acklin en a fait l’objet d’une intervention parlementaire. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Ils sont importants, les contrôles destinés à établir si les prescriptions de protection de la santé sur le lieu du travail (horaires, ergonomie, organisation du travail) sont respectées. Ainsi, par exemple, 18&nbsp;% des salarié(e)s souffrent de maux de dos en partie dus à leur travail. Les coûts de santé entraînés par une protection lacunaire de cette dernière sont énormes. On les estime à environ 10 milliards de francs par an. 
</p><h3>0,17 pour cent des entreprises contrôlées</h3><p>Or, la densité des contrôles effectués par les inspectorats cantonaux du travail est extrêmement modeste. Selon le Recensement des entreprises 2008, il existe en Suisse près de 450&nbsp;000 établissements où travaillent 4,1 millions de personnes. La même année, les inspectorats cantonaux du travail ont annoncé 12&nbsp;251 visites d’entreprises au Secrétariat d’État à l’économie, le SECO. Si l’on en déduit les visites relevant de la loi sur l’assurance-accidents (LAA) - les cantons sont pour l’essentiel indemnisés à travers du supplément de prime LAA pour la prévention des accidents et maladies professionnels -, ne restent que 801 visites. Autrement dit, 0,17&nbsp;% seulement des entreprises ont été contrôlées sur un an concernant principalement le respect par elles de la loi sur le travail. 
</p><h3>Non à la déréglementation&nbsp;!</h3><p>Les cantons ont donc pratiquement abandonné l’application de cette loi. Son caractère de droit public n’entre ainsi plus en ligne de compte. Que les durées maximales du travail soient respectées ou non dans une entreprise, ou que les atteintes à la santé dues à une mauvaise aération, au bruit ambiant, à un éclairage déficient ou à des postures malsaines y soient la règle, tout cela ne semble plus relevé que du privé. Alors qu’en fin de compte, ce sont les pouvoirs publics qui ont à assumer les coûts de santé induits. «&nbsp;Les conditions de travail ne doivent plus continuer à être déréglementées&nbsp;», dit Max Chopart-Acklin.
</p><p>Le SECO exerce la haute surveillance de l’application de la loi sur le travail. Dans son intervention au Parlement, le syndicaliste demande au Conseil fédéral d’étudier comment améliorer la situation actuelle, ainsi que de rédiger un rapport à ce sujet. Ce faisant, on garantira une importante contribution, fournie par les inspectorats cantonaux du travail, à la baisse des coûts de santé. Espérons que la Confédération et les cantons, mais aussi les employeurs, comprendront ce message et agiront en conséquence. La loi sur le travail doit être respectée pour que la santé des travailleurs et des travailleuses soit protégée.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-158</guid><pubDate></pubDate><title>Quand mots et actes n’ont pas grand-chose en commun</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/quand-mots-et-actes-n-ont-pas-grand-chose-en-commun</link><description>La Suisse se comporte de manière totalement inconséquente avec les droits syndicaux. Pour ne pas dire que, sur certaines questions, elle s’en moque carrément. Et certains vont même s’en servir comme « argument » publicitaire pour attirer des entreprises dans notre pays ! Mais lorsque la Conférence internationale du Travail commence ses travaux, c’est reparti avec les grandes déclarations dégoulinantes d’hypocrisie…</description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien que pays hôte de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la Suisse se permet de ne pas appliquer une des conventions fondamentales de cette dernière, la Convention 98 (ratifiée en 1999), qui protège les syndicalistes et les représentant(e)s du personnel contre le licenciement antisyndical. Alors que sa législation, pour respecter cette convention, devrait prévoir l’annulation du licenciement antisyndical et la réintégration de la victime, la Suisse se contente de prévoir une indemnité d’au maximum 6 mois de salaire qui n’a pas le moindre effet dissuasif sur les employeurs souhaitant se débarrasser de leurs employé(e)s syndiqués. Parce que notre pays a été sommé par l’OIT, suite à une plainte de l’USS, d’adapter son Code des obligations, les choses semblent avoir quelque peu bougé. Mais reconnaissons qu’à ce jour, personne ne sait si les autorités veulent vraiment introduire une protection digne de ce nom contre les licenciements antisyndicaux. 
</p><h3>La faible protection des salarié(e)s comme outil de promotion économique</h3><p>Le canton d’Obwald, sous-enchérisseur fiscal notoire, ne se vend pas uniquement grâce à des cadeaux fiscaux. Sur le site internet de sa promotion économique figure bien en évidence le fait que la législation suisse sur le travail est très peu protectrice. L’absence de protection contre le licenciement y est particulièrement mise en avant. Ainsi, la flexibilité du droit du travail au mépris des droits fondamentaux n’est plus seulement un combat idéologique, mais un argument tout ce qu’il y a de plus pratique&nbsp;: comme bon nombre d’autres pays, la Suisse souhaite croître aux dépens des droits des salarié(e)s, chez elle et dans les autres pays.
</p><h3>Le droit de grève injustement entravé</h3><p>La grève n’a pas bonne réputation en Suisse. Interrogés au hasard, bon nombre de ressortissant(e)s suisses diront d’ailleurs croire que «&nbsp;la grève est interdite&nbsp;». Or, il s’agit là d’un droit garanti noir sur blanc depuis désormais 10 ans dans la Constitution fédérale. Malheureusement, le Tribunal fédéral l’entrave en obligeant les organisations syndicales en grève à respecter le «&nbsp;principe de la proportionnalité&nbsp;». Ce principe, certes courant en droit suisse mais totalement absent de la disposition constitutionnelle garantissant le droit de grève, permet à de nombreux tribunaux de rendre de manière abusive une action syndicale illégale, ouvrant ainsi la porte à des plaintes pénales contre les militant(e)s et les syndicalistes impliqués. Cette menace de représailles pénales est une entrave manifeste à ce qui est pourtant un droit humain fondamental, sans lequel, comme l’a dit justement le Tribunal fédéral allemand du travail, la négociation collective ne serait «&nbsp;qu’une action de mendicité&nbsp;». Notre Tribunal fédéral se contente, lui, d’une interprétation erronée de la Constitution. 
</p><h3>Que de belles paroles&nbsp;!</h3><p>La Suisse prétend, du moins officiellement, vouloir promouvoir, elle aussi, les droits syndicaux. C’est en tout cas ce que l’on pourrait croire à la lecture de sa prise de position lors de l’ouverture de la Conférence internationale du Travail de l’OIT, en date du 31 mai 2010&nbsp;: «&nbsp;Les droits fondamentaux constituent le socle social minimal internationalement reconnu (liberté d'association et droit de négociation collective&nbsp;; élimination du travail forcé ou obligatoire&nbsp;; abolition du travail des enfants&nbsp;; élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession). Ces droits sont confirmés dans divers instruments et normes fondamentales de l'OIT dont il s'agit d'améliorer le suivi. La Suisse s'engage pour que l'impact des principes et des droits fondamentaux au travail soit plus cohérent au plan international et national.&nbsp;» 
</p><p>Ça, c’était pour les (belles&nbsp;!) paroles. Les faits parlent un tout autre langage, comme le montrent tout ce qui précède. Notre pays ferait bien d’accorder une fois pour toutes ses actes avec ses paroles. Il y gagnerait tant en crédibilité qu’en humanité. 
</p><p>Pour le rapport sur les droits syndicaux&nbsp;: <a href="http://survey.ituc-csi.org/+-Switzerland-+.html">http://survey.ituc-csi.org/+-Switzerland-+.html</a></p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-159</guid><pubDate></pubDate><title>En toute sécurité et pour un salaire honnête</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/en-toute-securite-et-pour-un-salaire-honnete</link><description>L’été est là, et avec lui les grandes vacances. Pour de nombreux écoliers, écolières, gym-nasiennes, gymnasiens, étudiantes et étudiants, c’est aussi le temps des petits boulots qui permettront d’arrondir l’argent de poche, d’en mettre de côté pour les prochaines va-cances et, très souvent, de financer les études. Lorsqu’on occupe un tel petit emploi, on est un salarié, ou une salariée comme les autres. Et qui dit salarié(e), dit règles du droit du travail. Et, bien sûr, salaire. Mais aussi : sécurité au travail.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>À partir de quel âge&nbsp;et pour quelle durée?</h3><p>On ne peut fort heureusement pas faire travailler les enfants à partir de n’importe quel âge. La loi sur le travail (LTr) ne l’autorise qu’à partir de 15 ans, 13 pour les travaux légers, voire moins de 13 pour les manifestations sportives et culturelles, à des conditions spécifiques et sur autorisation d’une autorité cantonale (art. 30 LTr, art. 7 OLT 5). Dans tous les cas, les moins de 18 ans ont besoin de l’assentiment de leurs parents avant de signer un contrat de travail. 
</p><p>L’ordonnance 5 de la LTr (OLT 5) précise les règles qui s’appliquent aux jeunes travailleurs et travailleuses de moins de 18 ans. Elle précise notamment l’interdiction d’employer les jeunes à des travaux dangereux, dans certaines branches (discothèques, bars, cabarets, entreprises cinématographiques, cirque et spectacle – cf. art. 4 à 6 OLT 5) et à quelles conditions ils peuvent être exceptionnellement astreints au travail dominical. Le travail dominical n’est autorisé que pour les jeunes ayant achevé leur scolarité obligatoire, au maximum un dimanche sur deux et uniquement dans la restauration (où ne peuvent être employés que les plus de 16 ans), la garde d’animaux et les boulangeries (art. 13 OLT 5). Dans les zones touristiques, le travail dominical est possible dans les entreprises répondant aux besoins des touristes pendant toute la durée des vacances d’été (art. 15 OLT 5, art. 25 OLT 2). Quant au travail de nuit, il est interdit aux moins de 18 ans en dehors d’une formation professionnelle (art. 12 OLT 5).
</p><p>La durée de travail des moins de 13 ans&nbsp; ne peut pas excéder plus de trois heures par jour et neuf heures par semaine (art. 10 OLT5). Les jeunes de plus de 13 ans n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire peuvent travailler jusqu’à 8 heures par jour (40 heures par semaine) pendant la moitié de la durée des vacances scolaires, entre 6 heures et 18 heures, avec une pause d’au moins une demi-heure pour toute plage de travail de 5 heures et plus (art. 11 OLT 5). Pour tous les jeunes, la durée du travail ne dépassera pas celle des autres employés de l’entreprise (maximum 9 heures par jour) et leur travail doit être compris dans une période de 12 heures (art. 31 al. 1 LTr). Ils ont droit à un repos quotidien d’au moins 12 heures consécutives (art. 16 OLT 5). Le soir, les moins de 16 ans ne peuvent être employés que jusqu’à 20 heures, les 16-18 ans jusqu’à 22 heures (art. 31 al. 2 LTr). 
</p><h3>Le travail, c’est la santé&nbsp;?</h3><p>Les petits boulots d’été sont souvent l’occasion de faire connaissance avec le monde du travail. Or, ce dernier n’est pas exempt de dangers, qui n’apparaissent pas toujours au premier coup d’oeil. Et le risque d’accident de travail est très élevé lors du premier emploi, surtout pendant les premiers jours. 
</p><p>Même si l’on est engagé pour une durée très courte, il faut donc particulièrement faire attention aux prescriptions de sécurité. Avant de commencer, il faudra être attentif aux instructions de l’employeur et les respecter scrupuleusement, même si elles paraissent de prime abord inutiles ou exagérées. Et, si ce dernier ne veut pas en donner et que l’on estime en avoir besoin, il faut avertir sans délai l’inspectorat du travail et le syndicat. Dans tous les cas, les travaux dangereux sont interdits au moins de 18 ans. 
</p><h3>Bien assuré&nbsp;!</h3><p>Négliger les assurances sociales dans le cas d’un petit job de vacances peut coûter très cher. Tous les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur âge, doivent être obligatoirement assurés à l’assurance-accidents par leur employeur. S’ils travaillent moins de 8 heures par semaine chez le même employeur, cette assurance ne couvre que les accidents professionnels et, au-delà, tous les accidents. En cas d’accident, l’employeur doit avertir les parents (art 32 LTr). Pour les rapports de travail de moins de 3 mois, il n’y a pas d’obligation de payer le salaire en cas de maladie. Les autres cotisations sociales (AVS/AI/APG)&nbsp; ne sont obligatoires qu’à partir de l’année où l’on a ses 18 ans. Si l’employeur ne paie pas ses cotisations, il s’agit de travail au noir et cela entraîne des sanctions. 
</p><h3>Tout travail mérite salaire et tout travailleur, toute travailleuse a droit à des vacances</h3><p>Comme il n’existe pas de salaire minimum légal, le salaire peut être librement convenu par les parties au contrat. Même si c’est en général l’employeur qui a le dernier mot, il est obligé de respecter les conventions collectives de travail (CCT) étendues et les contrats-type de travail (CTT). Pour le petits boulots de vacances, sont notamment importants la CCT nationale de l’hôtellerie-restauration, les CCT du bâtiment, du nettoyage, des entreprises du commerce de détail (Coop, Migros, CCT cantonales et communales) et les CTT cantonaux pour l’agriculture. Les employeurs doivent en outre respecter les salaires d’usage de la branche et de la région, que l’on peut consulter sur <a href="http://www.salaire-uss.ch/">www.salaire-uss.ch</a>. 
</p><p>S’il n’existe pas de salaire minimum obligatoire (CCT ou CTT), l’USS recommande un salaire de Fr. 15.— bruts de l’heure pour les jeunes n’ayant pas terminé leur scolarité obligatoire et de Fr. 20.— pour les autres travailleurs et travailleuses non qualifiés. En effet, chaque travail mérite un salaire honnête. Le fait que ce soit un petit boulot de vacances ne justifie pas un salaire plus bas que pour un travailleur ou une travailleuses «&nbsp;normal&nbsp;». Ce que le ou la jeune salarié(e) fera ensuite de son salaire (p. ex. financer ses loisirs) non plus. 
</p><p>Enfin, il ne faut pas oublier les vacances, auxquelles chaque travailleur et chaque travailleuse a droit, même s’il occupe son emploi… pendant ses vacances. Si l’on est payé à l’heure (ce qui est en général le cas pour les petits boulots), un supplément de salaire de 10,64% (correspondant aux 5 semaines de vacances auxquelles ont droit les jeunes de moins de 20 ans&nbsp;; s’ils ont plus de 20 ans, le supplément horaire est de 8,33 %) doit être payé en sus du salaire, ce que de nombreux employeurs oublient. Sur le décompte de salaire, ce supplément doit être identifiable comme tel. 
</p><p>&nbsp;</p><h3>Pour en savoir plus&nbsp;: &nbsp; </h3><p>www.jeunesse-syndicale.ch
</p><p>Le syndicat Unia a édité une brochure destinée aux salariés payés à l’heure, que l’on peut consulter et commander ici&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br><a href="http://www.unia.ch/Flexible-a-tout-prix.2569.0.html?&amp;L=1#c11838">http://www.unia.ch/Flexible-a-tout-prix.2569.0.html?&amp;L=1#c11838</a></p><p>La LTr&nbsp;: <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_11.html">http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_11.html</a></p><p>L’OLT 5&nbsp;: <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115.html">http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115.html</a></p><p>La liste des travaux dangereux interdits aux jeunes&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115_2.html">http://www.admin.ch/ch/f/rs/c822_115_2.html</a></p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-712</guid><pubDate></pubDate><title>Versement de salaires en euros : analyse juridique et politique</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/versement-de-salaires-en-euros-analyse-juridique-et-politique</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p> Le Secrétariat a analysé la question de la validité juridique du paiement du salaire en euros, ou de l’adaptation à la baisse des salaires en raison des variations du cours de cette monnaie. En effet, de nombreuses entreprises ont récemment tenté de reporter les effets de ces variations de cours sur les travailleurs/travailleuses en versant en euros les salaires précédemment versés en francs de tout ou une partie de leur personnel. D’autres ont tenté de diminuer les salaires en les indexant à la baisse, arguant que le cours défavorable de l’euro pesait sur le résultat de l’entreprise. Certains n’ont appliqué ces méthodes qu’à leurs travailleurs/travailleuses issus de l’UE ou résidants dans l’UE (frontaliers/frontalières). Parmi les entreprises concernées, on trouve notamment : Mopac Modern Packaging (BE), Stöcklin (BL), Trasfor (TI), Maag Pump (ZH), Dätwyler (UR). Sanofi-Aventis (GE) a quant à elle procédé à des licenciements collectifs, invoquant le cours de l’euro comme motif économique.  
</p><p> Pour les salarié/e/s concernés, cela correspond dans la plupart des cas à une forte diminution du salaire réel. Cette analyse se trouve en annexe. Elle devrait être prochainement publiée dans une revue scientifique, sous une forme légèrement modifiée.  
</p><p> Nous parvenons à la conclusion que, même si l’employeur a une grande liberté en matière de fixation des salaires, le versement du salaire en euros ou l’adaptation à un cours de l’euro défavorable revient à reporter le risque d’entreprise sur les salarié/e/s, ce qui est prohibé par le droit du travail. En outre, de telles pratiques ne sauraient être assimilées à une participation à un résultat négatif de l’entreprise, pratiques admises par la doctrine. Enfin, traiter différemment</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-161</guid><pubDate></pubDate><title>Servir et obéir : toujours et encore… mais jusqu’à quand ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/servir-et-obeir-toujours-et-encore-mais-jusqu-a-quand</link><description>Bilan à mi-parcours : le Parlement fédéral aurait eu la possibilité de faire mieux qu’un bricolage sommaire. Il aurait pu agir à des fins de prévention et de manière constructive. Mais sa majorité ne l’a apparemment pas voulu. Les partis bourgeois ont trop longtemps prêté une oreille complaisante aux banques, à qui ils ont toujours tout aussi complai-samment ouvert leurs caisses, pour faire preuve d’un réel discernement aujourd’hui.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La grave affaire UBS, provoquée par un remplissage de poche et une recherche du profit effrénés, et le sauvetage sans précédent de cette banque par un État dont elle s’était jusque là tant gaussée ont violemment secoué la Suisse. Durant cette session parlementaire, les Chambres auraient même eu l’occasion – et cela, sous divers angles – de mettre des garde-fous aux activités des grandes banques, d’agir dans un but préventif et de se montrer constructives. Donc&nbsp;: de sortir de leur rôle servile à l’égard de ces dernières.
</p><p>La gauche a demandé que l’on prenne des mesures claires et que les leçons de ce triste épisode soient tirées, à savoir&nbsp;: au plan de l’analyse, une commission d’enquête parlementaire (CEP) chargée de clarifier ce qui s’est passé, afin de ne pas refaire les mêmes erreurs. Et pour le futur&nbsp;: l’introduction d’un impôt sur les bonus, parce que ce n’est rien que justice. Mais aussi parce que ceux-ci produisent les crises. Or, aujourd’hui déjà, ils recommencent à être généreusement distribués&nbsp;; et cela, précisément à ceux qui ne doivent leur survie qu’à l’aide de l’État&nbsp;! La gauche a aussi demandé une régulation des activités bancaires pour empêcher les spéculations débridées. Telles sont les conditions de son acceptation de l’accord conclu avec les États-Unis. Et le Conseil fédéral était prêt, ici, à ouvrir au moins quelques portes. 
</p><p>Que s’est-il passé en réalité&nbsp;? Sur la question de la CEP, après deux semaines de session, reste encore un espoir, mais ténu.
</p><p>Et concernant la prévention&nbsp;? L’UDC s’est désormais muée en «&nbsp;parti pro-bonus&nbsp;». Elle s’est donné un nouvel ennemi public numéro 1&nbsp;: l’«&nbsp;impôt sur les bonus&nbsp;», pour remplacer l’ancien, les «&nbsp;criminels étrangers&nbsp;». Il sera intéressant de voir comment ce parti populiste va expliquer cela à sa base. 
</p><p>Le PDC et le PRL ont rallié plus ou moins franchement cette position. Mais ils ne s’y sentent pas vraiment comme «&nbsp;chez eux&nbsp;». Finalement, il ne faut pas oublier son électorat qui, après une prochaine crise, pourrait demander à ses représentant(e)s des comptes quant à ce qui aurait dû être légiféré suite à la dernière crise. Conséquence&nbsp;: des motions sont acceptées parce que l’on a confiance dans la lenteur de la moulinette parlementaire et que l’on sait qu’avec le temps, les problèmes perdront de leur acuité. Mais également parce que l’on espère que quelques mesures homéopathiques attesteront, aux yeux de sa propre base électorale, que l’on est bel et bien animé par la volonté de réguler. 
</p><p>Après deux semaines de session, la droite peut certes toujours prendre la bonne direction. Mais sera-t-elle capable d’échapper à son passé et de tourner un jour le dos à ses mécènes&nbsp;?
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-713</guid><pubDate></pubDate><title>Les salaires minimums : un barrage contre l’injustice</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-salaires-minimums-un-barrage-contre-l-injustice</link><description>Dépôt de l’initiative sur les salaires minimums</description><content:encoded><![CDATA[<p><i><span lang="fr-FR">Après une année de récolte de signatures, l’Union syndicale suisse (USS), avec ses fédérations et des organisations amies, a déposé le 23 janvier 2012 à la Chancellerie fédérale l’initiative populaire «&nbsp;Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums)&nbsp;», munie de plus de 111&nbsp;000 signatures. Elle demande que la Confédération et les cantons encouragent l’inscription dans les CCT de salaires minimums et qu’en complément, tout le monde, hommes et femmes, ait droit à un salaire décent. Pour ce faire, elle exige la fixation d’un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure, soit de 4000 francs par mois (semaine de 42 heures). Actuellement, 400&nbsp;000 personnes – dont une grande majorité de femmes – touchent un salaire inférieur à ce montant dans notre pays. Ci-après la brève allocution prononcée par le président de l’USS lors du dépôt de cette initiativep.</span></i></p><p>Avec l’initiative sur les salaires minimums c’est un nouveau chapitre de la politique salariale qui s’ouvre pour la Suisse. Si les 10 à 15 dernières années ont été marquées par l’explosion des hauts et très hauts salaires – dans une mesure éhontée -, il faut entamer maintenant un nouveau cycle en faveur des bas et des moyens salaires. Les salaires minimums sont l’instrument le meilleur pour améliorer les salaires de tous et toutes, donc aussi pour celles et ceux qui sont désavantagés à cet égard. Et si les salaires des personnes qui se trouvent au bas de l’échelle des rémunérations ne peuvent plus faire l’objet de pressions à la baisse, alors celles qui gagnent plus que le minimum en profiteront également. Les bas et moyens salaires doivent à nouveau s’orienter à la hausse.
</p><p>L’initiative sur les salaires minimums permettra la mise en place d’un salaire minimum légal au-dessous duquel il sera interdit d’aller. Mais le partenariat social s’en trouvera renforcé. L’ensemble des conventions collectives de travail (CCT) seront encouragées et passeront au premier plan. Le salaire minimum légal s’appliquera uniquement en l’absence - faute d’organisation patronale ou parce que cette dernière n’en veut pas - d’une CCT décente prescrivant des salaires en conséquence. Il est à prévoir qu’elle entraînera une augmentation, et non une baisse, du nombre de CCT.
</p><p>L’initiative sur les salaires minimums va lancer un nouveau débat. «&nbsp;Le travail, ça doit payer&nbsp;!&nbsp;» est un slogan avec lequel presque tout le monde est sans doute d’accord. Mais c’est alors nécessairement reconnaître aussi que les personnes occupées à plein temps doivent aussi pouvoir vivre de leur salaire, sans avoir à passer par les services sociaux, c’est-à-dire devoir être aidés par des fonds publics. Un salaire minimum d’au moins 22 francs de l’heure, ou 4000 francs par mois, répond parfaitement à cette exigence.  
</p><p>La Suisse a besoin de ce débat. Quiconque n’est pas en mesure de vivre de son salaire en Suisse est la victime d’une injustice. Les salaires minimums sont le meilleur instrument pour mettre fin à pareilles injustices.</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-157</guid><pubDate></pubDate><title>Créer des places d’apprentissage, combattre les discriminations</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/creer-des-places-d-apprentissage-combattre-les-discriminations</link><description>L’Union syndicale suisse (USS) le répète encore et encore depuis des années. Ce qu’elle est à nouveau contrainte de faire aujourd’hui : il faut plus de places d’apprentissage et les clichés xénophobes doivent absolument être combattus. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Tant la toute récente étude du Fonds national de la recherche scientifique, selon laquelle les jeunes étrangers et étrangères de la deuxième génération connaissent de grandes difficultés lors de leur entrée en formation professionnelle, que les statistiques mensuelles de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie concernant le marché des places d’apprentissage démontrent qu’il est important de redoubler d’efforts pour créer des places de formation et diminuer les entraves à l’accès à la formation professionnelle, en particulier supprimer les discriminations. 
</p><p>En effet, bien des jeunes ne sont actuellement pas placés devant un vrai choix professionnel, car le nombre de places d’apprentissage est toujours inférieur au nombre d’entre eux qui en cherchent une et parce que l’offre doit dépasser la demande d’au moins 15&nbsp;% pour que le marché des places d’apprentissage soit réellement équilibré et le choix professionnel un vrai choix. En outre, l’accès à la formation professionnelle est de plus en plus limité, d’une part par les exigences déraisonnables de certaines entreprises - en particulier les tests payants du genre «&nbsp;multicheck&nbsp;» -, par le manque d’offres de formations destinées aux jeunes confrontés à des difficultés scolaires et, de l’autre, par les discriminations dont sont victimes les jeunes qui ont la malchance d’avoir le «&nbsp;mauvais&nbsp;» nom de famille ou la «&nbsp;mauvaise&nbsp;» origine. 
</p><p>L’USS réitère donc ses exigences pour que tous les jeunes puissent accéder à la formation professionnelle. Il faut 
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>créer des places d’apprentissage, en particulier pour les élèves scolairement faibles et dans les branches qui connaissent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, si nécessaire dans les écoles des métiers publiques&nbsp;;</li><li>instaurer des fonds pour la formation professionnelle dans tous les cantons qui n’en ont pas encore&nbsp;;</li><li>combattre vigoureusement les discriminations, en particulier grâce aux postulations anonymisées&nbsp;;</li><li>limiter les entraves financières à la formation professionnelle, notamment en mettant les frais des tests de sélection genre «&nbsp;multicheck&nbsp;» à la charge des employeurs qui les demandent.</li></ul><p></p>   ]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-714</guid><pubDate></pubDate><title>OUI au prix unique : pour des emplois de qualité, des livres à prix abordables et la diversité culturelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/oui-au-prix-unique-pour-des-emplois-de-qualite-des-livres-a-prix-abordables-et-la-diversite-culturelle</link><description>La réintroduction du prix unique du livre est l’un des objets des votations du 11 mars prochain. Le prix unique est une garantie en matière d’emplois, de diversité culturelle et de prix abordables. Il est aussi une condition de survie pour les petites librairies. C’est pourquoi nous lui disons OUI.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Suisse a appliqué le prix unique du livre pendant plus d’un siècle. Un livre devrait coûter le même prix dans toutes les librairies, les grandes et les petites des villes comme des campagnes ou dans les commerces en ligne. À cette époque, les maisons d’édition pouvaient affecter les recettes supplémentaires réalisées grâce aux best-sellers vendus un peu plus cher à la diminution du prix des autres livres (ouvrages spécialisés, manuels scolaires, recueils de poésie, livres à caractère régional, etc.). Et la diversité culturelle s’en trouvait enrichie.
</p><p>Pour des raisons idéologiques, le prix unique a été supprimé pendant une période de quatre ans. Parce qu’il fallait que dans le commerce du livre aussi, la guerre des prix puisse sévir sur le dos des «&nbsp;petits&nbsp;». 
</p><p>Mais depuis lors, le chiffre d’affaires des librairies de Suisse a chuté. Sur les 350 librairies que connaît actuellement la Suisse alémanique, une dizaine d’entre elles ferment chaque année. Cela représente une perte continue d’emplois et de places d’apprentissage de qualité. Globalement, des centaines d’emplois sont menacés. De plus, les expériences faites en l’absence de prix unique à l’étranger sont claires&nbsp;: en Grande-Bretagne, on dénombre presque 600 villes qui n’ont plus une seule librairie. Des milliers d’emplois ont ainsi disparu et le prix des livres a explosé. En Allemagne par contre, le prix des livres est resté inférieur au renchérissement&nbsp;; cela, grâce au prix unique. 
</p><p>Ces faits ont incité notre Parlement à décider de réintroduire le prix unique du livre. Une décision contre laquelle les partis de droite ont, avec le soutien financier déterminé de la grande chaîne de librairies Ex Libris, saisi le référendum. C’est pour cela que nous devrons prochainement voter sur le prix unique du livre. 
</p><p>En glissant un OUI dans les urnes, nous garantirons des emplois et des places d’apprentissage de qualité, ainsi qu’une offre de conseils compétente et individualisée. En outre, l’enjeu est, ici aussi, le maintien et l’encouragement de la diversité culturelle. Enfin, le prix unique du livre fera baisser les prix et nous permettra également d’intervenir auprès du Surveillant des prix en cas d’abus.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-160</guid><pubDate></pubDate><title>L’heure de la preuve par l’acte a-t-elle sonné ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/l-heure-de-la-preuve-par-l-acte-a-t-elle-sonne</link><description>Le 14 juin 1981, l’égalité entre femmes et hommes est inscrite dans la Constitution fédé-rale. Le 14 juin 1991, c’est la grève des femmes dans toute la Suisse. Et le 14 juin 2010 ? Sera-t-il le jour où la conciliation du travail professionnel et de la famille sera relancée ?</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le hasard était-il au rendez-vous ou alors une main féministe a-t-elle arrêté la planification des Chambres fédérales&nbsp;? De fait, le 14 juin prochain, le Conseil fédéral décidera s’il veut prolonger le programme d’impulsion destiné à la création de nouvelles places d’accueil extrafamilial des enfants. Un «&nbsp;oui&nbsp;» de sa part serait de toute urgence nécessaire, mais rien, tant s’en faut, n’est certain<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0910_Ackermann_Conciliation_Profession-Famille.doc#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>.
</p><p>Pour la Suisse, avec le 8 mars, le 14 juin est la date commémorative féministe par excellence. En effet, c’est le 14 juin 1981 que l’égalité est entrée dans la Constitution fédérale et c’est aussi un 14 juin, en 1991 celui-là, que des centaines de femmes se sont mises en grève dans tout le pays pour revendiquer l’égalité des sexes dans les faits et au quotidien. Une grève désormais légendaire. 
</p><p>Depuis les années 1990, chaque 14 juin des actions pour l’égalité des sexes ont lieu aux quatre coins de la Suisse. Ce sera aussi le cas cette année. Avec, en plus, une action devant le Palais fédéral<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0910_Ackermann_Conciliation_Profession-Famille.doc#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>. Le Conseil national débattra en effet ce lundi après-midi de la prolongation des aides financières octroyées par la Confédération pour la création de places d’accueil extrafamilial des enfants. Le nombre de telles places – de qualité s.v.p.&nbsp;! – ne couvre toujours pas la demande dans notre pays, si bien que le pilier nécessaire à la conciliation du travail professionnel et de la famille que ces places représentent n’est toujours qu’en chantier. Il s’agit dont là – dans l’esprit du 14 juin – d’une revendication prioritaire en faveur de l’égalité entre femmes et hommes. 
</p><p>Il serait réjouissant que les député(e)s de la Chambre du peuple reconnaissent la dimension historique de la décision qu’ils et elles vont prendre. Sinon, il se pourrait bien que, dans une année, une nouvelle grève des femmes doive - un 14 juin&nbsp;! - combler leurs trous de mémoire (historique).  
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0910_Ackermann_Conciliation_Profession-Famille.doc#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Voir l’article de Christina Werder dans notre uss-infos 8 / 10.
</p><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/0910_Ackermann_Conciliation_Profession-Famille.doc#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>[2]</sup></a> De nombreuses syndicalistes femmes y viendront (de 13h30 à 16h), avec des banderoles, distribuer des tracts aux parlementaires.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-715</guid><pubDate></pubDate><title>Six semaines de vacances : mérité et nécessaire !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/six-semaines-de-vacances-merite-et-necessaire</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les congés-payés sont un des acquis sociaux importants des syndicats. Les vacances sont en effet indispensables pour la santé, la vie sociale et la vie familiale. Prendre des vacances, c’est faire ce que l’on veut. Quand on veut. C’est plus de temps pour sa famille. C’est voir ses amis. C’est avoir des activités sociales. C’est faire du sport. Ou se laisser aller au farniente. C’est décompresser. Et c’est bon pour la santé&nbsp;: les études médicales s’accordent par exemple sur le fait qu’il faudrait pouvoir prendre régulièrement des blocs d’au moins deux semaines de vacances pour que celles-ci déploient tous leurs effets bénéfiques. Nul doute que six semaines de vacances pour tous les salarié(e)s ne leur apporteraient que des bénéfices&nbsp;!
</p><p>Une augmentation du droit aux vacances favoriserait aussi une meilleure compatibilité de la vie professionnelle avec les obligations familiales. En effet, avoir plus de vacances, c’est pouvoir passer plus de temps avec ses enfants. Cela permet aussi de mieux s’organiser en période de vacances scolaires (13 semaines) ou lorsque les crèches et garderies sont fermées. 
</p><p>Plusieurs conventions collectives de travail (CCT) prévoient certes une cinquième semaine de vacances, d’autres octroient des congés supplémentaires à certaines catégories de salarié(e)s (p. ex. les apprenti(e)s, les plus de 55 ans). Mais il ne faut pas oublier qu’un(e) salarié(e) sur deux ne bénéficie pas d’une CCT. En outre, de nombreux salarié(e)s assujettis à une CCT doivent se contenter du minimum légal, parfois complété d’un ou deux jours supplémentaires seulement. Quant aux salarié(e)s du secteur public, ils ne bénéficient pas tous de jours de vacances allant au-delà des quatre semaines prévues par le Code des obligations. 
</p><p>En presque 30 ans, depuis l’introduction de la troisième et quatrième semaine de vacances en 1984 (grâce à une initiative de l’USS), rien n’a bougé sur le plan légal. La durée du travail a stagné (18 minutes de moins à peine) et a même légèrement augmenté au cours des quatre dernières années. Pourtant, les salarié(e)s ont largement mérité une meilleure participation aux fruits de leur travail&nbsp;: Alors que la productivité du travail a explosé en 25 ans (+21,5&nbsp;%), les salaires réels ont crû cinq fois moins vite sur la même période (+4,3&nbsp;%). En outre, les salarié(e)s de Suisse accumulent bon an, mal an, l’équivalent de 100&nbsp;000 emplois à plein temps en heures supplémentaires. Il y a donc une confortable marge de manœuvre pour baisser le temps de travail et améliorer ainsi la qualité de vie des travailleurs et travailleuses, sans pour autant menacer des emplois. 
</p><p>Cette amélioration aura en outre des effets positifs sur l’économie, car des salarié(e)s mieux reposés sont plus productifs et moins stressés. Or, le stress au travail est un phénomène qui prend de l’ampleur. La part de celles et ceux qui en souffrent augmente, comme la part de celles et ceux qui ne parviennent plus à le gérer. Les coûts pour l’économie sont énormes&nbsp;: environs dix milliards de francs par an selon le SECO. Un chiffre qui relativise nettement les coûts estimés des six semaines de vacances, d’environ six milliards par an. 
</p><p>Une augmentation du droit aux vacances n’est pas qu’une mesure de santé publique. C’est aussi une manière de mieux rétribuer les efforts colossaux fournis par les salarié(e)s de Suisse ces dernières années. Dire oui à l’initiative «&nbsp;6 semaines de vacances pour tous&nbsp;», c’est soutenir un progrès social nécessaire et mérité&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-153</guid><pubDate></pubDate><title>Dernière ligne droite à la Chambre des cantons</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/derniere-ligne-droite-a-la-chambre-des-cantons</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 juin précisément, c’est-à-dire le jour de l’égalité des sexes, le Conseil national a accepté de prolonger de quatre ans le programme d’impulsion destiné à la création de nouvelles places d’accueil pour les enfants. La controverse a porté sur cette prolongation en soi et, au cas où elle était décidée, sur l’ampleur des aides financières à mettre à disposition. Le Conseil fédéral avait initialement proposé 140 millions de francs. Mais, jouant lui-même des ciseaux de l’austérité, il avait réduit ce crédit à 60 millions. Le même 14 juin, quelques douzaines de syndicalistes femmes manifestèrent alors devant le Palais fédéral. Et pas en vain, comme il apparut ensuite. En effet, le Conseil national s’est finalement prononcé pour une prolongation de quatre ans de ce programme assorti d’un crédit de 120 millions. Grâce à sa «&nbsp;voix prépondérante&nbsp;», la présidente du Conseil national, la socialiste Pascale Bruderer, permit enfin à la proposition minoritaire de passer la rampe.
</p><p>Mais tout n’est pas encore joué. Second conseil, la Chambre des cantons va encore traiter cette question. Et cela, probablement déjà lors de la session d’automne. En Suisse, des centaines de milliers de femmes attendent de ces élu(e)s qu’ils confirment les 120 millions décidés par la Chambre du peuple. La création de structures d’accueil des enfants est en effet une condition fondamentale à une meilleure conciliation entre famille et profession. Aujourd’hui déjà, trois femmes sur quatre ayant des enfants de moins de 15 ans exercent une activité lucrative.
</p><p>Le corps électoral du canton de Zurich a également tenu compte de ces réalités le 13 juin 2010. S’il a rejeté l’initiative des syndicats pour l’accueil des enfants, il a tout de même accepté un contreprojet d’orientation très proche. Ce contreprojet oblige les communes à offrir suffisamment de places d’accueil sur l’ensemble du territoire cantonal, également pour les enfants en âge préscolaire. 
</p><p>Le Conseil d’État zurichois doit désormais rapidement passer à la mise en œuvre concrète de cette décision et faire en sorte que les communes remplissent leurs nouvelles obligations.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-716</guid><pubDate></pubDate><title>2012 sous l’angle de la sécurité sociale: Combien ? Qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui ne change pas ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/2012-sous-l-angle-de-la-securite-sociale-combien-qu-est-ce-qui-change-qu-est-ce-qui-ne-change-pas</link><description>En 2012, les principales modifications concernent l’AI, sinon il s’agit surtout d’adaptations techniques, de durcissements de dispositions et de dégradation insidieuse de certaines prestations. Seules quelques petites améliorations sont à signaler.</description><content:encoded><![CDATA[<h3> AVS</h3><p>Il n’y a pas d’adaptation des rentes à l’évolution des salaires et des prix cette année, mais ce sera le cas en 2013. En conséquence, les rentes restent les mêmes qu’en 2011. La rente minimale se monte à Fr.&nbsp;1160.-, la rente maximale à Fr. 2320.- et la rente de couple maximale à Fr.&nbsp;3480.-.
</p><p>Les nouvelles dispositions sur l’application technique de l’AVS sont entrées en vigueur au 1<sup>er</sup> janvier 2012. Elles concernent avant tout les cotisations des personnes sans activité lucrative. Les autres taux de cotisation – notamment pour les personnes exerçant une activité dépendante – restent inchangés. 
</p><p>Au chapitre de la législation cependant, certains changements sont en préparation. En 2012, l’Office fédéral des assurances sociales préparera la 12<sup>e</sup> révision de l’AVS. Parallèlement, une initiative parlementaire est pendante aux Chambres fédérales. Elle demande le relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. En outre, les mêmes Chambres se sont prononcées en faveur de la suppression de l’adaptation automatique des rentes AVS à l’évolution des salaires et des prix. 
</p><h3> AI </h3><p>En matière d’AI, l’activisme bat toujours son plein. Les nouvelles dispositions introduites à la faveur de la révision 6a sont entrées en vigueur au 1<sup>er</sup> janvier 2012. Au titre de la réinsertion, les rentes de 17&nbsp;000 personnes handicapées seront réexaminées à partir de cette année et, le cas échéant, supprimées ou réduites. Les bénéficiaires de rentes AI présentant des troubles somatoformes douloureux, une fibromyalgie ou des pathologies similaires pourront perdre leur droit à la rente. Pour ces personnes, c’est ainsi une situation de détresse économique qui est programmée, car leur intégration sur le marché du travail sera sans doute des plus difficiles&nbsp;; cela, également en raison de la récession qui s’annonce.
</p><p>Les personnes assurées dont la rente sera diminuée ou supprimée pourront certes avoir droit à des mesures de réinsertion, mais, pendant l’application de ces dernières, la rente sera servie pendant deux ans au plus. Toujours est-il que les personnes assurées qui auront plus de 55 ans au 1<sup>er</sup> janvier 2012 ou qui, au moment où il sera procédé aux réexamens susmentionnés, auront bénéficié d’une rente AI depuis plus de 15 ans, ne seront pas touchées par ces réexamens. 
</p><p>Nouvelle mesure de réintégration&nbsp;: le «&nbsp;placement à l’essai&nbsp;». C’est là quelque chose de très intéressant pour les employeurs. En effet, les offices AI leur proposeront gratuitement, pour une durée de six mois, une main-d’œuvre qu’ils ne seront nullement tenus de garder après cette période, même si elles disposent de toutes les qualifications professionnelles requises. C’est pourquoi le placement à l’essai devrait souvent se transformer en expérience frustrante pour le ou la bénéficiaire d’une rente AI concerné par un tel placement.
</p><p>La révision 6b de l’AI introduit aussi la «&nbsp;contribution d’assistance&nbsp;». Cette dernière permet aux bénéficiaires d’une allocation pour impotent qui vivent à la maison, ou aimeraient le faire, et dépendent d’une assistance régulière d’engager une personne qui lui fournira les prestations nécessaires. Le montant de cette contribution est fixé en fonction du temps consacré par l’assistant(e) à la personne impotente. Pour 2012, le Conseil fédéral a décidé que la contribution d’assistante serait Fr. 32.- (vacances comprises) par heure de travail.
</p><h3>Cela n’empêche pas que le démantèlement de l’AI va se poursuivre&nbsp;!</h3><p>Cette année en effet, le Parlement fédéral va traiter et adopter un deuxième train de mesures&nbsp;: la révision 6b. Celle-ci prévoit un nouveau système de rentes qui débouchera sur des baisses de rentes salées ainsi que sur la réduction des rentes AI pour enfant. Au surplus, les rentes AI ne pourront plus être indexées automatiquement au renchérissement. Ces mesures draconiennes auront pour effet que ce projet de révision nous conduira tout droit à un référendum. De fait, les associations de personnes handicapées apparaissent déterminées à donner un coup d’arrêt au démantèlement de l’AI. 
</p><h3> 2<sup>e</sup> pilier (LPP)</h3><p>En 2012, le taux d’intérêt minimal LPP a atteint son niveau historiquement le plus bas&nbsp;: 1,5&nbsp;%. En conséquence l’avoir de vieillesse des personnes assurées croîtra nettement moins que les années précédentes. 
</p><p>Selon la loi, les rentes de survivant(e)s et d’invalidité du 2<sup>e</sup> pilier sont périodiquement indexées au renchérissement. Mais, comme il n’y a pas eu de renchérissement ces deux dernières années, l’indexation n’a pas lieu en 2012. Il n’y a aucune obligation légale d’adapter les rentes de vieillesse, raison pour laquelle elles ont été pratiquement gelées ces dernières années. 
</p><p>Les dispositions adoptées à la faveur de la réforme structurelle sont également entrées en vigueur en 2012, année à partir de laquelle la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) entame ses activités. Cette dernière surveille les autorités cantonales de surveillance et doit garantir le bon fonctionnement de la prévoyance professionnelle. Grâce à des prescriptions plus strictes en matière de transparence et de gouvernement d’entreprise, on évitera aux caisses de pensions une gestion défectueuse. 
</p><p>En 2012, le Conseil fédéral adoptera son rapport sur l’avenir du deuxième pilier. Ce rapport exposera les problèmes du système et soumettra à la discussion politique des propositions de solutions possibles. Son point central sera la question du niveau du taux minimal de conversion. Deux ans après le non clair et net du peuple à sa baisse, la question revient sur le tapis. 
</p><h3> Assurance-chômage</h3><p>Les chômeuses et chômeurs âgés sont particulièrement victimes du chômage de longue durée. Afin d’améliorer la situation des personnes de plus de 55 ans, la durée de cotisation donnant droit au nombre maximum d’indemnités journalières (520) est passée de 24 à 22 mois. Autrement dit, les personnes concernées ont droit à 520 indemnités si elles ont cotisé pendant au moins 22 mois durant le délai-cadre de deux ans.
</p><p>La durée maximale d’indemnisation en cas de réduction de l’horaire de travail (chômage partiel) est passée de 12 à 18 mois. Et le délai d’attente réduit à 1 jour est maintenu. Cette réglementation ne s’appliquera que jusqu’à fin 2013. Elle a été décidée par le Conseil fédéral à titre de mesure pour contrer les effets de la cherté du franc.
</p><h3> Assurance-maladie</h3><p>Le nouveau financement hospitalier est entré en vigueur en 2012. Il repose sur une nouvelle structure tarifaire valable dans l’ensemble du pays, structure qui se base sur des forfaits liés aux prestations (structure tarifaire SwissDRG). Le financement hospitalier est pris en charge pour 55&nbsp;% par les cantons et pour 45&nbsp;% par les assuré(e)s.
</p><p>Les primes de l’assurance-maladie obligatoire ont augmenté d’en moyenne 2,2&nbsp;% en 2012. Concernant la réduction des primes, tous les cantons sont désormais tenus de verser directement le montant des subsides aux assureurs-maladie. 
</p><p>Sur le plan de la loi, beaucoup de choses sont en train de se passer. Le référendum contre les soins intégrés (projet «&nbsp;managed care&nbsp;»), que l’USS soutient, a abouti en janvier 2012. Les propositions d’augmenter les quotes-parts des assuré(e)s et de restreindre l’accès à certaines prestations médicales, prévues dans ce projet, passeront donc en votation cette année encore.</p>]]></content:encoded><category>Politique sociale</category><category>AVS</category><category>Assurance-invalidité</category><category>Santé</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-154</guid><pubDate></pubDate><title>Au Conseil des États de corriger tout cela !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/au-conseil-des-etats-de-corriger-tout-cela</link><description>Le Conseil national n’est pas parvenu à procéder aux corrections socialement nécessaires au projet, en soi judicieux, de soins intégrés (« managed care »). Ce qu’il incombe dé-sormais de faire au Conseil des États.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour commencer, il y a ce passage à 20&nbsp;% de la quote-part des assuré(e)s qui ne voudraient pas adhérer à un réseau de soins intégrés et, ensuite - outre d’autres craintes - la «&nbsp;proximité&nbsp;» de ce projet avec les caisses-maladie, qui pose problème. Ce serait en effet les assureurs qui décideraient avec quels réseaux de soins intégrés ils signeraient des contrats, et à quelles conditions. 
</p><p>Disons-le tout de suite&nbsp;: le Conseil national n’a absolument pas tenu compte des doutes émis par le camp des rouges-verts. Il en est resté à des incitations unilatérales, à savoir&nbsp;: qui voudra conserver le libre choix du médecin verra sa quote-part doubler. Et qui adhérera à un réseau de soins intégrés verra la sienne maintenue à 10&nbsp;% comme actuellement. Au&nbsp; lieu de prévoir des punitions pécuniaires, on aurait tout aussi bien pu évoquer des récompenses. Le conseiller national socialiste Jean-François Steiert (FR), vice-président de la Fédération suisse des services aux patients, a proposé deux variantes de compromis&nbsp;: une quote-part de 15&nbsp;% pour qui voudra le libre choix du médecin et une quote-part de 5&nbsp;% pour qui adhérera à un réseau, respectivement des charges en la matière d’au maximum 1000 francs (libre choix du médecin) et 500 (réseau). Deux propositions qui ont nettement échoué à la Chambre du peuple.
</p><p>Mais le dernier mot n’a pas encore été dit. Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a expliqué, lors de ces délibérations, que la fixation en francs d’un montant-plafond (par exemple 1000 et 500 francs) avait un sens. À la Chambre des cantons d’examiner maintenant de tels modèles.
</p><p>Espérons qu’elle prendra ce message au sérieux. En effet, cette réforme est en soi largement judicieuse d’un point de vue de santé publique&nbsp;; on ne devrait pas la semer d’embûches qui pourraient tout faire voler en éclats.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Santé</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-717</guid><pubDate></pubDate><title>Initiative sur l’épargne-logement: NON ! Ceux qui ont beaucoup n’ont pas besoin d’encore plus !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/initiative-sur-l-epargne-logement-non-ceux-qui-ont-beaucoup-n-ont-pas-besoin-d-encore-plus</link><description>L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’« initiative sur l’épargne-logement ». Du point de vue de la répartition des richesses, ce projet représente un pas de plus dans la mauvaise direction. Il n’y a en effet pas lieu de faire des cadeaux supplémentaires à celles et ceux qui accumulent d’ores et déjà les privilèges.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’«&nbsp;initiative sur l’épargne-logement&nbsp;» a été déposée en septembre 2008 par la Société suisse pour la Promotion de l’épargne-logement (SGFB). Son but est de favoriser encore plus l’accumulation de fonds propres destinés à l’acquisition d’une habitation à usage personnel.
</p><p>Il s’agirait ainsi de permettre la déduction du revenu imposable de l’épargne-logement réalisée en vue de l’acquisition d’un premier logement à usage personnel. Quatre mois plus tard seulement, HEV, l’organisation des propriétaires de logement de Suisse, a lancé une initiative populaire semblable, sur laquelle il sera voté ultérieurement.
</p><h3> Des déductions exagérées</h3><p>L’initiative de la SGFB exige qu’il soit possible de déduire chaque année au maximum 15&nbsp;000 francs (le double pour les couples) du revenu imposable. Elle prévoit en plus d’autres avantages fiscaux. Ainsi, l’épargne-logement pourrait, pendant au maximum 10 ans, être déduite du revenu imposable si elle sert à financer des mesures visant à économiser l’énergie et à protéger l’environnement (maximum 5&nbsp;000 francs, le double pour les couples) dans le logement à usage personnel existant. De plus, les cantons auraient la possibilité d’exonérer les primes d’épargne-logement de l’impôt sur le revenu pour le premier logement acquis en Suisse en vue d’un usage personnel. Le même principe s’appliquerait au financement de mesures visant à économiser l’énergie ou à protéger l’environnement, toujours concernant le logement à usage personnel en Suisse.
</p><h3> Non à encore plus d’inégalités&nbsp;!</h3><p>Dans la grande majorité des cas, les bénéficiaires de ces mesures seraint des hauts revenus. L’acquisition du logement est aujourd’hui déjà favorisée au plan fiscal par la possibilité d’anticiper la perception de son deuxième pilier et dans le cadre du pilier 3a. Du point de vue de la répartition des richesses, un encouragement plus poussé est clairement à rejeter&nbsp;: les personnes déjà avantagées verraient leur charge diminuer&nbsp;; les recettes dont les pouvoirs publics seraient privés devraient provoquer le démantèlement de services publics ou les contraindre à rechercher d’autres sources financières. Dans les deux cas, les bas et moyens revenus devraient passer à la caisse. Cette proposition est en parfaite «&nbsp;harmonie&nbsp;» avec la politique appliquée à l’époque par l’ancien conseiller fédéral Merz, dont la logique antisociale est illustrée de manière quasi parfaite par la réforme II de l’imposition des entreprises. En d’autres termes, elle nous entraînerait encore plus dans la spirale des inégalités croissantes. C’est pourquoi elle doit être rejetée.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-150</guid><pubDate></pubDate><title>Crise financière, une crise de la démocratie</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/crise-financiere-une-crise-de-la-democratie</link><description>Deux décisions ont marqué la session parlementaire d’été. Premièrement, la majorité des Chambres s’est prononcée contre la création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) et, deuxièmement, elle a aussi refusé à une nouvelle reprise – cette fois en relation avec l’accord UBS conclu avec les États-Unis – toute obligation pour les grandes banques en matière de bonus et concernant leurs fonds propres.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après plus d’une année et demie, le bilan intermédiaire de la crise financière se révèle catastrophique pour la Suisse. 
</p><p>Il commence par le sauvetage de l’UBS, début octobre 2008, un sauvetage décidé par le Conseil fédéral dans le cadre du droit d’urgence – comme en temps de guerre – et au nez et à la barbe du Parlement et de la démocratie (contrairement à ce qui s’est fait dans les autres pays). Il s’agissait de 68 milliards de francs, la plus grande dépense publique de tous les temps, dont une part substantielle «&nbsp;traîne&nbsp;» toujours dans les comptes de la Banque nationale. Fin novembre 2008, donc deux mois plus tard, les actionnaires de l’UBS purent «&nbsp;démocratiquement&nbsp;» décider, lors d’une assemblée générale, s’ils acceptaient ou non cette aide Le Parlement, qui représente celles et ceux qui ont dû payer cette somme, n’a pas eu un seul et unique mot à dire sur ce sauvetage. 
</p><p>L’autorité compétente en matière de banques, à savoir&nbsp;: l’autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA), donne sa bénédiction à de nouvelles transactions bancaires hautement risquées en matière d’investissements, ainsi qu’à des bonus qui éclipsent même les excès commis avant la crise financière. La même FINMA prétend publiquement que les agissements criminels de l’UBS aux États-Unis ne sont le fait que de quelques sous-fifres. Or, l’UBS a reconnu elle-même aux États-Unis, dans le «&nbsp;Deferred Prosecution Agreement&nbsp;», que les étages hiérarchiques supérieurs de la banque connaissaient et approuvaient ces agissements. 
</p><p>Les événements ont culminé lorsqu’une majorité du Conseil des États a contrecarré, comme durant l’Ancien régime, la création d’une CEP. Une CEP aurait pourtant été le seul instrument parlementaire efficace qui aurait permis de clarifier des événements sans précédent dans l’histoire de l’État fédéral et d’en tirer les conséquences qui s’imposaient. L’exercice d’alibi des commissions de gestion (CdG) – elles ne se sont intéressées ni à l’UBS et aux causes de crise ni à l’indépendance des autorités – a rempli son rôle de manœuvre de diversion pour celles et ceux qui veulent continuer à agir comme par le passé. Le rapport des CdG met en effet le doigt sur le fonctionnement du Conseil fédéral, c’est-à-dire sciemment sur un point par rapport auquel la crise financière n’apparaît que comme n’importe quel autre événement antérieur ou postérieur. 
</p><p>Tout cela montre que la crise financière est devenue une crise institutionnelle et une crise de la démocratie d’une ampleur énorme. Sinon, comment pourrait-on s’imaginer que l’autorité de surveillance soit dirigée par un homme de l’UBS&nbsp;? Lui qui, ayant été l’un des managers responsables, se fait même délivrer en plus par l’autorité qu’il préside aujourd’hui un certificat de virginité pour des agissements criminels commis aux États-Unis&nbsp;! Comment peut-on en arriver à ce que les agendas de toute la politique de la place financière soient officiellement définis au Département fédéral des finances par un groupe de travail extraconstitutionnel où siègent des dirigeants des banques (le Comité de pilotage Dialogue place financière, CODIFI)&nbsp;?
</p><p>Les deux grandes banques sont un risque systémique pour l’économie suisse et l’État. Ce risque est encore accru par l’indépendance déficiente, voire la servilité, manifestée par des acteurs principaux de l’État et des autorités à l’égard des intérêts de ces grandes banques. Qui peut encore s’étonner que, la semaine dernière, après son triomphe – le rejet, comme souhaité par lui, d’une CEP et d’obligations minimales à assortir à l’accord avec les États-Unis -,&nbsp; Monsieur Grübel de l’UBS exige en plus que l’on renonce aux prescriptions plus que minimales et soi-disant non contestées sur les fonds propres des banques&nbsp;?
</p><p>Pendant la crise financière, les processus démocratiques été mis hors service dans une mesure encore jamais vue durant l’histoire de la Suisse moderne. Les gens en sont conscients, comme je ne cesse de le constater en parlant avec eux. Par conséquent, il faut que les citoyennes et les citoyens bougent afin que, ces prochains mois et ces prochaines années – des décisions essentielles seront en effet à prendre – les événements qui se sont produits ne se répètent plus. La Suisse, c’est quand même plus et mieux qu’un pays colonisé par les intérêts des grandes banques. 
</p><p>C’est pourquoi l’Union syndicale suisse (USS) se bat non seulement pour plus de justice sociale et pour que les coûts de la crise causée par les abus commis dans le secteur financier ne soient pas mis à la charge de larges pans de la population. L’USS lutte aux avant-postes du mouvement qui réclame le retour de la démocratie. Cela, entre autres au moyen de manifestations sur le thème de&nbsp;: «&nbsp;La Suisse est-elle vendue&nbsp;?&nbsp;», qui débuteront à la fin de l’été. Il s’agira de manifestations publiques lors desquelles les rapports de force en Suisse seront analysés avec d’autres milieux intéressés par ces questions. 
</p><p>En outre, l’USS soutient les efforts encore en cours déployés en faveur d’une régulation des marchés financiers. Dans les fédérations de l’USS et auprès de leurs membres, la passivité des autorités, ainsi que la mentalité éhontée de «&nbsp;libre-service&nbsp;» qui sévit dans les grandes banques soulèvent une forte indignation. L’USS a déjà présenté plusieurs idées pour imposer les salaires des profiteurs. Toutes ces idées ayant été à ce jour rejetées, elle propose désormais une initiative populaire, dont elle étudiera prochainement, au sein d’une vaste alliance, la conception et le lancement. Les bonus exagérés ne sont aujourd’hui possibles que parce que les contribuables ont sauvé le système financier. De ce fait, il n’est pas juste que le peuple n’en récupère pas au moins une partie, par exemple via des réductions des primes des caisses-maladie
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-718</guid><pubDate></pubDate><title>Les clients sont rois, mais pas toujours - Heures d’ouverture des commerces au parlement cantonal zurichois</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/les-clients-sont-rois-mais-pas-toujours-heures-d-ouverture-des-commerces-au-parlement-cantonal-zurichois</link><description>Le parlement cantonal zurichois propose de rejeter à une très large majorité (100 voix à 67) l’initiative des Libéraux-Radicaux (PLR) « Le client est roi » (« Der Kunde ist König »). De bonne augure pour la votation cantonale de cet automne et un avertissement à tous ceux et toutes celles pour des magasins ouverts 24 heures sur 24 représentent le paradis.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative du PLR prône la libéralisation totale, dans le canton de Zurich, des horaires d’ouverture des commerces. Selon les initiants, « l’’État n’a pas à prescrire aux consommateurs où et quand ils font leurs achats&nbsp;». Sous le couvert d’une pseudo-liberté d’acheter n’importe quoi n’importe quand (tant pis si c’est à des prix surfaits, comme dans bon nombre de boutiques ouvertes en dehors des horaires usuels…), les partisans de la libéralisation totale des horaires de travail visent surtout, à terme, la suppression totale du repos nocturne et dominical ainsi qu’une prolongation des horaires d’ouverture des magasins.
</p><p>Il s’agit d’une nouvelle tranche de la «&nbsp;stratégie du salami&nbsp;» Les autres tranches sont ici&nbsp;: </p><ul><li><p> l’initiative Lüscher (PLR/GE) pour la libéralisation totale des horaires des échoppes (shops) de stations-service (bientôt devant le Conseil national), </p></li><li><p> la motion Hutter (PLR/ZH) pour que les canton puissent fixer les horaires d’ouverture comme bon leur semble (bientôt devant le Conseil des Etats),</p></li><li><p> la motion Buttet (PDC/VS) pour étendre les ouvertures dominicales aux «&nbsp;régions périphériques&nbsp;» (déposée fin 2011 au Conseil national).</p></li></ul><p>Il n’en demeure pas moins que l’État, lorsqu’il fixe les horaires de travail, assume ses tâches de préserver la santé et la vie sociale des travailleurs, ainsi que la tranquillité publique. Or, ce sont là des tâches autrement plus importantes que les envies de quelques consommateurs impatients. En effet, outre les nuisances pour la santé, la vie sociale et familiale des travailleuses et travailleurs concernés, la prolongation des horaires d’ouverture des commerces crée des nuisances pour le voisinage (trafic routier, attroupement bruyant, nuisances dues à l’alcool). Le parlement zurichois a donc été bien inspiré de ne pas céder aux sirènes de la consommation à outrance. Au peuple maintenant de faire preuve de la même sagesse.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-152</guid><pubDate></pubDate><title>À eux les bonus ? À nous les malus ? NON !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/a-eux-les-bonus-a-nous-les-malus-non</link><description>Le gouvernement et le parlement suisses veulent réduire les prestations de l’assurance-chômage. Or, il s’agit de prestations pour lesquelles les salarié(e)s de ce pays ont payé des cotisations des années durant. De plus, ce démantèlement devrait avoir lieu en pleine ré-cession, quand cette assurance est plus que jamais nécessaire ! Que dirions-nous d’une assurance automobile qui ne verserait aucune prestation en cas… d’accident ?</description><content:encoded><![CDATA[<p>Tout(e) un(e) chacun(e) peut tomber au chômage. Et ce, pour les raisons les plus diverses. La vie regorge d’exemples qui le montrent bien. C’est pour cela que plus de trois millions de salarié(e)s suisses paient mois après mois des cotisations à l’assurance-chômage. Ils et elles paient pour avoir un revenu s’ils sont un jour au chômage. Et s’ils ont une famille, ils reçoivent 80 % de leur salaire antérieur. Cela suffit, mais ils doivent quand même se serrer la ceinture et il n’est alors sans doute plus question de prendre des vacances…
</p><p>Les travailleurs et travailleuses ne sont pas coupables de la crise. Ce sont les profiteurs arrogants des banques qui le sont. Des gens qui ont déjà recommencé à s’octroyer des millions de bonus. Et cela, uniquement parce que, sur toute la planète, la population a payé des milliards pour sauver les banques. Mais ce sont les salarié(e)s ordinaires qui doivent passer à la caisse pour la crise… Nombre d’entre eux doivent compter chaque franc qu’ils dépensent. Pendant ce temps, la majorité bourgeoise du gouvernement et du parlement veut les priver de prestations pourtant promises, alors que les profiteurs continuent à financer leurs bonus avec les milliards qui ont servi à sauver les banques&nbsp;!
</p><p>Si le Conseil fédéral et les Chambres fédérales avaient décidé que les hauts salaires et les super-profiteurs devaient cotiser comme tous les autres à l’assurance-chômage, cette dernière serait dans les chiffres noirs. Les choses sont parfois si simples…
</p><h3>Le Conseil fédéral rompt sa promesse</h3><p>Lors de la votation populaire de 2003, le Conseil fédéral et les Chambres fédérales avaient en effet promis d’augmenter les cotisations de l’assurance-chômage, si les dettes de cette dernière devaient être trop importantes. La promesse faite alors était la suivante&nbsp;: si l’assurance-chômage a des problèmes de financement, les hauts revenus doivent verser un pour-cent de salaire en plus, les cotisations usuelles augmentant de la moitié. C’est dans la loi en vigueur. Et cela permettrait d’assainir cette assurance. Mais le Conseil fédéral et les Chambres fédérales n’ont pas tenu leur promesse. Au contraire, ils démantèlent même l’assurance-chômage. 
</p><p>La dégradation des prestations de celle-ci touche principalement des personnes qui se trouvent à l’automne de leur vie. Prenons un exemple. Madame X à 58 ans et travaille comme employée de commerce. Il y a deux ans, elle a eu un cancer. Chimiothérapie et nombreuses opérations s’en sont suivies. Aujourd’hui, elle a vaincu son cancer et aimerait à nouveau travailler. Or, trouver un emploi à cet âge est difficile. Elle a besoin de temps et du soutien d’un bon office régional de placement. Aujourd’hui, elle dispose d’une année pour ce faire. Après la révision de l’assurance-chômage, ce ne seront plus que quatre mois. Bien peu, à 58 ans. Elle doit donc s’adresser à l’aide sociale qui, conçue d’abord pour des personnes pas ou peu aptes à travailler, ne peut guère l’aider dans sa recherche d’un emploi. 
</p><h3>Moins de protection et plus d’impôts</h3><p>À l’avenir, ce ne sera donc plus l’assurance-chômage qui paiera, mais les contribuables. La dégradation de cette assurance coûtera environ 100 francs à chaque contribuable. Absurde&nbsp;: une protection moins bonne des salarié(e)s et des hausses d’impôts pour tout le monde&nbsp;! Car même celles et ceux qui n’ont pas besoin d’une assurance-chômage, comme les retraité(e)s devront sortir leur porte-monnaie.
</p><p>Avant d’agir, on devrait analyser les causes de la situation actuelle. D’où viennent les déficits de l’assurance-chômage&nbsp;? Lors de la dernière révision, en 2003, le Conseil fédéral est parti de l’hypothèse selon laquelle la Suisse connaîtrait en moyenne 100&nbsp;000 chômeurs et chômeuses. Mais quelques années plus tard déjà, le même Conseil fédéral déclarait qu’il y en avait un quart de plus, soit 126&nbsp;000. C’est pourquoi l’assurance-chômage devrait être assainie. Mais que s’est-il donc passé entre temps&nbsp;? Prenons un exemple&nbsp;: l’âge de la retraite des femmes a été relevé de 62 à 64 ans, obligeant environ 40&nbsp;000 femmes à travailler deux années supplémentaires. Si cet âge était resté fixé à 62 ans, il y aurait eu autant d’emplois libres pour des jeunes. 
</p><p>Est-ce juste que le Conseil fédéral et les Chambres fédérales veulent priver maintenant les travailleurs et travailleuses suisses de prestations de l’assurance-chômage uniquement parce qu’ils ont pris, à l’époque, des mesures qui ont entraîné une hausse du chômage&nbsp;»&nbsp;? Le peuple a chargé le Conseil fédéral de lutter contre le chômage. Qu’il le fasse donc&nbsp;!
</p><h3>Un monde à l’envers</h3><p>Nous vivons dans un monde à l’envers, un monde malade. Non seulement, les coupables de l’actuelle crise sont en liberté, mais leurs bonus sont même subventionnés avec l’argent destiné à sauver les banques. En revanche, les travailleurs et travailleuses ordinaires sont les victimes de mesures d’austérité. 
</p><p>Que faire alors&nbsp;? La réponse est simple&nbsp;: s’attaquer aux causes de la hausse du chômage, ne pas restreindre les droits des salarié(e)s et ne pas augmenter les impôts&nbsp;!
</p><p>C’est pour tout cela que nous devons voter NON à la révision de la loi sur l’assurance-chômage.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-719</guid><pubDate></pubDate><title>Initiative des bourses d‘études: Promouvoir l’égalité des chances dans le domaine de la formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/initiative-des-bourses-d-etudes-promouvoir-l-egalite-des-chances-dans-le-domaine-de-la-formation</link><description>La formation est la ressource la plus importante de la Suisse. Il est essentiel d’en prendre soin, de le favoriser et de l’utiliser au mieux. C’est uniquement possible si chacun(e) a les mêmes chances de bénéficier d&#039;une formation postobligatoire. Aujourd’hui, le niveau individuel de formation dépend encore beaucoup trop de la situation socio-économique des parents. De ce fait, tout le monde ne dispose pas du même droit à accéder à une formation. Pour cette raison, les syndicats soutiennent l’initiative sur les bourses d’études. L’amélioration et l’harmonisation qu’elle propose encourageront l’égalité des chances et le droit de tous et toutes à la formation.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La mise en œuvre des dispositions relatives aux aides à la formation professionnelle supérieure&nbsp; incombe aux cantons qui l’appliquent tous de manière différente. La Suisse se permet, à sa petite échelle, un absurde système fédéral de bourses d’études. Selon le canton où ils habitent, deux personnes peuvent obtenir un soutien totalement différent, alors que leur situation sociale est la même. L’harmonisation prévue par l’initiative s’impose donc absolument.
</p><p>L’initiative apporte un réel soutien aussi bien dans la formation universitaire que dans la formation gymnasiale et celle des études supérieures. Car en Suisse, l’inégalité des chances est extrême&nbsp;: </p><ul><li>Dans certaines branches assujetties à de bonnes CCT et/ou soutenues par des fonds en faveur de la formation professionnelle, les partenaires financent une grande partie de cette dernière pour leurs employé(e)s. Malheureusement, moins de la moitié des salarié(e)s de Suisse est assujettie à une convention collective de travail (CCT) et peu de CCT seulement prévoient explicitement un soutien à la formation professionnelle initiale ou supérieure.</li><li>Les hommes profitent deux fois plus (30&nbsp;%) que les femmes (14&nbsp;%) d’une formation de niveau supérieur. </li><li>Plus une personne a un revenu élevé, plus il est probable qu’elle effectuera une formation supérieure. Ceux et celles dont le revenu est faible sont surtout ceux et celles qui auraient le plus besoin d’aides financières à la formation, ne serait-ce que pour améliorer leurs chances sur le marché du travail.</li><li>Plus une entreprise est grande, plus les employé(e)s ont accès à des formations supérieures. Mais les petites et moyennes entreprises, les PME, étant prédominantes en Suisse. leurs employé(e)s devraient, elles aussi, avoir accès à des formations supérieures.</li></ul><p>Enfin, les bourses d’études sont aussi importantes pour l’&nbsp;»Apprentissage professionnel&nbsp;», système qui a fait ses preuves en Suisse&nbsp;: près de 20&nbsp;000 apprenti(e)s et diplômé(e)s d’écoles professionnelles à plein temps bénéficient de bourses d’études. Ces aides d'importances très variables sont en partie octroyées selon des critères peu clairs. Une harmonisation est indispensable dans ce domaine, afin que de jeunes apprenti(e)s ne renoncent pas à leur formation, pour des emplois moins qualifiés, même s’ils sont mieux rémunérés sur une courte période. 
</p><p>Pour nous, syndicats, il est clair que les bourses d’études favorisent l’égalité des chances. Elles permettent à tous ceux et toutes celles qui le souhaitent et en sont capables de bénéficier de la meilleure formation. C’est pourquoi nous disons OUI à un investissement ciblé en faveur de notre bien le plus précieux&nbsp;: «&nbsp;la formation&nbsp;», OUI à un investissement équilibré pour notre avenir, donc OUI à l'initiative sur les bourses d’études.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-145</guid><pubDate></pubDate><title>« De la crise… à la justice mondiale »</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/de-la-crise-a-la-justice-mondiale</link><description>Créée en 2006 et issue de la fusion de la CISL (syndicats libres), de la CMT (syndicats chrétiens) et de huit organisations nationales non affiliées, la Confédération Syndicale Internationale (CSI) compte désormais 312 organisations membres, dans 156 pays, avec un effectif total de membres cotisants de 176 millions. Son siège CSI se trouve à Bruxelles, avec des secrétariats régionaux à Lomé (Togo), à Amman (Jordanie), New-York, Moscou, Washington, Genève et Kowloon (Hong-Kong).</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières années, la CSI est devenue un acteur incontournable auprès de nombreuses organisations internationale et participe désormais activement au G20. Elle s’est aussi engagée afin que l’OIT soit également partie prenante à ces processus. La fusion en une seule confédération a été de ce point de vue un succès et, désormais, les syndicats parlent d’une seule voix au niveau planétaire. 
</p><p>La CSI a tenu fin juin son deuxième congrès mondial à Vancouver, au Canada. La Suisse n’y était représentée que par l’USS, Travail.suisse n’étant pas membre de la CSI, bien que l’ayant été de la CMT. Les cinq jours de travail furent intensifs, avec en toile de fond la crise économique mondiale et les réponses que le mouvement syndical doit y apporter. Le thème du congrès était «&nbsp;De la crise… à la justice mondiale&nbsp;». La principale revendication de la CSI est la régulation des marchés financiers et la fermeture de l’économie de casino, en particulier grâce à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières. Le congrès s’est aussi penché sur la plupart des thèmes qui mobilisent les syndicats de par le monde&nbsp;: respect des droits des travailleurs et travailleuses, des droits syndicaux et de négociation collective, travail décent, lutte contre la sous-enchère, contre le travail précaire, contre la discrimination, combat pour l’égalité des genres et les droits des femmes, défense des services publics, engagement pour la paix (en particulier au Proche-Orient) et la démocratie, mais aussi renouvellement de l’économie grâce aux technologies «&nbsp;vertes&nbsp;» et lutte contre les changements climatiques. 
</p><p>La création de la CSI, même si la confédération mondiale doit encore gagner en poids et en efficacité, a été une réponse adéquate du mouvement syndical à la mondialisation, En effet, que cela nous plaise ou non, celle-ci est en marche et, la plupart du temps, cette marche se fait aux dépens des intérêts des travailleuses et des travailleurs. Confrontés à des défis globaux, les syndicats doivent y apporter une réponse globale et tenter de parler d’une même voix face aux organisations internationales comme l’OIT, le FMI ou l’OMC. Ils doivent aussi se faire entendre des «&nbsp;clubs&nbsp;» tels que le G8 ou le G20, qui, même si on peut mettre leur légitimité en doute, n’en prennent pas moins des décisions ayant un impact majeur sur les salarié(e)s du monde entier. Pour cela, disposer d’une organisation unique représentant 176 millions de syndiqué(e)s est un atout de taille. Si elle n’est pas exemptes des lourdeurs que peut avoir une organisation d’une telle ampleur, la CSI s’est rapidement établie comme une organisation solide et crédible. Mais cet important outil n’est utile que si l’on s’en sert. Les syndicats suisses doivent donc prendre conscience de l’importance de cette organisation et participer activement à ses activités. 
</p><p>La congrès de la CSI a également donné l’occasion aux congressistes de participer à des actions militantes&nbsp;: Une manifestations a été organisée à l’occasion de la journée mondiale des services publics et le congrès a soutenu les travailleurs de l’hôtellerie de la ville de Vancouver, en pleine négociation collective. Les jeunes militant(e)s des organisations de la CSI se sont également rendus à l’aéroport pour soutenir les employé(e)s du loueur de voitures Hertz, en grève depuis quatre mois pour protester contre la précarisation de leurs emplois. Ils ont également récolté des signatures pour une pétition contre le travail des enfants (légal dès 12 ans dans certains États du Canada).&nbsp;&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-1</guid><pubDate></pubDate><title>1000 francs pour chaque famille et un taux de change de 1,40 pour 1 euro</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/1000-francs-pour-chaque-famille-et-un-taux-de-change-de-1-40-pour-1-euro</link><description>Cette année aussi, les effets de la crise économique et financière internationale tiendront la Suisse en haleine. La problématique de la surévaluation du franc n’a toujours pas trouvé de solution. Parallèlement, il s’agira de protéger notre sécurité sociale contre les offensives de la droite, et même de passer à la contre-offensive. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour cette année, l’Union syndicale suisse (USS) s’attend à une croissance zéro, un taux de chômage de 3,5 % et un recul de 0,4 % de l’indice suisse des prix à la consommation. Les raisons de ces perspectives sombres sont la forte surévaluation du franc, la mauvaise conjoncture à l’étranger et l’amenuisement du pouvoir d’achat en Suisse.
</p><p>Les ménages à bas ou moyens revenus souffrent plus de problèmes financiers. La fourchette des revenus s’est encore plus ouverte, comme le montre une première actualisation du rapport de l’USS à ce sujet. La politique fiscale de la Suisse renforce encore plus les inégalités à travers les primes individuelles de l’assurance-maladie et la baisse de l’impôt sur le revenu dont les hauts salaires ont profité.
</p><p>Les inégalités s’aggravent avec l’âge. S’y ajoute qu’aujourd’hui déjà, des personnes à la retraite ne sont guère en mesure de maintenir leur niveau de vie antérieur. Or, au lieu d’améliorations, ce sont des baisses de rentes qui menacent, jusqu’à 3200 francs par an pour un couple à revenu moyen (baisse du taux de conversion minimal, suppression de la compensation du renchérissement, relèvement de l’âge de la retraite des femmes).
</p><p>Nous avons la possibilité d’empêcher la deuxième récession en peu de temps qui nous menace et de mettre en place un équilibre plus juste en matière de revenus. L’USS pro-pose par conséquent les mesures suivantes :</p><ul><li>La BNS doit relever le taux plancher à 1,40 franc pour un euro. Cela réduira considé-rablement la pression sur les salaires et les emplois.</li><li>La Confédération doit renforcer le pouvoir d’achat. À cet effet, il faut utiliser le solde positif de 1,4 milliard des comptes de la Confédération et minimiser la réforme de l’imposition des entreprises II. Cela fournirait au pouvoir d’achat une impulsion de 1000 francs pour une famille de quatre personnes, soit 250 francs de revenu disponible supplémentaire par individu.</li><li>En Suisse, ce sont des salaires suisses qui doivent être versés. Les lacunes de ces der-nières sont à combler et il faut que les salaires, particulièrement menacés lors des nou-velles embauches, soient contrôlés de près.</li><li>Le Conseil fédéral et le Parlement doivent bloquer les baisses d’impôts pour les hauts revenus (réforme de l’imposition des familles II, épargne-logement), les entreprises (diminution générale de l’impôt sur les bénéfices, réforme de l’imposition des entre-prises III) et les banques (suppression du droit de timbre).</li></ul><p>Concernant les rentes, il faut une bonne fois que le mandat constitutionnel soit réalisé. Il prévoit qu’une fois l’âge de la retraite atteint, on doit pouvoir maintenir de manière ap-propriée son niveau de vie antérieur avec les rentes des 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> piliers. L’USS présentera, pendant le premier semestre 2012, des propositions à ce sujet et luttera contre toute baisse de rentes. </p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-144</guid><pubDate></pubDate><title>Les harmoniser, c’est renforcer l’égalité des chances</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/les-harmoniser-c-est-renforcer-l-egalite-des-chances</link><description>La formation est la principale, si ce n’est l’unique matière première de notre pays. Pour-tant, l’égalité des chances est loin d’y être atteinte et le niveau de formation acquis dépend bien souvent de celui des parents, ainsi que du contenu de leur porte-monnaie. Le droit à la formation n’est donc qu’un vœu pieu, malgré le fait qu’une absence de formation coûte très cher tant aux pouvoirs publics qu’aux assurances sociales. En effet, les personnes sans formation risquent beaucoup plus de se retrouver au chômage, de n’occuper que des emplois précaires, de ne pas avoir accès à la formation continue ou, carrément, de dépendre de l’aide sociale. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les bourses sont un bon instrument pour instaurer l’égalité des chances. Elles permettent à tous ceux qui le souhaitent et le peuvent de choisir une formation sans tenir compte de leur revenu. Malheureusement, elles sont largement insuffisantes en Suisse. Il n’est pas rare que des jeunes renoncent à un apprentissage et lui préfèrent un emploi non qualifié, certes mieux payé, mais n’offrant guère de perspectives d’avenir. Quant aux étudiant(e)s des universités et hautes écoles spécialisées (HES), 90&nbsp;% doivent avoir un emploi en plus de leurs études, au risque de prolonger inutilement celles-ci, voire d’en compromettre le succès&nbsp;; cela, parce que les plans d’études sont devenus de plus en plus exigeants et qu’il est donc de moins en moins possible d’exercer une activité accessoire. 
</p><p>Un des responsables de cette mauvaise politique d’encouragement à la formation est le morcellement du système des bourses&nbsp;: chaque canton a son propre système, ce qui génère des inégalités de traitement injustifiables. Un étudiant ou une apprentie pourra bénéficier d’une bourse suffisante pour la simple raison qu’il ou elle habite dans un «&nbsp;bon&nbsp;» canton, alors que la même personne recevrait beaucoup moins à situation similaire si elle était domiciliée de l’autre côté de la frontière cantonale. À l’heure de l’unification des systèmes de formation et de la mobilité professionnelle, c’est absurde&nbsp;!
</p><p>L’union des étudiant-e-s de Suisse (UNES), qui représente les personnes étudiant dans les universités, les écoles polytechniques et les HES, a donc lancé une initiative populaire fédérale pour améliorer les bourses d’étude et harmoniser le système au niveau national. L’USS soutient cette initiative, car elle favorise l’égalité des chances et le droit à la formation. En outre, elle ne concerne pas uniquement les hautes écoles, mais aussi la formation post-obligatoire (apprentissage, école de maturité), sans oublier la formation professionnelle supérieure. 
</p><p>Des feuilles de signatures et des argumentaires détaillés se trouvent sur&nbsp;: 
</p><p><a href="http://www.bourses-etudes.ch/">www.bourses-etudes.ch</a></p><p><a href="http://www.stipendieninitiative.ch/">www.stipendieninitiative.ch</a></p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-720</guid><pubDate></pubDate><title>Discrimination salariale sous couvert de franc fort - Salaires vs euro : 1 à 0 !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/discrimination-salariale-sous-couvert-de-franc-fort-salaires-vs-euro-1-a-0</link><description>Récemment, plusieurs entreprises ont voulu reporter sur leurs salarié(e)s les effets de la surévaluation du franc par rapport à l’euro. Plusieurs méthodes ont été tentées : augmentation du temps de travail sans compensation, indexation automatique des salaires au cours de la monnaie ou versement du salaire en euros. L’entreprise Stöcklin de Bâle-Campagne s’y est essayée. Apparemment, c’est raté !</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Certaines des entreprises qui ont été tentées d’emprunter cette voie ne s’en sont prises qu’à leurs frontaliers et frontalières. Elles pensaient sans doute que cela passerait mieux auprès de la population… Selon elles en effet, la main-d’œuvre frontalière ne voit pas son pouvoir d’achat diminuer si elle touche un salaire indexé à la baisse ou versé en euros. Or, cette argumentation est fallacieuse pour trois raisons. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Valeur du travail, niveau de l’euro et pression sur les salaires</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Tout d’abord, quel que soit le taux de change franc/euro, la valeur du travail des frontaliers et frontalières reste la même que celle de leurs collègues résidant en Suisse. Il n’y a donc pas de raison de baisser leurs salaires. Ensuite, lorsque l’euro était au plus haut par rapport au franc et que le pouvoir d’achat de la main-d’œuvre frontalière en souffrait, personne n’a ne serait-ce qu’évoqué une hausse de leurs salaires pour suivre l’évolution du taux de change. Enfin, s’il était possible de baisser la rémunération des seuls frontaliers et frontalières, les personnes résidant en Suisse seraient confrontées à une forte pression sur leurs propres salaires. Elles n’auraient alors pas d’autre choix que de céder à la sous-enchère ou de perdre leur emploi. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Une pratique illégale</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’USS a toujours affirmé que ces pratiques soi-disant destinées à contrer la cherté du franc sont illégales, car elles reportent le risque économique sur les salarié(e)s, ce qui est interdit par le droit du contrat de travail. En outre, lorsqu’elles discriminent la main-d’œuvre frontalière ou issue de l’Union européenne (UE), elles violent l’Accord sur la libre circulation des personnes. Un tribunal bâlois vient de donner raison à la grande confédération syndicale. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’entreprise Stöcklin à Aesch (BL) avait licencié ses frontaliers qui refusaient une baisse de leur salaire de 6&nbsp;% liée au cours de l’euro. Le tribunal de district d’Arlesheim a considéré que ces congés-modification étaient abusifs. Il soutient ainsi l’argumentation de l’USS comme quoi il est interdit de discriminer les travailleurs et travailleuses ressortissants de l’UE, même de manière indirecte comme c’est le cas ici. Plusieurs professeurs de droit, dont la professeure Epiney de l’Université de Fribourg et le professeur Geiser de l’Université de Saint-Gall ont également défendu ce point de vue. Seules certaines organisations patronales bâloises ont protesté, en se fondant sur une interprétation pour le moins douteuse de la doctrine et de la jurisprudence, pourtant évidentes, liées à l’Accord sur la libre circulation des personnes, que propose le professeur Stöckli de l’Université de Bâle.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le cas Stöcklin ira très probablement en appel. Mais comme d’autres procédures judiciaires sont pendantes dans des cas similaires, il ne reste qu’à espérer que les autres tribunaux s’inspireront de cette jurisprudence aussi louable que raisonnable.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-143</guid><pubDate></pubDate><title>Une hausse générale de salaire de 2à 3 % : c’est mérité, juste et nécessaire</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/une-hausse-generale-de-salaire-de-2a-3-c-est-merite-juste-et-necessaire</link><description>Pour 2011, les fédérations membres de l’USS demandent une hausse des salaires se si-tuant entre 2 et 3 %, soit au moins 150 francs dans la plupart des branches. Et elles com-battront aussi l’individualisation des salaires, car seuls les étages supérieurs en profitent. </description><content:encoded><![CDATA[<p>La grande majorité des salarié(e)s est restée sur sa faim après les dernières négociations salariales (de l’année&nbsp;2009 pour l’année courante 2010); dans certaines branches, comme l’artisanat du bâtiment (second œuvre), il n’y a pas eu un franc d’augmentation des salaires. Alors que la charge de travail est restée normale et que la pression au travail fut très forte. La crise et plus encore, l’angoisse de la crise ont joué leur rôle d’intimidation. En partie, elles ont aussi été utilisées de manière éhontée, comme en témoignent les nouveaux records atteints, en pleine crise, par l’augmentation sans limites des hauts et très hauts salaires.
</p><p>La situation bénéficiaire des entreprises, la productivité croissante et le retard des salaires rendent nécessaire une négociation salariale substantielle pour les salarié(e)s à bas et moyen revenus. Les organisations syndicales dominantes dans les branches, qui sont organisées dans l’Union syndicale suisse, revendiquent des augmentations de salaire générales de deux à trois pour cent. Cela correspond pour la majorité des salarié(e)s à une augmentation de 150 francs au moins.
</p><p>Cette fois, en contrepied de l’individualisation des salaires, souvent prônée par la partie patronale, et qui ne profite finalement qu’aux hauts et très hauts salaires, il faudra parvenir à un accord sur une augmentation générale. Le socle de l’augmentation unitaire de 150 francs est un instrument utile en ce sens. Les augmentations générales ne font pas que développer la justice salariale, mais traduisent aussi le fait que l’essentiel de la production économique se réalise sous l’égide de la coopération. 
</p><p>Dans le cadre de cet accord sur des augmentations générales, une priorité particulière doit être accordée à la hausse des salaires minimaux. Les salaires minimaux conventionnels ne font pas que jouer un rôle protecteur contre les pressions et la sous-enchère salariales; ils contribuent en même temps de manière essentielle à freiner l’inquiétante évolution en ciseaux des salaires, dont l’écartement va croissant. Avec le principe de l’augmentation générale, ils permettent de s’assurer que les gains ne se dirigent pas uniquement vers le haut de l’échelle. 
</p><p>Les accords salariaux contenant des augmentations générales et des salaires minimaux bloquant les pressions à la baisse représentent aussi l’apport relativement le plus efficace à la lutte contre les inégalités de salaires en raison du sexe pour un travail égal ou de valeur égale. L’inégalité salariale entre femmes et hommes en Suisse est et reste un scandale. Des progrès en matière de salaires minimaux sont d’autant plus urgents que les mesures prises sur une base volontaire, comme le dialogue sur l’égalité des salaires, semblent ne pas devoir véritablement progresser. 
</p><p>Une négociation salariale débouchant sur une augmentation générale et substantielle pour l’année prochaine, c’est aussi finalement, du point de vue économique, le meilleur et le plus fort coup de pouce que l’on puisse donner à la relance. Si à l’horizon&nbsp;2011, des augmentations de coûts menacent déjà — comme celle des primes de l’assurance-maladie, qui n’est concrètement formulée que tardivement, mais qui pèse lourdement sur le budget des ménages — les prochaines négociations salariales peuvent et doivent apporter non seulement formellement, mais aussi réellement, quelque chose de plus à la majorité des salarié(e)s. Car elles et ils le méritent.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-722</guid><pubDate></pubDate><title>Nouvel arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne: Les droits des salarié(e)s à nouveau restreints</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/nouvel-arret-de-la-cour-de-justice-de-l-union-europeenne-les-droits-des-salarie-e-s-a-nouveau-restreints</link><description>Avec ses désormais tristement célèbres arrêts Viking, Laval, Luxembourg ou Rüffert, la Cour de justice de l’Union européenne (CJE) a maintes fois donné la priorité aux libertés économiques sur les droits des salarié(e)s, en particulier la liberté syndicale, le droit de grève et la négociation collective. Avec le renvoi préjudiciel du 26 janvier 2012 dans la cause « Kücük » (affaire C-586/10), la CJE s’en prend cette fois aux règles qui régentent les contrats individuels de travail, en particulier les contrats à durée déterminée (CDD) et ouvre une brèche dans le droit du travail qui risque fort de dégrader encore plus la situation des travailleurs précaires.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette nouvelle décision de la CJE pourrait avoir pour conséquence de durcir les conditions auxquelles un CDD peut être transformé en contrat à durée indéterminée (CDI), respectivement de faciliter la tâche de l’employeur qui veut justifier le recours à des CDD en chaîne, même sur une longue période.
</p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">13 CDD avec le même employeur ne font pas un CDI&nbsp;!</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Une travailleuse allemande qui avait enchaîné 13 CDD pendant 11 ans dans la même administration publique n’a pas pu obtenir la requalification de cette succession de contrats précaires en un seul CDI. Elle s’appuyait sur la directive 1999/70 CE concernant l’accord-cadre entre partenaires sociaux sur le travail à durée déterminée, une directive qui prescrit aux États-membres de prévenir les abus en cas de CDD successifs en les réputant conclus pour une durée indéterminée lorsqu’il n’existe aucune raison objective de les enchaîner (clause 5). Le droit interne allemand, qui met en œuvre cette directive, prévoit que le remplacement d’un autre travailleur (p. ex. en cas de congé-maladie ou maternité) constitue une «&nbsp;raison objective&nbsp;» autorisant le recours au CDD. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En principe, la CJE considère qu’une succession de CDD est abusive si son objectif est de satisfaire un besoin en personnel permanent. Dans l’arrêt dit «&nbsp;Kücük&nbsp;» - du nom de la personne en litige avec son employeur, le Land de la Rhénanie-du-Nord – Westphalie -, la CJE estime cependant que, dans une administration ou une entreprise dont un grand nombre de collaborateurs doivent se faire régulièrement remplacer, il n’est pas abusif – donc, il est licite - d’engager une seule et même personne par des CDD en chaîne pendant une longue période&nbsp;; cela, du moment que, lors de chaque CDD, elle effectue un «&nbsp;remplacement&nbsp;». Exiger de l’employeur qui doit faire fréquemment recours à des remplaçants qu’il les engage en CDI irait ainsi au-delà des exigences de la directive européenne. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette décision pourrait concerner un grand nombre d’entreprises et d’administrations, en particulier les plus grandes d’entre elles. En effet, lorsque l’on emploie beaucoup de collaborateurs et collaboratrices, les besoins de remplacements «&nbsp;objectivement justifiés&nbsp;» sont nombreux. L’effet pourrait être encore plus dévastateur dans les branches à forte main-d’œuvre féminine comme, par exemple, la santé. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Quelle influence sur la Suisse&nbsp;?</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Même si la décision de la CJE ne porte pas sur un domaine du droit européen qui concerne la Suisse, il est toutefois à craindre qu’elle n’ait tout de même des conséquences pour notre pays. En droit suisse, le recours à des contrats à durée déterminée en chaîne est également abusif. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Chez nous, une succession de CDD doit, selon la doctrine juridique, être considérée comme un seul CDI lorsqu’il n’y a pas d’interruption entre les contrats (hormis pour cause de vacances, maladie, maternité, accident, obligation légale, pauses entre les CDD dues à la nature du travail temporaire). Le Tribunal fédéral (TF) est cependant plus conciliant, en particulier avec la location de services. Il considère, par exemple, que, pour qu’il y ait un abus de contrats temporaires en chaîne, il faut que le travailleur concerné ait effectué la même mission dans la même entreprise et que les éventuelles interruptions entre les missions intérimaires n’aient été que de très courte durée (quelques semaines au maximum). Selon la haute cour, le législateur a sciemment voulu donner une certaine «&nbsp;souplesse&nbsp;» aux employeurs, qui justifie, selon lui, une moindre protection des travailleurs et travailleuses intérimaires, même si elle admet que leur situation est précaire (ATF 117 V 248). La nouvelle jurisprudence européenne risque malheureusement d’encourager le TF à poursuivre dans cette voie d’une interprétation large de la licéité des contrats en chaîne. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Du point de vue des salarié(e)s, il est très important d’éviter l’enchaînement de CDD, en particulier dans l’intérim. En effet, dans bien des cas, les travailleurs et travailleuses temporaires ne bénéficient pas des mêmes avantages sociaux que leurs collègues engagés de manière indéterminée. Cela concerne en particulier la couverture par les assurances sociales, le paiement du salaire en cas de maladie, les délais de congé ou l’accès à la formation continue. Heureusement, la nouvelle CCT du travail temporaire, entrée en vigueur au début de l’année, améliore la situation matérielle des travailleurs et travailleuses temporaires, même si celle-ci reste précaire de par la nature de la relation contractuelle existante.</span></p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>International</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-149</guid><pubDate></pubDate><title>Le Tribunal fédéral met les points sur les i</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-tribunal-federal-met-les-points-sur-les-i</link><description>Le Tribunal fédéral (TF) vient de confirmer une décision du Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, interdisant le travail de nuit dans les officines (ou « shops ») de stations-service pour des activités relevant du commerce de détail (en particulier la nourriture), même si du personnel est présent pour la vente de carburant et la petite res-tauration. Il faut saluer cette décision, qui met un frein à la libéralisation rampante des ouvertures des commerces et des horaires de travail. </description><content:encoded><![CDATA[<p>L’arrêt du TF&nbsp;a aussi le mérite de rappeler les principes qui régissent les exceptions à l’interdiction d’employer du personnel la nuit. Ces exceptions ne sont possibles que pour des raisons économiques impérieuses et ne sont pas justifiables par un vague «&nbsp;besoin des consommateurs&nbsp;», la «&nbsp;demande du marché&nbsp;» ou la présence de personnel assigné à d’autres tâches (p. ex. la vente de carburant) pendant la nuit. Le TF a tapé sur le clou et rappelé que le travail de nuit est néfaste pour la santé, la vie sociale et familiale des travailleurs et travailleuses concernés, autant d’intérêts publics que l’on ne saurait sacrifier à l’intérêt privé de ceux qui souhaitent consommer n’importe quoi n’importe quand. Les exceptions à l’interdiction du travail de nuit ne doivent donc être admises qu’exceptionnellement et de manière restrictive. Le TF a également rappelé à juste titre qu’il est parfaitement possible de ne compter que sur les heures d’ouverture existantes pour se procurer les produits de consommation courante.
</p><p>Mais la lutte pour empêcher une libéralisation totale des horaires d’ouverture des commerces est loin d’être finie. En effet, les partisans de la loi de la jungle en matière d’horaires de travail ont passé à l’offensive au Parlement fédéral. Le libéral-radical genevois Christian Lüscher, piloté par l’association zurichoise «&nbsp;IG Freiheit&nbsp;», a en effet déposé une initiative parlementaire visant à libéraliser totalement les heures d’ouverture des officines de stations-service, une initiative qui sera traitée en commission à fin août. Pour la deuxième fois, on tentera donc d’imposer à l’ensemble du pays les vues d’une minorité de consommateurs zurichois. Car les stations-services concernées se trouvent toutes dans le canton de Zurich et, à ce jour, aucune tentative d’élargir les horaires n’a été signalée ailleurs. Un précédent avait eu lieu lors de la libéralisation du travail dominical dans les grandes gares, elle aussi partie de Zurich suite à un refus du TF de laisser les commerces de sa gare centrale vendre n’importe quoi le dimanche. 
</p><p>Le parallèle avec les ouvertures dominicales dans les grandes gares ne s’arrête d’ailleurs pas là&nbsp;: la libéralisation des horaires des officines de stations-service fait partie de la stratégie du saucisson visant à faire avaler par petites tranches fines à la population une libéralisation totale du travail nocturne et dominical à laquelle elle s’est maintes fois opposée dans les urnes. Entre ces deux tranches, il y avait encore eu la possibilité pour les cantons d’autoriser le travail dominical dans tous les commerces jusqu’à quatre dimanches supplémentaires par an, possibilité qu’ont d’ailleurs refusée de nombreux cantons, dans les parlements ou dans les urnes, lors de victoires référendaires des syndicats. 
</p><p>Il est enfin piquant de constater que, le jour de la publication de l’arrêt du TF, c’était la compagnie pétrolière BP, exploitante des stations-service zurichoises concernées, qui montait au créneau pour se plaindre d’un jugement qu’elle considère «&nbsp;contraire au bon sens&nbsp;». Pour une entreprise engluée jusqu’au cou dans une marrée noire provoquée par des manquements aux prescriptions de sécurité, il fallait oser&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Protection de la santé et sécurité au travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-721</guid><pubDate></pubDate><title>Encore plus d’inégalités ? Pas question !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/encore-plus-d-inegalites-pas-question</link><description>L’Union syndicale suisse (USS) rejette l’initiative sur l’épargne-logement. Acceptée, cette initiative serait d’abord synonyme d’avantages au profit des nanti(e)s. Sous l’angle de la répartition des revenus et de la fortune, ce serait en effet précisément favoriser la mauvaise tendance de ces dernières années : plus pour celles et ceux d’en-haut et moins pour tous les autres. </description><content:encoded><![CDATA[<p>« Ces dix à quinze dernières années, ce sont les hauts et très hauts revenus qui ont été les profiteurs, tant en ce qui concerne le revenu des salaires que celui de la fortune. » Ces propos se trouvent au début du rapport de l’USS sur la répartition des revenus et de la fortune[1]. Et quelques lignes plus loin : « La politique a accentué cette répartition inégali-taire. Elle a travaillé pour la classe supérieure. La politique fiscale et la politique en matière de taxes ont allégé en particulier la charge des fortunes et des revenus les plus importants. »
</p><h3>Des subventions pour les riches</h3><p>Une politique responsable consisterait donc à corriger cette réalité. Dans les faits cependant, la tendance risque de se maintenir à travers des projets de redistribution fiscale du même tabac. Ainsi, le 11 mars prochain, nous voterons au sujet de l’initiative sur l’épargne-logement, une initiative qui entend favoriser encore plus, via des allégements fiscaux, l’accumulation de fonds propres destinés à l’acquisition d’une habitation à usage personnel. Il s’agirait ainsi de permettre la déduction du revenu imposable de l’épargne-logement réalisée en vue de l’acquisition d’un premier logement à usage personnel. Chaque année il serait possible de déduire 15 000 francs (le double pour les couples) du revenu imposable. L’initiative prévoit en plus d’autres avantages fiscaux pour des mesures visant à économiser l’énergie et à protéger l’environnement.
</p><h3>Du sable, et non pas de l’huile</h3><p>Si cette initiative passait le cap des urnes, les inégalités s’accroîtraient encore plus. Car une chose est acquise, concernant cette initiative : seuls les revenus élevés profiteraient de ces mesures d’épargne-logement. Autrement dit, l’initiative est de l’huile dans les rouages d’un programme qui va creuser encore plus les inégalités, alors que c’est du sable nous devons y verser. Donc, le 11 mars, nous dirons NON à l’initiative sur l’épargne-logement.
</p><hr><p>[1] « SGB-Verteilungsbericht » (en allemand, avec un résumé en français), p. 7, Dossier de l’USS N° 77/2011.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-146</guid><pubDate></pubDate><title>Plus de 50 jours de grève !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/plus-de-50-jours-de-greve</link><description>Depuis le 8 juillet activement, soutenu par le Syndicat suisse des services publics, le ssp, le personnel d’ISS Aviation (nettoyage d’avions) de l’aéroport de Genève est en grève. Il se bat contre la dénonciation de la convention collective de travail (CCT) et une baisse massive des salaires. Aujourd’hui, le ssp appelle à la grève le 2 septembre .</description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour certaines catégories du personnel, ISS veut imposer des baisses de près de 25&nbsp;% (&nbsp;!). Et cela, pour des salaires qui ne permettent de toute façon guère de vivre dans un endroit aussi cher que Genève. Un exemple&nbsp;: selon les dispositions de la CCT dénoncée, une nettoyeuse peut arriver, après vingt ans d’activité, à un salaire maximum de 4847,75 francs. Et ce montant devrait être encore abaissé à 3550 francs. Socialement, c’est purement et simplement une insulte et une attaque contre la dignité des travailleuses et travailleurs
</p><p>Pas étonnant, par conséquent, que les grévistes tiennent le coup et se trouvent maintenant presque à leur cinquantième jour de grève. Si aucune brèche n’a pu être ouverte à ce jour, c’est sans doute parce que la majorité du personnel n’est pas en grève. Cette dernière gène certes les activités d’ISS, mais sans parvenir à les paralyser. Or, Jacqueline*, une des grévistes, affirme clairement que «&nbsp;La plupart des personnes qui continuent à travailler se solidarisent en secret avec nous, nous soutiennent et nous remercient aussi pour notre engagement, mais déclarent ne pas être en mesure, elles-mêmes, de faire grève.&nbsp;» Que le refus de travailler soit plutôt douloureux pour ISS, cela apparaît aussi dans le fait qu’elle a commencé à placer des annonces dans divers journaux romands afin d’y présenter «&nbsp;sa&nbsp;» vérité fortement aménagée.
</p><p>Pire encore&nbsp;: ce dumping salarial est favorisé par l’État de Genève, l’«&nbsp;autorité concédante&nbsp;». La société Aéroport international de Genève (AIG), qui est présidée par le président du gouvernement cantonal, le radical François Longchamp, est tenue de veiller à ce que les salaires versés à l’aéroport soient corrects. Or, en lieu et place de cela, AIG s’est opposée aux grévistes. Entre temps, des négociations entre le ssp et le gouvernement ont eu lieu. On saura dans quelques jours si elles auront été fructueuses. 
</p><p> Le ssp et l’USS demandent au gouvernement genevois de mettre de toute urgence un terme à cette politique de démolition. Il n’est quand même pas possible qu’un gouvernement (sa majorité) veuille décréter des salaires de misère pour sa propre population. 
</p><p>&nbsp;</p><p><i>*&nbsp;Nom fictif, personne connue de la rédaction. </i></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-723</guid><pubDate></pubDate><title>Votation du 11 mars 2012 : initiative « 6 semaines de vacances pour tous » - Nous l’avons bien mérité !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/votation-du-11-mars-2012-initiative-6-semaines-de-vacances-pour-tous-nous-l-avons-bien-merite</link><description>Le 11 mars 2012, nous voterons entre autres sur l’initiative « 6 semaines de vacances pour tous ». Après des années de maximisation des profits aux dépens des travailleurs et travailleuses, l’heure est enfin venue qu’ils profitent aussi quelque peu des fruits de leur travail. C’est pourquoi il faut dire OUI à six semaines de vacances pour tout le monde.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les profits ont été à la hausse pour les étages supéripeurs, mais celles et ceux d’en bas n’en ont pas vu grand-chose. Cette image pourrait «&nbsp;résumer&nbsp;» ce qui s’est passé ces dernières années. Uniquement entre 1992 et 2007, la productivité a crû de plus de 20 pour cent, alors que les salaires réels stagnaient pratiquement (croissance de moins de 5&nbsp;%).
</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">La hausse de la productivité n’a donc pas profité à celles et ceux qui en sPont les auteurs. Les bénéfices des entreprises ont en revanche explosé. Et les managers se sont réservé les meilleurs morceaux sous forme de bonus, les actionnaires encaissant, pour leur part, de juteux dividendes. Avec l’initiative pour plus de vacances, nous pourrons récupérer un petit peu de ce dont les patrons nous ont privés ces dernières années. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Des heures supplémentaires équivalant à 100&nbsp;000 emplois supplémentaires</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Nous travaillons toujours plus. Non seulement on produit plus en Suisse par heure que dans tout le reste de la planète, mais la durée hebdomadaire du travail y est aussi la plus longue de toute l’Europe, soit de 44 heures en moyenne, contre 41 en Autriche, 40 en Allemagne et 37 en France. Pour la seule année 2010, les personnes occupées à temps plein ont effectué tellement d’heures supplémentaires que 100&nbsp;000 emplois auraient pu être créés. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Et en matière de vacances ainsi que de jours fériés, les salarié(e)s de Suisse se font gruger. Alors que ces jours sont au nombre de 40 par an en Finlande et de 38 en Autriche, ils ne sont que 29 en Suisse. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’initiative pour plus de vacances permettra aux travailleurs et travailleuses de ce pays de récupérer et de se reposer aussi longtemps que dans le reste de l’Europe. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Le stress rend malade et coûte cher</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Pour les salarié(e)s de Suisse, la seule chose à constamment augmenter, c’est le stress et les dommages qu’il cause à la santé. Et c’est cher&nbsp;! Cher pour les personnes concernées et pour notre économie. Dix milliards de francs, selon l’étude du SECO sur le stress&nbsp;!</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Comme pratiquement personne ne peut échapper à la pression croissante qui s’exerce sur le lieu de travail, une meilleure protection légale s’impose, par exemple en augmentant la durée des vacances. </span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">D’abord cinq semaines pour tout le monde, puis six</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Si l’initiative est acceptée, la sixième semaine de vacances ne sera pas immédiatement introduite. En effet, ce sont cinq semaines qui le seront. Ensuite, un jour de vacances sera ajouté chaque année. Ainsi, cinq ans plus tard, tous les travailleurs et toutes les travailleuses de Suisse auront droit à six semaines de vacances.&nbsp; </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Les coûts entraînés par la semaine supplémentaire sont d’ores et déjà couverts par la hausse de la productivité et le seront aussi par le recul des frais engendrés par le stress.</span></p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-147</guid><pubDate></pubDate><title>Si les profiteurs paient des cotisations normales, l’assurance sera assainie</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-les-profiteurs-paient-des-cotisations-normales-l-assurance-sera-assainie</link><description>L’assurance-chômage recevrait 600 millions de recettes supplémentaires si les profiteurs payaient des cotisations sur la totalité de leurs salaires. Et les déficits de cette assurance disparaîtraient. Mais le Conseil fédéral et le Parlement veulent qu’un maçon ne reçoive plus que 1900 francs une fois tombé au chômage. Ils veulent aussi reporter les coûts sur les cantons et les communes. Un NON s’impose plus que jamais le 26 septembre prochain !</description><content:encoded><![CDATA[<p>La semaine passée, le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, a dû reconnaître que si les hauts revenus payaient proportionnellement autant de cotisations à l’assurance-chômage que les salarié(e)s «&nbsp;normaux&nbsp;», les recettes et les dépenses de cette dernière seraient équilibrées. Aujourd’hui, les parts de salaire supérieures à 126&nbsp;000 francs ne paient pas ces cotisations. Monsieur Brady Dougan ne paie ainsi que 2520 francs de cotisations à l’assurance-chômage. Si ce plafond tombait, cette dernière aurait 600 millions de recettes supplémentaires. En son temps, pendant les délibérations parlementaires, le SECO parlait d’un peu plus de 400 millions. Raison pour laquelle, le déplafonnement des cotisations n’a pas été sérieusement examiné par le Parlement, lors de la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). Cela, alors qu’il va de soi dans les assurances sociales suisses que sont l’AVS et l’AI. 
</p><p>Qu’il s’agisse désormais de 600 millions de francs change totalement la donne. Même la conseillère aux États zurichoise Verena Dieter, coprésidente du comité pour le «&nbsp;oui&nbsp;» à cette révision, a déclaré, dans l’Aargauer Zeitung que les débats du Parlement auraient peut-être pris une autre tournure si les parlementaires avaient eu les bons chiffres. Et elle veut en parler à son comité pour savoir s’il ne faudrait pas intervenir aux Chambres pour demander que les hauts revenus contribuent plus à l’assurance-chômage. Bref, la 4e révision de cette dernière est mort-née. 
</p><h3>Des pertes énormes </h3><p>La révision de la LACI aura des effets négatifs pour une grande partie de la population. Presque la moitié des personnes entre 20 et 64 ans n’ont pas d’obligations familiales envers des enfants. Si le démantèlement des prestations a lieu, ces personnes devront attendre beaucoup plus longtemps pour toucher des indemnités de chômage. Un maçon de 55 ans, dont les enfants ont quitté la maison et qui touche un salaire mensuel d’environ 5000 francs par mois, ne recevra plus que 1900 francs s’il tombe au chômage. Il a versé plus de 20&nbsp;000 francs de cotisations à l’assurance-chômage pendant sa vie professionnelle et maintenant, il est contraint de demander l’aide sociale. Et tant pis pour le principe d’assurance que la révision devait pourtant renforcer. Les jeunes, les moins jeunes, ainsi que les femmes qui reviennent dans le monde du travail ou les personnes qui veulent retravailler après une maladie ou un accident seront punis par une baisse des prestations (moins d’indemnités journalières). Et celles et ceux qui vivent dans des régions où le chômage fait des ravages se retrouveront plus rapidement en fin de droit. 
</p><h3>Pas d’économies en vue, mais un transfert des coûts</h3><p>Ce que la majorité de droite du Parlement a décidé n’est pas seulement injuste, c’est même une pseudo-solution. De fait, ce que l’assurance-chômage économiserait serait en réalité reporté sur les cantons et les communes… qui devraient, tôt ou tard, augmenter leurs impôts. Les partisans de cette révision se gardent bien de le dire&nbsp;! Cette dernière coûterait en effet presque 100 francs par contribuable. Et les personnes à l’AVS devraient également passer à la caisse, alors qu’elles n’ont plus besoin d’assurance-chômage. 
</p><p>Pour l’USS, il est clair que cette révision injuste doit être rejetée. Ce dont nous avons besoin ici, c’est d’un financement juste. Un financement auquel les profiteurs de ces dernières années doivent contribuer sur la totalité de leurs salaires.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-724</guid><pubDate></pubDate><title>Votation du 11 mars 2012 : prix unique du livre - Une vraie concurrence, en lieu et place d’idéologie néolibérale</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/votation-du-11-mars-2012-prix-unique-du-livre-une-vraie-concurrence-en-lieu-et-place-d-ideologie-neoliberale</link><description>Pour les représentant(e)s de la droite, il serait à proprement parler politiquement suicidaire de s’engager contre un objet de votation dont l’acceptation par le peuple permettra de protéger environ 400 PME de Suisse et de remettre au pas la concurrence sauvage à laquelle s’adonnent quelques grands groupes. Or, c’est précisément là ce qui est en train de se passer dans le cadre de la campagne de votation sur la réintroduction du prix unique du livre. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Le prix unique du livre a fait ses preuves des décennies durant. Tous nos voisins le pratiquent. Il a permis de maintenir une production diversifiée, de niveau élevé et à des prix raisonnables. Grâce à lui aussi, les librairies peuvent jouer leur rôle de lieux comme lieu de rendez-vous culturels offrant un vaste choix d’ouvrages de toutes sortes. Et cela, pas uniquement dans les grandes villes. Seul le prix unique, appliqué de manière générale, permet d’utiliser les bénéfices faits avec la vente de bestsellers pour abaisser le prix d’ouvrages moins demandés, mais importants. Ainsi, les livres spécialisés et les manuels deviennent d’un prix abordable pour tout le monde.
</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Malgré ces avantages, le prix unique du livre a été supprimé en Suisse il y a quelques années&nbsp;; cela, pour des raisons purement idéologiques. À l’époque en effet, il était de bon ton de supprimer tous les garde-fous possibles posés au capitalisme sauvage, afin de laisser le champ totalement libre aux super-spéculateurs, aux jongleurs de la finance et autres «&nbsp;prédateurs&nbsp;» de l’économie. Et cela, ça s’appelait «&nbsp;libéraliser&nbsp;». Les conséquences sont connues. Sur les marchés libéralisés de l’électricité, les prix se sont mis à grimper et la sécurité de l’approvisionnement à disparaître. Dans les transports autrefois publics libéralisés et privatisés, la qualité a baissé et les prix sont montés. Largement «&nbsp;libéré&nbsp;» de toutes règles, le monde de la finance nous a conduits, après l’éclatement de diverses super-bulles, à un accident économique majeur qui a coûté et coûte encore aux contribuables du monde entier des centaines et des milliers de milliards de francs, de dollars et d’euros ainsi que des millions d’emplois.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette évolution négative, le Parlement suisse a voulu la stopper en réintroduisant, pendant qu’il était encore temps, le prix unique du libre. Dans la branche du livre, la concurrence ne devrait pas se faire à travers les prix et, donc, les salaires et les emplois. En matière de services, la concurrence était et reste demandée. Elle concerne l’assortiment proposé, les délais de livraison, les conseils donnés, les connaissances spécialisées du personnel et sa gentillesse. Dans tous ces domaines, les libraires et les éditeurs doivent se montrer aptes à innover. Et, pour apaiser les craintes des consommateurs et consommatrices d’être confrontés à des prix pas corrects fixés par des monopoles, la nouvelle loi qui réintroduit le prix unique du livre attribue au Surveillant des prix des compétences élargies. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">C’est contre cette loi qu’Ex Libris a saisi le référendum et embauché les organisations de jeunesse de la droite. Ces opposants au prix unique du livre se dressent ainsi contre les PME locales que sont les librairies et les maisons d’édition, dont la quasi-totalité soutient la nouvelle loi avec les salarié(e)s et les organisations représentatives des consommateurs et consommatrices. Les Jeunesses de la droite se mettent ainsi du côté des discounters comme Ex Libris, la filiale de la Migros, et Weltbild. Pour elles, ce ne serait pas un problème si, à l’avenir, on ne pouvait plus acheter de livres que sur internet ou si l’on était contraint de choisir ses lectures dans l’assortiment réduit des grandes surfaces et des kiosques. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Que quelques libraires «&nbsp;indépendants&nbsp;» soient opposés au prix unique, parce qu’ils se sentent empêchés de prouver leur «&nbsp;aptitude à innover&nbsp;» en pratiquant un dumping sur les prix et en versant des salaires non conformes à ceux de la convention collective de travail, cela plaide uniquement pour la loi sur le prix unique du livre et nous incite à lui dire OUI le 11 mars prochain.</span></p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-148</guid><pubDate></pubDate><title>Genève offre des tests gratuits</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/geneve-offre-des-tests-gratuits</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Des années durant, l’Union syndicale suisse (USS) a stigmatisé la diffusion excessive de tests d’aptitude coûteux destinés aux candidats apprenti(e)s, comme le «&nbsp;multicheck&nbsp;» ou le «&nbsp;basic-check&nbsp;» Sans oublier le sommet peu ragoûtant désormais atteint à ce chapitre&nbsp;: des cours de préparation - eux aussi onéreux&nbsp;! - à ces tests, !&nbsp;Depuis l’éclatement de la crise des places d’apprentissage dans les années 1990, les entreprises formatrices de tout le pays exigent ces tests des (futurs) apprenti(e)s qui doivent s’en acquitter eux-mêmes ou à travers leurs parents. 
</p><p>Comme l’introduction de normes de formation dans toutes les écoles obligatoires des cantons va se faire attendre encore longtemps, le canton de Genève a pris les devants. À partir de l’automne 2010, il offre pour la première fois, dans sa <i>Cité des métiers et de la formation, </i>un test assisté par ordinateur pour l’évaluation des connaissances en français et en mathématiques acquises durant la scolarité obligatoire. Et ce test est gratuit&nbsp;! Un exemple à suivre.
</p><p>&nbsp;</p><h3>Attestation fédérale de formation&nbsp;:&nbsp; une formation judicieuse… qui peut faire mieux</h3><p>Dans la période qui a précédé l’entrée en vigueur de la loi sur la formation professionnelle le 1<sup>er</sup> janvier 2004, on a beaucoup discuté – dans les syndicats aussi – de la nouvelle formation professionnelle en deux ans avec attestation fédérale, qui était appelée à remplacer la formation élémentaire. On dispose aujourd’hui de plusieurs évaluations de cette innovation. La plus récente a été réalisée par l’idheap (Institut de hautes études en administration publique) de Lausanne sur mandat de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie. Le bilan qu’elle dresse confirme aussi les résultats des études antérieures, ainsi que l’opinion dominante au sein de l’Union syndicale suisse (USS) selon laquelle l’introduction de cette nouvelle formation en deux ans n’est pas une concurrence pour les autres qui débouchent, après trois ou quatre ans, sur un certificat fédéral de capacité (CFC). Le niveau de la formation professionnelle initiale a donc été globalement rehaussé. Le groupe visé par le législateur pour cette nouvelle formation, les personnes socialement défavorisées, a donc été atteint. 
</p><p>La perméabilité entre les formations en deux ans et celles qui mènent à un CFC (passage de la première formation à la deuxième, mais raccourcie) est bien là. Mais 20&nbsp;% seulement en font usage, un pourcentage qui doit augmenter, car la formation avec CFC permet de passer à la formation professionnelle supérieure. 
</p><p>L’encadrement individuel spécialisé prévu par le législateur sur la pression des syndicats s’est aussi avéré efficace. Mais seule la moitié des apprenti(e)s en ont profité. Il appartient aux cantons ainsi qu’aux écoles professionnelles de concrétiser ce mandat, pour celles-ci en organisant leurs cours de soutien de sorte que les apprenti(e)s en formation de deux ans avec attestation fédérale puissent aussi y participer. 
</p><p>Quant à elles, les nouvelles du marché du travail sont moins bonnes. Les jeunes ayant effectué une telle formation en deux ans rencontrent de grandes difficultés pour trouver un travail correspondant à leurs acquis. Des efforts redoublés sont nécessaires ici, mais sûrement pas dans le sens d’une réduction de la durée d’indemnisation des jeunes par l’assurance-chômage&nbsp;!</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-725</guid><pubDate></pubDate><title>Hausse exagérée des tarifs des CFF: Le désendettement rapide du rail s’impose</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/hausse-exageree-des-tarifs-des-cff-le-desendettement-rapide-du-rail-s-impose</link><description>Contre toute raison en matière de transports, les tarifs des CFF vont augmenter dans une mesure exagérée dès décembre 2012. La raison principale en est les nouveaux prix des sillons calculés par la Confédération. Ce n’est donc pas le renchérissement général qui est en cause ici, mais la mauvaise politique qui a été suivie. Si la Suisse veut rester un modèle dans ce domaine, nous ne devons pas alourdir la charge financière des chemins de fer, mais alléger leurs dettes.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette hausse des tarifs des CFF ne surprend pas. Avec le nouveau «&nbsp;Financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire&nbsp;» (FAIF), le Conseil fédéral a annoncé une hausse des prix du sillon[1]. Et la première tranche de 200 millions de francs à cet effet devra être versée en 2013 déjà, puis une nouvelle suivra. S’il est vrai que les entreprises de chemins de fer ne répercuteront pas, à en croire l’Union des transports publics (UTP), la totalité des coûts supplémentaires, ce qui représenterait une hausse de 9&nbsp;%, les 5,6&nbsp;% annoncés sont trop élevés et largement supérieurs au renchérissement. Les abonnements généraux renchériront en effet de 6,3 à 8,1&nbsp;% et l’abonnement demi-tarif pour trois ans de 15&nbsp;% même. Or, ce sont précisément les usagers et usagères les plus fidèles qui seront les plus touchés. Mais il y a pire&nbsp;: nous voyons dans ces hausses le début d’une spirale des prix qui, jusqu’à la fin de la décennie, conduira à des augmentations se montant à 20&nbsp;% en tout.
</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Il faut donc redresser la barre, sinon le modèle des chemins de fer suisses sera menacé. De fait, si prendre le train devient un luxe, les gens reviendront progressivement à l’automobile. En outre, les hausses des tarifs ne sont d’aucune utilité pour le personnel des chemins de fer. On lui demandera même d’être encore plus productif, à cause de la nouvelle pression sur les coûts que la Confédération fera subir aux entreprises de chemins de fer. Ici aussi, les citrons tant évoqués ont été fortement pressés ces dernières années et la grogne du personnel fidèle de ces entreprises va sans doute s’accentuer. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">D’un point de vue économique et écologique, le rail est un des moyens de transport les plus efficaces. Grâce à son développement - demandé à maintes reprises par le peuple dans les urnes, ces dernières décennies -, il a atteint une productivité exemplaire. Les Suisses et les Suissesses sont, en raison d’une offre étoffée, passés en grand nombre de la route au rail. Et cette tendance ne doit pas être stoppée, mais encouragée. En d’autres termes, nous devons faire avancer comme prévu le développement de l’infrastructure ferroviaire et garantir l’entretien de celle-ci. Or, ces dernières années, cet entretien a été éhontément négligé pour des raisons financières. C’est pourquoi le Conseil fédéral veut, selon son message sur le FAIF, financer tous les nouveaux investissements par un fonds unique et de manière durable, parce que non limitée dans le temps. C’est juste. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Ce qui, par contre, ne l’est pas, c’est que, dès le départ, à cause d’une politique financière erronée, on accorde à ce fonds une marge de manœuvre bien trop faible. Des prix du sillon plus élevés au profit de la caisse fédérale et le report de 8 milliards de dettes –provenant du prêt fait à l’ancien Fonds des grands projets ferroviaires (FTP) destiné aux investissements d’importance (Rail 2000, nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes) – sont des sabots de frein qui font obstacle à une politique sensée de l’infrastructure ferroviaire. Une conséquence en est l’actuelle hausse des tarifs. Les 8 milliards de dettes qui devront être remboursés à partir de 2019 grèveront chaque année les comptes du rail de près d’un milliard de francs. La deuxième conséquence est que la première étape d’aménagement, jusqu’en 2025, est trop prudente, car dotée dc 3,5 milliards de francs seulement. Ainsi, les besoins réels, environ 40 milliards, ne pourront jamais être couverts. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Depuis deux ans, l’Union syndicale suisse (USS) et le Syndicat du personnel des transports (SEV) demandent instamment à la Confédération de biffer les dettes accumulées, une demande qu’ils ont sans cesse réitérée en rapport avec le FAIF. Le rail est un service public auquel tout le monde doit pouvoir accéder à des prix abordables. Les investissements à effectuer dans ce domaine ne se calculent pas uniquement d’un point de vue économique, car ils sont également nécessaires d’un point de vue énergétique et climatique. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le message sur le FAIF se trouve maintenant au Conseil des États. À ce dernier de décider comme il se doit, puisqu’il en a la possibilité.</span></p><div><hr><p> [1] Itinéraire d’un train, défini dans le temps et l’espace.</p><div id="ftn1"><p><span lang="FR"></span></p></div></div>]]></content:encoded><category>Transports</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-136</guid><pubDate></pubDate><title>Un démantèlement pur et simple que le Souverain n’avalera jamais</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/un-demantelement-pur-et-simple-que-le-souverain-n-avalera-jamais</link><description>Il y a lieu de craindre que le Parlement adoptera, lors de sa session automnale, une 11e révision de l’AVS qui aboutira à une offensive massive contre le niveau des rentes. En ce qui concerne la retraite anticipée, la soi-disant solution présentée est insuffisamment sociale. À l’unanimité, le Comité de l’USS a décidé de saisir le référendum contre pareille révision.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Selon cette révision, si le fonds de l’AVS est inférieur à 70&nbsp;% des dépenses annuelles, les rentes ne seront plus adaptées selon l’indice mixte que si celui-ci atteint 4&nbsp;%. C’est là, d’un point de vue purement mathématique, une offensive massive contre le niveau des rentes.
</p><h3>Des rentes en grand danger</h3><p>L’actuel rythme bisannuel d’indexation des rentes disparaîtrait donc. Et celles-ci seraient, encore plus qu’aujourd’hui, à la traîne de l’évolution des prix et des salaires. La commission du Conseil national propose en outre, comme le Conseil des États, que si le niveau du fonds est inférieur à 44&nbsp;% (50&nbsp;% même pour la minorité UDC), l’indexation ne se fasse pas du tout. Selon la révision en son état actuel, la Confédération ne devra chercher de nouvelles recettes que lorsque l’indexation aura été stoppée. Les 5&nbsp;% des actuelles cotisations prévus à cet effet (donc de 8,82&nbsp;%) représentent des pour-mille en termes de recettes et ne seraient de ce fait guère suffisants. Et même&nbsp;! Il faudrait prendre bien avant des mesures en matière de cotisations. Comme le fonds de l’AVS devra donner 5 milliards de francs au nouveau fonds de l’AI, à titre de capital de départ, et que les 7 milliards de l’or de la Banque nationale ne seront peut-être pas pris en compte, on risque d’assister à une baisse mathématique accélérée du niveau d’un fonds AVS aujourd’hui bien fourni. 
</p><p>Bref, la remise en cause de l’indexation des rentes telle qu’elle est pratiquée à ce jour constitue bel et bien une grossière offensive contre le niveau des rentes. 
</p><h3>Une flexibilité bidon</h3><p>Cette révision prévoit aussi un relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. Une économie de 800 millions de francs. Pour l’USS, il a toujours été clair que ce relèvement ne peut être accepté que si la totalité du montant économisé est affectée à des mesures destinées à atténuer les effets sociaux entraînés par une anticipation de la rente. Or, seulement 400 millions sont prévus et même, pour une période limitée à 10 ans. Le Parlement et le Conseil fédéral brisent de ce fait une nouvelle fois la promesse qu’ils n’ont cessé de faire d’une retraite anticipée sociale. De ces 400 millions ne profiteraient en effet que les revenus se situant entre 40&nbsp;000 et 61&nbsp;500 francs. En cas d’anticipation de la rente, la rente AVS des personnes touchant de tels revenus serait un tout peu moins réduite, mais resterait toujours bien trop faible. Mesurée à l’aune des vrais besoins d’une retraite anticipée flanquée de mesures vraiment sociales, cette solution n’est qu’une solution bidon.
</p><h3>Le référendum sera saisi si…</h3><p>Le 1er septembre, le Comité de l’USS a décidé à l’unanimité de saisir le référendum contre cette révision sauf, bien sûr, si le Parlement devait procéder à des modifications substantielles durant sa session d’automne.</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-137</guid><pubDate></pubDate><title>Des services de qualité dans tout le pays, des emplois sûrs et des prix équitables</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/des-services-de-qualite-dans-tout-le-pays-des-emplois-surs-et-des-prix-equitables</link><description>Même si elle a été refroidie lors des délibérations de la commission du Conseil national responsable de ce dossier, economiesuisse, incapable de la moindre flexibilité, maintient sa ligne : la libéralisation totale de la Poste ; ce qui met en danger un approvisionnement performant en services postaux, des emplois sûrs et des prix équitables. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la session d’automne, le Conseil national abordera la révision totale de la législation postale. L’enjeu primordial est une libéralisation brusquée de l’approvisionnement en services postaux. Contre l’avis de son département, le gouvernement veut cette libéralisation et le Conseil des États l’a adoptée avec une majorité d’une seule voix, après des délibérations superficielles. La Commission du National propose maintenant, après un examen minutieux et aussi à une courte majorité, d’y renoncer, sa minorité cédant à la pression massive de la faîtière de l’économie, economiesuisse, qui entend offrir les opérations postales lucratives à des entreprises privées. Or, plus de libéralisation égale des prix plus chers, des emplois moins sûrs et un approvisionnement moins bon du pays en services postaux. Raisons pour lesquelles les syndicats lui sont opposés. Mais les régions de montagne, les organisations des consommateurs et consommatrices ainsi que les petites et moyennes entreprises mettent également en garde contre d’inutiles expérimentations. Le National serait bien avisé de suivre la majorité de sa commission.
</p><h3>Bénéfices pour les entreprises privées et régions périphériques pour la Poste…</h3><p>Un sondage réalisé en 2009 par l’institut gfs montre que la population s’identifie fortement à la Poste et souligne l’importance d’un réseau d’approvisionnement couvrant l’ensemble du territoire national. La Poste est aimée parce qu’elle approvisionne précisément l’ensemble du pays&nbsp;; cela, avec ponctualité et fiabilité. La révision de la législation postale en cours prévoit des coupes totalement inutiles. De plus, une libéralisation accentuerait encore plus la pression exercée, pour «&nbsp;cause&nbsp;» de coûts, sur la densité du réseau des offices postaux et la qualité de l’approvisionnement. Propriété de la Confédération, la Poste a, en matière d’efficience, réalisé depuis très longtemps ce que l’on demande d’elle et ses bénéfices sont conséquents depuis des années, ce qui facilite ses investissements pour l’avenir et allège d’autant la caisse fédérale, donc le porte-monnaie des contribuables. 
</p><p>S’appuyant sur une étude de complaisance, economiesuisse dénigre les prestations de pointe de la Poste, alors que, concernant les prix et la fiabilité de la Poste, des études plus indépendantes et, de ce fait, plus fiables, réalisées par l’autorité de régulation postale classent la Suisse dans les premiers rangs en comparaison européenne. L’offensive menée par la faîtière de l’économie est transparente&nbsp;: elle vise à privatiser aussi rapidement que possible une part des bénéfices de cette entreprise aux mains de la Confédération. Elle veut réserver aux entreprises privées les meilleures parts du gâteau, à savoir&nbsp;: les affaires réalisées dans les agglomérations et laisser à la Poste l’approvisionnement onéreux des régions périphériques du pays. Cela signifie que les prestations se dégraderont et/ou renchériront globalement. On peut regarder cela sous l’angle que l’on veut, le maintien du monopole résiduel du courrier postal est la garantie financièrement la plus avantageuse d’un service universel de qualité supérieure. Les exemples étrangers nous le montrent aussi. On y voit que la libéralisation a diminué la densité des réseaux d’offices postaux et fait bondir les prix payés par les clients privés et l’économie. 
</p><h3>Maintenir des emplois corrects</h3><p>Pour les syndicats, l’accentuation de la pression exercée sur les salaires et les conditions de travail entraînée par les libéralisations est alarmante. L’Allemagne a ainsi dû décréter un salaire minimum pour la poste parce que les prestataires privés de services postaux voulaient verser des salaires nettement inférieurs au minimum vital. L’obligation légale prévue pour tous ces prestataires privés de négocier une convention collective de travail (CCT) s’impose donc. Mais il serait encore mieux que la Poste suisse – comme aujourd’hui le personnel de la Confédération – soit obligée de conclure une CCT. En outre, une CCT de force obligatoire dans cette branche est nécessaire pour juguler la sous-enchère salariale. Si la loi n’en est pas garante, les futures luttes syndicales sont d’ores et déjà programmées. 
</p><p>En résumé, il n’y aucune raison de privatiser partiellement la Poste. Celle-ci a un mandat constitutionnel d’approvisionnement public en services postaux. Elle le remplit de manière remarquable en tant qu’entreprise aux mains de la Confédération. Une participation d’entreprises privées à ses bénéfices est absurde. Également en ce qui concerne une PostFinance plus lucrative encore. C’est pourquoi celle-ci doit rester dans sa totalité propriété d’une Poste – elle, aux mains de la Confédération – qui doit lui garantir une assise financière solide. 
</p><h3>Initiative «&nbsp;Pour une poste forte&nbsp;» </h3><p>Le Syndicat de la Communication vient de déposer à la Chancellerie fédérale son initiative «&nbsp;Pour une poste forte&nbsp;» munie de plus de 110&nbsp;000 signatures. La récolte de ces dernières a pu être stoppée après cinq mois seulement, sinon elles auraient sans doute été au nombre de 200&nbsp;000. C’est là un message clair à l’intention du Parlement. La population veut une poste forte, propriété de la Confédération et présente dans les villages et les quartiers de villes de tout le pays. Elle doit aussi garantir, à des prix avantageux, l’actuel approvisionnement de qualité en services de paiement. Ce que permettra le monopole résiduel du courrier postal et une PostFinance, respectivement une banque postale, propriété de la Poste. Le Parlement ferait bien de prendre au sérieux ces revendications qui vont de soi concernant des réalités qui ont fait leurs preuves à ce jour. Sinon le peuple tranchera.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-138</guid><pubDate></pubDate><title>Pour plus de richesse intérieure </title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/pour-plus-de-richesse-interieure</link><description>À partir du 27 septembre, le Conseil national sera la première Chambre à traiter de l’initiative populaire « jeunesse + musique ». Les deux fédérations de l’Union syndicale suisse (USS) que sont l’Union suisse des artistes musiciens (USDAM) et la Société suisse de pédagogie musicale (SSPM) ont activement participé à la récolte des signatures. L’USS soutient donc cette initiative.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La formation musicale est une véritable richesse pour la jeunesse. Une activité musicale stimule en effet le développement et les compétences des enfants et des jeunes. Malheureusement, l’enseignement de la musique manque souvent de moyens. Ce sont les familles des jeunes qui souhaitent apprendre un instrument ou jouer dans un orchestre et les enseignant(e)s de musique qui en supportent les conséquences&nbsp;: dans de nombreuses communes, les tarifs des écoles de musique sont prohibitifs pour les familles modestes et de la classe moyenne et les conditions de travail et de salaire des enseignant(e)s sont médiocres, voire carrément mauvaises. Souvent, ces derniers n’ont qu’une charge d’enseignement insuffisante, ce qui accentue la précarité de leur situation professionnelle (travail atypique, chômage fréquent, lacunes d’assurances sociales), une précarité que connaissent d’ailleurs de nombreux artistes. 
</p><p>L’initiative populaire «&nbsp;jeunesse + musique&nbsp;» souhaite que la formation musicale acquière une plus grande importance dans le système éducatif. Il s’agit notamment d’encourager l’enseignement de la musique à l’école obligatoire et de mieux soutenir les écoles de musique. Le Conseil fédéral, peu sensible aux qualités d’un bon enseignement de la musique et aux difficultés des professionnels de cette branche, recommande de la rejeter. 
</p><p>Quant à elle, logiquement, l’USS la soutient. Il est en effet nécessaire d’encourager la formation musicale des jeunes et d’améliorer les conditions de travail des enseignant(e)s de musique. 
</p><p>Pour plus d’informations à ce sujet&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  <a href="http://www.musikinitiative.ch/page/index.php?lang=F" target="_blank" rel="noreferrer">www.musikinitiative.ch/page/index.php</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-727</guid><pubDate></pubDate><title>Journée d’action européenne pour l’emploi et la justice sociale:  Halte au dumping salarial ! Pour une responsabilité solidaire immédiate !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/journee-d-action-europeenne-pour-l-emploi-et-la-justice-sociale-halte-au-dumping-salarial-pour-une-responsabilite-solidaire-immediate</link><description>Durant la crise financière, les États européens ont déversé des milliards par torrents afin de sauver les banques. Maintenant, partout en Europe, les salarié(e)s et les retraité(e)s sont priés de régler la facture. La Confédération syndicale européenne (CSE) combat cette politique désastreuse, entre autres par une journée d’action le 29 février.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le prochain sommet de l’Union européenne (UE), les 1<sup>er</sup> et 2 mars, prendra des décisions d’une grande portée pour les salarié(e)s. À l’ordre du jour, de nouveaux et brutaux programmes d’austérité qui accroîtront encore plus le chômage. Ce dernier a déjà atteint un record, avec 23,5 millions de chômeurs et chômeuses dans toute l’UE. En outre, les décisions prévues s’en prendront aussi aux salaires et à la sécurité sociale des travailleurs et travailleuses. L’autonomie contractuelle des partenaires sociaux est également en partie menacée. Seule lueur dans ce long tunnel ténébreux, l’introduction, ou le durcissement, de la responsabilité solidaire est envisagée. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Dans la perspective de ce nouveau serrage de vis, la CES a appelé à des journées d’action dans toute l’Europe sous le mot d’ordre&nbsp;: «&nbsp;Trop c’est trop&nbsp;! Des alternatives existent. Pour l’emploi et la justice sociale.&nbsp;» Cet appel a été entendu. Dans presque tous les États européens, les syndicats manifesteront contre une politique d’austérité aveugle et pour des solutions socialement adéquates à la crise de la dette (euro-obligations et reformulation du mandat de la Banque centrale européenne). En Suisse aussi, nous manifesterons. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Les syndicats européens avancent d’autres mesures concrètes comme l’amélioration de la protection contre le dumping salarial et la responsabilité sociale des entreprises dans la chaîne de la sous-traitance. Cette responsabilité doit permettre de stopper la pratique de plus en plus courante, en Suisse aussi, qui voit des entreprises générales déléguer une partie de leur mandat à des entreprises sous-traitantes qui se contrefichent du respect des conditions de travail stipulées par les CCT. Les syndicats suisses passeront à l’action, tout au moins symboliquement, contre ce retour au capitalisme sauvage lors de cette journée européenne. Le 29 février, Unia, soutenu par d’autres syndicats de l’USS, organisera trois actions sur des chantiers à Lausanne, Lugano et Berne, avec pour mot d’ordre: Halte au dumping salarial&nbsp;! Pour une responsabilité solidaire immédiate&nbsp;! </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Des informations supplémentaires concernant la journée d’action européenne se trouvent à cette adresse&nbsp;: <a href="http://www.etuc.org/fr">http://www.etuc.org/fr</a></span></p>]]></content:encoded><category>International</category><category>Salaires et CCT</category><category>Mesures d’accompagnement / libre circulation des personnes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-139</guid><pubDate></pubDate><title>Si elle n’est pas déjà morte, c’est devant le peuple qu’elle mourra</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/si-elle-n-est-pas-deja-morte-c-est-devant-le-peuple-qu-elle-mourra</link><description>Cette fois, l’Association suisse d’assurances (ASA) avait poussé le bouchon un peu trop loin. En effet, si elle a réussi à faire honorer sa « liste de mariage » par la commission du Conseil national, elle a aussi provoqué la création d’une alliance inhabituelle qui, avec son « Non, pas comme ça ! », vient sans doute de donner l’estocade à la révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA).</description><content:encoded><![CDATA[<p>Si l’Union suisse des arts et métiers (USAM) et l’Union syndicale suisse (USS) ainsi que la Société suisse des entrepreneurs (SSE) et le syndicat Unia demandent ensemble le renvoi au Conseil fédéral du projet de révision de la LAA – sinon, ils saisiront ensemble le référendum -, c’est très certainement qu’une offensive brutale a été lancée contre les intérêts communs des partenaires sociaux.
</p><p>Et c’est bien le cas. Concernant cette révision, l’ASA était parvenue, jusqu’au stade de la commission parlementaire chargée de l’examen préalable pour le Conseil national, à couper massivement dans l’actuelle assurance-accidents et, de ce fait, à s’attaquer à la SUVA (CNA), une institution gérée par les partenaires sociaux. D’une part, l’ASA a obtenu que le gain maximal assuré soit abaissé de 126&nbsp;000 francs à environ 100&nbsp;000. Conséquence&nbsp;: une augmentation de 2&nbsp;% des primes de l’assurance de base. En effet, la baisse des recettes de celle-ci serait plus élevée que les économies réalisées dans les prestations. Tant les employeur(e)s que les travailleurs et travailleuses verraient ainsi leur charge s’alourdir. Simultanément, une nouvelle charge s’imposerait&nbsp;: des assurances complémentaires pour les cadres. 
</p><p>D’un autre côté, les assureurs privés ont réussi à faire passer le degré d’invalidité minimal de 10 à 20&nbsp;%. Conséquence&nbsp;: en particulier, les travailleurs et travailleuses manuels dont le salaire est diminué de moins de 20&nbsp;% suite à un accident ne seraient plus couverts par l’assurance (voir notre exemple ci-contre). 
</p><p>Pour sa part, l’affaiblissement de la SUVA aurait eu pour effet que le vaste programme de prévention des accidents mis en œuvre par elle serait menacé.
</p><p>À l’occasion d’une conférence de presse commune, le 31 août, les partenaires sociaux ont clairement fait savoir qu’ils n’accepteraient pas de céder à cette offensive culottée dirigée contre une assurance sociale. Ils estiment que le projet de révision doit être retourné à son expéditeur, le Conseil fédéral. Sinon, les arts et métiers saisiront le référendum avec les syndicats. L’offensive des assureurs est absurde. C’est en effet uniquement à cause de leur cupidité qu’il faudrait inutilement dégrader une assurance dont le financement est le meilleur qui soit et dont le fonctionnement s’avère excellent. 
</p><p>La gauche et les vert(e)s du Parlement ont toujours rejeté cette révision. Dans les groupes parlementaires de la droite, les cartes ont ainsi été redistribuées avant les débats aux Chambres. Et l’ASA a laissé entendre qu’elle n’aurait jamais voulu aller aussi loin. Bref, on peut partir de l’idée que la raison sociale s’imposera et que cet objet prendra la bonne direction, celle de la corbeille à papier. 
</p><h3>Que signifie un degré d’invalidité de 20&nbsp;%&nbsp;?</h3><p>Jacques (39 ans) est menuisier. Son salaire annuel se monte à 72&nbsp;000 francs. Un jour, il se blesse lourdement au travail en se coupant le poignet avec une scie sur table. La guérison se fait attendre et, finalement, le poignet doit être renforcé. Jacques est alors contraint d’exercer une activité physiquement moins difficile, mais moins bien payée. Il en résulte pour lui une perte de salaire de 19&nbsp;% due à cet accident (Fr. 13&nbsp;680.- par an), qui est couverte aujourd’hui par l’assurance-accidents via une rente. Calculé jusqu’à l’âge de 65 ans, le dommage se monte à environ 260&nbsp;000 francs.
</p><p>Selon la volonté de la commission, Jacques ne toucherait plus de rente du tout, mais devrait demander à l’assurance responsabilité de son employeur la compensation de sa perte de salaire. Conséquence probable&nbsp;: une longue et pénible dispute juridique entre Jacques et son employeur&nbsp;; cela, au détriment d’une rapide réinsertion sur le lieu de travail.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-728</guid><pubDate></pubDate><title>Protection de la maternité: Le temps de travail doit être rémunéré. Même lorsque l’on allaite !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/protection-de-la-maternite-le-temps-de-travail-doit-etre-remunere-meme-lorsque-l-on-allaite</link><description>Le Conseil national va se prononcer pendant la session qui vient de commencer au sujet de la ratification de la convention n° 183 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la protection de la maternité, suite à une initiative parlementaire due à la socialiste Liliane-Maury-Pasquier (GE).</description><content:encoded><![CDATA[<p>La Chambre du peuple se prononcera aussi sur une petite modification de l’article 35a de la loi sur le travail (LTr), que cette ratification rendrait nécessaire. Bien que petite, c ette modification n’en est pas moins importante du point de vue de la santé publique comme de l’égalité entre femmes et hommes. En effet, elle traite du paiement du salaire lors de l’allaitement sur le lieu de travail. La majorité de la commission de la santé et de la sécurité sociale (CSSS) propose au plénum de ratifier la convention n°&nbsp;183 et d’accepter la modification de la l’article 35a LTr. L’USS se réjouit de cette proposition et la soutient.
</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Actuellement, le temps consacré à l’allaitement sur le lieu de travail est considéré par la loi comme du temps de travail<span lang="FR">[1]</span></span>. Mais que ce temps doive être rémunéré ou pas n’est pas clair. À ce sujet, la loi est de fait muette. Une nouvelle jurisprudence a montré que cette absence de règles pose un problème réel&nbsp;: un tribunal genevois a ainsi récemment débouté une travailleuse qui demandait le paiement du temps de travail consacré à l’allaitement.<b></b>La CSSS propose donc, pour garantir la sécurité juridique, de modifier l’article 35a LTr, l’ordonnance devant définir la durée d’allaitement sur le lieu de travail donnant droit à un salaire. </p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Cette proposition est aussi une très bonne nouvelle pour la cause de l’égalité. Elle soutient concrètement les mères qui travaillent et élimine une discrimination salariale. En effet, la possibilité d’avoir du « temps de travail non rémunéré » pour allaiter ne concerne évidemment que les femmes. Cette proposition n’aura par conséquent qu’un impact marginal sur les charges salariales, car cela ne correspond qu’à une durée très réduite. Les montants en jeu le seront donc également. Le litige genevois portait, par exemple, sur quelques centaines de francs seulement. Et il faut ajouter qu’en pratique, de très nombreux employeurs versent déjà un salaire pour le temps consacré à l’allaitement. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En outre, il convient enfin de saluer le principe de la ratification de la convention n° 183 de l’OIT sur la protection de la maternité. En effet, cette convention donne une assise internationale à de nombreuses mesures de protection des femmes enceintes et des mères qui travaillent, telles que l’assurance-maternité, la protection contre le licenciement pendant et après la grossesse, l’interdiction de discrimination, la protection de la santé et, bien sûr, des mesures en faveur de l’allaitement. La Suisse, qui souhaite jouer à l’avenir un rôle important au sein de l’OIT, se doit de montrer qu’elle soutient ses normes et ratifie ses conventions qui apportent des réponses aux problèmes actuels du monde du travail, même s’il faut pour cela procéder à des adaptations de sa propre législation. En l’espèce, l’adaptation nécessaire est mineure, car notre législation remplit déjà la quasi-totalité des conditions de la convention. Enfin, un refus de la Suisse d’encourager la protection de la maternité au niveau international serait incohérent par rapport à sa stratégie de défense des droits humains et une telle décision ne serait certainement pas comprise par ses partenaires.</span></p><h3 class="Titre2eSPgras"><span lang="FR">Encadré&nbsp;: Le Conseil fédéral soutient les pauses d’allaitement</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Le Conseil fédéral soutient la ratification de la convention n°&nbsp;183 et le fait que les pauses d’allaitement soient rémunérées. Dans sa prise de position du 22 février 2012, il confirme que cela n’aurait qu’un impact mineur sur l’économie. Il estime cependant que la modification de la LTr n’est pas nécessaire et qu’une adaptation d’ordonnance suffit à la sécurité juridique. Il prévoit donc de mettre prochainement un projet en consultation.</span></p><div><hr><div id="ftn1"><p><span lang="FR"><span lang="FR">[1]</span></span> Art. 35a al. 2 LTr, art. 60 OLT 1.</p></div></div>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-133</guid><pubDate></pubDate><title>Quand le Conseil fédéral ménage les hauts et très hauts revenus</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/quand-le-conseil-federal-menage-les-hauts-et-tres-hauts-revenus</link><description>La révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) mérite purement et simplement de faire naufrage le 26 septembre prochain. Le financement de cette assurance est injuste et les baisses de ses prestations seraient douloureuses. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Les réactions de la population au référendum lancé contre la révision de la&nbsp; LACI montrent avant tout une chose&nbsp;: les gens ne comprennent pas que les profiteurs et les gros salaires, comme Messieurs Brady Dougan et Daniel Vasella, ne paient que 2520 francs par an de cotisations à l’assurance-chômage, alors que ce sont eux, les profiteurs de ces dernières années. Des profiteurs qui ont même détruit des emplois aux dépens de la communauté, au lieu d’en créer. La proposition d’assainir cette assurance en déplafonnant les cotisations – aujourd’hui perçues jusqu’à 126&nbsp;000 francs seulement – est très bien accueillie dans la population. 
</p><p>Qui plus est&nbsp;: la coprésidente du comité en faveur du «&nbsp;oui&nbsp;», la conseillère aux États Verena Diener, se demande tout à coup s’il ne faudrait pas faire plus cotiser les hauts revenus. Car de nouveaux calculs ont fait apparaître que si des cotisations étaient payées sur la totalité des salaires – comme pour l’AVS ou l’AI -, les recettes supplémentaires correspondraient pratiquement aux économies prévues avec le démantèlement des prestations. Lors des débats parlementaires, les représentant(e)s des syndicats et la gauche ont exigé, mais en vain, cette participation plus marquée des hauts revenus au financement de l’assurance-chômage.
</p><p>C’est tricher sur la marchandise que de prétendre que le pour-cent de solidarité comblerait cette différence. Ce pour-cent ne sera perçu que sur les parts de salaire se situant entre 126&nbsp;000 et 315&nbsp;000 francs. Et sur une période limitée dans le temps, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’assurance-chômage se soit désendettée. 
</p><p>Les conséquences du démantèlement des prestations sont précisément minimisées. Or, elles seront dures, comme le montre l’exemple de l’installateur sanitaire marié dont les enfants sont sortis du nid&nbsp;: de son salaire mensuel de 5000 francs, il tombera, le premier mois, à 1900 francs d’indemnités journalières de chômage. Comment un ménage pourrait-il supporter pareille baisse&nbsp;? Les indemnités journalières seraient sans doute presque totalement mangées par le loyer et les primes des caisses-maladie…
</p><p>Des personnes touchées seront donc contraintes de demander l’aide sociale, alors que, des années durant, elles ont payé des dizaines de milliers de francs de cotisations à l’assurance-chômage. Même le Secrétariat d’État à l’économie le reconnaît. Il table sur des dépenses supplémentaires d’aide sociale à hauteur de 100 millions de francs.
</p><p>En résumé, le Conseil fédéral mène la population par le bout du nez lorsqu’il prétend qu’il est nécessaire de démanteler l’assurance-chômage et que son projet est équilibré. Il a, de fait, sciemment renoncé à faire plus participer les très hauts revenus à l’assainissement de cette assurance. Au contraire, il n’a, une fois de plus, demandé que le minimum à ces derniers et le démantèlement annoncé se fera aux dépens des bas et moyens revenus, ceux et celles qui souffrent plus fréquemment que les autres du chômage&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-134</guid><pubDate></pubDate><title>2009 fut une bonne année</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/2009-fut-une-bonne-annee</link><description>À la différence de 2008, 2009 a été une bonne année pour les syndicats suisses sous l’angle de l’évolution des membres. Les effectifs de l’Union syndicale suisse (USS) ont progressé de 2,4 %. Pour la première fois de son histoire, elle compte plus de 100 000 femmes dans ses rangs. Travail.Suisse a aussi progressé, de 1,3 %. Et le taux de syndicalisation en Suisse s’est remis à augmenter depuis 2002.</description><content:encoded><![CDATA[<p>À fin 2009, l’USS, de loin la plus importante organisation syndicale faitière de Suisse, comptait exactement 377&nbsp;327 membres, soit exactement 8901 de plus qu’en 2008 (2,4&nbsp;%). Ainsi, pour la première fois depuis 2005, ses effectifs ont recommencé à progresser.
</p><p>Pour une grande part, cette hausse est à porter au crédit du SIT, qui est devenu membre associé de l’USS. Mais on constate aussi qu’en comparaison avec 2008, un plus grand nombre de fédérations de l’USS sont parvenues à augmenter leurs effectifs.
</p><p>Pour la première fois depuis sa création il y a quatre ans, Unia a pu - légèrement&nbsp;: + 12 - augmenter ses effectifs. Six autres fédérations de l’USS (ssp, AvenirSocial, SSM, USDAM, SBKV, New Wood) sont parvenues à augmenter les leurs, contre trois l’an dernier. La plupart des huit autres membres de l’USS ont pu freiner le recul de leurs effectifs par rapport à 2008. Le SEV annonce une hausse du nombre de ses membres actifs en 2009. Ses projets de développement et la défense résolue des intérêts de ses membres commencent donc à porter leurs fruits. Cette évolution est particulièrement réjouissante, car, lors des crises précédentes, les syndicats avaient toujours enregistré plus de démissions que d’adhésions en raison des suppressions d’emplois et d’une orientation professionnelle instable
</p><h3>Femmes&nbsp;: l’USS franchit la bare des 100&nbsp;000</h3><p>Fin 2009, l’USS comptait 101&nbsp;071 femmes dans ses rangs, franchissant pour la première fois le seuil des 100&nbsp;000. Elle a donc atteint un objectif qu’elle s’était fixé elle-même il y a quatre ans. Il est toutefois vrai que la part des femmes (26,8&nbsp;%) ne correspond de loin pas encore à celle de leur volume de travail. Le graphique ci-après montre cette progression constante de la part des femmes au sein de l’USS.
</p><p><b>Les femmes au sein de l’USS</b></p><h3>Les membres de Travail.Suisse </h3><p>Travail.Suisse, qui compte toujours 12 organisations affiliées, a gagné 2138 membres en 2009 (1,3&nbsp;%). Hotel&amp;Gastro Union a enregistré une hausse importante de plus de 3800 membres (21,7&nbsp;%), ayant accueilli une organisation autrefois autonome (personnel des boulangeries-pâtisseries de Suisse alémanique et du Tessin). Employé Suisse a clairement progressé aussi (5,7&nbsp;%). Après deux années (2006 et 2007) de croissance vigoureuse, SYNA a perdu des membres en 2008 et 2009. Cette évolution inhabituelle, en dents de scie très prononcées, s’explique par un recrutement systématique de membres à des conditions d’adhésion très avantageuses, des membres qui, une fois ces conditions supprimées, quittent souvent le syndicat.
</p><h3>Autres organisations</h3><p>Les effectifs totaux des dix organisations n’appartenant à aucune faîtière ont légèrement augmenté (835 unités)&nbsp;; cela sans prendre en compte le SIT qui a rejoint l’USS. Huit d’entre elles ont vu leurs effectifs augmenter, dont les deux importants SEC Suisse et LCH. Pour la première fois depuis 2003, SEC Suisse a vu ses effectifs à nouveau augmenter, alors que LCH tourne depuis cinq ans autour de la barre des 50&nbsp;000 membres. 
</p><p>Pour la première fois depuis 2003, le total des effectifs ici recensés a, à nouveau, progressé par rapport à l’année précédente, quoique dans une moindre mesure (env. 500). Le taux de syndicalisation<a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1210_Ackermann_Effectifs-syndicaux.docx#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> a, lui aussi, légèrement augmenté&nbsp;; cela pour la première fois depuis 2002. Ainsi, en 2009, 22,1&nbsp;% de la population professionnellement active appartenaient à un syndicat, contre 21,9 % en 2008.
</p><p><b>Tableau 1&nbsp;:</b></p><p>Personnes syndiquées en Suisse, de 2003 à 2009 (dans les fédérations recensées) et taux approximatif de syndicalisation</p><table><thead><tr><th scope="col">Syndiqué de&nbsp;</th><th scope="col">2002</th><th scope="col">2003</th><th scope="col">2004</th><th scope="col">2005</th><th scope="col">2006</th><th scope="col">2007</th><th scope="col">2008</th><th>2009</th></tr></thead><tbody><tr><td><b>USS</b></td><td><p><span>384&nbsp;691 </span></p><p><span>(17)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>393&nbsp;128 </span></p><p><span>(18)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>383&nbsp;236 </span></p><p><span>(16)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>384&nbsp;816 </span></p><p><span>(16)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>379&nbsp;956 </span></p><p><span>(17)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>374&nbsp;001</span></p><p><span>(17)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>368&nbsp;426 </span></p><p><span>(16)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>377&nbsp;327</span></p><p><span>(16)</span></p></td></tr><tr><td><b>Travail.Suisse</b></td><td><p><span>166&nbsp;808 </span></p><p><span>(13)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>164&nbsp;195 </span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>161&nbsp;418 </span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>161&nbsp;667</span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>162&nbsp;283 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>167&nbsp;299</span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>161&nbsp;200 </span></p><p><span>(12)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>164&nbsp;406</span></p><p><span>(12)</span></p></td></tr><tr><td><b>Autres Organisation</b></td><td><p><span>226&nbsp;298 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>224&nbsp;371 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>225&nbsp;832</span></p><p><span> (10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>223&nbsp;509 </span></p><p><span>(10)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>225&nbsp;024 </span></p><p><span>(11)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>225&nbsp;708</span></p><p><span>(11)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>222&nbsp;547 </span></p><p><span>(11)</span>&nbsp;</p></td><td><p><span>211&nbsp;994</span></p><p><span>(10)</span></p></td></tr><tr><td rowspan="1"><b>Total</b></td><td rowspan="1"><p><span>777&nbsp;797 </span></p><p><span>(40)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>781&nbsp;694 </span></p><p><span>(40)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>770&nbsp;486 </span></p><p><span>(38)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>769&nbsp;992 </span></p><p><span>(38)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>767&nbsp;263 </span></p><p><span>(38)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>767&nbsp;008 </span></p><p><span>(40)</span></p></td><td rowspan="1"><p><span>752&nbsp;173 </span></p><p><span>(39)</span></p></td><td><p><span>753&nbsp;727</span></p><p><span>(38)</span></p></td></tr><tr><td><b>Taux des syndicalisation</b></td><td><span>25&nbsp;%</span></td><td><span>24,9&nbsp;%</span></td><td><span>24,7&nbsp;%</span></td><td><span>24,6&nbsp;%</span></td><td><span>24,0&nbsp;%</span></td><td><span>22,9&nbsp;%</span></td><td><span>21,9&nbsp;%</span></td><td><span>22,1 %</span></td></tr></tbody></table><h3>Bonnes nouvelles romandes</h3><p>Concernant la présence de la Suisse romande au sein de l’USS par rapport aux autres régions, le tableau 3 ci-dessous permet de s’en faire une idée claire.
</p><p><b>Tableau 2&nbsp;:</b></p><p>Répartition géographique des membres de l’USS&nbsp;dont la provenance est connue, 1999 – 2009&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p><table><thead><tr><th scope="col"></th><th scope="col">1999</th><th scope="col">2003</th><th scope="col">2004</th><th scope="col">2005</th><th scope="col">2006</th><th scope="col">2007</th><th scope="col">2008</th><th scope="col">2009</th></tr></thead><tbody><tr><td>SAlém*</td><td>62,6%</td><td>61,7%</td><td>61,7%</td><td>62,2%</td><td>61,4%</td><td>62,4%</td><td>62,4%</td><td>60,0%</td></tr><tr><td>SRom**</td><td>29,7%</td><td>30,3%</td><td>30,2%</td><td>29,7%</td><td>30,1%</td><td>29,2%</td><td>29,0%</td><td>31,3%</td></tr><tr><td>Tessin</td><td>7,6%</td><td>8,0%</td><td>8,1%</td><td>8,1%</td><td>8,4%</td><td>8,4%</td><td>8,6%</td><td>8,5%</td></tr></tbody></table><p>*SAlém. = Suisse alémanique&nbsp;; **SRom. = Suisse romande
</p><p>Depuis 2009, la présence de l’USS en Suisse romande s’est, elle aussi, notablement renforcée (+11&nbsp;488 syndiqué(e)s, + 11&nbsp;%), ce qui s’explique dans une très large mesure par l’arrivée du SIT dans la grande centrale syndicale. Mais, abstraction faite du SIT, il apparaît que les effectifs syndicaux ont quand même, quoique très légèrement, progressé l’an dernier en Suisse romande (+0,3&nbsp;%) et de façon marquante au Tessin (+3,7&nbsp;%)&nbsp;; cela, par rapport à 2008. 
</p><p>Pour plus d’informations, voir le Dossier N°69, Ewald Ackermann et Dominique Moser-Brossy, «&nbsp;Évolution des effectifs des syndicats en 2009&nbsp;», USS, septembre 2010,. 20 p. Fr.&nbsp;4.- ou téléchargeable sous <a href="http://www.uss.ch/">www.uss.ch</a> (Documents, «&nbsp;Dossier&nbsp;»).
</p><hr><p><a href="file:///C:/Users/fitd/Desktop/1210_Ackermann_Effectifs-syndicaux.docx#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Ce chiffre indique un taux de syndicalisation approximatif. D’une part, en effet, la plupart des organisations de salarié(e)s ne sont pas en mesure d’indiquer le nombre de retraité(e)s qui leur sont affiliés et, de l’autre, de nombreuses petites organisations ne sont pas recensées dans les présentes statistiques.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-730</guid><pubDate></pubDate><title>Loi sur la formation continue : entre progrès et exercice alibi - Un projet grevé de nombreuses lacunes</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/loi-sur-la-formation-continue-entre-progres-et-exercice-alibi-un-projet-greve-de-nombreuses-lacunes</link><description>Lorsqu’en novembre dernier, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur la nouvelle loi sur la formation continue, les syndicats n’étaient pas franchement enthousiastes. Et pourquoi ce manque d’enthousiasme, alors que la création de cette loi faisait partie des revendications syndicales ? Parce que l’avant-projet proposé ressemble plutôt à un exercice bureaucratique qui ne répond qu’insuffisamment aux défis auxquels la société et le monde du travail feront face à l’avenir.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Un processus qui traîne en longueur</h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">C’est à une forte majorité qu’en 2006, la population suisse a dit oui à un nouvel article constitutionnel sur la formation continue. Le Conseil fédéral se voyait ainsi confié le mandat d’élaborer une nouvelle loi. Ce n’est qu’en 2010 toutefois qu’il chargeait une commission d’expert(e)s de mettre au point une loi-cadre appelée à «&nbsp;renforcer la responsabilité personnelle dans le domaine de l’apprentissage tout au long de la vie, améliorer l’égalité des chances au niveau de l’accès à la formation continue et assurer la cohérence dans la législation fédérale.<span lang="FR">[1]</span></span>&nbsp;» La teneur de ce mandat et la composition de la commission suscita dès le départ un grand scepticisme de la part de l’Union syndicale suisse (USS). D’une part, le but visé, une «&nbsp;loi-cadre, sans mesures d’encouragement&nbsp;» indiquait clairement que le Conseil fédéral ne voulait pas mettre à disposition des moyens supplémentaires en faveur de la formation continue. D’autre part, le mandat de la commission d’expert(e)s, de même que sa composition, montrait que le projet de loi n’irait pas dans le sens d’une formation continue comprise comme une tâche de la société et visant à répondre aux besoins des individus. En lieu et place, la priorité était donnée à la fixation d’un cadre destiné aux mesures de la Confédération déjà existantes, par exemple dans le domaine de l’assurance-chômage. Par contre, les besoins des salarié(e)s qui financent eux-mêmes leur formation continue (avec la participation patronale, cela représente près de cinq milliards de francs par an) n’ont guère été pris en considération. </p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Et la montagne accoucha d’une souris</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Ce long processus a abouti à l’actuel maigre avant-projet<span lang="FR">[2]</span></span>. Cinq principes y sont affirmés&nbsp;: «&nbsp;responsabilité individuelle&nbsp;», «&nbsp;assurance et développement de la qualité&nbsp;», «&nbsp;prise en compte de la formation continue dans la formation formelle&nbsp;», «&nbsp;égalité des chances&nbsp;» et «&nbsp;concurrence&nbsp;». Ces principes ne modifient pour ainsi dire en rien la situation actuelle, d’autant moins qu’ils ne sont pas liés à des mesures contraignantes au niveau fédéral ou cantonal. L’avant-projet accorde une grande importance à la responsabilité individuelle, mais ne propose aucune incitation concrète dans ce sens. On est ainsi en droit de se demander comment la loi va pouvoir atteindre son objectif, à savoir le renforcement de l’apprentissage tout au long de la vie.</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’avant-projet recèle même de graves dangers. L’introduction du principe de la concurrence, par exemple, pose en réalité plus de problèmes qu’il n’en résout. Si elles ne sont pas explicitement réglementées par une loi, les offres de formation continue proposées par des prestataires publics ou soutenus par l’État devraient être conformes aux prix du marché. Jamais il n’est fait mention à ce propos de la qualité et de la spécificité de l’offre, ni même des salaires et des conditions de travail&nbsp;! Nous sommes donc en droit de nous demander en quoi cette loi devrait avoir un impact positif à long terme sur l’accessibilité et la qualité de la formation.</span></p><h3 class="Sous-titreSP"><span lang="FR">La formation continue&nbsp;: un bien collectif</span></h3><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Une nouvelle approche s’impose de toute urgence. Une loi qui mise primordialement sur la responsabilité individuelle et la régulation par le marché ressemble plutôt à un exercice alibi. La revalorisation de la formation continue dans le paysage de la formation ne pourra se faire que si la société dans son ensemble en assume la responsabilité. A priori, l’USS est favorable à une nouvelle loi. Mais elle demande que cette dernière ne relève pas uniquement – comme dans le présent avant-projet – de la responsabilité des individus. Les employeurs et l’État doivent aussi être mis à contribution&nbsp;! Le droit à la formation continue doit enfin être inscrit au niveau de la loi. Cela peut se faire à travers l’introduction d’un congé payé de formation d’au moins une semaine par an. Mais des mesures ciblées sont également nécessaires pour simplifier de manière générale l’accès à la formation continue&nbsp;: informations et conseils seraient ici une importante contribution des cantons. Avec leurs centres d’orientation professionnelle, ils disposent déjà des structures nécessaires à cet effet. Il suffirait d’adapter leurs prestations aux adultes et de les rendre accessibles à des conditions avantageuses. L’USS soutient également avec force l’encouragement de l’acquisition et du maintien de compétences de base<span lang="FR">[3]</span></span> pour les adultes, qui a été pris en considération dans l’avant-projet. Malheureusement, ce dernier ne prévoit pas de moyens financiers supplémentaires dans ce but&nbsp;! Si des moyens financiers adaptés sont prévus et si les différents aspects relevés ici sont effectivement pris en compte, alors nous pourrons considérer cette loi comme un réel progrès.</p><div><hr><div id="ftn1"><p><span lang="FR"><span lang="FR">[1]</span></span><span lang="FR"></span><span lang="FR-CH">Communiqué de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie du 25 février 2010&nbsp;: «&nbsp;La Commission d’experts chargée de la loi sur la formation continue a été nommée&nbsp;».</span></p></div><div id="ftn2"><p><span lang="FR"><span lang="FR">[2]</span></span><span lang="FR"><a href="http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&amp;msg-id=42136">http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&amp;msg-id=42136</a>.</span></p></div><div id="ftn3"><p><span lang="FR"><span lang="FR">[3]</span></span><span lang="FR"> Selon l’actuel avant-projet de loi, les compétences de base correspondent aux connaissances de base en matière de lecture et écriture, de mathématiques élémentaires, d’utilisation des technologies de l’information et de la communication ainsi qu’en matière de connaissances de base des principaux droits et devoirs. </span></p></div></div>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-131</guid><pubDate></pubDate><title>Le nouveau truc de l’entreprise</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/le-nouveau-truc-de-l-entreprise</link><description>Depuis près de trois mois, le personnel de l’entreprise de nettoyage d’avions ISS est en grève à l’aéroport de Genève, une grève menée contre d’énormes baisses de salaire. Au-jourd’hui, l’entreprise essaie de contourner le Syndicat suisse des services publics, le ssp. Une manœuvre on ne peut plus transparente.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce sont bien 10&nbsp;% du personnel d’ISS, une entreprise internationale aux dimensions gigantesques, qui sont en grève à Genève. ISS veut en effet baisser les salaires des personnes qui nettoient les avions, parfois de plus de 1000 francs par mois&nbsp;; et cela, pour des salaires qui se situent entre 3500 et 4800 francs au maximum et que l’entreprise est même allée jusqu’à qualifier de… «&nbsp;luxueux&nbsp;»&nbsp;!
</p><p>Les grévistes et leur syndicat, le ssp – il a conclu avec ISS une CCT dénoncée en juin par l’entreprise qui l’a remplacée par des contrats individuels avec des salaires fortement revus à la baisse – auraient réussi depuis longtemps déjà à s’imposer s’ils avaient pu mobiliser plus de membres du personnel d’ISS. Mais la peur de perdre sa place et les manœuvres d’intimidation de l’entreprise ne l’ont pas permis. C’est une honte pour une entreprise mondiale qui se présente sur papier glacé comme progressiste. Mais on note aussi un effet collatéral positif de la grève&nbsp;: entre temps, quelques villes qui recourent habituellement aux services d’ISS ont décidé de reconsidérer leur collaboration avec cette dernière en fonction de l’issue de la grève…
</p><p>Pour faire plier les grévistes, ISS a déjà utilisé quelques trucs. Le dernier en date&nbsp;: une pseudo-convention collective de travail (CCT) conclue avec l’association PUSH et prévoyant une fourchette de salaires allant de 3500 à 3800 francs, alors que celle de la CCT signée avec le ssp allait de 3650 à 4850 francs. C’est tout vu.
</p><p>Mais PUSH est-elle apte à conclure une CCT&nbsp;? Le ssp et l’USS répondent NON&nbsp;! Avant la grève, cette association ne comptait aucun membre travaillant chez ISS… Et elle n’est pas non plus en mesure de rester indépendante par rapport à la partie patronale, comme le demande le droit collectif du travail. De fait, son adresse est bien souvent celle de l’employeur. La manœuvre d’ISS consistant à conclure cette CCT bidon fortement défavorable au personnel est plus que transparente.</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-731</guid><pubDate></pubDate><title>Taxation des bonus : peut-être enfin…  Réjouissante décision du Conseil national !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/taxation-des-bonus-peut-etre-enfin-rejouissante-decision-du-conseil-national</link><description>Comment juguler les bonus pharaoniques ? L’initiative dite « Minder », du nom de son auteur, Thomas Minder, un entrepreneur schaffhousois, entend le faire en renforçant le pouvoir des actionnaires. Récemment, le Conseil national s’est emparé du sujet, des délibérations qui ont abouti, pour l’heure, à une décision réjouissante, soit : un contreprojet qui mérite le détour.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national vient d’élaborer un nouveau contre-projet direct à l’initiative populaire «&nbsp;contre les rémunérations abusives&nbsp;», dite «&nbsp;initiative Minder&nbsp;». Alors que, jusqu’à récemment, les parlementaires s’étaient toujours montrés très frileux face à l’idée même de taxer les bonus, la Chambre du peuple s’est finalement prononcée, lors de la session en cours, en faveur d’un contre-projet direct à l’initiative Minder qui vise expressément à lutter contre les rémunérations abusives par des mesures fiscales. Comme le soulignait avec justesse le conseiller national socialiste et secrétaire de l’USS, Jean-Christophe Schwaab, dans son intervention parlementaire, cette nouvelle proposition prend en compte&nbsp;: «&nbsp;l'incompréhension croissante qui règne au sujet des salaires excessifs. Ces salaires choquent la population, peuvent mettre à mal la cohésion sociale, font courir des risques économiques non négligeables, à plus forte raison lorsqu'ils sont sans lien avec les performances réelles des entreprises concernées&nbsp;».
</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Avec ce contreprojet, les sociétés ne pourront plus considérer les parts de rémunération dépassant les 3 millions par personne et par exercice comme des charges justifiées par l’usage commercial. L’excédent sera imposé. Rappelons que l’initiative Minder veut avant tout juguler les rémunérations excessives par un renforcement du pouvoir des actionnaires, mais ne cherche pas à taxer les bonus et autres rémunérations variables, ni ne leur fixe de plafond. En bref, dans le cadre de l’initiative Minder, le seul «&nbsp;bon sens&nbsp;» des actionnaires devrait suffire à limiter les rémunérations abusives… </span></p><p class="Sous-titreSP"><span lang="FR">Taxer les bonus&nbsp;!</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Pour l’USS, c’est la logique même d’un système à base de rémunérations variables, bonus et autres qui ouvre la porte à toutes les tentations, puisqu’un tel système pousse tout simplement à une prise de risque excessive ou encore à se servir dans la caisse. Plus généralement, l’USS a toujours été à l’encontre des rémunérations excessives. Afin d’éviter toute nouvelle dérive, celles-ci doivent être contenues, soit par taxation, soit par plafonnement, soit même par suppression&nbsp;! L’USS avait déjà fait différentes propositions allant dans ce sens comme, par exemple, la motion Rechsteiner qui proposait déjà de fiscaliser les bonus en septembre 2008 et la proposition faite en janvier 2010 de taxer les bonus des hauts dirigeants à 50&nbsp;%. Mais, malheureusement, sans succès. Dans ce contexte, l’USS ne peut que très vivement saluer la décision prise par le Conseil national. Elle espère que le Conseil des États fera preuve de la même détermination.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">De toute façon les bonus et autres grasses rémunérations continueront à faire débat. L’initiative lancée par la Jeunesse socialiste suisse «&nbsp;1:12 – Pour des salaires équitables&nbsp;» a déjà abouti en avril 2011. Cette initiative, soutenue par l’USS, stipule que, dans la même entreprise, personne ne doit gagner moins en un an que ce que les salaires les plus élevés permettent de gagner en un mois.</span></p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-129</guid><pubDate></pubDate><title>Apprentissage et assurance-maladie : éclaircies pour les sans-papiers</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/apprentissage-et-assurance-maladie-eclaircies-pour-les-sans-papiers</link><description>Lors de leur dernière session, les Chambres fédérales ont traité par deux fois de la situa-tion des sans-papier. Une fois, pour décider d’une amélioration, la seconde, pour rejeter, quoique de toute justesse, un grave recul.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Après le Conseil national, le Conseil des États a décidé d’autoriser la formation professionnelle pour les jeunes sans-papiers. Pour ces derniers, c’est une véritable injustice qui vient ainsi de prendre fin. Car, comme le notait le conseiller aux États Vert Robert Cramer (GE), il serait faux de faire payer aux enfants le statut d’illégalité dans lequel se sont mis leurs parents. 
</p><h3>Entre 200 et 400 personnes concernées chaque année</h3><p>Rappelons que, jusqu’ici, les jeunes sans statut légal pouvaient être scolarisés à tous les niveaux, poursuivre des études au gymnase ou à l’université, alors que la voie de l’apprentissage leur était fermée. Ce sera désormais chose possible. En effet, la motion de du conseiller national PDC Luc Barthassat (GE) a obtenu la majorité des voix au Conseil des États, après l’avoir décrochée au Conseil national. Le Conseil fédéral doit maintenant s’activer et concrétiser le plus rapidement possible la décision des Chambres fédérales. En effet, l’Union des villes suisses estime que, chaque année, entre 200 et 400 jeunes sans papiers seraient prêts à se lancer dans un apprentissage. L’Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir une triste réalité disparaître enfin du paysage juridique suisse. 
</p><h3>Cynisme évité, mais de justesse&nbsp;!</h3><p>Si les bonnes nouvelles ne se suivent pas toujours, observons quand même que, quelques jours seulement, après cette réjouissante décision du Conseil des États, cette même Chambre a failli se laisser aller à un profond cynisme. En effet, c’est de toute justesse qu’elle a refusé une dangereuse motion UDC dont le but était de «&nbsp;libérer&nbsp;» les sans-papiers de l’obligation d’être assurés dans l’assurance-maladie de base… Une honte&nbsp;! Mais il est vrai que, comme chacun sait, ce parti demeure très «&nbsp;méconnu&nbsp;» lorsqu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux&nbsp;!
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-733</guid><pubDate></pubDate><title>Faillites abusives en chaîne:  La droite du Parlement a fini par comprendre</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/faillites-abusives-en-chaine-la-droite-du-parlement-a-fini-par-comprendre</link><description>Ces patrons qui ont tendance à « résoudre » leurs problèmes sur le dos des autres en se mettant en faillite pour ne pas payer des salaires ou des cotisations sociales dues ne seront peut-être bientôt plus qu’un mauvais souvenir. La Chambre du peuple, après celle des cantons, vient en effet d’accepter une motion qui devrait permettre d’endiguer ce genre de faillites abusives. </description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Sans opposition, le Conseil national a accepté une motion du Conseil des États, dont le but est d’endiguer le phénomène des faillites abusives en chaîne. Une bonne chose, car cette motion remplit une des exigences de longue date du mouvement syndical. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En effet, les syndicats ont dénoncé à maintes reprises et depuis longtemps les agissements scandaleux de certains entrepreneurs qui enchaînent faillites sur faillites, avec pour seul objectif de ne pas payer salaires, cotisations sociales ainsi que factures de fournisseurs. Et, une fois la faillite prononcée, ils recréent immédiatement une nouvelle entreprise, qui ne tarde pas à faire faillite à son tour, laissant, elle aussi, de nouvelles grosses ardoises. Le hic ici, c’est que les travailleurs et travailleuses lésés n’ont en général aucune chance de récupérer la totalité des salaires non versés qui leur sont dus. Bien souvent, ils ont donc travaillé gratuitement…</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Pareilles méthodes ne sont rien d’autre que de la concurrence déloyale et de la sous-enchère. De fait, celui qui sait d’avance qu’il ne paiera pas ce qu’il est doit peut proposer des prix plus bas, au détriment de ses concurrents honnêtes. On comprendra dès lors pourquoi la droite parlementaire, proche des milieux patronaux, a également soutenu cette motion, lors des délibérations des Chambres. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Un pas important a ainsi été accompli, car il apparaît que ces pratiques détestables se sont multipliées ces derniers temps, notamment dans le bâtiment, mais aussi dans d’autres branches. Récemment, les syndicats Unia et syndicom ont, par exemple, dû dénoncer plusieurs de ces entrepreneurs sans scrupules, adeptes des faillites à la chaîne. </span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Désormais, il appartient au Conseil fédéral de légiférer. On ne peut que lui conseiller de s’inspirer des mesures déjà en vigueur dans d’autres pays. Plusieurs pays européens connaissent en effet des règles qui interdisent la création d’une nouvelle entreprise aux entrepreneurs qui ont fait faillite en laissant ouvertes de nombreuses créances salariales ou d’assurances sociales. Il s’agira cependant aussi de ne pas punir ceux d’entre eux qui font faillite de bonne foi.</span></p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-130</guid><pubDate></pubDate><title>Assureurs privés : sortie de route !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/assureurs-prives-sortie-de-route</link><description>Les assureurs privés ont sans doute trop tiré sur la corde. Ils ont tellement voulu rendre l’assurance-accidents « svelte » que, pour la plupart des gens, les prestations de celle-ci auraient fondu, alors que les coûts auraient pris l’ascenseur. C’est pour cela que, dès le début, l’Union syndicale a exigé qu’il soit mis fin à cet exercice. Et c’est ce qui est arrivé.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Durant les travaux de révision de la loi sur l’assurance-accidents (LAA), l’Association suisse d’assurances est parvenue à faire passer d’importantes coupes au stade de la commission du Conseil national chargée de l’examen préalable. La conséquence en aurait été un affaiblissement de la SUVA (CNA), une entreprise gérée, comme on sait, par les partenaires sociaux. Les deux points suivants illustrent parfaitement cette problématique.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>À cause de la baisse du gain maximal assuré de 126&nbsp;000 à 100&nbsp;000 francs, les cotisations de l’assurance de base auraient fait un bond de 2&nbsp;%. En effet, la baisse des recettes aurait été plus élevée que les économies faites dans les prestations. Employeur(e)s et travailleurs/travailleuses auraient alors vu leur charge s’alourdir.</li><li>Le relèvement du degré d’invalidité minimal de 10 à 20&nbsp;% aurait surtout touché les travailleurs et travailleuses manuels qui, à cause d’une blessure due à un accident subissent une perte de salaire inférieure à 20&nbsp;%. De fait, de telles pertes de salaire n’auraient plus été couvertes par l’assurance, ce qui aurait eu pour conséquence un accroissement du nombre des procès en responsabilité et, ainsi, tant pour les employé(e)s que pour les employeur(e)s, des démarches risquant de s’avérer onéreuses.</li></ul><p>L’USS a combattu cette révision dès la première heure, de même que les partis de gauche et les Verts. De leur côté, les représentants de la droite qui osèrent critiquer ce projet furent froidement mis au pas. Mais, comme les intérêts des partenaires sociaux étaient concernés, l’USS et ses syndicats cherchèrent - et parvinrent - à s’allier avec l’USAM et la Société suisse des entrepreneurs pour exiger, brandissant la menace d’un référendum, le renvoi de cette révision à son expéditeur&nbsp;: le Conseil fédéral. Car, c’est tout à fait inutilement que d’aucuns voulaient réviser une assurance-accidents au financement et au fonctionnement de premier ordre. 
</p><p>C’est à un vrai réveil du Conseil national que nous avons assisté le 22 septembre, lorsqu’une nette majorité d’élu(e)s a renvoyé ce projet au gouvernement. Déjà sur la piste de dépassement, les assureurs privés se sont retrouvés, plus tard dans la course,… en plein décor.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-accidents</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-623</guid><pubDate></pubDate><title>Rien qu’un transfert de coûts, une assurance toujours en sursis et peu d’innovations</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/rien-qu-un-transfert-de-couts-une-assurance-toujours-en-sursis-et-peu-d-innovations</link><description>Révision de la loi sur l’assurance-chômage :	
des expert(e)s de l’action sociale justifient leur « non »</description><content:encoded><![CDATA[<p>Des représentant(e)s de l’action sociale ont justifié, le 9 septembre dernier, le rejet unanime - par les cantons, les communes et les institutions sociales, c’est-à-dire au-delà de toute frontière politique – d’une révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) jugée antisociale, à courte vue et ne constituant pas une vraie solution aux problèmes de cette assurance.
</p><p><b>Edith Olibet</b>, membre de l’exécutif de la Ville de Berne où elle est en charge des affaires sociales, et membre du bureau de l’<i>Initiative des villes&nbsp;: Politique sociale</i>, a reproché à cette révision de la LACI un double transfert de coûts&nbsp;: «&nbsp;de l’assurance-chômage à l’aide sociale, d’une part, de la Confédération aux cantons et aux communes, de l’autre.&nbsp;» Ainsi, les villes et les communes seraient concrètement «&nbsp;les dindons de la farce&nbsp;». Selon elle, «&nbsp;Aujourd’hui déjà, le chômage ou l’insuffisance des prestations de l’assurance-chômage est l’une des principales raisons de s’adresser à l’aide sociale. (…) Si (l’assurance-chômage) réduit ses prestations, l’assistance fournie par l’aide sociale sera plus souvent et plus longtemps nécessaire, ce qui accentuera la dépendance envers l’aide sociale. L’an passé, le pourcentage de contrats conclus à la fin des programmes de réinsertion professionnelle a fortement chuté à Berne, passant de 42&nbsp;% à 30,4&nbsp;% environ.&nbsp;» 
</p><p><b>Pierre-Yves Maillard</b>, responsable de la santé et de l’action sociale au gouvernement vaudois, a montré quels énormes coûts entraînés, pour les cantons, par d’incessantes économies et des réductions des prestations des assurances sociales. Ainsi, le canton de Vaud a vu le nombre des bénéficiaires de l’aide sociale doubler ces 16 dernières années. Dans son département, à cause de la crise, de la révision de la LACI et de la 5<sup>e</sup> révision de l’AI, on table sur un tiers de dépenses supplémentaires d’aide sociale jusqu’en 2012. Or, celle-ci n’est pas le lieu idéal pour les personnes au chômage&nbsp;: «&nbsp;Non seulement, il lui est beaucoup plus difficile que pour l’assurance-chômage d’organiser la réinsertion professionnelle des personnes concernées. Mais encore, l’assurance-chômage investit beaucoup moins dans la formation des personnes au chômage si elle sait qu’à cause de la réduction de la période d’indemnisation, elles se retrouveront plus rapidement à l’aide sociale.&nbsp;» Si les cantons devaient payer plus, alors autant que ce soit pour une formation de base des jeunes tombés au chômage parce qu’ils n’ont pas fait d’apprentissage et qu’ainsi, leurs qualifications sont insuffisantes. 
</p><p><b>Walter Schmid</b>, président de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) a souligné que, comme par le passé, le principe avéré d’un désendettement pendant un cycle conjoncturel n’est pas respecté par ce projet. Conséquence&nbsp;: «&nbsp;À ce jour financée sur des bases saines et durables, l’assurance-chômage courra donc le risque d’un sous-financement sur la durée et, de ce fait, d’un surendettement sur la durée aussi. En plus de l’AI, elle deviendrait alors la deuxième grande assurance sociale à ne pouvoir être assainie qu’au moyen de restrictions durables des prestations et du cercle des bénéficiaires.&nbsp;» De quoi provoquer «&nbsp;l’étranglement durable de l’assurance par ses dettes&nbsp;»
</p><p>&nbsp;</p><p>Les discours de Edith Olibet, Pierre-Yves Maillard et Walter Schmid sont attachés.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-132</guid><pubDate></pubDate><title>Ne laissons pas les régions les plus touchées en plan !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/ne-laissons-pas-les-regions-les-plus-touchees-en-plan</link><description>Le 26 septembre, le Souverain a accepté à une courte majorité la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). La Suisse alémanique a ainsi mis en minorité une Suisse romande et un Tessin plus fortement touchés qu’elle par le chômage. Il faut absolument que le Conseil fédéral en tienne compte pour la mise en œuvre de cette révision.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les cantons les plus touchés par la crise ont dit «&nbsp;non&nbsp;», le 26 septembre, à la révision de la LACI. Car ses conséquences seront dures pour les personnes au chômage. Si cette révision entrait maintenant en vigueur, plus de 10&nbsp;000 personnes ne toucheraient plus d’indemnités journalières. C’est pour cela qu’il faut d’abord attendre que la crise soit dépassée. 
</p><p>L’assurance-chômage a pour rôle de garantir un revenu aux travailleurs et travailleuses qui perdent leur emploi durant une crise économique, raison pour laquelle ils lui versent des cotisations. Démanteler les prestations de cette assurance lorsqu’elle est plus nécessaire que jamais ne serait pas raisonnable, mais serait socialement beaucoup trop violent. Tel était aussi l’avis du Conseil fédéral. À la fin juin encore, il avait fait savoir qu’il tiendrait compte de la situation économique pour la mise en vigueur de cette révision.
</p><p>Que le problème du chômage soit resté très présent dans les régions particulièrement touchées par la crise, on le voit bien en cela que, le 17 septembre encore, le Conseil fédéral avait décidé de garantir 120 indemnités journalières supplémentaires aux chômeurs et chômeuses de la région de Moutier. Les autres régions où la période d’indemnisation a également été prolongée de 120 jours sont les cantons de Genève, du Jura, de Neuchâtel, du Tessin et de Vaud.
</p><p>Le Conseil fédéral n’a pas le droit de laisser en plan les régions particulièrement touchées par le chômage. Il doit prendre au sérieux l’appel au secours lancé par ces nombreuses personnes qui ont dit «&nbsp;non&nbsp;» le 26 septembre. La révision de la LACI ne doit entrer en vigueur qu’une fois que le chômage aura nettement diminué.</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-734</guid><pubDate></pubDate><title>Formation professionnelle pour les sans-papiers:  Il faut en finir une bonne fois avec les hésitations </title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/formation-professionnelle-pour-les-sans-papiers-il-faut-en-finir-une-bonne-fois-avec-les-hesitations</link><description>Le Conseil fédéral vient de mettre en consultation un projet d’adaptation de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA). Par-là, il s’agit de donner suite à une motion, adoptée par les Chambres, demandant que les jeunes sans-papiers aient accès à l’apprentissage. Un projet certes à saluer, mais à améliorer aussi.</description><content:encoded><![CDATA[<p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">La nécessité de permettre aujourd’hui à tout jeune d’accéder à une formation initiale indépendamment de son statut légal n’est plus à démontrer. De fait, l’accès à l’éducation est un droit essentiel garanti dans le cadre du droit international. En 1997, en effet, la Suisse a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant</span>. Par cet acte, elle a reconnu le droit à tout enfant d’accéder à l’enseignement primaire et secondaire, aussi bien au niveau général que professionnel (art. 28), et ceci, indépendamment de son statut légal.</p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Depuis lors, aucune base légale n’a été mise en place pour que les jeunes sans statut légal puissent accéder à une formation professionnelle en entreprise. Il en résulte une situation paradoxale&nbsp;: les jeunes sans-papiers ont la possibilité, si leurs résultats scolaires le permettent, d’accéder à une formation générale au niveau du gymnase ou des écoles générales. Par contre, il ne leur est pas possible de suivre un apprentissage en entreprise, faute de pouvoir signer un contrat de travail. En d’autres termes&nbsp;: toute une série de jeunes mineurs se trouvent à la rue à la fin de leur scolarité obligatoire, bien qu’ils ne soient en rien responsables de leur situation.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">En septembre 2010, le Parlement fédéral avait donné son feu vert à l’élaboration d’une solution destinée à lever cette injustice (motion Barthassat). Le 2 mars dernier, le Conseil fédéral a donné suite à cette motion en mettant en consultation un projet de modification de l'ordonnance concernée, à savoir&nbsp;: l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA). Selon les dispositions proposées par le gouvernement, les jeunes issus de familles qui séjournent illégalement en Suisse, devraient bénéficier d'une autorisation de séjour à cet effet, à la condition qu'ils aient été scolarisés en Suisse pendant au moins cinq ans et qu'ils soient intégrés. Une demande en ce sens doit alors être déposée directement après la scolarité obligatoire.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">L’Union syndicale suisse (USS) salue cette décision du Conseil fédéral, qui montre ainsi sa volonté d’agir enfin en mettant une proposition sur la table. Elle regrette cependant que cette proposition se calque sur le modèle des cas de rigueur, sachant que les jeunes sans-papiers seront soumis à l’arbitraire des cantons, dont certains ont une pratique extrêmement restrictive en la matière. Par ailleurs, étant donné que très peu de jeunes ont la possibilité d’entrer en apprentissage directement à la fin de leur scolarité obligatoire, l’USS estime qu’un délai raisonnable doit être prévu entre la fin de celle-ci et le moment de l’entrée sur le marché du travail.</span></p><p class="ParagrSPnormaux"><span lang="FR">Alors même que la procédure de consultation est en cours, le Parlement fédéral prévoit de traiter à nouveau la semaine prochaine trois initiatives cantonales visant le même objectif. Étonnamment, la Commission des institutions politiques propose le rejet de ces initiatives et va donc à l’encontre du mandat qu’elle a donné au Conseil fédéral en septembre 2010. Ce type de démarche manque de cohérence et de crédibilité. En toute bonne foi, le Parlement devrait décider de reporter le traitement de ces initiatives pour permettre à la consultation de se dérouler dans des conditions appropriées.</span></p>]]></content:encoded><category>Migration</category><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-124</guid><pubDate></pubDate><title>Le « non » important du Conseil national</title><link>https://www.uss.ch/themes/services-publics/detail/le-non-important-du-conseil-national</link><description>Plus question de libéraliser intégralement la poste. En tout cas pour quelques années. En soi inutile, la révision de la législation postale paraît acceptable, même si les syndicats restent critiques à très critiques sur certains points. </description><content:encoded><![CDATA[<p>Du «&nbsp;oui&nbsp;» peu réfléchi et décidé de toute justesse par le Conseil des États concernant la libéralisation totale de la poste, le Conseil national, après des débats approfondis, a fait un «&nbsp;non&nbsp;» clair, par 102 voix contre 82. La principale raison pour laquelle les syndicats avaient menacé de saisir le référendum disparaît ainsi. La Chambre des cantons n’osera sans doute pas se lancer dans une épreuve de force, le gouvernement ayant déjà annoncé au Conseil national qu’il allait opérer une conversion sur cette question. 
</p><h3>Libéralisations à l’étranger&nbsp;: que des exemples négatifs</h3><p>Au Conseil national, fans bourgeois de la libéralisation (surtout les radicaux-libéraux et les UDC) et gauche (surtout les socialistes et les Vert(e)s) opposèrent leurs arguments, la majorité du PDC choisissant de refuser une libéralisation immédiate, étant donné le risque d’un sous-approvisionnement en services postaux des régions périphériques et la menace de référendum brandie par la gauche et les syndicats. Les fantasmes en matière de baisse des prix développés par le groupe parlementaire des «&nbsp;privatiseurs&nbsp;» nous étonneront toujours et encore, quand on sait que toutes les libéralisations d’infrastructures publiques faites à l’étranger - le marché «&nbsp;libre&nbsp;» de l’électricité en est l’exemple dissuasif le plus connu – ont entraîné d’importantes hausses des prix et une énorme pression au démantèlement de la qualité de l’approvisionnement de base. 
</p><p>Une réalité qu’illustre aussi, et de manière exemplaire, la Poste suédoise qui, libéralisée depuis 20 ans, fit œuvre pionnière en cette matière&nbsp;: ses prix pour les lettres et les paquets de clients privés ou industriels ont clairement pris l’ascenseur et les services financiers se sont dégradés. Seuls les «&nbsp;clients de masse&nbsp;», comme les banques et les assurances, ont profité de cette libéralisation. Et, alors que la Poste suédoise doit garantir l’approvisionnement de tout le pays, ses concurrents ne sont actifs que dans les agglomérations rentables. Exactement ce que nous ne voulons pas.
</p><p>Ce qui, d’un point de vue syndical, est grave dans les libéralisations, c’est la pression qu’elles exercent sur les salaires. Ainsi, en Allemagne, le gouvernement a dû édicter un salaire minimum légal pour la branche de la poste, un salaire minimum qui n’est pas encore parvenu à mettre fin à la sous-enchère déclenchée par les concurrents de la Poste allemande avec des salaires autour des 8 (&nbsp;!) euros de l’heure. Et on trouve également d’effarants exemples de travail effectué par des enfants. Enfin, l’existence de bas salaires est à l’origine d’une baisse de la qualité des services. Nous ne voulons ni les uns ni l’autre.
</p><h3>Ce qui est (plus ou moins) réjouissant et ce qui ne l’est pas</h3><p>Ce qui est réjouissant dans la nouvelle loi, c’est la disposition selon laquelle tous les opérateurs privés devront négocier une convention collective de travail (CCT) avec les syndicats. Cette mesure impose un minimum de partenariat social que ces opérateurs avaient toujours refusé. Mais il serait mieux que la loi prévoie l’obligation d’une CCT. La majorité du Parlement fédéral n’en a toutefois pas voulu. Il est important maintenant que l’actuelle CCT conclue avec la Poste soit non seulement améliorée, mais devienne aussi une référence en acquérant, aussi rapidement que possible, le statut de force obligatoire, c’est-à-dire en étant étendue à toute la branche.
</p><p>Il y a aussi lieu de se réjouir que le Conseil national, prévenant ainsi une inutile et bureaucratique mise au concours, ait chargé la Poste suisse du service universel. La décision prise concernant l’existence d’un réseau d’offices de poste et d’agences en est la conséquence. Ce qui limite, à tout le moins dans une certaine mesure, le risque d’un «&nbsp;amaigrissement&nbsp;» de l’approvisionnement via des agences peu sûres. Le Conseil national a aussi précisé les choses concernant le transport à prix réduit de la presse associative d’organisations à but non lucratif (p. ex. presse syndicale).
</p><p>Globalement peu réjouissante est l’inutile transformation de la Poste en une société anonyme régie par une loi spéciale. Il faudrait au moins – comme pour les CFF – prévoir une participation à 100&nbsp;% de la Confédération. Le Conseil national ne l’a pas voulu, décidant uniquement celle-ci aurait la majorité. Autre point peu réjouissant, le fait que PostFinance sera externalisée en tant que société anonyme de droit privé, une société pour laquelle la loi ne prévoit qu’une participation majoritaire de la Poste, alors que cette dernière devrait en être la propriétaire à 100&nbsp;%. À celle ou celui en qui cette décision réveille des envies de privatisation, nous disons&nbsp;: la Poste est aimée par la population. Toute privatisation se heurterait à l’opposition véhémente des Suisses et Suissesses, comme ce fut le cas en son temps avec la tentative de MM Blocher et Merz pour Swisscom. Grâce à l’initiative populaire «&nbsp;Pour une poste forte&nbsp;» du Syndicat de la Communication, le Souverain aura, d’une manière ou d’une autre, son petit mot à dire sur le réseau d’offices de poste et sur PostFinance. Et nous resterons vigilants&nbsp;; cela, aussi dans la perspective du rapport d’évaluation avec lequel le Conseil fédéral remettra sur la table, dans trois ans, la question de la libéralisation de la poste.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Poste</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-737</guid><pubDate></pubDate><title>PLUS de protection, salaire, rente !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/plus-de-protection-salaire-rente</link><description>Appel du 1er Mai 2012</description><content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR">Un pour cent de la population suisse possède plus que les 99 pour cent restants. Mais au lieu de corriger cette injustice criante, la droite s’applique à creuser encore plus le fossé entre riches et pauvres. Elle distribue des milliards de francs de cadeaux fiscaux aux riches et super-riches et enterre toute protection et tous droits des travailleurs et travailleuses. Il est plus que temps et légitime de se révolter et de résister avec détermination. C’est pourquoi une seule chose comptera en cette année 2012&nbsp;: toutes et tous au 1<sup>er</sup> Mai pour PLUS de protection, de salaire et de rente&nbsp;!</span></p><p><span lang="FR"></span></p><p class="Text"><b><span lang="FR">PLUS de protection&nbsp;!</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR">Ce sont les travailleurs et les travailleuses qui créent la richesse de la Suisse. Ils doivent produire toujours plus en toujours moins de temps. Ils doivent aussi parfaire leur formation durant leur temps libre et à leurs propres frais. Cette pression croissante a des conséquences néfastes pour leur santé. Et la cherté du franc s’y ajoute, qui menace de détruire leur emploi. Les salaires également sont sous pression à cause de patrons sans scrupules qui refusent d’offrir des conditions de travail correctes et recourent dans ce but à la sous-traitance en cascade et à des pseudo-indépendant(e)s. De plus, les représentant(e)s syndicaux ne sont toujours pas protégés contre les licenciements de représailles. </span></p><p class="Text"><b><span lang="FR">PLUS de salaire&nbsp;!</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR">Les bénéficiaires de salaires mirobolants et autres bonus, que l’on trouve aux échelons supérieurs, et les «&nbsp;top managers&nbsp;» autoproclamés ont accaparé ces dernières années une part toujours plus grande du gâteau salarial. Les bénéfices des entreprises finissent d’abord dans les poches des actionnaires et des spéculateurs et spéculatrices. Il ne reste que peu, voire rien pour les salarié(e)s, qui doivent même parfois voir leurs salaires baisser ou leur temps de travail prolongé. En outre, les dépenses d’assurance-maladie et certains loyers ont explosé. La politique fiscale injuste, qui consiste à donner toujours plus à ceux d’en haut et toujours moins aux autres, a ouvert encore plus la fourchette des revenus et déséquilibré davantage la répartition de la fortune entre salarié(e)s ordinaires et gros salaires. Enfin, la discrimination salariale à l’encontre des femmes est toujours scandaleuse. </span></p><p class="Text"><b><span lang="FR">PLUS de rente&nbsp;!</span></b></p><p class="Text"><span lang="FR">Cela fait des décennies que la Constitution fédérale prévoit qu’ensemble, les rentes de l’AVS et celles du 2<sup>e</sup> pilier doivent permettre aux retraité(e)s de maintenir leur niveau de vie antérieur. Cette promesse n’a toujours pas été tenue. Au contraire, Conseil fédéral et majorité bourgeoise du Parlement fédéral veulent même diminuer ces rentes ces prochaines années, en baissant le taux de conversion ou le taux d’intérêt minimal du 2<sup>e</sup> pilier, en relevant l’âge de la retraite, en supprimant la compensation du renchérissement sur les rentes et en introduisant un «&nbsp;frein à l’endettement&nbsp;». </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Avec leurs alliés, les syndicats vont stopper cette redistribution massive des richesses aux profits des classes supérieures et l’inverser. Pour protéger les emplois, ils exigent un affaiblissement du franc. Pour protéger les salaires, ils exigent des salaires minimums obligatoires et plus élevés ainsi que des mesures efficaces contre ces boîtes de profiteurs. Les syndicats revendiquent plus de salaire pour les salarié(e)s ordinaires, un salaire égal pour les hommes et les femmes, des rentes plus élevées pour celles et ceux qui ont travaillé durement tout au long de leur vie et une protection efficace contre les licenciements pour les représentant(e)s des travailleurs et travailleuses. </span></p><p class="Text"><span lang="FR">Ce 1<sup>er</sup> Mai 2012, et au-delà, les syndicats se battent et se battront pour un futur où il y aura plus de protection, de salaire, de rente et de solidarité internationale.</span></p><p class="Text"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded><category>Suisse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-125</guid><pubDate></pubDate><title>Un bon début, mais les sanctions sont trop faibles</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/un-bon-debut-mais-les-sanctions-sont-trop-faibles</link><description>L’Union syndicale suisse (USS) apprend avec satisfaction que le Conseil fédéral met en consultation un projet de loi pour améliorer la protection contre les licenciements de représentant(e)s syndicaux. Notre gouvernement a en effet longtemps mis les pieds au mur et refusé d’améliorer la protection contre le licenciement antisyndical pour la mettre en conformité avec les engagements internationaux de la Suisse. On ne peut que se féliciter que la campagne contre les licenciements abusifs de syndicalistes ou de représentant(e)s du personnel commence à porter ses fruits.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Malheureusement, le Conseil fédéral s’arrête au beau milieu du gué. En effet, les sanctions proposées sont bien trop faibles&nbsp;: selon le projet mis en consultation, les licenciements antisyndicaux ne donneront droit qu’à une indemnité d’au maximum 12 mois de salaire (contre 6 actuellement), et ils ne pourront toujours pas être annulés. Les employeurs peu respectueux des droits des travailleurs et du partenariat social pourront donc continuer à se débarrasser de leurs employés qui défendent leurs collègues, car une indemnité maximale de douze mois n’est guère dissuasive, en particulier pour les grandes entreprises. Les représentant(e)s du personnel et les syndicalistes qui seront victimes d’un licenciement abusif continueront donc à perdre définitivement leur emploi. Ils n’auront aucun droit à être réintégrés et tomberont donc au chômage ou ne pourront plus faire valoir leurs droits sur leur lieu de travail. 
</p><p>L’USS exige donc l’introduction de sanctions dignes de ce nom en particulier l’annulation du congé et la possibilité de réintégrer les personnes abusivement licenciées. Des mesures plus déterminées sont nécessaires, car, ces derniers mois, le nombre de licenciements abusifs de représentant(e)s du personnel ou de syndicalistes a dramatiquement augmenté, dans toutes les branches et régions du pays. 
</p><p>Deux progrès quand même
</p><p>Il y a malgré tout deux autres progrès à relever dans le projet mis en consultation. D’une part, les règles du licenciement abusif ne seront plus «&nbsp;absolument impératives&nbsp;», mais pourront être modifiées en faveur des travailleurs et travailleuses dans des conventions collectives de travail. D’autre part, les représentant(e)s du personnel élus ne pourront plus être licenciés pour des motifs économiques, mais uniquement pour des motifs inhérents à leur personne. Cette proposition corrige une jurisprudence récente du Tribunal fédéral, qui donnait pratiquement carte blanche aux employeurs souhaitant licencier un représentant du personnel. Selon cette jurisprudence discutable, un employeur estimant que la situation de son entreprise «&nbsp;pourrait éventuellement se dégrader à moyen terme&nbsp;» peut licencier un représentant du personnel pour motif économique. Il était grand temps de corriger cette situation.
</p><p>Afin que cette consultation donne de bons résultats et aboutisse à des progrès tangibles en matière de protection contre le licenciement abusif, il est nécessaire de ne pas relâcher la pression sur les autorités et les organisations patronales. L’USS et ses fédérations continueront donc de dénoncer systématiquement tous les cas de licenciements antisyndicaux. Et, si ce projet de loi n’aboutit pas à un résultat satisfaisant, l’USS demandera à l’OIT de condamner à nouveau la Suisse. En effet, la protection contre le licenciement antisyndical fait partie des normes fondamentales du travail, que la Suisse, pays hôte de l’OIT, se doit de respecter et de promouvoir.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droits syndicaux</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-126</guid><pubDate></pubDate><title>Enfin une obligation de conclure un plan social !</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enfin-une-obligation-de-conclure-un-plan-social</link><description>Le Conseil fédéral a publié son message concernant la révision de la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP). Certains de ses aspects revêtent une importance cruciale pour les intérêts des travailleurs et travailleuses.</description><content:encoded><![CDATA[<h3>Plus de reprise automatique des contrats de travail</h3><p>Lors d’un assainissement, l’entreprise repreneuse aura désormais le choix de reprendre ou non les contrats de travail de l’entreprise à assainir. L’Union syndicale suisse (USS) rejette cette proposition de délier les repreneurs d’une entreprise en faillite de leur obligation de reprendre tels quels tous les contrats de travail. Il n’est pas acceptable que l’assainissement d’une entreprise se fasse sur le dos de son personnel. Lors d’un assainissement, c’est en effet le maintien des emplois qui doit figurer au premier plan. Or, la flexibilité du droit suisse du travail, en particulier la grande liberté de licencier, donne déjà une marge de manœuvre suffisante aux employeurs. La suppression de cette protection reviendrait à reporter le coût des assainissements d’entreprises sur l’assurance-chômage. 
</p><p>L’affirmation selon laquelle l’obligation, pour le nouvel employeur, de reprendre tous les contrats de travail rendrait les reprises plus difficiles, respectivement selon laquelle sa suppression les rendrait plus efficaces, ne repose sur aucune preuve empirique. À notre connaissance, il n’existe aucun cas où l’acquéreur potentiel d’une entreprise en faillite y aurait renoncé à cause de l’obligation de reprendre les contrats de travail aux mêmes conditions. En revanche, les pseudo-assainissements, dont l’objectif réel est plutôt de licencier du personnel, sont une réalité. 
</p><h3>Obligation de conclure un plan social pour les entreprises d’au moins 250 salarié(e)s</h3><p>En contrepartie à la suppression de l’obligation de reprendre tous les contrats de travail, le Conseil fédéral propose d’introduire une obligation de conclure un plan social. Ce progrès social était nécessaire depuis longtemps, tant la protection des salarié(e)s contre les effets négatifs des licenciements collectifs a accumulé de retard par rapport aux pays voisins. L’USS a revendiqué à maintes reprises une telle mesure. Il faut cependant regretter que cette obligation ne soit valable que pour les entreprises d’au moins 250 salarié(e)s (0,37% des entreprises privées, occupant près de 39% des salarié(e)s). L’USS demandera donc que ce seuil soit abaissé à 100 salarié(e)s, afin qu’un plus grand nombre de travailleurs et travailleuses (environ un sur deux) bénéficie d’une atténuation des conséquences de licenciements collectifs. 
</p><p>Selon le projet, l’obligation de négocier un plan social est donnée lorsque l’employeur procède au licenciement collectif d’au moins 30 travailleurs/travailleuses sur une durée de 30 jours. Ces licenciements doivent avoir lieu pour des raisons non inhérentes à leur personne. L’employeur doit négocier avec le ou les syndicats parties à la CCT s’il y en a une, la représentation du personnel ou, à défaut, directement avec ce dernier. Si la négociation du plan social n’aboutit pas, un tribunal arbitral arrête un plan social obligatoire, lequel ne devra pas mettre en danger l’existence de l’entreprise. 
</p><p>Malheureusement, le projet prévoit que l’obligation de négocier un plan social ne s’appliquera pas en cas de faillite ou de sursis concordataire. Le Conseil fédéral justifie cette mesure par sa crainte que le remboursement des créanciers, respectivement l’assainissement, soit rendu impossible par un plan social trop généreux. Il prétend également que de telles procédures «&nbsp;surchargeraient&nbsp;» les autorités de poursuites et faillites. Ces arguments ne sont pas pertinents. En effet, soustraire faillite et assainissement de l’obligation de plan social revient à affaiblir encore plus la situation des travailleurs et travailleuses, qui ne bénéficient déjà plus du transfert automatique de leurs contrats de travail au repreneur. Pour ceux dont les contrats ne seront pas repris, il faut des mesures de compensation. En outre, il est tout à fait possible de négocier un plan social qui n’empêche pas l’assainissement. 
</p><p>Soustraire faillite et assainissement à l’obligation de plan social désavantagerait en outre les travailleurs et travailleuses qui n’ont pas pu obtenir un tel plan lors de négociations «&nbsp;libres&nbsp;» et créerait une incitation à ne plus négocier de plan social du tout lorsque la faillite menace, puisque ce ne serait pas obligatoire. Enfin, l’argument de la surcharge des autorités ne tient pas la route&nbsp;: il suffirait de renforcer lesdites autorités, ce qui est d’autant plus nécessaire que le nombre de faillites a augmenté. 
</p><h3>Suppression du privilège pour les créances de TVA </h3><p>Lors d’une faillite, l’ordre de remboursement des créances dépend de leur nature. Elles sont réparties en trois classes et, tant que toutes les créances d’une classe n’ont pas été remboursées, celles des autres classes ne peuvent l’être. Les créances de TVA ont été nouvellement colloquées en deuxième classe. C’était une erreur, car accorder un privilège à une catégorie de créances supplémentaires réduit les chances des autres créances de cette classe (dont font notamment parties la plupart des cotisations aux assurances sociales) de se voir remboursées. L’USS soutient donc cette proposition. 
</p><h3>Éviter les faillites en chaîne abusives</h3><p>Du point de vue de l’USS, il s’agit enfin de profiter de cette révision de la LP pour introduire une norme jugulant le phénomène des faillites en chaînes, qui sont toujours plus fréquentes, notamment dans le bâtiment et les arts et métiers. Souvent, des employeurs peu scrupuleux se déclarent en faillite pour éviter de devoir verser à leurs salarié(e)s les arriérés de salaire et de cotisations sociales, puis recréent aussitôt une autre entreprise active dans la même branche et y emploient souvent le même personnel, mais sous une autre raison sociale. À son tour, cette nouvelle entreprise fera rapidement faillite pour les mêmes raisons, et ainsi de suite... Pour mettre un terme à ces pratiques, l’USS propose qu’un employeur failli dont les dettes d’une ancienne entreprise n’ont pas été toutes remboursées ne puisse être à nouveau inscrit au registre du commerce en tant qu’organe d’une société de personne pendant 5 ans après la faillite. Cette règle a fait ses preuves en Belgique. Une nouvelle disposition pénale punissant les faillites abusives à répétition devrait également être étudiée.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-127</guid><pubDate></pubDate><title>Le problème est tout sauf résolu</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-probleme-est-tout-sauf-resolu</link><description>Il n’y aura pas de nouvelle affaire UBS ? Pas si sûr, et de loin pas ! Les propositions du groupe d’experts de la Confédération ne sont pas en mesure de liquider le problème qui se pose avec les banques trop grandes pour faire faillite. Ce groupe n’a voulu que l’atténuer quelque peu. Pas suffisant.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Que la Confédération ait dû, avec la Banque nationale suisse (BNS), sauver l’UBS a été une expérience bouleversante pour une grande partie de la population. C’est pourquoi ce sauvetage n’a été accepté qu’avec une grande réserve&nbsp;; cela, parce que le Conseil fédéral défendait l’idée, premièrement, que la Suisse aurait été sinon confrontée à de graves problèmes économiques et, deuxièmement, que des mesures seraient mises au point pour qu’une telle crise ne se reproduise plus.
</p><h3>Un mandat rempli&nbsp;?</h3><p>Le mandat du groupe d’experts «&nbsp;Too big to fail&nbsp;» («&nbsp;Trop grandes pour faire faillite&nbsp;») a donc été compris ainsi&nbsp;: proposer des mesures pour qu’une deuxième affaire UBS n’ait jamais lieu. Aujourd’hui, après la publication de son rapport, il y a lieu de dresser un bilan intermédiaire et de se demander s’il a bien rempli son mandat.
</p><p>Pendant la crise déjà, il était clair que, si l’on ne voulait pas revivre la même expérience, les banques devaient détenir à l’avenir beaucoup plus de fonds propres. Tel était le message de la direction générale de la BNS. Durant la crise, l’UBS a essuyé des pertes à hauteur de 46 milliards de francs. Pour limiter ces dernières et éviter à la banque de tomber en faillite, la BNS lui a alors repris des actifs «&nbsp;toxiques&nbsp;» pour environ 40 milliards de francs, une somme qui fut placée dans un fonds spécial («&nbsp;Stab fund&nbsp;»). Divers experts suisses et étrangers ont demandé que les banques possèdent désormais près de 10&nbsp;% de leur bilan total en fonds propres. Cela signifie que, pour chaque franc du bilan, 10 centimes devraient être mis en dépôt. Pour l’UBS, cela représenterait aujourd’hui 150 milliards, ce qui lui aurait bien permis de compenser ses pertes durant la crise.
</p><h3>Seulement 30 à 40 milliards de «&nbsp;vrais&nbsp;» fonds propres</h3><p>Or, les prescriptions du groupe d’experts de la Confédération vont nettement moins loin. Elles demandent de l’UBS et du Crédit Suisse 30 à 40 milliards de «&nbsp;vrais&nbsp;» fonds propres et, en plus, un volant dit «&nbsp;de conservation&nbsp;», constitué d’emprunts convertibles («&nbsp;coco bonds&nbsp;»), pour environ 35 milliards. Des emprunts dont la vraie valeur ne se révélera toutefois qu’en cas de crise.
</p><p>Ces nouvelles prescriptions, il convient de les considérer à la lumière des pertes enregistrées par l’UBS durant la crise. Ce qui soulève des questions explosives. Que ces fonds propres auraient suffi pour compenser les pertes de cette dernière crise est on ne peut plus incertain. Il faut tenir compte ici du fait que si une entreprise n’avait quasiment pas de fonds propres, elle éprouverait de graves difficultés à obtenir des crédits, ce qui compromettrait fortement son destin.
</p><p>Que ces fonds propres prescrits par les experts soient suffisants, les données avancées par le professeur Urs Birchler, spécialiste en questions bancaires, nous en font douter. Selon ses calculs en effet, les grandes banques ont perdu environ 75 milliards (prix actuels) lors de la crise immobilière de la fin des années 1980/début des années 1990. Les pertes essuyées durant la crise financière n’ont donc rien d’unique.
</p><h3>Moins que dans les années 1990</h3><p>Selon les nouvelles prescriptions, les banques détiendront moins de fonds propres que dans leurs bilans des années 1990. C’est même ce que le groupe d’experts écrit dans son rapport… Alors que, selon ce groupe, les banques devront détenir à l’avenir environ 2,5 centimes de «&nbsp;vrais&nbsp;» fonds propres par franc de leur bilan total, ce montant était, de fait, d’environ 3 centimes à la fin des années 1990.
</p><p>Cette proposition ne permettra pas de résoudre le problème du «&nbsp;too big to fail&nbsp;». À l’avenir, les réserves des banques ne seront pas suffisantes pour que l’on puisse dire en bonne conscience que les difficultés déjà rencontrées ne se reproduiront plus. 
</p><p>Cependant, le groupe d’experts a compris son mandat différemment. Il écrit que sa tâche est d’examiner des «&nbsp;possibilités de réduction des risques que les grandes entreprises font peser sur l’économie nationale&nbsp;» (p. 7). Il ne s’agit donc pas de résoudre le problème, mais uniquement de l’atténuer. Manifestement, on ne pouvait sans doute pas en attendre plus d’un groupe d’experts, créé par le Conseil fédéral Merz, dans lequel les représentants des autorités étaient minoritaires face à ceux des banques et des entreprises. 
</p><p>Ainsi, le Conseil fédéral doit notablement améliorer les propositions des experts. La population veut que le secteur financier ne soit pas un risque pour le reste de l’économie. Et elle ne veut pas de deuxième affaire UBS. C’est pour cela qu’il faut contraindre les grandes banques à détenir autant de fonds propres qu’il leur est nécessaire pour supporter elles-mêmes leurs pertes.</p>]]></content:encoded><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-128</guid><pubDate></pubDate><title>Et maintenant, plaçons enfin l’être humain au centre !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/et-maintenant-placons-enfin-l-etre-humain-au-centre</link><description>[Translate to fr:] 11. AHV-Revision</description><content:encoded><![CDATA[<p>Finalement, la deuxième mouture de 11<sup>e</sup> révision de l’AVS n’aurait été synonyme que de démantèlement. Les rentes de l’AVS auraient baissé, vu l’abandon de l’actuel système d’indexation à l’évolution des prix et des salaires, l’âge de la retraite des femmes aurait été relevé et – pure tactique ou appât pour contrer un éventuel référendum – une retraite anticipée, sous forme de pagne sommaire et prévue pour une période par trop limitée, aurait été introduite.
</p><p>Le 1<sup>er</sup> octobre, le Parlement fédéral a coulé ce projet de 11<sup>e</sup> révision. Sinon c’est le peuple qui s’en serait chargé quelques mois plus tard. De fait, l’USS s’était déjà concrètement préparée à saisir le référendum.
</p><p>La gauche et les Vert(e)s ont toujours combattu cette révision. Lors de la votation finale, c’est l’UDC qui a changé d’avis, l’un de ses vice-présidents ayant reconnu qu’une telle révision n’aurait pratiquement aucune chance devant le peuple.
</p><p>Certains commentateurs, surtout en Suisse alémanique, ont parlé de réformes coincées dans des bouchons et dit qu’il serait toujours plus difficile de faire des «&nbsp;réformes&nbsp;» contre les retraité(e)s. Selon eux, buté et n’y comprenant rien à l’AVS, le peuple n’avalerait aucun démantèlement. Logiquement, ne devrait-on pas en conclure, comme Brecht le disait, que «&nbsp;Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple&nbsp;»&nbsp;?
</p><p>Franchement, le peuple n’est pas masochiste au point de demander lui-même qu’on démantèle son AVS&nbsp;!
</p><p>Aujourd’hui, c’est devant nous que nous devons regarder. Ce sont les besoins des gens, dont il faut enfin tenir compte. Une rupture s’impose avec la logique de l’austérité qui, bien que les comptes de l’AVS le démentent année après année, ne veut voir dans cette dernière qu’une institution qui serait à assainir. Comme s’impose aussi une prise de conscience du rôle joué par l’AVS dans la lutte, largement victorieuse, contre la pauvreté des aîné(e)s, un rôle qu’elle est d’ailleurs en mesure de jouer encore, là où des poches de cette dernière subsistent. C’est dans cette optique que l’Union syndicale suisse va s’engager.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-140</guid><pubDate></pubDate><title>Des salaires décents — des rentes suffisantes : Un avant-goût du 54e congrès de l’USS</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-syndicale/detail/des-salaires-decents-des-rentes-suffisantes-un-avant-gout-du-54e-congres-de-l-uss</link><description>En se prononçant sur quatre textes d’orientation, une bonne douzaine de résolutions et 40 propositions, 225 délégués avec voix délibérative orienteront l’action syndicale pour les quatre prochaines années et vraisemblablement au-delà. Cela se passera à Berne, lors du 54e congrès de l’USS, les 5 et 6 novembre.</description><content:encoded><![CDATA[<p>« Des salaires décents — des rentes suffisantes », tel est le slogan du congrès. La plus grande partie des discussions du congrès va en effet venir aiguiser un programme qui se donne pour objectif « un tournant en matière de politique économique vers des emplois sûrs » et, en conséquence, une « prévoyance vieillesse stable et performante ». Les deux documents du congrès consacrés à ces thèmes contiennent les propositions à débattre, d’une part pour retrouver un plein emploi durable et des emplois de qualité et sûrs et, d’autre part, pour instaurer une répartition plus équitable des revenus ainsi qu’une AVS améliorée pour les petits et moyens revenus (voir les contributions concernant les textes d’orientation spécifiques dans cette « USS-info »). Ce congrès doit représenter un point d’inflexion à partir duquel débute une nouvelle phase, dans laquelle les syndicats, après une résistance relativement réussie contre le démontage des assurances sociales, répondent de nouveau aux besoins humains — et contribuent par là au développement général.&nbsp;&nbsp; 
</p><h3>La réduction de l’horaire de travail dans une nouvelle optique</h3><p>Un autre texte fait une série de propositions — à débattre, bien sûr — pour amener, à l’avenir, la formation à mieux développer l’égalité des chances. Le dernier texte s’intitule : « Concilier l’horaire de travail avec la famille, les loisirs et la santé ». Il montre que les syndicats, au-delà du slogan du congrès lui-même, ne se laissent pas réduire à de simples machines pour gagner de meilleurs salaires et des rentes en hausse, mais sont composés d’êtres humains aux rôles multiples, y compris dans le domaine privé. En conséquence, ils veulent placer la question de la réduction de l’horaire de travail dans une nouvelle optique, qui vise une répartition plus équilibrée de l’ensemble du travail entre les sexes.
</p><h3>Les invités </h3><p>Plusieurs invités animeront le congrès de leur discours. La spécialiste des sciences sociales, Christina Klenner, parlera de la conciliation du travail salarié et des tâches familiales. Jean Ziegler abordera, quant à lui, la question des droits humains. Monina Wong, la responsable pour la Chine de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), élargira l’horizon de réflexion du congrès en présentant le mouvement de grèves actuel en Chine. Le premier invité sera le conseiller fédéral Didier Burkhalter. Une discussion captivante&nbsp; peut s’ensuivre, si le ministre des affaires sociales entend, pour une fois, sur la Constitution sociale, la voix des proies et non pas celle des prédateurs.
</p><h3>Autres moments forts</h3><p>La question des licenciements antisyndicaux donnera sans doute lieu à discussion. Une proposition d’Unia demande que la campagne sur ce point s’intensifie si les projets en matière de législation sur les « lanceurs d’alerte » (whistleblower) se révèlent insuffisants. D’autres propositions de fédérations syndicales concernent la libre circulation des personnes et la sous-enchère salariale, le travail temporaire et sur appel, les discriminations salariales, ou encore exigent un changement de cap de la politique de migration. La commission des femmes de l’USS ouvrira le congrès par une production scénique qui montrera par quelles actions elle entend marquer durablement l’année 2011, celle du vingtième anniversaire de la grève des femmes.
</p><p>Enfin, le comité présidentiel sera réélu. Elargi à neuf membres, chaque sexe devra occuper au moins un tiers des sièges. Le président de l’USS, Paul Rechsteiner se représente; parmi les sortants, Jean-Claude Rennwald est démissionnaire.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Politique syndicale</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-415</guid><pubDate></pubDate><title>Toutes les bonnes choses vont-elles par trois ?</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/toutes-les-bonnes-choses-vont-elles-par-trois</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>La population de la Suisse peut se réjouir&nbsp;: le Conseil fédéral et le Parlement fédéral doivent reprendre en main la révision de l’AVS. L’Union syndicale suisse (USS) s’attend désormais à ce que cette troisième tentative débouche sur une révision qui tiendra compte des besoins des gens, à savoir&nbsp;: ne prévoira pas de démantèlement des rentes, mais instaurera un mécanisme de retraite anticipée socialement aménagé. Les autorités sont encore redevables à la population de la réalisation de cette promesse.
</p><p>Le Parlement a lui-même coulé cette 11e révision antisociale de l’AVS, prévenant ainsi un référendum de l’USS. Cette révision prévoyait une baisse des rentes, un relèvement de l’âge de la retraite des femmes et un mécanisme de retraite anticipée insuffisant et limité dans le temps. Un tel projet n’aurait guère trouvé de majorité auprès du peuple, comme le montrent les claires rebuffades essuyées par la baisse du taux de conversion LPP en mars 2010 (72,7&nbsp;% de non) et la première mouture de 11e révision de l’AVS en 2004 (67,9&nbsp;% de non).</p>]]></content:encoded><category>AVS</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-141</guid><pubDate></pubDate><title>Prévoyance vieillesse : stable, performante — donc à développer !</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/prevoyance-vieillesse-stable-performante-donc-a-developper</link><description>Congrès de l’USS, aperçu : Pendant les années passées, les syndicats ont résisté avec succès au démontage de la prévoyance professionnelle. Il est temps de regarder devant nous : pour les bas et les moyens revenus, une meilleure prévoyance professionnelle est nécessaire.</description><content:encoded><![CDATA[<p>L’AVS et l’AI pour les « besoins vitaux » et la prévoyance professionnelle pour « le maintien du niveau de vie antérieur » : ce sont là les fonctions dévolues en son temps par les responsables politiques aux deux principaux piliers — sur trois en tout — de la prévoyance vieillesse suisse et qui sont inscrites dans la Constitution. L’AVS et les prestations minimales de la LPP devraient ainsi remplacer ensemble 60 % du salaire antérieur.
</p><p>Mais que représentent 60 % de 4’000 francs ? Tout juste 2’400 francs. Peut-on véritablement maintenir son niveau de vie antérieur ? Ou de même avec 3’000 francs, lorsque l’on gagnait auparavant un salaire de 5’000 francs ?
</p><p>Puisque la majorité bourgeoise voulait, au début de ce siècle, démanteler les rentes de vieillesse (11e révision de l’AVS, taux de conversion minimal de la LPP), les syndicats durent mener un combat défensif. Ils ne purent donc, comme ils le voulaient, faire progresser la discussion, dans leurs propres rangs, de propositions d’amélioration des rentes AVS.
</p><h3>Vieillir dignement grâce à une AVS/AI renforcée</h3><p>Maintenant, après le naufrage de la 11e révision, le moment est enfin propice. « Le chiffre de 60 % est en conséquence anticonstitutionnel pour les moyens et bas revenus, car on ne saurait en vivre décemment » souligne le texte d’orientation. Et il fixe de nouveaux objectifs, différenciés, aux prestations :
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>80 % jusqu’à un revenu antérieur de 5’000 francs</li><li>70 % jusqu’à un revenu antérieur de 7’000 francs</li><li>60 % depuis un revenu antérieur de plus de 7’000 francs</li></ul><p>Ces objectifs, plus ambitieux, doivent être atteints grâce à un renforcement de l’AVS. A cette occasion, il faudra aussi développer les bonifications pour la prise en charge éducative et l’assistance aux proches.
</p><h3>Prévoyance professionnelle</h3><p>Les deux revendications les plus importantes concernant la prévoyance professionnelle sont celles d’une plus grande transparence et d’une gestion paritaire renforcée, donc de davantage de protection et de compétences pour les représentants des salarié(e)s. Le premier point vise à ce que des prescriptions légales judicieuses empêchent les assureurs privés de continuer à transférer discrètement, et sous le couvert de la loi,&nbsp; quantité de fonds dans leur propre caisse.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>AVS</category><category>Prévoyance professionnelle</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-417</guid><pubDate></pubDate><title>Une décision précipitée et par trop dure</title><link>https://www.uss.ch/themes/politique-sociale/detail/une-decision-precipitee-et-par-trop-dure</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avant la votation sur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI), le Conseil fédéral avait promis que, pour la mise en vigueur de cette dernière, il tiendrait compte de la situation économique. En décidant que cette entrée en vigueur aura lieu en avril 2011, il brise sa promesse.
</p><p>La crise n’est pas dépassée. Par exemple, presque toute la Suisse romande a besoin de l’article sur la crise de l’ancienne LACI. Cet article permet aux régions qui connaissent un chômage important de verser 520 indemnités journalières au lieu de 400. Grâce à cette mesure, de nombreux chômeurs et chômeuses ne passent pas en fin de droit. L’introduction de la nouvelle LACI rend cet article caduc. Conséquence&nbsp;: environ 15&nbsp;000 personnes aujourd’hui au chômage arriveront en fin de droit. 
</p><p>Le Conseil fédéral doit combattre le chômage, comme le lui prescrit la Constitution fédérale. Or, en mettant rapidement en vigueur la nouvelle LACI, c’est aux chômeurs et chômeuses qu’il s’attaque… De fait, il aurait pu sans autre attendre que la crise soit passée pour décréter cette entrée en vigueur.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Assurance-chômage</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-142</guid><pubDate></pubDate><title>Un tournant de politique économique est exigé : pour des emplois sûrs !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/un-tournant-de-politique-economique-est-exige-pour-des-emplois-surs</link><description>Congrès de l’USS, aperçu : Les vingt dernières années ont été des années de vaches grasses pour les actionnaires et les manageurs, mais de vaches maigres pour les salarié(e)s. Cela doit maintenant changer. Des emplois sûrs et de qualité pour toutes et tous, une distribution plus équitable des revenus, la conciliation de l’activité professionnelle avec d’autres tâches, de bons services publics et une économie respectueuse de l’environnement : voilà les objectifs renouvelés des syndicats.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien qu’en Suisse, grâce à des syndicats vigilants et combatifs, la forme extrême du capitalisme à l’anglo-saxonne n’ait pu prendre pied que partiellement, les vingt dernières années ont aussi été une période de vaches maigres pour les salarié(e)s. La forte croissance du chômage et le démontage de la sécurité sociale ont accru la pression au travail. Sous l’angle de la fiscalité, les hauts revenus, les gros actionnaires et les entreprises ont été dégrevés, alors que les bas et moyens revenus ont vu leurs charges augmenter. Les ouvertures au marché qui sont intervenues dans les services publics ont eu des effets négatifs sur les prix et l’approvisionnement, surtout en matière de courant électrique.
</p><p>L’heure est venue d’opérer un tournant. Le texte d’orientation no 4 « Une nouvelle politique pour des emplois sûrs » avance en ce sens des revendications dans trois secteurs thématiques :
</p><h3>Plein emploi et conditions de travail de qualité</h3><p>Le texte demande une politique conjoncturelle active, une réglementation et un redimensionnement des marchés financiers et de capitaux ainsi qu’une offensive en matière d’investissements pour des logements, dans les transports publics et les structures d’accueil des enfants. Les personnes handicapées doivent être professionnellement mieux intégrées, mais aussi les jeunes et les plus âgés, particulièrement touchés par le chômage de longue durée. Des horaires plus courts et maîtrisables contribueront à mieux concilier emploi et famille. Il faut aussi limiter les emplois temporaires et le travail sur appel et les rendre plus coûteux.
</p><h3>Des revenus plus équitables</h3><p>Des salaires minimaux doivent protéger les emplois de l’exploitation. Sur ce point, l’USS lancera une initiative populaire, au début de 2011 déjà. Dans les négociations salariales, l’USS veut obtenir des augmentations correspondant au renchérissement et à la productivité, ainsi qu’un remplacement des bonus des manageurs par des salaires fixes modérés. Les salaires de plus d’un million de francs doivent être soumis à l’impôt sur le bénéfice et les revenus fiscaux qui en proviennent distribués aux bas et moyens revenus. Les discriminations et la sous-enchère salariales doivent être combattues; en matière de politique fiscale, un changement d’orientation vers une imposition plus forte des hauts revenus est urgemment nécessaire.
</p><p>Pour obtenir tout cela, le renforcement des syndicats est nécessaire. Concrètement, cela signifie aussi une meilleure protection des représentant(e)s syndicaux dans les entreprises et davantage de participation des employé(e)s en cas de licenciements collectifs et de restructuration.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-413</guid><pubDate></pubDate><title>Le Conseil fédéral doit présenter un train de mesures pour une stabilisation de la place financière et des autorités indépendantes par rapport à elle</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/le-conseil-federal-doit-presenter-un-train-de-mesures-pour-une-stabilisation-de-la-place-financiere-et-des-autorites-independantes-par-rapport-a-elle</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport «&nbsp;too big too fail&nbsp;» (sur les entreprises trop grandes pour faire faillite) est le plus important rapport jamais fait en Suisse sur la crise financière. L’Union syndicale suisse (USS) attend désormais de la nouvelle cheffe du Département fédéral des finances qu’elle présente un train de mesures qui garantisse, premièrement, la stabilité du secteur financier et, deuxièmement, l’indépendance des acteurs politiques ainsi que des autorités par rapport à ce secteur. Et le Conseil fédéral doit donner un nouveau coup de balai, car les travaux réalisés à ce jour ont trop été influencés par le lobby de la finance.
</p><p>&nbsp;</p><ul><li>Les prescriptions concernant les fonds propres doivent être durcies. Celles que propose le groupe de travail «&nbsp;too big too fail&nbsp;» vont moins loin que ce qui était la réalité dans les grandes banques dans les années 90. Un tel assouplissement n’étonne cependant pas, si l’on sait que les représentants des autorités étaient minoritaires au sein de ce groupe de travail.</li><li>Les activités bancaires doivent être interdites aux assureurs, comme c’était le cas en Suisse avant 2006. La catastrophe vécue par l’assureur américain AIG s’explique par la sur-spéculation bancaire de ce dernier.</li><li>À l’avenir, l’indépendance des régulateurs du secteur financier doit être garantie.</li><li>Il faut mettre fin à l’influence exercée par le lobby de la finance sur les acteurs politiques (pas de financement de partis, etc.).</li></ul><p>Après la quasi-faillite de l’UBS et la crise des marchés financiers, le gouvernement et le parlement suisses sont tenus d’assurer à la Suisse une situation stable. Ils sont également tenus de mettre au point des mesures qui empêcheront une fois pour toutes ces crises financières qui se paient par la suppression d’innombrables emplois.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Économie</category><category>Politique monétaire</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-645</guid><pubDate></pubDate><title>Travailler moins — vivre plus</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/travailler-moins-vivre-plus</link><description>Congrès de l’USS, aperçu : Le travail salarié et les tâches familiales et domestiques doivent  être mieux conciliés : raison pour laquelle le texte pour le congrès de l’USS réclame, dès son intitulé, de pouvoir « Concilier l’horaire de travail avec la famille, les loisirs et la santé ».</description><content:encoded><![CDATA[<p>Ce sont surtout les femmes qui sont confrontées au dilemme du choix entre le travail salarié et les tâches familiales. Une majorité des femmes opte aujourd’hui pour la solution hybride du travail à temps partiel conjugué avec l’exercice de la responsabilité principale des tâches familiales. Le dilemme n’en est pas résolu pour autant. Pour les femmes, il s’exprime ainsi : le travail à temps partiel signifie très souvent — presque toujours dans les cas de séparation d’avec son partenaire — une couverture sociale insuffisante. En revanche, dans la plupart des cas, le travail à plein temps et la famille ne peuvent être conciliés.
</p><h3>Réduire le temps de travail</h3><p>La revendication est donc simple : des horaires de travail plus courts sont nécessaires. Ils faciliteraient aussi la meilleure prise en charge des tâches familiales et domestiques par les hommes travaillant à plein temps. Ce disant, le texte ne s’oppose pas à une autre revendication urgente et nécessaire, celle de l’accueil extrafamilial des enfants. Il ne peut cependant souscrire syndicalement à « l’externalisation complète des tâches familiales au profit d’une activité professionnelle aussi vaste et flexible que possible ».
</p><h3>Un changement de perspective</h3><p>Le texte ne mentionne pas d’objectif chiffré pour la durée hebdomadaire du travail, il demande un changement de perspective : dans le cadre des négociations collectives, les fédérations doivent faire de la réduction de l’horaire de travail hebdomadaire une priorité revendicative, dans l’optique de la conciliation entre vies familiale et professionnelle. Elle doit s’accompagner d’un droit à la réduction (temporaire) de la durée du travail pour des tâches d’assistance, ainsi que du droit à un congé lors de soins de longue durée prodigués à un proche (non seulement lorsqu’il s’agit d’enfants, mais aussi des parents, p. ex.)
</p><p>En outre, le document revendique des horaires prévisibles et fiables. Le congé de maternité doit passer de 14 semaines actuellement à 18 semaines, un congé de paternité de 8 semaines devant être introduit. Dans cette perspective, les syndicats doivent emprunter aussi bien la voie légale que celle de la négociation conventionnelle.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category><category>Travail</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-414</guid><pubDate></pubDate><title>Des mesures contre le travail temporaire et le travail sur appel s’imposent</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/des-mesures-contre-le-travail-temporaire-et-le-travail-sur-appel-s-imposent</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2001, les emplois précaires ont augmenté en Suisse, comme le montre le rapport publié aujourd’hui par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Un rapport qui sous-estime d’ailleurs l’ampleur du travail temporaire. En effet, selon les statistiques de maison du SECO, le travail temporaire a doublé depuis 2001. 
</p><p>L’augmentation du travail temporaire et du travail sur appel est inquiétant. Pour les personnes concernées, ce type d’activité va de pair avec une grande insécurité. C’est pourquoi la plupart d’entre elles souhaitent des emplois sur la durée et des horaires réguliers. 
</p><p>Les agences de travail temporaire ne cessent de violer les conditions de travail suisses. La sous-enchère salariale reste fréquente chez elles. L’application, dans cette branche, d’une convention collective de travail (CCT) destinée à protéger les salarié(e)s concernés a, jusqu’à aujourd’hui, échoué en raison de l’opposition des employeurs. Or, si la CCT n’est pas pleinement mise en vigueur ces prochains temps, des mesures plus dures s’imposeront. Par exemple, il faudra interdire aux agences de travail temporaire de recruter du personnel à l’étranger. 
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), le travail doit permettre de vivre décemment, être prévisible et conciliable avec les obligations familiales. Le travail sur appel ne remplit pas ces conditions et signifie fréquemment le report du risque entrepreneurial sur les salarié(e)s ainsi que le retour des rémunérations à la journée. Par exemple, l’assurance-chômage ne considère pas le travail sur appel comme du «&nbsp;travail convenable&nbsp;».&nbsp; L’USS s’engage pour son interdiction. Et le service de piquet ne doit être qu’exceptionnellement autorisé, lorsqu’il s’avère indispensable. Dans tous les cas, les interventions doivent être communiquées suffisamment à l’avance et le temps d’attente être rémunéré de manière appropriée.</p>]]></content:encoded><category>Droit du travail</category><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-646</guid><pubDate></pubDate><title>Exigences en matière de politique de formation</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/exigences-en-matiere-de-politique-de-formation</link><description>Congrès de l’USS, aperçu : Le texte d&#039;orientation en matière de politique de formation soumis au congrès de l’USS contient des lignes directrices concernant aussi bien l’éducation que la formation professionnelle et continue. Sa revendication centrale : plus d’égalité des chances dans la formation.</description><content:encoded><![CDATA[<p>A chaque niveau, le système de formation suisse peut contribuer à la diminution de l’inégalité sociale. A cette fin, il est nécessaire toutefois d’investir dans le développement et la qualité de l’enseignement et de la formation. Les investissements ne doivent pas aboutir à une extension de la bureaucratie du système de formation, mais bénéficier directement aux enseignant(e)s. Car seul(e)s des enseignant(e)s motivés, donc mieux&nbsp; soutenus et moins surchargés peuvent contribuer durablement au développement des personnes en formation. Cela signifie concrètement : moins de périodes d’enseignement et relèvement des salaires des enseignant(e)s. Dans la perspective d’une école intégrative pour tous les enfants, l’USS veut en outre supprimer la sélection précoce à l’école obligatoire.
</p><h3>Droit à la formation</h3><p>Les formations professionnelle et continue doivent être renforcées - non pas contre, mais avec la formation universitaire.&nbsp; Le texte exige en outre un droit à une formation suffisante pour tous les jeunes et l’accès à la formation continue pour toutes les travailleuses et travailleurs. La Confédération et les cantons doivent donc&nbsp; conjointement encourager&nbsp; la formation professionnelle supérieure. Afin qu’elle soit accessible à toutes et tous, des formations de rattrapage ainsi que la reconnaissance des compétences acquises dans la pratique sont nécessaires. En ce qui concerne la loi fédérale sur la formation continue actuellement en élaboration, l’USS revendique un droit à un bilan de compétences tous les cinq ans, cinq jours de formation continue par an, de nouvelles offres de formation pour les analphabètes fonctionnels et une offensive linguistique en faveur des migrant(e)s.
</p><h3>Deux types de hautes écoles</h3><p>Dans le domaine des hautes écoles, l’USS se prononce pour deux types de hautes écoles (les universités et les hautes écoles spécialisées), reposant sur deux systèmes distincts : celui de la formation générale, avec la maturité gymnasiale, et celui de la formation professionnelle, avec la maturité professionnelle. Les deux systèmes doivent cependant être fortement perméable l’un à l’autre.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-412</guid><pubDate></pubDate><title>Dissimulation en lieu et place de la transparence</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/dissimulation-en-lieu-et-place-de-la-transparence</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire sans fin d’une grande banque quasiment tombée en faillite et qui ne put être sauvée que grâce à une intervention massive de l’État vient de vivre un nouvel épisode. Aujourd’hui en effet, si la direction de l’UBS fait preuve de quelque repentance, son comportement n’a pas changé. Elle présente des expertises à la limite de la complaisance et constate globalement que les leçons ont été tirées et qu’il n’est donc pas nécessaire d’attaquer juridiquement les responsables. Une commission d’enquête parlementaire – dont l’USS demandait la création – aurait pu débrouiller les liens existants entre l’UBS et la FINMA, l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, des liens qui resteront désormais dans l’ombre. 
</p><p>Au lieu d’ordonner le dépôt d’une plainte ou, à tout le moins, d’une élucidation des faits sans concession et via une instance extérieure aux milieux concernés, la majorité bourgeoise a délégué cette élucidation à l’UBS elle-même. Finalement, qu’un coupable joue le rôle de magistrat d’instruction et de juge dans sa propre affaire, c’est tout à fait normal dans le cadre d’un processus politique tout de servilité. Que ce coupable expose ce qui est déjà connu, l’est aussi.
</p><p>Il est toutefois clair que les leçons de cette affaire n’ont aucunement été tirées. Les bonus, qui sont les principaux responsables de la spéculation à l’origine de la crise, ont repris l’ascenseur et atteignent à nouveau des sommes astronomiques. Le rapport présenté par l’UBS n’est que dissimulation.</p>]]></content:encoded><category>Économie</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-121</guid><pubDate></pubDate><title>Grâce à l’USS, davantage de moyens pour la formation professionnelle</title><link>https://www.uss.ch/themes/formation-jeunesse/detail/grace-a-l-uss-davantage-de-moyens-pour-la-formation-professionnelle</link><description>Malgré l’augmentation du nombre de places d’apprentissage, il y a encore trop de jeunes qui restent sur le carreau à la fin de leur scolarité. Et la formation professionnelle supérieure est mise sous pression. La sixième Conférence nationale sur les places d’apprentissage du 25 octobre 2010 a décidé d’apporter des améliorations à cette situation. La proposition de l’Union syndicale suisse (USS) d’augmenter de 100 millions la contribution de la Confédération y a trouvé une large approbation. C’est là un important succès syndical.</description><content:encoded><![CDATA[<p>La mise sur pied de la Conférence nationale sur les places d’apprentissage, en 2005, est le fruit de la crise des places d’apprentissage et de la pression exercée par l’initiative de la jeunesse syndicale sur les places d’apprentissages (Lipa). L’USS fut, entre autres, à l’origine de la convocation de cette conférence, qui devait décider de mesures pour créer de telles places. Elle devint ensuite une sorte de table ronde annuelle, dirigée par le Département fédéral de l’économie, et réunissant les représentant(e)s de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP), des associations patronales et des syndicats.
</p><h3>Le baromètre des places d’apprentissage : un bilan mitigé</h3><p>Par rapport à août 2009, la croissance des places d’apprentissage offertes, d’environ 3000, et des places attribuées, de 1000, est réjouissante. Toutefois, il restait encore 2000 jeunes de plus à s’intéresser à une formation professionnelle initiale. Raison pour laquelle la « file d’attente », à savoir les offres de formation transitoire, ne s’est réduite que de 500 personnes. En d’autres termes : ce sont encore 13&nbsp;% des tous les jeunes à la recherche d’une place d’apprentissage qui ne trouvent pas de formation correspondante.
</p><p>L’offre en matière de formation professionnelle initiale de deux ans reste clairement trop basse, avec 3500 places proposées.
</p><p>L’évolution des places d’apprentissage restées vacantes est particulièrement inquiétante : les employeurs ont déclaré n’avoir « reçu que des postulations inappropriées » dans 69&nbsp;% des cas, contre 58&nbsp;% auparavant. En revanche, le nombre de places pour lesquelles « aucune postulation » n’a été faite est passé de 33 à 19&nbsp;%. Cela signifie que la sélection par les employeurs s’est encore aggravée.
</p><p>En conséquence, cet été encore, les jeunes ont dû postuler en moyenne 15 fois, et même 17 fois (!) pour ceux et celles qui ont trouvé une place d’apprentissage. 10&nbsp;% des jeunes intéressés par une de ces places n’avaient toujours pas trouvé de solution à la date du jour de référence, le 31 août&nbsp;; 5&nbsp;% de tous ceux et celles qui arrivaient au terme de leur scolarité n’avaient encore aucune information à donner sur la suite de leur formation !
</p><p>Le baromètre des places d’apprentissage au 31 août 2010 confirme deux choses. La première est que le léger recul de la classe d’âge des jeunes de 16 ans ne débouche toujours pas sur une franche amélioration du marché des places d’apprentissage. Deuxièmement : la « concurrence », si souvent invoquée, entre la formation générale et la formation professionnelle, ne joue que très peu.
</p><h3>Les conséquences</h3><p>Lors de cette sixième conférence, le président de l’USS, Paul Rechsteiner, a avancé trois revendications, qui furent toutes adoptées.
</p><p>&nbsp;</p><ol><li>Toutes les mesures d’encouragement mises sur pied ces dernières années doivent être maintenues. L’offre d’encadrement individuel pour les formations professionnelles initiales de deux ans doit être élargie à celles de trois et quatre ans. Les réseaux d’entreprises formatrices, en particulier dans le secteur de la formation professionnelle initiale de deux ans, doivent recevoir un soutien accru.</li><li>En 2011, il faudra se rapprocher nettement de l’objectif d’amener 95&nbsp;% des jeunes en fin de scolarité à obtenir une certification dans la formation générale ou la formation professionnelle. Depuis quelques années, le taux de certification se heurte à la barre des 90&nbsp;%.</li><li>La Confédération s’engage, au plus tard dès 2012, à prendre en charge 25&nbsp;% des dépenses publiques de la formation professionnelle, ce qui aurait dû être le cas à partir du 1er janvier 2008, selon la loi sur la formation professionnelle. Cela correspond à 100 millions de dépenses supplémentaires au niveau fédéral.</li></ol><p>Le Conseil fédéral doit maintenant agir pour réaliser ces propositions.
</p><h3>Renforcement de la formation professionnelle supérieure</h3><p>Pour la première fois, la conférence a débattu de la formation professionnelle supérieure. D’une part, ces voies de formation (écoles supérieures, « maîtrises fédérales ») ne sont pas connues et, donc, reconnues au plan international. D’autre part, elles sont partiellement soumises à la pression des hautes écoles spécialisées. La conférence a été unanime à reconnaître que la formation professionnelle supérieure avait tout à fait sa place à l’avenir si de nouvelles mesures en matière de reconnaissance et de financement étaient prises. L’USS demanda sur ce point, avec la SEC suisse, que les étudiant(e)s — en particulier les femmes — reçoivent un soutien sous forme de bons de formation.</p>]]></content:encoded><category>Formation &amp; Jeunesse</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-411</guid><pubDate></pubDate><title>Les différences et discriminations en matière de salaire ont à nouveau augmenté</title><link>https://www.uss.ch/themes/egalite/detail/les-differences-et-discriminations-en-matiere-de-salaire-ont-a-nouveau-augmente</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats d’une étude réalisée, sur la base de l’Enquête suisse sur la structure des salaires 2008, par le Bureau Bass sur mandat de la Confédération, sont inquiétants. En effet, depuis 2006, les discriminations salariales à l’encontre des femmes se sont à nouveau accrues.
</p><p>Pour le secteur privé, l’analyse établit que les différences de salaires en fonction du sexe ont constamment diminué de 1998 à 2006 (de 25,8&nbsp;% à 23,7&nbsp;%), mais qu’en 2008, elles étaient repassées à 24,1&nbsp;%.
</p><p>Ce qui est des plus inquiétants, concernent cette évolution en soi préoccupante, c’est que les discriminations salariales - c’est-à-dire la partie des différences de salaires entre femmes et hommes qui ne peut pas être objectivement expliquée par des facteurs donnés – augmentent elles aussi. Les «&nbsp;pures&nbsp;» discriminations salariales ont baissé de 10,6&nbsp;% à 9,1&nbsp;% entre 1998 et 2006. En 2008, elles étaient repassées à 9,4&nbsp;%.
</p><p>Pour l’Union syndicale suisse (USS), cette évolution montre qu’en matière d’égalité des salaires entre femmes et hommes, les entreprises doivent une bonne fois passer des beaux discours aux actes concrets. C’est pourquoi l’USS leur demande instamment de faire de toute urgence ce qu’elles n’ont à ce jour fait qu’en traînant les pieds, à savoir&nbsp;: participer au Dialogue sur l’égalité des salaires (<a href="http://www.dialogue-egalilte-salaires.ch/">www.dialogue-egalilte-salaires.ch</a>) et viser l’élimination en leur sein des discriminations salariales entre femmes et hommes.</p>]]></content:encoded><category>Égalité des sexes</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-122</guid><pubDate></pubDate><title>Contre les discriminations et totalement contre, pas seulement du bout des lèvres !</title><link>https://www.uss.ch/themes/migration/detail/contre-les-discriminations-et-totalement-contre-pas-seulement-du-bout-des-levres</link><description>Sans hésitation aucune, l’Union syndicale suisse (USS) dit non à l’initiative « sur le ren-voi » et à son contreprojet. Fondamentalement, on ne peut pas appliquer pour le même crime un droit différent et ce, parce qu’un individu est de nationalité différente. De plus, il s’agit d’être totalement opposé aux discriminations, pas seulement du bout des lèvres.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats suisses font partie des organisations de la migration les plus importantes du pays. De générations en générations, ils sont parvenus à favoriser de manière notable l’intégration professionnelle et sociale des personnes d’origine étrangère. 
</p><p>Une chose est claire&nbsp;: les migrantes et migrants subissent toujours et encore des discriminations dans le monde du travail, des discriminations qui se manifestent tant à l’embauche que durant la carrière professionnelle ou au plan des salaires. Il y a une année, l’USS a revendiqué tout un catalogue de mesures antidiscriminatoires. Des mesures sont notamment urgentes en ce qui concerne les candidatures à des places d’apprentissage émanant de personnes au nom de famille étranger qui sont de tout évidence désavantagées par rapport à celles de jeunes suisses.
</p><p>Lutter contre les discriminations à l’égard des migrantes et migrants a de tout temps été une tache des syndicats de l’USS. Il va donc de soi que ces derniers combattent de nouvelles discriminations qui seraient créées au plan juridique.
</p><p>Depuis une bonne décennie, l’UDC et ses acolytes tirent sur les mêmes personnes à coups d’initiatives populaires à répétition. Toujours et encore, ils égratignent – pour employer un euphémisme – la légalité. Et les politiques n’ont pas le courage d’invalider cette initiative par peur de voir l’UDC se mettre en scène en tant que puissance politique bâillonnée. Or, une haine persistante contre les étrangers ne se combat pas du bout des lèvres. Il faut l’attaquer de plein front. 
</p><p>Quant au contreprojet, il n’est pas acceptable non plus. Les dispositions sur l’intégration habilement ajoutée qu’il prévoit ne sont là que pour faire passer une pilule au goût toujours très amer. Il discrimine également en fonction de la nationalité. Il est de la même veine que l’initiative. Une discrimination compatible avec le droit internationale n’en devient pas pour autant tolérable. 
</p><p>Tant l’initiative que le contreprojet voient dans l’abus de prestations sociales par des étrangers un motif d’expulsion, tout à fait dans le prolongement d’une triste campagne contre les «&nbsp;faux invalides&nbsp;». Cette stigmatisation des étrangers n’a que trop duré dans notre pays. Nous ne pouvons choisir entre la peste et le choléra, c’est pourquoi nous appelons énergiquement à voter NON à l’initiative et à son contreprojet.
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Migration</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-410</guid><pubDate></pubDate><title>Enfin un coup d’arrêt à la sous-enchère salariale.</title><link>https://www.uss.ch/themes/travail/detail/enfin-un-coup-d-arret-a-la-sous-enchere-salariale</link><description>Un contrat-type de travail pour le personnel de maison</description><content:encoded><![CDATA[<p>Le dumping salarial est aujourd’hui une réalité pour les personnes engagées par les ménages privés. Le risque de sous-enchère salariale s’est encore accru avec l’ouverture du marché du travail suisse aux nouveaux membres de l’Union européenne. L’USS est donc soulagée d’apprendre que le Conseil fédéral a réagi à ses mises en garde et qu’un contrat-type de travail (CTT) avec des salaires minimaux a maintenant été édicté.
</p><p>Ce CTT ne représente toutefois qu’une variante minimale. Les salaires minimaux proposés par la commission tripartite étaient déjà si bas, que la protection qu’ils offraient était limitée. Le Conseil fédéral ayant encore diminué ces salaires, leur effet protecteur s’en trouve d’autant plus affaibli. Ces salaires minimaux devront à l’avenir être revus à la hausse.
</p><p>L’instauration d’un CTT avec des salaires minimaux obligatoires est possible depuis l’introduction des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Le CTT pour l’économie domestique est le premier de ce genre en Suisse. Jusqu’alors, seuls des contrats-type de travail cantonaux avaient été introduits.&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Salaires et CCT</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-123</guid><pubDate></pubDate><title>Mettons fin à une concurrence fiscale nuisible !</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/mettons-fin-a-une-concurrence-fiscale-nuisible</link><description>Quel est le canton fiscalement le moins cher de tout le pays ? Le 28 novembre, les ci-toyennes et citoyens pourraient est source de quelques soucis pour Messieurs Ospel, Grübel et consorts. Et aussi d’un peu plus justice fiscale dans ce pays. En effet, l’initiative pour des impôts équitables semble bien partie.</description><content:encoded><![CDATA[<p>Bien que, dans la plupart des cantons, les recettes fiscales ont diminué et diminuent encore à cause de la crise, la course aux baisses d’impôts se poursuit. C’est notamment le cas en Suisse centrale&nbsp;: déjà très favorable, fiscalement parlant, aux entreprises, le canton de Lucerne va abaisser, en 2012, son impôt sur les bénéfices au niveau le plus bas jamais atteint. Mais Nidwald n’a pas dit son dernier mot et annonce d’ores et déjà la prochaine étape en promettant une baisse de ses impôts sur le bénéfice ainsi que de ses taux d’imposition pour les hauts revenus. Résultat&nbsp;: en juillet dernier, le parlement du canton d’Obwald a décidé d’abaisser lui aussi les impôts sur le bénéfice, afin d’offrir à nouveau les taux les plus bas. Après l’impôt à taux unique introduit à Obwald, le canton d’Uri a lui aussi instauré sur son territoire cette «&nbsp;flat rate tax&nbsp;» avec l’argent reçu de la <a name="_Hlt270595265"></a>nouvelle péréquation financière. La course aux baisses d’impôt, qui a subi un coup d’accélérateur ces dernières années, n’est pas encore arrivée à son terme. 
</p><h3>Plus de recettes uniquement pour les régions proches des grands centres économiques</h3><p>Les cantons qui recourent à de telles pratiques se justifient en expliquant que la charge fiscale cantonale doit être faible pour séduire les entreprises et les hauts revenus. Or, et c’est prouvé, la charge fiscale est un facteur dont le rôle est relativement négligeable dans le choix d’un site d’implantation plutôt que d’un autre. D’autres facteurs, comme la qualité de vie et les infrastructures, jouent un rôle bien plus important, et – pour les entreprises – la présence sur place de personnel qualifié ou la proximité avec la clientèle.
</p><p>Du reste, même si la charge fiscale était un facteur important, la Suisse n’aurait aucun problème. Les impôts sur le bénéfice et sur le revenu sont très bas dans notre pays en comparaison internationale. S’ils sont encore plus diminués, le seul résultat sera d’augmenter les pertes de recettes fiscales. Les baisses d’impôts peuvent tout au plus apporter des recettes supplémentaires aux petits cantons et aux petites communes situés à proximité des grands centres économiques, et cela, au détriment des centres qui doivent alors accepter <a name="_Hlt270597442"></a>de voir fuir un certain substrat fiscal. Les baisses d’impôt sont le plus souvent des opérations déficitaires, comme le disent – paradoxalement - les gouvernements cantonaux eux-mêmes. Presque tous les projets visant à réduire les impôts présupposent des pertes de recettes fiscales. La démonstration est particulièrement probante dans le cas de la suppression de l’impôt sur les successions pour les descendants directs. Depuis les années 1990, presque tous les cantons l’ont aboli. Conséquence&nbsp;: les recettes au titre de cet impôt ont diminué de quelque 500 millions de francs, sans pour autant que celles provenant de l’impôt sur la fortune aient augmenté. 
</p><h3>Le revers de la «&nbsp;médaille&nbsp;»&nbsp;: des loyers qui augmentent</h3><p>Du point de vue économique, la concurrence fiscale entre cantons ne peut en aucun cas fonctionner. Tous les habitant(e)s du pays peuvent se déplacer librement et profiter des prestations publiques (transports, culture, sécurité, etc.) sur l’ensemble du territoire, quel que soit leur canton de domicile. Comme Oswald Grübel ou Marcel Ospel, ils peuvent payer des impôts très bas à Wollerau, mais bénéficier de la qualité de vie de Zurich. 
</p><p>Les victimes en sont alors les personnes à faibles ou moyens revenus. En effet, là où elles sont décidées, les baisses d’impôts vont généralement de pair avec une hausse du prix des terrains et des loyers. Cette personnes doivent alors faire face en consacrant une part de leur revenu plus importante que les économies réalisées grâce aux baisses d’impôts. Le cas du canton de Zoug le montre très clairement.
</p><h3>L’initiative pour des impôts équitables, un pas vers une politique fiscale raisonnable</h3><p>C’est pour ces raisons que le Parti socialiste a lancé l’initiative «&nbsp;pour des impôts équitables&nbsp;». Cette initiative populaire demande l’introduction de taux d’imposition minimaux de 22 pour cent pour les très hauts revenus et de 5 pour mille pour les grandes fortunes. Les personnes vivant seules sont visées à partir d’un revenu imposable de 250&nbsp;000 francs, ce qui correspond à un revenu brut compris entre 300&nbsp;000 et 350&nbsp;000 francs. L’initiative ne concerne du reste que les fortunes qui dépassent 2 millions de francs. L’interdiction de la taxation dégressive empêche en outre de privilégier fiscalement les couches sociales particulièrement aisées et mobiles. Cela concerne moins de 1 pour cent de la population suisse&nbsp;; cette petite minorité profite aujourd’hui d’une concurrence fiscale effrénée, au détriment de la majorité.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-409</guid><pubDate></pubDate><title>Depuis 2005, la Confédération a sous-évalué les finances du pays d’environ 15 milliards de francs</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/depuis-2005-la-confederation-a-sous-evalue-les-finances-du-pays-d-environ-15-milliards-de-francs</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour 2010 également, la Confédération a massivement sous-évalué ses finances. Les comptes boucleront en effet sur un résultat supérieur de 3,4 milliards de francs à ce qui avait été pronostiqué. Pareilles sous-évaluations sont systématiques. Depuis 2005, la Confédération s’est trompée à chaque fois de beaucoup dans ses estimations. Ajoutées les unes aux autres, ces erreurs représentent désormais plus de 15 milliards de francs. Soit près d’un quart du budget de la Confédération&nbsp;!
</p><p>Cette sous-évaluation systématique nourrit le soupçon que la Confédération établit sciemment ses budgets de manière conservatrice afin de justifier la dure politique d’austérité qu’elle applique. La nouvelle ministre des Finances, la conseillère fédérale Widmer-Schlump, doit clarifier les causes de ces évaluations erronées et y remédier. Pour qu’une politique financière soit bonne, il faut que le budget parte d’une base correcte. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item><item><guid isPermaLink="false">news-120</guid><pubDate></pubDate><title>Impôts équitables : 99 % en profiteront</title><link>https://www.uss.ch/themes/economie/detail/impots-equitables-99-en-profiteront</link><description></description><content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières années, la politique fiscale suisse a pris une direction fortement dommageable aux intérêts des salarié(e)s, la majorité de la population, soit&nbsp;: toujours plus d’avantages pour les hauts et très hauts revenus, d’un côté, et, de l’autre, une charge toujours plus lourde pour les bas et moyens revenus. Cela, surtout à cause, par exemple, de la TVA et des primes des caisses-maladie, qui ne sont, de fait, rien d’autre, que des impôts indirects.
</p><p>L’initiative pour des impôts équitables met le holà à cette regrettable évolution en proposant une idée nouvelle et intelligente. Elle prescrit en effet des taux minimaux d’imposition uniquement pour les revenus les plus élevés et les fortunes les plus grandes. Mais en-dessous de ces limites, les cantons pourront déterminer librement leurs taux. Cette proposition, simple et ne supposant par un surplus de bureaucratie, stoppera d’un seul coup la concurrence problématique à laquelle certains cantons se livrent avec les plus riches. Et les personnes qui touchent des revenus élevés à très élevés devront enfin à nouveau comprendre qu’ils et elles sont des citoyens et citoyennes ordinaires, avec des droits et des devoirs normaux, et non pas des veaux d’or gratifiés de privilèges pharaoniques. La démocratie y gagnera aussi. En effet, dans une démocratie, tout le monde doit contribuer au financement des tâches publiques en fonction de sa capacité économique.
</p><p>Les opposants à l’initiative - de l’organisation faîtière economiesuisse à divers conseillers et conseillères d’État - essaient aujourd’hui, avec force dépenses, de persuader les gens que l’initiative sera en réalité dommageable à la majorité de la population. On est en droit de se demander pour quels imbéciles ces propagandistes tiennent cette population. Les revenus imposables supérieurs à 250&nbsp;000 francs (pour les personnes vivant seules&nbsp;; le revenu effectif est, quant à lui, nettement supérieur à 300&nbsp;000 francs) et les fortunes imposables de plus de 2 millions de francs sont clairement une minorité. Que cette minorité financièrement très solide doive payer plus, tous les autres en profiteront si les tâches publiques restent identiques. Cela représentera au moins 150 francs par personne, un montant qu’induira à lui seul ce petit pas vers des impôts équitables. 
</p><p>Et si certains conseillers d’État font observer aujourd’hui que la plupart des systèmes fiscaux cantonaux satisfont d’ores et déjà largement à ce que ce demande l’initiative, alors c’est tant mieux. Mais le «&nbsp;oui&nbsp;» à cette initiative est de la plus grande importance précisément pour les centres. Si, à l’avenir, chaque canton de Suisse centrale ou orientale qui pratique actuellement un dumping éhonté dans l’imposition du revenu et de la fortune de cette catégorie de riches doit aussi respecter les principes minimaux fixés par l’initiative, alors la population des cantons corrects sous cet angle en bénéficiera également. Car, qu’une petite couche de privilégiés puisse se mettre financièrement à l’abri en déménageant dans des paradis fiscaux, se soustrayant ainsi au cofinancement des tâches publiques, dont elles continueront, bien sûr, à profiter, a des conséquences négatives pour les 99&nbsp;% restants de la population. S’il existe un abus auquel il est possible de mettre immédiatement fin, c’est bien celui-là.&nbsp;
</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><category>Finances et fiscalité</category></item></channel></rss>